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Drijen est un toponyme qui peut désigner :
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L' abbaye Notre-Dame de Soleilmont est un monastère de moniales cisterciennes-trappistines situé dans les bois dit du Roy à Fleurus Vieux-Campinaire, près de Charleroi en Belgique, dans la province de Hainaut, mais située à Gilly avant l'incendie de 1963. La fondation date de 1239, la paternité du couvent de Soleilmont étant assurée par l' abbaye d'Aulne.
Au cours des siècles qui ont suivi, quelques dons ont compensé à peine les pertes dues aux réquisitions et au pillage du site par les troupes de passage. En 1796, les biens des moniales sont confisqués des suites de la Révolution française, les religieuses étant expulsées de leur abbaye. La communauté s'est relevée en 1802, les religieuses rachetant Soleilmont en 1837. L'abbaye a alors repris un nouveau souffle et les bâtiments sont restaurés ou reconstruits. En 1922, une nouvelle affiliation à ordre cistercien de la Stricte Observance est effective, la paternité étant assurée par l' abbaye de Westmalle.
Un incendie ravage le site en 1963, et un nouveau monastère est construit en 1973, en plein cœur du bois de Soleilmont, sur le territoire de Fleurus. L’architecture y est moderne, simple, lumineuse et aérée. Au 1 janvier 2009, Soleilmont compte 32 moniales présentes.
L'abbaye Notre-Dame de Soleilmont est située dans les bois dit du Roy à Fleurus Vieux-Campinaire, près de Charleroi, en Hainaut (Région wallonne de Belgique), mais située à Gilly avant l'incendie de 1963.
Une tradition - non authentifiée - ferait remonter la fondation de Soleilmont à 1188. Henri l'Aveugle, comte de Namur (+1196), aurait créé cette abbaye pour des dames de Namur et environs dont les maris auraient rejoint Godefroid de Bouillon dans sa croisade en Terre sainte. Soleilmont est mentionné une première fois dans une charte de 1185. Mais plus officiellement, dans un document daté du 11 janvier 1237 : Baudouin, comte de Namur et du Hainaut, demande à l’ ordre de Cîteaux d’y incorporer l’abbaye de Soleilmont. Après inspection, et sur avis favorable des abbés de Villers, Val-Saint-Lambert et Grandpré, Soleilmont est acceptée dans l’ordre en mai 1237). Le monastère, désormais cistercien, est placé sous la direction de l' abbaye d'Aulne et restera sous sa juridiction jusqu'au XVIII siècle. La charte d'incorporation de Soleilmont à l'ordre de Cîteaux est confirmée en 1239 par une bulle du pape Grégoire IX. La communauté, fort réduite à cette époque, est considérablement augmentée par des religieuses venant de l' abbaye de Flines (actuellement, section de Douai - France).
Les premières donations de terre viennent de la famille des seigneurs d' Heppignies. Bastien de Heppignies donne 18 bonniers de terre pour sa création (av 1208) et le fils Wautier d'Heppignies cède également 40 bonniers en 1237 en accord avec le Comte de Namur. Pour appuyer sa demande Baudouin de Courtenay, marquis de Namur, avait ratifié la dotation faite par sa mère : un vivier, un moulin et un pré. Plus tard le domaine monastique s’élargit encore.
Mais à la fin du XIII siècle il reste modeste si on le compare aux abbayes voisines. Ce sera le cas durant toute son histoire : les dames de Soleilmont resteront petitement possessionnées.
Soleilmont connaît la décadence et le relâchement religieux qui touche la vie monastique partout en Europe durant le XIV siècle. L’abbaye connaît également le renouveau, avec l’aide de l’abbesse Marie de Senzeille qui leur est envoyée de Marche-les-Dames, une autre abbaye du comté de Namur : Discipline et régularité monastiques furent rétablies dans leur ferveur
Un certain Gaillot, en visite à l'abbaye, y trouve une pièce d'archives disant
Au cours des siècles, quelques dons suffisent à peine à compenser les pertes dues aux réquisitions et au pillage du couvent et de ses annexes par les troupes de passage. Vers 1580, l'occupation de la région par les armées étrangères oblige les moniales à se réfugier à Mons,. En 1583, elles viennent s'établir au refuge d'Aulne à Thuin.
En 1603, le couvent n'a que 300 florins de revenus. En 1639, les censes sont pillées ; en 1640, les moniales sont exemptées des contributions à faire à l'Ordre. D’autres témoignages existent sur l’abbaye en grande nécessité, car enquête est faite sur les biens du monastère au moment des élections abbatiales. Vers 1650, les soldats et les bandes de malandrins hantent la région, vivant de rapines. Lors de la transformation de la forteresse de Charleroi à la fin du XVII siècle, les Français n'hésitent pas à confisquer, sans dédommagement aucun, 30 bonniers de terres labourables que Soleilmont cultive au pied des remparts de la ville. La grande reconstruction d'Aulne entreprise par Dom Louant (abbé d'Aulne de 1728 à 1753) a des prolongements à Soleilmont : le quartier des étrangers est construit, que les religieuses n'auraient pu envisager de construire, faute de moyens. En complément à ce don, Louant leur remet des fonds et pendant plus de six mois, la boulangerie d'Aulne fournit le pain de la communauté et de l'hôtellerie.
C'est à l'abbé d'Aulne que revient la paternité du couvent de Soleilmont. Cette charge n'est pas honorifique ; elle lui confère de vrais pouvoirs, une autorité réelle de contrôle qui s'exerce sur le temporel aussi bien que sur le spirituel. Chaque année, il fait une visite régulière et il se rend compte de tout, écoute les doléances des moniales, apporte les remèdes les plus judicieux et veille au respect de la Règle. Il préside à l'installation des abbesses et reçoit les vœux des religieuses. Quand il ne peut se déplacer, il les reçoit dans la petite chapelle située dans la partie droite du porche de l'église d'Aulne. Le 1 juin 1776, Dom Scrippe se rend à Soleilmont pour y recevoir la promesse solennelle de Dame Scholastique Daivier, dernière abbesse ; son courage va permettre à la communauté de survivre à la Révolution française.
Craignant l’arrivée des armées, l’abbesse Daivier et sa communauté émigrent en Allemagne en 1790, y emportant ce qu’elles ont de plus précieux, c’est-à-dire le Saint Clou et l’image de Notre-Dame de Rome. Les moniales passent quelques mois d’abord à La Ramée et ensuite à Liège. Le calme revenu, elles rentrent dans leur maison et, comme les Autrichiens tiennent fermement les positions au nord de la Sambre, elles échappent aux exactions des révolutionnaires français. Croyant avoir cédé à une fausse alerte elles reviennent à Soleilmont, pour y être prises dans la grande tourmente de la bataille de Fleurus qui se passe quasiment sous leurs murs le 26 juin 1794.
Leurs biens sont évidemment confisqués par la République et, le 27 janvier 1797, elles sont expulsées du monastère. Philippe Drion met alors son château de Farciennes - distant de 4 km - à leur disposition et, pendant cinq ans, elles y poursuivent leur vie régulière. Le même bienfaiteur veille sur les bâtiments qui n’ont cependant pas échappé aux flammes des pillards. L'abbaye et la ferme adjacente (80 bonniers) est acquise par le citoyen Paulée de Paris et la ferme de la Bénite-Fontaine à Heppignies par Jean-Marie Stanislas Desandrouin. Dès 1802, les moniales peuvent rentrer - comme locataires - à Soleilmont. Dame Daivier meurt peu après, en 1805.
Fort démunie et vieillissante, la communauté - bientôt réduite à quatre religieuses - passe des années très difficiles. Cependant, avec l’aide des cisterciennes de Marienlof (Looz, Limbourg), les religieuses rachètent Soleilmont en 1837.
Démunies des fermes dont elles tiraient leurs ressources, les religieuses de Soleilmont, proches des Aumôniers du Travail, forment une communauté de cisterciennes bernardines et ouvrent alors un pensionnat pour jeunes filles, voué à l'enseignement jusqu'en 1916. Pendant cette période, l'abbaye reprend un nouveau souffle - attirant de nombreuses vocations - et les bâtiments sont restaurés ou reconstruits.
En 1916, elles émettent le vœu de reprendre leur vocation de cisterciennes contemplatives et obtiennent leur réaffiliation définitive à l'Ordre en 1922, sous la paternité (comme le veut la tradition cistercienne) de l’ abbaye de Westmalle, l’ancienne abbaye-mère d’Aulne n’étant plus ‘vivante’. Soleilmont revient ainsi à sa vocation première et prospère au point d’essaimer : en 1950, 13 religieuses partent fonder le monastère de Nazareth, à Brecht.
Une catastrophe touche le monastère en pleine nuit de Noël 1963. Juste après l'office de nuit, un incendie se déclare et se propage à l’ensemble des bâtiments. Il n’en reste pratiquement plus rien. Un projet est rapidement mis en chantier et un tout nouveau monastère est construit en 1973 à quelques centaines de mètres des ruines, en plein cœur du bois de Soleilmont sur le territoire de Fleurus. L’architecture y est radicalement moderne, simple, lumineuse et aérée.
Au 1 janvier 2009, Soleilmont comptait 32 moniales présentes.
La flèche d'une chapelle gothique monte depuis des bâtiments construits aux XVII et XVIII siècles. Ces bâtiments sont protégés par une enceinte de pierres teintées de rouille. Le sanctuaire réunit, sous sa voûte en bois apparent, des œuvres d'art remarquables : stalles de 1750, dalles funéraires, divers tableaux, portraits d'abbesses, sculptures du Chemin de croix, etc.
La cour de la ferme est immense. On y accède par un portail cintré. L'abbaye, victime d'un violent incendie en décembre 1963, le patrimoine artistique ayant été sérieusement entamé par le feu, a été restaurée depuis.
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Araponga est une municipalité du Brésil, située dans l' État du Minas Gerais.
Sa population était estimée à 8 152 habitants en 2010. Elle s'étend sur 304,421 km.
Elle fait partie de la Microrégion de Viçosa dans la Mésorégion Zone de la Mata.
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La ligne 6k Brucherberg - Scheuerbusch est une courte ligne de chemin de fer de 1,32 km raccordant les lignes 6a et 6c afin que les trains circulant depuis l'ouest du pays puissent aller à Rumelange ou rejoindre la ligne 6d sans avoir à rebrousser à la gare de Noertzange.
Exploitée par la Direction générale impériale des chemins de fer d'Alsace-Lorraine en 1884, par l' Administration des chemins de fer d'Alsace et de Lorraine après 1919, par la SNCF après 1938 puis par la Deutsche Reichsbahn après 1940, elle est exploitée depuis 1946 par la société nationale des chemins de fer luxembourgeois.
Le 29 septembre 1884, la Direction générale impériale des chemins de fer d'Alsace-Lorraine, exploitant des lignes de la Société royale grand-ducale des chemins de fer Guillaume-Luxembourg, ouvre à l'exploitation le raccordement entre la ligne de Bettembourg à Esch-sur-Alzette et la ligne de Noertzange à Rumelange, concomitamment à l'ouverture de la ligne de Tétange à Langengrund, pour la desserte des mines autour de Rumelange.
La ligne est électrifiée en intégralité le 29 septembre 1960.
Longue de 1,32 kilomètre, la ligne assure un raccordement entre les lignes 6a et 6c. D'orientation nord-sud, elle est électrifiée en 25 kV – 50 Hz et est à voie unique et à écartement normal (1 435 mm).
Le tracé de la ligne, qui dessert le sud du Luxembourg en longeant l' autoroute A13 est plat, avec une pente maximale de 5 ‰. Cela se traduit notamment par l'absence de tunnels.
La ligne est équipée de la signalisation ferroviaire luxembourgeoise et du Système européen de contrôle des trains de niveau 1 (ETCS L1), ce dernier cohabite jusqu'au 31 décembre 2019 avec le Memor II+.
La ligne ne possède aucune gare en raison de sa très faible longueur et de sa fonction de raccordement.
La vitesse limite est de 60 km/h sur l'ensemble de la ligne.
La ligne est empruntée principalement par les trains desservant la cimenterie Intermoselle (lb), accessible en empruntant successivement les lignes 6c et 6d.
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Quintus Pomponius Rufus est un sénateur romain des I et II siècles, consul suffect en 95.
Pomponius Rufus est peut-être originaire de Tarraconaise, où il est praefectus orae maritimae, ainsi qu'en Narbonnaise, pour le compte de Galba lors de l' année des quatre empereurs.
Il accède au Sénat sous Galba en 68 / 69 ou sous Vespasien en 73 / 74. L'empereur Vespasien fait de lui le iuridicum provinciae Hispaniae Citerioris. Il est aussi sodalis Flavialis.
Il est ensuite légat d'une légion romaine, peut-être la legio V Alaudae, puis est gouverneur (légat d'Auguste propréteur) de Dalmatie en 94. Il est consul suffect en 95 puis est responsable des travaux publics.
Sous Trajan, il est gouverneur (légat d'Auguste propréteur) en Mésie inférieure en l’an 99 sûr, et probablement pour un mandat de 97 / 98 à 100. Manius Laberius Maximus lui succède à la tête de la province, Lucius Iulius Marinus l'y ayant précédé.
Enfin, il est proconsul d' Afrique en 109 / 110 ou 110 / 111.
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Dans un processeur, l' indicateur de retenue, (Carry Flag en anglais, généralement noté C) est un des bits du registre d'état utilisé pour indiquer qu'une retenue ou un emprunt arithmétique a été généré sur le bit de poids fort de l' UAL. L'indicateur de retenue permet aux nombres d'une largeur supérieur à celle d'une UAL d'être additionnés/soustraits en retenant (ajoutant), au bit de poids faible d'un mot plus grand, un chiffre binaire d'une addition/soustraction partielle. De nombreux processeurs l'utilisent également pour prolonger des décalages et rotations de bits (parfois via un indicateur dédié noté X). Lorsque la retenue d'une soustraction a lieu, deux conventions s'opposent. La plupart des appareils mettent l'indicateur de retenue à l'emprunt alors que d'autres (comme le 6502 et le PIC) l’enlèvent.
L'indicateur de retenue est utilisé et modifié par la plupart des instructions arithmétiques (et, plus généralement, les opérations bit à bit). La plupart de ces instructions ont deux formes suivant qu'elles utilisent l'indicateur de retenue ou non. En assembleur ces instructions sont représentées par des mnémoniques comme ADD / SUB, ADC / SBC (ADD / SUB comprenant la retenue), SHL / SHR (décalage de bit), ROL / ROR (rotation de bits), RCR / RCL (rotation conservant la retenue), etc. L'utilisation de l'indicateur de retenue permet des additions, soustractions, décalages et rotations de bit sur plusieurs mots.
Un exemple si l'on devait additionner 255 et 255 en utilisant des registres en 8 bits. Le résultat, 510, en binaire, est 1 1111 1110 et nécessite 9 bits. Les 8 bits de poids faible toujours stockés dans le registre seraient 1111 1110 en binaire (254 en décimal) mais dans la mesure où il y a une retenue du bit 7 (le huitième bit), l'indicateur de retenue est mis, indiquant que le résultat a besoin de 9 bits. La concaténation de l'indicateur de retenue avec le résultat en 8 bits donne le résultat en 9 bits. Notez que dans l' interprétation, en 8 bits, d'un complément à deux, cette opération équivaut à -1 + -1 et donne le résultat correct -2, sans débordement, même si la retenue est ignorée.
Un autre exemple peut être un registre 8 bits 0101 0101 avec l'indicateur de retenue présent; si nous effectuons une instruction rotation à gauche conservant la retenue, le résultat serait 1010 1011 avec l'indicateur de retenue effacé car le bit de poids fort (bit 7, précédemment à 0) a été mis dans l'indicateur de retenue par la rotation tandis que l'indicateur de retenue a été mis dans le bit de point faible (bit 0).
Les premiers microprocesseurs Intel 4004 et Intel 8008 disposaient d'instructions afin d'explicitement mettre ou enlever l'indicateur de retenue. Plus tard, l' Intel 8080 (et Z80) supprima ces instructions car l'indicateur de retenue pouvait être modifié aussi rapidement par les opérations bit à bit n'utilisant pas l'indicateur de retenue : AND, OR, XOR.
L'indicateur de retenue est également souvent utilisé par les instructions de comparaison, qui sont généralement implémentées par des soustractions, afin de décider laquelle des deux valeurs comparées est inférieure (ou supérieure ou égale) à l'autre. Les instructions de branchement examinant l'indicateur de retenue sont souvent représentés par les mnémoniques BCS (Branch if Carry is Set) et BCC (Branch if Carry is Clear) pour bifurquer suivant que l'indicateur de retenue est présent ou non. Cette méthode peut être utilisée pour comparer les valeurs des entiers non signés, à l'instar de l'indicateur de débordement utilisé pour comparer les valeurs des entiers signés.
Bien que le comportement de l'indicateur de retenue soit bien défini pour l'addition, il y a deux façons possibles de l'utiliser pour la soustraction.
La première l'utilise comme un indicateur d'emprunt, le mettant si a < b lors du calcul de a − b pour effectuer l'emprunt. Une instruction de soustraction avec emprunt (SBB pour SuBstract with Borrow) calculera a − b − C = a −(b + C), alors qu'une soustraction sans emprunt (SUB) s’effectuera comme si l'indicateur de d'emprunt n’était pas présent. Le 8080, Z80 ainsi que les familles x86 et 68k (entre autres) l'utilisent de la sorte.
La seconde profite du fait que − x = non(x)+1 pour calculer a − b comme a +non(b)+1. Une instruction de soustraction avec retenue calculera a+non(b)+ C, tandis qu'une soustraction sans retenue s’effectuera comme si l'indicateur de retenue était présent. Le 6502 ainsi que les processeurs ARM et PowerPC utilise cette convention. Le 6502 est un exemple bien-connu car il n'a pas de soustraction sans opération de retenue, les logiciels devant donc s'assurer que l'indicateur de retenue est présent avant chaque opération de soustraction où un emprunt n'est pas nécessaire.
La convention moderne appelle "bit d'emprunt" la première façon et "bit de retenue" la seconde. Il y a cependant des exceptions dans les deux sens; les architectures VAX et NS320xx utilisent la convention "bit d'emprunt", mais appellent leur opération a − b − C "soustraction avec retenue" (SBWC SuBtract With Carry). PA-RISC utilise la convention "bit de retenue", mais appelle son opération a +non(b)+ C "soustraction avec emprunt" (SUBB).
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L' abbaye de Polling est une ancienne abbaye bénédictine, et plus tard couvent augustin, située à Polling, en Bavière.
La tradition attribue sa fondation par Tassilon III de Bavière en 750, avec la famille Huosi (de). L'abbaye est nationalisée et sécularisée en 1803 et sa bibliothèque de 80 000 volumes, dispersée. La plupart des bâtiments abbatiaux est démolie entre 1805 et 1807. L'église d'époque gothique tardif qui avait été réaménagée en style rococo par le stuccateur Georg Schmuzer, de l' école de Wessobrunn, devient simple église paroissiale.
Des sœurs dominicaines acquièrent une partie de l'abbaye en 1892 et un hospice est fondé, tandis que l'ancien dispensaire et d'autres bâtiments de service sont dans les mains de différents propriétaires privés.
La bibliothèque remarquable de l'abbaye a été restaurée entre 1970 et 1975 et peut être visitée par l'intermédiaire de l'association Verein der Freunde des Pollinger Bibliotheksaals.
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Victor Dubourg de La Cassagne est un écrivain français, né à Espalion en 1715 et mort au mont Saint-Michel le 26 août 1746.
Il est issu d'une famille noble et catholique originaire du Rouergue. Après des études de belles-lettres à Toulouse, il embrasse la carrière d'homme de lettres. Il est l'auteur des œuvres suivantes :
En 1744, il s'installe à Francfort et écrit une satire, Le Mandarin chinois (ou L'Espion chinois), qui est sous forme de lettres publiées hebdomadairement une chronique scandaleuse des monarques de l'Europe. Sur lettre de cachet du 22 août 1745, il est emprisonné dans une cage en fer au Mont Saint-Michel où il meurt un an plus tard à la suite d'une grève de la faim.
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(29102) 1981 EA est un astéroïde de la ceinture principale d'astéroïdes de 7,633 km de diamètre découvert en 1981.
(29102) 1981 EA a été découvert le 2 mars 1981 à l' observatoire de Siding Spring, situé près de Coonabarabran, en Nouvelle-Galles du Sud, en Australie, par Schelte J. Bus.
L'orbite de cet astéroïde est caractérisée par un demi-grand axe de 2,74 ua, un périhélie de 2,67 ua, une excentricité de 0,03 et une inclinaison de 12,71° par rapport à l' écliptique. Du fait de ces caractéristiques, à savoir un demi-grand axe compris entre 2 et 3,2 ua et un périhélie supérieur à 1,666 ua, il est classé, selon la JPL Small-Body Database, comme objet de la ceinture principale d'astéroïdes.
(29102) 1981 EA a une magnitude absolue (H) de 14,5 et un albédo estimé à 0,076, ce qui permet de calculer un diamètre de 7,633 km. Ces résultats ont été obtenus grâce aux observations du Wide-Field Infrared Survey Explorer (WISE), un télescope spatial américain mis en orbite en 2009 et observant l'ensemble du ciel dans l' infrarouge, et publiés en 2011 dans un article présentant les premiers résultats concernant les astéroïdes de la ceinture principale.
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John Richard Keith "Fuzz" Townshend (né le 31 juillet 1964 à Birmingham) est un musicien (batteur), mécanicien automobile et animateur de télévision britannique, présentateur de l'émission Car SOS sur National Geographic Channel. Il est aussi journaliste automobile (notamment dans Classic Car Weekly), ancien rédacteur technique de Practical Classics et Président honoraire du Triumph Sports Six Club.
C'est à l'école vers l'âge de 7 ans que Townshend a hérité du surnom "Fuzz" en raison de sa chevelure afro.
Quand il avait 10 ans, sa mère participa à un concours organisé par un journal et remporta le premier prix qui était une Vauxhall Chevette. parce qu'elle n'a jamais appris à conduire, elle choisit de recevoir son prix en cash, ce qui lui permit d'offrir à son fils une batterie. Townshend prit des leçons de musique auprès de AReed, un musicien local de jazz, et il fit ses débuts sur la scène en mars 1977, à l'âge de 12 ans. A la fin des années 1970, il jouait dans des groupes scolaires.
Par la suite, Townshend entra en apprentissage dans la compagnie locale de bus, la West Midlands Passenger Transport Executive, travaillant aux ateliers maintenance de Dudley. Il enregistra à cette période à BBC Radio 1 ses deux premiers titres durant les John Peel Sessions. Il sortit ensuite son premier single, qui entra dans les charts NME Indie.
Il rejoignit le groupe General Public et son leader Ranking Roger, ancien chanteur du groupe Beat. Il fut ensuite remarqué par les membres du groupe indépendant local Pop Will Eat Itself et lui proposèrent de les rejoindre. Townshend joua de la batterie dans le groupe pendant 4 ans et demi, avec à la clé plusieurs succès dans les classements de ventes britanniques, tant pour les single que pour les albums. Le groupe fit partie aussi de la tournée nord-américaine du groupe Nine Inch Nails. Townshend joua aussi de la batterie pour le duo Bentley Rhythm Ace.
La sortie de son premier titre solo, Hello Darlin, en 1996, permit à Townshend de signer chez Echo Records, en juillet 1997. Le single se classa à la 51 place des ventes au Royaume-Uni. Par la suite, il sortit son premier album, Far In, d'abord au Royaume-Uni en 199 et ensuite aux États-Unis en 2001.
Son second album, qui portait son nom comme titre, sortit en 2002.
En 2004, Townshend devint professeur de musique au lycée à temps partiel. Son ancien groupe PWEI décida à cette époque de se reformer.
Townshend rejoignit la revue Practical Classics en tant que journaliste, puis devint ensuite éditeur technique jusqu'à mars 2011. Il se mit à son compte en tant que freelance et lança une activité de restauration de voitures anciennes, Westgate Classics. A l'été 2016, il quitte Westgate Classics pour ouvrir avec Dave Tassell un nouveau garage à Oldbury (dans les West Midland) appelé To-Ta Classics (pour Townshend and Tassell Classics).
La dernière création de Townshend est Classic Friendly Ltd, un réseau de garages spécialisées dans l'entretien et la restauration d'anciennes.
Un studio de production télévisuelle proposa à Fuzz Townshend d'effectuer un essai pour participer à une nouvelle émission intitulée Car SOS. L'essai a eu lieu dans son garage Westgate Classics. Il fut choisi ainsi que son garage en tant que lieu de tournage principal de l'émission.
Les deux premières saisons de Car SOS ont été diffusées sur les chaînes de télévision Channel 4 et More4 avant de passer sur National Geographic Channel et Fox Channel à partir du 9 avril 2015 pour la saison 3.
Townshend est aussi engagé dans "Classic Aware", une campagne de promotion de l'importance de contrôler l'état technique d'un véhicule classique en réaction à la nouvelle législation qui supprime le contrôle technique obligatoire pour les véhicules d'avant 1960.
Townshend joue actuellement la batterie avec le groupe "The Beat" (appelé aux Etats-Unis "The English Beat"). Il collabore aussi régulièrement aux revues Practical Classics et Classic Car Weekly.
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L’ algorithme de Schönhage-Strassen est un algorithme de multiplication de grands entiers par transformée de Fourier rapide publié en 1971 par Arnold Schönhage et Volker Strassen.
Dans le modèle de complexité courant des machines de Turing à plusieurs bandes, il permet de multiplier deux entiers de n {\displaystyle n} bits en O (n ⋅ log n ⋅ log log n) {\displaystyle O(n\cdot \log n\cdot \log \log n)} opérations. Jusqu'en 2007 et la publication de l' algorithme de Fürer, cela en faisait la méthode asymptotiquement la plus rapide connue pour la multiplication d'entiers.
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Le bual est une famille de cépages portugais entrant dans la composition de certains vins de Madère, recommandé ou autorisé dans tout le Portugal méridional, considéré comme le meilleur cépage du porto blanc. Il présente un bon niveau de sucre et une grande richesse.
En dépit de ces qualités sa culture est cependant devenue rare.
Il existe plusieurs sous variétés comme le bual branca, le bual cachudo.
Synonymes : boal, boal de Madeira, boal de Santo Porto.
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Mayte Andrea Rodríguez Arregui (née le 25 janvier 1985 à Santiago), est une actrice chilienne. Elle est la fille de la première actrice chilienne Carolina Arregui et réalisateur chilien Oscar Rodríguez Giggins.
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Criminal: France est une série d'anthologie policière française créée par Kay Smith et Jim Field Smith, avec Nathalie Baye, Jérémie Renier et Sara Giraudeau. Les trois épisodes ont été réalisés par Frédéric Mermoud.
Criminal: France s'inclut dans une série d'anthologies de douze épisodes, répartis dans quatre pays (trois épisodes par pays) et tournés en langues locales : la France, l'Espagne, l'Allemagne et le Royaume-Uni : Criminal: France, Criminal: Spain (en), Criminal: Germany (en) et Criminal: UK (en).
Installés dans l'enceinte d'une salle d'interrogatoire, des enquêteurs mettent leurs accusés à l'épreuve pour trouver les réponses dont ils ont besoin pour résoudre leurs affaires.
Les douze épisodes sont tournés dans les studios européens de Netflix à Madrid.
Criminal: France sort le 20 septembre 2019 sur Netflix.
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La 4 division de chars de la Garde (en russe : 4-я гвардейская танковая дивизия, abrégé en 4 гв. тд, traduisible aussi par 4 division de tanks de la Garde), de son nom complet la 4 division de chars de la Garde Kantemirovskaïa ordres de Lénine et du Drapeau rouge nommée d'après I. V. Andropov (4-я гвардейская танковая Кантемировская ордена Ленина Краснознамённая дивизия имени Ю. В. Андропова), est une grande unité de l' Armée de terre russe (n° d'unité 19612), dont la garnison est à proximité de Moscou (à Naro-Fominsk).
Ses traditions remontent au 17 corps de chars soviétique créé en 1942, renommé 4 corps de chars de la Garde Kantemirovskaïa en janvier 1943, puis 4 division de chars en juin 1945. Ses unités ont été déployées dans Moscou lors du putsch manqué d'août 1990, puis soutiennent Boris Eltsine lors de la crise constitutionnelle d'octobre 1993.
Ses moyens sont réduits en 2009 pour devenir la 4 brigade séparée de chars de la Garde, puis elle est remontée au niveau d'une division en 2013. Depuis février 2022, les BTG de la division sont engagés dans l' invasion de Ukraine.
En juin 1942 est constitué à Stalingrad le 17 corps de chars de l' Armée rouge (en russe 17-й танковый корпус, abrégé en 17 тк). Le corps est rapidement affecté au front de Briansk pour contrer l' offensive d'été allemande et débarque à Voronej le 24 juin 1942. Engagée dans la bataille de Voronej à partir du 28, mais en panne de carburant et frappé par la Luftwaffe, elle s'y fait étriller vers Kastornoïe (ru) par le 24 corps blindé allemand ; ses survivants battent en retraite à l'est du Don au tout début de juillet. Le corps est ensuite affecté au front de Voronej.
En décembre 1942, le corps passent sous les ordres du front du Sud-Ouest, dans lequel il participe à l' opération Uranus et surtout à l' opération petit Saturne. Pour sa prestation, elle reçoit le titre d' unité de la Garde et est renommée le 4 corps de chars de la Garde le 1 mars 1943, avec la mention Kantemirovskaïa (en référence à Kantemirovka (ru), à l'extrémité sud de l' oblast de Voronej, tout près de la frontière avec l'Ukraine).
Le 4 corps de chars de la Garde (4-й гвардейский танковый корпус, en abrégé 4 гв тк) participe à l' opération Polkovodets Roumiantsev (l'une des deux contre-offensives soviétiques après la bataille de Koursk) en août 1943. Durant l' offensive Dniepr-Carpates de la fin 1943 au printemps 1944, le corps participe à la prise de Ternopol, recevant pour cette action l' ordre du Drapeau rouge. Puis, en avril 1944, il est transféré au 2 front ukrainien où il fait partie temporairement de la 5 armée blindée de la Garde.
Le corps termine la guerre au sein du 1 front ukrainien : durant l' offensive Lvov-Sandomir en juillet-août 1944, il contribue à la prise de Cracovie, recevant ainsi l' ordre de Lénine. Ensuite c'est l' offensive Vistule-Oder, le corps étant engagé dans l' offensive Sandomierz-Silésie en janvier 1945, puis dans l' offensive de Basse-Silésie en février 1945, la bataille de Berlin en avril, il atteint l' Elbe en premier et fonce sur Prague en mai.
Le 14 juin 1945, en pleine réorganisation de l' Armée de terre soviétique, le 4 corps de chars de la Garde est renommé la 4 division de chars de la Garde, tandis que ses brigades deviennent des régiments. Elle est, en septembre 1945, envoyée garnisonner à Naro-Fominsk, dans le district militaire de Moscou, et y reste jusqu'à la fin de la guerre froide.
Dans les années 1980, la division Kantemirovskaïa est encore maintenue à 80 % de son effectif plein théorique, presque sur le pied de guerre. Le 23 février 1984, l'unité rajoute le titre de I. V. Andropov (qui venait de mourir), ce qui donne pour nom complet : la « 4 division de chars de la Garde Kantemirovskaïa des ordres de Lénine et du drapeau rouge nommée en l'honneur de I. V. Andropov » (4-я гвардейская танковая Кантемировская ордена Ленина Краснознамённая дивизия имени Ю. В. Андропова).
Lors du putsch manqué d'août 1990, les chars de la division Kantemirovskaïa sont déployée dans l'agglomération moscovite, au côté des blindés de la Tamanskaïa (la 2 division de fusiliers motorisés de la Garde), plusieurs unités finissant par sympathiser avec les civils.
Après avoir fait partie en 1991 des Forces armées conjointes de la Communauté des États indépendants, la division devient en 1992 une des grandes unités des Forces armées de la fédération de Russie, intégrée dans la 20 armée combinée de la Garde (le 20 corps de 1994 à 1998). Lors de la crise constitutionnelle d'octobre 1993, la division (ainsi que la Tamanskaïa) soutien le président Boris Eltsine, quelques-uns de ses T-80 se retrouvant devant la Maison-Blanche à Moscou.
Des détachements de la division sont envoyés combattre durant la première (1994-1996) et la seconde guerre de Tchétchénie (1999-2000), mais aussi dans des missions d'interposition en Ossétie du Sud en 1997, ainsi qu'au Kosovo de 1998 à 2002.
Dans le cadre d'une réforme des forces armées russes, la division est réduite à la taille d'une brigade en 2009 pour devenir la 4 brigade séparée de chars de la Garde. Le nouveau ministre de la Défense, Sergueï Choïgou, annule partiellement la réforme, donc elle redevient une division en 2013, intégrée avec la Tamanskaïa dans la 1 armée de chars de la Garde (reconstituée en novembre 2014). L' armée russe compte trois divisions de chars (la 90 remise sur pied en 2016 et la 47 en 2022), théoriquement destinées à être la pointe d'une offensive.
Au début de l' invasion de l'Ukraine par la Russie, les BTG de la 4 division sont engagée dans le Nord-Est de l'Ukraine à partir du 24 février 2022, avec pour première mission d'encercler Kharkiv par le nord-ouest (la 6 armée fonçant dessus par le nord) ; mais ils sont harcelés le long des routes dans l' oblast de Soumy, y laissant nombre de leurs chars, pour finir arrêtés après Trostianets le 28 février par la 93 brigade mécanisée ukrainienne.
Ayant fait retraite jusqu'en Russie (dans l' oblast de Belgorod), les unités opérationnelles de la 4 division blindée sont envoyées en renfort au nord du Donbass, participant aux batailles de Roubijné et de Sievierodonetsk. En septembre 2022, une percée ukrainienne à l'est de Kharkiv menace le groupement mécanisé russe rassemblé autour d' Izioum (comprenant ce qui reste des BTG de la 4 division de chars), la privant de son ravitaillement ferroviaire (munitions et carburant) : les unités russes évacuent vers l'est en abandonnant sur place leur matériel lourd.
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Le boulevard Pasteur est un boulevard de la commune de Reims, dans le département de la Marne, en région Grand Est.
Le boulevard Pasteur est compris entre le boulevard de la Paix et le boulevard Henri-Vasnier. Le boulevard est limite des quartiers Quartier Chemin Vert - Europe à Reims et Quartier Barbâtre - Saint-Remi - Verrerie.
Le boulevard porte le nom de Pasteur biologiste, chimiste, physicien (27/12/1822-28/09/1895) pour honorer ses découvertes, le vaccin contre le charbon des moutons et le choléra de la poule et le vaccin contre la rage. Pasteur est également connu pour avoir étudié les différentes formes de fermentation dont celle du vin. Il a également donné des conseils sur l’application de l’aération à la production de la mousse dans le vin de Champagne (2).
Initialement boulevard Gerbert, le boulevard a été rebaptisé en 1924 pour honorer Louis Pasteur.
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C H Cl N est la formule brute de plusieurs isomères.
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Le Mineiros Esporte Club est une équipe brésilienne de football, basée à Mineiros, État de Goiás.
Ses couleurs officielles sont le bleu et le blanc. Elle joue au stade Odilon Flores, qui a une capacité de 7 000 personnes.
Depuis le début des années 1990, l'équipe fait partie de l'élite du football de Goiás.
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Gephyromantis tahotra est une espèce d' amphibiens de la famille des Mantellidae.
Cette espèce est endémique de Madagascar. Elle se rencontre dans le parc national de Marojejy. On la trouve entre 1 326 et 2 000 m d'altitude. Elle vit dans la forêt tropicale humide.
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Broadwoodkelly est un village et une paroisse civile du Devon, situé dans le sud-ouest de l'Angleterre.
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Canale d'Agordo est une commune italienne de la province de Belluno dans la région Vénétie en Italie.
C'est la ville natale du pape Jean-Paul I.
Fregona, Feder, Garés, Carfon, Pisoliva, Casate, Val, La Šota, Campion, Pàlafachina, La Mora, Tegosa, Colmean, Gaèr
Cencenighe Agordino, Falcade, Rocca Pietore, Siror, Taibon Agordino, Tonadico, Vallada Agordina
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Camden peut faire référence à :
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La stéphanite est une espèce minérale composée de sulfosel d’argent de formule Ag SbS avec des traces d' arsenic, cuivre et fer.
Décrite par Wilhelm Karl Ritter von Haidinger en 1845. Dédiée à l'archiduc Stéphane d'Autriche (Étienne de Habsbourg-Lorraine, 1817-1867), ancien directeur des mines. Les cristaux peuvent atteindre 6 cm en taille.
Freiberg, Erzgebirge, en Saxe, Allemagne
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En droit pénal, le refus d'obtempérer est une infraction pénale qui consiste de manière générale à refuser d'obéir à un ordre donné par un fonctionnaire ou agent chargé de constater les infractions. La nature de l'ordre et plus généralement l’élément matériel de l’infraction peuvent varier selon les législations nationales.
En droit pénal canadien, omettre ou refuser d'obtempérer à une demande d'un agent de la paix de procéder à la vérification de la présence d’alcool ou de drogue (art. 320.27 du Code criminel) ou au prélèvement d’échantillons d’haleine ou de sang (art. 320.28 C.cr.) est une infraction d'après l'art. 320.15 C.cr. :
« 320.15 (1) Commet une infraction quiconque, sans excuse raisonnable, sachant que l’ordre a été donné, omet ou refuse d’obtempérer à un ordre donné en vertu des articles 320.27 ou 320.28. »
Aux États-Unis, le refus d'obtempérer est généralement un délit. Par exemple, en Virginie, c'est un délit de refuser d'aider un agent de la paix à répondre à une violation de la paix ou dans l'exécution de ses fonctions officielles dans une affaire pénale. À Washington, DC, cette infraction est principalement utilisée dans le but de s'assurer que les agents chargés de diriger la circulation ont le pouvoir de diriger les automobilistes et les piétons de manière appropriée et en toute sécurité.
En droit français, le refus d'obtempérer est un délit prévu et réprimé par l'article L. 233-1 du code de la route :.
Avec la réforme du Code de la sécurité intérieure, votée en 2017 sous la présidence de François Hollande, le refus d’obtempérer connaît une nouvelle portée avec l'article L. 435-1 (« Loi Cazeneuve ») qui facilite l'usage des armes. Elle introduit la possibilité pour les policiers de faire l'usage de leurs armes notamment « lorsqu'ils ne peuvent immobiliser, autrement que par l'usage des armes, des véhicules, embarcations ou autres moyens de transport, dont les conducteurs n'obtempèrent pas à l'ordre d'arrêt et dont les occupants sont susceptibles de perpétrer, dans leur fuite, des atteintes à leur vie ou à leur intégrité physique ou à celles d'autrui ».
En 2022, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin indique qu’il y avait un refus d’obtempérer « toutes les 20 minutes » en zone police ou gendarmerie. En 2022, treize personnes ont été tuées par la police dans ce type de circonstances. Pour plusieurs de ces décès, la thèse de la légitime défense des policiers se révèle dans les faits fragile, et certaines victimes ont ainsi été tuées dans le dos ou sans qu'elles ne représentent de danger. En 2023 la loi est sous le feu des critiques après la mort de Nahel Merzouk.
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Carlos Valdes, né le 20 avril 1989 à Cali en Colombie, est un acteur et chanteur américano-colombien.
Il est surtout connu pour son rôle de Francisco « Cisco » Ramon / Vibe dans la série télévisée Flash.
À l’âge de 5 ans, lui et sa famille s’expatrient aux États-Unis. Le jeune homme va alors suivre des études de musique, sa passion, à l’ Université du Michigan. Il profite de son temps libre pour jouer dans quelques pièces de théâtre. Déjà présent parmi les musiciens de A Very Potter Musical de la troupe Starkid, il devient compositeur pour les besoins de la comédie musicale Me and My Dick, et peut ainsi mettre en avant son amour pour la musique.
En 2009, après avoir été diplômé, il se consacre à sa carrière d'acteur.Entre 2009 et 2011, il a participé à des productions théâtrales de High School Musical et The Wedding Singer, avant de jouer dans la tournée nationale de Jersey Boys.
En 2014, Carlos fait ses premiers pas en tant que comédien. Alors inconnu, il se retrouve sous les feux des projecteurs avec la nouvelle série de la CW, Flash, le spin-off d’ Arrow. Il endosse alors le rôle de Cisco Ramon, un ingénieur en mécanique qui travaille pour S.T.A.R. Labs. Le génie va vite devenir un acolyte de Barry Allen, alias Flash. Son personnage est présenté quelques mois auparavant dans l'épisode The Man Under The Hood de la saison 2 d’ Arrow. Le 5 mai 2021, la production annonce sont départ à l'issue de la septième saison.
En juin 2015, il a prêté sa voix au personnage de Cisco Ramon dans la web série Vixen.
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Arthur-Stanislas Diet, né à Saint-Denis-Hors (Indre-et-Loire) le 5 avril 1827 et décédé à Paris (6) le 17 janvier 1890, est un architecte français.
Il est le père du compositeur Edmond Diet (1854-1924).
Entré à l' École nationale des beaux-arts en 1846, il fréquente l'atelier de Félix Duban. Trois fois logiste, il remporte le premier grand prix de Rome en 1853 pour un projet de musée pour une capitale. Cependant, il se marie dans l'année avec la fille du prix de Rome Émile Jacques Gilbert, ce qui lui interdit tout droit de devenir pensionnaire de l' Académie de France à Rome. Il est par la suite nommé architecte du gouvernement et chargé des travaux de plusieurs bâtiments officiels parisiens.
Mort à l'âge de 62 ans, il est inhumé au cimetière Montmartre où son tombeau est toujours visible (3ème division).
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Prvonek (en serbe cyrillique : Првонек) est un village de Serbie situé dans la municipalité urbaine de Vranjska Banja et sur le territoire de la Ville de Vranje, district de Pčinja. Au recensement de 2011, il comptait 124 habitants.
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Le prix Tournesol est un prix de bande dessinée décerné au festival international de la bande dessinée d'Angoulême depuis 1997, en marge du palmarès officiel. Il est créé à l'initiative du parti politique Verts, devenus depuis novembre 2010 Europe Écologie Les Verts.
Chaque année, des membres de partis écologistes francophones (Verts français, belges, suisses) établissent une présélection de six à huit titres qui correspondent aux « valeurs écologistes » et un album considéré comme le plus sensible aux problématiques écologiques ou le plus porteur de valeurs comme la justice sociale, la défense des minorités et la citoyenneté est rėcompensé.
Le secrétaire du prix est Yves Frémion — écrivain, critique de bande dessinée, iconologue et ancien député européen écologiste — et le jury, renouvelé tous les ans et présidé par une figure écologiste, est composé de six personnes. Plusieurs auteurs de BD reconnus (Marjane Satrapi, Benoît Peeters, Claire Wendling, Tronchet, Jean-Yves Ferri, Catel, Laurence Harlé) ou des personnalités du monde du spectacle (Sophie Forte, Benoît Delépine, François Rollin ou Juliette) ont fait partie du jury.
Les lauréats sont retenus par le jury à partir d'une présélection :
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En théorie des codes, l' algorithme de Sardinas-Patterson permet de déterminer si une partie d'un monoïde libre est un code en temps polynomial. Il est nommé d'après August Sardinas et George Patterson, qui le publièrent dans un article de 1953.
On considère un monoïde libre A ∗ {\displaystyle A^{*}}. On appelle code à longueur variable ou code une partie C {\displaystyle C} de A ∗ {\displaystyle A^{*}} telle que le sous-monoïde engendré C ∗ {\displaystyle C^{*}} est libre. L'algorithme de Sardinas-Patterson prend en entrée un alphabet A {\displaystyle A} et une partie finie C {\displaystyle C} de A ∗ {\displaystyle A^{*}} et détermine si C {\displaystyle C} est un code.
L'objectif est de pouvoir transcrire un mot dans un alphabet B {\displaystyle B} en un mot dans l'alphabet A {\displaystyle A} en associant à chaque lettre de B {\displaystyle B} un nombre variable de lettres de A {\displaystyle A}, C {\displaystyle C} étant alors l'ensemble des codages des lettres de B {\displaystyle B}. On cherche alors à ce que ce code ne soit pas ambiguë. Par exemple, en code Morse, A est codé par.-, E par. et F par..-.. Mais alors,..-. peut être interprété comme EAE ou comme F. Le code Morse nécessite ainsi l'usage d'un autre caractère séparant les lettres.
Si P {\displaystyle P} et Q {\displaystyle Q} sont deux parties de A ∗ {\displaystyle A^{*}}, on pose P − 1 Q = { u ∈ A ∗ | ∃ p ∈ P, p u ∈ Q } {\displaystyle P^{-1}Q=\{u\in A^{*}|\exists p\in P,pu\in Q\}}. On note ϵ {\displaystyle \epsilon } le mot vide. L'algorithme calcule les éléments de la suite d'ensembles définie par récurrence :
Si lors du calcul, on obtient un D n {\displaystyle D_{n}} égal à un des précédents, alors C {\displaystyle C} est un code. Si l'un des D n {\displaystyle D_{n}} contient ϵ {\displaystyle \epsilon }, alors C {\displaystyle C} n'est pas un code.
Chacun des D n {\displaystyle D_{n}} est une partie de l'ensemble des facteurs des éléments de C {\displaystyle C}. Or C {\displaystyle C} est fini, donc l'ensemble des facteurs de ses éléments est fini (dans un monoïde libre, chaque élément ayant un nombre fini de facteurs), donc l'ensemble des parties de cet ensemble est fini. Par conséquent, des termes de la suite (D n) {\displaystyle (D_{n})} se répètent. L'algorithme s'arrête donc nécessairement.
La correction de l'algorithme s'énonce comme suit.
Théorème. C {\displaystyle C} n'est pas un code si, et seulement si l'un des D n {\displaystyle D_{n}} contient ϵ {\displaystyle \epsilon }.
Démonstration.
(⇒) Supposons que C {\displaystyle C} n'est pas un code. Si ϵ ∈ C {\displaystyle \epsilon \in C}, alors ϵ ∈ D 0 {\displaystyle \epsilon \in D_{0}}. Sinon, on dispose de a 1 a 2 … a k {\displaystyle a_{1}a_{2}\dots a_{k}} et b 1 b 2 … b l {\displaystyle b_{1}b_{2}\dots b_{l}} égaux avec (a i) {\displaystyle (a_{i})} et (b j) {\displaystyle (b_{j})} deux suites d'éléments de C {\displaystyle C} telles que a 1 ≠ b 1 {\displaystyle a_{1}\neq b_{1}}. On peut voir ce mot comme un segment, par exemple :
A0B0-----------------A1--------B1---------B2-----A2-----------------B3---------A3B4
Les lettres en majuscules notent des positions dans le mot, de manière que a 1 = {\displaystyle a_{1}=}, a 2 = {\displaystyle a_{2}=} et ainsi de suite et de même pour les b j {\displaystyle b_{j}}, avec les crochets notant le facteur délimité par les deux positions. Exécutons l'algorithme sur cet exemple : comme a 1 = {\displaystyle a_{1}=} et b 1 = {\displaystyle b_{1}=} (avec A 0 = B 0 {\displaystyle A_{0}=B_{0}}) sont dans C {\displaystyle C}, alors a 1 − 1 b 1 = {\displaystyle a_{1}^{-1}b_{1}=} est dans D 1 {\displaystyle D_{1}}. Ensuite, comme a 2 = {\displaystyle a_{2}=} est dans C {\displaystyle C}, on a = − 1 ∈ D 1 − 1 C ⊂ D 2 {\displaystyle =^{-1}\in D_{1}^{-1}C\subset D_{2}}. Ensuite = − 1 = b 2 − 1 ∈ C − 1 D 2 ⊂ D 3 {\displaystyle =^{-1}=b_{2}^{-1}\in C^{-1}D_{2}\subset D_{3}}, puis = − 1 b 3 ∈ D 4 {\displaystyle =^{-1}b_{3}\in D_{4}}. On peut ainsi faire augmenter de 1 l'indice de la lettre de gauche à chaque étape, en utilisant le terme de droite de l'union si l'ordre de A {\displaystyle A} et B {\displaystyle B} change dans les crochets, le terme de gauche sinon. Finalement, on arrive au même point à gauche et à droite : ϵ = ∈ D 6 {\displaystyle \epsilon =\in D_{6}} et on obtient le critère voulu. Comme la suite des (D n) {\displaystyle (D_{n})} est définie par récurrence, elle ne peut pas se répéter avant d'inclure ϵ {\displaystyle \epsilon }.
(⇐) Réciproquement, supposons ϵ ∈ D n {\displaystyle \epsilon \in D_{n}} pour un entier n ≥ 2 {\displaystyle n\geq 2} (le cas n = 0 {\displaystyle n=0} est immédiat). Par exemple, on a ϵ = c n − 1 − 1 d n − 1 {\displaystyle \epsilon =c_{n-1}^{-1}d_{n-1}} avec c n − 1 ∈ C {\displaystyle c_{n-1}\in C} et d n − 1 ∈ D n − 1 {\displaystyle d_{n-1}\in D_{n-1}}. Alors c n − 1 = d n − 1 {\displaystyle c_{n-1}=d_{n-1}}. De même, on a par exemple d n − 1 = d n − 2 − 1 c n − 2 {\displaystyle d_{n-1}=d_{n-2}^{-1}c_{n-2}}, et donc d n − 2 c n − 1 = c n − 2 {\displaystyle d_{n-2}c_{n-1}=c_{n-2}}. En développant les d k {\displaystyle d_{k}} obtenus jusqu'à arriver dans D 1 {\displaystyle D_{1}}, on obtient une égalité donc chaque membre est une concaténation d'éléments de C {\displaystyle C}. Par construction, le dernier mot de ces deux suites est différent : l'un est c n − 1 {\displaystyle c_{n-1}}, l'autre en est un suffixe strict. On a donc obtenu un même mot en concaténant deux suites différentes de C {\displaystyle C} : ce dernier n'est donc pas un code.
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Experimentele Groep in Holland est un groupe expérimental artistique fondé à Amsterdam en juillet 1948 par Karel Appel, Constant et son frère Jan Nieuwenhuys, Corneille, Theo Wolvecamp et de nombreux artistes néerlandais, en révolte contre l'art culturel que dénonçait de son côté Jean Dubuffet. Ce groupe publie en octobre/novembre 1948 la revue Reflex où déjà s'annonce l'esprit du mouvement CoBrA, et qui marque la constitution du Groupe Expérimental Hollandais.
Le climat artistique d' Amsterdam après-guerre est peu encourageant. Dès l'ouverture des frontières nombreux sont les artistes qui éprouvent le besoin de se libérer de l'isolement imposé. Appel et Corneille vont dans d'autres pays. En Belgique, en France, ils assimilent tout ce qu'ils voient.
Les artistes préconisent, à la suite de Miró et Klee, la spontaneité dans l'art. Composé aussi bien de peintres que de poètes, le groupe compte Constant Nieuwenhuys, Asger Jorn, Guillaume Cornelis van Beverloo, Anton Rooskens, Theo Wolvecamp et Jan Nieuwenhuys. On y trouve aussi Eugène Brands, Gerrit Kouwenaar, Jan Elburg, Bert Schierbeek, Lucebert. Ainsi se forment les prémices de Cobra (mouvement) que les artistes du groupe hollandais vont rejoindre/co-fonder rapidement. Jean-Michel Place, publie un texte de Christian Dotremont écrit le 8 novembre 1978, en introduction au livre-hommage Cobra 1948-1951:
« Au tout début de CoBrA, mars 1948, je peins la première peinture-mot avec Jorn. Et j'imagine Constant, fondant avec Appel et Corneille, à Amsterdam, en juillet 1948, Le Groupe Expérimental Hollandais. Et je me permets de me souvenir que j'ai vu, tout à coup, dans ces contradictions et dans ces affinités, la possibilité d'un nouveau mouvement réellement vivant international expérimental : j'ai une bonne idée, l'idée de fonder CoBrA. »
Fortement influencé par Asger Jorn qui rejette l'abstraction pure, mais aussi l'engagement circonstanciel exigé par les marxistes et les sartriens, le groupe tend à s'éloigner aussi bien de l' école de Paris que du réalisme socialiste ou de l'onirisme surréaliste.
« le procédé actuel de l'art, écrit Jorn, n'est pas de rechercher les applaudissements, l'admiration, la célébrité d'une merveille bizarre comme l'éléphant du zoo, mais d'être un outil capable d'agir sur le spectateur. Voilà pourquoi l'art est une agitation (action) et non description. »
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Pohjantie est une rue du quartier de Tapiola à Espoo en Finlande.
Pohjantie est une route orientée sud-nord dans le sud-est d'Espoo.Elle est entièrement située dans le quartier de Tapiola.
Pohjantie commence à l'intersection avec Merituulentie, la route mesure environ un kilomètre de long et se termine à l'intersection de Kalevalantie.
Le centre de Tapiola avec ses stations de métro est situé immédiatement au sud-est de Pohjantie.
Au sud de son intersection avec Merituulentie, la rue Pohjantie continue sous le nom d'Etelätuulentie, et plus loin sous le nom d'Etelätuulensilta, qui se termine dans le réseau de rues du quartier des petites maisons de Westend.
Pohjantie est reliée à la Länsiväylä par Etelätuulensilta.
Sur le côté ouest de Pohjantie se trouve l' immeuble WeeGee, sur le côté Est se trouve le centre commercial Heikintori et l' église orthodoxe de Tapiola qui font partie du centre de Tapiola.
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Degerfors Volley Orion est un club suédois de volley-ball fondé en 1987 et basé à Degerfors, évoluant pour la saison 2017-2018 en Elitserien.
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Images en manœuvres est une maison d'édition française spécialisée dans la publication d'ouvrages sur l'art et la photographie active de 1990 à 2013.
Le nom de la société exploitante est Visual Art Design.
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Le dhokla (en gujarati : ઢોકળા) est un plat végétarien originaire de l'état indien du Gujarat. Il est préparé à partir d'une pâte fermentée composée de riz et de pois chiches cassés. Le dhokla peut être consommé au petit déjeuner, en tant que plat principal, en accompagnement ou en encas. Le dhokla est très proche du khaman et les deux termes sont utilisés de façon interchangeable.
Le dukkia, un précurseur du dhokla à base de légumineuses, est mentionné dans un ouvrage jaïn datant de 1066. Le plus ancien texte existant mentionnant le mot dhokla est le Varanaka Samuchaya en gujarati, rédigé en l'an 1520.
Le riz et les pois chiches — appelés chana dal — débarrassés de leur enveloppe sont mis à tremper toute une nuit. Les proportions sont ajustées pour obtenir la texture et le goût désiré. Le mélange est moulu et la pâte est mise à fermenter pendant quatre à cinq heures ou toute une nuit. On assaisonne avec du piment, de la coriandre, du gingembre et du bicarbonate de sodium.
La pâte fermentée est ensuite cuite à la vapeur pendant 15 minutes dans un plat puis coupée en morceaux. On arrose finalement avec de l'huile chauffée avec des graines de moutarde (tadka). On peut y ajouter des graines de cumin, de l' ase fétide, du piment vert émincé, et parfois, du sucre et de l'eau.
Il est habituellement servi avec des piments frits et du chutney de coriandre. Il est garni de coriandre et de noix de coco râpée.
On peut aussi accompagner le dhokla de yaourt, de sauce tomate, de pâte d' ail ou de purée de coriandre, bien que ces ingrédients ne fassent pas partie de la recette traditionnelle.
Il existe différents types de dhokla préparés avec différents ingrédients et différentes proportions de pois chiches. Parmi les dhokla les plus populaires, on trouve :
Le khaman est un plat similaire à base de farine de pois chiche. Alors que le dhokla est préparé avec du riz et des pois chiches, le khaman est préparé à base de pois chiches uniquement. Sa couleur est généralement plus claire et il est plus moelleux que le dhokla. Seule une faible quantité de bicarbonate de sodium est ajoutée au dhokla alors que le khaman en contient beaucoup plus pour le rendre plus moelleux et poreux.
L' idada est une autre variété de dhokla qui est confectionnée en utilisant d'autres légumineuses telles que le haricot urd. Le dhokla est habituellement servi au petit déjeuner ou en encas dans la partie occidentale de l' Inde, et on le trouve de nos jours dans tous les états indiens.
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Dissalam est une localité du Cameroun située à proximité du lac Tchad, dans le département du Logone-et-Chari et la Région de l'Extrême-Nord. Elle fait partie de la commune de Fotokol et du canton de Makari.
Lors du recensement de 2005, on y a dénombré 244 personnes.
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(68216) 2001 CV est un astéroïde Apollon et aréocroiseur, classé comme potentiellement dangereux. Il fut découvert par LINEAR à Socorro le 1 février 2001.
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Mykola Biliachivski (en ukrainien : Микола Федотович Біляшівський), né en 1867 à Ouman et mort en 1926 à Kaniv, est un archéologue, historien de l'art et ethnographe ukrainien.
Il a fait des fouilles archéologiques dans la région du Boug occidental, de Kiev, en Pologne et qui publiait des articles dans Kievskaya Starina.
Il a travaillé pour le Musée d'art, industriel et scientifique de la ville de Kiev de 1902 à 1923.
Il était membre de la Douma d'État de l' Empire russe.
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Les Petites Crapules (Little Monsters) est une série de livres créés par Tony Garth qui a inspiré une série télévisée d' animation britannique pour enfants produite par Crazy Cartoons, Little Entertainment, The Original Traffic Company et Splash (pour la BBC) et diffusée entre le 11 août et le 18 octobre 1997 sur BBC One.
En France, la série a été diffusée dans TF! Jeunesse sur TF1 et les DVD sont édités par TF1 Vidéo. Elle reste inédite dans les autres pays francophones.
Comme son nom l'indique, en VO comme en VF, c'est un petit garçon excentrique et exubérant passant son temps à se coiffer d'un slip violet, à faire des grimaces et à faire le pitre. C'est pourtant cette attitude qui va sauver sa petite sœur d'un gorille échappé du zoo, ce qui lui permettra d'obtenir la médaille du courage et l'autorisation d'entrer au Pays de l'Aventure, un parc d'attractions, gratuitement et autant qu'il le voudra.
Marie-Lou est une petite fille à lunettes prétentieuse qui est le stéréotype de l'intello. Elle prétend tout savoir, mais c'est faux, et c'est seulement ce qu'elle imagine. Lors d'une visite au musée, elle conteste le guide en disant que l'armure d'un chevalier est une ruche du temps des romains, que la momie d'un pharaon est une poupée grandeur nature pour apprendre à faire des piqûres, qu'une locomotive à vapeur est une trompette de géant et qu'une poubelle (dans le livre) et une boîte en carton (dans le dessin animé) sont des machines à remonter dans le temps dans lesquels elle entre, sans voir qu'un homme les emporte dans la salle des dinosaures, ce qui lui fait croire qu'elle est arrivée à la préhistoire. Lorsqu'elle retrouve le guide, qu'elle croit avoir pris une autre machine à remonter dans le temps, elle prétend qu'elle le savait et que les dinosaures sont faux, ce qui est évident. Malgré cela, elle est la plus intelligente des petites crapules. Elle offre un livre sur la reproduction des limaces à Alexis pour son anniversaire et affirme qu'elle a deviné comment le clwn de la fête a réalisé tous ses tours de magie. Dans l'épisode "Trou de Mémoire", elle récite la date de naissance véridique de tous les souverains d'Angleterre.
Alexis Guili est une garçon optimiste qui rit très souvent parce que n'importe quoi peut le chatouiller. Son père est un ingénieur en astronotique célèbre. Il invente une combinaison anti-chatouilles pour son fils, mais elle chatouille quand même Alexis qui se gondole tellement qu'il détruit la combinaison. Lors de son anniversaire, les bulles d'une limonade le chatouillent et le fait rire, ce qui provoque l'hilarité de tous les invités. Klico Bingo, un clown minable présent à ce moment-là, propose à Alexis de devenir son partenaire pour faire rire les invités aux autres fêtes du clown, ce qu'il accepte. Il est ami avec Bruno Crado-Sale. À part les chatouilles, Alexis peut rire pour n'importe quoi, par exemple parce que "s'amuser, c'est rigolo" quand il va avec sa classe dans un parc d'attractions. Il existe un jeu PC intitulé "Ticklish Timmy in Wonderfun World" centré sur le personnage d'Alexis Guili.
Elle dit toujours non, est très contrariante de nature. C'est une peste insolente qui répond aux adultes. Elle refuse de manger le déjeuner que lui donne sa mère sans savoir de quoi il s'agit, lorsque ses camarades disent "bonjour" à M. Favre, elle lui dit "au revoir", lorsque ses camarades peuvent s'asseoir, elle reste debout, lorsque M. Favre demande à ne pas tacher, froisser ou griffonner les cahiers d'exercice qu'il distribue à la classe elle le fait, lorsque ses camarades doivent lire leur manuel en silence, elle le lit à haute voix, les commente et reproche leur incompréhension, mais lorsque M. Favre lui explique pourquoi, elle répond que c'est très clair pour elle, elle refuse de prendre le bus, ce qui la met en retard et quand sa mère le lui fait remarquer, elle ment en disant que quelqu'un a fait attendre le bus, elle éteint la télévision quand on lui demande d'augmenter (alors que logiquement, elle devrait diminuer)... Elle range sa chambre une fois par an. Son slogan est "Non, jamais, je refuse". Finalement, elle est vaincue par son oncle Alfred qui utilise la psychologie inversée : il lui dit de faire le contraire de ce qu'il veut réellement (par exemple, il l'encourage à ne pas manger ou à travailler, et elle le fait). Mais elle semble avoir un bon fond et être parfois gentille, comme elle prévient doucement Hugo Bobo de ne pas attraper un rhume lorsque des dauphins les éclabousse, même si elle rit pour une raison quelconque quelques secondes après.
Comme son nom l'indique, Armand est très gourmand et c'est un outre-mangeur glouton. Il demande à sa mère de lui préparer des tonnes de choses pour son petit déjeuner auquel il manque du lard. Il semble avoir la réputation de manger les encas de ses camarades comme Marie-Lou conseille Mimi Soucis, Sébastien Zinzin et Hugo Bobo de cacher leurs sandwichs quand elle voit Armand arriver. Lors d'une visite dans une confiserie industrielle, il mange tout ce qu'il voit et a une indigestion, ce qui ne l'empêche pas de manger une génoise aux amandes nappée de crème à la vanille qui lui était réservée puis donnée au médecin.
Marion Grognon, avec sa mâchoire proéminente, fait tout le temps la tête et n'est jamais contente. Elle passe son temps à bouder. Les seules chose qui la fait sourire sont un éléphanteau qu'elle veut comme un animal de compagnie mais que bien sûr elle ne peut avoir, ce qui la fait bouder pendant trois jours et deux nuits, et un chien qui boude comme elle. Sa grand-mère se sert de son mauvais caractère pour faire fuir les corbeau de son jardin avec une photo d'elle.
Il n'est pas du tout ponctuel et arrive toujours en retard. Il rentre tard chez lui et est toujours raccompagné par M Galbo. Il arrive tard à l'école (ou au collège) à tel point que les portes sont déjà fermées. Il rate tous les cours et rate son bus. Il se lave tard les mains et dîne quand ses parents ont déjà fini de manger. Pour ne rien arranger, il oublie d'enlever son pyjama le matin. Il invente une machine pour lui faire éviter d'arriver en retard à l'école, mais il s'avère que c'était inutile car c'était un dimanche, l'école était fermée.
C'est une vraie tête en l'air qui oublie tout et ne pense à rien. Elle dort toutes les nuits dans son placard car elle oublie de se déshabiller et de se mettre au lit. Elle oublie de faire sa toilette, de se brosser les dents, et même son sac. Elle oublie même son propre anniversaire, comme Alexis Guili et Mathieu Curieux. La seule chose qu'elle n'oublie pas est son mouchoir. Elle est souvent représentée avec une culotte rose et oubliant son pantalon. Elle est la meilleure amie de Lola Blabla qui kafte quand même sur elle.
Il ne veut pas dormir et reste éveillé. il souffre d'insomnie. Le tressage des paniers en Mongolie extérieur et l'Ouzbékistan l'intéressent. Il aime aussi les puzzles de mille pièces. Pour ne pas aller dormir, il prétend qu'il y a un hippopotame dans son placard et boit beaucoup d'eau. Il croit à l'existence du père noël et rêve que s'il ne dort pas, le père noël va attendre en vain qu'il s'endorme et n'offrir aucun cadeau dans le monde parce qu'il a une formule : "Pas de dodos, pas de cadeaux". Il est le meilleur ami de Juliette Parfaite même s'il la trouve trop maniaque. Il est aussi ami avec Hugo Bobo mais ne peut jamais jouer avec lui parce qu'il est hypocondriaque.
Lola Blabla est une commère africaine qui rapporte toutes les bêtises qu'elle voit. Dès qu'une bêtise est faite, qu'un jouet interdit circule, que du sucre est renversé, que le chemisier de sa mère brûle, que son frère ramène des grenouilles, qu'Armand mange son ticket, que Mathieu copie sur Marion (dans le livre) ou Marie-Lou (dans le dessin animé), ou que Ninon mâche du chewing-gum, elle court pour prévenir sa mère, madame Galbo ou monsieur Favre. Elle cafte sur son père et son frère (Félix dans le livre)/ (Robert dans le dessin animé) et même sur sa meilleure amie Bérangère quand le professeur demande qui a fait son dessin et qu'elle croit qu'elle va être punie pour ça, alors qu'en fait c'était pour la complimenter et lui donner une boite de chocolats.
Il se met les doigts dans le nez en permanence. En posant sa crotte de nez sur un arbre et en s'éloignant puis en se retournant, il voit une chenille sur l'arbre et croit qu'il s'agit de sa crotte de nez qui a pris vie. Durant tout l'épisode, il la cache à sa mère jusqu'à ce qu'elle devienne un papillon. Il est le meilleur ami de Laurent Dégoûtant.
C'est une petite fille hystérique et capricieuse qui n'est jamais contente. Sa grand-mère conseille sa mère de ne pas faire ce que Clarisse déteste habituellement (prendre le bus, prendre des légumes, prendre un bain), ainsi elle ne fait plus de crises.
Il est très turbulent et dérange ses voisins, ses parents et son grand-père, dont il détruit même la maquette du bateau de guerre ancien sur lequel il travaille depuis des mois. Il porte des habits d'aviateur. Il dérange les copies entassés de son père. Même quand il dort, il embête le quartier par ses ronflements bruyants.
Elle est sérieuse et très intelligente, sans doute la plus mature des petites crapules. Elle regarde le journal télévisé et ne sourit jamais. Elle prend la vie trop au sérieux et s'exprime de façon soutenue avec un langage peu conventionnel. Elle est "décoincée" par Timothée lorsque sa classe va au parc d'attractions.
Vrai malade imaginaire, Hugo Bobo est un enfant hypocondriaque qui s'invente toujours des maladies.
Elle semble mature et n'arrête pas de répéter qu'elle n'est plus un bébé et qu'elle a passé l'âge de joueur à la poupée et autres choses réservées aux enfants de bas âge. Elle a du rouge à lèvres, un collier, une robe et des chaussures à talons. Elle ne peut néanmoins pas se passer de son ours en peluche Georges.
Il est très turbulent et hyperactif. Il lui faut beaucoup d'efforts pour se tenir tranquille. Il pourra se déchaîner avec un chien fou.
Première diffusion en 1997, les épisodes de cinq minutes des Petites Crapules ont été mis en place par les forces combinées de Crazy Cartoons et de Splash. Les Petites Crapules ont également été traduits en Gaélique écossais, sous sous le titre : Na Bleigeardan.En France, la série a été diffusée sur TF1, en Allemagne sur Super RTL sous le titre de : Kleine Monsters et en Italie sur RAI sous le titre Adorabili Pesti.
Les droits de la série sont toujours détenus et contrôlées par Russell Neale Dever, en collaboration avec Ian Harding.Les droits de distribution sont contrôlés par Entertainment Foothill de Santa Barbara, États-Unis.
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Pagazzano est une commune italienne de la province de Bergame dans la région Lombardie en Italie.
Bariano, Brignano Gera d'Adda, Caravaggio (Italie), Morengo
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Adolphe Lafont est une entreprise française de vêtement professionnel créée en 1844 à Lyon. Elle est la première à inventer la salopette qui sera ensuite perfectionnée par Levi's.
La société Lafont fait un temps partie du groupe André, est vendue au groupe Wagram Equity Parteners et à Claude Dieudonné en 1997.
Elle est rachetée par le groupe Kwintet en 2000, (également propriétaire de Bragard), et enfin par CEPOVETT GROUP en mars 2016.
La salopette, ou cotte 406, de Lafont est inventée par Adolphe Lafont en 1844 pour son beau-père charpentier, avec une poche centrale permettant d'y porter quelques outils. Ce vêtement est notamment popularisée au XX siècle en France par Coluche. La marque Lafont continue son activité avec des vêtements de ville, mais aussi de travail pour plus de 200 métiers.
Ces vêtements sont fabriqués en Tunisie, au Maroc, en Chine et au Bangladesh ; le reste (design, marketing, choix des tissus, contrôle qualité...) est fait à Villefranche-sur-Saône.
Une voie de Lyon se nomme allée Adolphe-Lafont ainsi qu'un jardin à Villeurbanne.
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Brighton College est une école pour les garçons et les filles âgés de 11 à 18 ans. Cet établissement est situé à Brighton, en Angleterre.
Fondé en 1845 par William Aldwin Soames, le Brighton College est la première école publique victorienne fondé dans la région du Sussex.
Il y a 13 maisons dans le Brighton College. Les maisons sont réparties par sexe et comporte entre 48 et 85 élèves. Elles sont régies par un maître de maison et une équipe de tuteurs. Chaque maison dispose d'attributs qui la distingue des autres maisons, comme ses propres couleurs et son emplacement dans le collège.
L'école occupe trois sites à l'est de la ville.
Le Brighton College, situé à Brighton, est décrit par le père Robert Easton du College Chaplain, comme un lieu d' Lors de l'année scolaire 2013-2014, un élève de 17 ans, Will Emery, est devenu le premier préfet-en-chef ouvertement gay dans une école publique anglaise, à la suite de son élection par ses camarades et les personnel de l'école par plus de 1 000 élèves et tuteurs.
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Royal Rumble 1991 est le quatrième Royal Rumble de l'histoire de la World Wrestling Entertainment. Il s'est déroulé le 19 janvier 1991 au Miami Arena de Miami en Floride. C'est le premier Royal Rumble comprenant un match pour le WWE Championship.
Le poster promotionnel de cette édition servait d'inspiration pour celle de 2001 qui comprenait les meilleurs superstars de la WWE dans un format similaire. Le Royal Rumble 1992 a un poster similaire dans un style de dessin différent. Le WWE Magazine annonçait Ric Flair, Hulk Hogan et The Honky Tonk Man comme participants au Royal Rumble.Flair et Hogan n'étaient plus à la WWE au moment du Royal Rumble match. André était lui mis de côté pour des soucis de santé. Ils étaient remplacés par Tito Santana, Shane Douglas et Greg Valentine.
Un nouvel entrant arrivait approximativement toutes les 2 minutes.
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Le ou la trampoline est un agrès constitué d'une toile horizontale élastique fixée à un cadre par des ressorts ou des élastiques, sur laquelle les sauts et figures acrobatiques sont facilités et amplifiés par le rebondissement dû à l'élasticité du support. Le mot peut être utilisé au masculin mais est également au féminin, notamment au Canada francophone.
Conjuguant l'aspect acrobatique à l’adrénaline des sensations verticales, il peut être considéré à la fois comme sport et attraction.
Le trampoline peut comporter un portique auquel est relié le bassin du pratiquant par un faisceau de cordes très élastiques, ce qui accentue nettement le rebond et l'ampleur de certaines figures, en toute sécurité. Un tel appareil est nommé bungy trampoline dans le langage courant.
Le trampoline a été inventé en 1930 par George Nissen alors âgé de 16 ans. Gymnaste, ce dernier a construit dans le garage de ses parents, le premier modèle basé sur un cadre en bois avec une toile accrochée au centre.
Le trampoline de jardin est le plus souvent rond et a un diamètre extérieur de 8, 10, 12 ou 14 pieds américains. Exprimé en système métrique, les diamètres sont donc respectivement 244, 305, 366 et 427 cm. Pour simplifier, les fabricants et revendeurs arrondissent ces valeurs et on parle habituellement de trampoline de 2,50 m – 3 m – 3,60 m ou 4,30 m.Les trampolines de forme octogonale ou rectangulaire sont moins répandus.
Le coussin de protection est un ensemble constitué de mousse et recouvert par une bâche plastique. Le coussin recouvre entièrement le cadre, les crochets et les ressorts (comme le prévoit les normes EN13219 et EN913). Il sert de protection pour le sauteur en cas de chute sur le bord du trampoline.
Les différents accessoires qui équipent un trampoline de jardin sont le filet de sécurité, la jupe de sécurité, la bâche de protection, l'échelle et le kit de fixation au sol.
Le trampoline en batterie, ou batterie de trampoline, est une structure comprenant plusieurs tapis de saut rectangulaires côte à côte. Les modèles les plus courants sont des batteries de 4, 6 ou 8 trampolines.
Il est possible si autorisation, de sauter en alternance de l'un à l'autre, ainsi que d'effectuer des figures acrobatiques et des saltos, se rapprochant du trampoline de compétition. Ces structures sont mises à disposition du public par les campings, parcs d'attractions, parcs de loisirs et aventure, fêtes foraines ou autres établissements publics. Elles sont accessibles aux enfants comme aux adultes.
Un bungy trampoline est constitué dans sa partie basse d'un ou plusieurs trampolines (souvent 4) et dans sa partie haute de longs élastiques. Le sauteur est relié à deux élastiques latéraux similaires en moins haut à ceux du benji-éject, grâce à un harnais de sécurité, l'aidant à s'élancer pour évoluer en sécurité et réussir à effectuer des sauts acrobatiques jusqu'à 10 mètres de hauteur.
Le bungy trampoline est de même situé dans les parcs de loisirs ou en tant qu' attraction foraine. Il est principalement réservé aux enfants, sauf si le poids maximal accepté par les élastiques est supérieur à 70 kg.
Le mini trampoline est un trampoline carré qui se pratique en gymnastique artistique. L'utilisation est simple, le trampoline est placé devant des tapis et les gymnastes courent pendant 10 à 20 mètres pour prendre de l'élan et ensuite, ils doivent effectuer la meilleure figure. Pendant la compétition le gymnaste doit effectuer environ 5 sauts imposés et 2 sauts libres.
Sont également appelés mini-trampolines des trampolines d'un diamètre d'environ un mètre pour une utilisation intérieure. Ils sont généralement composés d'élastiques plutôt que de ressorts, et peuvent parfois être accompagnés d'une barre de stabilisation.
L'Open-End-Minitramp est une version modifiée du Mini trampoline. Le cadre de tube plat et ovale avec zone d'entrée et de sortie sans cadre offre une grande performance et est particulièrement adapté aux sauts plus difficiles.
Le double mini trampoline est en fait un mini trampoline un peu plus long et possédant une partie un peu surélevée où les gymnastes effectuent 2 sauts à la suite: un sur la partie basse qui forme un angle et le 2 saut sur la partie haute.
Le trampoline de compétition est de taille fixe : 115 cm de hauteur, 520 cm de longueur et 305 cm de largeur. Seul l'espace entre les bandes de toile peuvent varier. Ainsi, les toiles qui possèdent des espaces de 4×6 sont plus stables, et celles dont les espaces sont de 4×4 permettront une hauteur plus importante au détriment de la stabilité. Enfin les toiles dites « canadiennes » sont composées de cordes et sont très souple ce qui permet de beaucoup gagner en hauteur.
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Miriam Stevenson, de son nom complet Miriam Jacqueline Stevenson, née le 4 juillet 1933 à Winnsboro en Caroline du Sud, est une femme américaine, qui a été élue Miss USA 1954, puis Miss Univers 1954.
Elle est la première Miss USA devenue Miss Univers.
En 1953, elle est couronnée Miss Caroline du Sud USA 1954, et remporte le titre de Miss USA 1954.
C'est à Martha Rocha Miss Brésil 1954, à l'époque, les médias ont rapporté que l'américaine Miriam Stevenson avait remportée le concours due à deux pouces de plus sur ses hanches, ce qui lui aurait entravé sa victoire au concours Miss Univers 1954. L'histoire des deux pouces a été inventé par le journaliste João Martins dans la revue O Cruzeiro pour consoler la fierté brésilienne.
En 1954, Miriam succède à Christiane Martel, Miss Univers 1953.
Après son règne de Miss, elle fait une brève carrière de modèle, pose pour le magazine Variety.
Miriam Stevenson devient animatrice de télévision pour la filiale NBC et WIS-TV dans les années 1970, ce fut là qu'elle a rencontré son futur mari Georges Upton.
Ils ont eu deux enfants. Leur fils, Donald Upton, est un ancien dirigeant de télécommunications et fondateur du développement économique et des affaires publiques firme mondiale à Fairfield.
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Michel Huglo est un musicologue français né le 14 décembre 1921 à Lille et mort le 13 mai 2012 à Washington.
Michel-Victor-René-Marie-Joseph Huglo naît le 14 décembre 1921 à Lille.
En 1940, il prépare le concours d'entrée à l' École nationale des Chartes. Cependant, il visite l' abbaye Saint-Pierre de Solesmes, le 22 juin, dans l'optique d'entendre la célébration en grégorien. Intéressé et motivé par la messe des défunts célébrée, il décide de changer la vie.
Entre 1941 et 1960, il est moine de ce monastère. De 1941 à 1947, il y étudie la philosophie et la théologie, avant de collaborer à la collection Paléographie musicale entre 1949 et 1960 et de travailler à l’ édition critique du Graduel romain.
En 1960, Michel Huglo renonce à la vie religieuse mais poursuit ses recherches sur les sources primaires du Moyen Âge au CNRS, où il devient chargé de recherche en 1962.
En 1969, il obtient son doctorat à la Sorbonne, sous la direction de Jacques Chailley, avec sa thèse Les Tonaires (1971), puis un doctorat d'État de l' Université de Paris X en 1981.
En 1972, il devient directeur de recherche au CNRS puis enseigne la paléographie médiévale à l' École pratique des hautes études entre 1973 et 1986, et les écrits musicaux médiévaux à l' Université libre de Bruxelles de 1974 à 1987. Comme chercheur, ses travaux se concentrent sur l'étude de la monodie médiévale religieuse et les débuts de la polyphonie.
Michel Huglo est fondateur et directeur, entre 1973 et 1986, du département de musicologie de l' Institut de recherche et d'histoire des textes (IRHT). Il reçoit la médaille d'argent du CNRS en 1987.
Après sa retraite, il s'installe aux États-Unis, en 1988. Il est consultant pour les manuscrits anciens au Walters Art Museum (1988-1989), professeur invité de musicologie à l' Université de Vienne (1990), chercheur invité à l' Institute for Advanced Study de Princeton (1990-1991), professeur invité à l' Université de New York (1993), et professeur adjoint de recherche à l' Université du Maryland, College Park (2000-2012). Il reçoit le titre de docteur honoris causa de l' Université de Chicago en 1991, est élu membre correspondant de la Société américaine de musicologie (en) en 1997, membre honoraire de la Société internationale de musicologie en 2007 et membre de la Medieval Academy of America en 2008.
Michel Huglo meurt à Washington le 13 mai 2012.
Parmi les écrits de Michel Huglo, figurent notamment :
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Le traité de Rapallo fut signé le 16 avril 1922 par l' Allemagne de Weimar et la République soviétique fédérative socialiste de Russie en marge des accords de Gênes de 1922.
Ce traité permet aux deux signataires de rompre l'isolement dont ils sont l'objet après la Première Guerre mondiale et la révolution d'Octobre.
«L’accord germano-russe de Rapallo, un « produit dérivé » des initiatives britanniques, nourrit encore plus la méfiance en France. Dans cette affaire, le jeu de la SDN est peu perceptible. L’organisation n’a montré aucune autorité dans la reconstruction économique d’ensemble de l’Europe. Aucune solution de type union générale n’a émergé. »
Il est négocié par Walther Rathenau et Ago von Maltzan (de), côté allemand, et par Christian Rakovski et Adolf Joffé, côté soviétique. Le juriste Evgueni Pachoukanis participa aussi à son élaboration.
Par ce traité, l'Allemagne et la RSFS de Russie (qui formera l'URSS en décembre 1922) renoncent aux réparations de guerre qu'elles se doivent l'une à l'autre et rétablissent des relations diplomatiques et commerciales (clause de la nation la plus favorisée).
Il met aussi en place une collaboration militaire secrète qui durera jusqu'en 1933 avec des camps d'entraînement allemands secrets en URSS dont une école des gaz de combat à Chikhany, une école d'aviation près de Lipetsk et un centre d'études et d'entrainement des chars de combat à Kazan.
Par ce traité (précisément la collaboration militaire secrète), l'Allemagne va se réarmer, cet accord constituant alors une entorse grave au traité de Versailles.
Le gouvernement allemand, représenté par Walther Rathenau, ministre d'État, et le Gouvernement de la République socialiste fédérative soviétique de Russie, représenté par M. Tchitcherine, commissaire du peuple, sont convenus des dispositions suivantes.
Les deux gouvernements sont convenus que les arrangements conclus entre le Reich allemand et la Russie, à l'égard des questions datant de la période de la guerre entre l'Allemagne et la Russie, doivent être définitivement réglées sur la base suivante :
Le Reich allemand et l'Union des républiques socialistes soviétiques conviennent mutuellement de renoncer à leurs demandes d'indemnisation pour les dépenses encourues à cause de la guerre, et aussi des dommages de guerre, c'est-à-dire, tous les dommages qui peuvent avoir été subis par eux et par leurs ressortissants dans les zones de guerre à cause des mesures militaires, y compris toutes les réquisitions en pays ennemi. Les deux parties conviennent également de renoncer à une indemnisation pour les dommages civils, qui peuvent avoir été subis par les ressortissants d'une Partie sur le compte de ce qu'on appelle des mesures exceptionnelles de guerre ou pour le compte des mesures d'urgence menées par l'autre partie.
les relations juridiques dans les affaires publiques et privées découlant de l'état de guerre, y compris la question du traitement des navires marchands, qui sont tombés dans les mains d'une partie, doivent être réglées sur une base de réciprocité.
l'Allemagne et la Russie s'entendent pour renoncer à leurs demandes d'indemnisation pour les dépenses encourues par chacune des parties en faveur des prisonniers de guerre. En outre, le gouvernement allemand accepte de renoncer à la rémunération en ce qui concerne les dépenses engagées par elle au nom des membres de l' Armée rouge internés en Allemagne. Le Gouvernement russe accepte de renoncer à la restitution du produit de la vente réalisée en Allemagne de l'armée de magasins mis en Allemagne par les membres internés de l'Armée rouge mentionnés ci-dessus.
L'Allemagne renonce à toute réclamation contre la Russie qui a pu naître grâce à l'application, jusqu'à présent, des lois et des mesures de la Russie-République socialiste fédérative soviétique de ressortissants allemands ou leurs droits privés et les droits du Reich allemand et les États, et aussi aux demandes qui ont pu naître grâce à toutes les autres mesures prises par la République fédérale socialiste soviétique de Russie ou par leurs agents contre les ressortissants allemands ou les droits privés, à condition que le gouvernement de la Russie soviétique, la République fédérative socialiste ne satisfait pas les demandes d'indemnisation d'un nature similaire faite par une tierce partie.
Les relations diplomatiques et consulaires entre le Reich allemand et la République fédérative socialiste soviétique de Russie doivent être reprises immédiatement. Les conditions d'admission des consuls des deux parties doivent être déterminées au moyen d'un accord spécial.
Les deux gouvernements ont en outre convenu que la création du statut juridique des ressortissants d'une partie, qui vivent sur le territoire de l'autre partie, et le règlement général des relations mutuelles, commerciales et économiques, doivent être effectués sur le principe de la nation la plus favorisée. Ce principe, cependant, ne s'applique pas aux privilèges et aux installations dont la République fédérative socialiste soviétique de Russie peut accorder à une République soviétique ou à tout État qui dans le passé a fait partie de l'ancien Empire russe.
Les deux gouvernements doivent coopérer dans un esprit de bonne volonté mutuelle pour répondre aux besoins économiques des deux pays. Dans le cas d'un règlement fondamental de la question ci-dessus sur une base internationale, un échange d'opinions doit préalablement avoir lieu entre les deux Gouvernements. Le gouvernement allemand, après avoir été récemment informé des accords proposés par des entreprises privées, se déclare prêt à donner tout le soutien possible à ces dispositions et de faciliter leur entrée en vigueur.
Articles 1 et 4 du présent Accord entrera en vigueur le jour de la ratification, et les dispositions restantes entreront en vigueur immédiatement.
Texte original fait en double exemplaire à Rapallo, le 16 avril 1922
Signé : Rathenau
Signé : Tchitcherine
Le plénipotentiaire du gouvernement allemand, à savoir Freiherr von Maltzan, sous-secrétaire permanent aux affaires étrangères ; le plénipotentiaire de la République socialiste soviétique d'Ukraine, à savoir, M. Waldemar Aussem, membre du Comité exécutif central de toute l'Ukraine, et aussi les plénipotentiaire du gouvernement de la République socialiste soviétique de Biélorussie, la République socialiste soviétique de Géorgie, la République socialiste soviétique d'Azerbaïdjan, de la République socialiste soviétique d'Arménie, et la République de l'Extrême-Orient, à savoir M. Nikolaus Krestinski, plénipotentiaire et ambassadeur de la Russie République socialiste soviétique de Berlin ; après avoir communiqué leurs pleins pouvoirs, trouvés en bonne et due, sont convenus des dispositions suivantes :
Le traité signé à Rapallo, le 16 avril 1922 entre le Reich allemand et l'Union des républiques socialistes soviétiques s'appliquent, mutatis mutandis, aux relations entre le Reich allemand, d'une part, et ; de la République socialiste soviétique d'Ukraine ; de la République socialiste soviétique de Russie blanche ;, la République socialiste soviétique de Géorgie ; de la République socialiste soviétique d'Azerbaïdjan ;, la République socialiste soviétique d'Arménie, et ;, la République de l'Extrême-Orient,
ci-après dénommés États alliés de l'URSS --- d'autre part. Comme concerne l'article 2 du traité de Rapallo, cela doit être valable pour l'application vers le bas au 16 avril 1922, des lois et mesures qui y sont spécifiées.
Le gouvernement allemand et le Gouvernement de la République socialiste soviétique de l'Ukraine sont convenus que la détermination et le règlement des revendications telles que peuvent avoir surgi en faveur soit du gouvernement allemand ou du gouvernement de l'Ukraine depuis la conclusion de l'état de la guerre entre l'Allemagne et l'Ukraine pendant la période durant laquelle les troupes allemandes étaient présents en Ukraine doit être réservé.
Tous les ressortissants de l'une des parties contractantes qui résident sur le territoire de l'autre partie jouiront de la protection juridique complète de leurs personnes en conformité avec le droit international et les lois générales du pays de résidence.
Les ressortissants du Reich allemand qui entrent sur le territoire des États alliés à l'URSS en conformité avec la réglementation sur les passeports, ou qui sont à l'heure actuelle, résident, doit être accordée en ce qui concerne l'inviolabilité de tous les biens pris avec eux et de tous les biens acquis sur le territoire des États alliés à l'URSS condition que l'acquisition et l'emploi de cette propriété est en conformité avec les lois de l'État de résidence ou d'accords spécifiques passés avec les autorités compétentes de cet État. L'exportation des biens acquis dans l’État alliés à l'URSS doit, sauf disposition contraire prévue dans les accords spéciaux, régies par les lois et règlements de l'État alliés à l'URSS.
Les Gouvernements des États alliés à l’URSS est en droit d'établir, à des endroits en Allemagne où ils ont des représentants diplomatiques ou un de leurs agents consulaires, les bureaux commerciaux nationaux qui ont le même statut juridique que la délégation commerciale russe en Allemagne. Dans ce cas, ils doivent reconnaître comme obligatoire sur eux-mêmes tous les actes juridiques effectués soit par le directeur de leur bureau de commerce ou par les fonctionnaires investis par lui avec pleins pouvoirs, à condition que ceux-ci agissent en conformité avec les responsables des pleins pouvoirs qui leur sont accordés.
Afin de faciliter les relations économiques entre le Reich allemand d'une part, et les États alliés à l'URSS, d'autre part, les principes suivants ont été fixés : Tous les accords conclus entre les ressortissants du Reich allemand, les personnes morales ou les entreprises allemandes d'une part, et les gouvernements des États alliés à l'URSS, ou leurs bureaux commerciaux nationaux mentionnés à l'article 4, ou des individus, juridiques ou des entreprises appartenant à ces États, d'autre part, et aussi les effets économiques de ces accords, doivent être traités selon les lois de l’État dans lequel ils ont été conclus et sont soumis à la juridiction de cet État. Cette disposition ne s'applique pas aux accords qui ont été conclus avant l'entrée en vigueur du présent traité. Les accords mentionnés sous peuvent contenir une clause d'arbitrage. Des dispositions peuvent également être faites dans de tels accords pour les amener sous la juridiction de l'un des États contractants.
Les alliés des États avec l'URSS doivent permettre aux personnes qui possédaient la nationalité allemande, mais qui l'ont depuis perdu, et aussi pour leurs épouses et leurs enfants, à quitter le pays, à condition que la preuve n'est pas qu'ils sont, le transfert de leur résidence en Allemagne.
Les délégations des deux parties et toutes les personnes employées à leur égard doivent s'abstenir de toute agitation ou de propagande contre le gouvernement et les institutions nationales du pays dans lequel ils résident.
Le présent traité peut, en ce qui concerne les articles ci-dessus 3 à 6, et aussi en ce qui concerne l'application correspondante de l'article 4 du traité de Rapallo, être dénoncé à trois mois de préavis ne soit donnée. La dénonciation peut être notifiée par l'Allemagne à l'un des alliés des États avec l'URSS à prendre effet que pour ses relations avec cet État et, inversement, par l'une quelconque de ces États à Allemagne, pour prendre effet seulement pour les relations entre cet État unique et l'Allemagne. Si le traité ainsi dénoncé n'est pas remplacé par un traité commercial, les gouvernements concernés ont le droit, à l'expiration de la période de préavis, de nommer une commission de cinq membres dans le but de liquider les transactions commerciales telles que ont déjà été entamées. Les membres de la commission doivent être considérés comme des représentants d'un caractère non diplomatique et de liquider toutes les transactions au plus tard dans les six mois suivant l'expiration du présent traité.
Le présent traité sera ratifié. Des instruments spéciaux de ratification seront échangés entre l'Allemagne d'une part, et chacun des États alliés à la RSFSR sur l'autre main. Dès que l'échange sera fait, le traité entrera en vigueur entre les États participant à l'échange.
Fait le 5 novembre 1922
Signé : Maltzan
Signé : W. Aussem
Signé : N. Krestinski
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Le défaitisme est une acceptation de la défaite sans aucune résistance. Dans le terme courant, le défaitisme possède une connotation négative et souvent lié à la trahison et au pessimisme, ou même à une situation perçue comme désespérante. Le terme est également et communément utilisé en tant que contexte militaire : un soldat peut être défaitiste si celui-ci refuse tout combat car il pense être sûr de perdre ou que c'est un combat perdu d'avance. Le terme peut également être utilisé notamment dans la politique, le sport, la psychologie et la philosophie.
Le défaitisme est un mouvement dans la politique depuis la guerre franco-prussienne de 1870. Les défaitistes sont convaincus qu'il serait plus efficace et moins coûteux pour la République d'accepter une défaite ou une perte de territoire que de continuer ou déclencher une guerre. Cela se montre bien dans les accords de Munich de 1938.
Le défaitisme révolutionnaire est un défaitisme à visée idéologique visant à désagréger un bloc de nations bellicistes dans leur ensemble. Lénine le professa lors de la Première Guerre mondiale. Entre les années 1934 et 1938, Trotsky pousse plus loin la logique de Lénine et préconise d’adapter les actions des militants non seulement à leur lieu d’action mais également à la conjoncture. En 1938, lors de la fondation de la Quatrième Internationale, les deux délégués autrichiens représentants des Revolutionäre Kommunisten Österreichs (RKÖ), Karl Fischer et Georg Scheuer, soutiennent que les Thèses sur la guerre éditées par le Secrétariat International pour la IV Internationale en 1934 ne disent pas ce qui devrait l’être d’un point de vue marxiste-léniniste au sujet de la question de la guerre.
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Les remparts de Vannes sont les fortifications érigées entre les III et XVII siècles pour protéger la ville de Vannes dans le département du Morbihan en France. Fondée par les Romains à la fin du I siècle av. J.-C. sous le règne d’ Auguste, la civitas Venetorum se voit contrainte de se protéger derrière un castrum à la fin du III siècle, alors même qu'une crise majeure secoue l’ empire romain. Cette première enceinte demeure la seule protection de la cité pendant plus d’un millénaire. C’est à l’époque du duc Jean IV, à la fin du XIV siècle, que l’enceinte de la ville est réédifiée et étendue vers le sud pour protéger les nouveaux quartiers. Le duc veut faire de Vannes non seulement un lieu de résidence mais également une place forte sur laquelle il peut s’appuyer en cas de conflit. La superficie de la ville intra-muros est doublée et le duc adjoint à la nouvelle enceinte sa forteresse de l’Hermine.
Les guerres de la Ligue de la fin du XVI siècle obligent la ville à se doter de plusieurs bastions polygonaux (Gréguennic, Haute-Folie, Brozilay, Notre-Dame). L’éperon de la Garenne est le dernier ouvrage défensif construit à Vannes vers 1630. À partir de 1670, le roi Louis XIV vend morceau par morceau les éléments des remparts afin de financer ses guerres. L'événement le plus significatif est, en 1697, le don à la ville de Vannes des ruines du château de l'Hermine, qui servent alors au réaménagement du port et à l'entretien des bâtiments municipaux.
Les aménagements urbains du XIX siècle ont pour conséquence la démolition de plusieurs segments de la muraille nord et ouest. Il faut attendre la destruction partielle en 1886 de la porte Prison, un des plus vieux accès à la vieille ville, pour voir des Vannetais attachés à leur patrimoine se réunir pour former une association de défense du patrimoine en 1911. S’ensuit la mise en place progressive de la protection des remparts au titre des monuments historiques entre 1912 et 1958. Depuis plusieurs décennies, la ville entreprend la remise en état et la mise en valeur des parties des remparts dont elle est propriétaire. Clé de voûte du patrimoine vannetais et élément touristique par excellence, les remparts de Vannes comptent parmi les rares fortifications urbaines qui subsistent encore en Bretagne.
À la fin du III siècle, sous la menace des peuples germaniques, l' empereur Probus autorise Darioritum, comme toutes les cités du litus Saxonicum, à élever des fortifications. La bourgade antique de Vannes s'entoure dès lors de remparts sur la colline du Mené et abandonne la colline de Boismoreau qui formait le cœur de la cité. L'élection de cet emplacement tenait à sa configuration : la colline du Mené est à cette époque un promontoire rocheux entouré de marécages. Cette première enceinte est grossièrement triangulaire et s'étend de l'actuelle rue du Méné, au nord, jusqu'à la place des Lices, au sud. Il s'agit plus précisément d'un « hexagone irrégulier comprenant trois grands côtés, de longueurs inégales, reliés l'un à l'autre par trois petits côtés, aussi de longueurs inégales ». Cette première enceinte, d'un périmètre inférieur à 1 000 m, englobe environ 5 hectares.
Les sources se tarissent ensuite sur les siècles qui suivent. Ce qui est certain, c'est qu'une forteresse est attestée au X siècle sur la muraille nord. Certaines sources mentionnent les V ou VI siècle s comme période possible pour sa construction, puisqu'il semblerait qu' Eusèbe, roi semi-légendaire de Vannes, utilisait déjà ce château comme demeure au début du VI siècle. Cette forteresse a été baptisée château de la Motte. Son étymologie n'est pas tranchée : peut-être à cause de sa position dominante sur la ville ou à cause d'importants exhaussements lors des travaux de terrassements. Le château de la Motte est par la suite la demeure des comtes de Vannes, puis celle de certains des rois et ducs de Bretagne, entre autres : Macliau, Waroch, Nominoë ou encore Jean I et Pierre Mauclerc.
Les guerres incessantes du duc avec ses voisins au cours du XII siècle fragilisent les remparts. Ainsi, la cité est assiégée cinq fois entre 1156 et 1175, à deux reprises par Henri Plantagenêt (en 1168 et 1175). C'est ainsi que le duc Jean I décide d'engager à partir de 1237 la réfection des remparts. Le séisme de 1287 incite son successeur, Jean II, à continuer les travaux, qui se terminent en 1305. Le château de la Motte, trop endommagé par ce séisme, est alors cédé à l' évêque Henri Tore. Celui-ci décide sa reconstruction à partir de 1288 pour en faire le manoir épiscopal de la Motte, la demeure des évêques de la ville.
En 1342, en pleine guerre de Succession de Bretagne, la ville subit quatre autres sièges en changeant de mains plusieurs fois entre le parti de Charles de Blois, soutenu par les Français, et celui de Jean de Montfort. Les Vannetais, qui se déclarent favorables à Jean de Montfort en 1341, se rendent à l'armée de Charles de Blois au début de l'année 1342, mais une armée anglaise, commandée par Robert III d'Artois, reprend la ville au mois d'août. Quelques jours plus tard, Olivier de Clisson reprend la ville pour le compte des Français au bout d'un nouveau siège où Robert d'Artois est mortellement blessé. La ville résiste victorieusement à un dernier siège mené par Édouard III d'Angleterre en novembre.
L'accès à la ville close pendant le Haut Moyen Âge se fait par cinq portes : Saint-Patern, Saint-Salomon, Bali, Saint-Jean et Mariolle.
Après la guerre, Jean IV, fils de Jean de Montfort, désigné duc de Bretagne par le traité de Guérande, fait réparer et agrandir les remparts vers le sud pour englober les faubourgs de la ville. La superficie de la ville close passe alors de 5 à 13 hectares. Deux portes et leurs barbacanes, Calmont et Gréguennic, sont ajoutées à l'enceinte ; la ville se dote également de trois tours vers le milieu du XV siècle : la tour du Bourreau, la tour Poudrière et la tour Joliette. Les travaux ne seront réellement achevés que sous les règnes de Jean V et de François II.
Jean IV ajoute à ce renforcement des défenses de la ville l'édification de sa nouvelle demeure, le château de l'Hermine, dont la construction va s'étendre de 1380 à 1385. Pour ce faire, il échange le moulin qu'il possède à Pencastel (Arzon) contre celui de la Garenne, appartenant à l' abbaye Saint-Gildas de Rhuys. Preuve de l'importance naissante de cette nouvelle résidence, les naissances et les mariages s'y succèdent à la fin du siècle et au début du suivant : Jean V y naît en 1389 et Jeanne de Navarre y épouse Henri IV d'Angleterre par procuration en 1402. Elle devient le lieu de résidence quasi permanent des ducs suivants jusque François II, qui préfère le séjour nantais, où il se fait bâtir un nouveau château. Le château de l'Hermine devient alors lieu de refuge ou de détention, au gré de la volonté du duc et de la qualité de ses « invités » : lieu de séjour de Charles de France en lutte contre son frère Louis XI entre 1466 et 1467 ou de Henri Tudor en 1483 - 1484 et prison de Guillaume Chauvin, ex-chancelier de Bretagne, entre 1481 et 1484.
La guerre se ravivant quelques années plus tard, la ville est assiégée et prise à cinq reprises entre 1487 et 1490. La défaite bretonne lors de cette guerre sonne le glas de l'indépendance bretonne, concrétisée près de quarante ans plus tard, le 4 août 1532, avec la requête des États de Bretagne, au château de la Motte, auprès du roi de France François I pour l' union de la Bretagne à la France.
Cette miniature de Jean de Wavrin représente la seconde prise de Vannes en 1342 par Jean de Montfort et le camp anglais. Le combat a lieu dans les fossés de la cité entre la tour Poudrière et la porte Prison. Anachronique puisque ces éléments ont été construits après 1430 et que la tour romane de la cathédrale située en arrière-plan ne fut reconstruite qu'après 1450, cette représentation est cependant fidèle aux remparts du milieu du XV siècle. Les armes (épées et arcs) des soldats sont typiques du milieu du XIV siècle alors que les archères sont adaptées à l' artillerie à feu (milieu XV siècle).
L'intégration de la Bretagne au royaume de France apporte une certaine accalmie, tant économique que militaire. L'utilité des remparts est moins certaine, mais la ville continue à les entretenir dans une certaine mesure au XVII siècle, bien que la démolition du château de l'Hermine ait été décidée à cette époque.
À la fin du XVI siècle, quand sévissent les guerres de religion, plusieurs villes stratégiques en Bretagne adoptent le principe des fortifications bastionnées, une obligation liée à l'amélioration de l' artillerie. Sous la Ligue, Vannes se rallie au duc de Mercœur, gouverneur de Bretagne et ligueur. Lors de son séjour à Vannes en 1592, il emploie ses ingénieurs et ses architectes à l'amélioration des fortifications de la cité. La ville entreprend alors le renforcement des remparts au moyen des bastions de Gréguennic, Brozillay et Haute-Folie au sud-est de l'enceinte. Au sud, une ouverture est percée pour la communication avec le port. C'est la porte de Kaër-Calmont, qui deviendra porte Saint-Vincent quelques décennies plus tard. Entre 1594 et 1598, des troupes espagnoles sont postées dans la ville conformément aux vœux du duc de Mercœur et du gouverneur de Vannes, René d'Arradon. Les caisses de la ville sont vides et les travaux ne sont toujours pas achevés en cette fin de XVI siècle.
Après l'échec de la Ligue, Vannes subit les contrecoups de l'instabilité politique et des évènements qui se passent sur les côtes de l'Atlantique. Bien que la cité n'ait plus de rôle stratégique, son enceinte reçoit d'ultimes aménagements défensifs dans les premières décennies du XVII siècle. Les bastions élevés en grande hâte sous la Ligue sont améliorés entre 1611 et 1619. Jean Bugeau reconstruit en pierre le bastion de Notre-Dame. Celui de Haute-Folie est reconstruit suivant le principe de pilotis par André Bugeau. La porte Saint-Salomon devait également accueillir un bastion, mais le projet est resté sans suite.
Entre 1622 et 1624, Jean Bugeau est à la charge du chantier du pont et de la porte de Kaër-Calmont (Ker-Calmont). Les travaux s'achèvent en 1624, la porte est alors renommée porte Saint-Vincent en hommage au prédicateur saint Vincent Ferrier, mort à Vannes en 1419. L'éperon de la Garenne, destiné à protéger le passage de la porte Poterne est construit par l'architecte vannetais Antoine Angueneau entre 1626 et 1628 après le désistement du nantais Jacques Corbineau.
Vannes va connaître une extension urbaine dans la seconde moitié du XVII siècle et ceci grâce à une forte croissance économique et religieuse ainsi qu'à l'installation dans la cité du Parlement de Bretagne entre 1675 et 1689. À la suite de l'augmentation régulière de la population et pour faciliter la circulation dans l'intra-muros, la ville se consacre à divers aménagements. Avec la construction, entre 1678 et 1688, des portes Poterne et Saint-Jean par l'architecte François Cosnier, la ville compte désormais six portes.
L'évêque Charles de Rosmadec reconstruit le manoir de la Motte à partir de 1654, mais, en 1688, son démantèlement est décidé. En 1697, les vestiges du château de l'Hermine sont donnés à la ville, par le roi de France Louis XIV. Il sert alors, ainsi que les pans de la muraille en démolition, de carrière pour la réfection des bâtiments municipaux.À la fin du XVIII siècle, la ville programme la destruction d'une partie des remparts pour prévenir le risque d'effondrement des éléments les moins bien entretenus mais également pour élargir les voies de circulation. En 1784, la porte Notre-Dame et une partie du bastion du même nom sont démolies. Pendant la révolution, en 1791, la porte Saint-Salomon s'effondre.
Julien Lagorce, traiteur, achète le site de l'ancien château de l'Hermine pour y bâtir un hôtel en 1785. En 1791, le manoir de la Motte est abandonné par l'évêque de l'époque, Sébastien-Michel Amelot. Neuf ans plus tard, les services de la préfecture du Morbihan s'y installent. Mais, mal entretenu, celui-ci continue de se détériorer. Un pan de mur s'effondre en 1860, précipitant le départ des services préfectoraux qui s'installent dans le bâtiment actuel en 1865.
Au cours du XIX siècle, la ville met à exécution le plan d’embellissement dessiné en 1785 - 1787 par l'ingénieur Maury. L'aménagement de la place Gambetta masque les remparts de part et d'autre de la porte Saint-Vincent. D'autres portions des murailles sont démolies afin de faire percer de nouvelles rues. La rue Le Mintier de Lehélec est percée à l'ouest en 1826 - 1827. Le manoir de la Motte est rasé peu de temps après, ainsi que toute la partie septentrionale des murailles, lors du percement de la rue Émile Billault (1862 - 1867). Une partie du manoir a survécu dans l' Hôtel de France jusqu'à sa démolition complète en 1912.
L'alignement des douves du port et la création de la rue Thiers entre 1870 et 1900 provoque la destruction des remparts entre la tour Saint-François au bastion de Haute-Folie y compris le bastion de Brozillay. En 1886, la porte sud de la porte Prison est démolie.
Avec près des trois-quarts de ses remparts préservés et malgré la destruction de plusieurs segments au XIX siècle, l'enceinte urbaine de Vannes est une des mieux conservées de Bretagne. L'élément déclencheur de la sensibilisation des Vannetais est, en 1911, la rumeur de la destruction totale de la porte Prison, qui avait déjà été partiellement démolie en 1886, afin d'élargir la rue.
Des Vannetais, attachés à leur patrimoine, se groupent pour fonder, dès 1911 La Société des Amis de Vannes, une association de défense du patrimoine de la ville dont l'action (tout d'abord le lancement d'une souscription auprès de la population, cette collecte permet de récolter 5 000 francs Or, reversés à la Municipalité de l'époque) permet l’achat de la porte par la ville et sa sauvegarde.
Ainsi, le classement en 1912 de la porte Prison au titre des monuments historiques inaugure une politique de protection des remparts. Celle-ci est bientôt suivie par le classement de la totalité du patrimoine fortifié de la ville, l'année 1958 marquant la fin de ce processus avec la protection du bastion de Gréguennic. Dès 1950, le maire, Francis Decker, a l'idée de créer un jardin à la française afin de mettre en valeur la partie orientale de la muraille laissée jusqu'alors en friche. Le plan de sauvegarde et de mise en valeur est, depuis 1982, un outil de protection du secteur sauvegardé de la vieille ville, politique relayée par la signature entre la ville et le ministère de la culture de la convention Ville d'art et d'histoire.
La protection et la mise en valeur des remparts prennent plusieurs formes, des nombreux chantiers de restauration à la tenue d'expositions (tour du Connétable, festival de photographies maritimes…) en passant par l'installation de l' Institut culturel de Bretagne et de nombreuses associations dans l' Hôtel Lagorce (dit château de l'Hermine), feux d'artifice, projection de lumière et organisation d’événements au pied des remparts (salon du livre, fêtes historiques, Fêtes d'Arvor, exposition Photo de Mer).
Les éléments qui suivent sont décrits dans le sens des aiguilles d'une montre à partir du bastion Notre-Dame situé au nord-ouest de la première enceinte. Tous les éléments des remparts ne sont pas la propriété de la ville de Vannes et ne sont pas accessibles lors de visites guidées ou librement. Les remparts ne sont pas dans leur intégralité visibles depuis les axes de circulation. De nombreux éléments sont intégrés dans le paysage urbain. « En adoptant un calcul sommaire, on peut avancer que les remparts de Vannes sont détruits pour un tiers, cachés pour un deuxième tiers et dégagés pour le dernier tiers ». Le tableau suivant récapitule le statut des éléments ainsi que leur accessibilité (2012).
Sous la Ligue, à la fin du XVI siècle, un bastion est construit pour protéger la porte Notre-Dame, celui-ci sera reconstruit à la hâte entre 1616 et 1618 par l'architecte Jean Bugeau. Lors de l'ouverture de la rue Billault entre 1865 et 1866, le flanc nord du bastion est détruit. Le flanc sud, toujours visible, est doté de deux embrasures de tirs de grande taille. En 2014, la ville acquit le numéro 29 de la rue Emile Burgault puis le numéro 27 en 2019 afin de déconstruire les immeubles cachant une partie du bastion afin de le mettre en valeur et le rendre accessible au grand public.
La partie des remparts allant du bastion Notre-Dame à la rue Saint-Salomon et celle à laquelle est accolé le bastion, rue Émile-Burgault, font l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis respectivement les 26 et 27 novembre 1956.
La porte Saint-Jean tient son nom de la chapelle du même nom, située à proximité de la cathédrale, détruite en 1856. Fermée avant 1358, elle est rouverte en 1688 par l'architecte vannetais François Cosnier. Elle reçut les noms de Porte du Mené, Porte du Bourreau (à cause de la proximité de la tour du Bourreau), Porte du Nord et Porte de l'Âne. Le haut de la porte est doté d'une plaque de pierre posée par les « Amis de Vannes » en 1911 ou 1912, selon une volonté ancienne des États de Bretagne de voir placer au-dessus de cette porte le blason de France, entouré des armoiries du duc de Chaulnes, gouverneur de Bretagne, de Lavardin de Beaumanoir, lieutenant général à Rennes, du comte de Lannion, gouverneur de Vannes, et enfin, celles de la ville de Vannes.
La partie des remparts allant de la Porte-prison à la Porte Saint-Jean, ainsi que la porte Saint-Jean, font l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis le 26 novembre 1956.
Cette tour dotée de mâchicoulis bretons à arcs sur consoles, anciennement appelée tour des Filles car servant de prison aux femmes, est aménagée après la construction de la seconde enceinte. Basée sur des fondations datant du XIV siècle, la tour est achevée au milieu du XV siècle. Le nom de tour du Bourreau provient de sa fonction de logement pour l'exécuteur assermenté de la ville.
La tour du Bourreau ou tour des Filles et portion des anciens remparts lui faisant suite vers l'est fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis le 29 juillet 1927.
La porte,.
Porte fortifiée au nord-est des remparts de la ville, la porte Prison est l'un des plus anciens accès à la ville close. Construite au XIII siècle sous le règne du duc Jean II, elle est dénommée porte Saint-Patern, du nom du quartier qu'elle dessert. Au cours de la seconde moitié du XIV siècle, sous le duc Jean IV, la porte est dotée d'un pont-levis à bascule, d'une poterne pour le passage des piétons et d'un grand arc de décharge surbaissé. Son successeur Jean V poursuit les travaux qui consistent en la réfection des parties hautes rehaussées de mâchicoulis bretons à arcs brisés sur consoles et la construction d'une barbacane puis de canonnières. La porte fortifiée est commandée par un système de double pont-levis, un pour la porte charretière et un pour le passage piéton. Au XV siècle est inséré entre les rainures du pont-levis un écusson maintenant détérioré (martelé à la Révolution), probablement aux armes de Bretagne. Sous la Révolution, les suspects et les condamnés y sont enfermés : religieux et prêtres réfractaires, dont le bienheureux Pierre-René Rogue, ou royalistes, comme l'état-major des émigrés débarqués à Quiberon en 1795. La porte prend alors le nom de porte Prison. À la suite de la construction d'une nouvelle prison, la porte et les tours sont vendues à un particulier en 1825. La seconde moitié du XIX siècle voit l'aliénation de l'édifice à des propriétaires privés qui n'ont pas toujours les moyens de l'entretenir. La tour sud est démolie en 1886 (exception faite d'une partie de son rez-de-chaussée et du parement extérieur de son niveau inférieur) pour faire place à un immeuble de rapport.
La porte Prison et la tour y attenant, menacés de destruction, sont à l'origine de la fondation des Amis de Vannes qui les font classer au titre des monuments historiques le 2 mai 1912 et incitent la ville à les acheter le 25 juin 1912). Le soubassement de la tour gauche qui flanque la porte Prison est classé depuis le 24 mars 1936, cette partie étant acquise par la ville le 30 novembre 1936. Elle fait depuis l'objet de plusieurs campagnes de restaurations. Entre septembre 2010 et début 2012, des travaux comportant « la restauration des maçonneries extérieures, des parements intérieurs, des menuiseries, des sculptures au-dessus de la porte charretière ainsi que la reprise ponctuelle des ouvertures et la réfection de l’étanchéité sur les courtines et les vestiges de la tour sud », sont exécutés.
La tour Joliette est réaménagée dans la seconde moitié du XV siècle à la place d'une ancienne tour édifiée à la fin du XII siècle. Une partie de la courtine nord qui lui est attenante repose sur la muraille gallo-romaine d'origine. Des embrasures sont aménagées dans la tour pour permettre l'installation de pièces d' artillerie : deux archères-canonnières au niveau inférieur desservi par un long escalier droit.
La partie des remparts, dont la tour Joliette, fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis le 16 mai 1928.
Tout comme la tour Joliette, la tour Poudrière est réaménagée dans la seconde moitié du XV siècle sur les bases d'une ancienne tour du XII siècle. Cette tour dotée de casemates d'artillerie (deux canonnières desservies par un escalier droit et un retour) sert à la fin du Moyen Âge de réserve de poudre, ce qui lui vaut son nom de Poudrière. Une partie de courtine entre les tours Joliette et Poudrière est la seule section à être en permanence accessible au public, l'entrée s'effectuant rue des Vierges.
La tour Poudrière et parties attenantes des remparts fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis le 26 novembre 1956.
Cette grande tour se situe sur le flanc des remparts de la ville face au plateau de la Garenne. La tour du Connétable est érigée au milieu du XV siècle, époque des travaux d'agrandissement de la partie intra-muros de Vannes. Située non loin du château de l'Hermine, cette tour a peut-être fait partie de ses défenses. Bien que la tour dispose de casemates d' artillerie dans la salle basse, sa fonction principale est celle de résidence du connétable, le chef des armées du duc. Le nom de tour du Connétable provient donc de sa fonction de demeure pour le connétable de la ville ou bien parce qu'elle hébergea Arthur III de Bretagne, connétable de Richemont.La tour d'une hauteur de 20 m est bâtie sur cinq niveaux et est flanquée de deux escaliers. Les deux pièces principales sont éclairées par de grandes ouvertures, dont deux fenêtres à meneaux de pierre qui donnent sur le sud. La toiture pointue est dominée par une cheminée. La tour fut vraisemblablement liée à un projet de logis qui ne fut jamais réalisé, des maçonneries d'attente sont présentes côté intra-muros vers la place des Lices. Un timbre postal représentant les remparts illuminés et la tour du Connétable a été émis le 26 mars 1962 avec une oblitération Premier jour le 24 dans la ville.
La tour du Connétable et parties de remparts attenantes font l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis le 28 mai 1927.
Vannes décide de renforcer son enceinte une ultime fois en 1625 par la construction d'un bastion entre la tour du Connétable et les ruines du château de l'Hermine. Un projet est proposé par Jacques Corbineau, architecte lavallois, mais c'est l'architecte Antoine Augereau qui termine l'ouvrage entre 1626 et 1628. L'éperon de la Garenne se situe juste au nord de la porte Poterne. En forme d'as de pique, il possède une vaste casemate qui s'ouvre vers le nord. Deux embrasures de tir permettaient à l'artillerie de prendre en enfilade toute la courtine de la tour du Connétable. On retrouve à ses pieds les vieux lavoirs ainsi que quelques maisons en pierre.
L'éperon de la Garenne fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis le 10 décembre 1925.
C'est par un petit pont de pierre qui sert d'écluse à la rivière de Vannes, la Marle, qu'il est possible d'accéder à cette porte fortifiée. Celle-ci est ouverte entre 1678 et 1680 par Cosnier, à l'époque de l'embellissement de la ville. Au XVIII siècle, son arcade fut brisée afin d'élargir le passage. Une petite niche est placée au-dessus de la porte et accueille la copie d'une statue de bois polychrome du XVII siècle représentant la Vierge. L'original est déposé au musée de la Cohue.
La porte Poterne, terrasse et portion des remparts, font l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis le 28 juillet 1928.
L'hôtel Lagorce un des éléments des remparts ne faisant pas partie du système fortifié. Cet hôtel particulier intégré entre deux courtines est construit sur les ruines de l' ancienne forteresse du duc Jean IV de Bretagne. Progressivement abandonné, le château sert de carrière à partir du XVIII siècle. Ses soubassements sont afféagés en 1785 à Julien Lagorce, un traiteur vannetais qui construit un hôtel particulier en lieu et place de l'ancienne demeure ducale. Lagorce, ruiné, revend l'hôtel en 1802 à M. Castellot, un négociant lorientais. L'hôtel Lagorce, devenu Castellot puis Jollivet-Castellot est à nouveau cédé à un entrepreneur vannetais qui, après l'avoir restauré et surélevé en 1854, le cède en 1874 à l'État pour accueillir l'État Major de l'école d'artillerie. L‘aile Est de l'hôtel subit des travaux afin d'être réaménagé en salles de cours. Les murs de refend sont supprimés et des poutrelles métalliques sont posées afin de renforcer la structure de l'édifice. En 1960, l'hôtel devient le siège de l'administration du Trésor public jusqu'en 1974, date à laquelle la ville de Vannes en fait l'acquisition pour y installer l'école de droit du Morbihan. Depuis 2003, il est le siège de l' Institut culturel de Bretagne et abrite les locaux de plusieurs associations. Jusqu'en 2010, elle a également abrité la bibliothèque de la Société polymathique du Morbihan. En 2006, les salles du rez-de-chaussée ont été entièrement modernisées pour accueillir des expositions. Le souvenir de l'ancienne forteresse des ducs étant encore bien ancrée dans les mémoires, l'hôtel Lagorce est aujourd'hui plus connu sous le nom du château de l'Hermine.
Cette porte fortifiée et la tour à demi rasée qui la flanque datent des XIV et XV siècles. Elle doit son nom au fait que cette porte permet le passage entre la ville close et le quartier de Calmont situé au sud-est du centre-ville. Le double passage (passage charretier et piéton) était commandé par des pont-levis à flèches et protégé par des mâchicoulis, aujourd'hui disparus. Le troisième niveau de la tour fut rasé et présentait les mêmes caractéristiques que la tour trompette : la salle haute située sous une toiture pointue était cernée par un chemin de ronde couvert reposant sur des consoles de mâchicoulis. À droite de la porte, en haut de la courtine, on peut remarquer la présence de corbelets qui soutenaient un corps de garde construit en encorbellement au-dessus des douves.
Sous la porte charretière, on remarque la présence d'un renfoncement dans lequel se trouvait une porte dérobée. Les hypothèses font de cette ouverture soit un accès qui permettait la fuite, soit un embarcadère pour des petites embarcations. Au pied de la tour, se trouve l'entrée du canal souterrain de la Marle qui passe sous la place Gambetta jusqu'au port.
Après l'ouverture de la porte Saint-Vincent, dont la construction s'achève en 1624, la porte Calmont est fermée. En 1681, une construction est aménagée en face de la porte afin de supporter une écluse qui contrôle le débit de la Marle vers le port. Au XVIII siècle, une famille vannetaise fait de la courtine nord une petite promenade menant à un pavillon qui se situe contre l' Hôtel Lagorce. Lors de la restauration de la porte en 1992, l'architecte en chef des monuments historiques autorise l'installation d'un pont dormant en bois soutenu par une structure en métal afin de rétablir le passage entre l'intra-muros et une petite place ombragée avec vue sur l'Hôtel Lagorce et les jardins des remparts. En 2008, le parement extérieur de la courtine entre la tour Calmont et l'Hôtel Lagorce a été restaurée. En 2010 - 2011 des travaux d'étanchéité du sol de la courtine sont exécutés. En 2018, le mauvais état de la passerelle en bois débouchant sur le square Bertrand-Frélaut entraîne la fermeture provisoire de la Porte-Calmont. Des travaux consistant à la réfection complète de la passerelle sont effectués au début de l'année 2019. Les garde-corps auparavant en bois sont remplacés par du fer forgé. En parallèle de la remise en l'état de la passerelle, de nouveaux travaux de restauration sont mis en œuvre dont le rejointoiement du soubassement du parapet de la porte ainsi que le pavement de la venelle de la tour Trompette et l'effacement d'une marche située sous la porte afin de rendre le passage entre le square Bertrand-Frélaut et la rue Saint-Vincent accessible aux personnes à mobilité réduite.
La porte Calmont fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis le 29 juillet 1927.
Cette tour a été nommée d'après le héraut, trompette de la ville, à qui elle servait de logis. Il semble qu'elle date du XIV siècle pour sa base et de la seconde moitié du XV siècle pour les étages. « La rangée de consoles formant mâchicoulis supporte le parapet crénelé sur lequel s'appuie la couverture du chemin de ronde ».Elle est incendiée par les Espagnols en 1597, une troupe de 3 000 hommes envoyés par leur roi pour aider Philippe-Emmanuel de Lorraine, duc de Mercœur et gouverneur de Bretagne, pendant l'épisode de la Ligue catholique. Cet épisode lui a valu le surnom de tour Brûlée.
La tour Trompette fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis le 23 mai 1927.
À la fin du XVI siècle, une ouverture est percée au sud des remparts pour la communication avec le port : la porte de Kaër-Calmont. Entre 1620 et 1624, Jean Bugeau a la charge du chantier du pont et de la porte de Kaër-Calmont (ou Ker-Calmont). Les travaux achevés, la porte est alors renommée porte Saint-Vincent en hommage au prédicateur Saint Vincent Ferrier, mort à Vannes en 1419. La porte remplace des fortifications des XIV et XVI siècles dont un bastion subsiste derrière la partie gauche de la place : le bastion de Gréguennic. C'est un édifice classique à colonnes et niches en plein cintre.
Les marées successives du golfe endommagent la base de la porte et sa structure présente de graves détériorations au début du XVIII siècle. La porte est donc réparée une première fois en 1727. Un projet de reconstruction de la porte est engagé en 1738 mais les travaux de l'architecte Jannesson ne sont pas exécutés. La porte est entièrement reprise en 1747 par l'ingénieur Duchemin. Celui-ci conserve la façade conçue par Bugeau mais supprime la toiture et la chambre haute.
Dans la niche centrale, une statue datant de 1891 de Saint Vincent Ferrier rappelle l'importance de ce prédicateur dans l'histoire de Vannes. Les armes de la ville sont sculptées dans le granit à la même date. La statue originale du saint posée en 1624, réalisée à Nantes par le peintre vannetais Guillaume Lemarchand et remplacée lors de la Révolution par celle d'un sans-culotte, a disparu. Une légende veut que lorsque la main de la statue du saint s'abaissera, la cité sera engloutie par les eaux.
La porte Saint-Vincent est une « porte en pierre de taille de granite architecturée à trois travées encadrées de colonnes et trois niveaux. Au niveau inférieur, la porte charretière est encadrée par deux travées étroites, l'une aveugle, l'autre ouverte d'une porte piétonne. Deux niches s'ouvrent au second niveau dans les travées latérales, encadrant les armes de la ville. Le troisième niveau est constitué d'une niche médiane encadrée de volutes. ».
Fin 2014, des travaux d'entretien et de restauration extra et intra-muros de la porte sont effectuées ainsi qu'une remise en l'état de la statue de saint Vincent.
La porte Saint-Vincent fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis le 11 octobre 1928.
Il est fait mention dans des textes des XIV et XV siècles d'une porte fortifiée qui date de l'époque de l'agrandissement de l'enceinte vers le sud, la porte de Gréguennic. La porte de Gréguennic est, avec celle de Calmont, une des deux portes ouvertes au sud à la suite de l'extension de l'enceinte. La porte donne accès au port et « consiste en deux tours saillant sur la muraille ». Seuls le rez-de-chaussée de la tour est et la courtine adjacente de la tour ouest sont dotés d'archères. À l'origine, la porte est protégée par une simple herse à contrepoids. Une barbacane, « desservie par un pont dormant côté ville et par un pont-levis à flèches côté mer », vient en renfort de la porte au début du XV siècle. À la fin du XVI siècle, l'enceinte est renforcée par l'adjonction de bastions tels que le bastion de Gréguennic dont la construction est impulsée sous la gouvernance du duc de Mercœur. La barbacane disparaît et bien que dans sa presque totalité toujours existante, la porte perd son rôle d'ouverture assurant le passage dans la ville close.
La rénovation du site dès 1992 a permis de dégager ce bastion à quatre pans achevé en 1593 et construit pour assurer la défense des douves et du port. Les anciennes tours et la porte de Gréguennic ont été en grande partie conservées. La tour dispose de deux embrasures de tir. Cinq casemates sont installées en batterie dans l'épaisseur du mur ouest, le long d'un étroit couloir. Chacune d'entre elles est percée d'une embrasure de tir, à l'exception de celle du centre qui en dispose de deux, et d'un trou d'évent permettant l'évacuation des fumées des canons. Seul le pan sud-ouest ne dispose pas d'embrasure de tir. Les canons placés sur le chemin de ronde venaient renforcer le plan de tir du rez-de-chaussée.
On accède au bastion par l'ancienne porte qui devait avoir une grande importance si l'on en croit ses multiples agrandissements, fermetures ou surélévations avant son remplacement par la porte Saint-Vincent au XVII siècle. Aujourd'hui le bastion est entièrement masqué par l'aménagement de la place Gambetta et de l'intra-muros. La mise en place d'un sol vitrifié dans le passage couvert entre la place de la Poissonnerie et le bastion permet d'observer des vestiges des anciennes constructions.
Le bastion de Gréguennic fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis le 7 mars 1958.
Bâti à l'époque troublée des guerres de Religion, le bastion de Haute-Folie est à l'origine composé de terre et de gazon et doté d'un pont-levis. Le bastion est achevé par André Bugeau en 1618 « suivant le principe de maçonnerie sur pilotis plantés dans la vase ». Au XVIII siècle, comme ses voisins, il prend le nom de son occupant et devient le bastion de Gaumont. Celui-ci est maintenant masqué par les habitations des rues Thiers et Carnot, à l'ouest, et de la place de la Poissonnerie à l'est.
Le bastion de la Haute-Folie fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis le 7 mars 1958.
Cette tour est construite à la fin du XIV siècle lors de l'extension de l'enceinte vers le sud. Elle tire son nom du couvent des franciscains (ou Cordeliers) dont l'acte de fondation par Jean I remonte à 1260. Seul couvent à s'être trouvé à l'intérieur des murs de la ville à cause de son implantation précoce au sud de la première enceinte, il bordait la partie Est des remparts dont la tour est un des éléments.
Le plan ci-contre représente le projet de percement d'une rue passant par le couvent des Cordeliers. Sur ce plan dessiné en 1785 par Detaille de Keroyand, ingénieur des ponts et chaussées, figure une partie des murailles ouest et des douves, le bastion de Brozillay, la tour Saint-François ainsi que la porte Saint-Salomon. La rue le Mintier de Lehélec ne sera percée qu'entre 1826 et 1827. Lors de l'alignement des douves du port entre 1870 et 1900, une partie de la tour Saint-François est détruite ainsi que la courtine jusqu'au bastion de Haute-Folie, il n'en reste plus que sa base.
La tour Saint-François (partie des remparts y attenant et partie des murs dits sarrazins) fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis le 7 mars 1958.
Placée près du château de la Motte, aujourd'hui disparu, la porte est une des fortifications du premier siège des comtes de Vannes. Une statue de Notre-Dame était située en haut de cette porte et un petit toit ou ballet surmontait le tout, d'où son premier nom de porte du Bali. Cette ancienne porte est réaménagée au cours du XV siècle et dotée d'une tour. La construction du bastion de Notre-Dame à la fin du XVI siècle a pour conséquences le percement d'une nouvelle porte à l'ouest de la plus ancienne et l'absorption de la tour la plus proche par ce bastion. Jusqu'à sa destruction en 1784, la nouvelle porte est également nommée porte Neuve. La porte se trouvait alors à l'ouest de l'actuelle rue Émile Burgault en face de l' hôtel de ville.
Il reste de cette porte une échauguette située en surplomb de la rue Émile Burgault.
Plus ancienne résidence du pouvoir connue dans la cité, le château de la Motte était adossé à la tour Notre-Dame au nord de l'enceinte sur la partie la plus haute de la ville. Ce château fut construit vers le V ou au VI siècle et aurait été la résidence du roi Eusèbe au début du VI siècle, bien que des sources mentionnent une date postérieure pour sa construction (IX ou X siècle). Avant que le château ne soit ruiné par les Normands au début du X siècle, cette forteresse est la demeure des comtes de Vannes. Restauré par les ducs, il est passagèrement habité par Pierre Mauclerc et Jean I. Endommagé par le tremblement de terre qui frappe Vannes en 1287, le duc Jean II, qui préférait le château de Suscinio, cède la Motte à Henri Tore, l' évêque de la ville. L'édifice est reconstruit à partir de 1288. Le château devient alors le manoir épiscopal de la Motte.
En 1532, le manoir épiscopal accueille la congrégation et l'assemblée des États de Bretagne en présence du roi de France François I. C'est dans la grande salle du manoir que fut délibérée la requête par laquelle fut demandée l' union de la Bretagne à la France : la Lettre de Vannes.
Le manoir est reconstruit une nouvelle fois à l'initiative de monseigneur Charles de Rosmadec en 1654. Les travaux dureront 18 mois. Des travaux sont réalisés par M Louis Cazet de Vautorte et son successeur, M François d'Argouges, acquiert en 1688 les douves nord, dites du Mené, qu'il convertit en un grand jardin. Sébastien-Michel Amelot est le dernier évêque qui y loge, abandonnant la Motte en 1791 par la suite de son refus de serment à la constitution civile du clergé.
Après la Révolution, Vannes est choisie comme chef-lieu du nouveau département du Morbihan. Le directoire du département s'y installe en 1793. Le premier préfet, Henri Giraud Duplessis, s'installe à la Motte en mars 1800. Le château restera le siège de la préfecture pendant 60 ans. Le 11 janvier 1860, un mur de soutènement s'effondre, tuant deux personnes. Le ministère de l’intérieur dépêche un architecte membre du conseil des bâtiments civils. Celui-ci conclut à l'impossibilité d'une réparation et l’édifice est ceinturé de fer pour éviter un effondrement total. Le manoir est vendu avec ses dépendances en 1866 pour la somme de 110 000 francs. Le château sera en partie rasé en 1867, ce qui permettra la construction d'une nouvelle voie en direction de la gare : la rue Billault. L'hôtel de France, détruit en 1912, garda en son sein deux fenêtres de façade à chaque étage.
Le château de l'Hermine est un bâtiment défensif et d'habitation, voulu par le duc Jean IV de Bretagne, qui désirait bénéficier de la position plus centrale de la ville de Vannes en son duché. La forteresse est adjointe à de vastes dépendances où il crée un parc, le terrain s'étendait de la Garenne à l' Étang au Duc. Selon les Chroniques de Froissart, il est « très bel et très fort » et pour Bertrand d'Argentré dans son Histoire de Bretagne, datée de 1582, « c’est un petit bâtiment pour un prince, qui consiste en un seul corps de logis et force petites tours et il y a en outre deux grosses tours par le dehors ».
La construction de ce bâtiment s'est échelonnée entre 1380 et 1385, le chantier se poursuit jusqu'au milieu du XV siècle. Les services de l'hôtel du duc trouvent place dans la basse-cour : l'atelier de la monnaie, la maison du four, le jeu de paume ainsi que les écuries ducales. L'étendue de celle-ci sera révélée par des fouilles effectuées à la fin du XX siècle. La construction du moulin des lices, de la chambre des comptes et de la chapelle des lices entre 1420 et 1425, complète le tout.
Le passage du duché dans le giron français en 1532 le laisse sans entretien. Donné à la ville par Louis XIV en 1697, celui-ci devient alors le siège d'une carrière qui sert à la restauration des bâtiments municipaux et à l'aménagement du port.
On ne sait rien de l'existence d'un passage entre la terre de Kaër à l'ouest et celle de Calmont à l'est, avant l'ouverture de la porte Saint-Vincent. Un document faisant mention de la réparation d'un pont en 1598 est la première trace d'un passage entre les deux rives du port. Le pont ne fait pas partie stricto sensu des fortifications mais est un élément urbain essentiel permettant l'accès entre la ville et le port.
Le pont doit être modifié à la suite de la construction du quai Billy en 1697. En 1787, le projet d'embellissement de la ville dessiné par l'ingénieur Maury prévoit la création d'une place entre la porte et l'extrémité du port mais la Révolution marque l'arrêt de celui-ci. Le projet est relancé par le conseil municipal en 1835 et l'architecte-voyer Philippe Brunet-Debaines se voit confier sa réalisation. Marius Charier reprend la suite du programme à la suite du décès de Brunet-Debaines en 1838. En 1843, les travaux de construction de la place, des immeubles sur les anciennes vasières situées de part et d'autre du pont, et du canal souterrain de la Marle sont achevés. La place du Morbihan (future place Gambetta) remplace alors le pont Saint-Vincent. En 1976, lors de la réfection de la place, les arches subsistantes sont éventrées : les travaux de voirie de 2005 mettront au jour la présence d'une dernière arche encore en état.
Percée lors des travaux d'agrandissement de la fin du XIV siècle, la porte Michelet se situe au nord-ouest de la porte de Gréguennic. Celle-ci disparaît lors de la construction du bastion de Haute-Folie à la fin du XVI siècle.
Le bastion de Brozillay, ou bastion de Ker, le troisième des bastions construits sous la Ligue, présentait les mêmes caractéristiques techniques que celui de Gréguennic. Bâti en maçonnerie, c'est un « bastion creux doté d'une batterie basse et de casemates espacées sur la courtine. À chaque angle de l'ouvrage, une échauguette sur consoles de mâchicoulis sert de poste de surveillance ».
Au XVIII siècle, comme ses voisins, il prend le nom de son propriétaire et devient le bastion de Bavalan, à l'arrière de l'hôtel du même nom. Entre 1870 et 1900, lors de l'ouverture de la rue Thiers, les courtines de la tour Saint-François au bastion de Haute-Folie y compris le bastion de Brozillay sont détruits.
Symbole de la ville, les remparts, en particulier la muraille Est, sont appréciés par les voyageurs et artistes. Ils forment, avec en premier plan les jardins aménagés et les lavoirs de la Garenne ; et en arrière-plan la vieille ville et la Cathédrale Saint-Pierre, un paysage atypique régulièrement peint, dessiné et photographié notamment pour illustrer des guides touristiques et comme sujets de cartes postales.
De passage en ville en 1834, Victor Hugo effectue un dessin de la tour du Connétable. En 1890, Albert Robida illustre son ouvrage La Bretagne par les lavoirs de Vannes et les remparts, la tour du Connétable et la Vieille ville en arrière-plan.
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Cet article présente les treize épisodes de la série télévisée américaine Criminal Minds: Suspect Behavior.
La série a été lancée aux États-Unis, le 16 février 2011 sur le réseau américain CBS.
La diffusion francophone est prévue ainsi :
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Lucius Junius Pullus est un homme politique romain du III siècle av. J.-C., durant la première guerre punique.
En 249 av. J.-C., il est consul. Il participe à la bataille de Drépane, où son collègue Publius Claudius Appius Pulcher est vaincu après avoir méprisé les mauvais présages, et rappelé à Rome.
Puis, il prend le commandement du reste de la flotte romaine, à la destitution de Publius Claudius Appius Pulcher. La même année, Passant par Messine puis Syracuse, il prépare l'envoi maritime de deux convois de renfort et de ravitaillement aux forces romaines qui assiègent Lilybée sur la côte ouest de Sicile. Mais craignant d'être intercepté par des navires carthaginois, il fait stationner ses bateaux sur une côte rocheuse près de Camarina. Prise dans une tempête dans un mouillage dangereux et non protégé, la flotte est complètement détruite.
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(99863) Winnewisser est un astéroïde de la ceinture principale.
(99863) Winnewisser est un astéroïde de la ceinture principale. Il fut découvert le 23 juillet 2002 à l' observatoire Palomar par le programme NEAT. Il présente une orbite caractérisée par un demi-grand axe de 2,93 UA, une excentricité de 0,05 et une inclinaison de 3,3° par rapport à l' écliptique.
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Variola vera est un film yougoslave réalisé par Goran Marković, sorti en 1982.
Le film a pour sujet l' épidémie de variole de 1972 en Yougoslavie.
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LPF est un sigle ayant plusieurs significations :
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Adelowalkeria est un genre de lépidoptères (papillons) appartenant à la famille des Saturniidae, à la sous-famille des Ceratocampinae.
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Madeleine-sur-Loing est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne, en région Île-de-France.
En 2021, elle compte 350 habitants.
La commune de Madeleine-sur-Loing se trouve dans le département de Seine-et-Marne, en région Île-de-France.
Elle se situe à 40,61 km par la route de Melun, préfecture du département, à 24,09 km de Fontainebleau, sous-préfecture, et à 8,03 km de Nemours, bureau centralisateur du canton de Nemours dont dépend la commune depuis 2015. La commune fait en outre partie du bassin de vie de Souppes-sur-Loing.
Les communes les plus proches sont : Bagneaux-sur-Loing (3,2 km), Souppes-sur-Loing (3,2 km), Bougligny (3,6 km), Faÿ-lès-Nemours (3,9 km), Poligny (3,9 km), Chenou (5,4 km), Ormesson (5,9 km), Château-Landon (6,0 km).
Le territoire de la commune se situe dans le sud du Bassin parisien, plus précisément au nord de la région naturelle du Gâtinais.
Géologiquement intégré au bassin parisien, qui est une région géologique sédimentaire, l'ensemble des terrains affleurants de la commune sont issus de l' ère géologique Cénozoïque (des périodes géologiques s'étageant du Paléogène au Quaternaire) et du Crétacé supérieur.
Le réseau hydrographique de la commune se compose de six cours d'eau référencés :
La longueur totale des cours d'eau sur la commune est de 5,23 km.
Afin d’atteindre le bon état des eaux imposé par la Directive-cadre sur l'eau du 23 octobre 2000, plusieurs outils de gestion intégrée s’articulent à différentes échelles : le SDAGE, à l’échelle du bassin hydrographique, et le SAGE, à l’échelle locale. Ce dernier fixe les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine. Le département de Seine-et-Marne est couvert par six SAGE, au sein du bassin Seine-Normandie.
La commune fait partie du SAGE « Nappe de Beauce et milieux aquatiques associés », approuvé le 11 juin 2013. Le territoire de ce SAGE couvre deux régions, six départements et compte 681 communes, pour une superficie de 9 722 km. Le pilotage et l’animation du SAGE sont assurés par le Syndicat mixte du pays Beauce Gâtinais en Pithiverais, qualifié de « structure porteuse ».
En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C).
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 736 mm, avec 11,3 jours de précipitations en janvier et 7,6 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de Nemours à 7 km à vol d'oiseau, est de 12,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 690,3 mm. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d' émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022.
La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée.
La réserve de biosphère « Fontainebleau et Gâtinais », créée en 1998 et d'une superficie totale de 150 544 ha, est un espace protégé présent sur la commune. Cette réserve de biosphère, d'une grande biodiversité, comprend trois grands ensembles : une grande moitié ouest à dominante agricole, l’emblématique forêt de Fontainebleau au centre, et le Val de Seine à l’est. La structure de coordination est l'Association de la Réserve de biosphère de Fontainebleau et du Gâtinais, qui comprend un conseil scientifique et un Conseil Education, unique parmi les Réserves de biosphère françaises.
Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d’intérêt écologique élaboré à partir des Directives « Habitats » et « Oiseaux ». Ce réseau est constitué de Zones spéciales de conservation (ZSC) et de Zones de protection spéciale (ZPS). Dans les zones de ce réseau, les États Membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles.
Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la « directive Habitats » :
L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.
Le territoire communal de Madeleine-sur-Loing comprend une ZNIEFF de type 1, le « Marais de la Madeleine » (22,49 ha), couvrant 2 communes du département., et une ZNIEFF de type 2, la « vallée du Loing entre Nemours et Dordives » (1 059,63 ha), couvrant 7 communes dont 1 dans le Loiret et 6 en Seine-et-Marne.
Au 1 janvier 2024, La Madeleine-sur-Loing est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l' aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronne. Cette aire regroupe 1 929 communes.
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (77,3 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (77,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (68,29 %), forêts (22,64 %), zones agricoles hétérogènes (8,98 %), zones urbanisées (0,09 %).
Parallèlement, L'Institut Paris Région, agence d'urbanisme de la région Île-de-France, a mis en place un inventaire numérique de l'occupation du sol de l'Île-de-France, dénommé le MOS (Mode d'occupation du sol), actualisé régulièrement depuis sa première édition en 1982. Réalisé à partir de photos aériennes, le Mos distingue les espaces naturels, agricoles et forestiers mais aussi les espaces urbains (habitat, infrastructures, équipements, activités économiques, etc.) selon une classification pouvant aller jusqu'à 81 postes, différente de celle de Corine Land Cover. L'Institut met également à disposition des outils permettant de visualiser par photo aérienne l'évolution de l'occupation des sols de la commune entre 1949 et 2018.
La loi SRU du 13 décembre 2000 a incité les communes à se regrouper au sein d’un établissement public, pour déterminer les partis d’aménagement de l’espace au sein d’un SCoT, un document d’orientation stratégique des politiques publiques à une grande échelle et à un horizon de 20 ans et s'imposant aux documents d'urbanisme locaux, les PLU (Plan local d'urbanisme). La commune est dans le territoire du SCOT Nemours Gâtinais, approuvé le 5 juin 2015 et porté par le syndicat mixte d’études et de programmation (SMEP) Nemours-Gâtinais.
La commune disposait en 2019 d'un plan local d'urbanisme en révision. Le zonage réglementaire et le règlement associé peuvent être consultés sur le Géoportail de l'urbanisme.
La commune compte 51 lieux-dits administratifs répertoriés consultables ici (source : le fichier Fantoir) dont la Groue, le Colombier.
En 2017, le nombre total de logements dans la commune était de 185 dont 99,3 % de maisons.
Parmi ces logements, 85,5 % étaient des résidences principales, 8 % des résidences secondaires et 6,5 % des logements vacants.
La part des ménages fiscaux propriétaires de leur résidence principale s'élevait à 90,6 % contre 6,9 % de locataires et 2,5 % logés gratuitement.
La ligne de chemin de fer de Moret - Veneux-les-Sablons à Lyon-Perrache traverse du nord au sud le territoire de la commune.
Une seule route départementale relie La Madeleine-sur-Loing aux communes voisines : la D 40, à Bagneaux-sur-Loing, au nord ; à Souppes-sur-Loing, au sud.
Le canal du Loing traverse l'extrémité est de la commune du sud au nord.
La Madeleine-sur-Loing est desservie par deux lignes du réseau de bus Vallée du Loing - Nemours :
Le nom de la localité est mentionné sous les formes La Magdelene en 1489 ; La Madeleine de Corbeval en 1790 ; La Madeleine-sur-Loing (Décret du 11 avril 1937).
Une madeleine, est un vieil hospice chrétien proche d'une voie ou d'une route ancienne qui a pu évoluer à l'époque médiévale en maladrerie, léproserie, hôpital, chapelle… souvent à l'origine de toponymes actuels.
Loing désigne la rivière traversant les départements de l'Yonne, du Loiret et de Seine-et-Marne.
L’organisation de la distribution de l’eau potable, de la collecte et du traitement des eaux usées et pluviales relève des communes. La loi NOTRe de 2015 a accru le rôle des EPCI à fiscalité propre en leur transférant cette compétence. Ce transfert devait en principe être effectif au 1 janvier 2020, mais la loi Ferrand-Fesneau du 3 août 2018 a introduit la possibilité d’un report de ce transfert au 1 janvier 2026.
En 2020, la commune de La Madeleine-sur-Loing ne dispose pas d'assainissement collectif.
L’ assainissement non collectif (ANC) désigne les installations individuelles de traitement des eaux domestiques qui ne sont pas desservies par un réseau public de collecte des eaux usées et qui doivent en conséquence traiter elles-mêmes leurs eaux usées avant de les rejeter dans le milieu naturel. La commune assure le service public d'assainissement non collectif (SPANC), qui a pour mission de vérifier la bonne exécution des travaux de réalisation et de réhabilitation, ainsi que le bon fonctionnement et l’entretien des installations.
En 2020, l' alimentation en eau potable est assurée par la commune qui en a délégué la gestion à la SAUR, dont le contrat expire le 30 juin 2025.
Les habitants sont appelés les Magdaléniens et Magdaléniennes.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004.
En 2021, la commune comptait 350 habitants, en stagnation par rapport à 2015 (Seine-et-Marne : +3,45 %, France hors Mayotte : +1,84 %).
La Madeleine-sur-Loing est dans la petite région agricole dénommée le « Gâtinais », à l'extrême sud-ouest du département, s'étendant sur un large territoire entre la Seine et la Loire sur les départements du Loiret, de Seine-et-Marne, de l' Essonne et de l' Yonne. En 2010, aucune orientation technico-économique de l'agriculture ne se dégage sur la commune.
Si la productivité agricole de la Seine-et-Marne se situe dans le peloton de tête des départements français, le département enregistre un double phénomène de disparition des terres cultivables (près de 2 000 ha par an dans les années 1980, moins dans les années 2000) et de réduction d'environ 30 % du nombre d'agriculteurs dans les années 2010. Cette tendance se retrouve au niveau de la commune où le nombre d’exploitations est passé de 4 en 1988 à 0 en 2010.Le tableau ci-dessous présente les principales caractéristiques des exploitations agricoles de Madeleine-sur-Loing, observées sur une période de 22 ans :
L'architecte Pierre Dufau, grand prix de Rome, a rénové et habité le manoir de Beaumoulin.
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Asio flammeus · Hibou brachyote
Le Hibou des marais ou Hibou brachyote (Asio flammeus) est une espèce de rapaces de la famille des Strigidae.
Les Hiboux des marais présentent un léger dimorphisme sexuel. En effet, les mâles sont plus petits et moins lourds que les femelles. De plus, les mâles sont un peu plus clairs que les femelles.
La tête du Hibou des marais porte des aigrettes peu visibles faites de plumes allongées. Ses yeux sont jaunes, entourés de deux disques faciaux blancs et sont bordés de noir, ce qui les fait ressortir. Son plumage est brun à jaune-roux rayé de brun-noir sur le dessus, tandis que des flammèches sombres parsèment le poitrail. Le Hibou des marais possède de longues ailes et une courte queue, rayées de sombre. Le bec et les serres sont cendrés. Son plumage lui permet de se camoufler à la perfection avec l'écorce des arbres.
Ce hibou mesure généralement entre 33 et 43 cm de longueur (c'est-à-dire à peu près autant qu'un Hibou moyen-duc).
Les mâles pèsent généralement entre 300 et 430 g, tandis que les femelles entre 350 et 500 g.L'envergure est généralement comprise entre 95 et 107 cm.
Ce hibou vit jusqu'à 12 ans en nature. Cependant, certains individus peuvent vivre plus d'une vingtaine d'années.
C'est l'une des rares espèces de hibou dont la répartition est quasiment mondiale. Répandu dans presque toute l'Europe, les individus migrateurs du Grand Nord vont hiverner dans les pays plus chauds l'hiver. Les individus du sud sont erratiques. En France, on ne compte que quelques centaines de couples, les populations fluctuent beaucoup d'année en année.
Il fréquente surtout les terrains découverts, les plaines, les prairies humides, les endroits boueux et les tourbières. Cet habitat est partagé à la fois par le Hibou des marais et le Hibou moyen-duc. Malheureusement, la population du Hibou des marais a dramatiquement chuté à travers le monde entier au cours des dernières décennies.
Bien que le Hibou des marais soit considéré comme nicheur et migrateur, quelques individus hivernent irrégulièrement, bien que les observations de Hiboux des marais durant la période hivernale demeurent plutôt rares. En général, il arrive début avril et nous quitte l'automne naissant.
Le plus souvent, le Hibou des marais est considéré comme un strigidé aux mœurs crépusculaires, c'est-à-dire qu'on le rencontre généralement au crépuscule ainsi qu'à l'aube, de même que durant les journées nuageuses et parfois aussi en plein soleil. Ce qui fait dire, de la part de différents auteurs, que ce rapace est un hibou aux mœurs diurnes plutôt que nocturnes. Cependant, on peut aussi l'observer en pleine nuit un peu partout mais surtout dans les anciennes coupes forestières avoisinantes.
Le plus souvent, il est aperçu alors qu'il chasse en vol, à quelques mètres au-dessus des herbes des terres non-cultivées, en plein jour ou au crépuscule. Son vol est léger et peut changer de style selon « ses humeurs ». Tantôt, il évolue de façon sensiblement erratique, basculant doucement d'un côté puis sur l'autre, puis une autre fois, il se déplace de manière plutôt rectiligne. En vol, il peut être facilement confondu avec le Hibou moyen-duc qui, surtout en période de nidification, peut chasser en plein jour, particulièrement dans l'heure précédant le coucher du soleil.
Sa nourriture est à 90 % constituée de campagnols des champs, puis de petits rongeurs (rats et souris), rarement d'oiseaux, de chauves-souris, de lézards et de serpents et parfois de quelques insectes. Cette alimentation permet de dératiser naturellement les zones où le Hibou des marais est présent.
Il chasse le jour en évoluant au ras du sol, ou perché sur un poste de guet d'où il guette ses proies pour ensuite se jeter dessus, les serres en avant. Au sol, il avale entièrement sa proie, tête la première. Il vole à une hauteur généralement comprise entre 50 cm et 2 m au-dessus du sol, son vol est relativement lent.
Le Hibou des marais, comme tous les oiseaux, possède un organe nommé le gésier. Ce gésier permet de trier ce qui est bon pour le hibou de ce qui ne l'est pas. Ainsi, les os et poils des proies ingérées sont recrachés sous forme de pelotes de réjection.
Les pelotes de réjection mesurent environ 48 mm de long pour 22 mm de diamètre.
Il atteint sa maturité sexuelle vers la fin de sa première année (du mois de mars au mois de mai). Le mâle effectue des vols de parade circulaires au-dessus de son territoire tout en poussant des appels nuptiaux pour attirer la femelle. Il lui arrive de monter à plus de 200 mètres d'altitude à la fin de sa parade nuptiale. Après l'accouplement, le couple bâtit le nid à même le sol en creusant une cuvette qu'il garnit d'herbes sèches, de brindilles, etc. Parfois, le nid peut être tout simplement obtenu par le tassement de la végétation sous le corps de l'oiseau.
Les pontes s'effectuent de mars à juin. 4 à 7 œufs sont pondus de façon échelonnée (1 œuf toutes les 48 heures environ), ce qui fait que le premier œuf pondu éclora 48 heures avant le deuxième œuf pondu, qui lui-même éclora 48 heures avant le troisième et ainsi de suite. Les premiers poussins qui naissent obtiennent le plus de nourriture. Ainsi, si la nourriture n'abonde pas assez, ce sera le poussin le plus jeune qui mourra de faim.
Les années où abondent les rongeurs, la femelle peut pondre jusqu'à 14 œufs mais cela reste rare. Elle commence à couver dès le premier, ce qui fait que les petits éclosent successivement au bout de 3 à 4 semaines. Le mâle monte la garde aux alentours, et apporte la nourriture à toute la famille. Il lui arrive aussi, occasionnellement, de couver les œufs. À la naissance, les jeunes Hiboux des marais pèsent environ 16 g. Les petits hiboux commencent à s'éloigner du nid dès leur 12 jour afin de réduire la durée durant laquelle ils sont vulnérables, car nichant au sol. Ils prennent leur envol vers leur 4 semaine, lorsque leur plumage est complet.
Les œufs ont pour dimensions 35 à 45 mm X 29 à 33 mm. Ils sont blanc mat pur.
D'après la classification de référence du Congrès ornithologique international (v. 14.1), le Hibou des marais possède 11 sous-espèces (ordre phylogénique) :
Outre les prédateurs naturels des Hiboux des marais tels que les gros rapaces diurnes (pygargues à tête blanche, faucons gerfaut, buses à queue rousse, etc.), les chiens, les renards et les corbeaux qui, parfois, volent leurs œufs, de nombreux Hiboux des marais se font percuter par des voitures, ce qui leur est fatal. Les collisions avec les avions ne sont pas non plus rares. L'agriculture intensive, l'altération des lieux de nidification et la destruction des zones humides perturbent l'habitat des Hiboux des marais et sont donc des menaces pour l'espèce. En effet, on estime que, entre 1960 et 1990, près de la moitié des zones humides de France métropolitaines ont disparu. Ces zones humides sont pourtant très propices aux oiseaux.
Le Hibou des marais bénéficie d'une protection totale sur le territoire français depuis l'arrêté ministériel du 17 avril 1981 relatif aux oiseaux protégés sur l'ensemble du territoire. Il est inscrit à l'annexe I de la directive Oiseaux de l' Union européenne. Il est donc interdit de le détruire, de le mutiler, de le capturer ou de l'enlever, de le perturber intentionnellement ou de le naturaliser, ainsi que de détruire ou enlever les œufs et les nids, et de détruire, altérer ou dégrader son milieu. Qu'il soit vivant ou mort, il est aussi interdit de le transporter, de le colporter, de l'utiliser, de le détenir, de le vendre ou de l'acheter.
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Stone Ridge est un nom de lieu notamment porté aux États-Unis par :
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Fernando González Bernáldez, né à Salamanque le 8 mars 1933 et mort à Madrid le 16 juin 1992, est un écologiste espagnol, pionnier de l'écologie terrestre en Espagne.
Bernáldez grandit à Salamanque. Dès son jeune âge, il se montre doué pour le dessin. Lorsqu'il chasse les papillons avec son père, il en fait des dessins qu'il envoie à un moine entomologiste, ancien professeur de son père, pour identifier les espèces concernées. Ce talent lui sera très utile au cours de sa vie professionnelle pour préciser ses idées par des croquis, des dessins et des schémas.
Sous l'influence de sa famille, il commence des études de droit à l' Université de Salamanque. Mais en 1953, il part étudier la biologie à l' université centrale de Madrid, avec le soutien du moine à qui il adressait ses dessins. Il obtient sa licence en 1959.
Il s'initie à la recherche avec l'écophysiologie végétale, en 1961-1962, alors qu'il travaille sous l'autorité de Georges Lemée au laboratoire de biologie végétale d' Avon, dans la forêt de Fontainebleau. Ses travaux se focalisent sur la question du déficit hydrique affectant certaines espèces végétales. Il travaille par la suite à l'Institut d'édaphologie et de biologie végétale du CSIC, actuel CCMA, où il commence comme boursier et finit responsable de la section d'écophysiologie.
En 1970, il occupe la seconde chaire d'écologie en Espagne après celle de Ramon Margalef, à l' Université de Séville. Il crée le département d'écologie de cette université et découvre les milieux naturels de Doñana, ce qui va influencer son orientation scientifique et forger ses convictions quant à la façon d'interpréter et de protéger les paysages.
En 1976, il est nommé professeur à l' université autonome de Madrid, récemment créée. Il entreprend d'y constituer un Département d’Écologie. Avec l'entrée en vigueur de la réforme universitaire, celui-ci deviendra Département Interuniversitaire d’Écologie, avec un corps enseignant également issu de l' université Complutense de Madrid et, plus tard, de l' université d'Alcalá de Henares. C'est à cette époque que Bernáldez ajoute aux travaux qu'il mène à Doñana des recherches sur la zone forestière du mont du Pardo, au nord de Madrid, et les chênaies de chênes verts, d'un côté, sur les zones humides des bassins du Tage et du Douro de l'autre. Comme professeur, il focalise son enseignement sur l'écologie et la géographie physique, disciplines lui permettant d'utiliser son talent artistique pour la réalisation de graphiques très soignés au profit de ses élèves. Ce talent lui sert également à réaliser les planches du Guide des graminées des prés de Madrid.
Bernáldez poursuit sans interruption son activité à l'UAM, exception faite de l'année 1984 au cours de laquelle il travaille pour le ministère. On lui découvre un cancer, information qu'il ne rendra pas publique. Malgré la maladie, il poursuit ses travaux jusqu'à son décès en 1992.
En 1996 est créée la Fondation Fernando González Bernáldez à l'initiative des départements d'Écologie des universités Complutense, autonome de Madrid et Alcalá. Son objet est de recueillir son legs, de porter son message, de poursuivre et développer son action avec la rigueur scientifique qui le caractérisait, dans ses domaines de prédilection : la recherche en écologie, l'éducation à l'environnement et la protection de la nature.
En hommage à son travail et à ses contributions, la bibliothèque de la Faculté de Sciences de la UAM porte son nom.
La production scientifique de Bernáldez a été influencée par son souci de comprendre et interpréter les paysages. Il a été influencé par les écologues soviétiques (il parlait français, anglais, allemand mais également russe), outre les occidentaux. Son travail comprenait l'étude de la végétation comme indicateur des déterminants et des processus qui affectent les paysages, approfondissant la question de l'usage des territoires et de la transformation des paysages. Il a ajouté à ce champ d'étude celle de la perception du paysage et l'éducation à l'environnement, qui peut la modifier. Tout cela devait conduire à la recherche des moyens permettant de conserver les paysages de façon durable et parallèlement soulignait la valeur pour la protection de la nature des paysages modifiés par les activités traditionnelles de l'homme.
Afin de réaliser ses objectifs, Bernáldez s'est entouré de collaborateurs qui travaillaient dans des domaines tels que l'écologie des zones humides, l'écologie des pelouses et des systèmes agraires extensifs, l'écologie humaine en relation avec les sujets précédents, par exemple l'étude de la transhumance, ainsi que d'autres branches de l'écologie humaine comme la perception de l'environnement et, en complément de celle-ci, l'éducation à l'environnement.
Bernáldez s'est distingué par le soutien qu'il a apporté au mouvement écologiste en Espagne. Durant sa carrière scientifique, conscient de l'importance de l'intervention de l'homme dans les processus naturels et de l'éducation à l'environnement, il prend part à des initiatives telles que l'élaboration de recommandations de l'Unesco sur l'environnement. Il parvient aux fonctions de sous-directeur général chargé de l'Environnement, en 1984, renonçant provisoirement à l'enseignement et à la recherche pour s'y consacrer.
Le 5 juin 1988, le ministère des Travaux publics, dont sera issu le ministère de l'Environnement, lui décerne le premier Prix national de l'Environnement en raison de son action pour la défense des valeurs associées à l'environnement.
Le 5 juin 1992, le Prix national de l'Environnement est attribué aux groupes écologistes espagnols, qui décident alors conjointement qu'il soit remis au professeur Bernáldez. En raison de son hospitalisation, il est remis à son épouse, Catherine Levassor.
En 1992, son nom est donné au Centre de Recherche Environnementale de Soto del Real.
La liste complète des œuvres de Bernáldez peut être consultée sur le site de la Fondation Fernando González Bernáldez (Fundación Fernando González Bernáldez).
Parmi les œuvres les plus importantes, figurent :
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Hase-dera est le nom de plusieurs temples bouddhiques au Japon :
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DHS peut désigner :
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La place René-Laennec est une place située dans le 7 arrondissement de Paris, en France.
La place René-Laennec est située sur la zone centrale à l’intersection de la rue de Babylone et de la rue Chomel.
Elle est accessible par la ligne 12 à la station Sèvres-Babylone.
La place rend hommage à René Laennec, né en 1781 à Quimper, médecin et découvreur du stéthoscope. Ancien chef de service Necker, il devient titulaire de la chaire de Médecine du Collège de France en 1822, puis professeur de clinique à l’ hôpital de la Charité en 1823. Cette même année, il succède à la chaire de Clinique médicale de Corvisart à la Faculté de médecine de Paris et entre à l’ Académie de médecine. Il meurt de la tuberculose en 1826 à Ploaré dans le Finistère.
La place tient son nom d’une délibération du conseil de Paris en octobre 2013, à la fin du mandat de Bertrand Delanoë.
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L’ argot parisien est l' argot en usage à Paris. Il s'agit d'un géolecte (variété linguistique considérée sous l’angle de l’aire géographique occupée).
L'argot parisien a deux sources principales : l'argot des métiers et l'argot dit des voleurs. Il intègre des expressions dont l' étymologie est régionale ou étrangère.
Il reste très vivace dans les rues de la capitale jusqu'aux années 1970. L'évolution sociologique de la population parisienne explique en grande partie cette « mort » de l'argot parisien, qui ne se pratique plus que dans les vieux quartiers ou dans la banlieue de la capitale, sous une forme ayant évolué. L'argot parisien ne fait pas partie des langues régionales reconnues dans l'enseignement.
Les plus grandes inventions argotiques récentes reviennent à Frédéric Dard (San Antonio), au dialoguiste de films Michel Audiard, aux chanteurs Pierre Perret et Renaud, et aux sketches comiques de Coluche.
C'est surtout la littérature qui diffuse « la langue verte ».
On peut notamment citer :
On peut également citer :
Divers auteurs et interprètes célèbres de chansons emploient l'argot : Aristide Bruant, Georges Brassens, Renaud, Jacques Brel, Édith Piaf...
Certains films, à des fins d'humour, utilisent massivement l'argot. On peut notamment citer Les Tontons flingueurs.
Sources : L’argot au XX siècle : Dictionnaire français-argot et Le dictionnaire de l’argot et du français populaire.
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La Western Associated Press était une agence de presse américaine, créée en 1862 par les journaux du centre-ouest des États-Unis, qui s’estimaient floués par les services offerts par la première agence de presse américaine, créée en 1849, sous le nom de Harbor News Association, laquelle fera place en 1856 à la « General News Association of the City of New York », qui deviendra la New York Associated Press (NYAP). Cette dernière a ensuite été absorbée par la Western Associated Press, qui est alors devenue l' Associated Press, première agence de presse au monde.
En 1861, à Indianapolis, Joseph Medill, qui avait racheté en 1855 les actions du Chicago Tribune, est chargé d’organiser une réunion des neuf journaux en colère contre la New York Associated Press de New York, mais aussi une mission de bons offices avec celle-ci. Les journaux insurgés reprochent aux dépêches du soir de l'AP ne pas leur parvenir à temps, particulièrement celles qui couvrent la Guerre de Sécession, très lues dans leurs colonnes.
Deux autres réunions se tiennent, l'une en 1863 à Dayton et l'autre en 1864 à Cincinnati, sans parvenir à une solution autre que l’envoi à New York d’un journaliste permanent, Thomas Knox, chargé de s’assurer que les envois sont correctement faits. Il est alors prévu que les journaux qui le souhaitent peuvent bénéficier d’une couverture en « extra », supplémentaire, de 2 000 mots par jour, pour un prix de 2 000 dollars par mois.
La décision de créer la Western Associated Press (WAP) est prise en 1864 à Cincinnati. La nouvelle association accuse la New York Associated Press de pratiques monopolistiques. Le 22 novembre 1865, les représentants de quinze journaux réunis à Louisville approuvent officiellement la naissance de la Western Associated Press. Cent actions de dix dollars sont émises, une au maximum pour chaque membre. Un conseil d’administration doit se réunir une fois par an, jusqu'en 1876. La nouvelle association, qui est une coopérative, obtient d’autres concessions de la New York Associated Press à partir de 1866. Au 1 novembre 1867, elle réunit cinquante adhérents contre dix-sept en 1866.
Pour éviter les faillites de journaux fragiles, Joseph Medill préfère passer des contrats avec des associations régionales, dites auxiliaires. Ainsi, cinq autres AP apparaissent de 1877 à 1882: la Northern Associated Press, la Northwestern Associated Press, la Kansas and Missouri Associated Press, la Trans-Mississippi Associated Press et la Colorado Associated Press.
En 1884, l’association Western Associated Press décide que ses membres s’engagent à ne pas recevoir d’informations en provenance de non-membres de l’une des AP régionales. Avant cette date, la New York Associated Press faisait signer aux journaux d’une même ville des contrats interdisant de transmettre des nouvelles à d’autres journaux sans son accord et celui de tous les journaux de la ville membres de la Western Associated Press.
En 1866, la compagnie de télégraphe Western Union de Jay Gould approche Daniel H. Craig, agent général de la New York Associated Press, pour lui proposer de créer une société dans laquelle elle détiendrait la moitié des parts. Une société dont les opérateurs télégraphiques collecteraient les nouvelles à travers le pays, en transcrivant et transmettant les articles de journaux. Le conseil d’administration de la New York Associated Press l’apprend et décide de licencier Daniel H. Craig. Ce premier signe de faiblesse incite la Western Associated Press à redoubler de vigueur.
Daniel H. Craig décide alors de créer sa propre agence de presse, la United States and European Telegraph News Association, qui récupère la plupart des employés de la New York Associated Press et nombre de clients. Mais ses ambitions se heurtent au fait que le câble télégraphique transatlantique, terminé en 1866, arrive directement dans les locaux de la New York Associated Press, désormais sa concurrente.
En colère contre ces forces centripètes, la « jeune garde » des journalistes de Chicago prend le pouvoir au sein de la Western Associated Press. Au nom de tous les journaux de l'ouest, elle décide de négocier avec la NYAP, affaiblie par le départ de Daniel Craig. En 1869, la Western Associated Press réussit un autre coup audacieux : elle obtient le contrat d'échange de nouvelles avec l' Agence Continentale allemande, jusque-là assuré par sa rivale new-yorkaise, la NYAP.
En 1892, la Western Associated Press est transformée en une agence de presse nationale basée à Chicago dans l’ Illinois et baptisée « Associated Press », avec laquelle fusionne toutes les AP régionales, dont la NYAP.
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Perry Mason est une série télévisée américaine en seize épisodes d'environ 60 minutes créée par Rolin Jones et Ron Fitzgerald d'après les romans policiers écrits par Erle Stanley Gardner, et diffusée entre le 21 juin 2020 et le 24 avril 2023 sur HBO.
La série est diffusée en Belgique francophone depuis le 21 juin 2020 sur Be 1, en France depuis le 22 juin 2020 sur OCS, au Québec depuis le 24 septembre 2020 à Super Écran et depuis le 28 juin 2022 sur Investigation, et en Suisse depuis le 10 janvier 2021 sur RTS Un. En juin 2023, HBO annonce qu'il n'y aura pas de troisième saison.
La série se concentre sur l'histoire d'origine du célèbre avocat de la défense Perry Mason. En 1932, Los Angeles prospère tandis que le reste des États-Unis se remet de l'emprise de la Grande Dépression. L'enquêteur privé à bout portant, Perry Mason, est aux prises avec son traumatisme de la Grande Guerre et est en instance de divorce. Il est embauché pour un procès d'enlèvement d'enfant sensationnel et son enquête laisse présager des conséquences majeures pour Mason, son client et la ville elle-même.
Source et légende : Version française (VF) sur RS Doublage et Doublage Séries Database
Le 15 août 2016, il a été rapporté que HBO développait une série dramatique basée sur les histoires de Perry Mason écrit par Erle Stanley Gardner. La production devait être écrite par Nic Pizzolatto, qui devait également être produit exécutif aux côtés de Robert Downey Jr. et Joe Horacek. Les sociétés de production impliquées dans la série devaient être composées de l'équipe de Downey. Le 25 août 2017, il a été annoncé que Pizzolatto avait abandonné la production afin de se concentrer sur la troisième saison de True Detective et qu'il était remplacé comme scénariste du projet par Rolin Jones et Ron Fitzgerald.
Le 14 janvier 2019, il a été annoncé que HBO avait commandé la production en série limitée. Il a en outre été annoncé que Jones, Fitzgerald, Susan Downey et Amanda Burrell serviraient de producteurs exécutifs supplémentaires, que Matthew Rhys servirait de producteur et que la production était en train d'embaucher un réalisateur. Jones et Fitzgerald servent également de showrunners pour la série. En mars, Tim Van Patten a été annoncé comme réalisateur et producteur exécutif.
Le 22 juillet 2020, HBO renouvelle la série pour une deuxième saison pour devenir une série régulière.
La série est annulée le 6 juin 2023.
Parallèlement à l'annonce initiale du développement, il a été confirmé que Robert Downey Jr. jouerait le rôle du titulaire Perry Mason. Le 25 juillet 2018, il a été rapporté que Downey avait abandonné le rôle en raison de son calendrier de longs métrages et qu'une recherche pour son remplaçant était en cours. Le 14 janvier 2019, il a été annoncé que Matthew Rhys avait été choisi pour remplacer Downey. Tatiana Maslany s'est jointe en avril. John Lithgow a été ajouté en mai. En juin, Chris Chalk et Shea Whigham ont été choisis pour jouer les rôles principaux, avec Nate Corddry, Veronica Falcón, Jefferson Mays, Gayle Rankin et Lili Taylor dans des rôles récurrents. Juliet Rylance, Andrew Howard, Eric Lange, Robert Patrick et Stephen Root se sont joints en juillet. Justin Kirk serait ajouté en octobre.
En février 2021, Eric Lange et Justin Kirk sont promus à la distribution principale pour la deuxième saison. Par contre, Tatiana Maslany ne sera pas de retour, prise sur le plateau de la nouvelle série She-Hulk pour Disney+, mais la production pourrait l'inviter dans le futur.
En novembre, Diarra Kilpatrick est promue à la distribution principale, alors que la production ajoute Katherine Waterston dans un rôle principal, ainsi que Hope Davis, Jon Chaffin, Fabrizio Guido, Peter Mendoza, Onohoua Rodriguez et Jee Young Han dans des rôles récurrents.
Les épisodes sont titrés Chapitre Un à Chapitre Huit.
Cette deuxième saison de huit épisodes a été diffusée à partir du 6 mars 2023.
Les épisodes sont titrés Chapitre Neuf à Chapitre Seize.
Sur le site Web de Rotten Tomatoes, la saison 1 détient un taux d'approbation de 77% basé sur 77 avis, avec une note moyenne de 7,35 / 10. Le consensus des critiques du site se lit comme suit : Sur Metacritic, la saison a un score moyen pondéré de 67 sur 100, basé sur 37 critiques, indiquant "des critiques généralement favorables".
Ben Travers d’ Indiewire a déclaré que la première saison était et lui a donné un "B +", en écrivant :
Avec 1,7 million de téléspectateurs sur toutes les plateformes, plus que Watchmen (1,5 million) et The Outsider (1,2 million), les débuts de Perry Mason ont été la plus forte de toutes les séries HBO pendant deux ans.
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Pister peut faire référence à:
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Luca Netz, né le 15 mai 2003 à Berlin en Allemagne, est un footballeur allemand qui évolue au poste d' arrière gauche au Borussia Mönchengladbach.
Né à Berlin en Allemagne, Luca Netz est formé par l'un des clubs de la capitale allemande, le Hertha Berlin. Durant sa formation, il reçoit la Médaille Fritz Walter de bronze en 2020, qui récompense les meilleurs jeunes allemands, pour la catégorie des moins de 17 ans.
En octobre 2020, le quotidien The Guardian le place dans une liste des 60 meilleurs jeunes talents nés en 2003. Il joue son premier match en professionnel le 2 janvier 2021, lors d'une rencontre de championnat face au FC Schalke 04. Il entre en jeu à la place de Marvin Plattenhardt ce jour-là et son équipe s'impose par trois buts à zéro. Avec cette apparition il devient à 17 ans et 232 jours le deuxième plus jeune joueur de l'histoire du Hertha a disputer un match après Lennart Hartmann (en). Le 13 février 2021, Netz inscrit son premier but en professionnel face au VfB Stuttgart. Entré en jeu à la place de Maximilian Mittelstädt, il marque trois minutes plus tard sur une passe de Sami Khedira. Cette réalisation permet à son équipe d'obtenir le point du match nul (1-1 score final) mais aussi de devenir le plus jeune buteur de l'histoire du Hertha en Bundesiga, à 17 ans et 274 jours, dépassant ainsi le précédent record détenu par Kevin-Prince Boateng. Il se blesse à la fin du mois de mars 2021, victime d'une fracture du métatarsien qui met un terme à sa saison.
Le 6 août 2021, Luca Netz s'engage en faveur du Borussia Mönchengladbach. Il signe un contrat courant jusqu'en juin 2026.
Netz inscrit son premier but pour le Borussia Mönchengladbach le 18 octobre 2022, à l'occasion d'un match de coupe d'Allemagne face au SV Darmstadt 98. Il est titularisé et marque le but égalisateur, mais ne peut empêcher la défaite de son équipe (2-1 score final).
Sélectionné dans les différentes équipes de jeunes d'Allemagne, Luca Netz représente l' équipe d'Allemagne des moins de 17 ans depuis le 7 septembre 2018 et un match amical face aux Pays-Bas (2-2). Luca Netz inscrit son premier but avec cette sélection contre la Slovénie, le 26 mars 2019, donnant la victoire aux siens (0-1). En mai 2019, il participe au championnat d'Europe des moins de 17 ans qui se déroule en Irlande. Lors de cette compétition, il prend part à trois matchs. Avec un bilan d'une seule victoire et deux défaites, l'Allemagne ne dépasse pas le premier tour du tournoi. Netz se fait remarquer la même année contre l' Angleterre en inscrivant deux buts (3-3 score final).
Le 7 octobre 2021, Lucas Netz joue son premier match avec l' équipe d'Allemagne espoirs, contre Israël. Il est titularisé ce jour-là, et son équipe l'emporte par trois buts à deux.
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Charles Henry Dudley Ryder, né le 28 juin 1868 à Saint-Servan-sur-Mer et mort le 13 juillet 1945 à Bognor Regis, est un officier et explorateur britannique.
Officier des Royal Engineers de l' armée britannique, il a servi comme arpenteur général de l'Inde de 1919 à 1924. Au cours de sa carrière, il a entrepris de nombreuses expéditions, en particulier dans la province chinoise du Yunnan, au Tibet, dans l' Himalaya, dans la province frontalière du nord-ouest, à la frontière turco-persane, en Mésopotamie et dans toute l' Inde.
En 1892, il épouse Ida Josephine Grigg (1872/3–1948) avec qui il ira six enfants : trois filles et trois fils. Leurs deux fils aînés sont tués au combat pendant la Seconde Guerre mondiale. Son plus jeune fils, Robert Ryder (en), deviendra un officier de la Royal Navy et recevra la Croix de Victoria et entrera au Parlement.
Charles Ryder reçoit en 1905 la Médaille d'or de la Royal Geographical Society. Cette même année, il reçoit l' Ordre du Service distingué (DSO).
Lors des cérémonies en l'honneur de l'anniversaire du roi en 1915, il est nommé Compagnon de l' Ordre de l'empire des Indes (CIE) après avoir été responsable de la Commission de la frontière turco-persane, section arpentage. En 1922, il est nommé un Compagnon de l'Ordre du Bain (CB).
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Elly Joenara ou Elly Yunara (3 novembre 1923 - 30 mai 1992) est une actrice de cinéma indonésienne devenue ensuite productrice. Elle était mariée au producteur Malik Djamaluddin. Pendant l'occupation néerlandaise, elle fut également actrice de théâtre.
Joenara est née à Singapour le 3 novembre 1923. Elle étudia à l'école Hollandsch-Inlandsche, une école tenue par les Néerlandais à destination des Indonésiens natifs dans les Indes orientales néerlandaises
Joenara entama sa carrière dans le film policier Pah Wongso Pendekar Boediman sorti en 1940, produit et réalisé par Jo Eng Sek pour la Star Film. Dans ce film, elle joue Siti, la partenaire romantique du héros joué par Mohamad Arief. Elle continua à travailler dans les productions suivantes du studio comme Tjioeng Wanara (basé sur la légende soundanaise du même nom), Lintah Darat et Ajah Berdosa. En 1942, elle joue dans un film produit par Tan's Film sous la direction de Tan Khoen Yauw, Aladin dengan Lampu Wasiat (Aladdin et la Lampe magique).
L' occupation japonaise des Indes néerlandaises à partir de mars 1942 entraîna la fermeture de tous les studios de cinéma de la colonie à l'exception d'un. La production d' Aladin dengan Lampu Wasiat fut stoppée. Le film sortira finalement en 1950, à la suite de la révolution nationale indonésienne. Pendant l'occupation, Joenara se tourna vers le théâtre, travaillant pour différentes troupes comme Warnasari, Matahari et Jawa Ehai. En 1949, alors que les Néerlandais reconnaissaient l'indépendance de l' Indonésie, Joenara se maria avec le directeur de théâtre reconverti en producteur de cinéma Malik Djamaluddin.
En 1950, Djamaluddin monta sa société de production, Persari. Joenara fut actrice dans deux des films de la société : Si Mientje en 1952 et Siapa Ajahku en 1954. Elle était par ailleurs chargée de la gestion de l'entreprise, son activité principale restant de s'occuper de ses enfants.
Djamaluddin mourut le 8 juin 1970 et Joenara devint veuve. Elle monta alors sa propre structure, Remaja Ellyanda Film, et devint productrice en 1972 avec le film Malin Kundang. Réalisé par D. Djajakusuma et basé sur le conte malais du même nom, le film mettait en scène Rano Karno et Putu Wijaya qui jouait Malin Kundang, un jeune homme qui oubliait ses origines après avoir passé la majorité de son enfance en mer. Le film fut suivi par Jembatan Merah (1973), Petualang Cilik (1977) et Halimun (1979) ainsi que par deux films de non-fiction. En 1974, elle reçut un prix du gouverneur de Jakarta Ali Sadikin pour sa contribution au cinéma.
Joenara mourut à Jakarta le 30 mai 1992.
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Ena Aluwihare de Silva, puis Ena de Silva, née le 22 octobre 1922 à Matale dans l'actuel Sri Lanka et morte le 29 octobre 2015 dans la même ville, est une artiste srilankaise réputée.
Elle est créditée du rétablissement de l'industrie du batik, une technique d'impression des étoffes, au Sri Lanka. Elle est réputée pour ses compétences et son talent en matière de conception de batiks et d'artisanat. Elle joue un rôle central dans la renaissance des arts et de l'artisanat propres au Sri Lanka.
Elle crée un centre de production et un centre de préservation du patrimoine. Elle enseigne son art, est consultante du Commonwealth pour l' artisanat, et contribue à la réinsertion de jeunes femmes.
Ena Aluwihare naît le 23 octobre 1922, à Matale. Elle est la plus jeune des deux filles de Sir Richard Aluwihare (1895-1976), un fonctionnaire qui devient le premier inspecteur général de la police de Ceylan et le Haut-Commissaire de Ceylan en Inde, et de Lady Aluwihare née Lucille Moonemalle.
En 1941, à dix-neuf ans, elle s'enfuit du domicile familial pour épouser secrètement Osmund de Silva, un policier plus âgé qu'elle, qui servira d'assistant personnel à son père et lui succédera finalement comme inspecteur général de la police.
Elle déménage à Jaffna et y est reste pendant un certain temps après que son mari ait été transféré dans le district de Jaffna. Pendant son séjour à Jaffna, l'entomologiste bien connu George Morrison Reid Henry s'avère être l'un de ses voisins. Ils ont deux enfants, un fils, Anil Gamini Jayasuriya, également artiste et défenseur de l'environnement, et une fille, Anula Kusum Gilmour.
Elle effectue ses études primaires au Ladies' College et s'intéresse aux plantes pendant sa scolarité au Ladies' College. Elle est considérée comme une étudiante brillante en études et est récompensée pour ses efforts en remportant le Ingram Shield, la distinction la plus convoitée du programme de son école ; elle est en plus la première récipiendaire de ce prix. Elle laisse passer l'occasion de pousser plus loin ses études puisqu'elle envisageait de suivre des études botaniques à l' Université de Colombo.
Elle a étudié l' art dans sa jeunesse, mais sa carrière artistique propre commence quand elle et son mari contactent en 1960 l'architecte Geoffrey Bawa pour leur concevoir une maison à Colombo.
Ena de Silva développe une relation professionnelle à long terme avec cet architecte : elle conçoit et réalise des tapisseries en batik pour un certain nombre de ses bâtiments, notamment le Bentota Beach Hotel et le Parlement du Sri Lanka. Elle fonde en 1960 un cabinet avec Laki Senanayake, le professeur Reggie Siriwardena et son fils. Tous les motifs en batik d'Ena de Silva sont créés à la main, y compris sa signature « Arbre de vie ».
Elle fonde ensuite en 1964 le Matale Heritage Centre, qui produit des batiks. Après la mort de son mari, elle passe deux ans en tant que consultante du Commonwealth en artisanat dans les îles Vierges britanniques. À son retour au Sri Lanka, elle s'installe en 1982 dans sa maison de famille à Aluwihare en 1982. Elle transforme dans les années 1980 la maison de son père à Matale en centre du patrimoine, et elle y enseigne diverses disciplines comme la menuiserie, la couture, la fonderie de laiton et la production de batik.
Ena de Silva reçoit en 2011 un prix pour l'ensemble de sa carrière, décerné par le Geoffrey Bawa Trust. Elle est également admirée et respectée dans le domaine artistique pour avoir transmis et partagé ses connaissances et son expérience avec les nombreuses jeunes femmes qui ont travaillé avec elle au cours de sa vie. Elle consacre également une grande partie de son temps à de nombreuses jeunes femmes, en particulier celles qui ont abandonné l'école, pour les aider à devenir des personnes financièrement indépendantes en les préparant et en les responsabilisant par ses méthodes.
Elle meurt à 93 ans à son domicile le 29 octobre 2015.
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La Loire-Atlantique (/ l w a. ʁ ‿ a t. l ɑ̃. t i k /) est un département français, situé dans la région Pays de la Loire. Elle doit son nom à la présence de la Loire, important fleuve qui la traverse, et de l' océan Atlantique, qui borde sa côte, à l'ouest, où l'embouchure de la Loire forme un estuaire.
La Loire-Atlantique est au sud de la Bretagne, dont son territoire fait majoritairement partie culturellement et historiquement depuis l' Ancien Régime. La question d'un éventuel rattachement à la région Bretagne fait l'objet d'un débat récurrent.
Comme dans le reste de la Haute-Bretagne, la langue vernaculaire y fut, jusque dans la seconde moitié du XX siècle, le gallo, sauf dans la presqu'île guérandaise, où le breton était prédominant et a été parlé jusqu'au début du XX siècle.
Le département a été créé en 1790, par démembrement de la province de Bretagne, sous le nom de Loire-Inférieure et a conservé cette appellation jusqu'en 1957. Il porte le numéro 44 dans la numérotation départementale française. Il constitue une collectivité territoriale administrée par le conseil départemental de la Loire-Atlantique, dont le président est Michel Ménard. Le chef-lieu du département est Nantes, également préfecture de la région Pays de la Loire. Il compte actuellement trois arrondissements, dont les chefs-lieux sont Nantes, Saint-Nazaire et Châteaubriant.
Le département de la Loire-Atlantique a été créé en 1790, à partir du démembrement de la province de Bretagne, au début de la Révolution française, en application du décret du 22 décembre 1789.
À sa création en 1790, le département porte le nom de Loire-Inférieure. Le 9 mars 1957, il prend son nom actuel de Loire-Atlantique, préféré à Loire-Océan et Loire-Maritime.
Le conseil général de l'époque jugeait que le nom de Loire-Inférieure nuisait à l'image économique et touristique du département et suivait l'exemple de deux autres départements, la Seine-Inférieure et la Charente-Inférieure, qui étaient respectivement devenues la Charente-Maritime en 1941 et la Seine-Maritime en 1955. Le Conseil d'État avait d'ailleurs une préférence pour le nom de Loire-Maritime.
En gallo, le nom du département est Louérr Atlântiq (en écriture MOGA, prononcé / l w e. r a. t l ɑ̃ ː. t i k /), et en breton Liger-Atlantel (prononcé / ˈ l i ː. ɡ ɛ. r a t. ˈ l ã n. t ɛ l /).
La création des départements vise à faire disparaître les provinces de l'Ancien régime, et entraîne la mise en place de nouvelles entités. Le découpage territorial a fait l'objet de négociations. Rennes ayant obtenu que Redon soit rattachée au département dont elle va devenir le chef-lieu, Vannes exige en échange La Roche-Bernard et six paroisses rurales. En contrepartie, l'Assemblée concède aux Nantais la baronnie de Châteaubriant et la vicomté de Fercé, qui contiennent onze paroisses. Les « frontières » des « pays » sont imprécises à l'est. La Remaudière et La Boissière-du-Doré sont englobées dans le même département que Nantes sans raison historique, et sans consultation des habitants.
Finalement, le département reprenait la quasi-totalité de la partie bretonne du territoire de l'ancien évêché de Nantes, recevant une petite partie du Sud de l' évêché de Rennes, et perdant une partie du pays Mitau, au nord-ouest, le canton de La Roche-Bernard rattaché au Morbihan et celui du Grand-Fougeray rattaché à l' Ille-et-Vilaine.
Il a été constitué à partir de :
La Loire-Inférieure fut d'abord divisée en neuf districts qui étaient ceux de : Ancenis, Blain, Châteaubriant, Clisson, Guérande, Machecoul, Nantes, Paimbœuf et Savenay.
En 1800, les districts furent remplacés par de nouvelles circonscriptions administratives : les arrondissements. Cinq furent établis dans le département : Ancenis, Châteaubriant, Nantes, Paimbœuf et Savenay.
En 1868, la sous-préfecture de Savenay fut transférée à Saint-Nazaire.
En 1926, les arrondissements d' Ancenis et de Paimbœuf furent supprimés au bénéfice respectifs de ceux de Nantes et de Saint-Nazaire. Celui d' Ancenis fut rétabli en 1943, tandis que celui de Paimbœuf constitue toujours la partie sud de l'arrondissement nazairien.
Le 1 janvier 2017, les arrondissements d'Ancenis et de Châteaubriant fusionnent en un seul : l' arrondissement de Châteaubriant-Ancenis, avec pour sous-préfecture Châteaubriant.
Aujourd'hui, le département de Loire-Atlantique est divisée en trois arrondissements: Nantes, Saint-Nazaire et Châteaubriant-Ancenis.
Après la victoire des coalisés à la bataille de Waterloo (18 juin 1815), la partie Nord du département est occupée par les troupes prussiennes de juin 1815 à novembre 1818 (voir occupation de la France à la fin du Premier Empire).
Au 31 décembre 2015, le territoire de la commune du Fresne-sur-Loire (Loire-Atlantique) est rattaché au département de Maine-et-Loire, décision préalable à la création de la commune nouvelle Ingrandes-Le Fresne sur Loire, située en Maine-et-Loire.
Au 1 janvier 2018, le territoire de la commune de Freigné (Maine-et-Loire) est rattaché au département de la Loire-Atlantique, décision préalable à la création de la commune nouvelle Vallons-de-l'Erdre, située dans la Loire-Atlantique.
Peut-être dans la filiation vidalienne des « régions Clémentel » de 1919, une loi du gouvernement de Vichy du 19 avril 1941 créa des préfectures de région à compétence supradépartementale. La Loire-Inférieure ne fut pas intégrée à la région de Rennes (qui correspondait à l'actuelle région Bretagne), mais à celle d' Angers (dont les limites étaient différentes de l'actuelle région des Pays de la Loire puisqu’elle incluait l' Indre-et-Loire (partie occupée), mais pas la Vendée, rattachée à la région de Poitiers. Un autre découpage, celui de la France en « provinces » défini par le Conseil national en août 1941 établit une province de Bretagne en cinq départements, dont les limites auront suscité un arbitrage du maréchal Pétain lui-même, mais qui n'aura guère d'existence effective.
L'institution des préfectures de région ne fut pas mise en cause dès la chute du régime de Vichy, puisque l'ordonnance du général de Gaulle du 10 janvier 1944, créant des « régions administratives », allait dans le même sens. Mais celles-ci furent dissoutes après son départ en 1946.
Le décret Pflimlin du 30 juin 1955 créa les régions de programme qui avaient pour objectif d'optimiser l'aménagement du territoire : selon des considérations économiques, la Loire-Atlantique est placée dans la région Pays de la Loire.
La création des préfets de région en 1964, des établissements publics régionaux en 1972 et des régions en 1982 entérina ce découpage et lui donna une légitimité. Mais, dans cette même période, l' identité bretonne s'affirma et l'attribution de la Loire-Atlantique aux Pays de la Loire se trouva contestée. En 1972, le conseil général du département émit le vœu d'être rattaché à une région incluant les cinq départements bretons, mais en y associant les départements voisins.
À l'heure actuelle, il semble qu'un assez grand nombre d'habitants de la Loire-Atlantique souhaite le rattachement à la région Bretagne, selon différents sondages (de 44 % en 1986 à 75 % en 2001).
Les inscriptions 44 = BZH sont visibles et le sujet anime parfois des discussions.
Les principales associations, groupes de pression et partis politiques militant pour la réunification sont Bretagne réunie (ex CUAB), l' Union démocratique bretonne (UDB), le Parti breton, Les Verts et le Modem (dont les élus au conseil régional de Bretagne se sont exprimés en faveur de la réunification), tout comme certains élus ou responsables FN, UMP, PS, PRG et PCF qui se sont prononcés favorablement. En revanche, des petits partis politiques comme le Mouvement républicain et citoyen (MRC) et le Parti des travailleurs, une association comme le CUAR (Comité pour l'unité administrative de la république) se sont prononcés contre la séparation de la Loire-Atlantique des Pays de Loire.
Selon un sondage (2011), la Loire-Atlantique est, malgré le découpage régional officiel, associée à l'image de la Bretagne pour 3 % des Français, à égalité avec l' Ille-et-Vilaine. En 2014, dans la commune de Saint-Viaud a été organisée une votation sur la question du rattachement à la Bretagne. Avec une participation de 20 % des inscrits sur les listes, 76 % de la population a voté « oui ».
En 2023, dans le respect de son programme de campagne aux municipales de 2020, la municipalité de Nantes a créé une instance pour réclamer un référendum sur le rattachement de la Loire-Atlantique à la région Bretagne, un courrier a été envoyé au premier Ministre en ce sens, de nombreuses autres collectivités sont également signataires.
Comme une grande partie du reste de l'Ouest de la France, la Loire-Atlantique a la réputation d'être un département conservateur. En effet, de tradition catholique (à l'exception de la région ouvrière de Saint-Nazaire), le département vota à droite tout au long de la III République, en opposition à la gauche anticléricale. Dans le Tableau politique de la France de l'Ouest sous la Troisième République, André Siegfried oppose le couloir républicain de la Basse-Loire au reste du département (les quatre cinquièmes), catholique conservateur.
Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, l'électorat du département s'est tourné vers le MRP, de sensibilité démocrate-chrétienne, confirmant son ancrage à droite de l'échiquier politique. Cependant, la déchristianisation a commencé à toucher le département à partir des années 1960, et la gauche progresse de façon continue depuis. Ainsi, Nantes est passé à une gestion socialiste lors des municipales de 1977, avant de revenir à droite 6 ans plus tard, puis à nouveau vers le PS depuis 1989.
À la suite de la débâcle nationale de la droite aux cantonales de 2004, cette dernière a perdu le contrôle du département pour la première fois depuis la Révolution française.
L'évolution de la Loire-Atlantique vers la gauche correspond à un mouvement de fond qui caractérise la Bretagne et quelques territoires du « Grand Ouest », alors qu'a contrario la droite a conquis durablement des départements de la partie Est de la France (Nord-Est, Provence, etc.). À la suite de la débâcle nationale de la gauche aux municipales 2014, la gauche perd de nombreuses communes du département (Blain, Clisson, Donges, Trignac, Thouaré-sur-Loire, Saint-Philbert-de-Grand-Lieu, etc.) et la droite redevient majoritaire en nombre de communes (34 communes à droite contre 18 à gauche), même si la gauche socialiste reste majoritaire dans les 2 villes les plus peuplées du département (Nantes et Saint-Nazaire). Les départementales 2015 confirment ce reflux de la gauche, puisque la majorité sortante (socialistes et alliés) est reconduite d'extrême justesse (en sièges) à la faveur d'un binôme sans-étiquette, en cédant des bastions historiques comme le canton de Guémené-Penfao et conserve le département en étant minoritaire en voix (48,60 % des voix pour la majorité sortante).
Située sur la côte atlantique française, la Loire-Atlantique est limitrophe des départements du Morbihan au Nord-Ouest, d' Ille-et-Vilaine au Nord, de Maine-et-Loire à l'Est et de Vendée au Sud. La côte ouest est bordée par l' océan Atlantique. Le département est traversé par la Loire qui, à partir de Nantes constitue un estuaire et se jette dans l'océan au niveau de Saint-Nazaire. La vallée de la Loire est ici appelée Basse-Loire.
Le département fait partie du Massif armoricain ; sa géologie est variée (schistes et grès primaires, faluns tertiaires). Le bassin houiller de Basse Loire s'étend dans l'est du département.
Avec une altitude moyenne de seulement 34 mètres, la Loire-Atlantique présente la particularité d'être le département le plus plat de France.
Le relief de la Loire-Atlantique est donc globalement très peu marqué. Au nord-est de la Loire, on trouve le Bocage angevin, qui correspond approximativement aux Pays de Châteaubriant et d’ Ancenis, et qui fait partie d’une région forestière nationale portant le même nom et qui s’étend également sur les départements de Maine-et-Loire et de la Mayenne. Il s’agit d’un ensemble de plateaux d’altitude voisine de 100 mètres : le point culminant du département est la colline de la Bretèche, près de Châteaubriant, haute de 116 mètres, située sur la commune de Fercé. La Loire-Atlantique est le département qui possède l'altitude maximale la moins élevée de France.
Au sud du fleuve, vers le pays de Retz, le paysage se caractérise plutôt par une succession de collines atteignant 30 mètres. Tandis qu’au nord-ouest du fleuve, le Sillon de Bretagne, une suite de collines, traverse le département selon une direction nord-ouest/sud-est.
D'une manière générale, la Loire-Atlantique comporte énormément de zones humides. Elle recèle de nombreux marais, comme la Brière au nord de Saint-Nazaire, les marais salants de Guérande, les marais de Couëron en aval de Nantes, ceux de Goulaine au sud-est et le marais Breton au sud-Ouest. Au sud, le département possède l'un des plus grands lacs de France, le lac de Grand-lieu. Sa très faible profondeur (moins de 2 mètres) combinée à une pente extrêmement faible rendent sa superficie très variable.
La Loire constitue un élément géographique majeur ; on considère généralement que son estuaire commence en aval de la ville, et les variations de niveau liées à l'influence océanique des marées y sont perceptibles (l' Acheneau, un de ses affluents situé au sud de l’estuaire, voit parfois son cours s'inverser lors de fortes marées). Le Nord du département est traversé d’est en ouest par les vallées de la Chère, du Don et de l’ Erdre, de la Chézine, du Gesvres, au sud par celle de la Sèvre Nantaise.
La Loire-Atlantique possède plus de 134 kilomètres de côtes le long de l'océan Atlantique : la Côte d'Amour au nord de l’estuaire, et la Côte de Jade au sud de celui-ci.
Avec sa façade océanique orientée vers l'ouest et un relief peu accentué, le climat de la Loire-Atlantique est de type tempéré océanique, humide, doux et change peu d'un endroit à l'autre du département.
La température moyenne annuelle est de l'ordre de 11 °C. Les hivers y sont doux (températures moyennes de 1 °C à 9 °C) et pluvieux, les étés moyennement chauds (24 °C en moyenne) et ensoleillés. Le brouillard est fréquent, surtout l'hiver.
Les précipitations, dont la moyenne annuelle varie entre 650 et 800 mm, sont fréquentes (surtout en hiver et au printemps) mais rarement violentes ; le chiffre moyen de 820 mm de pluie par an masque par ailleurs une irrégularité des précipitations d'une année sur l'autre. Le crachin est fréquent durant l'hiver.
L' ensoleillement de la Loire-Atlantique est d'environ 2 000 heures par an. Sur la côte, l'ensoleillement est plus élevé qu'à l'intérieur du département.
Sous l'influence majeure de l' océan Atlantique, la météo peut être très variable au fil des heures dans une journée, surtout sur la côte du département.
L'économie de la Loire-Atlantique est la quinzième en France en termes de produit intérieur brut par habitant.
Au 22 août 2019, le département compte 396 entreprises publiant un chiffre d'affaires annuel de plus de 20 millions d'euros.
La Loire-Atlantique est la 6 destination touristique des Français avec 24,5 millions de nuitées, et fournit de l'emploi à 20 000 personnes.
En 2021, le département comptait 1 457 806 habitants, en évolution de +6,78 % par rapport à 2015 (France hors Mayotte : +1,84 %).
Sa densité moyenne est de 213,9 hab./km, mais ce nombre masque des disparités importantes. Les agglomérations de Nantes et de Saint-Nazaire concentrent à elles seules 55 % de la population de Loire-Atlantique, sur seulement 12% du territoire du département. La métropole Nantes Saint-Nazaire compte selon l'Agence urbanisme de l'agglomération nantaise (AURAN), 901 000 habitants et représente ainsi la 5 métropole française derrière Paris, Marseille-Aix-en-Provence, Lyon, et Lille (hors partie belge). De fait, les trois-quarts des Ligériens résident le long de la Loire (principalement sur la rive droite), depuis Ancenis jusqu'à l'estuaire. Les deux aires urbaines les plus importantes qui n'appartiennent pas à cet ensemble, celle de Nantes et celle de Saint-Nazaire, sont l' aire urbaine de Châteaubriant (24 132 habitants répartis dans dix communes en 2013), l' unité urbaine de Clisson (17 882 habitants répartis sur quatre communes en 2012), et l' aire urbaine de Varades (6 614 habitants répartis dans deux communes en 2013). Saint-Mars-la-Jaille est également considéré comme une aire urbaine monocommunale par l'INSEE.
Entre 1990 et 1999, le département a gagné plus de 82 000 habitants (soit une progression annuelle de 0,84 %), l'un des plus forts accroissements en France pendant cette période, autant dû au solde naturel qu'au solde migratoire. Avec près de 600 000 habitants, l'agglomération de Nantes se situe au 8 rang national ; la population de son aire urbaine est estimée en 2009 à 862 111 habitants.
Entre 1999 et 2009, le département croît de 132 000 habitants, soit une progression annuelle de 1,06 %.
Entre 2008 et 2018, la population du département croît de 164 500 habitants, soit une progression annuelle moyenne de 1,32 % (5ème plus forte croissance de France Métropolitaine); la population de l'aire urbaine de Nantes est estimée en 2018 à 986 300 habitants.
Le conseil départemental est le propriétaire et le gestionnaire d'un patrimoine architectural classé qui comprend le musée Dobrée, les châteaux de Châteaubriant et de Clisson, le domaine de la Garenne Lemot (Gétigné), dû à François-Frédéric Lemot et Mathurin Crucy, et l'église du Vieux-Bourg de Saint-Sulpice-des-Landes, remarquable pour son ensemble peint de l'époque gothique.
Par ailleurs, Le Grand T, auparavant connu sous le nom de Maison de la culture de Loire-Atlantique (MCLA), est une scène conventionnée missionnée par le conseil général et qui accueille des pièces de théâtre et des spectacles de danse et de chant. Située rue du Général-Buat, la salle de spectacle propose 879 places tandis que la chapelle peut accueillir 80 personnes.
En plus du français, plusieurs langues sont ou étaient traditionnellement parlées en Loire-Atlantique :
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La casemate de Rountzenheim Nord et la casemate de Rountzenheim Sud sont deux casemates d'infanterie d'intervalle de la ligne Maginot. Elles sont situées sur la commune de Rœschwoog, derrière le camping, au nord de la voie ferrée.
Les casemates sont à flanquement simple, c’est-à-dire qu'elles ne possèdent qu'une seule chambre de tir qui est orientée vers le nord. Elles possèdent une galerie de liaison souterraine entre elles. Elles furent construites en 1932 pour accueillir chacune 15 hommes de troupe, un sous-officier et un officier. Pour chaque casemate, ses dimensions au sol hors tout sont : 19 × 14 mètres, pour une hauteur de 7,5 mètres. La dalle de béton mesure quant à elle 2 mètres d'épaisseur et les murs extérieurs 2,25 mètres pour les murs exposés et 1 mètre pour les murs arrière.
L'intérieur de chaque casemate s'organise sur un seul niveau, dans lequel on trouvera :
Pour sa défense rapprochée, chaque casemate dispose de deux fusils-mitrailleurs de 7,5 mm et d'une cloche GFM. L'un des FM est situé en protection de la porte d'entrée, l'autre sur les créneaux de la chambre de tir et le fossé diamant.
Dans la chambre de tir se trouvent deux jumelages de mitrailleuses de 7,5 mm. L'un d'entre eux peut être remplacé en cas de nécessité par un canon antichar de 37 mm.
Un mortier de 50 mm peut être adapté sur la cloche GFM. Des goulottes lance-grenades sont situées sur les créneaux de la chambre de tir.
Les casemates sont environnées de broussailles et d'arbustes, l'accès de la casemate nord est très difficile (sauf en passant par la casemate de Rountzenheim Sud). Leurs fossés diamant sont inondés et leurs chambres de tir ont été endommagées par le sabotage du canon de 37 mm. L'intérieur et la galerie de liaison sont par contre très secs pour la casemate Nord et très humides pour la casemate Sud et les portes blindées sont toujours présentes.
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George Wynn est un réalisateur et acteur britannique né le 22 juin 1891 à Battersea (Angleterre) et mort en 1978 à Ashbourne (Angleterre).
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Georgi Konstantinovski (en macédonien Георги Константиновски), né en 1930 à Kragujevac, en Serbie, alors dans le royaume de Yougoslavie, et mort le 8 décembre 2020, est un architecte macédonien. Il est notamment membre de l'Académie slovène des Sciences et des Arts.
Georgi Konstantinovski a étudié à l' université Saints-Cyrille-et-Méthode de Skopje où il a obtenu sa licence en 1956. Il a ensuite obtenu son master à l' université Yale, sous la direction de Paul Rudolph et Serge Chermayeff. Il a ensuite travaillé à New York, notamment avec Ieoh Ming Pei, Henry Cobb et Araldo Cossutta. Il retourne ensuite en République socialiste de Macédoine après le tremblement de terre de 1963 à Skopje. Il participe alors à l'établissement d'un véritable courant architectural, en dessinant des plans autant qu'en enseignant. Récemment, il a vivement critiqué l'opération d'urbanisme Skopje 2014, la qualifiant de « tsunami ».
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La gare de Tsukinoki (槻木駅, Tsukinoki-eki) est une gare ferroviaire située dans le bourg de Shibata, dans la préfecture de Miyagi au Japon. La gare est exploitée par les compagnies JR East et AbukumaExpress.
La gare de Tsukinoki est située au point kilométrique (PK) 327,7 de la ligne principale Tōhoku. Elle marque la fin de la ligne Abukuma Express.
La gare est inaugurée le 12 janvier 1891.
La gare dispose d'un bâtiment voyageurs, avec guichets, ouvert tous les jours.
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Edward Gal (né le 4 mars 1970 à Rheden aux Pays-Bas) est un cavalier de dressage néerlandais. Il a été triple médaillé d'or aux Jeux équestres mondiaux FEI 2010 avec l'étalon Totilas devenant ainsi le premier cavalier à remporter les trois médailles d'or de dressage possibles lors d'un seul et même Jeux Mondial FEI. À l'approche des Jeux de 2010, le couple avait accumulé de nombreux records du monde en compétitions internationales, ce qui a conduit un journaliste américain à les appeler "stars du rock dans le monde du cheval". Après les Jeux équestres mondiaux, Totilas a été vendu à l’entraîneur allemand Paul Schockemöhle. Depuis, Edward Gal continue à être un entraîneur et un compétiteur de dressage au niveau international.
Edward Gal a commencé sa carrière équestre comme cavalier à 14 ans, débutant avec des poneys et passant progressivement sur des chevaux à l'âge de 20 ans. Lorsqu'il a découvert que le cheval qu'il montait n'aimait pas sauter, il s'est tourné vers le dressage. Tout en ayant de bons résultats dans les compétitions nationales et internationales, il est devenu véritablement un compétiteur de renommée internationale quand il a commencé à concourir avec Totilas en 2008. Il dira plus tard que lui et son équipe ont compris que Totilas était un cheval "spécial" dès leur première compétition en Grand Prix.
À l'époque, Edward Gal prit la place d' Anky van Grunsven, sa compatriote, comme cavalier leader sur le circuit mondial de dressage. En juillet 2009, Edwatd Gal et Totilas ont battu le score mondial maximum détenu par Anky van Grunsven dans un Grand Prix Freestyle avec une note de 89,50% qu'ils obtinrent à Hickstead, en Angleterre, et peu de temps après, ils obtinrent un nouveau record avec 90,75% dans la même épreuve aux Championnats d'Europe. En décembre 2009, lors de la quatrième étape de la Coupe du monde de dressage FEI 2009-2010 à l' Olympia de Londres, ils ont amélioré leur record en freestyle avec une moyenne de 92,30%, soit plus de 10 points de plus que le deuxième. Sans établir de record du monde, ils ont facilement remporté la finale de la Coupe du Monde FEI de la saison en GP Freestyle à domicile aux Pays-Bas avec un score supérieur de plus de 7 points à leur premier record du monde. Le couple avait également à son actif un record du monde dans la discipline du Grand Prix Spécial après avoir été noté 86,460% à Aix-la-Chapelle en juillet 2010.
Edward Gal et Totilas étaient considérés comme les grands favoris des Jeux Mondiaux FEI 2010 à Lexington, dans le Kentucky, leur première compétition hors d'Europe. Klaus Röser, responsable de l’équipe allemande de dressage qui domine depuis longtemps la discipline, a déclaré à son propos: "Que nous puissions battre Edward; je ne le pense pas, je ne le crois pas. Nous devons être réalistes. " L'analyse de Röser s'est avérée correcte, Edward Gal et Toto, le surnom affectueux donné à Totilas, ayant d'abord mené l'équipe néerlandaise à l'or en compétition par équipes, puis facilement remporté l'or dans le Grand Prix Spécial et dans le Grand Prix Freestyle.
Dans un article du Courier-Journal de Louisville (Kentucky) publié avant les Jeux de 2010, l'entraîneur de dressage Susan Posner a souligné que Totilas en était à sa deuxième année en dressage au niveau Grand Prix, alors qu'il était âgé de 10 ans. et que ses résultats démontraient les capacités d'Edward Gal comme cavalier.
Edward Gal a également participé aux Championnats d'Europe de Dressage 2015 à Aix-la-Chapelle, où il a remporté une médaille d'or en dressage par équipe. L'entraîneur de dressage national néerlandais Wim Ernes est décédé le 1 novembre 2016 des suites d'une tumeur au cerveau. Edward Gal, ainsi que les autres vainqueurs de la médaille d'or, Patrick van der Meer, Hans Peter Minderhoud et Diederik van Silfhout, ont porté son cercueil lors de ses funérailles le 5 novembre 2016.
Edward Gal entretient ouvertement depuis longtemps une relation avec son coéquipier Hans Peter Minderhoud.
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Walter Rosenkranz (né le 29 juillet 1962) est un homme politique, du Parti de la liberté d'Autriche (FPÖ), et avocat autrichien.
Walter Rosenkranz est membre du Conseil national de 2008 à 2019, date à laquelle il devient l'un des trois défenseurs publics nationaux (Volksanwalt).
Il est chef de groupe parlementaire du FPÖ au Conseil national entre 2017 et 2019 et chef du FPÖ de Basse-Autriche.
Le 12 juillet 2022, le FPÖ choisit Rosenkranz comme candidat officiel à l' élection présidentielle autrichienne de 2022, qui se tient le 9 octobre 2022.
Il est battu par le président autrichien en place Alexander Van der Bellen, ne réunissant que 17,9 % des suffrages contre 56 % au président réélu dès le premier tour.
Walter Rosenkranz n'a aucun lien de parenté avec Barbara Rosenkranz, candidate du FPÖ à l' élection présidentielle autrichienne de 2010.
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La coupe du monde de triathlon 2000 est composée de 10 courses organisées par la Fédération internationale de triathlon (ITU). Chacune des courses est disputée au format olympique soit 1500 m de natation, 40 km de cyclisme et 10 km de course à pied.
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Hermann Edmund ter Meer (né le 31 juillet 1852 à Krefeld, mort le 5 novembre 1931 à Krefeld) est un chimiste et entrepreneur allemand.
Hermann est le fils de Hermann Eduard ter Meer et le père de Fritz ter Meer.
Après ses études et l'obtention d'un doctorat ainsi que des travaux pratiques dans des laboratoires scientifiques (comme l'usine de son oncle Heinrich Tillmann, qui deviendra BASF), il fonde en 1877 l'usine de teintures à base de goudron, Dr. E. ter Meer & Cie (de). En 1896, elle fusionne avec J. W. Weiler & Cie. (de) pour rejoindre ensuite Bayer.
Edmund ter Meer est un patron prenant des initiatives sociales comme la mise en place d'une assurance permanente de la santé (1885), d'une caisse de retraite (1898) et un fonds de prévoyance (1903).
Par ailleurs, il fait une carrière politique locale : il est conseiller municipal d' Uerdingen de 1886 à 1919 et de 1920 à 1924, inscrit au Parti national-libéral.
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(10999) Braga-Ribas est un astéroïde de la ceinture principale.
(10999) Braga-Ribas est un astéroïde de la ceinture principale. Il fut découvert le 7 novembre 1978 à l' Observatoire Palomar par Eleanor Francis Helin et Schelte J. Bus. Il présente une orbite caractérisée par un demi-grand axe de 2,63 UA, une excentricité de 0,34 et une inclinaison de 9,6° par rapport à l' écliptique.
Il porte le nom de l'astronome brésilien Felipe Braga-Ribas.
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Store Hestholmen est une île norvégienne du comté de Hordaland appartenant administrativement à Bømlo.
Rocheuse et couverte d'une légère végétation, à fleur d'eau, elle s'étend sur environ 227 m de longueur pour une largeur approximative de 140 m.
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Un vicaire épiscopal est un membre du clergé désigné librement par l' évêque pour le seconder dans des domaines particuliers. Pour cela, il reçoit délégation des responsabilités de l'évêque. Dans les Églises catholiques de rites orientaux, le titre équivalent au vicaire épiscopal est le syncelle.
Le vicaire épiscopal est un collaborateur immédiat de l'évêque. Ses fonctions sont semblables à celles d'un vicaire général. Cependant, sa juridiction ne s'applique qu'à une certaine partie territoriale du diocèse, un secteur apostolique particulier ou un groupe déterminé de fidèles. Un vicaire épiscopal à qui l’évêque confie la mission de le seconder sur une portion territoriale de son diocèse peut être appelé archidiacre (cette portion territoriale est alors appelée archidiaconé, regroupant plusieurs doyennés, eux-mêmes composés de plusieurs paroisses).
Le titre de vicaire épiscopal prend un sens particulier pendant la Révolution française. Le 12 juillet 1790, la Constitution civile du clergé supprime les chapitres cathédraux et les remplace par des conseils composés de douze à seize vicaires épiscopaux. Les vicaires épiscopaux, nommés par l'évêque et inamovibles, sont à la fois les vicaires de la paroisse cathédrale et les conseillers de l'évêque.
À mi-chemin entre le canonicat de cathédrale et le vicariat général, le vicariat épiscopal constitutionnel est supprimé à l'été 1793 par un décret de la Convention.
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Botrugno (Vitrùgna en salentin) est une commune italienne de la province de Lecce dans la région des Pouilles.
Situé dans l’arrière-pays de la péninsule du Salento, il fait partie de l’union des municipalités appelées Unione delle Terre di Mezzo.
La partie méridionale du territoire communal fait partie du Parc des Paduli (Parco dei Paduli), une zone rurale caractérisée par un paysage dominé principalement par des oliviers et dans lequel subsistent de nombreuses espèces végétales et animales.
Brotugno est bordée au sud et à l’est par la municipalité de San Cassiano, au sud-ouest par la municipalité de Supersano, au nord-ouest par la municipalité de Scorrano. Au nord-est se trouve la municipalité de Sanarica.
Les communes de Nociglia, Muro Leccese et Ruffano sont également limitrophes de Botrugno.
Le toponyme est d’origine byzantine. Il fait référence au raisin et aux vignobles qui se dressaient sur ce lieu.
La commune fut fondée par les Grecs. Cependant elle commence à se développer après la destruction de Muro Leccese par Guillaume I de Sicile au XIIe siècle.
Au XIIIe siècle, les Maramonti gouvernaient le territoire communal. Ils initièrent la construction d’une petite forteresse autour de laquelle se développèrent de nombreuses habitations.
Botrugno abrita également la famille des Maramonte, qui compta dans ses membres des condottieres renommés, comme Raffaele Maramonte, dont on peut aujourd'hui encore voir le tombeau dans l’église du couvent.
En 1654, la famille des Castriota Granai, les derniers seigneurs féodaux de Botrugno, entra en possession de la commune. La forteresse fut alors transformée en palais résidentiel.
Avec la Loi n. 477 du 13 mars 1958, promulguée par le Président de la République Giovanni Gronchi, Botrugno accède au statut de commune autonome.
L'église actuelle fut édifié vers 1578 en abattant une chapelle préexistante dédiée à San Rocco. En 1656, année de la peste, fut construit l’autel de Saint Oronzo, patron du village.
L’église actuelle fut radicalement restructurée et agrandie au cours du XVIIIe siècle. L’intérieur comprend trois nefs en croix latine, une décoration en stuc fut réalisée et des autels de style baroque furent construits. En 1838, le nombre des autels fut porté à neuf. Des ajouts et des agrandissements ultérieurs furent effectués jusqu’à la seconde moitié du XXe siècle. En 1958, les travaux de réfection de la façade ont été effectués, tandis qu’en 1967 est datée la dernière intervention décorative qui a concerné les voûtes de la croisière.
L’intérieur, scandé d’arcades en plein cintre, abrite dans la nef gauche les autels de la Vierge du Carmine et de la Sainte Famille, dans le transept gauche les autels de l’Immaculée et de la Vierge du Bon Conseil, dans le transept droit, les autels de saint François de Paule et de saint Oronzo, dans la nef droite, les autels de sainte Anne et de saint Donat. Dans le presbytère se trouve un orgue, construit vers 1910 par l’entreprise Francesco Mascia de Naples.
Elle construite, à l'initiative de Tarquino Maramonte, vers la fin du XVIe siècle avec le couvent attenant des Augustins.
La façade, couronnée d’un tympan brisé et des statues de saint Antoine de Padoue et de sainte Claire, est délimitée par trois hautes pilastres qui anticipent la division interne en deux nefs. L’intérieur possède un plan à double nef même si la plus petite est divisée en trois chapelles non communicantes. Sur le côté gauche s’ouvrent les chapelles avec leurs autels dédiés à l'archange Saint Michel, à Saint François d’Assise et à Saint Antoine de Padoue, tandis que sur le côté droit se trouvent, entre autres, l'autel de Saint Dominique de Guzmán. Sur l'autel principal se trouve un bloc monolithique en pierre sur lequel est peinte une fresque byzantine du XIVe siècle. L’église conserve en outre le tombeau de Raffaele Maramonte.
Elle était à l’origine une ancienne chapelle du XIVe siècle. Elle fut en partie démolie, agrandie et reconstruite en 1726. De l’édifice d’origine fut cependant conservée l’abside avec une représentation picturale datant du XIVe siècle. L’abside est divisée en trois compartiments verticaux. Dans les compartiments inférieurs apparaissent les deux grandes figures de saint Basile et de saint Jean Chrysostome, revêtu d’habits épiscopaux et régent chacun un cartouche sur lequel sont reportés en grec deux passages d’une prière de saint Basile.
Elle fut construite par le baron Giacomo Maramonte au milieu du XVe siècle.
Abandonnée depuis des décennies, elle a été consolidée et reconstruite entre 2000 et 2004. Sur le mur droit de l’église se trouve un cadre légèrement en retrait dans lequel sont visibles de faibles traces de couleur d’une fresque représentant Saint Solomo.
L'extérieur du bâtiment possède une façade à pignon avec portail d’entrée surmonté d’une fenêtre en verre. Il est équipé d’un petit clocher à voile.
Ce bâtiment, datant du XIVe siècle, a été construit par la famille des Maramonte. Ceux-ci, en 1654, vendirent le fief avec leur résidence aux Castriota Granai. Le palais, qui sous les Maramonte avait les caractéristiques d’une petite forteresse, fut transformé en une véritable résidence nobiliaire jusqu’à prendre sa physionomie actuelle.
Extérieurement, il se caractérise par le balcon balustrade baroque élaboré, qui court sur toute la façade, exécuté en 1725. L’accès au palais se fait par deux grands portails surmontés des armoiries des Castriota encadrées par celles des Maramonte d’un côté et des Castriota avec les Guarini de l’autre. L’édifice s’articule autour d’une cour à plan rectangulaire. L'intérieur est décoré de fresques commandées par les Castriota à la fin du XVIIIe siècle En 1817, le palais et les possessions des Castriota passent à la famille Guarini, qui dote le palais d'une nouvelle façade sur cour, couronnée par les armoiries de la famille, et de nouveaux décors peints à l'intérieur, en style liberty.
Il fut créé en octobre 2007.
Il se trouve dans une partie des locaux du Palazzo Marchesale.
Il s’agit d’un amas de pierres partiellement endommagé au fil du temps. Il y a beaucoup d’hypothèses sur leur utilisation. L'une des hypothèse privilégiée est celle d'une tour de guet.
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Ledanca est une commune d'Espagne de la province de Guadalajara dans la communauté autonome de Castille-La Manche.
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Francesco Andreini (né vers 1548 et mort en 1624) est un acteur et dramaturge italien de la commedia dell'arte de la seconde moitié du XVI et du début du XVII siècle. Francesco Andreini a notamment publié Le Bravure del Capitan en 1607, inspiré de son rôle phare du Capitan dans la Commedia dell'arte.
Francesco Andreini est l'époux d' Isabella Andreini (née Canali), avec laquelle il a fait partie de la troupe I Gelosi et dont il a eu un fils, Giambattista Andreini (1576-1654), lui aussi acteur. La troupe dont ils étaient chefs portait le titre de i Gelosi, (les Jaloux), et la devise de la troupe annonçait que c’était de vertu, de renommée et d’honneur que ses membres étaient jaloux : Virtù, fama ed onor ne fer gelosi. Andreini joua d’abord les rôles d’amoureux, ensuite celui de Capitan Spavento della valle inferna, rôle de charge, dont nos capitaines Tempête ne sont que le diminutif. Il s’y fit une grande réputation. Il voulut la fixer, en quelque sorte, par son ouvrage intitulé : le Bravure del Capitan Spavento, imprimé pour la première fois à Venise, en 1609, in-4°. Ce sont soixante-cinq ragionamenti, ou entretiens entre le capitaine et son valet Trappola. Andreini avait alors perdu sa femme, qu’il regrettait beaucoup. Il mit en tête de cet ouvrage bouffon, un discours sérieux, ou plutôt triste, où il exprime, à sa manière, sa tendresse pour elle et ses regrets. Il publia, depuis, d’autres dialogues en prose : Ragionamenti fantastici posti in forma di dialoghi rappresentativi, Venise, 1612, in-4°- On a aussi de lui deux pièces ou représentations théâtrales, en vers : L’ Alterezza di Narciso, Venise, 1611, in-12, et l’ Ingannata Proserpina, ibid., même année. Andreini avait une excellente mémoire ; aussi apprenait-il facilement les langues étrangères. Il entendait et parlait le français, l’ espagnol, l’esclavon, le grec moderne, et même le turc. Il vivait encore en 1616 ; on le voit par la date de l’édition qu’il donna de quelques fragments de sa femme Isabelle. On croit qu’il mourut peu de temps après.
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World Series Baseball est un jeu vidéo de baseball sorti en 1994 et fonctionne sur Mega Drive. Le jeu a été développé par BlueSky Software puis édité par Sega.
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Pierre Fouché (en catalan Pere Fouché), né le 8 février 1891 à Ille-sur-Têt où il est mort le 11 août 1967, est un universitaire français des Pyrénées-Orientales, linguiste et philologue.
Docteur ès lettres, il fut professeur dans les Universités de Grenoble (chaire phonétique) puis de Strasbourg en 1926 (chaire d'histoire du français). En 1931, il accède au poste de maître de conférences de phonétique générale et expérimentale à la Faculté des lettres de Paris. L'année suivante, il devient professeur sans chaire et directeur de l'Institut de phonétique. Il acquiert le statut de professeur de phonétique en 1937. Il est également directeur de l'École de préparation des professeurs français à l'étranger à partir de 1945, avant de prendre sa retraite en 1962, en qualité de professeur honoraire.
En 1932, il prend également la direction du Musée de la parole et du geste à l’Université de Paris, après le départ d’ Hubert Pernot.
Il devient membre de l’ Institut d’Études Catalanes en 1946.
Pierre Fouché est directeur et collaborateur de la Revue internationale d'onomastique, de l'importante revue de linguistique Le français moderne, de la Revue des langues romanes, de la Revue hispanique, de la Revue des langues anciennes, d' Onomastica, etc.
Il effectue également diverses missions à l'étranger : représentant de l' Université de Paris au Congrès international de phonétique de Gand en 1938, conférences à l'Université de Londres, en Yougoslavie, à l'Université de Cophenhague (1951), et d' Édimbourg, ou encore mission à l' Université de Costa-Rica pour organiser les études de philologie romanes et de linguistique (1961).
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Le chah (ukrainien : шаг) est la dénomination de plusieurs monnaies qui ont été en circulation en Ukraine. Ce terme dérive de shilling via chelyag (polonais : szeląg). Au pluriel, on utilise les formes chahy (шаги) de 2 à 4, et chahiv (шагiв) à partir de 5. Ex : 2 chahy, 20 chahiv.
Le 2 septembre 2024, la Banque nationale d'Ukraine a initié le changement du nom des pièces d'échange de « kopiïka » à «сhah» afin de restaurer la justice historique, de promouvoir la dérussisation et de raviver les traditions nationales de l'Ukraine. La Verkhovna Rada d'Ukraine doit prendre une décision sur la mise en circulation d'une nouvelle pièce de monnaie.
Le terme chah s'appliquait à la pièce d'argent d'une valeur faciale de 3 groschen frappée depuis 1528 et en circulation dans la république des Deux Nations (Pologne-Lituanie) au cours des XVII et XVIII siècles, en particulier durant le règne de Sigismond III de Pologne. Plus tard, le terme s'appliqua à la pièce russe de 2 kopecks. À partir de 1839, lorsque le comptage en monnaie d'argent fut réinstauré dans l' Empire russe, le terme chah en vint à désigner la pièce d'un demi-kopeck en argent ; il fut usité dans ce sens jusqu'en 1917.
En 1917, des billets de banque furent introduits dans l'Ukraine nouvellement indépendante. Ils étaient libellés en chahy, en hryvnia et en karbovanets, une hryvnia équivalant à 100 chahiv ou à un demi-karbovanets.
Au début du XX siècle, pendant la Première Guerre mondiale, de nombreux pays émirent de la monnaie sous forme de timbres. Il en fut de même dans la république populaire d'Ukraine occidentale et la République populaire ukrainienne. Ces timbres-monnaie y étaient appelés chahivky (шагiвки, pluriel de шагiвка, chahivka). Ils portaient des valeurs faciales de 10, 20, 30, 40 et 50 chahiv.
Les chahivki étaient imprimés sur des feuilles de papier perforées, en raison de la pénurie de métaux, requis par l'effort de guerre. Chaque timbre-monnaie portait sur son avers le symbole ukrainien en forme de trident (tryzub) et une brève notice indiquant que ces chahivky remplaçaient les pièces de monnaie et que leur usage en tant que timbres-poste était interdit. On peut toutefois en trouver sur certaines enveloppes, du fait de la pénurie criante de « vrais » timbres à l'époque. Le 18 juillet 1918, le gouvernement ukrainien indépendant autorisa les premières émissions de timbres-poste, appelés eux aussi chahivky et portant des motifs quasi identiques.
Les timbres de 10 et 20 chahiv ont été conçus par l'artiste Anton Sereda ; ceux de 30, 40 et 50 chahiv par Heorhiy Narbut, un maître graphiste, président de l'Académie des Arts de Kiev.
En 1992, après la dislocation de l'URSS, l'Ukraine à nouveau indépendante put choisir sa propre monnaie ; des pièces de 1 chah et de 50 chahiv furent émises à titre d'essai, mais elles ne furent pas approuvées. C'est le terme numismatique de kopiyka (копійка) qui fut retenu pour la division de la monnaie ukrainienne, bien que ressenti par les nationalistes comme une dénomination russe (kopeyka en russe).
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L' Achiléide est le nom donné au récit mythologique d' Achille, héros légendaire grec de la guerre de Troie.
Achilléide est un titre d'œuvre notamment porté par :
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La légion sacrée était un corps d'élite de l' armée de Carthage, similaire au bataillon sacré de Thèbes, qui habituellement ne combattait pas hors du territoire africain. Il se situait au centre de la formation de l'armée, immédiatement derrière des éléphants et protégé sur les ailes par les auxiliaires mercenaires et la cavalerie. Il était constitué par des fils de nobles de Carthage et ceux-ci possédaient une grande préparation pour le combat. Étant donné la condition sociale de ses membres, ils disposaient du meilleur équipement possible.
Formés dès leur plus jeune âge pour être des lanciers dans la phalange, ces jeunes hommes sont issus des plus riches familles de Carthage, et en tant que tels ont un équipement très bon. Ils sont formés dès la naissance à être de grands guerriers et ils sont en mesure de se permettre une armure de haute qualité et des armes excellentes. Ils se battent comme une phalange traditionnelle organisée dans le style spartiate. Ils forment une sorte de mur imperméable par devant et sont extrêmement difficiles à attaquer sur les flancs en raison du fait qu'ils sont aussi à l'aise avec leurs épées qu'avec leurs lances. Même la plus lourde cavalerie n'est pas de taille pour la légion sacrée tant qu'ils présentent leurs lances dans la direction de leur agresseur. Seule une manœuvre d'accompagnement par la cavalerie lourde ou l' infanterie lourde a une chance de les casser dans une mêlée. Ils sont aussi compétents avec leurs épées, ainsi, ils sont souvent en mesure de fournir une infanterie d'assaut d'élite en cas de besoin. Même s'ils sont vraiment très lourdement armés pour ce rôle, ils peuvent exceller en tant qu'infanterie de choc en cas de besoin.
Le bataillon sacré était un groupe de soldats qui ont été dédiés au dieu Baal (le père des dieux phéniciens). Selon la majorité des auteurs classiques, les membres du Bataillon Sacré combattaient à pied et exerçaient les fonctions de garde personnelle du général ou commandant carthaginois de l'armée. Ils étaient tous membres de la noblesse, et ont été appelés à combattre dans les guerres de leur pays comme une unité d'élite qui formaient l'aile droite de la phalange. Ils ont tous été abattus en Sicile par les armées de Syracuse au V siècle av. J.-C.
Cette force choisie comptait 2 500 hommes (ce qui semble être sa composition habituelle). À la bataille de Crimisos, en 341 av. J.-C., quand l'armée carthaginoise fut vaincue par celle de Timoléon, qui commandait l'armée de Syracuse, le bataillon sacré fut anéanti.
Dans la Vie de Timoléon, Plutarque décrit ainsi l'armée carthaginoise qui s'approchait de la rivière Crimisos :« On découvrit alors le Crimèse, et l’on vit les ennemis sur le point de le passer. En tête, venaient leurs quadriges, formidablement équipés pour le combat, et, derrière, dix mille fantassins à écus blancs. On devinait que c’étaient des Carthaginois à l’éclat de leur équipement, à la lenteur et à l’ordre de leur marche. Après eux, les soldats d’autre provenance affluaient, opérant le passage en tumulte et en désordre.»
Lors de cette bataille, Plutarque chiffre les pertes de l'armée carthaginoise (mercenaires compris) à 10 000 hommes, dont 3 000 étaient carthaginois:« sur dix mille ennemis morts, il y eut trois mille Carthaginois, grande perte pour leur cité. Car ni pour la naissance, ni pour la richesse, ni pour la réputation, ceux-là n’avaient leurs supérieurs ; et l’on ne rapporte pas que jamais les Carthaginois proprement dits aient eu autant de morts dans un seul combat ; car, la plupart du temps, c’étaient des Libyens, des Ibères et des Numides qu’ils employaient pour la bataille. Ainsi les étrangers faisaient les frais de leurs défaites.»
Dans la même bataille, Diodore de Sicile chiffre les pertes du bataillon sacré à 2 500, et les pertes totales de l'armée carthaginoise à 10 000 morts et 15 000 prisonniers, en majorité des mercenaires.
Des documents parlent d'une unité d'élite qui a combattu sur l'aile droite de la Phalange de long après leur disparition à la bataille de Crimisos. Si l'on s'en tient à cette hypothèse, le bataillon sacré aurait participé à la malheureuse bataille de Tunis contre Agathocle de Syracuse en 310 av. J.-C., ses effectifs augmentèrent jusqu'à 12 000 hommes. C'est aussi le chiffre qui apparaît à la bataille de Bagradas en 255 av. J.-C., et ce chiffre de soldats recrutés est aussi similaire pour s'opposer au soulèvement des Mercenaires en 240 av. J.-C..
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Roskajmy est un village polonais de la voïvodie de Varmie-Mazurie, dans le powiat de Bartoszyce.
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L’ ordre impérial de Saint-Vladimir, prince égal aux apôtres (en russe : Императорский орден Святого Равноапостольного князя Владимира) est un ordre honorifique russe institué le 4 octobre 1782 par Catherine II en l’honneur de Vladimir le Grand à l'occasion du vingtième anniversaire de son règne. Cette distinction était destinée à ceux qui se distinguaient soit à l’armée, soit dans la vie civile.
L’ordre de Saint-Vladimir fut décerné de 1782 à 1917 ; prestigieux, il conférait de plein droit à son récipiendaire la noblesse héréditaire.
Le 22 septembre 1782, Catherine II instaura à l’occasion du vingtième anniversaire de son accession au trône un nouvel ordre honorant la mémoire du grand-prince de Kiev Vladimir I, canonisé par l’église orthodoxe et fondateur de la Russie chrétienne.
L’attribution de cet ordre était identique à celle des ordres déjà existant et comportait quatre classes. Le nombre de récipiendaires n’était pas limité. En 1789 la décoration à titre militaire est distinguée de l’attribution à titre civil par l’adjonction d’un ruban horizontal.
L’attribution des différentes classes de l’ordre était liée à la position occupée dans la table des rangs. La première classe n’était attribué que jusqu’au troisième rang, la seconde jusqu’au quatrième rang, la troisième jusqu’au cinquième rang et la quatrième jusqu'au septième rang.
De plus la quatrième classe pouvait être accordée pour bons et loyaux services aux militaires ou civils justifiant de 35 ans de service irréprochable. La croix comportait alors, sur ses deux extrémités droite et gauche, la mention 35 ans en lettres dorées.
Contrairement aux autres titres honorifiques de la Russie impériale décernés aux membres de la famille impériale le jour de leur naissance ou attribués aux personnalités de la noblesse russe le jour de leur majorité (18 ans), l’Ordre de Saint-Vladimir ne récompensait pas la naissance mais était destiné à ceux qui se distinguaient soit à l’armée, soit dans la vie civile. Dans l’histoire de l’attribution de l’Ordre de Saint-Vladimir, seule, Catherine II de Russie s’attribua cet ordre le 22 septembre 1782.
Dans une galerie de portraits, Dmitri Grigorievitch Levitski immortalisa les premiers récipiendaires de l’Ordre de Saint-Vladimir. Les officiers décorés de l’Ordre de Saint-Vladimir 1 classe le 24 novembre 1782 : Ivan Avramovitch Hanibal, le fils aîné d’ Abram Petrovitch Hanibal, I.A Igelström, Valentin Platonovitch Moussine-Pouchkine, Mikhaïl Sergueïevitch Potemkine (un lointain parent du prince Grigori Alexandrovitch Potemkine), Ivan Grigorievitch Tchernychev. Les personnalités civiles décorées de l’Ordre de Saint-Vladimir : le ministre de l’Éducation, le comte Ivan Ivanovitch Chouvalov, le prince Alexandre Andreïevitch Bezborodko. D’autres personnalités ne figurant pas dans la galerie de portraits de Dmitri Grigorievitch Levitski furent également décorées de l’Ordre de Saint-Vladimir comme le maréchal Piotr Alexandrovitch Roumiantsev, Grigori Aleksandrovitch Potemkine, le général Nikolaï Vasilievitch Repnine, le comte Zakhar Grigorievitch Tchernychev, le ministre des Affaires étrangères Nikita Ivanovitch Panine, le secrétaire personnel de Catherine II de Russie, Ivan Ivanovitch Betskoï (d’autres personnalités reçurent également cet ordre). En 1783, Catherine II attribua l’Ordre de Saint-Vladimir (1 classe) au feld-maréchal Alexandre Vassilievitch Souvorov.
En 1777, l’impératrice Catherine II passa commande d’un service de table à l’Ordre de Saint-Vladimir à la manufacture Gardner Merchant (créée en 1766 ; aujourd’hui manufacture de porcelaine Dmitrov, située dans la petite ville de Verbilki, près de Moscou). Un ruban rouge bordé de noir rappelant celui de l’ordre ornait le centre des différentes pièces de vaisselle. Au milieu de chaque pièce ornée de feuilles vertes figurait une étoile argentée à huit branches et, en son centre, la croix de l’Ordre. Il fut utilisé au Palais d'Hiver, le 27 septembre (selon le calendrier julien), jour de la célébration de la fête de l’ordre.
En 1783, l’impératrice Catherine II passa commande d’un service de table de 140 pièces pour un coût de 15 000 roubles. Un ruban rouge bordé de noir rappelant celui de l’ordre ornait le centre des différentes pièces de vaisselle. Au milieu de chaque pièce ornée de feuilles vertes figurait une étoile argentée à huit branches et, en son centre, la croix d’or sur fond noir. Les nombreux couverts étaient également ornés de ces différents insignes : croix ou étoile.
Lors de leur admission, les récipiendaires de l'Ordre de Saint-Vladimir (1 classe) s'acquittaient de la somme de 450 roubles, un titulaire de 2 classe, la somme de 225 roubles, les chevaliers honorés par l'Ordre de 3 et 4 classe, la somme de 40 et 45 roubles. Les personnalités civiles récompensées de l'Ordre de 4 classe réservé aux autorités civiles comptabilisant 25 ou 35 ans de service, les titulaires comptabilisant 18 campagnes navales, les militaires ayant reçu le baptême du feu, les personnes étrangères servant l'Empire russe ne réglaient aucun droit d'admission. Après 1855, une personnalité déjà titulaire de l'Ordre et honorée une seconde fois par l'insigne avec épées de même classe ne réglait que la moitié de la somme. Cette dernière fut consacrée au soutien des associations caritatives de l'Empire, les titulaires désargentés.
Chaque année, un capital de 24 000 roubles destiné aux récipiendaires de l'Ordre fut placé afin d'allouer une somme aux plus anciens titulaires, le montant différait selon la classe (6 000 roubles destinés à chacune des classes). Chaque année, les titulaires de 1 classe les plus âgés recevaient la somme de 600 roubles, (leurs rentes personnelles n'étaient pas pris en compte), une pension de 300 roubles étaient versée aux 2 classe, les 3 et 4 classe percevaient une somme de 200 ou 100 roubles. Pendant une année, l'épouse du récipiendaire décédé continuait à percevoir la pension.
Dès le 22 septembre 1782, date de création de l’Ordre de Saint-Vladimir, les récipiendaires (des quatre classes) obtenaient de plein droit la noblesse héréditaire.En 1900, seules les trois premières classes pouvaient prétendre à la noblesse héréditaire, la quatrième classe ne conférant que la noblesse personnelle.Tout membre de l'Ordre pouvait (mais ce n’était pas une obligation) indiquer dans ses armes un symbole rappelant l’origine de son nouveau statut (art. 141).
En 1782, la cathédrale Sainte-Sophie à Tsarskoïe Selo fut attribuée à l'Ordre de Saint-Vladimir. De 1845 à 1917, la cathédrale Saint-Vladimir de Saint-Pétersbourg fut l' église capitulaire de l'Ordre.
Contrairement aux autres ordres de l'Empire russe, il n'exista aucune tenue de cérémonie pour les récipiendaires de l'Ordre de Saint-Vladimir.
Nourrissant un vif ressentiment pour sa mère, la Grande Catherine, Paul I de Russie abolit l'Ordre de Saint-Vladimir en 1782. Il sera rétabli par son fils, Alexandre I de Russie en 1801
Sous le règne de Paul I de Russie (1796 - 1801), les attributions de l'Ordre de Saint-Vladimir cessèrent. Le 12 décembre 1801, Alexandre I de Russie décerna à nouveau ce titre honorifique.
Au cours des différentes batailles engagées contre l'Armée napoléonienne, l'empereur décerna 12 croix de Saint-Vladimir de (1 classe), notamment à : Piotr Petrovitch Konovnitsyne, Alexandre Ostermann-Tolstoï, Nikolaï Nikolaïevitch Raïevski. Au cours de la Guerre patriotique de 1812 et la Campagne d'Allemagne de 1813, Alexandre I de Russie attribua 95 croix de Saint-Vladimir (2 classe), notamment à Adam Ożarowski, au général de cavalerie, Frank Mikhaïlovitch Douka, au lieutenant-général Evstafi Evstafovitch Oudom, au général de cavalerie Georgi Arsenievitch Iemanouel, au général d' artillerie Piotr Mikhaïlovitch Kartsevitch.
Au cours de la Guerre patriotique de 1812, Alexandre I de Russie décerna une centaine de croix de Saint-Vladimir (3 classe) (dans la liste des bénéficiaires figure le nom du prince Sergueï Grigorievitch Volkonski). Environ douze officiers furent décorés de l'Ordre de Saint-Vladimir (4 classe) avec ruban : ces derniers prendront une part active à la tentative de coup d'État du 14 décembre 1825 et seront condamnés par les différents tribunaux. Parmi ceux-ci figurent les noms du lieutenant-colonel, de Sergueï Ivanovitch Mouraviov-Apostol, du lieutenant-colonel Mikhaïl Sergueïevitch Lounin, de Pavel Ivanovitch Pestel, d'Alexandre Mikhaïlovitch Mouraviov, du poète et écrivain Fiodor Nikolaïevitch Glinka
À deux reprises, Alexandre I de Russie décerna au général d' infanterie et futur gouverneur de Finlande Taddeus Steinheil, l'Ordre de Saint-Vladimir (4 classe) avec ruban, pour sa bravoure au cours de la bataille de Czaśniki (1 décoration), puis durant la bataille de la Bérézina (2 décoration).
En 1812, Alexandre I de Russie décerna au héros de la guerre patriotique, le major-général Iakov Petrovitch Koulnev, l'Ordre de Saint-Vladimir (4 classe) avec ruban.
En 1818, Alexandre I de Russie décerna au comte Ioánnis Kapodístrias, ministre des Affaires étrangères, l'Ordre de Saint-Vladimir (1 classe).
Le décret signé le 9 août 1844 permit l'attribution de l'Ordre de Saint-Vladimir aux personnes n'appartenant pas à la religion chrétienne. Sur l'insigne remis aux non-chrétiens la croix de Saint-Vladimir fut remplacée par l'aigle bicéphale.
En 1837, Nicolas I prit la décision de faire construire un nouveau palais impérial dans l'enceinte du Kremlin. L'architecte Konstantin Andreïevitch Ton fut chargé du projet qui prévoyait 700 salles et pièces de réception avec, au rez-de-chaussée, les pièces réservées à l'empereur et aux membres de la famille impériale. Un grand escalier permettait d'accéder à cinq vastes salles situées à l'étage. Chacune de ces cinq pièces furent consacrées aux cinq ordres de l'Empire russe : une pièce réservée à l' Ordre de Saint-André (salle Saint-André), une pièce réservée à l' Ordre de Sainte-Catherine (salle Sainte-Catherine), une salle réservée à l'Ordre de Saint-Vladimir (salle Saint-Vladimir), une pièce réservée à l' Ordre de Saint-Alexandre Nevski (salle Saint Alexandre Nevski), une autre salle réservée à l' Ordre de Saint-Georges (salle Saint-Georges).
Par un oukase signé le 3 août 1845, Nicolas I de Russie exigea que l'Ordre de Saint-Vladimir (quatrième classe) fut automatiquement décerné aux militaires comptabilisant 25 années de service ou 18 campagnes navales pour les membres de la Marine impériale de Russie.
Créé en 1787, cet ordre de quatrième classe récompensait les civils ou militaires totalisant 35 années de service irréprochable et consécutif dans les 14 classes de la Table des rangs. Ce titre honorifique fut également attribué à des membres du clergé ayant reçu le baptême du feu et au service de la Russie depuis 25 ans.
Les chiffres 18 (pour 18 années de service), 25 (pour 25 années de service) furent inscrits sur les bras horizontaux de la croix (avers et revers).
Afin de différencier les civils des militaires, Alexandre II de Russie modifia l'Ordre de Saint-Vladimir attribué aux militaires. Le 5 août 1855, l'empereur ordonna l'ajout de deux glaives posés en sautoir à l'Ordre de Saint-Vladimir (4 classe). L'attribution de cet insigne avec glaives était destinée aux militaires auteurs de faits héroïques sur un champ de bataille. Quelques années plus tard, les 1, 2 et 3 classe furent également dotées de glaives en sautoir.
Par le décret du 15 décembre 1857, le ruban noué à la verticale fut rétabli. Les militaires titulaires de l'Ordre de Saint-Vladimir (4 classe), de Sainte-Anne (3 classe), de Saint-Stanislas (3 classe) avec glaives en sautoir portèrent leurs insignes avec un ruban noué horizontalement. Seuls, les militaires, auteurs d'un fait de bravoure portèrent ce ruban noué.
En 1855, une nouvelle forme d'insigne fit son apparition, il était destiné aux civils auteurs d'un fait de guerre. Dans le cas où un titulaire honoré de la 4 classe pour un fait de guerre, recevait par la suite une ou plusieurs classe supérieure à cette dernière, le récipiendaire avait la possibilité d'ajouter deux glaives en sautoir sur la partie supérieure de la branche de la croix ou de la plaque civile. Le port de cet insigne avec glaives en sautoir sanctionnait l’attribution de la 4 classe à titre militaire. Cet insigne portant le nom « avec glaives en sautoir au-dessus de l'ordre » fut attribué de 1855 à 1870.
Entre 1860 et 1880, l'Ordre de Saint-Vladimir prit une nouvelle apparence, comme l' Ordre de Saint-Alexandre Nevski, la croix se présenta sous une couleur noire.
De par sa naissance, le tsarévitch Nicolas Alexandrovitch de Russie reçut les titres honorifiques les plus prestigieux de l'Empire. En 1892, après un service de 25 ans en qualité d'officier dans l'Armée impériale de Russie, l'héritier du trône fut décoré de l'Ordre de Saint-Vladimir de 4 classe. À partir de ce jour, il lui fut permis d'épingler sur sa poitrine cette petite croix de l'Ordre de Saint-Vladimir.
En 1905, Nicolas II de Russie attribua à Ivan Fiodorovitch Manasevitch-Manuilov (1869 ou 1870 - 1918) l'Ordre de Saint-Vladimir (4 classe). En interceptant les courriers de l'attaché militaire de l'ambassade du Japon, Akashi Motojirō, ce journaliste et agent de la police secrète (L' Okhrana) découvrit une partie du code utilisé par l'armée japonaise.
Au cours de la Première Guerre mondiale, l'or et l'argent venant à manquer en Russie et le nombre d'attribution de l'Ordre de Saint-Vladimir augmentant de façon sensible, ces deux métaux furent remplacés par du cuivre, et le médaillon en émail par une peinture.
L'Ordre a été aboli en 1917 à la suite de l'effondrement de l'Empire. Il a toutefois été ressuscité en 1957 par l' Église russe sous le nom d' Ordre de Saint-Vladimir, prince égal aux apôtres, à l'occasion du quarantième anniversaire de la restauration du patriarcat : seules les trois premières classes sont actuellement décernées.
L' Insigne :
Avers : Une croix pattée en émail vitrifié de couleur rouge aux bordures noires et dorées. En son centre un cercle émaillé de couleur noire sur lequel est représenté un manteau d' hermine rouge et blanc surmonté de la couronne princière. Sur la fourrure herminée cette inscription : (cyrillique pour S.V).
Revers : Un médaillon d' émail noir avec en son centre la date de sa création : (russe pour 22 septembre 1782).
Concernant la première classe de l'Ordre de Saint-Vladimir, la croix était suspendue à une écharpe rouge et noire passant de l'épaule gauche à la hanche droite. L'insigne était porté autour du cou pour les 2 et 3 classe, porté sur le côté gauche pour les récipiendaires de 4 classe.
La plaque : De forme octogonale, les angles sont alternativement de couleur or et argent. En son milieu, sur un fond émaillé noir, la croix pattée d'or, entre les bras de cette dernière est inscrit le monogramme de Saint-Vladimir : (cyrillique pour SRKV). Sur le cercle d'émail rouge la devise de l'Ordre :, (russe pour Bienfait, Honneur et Gloire, Pol'za, tchest' i slava).
Le ruban : Ruban de soie moiré rouge bordé de noir.
Le 7 décembre 1789, Catherine II de Russie par un décret spécial ordonna la création d'un signe distinctif sur le ruban de l'Ordre de Saint-Vladimir. Noué horizontalement, ce ruban fut attribué en récompense d'exploits militaires réalisés au cours d'une bataille navale ou terrestre. Le premier chevalier de l'Ordre de Saint-Vladimir avec ruban noué horizontalement fut le capitaine de corvette Dmitri Nikolaïevitch Seniavine. En récompense de sa victoire sur la flotte ottomane lors de la bataille de Fidonisi, le 14 juillet 1788, l' amiral Fiodor Fiodorovitch Ouchakov fut décoré de l'Ordre de Saint-Vladimir avec ruban, Michel Barclay de Tolly reçut également cet insigne en récompense de sa bravoure lors de la prise d' Otchakov en 1788. Ce titre honorifique fut particulièrement apprécié par les officiers ayant montré de la bravoure au cours des combats, l'Ordre de Saint-Vladimir avec ruban se situait juste au-dessous de l' Ordre de Saint-Georges (4 classe) (titre honorifique réservé uniquement aux militaires).
L'ordre de Saint-Vladimir comportait quatre classes :
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Saint Roch est un tableau réalisé par le peintre italien Cima da Conegliano vers 1503. Cette huile sur bois de peuplier est une peinture chrétienne qui représente Roch de Montpellier debout sur un chemin au pied de collines, un bâton de marche dans le pli de son coude droit, montrant son bubon à la jambe de la main gauche. Achetée en 1890, l'œuvre est conservée au musée des Beaux-Arts de Strasbourg, à Strasbourg, en France. Ce musée d'art compte également dans ses collections un Saint Sébastien qui faisait autrefois partie du même retable polyptyque dans une église de Mestre, à Venise.
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Une aire marine nationale de conservation (anglais : National Marine Conservation Area est un type d' aire protégée du Canada qui vise la protection d'éléments représentatifs des régions marines du Canada.
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Jean Zay, né le 6 août 1904 à Orléans (Loiret) et mort pour la France, assassiné par la Milice, le 20 juin 1944 à Molles (Allier), est un avocat et homme politique français. Il est sous-secrétaire d'État à la présidence du Conseil, ministre de l'Éducation nationale et des Beaux-Arts, député et conseiller général du Loiret.
Pendant ses quarante-quatre mois au gouvernement, Jean Zay institue, au titre de l’Éducation nationale : les trois degrés d’enseignement, l’unification des programmes, la prolongation de l’obligation scolaire à quatorze ans, les classes d’orientation, les activités dirigées, les enseignements interdisciplinaires, la reconnaissance de l’apprentissage, le CNRS, le sport à l’école, les œuvres universitaires ; et au titre des Beaux-Arts : le Musée national des arts et traditions populaires, le Musée d'Art moderne, la Réunion des théâtres lyriques nationaux, le festival de Cannes.
Les cendres de Jean Zay sont transférées au Panthéon le 27 mai 2015.
Son père, Léon Zay, était issu d'une famille juive originaire de Metz par son père et d'une famille juive alsacienne d' Odratzheim par sa mère, née Hélène Lévy. Né et mort à Orléans, Léon Zay fut le directeur du journal régional radical-socialiste Le Progrès du Loiret. Sa mère, Alice Chartrain, institutrice de religion chrétienne protestante, est originaire de la région naturelle de la Beauce. Jean et sa sœur cadette Jacqueline sont élevés dans la foi protestante.
Jean Zay est élève au lycée de garçons, rue Jeanne-d'Arc à Orléans (devenu, en 1924, lycée Robert-Joseph Pothier). Il y rencontre le futur directeur du conservatoire national de musique d'Orléans, René Berthelot, qui devient l'un de ses proches. Il y fonde un journal lycéen et obtient un prix de composition de littérature française au concours général de 1922, puis un prix de philosophie au concours de 1923.
Pour payer ses études de droit, Jean Zay devient clerc d'avoué et secrétaire de rédaction au Progrès du Loiret, le journal de son père. En avril 1925, en compagnie de quelques amis proches du radicalisme centriste, notamment René Berthelot et Roger Secrétain, futur fondateur de La République du Centre et, par la suite, maire d'Orléans et proche du gaullisme, il fonde la revue littéraire Le Grenier, qui, après dix-huit numéros, devient Le Mail.
À dix-neuf ans, horrifié par les massacres de la Première Guerre mondiale, Zay compose Le Drapeau, un poème antimilitariste daté du 6 mars 1924 et dédié à Paul Dreux (). Ce pastiche des productions de Gustave Hervé sera utilisé plus tard par ses ennemis et ressorti lorsque sera proposé, en 2014, le transfert de ses cendres au Panthéon.
Avocat en 1928, il s'inscrit au barreau d'Orléans.
Jean Zay s’engage très tôt en politique. Dès ses études secondaires, il adhère aux Jeunesses laïques et républicaines, puis, à sa majorité (21 ans) s'inscrit au Parti radical. Il fréquente les cercles républicains, devient membre de la Ligue des droits de l'homme, responsable de la Ligue de l'enseignement et se fait initier, le 24 janvier 1926, à 21 ans, à la loge maçonnique Étienne Dolet de l' obédience maçonnique du Grand Orient de France où son père avait lui-même été initié le 27 mai 1906. En 1931, le 1 novembre, Jean Zay rejoint le groupe des Émules d'Etienne Dolet des libres penseurs.
En 1932, à 27 ans, il est élu député du Loiret sous l'étiquette radical-socialiste, battant Maurice Berger, député sortant du Parti démocrate populaire. C'est à cette époque que paraît dans un journal conservateur du Loiret, son poème Le Drapeau, volé et monnayé par des activistes d'extrême droite.
Zay constitue l'un des piliers des « Jeunes Turcs », ces membres du Parti radical qui souhaitent le rénover. Vite remarqué, il devient l'un des espoirs du parti et lui est confié le rapport de politique générale du congrès de 1935 qui décide l'adhésion du parti radical au Front populaire. En 1936, le président du Conseil, Albert Sarraut, le nomme sous-secrétaire d'État à la présidence du Conseil.
Quelques mois plus tard, il est réélu et devient, à 31 ans, le 4 juin 1936, ministre de l'Éducation nationale et des Beaux-Arts du Front populaire. Il mène alors l'ouverture de l'accès à l'université au plus grand nombre. Dans son ministère il travaille avec Léo Lagrange également désireux de développer le sport, les activités physiques et activités manuelles. À partir de 1937, il fait sortir les élèves au musée, au théâtre et crée également les classes vertes et les classes à la mer. En 1953, Max Fourestier et Maurice David y ajoutent la classe de neige. Il fait également passer l'âge de la scolarité obligatoire de 13 à 14 ans et un maximum de 35 élèves par classe.
En mars 1937, il est élu conseiller général du Loiret pour le canton d'Orléans-Nord-Est.
Au début de la Seconde Guerre mondiale, Jean Zay démissionne le 2 septembre 1939 pour rejoindre l'armée française et suivre le sort de sa classe d'âge. Son courage et son dévouement au sein de la IV armée sont attestés par ses chefs militaires :.
Sous-lieutenant rattaché à l'état-major de la IV armée, il séjourne en Lorraine pendant la « drôle de guerre » de 1939-1940. En juin 1940, avec l'autorisation de ses supérieurs, il rejoint Bordeaux pour participer, le 19 juin 1940, à la dernière session du Parlement qui s'y est replié avec le gouvernement et qui débat de la question d'un abandon de la métropole aux troupes allemandes et d'un transfert du gouvernement français en Afrique du Nord. Aucune décision n'est prise, mais, le 21 juin 1940, en fin d'après-midi, Jean Zay et Pierre Mendès France, ainsi que vingt-cinq autres parlementaires embarquent au Verdon à bord du Massilia. Arrivés à Casablanca, au Maroc, le 24 juin 1940, en raison d'une grève de l'équipage puis de l'attente d'une demande d'asile au gouvernement britannique, les passagers du Massilia sont d'abord consignés par le résident général Charles Noguès dans un grand hôtel, puis quatre d'entre eux, dont Jean Zay, sont arrêtés, le 15 août 1940, pour désertion devant l'ennemi. Renvoyé en métropole, Jean Zay est interné, le 20 août 1940, à la prison militaire de Clermont-Ferrand.
Pendant des mois, Jean Zay devient « la cible notoire de la campagne antisémite » et une violente campagne de presse orchestrée par Philippe Henriot, ministre de l'Information du gouvernement de Vichy, réclame la condamnation à mort du « juif, Jean Zay » comme juif, franc-maçon, anti-munichois, anti- hitlérien et ministre du Front populaire. À cette occasion, on ressort son poème de jeunesse, Le Drapeau, volé préalablement et monnayé par des militants d'extrême-droite, qui le présentent comme une preuve d'antipatriotisme.
Le 4 octobre 1940, le tribunal militaire permanent de la 13 division militaire, siégeant à Clermont-Ferrand, le condamne en tant qu'officier pour désertion en présence de l'ennemi à la déportation à vie et à la dégradation militaire, contre six ans de prison pour Pierre Mendès France, huit ans de prison avec sursis pour Pierre Viénot et un non-lieu pour Alex Wiltzer. Pour Olivier Loubes, « bouc émissaire idéal », Jean Zay a été condamné « à une peine qui vise à rappeler celle d' Alfred Dreyfus ». Transféré, le 4 décembre 1940, au fort Saint-Nicolas à Marseille pour être déporté, sa peine de déportation dans un bagne est muée par le régime de Vichy en simple internement en métropole et, le 7 janvier 1941, il est incarcéré au quartier spécial de la maison d'arrêt de Riom.
Durant sa captivité, Jean Zay, qui a pour compagnon de cellule le rabbin Édouard Gourévitch, peut continuer à recevoir régulièrement sa femme, Madeleine Dreux Zay, ainsi que ses deux filles, l'aînée, Catherine Martin-Zay, et la cadette, Hélène Mouchard-Zay, née en 1940 après l'arrestation de son père. On lui permet d'écrire et de communiquer avec ses amis. Il ne cherche pas à s'évader comme la force de la résistance intérieure française dans la région l'aurait sans doute permis. Il continue à travailler, préparant les réformes qu'il pense pouvoir mettre en œuvre après la Libération.
Le 20 juin 1944, trois miliciens viennent le chercher à la prison de Riom. Il s'agit d'Henri Millou, responsable de la sécurité de la Milice à Vichy, Charles Develle et Pierre Cordier. Les trois miliciens présentent un ordre de transfert pour la prison centrale de Melun signé par le directeur de l'administration pénitentiaire, Baillet, également milicien. Ce document contient aussi des instructions de Raymond Clémoz, alors chef de cabinet de Joseph Darnand à Vichy. Les trois miliciens lui laissent entendre qu'ils sont des résistants déguisés qui ont pour mission de lui faire rejoindre le maquis, l'assassinent dans un bois, près d'une carrière, au lieu-dit Les Malavaux dans la faille du Puits du diable à Molles dans l' Allier.
Jean Zay est abattu d'une rafale de Sten par Charles Develle, ses dernières paroles étant « Vive la France ». Puis, afin qu'il ne soit pas identifié, les tueurs le déshabillent, lui ôtent son alliance, jettent sa dépouille dans la crevasse du Puits-du-Diable et y lancent quelques grenades pour cacher le corps par des éboulis.
Le 22 septembre 1946, son corps et ceux de deux autres personnes sont retrouvés, enfouis sous un tas de pierres, par des chasseurs de Molles et de Cusset et enterrés sur ordre de la municipalité de Cusset dans une même fosse du cimetière communal.
Faisant le rapprochement entre le cadavre et la disparition de Jean Zay, les enquêteurs retrouvent l'identité du milicien qui a signé le registre de levée d'écrou, Charles Develle, et l'interpellent à Naples, en Italie, où il s'est réfugié. Exhumés, fin 1947, les restes de Jean Zay sont identifiés grâce à sa fiche dentaire et aux mensurations données par son tailleur. Jugé en février 1953, Develle est condamné aux travaux forcés à perpétuité par le tribunal militaire de Lyon puis libéré deux ans plus tard.
Jean Zay est inhumé au grand cimetière d'Orléans, du 15 mai 1948 à 2015, année de son transfert au Panthéon.
Le 5 juillet 1945, la cour d'appel de Riom réexamine les faits reprochés au sous-lieutenant Jean Zay, constate qu’à aucun moment il ne s’est soustrait à l’autorité militaire et que.
Elle annule donc le jugement du 4 octobre 1940 et Jean Zay est pleinement réhabilité à titre posthume.
Le 21 février 2014, le président de la République François Hollande annonce le transfert des cendres de Jean Zay ainsi que celles de Pierre Brossolette, Geneviève de Gaulle-Anthonioz et Germaine Tillion au Panthéon en tant que « grandes figures qui évoquent l’esprit de résistance ». Le 7 janvier 2015, est paru un décret du ministère de la Culture et de la Communication annonçant l’hommage de la Nation à la mémoire de ces quatre personnalités et le transfert des cendres de deux d’entre elles, dont Jean Zay, au Panthéon. La cérémonie a lieu le 27 mai 2015, journée nationale de la Résistance. Les quatre cercueils sont accueillis la veille, le 26 mai 2015, en Sorbonne où un hommage du monde scolaire et universitaire leur est rendu en présence des ministres Najat Vallaud-Belkacem et Jean-Marc Todeschini, de la maire de Paris Anne Hidalgo et des recteurs d'académie. Le 27 mai au matin, dans la cour de la Sorbonne leur est rendu l'hommage des autorités et corps constitués.
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Jean Zay estime dès sa majorité que.
Une des caractéristiques du système éducatif que Jean Zay déplorait le plus était celle qui occasionnait la perte, pour la République, de sujets précieux, travailleurs et doués, qui, faute d’argent, ne pouvaient accéder à des postes où ils auraient pu donner le meilleur d’eux-mêmes. À l’inverse, des esprits médiocres et nonchalants, grâce à leur fortune, pouvaient sans difficulté accéder à la haute fonction publique, sans même disposer d’une formation adéquate. Ce fut alors l’idée de l’ ENA, qui ne vit le jour qu’après la guerre.
Son grand projet de réforme du système éducatif (déposé en 1937, mais « torpillé » par la commission de l'enseignement de la Chambre des députés qui ne l'a jamais discuté), un des plus élaborés jamais conçus et un des plus démocratiques pour l'époque, partait de la même conviction que la vertu, les capacités intellectuelles, et, pour employer une expression désuète, le cœur, n’étaient pas l’apanage des classes aisées, et que la société avait tout à gagner à accorder le maximum de chance à tous, ainsi qu’à former au mieux le plus grand nombre. Son projet de réforme a notamment concerné les lycées de jeunes filles et les Écoles normales primaires. Il faut aussi replacer son action, d’un point de vue plus temporel, dans l’action du gouvernement de Front populaire, qui avait pour optique d’étendre jusqu’aux classes laborieuses une vie de bien meilleure qualité, ce qui pour Jean Zay passait par la culture et l’instruction, tout autant que par les loisirs, ces fameux « congés payés », que l’on retient davantage aujourd’hui comme emblématiques de cette période.
Il est également rédacteur, avec Marc Rucart, d'un projet de loi abolissant la propriété littéraire et artistique, faisant du droit d'auteur un droit inaliénable, et du contrat d'édition non pas un contrat de cession des droits, mais un contrat de concession temporaire à l'étendue extrêmement limitée. Déposé le 13 août 1936, ce projet de loi, soutenu par les auteurs, se heurta à une opposition farouche des éditeurs, notamment Bernard Grasset.Les débats animés autour de cette question furent interrompus par la guerre en 1939. C'est parmi les opposants illustres au projet Zay-Rucart, comme René Dommange, François Hepp et Jean Escarra, que l'on retrouve les rédacteurs de la réforme du droit d'auteur du gouvernement de Vichy, puis, après la Libération, de la loi du 11 mars 1957 qui réinstaure la propriété littéraire. Sera néanmoins conservée l'idée d'une perpétuité du droit moral d'un auteur sur son œuvre.
Jean Zay prolonge de treize à quatorze ans l'obligation scolaire par la loi du 9 août 1936 dès la rentrée scolaire 1936. Au lieu de définir aussitôt par circulaire le contenu et les programmes de cette année de fin d’études primaires, il laisse « toute liberté d’initiative » aux instituteurs. Il leur fixe seulement la triple mission d’assurer dans ces classes un complément d’instruction, une initiation à la culture et une orientation professionnelle. Sa méthode consiste à susciter les initiatives, pour faire ensuite le tri. Pour introduire trois heures d’éducation physique dans le primaire, il lance une expérimentation dans trois départements, puis dans vingt-neuf. Par la suite, il signera le 1 février 1939 un décret créant l'USEP, en tant que branche de l' UFOLEP et de la Ligue de l'enseignement.
Il développe de même les activités dirigées, les classes promenades, l’étude du milieu par l’observation active dans le primaire, les loisirs dirigés dans le secondaire. En septembre 1938, de nouvelles instructions officielles viennent encadrer et étendre ces innovations.
Le 2 mars 1937, il dépose au nom du gouvernement un projet de réforme de l'enseignement qui s'inspire des réflexions et propositions d'école unique depuis la Première Guerre mondiale. Ce projet de démocratisation heurte les défenseurs du secondaire traditionnel qui l'enterrent.
Il confirme par des circulaires, l'interdiction des signes politiques et de toute propagande confessionnelle dans l'enseignement :
« Je vous prie d’inviter les chefs d’établissements secondaires à veiller à ce que soient respectées les instructions interdisant tout port d’insignes. Vous voudrez bien considérer comme un signe politique tout objet dont le port constitue une manifestation susceptible de provoquer une manifestation en sens contraire » ; « Il va de soi que les mêmes prescriptions s’appliquent aux propagandes confessionnelles. L’enseignement public est laïque. Aucune forme de prosélytisme ne saurait être admise dans les établissements. »
Jean Zay réorganise l'administration par décrets, remplaçant les directions du secondaire et du primaire par celles du second et du premier degré. Il donne au premier cycle du second degré et au primaire supérieur les mêmes programmes. Il expérimente à la rentrée 1937 dans 175 établissements une classe de 6 d'orientation pour observer les élèves avant de les diriger vers l'une ou l'autre section du second degré, un tronc commun d'où partiraient plusieurs branches. Cette architecture sera reprise et étendue par les classes nouvelles de la Libération, et adoptée, mais sans véritable tronc commun, dans les années 1959-1963.
D'autres mesures sont prises telles que la mise en réseau des centres d'orientation professionnelle, la création du comité supérieur des œuvres en faveur de la jeunesse scolaire et universitaire (ancêtre des Centres régionaux des œuvres universitaires (CROUS)) qui verront le jour après la Seconde Guerre mondiale. Avec l'aide d' Irène Joliot-Curie puis de Jean Perrin, comme sous-secrétaires d'État, il organise la recherche scientifique et prépare la création, en octobre 1939, du Centre national de la recherche scientifique (CNRS). Il tente de créer une École nationale d'administration, mais le projet de loi, déposé le 1 août 1936, se heurte à de nombreuses oppositions. Il arrête les procédures qui visent à supprimer l'école du Pioulier de Célestin Freinet, à Vence. Il conçoit un stage de formation de trois mois pour donner une spécialisation à des instituteurs en fonction. À Pâques 1937 s'organise le stage qui donne naissance aux centres d'entraînement aux méthodes d'éducation actives (CEMEA). Jean Zay estime souhaitable de faciliter l’étude de la langue internationale espéranto. Son enseignement est admis dans le cadre des activités socio-éducatives par une circulaire ministérielle du 11 octobre 1938.
Comme ministre des Beaux-Arts, on lui doit la création de la réunion des théâtres lyriques nationaux et le Musée national des Arts et Traditions populaires ; il encourage par ailleurs le principe de bibliothèques mobiles appelées bibliobus.
Fin 1938, il propose également la création du festival de Cannes. Au printemps 1939, il part en voyage aux États-Unis à bord du paquebot Normandie pour en promouvoir la première édition, qui aurait dû se tenir en septembre 1939 si la Seconde Guerre mondiale n'avait pas débuté.
Il est à l'origine de la procédure dite du « 1 % artistique ». En 1936, est déposée une proposition de loi visant à ce que, « dans tous les projets de construction neuve exécutés par l'État, les départements, les communes et les établissements publics, un pourcentage déterminé de la dépense (soit) affecté aux travaux de décoration. Ces travaux doivent représenter au moins 1,5 % du montant des devis et être réservés à des artistes, peintres, sculpteurs et décorateurs ». Mais cette loi ne sera pas finalement adoptée et il faudra attendre le 18 mai 1951 pour qu'un arrêté dispose : les projets de constructions scolaires et universitaires (doivent) comporter un ensemble de travaux de décoration ; le texte précise que, pour les projets destinés aux bâtiments du Ministère de l'Éducation nationale, les travaux de décoration doivent s'élever au minimum à 1 % du coût de la construction.
Il soutient l'idée de la création des bourses de voyages Zellidja lorsque l'idée lui est présentée par Jean Walter à la fin de l'été 1938 malgré les réticences de son administration à voir entrer des acteurs du monde industriel dans l'institution scolaire. Durant l'été 1939, les cinq premiers boursiers sillonnent à bicyclette les routes de France et décrivent leur expérience dans un journal de voyage.
Les Carnets secrets de Jean Zay sont des notes prises par Jean Zay pendant son ministère. Confiées par lui à l'un de ses amis, elles ont en fait été vendues à la presse. Les premiers documents paraissent dans Je suis partout le 28 février 1941, puis dans Gringoire. Ces « documents » sont enfin publiés sous forme de livre par les éditions de France en 1942, accompagnés des commentaires de Philippe Henriot. La publication était sans doute orientée, afin de confirmer les positions du régime de Vichy ; il s'agissait de dénoncer à des fins de propagande le « bellicisme » de Jean Zay. Toutefois, les originaux ont disparu et toute comparaison est impossible. Cette publication tronquée porte atteinte à l'honneur de Jean Zay et, en 1948, sa veuve, Madeleine Zay, obtient en partie réparation en justice en faisant condamner Gringoire et les héritiers de Philippe Henriot à verser des dommages-intérêts pour la calomnie de cette publication.
Jean Zay écrit pendant sa captivité Souvenirs et solitude, publié la première fois en 1945. Le livre construit comme un journal, décrit les événements qu'il vit dans sa prison et commente l'actualité telle qu'il en a connaissance. C'est aussi l'occasion d'exprimer des réflexions sur la justice ou l'emprisonnement, de rappeler des souvenirs et d'évoquer des projets pour la France de la Libération.
Parmi ses autres œuvres, on peut citer Chroniques du Grenier, La Réforme de l'enseignement, La Bague sans doigt (republié en 2019).
Le 8 juin 2010, les deux filles de Jean Zay font don aux Archives nationales françaises de l’ensemble de ses « papiers ».
Un mémorial situé à Molles dans la faille du diable, sur les lieux de son assassinat, porte l'inscription suivante :. Une colonne jouxte le mémorial et porte l'inscription. Emprisonné par le régime de Vichy à partir de 1940, il fut assassiné par la milice le 20 juin 1944.
Jean Zay est cité à l'ordre de la Nation par le président du gouvernement provisoire de la République française (GPRF) Félix Gouin, en avril 1946, et un hommage public lui est rendu dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne à Paris le 27 juin 1947.
Le 15 mai 1948, après un hommage solennel prononcé par Édouard Herriot, président de la Chambre des députés tant au Palais Bourbon qu'à la Sorbonne la dépouille de Jean Zay exhumée du cimetière de Cusset est inhumée dans le grand cimetière d'Orléans. Sa tombe porte l'inscription. Une plaque apposée sur la façade de l'ancien lycée Pothier mentionne.
Jean Zay est cité au Panthéon parmi les 199 « Écrivains morts pendant la guerre de 1939-1945 » sur une plaque regroupant 157 « Écrivains morts pour la France » Il existe une association « Jean Zay au Panthéon », fondée à Orléans, qui œuvra pour le transfert de ses cendres au Panthéon. Le Président François Hollande décide du transfert de Jean Zay et de Pierre Brossolette et assiste au transfert de leurs dépouilles au Panthéon, aux côtés de celles des résistants, Germaine Tillion et Geneviève de Gaulle.
Une quarantaine d'associations d'anciens combattants et de militaires, reprenant des accusations lancées de son vivant par l' extrême droite, se sont opposées à cette panthéonisation, reprochant notamment à l'ancien ministre d'avoir dans sa jeunesse insulté le drapeau tricolore dans le poème « Le Drapeau » rédigé en 1924.
En juin 1994, un hommage lui est rendu à Orléans, en présence du président de la République François Mitterrand.
Le prix Jean-Zay est un prix littéraire français créé en 2005.
En mai 2009, la fondation maçonnique du Grand Orient de France crée, à Sciences Po Bordeaux, une « chaire Jean-Zay » inaugurée en présence des filles de Jean Zay, Hélène Mouchard-Zay et Catherine Martin-Zay, le 22 janvier 2010. L'éloge est prononcé par Olivier Loubes, professeur d’histoire.
En 2006, la section du Parti socialiste à Sciences Po Paris est baptisée de son nom.Le 14 janvier 2012, la promotion 2012-2013 de l' École nationale d'administration (ENA) a choisi de lui rendre hommage en se baptisant « promotion Jean Zay ».
Le 10 novembre 2023, un monument lui rendant hommage est inauguré à Orléans. Réalisée par Anne et Patrick Poirier, cette sculpture monumentale de 25 mètres de long et pesant 17 tonnes est installée au sein du parc Louis-Pasteur. En forme de table, elle.
De nombreuses voies portent son nom : rien qu'en Île-de-France, Google Maps en signale une dizaine, à Paris, Massy, Fontenay-sous-Bois, Sarcelles, Saint-Cyr-l'École, Arnouville, Trappes, Bonneuil-sur-Marne, Saint-Ouen-l'Aumône, Noiseau, Beaumont-sur-Oise. Hors de la région parisienne, on peut relever une rue Jean-Zay à Lyon, à Lille, à Lorient, à Charleville-Mézières (Ardennes) et des avenues Jean-Zay à Orléans, à Lanester (Morbihan), à Arras, à Pau (Béarn), au Havre (Seine-Maritime), à Is-sur-Tille, ainsi qu'à Cenon dans l' agglomération bordelaise et à Toulouse.
En France, en 2015, 126 établissements scolaires portent son nom :
À Talence (Gironde), sur le domaine universitaire, un Foyer de Jeunes Travailleurs porte le nom de Jean-Zay depuis 2017.
Le supercalculateur français le plus puissant en 2023 porte le nom de Jean Zay. Acquis par le gouvernement français par l’intermédiaire de la société GENCI, via un contrat d’acquisition signé le 8 janvier 2019, ce supercalculateur est construit par la compagnie HPE et installé à l’ IDRIS, le centre national de calcul du CNRS. Sa puissance de crête, initialement de quatorze pétaFLOPS à son inauguration le 24 janvier 2020, atteint vingt-huit pétaFLOPS en octobre 2020. Son architecture hybride, combinant processeurs classiques et GPU, permet d’étendre son usage à de nouveaux domaines tels que l’ intelligence artificielle. Il consomme à lui seul 2 MW et la chaleur qu'il génère est récupérée pour chauffer les bâtiments du CNRS et de l'université Paris-Saclay.
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(21574) Ouzan est un astéroïde de la ceinture principale.
(21574) Ouzan est un astéroïde de la ceinture principale. Il fut découvert le 14 septembre 1998 à Socorro (Nouveau-Mexique) par le projet LINEAR. Il présente une orbite caractérisée par un demi-grand axe de 2,88 UA, une excentricité de 0,04 et une inclinaison de 2,8° par rapport à l' écliptique.
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Alain II (mort avant juin 1239), est évêque de Rennes de vers 1234 à 1239.
L'évêque Alain II, successeur de Josselin de Montauban, est ignoré par les catalogues épiscopaux breton comme celui d' Augustin du Paz mais il est mentionné dans la Gallia Christiana comme le XXXI évêque de Rennes. En 1237 il participe à un procès relatif à la paroisse de Saint-Gilles et le 4 novembre il approuve une lettre de Geoffroy de Loudon évêque du Mans. En tout état de cause son épiscopat est bref car en juin 1239 le pape Grégoire IX autorise l' archidiacre de Rennes à permettre un mariage car le siège est vacant (Sede vacante). Il a comme successeur la même année Jean I Gicquel.
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Zou, en grec moderne : Ζου, est un village du Grèce situé dans l'Est de la Crète, dans le dème de Sitía. Selon le recensement de 2011, la population de Zou compte 32 habitants. Le village est situé à une altitude de 170 m et à une distance de 7 km de Sitía.
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Arbër Avni Zeneli, né le 25 février 1995 à Säter en Suède, est un footballeur international kosovar. Il évolue au poste d' ailier droit au IF Elfsborg.
À l'âge de seulement 16 ans il est surclassé avec les U19 de Elfsborg, son club formateur. Il y inscrit quatre buts. L'année suivante, il alterne entre les U19 et la réserve du club suédois.
Le 31 octobre 2015, il inscrit avec Elfsborg un doublé en Allsvenskan, contre le club de Falkenbergs (victoire 4-2).
Le 26 janvier 2019, il s'engage avec le Stade de Reims pour quatre ans et contre la somme de 4 millions d'euros.
Le 2 février 2019, il joue son premier match avec Reims en entrant en jeu à la 72 minute de jeu lors d'une victoire 2-1 face à Marseille. Le 24 février 2019, il inscrit son premier but avec le Stade de Reims contre Montpellier sur penalty. Lors de ce match, il délivre également une passe décisive pour Rémi Oudin.
Lors de ses six premiers mois en Champagne, il marque trois buts et délivre quatre passes décisives en 15 matchs.
Arbër Zeneli est régulièrement sélectionné dans les catégories de jeunes suédois. Il inscrit un but avec les moins de 17 ans, cinq buts avec les moins de 19 ans, et enfin un but avec les espoirs.
Il remporte l' Euro espoirs en 2015 avec l' équipe de Suède espoirs. Il reste toutefois sur le banc tout au long de la compétition.
Arbër Zeneli honore sa première sélection en équipe du Kosovo le 6 octobre 2016 lors d'un match contre la Croatie. Lors d'un match contre l' Albanie il marque son premier but et met même un doublé pour une victoire 3-0. Il inscrit un triplé face à l' Azerbaïdjan le 20 novembre 2018.
Le 7 juin 2019, pendant un match contre le Monténégro (1-1), Zeneli se rompt les ligaments croisés.
Il remporte l' Euro espoirs en 2015 avec l' équipe de Suède espoirs.
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Les élections législatives tasmaniennes de 2024 ont lieu le 23 mars 2024 afin d'élire les membres de l' Assemblée de l' État australien de Tasmanie. Organisées de manière anticipée, les élections sont les premières depuis l'augmentation du nombre de sièges à la chambre, dont le total passe de 25 à 35 sièges.
Le gouvernement minoritaire sortant du Premier ministre Jeremy Rockliff, à la tête du Parti libéral, cherche à obtenir une nouvelle majorité après la perte de cette dernière un an plus tôt.
Le scrutin aboutit à un parlement sans majorité sans réel vainqueur. S'il arrive largement en tête, le Parti libéral subit un très fort recul et échoue à décrocher la majorité absolue des sièges qu'il convoitait. Principal parti d'opposition dans la législature sortante, le Parti travailliste ne bénéficie pas pour autant du recul du Parti libéral, qui s'effectue au profit des Verts, des indépendants et du Réseau Jacqui Lambie.
Le Parti travailliste reconnaît rapidement sa défaite. Jeremy Rockliff forme le 11 avril un gouvernement minoritaire avec le soutien sans participation du Réseau Jacqui Lambie et de plusieurs élus indépendants.
Les élections législatives de mai 2021 voient la victoire du Parti libéral qui conserve la majorité absolue avec treize sièges sur vingt cinq. C'est la première fois que le parti parvient à être reconduit pour un troisième mandat consécutif en Tasmanie.
Si le résultat du scrutin n'est pas à la hauteur des espérances du Premier ministre Peter Gutwein, qui ne parvient pas à imiter le succès post pandémique des Premiers ministres travaillistes des états du Queensland et d' Australie-Occidentale malgré une popularité personnelle élevée — Gutwein est en effet réélu dans la circonscription de Bass avec plus de 29 000 votes préférentiels, soit près du double de son résultat en 2018 —, la défaite du parti travailliste est néanmoins actée. Sa dirigeante Rebecca White annonce dans la foulée son retrait prochain de la présidence du parti, et son soutien à David O'Byrne pour successeur. Ce dernier est cependant l'objet d’accusation de harcèlement sexuel à peine trois semaines après son élection à la tête du parti, ce qui l'amène à se retirer, ouvrant la voix à la réélection de Rebecca White le 7 juillet 2021.
Après sa victoire électorale, Peter Gutwein décide finalement d'annoncer le 4 avril 2022 son retrait de la vie politique. Ce dernier est effectif quatre jours plus tard après l'élection à la tête du parti de Jeremy Rockliff, qui en était le numéro deux depuis seize ans.
Le mois suivant, Jeremy Rockliff porte au parlement un projet d'augmentation du nombre de sièges à l' Assemblée afin de le faire passer de 25 à 35, soit le total en vigueur avant la réduction opérée en 1998. Bénéficiant du soutien de l'ensemble des partis présents à l'assemblée, la loi est votée et signée en décembre 2022 par la gouverneure Barbara Baker, pour une entrée en vigueur aux prochaines élections.
A peine deux ans après sa victoire électorale, le parti libéral subit cependant la perte de sa majorité, les députés libéraux Lara Alexander et John Tucker décidant de quitter le parti le 11 mai 2023 pour siéger en tant qu' indépendants. Devenu minoritaire, le gouvernement continue de bénéficier de leur soutien sans participation, mais celui ci finit par s'accompagner début 2024 par des exigences sur le vote de nouvelles législations, telles que l'installation de caméra dans les abattoirs et l'arrêt du financement de plusieurs projets de construction d'installations sportives pour l' Australian Football League.
Face à ces exigences, le Premier ministre menace de demander à Barbara Baker de convoquer des élections anticipées si les deux députés dissidents refusent de signer un accord leur imposant de ne pas voter pour des propositions de loi de l'opposition sans l'accord du gouvernement. Devant le refus de ces derniers, Jeremy Rockliff se rend le 14 février chez la gouverneure pour faire sa demande officielle de convocation du scrutin le 23 mars suivant, ce qu'elle accepte le jour même.
L' Assemblée de Tasmanie est la chambre basse du parlement bicaméral tasmanien. Elle est dotée de 35 sièges pourvus pour quatre ans à l'aide d'une forme modifiée du scrutin à vote unique transférable dans cinq circonscription électorales de sept sièges chacune. Le scrutin utilisé, à finalité proportionnelle, est connu sous le nom de système électoral de Hare-Clark : les électeurs classent au moins autant de candidats que de sièges à pourvoir par ordre de préférences en écrivant un chiffre à côté de chacun de leur noms sur le bulletin de vote, 1 étant la première préférence.
Dans la pratique, les candidats sont regroupés sur le bulletin de vote par partis, et les électeurs peuvent librement sélectionner l'ensemble des candidats de ce parti ou en sélectionner des candidats de partis différents. Les partis ne sont pas contraint de présenter autant de candidats que de sièges à pourvoir et, dans le cas de petit partis, tendent à en présenter un nombre restreint afin de limiter la dispersion des voix de leurs électeurs. Contrairement à d'autres partie de l'Australie, les partis ne peuvent distribuer de pamphlet à l'entrée des bureaux de vote indiquant aux électeurs comment répartir leurs voix pour les soutenir.
Au moment du dépouillement, il est d'abord établi le quota de voix à atteindre par un candidat pour obtenir un siège en divisant le nombre de votes valides plus un par le nombre de sièges à pourvoir plus un. Les premières préférences sont d'abord comptées et le ou les candidats ayant directement atteint le quota sont élus. Pour chaque candidat élu, les secondes préférences de ses électeurs sont ajoutés au total des voix des candidats restants, permettant éventuellement à ces derniers d'atteindre à leur tour le quota. Si aucun candidat n'a atteint le quota dans la circonscription, ou qu'il reste des sièges à pourvoir après attribution des secondes préférences, le candidat arrivé dernier est éliminé et ses secondes préférences attribuées aux candidats restants. Si un candidat est élu ou éliminé et que ses secondes préférences vont à un candidat lui-même déjà élu ou éliminé, les préférences suivantes sont utilisées, et ainsi de suite. L'opération est renouvelée jusqu'à ce qu'autant de candidats que de sièges à pourvoir atteignent le quota. La particularité du système de Hare-Clark tient au calcul de la répartition de ces secondes préférences : celles ci sont ainsi divisées par le nombre total de première préférences du candidat déjà élu. La répartition des sièges est ainsi faites à l'avantage des électeurs qui ne sont pas déjà représentés à l'assemblée par leur premier choix, ce qui, dans un système de parti, tend à une répartition proportionnelle. Cette proportionnalité du système électoral n'est cependant possible qu'en présence d'un grand nombre de préférences secondaires, au risque en leur absence de se transformer en scrutin majoritaire plurinominal. L'électeur doit par conséquent obligatoirement indiquer un minimum de cinq préférences. À défaut, son bulletin est considéré comme nul.
Les formations ci-dessous sont les branches territoriales des partis nationaux.
Aucun parti ne parvient à obtenir la majorité absolue des sièges, donnant lieu à un parlement sans majorité sans réel vainqueur. Le Parti libéral se maintient en tête mais subit un très fort recul, le Premier ministre Jeremy Rockliff ratant son pari d'organiser des élections anticipées afin de retrouver une majorité. Pour autant, le recul des libéraux ne profite finalement pas au Parti travailliste pourtant principal parti d'opposition dans la législature sortante. Les voix perdues par le Parti libéral se répartissent en effet au profit des Verts, des indépendants et du Réseau Jacqui Lambie, qui bénéficient tout trois d'une nette hausse.
Constatant l'impossibilité pour le Parti travailliste de former un gouvernement, Rebecca White reconnaît la défaite de sa formation au lendemain du scrutin, provoquant ainsi une nouvelle primaire interne pour la direction du parti, en accord avec ses statuts. En position de former un gouvernement minoritaire ou de coalition, Jeremy Rockliff annonce privilégier la première option et chercher à obtenir le soutien en ce sens du Réseau Jacqui Lambie et de plusieurs élus indépendants. Le 10 avril, le Parti libéral et le Réseau Jacqui Lambie annoncent la conclusion d'un tel accord, augmenté de l'engagement écrit de l'un des élus indépendants, David O'Byrne, à soutenir le second gouvernement Rockliff. Bénéficiant ainsi du soutien de 18 députés sur 35, ce dernier prête serment le lendemain même.
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Jean Martin Petit, né le 22 juillet 1772 à Paris et mort le 8 juin 1856 dans la même ville, est un général français, baron d'Empire, grand-croix de la Légion d'honneur.
Il est notamment connu pour avoir présenté à Napoléon Ier le drapeau du 1er régiment de grenadiers à pied de la Garde impériale le 20 avril 1814 lors des adieux de Fontainebleau. Il est alors embrassé par Napoléon devant la Vieille Garde rassemblée dans la cour du Cheval Blanc du château de Fontainebleau.
Sa famille est originaire de Normandie. Il est le fils de Jean Petit (1751-1798), fermier, né à Criquiers (Seine-Maritime) et de Marie Vavasseur (1742-1815), née à Harcourt (Eure). Il se marie avec Françoise Eugénie Dutet le 23 novembre 1825 à Paris avec qui il a deux enfants, Rose Eugénie Claire (1813-1886) et Louis Jean Edmond (1820-1894).
Jean Martin Petit s'enrôle en 1792 dans un régiment d'infanterie et participe aux combats aux frontières. Il participe à la campagne d'Italie (1796-1797) puis à celle d' Egypte (1798-1801) avec Bonaparte. Il est blessé à la prise du Caire en avril 1800.
De retour en France, promu chef de bataillon en 1801, il sert à l' Armée des Côtes en 1803 et est fait chevalier de la Légion d'honneur en juin 1804. Il sert dans la Grande Armée pendant la guerre de la troisième coalition en 1805-1806 puis au Portugal de 1807 à 1808. Colonel en 1808, il se bat ensuite contre les Autrichiens à la tête du 67e régiment de ligne à la bataille d'Essling le 21 mai 1809 puis à la bataille de Wagram le 6 juillet 1809 où il est blessé. Il est promu officier de la Légion d'honneur et créé baron de l'Empire en août 1809 puis sert en Espagne de 1810 à 1813. Sous le général Baraguey d'Hilliers, il participe notamment à la reprise du fort San-Fernando de Figuière le 17 août 1811.
Promu au grade de général de brigade le 28 juin 1813, Petit prend le commandement du 1er régiment de grenadiers à pied de la Garde impériale et fait la campagne de France, pendant laquelle il reçoit, le 26 février 1814, la croix de commandeur de la Légion d'honneur à la suite de brillants faits d'armes.
Au terme de la campagne de 1814 et de la prise de Paris, Napoléon I abdique le trône impérial. Jean Martin Petit assiste aux adieux solennel de Bonaparte au château de Fontainebleau.
En 1814, le frère de Louis XVI monte sur le trône de France sous le nom de Louis XVIII et le général Petit lui prête serment le 25 juillet 1814. Il reçoit la croix de chevalier de Saint-Louis ; mais au retour de Napoléon Bonaparte, le général Petit reprend sa place à ses côtés. Il réintègre l'armée impériale au cours des Cent-Jours.
Il combat à Waterloo en qualité de major au 1 régiment des grenadiers à pied de la Garde. Le régiment est engagé à la toute fin de la bataille lorsque Napoléon ordonne l'attaque de la garde à 19 heures. Le 1 régiment des grenadiers à pied de la Garde, comme le reste de la Garde, est refoulé sur ses positions de départ avec de lourdes pertes. Alors que l'armée française se débande et que de nombreuses unités s'enfuient, quelques éléments de la Garde dont le 1 régiment se positionnent en carré et soutiennent une ultime attaque avant de se rendre.
À la Restauration, le titre de de lieutenant-général (général de division) donné par Napoléon est refusé au général Petit. Ce titre lui est cependant restitué le 23 mai 1825. Remis en activité à cette époque, il est chargé du commandement d'une division militaire. Il est porté sur le cadre de retraite en 1847.
Il est fait grand officier de la Légion d'honneur en 1835 et pair de France le 3 octobre 1837. Il est par la suite commandant de l' Hôtel des Invalides sous les ordres de Jérôme Bonaparte.
Il est élevé à la dignité de grand-croix de la Légion d'honneur le 15 août 1849.
C'est l'un des hommes de confiance de Napoléon Bonaparte. En avril 1814, lors de son abdication, il déclare dans la cour du château de Fontainebleau : « Je ne puis vous embrasser tous, mais j'embrasse votre général. Venez, général Petit, que je vous presse sur mon cœur ».
Il meurt le 8 juin 1856 à Paris et est inhumé aux Invalides.
Son nom est gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile, 8 colonne.
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