2 p+1$ pour tout nombre premier $p$ car $p \geqslant 2$. On a donc $p \neq q$ et donc $p$ et $q$ sont premiers entre eux. +$p^{2}$ est premier avec $q$ donc d'après le lemme de Gauss, $p^{2} \mid q+1$. On dispose donc de $k \in \mathbb{N}^{*}$ tel que $\mathrm{q}+1=\mathrm{kp}^{2}$. +Comme q est premier avec $\mathrm{p}^{2}, \mathrm{q} \mid \mathrm{p}^{3}-1=(\mathrm{p}-1)\left(\mathrm{p}^{2}+\mathrm{p}+1\right)$. Donc $\mathrm{q} \mid \mathrm{p}-1$ ou $\mathrm{q} \mid \mathrm{p}^{2}+\mathrm{p}+1$. +Si $q \mid p-1$, alors + +$$ +\mathrm{p}<\mathrm{kp} \mathrm{p}^{2}-1=\mathrm{q} \leqslant \mathrm{p}-1 +$$ + +ce qui est absurde. +On a donc $\mathrm{q} \mid \mathrm{p}^{2}+\mathrm{p}+1$ donc $\mathrm{kp}^{2}-1=\mathrm{q} \leqslant \mathrm{p}^{2}+\mathrm{p}+1$ soit $(\mathrm{k}-1) \mathrm{p}^{2} \leqslant \mathrm{p}+2$. Si $k=1$, alors $\mathrm{q}=\mathrm{p}^{2}-1=(p-1)(p+1)$ qui n'est premier que si $p=2$. +On a alors $q=3$ mais $2^{2}\left(2^{3}-1\right)=28 \neq 12=3(3+1)$. +On en déduit que $k \geqslant 2$ et $p>2$, donc $p+2
i$
+- $m \mid j p+1$ et $m>j$
+
+On a donc $m \mid p(j-i)$ or $\operatorname{pgcd}(m, p)=1$ donc $m \mid j-i$. Cependant, c'est impossible car $0 p^{2}+1>p h+1$ donc $e=2$ et le raisonnement montre que soit $a=1$, soit $N=1$ et dans tous les cas $a \leqslant 2$ et $N p^{3}+1>p^{2} h+1=n$, contradiction
+- Si $a=1, q=1+k p, N=1+l p$ avec $k, l>0(\operatorname{car} q \equiv N \equiv 1(\bmod p))$. On a obligatoirement $k, l p^{3}+1>p^{2} h+1=n$. De plus $1+(k+l) p \equiv n \equiv 1$ $\left(\bmod p^{2}\right)$ donc $k+l=p$. Un parmi $k$ et $l$ est donc impair, ce qui oblige $q$ ou $N$ pair, donc dans tous les cas $n$ est pair, ce qui contredit $n \mid 2^{n-1}-1$.
+
+Dans tous les cas $\mathrm{n}=\mathrm{q}$ est premier.
+Commentaire des correcteurs
+Les correcteurs ont noté beaucoup d'erreurs d'inattention et de mauvaises utilisations de l'ordre d'un élément modulo $n$. Certains élèves ont été surpris en train d'essayer d'arnaquer les correcteurs, ce qui est inutile et ne permettra sûrement pas de gagner des points en compétition.
+
+Exercice 16. Soit $m, n \geqslant 2$ des entiers vérifiant la propriété suivante:
+
+$$
+a^{n} \equiv 1 \quad(\bmod m) \quad a=1, \ldots, n
+$$
+
+Prouver que $m$ est un nombre premier et que $\mathrm{n}=\mathrm{m}-1$.
+
+Solution de l'exercice 16 Commençons par supposer que $m=p$ est un nombre premier. On doit donc montrer $n=p-1$. Si $n \geqslant p$, on a $p^{n} \equiv 1(\bmod p)$, une évidente contradiction. Donc $n 
+
+ENVOI 3 : COMBINATOIRE
+À RENVOYER AU PLUS TARD LE 15 FÉVRIER 2020
+
+Les consignes suivantes sont à lire attentivement:
+
+- Le groupe junior est constitué des élèves nés en 2004 ou après. Les autres élèves sont dans le groupe senior.
+- Les exercices classés "Juniors" ne sont à chercher que par les élèves du groupe junior.
+- Les exercices classés "Communs" sont à chercher par tout le monde.
+- Les exercices classés "Seniors" ne sont à chercher que par les élèves du groupe senior.
+- Les exercices doivent être cherchés de manière individuelle.
+- Utiliser des feuilles différentes pour des exercices différents.
+- Pour les exercices de géométrie, faire des figures sur des feuilles blanches séparées.
+- Respecter la numérotation des exercices.
+- Bien préciser votre nom en lettres capitales, et votre prénom en minuscules sur chaque copie.
+
+Animath, 25$, nous allons démontrer que $2^{\mathfrak{p}}+3^{\mathfrak{p}}$ n'est, lui-même, pas divisible par 25 (ce qui suffira à conclure). D'après l'équation (3), cela revient à prouver que $\sum_{i=0}^{\mathfrak{p}-1} 2^{\boldsymbol{i}}(-3)^{p-1-\boldsymbol{i}}$ n'est pas divisible par 5 . Or, un calcul modulo 5 montre que cette somme est congrue modulo 5 à
+
+$$
+(-3)^{\mathrm{p}-1} \cdot \sum_{i=0}^{\mathrm{p}-1} 1=(-3)^{\mathrm{p}-1} \cdot \mathrm{p}
+$$
+
+Or, $(-3)^{p-1}$ est premier avec 5 et, comme $p>25$ est un nombre premier, les entiers $p$ et 5 sont premiers entre eux. On a ainsi bien démontré ce que l'on souhaitait.
+
+
+Exercice 10. Soit $n \geqslant 5$ un entier. Soient $a_{1}, \ldots, a_{n}$ des entiers dans $\{1, \ldots, 2 n\}$ deux à deux distincts. Montrer qu'il existe des indices $\boldsymbol{i}, \mathfrak{j} \in\{1, \ldots, \mathfrak{n}\}$ avec $\mathfrak{i} \neq \boldsymbol{j}$ tels que
+
+$$
+\operatorname{PPCM}\left(\mathfrak{a}_{\mathbf{i}}, \mathfrak{a}_{\mathbf{j}}\right) \leqslant 6\left(\mathrm{E}\left(\frac{\mathfrak{n}}{2}\right)+1\right)
+$$
+
+où $\mathrm{E}(\mathrm{x})$ désigne la partie entière du nombre x .
+
+## Solution.
+
+Supposons, pour commencer, qu'il existe un indice $i$ tel que $a_{i} \leqslant n$. S'il existe $j$ tel que $a_{j}=2 a_{i}$, on a alors
+
+$$
+\operatorname{PPCM}\left(a_{i}, a_{j}\right)=a_{j} \leqslant 2 n \leqslant 6 \cdot\left(E\left(\frac{n}{2}\right)+1\right)
+$$
+
+et on a trouvé un couple ( $i, j)$ convenable. Si , au contraire, l'entier $2 a_{i}$ n'apparaît pas parmi les $a_{j}$, définissons les entiers $b_{1}, \ldots, b_{n}$ en posant $b_{i}=2 a_{i}$ et $b_{j}=a_{j}$ pour $j \neq i$. Les $b_{j}$ sont encore deux à deux distincts et compris entre 1 et 2 n . De plus, on vérifie immédiatement que $\operatorname{PPCM}\left(b_{i}, b_{j}\right) \geqslant$ $\operatorname{PPCM}\left(a_{i}, a_{j}\right)$. Ainsi, il suffit de démontrer la propriété de l'énoncé pour la suite des $b_{j}$.
+
+En appliquant à nouveau le raisonnement précédent — éventuellement plusieurs fois - on en vient à supposer que tous les $a_{j}$ sont strictement supérieurs à $n$. Autrement dit, l'ensemble des $a_{j} n^{\prime}$ 'est autre que $\{n+1, n+2, \ldots, 2 n\}$. Posons $k=E\left(\frac{n}{2}\right)+1$. Comme on a supposé $n \geqslant 5$, il est facile de vérifier que l'un des $a_{j}$ vaut $2 k$ et un autre vaut $3 k$. On conclut en remarquant que le PPCM de ces deux nombres est égal à 6 k .
+
+$\mathcal{F i n}$
+
diff --git a/French_STS/md/fr-ofm-2012-2013-envoi4-corrige.md b/French_STS/md/fr-ofm-2012-2013-envoi4-corrige.md
new file mode 100644
index 0000000000000000000000000000000000000000..263c46173dffc66f61e6de23f006dbf18a0b0172
--- /dev/null
+++ b/French_STS/md/fr-ofm-2012-2013-envoi4-corrige.md
@@ -0,0 +1,353 @@
+# Olympiades Françaises de Mathématiques 2012-2013
+
+Envoi $\mathcal{N u m e ́ r o ~} 4$ - Corrigé
+
+
+## Exercices Juniors
+
+Exercice 1. Soient $x_{1}, x_{2}, \ldots, x_{5}$ des réels tels que
+
+$$
+\left|x_{2}-x_{1}\right|=2\left|x_{3}-x_{2}\right|=3\left|x_{4}-x_{3}\right|=4\left|x_{5}-x_{4}\right|=5\left|x_{1}-x_{5}\right| .
+$$
+
+Montrer que ces cinq réels sont égaux.
+Solution.
+Notons $\alpha=\left|x_{2}-\chi_{1}\right|$ et montrons par l'absurde que $\alpha=0$. D'après l'énoncé, il existe des signes $\varepsilon_{1}, \ldots$, $\varepsilon_{5}$ tels que
+
+$$
+x_{2}-x_{1}=\varepsilon_{1} \alpha, x_{3}-x_{2}=\varepsilon_{2} \frac{\alpha}{2}, x_{4}-x_{3}=\varepsilon_{3} \frac{\alpha}{3}, x_{5}-x_{4}=\varepsilon_{4} \frac{\alpha}{4}, x_{1}-x_{5}=\varepsilon_{5} \frac{\alpha}{5} .
+$$
+
+Alors, par télescopage,
+
+$$
+0=x_{1}-x_{5}+x_{5}-x_{4}+x_{4}-x_{3}+x_{3}-x_{2}+x_{2}-x_{1}=\varepsilon_{1} \alpha+\varepsilon_{2} \frac{\alpha}{2}+\varepsilon_{3} \frac{\alpha}{3}+\varepsilon_{4} \frac{\alpha}{4}+\varepsilon_{5} \frac{\alpha}{5} .
+$$
+
+Si $\alpha \neq 0$, il existe donc des signes $\varepsilon_{1}^{\prime}, \ldots, \varepsilon_{4}^{\prime}$ tels que
+
+$$
+\frac{1}{5}=\varepsilon_{1}^{\prime}+\varepsilon_{2}^{\prime} \frac{1}{2}+\varepsilon_{3}^{\prime} \frac{1}{3}+\varepsilon_{4}^{\prime} \frac{1}{4}
+$$
+
+donc un entier n tel que $\frac{1}{5}=\frac{\mathfrak{n}}{12}$ ce qui est impossible car 5 ne divise par 12 .
+
+
+Exercice 2. Soit $\left(u_{n}\right)_{n}$ une suite de réels telle que, pour tout entier $n$,
+
+$$
+\left|u_{n+1}-u_{n}\right| \leqslant 1 .
+$$
+
+Montrer que la moyenne des $n$ premiers termes de la suite et la moyenne des $n+1$ premiers termes de la suite sont distantes d'au plus $\frac{1}{2}$.
+
+## Solution.
+
+Notons, pour tout entier $n$ strictement positif $v_{n}=\frac{1}{n}\left(u_{1}+\ldots+u_{n}\right)$.
+$\triangleright$ Soit $\mathrm{m}>\mathrm{n}$. Remarquons tout d'abord que, par inégalité triangulaire,
+
+$$
+\begin{aligned}
+\left|u_{m}-u_{n}\right| & \leqslant\left|u_{m}-u_{m-1}\right|+\left|u_{m-1}-u_{m-2}\right|+\ldots+\left|u_{n+1}-u_{n}\right| \\
+& \leqslant m-n .
+\end{aligned}
+$$
+
+$\triangleright$ Pour tout entier n strictement positif,
+
+$$
+\begin{aligned}
+\left|v_{n+1}-v_{n}\right| & =\left|\frac{(n+1)\left(u_{1}+\ldots+u_{n}\right)-n\left(u_{1}+\ldots+u_{n}+u_{n+1}\right)}{n(n+1)}\right| \\
+& \leqslant\left|\frac{\left(u_{1}-u_{n+1}\right)+\ldots+\left(u_{n}-u_{n+1}\right)}{n(n+1)}\right| \\
+& \leqslant \frac{\left|u_{1}-u_{n+1}\right|+\ldots+\left|u_{n}-u_{n+1}\right|}{n(n+1)} \\
+& \leqslant \frac{n+\ldots+1}{n(n+1)}=\frac{1}{2}
+\end{aligned}
+$$
+
+
+
+Exercice 3. Soit $E$ un ensemble fini de réels strictement positifs tels que, pour tout réel $x$ strictement positif, E contient autant d'éléments strictement supérieurs à $x$ que d'éléments strictement inférieurs à $\frac{1}{x}$. Déterminer le produit de tous les éléments de E.
+
+## Solution.
+
+Soit $x_{0} \in E$ tel que $x_{0}>1$. Alors, par hypothèse,
+
+- les ensembles $\mathrm{E} \cap$ ] - $\infty, \frac{1}{x_{0}}$ [et $\left.\mathrm{E} \cap\right] \mathrm{x}_{0},+\infty[$ ont des cardinaux de même parité,
+- les ensembles $\mathrm{E} \cap]-\infty, \mathrm{x}_{0}\left[\right.$ et $\mathrm{E} \cap \frac{1}{\mathrm{x}_{0}},+\infty[$ ont des cardinaux de même parité.
+
+Par conséquent, les deux ensembles
+
+$$
+\begin{aligned}
+\left.\mathrm{E} \cap] \frac{1}{x_{0}}, x_{0}\right] & =(\mathrm{E} \cap] \frac{1}{x_{0}},+\infty[) \backslash(\mathrm{E} \cap] \mathrm{x}_{0},+\infty[) \\
+\mathrm{E} \cap\left[\frac{1}{x_{0}}, x_{0}[ \right. & =(\mathrm{E} \cap]-\infty, \mathrm{x}_{0}[) \backslash(\mathrm{E} \cap]-\infty, \frac{1}{x_{0}}[)
+\end{aligned}
+$$
+
+ont des cardinaux de même parité. Or, ils sont composés des mêmes éléments, sauf éventuellement $x_{0}$ et $\frac{1}{x_{0}}$, le premier ensemble contient $\chi_{0}$ mais pas $\frac{1}{x_{0}}$ : ainsi, le second ensemble contient un et un seul élément de $\left\{\frac{1}{x_{0}}, x_{0}\right\}$ mais ne peut contenir $x_{0}:$ il contient donc $\frac{1}{x_{0}}$.
+On a ainsi établi que si $x_{0} \in E$, alors $\frac{1}{x_{0}} \in E$. Le produit de tous les éléments de $E$ donne donc 1 .
+
+
+## Exercices Communs
+
+Exercice 4. Soit $x, y, z>0$ tels que $x y z=8$. Montrer que
+
+$$
+\frac{x-2}{x+1}+\frac{y-2}{y+1}+\frac{z-2}{z+1} \leqslant 0
+$$
+
+## Solution.
+
+Commençons par remarquer que $a-2=a+1-3$ pour tout réel a donc
+
+$$
+\frac{x-2}{x+1}+\frac{y-2}{y+1}+\frac{z-2}{z+1}=3-3\left(\frac{1}{x+1}+\frac{1}{y+1}+\frac{1}{z+1}\right)
+$$
+
+L'inégalité à établir se réécrit donc
+
+$$
+\frac{1}{x+1}+\frac{1}{y+1}+\frac{1}{z+1} \geqslant 1
+$$
+
+En mettant au même dénominateur, on obtient
+
+$$
+3+2(x+y+z)+x y+y z+z x \geqslant 1+x+y+z+x y+y z+z x+x y z
+$$
+
+soit
+
+$$
+\frac{x+y+z}{3} \geqslant 2
+$$
+
+Or, cette dernière égalité est simplement l'inégalité arithmético-géométrique.
+
+
+Exercice 5. Trouver toutes les fonctions $f: \mathbb{R} \rightarrow \mathbb{R}$ telles que, pour tous $x$ et $y$,
+
+$$
+f(x y) \leqslant x f(y)
+$$
+
+## Solution.
+
+$\triangleright \operatorname{Avec}(x, y)=(0,0)$, on obtient $f(0) \leqslant 0$ et avec $(x, y)=(2,0), f(0) \geqslant 0$. Par conséquent, $f(0)=0$.
+$\triangleright \operatorname{Si} x>0$ et $y>0$, alors
+
+$$
+f(x)=f\left(\frac{x}{y} y\right) \leqslant \frac{x}{y} f(y)
+$$
+
+D'où
+
+$$
+\frac{f(x)}{x} \leqslant \frac{f(y)}{y}
+$$
+
+et donc $\frac{f(x)}{x}=\frac{f(y)}{y}$ (par symétrie des rôles de $x$ et $y$ ).
+$\triangleright$ De même, si $x<0$ et $y<0$, alors
+
+$$
+f(x)=f\left(\frac{x}{y} y\right) \leqslant \frac{x}{y} f(y)
+$$
+
+D'où
+
+$$
+\frac{f(x)}{x} \geqslant \frac{f(y)}{y}
+$$
+
+et donc $\frac{f(x)}{x}=\frac{f(y)}{y}$ (par symétrie des rôles de $x$ et $y$ ).
+$\triangleright$ Notons $\alpha=\mathfrak{f}(1)$ et $\beta=-\mathbf{f}(-1)$ les constantes exhibées aux points précédents. Avec $(x, y)=$ $(-1,-1)$, l'inéquation donne $\alpha=f\left((-1)^{2}\right) \leqslant-f(-1)=\beta$.
+$\triangleright$ On a obtenu qu'une solution est de la forme
+
+$$
+x \mapsto\left\{\begin{array}{cl}
+0 & \text { si } x=0 \\
+\alpha x & \text { si } x>0 \\
+\beta x & \text { si } x<0
+\end{array}\right.
+$$
+
+$\operatorname{avec} \alpha \leqslant \beta$. On vérifie que ces fonctions conviennent.
+
+
+Exercice 6. Soient un entier $n$ et des réels $0<\mathfrak{u}_{1}<\mathfrak{u}_{2}<\ldots<\boldsymbol{u}_{\boldsymbol{n}}$ tels que
+
+$$
+\mathfrak{u}_{1}+\mathfrak{u}_{2}+\ldots+\mathfrak{u}_{n}=\frac{1}{\mathfrak{u}_{1}^{2}}+\frac{1}{\mathfrak{u}_{2}^{2}}+\ldots+\frac{1}{\mathfrak{u}_{n}^{2}}
+$$
+
+Montrer que, pour tout entier $k$ inférieur ou égal à $n$, il existe $k$ réels parmi $\mathfrak{u}_{1}, \mathfrak{u}_{2}, \ldots, \mathfrak{u}_{n}$ dont la somme est supérieure ou égale à $k$.
+
+## Solution.
+
+$\triangleright$ Commençons par montrer le résultat pour $k=n$. Notons $a=\frac{u_{1}+\ldots+u_{n}}{n}$ et $g=\left(u_{1} \ldots u_{n}\right)^{\frac{1}{n}}$ les moyennes arithmétique et géométrique de $u_{1}, \ldots, u_{n}$. Alors, l'inégalité classique entre moyenne arithmétique-géométrique-harmonique donne
+
+$$
+\mathrm{a}=\frac{\frac{1}{\mathbf{u}_{1}^{2}}+\ldots+\frac{1}{\mathfrak{u}_{n}^{2}}}{\mathrm{n}} \geqslant \frac{1}{\mathrm{~g}^{2}} \geqslant \frac{1}{\mathrm{a}^{2}}
+$$
+
+Ainsi, $a \geqslant 1$ et, donc, $u_{1}+\ldots+u_{n} \geqslant n$.
+$\triangleright$ Soit $k 0$, et que $B, M, N$ sont colinéaires. Déterminer la valeur de $r$.
+
+
+## Solution.
+
+On peut supposer que l'hexagone est inscrit dans un cercle de rayon 1. On se place dans un repère tel que les coordonnées de $A, B, C$ sont respectivement $A=(0,1), B=\left(\frac{\sqrt{3}}{2}, \frac{1}{2}\right)$ et $C=\left(\frac{\sqrt{3}}{2},-\frac{1}{2}\right)$.
+
+Comme $C E=\sqrt{3}$, on a $C N=r \sqrt{3}$ donc $\overrightarrow{C N}=(-r \sqrt{3}, 0)$. On en déduit que
+
+$$
+N=\left(\frac{\sqrt{3}}{2}-r \sqrt{3},-\frac{1}{2}\right)
+$$
+
+Comme $\overrightarrow{A C}=\left(\frac{\sqrt{3}}{2},-\frac{3}{2}\right)$, on a $\overrightarrow{A M}=\left(\frac{\sqrt{3}}{2} r,-\frac{3 r}{2}\right)$ donc
+
+$$
+M=\left(\frac{\sqrt{3}}{2} r, 1-\frac{3 r}{2}\right)
+$$
+
+On calcule aisément que
+
+$$
+\overrightarrow{B M}=\left(\frac{\sqrt{3}}{2}(r-1), \frac{1}{2}-\frac{3 r}{2}\right), \quad \overrightarrow{B N}=(-r \sqrt{3},-1)
+$$
+
+Le fait que $B, M, N$ sont alignés signifie que ces deux vecteurs sont colinéaires, ce qui équivaut à
+
+$$
+\frac{\sqrt{3}}{2}(1-r)+r \sqrt{3}\left(\frac{1}{2}-\frac{3 r}{2}\right)=0
+$$
+
+ce qui se simplifie en $r=\frac{1}{\sqrt{3}}$.
+
+Exercice 7. Soit $A B C$ un triangle et $M$ un point de $[B, C]$. Soit $\omega$ un cercle tangent à $(A B)$ en $T$ et à $(B C)$ en $K$ et tangent au cercle circonscrit à $A M C$ en $P$. Montrer que si $(K T) / /(A M)$ alors les cercles circonscrits à $K P C$ et $A P T$ sont tangents en $P$.
+
+## Solution.
+
+
+
+Rappelons d'abord que si $A, B, C$ sont trois points d'un cercle $\Gamma$, et si $\delta$ est la tangente en $B$ à $\Gamma$, alors on a l'égalité d'angles de droites $(\delta, B C)=(A B, A C)$.
+
+Soient $\delta$ et $\delta^{\prime}$ les tangentes en $P$ aux cercles $(K P C)$ et $(A P T)$ respectivement. On a
+
+$$
+(\delta, P K)=(C P, C K)=(C P, C M)=(A P, A M)
+$$
+
+et
+
+$$
+\begin{aligned}
+\left(\delta^{\prime}, P K\right) & =\left(\delta^{\prime}, P T\right)+(P T, P K)=(A P, A T)+(T B, T K) \\
+& =(A P, A M)+(A M, A T)+(T B, T K)=(A P, A M)
+\end{aligned}
+$$
+
+puisque $(T B)=(A T)$ et $(A M)=(T K)$.
+On en déduit que $\delta$ et $\delta^{\prime}$ sont parallèles. Or, elles ont un point commun, donc elles sont égales.
+
+Exercice 8. Soient $\omega_{1}$ et $\omega_{2}$ deux cercles sécants en deux points $X$ et $Y$. Un cercle $\omega$ est tangent intérieurement à $\omega_{1}$ et $\omega_{2}$ en $P$ et $Q$ respectivement. Le segment $[X, Y]$ coupe $\omega$ en $M$ et $N$. Les demi-droites $[P, M)$ et $[P, N)$ coupent $\omega_{1}$ en $A$ et $D$; les demi-droites $[Q, M)$ et $[Q, N)$ coupent $\omega_{2}$ en $B$ et $C$. Montrer que $A B=C D$.
+
+
+Soit $\ell$ la tangente en $M$ à $\omega$ et $\ell_{1}$ la tangente en $A$ à $\omega_{1}$. Comme $\omega$ est tangent en $P$ à $\omega_{1}$, il existe une homothétie $h$ de centre $P$ qui envoie $\omega \operatorname{sur} \omega_{1}$. Or, $P, M, A$ sont alignés donc $h(M)=A$. On en déduit que $h(\ell)=\ell_{1}$, et donc $\ell / / \ell_{1}$.
+
+D'autre part, comme $M$ est sur l'axe radical de $\omega_{1}$ et $\omega_{2}$, on a $\overline{M A} \cdot \overline{M P}=$ $\overline{M B} \cdot \overline{M Q}$ donc $A, B, P, Q$ sont cocycliques. On en déduit que
+
+$$
+(A B, A P)=(Q B, Q P)=(Q M, Q P)=(\ell, M P)=\left(\ell_{1}, A P\right)
+$$
+
+d'où $(A B)=\ell_{1}$. Autrement dit, $(A B)$ est tangente en $A$ à $\omega_{1}$. Mais de même, $(A B)$ est tangente en $B$ à $\omega_{2}$, donc $(A B)$ est une tangente commune à $\omega_{1}$ et $\omega_{2}$. De même, $(C D)$ est une tangente commune à $\omega_{1}$ et $\omega_{2}$, donc $A B=C D$.
+
+Exrtcice 9. Soit $A B C D$ un quadrilatère inscriptible. On note $K$ le point d'intersection des diagonales. Soient $M$ et $N$ les milieux de $[A, C]$ et $[B, D]$. Les cercles circonscrits à $A D M$ et $B C M$ se recoupent en un point $L$. Montrer que $K, L, M, N$ sont cocycliques.
+
+## Solution.
+
+
+
+Notons $E$ le centre radical des trois cercles $A B C, A D M, B C M$. Les triplets $(E, A, D),(E, L, M)$ et $(E, B, C)$ sont alignés.
+
+Soit $F$ le point où les cercles $A D K$ et $B C K$ se recoupent. On a $(F A, F D)=$ $(K A, K D)=(K C, K B)=(F C, F B)$ et $(A D, A F)=(K D, K F)=(K B, K F)=$ $(C B, C F)$, donc les triangles $F A D$ et $F C B$ sont semblables. Soit $s$ la similitude de centre $F$ qui envoie $A$ sur $D$ et $C$ sur $B$. Alors $s(M)=N$, donc l'angle de $s$ est à la fois égal à $(F M, F N)$ et à $(A C, D B)=(K M, K N)$. Par conséquent, $F, K, M, N$ sont cocycliques.
+$E$ est l'intersection de $(A D)$ et de $(B C)$, donc il est le centre radical des cercles $A B C D, A D K$ et $B C K$. Par conséquent, $E, F, K$ sont alignés. En utilisant la puissance d'un point par rapport à un cercle, on a
+
+$$
+\overline{E K} \cdot \overline{E F}=\overline{E A} \cdot \overline{E D}=\overline{E B} \cdot \overline{E C}=\overline{E M} \cdot \overline{E L},
+$$
+
+donc $M, L, K, F$ sont cocycliques.
+Finalement, $L$ et $N$ sont sur le cercle $M K F$ donc $K, L, M, N$ sont cocycliques.
+
diff --git a/French_STS/md/fr-ofm-2013-2014-envoi-1-solutions.md b/French_STS/md/fr-ofm-2013-2014-envoi-1-solutions.md
new file mode 100644
index 0000000000000000000000000000000000000000..c14cc0e6439177d82ba6b75bf87722269dbe35d4
--- /dev/null
+++ b/French_STS/md/fr-ofm-2013-2014-envoi-1-solutions.md
@@ -0,0 +1,302 @@
+## OFM 2013-2014 : solution de l'envoi no. 1
+
+## Exercices groupe B
+
+Exercice 1. Soient $A, B, C, D$ quatre points sur un même cercle. Notons $A^{\prime}$ et $C^{\prime}$ les projetés orthogonaux de $A$ et $C$ sur $(B D)$, et $B^{\prime}$ et $D^{\prime}$ les projetés orthogonaux de $B$ et $D$ sur $(A C)$. Montrer que $A^{\prime}, B^{\prime}, C^{\prime}, D^{\prime}$ sont cocycliques.
+
+## Solution.
+
+
+
+Comme $A, B, A^{\prime}, B^{\prime}$ sont cocycliques (sur le cercle de diamètre $[A B]$ ), les angles orientés de droites $\left(B A^{\prime}, B A\right)$ et $\left(B^{\prime} A^{\prime}, B^{\prime} A\right)$ sont égaux, donc $(B D, B A)=\left(B^{\prime} A^{\prime}, B^{\prime} D^{\prime}\right)$. De même, $(C D, C A)=\left(C^{\prime} A^{\prime}, C^{\prime} D^{\prime}\right)$. Or, $(C D, C A)=(B D, B A)$ puisque $A, B, C, D$ sont cocycliques, donc $\left(B^{\prime} A^{\prime}, B^{\prime} D^{\prime}\right)=\left(C^{\prime} A^{\prime}, C^{\prime} D^{\prime}\right)$, ce qui prouve que $A^{\prime}, B^{\prime}, C^{\prime}, D^{\prime}$ sont cocycliques.
+
+Exercice 2. Sur la diagonale $[B D]$ d'un carré $A B C D$ on a choisi un point $E$. Soient $O_{1}$ et $O_{2}$ les centres des cercles circonscrits aux triangles $A B E$ et $A D E$ respectivement. Montrer que $A O_{1} E O_{2}$ est un carré.
+
+
+## Solution.
+
+$\widehat{A O_{1} E}=2 \widehat{A B E}=90^{\circ}$ et $O_{1} A=O_{1} E$ donc $A O_{1} E$ est un triangle isocèle rectangle en $O_{1}$. De même, $A O_{2} E$ est un triangle isocèle rectangle en $O_{2}$.
+
+Comme $O_{1}$ et $O_{2}$ ne sont pas dans le même demi-plan délimité par $(A E)$, on en déduit que $A O_{1} E O_{2}$ est un carré.
+
+Exercice 3. Un quadrilatère $A B C D$ est inscrit dans un cercle. Ses diagonales se coupent au point $K$. Le cercle passant par $A, B, K$ croise les droites $(B C)$ et $(A D)$ aux points $M$ et $N$ respectivement. Montrer que $K M=K N$.
+
+## Solution.
+
+
+
+On a $(N M, N K)=(B M, B K)=(B C, B D)=(A C, A D)=(A K, A N)=(M K, M N)$ donc $M K N$ est isocèle en $K$.
+
+## Exercices communs
+
+Exercice 4. Soit $A B C$ un triangle dont tous les angles sont aigus, et dont l'angle $\widehat{B}$ est de 60 degrés ( $=\pi / 3$ radian). Les hauteurs $[A D]$ et $[C E]$ se coupent au point $H$. Prouver que le centre du cercle circonscrit au triangle $A B C$ est situé sur la bissectrice commune des angles $\widehat{A H E}$ et $\widehat{C H D}$.
+
+
+## Solution.
+
+Puisque $B, E, H, D$ sont sur le cercle de diamètre $[B H]$, on a $\widehat{D H E}=180^{\circ}-\widehat{E B D}=$ $120^{\circ}$, donc $\widehat{A H C}=120^{\circ}$. Comme $\widehat{A O C}=2 \widehat{A B C}=120^{\circ}$, on en déduit que $A, C, O, H$ sont cocycliques.
+
+Par conséquent, $\widehat{C H O}=\widehat{C A O}=\frac{1}{2}(\widehat{C A O}+\widehat{O C A})=\frac{1}{2}\left(180^{\circ}-\widehat{A O C}\right)=90^{\circ}-\widehat{A B C}=$ $30^{\circ}$.
+
+De plus, comme $(C H) \perp(A B)$ et $(A H) \perp(B C)$, on a $\widehat{C H D}=\widehat{A B C}=60^{\circ}$, donc $O$ est sur la bissectrice de $\widehat{C H D}$.
+
+Exercice 5. A l'extérieur du triangle $A B C$ on construit les deux points $X$ et $Y$ vérifiant :
+
+- le triangle $A X B$ est isocèle de base $[A B]$;
+- le triangle $B Y C$ est isocèle de base $[B C]$;
+$-\widehat{A X B}+\widehat{B Y C}=180^{\circ}$.
+Soit $Z$ le milieu de $[A C]$. Montrer que les droites $(X Z)$ et $(Y Z)$ sont perpendiculaires.
+
+Solution. Notons $D$ et $E$ les milieux de $[B C]$ et $[A B]$.
+
+
+On a
+
+- $(X E) \perp(D Z)$ car $(D Z) / /(A B)$
+- $(E Z) \perp(D Y)$ car $(E Z) / /(B C)$
+- $\frac{X E}{D Z}=\frac{X E}{E A}=\frac{C D}{D Y}=\frac{E Z}{D Y}$ (la deuxième égalité provient du fait que les triangles rectangles $X E A$ et $C D Y$ sont semblables)
+donc $X E Z$ et $Z D Y$ sont semblables. Comme $(X E) \perp(D Z)$, on en déduit que $(X Z) \perp$ $(Z Y)$.
+
+Exercice 6. Le sommet $B$ d'un angle $\widehat{A B C}$ se trouve à l'extérieur d'un cercle $\omega$ tandis que les demi-droites $[B A)$ et $[B C)$ le traversent. Soit $K$ un point d'intersection du cercle $\omega$ avec $[B A)$. La perpendiculaire à la bissectrice de l'angle $\widehat{A B C}$ passant par $K$ recoupe le cercle au point $P$, et la droite $(B C)$ au point $M$. Montrer que le segment $[P M]$ est deux fois plus long que la distance entre le centre de $\omega$ et la bissectrice de $\widehat{A B C}$.
+
+## Solution.
+
+
+
+Soit $O$ le centre du cercle $\omega$. Notons $\Delta$ la bissectrice de $\widehat{A B C}, \Delta^{\prime}$ la parallèle à $\Delta$ passant par $O$ et $N$ le symétrique de $O$ par rapport à $\Delta$.
+
+La symétrie $s_{\Delta^{\prime}}$ par rapport à $\Delta^{\prime}$ envoie $O$ sur $O$ et $P \operatorname{sur} K\left(\operatorname{car}(P K) \perp \Delta^{\prime}\right.$ et $\Delta^{\prime}$ passe par $O$ ).
+
+La symétrie $s_{\Delta}$ par rapport à $\Delta$ envoie $O$ sur $N$ et $K$ sur $M$.
+Par conséquent, la composée $s_{\Delta} \circ s_{\Delta^{\prime}}$ envoie $O$ sur $N$ et $P$ sur $M$. Or, $s_{\Delta} \circ s_{\Delta}^{\prime}$ est une translation, donc $M N O P$ est un parallélogramme. Il s'ensuit que $P M=O N=2 d(O, \Delta)$.
+
+## Exercices groupe A
+
+Exercice 7. Soit $A B C D$ un quadrilatère convexe. On considère les deux quadrilatères convexes $F_{1}$ et $F_{2}$, dont chacun a deux sommets opposés qui sont les milieux des diagonales $[A C]$ et $[B D]$, et dont les deux autres sommets sont les milieux des côtés opposés du quadrilatère $A B C D$. Montrer que les aires de $F_{1}$ et de $F_{2}$ sont égales si et seulement si au moins l'une des diagonales du quadrilatère $A B C D$ le divise en triangles d'aires égales.
+
+Solution. Notons $I, J, K, L, M, N$ les milieux de $[A C],[B D],[A B],[B C],[C D]$ et $[D A]$.
+
+
+On remarque que $(I K)$ et $(J M)$ sont parallèles, puisqu'ils sont parallèles à $(B C)$. De même, $(I M) / /(J K)$. On en déduit que $I M J K$ est un parallélogramme, et de même $I N J L$ est un parallélogramme.
+
+Notons $[\vec{u}, \vec{v}]$ le produit mixte des vecteurs $\vec{u}$ et $\vec{v}$. C'est l'aire d'un parallélogramme $X Y Z T$ tel que $\overrightarrow{X Y}=\vec{u}$ et $\overrightarrow{Y Z}=\vec{v}$, affectée d'un signe + si $X Y Z T$ est parcouru dans le sens direct et d'un signe - sinon.
+
+On vérifie facilement les propriétés suivantes:
+
+- $[\vec{u}, \vec{v}]=-[\vec{v}, \vec{u}]$
+- $[\vec{u}, \vec{v}+\vec{w}]=[\vec{u}, \vec{v}]+[\vec{u}, \vec{w}]$
+- $[\vec{v}+\vec{w}, \vec{u}]=[\vec{v}, \vec{u}]+[\vec{w}, \vec{u}]$.
+(La deuxième propriété dit que si un parallélogramme $P$ est la réunion de deux parallélogrammes $P_{1}$ et $P_{2}$ alors l'aire de $P$ est la somme des aires de $P_{1}$ et de $P_{2}$; la troisième propriété découle des deux précédentes.)
+
+Comme $I K=B C / 2$ et $K J=A D / 2$, l'aire de $I M J K$ est égale à $\pm \frac{1}{4}[\overrightarrow{A D}, \overrightarrow{B C}]$ et de même l'aire de $I N J M$ est égale à $\pm \frac{1}{4}[\overrightarrow{A B}, \overrightarrow{C D}]$. On en déduit que les aires de $F_{1}$ et de $F_{2}$ sont égales si et seulement si
+
+$$
+[\overrightarrow{A B}, \overrightarrow{C D}]= \pm[\overrightarrow{A D}, \overrightarrow{B C}]
+$$
+
+On a
+
+$$
+\begin{aligned}
+& {[\overrightarrow{A B}, \overrightarrow{C D}]=[\overrightarrow{A D}, \overrightarrow{B C}]} \\
+& \quad \Longleftrightarrow \quad[\overrightarrow{A B}, \overrightarrow{A D}]-[\overrightarrow{A B}, \overrightarrow{A C}]=[\overrightarrow{A D}, \overrightarrow{A C}]-[\overrightarrow{A D}, \overrightarrow{A B}] \\
+& \quad \Longleftrightarrow \quad[\overrightarrow{A C}, \overrightarrow{A B}]=[\overrightarrow{A D}, \overrightarrow{A C}] \\
+& \\
+& \quad \Longleftrightarrow \quad(A C) \text { partage le quadrilatère en deux parties d'aires égales. }
+\end{aligned}
+$$
+
+De même, $[\overrightarrow{A B}, \overrightarrow{C D}]=-[\overrightarrow{A D}, \overrightarrow{B C}]$ si et seulement $\mathrm{si}(B D)$ partage le quadrilatère en deux parties d'aires égales.
+
+Autre solution. Comme ci-dessus, on remarque que $I M J K$ et que $I N J L$ sont des parallélogrammes.
+
+Si $(A D) / /(B C)$ on obtient que l'aire de $I M J K$ est égale à 0 . Alors l'aire de $I N J L$ est égale à 0 si et seulement si $(A B) / /(C D)$, ce qui équivaut à ce que les diagonales du quadrilatère $A B C D$ le divisent en triangles d'aires égales.
+
+On se ramène donc à traiter le cas où $(A D)$ et $(B C)$ se croisent. De même, on peut supposer que $(A B)$ et $(C D)$ se croisent. Sans perte de généralité, on peut supposer qu'ils se croisent comment sur la figure : $X=[D A) \cap[C B), Y=[B A) \cap[C D)$.
+
+
+L'aire de $I M J K$ est égale à
+
+$$
+K J \cdot K I \sin \widehat{I K J}=\frac{1}{4} B C \cdot A D \sin \widehat{A X B}
+$$
+
+L'aire de $I N J L$ est égale à
+
+$$
+N J \cdot N I \sin \widehat{J N I}=\frac{1}{4} A B \cdot C D \sin \widehat{A Y D}
+$$
+
+D'après la loi des sinus pour les triangles $A X B$ et $A Y D$, on a
+
+$$
+\frac{\sin \widehat{A X B}}{\sin \widehat{A Y D}}=\frac{A B \sin \widehat{X A B}}{B X} \frac{D Y}{A D \sin \widehat{Y A D}}=\frac{A B \cdot D Y}{B X \cdot A D}
+$$
+
+En combinant (1), (2) et (3), on obtient que l'aire de $I M J K$ est égale à l'aire de $I N J L$ si et seulement si
+
+$$
+\frac{C B}{B X}=\frac{C D}{D Y}
+$$
+
+Cette dernière égalité équivaut à dire que $(X Y) / /(B D)$.
+On a que $(A C)$ divise $A B C D$ en triangles d'aires égales si et seulement si $J$ se trouve qur $(A C)$ (puisque l'aire de $A J B$ est égale à celle de $A J D$ et l'aire de $C J B$ est égale à celle de $C J D)$.
+
+Il ne reste plus qu'à noter que dans un quadrilatère $X B D Y$, la droite joignant $C=$ $(X B) \cap(D Y)$ et $A=(X D) \cap(B Y)$ passe par le milieu de $[B D]$ si et seulement si $(X Y)$ et $(B D)$ sont parallèles.
+
+En effet, si $(X Y)$ et $(B D)$ sont parallèles, il existe une homothétie de centre $C$ qui envoie $B$ et $D$ sur $X$ et $Y$ respectivement. Cette homothétie envoie le milieu de $[B D]$ sur le milieu de $[X Y]$ donc ces deux milieux sont alignés avec $C$, et de même ils sont alignés avec $A$.
+
+Réciproquement, supposons que $(A C)$ passe par le milieu $U$ de $[B D]$. Soit $Y^{\prime}$ le point d'intersection de $(C Y)$ avec la parallèle à $(B D)$ passant par $X$. Soit $A^{\prime}=\left(B Y^{\prime}\right) \cap(D X)$.
+
+
+D'après le paragraphe précédent, $C, A^{\prime}$ et $U$ sont alignés, donc $A$ appartient à la droite $\left(C A^{\prime}\right)$. De plus, $A$ appartient à $(D X)$, donc $A=\left(C A^{\prime}\right) \cap(D X)=A^{\prime}$. On en déduit que $Y=Y^{\prime}$, et que $X B D Y$ est un parallélogramme.
+
+Exercice 8. Le cercle $\omega$ passe par les sommets $B$ et $C$ du triangle $A B C$ et coupe les côtés $[A B]$ et $[A C]$ aux points $D$ et $E$ respectivement. Les segments $[C D]$ et $[B E]$ se coupent en un point $O$. Soient $M$ et $N$ les centres des cercles inscrits dans les triangles $A D E$ et $O D E$ respectivement. Montrer que le milieu de l'arc $D E$ (le plus petit des deux arcs) du cercle $\omega$ se trouve sur la droite ( $M N$ ).
+
+## Solution.
+
+
+
+Notons $\theta=(D E, D F)=(E F, E D)$. On a $2(D F, D M)+2 \theta=2(D E, D M)=(D E, D A)=$ $\theta+(D F, D A)=\theta+(D F, D B)=\theta+(E F, E B)=2 \theta+(E D, E O)=\theta+2(E D, E N)$, donc $\widehat{F D M}=\widehat{D E N}$. De même, $\widehat{M E F}=\widehat{N D E}$. Notons $\beta$ et $\gamma$ ces angles.
+
+
+Soient $P$ et $Q$ les seconds points d'intersection des droites $(D F)$ et $(E F)$ avec le cercle circonscrit au triangle DME. On a
+
+
+Comme $D F=D E$, on a $(P Q) / /(D E)$. Avec (4), cela implique que les triangles $D E N$ et $Q M P$ sont homothétiques. De plus, $F$ est le centre de l'homothétie (puisque c'est le point d'intersection des droites $(Q E)$ et $(P D)$ ). Donc la droite $(M N)$ traverse $F$.
+
+Autre solution. Si on ne pense pas à introduire les points $P$ et $Q$, on peut terminer la démonstration moyennant des calculs trigonométriques un peu pénibles.
+
+Notons $\varphi$ l'angle $(\overrightarrow{F M}, \overrightarrow{E D})$. D'après la loi des sinus dans les triangles $M D F$ et $M E F$, on a
+
+$$
+\begin{aligned}
+\frac{M F}{\sin \beta} & =\frac{D F}{\sin (\beta+\varphi+\theta)} \\
+\frac{M F}{\sin \gamma} & =\frac{E F}{\sin (\varphi-\gamma-\theta)}
+\end{aligned}
+$$
+
+Comme $D F=E F$, en divisant ces deux égalités on obtient
+
+$$
+\frac{\sin \gamma}{\sin \beta}=\frac{\sin (\varphi-\gamma-\theta)}{\sin (\beta+\varphi+\theta)}
+$$
+
+En utilisant la formule $\sin (x+y)=\sin x \cos y+\cos x \sin y$, on en déduit
+
+$$
+\frac{\sin \gamma}{\sin \beta}=\frac{\sin (\varphi) \cos (\gamma+\theta)-\cos \varphi \sin (\gamma+\theta)}{\sin (\varphi) \cos (\beta+\theta)+\cos \varphi \sin (\beta+\theta)}
+$$
+
+On chasse les dénominateurs et on rassemble les termes en $\sin \varphi$ et en $\cos \varphi$ :
+
+$$
+\cos \varphi(\sin \gamma \sin (\beta+\theta)+\sin \beta \sin (\gamma+\theta)))=\sin \varphi(-\sin \gamma \cos (\beta+\theta)+\sin \beta \cos (\gamma+\theta))
+$$
+
+Comme
+
+$$
+\begin{aligned}
+- & \sin \gamma \cos (\beta+\theta)+\sin \beta \cos (\gamma+\theta) \\
+& =-\sin \gamma(\cos \beta \cos \theta-\sin \beta \sin \theta)+\sin \beta(\cos \gamma \cos \theta-\sin \gamma \sin \theta) \\
+& =\cos \theta \sin (\beta-\gamma),
+\end{aligned}
+$$
+
+on obtient
+
+$$
+\tan \varphi=\frac{\sin \gamma \sin (\beta+\theta)+\sin \beta \sin (\gamma+\theta)}{\cos \theta \sin (\beta-\gamma)}
+$$
+
+Soit $\varphi^{\prime}=(F N, D E)$. Le calcul de $\tan \varphi^{\prime}$ est identique, en remplaçant $(\beta, \gamma, \theta)$ par $(\beta+\theta, \gamma+\theta,-\theta)$. Or, l'expression de $\tan \varphi$ est invariante par cette transformation, donc $\tan \varphi^{\prime}=\tan \varphi$, d'où $F, M, N$ sont alignés.
+
+Exercice 9. Un cercle de centre $O$ est inscrit dans un quadrilatère $A B C D$ dont les côtés ne sont pas parallèles. Montrer que le point $O$ coïncide avec le point d'intersection des lignes médianes du quadrilatère si et seulement si $O A \cdot O C=O B \cdot O D$. (Une ligne médiane du quadrilatère est une droite reliant les milieux des côtés opposés.)
+
+Solution. Soient $I$ et $J$ les milieux des côtés $[A B]$ et $[C D]$ respectivement. Les droites $(A B)$ et $(C D)$ se coupent au point $P$. Sans perte de généralité, on peut supposer que $P$ est le point d'intersection des demi-droites $[A B)$ et $[C D)$.
+
+
+1) Supposons que $O$ est le point d'intersection des lignes médianes du quadrilatère $A B C D$. Alors $O$ est le milieu du segment $[I J]$, parce que les milieux des côtés d'un quadrilatère sont les sommets d'un parallélogramme. Puis, $[P O]$ est la bissectrice et la médiane issus de $P$ du triangle $I P J$, donc $I P J$ est isocèle en $P$ et $\widehat{B I O}=\widehat{C J O}$. En outre,
+
+$$
+\widehat{I B O}+\widehat{J C O}=\frac{1}{2}(\widehat{A B C}+\widehat{B C D})=\frac{1}{2}(\pi+\widehat{B P C})=\pi-\widehat{P I J}=\widehat{I B O}+\widehat{I O B}
+$$
+
+Alors $\widehat{J C O}=\widehat{I O B}$ et les triangles $O I B$ et $C J O$ sont semblables. On obtient que $\frac{O B}{O C}=$ $\frac{I B}{J O}$. De même, on a $\frac{O A}{O D}=\frac{I A}{J O}$. Comme $I B=I A$, on obtient $O A \cdot O C=O B \cdot O D$.
+2) On suppose maintenant que $O A \cdot O C=O B \cdot O D$. On note que
+
+$$
+\begin{aligned}
+\widehat{A O B}+\widehat{C O D} & =(\pi-\widehat{O A B}-\widehat{O B A})+(\pi-\widehat{O C D}-\widehat{O D C}) \\
+& =\pi-\frac{1}{2}(\widehat{D A B}+\widehat{A B C}+\widehat{B C D}+\widehat{C D A})=\pi
+\end{aligned}
+$$
+
+Par conséquent, si on construit les parallélogrammes $O A K B$ et $C O D L$ à partir des triangles $O A B$ et $O C D$, ces parallélogrammes seront semblables, parce que $\frac{O A}{A K}=\frac{O A}{O B}=$ $\frac{D O}{O C}=\frac{D O}{D L}$. En particulier, les triangles $O I B$ et $C J O$ sont également semblables, parce qu'ils se correspondent mutuellement dans les parallélogrammes semblables $O A K B$ et $C O D L . \mathrm{Il}$ vient
+
+$$
+\widehat{I O B}=\widehat{O C J}=\widehat{O C B}, \quad \widehat{C O J}=\widehat{I B O}=\widehat{O B C}
+$$
+
+On obtient que
+
+$$
+\widehat{I O B}+\widehat{B O C}+\widehat{C O J}=\widehat{O C B}+\widehat{B O C}+\widehat{O B C}=\pi,
+$$
+
+donc $O$ se trouve sur $(I J)$. De même, $O$ se trouve sur l'autre ligne médiane du quadrilatère $A B C D$.
+
+Autre solution. On peut résoudre l'exercice par une méthode analytique utilisant les nombres complexes. Les calculs sont longs mais pas impraticables.
+
+Notons $U, V, W, X$ les points de contact des droites $(A B),(B C),(C D)$ et $(D A)$ avec le cercle. On peut supposer que le cercle est de centre 0 et de rayon 1 . Notons $a, b, c, d, u, v, w, x$ les affixes des points $A, B, C, D, U, V, W, X$.
+
+
+Un point d'affixe $z$ appartient à $(A B)$ si et seulement si $z-u$ est perpendiculaire à $u$, ce qui s'écrit $0=\bar{u}(z-u)+u(\bar{z}-\bar{u})$, ou encore $\bar{u} z+u \bar{z}=2$. Comme $\bar{u}=1 / u$, ceci s'écrit encore $z+u^{2} \bar{z}=2 u$. De même, l'équation de la droite $(A D)$ est $z+x^{2} \bar{z}=2 x$. En combinant ces deux équations, on trouve que
+
+$$
+a=\frac{2 u x}{u+x} .
+$$
+
+De même, on a $b=\frac{2 u v}{u+v}, c=\frac{2 v w}{v+w}$ et $d=\frac{2 w x}{w+x}$.
+On calcule que $4 O A^{-2}=|u+x|^{2}=2+u \bar{x}+\bar{u} x$. On a des expressions analogues pour $4 O B^{-2}$, etc. Par conséquent,
+
+$$
+\begin{aligned}
+O A \cdot O C & =O B \cdot O D \\
+& \Longleftrightarrow \quad(2+u \bar{x}+\bar{u} x)(2+v \bar{w}+\bar{v} w)=(2+u \bar{v}+\bar{u} v)(2+w \bar{x}+\bar{w} x) \\
+& \Longleftrightarrow \quad u x(2+u \bar{x}+\bar{u} x) v w(2+v \bar{w}+\bar{v} w)=u v(2+u \bar{v}+\bar{u} v) w x(2+w \bar{x}+\bar{w} x) \\
+& \Longleftrightarrow \quad\left(2 u x+u^{2}+x^{2}\right)\left(2 v w+v^{2}+w^{2}\right)=\left(2 u v+u^{2}+v^{2}\right)\left(2 w x+x^{2}+w^{2}\right) \\
+& \Longleftrightarrow \quad 2 u v^{2} x+2 u w^{2} x+2 u^{2} v w+u^{2} v^{2}+2 v w x^{2}+w^{2} x^{2} \\
+& =2 u v x^{2}+2 u v w^{2}+2 u^{2} w x+u^{2} x^{2}+2 v^{2} w x+v^{2} w^{2} \\
+& \Longleftrightarrow 2(u-w) v^{2} x-2(u-w) u w x+2(u-w) u v w \\
+& \quad-2(u-w) v x^{2}+(u-w)(u+w) v^{2}-(u-w)(u+w) x^{2}=0 \\
+& \Longleftrightarrow 2 v^{2} x-2 u w x+2 u v w-2 v x^{2}+u v^{2}+v^{2} w-u x^{2}-w x^{2}=0 \\
+& \Longleftrightarrow \quad 2 v x(v-x)+(v-x) w(v+x)+2 u w(v-x)+u(v+x)(v-x)=0 \\
+& \Longleftrightarrow 2 v x+v w+v x+2 u w+u v+u x=0 \\
+& \Longleftrightarrow 2(u w+x v)+(x+v)(u+w)=0 .
+\end{aligned}
+$$
+
+D'autre part, $O$ appartient à la droite passant par les milieux de $[A D]$ et de $[B C]$ si et seulement si $0, \frac{a+d}{2}$ et $\frac{b+c}{2}$ sont alignés, ce qui se traduit par le fait que $\frac{a+d}{b+c}$ est réel, c'est-à-dire
+
+$$
+\frac{\frac{u x}{u+x}+\frac{x w}{x+w}}{\frac{u v}{u+v}+\frac{v w}{v+w}}=\frac{\frac{1}{u+x}+\frac{1}{w+x}}{\frac{1}{u+v}+\frac{1}{v+w}}
+$$
+
+On multiplie les numérateurs de chaque membre par $(u+x)(x+w)$ et les dénominateurs par $(u+v)(v+w)$, ce qui donne successivement
+
+$$
+\begin{aligned}
+& \frac{x[u(x+w)+w(u+x)]}{v[u(v+w)+w(u+v)]}=\frac{2 x+(u+w)}{2 v+(u+w)} \\
+& \quad \Longleftrightarrow \quad x[2 u w+u(u+w)][2 v+(u+w)]=v[2 u w+v(u+w)][2 x+(u+w)] \\
+& \Longleftrightarrow \quad 2 x u w(u+w)+2 x^{2} v(u+w)+x^{2}(u+w)^{2} \\
+& \quad=2 v u w(u+w)+2 x v^{2}(u+w)+v^{2}(u+w)^{2} \\
+& \quad \Longleftrightarrow \quad 2(x-v) u w(u+w)+2(x-v) x v(u+w)+(x-v)(x+v)(u+w)^{2}=0
+\end{aligned}
+$$
+
+Comme les côtés opposés ne sont pas parallèles, on a $u+w \neq 0$. En simplifiant par $(x-v)(u+w)$, on obtient la condition $2 u w+2 x v+(x+v)(u+w)=0$ qui est la même que la précédente.
+
+On en conclut que $O A \cdot O C=O B \cdot O D$ si et seulement si $O$ appartient à la droite passant par les milieux de $[A D]$ et de $[B C]$. De même, on montre que $O A \cdot O C=O B \cdot O D$ si et seulement si $O$ appartient à la droite passant par les milieux de $[A B]$ et de $[C D]$.
+
diff --git a/French_STS/md/fr-ofm-2013-2014-envoi-2-solutions.md b/French_STS/md/fr-ofm-2013-2014-envoi-2-solutions.md
new file mode 100644
index 0000000000000000000000000000000000000000..a340a3c9826b3e7657fdc7439736c473a538b706
--- /dev/null
+++ b/French_STS/md/fr-ofm-2013-2014-envoi-2-solutions.md
@@ -0,0 +1,96 @@
+## OFM 2013-2014 : solutions de l'Envoi 2
+
+## Exercices groupe B
+
+Exercice 1 On dit qu'un nombre à 9 chiffres est intéressant si chaque chiffre de 1 à 9 y apparaît une unique fois, que les chiffres de 1 à 5 y apparaissent dans l'ordre mais pas les chiffres de 1 à 6 , par exemple 189236457 .
+
+Combien y a-t-il de nombres intéressants?
+Solution de l'exercice 1 Pour construire un nombre intéressant, on peut placer d'abord les chiffres de 1 à 5 , puis intercaler le 6 quelque part, puis le 7 , le 8 et le 9 . L'ordre des chiffres de 1 à 5 est imposé. Ensuite, le 6 peut être placé n'importe où sauf après le 5 car les chiffres de 1 à 6 ne sont pas dans l'ordre. Il y a donc 5 manières de placer le 6 . Ensuite, on peut placer le 7 n'importe où, donc il y a 7 manières de le placer, et de même 8 manières de placer le 8 et 9 pour le 9.
+
+Il y a donc $5 * 7 * 8 * 9=2520$ nombres intéressants.
+Exercice 2 Dans un pays, il y a n villes. Deux villes quelconques sont toujours reliées soit par une autoroute, soit par une ligne de train. Montrer qu'un des deux moyens de transport permet de relier n'importe quelle ville à n'importe quelle autre.
+$\underline{\text { Solution de l'exercice } 2}$ On raisonne par récurrence sur $n$ : pour $n=1$ ou $n=2$, le résultat est immédiat. Supposons qu'on l'a montré au rang $n$, et considérons $n+1$ villes :
+
+On isole une des villes, appelons-la par exemple Paris. Alors un des deux moyens de transports permet de relier entre elles toutes les villes sauf Paris. Supposons que c'est la voiture:
+
+- si Paris est relié à une ville par une autoroute par exemple Lyon, on peut en voiture aller de Paris à Lyon, puis à n'importe quelle autre ville d'après l'hypothèse de récurrence.
+- sinon, Paris est relié à toutes les villes par une ligne de train, donc on peut aller de n'importe quelle ville à n'importe quelle ville en train en passant par Paris.
+
+Exercice 32014 scientifiques participent à un congrès, chaque scientifique étant soit un mathématicien, soit un physicien. Bien sûr, les physiciens mentent toujours et les mathématiciens disent toujours la vérité, sauf quand ils se trompent. Lors du dîner final, tous sont assis en rond autour d'une table, et chacun prétend se trouver entre un mathématicien et un physicien. Il se trouve qu'exactement un mathématicien distrait s'est trompé. Combien y a-t-il de physiciens au congrès?
+
+Solution de l'exercice 3 Si 2 physiciens sont assis côté à côté, comme ils ont menti, ils ne sont pas entre un physicien et un mathématicien, donc chacun est entre deux physiciens, et ainsi de suite, donc le congrès n'accueille que des physiciens, ce qui est absurde car il y a au moins un mathématicien (celui qui s'est trompé...). Chaque physicien est donc entre deux mathématiciens.
+
+D'autre part, chaque mathématicien est entre un mathématicien et un physicien, sauf celui qui s'est trompé. Appelons-le Thomas : si Thomas est entre deux physiciens, alors on a partout ailleurs une alternance de deux mathématiciens, un physicien... Mais alors, si il y a k paires de mathématiciens côte à côte, il y a $2 k+1$ mathématiciens et $k+1$ physiciens, donc $3 k+2$ scientifiques, ce qui est absurde car $3 k+2 \neq 2014$.
+
+Thomas est donc entre deux mathématiciens, donc on a trois mathématiciens côté à côte, et les autres par paires. Si il y a $k$ paires, alors on a $2 k+3$ mathématiciens et $k+1$ physiciens donc $3 k+4=2014$ donc $k=670$ et il y a 671 physiciens.
+
+## Exercices communs
+
+Exercice 4 Montrer que tout polyèdre a deux faces qui ont le même nombre de sommets.
+Solution de l'exercice 4 Soit $n$ le nombre de faces du polyèdre, et soit $F$ une face fixée : les arêtes de $F$ séparent $F$ de faces toutes différentes, donc le nombre d'arêtes de $F$ est inférieur ou égal au nombre de faces autres que $F$. De plus, $F$ a au moins 3 arêtes. Chaque face a autant d'arêtes que de sommet, donc toute face a un nombre de sommets compris entre 3 et $n-1$, soit $n-3$ possibilités. D'après le principe des tiroirs, il existe donc deux faces qui ont le même nombre de sommets.
+
+Exercice 5 Sur un échiquier 5 sur 5, on a placé sur des cases différentes k cavaliers, de telle manière que chacun peut en prendre exactement 2 autres.
+
+Quelle est la plus grande valeur possible de k? Solution de l'exercice 5 La configuration suivante donne un exemple avec 16 cavaliers :
+
+
+On montre maintenant que c'est optimal : quitte à échanger les couleurs, on peut supposer le centre noir. Notons $k$ le nombre de cavaliers sur une case noire, $l$ le nombre de cavaliers sur une case blanche et $N$ le nombre de manière de choisir deux cavaliers en prise : sur deux tels cavaliers, un est sur une case noire donc il y a $k$ manières de le choisir, puis 2 manières de choisir un cavalier sur une case blanche qu'il peut prendre, donc $\mathrm{N}=2 \mathrm{k}$, mais le même raisonnement donne $N=2 l$ donc $k=l$.
+
+Si il y a un cavalier au centre de l'échiquier, il a accès à 8 cases blanches donc au moins 6 cases blanches sont inoccupées donc $l \leqslant 12-6=6$ donc $k+l \leqslant 12$. On peut donc supposer le centre vide.
+
+Si il y a un cavalier sur une case blanche qui touche le centre, il a accès à 6 cases, donc 4 d'entre elles sont inoccupées. Le centre l'est aussi, donc $k \leqslant 13-5=8$ et $k+l \leqslant 16$, ce qu'on veut montrer.
+
+Si enfin le centre et ses voisins immédiats sont inoccupés, alors les coins le sont aussi car il ne peuvent avoir de cavaliers en prise, ce qui ne laisse que les 16 cases de la figure ci-dessus.
+
+Exercice 6 Soit $\mathrm{n} \in \mathbb{N}^{*}$. Montrer qu'il est possible de partitionner $\{1,2, \ldots, \mathrm{n}\}$ en deux sousensembles $A$ et $B$ tels que la somme des éléments de $A$ soit égale au produit des éléments de B.
+
+Solution de l'exercice 6 A priori, l'ensemble B doit être bien plus petit que A. On va donc chercher un $B$ avec un petit nombre d'éléments. En testant des petites valeurs de $n$, on peut penser à chercher $B$ sous la forme $\{1, a, b\}$ avec $a, b \neq 1$ et $a \neq b$.
+
+On a alors $\prod_{x \in B} x=a b$, et :
+
+$$
+\begin{aligned}
+\sum_{x \in \mathcal{A}} & =\sum_{x=1}^{n} x-1-a-b \\
+& =\frac{n(n+1)}{2}-a-b-1
+\end{aligned}
+$$
+
+On veut donc $\frac{n(n+1)}{2}=a b+a+b+1=(a+1)(b+1)$, donc il suffit d'écrire $\frac{n(n+1)}{2}$ comme un produit. Or, si $n$ est pair, on peut prendre $a+1=\frac{n}{2}$ et $b+1=n+1$, soit $a=\frac{n}{2}-1$ et $b=n$. Si $n$ est impair, on prend $a=\frac{n-1}{2}$ et $b=n-1$. Dans les deux cas, l'hypothèse $n \geqslant 5$ permet de vérifier facilement que 1, a et $b$ sont deux à deux distincts.
+Exercice 7 On se donne $n$ points du plan, tels que trois quelconques d'entre eux ne sont jamais alignés. Chacun est colorié en rouge ou en bleu. On suppose qu'il y a exactement un point bleu à l'intérieur de chaque triangle dont les sommets sont rouges, et un point rouge à l'intérieur de chaque triangle dont les sommets sont bleus.
+
+Quelle est la plus grande valeur possible de n?
+
+## Exercices groupe A
+
+Solution de l'exercice 7 On montre d'abord que les points bleus forment un polygone convexe: si ce n'était pas le cas, on pourrait trouver un point bleu à l'intérieur d'un polygone bleu, donc on en découpant ce polygone en triangles, on pourrait trouver un point bleu à l'intérieur d'un triangle bleu. Le grand triangle bleu doit contenir un unique point rouge, mais on peut le découper en trois triangles qui contiennent chacun un unique point rouge, ce qui est absurde.
+
+Les points bleus forment donc un polygone convexe, de même que les rouges. De plus, il y a au maximum 2 points rouges à l'intérieur du polygone bleu, car s'il y en avait 3 ils formeraient un triangle sans point bleu à l'intérieur.
+
+Enfin, si $k$ est le nombre de points bleus, on peut découper le polygone bleu en $k-2$ triangles, qui chacun doivent contenir un point rouge, donc $k-2 \leqslant 2$ et $k \leqslant 4$. De même, il y a au plus 4 points rouges donc $\mathrm{n} \leqslant 8$. On peut alors vérifier que la configuration à 8 points suivante convient:
+
+
+Exercice 8 La ville de Gotham City est un grand rectangle, découpé en pâtés de maisons rectangulaires plus petits par des rues parallèles aux bords de la ville. On suppose qu'il y a au moins une rue, et qu'aucune rue ne traverse la ville de part en part.
+
+Montrer qu'il existe un pâté de maison qui ne touche pas le bord de la ville. Solution de l'exercice 8
+Batman explore la ville selon le procédé suivant : il part du bord de la ville (du point rouge sur la figure) et suit jusqu'au bout une rue (l'Avenue du Joker par exemple) qui s'enfonce à l'intérieur. Comme l'Avenue de Joker ne traverse pas la ville de part en part, elle débouche sur une autre (appelons-la Boulevard Double-Face). Mais le Boulevard Double-Face ne traverse pas non plus Gotham City de part en part, donc va déboucher sur une autre rue soit à gauche, soit à droite, soit éventuellement des deux côtés. Si le Boulevard débouche sur une nouvelle rue à gauche, Batman part vers la gauche. Sinon, il part vers la droite. Il continue ainsi...
+
+Il est alors clair que Batman ne sortira jamais de Gotham. Mais le nombre de rues est fini, donc il finira forcément par passer deux fois par un même point. On suppose par exemple que le premier point où il passe deux fois de suite est la Place Ra's Al Ghul (en bleu sur la figure) : entre ses deux passages, il a fait le tour d'une certaine zone, sans toucher le bord de la ville. Tout pâté de maison dans cette zone convient, comme celui colorié en vert.
+
+
+Exercice 9 Soient E un ensemble de cardinal n et $\mathscr{F}$ un ensemble de parties de E avec $|\mathscr{F}|=$ $2^{\text {n-1 }}$ tel que pour tous $A, B$ et $C$ dans $\mathscr{F}, A \cap B \cap C$ est non vide.
+
+Montrer que l'intersection de tous les éléments de $\mathscr{F}$ est non vide.
+Solution de l'exercice 9 Si $A \subset E$, on notera $A^{c}$ son complémentaire: l'ensemble des parties de $E$ est partitionné en $2^{n-1}$ doubletons de la forme $\left\{A, A^{c}\right\}$ où $A \subset E$. Or, il est impossible que les deux éléments d'un doubleton soient dans $\mathscr{F}$, car leur intersection est vide, donc $\mathscr{F}$ contient exactement un élément de chaque doubleton.
+
+Soient donc $A$ et $B$ dans $\mathscr{F}$ : on va montrer que $A \cap B \in \mathscr{F}$. D'après ce qu'on vient de dire, il suffit de montrer $(A \cap B)^{c} \notin \mathscr{F}$. Or, ceci est vrai car $A \cap B \cap(A \cap B)^{c}$ est vide.
+
+Par récurrence sur $k$, on en déduit que pour tous $A_{1}, A_{2}, \ldots, A_{k}$ de $\mathscr{F}, A_{1} \cap A_{2} \cap \ldots \cap A_{k} \in \mathscr{F}$. En effet, c'est vrai pour $k=2$ et si on l'a montré pour $k$, alors :
+
+$$
+A_{1} \cap A_{2} \cap \ldots \cap A_{k}=\left(A_{1} \cap A_{2} \cap \ldots \cap A_{k-1}\right) \cap A_{k}
+$$
+
+est l'intersection de deux éléments de $\mathscr{F}$, donc est dans $\mathscr{F}$.
+
+Comme $\mathscr{F}$ est fini, l'intersection de tous les éléments de $\mathscr{F}$ est dans $\mathscr{F}$. Or, l'ensemble vide ne peut pas être dans $\mathscr{F}$ car son intersection avec lui-même est vide, donc l'intersection de tous les éléments de $\mathscr{F}$ n'est pas vide.
+
diff --git a/French_STS/md/fr-ofm-2013-2014-envoi-3-solutions.md b/French_STS/md/fr-ofm-2013-2014-envoi-3-solutions.md
new file mode 100644
index 0000000000000000000000000000000000000000..d8ef42d6410bd4559a5b021acbbf9c36590372e9
--- /dev/null
+++ b/French_STS/md/fr-ofm-2013-2014-envoi-3-solutions.md
@@ -0,0 +1,407 @@
+# Olympiades Françaises de Matfématiques 2013-2014
+
+
+
+## Envoi $\mathcal{N u m e ́ r o ~} 3$ - Corrigé
+
+## Exercices du groupe B
+
+Exercice 1. Existe-t-il des réels $\mathrm{a}, \mathrm{b}, \mathrm{c}, \mathrm{d}>0$ et $e, f, \mathrm{~g}, \mathrm{~h}<0$ vérifiant simultanément
+
+$$
+a e+b c>0, e f+c g>0, f d+g h>0 \text { et } d a+h b>0 ?
+$$
+
+Solution de l'exercice 1 Non, il n'en existe pas. Par l'absurde : supposons qu'il existe de tels réels.On commence par réécrire les inégalités, mais avec uniquement des termes positifs. On a donc
+
+$$
+b c>a(-e) \text { et }(-e)(-f)>c(-g) \text { et }(-g)(-h)>(-f) d \text { et da }>(-h) b
+$$
+
+Si l'on multiplie toutes ces inégalités membres à membres (et, comme tout est positif, il n'y a aucun danger), il vient abcdefgh > abcbdefgh, d'où la contradiction cherchée.
+
+
+Exercice 2. Soit $a, b, c$ des réels tels que $-1 \leqslant a x^{2}+b x+c \leqslant 1$ pour $x=-1, x=0$ et $x=1$. Prouver que
+
+$$
+-\frac{5}{4} \leqslant a x^{2}+b x+c \leqslant \frac{5}{4} \text { pour tout réel } x \in[-1,1]
+$$
+
+Solution de l'exercice 2 Posons $\mathrm{P}(\mathrm{x})=\mathrm{ax}{ }^{2}+\mathrm{bx}+\mathrm{c}$. Alors $\mathrm{P}(-1)=\mathrm{a}-\mathrm{b}+\mathrm{c}, \mathrm{P}(0)=\mathrm{c}$ et $\mathrm{P}(1)=$ $\mathrm{a}+\mathrm{b}+\mathrm{c}$. Et, d'après l'énoncé, on a $|\mathrm{P}(-1)| \leqslant 1,|\mathrm{P}(0)| \leqslant 1$ et $|\mathrm{P}(1)| \leqslant 1$.
+Or, pour tout réel $\chi$, on vérifie directement que
+
+$$
+P(x)=\frac{x(x+1)}{2} P(1)-\frac{x(1-x)}{2} P(-1)+\left(1-x^{2}\right) P(0)
+$$
+
+- Soit $x \in[0 ; 1]$. D'après (1) et l'inégalité triangulaire, il vient
+
+$$
+\begin{aligned}
+|\mathrm{P}(x)| & \leqslant \frac{x(x+1)}{2}|\mathrm{P}(1)|+\frac{x(1-x)}{2}|\mathrm{P}(-1)|+\left(1-x^{2}\right)|\mathrm{P}(0)| \\
+& \leqslant \frac{x(x+1)}{2}+\frac{x(1-x)}{2}+\left(1-x^{2}\right) \\
+& =-x^{2}+x+1 \\
+& =\frac{5}{4}-\left(x-\frac{1}{2}\right)^{2}
+\end{aligned}
+$$
+
+Et ainsi $|P(x)| \leqslant \frac{5}{4}$.
+
+- Soit $x \in[-1 ; 0]$. D'après (1) et l'inégalité triangulaire, il vient cette fois
+
+$$
+\begin{aligned}
+& \leqslant-\frac{x(x+1)}{2}|P(1)|-\frac{x(1-x)}{2}|P(-1)|+\left(1-x^{2}\right)|P(0)| \\
+& \leqslant-\frac{x(x+1)}{2}-\frac{x(1-x)}{2}+\left(1-x^{2}\right) \\
+& =-x^{2}-x+1 \\
+& =\frac{5}{4}-\left(x+\frac{1}{2}\right)^{2}
+\end{aligned}
+$$
+
+Et ainsi $|\mathrm{P}(\mathrm{x})| \leqslant \frac{5}{4}$, à nouveau.
+Finalement, pour tout $x \in[-1 ; 1]$, on a $|\mathrm{P}(\mathrm{x})| \leqslant \frac{5}{4}$.
+
+
+Exercice 3. Prouver que, pour tout réel $a \geqslant 0$, on a
+
+$$
+a^{3}+2 \geqslant a^{2}+2 \sqrt{a}
+$$
+
+Solution de l'exercice 3 Pour tout réel $a \geqslant 0$, on a
+
+$$
+\begin{aligned}
+a^{3}-a^{2}-2 \sqrt{a}+2 & =a^{2}(a-1)-2(\sqrt{a}-1) \\
+& =a^{2}(\sqrt{a}-1)(\sqrt{a}+1)-2(\sqrt{a}-1) \\
+& =(\sqrt{a}-1)\left(a^{2}(\sqrt{a}+1)-2\right) .(1)
+\end{aligned}
+$$
+
+Or:
+
+- Si $a \geqslant 1$ alors $\sqrt{a} \geqslant 1$ et $a^{2} \geqslant 1$. Ainsi, on a $\sqrt{a}-1 \geqslant 0$ et $a^{2}(\sqrt{a}+1) \geqslant 2$. Par suite, chacun des facteurs de (1) est positif, ce qui assure que le produit est positif.
+- Si $a \leqslant 1$ alors $\sqrt{a} \leqslant 1$ et $a^{2} \leqslant 1$. Ainsi, on a $\sqrt{a}-1 \leqslant 0$ et $a^{2}(\sqrt{a}+1) \leqslant 2$. Par suite, chacun des deux facteurs de (1) est négatif, et le produit est donc encore positif.
+
+Finalement, pour tout réel $a \geqslant 0$, on a $a^{3}-a^{2}-2 \sqrt{a}+2 \geqslant 0$ ou encore $a^{3}+2 \geqslant a^{2}+2 \sqrt{a}$.
+
+## Exercices Communs
+
+Exercice 4. Prouver que si $n$ est un entier strictement positif, l'expression
+
+$$
+\frac{\sqrt{n+\sqrt{0}}+\sqrt{n+\sqrt{1}}+\sqrt{n+\sqrt{2}}+\cdots \sqrt{n+\sqrt{n^{2}-1}}+\sqrt{n+\sqrt{n^{2}}}}{\sqrt{n-\sqrt{0}}+\sqrt{n-\sqrt{1}}+\sqrt{n-\sqrt{2}}+\cdots \sqrt{n-\sqrt{n^{2}-1}}+\sqrt{n-\sqrt{n^{2}}}}
+$$
+
+est indépendante de n .
+Solution de l'exercice 4 En calculant le carré de chacun des deux membres, on déduit que, pour tous réels $a, b$ tels que $0 \leqslant b \leqslant a$, on a
+
+$$
+\sqrt{a+\sqrt{a^{2}-b^{2}}}=\sqrt{\frac{a+b}{2}}+\sqrt{\frac{a-b}{2}}
+$$
+
+En particulier, pour tous entiers naturels $n$ et $m$, avec $m \leqslant n^{2}$, on a
+
+$$
+\sqrt{n+\sqrt{m}}=\sqrt{\frac{n+\sqrt{n^{2}-m}}{2}}+\sqrt{\frac{n-\sqrt{n^{2}-m}}{2}}
+$$
+
+Soit $\mathrm{n}>0$ un entier. On a donc
+
+$$
+\sum_{m=0}^{n^{2}} \sqrt{n+\sqrt{m}}=\sum_{m=0}^{n^{2}} \sqrt{\frac{n+\sqrt{n^{2}-m}}{2}}+\sum_{m=0}^{n^{2}} \sqrt{\frac{n-\sqrt{n^{2}-m}}{2}}
+$$
+
+D'où, après réindexation :
+
+$$
+\begin{aligned}
+\sum_{m=0}^{n^{2}} \sqrt{n+\sqrt{m}} & =\sum_{m=0}^{n^{2}} \sqrt{\frac{n+\sqrt{m}}{2}}+\sum_{m=0}^{n^{2}} \sqrt{\frac{n-\sqrt{m}}{2}} \\
+& =\frac{1}{\sqrt{2}} \sum_{m=0}^{n^{2}} \sqrt{n+\sqrt{m}}+\frac{1}{\sqrt{2}} \sum_{m=0}^{n^{2}} \sqrt{n-\sqrt{m}}
+\end{aligned}
+$$
+
+$\operatorname{Ainsi}\left(1-\frac{1}{\sqrt{2}}\right) \sum_{m=0}^{n^{2}} \sqrt{n+\sqrt{m}}=\frac{1}{\sqrt{2}} \sum_{m=0}^{n^{2}} \sqrt{n-\sqrt{m}}$
+et donc $\frac{\sum_{m=0}^{n^{2}} \sqrt{n+\sqrt{m}}}{\sum_{m=0}^{n^{2}} \sqrt{n-\sqrt{m}}}=1+\sqrt{2}$, qui est bien une valeur
+Exercice 5. Soit ( $a_{n}$ ) une suite définie par $a_{1}, a_{2} \in[0,100]$ et
+
+$$
+a_{n+1}=a_{n}+\frac{a_{n-1}}{n^{2}-1} \quad \text { pour tout enter } n \geqslant 2
+$$
+
+Existe-t-il un entier $n$ tel que $a_{n}>2013$ ?
+Solution de l'exercice 5 La réponse est non.
+
+Plus précisément, montrons par récurrence que l'on a $a_{n} \leqslant 400$, pour tout $n \geqslant 0$.
+L'inégalité est vraie pour $\mathrm{n}=1$ et $\mathrm{n}=2$, d'après l'énoncé.
+Supposons qu'elle soit vraie pour tout $k \leqslant n$ pour un certain entier $\mathrm{n} \geqslant 2$.
+Pour tout $k \in\{2, \cdots, n\}$, on a $a_{k+1}=a_{k}+\frac{a_{k-1}}{k^{2}-1}$. En sommant, membre à membre, ces relations et après simplification des termes communs, il vient:
+
+$$
+\begin{aligned}
+a_{n+1} & =a_{2}+\sum_{k=2}^{n} \frac{a_{k-1}}{k^{2}-1} \\
+& \leqslant 100+\sum_{k=2}^{n} \frac{400}{k^{2}-1}, \text { d'après l'hypothèse de récurrence et l'énoncé } \\
+& =100+200 \sum_{k=2}^{n}\left(\frac{1}{k-1}-\frac{1}{k+1}\right) \\
+& =100+200\left(1+\frac{1}{2}-\frac{1}{n}-\frac{1}{n+1}\right) \text { après simplification par dominos } \\
+& =400-\frac{200}{n}-\frac{200}{n+1}
+\end{aligned}
+$$
+
+et donc $a_{n+1} \leqslant 400$, ce qui achève la récurrence.
+
+
+Exercice 6. Déterminer la plus grande valeur possible et la plus petite valeur possible de
+
+$$
+\sqrt{4-a^{2}}+\sqrt{4-b^{2}}+\sqrt{4-c^{2}}
+$$
+
+lorsque $a, b, c$ sont des réels strictement positifs vérifiant $a^{2}+b^{2}+c^{2}=6$.
+Solution de l'exercice 6 Tout d'abord, on note que si l'on veut que l'expression ait un sens, il faut $\mathrm{a}, \mathrm{b}, \mathrm{c} \in$ [0; 2].
+
+D'après l'inégalité de Cauchy-Schwarz, on a
+$\left(\sqrt{4-a^{2}}+\sqrt{4-b^{2}}+\sqrt{4-c^{2}}\right)^{2} \leqslant 3\left(4-a^{2}+4-b^{2}+4-c^{2}\right)=18$,
+c.à.d. $\sqrt{4-\mathrm{a}^{2}}+\sqrt{4-\mathrm{b}^{2}}+\sqrt{4-\mathrm{c}^{2}} \leqslant 3 \sqrt{2}$, avec égalité pour $\mathrm{a}=\mathrm{b}=\mathrm{c}=\sqrt{2}$.
+
+Ainsi, la plus grande valeur possible est $3 \sqrt{2}$.
+Cherchons maintenant la valeur minimale :
+Sans perte de généralité, on peut supposer que $a \leqslant b \leqslant c$.
+De $a^{2}+b^{2}+c^{2}=6$, on déduit alors que $3 a^{2} \leqslant 6$, soit donc $0 \leqslant a^{2} \leqslant 2$.
+D'autre part, si $x, y \geqslant 0$, on a clairement $\sqrt{x}+\sqrt{y} \leqslant \sqrt{x+y}$, avec égalité si et seulement si $x=0$ ou $\mathrm{y}=0$.
+Il vient alors
+$\sqrt{4-a^{2}}+\sqrt{4-b^{2}}+\sqrt{4-c^{2}} \geqslant \sqrt{4-a^{2}}+\sqrt{8-b^{2}-c^{2}}=\sqrt{4-a^{2}}+\sqrt{2+a^{2}}$,
+et, puisque $0 \leqslant 4-\mathrm{c}^{2} \leqslant 4-\mathrm{b}^{2}$, égalité a lieu si et seulement si $4-\mathrm{c}^{2}=0$, c.à $\mathrm{d} . \mathrm{c}=2$.
+Il reste donc à trouver le minimum de l'expression $\mathrm{f}(\mathrm{x})=\sqrt{4-\mathrm{x}}+\sqrt{2+\mathrm{x}}$, lorsque $x \in[0 ; 2]$. Or, puisque tout est positif, cela revient à trouver le minimum de $(f(x))^{2}=6+2 \sqrt{(4-x)(2+x)}$, sous les mêmes conditions.
+
+Comme $(4-x)(2+x)=-x^{2}+2 x+8=9-(x-1)^{2}$, la valeur minimale de $\sqrt{(4-x)(2+x)}$ est $\sqrt{8}$, avec égalité pour $x=0$.
+Ainsi, on a $(\mathrm{f}(\mathrm{x}))^{2} \geqslant 6+2 \sqrt{8}=(2+\sqrt{2})^{2}$, ou encore $\mathrm{f}(\mathrm{x}) \geqslant 2+\sqrt{2}$, avec égalité pour $\mathrm{x}=0$.
+Par suite, on a $\sqrt{4-\mathrm{a}^{2}}+\sqrt{4-\mathrm{b}^{2}}+\sqrt{4-\mathrm{c}^{2}} \geqslant 2+\sqrt{2}$, avec égalité en particulier pour $(\mathrm{a}, \mathrm{b}, \mathrm{c})=$ $(0, \sqrt{2}, 2)$.
+Cela assure que la plus petite valeur cherchée est $2+\sqrt{2}$.
+
+## Exercices du groupe A
+
+Exercice 7. Déterminer toutes les fonctions $\mathrm{f}: \mathbb{R} \longrightarrow \mathbb{R}^{+*}$ qui vérifient les trois conditions suivantes pour tous réels $x$ et $y$ :
+i) $f\left(x^{2}\right)=f(x)^{2}-2 x f(x)$,
+ii) $f(-x)=f(x-1)$,
+iii) si $1 0$ le plus petit entier tel que $(a, b, c)$ soit solution. Si $d=\operatorname{pgcd}(a, b)$, en divisant l'égalité par $d^{4}$ on voit que $\left(a / d, b / d, c / d^{2}\right)$ est également solution. On a donc $\mathrm{d}=1$.
+
+Regardons l'expression $2 a^{4}+2 a^{2} b^{2}+b^{4}$ modulo 8 , et utilisons le fait qu'un carré est congru à 0,1 ou 4 modulo 8 : si a est impair, alors $2 a^{4}+2 a^{2} b^{2}+b^{4}$ est congru à 2 ou à 5 modulo $8 ; a$ est donc forcément pair, et b es impair. Réécrivons l'égalité de l'énoncé en
+
+$$
+\left(a^{2}\right)^{2}+\left(a^{2}+b^{2}\right)^{2}=c^{2}
+$$
+
+Le triplet $\left(a^{2}, a^{2}+b^{2}, c\right)$ est donc pythagoricien. Comme $\operatorname{pgcd}(a, b)=1$, il existe des entiers $u, v$ premiers entre eux tels que $a^{2}=2 u v, a^{2}+b^{2}=u^{2}-v^{2}$ et $c=u^{2}+v^{2}$.
+
+En regardant modulo 4 , on obtient $1 \equiv a^{2}+b^{2} \equiv u^{2}-v^{2}$. Puisqu'un carré est congru à 0 ou 1 modulo 4 , on en déduit que $u$ est impair et que $v$ est pair. Puisque $a^{2}=2 u v$ et que $u$ et $v$ sont premiers entre eux, on peut écrire $u=m^{2}$ et $v=2 n^{2}$ avec $m, n$ premiers entre eux et $m$ impair. De $b^{2}=u^{2}-v^{2}-2 u v$ il vient $2 v^{2}=(u-v+b)(u-v-b)$. Donc
+
+$$
+2 n^{4}=\left(\frac{m^{2}-2 n^{2}+b}{2}\right)\left(\frac{m^{2}-2 n^{2}-b}{2}\right) .
+$$
+
+Posons $x=\left(m^{2}-2 n^{2}+b\right) / 2$ et $y=\left(m^{2}-2 n^{2}-b\right) / 2$ : ce sont des entiers car $m^{2}$ et $b$ sont impairs. En outre, $00$, donc $\mathrm{lm} \geqslant 1$ et $0<\mathrm{k}<\mathrm{a}$, ce qui contredit la minimalité de a .
+Il n'existe donc pas de triplet ( $a, b, c$ ) solution lorsque $a \neq 0$.
+Exercice 9. Trouver le nombre de suites $\left(u_{n}\right)_{n \geqslant 1}$ d'entiers relatifs telles que $u_{n} \neq-1$ pour tout entier $n \geqslant 1$ et telles que
+
+$$
+u_{n+2}=\frac{2014+u_{n}}{1+u_{n+1}}
+$$
+
+pour tout entier $\mathrm{n} \geqslant 1$.
+$\underline{\text { Solution de l'exercice } 9}$ La relation de l'énoncé impose que $\left(u_{n+1}-u_{n-1}\right)\left(u_{n}+1\right)=u_{n}-u_{n-2}$ pour $\mathrm{n} \geqslant 3$. Par récurrence, il vient
+
+$$
+\mathbf{u}_{3}-\mathbf{u}_{1}=\prod_{i=3}^{n}\left(u_{i}+1\right)\left(u_{n+1}-u_{n-1}\right)
+$$
+
+Supposons par l'absurde que $u_{3} \neq u_{1}$. Ainsi $u_{n+1} \neq u_{n-1}$ pour tout $n \geqslant 2$. En faisant croitre $n$, on voit qu'il ne peut pas y avoir une infinité de termes $u_{i}$ tels que $u_{i} \neq 0,-2$. Ainsi, $u_{i}=0$ ou -2 à partir d'un certain rang (car $\mathfrak{u}_{3}-\mathfrak{u}_{1}$ a un nombre fini de diviseurs). On vérifie aisément à partir de la relation de récurence de l'énoncé que ceci n'est pas possible. Donc $u_{3}=u_{1}$, et par (1) on en déduit que $u_{n+2}=u_{n}$ pour tout entier $n \geqslant 1$.
+
+Sous cette hypothèse, la relation à vérifier devient $\left(1+u_{n+1}\right) u_{n}=2014+u_{n}$, ou encore $u_{n} u_{n+1}=$ 2014, ce qui est équivalent à $u_{1} \mathfrak{u}_{2}=2014$. Ainsi, le nombre de suites $\left(u_{n}\right)_{n \geqslant 1}$ qui conviennent est le nombre paires d'entiers $(a, b)$ telles que $a b=2014$, avec $a \neq-1$ et $b \neq-1$ : c'est exactement le nombre de diviseurs (positifs ou négatifs) de 2014, moins 2. Comme $2014=2 \cdot 19 \cdot 53$, celui-ci a $2 \cdot(1+1) \cdot(1+1) \cdot(1+1)=16$ diviseurs (positifs ou négatifs), donc 14 suites conviennent.
+
diff --git a/French_STS/md/fr-ofm-2013-2014-envoi-5-solutions.md b/French_STS/md/fr-ofm-2013-2014-envoi-5-solutions.md
new file mode 100644
index 0000000000000000000000000000000000000000..ebd3dd839cc03f06c4d5efe5731a51593b9c7f75
--- /dev/null
+++ b/French_STS/md/fr-ofm-2013-2014-envoi-5-solutions.md
@@ -0,0 +1,222 @@
+## OLYMPIADES FRANÇAISES DE MATHÉMATIQUES
+
+
+
+Envoi No. 5
+
+Corrigé
+
+## Exercices du groupe B
+
+Exercice 1. Soit $A B C D$ un carré de côté 1. À l'intérieur du carré, on trace les arcs de cercles de centres $A, B, C, D$ et de rayon 1 . Déterminer l'aire de chaque portion délimitée à l'intérieur du carré.
+
+## Solution de l'exercice 1
+
+Considérons les aires $a, b, c$ des portions indiquées sur la figure.
+
+
+Comme l'aire du carré est égale à 1 , on a
+
+$$
+a+4 b+4 c=1 .
+$$
+
+Comme l'aire du quart de cercle $A B C$ est égale à $\pi / 4$, on a
+
+$$
+a+3 b+2 c=\pi / 4 \text {. }
+$$
+
+Considérons maintenant le secteur angulaire $O M N$ de rayon 1 et d'angle $\pi / 3$. Il a pour aire $\pi / 6$. D'autre part, le triangle $O M N$ a pour aire $\frac{\sqrt{3}}{4}$, donc l'aire de la "lune" est égale à $\frac{\pi}{6}-\frac{\sqrt{3}}{4}$. On en déduit que
+
+$$
+a+2 b+c=2\left(\frac{\pi}{6}-\frac{\sqrt{3}}{4}\right)+\frac{\sqrt{3}}{4}=\frac{\pi}{3}-\frac{\sqrt{3}}{4} .
+$$
+
+En soustrayant les équations (1) et (2) et les équations (1) et (3), on en déduit
+
+$$
+\begin{aligned}
+b+2 c & =1-\frac{\pi}{4} \\
+2 b+3 c & =1+\frac{\sqrt{3}}{4}-\frac{\pi}{3}
+\end{aligned}
+$$
+
+ce qui donne facilement
+
+$$
+\begin{aligned}
+b & =-1+\frac{\sqrt{3}}{2}+\frac{\pi}{12} \\
+c & =1-\frac{\sqrt{3}}{4}-\frac{\pi}{6} \\
+a & =1-\sqrt{3}+\frac{\pi}{3}
+\end{aligned}
+$$
+
+Exercice 2. Dans un cercle $\mathcal{C}$ de centre $O$, on trace une corde $[C D]$. Soit $\Gamma$ le cercle de diamètre $[C D]$ et $O^{\prime}$ son centre. La médiatrice de $[C D]$ coupe le cercle $\mathcal{C}$ en deux points $A$ et $B$ tels que $A$ est extérieur à $\Gamma$. Notons $T$ et $T^{\prime}$ les points de contact des tangentes à $\Gamma$ passant par $A$. Soit $F$ le milieu de $\left[T T^{\prime}\right]$. Montrer que $O^{\prime}$ est le milieu de $[B F]$.
+
+## Solution de l'exercice 2
+
+
+
+Comme les triangles $A F T$ et $A T O^{\prime}$ sont semblables, on a $\frac{A F}{A T}=\frac{A T}{A O^{\prime}}$. Or, $A T^{2}=A O^{\prime 2}-O^{\prime} T^{2}=$ $A O^{\prime 2}-O^{\prime} C^{2}$ donc $A F=\frac{A O^{\prime 2}-O^{\prime} C^{2}}{A O^{\prime}}$.
+Comme les triangles $A C B$ et $A O^{\prime} C$ sont semblables, on a $\frac{A B}{A C}=\frac{A C}{A O^{\prime}}$. Or, $A C^{2}=A O^{\prime 2}+O^{\prime} C^{2}$ donc $A B=\frac{A O^{\prime 2}+O^{\prime} C^{2}}{A O^{\prime}}$.
+En additionnant les égalités précédemment trouvées, on obtient $\frac{A F+A B}{2}=A O^{\prime}$.
+
+Exercice 3. Soit $A B C$ un triangle isocèle en $A$. Soient $M$ et $N$ deux points de $[B C]$. Les droites $[A M]$ et $[A N]$ recoupent le cercle circonscrit à $A B C$ en $P$ et $Q$.
+
+1) Montrer que $M, N, P, Q$ sont cocycliques.
+2) Soient $R_{1}$ et $R_{2}$ les rayons des cercles circonscrits à $B M P$ et $C M P$. Calculer $R_{1}+R_{2}$ en fonction des longueurs $A B$ et $B C$.
+
+## Solution de l'exercice 3
+
+
+
+1) $\widehat{P M N}=\widehat{P M C}=\pi-\widehat{M C P}-\widehat{C P M}=\pi-\widehat{B C P}-\widehat{C P A}=\pi-\widehat{B C P}-\widehat{C B A}$, et $\widehat{N Q P}=\widehat{A Q P}=\widehat{A C P}=\widehat{A C B}+\widehat{B C P}=\widehat{C B A}+\widehat{B C P}$,
+donc $\widehat{P M N}=\pi-\widehat{N Q P}$, ce qui prouve la cocyclicité de $M, N, P, Q$.
+2) D'après la loi des sinus, on a
+
+$$
+2\left(R_{1}+R_{2}\right)=\frac{B M}{\sin \widehat{M P B}}+\frac{C M}{\sin \widehat{C P M}}
+$$
+
+Or, $\widehat{M P B}=\widehat{A P B}=\widehat{A C B}$ et de même $\widehat{C P M}=\widehat{A C B}$, donc
+
+$$
+2\left(R_{1}+R_{2}\right)=\frac{B M+C M}{\sin \widehat{A C B}}=\frac{B C}{\sin \widehat{A C B}} .
+$$
+
+D'autre part, soit $H$ le projeté orthogonal de $A \operatorname{sur}(B C)$. On a $\sin \widehat{A C B}=\frac{A H}{A B}=\frac{\sqrt{A B^{2}-(B C / 2)^{2}}}{A B}$, donc
+
+$$
+R_{1}+R_{2}=\frac{A B \times B C}{2 \sqrt{A B^{2}-(B C / 2)^{2}}}
+$$
+
+## Exercices communs
+
+Exercice 4. Soit $A B C$ un triangle. Les bissectrices de $\widehat{A}, \widehat{B}$ et $\widehat{C}$ recoupent le cercle circonscrit en $A^{\prime}, B^{\prime}$ et $C^{\prime}$ respectivement. Soit $I$ le centre du cercle inscrit à $A B C$. Les cercles de diamètres $\left[I A^{\prime}\right],\left[I B^{\prime}\right]$ et $\left[I C^{\prime}\right]$ coupent respectivement les droites $(B C),(C A)$ et $(A B)$ en $A_{1}$ et $A_{2}, B_{2}$ et $B_{2}$, $C_{1}$ et $C_{2}$. Montrer que $A_{1}, A_{2}, B_{1}, B_{2}, C_{1}, C_{2}$ sont cocycliques.
+
+## Solution de l'exercice 4
+
+
+
+Notons $\Gamma_{A}, \Gamma_{B}$ et $\Gamma_{C}$ les cercles de diamètres respectifs $\left[I A^{\prime}\right],\left[I B^{\prime}\right]$ et $\left[I C^{\prime}\right]$.
+Remarquons d'abord que $I$ est l'orthocentre de $A^{\prime} B^{\prime} C^{\prime}$. Pour le voir, montrons par exemple que $\left(A^{\prime} C^{\prime}\right) \perp\left(B^{\prime} I\right)$ :
+
+$$
+\begin{aligned}
+\left(B^{\prime} I, A^{\prime} C^{\prime}\right) & =\left(B B^{\prime}, A^{\prime} C^{\prime}\right)=\left(B B^{\prime}, B A\right)+\left(A B, A A^{\prime}\right)+\left(A^{\prime} A, A^{\prime} C^{\prime}\right) \\
+& =\left(B B^{\prime}, B A\right)+\left(A B, A A^{\prime}\right)+\left(C A, C C^{\prime}\right) \\
+& =\frac{\widehat{B}+\widehat{A}+\widehat{C}}{2}=\frac{\pi}{2} \quad(\bmod \pi)
+\end{aligned}
+$$
+
+Soit $B^{\prime \prime}$ le pied de la hauteur de $A^{\prime} B^{\prime} C^{\prime}$ issue de $B^{\prime}$. Alors $B, B^{\prime \prime}$ et $I$ sont alignés d'après ce qui précède.
+D'autre part, comme $\left(I B^{\prime \prime}\right) \perp\left(B^{\prime \prime} A^{\prime}\right), B^{\prime \prime}$ appartient à $\Gamma_{A}$. De même, il appartient à $\Gamma_{C}$, donc l'axe radical de ces deux cercles est $\left(I B^{\prime \prime}\right)$. On en déduit que $B$ appartient également à cet axe radical, ce qui entraîne que $B A_{1} \cdot B A_{2}=B C_{1} \cdot B C_{2}$ et donc $A_{1}, A_{2}, C_{1}, C_{2}$ sont cocycliques. Soit $\Gamma_{C A}$ le cercle passant par ces points.
+On définit de même $\Gamma_{A B}$ et $\Gamma_{B C}$. Si ces trois cercles étaient deux à deux distincts, alors leurs axes radicaux pris deux à deux seraient $(A B),(B C)$ et $(C A)$ et ne seraient ni concourants ni parallèles, ce qui est impossible.
+Donc deux de ces cercles sont confondus, et par conséquent $A_{1}, A_{2}, B_{1}, B_{2}, C_{1}, C_{2}$ sont cocycliques.
+
+Exercice 5. Soit $A B C D$ un quadrilatère cyclique. Un cercle passant par $A$ et $B$ coupe $[A C]$ et $[B D]$ en $E$ et $F$. Les droites $(A F)$ et $(B E)$ coupent $[B C]$ et $[A D]$ en $P$ et $Q$ respectivement. Montrer que $(P Q)$ est parallèle à $(C D)$.
+
+Solution de l'exercice 5
+
+$\widehat{A Q B}=\widehat{A Q E}=\pi-\widehat{Q E A}-\widehat{E A Q}=\widehat{A E B}-\widehat{C A D}$ et de même, $\widehat{A P B}=\widehat{A F B}-\widehat{C B D}$. Or, $\widehat{A E B}=\widehat{A F B}$ et $\widehat{C A D}=\widehat{C B D}$, donc $\widehat{A Q B}=\widehat{A P B}$. On en déduit que $A, B, P, Q$ sont cocycliques. Il vient: $(A D, P Q)=(Q A, Q P)=(B A, B P)=(B A, B C)=(D A, D C)$, donc $(P Q)$ et $(D C)$ sont parallèles.
+
+Exercice 6. Soit $A$ un point extérieur à un cercle $\Gamma$. On mène deux tangentes $[A T]$ et $\left[A T^{\prime}\right]$ issues de $A$. Soient $M$ et $M^{\prime}$ les milieux de $[A T]$ et $\left[A T^{\prime}\right]$. Soit $P$ un point de $\left(M M^{\prime}\right)$. Notons $[U V]$ la corde de $\Gamma$ telle que $(P U)$ et $(P V)$ soient tangentes à $\Gamma$. La droite $(U V)$ coupe $\left(M M^{\prime}\right)$ en $Q$. Montrer que le triangle $P A Q$ est rectangle.
+
+## $\underline{\text { Solution de l'exercice } 6}$
+
+
+
+Comme $M A=M T, M$ appartient à l'axe radical de $A$ et $\Gamma$ ( $A$ étant considéré comme un cercle de rayon nul). De même, $M^{\prime}$ appartient à cet axe radical, donc $P$ et $Q$ également. On en déduit que $P A=P U=P V$ et que $Q A^{2}=Q U \cdot Q V$.
+Notons $H$ le projeté orthogonal de $P$ sur ( $U V$ ). On a
+
+$$
+\begin{aligned}
+P A^{2}+Q A^{2} & =P U^{2}+Q U \cdot Q V=P H^{2}+H U^{2}+(Q H-H U)(Q H+H U) \\
+& =P H^{2}+H U^{2}+Q H^{2}-H U^{2}=P H^{2}+Q H^{2}=P Q^{2}
+\end{aligned}
+$$
+
+donc $P A Q$ est rectangle en $A$.
+
+## Exercices du groupe A
+
+Exercice 7. Soit $A B C$ un triangle et $\omega$ son cercle inscrit. On note $P, Q, R$ les points de contact de $\omega$ avec $(B C),(C A)$ et $(A B)$. Un cercle passant par $B$ et $C$ est tangent en $X$ à $\omega$, un cercle passant par $C$ et $A$ est tangent en $Y$ à $\omega$ et un cercle passant par $A$ et $B$ est tangent en $Z$ à $\omega$. Montrer que les droites $(P X),(Q Y)$ et $(R Z)$ sont concourantes.
+
+Solution de l'exercice 7
+Rappelons d'abord quelques résultats sur la polarité que nous allons utiliser. Soit $\mathcal{C}$ un cercle de centre $O$ et de rayon $R$. Si $P$ est un point distinct de $O$, la polaire de $P$ par rapport à $\mathcal{C}$ est la droite formée des points $M$ tels que $\overrightarrow{O P} \cdot \overrightarrow{O M}=R^{2}$. Le pôle par rapport à $\mathcal{C}$ d'une droite $\mathcal{D}$ ne passant pas par $O$ est l'unique point $P$ tel que pour tout $M$ appartenant à $\mathcal{D}$ on a $\overrightarrow{O P} \cdot \overrightarrow{O M}=R^{2}$. À partir de cette définition, il est facile de montrer les propriétés suivantes:
+(i) si $P$ est un point extérieur à $\mathcal{C}$ et $(P T),\left(P T^{\prime}\right)$ sont les deux tangentes à $\mathcal{C}$, alors la polaire de $P$ est la droite ( $T T^{\prime}$ );
+(ii) trois points donnés sont alignés si et seulement si leurs polaires sont concourantes.
+(Remarque : pour la propriété (ii), la droite sur laquelle se trouvent les trois points est la polaire du point de rencontre des trois droites.)
+
+
+Revenons à l'exercice. Notons $\Gamma_{A}$ le cercle passant par $B, C$ et $X$. On définit de même les cercles $\Gamma_{B}$ et $\Gamma_{C}$. Soit $A^{\prime}$ le point de rencontre entre la tangente commune à $\omega$ et $\Gamma_{X}$, et la droite $(B C)$. On définit de même les points $B^{\prime}$ et $C^{\prime}$.
+D'après la propriété (ii), la polaire de $A^{\prime}$ par rapport à $\omega$ est la droite $(P X)$. Il suffit donc d'après la propriété (i) de montrer que $A^{\prime}, B^{\prime}$ et $C^{\prime}$ sont alignés.
+Soit $\Gamma$ le cercle circonscrit à $A B C$. Comme $A^{\prime}$ appartient à l'axe radical $(B C)$ de $\Gamma$ et $\Gamma_{A}$, on a $\mathcal{P}_{\Gamma}\left(A^{\prime}\right)=\mathcal{P}_{\Gamma_{A}}\left(A^{\prime}\right)=A^{\prime} X^{2}=\mathcal{P}_{\omega}\left(A^{\prime}\right)$. On en déduit que $A^{\prime}$ appartient à l'axe radical de $\Gamma$ et $\omega$. Il en va de même pour $B^{\prime}$ et $C^{\prime}$, ce qui prouve que $A^{\prime}, B^{\prime}$ et $C^{\prime}$ sont alignés.
+
+Exercice 8. Soit $A B C$ un triangle. On note $P$ le milieu de l'arc du cercle circonscrit à $A B C$ contenant $A$. On suppose que la bissectrice de l'angle $\widehat{B A C}$ coupe le cercle de diamètre $[P C]$ en deux points $D$ et $E$. Soit $F$ le symétrique de $E$ par rapport à $(B C)$ et $I$ le milieu de $[B C]$. Montrer que $B, D, F, I$ sont cocycliques.
+
+## Solution de l'exercice 8
+
+
+
+On applique l'inversion $i$ de pôle $I$ et de puissance $-I B \cdot I C$. Soit $Q$ le point diamétralement opposé à $P$. Alors $i$ échange $P$ et $Q$ d'une part, et $B$ et $C$ d'autre part. Comme le cercle de diamètre $[P C]$ passe par $I$, son image par $i$ est une droite. Or, $i(P)=Q$ et $i(C)=B$, donc $i$ transforme le cercle de diamètre $[P C]$ en la droite $(B Q)$.
+La bissectrice de $\widehat{A}$ est transformée en un cercle passant par $I$ et par $P$.
+Notons $K=i(D), L=i(E)$ et $M=i(F)$. D'après ce qui précède, les points $K$ et $L$ appartiennent à $(B Q)$, et $P, I, K, L$ sont cocycliques. De plus, $L$ et $M$ sont symétriques par rapport à $(B C)$.
+
+
+Enfin, remarquons que $Q I \cdot Q P=Q B^{2}$ car $Q B I$ et $Q P B$ sont semblables. En utilisant la puissance par rapport au cercle $P I K L$, on obtient que $Q K \cdot Q L=Q B^{2}$, donc $K$ et $L$ sont inverses par rapport au cercle de centre $Q$ et de rayon $Q B$. On est ainsi ramenés à démontrer le lemme suivant :
+Lemme: Soit $\mathcal{C}$ un cercle de centre $Q$. Soit $[B C]$ une corde de $\mathcal{C}$ et $L$ un point de $(Q B)$. Alors $C$, l'inverse de $L$ par rapport à $\mathcal{C}$ et le symétrique de $L$ par rapport à $(B C)$ sont alignés.
+
+
+Première démonstration du lemme: on note toujours $I$ le milieu de $[B C]$. Soit $\Delta$ la médiatrice de $[B C]$ et $L^{\prime}$ le symétrique de $L$ par rapport à $\Delta$. On a
+
+$$
+\left[B L^{\prime}\right]=\operatorname{sym}_{\Delta}([C L])=\operatorname{sym}_{\Delta} \operatorname{sym}_{(B C)}([C M])=\operatorname{sym}_{I}([C M]),
+$$
+
+donc $(C M)$ et $\left(L^{\prime} B\right)$ sont parallèles.
+D'autre part, $\frac{Q B}{Q K}=\frac{Q L}{Q B}=\frac{Q L^{\prime}}{Q C}$ donc $\left(L^{\prime} B\right)$ et $(C K)$ sont parallèles. Finalement, $(C M)$ et $(C K)$ sont parallèles, donc $C, K, M$ sont alignés.
+Deuxième démonstration du lemme : on conserve les notations du paragraphe précédent. On note $b, c, k, \ell, \ell^{\prime}, m$ les affixes de $B, C, K, L, L^{\prime}, M$, et on peut supposer que $Q$ est l'origine, que $|b|=1$ et que $c=\bar{b}$.
+Comme $L$ appartient à $(Q B)$, il existe $t \in \mathbb{R}$ tel que $\ell=t b$.
+Comme $K$ et $L$ sont inverses par rapport au cercle, on a $k=\frac{1}{t} b$.
+On a $\ell^{\prime}=\bar{\ell}$. Le fait que $L^{\prime}$ est le symétrique $M$ par rapport à $I$ se traduit par $\ell^{\prime}+m=b+c$. Il vient $m=b+c-\bar{\ell}=b+c-t c$.
+On en déduit que $\overrightarrow{C M}=m-c=b-t c=t k-t c=t \overrightarrow{C K}$, par conséquent $C, K, M$ sont alignés.
+
+Exercice 9. Soit $A B C$ un triangle isocèle en $A, D$ le pied de la hauteur issue de $A$ et $M$ un point intérieur à $A D C$ tel que $\widehat{A M B}$ est obtus et $\widehat{D B M}+\widehat{D A M}=\widehat{M C B}$. Les droites $(C M)$ et $(A D)$ se coupent en $P$, et les droites $(B M)$ et $(A D)$ se coupent en $Q$. Soit $S$ un point de $[A B]$ et $R$ un point de $[A M)$ qui n'est pas sur $[A M]$ tel que $\widehat{S Q B}=\widehat{D P C}$ et $\widehat{M R Q}=2 \widehat{Q A M}$. Montrer que $Q R S$ est isocèle.
+
+## Solution de l'exercice 9
+
+
+
+Notons $\alpha=\widehat{B A D}, \beta=\widehat{C B M}, \gamma=\widehat{M C B}$ et $\theta=\widehat{D A M}$. Par hypothèse, on a $\beta+\theta=\gamma$, $\widehat{S Q B}=\widehat{D P C}=\frac{\pi}{2}-\gamma$ et $\widehat{M R Q}=2 \theta$.
+On a $\widehat{Q S A}=\pi-\widehat{B S Q}=\widehat{Q B S}+\widehat{S Q B}=\left(\frac{\pi}{2}-\alpha-\beta\right)+\left(\frac{\pi}{2}-\gamma\right)=\pi-(\alpha+\beta+\gamma)$.
+D'après la loi des sinus pour les triangles $Q A S$ et $Q A R$, on a
+
+$$
+\frac{Q S}{Q R}=\frac{Q S}{Q A} \times \frac{Q A}{Q R}=\frac{\sin \alpha}{\sin (\alpha+\beta+\gamma)} \frac{\sin 2 \theta}{\sin \theta}=\frac{2 \sin \alpha \cos \theta}{\sin (\alpha+\beta+\gamma)}
+$$
+
+On doit montrer que ce rapport est égal à 1.
+D'après le théorème de Ceva trigonométrique appliqué au point $M$ dans le triangle $A B C$, on a
+
+$$
+\frac{\sin (\alpha+\theta)}{\sin (\alpha-\theta)} \times \frac{\sin \beta}{\sin \left(\frac{\pi}{2}-\alpha-\beta\right)} \times \frac{\sin \left(\frac{\pi}{2}-\alpha-\gamma\right)}{\sin \gamma}=1
+$$
+
+donc $\sin (\alpha+\theta) \sin \beta \cos (\alpha+\gamma)=\sin (\alpha-\theta) \cos (\alpha+\beta) \sin \gamma$.
+En utilisant l'identité $2 \sin x \cos y=\sin (x+y)+\sin (x-y)$, on en déduit
+
+$$
+\sin (\alpha+\theta)[\sin (\alpha+\beta+\gamma)-\sin (\alpha+\gamma-\beta)]=\sin (\alpha-\theta)[\sin (\alpha+\beta+\gamma)-\sin (\alpha+\beta-\gamma)]
+$$
+
+Compte tenu de $\gamma-\beta=\theta$,
+
+$$
+\sin (\alpha+\theta)[\sin (\alpha+\beta+\gamma)-\sin (\alpha+\theta)]=\sin (\alpha-\theta)[\sin (\alpha+\beta+\gamma)-\sin (\alpha-\theta)]
+$$
+
+ou encore $(\sin (\alpha+\theta)-\sin (\alpha-\theta))[\sin (\alpha+\beta+\gamma)-(\sin (\alpha+\theta)+\sin (\alpha-\theta))]$.
+Il vient $\sin (\alpha+\beta+\gamma)=\sin (\alpha+\theta)+\sin (\alpha-\theta))=2 \sin \alpha \cos \theta$.
+
diff --git a/French_STS/md/fr-ofm-2013-2014-envoi-6-solutions.md b/French_STS/md/fr-ofm-2013-2014-envoi-6-solutions.md
new file mode 100644
index 0000000000000000000000000000000000000000..ff991e0af8e303a3fd871fe4f0be8768675f18bb
--- /dev/null
+++ b/French_STS/md/fr-ofm-2013-2014-envoi-6-solutions.md
@@ -0,0 +1,343 @@
+## OLYMPIADES FRANÇAISES DE MATHÉMATIQUES
+
+
+
+Envoi No. 6
+
+Corrigé
+
+## Exercices du groupe B
+
+Exercice 1. Déterminer tous les entiers $a$ et $b$ tels que $(a+1)(b-1)=a^{2} b^{2}$.
+
+## Solution de l'exercice 1
+
+Soit $a, b$ des entiers tels que $(a+1)(b-1)=a^{2} b^{2}$.
+Puisque d'une part $a$ et $a+1$ sont premiers entre eux, et d'autre part $b$ et $b-1$ sont premiers entre eux, c'est donc que $b-1= \pm a^{2}$ et que $a+1= \pm b^{2}$, où les signes sont les mêmes dans les deux relations.
+
+- Si $b-1=a^{2}$ et $a+1=b^{2}$ :
+
+Alors, $a=b^{2}-1=(b-1)(b+1)=a^{2}\left(a^{2}+2\right)$.
+Si $a=0$, on obtient $b=1$, et on vérifie bien que $(a, b)=(0,1)$ est bien une solution du problème.
+Si $a \neq 0$, après division par $a$, il vient donc $a\left(a^{2}+2\right)=1$. Comme $a$ et $a^{2}+2$ sont des entiers, avec $a^{2}+2>2$, cette dernière égalité ne peut être satisfaite.
+
+- Si $b-1=-a^{2}$ et $a+1=-b^{2}$ :
+
+Alors, $-a-1=b^{2}$ et $-b+1=a^{2}$. Ce sont les équations obtenues au cas précédent, où $(a, b)$ a été remplacé par $(-b,-a)$. Ainsi, la seule solution est $(a, b)=(-1,0)$.
+
+Finalement, les solutions du problème sont $(a, b)=(0,1)$ et $(a, b)=(-1,0)$.
+Exercice 2. Prouver que tout ensemble de 90 nombres choisis dans $\{1,2, \cdots, 100\}$ en contient 10 qui forment une progression arithmétique.
+
+## Solution de l'exercice 2
+
+On dispose les entiers de 1 à 100 dans un tableau carré $10 \times 10$ comme suit :
+
+| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 |
+| :---: | :---: | :---: | :---: | :---: | :---: | :---: | :---: | :---: | :---: |
+| 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 |
+| 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | 30 |
+| 31 | 32 | 33 | 34 | 35 | 36 | 37 | 38 | 39 | 40 |
+| 41 | 42 | 43 | 44 | 45 | 46 | 47 | 48 | 49 | 50 |
+| 51 | 52 | 53 | 54 | 55 | 56 | 57 | 58 | 59 | 60 |
+| 61 | 62 | 63 | 64 | 65 | 66 | 67 | 68 | 69 | 70 |
+| 71 | 72 | 73 | 74 | 75 | 76 | 77 | 78 | 79 | 80 |
+| 81 | 82 | 83 | 84 | 85 | 86 | 87 | 88 | 89 | 90 |
+| 91 | 92 | 93 | 94 | 95 | 96 | 97 | 98 | 99 | 100 |
+
+Si l'on veut éliminer 10 nombres de sorte qu'avec les 90 restants on ne puisse former de suite arithmétique de longueur 10, il faut déjà éliminer au moins un nombre dans chacune des 10 lignes, et chacune des 10 colonnes. Comme il y a justement 10 lignes, et 10 colonnes, c'est donc que l'on doit éliminer exactement un nombre par ligne et par colonne.
+
+De plus, si pour $1 \leqslant i \leqslant 9$, le nombre éliminé dans la ligne $i$ appartient à la colonne $k$, alors le nombre éliminé dans la ligne $i+1$ doit appartenir à une colonne $l$, avec $l l \geq 0$, on a
+
+$$
+\frac{p^{2^{k}}+1}{2}=\frac{p^{2^{l}}+1}{2}\left(p^{2^{k}-2^{l}}-p^{2^{k}-2 \cdot 2^{l}}+\cdots-p^{2 \cdot 2^{l}}+p^{2^{l}}-1\right)+1 .
+$$
+
+Donc les $\frac{p^{2^{k}}+1}{2}, k \in \mathbb{N}$, sont deux à deux premiers entre eux. Cela implique que les $P\left(\frac{p^{2^{k}}+1}{2}\right)=P\left(p^{2^{k}}+1\right)$ sont des entiers distincts. En particulier, on peut trouver $k$ tel que $P\left(p^{2^{k}}+1\right) \geq p=P\left(p^{2^{k}}\right)$. Soit $k_{p}$ le plus petit $k \geq 0$ vérifiant cette propriété. On choisit $n=p^{2^{k_{p}}}$. On voit que $P(n+1) \geq P(n)$, or $n$ et $n+1$ sont premiers entre eux, donc $P(n+1)>P(n)$. Il reste à montrer que $P(n-1) 0$ et qu'enfin $\nu_{n+1}=$ $(n+1)-k a_{n+1}=n-k a_{n+1}+1 \leqslant n-k a_{n}+1=v_{n}+1$, car la suite $\left(a_{n}\right)_{n}$ est croissante.
+Intuitivement, on a donc une suite d'entiers qui part d'un nombre négatif, atteint un nombre strictement positif, et ne peut augmenter que d'au plus 1 à chaque fois : elle doit atteindre 0 . Prouvons-le : soit $s$ le plus grand entier inférieur à $r$ tel que $v_{s} \leqslant 0$ (il existe car $\nu_{1} \leqslant 0$ ). Alors, comme $v_{r}>0$, on a $s<\mathrm{r}$, donc $v_{s+1}>0$. On a donc $v_{s+1} \geqslant 1$, donc $0 \geqslant v_{s} \geqslant v_{s+1}-1 \geqslant 0$, donc $v_{s}=0$, de sorte que $\frac{s}{a_{s}}=k$.
+
+Exercice 5. Trouver toutes les applications $\mathrm{f}: \mathbb{R} \longrightarrow \mathbb{R}$ telles que pour tous $x, y$ dans $\mathbb{R}$,
+
+$$
+f(x+y)^{2}-f\left(2 x^{2}\right)=f(y+x) f(y-x)+2 x f(y)
+$$
+
+Solution de l'exercice 5 En posant $x=y=0$, on obtient que $f(0)^{2}-f(0)=f(0)^{2}$, donc $f(0)=0$. En prenant $y=0$, on obtient que
+
+$$
+f(x)^{2}=f\left(2 x^{2}\right)+f(x) f(-x)
+$$
+
+donc $f^{2}$ est paire, i.e. $f(x)^{2}=f(-x)^{2}$ pour tout $x$.
+En remplaçant dans l'équation $x$ par $-x$, on obtient
+
+$$
+f(y-x)^{2}-f\left(2 x^{2}\right)=f(y+x) f(y-x)-2 x f(y)
+$$
+
+En soustrayant membre à membre cette égalité à celle de départ, il s'ensuit
+
+$$
+f(y+x)^{2}-f(y-x)^{2}=4 x f(y)
+$$
+
+En échangeant $x$ et $y$ on trouve
+
+$$
+f(y+x)^{2}-f(x-y)^{2}=4 y f(x)
+$$
+
+Comme $f^{2}$ est paire, on a toujours $f(y-x)^{2}=f(x-y)^{2}$ donc pour tous réels $x, y$, $x f(y)=y f(x)$.
+
+En particulier, en prenant $x=1$, on obtient $f(y)=y f(1)$ pour tout $y$, donc $f$ est de la forme $x \rightarrow a x$, avec $a \in \mathbb{R}$. En prenant $x=1$ et $y=0$, l'équation de départ devient $a^{2}-2 a=-a^{2}$, donc $a=a^{2}$, donc $a=0$ ou $a=1$. Ainsi, $f$ est la fonction nulle ou l'identité.
+Réciproquement, on vérifie sans difficulté que ces fonctions sont des solutions.
+Exercice 6. Soient $a, b, c>0$ tels que $a^{2}+b^{2}+c^{2}+(a+b+c)^{2} \leqslant 4$. Montrer que
+
+$$
+\frac{a b+1}{(a+b)^{2}}+\frac{b c+1}{(b+c)^{2}}+\frac{c a+1}{(c+a)^{2}} \geqslant 3
+$$
+
+Solution de l'exercice 6 En développant $(\mathrm{a}+\mathrm{b}+\mathrm{c})^{2}$ et en divisant tout par 2, l'hypothèse se réécrit
+
+$$
+a^{2}+b^{2}+c^{2}+a b+b c+c a \leqslant 2 .
+$$
+
+On cherche maintenant à homogénéiser le membre de gauche de l'inégalité à montrer, c'est-à-dire à faire en sorte que tous les termes aient le même degré. Pour cela, on fait apparaître un 2 à la place du 1 et on utilise notre hypothèse :
+
+$$
+\begin{aligned}
+\frac{a b+1}{(a+b)^{2}} & =\frac{1}{2} \frac{2 a b+2}{(a+b)^{2}} \\
+& \geqslant \frac{1}{2} \frac{2 a b+a^{2}+b^{2}+c^{2}+a b+b c+c a}{(a+b)^{2}} \\
+& =\frac{1}{2}\left(1+\frac{c^{2}+a b+b c+c a}{(a+b)^{2}}\right) \\
+& =\frac{1}{2}+\frac{1}{2} \frac{(c+a)(c+b)}{(a+b)^{2}}
+\end{aligned}
+$$
+
+De même, on obtient $\frac{b c+1}{(b+c)^{2}} \geqslant \frac{1}{2}+\frac{1}{2} \frac{(a+b)(a+c)}{(b+c)^{2}}$ et $\frac{c a+1}{(c+a)^{2}} \geqslant \frac{1}{2}+\frac{1}{2} \frac{(b+c)(b+a)}{(c+a)^{2}}$. En sommant, le membre de gauche vaut au moins
+
+$$
+\frac{3}{2}+\frac{1}{2}\left(\frac{(c+a)(c+b)}{(a+b)^{2}}+\frac{(a+b)(a+c)}{(b+c)^{2}}+\frac{(b+c)(b+a)}{(c+a)^{2}}\right) .
+$$
+
+Or, d'après l'inégalité de la moyenne arithmético-géométrique, on a
+
+$$
+\begin{aligned}
+& \frac{(c+a)(c+b)}{(a+b)^{2}}+\frac{(a+b)(a+c)}{(b+c)^{2}}+\frac{(b+c)(b+a)}{(c+a)^{2}} \\
+\geqslant & 3 \sqrt[3]{\frac{(c+a)(c+b)}{(a+b)^{2}} \times \frac{(a+b)(a+c)}{(b+c)^{2}} \times \frac{(b+c)(b+a)}{(c+a)^{2}}}=3
+\end{aligned}
+$$
+
+donc le membre de gauche vaut au moins $\frac{3}{2}+\frac{3}{2}=3$, d'où le résultat.
+
+## Exercices du groupe A
+
+Exercice 7. Trouver tous les polynômes à coefficients réels P tels que le polynôme
+
+$$
+(X+1) P(X-1)-(X-1) P(X)
+$$
+
+soit constant.
+Solution de l'exercice 7 On présente deux solutions : une qui utilise une factorisation polynomiale, et une autre plus calculatoire.
+Commençons par la solution par factorisation. Supposons que $(X+1) P(X-1)-(X-$ 1) $P(X)$ est constant égal à $2 k$. En prenant $X=-1$, on obtient $2 P(-1)=2 k$. En prenant $X=1$, on obtient $2 \mathrm{P}(0)=2 \mathrm{k}$. On a donc $\mathrm{P}(0)=\mathrm{P}(-1)=k$, donc 0 et -1 sont des racines de $P-k$, donc $P-k$ se factorise par $X$ et $X+1$. Par conséquent, il existe un polynôme Q tel que
+
+$$
+P(X)=X(X+1) Q(X)+k
+$$
+
+La condition se réécrit alors de la manière suivante : le polynôme
+
+$$
+(X-1) X(X+1)(Q(X-1)-Q(X))+2 k
+$$
+
+est constant égal à $2 k$, donc
+
+$$
+(X-1) X(X+1)(Q(X-1)-Q(X))=0
+$$
+
+On a donc $Q(n)=Q(n-1)$ pour tout entier $n \geqslant 2$, donc $Q$ prend une infinité de fois la valeur $\mathrm{Q}(2)$, donc $\mathrm{Q}-\mathrm{Q}(2)$ a une infinité de racines, donc Q est constant. Finalement, P est donc de la forme
+
+$$
+P(X)=c X(X+1)+k
+$$
+
+où c et k sont deux nombres réels. Réciproquement, si P est de cette forme, on vérifie facilement que le polynôme donné est constant, égal à $2 k$.
+Passons à la solution calculatoire. On note d le degré de P , et on écrit
+
+$$
+P(X)=a_{d} X^{d}+a_{d-1} X^{d-1}+\ldots
+$$
+
+avec $a_{d} \neq 0$. Le polynôme $(X+1) P(X-1)-(X-1) P(X)$ est au plus de degré $d+1$, et on va calculer ses coefficients de degrés $d+1$ et $d$. On a
+
+$$
+\begin{aligned}
+P(X-1) & =a_{d}(X-1)^{d}+a_{d-1}(X-1)^{d-1}+[\text { Polynôme de degré au plus } d-2] \\
+& =a_{d} X^{d}-d a_{d} X^{d-1}+a_{d-1} X^{d-1}+[\text { Polynôme de degré au plus } d-2]
+\end{aligned}
+$$
+
+en développant $(X-1)^{\mathrm{d}}$ et $(\mathrm{X}-1)^{\mathrm{d}-1}$ avec le binôme de Newton. On en déduit $(X+1) P(X-1)=a_{d} X^{d+1}-d a_{d} X^{d}+a_{d-1} X^{d}+a_{d} X^{d}+[$ Polynôme de degré au plus $d-2]$ et, similairement,
+
+$$
+(X-1) P(X)=a_{d} X^{d+1}+a_{d-1} X^{d}-a_{d} X^{d}+[\text { Polynôme de degré au plus } d-2]
+$$
+
+Dans $(X+1) P(X-1)-(X-1) P(X)$, le coefficient devant $X^{d+1}$ vaut donc $a_{d}-a_{d}=0$, et le coefficient devant $X^{d}$ vaut $(2-d) a_{d}$, avec $a_{d}$. Si $d>0$, comme le polynôme doit être constant, ce coefficient doit être nul. Comme $a_{d}>0$ par définition, on doit donc avoir $\mathrm{d}=2$, donc P est de degré 0 ou 2 , donc de la forme
+
+$$
+P(X)=a X^{2}+b X+c
+$$
+
+En remplaçant P par cette expression, on obtient que le polynôme suivant doit être constant :
+
+$$
+(b-a) X+(a-b+2 c)
+$$
+
+Ce dernier polynôme est constant si et seulement si $b-a=0$, soit $a=b$, c'est-à-dire si P est de la forme
+
+$$
+P(X)=a X(X+1)+c
+$$
+
+avec $a, c \in \mathbb{R}$, et on retrouve la même solution que par la première méthode.
+Exercice 8. Soient $x_{1}, \ldots, x_{n}$ des réels quelconques. Montrer que
+
+$$
+\sum_{i=1}^{n} \sum_{j=1}^{n}\left|x_{i}+x_{j}\right| \geqslant n \sum_{i=1}^{n}\left|x_{i}\right| .
+$$
+
+Solution de l'exercice 8 Parmi les $n$ nombres, on suppose que $r$ sont positifs (ou nuls), et $s=n-r$ sont strictement négatifs. On note $\left(a_{i}\right)_{1 \leqslant i \leqslant r}$ la liste des nombres positifs (ou
+nuls), et $\left(-b_{j}\right)_{1 \leqslant j \leqslant s}$ la liste des nombres strictement négatifs, de sorte que tous les $a_{i}$ et les $b_{j}$ sont positifs.
+On pose
+
+$$
+A=\sum_{i=1}^{r} a_{i}, B=\sum_{j=1}^{s} b_{j}
+$$
+
+On note $M_{1}$ et $M_{2}$ le membre de gauche et le membre de droite dans l'énoncé respectivement. Quitte à changer tous les signes, on peut supposer $A \geqslant B$.
+On a alors
+
+$$
+M_{1}=2 r A+2 s B+2 \sum_{1 \leqslant i \leqslant r} \sum_{1 \leqslant j \leqslant s}\left|a_{i}-b_{j}\right|,
+$$
+
+où $2 r A$ est la somme des termes $\left|x_{i}+x_{j}\right|$ avec $x_{i}, x_{j} \geqslant 0$ et de même $2 s B$ est la somme des termes $\left|x_{i}+x_{j}\right|$ avec $x_{i}, x_{j}<0$ et $\sum \sum\left|a_{i}-b_{j}\right|$ est la somme des termes $\left|x_{i}+x_{j}\right|$ où $x_{i}$ et $x_{j}$ sont de signes différents. De plus, on a $M_{2}=(r+s)(A+B)$. Montrer que $M_{1} \geqslant M_{2}$ est donc équivalent à montrer
+
+$$
+2 \sum_{i=1}^{r} \sum_{j=1}^{s}\left|a_{i}-b_{j}\right| \geqslant(s-r)(A-B)
+$$
+
+Si $s \leqslant r$, le résultat est évident car le membre de gauche est positif et celui de droite est négatif. On suppose donc $s>r$. On a alors
+
+$$
+\begin{aligned}
+2 \sum_{i=1}^{r} \sum_{j=1}^{s}\left|a_{i}-b_{j}\right| & \geqslant \sum_{i=1}^{r} \sum_{j=1}^{s}\left|a_{i}-b_{j}\right| \\
+& \geqslant \sum_{i=1}^{r} \sum_{j=1}^{s} a_{i}-b_{j} \\
+& =s A-r B \\
+& =(s-r) A+r A-r B \\
+& \geqslant(s-r) A \\
+& \geqslant(s-r)(A-B)
+\end{aligned}
+$$
+
+car $s>r$ et $A \geqslant B$. On a donc montré ce qu'on voulait.
+Exercice 9. Soit $\mathbb{R}_{+}^{*}$ l'ensemble des réels strictement positifs. Trouver toutes les fonctions $f: \mathbb{R}_{+}^{*} \longrightarrow \mathbb{R}_{+}^{*}$ telles que pour tous $x, y>0$, on ait
+
+$$
+f\left(\frac{f(x)}{y f(x)+1}\right)=\frac{x}{x f(y)+1}
+$$
+
+Solution de l'exercice 9 On remarque tout d'abord que pour tout $z>0$, l'application $x \in$ $\left.\mathbb{R}^{+*} \longmapsto \frac{x}{x z+1} \in\right] 0 ; z^{-1}[$ est une bijection strictement croissante.
+Maintenant, si $f(x)=f\left(x^{\prime}\right)$, on trouve que
+
+$$
+\frac{x}{x f(1)+1}=f\left(\frac{f(x)}{1 \times f(x)+1}\right)=f\left(\frac{f\left(x^{\prime}\right)}{f\left(x^{\prime}\right) \times 1+1}\right)=\frac{x^{\prime}}{x^{\prime} f(1)+1}
+$$
+
+donc $x=x^{\prime}$ et $f$ est injective.
+D'autre part, fixons $y>0$. Chaque $z$ compris entre 0 et $f(y)^{-1}$ (strictement) s'écrit comme un $\frac{x}{x f(y)+1}$ pour un certain $x$ strictement positif, tout $0 2 p+1$ pour tout nombre premier $p$ car $p \\geqslant 2$. On a donc $p \\neq q$ et donc $p$ et $q$ sont premiers entre eux.\n$p^{2}$ est premier avec $q$ donc d'après le lemme de Gauss, $p^{2} \\mid q+1$. On dispose donc de $k \\in \\mathbb{N}^{*}$ tel que $\\mathrm{q}+1=\\mathrm{kp}^{2}$.\nComme q est premier avec $\\mathrm{p}^{2}, \\mathrm{q} \\mid \\mathrm{p}^{3}-1=(\\mathrm{p}-1)\\left(\\mathrm{p}^{2}+\\mathrm{p}+1\\right)$. Donc $\\mathrm{q} \\mid \\mathrm{p}-1$ ou $\\mathrm{q} \\mid \\mathrm{p}^{2}+\\mathrm{p}+1$.\nSi $q \\mid p-1$, alors\n\n$$\n\\mathrm{p}<\\mathrm{kp} \\mathrm{p}^{2}-1=\\mathrm{q} \\leqslant \\mathrm{p}-1\n$$\n\nce qui est absurde.\nOn a donc $\\mathrm{q} \\mid \\mathrm{p}^{2}+\\mathrm{p}+1$ donc $\\mathrm{kp}^{2}-1=\\mathrm{q} \\leqslant \\mathrm{p}^{2}+\\mathrm{p}+1$ soit $(\\mathrm{k}-1) \\mathrm{p}^{2} \\leqslant \\mathrm{p}+2$. Si $k=1$, alors $\\mathrm{q}=\\mathrm{p}^{2}-1=(p-1)(p+1)$ qui n'est premier que si $p=2$.\nOn a alors $q=3$ mais $2^{2}\\left(2^{3}-1\\right)=28 \\neq 12=3(3+1)$.\nOn en déduit que $k \\geqslant 2$ et $p>2$, donc $p+2 i$\n- $m \\mid j p+1$ et $m>j$\n\nOn a donc $m \\mid p(j-i)$ or $\\operatorname{pgcd}(m, p)=1$ donc $m \\mid j-i$. Cependant, c'est impossible car $0 p^{2}+1>p h+1$ donc $e=2$ et le raisonnement montre que soit $a=1$, soit $N=1$ et dans tous les cas $a \\leqslant 2$ et $N p^{3}+1>p^{2} h+1=n$, contradiction\n- Si $a=1, q=1+k p, N=1+l p$ avec $k, l>0(\\operatorname{car} q \\equiv N \\equiv 1(\\bmod p))$. On a obligatoirement $k, l p^{3}+1>p^{2} h+1=n$. De plus $1+(k+l) p \\equiv n \\equiv 1$ $\\left(\\bmod p^{2}\\right)$ donc $k+l=p$. Un parmi $k$ et $l$ est donc impair, ce qui oblige $q$ ou $N$ pair, donc dans tous les cas $n$ est pair, ce qui contredit $n \\mid 2^{n-1}-1$.\n\nDans tous les cas $\\mathrm{n}=\\mathrm{q}$ est premier.\nCommentaire des correcteurs\nLes correcteurs ont noté beaucoup d'erreurs d'inattention et de mauvaises utilisations de l'ordre d'un élément modulo $n$. Certains élèves ont été surpris en train d'essayer d'arnaquer les correcteurs, ce qui est inutile et ne permettra sûrement pas de gagner des points en compétition.", "metadata": {"resource_path": "French_STS/segmented/fr-corrigé-commenté-envoi-3.jsonl", "problem_match": "\nExercice 15.", "solution_match": "\nSolution "}}
+{"year": null, "tier": "T2", "problem_label": "16", "problem_type": null, "problem": "Soit $m, n \\geqslant 2$ des entiers vérifiant la propriété suivante:\n\n$$\na^{n} \\equiv 1 \\quad(\\bmod m) \\quad a=1, \\ldots, n\n$$\n\nProuver que $m$ est un nombre premier et que $\\mathrm{n}=\\mathrm{m}-1$.", "solution": "de l'exercice 16 Commençons par supposer que $m=p$ est un nombre premier. On doit donc montrer $n=p-1$. Si $n \\geqslant p$, on a $p^{n} \\equiv 1(\\bmod p)$, une évidente contradiction. Donc $n 1$. Alice et Bob jouent au jeu suivant. 2 N cartes numérotées de 1 à 2 N sont mélangées puis disposées dans une ligne, de manière à ce que les faces numérotées soient visibles. Chacun à leur tour, Alice et Bob choisissent une carte, soit celle tout à droite soit celle soit à gauche de la ligne, et la garde pour eux, jusqu'à ce que toutes les cartes aient été prises. Alice commence. A la fin du jeu, chaque joueur calcule la somme des numéros des cartes qu'il a prises. Le joueur ayant la plus grande somme gagne. Un joueur dispose-t-il d'une façon de ne pas perdre?", "solution": "de l'exercice 13 On commence par tester le jeu pour des petites valeurs, par exemple pour un jeu composé de $2 \\cdot 3$ cartes. Après plusieurs essais, on s'aperçoit par exemple que la stratégie qui consiste à prendre toujours la plus grande carte parmi la carte située la plus à gauche et la carte située la plus à droite ne fonctionne pas toujours, pour aucun des deux joueurs.\nTestons le cas $\\mathrm{N}=2$. Chacun des deux joueurs ne pourra prendre que deux cartes. Dans ce type de problème, une première idée est d'essayer de chercher une stratégie qui permet à un joueur de jouer comme il le souhaite, quelque soit les coups de l'adversaire. Regardons donc les cartes qu'Alice et Bob peuvent s'assurer d'obtenir. On note XYZW les cartes étalées sur la rangée dans cet ordre. Supposons qu'Alice prenne la carte $X$. Si Bob choisit la carte Y, Alice a le choix entre les cartes Z et W. Si Bob choisit la carte $W$, Alice a le choix entre les cartes $Z$ et $Y$. Ainsi, en choisissant la carte X, Alice s'assure de pouvoir prendre la carte $Z$ si elle le souhaite. En revanche, avant le premier coup d'Alice, Bob ne peut pas garantir de prendre une des quatre cartes.\nOn désire désormais généraliser ce processus. On regarde alors le cas $N=3$. Les cartes sont XYZWUV. On s'aperçoit alors que si Alice prend la carte $X$ au premier tour, elle s'assure de pouvoir prendre les cartes $Z$ et $U$ si elle le veut. Ces remarques sont suffisantes pour penser qu' Alice dispose d'une stratégie gagnante en récupérant les cartes $X, Z, U$ si $X+Z+U>Y+W+V$ et en récupérant les cartes $Y, W, V$ dans le cas contraire. On prouve à présent que cette stratégie fonctionne dans le cas général.\nAlice colorie une carte sur deux en noir (la carte toute à droite est blanche, celle toute à gauche est noire). Elle calcule la somme des numéros des cartes blanches et celle de numéros des cartes noires.\nSi la somme des blanches est plus grande, elle choisit la carte blanche tout à droite. Bob prendra obligatoirement une carte noire ensuite. A chaque tour Alice peut choisir entre une carte blanche ou noire et en prenant la blanche, elle ne laisse pas la choix à Bob, qui prendra forcément une carte noire.\nAinsi à la fin Alice aura toutes les cartes blanches et Bob toutes les cartes noires. Donc elle aura un score supérieur ou égal à celui de Bob. Elle procède de même si la somme des cartes noires est plus grande.\nCommentaire des correcteurs\nLa majorité des élèves a su trouver la bonne stratégie. Parmi ceux qui ne l'ont pas trouvée, beaucoup ont proposé une stratégie \"au tour par tour\", sans justifier qu'elle permettait de ne pas perdre. Une telle approche ne peut pas permettre de résoudre l'exercice.", "metadata": {"resource_path": "French_STS/segmented/fr-corrigé-commenté-envoi-4.jsonl", "problem_match": "\nExercice 13.", "solution_match": "\n\nSolution "}}
+{"year": null, "tier": "T2", "problem_label": "14", "problem_type": null, "problem": "On considère une grille de taille $2019 \\times 2019$. Sur cette grille sont posés des cailloux. Une configuration est dite belle s'il n'existe pas de parallélogramme formé par quatre cailloux $A B C D$, tels que $A, B, C$, et $D$ ne soient pas tous alignés.\nQuel est le plus grand nombre de cailloux qu'il est possible de mettre dans une grille?", "solution": "de l'exercice 14 Dans ce problème, on cherche le plus grand entier satisfaisant une certaine propriété. Supposons que l'on veuille montrer que le plus grand entier recherché est l'entier c. Pour montrer que c est bien le plus grand entier, on va d'une part montrer que si un entier n satisfait la propriété, alors $\\mathrm{n} \\leqslant \\mathrm{c}$ et d'autre part on va montrer que l'on peut trouver une grille possédant exactement c cailloux satisfaisant la propriété.\nOn s'empresse de tester l'énoncé pour des valeurs plus petites, par exemple pour une grille de taille $3 \\times 3$, $4 \\times 4$ ou même $5 \\times 5$, afin de deviner la valeur. On trouve dans ces petits cas que les plus grands entiers sont respectivement 5, 7 et 9 . On peut conjecturer que la valeur recherchée sera donc $2 \\times 2019-1=4037$. En testant ces petites valeurs, on a pu remarquer que la présence de cailloux sur une colonne forçait que certains emplacements soient vides. Nous allons donc essayer de formaliser ce raisonnement.\nOn considère les paires de cailloux qui sont sur la même colonne. S'il y a deux telles paires dont les cailloux sont à même distance sur des colonnes différentes alors on obtient un parallélogramme, ce que l'on veut éviter.\nSoit $n_{i}$ le nombre de cailloux dans la $i$-ième colonne. Sur la colonne $i$ il y a par conséquent au moins $n_{i}-1$ paires à distances distinctes. Puisque pour deux colonnes fixées, la distance entre deux quelconques cailloux de la première colonne doit être différente de la distance entre deux quelconques cailloux de la deuxième colonne, toutes les distances entre deux paires de cailloux appartenant à la même colonne doivent être distinctes. Cela fait en tout $\\left(n_{1}-1\\right)+\\left(n_{2}-1\\right)+\\cdots+\\left(n_{2019}-1\\right)=n-2019$ distances distinctes avec n le nombre total de cailloux. Or il y a au plus 2018 distances possibles, puisqu'il y a 2019 emplacements pour un cailloux dans une colonne. Ceci montre que $\\mathrm{n} \\leqslant 2018+2019=4037$.\nRéciproquement, si on remplit chaque case de la première ligne par un caillou et chaque case de la première colonne par un caillou et on laisse les autres cases vides, on a alors placé $2 \\times 2019-1=4037$ cailloux sans créer de parallélogrammes.\nLe plus grand entier recherché est donc 4037.\nCommentaire des correcteurs\nUne grande partie des élèves a eu la bonne idée pour résoudre l'exercice, mais beaucoup ont eu du mal à formaliser le résultat correctement. Si on tente de résoudre cet exercice par récurrence, il faut expliciter les grilles que l'on manipule et faire attention au fait qu'une sous-grille d'une grille \"maximale\" n'est pas forcément maximale.", "metadata": {"resource_path": "French_STS/segmented/fr-corrigé-commenté-envoi-4.jsonl", "problem_match": "\nExercice 14.", "solution_match": "\nSolution "}}
+{"year": null, "tier": "T2", "problem_label": "15", "problem_type": null, "problem": "Un lycée comporte un nombre impair de classes, et, dans chaque classe, un nombre impair d'élèves. Un élève est choisi dans chaque classe pour faire parti du comité des élèves. Si le nombre de classes avec le plus de garçons que de filles est impair, montrer que le nombre de façons de former un comité des élèves contenant un nombre impair de garçons excède le nombre de façons de former un comité d'élèves contenant un nombre impair de filles.", "solution": "de l'exercice 15 En l'absence d'idées face au problème, on peut essayer de démontrer le résultat par récurrence. Pour regarder si cela pourrait fonctionner, on peut regarder ce qu'il advient du résultat si l'on passe d'un lycée avec 3 élèves à un lycée avec 4 élèves. On vérifie également que les hypothèses de l'énoncé sont adaptées à une récurrence. On s'aperçoit que nous allons devoir distinguer plusieurs cas, selon la répartition garçon/filles dans les différentes classes. On démarre donc la récurrence.\nNous allons montrer le résultat par récurrence forte sur le nombre d'élèves au total. S'il n'y a aucun élève, alors le résultat est vrai, de même s'il n'y a qu'un élève dans le lycée.\nSupposons qu'il y ait n élèves en tout dans des classes satisfaisant l'énoncé. Supposons que l'énoncé de l'exercice est vrai dès lors qu'il y a strictement moins que n élèves. Il y a deux cas à étudier :\n\n- S'il n'y a de classe avec une fille et un garçon, alors il y a un nombre impair de classe avec que des garçons et les autres classes n'ont que des filles, donc le comité aura nécessairement un nombre impair de garçons, l'énoncé est vérifié.\n- S'il existe une classe avec une fille et un garçon, appelons-les respectivement Alice et Bob. Si on enlève Alice et Bob de la classe alors il y a plus de manières de choisir le comité avec un nombre impair de garçons. Si on considère uniquement les comités avec soit Alice soit Bob, alors on a autant de comité avec un nombre impair de garçons qu'avec un nombre impair de filles : en effet, échanger Alice et Bob change la parité du nombre de garçons et de filles. Ainsi l'énoncé est vérifié.\nPar récurrence forte, l'énoncé est vérifié quelque soit le nombre total d'élèves.\nUne", "metadata": {"resource_path": "French_STS/segmented/fr-corrigé-commenté-envoi-4.jsonl", "problem_match": "\nExercice 15.", "solution_match": "\nSolution "}}
+{"year": null, "tier": "T2", "problem_label": "15", "problem_type": null, "problem": "Un lycée comporte un nombre impair de classes, et, dans chaque classe, un nombre impair d'élèves. Un élève est choisi dans chaque classe pour faire parti du comité des élèves. Si le nombre de classes avec le plus de garçons que de filles est impair, montrer que le nombre de façons de former un comité des élèves contenant un nombre impair de garçons excède le nombre de façons de former un comité d'élèves contenant un nombre impair de filles.", "solution": "un peu plus astucieuse consiste à procéder différemment : soit $n$ le nombre de classes, et soient $f_{i}$ et $g_{i}$ les nombres de filles et garçons dans la classe $i$ pour $1 \\leqslant i \\leqslant n$. Alors la quantité suivante, lorsqu'on la développ,e compte le nombre de façons de faire un comité avec un nombre impair de garçons moins celui de faire un comité avec un nombre impair de filles :\n\n$$\n\\prod_{i=1}^{n}\\left(g_{i}-f_{i}\\right)\n$$\n\nMais ce produit est positif s'il y a un nombre impair de classes avec plus de garçons que de filles, ce qui donne bien le résultat voulu.\nCommentaire des correcteurs\nLes élèves ont pour la plupart procédé par récurrence sur le nombre de classes, en utilisant l'inégalité de réordonnement. La plupart ont procédé de manière correcte, mais certains ont écrit des inégalités strictes sans justifier pourquoi le cas d'égalité ne se présente pas (qui demande de citer une des hypothèses de l'énoncé : le nombre impair d'élèves par classe).", "metadata": {"resource_path": "French_STS/segmented/fr-corrigé-commenté-envoi-4.jsonl", "problem_match": "\nExercice 15.", "solution_match": " solution "}}
+{"year": null, "tier": "T2", "problem_label": "16", "problem_type": null, "problem": "On considère une grille $2019 \\times 2019$. On note $C_{i, j}$ la case sur la i-ième colonne et la j-ième ligne pour $1 \\leqslant \\mathfrak{i}, \\mathfrak{j} \\leqslant 2019$. Un coloriage de la grille est formidable s'il n'existe pas $1 \\leqslant \\mathfrak{i}<\\ell \\leqslant 2019$ et $1 \\leqslant j 25$, nous allons démontrer que $2^{\\mathfrak{p}}+3^{\\mathfrak{p}}$ n'est, lui-même, pas divisible par 25 (ce qui suffira à conclure). D'après l'équation (3), cela revient à prouver que $\\sum_{i=0}^{\\mathfrak{p}-1} 2^{\\boldsymbol{i}}(-3)^{p-1-\\boldsymbol{i}}$ n'est pas divisible par 5 . Or, un calcul modulo 5 montre que cette somme est congrue modulo 5 à\n\n$$\n(-3)^{\\mathrm{p}-1} \\cdot \\sum_{i=0}^{\\mathrm{p}-1} 1=(-3)^{\\mathrm{p}-1} \\cdot \\mathrm{p}\n$$\n\nOr, $(-3)^{p-1}$ est premier avec 5 et, comme $p>25$ est un nombre premier, les entiers $p$ et 5 sont premiers entre eux. On a ainsi bien démontré ce que l'on souhaitait.\n", "metadata": {"resource_path": "French_STS/segmented/fr-ofm-2012-2013-envoi3-corrige.jsonl", "problem_match": "\nExercice 9.", "solution_match": "## Solution."}}
+{"year": "2013", "tier": "T2", "problem_label": "10", "problem_type": null, "problem": "Soit $n \\geqslant 5$ un entier. Soient $a_{1}, \\ldots, a_{n}$ des entiers dans $\\{1, \\ldots, 2 n\\}$ deux à deux distincts. Montrer qu'il existe des indices $\\boldsymbol{i}, \\mathfrak{j} \\in\\{1, \\ldots, \\mathfrak{n}\\}$ avec $\\mathfrak{i} \\neq \\boldsymbol{j}$ tels que\n\n$$\n\\operatorname{PPCM}\\left(\\mathfrak{a}_{\\mathbf{i}}, \\mathfrak{a}_{\\mathbf{j}}\\right) \\leqslant 6\\left(\\mathrm{E}\\left(\\frac{\\mathfrak{n}}{2}\\right)+1\\right)\n$$\n\noù $\\mathrm{E}(\\mathrm{x})$ désigne la partie entière du nombre x .", "solution": "Supposons, pour commencer, qu'il existe un indice $i$ tel que $a_{i} \\leqslant n$. S'il existe $j$ tel que $a_{j}=2 a_{i}$, on a alors\n\n$$\n\\operatorname{PPCM}\\left(a_{i}, a_{j}\\right)=a_{j} \\leqslant 2 n \\leqslant 6 \\cdot\\left(E\\left(\\frac{n}{2}\\right)+1\\right)\n$$\n\net on a trouvé un couple ( $i, j)$ convenable. Si , au contraire, l'entier $2 a_{i}$ n'apparaît pas parmi les $a_{j}$, définissons les entiers $b_{1}, \\ldots, b_{n}$ en posant $b_{i}=2 a_{i}$ et $b_{j}=a_{j}$ pour $j \\neq i$. Les $b_{j}$ sont encore deux à deux distincts et compris entre 1 et 2 n . De plus, on vérifie immédiatement que $\\operatorname{PPCM}\\left(b_{i}, b_{j}\\right) \\geqslant$ $\\operatorname{PPCM}\\left(a_{i}, a_{j}\\right)$. Ainsi, il suffit de démontrer la propriété de l'énoncé pour la suite des $b_{j}$.\n\nEn appliquant à nouveau le raisonnement précédent — éventuellement plusieurs fois - on en vient à supposer que tous les $a_{j}$ sont strictement supérieurs à $n$. Autrement dit, l'ensemble des $a_{j} n^{\\prime}$ 'est autre que $\\{n+1, n+2, \\ldots, 2 n\\}$. Posons $k=E\\left(\\frac{n}{2}\\right)+1$. Comme on a supposé $n \\geqslant 5$, il est facile de vérifier que l'un des $a_{j}$ vaut $2 k$ et un autre vaut $3 k$. On conclut en remarquant que le PPCM de ces deux nombres est égal à 6 k .\n\n$\\mathcal{F i n}$", "metadata": {"resource_path": "French_STS/segmented/fr-ofm-2012-2013-envoi3-corrige.jsonl", "problem_match": "\nExercice 10.", "solution_match": "## Solution."}}
diff --git a/French_STS/segmented/fr-ofm-2012-2013-envoi4-corrige.jsonl b/French_STS/segmented/fr-ofm-2012-2013-envoi4-corrige.jsonl
new file mode 100644
index 0000000000000000000000000000000000000000..f7558a9b2ddf7bbf4fb9123ac22b3ab4cd5e563f
--- /dev/null
+++ b/French_STS/segmented/fr-ofm-2012-2013-envoi4-corrige.jsonl
@@ -0,0 +1,12 @@
+{"year": "2013", "tier": "T2", "problem_label": "1", "problem_type": null, "problem": "Soient $x_{1}, x_{2}, \\ldots, x_{5}$ des réels tels que\n\n$$\n\\left|x_{2}-x_{1}\\right|=2\\left|x_{3}-x_{2}\\right|=3\\left|x_{4}-x_{3}\\right|=4\\left|x_{5}-x_{4}\\right|=5\\left|x_{1}-x_{5}\\right| .\n$$\n\nMontrer que ces cinq réels sont égaux.", "solution": "Notons $\\alpha=\\left|x_{2}-\\chi_{1}\\right|$ et montrons par l'absurde que $\\alpha=0$. D'après l'énoncé, il existe des signes $\\varepsilon_{1}, \\ldots$, $\\varepsilon_{5}$ tels que\n\n$$\nx_{2}-x_{1}=\\varepsilon_{1} \\alpha, x_{3}-x_{2}=\\varepsilon_{2} \\frac{\\alpha}{2}, x_{4}-x_{3}=\\varepsilon_{3} \\frac{\\alpha}{3}, x_{5}-x_{4}=\\varepsilon_{4} \\frac{\\alpha}{4}, x_{1}-x_{5}=\\varepsilon_{5} \\frac{\\alpha}{5} .\n$$\n\nAlors, par télescopage,\n\n$$\n0=x_{1}-x_{5}+x_{5}-x_{4}+x_{4}-x_{3}+x_{3}-x_{2}+x_{2}-x_{1}=\\varepsilon_{1} \\alpha+\\varepsilon_{2} \\frac{\\alpha}{2}+\\varepsilon_{3} \\frac{\\alpha}{3}+\\varepsilon_{4} \\frac{\\alpha}{4}+\\varepsilon_{5} \\frac{\\alpha}{5} .\n$$\n\nSi $\\alpha \\neq 0$, il existe donc des signes $\\varepsilon_{1}^{\\prime}, \\ldots, \\varepsilon_{4}^{\\prime}$ tels que\n\n$$\n\\frac{1}{5}=\\varepsilon_{1}^{\\prime}+\\varepsilon_{2}^{\\prime} \\frac{1}{2}+\\varepsilon_{3}^{\\prime} \\frac{1}{3}+\\varepsilon_{4}^{\\prime} \\frac{1}{4}\n$$\n\ndonc un entier n tel que $\\frac{1}{5}=\\frac{\\mathfrak{n}}{12}$ ce qui est impossible car 5 ne divise par 12 .\n", "metadata": {"resource_path": "French_STS/segmented/fr-ofm-2012-2013-envoi4-corrige.jsonl", "problem_match": "\nExercice 1.", "solution_match": "\nSolution."}}
+{"year": "2013", "tier": "T2", "problem_label": "2", "problem_type": null, "problem": "Soit $\\left(u_{n}\\right)_{n}$ une suite de réels telle que, pour tout entier $n$,\n\n$$\n\\left|u_{n+1}-u_{n}\\right| \\leqslant 1 .\n$$\n\nMontrer que la moyenne des $n$ premiers termes de la suite et la moyenne des $n+1$ premiers termes de la suite sont distantes d'au plus $\\frac{1}{2}$.", "solution": "Notons, pour tout entier $n$ strictement positif $v_{n}=\\frac{1}{n}\\left(u_{1}+\\ldots+u_{n}\\right)$.\n$\\triangleright$ Soit $\\mathrm{m}>\\mathrm{n}$. Remarquons tout d'abord que, par inégalité triangulaire,\n\n$$\n\\begin{aligned}\n\\left|u_{m}-u_{n}\\right| & \\leqslant\\left|u_{m}-u_{m-1}\\right|+\\left|u_{m-1}-u_{m-2}\\right|+\\ldots+\\left|u_{n+1}-u_{n}\\right| \\\\\n& \\leqslant m-n .\n\\end{aligned}\n$$\n\n$\\triangleright$ Pour tout entier n strictement positif,\n\n$$\n\\begin{aligned}\n\\left|v_{n+1}-v_{n}\\right| & =\\left|\\frac{(n+1)\\left(u_{1}+\\ldots+u_{n}\\right)-n\\left(u_{1}+\\ldots+u_{n}+u_{n+1}\\right)}{n(n+1)}\\right| \\\\\n& \\leqslant\\left|\\frac{\\left(u_{1}-u_{n+1}\\right)+\\ldots+\\left(u_{n}-u_{n+1}\\right)}{n(n+1)}\\right| \\\\\n& \\leqslant \\frac{\\left|u_{1}-u_{n+1}\\right|+\\ldots+\\left|u_{n}-u_{n+1}\\right|}{n(n+1)} \\\\\n& \\leqslant \\frac{n+\\ldots+1}{n(n+1)}=\\frac{1}{2}\n\\end{aligned}\n$$\n\n", "metadata": {"resource_path": "French_STS/segmented/fr-ofm-2012-2013-envoi4-corrige.jsonl", "problem_match": "\nExercice 2.", "solution_match": "## Solution."}}
+{"year": "2013", "tier": "T2", "problem_label": "3", "problem_type": null, "problem": "Soit $E$ un ensemble fini de réels strictement positifs tels que, pour tout réel $x$ strictement positif, E contient autant d'éléments strictement supérieurs à $x$ que d'éléments strictement inférieurs à $\\frac{1}{x}$. Déterminer le produit de tous les éléments de E.", "solution": "Soit $x_{0} \\in E$ tel que $x_{0}>1$. Alors, par hypothèse,\n\n- les ensembles $\\mathrm{E} \\cap$ ] - $\\infty, \\frac{1}{x_{0}}$ [et $\\left.\\mathrm{E} \\cap\\right] \\mathrm{x}_{0},+\\infty[$ ont des cardinaux de même parité,\n- les ensembles $\\mathrm{E} \\cap]-\\infty, \\mathrm{x}_{0}\\left[\\right.$ et $\\mathrm{E} \\cap \\frac{1}{\\mathrm{x}_{0}},+\\infty[$ ont des cardinaux de même parité.\n\nPar conséquent, les deux ensembles\n\n$$\n\\begin{aligned}\n\\left.\\mathrm{E} \\cap] \\frac{1}{x_{0}}, x_{0}\\right] & =(\\mathrm{E} \\cap] \\frac{1}{x_{0}},+\\infty[) \\backslash(\\mathrm{E} \\cap] \\mathrm{x}_{0},+\\infty[) \\\\\n\\mathrm{E} \\cap\\left[\\frac{1}{x_{0}}, x_{0}[ \\right. & =(\\mathrm{E} \\cap]-\\infty, \\mathrm{x}_{0}[) \\backslash(\\mathrm{E} \\cap]-\\infty, \\frac{1}{x_{0}}[)\n\\end{aligned}\n$$\n\nont des cardinaux de même parité. Or, ils sont composés des mêmes éléments, sauf éventuellement $x_{0}$ et $\\frac{1}{x_{0}}$, le premier ensemble contient $\\chi_{0}$ mais pas $\\frac{1}{x_{0}}$ : ainsi, le second ensemble contient un et un seul élément de $\\left\\{\\frac{1}{x_{0}}, x_{0}\\right\\}$ mais ne peut contenir $x_{0}:$ il contient donc $\\frac{1}{x_{0}}$.\nOn a ainsi établi que si $x_{0} \\in E$, alors $\\frac{1}{x_{0}} \\in E$. Le produit de tous les éléments de $E$ donne donc 1 .\n\n\n## Exercices Communs", "metadata": {"resource_path": "French_STS/segmented/fr-ofm-2012-2013-envoi4-corrige.jsonl", "problem_match": "\nExercice 3.", "solution_match": "## Solution."}}
+{"year": "2013", "tier": "T2", "problem_label": "4", "problem_type": null, "problem": "Soit $x, y, z>0$ tels que $x y z=8$. Montrer que\n\n$$\n\\frac{x-2}{x+1}+\\frac{y-2}{y+1}+\\frac{z-2}{z+1} \\leqslant 0\n$$", "solution": "Commençons par remarquer que $a-2=a+1-3$ pour tout réel a donc\n\n$$\n\\frac{x-2}{x+1}+\\frac{y-2}{y+1}+\\frac{z-2}{z+1}=3-3\\left(\\frac{1}{x+1}+\\frac{1}{y+1}+\\frac{1}{z+1}\\right)\n$$\n\nL'inégalité à établir se réécrit donc\n\n$$\n\\frac{1}{x+1}+\\frac{1}{y+1}+\\frac{1}{z+1} \\geqslant 1\n$$\n\nEn mettant au même dénominateur, on obtient\n\n$$\n3+2(x+y+z)+x y+y z+z x \\geqslant 1+x+y+z+x y+y z+z x+x y z\n$$\n\nsoit\n\n$$\n\\frac{x+y+z}{3} \\geqslant 2\n$$\n\nOr, cette dernière égalité est simplement l'inégalité arithmético-géométrique.\n", "metadata": {"resource_path": "French_STS/segmented/fr-ofm-2012-2013-envoi4-corrige.jsonl", "problem_match": "\nExercice 4.", "solution_match": "## Solution."}}
+{"year": "2013", "tier": "T2", "problem_label": "5", "problem_type": null, "problem": "Trouver toutes les fonctions $f: \\mathbb{R} \\rightarrow \\mathbb{R}$ telles que, pour tous $x$ et $y$,\n\n$$\nf(x y) \\leqslant x f(y)\n$$", "solution": "$\\triangleright \\operatorname{Avec}(x, y)=(0,0)$, on obtient $f(0) \\leqslant 0$ et avec $(x, y)=(2,0), f(0) \\geqslant 0$. Par conséquent, $f(0)=0$.\n$\\triangleright \\operatorname{Si} x>0$ et $y>0$, alors\n\n$$\nf(x)=f\\left(\\frac{x}{y} y\\right) \\leqslant \\frac{x}{y} f(y)\n$$\n\nD'où\n\n$$\n\\frac{f(x)}{x} \\leqslant \\frac{f(y)}{y}\n$$\n\net donc $\\frac{f(x)}{x}=\\frac{f(y)}{y}$ (par symétrie des rôles de $x$ et $y$ ).\n$\\triangleright$ De même, si $x<0$ et $y<0$, alors\n\n$$\nf(x)=f\\left(\\frac{x}{y} y\\right) \\leqslant \\frac{x}{y} f(y)\n$$\n\nD'où\n\n$$\n\\frac{f(x)}{x} \\geqslant \\frac{f(y)}{y}\n$$\n\net donc $\\frac{f(x)}{x}=\\frac{f(y)}{y}$ (par symétrie des rôles de $x$ et $y$ ).\n$\\triangleright$ Notons $\\alpha=\\mathfrak{f}(1)$ et $\\beta=-\\mathbf{f}(-1)$ les constantes exhibées aux points précédents. Avec $(x, y)=$ $(-1,-1)$, l'inéquation donne $\\alpha=f\\left((-1)^{2}\\right) \\leqslant-f(-1)=\\beta$.\n$\\triangleright$ On a obtenu qu'une", "metadata": {"resource_path": "French_STS/segmented/fr-ofm-2012-2013-envoi4-corrige.jsonl", "problem_match": "\nExercice 5.", "solution_match": "## Solution."}}
+{"year": "2013", "tier": "T2", "problem_label": "5", "problem_type": null, "problem": "Trouver toutes les fonctions $f: \\mathbb{R} \\rightarrow \\mathbb{R}$ telles que, pour tous $x$ et $y$,\n\n$$\nf(x y) \\leqslant x f(y)\n$$", "solution": "est de la forme\n\n$$\nx \\mapsto\\left\\{\\begin{array}{cl}\n0 & \\text { si } x=0 \\\\\n\\alpha x & \\text { si } x>0 \\\\\n\\beta x & \\text { si } x<0\n\\end{array}\\right.\n$$\n\n$\\operatorname{avec} \\alpha \\leqslant \\beta$. On vérifie que ces fonctions conviennent.\n", "metadata": {"resource_path": "French_STS/segmented/fr-ofm-2012-2013-envoi4-corrige.jsonl", "problem_match": "\nExercice 5.", "solution_match": " solution "}}
+{"year": "2013", "tier": "T2", "problem_label": "6", "problem_type": null, "problem": "Soient un entier $n$ et des réels $0<\\mathfrak{u}_{1}<\\mathfrak{u}_{2}<\\ldots<\\boldsymbol{u}_{\\boldsymbol{n}}$ tels que\n\n$$\n\\mathfrak{u}_{1}+\\mathfrak{u}_{2}+\\ldots+\\mathfrak{u}_{n}=\\frac{1}{\\mathfrak{u}_{1}^{2}}+\\frac{1}{\\mathfrak{u}_{2}^{2}}+\\ldots+\\frac{1}{\\mathfrak{u}_{n}^{2}}\n$$\n\nMontrer que, pour tout entier $k$ inférieur ou égal à $n$, il existe $k$ réels parmi $\\mathfrak{u}_{1}, \\mathfrak{u}_{2}, \\ldots, \\mathfrak{u}_{n}$ dont la somme est supérieure ou égale à $k$.", "solution": "$\\triangleright$ Commençons par montrer le résultat pour $k=n$. Notons $a=\\frac{u_{1}+\\ldots+u_{n}}{n}$ et $g=\\left(u_{1} \\ldots u_{n}\\right)^{\\frac{1}{n}}$ les moyennes arithmétique et géométrique de $u_{1}, \\ldots, u_{n}$. Alors, l'inégalité classique entre moyenne arithmétique-géométrique-harmonique donne\n\n$$\n\\mathrm{a}=\\frac{\\frac{1}{\\mathbf{u}_{1}^{2}}+\\ldots+\\frac{1}{\\mathfrak{u}_{n}^{2}}}{\\mathrm{n}} \\geqslant \\frac{1}{\\mathrm{~g}^{2}} \\geqslant \\frac{1}{\\mathrm{a}^{2}}\n$$\n\nAinsi, $a \\geqslant 1$ et, donc, $u_{1}+\\ldots+u_{n} \\geqslant n$.\n$\\triangleright$ Soit $k 0$, et que $B, M, N$ sont colinéaires. Déterminer la valeur de $r$.\n", "solution": "On peut supposer que l'hexagone est inscrit dans un cercle de rayon 1. On se place dans un repère tel que les coordonnées de $A, B, C$ sont respectivement $A=(0,1), B=\\left(\\frac{\\sqrt{3}}{2}, \\frac{1}{2}\\right)$ et $C=\\left(\\frac{\\sqrt{3}}{2},-\\frac{1}{2}\\right)$.\n\nComme $C E=\\sqrt{3}$, on a $C N=r \\sqrt{3}$ donc $\\overrightarrow{C N}=(-r \\sqrt{3}, 0)$. On en déduit que\n\n$$\nN=\\left(\\frac{\\sqrt{3}}{2}-r \\sqrt{3},-\\frac{1}{2}\\right)\n$$\n\nComme $\\overrightarrow{A C}=\\left(\\frac{\\sqrt{3}}{2},-\\frac{3}{2}\\right)$, on a $\\overrightarrow{A M}=\\left(\\frac{\\sqrt{3}}{2} r,-\\frac{3 r}{2}\\right)$ donc\n\n$$\nM=\\left(\\frac{\\sqrt{3}}{2} r, 1-\\frac{3 r}{2}\\right)\n$$\n\nOn calcule aisément que\n\n$$\n\\overrightarrow{B M}=\\left(\\frac{\\sqrt{3}}{2}(r-1), \\frac{1}{2}-\\frac{3 r}{2}\\right), \\quad \\overrightarrow{B N}=(-r \\sqrt{3},-1)\n$$\n\nLe fait que $B, M, N$ sont alignés signifie que ces deux vecteurs sont colinéaires, ce qui équivaut à\n\n$$\n\\frac{\\sqrt{3}}{2}(1-r)+r \\sqrt{3}\\left(\\frac{1}{2}-\\frac{3 r}{2}\\right)=0\n$$\n\nce qui se simplifie en $r=\\frac{1}{\\sqrt{3}}$.", "metadata": {"resource_path": "French_STS/segmented/fr-ofm-2012-2013-envoi6-corrige.jsonl", "problem_match": "\nExercice 6.", "solution_match": "## Solution."}}
+{"year": "2013", "tier": "T2", "problem_label": "7", "problem_type": null, "problem": "Soit $A B C$ un triangle et $M$ un point de $[B, C]$. Soit $\\omega$ un cercle tangent à $(A B)$ en $T$ et à $(B C)$ en $K$ et tangent au cercle circonscrit à $A M C$ en $P$. Montrer que si $(K T) / /(A M)$ alors les cercles circonscrits à $K P C$ et $A P T$ sont tangents en $P$.", "solution": "\n\nRappelons d'abord que si $A, B, C$ sont trois points d'un cercle $\\Gamma$, et si $\\delta$ est la tangente en $B$ à $\\Gamma$, alors on a l'égalité d'angles de droites $(\\delta, B C)=(A B, A C)$.\n\nSoient $\\delta$ et $\\delta^{\\prime}$ les tangentes en $P$ aux cercles $(K P C)$ et $(A P T)$ respectivement. On a\n\n$$\n(\\delta, P K)=(C P, C K)=(C P, C M)=(A P, A M)\n$$\n\net\n\n$$\n\\begin{aligned}\n\\left(\\delta^{\\prime}, P K\\right) & =\\left(\\delta^{\\prime}, P T\\right)+(P T, P K)=(A P, A T)+(T B, T K) \\\\\n& =(A P, A M)+(A M, A T)+(T B, T K)=(A P, A M)\n\\end{aligned}\n$$\n\npuisque $(T B)=(A T)$ et $(A M)=(T K)$.\nOn en déduit que $\\delta$ et $\\delta^{\\prime}$ sont parallèles. Or, elles ont un point commun, donc elles sont égales.", "metadata": {"resource_path": "French_STS/segmented/fr-ofm-2012-2013-envoi6-corrige.jsonl", "problem_match": "\nExercice 7.", "solution_match": "## Solution."}}
+{"year": "2013", "tier": "T2", "problem_label": "8", "problem_type": null, "problem": "Soient $\\omega_{1}$ et $\\omega_{2}$ deux cercles sécants en deux points $X$ et $Y$. Un cercle $\\omega$ est tangent intérieurement à $\\omega_{1}$ et $\\omega_{2}$ en $P$ et $Q$ respectivement. Le segment $[X, Y]$ coupe $\\omega$ en $M$ et $N$. Les demi-droites $[P, M)$ et $[P, N)$ coupent $\\omega_{1}$ en $A$ et $D$; les demi-droites $[Q, M)$ et $[Q, N)$ coupent $\\omega_{2}$ en $B$ et $C$. Montrer que $A B=C D$.\n\n\nSoit $\\ell$ la tangente en $M$ à $\\omega$ et $\\ell_{1}$ la tangente en $A$ à $\\omega_{1}$. Comme $\\omega$ est tangent en $P$ à $\\omega_{1}$, il existe une homothétie $h$ de centre $P$ qui envoie $\\omega \\operatorname{sur} \\omega_{1}$. Or, $P, M, A$ sont alignés donc $h(M)=A$. On en déduit que $h(\\ell)=\\ell_{1}$, et donc $\\ell / / \\ell_{1}$.\n\nD'autre part, comme $M$ est sur l'axe radical de $\\omega_{1}$ et $\\omega_{2}$, on a $\\overline{M A} \\cdot \\overline{M P}=$ $\\overline{M B} \\cdot \\overline{M Q}$ donc $A, B, P, Q$ sont cocycliques. On en déduit que\n\n$$\n(A B, A P)=(Q B, Q P)=(Q M, Q P)=(\\ell, M P)=\\left(\\ell_{1}, A P\\right)\n$$\n\nd'où $(A B)=\\ell_{1}$. Autrement dit, $(A B)$ est tangente en $A$ à $\\omega_{1}$. Mais de même, $(A B)$ est tangente en $B$ à $\\omega_{2}$, donc $(A B)$ est une tangente commune à $\\omega_{1}$ et $\\omega_{2}$. De même, $(C D)$ est une tangente commune à $\\omega_{1}$ et $\\omega_{2}$, donc $A B=C D$.\n\nExrtcice 9. Soit $A B C D$ un quadrilatère inscriptible. On note $K$ le point d'intersection des diagonales. Soient $M$ et $N$ les milieux de $[A, C]$ et $[B, D]$. Les cercles circonscrits à $A D M$ et $B C M$ se recoupent en un point $L$. Montrer que $K, L, M, N$ sont cocycliques.", "solution": "\n\nNotons $E$ le centre radical des trois cercles $A B C, A D M, B C M$. Les triplets $(E, A, D),(E, L, M)$ et $(E, B, C)$ sont alignés.\n\nSoit $F$ le point où les cercles $A D K$ et $B C K$ se recoupent. On a $(F A, F D)=$ $(K A, K D)=(K C, K B)=(F C, F B)$ et $(A D, A F)=(K D, K F)=(K B, K F)=$ $(C B, C F)$, donc les triangles $F A D$ et $F C B$ sont semblables. Soit $s$ la similitude de centre $F$ qui envoie $A$ sur $D$ et $C$ sur $B$. Alors $s(M)=N$, donc l'angle de $s$ est à la fois égal à $(F M, F N)$ et à $(A C, D B)=(K M, K N)$. Par conséquent, $F, K, M, N$ sont cocycliques.\n$E$ est l'intersection de $(A D)$ et de $(B C)$, donc il est le centre radical des cercles $A B C D, A D K$ et $B C K$. Par conséquent, $E, F, K$ sont alignés. En utilisant la puissance d'un point par rapport à un cercle, on a\n\n$$\n\\overline{E K} \\cdot \\overline{E F}=\\overline{E A} \\cdot \\overline{E D}=\\overline{E B} \\cdot \\overline{E C}=\\overline{E M} \\cdot \\overline{E L},\n$$\n\ndonc $M, L, K, F$ sont cocycliques.\nFinalement, $L$ et $N$ sont sur le cercle $M K F$ donc $K, L, M, N$ sont cocycliques.", "metadata": {"resource_path": "French_STS/segmented/fr-ofm-2012-2013-envoi6-corrige.jsonl", "problem_match": "\nExercice 8.", "solution_match": "## Solution."}}
diff --git a/French_STS/segmented/fr-ofm-2013-2014-envoi-1-solutions.jsonl b/French_STS/segmented/fr-ofm-2013-2014-envoi-1-solutions.jsonl
new file mode 100644
index 0000000000000000000000000000000000000000..185dc4727245728bff894d0bb940b9e760158bcc
--- /dev/null
+++ b/French_STS/segmented/fr-ofm-2013-2014-envoi-1-solutions.jsonl
@@ -0,0 +1,12 @@
+{"year": "2014", "tier": "T2", "problem_label": "1", "problem_type": null, "problem": "Soient $A, B, C, D$ quatre points sur un même cercle. Notons $A^{\\prime}$ et $C^{\\prime}$ les projetés orthogonaux de $A$ et $C$ sur $(B D)$, et $B^{\\prime}$ et $D^{\\prime}$ les projetés orthogonaux de $B$ et $D$ sur $(A C)$. Montrer que $A^{\\prime}, B^{\\prime}, C^{\\prime}, D^{\\prime}$ sont cocycliques.", "solution": "\n\nComme $A, B, A^{\\prime}, B^{\\prime}$ sont cocycliques (sur le cercle de diamètre $[A B]$ ), les angles orientés de droites $\\left(B A^{\\prime}, B A\\right)$ et $\\left(B^{\\prime} A^{\\prime}, B^{\\prime} A\\right)$ sont égaux, donc $(B D, B A)=\\left(B^{\\prime} A^{\\prime}, B^{\\prime} D^{\\prime}\\right)$. De même, $(C D, C A)=\\left(C^{\\prime} A^{\\prime}, C^{\\prime} D^{\\prime}\\right)$. Or, $(C D, C A)=(B D, B A)$ puisque $A, B, C, D$ sont cocycliques, donc $\\left(B^{\\prime} A^{\\prime}, B^{\\prime} D^{\\prime}\\right)=\\left(C^{\\prime} A^{\\prime}, C^{\\prime} D^{\\prime}\\right)$, ce qui prouve que $A^{\\prime}, B^{\\prime}, C^{\\prime}, D^{\\prime}$ sont cocycliques.", "metadata": {"resource_path": "French_STS/segmented/fr-ofm-2013-2014-envoi-1-solutions.jsonl", "problem_match": "\nExercice 1.", "solution_match": "## Solution."}}
+{"year": "2014", "tier": "T2", "problem_label": "2", "problem_type": null, "problem": "Sur la diagonale $[B D]$ d'un carré $A B C D$ on a choisi un point $E$. Soient $O_{1}$ et $O_{2}$ les centres des cercles circonscrits aux triangles $A B E$ et $A D E$ respectivement. Montrer que $A O_{1} E O_{2}$ est un carré.\n", "solution": "$\\widehat{A O_{1} E}=2 \\widehat{A B E}=90^{\\circ}$ et $O_{1} A=O_{1} E$ donc $A O_{1} E$ est un triangle isocèle rectangle en $O_{1}$. De même, $A O_{2} E$ est un triangle isocèle rectangle en $O_{2}$.\n\nComme $O_{1}$ et $O_{2}$ ne sont pas dans le même demi-plan délimité par $(A E)$, on en déduit que $A O_{1} E O_{2}$ est un carré.", "metadata": {"resource_path": "French_STS/segmented/fr-ofm-2013-2014-envoi-1-solutions.jsonl", "problem_match": "\nExercice 2.", "solution_match": "## Solution."}}
+{"year": "2014", "tier": "T2", "problem_label": "3", "problem_type": null, "problem": "Un quadrilatère $A B C D$ est inscrit dans un cercle. Ses diagonales se coupent au point $K$. Le cercle passant par $A, B, K$ croise les droites $(B C)$ et $(A D)$ aux points $M$ et $N$ respectivement. Montrer que $K M=K N$.", "solution": "\n\nOn a $(N M, N K)=(B M, B K)=(B C, B D)=(A C, A D)=(A K, A N)=(M K, M N)$ donc $M K N$ est isocèle en $K$.\n\n## Exercices communs", "metadata": {"resource_path": "French_STS/segmented/fr-ofm-2013-2014-envoi-1-solutions.jsonl", "problem_match": "\nExercice 3.", "solution_match": "## Solution."}}
+{"year": "2014", "tier": "T2", "problem_label": "4", "problem_type": null, "problem": "Soit $A B C$ un triangle dont tous les angles sont aigus, et dont l'angle $\\widehat{B}$ est de 60 degrés ( $=\\pi / 3$ radian). Les hauteurs $[A D]$ et $[C E]$ se coupent au point $H$. Prouver que le centre du cercle circonscrit au triangle $A B C$ est situé sur la bissectrice commune des angles $\\widehat{A H E}$ et $\\widehat{C H D}$.\n", "solution": "Puisque $B, E, H, D$ sont sur le cercle de diamètre $[B H]$, on a $\\widehat{D H E}=180^{\\circ}-\\widehat{E B D}=$ $120^{\\circ}$, donc $\\widehat{A H C}=120^{\\circ}$. Comme $\\widehat{A O C}=2 \\widehat{A B C}=120^{\\circ}$, on en déduit que $A, C, O, H$ sont cocycliques.\n\nPar conséquent, $\\widehat{C H O}=\\widehat{C A O}=\\frac{1}{2}(\\widehat{C A O}+\\widehat{O C A})=\\frac{1}{2}\\left(180^{\\circ}-\\widehat{A O C}\\right)=90^{\\circ}-\\widehat{A B C}=$ $30^{\\circ}$.\n\nDe plus, comme $(C H) \\perp(A B)$ et $(A H) \\perp(B C)$, on a $\\widehat{C H D}=\\widehat{A B C}=60^{\\circ}$, donc $O$ est sur la bissectrice de $\\widehat{C H D}$.", "metadata": {"resource_path": "French_STS/segmented/fr-ofm-2013-2014-envoi-1-solutions.jsonl", "problem_match": "\nExercice 4.", "solution_match": "## Solution."}}
+{"year": "2014", "tier": "T2", "problem_label": "5", "problem_type": null, "problem": "A l'extérieur du triangle $A B C$ on construit les deux points $X$ et $Y$ vérifiant :\n\n- le triangle $A X B$ est isocèle de base $[A B]$;\n- le triangle $B Y C$ est isocèle de base $[B C]$;\n$-\\widehat{A X B}+\\widehat{B Y C}=180^{\\circ}$.\nSoit $Z$ le milieu de $[A C]$. Montrer que les droites $(X Z)$ et $(Y Z)$ sont perpendiculaires.", "solution": "Notons $D$ et $E$ les milieux de $[B C]$ et $[A B]$.\n\n\nOn a\n\n- $(X E) \\perp(D Z)$ car $(D Z) / /(A B)$\n- $(E Z) \\perp(D Y)$ car $(E Z) / /(B C)$\n- $\\frac{X E}{D Z}=\\frac{X E}{E A}=\\frac{C D}{D Y}=\\frac{E Z}{D Y}$ (la deuxième égalité provient du fait que les triangles rectangles $X E A$ et $C D Y$ sont semblables)\ndonc $X E Z$ et $Z D Y$ sont semblables. Comme $(X E) \\perp(D Z)$, on en déduit que $(X Z) \\perp$ $(Z Y)$.", "metadata": {"resource_path": "French_STS/segmented/fr-ofm-2013-2014-envoi-1-solutions.jsonl", "problem_match": "\nExercice 5.", "solution_match": "\n\nSolution."}}
+{"year": "2014", "tier": "T2", "problem_label": "6", "problem_type": null, "problem": "Le sommet $B$ d'un angle $\\widehat{A B C}$ se trouve à l'extérieur d'un cercle $\\omega$ tandis que les demi-droites $[B A)$ et $[B C)$ le traversent. Soit $K$ un point d'intersection du cercle $\\omega$ avec $[B A)$. La perpendiculaire à la bissectrice de l'angle $\\widehat{A B C}$ passant par $K$ recoupe le cercle au point $P$, et la droite $(B C)$ au point $M$. Montrer que le segment $[P M]$ est deux fois plus long que la distance entre le centre de $\\omega$ et la bissectrice de $\\widehat{A B C}$.", "solution": "\n\nSoit $O$ le centre du cercle $\\omega$. Notons $\\Delta$ la bissectrice de $\\widehat{A B C}, \\Delta^{\\prime}$ la parallèle à $\\Delta$ passant par $O$ et $N$ le symétrique de $O$ par rapport à $\\Delta$.\n\nLa symétrie $s_{\\Delta^{\\prime}}$ par rapport à $\\Delta^{\\prime}$ envoie $O$ sur $O$ et $P \\operatorname{sur} K\\left(\\operatorname{car}(P K) \\perp \\Delta^{\\prime}\\right.$ et $\\Delta^{\\prime}$ passe par $O$ ).\n\nLa symétrie $s_{\\Delta}$ par rapport à $\\Delta$ envoie $O$ sur $N$ et $K$ sur $M$.\nPar conséquent, la composée $s_{\\Delta} \\circ s_{\\Delta^{\\prime}}$ envoie $O$ sur $N$ et $P$ sur $M$. Or, $s_{\\Delta} \\circ s_{\\Delta}^{\\prime}$ est une translation, donc $M N O P$ est un parallélogramme. Il s'ensuit que $P M=O N=2 d(O, \\Delta)$.\n\n## Exercices groupe A", "metadata": {"resource_path": "French_STS/segmented/fr-ofm-2013-2014-envoi-1-solutions.jsonl", "problem_match": "\nExercice 6.", "solution_match": "## Solution."}}
+{"year": "2014", "tier": "T2", "problem_label": "7", "problem_type": null, "problem": "Soit $A B C D$ un quadrilatère convexe. On considère les deux quadrilatères convexes $F_{1}$ et $F_{2}$, dont chacun a deux sommets opposés qui sont les milieux des diagonales $[A C]$ et $[B D]$, et dont les deux autres sommets sont les milieux des côtés opposés du quadrilatère $A B C D$. Montrer que les aires de $F_{1}$ et de $F_{2}$ sont égales si et seulement si au moins l'une des diagonales du quadrilatère $A B C D$ le divise en triangles d'aires égales.", "solution": "Notons $I, J, K, L, M, N$ les milieux de $[A C],[B D],[A B],[B C],[C D]$ et $[D A]$.\n\n\nOn remarque que $(I K)$ et $(J M)$ sont parallèles, puisqu'ils sont parallèles à $(B C)$. De même, $(I M) / /(J K)$. On en déduit que $I M J K$ est un parallélogramme, et de même $I N J L$ est un parallélogramme.\n\nNotons $[\\vec{u}, \\vec{v}]$ le produit mixte des vecteurs $\\vec{u}$ et $\\vec{v}$. C'est l'aire d'un parallélogramme $X Y Z T$ tel que $\\overrightarrow{X Y}=\\vec{u}$ et $\\overrightarrow{Y Z}=\\vec{v}$, affectée d'un signe + si $X Y Z T$ est parcouru dans le sens direct et d'un signe - sinon.\n\nOn vérifie facilement les propriétés suivantes:\n\n- $[\\vec{u}, \\vec{v}]=-[\\vec{v}, \\vec{u}]$\n- $[\\vec{u}, \\vec{v}+\\vec{w}]=[\\vec{u}, \\vec{v}]+[\\vec{u}, \\vec{w}]$\n- $[\\vec{v}+\\vec{w}, \\vec{u}]=[\\vec{v}, \\vec{u}]+[\\vec{w}, \\vec{u}]$.\n(La deuxième propriété dit que si un parallélogramme $P$ est la réunion de deux parallélogrammes $P_{1}$ et $P_{2}$ alors l'aire de $P$ est la somme des aires de $P_{1}$ et de $P_{2}$; la troisième propriété découle des deux précédentes.)\n\nComme $I K=B C / 2$ et $K J=A D / 2$, l'aire de $I M J K$ est égale à $\\pm \\frac{1}{4}[\\overrightarrow{A D}, \\overrightarrow{B C}]$ et de même l'aire de $I N J M$ est égale à $\\pm \\frac{1}{4}[\\overrightarrow{A B}, \\overrightarrow{C D}]$. On en déduit que les aires de $F_{1}$ et de $F_{2}$ sont égales si et seulement si\n\n$$\n[\\overrightarrow{A B}, \\overrightarrow{C D}]= \\pm[\\overrightarrow{A D}, \\overrightarrow{B C}]\n$$\n\nOn a\n\n$$\n\\begin{aligned}\n& {[\\overrightarrow{A B}, \\overrightarrow{C D}]=[\\overrightarrow{A D}, \\overrightarrow{B C}]} \\\\\n& \\quad \\Longleftrightarrow \\quad[\\overrightarrow{A B}, \\overrightarrow{A D}]-[\\overrightarrow{A B}, \\overrightarrow{A C}]=[\\overrightarrow{A D}, \\overrightarrow{A C}]-[\\overrightarrow{A D}, \\overrightarrow{A B}] \\\\\n& \\quad \\Longleftrightarrow \\quad[\\overrightarrow{A C}, \\overrightarrow{A B}]=[\\overrightarrow{A D}, \\overrightarrow{A C}] \\\\\n& \\\\\n& \\quad \\Longleftrightarrow \\quad(A C) \\text { partage le quadrilatère en deux parties d'aires égales. }\n\\end{aligned}\n$$\n\nDe même, $[\\overrightarrow{A B}, \\overrightarrow{C D}]=-[\\overrightarrow{A D}, \\overrightarrow{B C}]$ si et seulement $\\mathrm{si}(B D)$ partage le quadrilatère en deux parties d'aires égales.\n\nAutre", "metadata": {"resource_path": "French_STS/segmented/fr-ofm-2013-2014-envoi-1-solutions.jsonl", "problem_match": "\nExercice 7.", "solution_match": "\n\nSolution."}}
+{"year": "2014", "tier": "T2", "problem_label": "7", "problem_type": null, "problem": "Soit $A B C D$ un quadrilatère convexe. On considère les deux quadrilatères convexes $F_{1}$ et $F_{2}$, dont chacun a deux sommets opposés qui sont les milieux des diagonales $[A C]$ et $[B D]$, et dont les deux autres sommets sont les milieux des côtés opposés du quadrilatère $A B C D$. Montrer que les aires de $F_{1}$ et de $F_{2}$ sont égales si et seulement si au moins l'une des diagonales du quadrilatère $A B C D$ le divise en triangles d'aires égales.", "solution": "Comme ci-dessus, on remarque que $I M J K$ et que $I N J L$ sont des parallélogrammes.\n\nSi $(A D) / /(B C)$ on obtient que l'aire de $I M J K$ est égale à 0 . Alors l'aire de $I N J L$ est égale à 0 si et seulement si $(A B) / /(C D)$, ce qui équivaut à ce que les diagonales du quadrilatère $A B C D$ le divisent en triangles d'aires égales.\n\nOn se ramène donc à traiter le cas où $(A D)$ et $(B C)$ se croisent. De même, on peut supposer que $(A B)$ et $(C D)$ se croisent. Sans perte de généralité, on peut supposer qu'ils se croisent comment sur la figure : $X=[D A) \\cap[C B), Y=[B A) \\cap[C D)$.\n\n\nL'aire de $I M J K$ est égale à\n\n$$\nK J \\cdot K I \\sin \\widehat{I K J}=\\frac{1}{4} B C \\cdot A D \\sin \\widehat{A X B}\n$$\n\nL'aire de $I N J L$ est égale à\n\n$$\nN J \\cdot N I \\sin \\widehat{J N I}=\\frac{1}{4} A B \\cdot C D \\sin \\widehat{A Y D}\n$$\n\nD'après la loi des sinus pour les triangles $A X B$ et $A Y D$, on a\n\n$$\n\\frac{\\sin \\widehat{A X B}}{\\sin \\widehat{A Y D}}=\\frac{A B \\sin \\widehat{X A B}}{B X} \\frac{D Y}{A D \\sin \\widehat{Y A D}}=\\frac{A B \\cdot D Y}{B X \\cdot A D}\n$$\n\nEn combinant (1), (2) et (3), on obtient que l'aire de $I M J K$ est égale à l'aire de $I N J L$ si et seulement si\n\n$$\n\\frac{C B}{B X}=\\frac{C D}{D Y}\n$$\n\nCette dernière égalité équivaut à dire que $(X Y) / /(B D)$.\nOn a que $(A C)$ divise $A B C D$ en triangles d'aires égales si et seulement si $J$ se trouve qur $(A C)$ (puisque l'aire de $A J B$ est égale à celle de $A J D$ et l'aire de $C J B$ est égale à celle de $C J D)$.\n\nIl ne reste plus qu'à noter que dans un quadrilatère $X B D Y$, la droite joignant $C=$ $(X B) \\cap(D Y)$ et $A=(X D) \\cap(B Y)$ passe par le milieu de $[B D]$ si et seulement si $(X Y)$ et $(B D)$ sont parallèles.\n\nEn effet, si $(X Y)$ et $(B D)$ sont parallèles, il existe une homothétie de centre $C$ qui envoie $B$ et $D$ sur $X$ et $Y$ respectivement. Cette homothétie envoie le milieu de $[B D]$ sur le milieu de $[X Y]$ donc ces deux milieux sont alignés avec $C$, et de même ils sont alignés avec $A$.\n\nRéciproquement, supposons que $(A C)$ passe par le milieu $U$ de $[B D]$. Soit $Y^{\\prime}$ le point d'intersection de $(C Y)$ avec la parallèle à $(B D)$ passant par $X$. Soit $A^{\\prime}=\\left(B Y^{\\prime}\\right) \\cap(D X)$.\n\n\nD'après le paragraphe précédent, $C, A^{\\prime}$ et $U$ sont alignés, donc $A$ appartient à la droite $\\left(C A^{\\prime}\\right)$. De plus, $A$ appartient à $(D X)$, donc $A=\\left(C A^{\\prime}\\right) \\cap(D X)=A^{\\prime}$. On en déduit que $Y=Y^{\\prime}$, et que $X B D Y$ est un parallélogramme.", "metadata": {"resource_path": "French_STS/segmented/fr-ofm-2013-2014-envoi-1-solutions.jsonl", "problem_match": "\nExercice 7.", "solution_match": " solution."}}
+{"year": "2014", "tier": "T2", "problem_label": "8", "problem_type": null, "problem": "Le cercle $\\omega$ passe par les sommets $B$ et $C$ du triangle $A B C$ et coupe les côtés $[A B]$ et $[A C]$ aux points $D$ et $E$ respectivement. Les segments $[C D]$ et $[B E]$ se coupent en un point $O$. Soient $M$ et $N$ les centres des cercles inscrits dans les triangles $A D E$ et $O D E$ respectivement. Montrer que le milieu de l'arc $D E$ (le plus petit des deux arcs) du cercle $\\omega$ se trouve sur la droite ( $M N$ ).", "solution": "\n\nNotons $\\theta=(D E, D F)=(E F, E D)$. On a $2(D F, D M)+2 \\theta=2(D E, D M)=(D E, D A)=$ $\\theta+(D F, D A)=\\theta+(D F, D B)=\\theta+(E F, E B)=2 \\theta+(E D, E O)=\\theta+2(E D, E N)$, donc $\\widehat{F D M}=\\widehat{D E N}$. De même, $\\widehat{M E F}=\\widehat{N D E}$. Notons $\\beta$ et $\\gamma$ ces angles.\n\n\nSoient $P$ et $Q$ les seconds points d'intersection des droites $(D F)$ et $(E F)$ avec le cercle circonscrit au triangle DME. On a\n\n\nComme $D F=D E$, on a $(P Q) / /(D E)$. Avec (4), cela implique que les triangles $D E N$ et $Q M P$ sont homothétiques. De plus, $F$ est le centre de l'homothétie (puisque c'est le point d'intersection des droites $(Q E)$ et $(P D)$ ). Donc la droite $(M N)$ traverse $F$.\n\nAutre", "metadata": {"resource_path": "French_STS/segmented/fr-ofm-2013-2014-envoi-1-solutions.jsonl", "problem_match": "\nExercice 8.", "solution_match": "## Solution."}}
+{"year": "2014", "tier": "T2", "problem_label": "8", "problem_type": null, "problem": "Le cercle $\\omega$ passe par les sommets $B$ et $C$ du triangle $A B C$ et coupe les côtés $[A B]$ et $[A C]$ aux points $D$ et $E$ respectivement. Les segments $[C D]$ et $[B E]$ se coupent en un point $O$. Soient $M$ et $N$ les centres des cercles inscrits dans les triangles $A D E$ et $O D E$ respectivement. Montrer que le milieu de l'arc $D E$ (le plus petit des deux arcs) du cercle $\\omega$ se trouve sur la droite ( $M N$ ).", "solution": "Si on ne pense pas à introduire les points $P$ et $Q$, on peut terminer la démonstration moyennant des calculs trigonométriques un peu pénibles.\n\nNotons $\\varphi$ l'angle $(\\overrightarrow{F M}, \\overrightarrow{E D})$. D'après la loi des sinus dans les triangles $M D F$ et $M E F$, on a\n\n$$\n\\begin{aligned}\n\\frac{M F}{\\sin \\beta} & =\\frac{D F}{\\sin (\\beta+\\varphi+\\theta)} \\\\\n\\frac{M F}{\\sin \\gamma} & =\\frac{E F}{\\sin (\\varphi-\\gamma-\\theta)}\n\\end{aligned}\n$$\n\nComme $D F=E F$, en divisant ces deux égalités on obtient\n\n$$\n\\frac{\\sin \\gamma}{\\sin \\beta}=\\frac{\\sin (\\varphi-\\gamma-\\theta)}{\\sin (\\beta+\\varphi+\\theta)}\n$$\n\nEn utilisant la formule $\\sin (x+y)=\\sin x \\cos y+\\cos x \\sin y$, on en déduit\n\n$$\n\\frac{\\sin \\gamma}{\\sin \\beta}=\\frac{\\sin (\\varphi) \\cos (\\gamma+\\theta)-\\cos \\varphi \\sin (\\gamma+\\theta)}{\\sin (\\varphi) \\cos (\\beta+\\theta)+\\cos \\varphi \\sin (\\beta+\\theta)}\n$$\n\nOn chasse les dénominateurs et on rassemble les termes en $\\sin \\varphi$ et en $\\cos \\varphi$ :\n\n$$\n\\cos \\varphi(\\sin \\gamma \\sin (\\beta+\\theta)+\\sin \\beta \\sin (\\gamma+\\theta)))=\\sin \\varphi(-\\sin \\gamma \\cos (\\beta+\\theta)+\\sin \\beta \\cos (\\gamma+\\theta))\n$$\n\nComme\n\n$$\n\\begin{aligned}\n- & \\sin \\gamma \\cos (\\beta+\\theta)+\\sin \\beta \\cos (\\gamma+\\theta) \\\\\n& =-\\sin \\gamma(\\cos \\beta \\cos \\theta-\\sin \\beta \\sin \\theta)+\\sin \\beta(\\cos \\gamma \\cos \\theta-\\sin \\gamma \\sin \\theta) \\\\\n& =\\cos \\theta \\sin (\\beta-\\gamma),\n\\end{aligned}\n$$\n\non obtient\n\n$$\n\\tan \\varphi=\\frac{\\sin \\gamma \\sin (\\beta+\\theta)+\\sin \\beta \\sin (\\gamma+\\theta)}{\\cos \\theta \\sin (\\beta-\\gamma)}\n$$\n\nSoit $\\varphi^{\\prime}=(F N, D E)$. Le calcul de $\\tan \\varphi^{\\prime}$ est identique, en remplaçant $(\\beta, \\gamma, \\theta)$ par $(\\beta+\\theta, \\gamma+\\theta,-\\theta)$. Or, l'expression de $\\tan \\varphi$ est invariante par cette transformation, donc $\\tan \\varphi^{\\prime}=\\tan \\varphi$, d'où $F, M, N$ sont alignés.", "metadata": {"resource_path": "French_STS/segmented/fr-ofm-2013-2014-envoi-1-solutions.jsonl", "problem_match": "\nExercice 8.", "solution_match": " solution."}}
+{"year": "2014", "tier": "T2", "problem_label": "9", "problem_type": null, "problem": "Un cercle de centre $O$ est inscrit dans un quadrilatère $A B C D$ dont les côtés ne sont pas parallèles. Montrer que le point $O$ coïncide avec le point d'intersection des lignes médianes du quadrilatère si et seulement si $O A \\cdot O C=O B \\cdot O D$. (Une ligne médiane du quadrilatère est une droite reliant les milieux des côtés opposés.)", "solution": "Soient $I$ et $J$ les milieux des côtés $[A B]$ et $[C D]$ respectivement. Les droites $(A B)$ et $(C D)$ se coupent au point $P$. Sans perte de généralité, on peut supposer que $P$ est le point d'intersection des demi-droites $[A B)$ et $[C D)$.\n\n\n1) Supposons que $O$ est le point d'intersection des lignes médianes du quadrilatère $A B C D$. Alors $O$ est le milieu du segment $[I J]$, parce que les milieux des côtés d'un quadrilatère sont les sommets d'un parallélogramme. Puis, $[P O]$ est la bissectrice et la médiane issus de $P$ du triangle $I P J$, donc $I P J$ est isocèle en $P$ et $\\widehat{B I O}=\\widehat{C J O}$. En outre,\n\n$$\n\\widehat{I B O}+\\widehat{J C O}=\\frac{1}{2}(\\widehat{A B C}+\\widehat{B C D})=\\frac{1}{2}(\\pi+\\widehat{B P C})=\\pi-\\widehat{P I J}=\\widehat{I B O}+\\widehat{I O B}\n$$\n\nAlors $\\widehat{J C O}=\\widehat{I O B}$ et les triangles $O I B$ et $C J O$ sont semblables. On obtient que $\\frac{O B}{O C}=$ $\\frac{I B}{J O}$. De même, on a $\\frac{O A}{O D}=\\frac{I A}{J O}$. Comme $I B=I A$, on obtient $O A \\cdot O C=O B \\cdot O D$.\n2) On suppose maintenant que $O A \\cdot O C=O B \\cdot O D$. On note que\n\n$$\n\\begin{aligned}\n\\widehat{A O B}+\\widehat{C O D} & =(\\pi-\\widehat{O A B}-\\widehat{O B A})+(\\pi-\\widehat{O C D}-\\widehat{O D C}) \\\\\n& =\\pi-\\frac{1}{2}(\\widehat{D A B}+\\widehat{A B C}+\\widehat{B C D}+\\widehat{C D A})=\\pi\n\\end{aligned}\n$$\n\nPar conséquent, si on construit les parallélogrammes $O A K B$ et $C O D L$ à partir des triangles $O A B$ et $O C D$, ces parallélogrammes seront semblables, parce que $\\frac{O A}{A K}=\\frac{O A}{O B}=$ $\\frac{D O}{O C}=\\frac{D O}{D L}$. En particulier, les triangles $O I B$ et $C J O$ sont également semblables, parce qu'ils se correspondent mutuellement dans les parallélogrammes semblables $O A K B$ et $C O D L . \\mathrm{Il}$ vient\n\n$$\n\\widehat{I O B}=\\widehat{O C J}=\\widehat{O C B}, \\quad \\widehat{C O J}=\\widehat{I B O}=\\widehat{O B C}\n$$\n\nOn obtient que\n\n$$\n\\widehat{I O B}+\\widehat{B O C}+\\widehat{C O J}=\\widehat{O C B}+\\widehat{B O C}+\\widehat{O B C}=\\pi,\n$$\n\ndonc $O$ se trouve sur $(I J)$. De même, $O$ se trouve sur l'autre ligne médiane du quadrilatère $A B C D$.\n\nAutre", "metadata": {"resource_path": "French_STS/segmented/fr-ofm-2013-2014-envoi-1-solutions.jsonl", "problem_match": "\nExercice 9.", "solution_match": "\n\nSolution."}}
+{"year": "2014", "tier": "T2", "problem_label": "9", "problem_type": null, "problem": "Un cercle de centre $O$ est inscrit dans un quadrilatère $A B C D$ dont les côtés ne sont pas parallèles. Montrer que le point $O$ coïncide avec le point d'intersection des lignes médianes du quadrilatère si et seulement si $O A \\cdot O C=O B \\cdot O D$. (Une ligne médiane du quadrilatère est une droite reliant les milieux des côtés opposés.)", "solution": "On peut résoudre l'exercice par une méthode analytique utilisant les nombres complexes. Les calculs sont longs mais pas impraticables.\n\nNotons $U, V, W, X$ les points de contact des droites $(A B),(B C),(C D)$ et $(D A)$ avec le cercle. On peut supposer que le cercle est de centre 0 et de rayon 1 . Notons $a, b, c, d, u, v, w, x$ les affixes des points $A, B, C, D, U, V, W, X$.\n\n\nUn point d'affixe $z$ appartient à $(A B)$ si et seulement si $z-u$ est perpendiculaire à $u$, ce qui s'écrit $0=\\bar{u}(z-u)+u(\\bar{z}-\\bar{u})$, ou encore $\\bar{u} z+u \\bar{z}=2$. Comme $\\bar{u}=1 / u$, ceci s'écrit encore $z+u^{2} \\bar{z}=2 u$. De même, l'équation de la droite $(A D)$ est $z+x^{2} \\bar{z}=2 x$. En combinant ces deux équations, on trouve que\n\n$$\na=\\frac{2 u x}{u+x} .\n$$\n\nDe même, on a $b=\\frac{2 u v}{u+v}, c=\\frac{2 v w}{v+w}$ et $d=\\frac{2 w x}{w+x}$.\nOn calcule que $4 O A^{-2}=|u+x|^{2}=2+u \\bar{x}+\\bar{u} x$. On a des expressions analogues pour $4 O B^{-2}$, etc. Par conséquent,\n\n$$\n\\begin{aligned}\nO A \\cdot O C & =O B \\cdot O D \\\\\n& \\Longleftrightarrow \\quad(2+u \\bar{x}+\\bar{u} x)(2+v \\bar{w}+\\bar{v} w)=(2+u \\bar{v}+\\bar{u} v)(2+w \\bar{x}+\\bar{w} x) \\\\\n& \\Longleftrightarrow \\quad u x(2+u \\bar{x}+\\bar{u} x) v w(2+v \\bar{w}+\\bar{v} w)=u v(2+u \\bar{v}+\\bar{u} v) w x(2+w \\bar{x}+\\bar{w} x) \\\\\n& \\Longleftrightarrow \\quad\\left(2 u x+u^{2}+x^{2}\\right)\\left(2 v w+v^{2}+w^{2}\\right)=\\left(2 u v+u^{2}+v^{2}\\right)\\left(2 w x+x^{2}+w^{2}\\right) \\\\\n& \\Longleftrightarrow \\quad 2 u v^{2} x+2 u w^{2} x+2 u^{2} v w+u^{2} v^{2}+2 v w x^{2}+w^{2} x^{2} \\\\\n& =2 u v x^{2}+2 u v w^{2}+2 u^{2} w x+u^{2} x^{2}+2 v^{2} w x+v^{2} w^{2} \\\\\n& \\Longleftrightarrow 2(u-w) v^{2} x-2(u-w) u w x+2(u-w) u v w \\\\\n& \\quad-2(u-w) v x^{2}+(u-w)(u+w) v^{2}-(u-w)(u+w) x^{2}=0 \\\\\n& \\Longleftrightarrow 2 v^{2} x-2 u w x+2 u v w-2 v x^{2}+u v^{2}+v^{2} w-u x^{2}-w x^{2}=0 \\\\\n& \\Longleftrightarrow \\quad 2 v x(v-x)+(v-x) w(v+x)+2 u w(v-x)+u(v+x)(v-x)=0 \\\\\n& \\Longleftrightarrow 2 v x+v w+v x+2 u w+u v+u x=0 \\\\\n& \\Longleftrightarrow 2(u w+x v)+(x+v)(u+w)=0 .\n\\end{aligned}\n$$\n\nD'autre part, $O$ appartient à la droite passant par les milieux de $[A D]$ et de $[B C]$ si et seulement si $0, \\frac{a+d}{2}$ et $\\frac{b+c}{2}$ sont alignés, ce qui se traduit par le fait que $\\frac{a+d}{b+c}$ est réel, c'est-à-dire\n\n$$\n\\frac{\\frac{u x}{u+x}+\\frac{x w}{x+w}}{\\frac{u v}{u+v}+\\frac{v w}{v+w}}=\\frac{\\frac{1}{u+x}+\\frac{1}{w+x}}{\\frac{1}{u+v}+\\frac{1}{v+w}}\n$$\n\nOn multiplie les numérateurs de chaque membre par $(u+x)(x+w)$ et les dénominateurs par $(u+v)(v+w)$, ce qui donne successivement\n\n$$\n\\begin{aligned}\n& \\frac{x[u(x+w)+w(u+x)]}{v[u(v+w)+w(u+v)]}=\\frac{2 x+(u+w)}{2 v+(u+w)} \\\\\n& \\quad \\Longleftrightarrow \\quad x[2 u w+u(u+w)][2 v+(u+w)]=v[2 u w+v(u+w)][2 x+(u+w)] \\\\\n& \\Longleftrightarrow \\quad 2 x u w(u+w)+2 x^{2} v(u+w)+x^{2}(u+w)^{2} \\\\\n& \\quad=2 v u w(u+w)+2 x v^{2}(u+w)+v^{2}(u+w)^{2} \\\\\n& \\quad \\Longleftrightarrow \\quad 2(x-v) u w(u+w)+2(x-v) x v(u+w)+(x-v)(x+v)(u+w)^{2}=0\n\\end{aligned}\n$$\n\nComme les côtés opposés ne sont pas parallèles, on a $u+w \\neq 0$. En simplifiant par $(x-v)(u+w)$, on obtient la condition $2 u w+2 x v+(x+v)(u+w)=0$ qui est la même que la précédente.\n\nOn en conclut que $O A \\cdot O C=O B \\cdot O D$ si et seulement si $O$ appartient à la droite passant par les milieux de $[A D]$ et de $[B C]$. De même, on montre que $O A \\cdot O C=O B \\cdot O D$ si et seulement si $O$ appartient à la droite passant par les milieux de $[A B]$ et de $[C D]$.", "metadata": {"resource_path": "French_STS/segmented/fr-ofm-2013-2014-envoi-1-solutions.jsonl", "problem_match": "\nExercice 9.", "solution_match": " solution."}}
diff --git a/French_STS/segmented/fr-ofm-2013-2014-envoi-2-solutions.jsonl b/French_STS/segmented/fr-ofm-2013-2014-envoi-2-solutions.jsonl
new file mode 100644
index 0000000000000000000000000000000000000000..f75b86a23eeda51dddac8fe83e30563c73fc36c7
--- /dev/null
+++ b/French_STS/segmented/fr-ofm-2013-2014-envoi-2-solutions.jsonl
@@ -0,0 +1,9 @@
+{"year": "2014", "tier": "T2", "problem_label": "1", "problem_type": null, "problem": "On dit qu'un nombre à 9 chiffres est intéressant si chaque chiffre de 1 à 9 y apparaît une unique fois, que les chiffres de 1 à 5 y apparaissent dans l'ordre mais pas les chiffres de 1 à 6 , par exemple 189236457 .\n\nCombien y a-t-il de nombres intéressants?", "solution": "de l'exercice 1 Pour construire un nombre intéressant, on peut placer d'abord les chiffres de 1 à 5 , puis intercaler le 6 quelque part, puis le 7 , le 8 et le 9 . L'ordre des chiffres de 1 à 5 est imposé. Ensuite, le 6 peut être placé n'importe où sauf après le 5 car les chiffres de 1 à 6 ne sont pas dans l'ordre. Il y a donc 5 manières de placer le 6 . Ensuite, on peut placer le 7 n'importe où, donc il y a 7 manières de le placer, et de même 8 manières de placer le 8 et 9 pour le 9.\n\nIl y a donc $5 * 7 * 8 * 9=2520$ nombres intéressants.", "metadata": {"resource_path": "French_STS/segmented/fr-ofm-2013-2014-envoi-2-solutions.jsonl", "problem_match": "\nExercice 1", "solution_match": "\nSolution "}}
+{"year": "2014", "tier": "T2", "problem_label": "2", "problem_type": null, "problem": "Dans un pays, il y a n villes. Deux villes quelconques sont toujours reliées soit par une autoroute, soit par une ligne de train. Montrer qu'un des deux moyens de transport permet de relier n'importe quelle ville à n'importe quelle autre.", "solution": "de l'exercice 2\n On raisonne par récurrence sur $n$ : pour $n=1$ ou $n=2$, le résultat est immédiat. Supposons qu'on l'a montré au rang $n$, et considérons $n+1$ villes :\n\nOn isole une des villes, appelons-la par exemple Paris. Alors un des deux moyens de transports permet de relier entre elles toutes les villes sauf Paris. Supposons que c'est la voiture:\n\n- si Paris est relié à une ville par une autoroute par exemple Lyon, on peut en voiture aller de Paris à Lyon, puis à n'importe quelle autre ville d'après l'hypothèse de récurrence.\n- sinon, Paris est relié à toutes les villes par une ligne de train, donc on peut aller de n'importe quelle ville à n'importe quelle ville en train en passant par Paris.", "metadata": {"resource_path": "French_STS/segmented/fr-ofm-2013-2014-envoi-2-solutions.jsonl", "problem_match": "\nExercice 2", "solution_match": "\n\nSolution "}}
+{"year": "2014", "tier": "T2", "problem_label": "32014", "problem_type": null, "problem": "scientifiques participent à un congrès, chaque scientifique étant soit un mathématicien, soit un physicien. Bien sûr, les physiciens mentent toujours et les mathématiciens disent toujours la vérité, sauf quand ils se trompent. Lors du dîner final, tous sont assis en rond autour d'une table, et chacun prétend se trouver entre un mathématicien et un physicien. Il se trouve qu'exactement un mathématicien distrait s'est trompé. Combien y a-t-il de physiciens au congrès?", "solution": "de l'exercice 3 Si 2 physiciens sont assis côté à côté, comme ils ont menti, ils ne sont pas entre un physicien et un mathématicien, donc chacun est entre deux physiciens, et ainsi de suite, donc le congrès n'accueille que des physiciens, ce qui est absurde car il y a au moins un mathématicien (celui qui s'est trompé...). Chaque physicien est donc entre deux mathématiciens.\n\nD'autre part, chaque mathématicien est entre un mathématicien et un physicien, sauf celui qui s'est trompé. Appelons-le Thomas : si Thomas est entre deux physiciens, alors on a partout ailleurs une alternance de deux mathématiciens, un physicien... Mais alors, si il y a k paires de mathématiciens côte à côte, il y a $2 k+1$ mathématiciens et $k+1$ physiciens, donc $3 k+2$ scientifiques, ce qui est absurde car $3 k+2 \\neq 2014$.\n\nThomas est donc entre deux mathématiciens, donc on a trois mathématiciens côté à côte, et les autres par paires. Si il y a $k$ paires, alors on a $2 k+3$ mathématiciens et $k+1$ physiciens donc $3 k+4=2014$ donc $k=670$ et il y a 671 physiciens.\n\n## Exercices communs", "metadata": {"resource_path": "French_STS/segmented/fr-ofm-2013-2014-envoi-2-solutions.jsonl", "problem_match": "\nExercice 32014", "solution_match": "\n\nSolution "}}
+{"year": "2014", "tier": "T2", "problem_label": "4", "problem_type": null, "problem": "Montrer que tout polyèdre a deux faces qui ont le même nombre de sommets.", "solution": "de l'exercice 4 Soit $n$ le nombre de faces du polyèdre, et soit $F$ une face fixée : les arêtes de $F$ séparent $F$ de faces toutes différentes, donc le nombre d'arêtes de $F$ est inférieur ou égal au nombre de faces autres que $F$. De plus, $F$ a au moins 3 arêtes. Chaque face a autant d'arêtes que de sommet, donc toute face a un nombre de sommets compris entre 3 et $n-1$, soit $n-3$ possibilités. D'après le principe des tiroirs, il existe donc deux faces qui ont le même nombre de sommets.", "metadata": {"resource_path": "French_STS/segmented/fr-ofm-2013-2014-envoi-2-solutions.jsonl", "problem_match": "\nExercice 4", "solution_match": "\nSolution "}}
+{"year": "2014", "tier": "T2", "problem_label": "5", "problem_type": null, "problem": "Sur un échiquier 5 sur 5, on a placé sur des cases différentes k cavaliers, de telle manière que chacun peut en prendre exactement 2 autres.\n\nQuelle est la plus grande valeur possible de k?", "solution": "de l'exercice 5 La configuration suivante donne un exemple avec 16 cavaliers :\n\n\nOn montre maintenant que c'est optimal : quitte à échanger les couleurs, on peut supposer le centre noir. Notons $k$ le nombre de cavaliers sur une case noire, $l$ le nombre de cavaliers sur une case blanche et $N$ le nombre de manière de choisir deux cavaliers en prise : sur deux tels cavaliers, un est sur une case noire donc il y a $k$ manières de le choisir, puis 2 manières de choisir un cavalier sur une case blanche qu'il peut prendre, donc $\\mathrm{N}=2 \\mathrm{k}$, mais le même raisonnement donne $N=2 l$ donc $k=l$.\n\nSi il y a un cavalier au centre de l'échiquier, il a accès à 8 cases blanches donc au moins 6 cases blanches sont inoccupées donc $l \\leqslant 12-6=6$ donc $k+l \\leqslant 12$. On peut donc supposer le centre vide.\n\nSi il y a un cavalier sur une case blanche qui touche le centre, il a accès à 6 cases, donc 4 d'entre elles sont inoccupées. Le centre l'est aussi, donc $k \\leqslant 13-5=8$ et $k+l \\leqslant 16$, ce qu'on veut montrer.\n\nSi enfin le centre et ses voisins immédiats sont inoccupés, alors les coins le sont aussi car il ne peuvent avoir de cavaliers en prise, ce qui ne laisse que les 16 cases de la figure ci-dessus.", "metadata": {"resource_path": "French_STS/segmented/fr-ofm-2013-2014-envoi-2-solutions.jsonl", "problem_match": "\nExercice 5", "solution_match": " Solution "}}
+{"year": "2014", "tier": "T2", "problem_label": "6", "problem_type": null, "problem": "Soit $\\mathrm{n} \\in \\mathbb{N}^{*}$. Montrer qu'il est possible de partitionner $\\{1,2, \\ldots, \\mathrm{n}\\}$ en deux sousensembles $A$ et $B$ tels que la somme des éléments de $A$ soit égale au produit des éléments de B.", "solution": "de l'exercice 6 A priori, l'ensemble B doit être bien plus petit que A. On va donc chercher un $B$ avec un petit nombre d'éléments. En testant des petites valeurs de $n$, on peut penser à chercher $B$ sous la forme $\\{1, a, b\\}$ avec $a, b \\neq 1$ et $a \\neq b$.\n\nOn a alors $\\prod_{x \\in B} x=a b$, et :\n\n$$\n\\begin{aligned}\n\\sum_{x \\in \\mathcal{A}} & =\\sum_{x=1}^{n} x-1-a-b \\\\\n& =\\frac{n(n+1)}{2}-a-b-1\n\\end{aligned}\n$$\n\nOn veut donc $\\frac{n(n+1)}{2}=a b+a+b+1=(a+1)(b+1)$, donc il suffit d'écrire $\\frac{n(n+1)}{2}$ comme un produit. Or, si $n$ est pair, on peut prendre $a+1=\\frac{n}{2}$ et $b+1=n+1$, soit $a=\\frac{n}{2}-1$ et $b=n$. Si $n$ est impair, on prend $a=\\frac{n-1}{2}$ et $b=n-1$. Dans les deux cas, l'hypothèse $n \\geqslant 5$ permet de vérifier facilement que 1, a et $b$ sont deux à deux distincts.", "metadata": {"resource_path": "French_STS/segmented/fr-ofm-2013-2014-envoi-2-solutions.jsonl", "problem_match": "\nExercice 6", "solution_match": "\n\nSolution "}}
+{"year": "2014", "tier": "T2", "problem_label": "7", "problem_type": null, "problem": "On se donne $n$ points du plan, tels que trois quelconques d'entre eux ne sont jamais alignés. Chacun est colorié en rouge ou en bleu. On suppose qu'il y a exactement un point bleu à l'intérieur de chaque triangle dont les sommets sont rouges, et un point rouge à l'intérieur de chaque triangle dont les sommets sont bleus.\n\nQuelle est la plus grande valeur possible de n?\n\n## Exercices groupe A", "solution": "de l'exercice 7 On montre d'abord que les points bleus forment un polygone convexe: si ce n'était pas le cas, on pourrait trouver un point bleu à l'intérieur d'un polygone bleu, donc on en découpant ce polygone en triangles, on pourrait trouver un point bleu à l'intérieur d'un triangle bleu. Le grand triangle bleu doit contenir un unique point rouge, mais on peut le découper en trois triangles qui contiennent chacun un unique point rouge, ce qui est absurde.\n\nLes points bleus forment donc un polygone convexe, de même que les rouges. De plus, il y a au maximum 2 points rouges à l'intérieur du polygone bleu, car s'il y en avait 3 ils formeraient un triangle sans point bleu à l'intérieur.\n\nEnfin, si $k$ est le nombre de points bleus, on peut découper le polygone bleu en $k-2$ triangles, qui chacun doivent contenir un point rouge, donc $k-2 \\leqslant 2$ et $k \\leqslant 4$. De même, il y a au plus 4 points rouges donc $\\mathrm{n} \\leqslant 8$. On peut alors vérifier que la configuration à 8 points suivante convient:\n", "metadata": {"resource_path": "French_STS/segmented/fr-ofm-2013-2014-envoi-2-solutions.jsonl", "problem_match": "\nExercice 7", "solution_match": "\n\nSolution "}}
+{"year": "2014", "tier": "T2", "problem_label": "8", "problem_type": null, "problem": "La ville de Gotham City est un grand rectangle, découpé en pâtés de maisons rectangulaires plus petits par des rues parallèles aux bords de la ville. On suppose qu'il y a au moins une rue, et qu'aucune rue ne traverse la ville de part en part.\n\nMontrer qu'il existe un pâté de maison qui ne touche pas le bord de la ville.", "solution": "de l'exercice 8\nBatman explore la ville selon le procédé suivant : il part du bord de la ville (du point rouge sur la figure) et suit jusqu'au bout une rue (l'Avenue du Joker par exemple) qui s'enfonce à l'intérieur. Comme l'Avenue de Joker ne traverse pas la ville de part en part, elle débouche sur une autre (appelons-la Boulevard Double-Face). Mais le Boulevard Double-Face ne traverse pas non plus Gotham City de part en part, donc va déboucher sur une autre rue soit à gauche, soit à droite, soit éventuellement des deux côtés. Si le Boulevard débouche sur une nouvelle rue à gauche, Batman part vers la gauche. Sinon, il part vers la droite. Il continue ainsi...\n\nIl est alors clair que Batman ne sortira jamais de Gotham. Mais le nombre de rues est fini, donc il finira forcément par passer deux fois par un même point. On suppose par exemple que le premier point où il passe deux fois de suite est la Place Ra's Al Ghul (en bleu sur la figure) : entre ses deux passages, il a fait le tour d'une certaine zone, sans toucher le bord de la ville. Tout pâté de maison dans cette zone convient, comme celui colorié en vert.\n", "metadata": {"resource_path": "French_STS/segmented/fr-ofm-2013-2014-envoi-2-solutions.jsonl", "problem_match": "\nExercice 8", "solution_match": " Solution "}}
+{"year": "2014", "tier": "T2", "problem_label": "9", "problem_type": null, "problem": "Soient E un ensemble de cardinal n et $\\mathscr{F}$ un ensemble de parties de E avec $|\\mathscr{F}|=$ $2^{\\text {n-1 }}$ tel que pour tous $A, B$ et $C$ dans $\\mathscr{F}, A \\cap B \\cap C$ est non vide.\n\nMontrer que l'intersection de tous les éléments de $\\mathscr{F}$ est non vide.", "solution": "de l'exercice 9 Si $A \\subset E$, on notera $A^{c}$ son complémentaire: l'ensemble des parties de $E$ est partitionné en $2^{n-1}$ doubletons de la forme $\\left\\{A, A^{c}\\right\\}$ où $A \\subset E$. Or, il est impossible que les deux éléments d'un doubleton soient dans $\\mathscr{F}$, car leur intersection est vide, donc $\\mathscr{F}$ contient exactement un élément de chaque doubleton.\n\nSoient donc $A$ et $B$ dans $\\mathscr{F}$ : on va montrer que $A \\cap B \\in \\mathscr{F}$. D'après ce qu'on vient de dire, il suffit de montrer $(A \\cap B)^{c} \\notin \\mathscr{F}$. Or, ceci est vrai car $A \\cap B \\cap(A \\cap B)^{c}$ est vide.\n\nPar récurrence sur $k$, on en déduit que pour tous $A_{1}, A_{2}, \\ldots, A_{k}$ de $\\mathscr{F}, A_{1} \\cap A_{2} \\cap \\ldots \\cap A_{k} \\in \\mathscr{F}$. En effet, c'est vrai pour $k=2$ et si on l'a montré pour $k$, alors :\n\n$$\nA_{1} \\cap A_{2} \\cap \\ldots \\cap A_{k}=\\left(A_{1} \\cap A_{2} \\cap \\ldots \\cap A_{k-1}\\right) \\cap A_{k}\n$$\n\nest l'intersection de deux éléments de $\\mathscr{F}$, donc est dans $\\mathscr{F}$.\n\nComme $\\mathscr{F}$ est fini, l'intersection de tous les éléments de $\\mathscr{F}$ est dans $\\mathscr{F}$. Or, l'ensemble vide ne peut pas être dans $\\mathscr{F}$ car son intersection avec lui-même est vide, donc l'intersection de tous les éléments de $\\mathscr{F}$ n'est pas vide.", "metadata": {"resource_path": "French_STS/segmented/fr-ofm-2013-2014-envoi-2-solutions.jsonl", "problem_match": "\nExercice 9", "solution_match": "\nSolution "}}
diff --git a/French_STS/segmented/fr-ofm-2013-2014-envoi-3-solutions.jsonl b/French_STS/segmented/fr-ofm-2013-2014-envoi-3-solutions.jsonl
new file mode 100644
index 0000000000000000000000000000000000000000..ab95f23b9e846bc52157004caf248600dc1390bf
--- /dev/null
+++ b/French_STS/segmented/fr-ofm-2013-2014-envoi-3-solutions.jsonl
@@ -0,0 +1,14 @@
+{"year": "2014", "tier": "T2", "problem_label": "1", "problem_type": null, "problem": "Existe-t-il des réels $\\mathrm{a}, \\mathrm{b}, \\mathrm{c}, \\mathrm{d}>0$ et $e, f, \\mathrm{~g}, \\mathrm{~h}<0$ vérifiant simultanément\n\n$$\na e+b c>0, e f+c g>0, f d+g h>0 \\text { et } d a+h b>0 ?\n$$", "solution": "de l'exercice 1 Non, il n'en existe pas. Par l'absurde : supposons qu'il existe de tels réels.On commence par réécrire les inégalités, mais avec uniquement des termes positifs. On a donc\n\n$$\nb c>a(-e) \\text { et }(-e)(-f)>c(-g) \\text { et }(-g)(-h)>(-f) d \\text { et da }>(-h) b\n$$\n\nSi l'on multiplie toutes ces inégalités membres à membres (et, comme tout est positif, il n'y a aucun danger), il vient abcdefgh > abcbdefgh, d'où la contradiction cherchée.\n", "metadata": {"resource_path": "French_STS/segmented/fr-ofm-2013-2014-envoi-3-solutions.jsonl", "problem_match": "\nExercice 1.", "solution_match": "\n\nSolution "}}
+{"year": "2014", "tier": "T2", "problem_label": "2", "problem_type": null, "problem": "Soit $a, b, c$ des réels tels que $-1 \\leqslant a x^{2}+b x+c \\leqslant 1$ pour $x=-1, x=0$ et $x=1$. Prouver que\n\n$$\n-\\frac{5}{4} \\leqslant a x^{2}+b x+c \\leqslant \\frac{5}{4} \\text { pour tout réel } x \\in[-1,1]\n$$", "solution": "de l'exercice 2 Posons $\\mathrm{P}(\\mathrm{x})=\\mathrm{ax}{ }^{2}+\\mathrm{bx}+\\mathrm{c}$. Alors $\\mathrm{P}(-1)=\\mathrm{a}-\\mathrm{b}+\\mathrm{c}, \\mathrm{P}(0)=\\mathrm{c}$ et $\\mathrm{P}(1)=$ $\\mathrm{a}+\\mathrm{b}+\\mathrm{c}$. Et, d'après l'énoncé, on a $|\\mathrm{P}(-1)| \\leqslant 1,|\\mathrm{P}(0)| \\leqslant 1$ et $|\\mathrm{P}(1)| \\leqslant 1$.\nOr, pour tout réel $\\chi$, on vérifie directement que\n\n$$\nP(x)=\\frac{x(x+1)}{2} P(1)-\\frac{x(1-x)}{2} P(-1)+\\left(1-x^{2}\\right) P(0)\n$$\n\n- Soit $x \\in[0 ; 1]$. D'après (1) et l'inégalité triangulaire, il vient\n\n$$\n\\begin{aligned}\n|\\mathrm{P}(x)| & \\leqslant \\frac{x(x+1)}{2}|\\mathrm{P}(1)|+\\frac{x(1-x)}{2}|\\mathrm{P}(-1)|+\\left(1-x^{2}\\right)|\\mathrm{P}(0)| \\\\\n& \\leqslant \\frac{x(x+1)}{2}+\\frac{x(1-x)}{2}+\\left(1-x^{2}\\right) \\\\\n& =-x^{2}+x+1 \\\\\n& =\\frac{5}{4}-\\left(x-\\frac{1}{2}\\right)^{2}\n\\end{aligned}\n$$\n\nEt ainsi $|P(x)| \\leqslant \\frac{5}{4}$.\n\n- Soit $x \\in[-1 ; 0]$. D'après (1) et l'inégalité triangulaire, il vient cette fois\n\n$$\n\\begin{aligned}\n& \\leqslant-\\frac{x(x+1)}{2}|P(1)|-\\frac{x(1-x)}{2}|P(-1)|+\\left(1-x^{2}\\right)|P(0)| \\\\\n& \\leqslant-\\frac{x(x+1)}{2}-\\frac{x(1-x)}{2}+\\left(1-x^{2}\\right) \\\\\n& =-x^{2}-x+1 \\\\\n& =\\frac{5}{4}-\\left(x+\\frac{1}{2}\\right)^{2}\n\\end{aligned}\n$$\n\nEt ainsi $|\\mathrm{P}(\\mathrm{x})| \\leqslant \\frac{5}{4}$, à nouveau.\nFinalement, pour tout $x \\in[-1 ; 1]$, on a $|\\mathrm{P}(\\mathrm{x})| \\leqslant \\frac{5}{4}$.\n", "metadata": {"resource_path": "French_STS/segmented/fr-ofm-2013-2014-envoi-3-solutions.jsonl", "problem_match": "\nExercice 2.", "solution_match": "\n\nSolution "}}
+{"year": "2014", "tier": "T2", "problem_label": "3", "problem_type": null, "problem": "Prouver que, pour tout réel $a \\geqslant 0$, on a\n\n$$\na^{3}+2 \\geqslant a^{2}+2 \\sqrt{a}\n$$", "solution": "de l'exercice 3 Pour tout réel $a \\geqslant 0$, on a\n\n$$\n\\begin{aligned}\na^{3}-a^{2}-2 \\sqrt{a}+2 & =a^{2}(a-1)-2(\\sqrt{a}-1) \\\\\n& =a^{2}(\\sqrt{a}-1)(\\sqrt{a}+1)-2(\\sqrt{a}-1) \\\\\n& =(\\sqrt{a}-1)\\left(a^{2}(\\sqrt{a}+1)-2\\right) .(1)\n\\end{aligned}\n$$\n\nOr:\n\n- Si $a \\geqslant 1$ alors $\\sqrt{a} \\geqslant 1$ et $a^{2} \\geqslant 1$. Ainsi, on a $\\sqrt{a}-1 \\geqslant 0$ et $a^{2}(\\sqrt{a}+1) \\geqslant 2$. Par suite, chacun des facteurs de (1) est positif, ce qui assure que le produit est positif.\n- Si $a \\leqslant 1$ alors $\\sqrt{a} \\leqslant 1$ et $a^{2} \\leqslant 1$. Ainsi, on a $\\sqrt{a}-1 \\leqslant 0$ et $a^{2}(\\sqrt{a}+1) \\leqslant 2$. Par suite, chacun des deux facteurs de (1) est négatif, et le produit est donc encore positif.\n\nFinalement, pour tout réel $a \\geqslant 0$, on a $a^{3}-a^{2}-2 \\sqrt{a}+2 \\geqslant 0$ ou encore $a^{3}+2 \\geqslant a^{2}+2 \\sqrt{a}$.\n\n## Exercices Communs", "metadata": {"resource_path": "French_STS/segmented/fr-ofm-2013-2014-envoi-3-solutions.jsonl", "problem_match": "\nExercice 3.", "solution_match": "\n\nSolution "}}
+{"year": "2014", "tier": "T2", "problem_label": "4", "problem_type": null, "problem": "Prouver que si $n$ est un entier strictement positif, l'expression\n\n$$\n\\frac{\\sqrt{n+\\sqrt{0}}+\\sqrt{n+\\sqrt{1}}+\\sqrt{n+\\sqrt{2}}+\\cdots \\sqrt{n+\\sqrt{n^{2}-1}}+\\sqrt{n+\\sqrt{n^{2}}}}{\\sqrt{n-\\sqrt{0}}+\\sqrt{n-\\sqrt{1}}+\\sqrt{n-\\sqrt{2}}+\\cdots \\sqrt{n-\\sqrt{n^{2}-1}}+\\sqrt{n-\\sqrt{n^{2}}}}\n$$\n\nest indépendante de n .", "solution": "de l'exercice 4 En calculant le carré de chacun des deux membres, on déduit que, pour tous réels $a, b$ tels que $0 \\leqslant b \\leqslant a$, on a\n\n$$\n\\sqrt{a+\\sqrt{a^{2}-b^{2}}}=\\sqrt{\\frac{a+b}{2}}+\\sqrt{\\frac{a-b}{2}}\n$$\n\nEn particulier, pour tous entiers naturels $n$ et $m$, avec $m \\leqslant n^{2}$, on a\n\n$$\n\\sqrt{n+\\sqrt{m}}=\\sqrt{\\frac{n+\\sqrt{n^{2}-m}}{2}}+\\sqrt{\\frac{n-\\sqrt{n^{2}-m}}{2}}\n$$\n\nSoit $\\mathrm{n}>0$ un entier. On a donc\n\n$$\n\\sum_{m=0}^{n^{2}} \\sqrt{n+\\sqrt{m}}=\\sum_{m=0}^{n^{2}} \\sqrt{\\frac{n+\\sqrt{n^{2}-m}}{2}}+\\sum_{m=0}^{n^{2}} \\sqrt{\\frac{n-\\sqrt{n^{2}-m}}{2}}\n$$\n\nD'où, après réindexation :\n\n$$\n\\begin{aligned}\n\\sum_{m=0}^{n^{2}} \\sqrt{n+\\sqrt{m}} & =\\sum_{m=0}^{n^{2}} \\sqrt{\\frac{n+\\sqrt{m}}{2}}+\\sum_{m=0}^{n^{2}} \\sqrt{\\frac{n-\\sqrt{m}}{2}} \\\\\n& =\\frac{1}{\\sqrt{2}} \\sum_{m=0}^{n^{2}} \\sqrt{n+\\sqrt{m}}+\\frac{1}{\\sqrt{2}} \\sum_{m=0}^{n^{2}} \\sqrt{n-\\sqrt{m}}\n\\end{aligned}\n$$\n\n$\\operatorname{Ainsi}\\left(1-\\frac{1}{\\sqrt{2}}\\right) \\sum_{m=0}^{n^{2}} \\sqrt{n+\\sqrt{m}}=\\frac{1}{\\sqrt{2}} \\sum_{m=0}^{n^{2}} \\sqrt{n-\\sqrt{m}}$\net donc $\\frac{\\sum_{m=0}^{n^{2}} \\sqrt{n+\\sqrt{m}}}{\\sum_{m=0}^{n^{2}} \\sqrt{n-\\sqrt{m}}}=1+\\sqrt{2}$, qui est bien une valeur", "metadata": {"resource_path": "French_STS/segmented/fr-ofm-2013-2014-envoi-3-solutions.jsonl", "problem_match": "\nExercice 4.", "solution_match": "\nSolution "}}
+{"year": "2014", "tier": "T2", "problem_label": "5", "problem_type": null, "problem": "Soit ( $a_{n}$ ) une suite définie par $a_{1}, a_{2} \\in[0,100]$ et\n\n$$\na_{n+1}=a_{n}+\\frac{a_{n-1}}{n^{2}-1} \\quad \\text { pour tout enter } n \\geqslant 2\n$$\n\nExiste-t-il un entier $n$ tel que $a_{n}>2013$ ?", "solution": "de l'exercice 5 La réponse est non.\n\nPlus précisément, montrons par récurrence que l'on a $a_{n} \\leqslant 400$, pour tout $n \\geqslant 0$.\nL'inégalité est vraie pour $\\mathrm{n}=1$ et $\\mathrm{n}=2$, d'après l'énoncé.\nSupposons qu'elle soit vraie pour tout $k \\leqslant n$ pour un certain entier $\\mathrm{n} \\geqslant 2$.\nPour tout $k \\in\\{2, \\cdots, n\\}$, on a $a_{k+1}=a_{k}+\\frac{a_{k-1}}{k^{2}-1}$. En sommant, membre à membre, ces relations et après simplification des termes communs, il vient:\n\n$$\n\\begin{aligned}\na_{n+1} & =a_{2}+\\sum_{k=2}^{n} \\frac{a_{k-1}}{k^{2}-1} \\\\\n& \\leqslant 100+\\sum_{k=2}^{n} \\frac{400}{k^{2}-1}, \\text { d'après l'hypothèse de récurrence et l'énoncé } \\\\\n& =100+200 \\sum_{k=2}^{n}\\left(\\frac{1}{k-1}-\\frac{1}{k+1}\\right) \\\\\n& =100+200\\left(1+\\frac{1}{2}-\\frac{1}{n}-\\frac{1}{n+1}\\right) \\text { après simplification par dominos } \\\\\n& =400-\\frac{200}{n}-\\frac{200}{n+1}\n\\end{aligned}\n$$\n\net donc $a_{n+1} \\leqslant 400$, ce qui achève la récurrence.\n", "metadata": {"resource_path": "French_STS/segmented/fr-ofm-2013-2014-envoi-3-solutions.jsonl", "problem_match": "\nExercice 5.", "solution_match": "\nSolution "}}
+{"year": "2014", "tier": "T2", "problem_label": "6", "problem_type": null, "problem": "Déterminer la plus grande valeur possible et la plus petite valeur possible de\n\n$$\n\\sqrt{4-a^{2}}+\\sqrt{4-b^{2}}+\\sqrt{4-c^{2}}\n$$\n\nlorsque $a, b, c$ sont des réels strictement positifs vérifiant $a^{2}+b^{2}+c^{2}=6$.", "solution": "de l'exercice 6 Tout d'abord, on note que si l'on veut que l'expression ait un sens, il faut $\\mathrm{a}, \\mathrm{b}, \\mathrm{c} \\in$ [0; 2].\n\nD'après l'inégalité de Cauchy-Schwarz, on a\n$\\left(\\sqrt{4-a^{2}}+\\sqrt{4-b^{2}}+\\sqrt{4-c^{2}}\\right)^{2} \\leqslant 3\\left(4-a^{2}+4-b^{2}+4-c^{2}\\right)=18$,\nc.à.d. $\\sqrt{4-\\mathrm{a}^{2}}+\\sqrt{4-\\mathrm{b}^{2}}+\\sqrt{4-\\mathrm{c}^{2}} \\leqslant 3 \\sqrt{2}$, avec égalité pour $\\mathrm{a}=\\mathrm{b}=\\mathrm{c}=\\sqrt{2}$.\n\nAinsi, la plus grande valeur possible est $3 \\sqrt{2}$.\nCherchons maintenant la valeur minimale :\nSans perte de généralité, on peut supposer que $a \\leqslant b \\leqslant c$.\nDe $a^{2}+b^{2}+c^{2}=6$, on déduit alors que $3 a^{2} \\leqslant 6$, soit donc $0 \\leqslant a^{2} \\leqslant 2$.\nD'autre part, si $x, y \\geqslant 0$, on a clairement $\\sqrt{x}+\\sqrt{y} \\leqslant \\sqrt{x+y}$, avec égalité si et seulement si $x=0$ ou $\\mathrm{y}=0$.\nIl vient alors\n$\\sqrt{4-a^{2}}+\\sqrt{4-b^{2}}+\\sqrt{4-c^{2}} \\geqslant \\sqrt{4-a^{2}}+\\sqrt{8-b^{2}-c^{2}}=\\sqrt{4-a^{2}}+\\sqrt{2+a^{2}}$,\net, puisque $0 \\leqslant 4-\\mathrm{c}^{2} \\leqslant 4-\\mathrm{b}^{2}$, égalité a lieu si et seulement si $4-\\mathrm{c}^{2}=0$, c.à $\\mathrm{d} . \\mathrm{c}=2$.\nIl reste donc à trouver le minimum de l'expression $\\mathrm{f}(\\mathrm{x})=\\sqrt{4-\\mathrm{x}}+\\sqrt{2+\\mathrm{x}}$, lorsque $x \\in[0 ; 2]$. Or, puisque tout est positif, cela revient à trouver le minimum de $(f(x))^{2}=6+2 \\sqrt{(4-x)(2+x)}$, sous les mêmes conditions.\n\nComme $(4-x)(2+x)=-x^{2}+2 x+8=9-(x-1)^{2}$, la valeur minimale de $\\sqrt{(4-x)(2+x)}$ est $\\sqrt{8}$, avec égalité pour $x=0$.\nAinsi, on a $(\\mathrm{f}(\\mathrm{x}))^{2} \\geqslant 6+2 \\sqrt{8}=(2+\\sqrt{2})^{2}$, ou encore $\\mathrm{f}(\\mathrm{x}) \\geqslant 2+\\sqrt{2}$, avec égalité pour $\\mathrm{x}=0$.\nPar suite, on a $\\sqrt{4-\\mathrm{a}^{2}}+\\sqrt{4-\\mathrm{b}^{2}}+\\sqrt{4-\\mathrm{c}^{2}} \\geqslant 2+\\sqrt{2}$, avec égalité en particulier pour $(\\mathrm{a}, \\mathrm{b}, \\mathrm{c})=$ $(0, \\sqrt{2}, 2)$.\nCela assure que la plus petite valeur cherchée est $2+\\sqrt{2}$.\n\n## Exercices du groupe A", "metadata": {"resource_path": "French_STS/segmented/fr-ofm-2013-2014-envoi-3-solutions.jsonl", "problem_match": "\nExercice 6.", "solution_match": "\nSolution "}}
+{"year": "2014", "tier": "T2", "problem_label": "7", "problem_type": null, "problem": "Déterminer toutes les fonctions $\\mathrm{f}: \\mathbb{R} \\longrightarrow \\mathbb{R}^{+*}$ qui vérifient les trois conditions suivantes pour tous réels $x$ et $y$ :\ni) $f\\left(x^{2}\\right)=f(x)^{2}-2 x f(x)$,\nii) $f(-x)=f(x-1)$,\niii) si $1 0$ le plus petit entier tel que $(a, b, c)$ soit", "metadata": {"resource_path": "French_STS/segmented/fr-ofm-2013-2014-envoi-4-solutions.jsonl", "problem_match": "\nExercice 8.", "solution_match": "\n\nSolution "}}
+{"year": "2014", "tier": "T2", "problem_label": "8", "problem_type": null, "problem": "(Corée 2003) Trouver tous les triplets d'entiers ( $a, b, c$ ) tels que $a \\neq 0$ et\n\n$$\n2 a^{4}+2 a^{2} b^{2}+b^{4}=c^{2}\n$$", "solution": "Si $d=\\operatorname{pgcd}(a, b)$, en divisant l'égalité par $d^{4}$ on voit que $\\left(a / d, b / d, c / d^{2}\\right)$ est également", "metadata": {"resource_path": "French_STS/segmented/fr-ofm-2013-2014-envoi-4-solutions.jsonl", "problem_match": "\nExercice 8.", "solution_match": " solution."}}
+{"year": "2014", "tier": "T2", "problem_label": "8", "problem_type": null, "problem": "(Corée 2003) Trouver tous les triplets d'entiers ( $a, b, c$ ) tels que $a \\neq 0$ et\n\n$$\n2 a^{4}+2 a^{2} b^{2}+b^{4}=c^{2}\n$$", "solution": "On a donc $\\mathrm{d}=1$.\n\nRegardons l'expression $2 a^{4}+2 a^{2} b^{2}+b^{4}$ modulo 8 , et utilisons le fait qu'un carré est congru à 0,1 ou 4 modulo 8 : si a est impair, alors $2 a^{4}+2 a^{2} b^{2}+b^{4}$ est congru à 2 ou à 5 modulo $8 ; a$ est donc forcément pair, et b es impair. Réécrivons l'égalité de l'énoncé en\n\n$$\n\\left(a^{2}\\right)^{2}+\\left(a^{2}+b^{2}\\right)^{2}=c^{2}\n$$\n\nLe triplet $\\left(a^{2}, a^{2}+b^{2}, c\\right)$ est donc pythagoricien. Comme $\\operatorname{pgcd}(a, b)=1$, il existe des entiers $u, v$ premiers entre eux tels que $a^{2}=2 u v, a^{2}+b^{2}=u^{2}-v^{2}$ et $c=u^{2}+v^{2}$.\n\nEn regardant modulo 4 , on obtient $1 \\equiv a^{2}+b^{2} \\equiv u^{2}-v^{2}$. Puisqu'un carré est congru à 0 ou 1 modulo 4 , on en déduit que $u$ est impair et que $v$ est pair. Puisque $a^{2}=2 u v$ et que $u$ et $v$ sont premiers entre eux, on peut écrire $u=m^{2}$ et $v=2 n^{2}$ avec $m, n$ premiers entre eux et $m$ impair. De $b^{2}=u^{2}-v^{2}-2 u v$ il vient $2 v^{2}=(u-v+b)(u-v-b)$. Donc\n\n$$\n2 n^{4}=\\left(\\frac{m^{2}-2 n^{2}+b}{2}\\right)\\left(\\frac{m^{2}-2 n^{2}-b}{2}\\right) .\n$$\n\nPosons $x=\\left(m^{2}-2 n^{2}+b\\right) / 2$ et $y=\\left(m^{2}-2 n^{2}-b\\right) / 2$ : ce sont des entiers car $m^{2}$ et $b$ sont impairs. En outre, $00$, donc $\\mathrm{lm} \\geqslant 1$ et $0<\\mathrm{k}<\\mathrm{a}$, ce qui contredit la minimalité de a .\nIl n'existe donc pas de triplet ( $a, b, c$ )", "metadata": {"resource_path": "French_STS/segmented/fr-ofm-2013-2014-envoi-4-solutions.jsonl", "problem_match": "\nExercice 8.", "solution_match": " solution."}}
+{"year": "2014", "tier": "T2", "problem_label": "8", "problem_type": null, "problem": "(Corée 2003) Trouver tous les triplets d'entiers ( $a, b, c$ ) tels que $a \\neq 0$ et\n\n$$\n2 a^{4}+2 a^{2} b^{2}+b^{4}=c^{2}\n$$", "solution": "lorsque $a \\neq 0$.", "metadata": {"resource_path": "French_STS/segmented/fr-ofm-2013-2014-envoi-4-solutions.jsonl", "problem_match": "\nExercice 8.", "solution_match": " solution "}}
+{"year": "2014", "tier": "T2", "problem_label": "9", "problem_type": null, "problem": "Trouver le nombre de suites $\\left(u_{n}\\right)_{n \\geqslant 1}$ d'entiers relatifs telles que $u_{n} \\neq-1$ pour tout entier $n \\geqslant 1$ et telles que\n\n$$\nu_{n+2}=\\frac{2014+u_{n}}{1+u_{n+1}}\n$$\n\npour tout entier $\\mathrm{n} \\geqslant 1$.", "solution": "de l'exercice 9\n La relation de l'énoncé impose que $\\left(u_{n+1}-u_{n-1}\\right)\\left(u_{n}+1\\right)=u_{n}-u_{n-2}$ pour $\\mathrm{n} \\geqslant 3$. Par récurrence, il vient\n\n$$\n\\mathbf{u}_{3}-\\mathbf{u}_{1}=\\prod_{i=3}^{n}\\left(u_{i}+1\\right)\\left(u_{n+1}-u_{n-1}\\right)\n$$\n\nSupposons par l'absurde que $u_{3} \\neq u_{1}$. Ainsi $u_{n+1} \\neq u_{n-1}$ pour tout $n \\geqslant 2$. En faisant croitre $n$, on voit qu'il ne peut pas y avoir une infinité de termes $u_{i}$ tels que $u_{i} \\neq 0,-2$. Ainsi, $u_{i}=0$ ou -2 à partir d'un certain rang (car $\\mathfrak{u}_{3}-\\mathfrak{u}_{1}$ a un nombre fini de diviseurs). On vérifie aisément à partir de la relation de récurence de l'énoncé que ceci n'est pas possible. Donc $u_{3}=u_{1}$, et par (1) on en déduit que $u_{n+2}=u_{n}$ pour tout entier $n \\geqslant 1$.\n\nSous cette hypothèse, la relation à vérifier devient $\\left(1+u_{n+1}\\right) u_{n}=2014+u_{n}$, ou encore $u_{n} u_{n+1}=$ 2014, ce qui est équivalent à $u_{1} \\mathfrak{u}_{2}=2014$. Ainsi, le nombre de suites $\\left(u_{n}\\right)_{n \\geqslant 1}$ qui conviennent est le nombre paires d'entiers $(a, b)$ telles que $a b=2014$, avec $a \\neq-1$ et $b \\neq-1$ : c'est exactement le nombre de diviseurs (positifs ou négatifs) de 2014, moins 2. Comme $2014=2 \\cdot 19 \\cdot 53$, celui-ci a $2 \\cdot(1+1) \\cdot(1+1) \\cdot(1+1)=16$ diviseurs (positifs ou négatifs), donc 14 suites conviennent.", "metadata": {"resource_path": "French_STS/segmented/fr-ofm-2013-2014-envoi-4-solutions.jsonl", "problem_match": "\nExercice 9.", "solution_match": "\n\nSolution "}}
diff --git a/French_STS/segmented/fr-ofm-2013-2014-envoi-5-solutions.jsonl b/French_STS/segmented/fr-ofm-2013-2014-envoi-5-solutions.jsonl
new file mode 100644
index 0000000000000000000000000000000000000000..d9fae9e969d18f144a813c08fff026ba53b339d7
--- /dev/null
+++ b/French_STS/segmented/fr-ofm-2013-2014-envoi-5-solutions.jsonl
@@ -0,0 +1,11 @@
+{"year": "2014", "tier": "T2", "problem_label": "1", "problem_type": null, "problem": "Soit $A B C D$ un carré de côté 1. À l'intérieur du carré, on trace les arcs de cercles de centres $A, B, C, D$ et de rayon 1 . Déterminer l'aire de chaque portion délimitée à l'intérieur du carré.", "solution": "de l'exercice 1\n\nConsidérons les aires $a, b, c$ des portions indiquées sur la figure.\n\n\nComme l'aire du carré est égale à 1 , on a\n\n$$\na+4 b+4 c=1 .\n$$\n\nComme l'aire du quart de cercle $A B C$ est égale à $\\pi / 4$, on a\n\n$$\na+3 b+2 c=\\pi / 4 \\text {. }\n$$\n\nConsidérons maintenant le secteur angulaire $O M N$ de rayon 1 et d'angle $\\pi / 3$. Il a pour aire $\\pi / 6$. D'autre part, le triangle $O M N$ a pour aire $\\frac{\\sqrt{3}}{4}$, donc l'aire de la \"lune\" est égale à $\\frac{\\pi}{6}-\\frac{\\sqrt{3}}{4}$. On en déduit que\n\n$$\na+2 b+c=2\\left(\\frac{\\pi}{6}-\\frac{\\sqrt{3}}{4}\\right)+\\frac{\\sqrt{3}}{4}=\\frac{\\pi}{3}-\\frac{\\sqrt{3}}{4} .\n$$\n\nEn soustrayant les équations (1) et (2) et les équations (1) et (3), on en déduit\n\n$$\n\\begin{aligned}\nb+2 c & =1-\\frac{\\pi}{4} \\\\\n2 b+3 c & =1+\\frac{\\sqrt{3}}{4}-\\frac{\\pi}{3}\n\\end{aligned}\n$$\n\nce qui donne facilement\n\n$$\n\\begin{aligned}\nb & =-1+\\frac{\\sqrt{3}}{2}+\\frac{\\pi}{12} \\\\\nc & =1-\\frac{\\sqrt{3}}{4}-\\frac{\\pi}{6} \\\\\na & =1-\\sqrt{3}+\\frac{\\pi}{3}\n\\end{aligned}\n$$", "metadata": {"resource_path": "French_STS/segmented/fr-ofm-2013-2014-envoi-5-solutions.jsonl", "problem_match": "\nExercice 1.", "solution_match": "## Solution "}}
+{"year": "2014", "tier": "T2", "problem_label": "2", "problem_type": null, "problem": "Dans un cercle $\\mathcal{C}$ de centre $O$, on trace une corde $[C D]$. Soit $\\Gamma$ le cercle de diamètre $[C D]$ et $O^{\\prime}$ son centre. La médiatrice de $[C D]$ coupe le cercle $\\mathcal{C}$ en deux points $A$ et $B$ tels que $A$ est extérieur à $\\Gamma$. Notons $T$ et $T^{\\prime}$ les points de contact des tangentes à $\\Gamma$ passant par $A$. Soit $F$ le milieu de $\\left[T T^{\\prime}\\right]$. Montrer que $O^{\\prime}$ est le milieu de $[B F]$.", "solution": "de l'exercice 2\n\n\n\nComme les triangles $A F T$ et $A T O^{\\prime}$ sont semblables, on a $\\frac{A F}{A T}=\\frac{A T}{A O^{\\prime}}$. Or, $A T^{2}=A O^{\\prime 2}-O^{\\prime} T^{2}=$ $A O^{\\prime 2}-O^{\\prime} C^{2}$ donc $A F=\\frac{A O^{\\prime 2}-O^{\\prime} C^{2}}{A O^{\\prime}}$.\nComme les triangles $A C B$ et $A O^{\\prime} C$ sont semblables, on a $\\frac{A B}{A C}=\\frac{A C}{A O^{\\prime}}$. Or, $A C^{2}=A O^{\\prime 2}+O^{\\prime} C^{2}$ donc $A B=\\frac{A O^{\\prime 2}+O^{\\prime} C^{2}}{A O^{\\prime}}$.\nEn additionnant les égalités précédemment trouvées, on obtient $\\frac{A F+A B}{2}=A O^{\\prime}$.", "metadata": {"resource_path": "French_STS/segmented/fr-ofm-2013-2014-envoi-5-solutions.jsonl", "problem_match": "\nExercice 2.", "solution_match": "## Solution "}}
+{"year": "2014", "tier": "T2", "problem_label": "3", "problem_type": null, "problem": "Soit $A B C$ un triangle isocèle en $A$. Soient $M$ et $N$ deux points de $[B C]$. Les droites $[A M]$ et $[A N]$ recoupent le cercle circonscrit à $A B C$ en $P$ et $Q$.\n\n1) Montrer que $M, N, P, Q$ sont cocycliques.\n2) Soient $R_{1}$ et $R_{2}$ les rayons des cercles circonscrits à $B M P$ et $C M P$. Calculer $R_{1}+R_{2}$ en fonction des longueurs $A B$ et $B C$.", "solution": "de l'exercice 3\n\n\n\n1) $\\widehat{P M N}=\\widehat{P M C}=\\pi-\\widehat{M C P}-\\widehat{C P M}=\\pi-\\widehat{B C P}-\\widehat{C P A}=\\pi-\\widehat{B C P}-\\widehat{C B A}$, et $\\widehat{N Q P}=\\widehat{A Q P}=\\widehat{A C P}=\\widehat{A C B}+\\widehat{B C P}=\\widehat{C B A}+\\widehat{B C P}$,\ndonc $\\widehat{P M N}=\\pi-\\widehat{N Q P}$, ce qui prouve la cocyclicité de $M, N, P, Q$.\n2) D'après la loi des sinus, on a\n\n$$\n2\\left(R_{1}+R_{2}\\right)=\\frac{B M}{\\sin \\widehat{M P B}}+\\frac{C M}{\\sin \\widehat{C P M}}\n$$\n\nOr, $\\widehat{M P B}=\\widehat{A P B}=\\widehat{A C B}$ et de même $\\widehat{C P M}=\\widehat{A C B}$, donc\n\n$$\n2\\left(R_{1}+R_{2}\\right)=\\frac{B M+C M}{\\sin \\widehat{A C B}}=\\frac{B C}{\\sin \\widehat{A C B}} .\n$$\n\nD'autre part, soit $H$ le projeté orthogonal de $A \\operatorname{sur}(B C)$. On a $\\sin \\widehat{A C B}=\\frac{A H}{A B}=\\frac{\\sqrt{A B^{2}-(B C / 2)^{2}}}{A B}$, donc\n\n$$\nR_{1}+R_{2}=\\frac{A B \\times B C}{2 \\sqrt{A B^{2}-(B C / 2)^{2}}}\n$$\n\n## Exercices communs", "metadata": {"resource_path": "French_STS/segmented/fr-ofm-2013-2014-envoi-5-solutions.jsonl", "problem_match": "\nExercice 3.", "solution_match": "## Solution "}}
+{"year": "2014", "tier": "T2", "problem_label": "4", "problem_type": null, "problem": "Soit $A B C$ un triangle. Les bissectrices de $\\widehat{A}, \\widehat{B}$ et $\\widehat{C}$ recoupent le cercle circonscrit en $A^{\\prime}, B^{\\prime}$ et $C^{\\prime}$ respectivement. Soit $I$ le centre du cercle inscrit à $A B C$. Les cercles de diamètres $\\left[I A^{\\prime}\\right],\\left[I B^{\\prime}\\right]$ et $\\left[I C^{\\prime}\\right]$ coupent respectivement les droites $(B C),(C A)$ et $(A B)$ en $A_{1}$ et $A_{2}, B_{2}$ et $B_{2}$, $C_{1}$ et $C_{2}$. Montrer que $A_{1}, A_{2}, B_{1}, B_{2}, C_{1}, C_{2}$ sont cocycliques.", "solution": "de l'exercice 4\n\n\n\nNotons $\\Gamma_{A}, \\Gamma_{B}$ et $\\Gamma_{C}$ les cercles de diamètres respectifs $\\left[I A^{\\prime}\\right],\\left[I B^{\\prime}\\right]$ et $\\left[I C^{\\prime}\\right]$.\nRemarquons d'abord que $I$ est l'orthocentre de $A^{\\prime} B^{\\prime} C^{\\prime}$. Pour le voir, montrons par exemple que $\\left(A^{\\prime} C^{\\prime}\\right) \\perp\\left(B^{\\prime} I\\right)$ :\n\n$$\n\\begin{aligned}\n\\left(B^{\\prime} I, A^{\\prime} C^{\\prime}\\right) & =\\left(B B^{\\prime}, A^{\\prime} C^{\\prime}\\right)=\\left(B B^{\\prime}, B A\\right)+\\left(A B, A A^{\\prime}\\right)+\\left(A^{\\prime} A, A^{\\prime} C^{\\prime}\\right) \\\\\n& =\\left(B B^{\\prime}, B A\\right)+\\left(A B, A A^{\\prime}\\right)+\\left(C A, C C^{\\prime}\\right) \\\\\n& =\\frac{\\widehat{B}+\\widehat{A}+\\widehat{C}}{2}=\\frac{\\pi}{2} \\quad(\\bmod \\pi)\n\\end{aligned}\n$$\n\nSoit $B^{\\prime \\prime}$ le pied de la hauteur de $A^{\\prime} B^{\\prime} C^{\\prime}$ issue de $B^{\\prime}$. Alors $B, B^{\\prime \\prime}$ et $I$ sont alignés d'après ce qui précède.\nD'autre part, comme $\\left(I B^{\\prime \\prime}\\right) \\perp\\left(B^{\\prime \\prime} A^{\\prime}\\right), B^{\\prime \\prime}$ appartient à $\\Gamma_{A}$. De même, il appartient à $\\Gamma_{C}$, donc l'axe radical de ces deux cercles est $\\left(I B^{\\prime \\prime}\\right)$. On en déduit que $B$ appartient également à cet axe radical, ce qui entraîne que $B A_{1} \\cdot B A_{2}=B C_{1} \\cdot B C_{2}$ et donc $A_{1}, A_{2}, C_{1}, C_{2}$ sont cocycliques. Soit $\\Gamma_{C A}$ le cercle passant par ces points.\nOn définit de même $\\Gamma_{A B}$ et $\\Gamma_{B C}$. Si ces trois cercles étaient deux à deux distincts, alors leurs axes radicaux pris deux à deux seraient $(A B),(B C)$ et $(C A)$ et ne seraient ni concourants ni parallèles, ce qui est impossible.\nDonc deux de ces cercles sont confondus, et par conséquent $A_{1}, A_{2}, B_{1}, B_{2}, C_{1}, C_{2}$ sont cocycliques.", "metadata": {"resource_path": "French_STS/segmented/fr-ofm-2013-2014-envoi-5-solutions.jsonl", "problem_match": "\nExercice 4.", "solution_match": "## Solution "}}
+{"year": "2014", "tier": "T2", "problem_label": "5", "problem_type": null, "problem": "Soit $A B C D$ un quadrilatère cyclique. Un cercle passant par $A$ et $B$ coupe $[A C]$ et $[B D]$ en $E$ et $F$. Les droites $(A F)$ et $(B E)$ coupent $[B C]$ et $[A D]$ en $P$ et $Q$ respectivement. Montrer que $(P Q)$ est parallèle à $(C D)$.", "solution": "de l'exercice 5\n\n$\\widehat{A Q B}=\\widehat{A Q E}=\\pi-\\widehat{Q E A}-\\widehat{E A Q}=\\widehat{A E B}-\\widehat{C A D}$ et de même, $\\widehat{A P B}=\\widehat{A F B}-\\widehat{C B D}$. Or, $\\widehat{A E B}=\\widehat{A F B}$ et $\\widehat{C A D}=\\widehat{C B D}$, donc $\\widehat{A Q B}=\\widehat{A P B}$. On en déduit que $A, B, P, Q$ sont cocycliques. Il vient: $(A D, P Q)=(Q A, Q P)=(B A, B P)=(B A, B C)=(D A, D C)$, donc $(P Q)$ et $(D C)$ sont parallèles.", "metadata": {"resource_path": "French_STS/segmented/fr-ofm-2013-2014-envoi-5-solutions.jsonl", "problem_match": "\nExercice 5.", "solution_match": "\n\nSolution "}}
+{"year": "2014", "tier": "T2", "problem_label": "6", "problem_type": null, "problem": "Soit $A$ un point extérieur à un cercle $\\Gamma$. On mène deux tangentes $[A T]$ et $\\left[A T^{\\prime}\\right]$ issues de $A$. Soient $M$ et $M^{\\prime}$ les milieux de $[A T]$ et $\\left[A T^{\\prime}\\right]$. Soit $P$ un point de $\\left(M M^{\\prime}\\right)$. Notons $[U V]$ la corde de $\\Gamma$ telle que $(P U)$ et $(P V)$ soient tangentes à $\\Gamma$. La droite $(U V)$ coupe $\\left(M M^{\\prime}\\right)$ en $Q$. Montrer que le triangle $P A Q$ est rectangle.", "solution": "de l'exercice 6\n\n\n\n\nComme $M A=M T, M$ appartient à l'axe radical de $A$ et $\\Gamma$ ( $A$ étant considéré comme un cercle de rayon nul). De même, $M^{\\prime}$ appartient à cet axe radical, donc $P$ et $Q$ également. On en déduit que $P A=P U=P V$ et que $Q A^{2}=Q U \\cdot Q V$.\nNotons $H$ le projeté orthogonal de $P$ sur ( $U V$ ). On a\n\n$$\n\\begin{aligned}\nP A^{2}+Q A^{2} & =P U^{2}+Q U \\cdot Q V=P H^{2}+H U^{2}+(Q H-H U)(Q H+H U) \\\\\n& =P H^{2}+H U^{2}+Q H^{2}-H U^{2}=P H^{2}+Q H^{2}=P Q^{2}\n\\end{aligned}\n$$\n\ndonc $P A Q$ est rectangle en $A$.\n\n## Exercices du groupe A", "metadata": {"resource_path": "French_STS/segmented/fr-ofm-2013-2014-envoi-5-solutions.jsonl", "problem_match": "\nExercice 6.", "solution_match": "## \nSolution "}}
+{"year": "2014", "tier": "T2", "problem_label": "7", "problem_type": null, "problem": "Soit $A B C$ un triangle et $\\omega$ son cercle inscrit. On note $P, Q, R$ les points de contact de $\\omega$ avec $(B C),(C A)$ et $(A B)$. Un cercle passant par $B$ et $C$ est tangent en $X$ à $\\omega$, un cercle passant par $C$ et $A$ est tangent en $Y$ à $\\omega$ et un cercle passant par $A$ et $B$ est tangent en $Z$ à $\\omega$. Montrer que les droites $(P X),(Q Y)$ et $(R Z)$ sont concourantes.", "solution": "de l'exercice 7\nRappelons d'abord quelques résultats sur la polarité que nous allons utiliser. Soit $\\mathcal{C}$ un cercle de centre $O$ et de rayon $R$. Si $P$ est un point distinct de $O$, la polaire de $P$ par rapport à $\\mathcal{C}$ est la droite formée des points $M$ tels que $\\overrightarrow{O P} \\cdot \\overrightarrow{O M}=R^{2}$. Le pôle par rapport à $\\mathcal{C}$ d'une droite $\\mathcal{D}$ ne passant pas par $O$ est l'unique point $P$ tel que pour tout $M$ appartenant à $\\mathcal{D}$ on a $\\overrightarrow{O P} \\cdot \\overrightarrow{O M}=R^{2}$. À partir de cette définition, il est facile de montrer les propriétés suivantes:\n(i) si $P$ est un point extérieur à $\\mathcal{C}$ et $(P T),\\left(P T^{\\prime}\\right)$ sont les deux tangentes à $\\mathcal{C}$, alors la polaire de $P$ est la droite ( $T T^{\\prime}$ );\n(ii) trois points donnés sont alignés si et seulement si leurs polaires sont concourantes.\n(Remarque : pour la propriété (ii), la droite sur laquelle se trouvent les trois points est la polaire du point de rencontre des trois droites.)\n\n\nRevenons à l'exercice. Notons $\\Gamma_{A}$ le cercle passant par $B, C$ et $X$. On définit de même les cercles $\\Gamma_{B}$ et $\\Gamma_{C}$. Soit $A^{\\prime}$ le point de rencontre entre la tangente commune à $\\omega$ et $\\Gamma_{X}$, et la droite $(B C)$. On définit de même les points $B^{\\prime}$ et $C^{\\prime}$.\nD'après la propriété (ii), la polaire de $A^{\\prime}$ par rapport à $\\omega$ est la droite $(P X)$. Il suffit donc d'après la propriété (i) de montrer que $A^{\\prime}, B^{\\prime}$ et $C^{\\prime}$ sont alignés.\nSoit $\\Gamma$ le cercle circonscrit à $A B C$. Comme $A^{\\prime}$ appartient à l'axe radical $(B C)$ de $\\Gamma$ et $\\Gamma_{A}$, on a $\\mathcal{P}_{\\Gamma}\\left(A^{\\prime}\\right)=\\mathcal{P}_{\\Gamma_{A}}\\left(A^{\\prime}\\right)=A^{\\prime} X^{2}=\\mathcal{P}_{\\omega}\\left(A^{\\prime}\\right)$. On en déduit que $A^{\\prime}$ appartient à l'axe radical de $\\Gamma$ et $\\omega$. Il en va de même pour $B^{\\prime}$ et $C^{\\prime}$, ce qui prouve que $A^{\\prime}, B^{\\prime}$ et $C^{\\prime}$ sont alignés.", "metadata": {"resource_path": "French_STS/segmented/fr-ofm-2013-2014-envoi-5-solutions.jsonl", "problem_match": "\nExercice 7.", "solution_match": "\n\nSolution "}}
+{"year": "2014", "tier": "T2", "problem_label": "8", "problem_type": null, "problem": "Soit $A B C$ un triangle. On note $P$ le milieu de l'arc du cercle circonscrit à $A B C$ contenant $A$. On suppose que la bissectrice de l'angle $\\widehat{B A C}$ coupe le cercle de diamètre $[P C]$ en deux points $D$ et $E$. Soit $F$ le symétrique de $E$ par rapport à $(B C)$ et $I$ le milieu de $[B C]$. Montrer que $B, D, F, I$ sont cocycliques.", "solution": "de l'exercice 8\n\n\n\nOn applique l'inversion $i$ de pôle $I$ et de puissance $-I B \\cdot I C$. Soit $Q$ le point diamétralement opposé à $P$. Alors $i$ échange $P$ et $Q$ d'une part, et $B$ et $C$ d'autre part. Comme le cercle de diamètre $[P C]$ passe par $I$, son image par $i$ est une droite. Or, $i(P)=Q$ et $i(C)=B$, donc $i$ transforme le cercle de diamètre $[P C]$ en la droite $(B Q)$.\nLa bissectrice de $\\widehat{A}$ est transformée en un cercle passant par $I$ et par $P$.\nNotons $K=i(D), L=i(E)$ et $M=i(F)$. D'après ce qui précède, les points $K$ et $L$ appartiennent à $(B Q)$, et $P, I, K, L$ sont cocycliques. De plus, $L$ et $M$ sont symétriques par rapport à $(B C)$.\n\n\nEnfin, remarquons que $Q I \\cdot Q P=Q B^{2}$ car $Q B I$ et $Q P B$ sont semblables. En utilisant la puissance par rapport au cercle $P I K L$, on obtient que $Q K \\cdot Q L=Q B^{2}$, donc $K$ et $L$ sont inverses par rapport au cercle de centre $Q$ et de rayon $Q B$. On est ainsi ramenés à démontrer le lemme suivant :\nLemme: Soit $\\mathcal{C}$ un cercle de centre $Q$. Soit $[B C]$ une corde de $\\mathcal{C}$ et $L$ un point de $(Q B)$. Alors $C$, l'inverse de $L$ par rapport à $\\mathcal{C}$ et le symétrique de $L$ par rapport à $(B C)$ sont alignés.\n", "metadata": {"resource_path": "French_STS/segmented/fr-ofm-2013-2014-envoi-5-solutions.jsonl", "problem_match": "\nExercice 8.", "solution_match": "## Solution "}}
+{"year": "2014", "tier": "T2", "problem_label": "8", "problem_type": null, "problem": "Soit $A B C$ un triangle. On note $P$ le milieu de l'arc du cercle circonscrit à $A B C$ contenant $A$. On suppose que la bissectrice de l'angle $\\widehat{B A C}$ coupe le cercle de diamètre $[P C]$ en deux points $D$ et $E$. Soit $F$ le symétrique de $E$ par rapport à $(B C)$ et $I$ le milieu de $[B C]$. Montrer que $B, D, F, I$ sont cocycliques.", "solution": "du lemme: on note toujours $I$ le milieu de $[B C]$. Soit $\\Delta$ la médiatrice de $[B C]$ et $L^{\\prime}$ le symétrique de $L$ par rapport à $\\Delta$. On a\n\n$$\n\\left[B L^{\\prime}\\right]=\\operatorname{sym}_{\\Delta}([C L])=\\operatorname{sym}_{\\Delta} \\operatorname{sym}_{(B C)}([C M])=\\operatorname{sym}_{I}([C M]),\n$$\n\ndonc $(C M)$ et $\\left(L^{\\prime} B\\right)$ sont parallèles.\nD'autre part, $\\frac{Q B}{Q K}=\\frac{Q L}{Q B}=\\frac{Q L^{\\prime}}{Q C}$ donc $\\left(L^{\\prime} B\\right)$ et $(C K)$ sont parallèles. Finalement, $(C M)$ et $(C K)$ sont parallèles, donc $C, K, M$ sont alignés.", "metadata": {"resource_path": "French_STS/segmented/fr-ofm-2013-2014-envoi-5-solutions.jsonl", "problem_match": "\nExercice 8.", "solution_match": "\n\nPremière démonstration"}}
+{"year": "2014", "tier": "T2", "problem_label": "8", "problem_type": null, "problem": "Soit $A B C$ un triangle. On note $P$ le milieu de l'arc du cercle circonscrit à $A B C$ contenant $A$. On suppose que la bissectrice de l'angle $\\widehat{B A C}$ coupe le cercle de diamètre $[P C]$ en deux points $D$ et $E$. Soit $F$ le symétrique de $E$ par rapport à $(B C)$ et $I$ le milieu de $[B C]$. Montrer que $B, D, F, I$ sont cocycliques.", "solution": "du lemme : on conserve les notations du paragraphe précédent. On note $b, c, k, \\ell, \\ell^{\\prime}, m$ les affixes de $B, C, K, L, L^{\\prime}, M$, et on peut supposer que $Q$ est l'origine, que $|b|=1$ et que $c=\\bar{b}$.\nComme $L$ appartient à $(Q B)$, il existe $t \\in \\mathbb{R}$ tel que $\\ell=t b$.\nComme $K$ et $L$ sont inverses par rapport au cercle, on a $k=\\frac{1}{t} b$.\nOn a $\\ell^{\\prime}=\\bar{\\ell}$. Le fait que $L^{\\prime}$ est le symétrique $M$ par rapport à $I$ se traduit par $\\ell^{\\prime}+m=b+c$. Il vient $m=b+c-\\bar{\\ell}=b+c-t c$.\nOn en déduit que $\\overrightarrow{C M}=m-c=b-t c=t k-t c=t \\overrightarrow{C K}$, par conséquent $C, K, M$ sont alignés.", "metadata": {"resource_path": "French_STS/segmented/fr-ofm-2013-2014-envoi-5-solutions.jsonl", "problem_match": "\nExercice 8.", "solution_match": "\nDeuxième démonstration"}}
+{"year": "2014", "tier": "T2", "problem_label": "9", "problem_type": null, "problem": "Soit $A B C$ un triangle isocèle en $A, D$ le pied de la hauteur issue de $A$ et $M$ un point intérieur à $A D C$ tel que $\\widehat{A M B}$ est obtus et $\\widehat{D B M}+\\widehat{D A M}=\\widehat{M C B}$. Les droites $(C M)$ et $(A D)$ se coupent en $P$, et les droites $(B M)$ et $(A D)$ se coupent en $Q$. Soit $S$ un point de $[A B]$ et $R$ un point de $[A M)$ qui n'est pas sur $[A M]$ tel que $\\widehat{S Q B}=\\widehat{D P C}$ et $\\widehat{M R Q}=2 \\widehat{Q A M}$. Montrer que $Q R S$ est isocèle.", "solution": "de l'exercice 9\n\n\n\nNotons $\\alpha=\\widehat{B A D}, \\beta=\\widehat{C B M}, \\gamma=\\widehat{M C B}$ et $\\theta=\\widehat{D A M}$. Par hypothèse, on a $\\beta+\\theta=\\gamma$, $\\widehat{S Q B}=\\widehat{D P C}=\\frac{\\pi}{2}-\\gamma$ et $\\widehat{M R Q}=2 \\theta$.\nOn a $\\widehat{Q S A}=\\pi-\\widehat{B S Q}=\\widehat{Q B S}+\\widehat{S Q B}=\\left(\\frac{\\pi}{2}-\\alpha-\\beta\\right)+\\left(\\frac{\\pi}{2}-\\gamma\\right)=\\pi-(\\alpha+\\beta+\\gamma)$.\nD'après la loi des sinus pour les triangles $Q A S$ et $Q A R$, on a\n\n$$\n\\frac{Q S}{Q R}=\\frac{Q S}{Q A} \\times \\frac{Q A}{Q R}=\\frac{\\sin \\alpha}{\\sin (\\alpha+\\beta+\\gamma)} \\frac{\\sin 2 \\theta}{\\sin \\theta}=\\frac{2 \\sin \\alpha \\cos \\theta}{\\sin (\\alpha+\\beta+\\gamma)}\n$$\n\nOn doit montrer que ce rapport est égal à 1.\nD'après le théorème de Ceva trigonométrique appliqué au point $M$ dans le triangle $A B C$, on a\n\n$$\n\\frac{\\sin (\\alpha+\\theta)}{\\sin (\\alpha-\\theta)} \\times \\frac{\\sin \\beta}{\\sin \\left(\\frac{\\pi}{2}-\\alpha-\\beta\\right)} \\times \\frac{\\sin \\left(\\frac{\\pi}{2}-\\alpha-\\gamma\\right)}{\\sin \\gamma}=1\n$$\n\ndonc $\\sin (\\alpha+\\theta) \\sin \\beta \\cos (\\alpha+\\gamma)=\\sin (\\alpha-\\theta) \\cos (\\alpha+\\beta) \\sin \\gamma$.\nEn utilisant l'identité $2 \\sin x \\cos y=\\sin (x+y)+\\sin (x-y)$, on en déduit\n\n$$\n\\sin (\\alpha+\\theta)[\\sin (\\alpha+\\beta+\\gamma)-\\sin (\\alpha+\\gamma-\\beta)]=\\sin (\\alpha-\\theta)[\\sin (\\alpha+\\beta+\\gamma)-\\sin (\\alpha+\\beta-\\gamma)]\n$$\n\nCompte tenu de $\\gamma-\\beta=\\theta$,\n\n$$\n\\sin (\\alpha+\\theta)[\\sin (\\alpha+\\beta+\\gamma)-\\sin (\\alpha+\\theta)]=\\sin (\\alpha-\\theta)[\\sin (\\alpha+\\beta+\\gamma)-\\sin (\\alpha-\\theta)]\n$$\n\nou encore $(\\sin (\\alpha+\\theta)-\\sin (\\alpha-\\theta))[\\sin (\\alpha+\\beta+\\gamma)-(\\sin (\\alpha+\\theta)+\\sin (\\alpha-\\theta))]$.\nIl vient $\\sin (\\alpha+\\beta+\\gamma)=\\sin (\\alpha+\\theta)+\\sin (\\alpha-\\theta))=2 \\sin \\alpha \\cos \\theta$.", "metadata": {"resource_path": "French_STS/segmented/fr-ofm-2013-2014-envoi-5-solutions.jsonl", "problem_match": "\nExercice 9.", "solution_match": "## Solution "}}
diff --git a/French_STS/segmented/fr-ofm-2013-2014-envoi-6-solutions.jsonl b/French_STS/segmented/fr-ofm-2013-2014-envoi-6-solutions.jsonl
new file mode 100644
index 0000000000000000000000000000000000000000..cc1acf5009e5e27920f7d5c8bef7e699b04b73dc
--- /dev/null
+++ b/French_STS/segmented/fr-ofm-2013-2014-envoi-6-solutions.jsonl
@@ -0,0 +1,14 @@
+{"year": "2014", "tier": "T2", "problem_label": "1", "problem_type": null, "problem": "Déterminer tous les entiers $a$ et $b$ tels que $(a+1)(b-1)=a^{2} b^{2}$.", "solution": "de l'exercice 1\n\nSoit $a, b$ des entiers tels que $(a+1)(b-1)=a^{2} b^{2}$.\nPuisque d'une part $a$ et $a+1$ sont premiers entre eux, et d'autre part $b$ et $b-1$ sont premiers entre eux, c'est donc que $b-1= \\pm a^{2}$ et que $a+1= \\pm b^{2}$, où les signes sont les mêmes dans les deux relations.\n\n- Si $b-1=a^{2}$ et $a+1=b^{2}$ :\n\nAlors, $a=b^{2}-1=(b-1)(b+1)=a^{2}\\left(a^{2}+2\\right)$.\nSi $a=0$, on obtient $b=1$, et on vérifie bien que $(a, b)=(0,1)$ est bien une", "metadata": {"resource_path": "French_STS/segmented/fr-ofm-2013-2014-envoi-6-solutions.jsonl", "problem_match": "\nExercice 1.", "solution_match": "## Solution "}}
+{"year": "2014", "tier": "T2", "problem_label": "1", "problem_type": null, "problem": "Déterminer tous les entiers $a$ et $b$ tels que $(a+1)(b-1)=a^{2} b^{2}$.", "solution": "du problème.\nSi $a \\neq 0$, après division par $a$, il vient donc $a\\left(a^{2}+2\\right)=1$. Comme $a$ et $a^{2}+2$ sont des entiers, avec $a^{2}+2>2$, cette dernière égalité ne peut être satisfaite.\n\n- Si $b-1=-a^{2}$ et $a+1=-b^{2}$ :\n\nAlors, $-a-1=b^{2}$ et $-b+1=a^{2}$. Ce sont les équations obtenues au cas précédent, où $(a, b)$ a été remplacé par $(-b,-a)$. Ainsi, la seule", "metadata": {"resource_path": "French_STS/segmented/fr-ofm-2013-2014-envoi-6-solutions.jsonl", "problem_match": "\nExercice 1.", "solution_match": " solution "}}
+{"year": "2014", "tier": "T2", "problem_label": "1", "problem_type": null, "problem": "Déterminer tous les entiers $a$ et $b$ tels que $(a+1)(b-1)=a^{2} b^{2}$.", "solution": "est $(a, b)=(-1,0)$.\n\nFinalement, les", "metadata": {"resource_path": "French_STS/segmented/fr-ofm-2013-2014-envoi-6-solutions.jsonl", "problem_match": "\nExercice 1.", "solution_match": " solution "}}
+{"year": "2014", "tier": "T2", "problem_label": "1", "problem_type": null, "problem": "Déterminer tous les entiers $a$ et $b$ tels que $(a+1)(b-1)=a^{2} b^{2}$.", "solution": "s du problème sont $(a, b)=(0,1)$ et $(a, b)=(-1,0)$.", "metadata": {"resource_path": "French_STS/segmented/fr-ofm-2013-2014-envoi-6-solutions.jsonl", "problem_match": "\nExercice 1.", "solution_match": " solution"}}
+{"year": "2014", "tier": "T2", "problem_label": "2", "problem_type": null, "problem": "Prouver que tout ensemble de 90 nombres choisis dans $\\{1,2, \\cdots, 100\\}$ en contient 10 qui forment une progression arithmétique.", "solution": "de l'exercice 2\n\nOn dispose les entiers de 1 à 100 dans un tableau carré $10 \\times 10$ comme suit :\n\n| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 |\n| :---: | :---: | :---: | :---: | :---: | :---: | :---: | :---: | :---: | :---: |\n| 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 |\n| 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | 30 |\n| 31 | 32 | 33 | 34 | 35 | 36 | 37 | 38 | 39 | 40 |\n| 41 | 42 | 43 | 44 | 45 | 46 | 47 | 48 | 49 | 50 |\n| 51 | 52 | 53 | 54 | 55 | 56 | 57 | 58 | 59 | 60 |\n| 61 | 62 | 63 | 64 | 65 | 66 | 67 | 68 | 69 | 70 |\n| 71 | 72 | 73 | 74 | 75 | 76 | 77 | 78 | 79 | 80 |\n| 81 | 82 | 83 | 84 | 85 | 86 | 87 | 88 | 89 | 90 |\n| 91 | 92 | 93 | 94 | 95 | 96 | 97 | 98 | 99 | 100 |\n\nSi l'on veut éliminer 10 nombres de sorte qu'avec les 90 restants on ne puisse former de suite arithmétique de longueur 10, il faut déjà éliminer au moins un nombre dans chacune des 10 lignes, et chacune des 10 colonnes. Comme il y a justement 10 lignes, et 10 colonnes, c'est donc que l'on doit éliminer exactement un nombre par ligne et par colonne.\n\nDe plus, si pour $1 \\leqslant i \\leqslant 9$, le nombre éliminé dans la ligne $i$ appartient à la colonne $k$, alors le nombre éliminé dans la ligne $i+1$ doit appartenir à une colonne $l$, avec $l l \\geq 0$, on a\n\n$$\n\\frac{p^{2^{k}}+1}{2}=\\frac{p^{2^{l}}+1}{2}\\left(p^{2^{k}-2^{l}}-p^{2^{k}-2 \\cdot 2^{l}}+\\cdots-p^{2 \\cdot 2^{l}}+p^{2^{l}}-1\\right)+1 .\n$$\n\nDonc les $\\frac{p^{2^{k}}+1}{2}, k \\in \\mathbb{N}$, sont deux à deux premiers entre eux. Cela implique que les $P\\left(\\frac{p^{2^{k}}+1}{2}\\right)=P\\left(p^{2^{k}}+1\\right)$ sont des entiers distincts. En particulier, on peut trouver $k$ tel que $P\\left(p^{2^{k}}+1\\right) \\geq p=P\\left(p^{2^{k}}\\right)$. Soit $k_{p}$ le plus petit $k \\geq 0$ vérifiant cette propriété. On choisit $n=p^{2^{k_{p}}}$. On voit que $P(n+1) \\geq P(n)$, or $n$ et $n+1$ sont premiers entre eux, donc $P(n+1)>P(n)$. Il reste à montrer que $P(n-1) 0$ et qu'enfin $\\nu_{n+1}=$ $(n+1)-k a_{n+1}=n-k a_{n+1}+1 \\leqslant n-k a_{n}+1=v_{n}+1$, car la suite $\\left(a_{n}\\right)_{n}$ est croissante.\nIntuitivement, on a donc une suite d'entiers qui part d'un nombre négatif, atteint un nombre strictement positif, et ne peut augmenter que d'au plus 1 à chaque fois : elle doit atteindre 0 . Prouvons-le : soit $s$ le plus grand entier inférieur à $r$ tel que $v_{s} \\leqslant 0$ (il existe car $\\nu_{1} \\leqslant 0$ ). Alors, comme $v_{r}>0$, on a $s<\\mathrm{r}$, donc $v_{s+1}>0$. On a donc $v_{s+1} \\geqslant 1$, donc $0 \\geqslant v_{s} \\geqslant v_{s+1}-1 \\geqslant 0$, donc $v_{s}=0$, de sorte que $\\frac{s}{a_{s}}=k$.", "metadata": {"resource_path": "French_STS/segmented/fr-pofm-2017-2018-envoi3-corrige.jsonl", "problem_match": "\nExercice 4.", "solution_match": "\n\nSolution "}}
+{"year": "2018", "tier": "T2", "problem_label": "5", "problem_type": null, "problem": "Trouver toutes les applications $\\mathrm{f}: \\mathbb{R} \\longrightarrow \\mathbb{R}$ telles que pour tous $x, y$ dans $\\mathbb{R}$,\n\n$$\nf(x+y)^{2}-f\\left(2 x^{2}\\right)=f(y+x) f(y-x)+2 x f(y)\n$$", "solution": "de l'exercice 5 En posant $x=y=0$, on obtient que $f(0)^{2}-f(0)=f(0)^{2}$, donc $f(0)=0$. En prenant $y=0$, on obtient que\n\n$$\nf(x)^{2}=f\\left(2 x^{2}\\right)+f(x) f(-x)\n$$\n\ndonc $f^{2}$ est paire, i.e. $f(x)^{2}=f(-x)^{2}$ pour tout $x$.\nEn remplaçant dans l'équation $x$ par $-x$, on obtient\n\n$$\nf(y-x)^{2}-f\\left(2 x^{2}\\right)=f(y+x) f(y-x)-2 x f(y)\n$$\n\nEn soustrayant membre à membre cette égalité à celle de départ, il s'ensuit\n\n$$\nf(y+x)^{2}-f(y-x)^{2}=4 x f(y)\n$$\n\nEn échangeant $x$ et $y$ on trouve\n\n$$\nf(y+x)^{2}-f(x-y)^{2}=4 y f(x)\n$$\n\nComme $f^{2}$ est paire, on a toujours $f(y-x)^{2}=f(x-y)^{2}$ donc pour tous réels $x, y$, $x f(y)=y f(x)$.\n\nEn particulier, en prenant $x=1$, on obtient $f(y)=y f(1)$ pour tout $y$, donc $f$ est de la forme $x \\rightarrow a x$, avec $a \\in \\mathbb{R}$. En prenant $x=1$ et $y=0$, l'équation de départ devient $a^{2}-2 a=-a^{2}$, donc $a=a^{2}$, donc $a=0$ ou $a=1$. Ainsi, $f$ est la fonction nulle ou l'identité.\nRéciproquement, on vérifie sans difficulté que ces fonctions sont des", "metadata": {"resource_path": "French_STS/segmented/fr-pofm-2017-2018-envoi3-corrige.jsonl", "problem_match": "\nExercice 5.", "solution_match": "\n\nSolution "}}
+{"year": "2018", "tier": "T2", "problem_label": "5", "problem_type": null, "problem": "Trouver toutes les applications $\\mathrm{f}: \\mathbb{R} \\longrightarrow \\mathbb{R}$ telles que pour tous $x, y$ dans $\\mathbb{R}$,\n\n$$\nf(x+y)^{2}-f\\left(2 x^{2}\\right)=f(y+x) f(y-x)+2 x f(y)\n$$", "solution": "s.", "metadata": {"resource_path": "French_STS/segmented/fr-pofm-2017-2018-envoi3-corrige.jsonl", "problem_match": "\nExercice 5.", "solution_match": " solution"}}
+{"year": "2018", "tier": "T2", "problem_label": "6", "problem_type": null, "problem": "Soient $a, b, c>0$ tels que $a^{2}+b^{2}+c^{2}+(a+b+c)^{2} \\leqslant 4$. Montrer que\n\n$$\n\\frac{a b+1}{(a+b)^{2}}+\\frac{b c+1}{(b+c)^{2}}+\\frac{c a+1}{(c+a)^{2}} \\geqslant 3\n$$", "solution": "de l'exercice 6 En développant $(\\mathrm{a}+\\mathrm{b}+\\mathrm{c})^{2}$ et en divisant tout par 2, l'hypothèse se réécrit\n\n$$\na^{2}+b^{2}+c^{2}+a b+b c+c a \\leqslant 2 .\n$$\n\nOn cherche maintenant à homogénéiser le membre de gauche de l'inégalité à montrer, c'est-à-dire à faire en sorte que tous les termes aient le même degré. Pour cela, on fait apparaître un 2 à la place du 1 et on utilise notre hypothèse :\n\n$$\n\\begin{aligned}\n\\frac{a b+1}{(a+b)^{2}} & =\\frac{1}{2} \\frac{2 a b+2}{(a+b)^{2}} \\\\\n& \\geqslant \\frac{1}{2} \\frac{2 a b+a^{2}+b^{2}+c^{2}+a b+b c+c a}{(a+b)^{2}} \\\\\n& =\\frac{1}{2}\\left(1+\\frac{c^{2}+a b+b c+c a}{(a+b)^{2}}\\right) \\\\\n& =\\frac{1}{2}+\\frac{1}{2} \\frac{(c+a)(c+b)}{(a+b)^{2}}\n\\end{aligned}\n$$\n\nDe même, on obtient $\\frac{b c+1}{(b+c)^{2}} \\geqslant \\frac{1}{2}+\\frac{1}{2} \\frac{(a+b)(a+c)}{(b+c)^{2}}$ et $\\frac{c a+1}{(c+a)^{2}} \\geqslant \\frac{1}{2}+\\frac{1}{2} \\frac{(b+c)(b+a)}{(c+a)^{2}}$. En sommant, le membre de gauche vaut au moins\n\n$$\n\\frac{3}{2}+\\frac{1}{2}\\left(\\frac{(c+a)(c+b)}{(a+b)^{2}}+\\frac{(a+b)(a+c)}{(b+c)^{2}}+\\frac{(b+c)(b+a)}{(c+a)^{2}}\\right) .\n$$\n\nOr, d'après l'inégalité de la moyenne arithmético-géométrique, on a\n\n$$\n\\begin{aligned}\n& \\frac{(c+a)(c+b)}{(a+b)^{2}}+\\frac{(a+b)(a+c)}{(b+c)^{2}}+\\frac{(b+c)(b+a)}{(c+a)^{2}} \\\\\n\\geqslant & 3 \\sqrt[3]{\\frac{(c+a)(c+b)}{(a+b)^{2}} \\times \\frac{(a+b)(a+c)}{(b+c)^{2}} \\times \\frac{(b+c)(b+a)}{(c+a)^{2}}}=3\n\\end{aligned}\n$$\n\ndonc le membre de gauche vaut au moins $\\frac{3}{2}+\\frac{3}{2}=3$, d'où le résultat.\n\n## Exercices du groupe A", "metadata": {"resource_path": "French_STS/segmented/fr-pofm-2017-2018-envoi3-corrige.jsonl", "problem_match": "\nExercice 6.", "solution_match": "\n\nSolution "}}
+{"year": "2018", "tier": "T2", "problem_label": "7", "problem_type": null, "problem": "Trouver tous les polynômes à coefficients réels P tels que le polynôme\n\n$$\n(X+1) P(X-1)-(X-1) P(X)\n$$\n\nsoit constant.", "solution": "de l'exercice 7 On présente deux", "metadata": {"resource_path": "French_STS/segmented/fr-pofm-2017-2018-envoi3-corrige.jsonl", "problem_match": "\nExercice 7.", "solution_match": "\nSolution "}}
+{"year": "2018", "tier": "T2", "problem_label": "7", "problem_type": null, "problem": "Trouver tous les polynômes à coefficients réels P tels que le polynôme\n\n$$\n(X+1) P(X-1)-(X-1) P(X)\n$$\n\nsoit constant.", "solution": "s : une qui utilise une factorisation polynomiale, et une autre plus calculatoire.\nCommençons par la", "metadata": {"resource_path": "French_STS/segmented/fr-pofm-2017-2018-envoi3-corrige.jsonl", "problem_match": "\nExercice 7.", "solution_match": " solution"}}
+{"year": "2018", "tier": "T2", "problem_label": "7", "problem_type": null, "problem": "Trouver tous les polynômes à coefficients réels P tels que le polynôme\n\n$$\n(X+1) P(X-1)-(X-1) P(X)\n$$\n\nsoit constant.", "solution": "par factorisation. Supposons que $(X+1) P(X-1)-(X-$ 1) $P(X)$ est constant égal à $2 k$. En prenant $X=-1$, on obtient $2 P(-1)=2 k$. En prenant $X=1$, on obtient $2 \\mathrm{P}(0)=2 \\mathrm{k}$. On a donc $\\mathrm{P}(0)=\\mathrm{P}(-1)=k$, donc 0 et -1 sont des racines de $P-k$, donc $P-k$ se factorise par $X$ et $X+1$. Par conséquent, il existe un polynôme Q tel que\n\n$$\nP(X)=X(X+1) Q(X)+k\n$$\n\nLa condition se réécrit alors de la manière suivante : le polynôme\n\n$$\n(X-1) X(X+1)(Q(X-1)-Q(X))+2 k\n$$\n\nest constant égal à $2 k$, donc\n\n$$\n(X-1) X(X+1)(Q(X-1)-Q(X))=0\n$$\n\nOn a donc $Q(n)=Q(n-1)$ pour tout entier $n \\geqslant 2$, donc $Q$ prend une infinité de fois la valeur $\\mathrm{Q}(2)$, donc $\\mathrm{Q}-\\mathrm{Q}(2)$ a une infinité de racines, donc Q est constant. Finalement, P est donc de la forme\n\n$$\nP(X)=c X(X+1)+k\n$$\n\noù c et k sont deux nombres réels. Réciproquement, si P est de cette forme, on vérifie facilement que le polynôme donné est constant, égal à $2 k$.\nPassons à la", "metadata": {"resource_path": "French_STS/segmented/fr-pofm-2017-2018-envoi3-corrige.jsonl", "problem_match": "\nExercice 7.", "solution_match": " solution "}}
+{"year": "2018", "tier": "T2", "problem_label": "7", "problem_type": null, "problem": "Trouver tous les polynômes à coefficients réels P tels que le polynôme\n\n$$\n(X+1) P(X-1)-(X-1) P(X)\n$$\n\nsoit constant.", "solution": "calculatoire. On note d le degré de P , et on écrit\n\n$$\nP(X)=a_{d} X^{d}+a_{d-1} X^{d-1}+\\ldots\n$$\n\navec $a_{d} \\neq 0$. Le polynôme $(X+1) P(X-1)-(X-1) P(X)$ est au plus de degré $d+1$, et on va calculer ses coefficients de degrés $d+1$ et $d$. On a\n\n$$\n\\begin{aligned}\nP(X-1) & =a_{d}(X-1)^{d}+a_{d-1}(X-1)^{d-1}+[\\text { Polynôme de degré au plus } d-2] \\\\\n& =a_{d} X^{d}-d a_{d} X^{d-1}+a_{d-1} X^{d-1}+[\\text { Polynôme de degré au plus } d-2]\n\\end{aligned}\n$$\n\nen développant $(X-1)^{\\mathrm{d}}$ et $(\\mathrm{X}-1)^{\\mathrm{d}-1}$ avec le binôme de Newton. On en déduit $(X+1) P(X-1)=a_{d} X^{d+1}-d a_{d} X^{d}+a_{d-1} X^{d}+a_{d} X^{d}+[$ Polynôme de degré au plus $d-2]$ et, similairement,\n\n$$\n(X-1) P(X)=a_{d} X^{d+1}+a_{d-1} X^{d}-a_{d} X^{d}+[\\text { Polynôme de degré au plus } d-2]\n$$\n\nDans $(X+1) P(X-1)-(X-1) P(X)$, le coefficient devant $X^{d+1}$ vaut donc $a_{d}-a_{d}=0$, et le coefficient devant $X^{d}$ vaut $(2-d) a_{d}$, avec $a_{d}$. Si $d>0$, comme le polynôme doit être constant, ce coefficient doit être nul. Comme $a_{d}>0$ par définition, on doit donc avoir $\\mathrm{d}=2$, donc P est de degré 0 ou 2 , donc de la forme\n\n$$\nP(X)=a X^{2}+b X+c\n$$\n\nEn remplaçant P par cette expression, on obtient que le polynôme suivant doit être constant :\n\n$$\n(b-a) X+(a-b+2 c)\n$$\n\nCe dernier polynôme est constant si et seulement si $b-a=0$, soit $a=b$, c'est-à-dire si P est de la forme\n\n$$\nP(X)=a X(X+1)+c\n$$\n\navec $a, c \\in \\mathbb{R}$, et on retrouve la même", "metadata": {"resource_path": "French_STS/segmented/fr-pofm-2017-2018-envoi3-corrige.jsonl", "problem_match": "\nExercice 7.", "solution_match": " solution "}}
+{"year": "2018", "tier": "T2", "problem_label": "7", "problem_type": null, "problem": "Trouver tous les polynômes à coefficients réels P tels que le polynôme\n\n$$\n(X+1) P(X-1)-(X-1) P(X)\n$$\n\nsoit constant.", "solution": "que par la première méthode.", "metadata": {"resource_path": "French_STS/segmented/fr-pofm-2017-2018-envoi3-corrige.jsonl", "problem_match": "\nExercice 7.", "solution_match": " solution "}}
+{"year": "2018", "tier": "T2", "problem_label": "8", "problem_type": null, "problem": "Soient $x_{1}, \\ldots, x_{n}$ des réels quelconques. Montrer que\n\n$$\n\\sum_{i=1}^{n} \\sum_{j=1}^{n}\\left|x_{i}+x_{j}\\right| \\geqslant n \\sum_{i=1}^{n}\\left|x_{i}\\right| .\n$$", "solution": "de l'exercice 8 Parmi les $n$ nombres, on suppose que $r$ sont positifs (ou nuls), et $s=n-r$ sont strictement négatifs. On note $\\left(a_{i}\\right)_{1 \\leqslant i \\leqslant r}$ la liste des nombres positifs (ou\nnuls), et $\\left(-b_{j}\\right)_{1 \\leqslant j \\leqslant s}$ la liste des nombres strictement négatifs, de sorte que tous les $a_{i}$ et les $b_{j}$ sont positifs.\nOn pose\n\n$$\nA=\\sum_{i=1}^{r} a_{i}, B=\\sum_{j=1}^{s} b_{j}\n$$\n\nOn note $M_{1}$ et $M_{2}$ le membre de gauche et le membre de droite dans l'énoncé respectivement. Quitte à changer tous les signes, on peut supposer $A \\geqslant B$.\nOn a alors\n\n$$\nM_{1}=2 r A+2 s B+2 \\sum_{1 \\leqslant i \\leqslant r} \\sum_{1 \\leqslant j \\leqslant s}\\left|a_{i}-b_{j}\\right|,\n$$\n\noù $2 r A$ est la somme des termes $\\left|x_{i}+x_{j}\\right|$ avec $x_{i}, x_{j} \\geqslant 0$ et de même $2 s B$ est la somme des termes $\\left|x_{i}+x_{j}\\right|$ avec $x_{i}, x_{j}<0$ et $\\sum \\sum\\left|a_{i}-b_{j}\\right|$ est la somme des termes $\\left|x_{i}+x_{j}\\right|$ où $x_{i}$ et $x_{j}$ sont de signes différents. De plus, on a $M_{2}=(r+s)(A+B)$. Montrer que $M_{1} \\geqslant M_{2}$ est donc équivalent à montrer\n\n$$\n2 \\sum_{i=1}^{r} \\sum_{j=1}^{s}\\left|a_{i}-b_{j}\\right| \\geqslant(s-r)(A-B)\n$$\n\nSi $s \\leqslant r$, le résultat est évident car le membre de gauche est positif et celui de droite est négatif. On suppose donc $s>r$. On a alors\n\n$$\n\\begin{aligned}\n2 \\sum_{i=1}^{r} \\sum_{j=1}^{s}\\left|a_{i}-b_{j}\\right| & \\geqslant \\sum_{i=1}^{r} \\sum_{j=1}^{s}\\left|a_{i}-b_{j}\\right| \\\\\n& \\geqslant \\sum_{i=1}^{r} \\sum_{j=1}^{s} a_{i}-b_{j} \\\\\n& =s A-r B \\\\\n& =(s-r) A+r A-r B \\\\\n& \\geqslant(s-r) A \\\\\n& \\geqslant(s-r)(A-B)\n\\end{aligned}\n$$\n\ncar $s>r$ et $A \\geqslant B$. On a donc montré ce qu'on voulait.", "metadata": {"resource_path": "French_STS/segmented/fr-pofm-2017-2018-envoi3-corrige.jsonl", "problem_match": "\nExercice 8.", "solution_match": "\n\nSolution "}}
+{"year": "2018", "tier": "T2", "problem_label": "9", "problem_type": null, "problem": "Soit $\\mathbb{R}_{+}^{*}$ l'ensemble des réels strictement positifs. Trouver toutes les fonctions $f: \\mathbb{R}_{+}^{*} \\longrightarrow \\mathbb{R}_{+}^{*}$ telles que pour tous $x, y>0$, on ait\n\n$$\nf\\left(\\frac{f(x)}{y f(x)+1}\\right)=\\frac{x}{x f(y)+1}\n$$", "solution": "de l'exercice 9 On remarque tout d'abord que pour tout $z>0$, l'application $x \\in$ $\\left.\\mathbb{R}^{+*} \\longmapsto \\frac{x}{x z+1} \\in\\right] 0 ; z^{-1}[$ est une bijection strictement croissante.\nMaintenant, si $f(x)=f\\left(x^{\\prime}\\right)$, on trouve que\n\n$$\n\\frac{x}{x f(1)+1}=f\\left(\\frac{f(x)}{1 \\times f(x)+1}\\right)=f\\left(\\frac{f\\left(x^{\\prime}\\right)}{f\\left(x^{\\prime}\\right) \\times 1+1}\\right)=\\frac{x^{\\prime}}{x^{\\prime} f(1)+1}\n$$\n\ndonc $x=x^{\\prime}$ et $f$ est injective.\nD'autre part, fixons $y>0$. Chaque $z$ compris entre 0 et $f(y)^{-1}$ (strictement) s'écrit comme un $\\frac{x}{x f(y)+1}$ pour un certain $x$ strictement positif, tout $0
Préparation Olympique Française de Mathématiques, 11-13 rue Pierre et Marie Curie, 75005 Paris.
contact-pofm@animath.fr
+
+## Exercices Juniors
+
+Exercice 1. De combien de façons peut-on placer 7 tours sur un échiquier $7 \times 7$ telle qu'aucune tour ne puisse en attaquer une autre?
+Une tour peut attaquer une autre tour si elle se situe sur la même ligne ou la même colonne.
+
+## Solution de l'exercice 1
+
+Si on place 7 tours de sorte que deux tours ne soient pas sur la même colonne, sachant qu'il y a 7 colonne, alors il y aura exactement une tour sur chaque colonne (et de même sur chaque ligne).
+Il y a 7 positions possibles pour placer une tour sur la première colonne. Il y a ensuite 6 positions possibles pour placer une tour sur la seconde colonne sans qu'elle soit sur la même ligne que la première tour. Ainsi de suite, sur la $k$-ième colonne il y a $8-k$ manières de placer une tour sans qu'elle soit sur la même ligne qu'une tour déjà placée.
+Ainsi il y a 7 ! $=7 \times 6 \times 5 \times 4 \times 3 \times 2 \times 1=5040$ manières de disposer les tours de cette manière.
+Si on note $\sigma(i)$ le numéro de ligne de la tour présente sur la i-ième colonne dans une des configurations satisfaisant l'énoncé, alors $\sigma$ est ce que l'on appelle une permutation.
+Commentaire des correcteurs
+Le problème a été très bien réussi.
+
+Exercice 2. Les entiers de 1 à 2020 sont écris au tableau. Jacques a le droit d'en effacer deux et d'écrire à la place leur différence ou leur somme, et de recommencer jusqu'à ce qu'il ne reste plus qu'un entier. Est-il possible que l'entier obtenu à la fin soit 321 ?
+Solution de l'exercice 2 L'énoncé présente une suite finie d'opérations et le problème demande s'il est possible de partir de la situation initiale pour arriver à une certaine situation finale. Une première idée à essayer dans ce cas est de chercher un invariant.
+Une seconde idée est de tester le problème avec des plus petites valeurs. Par exemple, on peut tester l'énoncé pour les entiers écrits de 1 à 4 et regarder à quelles valeurs ont peut aboutir à la fin du processus décrit dans l'énoncé. On remarque que partant d'une valeur fixée n , les résultats possibles ont tous la même parité, celle de la somme des nombres de 1 à $n$. Après avoir testé cette conjecture pour les entiers écrits de 1 à 5 , on essaye donc de montrer que la parité de la somme des entiers écrits au tableau est invariante sous l'opération décrite.
+Si un instant donné, la somme des entiers écrits au tableau vaut $S$ et que Jacques choisit les entiers $x$ et $y$, alors ces entiers seront remplacés par $x+y$ ou par $x-y$ et alors $S$ sera remplacé par $(S-x-y)+y-x=$ $S-2 x$ ou par $(S-y-x)+(x-y)=S-2 y$. Ces deux entiers ont la même parité, donc la somme des entiers écrits au tableau garde la même parité tout au long du processus. Puisque dans la situation initiale, la somme des entiers écrits au tableau est
+
+$$
+1+2+3+\cdots+2020=\frac{2020 \cdot 2021}{2}=1010 \cdot 2021
+$$
+
+et est paire, le nombre écrit au tableau dans la situation finale sera également pair et il ne peut donc pas s'agir du nombre 321.
+Commentaire des correcteurs
+Il était nécessaire dans ce problème d'évoquer la notion d'invariant. Les explications des élèves qui n'évoquaient pas explicitement l'invariant de parité n'étaient pas toujours très convaincantes. Attention à ne pas faire un raisonnement qui soit trop "avec les mains".
+
+Exercice 3. Andréa, Baptiste et Camille jouent au foot à trois. Un des joueur est aux cages, les deux autres sont sur le terrain et essaient de marquer. Le joueur qui marque devient ensuite gardien pour le tir suivant.
+Durant l'après-midi, Andréa a été sur le terrain 12 fois, Baptiste l'a été 21 fois et Camille a été aux cages 8 fois. Leur professeur sait qui a marqué le 6 -ième but. Qui était-ce?
+
+## Solution de l'exercice 3
+
+Si on note n le nombre de parties jouées, alors au total il y a eu n fois un gardien. On utilise à présent les hypothèses données par l'énoncé. Si Andréa a été 12 fois sur le terrain, il a donc été $\mathrm{n}-12$ fois aux cages. Si Baptiste a été 21 fois sur le terrain, il a été $\mathrm{n}-21$ fois aux cages. Ainsi $\mathrm{n}-12+\mathrm{n}-21+8=\mathrm{n}$, ce qui nous donne que $n=25$. Cela veut également dire que Andréa a été aux cages 13 fois. Mais il est impossible d'être aux cages deux fois d'affilée. Ainsi, on sait que Andréa était aux cages au début, et l'a été exactement une fois sur deux. En particulier, il a été aux cages à la septième partie et donc Andréa a marqué le 6-ième but.
+
+## Commentaire des correcteurs
+
+L'exercice a été largement réussi. Certaines preuves et rédaction sont particulièrement efficaces.
+
+## Exercice 4.
+
+On choisit 5 diviseurs positifs de $10^{2020}$. Montrer qu'il y en a deux dont le produit est un carré.
+Solution de l'exercice 4 On commence par regarder la forme que peut prendre un éventuel diviseur de $10^{2020}$. Les diviseurs de $10^{2020}$ sont de la forme $2^{\mathrm{a}} 5^{\mathrm{b}}$. Le produit de deux diviseurs est donc également un nombre de la forme $2^{a} 5^{b}$ et c'est un carré parfait si et seulement si $a$ et $b$ sont tous les deux pairs. On est donc ramené à montrer le résultat suivant : si on a 5 paires d'entiers $\left(a_{i}, b_{i}\right)$ avec $1 \leqslant i \leqslant 5$ et les $a_{i}$ et $b_{i}$ tous les deux inférieurs ou égaux à 2020, alors on peut trouver deux indices $j$ et $k$ tels que $\left(a_{i}+a_{j}, b_{i}+b_{j}\right)$ est un couple de deux nombres entiers pairs. On s'empresse de regarder si ce résultat est vrai pour quelques paires d'entiers et on cherche désormais à démontrer ce résultat. On est amené à regarder la parité des entiers considérés. Il y a 4 possibilités pour un couple ( $\mathrm{a}, \mathrm{b}$ ) : soit a et b sont pairs, soit $a$ et $b$ sont impairs, soit $a$ est pair et $b$ est pair, soit $a$ est impair et $b$ est pair. Ainsi par le principe des tiroirs, si on choisit 5 paires d'entiers $\left(a_{i}, b_{i}\right)$ avec $1 \leqslant i \leqslant 5$, il y a deux couples $\left(a_{j}, b_{j}\right)$ et $\left(a_{k}, b_{k}\right)$ possédant la même caractéristique, c'est-à-dire tels que $a_{j}$ et $a_{k}$ soient de le même parité et $b_{j}$ et $b_{k}$ soient de même parité. Alors $a_{j}+a_{k}$ et $b_{j}+b_{k}$ sont tous les deux paires. Ainsi, en choisissant 5 diviseurs de $10^{2020}$, on peut en trouver 2 tels que leur produit soit un carré.
+Commentaire des correcteurs
+Exercice globalement très bien réussi. Certains ont considéré que tout diviseur de $10^{2} 020$ était sous la forme $2^{x}, 5^{y}$ ou $10^{z}$ ce qui n'est pas vrai (par exemple 20 est un diviseur de $10^{2020}$ et n'a aucune des formes citées). Certains ont dit que si on avait deux diviseurs sous la forme $2^{b} 5^{c}$ et $2^{\mathrm{d}} 5^{f}$ avec b et d de même parité, c et f de même parité alors leur produit est un carré, il fallait justifier cela en disant que deux nombres de parité différente ont une somme paire. Attention au verbe falloir : beaucoup ont dit que pour que le produit de $2^{\mathrm{b}} 5^{\mathrm{c}}$ et $2^{\mathrm{d}} 5^{\mathrm{f}}$ soit un carré il fallait avoir $\mathrm{b}+\mathrm{d}$ pair et $\mathrm{c}+\mathrm{f}$ pair, ce qui est vrai. Néanmoins ils ont utilisé après que si on a $\mathrm{b}+\mathrm{d}$ pair et $\mathrm{c}+\mathrm{f}$ pair alors le produit de $2^{\mathrm{b}} 5^{\mathrm{c}}$ et $2^{\mathrm{d}} 5^{\mathrm{f}}$ est un carré, ce qui n'est pas la même chose que ce qui était dit. Quand on affirme "pour A il faut avoir B", on affirme que A implique B , c'est-à-dire que si on a A alors on a B . Pour dire que B implique A , on doit dire "pour A il suffit d'avoir B". "Il faut que" et "il suffit que" ont des sens différents.
+
+Exercice 5. Martin cherche à remplir chaque case d'une grille rectangulaire ayant 8 lignes et n colonnes avec l'une des quatre lettres $\mathrm{P}, \mathrm{O}, \mathrm{F}$ et M de sorte que pour toute paire de lignes distinctes, il existe au plus une colonne telle que ses intersections avec les deux lignes sont des cases ayant la même lettre. Quel est le plus grand entier n tel que cela est possible?
+Solution de l'exercice 5 Dans ce problème, on cherche le plus grand entier satisfaisant une certaine propriété. Supposons que l'on veuille montrer que le plus grand entier recherché est l'entier c. Pour montrer que $c$ est bien le plus grand entier, on va d'une part montrer que si un entier $n$ satisfait la propriété, alors $n \leqslant \mathrm{c}$ et d'autre part on va montrer que l'on peut trouver un tableau possédant exactement c colonnes. L'énoncé présente une hypothèse portant les lignes et les colonnes d'un tableau.
+On commence par regarder les informations que l'on possède sur les lignes de ce tableau. Il y a 8 lignes donc il y a $\binom{8}{2}=28$ paires de lignes.
+On regarde ensuite les informations dont on dispose sur les colonnes du tableau. Puisque l'hypothèse de l'énoncé évoque les lettres identiques au sein d'une même colonne, nous allons compter combien de paires de lettres identiques appartiennent à une même colonne. On fixe donc une colonne du tableau et on regarde combien de paires de lettres indetiques on peut réaliser au minimum. Après plusieurs essais sur une colonne de taille 8 , on conjecture qu'il y a toujours au moins 4 paires de lettres identiques au sein d'une même colonne. En effet, dans une colonne il y a 8 lettres donc une lettre apparaît au moins 2 fois.
+
+- Si chaque lettre apparaît au plus 2 fois, alors chaque lettre apparaît exactement 2 fois puisqu'il y a 8 cases dans la colonne et 4 lettres possibles. On a donc 4 paires de lettres identiques dans la colonne.
+- Si une lettre apparait exactement 3 fois, disons la lettre $P$, alors on peut former 3 paires de lettres $P$. Parmi les 5 lettres restantes, on a au moins une lettre parmi les lettres $O, F$ et $M$ qui apparaît deux fois d'après le principe des tiroirs, ce qui nous fournit une quatrième paire de lettres identiques.
+- Si une lettre apparaît au moins 4 fois dans la colonne, disons la lettre $P$, on peut former 4 paires de lettres P .
+Ainsi, dans une colonne, on peut toujours trouver 4 paires de lettres identiques. Donc pour chaque colonne, il y a au moins 4 paires de lignes telles que les intersections avec la colonne ont la même lettre. Mais d'après l'hypothèse de l'énoncé, une paire de lignes ne peut être associée qu'à au plus une colonne telle que ses intersections avec les deux lignes sont deux cases possédant la même lettre. On déduit qu'il y a au plus $4 \times n$ paires de lignes. Donc $4 \mathrm{n} \leqslant 28$ et $n \leqslant 7$.
+Réciproquement, il existe une configuration avec les 7 colonnes suivantes :
+
+| $P$ | $P$ | $P$ | $P$ | $P$ | $P$ | $P$ |
+| :--- | :--- | :--- | :--- | :--- | :--- | :--- |
+| $O$ | $O$ | $O$ | $O$ | $O$ | $P$ | $O$ |
+| $F$ | $F$ | $F$ | $F$ | $O$ | $O$ | $P$ |
+| $M$ | $M$ | $M$ | $M$ | $P$ | $O$ | $O$ |
+| $P$ | $M$ | $F$ | $O$ | $F$ | $F$ | $F$ |
+| $O$ | $F$ | $M$ | $P$ | $M$ | $F$ | $M$ |
+| $F$ | $P$ | $P$ | $M$ | $M$ | $M$ | $F$ |
+| $M$ | $O$ | $O$ | $F$ | $F$ | $M$ | $M$ |
+
+Le plus grand entier n de colonnes est donc $\mathrm{n}=7$.
+Commentaire des correcteurs
+L'exercice est globalement bien réussi, les élèves ont bien compris que la contrainte était que chaque colonne rajoutait 4 paires de lettres identiques, mais peu ont fait une preuve totalement rigoureuse de ce fait. Certains ont donné un ensemble de 7 colonnes et justifié le fait que 7 était optimal car il n'était pas possible de rajouter une colonne à ce qu'ils avaient faits. Mais cette justification n'est pas suffisante. En
+effet, ce n'est pas parce que la construction ne peut être agrandie que pour autant sa taille est maximale : on peut imaginer qu'il existe une construction plus grande très différente de celle donnée.
+
+Exercice 6. Dans 5 boites se trouvent respectivement 402,403, 404, 405 et 406 pierres. La seule opération autorisée est de prendre 4 pierres dans un tas ayant au moins 4 pierres et d'en mettre une dans chacun des autres tas. Quel est le plus grand nombre de pierre qu'il est possible d'avoir dans un seul tas?
+
+Solution de l'exercice 6 L'énoncé présente une suite d'opérations et décrit une certaine situation initiale. Une première idée à essayer dans ce cas est de chercher un invariant.
+Une deuxième idée est de tester l'énoncé pour des valeurs plus petites, par exemple pour des tas de taille $0,1,2,3$ et 4 . Après plusieurs essais, on remarque que les tas ont toujours, à permutation près, les tailles $0,1,2,3$ et 4 . Après avoir testé sur des tas de taille $1,2,3,4$ et 5 , on s'aperçoit que les tas ont toujours des valeurs distinctes deux à deux modulo 5 . On s'empresse de démontrer cette conjecture.
+Enlever 4 pierres d'un tas revient, modulo 5, à en ajouter 1. Comme on en ajoute une dans chacun des autres tas, les valeurs des tas augmentent toutes de 1 modulo 5 . Ainsi, si avant l'opération ces valeurs étaient distinctes deux à deux modulo 5 , après l'opération elles resteront distinctes deux à deux modulo 5 . On a donc déterminé notre invariant.
+Ainsi la somme des tailles de 4 tas quelconques ne pourra jamais dépasser $0+1+2+3=6$ et donc un tas quelconque ne pourra jamais contenir plus que $2020-6=2014$ pierres.
+Réciproquement, nous devons désormais démontrer que l'on peut toujours faire en sorte qu'un tas contienne 2014 pierres au bout d'un nombre fini d'opérations. Pour cela, il suffit de ne jamais toucher au tas contenant 404 pierres, et de faire l'opération sur les autres tas jusqu'à ce que ce ne soit plus possible de faire une seule opération. Ainsi les tas restants auront $0,1,2,3$ pierres à la fin du procédé, donc il y aura bien $2020-(0+1+2+3)=2014$ pierres sur le même tas.
+
+## Commentaire des correcteurs
+
+Un grand nombre d'élèves se contente de la construction de la borne sans montrer qu'elle est effectivement optimale. Dans de plus rares cas, certains élèves ne prouvent que la minimalité sans l'atteignabilité. La majorité des preuves d'optimalité se basent sur un travail modulo 5 , mais certaines preuves plus originales s'en passent, avec un travail sur les dernières opérations (travail rarement parfaitement exécuté).
+
+Exercice 7. Un mauvais sorcier a enfermé $n$ mathématiciens. Il dispose de $n$ couleurs. Le sorcier place sur la tête de chaque mathématicien un chapeau d'une des $n$ couleurs; deux chapeaux peuvent avoir la même couleur. Chaque mathématicien peut voir la couleur du chapeau de chacun de ses collègues mais pas la sienne. Les mathématiciens doivent alors tous en même en temps annoncer la couleur de leur chapeau. Si au moins un des mathématiciens devine correctement, tous les mathématiciens sont libres. Ils peuvent bien sûr se concerter sur une stratégie avant de connaître la couleur des chapeaux des autres mathématiciens.
+Proposez une stratégie qui assure que les mathématiciens soient libérés.
+Solution de l'exercice 7 Tout d'abord, nous allons coder les différentes informations. Par exemple, on numérote les couleurs de 1 à $n$ et on numérote les mathématiciens de 1 à $n$ également. On note $i_{1}, \ldots i_{n}$ les couleurs des chapeaux des mathématiciens.
+Puisqu'un mathématicien ne peut pas voir son propre chapeau mais uniquement les chapeaux des autres, il va devoir déclarer un nombre qui dépend des chapeaux qu'il observe. On peut par exemple chercher une expression qui va dépendre de façon symétrique de chacun des chapeaux.
+Une information importante et qui dépend de façon symétrique de chacun des chapeaux est par exemple la somme des numéros de tous les chapeaux, à savoir $i_{1}+i_{2}+\ldots i_{n}$. Cette somme admet un certain reste $s$ modulo $n$. On a donc $i_{l} \equiv s-\sum_{j \neq l} i_{j} \bmod n$. On doit donc s'assurer qu'il existe un indice $l$ tel que le mathématicien $l$ déclare le numéro $s-\sum_{j \neq l} i_{j} \bmod n$. On reconnaît dans $\sum_{j \neq l} i_{j}$ la somme des numéros des chapeaux vus par le mathématicien $l$.
+Ainsi, si chaque mathématicien de numéro $k$ déclare le nombre entre 1 et $n$ congru à $k-\sum_{j \neq k} \dot{i}_{j} \bmod n$, alors le mathématicien dont le numéro est congru à $s$ modulo $n$ déclarera le numéro $s-\sum_{j \neq s} \mathfrak{i}_{j}=i_{s}$ $\bmod n$ qui est la couleur de son chapeau. Tous les mathématiciens sont donc libérés !
+
+Exercice 8. Un coloriage des entiers $\{1,2, \cdots, 2020\}$ en bleu et rouge est dit agréable s'il n'existe pas deux entiers distincts dans $\{1,2, \cdots, 2020\}$ de même couleur dont la somme est une puissance de 2 . Combien de tels coloriage existent-ils?
+Solution de l'exercice 8 Une première idée est de tester l'énoncé pour des valeurs plus petites, par exemple pour un coloriage des entiers de 1 à 7 .
+Colorions dans l'ordre les nombres : pour colorier 1, on n'a pas de contrainte apparente, idem pour colorier 2 . Par contre comme $3+1=4$, la couleur de 3 est imposée. Pour colorier 4 , il n'y a pas de contrainte apparente car $4+3=7,4+2=6$ et $4+1=5$ ne sont pas des puissances de deux. Par contre comme $5+3=6+2=7+1=8$, la couleur de 5,6 et 7 est imposée. En testant tous les coloriages possibles, on voit que peu importe les couleurs choisies pour colorier 1, 2 et 4 , le coloriage obtenu est agréable. On peut donc supposer qu'un coloriage agréable est fixé une fois la couleur des puissances de 2 est choisie et que tout coloriage des puissances de 2 peut être prolonger en un coloriage agréable.
+Nous allons montrer que pour tout coloriage des puissances de 2 entre 1 et 2020, il existe une unique manière de colorier les autres nombres de sorte à obtenir un coloriage agréable.
+Pour cela nous allons procéder par récurrence. Montrons que si on colorie les puissances de 2 de 1 à N , alors il existe une unique manière agréable de colorier les autres entiers de 1 à N .
+Le résultat est clair pour $N=1$.
+Soit N tel que le résultat soit vrai pour $\mathrm{N}-1$. On colorie les puissances de 2 de 1 à N . Par hypothèse de récurrence, il existe une unique manière agréable de colorier les autres entiers de 1 à $\mathrm{N}-1$.
+Si $\mathrm{N}=2^{\mathrm{k}}$ pour un certain entier k , alors N est déjà colorié et le coloriage est agréable : en effet si $1 \leqslant \ell<2^{k}$, alors $2^{k}+\ell$ n'est pas une puissance de 2 car $2^{k}<2^{k}+\ell<2^{k+1}$. Ainsi dans ce cas il y a une unique manière de compléter le coloriage.
+Si $N$ n'est pas une puissance de 2 , alors $N=2^{k}+n$ avec $1 \leqslant n<2^{k}$ et $k$ un entier. Alors $N$ ne peut pas être colorié de la même couleur que $2^{k}-n$ car $N+2^{k}-n=2^{k+1}$. On colorie donc N de l'autre couleur, et c'est bien l'unique manière de compléter le coloriage de manière agréable. Le coloriage obtenu est agréable : en effet soit $t$ entier tel que $1 \leqslant t

+
+Envoi 5 : Pot Pourri
+À RENVOYER AU PLUS TARD LE 15 MARS 2020
+
+Les consignes suivantes sont à lire attentivement :
+
+- Le groupe junior est constitué des élèves nés en 2005 ou après. Les autres élèves sont dans le groupe senior.
+- Les exercices classés "Juniors" ne sont à chercher que par les élèves du groupe junior.
+- Les exercices classés "Seniors" ne sont à chercher que par les élèves du groupe senior.
+- Les exercices doivent être cherchés de manière individuelle.
+- Utiliser des feuilles différentes pour des exercices différents.
+- Pour les exercices de géométrie, faire des figures sur des feuilles blanches séparées.
+- Respecter la numérotation des exercices.
+- Bien préciser votre nom en lettres capitales, et votre prénom en minuscules sur chaque copie.
+
+Animath,
Préparation Olympique Française de Mathématiques, 11-13 rue Pierre et Marie Curie, 75005 Paris.
contact-pofm@animath.fr
+
+## Exercices Juniors
+
+Exercice 1. Martin et Théo jouent à un jeu : Martin écrit un nombre entier au tableau. Théo a ensuite le droit d'effacer le nombre et de lui ajouter 2 , ou d'effacer le nombre et de lui enlever 3 , ceci autant de fois qu'il veut. Théo gagne s'il arrive à obtenir 2020 après un nombre fini d'étapes, sinon Martin gagne. Quel joueur a une stratégie gagnante ?
+Solution de l'exercice 1 On commence par tester l'énoncé pour des entiers proches de 2020. Par exemple, on remarque que si Martin écrit les entiers 2018, 2016, ... Théo peut écrire 2020 au tableau en rajoutant au nombre écrit par Martin un nombre suffisamment grand de 2 . On remarque aussi que si Martin écrit 2019, Théo peut aussi gagner en remplaçant 2019 par 2021 puis 2023 puis 2023 par 2020.
+Cette remarque nous permet de conjecturer d'une part que Théo peut toujours gagner quelque soit le nombre écrit par Martin, d'autre part que si un nombre k est écrit au tableau, Théo peut écrire les nombres $k+1$ ou $k-1$ au bout d'un nombre fini d'opérations.
+Nous montrons donc que Théo peut toujours gagner quelque soit le nombre écrit par Martin. Supposons qu'à un instant donné, le nombre $k$ est écrit au tableau. Alors en remplaçant $k$ par $k+2$ en ajoutant 2 , $k+2$ par $k+4$ en ajoutant 2 et enfin $k+4$ par $k+1$ en retranchant 3 , Théo a remplacé le nombre $k$ par le nombre $k+1$ en un nombre fini d'opération. Nous appellerons cette transformation l'opération A. D'autre part, toujours si l'entier $k$ est écrit au tableau à un instant donné, en remplaçant $k$ par $k+2$ et $k+2$ par $k-1$, Théo a remplacé l'entier $k$ par l'entier $k-1$. Nous appellerons cette transformation l'opération B.
+Supposons désormais que Martin a écrit le nombre $k_{0}$ au tableau. Si $k_{0}=2020$, Théo a déjà gagné. Si $\mathrm{k}_{0}<2020$, alors en effectuant $2020-\mathrm{k}_{0}$ fois l'opération $A$, Théo peut remplacer l'entier $k_{0}$ par 2020 et gagner. Si $k_{0}>2020$, en effectuant $k_{0}-2020$ fois l'opération $B$, Théo peut remplacer à nouveau l'entier $k_{0}$ par 2020. Dans tous les cas, Théo gagne!
+Commentaire des correcteurs : L'exercice a été résolu avec succès par tous les élèves qui l'ont abordé.
+
+Exercice 2. Soit $A B C$ un triangle tel que $\widehat{B A C}=60^{\circ}$. Soit $O$ le centre du cercle circonscrit au triangle $A B C, H$ son orthocentre et $I$ le point d'intersection des bissectrices. Montrer que les points B, O, I, H et C sont cocycliques.
+
+## $\underline{\text { Solution de l'exercice } 2}$
+
+
+
+On traite le cas où les angles du triangle sont aigus.
+Avant de se lancer dans une chasse aux angles, on se demande quelles égalités d'angles nous allons déterminer pour montrer que les 5 points sont sur un même cercle. Pour cela, on note qu'on a, à priori, plus facilement accès aux angles des triangles BOC, BHC et BIC qu'aux angles du triangle BOH par exemple. Ceci nous motive à montrer que $\widehat{\mathrm{BOC}}=\widehat{\mathrm{BHC}}=\widehat{\mathrm{BIC}}$.
+Tout d'abord, d'après le théorème de l'angle inscrit, $\widehat{B O C}=2 \cdot \widehat{B A C}=120^{\circ}$. On sait donc que nous allons devoir montrer successivement $\widehat{\mathrm{BHC}}=120^{\circ}$ et $\widehat{\mathrm{BIC}}=120^{\circ}$.
+Pour calculer $\widehat{\mathrm{BHC}}$, on utilise la définition du point H comme le point d'intersection des hauteurs du triangle $A B C$. On introduit donc $D, E$ et $F$ les pieds des hauteurs respectivement issues des sommets $A, B$ et $C$. On utilise alors le fait (classique) que $\widehat{\mathrm{HEA}}=180^{\circ}-\widehat{\mathrm{HFA}}=90^{\circ}$ pour obtenir que les points $A, E, H$ et $F$ sont cocycliques. Ainsi $\widehat{\mathrm{FHE}}=180^{\circ}-\widehat{\mathrm{EAF}}=120^{\circ}$ donc $\widehat{\mathrm{BHC}}=\widehat{\mathrm{EHF}}=120^{\circ}$
+Enfin, pour montrer que $\widehat{\mathrm{BIC}}=120^{\circ}$, on se sert du fait que le point I est le point d'intersection des bissectrices du triangle. Cette définition nous donne en effet accès aux angles $\widehat{\mathrm{BCI}}$ et $\widehat{\mathrm{BCI}}$ en fonction des angles du triangle. On a donc:
+$\widehat{\mathrm{BIC}}=180^{\circ}-\widehat{\mathrm{IBC}}-\widehat{\mathrm{ICB}}=180^{\circ}-\frac{1}{2} \widehat{\mathrm{ABC}}-\frac{1}{2} \widehat{\mathrm{ACB}}=180^{\circ}-\frac{1}{2}\left(180^{\circ}-\widehat{\mathrm{BAC}}\right)=180^{\circ}-60^{\circ}=120^{\circ}$
+En conclusion, $\widehat{\mathrm{BOC}}=\widehat{\mathrm{BHC}}=\widehat{\mathrm{BIC}}=120^{\circ}$ donc les 5 points $\mathrm{B}, \mathrm{O}, \mathrm{H}, \mathrm{I}$ et C sont cocycliques.
+
+On peut traiter de façon similaire le cas où un des angles du triangle $A B C$ est obtus.
+Commentaire des correcteurs: L'exercice est majoritairement bien réussi.
+
+## Exercice 3.
+
+1. Existe-t-il des nombres $a_{0}, \ldots, a_{2020}$ valant -1 ou 1 tels que $a_{0} \times a_{1}+a_{1} \times a_{2}+\cdots+a_{2019} \times$ $a_{2020}+a_{2020} \times a_{0}=1010 ?$
+2. Existe-t-il des nombres $a_{1}, \ldots, a_{2020}$ valant -1 ou 1 tels que $a_{1} \times a_{2}+a_{2} \times a_{3}+\cdots+a_{2019} \times$ $a_{2020}+a_{2020} \times a_{1}=1010 ?$
+
+## Solution de l'exercice 3
+
+Déjà regardons l'énoncé : on veut savoir si on peut trouver des nombres $\left(a_{i}\right)_{1 \leqslant i \leqslant n}$ valant +1 ou -1 tels que $a_{1} a_{2}+\cdots+a_{n} a_{1}$ vaut 1010 avec dans la première question $n=2021$, dans la seconde $n=2020$. Pour cela on peut tester avec des $n$ petits quels sont les nombres qu'on peut écrire sous la forme $a_{1} a_{2}+\cdots+a_{n} a_{1}$. Pour $n=3$, on trouve 3 (si on ne prend que des 1 ) et -1 (si on prend $a_{1}=a_{2}=1, a_{3}=-1$ ). Pour $n=4$, on trouve $4,0,-4$ (pour avoir 4 on ne prend que des 1 , pour avoir 0 il suffit de prendre trois $a_{i}$ valant 1 et un valant -1 , pour avoir -4 , il suffit d'altener les $a_{i}$ valant 1 et ceux valant -1 . On peut continuer à tester les valeurs pour des $n$ petits. On peut remarquer que déjà les nombres qu'on peut obtenir ont l'air d'être régulièrement écartés de 4 , ils sont même congrus à $n$ modulo 4.
+
+Notons également que si $a= \pm 1$ et $b= \pm 1$, alors $a b \pm 1$ et que $a b=1$ si $a=b$ et $a b=-1$ si $a=-b$ 。
+
+1. Ici on est dans le cas où $n=2021$ et on veut obtenir une somme de 1010. Cela semble impossible à cause de la parité, on va donc regarder la parité de la somme. Soient $a_{0}, \ldots, a_{2020}$ des nombres valant -1 ou 1 . Pour simplifier on pose $a_{2021}=a_{0}$. Comme on a toujours $a_{i} a_{i+1}= \pm 1, a_{0} \times$ $a_{1}+a_{1} \times a_{2}+\cdots+a_{2019} \times a_{2020}+a_{2020} \times a_{0}$ est une somme de 2021 nombres impairs, donc impaire. Elle ne peut donc pas valoir 1010 qui est pair. Il n'existe pas de nombres $a_{0}, \ldots, a_{2020}$ valant -1 ou 1 tels que $a_{0} \times a_{1}+a_{1} \times a_{2}+\cdots+a_{2019} \times a_{2020}+a_{2020} \times a_{0}=1010$.
+2. Dans ce cas $\mathrm{n}=2020$ est divisible par 4 . A priori vu les tests effectués pour des petites valeurs, on s'attend à ce que le nombre obtenu soit divisible par 4 , or $1010=2 \times 505$ n'est pas divisible par 4. On pourrait essayer de réutiliser l'argument de parité précédent, mais comme 2020 est pair, il prouverait que la somme est paire, or 1010 l'est aussi. Il va donc falloir plus précisément compter les moments où $a_{i} a_{i+1}=-1$ et ceux où $a_{i} a_{i+1}=1$. Or on sait que $a_{i} a_{i+1}=-1$ si et seulement si $a_{i}=-a_{i+1}$, il suffit donc de compter le nombre de changement de signes de la suite $a_{i}$ !
+Soient $a_{1}, \ldots, a_{2020}$ des nombres valant -1 ou 1 tels que $a_{1} \times a_{2}+a_{2} \times a_{3}+\cdots+a_{2019} \times a_{2020}+$ $a_{2020} \times a_{1}=1010$. Posons $a_{2021}=a_{1}$. On note $N$ le nombre de $i$ tels que $1 \leqslant i \leqslant 2020$ tels que $a_{i}=-a_{i+1}$. En particulier dans la somme $a_{1} \times a_{2}+a_{2} \times a_{3}+\cdots+a_{2019} \times a_{2020}+a_{2020} \times a_{1}$ il y a N valeurs -1 et $(2020-\mathrm{N})$ valeurs 1 . La somme vaut donc $2020-\mathrm{N}-\mathrm{N}=2020-2 \mathrm{~N}$, on a donc $2020-2 \mathrm{~N}=1010$ soit $2 \mathrm{~N}=1010$ donc $\mathrm{N}=505$. Or N est pair. En effet N est le nombre de changement de signs dans la suite $\left(a_{1}, \ldots, a_{2020}, a_{1}\right)$ et cette suite commence par $a_{1}$ et termine $a_{1}$ donc elle a nécessairement un nombre pair de changements de signe puisque $a_{1}$ est du même signe que lui-même. On ne peut donc pas avoir $N=505$, ce qui fournit une contradiction. Il n'existe pas de nombres $a_{1}, \ldots, a_{2020}$ valant -1 ou 1 tels que $a_{1} \times a_{2}+\cdots+a_{2019} \times a_{2020}+a_{2020} \times a_{1}=1010$.
+Commentaire des correcteurs: L'exercice a été bien traité : la première question a été quasiment toujours réussie, pour la seconde question, la majorité des copies mentionne qu'un nombre impair de produits valant -1 est possible mais peu trouvent un argument rigoureux pour le prouver : on pouvait vérifier que changer $a_{i}$ en $-a_{i}$ ne changeait pas la parité du nombre de produits valant -1 et dire que dans la situation où tous les $a_{i}$ valent 1 , le nombre de produits valant -1 est pair, il ne pouvait donc être impair à la fin. On pouvait également interpréter les produits -1 comme les changements de parité de la suite ( $a_{i}$ ) composée de $a_{1}, \ldots, a_{2019}, a_{1}$. Comme elle commence à $a_{1}$ et termine à $a_{1}$, le nombre de changements de signe est forcément pair.
+
+Exercice 4. Soit $A B C$ un triangle dont les angles sont aigus. La hauteur issue de $A$ recoupe le cercle circonscrit au triangle $A B C$ en un point $D$. La hauteur issue de $B$ recoupe le cercle circonscrit au triangle $A B C$ en un point $E$. La droite (ED) coupe les côtés $[A C]$ et $[B C]$ respectivement en les points $P$ et $Q$. Montrer que les points $P, Q, B$ et $A$ sont cocycliques.
+
+## Solution de l'exercice 4
+
+
+
+Déterminons quels sont les angles qui semblent faciles d'accès. Par exemple, il semble compliqué de pouvoir obtenir l'angle $\widehat{\mathrm{PBQ}}$ ou l'angle $\widehat{\mathrm{PBA}}$. En revanche, on connait déjà l'angle $\widehat{\mathrm{QBA}}$ donc il semble raisonnable d'essayer de montrer que $\widehat{\mathrm{QPA}}=180^{\circ}-\widehat{\mathrm{QBA}}$.
+Or, $180^{\circ}-\widehat{\mathrm{QPA}}=\widehat{\mathrm{EPA}}$, on essaye donc de montrer que $\widehat{\mathrm{EPA}}=\widehat{\mathrm{QBA}}$. Deux angles droits nous sont donnés : si on pose $H_{B}$ le pied de la hauteur issue du sommet $B$ et $H_{A}$ le pied de la hauteur issue du sommet $A$, alors les angles $\widehat{A H_{A} B}$ et $\widehat{B H_{B} A}$ sont droits.
+On n'a pas encore utilisé l'hypothèse que les points $E$ et $D$ étaient sur le cercle circonscrit au triangle $A B C$. Cette hypothèse se traduit par une égalité d'angle à l'aide du théorème de l'angle inscrit. Ceci donne notemment $\widehat{\mathrm{DEB}}=\widehat{\mathrm{DAB}}$.
+
+En reportant ces différentes égalités d'angles sur la figure, on trouve donc que $\widehat{\mathrm{PEH}_{B}}=\widehat{\mathrm{H}_{\mathrm{A}} \mathrm{AB}}$ et $\widehat{\mathrm{PH}_{B} \mathrm{E}}=\widehat{\mathrm{BH}_{\mathrm{A}} \mathrm{A}}$. Les triangles $\mathrm{PEH}_{B}$ et $\mathrm{BAH}_{\mathrm{A}}$ sont donc sembables (il y a deux paires d'angles égaux deux à deux). Ainsi, $\widehat{\mathrm{EPH}_{\mathrm{B}}}=\widehat{\mathrm{ABH}_{\mathrm{A}}}$ qui est l'égalité que l'on souhaitait démontrer.
+Commentaire des correcteurs: L'exercice est très bien réussi et les élèves ont montré plusieurs façons efficaces de voir les choses.
+
+Exercice 5. Les cases d'un échiquier $8 \times 8$ sont blanches. Un coup consiste à échanger les couleurs des cases d'un rectangle $3 \times 1$ ou $1 \times 3$ (les cases blanches deviennent noires et les cases noires deviennent blanches). Est-il possible d'aboutir en un nombre fini de coups à la configuration où toutes les cases de l'échiquier sont noires?
+Solution de l'exercice 5 L'énoncé présente une suite finie d'opérations et le problème demande s'il est possible de partir de la situation initiale pour arriver à une certaine situation finale. Une première idée dans ce cas est de chercher un invariant.
+On peut éventuellement essayer à la main de voir s'il est possible d'aboutir à une configuration où toutes les cases sont noires. Après plusieurs essais, on se rend compte qu' on n'arrive pas à aboutir la configuration désirée et on peut donc conjecturer que la réponse à l'exercice est négative.
+Ici, le support de l'énoncé est un échiquier, on va donc chercher un invariant de coloriage, c'est-à-dire que nous allons chercher un coloriage astucieux de l'échiquier qui mette en évidence l'invariant. Quelles sont les caractéristiques d'un bon coloriage ? Tout d'abord, puisque les rectangles considérés possèdent 3 cases, on peut chercher un coloriage qui possède au plus 3 couleurs. Aussi, on peut chercher un coloriage tel que chaque rectangle $3 \times 1$ ou $1 \times 3$ possède une case de chaque couleur. On adopte donc le coloriage suivant (où on a remplacé les couleurs par des numéros, étant donné que l'exercice parle déjà de couleurs de cases).
+
+| 1 | 2 | 3 | 1 | 2 | 3 | 1 | 2 |
+| :--- | :--- | :--- | :--- | :--- | :--- | :--- | :--- |
+| 2 | 3 | 1 | 2 | 3 | 1 | 2 | 3 |
+| 3 | 1 | 2 | 3 | 1 | 2 | 3 | 1 |
+| 1 | 2 | 3 | 1 | 2 | 3 | 1 | 2 |
+| 2 | 3 | 1 | 2 | 3 | 1 | 2 | 3 |
+| 3 | 1 | 2 | 3 | 1 | 2 | 3 | 1 |
+| 1 | 2 | 3 | 1 | 2 | 3 | 1 | 2 |
+| 2 | 3 | 1 | 2 | 3 | 1 | 2 | 3 |
+
+Que nous apprend ce coloriage ? Chaque rectangle $3 \times 1$ ou $1 \times 3$ possède exactement une case de chaque numéro. Donc lorsque l'on change les couleurs d'un rectangle, exactement une case de chaque numéro change de couleur. Puisque les nombres de cases de numéro 1,2 et 3 ne sont pas identiques, ceci nous encourage à compter à chaque étape le nombre de cases blanches de chaque numéro.
+Soit $\mathrm{N}_{1}$ le nombre de cases blanches contenant le numéro 1, dites de type $1, \mathrm{~N}_{2}$ le nombre de cases blanches de types 2 et $\mathrm{N}_{3}$ le nombre de cases blanches de type 3. Dans la situation initiale, $\mathrm{N}_{1}=\mathrm{N}_{3}=21$ et $\mathrm{N}_{2}=22$, ces nombres ne sont pas tous égaux. On va donc s'intéresser à l'évolution de la différence entre les nombres $N_{1}$ et $N_{2}$. Changer la couleur des cases d'un rectangle $3 \times 1$ ou $1 \times 3$ fait en même temps diminuer ou augmenter chacun des nombres $N_{1}, N_{2}$ et $N_{3}$. En particulier, la différence $N_{1}-N_{2}$, à chaque étape, augmente de $2,0 \mathrm{ou}-2$. En particulier, sa parité ne change pas. Or $\mathrm{N}_{1}-\mathrm{N}_{2}$ est impair au départ. Dans la situation finale demandée, $N_{1}-N_{2}=0.0$ est pair, donc le nombre $N_{1}-N_{2}$ ne peut être nul au bout d'un nombre fini d'étape. On ne peut donc pas arriver à un échiquier entièrement noir. Commentaire des correcteurs: L'exercice n'a pas été abordé par beaucoup d'élèves. L'exercice est cela dit un exercice d'invariant par coloriage très instructif.
+
+Exercice 6. Déterminer tous les triplets $(x, y, z)$ d'entiers naturels satisfaisant l'équation:
+
+$$
+2^{x}+3^{y}=z^{2}
+$$
+
+Solution de l'exercice 6 Tout d'abord, analysons le problème : on a une équation diophantienne avec une puissance 2 , une puissance de 3 et un carré. On s'empresse donc de tester les petites valeurs de $z$ et de trouver la solution. On peut remarquer que $2^{0}+3^{1}=2^{2}, 2^{3}+3^{0}=3^{2}$ et $2^{4}+3^{2}=5^{2}$. A priori comme on a quelques solutions, on ne va pas trouver de contradictions immédiates simplement en regardant modulo quelque chose.
+Néanmoins on a un carré, donc il est naturel de regarder modulo 4 ou modulo 3 et d'essayer d'obtenir des informations sur $x$ et $y$. Idéalement, on aimerait obtenir que soit $x$ soit $y$ est pair, comme ça on aurait un autre carré dans l'équation ce qui nous permettrait de factoriser. On va donc regarder modulo 4, pour cela on a envie de traitrer en premier le cas où 4 divise $2^{\mathrm{x}}$, i.e. le cas $x \geqslant 2$.
+Supposons $x \geqslant 2$. Comme un carré est congru à 0 ou 1 modulo $4, z^{2}$ est congru à 0 ou 1 modulo 4 , donc $3^{y}$ aussi. Comme il n'est pas divisible par 4 , on a forcément $3^{y} \equiv 1(\bmod 4)$. Comme $3^{2} \equiv 9 \equiv 1$ $(\bmod 4)$, on a nécessairement $y$ pair $\left(\right.$ si $\left.y=2 k+1,3^{y} \equiv 9^{k} \times 3 \equiv 3(\bmod 4)\right)$. Posons $y=2 k$ avec $k$ entier, on obtient $2^{\mathrm{x}}=z^{2}-\left(3^{k}\right)^{2}=\left(z-3^{k}\right)\left(z+3^{k}\right)$. Notons que $z+3^{k}$ est strictement positif, donc
+ car elles divisent $2^{x}$.
+Ici on a deux termes dont le produit vaut $2^{x}$, on aimerait montrer que l'un d'entre eux ne peut pas être très grand. Pour cela on va considérer le pgcd de $z+3^{k}$ et $z-3^{k}$ et le calculer en utilisant qu'il divise leur somme, différence et produit.
+Soit d le pgcd de $\left(z-3^{k}\right)$ et $\left(z+3^{k}\right)$, alors $d$ divise $\left(z+3^{k}\right)-\left(z-3^{k}\right)=2 \times 3^{k}$, mais $d$ divise aussi $2^{\mathrm{x}}$ donc $d$ divise 2 . Comme $z+3^{k} \equiv z-3^{k}(\bmod 2)$, si d vaut $1,\left(z-3^{k}\right)$ et $\left(z+3^{k}\right)$ sont impairs donc $2^{\mathrm{x}}$ aussi, ce qui contredit le fait que $x \geqslant 2$. On a donc $\mathrm{d}=2$
+En particulier comme $\left(z-3^{k}\right)$ et $\left(z+3^{k}\right)$ sont des puissances de 2 de pgcd 2 , le plus petit des deux vaut 2 donc comme $z+3^{k}>z-3^{k}, z=3^{k}+2$. Considérer le pgcd ici n'est pas nécessaire, on aurait pu directement aboutir à cela en posant $z+3^{\mathrm{k}}=2^{\mathrm{a}}, z-3^{\mathrm{k}}=2^{\mathrm{b}}$, observé que $\mathrm{a}>\mathrm{b}$ et écrit $2 \times 3^{\mathrm{k}}=2^{\mathrm{a}}-2^{\mathrm{b}}=2^{\mathrm{b}}\left(2^{\mathrm{a}-\mathrm{b}}-1\right)$, mais un bon réflexe quand on a un produit est de regarder le pgcd des facteurs.
+De ceci, on déduit que $z+3^{k}=2^{x-1}$ et $z-3^{k}=2$, donc en faisant la différence $2 \times 3^{k}+2=2^{x-1}$ donc $3^{\mathrm{k}}+1=2^{\mathrm{x}-2}$. Cette équation est assez connue, mais si on ne la connait pas, comme on a des puissances de 2 et de 3 , il est pertinent de regarder modulo $2,4,8$ ou 3,9 . Comme $3+1=2^{2}$, regarder modulo 4 et 3 ne conclura pas tout de suite, on regarde donc modulo 8 .
+Si $x \geqslant 5,8$ divise $2^{x-2}$ donc 8 divise $3^{x}+1$. Or les puissances de 3 modulo 8 valent 1 ou 3 donc $3^{x}-1$ vaut 2 ou 4 modulo 8 et n'est pas divisible par 8 , ce qui donne une contradiction. On a donc forcément $x=2,3$ ou 4 .
+Pour $x=2,1=1+3^{k}$ donc $3^{k}=0$ ce qui est impossible. Pour $x=3,1+3^{k}=2$ donc $3^{k}=1$ donc $k=0$ et $y=0$. Pour $x=4,1+3^{k}=4$ donc $3^{k}=3$, on a donc $k=1$ soit $y=2$.
+Réciproquement, si $(x, y)=(3,0), z^{2}=2^{x}+3^{y}=9=3^{2}$ donc $z= \pm 3$ et le triplet $(3,0,3)$ convient. Si $(x, y)=(4,2), z^{2}=2^{x}+3^{y}=25=5^{2}$ donc $z=5$ et le triplet $(4,2,5)$ convient.
+Il reste donc à traiter le cas où $x=0$ et celui où $x=1$. Pour le cas où $x=0$, on a $2^{x}=1$ qui est un carré, on va donc factoriser et réutiliser la technique du pgcd. Si $x=0$, l'équation se réécrit $3^{y}=z^{2}-1=(z-1)(z+1)$. Le pgcd de $z-1$ et $z+1$ divise $3^{y}$ et divise $z+1-(z-1)=2$ donc il vaut nécessairement 1 . Comme $3^{y}=(z-1)(z+1), z-1$ et $z+1$ sont des puissances de 3 positives (car $z+1>0$ donc $z-1>0$ leur produit étant strictement positif) de pgcd 1 , le plus petit des deux
+vaut nécessairement 1 donc $z-1=1, z=2$. On obtient $3^{y}=z^{2}-1=3$ donc $y=1$. Réciproquement $(0,1,2)$ est solution car $1+3=2^{2}$.
+Pour le cas $x=1$, on ne voit pas de solution, il faut donc trouver un modulo pertinent pour évaluer l'équation, comme il y a une puissance de 3 et un carré, on peut regarder modulo 3 . $\mathrm{Si} x=1$ l'équation devient $2+3^{y}=z^{2}$. Si $y=0$ l'équation devient $z^{2}=3$ qui n'a pas de solution entière. On a donc $y>0$ donc $z^{2} \equiv 2(\bmod 3)$. Or un carré modulo 3 est congru à 0 ou 1 , il n'y a donc pas de solution pour $x=1$. Les solutions sont donc $(0,1,2),(3,0,3)$ et $(4,2,5)$.
+Commentaire des correcteurs: Exercice globalement bien réussi. Il faut néanmoins penser à vérifier les solutions obtenues et justifier tout ce qui est affirmé : par exemple il faut justifier que si deux puissances de 2 sont distance de 2 ce sont forcément 2 et 4 (on peut le faire facilement en regardant modulo 4).
+
+Exercice 7. Une grille de taille $\mathrm{n} \times \mathrm{n}$ contient $\mathrm{n}^{2}$ cases. Chaque case contient un entier naturel compris entre 1 et $\boldsymbol{n}$, de telle sorte que chaque entier de l'ensemble $\{1, \ldots, n\}$ apparaît exactement $n$ fois dans la grille. Montrer qu'il existe une colonne ou une ligne de la grille contenant au moins $\sqrt{n}$ nombres différents.
+
+Solution de l'exercice 7 Essayons d'abord de regarder ce qui se passe dans ce qui semble être 'le pire cas" : si chaque ligne/colonne ne contient pas beaucoup de numéros, chaque numéro va y être beaucoup présent. En particulier, pour tout $i$, le nombre de $i$ semble être écrit dans peu de lignes et de colonnes. Mais à priori si le numéro $i$ apparait trop dans une ligne, il apparaitra dans beaucoup de colonnes et inversement. A priori, le pire cas semble être celui où chaque numéro apparaît dans autant de colonnes que de lignes et comme chaque numéro apparaît $n$ fois, le carré doit être de dimension $\sqrt{n}$, donc $i$ apparait dans au moins $2 \sqrt{n}$ lignes et colonnes.
+Bien sûr, cette analyse ne constitue en rien une preuve, mais on voit deux idées importantes : premièrement, le nombre de numéros distincts dans chaque ligne/colonne semble avoir un lien avec le nombre de lignes/colonnes où chaque numéro apparaît. Deuxièmement, pour tout $i$ entre 1 et $n$, le nombre $i$ apparait au moins sur $2 \sqrt{n}$ lignes et colonnes. On va donc essayer de formaliser ça.
+Notons $a_{c, i}$ pour $c$ une colonne ou une ligne et $i$ un entier entre 1 et $n$ le nombre de fois qu'apparait $i$ dans $c$, notons $c_{i}$ (resp. $l_{i}$ ) le nombre de colonnes (resp. lignes) à laquelle $i$ appartient. On note C l'ensemble des colonnes $L$ celui des lignes.
+Notons que l'hypothèse du fait que $i$ apparait $n$ fois se traduit comme $c_{i} \times l_{i} \geqslant n$ car $i$ apparait dans au plus $c_{i} l_{i}$ cases.
+Notons que pour tout $i$, $l_{i}+c_{i}$ étant le nombre de ligne ou de colonne où apparait $i$, il vaut $\sum_{c \in C \cup L} a_{c, i}$. Le nombre d'éléments distincts dans la colonne $c$ vaut, quant à lui, $\sum_{i=1}^{n} a_{c, i}$. En particulier, on voit bien que les $a_{c, i}$ jouent un rôle important dans le problème.
+Maintenant il reste à relier le nombre d'apparitions de i dans les différentes lignes/colonnes au nombre de numéros dans chaque ligne. Pour cela on va regarder la somme des $a_{c, i}$ (on somme sur $i$ entre 1 et $n$ et sur c colonne et ligne) et utiliser les deux interprétations précédentes.
+On obtient ainsi $\sum_{i=1}^{n} \sum_{c \in C \cup L} a_{c, i}=\sum_{i=1}^{n} c_{i}+l_{i} \geqslant \sum_{i=1}^{n} 2 \sqrt{c_{i} l_{i}} \geqslant 2 n \sqrt{n}$.
+On en déduit que $\sum_{c \in C \cup L} \sum_{i=1}^{n} a_{c, i} \geqslant \sum_{i=1}^{n} 2 \sqrt{c_{i} l_{i}}=2 n \sqrt{n}$.
+En particulier, comme il y a $2 n$ lignes ou colonnes, il existe $c$ colonnes ou lignes telles que $\sum_{i=1}^{n} a_{c, i} \geqslant \sqrt{n}$ i.e. c contient au moins $\sqrt{\mathrm{n}}$ numéros différents.
+
+Commentaire des correcteurs: L'exercice était très dur et seul un élève l'a réussi. Il fallait essayer de relier le nombre de numéros par ligne aux nombres de colonnes/lignes où apparait un numéro et rares sont ceux qui ont eu l'idée.
+
+Exercice 8. Soit $A B C$ un triangle non isocèle en $B$. Soit $D$ le pied de la bissectrice de l'angle $\widehat{A B C}$. Soit $M$ le milieu de l'arc $\widehat{A C}$ contenant $B$ sur le cercle circonscrit au triangle $A B C$. Le cercle circonscrit au triangle $B D M$ coupe la segment $[A B]$ en un point $K$ distinct de $B$. Soit $J$ le symétrique du point $A$ par rapport au point K . La droite (DJ) intersecte la droite ( $A M$ ) en un point O . Montrer que les points $\mathrm{J}, \mathrm{B}, \mathrm{M}$ et O sont cocycliques.
+
+## Solution de l'exercice 8
+
+
+
+Tout d'abord, on reconnaît dans la figure quelques points connus : le point $M$ est le milieu de l'arc $A C$ contenant $B$, il s'agit donc du pôle Nord du point $B$ dans le triangle $A B C$, c'est-à-dire qu'il est le point d'intersection de la bissectrice extérieure de l'angle $\widehat{A B C}$, de la médiatrice du segment $[A C]$ et du cercle circonscrit au triangle $A B C$. On obtient donc que l'angle $\widehat{D B M}$ est droit (par définition de la bissectrice extérieure). Le fait que $M$ appartient à la médiatrice du segment $[A C]$ nous invite également à considérer cette médiatrice. Soit N le milieu du segment $[A C]$. Alors $\widehat{\mathrm{DNM}}=90^{\circ}$. On déduit donc que les points $B, M, N$ et $D$ sont cocycliques et $D$ appartient au cercle passant par les pointe $B, K$ et $D$.
+De nouveaux points cocycliques apportent deux informations : une information sur les angles grâce au théorème de l'angle inscrit et une information sur les longueurs grâce à la puissance d'un point. Puisque la majorité des points se trouve sur deux droites se coupant en le sommet $A$, nous allons utiliser la puissance du point $A$ par rapport à divers cercles.
+Notamment, par puissance d'un point $A K \cdot A B=A D \cdot A N$. Donc
+
+$$
+A J \cdot A B=2 A K \cdot A B=2 A D \cdot A N=A D \cdot A C
+$$
+
+donc les points $\mathrm{D}, \mathrm{C}, \mathrm{B}$ et J sont cocycliques d'après la réciproque de la puissance d'un point. Pour conclure, nous allons utiliser les angles orientés, pour éviter d'avoir à traiter séparément les différentes configurations possibles.
+Nous avons à présent tous les outils pour effectuer une chasse aux angles. Des angles difficiles d'accès sont les angles $\widehat{\mathrm{OMJ}}, \widehat{\mathrm{OBJ}}, \widehat{M J B} \ldots$ En revanche, les angles $\widehat{\mathrm{DJB}}$ et $\widehat{\mathrm{OMB}}$ semblent plus faciles à obtenir à l'aide des cercles présents sur la figure.
+Puisque les points D, C, B et O sont cocycliques, on trouve
+
+$$
+(J B, J O)=(J B, J D)=(C B, C D)=(C B, C A)=(M B, M A)=(M B, M O)
+$$
+
+donc le quadrilatère JBMO est bien cyclique.
+Commentaire des correcteurs : L'exercice n'a pas été abordé par beaucoup d'élèves et il a été résolu par deux élèves. Quelques élèves ont noté que le point $M$ est le pôle Nord du point $B$, ce qui est un très bon réflexe.
+
+Exercice 9. Déterminer le plus petit entier $\mathrm{n} \geqslant 2$ tel qu'il existe des entiers strictement positifs $a_{1}, \ldots, a_{n}$ tels que
+
+$$
+a_{1}^{2}+\ldots+a_{n}^{2} \mid\left(a_{1}+\ldots+a_{n}\right)^{2}-1
+$$
+
+Solution de l'exercice 9 Analysons le problème. Dans ce problème, on cherche le plus petit entier n satisfaisant une certaine propriété. Supposons que l'on veuille montrer que le plus petit entier recherché est l'entier c. Pour montrer que c'est bien le plus petit entier, on doit d'une part montrer que si un entier n satisfait la propriété, alors $n \geqslant c$ et on doit montrer d'autre part que l'on peut trouver $c$ entiers satisfaisant la relation de divisibilité.
+
+Pusiqu'il y a une relation de divisibilité, on peut s'attendre à utiliser divers idées :
+
+- Si $a \mid b$ alors $a$ divise les combinaisons linéaires de $a$ et $b$
+- Si $a \mid b$ et que $a$ et $b$ sont strictement positifs, alors $a \mid b$
+- Si $a \mid b$, les diviseurs de $a$ divisent également $b$
+
+Une fois cette première analyse effectuée, on peut commencer par regarder si on trouve des entiers $a_{i}$ satisfaisant la propriété pour des petites valeurs de $n$, par exemple pour $n=2,3$ ou même 4 si on est courageux, avant de se convaincre que cette méthode ne permettra pas de déterminer n .
+
+Néanmoins, avoir cherché des $a_{i}$ pour des petites valeurs de $n$ nous permet de trouver d'éventuelles propriétés que doivent satisfaire les $a_{i}$. Par exemple, on a pu remarquer que les entiers $a_{i}$ ne peuvent pas tous être pairs, puisque dans ce cas la somme des $a_{i}^{2}$ serait paire mais $\left(a_{1}+\ldots+a_{n}\right)^{2}-1$ est impair. On se rend alors compte que ce qui importe dans cet argument, ce n'est pas la parité des $a_{i}$ qui entre en jeu mais la parité de la somme.
+
+On obtient que $a_{1}+a_{2}+\ldots+a_{n}$ est impair. Dans le cas contraire, puisque $a_{1}^{2}+a_{2}^{2}+\ldots+a_{n}^{2} \equiv$ $a_{1}+a_{2}+\ldots+a_{n} \bmod 2, a_{1}+\ldots+a_{n}$ est pair également mais alors $a_{1}^{2}+\ldots+a_{n}^{2}$ est pair et divise $\left(a_{1}+a_{2}+\ldots+a_{n}\right)^{2}-1$ qui est impair, ce qui est absurde.
+
+On déduit que $\left(a_{1}+\ldots+a_{n}\right)^{2}-1$ est pair. L'argument de parité précédent nous invite à préciser cette étude. On va donc chercher si $\left(a_{1}+\ldots+a_{n}\right)^{2}-1$ est divisible par $4,8 \ldots$. La présence des multiples carré nous invite à regarder chaque terme avec des modulos bien choisis.
+
+Par exemple, modulo $4,\left(a_{1}+\ldots+a_{n}\right)^{2} \equiv 1$ donc 4 divise $\left(a_{1}+\ldots+a_{n}\right)^{2}-1$. Ne nous arrêtons pas en si bon chemin, nous savons également que les carrés des nombres impairs ne peuvent que valoir 1 modulo 8. Ainsi, $\left(a_{1}+\ldots+a_{n}\right)^{2}-1$ est divisible par 8 . Or 8 est premier avec $a_{1}^{2}+\ldots+a_{n}^{2}$ qui est impair. On déduit de tout cela que
+
+$$
+8\left(a_{1}^{2}+\ldots+a_{n}^{2}\right) \mid\left(a_{1}+\ldots+a_{n}\right)^{2}-1
+$$
+
+Enfin, une autre remarque que l'on peut formuler sur l'énoncé est qu'il implique la somme des carrés de nombres d'un côté et le carré de la somme des nombres de l'autre côté. Ceci fait penser à l'inégalité de Cauchy-Schwarz, ou à l'inégalité des moyennes arithmétiques et quadratiques. On peut donc essayer de comparer les quantités $8\left(a_{1}^{2}+\ldots+a_{n}^{2}\right)$ et $\left(a_{1}+\ldots+a_{n}\right)^{2}-1$.
+
+Cette idée de comparer les termes est cohérente avec ce que l'on cherche à montrer. La divisibilité obtenue donne que $8\left(a_{1}^{2}+\ldots+a_{n}^{2}\right) \leqslant\left(a_{1}+\ldots+a_{n}\right)^{2}-1$. Or, dans l'inégalité des moyennes arithmétique et quadratique, le carré de la somme est plus petit que la somme des carrés des éléments multipliée par le
+nombre de variables. On se doute donc que l'inégalité obtenue va être fausse pour n trop petit, ce qui va nous fournir la borne souhaitée. Plus précisement,
+
+$$
+8\left(a_{1}^{2}+\ldots+a_{n}^{2}\right) \leqslant\left(a_{1}+\ldots+a_{n}\right)^{2}-1 \leqslant n\left(a_{1}^{2}+\ldots+a_{n}^{2}\right)-1

ENVOI 1 : GÉOMÉTRIE
+
+Les consignes suivantes sont à lire attentivement :
+
+- Le groupe junior est constitué des élèves nés en 2008 ou après. Les autres élèves sont dans le groupe senior.
+- Les exercices classés "Juniors" ne sont à chercher que par les élèves du groupe junior.
+- Les exercices classés "Seniors" ne sont à chercher que par les élèves du groupe senior.
+- Les exercices doivent être cherchés de manière individuelle.
+- Utiliser des feuilles différentes pour des exercices différents.
+- Respecter la numérotation des exercices.
+- Bien préciser votre nom en lettres capitales, et votre prénom en minuscules sur chaque copie.
+
+
+## Exercices Juniors
+
+Exercice 1. Soient $\omega$ et $\Omega$ deux cercles concentriques (c'est-à-dire qu'ils ont le même centre) de sorte que le cercle $\omega$ soit à l'intérieur du cercle $\Omega$. Soient $X$ et $Y$ deux points sur le cercle $\omega$. On note $P$ et $Q$ les points d'intersection respectifs du cercle $\Omega$ avec les tangentes en $X$ et $Y$ à $\omega$, de telle sorte que $P$ et $Q$ soient du même côté par rapport à la droite $(\mathrm{XY})$. Montrer que les points $X, Y, P$ et $Q$ sont cocycliques.
+
+## Solution de l'exercice 1
+
+
+
+Le quadrilatère $X Y Q P$ semble être un trapèze isocèle sur la figure. On commence par le démontrer.
+Soit d la médiatrice de $[\mathrm{XY}]$. Puisque O est le centre du cercle $\omega, \mathrm{O}$ appartient à d . Ainsi, les cercles centrés en $O$, et en particulier $\omega$ et $\Omega$, sont envoyés sur eux-mêmes par la symétrie d'axe $d$. On note $s$ cette symétrie.
+
+On a $s(X)=\mathrm{Y}, \mathrm{s}(\omega)=\omega$ et $s(\Omega)=\Omega$, donc $s$ envoie la tangente à $\omega$ en $X$ sur la tangente à $s(\omega)=\omega$ en $s(X)=Y$. Le point d'intersection P de $\Omega$ avec la tangente à $\omega$ en $X$ est envoyé sur le point d'intersection de $s(\Omega)$ avec la tangente à $s(\omega)$ en $s(X)$.
+
+Il s'agit du point d'intersection de $\Omega$ avec la tangente à $\omega$ en $Y$, à savoir le point $Q$. Autrement dit, $P$ et Q sont symétriques par rapport à la médiatrice de $[\mathrm{XY}]$. Les segments $[\mathrm{XY}]$ et $[\mathrm{PQ}]$ sont perpendiculaires à $d$ donc parallèles entre eux et les segments $[\mathrm{PX}]$ et $[\mathrm{QY}]$ sont symétriques par rapport à d . Ceci suffit à conclure que le quadrilatère PQYX est un trapèze isocèle.
+
+Concluons qu'il s'agit d'un quadrilatère cyclique. Par angles correspondants, $\widehat{\mathrm{QPX}}=180^{\circ}-\widehat{\mathrm{PXY}}$ et puisque $s$ conserve les angles, $\widehat{\mathrm{YQP}}=\widehat{\mathrm{QPX}}$. On déduit que
+
+$$
+\widehat{Y Q P}=\widehat{Q P X}=180^{\circ}-\widehat{P X Y}
+$$
+
+donc les points $P, Q, Y$ et $X$ sont bien cocycliques d'après la réciproque du théorème de l'angle inscrit.
+Commentaire des correcteurs : Le problème a été plutôt bien réussi, mais il y a eu trois problèmes récurrents :
+
+- Plusieurs élèves utilisent allègrement que deux triangles avec deux côtés de même longueur et un angle en commun sont isométriques. Malheureusement ce fait est faux : ici on pouvait s'en sortir en utilisant que les triangles étaient rectangles (dans ce cas le critère est vrai par Pythagore). Mais dans un cas général c'est totalement faux : il faut que les côtés soient adjacents à l'angle. Ainsi il est nécessaire de bien préciser rectangle.
+- Beaucoup d'élèves supposent que (QY) et (PX) s'intersectent. C'est le cas sauf quand les droites sont parallèles : il fallait donc aussi traiter ce cas. En olympiade, introduire un point qui n'existe pas dans un cas particulier coûte régulièrement 1 point à certains candidats : il faut donc être prudent et traiter le cas particulier à côté.
+- Certains élèves parlent de symétrie sans vraiment d'argument rigoureux. Il est important de préciser pourquoi les objets sont envoyés l'un sur l'autre par symétrie.
+
+Exercice 2. Soit $A B C$ un triangle avec $\widehat{B A C}=60^{\circ}$. Soient $D$ et $E$ les pieds des bissectrices issues respectivement des sommets $B$ et $C$. Soit I le point d'intersection des droites (BD) et (CE). Montrer que les points $A$, I, $D$ et $E$ sont cocycliques.
+
+## $\underline{\text { Solution de l'exercice } 2}$
+
+
+
+On va faire une chasse aux angles pour démontrer que $\widehat{I D A}+\widehat{I E A}=180^{\circ}$. Notons $x=\widehat{A C E}=\widehat{E C B}$ ainsi que $y=\widehat{A B D}=\widehat{\mathrm{DBC}}$. Comme la somme des angles d'un triangle vaut $180^{\circ}$ on a ainsi
+
+$$
+\begin{aligned}
+180^{\circ} & =\widehat{\mathrm{BAC}}+\widehat{\mathrm{ABC}}+\widehat{\mathrm{ACB}} \\
+& =60^{\circ}+2 y+2 x
+\end{aligned}
+$$
+
+Ce qui implique que $x+y=60^{\circ}$. On peut donc exprimer tous les angles de la figure en fonction de $x$ et en particulier les deux angles qui nous intéressent, $\widehat{I D A}$ et $\widehat{I E A}$. On a $\widehat{I D A}=\widehat{B D A}=180^{\circ}-60^{\circ}-y$ ainsi que $\widehat{I E A}=\widehat{C E A}=180^{\circ}-60^{\circ}-x$. Donc la somme vaut
+
+$$
+\widehat{\mathrm{IDA}}+\widehat{\mathrm{IEA}}=180^{\circ}-60^{\circ}-\mathrm{y}+180^{\circ}-60^{\circ}-x=180^{\circ}+60^{\circ}-x-y=180^{\circ}
+$$
+
+Ce qui est l'égalité voulue.
+
+## Solution alternative de l'exercice 2
+
+
+
+Une fois que l'on a obtenu que $x+y=60^{\circ}$, on peut conclure d'une autre façon, en démontrant que $\widehat{\mathrm{DAE}}+\widehat{\mathrm{DIE}}=180^{\circ}$. En effet, dans le triangle BCI, on a $\widehat{\mathrm{BIC}}=180^{\circ}-\mathrm{x}-\mathrm{y}=120^{\circ}$, de sorte que $\widehat{\mathrm{DIE}}+\widehat{\mathrm{DAE}}=\widehat{\mathrm{BIC}}+\widehat{\mathrm{BAC}}=120^{\circ}+60^{\circ}=180^{\circ}$.
+
+Commentaire des correcteurs: Exercice très bien réussi dans l'ensemble. Même si l'exercice était relativement rapide, il faut bien penser à faire une belle figure propre et bien préciser les étapes de raisonnement.
+
+Exercice 3. Soit ABC un triangle dont O est le centre du cercle circonscrit. On note $\ell$ une droite perpendiculaire à la droite $(A O)$. La droite $(\ell)$ intersecte les côtés $(A B)$ et $(A C)$ en les points $D$ et $E$. Montrer que les points $B, C, E$ et $D$ sont cocycliques.
+
+## Solution de l'exercice 3
+
+
+
+Posons $X$ et $Y$ les projetés orthogonaux de $O$ sur ( $A C$ ) et (DE) respectivement. Notons que $X$ est le milieu du segment $[A C]$ et aussi le pied de la bissectrice de l'angle $\widehat{\mathrm{COA}}$ dans le triangle $A O C$ isocèle en O.
+
+Comme $\widehat{\mathrm{EXO}}=90^{\circ}=\widehat{\mathrm{EYO}}$, on en déduit que $\mathrm{E}, \mathrm{X}, \mathrm{O}$ et Y sont cocycliques par le théorème de l'angle inscrit. Par le théorème de l'angle au centre, on a alors :
+
+$$
+\widehat{\mathrm{CBA}}=\widehat{\mathrm{COA}} / 2=\widehat{\mathrm{XOA}}=180^{\circ}-\widehat{\mathrm{YEX}}=180^{\circ}-\widehat{\mathrm{CED}}
+$$
+
+On en déduit la cocyclicité des points $\mathrm{B}, \mathrm{C}, \mathrm{D}$ et E .
+Commentaire des correcteurs: L'exercice est très bien réussi, néanmoins beaucoup de preuves se perdent dans de nombreux calculs quand il est possible de faire bien plus simple.
+
+Exercice 4. Soient $\omega_{1}$ et $\omega_{2}$ deux cercles disjoints. Une tangente commune extérieure à ces deux cercles coupe $\omega_{1}$ en $A$ et $\omega_{2}$ en $B$. La deuxième tangente commune extérieure à ces deux cercles coupe $\omega_{1}$ en $D$ et $\omega_{2}$ en $C$. La droite (BD) coupe $\omega_{1}$ en le point $P$ autre que $D$ et $\omega_{2}$ en le point $Q$ autre que B. Montrer que BQ = DP.
+
+## Solution de l'exercice 4
+
+
+
+Une symétrie axiale par rapport à la droite joignant les centres des deux cercles échange $A$ et $D$ ainsi que $B$ et $C$. Donc, $A B=D C$. On pense alors à appliquer la puissance d'un point, on a alors :
+
+$$
+\mathrm{DQ} \cdot \mathrm{DB}=\mathrm{DC}^{2}=\mathrm{AB}^{2}=\mathrm{BP} \cdot \mathrm{BD}
+$$
+
+où la première égalité vient de la puissance du point depuis D par rapport à $\omega_{2}$ et la troisième égalité vient de la puissance du point depuis B par rapport au cercle $\omega_{1}$. On peut réécrire cette identité de la manière suivante :
+
+$$
+(B P-D Q) B D=0
+$$
+
+Cela implique que $\mathrm{BP}=\mathrm{DQ}$ et donc que $\mathrm{DP}=\mathrm{BQ}$, d'où la conclusion.
+Commentaire des correcteurs: L'exercice a globalement été très bien réussi. Utiliser des puissances de points simplifiait l'exercice : certaines copies ont réussi à faire sans, mais il peut être bon d'ètudier la solution avec cette notion afin de voir comment elle simplifiait la résolution du problème. Signalons que très peu de copies ont pensé au fait que lorsque les cercles ont même rayon, alors les tangentes ne se coupent pas. Il faut donc traiter ce cas à part. Enfin si la nècessitè de faire une figure propre et grande est acquise pour la plupart des élèves, il y a encore quelques copies qui ne respectent pas cette consigne.
+
+Exercice 5. Soit $A B C$ un triangle acutangle avec $A B 
ENVOi 2 : Algèbre
À RENVOYER AU PLUS TARD LE 10 JANVIER 2023
+
+Les consignes suivantes sont à lire attentivement :
+
+- Le groupe junior est constitué des élèves nés en 2008 ou après. Les autres élèves sont dans le groupe senior.
+- Les exercices classés "Juniors" ne sont à chercher que par les élèves du groupe junior.
+- Les exercices classés "Seniors" ne sont à chercher que par les élèves du groupe senior.
+- Les exercices doivent être cherchés de manière individuelle.
+- Utiliser des feuilles différentes pour des exercices différents.
+- Respecter la numérotation des exercices.
+- Bien préciser votre nom en lettres capitales, et votre prénom en minuscules sur chaque copie.
+
+
+## Exercices Juniors
+
+Exercice 1. Soient x, y deux réels strictement positifs. Montrer que
+
+$$
+\left(x+\frac{2}{y}\right)\left(\frac{y}{x}+2\right) \geqslant 8
+$$
+
+Quand a-t-on égalité?
+Solution de l'exercice 1
+Dans cet exercice, on a affaire à des termes strictement positifs dont le produit $x \cdot \frac{2}{y} \cdot \frac{y}{x} \cdot 2=4$ est connu. On pense donc à utiliser l'inégalité arithmético-géométrique qui donne à la fois
+
+$$
+x+\frac{2}{y} \geqslant 2 \sqrt{\frac{2 x}{y}}
+$$
+
+et
+
+$$
+\frac{y}{x}+2 \geqslant 2 \sqrt{\frac{2 y}{x}}
+$$
+
+Les deux inégalités ne font intervenir que des termes positifs donc on peut les combiner pour avoir
+
+$$
+\left(x+\frac{2}{y}\right)\left(\frac{y}{x}+2\right) \geqslant 2 \sqrt{\frac{2 x}{y}}\left(\frac{y}{x}+2\right) \geqslant 4 \sqrt{\frac{2 x \cdot 2 y}{y x}}=8 .
+$$
+
+Cherchons les cas d'égalité. Pour ceci, il faut avoir égalité dans les deux inégalités précédentes. Comme $\frac{y}{x}+2>0$, on a égalité dans la première égalité si et seulement si on a égalité dans la première application de l'inégalité arithmético-géométrique, c'est-à-dire si $x=\frac{2}{y}$, soit $x y=2$.
+De même, pour avoir égalité dans la deuxième inégalité, il faut que $\frac{y}{x}=2$. En multipliant les deux équations ensemble, on trouve $y^{2}=4$, donc $y=2$ car $y$ est positif. Ensuite, on obtient $x=1$. Réciproquement, $x=1$ et $y=2$ est un cas d'égalité, c'est le seul.
+
+Commentaire des correcteurs : Si nle problème a été bien réussi dans l'ensemble, voilà quelques pistes de progression :
+
+- Beaucoup d'élèves ne connaissent pas l'IAG et la redémontrent.
+- Le cas d'égalité a souvent été oublié.
+- Beaucoup d'élèves développent l'expression avant d'y appliquer l'IAG, plutôt que de l'appliquer directement dans les parenthèses.
+
+Exercice 2. Trouver tous les réels $x, y$ tels que
+
+$$
+x(x-2 y)+y(2 y-4)+4=0
+$$
+
+## Solution de l'exercice 2
+
+Développons l'équation pour obtenir
+
+$$
+x^{2}-2 x y+2 y^{2}-4 y+4=0 .
+$$
+
+Les termes $x^{2}-2 x y$ nous font penser à l'identité remarquable $x^{2}-2 x y+y^{2}=(x-y)^{2}$. On sépare alors le $2 y^{2}$ en $y^{2}+y^{2}$ pour écrire
+
+$$
+(x-y)^{2}+y^{2}-4 y+4=0
+$$
+
+Mais on reconnait alors une deuxième identité remarquable $y^{2}-4 y+4=(y-2)^{2}$. En factorisant, ceci donne
+
+$$
+(x-y)^{2}+(y-2)^{2}=0
+$$
+
+Or, une somme de carrés de nombre réels est forcément positive, et ne peut être nulle que si les deux carrés sont tous les deux nuls. Ainsi, si $x$ et $y$ sont solution de l'équation, on a à la fois
+
+$$
+x-y=0 \quad \text { et } \quad y-2=0
+$$
+
+Ainsi, l'unique solution possible de l'équation est $x=y=2$. On peut vérifier réciproquement que ceci est bien une solution, c'est donc la seule.
+
+Commentaire des correcteurs : Les élèves ont en général trouvé la solution avec la méthode présentée dans le corrigé. Malheureusement, la plupart oublient de vérifier que la solution qu'ils ont trouvé est bien solution du problème. Il suffit en effet qu'à une seule étape, l'équivalence ne soit pas justifiée pour que la vérification soit nécessaire. Certains ont considéré l'expression comme un polynôme en $x$, dont il s'agit de trouver les racines, celles-ci n'existant que pour certianes valeurs de y .
+
+Exercice 3. Pour un réel $x$, on note $\lfloor x\rfloor$ le plus grand entier relatif inférieur ou égal à $x$ (par exemple, $\lfloor 2,7\rfloor=2,\lfloor\pi\rfloor=3$ et $\lfloor-1,5\rfloor=-2)$.
+Soient $a, b$ deux réels tels que
+
+$$
+a+\lfloor a\rfloor=b+\lfloor b\rfloor .
+$$
+
+Montrer que $a=b$.
+
+## Solution de l'exercice 3
+
+Supposons par l'absurde $a \neq b$. Par symétrie (c'est-à-dire que $a$ et $b$ jouent le même rôle), on peut supposer $a-1
+$$
+
+Mais d'après l'égalité au-dessus, $\{b\}-\{a\}$ est un entier, et il est donc nul. On a donc $\{b\}-\{a\}=0$, ce qui donne ensuite $2\lfloor a\rfloor-2\lfloor b\rfloor=0$.
+Ainsi, on a
+
+$$
+\lfloor a\rfloor=\lfloor b\rfloor \text { et } \quad\{a\}=\{b\}
+$$
+
+donc
+
+$$
+a=\lfloor a\rfloor+\{a\}=\lfloor b\rfloor+\{b\}=b
+$$
+
+Commentaire des correcteurs : Exercice très bien réussi, avec une certaine diversité dans les approches. Quelques rares points sont perdus par étourderie. Certains élèves semblent confus sur le fonctionnement de la partie entière dans les négatifs.
+
+Exercice 4. Soit $\boldsymbol{n}$ un entier strictement positif et $x \geqslant \mathrm{n}$ un réel. Montrer que $x+\frac{\mathfrak{n}}{\boldsymbol{x}} \geqslant \mathrm{n}+1$ et donner les cas d'égalité.
+
+## Solution de l'exercice 4
+
+Le réel $x$ est strictement positif donc on peut multiplier l'équation par $x$ pour avoir que l'équation est équivalente à
+
+$$
+x^{2}+n \geqslant(n+1) x
+$$
+
+ce qui donne, en réarrangeant les termes,
+
+$$
+x^{2}-(n+1) x+n \geqslant 0
+$$
+
+On reconnait alors une factorisation
+
+$$
+(x-n)(x-1) \geqslant 0
+$$
+
+Mais ceci est vrai car $x \geqslant \mathrm{n}$ et $x \geqslant 1$.
+On a égalité lorsque $x=n$ ou $x=1$. Mais si $x=1$, alors $n=1$ et $x=n$. Ainsi, dans tous les cas, le seul cas d'égalité est $x=n$.
+
+## Solution alternative de l'exercice 4
+
+On repart de l'équation développée $x^{2}-(n+1) x+n \geqslant 0$.
+La condition $x \geqslant n$ est très peu naturelle, on préfère des conditions de type $t \geqslant 0$. On pose donc $x=n+t$ $\operatorname{avec} t \geqslant 0$. L'équation se réécrit alors
+
+$$
+n^{2}+2 n t+t^{2}-(n+1)(n+t)+n \geqslant 0
+$$
+
+ou encore
+
+$$
+t^{2}+(n-1) t \geqslant 0
+$$
+
+Mais cette nouvelle équation est clairement vraie car $t \geqslant 0$ et $n \geqslant 1$. De plus, on a égalité si et seulement si $t=0$, ou encore $x=n$.
+
+Commentaire des correcteurs : Le problème a été bien réussi par les élèves, les solutions rendues étaient presque toutes abouties et suivaient le même schéma que les solutions du corrigé. En revanche, la plupart de ses copies ont été pénalisées pour des manques de justifications, notamment des justifications de signes. On rappelle que lorsqu'on multiplie ou divise une inégalité par une quantité, il faut s'assurer du signe de cette quantité : si elle est strictement positive, ça conserve le sens de l'inégalité, si elle est strictement négative, ça change le sens de l'inégalité, et si on multiplie par une quantité nulle, on n'a pas équivalence. C'est donc un détail qui a toute son importance. En ce qui concerne le cas d'égalité, plusieurs élèves ont oublié de le traiter, et d'autres ont oublié la condition $x \geqslant \mathrm{n}$, de sorte qu'ils considéraient que pour tout $\mathrm{n} \in \mathbb{N}^{*}, x=1$ était un cas d'égalité. Ce n'était vrai que pour $\mathrm{n}=1$, et donc c'était déjà compté dans le cas $x=\mathrm{n}$.
+
+Exercice 5. Trouver tous les triplets de réels positifs ou nuls ( $\mathrm{a}, \mathrm{b}, \mathrm{c})$ tels que
+
+$$
+\left\{\begin{array}{l}
+a^{2}+a b=c \\
+b^{2}+b c=a \\
+c^{2}+c a=b
+\end{array}\right.
+$$
+
+## Solution de l'exercice 5
+
+Supposons d'abord qu'un des réels est nul, sans perte de généralité $a=0$. Alors la première équation donne $\mathrm{c}=0$ et la dernière équation donne $\mathrm{b}=0$. Réciproquement, le triplet $\mathrm{a}=\mathrm{b}=\mathrm{c}=0$ est bien solution, on suppose à présent que les trois réels sont non nuls.
+Supposons maintenant que deux des réels soient égaux, sans perte de généralité $\mathrm{a}=\mathrm{b}$. On peut alors soustraire les deuxième et troisième équations pour avoir $b^{2}-c^{2}=0$. Comme $b$ et $c$ sont tous les deux positifs, on a donc $a=b=c$. Dans la première équation, on a alors $2 a^{2}=a$. Mais $a$ est non nul donc on peut diviser par $2 a$ pour avoir $a=\frac{1}{2}$. Réciproquement, le triplet $a=b=c=\frac{1}{2}$ est bien solution. On suppose désormais que les trois réels sont deux à deux distincts.
+Faisons le produit des équations pour obtenir
+
+$$
+a(a+b) b(b+c) c(c+a)=a b c
+$$
+
+On a supposé précédememnt que les réels étaient tous non nuls donc on peut diviser par abc pour avoir
+
+$$
+(a+b)(b+c)(c+a)=1
+$$
+
+En faisant la différence des deux premières équations, on obtient $a^{2}-b^{2}+b a-b c=c-a$ ce qui se factorise en
+
+$$
+(a-b)(a+b)=(c-a)(b+1)
+$$
+
+En faisant de même avec les deuxième et troisième lignes puis avec les troisième et première lignes, on obtient en plus
+
+$$
+\left\{\begin{array}{l}
+(b-c)(b+c)=(a-b)(c+1) \\
+(c-a)(c+a)=(b-c)(a+1)
+\end{array}\right.
+$$
+
+En faisant le produit de ces trois équations et en divisant par $(a-b)(b-c)(c-a)$ des deux côtés (qui est non nul car on a supposé $a, b, c$ deux à deux distincts), on obtient
+
+$$
+(1+a)(1+b)(1+c)=(a+b)(b+c)(c+a)
+$$
+
+Mais on a montré précédemment que ce deuxième terme vaut 1 , ce qui est absurde car
+
+$$
+(1+a)(1+b)(1+c)>1 \cdot 1 \cdot 1=1
+$$
+
+Ainsi, les seules solutions sont celles trouvées au début de la solution, c'est-à-dire $\mathrm{a}=\mathrm{b}=\mathrm{c}=0$ et $\mathrm{a}=\mathrm{b}=\mathrm{c}=\frac{1}{2}$.
+Commentaire des correcteurs : Le problème a été abordé et plutôt bien réussi. Néanmoins, plusieurs erreurs sont récurrentes :
+
+- Certains obtiennent les deux triplets solutions, mais ne vérifient pas qu'ils sont solution. Quand on raisonne à coup d'implication, il n'est pas du tout sûr que les triplets trouvés soient solution.
+- Beaucoup supposent par exemple $a>b>c$. Deux problèmes : on oublie que plusieurs variables peuvent être égales. Mais surtout pour faire cela, il faut que le système soit symétrique : c'est-àdire que si on inverse deux variables, par exemple $a$ et $b$, alors le système ne change pas. Ce n'est pas du tout le cas : le système est complètement changé.
+
+Exercice 6. Montrer que pour tous réels $\mathrm{a}, \mathrm{b}, \mathrm{c}$ strictement positifs:
+
+$$
+\frac{b c}{a^{2}+2 b c}+\frac{c a}{b^{2}+2 c a}+\frac{a b}{c^{2}+2 a b} \leqslant 1 \leqslant \frac{a^{2}}{a^{2}+2 b c}+\frac{b^{2}}{b^{2}+2 c a}+\frac{c^{2}}{c^{2}+2 a b}
+$$
+
+## Solution de l'exercice 6
+
+Commençons par résoudre une des inégalités. Dans ce problème, l'inégalité la plus simple à étudier est celle de droite. On applique l'inégalité arithmético-géométrique sur les dénominateurs pour avoir $2 \mathrm{bc} \leqslant \mathrm{b}^{2}+\mathrm{c}^{2}$ par exemple, ce qui donne
+
+$$
+\frac{a^{2}}{a^{2}+2 b c}+\frac{b^{2}}{b^{2}+2 c a}+\frac{c^{2}}{c^{2}+2 a b} \geqslant \frac{a^{2}}{a^{2}+b^{2}+c^{2}}+\frac{b^{2}}{a^{2}+b^{2}+c^{2}}+\frac{c^{2}}{a^{2}+b^{2}+c^{2}}=1 .
+$$
+
+Pour le côté gauche, on remarque que celui-ci ressemble beaucoup au côté droit. Appelons $G$ et $D$ les côtés gauche et droit de l'équation respectivement. On a alors
+
+$$
+\begin{gathered}
+\mathrm{G}+2 \cdot \mathrm{D}=\frac{\mathrm{a}^{2}}{\mathrm{a}^{2}+2 \mathrm{bc}}+\frac{\mathrm{b}^{2}}{\mathrm{~b}^{2}+2 \mathrm{ca}}+\frac{\mathrm{c}^{2}}{\mathrm{c}^{2}+2 \mathrm{ab}}+\frac{2 \mathrm{bc}}{\mathrm{a}^{2}+2 \mathrm{bc}}+\frac{2 c a}{\mathrm{~b}^{2}+2 \mathrm{ca}}+\frac{2 a b}{\mathrm{c}^{2}+2 a b} . \\
+\frac{\mathrm{a}^{2}+2 \mathrm{bc}}{\mathrm{a}^{2}+2 b c}+\frac{b^{2}+2 c a}{b^{2}+2 c a}+\frac{c^{2}+2 a b}{c^{2}+2 a b}=3 .
+\end{gathered}
+$$
+
+On a donc
+
+$$
+\mathrm{G}=\frac{1}{2}(3-\mathrm{D}) \leqslant \frac{1}{2}(3-1)=1
+$$
+
+par l'inégalité de droite que l'on a montré précédemment.
+Commentaire des correcteurs : L'exercice a été bien réussi. Un certain nombre d'élève n'a trouvé qu'une seule des deux inégalités : il est important d'envoyer tout ce qui a été trouvé sur l'envoi, même si on n'a trouvé que la moitié de l'exercice. Un certain nombre d'élèves ont juste tout mis au même dénominateur, et ensuite prouvé l'inégalité, ce qui n'était pas très élégant mais fonctionnait bien.
+
+Exercice 7. Soient $x, y, z$ des réels strictement positifs tels que $x y+y z+z x=1$. Montrer que
+
+$$
+2\left(x^{2}+y^{2}+z^{2}\right)+\frac{4}{3}\left(\frac{1}{x^{2}+1}+\frac{1}{y^{2}+1}+\frac{1}{z^{2}+1}\right) \geqslant 5
+$$
+
+## Solution de l'exercice 7
+
+Dans cet exercice, on aimerait bien appliquer l'inégalité arithmético-géométrique de façon à obtenir une minoration du type $\left(x^{2}+1\right)+\frac{1}{x^{2}+1} \geqslant 2$. Mais si on s'y prend mal, on n'arrive pas à conclure. En effet, on aurait pu s'en douter en étudiant le cas d'égalité de l'équation. Au vu de la condition $x y+y z+z x=1$, on se doute que l'égalité va se produire pour $x=y=z=\frac{1}{\sqrt{3}}$. En introduisant ces valeurs dans l'équation, on trouve bien que l'on a égalité, mais ceci n'est pas un cas d'égalité de l'inégalité arithméticogéométrique plus tôt.
+Dans le cas d'égalité $x=y=z=\frac{1}{\sqrt{3}}$, on a $x^{2}+1=\frac{4}{3}$ et $\frac{1}{x^{2}+1}=\frac{3}{4}$. On applique donc l'inégalité arithmético-géométrique avec des coefficients appropriés pour avoir l'égalité des deux termes dans ce cas :
+
+$$
+\frac{3}{4}\left(x^{2}+1\right)+\frac{4}{3}\left(\frac{1}{x^{2}+1}\right) \geqslant 2
+$$
+
+En sommant ces trois équations, on a
+
+$$
+\frac{3}{4}\left(x^{2}+y^{2}+z^{2}+3\right)+\frac{4}{3}\left(\frac{1}{x^{2}+1}+\frac{1}{y^{2}+1}+\frac{1}{z^{2}+1}\right) \geqslant 6
+$$
+
+qui donne
+
+$$
+\frac{3}{4}\left(x^{2}+y^{2}+z^{2}\right)+\frac{4}{3}\left(\frac{1}{x^{2}+1}+\frac{1}{y^{2}+1}+\frac{1}{z^{2}+1}\right) \geqslant \frac{15}{4}
+$$
+
+Par rapport à l'inégalité de l'énoncé, il nous reste un terme $\frac{5}{4}\left(x^{2}+y^{2}+z^{2}\right)$ à minorer. Mais on a, par l'inégalité arithmético-géométrique,
+
+$$
+\frac{5}{4}\left(x^{2}+y^{2}+z^{2}\right) \geqslant \frac{5}{4}(x y+y z+z x)=\frac{5}{4}
+$$
+
+En ajoutant cette inégalité à l'inégalité obtenue précédemment, on obtient bien
+
+$$
+2\left(x^{2}+y^{2}+z^{2}\right)+\frac{4}{3}\left(\frac{1}{x^{2}+1}+\frac{1}{y^{2}+1}+\frac{1}{z^{2}+1}\right) \geqslant \frac{15}{4}+\frac{5}{4}=5
+$$
+
+## Solution alternative de l'exercice 7
+
+Posons $s=x^{2}+y^{2}+z^{2}$. Notons que par l'inégalité des mauvais élèves,
+
+$$
+\frac{4}{3}\left(\frac{1}{x^{2}+1}+\frac{1}{y^{2}+1}+\frac{1}{z^{2}+1}\right) \geqslant \frac{4}{3} \frac{(1+1+1)^{2}}{x^{2}+y^{2}+z^{2}+3}=\frac{12}{s+3}
+$$
+
+Ainsi il suffit de montrer que $2 s+\frac{12}{s+3} \geqslant 5$. En multipliant des deux côtés par $s+3$ qui est positif, il suffit de montrer que $2 s(s+3)+12 \geqslant 5(s+3)$. Ceci est équivalent à $2 s^{2}+6 s+12 \geqslant 5 s+15$ et donc à $2 s^{2}+s \geqslant 3$. Or par le lemme du tourniquet, $s \geqslant x y+y z+x z=1$, donc $2 s^{2}+s \geqslant 3$. On a bien le résultat voulu.
+
+Commentaire des correcteurs : L'exercice a été bien résolu par les élèves l'ayant cherché. Attention à ne pas s'emmêler dans les inégalités. Ici on pouvait directement utiliser l'inégalité des mauvais élèves : poser $s=x^{2}+y^{2}+z^{2}$ permettait de conclure en multipliant par $s+3$. Notons qu'il n'est pas nécessaire de reprouver à chaque fois $x^{2}+y^{2}+z^{2} \geqslant x y+y z+x z$ pour l'utiliser : c'est le lemme du tourniquet, qui est présent dans le cours de la POFM.
+
+Exercice 8. Soient $a$ et $b$ deux réels. On définit les suites $\left(a_{n}\right)$ et $\left(b_{n}\right)$ par $a_{0}=a, b_{0}=b$ et pour tout $n$ entier naturel, $a_{n+1}=a_{n}+b_{n}$ et $b_{n+1}=a_{n} b_{n}$. Déterminer toutes les paires $(a, b)$ telles que $\mathrm{a}_{2022}=\mathrm{a}_{0}$ et $\mathrm{b}_{2022}=\mathrm{b}_{0}$.
+
+## Solution de l'exercice 8
+
+Supposons que $(a, b)$ soit une solution de l'énoncé. On calcule
+
+$$
+\sum_{i=1}^{2022} a_{i}=\sum_{i=1}^{2022}\left(a_{i-1}+b_{i-1}\right)=\sum_{i=0}^{2021} a_{i}+\sum_{i=0}^{2021} b_{i}
+$$
+
+Mais on a
+
+$$
+\sum_{i=0}^{2021} a_{i}=a_{0}+\sum_{i=1}^{2021} a_{i}=a_{2022}+\sum_{i=1}^{2021} a_{i}=\sum_{i=1}^{2022} a_{i}
+$$
+
+donc on peut réécrire l'équation précédente comme
+
+$$
+\sum_{i=0}^{2021} b_{i}=0
+$$
+
+De la même manière, on a
+
+$$
+0=\sum_{i=1}^{2022} b_{i}=\sum_{i=1}^{2022} a_{i-1} b_{i-1}=\sum_{i=0}^{2021} a_{i} b_{i}
+$$
+
+Pour faire apparaître les produits $a_{i} b_{i}$, on élève l'équation $a_{i+1}=a_{i}+b_{i}$ au carré pour avoir $a_{i+1}^{2}=$ $a_{i}^{2}+b_{i}^{2}+2 a_{i} b_{i}$. On somme ceci entre $i=0$ et 2021 pour avoir
+
+$$
+\sum_{i=1}^{2022} a_{i}^{2}=\sum_{i=0}^{2021} a_{i}^{2}+\sum_{i=0}^{2021} b_{i}^{2}+2 \sum_{i=0}^{2021} a_{i} b_{i}
+$$
+
+Mais encore une fois,
+
+$$
+\sum_{i=1}^{2022} a_{i}^{2}=\sum_{i=0}^{2021} a_{i}^{2}
+$$
+
+donc
+
+$$
+\sum_{i=0}^{2021} b_{i}^{2}=0
+$$
+
+Une somme de carrés de nombres réels est nécessairement positive, et ne peut être nulle que si tous les $b_{i}$ sont nuls. Ceci implique notamment $b=0$. Réciproquement, si a est un réel, le couple ( $a, 0$ ) fonctionne car on montre par récurrence que pour tout $n, a_{n}=a$ et $b_{n}=0$, et alors $a_{2022}=a=a_{0}$.
+
+Commentaire des correcteurs : L'exercice était très difficile, a été peu abordé, et encore moins réussi. Plusieurs élèves arrivent cependant à obtenir que $b_{0}+\cdots+b_{2021}=0$ ce qui est un bon début.
+
+Exercice 9. Soient $b_{1}, \ldots, b_{n}$ des réels positifs ou nuls tels que $b_{1}+b_{2}+\ldots+b_{n}=2$. Soient $a_{0}, a_{1}, \ldots, a_{n}$ des nombres réels tels que $a_{0}=a_{n}=0$. Supposons que pour tout $i$ compris entre 1 et $n$ inclus,
+
+$$
+\left|a_{i}-a_{i-1}\right| \leqslant b_{i}
+$$
+
+Montrer que l'on a
+
+$$
+\left(a_{0}+a_{1}\right) b_{1}+\left(a_{1}+a_{2}\right) b_{2}+\ldots+\left(a_{n-1}+a_{n}\right) b_{n} \leqslant 2
+$$
+
+## Solution de l'exercice 9
+
+Pour tout indice $i$, on a deux majorations de $a_{i}$. En effet, on peut écrire
+
+$$
+\begin{aligned}
+a_{i}=a_{i}-a_{0}= & \left(a_{i}-a_{i-1}\right)+\left(a_{i-1}-a_{i-2}\right)+\ldots+\left(a_{1}-a_{0}\right) \\
+& \leqslant b_{i}+b_{i-1}+\ldots+b_{1}=\sum_{j=1}^{i} b_{j}
+\end{aligned}
+$$
+
+et
+
+$$
+\begin{aligned}
+a_{i}=a_{i}-a_{n} & =\left(a_{i}-a_{i+1}\right)-\left(a_{i+1}-a_{i+2}\right)+\ldots+\left(a_{n-1}-a_{n}\right) \\
+& \leqslant b_{i+1}+b_{i+2}+\ldots+b_{n}=\sum_{j=i+1}^{n} b_{j}
+\end{aligned}
+$$
+
+Afin de majorer efficacement $a_{i}$, on voudrait trouver le plus petit de ces deux termes. Mais la somme des deux vaut 2 , donc il faut simplement déterminer si $\sum_{j=1}^{i} b_{j}$ est inférieur ou supérieur à 1 .
+Soit $m$ l'entier minimal tel que $\sum_{j=1}^{m} b_{j}>1$. On écrit alors
+
+$$
+\sum_{i=1}^{n}\left(a_{i-1}+a_{i}\right) b_{i}=\sum_{i=1}^{m-1}\left(a_{i-1}+a_{i}\right) b_{i}+\left(a_{m-1}+a_{m}\right) b_{m}+\sum_{i=m+1}^{n}\left(a_{i-1}+a_{i}\right) b_{i}
+$$
+
+Pour $i

ENVOI 3 : ARITHMÉTIQUE
À RENVOYER AU PLUS TARD LE 17 FÉVRIER 2022
+
+Les consignes suivantes sont à lire attentivement :
+
+- Le groupe junior est constitué des élèves nés en 2007 ou après. Les autres élèves sont dans le groupe senior.
+- Les exercices classés "Juniors" ne sont à chercher que par les élèves du groupe junior.
+- Les exercices classés "Seniors" ne sont à chercher que par les élèves du groupe senior.
+- Les exercices doivent être cherchés de manière individuelle.
+- Utiliser des feuilles différentes pour des exercices différents.
+- Respecter la numérotation des exercices.
+- Bien préciser votre nom en lettres capitales, et votre prénom en minuscules sur chaque copie.
+
+
+## Exercices Juniors
+
+Exercice 1. Montrer que pour tout entier n , le nombre $\mathrm{n}^{3}-7 \mathrm{n}$ est divisible par 6 .
+$\underline{\text { Solution de l'exercice } 1}$ Une première approche est de regarder l'expression modulo 6 :
+
+$$
+\mathrm{n}^{3}-7 n \equiv \mathrm{n}^{3}-\mathrm{n} \equiv(\mathrm{n}-1) \mathrm{n}(\mathrm{n}+1) \quad \bmod 6
+$$
+
+donc il suffit de montrer que 6 divise $(n-1) \mathfrak{n}(n+1)$. Or parmi trois nombres consécutifs, au moins un est divisible par 2 et au moins un est divisible par 3 . Ainsi comme 2 et 3 sont premiers entre eux, $6 \mid n^{3}-n$ et donc 6 divise $n^{3}-7 n$.
+
+Une deuxième approche qui fonctionne aussi ici consiste aussi à regarder l'expression $n^{3}-7 n$ et de montrer à la main que celle-ci est toujours nulle en faisant une disjonction de cas sur les valeurs que peut prendre n modulo 6 .
+
+| n | $\mathrm{n}^{3}-7 \mathrm{n}$ |
+| :---: | :---: |
+| 0 | $0^{3}-7 \cdot 0 \equiv 0+0 \equiv 0$ |
+| 1 | $1^{3}-7 \cdot 1 \equiv 1-1 \equiv 0$ |
+| 2 | $2^{3}-7 \cdot 2 \equiv 8-2 \equiv 0$ |
+| 3 | $3^{3}-7 \cdot 3 \equiv 3-3 \equiv 0$ |
+| $4 \equiv-2$ | $(-2)^{3}-7 \cdot(-2) \equiv-2+2 \equiv 0$ |
+| $5 \equiv-1$ | $(-1)^{3}-7 \cdot(-1) \equiv-1+1 \equiv 0$ |
+
+Ainsi, quelle que soit la valeur de n modulo $6, \mathrm{n}^{3}-7 \mathrm{n} \equiv 0$.
+Commentaire des correcteurs: L'exercice est très bien résolu.
+
+Exercice 2. Soient $a, b, c$ trois entier tels que 7 divise $a^{2}+b^{2}+c^{2}$. Montrer que 7 divise $a^{4}+b^{4}+c^{4}$. Solution de l'exercice 2
+Les carrés modulo 7 valent $0,1,2,4$. On cherche donc toutes les sommes de trois de ces nombres étant divisible par 7. Après avoir testé toutes les possibilités, on s'aperçoit que les seuls ensembles de trois carrés modulo 7 dont la somme est divisible par 7 sont $\{0,0,0\}$ et $\{1,2,4\}$.
+On alors $\mathrm{a}^{4}+\mathrm{b}^{4}+\mathrm{c}^{4} \equiv 0^{2}+0^{2}+0^{2} \equiv 0 \bmod 7$ ou $\mathrm{a}^{4}+\mathrm{b}^{4}+\mathrm{c}^{4} \equiv 1^{2}+2^{2}+4^{2} \equiv 1+4+16 \equiv 0 \bmod 7$
+Dans les deux cas, $a^{4}+b^{4}+c^{4} \equiv 0 \bmod 7$, comme désiré.
+Commentaire des correcteurs: L'exercice est très bien résolu.
+
+Exercice 3. Soit $\mathrm{a}, \mathrm{b}, \mathrm{c} \geqslant 1$ des entiers tels que $\mathrm{a}^{\mathrm{b}} \mid \mathrm{b}^{\mathrm{c}}$ et $\mathrm{a}^{\mathrm{c}} \mid \mathrm{c}^{\mathrm{b}}$. Montrer que $\mathrm{a}^{2} \mid \mathrm{bc}$.
+
+## Solution de l'exercice 3
+
+Nous allons regarder les valuations $p$-adiques de chacun des nombres premiers $a, b$ et $c$. En effet, il suffit de montrer que pour tout nombre premier $p$, on a $2 v_{\mathfrak{p}}(\mathfrak{a})=v_{\mathfrak{p}}\left(\mathrm{a}^{2}\right) \leqslant v_{\mathfrak{p}}(\mathrm{bc})=v_{\mathfrak{p}}(b)+v_{\mathfrak{p}}(\mathfrak{c})$.
+Soit $p$ un nombre premier. Lhypothèse que $\mathrm{a}^{\mathrm{b}} \mid \mathrm{b}^{\mathrm{c}}$ se traduit en terme de valuation p -adique par $b v_{p}(a) \leqslant c v_{p}(b)$, ou encore $v_{p}(a) \leqslant \frac{c}{b} v_{p}(b)$. De même, on obtient que $v_{p}(a) \leqslant \frac{b}{c} v_{p}(c)$.
+En multipliant les deux relations, on trouve que $v_{\mathfrak{p}}(\mathfrak{a})^{2} \leqslant v_{\mathfrak{p}}(\mathrm{b}) v_{\mathfrak{p}}(\mathfrak{c})$. On a donc, d'après l'inégalité des moyennes:
+
+$$
+v_{p}(a) \leqslant \sqrt{v_{p}(b) v_{p}(c)} \leqslant \frac{v_{p}(b)+v_{p}(c)}{2}
+$$
+
+ce qui donne bien $2 v_{\mathfrak{p}}(\mathrm{a}) \leqslant v_{\mathfrak{p}}(\mathrm{b})+v_{\mathfrak{p}}(\mathrm{c})$ comme voulu. Ceci étant vrai pour tout premier $p$, on a bien $\mathrm{a}^{2} \mid \mathrm{bc}$.
+
+Commentaire des correcteurs: L'exercice est très bien résolu.
+
+Exercice 4. Trouver tous les couples d'entiers naturels non nuls $(x, n)$ tels que
+
+$$
+3 \cdot 2^{x}+4=\mathrm{n}^{2}
+$$
+
+$\underline{\text { Solution de l'exercice } 4}$ Pour $x=0$, l'équation devient $n^{2}=7$ qui n'a pas de solution. Supposons $x>0$, on factorise : $3 \cdot 2^{x}=(n-2)(n+2)$. Le membre de gauche est pair donc le membre de droite est paire. Les deux facteurs du membre de droite sont de même parité donc ils sont tous les deux pairs et on a deux cas :
+
+- Cas 1: $3 \cdot 2^{\mathrm{a}}=\mathrm{n}-2$ et $2^{\mathrm{b}}=\mathrm{n}+2$, avec $\mathrm{a}+\mathrm{b}=\mathrm{x}$. On peut combiner ces deux équations pour trouver $2^{b}=3 \cdot 2^{a}+4$. Notons que $n+2$ et $n-2$ ont pour différence 4 donc ils ne peuvent pas être tous les deux divisibles par 8 . On a donc $a \leqslant 2$ ou $b \leqslant 2$. Or $2^{b}>4$, donc $b>2$ et on déduit que $a \leqslant 2$. Si $a=0,2^{b}=3+4=7$ ce qui n'est pas possible. Si $a=1,2^{b}=6+4=10$ ce qui n'est pas possible non plus. Si $\mathbf{a}=2$, alors $2^{b}=12+4=16$ donc $b=4$. On obtient $x=6$ et $n=14$. réciproquement, on vérifie que $3 \cdot 2^{6}+4=196=14^{2}$ et le couple $(6,14)$ est bien solution.
+- Cas 2: $3 \cdot 2^{\mathrm{a}}=\mathrm{n}+2$ et $2^{\mathrm{b}}=\mathrm{n}-2$, avec $\mathrm{a}+\mathrm{b}=\mathrm{x}$. Les deux équations combinées donnent $2^{\mathrm{b}}+4=3 \cdot 2^{\mathrm{a}}$. De même que précédemment, on a $\mathrm{a} \leqslant 2$ ou $\mathrm{b} \leqslant 2$.
+
+1. Si $b \leqslant 2$, alors $b=0,1$ ou 2 . Si $b=0$, alors $5=3 \cdot 2^{a}$ ce qui $n$ 'est pas possible. Si $b=1$, $6=3 \cdot 2^{\mathrm{a}}$ et $\mathrm{a}=1$, soit $x=2$ et $\mathrm{n}=4$ et on vérifie que $3 \cdot 2^{2}+4=16=4^{2}$ et $(2,4)$ est bien solution. Si $b=2$, alors $8=3 \cdot 2^{a}$ ce qui n'est pas possible.
+2. Si $a \leqslant 2$, alors $a=0,1$ ou 2 . Si $a=0,2^{b}+4=3<4$ ce qui $n$ 'est pas possible. Si $a=1$, on retombe sur le cas où $b=1$ et sur le couple $(2,4)$. Si $a=2,2^{b}+4=12$ donc $b=3$. Ceci donne $x=5$ et $\mathfrak{n}=10$. Réciproquement, on vérifie que $3 \cdot 2^{5}+4=100=10^{2}$ et $(5,10)$ est bien solution.
+
+Ainsi l'ensemble des couples ( $\boldsymbol{x}, \mathrm{n}$ ) solutions est $\{(2,4),(5,10),(6,14)\}$
+Commentaire des correcteurs: L'exercice est globalement bien résolu, mais de nombreux élèves oublient des cas, ou oublient tout simplement de vérifier les solutions trouvées, chose pourtant cruciale dans une équation diophantienne.
+
+Exercice 5. Un ensemble E d'entiers strictement positifs est dit intéressant si pour tout $\mathrm{n} \geqslant 1$ et pour tous $x_{1}, \ldots, x_{n}$ des éléments de $E$ deux à deux distincts, leur moyenne arithmétique $\frac{1}{n}\left(x_{1}+\ldots+x_{n}\right)$ et leur moyenne géométrique $\left(x_{1} \cdot \ldots \cdot x_{n}\right)^{\frac{1}{n}}$ sont des entiers.
+
+1. Existe-t-il un ensemble E intéressant contenant exactement 2022 éléments?
+2. Existe-t-il un ensemble E intéressant infini?
+
+## Solution de l'exercice 5
+
+1) Pour commencer, on peut remarquer que si $n \geqslant 1$, alors dès que $x_{1}, \ldots, x_{n} \geqslant 1$ sont des entiers tous multiples de $n$, chacun des nombres $\frac{x_{k}}{n}$ est un entier, de sorte que leur somme $\frac{1}{n}\left(x_{1}+\ldots+x_{n}\right)$ est un entier. De même, si $n \geqslant 1$, alors dès que $x_{1}, \ldots, x_{n} \geqslant 1$ sont des entiers tous puissances $n$-ièmes parfaites, chacun des nombres $x_{k}^{1 / n}$ est entier, de sorte que leur produit $\left(x_{1} \times \ldots \times x_{n}\right)^{\frac{1}{n}}$ est un entier. Pour trouver un ensemble E intéressant contenant exactement 2022 éléments, il suffit donc que pour tout $1 \leqslant n \leqslant 2022$, tous les éléments de $E$ soient à la fois des multiples de $n$ et des puissances $n$-ièmes parfaites. Pour cela, il suffit que tous les éléments de E soient à la fois des multiples de 2022!, et des puissances 2022!-ièmes parfaites. Ainsi, $E=\left\{(2022!)^{k 2022!}, 1 \leqslant k \leqslant 2022\right\}$ convient.
+2) Nous allons montrer qu'il n'existe pas d'ensemble intéressant infini. En fait, on va montrer qu'il n'existe même pas d'ensemble infini d'entiers strictement positifs vérifiant l'hypothèse sur les moyennes arithmétiques. En effet, supposons par l'absurde qu'un tel ensemble infini E existe, c'est-à-dire que pour tout $n \geqslant 1$ et $x_{1}, \ldots, x_{n} \in E$ deux à deux distincts, la moyenne arithmétique $\frac{1}{n}\left(x_{1}+\ldots+x_{n}\right)$ est un entier. Soit $a1$ alors l'ensemble $A$ des multiples de d est un ensemble admissible contenant $n$ et $m$ mais $n$ 'étant pas égal à $\mathbb{Z}$. En effet, si $x$ et $y$ sont multiples de $d$, alors pour tout entier $k, x^{2}+k x y+y^{2}$ est bien divisible par $d$ et est dans $A$. On déduit que les couples $(m, n)$ recherchés doivent vérifier $\operatorname{gcd}(m, n)=1$.
+Réciproquement, soient $m$ et $n$ des entiers tels que $\operatorname{gcd}(m, n)=1$. Montrons que tout ensemble admissible contenant $m$ et $n$ est $\mathbb{Z}$. Soit $A$ un ensemble admissible contenant $m$ et $n$. Remarquons que si $x \in A$, alors l'hypothèse nous donne que pour tout entier $k$, l'entier $x^{2}+k x \cdot x+x^{2}=(k+2) x^{2}$ est dans $A$. On déduit que tout multiple de $x^{2}$ est dans $A$ si $x$ est dans $A$.
+Notons que si $\operatorname{gcd}(m, n)=1$, alors on a aussi $\operatorname{gcd}\left(m^{2}, n^{2}\right)=1$. D'après le théorème de Bezout, on dispose donc d'entiers $u, v \in \mathbb{Z}$ tels que $u^{2}+v n^{2}=1$. Comme $u m^{2}$ et $v n^{2}$ sont dans $A$, en appliquant l'hypothèse à $x=u m^{2}, y=v n^{2}$ et $k=2$, on a
+
+$$
+\left(u m^{2}\right)^{2}+2 u m^{2} v n^{2}+\left(v n^{2}\right)^{2}=\left(u m^{2}+v n^{2}\right)^{2}=1^{2}=1 \in A
+$$
+
+Par conséquent, $\forall k \in \mathbb{Z}, k \cdot 1^{2} \in A$. Ainsi $A=\mathbb{Z}$ et le seul ensemble admissible contenant $m$ et $n$ est $\mathbb{Z}$.
+Les couples recherchés sont donc les couples d'entiers ( $m, n$ ) premiers entre eux.
+Commentaire des correcteurs : Parmi les élèves ayant rendu une tentatives, on trouve beaucoup de solutions complètes. Parmi les solutions non complètes, la plupart des élèves ont deviné la nature des couples solutions et ont réussi à montrer que si 1 est dans $A$, alors $A=\mathbb{Z}$. Avoir été si loin dans ce problème difficile est déjà très bien!
+
+Exercice 9. Déterminer tous les triplets d'entiers naturels $(a, b, c)$ tels que
+
+$$
+\mathrm{a}!+5^{\mathrm{b}}=7^{\mathrm{c}}
+$$
+
+$\underline{\text { Solution de l'exercice } 9}$ Un premier réflexe à avoir est de regarder les petites valeurs de $\mathrm{a}, \mathrm{b}$ et c que l'on peut trouver dans une solution ( $a, b, c$ ).
+Tout d'abord, si $a=0$ ou $a=1$, alors $a!=1$, donc $0 \equiv a!+5^{b} \equiv 7^{c} \equiv 1(\bmod 2)$, ce qui est impossible. On en déduit que $a \geqslant 2$.
+Puis, si $a \geqslant 7$, alors $5^{b} \equiv a!+5^{b} \equiv 7^{c}(\bmod 5)$ et $5^{b} \equiv a!+5^{b} \equiv 7^{c}(\bmod 7)$, donc $b=c=0$. Mais alors $\mathrm{a}!+5^{\mathrm{b}}=\mathrm{a}!+1 \neq 1=7^{\mathrm{c}}$, ce qui est impossible. On en déduit que $2 \leqslant \mathrm{a} \leqslant 6$.
+Supposons maintenant que $\mathrm{b} \leqslant 1$. Alors
+
+$$
+7^{\mathfrak{c}}=\mathrm{a}!+5^{\mathrm{b}} \in\{2,6,24,120,720\}+\{1,5\}=\{3,7,11,25,29,121,125,721,725\}
+$$
+
+Dans ce dernier ensemble, seul 7 lui-même est une puissance de 7 . On en déduit les deux triplets solutions $(\boldsymbol{a}, \boldsymbol{b}, \boldsymbol{c})=(2,1,1)$ et $(3,0,1)$, qui sont les deux seules solutions pour $b \leqslant 1$.
+On s'intéresse enfin aux cas où $b \geqslant 2$. Alors $a!\equiv a!+5^{b} \equiv 7^{\mathrm{c}}(\bmod 25)$. Or, comme $7^{2} \equiv-1$ $(\bmod 25)$, on sait que $7^{\mathrm{c}} \equiv 1,7,-1$ ou $-7(\bmod 25)($ selon que $\mathrm{c} \equiv 0,1,2$ ou $3(\bmod 4))$ et que $\mathrm{a}!\equiv 2,6,-1,-5$ ou $-5(\bmod 25)($ selon que $a$ vaut $2,3,4,5$ ou 6$)$. Cela signifie donc que $a=4$ et $\mathrm{c} \equiv 2(\bmod 4)$.
+Mais alors $(-3)^{\mathrm{b}} \equiv \mathrm{a}!+5^{\mathrm{b}} \equiv(-1)^{\mathrm{c}} \equiv 1(\bmod 8)$, ce qui signifie que b est pair. On pose alors $\beta=\mathrm{b} / 2$ et $\gamma=\mathrm{c} / 2$, de sorte que
+
+$$
+24=\mathrm{a}!=7^{\mathrm{c}}-5^{\mathrm{b}}=\left(7^{\gamma}+5^{\beta}\right)\left(7^{\gamma}-5^{\beta}\right) .
+$$
+
+On en déduit notamment que $7^{\gamma}+5^{\beta} \leqslant 24$, donc que $\gamma \leqslant 1$ et $\mathrm{c} \leqslant 2$. Comme $\mathrm{c} \equiv 2(\bmod 4)$, cela signifie que $\mathrm{c}=2$, donc que $5^{\mathrm{b}}=7^{\mathrm{c}}-\mathrm{a}!=49-24=25=5^{2}$.
+Les solutions recherchées sont donc les triplets $(\boldsymbol{a}, \boldsymbol{b}, \boldsymbol{c})=(2,1,1),(3,0,1)$ et $(4,2,2)$.
+Commentaire des correcteurs: Globalement bien traité pour ceux qui l'ont rédigé, le principal souci de cet exercice consistait à bien se ramener à $a<7$, et à travailler modulo la bonne puissance de nombre premier, ici 25 , ce qui a été plutôt bien trouvé. Il faut bien faire attention aux cas limites $(\mathrm{b}=0, \mathrm{c}=0)$.
+
+## Exercices Seniors
+
+Exercice 10. Soit $a, b, c \geqslant 1$ des entiers tels que $a^{b} \mid b^{c}$ et $a^{c} \mid c^{b}$. Montrer que $a^{2} \mid b c$.
+Solution de l'exercice 10 Nous allons regarder les valuations $p$-adiques de chacun des nombres premiers $\mathrm{a}, \mathrm{b}$ et c . En effet, il suffit de montrer que pour tout nombre premier $p$, on a $2 v_{p}(a)=v_{p}\left(a^{2}\right) \leqslant$ $v_{p}(b c)=v_{p}(b)+v_{p}(c)$.
+Soit $p$ un nombre premier. L'hypothèse que $a^{b} \mid b^{c}$ se traduit en terme de valuation $p$-adique par $\mathrm{b} v_{\mathfrak{p}}(\mathrm{a}) \leqslant \mathrm{c} v_{p}(\mathrm{~b})$, ou encore $v_{p}(\mathrm{a}) \leqslant \frac{\mathrm{c}}{\mathrm{b}} \nu_{p}(\mathrm{~b})$. De même, on obtient que $v_{p}(\mathrm{a}) \leqslant \frac{\mathrm{b}}{\mathrm{c}} \nu_{p}(\mathrm{c})$.
+
+En multipliant les deux relations, on trouve que $v_{\mathfrak{p}}(\mathrm{a})^{2} \leqslant \nu_{p}(b) v_{p}(c)$. On a donc, d'après l'inégalité des moyennes:
+
+$$
+v_{p}(a) \leqslant \sqrt{v_{p}(b) v_{p}(c)} \leqslant \frac{v_{p}(b)+v_{p}(c)}{2}
+$$
+
+ce qui donne bien $2 v_{p}(a) \leqslant v_{p}(b)+v_{p}(c)$ comme voulu. Ceci étant vrai pour tout premier $p$, on a bien $a^{2} \mid b c$.
+
+Commentaire des correcteurs : Le problème est globalement bien réussi. Une poignée d'élèves s'est trompée en affirmant que si $a$ divise $b^{c}$, alors $a$ divise $b$. Cette affirmation peut être réfutée en regardant $\mathrm{a}=25, \mathrm{~b}=10$ et $\mathrm{c}=2$.
+
+Exercice 11. Trouver tous les entiers $n \geqslant 1$ tels que
+
+$$
+6^{n}-1 \mid 7^{n}-1
+$$
+
+Solution de l'exercice 11 Soit $n$ un éventuel entier vérifiant $6^{n}-1 \mid 7^{n}-1$.
+On a $5=6-1 \mid 6^{n}-1^{n}$, donc $5 \mid 7^{n}-1$. On calcule donc les puissances de 7 modulo 5 :
+
+| | $n$ | 0 | 1 | 2 | 3 | 4 |
+| :---: | :---: | :---: | :---: | :---: | :---: | :---: |
+| $7^{\mathrm{n}}(\bmod 5)$ | 1 | 2 | 4 | 3 | 1 | |
+
+Ainsi, si on note $n=4 q+r$ la division euclidienne de $n$ par 4 , on a $7^{n} \equiv\left(7^{4}\right)^{q} \times 7^{r} \equiv 1^{q} 7^{r} \equiv 7^{r}$ $(\bmod 5)$. Donc pour que $5 \mid 7^{n}-1$, il faut que $r=0$, autrement dit $n$ est multiple de 4 .
+En regardant alors modulo 7 , on obtient $6^{n} \equiv(-1)^{4 \mathrm{q}} \equiv 1(\bmod 7)$, donc $7\left|6^{n}-1\right| 7^{n}-1$, ce qui n'est pas possible.
+Il n'y a donc aucun $n$ vérifiant $6^{n}-1 \mid 7^{n}-1$.
+Commentaire des correcteurs: L'exercice est très bien résolu et a été traité par de nombreux élèves.
+
+Exercice 12. Déterminer tous les couples d'entiers strictement positifs ( $\mathfrak{m}, \mathfrak{n}$ ) tels que
+
+$$
+m n-1 \mid n^{3}-1
+$$
+
+Solution de l'exercice 12 Remarquons que les couples $(1, \mathfrak{n})$ et $(\mathfrak{m}, 1)$ sont solutions pour tous les entiers strictement positifs $m$ et $n$. On suppose dans la suite que $m, n \geqslant 2$.
+Notons que les nombres $m n-1, n^{3}-1$ sont strictement positifs. La condition de divisibilité implique donc que $\mathrm{mn}-1 \leqslant \mathrm{n}^{3}-1$, donc $\mathrm{m} \leqslant \mathrm{n}^{2}$.
+On commence par ramener un peu de symétrie au problème en remarquant que $\mathrm{mn}-1$ divise $(\mathrm{mn})^{3}-1^{3}$, de sorte que $\mathfrak{m n}-1$ divise $(\mathfrak{m n})^{3}-1-\mathfrak{m}^{3}\left(\mathfrak{n}^{3}-1\right)=\mathfrak{m}^{3}-1$.
+Maintenant que le problème est complètement symétrique en $m$ et $n$, on peut supposer sans perte de généralité que $m \geqslant n . m \geqslant n$. Puisque $m n-1$ divise $n^{3}-1$ et $m n-1$, il divise également $n^{3}-1-$ $(m n-1)=n\left(n^{2}-\mathfrak{m}\right)$. Comme $m n-1$ et $n$ sont premiers entre eux, on a par le lemme de Gauss que $m n-1$ divise $n^{2}-m$. Mais alors, si $n^{2}-m$ est non nul, puisque $m \geqslant n$ et $m \geqslant 1$,
+
+$$
+0<\mathfrak{n}^{2}-\mathfrak{m}<\mathrm{mn}-1 \leqslant \mathfrak{n}^{2}-\mathrm{m}
+$$
+
+ce qui est impossible. On a donc $n^{2}=m$. Réciproquement, le couple ( $\left.n^{2}, n\right)$ est bien solution $\left(n^{2}, n\right)$.
+Ainsi, les couples solutions sont $\left\{(1, \mathfrak{n}),(\mathfrak{n}, 1),\left(\mathfrak{n}^{2}, \mathfrak{n}\right),\left(\mathfrak{n}, \mathfrak{n}^{2}\right)\right\}$.
+
+## Solution alternative:
+
+De même que précédemment, on se ramène au cas où $n \geqslant 2$.
+Soit $(m, n)$ une solution. On a donc un entier a tel que $n^{3}-1=a(m n-1)$. En passant modulo $n$, on obtient $-1 \equiv-a(\bmod \mathfrak{n})$, soit $a \equiv 1(\bmod \mathfrak{n})$. Écrivons donc $a=k n+1$.
+En réinjectant, on obtient $n^{3}-1=(k n+1)(m n-1)=k m n^{2}+(m-k) n-1$, ce qui se simplifie en $\mathrm{n}^{2}=\mathrm{kmn}+\mathrm{m}-\mathrm{k}$.
+Repasser modulo $n$ nous donne $m \equiv k(\bmod n)$, donc si $m=n p+r$ et $k=n q+r^{\prime}$ sont les divisions euclidiennes de $m$ et $k$ par $n$, on a $r=r^{\prime}$. On réécrit donc l'égalité sous la forme $n^{2}=$ $(n p+r)(n q+r) n+n p+r-(n q+r)$, qu'on peut encore une fois simplifier:
+
+$$
+n=p-q+n^{2} p q+n r(p+q)+r^{2}
+$$
+
+Si $p \geqslant 1$, alors $n=p-q+n^{2} p q+n r(p+q)+r^{2} \geqslant n^{2} q-q=q\left(n^{2}-1\right)$. Ainsi si $q \geqslant 1$, il faut $n \geqslant n^{2}-1$, impossible car $n \geqslant 2$.
+On vient de montrer qu'au moins un nombre parmi $p$ et $q$ doit être nul.
+Si $p=0$ et $q \geqslant 1$, on a $n=q(n r-1)+r^{2}$. Comme $r=m \geqslant 1, \mathfrak{n r}-1 \geqslant 1$ donc $\mathbf{q}(\mathfrak{n r}-1) \geqslant \mathfrak{n r}-1$ donc $n=q(n r-1)+r^{2} \geqslant(\mathfrak{n r}-1)+1=n r \geqslant n$. Toutes ces inégalités sont donc des égalités, ce qui impose $\mathrm{q}=\mathrm{r}=1$. On obtient donc $\mathrm{m}=1$.
+Si $q=0$ et $p \geqslant 1$, on a $n=p(n r+1)+r^{2}$. Ainsi, si $r \geqslant 1$, on a $n \geqslant n+2$, donc $r=0$, puis $n=r$ et finalement $m=n^{2}$.
+Si $p=q=0$, on a $n=r^{2}$ et $m=r$.
+Ainsi les solutions sont les couples $(1, n)$ et $\left(n^{2}, n\right)$ pour tout $n \geqslant 1$, ainsi que les couples $\left(r, r^{2}\right)$ avec $r \geqslant 1$. On vérifie réciproquement que tous ces couples sont solutions, et que $n=1$ donne bien les mêmes solutions (puisqu'a priori ce ne sont que les solutions avec $n \geqslant 2$ ).
+
+Commentaire des correcteurs: L'exercice est globalement bien réussi. Pas mal d'élèves oublient de traiter les cas particuliers de leur raisonnement, alors que dans un tel problème c'est justement les cas particuliers/dégénérés qui donnent les solutions.
+
+Exercice 13. Soit $\mathrm{f}: \mathbb{N}^{\star} \rightarrow \mathbb{N}^{\star}$ une fonction telle que pour tout entier $\mathrm{n} \geqslant 1, \mathrm{f}(\mathrm{f}(\mathrm{n}))$ soit égal au nombre de diviseurs positifs de $n$. Montrer que si $p$ est un nombre premier, alors $f(p)$ est aussi un nombre premier.
+
+## Solution de l'exercice 13
+
+Dans la suite, on note $d(n)$ le nombre de diviseurs positifs de $n$. Si $p$ est premier, on a $f(f(p))=2$ par définition. En appliquant f des deux côtés de l'égalité, on voit que $f(2)=d(f(p))$. On veut donc montrer que $f(2)=2$, ce qui prouvera que $f(p)$ a exactement deux diviseurs et est donc premier. Or, on a aussi $f(2)=d(f(2))$. Or, pour qu'un entier $\boldsymbol{n} \geqslant 2$ soit égal à son nombre de diviseurs, tous les nombres inférieurs à $n$ doivent diviser $n$, y compris $n-1$ qui est toujours premier avec $n$, donc $n-1=1$ et $n=2$. On déduit que $f(2) \in\{1,2\}$. Si $f(2)=1$, alors $d(f(p))=1$ pour tout $p$ premier, donc $f(p)=1$ pour $p$ premier, puisque 1 est le seul entier à admettre un seul diviseur. Mais alors
+
+$$
+1=\mathbf{f}(3)=\mathbf{f}\left(\mathrm{d}\left(2^{2}\right)\right)=\mathbf{f}\left(\mathbf{f}\left(\mathbf{f}\left(2^{2}\right)\right)\right)=\mathrm{d}\left(\mathbf{f}\left(2^{2}\right)\right)
+$$
+
+et l'on déduit que $f(4)=1$. Mais alors
+
+$$
+\mathbf{f}(\mathbf{f}(4))=\mathbf{f}(1)=\mathbf{f}(\mathbf{f}(2))=\mathrm{d}(2)=2 \neq \mathrm{d}(4)
+$$
+
+ce qui fournit la contradiction désirée. On a donc bien $\boldsymbol{f}(2)=2$, ce qui conclut.
+Commentaire des correcteurs : Une bonne partie des élèves ont résolu le problème, mais beaucoup d'autres sont allés bien trop vite. En effet, à partir de l'égalité $f(f(f(p)))=f(p)$, il est tentant de conclure immédiatemment que $\boldsymbol{f}(\mathfrak{p})=2$. Mais un autre cas possible est le cas où $f(2)=1$, puisque 1 vérifie aussi que $d(n)=n$. C'est traiter ce cas qui constituait la principale difficulté du problème. Il est donc dommage d'être passé à côté.
+
+Exercice 14. On dit que deux entiers $a, b \in \mathbb{N}^{\star}$ sont reliés s'il existe un nombre premier $p$ tel que $\mathrm{a}=\mathrm{pb}$ ou $\mathrm{b}=\mathrm{pa}$.
+Trouver tous les entiers $n \geqslant 1$ ayant la propriété suivante : on peut écrire tous les diviseurs positifs de $n$ (1 et n compris) exactement une fois sur un cercle de sorte que tout diviseur soit relié avec chacun de ses deux voisins?
+Solution de l'exercice 14 Traitons d'abord le cas où $n$ n'a qu'un seul facteur premier, donc $\mathrm{n}=\mathrm{p}^{\alpha}$. Si $\alpha \leqslant 1$, n'importe quelle configuration marche. En revanche, si $\alpha \geqslant 2,1$ doit être placé à côté de deux nombres différents, et n'est relié qu'à un seul autre diviseur de $p^{\alpha}$ (celui-ci étant $p$ ), ce n'est donc pas possible.
+Remarquons que la parité du nombre de diviseurs premiers comptés avec multiplicité change forcément entre un nombre et un nombre qui lui est relié. Ainsi, si $n$ a un nombre impair de diviseurs, l'existence d'une telle configuration impliquerait que 1 a à la fois un nombre pair et un nombre impair de diviseurs premiers, ce qui n'est pas possible. Les nombres ayant un nombre impair de diviseurs étant les carrés parfaits, ceux-ci ne vérifient pas non plus la propriété de l'énoncé.
+Maintenant, essayons de résoudre le cas où on a deux facteurs premiers, mettons $n=p^{a} q^{b}$ avec l'un des nombres $a$ ou b étant impair, et l'on suppose sans perte de généralité qu'il s'agit de $a$.
+L'arrangement suivant fonctionne :
+
+$$
+1, q, q^{2}, \ldots, q^{b}, p q^{b}, p q^{b-1}, \ldots, p q, p^{2} q, \ldots, p^{a-1} q^{b}, p^{a} q^{b}, p^{a} q^{b-1}, \ldots, p^{a} q, p^{a}, p^{a-1}, \ldots, p, 1
+$$
+
+On utilise le fait que a est impair pour dire qu'on a effectivement écrit $p^{a-1} q^{b}$ juste avant $p^{a} q^{b}$.
+On procède maintenant par récurrence sur le nombre de diviseurs premiers : supposons avoir montré pour un $k \geqslant 2$ que tous les nombres de la forme $\prod_{i=1}^{k} p_{i}^{\alpha_{i}}$ avec au moins l'un des $\alpha_{i}$ impair vérifient la propriété de l'énoncé, et soit $n=\prod_{i=1}^{k+1} p_{i}^{\alpha_{i}}$ avec au moins l'un des $\alpha_{i}$ impairs, disons $\alpha_{1}$. Alors l'hypothèse de récurrence nous dit qu'on peut ordonner les diviseurs de $n^{\prime}=\prod_{i=1}^{k} p_{i}^{\alpha_{i}}$ de la forme $d_{1}, \ldots d_{m}$ de sorte que $d_{i}$ et $d_{i+1}$ soient tous reliés, de même que $d_{m}$ et $d_{1}$. Alors l'arrangement suivant fonctionne pour $m$ (car mest pair) :
+
+$$
+d_{1}, p_{k+1} d_{1}, \ldots, p_{k+1}^{\alpha_{k+1}} d_{1}, p_{k+1}^{\alpha_{k+1}} d_{2}, \ldots p_{k+1} d_{2}, d_{2}, d_{3}, \ldots, p_{k+1}^{\alpha_{k+1}} d_{m}, \ldots p_{k+1} d_{m}, d_{m}, d_{1}
+$$
+
+Ainsi les nombres qui ne vérifient pas cette propriété sont les carrés (différents de 1 ) et le puissances (plus grandes que 2) de nombres premiers.
+
+Commentaire des correcteurs: L'exercice, un peu combinatoire, est relativement peu traité mais globalement bien réussi par les élèves qui l'ont abordé. La plupart des élèves qui ont l'intuition de la construction à réaliser pour des nombres composés ont des difficultés à la formuler rigoureusement (par une récurrence).
+
+Exercice 15. Soit $m, n \geqslant 2$ des entiers tels que $\operatorname{PGCD}(m, n)=\operatorname{PGCD}(m, n-1)=1$. On définit la suite $\left(n_{k}\right)_{k \in \mathbb{N}}$ par $n_{0}=m$ et $n_{k+1}=n \cdot n_{k}+1$ pour $k \in \mathbb{N}$. Montrer que les entiers $n_{1}, \ldots, n_{m-1}$ ne peuvent pas tous être des nombres premiers.
+Solution de l'exercice 15 Tout d'abord, la suite ( $\mathrm{n}_{\mathrm{k}}$ ) est une suite arithmético-géométrique. On peut donc établir une formule close pour son terme général, à savoir $n_{k}=n^{k} m+\frac{n^{k+1}-1}{n-1}$, que l'on peut aussi obtenir par récurrence à partir du calcul des premiers termes. De cette expression on déduit en particulier que $n_{k}>m$ pour tout $k>0$. On va désormais montrer que l'un des nombres $n_{1}, \ldots, n_{m-1}$ est divisible par $m$, ce qui fera de ce nombre un nombre composé.
+En passant modulo $m$, on déduit $n_{k} \equiv \frac{\mathfrak{n}^{k+1}-1}{n-1} \bmod m$ par récurrence, où l'on a utilisé que $n-1$ est inversible modulo $m$ car $n-1$ est premier avec $m$.
+Soit $\omega$ l'ordre de $n \bmod m$ (celui-ci existe car $m$ et $n$ premiers entre eux). On a $\omega \leqslant \varphi(m) \leqslant m-1$ d'après le théorème d'Euler. On déduit que $m \mid n^{\omega}-1$, ce qui implique que $m$ divise $n_{\omega-1}-1$ comme voulu. Ainsi, les $n_{k}$ ne sont pas tous premiers.
+
+Commentaire des correcteurs: L'exercice est très bien résolu. Les élèves ont pratiquement tous pensé à justifier le fait que $m

ENVOI 5 : Pot POURRI
À RENVOYER AU PLUS TARD LE 21 AVRIL 2022
+
+Les consignes suivantes sont à lire attentivement :
+
+- Le groupe junior est constitué des élèves nés en 2007 ou après. Les autres élèves sont dans le groupe senior.
+- Les exercices classés "Juniors" ne sont à chercher que par les élèves du groupe junior.
+- Les exercices classés "Seniors" ne sont à chercher que par les élèves du groupe senior.
+- Les exercices doivent être cherchés de manière individuelle.
+- Utiliser des feuilles différentes pour des exercices différents.
+- Respecter la numérotation des exercices.
+- Bien préciser votre nom en lettres capitales, et votre prénom en minuscules sur chaque copie.
+
+
+## Exercices Juniors
+
+Exercice 1. Déterminer tous les couples d'entiers $(x, y)$ tels que $x^{2}+73=y^{2}$.
+Solution de l'exercice 1 Comme souvent pour une équation diophantienne, on cherche à réarranger l'équation de sorte à avoir des produits de facteurs des deux côtés de l'égalité. Lorsque l'on est en présence de carrés parfaits, on peut utiliser l'identité remarquable $y^{2}-x^{2}=(y-x)(y+x)$. Ceci permet de réécrire l'équation sous la forme :
+
+$$
+73=(y-x)(y+x)
+$$
+
+Ainsi, le nombre $y-x$ est un diviseur de 73 . Or les diviseurs de 73 sont $73,1,-1,-73$. On distingue alors quatre cas:
+
+Cas $\mathrm{n}^{\circ} 1: \mathrm{y}-\mathrm{x}=73$. Alors $\mathrm{x}+\mathrm{y}=1$. Ceci conduit à $\mathrm{y}=73+\mathrm{x}=73+(1-\mathrm{y})$, soit $\mathrm{y}=37$ et $x=-36$. Réciproquement, on a bien $(-36)^{2}+73=37^{2}$, donc le couple $(-36,37)$ est bien solution.
+Cas $\mathrm{n}^{\circ} 2: y-x=1$. Alors $x+y=73$. Ceci conduit à $y=1+x=1+(73-y)$, soit $y=37$ et $x=36$. Réciproquement, on a bien $36^{2}+73=37^{2}$, donc le couple $(36,37)$ est bien solution.
+Cas $\mathrm{n}^{\circ} 3: \mathrm{y}-\mathrm{x}=-1$. Alors $\mathrm{x}+\mathrm{y}=-73$. Ceci conduit à $\mathrm{y}=-1+\mathrm{x}=-1+(-73-\mathrm{y})$, soit $y=-37$ et $x=-36$. Réciproquement, on a bien $(-36)^{2}+73=(-37)^{2}$, donc le couple $(-36,-37)$ est bien solution.
+$\underline{\text { Cas } \mathrm{n}^{\circ} 4:} \mathrm{y}-\mathrm{x}=-73$. Alors $\mathrm{x}+\mathrm{y}=-1$. Ceci conduit à $\mathrm{y}=-73+\mathrm{x}=-73+(-1-\mathrm{y})$, soit $y=-37$ et $x=36$. Réciproquement, on a bien $36^{2}+73=(-37)^{2}$, donc le couple $(36,-37)$ est bien solution.
+Les couples solutions sont donc $(-36,-37),(-36,37),(36,-37)$ et $(36,37)$.
+
+## Commentaires des correcteurs:
+
+Exercice bien réussi dans l'ensemble, avec quelques erreurs récurrentes :
+
+- Supposer que les entiers sont positifs.
+- Oublier des cas dans la factorisation (oublier de prendre les opposés / d'échanger les facteurs)
+
+Exercice 2. Soit a un réel strictement positif et $\mathrm{n} \geqslant 1$ un entier. Montrer que
+
+$$
+\frac{a^{n}}{1+a+\ldots+a^{2 n}}<\frac{1}{2 n}
+$$
+
+Solution de l'exercice 2 Puisque la difficulté réside dans le dénominateur du membre de droite, et pour plus de confort, on peut chercher à montrer la relation inverse, à savoir :
+
+$$
+\frac{1+a+\ldots+a^{2 n}}{a^{n}}>2 n
+$$
+
+L'idée derrière la solution qui suit est "d'homogénéiser" le numérateur du membre de gauche, c'est-àdire de comparer ce numérateur dans lequel les a sont élevés à des puissances distinctes à une expression composée uniquement de a élevés à la même puissance. Pour cela, on cherche à coupler certains termes et appliquer l'inégalité des moyennes. Voyons plutôt : pour $0 \leqslant i \leqslant 2 n$, on a $a^{i}+a^{2 n-i} \geqslant 2 \sqrt{a^{i} a^{2 n-i}}=$ $2 a^{n}$. Ainsi :
+
+$$
+\begin{aligned}
+\frac{1+a+\ldots+a^{2 n}}{a^{n}} & =\frac{\left(1+a^{2 n}\right)+\left(a+a^{2 n-1}\right)+\ldots+\left(a^{n-1}+a^{n+1}\right)+a^{n}}{a^{n}} \\
+& \geqslant \frac{\overbrace{2 a^{n}+2 a^{n}+\ldots+2 a^{n}}^{n \text { termes }}+a^{n}}{a^{n}} \\
+& =\frac{(2 n+1) a^{n}}{a^{n}} \\
+& =2 n+1 \\
+& >2 n
+\end{aligned}
+$$
+
+ce qui fournit l'inégalité voulue.
+
+## Commentaires des correcteurs:
+
+L'exercice est très bien résolu! Les élèves ont bien compris comment utiliser l'inégalité de la moyenne.
+
+Exercice 3. Soient $\omega_{1}$ et $\omega_{2}$ deux cercles de centres respectifs $O_{1}$ et $O_{2}$. On suppose que $\omega_{1}$ et $\omega_{2}$ se coupent en les points $A$ et $B$. La droite $\left(O_{1} A\right)$ recoupe le cercle $\omega_{2}$ en $C$ tandis que la droite $\left(O_{2} A\right)$ recoupe le cercle $\omega_{1}$ en D . Montrer que les points $\mathrm{D}, \mathrm{O}_{1}, \mathrm{~B}, \mathrm{O}_{2}$ et C appartiennent à un même cercle.
+
+## Solution de l'exercice 3
+
+
+
+Notons que puisque les angles $\widehat{\mathrm{DAO}_{1}}$ et $\widehat{\mathrm{CAO}_{2}}$ sont opposés par le sommet, ils sont égaux. D'autre part, puisque les points $A$ et $D$ appartiennent au cercle $\omega_{1}$, le triangle $A O_{1} D$ est isocèle en $O_{1}$. De même, le triangle $\mathrm{CO}_{2} A$ est isocèle en $\mathrm{O}_{2}$. Les triangles $\mathrm{DO}_{1} A$ et $\mathrm{CO}_{2} A$ sont donc des triangels isocèle avec les mêmes angles à la base, ils sont donc semblables. Ceci implique que $\widehat{\mathrm{AO}_{1} \mathrm{D}}=\widehat{\mathrm{CO}_{2} A}$, et donc que
+
+$$
+\widehat{\mathrm{CO}_{1} \mathrm{D}}=\widehat{\mathrm{AO} \mathrm{O}_{1} \mathrm{D}}=\widehat{\mathrm{CO}_{2} \mathrm{~A}}=\widehat{\mathrm{CO}_{2} \mathrm{D}}
+$$
+
+si bien que les points $\mathrm{C}, \mathrm{O}_{2}, \mathrm{O}_{1}$ et D sont cocycliques.
+Par ailleurs, on peut découper l'angle $\widehat{\mathrm{DBC}}$ en la somme $\widehat{\mathrm{DBA}}+\widehat{\mathrm{ABC}}$. D'une part, d'après le théorème de l'angle au centre dans le cercle $\omega_{1}$, on a $\widehat{A B D}=\frac{1}{2} \widehat{\mathrm{AO}_{1} \mathrm{D}}$. D'autre part, d'après le théorème de l'angle au centre dans le cercle $\omega_{1}$, on a $\widehat{A B C}=\frac{1}{2} \widehat{A_{2} C}$. Ainsi
+
+$$
+\widehat{\mathrm{DBC}}=\widehat{\mathrm{DBA}}+\widehat{A B C}=\frac{1}{2} \widehat{A O_{1} \mathrm{D}}+\frac{1}{2} \widehat{\mathrm{AO}_{2} \mathrm{C}}=\widehat{\mathrm{AO}_{1} \mathrm{D}}
+$$
+
+ce qui permet de conclure que le point B appartient au cercle passant par les points $\mathrm{C}, \mathrm{O}_{2}, \mathrm{O}_{1}$ et D .
+
+## Commentaires des correcteurs:
+
+Exercice très bien résolu.
+
+Exercice 4. Aurélien écrit 11 entiers naturels au tableau. Montrer qu'il peut choisir certains de ces entiers et placer des signes + et - entre eux de telle sorte que le résultat soit divisible par 2021.
+
+## Solution de l'exercice 4
+
+On peut voir un choix de certains entiers avec des signes + et - comme un choix de certains entiers que l'on va compter positivement et de certains entiers que l'on va compter négativement. Les nombres qu'Aurélien peut obtenir sont des nombres qui s'écrivent comme la différence entre deux sommes de plusieurs entiers de départ. On peut remarquer que la réciproque est aussi vrai, si a et b s'écrivent comme somme de certains entiers, alors Aurélien peut obtenir $a-b$ en mettant un signe plus devant les entiers qui sont dans $a$ et un signe $b$ devant ceux qui sont dans $b$. Si le même entier de départ est utilisé pour obtenir à la fois a et $b$, Aurélien ne peut pas écrire devant un signe - et + , mais il peut simplement de pas écrire l'entier tout court, ce qui a le même effet que l'ajouter puis l'enlever. Toutes les différences entre deux sommes d'entiers du tableau sont donc des résultats qu'Aurélien peut obtenir. Dire qu'une différence entre deux sommes est dvisible par 2021 revient à dire que les deux sommes étaient congrues modulo 2021. On dispose de $2^{11}=2048>2021$ sommes, donc d'après le principe des tiroirs, deux sont congrues modulo 2021.
+
+## Commentaires des correcteurs:
+
+Exercice extrêmement bien réussi par ceux qui l'ont traité. Les solutions sont presque toutes analogues à celle du corrigé.
+
+Exercice 5. Soient $x, y, z$ des réels strictement positifs tels que
+
+$$
+x+\frac{y}{z}=y+\frac{z}{x}=z+\frac{x}{y}=2
+$$
+
+Déterminer toutes les valeurs possibles que peut prendre le nombre $x+y+z$.
+Solution de l'exercice 5 Dans un tel problème, il faut chercher à examiner chaque équation séparément mais aussi à les mettre en relation. En pratique, cela consiste à regarder l'équation obtenue lorsque l'on effectue la somme ou le produit de deux ou plusieurs équations. Une autre idée est d'appliquer des inégalités connues d'un côté ou de l'autre de l'équation. En effet, souvent les égalités présentes dans les problèmes ne sont possibles que lorsque les variables vérifient le cas d'égalité d'une inégalité bien connue.
+Commençons par un examen séparé. On considère la première équation $x+\frac{y}{z}=2$. D'après l'inégalité des moyennes, on a
+
+$$
+2=x+\frac{y}{z} \geqslant 2 \sqrt{x \cdot \frac{y}{z}}
+$$
+
+soit $\sqrt{\frac{x y}{z}} \leqslant 1$. De même, la deuxième équation $y+\frac{z}{x}=2$ donne $\sqrt{\frac{y z}{x}} \leqslant 1$. En multipliant ces deux inégalités, on obtient
+
+$$
+1 \geqslant \sqrt{\frac{x y}{z}} \cdot \sqrt{\frac{y z}{x}}=y
+$$
+
+Ainsi $y \leqslant 1$, et de même on trouve que $x \leqslant 1$ et $z \leqslant 1$. On cherche désormais à appliquer ces estimations ou à prouver des estimations inverses (par exemple $y \geqslant 1$, ce qui imposerait que $y=1$ ).
+Notons que la relation $x+\frac{y}{z}=2$ se réécrit $x z+y=2 z$. On obtient de même que $y x+z=2 x$ et $y z+x=2 y$. En sommant ces trois relations, on trouve que $x z+y x+y z+x+y+z=2(x+y+z)$, ou encore $x y+y z+z x=x+y+z$. Mais alors
+
+$$
+x+y+z=x y+y z+z x \leqslant x \cdot 1+y \cdot 1+z \cdot 1=x+y+z
+$$
+
+Notre inégalité est en fait une égalité. Et puisque $x, y$ et $z$ sont non nuls, chacune des inégalités utilisées dans la ligne ci-dessus est en fait une égalité. On a donc $x=y=z=1$ et $x+y+z=3$. Cette valeur est bien atteignable puisque le triplet $(1,1,1)$ vérifie bien le système de l'énoncé, ce qui termine notre problème.
+
+## Commentaires des correcteurs:
+
+Exercice plutôt bien réussi. Les méthodes de résolution sont extrêmement variées. Certains élèves ont commis l'erreur de considérer que le problème est symétrique, alors qu'il n'est que cyclique.
+
+Exercice 6. Trouver tous les couples $(x, y)$ d'entiers strictement positifs tels que $x y \mid x^{2}+2 y-1$.
+Solution de l'exercice 6 D'une part, on peut écrire $x|x y| x^{2}+2 y-1$ donc $x \mid 2 y-1$. Donc il existe n tel que $2 \mathrm{y}-1=\mathrm{nx}$. Forcément, n et $x$ sont impairs.
+D'autre part, la relation de divisibilité de l'énoncé nous donne une inégalité : on sait que $x y>0$, donc
+
+$$
+x y \leqslant x^{2}+2 y-1
+$$
+
+En multipliant cette relation par 2 pour simplifier les calculs et en combinant les deux, on obtient
+
+$$
+x(n x+1) \leqslant 2 x^{2}+2(n x+1)-2
+$$
+
+En reorganisant les termes,
+
+$$
+(n-2) x^{2} \leqslant(2 n-1) x
+$$
+
+Soit, comme $x>0$
+
+$$
+x \leqslant \frac{2 n-1}{n-2}=2+\frac{3}{n-2}
+$$
+
+En se souvenant que n et $x$ sont forcément impairs, on distingue plusieurs cas.
+Cas $\mathrm{n}^{\circ} 1: n \geqslant 7$. Alors
+
+$$
+x \leqslant 2+\frac{3}{n-2}<3
+$$
+
+Donc $x=1$. Réciproquement, tous les couples $(1, y)$ sont solution.
+Cas $\mathrm{n}^{\circ} 2: \mathrm{n}=5$. Alors
+
+$$
+x \leqslant 2+\frac{3}{n-2}=3
+$$
+
+Donc $x=1$ ou $x=3$. Tous les couples avec $x=1$ sont solutions. Si $x=3$, on a $2 y-1=\mathfrak{n} x=$ $5 \cdot 3=15$ donc $y=8$. On vérifie $(3,8)$ est solution : $24 \mid 24$.
+$\underline{\text { Cas } \mathrm{n}^{\circ} 3:} \mathbf{n}=3$. Alors
+
+$$
+x \leqslant 2+\frac{3}{n-2}=5
+$$
+
+Donc $x=1$ ou $x=3$. Tous les couples avec $x=1$ sont solutions. Si $x=3$, on a $2 y-1=$ $\mathrm{n} x=3 \cdot 3=9$ donc $y=5$. On vérifie que $(3,5)$ n'est pas solution : $15 \nmid 24 . \operatorname{Si} x=5$ on a $2 \mathrm{y}-1=\mathrm{n} x=5 \cdot 3=15$ donc $y=8$. On vérifie que $(5,8)$ est solution : $40 \mid 40$.
+Cas $\mathrm{n}^{\circ} 4: \mathbf{n}=1$. Alors $x=2 y-1$. Alors
+
+$$
+x y=2 y^{2}-y \mid 4 y^{2}-2 y=(2 y-1)^{2}+2 y-1=x^{2}+2 y+1
+$$
+
+Donc tous les couples de la forme $(2 y-1, y)$ sont solutions.
+
+## Commentaires des correcteurs:
+
+L'exercice est plutôt bien réussi par les élèves qui l'ont traité. Malgré la disjonction de cas relativement fastidieuse, on relève très peu d'oublis. Certains ont encore du mal avec la notion de divisibilité, notamment comment interpréter une expression du type $a \mid b c$.
+
+Exercice 7. Soit $n \geqslant 1$ un entier strictement positif. Sur un mur, $n$ clous sont plantés. Chaque paire de clous est reliée par une corde coloriée à l'aide d'une des n couleurs. On dit que le mur est coloré si pour tout triplet de couleurs deux à deux distinctes $a, b, c$, il existe trois clous tels que les trois cordes reliant ces clous soient de couleur $a, b$ et $c$.
+
+- Existe-t-il un mur coloré pour $\mathrm{n}=6$ ?
+- Existe-t-il un mur coloré pour $\mathrm{n}=7$ ?
+
+
+## Solution de l'exercice 7
+
+C'est en fait la parité de n qui est cruciale.
+Cas n pair : Il y a $\frac{n(n-1)}{2}$ donc en moyenne il y a $\frac{n-1}{2}$ cordes de chaque couleur. Ce nombre n'étant pas entier, il y a des couleurs avec plus de cordes que la moyenne et des avec moins. On pourrait tout-à-fait choisir une couleur sous-représentée et comparer le nombre de triplets de couleurs comportant cette couleur avec le nombre de triplets de cordes comportant une corde de cette couleur pour obtenir un contradiction. On va ici choisir l'approche opposée : on considère une couleur sur-représentée. Il y a au moins $\frac{n+1}{2}$ cordes de cette couleur, donc au moins $n+1$ extrémités de cordes de cette couleur. D'après le principe des tiroirs, il existe un sommet ayant deux extrémités de cordes de cette couleur. Il existe donc un triplet de cordes comportant deux fois cette couleur, et ne correspondant donc à aucun triplet de couleur. Cependant il y a $\binom{n}{3}$ triplets de cordes qui doivent remplir les $\binom{n}{3}$ triplets de couleurs possibles, il n'y a aucune marge pour gâcher des triplets de cordes. Il est donc impossible d'obtenir un mur coloré pour $n$ pair.
+Cas n impair : Ici le raisonnement précédent nous indique juste que pour chaque couleur il faut $\frac{\mathrm{n}-1}{2}$ cordes reliant $n-1$ points distincts et laissant un unique point ne relié par cette couleur. On trouve la construction suivante : on numérote les clous dans $\mathbb{Z} / \mathrm{n} \mathbb{Z}$ et les couleurs aussi. Ensuite, on donne à la corde entre le clou $i$ et le clou $j$ la couleur $i+j$. Cette construction semble prometteuse car elle est totalement symétrique et vérifie la propriété voulue. En effet, on vérifie facilement que le triplet de couleur de corde $\mathrm{a}, \mathrm{b}, \mathrm{c}$ est atteint en prenant les clous $\frac{\mathrm{a}+\mathrm{b}}{2}, \frac{\mathrm{a}+\mathrm{c}}{2}, \frac{\mathrm{~b}+\mathrm{c}}{2}$
+
+Commentaires des correcteurs:
+L'exercice est bien résolu. Certains n'ont trouvé qu'un cas sur les deux, mais ont été récompensé.
+
+Exercice 8. Soit $\Gamma$ un cercle et P un point à l'extérieur de $\Gamma$. Les tangentes à $\Gamma$ issues de P touchent $\Gamma$ en $A$ et $B$. Soit $K$ un point distinct de $A$ et $B$ sur le segment $[A B]$. Le cercle circonscrit au triangle $P B K$ recoupe le cercle $\Gamma$ au point $T$. Soit $P^{\prime}$ le symétrique du point $P$ par rapport au point $A$. Montrer que $\widehat{\mathrm{PBT}}=\widehat{\mathrm{P}^{\prime} \mathrm{KA}}$.
+
+## Solution de l'exercice 8
+
+
+
+D'après le théorème de l'angle inscrit, $\widehat{\mathrm{PBT}}=\widehat{\mathrm{PKT}}$. Ainsi, il suffit de montrer que $\widehat{\mathrm{PKT}}=\widehat{\mathrm{P}^{\prime} \mathrm{KA}}$. La figure semble suggérer que les triangles PKT et $P^{\prime}$ KA sont semblables, nous allons donc essayer de montrer ce résultat, qui impliquera bien l'égalité d'angle voulue.
+Pour montrer que $\triangle P K T \sim \triangle P^{\prime} K A$, on a plusieurs possibilités. Par exemple, on peut montrer que $\widehat{T P K}=$ $\widehat{K^{\prime} A}$ et $\widehat{\mathrm{KTP}}=\widehat{\mathrm{KAP}}$. Toutefois, lorsque l'on essaye de calculer l'angle $\widehat{\mathrm{TPK}}$, on se rend compte que l'égalité $\widehat{\mathrm{TPK}}=\widehat{\mathrm{KP}^{\prime} A}$ est équivalente à l'énoncé à démontrer. On va donc montrer que $\widehat{\mathrm{KTP}}=\widehat{\mathrm{P}^{\prime} \mathrm{AK}}$ et que $\frac{\mathrm{KT}}{\mathrm{KA}}=\frac{\mathrm{TP}}{\mathrm{AP}^{\prime}}$.
+Pour montrer que $\widehat{\mathrm{KTP}}=\widehat{\mathrm{P}^{\prime} A \mathrm{AK}}$, il faut d'abord remarquer que le triangle $A P B$ est isocèle en $P$ puisque les droites ( $A P$ ) et ( $B P$ ) sont tangentes en $A$ et $B$ au cercle $\Gamma$. En appliquant le théorème de l'angle inscrit dans le cercle passat par $P, B, K$ et $T$, on trouve :
+
+$$
+\widehat{\mathrm{KTP}}=180^{\circ}-\widehat{\mathrm{KBP}}=180^{\circ}-\widehat{\mathrm{ABP}}=180^{\circ}-\widehat{\mathrm{BAP}}=\widehat{\mathrm{PAK}}
+$$
+
+Il reste donc à montrer que $\frac{K T}{K A}=\frac{T P}{A P^{\prime}}$. Puisque $A P^{\prime}=A P=B P$, il suffit de montrer que $\frac{K T}{K A}=\frac{T P}{B P}$. Il suffit donc de montrer que les triangles AKT et BPT sont semblables. Pour cela, il suffit de montrer que les angles de ces deux triangles sont deux à deux égaux.
+D'une part, par angle inscrit, $\widehat{A K T}=180^{\circ}-\widehat{\mathrm{BKT}}=\widehat{\mathrm{TPB}}$. D'autre part par angle tangentiel, $\widehat{\mathrm{TAK}}=$ $\widehat{\mathrm{TAB}}=\widehat{\mathrm{TBP}}$.
+Donc les triangles $A K T$ et BPT sont semblables comme voulu.
+
+## Commentaires des correcteurs:
+
+Une bonne réussite relativement à la difficulté estimée de l'exercice. Quelques élèves, qui n'ont pas résolu complètement l'exercice, on tenu à partager leurs idées sur le problème, ce qui a été grandement apprécié.
+
+Exercice 9. Soient $a_{1}, \ldots, a_{101}$ des réels appartenant à l'intervalle $[-2 ; 10]$ tels que
+
+$$
+a_{1}+\ldots+a_{101}=0
+$$
+
+Montrer que
+
+$$
+a_{1}^{2}+\ldots+a_{101}^{2} \leqslant 2020
+$$
+
+Solution de l'exercice 9 Lorsque l'on effectue des inégalités sur des réels qui ne sont pas forcément positifs, il est essentiel de séparer les variables positives et négatives. Cette idée simple constitue souvent l'idée de départ dans la solution et peut mener à des développements intéressants, en plus de prévenir certaines erreurs lors de manipulations d'inégalités avec des nombres négatifs.
+La deuxième idée, lorsque les variables jouent des rôles symétriques, est d'imposer un ordre aux réels. En plus de permettre, parfois, d'obtenir des résultats intéressants pour le problème, cela simplifie grandement la rédaction de la solution.
+Quitte à renuméroter les variables, on suppose donc que $a_{1} \leqslant a_{2} \leqslant \ldots \leqslant a_{100} \leqslant a_{101}$. Si tous les réels sont nuls, alors la somme de leur carré est nulle et donc bien inférieure à 2020. On suppose désormais que l'un des réels est non nul. Puisque la somme des $a_{i}$ est nulle, cela impose qu'au moins un réel est strictement positif et un autre strictement négatif. On note alors $p$ l'indice vérifiant $a_{p}<0 \leqslant a_{p+1}$.
+Réécrivons dès à présent l'hypothèse de la somme nulle sous la forme
+
+$$
+-\left(a_{1}+a_{2}+\ldots+a_{p}\right)=a_{p+1}+\ldots+a_{101}
+$$
+
+On va désormais chercher à faire apparaître cette hypothèse dans la somme à calculer. Pour cela, on va également se servir du fait que si $1 \leqslant i \leqslant p$, alors $a_{i} \geqslant-2$ et que si $p+1 \leqslant i \leqslant 101$, alors $a_{i} \leqslant 10$. On a :
+
+$$
+\begin{aligned}
+a_{1}^{2}+\ldots+a_{101}^{2} & =\underbrace{a_{1} \cdot a_{1}}_{\leqslant-2 a_{1}}+\ldots+\underbrace{a_{p} \cdot a_{p}}_{\leqslant-2 a_{p}}+\underbrace{a_{p+1} \cdot a_{p+1}}_{\leqslant 10 a_{p+1}}+\ldots+\underbrace{a_{101} \cdot a_{101}}_{\leqslant 10 a_{101}} \\
+& \leqslant-2 a_{1}+\ldots+\left(-2 a_{p}\right)+10 a_{p+1}+\ldots+10 a_{101} \\
+& =2\left(-\left(a_{1}+\ldots+a_{p}\right)\right)+10\left(a_{p+1}+\ldots+a_{101}\right) \\
+& =2(\underbrace{a_{p+1}}_{\leqslant 10}+\ldots+\underbrace{a_{101}}_{\leqslant 10})+10(-(\underbrace{a_{1}}_{\geqslant-2}+\ldots+\underbrace{a_{p}}_{\geqslant-2})) \\
+& \leqslant 2 \cdot 10 \cdot(101-p)+10 \cdot 2 \cdot p \\
+& =2020
+\end{aligned}
+$$
+
+ce qui est l'inégalité voulue.
+
+## Commentaires des correcteurs :
+
+Certains élèves ont remarqué que, pour $-2 \leqslant a_{i} \leqslant 10$, on a $\left(a_{i}+2\right)\left(a_{i}-10\right) \leqslant 0$, et s'en sont servi pour aboutir à une preuve de façon très efficace. D'autres ont choisi de construire les valeurs de $a_{i}$ maximisant la somme des carrés; dans ce cas, il était bien sûr indispensable de prouver l'optimalité de la construction pour obtenir la majorité des points.
+
+## Exercices Seniors
+
+Exercice 10. Soit a un réel strictement positif et $n \geqslant 1$ un entier. Montrer que
+
+$$
+\frac{a^{n}}{1+a+\ldots+a^{2 n}}<\frac{1}{2 n}
+$$
+
+Solution de l'exercice 10 Puisque la difficulté réside dans le dénominateur du membre de droite, et pour plus de confort, on peut chercher à montrer la relation inverse, à savoir :
+
+$$
+\frac{1+a+\ldots+a^{2 n}}{a^{n}}>2 n
+$$
+
+L'idée derrière la solution qui suit est "d'homogénéiser" le numérateur du membre de gauche, c'est-àdire de comparer ce numérateur dans lequel les a sont élevés à des puissances distinctes à une expression composée uniquement de a élevés à la même puissance. Pour cela, on cherche à coupler certains termes et appliquer l'inégalité des moyennes. Voyons plutôt : pour $0 \leqslant i \leqslant 2 n$, on a $a^{i}+a^{2 n-i} \geqslant 2 \sqrt{a^{i} a^{2 n-i}}=$ $2 a^{n}$. Ainsi :
+
+$$
+\begin{aligned}
+\frac{1+a+\ldots+a^{2 n}}{a^{n}} & =\frac{\left(1+a^{2 n}\right)+\left(a+a^{2 n-1}\right)+\ldots+\left(a^{n-1}+a^{n+1}\right)+a^{n}}{a^{n}} \\
+& \geqslant \frac{\overbrace{2 a^{n}+2 a^{n}+\ldots+2 a^{n}}^{n \text { termes }}+a^{n}}{a^{n}} \\
+& =\frac{(2 n+1) a^{n}}{a^{n}} \\
+& =2 n+1 \\
+& >2 n
+\end{aligned}
+$$
+
+ce qui fournit l'inégalité voulue.
+Commentaires des correcteurs:
+Exercice très bien résolu dans l'ensemble. De nombreux élèves ont su appliquer l'IAG directement à $2 \mathrm{n}+1$ termes, les autres ont pour la plupart réussi à s'en sortir avec l'IAG à deux termes.
+
+Exercice 11. Déterminer tous les entiers a tels que $a-3$ divise $a^{3}-3$.
+Solution de l'exercice 11
+On sait que $a-3 \mid a^{3}-3^{3}$, donc il divise la différence
+
+$$
+a-3 \mid a^{3}-3-\left(a^{3}-3^{3}\right)=27-3=24
+$$
+
+Réciproquement, il suffit que $a-3$ divise 24 pour qu'il divise $24+a^{3}-3^{3}=a^{3}-3$. Les solutions sont donc exactement les diviseurs de 24 auxquels on ajoute 3 . On a donc
+
+$$
+a-3 \in\{-24,-12,-8,-6,-4,-3,-2,-1,0,1,2,3,4,6,8,12,24\}
+$$
+
+et $a \in\{-21,-9,-5,-3,-1,0,1,2,3,4,5,6,9,11,15,27\}$.
+
+## Commentaires des correcteurs:
+
+Exercice très bien résolu dans l'ensemble ; l'erreur la plus fréquente est l'oubli de certains diviseurs de 24.
+
+Exercice 12. Soient $\omega_{1}$ et $\omega_{2}$ deux cercles de centres respectifs $\mathrm{O}_{1}$ et $\mathrm{O}_{2}$. On suppose que $\omega_{1}$ et $\omega_{2}$ se coupent en les points $A$ et $B$. La droite $\left(O_{1} A\right)$ recoupe le cercle $\omega_{2}$ en $C$ tandis que la droite $\left(O_{2} A\right)$ recoupe le cercle $\omega_{1}$ en D . Montrer que les points $\mathrm{D}, \mathrm{O}_{1}, \mathrm{~B}, \mathrm{O}_{2}$ et C appartiennent à un même cercle.
+
+## Solution de l'exercice 12
+
+
+
+Notons que puisque les angles $\widehat{\mathrm{DAO}_{1}}$ et $\widehat{\mathrm{CAO}_{2}}$ sont opposés par le sommet, ils sont égaux. D'autre part, puisque les points $A$ et $D$ appartiennent au cercle $\omega_{1}$, le triangle $A O_{1} D$ est isocèle en $O_{1}$. De même, le triangle $\mathrm{CO}_{2} A$ est isocèle en $\mathrm{O}_{2}$. Les triangles $\mathrm{DO}_{1} A$ et $\mathrm{CO}_{2} A$ sont donc des triangels isocèle avec les mêmes angles à la base, ils sont donc semblables. Ceci implique que $\widehat{\mathrm{AO}_{1} \mathrm{D}}=\widehat{\mathrm{CO}_{2} \mathrm{~A}}$, et donc que
+
+$$
+\widehat{\mathrm{CO}_{1} \mathrm{D}}=\widehat{\mathrm{AO} \mathrm{O}_{1} \mathrm{D}}=\widehat{\mathrm{CO}_{2} \mathrm{~A}}=\widehat{\mathrm{CO}_{2} \mathrm{D}}
+$$
+
+si bien que les points $\mathrm{C}, \mathrm{O}_{2}, \mathrm{O}_{1}$ et D sont cocycliques.
+Par ailleurs, on peut découper l'angle $\widehat{\mathrm{DBC}}$ en la somme $\widehat{\mathrm{DBA}}+\widehat{\mathrm{ABC}}$. D'une part, d'après le théorème de l'angle au centre dans le cercle $\omega_{1}$, on a $\widehat{A B D}=\frac{1}{2} \widehat{\mathrm{AO}_{1} \mathrm{D}}$. D'autre part, d'après le théorème de l'angle au centre dans le cercle $\omega_{1}$, on a $\widehat{A B C}=\frac{1}{2} \widehat{A O_{2} C}$. Ainsi
+
+$$
+\widehat{\mathrm{DBC}}=\widehat{\mathrm{DBA}}+\widehat{A B C}=\frac{1}{2} \widehat{A O_{1} \mathrm{D}}+\frac{1}{2} \widehat{\mathrm{AO}_{2} \mathrm{C}}=\widehat{\mathrm{AO}_{1} \mathrm{D}}
+$$
+
+ce qui permet de conclure que le point B appartient au cercle passant par les points $\mathrm{C}, \mathrm{O}_{2}, \mathrm{O}_{1}$ et D .
+
+## Commentaires des correcteurs:
+
+Exercice très bien résolu.
+
+Exercice 13. Soit ( $a_{n}$ ) une suite strictement croissante d'entiers positifs telle que $a_{1}=1$ et pour tout $n \geqslant 1, a_{n+1} \leqslant 2 n$. Montrer que pour tout entier $n \geqslant 1$, il existe deux indices $p$ et $q$ tels que $a_{p}-a_{q}=n$.
+
+## Solution de l'exercice 13
+
+Soit $n \geqslant 1$ un entier. On va utiliser le principe des tiroirs. Construisons nos tiroirs deux sorte que si deux nombres sont dans un même tiroirs, ils vérifient la propriété de l'énoncé. Pour cela, on considère les tiroirs suivants : on réunit les entiers de 1 à $2 n$ en les couples de la forme $\{i, n+i\}$ pour $i$ entre 1 et $n$, ce qui constitue $n$ tiroirs. Ces tiroirs sont bien disjoints deux à deux, et si deux termes de la suite sont dans un même tiroir, cela donne les deux indices $p$ et $q$ tels que $a_{p}-a_{q}=n$, car tous les termes d'une suite strictement croissante sont distincts.
+Or, puisque la suite ( $a_{m}$ ) est croissante et puisque $a_{n+1} \leqslant 2 n, a_{m} \in \llbracket 1,2 n \rrbracket$ pour $m \in \llbracket 1, n+1 \rrbracket$. Donc les $n+1$ premiers termes de la suites sont dans l'intervalle $\llbracket 1,2 n \rrbracket$. Par le principe des tiroirs, il y a deux termes distincts qui appartiennent au même ensemble $\{i, n+i\}$ pour un certain $i$, ce qui est le résultat voulu.
+
+## Commentaires des correcteurs :
+
+Exercice très bien traité.
+
+Exercice 14. Soit $\Gamma$ un cercle et $P$ un point à l'extérieur de $\Gamma$. Les tangentes à $\Gamma$ issues de $P$ touchent $\Gamma$ en $A$ et $B$. Soit $K$ un point distinct de $A$ et $B$ sur le segment $[A B]$. Le cercle circonscrit au triangle PBK recoupe le cercle $\Gamma$ au point $T$. Soit $\mathrm{P}^{\prime}$ le symétrique du point $P$ par rapport au point $A$. Montrer que $\widehat{\mathrm{PBT}}=\widehat{\mathrm{P}^{\prime} \mathrm{KA}}$.
+
+## Solution de l'exercice 14
+
+
+
+D'après le théorème de l'angle inscrit, $\widehat{\mathrm{PBT}}=\widehat{\mathrm{PKT}}$. Ainsi, il suffit de montrer que $\widehat{\mathrm{PKT}}=\widehat{\mathrm{P}^{\prime} \mathrm{KA}}$. La figure semble suggérer que les triangles PKT et $\mathrm{P}^{\prime} \mathrm{KA}$ sont semblables, nous allons donc essayer de montrer ce résultat, qui impliquera bien l'égalité d'angle voulue.
+Pour montrer que $\triangle P K T \sim \triangle P^{\prime} K A$, on a plusieurs possibilités. Par exemple, on peut montrer que $\widehat{T P K}=$ $\widehat{K P^{\prime} A}$ et $\widehat{K T P}=\widehat{K A P}$. Toutefois, lorsque l'on essaye de calculer l'angle $\widehat{T P K}$, on se rend compte que l'égalité $\widehat{T P K}=\widehat{K P^{\prime} A}$ est équivalente à l'énoncé à démontrer. On va donc montrer que $\widehat{K T P}=\widehat{P^{\prime} A K}$ et que $\frac{\mathrm{KT}}{\mathrm{KA}}=\frac{\mathrm{TP}}{\mathrm{AP}^{\prime}}$.
+Pour montrer que $\widehat{K T P}=\widehat{P^{\prime} A K}$, il faut d'abord remarquer que le triangle $A P B$ est isocèle en $P$ puisque les droites ( $A P$ ) et ( $B P$ ) sont tangentes en $A$ et $B$ au cercle $\Gamma$. En appliquant le théorème de l'angle inscrit dans le cercle passant par $\mathrm{P}, \mathrm{B}, \mathrm{K}$ et T , on trouve :
+
+$$
+\widehat{\mathrm{KTP}}=180^{\circ}-\widehat{\mathrm{KBP}}=180^{\circ}-\widehat{\mathrm{ABP}}=180^{\circ}-\widehat{\mathrm{BAP}}=\widehat{\mathrm{PAK}}
+$$
+
+Il reste donc à montrer que $\frac{\mathrm{KT}}{\mathrm{KA}}=\frac{\mathrm{TP}}{A \mathrm{P}^{\prime}}$. Puisque $A P^{\prime}=A P=B P$, il suffit de montrer que $\frac{\mathrm{KT}}{\mathrm{KA}}=\frac{\mathrm{TP}}{\mathrm{BP}}$. Il suffit donc de montrer que les triangles AKT et BPT sont semblables. Pour cela, il suffit de montrer que les angles de ces deux triangles sont deux à deux égaux.
+D'une part, par angle inscrit, $\widehat{A K T}=180^{\circ}-\widehat{\mathrm{BKT}}=\widehat{\mathrm{TPB}}$. D' autre part, par angle tangentiel, $\widehat{\mathrm{TAK}}=$ $\widehat{\mathrm{TAB}}=\widehat{\mathrm{TBP}}$.
+Donc les triangles AKT et BPT sont semblables comme voulu.
+
+## Solution $n^{\circ} 2$ :
+
+En cas d'allergie à la chasse aux angles, il est aussi possible de progresser dans le problème avec des idées avancées. Le problème se présente naturellement comme dynamique : en gardant fixe $\Omega, P, A, B, P^{\prime}$ on peut faire bouger K projectivement. Alors la T bouge aussi projectivement car le cercle PBK ayant deux points fixes P et B il a une intersection non fixe avec la droite $(\mathrm{AB})$ et avec $\Omega$, donc peut passer projectivement à $K$ ou à $T$. De plus, les angles à mesurer sont entre une droite fixe et une droite qui bouge projectivement chacun, l'égalité d'angle revient donc à dire que le point à l'infini de la première droite projective est envoyé sur le point à l'infini de la deuxième par une rotation bien choisie (ou par une symétrie si les angles avaient été dans l'autre sens). Le problème est bien projectif, cherchons trois cas particuliers.
+On peut envoyer K à l'infini, alors par tangence $T$ se retrouve en $B$ et les deux angles qui doivent être égaux sont nuls.
+On peut envoyer K sur $A$, alors T se retrouve aussi en $A$ et les deux angles qui doivent être égaux sont égaux car le triangle PAB est isocèle en P .
+Il nous manque encore un cas particulier utilisant le fait que $\mathrm{P}^{\prime}$ soit non seulement sur la droite ( $P A$ ) mais bien symétrique. On peut placer K sur le symétrique de B par rapport à $A$ pour construire un parallélogramme. La chasse aux angles n'est alors pas tout à fait immédiate, mais plus facile que dans le problème original, car elle ne nécessite pas d'idée pour utiliser la condition de milieu puisqu'il suffit de considérer le parallélogramme. Elle est laissée en exercice au lecteur.
+
+## Commentaires des correcteurs:
+
+L'exercice a été très bien réussi, et les preuves utilisant les astuces autour des milieux de segments ont été particulièrement appréciées.
+
+Exercice 15. Soient $\mathrm{m}, \mathrm{n}$ et $\times$ des entiers strictement positifs. Montrer que
+
+$$
+\sum_{i=1}^{n} \min \left(\left\lfloor\frac{x}{i}\right\rfloor, m\right)=\sum_{i=1}^{m} \min \left(\left\lfloor\frac{x}{i}\right\rfloor, n\right)
+$$
+
+## Solution de l'exercice 15
+
+Quitte à échanger $m$ et $n$, on peut supposer que $m \leqslant n$. On procède alors par récurrence sur $n$ à $m$ fixé.
+Initialisation : Si $\mathrm{m}=\mathrm{n}$, l'égalité est triviale.
+Hérédité : Supposons l'égalité vraie pour un certain $n \geqslant m$ et cherchons à montrer que l'égalité est vraie pour $n+1$. Le membre de gauche devient
+
+$$
+\sum_{i=1}^{n} \min \left(\left\lfloor\frac{x}{i}\right\rfloor, m\right)+\min \left(\left\lfloor\frac{x}{n+1}\right\rfloor, m\right)
+$$
+
+Examinons les termes du membre de droite, qui sont de la forme $\min \left(\left\lfloor\frac{x}{i}\right\rfloor, n+1\right)$. On a
+
+$$
+\min \left(\left\lfloor\frac{x}{i}\right\rfloor, n+1\right)-\min \left(\left\lfloor\frac{x}{i}\right\rfloor, n\right)= \begin{cases}1 & \text { si }\left\lfloor\frac{x}{i}\right\rfloor \geqslant n+1 \\ 0 & \text { sinon }\end{cases}
+$$
+
+Or, $\left\lfloor\frac{x}{i}\right\rfloor \geqslant n+1$ si et seulement si $x \geqslant(n+1) i$, ou encore $i \leqslant\left\lfloor\frac{x}{n+1}\right\rfloor$. Donc le nombre de $i$ de $\llbracket 1, m \rrbracket$ pour lesquels $\left\lfloor\frac{x}{i}\right\rfloor \geqslant n+1$ est précisément $\min \left(\left\lfloor\frac{x}{n+1}\right\rfloor, m\right)$. On déduit que
+
+$$
+\begin{aligned}
+\sum_{i=1}^{m} \min \left(\left\lfloor\frac{x}{i}\right\rfloor, n+1\right) & =\sum_{i=1}^{m} \min \left(\left\lfloor\frac{x}{i}\right\rfloor, n\right)+\min \left(\left\lfloor\frac{x}{n+1}\right\rfloor, m\right) \\
+& =\sum_{i=1}^{n} \min \left(\left\lfloor\frac{x}{i}\right\rfloor, m\right)+\min \left(\left\lfloor\frac{x}{n+1}\right\rfloor, m\right) \\
+& =\sum_{i=1}^{n+1} \min \left(\left\lfloor\frac{x}{i}\right\rfloor, m\right)
+\end{aligned}
+$$
+
+où la deuxième égalité provient de l'hypothèse de récurrence. Ceci achève la récurrence et conclut l'exercice.
+$\underline{\text { Solution alternative: }}$ Une solution très astucieuse consiste à procéder par double comptage, en remarquant que les deux membres de l'égalité servent à compter le même objet, à savoir le nombre de paires $(a, b)$ telles que $a \leqslant m, b \leqslant n$ et $a b \leqslant x$.
+Cherchons en effet à compter ce nombre d'objet d'une première façon. Le choix d'une paire $(a, b) \in$ $\llbracket 1, \mathrm{~m} \rrbracket \times \llbracket 1, n \rrbracket$ telle que $\mathrm{ab} \leqslant x$ se caractérise dans un premier temps par le choix de $a$ dans $\llbracket 1, m \rrbracket$. Puis, puisque $a b \leqslant x$, on $a b \leqslant\left\lfloor\frac{x}{a}\right\rfloor$. Donc $b \leqslant \min (\lfloor x / a\rfloor, n)$ et il y a $\min (\lfloor x / a\rfloor, n)$ choix pour $b$ si a est fixé. On a donc en tout
+
+$$
+\sum_{i=1}^{m} \min \left(\left\lfloor\frac{x}{i}\right\rfloor, n\right)
+$$
+
+telles paires $(a, b)$.
+En commençant par choisir b plutôt que $a$, un raisonnement similaire nous permet d'affirmer qu'il y a
+
+$$
+\sum_{i=1}^{n} \min \left(\left\lfloor\frac{x}{i}\right\rfloor, m\right)
+$$
+
+telles paires d'entiers $(a, b)$. Les deux termes sont donc égaux.
+Commentaires des correcteurs:
+L'exercice a été bien traité et par beaucoup d'élèves, relativement à sa difficulté estimée.
+
+Exercice 16. Soit $A B C$ un triangle dans lequel $A B2-1 / 2^{n}$ et $B<-1 / 2^{n}$, sans quoi on aurait $a_{2 n+1}>1$. On a donc $A \leqslant 2-1 / 2^{n}$ ou $B \geqslant-1 / 2^{n}$.
+Si $A \leqslant 2-1 / 2^{n}$, on pose $x_{2 n}=x_{2 n-1}+a_{2 n}$ et $x_{2 n+1}=A$. On vérifie que la suite $\left(x_{i}\right)$ case la suite $\left(a_{i}\right)$ dans l'intervalle $\left[0,2-1 / 2^{\mathfrak{n}}\right]$.
+On suppose que $B \geqslant-1 / 2^{n}$. On pose $x_{2 n}=x_{2 n-1}+a_{2 n}$ et $x_{2 n+1}=$ B. Si $x_{2 n} \leqslant 2-1 / 2^{n-1}$, alors $B \in\left[-1 / 2^{n}, 2-1 / 2^{n-1}\right]$ et la suite ( $x_{i}$ ) case la suite ( $a_{i}$ ) dans l'intervalle $\left[-1 / 2^{n}, 2-1 / 2^{n-1}\right]$. Si $x_{2 n}>2-1 / 2^{n-1}$, alors $B>2-1 / 2^{n-1}-1 \geqslant 0$, si bien que la suite $\left(x_{i}\right)$ case la suite $\left(a_{i}\right)$ dans l'intervalle $\left[0,2-1 / 2^{\mathfrak{n}}\right]$.
+Cette disjonction de cas achève la récurrence.
+2) L'idée est la suivante : on souhaite construire des $a_{i}$ de sorte à forcer les $x_{i}$ à se trouver au centre de l'intervalle. Pour cela, on souhaite que les $a_{i}$ soient très proches de 1 , afin d'écarter deux $x_{i}$ l'un de l'autre, et on souhaite également qu'ils ne soient pas trop proches de 1 , pour éloigner les $x_{i}$ des bornes de l'intervalle. Cette discussion motive la construction qui suit.
+Soit $N=3 \cdot 2^{n}-1$. Considérons la suite suivante :
+
+$$
+1,1-\frac{1}{N}, 1,1-\frac{2}{N}, 1, \ldots, 1-\frac{2^{2}}{N}, 1, \ldots, 1-\frac{2^{n}}{N}, 1, \ldots, 1-\frac{2}{N}, 1,1-\frac{1}{N}, 1
+$$
+
+Nous allons montrer que cette suite n'est pas casable dans l'intervalle ] $-1+1 / 2 \mathrm{~N}, 1-1 / 2 \mathrm{~N}$ [, qui est un intervalle de longueur $2-1 / \mathrm{N}>2-1 / 2^{n}$, ce qui permettra de conclure. On suppose par l'absurde qu'il existe une suite ( $x_{i}$ ) qui case la suite ( $a_{i}$ ) donnée dans l'intervalle $]-1+1 / 2 \mathrm{~N}, 1-1 / 2 \mathrm{~N}[$ et on cherche à aboutir à une contradiction dans les estimations sur les $x_{i}$.
+Quitte à remplacer $\left(x_{i}\right)$ par $\left(-x_{i}\right)$, on peut suppose que $x_{0} \geqslant 0$. Puisque $\left|x_{1}-x_{0}\right|=1$, on doit avoir $x_{1}=x_{0}-1$, et $x_{1} \leqslant 1-1 / 2 N-1=-1 / 2 N$, soit $\left|x_{1}\right|>1 / 2 N$. De manière générale, on va montrer pour $i \leqslant n$ que
+
+$$
+\left|x_{2 i}\right|<1-\frac{2^{i+1}-1}{2 N} \quad, \quad\left|x_{2 i+1}\right|>\frac{2^{i+1}-1}{2 N}
+$$
+
+La preuve s'effectue par récurrence sur $i$. On a montré le résultat pour $i=0$. Supposons le vrai pour $i \geqslant 0$ fixé. On a $\left|x_{2 i+2}-x_{2 i+1}\right|=a_{2 i+2}=1-2^{i} / N$. Si $x_{2 i+1}>0$, on a $x_{2 i+1}+\left(1-2^{i} / N\right)>1-\frac{2^{i}-1}{2 N}>$ $1-\frac{1}{2 \mathrm{~N}}$. On a donc forcément $x_{2 i+2}=x_{2 i+1}-\left(1-2^{i} / N\right)$. Comme $1-2^{i} / N>\left(2^{i+1}-1\right) / 2 N$, on a
+
+$$
+\left|x_{2 i+2}\right|=1-\frac{2^{i}}{N}-x_{2 i+1}<1-\frac{2^{i+2}-1}{2 N}
+$$
+
+On procède de même dans le cas où $x_{2 i+1}<0$.
+On a ensuite $\left|x_{2 i+3}-x_{2 i+2}\right|=a_{2 i+3}=1$. Un raisonnement identique au précédent nous permet d'avoir, dans le cas où $x_{2 i+2}>0$ :
+
+$$
+\left|x_{2 i+3}\right|=1-x_{2 i+2}>1-\left(1-\frac{2^{i+2}-1}{2 \mathrm{~N}}\right)=\frac{2^{i+2}-1}{2 \mathrm{~N}}
+$$
+
+et on procède de même dans le cas où $x_{2 i+2}<0$.
+On procède de même pour montrer par récurrence que si $\boldsymbol{i} \geqslant \mathrm{n}+1$ :
+
+$$
+\left|x_{2 i}\right|<\frac{2^{2(n+1)-\mathfrak{i}}-1}{2 N} \quad, \quad\left|x_{2 i+1}\right|>1-\frac{2^{2(n+1)-\mathfrak{i}}-1}{2 N}
+$$
+
+Mais alors $\left|\mathrm{x}_{4 \mathrm{n}+3}\right|>1-\frac{2-1}{2 \mathrm{~N}}>1-\frac{1}{2 \mathrm{~N}}$, ce qui contredit notre hypothèse de départ et permet de conclure.
+
+## Commentaires des correcteurs:
+
+L'exercice n'a été abordé que par deux élèves, qui ont correctement résolu la question 1). La question 2) attendait cependant beaucoup de rigueur dans la preuve que la suite donnée n'était pas casable.
+
+Exercice 18. Un graphe G fini simple à $n$ sommets est dit divisible s'il est possible d'attribuer à chaque sommet $s$ de $G$ un numéro $n_{s}$ de sorte que deux sommets distincts possèdent toujours deux numéros distincts et deux sommets quelconques $s$ et $s^{\prime}$ sont reliés par une arête si et seulement si $n_{s} \mid n_{s^{\prime}}$ ou $n_{s^{\prime}} \mid n_{s}$.
+Un graphe G fini simple à n sommets est dit permutable s'il est possible de numéroter les sommets de $G$ de 1 à $n$ et s'il existe une permutation $\sigma$ de $\{1, \ldots, n\}$ telle que les sommets ayant pour numéros $i$ et $j$ sont reliés par une arête si et seulement si $(\mathfrak{i}-\mathfrak{j})(\sigma(\mathfrak{i})-\sigma(\mathfrak{j}))<0$.
+Montrer qu'un graphe G est permutable si et seulement si G et son complémentaire sont divisibles.
+
+## Solution de l'exercice 18
+
+Un graphe est de divisibilité ssi on peut l'orienter (dans le sens des divisibilités) de manière à ce que s'il y a un arc (arête orientée) de A vers B et un de B vers C, il y en a un de A vers C. En effet, on peut alors attribuer à chaque sommet un nombre premier différent, et le nombre attribué pour les relations de divisibilité est alors le produit de son nombre premier par ceux de chacun ds sommets ayant un arc arrivant sur lui. On a alors les bonnes relations de divisibilité si il y a un arc de A vers B tout premier divisant le nombre attribué à A est le premier d'un sommet C avec un arc de C vers A . Il y a alors aussi un arc de C vers B donc le premier divise aussi le nombre attribué à B .
+Montrons qu'on peut orienter un graphe de permutation. On trace un arc de $a$ vers $b$ ssi $a\sigma(b)$. On a bien les arêtes du graphe de permutation attribué et la relation est transitive, on a donc bien un graphe de divisibilité. Son complémentaire est également de divisibilité car orientable en traçant un arc de a vers b ssi $\mathrm{a}<\mathrm{b}$ et $\sigma \mathrm{a}<\sigma \mathrm{b}$.
+
+Réciproquement, on suppose un graphe orienté transitif dont le complémentaire est également orientable de manière transitive, montrons qu'il est de permutation. Choisir une numérotation et une permutation revient en fait à choisir librement deux numérotations des sommets, soit à ordonner deux fois les sommets. Deux sommets doivent alors être reliés si et seulement si leur position relative est différente selon les deux ordres. Pour le premier ordre, on place les éléments un à un, à chaque étape en rajoutant un élément n'ayant pas de prédécesseur selon le graphe complémentaire orienté. On considère donc tous les choix possibles, tous les sommets sans prédécesseur non choisi. Alors, tous ces éléments considérés forment une clique du graphe, il y en a donc un unique qui est sans antécédents dans cette clique pour le graphe orienté. C'est cet élément qu'on place en tout premier pour notre ordre. On l'enlève ensuite et on recommence jusqu'à ce que tous les sommets soient ordonnées. Pour le deuxième ordre, on fait presque la même chose. On rajoute aussi à chaque étape un sommet sans prédécesseur selon le graphe complémentaire, mais parmi cette clique de candidats potentiels, on va prendre celui sans successeur dans la clique.
+Vérifions que cette construction fonctionne. Prenons $A$ et $B$ deux sommets non reliés. Supposons SPDG que dans le graphe complémentaire, $A$ est un prédécesseur de $B$. Si $B$ est choisi pour un des deux ordres, forcément $A$ n'a pas été considéré parmi les choix potentiels, soit il a déjà été choisi, soit il a lui-même un prédécesseur non choisi. Par transitivité, ce prédécesseur serait aussi un prédécesseur de $B$, ce qui empêcherait le choix de B. Donc pour les deux ordres, $A$ a été choisi avant B. Les deux ordres sont donc compatibles avec l'absence d'arêtes entre $A$ et $B$.
+Prenons $A$ et $B$ reliés et supposons SPDG que $A$ est un antécédent de $B$ dans le graphe. Montrons d'abords que pour le premier ordre, quand B est choisi, $A$ a déjà été choisi. À ce moment-là, si $A$ n'avait pas déjà été choisi, il n'aurait pas pu être considéré comme choix potentiel, sinon il aurait été choisi préférentiellement à $B$. Donc il avait un antécédent non choisi dans le graphe complémentaire. On remonte des antécédents successifs en partant de $A$ jusqu'à arriver jusqu'à un sommet $C$, sans antécédents encore non choisis. Par transitivité du graphe complémentaire orienté, $C$ est un antécédent de $A$ pour
+ce graphe complémentaire. C a été considéré comme choix potentiel, n'ayant pas d'antécédent dans le graphe complémentaire, mais B lui a été préféré, donc B est un antécédent de C pour le graphe normal (pas complémentaire). $A$ étant lui-même un antécédent de $B$, par transitivité, $A$ doit être un antécédent de $C$ dans le graphe normal donc une arête entre $A$ et $C$ existe. Or on a construit $C$ comme un antécédent de $\mathcal{A}$ dans le graphe complémentaire, donc une arête du graphe complémentaire existe en $\mathcal{A}$ et C . La contradiction montre que selon le premier ordre, $A$ arrive avant $B$. On prouve identiquement que selon le deuxième ordre, $B$ arrive avant $A$. Ces deux ordres sont donc compatibles avec l'existence d'une arête entre $A$ et $B$.
+
+## Commentaires des correcteurs:
+
+L'exercice n'a été abordé que par une personne, qui l'a brillamment résolu.
+
diff --git "a/French_STS/md/fr-corrig\303\251.md" "b/French_STS/md/fr-corrig\303\251.md"
new file mode 100644
index 0000000000000000000000000000000000000000..228d66e4057e9982aaa65489bb6b411ca3eb3811
--- /dev/null
+++ "b/French_STS/md/fr-corrig\303\251.md"
@@ -0,0 +1,274 @@
+PRÉPARATION OLYMPIQUE FRANÇAISE DE MATHÉMATIQUES

ENVOI 3 : ARITHMÉTIQUE
À RENVOYER AU PLUS TARD LE 13 FÉVRIER 2023
+
+Les consignes suivantes sont à lire attentivement :
+
+- Le groupe junior est constitué des élèves nés en 2008 ou après. Les autres élèves sont dans le groupe senior.
+- Les exercices classés "Juniors" ne sont à chercher que par les élèves du groupe junior.
+- Les exercices classés "Seniors" ne sont à chercher que par les élèves du groupe senior.
+- Les exercices doivent être cherchés de manière individuelle.
+- Utiliser des feuilles différentes pour des exercices différents.
+- Respecter la numérotation des exercices.
+- Bien préciser votre nom en lettres capitales, et votre prénom en minuscules sur chaque copie.
+
+
+## 1 Exercices junior
+
+Exercice 1. Soient $a, b$ deux entiers. Montrer que $a b(a-b)$ est divisible par 2.
+Solution de l'exercice 1 On s'intéresse à la parité d'un produit, il est donc pertinent de faire une disjonction de cas sur la parité des entiers en jeu, ici a et $b$. On remarque alors la chose suivante :
+
+- Si $a$ ou best pair : alors $a b$ est pair (le produit d'un nombre pair par un entier quelconque étant pair) et donc $\mathrm{ab}(\mathrm{a}-\mathrm{b})$ est bien divisible par 2 .
+- Sinon, si $a$ et $b$ sont tous les deux impairs, alors $a-b$ est pair (en tant que différence de deux impairs) et donc $a b(a-b)$ est divisible par 2
+Finalement, dans tous les cas, si $a$ et $b$ sont des entiers, alors $a b(a-b)$ est divisible par 2.
+Commentaire des correcteurs : Beaucoup d'élèves ont abordé cet exercice, et tous l'ont parfaitement réussi. L'idée consistait à faire des disjonctions de cas selon les parités de a et de b , ce qui pouvait se faire en deux cas : soit " $a$ ou b pair" et "a et b impairs", soit "a et b de même parité" et "a et b de parité différente". Certaines copies ont fait plus de cas, ce n'était pas nécessaire et parfois il y avait des cas qui étaient inclus dans d'autres cas déjà traités : cela rallongeait souvent les solutions, ce qui fait perdre en efficacité et peut faire perdre du temps qu'on aurait pu passer à chercher d'autres exercices plus difficiles.
+
+Exercice 2. Montrer qu'il existe une infinité de couples ( $\mathrm{m}, \mathfrak{n}$ ) d'entiers strictement positifs distincts tels que m ! n soit un carré parfait.
+$\underline{\text { Solution de l'exercice } 2}$ On aurait envie de prendre $\mathrm{m}=\mathrm{n}$ pour avoir $\mathrm{m}!\mathrm{n}!=(\mathrm{n}!)^{2}$ et avoir un carré parfait. Mais l'énoncé force $m \neq n$. Malgré cela, on voit déjà un moyen de faire apparaître naturellement des carrés parfaits.
+Supposons sans perte de généralité $m>n$ (comme $m!n!=n!m!$, quitte à remplacer $(m, n) \operatorname{par}(n, m)$, ça ne pose pas de problème). Alors $m!n!=\mathfrak{m} \times(m-1) \times \ldots \times(n+1) \times n!\times n!=m \times \ldots \times(n+1) \times(n!)^{2}$. Alors $m!n!$ sera un carré parfait si et seulement si $m \times \ldots \times(n+1)$ l'est. Le moyen le plus simple de le faire, c'est de choisir $m=n+1=k^{2}$ pour un certain entier $k(k \geqslant 2$ car on veut $m, n \geqslant 1$ ). En effet on a bien $\left(k^{2}\right)!\left(k^{2}-1\right)!=k^{2}\left(\left(k^{2}-1\right)!\right)^{2}=\left[k\left(k^{2}-1\right)!\right]^{2}$.
+Finalement, pour tout $k \geqslant 2$ entier, $(m, n)=\left(k^{2}, k^{2}-1\right)$ convient, ce qui nous fournit bien une infinité de couples de solutions.
+
+Commentaire des correcteurs : Le problème a été abordé par beaucoup d'élèves et une large majorité l'a parfaitement réussi. D'autres ont eu des pistes intéressantes sans forcément aboutir, comme remarquer que, dans le cas $m>n$ par exemple, il est nécessaire et suffisant d'avoir $m \times(m-1) \times \ldots \times(n+1)$ qui est un carré parfait.
+
+Exercice 3. Trouver les triplets d'entiers $(x, y, n)$ tels que $n^{2}=17 x^{4}-32 x^{2} y^{2}+41 y^{4}$.
+Solution de l'exercice 3 On va montrer par descente infinie que ( $0,0,0$ ) est la seule solution.
+Comme un carré ne vaut que 0 ou 1 modulo 3 (une façon de le voir est de faire une disjonction de cas sur les valeurs modulo 3), il est pertinent de tenter une étude modulo 3 pour essayer de voir où ça nous mène. Pour ce faire, on remarque que si $(x, y, n)$ est solution, alors modulo 3 , on a
+
+$$
+n^{2} \equiv-x^{4}-2 x^{2} y^{2}-y^{4} \equiv-\left(x^{2}+y^{2}\right)^{2} \quad(\bmod 3)
+$$
+
+Ainsi, $\mathfrak{n}^{2}+\left(x^{2}+y^{2}\right)^{2}$ est divisible par 3 . Or un carré vaut 0 ou 1 modulo 3 donc la seule manière qu'une somme de carrés soit divisible par 3 , c'est que chacun des termes le soit. Donc $n$ et $x^{2}+y^{2}$ sont divisibles par 3. De même il découle que $x$ et $y$ sont divisibles par 3.
+En réinjectant dans l'équation, on en déduit que $3^{4}=81$ divise $n^{2}$ et donc 9 divise n , donc $\left(\frac{x}{3}, \frac{y}{3}, \frac{\mathfrak{n}}{9}\right)$ est une autre solution. Or si on avait une solution avec $x, y$ ou n non nul (et quitte à les changer en leurs opposés, ce qui ne change pas les valeurs des carrés, positifs), on pourrait obtenir une suite strictement décroissante d'entiers naturels, ce qui est absurde (c'est le principe de la descente infinie).
+On en déduit que la seule solution potentielle est $(0,0,0)$. Et réciproquement, on remarque que $(x, y, \mathfrak{n})=$ $(0,0,0)$ convient (les deux membres donnent 0 ).
+L'unique solution de l'équation est donc $(0,0,0)$.
+Commentaire des correcteurs: Dans l'ensemble les copies qui ont abordé le problème l'ont plutôt bien réussi. Certaines ont tenté des pistes comme une étude modulo 8 ou une réécriture de l'équation, ici ça n'aboutissait pas mais c'étaient de bonnes idées qui peuvent tout de même être utiles sur d'autres problèmes similaires. Signalons des erreurs récurrentes sur le principe de la descente infinie : un certain nombre de copies concluent qu'il n'y a aucune solution par descente infinie. En réalité la descente infinie nous permet de conclure qu'il n'y a aucune solution non-nulle, mais rien n'exclut la solution $(0,0,0)$ a priori (et d'ailleurs elle marche). À ce sujet, un certain nombre de copies conclut que ( $0,0,0$ ) est la seule solution possible, sans pour autant penser à la vérifier. Même si elle a l'air évidente ici, une mention de la vérification de la solution est indispensable, car la descente infinie garantit que c'est la seule solution possible, mais pas que c'est bien une solution.
+
+Exercice 4. Déterminer tous les entiers naturels $n$ tels que 21 divise $2^{2^{n}}+2^{n}+1$.
+Solution de l'exercice 4 Comme $21=3 \times 7$ et que 3 et 7 sont premiers entre eux, 21 divise $2^{2^{n}}+2^{n}+1$ si et seulement si 3 et 7 divisent $2^{2^{n}}+2^{n}+1$.
+Éliminons de suite le cas $n=0$, qui donne $2^{2^{0}}+2^{0}+1=4$ qui n'est pas divisible par 21. On peut donc supposer $n>0$, en particulier $2^{n}$ est pair. Alors modulo $3: 2^{2^{n}}+2^{n}+1 \equiv(-1)^{2^{n}}+(-1)^{n}+1 \equiv$ $(-1)^{n}+2(\bmod 3)$. En particulier $2^{2^{n}}+2^{n}+1$ est divisible par 3 si est seulement si $n$ est pair. On suppose donc désormais que cette condition est vérifiée.
+Reste à traiter le cas de la divisibilité par 7 . Modulo 7 , les puissances de 2 sont $2^{0} \equiv 1,2^{1} \equiv 2,2^{2} \equiv$ $4,2^{3} \equiv 1$ : il s'agit donc d'étudier l'exposant modulo 3. Comme $n$ est pair (par le cas précédent), on sait déjà que $2^{n} \equiv 1(\bmod 3)$ donc $2^{2^{n}} \equiv 2(\bmod 7)$. On veut donc $2^{n} \equiv-1-2 \equiv 4(\bmod 3)$, et donc $n \equiv 2(\bmod 3)$ (et réciproquement si $n \equiv 2(\bmod 3)$, comme $n$ est pair alors 7 divise $\left.2^{2^{n}}+2^{n}+1\right)$.
+On doit avoir $n \equiv 0(\bmod 2), n \equiv 2(\bmod 3):$ comme 2 et 3 sont premiers entre eux, le théorème des restes chinois donne qu'il existe une unique solution modulo $2 \times 3=6$, et on remarque que c'est $n \equiv 2$ $(\bmod 6)$.
+En conclusion, les entiers naturels $n$ qui conviennent sont exactement ceux qui vérifient $n \equiv 2(\bmod 6)$.
+Commentaire des correcteurs : Les copies ont bien abordé le problème : presque tout le monde a pensé à étudier les cycles de puissances et beaucoup de gens ont pensé à se ramener à étudier la divisibilité par 3 et par 7 . Malheureusement, il y a eu beaucoup d'erreurs de calcul, raisonement, ou lecture de l'énoncé qui rendent une bonne partie de la preuve fausse, car il y a une erreur au début. Beaucoup de gens ont oublié le cas $n=0$ !
+
+Exercice 5. Soit $n \in \mathbb{N}^{\star}$. Montrer que si $2 n+1$ et $3 n+1$ sont des carrés parfaits, alors $5 n+3$ n'est pas premier.
+Solution de l'exercice 5 Supposons que $2 \mathrm{n}+1$ et $3 \mathrm{n}+1$ sont des carrés parfaits : on dispose de $\mathrm{a}, \mathrm{b}$ deux entiers strictement positifs $(2 n+1,3 n+1>0)$ tels que $2 \mathfrak{n}+1=a^{2}$ et $3 n+1=b^{2}$. Ici, il s'agit de remarquer que $5 \mathfrak{n}+3=4 \times(2 n+1)-(3 n+1)=4 a^{2}-b^{2}$. Pour trouver cette identité, on essaie d'exprimer 5 à partir de 2 et 3 : il est naturel de prendre $5=2+3$ mais cela ne donne pas $5 \mathrm{n}+3$, en revanche on voit que $5=4 \times 2-3$.
+On peut donc écrire $5 n+3=(2 a-b)(2 a+b)$. Comme $a, b>02 a+b>2 a-b$, et $2 a+b>0$. Ceci force $2 a-b>0$ (sinon on aurait $5 n+3 \leqslant 0$, ce qui est exclu). Il suffit donc de montrer que $2 a-b>1$ pour conclure : on aura alors écrit $5 \mathrm{n}+3$ comme produit de deux entiers strictement plus grands que 1 , et il ne pourra pas être premier.
+Mais si $2 \mathrm{a}=\mathrm{b}+1,5 \mathrm{n}+3=2 \mathrm{a}+\mathrm{b}=4 \mathrm{a}-1$ donc $\mathrm{a}^{2}=2 \mathrm{n}+1 \leqslant \frac{5 n+3}{2}<\frac{4 \mathrm{a}-1}{2}<2 \mathrm{a}$ donc $\mathrm{a}<2$. Mais $a=1$ donne $2 \mathrm{n}+1=1$ donc $\mathrm{n}=0$, absurde car $\mathrm{n}>0$. Ainsi $2 a-b \neq 1$.
+On a donc bien montré que si $2 \mathfrak{n}+1$ et $3 \mathfrak{n}+1$ sont des carrés parfaits (avec $\mathfrak{n} \in \mathbb{N}^{\star}$ ), alors $5 \mathfrak{n}+3$ n'est pas un nombre premier.
+$\underline{\text { Commentaire des correcteurs : Les élèves qui ont abordé le problème l'ont en général plutôt bien compris }}$ et ont trouvé la factorisation qui était intéressante ici. Néanmoins la plupart d'entre eux ont oublié de vérifier les signes de leurs termes : pour pouvoir conclure $2 \mathrm{a}-\mathrm{b}=1,2 \mathrm{a}+\mathrm{b}=5 \mathrm{n}+3 \mathrm{il}$ fallait avoir vérifié au préalable $2 a+b>2 a-b>0$, ce qui n'était pas très dur mais nécessaire pour que l'identification soit valide. Notons qu'un certain nombre de copies ont tenté d'exploiter des congruences : ici ça ne menait pas à grand chose d'intéressant, lorsqu'il s'agit des nombres premiers il est souvent plus intéressant de rechercher des factorisations plutôt que d'exploiter des congruences car ces dernières, à moins de trouver une divisibilité par un nombre particulier, ne nous renseignent pas sur le caractère premier ou non d'un entier.
+
+Exercice 6. Trouver tous les nombres premiers $p, q$ vérifiant $p^{5}+p^{3}+2=q^{2}-q$.
+Solution de l'exercice 6 Ce qu'on connaît pour des nombres premiers, c'est leurs propriétés de divisibilité. Une expression développée n'est donc pas très pratique pour étudier cela : on va d'abord chercher à factoriser.
+Remarquons que $p^{5}+p^{3}+2=p^{3}\left(p^{2}+1\right)+2$. On veut résoudre $p^{3}\left(p^{2}+1\right)=q^{2}-q-2$. Mais on reconnaît alors $q^{2}-q-2=(q-2)(q+1)$ (si on ne le voit pas directement, on peut le trouver en résolvant $\mathrm{q}^{2}-\mathrm{q}-2=0$ avec la méthode classique utilisant le discriminant).
+On veut donc résoudre $p^{3}\left(p^{2}+1\right)=(q-2)(q+1)$. En particulier $p^{3} \mid(q-2)(q+1)$. Alors $\operatorname{pgcd}(q-$ $2, q+1)=\operatorname{pgcd}(q-2, q+1-(q-2))=\operatorname{pgcd}(q-2,3)$ vaut donc 1 ou 3. Cela suggère d'étudier d'abord le cas $p=3$ : on obtient $(q-2)(q+1)=270$, et en résolvant $q^{2}-q-2=270$ on trouve $q=17$ (qui est bien un nombre premier) et $q=-16$ (qui n'est pas solution car ce n'est pas un nombre premier). Donc lorsque $p=3$, il y a une unique solution $(p, q)=(3,17)$.
+On peut donc supposer $p \neq 3$. En particulier, il ne divise pas $\operatorname{pgcd}(q-1, q+2)$, donc au moins un des nombres $q+1$ et $q-2$ est premier avec $p$, donc avec $p^{3}$. Or $p^{3} \mid(q+1)(q-2)$ : donc d'après le lemme de Gauss, $q+1$ ou $q-2$ est divisible par $p^{3}$. Or, $p^{3}$ ne peut pas diviser $q-2$ parce que sinon, on aurait $(q-2)(q+1) \geqslant p^{3} p^{3}>p^{3}\left(p^{2}+1\right)$, absurde. Ainsi $p^{3} \mid q+1$, et donc $q-2 \mid p^{2}+1$.
+Mais les divisibilités qu'on vient d'obtenir montrent que $p^{3} \leqslant q+1=(q-2)+3 \leqslant p^{2}+1+3=p^{2}+4$, et donc $p^{2}(p-1) \leqslant 4$. Or $p^{2}(p-1)$ est strictement croissante en $p$, et en $p=2$ on a égalité, donc le seul cas possible est $p=2$ (autrement dit, pour $p>2$, on a $p^{2}(p-1)>4$ ).
+Lorsque $p=2$, l'équation devient $q^{2}-q-2=40$, en résolvant on trouve $q=7$ (qui convient car 7 est premier) et $\mathrm{q}=-6$ (qui ne convient pas car n'est pas un nombre premier).
+Finalement, il y a deux solutions qui sont $(\mathbf{p}, \mathbf{q})=(2,7)$ et $(\mathbf{p}, \mathbf{q})=(3,17)$.
+Commentaire des correcteurs : L'exercice a été assez abordé, mais beaucoup d'erreurs ont été commises. Quand on a une équation du type $a b=c d$, on ne peut pas conclure que $c$ vaut $a$ ou $b$, ou que $c$ divise $a$ ou b. Beaucoup d'élèves utilisent donc des affirmations arithmétiques fausses, et donc se retrouvent avec peu de points car ne traitant qu'un cas très particulier.
+
+Exercice 7. Soit $n \geqslant 2$. Montrer qu'il existe des entiers $a, b$ tels que, pour tout entier $m$, le nombre $m^{3}+a m+b$ ne soit pas un multiple de $n$.
+Solution de l'exercice $7 \quad \mathrm{~m}^{3}+\mathrm{am}+\mathrm{b}$ est un multiple de n si et seulement si $\mathrm{m}^{3}+\mathrm{am} \equiv-\mathrm{b}(\bmod \mathrm{n})$. On remarque alors qu'il suffit de trouver a tel que $\mathrm{m}^{3}+\mathrm{am}$ ne prend pas toutes les valeurs possibles modulo $n$ (et de prendre pour $-b$ une des valeurs qui $n$ 'est pas prise). Comme $\mathrm{m}^{3}+a m$ modulo $n$ ne dépend que de $m$ modulo $n$, on peut se restreindre à $0 \leqslant m \leqslant n-1$.
+Il s'agit de trouver un a tel que les $0^{3}+\mathrm{a} \cdot 0(\bmod n), 1^{3}+\mathrm{a} \cdot 1(\bmod n), \ldots,(n-1)^{3}+a(n-1)$ $(\bmod n) n$ 'atteignent pas $n$ valeurs distinctes $(\operatorname{modulo} n)$. Alors si on trouve $m_{1} \neq m_{2}$ entre 0 et $n-1$ tels que $m_{1}^{3}+a m_{1} \equiv m_{2}^{3}+a m_{2}(\bmod n)$, les $n-2$ autres valeurs de $m$ modulo $n$ donneront au plus $n-2$ valeurs de $m^{3}+$ am modulo $n$, donc au total, pour $0 \leqslant m \leqslant n-1, m^{3}+$ am prendra au plus $n-1$ valeurs sur mes $\boldsymbol{n}$ possibles : il y en aura bien une qui ne sera pas atteinte. Or $0^{3}+\mathrm{a} \times 0 \equiv 0(\bmod \mathfrak{n})$, $1^{3}+a \times 1 \equiv a+1(\bmod \mathfrak{n})$. Si $a+1 \equiv 0(\bmod \boldsymbol{n})$, on sera dans la situation décrite ci-dessus.
+Posons alors $a=-1$ (ou $a=n-1$ si on veut $a>0)$. Alors $m^{3}+a m$ est nul si $m=0$ ou $m=1$. Donc il existe $c$ entier, $0 \leqslant c \leqslant n-1$, tel que pour tout $0 \leqslant m \leqslant n-1, m^{3}+a m \not \equiv c(\bmod n)$. Posons alors $b=-c\left(\right.$ ou $b=n-c$ si on veut $b>0$ ), alors pour tout $0 \leqslant m \leqslant n-1, m^{3}+a m+b$ sera non nul modulo $n$, donc pour tout $m$ entier, $m^{3}+a m+b$ ne sera pas un multiple de $n$.
+Ainsi, il existe bien de tels entiers $a$ et $b$.
+Commentaire des correcteurs : Le problème n'a pas beaucoup été abordé, et lorsque l'énoncé a été bien compris il a été bien réussi. Cependant, beaucoup n'ont pas compris l'énoncé, et on montré à la place que pour toute valeur de $m$ fixée, on pouvait trouver des $a$ et $b$ de sorte que $n$ ne divise pas $m^{3}+a m+b$. La différence ici est que a et bne sont pas fixés indépendamment de m , ce qui est une version sensiblement plus simple de l'exercice.
+
+Exercice 8. Trouver tous les entiers $\mathrm{a}, \mathrm{b}, \mathrm{c} \in \mathbb{N}$ tels que $1517^{\mathrm{a}}+15^{\mathrm{b}}=1532^{\mathrm{c}}$.
+Solution de l'exercice 8 On commence par traiter les petites valeurs de c.
+Si $c=0,1517^{a}+15^{b}=1$ n'a pas de solution.
+Si $c=1$, on doit trouver $a, b$ tels que $1517^{a}+15^{b}=1532$. Si $a \geqslant 2$ ou si $a=0$ il n'y a pas de solution. Si $\mathrm{a}=1$, alors $15^{\mathrm{b}}=1532-1517=15$ donc $\mathrm{b}=1$ : ceci fournit la solution $(1,1,1)$.
+On suppose maintenant $\mathrm{c} \geqslant 2$. En particulier $16=4^{2}$ divise $1532^{c}$ : ceci invite à étudier l'équation modulo des puissances de 2 plus petites que 16 pour éliminer la dépendance en c . On obtient alors $1+(-1)^{\mathrm{b}} \equiv 0(\bmod 4)$ donc $b$ est impair (en particulier, $\left.\mathrm{b} \geqslant 1\right)$.
+En réduisant modulo $8: 15^{b} \equiv-1(\bmod 8)\left(b\right.$ est impair). On a alors $1517^{a}-1 \equiv 5^{a}-1 \equiv 0(\bmod 8)$, donc a est pair.
+En réduisant modulo 5 (comme 5 divise 15 , cela supprime la dépendance en $b)$, on a $2^{\mathrm{a}} \equiv 2^{\mathrm{c}}(\bmod 5)$, donc $a \equiv c(\bmod 4)$ (l'ordre de 2 modulo 5 , est 4$)$. Puisqu'on a montré que a était pair, c est pair. Notons $a=2 e$ et $c=2 d$, alors $d$ et $e$ ont la même parité $(\operatorname{car} 2 e \equiv 2 \mathrm{~d}(\bmod 4)$ donc $e \equiv d(\bmod 2)$, et en réinjectant dans l'équation de départ, on obtient $15^{\mathrm{b}}=\left(1532^{\mathrm{d}}-1517^{\mathrm{e}}\right)\left(1532^{\mathrm{d}}+1517^{\mathrm{e}}\right)$.
+Remarquons alors que
+
+$$
+\left(1532^{\mathrm{d}}+1517^{e}\right)-\left(1532^{\mathrm{d}}-1517^{e}\right)=2 \times 1517^{e}=2 \times 37^{e} \times 41^{e}
+$$
+
+Or ni 37 ni 41 ne divisent 1532 donc $1532^{\mathrm{d}}-1517^{e}$, et $1532^{\mathrm{d}}-1517^{e}$ est impair. Par conséquent, $1532^{\mathrm{d}}+1517^{e}$ et $1532^{\mathrm{d}}-1517^{e}$ sont premiers entre eux, donc l'un d'eux est $5^{\mathrm{b}}$ et l'autre est $3^{\mathrm{b}}$. Puisque $1532^{\mathrm{d}}+1517^{e}>1532^{\mathrm{d}}-1517^{e}$, il s'ensuit que $1532^{\mathrm{d}}+1517^{e}=5^{\mathrm{b}}$ et $1532^{\mathrm{d}}-1517^{e}=3^{\mathrm{b}}$. Alors $3^{\mathrm{b}}+5^{\mathrm{b}}=2 \cdot 1532^{\mathrm{d}}$. Si $\mathrm{d} \geqslant 2$, le membre de droite est divisible par 16 , mais on vérifie modulo 16 que le premier membre n'est jamais divisible par $16\left(3^{4} \equiv 5^{4} \equiv 1(\bmod 16)\right.$ donc il suffit de tester $3^{0}+5^{0} \equiv 2(\bmod 16), 3^{1}+5^{1} \equiv 8(\bmod 16), 3^{2}+5^{2} \equiv 2(\bmod 16)$ et $\left.3^{3}+5^{3} \equiv 5(\bmod 16)\right)$, ce qui implique que $\mathrm{d}=1(\operatorname{car} 2 \mathrm{~d}=\mathrm{c} \geqslant 2)$ et donc e impair $(\mathrm{d} \equiv e(\bmod 2))$. Comme $1532^{\mathrm{d}}>1517^{e}, \mathrm{il}$ s'ensuit que $e=1$, mais $1532^{\mathrm{d}}-1517^{\mathrm{d}}=15$ n'est pas une puissance de 3 , d'où une contradiction.
+Finalement la seule solution est $(a, b, c)=(1,1,1)$.
+Commentaire des correcteurs : Problème peu abordé mais bien compris par ceux ayant rendu une copie. Il s'agissait de trouver des propriétés sur $\mathrm{a}, \mathrm{b}$ et c en réduisant modulo des petits nombres jusqu'à arriver à une absurdité et de nombreux chemins ont été suivis. Attention cependant, il faut généralement traiter des petits cas à part. Par exemple ici, $15^{0}=1 \not \equiv 0[3]$ !
+
+Exercice 9. Quentin et Timothé jouent à un jeu. D'abord, Quentin choisit un nombre premier $\mathrm{p}>2$, puis Timothé choisit un entier strictement positif $n_{0}$. Quentin choisit alors un entier $n_{1}>n_{0}$ et calcule $s_{1}=n_{0}^{n_{1}}+n_{1}^{n_{0}}$; puis Timothé choisit un entier $n_{2}>n_{1}$ et calcule $s_{2}=n_{1}^{n_{2}}+n_{2}^{n_{1}}$. Les joueurs continuent de jouer chacun à leur tour, en choisissant au tour $k$ un entier $n_{k}>n_{k-1}$ et en calculant $s_{k}=n_{k}^{n_{k-1}}+n_{k-1}^{n_{k}}$. Le premier joueur à choisir un entier $n_{k}$ tel que $p$ divise $s_{k}\left(s_{1}+2 s_{2}+3 s_{3}+\ldots+k s_{k}\right)$ gagne le jeu. Déterminer lequel de Quentin et Timothé possède une stratégie gagnante.
+Solution de l'exercice 9 Nous allons montré que Timothé a une stratégie gagnante. Notons que Quentin va choisir les $n_{2 k+1}$ et Timothé va choisir les $n_{2 k}$. On fait d'abord quelques remarques.
+
+- Remarque 1 : Remarquons d'abord que si l'un des joueurs choisit $n_{k} \equiv 0(\bmod p)$ et ne gagne pas à cette étape, alors le joueur suivant gagne en choisissant $\mathfrak{n}_{k+1} \equiv 0(\bmod \mathfrak{p})$, car alors $s_{k+1} \equiv 0(\bmod \mathfrak{p})$, et en particulier $p$ divise $s_{k+1}\left(s_{1}+2 s_{2}+\ldots+k s_{k}+(k+1) s_{k+1}\right)$.
+- Remarque 2: Pour $a \not \equiv 0(\bmod p), a^{p-1} \equiv 1(\bmod p)(F e r m a t)$. Alors si $a, b \geqslant 1$ sont deux entiers tels que $a$ soit divisible par $p-1$ et congru à 1 modulo $p$ et $b$ n'est pas divisible par $p$, alors $\mathrm{a}^{\mathrm{b}}+\mathrm{b}^{\mathrm{a}} \equiv 1^{\mathrm{b}}+1 \equiv 2(\bmod \mathrm{p})$. On va donc chercher une stratégie de ce côté-là.
+- Stratégie : On va montrer que la stratégie suivante fonctionne : pour $k \geqslant 0$, Timothé va distinguer deux cas.
+- Si $k=0$ ou $n_{2 k-1}$ n'est pas divisible par $p$, alors Timothé choisit $n_{2 k}>n_{2 k-1}$ (resp. $n_{0}>0$ ) de telle sorte que $n_{2 k} \equiv 0(\bmod p-1)$ et $n_{2 k} \equiv 1(\bmod p)(p, p-1$ sont premiers entre eux donc par le théorème des restes chinois, il existe un unique reste modulo $p(p-1)$ qui convient, en particulier il existe bien de tels nombres aussi grands que l'on veut.)
+- Si $n_{2 k-1}$ est divisible par $p$, alors Timothé choisit $n_{2 k}>n_{2 k-1}$ divisible par $p$.
+
+Par la première remarque, dans le second cas si Quentin n'avait pas gagné, alors Timothé gagne à cet instant. Dans le premier cas, si $n_{2 k-1}$ n'est pas divisible par $p, s_{2 k} \equiv 2(\bmod p)$ (d'après la deuxième remarque). Donc si Timothé ne gagne pas à un instant donné, alors il a obtenu $s_{2 k} \equiv 2(\bmod p)$.
+
+- On s'intéresse alors aux valeurs prises par $s_{2 k+1}$. On distingue deux cas.
+- D'abord si à chaque étape, Quentin choisit $\mathfrak{n}_{2 \mathrm{k}+1}$ non divisible par p . Alors d'après la deuxième remarque, il obtient $s_{2 k+1} \equiv 2(\bmod p)$. Autrement dit, $s_{k} \equiv 2(\bmod p)$ pour tout $k$, et donc $1+2 s_{2}+\ldots+k s_{k} \equiv k(k+1)(\bmod p)$ et donc le premier $k$ tel que cette quantité est divisible par $p$ est $k=p-1$ (lemme d'Euclide), or $p-1$ est pair ( $p>2$ ), donc c'est Timothé qui vient de choisir, et c'est donc celui-ci qui gagne.
+- Maintenant, si à un moment Quentin choisit $n_{2 k+1}$ divisible par $p$, (on considère que c'est la première fois que Quentin choisit un tel nombre), en particulier $2 k+1\Pi^{N}+u$ soit congru à 1 modulo $\Pi^{N}$ et tel que $f(n)=n$. Alors, si $p \in P, v_{p}(n-u)<$ $N$, et $n-u>\Pi^{N}$, de sorte que $n-u$ possède un diviseur premier $q \notin P$, et on a gagné.
+Soit n un produit de nombres premiers deux à deux distincts, tous hors de $P$. Alors, si $\mathrm{p} \mid \mathrm{n}$ est un diviseur premier, $n \equiv p[p]$ et $f(p)=p$, donc $p \mid f(n)-f(p)$, d'où $p \mid f(n)$. Comme $f(n) \mid n$, on en déduit que $\mathrm{f}(\mathrm{n})=\mathrm{n}$.
+Comme il existe une infinité de nombres premiers, il existe une progression arithmétique C de raison $\Pi^{N}$ et de premier terme premier à $\Pi$ et contenant une infinité de nombres premiers. En prenant pour n le produit de $\varphi\left(\Pi^{N}\right)$ premiers $q \in C$ tels que $q>\Pi^{N}+u, n$ convient.
+
+Deuxième méthode (il y a des prérequis, mais ils sont élémentaires et relativement classiques) :
+On reprend les notations et le raisonnement de ce qui précède : on cherche à construire un entier $\mathrm{n}>$ $\Pi^{N}+u$ congru à 1 modulo $\Pi^{N}$ tel que $f(n)=n$.
+
+Il est connu (du moins, classique et relativement élémentaire) que si $\Phi_{\Pi^{N}}$ est le $\Pi^{\mathrm{N}}$-ième polynôme cyclotomique, il existe une infinité de nombres premiers n divisant une valeur de $\Phi_{\Pi^{\mathrm{N}}}$, et ceux qui ne sont pas dans $P$ sont congrus à 1 modulo $\Pi^{N}$ et vérifient $f(n)=n$. On peut en choisir un qui est strictement supérieur à $\Pi^{\mathrm{N}}+\mathrm{u}$.
+
+Troisième méthode (utilise un théorème relativement classique, mais dont aucune démonstration accessible au niveau olympique n'est connue) :
+
+Soit $\mathrm{q} \notin \mathrm{P}$ premier : alors $\mathrm{f}(\mathrm{q})=\mathrm{q}$. D’après le théorème de Dirichlet, il existe un nombre premier $p>u+q$ congru à $u$ modulo $q$ tel que $f(p)=p$. Alors le couple $(q, p)$ convient.
+Ainsi, l'identité est la seule solution potentielle. Réciproquement, l'identité vérifie la première condition et si $a, b \geqslant 1$ et $n \geqslant 2$, alors par LTE, pour tout nombre premier $p \mid a, v_{p}\left((a+b)^{a^{n-1}}-b^{a^{n-1}}\right) \geqslant$ $v_{p}(a)+v_{p}\left(a^{n-1}\right)=v_{p}\left(a^{n}\right)$, donc $a^{n} \mid(a+b)^{a^{n-1}}-b^{a^{n-1}}$, et donc l'identité est solution.
+
+Commentaire des correcteurs : L'exercice a été très peu abordé. Toutes les solutions fonctionnaient en deux temps : d'abord, utiliser LTE pour montrer que $f(a) \mid a$ pour tout entier a, éventuellement assez grand. Ensuite, utiliser cette information (souvent en conjonction avec le cas où a est un nombre premier assez grand, puisqu'alors $f(a)=a$ ) de diverses manières pour conclure. Si quelques élèves ont été hâtifs dans la deuxième partie, très peu ont songé à vérifier, en considérant la valuation $p$-adique de nombres de la forme $f(a+b)^{a^{n-1}}-f(b)^{a^{n-1}}$, que ce nombre était bien non nul. Non, ce cas n'est pas un détail! Signalons enfin que comme dans tout type d'équation, il est important de vérifier les solutions : si un raisonnement logique montre que seule l'identité peut être solution, il faut déterminer si oui ou non l'identité est bien solution.
+
diff --git a/French_STS/md/fr-ofm-2012-2013-envoi1-corrige.md b/French_STS/md/fr-ofm-2012-2013-envoi1-corrige.md
new file mode 100644
index 0000000000000000000000000000000000000000..f4ff0ffb87c4258524e4f6f7430d6c658e978098
--- /dev/null
+++ b/French_STS/md/fr-ofm-2012-2013-envoi1-corrige.md
@@ -0,0 +1,241 @@
+Olympiades Françaises de Mathématiques
+2012-2013
+
+Envoi $\mathcal{N u m e ́ r o ~} 1$ - Corrigé
+
+
+## Exercices Juniors
+
+Exercice 1. ABC est un triangle dont tous les angles sont aigus. À l'extérieur de ce triangle on construit les trois points $X, Y$ et $Z$ vérifiant :
+
+- Le triangle $A X B$ est isocèle de base $A B$ et l'angle $\widehat{A X B}$ vaut $120^{\circ}$,
+- Le triangle BYC est isocèle de base BC et l'angle $\widehat{B Y C}$ vaut $120^{\circ}$,
+- Le triangle CZA est isocèle de base CA et l'angle $\widehat{C Z A}$ vaut $60^{\circ}$.
+
+Montrer que les droites $(X Y)$ et (BZ) sont perpendiculaires.
+Solution. Traçons le cercle de centre $X$ qui passe par $A$ et $B$ et celui de centre $Y$ qui passe par $B$ et $C$ et notons K leur autre point d'intersection :
+
+
+L'angle $\widehat{A K B}$ vaut la moitié de l'angle au centre, et l'angle au centre est le complémentaire de $120^{\circ}$, donc $\widehat{A K B}$ vaut $\frac{240}{2}=120^{\circ}$. De même, $\widehat{\mathrm{BKC}}=120^{\circ}$ et par conséquent, l'angle restant $\widehat{\mathrm{CKA}}=120^{\circ}$. Mais alors, comme $\widehat{C K A}+\widehat{A Z C}=120+60=180^{\circ}$, donc les points $A, Z, C, K$ sont cocycliques. Comme $A Z=Z C$, les arcs que ces deux cordes délimitent sont égaux et les angles inscrits sont égaux. Ainsi, $\widehat{A K Z}=\widehat{Z K C}=60^{\circ}$.
+
+Maintenant regardons les points $B, K$ et $Z: \widehat{B K Z}=120+60=180^{\circ}$, donc les trois points sont alignés, la droite ( BZ ) est la droite qui passe par les deux points d'intersection des cercles, elle est perpendiculaire au segment qui relie les deux centres, ie $[\mathrm{XY}]$.
+
+
+Exercice 2. $A B C D$ est un trapèze dans lequel les côtés $A D$ et $B C$ sont parallèles, $K$ est un point du côté $A B$ et $L$ un point du côté $C D$. Montrer que si les angles $\widehat{B A L}$ et $\widehat{C D K}$ sont égaux alors les angles $\widehat{\mathrm{BLA}}$ et $\overline{\mathrm{CKD}}$ le sont aussi.
+
+Solution. On suppose les angles $\widehat{\mathrm{BAL}}$ et $\widehat{\mathrm{CDK}}$ ont la même valeur. Nous allons montrer que les angles KBL et KCL sont égaux (ceci impliquera que les triangles KDC et BAL ont deux angles identiques, et donc que $\widehat{\mathrm{BLA}}=\widehat{\mathrm{KCL}}$ ).
+
+
+Je vais d'abord montrer un point amusant sur les trapèzes : si on place des points $K$ et $L$ sur les côtés $A B$ et $C D$ tels que $A, D, K, L$ soient cocycliques, alors les points $B, C, K, L$ sont aussi cocycliques. Il suffit d'utiliser la propriété qu'un quadrilatère est inscrit dans un cercles ssi la somme des angles opposés vaut $180^{\circ}$, et aussi que comme $A D$ et $B C$ sont parallèles, $\widehat{A}+\widehat{B}=\widehat{C}+\widehat{D}=180^{\circ}$.
+
+L'hypothèse $\widehat{\mathrm{BAL}}=\widehat{\mathrm{CDK}}$ revient à dire que $\mathrm{A}, \mathrm{D}, \mathrm{K}, \mathrm{L}$ cocycliques par le théorème des angles inscrits, donc par le résultat précédent $\mathrm{B}, \mathrm{C}, \mathrm{K}, \mathrm{L}$ sont aussi cocycliques et les angles bleus sont égaux.
+
+Exercice 3. ABC est un triangle dont tous les angles sont aigus. Soit respectivement H le pied de la hauteur de ce triangle issue de $C$ et K le milieu du côté $A C$. On suppose que $B K=C H$ et que les angles $\widehat{\mathrm{KBC}}$ et $\widehat{\mathrm{HCB}}$ sont égaux. Montrer que le triangle ABC est équilatéral.
+
+Solution. Voici la figure :
+
+
+Maintenant considérons la médiatrice de $[\mathrm{BC}]$ (dessinée en pointillés sur la figure) et la symétrie par rapport à cet axe. Il est évident que par cette symétrie $B$ devient $C$ et vice-versa. Appelons $A^{\prime}$ l'image de $A$ par la symétrie. Les hypothèses que tous les angles sont aigus, $\mathrm{BK}=\mathrm{CH}$ et $\widehat{\mathrm{KBC}}=\widehat{\mathrm{HCB}}$ impliquent que $K$ est l'image de $H$ par la symétrie. Mais comme $A$ est l'intersection de $B H$ et $C K$, $A^{\prime}$ est l'intersection de l'image de $B H$ (c-à-d $C K$ ) et de l'image de $C K\left(c-a ̀-d B H\right.$ ), donc $A^{\prime}=A$, $A$ est sur la médiatrice de $B C$ et le triangle est isocèle en $A$.
+
+Mais nous n'avons pas fini, comme $\mathrm{CH} \mapsto \mathrm{BK}$ et $\mathrm{BA} \mapsto \mathrm{CA}$, l'angle droit est conservé, et BK est à la fois une hauteur et une médiane. Donc le triangle est aussi isocèle en $B$, il est donc équilatéral.
+
+## Exercices Communs
+
+Exercice 4. ABCD est un rectangle et $M$ un point intérieur à ce rectangle. Montrer que l'aire de ce rectangle est inférieure ou égale à la somme $A M \times C M+B M \times D M$ ( $A M \times C M$ désigne le produit des longueurs des segments $A M$ et $C M$, de même pour $B M \times D M$ )
+
+Solution.Nous allons travailler en analytique et tout passer aux coordonnées : $\mathrm{A}(0,0), \mathrm{B}(\mathrm{a}, 0), \mathrm{C}(\mathrm{a}, \mathrm{b})$, $\mathrm{D}(0, \mathrm{~b}), \mathrm{M}(\mathrm{x}, \mathrm{y})$.
+
+
+
+$$
+\sqrt{x^{2}+y^{2}} \times \sqrt{(a-x)^{2}+(b-y)^{2}}+\sqrt{(a-x)^{2}+y^{2}} \times \sqrt{x^{2}+(b-y)^{2}} \geqslant a b
+$$
+
+Nous allons utiliser l'inégalité de Cauchy-Schwartz :
+
+$$
+\begin{aligned}
+& \sqrt{x^{2}+y^{2}} \times \sqrt{(b-y)^{2}+(a-x)^{2}} \geqslant x(b-y)+y(a-x) \\
+& \sqrt{(a-x)^{2}+y^{2}} \times \sqrt{(b-y)^{2}+x^{2}} \geqslant(a-x)(b-y)+y x
+\end{aligned}
+$$
+
+Et on finit en remarquant que $x(b-y)+y(a-x)+(a-x)(b-y)+y x=a b$.
+
+
+Exercice 5. Soit $A B C D$ un trapèze dans lequel les côtés $A B$ et $C D$ sont parallèles. On considère un point $P$ de la droite ( $A C$ ) tel que $C$ soit intérieur au segment $[A P]$ et on désigne respectivement par $X$ et $Y$ les milieux des côtés $A B$ et $C D$. La droite ( PX ) rencontre la droite (BC) en $N$ et la droite (PY) rencontre la droite (AD) en $M$. Montrer que la droite ( $M N$ ) est parallèle à la droite ( $A B$ ).
+
+Solution. Faisons une figure appropriée:
+
+
+Tout d'abord considérez le cas où on prend $P$ "à l'infini", c'est au lieu de prendre $P X$ et $P Y$ on prend les droites parallèles à $A C$ passant par $X$ et $Y$. Dans ce cas, par Thalès les points $M$ et $N$ sont les milieux respectifs de $A D$ et $B C$, et par conséquent $(M N) \|(A B)$.
+
+Revenons au cas général. Nous allons essayer de montrer que $\frac{B N}{N C}=\frac{A M}{M D}$, et ainsi nous aurons bien $(M N) \|(A B)$ (je laisse en exercice la démo de ce résultat pour ceux qui ont des doutes). Comme nous avons beaucoup de points alignés et que nous voulons calculer des quotients de longueur, le théorème de Menelaus vient à l'esprit. Dans le triangle $A B C$, les points $X, N, P$ sont alignés, donc :
+
+$$
+\frac{A X}{X B} \cdot \frac{B N}{N C} \cdot \frac{C P}{P A}=-1
+$$
+
+Mais comme $X$ est le milieu de $A B, \frac{A X}{X B}=1$, donc $\frac{B N}{N C}=-\frac{C P}{P A}$. Ensuite, en utilisant Menelaus dans le triangle $A D C$, on obtient $\frac{A M}{M D}=-\frac{C P}{P A}$, et les deux quotients sont égaux. Ensuite il n'est pas très dur de vérifier que l'on arrive bien au résultat attendu, $(M N) \|(A B)$.
+
+
+Exercice 6. Soit ABC un triangle et O un point intérieur à ce triangle. D et E sont respectivement les pieds des perpendiculaires abaissées de $O$ sur les droites ( $B C$ ) et ( $A C$ ) et $F$ est le milieu du segment $A B$. Montrer que si $\mathrm{DF}=\mathrm{EF}$ alors les angles $\widehat{\mathrm{OBD}}$ et $\widehat{\mathrm{OAE}}$ sont égaux.
+
+Solution. Dans cet exercice il y a une hypothèse superflue, à savoir que le point $O$ est à l'intérieur du triangle $A B C$. Nous allons résoure l'exercice sans cette hypothèse.
+
+Commençons par tracer un angle droit $A E O$ et un segment $A B$ et plaçons $F$ au milieu du segment $A B$. Notre but maintenant est de trouver un point D tel que l'angle BDO soit droit et que l'on ait $\mathrm{FD}=\mathrm{FE}$.
+
+
+Comme la figure ci-dessus l'indique, il exite toujours une façon évidente de placer le point D : il suffit de tracer la droite parallèle à $A E$ passant par $B$ et de prendre le point d'intersection de cette droite avec la droite EO. L'angle BDO est alors droit par construction et on a bien $\mathrm{FD}=\mathrm{FE}$, car F est équidistant des deux droites parallèles. Une telle position du point $D$ ne peut pas apparaître dans l'exercice (et cela va nous servir par la suite) : en effet, l'exercice parle d'un triangle $A B C$, or ici les droites $A E$ et $B D$ ne se coupent pas et il n'y a donc pas de point $C$.
+
+Rajoutons à notre figure le milieu $M$ du segment $A O$ et le milieu N du segment BO.
+
+
+On a alors trois segments égaux représentés en gras sur la figure. En effet, $\mathrm{ME}=\mathrm{MO}$, car le triangle $A E O$ est rectangle en $E$; et $M O=F N$, car $F N O M$ est un parallélogramme, les lignes des mileux étant parallèles aux côtés du triangle $A O B$.
+
+Revenons maintenant à l'exercice.
+
+
+Nous venons de montrer que $\mathrm{ME}=\mathrm{FN}$ et on a de même $\mathrm{ND}=\mathrm{FM}$. Comme on a de plus $\mathrm{FD}=\mathrm{FE}$ par hypothèse, on conclut que les triangles NDF et MFE sont égaux. Il est important de distinguer deux cas : celui où ces triangles sont directement isométriques, comme sur la figure, et celui où ils sont indirectement isométrique (distinction qui n'a pas été faite correctement dans la solution initialement proposée).
+
+Nous allons utiliser les angles orientés.
+
+1er cas : triangles directement isométriques. Soit
+
+$$
+\alpha=(M F, M O)=(N O, N F), \quad \beta=(M E, M F)=(N F, N D)
+$$
+
+Dans le triangle rectangle AEO on a
+
+$$
+(A E, A O)=\frac{1}{2}(M E, M O) \bmod 180^{\circ}
+$$
+
+(L'égalité n'est vraie que modulo $180^{\circ}$ à cause de la division par 2.) On trouve donc, modulo $180^{\circ}$,
+
+$$
+(A E, A O)=\frac{1}{2}(M E, M O)=\frac{1}{2}[(M E, M F)+(M F, M O)]=\frac{1}{2}(\alpha+\beta) .
+$$
+
+De la même manière
+
+$$
+(B O, B D)=\frac{1}{2}(N O, N D)=\frac{1}{2}[(N O, N F)+(N F, N D)]=\frac{1}{2}(\alpha+\beta) .
+$$
+
+On a donc $(A E, A O)=(B O, B D)$ mod $180^{\circ}$. Or les deux angles font partie de triangles rectangles et sont donc aigus, ce qui implique qu'ils sont géométriquement égaux.
+
+2ème cas : triangles indirectement isométriques. Les calculs sont exacement les mêmes que dans le cas précédent, sauf que cette fois-ci on a $(N F, N D)=-\beta$. On trouve donc
+
+$$
+(A E, A O)=\frac{1}{2}(\alpha+\beta), \quad(B O, B D)=\frac{1}{2}(\alpha-\beta)
+$$
+
+modulo $180^{\circ}$. Ainsi ces angles ne sont pas égaux entre eux. Avons-nous trouvé une erreur dans l'exercice ? Non : en fait nous allons prouver que dans ce cas les droites $A E$ et $B D$ sont parallèles et nous sommes donc dans la configuration interdite mentionnée au début de la solution.
+
+Pour cela il suffit de prouver que $(A E, A B)+(B A, B D)=0 \bmod 180^{\circ}$. On a
+
+$$
+(A E, A B)+(B A, B D)=(A E, A O)+(A O, A B)+(B A, B O)+(B O, B D)
+$$
+
+Nous savons déjà que, modulo $180^{\circ}$,
+
+$$
+(A E, A O)+(B O, B D)=\frac{1}{2}(\alpha+\beta)+\frac{1}{2}(\alpha-\beta)=\alpha
+$$
+
+De plus, dans le triangle $A O B$, on a
+
+$$
+(A O, A B)+(B A, B O)=(O A, O B) \bmod 180^{\circ} .
+$$
+
+Ce dernier angle vaut $180^{\circ}-\alpha=-\alpha \bmod 180^{\circ}$. On trouve donc bien que $(A E, A B)+(B A, B D)=$ $\alpha-\alpha=0 \bmod 180^{\circ}$. Par conséquent $A E$ et $B D$ sont parallèles. Le cas de triangles indirectement isométrique ne peut donc pas apparaître dans un triangle $A B C$.
+
+## Exercices Olympiques
+
+Exercice 7. Dans le triangle $A B C$ les bissectrices des angles en $A$ et $C$ rencontrent le cercle circonscrit au triangle $A B C$ respectivement en $A_{0}$ et $C_{0}$. La droite passant par I, centre du cercle inscrit dans le triangle $A B C$, et parallèle à la droite $(A C)$ rencontre la droite ( $A_{0} C_{0}$ ) en $P$.
+
+Montrer que la droite (PB) est tangente au cercle circonscrit au triangle $A B C$.
+$\underline{\text { Solution. Sur la figure on va rajouter } B_{0} \text { le point d'intersection de la bissectrice de } \widehat{A B C} \text { avec le cercle : }}$
+
+
+Avant de commencer, je veux démontrer un petit résultat sur les arcs. Regardez la figure de droite (je vais noter $\widehat{U V}$ l'arc délimité par U et V en radians):
+
+$$
+\widehat{U Y V}=\widehat{Y V W}+\widehat{Y X W}=\frac{1}{2} \widehat{W X}+\frac{1}{2} \widehat{U V} .
+$$
+
+Revenons à nos moutons. Grâce à la formule précédente, on peut calculer :
+
+$$
+\widehat{\mathrm{BIC}_{0}}=\frac{1}{2} \widehat{\mathrm{BC}_{0}}+\frac{1}{2} \widehat{\mathrm{~B}_{0} \mathrm{C}}=\frac{1}{2} \widehat{\mathrm{C}_{0} \mathrm{~A}}+\frac{1}{2} \widehat{\mathrm{AB}_{0}}=\widehat{\mathrm{C}_{0} \mathrm{BI}} .
+$$
+
+Donc le triangle $\mathrm{BIC}_{0}$ est isocèle en $\mathrm{C}_{0}$. On prouve de même que $A_{0} B I$ est isocèle en $A_{0}$, donc $\left(A_{0} C_{0}\right)$ est la médiatrice du segment BI.
+
+Par symétrie, $\widehat{A_{0} \mathrm{BP}}=\widehat{A_{0} \mathrm{IP}}$, et comme (IP) et ( AC ) sont parallèles, $\widehat{A_{0} \mathrm{IP}}=\widehat{\mathrm{A}_{\mathrm{O}} A C}=\widehat{\mathrm{BAA}_{0}}$. Comme $\widehat{A_{0} \mathrm{BP}}=\widehat{\mathrm{BAA}_{0}}$, on se retrouve avec le cas extrême du théorème de l'angle inscrit, et par la réciproque du théorème ( BP ) est tangente au cercle.
+
+Exercice 8. Soit $A B C$ un triangle non isocèle en $A$; I et $O$ sont respectivement le centre du cercle inscrit et le centre du cercle circonscrit de ce triangle $A B C$ et le cercle inscrit touche le côté BC en D. La bissectrice intérieure de l'angle en $A$ dans le triangle $A B C$ rencontre le cercle circonscrit au point $M$ et la droite (DM) rencontre à nouveau le cercle circonscrit en P .
+
+Montrer que l'angle $\widehat{A P I}$ est un angle droit.
+Solution.On va placer E le point diamétralement opposé à A sur le cercle circonscrit. Si on arrive à prouver que les points $\mathrm{P}, \mathrm{I}$ et E sont alignés, alors l'angle $\widehat{A P I}$ sera droit.
+
+
+Tout d'abord, ramenez-vous au début de la preuve de l'exo 7 pour démontrer que $M I=M B$. Ensuite, $\widehat{M P B}=\widehat{C B M}$ puisque $M$ est le milieu de l'arc $\widehat{B C}$. Les triangles MPB et MBD sont semblables (ils ont l'angle $\widehat{M}$ en commun et ont un deuxième angle égal). Donc
+
+$$
+\frac{M P}{M B}=\frac{M B}{M D} \Longrightarrow M P \cdot M D=M B^{2}=M I^{2}
+$$
+
+Le cercle passant par les points P , I et D admet donc la droite MI comme tangente (par la théorie de la puissance d'un point part rapport à un cercle). On en déduit grâce au cas extrème du théorème de l'angle inscrit que
+
+$$
+\widehat{\mathrm{DPI}}=\widehat{\mathrm{DIM}}
+$$
+
+Le point $M$ est le milieu de l'arc $\widehat{B C}$, donc la droite $O M$ est la médiatrice de $[B C]$, et les droites $O M$ et ID sont parallèles. De plus le triangle $A O M$ est isocèle en $O$. Ainsi
+
+$$
+\widehat{\mathrm{DIM}}=\widehat{\mathrm{IMO}}=\widehat{\mathrm{MAE}}=\widehat{\mathrm{MPE}}
+$$
+
+où la dernière égalité est simplement l'angle inscrit. On a montré que :
+
+$$
+\widehat{\mathrm{MPI}}=\widehat{\mathrm{MPE}},
+$$
+
+les points P, I, E sont bien alignés, la démonstration est achevée.
+
+
+Exercice 9. On considère un cercle de centre $O$ et quatre points $A B C D$ de ce cercle tels que le point d'intersection $P$, autre que $O$, des cercles circonscrits aux triangles $A B O$ et $C D O$ soit intérieur au triangle OAD. On choisit un point $Q$ de la demi-droite [OP) à l'extérieur du segment $[O P]$ et on choisit un point $R$ de la demi-droite $[\mathrm{PO})$ à l'extérieur du segment $[\mathrm{OP}]$. Montrer que les angles $\widehat{\mathrm{QAP}}$ et $\widehat{\mathrm{OBR}}$ sont égaux si et seulement si les angles $\widehat{\mathrm{PDQ}}$ et $\widehat{\mathrm{RCO}}$ sont égaux.
+
+Solution. Tout d'abord on remarque que les droites $\mathrm{AB}, \mathrm{CD}$ et OP sont concourantes, puisque ce sont les trois axes radicaux des cercles de la figure pris deux deux. Notons $M$ leur point d'intersection.
+
+
+Comme $M$ est l'intersection des axes radicaux, on a
+
+$$
+M O \cdot M P=M A \cdot M B=M C \cdot M D .
+$$
+
+Nous allons travailler dans les complexes. On notera $z_{A}$ l'affixe du point $A$ etc. On peut supposer que $M$ est l'origine, que la droite ( OM ) est l'axe des réels et que $z_{\mathrm{O}} z_{\mathrm{P}}=1$. Considérons l'inversion de centre $M$ qui échange $O$ et $P$, qui sera d'équation : $A \leftrightarrow A^{\prime}$ ssi $z_{A} \overline{z_{\mathcal{A}^{\prime}}}=1$. Grâce à la relation d'au dessus, cette inversion transforme $A$ en $B$ et $C$ en $D$. Plaçons un point $Q$ sur la droite $O P$ et notons $R$ son image par l'inversion. Nous allons montrer que $\widehat{\mathrm{QAP}}=\widehat{\mathrm{OBR}}$. Gardez en tête que $z_{\mathrm{O}}, z_{\mathrm{P}}, z_{\mathrm{Q}}, z_{\mathrm{R}}$ sont tous réels :
+
+$$
+\widehat{\mathrm{QAP}}=\arg \left(\frac{z_{\mathrm{Q}}-z_{\mathrm{A}}}{z_{\mathrm{P}}-z_{\mathrm{A}}}\right)=\arg \left(\frac{\frac{1}{z_{\mathrm{R}}}-\frac{1}{z_{\mathrm{z}}}}{\frac{1}{z_{\mathrm{O}}}-\frac{1}{z_{\mathrm{B}}}}\right)=\arg \left(\frac{z_{\mathrm{O}}}{z_{\mathrm{R}}} \frac{\overline{z_{\mathrm{B}}}-z_{\mathrm{R}}}{\overline{z_{\mathrm{B}}}-z_{\mathrm{O}}}\right) .
+$$
+
+Comme $z_{\mathrm{O}} / z_{\mathrm{R}}$ est réel, son argument vaut 0 à $\pi$ près. Ensuite on utilise la formule $\arg (\bar{z})=-\arg (z)$ pour finir le calcul :
+
+$$
+\widehat{\mathrm{QAP}}=-\arg \left(\frac{z_{\mathrm{B}}-z_{\mathrm{R}}}{z_{\mathrm{B}}-z_{\mathrm{O}}}\right)=\widehat{\mathrm{OBR}}
+$$
+
+De même on montre que $\widehat{P D Q}=\widehat{R C O}$. Ainsi, la seule façon de placer le point $R$ telle que $\widehat{\mathrm{QAP}}=\widehat{\mathrm{OBR}}$ est de le mettre sur l'image de Q par l'inversion, et on a dans ce cas $\widehat{\mathrm{PDQ}}=\widehat{\mathrm{RCO}}$.
+
+
+Fin
+
diff --git a/French_STS/md/fr-ofm-2012-2013-envoi2-corrige.md b/French_STS/md/fr-ofm-2012-2013-envoi2-corrige.md
new file mode 100644
index 0000000000000000000000000000000000000000..374d1647d98fe4d888287ec2121cb132af4784b5
--- /dev/null
+++ b/French_STS/md/fr-ofm-2012-2013-envoi2-corrige.md
@@ -0,0 +1,142 @@
+Olympiades Françaises de Mathématiques
+2012-2013
+
+Envoi Numéro 2-Corrigé
+
+
+## Exercices Juniors
+
+Exercice 1. Peut-on numéroter les arêtes d'un cube de 1 à 12 en sorte que la somme des nombres sur les arêtes entrant dans un sommet du cube soit la même pour tous les sommets?
+
+## Solution.
+
+Nous allons prouver par l'absurde que la réponse à la question est négative.
+Supposons qu'une telle numérotation existe et notons $k$ la somme dans chaque sommet. Sur chaque arête, écrivons son numéro deux fois : une fois à un bout de l'arête et l'autre fois à l'autre bout. Maintenant, calculons la somme des numéros ainsi écrits de deux manières différentes.
+
+Première manière : on additionne les numéros arête par arête. On trouve alors $2(1+2+\cdots+12)$, car chaque numéro de 1 à 12 est écrit deux fois.
+
+Deuxième manière : on additionne les numéros sommet par sommet. Par hypothèse, la somme vaut $k$ dans chaque sommet. Au total, on trouve donc 8 k .
+
+Conclusion:
+
+$$
+8 k=2(1+2+\ldots+12)=12 \times 13=4 \times 39
+$$
+
+d'où $k=39 / 2$, ce qui est impossible.
+
+
+Exercice 2. Les sept dixièmes de la surface de la Terre sont couverts par l'océan. Montrer qu'il existe un diamètre de la Terre dont les deux extrémités baignent dans l'océan.
+
+Solution. Soit $S$ la surface couverte par l'océan et $S^{\prime}$ son symétrique par rapport au centre de la Terre. Si les surfaces $S$ et $S^{\prime}$ étaient disjointes, elles occuperaient ensemble les 14/10 de la surface de la Terre, ce qui est impossible, car $14 / 10>1$. Donc $S$ et $S^{\prime}$ ont au moins un point d'intersection, qu'on appellera $P$. Soit $\mathrm{P}^{\prime}$ le symétrique de $P$ par rapport au centre de la Terre. On a donc $P \in S$ et $P \in S^{\prime}$, autrement dit $P \in S$ et $P^{\prime} \in S$. Par conséquent, les deux bouts du diamètre $P P^{\prime}$ baignent dans l'océan.
+
+
+Exercice 3. Trouver cent entiers positifs distincts $n_{1}, \ldots, n_{100}$ tels que
+
+$$
+1=\frac{1}{n_{1}}+\frac{1}{n_{2}}+\cdots+\frac{1}{n_{100}}
+$$
+
+Solution. Nous montrerons par récurrence la propriété suivante :
+Pour tout entier $k \geqslant 3$ on peut trouver $k$ entiers positifs $n_{1}

TEST D'ENTRAINEMENT (envoi 6)
Corrigé
+
+Exercice 1. Calculer
+
+$$
+\sqrt{1+\frac{1}{1^{2}}+\frac{1}{2^{2}}}+\sqrt{1+\frac{1}{2^{2}}+\frac{1}{3^{2}}}+\cdots+\sqrt{1+\frac{1}{2014^{2}}+\frac{1}{2015^{2}}}
+$$
+
+Solution de l'exercice 1 On réduit au même dénominateur
+
+$$
+\begin{aligned}
+1+\frac{1}{n^{2}}+\frac{1}{(n+1)^{2}} & =\frac{n^{2}(n+1)^{2}+(n+1)^{2}+n^{2}}{n^{2}(n+1)^{2}} \\
+& =\frac{n^{4}+n^{2}(2 n+1)+n^{2}+(n+1)^{2}}{n^{2}(n+1)^{2}} \\
+& =\frac{n^{4}+2 n^{2}(n+1)+(n+1)^{2}}{n^{2}(n+1)^{2}} \\
+& =\frac{\left(n^{2}+(n+1)\right)^{2}}{n^{2}(n+1)^{2}}
+\end{aligned}
+$$
+
+On en déduit que la somme recherchée vaut
+
+$$
+\begin{aligned}
+\sum_{n=1}^{2014} \frac{n^{2}+n+1}{n(n+1)} & =\sum_{n=1}^{2014} 1+\frac{1}{n(n+1)} \\
+& =2014+\sum_{n=1}^{2014} \frac{1}{n(n+1)} \\
+& =2014+\sum_{n=1}^{2014} \frac{1}{n}-\frac{1}{n+1} \\
+& =2014+\left(1-\frac{1}{2}+\frac{1}{2}-\frac{1}{3}+\cdots+\frac{1}{2014}-\frac{1}{2015}\right)
+\end{aligned}
+$$
+
+On reconnaît une somme télescopique. Les termes se simplifient deux à deux, sauf 1 et $\frac{1}{2015}$, donc la somme vaut
+
+$$
+2014+1-\frac{1}{2015}=2015-\frac{1}{2015}
+$$
+
+Exercice 2. Soient $p$ et $q$ deux nombres premiers supérieurs ou égaux à 7 . Soit $x=\frac{p^{2012}+q^{2016}}{120}$. Calculer $x-[x]$, où $[x]$ désigne la partie entière de $x$, c'est-à-dire le plus grand entier inférieur ou égal à $x$.
+Solution de l'exercice 2 Si a est un entier non divisible par 2,3 et 5 , on vérifie facilement que a ${ }^{4}$ est congru à 1 modulo 3,5 et 8 . Autrement dit, a ${ }^{4}-1$ est divisible par 3,5 et 8 , donc par $3 \times 5 \times 8=$ 120 . On en déduit que $p^{4}$ et $q^{4}$ sont congrus à 1 modulo 120 , donc $p^{2012}+q^{2016} \equiv 1+1 \equiv 2$ $(\bmod 120)$.
+On en déduit que $x-[x]=\frac{2}{120}=\frac{1}{60}$.
+Exercice 3. Soit $A B C$ un triangle. On dessine des triangles équilatéraux $A B E$ et $A C F$ à l'extérieur de $A B C$. Soit $G$ le centre de gravité de $A B E$ et K le milieu de $[E F]$. Déterminer les angles du triangle KCG.
+
+## $\underline{\text { Solution de l'exercice } 3}$
+
+
+
+Montrons que GKC est rectangle en $K$ avec $\widehat{C G K}=60^{\circ}$. Pour cela, considérons le symétrique $\mathrm{G}^{\prime}$ de $G$ par rapport à $K$ : il suffit de montrer que $\mathrm{GCG}^{\prime}$ est équilatéral.
+Comme EGFG' est un parallélogramme, on a $G^{\prime} F=E G$, et comme $G$ est le centre du cercle circonscrit à $A B E$, on a $G A=G E$, donc $G A=G^{\prime} F$.
+$\mathrm{D}^{\prime}$ autre part, $\mathrm{AC}=\mathrm{FC}$ car $A F C$ est équilatéral.
+Enfin, $\widehat{\mathrm{GAC}}=30^{\circ}+\widehat{\mathrm{BAC}}$ et $(\overrightarrow{\mathrm{FG}}, \overrightarrow{\mathrm{FC}})=(\overrightarrow{\mathrm{GE}}, \overrightarrow{\mathrm{FC}})=(\overrightarrow{\mathrm{GE}}, \overrightarrow{A G})+(\overrightarrow{A G}, \overrightarrow{A C})+(\overrightarrow{A C}, \overrightarrow{F C})=$ $60^{\circ}+(\overrightarrow{A G}, \overrightarrow{A C})-60^{\circ}=(\overrightarrow{A G}, \overrightarrow{A C})$, donc $G A C$ et $G^{\prime} F C$ sont isométriques.
+Or, F est obtenu à partir de $A$ en effectuant une rotation de $60^{\circ}$ sutour de C , donc cette rotation envoie le triangle GAC sur $\mathrm{G}^{\prime} \mathrm{FC}$. En particulier, $\mathrm{GC}=\mathrm{G}^{\prime} \mathrm{C}$ et $\widehat{\mathrm{GCG}^{\prime}}=60^{\circ}$, ce qui conclut.
+
+Autre méthode. Si on connaît les nombres complexes, il est facile de résoudre l'exercice par une méthode analytique systématique.
+On prend un repère tel que $A$ soit l'origine. On nomme $b, c, e, f, g, k$ les affixes de $B, C, E, F, G, K$. On a alors $e=e^{-i \pi / 3} \mathrm{~b}, \mathrm{f}=e^{i \pi / 3} \mathrm{c}, \mathrm{k}=(e+\mathrm{f}) / 2, \mathrm{~g}=(\mathrm{b}+\mathrm{e}) / 3$. Il est alors facile de vérifier que $\mathrm{c}-\mathrm{k}=\mathrm{i} \sqrt{3}(\mathrm{~g}-\mathrm{k})$, ce qui montre que $(\mathrm{CK}) \perp(\mathrm{GK})$ et que $\mathrm{CK}=\mathrm{GK} \times \sqrt{3}$, ce qui conclut.
+Exercice 4. Soit $\mathrm{n} \geqslant 1$ un entier.
+On considère un ensemble de $4 \mathrm{n}+5$ points du plan, trois jamais alignés, et chacun coloré soit en rouge soit en bleu.
+
+Prouver qu'il existe $n$ triangles dont les sommets sont tous d'une même couleur (la même pour tous les triangles), et dont les intérieurs respectifs sont deux à deux disjoints et ne contiennent aucun point coloré.
+
+## Solution de l'exercice 4
+
+Lemme. Soit $\mathrm{n} \geqslant 3$ et $\mathrm{m} \geqslant 1$ des entiers.
+On considère un n-gone convexe $P$ et $m$ de ses points intérieurs, trois des $n+m$ points jamais alignés. Alors, on peut trianguler $P$ en $n+2 m-2$ triangles dont les somments sont tous parmi les $n+m$ points, aucun de ces triangles ne contenant un des $m$ points en son intérieur.
+
+## Preuve du lemme. On procède par récurrence sur m.
+
+Pour $\mathrm{m}=1$, il suffit de joindre le point intérieur à chacun des sommets, ce qui donne une triangulation adéquate de $P$ en $k$ triangles.
+Supposons que l'affirmation soit vraie pour la valeur $m$ et donnons-nous $m+1$ points intérieurs à $P$. Soit I un de ces points intérieurs. A l'aide des m autres points intérieurs, d'après l'hypothèse de récurrence, on peut trianguler $P$ de la façon souhaitée en $k+2 m-2$ triangles. Comme I est intérieur à $P$, il est donc intérieur à l'un de ces triangles. En joignant I à chacun des trois sommets de ce triangle, on obtient ainsi une triangulation adéquate en $k+2 \mathrm{~m}-2+2=\mathrm{k}+$ $2(m+1)-2$ triangles, ce qui achève la preuve.
+
+Revenons à l'exercice. Notons $r$ (resp. b) le nombre de points rouges (resp. bleus). On a donc $r+b=4 n+5$.
+Sans perte de généralité, on peut supposer que $r \geqslant b$ et donc $r \geqslant 2 \mathfrak{n}+3$.
+Soit $P$ l'enveloppe convexe des points rouges, et on suppose que $P$ est un k-gone. En particulier, il n'existe aucun point rouge en dehors de $P$, donc il y a $m$ points rouges intérieurs à $P$, avec $\mathrm{k}+\mathrm{m}=\mathrm{r} \geqslant 2 \mathrm{n}+3$. (1)
+On note $w$ le nombre points bleus intérieurs à $P$.
+D'après le lemme, en ne considérant que les points rouges, on peut obtenir une triangulation de $P$ en $k+2 m-2$ triangles à sommets rouges et ne contenant intérieurement aucun point rouge. Si au moins n de ces triangles ne contiennent aucun point bleu, c'est fini.
+Sans quoi, au plus $n-1$ des triangles à sommets rouges ne contiennent pas de point bleu. Cela assure qu'au moins $k+2 m-2-(n-1)=k+2 m-(n+1)$ triangles à sommets rouges contiennent chacun au moins un point bleu et, ces triangles étant d'intérieurs deux à deux disjoints, on a donc $w \geqslant k+2 m-(n+1)$.
+Soit $Q$ l'enveloppe convexe de ces $w$ points bleus intérieurs à $P$. Comme ci-dessus, on peut trianguler $Q$ en au moins $w-2$ triangles ne contenant aucun point bleu en leurs intérieurs.
+Par l'absurde : supposons qu'au plus $n-1$ de ces triangles bleus ne contiennent pas de point rouge.
+Alors, au moins $w-2-(n-1)$ triangles bleus contiennent au moins un point rouge et on a $m \geqslant w-(n+1)$. Par suite, on a $m \geqslant k+2 m-(n+1)-(n+1)$, d'où $k+m \leqslant 2 n+2$, en contradiction avec (1).
+
+Ainsi, au moins $n$ de ces triangles à sommets bleus ne contiennent aucun point rouge, ce qui conclut.
+Exercice 5. Soit $A B C$ un triangle non isocèle inscrit dans un cercle $\Gamma$ de rayon $R$. Le cercle passant par $A$ et tangent en $C$ à $[B C]$ recoupe le cercle passant par $B$ et tangent en $C$ à $[A C]$ au point D .
+a) Montrer que $C D \leqslant R$.
+b) Montrer que lorsque $C$ se déplace sur $\Gamma$, la droite (CD) passe par un point fixe.
+
+## Solution de l'exercice 5
+
+
+a) On observe d'abord que $(A D, A C)=(C D, C B)$ et $(B C, B D)=(C A, C D)$, donc $D A C$ et $D C B$ sont directement semblables. On en déduit que $D^{2}=D A \cdot D B$.
+De plus, en notant $\gamma=(\overrightarrow{C A}, \overrightarrow{C B})$, on a $(\overrightarrow{D C}, \overrightarrow{D A})=\pi-\gamma$ et de même $(\overrightarrow{D B}, \overrightarrow{D C})=\pi-\gamma$, donc $(\overrightarrow{D A}, \overrightarrow{D B})=2 \gamma$. Il vient
+
+$$
+\begin{aligned}
+A^{2} & =D^{2}+D^{2}-2 D A \cdot D B \cos 2 \gamma=D A^{2}+D^{2}-2 D A \cdot D B\left(1-2 \sin ^{2} \gamma\right) \\
+& =(D A-D B)^{2}+4 D A \cdot D B \sin ^{2} \gamma \geqslant 4 D A \cdot D B \sin ^{2} \gamma=(2 D C \sin \gamma)^{2} .
+\end{aligned}
+$$
+
+Or, $2 R=\frac{A B}{\sin \gamma}$, donc $R \geqslant C D$.
+b) On va montrer que (CD) passe par le point de rencontre des tangentes en $A$ et $B$ au cercle circonscrit, que nous appellerons $S$. Il est connu que (CS) est la symédiane du triangle passant par C, donc il suffit de montrer que (CD) est une symédiane.
+Notons $M$ le milieu de $[A B]$. Comme les aires de $A C M$ et $B C M$ sont égales, on a $\frac{1}{2} C A \times C M \times$ $\sin \widehat{A C M}=\frac{1}{2} C B \times C M \times \sin \widehat{M C B}$, donc $C A \sin \widehat{A C M}=C B \sin \widehat{M C B}$.
+On en déduit que si $\Delta$ est la symédiane et $\theta$ est l'angle entre $(C A)$ et $\Delta$, alors $\frac{\sin \theta}{\sin (\gamma-\theta)}=$ $\frac{\sin \widehat{M C B}}{\sin \widehat{A C M}}=\frac{C A}{C B}$. Il suffit donc de montrer que $\frac{\sin \widehat{A C D}}{\sin \widehat{D C B}}=\frac{C A}{C B}$.
+
+$$
+\begin{aligned}
+\frac{\sin \widehat{A C D}}{\sin \widehat{D C B}} & =\frac{\sin \widehat{A C D}}{A D} \times \frac{D B}{\sin \widehat{D C B}} \times \frac{D A}{D B} \\
+& =\frac{\sin \widehat{C D A}}{A C} \times \frac{B C}{\sin \widehat{B D C}} \times \frac{D A}{D B}
+\end{aligned}
+$$
+
+Or, $\widehat{C D A}=\widehat{B D C}=\pi-\gamma$ et $\frac{B C}{A C}=\frac{D C}{D A}=\frac{D B}{D C}$, donc
+
+$$
+\frac{\sin \widehat{A C D}}{\sin \widehat{D C B}}=\frac{B C}{A C} \times \frac{D A}{D C} \times \frac{D C}{D B}=\frac{D C}{D B}=\frac{C A}{C B}
+$$
+
+Exercice 6. Existe-t-il des entiers strictement positifs $a$ et $b$ tels que $a^{n}+n^{b}$ et $b^{n}+n^{a}$ soient premiers entre eux pour tout entier $n \geqslant 0$ ?
+
+## Solution de l'exercice 6
+
+Par l'absurde : supposons qu'il existe de tels entiers a et b.
+Par symétrie, on peut supposer que $a \geqslant b$.
+Si $d=\operatorname{pgcd}(a, b)$ alors, pour $n=d$, il est clair que $d$ divise $a^{d}+d^{b}$ et $b^{d}+d^{a}$. Or ces deux nombres étant censés être premiers entre eux, c'est que $d=1$.
+
+Soit $N=a^{a}+b^{b}$. On a $N>1$ donc il existe un nombre premier $p$ qui divise $N$. De plus, $p$ ne peut diviser a sans quoi il devrait diviser également $b$, en contradiction avec $d=1$. Ainsi, $a$ est inversible modulo $p$ et il existe un entier $k \in\{0, \cdots, p-1\}$ tel que $k a=b \bmod [p]$.
+
+On choisit alors $n=k+p(a-b-k+p-1)$. D'après le petit théorème de Fermat, il vient :
+
+$$
+a^{n}+n^{b} \equiv a^{k} \cdot a^{a-b-k+p-1}+k^{b} \equiv a^{a-b}+k^{b} \bmod [p]
+$$
+
+$d^{\prime}$ où $a^{b}\left(a^{n}+n^{b}\right) \equiv a^{a}+b^{b} \equiv 0 \bmod [p]$,
+et, puisque $p$ ne divise par $a$, on a alors $a^{n}+n^{b} \equiv 0 \bmod [p]$.
+On prouve de même, on a $b^{n}+n^{a} \equiv 0 \bmod [p]$.
+Mais, alors $p$ divise à la fois $a^{n}+n^{b}$ et $b^{n}+n^{a}$, ce qui contredit qu'ils soient premiers entre eux.
+
+Finalement, il n'existe pas de tels entiers.
+Exercice 7. Les Xantiens sont les habitants, en nombre éventuellement infini, de la planète Xanta. Vis-à-vis d'eux-mêmes et de leurs semblables, les Xantiens sont capables de ressentir deux types d'émotions, qu'ils appellent amour et respect. Il a été observé que:
+
+- Chaque Xantien aime un et un seul Xantien, et respecte un et un seul Xantien.
+- Si $A$ aime $B$, alors tout Xantien qui respecte $A$ aime également $B$.
+- Si $A$ respecte $B$, alors tout Xantien qui aime $A$ respecte également $B$.
+- Chaque Xantien est aimé d'au moins un Xantien.
+
+Est-il vrai que chaque Xantien respecte le Xantien qu'il aime?
+
+## Solution de l'exercice 7
+
+Pour chaque Xantien $x$, désignons respectivement par $f(x)$ et $g(x)$ les Xantiens aimés et respectés par $x$.
+La première condition assure que l'on a bien défini des fonctions $f$ et $g$ de l'ensemble $X$ des Xantiens sur lui-même.
+Il s'agit de savoir si, pour tout $x$, on a $f(x)=g(x)$.
+En fait, nous allons même prouver que, pour tout $x$, on a $f(x)=g(x)=x$.
+Soit $x$ un Xantien.
+Il respecte $g(x)$ qui, de son côté, aime $f(g(x))$.
+La seconde condition assure donc que $f(g(x))=f(x)$ pour tout $x$. (1)
+De même, la troisième condition conduit à $g(f(x))=g(x)$ pour tout $x$. (2)
+Enfin, la quatrième condition signifie que f est surjective.
+Soit $x$ un Xantien. Il existe donc un Xantien $y$ tel que $f(y)=x$.
+Or, on a $f(g(f(y)))=f(g(y))$ d'après (2)
+et ainsi, d'après (1), il vient $f(f(y))=f(y)$, ou encore $f(x)=x$.
+De (1), on déduit alors immédiatement que $g(x)=x$.
+Finalement, pour tout $x$, on a bien $f(x)=g(x)=x$.
+Exercice 8. Déterminer tous les entiers strictement positifs a et $b$ tels que $4 \boldsymbol{a}+1$ et $4 \boldsymbol{b}-1$ soient premiers entre eux, et tels que $a+b$ divise $16 a b+1$.
+Solution de l'exercice 8 Notons (C) la condition de l'énoncé. Les entiers $4 \mathbf{a}+1$ et $4 \mathrm{~b}-1$ sont premiers entre eux si et seulement si $4 \boldsymbol{a}+1$ est premier avec $(4 a+1)+(4 b-1)=4(a+b)$. Or, $4 \boldsymbol{a}+1$ est impair donc il est automatiquement premier avec 4 . On en déduit que $4 \boldsymbol{a}+1$ et $4 \boldsymbol{b}-1$ sont premiers entre eux si et seulement si $4 a+1$ est premier avec $a+b$.
+D'autre part, $16 a b+1=16 a(a+b)+\left(1-16 a^{2}\right)=16 a(a+b)-(4 a-1)(1+4 a)$, donc $a+b$ divise $16 a b+1$ si et seulement si $a+b$ divise $(4 a-1)(1+4 a)$. Or, si $a+b$ est premier avec $1+4 a$ alors ceci équivaut à $a+b \mid 4 a-1$.
+On en déduit que (C) équivaut à ce que $\operatorname{pgcd}(a+b, 4 a+1)=1$ et $a+b \mid 4 a-1$.
+D'autre part, montrons que si $a+b \mid 4 a-1$ alors on a automatiquement $\operatorname{pgcd}(a+b, 4 a+1)=1$. En effet, si un nombre premier $p$ divise $a+b$ et $4 a+1$, alors il divise $4 a-1$ et $4 a+1$, donc il divise $(4 a+1)-(4 a-1)=2$. Il vient $p=2$, puis $2 \mid 4 a-1$. Impossible.
+Finalement, (C) équivaut à $\mathrm{a}+\mathrm{b} \mid 4 \mathrm{a}-1$.
+Or, $\mathrm{a}+\mathrm{b}>\mathrm{a}>\frac{4 \mathrm{a}-1}{4}$, donc $\mathrm{a}+\mathrm{b} \mid 4 \mathrm{a}-1$ ne peut se produire que si $\mathrm{a}+\mathrm{b}=4 \mathrm{a}-1$ ou $\mathrm{a}+\mathrm{b}=\frac{4 \mathrm{a}-1}{2}$ ou $\mathrm{a}+\mathrm{b}=\frac{4 \mathrm{a}-1}{3}$.
+Le deuxième cas ne peut pas se produire car $4 a-1$ est impair.
+(C) équivaut donc à $\mathrm{a}+\mathrm{b}=4 \mathrm{a}-1$ ou $\mathrm{a}+\mathrm{b}=\frac{4 \mathrm{a}-1}{3}$, $\mathrm{c}^{\prime}$ est-à-dire $\mathrm{b}=3 \mathrm{a}-1$ ou $\mathrm{a}=3 \mathrm{~b}+1$.
+
+Exercice 9. Soit $A B C$ un triangle tel que $\widehat{A}=40^{\circ}$ et $\widehat{B}=60^{\circ}$. Soient $D$ et $E$ des points de [AC] et $[\mathrm{AB}]$ tels que $\widehat{\mathrm{CBD}}=40^{\circ}$ et $\widehat{\mathrm{ECB}}=70^{\circ}$. On note F l'intersection de (BD) et (CE). Monter que $(A F) \perp(B C)$.
+
+## Solution de l'exercice 9
+
+
+
+On a $\widehat{\mathrm{BFC}}=180^{\circ}-\widehat{\mathrm{CBF}}-\widehat{\mathrm{FCB}}=180^{\circ}-40^{\circ}-70^{\circ}=70^{\circ}=\widehat{\mathrm{FCB}}$ donc BCF est isocèle en B . Il vient $B C=B F$.
+Soit $M$ le point d'intersection entre la bissectrice de $\widehat{C B F}$ et ( $A C$ ). On a $\widehat{B M A}=40^{\circ}=\widehat{B A M}$ donc $M A=M B$.
+D'autre part, $\widehat{B M C}=180^{\circ}-\widehat{C B M}-\widehat{M C B}=180^{\circ}-20^{\circ}-80^{\circ}=80^{\circ}=\widehat{M C B}$ donc $B C=B M$.
+On déduit de ce qui précède que $M A=B F$.
+
+Soit $\mathrm{B}^{\prime} \in(\mathrm{BC})$ tel que $A B^{\prime}$ est équilatéral. Soit $\Delta$ la bissectrice de $\widehat{\mathrm{B}^{\prime} \mathrm{BA}}$. Comme $\mathrm{BF}=\mathrm{BM}$ et $\widehat{\mathrm{FBA}}=\widehat{\mathrm{CBM}}$, les points $M$ et $F$ sont symétriques par rapport à $\Delta$. Or, $A$ et $B^{\prime}$ sont aussi symétriques par rapport à $\Delta$, donc $M A=\mathrm{FB}^{\prime}$.
+Finalement, $\mathrm{FB}^{\prime}=\mathrm{FB}$, donc $F$ appartient à la médiatrice de $\left[\mathrm{BB}^{\prime}\right]$, qui est aussi la hauteur ( $A F$ ) du triangle $A B B^{\prime}$.
+Autre solution. Notons $H$ le projeté de $F$ sur $[B C]$ et $H^{\prime}$ le projeté de $A$ sur [BC]. Il s'agit de montrer que $\mathrm{H}=\mathrm{H}^{\prime}$. Pour cela, il suffit de voir que $\mathrm{BH}=\mathrm{BH}^{\prime}$.
+On a $B^{\prime}=A B \cos 60$ et $B H=B F \cos 40=B C \cos 40$. Comme $\frac{A B}{B C}=\frac{\sin 80}{\sin 40}$, il suffit de montrer que $\sin 80 \cos 60=\sin 40 \cos 40$, c'est-à-dire (compte tenu de $\cos 60=\frac{1}{2}$ ) que $\sin 80=$ $2 \sin 40 \cos 40$, ce qui est vrai d'après la formule générale $\sin 2 x=2 \sin x \cos x$.
+Exercice 10. Pour tout entier strictement positif $x$, on note $S(x)$ la somme des chiffres de son écriture décimale.
+Soit $k>0$ un entier. On définit la suite $\left(x_{n}\right)$ par $x_{1}=1$ et $x_{n+1}=S\left(k x_{n}\right)$ pour tout $n>0$.
+Prouver que $x_{n}<27 \sqrt{k}$, pour tout $n>0$.
+
+## Solution de l'exercice 10
+
+Lemme. Pour tout entier $s \geqslant 0$, on a $10^{s} \geqslant(s+1)^{3}$.
+Preuve du lemme. On raisonne par récurrence sur s.
+Pour $s=0$, on a $10^{0}=1=(0+1)^{3}$.
+Supposons l'inégalité vraie pour la valeur s. Alors :
+$10^{\mathrm{s}+1} \geqslant 10(\mathrm{~s}+1)^{3}$ d'après l'hypothèse de récurrence
+$=10 s^{3}+30 s^{2}+30 s+10$
+$\geqslant \mathrm{s}^{3}+6 \mathrm{~s}^{2}+12 \mathrm{~s}+8$
+$=(s+2)^{3}$, ce qui achève la preuve.
+Si $x>0$ est un entier dont l'écriture décimale utilise $s+1$ chiffres, on a $S(x) \leqslant 9(s+1)$ et $10^{s} \leqslant x<10^{s+1}$. Or, d'après le lemme, on a $s+1 \leqslant 10^{\frac{s}{3}}$, donc $s+1 \leqslant x^{\frac{1}{3}}$ et ainsi $S(x) \leqslant 9 x^{\frac{1}{3}}$.
+Montrons maintenant par récurrence que $x_{n}<27 \sqrt{k}$ pour tout $n$. L'assertion est claire pour $n=1$. Supposons $x_{n}<27 \sqrt{k}$, alors $x_{n+1}=S\left(k x_{n}\right) \leqslant 9\left(k x_{n}\right)^{\frac{1}{3}}<9(27 k \sqrt{k})^{\frac{1}{3}}=9 \times 3 \times \sqrt{k}=$ $27 \sqrt{\mathrm{k}}$, d'où le résultat.
+Exercice 11. Soient $a, b, c$ trois nombres réels strictement positifs tels que $a+b+c=9$. Montrer que
+
+$$
+\frac{a^{3}+b^{3}}{a b+9}+\frac{b^{3}+c^{3}}{b c+9}+\frac{c^{3}+a^{3}}{c a+9} \geqslant 9
+$$
+
+Solution de l'exercice 11 On cherche une minoration de la forme $\frac{a^{3}+b^{3}}{a b+9} \geqslant u(a+b)+v, c^{\prime}$ est-àdire $f(a) \geqslant 0$ où $f(a)=a^{3}+b^{3}-(u(a+b)+v)(a b+9)$.
+En sommant les trois inégalités, on en déduirait $\frac{a^{3}+b^{3}}{a b+9}+\frac{b^{3}+c^{3}}{b c+9}+\frac{c^{3}+a^{3}}{c a+9} \geqslant 2 u(a+b+c)+3 v=$ $3(6 u+v)$, donc il suffit que $6 u+v=3$.
+D'autre part, si une telle minoration existe, comme l'inégalité devient une égalité lorsque $\mathrm{a}=$ $\mathrm{b}=\mathrm{c}=3$, on doit avoir $\mathrm{f}(3)=0$ si $\mathrm{b}=3$. Comme de plus $\mathrm{f}(\mathrm{a}) \geqslant 0$ pour tout a , on doit nécessairement avoir $\mathrm{f}^{\prime}(3)=0$ pour $\mathrm{b}=3$.
+Ceci impose la condition $0=f^{\prime}(3)=27-18 \mathbf{u}-(6 \mathbf{u}+\boldsymbol{v}) \times 3=18(1-\mathfrak{u})$, donc $\mathbf{u}=1$ et $v=-3$.
+
+Montrons donc $\frac{a^{3}+b^{3}}{a b+9} \geqslant(a+b)-3$. Comme $a^{3}+b^{3} \geqslant \frac{(a+b)^{3}}{4}$ et $a b+9 \leqslant\left(\frac{a+b}{2}\right)^{2}+9$, il suffit de montrer que
+
+$$
+\frac{s^{3}}{s^{2}+36} \geqslant s-3
+$$
+
+où $s=a+b$. On réduit au même dénominateur; l'inégalité se simplifie en $3 s^{2}-36 s+108 \geqslant 0$, ou encore en $3(s-6)^{2} \geqslant 0$, ce qui est vrai.
+Exercice 12. Déterminer tous les entiers $\mathrm{n}>0$ ayant la propriété suivante: "tout nombre strictement positif qui s'écrit comme la somme des carrés de $n$ entiers multiples de $n$ peut également s'écrire comme la somme des carrés de $n$ entiers dont aucun n'est un multiple de $\mathrm{n}^{\prime \prime}$.
+
+## Solution de l'exercice 12
+
+Un entier n ayant la propriété désirée sera dit bon.
+Soit $\mathrm{n} \geqslant 2$ un entier bon. Alors 2 n est également bon : en effet, soit $\mathrm{m}=2 \mathrm{n}$ et soit $x_{1}, \cdots, x_{m}$ des entiers divisibles par m. Si deux de ces entiers sont non nuls, on peut supposer sans perte de généralité qu'il s'agit de $x_{1}$ et $x_{m}$. Puisque $n$ est bon, il existe alors des entiers $y_{i}$ non divisibles par $n$ (donc non divisibles par $m$ ) tels que $\sum_{i=1}^{n} x_{i}^{2}=\sum_{i=1}^{n} y_{i}^{2}$ et $\sum_{i=n+1}^{2 n} x_{i}^{2}=\sum_{i=n+1}^{2 n} y_{i}^{2}$. Ainsi, $\sum_{i=1}^{m} x_{i}^{2}=\sum_{i=1}^{m} y_{i}^{2}$ avec chaque $y_{i}$ non divisible par $m$.
+Si un et un seul des $x_{i}$ est non nul, alors $\sum_{i=1}^{m} x_{i}^{2}$ est de la forme $(2 a)^{2}=a^{2}+a^{2}+a^{2}+a^{2}$ où $a>0$ est divisible par n et on raisonne de la même manière.
+
+Lemme. Soit $\mathrm{n}>0$ un entier impair et $x_{1}, \cdots, x_{n}$ des entiers dont au moins un n'est pas divisible par $n$. Alors il existe des entiers $y_{1}, \cdots, y_{n}$ non divisibles par $n$ tels que $\sum_{i=1}^{n}\left(n x_{i}\right)^{2}=\sum_{i=1}^{n} y_{i}^{2}$.
+ pose $X=2 \sum_{i=1}^{n} x_{i}$.
+Si $n$ divise $X$, on remplace $x_{1}$ par $-x_{1}$. La nouvelle valeur $X^{\prime}$ vérifie $X^{\prime}=X-4 x_{1}$. Comme $n$ divise $X$ mais pas $4 x_{1}$ (rappelons que $n$ est supposé impair), il ne divise pas $X^{\prime}$. Ainsi, sans perte de généralité, on peut supposer que $n$ ne divise pas $X$.
+Il est facile de vérifier que $\sum_{i=1}^{n}\left(n x_{i}\right)^{2}=\sum_{i=1}^{n}\left(X-n x_{i}\right)^{2}$. En posant $y_{i}=X-n x_{i}$ pour tout $i$, la conclusion souhaitée en découle.
+
+On peut maintenant prouver que tout $n \geqslant 3$ impair est bon. En effet, si $a>0$ est un entier qui peut s'écrire comme la somme de $n$ carrés d'entiers tous divisibles par $n$ alors, en considérant la plus grande puissance de $n$ qui divise ces entiers, il existe donc un entier $r>0$ et des entiers $x_{1}, \cdots, x_{n}$ dont au moins un n'est pas divisible par $n$ tels que $a=\sum_{i=1}^{n}\left(n^{r} x_{i}\right)^{2}$.
+
+D'après le lemme, il existe des entiers $y_{1}, \cdots, y_{n}$ non divisibles par $n$ tels que $\sum_{i=1}^{n}\left(n x_{i}\right)^{2}=\sum_{i=1}^{n} y_{i}^{2}$, et donc $\sum_{i=1}^{n}\left(n^{r} x_{i}\right)^{2}=\sum_{i=1}^{n}\left(n^{r-1} y_{i}\right)^{2}$. Ainsi, en appliquant le lemme $r$ fois de suite, on est assuré de l'existence d'entiers $z_{1}, \cdots, z_{n}$ non divisibles par $n$ tels que $a=\sum_{i=1}^{n} z_{i}^{2}$. Cela prouve que $n$ est bon.
+
+Puisque le double de tout entier bon est bon, tout entier qui n'est pas une puissance de 2 est bon.
+
+On prouve maintenant que 8 est bon : En effet, si a est la somme de 8 carrés d'entiers divisibles par 8 alors a est divisible par 64 . En particulier $a \geqslant 64 \mathrm{et}$, d'après le théorème des quatre carrés de Lagrange, il existe des entiers $x_{1}, x_{2}$, $x_{3}, x_{4}$ tels que $a=1^{2}+4^{2}+4^{2}+4^{2}+x_{1}^{2}+x_{2}^{2}+x_{3}^{2}+x_{4}^{2}$. Notons que, puisque $a \equiv 0 \bmod [8]$, on a $x_{1}^{2}+x_{2}^{2}+x_{3}^{2}+x_{4}^{2} \equiv 7 \bmod$ [8]. Or, un carré étant congru à 0,1 ou 4 modulo 8 , la seule façon d'obtenir une somme de quatre carrés congrue à 7 modulo 8 est d'avoir $1,1,1,4$ à l'ordre près. Ainsi, aucun des $x_{i}$ n'est divisible par 8 , ce qui conclut.
+
+Enfin, on prouve que 4 n'est pas bon. Pour cela, il suffit de constater que $32=4^{2}+4^{2}+0^{2}+0^{2}$. D'autre part, pour obtenir $32=x_{1}^{2}+x_{2}^{2}+x_{3}^{2}+x_{4}^{2}$, on doit avoir $\left|x_{i}\right| \leqslant 5$ pour tout i. De plus, si l'on veut éviter les multiples de 4 , il ne reste plus que $\left|x_{i}\right|=1,2,3$ ou 5 . Or, comme ci-dessus en raisonnant modulo 8 , la seule possibilités est d'avoir $\left|x_{i}\right|=2$ pour tout $i$. Mais, on a $32 \neq$ $2^{2}+2^{2}+2^{2}+2^{2}$, ce qui assure que $4 \mathrm{n}^{\prime}$ est pas bon.
+Ainsi, tout diviseur de 4 ne peut être bon.
+Finalement, tous les entiers $\mathrm{n}>0$ sont bons sauf 1,2 et 4 .
+
diff --git a/French_STS/md/fr-ofm-2015-2016-envoi-1-solutions.md b/French_STS/md/fr-ofm-2015-2016-envoi-1-solutions.md
new file mode 100644
index 0000000000000000000000000000000000000000..d5b49f9453573f1a5fcda32a1a338d1f3d335a1f
--- /dev/null
+++ b/French_STS/md/fr-ofm-2015-2016-envoi-1-solutions.md
@@ -0,0 +1,164 @@
+## Corrigé de l'envoi 1
+
+## 1 Exercices groupe B
+
+Exercice 1 Prouver qu'il n'existe qu'un nombre fini de nombres premiers s'écrivant sous la forme $n^{3}+2 n+3$ avec $n \in \mathbb{N}$.
+Solution de l'exercice 1: Remarquons que $n^{3}-n=n(n-1)(n+1)$ est un produit de trois entiers consécutifs. Puisque parmi trois entiers consécutifs il y a toujours un multiple de 3 , on obtient que $n^{3}-n$ est divisible par 3, c'est-à-dire $n^{3} \equiv n(\bmod 3)$. (On peut le voir aussi en utilisant le petit théorème de Fermat.) On a donc $n^{3}+2 n+3 \equiv n+2 n+3 \equiv 3 n+3 \equiv 0(\bmod 3)$, donc $n^{3}+2 n+3$ est toujours divisible par 3 . D'autre part, il ne peut être égal à 3 que pour un nombre fini de valeurs de $n$.
+
+Exercice 2 Résoudre $x^{4}-6 x^{2}+1=7 \times 2^{y}$ pour $x$ et $y$ entiers.
+Solution de l'exercice 2: L'équation se réécrit $\left(x^{2}-3\right)^{2}=7 \times 2^{y}+8$. Si $y \geq 3$, alors le côté droit s'écrit $8\left(7 \times 2^{y-3}+1\right)$. Le côté gauche étant un carré, sa valuation 2 -adique est paire. Ainsi, $7 \times 2^{y-3}+1$ doit être pair, donc $y=3$. Dans ce cas $x^{2}-3=8$ donc $x^{2}=11$, impossible. Donc $y \leq 2$. Si $y=2$, on trouve $x= \pm 3$. Pour $y<0$, ainsi que pour $y=0$ ou $y=1$ il n'y a pas de solution. Les seuls couples de solutions sont donc $(x, y)=(3,2)$ et $(-3,2)$.
+Exercice 3 Trouver le plus petit entier positif qui ne s'écrit pas sous la forme $\frac{2^{a}-2^{b}}{2^{c}-2^{d}}$ pour $a, b, c, d \in \mathbb{N}$.
+Solution de l'exercice 3: Soit E l'ensemble des entiers strictement positifs s'écrivant sous cette forme. Commençons par remarquer que
+
+$$
+\frac{2^{a}-2^{b}}{2^{c}-2^{d}}=2^{b-d} \frac{2^{a-b}-1}{2^{c-d}-1}
+$$
+
+Ainsi, si $x>0$ s'écrit $x=\frac{2^{a}-2^{b}}{2^{c}-2^{d}}$, alors $b-d=v_{2}(x)$ et si on appelle $y$ l'entier impair tel que $x=2^{v_{2}(x)} y$, alors $y$ s'écrit sous la forme $\frac{2^{n}-1}{2^{m}-1}$. En particulier, l'entier que nous cherchons est nécessairement impair. D'autre part, on peut tout de suite exclure les entiers de la forme $2^{n}-1$, atteints avec $m=1$.
+
+Il est classique que si $2^{m}-1$ divise $2^{n}-1$, alors $m$ divise $n$. Ainsi, en écrivant $n=m d, y$ est de la forme
+
+$$
+y=\frac{2^{m d}-1}{2^{m}-1}=2^{(d-1) m}+2^{(d-2) m}+\ldots+2^{m}+1
+$$
+
+Autrement dit, en notant $u=\underbrace{0 \ldots 0}_{m-1 \text { zéros }} 1$, l'écriture en base 2 de $y$ est de la forme $\overline{1 u \ldots u}^{2}$, avec $u$ apparaissant $d-1$ fois. Les entiers impairs appartenant à $E$ sont exactement ceux ayant une telle écriture binaire pour $m$ et $d$ bien choisis. Les écritures binaires des premiers entiers impairs qui ne sont pas de la forme $2^{n}-1$ sont
+
+$$
+5=\overline{101}^{2}, 9={\overline{1001}^{2}}^{2}, 11={\overline{1011}^{2}}^{2}
+$$
+
+D'après le critère ci-dessus, le plus petit entier cherché est 11.
+Remarque : cet exercice peut aussi se faire en trouvant des manières d'écrire les entiers 1 à 10 sous cette forme, puis en montrant que 11 ne s'écrit pas sous cette forme : en effet, vu que 11 est impair, on peut supposer $b=d=1$. Ensuite
+
+$$
+\left(2^{a}-1\right)=11\left(2^{c}-1\right)
+$$
+
+se réécrit
+
+$$
+10=2^{c} \times 11-2^{a}
+$$
+
+Puisque $10=2 \times 5$, nous avons $a=1$ ou $c=1$. Si $a=1$, on trouve $2^{c} \times 11=12$, qui n'a pas de solution, et si $c=1$, on trouve $2^{a}=12$, qui n'a pas de solution non plus. Donc 11 est l'entier cherché.
+
+## 2 Exercices communs
+
+Exercice 4 Trouver tous les triplets de nombres premiers $(p, q, r)$ tels que $(p+1)(q+2)(r+3)=4 p q r$.
+Solution de l'exercice 4: Si $p=2$ alors on a $3(q+2)(r+3)=8 q r$ ce qui implique $q=3$ ou $r=3$. On a alors la solution $(2,3,5)$.
+
+Si $q=2$ et $p, r>2$ alors on a $(p+1)(r+3)=2 p r$. Puisque $p$ et $r$ sont impairs, le membre de gauche est divisible par 4 , alors que le membre de droite est divisible par 2 , mais pas par 4 , contradiction. Donc $p$ ou $r$ vaut 2 mais aucune solution valide n'en découle.
+
+Si $r=2$ alors $5(p+1)(q+2)=8 p q$ et donc $p$ ou $q$ vaut 5 . On obtient la solution $(7,5,2)$.
+Sinon, $(p+1)$ est pair et $(r+3)$ est pair. Donc on se ramène à
+
+$$
+\left(\frac{p+1}{2}\right)(q+2)\left(\frac{r+3}{2}\right)=p q r .
+$$
+
+Nous avons donc écrit pqr comme un produit de trois facteurs strictement plus grands que 1. On en déduit que $\left(\frac{p+1}{2}, q+2, \frac{r+3}{2}\right)$ est une permutation de $(p, q, r)$.
+
+Clairement, $p \neq \frac{p+1}{2}$ puisque $p>\frac{p+1}{2}$.
+Si $p=\frac{r+3}{2}$, alors puisque $q \neq q+2$, nous avons nécessairement $q=\frac{p+1}{2}=\frac{r+5}{4}$. Alors $r=q+2=\frac{r+13}{4}$, et donc $r$ n'est pas entier.
+
+Si $p=q+2$, alors il y a deux cas à considérer :
+$-r=\frac{p+1}{2}=\frac{q+3}{2}$ et $q=\frac{r+3}{2}=\frac{q+9}{4}$. Donc $q=3$ et on obtient la solution $(5,3,3)$.
+$-r=\frac{r+3}{2}$ et $q=\frac{p+1}{2}=\frac{q+3}{2}$, ce qui donne $r=q=3$. On obtient alors cette même solution $(5,3,3)$.
+Finalement, les seules solutions sont $(2,3,5),(7,6,2)$ et $(5,3,3)$.
+Exercice 5 Trouver tous les entiers strictement positifs $n$ tels que $2^{n-1} n+1$ soit un carré parfait.
+Solution de l'exercice 5: On veut résoudre $2^{n-1} n+1=m^{2}$, c'est-à-dire $2^{n-1} n=(m-1)(m+1)$. Puisque $n=1$ n'est pas solution, on a $n \geq 2$, et donc $m$ est nécessairement impair, et $m-1$ et $m+1$ sont pairs (en particulier $n \geq 3$ ). On pose $k=\frac{m-1}{2}$. Il suffit alors de résoudre $2^{n-3} n=k(k+1)$. Parmi les entiers $k$ et $k+1$ exactement un est pair, et donc ils sont de la forme $2^{n-3} d$ et $\frac{n}{d}$ avec $d$ un diviseur de $n$. Or un diviseur de $n$ ne peut pas être à distance 1 d'un entier supérieur à $2^{n-3}$ si $n$ est trop grand. Plus précisément, on a $2^{n-3} d \geq 2^{n-3} \geq n+2$ si $n \geq 6$, donc on a nécessairement $n \leq 5$. Pour $n=5$, on trouve $2^{4} \times 5+1=9^{2}$, donc 5 est solution. On vérifie que $2,3,4$ ne sont pas solutions. Donc $n=5$ est la seule solution.
+Exercice 6 Soient $x>1$ et $y$ des entiers vérifiant $2 x^{2}-1=y^{15}$. Montrer que $x$ est divisible par 5 .
+Solution de l'exercice 6: L'entier $y$ est clairement impair et strictement plus grand que 1. On factorise l'équation sous la forme
+
+$$
+x^{2}=\left(\frac{y^{5}+1}{2}\right)\left(y^{10}-y^{5}+1\right)
+$$
+
+Remarquons que
+
+$$
+y^{10}-y^{5}+1 \equiv 3\left(\bmod y^{5}+1\right)
+$$
+
+et que donc $\operatorname{pgcd}\left(y^{5}+1, y^{10}-y^{5}+1\right)$ est égal à 1 ou à 3 . S'il valait 1 , alors $y^{10}-y^{5}+1$ serait un carré. Or pour $y>0$ nous avons
+
+$$
+\left(y^{5}-1\right)^{2}=y^{10}-2 y^{5}+11$ impair. Il n'y a ainsi pas de solution dans ce cas, ce qui conclut.
+
+Exercice 2. Au club théâtre d'un lycée, on a formé 14 groupes de 4 élèves afin de travailler les scènes d'une pièce. Deux groupes différents ont toujours un et un seul élève en commun.
+a) Prouver qu'il existe un élève qui appartient à au moins 5 groupes.
+b) Chaque élève du club théâtre est membre d'au moins un groupe. Combien y a-t-il d'élèves dans ce club?
+
+## Solution de l'exercice 2
+
+a) Soit G un des groupes. Chacun des 13 autres groupes a un élève en commun avec G. Or $13=3 \times 4+1$ donc, d'après le principe des tiroirs, un des quatre élèves de G, disons $x$, appartient à au moins 4 des neuf autres groupes. Avec G, cela signifie que $x$ appartient à au moins 5 groupes.
+b) Prouvons que $x$ appartient à tous les groupes. On note $\mathrm{G}=\mathrm{G}_{1}, \mathrm{G}_{2}, \mathrm{G}_{3}, \mathrm{G}_{4}, \mathrm{G}_{5}$ des groupes auxquels appartient $x$, puis on procède par l'absurde : supposons qu'il existe un groupe $\mathrm{G}^{\prime}$ tel que $x \notin \mathrm{G}^{\prime}$.
+Puisque $\mathrm{G}^{\prime}$ a un élève en commun avec chacun des groupes $\mathrm{G}_{1}, \mathrm{G}_{2}, \mathrm{G}_{3}, \mathrm{G}_{4}, \mathrm{G}_{5}$ et, comme $\mathrm{G}^{\prime}$ ne contient que quatre élèves, c'est que l'un des membres de $G^{\prime}$, disons $y$, appartient à deux de ces cinq groupes, disons $G_{i}$ et $G_{j}$, avec $1 \leqslant i
\\Pi^{N}+u$ soit congru à 1 modulo $\\Pi^{N}$ et tel que $f(n)=n$. Alors, si $p \\in P, v_{p}(n-u)<$ $N$, et $n-u>\\Pi^{N}$, de sorte que $n-u$ possède un diviseur premier $q \\notin P$, et on a gagné.\nSoit n un produit de nombres premiers deux à deux distincts, tous hors de $P$. Alors, si $\\mathrm{p} \\mid \\mathrm{n}$ est un diviseur premier, $n \\equiv p[p]$ et $f(p)=p$, donc $p \\mid f(n)-f(p)$, d'où $p \\mid f(n)$. Comme $f(n) \\mid n$, on en déduit que $\\mathrm{f}(\\mathrm{n})=\\mathrm{n}$.\nComme il existe une infinité de nombres premiers, il existe une progression arithmétique C de raison $\\Pi^{N}$ et de premier terme premier à $\\Pi$ et contenant une infinité de nombres premiers. En prenant pour n le produit de $\\varphi\\left(\\Pi^{N}\\right)$ premiers $q \\in C$ tels que $q>\\Pi^{N}+u, n$ convient.\n\nDeuxième méthode (il y a des prérequis, mais ils sont élémentaires et relativement classiques) :\nOn reprend les notations et le raisonnement de ce qui précède : on cherche à construire un entier $\\mathrm{n}>$ $\\Pi^{N}+u$ congru à 1 modulo $\\Pi^{N}$ tel que $f(n)=n$.\n\nIl est connu (du moins, classique et relativement élémentaire) que si $\\Phi_{\\Pi^{N}}$ est le $\\Pi^{\\mathrm{N}}$-ième polynôme cyclotomique, il existe une infinité de nombres premiers n divisant une valeur de $\\Phi_{\\Pi^{\\mathrm{N}}}$, et ceux qui ne sont pas dans $P$ sont congrus à 1 modulo $\\Pi^{N}$ et vérifient $f(n)=n$. On peut en choisir un qui est strictement supérieur à $\\Pi^{\\mathrm{N}}+\\mathrm{u}$.\n\nTroisième méthode (utilise un théorème relativement classique, mais dont aucune démonstration accessible au niveau olympique n'est connue) :\n\nSoit $\\mathrm{q} \\notin \\mathrm{P}$ premier : alors $\\mathrm{f}(\\mathrm{q})=\\mathrm{q}$. D’après le théorème de Dirichlet, il existe un nombre premier $p>u+q$ congru à $u$ modulo $q$ tel que $f(p)=p$. Alors le couple $(q, p)$ convient.\nAinsi, l'identité est la seule", "metadata": {"resource_path": "French_STS/segmented/fr-corrigé.jsonl", "problem_match": "\nExercice 18.", "solution_match": " solution."}}
+{"year": null, "tier": "T2", "problem_label": "18", "problem_type": null, "problem": "Déterminer toutes les fonctions $\\mathrm{f}: \\mathbb{N}^{\\star} \\rightarrow \\mathbb{N}^{\\star}$ telles que :\n(i) Les entiers $f(1), f(2), \\ldots$ sont premiers entre dans leur ensemble.\n(ii) Il existe $N \\geqslant 1$ tel que pour tout $n \\geqslant N, f(n) \\neq 1$ et pour tous $a, b \\in \\mathbb{N}^{\\star}$,\n\n$$\nf(a)^{n} \\mid f(a+b)^{a^{n-1}}-f(b)^{a^{n-1}}\n$$", "solution": "potentielle. Réciproquement, l'identité vérifie la première condition et si $a, b \\geqslant 1$ et $n \\geqslant 2$, alors par LTE, pour tout nombre premier $p \\mid a, v_{p}\\left((a+b)^{a^{n-1}}-b^{a^{n-1}}\\right) \\geqslant$ $v_{p}(a)+v_{p}\\left(a^{n-1}\\right)=v_{p}\\left(a^{n}\\right)$, donc $a^{n} \\mid(a+b)^{a^{n-1}}-b^{a^{n-1}}$, et donc l'identité est", "metadata": {"resource_path": "French_STS/segmented/fr-corrigé.jsonl", "problem_match": "\nExercice 18.", "solution_match": " solution "}}
+{"year": null, "tier": "T2", "problem_label": "18", "problem_type": null, "problem": "Déterminer toutes les fonctions $\\mathrm{f}: \\mathbb{N}^{\\star} \\rightarrow \\mathbb{N}^{\\star}$ telles que :\n(i) Les entiers $f(1), f(2), \\ldots$ sont premiers entre dans leur ensemble.\n(ii) Il existe $N \\geqslant 1$ tel que pour tout $n \\geqslant N, f(n) \\neq 1$ et pour tous $a, b \\in \\mathbb{N}^{\\star}$,\n\n$$\nf(a)^{n} \\mid f(a+b)^{a^{n-1}}-f(b)^{a^{n-1}}\n$$", "solution": "Commentaire des correcteurs : L'exercice a été très peu abordé. Toutes les", "metadata": {"resource_path": "French_STS/segmented/fr-corrigé.jsonl", "problem_match": "\nExercice 18.", "solution_match": " solution."}}
+{"year": null, "tier": "T2", "problem_label": "18", "problem_type": null, "problem": "Déterminer toutes les fonctions $\\mathrm{f}: \\mathbb{N}^{\\star} \\rightarrow \\mathbb{N}^{\\star}$ telles que :\n(i) Les entiers $f(1), f(2), \\ldots$ sont premiers entre dans leur ensemble.\n(ii) Il existe $N \\geqslant 1$ tel que pour tout $n \\geqslant N, f(n) \\neq 1$ et pour tous $a, b \\in \\mathbb{N}^{\\star}$,\n\n$$\nf(a)^{n} \\mid f(a+b)^{a^{n-1}}-f(b)^{a^{n-1}}\n$$", "solution": "s fonctionnaient en deux temps : d'abord, utiliser LTE pour montrer que $f(a) \\mid a$ pour tout entier a, éventuellement assez grand. Ensuite, utiliser cette information (souvent en conjonction avec le cas où a est un nombre premier assez grand, puisqu'alors $f(a)=a$ ) de diverses manières pour conclure. Si quelques élèves ont été hâtifs dans la deuxième partie, très peu ont songé à vérifier, en considérant la valuation $p$-adique de nombres de la forme $f(a+b)^{a^{n-1}}-f(b)^{a^{n-1}}$, que ce nombre était bien non nul. Non, ce cas n'est pas un détail! Signalons enfin que comme dans tout type d'équation, il est important de vérifier les", "metadata": {"resource_path": "French_STS/segmented/fr-corrigé.jsonl", "problem_match": "\nExercice 18.", "solution_match": " solution"}}
+{"year": null, "tier": "T2", "problem_label": "18", "problem_type": null, "problem": "Déterminer toutes les fonctions $\\mathrm{f}: \\mathbb{N}^{\\star} \\rightarrow \\mathbb{N}^{\\star}$ telles que :\n(i) Les entiers $f(1), f(2), \\ldots$ sont premiers entre dans leur ensemble.\n(ii) Il existe $N \\geqslant 1$ tel que pour tout $n \\geqslant N, f(n) \\neq 1$ et pour tous $a, b \\in \\mathbb{N}^{\\star}$,\n\n$$\nf(a)^{n} \\mid f(a+b)^{a^{n-1}}-f(b)^{a^{n-1}}\n$$", "solution": "s : si un raisonnement logique montre que seule l'identité peut être", "metadata": {"resource_path": "French_STS/segmented/fr-corrigé.jsonl", "problem_match": "\nExercice 18.", "solution_match": " solution"}}
+{"year": null, "tier": "T2", "problem_label": "18", "problem_type": null, "problem": "Déterminer toutes les fonctions $\\mathrm{f}: \\mathbb{N}^{\\star} \\rightarrow \\mathbb{N}^{\\star}$ telles que :\n(i) Les entiers $f(1), f(2), \\ldots$ sont premiers entre dans leur ensemble.\n(ii) Il existe $N \\geqslant 1$ tel que pour tout $n \\geqslant N, f(n) \\neq 1$ et pour tous $a, b \\in \\mathbb{N}^{\\star}$,\n\n$$\nf(a)^{n} \\mid f(a+b)^{a^{n-1}}-f(b)^{a^{n-1}}\n$$", "solution": ", il faut déterminer si oui ou non l'identité est bien", "metadata": {"resource_path": "French_STS/segmented/fr-corrigé.jsonl", "problem_match": "\nExercice 18.", "solution_match": " solution"}}
+{"year": null, "tier": "T2", "problem_label": "18", "problem_type": null, "problem": "Déterminer toutes les fonctions $\\mathrm{f}: \\mathbb{N}^{\\star} \\rightarrow \\mathbb{N}^{\\star}$ telles que :\n(i) Les entiers $f(1), f(2), \\ldots$ sont premiers entre dans leur ensemble.\n(ii) Il existe $N \\geqslant 1$ tel que pour tout $n \\geqslant N, f(n) \\neq 1$ et pour tous $a, b \\in \\mathbb{N}^{\\star}$,\n\n$$\nf(a)^{n} \\mid f(a+b)^{a^{n-1}}-f(b)^{a^{n-1}}\n$$", "solution": "", "metadata": {"resource_path": "French_STS/segmented/fr-corrigé.jsonl", "problem_match": "\nExercice 18.", "solution_match": " solution."}}
diff --git a/French_STS/segmented/fr-ofm-2012-2013-envoi1-corrige.jsonl b/French_STS/segmented/fr-ofm-2012-2013-envoi1-corrige.jsonl
new file mode 100644
index 0000000000000000000000000000000000000000..4fa700f6fc97abee0d5bf860c0c529c04e09a78d
--- /dev/null
+++ b/French_STS/segmented/fr-ofm-2012-2013-envoi1-corrige.jsonl
@@ -0,0 +1,11 @@
+{"year": "2013", "tier": "T2", "problem_label": "1", "problem_type": null, "problem": "ABC est un triangle dont tous les angles sont aigus. À l'extérieur de ce triangle on construit les trois points $X, Y$ et $Z$ vérifiant :\n\n- Le triangle $A X B$ est isocèle de base $A B$ et l'angle $\\widehat{A X B}$ vaut $120^{\\circ}$,\n- Le triangle BYC est isocèle de base BC et l'angle $\\widehat{B Y C}$ vaut $120^{\\circ}$,\n- Le triangle CZA est isocèle de base CA et l'angle $\\widehat{C Z A}$ vaut $60^{\\circ}$.\n\nMontrer que les droites $(X Y)$ et (BZ) sont perpendiculaires.", "solution": "Traçons le cercle de centre $X$ qui passe par $A$ et $B$ et celui de centre $Y$ qui passe par $B$ et $C$ et notons K leur autre point d'intersection :\n\n\nL'angle $\\widehat{A K B}$ vaut la moitié de l'angle au centre, et l'angle au centre est le complémentaire de $120^{\\circ}$, donc $\\widehat{A K B}$ vaut $\\frac{240}{2}=120^{\\circ}$. De même, $\\widehat{\\mathrm{BKC}}=120^{\\circ}$ et par conséquent, l'angle restant $\\widehat{\\mathrm{CKA}}=120^{\\circ}$. Mais alors, comme $\\widehat{C K A}+\\widehat{A Z C}=120+60=180^{\\circ}$, donc les points $A, Z, C, K$ sont cocycliques. Comme $A Z=Z C$, les arcs que ces deux cordes délimitent sont égaux et les angles inscrits sont égaux. Ainsi, $\\widehat{A K Z}=\\widehat{Z K C}=60^{\\circ}$.\n\nMaintenant regardons les points $B, K$ et $Z: \\widehat{B K Z}=120+60=180^{\\circ}$, donc les trois points sont alignés, la droite ( BZ ) est la droite qui passe par les deux points d'intersection des cercles, elle est perpendiculaire au segment qui relie les deux centres, ie $[\\mathrm{XY}]$.\n", "metadata": {"resource_path": "French_STS/segmented/fr-ofm-2012-2013-envoi1-corrige.jsonl", "problem_match": "\nExercice 1.", "solution_match": "\nSolution."}}
+{"year": "2013", "tier": "T2", "problem_label": "2", "problem_type": null, "problem": "$A B C D$ est un trapèze dans lequel les côtés $A D$ et $B C$ sont parallèles, $K$ est un point du côté $A B$ et $L$ un point du côté $C D$. Montrer que si les angles $\\widehat{B A L}$ et $\\widehat{C D K}$ sont égaux alors les angles $\\widehat{\\mathrm{BLA}}$ et $\\overline{\\mathrm{CKD}}$ le sont aussi.", "solution": "On suppose les angles $\\widehat{\\mathrm{BAL}}$ et $\\widehat{\\mathrm{CDK}}$ ont la même valeur. Nous allons montrer que les angles KBL et KCL sont égaux (ceci impliquera que les triangles KDC et BAL ont deux angles identiques, et donc que $\\widehat{\\mathrm{BLA}}=\\widehat{\\mathrm{KCL}}$ ).\n\n\nJe vais d'abord montrer un point amusant sur les trapèzes : si on place des points $K$ et $L$ sur les côtés $A B$ et $C D$ tels que $A, D, K, L$ soient cocycliques, alors les points $B, C, K, L$ sont aussi cocycliques. Il suffit d'utiliser la propriété qu'un quadrilatère est inscrit dans un cercles ssi la somme des angles opposés vaut $180^{\\circ}$, et aussi que comme $A D$ et $B C$ sont parallèles, $\\widehat{A}+\\widehat{B}=\\widehat{C}+\\widehat{D}=180^{\\circ}$.\n\nL'hypothèse $\\widehat{\\mathrm{BAL}}=\\widehat{\\mathrm{CDK}}$ revient à dire que $\\mathrm{A}, \\mathrm{D}, \\mathrm{K}, \\mathrm{L}$ cocycliques par le théorème des angles inscrits, donc par le résultat précédent $\\mathrm{B}, \\mathrm{C}, \\mathrm{K}, \\mathrm{L}$ sont aussi cocycliques et les angles bleus sont égaux.", "metadata": {"resource_path": "French_STS/segmented/fr-ofm-2012-2013-envoi1-corrige.jsonl", "problem_match": "\nExercice 2.", "solution_match": "\n\nSolution."}}
+{"year": "2013", "tier": "T2", "problem_label": "3", "problem_type": null, "problem": "ABC est un triangle dont tous les angles sont aigus. Soit respectivement H le pied de la hauteur de ce triangle issue de $C$ et K le milieu du côté $A C$. On suppose que $B K=C H$ et que les angles $\\widehat{\\mathrm{KBC}}$ et $\\widehat{\\mathrm{HCB}}$ sont égaux. Montrer que le triangle ABC est équilatéral.", "solution": "Voici la figure :\n\n\nMaintenant considérons la médiatrice de $[\\mathrm{BC}]$ (dessinée en pointillés sur la figure) et la symétrie par rapport à cet axe. Il est évident que par cette symétrie $B$ devient $C$ et vice-versa. Appelons $A^{\\prime}$ l'image de $A$ par la symétrie. Les hypothèses que tous les angles sont aigus, $\\mathrm{BK}=\\mathrm{CH}$ et $\\widehat{\\mathrm{KBC}}=\\widehat{\\mathrm{HCB}}$ impliquent que $K$ est l'image de $H$ par la symétrie. Mais comme $A$ est l'intersection de $B H$ et $C K$, $A^{\\prime}$ est l'intersection de l'image de $B H$ (c-à-d $C K$ ) et de l'image de $C K\\left(c-a ̀-d B H\\right.$ ), donc $A^{\\prime}=A$, $A$ est sur la médiatrice de $B C$ et le triangle est isocèle en $A$.\n\nMais nous n'avons pas fini, comme $\\mathrm{CH} \\mapsto \\mathrm{BK}$ et $\\mathrm{BA} \\mapsto \\mathrm{CA}$, l'angle droit est conservé, et BK est à la fois une hauteur et une médiane. Donc le triangle est aussi isocèle en $B$, il est donc équilatéral.\n\n## Exercices Communs", "metadata": {"resource_path": "French_STS/segmented/fr-ofm-2012-2013-envoi1-corrige.jsonl", "problem_match": "\nExercice 3.", "solution_match": "\n\nSolution."}}
+{"year": "2013", "tier": "T2", "problem_label": "4", "problem_type": null, "problem": "ABCD est un rectangle et $M$ un point intérieur à ce rectangle. Montrer que l'aire de ce rectangle est inférieure ou égale à la somme $A M \\times C M+B M \\times D M$ ( $A M \\times C M$ désigne le produit des longueurs des segments $A M$ et $C M$, de même pour $B M \\times D M$ )", "solution": "Nous allons travailler en analytique et tout passer aux coordonnées : $\\mathrm{A}(0,0), \\mathrm{B}(\\mathrm{a}, 0), \\mathrm{C}(\\mathrm{a}, \\mathrm{b})$, $\\mathrm{D}(0, \\mathrm{~b}), \\mathrm{M}(\\mathrm{x}, \\mathrm{y})$.\n\n\n\n$$\n\\sqrt{x^{2}+y^{2}} \\times \\sqrt{(a-x)^{2}+(b-y)^{2}}+\\sqrt{(a-x)^{2}+y^{2}} \\times \\sqrt{x^{2}+(b-y)^{2}} \\geqslant a b\n$$\n\nNous allons utiliser l'inégalité de Cauchy-Schwartz :\n\n$$\n\\begin{aligned}\n& \\sqrt{x^{2}+y^{2}} \\times \\sqrt{(b-y)^{2}+(a-x)^{2}} \\geqslant x(b-y)+y(a-x) \\\\\n& \\sqrt{(a-x)^{2}+y^{2}} \\times \\sqrt{(b-y)^{2}+x^{2}} \\geqslant(a-x)(b-y)+y x\n\\end{aligned}\n$$\n\nEt on finit en remarquant que $x(b-y)+y(a-x)+(a-x)(b-y)+y x=a b$.\n", "metadata": {"resource_path": "French_STS/segmented/fr-ofm-2012-2013-envoi1-corrige.jsonl", "problem_match": "\nExercice 4.", "solution_match": "\n\nSolution."}}
+{"year": "2013", "tier": "T2", "problem_label": "5", "problem_type": null, "problem": "Soit $A B C D$ un trapèze dans lequel les côtés $A B$ et $C D$ sont parallèles. On considère un point $P$ de la droite ( $A C$ ) tel que $C$ soit intérieur au segment $[A P]$ et on désigne respectivement par $X$ et $Y$ les milieux des côtés $A B$ et $C D$. La droite ( PX ) rencontre la droite (BC) en $N$ et la droite (PY) rencontre la droite (AD) en $M$. Montrer que la droite ( $M N$ ) est parallèle à la droite ( $A B$ ).", "solution": "Faisons une figure appropriée:\n\n\nTout d'abord considérez le cas où on prend $P$ \"à l'infini\", c'est au lieu de prendre $P X$ et $P Y$ on prend les droites parallèles à $A C$ passant par $X$ et $Y$. Dans ce cas, par Thalès les points $M$ et $N$ sont les milieux respectifs de $A D$ et $B C$, et par conséquent $(M N) \\|(A B)$.\n\nRevenons au cas général. Nous allons essayer de montrer que $\\frac{B N}{N C}=\\frac{A M}{M D}$, et ainsi nous aurons bien $(M N) \\|(A B)$ (je laisse en exercice la démo de ce résultat pour ceux qui ont des doutes). Comme nous avons beaucoup de points alignés et que nous voulons calculer des quotients de longueur, le théorème de Menelaus vient à l'esprit. Dans le triangle $A B C$, les points $X, N, P$ sont alignés, donc :\n\n$$\n\\frac{A X}{X B} \\cdot \\frac{B N}{N C} \\cdot \\frac{C P}{P A}=-1\n$$\n\nMais comme $X$ est le milieu de $A B, \\frac{A X}{X B}=1$, donc $\\frac{B N}{N C}=-\\frac{C P}{P A}$. Ensuite, en utilisant Menelaus dans le triangle $A D C$, on obtient $\\frac{A M}{M D}=-\\frac{C P}{P A}$, et les deux quotients sont égaux. Ensuite il n'est pas très dur de vérifier que l'on arrive bien au résultat attendu, $(M N) \\|(A B)$.\n", "metadata": {"resource_path": "French_STS/segmented/fr-ofm-2012-2013-envoi1-corrige.jsonl", "problem_match": "\nExercice 5.", "solution_match": "\n\nSolution."}}
+{"year": "2013", "tier": "T2", "problem_label": "6", "problem_type": null, "problem": "Soit ABC un triangle et O un point intérieur à ce triangle. D et E sont respectivement les pieds des perpendiculaires abaissées de $O$ sur les droites ( $B C$ ) et ( $A C$ ) et $F$ est le milieu du segment $A B$. Montrer que si $\\mathrm{DF}=\\mathrm{EF}$ alors les angles $\\widehat{\\mathrm{OBD}}$ et $\\widehat{\\mathrm{OAE}}$ sont égaux.", "solution": "Dans cet exercice il y a une hypothèse superflue, à savoir que le point $O$ est à l'intérieur du triangle $A B C$. Nous allons résoure l'exercice sans cette hypothèse.\n\nCommençons par tracer un angle droit $A E O$ et un segment $A B$ et plaçons $F$ au milieu du segment $A B$. Notre but maintenant est de trouver un point D tel que l'angle BDO soit droit et que l'on ait $\\mathrm{FD}=\\mathrm{FE}$.\n\n\nComme la figure ci-dessus l'indique, il exite toujours une façon évidente de placer le point D : il suffit de tracer la droite parallèle à $A E$ passant par $B$ et de prendre le point d'intersection de cette droite avec la droite EO. L'angle BDO est alors droit par construction et on a bien $\\mathrm{FD}=\\mathrm{FE}$, car F est équidistant des deux droites parallèles. Une telle position du point $D$ ne peut pas apparaître dans l'exercice (et cela va nous servir par la suite) : en effet, l'exercice parle d'un triangle $A B C$, or ici les droites $A E$ et $B D$ ne se coupent pas et il n'y a donc pas de point $C$.\n\nRajoutons à notre figure le milieu $M$ du segment $A O$ et le milieu N du segment BO.\n\n\nOn a alors trois segments égaux représentés en gras sur la figure. En effet, $\\mathrm{ME}=\\mathrm{MO}$, car le triangle $A E O$ est rectangle en $E$; et $M O=F N$, car $F N O M$ est un parallélogramme, les lignes des mileux étant parallèles aux côtés du triangle $A O B$.\n\nRevenons maintenant à l'exercice.\n\n\nNous venons de montrer que $\\mathrm{ME}=\\mathrm{FN}$ et on a de même $\\mathrm{ND}=\\mathrm{FM}$. Comme on a de plus $\\mathrm{FD}=\\mathrm{FE}$ par hypothèse, on conclut que les triangles NDF et MFE sont égaux. Il est important de distinguer deux cas : celui où ces triangles sont directement isométriques, comme sur la figure, et celui où ils sont indirectement isométrique (distinction qui n'a pas été faite correctement dans la", "metadata": {"resource_path": "French_STS/segmented/fr-ofm-2012-2013-envoi1-corrige.jsonl", "problem_match": "\nExercice 6.", "solution_match": "\n\nSolution."}}
+{"year": "2013", "tier": "T2", "problem_label": "6", "problem_type": null, "problem": "Soit ABC un triangle et O un point intérieur à ce triangle. D et E sont respectivement les pieds des perpendiculaires abaissées de $O$ sur les droites ( $B C$ ) et ( $A C$ ) et $F$ est le milieu du segment $A B$. Montrer que si $\\mathrm{DF}=\\mathrm{EF}$ alors les angles $\\widehat{\\mathrm{OBD}}$ et $\\widehat{\\mathrm{OAE}}$ sont égaux.", "solution": "initialement proposée).\n\nNous allons utiliser les angles orientés.\n\n1er cas : triangles directement isométriques. Soit\n\n$$\n\\alpha=(M F, M O)=(N O, N F), \\quad \\beta=(M E, M F)=(N F, N D)\n$$\n\nDans le triangle rectangle AEO on a\n\n$$\n(A E, A O)=\\frac{1}{2}(M E, M O) \\bmod 180^{\\circ}\n$$\n\n(L'égalité n'est vraie que modulo $180^{\\circ}$ à cause de la division par 2.) On trouve donc, modulo $180^{\\circ}$,\n\n$$\n(A E, A O)=\\frac{1}{2}(M E, M O)=\\frac{1}{2}[(M E, M F)+(M F, M O)]=\\frac{1}{2}(\\alpha+\\beta) .\n$$\n\nDe la même manière\n\n$$\n(B O, B D)=\\frac{1}{2}(N O, N D)=\\frac{1}{2}[(N O, N F)+(N F, N D)]=\\frac{1}{2}(\\alpha+\\beta) .\n$$\n\nOn a donc $(A E, A O)=(B O, B D)$ mod $180^{\\circ}$. Or les deux angles font partie de triangles rectangles et sont donc aigus, ce qui implique qu'ils sont géométriquement égaux.\n\n2ème cas : triangles indirectement isométriques. Les calculs sont exacement les mêmes que dans le cas précédent, sauf que cette fois-ci on a $(N F, N D)=-\\beta$. On trouve donc\n\n$$\n(A E, A O)=\\frac{1}{2}(\\alpha+\\beta), \\quad(B O, B D)=\\frac{1}{2}(\\alpha-\\beta)\n$$\n\nmodulo $180^{\\circ}$. Ainsi ces angles ne sont pas égaux entre eux. Avons-nous trouvé une erreur dans l'exercice ? Non : en fait nous allons prouver que dans ce cas les droites $A E$ et $B D$ sont parallèles et nous sommes donc dans la configuration interdite mentionnée au début de la", "metadata": {"resource_path": "French_STS/segmented/fr-ofm-2012-2013-envoi1-corrige.jsonl", "problem_match": "\nExercice 6.", "solution_match": " solution "}}
+{"year": "2013", "tier": "T2", "problem_label": "6", "problem_type": null, "problem": "Soit ABC un triangle et O un point intérieur à ce triangle. D et E sont respectivement les pieds des perpendiculaires abaissées de $O$ sur les droites ( $B C$ ) et ( $A C$ ) et $F$ est le milieu du segment $A B$. Montrer que si $\\mathrm{DF}=\\mathrm{EF}$ alors les angles $\\widehat{\\mathrm{OBD}}$ et $\\widehat{\\mathrm{OAE}}$ sont égaux.", "solution": "Pour cela il suffit de prouver que $(A E, A B)+(B A, B D)=0 \\bmod 180^{\\circ}$. On a\n\n$$\n(A E, A B)+(B A, B D)=(A E, A O)+(A O, A B)+(B A, B O)+(B O, B D)\n$$\n\nNous savons déjà que, modulo $180^{\\circ}$,\n\n$$\n(A E, A O)+(B O, B D)=\\frac{1}{2}(\\alpha+\\beta)+\\frac{1}{2}(\\alpha-\\beta)=\\alpha\n$$\n\nDe plus, dans le triangle $A O B$, on a\n\n$$\n(A O, A B)+(B A, B O)=(O A, O B) \\bmod 180^{\\circ} .\n$$\n\nCe dernier angle vaut $180^{\\circ}-\\alpha=-\\alpha \\bmod 180^{\\circ}$. On trouve donc bien que $(A E, A B)+(B A, B D)=$ $\\alpha-\\alpha=0 \\bmod 180^{\\circ}$. Par conséquent $A E$ et $B D$ sont parallèles. Le cas de triangles indirectement isométrique ne peut donc pas apparaître dans un triangle $A B C$.\n\n## Exercices Olympiques", "metadata": {"resource_path": "French_STS/segmented/fr-ofm-2012-2013-envoi1-corrige.jsonl", "problem_match": "\nExercice 6.", "solution_match": " solution."}}
+{"year": "2013", "tier": "T2", "problem_label": "7", "problem_type": null, "problem": "Dans le triangle $A B C$ les bissectrices des angles en $A$ et $C$ rencontrent le cercle circonscrit au triangle $A B C$ respectivement en $A_{0}$ et $C_{0}$. La droite passant par I, centre du cercle inscrit dans le triangle $A B C$, et parallèle à la droite $(A C)$ rencontre la droite ( $A_{0} C_{0}$ ) en $P$.\n\nMontrer que la droite (PB) est tangente au cercle circonscrit au triangle $A B C$.\n$\\underline{\\text {", "solution": "Sur la figure on va rajouter } B_{0} \\text { le point d'intersection de la bissectrice de } \\widehat{A B C} \\text { avec le cercle : }}$\n\n\nAvant de commencer, je veux démontrer un petit résultat sur les arcs. Regardez la figure de droite (je vais noter $\\widehat{U V}$ l'arc délimité par U et V en radians):\n\n$$\n\\widehat{U Y V}=\\widehat{Y V W}+\\widehat{Y X W}=\\frac{1}{2} \\widehat{W X}+\\frac{1}{2} \\widehat{U V} .\n$$\n\nRevenons à nos moutons. Grâce à la formule précédente, on peut calculer :\n\n$$\n\\widehat{\\mathrm{BIC}_{0}}=\\frac{1}{2} \\widehat{\\mathrm{BC}_{0}}+\\frac{1}{2} \\widehat{\\mathrm{~B}_{0} \\mathrm{C}}=\\frac{1}{2} \\widehat{\\mathrm{C}_{0} \\mathrm{~A}}+\\frac{1}{2} \\widehat{\\mathrm{AB}_{0}}=\\widehat{\\mathrm{C}_{0} \\mathrm{BI}} .\n$$\n\nDonc le triangle $\\mathrm{BIC}_{0}$ est isocèle en $\\mathrm{C}_{0}$. On prouve de même que $A_{0} B I$ est isocèle en $A_{0}$, donc $\\left(A_{0} C_{0}\\right)$ est la médiatrice du segment BI.\n\nPar symétrie, $\\widehat{A_{0} \\mathrm{BP}}=\\widehat{A_{0} \\mathrm{IP}}$, et comme (IP) et ( AC ) sont parallèles, $\\widehat{A_{0} \\mathrm{IP}}=\\widehat{\\mathrm{A}_{\\mathrm{O}} A C}=\\widehat{\\mathrm{BAA}_{0}}$. Comme $\\widehat{A_{0} \\mathrm{BP}}=\\widehat{\\mathrm{BAA}_{0}}$, on se retrouve avec le cas extrême du théorème de l'angle inscrit, et par la réciproque du théorème ( BP ) est tangente au cercle.", "metadata": {"resource_path": "French_STS/segmented/fr-ofm-2012-2013-envoi1-corrige.jsonl", "problem_match": "\nExercice 7.", "solution_match": " Solution."}}
+{"year": "2013", "tier": "T2", "problem_label": "8", "problem_type": null, "problem": "Soit $A B C$ un triangle non isocèle en $A$; I et $O$ sont respectivement le centre du cercle inscrit et le centre du cercle circonscrit de ce triangle $A B C$ et le cercle inscrit touche le côté BC en D. La bissectrice intérieure de l'angle en $A$ dans le triangle $A B C$ rencontre le cercle circonscrit au point $M$ et la droite (DM) rencontre à nouveau le cercle circonscrit en P .\n\nMontrer que l'angle $\\widehat{A P I}$ est un angle droit.", "solution": "On va placer E le point diamétralement opposé à A sur le cercle circonscrit. Si on arrive à prouver que les points $\\mathrm{P}, \\mathrm{I}$ et E sont alignés, alors l'angle $\\widehat{A P I}$ sera droit.\n\n\nTout d'abord, ramenez-vous au début de la preuve de l'exo 7 pour démontrer que $M I=M B$. Ensuite, $\\widehat{M P B}=\\widehat{C B M}$ puisque $M$ est le milieu de l'arc $\\widehat{B C}$. Les triangles MPB et MBD sont semblables (ils ont l'angle $\\widehat{M}$ en commun et ont un deuxième angle égal). Donc\n\n$$\n\\frac{M P}{M B}=\\frac{M B}{M D} \\Longrightarrow M P \\cdot M D=M B^{2}=M I^{2}\n$$\n\nLe cercle passant par les points P , I et D admet donc la droite MI comme tangente (par la théorie de la puissance d'un point part rapport à un cercle). On en déduit grâce au cas extrème du théorème de l'angle inscrit que\n\n$$\n\\widehat{\\mathrm{DPI}}=\\widehat{\\mathrm{DIM}}\n$$\n\nLe point $M$ est le milieu de l'arc $\\widehat{B C}$, donc la droite $O M$ est la médiatrice de $[B C]$, et les droites $O M$ et ID sont parallèles. De plus le triangle $A O M$ est isocèle en $O$. Ainsi\n\n$$\n\\widehat{\\mathrm{DIM}}=\\widehat{\\mathrm{IMO}}=\\widehat{\\mathrm{MAE}}=\\widehat{\\mathrm{MPE}}\n$$\n\noù la dernière égalité est simplement l'angle inscrit. On a montré que :\n\n$$\n\\widehat{\\mathrm{MPI}}=\\widehat{\\mathrm{MPE}},\n$$\n\nles points P, I, E sont bien alignés, la démonstration est achevée.\n", "metadata": {"resource_path": "French_STS/segmented/fr-ofm-2012-2013-envoi1-corrige.jsonl", "problem_match": "\nExercice 8.", "solution_match": "\nSolution."}}
+{"year": "2013", "tier": "T2", "problem_label": "9", "problem_type": null, "problem": "On considère un cercle de centre $O$ et quatre points $A B C D$ de ce cercle tels que le point d'intersection $P$, autre que $O$, des cercles circonscrits aux triangles $A B O$ et $C D O$ soit intérieur au triangle OAD. On choisit un point $Q$ de la demi-droite [OP) à l'extérieur du segment $[O P]$ et on choisit un point $R$ de la demi-droite $[\\mathrm{PO})$ à l'extérieur du segment $[\\mathrm{OP}]$. Montrer que les angles $\\widehat{\\mathrm{QAP}}$ et $\\widehat{\\mathrm{OBR}}$ sont égaux si et seulement si les angles $\\widehat{\\mathrm{PDQ}}$ et $\\widehat{\\mathrm{RCO}}$ sont égaux.", "solution": "Tout d'abord on remarque que les droites $\\mathrm{AB}, \\mathrm{CD}$ et OP sont concourantes, puisque ce sont les trois axes radicaux des cercles de la figure pris deux deux. Notons $M$ leur point d'intersection.\n\n\nComme $M$ est l'intersection des axes radicaux, on a\n\n$$\nM O \\cdot M P=M A \\cdot M B=M C \\cdot M D .\n$$\n\nNous allons travailler dans les complexes. On notera $z_{A}$ l'affixe du point $A$ etc. On peut supposer que $M$ est l'origine, que la droite ( OM ) est l'axe des réels et que $z_{\\mathrm{O}} z_{\\mathrm{P}}=1$. Considérons l'inversion de centre $M$ qui échange $O$ et $P$, qui sera d'équation : $A \\leftrightarrow A^{\\prime}$ ssi $z_{A} \\overline{z_{\\mathcal{A}^{\\prime}}}=1$. Grâce à la relation d'au dessus, cette inversion transforme $A$ en $B$ et $C$ en $D$. Plaçons un point $Q$ sur la droite $O P$ et notons $R$ son image par l'inversion. Nous allons montrer que $\\widehat{\\mathrm{QAP}}=\\widehat{\\mathrm{OBR}}$. Gardez en tête que $z_{\\mathrm{O}}, z_{\\mathrm{P}}, z_{\\mathrm{Q}}, z_{\\mathrm{R}}$ sont tous réels :\n\n$$\n\\widehat{\\mathrm{QAP}}=\\arg \\left(\\frac{z_{\\mathrm{Q}}-z_{\\mathrm{A}}}{z_{\\mathrm{P}}-z_{\\mathrm{A}}}\\right)=\\arg \\left(\\frac{\\frac{1}{z_{\\mathrm{R}}}-\\frac{1}{z_{\\mathrm{z}}}}{\\frac{1}{z_{\\mathrm{O}}}-\\frac{1}{z_{\\mathrm{B}}}}\\right)=\\arg \\left(\\frac{z_{\\mathrm{O}}}{z_{\\mathrm{R}}} \\frac{\\overline{z_{\\mathrm{B}}}-z_{\\mathrm{R}}}{\\overline{z_{\\mathrm{B}}}-z_{\\mathrm{O}}}\\right) .\n$$\n\nComme $z_{\\mathrm{O}} / z_{\\mathrm{R}}$ est réel, son argument vaut 0 à $\\pi$ près. Ensuite on utilise la formule $\\arg (\\bar{z})=-\\arg (z)$ pour finir le calcul :\n\n$$\n\\widehat{\\mathrm{QAP}}=-\\arg \\left(\\frac{z_{\\mathrm{B}}-z_{\\mathrm{R}}}{z_{\\mathrm{B}}-z_{\\mathrm{O}}}\\right)=\\widehat{\\mathrm{OBR}}\n$$\n\nDe même on montre que $\\widehat{P D Q}=\\widehat{R C O}$. Ainsi, la seule façon de placer le point $R$ telle que $\\widehat{\\mathrm{QAP}}=\\widehat{\\mathrm{OBR}}$ est de le mettre sur l'image de Q par l'inversion, et on a dans ce cas $\\widehat{\\mathrm{PDQ}}=\\widehat{\\mathrm{RCO}}$.\n\n\nFin", "metadata": {"resource_path": "French_STS/segmented/fr-ofm-2012-2013-envoi1-corrige.jsonl", "problem_match": "\nExercice 9.", "solution_match": "\n\nSolution."}}
diff --git a/French_STS/segmented/fr-ofm-2012-2013-envoi2-corrige.jsonl b/French_STS/segmented/fr-ofm-2012-2013-envoi2-corrige.jsonl
new file mode 100644
index 0000000000000000000000000000000000000000..cf17897e65babaef87e930fbed90e12080d6093a
--- /dev/null
+++ b/French_STS/segmented/fr-ofm-2012-2013-envoi2-corrige.jsonl
@@ -0,0 +1,9 @@
+{"year": "2013", "tier": "T2", "problem_label": "1", "problem_type": null, "problem": "Peut-on numéroter les arêtes d'un cube de 1 à 12 en sorte que la somme des nombres sur les arêtes entrant dans un sommet du cube soit la même pour tous les sommets?", "solution": "Nous allons prouver par l'absurde que la réponse à la question est négative.\nSupposons qu'une telle numérotation existe et notons $k$ la somme dans chaque sommet. Sur chaque arête, écrivons son numéro deux fois : une fois à un bout de l'arête et l'autre fois à l'autre bout. Maintenant, calculons la somme des numéros ainsi écrits de deux manières différentes.\n\nPremière manière : on additionne les numéros arête par arête. On trouve alors $2(1+2+\\cdots+12)$, car chaque numéro de 1 à 12 est écrit deux fois.\n\nDeuxième manière : on additionne les numéros sommet par sommet. Par hypothèse, la somme vaut $k$ dans chaque sommet. Au total, on trouve donc 8 k .\n\nConclusion:\n\n$$\n8 k=2(1+2+\\ldots+12)=12 \\times 13=4 \\times 39\n$$\n\nd'où $k=39 / 2$, ce qui est impossible.\n", "metadata": {"resource_path": "French_STS/segmented/fr-ofm-2012-2013-envoi2-corrige.jsonl", "problem_match": "\nExercice 1.", "solution_match": "## Solution."}}
+{"year": "2013", "tier": "T2", "problem_label": "2", "problem_type": null, "problem": "Les sept dixièmes de la surface de la Terre sont couverts par l'océan. Montrer qu'il existe un diamètre de la Terre dont les deux extrémités baignent dans l'océan.", "solution": "Soit $S$ la surface couverte par l'océan et $S^{\\prime}$ son symétrique par rapport au centre de la Terre. Si les surfaces $S$ et $S^{\\prime}$ étaient disjointes, elles occuperaient ensemble les 14/10 de la surface de la Terre, ce qui est impossible, car $14 / 10>1$. Donc $S$ et $S^{\\prime}$ ont au moins un point d'intersection, qu'on appellera $P$. Soit $\\mathrm{P}^{\\prime}$ le symétrique de $P$ par rapport au centre de la Terre. On a donc $P \\in S$ et $P \\in S^{\\prime}$, autrement dit $P \\in S$ et $P^{\\prime} \\in S$. Par conséquent, les deux bouts du diamètre $P P^{\\prime}$ baignent dans l'océan.\n", "metadata": {"resource_path": "French_STS/segmented/fr-ofm-2012-2013-envoi2-corrige.jsonl", "problem_match": "\nExercice 2.", "solution_match": "\n\nSolution."}}
+{"year": "2013", "tier": "T2", "problem_label": "3", "problem_type": null, "problem": "Trouver cent entiers positifs distincts $n_{1}, \\ldots, n_{100}$ tels que\n\n$$\n1=\\frac{1}{n_{1}}+\\frac{1}{n_{2}}+\\cdots+\\frac{1}{n_{100}}\n$$", "solution": "Nous montrerons par récurrence la propriété suivante :\nPour tout entier $k \\geqslant 3$ on peut trouver $k$ entiers positifs $n_{1}
1$ impair. Il n'y a ainsi pas de", "metadata": {"resource_path": "French_STS/segmented/fr-ofm-2015-2016-envoi-5-solutions.jsonl", "problem_match": "\nExercice 1.", "solution_match": " solution "}}
+{"year": "2016", "tier": "T2", "problem_label": "1", "problem_type": null, "problem": "Déterminer tous les entiers naturels a pour lesquels il existe des nombres premiers $\\mathbf{p}, \\mathbf{q}, \\mathrm{r}$, pas forcément distincts, tels que\n\n$$\na=\\frac{p+q}{r}+\\frac{q+r}{p}+\\frac{r+p}{q}\n$$", "solution": "dans ce cas, ce qui conclut.", "metadata": {"resource_path": "French_STS/segmented/fr-ofm-2015-2016-envoi-5-solutions.jsonl", "problem_match": "\nExercice 1.", "solution_match": " solution "}}
+{"year": "2016", "tier": "T2", "problem_label": "2", "problem_type": null, "problem": "Au club théâtre d'un lycée, on a formé 14 groupes de 4 élèves afin de travailler les scènes d'une pièce. Deux groupes différents ont toujours un et un seul élève en commun.\na) Prouver qu'il existe un élève qui appartient à au moins 5 groupes.\nb) Chaque élève du club théâtre est membre d'au moins un groupe. Combien y a-t-il d'élèves dans ce club?", "solution": "de l'exercice 2\n\na) Soit G un des groupes. Chacun des 13 autres groupes a un élève en commun avec G. Or $13=3 \\times 4+1$ donc, d'après le principe des tiroirs, un des quatre élèves de G, disons $x$, appartient à au moins 4 des neuf autres groupes. Avec G, cela signifie que $x$ appartient à au moins 5 groupes.\nb) Prouvons que $x$ appartient à tous les groupes. On note $\\mathrm{G}=\\mathrm{G}_{1}, \\mathrm{G}_{2}, \\mathrm{G}_{3}, \\mathrm{G}_{4}, \\mathrm{G}_{5}$ des groupes auxquels appartient $x$, puis on procède par l'absurde : supposons qu'il existe un groupe $\\mathrm{G}^{\\prime}$ tel que $x \\notin \\mathrm{G}^{\\prime}$.\nPuisque $\\mathrm{G}^{\\prime}$ a un élève en commun avec chacun des groupes $\\mathrm{G}_{1}, \\mathrm{G}_{2}, \\mathrm{G}_{3}, \\mathrm{G}_{4}, \\mathrm{G}_{5}$ et, comme $\\mathrm{G}^{\\prime}$ ne contient que quatre élèves, c'est que l'un des membres de $G^{\\prime}$, disons $y$, appartient à deux de ces cinq groupes, disons $G_{i}$ et $G_{j}$, avec $1 \\leqslant i