diff --git "a/val.jsonl" "b/val.jsonl" --- "a/val.jsonl" +++ "b/val.jsonl" @@ -5,16 +5,16 @@ {"volume":10,"numero":1404,"head":"MELANI Montes","entryType":"Place","cardinality":"Single","placeType":"Mountain","text":" MELANI Montes, (Géog. anc.) en grec Μέλανα ὄρη, chaîne de montagnes que Ptolomée place dans l'Arabie pétrée : ce sont les mêmes montagnes que l'Ecriture-sainte nomme Oreb & Sinaï. ","placeNames":[{"end":108,"label":"Pays","start":93,"text":"l'Arabie pétrée"},{"end":171,"label":"Montagne","start":167,"text":"Oreb"},{"end":179,"label":"Montagne","start":174,"text":"Sinaï"}],"spatialRelations":[],"segmentedDescriptions":[]} {"volume":15,"numero":1687,"head":"Sor","entryType":"Place","cardinality":"Multiple","placeType":null,"text":" Sor, (Géog. mod.) nom de deux petites rivieres de France ; l'une est dans le Languedoc, au Lauragais ; elle passe à Sorèze, & se jette dans l'Agout ; l'autre dans l'Alsace, a sa source au mont de Vosge, & se perd dans le Rhin, à Offentorff. (D. 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(Géog.) ce terme signifie ordinairement ce vaste amas d'eau qui environne toute la terre, & qui s'appelle plus proprement Océan. Voyez Océan. Mer est un mot dont on se sert aussi pour exprimer une division ou une portion particuliere de l'Océan, qui prend son nom des contrées qu'elle borde, ou d'autres circonstances. Ainsi l'on dit, la mer d'Irlande, la mer Méditerranée, la mer Baltique, la mer Rouge, &c. Voyez Méditerranée. Jusqu'au tems de l'empereur Justinien, la mer étoit commune & libre à tous les hommes ; c'est pour cela que les lois romaines permettoient d'agir contre toute personne qui en troubleroit un autre dans la navigation libre, ou qui gêneroit la pêche de la mer. L'empereur Léon, dans sa 56e novelle, a été le premier qui ait accordé aux personnes qui étoient en possession de terres, le privilege de pêcher devant leurs territoires respectifs exclusivement aux autres. Il donna même une commission particuliere à certaines personnes pour partager entr'elles le Bosphore de Thrace. Depuis ce tems les princes souverains ont tâché de s'approprier la mer, & d'en défendre l'usage public. La république de Vénise prétend si fort être la maîtresse dans son golfe, qu'il y a tous les ans des épousailles formelles entre le doge & la mer Adriatique. Dans ces derniers tems les Anglois ont prétendu particulierement à l'empire de la mer dans le canal de la Manche, & même à celui de toutes les mers qui environnent les trois royaumes d'Angleterre, d'Ecosse & d'Irlande, & cela jusqu'aux côtes ou aux rivages des états voisins : c'est en conséquence de cette prétention que les enfans nés sur les mers de leur dépendance sont déclarés natifs d'Angleterre, comme s'ils étoient nés dans cette île même. Grotius & Selden ont disputé fortement sur cette prétention dans des ouvrages qui ont pour titre, mare liberum, la mer libre, & mare clausum, la mer interdite. Chambers. Mer Méditerranée. Voyez Méditerranée. Mer Noire. Voyez Noire. Mer Rouge. Voyez Rouge. Mer Caspienne. Voyez Caspienne & Lac. Sur les différens phénomenes de la mer, voyez Flux & Reflux, Marée, Vent, Courant, Moussons, Géographie Physique, Lac. Voyez aussi le discours de M. de Buffon sur la théorie de la terre, art. 8. 13. 19. On prouve dans ce discours ; 1°. que les amas prodigieux de coquilles qu'on trouve dans le sein de la terre à des distances fort considérables de la mer, montrent incontestablement que la mer a couvert autrefois une grande partie de la terre ferme que nous habitons aujourd'hui. Hist. acad. 1720. pag. 5. 2°. Que le fonds de la mer est composé à-peu-près comme la terre que nous habitons, parce qu'on y trouve les mêmes matieres, & qu'on tire de la surface du fonds de la mer les mêmes choses que nous tirons de la surface de la terre. 3°. Que la mer a un mouvement général d'orient en occident qui fait qu'elle abandonne certaines côtes, & qu'elle avance sur d'autres. 4°. Qu'il est très-probable que les golfes & les détroits ont été formés par l'irruption de l'Océan dans les terres. Voyez Continent & Terraquée. Voyez aussi Déluge, Montagne & Fossile . (O) C'est une vérité reconnue aujourd'hui par les naturalistes les plus éclairés, que la mer, dans les tems les plus reculés, a occupé la plus grande partie du continent que nous habitons ; c'est à son séjour qu'est dû la quantité prodigieuse de coquilles, de squelettes de poissons, & d'autres corps marins que nous trouvons dans les montagnes & dans les couches de la terre, dans des endroits souvent très-éloignés du lit que la mer occupe actuellement. Vainement voudroit-on attribuer ces phénomenes au déluge universel ; on a fait voir dans l'article Fossilles, que cette révolution n'ayant été que passagere, n'a pu produire tous les effets que la plûpart des physiciens lui ont attribués. Au contraire, en supposant le séjour de la mer sur notre continent, rien ne sera plus sacile que de se faire une idée claire de la formation des couches de la terre, & de concevoir comment un si grand nombre de corps marins se trouvent renfermés dans un terrein que la mer a abandonné. Voyez Fossilles ; Terre, couches de la ; Terre, révolutions de la. La retraite de la mer a pu se faire ou subitement, ou sucessivement, & peu-à-peu ; en effet, ses eaux ont pu se retirer tout-à-coup, & laisser à sec une portion de notre continent par le changement du centre de gravité de notre globe, qui a pu causer l'inclination de son axe. A l'égard de la retraite des eaux de la mer qui se fait successivement & par degrés insensibles, pour peu qu'on ait considéré les bords de la mer, on s'apperçoit aisément qu'elle s'éloigne peu-à-peu de certains endroits, que les côtes augmentent, & que l'on ne trouve plus d'eau dans des endroits qui étoient autrefois des ports de mer où les vaisseaux abordoient. L'ancienne ville d'Alexandrie est actuellement assez éloignée de la mer ; les villes d'Arles, d'Aigues-mortes, &c. étoient autrefois des ports de mer ; il n'y a guere de pays maritimes qui ne sournissent des preuves convaincantes de cette vérité; c'est sur tout en Suede que ces phénomenes ont été observés avec le plus d'exactitude depuis quelques années, ils ont donné lieu à une dispute très-vive entre plusieurs membres illustres de l'académie royale des sciences de Stockholm. M. Dalin ayant publié une histoire générale de la Suede, très-estimée des connoisseurs, osa jetter quelques soupçons sur l'antiquité de ce royaume, & parut douter qu'il eût été peuplé aussi anciennement que l'avoient prétendu les historiens du nord qui l'ont précédé; il alla plus loin, & crut trouver des preuves que plusieurs parties de la Suede avoient été couvertes des eaux de la mer dans des tems fort peu éloignés de nous ; ces idées ne manquerent pas de trouver des contradicteurs ; presque tous les peuples de la terre ont de tout tems été très-jaloux de l'antiquité de leur origine. On crut la Suede deshonorée parce qu'elle n'avoit point été immédiatement peuplée par les fils de Noé. M. Celsius, savant géometre de l'académie de Stockholm, inséra en 1743, dans le recueil de son académie, un mémoire très curieux ; il y entre dans le détail des faits qui prouvent que les eaux ont diminué & diminuent encore journellement dans la mer Baltique, ainsi que l'Océan qui borne la Suede à l'occident. Il s'appuie du témoignage d'un grand nombre de pilotes & de pêcheurs avancés en âge, qui attestent avoir trouvé dans leur jeunesse beaucoup plus d'eau en certains endroits qu'ils n'en trouvent aujourd'hui ; des écueils & des pointes des rochers qui étoient anciennement sous l'eau ou à fleur d'eau, sortent maintenant de plusieurs piés au-dessus du niveau de la mer ; on ne peut plus passer qu'avec des chaloupes ou des barques dans des endroits où il passoit autrefois des navires chargés ; des bourgs & des villes qui étoient anciennement sur le bord de la mer, en sont maintenant à une distance de quelques lieues ; on trouve des ancres & des débris de vaisseaux qui sont fort avancés dans les terres, &c. Après avoir fait l'énumération de toutes ces preuves, M. Celsius tente de déterminer de combien les eaux de la mer baissent en un tems donné. Il établit son calcul sur plusieurs observations qui ont été faites en différens endroits, il trouve entr'autres qu'un rocher qui étoit il y a 168 ans à fleur d'eau, & sur lequel on alloit à la pêche des veaux marins, s'est élevé depuis ce tems de 8 piés au-dessus de la surface de la mer. M. Celsius trouve que l'on marche à sec dans un endroit où 50 ans auparavant on avoit de l'eau jusqu'au genou. Il trouve que des écueils qui étoient cachés sous l'eau, dans la jeunesse de quelques anciens pilotes, & qui même étoient à deux piés de profondeur, sortent maintenant de 3 piés, &c. De toutes ces observations, il résulte, suivant M. Celsius, que l'on peut faire une estimation commune, & que l'eau de la mer baisse en un an de 4 1\/2 lignes, en 18 ans de 4 pouces & 5 lignes, en cent ans de 4 piés 5 pouces, en 500 ans de 22 piés 5 pouces, en mille ans de 45 piés géométriques, &c. M. Celsius remarque, avec raison, qu'il seroit à souhaiter que l'on observât exactement la hauteur de certains endroits au dessus du niveau de la mer, par ce moyen la postérité seroit à portée de juger avec certitude de la diminution de ses eaux ; à sa priere, M. Rudman son ami, fit tracer en 1731 une ligne horisontale sur une roche appellee swarthoellen poe wihcken, qui se trouve à la partie septentrionale de l'île de Loefgrund, à deux milles au nord-est de Gefle. Cette ligne marque précisément jusqu'où venoit la surface des eaux en 1731. Voyez les mémoires de l'académie de Suede, tom. V. année 1743. Il seroit à souhaiter que l'on fit des observations de ce genre sur toutes les côtes & dans toutes les mers connues, cela jetteroit beaucoup de jour sur un phénomene trés-curieux de la Physique, & dont jusqu'à présent l'on ne paroît s'être fortement occupé qu'en Suede. La grande question qui partage maintenant les académiciens de Suede, a pour objet de savoir si la diminution des eaux de la mer est réelle ; c'est-à-dire, si la somme totale des eaux de la mer diminue effectivement sur notre globe, ce qui paroît être le sentiment de M. Celsius, du célebre M. Linnaeus & de plusieurs autres : ou si, comme M. Browallius & d'autres le prétendent, cette diminution des eaux n'est que relative ; c'est-à-dire, si la mer va regagner d'un côté ce qu'elle perd d'un autre. On sent aisément combien cette question est embarrassante ; en effet, il faudroit un grand nombre d'observations faites dans toutes les parties de notre globe, & continuées pendant plusieurs siecles pour la décider avec quelque certitude. Il est constant que les eaux de la mer s'élevent en vapeurs, forment des nuages & retombent en pluie ; une partie de ces pluies rentre dans la mer, une autre forme des rivieres qui retombent encore dans la mer, de là il résulte une circulation perpétuelle qui ne tend point à produire une diminution réelle des eaux de la mer ; mais, suivant M. Celsius, la partie des eaux qui abreuve les terres, & qui sert à la végétation, c'est-à-dire, à l'accroissement des arbres & des plantes, est perdu pour la somme totale des eaux, & cette partie, selon lui, peut se convertir en terre par la putréfaction des végétaux, sentiment qui a été soutenu par Van Helmont, & qui n'est rien moins que démontré; le grand Newton, qui l'a adopté, en conclut que les parties solides de la terre vont en s'augmentant, tandis que les parties fluides diminuent & doivent un jour disparoître totalement, vû que, suivant ce savant géometre, notre globe tend perpétuellement à s'approcher du soleil ; d'où il conjecture qu'il finira par se dessécher totalement, à moins que l'approche de quelque comete ne vienne rendre à notre planete l'humidité qu'elle aura perdue. M. Celsius trouve encore une autre maniere d'expliquer la diminution des eaux de la mer ; c'est que, selon lui, une partie des eaux se retire dans les cavités & les abysmes qui sont au fond du lit de la mer ; mais il ne nous dit point comment ces cavités se forment : il y a tout lieu de croire que c'est le feu qui fait place à l'eau, & que les eaux de la mer vont occuper les espaces qui ont été creusés par les feux souterreins dont l'intérieur de notre globe est perpétuellement consumé. Il seroit très-important que l'on fît les observations nécessaires pour constater jusqu'à quel point ces idées peuvent être fondées ; cela ne manqueroit pas de jetter beaucoup de lumieres sur la Physique & sur la Géographie, & sur la connoissance de notre globe. M. Celsius croit que la Scandinavie a été anciennement une île, & que le golfe de Bothnie communiquoit autrefois avec la mer Blanche par les marais aujourd'hui formés par l'Ulo-Elbe ; ce sentiment s'accorde avec celui de Ptolémée & de plusieurs anciens géographes, qui ont parlé de la Scandinavie comme d'une île. Ce n'est point seulement dans le nord que l'on a observé que les eaux de la mer se retiroient & laissoient à sec une partie de son lit, les plus anciens historiens nous apprennent que l'île du Delta en Egypte, qui se trouve à l'embouchure du Nil, a été formée par le limon que ce fleuve a successivement déposé. Les voyageurs modernes ont observé que le continent gagnoit continuellement de ce côté. Les ruines du port de Carthage sont aujourd'hui fort éloignées de la mer. On a aussi remarqué que la Méditerranée se retiroit des côtes méridionales de la France vers Aigues-mortes, Arles, &c. & l'on pourroit conjecturer qu'au bout de quelques milliers d'années, cette mer disparoîtra totalement, comme M. Celsius présume que cela arrivera à la mer Baltique. On peut en dire autant de la mer Noire, de la mer Caspienne dont le fond doit nécessairement hausser par les dépôts qu'y font les grandes rivieres qui vont s'y rendre. Tout ce qui précede, nous prouve que les mers produisent sur notre globe des changemens perpétuels. Il y en a qui disparoissent dans un endroit ; il n'en est pas moins certain qu'il s'en produit de nouvelles dans d'autres. C'est ainsi qu'a été forla mer d'Harlem en Hollande, que l'on voit entre Harlem & Amsterdam, dont la formation qui est assez récente, est due à des vents violens qui ont poussé les eaux de la mer par-dessus ses anciennes bornes, & qui par-là ont inondé un terrein bas d'où ces eaux n'ont point pu se retirer. Pline regarde la mer Méditerranée comme formée par une irruption pareille de l'Océan. Voici comme ce célebre naturaliste s'exprime, au liv. III. de son hist. natur. Terrarum orbis universus in très dividitur partes ; Europam, Asiam & Africam ; origo ab occasu solis & gaditano freto, qua irrumpens Oceanus atlanticus in maria interiora diffunditur. Il y a des mers, telles que la mer Caspienne, là mer morte, &c. qui se trouvant au milieu des terres, n'ont point de passages sensibles par où l'écoulement des eaux qu'elles reçoivent puisse se faire. Le P. Kircher & plusieurs autres naturalistes ont soupçonné que leurs eaux s'écouloient par des conduits ou canaux souterreins par où elles se dégorgeoient dans l'Océan ; & qu'il y avoit une espece de liaison entre toutes les mers, qui fait qu'elles communiquent les unes avec les autres. Ces auteurs n'ont trouvé que ce moyen d'expliquer pourquoi ces mers ne débordoient point, malgré les eaux des rivieres qu'elles reçoivent continuellement ; mais ils n'ont point fait attention que l'évaporation pouvoit être équivalente à la quantité d'eau que ces mers reçoivent journellement. C'est au séjour des eaux de la mer sur de certaines portions de notre continent, qu'il faut attribuer la formation des mines de sel gemme ou de sel marin fossile que l'on trouve dans plusieurs pays qui sont maintenant très-éloignés de la mer. Des eaux salées sont restées dans des cavités d'où elles ne pouvoient sortir. Là, par l'évaporation, ces eaux ont déposé leur sel, qui, après avoir pris une consistance solide & concrete, a été recouvert de terre, & forme des couches entieres que l'on rencontre aujourd'hui à plus ou moins de profondeur. Voyez l'article Sel gemme. Il n'est point si aisé de rendre raison de la salure des eaux de la mer, & d'expliquer d'où elle tire son origine. Un grand nombre de physiciens ont cru que l'on devoit supposer le fond de la mer rempli de masses ou de roches de sel que les eaux de la mer dissolvoient perpétuellement, mais on ne nous apprend point comment ces masses de sel ont été elles-mêmes formées. Au reste, le célebre Stahl regarde la formation du sel marin comme un des mysteres de la nature que la chimie n'a point encore pu découvrir. En général, nous savons que tous les sels sont composés d'une terre atténuée & d'eau, & l'on pourroit présumer que le sel marin se génere continuellement dans la mer. Quelques physiciens ont cru que l'eau de la mer avoit été salée des la création du monde. Ils se fondent sur ce que sans cela les poissons de mer, exigeant une eau salée, n'auroient pas pu y vivre, si elle n'avoit été salée dans son origine. M. Cronstedt, de l'acad. des Sciences de Suede, remarque dans sa minéralogie, §. 21, que l'eau de la mer tient en dissolution une quantité prodigieuse de terre calcaire, qui est saturée par l'acide du sel marin. C'est cette terre qui s'attache au fond des chaudieres où l'on fait cuire l'eau pour obtenir le sel ; elle a la propriété d'attirer l'humidité de l'air. Suivant cet auteur, c'est cette terre calcaire qui forme les coquilles, les écailles des animaux crustacés, &c. à quoi il ajoute qu'il peut arriver que la nature sache le moyen de faire de la chaux un sel alkali qui serve de base au sel marin. Quoi qu'il en soit de toutes ces conjonctures, il est constant que toutes les mers qui sont sur notre globe, ne sont point également salées. Dans les pays chauds & vers la ligne, l'eau de la mer est beaucoup plus salée que vers le nord : ce qui-vient de la forte évaporation que la chaleur cause, & qui doit rapprocher & comme concentrer le sel. Des circonstances particulieres peuvent encore concourir à faire que les eaux de la mer soient moins salées en quelques endroits qu'en d'autres : cela arrivera, par exemple, vers l'embouchure d'une riviere dont l'eau tempérera la salure de la mer dans un grand espace ; c'est ainsi qu'on nous dit que la mer Blanche n'est nullement salée à l'embouchure de la grande riviere d'Oby en Sibérie. D'ailleurs, il peut se faire qu'il y ait dans de certains endroits des sources, qui, en entrant dans la mer & en sortant du fond de son lit, adoucissent sa salure dans ces sortes d'endroits ; mais c'est sans fondement que quelques personnes ont étendu cette regle, & ont prétendu que l'on trouvoit toujours de l'eau douce au fond de la mer. Voyez l'article suivant, Mer, eau de la. Outre la salure, les eaux de la mer ont ordinairement un goût bitumineux & dégoûtant qui révolte l'estomac de ceux qui veulent en boire. Il y a lieu de conjecturer que ce goût leur vient des couches de matieres bitumineuses qui se trouvent dans le lit de la mer: à quoi l'on peut joindre la décomposition de la graisse que fournit une quantitéimmense d'animaux & de poissons de toute espece, qui vivent & meurent dans toutes les mers. La salure & le mauvais goût des eaux de la mer empêchent de la boire. C'est pour remédier à cet inconvénient, que l'on est obligé d'embarquer de l'eau douce dans les vaisseaux ; & lorsque les voyages sont fort longs, cette eau douce se corrompt, & les équipages se trouvent dans un très-grand embarras. Depuis long-tems on avoit inutilement cherché le moyen de dessaller l'eau de la mer. Enfin il y a quelques années que M. Appleby, chimiste anglois, a trouvé le secret de rendre cette eau potable ; cette découverte lui a mérité une récompense très-considérable de la part du parlement d'Angleterre qui a fait publier son secret. Il consiste à mettre quatre onces de pierre à cautere & d'os calcinés sur environ vingt pintes d'eau de mer ; on distille ensuite cette eau avec un alambic, & l'eau qui passe à la distillation est parfaitement douce. Cette expérience importante a été réiterée avec succès par M. Rouelle. Pour peu qu'on veuille s'en donner la peine, on adaptera les vaisseaux distillatoires à la cheminée de la cuisine d'un vaisseau, & sans augmentation de dépense, on pourra distiller continuellement de l'eau de mer, en même tems que l'on préparera les alimens des équipages. Les eaux de la mer ont trois especes de mouvement. Le premier est le mouvement d'ondulation ou de fluctuation que les vents excitent à sa surface en produisant des flots ou des vagues plus ou moins considérables, en raison de la force qui les excite. Ce mouvement des flots est modifié par la position des côtes, des promontoires, des îles, &c. que les eaux agitées par les vents rencontrent. Le second mouvement de la mer est celui que l'on nomme courant ; c'est celui par lequel les eaux de la mer sont continuellement entraînées d'orient vers l'occident ; mouvement qui est plus fort vers l'équateur que vers les poles, & qui fournit une preuve incontestable, que le mouvement de la terre sur son axe se fait d'occident vers l'orient. Ce mouvement dans l'Océan, commence aux côtes occidentales de l'Amérique, où il est peu violent ; ce qui lui fait donner le nom de mer pacifique. Mais en partant de-là, les eaux dont le mouvement est accéléré, après avoir fait le tour du globe, vont frapper avec violence les côtes orientales de cette partie du monde, qu'elles romproient peut-être, si leur force n'étoit arrêtée par les îles qui se trouvent en cet endroit, & que quelques auteurs regardent comme des restes de l'Atlantide ou de cette île immense dont les anciens prêtres égyptiens, au rapport de Platon, ne parloient déjà que par tradition. Un auteur allemand moderne appellé M. Popowits, qui a publié en 1750, en sa langue, un ouvrage curieux, sous le titre de recherches sur la mer, présume que tôt ou tard la violence du mouvement de la mer dont nous parlons, forceroit un passage au travers de l'isthme de Panama, si ce terrein n'étoit rempli de roches qui opposent de la résistance aux entreprises de la mer ; sur quoi il remarque que quelque tremblement de terre pourra quelque jour aider la mer à effectuer ce qu'elle n'a point encore pu faire toute seule. Cette conjecture est d'autant mieux fondée que plusieurs exemples nous prouvent que la violence des eaux de la mer arrache & sépare des parties du continent, & fait des îles de ce qui étoit autrefois terre terme. C'est ainsi qu'une infinité de circonstances prouvent que la grande Bretagne tenoit autrefois à la France ; vérité qui a été mise dans un très-grand jour par M. Desmarets dans sa dissertation sur l'ancienne jonction de l'Angleterre avec la France, publiée il y a peu de tems. On ne peut guere douter non plus que la Sicile n'ait été séparée de la même maniere de l'Italie, &c. Le troisieme mouvement de la mer est celui qui est connu sous le nom de la marée ou du flux & reflux ; on n'en parlera point ici, vu que cet important phénomene a été examiné au long dans les articles Flux & Marée. Outre les trois especes de mouvemens dont on vient de parler, il en est encore un autre sur lequel les physiciens ne sont point tout-à-fait d'accord. Quelques auteurs pretendent que dans les détroits, tels que ceux de Gibraltar, du Sund & des Dardanelles, les eaux de la mer ont deux courans directement opposés, & que les eaux de la surface ont une direction contraire à celle des eaux qui sont au-dessous. Le comte de Marsigli a observé ces deux courans contraires an passage des Dardanelles, phénomene qui avoit déjà été remarqué dans le sixieme siecle par l'historien Procope. Ces deux auteurs assurent que lorsque les pêcheurs jettent leurs filets dans ce détroit, la partie supérieure du filet est entraînée vers la Propontide ou mer de Marmora ; tandis que la partie la plus enfoncée du filet se trouve emportée par le courant inférieur vers le pont Euxin ou la mer Noire. Le comte de Marsigli a constaté la même expérience avec une sonde de plomb attachée à une corde ; quand il ne l'enfonçoit que de cinq ou six piés, la sonde étoit emportée vers la propontide ; mais lorsqu'il l'enfonçoit plus avant, il voyoit qu'elle étoit poussée vers le pont Euxin: M. Popowits explique d'après ce phénomene, pourquoi les eaux de la mer Noire sont toujours également salées, malgré les rivieres qu'elle reçoit. C'est que, suivant ces expériences, la Méditerranée fournit continuellement à la mer Noire par le détroit des Dardanelles, de l'eau salée, qu'elle reçoit elle-même de la même maniere de l'Océan par le détroit de Gibraltar. Suivant le rapport du célebre Ray, on a fait dans le Sund les mêmes expériences que dans le détroit des Dardanelles ; & l'on a trouvé que les eaux de la mer Baltique sortoient à la partie supérieure, & que les eaux de l'Océan entroient dans la mer Baltique par-dessous les premieres. Comme plusieurs mers de notre globe sont placées au milieu du continent, & reçoivent de très grandes rivieres, sans que l'on apperçoive de passages par où leurs eaux puissent s'écouler : quelques auteurs ont cru qu'il falloit qu'il y eût des communications souterreines entre ces mers & l'Océan. C'est ainsi que l'on a cru qu'il y avoit une communication cachée sous terre entre la mer Caspienne & l'Océan, entre la mer Morte & la Méditerranée, &c. On a cru sur-tout expliquer par-là pourquoi ces mers ne débordent point ; peut-être que l'évaporation des eaux de ces mers est équivalente à la quantité des eaux que les rivieres leur apportent. (-)","placeNames":[],"spatialRelations":[],"segmentedDescriptions":[]} +{"volume":10,"numero":1660,"head":"MER","entryType":"Other","cardinality":null,"placeType":null,"text":"MER, s. f. (Géog.) ce terme signifie ordinairement ce vaste amas d'eau qui environne toute la terre, & qui s'appelle plus proprement Océan. Voyez Océan. Mer est un mot dont on se sert aussi pour exprimer une division ou une portion particuliere de l'Océan, qui prend son nom des contrées qu'elle borde, ou d'autres circonstances. Ainsi l'on dit, la mer d'Irlande, la mer Méditerranée, la mer Baltique, la mer Rouge, &c. Voyez Méditerranée. Jusqu'au tems de l'empereur Justinien, la mer étoit commune & libre à tous les hommes ; c'est pour cela que les lois romaines permettoient d'agir contre toute personne qui en troubleroit un autre dans la navigation libre, ou qui gêneroit la pêche de la mer. L'empereur Léon, dans sa 56e novelle, a été le premier qui ait accordé aux personnes qui étoient en possession de terres, le privilege de pêcher devant leurs territoires respectifs exclusivement aux autres. Il donna même une commission particuliere à certaines personnes pour partager entr'elles le Bosphore de Thrace. Depuis ce tems les princes souverains ont tâché de s'approprier la mer, & d'en défendre l'usage public. La république de Vénise prétend si fort être la maîtresse dans son golfe, qu'il y a tous les ans des épousailles formelles entre le doge & la mer Adriatique. Dans ces derniers tems les Anglois ont prétendu particulierement à l'empire de la mer dans le canal de la Manche, & même à celui de toutes les mers qui environnent les trois royaumes d'Angleterre, d'Ecosse & d'Irlande, & cela jusqu'aux côtes ou aux rivages des états voisins : c'est en conséquence de cette prétention que les enfans nés sur les mers de leur dépendance sont déclarés natifs d'Angleterre, comme s'ils étoient nés dans cette île même. Grotius & Selden ont disputé fortement sur cette prétention dans des ouvrages qui ont pour titre, mare liberum, la mer libre, & mare clausum, la mer interdite. Chambers. Mer Méditerranée. Voyez Méditerranée. Mer Noire. Voyez Noire. Mer Rouge. Voyez Rouge. Mer Caspienne. Voyez Caspienne & Lac. Sur les différens phénomenes de la mer, voyez Flux & Reflux, Marée, Vent, Courant, Moussons, Géographie Physique, Lac. Voyez aussi le discours de M. de Buffon sur la théorie de la terre, art. 8. 13. 19. On prouve dans ce discours ; 1°. que les amas prodigieux de coquilles qu'on trouve dans le sein de la terre à des distances fort considérables de la mer, montrent incontestablement que la mer a couvert autrefois une grande partie de la terre ferme que nous habitons aujourd'hui. Hist. acad. 1720. pag. 5. 2°. Que le fonds de la mer est composé à-peu-près comme la terre que nous habitons, parce qu'on y trouve les mêmes matieres, & qu'on tire de la surface du fonds de la mer les mêmes choses que nous tirons de la surface de la terre. 3°. Que la mer a un mouvement général d'orient en occident qui fait qu'elle abandonne certaines côtes, & qu'elle avance sur d'autres. 4°. Qu'il est très-probable que les golfes & les détroits ont été formés par l'irruption de l'Océan dans les terres. Voyez Continent & Terraquée. Voyez aussi Déluge, Montagne & Fossile . (O) C'est une vérité reconnue aujourd'hui par les naturalistes les plus éclairés, que la mer, dans les tems les plus reculés, a occupé la plus grande partie du continent que nous habitons ; c'est à son séjour qu'est dû la quantité prodigieuse de coquilles, de squelettes de poissons, & d'autres corps marins que nous trouvons dans les montagnes & dans les couches de la terre, dans des endroits souvent très-éloignés du lit que la mer occupe actuellement. Vainement voudroit-on attribuer ces phénomenes au déluge universel ; on a fait voir dans l'article Fossilles, que cette révolution n'ayant été que passagere, n'a pu produire tous les effets que la plûpart des physiciens lui ont attribués. Au contraire, en supposant le séjour de la mer sur notre continent, rien ne sera plus sacile que de se faire une idée claire de la formation des couches de la terre, & de concevoir comment un si grand nombre de corps marins se trouvent renfermés dans un terrein que la mer a abandonné. Voyez Fossilles ; Terre, couches de la ; Terre, révolutions de la. La retraite de la mer a pu se faire ou subitement, ou sucessivement, & peu-à-peu ; en effet, ses eaux ont pu se retirer tout-à-coup, & laisser à sec une portion de notre continent par le changement du centre de gravité de notre globe, qui a pu causer l'inclination de son axe. A l'égard de la retraite des eaux de la mer qui se fait successivement & par degrés insensibles, pour peu qu'on ait considéré les bords de la mer, on s'apperçoit aisément qu'elle s'éloigne peu-à-peu de certains endroits, que les côtes augmentent, & que l'on ne trouve plus d'eau dans des endroits qui étoient autrefois des ports de mer où les vaisseaux abordoient. L'ancienne ville d'Alexandrie est actuellement assez éloignée de la mer ; les villes d'Arles, d'Aigues-mortes, &c. étoient autrefois des ports de mer ; il n'y a guere de pays maritimes qui ne sournissent des preuves convaincantes de cette vérité; c'est sur tout en Suede que ces phénomenes ont été observés avec le plus d'exactitude depuis quelques années, ils ont donné lieu à une dispute très-vive entre plusieurs membres illustres de l'académie royale des sciences de Stockholm. M. Dalin ayant publié une histoire générale de la Suede, très-estimée des connoisseurs, osa jetter quelques soupçons sur l'antiquité de ce royaume, & parut douter qu'il eût été peuplé aussi anciennement que l'avoient prétendu les historiens du nord qui l'ont précédé; il alla plus loin, & crut trouver des preuves que plusieurs parties de la Suede avoient été couvertes des eaux de la mer dans des tems fort peu éloignés de nous ; ces idées ne manquerent pas de trouver des contradicteurs ; presque tous les peuples de la terre ont de tout tems été très-jaloux de l'antiquité de leur origine. On crut la Suede deshonorée parce qu'elle n'avoit point été immédiatement peuplée par les fils de Noé. M. Celsius, savant géometre de l'académie de Stockholm, inséra en 1743, dans le recueil de son académie, un mémoire très curieux ; il y entre dans le détail des faits qui prouvent que les eaux ont diminué & diminuent encore journellement dans la mer Baltique, ainsi que l'Océan qui borne la Suede à l'occident. Il s'appuie du témoignage d'un grand nombre de pilotes & de pêcheurs avancés en âge, qui attestent avoir trouvé dans leur jeunesse beaucoup plus d'eau en certains endroits qu'ils n'en trouvent aujourd'hui ; des écueils & des pointes des rochers qui étoient anciennement sous l'eau ou à fleur d'eau, sortent maintenant de plusieurs piés au-dessus du niveau de la mer ; on ne peut plus passer qu'avec des chaloupes ou des barques dans des endroits où il passoit autrefois des navires chargés ; des bourgs & des villes qui étoient anciennement sur le bord de la mer, en sont maintenant à une distance de quelques lieues ; on trouve des ancres & des débris de vaisseaux qui sont fort avancés dans les terres, &c. Après avoir fait l'énumération de toutes ces preuves, M. Celsius tente de déterminer de combien les eaux de la mer baissent en un tems donné. Il établit son calcul sur plusieurs observations qui ont été faites en différens endroits, il trouve entr'autres qu'un rocher qui étoit il y a 168 ans à fleur d'eau, & sur lequel on alloit à la pêche des veaux marins, s'est élevé depuis ce tems de 8 piés au-dessus de la surface de la mer. M. Celsius trouve que l'on marche à sec dans un endroit où 50 ans auparavant on avoit de l'eau jusqu'au genou. Il trouve que des écueils qui étoient cachés sous l'eau, dans la jeunesse de quelques anciens pilotes, & qui même étoient à deux piés de profondeur, sortent maintenant de 3 piés, &c. De toutes ces observations, il résulte, suivant M. Celsius, que l'on peut faire une estimation commune, & que l'eau de la mer baisse en un an de 4 1\/2 lignes, en 18 ans de 4 pouces & 5 lignes, en cent ans de 4 piés 5 pouces, en 500 ans de 22 piés 5 pouces, en mille ans de 45 piés géométriques, &c. M. Celsius remarque, avec raison, qu'il seroit à souhaiter que l'on observât exactement la hauteur de certains endroits au dessus du niveau de la mer, par ce moyen la postérité seroit à portée de juger avec certitude de la diminution de ses eaux ; à sa priere, M. Rudman son ami, fit tracer en 1731 une ligne horisontale sur une roche appellee swarthoellen poe wihcken, qui se trouve à la partie septentrionale de l'île de Loefgrund, à deux milles au nord-est de Gefle. Cette ligne marque précisément jusqu'où venoit la surface des eaux en 1731. Voyez les mémoires de l'académie de Suede, tom. V. année 1743. Il seroit à souhaiter que l'on fit des observations de ce genre sur toutes les côtes & dans toutes les mers connues, cela jetteroit beaucoup de jour sur un phénomene trés-curieux de la Physique, & dont jusqu'à présent l'on ne paroît s'être fortement occupé qu'en Suede. La grande question qui partage maintenant les académiciens de Suede, a pour objet de savoir si la diminution des eaux de la mer est réelle ; c'est-à-dire, si la somme totale des eaux de la mer diminue effectivement sur notre globe, ce qui paroît être le sentiment de M. Celsius, du célebre M. Linnaeus & de plusieurs autres : ou si, comme M. Browallius & d'autres le prétendent, cette diminution des eaux n'est que relative ; c'est-à-dire, si la mer va regagner d'un côté ce qu'elle perd d'un autre. On sent aisément combien cette question est embarrassante ; en effet, il faudroit un grand nombre d'observations faites dans toutes les parties de notre globe, & continuées pendant plusieurs siecles pour la décider avec quelque certitude. Il est constant que les eaux de la mer s'élevent en vapeurs, forment des nuages & retombent en pluie ; une partie de ces pluies rentre dans la mer, une autre forme des rivieres qui retombent encore dans la mer, de là il résulte une circulation perpétuelle qui ne tend point à produire une diminution réelle des eaux de la mer ; mais, suivant M. Celsius, la partie des eaux qui abreuve les terres, & qui sert à la végétation, c'est-à-dire, à l'accroissement des arbres & des plantes, est perdu pour la somme totale des eaux, & cette partie, selon lui, peut se convertir en terre par la putréfaction des végétaux, sentiment qui a été soutenu par Van Helmont, & qui n'est rien moins que démontré; le grand Newton, qui l'a adopté, en conclut que les parties solides de la terre vont en s'augmentant, tandis que les parties fluides diminuent & doivent un jour disparoître totalement, vû que, suivant ce savant géometre, notre globe tend perpétuellement à s'approcher du soleil ; d'où il conjecture qu'il finira par se dessécher totalement, à moins que l'approche de quelque comete ne vienne rendre à notre planete l'humidité qu'elle aura perdue. M. Celsius trouve encore une autre maniere d'expliquer la diminution des eaux de la mer ; c'est que, selon lui, une partie des eaux se retire dans les cavités & les abysmes qui sont au fond du lit de la mer ; mais il ne nous dit point comment ces cavités se forment : il y a tout lieu de croire que c'est le feu qui fait place à l'eau, & que les eaux de la mer vont occuper les espaces qui ont été creusés par les feux souterreins dont l'intérieur de notre globe est perpétuellement consumé. Il seroit très-important que l'on fît les observations nécessaires pour constater jusqu'à quel point ces idées peuvent être fondées ; cela ne manqueroit pas de jetter beaucoup de lumieres sur la Physique & sur la Géographie, & sur la connoissance de notre globe. M. Celsius croit que la Scandinavie a été anciennement une île, & que le golfe de Bothnie communiquoit autrefois avec la mer Blanche par les marais aujourd'hui formés par l'Ulo-Elbe ; ce sentiment s'accorde avec celui de Ptolémée & de plusieurs anciens géographes, qui ont parlé de la Scandinavie comme d'une île. Ce n'est point seulement dans le nord que l'on a observé que les eaux de la mer se retiroient & laissoient à sec une partie de son lit, les plus anciens historiens nous apprennent que l'île du Delta en Egypte, qui se trouve à l'embouchure du Nil, a été formée par le limon que ce fleuve a successivement déposé. Les voyageurs modernes ont observé que le continent gagnoit continuellement de ce côté. Les ruines du port de Carthage sont aujourd'hui fort éloignées de la mer. On a aussi remarqué que la Méditerranée se retiroit des côtes méridionales de la France vers Aigues-mortes, Arles, &c. & l'on pourroit conjecturer qu'au bout de quelques milliers d'années, cette mer disparoîtra totalement, comme M. Celsius présume que cela arrivera à la mer Baltique. On peut en dire autant de la mer Noire, de la mer Caspienne dont le fond doit nécessairement hausser par les dépôts qu'y font les grandes rivieres qui vont s'y rendre. Tout ce qui précede, nous prouve que les mers produisent sur notre globe des changemens perpétuels. Il y en a qui disparoissent dans un endroit ; il n'en est pas moins certain qu'il s'en produit de nouvelles dans d'autres. C'est ainsi qu'a été forla mer d'Harlem en Hollande, que l'on voit entre Harlem & Amsterdam, dont la formation qui est assez récente, est due à des vents violens qui ont poussé les eaux de la mer par-dessus ses anciennes bornes, & qui par-là ont inondé un terrein bas d'où ces eaux n'ont point pu se retirer. Pline regarde la mer Méditerranée comme formée par une irruption pareille de l'Océan. Voici comme ce célebre naturaliste s'exprime, au liv. III. de son hist. natur. Terrarum orbis universus in très dividitur partes ; Europam, Asiam & Africam ; origo ab occasu solis & gaditano freto, qua irrumpens Oceanus atlanticus in maria interiora diffunditur. Il y a des mers, telles que la mer Caspienne, là mer morte, &c. qui se trouvant au milieu des terres, n'ont point de passages sensibles par où l'écoulement des eaux qu'elles reçoivent puisse se faire. Le P. Kircher & plusieurs autres naturalistes ont soupçonné que leurs eaux s'écouloient par des conduits ou canaux souterreins par où elles se dégorgeoient dans l'Océan ; & qu'il y avoit une espece de liaison entre toutes les mers, qui fait qu'elles communiquent les unes avec les autres. Ces auteurs n'ont trouvé que ce moyen d'expliquer pourquoi ces mers ne débordoient point, malgré les eaux des rivieres qu'elles reçoivent continuellement ; mais ils n'ont point fait attention que l'évaporation pouvoit être équivalente à la quantité d'eau que ces mers reçoivent journellement. C'est au séjour des eaux de la mer sur de certaines portions de notre continent, qu'il faut attribuer la formation des mines de sel gemme ou de sel marin fossile que l'on trouve dans plusieurs pays qui sont maintenant très-éloignés de la mer. Des eaux salées sont restées dans des cavités d'où elles ne pouvoient sortir. Là, par l'évaporation, ces eaux ont déposé leur sel, qui, après avoir pris une consistance solide & concrete, a été recouvert de terre, & forme des couches entieres que l'on rencontre aujourd'hui à plus ou moins de profondeur. Voyez l'article Sel gemme. Il n'est point si aisé de rendre raison de la salure des eaux de la mer, & d'expliquer d'où elle tire son origine. Un grand nombre de physiciens ont cru que l'on devoit supposer le fond de la mer rempli de masses ou de roches de sel que les eaux de la mer dissolvoient perpétuellement, mais on ne nous apprend point comment ces masses de sel ont été elles-mêmes formées. Au reste, le célebre Stahl regarde la formation du sel marin comme un des mysteres de la nature que la chimie n'a point encore pu découvrir. En général, nous savons que tous les sels sont composés d'une terre atténuée & d'eau, & l'on pourroit présumer que le sel marin se génere continuellement dans la mer. Quelques physiciens ont cru que l'eau de la mer avoit été salée des la création du monde. Ils se fondent sur ce que sans cela les poissons de mer, exigeant une eau salée, n'auroient pas pu y vivre, si elle n'avoit été salée dans son origine. M. Cronstedt, de l'acad. des Sciences de Suede, remarque dans sa minéralogie, §. 21, que l'eau de la mer tient en dissolution une quantité prodigieuse de terre calcaire, qui est saturée par l'acide du sel marin. C'est cette terre qui s'attache au fond des chaudieres où l'on fait cuire l'eau pour obtenir le sel ; elle a la propriété d'attirer l'humidité de l'air. Suivant cet auteur, c'est cette terre calcaire qui forme les coquilles, les écailles des animaux crustacés, &c. à quoi il ajoute qu'il peut arriver que la nature sache le moyen de faire de la chaux un sel alkali qui serve de base au sel marin. Quoi qu'il en soit de toutes ces conjonctures, il est constant que toutes les mers qui sont sur notre globe, ne sont point également salées. Dans les pays chauds & vers la ligne, l'eau de la mer est beaucoup plus salée que vers le nord : ce qui-vient de la forte évaporation que la chaleur cause, & qui doit rapprocher & comme concentrer le sel. Des circonstances particulieres peuvent encore concourir à faire que les eaux de la mer soient moins salées en quelques endroits qu'en d'autres : cela arrivera, par exemple, vers l'embouchure d'une riviere dont l'eau tempérera la salure de la mer dans un grand espace ; c'est ainsi qu'on nous dit que la mer Blanche n'est nullement salée à l'embouchure de la grande riviere d'Oby en Sibérie. D'ailleurs, il peut se faire qu'il y ait dans de certains endroits des sources, qui, en entrant dans la mer & en sortant du fond de son lit, adoucissent sa salure dans ces sortes d'endroits ; mais c'est sans fondement que quelques personnes ont étendu cette regle, & ont prétendu que l'on trouvoit toujours de l'eau douce au fond de la mer. Voyez l'article suivant, Mer, eau de la. Outre la salure, les eaux de la mer ont ordinairement un goût bitumineux & dégoûtant qui révolte l'estomac de ceux qui veulent en boire. Il y a lieu de conjecturer que ce goût leur vient des couches de matieres bitumineuses qui se trouvent dans le lit de la mer: à quoi l'on peut joindre la décomposition de la graisse que fournit une quantitéimmense d'animaux & de poissons de toute espece, qui vivent & meurent dans toutes les mers. La salure & le mauvais goût des eaux de la mer empêchent de la boire. C'est pour remédier à cet inconvénient, que l'on est obligé d'embarquer de l'eau douce dans les vaisseaux ; & lorsque les voyages sont fort longs, cette eau douce se corrompt, & les équipages se trouvent dans un très-grand embarras. Depuis long-tems on avoit inutilement cherché le moyen de dessaller l'eau de la mer. Enfin il y a quelques années que M. Appleby, chimiste anglois, a trouvé le secret de rendre cette eau potable ; cette découverte lui a mérité une récompense très-considérable de la part du parlement d'Angleterre qui a fait publier son secret. Il consiste à mettre quatre onces de pierre à cautere & d'os calcinés sur environ vingt pintes d'eau de mer ; on distille ensuite cette eau avec un alambic, & l'eau qui passe à la distillation est parfaitement douce. Cette expérience importante a été réiterée avec succès par M. Rouelle. Pour peu qu'on veuille s'en donner la peine, on adaptera les vaisseaux distillatoires à la cheminée de la cuisine d'un vaisseau, & sans augmentation de dépense, on pourra distiller continuellement de l'eau de mer, en même tems que l'on préparera les alimens des équipages. Les eaux de la mer ont trois especes de mouvement. Le premier est le mouvement d'ondulation ou de fluctuation que les vents excitent à sa surface en produisant des flots ou des vagues plus ou moins considérables, en raison de la force qui les excite. Ce mouvement des flots est modifié par la position des côtes, des promontoires, des îles, &c. que les eaux agitées par les vents rencontrent. Le second mouvement de la mer est celui que l'on nomme courant ; c'est celui par lequel les eaux de la mer sont continuellement entraînées d'orient vers l'occident ; mouvement qui est plus fort vers l'équateur que vers les poles, & qui fournit une preuve incontestable, que le mouvement de la terre sur son axe se fait d'occident vers l'orient. Ce mouvement dans l'Océan, commence aux côtes occidentales de l'Amérique, où il est peu violent ; ce qui lui fait donner le nom de mer pacifique. Mais en partant de-là, les eaux dont le mouvement est accéléré, après avoir fait le tour du globe, vont frapper avec violence les côtes orientales de cette partie du monde, qu'elles romproient peut-être, si leur force n'étoit arrêtée par les îles qui se trouvent en cet endroit, & que quelques auteurs regardent comme des restes de l'Atlantide ou de cette île immense dont les anciens prêtres égyptiens, au rapport de Platon, ne parloient déjà que par tradition. Un auteur allemand moderne appellé M. Popowits, qui a publié en 1750, en sa langue, un ouvrage curieux, sous le titre de recherches sur la mer, présume que tôt ou tard la violence du mouvement de la mer dont nous parlons, forceroit un passage au travers de l'isthme de Panama, si ce terrein n'étoit rempli de roches qui opposent de la résistance aux entreprises de la mer ; sur quoi il remarque que quelque tremblement de terre pourra quelque jour aider la mer à effectuer ce qu'elle n'a point encore pu faire toute seule. Cette conjecture est d'autant mieux fondée que plusieurs exemples nous prouvent que la violence des eaux de la mer arrache & sépare des parties du continent, & fait des îles de ce qui étoit autrefois terre terme. C'est ainsi qu'une infinité de circonstances prouvent que la grande Bretagne tenoit autrefois à la France ; vérité qui a été mise dans un très-grand jour par M. Desmarets dans sa dissertation sur l'ancienne jonction de l'Angleterre avec la France, publiée il y a peu de tems. On ne peut guere douter non plus que la Sicile n'ait été séparée de la même maniere de l'Italie, &c. Le troisieme mouvement de la mer est celui qui est connu sous le nom de la marée ou du flux & reflux ; on n'en parlera point ici, vu que cet important phénomene a été examiné au long dans les articles Flux & Marée. Outre les trois especes de mouvemens dont on vient de parler, il en est encore un autre sur lequel les physiciens ne sont point tout-à-fait d'accord. Quelques auteurs pretendent que dans les détroits, tels que ceux de Gibraltar, du Sund & des Dardanelles, les eaux de la mer ont deux courans directement opposés, & que les eaux de la surface ont une direction contraire à celle des eaux qui sont au-dessous. Le comte de Marsigli a observé ces deux courans contraires an passage des Dardanelles, phénomene qui avoit déjà été remarqué dans le sixieme siecle par l'historien Procope. Ces deux auteurs assurent que lorsque les pêcheurs jettent leurs filets dans ce détroit, la partie supérieure du filet est entraînée vers la Propontide ou mer de Marmora ; tandis que la partie la plus enfoncée du filet se trouve emportée par le courant inférieur vers le pont Euxin ou la mer Noire. Le comte de Marsigli a constaté la même expérience avec une sonde de plomb attachée à une corde ; quand il ne l'enfonçoit que de cinq ou six piés, la sonde étoit emportée vers la propontide ; mais lorsqu'il l'enfonçoit plus avant, il voyoit qu'elle étoit poussée vers le pont Euxin: M. Popowits explique d'après ce phénomene, pourquoi les eaux de la mer Noire sont toujours également salées, malgré les rivieres qu'elle reçoit. C'est que, suivant ces expériences, la Méditerranée fournit continuellement à la mer Noire par le détroit des Dardanelles, de l'eau salée, qu'elle reçoit elle-même de la même maniere de l'Océan par le détroit de Gibraltar. Suivant le rapport du célebre Ray, on a fait dans le Sund les mêmes expériences que dans le détroit des Dardanelles ; & l'on a trouvé que les eaux de la mer Baltique sortoient à la partie supérieure, & que les eaux de l'Océan entroient dans la mer Baltique par-dessous les premieres. Comme plusieurs mers de notre globe sont placées au milieu du continent, & reçoivent de très grandes rivieres, sans que l'on apperçoive de passages par où leurs eaux puissent s'écouler : quelques auteurs ont cru qu'il falloit qu'il y eût des communications souterreines entre ces mers & l'Océan. C'est ainsi que l'on a cru qu'il y avoit une communication cachée sous terre entre la mer Caspienne & l'Océan, entre la mer Morte & la Méditerranée, &c. On a cru sur-tout expliquer par-là pourquoi ces mers ne débordent point ; peut-être que l'évaporation des eaux de ces mers est équivalente à la quantité des eaux que les rivieres leur apportent. (-)","placeNames":[],"spatialRelations":[],"segmentedDescriptions":[]} {"volume":9,"numero":3845,"head":"MOEDI","entryType":"Person","cardinality":null,"placeType":null,"text":"MOEDI, (Géog.) peuple de Thrace aux frontieres de la Macédoine. Tite Live, liv. XXVI. ch. xxv, nomme le pays Moedica, la Médique, dont la capitale étoit selon lui, Jamphorina. Pline, liv. IV. c. xj. les met au bord du Strimon, au voisinage des Denseltes. Il faut bien les distinguer des Medi, les Medes, nation d'Asie.","placeNames":[],"spatialRelations":[],"segmentedDescriptions":[]} {"volume":16,"numero":1248,"head":"THORSUS","entryType":"Place","cardinality":"Single","placeType":"River","text":" THORSUS, (Géog. anc.) fleuve qui coule au milieu de l'île de Sardaigne, selon Pausanias, liv. X. c. xvij. C'est le Thyrsus de Ptolomée, liv. III. c. iij. & peut-être le Sacer des modernes. (D. J.) 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","placeNames":[],"spatialRelations":[],"segmentedDescriptions":["1° Ki, (Géog.) nom d'une ville de la Chine, selon l'atlas sinensis.","2° Ki, (Géog.) nom d'une autre ville de la Chine, selon l'atlas sinensis.","3° Ki, (Géog.) nom d'une autre ville de la Chine, selon l'atlas sinensis.","4° Ki, (Géog.) nom d'une autre ville de la Chine, selon l'atlas sinensis.","5° Ki, (Géog.) nom d'une autre ville de la Chine, selon l'atlas sinensis.","6° Ki, (Géog.) nom d'une autre ville de la Chine, selon l'atlas sinensis."]} @@ -22,7 +22,7 @@ {"volume":14,"numero":2841,"head":"SABBATIQUE, le fleuve","entryType":"Place","cardinality":"Single","placeType":"River","text":" SABBATIQUE, le fleuve: Sabbaticus fluvius, (Géog. anc.) riviere que quelques auteurs mettent dans la Palestine, & dont d'autres écrivains nient l'existence ; le P. Calmet a traité au long ce sujet. Josephe, l. VII. c. xiij. parle ainsi de cette riviere. Ce prince, dit il, (Titus) rencontra en son chemin une riviere qui mérite bien que nous en parlions ; elle passe entre les villes d'Arcé & de Raphanée, qui sont du royaume d'Agrippa, & elle a quelque chose de merveilleux, car après avoir coulé six jours en grande abondance, & d'un cours assez rapide ; elle se seche tout d'un coup, & recommence le lendemain à couler durant six autres jours comme auparavant, & à se sécher le septieme jour, sans jamais changer cet ordre, ce qui lui a fait donner le nom de Sabbatique, parce qu'il semble qu'elle fête le septieme jour, comme les juifs fêtent celui du sabbat. Telle est la traduction de ce fameux passage de Josephe, par M. Arnaud d'Andilli, homme très-versé dans la langue grecque, & aidé dans ce travail par de très-habiles gens de sa famille. D. Calmet, sur ce même passage, nous donne de cette riviere une idée bien différente. Selon lui, Josephe dit que Titus allant en Syrie, vit entre la ville d'Arces, qui étoit du royaume d'Agrippa, & la ville de Raphanée en Syrie, le fleuve nommé Sabbatique, qui tombe du Liban dans la mer Méditerranée. Ce fleuve, ajoute-t-il, ne coule que le jour du sabbat, ou plutôt au bout de sept jours ; tout le reste du tems son lit demoure à sec ; mais le septieme jour il coule avec abondance dans la mer. Delà vient que les habitans du pays lui ont donné le nom de fleuve Sabbatique. Pline a voulu apparemment parler du même fleuve, lorsqu'il dit, l. XXXI. c. ij. qu'il y a un ruisseau dans la Judée, qui demeure à sec pendant tous les septiemes jours ; in Judoea rivus omnibus sabbathis siccatur, Voilà certainement Pline d'accord avec la traduction de M. d'Andilli ; cependant D. Calmet a raison, le texte grec de Josephe, porte que ce fleuve ne coule que le samedi ; & comme les savans ont vu que Pline, & la notion que l'on doit avoir du repos du sabbat, conduisent naturellement à dire que ce fleuve couloit six jours, & cessoit le septieme jour ; ils ont tâché de concilier cette idée avec les paroles de Josephe, en les transposant, & lui ayant fait dire le contraire de ce qu'on y lisoit ; & c'est sur ce changement que M. d'Andilli a travaillé. Il semble en effet, que la riviere Sabbatique ne marqueroit pas bien le repos du sabbat, si elle ne couloit que ce jour là; pour bien faire, observe D. Calmet, elle devoit cesser de couler pour imiter le repos des Juifs. Mais une autre remarque plus importante, c'est que Josephe est le seul & premier auteur du fleuve Sabbatique, qui vraisemblablement n'a jamais existé ; du moins on n'en connoit point aujourd'hui, & aucun voyageur ni géographe n'en a jamais fait mention : car pour Pline, il est évident qu'il a tiré de Josephe ce qu'il en dit, & même selon les apparences, il n'en croyoit rien. (D. J.) 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Le seigneur qui commandoit aux frontieres étoit nommé marcheus ; de ce mot s'est formé celui de marchis, que nous disons aujourd'hui marquis, & que les Allemands expriment par margrave. Voyez Margrave. Dans les auteurs de la basse latinité; marchani & marchiani, sont les habitans de la frontiere. On a aussi nommé marchiones, des soldats employés sur la frontiere, & avec le tems ce not a été affecté aux nobles, qui aprés avoir au un gouvernement sur la frontiere qui leur donnoit ce titre, l'ont rendu héréditaire, & ont transmis à leurs enfans mâles ce gouvernement avec le titre. Enfin la qualification de marquis a été prise dans ces derniers tems en France par de simples gentilshommes, & même par des roturiers ennoblis, qui n'ont rien de commun avec le service, ni avec les frontieres de l'état. Voyez Marquis. (D.J.)","placeNames":[],"spatialRelations":[],"segmentedDescriptions":[]} +{"volume":10,"numero":406,"head":"Marche","entryType":"Other","cardinality":null,"placeType":null,"text":"Marche, (Géog.) ce mot, dans la basse latinité, est exprimé par marca, marchia, & signifie limites, frontieres ; c'est pourquoi M. de Marca a intitulé ses savantes recherches sur les frontieres de l'Espagne & de la France, marca hispanica. Le seigneur qui commandoit aux frontieres étoit nommé marcheus ; de ce mot s'est formé celui de marchis, que nous disons aujourd'hui marquis, & que les Allemands expriment par margrave. Voyez Margrave. Dans les auteurs de la basse latinité; marchani & marchiani, sont les habitans de la frontiere. On a aussi nommé marchiones, des soldats employés sur la frontiere, & avec le tems ce not a été affecté aux nobles, qui aprés avoir au un gouvernement sur la frontiere qui leur donnoit ce titre, l'ont rendu héréditaire, & ont transmis à leurs enfans mâles ce gouvernement avec le titre. Enfin la qualification de marquis a été prise dans ces derniers tems en France par de simples gentilshommes, & même par des roturiers ennoblis, qui n'ont rien de commun avec le service, ni avec les frontieres de l'état. Voyez Marquis. (D.J.)","placeNames":[],"spatialRelations":[],"segmentedDescriptions":[]} {"volume":15,"numero":3865,"head":"TAENARUM flumen","entryType":"Place","cardinality":"Single","placeType":"City","text":" TAENARUM flumen, (Géog. anc.) fleuve de Thrace, près la ville Aenus, selon Chalcondyle, cité par Ortelius. Leunclavius dit que le nom vulgaire est Tunza, & que ce fleuve se jettoit dans l'Hébrus, aux environs d'Hadrianopolis. 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","placeNames":[{"end":36,"label":"Pays","start":28,"text":"'Espagne"},{"end":60,"label":"Ville","start":56,"text":"Lara"},{"end":74,"label":"Ville","start":69,"text":"Lerma"},{"end":101,"label":"Rivière","start":91,"text":"l'Arlanzon"}],"spatialRelations":[{"end":55,"label":"Inclusion","start":42,"text":"a sa source à Lara"},{"end":68,"label":"Crosses","start":62,"text":"baigne Lerma"},{"end":90,"label":"Mouvement","start":78,"text":"se rend dans l'Arlanzon"}],"segmentedDescriptions":[]} {"volume":9,"numero":1847,"head":"LÉRIDA","entryType":"Place","cardinality":"Single","placeType":"City","text":" LÉRIDA, (Géog.) ancienne & forte ville d'Espagne, dans la Catalogne, avec un évêché considérable suffragant de Tarragone, une université, & un bon château. Il s'y tint un concile en 528. Jacques I. roi d'Aragon, s'en empara sur les Maures, en 1238. Le grand Condé fut obligé d'en lever le siege dans le dernier siecle. Les Catalans la prirent en 1705. Elle est proche la riviere de Segre, dans un terroir fertile, à 6 lieues sud-ouest de Balaguer, 16 nord-ouest de Tarragone, 30 nord-ouest de Barcelone, 76 nord-est de Madrid. Les Anciens ont connu Lérida, sous le nom d'Ilerda, dont le nom moderne n'est qu'une espece d'anagramme ; elle se rendit célebre dans l'antiquité, par son commerce, & par la victoire que Jules-César y remporta sur les lieutenans du grand Pompée. Long. 18. 10. lat. 41. 31. (D. J.) 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Homere, Catal. v. 373. dit que les Méoniens étoient nés au pié du Tmolus: Qui aut Meonas adduxerunt sub Tmolo natos. Denis le Périégete, v. 830. donne au Tmolus l'épithete de ventosus. D'autres ont vanté cette montagne comme un excellent vignoble. Virgile, Georg. l. II. v. 97. dit: Sunt etiam Ammineae vites, firmissima vina, Tmolus & adsurgit quibus & rex ipse Phanaeus. Et Ovide, Metam. l. VI. v. 15. s'exprime ainsi: Deseruere sibi nymphae vineta Timoli. Ovide n'est pas le seul qui ait dit Timolus pour Tmolus. Pline, l. V. c. xxjx. nous apprend que c'étoit le nom ancien de cette montagne, qui antea Timolus appellabatur. Son sommet, selon le même auteur, l. VII. c. lxviij. se nommoit Tempsis. Galien fait de Tmolus une montagne de Cilicie, & parle du vin tmolite, ainsi appellé de la montagne qui le produisoit. C'est toujours du même Tmolus dont il est question ; il pouvoit être placé dans la Cilicie, parce qu'on voit dans Strabon que les Ciliciens habiterent autrefois dans le quartier où est le mont Tmolus. Le fleuve Pactole avoit sa source dans cette montagne. Les Turcs la nomment Bozdag, c'est-à-dire, montagne de joie. Il y avoit au pié de cette montagne une ville nommée Tmolus, qui fut renversée par le tremblement de terre, ainsi que celles d'Ephèse, de Philadelphie & de Temnus, la cinquieme année de Tibere ; mais ce prince les fit rebâtir, comme on le voit par la base de la statue colossale de cet empereur à Pouzzol. (D. J.) 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Cent pas au-dessus, sur une éminence, on voit les débris du temple de la déesse Némésis ; il étoit quarré, & avoit quantité de colonnes de marbre, dont il reste à peine quelques pieces. Ce temple étoit fameux dans toute la Grece, & Phidias l'avoit encore rendu plus recommandable par sa belle statue de Némésis, dont Strabon fait honneur à Agéracrite de Paros. (D. J.) ","placeNames":[{"end":52,"label":"Pays","start":44,"text":"la Grece"},{"end":69,"label":"Région","start":59,"text":"la Livadie"},{"end":102,"label":"Île","start":93,"text":"Negrepont"},{"end":167,"label":"Ville","start":159,"text":"Marathon"},{"end":255,"label":"Ville","start":249,"text":"Rhamus"},{"end":527,"label":"Pays","start":519,"text":"la Grece"},{"end":658,"label":"Autre","start":656,"text":"os"}],"spatialRelations":[{"end":58,"label":"Inclusion","start":54,"text":"dans la Livadie"},{"end":83,"label":"Adjacence","start":71,"text":"vis-à-vis de l'île de Negrepont"},{"end":108,"label":"Inclusion","start":104,"text":"dans la Livadie, vis-à-vis de l'île de Negrepont, dans l'isthme d'une presqu'île qui borne"},{"end":144,"label":"Adjacence","start":139,"text":"borne la plaine de Marathon"},{"end":179,"label":"Distance-Orientation","start":169,"text":"au-delà du marais, où la côte fait un promontoire : c'étoit l'ancienne ville de Rhamus"}],"segmentedDescriptions":[]} -{"volume":10,"numero":450,"head":"MARECAGE","entryType":"Autre","cardinality":null,"placeType":null,"text":"MARECAGE, s. m. en Géographie, est une espece de lac ou plutôt de marais. Voyez Lac & Marais. Il y en a de deux sortes ; le premier est un composé d'eau & de terre mêlées ensemble, & qui pour l'ordinaire n'est pas assez ferme pour qu'un homme puisse passer dessus. Voyez Marais. La 2° sorte sont des étangs ou amas d'au bourbeuse, au-dessus de laquelle on voit çà & là des éminences de terrein sec qui s'élevent sur la surface. Chambers. « Lorsque les eaux qui sont à la surface de la terre ne peuvent trouver d'écoulement, elles forment des marais & des marécages. Les plus fameux marais de l'Europe sont ceux de Moscovie, à la source du Tanaïs ; ceux de Finlande, où sont les grands marais Savolax & Enasak ; il y en a aussi en Hollande, en Westphalie, & dans plusieurs autres pays bas. En Asie, on a les marais de l'Euphrate, ceux de la Tartarie, le Palus Méotide ; cependant en général, il y en a moins en Asie & en Afrique, qu'en Europe ; mais l'Amérique n'est, pour ainsi dire, qu'un marais continu dans toutes ses plaines : cette grande quantité de marais est une preuve de la nouveauté du pays, & du petit nombre des habitans, encore plus que du peu d'industrie. Il y a de très-grands marécages en Angleterre, dans la province de Lincoln, près de la mer, qui a perdu beaucoup de terrein d'un côté, & en a gagné de l'autre. On trouve dans l'ancien terrein une grande quantité d'arbres qui y sont enterrés au-dessous du nouveau terrein amené par les eaux. On en trouve de même en grande quantité en Ecosse, à l'embouchure de la riviere Ness. Auprès de Bruges, en Flandres, en fouillant à 40 ou 50 piés de profondeur, on trouve une très-grande quantité d'arbres aussi près les uns des autres que dans une forêt ; les troncs, les rameaux & les feuilles sont si bien conservés, qu'on distingue aisément les différentes especes d'arbres. Il y a 500 ans que cette terre où l'on trouve des arbres, étoit une mer, & avant ce tems-là on n'a point de mémoire ni de tradition que jamais cette terre eût existé: cependant il est nécessaire que cela ait été ainsi dans le tems que ces arbres ont crû & végété; ainsi le terrein qui dans les tems les plus reculés étoit une terre ferme couverte de bois, a été ensuite couvert par les eaux de la mer, qui y ont amené 40 ou 50 piés d'épaisseur de terre, & ensuite ces eaux se sont retirées. Dans l'île de Man on trouve dans un marais qui a six milles de long & trois milles de large, appellé Curragh, des arbres souterrains qui sont des sapins, & quoiqu'ils soient à 18 ou 20 piés de profondeur, ils sont cependant fermes sur leurs racines. Voyez Rays, Discourses, pag. 232. On en trouve ordinairement dans tous les grands marais, dans les fondrieres & dans la plupart des endroits marécageux, dans les provinces de Sommerset, de Chester, de Lancastre, de Stafford. On trouve aussi une grande quantité de ces arbres souterrains dans les terres marécageuses de Hollande, dans la Frise & auprès de Groningue, & c'est de-là que viennent les tourbes qu'on brûle dans tout le pays. On trouve dans la terre une infinité d'arbres, grands & petits, de toute espece ; comme sapins, chênes, bouleaux, hêtres, its, aubépins, saules, frênes. Dans les marais de Lincoln, le long de la riviere d'Ouse, & dans la province d'Yorck en Hatfieldchace, ces arbres sont droits, & plantés comme on les voit dans une forêt. Plusieurs autres endroits marécageux de l'Angleterre & de l'Irlande sont remplis de troncs d'arbres, aussi-bien que les marais de France, de Suisse, de Savoie & d'Italie. Voyez trans. phil. abr. pag. 218. &c. vol. IV. Dans la ville de Modene, & à quatre milles aux environs, en quelqu'endroit qu'on fouille, lorsqu'on est parvenu à la profondeur de 63 piés, & qu'on a percé la terre à 5 piés de profondeur de plus avec une tarriere, l'eau jaillit avec une si grande force, que le puits se remplit en fort peu de tems presque jusqu'au-dessus ; cette eau coule continuellement, & ne diminue ni n'augmente par la pluie ou par la sécheresse : ce qu'il y a de remarquable dans ce terrein, c'est que lorsqu'on est parvenu à 14 piés de profondeur, on trouve les décombremens & les ruines d'une ancienne ville, des rues pavées, des planchers, des maisons, différentes pieces de mosaïques ; après quoi, on trouve une terre assez solide, & qu'on croiroit n'avoir jamais été rémuée ; cependant au-dessous on trouve une terre humide & mêlée de végétaux, & à 26 piés, des arbres tout entiers ; comme des noisetiers avec des noisettes dessus, & une grande quantité de branches & de feuilles d'arbres : à 28 piés on trouve une craie tendre, mêlée de beaucoup de coquillages, & ce lit a onze piés d'epaisseur ; après quoi on retrouve encore des vél, étaux, des feuilles & des branches, & ainsi alternativement de la craie & une terre mêlée de végétaux, jusqu'à la profondeur de 63 piés, à laquelle profondeur est un lit de sable mêlé de petit gravier & de coquilles semblables à celles qu'on trouve sur les côtes de la mer d'Italie : ces lits successifs de terre marécageuse & de craie se trouvent toujours dans le même ordre, en quelqu'endroit qu'on fouille, & quelquefois la tarriere trouve de gros troncs d'arbres qu'il faut percer, ce qui donne beaucoup de peine aux ouvriers. On y trouve aussi des os, du charbon de terre, des cailloux & des morceaux de fer. Ramazzini, qui rapporte ces faits, croit que le golfe de Vénise s'étendoit autrefois jusqu'à Modene & au-delà, & que par la succession des tems, les rivieres, & peut-être les inondations de la mer ont formé successivement ce terrein. On ne s'étendra pas davantage ici sur les variétés que présentent ces couches de nouvelle formation, il suffit d'avoir montré qu'elles n'ont pas d'autres causes que les eaux courantes ou stagnantes qui sont à la surface de la terre, & qu'elles ne sont jamais aussi dures, ni aussi solides que les couches anciennes qui se sont formées sous les eaux de la mer ». Voyez l'Hist. nat. gén. & part. ton. I. d'où cet article est entierement tiré.","placeNames":[],"spatialRelations":[],"segmentedDescriptions":[]} +{"volume":10,"numero":450,"head":"MARECAGE","entryType":"Other","cardinality":null,"placeType":null,"text":"MARECAGE, s. m. en Géographie, est une espece de lac ou plutôt de marais. Voyez Lac & Marais. Il y en a de deux sortes ; le premier est un composé d'eau & de terre mêlées ensemble, & qui pour l'ordinaire n'est pas assez ferme pour qu'un homme puisse passer dessus. Voyez Marais. La 2° sorte sont des étangs ou amas d'au bourbeuse, au-dessus de laquelle on voit çà & là des éminences de terrein sec qui s'élevent sur la surface. Chambers. « Lorsque les eaux qui sont à la surface de la terre ne peuvent trouver d'écoulement, elles forment des marais & des marécages. 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Dans l'île de Man on trouve dans un marais qui a six milles de long & trois milles de large, appellé Curragh, des arbres souterrains qui sont des sapins, & quoiqu'ils soient à 18 ou 20 piés de profondeur, ils sont cependant fermes sur leurs racines. Voyez Rays, Discourses, pag. 232. On en trouve ordinairement dans tous les grands marais, dans les fondrieres & dans la plupart des endroits marécageux, dans les provinces de Sommerset, de Chester, de Lancastre, de Stafford. On trouve aussi une grande quantité de ces arbres souterrains dans les terres marécageuses de Hollande, dans la Frise & auprès de Groningue, & c'est de-là que viennent les tourbes qu'on brûle dans tout le pays. On trouve dans la terre une infinité d'arbres, grands & petits, de toute espece ; comme sapins, chênes, bouleaux, hêtres, its, aubépins, saules, frênes. Dans les marais de Lincoln, le long de la riviere d'Ouse, & dans la province d'Yorck en Hatfieldchace, ces arbres sont droits, & plantés comme on les voit dans une forêt. Plusieurs autres endroits marécageux de l'Angleterre & de l'Irlande sont remplis de troncs d'arbres, aussi-bien que les marais de France, de Suisse, de Savoie & d'Italie. Voyez trans. phil. abr. pag. 218. &c. vol. IV. Dans la ville de Modene, & à quatre milles aux environs, en quelqu'endroit qu'on fouille, lorsqu'on est parvenu à la profondeur de 63 piés, & qu'on a percé la terre à 5 piés de profondeur de plus avec une tarriere, l'eau jaillit avec une si grande force, que le puits se remplit en fort peu de tems presque jusqu'au-dessus ; cette eau coule continuellement, & ne diminue ni n'augmente par la pluie ou par la sécheresse : ce qu'il y a de remarquable dans ce terrein, c'est que lorsqu'on est parvenu à 14 piés de profondeur, on trouve les décombremens & les ruines d'une ancienne ville, des rues pavées, des planchers, des maisons, différentes pieces de mosaïques ; après quoi, on trouve une terre assez solide, & qu'on croiroit n'avoir jamais été rémuée ; cependant au-dessous on trouve une terre humide & mêlée de végétaux, & à 26 piés, des arbres tout entiers ; comme des noisetiers avec des noisettes dessus, & une grande quantité de branches & de feuilles d'arbres : à 28 piés on trouve une craie tendre, mêlée de beaucoup de coquillages, & ce lit a onze piés d'epaisseur ; après quoi on retrouve encore des vél, étaux, des feuilles & des branches, & ainsi alternativement de la craie & une terre mêlée de végétaux, jusqu'à la profondeur de 63 piés, à laquelle profondeur est un lit de sable mêlé de petit gravier & de coquilles semblables à celles qu'on trouve sur les côtes de la mer d'Italie : ces lits successifs de terre marécageuse & de craie se trouvent toujours dans le même ordre, en quelqu'endroit qu'on fouille, & quelquefois la tarriere trouve de gros troncs d'arbres qu'il faut percer, ce qui donne beaucoup de peine aux ouvriers. On y trouve aussi des os, du charbon de terre, des cailloux & des morceaux de fer. Ramazzini, qui rapporte ces faits, croit que le golfe de Vénise s'étendoit autrefois jusqu'à Modene & au-delà, & que par la succession des tems, les rivieres, & peut-être les inondations de la mer ont formé successivement ce terrein. On ne s'étendra pas davantage ici sur les variétés que présentent ces couches de nouvelle formation, il suffit d'avoir montré qu'elles n'ont pas d'autres causes que les eaux courantes ou stagnantes qui sont à la surface de la terre, & qu'elles ne sont jamais aussi dures, ni aussi solides que les couches anciennes qui se sont formées sous les eaux de la mer ». Voyez l'Hist. nat. gén. & part. ton. 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","placeNames":[{"end":53,"label":"Région","start":37,"text":"la haute Hongrie"},{"end":79,"label":"Région","start":72,"text":"Zemblin"},{"end":103,"label":"Rivière","start":97,"text":"Bodrog"},{"end":118,"label":"Rivière","start":109,"text":"la Teisse"},{"end":151,"label":"Ville","start":143,"text":"Cassovie"},{"end":226,"label":"Ville","start":225,"text":"l"},{"end":233,"label":"Pays","start":227,"text":"Europe"}],"spatialRelations":[{"end":59,"label":"Inclusion","start":55,"text":"dans le comté de Zemblin"},{"end":96,"label":"Adjacence","start":81,"text":"au confluent du Bodrog"},{"end":142,"label":"Distance-Orientation","start":120,"text":"à 16 lieues au midi de Cassovie"}],"segmentedDescriptions":[]} {"volume":10,"numero":556,"head":"MARIANDYNIENS","entryType":"Person","cardinality":null,"placeType":null,"text":"MARIANDYNIENS, Mariandyni, (Géogr. ane.) ancien peuple d'Asie dans la Bithynie ; ils habitoient aux environs d'Héraclée, entre la Bithynie & la Paphlagonie, & donnoient le nom au golfe où tombe le fleuve Sangar. Ce furent eux qui adopterent les premiers, & communiquerent le culte d'Adonis à toute l'Asie mineure.","placeNames":[],"spatialRelations":[],"segmentedDescriptions":[]} {"volume":10,"numero":1619,"head":"MENTEITH","entryType":"Place","cardinality":"Single","placeType":"Region","text":" MENTEITH, (Géog.) petite province d'Ecosse, qui confine à l'orient avec celle de Fife. Le fleuve Forth la sépare au midi de la province de Sterling, & elle a celle de Lennox à l'occident ; elle prend son nom de la riviere de Teith qui l'arrose, & se jette dans le Forth. Sa longueur est de treize lieues, & sa largeur de quatre. Dublin sur l'Allan en est la capitale, & la seule ville. (D.J.) ","placeNames":[{"end":43,"label":"Pays","start":35,"text":"d'Ecosse"},{"end":86,"label":"Région","start":82,"text":"Fife"},{"end":103,"label":"Rivière","start":98,"text":"Forth"},{"end":148,"label":"Région","start":140,"text":"Sterling"},{"end":174,"label":"Région","start":168,"text":"Lennox"},{"end":231,"label":"Rivière","start":226,"text":"Teith"},{"end":270,"label":"Rivière","start":262,"text":"le Forth"},{"end":336,"label":"Ville","start":330,"text":"Dublin"},{"end":348,"label":"Rivière","start":341,"text":"l'Allan"}],"spatialRelations":[{"end":124,"label":"Distance-Orientation","start":114,"text":"au midi de la province de Sterling"},{"end":187,"label":"Distance-Orientation","start":175,"text":"à l'occident ; elle prend son nom de la riviere de Teith"},{"end":261,"label":"Mouvement","start":248,"text":"se jette dans le Forth"},{"end":340,"label":"Crosses","start":337,"text":"sur l'Allan"}],"segmentedDescriptions":[]} {"volume":15,"numero":201,"head":"SERAPIDIinsula","entryType":"Place","cardinality":"Single","placeType":"Island","text":" SERAPIDIS insula, (Géog. anc.) île sur la côte de l'Arabie heureuse, dans le golfe Sachalite, selon Ptolomée, liv. VI. ch. vij. Elle étoit remarquable par un temple, & étoit voisine des sept îles qui étoient aussi dans ce même golfe. Arrien, p. 19. & Oxon, dans son Périple de la mer Erythrée, met environ deux mille stades entre elle & le continent ; il lui donne environ 200 stades de largeur. « Il y a, dit-il, trois villages dont les habitans sont les prêtres des Ichtyophages. Ils parlent arabe, & couvrent avec des feuilles ce que la pudeur ne permet pas de montrer. Cette île a quantité d'excellentes tortues. Les habitans de Cané ont coutume d'y aller avec de chaloupes & des barques ». Ramusio croit que c'est aujourd'hui l'île nommée Maziza. (D. J.) ","placeNames":[{"end":59,"label":"Région","start":51,"text":"l'Arabie"},{"end":93,"label":"Mer","start":84,"text":"Sachalite"},{"end":294,"label":"Région","start":286,"text":"Erythrée"},{"end":645,"label":"Ville","start":641,"text":"Cané"},{"end":759,"label":"Île","start":753,"text":"Maziza"}],"spatialRelations":[{"end":39,"label":"Crosses","start":36,"text":"sur la côte de l'Arabie"},{"end":74,"label":"Inclusion","start":70,"text":"dans le golfe Sachalite"},{"end":263,"label":"Inclusion","start":259,"text":"dans le golfe Sachalite, selon Ptolomée, liv. VI. ch. vij. Elle étoit remarquable par un temple, & étoit voisine des sept îles qui étoient aussi dans ce même golfe. Arrien, p. 19. & Oxon, dans son Périple de la mer Erythrée"}],"segmentedDescriptions":[]} -{"volume":10,"numero":258,"head":"MANSION","entryType":"Autre","cardinality":null,"placeType":null,"text":"MANSION, s. f. (Géogr.) Ce mot doit être employé dans la géographie de l'Empire romain lorsqu'il s'agit de grandes routes. C'est un terme latin, mansio, lequel signifie proprement demeure, séjour, & même ses autres acceptions sont toutes relatives à cette signification. 1°. Quand les Romains s'arrêtoient un petit nombre de jours pour laisser reposer les troupes dans des camps, ces camps étoient nommés mansiones ; mais s'ils y passoient un tems plus considérable, ils s'appelloient stativa castra. 2°. Les lieux marqués sur les grandes routes, où les légions, les recrues, les généraux avec leur suite, les empereurs mêmes trouvoient tous leurs besoins préparés d'avance, soit dans les magasins publics, soit par d'autres dispositions, se nommoient mansiones. C'étoit dans une mansion, entre Héraclée & Constantinople, qu'Aurelien fut assassiné par deux de ses gens. Ces mansions étoient proprement affectées à la commodité des troupes ou des personnes revêtues de charges publiques, & on leur fournissoit tout des deniers de l'état. Celui qui avoit l'intendance d'une mansion se nommoit manceps ou stationarius. 3°. Il y avoit outre cela des mansions ou gîtes pour les particuliers qui voyageoient, & où ils étoient reçus en payant les frais de leur dépense: c'étoient proprement des auberges. C'est de ce mot de mansio, dégénéré en masio, que nos ancêtres ont formé le mot de maison. 4°. Comme la journée du voyageur finissoit au gîte ou à la mansion, de-là vint l'usage de compter les distances par mansions, c'est-à-dire par journées de chemin. Pline dit mansionihus octo stat regio thurifera à monte excelso. Les Grecs ont rendu le mot de mansion par celui de stathmos, σταθμὸς. (D.J.)","placeNames":[],"spatialRelations":[],"segmentedDescriptions":[]} +{"volume":10,"numero":258,"head":"MANSION","entryType":"Other","cardinality":null,"placeType":null,"text":"MANSION, s. f. (Géogr.) Ce mot doit être employé dans la géographie de l'Empire romain lorsqu'il s'agit de grandes routes. C'est un terme latin, mansio, lequel signifie proprement demeure, séjour, & même ses autres acceptions sont toutes relatives à cette signification. 1°. Quand les Romains s'arrêtoient un petit nombre de jours pour laisser reposer les troupes dans des camps, ces camps étoient nommés mansiones ; mais s'ils y passoient un tems plus considérable, ils s'appelloient stativa castra. 2°. Les lieux marqués sur les grandes routes, où les légions, les recrues, les généraux avec leur suite, les empereurs mêmes trouvoient tous leurs besoins préparés d'avance, soit dans les magasins publics, soit par d'autres dispositions, se nommoient mansiones. C'étoit dans une mansion, entre Héraclée & Constantinople, qu'Aurelien fut assassiné par deux de ses gens. Ces mansions étoient proprement affectées à la commodité des troupes ou des personnes revêtues de charges publiques, & on leur fournissoit tout des deniers de l'état. Celui qui avoit l'intendance d'une mansion se nommoit manceps ou stationarius. 3°. Il y avoit outre cela des mansions ou gîtes pour les particuliers qui voyageoient, & où ils étoient reçus en payant les frais de leur dépense: c'étoient proprement des auberges. C'est de ce mot de mansio, dégénéré en masio, que nos ancêtres ont formé le mot de maison. 4°. Comme la journée du voyageur finissoit au gîte ou à la mansion, de-là vint l'usage de compter les distances par mansions, c'est-à-dire par journées de chemin. Pline dit mansionihus octo stat regio thurifera à monte excelso. Les Grecs ont rendu le mot de mansion par celui de stathmos, σταθμὸς. 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","placeNames":[{"end":59,"label":"Montagne","start":56,"text":"Ida"},{"end":74,"label":"Région","start":65,"text":"la Troade"},{"end":377,"label":"Ville","start":367,"text":"Le Gargara"},{"end":526,"label":"Ville","start":519,"text":"Gargara"},{"end":540,"label":"Ville","start":532,"text":"Gargarum"},{"end":585,"label":"Région","start":571,"text":"l'Asie mineure"}],"spatialRelations":[{"end":64,"label":"Inclusion","start":60,"text":"dans la Troade"}],"segmentedDescriptions":[]} {"volume":9,"numero":3778,"head":"MACRÉNI","entryType":"Person","cardinality":null,"placeType":null,"text":"MACRÉNI, (Géog. anc.) peuple de l'île de Corse, dans la partie septentrionale, selon Ptolomée, l. 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Les meilleures cartes que nous ayons du Paraguay, nous ont été données par les Jésuites, mais ils y ont eu moins d'égard à ce qu'on doit appeller proprement Paraguay qu'à ce qui forme la province de leur compagnie, qui porte ce nom ; & qui obéit à un seul provincial. Cette province comprend quatre gouvernemens, celui du Tucuman, celui de Santa-Crux de la Sierra, celui du Paraguay particulier, & celui de Rio de Plata. Ces quatre gouvernemens sont soumis pour le militaire au vice-roi du Pérou, pour le civil à l'audience royale du Los-Charcas, & pour le spirituel, à l'archevêque de Chuquisaca, ou la Plata, capitale de Los-Charcas ; car chacun de ces quatre gouvernemens a un évêque suffragant de l'archevêque que je viens de nommer. Le Paraguay propre est borné au nord par le grand fleuve des Amazones ; au midi, par les terres Magellaniques ; à l'orient, par le Brésil & par la mer du nord ; à l'occident, par le Tucuman, le grand Chaco, la province de Los-Charcas & celle de Santa-Crux de la Sierra. Il a pour capitale la ville de l'Assomption, & comprend tout ce qu'arrose le fleuve Paraguay, jusqu'à sa jonction avec le Parana. La premiere découverte en fut faite en 1516 ; dix ans après on y bâtit quelques forts, où l'on mit garnison espagnole. L'air y est doux & salubre ; le terroir produit du blé, des fruits, du coton, des cannes de sucre. Il croît dans un canton de cette province, appellé Maracayan, une herbe singuliere appellée l'herbe du Paraguay. Voyez Paraguay, herbe du, (Botan. exot.) Les Jésuites ont un grand nombre de doctrines ou de missions entre la riviere du Paraguay, au-dessous de l'Assomption & le Parana ; ils en ont encore plusieurs le long de l'Uruguay, grande riviere qui vient du nord-est, & se décharge dans Rio de Plata, par les 34d. sud. Ces doctrines sont des bourgades de deux ou trois mille Indiens, autrefois errans, que les peres ont rassemblés sur les montagnes & dans les forêts ; ils les ont civilisés, leur ont appris des métiers & à vivre du travail de leurs mains. Voyez Paraguay, mission du, (Géog. histor.) Rien ne fait plus d'honneur à leurs missions, que d'avoir vaincu, dans ces pays-là, la férocité des sauvages, sans d'autres armes que celles de la douceur ; mais ce n'est pas assez, il faudroit qu'ils leur inspirassent de communiquer avec les Espagnols, & de regarder les rois d'Espagne & de Portugal comme des princes auxquels ils doivent être attachés. Le pere Charlevoix a fait imprimer une histoire du Paraguay en trois volume in-4°. Paris 1757 avec figures ; elle est curieuse, mais on y desireroit plus d'impartialité & d'amour pour la vérité. (D. J.) ","placeNames":[{"end":64,"label":"Région","start":42,"text":"l'Amérique méridionale"},{"end":159,"label":"Pays","start":151,"text":"Paraguay"},{"end":276,"label":"Pays","start":268,"text":"Paraguay"},{"end":442,"label":"Région","start":435,"text":"Tucuman"},{"end":476,"label":"Région","start":453,"text":"Santa-Crux de la Sierra"},{"end":495,"label":"Pays","start":487,"text":"Paraguay"},{"end":532,"label":"Mer","start":520,"text":"Rio de Plata"},{"end":608,"label":"Pays","start":603,"text":"Pérou"},{"end":658,"label":"Région","start":647,"text":"Los-Charcas"},{"end":709,"label":"Région","start":699,"text":"Chuquisaca"},{"end":722,"label":"Région","start":714,"text":"la Plata"},{"end":747,"label":"Région","start":736,"text":"Los-Charcas"},{"end":864,"label":"Pays","start":853,"text":"Le Paraguay"},{"end":922,"label":"Rivière","start":914,"text":"Amazones"},{"end":990,"label":"Pays","start":981,"text":"le Brésil"},{"end":1042,"label":"Région","start":1032,"text":"le Tucuman"},{"end":1058,"label":"Région","start":1044,"text":"le grand Chaco"},{"end":1086,"label":"Région","start":1075,"text":"Los-Charcas"},{"end":1121,"label":"Région","start":1098,"text":"Santa-Crux de la Sierra"},{"end":1166,"label":"Ville","start":1154,"text":"l'Assomption"},{"end":1215,"label":"Pays","start":1207,"text":"Paraguay"},{"end":1251,"label":"Rivière","start":1242,"text":"le Parana"},{"end":1532,"label":"Région","start":1523,"text":"Maracayan"},{"end":1584,"label":"Pays","start":1576,"text":"Paraguay"},{"end":1600,"label":"Pays","start":1592,"text":"Paraguay"},{"end":1717,"label":"Pays","start":1709,"text":"Paraguay"},{"end":1745,"label":"Ville","start":1733,"text":"l'Assomption"},{"end":1757,"label":"Rivière","start":1748,"text":"le Parana"},{"end":1809,"label":"Rivière","start":1800,"text":"l'Uruguay"}],"spatialRelations":[{"end":893,"label":"Distance-Orientation","start":882,"text":"au nord par le grand fleuve des Amazones"},{"end":932,"label":"Distance-Orientation","start":925,"text":"au midi, par"},{"end":937,"label":"Distance-Orientation","start":934,"text":"par les Jésuites, mais ils y ont eu moins d'égard à ce qu'on doit appeller proprement Paraguay qu'à ce qui forme la province de leur compagnie, qui porte ce nom ; & qui obéit à un seul provincial. Cette province comprend quatre gouvernemens, celui du Tucuman, celui de Santa-Crux de la Sierra, celui du Paraguay particulier, & celui de Rio de Plata. Ces quatre gouvernemens sont soumis pour le militaire au vice-roi du Pérou, pour le civil à l'audience royale du Los-Charcas, & pour le spirituel, à l'archevêque de Chuquisaca, ou la Plata, capitale de Los-Charcas ; car chacun de ces quatre gouvernemens a un évêque suffragant de l'archevêque que je viens de nommer. Le Paraguay propre est borné au nord par le grand fleuve des Amazones ; au midi, par les terres Magellaniques ; à l'orient, par"},{"end":980,"label":"Distance-Orientation","start":965,"text":"à l'orient, par le Brésil"},{"end":996,"label":"Distance-Orientation","start":993,"text":"par les Jésuites, mais ils y ont eu moins d'égard à ce qu'on doit appeller proprement Paraguay qu'à ce qui forme la province de leur compagnie, qui porte ce nom ; & qui obéit à un seul provincial. 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(D. J.) ","placeNames":[{"end":65,"label":"Pays","start":55,"text":"'Allemagne"},{"end":89,"label":"Région","start":72,"text":"la basse Autriche"},{"end":108,"label":"Rivière","start":99,"text":"le Danube"},{"end":139,"label":"Ville","start":134,"text":"Stein"},{"end":201,"label":"Pays","start":191,"text":"Angleterre"},{"end":264,"label":"Région","start":255,"text":"'Autriche"}],"spatialRelations":[{"end":71,"label":"Inclusion","start":67,"text":"dans la basse Autriche"},{"end":97,"label":"Adjacence","start":91,"text":"proche le Danube"},{"end":133,"label":"Distance-Orientation","start":110,"text":"à un mille au-dessus de Stein"}],"segmentedDescriptions":[]} {"volume":4,"numero":4912,"head":"Dieu (l'ile), ou l'isle d'Yeu","entryType":"Place","cardinality":"Single","placeType":"Island","text":" Dieu (l'ile), ou l'isle d'Yeu, (Géog. mod.) cette petite île est sur la côte de Poitou. ","placeNames":[{"end":87,"label":"Région","start":81,"text":"Poitou"}],"spatialRelations":[{"end":69,"label":"Crosses","start":66,"text":"sur la côte de Poitou"}],"segmentedDescriptions":[]} -{"volume":10,"numero":1672,"head":"Mer Baltique","entryType":"Autre","cardinality":null,"placeType":null,"text":"Mer Baltique, (Géog.) Voyez Baltique. (D. J.)","placeNames":[],"spatialRelations":[],"segmentedDescriptions":[]} +{"volume":10,"numero":1672,"head":"Mer Baltique","entryType":"Other","cardinality":null,"placeType":null,"text":"Mer Baltique, (Géog.) Voyez Baltique. (D. J.)","placeNames":[],"spatialRelations":[],"segmentedDescriptions":[]} {"volume":8,"numero":2221,"head":"JARANNA","entryType":"Place","cardinality":"Single","placeType":"Human-made","text":" JARANNA, (Géog.) forteresse de l'empire russien dans la province de Daurie, habitée par les Tonguses, nation tartare. C'est près de cet endroit qu'on prend les plus belles zibelines. ","placeNames":[{"end":75,"label":"Région","start":69,"text":"Daurie"}],"spatialRelations":[{"end":53,"label":"Inclusion","start":49,"text":"dans la province de Daurie"}],"segmentedDescriptions":[]} {"volume":10,"numero":872,"head":"MASENO","entryType":"Place","cardinality":"Single","placeType":"Mountain","text":" MASENO, (Géog.) vallée de la Valteline, qui s'étend du nord au sud des deux côtés de la petite riviere Maseno, qui lui donne son nom : cette vallée a des bains d'eau minérales, qu'on nomme Bagni de Maseno ; l'eau en est tiede & claire, elle charie du fer, de l'alun, du nitre & du soufre. 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Dans la carte que les jésuites ont donnée du Tibet, le pays de Si-Fan est distinctement marqué comme borné à l'est par la province de Se chuen au nord par le pays de Coconor, & à l'ouest par la riviere de Tsacho-Tsitsirhana. Suivant cette position, le pays de Si-fan est entre 29 degrés 54 minutes & 33 degrés 40 minutes de latitude, & entre 12 degrés 30 minutes & 18 degrés 20 minutes de longitude, ouest de Pekin. Sa figure forme un triangle, dont la base qui est au nord, offre environ 300 milles de longueur ; & les deux autres côtés qui font un angle au sud, sont chacun environ de 245 milles. C'est encore aujourd'hui ce qui reste aux Si fans d'un domaine qui comprenoit tout le Tibet, & même quelques territoires de la Chine. On peut inférer de-là & de la conformité qui subsiste entre les langues du Si-fan & du Tibet, que les Chinois étendent le nom de Si-fan à toute cette région, & quelquefois à toutes les nations qui sont à l'ouest de l'empire de la Chine. Suivant les apparences, c'est ce grand empire de Si-fan, comprenant tout l'espace qui est entre la Chine & l'Indoustan, avec toutes les vastes plaines & les deserts au nord & à l'ouest habités par les Tartares eluths, qui portoit autrefois le nom de Tangut, Tanguth, ou Tankut. On a d'autant moins sujet d'en douter, que la langue & les caracteres du Tibet, qui sont encore en usage dans le pays de Si-fan, conservent le nom de langue & de caracteres de Tangut. Suivant les historiens chinois, l'année 1227 est l'époque de l'entiere ruine des Si-fans, après de longues guerres qu'ils ont eues avec les empereurs de la Chine. Leur état présent ne ressemble guere à celui où ils étoient anciennement ; car ils n'ont pas une seule ville, au-lieu qu'autrefois ils formoient une nation nombreuse & puissante. Les lamas qui les gouvernent, ne les inquiettent pas beaucoup, pourvu qu'ils leur rendent certains honneurs, & qu'ils payent exactement les droits de fo, ce qui va à très peu de chose Ces droits semblent être des especes de dixmes religieuses. Les Si-fans ont toujours suivi la religion de Fo, & ont toujours choisi leurs ministres d'état & quelquefois leurs généraux parmi les lamas. Les livres & les caracteres de leurs chefs, sont ceux du Tibet. Quoique voisins des Chinois, leurs coutumes & leurs cérémonies ressemblent peu à celles de la Chine ; par exemple, dans les visites que les Si-fans rendent à ceux qu'ils respectent, ils leur présentent un grand mouchoir blanc, de coton, ou de soie. Ils ont aussi quelques usages établis parmi les Tartares-kalks, & d'autres de ceux du Coconor. Les Si-fans ne reconnoissent qu'à-demi l'autorité des mandarins chinois, & ne se hâtent guere de répondre à leurs citations : ces officiers n'osent même les traiter avec rigueur, ni entreprendre de les forcer à obéir ; parce qu'il seroit impossible de les poursuivre dans l'intérieur de leurs affreuses montagnes dont le sommet est couvert de neige, même au mois de Juillet : d'ailleurs, la rhubarbe croissant en abondance dans leur pays, les Chinois les ménagent pour en tirer cette marchandise précieuse. (D. J.) 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Pieria, nom commun a bien des lieux, comme on va le voir. 1°. C'est le nom d'une petite contrée de la partie orientale de la Macédoine, sur le golfe Thermaïque. Ptolomée, liv. III. chap. xiij. la borne au nord par le fleuve Ludias, & au midi par le fleuve Pénée. Strabon, excerpt. liv. VII. fine, donne des bornes différentes à la Péirie. Il ne la commence du côté du midi, qu'au fleuve Aliacmon, & la termine du côté du nord au fleuve Axius, & il nomme les habitans Periotae. 2°. Pieria, contrée de Syrie dans la Séleucide, dont elle faisoit partie. Elle tiroit son nom du mont Pierius ou Pieria, que les Macédoniens avoient ainsi nommé, àl'imitation du mont Pierius, qui étoit dans leur patrie. 3°. C'étoit une ville de Macédoine. 4°. Pieria étoit une montagne de Thrace sur laquelle demeuroit Orphée, & ce pourroit être la même que le mont Pangée. 5°. Pieria est une montagne de Syrie, ainsi dite à l'imitation d'une montagne du même nom en Grece. Cette montagne donnoit le nom à une contrée qui faisoit partie de la Séleucide. 6°. Lieu du Péloponnese au voisinage de Lacédémone. 7°. Ville de la Boeotie, qui dans la suite fut appellée Lyncos, Λύγκος 8°. C'est le nom d'une montagne de la Boeotie. 9°. Il y avoit une forêt de Macédoine dans la Piérie, qui portoit le nom de Pieria silva. Tite-Live, liv. XLIV. chap. xliij. dit que ce fut dans cette forêt que se sauva Persée, après avoir été battu par les Romains. C'est de la Piérie de Macédoine qu'étoit natif Pierus, célebre poëte musicien, dont parlent Plutarque & Pausanias. Il eut neuf filles douées de tous les talens possibles pour la musique & la poésie ; il leur imposa le nom des neuf muses, & les petits-fils qu'elles lui donnerent, porterent les mêmes noms que les Grecs ont attribués depuis aux enfans des muses mêmes. Comme il excelloit également dans la musique & la poésie, il composa des poëmes dont l'histoire fabuleuse des muses, & leurs louanges, faisoient le principal sujet. Voilà d'où vient que les muses sont appellées Piérides par les poëtes. Une colonie de Piériens, peuples de Thrace, entre le Carason & le Bracs, étant entré au fond du golfe de Salonique en Macédoine, s'établit sur les côtes, entre le Platamona & le mont Aka, & donna à ce canton le nom de Piérie, aussi-bien qu'à une fontaine qui fut consacrée aux muses. Le Carason ou le Mestro d'aujourd'hui, est apparemment le Nestus ou Mestus des anciens ; le Bracs est le Cossinites ou Compsatus ; la Platamona, l'Astroeus ; & le mont Aka est la partie orientale de l'ancien Olympus. Criton (Quintus) historien, naquit à Pierie dans la Macédoine, apparemment depuis J. C. puisqu'aucun ancien auteur n'en parle. Il composa plusieurs ouvrages, dont les noms seuls nous ont été conservés. Julius Pollux, liv. X. cite son histoire de Nice, & Etienne, son histoire des Getes. Suidas nomme une histoire de Pallene par Criton, une de Perse, une de Sicile, la description de Syracuse, l'origine de la même ville, enfin un traité de l'empire de Macédoine. (D. J.) ","placeNames":[],"spatialRelations":[],"segmentedDescriptions":["1° PIÉRIE, (Géog. anc.) petite contrée de la partie orientale de la Macédoine, sur le golfe Thermaïque. Ptolomée, liv. III. chap. xiij. la borne au nord par le fleuve Ludias, et au midi par le fleuve Pénée. Strabon, excerpt. liv. VII. fine, donne des bornes différentes à la Piérie, la commençant du côté du midi au fleuve Aliacmon, et la terminant du côté du nord au fleuve Axius. Les habitants y sont nommés Periotae.","2° PIÉRIE, contrée de Syrie dans la Séleucide, dont elle faisait partie. Elle tirait son nom du mont Pierius ou Pieria, ainsi nommé par imitation du mont Pierius de Macédoine.","3° PIÉRIE, ville de Macédoine.","4° PIÉRIE, montagne de Thrace sur laquelle demeurait Orphée, pouvant être la même que le mont Pangée.","5° PIÉRIE, montagne de Syrie, ainsi dite par imitation d'une montagne du même nom en Grèce. Cette montagne donnait son nom à une contrée faisant partie de la Séleucide.","6° PIÉRIE, lieu du Péloponnèse au voisinage de Lacédémone.","7° PIÉRIE, ville de la Béotie, qui fut ensuite appelée Lyncos, Λύγκος.","8° PIÉRIE, montagne de la Béotie.","9° PIÉRIE, forêt de Macédoine dans la Piérie, appelée Pieria silva. Tite-Live, liv. XLIV. chap. xliij., rapporte que Persée s'y réfugia après sa défaite contre les Romains. C'est de la Piérie de Macédoine que venait Pierus, célèbre poète musicien mentionné par Plutarque et Pausanias, père des neuf muses appelées Piérides. Une colonie de Piériens, peuple de Thrace, s'établit sur les côtes entre Platamona et le mont Aka, donnant à la région et à une fontaine consacrée aux muses le nom de Piérie. Le Carason (ou Mestro), le Bracs, la Platamona et le mont Aka sont identifiés respectivement aux anciens Nestus ou Mestus, Cossinites ou Compsatus, Astroeus et la partie orientale de l'ancien Olympus.","10° PIÉRIE, lieu de naissance de Criton (Quintus), historien de Macédoine, actif probablement après J.C. Il composa plusieurs ouvrages connus seulement par leurs titres, dont une histoire de Nice, des Getes, de Pallene, de Perse, de Sicile, une description et origine de Syracuse, ainsi qu'un traité de l'empire de Macédoine."]} {"volume":11,"numero":402,"head":"NÉCROTHALASSA","entryType":"Place","cardinality":"Single","placeType":"Sea","text":" NÉCROTHALASSA, (Géog. anc.) golfe ou port que la mer fait sur la côte de l'île de Corfou, du côté de l'ouest, dans la vallée des Saints. Ce port étoit autrefois fort profond, & capable de contenir 200 galeres ; mais à-présent il est rempli de sable, & par conséquent inutile. Son nom grec Nécrotalassa, qui veut dire mer-morte, lui convient parfaitement, car il ne sert plus que d'étang où l'on tient quantité de poisson. ","placeNames":[{"end":89,"label":"Île","start":83,"text":"Corfou"},{"end":302,"label":"Mer","start":290,"text":"Nécrotalassa"}],"spatialRelations":[{"end":109,"label":"Distance-Orientation","start":91,"text":"du côté de l'ouest, dans"},{"end":115,"label":"Inclusion","start":111,"text":"dans la vallée des Saints. Ce port étoit autrefois fort profond, & capable de contenir 200 galeres ; mais à-présent il est rempli de sable, & par conséquent inutile. Son nom grec Nécrotalassa"}],"segmentedDescriptions":[]} -{"volume":9,"numero":3876,"head":"MAGDALA","entryType":"Autre","cardinality":null,"placeType":null,"text":"MAGDALA, (Géograp.) Magdala, magdalum, magdolum ou migdole, sont autant de termes qui signifient une tour. Il se trouve quelquefois seul, & quelquefois joint à un autre nom propre. Ainsi Magdalel signifie la tour de Dieu ; Magdal-gad, la tour de Gad. (D. J.)","placeNames":[],"spatialRelations":[],"segmentedDescriptions":[]} +{"volume":9,"numero":3876,"head":"MAGDALA","entryType":"Other","cardinality":null,"placeType":null,"text":"MAGDALA, (Géograp.) Magdala, magdalum, magdolum ou migdole, sont autant de termes qui signifient une tour. Il se trouve quelquefois seul, & quelquefois joint à un autre nom propre. Ainsi Magdalel signifie la tour de Dieu ; Magdal-gad, la tour de Gad. (D. J.)","placeNames":[],"spatialRelations":[],"segmentedDescriptions":[]} {"volume":8,"numero":2210,"head":"JAPON, le","entryType":"Place","cardinality":"Single","placeType":"Country","text":" JAPON, le, (Géog.) grand pays de la partie la plus orientale de l'Asie. C'est un composé de quantité d'îles, dont les trois principales sont celles de Niphon, de Saikokf, & de Sikokf ; ces trois îles sont entourées d'un nombre prodigieux d'autres îles ; les unes petites, pleines de rochers stériles, les autres grandes, riches & fertiles. Toutes ces îles & terres qui forment le Japon, ont été divisées l'an 590 de J. C. en sept principales contrées, qui sont partagées en quarante-huit provinces, & subdivisées en plusieurs moindres districts. Le revenu de toutes les îles & provinces, qui appartiennent à l'empire du Japon, monte tous les ans à 3228 mans, & 6200 kokfs de ritz ; car au Japon, tous les revenus sont réduits à ces deux mesures en ritz ; un mans contient dix mille kokfs, & un kokf trois mille balles ou sacs de ritz. Le tems est fort inconstant dans cette vaste contree ; l'hiver est sujet à des froids rudes, & l'été à des chaleurs excessives. Il pleut beaucoup pendant le cours de l'année, & sur-tout dans les mois de Juin & de Juillet, mais sans cette régularité qu'on remarque dans les pays plus chauds des Indes orientales. Le tonnerre & les éclairs sont très-fréquens. La mer qui environne le Japon, est fort orageuse, & d'une navigation périlleuse, par le grand nombre de rochers, de bas-fonds & d'écueils, qu'il y a au-dessus & au-dessous de l'eau. Le terroir est en général montagneux, pierreux, & stérile ; mais l'industrie & les travaux infatigables des habitans, qui d'ailleurs vivent avec une extrème frugalité, l'ont rendu fertile, & propre à se passer des pays voisins. Toute la nation se nourrit de ritz, de légumes & de fruits, sobriété qui semble en elle une vertu plûtôt qu'une superstition. L'eau douce ne manque pas, car il y a un grand nombre de lacs, de rivieres, & de fontaines froides, chaudes & minérales ; les tremblemens de terre n'y sont pas rares, & détruisent quelquefois des villes entieres par leurs violentes & longues secousses. La plus grande richesse du Japon consiste en toutes sortes de minéraux & de métaux, particulierement en or, en argent, & en cuivre admirable. Il y a quantité de soufrieres, entr'autres une île entiere qui n'est que soufre. La province de Bungo produit de l'étain si fin & si blanc, qu'il vaut presque l'argent. On trouve ailleurs le fer en abondance ; d'autres provinces fournissent des pierres précieuses, jaspes, agathes, cornalines, des perles dans les huitres, & dans plusieurs autres coquillages de mer. L'ambre gris se recueille sur les côtes, & chacun peut l'y ramasser. Les coquillages de la mer, dont les habitans ne font aucun cas, ne cedent point en beauté à ceux d'Amboine & des îles Moluques. Le Japon possede aussi des drogues estimées, qui servent à la Teinture & à la Médecine. On n'y a point encore découvert l'antimoine, & le sel armoniac ; le vif-argent & le borax y sont portés par les Chinois. L'empire du Japon est situé entre le 31 & le 42d de latitude septentrionale. Les Jesuites, dans une carte corrigée sur leurs observations astronomiques, le placent entre le 157 & le 175d 30'de longitude. Il s'étend au nord-est, & à l'est-nord-est ; sa largeur est très-irréguliere, & étroite en comparaison de sa longueur, qui prise en droite ligne, & sans y comprendre toutes les côtes, a au moins 200 milles d'Allemagne. Il est comme le royaume de la Grande-Bretagne, haché & coupé, mais dans un plus haut dégré, par des caps, des bras de mer, des anses & des baies. Il se trouve un bras de mer entre les côtes les plus septentrionales du Japon, & un continent voisin ; c'est un fait confirmé par les découvertes récentes des Russes ; Jedo est aujourd'hui la capitale de cet empire ; c'étoit autrefois Meaco. Voyez Jedo & Méaco. Si le Japon exerce la curiosité des Géographes, il est encore plus digne des regards d'un philosophe. Nous fixerons ici les yeux du lecteur, sur le tableau intéressant qu'en a fait l'historien philosophe de nos jours. Il nous peint avec fidélité ce peuple étonnant, le seul de l'Asie qui n'a jamais été vaincu, qui paroît invincible ; qui n'est point, comme tant d'autres, un mélange de différentes nations, mais qui semble aborigene ; & au cas qu'il descende d'anciens Tartares, 1200 ans avant J. C. suivant l'opinion du P. Couplet, toujours est-il sûr qu'il ne tient rien des peuples voisins. Il a quelque chose de l'Angleterre, par la fierté insulaire qui leur est commune, & par le suicide qu'on croit si fréquent dans ces deux extrémités de notre hémisphere ; mais son gouvernement ne ressemble point à l'heureux gouvernement de la Grande-Bretagne ; il ne tient pas de celui des Germains, son système n'a pas été trouvé dans leurs bois. Nous aurions dû connoître ce pays dès le xiij. siecle, par le recit du celebre Marco Paolo. Ce illustre vénitien avoit voyagé par terre à la Chine ; & ayant servi long-tems sous un des fils de Gengis-Kan, il eut les premieres notions de ces îles, que nous nommons Japon, & qu'il appelle Zipangri ; mais ses contemporains qui admettoient les fables les plus grossieres, ne crurent point les vérités que Marc Paul annonçoit : son manuscrit resta long-tems ignoré. Il tomba enfin entre les mains de Christophe Colomb, & ne servit pas peu à le confirmer dans son espérance, de trouver un monde nouveau, qui pouvoit rejoindre l'orient & l'occident. Colomb ne se trompa que dans l'opinion, que le Japon touchoit à l'hémisphere qu'il découvrit ; il en étoit si convaincu, qu'étant abordé à Hispaniola, il se crut dans le Zipangri de Marco Paolo. Cependant, pendant qu'il ajoûtoit un nouveau monde à la monarchie d'Espagne, les Portugais de leur côté s'aggrandissoient avec le même bonheur dans les Indes orientales. La découverte du Japon leur est dûe, & ce fut l'effet d'un naufrage. En 1542, lorsque Martin Alphonse de Souza étoit viceroi des Indes orientales, trois portugais, Antoine de Mota, François Zeimoto, & Antoine Peixota, dont les noms méritoient de passer à la postérité, furent jettés par une tempête sur les côtes du Japon ; ils étoient à bord d'une jonque chargée de cuir, qui alloit de Siam à la Chine : voilà l'origine de la premiere connoissance qui se répandit du Japon en Europe. Le gouvernement du Japon a été pendant deux mille quatre cent ans assez semblable à celui du calif des Musulmans, & de Rome moderne. Les chefs de la religion ont été, chez les Japonnois, les chefs de l'empire plus long-tems qu'en aucune autre nation du monde. La succession de leurs pontifes rois, & de leurs pontifes reines (car dans ce pays-là les femmes ne sont point exclues du trône pontifical) remonte 660 ans avant notre ere vulgaire. Mais les princes séculiers s'étant rendus insensiblement indépendans & souverains dans les provinces, dont l'empereur ecclésiastique leur avoit donné l'administration, la fortune disposa de tout l'empire en faveur d'un homme courageux, & d'une habileté consommée, qui d'une condition basse & servile, devint un des plus puissans monarques de l'univers ; on l'appella Taïco. Il ne détruisit, en montant sur le trône, nile nom, ni la race des pontifes, dont il envahit le pouvoir, mais depuis lors l'empereur ecclésiastique, nommé Dairi ou Dairo, ne fut plus qu'une idole révérée, avec l'apanage imposant d'une cour magnifique ; voyez Dairo. Ce que les Turcs ont fait à Bagdat, ce que les Allemans ont voulu faire à Rome, Taïco l'a fait au Japon, & ses successeurs l'ont confirmé. Ce fut sur la fin du xvj siecle, vers l'an 1583 de J. C. qu'arriva cette révolution. Taïco instruit de l'état de l'empire, & des vûes ambitieuses des princes & des grands, qui avoient si longtems pris les armes les uns contre les autres, trouva le secret de les abaisser & de les dompter. Ils sont aujourd'hui tellement dans la dépendance du Kubo, c'est-à-dire, de l'empereur séculier, qu'il peut les disgracier, les exiler, les dépouiller de leurs possessions, & les faire mourir quand il lui plaît, sans en rendre compte à personne. Il ne leur est pas permis de demeurer plus de six mois dans leurs biens héréditaires ; il faut qu'ils passent les autres six mois dans la capitale, où l'on garde leurs femmes & leurs enfans pour gage de leur fidélité. Les plus grandes terres de la couronne sont gouvernées par des lieutenans, & par des receveurs ; tous les revenus de ces terres doivent être portés dans les coffres de l'empire ; il semble que quelques ministres qu'on a eus en Europe ayent été instruits par le grand Taïco. Ce prince, pour mettre ensuite son autorité à couvert de la fureur du peuple, qui sortoit des guerres civiles, fit un nouveau corps de lois, si rigoureuses, qu'elles ne semblent pas être écrites, comme celles de Dracon, avec de l'encre, mais avec du sang. Elles ne parlent que de peines corporelles, ou de mort, sans espoir de pardon, ni de surséance pour toutes les contraventions faites aux ordonnances de l'empereur. Il est vrai, dit M. de Montesquieu, que le caractere étonnant de ce peuple opiniâtre, capricieux, déterminé, bizarre & qui brave tous les périls & tous les malheurs, semble à la premiere vûe, absoudre ce législateur de l'atrocité de ses lois ; mais des gens, qui naturellement méprisent la mort, & qui s'ouvrent le ventre par la moindre fantaisie, sont-ils corrigés ou arrêtés par la vûe des supplices, & ne peuvent-ils pas s'y familiariser? En même tems que l'empereur, dont je parle, tâchoit par des lois atroces, de pourvoir à la tranquilité de l'état, il ne changea rien aux diverses religions établies de tems immémorial, dans le pays, & laissa à tous ses sujets la liberté de penser comme ils voudroient sur cette matiere. Entre ces religions, celle qui est la plus étendue au Japon, admet des récompenses & des peines après la vie, & même celle de Sinto qui a tant de sectateurs, reconnoît des lieux de délices pour les gens de bien, quoiqu'elle n'admette point de lieu de tourmens pour les méchans ; mais ces deux sectes s'accordent dans la morale. Leur principaux commandemens qu'ils appellent divins, sont les nôtres ; le mensonge, l'incontinence, le larcin, le meurtre, sont défendus ; c'est la loi naturelle réduite en préceptes positifs. Ils y ajoûtent le précepte de la tempérance, qui défend jusqu'aux liqueurs fortes, de quelque nature qu'elles soient, & ils étendent la défense du meurtre jusqu'aux animaux ; Siaka qui leur donna cette loi, vivoit environ mille ans avant notre ere vulgaire. Ils ne different donc de nous en morale, que dans le précepte d'épargner les bêtes, & cette différence n'est pas à leur honte. Il est vrai qu'ils ont beaucoup de fables dans leur religion, en quoi ils ressemblent à tous les peuples, & à nous en particulier, qui n'avons connu que des fables grossieres avant le Christianisme. La nature humaine a établi d'autres ressemblances entre ces peuples & nous. Ils ont la superstition des sortileges que nous avons eu si long-tems. On retrouve chez eux les pélerinages, les épreuves de feu, qui faisoient autrefois une partie de notre jurisprudence ; enfin ils placent leurs grands hommes dans le ciel, comme les Grecs & les Romains. Leur pontife (s'il est permis de parler ainsi) a seul, comme celui de Rome moderne, le droit de faire des apothéoses, & de consacrer des temples aux hommes qu'il en juge dignes. Ils ont aussi depuis très-long-tems des religieux, des hermites, des instituts même, qui ne sont pas fort éloignés de nos ordres guerriers ; car il y avoit une ancienne société de solitaires, qui faisoient voeu de combattre pour la religion. Le Japon étoit également partagé entre plusieurs sectes sous un pontife roi, comme il l'est sous un empereur séculier ; mais toutes les sectes se réunissoient dans les mêmes points de morale. Ceux qui croyoient la métempsycose & ceux qui n'y croyoient pas, s'abstenoient & s'abstiennent encore aujourd'hui de manger la chair des animaux qui rendent service à l'homme ; tous s'accordent à les laisser vivre, & à regarder leur meurtre comme une action d'ingratitude & de cruauté. La loi de Moyse tue & mange, n'est pas dans leurs principes, & vraisemblablement le Christianisme adopta ceux de ce peuple, quand il s'établit au Japon. La doctrine de Confucius a fait beaucoup de progrès dans cet empire ; comme elle se réduit toute à la simple morale, elle a charmé tous les esprits de ceux qui ne sont pas attachés aux bonzes, & c'est toujours la saine partie de la nation. On croit que le progrès de cette philosophie, n'a pas peu contribué à ruiner la puissance du Dairi : l'empereur qui régnoit en 1700, n'avoit pas d'autre religion. Il semble qu'on abuse plus au Japon qu'à la Chine de cette doctrine de Confucius. Les philosophes japonnois regardent l'homicide de soi-même, comme une action vertueuse, quand elle ne blesse pas la société; le naturel fier & violent de ces insulaires met souvent cette théorie en pratique, & rend l'homicide beaucoup plus commun encore au Japon, qu'il ne l'est en Angleterre. La liberté de conscience ayant toujours été accordée dans cette empire, ainsi que dans presque tout le reste de l'Orient, plusieurs religions étrangeres s'étoient paisiblement introduites au Japon. Dieu permettoit ainsi que la voie fût ouverte à l'évangile dans ces vastes contrées ; personne n'ignore qu'il fit des progrès prodigieux sur la fin du seizieme siecle, dans la moitié de cet empire. La célebre ambassade de trois princes chrétiens Japonnois au pape Grégoire XIII, est, ce me semble, l'hommage le plus flateur que le saint-siege ait jamais reçu. Tout ce grand pays, où il faut aujourd'hui abjurer l'évangile, & dont aucun sujet ne peut sortir, a été sur le point d'être un royaume chrétien, & peut-être un royaume portugais. Nos prêtres y étoient honorés plus que parmi nous ; à présent leur tête y est à prix, & ce prix même y est fort considérable : il est d'environ douze mille livres. L'indiscrétion d'un prêtre portugais, qui refusa de céder le pas à un des officiers de l'empereur, fut la premiere cause de cette révolution. La seconde, fut l'obstination de quelques jésuites, qui soutinrent trop leurs droits, en ne voulant pas rendre une maison qu'un seigneur japonnois leur avoit donnée, & que le fils de ce seigneur leur redemandoit. La troisieme, fut la crainte d'être subjugués par les chrétiens. Les bonzes appréhenderent d'être dépouillés de leurs anciennes possessions, & l'empereur enfin craignit pour l'état. Les Espagnols s'étoient rendus maîtres des Philippines voisines du Japon ; on savoit ce qu'ils avoient fait en Amérique, il n'est pas étonnant que les Japonnois fussent allarmés. L'empereur séculier du Japon proscrivit donc la religion chrétienne en 1586; l'exercice en fut défendu à ses sujets sous peine de mort ; mais comme on permettoit toujours le commerce aux Portuguais & aux Espagnols, leurs missionnaires faisoient dans le peuple autant de prosélytes, qu'on en condamnoit au supplice. Le monarque défendit à tous les habitans d'introduire aucun prêtre chrétien dans le pays ; malgré cette défense, le gouverneur des îles Philippines fit passer des Cordeliers en ambassade à l'empereur du Japon. Ces ambassadeurs commencerent par bâtir une chapelle publique dans la ville capitale ; ils furent chassés, & la persécution redoubla. Il y eut longtems des alternatives de cruautés & d'indulgences. Enfin arriva la fameuse rébellion des chrétiens, qui se retirerent en force & en armes en 1637, dans une ville de l'empire ; alors ils furent poursuivis, attaqués, & massacrés au nombre de trente-sept mille l'année suivante 1638, sous le regne de l'impératrice Mikaddo. Ce massacre affreux étouffa la révolte, & abolit entierement au Japon la religion chrétienne, qui avoit commencé de s'y introduire dès l'an 1549. Si les Portugais & les Espagnols s'étoient contentés de la tolérance dont ils jouissoient, ils auroient été aussi paisibles dans cet empire, que les douze sectes établies à Méaco, & qui composoient ensemble dans cette seule ville, au-de-là de quatre cent mille ames. Jamais commerce ne fut plus avantageux aux Portugais que celui du Japon. Il paroît assez, par les soins qu'ont les Hollandois de se le conserver, à l'exclusion des autres peuples, que ce commerce produisoit, sur-tout dans les commencemens, des profits immenses. Les Portugais y achetoient le meilleur thé de l'Asie, les plus belles porcelaines, ces bois peints, laqués, vernissés, comme paravents, tables, coffres, boëtes, cabarets, & autres semblables, dont notre luxe s'appauvrit tous les jours ; de l'ambre gris, du cuivre d'une espece supérieure au nôtre ; enfin l'argent & l'or, objet principal de toutes les entreprises de négoce. Le Japon, aussi peuplé que la Chine à proportion, & non moins industrieux, tandis que la nation y est plus fiere & plus brave, possede presque tout ce que nous avons, & presque tout ce qui nous manque. Les peuples de l'Orient étoient autrefois bien supérieurs à nos peuples occidentaux, dans tous les arts de l'esprit & de la main. Mais que nous avons regagné le tems perdu, ajoûte M. de Voltaire! les pays où le Bramante & Michel Ange ont bâti Saint Pierre de Rome, où Raphaël a peint, où Newton a calculé l'infini, où Leibnitz partagea cette gloire, où Huyggens appliqua la cycloïde aux pendules à secondes, où Jean de Bruges trouva la peinture à l'huile, où Cinna & Athalie ont été écrits ; ces pays, dis-je, sont devenus les premiers pays de la terre. Les peuples orientaux ne sont à présent dans les beaux arts, que des barbares, ou des enfans, malgré leur antiquité, & tout ce que la nature a fait pour eux. (D. J.) 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Les Grecs ont deux mots pour exprimer un marais, savoir elos, qui répond assez à l'idée que nous avons du mot marais, c'est-à-dire une terre basse noyée d'eau ; & limné, que les Latins rendent également par palus & par stagnum, un marais ou un étang, c'est à-dire un terrein couvert d'eau. Mais les Latins ont fort étendu le sens du mot palus, car ils l'emploient à signifier un lac ; ainsi ils ont dit le Palus Méotide, pour désigner un grand lac, qui mérite bien le nom de mer, & qui est à l'embouchure du Don. Les marais se forment de plusieurs manieres différentes. Il y a des terres voisines des rivieres, le débordement arrivé, l'eau se répand sur ces terres, y fait un long séjour, & les affaisse. Pour lors ces terres deviennent des marais & restent telles, à moins que l'ardeur du soleil ne les desseche, ou que l'art ne fasse écouler ces eaux. On est parvenu à cet art pour ne pas perdre le terrein, en pratiquant des canaux par où l'eau s'écoule, & en coupant des fossés, dont la terre sert à relever les prairies & à ramasser les eaux auxquelles on ménage un cours, soit par des moulins, soit par quelqu'autre artifice semblable. On empêche de cette maniere que de grands terreins ne restent inondés. Les Hollandois ont desséché quantité de marais par cette invention, & c'est ce qu'ils nomment des polders. Il arrive encore que dans un terrein inculte & dépeuplé, les plantes sauvages naissent confusément, & forment avec le tems, un bois, une forêt ; les eaux s'assemblent dans un fond, & les arbres qui les couvrent en empêchent l'évaporation. Voilà un marais fait pour toujours. Il y a de tels marais à Surinam, qui ont commencé avec le monde, & qui ont des centaines de lieues d'étendue. Les marais qui ne consistent qu'en une terre très humide, se corrigent par des saignées, & deviennent capables de culture, comme le prouvent un grand nombre de lieux des Pays-bas & des Provinces-unies. L'art même vient à-bout de dessécher les terres que l'eau couvre entierement. Il n'a tenu qu'au gouvernement de Hollande de consentir que l'espace qu'occupe aujourd'hui la mer de Harlem, qui n'est proprement qu'un marais inondé, ne se changeât en un terrein couvert de maisons & de prairies. Cela seroit exécuté depuis longtems, si les avantages qu'on en tireroit avoient paru sans risque & supérieurs à ceux que cette mer procure au pays. Il y a des marais qu'il ne seroit ni aisé ni utile de dessécher ; ce sont ceux qui sont arrosés d'un nombre plus ou moins grand de fontaines, dont les eaux se réunissant dans une issue commune, se frayent une route, & forment une riviere qui se grossissant de divers ruisseaux, fait souvent le bonheur de tout le pays qu'elle arrose. On appelle à Paris improprement marais, des lieux marécageux, bonifiés & rehaussés par les boues de la ville qu'on y a apportées, & où à force de fumier, on fait d'excellens jardinages. On appelle sur les côtes de France marais salans, des lieux entourés de digues, où dans le tems de la marée, on fait entrer l'eau de la mer qui s'y change en sel. (D. J.)","placeNames":[],"spatialRelations":[],"segmentedDescriptions":[]} +{"volume":10,"numero":333,"head":"MARAIS","entryType":"Other","cardinality":null,"placeType":null,"text":"MARAIS, s. m. (Géograph.) lieu plus bas que les lieux voisins, où les eaux s'assemblent & croupissent, parce qu'elles n'ont point de sortie ; on appelle aussi marais certains lieux humides & bas, où l'eau vient quand on creuse un pié ou deux dans la terre. Les Grecs ont deux mots pour exprimer un marais, savoir elos, qui répond assez à l'idée que nous avons du mot marais, c'est-à-dire une terre basse noyée d'eau ; & limné, que les Latins rendent également par palus & par stagnum, un marais ou un étang, c'est à-dire un terrein couvert d'eau. Mais les Latins ont fort étendu le sens du mot palus, car ils l'emploient à signifier un lac ; ainsi ils ont dit le Palus Méotide, pour désigner un grand lac, qui mérite bien le nom de mer, & qui est à l'embouchure du Don. Les marais se forment de plusieurs manieres différentes. Il y a des terres voisines des rivieres, le débordement arrivé, l'eau se répand sur ces terres, y fait un long séjour, & les affaisse. Pour lors ces terres deviennent des marais & restent telles, à moins que l'ardeur du soleil ne les desseche, ou que l'art ne fasse écouler ces eaux. On est parvenu à cet art pour ne pas perdre le terrein, en pratiquant des canaux par où l'eau s'écoule, & en coupant des fossés, dont la terre sert à relever les prairies & à ramasser les eaux auxquelles on ménage un cours, soit par des moulins, soit par quelqu'autre artifice semblable. On empêche de cette maniere que de grands terreins ne restent inondés. Les Hollandois ont desséché quantité de marais par cette invention, & c'est ce qu'ils nomment des polders. Il arrive encore que dans un terrein inculte & dépeuplé, les plantes sauvages naissent confusément, & forment avec le tems, un bois, une forêt ; les eaux s'assemblent dans un fond, & les arbres qui les couvrent en empêchent l'évaporation. Voilà un marais fait pour toujours. Il y a de tels marais à Surinam, qui ont commencé avec le monde, & qui ont des centaines de lieues d'étendue. Les marais qui ne consistent qu'en une terre très humide, se corrigent par des saignées, & deviennent capables de culture, comme le prouvent un grand nombre de lieux des Pays-bas & des Provinces-unies. L'art même vient à-bout de dessécher les terres que l'eau couvre entierement. Il n'a tenu qu'au gouvernement de Hollande de consentir que l'espace qu'occupe aujourd'hui la mer de Harlem, qui n'est proprement qu'un marais inondé, ne se changeât en un terrein couvert de maisons & de prairies. Cela seroit exécuté depuis longtems, si les avantages qu'on en tireroit avoient paru sans risque & supérieurs à ceux que cette mer procure au pays. Il y a des marais qu'il ne seroit ni aisé ni utile de dessécher ; ce sont ceux qui sont arrosés d'un nombre plus ou moins grand de fontaines, dont les eaux se réunissant dans une issue commune, se frayent une route, & forment une riviere qui se grossissant de divers ruisseaux, fait souvent le bonheur de tout le pays qu'elle arrose. On appelle à Paris improprement marais, des lieux marécageux, bonifiés & rehaussés par les boues de la ville qu'on y a apportées, & où à force de fumier, on fait d'excellens jardinages. On appelle sur les côtes de France marais salans, des lieux entourés de digues, où dans le tems de la marée, on fait entrer l'eau de la mer qui s'y change en sel. (D. J.)","placeNames":[],"spatialRelations":[],"segmentedDescriptions":[]} {"volume":2,"numero":2920,"head":"Borno","entryType":"Place","cardinality":"Single","placeType":"River","text":" Borno, (Géog.) petite riviere de la Savoie, qui se jette dans l'Arve. ","placeNames":[{"end":43,"label":"Région","start":34,"text":"la Savoie"},{"end":69,"label":"Rivière","start":63,"text":"l'Arve"}],"spatialRelations":[{"end":62,"label":"Mouvement","start":49,"text":"se jette dans l'Arve"}],"segmentedDescriptions":[]} {"volume":9,"numero":1856,"head":"LESBOS","entryType":"Place","cardinality":"Single","placeType":"Island","text":" LESBOS, (Géog. anc.) ile de la mer Egée, sur la côte de l'Asie mineure, & plus particulierement de l'AEolie. Strabon lui donne 137 milles & demi de tour, & Pline, selon la pensée d'Isidore, 168 milles. Elle tenoit le septieme rang entre les plus grandes îles de la mer Méditerranée. Les Grecs sous la conduite de Graüs, arriere-petit-fils d'Oreste, fils d'Agamemnon. y établirent une colonie qui devint si puissante. qu'elle & la ville de Cumes passerent pour la métropole de toutes les colonies greques qui composoient l'AEolide, & qui étoient environ au nombre de trente. Pausanias prétend que Penthilus fils d'Oreste, fut celui qui s'empara de l'ile de Lesbos. Elle avoit eu plusieurs noms ; Pline en rapporte six, & néanmoins il ne dit rien de celui d'Issa, que Strabon n'a pas oublié. Ce nom d'Issa lui venoit d'Issus fils de Macarée : le nom de Macaria lui venoit de Macarée pere d'Issus, & petit fils de Jupiter, qui y avoit sa résidence. Avant Macarée, cette île portoit le nom de Pelasgia, parce qu'elle avoit été peuplée par les Pélasges, ses plus anciens habitans. On sait que son nom de Lesbos lui vint de Lesbus, petit-fils d'AEole, gendre & successeur de Macarée. Cette île eut jusqu'à neuf villes considérables ; mais au tems de Strabon & de Pline, à peine en restoit-il quatre, Méthymne, Erèse, Pyrrha, & Mytilène, d'où s'est formé le nom moderne de Lesbos qui est Metelin. Voyez Metelin, & Mytilene. Thucydide, l. III. nous apprend que les Lesbiens abandonnerent le parti des Athéniens, pendant la guerre du Péloponnese, & qu'ils en furent châtiés rigoureusement. Peu s'en fallut que la sentence qui condamnoit à mort tous les mâles de Mytilene au-dessus de l'âge de puberté, ne fût mise à exécution. Par bonheur, le contr'ordre des Athéniens arriva, lorsqu'on se préparoit à cet horrible massacre. Lesbos étoit fameuse par les personnes illustres qu'elle avoit produites, par la fertilité de son terroir, par ses bons vins, par ses marbres, & par beaucoup d'autres choses. Plutarque nous assure que les Lesbiens étoient les plus grands musiciens de la Grece. Le fameux Arion, dont l'avanture sur mer fit tant de bruit, étoit de Méthymne. Terpandre qui remporta quatre fois de suite le prix aux jeux Pythiques, qui calma la sédition de Lacédémone par ses chants mélodieux, accompagnés des sons de la cithare ; en un mot le même Terpandre qui mit le premier sept cordes sur la lyre, étoit lesbien, dit la chronique de Paros. C'est ce qui donna lieu à la fable de publier qu'on avoit entendu parler dans cette île la tête d'Orphée, après qu'on l'eut tranchée en Thrace, comme l'explique ingénieusement Eustathe, dans ses notes sur Denys d'Alexandrie. Pittacus l'un des sept sages, le poete Alcée, qui vivoit dans la 44e Olympiade, l'aimable Sapho, le rhétoricien Diophanes, l'historien Théophane, étoient natifs de Mytilene. La ville d'Erese fut la patrie de Théophraste & de Phanias, disciples d'Aristote : le poëte Leschez, à qui l'on attribue la petite Iliade, naquit à Pyrrha. Strabon ajoute aux illustres Lesbiens que nous avons nommés, Hellanicus l'historien, & Callias qui fit des notes intéressantes sur les poésies d'Alcée & de Sapho. Si l'île de Lesbos produisoit des gens célebres, elle n'étoit pas moins fertile en tout ce qui peut être nécessaire ou agréable à la vie, & son sol n'a point changé de nature. Ses vins n'ont rien perdu de leur premiere réputation : Strabon, Horace, Elien, Athénée, les trouveroient aussi bons aujourd'hui, que de leur tems. Aristote à l'agonie, prononça en faveur du vin de Lesbos: il s'agissoit de laisser un successeur du Lycée, qui soutînt la gloire de l'école péripatéticienne. Ménédeme de Rhodes, & Théophraste de Lesbos, étoient les concurrens. Aristote, selon le récit d'Aulugelle, liv. XIII. cap. v. se fit apporter du vin de ces deux îles, & après en avoir goûté avec attention, il s'écria devant ses disciples: « je trouve ces deux vins excellens, mais celui de Lesbos est bien plus agréable » ; voulant donner à connoître par cette tournure, que Théophraste l'emportoit autant sur son compétiteur, que le vin de Lesbos sur celui de Rhodes. Tristan donne le type d'une médaille de Géta, qui suivant Spartien, aimoit beaucoup le bon vin ; le revers représente une Fortune, tenant de la main droite le gouvernail d'un vaisseau, & de l'autre une corne d'abondance, d'où parmi plusieurs fruits, sort une grappe de raisin. Enfin, Pline releve le vin de cette île par l'autorité d'Erasistrate, l'un des plus grands medecins de l'antiquité. Le même auteur parle du jaspe de Lesbos & de ses hauts pins, qui donnent de la poix noire, & des planches pour la construction des vaisseaux. Voilà quelques-uns des beaux endroits par où l'on peut vanter cette île & ses citoyens. D'un autre côté, leurs moeurs étoient si corrompues, que l'on faisoit une grande injure à quelqu'un, de lui reprocher de vivre à la maniere des Lesbiens. Dans Goltzius, il y a une médaille qui ne fait pas beaucoup d'honneur aux dames de cette île. M. Tournefort, dont j'emprunte ces détails, ajoute qu'il devoit rendre la justice aux Lesbiennes de son tems, qu'elles étoient moins coquettes que les femmes de Milo & de l'Argentiere ; que leur habit & leur coëffure étoient plus modestes ; mais que les unes découvroient trop leur gorge, tandis que les autres donnant dans un excès différent, n'en laissoient voir que la rondeur au-travers d'un linge. (D. J.) ","placeNames":[{"end":40,"label":"Mer","start":36,"text":"Egée"},{"end":71,"label":"Région","start":57,"text":"l'Asie mineure"},{"end":108,"label":"Région","start":100,"text":"l'AEolie"},{"end":284,"label":"Mer","start":272,"text":"Méditerranée"},{"end":447,"label":"Ville","start":442,"text":"Cumes"},{"end":532,"label":"Région","start":523,"text":"l'AEolide"},{"end":665,"label":"Île","start":659,"text":"Lesbos"},{"end":764,"label":"Île","start":758,"text":"d'Issa"},{"end":807,"label":"Île","start":801,"text":"d'Issa"},{"end":862,"label":"Région","start":855,"text":"Macaria"},{"end":1004,"label":"Région","start":996,"text":"Pelasgia"},{"end":1112,"label":"Île","start":1106,"text":"Lesbos"},{"end":1310,"label":"Ville","start":1302,"text":"Méthymne"},{"end":1317,"label":"Ville","start":1312,"text":"Erèse"},{"end":1325,"label":"Ville","start":1319,"text":"Pyrrha"},{"end":1337,"label":"Ville","start":1329,"text":"Mytilène"},{"end":1380,"label":"Île","start":1374,"text":"Lesbos"},{"end":1396,"label":"Ville","start":1389,"text":"Metelin"},{"end":1411,"label":"Ville","start":1404,"text":"Metelin"},{"end":1423,"label":"Ville","start":1415,"text":"Mytilene"},{"end":1545,"label":"Région","start":1534,"text":"Péloponnese"},{"end":1670,"label":"Ville","start":1662,"text":"Mytilene"}],"spatialRelations":[{"end":45,"label":"Crosses","start":42,"text":"sur la côte de l'Asie mineure"}],"segmentedDescriptions":[]} {"volume":2,"numero":2021,"head":"BIHACH ou WIHICZ","entryType":"Place","cardinality":"Single","placeType":"City","text":" * BIHACH ou WIHICZ, (Géog.) ville forte de la Croatie appartenante aux Turcs, sur la riviere d'Unna. 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","placeNames":[{"end":50,"label":"Pays","start":44,"text":"France"},{"end":71,"label":"Région","start":56,"text":"la basse Alsace"},{"end":123,"label":"Région","start":112,"text":"la Lorraine"},{"end":149,"label":"Rivière","start":141,"text":"la Soure"},{"end":158,"label":"Rivière","start":153,"text":"Soore"},{"end":177,"label":"Ville","start":168,"text":"Stimbourg"}],"spatialRelations":[{"end":55,"label":"Inclusion","start":51,"text":"dans la basse Alsace"},{"end":97,"label":"Inclusion","start":78,"text":"prend sa source aux montagnes de la Lorraine"},{"end":140,"label":"Mouvement","start":127,"text":"se jette dans la Soure"},{"end":167,"label":"Adjacence","start":160,"text":"près de Stimbourg"}],"segmentedDescriptions":[]} {"volume":14,"numero":3667,"head":"SAPHORIN D'OZON, Saint","entryType":"Place","cardinality":"Single","placeType":"City","text":" SAPHORIN D'OZON, saint, (Géogr. mod.) petite ville, ou plutôt bourgade à 3 lieues de Lyon. Guypape, en latin Guidopapa, naquit dans ce bourg au commencement du xv. siecle. Il étudia la Jurisprudence en France & en Italie, & fut employé par le dauphin Louis, depuis Louis XI. en plusieurs affaires importantes, & entr'autres auprès de Charles VII. son pere, dont il s'agissoit d'appaiser la colere. Le roi fut content de la conduite de Pape, & l'employa même dans la suite. Il mourut à Grenoble, vers l'an 1476. Il a composé divers ouvrages qui sont assez rares. Le plus important est intitulé: Decisiones gratianopolitanoe, Grenoble 1490, in-fol. cette édition a été suivie de plusieurs autres. Les raisonnemens de cet ouvrage sont judicieux, les preuves solides, & les lois bien employées dans leur vrai sens ; mais le style n'est ni pur, ni latin. Chorier en a donné une traduction qui vaut beaucoup mieux que l'original, & qui est intitulée : la jurisprudence de Guypape dans ses décisions, avec des remarques & la vie de l'auteur, Lyon 1692, in-4°. (D. J.) 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","placeNames":[{"end":43,"label":"Île","start":38,"text":"Luçon"},{"end":66,"label":"Pays","start":55,"text":"Philippines"}],"spatialRelations":[],"segmentedDescriptions":[]} -{"volume":9,"numero":4200,"head":"Maitres des Ponts","entryType":"Autre","cardinality":null,"placeType":null,"text":"Maitres des Ponts, terme de riviere, sont ceux qui sont obligés de fournir des hommes ou compagnons de riviere pour passer les bateaux sans danger. Ils répondent du dommage, & reçoivent un certain droit.","placeNames":[],"spatialRelations":[],"segmentedDescriptions":[]} +{"volume":9,"numero":4200,"head":"Maitres des Ponts","entryType":"Other","cardinality":null,"placeType":null,"text":"Maitres des Ponts, terme de riviere, sont ceux qui sont obligés de fournir des hommes ou compagnons de riviere pour passer les bateaux sans danger. 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","placeNames":[{"end":48,"label":"Pays","start":30,"text":"la grande Bretagne"},{"end":141,"label":"Rivière","start":137,"text":"Loxa"},{"end":160,"label":"Mer","start":153,"text":"Tuaesis"},{"end":178,"label":"Mer","start":173,"text":"Varar"},{"end":198,"label":"Région","start":194,"text":"Vara"},{"end":236,"label":"Région","start":230,"text":"Murray"},{"end":246,"label":"Pays","start":240,"text":"Ecosse"},{"end":260,"label":"Mer","start":248,"text":"Murray-Furth"},{"end":302,"label":"Région","start":296,"text":"Murray"},{"end":370,"label":"Région","start":365,"text":"Varar"},{"end":400,"label":"Rivière","start":394,"text":"Farray"}],"spatialRelations":[{"end":113,"label":"Autre_relation","start":108,"text":"entre l'embouchure du fleuve Loxa"},{"end":239,"label":"Autre_relation","start":237,"text":"entale, entre l'embouchure du fleuve Loxa & le golfe Tuaesis. Au-lieu de Varar, le grec porte Vara. 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","placeNames":[{"end":51,"label":"Pays","start":42,"text":"Allemagne"},{"end":79,"label":"Ville","start":73,"text":"Trèves"},{"end":112,"label":"Ville","start":106,"text":"Trèves"}],"spatialRelations":[{"end":57,"label":"Inclusion","start":53,"text":"dans l'électorat de Trèves"},{"end":105,"label":"Distance-Orientation","start":81,"text":"à deux lieues au nord de Trèves"}],"segmentedDescriptions":[]} {"volume":1,"numero":2869,"head":"ANSPACH ou OHNSPACH","entryType":"Place","cardinality":"Multiple","placeType":null,"text":" * ANSPACH ou OHNSPACH, (Géog. mod.) ville & château d'Allemagne dans la Franconie, capitale de la souveraineté d'Anspach, sur la riviere de même nom. Long. 28. lat. 49. 14. ","placeNames":[],"spatialRelations":[],"segmentedDescriptions":["1° ANSPACH ou OHNSPACH, (Géog. mod.) ville d'Allemagne dans la Franconie, capitale de la souveraineté d'Anspach, sur la rivière de même nom. 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C'est chez ce peuple que Alexandre risqua d'être tué, dit Strabon, en assiégeant une place. Quint-Curse prétend que c'étoit chez les Oxydraques mêmes. (D. J.)","placeNames":[],"spatialRelations":[],"segmentedDescriptions":[]} {"volume":13,"numero":2534,"head":"QUAESTORIANENSIS","entryType":"Place","cardinality":"Single","placeType":"Other","text":" QUAESTORIANENSIS, (Géog. anc.) siége épiscopal d'Afrique, dans la Byzacène ; la notice épiscopale d'Afrique nomme cette province Victorianus quaestorianensis. Entre les évêques qui souscrivirent la lettre qu'écrivirent ceux de la Byzacène qui étoient au concile de Latran, tenu sous le pape Martin, on trouve ces paroles, spes in Deo, episco- pus sanctae ecclesiae Quaestorianensis. (D. J.) ","placeNames":[{"end":57,"label":"Pays","start":48,"text":"d'Afrique"},{"end":75,"label":"Région","start":64,"text":"la Byzacène"},{"end":108,"label":"Pays","start":99,"text":"d'Afrique"},{"end":141,"label":"Région","start":130,"text":"Victorianus"},{"end":240,"label":"Région","start":229,"text":"la Byzacène"},{"end":273,"label":"Ville","start":267,"text":"Latran"}],"spatialRelations":[{"end":63,"label":"Inclusion","start":59,"text":"dans la Byzacène"}],"segmentedDescriptions":[]} {"volume":5,"numero":1299,"head":"ECOSSE","entryType":"Place","cardinality":"Single","placeType":"Country","text":" ECOSSE, (Géog.) royaume d'Europe dans l'île de la grande Bretagne, de laquelle il occupe la partie septentrionale. Il est connu par les anciens sous le nom de Calédonie & de Pictes. Il est séparé de l'Angleterre par les rivieres de Twed, d'Esk, & de Sollway, & par les montagnes de Cheviot. Le plus grand jour y est de dix-huit heures deux minutes, & le plus court de cinq heures quarante-cinq minutes ; ce qui fait que dans les plus grands jours d'été, il n'y a point de nuit, mars un crépuscule très-lumineux entre le coucher & le lever du Soleil. L'Ecosse a environ cinquante-cinq lieues marines de long, sur vingt de large ; elle a un grand nombre de lacs, de rivieres, de montagnes, & de forêts ; on n'y manque point d'eaux minérales ; elle abonde en oiseaux sauvages & domestiques ; on y trouve quelques mines de fer, de plomb, d'étain, & de cuivre. On voit dans le prodrome de l'histoire naturelle d'Ecosse du chevalier Sibbald, que ce pays produit un grand nombre de pierres precieuses & de crystaux. La religion dominante est la Protestante, sur le modele de celle de Geneve. On divise cet état en trente-cinq petites provinces, que l'on distingue en méridionales & septentrionales, par rapport au Tay qui les sépare. Edinbourg en est la capitale. L'Ecosse a eu ses rois particuliers jusqu'en 1603, que Jacques Stuart VI. succéda aux couronnes d'Angleterre & d'Irlande, auxquelles sous le nom de Jacques I. il joignit celle d'Ecosse, & prit alors la qualité de roi de la grande Bretagne. Ses successeurs ont possédé ces trois couronnes, dont l'union est devenue encore plus intime sous le regne d'Anne I. qui en 1707, a mis l'Angleterre & l'Ecosse sous un même parlement. Par cette union, l'Ecosse envoye au parlement de la grande Bretagne un certain nombre de députés, selon la proportion qu'elle a avec l'Angleterre, laquelle est réduite à seize pairs & quarantecinq membres pour la chambre des communes. Les revenus du royaume d'Ecosse furent évalués, par le traité d'union, à 160000 livres sterlings, qui est à-peu-près la quarantieme partie des subsides des deux royaumes. Elle a été redoutable tant qu'elle n'a pas été incorporée avec l'Angleterre ; mais comme dit M. de Voltaire, un état pauvre, voisin d'un riche, devient vénal à la longue, & c'est aussi le malheur que l'Ecosse éprouve. Article de M. le Chevalier de Jaucourt. ","placeNames":[{"end":33,"label":"Région","start":26,"text":"'Europe"},{"end":66,"label":"Région","start":48,"text":"la grande Bretagne"},{"end":170,"label":"Région","start":161,"text":"Calédonie"},{"end":213,"label":"Pays","start":201,"text":"l'Angleterre"},{"end":238,"label":"Rivière","start":234,"text":"Twed"},{"end":245,"label":"Rivière","start":240,"text":"d'Esk"},{"end":259,"label":"Rivière","start":252,"text":"Sollway"},{"end":291,"label":"Montagne","start":284,"text":"Cheviot"},{"end":561,"label":"Pays","start":553,"text":"L'Ecosse"},{"end":918,"label":"Pays","start":910,"text":"d'Ecosse"},{"end":1055,"label":"Autre","start":1041,"text":"la Protestante"},{"end":1089,"label":"Ville","start":1083,"text":"Geneve"},{"end":1217,"label":"Rivière","start":1214,"text":"Tay"},{"end":1243,"label":"Ville","start":1234,"text":"Edinbourg"},{"end":1273,"label":"Pays","start":1265,"text":"L'Ecosse"},{"end":1373,"label":"Pays","start":1361,"text":"d'Angleterre"},{"end":1385,"label":"Pays","start":1376,"text":"d'Irlande"},{"end":1449,"label":"Pays","start":1441,"text":"d'Ecosse"},{"end":1504,"label":"Région","start":1486,"text":"la grande Bretagne"},{"end":1655,"label":"Pays","start":1643,"text":"l'Angleterre"},{"end":1666,"label":"Pays","start":1658,"text":"l'Ecosse"},{"end":1716,"label":"Pays","start":1708,"text":"l'Ecosse"},{"end":1759,"label":"Pays","start":1741,"text":"la grande Bretagne"},{"end":1837,"label":"Pays","start":1825,"text":"l'Angleterre"},{"end":1959,"label":"Pays","start":1951,"text":"d'Ecosse"}],"spatialRelations":[{"end":38,"label":"Inclusion","start":34,"text":"dans l'île de la grande Bretagne"}],"segmentedDescriptions":[]} -{"volume":10,"numero":487,"head":"MARGOTAS","entryType":"Autre","cardinality":null,"placeType":null,"text":"MARGOTAS, s. m. terme de riviere. Petits bateaux que l'on accouple deux ensemble, & que l'on charge ordinairement de foin. Ils ont un aviron particulier, & une manoeuvre singuliere. Ils servent aussi à conduire des avoines & des blés. Voyez les Pl. de Charpente.","placeNames":[],"spatialRelations":[],"segmentedDescriptions":[]} +{"volume":10,"numero":487,"head":"MARGOTAS","entryType":"Other","cardinality":null,"placeType":null,"text":"MARGOTAS, s. m. terme de riviere. Petits bateaux que l'on accouple deux ensemble, & que l'on charge ordinairement de foin. Ils ont un aviron particulier, & une manoeuvre singuliere. Ils servent aussi à conduire des avoines & des blés. Voyez les Pl. de Charpente.","placeNames":[],"spatialRelations":[],"segmentedDescriptions":[]} {"volume":9,"numero":2486,"head":"LIGURIE (la), Liguria","entryType":"Place","cardinality":"Single","placeType":"Region","text":" LIGURIE (la) Liguria, (Géogr. anc.) ancienne province de la Gaule cispadane, sur la mer de Ligurie. On a compris quelquefois dans cette province divers peuples des Alpes, qui venoient pour la plupart des Liguriens. Les habitans de la Ligurie tiroient leur origine des Celtes : les Grecs les appelloient Ligus, Lygies, & quelquefois Ligustini ; les Romains les nommoient Ligures. Ptolomée vous indiquera les villes de la Ligurie. Selon le P. Priet, Antiq. ital. part. II. liv. V. la Ligurie comprenoit ce que nous appellons aujourd'hui le marquisat de Saluces, partie du Piémont, la plus grande partie du Montferrat, toute la côte de Gènes, la seigneurie de Mourgues, autrement Monaco, partie du comté de Nice, & la partie du duché de Milan qui est au-deçà du Pô. Selon le même géographe, les Liguriens étoient divisés en Liguriens chevelus Ligures capillati, & en Liguriens montagnards, Ligures montani. Les Liguriens chevelus occupoient les côtes de la mer, & les Liguriens montagnards habitoient l'Apennin & les Alpes. Les Liguriens passoient pour des hommes vigoureux, adonnés au travail, vivant de lait, de fromage, & usant, dit Strabon, d'une boisson faite avec de l'orge. Ils supportoient constamment la fatigue & la peine, assuetum malo Ligurem. Virgile néanmoins les dépeint comme des gens faux & fourbes. Claudien insinue la même chose, & Servius les traite de menteurs. ","placeNames":[{"end":76,"label":"Région","start":58,"text":"la Gaule cispadane"},{"end":99,"label":"Région","start":92,"text":"Ligurie"},{"end":170,"label":"Montagne","start":165,"text":"Alpes"},{"end":244,"label":"Région","start":234,"text":"la Ligurie"},{"end":311,"label":"Autre","start":306,"text":"Ligus"},{"end":319,"label":"Autre","start":313,"text":"Lygies"},{"end":344,"label":"Autre","start":335,"text":"Ligustini"},{"end":430,"label":"Région","start":420,"text":"la Ligurie"},{"end":493,"label":"Région","start":483,"text":"la Ligurie"},{"end":562,"label":"Ville","start":555,"text":"Saluces"},{"end":581,"label":"Région","start":574,"text":"Piémont"},{"end":618,"label":"Région","start":608,"text":"Montferrat"},{"end":642,"label":"Ville","start":637,"text":"Gènes"},{"end":669,"label":"Ville","start":661,"text":"Mourgues"},{"end":687,"label":"Ville","start":681,"text":"Monaco"},{"end":712,"label":"Ville","start":708,"text":"Nice"},{"end":744,"label":"Ville","start":739,"text":"Milan"},{"end":766,"label":"Rivière","start":764,"text":"Pô"},{"end":908,"label":"Région","start":901,"text":"montani"},{"end":1013,"label":"Montagne","start":1004,"text":"l'Apennin"},{"end":1025,"label":"Montagne","start":1016,"text":"les Alpes"},{"end":1256,"label":"Région","start":1253,"text":"gur"}],"spatialRelations":[{"end":81,"label":"Crosses","start":78,"text":"sur la mer de Ligurie"},{"end":763,"label":"Distance-Orientation","start":753,"text":"au-deçà du Pô"}],"segmentedDescriptions":[]} {"volume":11,"numero":658,"head":"NEUSTATT","entryType":"Place","cardinality":"Multiple","placeType":null,"text":" NEUSTATT, (Géog.) l'Allemagne a plusieurs bourgs ou petites villes, ainsi nommées, mais qui ne méritent aucun détail. 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","placeNames":[],"spatialRelations":[],"segmentedDescriptions":["1° NEUSTATT, bourg ou petite ville en Franconie (Allemagne).","2° NEUSTATT, bourg ou petite ville dans le landgraviat de Hesse (Allemagne).","3° NEUSTATT, bourg ou petite ville au comté de la Marck (Allemagne).","4° NEUSTATT, bourg ou petite ville dans la haute Bavière, sur l'Abenz (Allemagne).","5° NEUSTATT, bourg ou petite ville dans la Moravie, à trois lieues au nord d'Olmutz.","6° NEUSTATT, bourg ou petite ville dans la Souabe, à trois lieues de Heilbron, sur le Kocker."]} {"volume":2,"numero":2252,"head":"BITONTO","entryType":"Place","cardinality":"Single","placeType":"Island","text":" BITONTO, (Géog.) petite ile assez peuplée du territoire de Bari, dans le royaume de Naples. Lon. 34. 22. lat. 41. 13. ","placeNames":[{"end":64,"label":"Région","start":60,"text":"Bari"},{"end":91,"label":"Ville","start":85,"text":"Naples"}],"spatialRelations":[{"end":70,"label":"Inclusion","start":66,"text":"dans le royaume de Naples"}],"segmentedDescriptions":[]} {"volume":15,"numero":2695,"head":"STROMBOL, le","entryType":"Place","cardinality":"Single","placeType":"Mountain","text":" STROMBOL, le, (Géog. mod.) montagne de l'île de Candie, à 2 lieues au couchant de la ville de Candie. Il sort de cette montagne une grosse source, dont les eaux sont salées. (D. J.) ","placeNames":[{"end":55,"label":"Île","start":49,"text":"Candie"},{"end":101,"label":"Ville","start":95,"text":"Candie"}],"spatialRelations":[{"end":82,"label":"Distance-Orientation","start":57,"text":"à 2 lieues au couchant de la ville de Candie"}],"segmentedDescriptions":[]} -{"volume":10,"numero":260,"head":"MANSIONILE","entryType":"Autre","cardinality":null,"placeType":null,"text":"MANSIONILE, (Géog.) terme de la latinité barbare, employé pour signifier un champ accompagné d'une maison, pour y loger le laboureur. On a dit également dans la basse latinité mansionile, mansionilis, mansionillum, mansile, masnile, mesnillum ; de ces mots on en a fait en françois Maisnil, Mesnil, Ménil: de-là vient encore le nom propre de Ménil & celui de du Mesnil. Il y a encore plusieurs terres dans le royaume qui portent le nom de Blanc-Ménil ; Grand-Ménil, Petit-Ménil, Ménil-Piquet, &c. On voit par d'anciennes chroniques qu'on mettoit une grande différence entre mansionile & villa. Le premier étoit une maison détachee & seule, comme on en voit dans les campagnes, au lieu que villa signifioit alors tout un village. (D. J.)","placeNames":[],"spatialRelations":[],"segmentedDescriptions":[]} +{"volume":10,"numero":260,"head":"MANSIONILE","entryType":"Other","cardinality":null,"placeType":null,"text":"MANSIONILE, (Géog.) terme de la latinité barbare, employé pour signifier un champ accompagné d'une maison, pour y loger le laboureur. On a dit également dans la basse latinité mansionile, mansionilis, mansionillum, mansile, masnile, mesnillum ; de ces mots on en a fait en françois Maisnil, Mesnil, Ménil: de-là vient encore le nom propre de Ménil & celui de du Mesnil. Il y a encore plusieurs terres dans le royaume qui portent le nom de Blanc-Ménil ; Grand-Ménil, Petit-Ménil, Ménil-Piquet, &c. On voit par d'anciennes chroniques qu'on mettoit une grande différence entre mansionile & villa. Le premier étoit une maison détachee & seule, comme on en voit dans les campagnes, au lieu que villa signifioit alors tout un village. (D. J.)","placeNames":[],"spatialRelations":[],"segmentedDescriptions":[]} {"volume":12,"numero":874,"head":"PEDALIUM","entryType":"Place","cardinality":"Single","placeType":"Other","text":" PEDALIUM, (Géogr. anc.) promontoire de l'île de Cypre, selon les exemplaires latins de Ptolomée, l. V. c. xiv. Quelques-uns néanmoins portent Pedasium. On croit que c'est Cabo de Griego. Pedalium est encore une ville de l'Asie mineure sur le Pont-Euxin, près de Sinope, selon Ortelius. (D. J.) ","placeNames":[{"end":54,"label":"Île","start":49,"text":"Cypre"},{"end":152,"label":"Ville","start":144,"text":"Pedasium"},{"end":187,"label":"Autre","start":173,"text":"Cabo de Griego"},{"end":198,"label":"Ville","start":190,"text":"Pedalium"},{"end":237,"label":"Région","start":223,"text":"l'Asie mineure"},{"end":255,"label":"Mer","start":242,"text":"le Pont-Euxin"},{"end":271,"label":"Ville","start":265,"text":"Sinope"}],"spatialRelations":[{"end":241,"label":"Crosses","start":238,"text":"sur le Pont-Euxin"},{"end":264,"label":"Adjacence","start":257,"text":"près de Sinope"}],"segmentedDescriptions":[]} {"volume":13,"numero":2121,"head":"PSYRA","entryType":"Place","cardinality":"Multiple","placeType":null,"text":" PSYRA, (Géog. anc.) 1°. nom d'une île de Grece, voisine de celle de Chio, dont elle étoit éloignée de 50 stades, selon Etienne le géographe, qui lui donne 40 stades de circuit. Cicéron ad Atticum, l'appelle Psyria ; & son nom moderne, selon Ortelius, est Psara. 2°. Isle sur la côte de la Doride, dans le golfe Céramique, selon Pline, l. V. c. xxxj. Homere, Odyss. l. III. v. 171. en parle, & la nomme Psyria. (D. J.) ","placeNames":[],"spatialRelations":[],"segmentedDescriptions":["1° PSYRA, (Géog. anc.) nom d'une île de Grèce, voisine de celle de Chio, dont elle était éloignée de 50 stades, selon Etienne le géographe, qui lui donne 40 stades de circuit. Cicéron ad Atticum l'appelle Psyria ; son nom moderne, selon Ortelius, est Psara.","2° PSYRA, (Géog. anc.) île sur la côte de la Doride, dans le golfe Céramique, selon Pline, l. V. c. xxxj. Homère, Odyss. l. III. v. 171, en parle et la nomme Psyria."]} {"volume":14,"numero":1071,"head":"RESSEL","entryType":"Place","cardinality":"Single","placeType":"City","text":" RESSEL, (Géog. mod.) petite ville de Pologne dans le Palatinat de Warmie, aux confins de l'Ermland, près du lac de Zain. Je ne sache pas qu'elle ait jamais produit d'autre homme de lettres que (Josse) Villic, médecin & littérateur, qui a donné dans ce dernier genre un dialogue latin des sauterelles, & un petit ouvrage de zitto, succino, &c. Il a publié un commentaire anatomique, Argentorati 1754, in-8°. & un traité de urinis, Basil. 1582, in-8°. Il mourut d'apopléxie en 1552, à 51 ans. (D. J.) ","placeNames":[{"end":45,"label":"Pays","start":38,"text":"Pologne"},{"end":73,"label":"Région","start":67,"text":"Warmie"},{"end":99,"label":"Région","start":90,"text":"l'Ermland"},{"end":120,"label":"Lac","start":116,"text":"Zain"},{"end":394,"label":"Ville","start":383,"text":"Argentorati"},{"end":436,"label":"Ville","start":431,"text":"Basil"}],"spatialRelations":[{"end":50,"label":"Inclusion","start":46,"text":"dans le Palatinat de Warmie"},{"end":89,"label":"Adjacence","start":75,"text":"aux confins de l'Ermland"},{"end":108,"label":"Adjacence","start":101,"text":"près du lac de Zain"}],"segmentedDescriptions":[]} @@ -176,7 +176,7 @@ {"volume":4,"numero":4111,"head":"DÉMONA, VAL DE DÉMONE","entryType":"Place","cardinality":"Single","placeType":"Mountain","text":" DÉMONA, VAL DE DÉMONE, (Géog. mod.) vallée de la Sicile ; elle a quarante lieues de long, sur vingt-cinq de large. Messine en est la ville la plus importante. ","placeNames":[{"end":57,"label":"Île","start":48,"text":"la Sicile"},{"end":124,"label":"Ville","start":117,"text":"Messine"}],"spatialRelations":[],"segmentedDescriptions":[]} {"volume":2,"numero":3707,"head":"Bretagne","entryType":"Place","cardinality":"Single","placeType":"Region","text":" * Bretagne, (Géog.) grande province de France, avec titre de duché. Elle forme une péninsule: du côté des terres, elle est bornée par le Poitou, l'Anjou, le Maine, & une partie de la Normandie. Son commerce est considérable. Il s'y fait des sels dans les marais de Bourneuf & du Croissi. Il vient des beurres de l'évêché de Nantes, des grains de Vannes, des chanvres & des lins des évêchés de Rennes, de Treguier, & de Léon, où l'on fabrique aussi des toiles ; il y en a qui servent à faire des voiles de vaisseaux : on les appelle pertes, locrenans, polledanis, pentes olonnes, toiles de Quintin, de Pontivy, Nantoises, de Morlaix, &c. Les toiles de Quintin sont toutes de lin, & ne le cedent guere en finesse aux batistes. On fait avec les plus fines des manchettes, des rabats, des coeffures, &c. avec les grosses, des mouchoirs & des chemises. Les toiles à tamis bleuâtres viennent de la même province. Les toiles de Pontivy ne different pas de celles de Quintin. On donne le nom de crès à celles de Morlaix & autres lieux, & l'on distingue un grand nombre de crès différentes. Les haut-brins se font à Dinan ; les Vitrés, à Vitré même : on peut voir dans le Dictionnaire du commerce le détail de ces toiles. Il y a aussi en Bretagne, de la bonneterie & des mines de fer & de plomb. On fait la pêche de la sardine & du maquereau au port Louis, à Belisle, à Cancarnau, &c. Il se fabrique dans la plûpart des villes de petites étoffes de laine, comme étamines, droguets, serges, molletons, crêpons, &c. voilà à peu près qu'elles sont les marchandises du crû de cette province. On peut mettre au nombre de celui du dehors la morue, dont la pêche se fait par les Maloüins & les Nantois. Quant aux retours des îles Françoises de l'Amérique, ils consistent en sucres bruts qui se rafinent à Angers, Saumur, & Orléans ; en gingembre, indigo, rocou, écaille, cuirs, bois de teinture. Il y arrive d'Angleterre, de Hambourg, & Hollande des planches, des mâts, des chanvres, du goudron, du fromage, &c. Les villes du commerce le plus étendu sont Rennes, S. Malo, Nantes, Vitré, Morlaix, Port-Loüis, Chateaulin, Coveron, & Audrai. ","placeNames":[{"end":46,"label":"Pays","start":40,"text":"France"},{"end":144,"label":"Région","start":135,"text":"le Poitou"},{"end":153,"label":"Région","start":146,"text":"l'Anjou"},{"end":163,"label":"Région","start":155,"text":"le Maine"},{"end":193,"label":"Région","start":181,"text":"la Normandie"},{"end":274,"label":"Autre","start":266,"text":"Bourneuf"},{"end":287,"label":"Autre","start":280,"text":"Croissi"},{"end":331,"label":"Ville","start":325,"text":"Nantes"},{"end":353,"label":"Ville","start":347,"text":"Vannes"},{"end":400,"label":"Ville","start":394,"text":"Rennes"},{"end":413,"label":"Ville","start":405,"text":"Treguier"},{"end":424,"label":"Région","start":420,"text":"Léon"},{"end":597,"label":"Ville","start":590,"text":"Quintin"},{"end":609,"label":"Ville","start":602,"text":"Pontivy"},{"end":620,"label":"Ville","start":611,"text":"Nantoises"},{"end":632,"label":"Ville","start":625,"text":"Morlaix"},{"end":659,"label":"Ville","start":652,"text":"Quintin"},{"end":930,"label":"Ville","start":923,"text":"Pontivy"},{"end":968,"label":"Ville","start":961,"text":"Quintin"},{"end":1013,"label":"Ville","start":1006,"text":"Morlaix"},{"end":1114,"label":"Ville","start":1109,"text":"Dinan"},{"end":1136,"label":"Ville","start":1131,"text":"Vitré"},{"end":1239,"label":"Région","start":1231,"text":"Bretagne"},{"end":1359,"label":"Île","start":1352,"text":"Belisle"},{"end":1372,"label":"Ville","start":1363,"text":"Cancarnau"},{"end":1726,"label":"Île","start":1716,"text":"Françoises"},{"end":1731,"label":"Autre","start":1730,"text":"l"},{"end":1740,"label":"Pays","start":1732,"text":"Amérique"},{"end":1797,"label":"Ville","start":1791,"text":"Angers"},{"end":1805,"label":"Ville","start":1799,"text":"Saumur"},{"end":1816,"label":"Ville","start":1809,"text":"Orléans"}],"spatialRelations":[{"end":134,"label":"Adjacence","start":124,"text":"bornée par le Poitou"}],"segmentedDescriptions":[]} {"volume":11,"numero":1817,"head":"OCRINUM, Promontorium","entryType":"Place","cardinality":"Single","placeType":"Other","text":" OCRINUM, Promontorium, (Géog. anc.) promontoire de l'île d'Albion, dont parle Ptolomée, liv. II. ch. ij. Quelques-uns croient que c'est aujourd'hui Landsend, & d'autres la pointe du Lésard. ","placeNames":[{"end":66,"label":"Île","start":58,"text":"d'Albion"},{"end":157,"label":"Ville","start":149,"text":"Landsend"},{"end":189,"label":"Autre","start":183,"text":"Lésard"}],"spatialRelations":[],"segmentedDescriptions":[]} -{"volume":10,"numero":1860,"head":"Messine Fare de","entryType":"Autre","cardinality":null,"placeType":null,"text":"Messine, Fare de (Géogr.) Voyez Fare de Messine. (D. J.)","placeNames":[],"spatialRelations":[],"segmentedDescriptions":[]} +{"volume":10,"numero":1860,"head":"Messine Fare de","entryType":"Other","cardinality":null,"placeType":null,"text":"Messine, Fare de (Géogr.) Voyez Fare de Messine. (D. J.)","placeNames":[],"spatialRelations":[],"segmentedDescriptions":[]} {"volume":17,"numero":2087,"head":"Warne le, ou le Warnow","entryType":"Place","cardinality":"Single","placeType":"River","text":" Warne le, ou le Warnow, (Géog. mod.) riviere d'Allemagne dans le cercle de la basse-Saxe, au duché de Mecklenbourg. Elle sort des confins de l'évêché de Schwerin, & se jette dans la mer Baltique, à Warnemunde. (D. J.) ","placeNames":[{"end":57,"label":"Pays","start":48,"text":"Allemagne"},{"end":89,"label":"Région","start":76,"text":"la basse-Saxe"},{"end":115,"label":"Région","start":103,"text":"Mecklenbourg"},{"end":162,"label":"Ville","start":154,"text":"Schwerin"},{"end":195,"label":"Mer","start":187,"text":"Baltique"},{"end":209,"label":"Ville","start":199,"text":"Warnemunde"}],"spatialRelations":[{"end":62,"label":"Inclusion","start":58,"text":"dans le cercle de la basse-Saxe"},{"end":93,"label":"Inclusion","start":91,"text":"au duché de Mecklenbourg"},{"end":179,"label":"Mouvement","start":166,"text":"se jette dans la mer Baltique"},{"end":198,"label":"Adjacence","start":197,"text":"à Warnemunde"}],"segmentedDescriptions":[]} {"volume":16,"numero":3322,"head":"TRINESIA","entryType":"Place","cardinality":"Single","placeType":"Island","text":" TRINESIA, (Géog. anc.) île de l'Inde en-deçà du Gange. Ptolomée, l. VII. c. j. la marque dans le Golfe colchique, & Castald veut que le nom moderne soit Rhésiphe. ","placeNames":[{"end":37,"label":"Pays","start":31,"text":"l'Inde"},{"end":54,"label":"Rivière","start":49,"text":"Gange"},{"end":163,"label":"Ville","start":155,"text":"Rhésiphe"}],"spatialRelations":[{"end":48,"label":"Distance-Orientation","start":38,"text":"en-deçà du Gange"},{"end":94,"label":"Inclusion","start":90,"text":"dans le Golfe colchique, & Castald veut que le nom moderne soit Rhésiphe"}],"segmentedDescriptions":[]} {"volume":9,"numero":3857,"head":"MAELSTRAND","entryType":"Place","cardinality":"Single","placeType":"Human-made","text":" MAELSTRAND, (Géog.) place forte de Norwége, avec un château au gouvernement de Bahus ; Elle est sur un rocher à l'embouchure de Wener. Elle appartenoit autrefois aux Danois qui l'avoient bâtie, & qui la céderent aux Suédois en 1658; long. 28. 56. lat. 57. 58. (D. J.) ","placeNames":[{"end":43,"label":"Pays","start":36,"text":"Norwége"},{"end":85,"label":"Région","start":80,"text":"Bahus"},{"end":134,"label":"Rivière","start":129,"text":"Wener"}],"spatialRelations":[],"segmentedDescriptions":[]} @@ -185,7 +185,7 @@ {"volume":9,"numero":3785,"head":"MACROCÉPHALI","entryType":"Person","cardinality":null,"placeType":null,"text":"MACROCÉPHALI, (Géog. anc.) peuples d'Asie, voisins de la Colchide ; ils étoient ainsi nommés à cause de la longueur de leur tête. (D. J.)","placeNames":[],"spatialRelations":[],"segmentedDescriptions":[]} {"volume":3,"numero":1115,"head":"Chateau-d'Oleron","entryType":"Place","cardinality":"Single","placeType":"City","text":" Chateau-d'Oleron, (Géog.) ville de. France, capitale de l'ìle d'Oleron, dans la mer de Guienne. ","placeNames":[{"end":43,"label":"Pays","start":37,"text":"France"},{"end":71,"label":"Île","start":64,"text":"'Oleron"},{"end":95,"label":"Région","start":88,"text":"Guienne"}],"spatialRelations":[{"end":77,"label":"Inclusion","start":73,"text":"dans la mer de Guienne"}],"segmentedDescriptions":[]} {"volume":14,"numero":3550,"head":"SANGAMI ou SOOSIN","entryType":"Place","cardinality":"Single","placeType":"Region","text":" SANGAMI ou SOOSIN, (Géog. mod.) une des provinces de la grande contrée du sud-est de l'empire du Japon. Elle a trois journées de long ; c'est un pays plat & stérile, qui ne fournit presque d'autre subsistance que des tortues, du poisson & des écrevisses de mer ; mais on tire une grande quantité de bois de ses forêts, ce pays est divisé en huit districts. (D. J.) ","placeNames":[{"end":104,"label":"Pays","start":99,"text":"Japon"}],"spatialRelations":[{"end":82,"label":"Distance-Orientation","start":78,"text":"-est de l'empire du Japon"}],"segmentedDescriptions":[]} -{"volume":10,"numero":78,"head":"MANDEMENT","entryType":"Autre","cardinality":null,"placeType":null,"text":"MANDEMENT, (Géog.) en latin, madamentum. Ce mot, dans les chartulaires & dans les actes du moyen âge, qui regardent le Dauphiné, la Provence, la Bresse, le Lyonnois, & autres cantons, signifie la même chose que district, territoire, jurisdiction. C'est ce qu'on nommeroit ailleurs bailliage. (D. J.)","placeNames":[],"spatialRelations":[],"segmentedDescriptions":[]} +{"volume":10,"numero":78,"head":"MANDEMENT","entryType":"Other","cardinality":null,"placeType":null,"text":"MANDEMENT, (Géog.) en latin, madamentum. Ce mot, dans les chartulaires & dans les actes du moyen âge, qui regardent le Dauphiné, la Provence, la Bresse, le Lyonnois, & autres cantons, signifie la même chose que district, territoire, jurisdiction. C'est ce qu'on nommeroit ailleurs bailliage. (D. J.)","placeNames":[],"spatialRelations":[],"segmentedDescriptions":[]} {"volume":4,"numero":3203,"head":"DARDANIE","entryType":"Place","cardinality":"Single","placeType":"Region","text":" * DARDANIE, s. f. (Géog. anc.) petite province dépendante des Troyens, & située au nord de la Troade. La capitale portoit le même nom ; elle étoit voisine de la source du Simoïs ; elle avoit été bâtie par Dardanus. La Samothrace s'appella aussi Dardanie. Ce fut encore le nom de la Dacie méditerranée. Voyez Daces. ","placeNames":[{"end":102,"label":"Région","start":93,"text":"la Troade"},{"end":179,"label":"Rivière","start":173,"text":"Simoïs"},{"end":230,"label":"Île","start":217,"text":"La Samothrace"},{"end":255,"label":"Région","start":247,"text":"Dardanie"},{"end":303,"label":"Région","start":281,"text":"la Dacie méditerranée"}],"spatialRelations":[{"end":92,"label":"Distance-Orientation","start":82,"text":"au nord de la Troade"}],"segmentedDescriptions":[]} {"volume":12,"numero":2151,"head":"PHRIXUS","entryType":"Place","cardinality":"Multiple","placeType":null,"text":" PHRIXUS, (Géog. anc.) nom de divers endroits ; 1°. c'est une ville. de Lycie, selon Etienne le géographe ; 2°. c'est un fleuve de l'Argie, qui, selon Pausanias, l. II. ch. xxxvj. recevoit les eaux de l'Erasmus, & alloit se jetter dans la mer, entre Temenium & Lerna ; 3°. c'étoit un port de l'Asie, dans le Bosphore de Thrace, près de son embouchure, dans le Pont-Euxin, selon Denys de Byzance, de Thracic. Bosph. p. 21. & Etienne le géographe. (D. J.) ","placeNames":[],"spatialRelations":[],"segmentedDescriptions":["1° PHRIXUS, (Géog. anc.) ville de Lycie, selon Etienne le géographe.","2° PHRIXUS, (Géog. anc.) fleuve de l'Argie, qui, selon Pausanias, l. II. ch. xxxvj., recevait les eaux de l'Erasmus et allait se jeter dans la mer, entre Temenium et Lerna.","3° PHRIXUS, (Géog. anc.) port de l'Asie, dans le Bosphore de Thrace, près de son embouchure, dans le Pont-Euxin, selon Denys de Byzance et Etienne le géographe."]} {"volume":2,"numero":1464,"head":"BEDFORDSHIRE","entryType":"Place","cardinality":"Single","placeType":"Region","text":" * BEDFORDSHIRE, (Géog.) petite province d'Angleterre, dont Bedford est la capitale. ","placeNames":[{"end":53,"label":"Pays","start":43,"text":"Angleterre"},{"end":67,"label":"Ville","start":60,"text":"Bedford"}],"spatialRelations":[],"segmentedDescriptions":[]} @@ -200,7 +200,7 @@ {"volume":2,"numero":3455,"head":"BRACHBANT","entryType":"Place","cardinality":"Single","placeType":"Region","text":" BRACHBANT, (Géog.) on nomme ainsi un petit district du Hainaut, où se trouvent les villes de Condé & de Leuse. ","placeNames":[{"end":64,"label":"Région","start":57,"text":"Hainaut"},{"end":100,"label":"Ville","start":95,"text":"Condé"},{"end":111,"label":"Ville","start":106,"text":"Leuse"}],"spatialRelations":[],"segmentedDescriptions":[]} {"volume":9,"numero":1480,"head":"LATOWTTZ","entryType":"Place","cardinality":"Multiple","placeType":null,"text":" LATOWITZ, (Géog.) ville & château du royaume de Pologne, à peu de distance de Varsovie. ","placeNames":[],"spatialRelations":[],"segmentedDescriptions":["1° LATOWITZ, (Géog.) ville du royaume de Pologne, à peu de distance de Varsovie.","2° LATOWITZ, (Géog.) château du royaume de Pologne, à peu de distance de Varsovie."]} {"volume":13,"numero":135,"head":"Pont d'Apurima","entryType":"Place","cardinality":"Single","placeType":"Human-made","text":" Pont d'Apurima, (Topograph.) pont fameux qu'on a fait au Pérou, auprès d'Andaguelais. On dit qu'il se trouve dans la montagne une coupure d'environ 120 brasses de large, & d'une profondeur affreuse, que la nature a taillée à-plomb dans le rocher, pour ouvrir passage à une riviere ; & comme cette riviere roule ses eaux avec tant d'impétuosité, qu'elle entraîne de fort grosses pierres, on ne peut la traverser à gué qu'à vingt-cinq ou trente lieues de-là. La largeur & la profondeur de cette breche, & la nécessité de passer en cet endroit, ont fait inventer un pont de cordes faites d'écorces d'arbres, qui est large d'environ six piés, entrelacé de traverses de bois, sur lesquelles on passe, même avec les charges des mules, non sans crainte ; car vers le milieu, on sent un balancement capable de causer des vertiges ; mais comme il faudroit faire un détour de six à sept journées pour passer ailleurs, tout ce qui circule de denrées & de marchandises à Casco, & dans le haut Pérou, passe par-dessus ce pont. Pour l'entretenir, on exige quatre réaux de chaque charge de mule. Frézier. ","placeNames":[{"end":63,"label":"Pays","start":58,"text":"Pérou"},{"end":85,"label":"Ville","start":72,"text":"d'Andaguelais"},{"end":970,"label":"Ville","start":965,"text":"Casco"},{"end":992,"label":"Pays","start":979,"text":"le haut Pérou"}],"spatialRelations":[{"end":71,"label":"Adjacence","start":65,"text":"auprès d'Andaguelais"},{"end":458,"label":"Distance-Orientation","start":423,"text":"à vingt-cinq ou trente lieues de-là. La largeur & la profondeur de cette breche, & la nécessité de passer en cet endroit, ont fait inventer un pont de cordes faites d'écorces d'arbres, qui est large d'environ six piés, entrelacé de traverses de bois, sur lesquelles on passe, même avec les charges des mules, non sans crainte ; car vers le milieu, on sent un balancement capable de causer des vertiges ; mais comme il faudroit faire un détour de six à sept journées pour passer ailleurs, tout ce qui circule de denrées & de marchandises à Casco"}],"segmentedDescriptions":[]} -{"volume":10,"numero":1754,"head":"MERIDIONAL","entryType":"Autre","cardinality":null,"placeType":null,"text":"MERIDIONAL, adj. (Géog. & Astr.) distance méridionale en navigation, est la différence de longitude entre le méridien sous lequel le vaisseau se trouve, & celui dont il est parti. Voyez Longitude. Parties, milles, ou minutes méridionales dans la navigation, ce sont les parties dont les méridiens croissent dans les cartes marines à proportion que les paralleles de latitude décroissent. Voyez Carte. Le cossinus de la latitude d'un lieu étant égal au rayon, ou au demi-diametre du parallele de ce lieu, il s'ensuit de-là que dans une vraie carte marine, ou planisphere nautique, ce rayon étant toujours égal au rayon de l'équateur, ou au sinus de 90 degrés, les parties ou milles méridionales doivent y croître à chaque degré de latitude, en raison de secantes de l'arc compris entre cette latitude & le cercle équinoctial. Voyez Carte de Mercator, au mot Carte. C'est pour cela que dans les livres de navigation on forme les tables des parties méridionales par l'addition continuelle des secantes qu'on trouve calculés dans les mêmes livres (p. e, dans les tables de M. Jonas Moore) pour chaque degré & minute de latitude ; & ces parties servent tant à faire, & à graduer une carte marine, qu'à se conduire dans la navigation. Pour en faire usage, il faut prendre en-haut dans la table le degré de latitude ; & dans la premiere colonne à gauche de la même table, le nombre des minutes, & la case correspondante à ces deux endroits de la table, donnera les parties méridionales. Lorsqu'on a les latitudes des deux endroits placés sons le méridien, & qu'on veut trouver les milles, ou les minutes méridionales qui marquent la distance de ces deux lieux, il faut d'abord observer si de ces deux lieux il n'y en auroit point un situé sous l'équateur, s'ils sont situés aux deux côtés opposés de l'équateur, ou si enfin ils se trouvent situés d'un même côté de l'équateur. Dans le premier cas, les minutes méridionales qu'on trouvera immédiatement au-dessus du degré de latitude du lieu qui n'est pas dans l'équateur, seront la différence de latitude. Dans le second cas, il faudra ajouter ensemble les minutes méridionales marquées au-dessous des latitudes des deux lieux pour avoir les minutes méridionales comprises entre ces deux lieux, ou la différence de latitude de ces deux lieux. Dans le troisieme cas enfin, il faudra soustraire les minutes qui sont au-dessous d'un lieu des minutes qui sont au dessous de l'autre. Chambers. (O)","placeNames":[],"spatialRelations":[],"segmentedDescriptions":[]} +{"volume":10,"numero":1754,"head":"MERIDIONAL","entryType":"Other","cardinality":null,"placeType":null,"text":"MERIDIONAL, adj. (Géog. & Astr.) distance méridionale en navigation, est la différence de longitude entre le méridien sous lequel le vaisseau se trouve, & celui dont il est parti. Voyez Longitude. Parties, milles, ou minutes méridionales dans la navigation, ce sont les parties dont les méridiens croissent dans les cartes marines à proportion que les paralleles de latitude décroissent. Voyez Carte. Le cossinus de la latitude d'un lieu étant égal au rayon, ou au demi-diametre du parallele de ce lieu, il s'ensuit de-là que dans une vraie carte marine, ou planisphere nautique, ce rayon étant toujours égal au rayon de l'équateur, ou au sinus de 90 degrés, les parties ou milles méridionales doivent y croître à chaque degré de latitude, en raison de secantes de l'arc compris entre cette latitude & le cercle équinoctial. Voyez Carte de Mercator, au mot Carte. C'est pour cela que dans les livres de navigation on forme les tables des parties méridionales par l'addition continuelle des secantes qu'on trouve calculés dans les mêmes livres (p. e, dans les tables de M. Jonas Moore) pour chaque degré & minute de latitude ; & ces parties servent tant à faire, & à graduer une carte marine, qu'à se conduire dans la navigation. Pour en faire usage, il faut prendre en-haut dans la table le degré de latitude ; & dans la premiere colonne à gauche de la même table, le nombre des minutes, & la case correspondante à ces deux endroits de la table, donnera les parties méridionales. Lorsqu'on a les latitudes des deux endroits placés sons le méridien, & qu'on veut trouver les milles, ou les minutes méridionales qui marquent la distance de ces deux lieux, il faut d'abord observer si de ces deux lieux il n'y en auroit point un situé sous l'équateur, s'ils sont situés aux deux côtés opposés de l'équateur, ou si enfin ils se trouvent situés d'un même côté de l'équateur. Dans le premier cas, les minutes méridionales qu'on trouvera immédiatement au-dessus du degré de latitude du lieu qui n'est pas dans l'équateur, seront la différence de latitude. Dans le second cas, il faudra ajouter ensemble les minutes méridionales marquées au-dessous des latitudes des deux lieux pour avoir les minutes méridionales comprises entre ces deux lieux, ou la différence de latitude de ces deux lieux. Dans le troisieme cas enfin, il faudra soustraire les minutes qui sont au-dessous d'un lieu des minutes qui sont au dessous de l'autre. Chambers. (O)","placeNames":[],"spatialRelations":[],"segmentedDescriptions":[]} {"volume":8,"numero":3771,"head":"ISENBOURG","entryType":"Place","cardinality":"Single","placeType":"Region","text":" ISENBOURG, (Géog.) petit canton d'Allemagne dans la Wétéravie, dont le chef-lieu n'est qu'un gros bourg avec un château ; mais je me rappelle deux littérateurs du xvje siecle nés dans ce comté, Paul Léonard & François Nansius ; le premier mort en 1567 à 57 ans, a mis au jour vingt livres de mêlanges, miscellaneorum, sive emendationum, libri viginti, qui sont remplis d'une grande érudition & d'un jugement droit ; le second, mort en 1595, âgé de 70 ans, a donné des notes sur Théocrite, Hésiode & Callimaque, qui lui ont fait honneur dans son tems. (D. J.) ","placeNames":[{"end":44,"label":"Pays","start":33,"text":"d'Allemagne"},{"end":62,"label":"Région","start":50,"text":"la Wétéravie"}],"spatialRelations":[{"end":49,"label":"Inclusion","start":45,"text":"dans la Wétéravie"}],"segmentedDescriptions":[]} {"volume":16,"numero":2077,"head":"TOPINAMBES, îledes","entryType":"Place","cardinality":"Single","placeType":"Island","text":" TOPINAMBES, îles des, (Géog. mod.) îles de l'Amérique méridionale, dans la terre-ferme, au pays des Amazones, dans le fleuve de ce nom, au-dessus du bosphore de l'Amazone. Le comte de Pagan donne à cette île 60 lieues d'étendue, & vante beaucoup la fertilité de ses terres, ainsi que la beauté de ses rivages. (D. J.) ","placeNames":[{"end":66,"label":"Région","start":44,"text":"l'Amérique méridionale"},{"end":109,"label":"Région","start":101,"text":"Amazones"},{"end":173,"label":"Rivière","start":164,"text":"l'Amazone"},{"end":192,"label":"Ville","start":187,"text":"Pagan"}],"spatialRelations":[{"end":72,"label":"Inclusion","start":68,"text":"dans la terre-ferme, au"},{"end":91,"label":"Inclusion","start":89,"text":"au pays des Amazones"}],"segmentedDescriptions":[]} {"volume":10,"numero":562,"head":"MARICI","entryType":"Person","cardinality":null,"placeType":null,"text":"MARICI, (Géogr. anc.) peuples d'Italie, qui, selon Pline, bâtirent la ville de Ticenum. Merula prétend qu'ils avoient leur demeure aux environs d'Aléxandrie de la Paille. (D. J.)","placeNames":[],"spatialRelations":[],"segmentedDescriptions":[]} @@ -217,7 +217,7 @@ {"volume":12,"numero":3647,"head":"PODLAQUIE","entryType":"Place","cardinality":"Single","placeType":"Region","text":" PODLAQUIE, (Géog. mod.) duché & palatinat de Pologne, borné au nord par la Prusse & la Lithuanie, au midi par le Palatinat de Lublin, au levant encore par la Lithuanie, & au couchant par le palatinat de Mazovie. Il est composé de trois districts, savoir de Drogieczin, de Mielnick, & de Bielsk. Par rapport au temporel, ce pays est gouverné par un palatin & par un castellan ; & pour le spirituel, il est soumis à l'évêque de Lukao. (D. J.) ","placeNames":[{"end":53,"label":"Pays","start":46,"text":"Pologne"},{"end":82,"label":"Pays","start":73,"text":"la Prusse"},{"end":97,"label":"Pays","start":85,"text":"la Lithuanie"},{"end":133,"label":"Région","start":127,"text":"Lublin"},{"end":169,"label":"Pays","start":157,"text":"la Lithuanie"},{"end":212,"label":"Région","start":205,"text":"Mazovie"},{"end":269,"label":"Ville","start":259,"text":"Drogieczin"},{"end":282,"label":"Ville","start":274,"text":"Mielnick"},{"end":295,"label":"Ville","start":289,"text":"Bielsk"},{"end":434,"label":"Ville","start":429,"text":"Lukao"}],"spatialRelations":[{"end":72,"label":"Distance-Orientation","start":55,"text":"borné au nord par la Prusse"},{"end":110,"label":"Distance-Orientation","start":99,"text":"au midi par le Palatinat de Lublin"},{"end":188,"label":"Distance-Orientation","start":173,"text":"au couchant par le palatinat de Mazovie"}],"segmentedDescriptions":[]} {"volume":9,"numero":3791,"head":"MACROPOGONES","entryType":"Person","cardinality":null,"placeType":null,"text":"MACROPOGONES, (Géog. anc.) comme qui diroit longues barbes ; peuples de la Sarmatie asiatique, aux environs du pont Euxin, selon Strabon liv. XI. pag. 492. (D. J.)","placeNames":[],"spatialRelations":[],"segmentedDescriptions":[]} {"volume":2,"numero":5187,"head":"CANGRI","entryType":"Place","cardinality":"Single","placeType":"Region","text":" CANGRI, (Géog.) petite contrée d'Asie, dans la Natolie, dont la capitale qui est sur le fleuve Zacarat porte le même nom. ","placeNames":[{"end":38,"label":"Région","start":34,"text":"Asie"},{"end":55,"label":"Région","start":45,"text":"la Natolie"},{"end":103,"label":"Rivière","start":96,"text":"Zacarat"}],"spatialRelations":[{"end":44,"label":"Inclusion","start":40,"text":"dans la Natolie"},{"end":85,"label":"Crosses","start":82,"text":"sur le fleuve Zacarat"}],"segmentedDescriptions":[]} -{"volume":10,"numero":1191,"head":"MÉCODYNAMIQUE","entryType":"Autre","cardinality":null,"placeType":null,"text":"MÉCODYNAMIQUE, adj. (Navig.) côté mécodynamique & navigation, est ce qu'on appelle autrement lieues mineures de longitude, ou milles de longitude. Voyez Milles de longitude.","placeNames":[],"spatialRelations":[],"segmentedDescriptions":[]} +{"volume":10,"numero":1191,"head":"MÉCODYNAMIQUE","entryType":"Other","cardinality":null,"placeType":null,"text":"MÉCODYNAMIQUE, adj. (Navig.) côté mécodynamique & navigation, est ce qu'on appelle autrement lieues mineures de longitude, ou milles de longitude. Voyez Milles de longitude.","placeNames":[],"spatialRelations":[],"segmentedDescriptions":[]} {"volume":4,"numero":2213,"head":"CRANICHFELD","entryType":"Place","cardinality":"Single","placeType":"City","text":" CRANICHFELD, (Géog. mod.) petite ville d'Arce, avec un territoire qui en dépend, dans la Thuringe, sur la riviere d'Ilm. ","placeNames":[{"end":46,"label":"Région","start":40,"text":"d'Arce"},{"end":98,"label":"Région","start":87,"text":"la Thuringe"},{"end":120,"label":"Rivière","start":117,"text":"Ilm"}],"spatialRelations":[{"end":86,"label":"Inclusion","start":82,"text":"dans la Thuringe"},{"end":103,"label":"Crosses","start":100,"text":"sur la riviere d'Ilm"}],"segmentedDescriptions":[]} {"volume":2,"numero":4103,"head":"BRUNEGG","entryType":"Place","cardinality":"Single","placeType":"City","text":" BRUNEGG, (Géog.) petite ville d'Allemagne, dans le Tirol, à 4 milles de Brixen, sur la riviere de Rientz. ","placeNames":[{"end":42,"label":"Pays","start":33,"text":"Allemagne"},{"end":57,"label":"Région","start":49,"text":"le Tirol"},{"end":79,"label":"Ville","start":73,"text":"Brixen"},{"end":105,"label":"Rivière","start":99,"text":"Rientz"}],"spatialRelations":[{"end":48,"label":"Inclusion","start":44,"text":"dans le Tirol"},{"end":72,"label":"Distance-Orientation","start":59,"text":"à 4 milles de Brixen"},{"end":84,"label":"Crosses","start":81,"text":"sur la riviere de Rientz"}],"segmentedDescriptions":[]} {"volume":9,"numero":3788,"head":"MACRONES","entryType":"Person","cardinality":null,"placeType":null,"text":"MACRONES, (Géog. anc.) peuples du Pont sur les bords du fleuve Absarus & dans le voisinage du fleuve Sydenus, selon Pline l. VI. c. iv. (D. J.)","placeNames":[],"spatialRelations":[],"segmentedDescriptions":[]} @@ -232,7 +232,7 @@ {"volume":1,"numero":182,"head":"ABEX","entryType":"Place","cardinality":"Single","placeType":"Region","text":" * ABEX, contrée maritime d'Afrique entre le pas de Suaquem & le détroit de Babel-Mandel. ","placeNames":[{"end":35,"label":"Pays","start":28,"text":"Afrique"},{"end":59,"label":"Autre","start":52,"text":"Suaquem"},{"end":88,"label":"Autre","start":76,"text":"Babel-Mandel"}],"spatialRelations":[{"end":41,"label":"Autre_relation","start":36,"text":"entre le pas de Suaquem"}],"segmentedDescriptions":[]} {"volume":14,"numero":1723,"head":"RIGODULUM","entryType":"Place","cardinality":"Single","placeType":"Other","text":" RIGODULUM, (Géog. anc.) lieu de la Gaule belgique. Tout concourt à nous faire croire que Rigodulum étoit dans l'endroit où l'on voit aujourd'hui le village de Rigol, sur la rive gauche de la Moselle, environ à un mille germanique au-dessous de Trèves. Outre le rapport du mot Rigol à celui de Rigodulum, le village de Rigol est effectivement nommé Rigodulum dans une charte du roi Dagobert, qui en fait une donation à l'église de S. Maximin de Trèves, de laquelle il dépend encore actuellement. (D. J.) ","placeNames":[{"end":50,"label":"Région","start":33,"text":"la Gaule belgique"},{"end":99,"label":"Ville","start":90,"text":"Rigodulum"},{"end":165,"label":"Ville","start":160,"text":"Rigol"},{"end":199,"label":"Rivière","start":189,"text":"la Moselle"},{"end":251,"label":"Ville","start":245,"text":"Trèves"},{"end":303,"label":"Ville","start":294,"text":"Rigodulum"},{"end":324,"label":"Ville","start":319,"text":"Rigol"},{"end":358,"label":"Ville","start":349,"text":"Rigodulum"},{"end":451,"label":"Ville","start":445,"text":"Trèves"}],"spatialRelations":[{"end":170,"label":"Crosses","start":167,"text":"sur la rive gauche de la Moselle"},{"end":244,"label":"Distance-Orientation","start":209,"text":"à un mille germanique au-dessous de Trèves"}],"segmentedDescriptions":[]} {"volume":14,"numero":4865,"head":"SEGESTANAE AQUAE","entryType":"Place","cardinality":"Single","placeType":"Other","text":" SEGESTANAE AQUAE, (Géog. anc.) eaux minérales dans la Sicile, près de la ville Segesta, d'où elles tiroient leur nom ; elles étoient chaudes, sulphureuses, & célebres ; Strabon, l. VI. p. 273. & Diodore de Sicile, l. IV. en parlent. Selon l'itinéraire d'Antonin, on les appelloit encore Pintianoe aquoe ; peut-être à cause de la ville Pintia. (D. J.) ","placeNames":[{"end":62,"label":"Île","start":53,"text":"la Sicile"},{"end":88,"label":"Ville","start":81,"text":"Segesta"},{"end":217,"label":"Île","start":211,"text":"Sicile"},{"end":304,"label":"Ville","start":293,"text":"Pintianoe a"},{"end":308,"label":"Ville","start":307,"text":"e"},{"end":347,"label":"Ville","start":341,"text":"Pintia"}],"spatialRelations":[{"end":52,"label":"Inclusion","start":48,"text":"dans la Sicile"},{"end":71,"label":"Adjacence","start":64,"text":"près de la ville Segesta"}],"segmentedDescriptions":[]} -{"volume":10,"numero":315,"head":"MAPPEMONDE","entryType":"Autre","cardinality":null,"placeType":null,"text":"MAPPEMONDE, s. f. (Géogr.) est le nom que l'on donne aux cartes qui représentent le globe terrestre en entier. Comme on ne peut représenter sur le papier qu'un seul hémispere à la fois, on représente sur les mappemondes les deux hémispheres de la terre pris séparément. La projection la plus ordinaire cont on se sert pour réprésenter une mappemonde, est une de celles dont il est fait mention dans l'article Carte, & où on suppose l'oeil dans le plan de l'équateur. Dans cette projection que l'on peut voir, (fig. 3. Géogr.) le centre de la mappemonde est le même que le centre de la terre, & l'équateur est représenté par une ligne droite. On fait aussi quelquefois des mappemondes d'une autre espece de projection, où l'oeil est supposé au pole, & où le pole est le centre de la mappemonde. C'est la premiere des projections dont il est parlé à l'article Carte, & qui est représentée, fig. 2 Géog. Voyez Carte & Projection. Voyez aussi Terraquée. Les lignes ponctuées que l'on voit dans la fig. 3. servent à donner une idée de la maniere dont les dégrés du méridien se projetteroient sur l'équateur si l'oeil étoit en B, & qu'on voulût projetter sur l'équateur, la partie du méridien A B C, & non la partie BDC. De pareilles cartes seroient vues au milieu, & d'une figure fort bizarre ; aussi ne sont-elles point d'usage. (O)","placeNames":[],"spatialRelations":[],"segmentedDescriptions":[]} +{"volume":10,"numero":315,"head":"MAPPEMONDE","entryType":"Other","cardinality":null,"placeType":null,"text":"MAPPEMONDE, s. f. (Géogr.) est le nom que l'on donne aux cartes qui représentent le globe terrestre en entier. Comme on ne peut représenter sur le papier qu'un seul hémispere à la fois, on représente sur les mappemondes les deux hémispheres de la terre pris séparément. La projection la plus ordinaire cont on se sert pour réprésenter une mappemonde, est une de celles dont il est fait mention dans l'article Carte, & où on suppose l'oeil dans le plan de l'équateur. Dans cette projection que l'on peut voir, (fig. 3. Géogr.) le centre de la mappemonde est le même que le centre de la terre, & l'équateur est représenté par une ligne droite. On fait aussi quelquefois des mappemondes d'une autre espece de projection, où l'oeil est supposé au pole, & où le pole est le centre de la mappemonde. C'est la premiere des projections dont il est parlé à l'article Carte, & qui est représentée, fig. 2 Géog. Voyez Carte & Projection. Voyez aussi Terraquée. Les lignes ponctuées que l'on voit dans la fig. 3. servent à donner une idée de la maniere dont les dégrés du méridien se projetteroient sur l'équateur si l'oeil étoit en B, & qu'on voulût projetter sur l'équateur, la partie du méridien A B C, & non la partie BDC. De pareilles cartes seroient vues au milieu, & d'une figure fort bizarre ; aussi ne sont-elles point d'usage. (O)","placeNames":[],"spatialRelations":[],"segmentedDescriptions":[]} {"volume":17,"numero":220,"head":"VERDUNOIS, le","entryType":"Place","cardinality":"Single","placeType":"Region","text":" VERDUNOIS, le, (Géog. mod.) petite province ou pays de France. Il touche à la Champagne du côté de l'occident, & se trouve enclavé de tous les autres côtés dans la Lorraine. Il fait partie du gouvernement militaire de Metz, s'étend le long de la Meuse, & est peuplé de bourgs & de villages ; mais il n'a d'autre ville que Verdun. (D. J.) ","placeNames":[{"end":62,"label":"Pays","start":56,"text":"France"},{"end":88,"label":"Région","start":76,"text":"la Champagne"},{"end":173,"label":"Région","start":162,"text":"la Lorraine"},{"end":224,"label":"Ville","start":220,"text":"Metz"},{"end":253,"label":"Rivière","start":245,"text":"la Meuse"},{"end":331,"label":"Ville","start":325,"text":"Verdun"}],"spatialRelations":[{"end":110,"label":"Distance-Orientation","start":89,"text":"du côté de l'occident, & se trouve enclavé de tous les autres côtés dans"},{"end":161,"label":"Inclusion","start":157,"text":"dans la Lorraine"},{"end":244,"label":"Crosses","start":234,"text":"le long de la Meuse"}],"segmentedDescriptions":[]} {"volume":9,"numero":1147,"head":"LAMPIA, ou LAMPEA","entryType":"Place","cardinality":"Single","placeType":"Mountain","text":" LAMPIA, ou LAMPEA, Λάμπεια, (Géog. anc.) montagne du Péloponèse dans l'Arcadie, au pié de l'Erymanthe selon Strabon, l. VIII. p. 341, & Pausanias, l. VIII. cap. xxiv. (D. J.) ","placeNames":[{"end":64,"label":"Région","start":54,"text":"Péloponèse"},{"end":79,"label":"Région","start":70,"text":"l'Arcadie"},{"end":102,"label":"Montagne","start":91,"text":"l'Erymanthe"}],"spatialRelations":[{"end":69,"label":"Inclusion","start":65,"text":"dans l'Arcadie"},{"end":90,"label":"Adjacence","start":81,"text":"au pié de l'Erymanthe"}],"segmentedDescriptions":[]} {"volume":17,"numero":2713,"head":"ZAIRZOU","entryType":"Place","cardinality":"Single","placeType":"River","text":" ZAIRZOU, (Géog. mod.) riviere de la Turquie asiatique, en Anatolie, au voisinage de la ville de Smyrne. Cette riviere qui coule dans une belle prairie, est l'Hermus des anciens, qui se jettoit avec le Pactole à l'entrée du golfe de Smyrne. ","placeNames":[{"end":54,"label":"Région","start":34,"text":"la Turquie asiatique"},{"end":67,"label":"Région","start":59,"text":"Anatolie"},{"end":103,"label":"Ville","start":97,"text":"Smyrne"},{"end":165,"label":"Rivière","start":157,"text":"l'Hermus"},{"end":209,"label":"Rivière","start":199,"text":"le Pactole"},{"end":239,"label":"Ville","start":233,"text":"Smyrne"}],"spatialRelations":[{"end":58,"label":"Inclusion","start":56,"text":"en Anatolie"},{"end":84,"label":"Adjacence","start":69,"text":"au voisinage de la ville de Smyrne"},{"end":223,"label":"Adjacence","start":210,"text":"à l'entrée du golfe de Smyrne"}],"segmentedDescriptions":[]} @@ -240,7 +240,7 @@ {"volume":16,"numero":3735,"head":"TSIKUNGO","entryType":"Place","cardinality":"Single","placeType":"Region","text":" TSIKUNGO, (Géog. mod.) une des neuf provinces de la contrée de l'empire du Japon, dans le pays de l'ouest. Cette province a cinq journées de longueur du sud au nord, & est partagée en dix districts. Son pays produit en abondance du blé, du ris & des pois. Les côtes lui donnent du poisson, des écrevisses, & du coquillage. On y fait beaucoup de confitures, qui sont estimées dans les autres provinces. (D. J.) ","placeNames":[{"end":82,"label":"Pays","start":77,"text":"Japon"}],"spatialRelations":[],"segmentedDescriptions":[]} {"volume":2,"numero":4628,"head":"CAFRERIE","entryType":"Place","cardinality":"Single","placeType":"Country","text":" CAFRERIE, (Géog.) grand pays situé dans la partie méridionale de l'Afrique, borné au nord par l'Abyssinie & la Nigritie ; à l'occident par la Guinée & le Congo ; au sud par le cap de Bonne-Espérance ; à l'orient par l'Océan. Les habitans de cette contrée sont negres & idolatres. Ce pays est peu connu des Européens, qui n'ont point encore pû y entrer bien avant : cependant on accuse les peuples qui l'habitent d'être anthropophages. ","placeNames":[{"end":75,"label":"Pays","start":66,"text":"l'Afrique"},{"end":106,"label":"Région","start":95,"text":"l'Abyssinie"},{"end":120,"label":"Région","start":109,"text":"la Nigritie"},{"end":149,"label":"Pays","start":140,"text":"la Guinée"},{"end":160,"label":"Pays","start":152,"text":"le Congo"},{"end":199,"label":"Autre","start":184,"text":"Bonne-Espérance"},{"end":224,"label":"Mer","start":217,"text":"l'Océan"}],"spatialRelations":[{"end":40,"label":"Inclusion","start":36,"text":"dans la partie méridionale de l'Afrique"},{"end":94,"label":"Distance-Orientation","start":77,"text":"borné au nord par l'Abyssinie"},{"end":139,"label":"Distance-Orientation","start":123,"text":"à l'occident par la Guinée"},{"end":173,"label":"Distance-Orientation","start":163,"text":"au sud par le cap de Bonne-Espérance"},{"end":216,"label":"Distance-Orientation","start":202,"text":"à l'orient par l'Océan"}],"segmentedDescriptions":[]} {"volume":16,"numero":989,"head":"THALPUSA ou THELPUSA","entryType":"Place","cardinality":"Multiple","placeType":null,"text":" THALPUSA ou THELPUSA, (Géog. anc.) ville & petite contrée de l'Arcadie, selon Pausanias, liv. VIII. & Pline, liv. IV. ch. vj. Le pere Hardouin dit que c'est la Delphusia d'Etienne le géographe, & cela paroît très-vraissemblable. (D. J.) ","placeNames":[],"spatialRelations":[],"segmentedDescriptions":["1° THALPUSA ou THELPUSA, (Géog. anc.) ville de l'Arcadie, selon Pausanias, liv. VIII. & Pline, liv. IV. ch. vj.","2° THALPUSA ou THELPUSA, (Géog. anc.) petite contrée de l'Arcadie, selon Pausanias, liv. VIII. & Pline, liv. IV. ch. vj."]} -{"volume":10,"numero":1022,"head":"Matieres","entryType":"Autre","cardinality":null,"placeType":null,"text":"Matieres, terme de riviere, pieces de bois en travers, posées sur les plats-bords d'un bateau foncet.","placeNames":[],"spatialRelations":[],"segmentedDescriptions":[]} +{"volume":10,"numero":1022,"head":"Matieres","entryType":"Other","cardinality":null,"placeType":null,"text":"Matieres, terme de riviere, pieces de bois en travers, posées sur les plats-bords d'un bateau foncet.","placeNames":[],"spatialRelations":[],"segmentedDescriptions":[]} {"volume":12,"numero":2131,"head":"PHORCYNUS","entryType":"Place","cardinality":"Single","placeType":"Human-made","text":" PHORCYNUS, (Géog. anc.) port de l'île d'Ithaque. Homere, Odyss. v. 96. y place l'antre des Nayades ; mais Strabon, liv. I. p. 59. dit que de son tems on ne voyoit aucun vestige de cet antre. Il vaut pourtant mieux, dit-il, en attribuer la cause aux changemens qui ont pu arriver, que d'accuser un poëte tel qu'Homere d'ignorance ou de mensonge. (D. J.) ","placeNames":[{"end":48,"label":"Île","start":40,"text":"'Ithaque"}],"spatialRelations":[],"segmentedDescriptions":[]} {"volume":12,"numero":2035,"head":"Philippe, saint","entryType":"Place","cardinality":"Single","placeType":"Human-made","text":" Philippe, saint, (Géog. mod.) forteresse de l'île de Minorque, au-dessus de Port-Mahon, sur un rocher près de la côte. Les rois d'Espagne l'avoient fait bâtir dans le siecle dernier pour la défense de cette île, dont les Anglois s'emparerent en 1708; les François leur ont enlevé le fort & l'île en 1757, mais la paix leur rendra cette île. ","placeNames":[{"end":62,"label":"Île","start":54,"text":"Minorque"},{"end":87,"label":"Ville","start":77,"text":"Port-Mahon"},{"end":139,"label":"Pays","start":132,"text":"Espagne"}],"spatialRelations":[{"end":76,"label":"Distance-Orientation","start":64,"text":"au-dessus de Port-Mahon"},{"end":92,"label":"Adjacence","start":89,"text":"sur un rocher près de"},{"end":111,"label":"Adjacence","start":104,"text":"près de la côte. Les rois d'Espagne"}],"segmentedDescriptions":[]} {"volume":4,"numero":3025,"head":"CZERNICK","entryType":"Place","cardinality":"Multiple","placeType":null,"text":" CZERNICK, (Géog. mod.) petite ville de la haute Hongrie dans le comté de Zips, où il y a des mines d'or & d'argent. Il y a une ville de même nom en Walachie, sur le Danube. ","placeNames":[],"spatialRelations":[],"segmentedDescriptions":["1° CZERNICK, (Géog. mod.) petite ville de la haute Hongrie dans le comté de Zips, où il y a des mines d'or et d'argent.","2° CZERNICK, (Géog. mod.) ville en Walachie, sur le Danube."]} @@ -264,12 +264,12 @@ {"volume":17,"numero":1638,"head":"VOLSAS-SINUS","entryType":"Place","cardinality":"Single","placeType":"Sea","text":" VOLSAS-SINUS, (Géog. anc.) golfe de la grande Bretagne. Ptolomée le marque sur la côte septentrionale, entre les embouchures des fleuves Itys & Noboeus. Ce pourroit être aujourd'hui Sandset-Head. (D. J.) ","placeNames":[{"end":56,"label":"Pays","start":37,"text":"la grande Bretagne"},{"end":143,"label":"Rivière","start":139,"text":"Itys"},{"end":153,"label":"Rivière","start":146,"text":"Noboeus"},{"end":196,"label":"Autre","start":184,"text":"Sandset-Head"}],"spatialRelations":[{"end":110,"label":"Autre_relation","start":105,"text":"entre les embouchures des fleuves Itys"}],"segmentedDescriptions":[]} {"volume":1,"numero":2579,"head":"ANDALOUSIE","entryType":"Place","cardinality":"Single","placeType":"Region","text":" * ANDALOUSIE, subst. f. (Géog. mod.) grande province d'Espagne partagée en deux par le Guadalquivir ; Seville en est la capitale. Long. 11-16. lat. 36-38. L'Andalousie est la contrée la plus agréable & la plus riche de toute l'Espagne. ","placeNames":[{"end":63,"label":"Pays","start":56,"text":"Espagne"},{"end":100,"label":"Rivière","start":85,"text":"le Guadalquivir"},{"end":110,"label":"Ville","start":103,"text":"Seville"},{"end":169,"label":"Région","start":157,"text":"L'Andalousie"},{"end":236,"label":"Pays","start":227,"text":"l'Espagne"}],"spatialRelations":[],"segmentedDescriptions":[]} {"volume":7,"numero":2334,"head":"GOLCONDE","entryType":"Place","cardinality":"Single","placeType":"Country","text":" GOLCONDE, (Géogr.) royaume d'Asie dans la presqu'ile de l'Inde, en-deçà du Gange ; il est borné au nord par la province de Bérar, au nord-est par la riviere de Narsepille qui le sépare du royaume d'Orixa, au sud-est par le golfe de Bengale, & au sud par la riviere de Coulour. La plus grande partie des terres y est si fertile, qu'on y fait deux récoltes de riz par an, & quelquefois trois. Il est arrosé de plusieurs rivieres, & a deux ports très-avantageux, savoir Narsapour & Mazulipatan ; son commerce consiste en toiles de coton peintes, en botilles fines, en riz & en indigo ; mais ses fameuses mines de diamant sont sa plus grande richesse, & celle-là même qui porta Aureng-zeb à conquérir le pays qui possédoit dans son sein des trésors si précieux. Depuis ce tems-là le royaume de Golconde fait partie des états du grand-mogol ; la ville de Golconde autrefois nommee Bagnagar, en est la capitale. La longit. de cette ville est par les 124d 40'. lat. 19d. 40'. & selon le pere Noël, seulement 17d. (D. J.) ","placeNames":[{"end":34,"label":"Pays","start":29,"text":"'Asie"},{"end":63,"label":"Pays","start":57,"text":"l'Inde"},{"end":81,"label":"Rivière","start":76,"text":"Gange"},{"end":129,"label":"Région","start":124,"text":"Bérar"},{"end":171,"label":"Rivière","start":161,"text":"Narsepille"},{"end":204,"label":"Pays","start":198,"text":"'Orixa"},{"end":240,"label":"Mer","start":233,"text":"Bengale"},{"end":276,"label":"Rivière","start":269,"text":"Coulour"},{"end":479,"label":"Ville","start":470,"text":"Narsapour"},{"end":493,"label":"Ville","start":482,"text":"Mazulipatan"},{"end":803,"label":"Pays","start":795,"text":"Golconde"},{"end":840,"label":"Pays","start":829,"text":"grand-mogol"},{"end":863,"label":"Région","start":855,"text":"Golconde"},{"end":889,"label":"Ville","start":881,"text":"Bagnagar"}],"spatialRelations":[{"end":39,"label":"Inclusion","start":35,"text":"dans la presqu'ile de l'Inde"},{"end":75,"label":"Distance-Orientation","start":65,"text":"en-deçà du Gange"},{"end":108,"label":"Distance-Orientation","start":91,"text":"borné au nord par la province de Bérar"},{"end":146,"label":"Distance-Orientation","start":131,"text":"au nord-est par la riviere de Narsepille"},{"end":220,"label":"Distance-Orientation","start":206,"text":"au sud-est par le golfe de Bengale"},{"end":254,"label":"Distance-Orientation","start":244,"text":"au sud par la riviere de Coulour"}],"segmentedDescriptions":[]} -{"volume":10,"numero":1670,"head":"Mer Atlantique","entryType":"Autre","cardinality":null,"placeType":null,"text":"Mer Atlantique, (Géog.) Voyez au mot Atlantique. (D. J.)","placeNames":[],"spatialRelations":[],"segmentedDescriptions":[]} +{"volume":10,"numero":1670,"head":"Mer Atlantique","entryType":"Other","cardinality":null,"placeType":null,"text":"Mer Atlantique, (Géog.) Voyez au mot Atlantique. (D. J.)","placeNames":[],"spatialRelations":[],"segmentedDescriptions":[]} {"volume":14,"numero":3712,"head":"SARAQUINO","entryType":"Place","cardinality":"Single","placeType":"Island","text":" SARAQUINO, (Géogr. mod.) petite île de la Grece, dans l'Archipel. Elle a quinze milles de tour, & est presque déserte. Elle est vers la côte de la Macédoine, près des îles de Palagnisi & li Dromi, à 25 mille pas de la bouche du golfe Salonique, au levant. (D. J.) ","placeNames":[{"end":48,"label":"Pays","start":40,"text":"la Grece"},{"end":65,"label":"Île","start":55,"text":"l'Archipel"},{"end":157,"label":"Région","start":145,"text":"la Macédoine"},{"end":185,"label":"Île","start":176,"text":"Palagnisi"},{"end":196,"label":"Île","start":188,"text":"li Dromi"},{"end":244,"label":"Ville","start":235,"text":"Salonique"}],"spatialRelations":[{"end":54,"label":"Inclusion","start":50,"text":"dans l'Archipel"},{"end":133,"label":"Distance-Orientation","start":129,"text":"vers la côte de la Macédoine"},{"end":167,"label":"Adjacence","start":159,"text":"près des îles de Palagnisi"},{"end":215,"label":"Distance-Orientation","start":198,"text":"à 25 mille pas de la bouche du golfe Salonique"}],"segmentedDescriptions":[]} -{"volume":10,"numero":1699,"head":"Mer Verte","entryType":"Autre","cardinality":null,"placeType":null,"text":"Mer Verte, (Géog.) les Géographes orientaux appellent ainsi la mer qui baigne les côtes de Perse & celles d'Arabie.","placeNames":[],"spatialRelations":[],"segmentedDescriptions":[]} +{"volume":10,"numero":1699,"head":"Mer Verte","entryType":"Other","cardinality":null,"placeType":null,"text":"Mer Verte, (Géog.) les Géographes orientaux appellent ainsi la mer qui baigne les côtes de Perse & celles d'Arabie.","placeNames":[],"spatialRelations":[],"segmentedDescriptions":[]} {"volume":9,"numero":1521,"head":"LAUDERDALE","entryType":"Place","cardinality":"Single","placeType":"Mountain","text":" LAUDERDALE, (Géog.) vallée d'Ecosse, où coule la riviere de Lauder ; cette contrée qui fait partie de la province de Mers, donne le titre de due à la principale branche de la famille de Maitland. (D. J.) ","placeNames":[{"end":36,"label":"Région","start":28,"text":"d'Ecosse"},{"end":67,"label":"Rivière","start":61,"text":"Lauder"},{"end":123,"label":"Région","start":119,"text":"Mers"},{"end":196,"label":"Ville","start":188,"text":"Maitland"}],"spatialRelations":[{"end":46,"label":"Crosses","start":41,"text":"coule la riviere de Lauder"}],"segmentedDescriptions":[]} {"volume":9,"numero":4377,"head":"MAMERTINS, les","entryType":"Person","cardinality":null,"placeType":null,"text":"MAMERTINS, les, (Géog. anc.) en latin Mamertini, ancien peuple d'Italie dans la Campanie. Ils passerent en Sicile sous Agathocle, & s'établirent à Messine, dont ils se rendirent maîtres ; & comme ce pays est fertile en excellent vin, ce vin s'appelloit chez les Romains Mamertinum vinum ; c'est encore à cause d'eux qu'on nommoit le Fare de Messine, Mamertinum fretum.","placeNames":[],"spatialRelations":[],"segmentedDescriptions":[]} {"volume":1,"numero":3984,"head":"ARMENNA","entryType":"Place","cardinality":"Single","placeType":"Other","text":" * ARMENNA, (Géog. anc.) ruines d'une ville appellée autrefois Medobriga: on les voit dans l'Alentéjo, près de l'Estramadure d'Espagne, & du bourg de Marvaon. ","placeNames":[{"end":72,"label":"Ville","start":63,"text":"Medobriga"},{"end":101,"label":"Région","start":91,"text":"l'Alentéjo"},{"end":126,"label":"Région","start":111,"text":"l'Estramadure d"},{"end":134,"label":"Pays","start":127,"text":"Espagne"},{"end":157,"label":"Ville","start":150,"text":"Marvaon"}],"spatialRelations":[{"end":90,"label":"Inclusion","start":86,"text":"dans l'Alentéjo"},{"end":110,"label":"Adjacence","start":103,"text":"près de l'Estramadure d"}],"segmentedDescriptions":[]} -{"volume":10,"numero":1127,"head":"MAXIMUM ou plus grand","entryType":"Autre","cardinality":null,"placeType":null,"text":"MAXIMUM, s. m. ou plus grand, en Mathématiques, (Géog.) marque l'état le plus grand où une quantité variable puisse parvenir, eu égard aux lois qui en déterminent la variation. Le maximum est par-là opposé au minimum. Voyez Minimum. Méthode de maximis & de minimis. La méthode qui en porte le nom est employée par les Mathématiciens pour découvrir le point, le lieu ou le moment, où une quantité variable devient la plus grande, ou la plus petite qu'il est possible, eu égard à sa loi devariation. Si les ordonnées d'une courbe croissent ou décroissent jusqu'à un certain terme, passé lequel elles commencent au contraire à décroître, ou croître ; les méthodes qui peuvent servir à déterminer les maxima & minima de ces ordonnées, c'est-à-dire, leur plus grands ou plus petits états, seront donc des méthodes de maximis & minimis. Or, lorsqu'il s'agit de déterminer les maxima & minima de quelque quantité que ce soit, qui croisse ou décroisse, jusqu'à un certain terme, on peut se représenter toujours ces quantités comme des ordonnées de courbe ; & ainsi les méthodes qu'on peut suivre dans tous les cas possibles, se reduisent à celles qui enseignent à determiner les maxima & minima des ordonnées des courbes. Supposons qu'il faille déterminer ce maximum ou minimum d'une quantité variable ou fluente quelconque, qui entre dans une équation donnée & a deux variables aussi quelconques ; la regle prescrit de trouver d'abord les fluxions, & de supposer ensuite=0 la fluxion de la variable ou fluente, qui doit devenir un maximum. Par ce moyen on formera par-là une nouvelle équation en fluentes seulement, parce qu'elle ne contiendra d'abord qu'une seule fluxion, par laquelle on pourra la diviser ; & cette équation en fluentes étant combinée avec la proposée pour faire disparoître une de leur variable, donnera une résultante déterminée, d'où l'on tirera, selon qu'on le jugera à-propos, ou la position du maximum cherché, ou sa quantité. Eclaircissons cette méthode par deux exemples. Nous supposerons dans le premier, qu'il s'agit de déterminer les plus grandes ou plus petites ordonnées d'une courbe algébrique. Puisque dans les courbes qui ont un maximum ou minimum, la tangente TM change enfin en DE, & devient parallele à l'axe. Pl. d'Anal. fig. 4 & 26. Il faut donc que dans le cas du maximum ou du minimum la soutangente PT devienne infinie. Mais cette soutangente PT= ydx\/dy ; donc ydx\/dy=, c'est-à-dire (au moins y restant fini, ce qui fait le seul cas du maximum ou minimum proprement dit) que dx= par rapport à dy, ou bien que dy=0 par rapport à dx. Nous prendrons donc l'équation des fluxions de la proposée, & négligeant tous les termes affectés de dy, que nous devons faire en effet=0, nous diviserons les autres termes par la seule fluxion d x qu'ils contiendront, & nous ferons de plus ce quotient de cette division égal à zéro ; cela donnera une nouvelle équation fluente à comparer avec la proposée, pour en tirer au moyen de leurs réductions en une seule, une résultante en x ou en y seulement, selon qu'on l'aimera le mieux, laquelle servira à découvrir ou la valeur de x convenable au maximum ou minimum cherché, ou bien la valeur elle-même de ce maximum ou minimum ; sauf à employer, lorsque les circonstances indiqueront de le faire, des moyens abrégés au lieu de la réduction de deux équations en une seule. Supposons en second lieu, qu'il faille couper une droite AB (fig. 6.) au point D, de maniere que le rectangle des deux parties AD & DB se trouve être le plus grand qu'il soit possible de construire de la sorte. Nous nommerons AB, a, AD, x ; BD sera donc a-x & ADxDB=ax-xx sera la quantité qui doit être un maximum ; sa différentielle ou sa fluxion doit donc être=0; or si nous nommons y la quantité variable qui doit devenir un maximum, nous aurons en général . . . . . . . ax-xx=y. Dont l'équation de fluxion sera adx-2xdx=dy. Et négligeant dy qui est=0, adx-2xdx=0. Et par consequent . . . . a-2x=0. Ou bien enfin . . . . . x=1\/2a. De sorte qu'il n'y a, pour résoudre le problème, qu'à couper la ligne AB en deux parties égales ; donc le quarré de la moitié de AB est plus grand que tout le rectangle qu'on pourroit faire de deux autres parties quelconques de AB, lesquelles prises ensemble seroient égales à AB. On trouve dans les Mém. de l'acad. des Sciences de Paris de 1706 un mémoire de M. Guisnée, qui contient plusieurs éclaircissemens sur cette méthode. Ce mémoire, qui peut être utile à certains égards, n'est pas exempt d'erreurs. Elles ont été relevées par M. Saurin, dans un mémoire imprimé en 1723. La méthode de maximis & minimis est fondée sur un principe bien simple. Quand une quantité va d'abord en croissant, & ensuite en décroissant, sa différence est d'abord positive, & ensuite négative ; c'est le contraire si elle va d'abord en décroissant, & ensuite en croissant : or une quantité qui passe du positif au négatif, ou du négatif au positif, doit dans le passage être=0 ou=à l'infini. Le passage par zero est le plus ordinaire ; c'est pour cela que la regle la plus commune pour trouver les maxima & les minima, est de faire la différentielle=0; mais il y a aussi des cas où il faut faire la différentielle=. Il est vrai que dans ces derniers cas il y a de plus un point de rebroussement à l'endroit du maximum ou du minimum. Voyez fig. 5. Ainsi on peut dire que les vrais points de maximum ou de minimum considérés comme des points simples & qui n'ont aucune autre propriété, sont ceux où dy=0. Cependant le cas de dy=0 ne donne pas nécessairement un maximum ou un minimum ; car dy=0 indique seulement que la tangente est parallele à l'axe, comme dy= indique seulement que la tangente est perpendiculaire à ce même axe. Or si le point où la tangente est parallele à l'axe, étoit un point d'inflexion, comme cela peut arriver dans plusieurs cas, alors il est aisé de voir que l'ordonnée passant par le point où dy=0, ne seroit ni un maximum ni un minimum. Pour éclaircir ces difficultés, supposons dx\/dy=Z, & imaginons une nouvelle courbe qui ait Z pour ordonnée, & pour abscisses les abscisses X de la premiere. On remarquera que pour qu'il y ait un maximum ou un minimum au point où z=0, il faut que les ordonnées z au-dessus & au-dessous de ce point, soient de différens signes ; c'est-à-dire que si on transporte en ce point l'origine des coordonnées, voyez Courbes & Transformation des Axes , & qu'on nomme les coordonnées nouvelles u & t, au lieu de x & z, il faut que l'équation en u & en t, soit telle que quand u est infiniment petite, soit positive, soit négative, on ait um=Atn, m & u étant des nombres entiers positifs & impairs, voyez Rebroussement: or cela se peut reconnoître par la regle du parallélogramme de M. Newton. Voyez Série ou Suite, & Parallélogramme Dans tout autre cas que celui des nombres m & n impairs, le point où z=0 ne sera point un maximum: de plus pour distinguer si ce point donne un maximum ou un minimum, il n'y a qu'à voir si z est positif ou négatif avant d'être=0. Dans le premier cas l'ordonnée sera un maximum ; elle sera un minimum dans le second : or le premier cas aura lieu si A est négatif, & le second s'il est positif. Voilà pour le calcul de dy=0. A l'égard du calcul de dy=, nous observerons d'abord que c'est une façon de parler très-impropre, que de faire une différentielle=, puisqu'une différentielle est une quantité infiniment petite, ou considérée comme telle. Voyez Différentielle. Ce n'est point dy qu'on fait= ; c'est le rapport de dy à dx ou z: or dans ce cas il faut que l'équation en u & en t, soit telle que quand u est infiniment petite, soit positive, soit négative, on ait um=Atn, m exprimant un nombre négatif impair, & n un nombre positif impair. Voyez Branche. Nous ne faisons ici que donner l'esprit de la méthode. Ceux qui desireront un plus grand détail, peuvent recourir à l'analyse des courbes de M. Cramer, où cette matiere est bien traitée. Voyez le ch. xj. de cet ouvrage. Souvent au reste la nature du problème seul, sans aucune autre considération, indique si dy=0, donne réellement un point de maximum ou de minimum, & si c'est le premier cas ou le second. Par exemple, si on propose de trouver un point dans un demi-cercle, tel que le produit des deux lignes menées de ce point aux extrémités du diametre, soit un maximum, on voit bien que la solution de ce problême donnera en effet un maximum, & de plus que ce sera un maximum, & non pas un minimum ; car la quantité qu'on cherche est évidemment égale à o à chacune des deux extrémités du diametre ; & cette quantité est toujours réelle entre ces deux extrémités : donc il y a un ou plusieurs points où elle est nécessairement dans la plus grande valeur possible : car cela doit arriver nécessairement à une quantité qui part de o, & qui y retourne. Il y a encore une attention à faire dans la recherche du maximum ou du minimum, c'est qu'après avoir trouvé l'équation en x, qui donne l'abscisse répondant au point cherché, il faut voir non seulement si cette valeur de x est réelle, mais encore si étant substituée dans l'équation de la courbe, elle donne pour y une valeur réelle ; sans ces deux conditions, il n'y a point de vrai maximum ni minimum. Voyez Equation, Evanouir, Imaginaire, Racine, Courbe, &c. Nous citons ici l'article Évanouir, parce qu'il fournit des méthodes sûres pour faire évanouir telle inconnue qu'on juge à-propos d'un certain nombre d'équations, & que par conséquent il sera très-utile dans cette recherche : car on a 1°. l'équation de la courbe en x & en y. 2°. L'équation du maximum aussi en x & en y. Je suppose dans cette équation a au lieu de x, & b au lieu de y, & par la comparaison des deux équations, on aura la valeur de a & celle de b par deux équations qui n'auront chacune que x ou y d'inconnues. 3°. On a de plus une équation entre x & z, en faisant dy\/dx=0 dans l'équation différentielle de la courbe. Ensuite on a u=x-a, & y=z-b: ce qui donnera une nouvelle équation en u & en t, de laquelle on peut aussi faite évanouir a & b, si on le juge à propos. En un mot on combinera ces équations entr'elles, de la maniere qu'on jugera la plus facile & la plus expéditive pour parvenir à la solution du problême ; & l'article Évanouir, ainsi que toutes les remarques précédentes, sournissent pour cela différens moyens. (O)","placeNames":[],"spatialRelations":[],"segmentedDescriptions":[]} -{"volume":10,"numero":1700,"head":"Mer de Zabache","entryType":"Autre","cardinality":null,"placeType":null,"text":"Mer de Zabache, (Géog.) nom moderne de la mer, que les anciens ont appellée Palus méotide. Voyez ce mot. (D. J.)","placeNames":[],"spatialRelations":[],"segmentedDescriptions":[]} +{"volume":10,"numero":1127,"head":"MAXIMUM ou plus grand","entryType":"Other","cardinality":null,"placeType":null,"text":"MAXIMUM, s. m. ou plus grand, en Mathématiques, (Géog.) marque l'état le plus grand où une quantité variable puisse parvenir, eu égard aux lois qui en déterminent la variation. Le maximum est par-là opposé au minimum. Voyez Minimum. Méthode de maximis & de minimis. La méthode qui en porte le nom est employée par les Mathématiciens pour découvrir le point, le lieu ou le moment, où une quantité variable devient la plus grande, ou la plus petite qu'il est possible, eu égard à sa loi devariation. Si les ordonnées d'une courbe croissent ou décroissent jusqu'à un certain terme, passé lequel elles commencent au contraire à décroître, ou croître ; les méthodes qui peuvent servir à déterminer les maxima & minima de ces ordonnées, c'est-à-dire, leur plus grands ou plus petits états, seront donc des méthodes de maximis & minimis. Or, lorsqu'il s'agit de déterminer les maxima & minima de quelque quantité que ce soit, qui croisse ou décroisse, jusqu'à un certain terme, on peut se représenter toujours ces quantités comme des ordonnées de courbe ; & ainsi les méthodes qu'on peut suivre dans tous les cas possibles, se reduisent à celles qui enseignent à determiner les maxima & minima des ordonnées des courbes. Supposons qu'il faille déterminer ce maximum ou minimum d'une quantité variable ou fluente quelconque, qui entre dans une équation donnée & a deux variables aussi quelconques ; la regle prescrit de trouver d'abord les fluxions, & de supposer ensuite=0 la fluxion de la variable ou fluente, qui doit devenir un maximum. Par ce moyen on formera par-là une nouvelle équation en fluentes seulement, parce qu'elle ne contiendra d'abord qu'une seule fluxion, par laquelle on pourra la diviser ; & cette équation en fluentes étant combinée avec la proposée pour faire disparoître une de leur variable, donnera une résultante déterminée, d'où l'on tirera, selon qu'on le jugera à-propos, ou la position du maximum cherché, ou sa quantité. Eclaircissons cette méthode par deux exemples. Nous supposerons dans le premier, qu'il s'agit de déterminer les plus grandes ou plus petites ordonnées d'une courbe algébrique. Puisque dans les courbes qui ont un maximum ou minimum, la tangente TM change enfin en DE, & devient parallele à l'axe. Pl. d'Anal. fig. 4 & 26. Il faut donc que dans le cas du maximum ou du minimum la soutangente PT devienne infinie. Mais cette soutangente PT= ydx\/dy ; donc ydx\/dy=, c'est-à-dire (au moins y restant fini, ce qui fait le seul cas du maximum ou minimum proprement dit) que dx= par rapport à dy, ou bien que dy=0 par rapport à dx. Nous prendrons donc l'équation des fluxions de la proposée, & négligeant tous les termes affectés de dy, que nous devons faire en effet=0, nous diviserons les autres termes par la seule fluxion d x qu'ils contiendront, & nous ferons de plus ce quotient de cette division égal à zéro ; cela donnera une nouvelle équation fluente à comparer avec la proposée, pour en tirer au moyen de leurs réductions en une seule, une résultante en x ou en y seulement, selon qu'on l'aimera le mieux, laquelle servira à découvrir ou la valeur de x convenable au maximum ou minimum cherché, ou bien la valeur elle-même de ce maximum ou minimum ; sauf à employer, lorsque les circonstances indiqueront de le faire, des moyens abrégés au lieu de la réduction de deux équations en une seule. Supposons en second lieu, qu'il faille couper une droite AB (fig. 6.) au point D, de maniere que le rectangle des deux parties AD & DB se trouve être le plus grand qu'il soit possible de construire de la sorte. Nous nommerons AB, a, AD, x ; BD sera donc a-x & ADxDB=ax-xx sera la quantité qui doit être un maximum ; sa différentielle ou sa fluxion doit donc être=0; or si nous nommons y la quantité variable qui doit devenir un maximum, nous aurons en général . . . . . . . ax-xx=y. Dont l'équation de fluxion sera adx-2xdx=dy. Et négligeant dy qui est=0, adx-2xdx=0. Et par consequent . . . . a-2x=0. Ou bien enfin . . . . . x=1\/2a. De sorte qu'il n'y a, pour résoudre le problème, qu'à couper la ligne AB en deux parties égales ; donc le quarré de la moitié de AB est plus grand que tout le rectangle qu'on pourroit faire de deux autres parties quelconques de AB, lesquelles prises ensemble seroient égales à AB. On trouve dans les Mém. de l'acad. des Sciences de Paris de 1706 un mémoire de M. Guisnée, qui contient plusieurs éclaircissemens sur cette méthode. Ce mémoire, qui peut être utile à certains égards, n'est pas exempt d'erreurs. Elles ont été relevées par M. Saurin, dans un mémoire imprimé en 1723. La méthode de maximis & minimis est fondée sur un principe bien simple. Quand une quantité va d'abord en croissant, & ensuite en décroissant, sa différence est d'abord positive, & ensuite négative ; c'est le contraire si elle va d'abord en décroissant, & ensuite en croissant : or une quantité qui passe du positif au négatif, ou du négatif au positif, doit dans le passage être=0 ou=à l'infini. Le passage par zero est le plus ordinaire ; c'est pour cela que la regle la plus commune pour trouver les maxima & les minima, est de faire la différentielle=0; mais il y a aussi des cas où il faut faire la différentielle=. Il est vrai que dans ces derniers cas il y a de plus un point de rebroussement à l'endroit du maximum ou du minimum. Voyez fig. 5. Ainsi on peut dire que les vrais points de maximum ou de minimum considérés comme des points simples & qui n'ont aucune autre propriété, sont ceux où dy=0. Cependant le cas de dy=0 ne donne pas nécessairement un maximum ou un minimum ; car dy=0 indique seulement que la tangente est parallele à l'axe, comme dy= indique seulement que la tangente est perpendiculaire à ce même axe. Or si le point où la tangente est parallele à l'axe, étoit un point d'inflexion, comme cela peut arriver dans plusieurs cas, alors il est aisé de voir que l'ordonnée passant par le point où dy=0, ne seroit ni un maximum ni un minimum. Pour éclaircir ces difficultés, supposons dx\/dy=Z, & imaginons une nouvelle courbe qui ait Z pour ordonnée, & pour abscisses les abscisses X de la premiere. On remarquera que pour qu'il y ait un maximum ou un minimum au point où z=0, il faut que les ordonnées z au-dessus & au-dessous de ce point, soient de différens signes ; c'est-à-dire que si on transporte en ce point l'origine des coordonnées, voyez Courbes & Transformation des Axes , & qu'on nomme les coordonnées nouvelles u & t, au lieu de x & z, il faut que l'équation en u & en t, soit telle que quand u est infiniment petite, soit positive, soit négative, on ait um=Atn, m & u étant des nombres entiers positifs & impairs, voyez Rebroussement: or cela se peut reconnoître par la regle du parallélogramme de M. Newton. Voyez Série ou Suite, & Parallélogramme Dans tout autre cas que celui des nombres m & n impairs, le point où z=0 ne sera point un maximum: de plus pour distinguer si ce point donne un maximum ou un minimum, il n'y a qu'à voir si z est positif ou négatif avant d'être=0. Dans le premier cas l'ordonnée sera un maximum ; elle sera un minimum dans le second : or le premier cas aura lieu si A est négatif, & le second s'il est positif. Voilà pour le calcul de dy=0. A l'égard du calcul de dy=, nous observerons d'abord que c'est une façon de parler très-impropre, que de faire une différentielle=, puisqu'une différentielle est une quantité infiniment petite, ou considérée comme telle. Voyez Différentielle. Ce n'est point dy qu'on fait= ; c'est le rapport de dy à dx ou z: or dans ce cas il faut que l'équation en u & en t, soit telle que quand u est infiniment petite, soit positive, soit négative, on ait um=Atn, m exprimant un nombre négatif impair, & n un nombre positif impair. Voyez Branche. Nous ne faisons ici que donner l'esprit de la méthode. Ceux qui desireront un plus grand détail, peuvent recourir à l'analyse des courbes de M. Cramer, où cette matiere est bien traitée. Voyez le ch. xj. de cet ouvrage. Souvent au reste la nature du problème seul, sans aucune autre considération, indique si dy=0, donne réellement un point de maximum ou de minimum, & si c'est le premier cas ou le second. Par exemple, si on propose de trouver un point dans un demi-cercle, tel que le produit des deux lignes menées de ce point aux extrémités du diametre, soit un maximum, on voit bien que la solution de ce problême donnera en effet un maximum, & de plus que ce sera un maximum, & non pas un minimum ; car la quantité qu'on cherche est évidemment égale à o à chacune des deux extrémités du diametre ; & cette quantité est toujours réelle entre ces deux extrémités : donc il y a un ou plusieurs points où elle est nécessairement dans la plus grande valeur possible : car cela doit arriver nécessairement à une quantité qui part de o, & qui y retourne. Il y a encore une attention à faire dans la recherche du maximum ou du minimum, c'est qu'après avoir trouvé l'équation en x, qui donne l'abscisse répondant au point cherché, il faut voir non seulement si cette valeur de x est réelle, mais encore si étant substituée dans l'équation de la courbe, elle donne pour y une valeur réelle ; sans ces deux conditions, il n'y a point de vrai maximum ni minimum. Voyez Equation, Evanouir, Imaginaire, Racine, Courbe, &c. Nous citons ici l'article Évanouir, parce qu'il fournit des méthodes sûres pour faire évanouir telle inconnue qu'on juge à-propos d'un certain nombre d'équations, & que par conséquent il sera très-utile dans cette recherche : car on a 1°. l'équation de la courbe en x & en y. 2°. L'équation du maximum aussi en x & en y. Je suppose dans cette équation a au lieu de x, & b au lieu de y, & par la comparaison des deux équations, on aura la valeur de a & celle de b par deux équations qui n'auront chacune que x ou y d'inconnues. 3°. On a de plus une équation entre x & z, en faisant dy\/dx=0 dans l'équation différentielle de la courbe. Ensuite on a u=x-a, & y=z-b: ce qui donnera une nouvelle équation en u & en t, de laquelle on peut aussi faite évanouir a & b, si on le juge à propos. En un mot on combinera ces équations entr'elles, de la maniere qu'on jugera la plus facile & la plus expéditive pour parvenir à la solution du problême ; & l'article Évanouir, ainsi que toutes les remarques précédentes, sournissent pour cela différens moyens. (O)","placeNames":[],"spatialRelations":[],"segmentedDescriptions":[]} +{"volume":10,"numero":1700,"head":"Mer de Zabache","entryType":"Other","cardinality":null,"placeType":null,"text":"Mer de Zabache, (Géog.) nom moderne de la mer, que les anciens ont appellée Palus méotide. Voyez ce mot. (D. 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