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|---|---|---|---|---|
v10-329-0 | MARIENBOURG | MARIENBOURG, (Géogr.) petite ville démentelée des pays-bas françois, dans le Hainault, au pays d’entre Sambre & Meuse. Elle avoit été bâtie en 1542 par Marie, reine de Hongrie, sœur de Charles-quint. Elle est à 4 lieues de Rocroy. Long. 22. 5. lat. 50. 4. (D. J.) | [
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"50 4' N 22 5' E"
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v10-330-0 | MARIENBURG | MARIENBURG, (Géogr.) ancienne & forte ville de la Pologne, dans la Prusse royale, capitale du Palatinat de même nom, avec un château. Elle a été bâtie par les chevaliers de l’ordre Teutonique. Les Suédois la prirent en 1616 ; mais elle revint par la paix à la Pologne. Elle est sur un bras de la Vistule, appellé Nagot, à 4 lieues S. O. d’Elbing, 6 S. E. de Dantzick. Long. 37. 10. lat. 54. 6. (D. J.) | [
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"54 6' N 37 10' E"
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v10-332-0 | MARIENSTADT | MARIENSTADT, en latin Maristadium, (Géogr.) petite ville de Suede, dans la Westrogothie, sur le lac Wener, à 14 lieues S. E. de Carlestadt, 65 S. O. de Stockholm. Long. 32. lat. 58. 38. | [
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"58 38' N 32 E"
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v10-333-0 | MARIENTHAL ou MERGENTHEIM | MARIENTHAL ou MERGENTHEIM, (Géogr.) petite ville en Franconie, où elle fait la résidence du grand-maître de l’ordre Teutonique. L’armée de M. de Turenne y fut battue en 1645. Elle est sur le Tauber, à 6 lieues S. O. de Wurtsbourg, 9 N. de Hall. Long. 27. 24. lat. 49. 35. (D. J.) | [
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"49 35' N 27 24' E"
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v10-334-0 | MARIENWERDER | MARIENWERDER, (Géogr.) ville du royaume de Prusse au cercle de Hockerland, dans la partie occidentale de la Poméranie, au confluent du Na-got & de la Liebe. Long. 37. 10. lat. 53. 42. (D. J.) | [
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"53 42' N 37 10' E"
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v10-335-0 | MARI-GALANTE | MARI-GALANTE, s. f. (Géog.) île de l’Amérique, appartenant à la France ; elle est située au vent de celles des Saintes, à 18 lieues au nord de la Martinique, & à 3 ou 4 de la pointe des salines de la grande terre de la Guadeloupe. Cette île est presque ronde & peut avoir 18 lieues de tour ; ses bords sont fort escarpés dans certaines parties, mais les montagnes qui couvrent l’intérieur du pays sont moins hautes que celles des hautes îles, la terre y produit du sucre, du caffé, beaucoup de coton & quantité de mays & de légumes, elle n’est pas bien pourvûe de rivieres ; à cela près cette île est très agréable. | [] | [] |
v10-336-0 | MARIGNAN | MARIGNAN, (Géog.) Melignanum, petite ville d’Italie, au duché de Milan, remarquable par la victoire que François I. remporta aux environs de cette place en 1515. sur le duc de Milan & les Suisses réunis. Marignan est sur le Lambro, à 4 lieues S. E. de Milan, 5 N. E. de Pavie, 5 N. O. de Lodi. Long. 26. 45. lat. 45. 20. (D. J.) | [
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"45 20' N 26 45' E"
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v10-338-0 | MARILAND | MARILAND, (Géog.) province de l’Amérique septentrionale, bornée au sud par la Virginie, E. par l’Océan Atlantique, N. par la nouvelle Angleterre & la nouvelle Yorck, O. par la riviere de Patowmeck.
Le golphe de Chosepeak qui est navigable 70 lieues, & par où les vaisseaux entrent en Virginie & Mariland, traversent cette derniere province par le milieu, le terroir en est très-fertile, on y cultive beaucoup de tabac qui est d’un grand débit en Europe. On y trouve les mêmes animaux, oiseaux, poissons, fruits, plantes, racines & gommes, qu’en Virginie.
Les naturels du pays ont le teint basané, les cheveux noirs, plats & pendans. Ils sont partagés en tribus, indépendantes les unes des autres. Ce que les Anglois possedent est divisé en dix cantons, & comme ils ont accordé la liberté de religion à tous les chrétiens qui voudroient s’aller établir à Mariland, ils ont fait en peu de tems de nombreuses recrues, & des commencemens de villes avantageusement situées pour le commerce. On nomme Sainte-Marie, le lieu le plus considérable & la résidence du gouverneur. | [] | [] |
v10-338-1 | Mariland | Mariland est situé, entre le 37e degré 50 minutes & le 40 de lat. septentrionale. Les chaleurs y sont modérées, tant par les vents, que par les pluies, & l’hiver y est peu durable. (D. J.) | [
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"37 50' N",
"40 N"
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v10-341-0 | MARINAI | MARINAI, (Géog.) ou Marianari ou Planina, montagne de la Turquie en Europe, à l’orient de l’Albanie, au midi de la Servie & de la Bulgarie, & au nord de la Macédoine : les anciens l’appelloient croton ou scardus. Le Drin, la Morave & le Vardar qui est l’Accius des anciens, y prennent leur source. (D. J.) | [] | [] |
v10-344-0 | MARINELLA Santa | MARINELLA Santa, (Géog.) petite ville d’Italie dans l’état de l’Eglise, patrimoine de S. Pierre, à six milles de Civita. Vecchia, avec un port ruiné. Long. 29. 30. lat. 42. 10. | [
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"42 10' N 29 30' E"
]
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v10-346-0 | MARINIANAE | MARINIANAE, (Géog. anc.) ville de la Pannonie selon l’itinéraire d’Antonin, qui la met sur la route de Jovia à Sirmium. Lazius croit que c’est Castra Marciana, d’Ammien Marcellin ; & ajoute qu’on nomme aujourd’hui ce lieu Margburg. (D. J.) | [] | [] |
v10-348-0 | MARINO, Contrée de | MARINO, Contrée de (Géog.) ce pays s’étend du levant au couchant, entre la mer de l’Eglise au midi, & la campagne de Rome au nord. La terre de Labour la borne à l’orient, & le Tibre à l’occident. Terracine & Nettuno en sont les seules villes ; c’est un pays mal-sain & dépeuplé. (D. J.) | [] | [] |
v10-348-1 | Marino, San | Marino, San (Géog.) bourg d’Italie sur le grand chemin de Rome à Naples, avec titre de duché. Marino est, à ce qu’on croit, l’ancien Ferentinum. On l’appella depuis Villa Mariana, à cause que Marius y avoit une maison de plaisance. Dans le voisinage étoient, à main droite, les maisons de campagne de Muréna, de Lucullus, & de Cicéron ; & un peu plus bas celles de Pontius, & de plusieurs autres romains, qui avoient choisi cette agréable situation pour leurs lieux de plaisance. Les choses ont bien changé de face ; cependant le bourg de San Marino, capitale de la république de son nom, crée ses magistrats & ses officiers sous la protection du pape. Elle est en même tems la résidence de l’évêque de Montefeltro. Longit 30. 4. lat. 43. 58. (D. J.) | [
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"43 58' N 30 4' E"
]
] | [] |
v10-349-0 | MARINUM | MARINUM, (Géog. anc.) ville d’Italie que Strabon met dans l’Ombrie ; elle se nomme aujourd’hui S. Marini, ou S. Marino. (D. J.) | [] | [] |
v10-35-0 | MANDAR | MANDAR, (Géog.) province de l’île de Célèbes, dans la mer des Indes, au royaume de Macassar, dont elle occupe la partie septentrionale : la capitale porte le même nom que la province, & est à sept journées de chemin de la ville de Macassar : sa long. est à 137. lat. mérid. 7d5′. (D. J.) | [
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"7 5' S 137 E"
]
] | [] |
v10-350-0 | MARIOLA | MARIOLA, (Géog.) montagne d’Espagne au royaume de Valence, dans le voisinage de la ville d’Alcoy. Elle abonde en plantes médecinales ; & toute la campagne des environs est arrosée de fontaines qui la fertilisent. (D. J.) | [] | [] |
v10-354-0 | MARIQUES les | MARIQUES les, (Géog. anc.) peuple d’Italie. Voyez Marici. (D. J.) | [] | [] |
v10-355-0 | MARIQUITES | MARIQUITES, (Géog.) peuples errans, sauvages & barbares de l’Amerique méridionale au Brésil. M. de Lisle le met à l’orient de Fernambuc, & au nord de la riviere de S. François. (D. J.) | [] | [] |
v10-357-0 | MARITIMA Colonia | MARITIMA Colonia, (Géog. anc.) ville de la Gaule Narbonoise. On prétend que c’est aujourd’hui Martegue. (D. J.) | [] | [] |
v10-359-0 | MARISA | MARISA, (Géogr.) riviere de la Romanie. Elle a sa source au pié du mont Hémus, & finit par se jetter dans le golfe de Mégarisse, vis-à-vis de l’île Samandrachi. On la dit navigable depuis son embouchure jusqu’à Philippopoli. Cette riviere est l’Ebrus des anciens. (D. J.) | [] | [] |
v10-360-0 | MARIZAN | MARIZAN, (Géogr.) montagne d’Afrique dans la province de Gutz, au royaume de Fez. Elle est fort haute & fort froide ; ses habitans sont béréberes. Ils vivent dans des huttes faites de branches d’arbres, ou sous de nattes de joncs plantées sur des pieux. Ce sont de vrais sauvages, errans dans leurs montagnes, & ne payant de tributs à personne. | [] | [] |
v10-361-0 | MALBOROUGH | MALBOROUGH, (Géogr.) c’est le Cunetio des anciens, petite ville à marché d’Angleterre en Wiltshire, avec titre de duché, qu’elle a donné à un des plus grands héros du dernier siecle Elle envoie deux députés au parlement, & est sur le Kennet, à 60 milles S. O. de Londres. Long. 16. 10. lat. 51. 24. (D. J.) | [
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"51 24' N 16 10' E"
]
] | [] |
v10-362-0 | MARLE | MARLE, (Géogr.) petite ville de France en Picardie, avec titre de comté, sur la Serre, dans la Thiérache, à trois lieues de Guise, 37 N. E. de Paris. Long. 21d 26′. 16″. lat. 49d 44′. 24″. (D. J.) | [
[
"49 44' 24\" N 21 26' 16\" E"
]
] | [] |
v10-365-0 | MARLOW | MARLOW, (Géogr.) petite ville d’Allemagne, au cercle de basse-Saxe, dans le duché de Mecklenbourg, sur le Reckenits, & chef-lieu d’un bailliage de même nom. Long. 30. 40. lat. 53. 53. (D. J.) | [
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"53 53' N 30 40' E"
]
] | [] |
v10-366-0 | MARLY | MARLY, (Géogr.) maison royale, située entre Versailles & saint-Germain, dans un vallon à l’extrémité d’une forêt de même nom. Les jardins sont de le Nôtre, & les bâtimens ont été élevés sur les desseins & par les soins de Mansard. Nous ne verrons plus renaître de si beaux morceaux d’architecture & de goût, le tems en est passé. Marly est à 4 lieues de Paris. Long. 17. 45′. 41″. lat. 48. 51′. 38″. (D. J.) | [
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"48 51' 38\" N 17 45' 41\" E"
]
] | [] |
v10-367-0 | MARMANDE | MARMANDE, (Géogr.) ville de France en Guienne. Elle est sur la Garonne, à 6 lieues d’Agen, 12 de Bordeaux, 140 S. O. de Paris. Long. 17. 50. lat. 44. 35.
Marmande est remarquable pour avoir été la patrie de François Combesis dominicain, qui s’est distingué par son érudition théologique. Il a publié plusieurs opuscules des peres grecs, des additions à la bibliotheque des peres en 3 vol in fol. une bibliotheque des prédicateurs en 8 vol. infol. & d’autres ouvrages. Il est mort à Paris en 1679, à 74 ans. (D. J.) | [
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"44 35' N 17 50' E"
]
] | [] |
v10-368-0 | MARMARA, ou MARMORA | MARMARA, ou MARMORA, (Géog.) nom de quatre îles d’Asie dans la mer de Marmora, à laquelle elles donnent le nom. La plus grande appellée Marmara, a environ 12 lieues de circuit, & une ville de son nom. Ces quatre îles abondent en blé, en vin, en fruits, en coton, en pâturages, & en bestiaux. Elles sont situées au 38d & environ 35′. de lat. septent. & à l’orient d’été d’Héraclée.
La mer de Marmora, ou mer Blanche, est un grand golfe entre l’Hélespont & la mer Noire : c’est ce que les anciens appelloient Propontide. (D. J.) | [
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"38 35' N"
]
] | [] |
v10-369-0 | MARMARES | MARMARES, (Géog. anc.) peuples des frontieres de la Cilicie, du côté de l’Assyrie. Diodore de Sicile, liv. XVII. chap. xxxviij. remarque qu’ils furent assez hardis pour attaquer Alexandre-le-Grand, & que ce prince fut oblige de les assiéger dans leurs retraites au milieu des rochers ; mais lorsqu’ils se virent prêts à être forcés ils mirent le feu à leurs cabanes, traverserent de nuit le camp même des Macédoniens, & se retirerent dans les montagnes voisines. (D. J.) | [] | [] |
v10-370-0 | MARMARIQUE | MARMARIQUE, (Géog. anc.) grande contrée d’Afrique, entre l’Egypte & les Syrtes, mais qui n’a pas toujours eu le même nom, & dont les bornes ont beaucoup varié. Ptolomée, liv. IV. chap. v. commence la Marmarique à la Cyrénaïque du côté du couchant, & met entre elle & l’Egypte le Nome de Libye. Strabon dit que les Marmarides joignoientl’Egypte, & s’étendoient jusqu’à la Cyrénaïque, étant bornés au nord par la Méditerranée. (D. J.) | [] | [] |
v10-377-0 | MARMOUTIER ou MAURMUNTIER | MARMOUTIER ou MAURMUNTIER, (Géogr.) en latin Mauri civitas, petite ville de France, dans la basse Alsace, à une lieue de Saverne, avec une abbaye de bénédictins, qui a pris son nom d’un de ses abbés, nommé Maurus. Elle fut cependant fondée par saint Firmin, vers l’an 725. Cette abbaye occupe le tiers de la ville, & par conséquent cette ville est misérable. Long. 25. 2. lat. 48. 44.
Il y a une autre abbaye de Marmoutier en France, qui est aussi sous la regle de saint Benoît, & qui a été fondée dans la Touraine, près de la Loire, à une lieue de Tours. Cette abbaye est bien autrement célebre que celle de la basse Alsace. Ce fut S. Martin qui établit ce monastere en 371. On le fait passer pour le premier & le plus ancien de ceux qui sont en occident. Aussi l’a t-on nommé par excellence, majus monasterium, d’où l’on a fait en notre langue Marmoutier. Le revenu de l’abbaye est de 16 mille livres de rente, & celui des moines de 18 mille. Les bâtimens ont été superbement rétablis dans ces derniers tems ; enfin en 1737 cette abbaye a en partie été réunie à l’archevêché de Tours. (D. J.) | [
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"48 44' N 25 2' E"
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v10-382-0 | MARO & GÉMÉLICOLLES | MARO & GÉMÉLICOLLES, (Géog. anc.) montagnes de la Sicile ainsi nommées par Pline liv. III. ch. viij. Solin & d’autres géographes leur donnent le nom commun de Nebrodes. La montagne Maro s’appelle aujourd’hui Madonia, & celle de Gémélli Monte di mele. | [] | [] |
v10-383-0 | MAROC, Empire de | MAROC, Empire de, (Géogr.) grand empire d’Afrique dans la partie la plus occidentale de la Barbarie, formé des royaumes de Maroc, de Fez, de Tafilet, de Sus, & de la province de Dara. Voyez M. de Saint-Olon.
Cet empire peut avoir 250 lieues du nord au sud, & 104 de l’est à l’ouest ; il est borné du côté du nord par la Méditerranée, à l’orient & à l’occident par la mer Atlantique, & au midi par le fleuve Dara. Les chrétiens cependant tiennent quelques places sur les côtes ; les Espagnols ont du côté de la Méditerranée Ceuta, Meilila & Orans ; les Portugais possedent Magazan sur l’Océan.
Tout le reste appartient à l’empire de Maroc, qui se forma dans le dernier siecle. Le fameux Mouley-Archi, roi de Tafilet, & Moula-Ismaël son frere, réunirent les royaumes de Maroc, de Fez, de Tafilet & de Sus, la vaste province de Dara sous une même puissance.
Ainsi cet empire, qui comprend une partie de la Mauritanie, fut mis autrefois par Auguste sous le seul pouvoir de Juba. Il est peuplé des anciens Maures, des Arabes Bédouins qui suivirent les califes dans leurs conquêtes, & qui vivent sous des tentes comme leurs ayeux, des Juifs chassés par Ferdinand & Isabelle, & des noirs qui habitent par-delà le mont Atlas.
On voit dans les campagnes, dans les maisons, dans les troupes, un mélange de noirs & de métis.
Ces peuples, dit M. de Voltaire, trafiquerent de tout tems en Guinée ; ils alloient par les deserts, aux côtes où les Portugais vinrent par l’Océan. Jamais ils ne connurent la mer que comme l’élément des pirates. Enfin toute cette vaste côte de l’Afrique depuis Damiete jusqu’au mont Atlas, étoit devenue barbare, dans le tems que nos peuples septentrionaux autrefois plus barbares encore, sortoient de ce triste état pour tâcher d’atteindre un jour à la politesse des Grecs & des Romains. (D. J.) | [] | [] |
v10-383-1 | Maroc, royaume de | Maroc, royaume de, (Géog.) royaume d’Afrique dans la partie la plus occidentale de la Barbarie. Il est borné au nord par le fleuve Ommirabi, à l’orient par le mont Atlas, au midi par la riviere de Sus, & au couchant par l’Océan occidental. Ce royaume s’etend le long de la côte, depuis l’embouchure de la riviere de Sus, que les anciens appelloient Suriga, jusqu’à la ville d’Azamor.
Les forces de ce royaume sont peu redoutables par mer, parce que le nombre des bâtimens qu’il équipe en mauvais ordre, n’ont ordinairement qu’une douzaine de 15 à 20 pieces de canon mal servies. S’ils font des prises, le roi en a sa moitié, mais il prend tous les esclaves en payant 50 écus pour chacun de ceux qui ne sont pas compris dans sa moitié.
Les forces de terre ne valent pas mieux que celles de mer, parce qu’elles n’ont ni armes ni discipline.
Quoique le royaume de Maroc soit divisé en sept provinces assez grandes, il est cependant très-peu peuplé, à cause de son terrein sablonneux & ingrat, qui ne permet pas l’abondance des grains & des bestiaux ; il produit seulement une grande quantité de cire & d’amandes qui se débitent en Europe.
On compte dans tout ce royaume 25 à 30 mille cabanes d’adouards, qui font 80 à 100 mille hommes payant annuellement au roi la dixme de leurs biens depuis l’âge de 15 ans. Un adouard est une espece de village ambulant composé de quelques familles arabes, qui campent sous des tentes tantôt dans un lieu, tantôt dans l’autre ; chaque adouard a son marabou & son chef, qui est elu. Rien n’est comparable à la misere & à la malpropreté de ces arabes.
Le roi de Maroc prend le titre de grand chérif, c’est-à-dire de premier successeur de Mahomet, dont il prétend descendre par Aly & par Fatime, gendre & fille de ce faux prophete.
Sa religion, pleine de superstitions, est fondée sur l’alcoran, que les Maures & les Arabes expliquent à leur maniere, selon l’interprétation de Melich.
Quoique les esclaves chrétiens appartiennent au roi, ils n’en sont pas moins malheureux par la rudesse de leurs travaux, leur mauvaise nourriture, les lieux souterreins où on les fait coucher.
Les juifs, quoiqu’utiles & en grand nombre danscet état, y sont rançonnés comme autrefois parmi les chrétiens.
Les alcaïdes gouvernent le royaume sous l’autorité du chérif, car il n’a ni cour de justice, ni conseil particulier, ni ministre ; il est l’auteur, l’interprete & le juge de ses lois. Dans son royaume de Maroc, comme à la Chine, il donne le droit à l’empire par son testament en faveur de celui de ses enfans qu’il lui plaît de nommer, ou même d’un autre sujet pour son successeur. Ainsi les partis peuvent se former pendant la vie du monarque ; & s’il ne fait point de testament, ou s’il ne laisse point de nomination par son testament, tout se trouve préparé à la division & aux guerres civiles.
J’ajoute que le roi de Maroc, malgré son despotisme, reconnoît en matiere de religion l’autorité supérieure du Moufti & de ses prêtres ; il n’a pas le pouvoir de les déposer, quoiqu’il ait celui de les établir : cependant s’ils mettoient obstacle à ses desseins, sa vengeance seroit sûre & leur perte inévitable, à moins qu’ils ne le détronassent au même moment. (D. J.) | [] | [] |
v10-383-2 | Maroc, province de | Maroc, province de, (Géog.) c’est la principale des sept provinces du royaume de même nom, & qui forme une figure triangulaire au milieu des autres.
Cette province se nommoit autrefois Bocano emero, & sa capitale étoit l’ancienne ville d’Agmet, d’où les Lumptunes ou Almoravides vinrent fondre dans le pays. Ils y bâtirent ensuite la ville de Maroc pour être le siége de leur empire & la capitale non-seulement de la province, mais encore de toute la partie occidentale de la Mauritanie Tangitane.
Les habitans de cette province ont hors des montagnes un terrein abondant en froment, en orge, en millet & en dattes ; ils sont dans les villes assez bien vêtus à leur mode, mais les montagnards sont misérables, parce qu’ils ne recueillent qu’un peu d’orge sous la neige. (D. J.) | [] | [] |
v10-383-3 | Maroc | Maroc, (Géogr.) capitale du royaume & de la province de même nom ; c’est une grande ville, la mieux située de toute l’Afrique, dans une belle plaine, à cinq ou six lieues du mont Atlas, environnée des meilleures provinces de la Mauritanie tangitane. On croit que c’est l’ancienne Bocanum Hemerum, où il y avoit un évêché avant la domination des Maures. Elle a été bâtie par Abu Téchifien, premier roi des Almoravides, environ l’an 1052, & 454 de l’hégire. Elle est fermée de bonnes murailles faites à chaux & à sable, avec une forteresse du côté du midi ; mais cette ville a bien déchu de son ancienne splendeur, & ne contient pas aujourd’hui 25 mille ames. Sa forteresse & sa mosquée, autrefois si fameuses, ne sont plus rien. Maroc est à environ 100 lieues S. O. de Fez, 50 N. E. de Sus. Long. 10. 50. lat. 30. 32. (D. J.) | [
[
"30 32' N 10 50' E"
]
] | [] |
v10-385-0 | MAROGNA | MAROGNA, (Géog.) c’est l’ancienne Maronca ; petite ville de Turquie dans la Romanie : l’archevêque de Trajanopoli y fait sa résidence. Elle est située proche la mer, à 28 lieues S. O. d’Andrinople, 60 S. O. de Constantinople. Long. 43. 16. lat. 40. 56. (D. J.) | [
[
"40 56' N 43 16' E"
]
] | [] |
v10-388-0 | MARONÉE | MARONÉE, Maronea, (Géogr. anc.) ville de Thrace entre le fleuve Nestus & la Chersonèse. Il paroît par des médailles qu’elle reconnoissoit Bacchus pour son protecteur, à cause de l’excellence du vin de son territoire, déja renommé dès le tems d’Homere, puisque c’étoit-là qu’Ulysse avoit pris celui dont il enivra le cyclope. Cette ville s’appelle aujourd’hui Marogna, située dans la Romanie sur la côte, près du lac Bouron. Pline dit qu’elle avoit été bâtie par Maron l’égyptien, qui suivit Osiris ou Bacchus dans ses conquêtes. (D. J.) | [] | [] |
v10-389-0 | MARONIAS | MARONIAS, (Géog. anc.) ou MARONIAS ; ville de Syrie. Ptolomée la place dans la Chalcydie, & les modernes à environ 12 lieues d’Antioche, elle devint un évêché. (D. J.) | [] | [] |
v10-391-0 | MARONI | MARONI, (géog.) riviere de l’Amérique méridionale dans la France équinoxiale qu’elle borne à l’occident. C’est la riviere la plus considérable du pays, elle a un cours de 60 à 80 lieues, & se décharge dans la mer à environ 45 lieues de l’embouchure de la Cayenne. (D. J.). | [] | [] |
v10-392-0 | MAROSTICA | MAROSTICA, (Géog.) petite ville, ou même bourg d’Italie, dans le patrimoine du S. Siege ; son air est pur, le pays admirable, fertile en toutes sortes de fruits, & particulierement en cerises, qui sont les plus belles d’Italie. On n’y voit que sources & fontaines, le Bossa passe au milieu, & le Silano à un mile plus loin. C’est la patrie de Prosper Alpin, qui s’est fait une haute réputation par ses ouvrages de médecine & de botanique. Il mourut à Padoue en 1616, âgé de 63 ans. (D. J.) | [] | [] |
v10-398-0 | MARPACH | MARPACH, (Geog.) petite ville d’Allemagne en Souabe, au duché de Wirtemberg, sur le Necker, entre Hailbron & Schorndorff. Long. 26. 57. lat. 49. 9. (D. J.) | [
[
"49 9' N 26 57' E"
]
] | [] |
v10-399-0 | MARPESSUS | MARPESSUS, (Geog. anc.) ville de la Phrygie dans le mont Ida, aux environs du fleuve Ladon. (D. J.) | [] | [] |
v10-40-0 | MANDELE | MANDELE, (Géog. anc.) Mandela, hameau, village d’Italie dans la Sabine, arrosée par la diligence. Horace y avoit sa maison de campagne, épit. XVIII. l. I. vers. civ. On croit que ce village est présentement Poggio mirteto. (D. J.) | [] | [] |
v10-400-0 | MARPOURG | MARPOURG, (Géogr.) ville d’Allemagne au landgraviat de Hesse-Cassel, dont elle est la capitale, avec une université fondée en 1526.
Marpourg n’étoit anciennement qu’une forteresse des Mattiques, que Ptolomée, liv. II. chap. xj. appelle Mattiacum. Elle a été autrefois libre & impériale, mais les landgraves de Hesse la soumirent à leur obéissance.
Elle est dans un pays agréable, sur la Lohn, à 14 lieues S. O. de Waldeck, 18 N. E. de Francfort, 19 S. O. de Cassel. Long. 26. 28. lat. 50. 42.
Quoique cette ville soit une université, elle n’est pas féconde en gens de lettres, & je ne connois guere que Frédéric Sylburge qui mérite d’être nommé. C’étoit il est vrai un des savans hommes du xvj siecle, dans la connoissance de la langue grecque, comme le prouve sa Grammaire & autres ouvrages, où son érudition en ce genre n’est pas douteuse. Il eut grande part au trésor de cette langue morte, donné sous le nom d’Henri Etienne, & mourut à Heidelberg en 1569, à la fleur de son âge. (D. J.) | [
[
"50 42' N 26 28' E"
]
] | [] |
v10-401-0 | MARPURG | MARPURG, (Géogr.) ville d’Allemagne, dans la basse-Styrie. Lazius pense que c’est le Castra Marciana d’Ammien Marcellin, & c’est ce qu’il seroit bien embarrassé de prouver. Cette petite ville est sur la Drave, à 9 milles de Gratz. Long. suivant Street, 33. 26. lat. 48. 50. (D. J.) | [
[
"48 50' N 33 26' E"
]
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v10-402-0 | MARQUAIRE | MARQUAIRE, (Géog.) ville des Indes, sur la côte de Malabar au royaume de Calicut. Elle est peuplée, marchande, & a un port avec des forts qui en défendent l’entrée. Voyez Pylard, voyage aux Indes orientales. (D. J.) | [] | [] |
v10-404-0 | MARQUEFAVE | MARQUEFAVE, (Géog.) petite ville de France dans le haut-Languedoc, au diocèse de Rieux. Il y a un couvent d’Augustins, & un prieuré de l’ordre de Fontevraud. Long. 18. 50. lat. 36. 10. | [
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"36 10' N 18 50' E"
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v10-407-0 | MARQUETTE | MARQUETTE, (Géog.) riviere de l’Amérique septentrionale, dans la nouvelle France ; elle se jette à la bande de l’est du lac des Ilinois : son embouchure est par les 43d. 49. de lat. septentr. (D. J.) | [
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"43 49' N"
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v10-41-0 | MANDEMENT | MANDEMENT, (Géog.) en latin, madamentum. Ce mot, dans les chartulaires & dans les actes du moyen âge, qui regardent le Dauphiné, la Provence, la Bresse, le Lyonnois, & autres cantons, signifie la même chose que district, territoire, jurisdiction. C’est ce qu’on nommeroit ailleurs bailliage. (D. J.) | [] | [] |
v10-411-0 | MARR | MARR, (Géog.) province maritime d’Ecosse, située pour la plus grande partie entre le Don & la Dée, avec titre de comté. Elle abonde en blé, légumes, bétail, poisson & gibier. Aberdeen en est la capitale ; c’est pour cela qu’on l’appelle autrement the shire of Aberdeen. Ce qu’il y a de plus curieux pour un physicien dans cette province, est une sorte de pierres fragiles que les habitans appellent Elfarawheads. Elles sont longues de quelques lignes, minces aux bords, & se produisent en quelques heures de tems. Comme les voyageurs en trouvent quelquefois dans leurs bottes & dans leurs habits, ces pierres se formeroient-elles dans l’air, par des exhalaisons du pays ? (D. J.) | [] | [] |
v10-412-0 | MARRA | MARRA, (Géog.) ville de Syrie au voisinage d’Ama ; elle est commandée par un sangiac, & n’a rien de remarquable que le han où on loge ; il est tout couvert de plomb, & peut loger huit cens hommes avec leurs chevaux. Au milieu du han est une mosquée, une belle fontaine, & un puits profond de quarante-deux toises depuis le haut jusqu’à la superficie. (D. J.) | [] | [] |
v10-422-0 | MARSA | MARSA, (Geog.) petite ville d’Afrique au royaume de Tunis, dans la seigneurie de la Goulette, & dans l’endroit même où étoit l’ancienne Carthage ; mais on n’y compte que quelques centaines de maisons, une mosquée, & un college fondé par Muley-Mahomet. Qui reconnoîtroit ici la rivale de Rome ! | [] | [] |
v10-423-0 | MARSAILLE | MARSAILLE, (Geog.) en italien Marsaglia ; plaine de Piémont, connue seulement par la bataille qu’y gagna M. de Catinat, le 4 Octobre 1693, contre Victor Amédée II. duc de Savoie. (D. J.) | [] | [] |
v10-425-0 | MARSAL | MARSAL, (Geog.) en latin moderne Marsallum, autrefois Bodatium ; ville de France en Lorraine avec titre de châtellenie, remarquable par ses salines. Elle est dans des marais de difficile accès proche la Seille, à 7 lieues N. E. de Nanci. V. Longuerue, t. II. p. 174. Long. 24. 18. lat. 48. 46. | [
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"48 46' N 24 18' E"
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v10-426-0 | MARSALA | MARSALA, (Geog.) ancienne & forte ville de Sicile dans le val de Mazzara proche la mer. Elle est bâtie des ruines de l’ancienne. Lilybæum, à 21 lieues S. O. de Palerme, 5 N. de Mazzara. Long. 30. 12. lat. 37. 52. (D. J.) | [
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"37 52' N 30 12' E"
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v10-427-0 | MARSAN | MARSAN, (Geog.) ou le Mont-de-Marsan ; petite ville de France en Gascogne, bâtie vers l’an 1140. C’est la capitale d’un petit pays de même nom, fertile en vin & en seigle ; & de plus un des anciens vicomtés mouvans du comté de Gascogne, sur lequel voyez Longuerue & Piganiol. La ville est sur la riviere de Midouze dans l’endroit où elle commence à être navigable, à 10 lieures de Dax. Long. 16. 56. lat. 44. 2.
Le Mont-de-Marsan a été illustré par la naissance de Dominique de Gournes, un de ces vaillans hommes nés pour les belles & glorieuses entreprises. Ayant été très-maltraité par les Espagnols qui égorgerent une colonie de François établis sur les cô e ; de la Floride, il équipa trois vaisseaux à ses dépens en 1567, descendit à la Floride même, prit trois forts aux Espagnols, & les tailla en pieces. De retour en France, au lieu d’y recevoir la récompense de ses exploits, il eut bien de la peine à sauver sa tête des poursuites de l’ambassadeur d’Espagne. La reine Elisabeth touchée du sort de ce brave homme, résolut d’employer avec gloire l’épée qu’il offroit à son service ; mais il mourut en 1593, en se rendant à Londres pour y prendre le commandement d’une escadre qui lui étoit destinée. | [
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"44 2' N 16 56' E"
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v10-428-0 | MARSAQUI-VIR | MARSAQUI-VIR, (Geog.) ou MARSALQUIVIR, ville forte & ancienne d’Afrique dans la province de Béni-Arax, au royaume de Trémeçen, avec un des plus beaux, des plus grands & des meilleurs ports d’Afrique. Les Portugais en 1501 tenterent de surprendre cette place, & furent eux-mêmes surpris par les Maures. Les Espagnols ne furent pas plus heureux cinq ans après. Cette ville est bâtie sur un roc proche la mer, à une lieue d’Oran. Quelques auteurs se sont persuadés qu’elle doit sa fondation aux Romains ; mais il faudroit en même tems indiquer le nom qu’ils lui donnerent. Long. 17. 25. lat. 35. 40. (D. J.) | [
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"35 40' N 17 25' E"
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v10-431-0 | MARSEILLE | MARSEILLE, (Geog.) Massilia ; ancienne & forte ville maritime de France en Provence, la plus riche, la plus marchande & la plus peuplée de cette province, avec un port, un ancien évêché suffragant d’Arles, & une fameuse abbaye sous le nom de S. Victor.
Cette ville fondée cinq cent ans avant J. C. par des Phocéens en Ionie, fut des son origine une des plus trafiquantes de l’occident. Issus d’ancêtres, les premiers de la nation Grecque qui eussent osé risquer des voyages de long cours, & dont les vaisseaux avoient appris aux autres la route du golfe Adriatique & de la mer Tyrrhénienne : les Maneillois tournerent naturellement leurs vues du côte du commerce.
Un port avantageux sur la Méditerranée, des voisins qu’ils méprisoient peut-être comme barbares, & dont sans doute ils craignoient la puissance, leur firent en visager le parti du trafic maritime pour être l’unique moyen qu’ils eussent de subsister & de s’enrichir.
Comme tous les vents, les bancs de la mer, la disposition des côtes ordonnent de toucher à Marsalle, elle fut fréquentée par tous les vaisseaux, & devint une retraite nécessaire au milieu d’une mer orageuse. Mais la stérilité de son terroir, dit Justin, liv. XXXXIII. chap. III, détermina ses citoyens au commerce d’économie. Il fallut qu’ils fussent laborieux pour suppléer à la nature ; qu’ils fussent justes pour vivre parmi les nations barbares qui devoient faire leur prospérité ; qu’ils fussent modéres pour que leur état restât toujours tranquille ; enfin qu’ils eussent des mœurs frugales pour qu’ils pussent vivre d’un négoce qu’ils conservoient plus surement lorsqu’il seroit moins avantageux.
Le gouvernement d’un seul a d’ordinaire pour objet de commerce le dessein de procurer à la nation tout ce qui peut servir à sa vanité, à ses délices, à ses fantaisies ; le gouvernement de plusieurs se tourne davantage au commerce d’économie : aussi les Marseillois qui s’y livrerent, se gouvernerent en republique à la maniere des villes Grecques.
Bientôt ils eurent d’immenses richesses, dont ils se servirent pour embellir leur ville & pour y faire fleurir les arts & les sciences. Non seulement Marsalle peut se vanter de leur avoir donné l’entrée dans les Gaules, mais encore d’avoir formé une des trois plus fameuses académies du monde, & d’avoir partagé son école avec Athenes & Rhodes. Aussi Pline la nomme la maîtresse des études, magistraum studiorum. On y venoit de toutes parts pour y apprendre l’éloquence, les belles-lettres & la philosophie. C’est de son sein que sont sortis ces hommes illustres vantés par les anciens, Télon & Gigarée son frere excellens géometres, Pithéas surtout fameux géographe & astronome dont on ne peut trop admirer le génie, Castor savant médecin, & plusieurs autres. Tite-Live dit que Marseille étoit aussi polie que si elle avoit été au milieu de la Grece ; & c’est pourquoi les Romains y faisoient élever leurs enfans.
Rivale en même tems d’Athènes & de Carthage, peut-être qu’elle doit moins sa célébrité à une puissance soutenue pendant plusieurs siecles, à un commerce florissant, à l’alliance des Romains qu’à la sagesse de ses loix, à la probité de ses habitans, enfin à leur amour pour les sciences & pour les arts.
Strabon tout prévenu qu’il étoit en faveur des villes d’Asie, où l’on n’employoit que marbre & gra-nit, décrit Marseille comme une ville célebre, d’une grandeur considérable, disposée en maniere de théâtre, autour d’un port creusé dans les rochers. Peut-être même étoit-elle encore plus superbe avant le regne d’Auguste, sous lequel vivoit cet auteur ; car en parlant de Cyzique une des belles villes Asiatiques, il remarque qu’elle étoit enrichie des mêmes ornemens d’architecture qu’on avoit autrefois vû dans Rhodes, dans Carthage & dans Marseille.
On ne trouve aujourd’hui aucuns restes de cette ancienne magnificence. Envain y chercheroit-on les fondemens des temples d’Apollon & de Diane, dont parle le même Strabon : on sait seulement que ces édifices étoient sur le haut de la ville. On ignore aussi l’endroit où Pithéas fit dresser sa fameuse aiguille pour déterminer la hauteur du pole de sa patrie ; mais on connoît les révolutions qu’ont éprouvé les Marseillois.
Ils firent de bonne-heure une étroite alliance avec les Romains, qui les aimerent & les protégerent beaucoup. Leur crédit devint si grand à Rome qu’ils obtinrent la révocation d’un decret du sénat, par lequel il étoit ordonné que Phocée en Ionie seroit rasée jusqu’aux fondemens, pour avoir tenu le parti de l’imposteur Aristonique qui vouloit s’emparer du royaume d’Attale. Les Marseillois par reconnoissance donnerent lieu à la conquête de la Gaule Trisalpine, en en ouvrant la porte ; mais ils furent subjugués par Jules César, pour avoir embrassé le parti de Pompée.
Après avoir perdu leur puissance, ils renoncerent à leurs vertus, à leur frugalité, & s’abandonnerent à leurs plaisirs, au point que les mœurs des Marseillois passerent en proverbe, si l’on en croit Athénée, pour désigner celles des gens perdus dans le luxe & la mollesse. Ils cultiverent encore toutefois les sciences, comme ils l’avoient pratiqué depuis leur premier établissement ; & c’est par eux que les Gaulois se défirent de leur premiere barbarie. Ils apprirent l’écriture des Marseillois, & en répandirent la pratique chez leurs voisins ; car César rapporte que le regître des Helvétiens, qui fut enleve par les Romains, étoit écrit en caractere grec, qui ne pouvoit être venu à ce peuple que de Marseille.
Les Marseillois dans la suite quitterent eux-mêmes leur ancienne langue pour le latin ; Rome & l’Italie ayant été subjuguées dans le v. siecle par les Hérules, Marseille tomba sous le pouvoir d’Enric roi des Wisigoths & de son fils Alaric, après la mort duquel Théodose roi des Ostrogoths, s’empara de cette ville & du pays voisin. Ses successeurs la céderent aux rois Mérovingiens, qui en jouirent jusqu’à Charles-Martel. Alors le duc Moronte s’en rendit le maître, & se mit sous la protection des Sarrazins. Cependant ce prince étant pressé vivement par les François, se sauva par mer, & Marseille obéit aux Carlovingiens, puis aux rois de Bourgogne, & finalement aux comtes d’Arles.
Ce fut sous le regne de Louis l’aveugle, & le gouvernement d’Hugues comte d’Arles, que les Sarrazins qui s’étoient établis & fortifiés sur les côtes de Provence, ruinerent toutes les villes maritimes, & spécialement Marseille.
Elle eut le bonheur de se rétablir sous le regne de Conrad le pacifique. Ses gouverneurs, qu’on appelloit vicomtes, se rendirent absolus sur la fin du x. siecle. Guillaume, qui finit ses jours en 1004, fut son premier vicomte propriétaire. Hugues Geofroi, un de ses descendans, laissa son vicomté à partager également entre cinq de ses fils. Alors les Marseillois acquirent insensiblement les portions des uns & des autres, & redevinrent république libre en 1226.
Ils ne jouirent pas long-tems de cet avantage. Charles d’Anjou, frere de S. Louis, étant comte de Provence, ne put souffrir cette république. Il fit marcher en 1262, une armée contre elle & la soumit ; cependant ses habitans se sont maintenus jusqu’à Louis XIV. dans plusieurs grands privileges, & entr’autres dans celui de ne contribuer en rien aux charges de la province.
Cette ville a continué pendant tant de siecles, d’être l’entrepôt ordinaire & des marchandises de la domination Françoise, & de celles qui s’y transportoient des pays étrangers. C’est dans son port qu’on débarquoit le vin de Gaza, en latin Gazetum, si renommé dans les Gaules du vivant de Grégoire de Tours ; & le commerce étoit alors continuel de Marseille à Alexandrie.
Enfin, l’an 1660, Louis XIV, étant allé en Provence, subjugua les Marseillois, leur ôta leurs droits & leurs libertés ; bâtit une citadelle au-dessus de l’abbaye de S. Victor, & fortifia la tour de S. Jean, qui est vis-à-vis de la citadelle à l’entrée du port. On sçait que c’est dans ce port que se retirent les galeres, parce qu’elles y sont abriées des vents du nord-ouest.
Cependant Marseille est restée très-commerçante ; & même les prérogatives dont elle jouit, ont presque donné à cette ville, & aux manufactures méridionales de la France, le privilege exclusif du commerce du Levant ; sur quoi il est permis de douter si c’est un avantage pour le royaume.
Personne n’ignore que cette ville fut désolée en 1720 & 1721, par le plus cruel de tous les fléaux. Un vaisseau venu de Seyde, vers le 15 Juin 1720, y apporta la peste, qui de-là se répandit dans presque toute la province. Cette violente maladie enleva dans Marseille seule, cinquante à soixante mille ames.
Son église est une des plus anciennes des Gaules ; les Provençaux ont soutenu avec trop de chaleur qu’elle a été fondée par le Lazare, qu’avoit ressuscité J. C. & le parlement d’Aix dans le siecle dernier, condamna au feu un livre de M. de Launoy, où ce savant critique détruit cette tradition par les preuves les plus fortes.
Les trois petites îles fortifiées, situées à environ une lieue de Marseille, sont stériles, & ne méritent que le nom d’écueils. Il est singulier qu’on les ait pris pour les Stoëchades des anciens.
Marseille est proche la mer Méditerranée, à six leues S. O. d’Aix, douze N. O. de Toulon, seize S. E. d’Arles, trente-cinq S. O. de Nice, cent soixante & six S. E. de Paris. Long. 22. 58. 30. lat. 43 19. 30.
Erastostène & Hipparque conclurent autrefois, d’une observation de Pithéas, que la distance de Marseille à l’équateur étoit de 43 deg. 17. min. Cette lat. a été vérifiée par Gassendi, par Cassini & par le P. Feüillée. On voit qu’elle differe peu de celle que nous venons de fixer, d’après MM. Lieutaud & de la Hire.
Il est bien glorieux à Marseille d’avoir donné le jour à ce même Pithéas, le plus ancien de tous les gens de lettres qu’on ait vu en occident, & dont Pline fait une mention si honorable : il fleurissoit du tems d’Alexandre le grand. Astronome sublime & profond géographe, il a porté ses spéculations à un point de subtilité, où les Grecs qui se vantoient d’être les inventeurs de toutes les sciences, n’avoient encore pu atteindre.
Cet écrivain en prose & en vers, si délicat & si voluptueux, qui fut l’arbitre des plaisirs de Néron, Pétrone en un mot étoit de Marseille. Mais comme j’aurai lieu de parler de lui plus commodément ailleurs, je passe à quelques modernes dont Marseilleest la patrie ; car quoique cette ville s’occupe principalement du commerce, elle a cependant produit au xvij. siecle des hommes célebres dans les sciences & les beaux-arts.
Le Chevalier d’Arvieux, mort en 1701, s’est illustré par ses voyages, par ses emplois, & par son érudition orientale.
Le P. Feuillée minime, s’est distingué par son journal d’observations astronomiques & botaniques, en 3 vol. in-4°., imprimés au Louvre.
Jules Mascaron, évêque de Tulles & puis d’Agen, où il finit sa carriere en 1703, à 69 ans, prononça des oraisons funèbres, qui balancerent d’abord celles de Bossuet ; mais il est vrai qu’aujourd’hui elles ne servent qu’à faire voir combien Bossuet étoit un grand homme.
Charles Plumier, un des habiles botanistes de l’Europe, fit trois voyages aux isles Antilles pour herboriser. Il alloit une quatrieme fois en Amérique dans la même vûe, lorsqu’il mourut près de Cadix, en 1706. On connoit ses beaux ouvrages sur les plantes d’Amérique, & son traité de l’art de tourner, qu’il avoit appris du P. Maignan, religieux minime comme lui.
Antoine de Ruffi, mort conseiller d’état en 1689, a par-devers lui trop de titres honorables pour que je supprime son nom. Auteur d’une bonne histoire de Marseille & des comtes de Provence, il joignit l’intégrité la plus délicate à sa vaste érudition. Etant membre de la sénéchaussée de sa patrie, & se reprochant de n’avoir pas assez approfondi la cause d’un plaideur dont il étoit rapporteur, il lui remit la somme de la perte de son procés.
Honoré d’Urfé, le cinquieme de six fils, & le frere de six sœurs, s’est rendu fameux par son roman de l’Astrée. Il épousa, dit M. de Voltaire, Diane de Châteaumorand, séparée de son frere, de laquelle il étoit amoureux, & qu’il a déguisée dans son roman sous le nom d’Astrée & de Diane, comme il s’y est caché lui-même, sous ceux de Céladon & de Sylvandre. Il mourut en 1625, à 58 ans.
Il faut réserver l’article du Puget, né à Marseille, au mot Sculpteur moderne, à cause de son mérite éminent dans ce bel art. (D. J.)
Il y a à Marseille une académie des Belles-lettres. Elle fut établie en 1726 par lettres-patentes du roi sous la protection de feu M. le maréchal duc de Villars, gouverneur de Provence, & adoptée en même tems par l’académie Françoise, à laquelle elle envoie pour tribut annuel un ouvrage de sa composition, en prose ou en vers. Les objets que se propose cette académie sont l’Eloquence, la Poésie, l’Histoire & la Critique. Toute matiere de controverse sur le fait de la religion y est interdite. Les académiciens sont au nombre de vingt & ont trois officiers, un directeur, un chancelier & un secrétaire. Le sort renouvelle tous les ans les deux premiers, mais le secrétaire est perpétuel. Le directeur est chef de la compagnie pendant son année d’exercice, il porte la parole & recueille les voix. Le chancelier tient le sceau de l’académie, & fait l’office de trésorier. Le secrétaire écrit les lettres au nom de l’académie, fait l’éloge historique des académiciens qui meurent, & supplée le directeur & le chancelier en leur absence. L’académie a vingt associés étrangers, dont chacun est obligé de lui envoyer tous les ans un ouvrage de sa composition, & qui ont droit de séance dans l’académie lorsqu’ils sont présens. Il leur est permis de travailler pour le prix fondé par M. le maréchal de Villars, à moins qu’ils ne viennent s’établir à Marseille. Ce prix étoit donné tous les ans par la libéralité du protecteur ; mais il le fonda en 1733 par un contrat de rente annuelle de 300 livres qui doivent être employées en une mé-daille d’or qu’on donne tous les ans d’un ouvrage en prose ou en vers alternativement, dent l’académie propose le sujet. Cette medaille qui portoit d’abord d’un côté le nom du protecteur, & au revers la devise de l’académie, porte maintenant d’un côté le buste, & au revers la devise du marechal de Villars. Le duc de Villars son fils lui a succede dans la place de protecteur.
L’académie de Marseille s’assemble tous les mercredis, depuis trois heures après midi jusqu’a cinq, dans la salle que le roi lui a accordée à l’arsenal ; ses vacances durent depuis la S. Louis jusqu’au premier mercredi après la S. Martin. Elle tient tous les ans le 25 Août une assemblée publique où elle adjuge le prix. Elle accorde la vetérance à ceux des académiciens qui vont se domicilier hors de Marseille, ou à qui leur âge & leurs infirmités ne permettent plus d’assister aux assemblées, & quoiqu’on les remplace par de nouveaux sujets, ils ont tou ours droit de séance & voix consultative aux assembles Il faut avoir les deux tiers des suffrages pour être élu académicien ou associé, & les électeurs doivent être au-moins au nombre de douze. En 1734 l’académie obtint du roi la permission de s’associer dix personnes versées dans les sciences, telles que la Physique, les Mathématiques, &c. La devise de l’académie est un phénix sur son bucher renaissant de sa cendre aux rayons d’un soleil naissant, avec ces mots pour ame, prunis renascor radus, par allusion à cette académie de Marseille, si fameuse dans l’antiquité, & qui est en quelque sorte ressuscitée au commencement du regne de Louis XV. dont le soleil est l’embleme. Morery. | [
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"43 19' 30\" N 22 58' 30\" E"
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v10-432-0 | MARSES, les | MARSES, les, (Géog. anc.) en latin Marsi, anciens peuples d’Italie aux environs du lac Fucin, aujourd’hui le lac de Célano. On croit communément qu’ils avoient les Vestins au nord, les Pélignes & les Samnites à l’orient, le Latium au midi, & les Sabins à l’occident.
Les anciens leur donnoient une origine fabuleuse : les uns les faisoient venir d’Asie avec Marsyas le phrygien qu’Apollon vainquit à la lyre ; & d’autres les faisoient descendre d’un fils d’Ulysse & de Circé. On ajoutoit qu’ils ne craignoient point les morsures des serpens, & qu’ils savoient s’en garantir par certaines herbes & par les enchantemens.
Ce qu’il y a de plus vrai, c’est que les Marses étoient très-braves & dignes de jouir de la liberté ; dès qu’ils se virent accablés de contributions, & frustrés de l’espérance du droit de bourgeoisie romaine dont on les avoit flattés, ils résolurent de l’obtenir à la pointe de l’épée. Pour y parvenir ils se liguerent l’an de Rome 663, avec les Piscentins, les Pelignes, les Samnites, & les autres peuples d’Italie. On donna à cette guerre le nom d’italique, ou de guerre des Marses, & les Romains y perdirent deux consuls & deux batailles en deux années consécutives.
Les Marses devinrent ensuite la meilleure infanterie des Romains, & donnerent lieu au proverbe que rapporte Appien, que l’on ne peut triompher d’eux ni sans eux. Aujourd’hui le pays des anciens Marses fait partie de l’Abruzze septentrionale, autour du lac de Célano, dans le royaume de Naples. (D. J.) | [] | [] |
v10-433-0 | MARSI, MARSACI, MASACI, MARSATII | MARSI, MARSACI, MASACI, MARSATII, (Géog. anc.) peuples de la Germanie, compris premierement sous le nom de peuples Istœvons, qui du tems de César habitoient au-delà du Rhin. Du tems de Drusus ils habitoient au bord du Rhin. On est fondé à leur assigner les terres qui se trouvent entre le premier bras du Rhin & l’Issel, jusques vers Batavodurum ; du-moins les pays que l’on donne aux Sicambres, aux Uusipiens, aux Frisons & auxBructères, ne permettent pas de placer ailleurs les Marsi de Germanie. (D. J.) | [] | [] |
v10-434-0 | MARSICO-NUOVO | MARSICO-NUOVO, (Géog.) Marsicum, petite ville d’Italie au royaume de Naples, dans la principauté citérieure, avec un évêché suffragant de Salerne. Elle est au pié de l’Apennin, proche l’Agri, à 2 lieues de Marsico-vetere, bourg de la Basilicate, à 11 S. O. de Cirenza, 20 S. E. de Salerne. Long. 33. 24. lat. 40. 22. (D. J.) | [
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"40 22' N 33 24' E"
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v10-435-0 | MARSIGNI | MARSIGNI, (Géog. anc.) peuple de Germane, que Tacite met avec les Gothini, les Osi & les Burii, au-dessus des Marcomans & des Quades, vers l’orient d’été ; ils habitoient des forêts & des montagnes, mais nous n’en savons pas davantage. (D. J.) | [] | [] |
v10-439-0 | MARSYAS | MARSYAS, (Géog. anc.) fleuve de l’Asie mineure, aux environs de la Phrygie ou de la Troade. Il sortoit de la même source que le Méandre, & après avoir traversé la ville Célaene, ils se partageoient, & prenoient chacun leur nom. (D. J.) | [] | [] |
v10-44-0 | MANDINGOS | MANDINGOS, (Hist. mod. Géog.) peuple indépendant de brigands qui habitent le royaume des Foulis en Afrique. Ils ne vivent que de pillage, ne sont point soumis au siratick, & se dispensent de payer aucune imposition ou de contribuer aux charges de l’état. On dit que ce peuple ressemble beaucoup aux Arabes vagabonds qui infestent l’Asie : ils ont un langage particulier. | [] | [] |
v10-441-0 | MARTAVAN, ou MARTABAN | MARTAVAN, ou MARTABAN, (Géogr.) royaume d’Asie, dans la presqu’île au-delà du Gange, sur le golfe de Bengale. L’air y est sain, & le terroir fertile en riz & en toutes sortes de fruits. On dit qu’il y a des mines de fer, de plomb, d’acier & de cuivre. On y fait ces vases de terre nommés martavanes, dont quelques-uns contiennent jusqu’à deux pipes. On en use beaucoup dans l’Inde, parce que le vin, l’eau & l’huile s’y conservent parfaitement bien. Ils sont fort recherchés des Portugais, qui s’en servent dans leurs navires pour les Indes. Ce royaume appartient présentement au roi de Siam, qui s’en est emparé, & l’a réduit en province. Sa capitale se nomme Martavan. (D. J.) | [] | [] |
v10-441-1 | Martavan | Martavan, (Géogr.) ville d’Asie, dans la presqu’île au-delà du Gange, capitale de la province de Martavan, auquel elle donne son nom. Elle est peuplée, riche, & la bonté de son port y contribue beaucoup. Long. 115. 25. lat. 15. 35. (D. J.) | [
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"15 35' N 115 25' E"
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] | [] |
v10-444-0 | MARTEL | MARTEL, (Géogr.) petite ville de France dans le Quercy, élection de Cahors, sur la Dordogne.Longitude 18. 18. latitude 45. 4. (D. J.) | [
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"45 4' N 18 18' E"
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] | [] |
v10-45-0 | MANDINGUES, les | MANDINGUES, les (Géog.) peuple d’Afrique dans la Nigritie, à 180 milles de la côte occidentale, sur la riviere de Gambie, au sud du royaume de Bambouc. Leur contrée est appellée par les Espagnols Mandinenza. Leur principale habitation est Songo. Les Negres de cette contrée sont mieux faits que ceux de Guinée, plus laborieux, plus fins, & zélés mahométans ; mais ils admettent les femmesdans le paradis, & pour leur en donner des assurances, ils les font circoncire d’une maniere convenable à leur sexe. Voyez ce qu’en disent de la Croix & Labat. (D. J.) | [] | [] |
v10-450-0 | MARTHE, Sainte | MARTHE, Sainte, (Géogr.) province de l’Amérique méridionale, sur la côte de terre ferme, vers le levant. Elle a 70 lieues de long, sur presque autant de large : il y fait extrèmement chaud du côté de la mer du nord, mais le dedans du pays est assez froid, à cause des hautes montagnes qui l’environnent. On y trouve des salines, des oranges, des grenades, des limons, & quelques mines d’or. Les Espagnols possédent seulement une partie de cette province, dont Sainte-Marthe la capitale, étoit assez considérable du tems que les flottes d’Espagne y abordoient ; mais ce n’est plus à-présent qu’un village de trente maisons. Long. de ce village 303. 45′. 30″. lat. 11. 26′40″. Mém. de l’acad. de Scienc. 1729. | [
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"11 26' 40\" N 303 45' 30\" E"
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v10-450-1 | Marthe, Sainte, ou Sierra Néveda | Marthe, Sainte, (Géog.) ou Sierra Néveda, montagne de la nouvelle Espagne dans la zone torride, à 60 lieues de la mer. Cette montagne passe pour une des plus hautes du monde : on lui donne une lieue d’élévation & 30 à 40 de circuit. Son sommet est toujours couvert de neige : on l’apperçoit, dit-on, quand le tems est serain, du cap de Tibérin, situé dans l’île de Saint-Domingue, qui en est à 150 lieues ; mais on ne l’apperçoit sans doute qu’en imagination. Le pié de cette montagne est habité par des peuples de si petite taille, qu’ils peuvent passer pour des pigmées. Long. 323. lat. 8. (D. J.) | [
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"8 N 323 E"
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v10-454-0 | MARTIANA SYLVA | MARTIANA SYLVA, (Géog. anc.) forêt de la Germanie, qu’on nomme vulgairement sehwartzwald, & en françois, forêt noire. On croit que c’est la même que Ptolomée appelle eremus Helvetiorum. Voyez Hercynie. (D. J.) | [] | [] |
v10-458-0 | MARTIGNY | MARTIGNY, (Géog.) Martiniacurz, & en allemand Martinacli, bourg du bas-Vallais, sur la riviere de Dranse, qui se jette dans le Rhône, à quelques centaines de pas de ce lieu. Il est situé dans une plaine, près des ruines d’Octodurus, qui étoit la principale place des Véragres, & une des anciennes cités des Gaules. Quelques auteurs prétendent que Martigny soit Octodurus même, on y a du moins trouvé des inscriptions romaines. Les évêques du Vallais y résidoient, avant que les guerres l’eussent ruiné. Martigny est à 5 lieues de Lyon, & à 4 de Saint-Mauris. Long. 15. 14. lat. 46. 12. (D. J.) | [
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"46 12' N 15 14' E"
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v10-459-0 | MARTIGUES | MARTIGUES, (Géog.) petite ville de France, en Provence ; c’est une-place maritime, à l’occident de Marseille, située entre la mer & l’étang, dit de Berre ou de Martigues, à l’endroit même où cet étang se dégorge dans la mer.
Cette ville jusqu’à l’an 1266. s’est appellée Saint-Gènes, en latin castrum Sancti Genesii ; elle dépend avec son territoire pour le spirituel de l’archevêché d’Arles, & les archevêques d’Arles en ont eu longtems le haut domaine.
Elle fut réunie au comté de Provence par Louis d’Anjou l’an 1382. Le roi René l’érigea en vicomté, & le donna à son neveu, Charles du Maine. Henri IV. en fit une principauté, en faveur de Marie de Luxembourg, duchesse de Mercœur. La fille unique de cette princesse épousa le duc de Vendôme, dont le petit-fils est mort en Espagne sans enfans en 1712. Le maréchal de Villars a acheté cette principauté en 1714. Long. de Martigues, 23. 3. lat. 43. 18.
J’imagine que tous les chevaliers de Malthe savent que le premier instituteur & grand-maître de leur ordre, Gérard Thom ou plutôt Gérard Tenque, étoit né à Martigues. Il administroit l’hôpital de Jérusalem en 1099, lorsque Godefroi de Bouillon prit cette ville, & l’année suivante Tenque fonda son ordre, qu’il gouverna saintement jusqu’à sa mort, arrivée en 1121. Il eut Raimond Dupuy pour successeur. (D. J.) | [
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"43 18' N 23 3' E"
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v10-459-1 | Martigues, étang de | Martigues, étang de (Géogr.) cet étang est sur la côte de Provence, entre Marseille & le Rhône ; on le nomme aussi l’étang de Berre, & le vulgaire l’appelle indifféremment l’étang, la mer, ou le golfe de Martigues. Il a quatre ou cinq lieues de long depuis la tour de Bouc, autrefois d’Embouc, c’est-à-dire de l’embouchnre qui est tournée vers le levant, jusqu’à Berre, & deux lieues de large. Il est navigable par-tout, & a depuis quatre jusqu’à quatorze brasses de profondeur. Le sel qui se fait sur le bord de cet étang est très-bon, & en telle quantité, qu’on en fournit la Provence, & des cantons de provinces voisines. (D. J.) | [] | [] |
v10-46-0 | MANDOA | MANDOA, (Géog.) ville de l’Indoustan, dans la province de Malva, au midi de Ratipor. lat. 22. (D. J.) | [
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"22 N"
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v10-460-1 | Martin, Saint | Martin, Saint- (Géogr.) île de l’Amérique septentrionale, l’une des Antilles du golfe de Mexique, au N. O. de l’île de Saint-Barthelemi, & au S. O. de l’Anguille. On lui donne dix huit lieues de tour, mais elle n’a ni port ni rivieres ; quelques François & quelques Hollandois en jouissent en commun. Long. 315. lat. 18. 10. (D. J.) | [
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"18 10' N 315 E"
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v10-464-0 | MARTINIQUE île de la | MARTINIQUE île de la, s. f. (Géogr.) c'est la principale des Antilles françoises ; elle est située par les 14d. 43'. & 9''. de latitude au nord de l'équateur, & sa longitude differe occidentalement de 63d. 18'. 45''. du méridien de l'observatoire de Paris ; ce qui fait 4h. 13'. & 15''. de différence. Cette île peut avoir 60 lieues de circuit, sa longueur est d'environ 25, sur une largeur inégale, étant découpée par de grandes baies, au fond desquelles sont de belles ances de sable, & de très-bons ports couverts par de longues pointes qui avancent beaucoup en mer ; les rivages de l'île sont défendus par des rochers & des falaises qui en rendent l'aspect formidable ; quant à l'intérieur du pays il est occupé par de très-hautes montagnes, dont les intervalles forment de grands vallons remplis d'épaisses forêts, & arrosés d'un grand nombre de rivieres & de torrens, dont l'eau est communément excellente. Quoique le climat par son excessive chaleur, soit souvent funeste aux étrangers intempérans, ceux qui y sont accoutumés y jouissent d'une aussi parfaite santé qu'en aucun lieu du monde ; la terre y produit abondamment des cannes à sucre, du café, du coton, de la casse, du manioc, des fruits délicieux, & une prodigieuse quantité de plantes & de beaux arbres, dont le bois, les résines & les gommes ont des propriétés qui peuvent être utilement employées tant en médecine que dans les arts méchaniques. La culture du sucre a fait négliger celle de l'indigo, du rocou & du tabac ; on commence depuis quelques années à reprendre avec succès celle du cacao, dont les arbres par une espece d'épidémie, étoient presque tous morts en 1728. La colonie que M. Dosnambuc, gouverneur de l'île de Saint-Christophe, fit passer à la Martinique en 1635, s'est considerablement augmentée malgré les guerres qu'elle fut obligée de soutenir contre les sauvages, & les difficultés de défricher un pays rempli de serpens venimeux & d'insectes fort incommodes. La Martinique est aujourd'hui très-florissante, sa ville capitale, que l'on nomme le Fort-Royal, est avantageusement située près d'un excellent port couvert d'une péninsule entierement occupée par une grande citadelle, où réside ordinairement le gouverneur général ; mais le lieu le plus considérable de l'île, tant par son étendue que par son commerce & ses richesses, est le Fort-Saint-Pierre, distant du Fort-Royal d'environ sept lieues. Sa situation s'étend en partie sur des hauteurs au pié d'une chaine de montagnes, & en partie sur les bords d'une grande plage courbée en croissant, au-devant de laquelle est une spatieuse rade, où nombre de vaisseaux expédiés de tous les ports du royaume abordent continuellement, excepté depuis le 15 de Juillet jusqu'au 15 d'Octobre, tems de l'hyvernage, que ces vaisseaux vont passer dans le carénage du Fort-Royal pour être plus en sureté contre les ouragans & les ras de marée, très-frequens pendant cette saison. Dans la partie orientale de l'île, sont situés le bourg & le fort de la Trinité, au fond d'un grand cul-de-sac, dans lequel les vaisseaux peuvent mouiller à l'abri des vents pendant la saison de l'hyvernage ; ce lieu est beaucoup moins considérable que les précédens. Outre ces trois principaux endroits, l'île est très-bien garnie dans toute sa circonférence d'un bon nombre de jolis bourgs, dont plusieurs jouissent d'une agréable situation. Les habitans de la Martinique, quoique moins opulens que ceux de Saint-Domingue, sont presque tous riches ; ils aiment le faste & la dépense ; leur affabilité envers les étrangers trouve peu d'exemple ailleurs ; ils sont naturellement généreux & très braves. On n'ignore pas la réputation que les corsaires de la Martinique se sont acquis pendant les guerres qui se sont succédées contre les ennemis de l'état. M. le Romain. | [
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"14 43' 9\" N 63 18' 45\" W"
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"Paris"
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v10-465-0 | MARTIN-VAS | MARTIN-VAS, (Géogr.) île de la mer du Nord, entre la côte des Cafres & celle du Brésil, environ sous le troisieme degré de long. & sous le 20e de lat. Elle est très montueuse & sans habitans. (D. J.) | [
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"20 S 3 W"
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v10-468-0 | MARTOLOIS, les | MARTOLOIS, les (Géogr.) espece de voleurs fameux du dernier siecle, dans la Hongrie & l’Esclavonie. Il y a eu de tout tems en divers royaumes des compagnies de voleurs, auxquels on a donné des noms dont il ne faut pas chercher les étymologies. De pareils voleurs en Cilicie s’appelloient autrefois isauri, en Angleterre scoti, dans les Pyrénées bandoliers, en Dalmatie uscocchi, en Esclavonie martilosi, & par les François martolois. On pourroit y joindre les Cosaques de Pologne & de Moscovie. | [] | [] |
v10-469-0 | MARTORANO | MARTORANO, (Géogr.) petite ville d’Italie au royaume de Naples, dans la Calabre citérieure, avec un évêché suffragant de Corenza. Elle est à 3 lieues de la mer, 6 S. de Cosenza. Long. 34. 12. lat. 39. 8. | [
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"39 8' N 34 12' E"
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v10-470-0 | MARTORELO | MARTORELO, (Géogr.) petite ville d’Espagne dans la Catalogne, au confluent de la Noya & du Lobregat, à 4 lieues de Barcelonne. Long. 19. 45. lat. 41. 15. (D. J.) | [
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"41 15' N 19 45' E"
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v10-473-0 | MARTYRES, les | MARTYRES, les (Géogr.) petites îles de l’Amérique septentrionale, comptées entre les Lucaies, ou plutôt ce sont des rochers situés au sud du cap de la Floride, à la hauteur de 25 degrés. Ils sont disposés en rang, est & ouest. On leur a donné ce nom de l’image qu’ils représentent quand on les découvre de soin en mer ; il semble que ce soient des hommes empalés ; & ils sont diffamés par plusieurs naufrages. (D. J.) | [] | [] |
v10-475-0 | MARTYROPOLE | MARTYROPOLE, Martyropolis, (Géog. anc.) ville de la grande Arménie, dans la partie de cette province, appellée Sophanene, sur le bord du fleuve Nymphius, proche de la frontiere des Perses. Justinien la fit fortifier de son tems, comme on peut le lire dans Procope, liv. III. ch. ij. (D. J.) | [] | [] |
v10-476-0 | MARVA | MARVA, (Géog.) montagnes des Indes dans les états du mogol. Elles commencent près d’Amandabat, s’étendent plus de 70 lieues vers Ayra, & plus de 100 vers Onyen. (D. J.) | [] | [] |
v10-477-0 | MARVAN | MARVAN, (Géog.) ville du Couhestan près du Hamadan. Elle est située, selon l’historien de Timur-Bec, à 84. de long. sous les 35. 30. de latit. (D. J.) | [
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"35 30' N 84 E"
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v10-478-0 | MARVEJOLS ou MARVEJOULS ou MARVÉ | MARVEJOLS ou MARVEJOULS ou MARVÉGE, (Géog.) ville de France en Languedoc, & la seconde du Cévaudan. Le duc de Joyeuse la prit sur les calvinistes en 1586 ; & la ruina si bien, qu’elle ne s’est guere rétablie. Elle est cependant située dans un beau vallon, arrosé par la riviere de Colange, à 4. lieues N. O. de Mende, 112. S. E. de Paris. Long. 20. 58. lat. 44. 35. (D. J.) | [
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"44 35' N 20 58' E"
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v10-480-0 | MARUVIUM | MARUVIUM, (Géog. anc.) Maruvium dans Denis d’Halicarnasse & Strabon ; Marruvium dans Silius Italicus ; & Marrubium dans d’autres. Virgile est pour cette derniere orthographe, suivant ce vers de l’Enéïde, liv. VII. V. 750.
Quin & Marrubiâ venit de gente sacerdos.
C’étoit une ville d’Italie dans le Latium, & la capitale des Marses. Il en est parlé dans une inscription de Reynesius, sous le beau titre de splendidissima civitas. (D. J.) | [] | [] |
v10-481-0 | MARZA | MARZA, (Géogr.) nom que les Malthois ont donné à divers ports de leur îles. Ainsi marza Muset, marza Scala, marza Siroco, est le port Muset, le port Scala, le port Siroco ; il ne s’agit souvent que d’entendre un terme pour ne pas faire des bévues. (D. J.) | [] | [] |
v10-483-0 | MASACI | MASACI, (Géog. anc.) anciens peuples de la Germanie, qui prirent aussi le nom de Marsi. Voyez Marsi. | [] | [] |
v10-485-0 | MASBAT | MASBAT, (Géog.) île de la mer des Indes, l’une des Philippines, d’environ 30 lieues de tour ; les Espagnols la prirent en 1569. Les ports en sont fort commodes. Elle est habitée par des Indiens, tributaires des Espagnols : ses bords sont enrichis d’ambre gris, qu’y jettent les courans du canal qui s’y termine. (D. J.) | [] | [] |
v10-488-0 | MASCAREIGNE | MASCAREIGNE, (Géog.) ou l’île de Bourbon, île d’Afrique dans l’Océan éthiopique à l’orient de l’île de Madagascar. Elle peut avoir 15 lieues de long, 10 de large & 40 de tour. Elle fut découverte par un Portugais de la maison de Mascarenhas. Les François s’y établirent en 1672 ; c’est l’entrepôt des vaisseaux de la compagnie des Indes. Elle est fertile, l’air y est sain, les rivieres poissonneuses, & les montagnes pleines de gibier. On recueille sur le rivage de l’ambre gris, du corail, des coquillages ; mais la fréquence & la violence des ouragans y désolent tous les biens qui sont sur terre. Long. 73 30. lat. mérid. 20. 30. (D. J.) | [
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"20 30' S 73 30' E"
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v10-491-0 | MASCATE | MASCATE, (Géog.) petite ville d’Asie sur la côte de l’Arabie heureuse, avec une citadelle sur un rocher. Elle est habitée par des Maures, des Indiens, des Juifs, & quelques Portugais. Long. 75. 25. lat. 23. 30. (D. J.) | [
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"23 30' N 75 25' E"
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v10-492-0 | MASCON | MASCON, (Géog.) ville de France en Bourgogne. Voyez Macon. | [] | [] |
v10-495-0 | MAS-D'AZIL | MAS-D’AZIL, Mansum-Azilii, (Géog.) petite ville démantelée de France au comté de Foix, dans un beau vallon sur le torrent de la Rise, à 3 lieues de Pamiers, & à 4 de S. Lizier de Conserans. Elle étoit autrefois fort peuplée, mais elle n’offre que des mazures depuis la révocation de l’édit de Nantes. Long. 29. 16. lat. 43. 9. | [
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"43 9' N 29 16' E"
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v10-496-0 | MASENO | MASENO, (Géog.) vallée de la Valteline, qui s’étend du nord au sud des deux côtés de la petite riviere Maseno, qui lui donne son nom : cette vallée a des bains d’eau minérales, qu’on nomme Bagni de Maseno ; l’eau en est tiede & claire, elle charie du fer, de l’alun, du nitre & du soufre. | [] | [] |
v10-497-0 | MASKESIPI | MASKESIPI, (Géog.) riviere de l’Amérique septentrionale dans la nouvelle France. Elle se jette dans le lac supérieur à la bande du sud, près de l’île de S. Michel. (D. J.) | [] | [] |
v10-502-0 | MASOX, ou MASOXER-THAL | MASOX, ou MASOXER-THAL, (Géog.) c’est-à-dire communauté de la vallée de Masox. C’est le nom de la huitieme & derniere communauté générale de la ligue grise : cette communauté est composée de la vallée de Masox, & de celle de Galanca. Elle est divisée en quatre parties, qu’on appelle escadres ; & chaque escadre comprend un certain nombre de villages. L’étendue de pays possédée par cette communauté est assez grande ; mais la plûpart des endroits en sont stériles. | [] | [] |
v10-503-0 | MASPHA | MASPHA, (Géog. sacrée.) nom d’une petite ville de la Palestine dans la tribu de Juda, & d’une autre dans la tribu de Gad. Maspha signifie un lieu élevé, d’où l’on découvre de loin une hauteur ; & c’est-là sans doute l’origine du nom des deux petites villes dont nous venons de parler. (D. J.) | [] | [] |
v10-506-0 | MASSA | MASSA, (Géog. anc.) Il y a beaucoup de petits lieux dans les anciens auteurs, nommés massa, avec un surnom qui les distingue les uns des autres. Mais il faut remarquer que ces petits lieux ne désignoient ordinairement qu’un village, un hameau, où le seigneur d’un lieu logeoit les esclaves destinés à l’agriculture. On en trouvera les exemples dans Ortelius, qui les a rassemblés, & dans Ducange. On a dit avec le tems dans le même sens, masa, mazada, masagium, masum, masio ; & c’est de ce dernier mot estropié que nos ancêtres ont fait le mot de maison. (D. J.) | [] | [] |
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