text
stringlengths
5.73k
364k
<|s|> L'AUTEUR ICI 1. Nuit (Nuit.) <|e|> <|s|> WILFRID. C’est en désespoir de cause, monsieur le juge, que j’ai couru jusqu’ici pour venir vous voir. On m’a dit que vous étiez la bonne personne pour ce genre de choses, alors je n’ai pas hésité et j’ai couru sans savoir quoi dire ni comment répondre car comment répondre...
<|s|> L'AUTEUR PROLOGUE (Devant le rideau de toile s’avance le bonimenteur. Sur le rideau sont collés des écriteaux en grosses lettres : « Le scandale des subventions aux Docks », « La lutte autour du testament et des aveux du vieil Hindsborough », « Coup de théâtre au procès de l’incendiaire des entrepôts », « Le gang...
<|s|> L'AUTEUR LE CERVEAU D’AIMÉE 1. Oracle (Froid extrême au-dehors. Fête au-dedans.) a. PLAT PRINCIPAL <|e|> <|s|> AIMÉE. Je ne me souviens de rien et ce que je sais, je le sais parce qu’on me l’a appris. Je ne me souviens ni de la fin de la guerre du Vietnam ni du début de la guerre du Liban et je confonds la crise ...
<|s|> L’AUTRICE CHALET Dans le salon, deux femmes se font face autour d’une table dans une grande pièce.
Beaucoup de bordel, papiers et livres s’entassent. La plus jeune, ZOÉ, face à SANDRA (40 ans), boit tranquillement un verre de vin. Il est 13h45, un téléphone enregistre leur conversation en anglais. <|e|> <|s|> Z...
<|s|> L’AUTRICE REFECTOIRE ECOLE PRIMAIRE Vingt-quatre enfants vêtus de noir sont alignés le front contre un mur du réfectoire. Ils décomptent en choeur, les mains de part et d’autre de leurs yeux : 18, 17, 16, 15, 14, 13...
Derrière eux, une jeune femme en sous-vêtements accompagne le décompte à voix haute en se cont...
<|s|> L'AUTRICE Ida allume une cigarette. Sur l'écran d'ordinateur: "L’œil qui luit", 00:13:52 <|e|> <|s|> OTTIS TOOLE J’adore le feu. Les incendies sur trois étages. Parfois je rêve et je me dis : « Mince ! J’aimerais tant voir un feu haut de quatre ou cinq étages, tout là-haut, dépassant les immeubles. » Je pren...
<|s|> L'AUTEUR PROLOGUE BERLIN. AVRIL 1945 C’est l’aube. Ayant quitté l’abri antiaérien, deux sœurs rentrent à la maison. <|e|> <|s|> LA PREMIÈRE SŒUR Et quand nous sommes remontées de l’abri, Les flammes éclairaient, d’une clarté plus vive Que celle du petit jour, notre maison intacte, Et c’est ma sœur qui la première...
<|s|> L'AUTRICE ACTE I. JOUR 1 Noir. Une voix douce et enveloppante psalmodie le coran. Un chant aérien, pur... Le chant continue sur SAMIR, 18 ans, qui marche dans un parking souterrain. On ne voit qu’une ombre. Ses pas résonnent, tandis qu’il s’enfonce dans la pénombre. On le voit disparaître. Le chant va crescendo...
<|s|> L’AUTRICE CONFUSION DANS LE SEXE <|e|> <|s|> EVA ILLOUZ Il existe peu de projets culturels aussi radicaux que celui de la liberté sexuelle : il a libéré le sexe du péché et de la honte, et, avec l’aide des psychologues, a fait de la sexualité une condition de la santé mentale et du bien-être. Ce projet visait éga...
<|s|> L'AUTEUR ACTE PREMIER L’Amérique. Littoral de l’Est. Une plage au fond d’une baie enceinte par les roches et par des collines boisées ; les arbres descendent jusqu’à la mer. La marée est basse et laisse la grève découverte. Premières heures de la matinée. Marthe est assise sous les arbres, les yeux fixés à terre....
<|s|> L'AUTEUR Dix ans s'écoulent entre le Prologue et le Premier acte. Dans le Prologue, les Robots sont habillés comme tout le monde. Il y a quelque chose de sec, de cassant, dans leurs mouvements et dans leur prononciation. Visages sans expression, regard fixe. A partir du Premier acte, ils portent des blouses en t...
<|s|> L'AUTRICE SCÈNE 1 Un désespéré rentre dans une cabine publique de téléphone, il a un revolver à la main, il a du mal à faire un numéro de téléphone, un numéro qui n’en finit plus (quinze-vingt chiffres), ça sonne, on décroche à l’autre bout. <|e|> <|s|> THÉRÈSE Allô, Allô. <|e|> <|s|> L'AUTRICE Il parle en hoqu...
<|s|> L’AUTEUR Evita, sa mère. Evita cherche une robe à l'intérieur d'une malle. <|e|> <|s|> ÉVITA Merde. Où est ma robe de présidente ? <|e|> <|s|> MÈRE Laquelle de robe de présidente, chérie ? Toutes tes robes sont des robes de présidente. <|e|> <|s|> ÉVITA Tu sais bien laquelle je veux dire. Celle de mon portrait of...
<|s|> L’AUTEUR PREMIER ACTE Une maison confortable et de bon goût, mais sans grand luxe. Au fond, une porte à droite ouvre sur le vestibule ; une autre porte à gauche mène au cabinet de travail de Helmer. Entre ces deux portes, un piano droit. Au milieu du mur, à gauche, une porte, et, plus loin en avant, une fenêtre. ...
<|s|> L'AUTEUR Cela se passe dans la maison de la Mère et de Suzanne, un dimanche, évidemment, ou bien encore durant près d’une année entière. PROLOGUE <|e|> <|s|> LOUIS Plus tard, l’année d’après – j’allais mourir à mon tour – j’ai près de trente-quatre ans maintenant et c’est à cet âge que je mourrai, l’année d’apr...
<|s|> L’AUTEUR 1 PRINTEMPS 1624. EN DALÉCARLIE, LE GRAND CAPITAINE OXENSTIERNA RECRUTE DES TROUPES POUR LA CAMPAGNE DE POLOGNE À LA CANTINIÈRE ANNA FIERLING, CONNUE SOUS LE NOM DE MÈRE COURAGE, ON ENLÈVE UN FILS Une route aux abords de la ville. Un adjudant et un recruteur, grelottants. <|e|> <|s|> LE RECRUTEUR Comment...
<|s|> L'AUTEUR LA GRANDE PARADE ALLEMANDE Cinq années s’écoulèrent. Puis on nous annonça : Celui qui se dit l’envoyé de Dieu est prêt Pour sa guerre – il a forgé tanks, canons, croiseurs, Et des avions dans ses hangars en si grand nombre Qu’il n’a qu’un geste à faire et le ciel devient sombre. Nous avons décidé alors d...
<|s|> L'AUTEUR. L'action se passe dans la propriété de Mme Raniévskaïa. ACTE PREMIER. La scène représente une pièce que l'on continue d'appeler par habitude «la chambre des enfants». Une des portes donne dans la chambre d'ANIA. C'est la grisaille matinale précédant de peu le lever du soleil. Nous sommes en mai, et dans...
<|s|> L'AUTEUR. l. Album de famille. <|e|> <|s|> HAMLET. J'étais Hamlet. Je me tenais sur le rivage et je parlais avec le ressac BLABLA, dans le dos les ruines de l'Europe. Les cloches annonçaient les funérailles nationales, assassin et veuve un cou- ple, au pas de l'oie derrière le cercueil de l'éminent cadavre l...
<|s|> L'AUTEUR. La scène est à Naples. ACTE I SCENE PREMIERE Une rue devant la maison de CLAUDIO. <|e|> <|s|> MARIANNE, sortant de chez elle, un livre de messe à la main. CIUTA l'aborde. <|e|> <|s|> CIUTA. Ma belle dame, puis-je vous dire un mot? <|e|> <|s|> MARIANNE. Que me voulez-vous? <|e|> <|s|> CIUTA. Un jeune hom...
<|s|> — DIVORCE — <|e|> <|s|> L’AUTEUR Un lieu indéterminé.
Une femme en manteau, la cinquantaine, répond à une interlocutrice invisible. <|e|> <|s|> LA VOIX FÉMININE Vous êtes mariée depuis combien de temps ? <|e|> <|s|> LA FEMME Vingt ans. <|e|> <|s|> LA VOIX FÉMININE Exercez-vous un travail à l’extérieur ? <|e|> ...
<|s|> L'AUTEUR. ACTE I A Paris, chez VATELIN. Un salon élégant. Porte au fond. Deux portes à droite, deux à gauche. Mobilier ad libitum. Au lever du rideau, la scène reste vide un instant. On ne tarde pas à entendre des rumeurs au fond, et LUCIENNE en tenue de sortie, son chapeau un peu de travers sur la tête, fait irr...
<|s|> I BERND, COMMENTAIRE SUR LA RESTAURATION (Lentement, une lumière Le visage de Bernd apparaît, des restes de nourritures sur les lèvres) <|e|> <|s|> BERND Sur le seuil Juste en entrant dans le restaurant Juste sur le seuil Un homme Vêtu d'une chemise blanche et d'une veste noire T’ouvre la porte Et te dit : « Bonj...
<|s|> INCENDIE DE NAWAL <|e|> <|s|> 1. NOTAIRE (Jour. Été. Bureau de notaire.) <|e|> <|s|> HERMILE LEBEL C'est sûr, c'est sûr, c'est sûr, je préfère regarder le vol des oiseaux. Maintenant faut pas se raconter de racontars : d'ici, à défaut d'oiseaux, on voit les voitures et le centre d'achats. Avant, quand j'étais de ...
<|s|> PROLOGUES <|e|> <|s|> (1) FANTÔME (Sur l'écran, des icebergs qui s'effondrent. Devant, une ligne de dominos. Un jeune homme habillé de blanc s'avance. Il a un appareil photo professionnel autour du cou.) <|e|> <|s|> NOOR-ELDEEN Je m’appelle Namir Noor-Eldeen. Je suis né le 1er septembre 1984 à Mossoul, en Irak, s...
<|s|> L’AUTEUR Entre en scène d’abord une femme, un peu plus tard une autre, entre ensuite un homme, un peu plus tard, un autre. Ils sont entrés uniquement pour raconter aux spectateurs les histoires de deux couples mariés. <|e|> <|s|> PREMIÈRE FEMME Bonjour. Je veux vous parler d’un couple marié. Des gens formidables....
<|s|> L'AUTEUR. ACTE PREMIER. CHEZ FADINARD. Un salon octogone. — Au fond, porte à deux battants s'ouvrant sur la scène. — Une porte dans chaque pan coupé. — Deux portes aux premiers plans latéraux. — A gauche, contre la cloison, une table avec tapis, sur laquelle est un plateau portant carafe, verre, sucrier. — Chaise...
<|s|> L'AUTEUR. La scène est à Rome, et dans la campagne environnante. ACTE PREMIER Rome. Devant le Capitole. On aperçoit le monument des Andronicus. les tambours battent, et les enseignes sont déployées. <|e|> <|s|> SATURNINUS. Nobles patriciens, protecteurs de mes droits, défendez par les armes la justice de ma cause...
<|s|> L'AUTEUR. La scène est en Angleterre. ACTE PREMIER SCÈNE I A Londres. Une rue. <|e|> <|s|> GLOCESTER. Enfin le soleil d'York a changé en un brillant été l'hiver de nos disgrâces, et les nuages qui s'étaient abaissés sur notre maison sont ensevelis dans le sein du profond Océan. Maintenant notre front est ceint de...
<|s|> L'AUTEUR. La scène est à Buthrot, ville d'Épire, dans une salle du palais de Pyrrhus. ACTE I <|e|> <|s|> ORESTE. Oui, puisque je retrouve un ami si fidèle, Ma fortune va prendre une face nouvelle : Et déjà son courroux semble s'être adouci, Depuis qu'elle a pris soin de nous rejoindre ici. Qui l'eût dit ? Qu'un r...
<|s|> L'AUTEUR. ACTE I <|e|> <|s|> SGANARELLE, tenant une tabatière. Quoi que puisse dire Aristote et toute la Philosophie, il n'est rien d'égal au tabac : c'est la passion des honnêtes gens, et qui vit sans tabac n'est pas digne de vivre ; non seulement il réjouit et purge les cerveaux humains ; mais encore il instrui...
<|s|> SEQUENCE 1 (Dans le salon de la villa de Nathan) <|e|> <|s|> NATHAN Tu connais le test de Turing ? <|e|> <|s|> CALEB Je connais le test de Turing. Il consiste à faire dialoguer un humain et un ordinateur. Si l'humain ignore qu'il dialogue avec un ordinateur, le test est validé. <|e|> <|s|> NATHAN Et que peut-on e...
<|s|> L'AUTEUR. La scène est dans Athènes et dans un bois voisin. ACTE PREMIER SCÈNE I La scène représente un appartement du palais de Thésée, dans Athènes. <|e|> <|s|> LA COMEDIENNE. Les personnages d'Oberon et de Titania étaient connus avant Shakspeare, mais ils sont devenus, dans la pièce, des personnages originaux....
<|s|> PROLOGUE - RUMEUR 1 (Entrée public. Musique. Toute l’équipe au plateau. Début de la rumeur.) <|e|> <|s|> CHARLES (jardin) Les gens ne sont ni bons ni mauvais. Mais c’est vrai, ils sont contraints par notre système économique actuel à être plus égoïstes qu’ils ne le seraient par nature, puisqu’en fin de compte ils...
<|s|> L'AUTEUR. La scène est dans la Grande-Bretagne. ACTE PREMIER SCÈNE I Salle d'apparat dans le palais du roi Lear. <|e|> <|s|> KENT. J'avais toujours cru au roi plus d'affection pour le duc d'Albanie que pour le duc de Cornouailles. <|e|> <|s|> GLOCESTER. C'est ce qui nous avait toujours paru; mais aujourd'hui, dan...
<|s|> L'AUTRICE Panoramique. On part de la route nationale 12 à Pontchartrain (Yvelines). On arrive sur une place : le camion est là. Un trente-deux tonnes Saviem. Bleu. Avec remorque. Arrêté. Un rond-pont dans la zone industrielle de plaisir. Tout autour, terrains vagues. Roulottes. Au loin, la Z.A.C. (zone d’aménagem...
<|s|> L'AUTEUR. La scène, au premier acte, est à Venise; pendant le reste de la pièce elle est dans un port de mer, dans l'île de Chypre. ACTE PREMIER Venise. Une rue. <|e|> <|s|> RODERIGO. Allons, ne m'en parle jamais! Je trouve très-mauvais que toi, Jago, qui as disposé de ma bourse comme si les cordons en étaient da...
<|s|> L'AUTEUR - Premièrement: s'aimer soi-même - Une femme est assise à une table, devant un miroir. Des produits de beauté partout, en désordre. Elle œuvre. Elle souffre. Elle jette violemment sur la table un de ses outils de maquillage. <|e|> <|s|> LA FEMME Une heure que je suis là ! (Un temps.) Une heure…! (Un tem...
<|s|> L'AUTEUR. La scène est à Paris ACTE I <|e|> <|s|> MADAME PERNELLE. Allons, Flipote, allons, que d'eux je me délivre. <|e|> <|s|> ELMIRE. Vous marchez d'un tel pas qu'on a peine à vous suivre. <|e|> <|s|> MADAME PERNELLE. Laissez, ma bru, laissez, ne venez pas plus loin : Ce sont toutes façons dont je n'ai pas bes...
<|s|> L'AUTRICE Jean et Gene entrent en dansant. Tango. À chaque mouvement de tête ils regardent la porte d’entrée ou la fenêtre. Bruit de portable. Ils s’immobilisent. Ils sont incapables de danser. Ils surveillent le portable, la porte, la fenêtre. Le portable s’interrompt. <|e|> <|s|> GENE Putain <|e|> <|s|> JEAN Pu...
<|s|> L'AUTEUR. La scène est à Paris. ACTE I <|e|> <|s|> SILVIA. Mais encore une fois, de quoi vous mêlez-vous, pourquoi répondre de mes sentiments ? <|e|> <|s|> LISETTE. C'est que j'ai cru que, dans cette occasion-ci, vos sentiments ressembleraient à ceux de tout le monde ; Monsieur votre père me demande si vous êtes...
<|s|> L'AUTEUR. La scène est à Paris. ACTE I L'ouverture se fait par un grand assemblage d'instruments ; et dans le milieu du théâtre, on voit un élève du Maître de musique, qui compose sur une table, un air que le Bourgeois a demandé pour une sérénade. <|e|> <|s|> LE MAÎTRE DE MUSIQUE, parlant à ses musiciens. Venez, ...
<|s|> L'AUTEUR. L'action se passe dans la  propriété de SORINE. ACTE PREMIER. Un coin du parc dans la propriété de SORINE. Une large allée s'enfonce dans le parc en direction du lac entièrement caché par une estrade de théâtre d'amateurs, dressée à la hâte en travers de l'allée en face des spectateurs. Des buissons de ...
<|s|> JANE Qu’est-ce qu’elle a donc fait la p’tite hirondelle Elle nous a volé trois p’tits sacs de blé <|e|> <|s|> LIZZIE Comment ça se fait que t’en as jamais <|e|> <|s|> SALLY pas <|e|> <|s|> FIONA m’en <|e|> <|s|> LIZZIE d’argent <|e|> <|s|> SALLY ma faute <|e|> <|s|> FIONA fiche pas besoin de toi je vais le faire ...
<|s|> L'AUTEUR. La scène représente d'abord la mer et un vaisseau, puis une île inhabitée. ACTE PREMIER SCÈNE I Sur un vaisseau en mer. Une tempête mêlée de tonnerre et d'éclairs. <|e|> <|s|> LE MAÎTRE. Bosseman? <|e|> <|s|> LE BOSSEMAN. Me voici, maître. Où en sommes-nous? <|e|> <|s|> LE MAÎTRE. Bon, parlez aux matelo...
<|s|> L'AUTEUR. La scène est à Paris ACTE I <|e|> <|s|> ARMANDE. Quoi, le beau nom de fille est un titre, ma soeur, Dont vous voulez quitter la charmante douceur ? Et de vous marier vous osez faire fête ? Ce vulgaire dessein vous peut monter en tête ? <|e|> <|s|> HENRIETTE. Oui, ma soeur. <|e|> <|s|> ARMANDE. Ah ce oui...
<|s|> L'AUTEUR. ACTE I Une place devant le château. <|e|> <|s|> LE CHOEUR. Doucement bercé sur sa mule fringante, messer Blazius s'avance dans les bluets fleuris, vêtu de neuf, l'écritoire au côté. Comme un poupon sur l'oreiller, il se ballotte sur son ventre rebondi, et les yeux à demi fermés, il marmotte un Pater nos...
<|s|> PARTIE I <|e|> <|s|> L'AUTRICE Le film s'ouvre sur le développement du fameux « champignon » de BIKINI. Il faudrait que le spectateur ait le sentiment, à la fois, de revoir et de voir ce « champignon » pour la première fois. Il faudrait qu'il soit très grossi, très ralenti, et que son développement s'accompagne d...
<|s|> ACTE I <|e|> <|s|> VOIX DE CLAUDIE Ça va pas être simple de retracer cette histoire et tous ces événements mais je vais essayer quand même. Je vais faire tout ce que je peux. Ce que j’aurais envie de dire pour débuter, pour démarrer, c’est que dans la vie tout est fiction… Je sais pas mieux dire, oui. Tout est fi...
<|s|> L'AUTEUR. L’espace : Un lieu de paix, une sorte d’espace high-tech, avec des appareils électroniques, des matelas, des bidons d’eau, du matériel de construction, des cartons traînent, comme si les personnages qui s’y trouvent venaient d’emménager, ou comme si l’endroit venait d’être détruit. Un appartement ...
<|s|> PREMIER MOUVEMENT: CARTES SUR TABLE <|e|> <|s|> L'AUTEUR Le comptoir de Lépine Frères. <|e|> <|s|> LUBIN Quelque chose aujourd’hui à vous présenter de sensationnel <|e|> <|s|> MADAME LÉPINE Tout est toujours sensationnel <|e|> <|s|> LUBIN Un événement sans précédent <|e|> <|s|> MADAME LÉPINE Aujourd’hui c’est en ...
<|s|> L'AUTEUR. ACTE I <|e|> <|s|> VALÈRE. Hé quoi ? Charmante Élise, vous devenez mélancolique, après les obligeantes assurances que vous avez eu la bonté de me donner de votre foi ? Je vous vois soupirer, hélas ! Au milieu de ma joie ! Est-ce du regret, dites-moi, de m'avoir fait heureux, et vous repentez-vous de cet...
<|s|> L'AUTEUR. La scène est tantôt à Venise, tantôt à Belmont, château de Portia. ACTE PREMIER SCÈNE I Dans une rue de Venise. <|e|> <|s|> ANTONIO. De bonne foi, je ne sais pourquoi je suis triste. J'en suis fatigué: vous dites que vous en êtes fatigués aussi; mais comment j'ai pris ce chagrin, où je l'ai trouvé, renc...
<|s|> L'AUTEUR. La scène est à Athènes et dans les bois voisins. ACTE PREMIER Athènes. Salle dans la maison de Timon. <|e|> <|s|> LE POÈTE. Bonjour, monsieur. <|e|> <|s|> LE PEINTRE. Je suis bien aise de vous voir en bonne santé. <|e|> <|s|> LE POÈTE. Je ne vous ai pas vu depuis longtemps: comment va le monde? <|e|> <|...
<|s|> L'AUTEUR. L’action se passe dans un chef-lieu de gouvernement. ACTE PREMIER. La maison des Prozorov. Un salon à colonnades, derrière lesquelles on aperçoit une grande salle. Il est midi ; dehors, temps gai, ensoleillé. Dans la salle, on dresse la table pour le déjeuner. Olga, vêtue de l’uniforme bleu des professe...
<|s|> L'AUTEUR. La scène est à Florence. ACTE I SCENE PREMIERE Un jardin. Clair de lune; un pavillon dans le fond, un autre sur le devant. <|e|> <|s|> LE DUC. Qu'elle se fasse attendre encore un quart d'heure, et je m'en vais. Il fait un froid de tous les diables. <|e|> <|s|> LORENZO. Patience, altesse, patience. <|e...
<|s|> L'AUTEUR. La scène est à Rome, dans un cabinet qui est entre l'appartement de Titus, et celui de Bérénice. ACTE I <|e|> <|s|> ANTIOCHUS. Arrêtons un moment. La pompe de ces lieux, Je le vois bien, Arsace, est nouvelle à tes yeux. Souvent ce cabinet superbe et solitaire, Des secrets de Titus est le dépositaire. C...
<|s|> L'AUTEUR. La scène est à Rome, dans une chambre du palais de Néron. ACTE I <|e|> <|s|> ALBINE. Quoi ! Tandis que Néron s'abandonne au sommeil, Faut-il que vous veniez attendre son réveil ? Qu'errant dans le palais sans suite et sans escorte La mère de César veille seule à sa porte ? Madame, retournez dans votre a...
<|s|> L'AUTEUR L’EXTASE DU TISSERAND A LA DECOUVERTE DE LA NOUVELLE COULEUR Une famille de Turcs est en train de tisser un tapis. Bruit de bombardement. Ils se concentrent. <|e|> <|s|> LA FEMME Mes nerfs… ! J'essaie, mais… mes nerfs… ! <|e|> <|s|> L'HOMME J'ai une avance sur toi, maintenant… Maintenant, à cause de tes ...
<|s|> L'AUTEUR. La scène est à Paris. Après les glorieuses fatigues et les exploits victorieux de notre auguste monarque, il est bien juste que tous ceux qui se mêlent d'écrire, travaillent ou à ses louanges, ou à son divertissement. C'est ce qu'ici l'on a voulu faire, et ce prologue est un essai des louanges de ce gra...
<|s|> L'AUTEUR. ACTE I <|e|> <|s|> CHRYSALDE. Vous venez, dites-vous, pour lui donner la main ? <|e|> <|s|> ARNOLPHE. Oui, je veux terminer la chose dans demain. <|e|> <|s|> CHRYSALDE. Nous sommes ici seuls ; et l'on peut, ce me semble, Sans craindre d'être ouïs, y discourir ensemble. Voulez-vous qu'en ami je vous ouvr...
<|s|> L'AUTEUR. La scène est à Paris <|e|> <|s|> PHILINTE. Qu'est-ce donc ? Qu'avez-vous ? <|e|> <|s|> ALCESTE. Laissez-moi, je vous prie. <|e|> <|s|> PHILINTE. Mais encor dites-moi quelle bizarrerie... <|e|> <|s|> ALCESTE. Laissez-moi là, vous dis-je, et courez vous cacher. <|e|> <|s|> PHILINTE. Mais on entend les gen...
<|s|> RAISONNEMENT 1: L'ABSURDE ET LE SUICIDE - JULIE ET LA COLERE (Un rideau est tiré en milieu de scène. Devant, au centre, micro sur un pied. Deux chaises sur les côtés.) (Entre un comédien. Il prend la parole au micro) <|e|> <|s|> LE COMEDIEN Il n'y a qu'un problème philosophique vraiment sérieux : c'est le suicide...
<|s|> L'AUTEUR. La scène est pendant presque toute la pièce à Vérone. Au cinquième acte elle est une fois à Mantoue. PROLOGUE Dans la belle Vérone, où nous plaçons notre scène, l'antique haine de deux maisons égales en dignité vient d'éclater par de nouveaux troubles, où le sang des citoyens a souillé les mains des cit...
<|s|> L'AUTEUR. La scène est à Trézène, ville du Péloponnèse. ACTE I <|e|> <|s|> HIPPOLYTE. Le dessein en est pris, je pars, cher Théramène, Et quitte le séjour de l'aimable Trézène. Dans le doute mortel dont je suis agité, Je commence à rougir de mon oisiveté. Depuis plus de six mois éloigné de mon père, J'ignore le ...
<|s|> L'AUTEUR Le hall du théâtre est noir de monde, c'est jour de première. On aperçoit Vincent qui erre un peu. Il est habillé d'une veste de costume, il tient quelques feuilles de papier plié à la main et semble un peu perdu. Parfois, quelqu'un le regarde mais il s'en va. Ou alors sourit timidement, va pour dire que...
<|s|> L'AUTEUR. La pièce se passe au mois de juin, le premier et le troisième actes à Paris, le deuxième acte à Montretout. ACTE I. Le salon des CHANDEBISE. Style anglais. Décor à pan droit à gauche; à pan coupé à droite. Au fond, une grande baie à fond plein et cintré au centre duquel est une porte à deux battants (fe...
<|s|> L'AUTEUR. La scène est à Elseneur. ACTE PREMIER SCÈNE 1 Elseneur. Une plate-forme devant le château. FRANCISCO montant la garde, BERNARDO vient à lui. <|e|> <|s|> BERNARDO. Qui va là? <|e|> <|s|> FRANCISCO. Non, répondez vous-même. Arrêtez-vous et faites-vous reconnaître. <|e|> <|s|> BERNARDO. Vive le roi! <|e|> ...
<|s|> I —1— <|e|> <|s|> L’AUTEUR Un rideau s’ouvre sur une scène vide, faiblement éclairée.
Un personnage en habit sombre apparaît par le fond. Il marche en direction du public. Il a un micro à la main. <|e|> <|s|> LE PRÉSENTATEUR Mesdames et messieurs, bonsoir. Avant de démarrer cette petite soirée,
j’aimerais vous...
<|s|> L'AUTEUR. La scène est en Écosse, et surtout dans le château de Macbeth, excepté à la fin du quatrième acte, où elle se passe en Angleterre. ACTE PREMIER SCÈNE I Un lieu découvert. Tonnerre, éclairs. <|e|> <|s|> PREMIÈRE SORCIÈRE. Quand nous réunirons-nous maintenant toutes trois? Sera-ce par le tonnerre, les écl...
<|s|> L'AUTRICE — 1 — Dans un appartement, 14h Bill et Bertha occupent un logement social. Après avoir longtemps vécu dans un institut pour handicapés mentaux ils se sont retrouvés livrés à eux-mêmes quand celui-ci comme beaucoup d’autres a fermé au début des années 1990. <|e|> <|s|> BERTHA Elle va venir Jackie ? <|e|>...
<|s|> L'AUTEUR. La scène est à Séville. ACTE I <|e|> <|s|> CHIMÈNE. Elvire, m'as-tu fait un rapport bien sincère ? Ne déguises-tu rien de ce qu'a dit mon père ? <|e|> <|s|> ELVIRE. Tous mes sens à moi-même en sont encor charmés, Il estime Rodrigue autant que vous l'aimez, Et si je ne m'abuse à lire dans son âme, Il vou...
<|s|> L'IMMORTEL À Londres, au début de juin 1929, l’antiquaire Joseph Cartaphilus, de Smyrne, offrit à la princesse de Lucinge les six volumes petit in-quarto (1715-1720) de L’Iliade de Pope. La princesse les acheta. Ils échangèrent quelques mots. C’était, nous dit-elle, un homme épuisé, terreux, aux yeux gris...
<|s|> BORGES Je me le rappelle (je n’ai pas le droit de prononcer ce verbe sacré ; un seul homme au monde eut ce droit et cet homme est mort) une passionnaire sombre à la main, voyant cette fleur comme aucun être ne l’a vue, même s’il l’a regardée du crépuscule de l’aube au crépuscule du soir, toute une vie entière. Je...
<|s|> LE BIBLIOTHECAIRE L’univers (que d’autres appellent la Bibliothèque) se compose d’un nombre indéfini, et peut-être infini, de galeries hexagonales, avec au centre de vastes puits d’aération bordés par des balustrades très basses. De chacun de ces hexagones on aperçoit les étages inférieurs et supérieurs, intermin...
<|s|> ALBERT CAMUS Au printemps, Tipasa est habitée par les dieux et les dieux parlent dans le soleil et l'odeur des absinthes, la mer cuirassée d'argent, le ciel bleu écru, les ruines couvertes de fleurs et la lumière à gros bouillons dans les amas de pierres. A certaines heures, la campagne est noire de soleil. Les y...
<|s|> BORGES La brûlante matinée de février au cours de laquelle mourut Beatriz Viterbo, après une impérieuse agonie qui pas un seul instant ne se rabaissa au sentimentalisme ni à la peur, je remarquai que sur les porte-affiches en fer de la place de la Constitution on avait renouvelé je ne sais quelle annonce d...
<|s|> JEAN-LUC GODARD Toutes les histoires qu’il y aurait Qu’il y aura ? Ou qu’il y aurait ? Qu’il y a eu Toutes les histoires qu’il y aurait <|e|> <|s|> INTRODUCTION <|e|> <|s|> LA COMEDIENNE Tout cela a commencé en 2020, au printemps. Les rues, les magasins, les aéroports, les frontières, le monde était fermé sous la...
<|s|> PARTIE 1 - LIBÈRE DU STRESS SOUS FORME DE CHIENNES 1 <|e|> <|s|> SALIM Une tête ne tombe pas, elle ne peut pas tomber. Elle est reliée par un fil qui descend jusqu’en bas de la personne, et si la tête tombe, le reste tombe. Il ne faut pas casser notre tête, mais on peut casser nos membres. Quand on se casse un me...
<|s|> ERNEST RENAN S’imaginant que la tragédie n’était autre chose que l’art de louer... <|e|> <|s|> L'AUTEUR Abulgualid Mohammád Ibn Ahmad ibn-Mohammád ibn- Rushd (un siècle passera avant que ce nom interminable devienne Averroës, à travers Benraist et Avenryz, sans oublier Aben-Rassad et Filius Rosadis) rédig...
<|s|> L'HOMME DE BABYLONE Comme tous les hommes de Babylone, j’ai été proconsul ; comme eux tous, esclave ; j’ai connu comme eux tous l’omnipotence, l’opprobre, les prisons. Regardez : à ma main droite il manque l’index. Regardez : cette déchirure de mon manteau laisse voir sur mon estomac un tatouage vermeil ; c’est l...
<|s|> L'AUTEUR À la page 22 de l’Histoire de la Guerre Européenne de Liddell Hart, on lit qu’une offensive de treize divisions britanniques (appuyées par mille quatre cents pièces d’artillerie) contre la ligne Serre-Montauban avait été projetée pour le 24 juillet 1916 et dut être remise au matin du 29. Ce sont les plui...
<|s|> APOLLODORE Et la reine donna le jour à un fils qui s’appela Astérion. <|e|> <|s|> ASTERION Je sais qu’on m’accuse d’orgueil, peut-être de misanthropie, peut-être de démence. Ces accusations (que je punirai le moment venu) sont ridicules. Il est exact que je ne sors pas de ma maison ; mais il est moins exact ...
<|s|> L'AUTEUR Chez lui. Son foyer : l’ AMBA , l’Étendue, l’Axe Métropolitain Boston-Atlanta. Prenons une carte programmée pour afficher la fréquence des échanges de données, mille mégabytes représentant un seul pixel sur un très grand écran. Manhattan et Atlanta brillent d’un blanc éclatant. Puis elles se mettent à sc...
<|s|> L'AUTRICE Nul ne le vit débarquer dans la nuit unanime, nul ne vit le canot de bambou s’enfoncer dans la fange sacrée, mais, quelques jours plus tard, nul n’ignorait que l’homme taciturne venait du Sud et qu’il avait pour patrie un des villages infinis qui sont en amont, sur le flanc violent de la montagne, où la...
<|s|> TZINACAN La prison est profonde. Elle est en pierre. Sa forme est celle d’une demi-sphère presque parfaite ; le sol, qui est aussi en pierre, l’arrête un peu avant le plus grand cercle, ce qui accentue de quelque manière les sentiments d’oppression et d’espace. Un mur la coupe en son milieu. Il est très haut,...
<|s|> GILLES DELEUZE Mais alors, qu’est-ce que c’est ? <|e|> <|s|> LE PERSONNAGE CONCEPTUEL Ce n’est plus un cinéma de la série. On a vu que du point de vue formel, je disais, la série c’est une suite d’images visuelles qui tendent vers un genre, une catégorie, etc. <|e|> <|s|> GILLES DELEUZE Du point de vue du contenu...
<|s|> GILLES DELEUZE Alors, écoutez, bon. <|e|> <|s|> LE PERSONNAGE CONCEPTUEL On en était à ceci : cette espèce de méthode de construction de séries. <|e|> <|s|> GILLES DELEUZE En prenant l’exemple de Godard. <|e|> <|s|> LE PERSONNAGE CONCEPTUEL Et ce qu’on avait développé c’était donc l’idée qu’une série, c’était une...
<|s|> LE PERSONNAGE CONCEPTUEL Après guerre, je peux dire que technologiquement, il y a le fameux changement, il y a la troisième forme d’automate qui arrive au monde. L’automate n’est plus l’automate d’horlogerie, n’est plus l’automate moteur, c’est l’automate informatique ou cybernétique. Comment il se définit l’auto...
<|s|> GILLES DELEUZE C’est évident que je vous demande beaucoup de patience puisque nous sommes en train de construire notre programme. En même temps, ça ne va pas vous échapper, que, en même temps que nous construisons ce programme, nous l’entamons déjà. Donc c’est pas tellement une patience... <|e|> <|s|> LE PERSONNA...
<|s|> LE PERSONNAGE CONCEPTUEL C’est vers 30-33. L’essor de la pensée française après la guerre, c’est-à-dire avec Sartre et avec la phénoménologie, avec Sartre et Merleau-Ponty, ne peut se comprendre que compte tenu de cette arrivée d’un certain nombre de très grands philosophes, de grands philosophes, vers 30-33 en F...
<|s|> GILLES DELEUZE ... Ce serait une espèce de cinéma de l’automate spirituel. <|e|> <|s|> LE PERSONNAGE CONCEPTUEL Et je disais la dernière fois - cherchons un peu - même là ! peut être que la profondeur de champ, il faudrait dire qu’elle a deux effets : un effet physique et un effet mental, un effet logique. <|e|> ...
<|s|> L'INTELLIGENCE ARTIFICIELLE Le rêve de créer une machine qui, comme l’être humain, serait capable d’apprendre des algorithmes et de les exécuter à la demande, fut réalisé en 1936. Le génie qui fut à l’origine d’une telle machine n’est autre que le héros de ce livre, le génialissime Alan Turing. <|e|> <|s|> LE PER...
<|s|> VIRGINIE DESPENTES <|e|> <|s|> BAD LIEUTENANTES <|e|> <|s|> VIRGINIE DESPENTES J'écris de chez les moches, pour les moches, les vieilles, les camionneuses, les frigides, les mal baisées, les imbaisables, les hystériques, les tarées, toutes les exclues du grand marché à la bonne meuf. Et je commence par là pour qu...
<|s|> GILLES DELEUZE Aujourd’hui vous me donnez les derniers papiers d’UV éventuellement. Alors il nous reste cette séance et la prochaine. Et donc il faut aller très vite. Alors bon... (bruits de chaises) on en était à ceci la dernière fois, c’était, une fois que nous avions défini l’image-cristal, on essayait comme ...
<|s|> LA JOURNALISTE Qu’apporte l’utilisation d’un robot dans l’espace scénique? S’agit-il d’une forme d’étrangeté – comparé aux acteurs? (…) <|e|> <|s|> ORIZA HIRATA L’utilisation d’un robot n’a pas beaucoup d’importance. Dans 20 ans, il sera normal de voir des robots sur scène, cela n’a donc pas de sens particuli...
<|s|> GILLES DELEUZE ... une notion d’image sonore. Alors, il y a l’aspect que tu dis, mais j’ai aussi de grands espoirs mais qui dépassent mes compétences sur les filtres. Tu connais tout là-dessus, tu connais hein ? Hé bien avec les histoires de filtrage, plus que de stéréophonie, parce que la stéréophonie, moi je cr...
<|s|> LE PERSONNAGE CONCEPTUEL Tout ça c’est un monde aristotélicien. Moi je voudrais dire de Godard - mais en un tout autre sens, pas du tout à cause des formes substantielles - voilà qu’on est dans la pleine question moderne : qu’est-ce-que des images sérielles ? Et si l’on demande : comment Godard procède-t-il pour ...
<|s|> GILLES DELEUZE J’ai oublié une petite conclusion, comme c’était l’essentiel, que tout le problème, tout le problème de départ c’était : en quoi les premiers penseurs du cinéma, ou les premiers grand auteurs, pouvaient assimiler le cinéma aux monologues intérieurs ? <|e|> <|s|> LE PERSONNAGE CONCEPTUEL Vous voyez ...
<|s|> ALAN TURING Je me propose d'examiner la question suivante : "Les machines peuvent-elles penser ?". Il faudrait commencer par définir le sens des termes "machine" et "penser". Si la signification des mots "machine" et "penser" doit être trouvée en examinant la façon dont ils sont couramment utilisés, il est diffic...