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FR2074716A1
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19711008
FR 2074716 A1 19711008 FR 7002021 A 19700120 La présente invention a pour objet un calendrier permettant d'afficher le quantième, le jour, le mois et une répétition de période vingt quatre heures , par exemple les heures de la journée ou jour-nuit. Le calendrier est commandé mécaniquement par un appareil horaire . Dans l'esprit de l'invention, ce calendrier change brusquement de date à minuit , est réalisable presque entièrement par injection, d'où un prix de revient très inférieur à celui des calendriers connus à ce jour. Enfin, le couple demandé à l'appareil horaire pour son fonctionnement est tel qu'il n'enlève rien aux qualités chronométriques de la pendule utilisée. La fig.1 représente l'ensemble du calendrier. La figare 2 montre le détail du mécanisme d'affichage de ce calendrier. L'affichage des jours se fait à l'aide d'un tambour 1 sur lequel sont inscrits les sept jours de la semaine. Le tambour 1 est maintenu es posi tion par un sautoir 2 rappelé par un ressort 3. Le sautoir 2 vient en pri se avec sept goupilles 4 par lesquelles se fera également l'entraînement du calendrier. Le tambour I monté sur l'axe 5 est rendu solidaire du pignon 6 par un embrayage 7. Le ressort 8 tend à toujours appuyer le tambour 1 sur le pignon 6 ce qui permet de réaliser l'embrayage 7. Le pignon 6 engrène avec les dents 9 du disque 10 sur lequel sont inscrits les quan tièmes. Le rapport d'engrenage entre les dentures orthogonales du pignon 6 est de sept à trente et un .Par exemple , cinquante six dents pour le pignon 6 et deux cent quarante huit dents sur le disque 10 des quantièmes Un bouton 11 , solidaire de l'aspe 5 permet d'entrainer le calendrier manuellemnt. L'ensemble des pièces se loge dans un boîtier plastique 12, le disque 10 étant simplement glissant sur des bossages 13 du boîtier 12. L'afficha- ge des mois se fait à l'aide d'un tambour 14 sur lequel sont inscrits les douze mois de l'année, muni de douze goupilles 15 maintenues par un sautoir 16. Un bouton 17, solidaire de l'axe du tambour 14 permet le changement manuel des mois . La fig. 3 montre le détail de l'entraînement du ca lendrier: la came 18 est entraînée gracie à une denture intérieure par l'in termédiaire d'un pignon 19 engrènant avec la roue des heures 20 de l'appareil horaire.Le bec 21 du déclencheur 22 est toujours appuyé sur la came 18 gracie au ressort 23. il va de soi que chaque vingt quatre heures le bec 21 tombera au creux de la came 18 et, par là même autorisera le déplacement du déclencheur 22. Ce déclencheur 22 possède une fourchette 24 qui vient en prise avec une des goupilles 4 du tambour 1 des jours, faisant avancer celui-ci d'un septième de tour La fig. 4 représente la partie supérieure de l'entratnement du calendrier En effet, la fourchette 24 doit sortir de la trajectoire de la goupille 4 pour pouvoir revenir en arrière et prendre la goupille suivante pour le passage du jour correspondant .Pour celà, une came tambour 25 coopèreavee une goupille 26 solidaire du déclencheur 22, obligeant celui-ci , articulé sommairement autour de l'axe"Y", à osciller autour de cet axe d'un angle permettant le dégagement de la fourchette 24 de la goupille 4 du tambour 1 des jours. Un tel agencement de la came 18 permet de donner à la fourchette 24 un déplacement selon un cycle rectangulaire permettant l'entraînement du tambour des jours 1 sans utiliser de cliquet. Si nous prenons comme origine l'instant où le bec 21 tombe dans le creux de la came 18, le déclencheur 22 subit les mouvements suivants: - un déplacement rapide sous l'effet du ressort 23 dans une direction sui- vant 1 'axe "T". - un pivotement autour de l'axe "Y" sous l'effet d'une des rampes de la ca me tambour 25 - un déplacement lent sous l'action de la rampe de la came 18. - un pivotement inverse au précédent autour de l'axe "Y" sous l'action de la rampe de la came-tambour 25, le ressort 23 est alors à san armage ma ximum et la fourchette 24 en prise avec la goupille 4 du tambour 1. Il-est possible également d'entraîner automatiquement le tambour des mois en plaçant sur le disque 10 un entraîneur 27 fig.2coopérant avec par exemple une étoile à douze dents (non représentées), solidaire dE tambour 14. L'entraîneur 27 est placé de telle sorte que lorsque l'on passe au premier du mois le tambour 14 affiche égalemnt le mois correspondant. La mise à la date de ce calendrier s'éffectue de la façon suivante: si l'on tourne le bouton 11, fig.2, on entraînera en même temps les jours et les quantièmes. Si l'on veut avancer simplement d'un jour les quantièmes, ce qui est le cas à la fin d'un mois de trente jours, pour afficher le premier du mois suivant , il suffira de bloquer le sautoir 2 dont l'extrémité esr accessible à l'extérieur du boîtier 12 .De ce fait, l'embrayage 7 patinera et l'on pourra tourner uniquement le disque des quantièmes 10. Le passage manuel des mois pourra se faire facilement en agissant sur le bouton 17. On remarquera que, par construction , la came 18 est d'une dimension telle qu'il sera facile d'inscrire sur celle-ci une répétition t des heures de la journée. Cette répétition pourra se faire sous formed'ins cription traditionnelle (une heure, deux heures,jusqu'à vingt quatre heu Ses )ou , plus a agréablement , sous forme jour et nuit représentée ,pour le jour ,par un soleil décrivant un demi arc de cercle et, pour la nuit,par un clair de lune occupant la moitié de la came 18. La fig. 5 montre les deux aspects que pourrait avoir le répétiteur à midi et à minuit. Bans la réalisation ainsi proposée , on ne pourra inscrire les jours et les mois qu'avec trois lettres.Pour le cas où l'on noudrait écrire entièrement le jour et le mois , il suffira de faire passer les tambours corres pondants à l'extérieur du disque des quantièmes , ce qui permet un affichage complet de la date. fig.6 Le système d'entraînement du calendrier pourra également ëtre simplifié dans le cas où l'on ne désire pas un passage brusque de la date à minuit Pour celà, (fig.8) il suffira de remplacer l'ensemble du déclencheur et de la came, tel que décrit précédemment , par un simple entraineur 27 faisant un tour en vingt quatre heures et possédant un doigt 28 qui, agissant sur les goupilles 4 , fera passer la date en quelques heures. De même , la.remise manuelle à la date du quantième pourra être perfectionnée ( fig.9 ) en désolidarisant l'embrayage 7 par tirage du bouton il il suffira de créer des arrêtoirs fixes 29 empêchant le déplacement latéral et en rotation du tambour 1 lorsque lton tire le bouton 11. De ce fait, comme il est dit précédemment, le pignon 6 engrenant avec la denture 9 du disque 10 des mois permettra d'entraîner uniquement les quantièmes. La conception de ce calendrier est telle qu'il est possible d'utiliser tout ou partie des éléments décrits , ce qui permet de réaliser des pendules dont l'aspect extérieur sera très différent à partir du même mécanisme de base.Un certain nombre de ces possibilités est représenté sur la figure 7 REVENDICATIONS 1. Dispositif calendrier à déclenchement instantané commandé par un appareil horaire permettant l'affichage des jours de la semaine , du quantième , du mois et de la répétition des vingt-quatre heures de la journée caractérisé par le fait qu'il utilise pour l'inscription des jours de la semaine un tambour qui entrasse un disque sur lequel sont inscrits les quantièmes lequel disque entratne lui-meme un tambour portant l'inscription des mois 2. Dispositif selon la revendication 1 caractérisé par le fait que le système de déclenchement instantané est constitué par une came à double effet associée à un entratneur 3. Dispositif selon la revendication 1 caractérisé par le fait que toutes ses pièces principales sont réalisables par injection d'où un prix de revient intéressant 4. Dispositif selon la revendication 1 caractérisé par le fait que la répétition des vingt-quatre heures de la journée se fait à l'aide de la came , objet de la revendication 2. 5. Dispositif selon la revendication 4 caractérisé par le fait que la répétition des vingt-quatre heures de la journée peut entre symbolisée pour le jour par un soleil , pour la nuit par un clair de lune , décrivant l'arc de cercle d'une ouverture de cadran
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FR2959909A1
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FR 2959909 A1 20111118 FR 1002014 A 20100511 lo 15 20 25 30 35 La présente invention concerne un dispositif de volets escamotables servant de carter de protection du système d'épandage lorsque lesdits volets sont fermés quand l'épandeur n'est pas en service et de déflecteurs anti-projections latéraux lorsqu'ils sont ouverts en cours d'épandage. Les systèmes de protection connus assurent uniquement la fonction de carter du système d'épandage et sont soit amovibles soit escamotables verticalement. De plus, cela nécessite la fourniture de déflecteurs anti- projections latéraux en sus. Le carter amovible nécessite du matériel de manutention pour la pose et la dépose de celui-ci. De même, le carter escamotable verticalement nécessite un système mécanique et hydraulique important compte tenu des efforts engendrés et comporte des risques d'écrasement entre ce carter et le système d'épandage si le système d'ouverture venait à céder en position haute. Cette invention a pour but de remédier à tous ces inconvénients en limitant le poids de l'ensemble et en effectuant une ouverture latérale en deux parties (droite et gauche). De plus, tout l'ensemble peut-être monté soit en usine par les soins du constructeur, soit par toutes autres personnes en d'autres lieux grâce au pré équipement prévu sur la machine. Le corps du carter est composé de 4 parties qui sont repliables deux à deux. Une charnière reliant les deux carters de droite dans un premier temps, et une autre charnière reliant cet ensemble (que l'on appellera demi-carter) avec le corps arrière de l'épandeur dans un deuxième temps. Le principe de montage est identique sur le côté gauche de l'épandeur. La cinématique d'ouverture et de fermeture du carter est assurée par un système d'axes coulissants dans des trous oblongs disposés au dessus du cadre du système d'épandage. Le principe de fonctionnement consiste à actionner des leviers, que nous appellerons leviers actionneurs, par un ou plusieurs vérins hydrauliques (ou autres types d'énergie), ayant pour but de faire déplacer un axe vertical sur lequel est fixée l'extrémité haute du demi-carter (droite ou gauche). Nous allons isoler le côté droit du système, en sachant que toutes ces descriptions sont identiques sur le côté gauche. L'axe de l'extrémité coulissante du vérin est coulissant par rapport à la plaque support, que nous appellerons plaque de cinématique, à l'aide d'un trou oblong de forme non rectiligne et aussi coulissant dans un trou oblong du levier actionneur, ce qui permet, lors de la mise en fonctionnement du vérin, la rotation du levier actionneur étant donné que celui-ci pivote sur un axe positionné entre ce levier actionneur et la plaque de cinématique. L'axe vertical de l'extrémité haute du demi-carter est monté sur roulement, et e st également coulissant dans un trou oblong de forme non rectiligne dans la plaque de cinématique, et aussi coulissant dans un trou oblong du levier actionneur, ce qui permet, lors de la mise en fonctionnement du vérin, le déplacement du demi-carter étant donné qu'il est monté sur charnière d'un coté et coulissant sur la partie supérieure de l'autre. lo 15 20 25 30 35 Le centrage entre les deux carters droit et gauche, permettant d'assurer le bon positionnement et le bon alignement de ces carters en position fermé, est positionné au bas des tôles carters. Pour la position ouverte de ce carter, une pression constante est maintenue par pression du système cinématique de chaque côté de l'appareil grâce à un tampon caoutchouc monté sur une pièce, permettant le contact entre le carter et les côtés de la caisse de l'épandeur. Ce dispositif est nécessaire pour faire face aux contraintes engendrées par le produit épandu projeté par le système d'épandage, les carters ouverts ont donc une fonction de déflecteurs antiprojections latéraux. Il sera approprié de placer un système de régulation de la vitesse d'ouverture des carters afin que les axes des parties coulissantes circulent dans leurs logements de façon fluide en évitant tous risques de blocage, par exemple, un limiteur de débit pour un asservissement hydraulique du système. Il sera également approprié de placer une sécurité à l'ouverture des carters. Le principe est de s'assurer que les carters soient complètement ouverts avant de permettre la rotation de fond mouvant, ce qui pourrait engendrer, le cas échéant, des dégâts. Cette sécurité peut-être de type électrique, hydraulique, ou autre, suivant le type de fonctionnement du fond mouvant. Un carter en tôle vient coiffer toute la partie haute de la cinématique de fonctionnement de façon à protéger tous les éléments contre les dépôts de produit à épandre. La figure 1 représente une vue de dessus de la cinématique d'ouverture/fermeture des carters en position fermée. La figure 2 est une vue 3/4 arrière gauche de l'invention complète montée sur le système d'épandage du matériel en position fermée. La figure 3 représente une vue de dessus de la cinématique d'ouverture/fermeture des carters en position ouverte. La figure 4 et une vue Y4 arrière gauche de l'invention complète montée sur le système d'épandage du matériel en position ouverte. La présente invention est destinée à être montée à l'arrière d'un véhicule par, exemple un épandeur de produit organique, et est fixée sur le système d épandage. Comme le montrent les fig. 2 et 4, la présente invention consiste en des volets 10 et 11 rabattables latéralement par coulisse sur une plaque cinématique carénée 17 et repliable grâce aux charnières 12. Ces carters ou volets assurent une protection du système d'épandage situé, par exemple, à l'arrière d'un épandeur. 10 15 20 25 30 La fig. 2 représente les volets en position fermée assurant leur rôle de protection, et pour un meilleur centrage, un axe 13 se loge dans une pièce 14 en forme de V, ces deux éléments sont situés sur la partie basse desdits carters 11. La fig. 4 représente les volets en position ouverte assurant leur rôle de déflecteur antiprojection. De façon à contrer les efforts du produit épandu et projeté sur ces carters, une butée caoutchouc 16 est positionnée sur un bras 15 fig. 2. Les ensembles bras/butée caoutchouc sont positionnés sur les carters 10 et viennent en butée sur le flanc du système d'épandage. L'articulation des volets se fait à l'aide d'un axe 7 monté sur roulement et coulissant dans une lumière de la plaque 1 fig. 1. Ces axes sont situés sur la partie supérieure des volets 11. Les fig. 1 et 3 représentent le sous-ensemble de cinématique situé sur la partie haute du système d'épandage. L'ouverture et la fermeture des carters se font à l'aide du levier 2 qui est pivotant sur l'axe 3 et actionné par un vérin 4. L'axe 6 fait la liaison entre le vérin 4 et le levier 2, il coulisse dans une lumière de la plaque 1 et dans un oblong du levier 2. Le vérin 4 est pivotant sur un axe 5 qui est soudé sur la plaque 1. La cinématique d'ouverture est la suivante : Le vérin 4 pousse le levier 2 par l'intermédiaire de l'axe 6. Le levier pivote par rapport à l'axe 3 et tire l'axe 7 qui coulisse dans la lumière de la plaque 1. Etant donné que l'axe 7 est solidaire du carter 11, l'ouverture est donc possible grâce au pliage des carters 10 et 11 sur les charnières 12. Lorsque que les butées caoutchouc 16 sont en contact et en pression sur le flanc du matériel, l'ouverture est donc complète. Pour la fermeture, l'opération est inversée, le vérin 4 tire sur le levier 2 qui lui-même tire sur les carters 11 à l'aide de l'axe 7. La fermeture est complète lorsque l'axe 13 est logé dans la « fourchette » 14. Comme on peut le voir sur la fig. 2 il est nécessaire d'équiper la source d'énergie, ici hydraulique, par des régulateurs de débit 18 de façon à limiter la vitesse d'ouverture et de fermeture sans dégâts matériel. Ce dispositif de protection selon l'invention est destiné aux matériels agricoles ayant des parties saillantes et dangereuses contre lesquelles il est nécessaire de se protéger. 35 to 15 20 REVENDICATIONS1. Dispositif de protection destiné aux matériels agricoles, ayant des parties saillantes et dangereuses, s'ouvrant latéralement et de chaque cotés en se repliant, et ayant une fonction de déflecteur anti-projection lorsque ce dispositif est ouvert, caractérisé en ce que des moyens (1 à 4 ; 6 à 7) sont prévus pour assurer l'ouverture et la fermeture des carters (10, 11). 2. Dispositif de protection selon la revendication 1 caractérisé en ce que les moyens pour l'ouverture et la fermeture des carters pré cités comprennent un levier (2), fixé sur une plaque (1) par un axe (3), dans le plan longitudinal (P), et actionné par un vérin (4) permettant au levier (2) de tourner par rapport à l'axe (3). 3. Dispositif de protection selon la revendication 2 caractérisé en ce que l'axe (6), situé sur le levier (2) et au bout du vérin (4) permet le déplacement du levier de façon circulaire par l'intermédiaire des lumières présentes sur le levier et sur la plaque. 4. Dispositif de protection selon la revendication 3 caractérisé en ce que l'axe (7), situé à l'extrémité du levier (2), est solidaire du carter (11). Cet axe, logé dans une lumière circulaire faisant partie de la plaque (1), est actionné par le levier (2). Ce même levier se déplace de façon circulaire par l'intermédiaire de deux lumières présentes sur la plaque (1) et le levier (2). 5. Dispositif de protection selon la revendication 4 caractérisé en ce que la plaque (1) est située en haut du dispositif de protection et est protégée par un carénage (17). 25 6. Dispositif de protection selon la revendication 5 caractérisé en ce que les carters (10, 11) situés d'un même côté, sont liés entre eux et au véhicule par charnières. 30
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FR 2959911 A1 20111118 FR 1002013 A 20100511 La présente invention est du domaine de la fromagerie, plus particulièrement du domaine des moules à fromage d'un type connu dit à "fond suspendu" et elle a pour objet un procédé d'assemblage d'une poche avec ses moyens de maintien semi permanent sur la partie rigide du moule de pressage du fromage. On rappelle que ces moyens de maintien sont avantageusement, mais pas nécessairement, des moyens élastiques; l'invention vise aussi un modèle ou "patron" de découpe des pièces de toile destinées à former un poche ainsi que son mode de couture. L'invention a également pour objet la poche résultant du procédé d'assemblage des modèles de découpe et/ou des modes de couture sus visés; Pour bien comprendre la présente invention on pourra se référer aux publications suivantes qui constituent un art antérieur à la présente invention : la publication EP 0072309 (Jean CHANET) qui divulgue pour la première fois des moules à fromage à habillage (entoilage) semi permanent et à fond suspendu, et à la publication FR 2792497 qui divulgue un moule rectangulaire, carré notamment. On pourra aussi se référer à une demande plus récente (FR 08 04802, Jacques CHANET) qui décrit un habillage pour moule rectangulaire (carré) et plus particulièrement un mode très particulier de suspension du fond au moyen d'une embrasse rigide rectangulaire; la présente invention pourrait tout à fait s'appliquer à la fabrication d'un tel habillage, encore qu'elle soit étrangère au mode de suspension du fond. En se reportant à la fig.2 de la publication précédente on devra comprendre que les pans latéraux, rectangulaires tels que 23 de la poche représentée en perspective sont découpés dans le "droit-fil" de la toile dont ils sont constitués de manière à être inextensibles (en effet l'extension dans une direction entrainerait une rétraction dans une direction perpendiculaire et la paroi interne du moule ne serait plus ainsi intégralement tapissée. Dana la suite de la description il le concept de "pan" sera toujours associé à "découpé dans le droit fil". Dans la réalisation du moule et de son habillage décrite dans cette dernière publication, le collage du bord supérieur de la toile dans son moyen de maintien semi permanent sur le moule (ceinture élastique) est effectué sur une "forme de montage"" parallélépipédique, pan par pan, un pan pour chacun des quatre cotés de la "forme de montage" au moyen de pinces placées provisoirement. Lorsqu'il s'agissait, antérieurement, de moules cylindriques, la partie cylindrique de la poche, dite "jupe" était découpée dans le "biais" de la toile, d'où il résultait une certaine élasticité qui permettait un serrage spontané sur le moyen de maintien enduit de colle placé sur une "forme de montage" cylindrique, ce qui évitait la nécessité de recours à des pinces. On conçoit cependant qu'il n'est guère possible d'utiliser une "forme" cylindrique pour effectuer le collage des pans rectangulaires en droit-fil séparés les uns des autres, puisque leur simple juxtaposition interdirait toute extensibilité qui permettrait leur maintien sur la "forme"; en outre leur discontinuité dans la ceinture semble être à l'origine d'un manque de solidité du collage, à l'utilisation. Il faudrait donc trouver le moyen de conférer au bord supérieur des pans aussi bien une certaine élasticité globale, qu'une continuité sur tout le pourtour supérieur de la poche destiné à être collé, ou autrement, assemblé avec le moyen de maintien (de préférence ceinture ou profilé élastique) C'est précisément ce moyen de conférer continuité et élasticité globale au bord supérieur d'une poche d'habillage d'un moule à fromage parallélépipédique, bord formé d'une juxtaposition de pans rectangulaires, qui fait l'objet de la présente invention. Selon la présente invention un tronçon de ruban élastique est cousu sur au moins une partie du bord supérieur de deux pans voisins, et cela pour les quatre pans deux à deux; ainsi, bien que chacun des pans soit par lui-même, inextensible dans le sens de son bord supérieur, puisque découpé dans le droit fil, on obtient bien un extensibilité globale apportée par les tronçons élastiques. Ainsi il résulte de l'assemblage des pans par des tronçons élastiques à la fois une élasticité globale (alternance continue de parties élastique (tronçons) et de parties inextensibles (pan de toile)) autorisant le montage et le maintien spontané sur une "forme de montage" cylindrique (sans recours à des pinces), en même temps qu'une pseudo continuité du pourtour supérieur des pans d'une même poche augmentant la solidité de l'assemblage. Un aspect secondaire de l'invention réside dans un mode particulièrement avantageux de confection de la poche à partir d'une découpe générale en "croix" dans le droit-fil à l'exception de découpes en biais reliant le milieu des branches de la croix deux à deux, découpes en biais comportant chacune une petite échancrure médiane; les coutures seront exécutées le long des bords de la croix comprises dans les découpes en biais, Ainsi une poche constitutive d'un "habillage" de moule à fromage pour fromages à pâte pressée, le dit moule étant de type "à fond suspendu" de forme rectangulaire, la dite poche étant issue d'une découpe cruciforme découpée suivant le droit fil d'un textile synthétique , est principalement caractérisée en ce qu'elle est constituée d'une partie centrale rectangulaire et de quatre pans identiques , un tronçon de ruban élastique est cousu sur au moins une partie du bord supérieur de deux pans voisins, et cela pour les quatre pans deux à deux, d'où il résulte qu'est formé un bord supérieur de la poche à la fois continu et élastique Avantageusement une échancrure est ménagée entre les bords latéraux des pans , lesquels ne sont pas cousus jusqu'à leur extrémité supérieure pas plus qu'ils ne sont jointifs sous le tronçon élastique à cette extrémité Avantageusement encore les branches de la croix sont reliées au voisinage de leur milieu par une découpe en biais comportant elle-même en son milieu une petite échancrure Avantageusement encore, après repliement autour d'une bissectrice les parties des bords des branches de la croix comprises dans la découpe en biais ayant été superposées et cousues pour laisser subsister deux ailes flottantes qui, après avoir été rabattues chacune respectivement contre la branche de la croix dont elle est issue, y est fixée par une couture de bord. Avantageusement encore les dites coutures de bord sont des coutures en zigzag; Avantageusement enfin, des coutures dites médianes, une couture dite transversale et un point d'arrêt en aller-retour sont opérés sur les dites ailes flottantes rabattues et cousues La présente invention sera mieux comprise et des détails en relevant apparaitront, à la description qui va être faite de formes particulières de réalisation, en relation avec les figures des planches annexées dans lesquelles : la fig.l illustre une découpe avantageuse pour obtenir une poche, selon une pièce unique sur laquelle pourront être exécutées des coutures qui confèreront à la poche une aptitude à être utilisée de façon optimale avec un moule à fond 25 suspendu par une "embrasse" rigide la fig.2 illustre une étape ultérieure des opérations de couture ; la fig.3 illustre une étape finale des opérations de couture, qui est répétée pour chacun des quatre "coins" inférieurs de la poche; 30 la fig.4 reprend la figure précédente en lui ajoutant un détail qui constitue un point primordial de la présente invention, la fig.5 illustre schématiquement une poche pour moule parallélépipédique telle qu'elle est conformée à l'issue des opérations de couture. Sur la fig.l une découpe de forme générale en croix 10 35 est découpée, de préférence à chaud, dans le "droit fil" d'une pièce de toile, avantageusement synthétique (polypropylène ou polyester), "droit fil" c'est dire que les bords, tels que 11, d'extrémité des branches (ou pans) sont parallèles soit aux fils de chaine soit au fils de trame; de cela il résulte que les branches de la croix sont inextensibles aussi bien dans le sens de leur longueur que dans celui de leur largeur, ce qui est indispensable dans le cas d'un habillage de moule parallélépipédique. On remarque l'existence d'un partie centrale 16 carrée (cas de la figure) ou rectangulaire destinée à surmonter le "fond" suspendu carré du moule. Sur cette figure il apparaît aussi que chacune des branches adjacentes de la croix, telles que les deux branches (ou pans) 12 et 13 sont reliées au voisinage de leur milieu par une découpe en biais telle que 14 comportant elle-même en son milieu une petite échancrure 15; cette disposition se retrouve entre chacune des quatre branches de la croix 10. A partir de la découpe telle que ci-dessus décrite, les coutures sont exécutées de la façon suivante : les parties des bords 17 des branches de la croix comprises dans la découpe en biais 14, sont, après repliement autour d'une bissectrice telle que 18, superposées et cousues en 20 (fig.2); cette couture 20 est bien visible sur la fig.2; il subsiste lors de la découpe en biais 14 deux ailes flottantes 21a, 21b (fig.2) qui, après avoir été rabattues chacune respectivement contre la branche de la croix dont elle est issue, y sont fixées chacune par une couture de bord , respectivement 30a, 30b, de préférence en zigzag (fig.3). La fig.4 illustre en perspective approximative et partielle un coin 51 de la poche avec ses coutures; ces dernières sont de préférence en continuité les une des autres et se terminent par un point d'arrêt en aller-retour 33. On remarque sur cette figure deux coutures médianes 31 et 32 qui sont situées de part et d'autre de la couture 20 qui n'apparaît pas sur la figure puisqu'elle est située à la jonction des ailes 21a et 21b et sous ces ailes, de préférence dans la continuité des coutures 30a, 30b, 31, 32 on effectue une couture transversale 34 qui doit normalement être placée dans une rainure périphérique du fond suspendu. lorsque la poche est en place dans le moule. Sur cette même fig.4 , un tronçon 41 de ruban élastique relie, au voisinage de leur bord supérieur 11, deux pans voisins par exemple 12 et 13, ce tronçon de ruban élastique est de préférence cousu sur la partie des pans qu'il surplombe. Sur la fig.5, apparaît schématiquement une poche 53 pour moule parallélépipédique telle qu'elle est conformée à l'issue des opérations de couture; on y remarque une symétrie d'ordre quatre autour d'un axe vertical , avec quatre ensemble de coutures "en coin" 51 tels que décrits pour l'un d'eux à la figure précédente, et quatre tronçons 41 de ruban élastique .On aperçoit une petite partie du fond 16 fermant la partie inférieure de la poche. Revenant sur les tronçons élastiques 41 qui sont des éléments importants de la poche puisqu'à la fois ils autorisent l'utilisation d'une forme cylindrique pour l'assemblage par collage de la partie textile de la poche avec son élément de maintien sur le moule (non représenté mais constitué de préférence par un profilé en élastomère massif), et ils renforcent considérablement la solidité du collage sur ou dans cet élément de maintien; on observera que ces tronçons peuvent laisser subsister une échancrure telle que 44 (fig.3 et 4) entre les bords latéraux des pans, lesquels ne sont pas cousus jusqu'à leur extrémité supérieure pas plus que de préférence ils ne sont jointifs sous le tronçon à cette extrémité (voir aussi fig.2, sur laquelle il est bien visible que la couture 20 s'interrompt vers le milieu de la hauteur de la poche). Ces échancrures ont comme utilité principale d'autoriser l'adéquation du périmètre de la poche avec le périmètre intérieur du moule et avec son périmètre extérieur (la paroi du moule pouvant épaisse d'une dizaine de millimètres, mais le moule peut aussi être évasé à sont extrémité supérieure) .ou encore l'adaptation du périmètre supérieur de la poche avec les périmètres supérieurs intérieur d'une part et extérieur d'autre part du moule.20 REVENDICATIONS1 - Poche constitutive d'un "habillage" de moule à fromage pour fromages à pâte pressée, le dit moule étant de type "à fond suspendu" de forme rectangulaire, la dite poche étant issue d'une découpe cruciforme découpée suivant le droit fil d'un textile synthétique , caractérisé: en ce que la dite poche est constituée d'une partie centrale (15)rectangulaire et de quatre pans (12, 13)) identiques , un tronçon de ruban élastique est cousu sur au moins une partie du bord supérieur de deux pans voisins, et cela pour les quatre pans deux à deux, d'où il résulte qu'un bord supérieur de la poche ainsi formé est à la fois continu et élastique 2 - Poche selon la précédente, caractérisée : en ce qu'un échancrure telle (44, fig.4)est ménagée entre les bords latéraux des pans (12, 13), lesquels ne sont pas cousus jusqu'à leur extrémité supérieure pas plus qu'ils ne sont jointifs sous le tronçon élastique à cette extrémité 3 - Poche selon la précédente, caractérisée : en ce que les branches (12, 13) de la croix sont reliées au voisinage de leur milieu par une découpe en biais (14) comportant elle-même en son milieu une petite échancrure 4 - Poche selon la précédente, caractérisée : en ce que, après repliement autour d'une bissectrice (18) les parties des bords (17) des branches de la croix comprises dans la découpe en biais (14) ayant été superposées et cousues (en 20) pour laisser subsister deux ailes flottantes (21a, 21b) qui, après avoir été rabattues chacune respectivement contre la branche de la croix dont elle est issue, y est fixée par une couture de bord (30a, 30b) 5 - Poche selon la précédente, caractérisée : en ce que les dites coutures de bord (30a, 30b) sont des coutures en zigzag (fig.3) 6 - Poche selon la précédente, caractérisée : en ce que des couture dites médianes (31, 32), une couture dite transversale (34) et un point d'arrêt en aller-retour (33) sont opérés sur les dites ailes flottantes rabattues et cousues.35
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FR 2959912 A1 20111118 FR 1002048 A 20100512 La présente invention concerne une nouvelle façon d'attacher sa ceinture autour d'un kimono. L'invention s'adapte à tous les types d'arts martiaux possédant un kimono et dont la fermeture de celui-ci se fait par le biais d'une ceinture révélant le grade de la 5 personne. L'invention vise donc à faciliter la façon d'attacher sa ceinture autour de son kimono, la rendant ainsi indé-faisable pendant les exercices jusqu'à l'apprentissage du noeud qui, souvent complexe, est appris vers l'âge de 7 ans. Aujourd'hui, de plus en plus d'association sportive (arts martiaux) font découvrir 10 leur sport aux enfants à partir de 3 ans. A cet âge, l'enfant est en phase d'apprentissage intellectuelle, mais aussi moteur : finalement beaucoup de choses pour ces petits. Souvent lorsque les enfants arrivent dans une salle d'arts martiaux appelée « DOJO », ils ne connaissent rien des traditions de ces sports ou très peu (par le 15 biais de la pratique de papa ou de maman). Tous les pratiquants se doivent d'avoir un kimono et une ceinture ! Mettre un kimono, composé d'un pantalon et une veste, reste à la portée de tout le monde. Quant à la ceinture, la complexité du noeud (cf. : annexe 1 et 2), rend un enfant de 3 ans et plus incapable de nouer cette dernière. Parfois même les 20 parents n'y arrivent pas. Souvent dans les cours, les enfants se présentent avec des noeuds et des pans de ceintures de longueurs et grosseurs différents, laissant déjà percevoir qu'ils ne tiendront pas longtemps (cf. : annexe 3) Avant chaque début de cours, le professeur, appelé aussi « Maitre », ainsi que les bénévoles des associations perdent un temps fou à expliquer tour à tour aux parents comment faire le noeud de ceinture. C'est uniquement lorsque tout le monde se retrouve avec un kimono et une s ceinture nouée de la même façon, comme le veut la tradition dans les arts martiaux, que l'on peut commencer le cours par le traditionnel « salut ». Une fois le cours commencé, sur la surface d'entrainement « TATAMIS », ces enfants se retrouvent seuls avec le « Maitre », et surtout éloignés de leurs parents. Que se passe-t-il au bout de 5mn d'échauffement ? Le noeud de ceinture so se dénoue et la ceinture tombe au sol. Le « maitre » ou son assistant (s'il en a un) doit refaire le noeud. Cela se reproduit si souvent, qu'il passe énormément de temps à interrompre son cours pour refaire des noeuds de ceinture. Les enfants ne pouvant pas quitter le « TATAMIS » pour aller voir papa, maman...( question de sécurité, hygiène, et politesse ) 15 A quoi servent ces ceintures ? En tout premier lieu à tenir le kimono, mais aussi à indiquer le niveau de pratique de la personne. Suivant les disciplines les couleurs changent. Comment sont décernées les ceintures ? Pour tout débutant et quelque soit la discipline, l'enfant commence par une ceinture blanche (hormis pour la 20 discipline : le Yoseikan). Au fil de sa progression et sa faculté d'apprentissage, il peut prétendre à changer de grade (ou de ceinture) en passant un test. Les ceintures sont présentées sous forme de rouleaux de couleurs de 50m. Le « Maitre » ou ses assistants coupent des bouts de ceinture en prenant à tour de rôle la taille de chaque enfant, d'où une perte de temps importante. Il existe aussi des ceintures déjà coupées, et qui sont presque de taille unique. Les inconvénients de ces ceintures sont qu'elles sont plus onéreuses, la taille des enfants étant tellement différente que l'on retrouve des pans de longueurs variables, ce qui va à l'encontre de l'harmonie souhaitée dans les dojos (cf. : s annexe 3 photos 5 et 6). L'invention susnommée a pour but de simplifier tout ça. Avec sa bande auto-agrippante (A) , son noeud (B) déjà fait et ses pans (C) cousus sur la ceinture (D) . On entend par bande auto-agrippante deux bandes qui lorsqu'elles sont en contact l'une avec l'autre deviennent difficilement désolidarisables, une des deux so bandes s'appelle la « boucle » (Al) qui est une bande plus ou moins douce et l'autre s'appelle le « crochet » (A2) qui est un peu plus dure. Les pans sont les deux bouts de ceinture pendant des deux cotés du noeud. Un enfant se retrouve capable de l'attacher autour de sa taille même dès l'âge de 3 ans, le noeud de ceinture étant déjà fait suivant la tradition et cousu avec ses 15 pans de façon à ne plus se défaire, c'est une étape en moins à faire pour l'enfant, mais également pour le professeur. L'invention permet également d'avoir une ceinture à taille unique, car réglable avec sa longueur de bande auto agrippante, cousu sur le coté de la ceinture. Pour finir, l'invention permet également de respecter les traditions des arts martiaux, avec le noeud de ceinture identique, 20 des pans de ceinture tous de même longueur. L'autre astuce est d'écrire ou de faire broder le nom de l'enfant à l'arrière de la ceinture, car il n'y a plus de croisement de ceinture au dos. (cf. : annexe 3 photos 7 et 8) L'objectif principal de l'invention est donc de proposer un système d'ouverture et de fermeture de la ceinture (grâce aux bandes auto-agrippantes Al et A2 cousues sur la ceinture D), la rendant plus facilement utilisable, même par un enfant de 3 ans : gain d'autonomie. Le deuxième objectif de l'invention est de proposer un noeud de ceinture (B) déjà fait, qui ne se défait pas, tout en respectant l'éthique des arts martiaux (la façon de nouer le noeud), permettant ainsi une harmonie identique : même noeud, même longueur de pans ... Le troisième objectif de l'invention est de proposer également une ceinture (D) réglable en taille (grâce aux longueurs de bandes auto-agrippantes cousues sur la ceinture), tout en respectant la sécurité des pratiquants (pas d'objets métalliques, plastiques durs ...). Le dernier objectif de l'invention est de pouvoir marquer le nom ou prénom des enfants sur une surface plane à l'aide d'un marqueur ou d'une brodeuse, à 15 l'arrière de la ceinture, difficile à réaliser jusque maintenant. Dans un aspect principal l'invention propose une ceinture (D) déjà nouée dont le noeud (B) est fait en respectant la tradition et cousu sur la ceinture avec les pans (C), le rendant impossible à désolidariser, ainsi qu'un système de réglage de la 20 ceinture par bande auto agrippante (Al et A2) cousu la rendant facile à enlever et à mettre même pour des enfants. L'invention sera mieux comprise à la lecture des figures annexées : - La figure 1 de la page 1/4 représente la vue de la ceinture (D) de face et non attachée - La figure 2 de la page 1/4 représente la vue de la ceinture (D) de dos et non 5 attachée - La figure 3 de la page 2/4 représente les pans (C) et le noeud (B) cousus - La figure 4 de la page 2/4 représente les bouts de pans (C) qui pourront être cousus Le procédé de fabrication commence par la découpe de longueur de ceinture 10 dans les rouleaux de 50 ou 100m (Cf.: page 3/4 figure 5). Nous obtenons des bouts de ceintures de même longueur (Cf.: page 3/4 figure 6). Ensuite nous procédons à la fabrication du noeud (Cf.: page 3/4 figure 7). Nous coupons la ceinture à l'endroit prévu pour le réglage des tailles (Cf. page 4/4 figure 8 et 9). Par la suite, nous cousons la partie de la bande auto agrippante coté boucle (Al) 15 sur la face de la ceinture (Cf. : page 1/4 figure 1), puis la partie crochet (A2) sur la partie de la ceinture prévu à cet effet (Cf.: page 1/4 figure 2). Nous cousons ensuite les pans de ceintures sur celle-ci à coté du noeud, de façon à avoir un noeud qui ne se défait plus (Cf.: page 2/4 figure 3). Enfin nous replions les bouts de pans de la ceinture par un point de couture pour éviter toute détérioration de 20 celle-ci suivant la matière de celle-ci (Cf. : page 2/4 figure 4). Nous obtenons ainsi, une ceinture avec un noeud qui ne se désolidarise plus, réglable et facile à mettre, grâce à la bande auto agrippante (Cf. : annexe 4 photo 13) cousue, qui respecte les traditions des arts martiaux (Cf. : annexe 4 photos 9, 10, 11, 12). 10 1510 REVENDICATIONS1- Ceinture d'arts martiaux caractérisée en ce qu'elle comporte des bandes auto agrippantes cousues pour la nouer lui permettant d'être réglable en taille et en ce qu'elle comporte un noeud de ceinture fait en respectant la tradition, cousu avec ses pans. 2- La ceinture d'arts martiaux selon la revendication 1 avec les bouts de pans repliés et cousus sur les pans. 15
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FR 2959913 A1 20111118 FR 1002008 A 20100511 La présente invention concerne un mannequin équipé d'un dispositif de modification de tailles destiné plus particulièrement à la couture ainsi que son procédé d'adaptation commandé par un logiciel spécifique. Pour les mannequins, on a utilisé jusqu'à ce jour ceux conçus en cousant des morceaux de tissus comme de la grosse toile, directement ou par le moyen d'une mince couche de coton, sur la surface d'une forme faite en carton et analogue, ceux dont l'intérieur est obtenu en un mélange de plâtre et de textiles et dont l'extérieur est en tissu et obtenus en enroulant une mousse de matière plastique à l'extérieur, les mêmes dont l'extérieur peut être en papier, ceux dont l'extérieur est en tissu et obtenus en enroulant une mousse de matière plastique molle à l'extérieur d'un mannequin en matière plastique ou analogue. Cependant, comme ces mannequins sont fabriqués selon des mesures standard du corps humain ou de façon à être un peu plus petits que les mesures standard, il est presque impossible, même avec un grand nombre de modèles de mannequins, d'être totalement en accord avec l'utilisateur. Ainsi il est nécessaire qu'un mannequin soit révisé au moyen de rembourrage de coton ou analogue, pour se conformer à la silhouette de l'utilisateur. On a également utilisé un mannequin étudié de façon à pouvoir être ajusté selon la silhouette, à l'aide de plusieurs coussins. Cependant, en plus de la nécessité de disposer d'une grande variété de coussins, il est très difficile, dans ce cas, de régler le mannequin. Le brevet d'invention N°8120987 relatif à un mannequin personnalisé permet la reproduction exacte d'un buste d'une personne par l'application d'un jersey tubulaire tendu et moulé sur le buste d'une personne physique, qui après séchage, peut être assemblé en un «mannequin empreinte» aux mesures 1 réelles. Ce dispositif caractérisé par le durcissement de bande de plâtre sur le corps de la personne nécessite d'être fendu le long du dos de la personne générant plusieurs contraintes: l'obligation de la présence physique de la personne pour procéder à sa prise de mesure, la gêne occasionnée par l'opération de moulage et découpage sur son corps des bandes de plâtre. Ce processus est contraignant et lent. Il pose également des problèmes de conservation et de stockage et de risques de blessures. Il ne répond pas à une logique d'optimisation technique, temporelle et financière du processus de sur-mesure. La demande de certificat d'utilité N°7538191 relatif à un mannequin réglable et procédé de fabrication consiste en un mannequin se conformant à la partie supérieure du corps humain caractérisé en ce qu'il se compose d'un certain nombre de pièces à surfaces courbées, ayant des formes appropriées selon les diverses parties du corps supérieur, chaque pièce à surface courbée étant constituée d'un filet flexible et modérément plastique, pour permettre audit filet de conserver la forme à laquelle il a été déformé, et d'un revêtement couvrant ledit filet. Ce mannequin pose le problème d'une modélisation réglable et ajustable en 3D selon des données de gradation variable. Il n'offre qu'une seule possibilité de taille ajustée. Il manque de facilité d'usage et technique. Il n'offre pas un outil d'enregistrement et d'utilisation de ces données volumétriques. Il pose un problème d'efficacité économique dans la mesure où il n'offre qu'une mono-utilisation du mannequin. Le brevet d'invention N° US6438853 B1 relatif à un set de mannequins aux mesures et formes particulières fabriquées selon une base de données préétablies sur une étude des morphologies des soldats de l'armée américaine pose le 2 problème également du stockage et du coût de cette panoplie. Il n'apporte pas une réponse globale et unique à un multiproblème à savoir la diversité des morphologies du corps humain devant être retranscrite sur un seul et même objet afin d'optimiser temporellement et qualitativement une production de vêtements. Par conséquent, ces mannequins cités dans l'état de la technique ne représentent tous qu'une forme extérieure du corps selon des standards fixes ou au maximum non évolutifs au réel. Ils ne sont pas réglables à l'infini. Ce sont davantage des arcanes servant de support au travail des techniciens mais jamais de véritables bustes anatomiquement homothétiques au corps humain de la femme, de l'homme et de l'enfant. Ils ne comportent également aucun composant de nature technique, scientifique ou informatique offrant un rendu en 3D et au réel simultanément soit de la diversité des anatomies humaines soit des tableaux de mesures standard utilisés en gradation. Surtout, ils n'apportent aucune solution technique nouvelle quant à la facilité de réalisation d'un modélisme en 3D et en réel sur mannequin. Ils ne proposent aucune solution technique quant au problème de gradation en ne permettant qu'une seule option, c'est toujours une taille par mannequin mais un seul et même mannequin ne peut avoir plusieurs tailles. Enfin ils ne permettent pas un enregistrement des données volumétriques sur une base de données informatique et une interaction entre l'outil informatique et le mannequin. C'est pourquoi le but de l'invention est de fournir un mannequin anthropomorphe dont les tailles du buste et de membres ainsi que les volumes de parties prédéterminées peuvent être modifiées. 3 L'objet de l'invention est donc un mannequin anthropomorphe composé au minimum d'un buste, d'un bras et d'une jambe comprenant des moyens d'élongation du buste, du bras et/ou de la jambe, des moyens d'expansion en volume de zones prédéterminées, et une unité centrale de commande des moyens d'élongation et des moyens d'expansion. Le mannequin selon l'invention est un mannequin anthropomorphe à croissance et décroissance continue et contrôlée. Le mannequin peut être monté sur un socle et est un assemblage d'au moins trois sections définies en un buste, un bras et une jambe composées de zones définies assujetties à l'expansion de la matière qui les compose en cet endroit, en volume (profondeur, longueur, largeur). Relié à un logiciel, le mannequin croît et décroît selon un tableau de mensurations validé par l'instructeur depuis un terminal informatisé. La variabilité de densité du mannequin au moyen d'un matériau composite à déformation continue et contrôlée offre la possibilité de modéliser en imagerie 3 dimensions (3D) et en représentation réelle simultanée au moyen d'une gradation uniformisée non seulement dans un cadre inter-entreprise et la possibilité d'une gradation libre dans une optique de confection en semi et sur-mesure comme cela est couramment pratiquée en haute couture mais aussi dans d'autres domaines d'application. Le mannequin est composé d'une structure rigide en aluminium léger ou plastique rigide creux. Il est recouvert en certains endroits (zones sujettes à expansion) de poches déformables reliées informatiquement à l'unité centrale et au logiciel permettant leur déformation. Ces poches sont fixées selon l'anatomie humaine pour reproduire la croissance et décroissance des muscles/morphologie du corps humain. 4 Les zones déformables sont protégées par un revêtement type cotte de mailles évitant tout risque de perçage. La cotte de mailles ayant la propriété connue de s'adapter à des tailles différentes est suffisante de par son maillage fin pour arrêter les piqûres d'aiguilles et protéger l'enveloppe recouvrant les zones sujettes à déformation (32). Une peau de latex ou équivalente en matière synthétique recouvre le tout afin de maintenir et d'assurer une cohésion à l'ensemble du mannequin. En cas d'usure, perforation ou dégradation des poches internes fixées sur l'arcane intérieure du buste, on peut prévoir un système de remplacement des poches par un mécanisme d'accessibilité et de remplacement, soit partiel par le remplacement du matériau qui les compose, soit total par la mise en place d'une ou plusieurs nouvelles poches. Avantageusement, la structure du buste est réalisée en matériau léger, indéformable de type aluminium ou plastique rigide creux. Le mannequin est recouvert en tout point d'un matériau souple et élastique imitant la texture humaine à savoir latex, silicone ou polyuréthane (non effritable/stabilisé) ou élastomère durable afin de permettre la déformation continue et contrôlée de ladite matière. Le mannequin comprend une interface tableau apte à être affichée sur le terminal instructeur pour fournir un moyen de saisie et d'enregistrement des données numériques. Il comprend un module de stockage d'une base de données, un module de gestion de la base de données, un module de traitement d'analyse structurale, un module de moyen de modifications virtuelles correspondant à des moyens réels. 5 Le système informatique de gradation comporte des moyens pour générer automatiquement des règles de gradation à partir d'un barème de mensuration type ou libre. Les mesures sont soit: - celles correspondant aux mesures pratiquées en gradation dans le prêt-à-porter (c'est à dire varier du 34/36 au 46/48 ou jusqu'au 54 pour le marché des grandes tailles) selon le tableau de mesure standard définie par les organismes compétents et en vigueur. - soit celles de l'entreprise ayant son propre tableau de mesure paramétré. - soit d'être aux mensurations exactes d'une personne dans une logique de sur- mesure. Les buts, objets et caractéristiques de l'invention apparaîtront plus clairement à la lecture de la description qui suit faite en référence aux dessins dans lesquels : La figure 1 représente le mannequin vu de face et ses 3 sections A, B et C La figure 2 représente le mannequin en coupe de face découpé en ses différentes parties reliées par des vérins. La figure 3 représente le mannequin en coupe de face comprenant les zones sujettes à expansion La figure 4 représente le mannequin en coupe de profil comprenant les zones sujettes à expansion. La figure 5 représente le mannequin en coupe de dos comprenant les zones sujettes à expansion. La figure 6 représente le système en coupe avec les points d'alimentation des différentes zones sujettes à expansion. La figure 7 représente les zones sujettes à expansion protégées par une enveloppe en cotte de mailles (maillage à plat). 6 En référence à la figure 1, le mannequin est composé d'un squelette/ armature rigide représentant un buste (A), un bras (B) et une jambe (C). Le buste, le bras et la jambe peuvent être obtenus par sculpture ou moulage dans un matériau de type plastique ou aluminium rigide. Ces éléments fixes et variables comportent des sections spécifiques correspondant à des zones préalablement définies où la matière qui les compose subit une expansion en volume (profondeur, longueur, largeur). Sur le squelette, des points d'attaches sont pratiqués aux endroits où les zones préalablement citées puissent subir une déformation. Sur ces points d'attaches peuvent être fixés des tuyaux en matière flexible véhiculant de l'air comprimé ou des câbles électriques véhiculant une valeur thermique qui sont raccordés aux zones de déformation et permettent leur expansion par l'intermédiaire d'un logiciel qui les télécommande. Le mannequin dans son ensemble (buste/ bras/ jambe) est monté et articulé sur une structure tubulaire réglable en hauteur porteuse fixée à un bâti de pied. Il est fixé sur un bâti de pied (1) réglable en hauteur par un système de serrage à vis (2) mais peut également être retiré/ dévissé de ce bâti au niveau de l'entrejambe pour les besoins de fabrication de vêtements. Selon la figure 2, le mannequin est représenté en ses différentes parties qui constituent son squelette interne. Les armatures du squelette constituant les sections buste (A), bras (B) et jambe (C) sont moulées en matériaux de type plastique rigide creux ou aluminium de type rigide creux. Le bras est relié dans sa partie supérieure au buste par l'intermédiaire d'une rotule multidirectionnelle(6) permettant son balancement manuel de manière latérale d'avant en arrière mais également de haut en bas. 7 Une partie de bras supérieure et une partie de bras inférieure sont reliées l'une à l'autre par une articulation (7). La position des axes du joint coudé est telle que lorsque la partie de bras inférieure est tournée vers la position pliée, les matières étrangères constituant le revêtement externe du mannequin sont empêchées d'être prises en sandwich et déformées entre les parties de bras dans un emplacement en devant du joint coudé. Il en est de même pour les zones sujettes à déformation volumétriques. Des vérins de type hydraulique situé à différents niveaux permettent une croissance/ décroissance mesurée en fonction de la taille souhaitée et ajustable par le logiciel. Le buste est composé d'un logement (D) ou l'on peut placer une unité informatique (11) comprenant une interface de commande (12) pouvant commander d'une part les vérins hydrauliques (1,3,8,9) permettant l'allongement ou le rétrécissement des membres ainsi que la position du mannequin par rapport au sol. Le vérin (8) permet l'allongement au niveau de l'avant bras 20 entre le poignet et le coude. Le vérin (3) permet l'allongement du buste au niveau de la taille. Il est fixé entre deux plaques transversales (4,5) situées sur la surface supérieure de la partie basse du mannequin et une située à l'intérieur de la partie haute du 25 buste représentant également la base de la loge. Le vérin (9) se situe au niveau de la jambe du mannequin, entre la cuisse et le genou et permet l'allongement de celle-ci. Le vérin (1) permet le positionnement du mannequin par 30 rapport au sol. Le bras est articulé au niveau de l'épaule par un système de rotule multidirectionnelle (6). L'articulation du coude 8 (7a) s'effectue au moyen d'une attache emboitant la partie supérieure du bras et la partie inférieure fixée au moyen d'une vis permettant l'articulation entre les deux parties. Ces deux articulations sont manuelles et contribuent à faciliter la manipulation du membre lors de la confection de vêtements. Il en sera de même pour l'articulation de la jambe située au dessous du genou (7b). Selon les figures 3, 4 et 5, le mannequin est représenté de face, de dos et de côté. Il est composé d'une armature fixe représentant un corps aux mensurations minimales (correspondant à une taille 34) découpé en sections de différentes zones spécifiques sujettes à déformation à savoir: - un buste (A) découpé en 8 zones : tour de cou (13), tour dessous poitrine (14), tour de poitrine(15), tour de taille(16), tour petites hanches(17), tour de hanches(18), longueur épaule(19), carrure devant et dos(20), - un bras (B) découpé en différentes zones spécifiques à savoir: longueur de bras(8), tour de biceps(21), tour de 20 poignet (22) , - une jambe (C) découpée en différentes zones spécifiques à savoir: longueur de jambe(9), tour de cuisse(23), tour de mollet (24), tour de cheville(25). Les différentes sections précitées sont constituées 25 individuellement : -soit d'un matériau composite à déformation continue et contrôlée constituées par une couche active reliée à au moins une source générant une variation de température réglable et par une couche inactive en un matériau conducteur thermique 30 qui sont assemblées entre elles et permettent la déformation et l'expansion de la couche inactive par l'intermédiaire de la couche active le tout relié à un logiciel. 9 -soit par des poches préformées en matière molle déformables reliées par l'intermédiaire de flexibles alimentées par un ensemble pneumatique capable de délivrer de l'air comprimé pour appliquer une contrainte permettant leur croissance ou décroissance relié à un ensemble électronique et de traitement de donnés télécommandé par un logiciel. -soit par tout autre système permettant un accroissement et décroissement des poches internes et de l'enveloppe externe de façon homothétique et fiable Les dimensions de tous les éléments sont à déterminer en fonction des dimensions du squelette de base qui doit être reproduit par moulage et qui représente une taille 34. Selon la figure 6, chacune de ces zones est reliée à une unité centrale (11) avec interface de commande (12) idéalement placée dans la loge du thorax (d). Cette unité centrale travaille à l'aide de données obtenues à partir d'un logiciel spécifique où sont enregistrées les variations de taille humaine de chaque zone (26). L'unité de contrôle doit commander une puissance variée à l'aide d'un variateur de puissance (27) pour chacune de ces zones de façon à ce qu'elles puissent fonctionner indépendamment les unes des autres. Ce système est équipé d'un cadre de saisie d'information (26) qui renseigne l'unité centrale sur les commandes entrées par l'utilisateur déterminant les élongations en taille et l'expansion en volume de chaque zone, ce qui permet au dispositif de déterminer après le calcul de l'algorithme les forces d'air comprimé ou thermiques/mécaniques à mettre en oeuvre pour l'augmentation ou la diminution desdites zones. Selon la figure 7, un exemple de montage de la zone à expansion est présenté exposant le principe de fonctionnement applicable à l'ensemble du squelette. Le dispositif comporte 10 une reproduction de l'armature du squelette moulé en plastique rigide creux (28) lequel est traversé par un tuyau en matière flexible véhiculant de l'air comprimé ou par un câble électrique véhiculant un apport thermique (29) relié à la zone expansible (30) d'une part, et au terminal instructeur (11) d'autre part. La zone expansible est fixée à l'armature par un système d'attache cavalière (31) permettant sa tenue sur le squelette. La zone de déformation est protégée sur toute sa surface par une cotte de mailles (32) (figure 7) (maillage plat) qui peut être réalisée en matériau divers et permet ainsi de suivre l'évolution de la déformation de la zone tout en la protégeant des éventuels coups d'aiguilles qui pourraient la percer dans le cas où ces zones sont constituées d'air ou déformer la matière dans le cas où ces zones sont en matériau à mémoire de forme. Cette cotte de mailles est fixée sur l'armature par l'intermédiaire de points d'attaches (33). L'ensemble du squelette est recouvert par une peau de latex ou équivalente en matière synthétique(34) d'épaisseur variable. L'application première du mannequin anthropomorphe selon l'invention est de permettre d'avoir un buste sur lequel l'homme de métier travaille selon les mensurations exigées dans une logique de prêt-à-porter et/ou de haute couture, sur mesure. La nouveauté réside dans le mécanisme technique et informatique d'expansion par gonflage de zones ciblées du mannequin correspondant aux prises de mesure de tailles existantes. Il s'agit d'un dispositif appliqué au mannequin de couture de plusieurs volumes associés mais indépendants les uns des autres dont les dimensions sont télécommandées par un logiciel. Ainsi, le mannequin selon l'invention peut être un 11 mannequin de couture pour femme mais peut également être appliqué à la réalisation d'un mannequin homme ou d'un mannequin enfant et de mannequin grande taille. Le mannequin selon l'invention permet d'éviter le coût et 5 le stockage de différents bustes en différentes tailles, selon la coutume dans le secteur de l'habillement. Le mannequin selon l'invention permet de réduire les opérations de retouches, de modifications d'une toile et/ou d'un prototype. 10 Notamment, cela peut aller jusqu'à réduire voire supprimer les risques d'échec d'une gradation impropre et/ou d'un prototype. Le mannequin selon l'invention permet de réduire les coûts de recours à un mannequin-cabine puisque le vêtement posé sur 15 le mannequin, objet de l'invention, sera aux dimensions du mannequin. Le mannequin offre une sécurité et une fiabilité technique sans précédent par son rapport d'homothétie prédéterminé entre la taille voulue et le mannequin. En effet, il est 20 courant de constater que les modélistes se plaignent que plusieurs modèles identiques de mannequin d'une même société présentent des différences de mesures. Le mannequin offre également une facilité technique et d'usage à l'homme de métier dans la mesure où il devient la 25 base unique de son travail pour la mise au point d'un vêtement. Du début à la fin du processus de production, il peut retrouver dans sa base de données, le tableau de mesure du modèle souhaité et le valider au réel par l'essayage sur le mannequin adapté aux exactes mesures du vêtement. Cela élimine 30 la contrainte du manque de fiabilité de l'essayage sur mannequin vivant qui n'a jamais les mesures exactes pour le vêtement. Cela permet un gain de temps dans la mesure où l'on 12 supprime les longues périodes d'essayage sur mannequin vivant qui doivent en plus être obligatoirement revalidées sur mannequins de bois. A la simplification technique, s'ajoute donc une optimisation du temps travail. Le mannequin, objet de l'invention, permet également l'accélération du processus de production: optimisation de la gestion temporelle et financière de la production. Il assure incontestablement un gain financier par la suppression de coût fixe de mannequin vivant et la diminution 10 d'heures de travail facturées des techniciens. L'expansion de ces différentes zones permet un modélisme en 3D supprimant les étapes d'essayage sur mannequin de bois et mannequin vivant, réalisant un gain temporel conséquent et un gain financier par l'optimisation en une seule et même étape 15 de la phase fondamentale de l'essayage/ajustement validant la toile et/ou le prototype nécessitant généralement en interne et en externe dans le cadre de la sous-traitance, au moins 7 étapes jusqu'à l'obtention du produit final. Le mannequin, objet de l'invention, permet grâce à sa 20 modélisation en 3D et au réel, une double application, à la fois dans l'industrie du prêt-à-porter et dans la haute couture. Le système d'expansion par gonflage du mannequin selon les mesures volumétriques saisies dans la base de données du 25 logiciel assure une variabilité de l'offre grâce à une utilisation plurielle selon les besoins types de chaque secteur et de chaque société. Dans une optique de sur-mesure/ haute couture, cela permet de créer à distance, grâce au processus de modélisation en 3D 30 et au réel, pour un client, un vêtement aux mesures exactes sans avoir besoin de sa présence physique pour les essayages, puisque le vêtement réalisé sera effectué par rapport au 13 mannequin, objet de la présente demande de brevet, ayant les mensurations exactes du client et non sur un mannequin standard sans rapport avec l'anatomie de ce dernier. L'homme de métier pourra ainsi aisément retrouver les mesures de son client grâce au logiciel et procéder aux essayages sur son mannequin de façon plus fiable, lui assurant une réalisation plus efficace. L'invention permet dans le secteur de l'industrie du prêt-à-porter d'optimiser la production de masse. Le mannequin, objet de l'invention, assure une harmonisation inter-entreprise des bases et outils techniques de travail et optimise, par là, la gestion temporelle et financière du processus de production. Le mannequin permet de supprimer les problèmes de cohérence de gradation et de modélisme du prototype dans une logique de production externalisée comme il est aujourd'hui majoritairement pratiqué dans le prêt-à-porter de masse et de luxe, dans la mesure où à chaque extrémité de la chaîne, les modélismes sont validés sur cette même structure de buste thermo-déformable aux mesures exactes souhaitées par la société donneuse d'ordre. En effet chaque société productrice de mannequins produit son mannequin avec des mensurations et une densité propre ne permettant pas un rendu du calage de la toile et de l'essayage du prototype identique selon les sociétés donneuses d'ordre et les sociétés spécialisées dans la réalisation de prototype mais surtout les usines de fabrication, car ils n'ont généralement pas les mêmes mannequins. Il s'opère ainsi une uniformisation des données sur buste aux densités identiques permettant d'accélérer le processus de validation et d'harmonisation des modèles souhaités entre les différentes chaînes d'opérateurs économiques. 14 Le mannequin offre de surcroît la possibilité d'une mise en place optimale de production segmentale dans une stratégie économique globale-locale. L'expansion de ces différentes zones permet d'effectuer des gradations cibles c'est à dire des gradations à partir des bases de données internationales enregistrées sur le logiciel et utilisées selon les besoins de l'entreprise. La modélisation en 3D sur le mannequin offre dans une logique de production mondialisée la possibilité à une entreprise de mettre en place une production aux morphologies de chaque marché ou segment de marché. Le logiciel incluant les chartes de mesures de différents pays ou continents permet ainsi à une société de confection française d'offrir une production adaptée aux mensurations du marché (pour les femmes chinoises, par exemple). Les sociétés peuvent donc amorcer une stratégie de production globale-locale, clef du succès et de la viabilité économique aujourd'hui. Selon une variante, non illustrée, le mannequin, objet de 20 l'invention peut permettre une application en tant que mannequin vitrine. En effet, outre son application en amont dans la chaîne de production, une utilisation optimale en aval dans les lieux de vente est envisagée par l'ajout au mannequin précité d'un bras 25 et d'une jambe ainsi qu'une tête à visage humain. Grâce à la flexibilité des bras et des jambes, le mannequin de vitrine présente une visualisation avantageuse du produit final préservant le vêtement mis en valeur ainsi qu'une présentation toujours normée à la taille du produit exposé. D'une part, la 30 possibilité d'exposition d'un produit dans une taille autre que le standard 36/38 réduisant de fait le pouvoir d'identification du consommateur final à cette taille standard 15 minimum et lui permettant ainsi de se représenter habillé du produit présenté dans sa propre taille, donc proche de la réalité et d'autre part le réajustage manuel à l'aide d'épingles d'un modèle non adapté au mannequin type usuellement utilisé en vitrine constituent indubitablement des avantages pratiques économiques et commerciaux non négligeables dans le cadre d'une force de vente optimisée où le rendu final du vêtement permet à la clientèle de saisir immédiatement l'intérêt du produit et la réalité de son rendu. De plus, le dispositif peut être appliqué dans des domaines autres que l'industrie textile : à titre d'exemple non limitatif, ce dispositif appliqué au mannequin de couture de plusieurs volumes associés mais indépendants les uns des autres dont les dimensions seront télécommandées par un logiciel adapté pourra être utilisé notamment dans différentes applications soit comme mannequin pour les études de médecine, soit comme mannequin pour la chirurgie esthétique, soit comme mannequin pour exercices de sauvetage, pompiers, soit comme mannequin crash test automobiles, soit comme mannequin pour les tests de résistance (chutes, sports,...) Le mannequin selon l'invention est particulièrement destiné à la reproduction des tailles réelles ou en 3D à partir de données enregistrées de tailles humaines standard pour la confection en prêt-à-porter, en semi ou sur mesure sur un mannequin unique. 16 REVENDICATIONS1. Mannequin anthropomorphe composé, d'un buste, d'un bras et d'une jambe comprenant - des moyens d'élongation du buste (3), du bras (8) et/ou de la jambe (9) dudit mannequin, - des moyens d'expansion en volume (13 à 25) de zones prédéterminées dudit mannequin, et - une unité centrale (il) de commande desdits moyens 10 d'élongation et desdits moyens d'expansion. 2. Mannequin selon la revendication 1, dans lequel lesdits moyens d'élongation du buste (3), du bras (8) et/ou de la jambe (9) sont des vérins hydrauliques ou pneumatiques. 3. Mannequin selon la revendication 1 ou 2, dans lequel 15 lesdits moyens d'expansion en volume (13 à 25) de zones prédéterminées sont des poches préformées en matière molle déformables reliées à un ensemble pneumatique capable de délivrer de l'air comprimé permettant leur croissance ou décroissance. 20 4. Mannequin selon la revendication 1 ou 2, dans lequel lesdits moyens d'expansion en volume (13 à 25) de zones prédéterminées sont des poches préformées en matière molle déformables reliées à un ensemble électrique capable de délivrer une intensité thermique permettant leur croissance ou 25 décroissance. 5. Mannequin selon la revendication 3, dans lequel lesdites poches préformées sont protégées par un revêtement type cotte de mailles évitant tout risque de perçage. 6. Mannequin selon l'une des revendications 1 à 4, fixé sur 30 un bâti de pied (1) réglable en hauteur par un système de serrage à vis (2). 17 7. Mannequin selon la revendication 5, dans lequel ledit bâti de pied comprend un vérin permettant le positionnement du mannequin par rapport au sol. 8. Mannequin selon l'une des revendications 1 à 6, comprenant en outre une interface de commande reliée à ladite unité centrale pour entrer les commandes déterminant les élongations en taille et l'expansion en volume desdites zones prédéterminées. 18
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FR 2959914 A1 20111118 FR 1053758 A 20100513 INSTALLATION ET PROCEDE POUR LA FINITION D'UNE SEMELLE DE CHAUSSURE. Description Domaine technique de l'invention. L'invention a pour objet une installation et un procédé pour la finition d'une semelle de chaussure. L'invention concerne les techniques de finition d'une semelle de chaussure et plus particulièrement des installations permettant la finition du contour d'une semelle déjà montée sur la partie montante ou déjà équipée de lanières. État de la technique. On connait par les documents brevets GB 1 008 081 (RALPHS), GB 1 028 312 (GRALPHS), GB 379 686 (BRITISH UNITED SHOE MACHINERY COMPANY), GB 659 782 (BRITISH UNITED SHOE MACHINERY COMPANY), GB 951 854 (ALBEKO SCHUHMASCHINEN), GB 966 471 (ALBEKO SCHUHMASCHINEN), GB 975 055 (ALBEKO SCHUHMASCHINEN), FR 1 386 102 (ALBEKO SCHUHMASCHINEN), US 4 010 502 (CUSCHING), WO 2006/109339 (MA-MECC), WO 98/53718 (KANG), des installations pour la finition d'une semelle de chaussure. Ces installations comprennent généralement un support sur lequel prend appui la semelle et un moyen pour découper le contour de ladite semelle positionnée sur ledit support. 2959914 -2 En pratique, ce support se présente sous la forme de deux plaques entre lesquelles est comprimée une semelle ou une pile de semelles. Ces installations sont toutefois uniquement adaptées pour la finition de 5 semelles avant qu'elle ne soit assemblée sur le dessus de la chaussure (c'est-à-dire la partie montante) ou avant qu'elle ne soit équipée de lanières dans le cas d'une sandale. En effet, en supposant qu'une semelle montée sur la partie montante d'une chaussure ou équipée de lanières, soit mise en place sur le support d'une installation ce type, les plaques de compression écraseraient 10 ladite partie montante ou lesdites lanières et les dégraderaient. En outre, dans le cas d'une sandale, les parties des lanières débordant des plaques de compression risqueraient d'être découpées par le moyen de découpe lors de la finition. Ce type d'installation étant exclusivement approprié pour la finition d'une semelle avant l'assemblage définitif de la partie montante ou des 15 lanières, on parlera d'installation dédiée à une opération de pré-finition. En se rapportant aux figures 1 et 2, pour les sandales de bonne facture, les lanières sont d'abord assemblées à la semelle (20) avant que la finition du contour de ladite semelle ne soit exécutée. En effet, les lanières (21) 20 comportent des zones d'attaches (23) fixées entre deux couches de la semelle (20). De fait, après assemblage, le contour de la semelle (20) présente un décrochement (24) au niveau de la jointure entre les deux couches. Ce décrochement (24) est dû au positionnement imparfait d'une couche par rapport à l'autre. Pour des chaussures autres que des sandales, un problème similaire 25 apparaît. De manière à obtenir un contour de la semelle (20) sans décrochement, une opération de finition est effectuée sur ladite semelle après assemblage de celle-ci avec la partie montante de la chaussure ou les lanières. On parlera dans ce cas d'opération de post-finition. Cette opération ne peut aujourd'hui être faite que manuellement, par un ouvrier hautement qualifié. 30 2959914 -3 Le document brevet GB 1 047 282 (DARDIG) divulgue une solution pour effectuer une opération de post-finition. Cette solution consiste à utiliser des moyens d'attache rapide mâles fixés sous le talon de la semelle, et qui s'engagent dans des moyens d'attache rapide femelles fixés sur le support. 5 Cette solution présente l'inconvénient de devoir réaliser des perçages dans le talon de la semelle de manière à mettre en place les moyens d'attache rapide mâles. Ces derniers doivent en outre être retirés du talon à l'issue de la découpe. D'autre part, cette installation est uniquement adaptée pour la finition du contour du talon et ne convient pas pour la finition du contour complet de la 10 semelle. En effet, au cours d'une hypothétique phase de finition du contour avant de la semelle, le moyen de découpe risquerait d'endommager la chaussure. Face à cet état de fait, l'invention a pour principal objectif de fournir une 15 installation permettant la finition automatique du contour complet d'une semelle déjà fixée sur la partie montante d'une chaussure ou déjà équipée de lanières, sans intervention humaine et sans risque d'abimer ladite partie montante ou lesdites lanières. 20 L'invention a encore pour objectif de fournir une installation de conception simple, facile d'utilisation, peu onéreuse et ne présentant aucun risque de blessure pour l'opérateur. 25 Divulgation de l'invention. La solution proposée par l'invention est une installation pour la finition d'une semelle de chaussure, comprenant : - un support sur lequel repose la semelle, 30 - un moyen pour découper le contour de la semelle positionnée sur le support. - 4 Cette installation est remarquable en ce que le support consiste en un boîtier creux dont les contours sont similaires à ceux de la semelle, ledit support comportant : - un logement destiné à recevoir la partie montante de la chaussure ou les lanières de la semelle de manière à les protéger du moyen de découpe, - un rebord situé à la périphérie du logement et contre lequel prend appui la face de la semelle comportant la partie montante de la chaussure ou les lanières, de manière à maintenir ladite semelle hors dudit logement et rendre son contour accessible au moyen de découpe, - un dispositif pour maintenir la semelle en appui contre le rebord. Ainsi, pendant la découpe du contour de la semelle, la partie montante de la chaussure ou les lanières sont situés à l'intérieur du logement et sont donc maintenus hors de portée du moyen de découpe, de sorte que ces éléments ne risquent pas d'être détériorées. Le dispositif de maintien est préférentiellement une plaque dont les contours sont similaires à ceux de la semelle, ladite plaque étant configurée de manière à exercer un effort de pression uniforme sur la face de ladite semelle ne comportant pas la partie montante de la chaussure ou les lanières. Avantageusement, le rebord du support comporte un joint déformable évitant la détérioration de la face de la semelle en appui contre ledit rebord. Selon encore une autre caractéristique avantageuse de l'invention 25 permettant de réaliser une découpe uniformément répartie sur le contour de la semelle, le support est équipé d'un moyen pour guider le moyen de découpe selon ledit contour de ladite semelle.20 - 5 Le moyen de guidage peut se présenter sous la forme d'une bande ou d'une gorge agencée sur le pourtour extérieur du support, le moyen de découpe étant équipé d'un galet configuré pour rouler sur ladite bande ou dans ladite gorge. Un ou plusieurs miroirs peuvent agencés de manière à : - permettre le contrôle visuel du centrage de la semelle contre le rebord, - et/ou permettre le contrôle visuel du positionnement la partie montante de la chaussure ou des lanières à l'intérieur du logement, - et/ou permettre le contrôle visuel de la zone de début et de fin de contact du moyen de découpe contre la semelle. Un autre aspect de l'invention concerne un procédé de finition d'une semelle fixée sur la partie montante d'une chaussure ou équipée de lanières sur l'une de ses deux faces, ledit procédé consistant à : - faire reposer la semelle sur un support consistant en un boîtier creux dont les contours sont similaires à ceux de ladite semelle, - positionner la partie montante de la chaussure ou les lanières dans un logement prévu dans ledit support, la face de la semelle comportant ladite partie montante ou lesdites lanières prenant appui contre un rebord situé à la périphérie dudit logement de manière à maintenir ladite semelle hors dudit logement, - maintenir la semelle en appui contre le rebord, - découper le contour de la semelle en position sur le support. Description des figures. - 6 D'autres avantages et caractéristiques de l'invention apparaîtront mieux à la lecture de la description d'un mode de réalisation préféré qui va suivre, en référence aux dessins annexés, réalisés à titre d'exemples indicatifs et non limitatifs et sur lesquels : - la figure 1 précitée schématise les différents éléments constitutifs d'une sandale à lanières, - la figure 2 précitée schématise la sandale de la figure 1, après l'assemblage des différents éléments, - la figure 3 schématise une installation conforme à l'invention, avant découpe du contour de la semelle, - la figure 4 montre l'installation de la figure 3, pendant la découpe du contour de la semelle, - la figure 5 est une vue de dessus de l'installation schématisée sur les figures 3 et 4. Modes de réalisation de l'invention. L'installation (1) objet de l'invention permet de réaliser automatiquement une opération de post-finition d'une semelle (20) fixée sur la partie montante d'une chaussure ou équipée de lanières (21) sur l'une de ses deux faces. Elle permet d'obtenir au final un contour de la semelle (20) sans décrochement visible. La description qui va suivre fait référence à la finition d'une découpe de semelle de sandale équipée de lanières. Toutefois, l'invention doit être comprise comme s'appliquant à d'autres types de chaussures dans lesquelles les semelles sont déjà fixées sur la partie montante desdites chaussures : chaussures à lacets, bottines, mocassins, bottes, etc. En particuliers, les 2959914 -7 dimensions du support (2) et du logement (3) sont adaptées aux modèles de chaussures, à finir, à la taille de ces dernières et à la hauteur de la partie montante. 5 En se rapportant aux figures 3 à 5, l'installation (1) comprend un moyen (10) pour découper le contour de la semelle (20). Ce moyen de découpe (10) consiste en un outil du type couteau, fraise, disque abrasif, ou autre. Il peut être réalisé en métal, en pierre, en béton, en matière plastique, ou en tout autre matériau convenant à l'homme du métier selon le type et la qualité de la finition 10 à effectuer. On peut également prévoir d'utiliser un outil dédié à la finition du contour du talon (22) de la semelle (20) et un autre outil dédié à la finition du reste du contour de ladite semelle. Le moyen de découpe (10) est isolé et/ou protégé de manière à le rendre inaccessible à l'opérateur et éviter tout risque de blessure. 15 La semelle (20) est mise en position sur un support (2) consistant en un boîtier creux dont les contours sont similaires à ceux de la semelle (20). Ce support (2) est de forme cylindrique, avec une section courbe similaire à celle de la semelle (20). Il est préférentiellement réalisé en aluminium ou en métal et 20 est obtenu par moulage ou usinage. D'autres matériaux tels que le plastique ou le bois ainsi que d'autres techniques de fabrication peuvent être envisagés par l'homme du métier. Le support (2) présente ainsi un logement (3), débouchant ou non, dans lequel les lanières (21) peuvent être positionnées afin d'être protégées du moyen de découpe (10). 25 Les dimensions du support (2) et du logement (3) sont adaptées aux modèles de sandales à finir et à la taille de ces dernières. De préférence, les 2959914 -8 dimensions du support (2) sont telles que le contour de la semelle (20) obtenue après finition dépasse d'au moins 5 mm les bords dudit support. La face de la semelle (20) comportant les lanières (21) prend appui 5 contre un rebord (4) situé à la périphérie du logement (3). De cette manière, la totalité de la semelle (20) reste hors du logement (3), son contour étant accessible au moyen de découpe (10). En pratique, le rebord (4) est formé par la partie supérieure des parois du support (2) entourant le logement (3). Il peut être plat, arrondi, chanfreiné, etc. 10 Dans le but d'éviter la formation de marque sur la semelle (20), le rebord (4) comporte avantageusement un joint déformable (40). Ce dernier peut être réalisé en caoutchouc, en polymère synthétique souple, ou tout autre matériau souple convenant à l'homme du métier. Le joint (40) peut avoir une section circulaire, rectangulaire, cruciforme, ou autre, et être fixé sur le rebord (4) par 15 emboitement dans une gorge réalisée sur ledit rebord, ou par collage, soudure, etc. En se rapportant aux figures 4 et 5, un dispositif permet de maintenir la semelle (20) en appui contre le rebord (4). En pratique, on utilise une plaque (5) 20 dont les contours sont similaires à ceux de la semelle (20), ladite plaque étant configurée de manière à exercer un effort de pression uniforme sur la face de ladite semelle ne comportant pas de lanière (21). La plaque (5) est préférentiellement réalisée en aluminium ou en métal et est obtenu par moulage ou usinage. D'autres matériaux tels que le plastique ou le bois ainsi que 25 d'autres techniques de fabrication peuvent être envisagés par l'homme du métier. 2959914 -9 La plaque (5) comporte une surface d'appui (50) qui peut être plane, ou avoir une forme complémentaire avec la forme de la face de la semelle (20) avec laquelle il est en contact. En particulier, lorsque la semelle (20) comporte un talon (22), la surface d'appui (50) peut comporter un renfoncement (51) 5 d'une profondeur adaptée à la hauteur dudit talon. Les dimensions de la plaque (5) sont adaptées aux modèles de sandales à finir et à la taille de ces dernières. De préférence, les dimensions de la plaque (5) sont telles que le contour de la semelle (20) obtenue après finition dépasse d'au moins 5 mm les bords de ladite plaque. 10 La plaque (5) est avantageusement associée à un ou plusieurs moyens de pression (9) du type vérin ou crémaillère, permettant de maintenir fermement la semelle (20) contre le rebord (4) (figure 5). Ce ou ces moyens de pression (9) peuvent être fixés sur la plaque (5) par soudage, par collage, par vissage, par rivetage, par l'intermédiaire d'une ou plusieurs articulations, etc. Ils peuvent 15 également prendre appuis sur la plaque (5) sans y être fixés. Les moyens de pression (9) sont activés une fois que la semelle (20) est centrée sur le support (2). Le support (2) est équipé d'un moyen (11) pour guider le moyen de 20 découpe (10) selon le contour de la semelle (20). En pratique, ce moyen de guidage (11) se présente sous la forme d'une bande ou d'une gorge agencée sur le pourtour extérieur du support (2) et dont le contour détermine le contour de la semelle (20) qui est obtenu après finition. De manière à permettre un guidage sans frottement, le moyen de découpe (10) est préférentiellement 25 équipé d'un galet (12) configuré pour rouler sur la bande ou dans la gorge. La coopération du moyen de découpe (10) avec le moyen de guidage (11) est assimilable au fonctionnement d'un pantographe. Le moyen de découpe (10) 2959914 - 10- est ainsi capable d'usiner automatiquement tout le contour de la semelle (20) qui dépasse de la plaque (5), selon les dimensions souhaitées. La trajectoire du moyen de découpe (10) autour du support (2) apparait d'ailleurs clairement sur la figure 5. 5 En pratique, le moyen de découpe (10) est monté sur un bras articulé (100) permettant le mouvement relatif dudit moyen de découpe par rapport au support (2). Ce bras (100) est préférentiellement actionné automatiquement au moyen de moteurs. Le support (2) peut également être monté mobile par rapport au moyen de découpe (10), ce dernier restant fixe. 10 Un ou plusieurs miroirs (13, 14, 15) sont préférentiellement agencés à l'extérieur du support (2), autour de ce dernier. Ces miroirs permettent d'effectuer des vérifications visuelles dans des endroits inaccessibles, typiquement sous la plaque (5). Ce ou ces miroirs (13, 14, 15) peuvent avoir 15 une forme rectangulaire, circulaire, ovale, ou autre, et être plats, concaves ou encore convexes. En particulier, lorsque la semelle (20) est mise en place sur le support (2), il est important qu'elle soit parfaitement centrée sur ledit support. Les miroirs (13) disposés de part et d'autre du support (2) permettent le contrôle 20 visuel du centrage de la semelle (20) contre le rebord (4). En pratique, ces miroirs (13) sont agencés à l'aplomb du rebord (4) et sont orientés de façon à pouvoir observer la longueur du dépassement du contour de la semelle (20) par rapport audit rebord. La semelle (20) est réputée centrée sur le support (2) lorsque la longueur du dépassement est sensiblement homogène sur 25 l'ensemble de son contour. Dans le cas contraire, l'opérateur déplace la semelle (20) sur le support (2) jusqu'à ce que le centrage soit acceptable. 2959914 -11- De même, avant de mettre en place la plaque (5), il convient de déterminer si les lanières (21) sont correctement placées dans le logement (3) pour éviter qu'elles ne soient écrasées contre le rebord (4) et/ou qu'elles soient découpées par le moyen de découpe (10). Ainsi, un ou plusieurs miroirs (14) 5 sont agencés à l'extérieur du support (2), de manière à permettre le contrôle visuel du positionnement des lanières (21) à l'intérieur du logement (3). En pratique, ces miroirs (14) sont disposés dans un plan vertical, en regard du contour de la semelle (20), et permettent d'observer que seule ladite semelle repose contre le rebord (4). 10 Egalement, pour s'assurer que la finition est parfaitement réalisée, il est important de pouvoir contrôler que le moyen de découpe (10) a découpé l'ensemble du contour de la semelle (20). Pour cela, un ou plusieurs miroirs (15) peuvent alors être agencés de manière à permettre le contrôle visuel de la zone de début et de fin de contact du moyen de découpe (10) contre la semelle 15 (20). En pratique, ce ou ces miroirs (15) sont agencés en regard de la zone dans laquelle le moyen de découpe (10) entre en contact contre la semelle (20) pour démarrer la découpe. D'autres dispositifs de visualisation équivalents peuvent être utilisés, par exemple des caméras vidéo. 20 REVENDICATIONS1. Installation pour la finition d'une semelle (20) de chaussure, comprenant : - un support (2) sur lequel repose la semelle (20), - un moyen (10) pour découper le contour de la semelle (20) positionnée sur le support (2), caractérisée en ce que le support (2) consiste en un boîtier creux dont les contours sont similaires à ceux de la semelle (20), ledit support comportant : - un logement (3) destiné à recevoir la partie montante de la chaussure ou les lanières (21) de la semelle (21) de manière à les protéger du moyen de découpe (10), - un rebord (4) situé à la périphérie du logement (3) et contre lequel prend appui la face de la semelle (20) comportant la partie montante de la chaussure ou les lanières (21), de manière à maintenir ladite semelle hors dudit logement et rendre son contour accessible au moyen de découpe (10), - un dispositif (5) pour maintenir la semelle (20) en appui contre le rebord (4). 2. Installation selon la revendication 1, dans laquelle le dispositif de maintien est une plaque (5) dont les contours sont similaires à ceux de la semelle (20), ladite plaque étant configurée de manière à exercer un effort de pression uniforme sur la face de ladite semelle ne comportant pas la partie montante de la chaussure ou les lanières (21). 3. Installation selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans laquelle le rebord (4) du support (2) comporte un joint 2959914 -13- déformable (40) évitant la détérioration de la face de la semelle (20) en appui contre ledit rebord. 4. Installation selon l'une quelconque des revendications 5 précédentes, dans laquelle le support (2) est équipé d'un moyen (11) pour guider le moyen de découpe (10) selon le contour de la semelle (20). 5. Installation selon la revendication 4, dans laquelle le moyen de guidage (11) se présente sous la forme d'une bande ou d'une gorge 10 agencée sur le pourtour extérieur du support (2), le moyen de découpe (10) étant équipé d'un galet (12) configuré pour rouler sur ladite bande ou dans ladite gorge. 6. Installation selon l'une quelconque des revendications 15 précédentes, dans laquelle un ou plusieurs miroirs (13) sont agencés à l'extérieur du support (2), autour de ce dernier, de manière à contrôler visuellement le centrage de la semelle (20) contre le rebord (4). 7. Installation selon l'une quelconque des revendications 20 précédentes, dans laquelle un ou plusieurs miroirs (14) sont agencés à l'extérieur du support (2), en regard du contour de la semelle (20), de manière à vérifier visuellement le positionnement de la partie montante de la chaussure ou des lanières (21) à l'intérieur du logement (3). 25 8. Installation selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans laquelle un ou plusieurs miroirs (15) sont agencés à l'extérieur du support (2), en regard de la zone dans laquelle le moyen de 2959914 - 14 - découpe (10) entre en contact contre la semelle (20) pour démarrer la découpe, de manière à contrôler visuellement la zone de début et la zone de fin de contact dudit moyen de découpe contre ladite semelle. 5 9. Procédé de finition d'une semelle (20) fixée sur la partie montante d'une chaussure ou équipée de lanières (21) sur l'une de ses deux faces, ledit procédé consistant à : - faire reposer la semelle (20) sur un support (2) consistant en un boîtier creux dont les contours sont similaires à ceux de ladite semelle, 10 - positionner la partie montante de la chaussure ou les lanières (21) dans un logement (3) prévu dans ledit support, la face de la semelle (20) comportant ladite partie montante ou lesdites lanières prenant appui contre un rebord (4) situé à la périphérie dudit logement (3) de manière à maintenir ladite semelle hors dudit logement, 15 - maintenir la semelle (20) en appui contre le rebord (4), - découper le contour de la semelle (20) en position sur le support (2).
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FR 2959915 A1 20111118 FR 1002038 A 20100512 -1- Création de bijoux durables à base de cordes brutes ou traitées naturelles, sous toutes ses formes et ses couleurs, les tailles et les épaisseurs. La corde est associée à tout type de perles de culture, d'eau douce naturelles et artificielles ainsi qu'à la nacre, à tailles variables, et formes différentes. La corde peut être aussi associée à des chaînes métal de toutes couleurs, ainsi qu'à des mousquetons à accrocher sur la corde elle-même. Le principe et le procédé consiste à fabriquer des bijoux et accessoires en enfilant les perles quelles qu'elles soient sur la corde naturelle. C'est la marque de fabrication de ces bijoux durables. Chaque année, il y a deux collections ainsi que certaines actualisations des collections en cours de saisons. Les bijoux et accessoires sont fabriqués dans l'éthique et le Ap respect de l'environnement. Il est possible aussi de faire un recyclage des éléments constituant le dit bijou pour refaire d'autres modèles à la demande. La ligne de produits « cordes et perles » englobe tout type de bijoux (colliers, sautoirs, boucles d'oreilles percées et clip, bracelet, broche, bagues, bijoux de cheville, piercing, tous accessoires pour cheveux, bijoux de sac, porte-clés, bijoux de téléphone mobile, bracelet de 45 montre, attache-tétine, ceintures, garniture de vêtements, d'écharpes, de sacs, de chapeaux, de chaussures, de chaussons, de sandales, de gants, de cannes, d'étuis à lunettes, d'étuis, pochettes et sacs en tout genre. REVENDICATIONS1) Dispositif pour créer des bijoux et accessoires de mode à base de cordes naturelles brutes ou traitées caractérisé en ce que la corde est associée à la perle de culture, d'eau douce et de la nacre. 2) Dispositif selon la revendication 1 caractérisé en ce que la corde passe dans le trou des perles de culture, d'eau douce et de nacre. S 3) Dispositif selon les revendications 1 et 2 caractérisé en ce que la corde peut être associée à du métal pour consolider ou décorer le bijou ou accessoire de mode. 4) Dispositif selon les revendications précédentes caractérisé en ce que le bijou ou accessoire de mode fabriqué en corde, agrémenté de perles de culture, d'eau douce et de nacre respecte l'éthique dans l'esprit du développement durable. Ap 5) Dispositif selon les revendications précédentes caractérisé en ce que le recyclage d'un bijou ou un accessoire de mode peut être possible pour en fabriquer un autre dans les mêmes matériaux.
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FR 2959916 A1 20111118 FR 1053755 A 20100512 APPAREIL DE COIFFURE Domaine technique de l'invention : B.1033FR 2 La présente invention concerne un appareil de coiffure qui est destiné à la mise en forme des cheveux, notamment la coiffure, le lissage ou le bouclage des cheveux d'une personne. 10 Etat de la technique antérieure : On connaît traditionnellement deux types d'appareils de coiffure permettant le lissage ou le frisage dont les surfaces venant pincer les cheveux sont planes ou courbes et sont chauffées ou chauffantes. 15 Les appareils du type pinces à lisser chauffants comportent généralement deux mâchoires pivotantes comprenant chacune une extrémité supportant une surface plane de traitement, au moins l'une des surfaces de traitement étant chauffée, l'autre étant prévue pour amener les cheveux en contact avec la 20 première, notamment en passant d'une position d'ouverture des mâchoires permettant l'insertion des cheveux à une position de fermeture pour leur mise en contact avec la partie chauffante. L'autre extrémité des mâchoires forme deux demi-poignées faisant office de 25 zone de préhension et permettant de passer de la position d'ouverture à celle de fermeture. Le passage se fait manuellement en pressant les deux demi-poignées articulées de l'appareil l'une vers l'autre pour amener la partie chauffante au contact des cheveux. Le lissage d'une mèche de cheveux s'effectue en déplaçant l'appareil le long de cette mèche, de la racine vers la 30 pointe. Les appareils du type pinces à friser chauffants présentent un cylindre chauffant et une pince venant prendre appui radialement sur le cylindre. Le bouclage d'une mèche de cheveux se fait en enroulant au moins partiellement la mèche 5 autour de la ou des surfaces de traitement et en appliquant de la chaleur pour fixer la boucle principalement en statique. Parmi les brosses il est connu du document US4564032 une brosse comportant un revêtement de surface pouvant être en silicone et équipée de picots en silicone, afin d'être utilisée avec un sèche-cheveux pour un brushing. Ceci permet aux cheveux d'être démêlés sans être endommagés à des conditions de haute température. Cet appareil permet d'effectuer des boucles serrées. Parmi les pinces à boucler chauffantes il est connu le document GB2167953 décrivant un fer à friser présentant un élément cylindrique revêtu de gomme, par exemple gomme en silicone pour isoler électriquement les cheveux de l'élément chauffant et pour éviter d'endommager les cheveux, une pince revêtue de silicone pressant la mèche sur l'élément chauffé. Il est aussi connu du document JP5168520 un appareil de coiffure à air chaud soufflé avec une partie brosse supportant des picots et une partie antiglisse disposée axialement sur la face extérieure qui ne supporte pas les picots, cette partie ayant un grand coefficient de friction. Cette surface permet aux cheveux de ne pas être détachés par l'air chaud soufflé par la brosse. Cet appareil permet d'effectuer des brushings. Mais de tels dispositifs présentent l'inconvénient de produire soit des boucles serrées, soit des brushings des cheveux traités. Aucun de ces appareils présentant des surfaces en gomme type silicone ne permet d'obtenir des boucles dites « flottantes » ou « lâches » c'est-à-dire des cheveux à boucles pas serrées. Ces formes sont également des formes substantiellement régulières sur les 30 mèches de cheveux. De plus ces appareils présentent l'inconvénient de chauffer les cheveux sans contrôler la température de chauffe, donc pouvant endommager les mèches de cheveux traitées. Exposé de l'invention : Le but de la présente invention est de remédier au moins en partie aux inconvénients précités et de proposer un appareil de traitement des cheveux apte à former rapidement, de manière efficace et uniforme, des boucles flottantes sur des mèches de cheveux traitées par un lisseur, quel que soit le type de cheveu. Un autre but de l'invention est un appareil de traitement des cheveux qui soit multi- fonctions, apte à lisser des cheveux ou apte à boucler des cheveux, ces deux fonctions pouvant être réalisées sur deux niveaux d'une même mèche de cheveux. Un autre but de l'invention est un appareil de traitement des cheveux qui soit apte à fournir la chaleur de manière sécuritaire ou protectrice à la chevelure, sans risquer de brûler les cheveux et/ou le cuir chevelu. 20 Un autre but de l'invention est un appareil de traitement des cheveux qui soit fiable en fonctionnement, tout en pouvant être réalisé de manière simple et économique. Un autre but de l'invention est un appareil de traitement des cheveux qui soit 25 apte à fournir la chaleur de manière homogène à la chevelure, tout en ayant une structure simplifiée, compacte et pouvant être industrialisé pour un faible coût. Un autre but de l'invention est un appareil de traitement des cheveux qui 30 permette un traitement rapide et efficace de la chevelure, tout en étant d'une utilisation aisée et pratique. 3 Un autre but de l'invention est un appareil de traitement des cheveux qui permette un traitement permettant de récolter les impuretés présentes dans les cheveux. Un autre but de l'invention est un appareil de traitement des cheveux qui permette un traitement permettant de déposer un fluide tel que de l'eau ou tout cosmétique sur la mèche traitée. Un autre but de l'invention est un appareil de traitement des cheveux qui permette un traitement permettant de transférer un décor sur la mèche de cheveux traitée. Ces buts sont atteints avec un appareil de coiffure chauffant 1 pour le bouclage et/ou le lissage de cheveux comprenant une première et une deuxième mâchoire 2, 3 disposées en regard l'une de l'autre, la première mâchoire 2 portant une première surface de traitement 4 et présentant un premier capot 6, la deuxième mâchoire 3 portant une deuxième surface de traitement 5 et présentant un deuxième capot 7, les surfaces 4, 5 étant destinées à pincer une mèche de cheveux, au moins un élément chauffant 41, 51 destiné à chauffer au moins une surface de traitement 4, 5, caractérisé en ce qu'au moins un parmi les premier et deuxième capots 6, 7 présente sur au moins une partie de sa surface extérieure une surface substantiellement lisse et recouverte d'un revêtement 8, 9 dont le coefficient de friction (FfR) est supérieur au coefficient de friction (FfS) du matériau formant la surface de traitement 4, 5. Une surface substantiellement lisse signifie que cette surface ne présente pas de picots, de soies, de protubérances qui pourraient former des obstacles au glissement dynamique d'une mèche de cheveux. La surface est préférentiellement arquée ou arrondie. Ce revêtement intervient dans une zone où les cheveux sont chauds, tendus et fragiles : les cheveux sont ainsi mieux protégés. Selon l'invention, le coefficient de friction (FfR) du revêtement 8, 9 peut être au moins deux fois supérieur au coefficient de friction (FfS) du matériau formant la surface de traitement portée par la même mâchoire. Il est envisagé un rapport de coefficients de friction égal à 3, 4, 5, 6, 7, 8, 16 ou même plus. En termes de valeurs : une valeur minimale de coefficient de friction pour le revêtement est de 0,05 et une valeur maximale de coefficient de friction de la surface de traitement est de 0,8, donc le rapport peut aller jusqu'à 16. Préférentiellement la gamme de coefficient de friction est comprise entre 0,2 et 0,6, la valeur d'usage préférentielle est 0,4. Le revêtement est placé uniquement sur le capot ou une partie du capot et pas sur la surface de traitement. Selon l'invention, au moins un parmi les premier et deuxième capots (6,7) peut présenter le revêtement (8, 9) sur une partie substantielle de sa surface extérieure. Substantiellement signifie plutôt majoritairement. Préférentiellement au moins les trois quarts de la surface du capot sont recouverts de ce revêtement. Alternativement, la surface extérieure du capot peut présenter une petite partie (environ un quart) revêtue de silicone, elle se présenterait par exemple comme une bande à petite largeur sur toute la longueur du capot. La présence de ce revêtement permet de suivre les cheveux en sortie de la pince entre les surfaces de traitement, et donc de réussir les boucles. Selon l'invention, le revêtement 8, 9 peut être composé de silicone ou d'élastomère ou d'éthylène propylène diène monomère ou de cuir ou velcro (marque déposée) ou matériau similaire. Un tel matériau permet une protection thermique pour réduire le risque de brûlure du cuir chevelu par l'appareil. Il permet aussi un phénomène de pénétration du cheveux du silicone lorsqu'il est en matière relativement molle. Ce matériau n'abîme pas le cheveu. Ce matériau peut permettre de récolter les impuretés présentes dans les cheveux lors du glissement des cheveux à son contact. Selon l'invention, le revêtement 8, 9 présente une dureté entre 5 Shore A et 90 Shore A préférentiellement comprise entre 30 et 40 Shore A, préférentiellement égale à environ 35 Shore A. Selon l'invention, le revêtement 8, 9 peut prendre la forme d'une gomme ou d'une résine. Par exemple, il peut s'agir d'un élastomère comme l'EPDM (éthylènepropylène-diène monomère) ou de poix ou d'ambre ou de résine naturelle comme le latex ou EVA. Selon l'invention, le matériau formant la surface de traitement 4, 5 peut être composé de métal et/ou céramique, et/ou verre et/ou matériau plastique et/ou pièce en fibre. Il peut être revêtu de tourmaline, ou de peinture ou par galvanisation. La pièce en fibre peut être du tissé ou non tissé, Le métal peut être l'aluminium ou autre métal similaire. Selon l'invention, au moins une parmi les première et deuxième surfaces 4, 5 de traitement est substantiellement plane et/ou au moins un parmi les premier et deuxième capots (6,7) présente une surface extérieure substantiellement arrondie avec un rayon de courbure compris entre 7 mm et 30 mm, préférentiellement entre 12 et 25mm, préférentiellement égal à environ 15 mm. Le rayon de courbure du capot extérieur peut varier avec la largeur de la surface de traitement. Selon l'invention, au moins une parmi les première et deuxième mâchoires 2, 3 peut présenter un unique élément chauffant 41, 51 destiné à chauffer par contact la surface de traitement correspondante 4, 5 et par rayonnement le revêtement 8, 9. Le but de cet agencement, ou tout autre similaire (par exemple comportant un deuxième élément chauffant dont la température de chauffe serait moindre par rapport au premier) est de chauffer le revêtement. Ceci modifie, amoindrit, son adhérence et modifie également le frottement des cheveux, un transfert de chaleur depuis le revêtement est plus important de ce fait. Ces deux températures différentes de la surface de traitement et du revêtement permettent un refroidissement plus lent des cheveux. Selon l'invention, au moins un parmi les premier et deuxième capots 6, 7 peut être constitué d'un cadre 10, 11 sur lequel est surmoulé le revêtement 8, 9 apte à recevoir par rayonnement la chaleur dispensée par l'élément chauffant 41, 51 et à la transférer au revêtement 8, 9. Selon l'invention, la surface de traitement 4,5 est capable de monter à une température comprise entre 130 et 230°C, et le revêtement 8, 9 est capable de monter à une température entre 30 et 110°C. La température du revêtement est préférentiellement autour de 70°C. La température de la surface de traitement peut être réglée par exemple par un potentiomètre par l'utilisateur. Selon l'invention, le revêtement 8, 9 peut être prévu démontable de l'appareil. Il est ainsi facilement remplaçable après usure. Selon l'invention, le revêtement peut être capable de contenir absorbé un liquide de traitement des cheveux comme un cosmétique ou un agent fixateur ou un agent colorant ou de l'eau ou tout autre fluide à transférer sur la mèche de cheveux. Selon l'invention, le premier capot 6 et le deuxième capot 7 peuvent présenter chacun sur substantiellement la totalité de leur surface extérieure une surface substantiellement lisse, courbe et recouverte d'un revêtement 8, 9 en silicone. L'invention concerne également un procédé d'utilisation de l'appareil selon une des revendications précédentes comportant les étapes suivantes : a) fermer l'appareil par pincement d'une mèche de cheveux entre les deux surfaces de traitement 4, 5, b) tourner l'appareil 1 en positon fermée autour de son axe longitudinal L d'environ un demi-tour de sorte que la partie de mèche an amont par rapport au cuir chevelu de la partie de mèche pincée entre en contact avec le revêtement 8, 9, et c) glisser l'appareil 1 en position fermée le long de la mèche. Préférentiellement, les étapes s'effectuent dans l'ordre indiqué : a puis b puis c. Selon l'invention, la rotation de l'étape b) peut se faire dans le sens des aiguilles d'une montre ou en sens opposé. Les deux sens permettent d'obtenir des boucles 5 flottantes. Selon l'invention, le glissement selon l'étape c) peut se faire avec l'appareil maintenu en position sensiblement verticale, ou alternativement en position sensiblement horizontale ou toutes positions en 3D. Brève description des dessins : L'invention sera mieux comprise à l'étude des figures suivantes considérées à titre nullement limitatif : 15 La figure 1 illustre une vue avant en perspective de l'appareil selon l'invention ; La figure 2 illustre une vue de côté de l'appareil selon l'invention; Les figures 3 et 4 illustrent une vue de dessus et une vue de dessous de l'appareil selon l'invention, 20 La figure 5 illustre une vue en coupe des mâchoires ; La figure 6 illustre une vue en usage de l'appareil selon l'invention. Exposé détaillé d'un mode de réalisation de l'invention : 25 Comme illustré en figure 1, l'invention concerne un appareil de coiffure chauffant 1 pour le bouclage et/ou le lissage de cheveux comprenant une première et une deuxième mâchoire 2, 3 disposées en regard l'une de l'autre, la première mâchoire 2 portant une première surface de traitement 4 et présentant un premier capot 6, la deuxième mâchoire 3 portant une deuxième surface de 30 traitement 5 et présentant un deuxième capot 7, les surfaces 4, 5 étant destinées à pincer une mèche de cheveux, au moins un élément chauffant 41, 51 destiné à chauffer au moins une surface de traitement 4, 5, au moins un parmi les premier et deuxième capots 6, 7 présente sur au moins une partie de sa surface 10 extérieure une surface substantiellement lisse et recouverte d'un revêtement 8, 9 dont le coefficient de friction (FfR) est supérieur au coefficient de friction (FfS) du matériau formant la surface de traitement 4, 5. Le revêtement peut être sous la forme d'une couche d'épaisseur substantiellement constante et comprise entre 0,4 mm et 3 mm, de préférence entre l mm et 1,5 mm, de préférence égale à environ 1,2 mm. Le revêtement peut présenter des petites stries, longitudinales, ou bien latérales, parallèles les unes ou autres. Le revêtement peut prendre la forme d'un coussin silicone à mémoire de forme ou à micro encapsulation. L'élément chauffant peut être une résistance électrique, notamment une résistance CTP. Une telle résistance présente notamment l'avantage de présenter un faible encombrement pour un bon rendement thermique de chauffe ; de plus elle présente des propriétés d'autorégulation thermique ce qui permet de supprimer ou à tout le moins de limiter les systèmes de régulation annexes de puissance électrique d'alimentation de la résistance pour en contrôler la température. Dans une seconde variante de réalisation, l'élément chauffant peut également être une résistance céramique ou encore être constitué d'un film souple résistant électriquement. De façon complémentaire et toujours selon l'invention, les moyens de chauffage de l'appareil peuvent également comporter des moyens de réglage de la température de l'élément chauffant. Cette disposition permet de régler la température des lames pour l'adapter aux différents types de cheveux et, également d'assurer une meilleure stabilité de la température des lames en cours de lissage. La surface de traitement peut être en métal, par exemple l'aluminium ou tout autre matériau qui présente un bon compromis entre la conductibilité thermique et le coût. Un dessin ou décor pourrait être prévu sur la surface du revêtement, afin de permettre d'agir comme un pochoir et apparaître à la surface de la mèche. Le cosmétique peut être un fixateur, une coloration, une huile essentielle, de l'eau, tout autre fluide à transférer sur la chevelure. Description en fonctionnement : En fonctionnement, comme illustré en figure 6, l'utilisateur branche l'appareil sur le secteur (ou sur piles), attend la chauffe dont la fin est identifiée par exemple via 10 un écran 21. Il peut choisir la température selon un potentiomètre ou des boutons plus/moins non illustrés. L'utilisateur va : fermer l'appareil par pincement d'une mèche de cheveux entre les deux surfaces de traitement 4, 5, tourner l'appareil 1 en positon fermée autour de son axe longitudinal L d'environ un demi-tour de sorte que la partie de mèche en amont par rapport au cuir chevelu de la partie de 15 mèche pincée entre en contact avec le revêtement 8, 9, et glisser l'appareil 1 en position fermée le long de la mèche. Préférentiellement, les étapes s'effectuent dans l'ordre indiqué. La rotation peut se faire dans le sens des aiguilles d'une montre ou en sens opposé. Les deux sens permettent d'obtenir des boucles flottantes. Selon l'invention, le glissement selon l'étape c) peut se faire avec 20 l'appareil maintenu en position sensiblement verticale. L'utilisateur peut imbiber le revêtement d'une substance cosmétique avant usage, le revêtement faisant office de petit réservoir de cosmétique. Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée au mode de réalisation décrit et 25 illustré qui n'a été donné qu'à titre d'exemple. Des modifications restent possibles, notamment du point de vue de la constitution des divers éléments ou par substitution d'équivalents techniques, sans sortir pour autant du domaine de protection de l'invention. 30 REVENDICATIONS1. Appareil de coiffure chauffant (1) pour le bouclage et/ou le lissage de cheveux comprenant : - une première et une deuxième mâchoire (2, 3) disposées en regard l'une de l'autre, - la première mâchoire (2) portant une première surface de traitement (4) et présentant un premier capot (6), - la deuxième mâchoire (3) portant une deuxième surface de traitement (5) et présentant un deuxième capot (7), - les surfaces (4,5) étant destinées à pincer une mèche de cheveux, - au moins un élément chauffant (41, 51) destiné à chauffer au moins une surface de traitement (4,5), caractérisé en ce qu'au moins un parmi les premier et deuxième capots (6,7) présente sur au moins une partie de sa surface extérieure une surface substantiellement lisse et recouverte d'un revêtement (8, 9) dont le coefficient de friction (FfR) est supérieur au coefficient de friction (FfS) du matériau formant la surface de traitement (4,5). 2. Appareil selon la revendication précédente où le coefficient de friction (FfR) du revêtement (8,9) est au moins deux fois supérieur au coefficient de friction (FfS) du matériau formant la surface de traitement portée par la même mâchoire. 3. Appareil selon une des revendications précédentes où au moins un parmi les premier et deuxième capots (6,7) présente le revêtement (8, 9) sur une partie substantielle de sa surface extérieure. 30 4. Appareil selon une des revendications précédentes où le revêtement (8, 9) est composé d'un matériau choisi parmi les suivants: silicone, élastomère, éthylène propylène diène monomère, cuir, velcro (marque déposée). 5. Appareil selon une des revendications précédentes où le revêtement (8, 9)25présente une dureté entre 5 et 90 Shore A, préférentiellement entre 30 et 40 Shore A. 6. Appareil selon une des revendications précédentes où le revêtement (8, 9) prend la forme d'une gomme ou d'une résine. 7. Appareil selon une des revendications précédentes où le matériau formant la surface de traitement (4,5) est composé de métal et/ou céramique et/ou verre et/ou matériau plastique et/ou pièce en fibre. 8. Appareil selon une des revendications précédentes où au moins une parmi les première et deuxième surfaces (4,5) de traitement est substantiellement plane et/ou au moins un parmi les premier et deuxième capots (6,7) présente une surface extérieure substantiellement arrondie avec un rayon de courbure compris entre 7 mm et 30 mm, préférentiellement entre 12 et 25mm. 9. Appareil selon une des revendications précédentes où au moins une parmi les première et deuxième mâchoires (2,3) présente un unique élément chauffant (41, 51) destiné à chauffer par contact la surface de traitement (4, 5) correspondante et par rayonnement le revêtement (8, 9). 10. Appareil selon une des revendications précédentes où au moins un parmi les premier et deuxième capot (6,7) est constitué d'un cadre (10, 11) sur lequel est surmoulé le revêtement (8,9) apte à recevoir par rayonnement la chaleur dispensée par l'élément chauffant (41, 51) et à la transférer au revêtement (8,9). 11. Appareil selon une des revendications précédentes où la surface de traitement (4,5) est capable de monter à une température comprise entre 130 et 230°C, et le revêtement (8,9) est capable de monter à une température entre 30 et 110°C. 12. Appareil selon une des revendications précédentes où le revêtement (8,9) estprévu démontable de l'appareil. 13. Appareil selon une des revendications précédentes où le revêtement est capable de contenir absorbé un liquide de traitement des cheveux comme un cosmétique ou un agent fixateur ou un agent colorant ou de l'eau ou tout autre fluide à transférer sur la mèche de cheveux. 14. Appareil selon une des revendications précédentes où le premier capot (6) et deuxième capot (7) présentent chacun sur substantiellement la totalité de leur surface extérieure une surface substantiellement lisse , courbe et recouverte d'un revêtement (8, 9) en silicone. 15. Procédé d'utilisation de l'appareil selon une des revendications précédentes comportant les étapes suivantes : a) fermer l'appareil par pincement d'une mèche de cheveux entre les deux surfaces de traitement (4,5), b) tourner l'appareil (1) en positon fermée autour de son axe longitudinal (L) d'environ un demi-tour de sorte que la partie de mèche en amont par rapport au cuir chevelu de la partie de mèche pincée entre en contact avec le revêtement (8, 9), c) glisser l'appareil (1) en position fermée le long de la mèche. 13
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FR 2959917 A1 20111118 FR 1053701 A 20100511 La présente invention concerne les procédés de traitement des cheveux. Arrière®plan Les traitements cosmétiques de mise en forme durable des cheveux sont principalement réalisés à l'aide de produits chimiques. Deux techniques, toutes deux basées sur une rupture des liaisons disulfures S-S- présentes dans la kératine (cystine), sont généralement utilisées pour obtenir une déformation permanente des cheveux. La première technique comporte une première étape consistant à ouvrir les liaisons disulfures à l'aide d'une composition comportant un agent réducteur, par exemple l0 de type acide thioglycolique. Cette première étape de réduction est généralement menée à un pH compris entre 8 et 9. Cette première technique comporte ensuite, de préférence après rinçage des cheveux, une deuxième étape consistant à reconstituer les liaisons disulfures en appliquant sur les cheveux une composition oxydante appelée fixateur. Les cheveux 15 peuvent, préalablement à l'application de la compôsition réductrice, être mis sous tension par des dispositifs appropriés comme des bigoudis ou être lissés. L'étape d'oxydation peut être menée à un pH d'environ 3 et peut faciliter la formation de nouveaux ponts Bisulfure permettant de maintenir la chevelure dans la forme recherchée. 20 La seconde technique comporte une étape de lanthionisation mettant en oeuvre une composition comportant une base appartenant à la famille des hydroxydes. L'étape de lanthionisation est généralement menée à un pli basique d'environ 13. La lanthionisation est la transformation des ponts disulfures en ponts monosulfures. Ce type de traitement est principalement utilisé pour la mise en forme des cheveux naturellement 25 crépus. Afin d'obtenir des performances satisfaisantes en termes de durabilité de la mise en forme, les compositions utilisées dans les traitements connus de l'état de la technique peuvent comporter des concentrations relativement importantes en actifs chimiques (agents réducteurs ou composés hydroxydes, par exemple). Ainsi, l'acide 30 thioglycolique peut par exemple être utilisé, dans certaines compositions, à des concentrations massiques comprises entre 6 et 11 % et la soude à 2%. Les produits comportant de l'acide thioglycolique sont d'odeur désagréable, laquelle peut être présente lors de l'application et peut, en outre, perdurer sur le cheveu une fois le traitement réalisé. En outre, les traitements décrits ci-dessus peuvent conduire à une dégradation irréversible du cheveu induite par des modifications des propriétés intrinsèques de la fibre capillaire. Ces traitements peuvent aussi irriter le cuir chevelu du fait de leur concentration relativement élevée en actifs chimiques. II est, par ailleurs, connu d'apporter de la chaleur durant le traitement afin d'activer les processus. Ces technologies peuvent effectivement permettre d'améliorer les performances cosmétiques mais font toujours intervenir des concentrations élevées en actifs chimiques et peuvent donc présenter les mêmes inconvénients que les traitements décrits ci-dessus. Les documents WO 2002051281, US 20060042649, US 20040250830, WO 2002100210, US 2000680432, US 6079422, US 59881 82, US 5819763, US 5773802, US 5676871, JP 09075125, JP 09051813, AU 9664467, US 5494598, EP 197824, US 4710609, US 4743726, US 4952360, US 5030820, US 5286949 décrivent des objets, par exemple des bigoudis, pouvant être chauffés dans un four ménager à micro-ondes, et utilisés sur cheveux humides pour le séchage et la mise en pli. Le brevet US 3958340 décrit un procédé de séchage rapide de perruques à l'aide d'air chauffé par un rayonnement micro-onde. La demande US 20070056960 décrit un outil de mise en forme permettant de boucler, lisser et sécher des mèches de cheveux humides à l'aide de micro-ondes. Le brevet DE 3148538 décrit un outil cylindrique, protégé par une paroi, autour duquel une mèche de cheveux est enroulée. La mèche est séchée et mise en pli à l'aide de micro-ondes appliquées dans l'espace entre le cylindre et la paroi. On connaît de FR 2 178 049 des dispositifs de dégagement d'énergie électromagnétique dans des matériaux divers. Par ailleurs, il est connu de FR 2 114 540 et FR 2 118 945 des procédés de chauffage et séchage des cheveux par utilisation d'un rayonnement électromagnétique. Il existe un besoin pour disposer de nouveaux procédés, plus efficaces et moins agressifs, de déformation permanente des cheveux. Il existe notamment un intérêt pour disposer de procédés permettant d'obtenir des performances de mise en forme durable améliorées, tout en minimisant l'impact de produits chimiques sur le cheveu et le cuir chevelu. Il existe aussi un besoin pour bénéficier de nouveaux dispositifs de mise en forme durable des cheveux. La présente invention vise à répondre à tout ou partie des besoins précités. Selon un premier aspect, la présente invention concerne un procédé cosmétique de traitement des cheveux, comportant au moins les étapes consistant à : a) appliquer une tension mécanique à ces cheveux, b) exposer ces cheveux sous tension mécanique à des micro-ondes, en présence d'un solvant sous forme vapeur au contact desdits cheveux et sans qu'il y ait séchage complet des cheveux pendant la totalité de l'exposition aux micro-ondes. En cas de séchage complet à l'étape b), la mise en forme n'est pas obtenue. Lors de l'étape a) le rayonnement micro-onde peut déjà exister ou non, de même que le solvant sous forme vapeur. Autrement dit, les étapes a) et b) peuvent être successives ou simultanées. Par « tension mécanique appliquée à ces cheveux » il faut comprendre une tension mécanique appliquée à une portion au moins de la longueur desdits cheveux. La présente invention peut permettre un traitement de mise en forme durable moins agressif pour le cuir chevelu et les cheveux. En outre, l'application aux cheveux d'une tension mécanique en présence de micro-ondes et d'un solvant sous forme vapeur peut permettre d'obtenir une mise en forme durable et améliorée des cheveux en l'absence même de réducteurs ou d'hydroxydes alcalins ou alcalino-terreux. Par « micro-ondes » il faut comprendre un rayonnement électromagnétique de fréquence comprise entre 500 MHz et 300 GHz. La fréquence des micro-ondes utilisées lors de l'étape b) est préférentiellement comprise entre 500 MHz et 10 GHz, par exemple allant de 915 MHz à 2,45 GHz. La puissance des micro-ondes utilisées lors de l'étape b) peut être inférieure ou égale à 500 W, de préférence inférieure ou égale à 200 W. La puissance peut être supérieure ou égale à Io w, à 20 W, à 30 W, à 75 W ou à 100 W. La puissance des micro-ondes utilisées lors de l'étape b) est par exemple comprise entre 100 et 250 W, voire entre 0 et 200 W ou entre 100 et 175 W. Les micro-ondes peuvent être générées par un générateur de micro-ondes, par exemple un générateur à état solide tel qu'un magnétron. L'expression « sans qu'il y ait séchage complet des cheveux » signifie qu'après l'étape b) les cheveux présentent un toucher humide. Les cheveux peuvent ainsi conserver au moins 1%, notamment au moins 2%, voire 5% du poids des composés liquides présents, avant l'étape b), à leur contact, ces composés liquides s'ajoutant à l'humidité naturelle du cheveu avant traitement. L'application de la tension mécanique peut être réalisée par un dispositif d'application d'une tension mécanique, ce dispositif pouvant être configuré pour induire sur les cheveux une flexion, une traction, une torsion et/ou une compression, par exemple. Le dispositif d'application d'une tension mécanique peut exercer des contraintes mécaniques simultanément sur une ou plusieurs mèches de cheveux. Le dispositif de tension mécanique peut être par exemple un bigoudi. Le solvant sous forme vapeur est entièrement généré par l'évaporation d'un composé présent, avant émission des micro-ondes, au contact des cheveux traités. Les cheveux traités ne doivent jamais être totalement secs pendant toute la durée d'action des micro-ondes. Autrement dit, les cheveux doivent être toujours imprégnés par le solvant pendant ladite exposition. Pour faciliter l'imprégnation, le solvant peut être pulvérisé au préalable. L'étape b) du procédé selon l'invention peut avoir lieu au sein d'une enceinte ainsi éventuellement que l'étape a). L'enceinte peut former un écran aux micro-ondes. L'enceinte peut, durant le procédé selon l'invention, notamment durant l'étape b), contenir les cheveux à traiter et le dispositif d'application d'une tension mécanique. Par « contenir les cheveux » il faut comprendre contenir les cheveux sur tout ou partie de leur longueur. L'enceinte peut recouvrir les cheveux sur une longueur par exemple supérieure ou égale à 5 cm. Ainsi, une longueur d'au moins 5 cm de cheveux peut être traitée dans l'enceinte. L'enceinte peut être immobile par rapport aux cheveux traités lors de l'émission des micro-ondes ou mobile par rapport aux cheveux, étant par exemple déplacée le long des cheveux à traiter. Les micro-ondes peuvent être émises, le cas échéant, depuis une antenne. Comme indiqué précédemment, l'enceinte peut être configurée pour ne pas libérer dans le milieu extérieur le solvant sous forme vapeur, ou n'en libérer qu'une faible quantité, grâce par exemple à un recyclage du solvant, le recyclage ayant par exemple lieu sous forme vapeur ou liquide, après condensation du solvant. L'enceinte peut comporter un matériau configuré pour absorber le solvant sous forme vapeur. L'enceinte peut comporter une paroi froide sur laquelle le solvant se condense et/ou une bouche d'aspiration du solvant sous forme vapeur. Ainsi, le procédé selon l'invention peut comporter, pendant et/ou après l'étape b), une étape de recollecte du solvant, par exemple sous forme vapeur et/ou liquide et/ou absorbée sur un matériau. L'enceinte est avantageusement sensiblement étanche aux micro-ondes. Autrement dit, l'enceinte peut être configurée pour contenir les micro-ondes émises. L'étape b) peut donc avoir lieu au sein d'une enceinte étanche aux micro-ondes. 1 5 L'enceinte peut comporter au moins un joint d'un matériau électriquement conducteur, par exemple élastiquement déformable, permettant de faire écran aux micro-ondes utilisées lors de l'étape b) tout en laissant sortir les cheveux de l'enceinte si nécessaire. Le joint peut comporter par exemple une mousse chargée de particules électriquement conductrices, une brosse formée de poils électriquement conducteurs ou un 20 peigne comportant des dents métalliques. Lorsque l'enceinte est sous forme de casque, l'enceinte peut comporter un blindage électromagnétique au travers duquel les cheveux traités peuvent passer. Un tel blindage permet de traiter les cheveux de l'utilisateur tout en protégeant le crâne de ce dernier des micro-ondes émises. 25 Le blindage électromagnétique peut être formé par exemple par une grille ou un grillage métallique. Le dispositif de traitement servant à mettre en oeuvre le procédé peut comporter un système d'avertissement sonore et/ou lumineux, par exemple pour avertir l'utilisateur d'une fuite de micro-ondes à l'extérieur de l'enceinte et/ou d'une température excessive à 30 l'intérieur de l'enceinte. Le dispositif de traitement comporte avantageusement un système de sécurité empêchant l'émission des micro-ondes tant que l'enceinte n'est pas fermée et/ou en cas de fonctionnement anormal, par exemple de température excessive et/ou en l'absence de solvant. Le dispositif de traitement peut être configuré pour contrôler la durée d'émission des micro-ondes, afin de ne pas atteindre une durée de traitement susceptible 5 d'endommager les cheveux. Le procédé selon l'invention peut comporter, avant l'étape b), une étape de détection de la fermeture de l'enceinte. Par exemple, un contacteur est actionné quand l'enceinte est fermée. L'envoi des micro-oncles peut être conditionné à la détection de la 10 fermeture de l'enceinte. Le procédé selon l'invention peut, en outre, comporter une étape de détection de la mise en place des cheveux destinés à être traités, avant l'étape b). Cette étape de détection peut être réalisée par exemple par un capteur optique et/ou un palpeur mécanique. 15 Le procédé selon l'invention peut comporter, par exemple durant l'étape b), une étape de mesure de la température à laquelle sont soumis les cheveux traités. Cette étape de mesure de la température peut être réalisée par un thermomètre sans contact avec les cheveux. L'enceinte, par exemple lorsqu'elle est définie par une pince, peut inclure tout 20 ou partie du dispositif d'application de la tension mécanique. Le dispositif d'application de la tension mécanique peut comporter un ou plusieurs bigoudi(s) ou autre dispositif d'enroulement, par exemple électriquement isolant(s) et compatible(s) avec une exposition aux micro-ondes, des mâchoires et/ou un ou plusieurs peignes. 25 Le dispositif de traitement peut être configuré pour permettre d'utiliser plusieurs dispositifs d'application de contrainte différents, servant par exemple à boucler les cheveux ou au contraire à les lisser. Les dispositifs peuvent être interchangeables par l'utilisateur. Le dispositif de traitement peut être agencé pour reconnaître automatiquement 30 le dispositif d'application de contrainte utilisé, le cas échéant, par exemple grâce à des contacts électriques ou à un ou plusieurs interrupteurs. Le dispositif d'application de la tension mécanique peut être configuré de manière à placer les cheveux traités à plat durant l'exposition aux micro-ondes. Quels que soient les exemples de réalisation considérés, les cheveux traités lors de l'étape a) peuvent être soumis à une ou à une pluralité de contraintes mécaniques. La/les contrainte(s) méeanique(s) peuvent être choisies parmi les contraintes de fléchissement, de redressement, de compression, de torsion et/ou de traction. Les contraintes appliquées peuvent viser à boucler les cheveux ou au contraire à les lisser. Les contraintes appliquées peuvent aussi viser à boucler les cheveux sur une portion de leur longueur et les lisser sur une autre portion de leur longueur. Le dispositif de traitement peut comporter, au sein d'une même pièce à main, le générateur de micro-ondes ainsi que le dispositif d'application de la tension mécanique. Par « pièce à main » on désigne une pièce manipulée par l'utilisateur d'une main durant le traitement des cheveux. Lorsque le dispositif de traitement comporte une pince, les micro-ondes peuvent être émises par seulement l'une des branches de la pince ou par l'ensemble des branches de la pince. Comme moyens d'acheminement utilisables pour acheminer les micro-ondes depuis le générateur vers l'enceinte, on peut citer les guides d'onde, par exemple un câble coaxial flexible d'une longueur inférieure à 10 m, de préférence inférieure à 5 m, de diamètre inférieur à 5 cm, de préférence inférieur à 2 cm, et les ensembles comportant au moins une antenne émettrice de rayonnement électromagnétique et au moins une antenne réceptrice de rayonnement électromagnétique. Le générateur de micro-ondes et/ou l'enceinte peu(ven)t être configuré(s) pour soumettre les cheveux traités durant l'étape b) à un rayonnement micro-onde variable dans sa distribution spatiale au sein de l'enceinte, par exemple tournant. Un rayonnement micro-onde tournant peut avantageusement permettre d'exposer de façon plus homogène les cheveux traités audit rayonnement et ainsi diminuer le risque d'une surexposition locale au rayonnement. Le solvant est par exemple un liquide ayant un point d'ébullition inférieur à 200°C. De préférence, ce solvant comporte de l'eau. Encore plus préférentiellement, ce solvant est de l'eau. Dans un exemple de réalisation, le solvant sous forme vapeur peut être généré par chauffage direct du solvant à l'état liquide par les micro-ondes. Le solvant sous forme vapeur peut avoir au voisinage et/ou au contact des cheveux, lors de l'étape b), une température comprise entre 80 et 200°C, de préférence entre 100 et 150°C, par exemple entre 120 et 150°C. La pression à laquelle sont soumis les cheveux traités, lors de l'étape b), peut être comprise entre 1095 et 106 Pa (1-10 bars), de préférence entre 105 et 5.105 Pa (I-5 bars). Le procédé selon l'invention peut, en outre, comporter au moins une étape c) consistant à appliquer sur les cheveux au moins une composition de mise en forme durable. Par « composition de mise en forme durable » il faut comprendre une composition qui, une fois appliquée sur les cheveux, permet l'ouverture des liaisons disulfures présentes au sein de la kératine. Cette étape peut avoir lieu avant l'étape a) et/ou après l'étape b). Les étapes a) et b) peuvent renforcer l'action de la composition de mise en forme, et permettre par exemple de diminuer la teneur en actifs ou, à teneur égale, d'augmenter son efficacité. Le procédé selon l'invention peut, en outre, comporter au moins une étape d), postérieure à l'étape e), consistant à appliquer sur les cheveux au moins une composition de fixation. Par « composition de fixation » il faut comprendre une composition qui, une fois appliquée sur les cheveux, permet de reconstituer des liaisons disulfures présentes au sein de la kératine et donc contribue au maintien de la coiffure dans la forme souhaitée. La composition de fixation peut aussi permettre d'améliorer la rémanence de la forme obtenue par action de la composition de mise en forme. Cette étape d) peut avoir lieu avant l'étape a) et/ou après l'étape b) tout en restant postérieure à l'étape e). La durée de l'étape b) peut varier selon les performances de mise en forme souhaitées et la nature des cheveux, par exemple. Quels que soient les exemples de réalisation considérés, la durée de l'étape b) peut être comprise entre 1 s et 30 min, de préférence, entre 1 s et 10 min. Quels que soient les exemples de réalisation considérés, l'étape b) peut être répétée par exemple entre 0 et 10 fois, préférentiellement entre 0 et 5 fois. Les compositions de mise en forme ou de fixation peuvent être appliquées alors que les cheveux sont présents dans l'enceinte, par exemple grâce à un système d'application adapté. Le système d'application comporte par exemple un tampon, un peigne, un ou plusieurs orifices de distribution ou une buse de pulvérisation, disposé dans l'enceinte ou à l'extérieur de celle-ci, par exemple sur le trajet des cheveux sortant de ou entrant dans l'enceinte. La composition de mise en forme et/ou la composition de fixation peuvent être soumises, le cas échéant, au rayonnement micro-onde. Le dispositif de traitement peut comporter un capteur sensible à une caractéristique du cheveu, par exemple la couleur, la résistance mécanique, l'état de surface, l'humidité, et le dispositif de traitement peut contrôler au moins un paramètre du traitement en fonction de la caractéristique ainsi détectée, par exemple l'énergie des micro-ondes, la température du solvant, la durée du traitement et/ou la contrainte mécanique exercée. Selon un autre de ses aspects, l'invention concerne un dispositif de traitement des cheveux pour la mise en oeuvre du procédé tel que défini ci-dessus, comportant un dispositif d'application d'une tension mécanique aux cheveux, un générateur de micro-ondes. Toutes les caractéristiques précisées à l'égard du procédé ci-dessus s'appliquent au dispositif de traitement. Ainsi, le dispositif de traitement peut par exemple définir une enceinte de traitement formant écran aux micro-ondes. Des,cripfio ures L'invention pourra être mieux comprise à la lecture de la description détaillée qui va suivre, d'exemples non limitatifs de mise en oeuvre de celle-ci, et à l'examen du dessin annexé, sur lequel : -les figures 1 à 5 représentent, de manière schématique et partielle, des exemples de réalisation de dispositifs de traitement selon l'invention, et -les figures 6 à 9 représentent des mèches de cheveux ayant subi divers traitements cosmétiques. On a représenté à la figure 1 un dispositif de traitement 100 comportant une pièce à main 3 comportant une enceinte dans laquelle sont reçus les cheveux à traiter, reliée par un flexible 2 à un poste de base 1 comportant un générateur de micro-ondes. Le flexible 2 peut comporter un guide d'ondes. La figure 2 représente un détail de la figure 1. Les micro-ondes 70 acheminées au sein de la pièce à main 3 par le guide d'onde 2 permettent de chauffer le solvant liquide présent sur les cheveux à traiter et de le faire passer à l'état de solvant sous forme vapeur. Dans cet exemple de réalisation, un dispositif d'application d'une tension mécanique ainsi qu'une mèche de cheveux (non 1.0 représentés) sont présents au sein de la pièce à main 3 et les cheveux sont exposés à la fois aux micro-ondes et au solvant sous forme vapeur 80. Un détecteur de température 150 peut être présent afin de mesurer la température de la mèche de cheveux traitée et un système de contrôle, par exemple à micro-processeur, peut permettre d'interrompre ou moduler I'émission des micro-ondes en cas de température détectée supérieure à un seuil prédéfini. 15 A la figure 3 est représenté un exemple de réalisation où l'enceinte de traitement est formée par fermeture d'une pince constituant tout ou partie de la pièce à main 3. La pince permet, lorsqu'ouverte, d'introduire entre les branches une ou plusieurs mèche(s) de cheveux à traiter. Chaque branche définit par exemple la moitié de l'enceinte. Les micro-ondes peuvent être émises par une seule ou par les deux branches de 20 la pince. Un capteur (non représenté) peut renseigner le dispositif de traitement sur le fait que la pince est fermée et l'envoi des micro-ondes peut être conditionné à la détection de cette fermeture. La tension mécanique appliquée aux cheveux peut être une traction, afin de les 25 lisser. Dans tous les exemples qui précèdent, le moyen d'acheminement des micro-ondes peut comporter une antenne émettrice 10 et une antenne réceptrice 15, comme illustré à la figure 4. On a, par ailleurs, représenté à la figure 5 une mèche de cheveux M présente 30 dans une enceinte de traitement de la pièce à main 3. L'enceinte est étanche aux micro-ondes et comporte à cet effet, par exemple, des joints dé mousse électriquement 2959917 Il conductrice 200 réfléchissant le rayonnement micro-ondes là ou les cheveux quittent l'enceinte. Dans une variante non illustrée, le générateur de micro-ondes 1 peut, par exemple, être présent au sein de l'enceinte et/ou du dispositif d'application d'une tension mécanique. Lp ositio d is e for e Composition réductrice Agents réducteurs La composition de mise en forme peut être une composition réductrice comportant un ou plusieurs agents réducteurs. L'agent réducteur peut par exemple être choisi parmi - l'acide thioglycolique de formule (1) : HS-CH2-COOH (1), - l'acide thiolactique de formule (2) : HS CH COOH Cf-13 - l'acide 3-mercaptopropionique de formule (3) : HS-CH2-CH2-COOH (3), - la cystéamine de formule (4) : HS-CH2-CH2-NH2 (4), - la cystéine de formule (5) : HS-CH2-CH(NI I2.)-CO2H ainsi que leurs sels et leurs esters, - les phosphines, les sulfites, les borohydrures. Parmi les sels cosmétiquement acceptables des produits (1) à (4) ci-dessus, on peut par exemple citer les sels d'ammonium, les sels d'amine primaire, secondaire ou tertiaire, les sels de métaux alcalin-terreux. Comme sels d'amine primaire, secondaire ou tertiaire, on peut citer respectivement la monoéthanolamine, la di-isopropanolamine et la triéthanolamine. Parmi les esters des composés (1) à (4) ci-dessus, on peut citer le monothioglycolate de glycérol, le monothioglycolate d'éthylène glycol, le mélange azéotrope de thioglycolate d'hydroxy-2-propyle et de thioglycolate d'hydroxy-2-méthyl-1 éthyle décrit dans la demande de brevet FR-A-2 679 448, le monothio-laetate de glycérol, le monothiolactate d'éthylène glycol, le 3-mercaptopropionate de glycérol, le 3- mercaptopropionate d'éthylène glycol. Le ou les agents réducteurs peuvent être présents en une teneur comprise par exemple entre 0,01 et 20%, de préférence entre 0,1 et 10%, mieux de 0,3% et 3% en poids par rapport au poids total de la composition réductrice. Additifs présents au sein de la composition réductrice La composition réductrice peut, en outre, comporter un ou plusieurs additifs. Les additifs peuvent être utilisés, au sein de la composition réductrice, seuls ou en mélanges. La composition réductrice peut comporter au moins un agent tensioactif, par exemple un agent tensioactif de type non-ionique, anionique, cationique ou amphotère et parmi ceux-ci, on peut citer les alkylsulfates, les alkylbenzènesulfates, les alkyléthersuifates, les alkylsulfonates, les sels d'ammonium quaternaire, les alkylbétaïnes, les alkylphénols oxyéthylénés, les alcanolamides d'acides gras, les esters d'acides gras oxyéthylénés ainsi que d'autres tensioactifs non-ioniques du type hydroxypropyléthers et alkylpolyglycosides. Le ou les agent(s) tensioactif(s) peuvent par exemple être présents en une teneur inférieure à 30 % en poids, et de préférence comprise entre 0,5 et 10 % en poids, par rapport au poids total de la composition réductrice. Dans le but d'améliorer les propriétés cosmétiques des cheveux ou encore d'en atténuer ou d'éviter leur dégradation, la composition réductrice peut, en outre, comporter au moins un agent traitant de nature cationique, anionique, non-ionique ou amphotère. Parmi les agents traitants particulièrement préférés, on peut notamment citer ceux décrits dans les demandes de brevets français FR 2 598 613 et FR 2 470 596. On peut également utiliser comme agents traitants des silicones volatiles ou non, linéaires ou cycliques et leurs mélanges, les polydiméthylsiloxanes, les polyorganosiloxanes quaternisés tels que ceux décrits dans la demande de brevet français FR. 2 535 730, les polyorganosiloxanes à groupements aminoalkyles modifiés par des groupements alcoxycarbonyalkyles tels que ceux décrits dans le brevet US 4 749 732, des polyorganosiloxanes tels que le copolymère polydiméthylsiloxane-polyoxyalkyle du type Diméthicone Copolyol, un polydiméthylsiloxane à groupements terminaux stéaroxy- (stéaroxydiméthicone), un copolymère polydiméthylsiloxane-dialkylammonium acétate ou un copolymère polydirnéthyl-siloxane polyalkylbétaïne décrits dans la demande de brevet britannique OB 2 197 352, des polysiloxanes organo modifés par des groupements mercapto ou mercaptoalkyles tels que ceux décrits dans le brevet français FR 1 530 369 et dans la demande de brevet européen EP 295 780, ainsi que des silanes tels que le stéaroxytriméthylsilane. La composition réductrice peut, en outre, comporter d'autres agents traitants par exemple des polymères cationiques tels que ceux utilisés dans les compositions des brevets français FR 2 472 382 et FR 2 495 931, ou encore des polymères cationiques du type ionène tels que ceux utilisés dans les compositions du brevet luxembourgeois n° 83703. Elle peut aussi comporter des aminoacides basiques, par exemple la lysine ou Pateline, ou acides, par exemple l'acide glutamique ou l'acide aspartique, des peptides et leurs dérivés, des hydrolysats de protéines, des cires, des agents de gonflement et de pénétration ou permettant de renforcer l'efficacité du réducteur tels que le mélange SiO2/PDMS (polydiméthylsiloxane), le diméthylisosorbitol, l'urée et ses dérivés, la pyrrolidone, les N-alkyl-pyrrolidones, des solvants comme les alkyléthers d'aIlcylèneglycol ou de dialkylèneglycol tels que par exemple le monométhyléther de propylène glycol, le ananométhyléther de dipropylène glycol, le monoéthyléther de l'éthylèneglycol et le monoéthyléther du diéthylèneglycol, les alcanediols en C3-C6 tels que par exemple le propanedioI-1,2 et le butanediol-I,2, l'imidazolidinone-2 ainsi que d'autres composés tels que des alcools gras, des dérivés de la lanoline, des ingrédients actifs tels que l'acide panthothénique, des agents antichute, des agents antipelliculaires, des épaississants, des agents de suspension, des agents séquestrants, des agents opacifiants, des colorants, des filtres solaires ainsi que des parfums et des conservateurs. Le pH des compositions réductrices est de préférence compris entre 6 et 11, mieux entre 7 et 10. La composition réductrice peut comporter pour ajuster le pH au moins un agent alcalinisant. L'agent alcalinisant, de préférence, utilisé dans les compositions selon I'invention est un agent qui peut permettre d'augmenter le pH de la ou des compositions dans lequel il se trouve. L'agent alcalinisant peut être une base de Bronsted, de Lowry ou de Lewis. L'agent alcalinisant peut être minéral ou organique. L'agent alcalinisant peut, par exemple, être choisi parmi : a) l'ammoniaque, b) les alcanolamines telles que les mono-, di- et triéthanolainines ainsi que leurs dérivés, e) les éthylènediamines oxyéthylénées et/ou oxypropylénées, d) les silicates de métaux alcalins tels que les rnétasilicates de sodium, e) les acides aminés de préférences basiques comme l'arginine, la lysine, l'ornithine, la citruline et l'hystidine, f) les (bi)carbonates particulièrement d'amine primaire, secondaire ou tertiaire (ammonium), de métal alcalin ou alcalino-terreux et g) les composés de formule (II) suivante : Ra \ b N lfli N R, Rd (II)' dans laquelle W est un reste propylène, éventuellement substitué par un groupement hydroxy, ou un radical alkyle en C1-C4. Les groupements Ra, Rb, IZ~ et Rd sont identiques ou différents et peuvent être un atome d'hydrogène, un radical alkyle en C1-C4 ou hydroxyalkyle en C1-C4. Des agents alcalinisants préférés peuvent être l'ammoniaque et la monoéthanolamine. Le ou les agent(s) alcalinisant(s), par exemple tels que définis plus haut, peuvent être présents en une teneur comprise entre de préférence 0,001% et I0 %, par exemple entre 0,005 % et 8 %, en poids par rapport au poids de la composition réductrice. Cette concentration peut notamment être fonction du pH souhaité de la composition réductrice. Conditions d'application de la composition réductrice Dans un exemple de réalisation préféré, lorsqu'elle est appliquée avant l'étape a) et/ou après l'étape b), la composition réductrice peut être laissée agir par exemple pendant une durée comprise entre I et 50 minutes, de préférence entre 1 et 30 minutes. Lorsque la composition réductrice est appliquée avant l'étape a) et/ou après l'étape b), l'étape de mise en forme peut avoir lieu à une température comprise entre 20 et 40°C, de préférence entre 25 et 35°C. En outre, la composition réductrice peut, de préférence, être appliquée sur des fibres capillaires humides et propres. Composition comportant un composé hydroxyde La composition de mise en forme peut comporter un ou plusieurs composés hydroxydes. Composé hydroxyde Par « composé hydroxyde », il faut comprendre un composé susceptible de libérer des ions hydroxydes. On peut utiliser, dans la composition de mise en forme utilisée dans le cadre de l'invention, tous les composés hydroxydes habituellement utilisés dans les procédés de lanthionisation. Le au moins un composé hydroxyde peut de préférence être choisi parmi les hydroxydes de métaux alcalins, les hydroxydes de métaux alcalino-terreux, les hydroxydes de métaux de transition, les hydroxydes de métaux lanthanides, les hydroxydes de métaux actinides, les hydroxydes des métaux du Groupe III, les hydroxydes des métaux du Groupe IV, les hydroxydes des métaux du Groupe V, les hydroxydes des métaux du Groupe VI, les hydroxydes organiques, et les composés comportant au moins un substituant hydroxyde partiellement hydrolysable. Comme composé hydroxyde utilisable dans le cadre de la présente invention, on peut, par exemple, citer l'hydroxyde de sodium, l'hydroxyde de guanidinium, l'hydroxyde de lithium, l'hydroxyde de calcium, l'hydroxyde de baryum, I'hydroxyde de magnésium, l'hydroxyde d'aluminium, l'hydroxyde de cuivre, l'hydroxyde de strontium, l'hydroxyde de molybdène, l'hydroxyde de manganèse, l'hydroxyde de zinc et l'hydroxyde de cobalt. Les composés hydroxydes préférés sont l'hydroxyde de sodium et l'hydroxyde de guanidinium. De préférence, leur concentration est telle que le pH de la composition soit compris entre 12 et 14. Le ou les composés hydroxydes peuvent être présents dans la composition de mise en forme en une concentration comprise entre 0,2 et 1M, de préférence entre 0,4 et 0,6M. Emulsionnants La composition de mise en forme comportant un composé hydroxyde peut être, au moins en partie, sous la forme d'une émulsion, de préférence huile-dans-eau ou eau- dans-huile. Dans ce dernier cas, elle peut comporter au moins un agent émulsionnant non-ionique, anionique, cationique ou amphotère. Les émulsionnants sont des tensioactifs et sont choisis en fonction de l'émulsion à obtenir, par exemple émulsion eau-dans-l'huile (E/H) ou huile-dans-eau (HIE). Lorsque l'on cherche à obtenir une composition de mise en forme comportant une émulsion par exemple telle que décrite ci-dessus, on peut utiliser des - émulsionnants amphotères, par exemple les N-acyl-aminoacides tels que les N-alkylam.inoacétates et le cocoamphodiacétate disodique, et les oxydes d'amines tels que l'oxyde de stéaran ine, 1.0 émulsionnants anioniques, par exemple les acylglutarnates tels que le « disodium hydrogenated tallow glutamate » (Amisoft HS-2I ® commercialisé par la société AJINOMOTO), les acides carboxyliques et leurs sels tels que le stéarate de sodium, les esters phosphoriques et leurs sels tels que le «DEA oleth-10 phosphate », les sulfosuccinates tels que le « Disodium PEG-5 citrate lauryl sulfosuccinate » et le 15 « Disodium ricinoleamido MEA sulfosuccinate », émulsionnants cationiques, par exemple les alkyl-imidazolidinium tels que l'éthosulfate d'isostéaryl-éthylimidonium, les sels d'ammonium tels que le chlorure de N,N,N-triréthyl-1-docosanaminium (Behentrimonium chloride), et des - émulsionnants non ioniques, par exemple les esters et éthers doses tels que 20 le stéarate de sucrose, le cocoate de sucrose et le mélange de stéarate de sorbitan et de cocoate de sucrose commercialisé par la société ICI sous la dénomination Arlatone 2121®, les esters de polyol, par exemple de glycérol ou de sorbitol tels que le stéarate de glycéryle, le stéarate de polyglycéryl-2, le stéarate de sorbitan, Ies éthers de glycérol, les éthers oxyéthylénés et/ou oxypropylénés, tels que l'éther oxyéthyléné, oxypropyléné de l'alcool 25 !aurique à 25 groupes oxyéthylénés et 25 groupes oxypropylénés (nom CTFA "PPG-25 laureth-25") et l'éther oxyéthyléné du mélange d'alcools gras en C12-C15 comportant 7 groupes oxyéthylénés (nom CTFA " C12-C15 Pareth-7"), les polymères d'éthylène glycol, tels que le PEG-100, et leurs mélanges. On peut utiliser un ou plusieurs de ces émulsionnants. 30 Pour les émulsions eau-dans-huile (E/H), on peut citer comme exemple d'émulsionnants, les esters gras de polyol, notamment de glycérol ou de sorbitol, et notamment les esters isostéariques, oléiques et ricinoléiques de polyol, tels que le mélange de petrolatum, d'oléate de polyglycéryl-3, d'isostéarate de glycéryle, l'huile de ricin hydrogénée et d'ozokérite, vendu sous la dénomination Protegin W® par la société GOLDSCHMIDT, I'isostéarate de sorbitan, le di-isostéarate de polyglycéryle, le sesguiisostéarate de polygl.ycéryle-2 ; les esters et éthers doses tels que le "Methyl glucose dioléate" ; les esters gras tels que le lanolate de magnésium ; les dirnéthicone copolyols et .lkyl-diméthicone copolyols tels que le laurylméthicone copolyol vendu sous la dénomination Dow Corning 5200 Formulation Aid par la société DOW COIiNING, le Cétyl diméthicone copolyol vendu sous la dénomination Abil LM 90® par la société GOL DSC IMIDT, et le diméthicone copolyol ; et leurs mélanges. IO Les huiles des émulsions peuvent être des huiles végétales, des huiles minérales, des huile de silicone, des esters liquides, des hydrocarbures en C7 C16 linéaires ou ramifiés. Conditions d'application de la composition comportant un composé hydroxyde Dans un exemple de réalisation préféré, lorsqu'elle est appliquée avant l'étape 15 a) et/ou après l'étape b), la composition comportant un composé hydroxyde est laissée agir par exemple pendant une durée comprise entre 5 et 60 minutes, de préférence entre 10 et 20 minutes. Lorsque la composition comportant un composé hydroxyde et appliquée avant l'étape a) et/ou après l'étape b), l'étape de fixation peut avoir lieu à une température 20 comprise entre 20 et 40°C, de préférence entre 25 et 35°C. Après l'étape d'application de la composition comportant un composé hydroxyde, et après un éventuel temps de pause, les cheveux peuvent être rincés, de préférence à l'eau courante et à l'eau osmosée, voire avec une composition acide pour éliminer les résidus d'alcalinité. 25 Composition acide Par « composition acide », il faut comprendre une composition comportant un ou plusieurs acides par exemple choisis parmi les acides comportant une ou plusieurs fonctions acide carboxylique, sulfonique, phosphorique ou phosphorique. Les acides peuvent comporter d'autres fonctions chimiques en particulier des 30 fonctions hydroxy ou amino. Les acides peuvent être saturés ou insaturés. Comme acide utilisable, on peut, par exemple, citer l'acide acétique, l'acide propanoïque, l'acide butanoïque, l'acide lactique, l'acide glycolique, l'acide ascorbique, l'acide maléique, l'acide phtalique, l'acide succinique, la taurine et l'acide citrique. Un acide préféré est l'acide citrique. Le ou les acides minéraux présents dans la composition de peuvent être choisis parmi les acides monoacides ou les polyacides. On peut, par exemple, citer l'acide chlorhydrique, l'acide orthophosphorique, l'acide sulfurique et l'acide borique. La composition acide peut, par exemple, avoir un pl-1 compris entre 2 et 7, de préférence entre 3 et 4. Composition ox dante La composition de fixation est une composition oxydante. Par « composition oxydante », il faut comprendre des compositions comportant par exemple un ou plusieurs agents oxydants par exemple choisis parmi le peroxyde 1.5 d'hydrogène, le peroxyde d'urée, les bromates alcalins, les polythionates, les persels, tels que les perborates, les percarbonates et les persulfates. De préférence, l'agent oxydant est le peroxyde d'hydrogène. Le ou les agents oxydants peuvent être présents en une teneur comprise entre 0,1 et 10%, de préférence entre 0,5 et 5%, en poids par rapport au poids total de la 20 composition oxydante. De préférence, lorsque l'agent oxydant est du peroxyde d'hydrogène en solution aqueuse, la composition oxydante utilisée dans le procédé selon l'invention comporte au moins un agent stabilisant de l'eau oxygénée. On peut, par exemple, citer les pyrophosphates des métaux alcalins ou alcalino- 25 terreux, tel que le pyrophosphate de tétrasodium, les stannates des métaux alcalins ou alcalino-terreux, la phénacétine ou les sels d'acides et d'oxyquinoléine, comme le sulfate d'oxyquinoléine. De manière plus avantageuse encore, on utilise au moins un stannate en association ou non à au moins un pyrophosphate. Le ou les agents stabilisants de l'eau oxygénée peuvent être présents en une 30 teneur comprise entre 0,0001% et 5%, de préférence entre 0,01 et 2%, en poids par rapport au poids total de la composition oxydante. La composition oxydante peut, par exemple, avoir un pH compris entre 1,5 et 4,5, de préférence entre 2 et 3,5, notamment lorsque l'agent oxydant est le peroxyde d'hydrogène. Dans un exemple de réalisation préféré, lorsqu'elle est appliquée avant l'étape a) ou après l'étape b), la composition oxydante telle que définie ci-dessus est laissée agir pendant environ 2 à 30 minutes, de préférence pendant 2 à 15 minutes, plus particulièrement entre 2 à 7 minutes à une température comprise entre 20 et 40°C, de préférence entre 25 et 35°C. De préférence, la composition oxydante est appliquée sur des cheveux propres et humides. 1.0 Le véhicule des compositions réductrice et oxydante est de préférence un milieu aqueux constitué par de l'eau et peut avantageusement contenir des solvants organiques acceptables sur le plan cosmétique, dont plus particulièrement, des alcools tels que l'alcool éthylique, l'alcool isopropylique, l'alcool benzylique, et l'alcool phényléthylique, ou des polyols ou éthers de polyols tels que, par exemple, les éthers 15 monométhylique, monoéthylique et monobutylique d'éthylèneglycol, le propylèneglycol ou ses éthers tels que, par exemple, le monométhyléther de propylèneglycol, le butylèneglycol, le dipropylèneglycol ainsi que les alyléthers de diéthylèneglycol comme par exemple, le monoéthyléther ou le monobutyléther du diéthylèneglycol. Les solvants organiques peuvent alors être présents dans des concentrations comprises entre environ 0,1 20 et 20% et, de préférence, entre environ 1 et 10% en poids par rapport au poids total de la composition. Les pH de la composition oxydante dans le procédé selon l'invention peut être obtenu et/ou ajusté classiquement par ajout soit d'un ou plusieurs agents alcalins, tels que ceux déjà mentionnés dans la composition réductrice, soit d'agents acidifiants tels que par 25 exemple l'acide chlorhydrique, l'acide acétique, l'acide lactique, l'acide borique, l'acide citrique et l'acide phosphorique. Toutes les compositions utilisées dans le procédé selon l'invention peuvent se présenter indépendamment l'une de l'autre sous forme d'une lotion, épaissie ou non, d'une crème, d'un gel ou d'une mousse. 30 Les exemples suivants sont donnés à des fins d'illustration et sont non limitatifs de la présente invention. Exemples Exemple 1: Procédé pour boucler durablement les cheveux Une mèche de cheveux, sèche, puis humidifiée ou shampooinée, est mise sous contrainte mécanique, par exemple par enroulement autour d'un bigoudi de diamètre inférieur à 3 cm avec les deux extrémités maintenues fixes. L'ensemble est placé dans une enceinte. La puissance et la durée du traitement aux microondes sont variables selon l'intensité du bouclage souhaitée. Un rinçage ou un shampooing terminal peut éventuellement être effectué. Si la mèche est séchée entièrement, on n'observe pas le bouclage recherché. Exemple 2 Procédé pour lisser le cheveu Une mèche de cheveux, sèche, puis humidifiée ou shampooinée, est tendue le long d'un support de longueur comprise entre 1 et 20 cm, avec les deux extrémités maintenues fixes. L'ensemble est ensuite placé dans une enceinte. La puissance et la durée du traitement aux microondes sont variables selon l'intensité du lissage souhaitée. Un rinçage ou un shampooing terminal peut éventuellement être effectué, ln variante, la mèche de cheveux, sèche, puis humidifiée ou shampooinée, est directement mise entre les mâchoires d'une enceinte formée par une pince. La tension mécanique est alors obtenue en pinçant et en tirant la mèche. Exemple 3_ La mèche de cheveux est, avant l'application des micro-ondes, prétraitée avec une composition de coloration (par oxydation ou directe), une composition de décoloration, une permanente, par exemple à base de réducteurs thiolés, un défrisage à la soude ou à la guanidine, un soin, un masque pour cheveux ou un shampooing, puis est bouclée comme décrit à l'exemple 1 ou lissée comme décrit à l'exemple 2. Exem.le 4 : Procédé our boucler ou lisser durablement le cheveu mettant en oeuvre une composition de mise en forme La mèche de cheveux éventuellement shampooinée, humide ou sèche est, tout d'abord, imprégnée d'une composition de mise en forme avec un rapport de bain massique de 10 pour 1. La mèche de cheveux, ainsi obtenue, est ensuite mise sous contrainte mécanique. Si l'on cherche à réaliser un procédé de bouclage, ladite mèche est, par exemple, enroulée autour d'un bigoudi de diamètre inférieur à 3 cm avec les deux extrémités maintenues fixes. Si l'on cherche à réaliser un procédé de lissage, ladite mèche de cheveux est tendue le long d'un support de longueur comprise entre 1. et 20 cm avec les deux extrémités maintenues fixes. Les ensembles ainsi obtenus sont placés dans une enceinte, La puissance et la durée du traitement aux microondes sont variables selon l'intensité du bouclage ou lissage souhaitée. La mèche de cheveux peut ensuite être rincée ou shampooinée sur le support IO ou encore être détachée de celui-ci. Lorsque la composition de mise en forme comporte une composition réductrice et que la mèche de cheveux n'est pas détachée du support, une étape de fixation comportant une étape d'application d'une composition oxydante peut être réalisée En variante, lorsque la composition de mise en forme comporte une 15 composition comportant un composé hydroxyde et que la mèche est détachée du support, une étape de fixation comportant une étape d'application d'une composition acide peut être réalisée. Un rinçage ou un shampooing terminal peut éventuellement être effectué. Exemple 5 : Procédé pour boucler ou lisser durablement le cheveu mettant en 20 oeuvre une composition oxydante Une mèche de cheveux, éventuellement shampooinée et humide, est traitée, avec un rapport de bain massique de 1.0 pour 1, avec une composition de mise en forme comportant une composition réductrice. On peut laisser agir la composition de mise en forme pendant une durée variable, selon les performances souhaitées. 25 La mèche est ensuite rincée puis imprégnée avec une composition oxydante, avec un rapport de bain de 10 pour 1. La mèche de cheveux est mise sous contrainte mécanique. Si l'on cherche à réaliser un bouclage, ladite mèche est, par exemple, enroulée autour d'un bigoudi de diamètre inférieur à 3 cm avec les deux extrémités maintenues 30 fixes. Si l'on cherche à réaliser un lissage, ladite mèche est tendue le long d'un support de longueur comprise entre 1 et 20 cm avec les deux extrémités maintenues fixes. Les ensembles ainsi obtenus sont placés immédiatement dans une enceinte. La puissance et la durée du traitement aux mieroondes sont variables selon l'intensité du bouclage ou lissage souhaitée. l,a mèche ainsi traitée peut être rincée ou shampooinée sur le support ou encore être détachée de celui-ci. Exemple 6 : procédé pour boucler ou lisser durablement le cheveu avec un prétraitement en une étape Une mèche de cheveux, éventuellement shampooinée et humide, est traitée, avec un rapport de bain de IO pour 1, avec une composition de mise en forme comportant IO une composition réductrice, pendant une durée variable selon les performances souhaitées. La mèche de cheveux est ensuite rincée puis éventuellement séchée et mise sous contrainte mécanique. Si l'on cherche à réaliser un bouclage, ladite mèche est, par exemple, enroulée autour d'un bigoudi de diamètre inférieur à 3 cm avec les deux extrémités maintenues 15 fixes. Si l'on cherche à réaliser un lissage, ladite mèche est tendue le long d'un support de longueur comprise entre 1 et 20 cm avec les deux extrémités maintenues fixes. Les ensembles ainsi obtenus sont placés dans une enceinte. La puissance et la durée du traitement aux mieroondes sont variables selon l'intensité du bouclage ou lissage 20 souhaitée. La mèche ainsi traitée peut être rincée ou shampooinée sur le support ou encore être détachée de celui-ci. Lorsque la composition de mise en forme comporte une composition réductrice et que la mèche de cheveux n'est pas détachée du support, une étape de fixation 25 comportant une étape d'application d'une composition oxydante peut être réalisée. En variante, lorsque la composition de mise en forme comporte une composition comportant un composé hydroxyde et que la mèche est détachée du support, une étape de fixation comportant une étape d'application d'une composition acide peut être réalisée. 30 Un rinçage ou un shampooing terminal peut éventuellement être effectué. Exemple 7 : Procédé pour boucler ou lisser durablement le cheveu comportant une étape de mise en forme et une étape de fixation, postérieures au traitement dans l'enceinte La mèche de cheveux éventuellement shampooinée, humide ou sèche est mise sous contrainte mécanique. Si l'on cherche à réaliser un bouclage, ladite mèche est, par exemple, enroulée autour d'un bigoudi de diamètre inférieur à 3 cm avec les deux extrémités maintenues fixes. Si l'on cherche à réaliser un lissage, ladite mèche est tendue le long d'un support de longueur comprise entre 1 et 20 cm avec les deux extrémités maintenues fixes. Les ensembles ainsi obtenus sont placés dans une enceinte. La puissance et la durée du traitement aux microondes sont variables selon l'intensité du bouclage ou lissage souhaitée. Un rinçage ou un shampooing terminal peut éventuellement être effectué. La mèche, toujours placée sur le support, est ensuite traitée avec une composition de mise en forme avec un rapport de bain de 10 pour 1 pendant une durée variable selon les performances souhaitées puis rincée. Lorsque la composition de mise en forme comporte un composé réducteur et que la mèche de cheveux n'est pas détachée du support, une étape de fixation comportant une étape d'application d'une composition oxydante peut être réalisée. En variante, lorsque la composition de mise en forme comporte un composé hydroxyde et que la mèche est détachée du support, une étape de fixation comportant une étape d'application d'une composition acide peut être réalisée. Un rinçage ou un shampooing terminal peut éventuellement être effectué. Dans une variante des exemples 4 à 8 au lieu d'être tendue le long d'un support pour le lissage, la mèche de cheveux est mise entre les mâchoires de l'enceinte définie par une pince. La tension mécanique est obtenue en pinçant et en tirant la mèche. Exemple 8 La mèche de cheveux peut être traitée, avant le procédé selon l'invention et les éventuels prétraitements, avec une coloration (par oxydation ou directe), une décoloration, un soin, un masque pour cheveux ou un shampooing puis bouclée ou lissée selon les procédés décrits aux exemples 4 à 7 ci-dessus. Exemple 9 (comparatif) Des mèches de cheveux naturels raides de 0,35g et 15cm, humidifiées, ont été traitées de deux façons différentes. - Traitement selon l'invention avec chauffage d'eau par les micro-ondes selon 5 l'exemple 1 N° mèche Puissance Temps Température (°C) Pression (bars) des micro-d'exposition 1 135 2 fois 5 min 145 4 2 135 3 fois 5 min 145 4 3 135 16 fois 5 _min 145 4 - Traitement à l'aide d'une permanente à l'acide thioglycolique de la permanente Dulcia Vital 2 Force 1 pendant 15 min suivie d'une étape de fixation d'une 10 durée de 5 min avec le fixateur Dulcia Vital 2 (n° 4). Après ces traitements les mèches ont été rincées. La figure 6 représente les mèches 1 à 4 après rinçage. Les mèches 1 à 4 ont ensuite été shampooinées 5 fois. Les résultats sont reportés en figure 7. 15 On constate que les performances de mise en forme des mèches 1, 2 et 3 sont meilleures que celles traitées avec la permanente (mèche 4). Exemple 1.0 (comparatif) Des mèches de cheveux naturels raides de 0,35g et 15 cm, humidifiées, ont été traitées de deux façons différentes ; 20 - Traitement selon l'invention avec chauffage d'eau par les micro-ondes selon l'exemple 1 (n° 1) : Puissance (W) Temps d'exposition Température (°C) Pression (bars) 135 6fois5min 145 4 - Traitement à l'aide d'une permanente à l'acide thioglycolique de la permanente Dulcia Vital 2 Force 1 pendant 15 min suivie d'une étape de fixation d'une durée de 5 min avec le fixateur Dulcia Vital 2 (n°2). Après ces traitements, les mèches ont été rincées et ont subi divers tests de résistance effet de dix shampooings standards, effet de quatre alternances shampooing/fer à lisser, effet de quatre alternances shampooing/fer à lisser suivi de dix shampooings. Les résultats sont reportés en figure 8. On constate que la mèche n°l présente une meilleure résistance suite aux différents tests que la mèche n°2. Exemple 11 (comparatif) Des mèches de cheveux naturels bouclés de 0,35g et 15 cri , humidifiées, ont 1 0 été traitées de deux façons différentes. - Traitement selon l'invention avec chauffage d'eau par les micro-ondes selon l'exemple 2 (n°1) : Puissance (W) Temps d'exposition Température (°C) Pressi on (bars) 135 6fois5min 145 4 1 -- Lissage à l'acide thioglycolique du produit de lissage X-Tenso pendant 20 15 min puis 10 min de fixation avec le lait fixateur neutraliseur X-Tenso (n°2). Après ces traitements, les mèches ont été rincées et shampooinées. Les résultats sont reportés en figure 9. On constate que I'on obtient avec l'invention des performances de lissage identiques à l'état de l'art sans utiliser de réducteur et d'oxydant. 20 Exemple 12 Des mèches de cheveux naturels caucasiens raides de 0,35g et 15 cm ont été traitées de deux façons. - Traitement selon l'invention selon l'exemple 4 : Composition de mise en forme : solution aqueuse d'acide thioglycolique à 0,5 25 M Réalisation de boucles (mèches sur bigoudis) Traitement micro-ondes/vapeur : P = 135W ; T = 145°C ; p = 4 bars ; durée de l'exposition : 5 min Rinçage des mèches sur bigoudis 30 5 min de fixation avec une composition oxydante Shampooing terminal - Comparatif Composition de mise en forme : solution aqueuse d'acide thioglycolique à 1 M Réalisation de boucles (mèches sur bigoudis) 20 min de pause à 25°C Rinçage des mèches sur bigoudis 5 min de fixation avec une composition oxydante Shampooing terminal I.,e traitement micro-ondes/vapeur permet d'obtenir un résultat de mise en forme identique à l'état de l'art avec une concentration en acide thioglycolique réduite. Du fait de la concentration réduite et du temps de traitement plus court, la mèche est moins dégradée et le toucher est plus cosmétique. Exemple 13 Des mèches de cheveux naturels africains bouclés de 0,35g et 15 cm ont été traitées de deux façons : - Traitement de l'invention selon l'exemple 4 Composition de mise en forme : solution aqueuse de soude â. 0,3 M Réalisation d'un défrisage (mèches tendues le long d'un support) Traitement micro-ondes/vapeur : P = 135W ; T = 145°C ; p = 4 bars ; durée de l'exposition : 5 min Shampooing avec une composition acide - Comparatif Composition de mise en forme : solution aqueuse de soude à 0,6 M Réalisation d'un défrisage (mèches travaillées à la main) 20 min de pause à 25°C Shampooing avec une composition acide Le traitement micro-ondes/vapeur permet d'obtenir un résultat de défrisage identique à l'état de l'art avec une concentration en soude réduite. Du fait de la concentration réduite et du temps de traitement plus court, la mèche est moins dégradée et le toucher est plus cosmétique. L'expression « comportant un(e) » doit être comprise comme « comportant au moins un(e) ». L'expression « comprise} entre » doit se comprendre comme bornes incluses. REVENDICATIONS1. Procédé de traitement cosmétique de cheveux, comportant au moins les étapes consistant à : a)appliquer une tension mécanique à ces cheveux, b)exposer ces cheveux sous tension mécanique à des micro-ondes, en présence d'un solvant sous forme vapeur au contact desdits cheveux, et sans qu'il y ait séchage complet des cheveux pendant l'exposition aux micro-ondes, le solvant sous forme vapeur étant entièrement généré par l'évaporation d'un composé IO présent, avant émission des micro-ondes, au contact des cheveux traités, 2. Procédé selon la revendication 1, dans lequel les étapes a) et b) sont successives ou simultanées. 3. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, comportant, en outre une étape e), d'application sur les cheveux traités d'au moins une composition de 15 mise en forme durable des cheveux. 4. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que la composition de mise en forme durable des cheveux comprend un ou plusieurs réducteurs ou un ou plusieurs hydroxydes de métal alcalin ou alcalin terreux. 5. Procédé selon les revendications 3 ou 4, l'application de la composition de 20 mise en forme ayant lieu avant l'étape a) et/ou après l'étape b). 6. Procédé selon l'une quelconque des revendications 3 à 5 comportant, en outre l'application sur les cheveux traités d'au moins une composition de fixation comprenant un ou plusieurs agents oxydants. 7. Procédé selon la revendication précédente, l'application de la composition 25 de fixation ayant lieu avant l'étape a) et/ou après l'étape b) et après l'étape e). 8. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, l'étape a) étant réalisée par application de l'un au moins d'une contrainte de torsion, de traction ou de compression sur les cheveux traités. 9. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, la durée 30 de l'étape b) étant comprise entre 1 s et 30 min. 10. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, les micro-ondes ayant une fréquence comprise entre 500 Mhz et 10 0liz, par exemple allant de 915 MHz à 2,456 z. 11. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, les micro- ondes ayant une puissance inférieure à 500 W, de préférence inférieure à 200 W. 12. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, le solvant sous forme vapeur comportant de l'eau et de préférence étant de l'eau. 13. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, l'étape b) ayant lieu dans une enceinte étanche aux r icroondes. i 0 14. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, comportant, en outre, une étape de recollecte du solvant sous forme vapeur pendant et/ou après l'étape b).
57,283
FR2959918A1
A1
20111118
FR 2959918 A1 20111118 FR 1053690 A 20100511 La présente invention concerne un article souple destiné à être appliqué sur les ongles et/ou faux ongles pour leur maquillage et/ou leur soin. Classiquement, le maquillage des ongles ou des faux ongles est réalisé à l'aide de compositions liquides de maquillage, encore communément appelées vernis à ongles. Ce vernis à ongles est appliqué généralement sous la forme de couches superposées à la surface de l'ongle à maquiller, en respectant une étape de séchage intermédiaire entre chaque couche de vernis appliquée. Tout d'abord, son application nécessite un certain temps. En outre, les formulations plus ou moins liquides de ce vernis à ongles, sont 10 propices lors de leur application à un débordement sur les supports limitrophes ou périphériques de la surface à maquiller. Par ailleurs, après environ 3 à 5 jours, on observe généralement une détérioration, notamment de type écaillement, du vernis à ongles, ainsi qu'une diminution de la brillance. 15 L'utilisatrice doit alors procéder à une étape d'élimination dudit vernis avant d'appliquer une nouvelle couche dudit produit. Par conséquent, ce mode de maquillage ne s'avère pas totalement satisfaisant. Un autre inconvénient consiste en ce que les formules de vernis à ongles classiques impliquent généralement la mise en oeuvre de solvants volatils qui génèrent, lors 20 de l'application, une odeur inconfortable. Une alternative a consisté à développer des compositions de vernis à ongles à base de dispersion de polymères en phase aqueuse, et donc satisfaisantes sur le plan olfactif. Malheureusement, le mode d'application reste encore contraignant, et de plus les vernis correspondants s'avèrent présenter une tenue insuffisante dans le temps. 25 Encore une autre alternative a consisté à développer des patchs ajustables adhésifs sous la forme de laminé adhésif ou article souple comprenant une couche adhésive et, le cas échéant, une couche polymérique. De telles alternatives sont notamment décrites dans US 4,903,840, US 2005/255061, US 5,415,903, WO 2005/112874 et WO 2009/097517. 30 Toutefois, de tels patchs présentent une déformabilité et/ou une extensibilité insuffisante(s). Les couches adhésives de ces différents articles présentent par ailleurs en général une tenue non totalement satisfaisante sur l'ongle. La présente invention vise précisément à proposer un mode de maquillage et/ou de soin des ongles ou des faux ongles dénués des inconvénients précités et présentant une tenue dans le temps et une flexibilité ou déformabilité améliorées pour permettre notamment une application rapide et facilitée de l'article sur les ongles et/ou faux-ongles. La présente invention concerne ainsi, selon un premier de ses aspects, un article souple destiné à être appliqué sur les ongles et/ou faux ongles pour leur maquillage et/ou leur soin, notamment sous la forme d'un laminé adhésif, comprenant au moins une couche adhésive, caractérisé en ce que ladite couche adhésive comprend au moins : - deux copolymères blocs, - une résine tackifiante ayant un poids moléculaire moyen en nombre inférieure ou égale à 10 000 g/mol choisie parmi la colophane, les dérivés de colophane, les résines hydrocarbonées et leurs mélanges, et - un plastifiant. De manière inattendue, les inventeurs ont constaté qu'un tel article souple présentait non seulement une tenue sur les ongles supérieure et, par ailleurs, qu'il pouvait être appliqué sur les ongles rapidement et de manière aisée au regard de ses propriétés de flexibilité et de déformabilité. Selon encore un autre de ses aspects, la présente invention concerne un procédé de maquillage et/ou de soin des ongles et/ou faux ongles comprenant au moins une étape consistant à appliquer sur un ongle naturel et/ou faux ongle, au moins un article souple selon l'invention. Selon un mode de réalisation, l'article souple conforme à la présente invention peut se présenter sous diverses formes telles qu'une étoile, un carré, un rond, etc.... Dans une variante, l'article peut en outre comprendre une couche polymérique 25 ou une succession de couches polymériques. L'ARTICLE SOUPLE D'une manière générale, l'article conforme à la présente invention se présente sous la forme d'un film ou laminé. 30 Au sens de la présente invention, le terme « souple » qualifie une flexibilité suffisante de ce film, c'est-à-dire propice à des déformations mécaniques de type étirement pour l'ajuster à la surface d'un ongle. Par ailleurs, il faut également comprendre que par « souple », on entend apte à se déformer non élastiquement de manière à se conformer au profil plus ou moins bombé de l'ongle. Cette déformabilité est notamment caractérisée par le paramètre de déformation à la rupture Er discuté ci-après. L'article selon l'invention se différencie notamment à ce titre d'un article de type faux ongle, qui se caractérise par une rigidité incompatible avec une telle déformation mécanique. Une autre différence entre l'article conforme à l'invention et un faux ongle réside dans la sensibilité de cet article vis-à-vis des solvants organiques polaires du type acétone, ester et/ou alcool court, tels que les acétates d'alkyle, notamment l'acétate d'éthyle. En effet, l'article selon l'invention peut être aisément éliminé par démaquillage à l'aide d'un dissolvant classique ou solvant, par opposition à un faux ongle qui se retire. L'invention concerne ainsi un article susceptible d'être démaquillé à l'aide d'un solvant choisi parmi l'acétone, les acétates d'alkyles tel que l'acétate d'éthyle, et leurs mélanges. A tous ces égards, l'article souple selon l'invention se distingue d'une part des compositions liquides classiques type vernis à ongle en raison de sa structure sèche et, d'autre part, des produits solides, types faux ongles, par le fait que ledit article avant application est déformable mécaniquement et peut se démaquiller, contrairement à un faux ongle qui est apposé directement sur l'ongle puis limé pour être ajusté et ensuite directement enlevé de l'ongle afin de retrouver un ongle à l'état normal. L'article selon l'invention peut être utilisé à des fins de maquillage, auquel cas il peut comprendre des matières colorantes, ou à des fins de protection vis-à-vis d'un film de vernis. Dans cette alternative, la couche polymérique, lorsqu'elle est présente, est généralement transparente. En particulier, l'article souple peut comporter en outre une pellicule de protection au contact de la première face de la couche adhésive, à enlever préalablement à la mise en place de l'article sur l'ongle. De préférence la face de la pellicule de protection au contact de la première face de la couche adhésive est recouverte d'un matériau antiadhésif, notamment siliconé. Selon un mode de réalisation particulier, l'article conforme à l'invention est revêtu sur ses deux faces avec une pellicule amovible, identique ou différente. Selon un mode de réalisation, l'article souple selon la présente invention présente une épaisseur allant de 6 µm à 1 mm, en particulier de 10 µm à 500 µm, et encore plus particulièrement de 50 µm à 200 µm. L'épaisseur visée s'entend comme étant l'épaisseur avant application sur l'ongle de l'intégralité de la structure indissociable à une ou plusieurs couches comprenant notamment la couche adhésive. En particulier, l'épaisseur s'entend de l'épaisseur de l'ensemble des couches 10 constituant l'article souple, tel que par exemple l'ensemble des couches polymériques et adhésives. La couche adhésive d'un article souple conforme à l'invention, après séchage, est généralement sous la forme d'une couche ayant une épaisseur supérieure à 30 µm, de préférence supérieure à 40 µm. 15 De préférence, la couche adhésive à une épaisseur de 30 à 100 µm, en particulier de 40 à 95 µm, de préférence de 45 à 90 µm, et mieux de 50 à 85 µm. De préférence, l'épaisseur de la couche adhésive est supérieure à l'épaisseur de la couche polymérique. De préférence, l'épaisseur de la couche adhésive est supérieure à la moitié de 20 l'épaisseur de ladite couche polymérique. Comme décrit ci-dessus, selon un mode de réalisation préféré, une couche polymérique d'un article de l'invention peut comprendre une première couche et une seconde couche, adjacente à ladite première couche. Selon ce mode de réalisation particulier, l'épaisseur de la seconde couche est 25 alors de préférence inférieure à 20 µm et plus particulièrement inférieure à 10 µm. Avantageusement, le rapport entre l'épaisseur de la première couche et l'épaisseur de la seconde couche varie de préférence de 3 à 50, de préférence de 4 à 25, et plus préférentiellement de 5 à 20. En revanche, toute structure fixée de manière amovible à l'article souple, en 30 particulier une pellicule de protection sur l'une ou l'autre des faces de l'article, en particulier, une pellicule siliconée sur la face adhésive de l'article, n'entre pas en ligne de compte dans la mesure de l'épaisseur. L'article souple, et en particulier l'excès, peut être prédécoupé ou découpé, avant ou après son application, selon la taille et la forme désirée avec de petits ciseaux, un coupe ongles ou en grattant le film. L'article souple selon l'invention se présente notamment sous la forme d'un film non liquide qui peut se caractériser par un extrait sec élevé. En effet, la quantité de matière sèche dans cet article à l'état sec, à savoir une fois appliqué sur l'ongle ou le faux ongles, est supérieure ou égale à 95 % en poids par rapport au poids total de l'article. Autrement dit, la quantité de solvant volatil est inférieure ou égale à 5 % en poids par rapport au poids total de l'article. De préférence, la quantité de matière sèche, communément appelée extrait sec des articles selon l'invention, est mesurée par échauffement de l'échantillon par des rayons infrarouges de 2 µm à 3,5 µm de longueur d'onde. Les substances contenues dans lesdits films qui possèdent une pression de vapeur élevée, s'évaporent sous l'effet de ce rayonnement. La mesure de la perte de poids de l'échantillon permet de déterminer l'extrait sec de l'article. Ces mesures sont réalisées au moyen d'un dessiccateur à infrarouges commercial LP16 de chez Mettler. Cette technique est parfaitement décrite dans la documentation de l'appareil fournie par Mettler. Le protocole de mesure est le suivant : On dépose environ 10 g d'échantillon d'un article sur une coupelle métallique. Celle-ci, après introduction dans le dessiccateur, est soumise à une consigne de température de 120 °C pendant une heure. La masse humide de l'échantillon, correspondant à la masse initiale et la masse sèche de l'échantillon, correspondant à la masse apres exposition au rayonnement, sont mesurées au moyen d'une balance de précision. La teneur en matière sèche est calculée de la manière suivante : Extrait Sec = 100 x (masse sèche/ masse humide). Reprise à l'eau L'article selon l'invention peut être avantageusement caractérisé à l'état sec par 30 une reprise à l'eau portée à 25 °C inférieure ou égale à 20 %, notamment inférieure ou égale à 16 %, et en particulier inférieure à 10 %. Selon la présente demande, on entend par « reprise à l'eau », le pourcentage d'eau absorbé par l'article après 60 minutes d'immersion dans l'eau, à 25 °C (température ambiante). La reprise à l'eau est mesurée pour des morceaux d'environ 1 cm découpés dans l'article sec. Ils sont pesés (mesure de la masse Ml) puis immergés dans l'eau pendant 60 minutes ; immersion, le morceau de film est essuyé pour éliminer l'excédent d'eau en surface puis pesé (mesure de la masse M2). La différence M2 - Ml correspond à la quantité d'eau absorbée par le film. La reprise à l'eau est égale à [(M2 - Ml) / Ml] x 100 et est exprimée en pourcentage de poids par rapport au poids du film. Module de conservation E' Par ailleurs, l'article selon l'invention est avantageusement un film ayant un module de conservation E' supérieur ou égal à 1 MPa, notamment allant de 1 MPa à 5000 MPa, en particulier supérieur ou égal à 5 MPa, notamment allant de 5 à 1000 MPa, et plus particulièrement supérieur ou égal à 10 MPa par exemple allant de 10 à 500 MPa à une température de 30 °C et une fréquence de 0,1 Hz. La mesure du module de conservation est effectuée par DMTA (Dynamical and Mechanical Température Analysis ou Analyse dynamique et mécanique en température). On effectue des essais de viscoélasticimétrie avec un appareil DMTA de Polymer TA Instruments (modèle DMA2980), sur un échantillon d'article. On découpe (par exemple à l'emporte-pièce) les éprouvettes. Celles-ci ont typiquement une épaisseur d'environ 150 µm, une largeur de 5 à 10 mm et une longueur utile d'environ 10 à 15 mm. Les mesures sont effectuées à une température constante de 30 °C. L'échantillon est sollicité en traction et en petites déformations (on lui impose par exemple un déplacement sinusoïdal de ± 8 µm) lors d'un balayage en fréquence, la fréquence allant de 0,1 à 20 Hz. On travaille ainsi dans le domaine linéaire, sous de faibles niveaux de déformation. Ces mesures permettent de déterminer le module complexe E* = E' + iE" du 30 film de composition testé, E' étant le module de conservation et E" le module dit de perte. Déformation et/ou Energie à la rupture Avantageusement, les articles selon l'invention, possèdent une déformation à la rupture Er supérieure ou égale à 5 %, notamment allant de 5 à 500 %, de préférence supérieure ou égale à 15 %, notamment allant de 15 à 400 % et/ou une énergie à rupture par unité de volume Wr supérieure ou égale à 0,2 J/cm3, notamment allant de 0,2 à 100 J/cm3, de préférence supérieure à 1 J/cm3, notamment allant de 1 à 50 J/cm3. La déformation à la rupture et l'énergie à rupture par unité de volume sont déterminées par des essais de traction effectués sur un film réticulé d'environ 200 µm d'épaisseur. Pour effectuer ces essais, l'article est découpé en éprouvettes haltères de longueur utile 33 ±1 mm et de largeur utile 6 mm. La section (S) de l'éprouvette est alors définie comme : S= largeur x épaisseur (cm2) ; cette section sera utilisée pour le calcul de la contrainte. Les essais sont réalisés, par exemple, sur un appareil de traction commercialisé sous l'appellation Lloyd® LR5K. Les mesures sont réalisées à température ambiante (20 °C). Les éprouvettes sont étirées à une vitesse de déplacement de 33 mm/min, 20 correspondant à une vitesse de 100 % d'allongement par minute. On impose donc une vitesse de déplacement et on mesure simultanément l'allongement AL de l'éprouvette et la force F nécessaire pour imposer cet allongement. C'est à partir de ces données AL et F que l'on détermine les paramètres contraintes 6 et déformation E. Il est ainsi obtenu une courbe contrainte 6 = (F/S) en 25 fonction de la déformation c = (AL/Lo) x 100, l'essai étant conduit jusqu'à rupture de l'éprouvette, Lo étant la longueur initiale de l'éprouvette. La déformation à la rupture Er est la déformation maximale de l'échantillon avant le point de rupture (en %). L'énergie à rupture par unité de volume Wr en J/cm3 est définie comme la surface sous cette courbe contrainte/déformation telle que : 30 £r Wr= fG.E.de o15 LA COUCHE ADHESIVE Un article selon l'invention possède une face externe adhésive. Une telle face adhésive est obtenue de façon générale grâce à la présence d'au moins une couche adhésive, caractérisée en ce que cette couche adhésive comprend au moins deux copolymères blocs, une résine tackifiante et un plastifiant. L'association d'au moins deux copolymères blocs, d'une résine tackifiante et d'un plastifiant, doit présenter un certain pouvoir collant défini par ses propriétés viscoélastiques. Les propriétés viscoélastiques d'un matériau sont classiquement définies par deux valeurs caractéristiques qui sont les suivantes : - le module élastique qui représente le comportement élastique du matériau pour une fréquence donnée et qui est classiquement noté G', - le module visqueux qui représente le comportement visqueux du matériau pour une fréquence donnée et qui est classiquement noté G". Ces grandeurs sont notamment définies dans le « Handbook of Pressure Sensitive Adhesive Technology », 3d edition, D. Satas, chap. 9, p. 155 à 157. De préférence, les matériaux adhésifs utilisables selon la présente invention présentent des propriétés viscoélastiques qui sont mesurées à une température de référence de 35 °C et dans un certain intervalle de fréquences. Dans le cas de matériaux adhésifs sous forme de solution ou de dispersion de polymère dans un solvant volatil (tel que l'eau, un ester court, un alcool court, de l'acétone, etc), on mesure les propriétés viscoélastiques de ce matériau dans des conditions dans lesquelles il présente une teneur en solvant volatil inférieure à 30 %, et, en particulier, une teneur en solvant volatil inférieure à 20 %. On mesure en particulier le module élastique du matériau à trois fréquences différentes : - à faible fréquence, soit à 2.10.2 Hz ; - à une fréquence intermédiaire, soit à 0,2 Hz ; - à haute fréquence, soit à 2 Hz, et - le module visqueux à la fréquence de 0,2 Hz. Ces mesures permettent d'évaluer l'évolution du pouvoir collant du matériau adhésif au cours du temps. Ces propriétés viscoélastiques sont mesurées lors d'essais dynamiques sous sollicitations sinusoïdales de faible amplitude (petites déformations) réalisés à 35 °C sur une plage de fréquence allant de 2.10-2 à 20 Hz sur un rhéomètre de type « Haake RS50® »sous une sollicitation de torsion/cisaillement, par exemple en géométrie cône-plan (par exemple avec un angle du cône de 1 °). Avantageusement, ledit matériau adhésif répond aux conditions suivantes : - G'(2 Hz, 35 °C) > 103 Pa, et - G'(35 °C) 0,35. dans laquelle : - G"(0,2 Hz, 35 °C) est le module visqueux de cisaillement dudit matériau adhésif, mesuré à la fréquence de 0,2 Hz et à la température de 35 °C, - G'(0,2 Hz, 35 °C) est le module élastique de cisaillement dudit matériau adhésif, mesuré à la fréquence de 0,2 Hz et à la température de 35 °C. Dans une forme particulière de l'invention, on a : - G'(2 Hz, 35 °C) > 5.103 Pa, et en particulier, G'(2 Hz, 35 °C) > 104 Pa. Dans une autre forme particulière de l'invention, on a : - G'(2.10.2 Hz, 35 °C) 104 Pa, et - G'(35 °C) 0,35. Copolymères blocs Un article souple conforme à l'invention comprend au moins une couche adhésive qui comprend au moins deux copolymères blocs. Au sens de la présente invention, on entend désigner par « copolymère » un polymère issu d'au moins deux types de monomères. Par copolymère "bloc" ou "séquencé", on entend un polymère comprenant au moins 2 séquences, ou blocs, distincts. Les copolymères peuvent présenter une structure linéaire ou une structure non linéaire comme par exemple, un copolymère à structure ramifiée, radiale, en étoile. Les copolymères blocs selon l'invention peuvent-être statistiques ou alternés. De préférence, les copolymères blocs selon l'invention sont choisis parmi les copolymères d'oléfine amorphes ou à cristallisation contrôlée et modérée, et de préférence parmi les copolymères amorphes. Par copolymères amorphes, on entend un polymère qui n'a pas de forme cristalline. Le copolymère d'oléfine peut être également filmogène, c'est-à-dire qu'il est capable de former un film lors de son application sur la peau. Par copolymères d'oléfines au sens de la présente demande, on entend tout copolymère formé par polymérisation d'au moins une oléfine et d'un autre monomère additionnel différent de ladite oléfine, comme par exemple un monomère styrène. L'oléfine peut être notamment un monomère à insaturation éthylénique. Comme exemple d'oléfine, on peut citer les monomères de carbure éthylénique, ayant notamment une ou deux insaturation éthylénique (ou alcènes), ayant de 2 à 5 atomes de carbone tels que l'éthylène, le propylène, le butadiène, l'isoprène. Selon un mode de réalisation, l'un au moins des copolymères blocs de l'invention comprend au moins un bloc styrène. 30 Selon un autre mode de réalisation, les copolymères blocs sont issus de la polymérisation d'au moins une oléfine et d'au moins un bloc styrène. 25 Selon encore un autre mode de réalisation, l'un au moins des copolymères blocs de l'invention comprend au moins un bloc comprenant au moins un motif choisi parmi le butadiène, l'éthylène, le propylène, le butylène, l'isoprène, ou un de leurs mélanges. Selon encore un autre mode de réalisation, chacun des copolymères blocs de l'invention comprend un au moins un bloc styrène. Selon encore un autre mode de réalisation, chacun des copolymères blocs de l'invention comprend au moins un bloc comprenant au moins un motif choisi parmi le butadiène, l'éthylène, le propylène, le butylène, l'isoprène, ou un de leurs mélanges. Selon encore un autre mode de réalisation, chacun des copolymères blocs de l'invention comprend au moins un bloc styrène et au moins un bloc comprenant au moins un motif choisi parmi le butadiène, l'éthylène, le propylène, le butylène, l'isoprène, ou un de leurs mélanges. Enfin, selon encore un autre mode de réalisation, chacun des copolymères 15 blocs de l'invention comprend au moins un bloc styrène et au moins un bloc comprenant au moins un motif isoprène. Avantageusement, le taux de styrène dans un copolymère bloc de l'invention est inférieur à 35 %, de préférence inférieur à 25 %. Ainsi, selon un mode de réalisation, l'article est tel que les copolymères blocs 20 sont choisis parmi les copolymères séquencés comprenant au moins un bloc styrène, notamment présent dans une teneur inférieure à 35 %, de préférence inférieure à 25 %, et au moins un bloc comprenant au moins un motif choisi parmi le butadiène, l'éthylène, le propylène, le butylène, l'isoprène, ou un de leurs mélanges. Au sens de la présente invention, un copolymère bloc conforme à l'invention 25 peut être choisi parmi un copolymère diblocs, triblocs, multiblocs, radial ou étoile. Selon un mode de réalisation particulier, l'un des deux copolymères blocs est choisi parmi un copolymère diblocs et l'autre parmi un copolymère de type triblocs, multiblocs, radial ou en étoile. Avantageusement, le copolymère de type triblocs, multiblocs, radial, ou étoile 30 est choisi parmi les copolymères de type triblocs. Les mélanges de copolymères blocs conformes à l'invention peuvent être notamment choisis parmi : - les mélanges de copolymères triblocs linéaires styrène-isoprène-styrène et de copolymères diblocs styrène-isoprène, notamment disponibles auprès de la société KRATON sous les références KRATON D1107P, KRATON D1111K, KRATON D1113P, KRATON D1161K, et KRATON D1161P, et notamment aussi disponibles auprès de la société DEXCO POLYMERS sous la référence VECTOR 4113 ; - les mélanges de copolymères blocs de styrène et d'isoprène à structure radiale et de copolymères diblocs styrène-isoprène, notamment disponibles auprès de la société KRATON sous les références KRATON D1126P, et notamment aussi disponibles auprès de la société DEXCO POLYMERS sous les références VECTOR 4230 ; - les mélanges de copolymères triblocs linéaires styrène-butadiène/isoprènestyrène et de copolymères diblocs styrène-butadiène/isoprène, notamment disponibles auprès de la société KRATON sous les références KRATON D1170B, et KRATON D1171P ; - les mélanges de copolymères triblocs linéaires styrène-éthylène/butylène-15 styrène et de copolymères diblocs styrène-éthylène/butylène, notamment disponibles auprès de la société KRATON sous la référence KRATON G1657 ; et - leurs mélanges. De manière avantageuse, les deux copolymères blocs sont présents dans une teneur comprise entre 1 et 70 % en poids, de préférence entre 5 et 50 % en poids, et plus 20 particulièrement entre 10 et 30 % en poids, par rapport au poids total de la couche adhésive. Avantageusement, le rapport pondéral « copolymère triblocs, multiblocs, radial, ou étoile »/« copolymère diblocs » est inférieur à 7, et de préférence inférieur à 5. 25 Résine tackifiante Un article souple conforme à l'invention comprend au moins une couche adhésive qui comprend au moins une résine tackifiante. Au sens de l'invention, une résine tackifiante possède généralement un poids moléculaire moyen en nombre inférieure ou égale à 10 000 g/mol, notamment allant de 30 250 à 10 000 g/mol de préférence inférieure ou égale à 5 000 g/mol, notamment allant de 250 à 5 000 g/mol, mieux, inférieure ou égale à 2 000 g/mol notamment allant de 250 à 2 000 g/mol et encore mieux inférieure ou égale à 1 000 g/mol notamment allant de 250 à 1 000 g/mol. On détermine les poids moléculaires moyens en nombre (Mn) par chromatographie liquide par perméation de gel (solvant THF, courbe d'étalonnage établie avec des étalons de polystyrène linéaire, détecteur réfractométrique). Une résine tackifiante conforme à l'invention est avantageusement une résine telle que décrite dans le Handbook of Pressure Sensitive Adhesive, edited by Donatas Satas, 3rd ed., 1989, p. 609-619. La résine de la composition selon l'invention est choisie parmi la colophane, les dérivés de colophane, les résines hydrocarbonées, notamment hydrogénées, et leurs mélanges. De préférence la résine de la composition selon l'invention est choisie parmi les résines hydrocarbonées. La colophane est un mélange comprenant majoritairement des acides organiques appelés acides de colophane (principalement des acides de type abiétique et de type pimarique). Il existe trois types de colophane : la colophane ("gum rosin") obtenue par incision sur les arbres vivants, la colophane de bois ("wood rosin") qui est extraite des souches ou du bois de pins, et l'huile de tall ("tall oil rosin") qui est obtenue d'un sous-produit provenant de la production du papier. Les dérivés de colophane peuvent être issus en particulier de la polymérisation, de l'hydrogénation et/ou de l'estérification des acides de colophanes. Les dérivés de colophane peuvent ainsi être choisis parmi les esters de colophane, en particulier issus des alcools polyhydriques tels que l'éthylène glycol, le glycérol, le pentaérhytritol et plus particulièrement issus du glycérol et du pentaérythritol. On peut citer par exemple les esters de colophanes commercialisés sous la référence FORAL 85, PENTALYN H et STAYBELITE ESTER 10 par la société HERCULES ; SYLVATAC 95 et ZONESTER 85 par la société ARIZONA CHEMICAL ou encore UNIREZ 3013 par la société UNION CAMP. On entend par «résine tackifiante hydrocarbonée », un polymère ou un copolymère d'oléfines ou un polymère ou un copolymère de monomères hydrocarbonés aromatiques. Ledit polymère peut être hydrogéné, partiellement hydrogéné, ou non hydrogéné. De préférence, la résine tackifiante est hydrogénée. La résine tackifiante présente de préférence une température de ramollissement inférieure à 120 °C, de préférence inférieure à 110 °c. Dans le cadre de la présente invention, la mesure de la température de ramollissement est effectuée selon la méthode bille et anneau selon la Norme ASTM D36. On utilise pour cela un équipement automatique NBA 440 disponible chez Normalab. Le fluide utilisé pour la mesure est la glycérine. Les résines tackifiantes hydrocarbonées conformes à l'invention peuvent 10 notamment être choisies parmi les polymères qui peuvent être classifiés, selon le type de monomère qu'elles comprennent, en : - résines hydrocarbonées indéniques telles que les résines issues de la polymérisation en proportion majoritaire de monomère indène et en proportion minoritaire de monomère choisi parmi le styrène, le méthylindène, le méthylstyrène, et leurs mélanges. 15 Ces résines pouvant éventuellement être hydrogénées. Ces résines peuvent présenter un poids moléculaire allant de 290 à 1150 g/mol. Comme exemples de résines indéniques, on peut citer celles commercialisées sous la référence NORSOLENE S95, NORSOLENE 5105, NORSOLENE 5115 par la société Cray Valley, ou les copolymères indène/méthylstyrène/styrène hydrogéné 20 commercialisées sous la dénomination «REGALITE » par la société Eastman Chemical, en particulier REGALITE C6100, REGALITE C6100L, REGALITE R1090, REGALITE R1100, REGALITE R7100, REGALITE R9100, REGALITE 51100, REGALITE 55100, ou sous la dénomination ARKON P-90, ARKON P-100, ARKON P-115, ARKON M-90, ARKON M-100, ARKON M-115 par la société Arakawa. 25 - les résines aliphatiques de pentanediène telles que celle issues de la polymérisation majoritairement du monomères 1,3-pentanediène (trans ou cis pipérylène) et de monomère minoritaire choisi parmi l'isoprène, le butène, le 2-méthyl-2-butène, le pentène, le 1,4-pentanediène et leurs mélanges. Ces résines peuvent présenter un poids moléculaire allant de 1000 à 2500 g/mol. 30 De telles résines du 1,3-pentanediène sont commercialisées par exemple sous les références PICCOTAC 95 par la société Eastman Chemical, ESCOREZ 1102, ESCOREZ 1304, ESCOREZ 1310LC, ESCOREZ 1315 par la société Exxon Chemicals, WINGTACK 95 par la société Cray Valley ; - les résines mixtes de pentanediène et d'indène, qui sont issues de la polymérisation d'un mélange de monomères de pentanediène et d'indéne tels que ceux décrits ci-dessus, comme par exemple les résines commercialisées sous la référence ESCOREZ 2101, ESCOREZ 2105, ESCOREZ 2173, ESCOREZ 2184, ESCOREZ 2203LC, ESCOREZ 2394, ESCOREZ 2510 par la société Exxon Chemicals, NORSOLENE A 100 par la société Cray Valley, les résines commercialisées sous la référence WINGTACK 86, WINGTACK EXTRA et WINGTACK PLUS par la société Cray Valley ; - les résines diènes des dimères du cyclopentanediène telles que celles issues de la polymérisation de premier monomère choisi parmi l'indène et le styrène, et de deuxième monomère choisi parmi les dimères du cyclopentanediène tels que le dicyclopentanediène, le méthyldicyclopentanediène, les autres dimères du pentanediène, et leurs mélanges. Ces résines présentent généralement un poids moléculaire allant de 500 à 800 g/mol, telles que par exemple celles commercialisées sous la référence ESCOREZ 5380, ESCOREZ 5300, ESCOREZ 5400, ESCOREZ 5415, ESCOREZ 5490, ESCOREZ 5600, ESCOREZ 5615, ESCOREZ 5690, par la société Exxon Mobil Chem., et les résines SUKOREZ SU-90, SUKOREZ SU-100, SUKOREZ SU-110, SUKOREZ SU-100S, SUKOREZ SU-200, SUKOREZ SU-210, SUKOREZ SU-490, SUKOREZ SU-400, par la société Kolon ; - les résines diènes des dimères de l'isoprène telles que les résines terpéniques issues de la polymérisation d'au moins un monomère choisi parmi l'a-pinène, le (3-pinéne le limonène, le styrène et leurs mélanges, et en particulier le polyterpène et les résines terpéniques issues de styrène ; Ces résines peuvent présenter un poids moléculaire allant de 300 à 2000 g/mol. De telles résines sont commercialisées par exemple sous la dénomination PICCOLYTE A115 par la société Hercules, ZONAREZ 7100 ou ZONATAC 105 LITE par la société ARIZONA Chem. ; - les résines hydrogénées issues de la polymérisation de pentanediène comme celles commercialisées sous la dénomination EASTOTAC H-100E, EASTOTAC H-115E, EASTOTAC C-100L, EASTOTAC C-115L, EASTOTAC H-100L, EASTOTAC H-115L, EASTOTAC C-100R, EASTOTAC C-115R, EASTOTAC H-100R, EASTOTAC H-115R, EASTOTAC C-100W, EASTOTAC C-115W, EASTOTAC H-100W, EASTOTAC H-115W, par la société Eastman Chemical Co. ; et - leurs mélanges. Selon un mode particulier de réalisation, la résine est choisie parmi les résines hydrocarbonées indéniques commercialisées sous la dénomination NORSOLENE S95, NORSOLENE 5105, NORSOLENE 5115 par la société Cray Valley, sous la dénomination « REGALITE » par la société Eastman Chemical, en particulier REGALITE C6100, REGALITE C6100L, REGALITE R1090, REGALITE R1100, REGALITE R7100, REGALITE R9100, REGALITE 51100, REGALITE 55100, ou sous la dénomination ARKON P-90, ARKON P-100, ARKON P-115, ARKON M-90, ARKON M-100, ARKON M-115 par la société Arakawa. De manière avantageuse, la couche adhésive au sens de la présente invention comprend de 10 à 95 % en poids, de préférence de 20 à 90 % en poids, et plus particulièrement de 40 à 80 % en poids de résine(s) tackifiante(s), par rapport au poids total de ladite couche adhésive. Plastifiant Un article souple conforme à l'invention comprend au moins une couche adhésive qui comprend au moins un plastifiant. En particulier, on peut citer, seuls ou en mélange, les plastifiants usuels tels que les glycols et leurs dérivés, tels que le diéthylène glycol éthyléther, le diéthylène glycol méthyléther, le diéthylène glycol butyléther ou encore le diéthylène glycol hexyléther, l'éthylène glycol éthyléther, l'éthylène glycol butyléther, l'éthylène glycol hexyléther, les esters de glycol, les dérivés de propylène glycol et en particulier le propylène glycol phényléther, le propylène glycol diacétate, le dipropylène glycol butyléther, le tripropylène glycol butyléther, le propylène glycol méthyléther, le dipropylène glycol éthyléther, le tripropylène glycol méthyléther et le diéthylène glycol méthyléther, le propylène glycol butyléther, les esters d'acides notamment carboxyliques, tels que les citrates, notamment le citrate de triéthyle, le citrate de tributyle, l'acétylcitrate de triéthyle, l'acétylcitrate de tributyle, l'acétylcitrate de triéthyl-2 hexyle ; les phtalates, notamment le phtalate de diéthyle, le phtalate de dibutyle, le phtalate de dioctyle, le phtalate de dipentyle, le phtalate de diméthoxyéthyle ; les phosphates, notamment le phosphate de tricrésyle, le phosphate de tributyle, le phosphate de triphényle, le phosphate de tributoxyéthyle ; les tartrates, notamment le tartrate de dibutyle ; les adipates ; les carbonates ; les sébaçates ; le benzoate de benzyle, l'acétylricinoléate de butyle, l'acétylricinoléate de glycéryle, le glycolate de butyle, le camphre, le triacétate de glycérol, le N-éthyl-o,p-toluènesulfonamide, les dérivés oxyéthylénés tels que les huiles oxyéthylénées, notamment les huiles végétales, telles que l'huile de ricin, les huiles de silicone, les huiles hydrocarbonées, et leurs mélanges. De manière avantageuse, un plastifiant conforme à l'invention est choisi parmi les huiles hydrocarbonées, notamment parmi les polyisobutènes, hydrogénés ou non hydrogénés. De tels plastifiants sont commercialisés par exemple sous la dénomination PARLEAM® par la société NOF CORPORATION. Selon un mode particulier de réalisation, la(les) couche(s) adhésive(s) selon l'invention peu(ven)t comprendre de 5 à 40 % en poids, notamment de 10 à 35 % en poids, et plus particulièrement de 15 à 30 % en poids de plastifiant(s), par rapport au poids total de ladite/desdites couche(s) adhésive(s). LA COUCHE POLYMERIOUE En sus de la couche adhésive, un article selon la présente invention peut comprendre au moins une couche polymérique. Selon la présente invention, la couche polymérique peut être une couche polymérique simple. Cependant, la couche polymérique peut également être une combinaison ou un arrangement de deux couches polymériques ou plus, identiques ou différentes, qui, combinées, forment la couche polymérique. Selon un mode de réalisation préféré, une couche polymérique comprend une 30 première couche et une seconde couche, adjacente à ladite première couche. Avantageusement, la seconde couche peut être substantiellement transparente. Selon la présente invention, la couche (ou sous-couche(s)) polymérique comprend au moins un polymère filmogène. Par polymère "filmogène", on entend un polymère apte à former à lui seul ou en présence d'un agent auxiliaire de filmification, un film continu et adhérent sur un support, notamment sur les matières kératiniques. Selon un mode de réalisation préféré, la couche (ou sous-couche(s)) polymérique peut comprendre en outre au moins un co-agent filmogène et/ou au moins un agent modificateur de film. Selon un mode de réalisation particulièrement préféré, l'article de l'invention comprenant une couche polymérique a une dureté Persoz inférieure à 50 secondes, de préférence inférieure à 40 secondes, plus particulièrement inférieure à 35 secondes, et plus particulièrement inférieure à 30 secondes, et/ou une résistance à l'abrasion correspondant à une perte de poids inférieure à 50 mg, de préférence inférieure à 40 mg, mieux inférieure à 30, mg et plus particulièrement inférieure à 20 mg, l'arrangement polymérique étant configuré de sorte que, lorsque l'article est également substantiellement exempt de solvants, l'allongement à la rupture de l'article est supérieur à 30 %, de préférence supérieur à 40 %, plus particulièrement supérieur à 50 %, et encore plus particulièrement supérieur à 60 %. La dureté Persoz peut être déterminée par toute méthode appropriée connue de 20 l'homme de l'art. Par exemple, la dureté Persoz peut être déterminée en utilisant un pendule de Persoz à une température définie, par exemple 30 °C, et à un taux d'humidité défini, par exemple à 50 % RH. Un protocole approprié s'y rapportant est décrit ci-après. 25 Les couches de protection de l'article sont retirées. Le côté adhésif de l'article est appliqué sur une plaque de verre et est ensuite séché à 30 °C pendant 23 heures, puis 1 heure additionnelle dans l'environnement du pendule. Le pendule de Persoz est ensuite positionné au-dessus de la plaque de verre. Le 30 temps nécessaire au pendule de Persoz pour osciller d'une amplitude de 12° à une amplitude de 4° est ensuite déterminé. On effectue ainsi plusieurs mesures, par exemple 10, afin d'établir une moyenne des résultats calculés. Selon un mode de réalisation préféré de la présente invention, la couche adhésive est directement en contact avec la couche polymérique. Polymère filmogène Par « polymère filmogène » ou « agent filmogène », pouvant être utilisés indifféremment dans la présente description, on entend désigner, au sens de la présente invention, tout(e) polymère ou résine qui laisse un film sur le substrat sur lequel il est appliqué, par exemple, après qu'un solvant accompagnant ledit polymère ou ledit agent filmogène se soit évaporé, ait été absorbé dans et/ou se soit dissipé sur le substrat. En particulier, par polymère "filmogène", on entend un polymère apte à former à lui seul ou en présence d'un agent auxiliaire de filmification, un film continu et adhérent sur un support, notamment sur les matières kératiniques. Selon un mode de réalisation préféré, l'agent filmogène est un polymère ayant une masse moléculaire supérieure à la masse d'enchevêtrement critique. En particulier, le polymère peut être solide à température ambiante. Dans le cadre de la présente invention, la «masse d'enchevêtrement critique» peut être calculée en utilisant le module G' au niveau de la zone de plateau, comme décrit dans l'extrait de « Viscoelastic Properties of Polymers », 2ème édition, 1970 - John D. ferry - John Wiley & Sons, Inc., pages 403-404 : « Dans le schéma conceptuel de l'enchevêtrement, le paramètre le plus important est la masse moléculaire moyenne entre le lieu de couplage, Me, ou le nombre moyen des atomes de chaîne, jPe = jMe/Mo, dans lequel j représente le nombre d'atomes de chaîne par unité de monomère et Mo représente la masse moléculaire du monomère. [...] I1 existe différentes méthodes d'estimation de ses valeurs. Si G' était totalement indépendant de la fréquence dans la zone de plateau [...], sa valeur ici, qui peut être appelée GeN , le module de pseudo-équilibre du réseau d'enchevêtrement, pourrait être associé à [...] la densité des chaînes du réseau d'enchevêtrement ve » : GeN = gNveRT = gNpRT/Me = 1/JeN où gN est un facteur numérique proche de l'unité (pas nécessairement le même que g dans l'équation précédente) et p est la densité. La valeur de GeN pourrait être également obtenue à partir de la zone de plateau du module de relaxation ; ou sa réciproque, JeN° [...] du plateau de complaisance de fluage ou de stockage dynamique ». De nombreuses valeurs estimées de cette façon ont été indiquées dans la littérature, dont des exemples sont donnés dans le Tableau 1 ci-dessous. Polymère Temp. Log Me J Mo jPe Réf. °C JeN Polymères méthacrylates Méthyl (atactic) 110 - 6,79 5 900 2 100 59 15 2-éthyle butyle 100 - 6,16 21 400 2 170 130 16 n-héxyle 100 - 5,94 33 900 2 170 200 17 n-octyle 100 - 5,52 87 000 2 198 440 18 Caoutchoucs Caoutchouc d'hévéa 25 - 6,59 5 750 4 68 340 1 1,4-polybutadiène 25 - 7,06 1 900 4 54 140 2 1,4-polybutadiène, cis 25 - 6,88 2 950 4 54 220 19 1,2-polybutadiène 25 - 6,79 3 550 2 54 130 1 Copolymère styrène- 25 25 - 6,89 3 000 4 65,5 180 20 Caoutchouc de butyle 25 - 6,46 8 500 2 56 300 19 Copolymère éthylène- 25 25 - 7,10 1 660 2 34,3 100 21 Général Polyisobutylène 25 - 6,40 8 900 2 56 320 22 Polydiméthyle siloxane 25 - 6,47 8 100 2 74 220 23 Polystyrène 160 - 6,30 18 100 2 104 350 3 La liste des produits chimiques parmi lesquels des polymères ou des copolymères appropriés peuvent être choisis inclut (mais n'est pas limitée à) les polyoléfines, (polyéthylène, polypropylène, polyisobutylène, etc.), le chlorure de 10 polyvinyl, l'acétate de polyvinyle et ses dérivés, les styréniques, les polyacryliques, les polyesters, les polyamides, les polyimides, les polyoxyalkylènes, les polymères fluorés, les5 cellulosiques, les polymères à squelette aromatique, les polycarbonates, les polysulfones aromatiques, les polyphenylènes sulfures (PPS), les polyphénylènes éthers, les polyétherimides, les polyamides aromatiques, les polyamide-imides, les polyaryléthercetones, les polyuréthanes, les silicones, les polymères phénoliques, les polymères formophénoliques, les époxies, et leurs mélanges. Selon un mode de réalisation préféré, la couche polymérique comprend au moins un agent filmogène capable d'être réticulé. Selon ce mode de réalisation, tout moyen de réticulation est acceptable tel que, par exemple, la réticulation chimique, la réticulation ionique (complexation), et la 10 réticulation physique (avec liaison H et/ou une ségrégation de phase). De préférence, un tel polymère a au moins une Tg (température de transition vitreuse) inférieure à la température ambiante. Parmi les polymères susceptibles de convenir, on peut citer, de manière non exhaustive : 15 - les styréniques: incluant par exemple les copolymères bloc réticulés physiquement Styrène-Isoprène-Styrène, Styrène-Butadiène-Styrène, Styrène-Ethylène/Butylène-Styrène, et Styrène-Ethylène/Propylène-Styrène. Ces produits sont disponibles sous la dénomination commerciale Kratori (par exemple, les gammes de produits Kraton G et Kraton D). 20 On peut également citer par exemple les polymères bloc réticulés physiquement Styrène-Butadiène-Méthylméthacrylate commercialisés par la société Arkema dans la gamme de produits Nanostrength ; - les polyacryliques: incluant par exemple les copolymères bloc réticulés physiquement Méthylméthacrylate-Butylacrylate-Méthylméthacrylate commercialisés par 25 la société Arkema dans la gamme de produits Nanostrength. On peut également citer par exemple les dispersions aqueuses réticulées aux UV Acrylique/Styrène telles qu'Acronal DS 6252 de BASF; - les silicones: incluant par exemple la silicone caoutchouc réticulée chimiquement, disponibles sous la dénomination Elastosil de Wacker (par exemple, 30 Elastosil N2010) et les copolymères acrylique/silicone ; et - les polycondensats (incluant les polyuréthanes, les polyuréthanes acryliques, les polyuréthanes silicones, les polyurées, les polyuréthanes polyurées, les polyuréthanes polyesters, les polyuréthanes polyéthers, les polyesters, les polyamides, les polyester-amides, les époxies) tels que par exemple, les copolymères réticulés physiquement polydiméthylsiloxane-urée de la gamme Geniomer commercialisée par la société Wacker ; et - leurs mélanges. Selon un autre mode de réalisation préféré de la présente invention, le polymère filmogène a au moins une Tg supérieure à la température ambiante et une masse moléculaire supérieure à la masse d'enchevêtrement critique du polymère. Des exemples de polymères pouvant convenir à la présente invention incluent, de manière non exhaustive : - les homo- et copolymères d'esters d'acide (méth)acrylique et d'amide (méth)acrylique, en particulier les polymères résultant de la polymérisation ou de la copolymérisation d'acrylates et/ou de méthacrylates de méthyle, éthyle, propyle, butyle, isobutyle, tert-butyle, pentyle, hexyle, cyclohexyle, 2 éthylhexyle, heptyle, octyle, isobornyle, norbornyle ou adamantyle, ou les (méth)acrylamides correspondants. Ces polymères comprennent préférentiellement jusqu'à 20 % de co-monomère polaire, tel que, par exemple, l'acide (méth)acrylique, le (méth)acrylamide, l'hydroxyéthyle (méth)acrylate, le 2-hydroxypropyle (méth)acrylate, le (méth)acrylonitrile, et leurs mélanges. Ils peuvent également être obtenus par copolymérisation d'au moins un des monomères mentionnés avec un styrène ou un styrène substitué ; - les homo- et copolymères d'esters ou d'amides de vinyles, en particulier les homo- et copolymères résultant de la polymérisation d'acétate de vinyle, de propionate de vinyle ou de versatate de vinyle, en présence ou non d'un comonomère polaire, tel que l'acide crotonique, l'acide allyloxyacétique, l'anhydride (ou acide) maléique, l'anhydride (ou acide) itaconique, le vinylacétamide et le vinylformamide. De tels polymères peuvent également être obtenus par copolymérisation d'au moins un des monomères mentionnés avec un styrène ou un styrène substitué. Ainsi, les polymères vinyles convenant à l'invention peuvent résulter de l'homopolymérisation ou de la copolymérisation de monomères choisis parmi les esters vinyles, le styrène ou le butadiène. Comme exemples d'esters vinyles, on peut citer l'acétate de vinyle, le néodécanoate de vinyle, le pivalate de vinyle, le benzoate de vinyle et le t-butyle benzoate de vinyle ; - les celluloses et les dérivés de cellulose, par exemples les esters de cellulose tels que les acétates de cellulose, les propionates de cellulose, les butyrates de cellulose, les acétopropionates de cellulose et les acétobutyrates de cellulose. - les polycondensats, choisis de préférence parmi les polymères et copolymères suivants : polyuréthanes, polyuréthanes acryliques, polyurées, polyuréthanes po lyurées, polyuréthanes polyester, polyuréthanes polyéthers, polyesters, polyester-amides, polyesters à chaîne grasse, époxydes ; et - leurs mélanges. Les polyesters comprennent ceux obtenus, de façon connue, par 10 polycondensation des diacides aliphatiques ou aromatiques avec des diols ou des polyols aliphatiques ou aromatiques. Comme diacides aliphatiques, on peut utiliser l'acide succinique, l'acide glutarique, l'acide adipique, l'acide pimélique, l'acide subérique ou l'acide sébacique. Comme diacides aromatiques, on peut utiliser l'acide téréphthalique ou l'acide 15 isophthalique, ou un dérivé tel que l'anhydride phthalique. Comme diols aliphatiques, on peut utiliser l'éthylène glycol, le propylène glycol, le diéthylène glycol, le néopentyl glycol cyclohexane-diméthanol, ou le 4,4'-(1-méthylpropylidène)-bisphénol. Comme polyols, on peut utiliser le glycérol, le pentaérythritol, le sorbitol ou le triméthylolpropane. 20 Selon un autre mode de réalisation particulier, les dispersions aqueuses de particules, les dispersions aqueuses de polymères filmogènes, ou le latex peuvent être utilisés dans la couche polymérique. Par exemple, la couche polymérique peut résulter de l'évaporation de la phase aqueuse d'une dispersion aqueuse de particules de polymère(s) filmogène(s). Les 25 polymères filmogènes pouvant convenir à de telles utilisations incluent, de manière non exhaustive, les polymères synthétiques de type polycondensat ou de type radicaux libres, les polymères d'origine naturelle, et leurs mélanges. Comme exemples spécifiques de polymères filmogènes convenant à l'invention, on peut citer, de manière non exhaustive, les polycondensats, les polyuréthanes, les polyuréthane-acryliques, les polyuréthane- 30 polyvinylpyrrolidones, les polyester-polyuréthanes, les polyéther-polyuréthanes, les polyurées, les polyurée-polyuréthanes, les polyesters, les polyester amides, les polyesters à chaîne grasse, les polyamides, les résines époxy ester, et leurs mélanges. Les polymères de type radicaux libres peuvent être en particulier des polymères ou copolymères acryliques et/ou vinyles. De préférence, les polymères de type radicaux libres sont choisis parmi les polymères de type radicaux libres anioniques. Comme monomère portant un groupe anionique pouvant être utilisé lors de la polymérisation des radicaux libres, on peut citer l'acide acrylique, l'acide méthacrylique, l'acide crotonique, l'anhydride maléique, ou l'acide 2 acrylamido-2- méthylpropanesulphonique. Les polymères acryliques peuvent résulter de la copolymérisation de monomères choisis parmi les esters et/ou les amides d'acide acrylique ou d'acide méthacrylique. Comme exemple de monomères de type ester, on peut citer le méthacrylate de méthyle, le méthacrylate d'éthyle, le méthacrylate de butyle, le méthacrylate d'isobutyle, le méthacrylate de 2 éthylhexyle et le méthacrylate de lauryle. Comme exemple de monomères de type amide, on peut citer le N t-butylacrylamide et le N t-octylacrylamide. On peut également citer les polymères résultant de la polymérisation de radicaux libres d'un ou plusieurs monomères de radicaux libres dans et/ou partiellement en surface de particules pré-existantes d'au moins un polymère choisi parmi le groupe comprenant les polyuréthanes, les polyurées, les polyesters, les polyester amides et/ou les alkydes. Ces polymères sont généralement appelés « polymères hybrides ». Selon un mode de réalisation plus particulièrement préféré, le polymère filmogène est choisi parmi les dérivés de cellulose, plus particulièrement parmi les esters de cellulose, et de préférence parmi les acétopropionates de cellulose et les acétobutyrates de cellulose. Avantageusement, la couche polymérique peut comprendre de 1 % à 100 % en poids, de préférence de 25 % à 100 % en poids, et plus particulièrement de 50 % à 100 % en poids de polymère(s) filmogène(s), par rapport au poids total de la couche polymérique. Agent modificateur de film Selon un mode de réalisation préféré de la présente invention, la couche polymérique peut en outre comprendre au moins un agent modificateur de film. Dans le cadre de la présente invention, on entend par « agent modificateur de film » un agent qui est apte à modifier toute propriété physique du film, telle que par exemple la résistance à la traction, l'élongation, la friabilité et/ou la flexibilité. Des agents modificateurs de film pouvant convenir à l'invention comprennent, de manière non exhaustive, les plastifiants, les agents de coalescence, les agents tackifiants, les humidifants, de préférence les plastifiants. Parmi les agents modificateurs de film pouvant convenir à l'invention, on peut citer, par exemple, les glycols et leurs dérivés, tels que l'éther éthyle de diéthylène glycol, l'éther méthyle de diéthylène glycol, l'éther butyle de diéthylène glycol, l'éther hexyle de diéthylène glycol, l'éther éthyle d'éthylène glycol, l'éther butyle d'éthylène glycol ou l'éther hexyle d'éthylène glycol; les esters de glycol, les dérivés de propylène glycol, et en particulier l'éther phényle de propylène glycol, le diacétate de propylène glycol, l'éther butyle de dipropylène glycol, l'éther butyle de tripropylène glycol, l'éther méthyle de propylène glycol, l'éther éthyle de dipropylène glycol, l'éther méthyle de tripropylène glycol et l'éther méthyle de diéthylène glycol, l'éther butyle de propylène glycol, les esters d'acides, en particulier les acides carboxyliques, tels que les citrates, en particulier le citrate de triéthyle, le citrate de tributyle, l'acétylcitrate de triéthyle, l'acétylcitrate de tributyle, l'acétylcitrate de 2 triethylhexyle ; les phthalates, en particulier le diéthyle phthalate, le dibutyle phthalate, le dioctyle phthalate, le dipentyle phthalate, le diméthoxyéthyle phthalate ; les phosphates, en particulier le tricresyle phosphate, le tributyle phosphate, le triphényle phosphate, le tributoxyéthyle phosphate ; les tartrates, en particulier le dibutyle tartrate ; les adipates ; les carbonates ; les sébacates ; le benzoate de benzyle, l'acétylricinoléate de butyle, l'acétylricinoléate de glycéryle, le glycolate de butyle, le camphre, le triacétate de glycéryle, le N éthyl-o,p-toluènesulfonamide, les dérivés oxyéthylenés tels que les huiles oxyéthylenées, en particulier les huiles de plantes, telles que l'huile de ricin ; les huiles siliconées, et leurs mélanges. Comme décrit précédemment, un agent modificateur de film est de préférence choisi parmi les plastifiants, et notamment parmi les plastifiants polyesters, en particulier ceux commercialisés sous la dénomination Resoflex R296, par la société Cambridge Industries of America. De préférence, la couche polymérique peut comprendre de 0,1 % à 99 % en poids, de préférence de 1 % à 75 % en poids, et plus particulièrement de 10 % à 50 % en poids d'agents modificateurs de film, par rapport au poids total de la couche polymérique. Avantageusement, l'agent modificateur de film et l'agent filmogène sont présents dans la couche polymérique dans un rapport pondéral allant de 10:1 à 1:100, de préférence de 2:1 à 1:10, et plus particulièrement de 1:1 à 1:5. Selon un mode de réalisation particulièrement préféré, et comme précédemment décrit, un article de la présente invention peut comprendre au moins : - une couche adhésive telle que définie précédemment ayant une première surface et une seconde surface opposée à ladite première surface; et - un arrangement polymérique pouvant être constitué d'une ou plusieurs couche(s) comprenant au moins un polymère filmogène, et ayant une première surface en contact avec ladite première surface de la couche adhésive et une seconde surface opposé à ladite première surface, la seconde surface de l'arrangement de couches polymériques ayant, lorsque l'article est exempt de solvants, une dureté Persoz inférieure à 50 secondes, de préférence inférieure à 40 secondes, plus particulièrement inférieure à 35 secondes, et encore plus préférentiellement inférieure à 30 secondes, et une résistance à l'abrasion correspondant à une perte de poids inférieure à 50 mg, de préférence inférieure à 40 mg, plus particulièrement inférieure à 30 mg, et encore plus préférentiellement inférieure à 20 mg, l'arrangement polymérique étant configuré de telle sorte que, lorsque l'article est exempt de solvants, l'allongement à la rupture de l'article est supérieur à 30 %, de préférence supérieur à 40 %, plus particulièrement supérieur à 50 %, et mieux supérieur à 60 %, l'arrangement polymérique comprenant au moins: a) une première couche ayant ladite première surface et comprenant i) un polymère filmogène; et ii) un agent modificateur de film tels que décrits précédemment ; et b) une seconde couche adjacente à ladite première couche et ayant ladite seconde surface de l'arrangement polymérique, ladite seconde couche comprenant (i) un polymère filmogène choisi parmi : 1) les homo- et copolymères d'ester d'acide et/ou d'amides (méth)acrylique, en particulier les polymères résultant de la polymérisation ou de la copolymérisation d'acrylates et/ou de méthacrylates de méthyle, éthyle, propyle, butyle, isobutyle, tert- butyle, pentyle, hexyle, cyclohexyle, 2-éthylhexyle, heptyle, octyle, isobornyle, norbornyle ou adamantyle, ou les (méth)acrylamides correspondants. Ces polymères comprennent de préférence de 0 à 20 % en poids d'un comonomère polaire tel que l'acide (méth)acrylique, le (méth)acrylamide, le (méth)acrylate d'hydroxyéthyle, le (méth)acrylate de 2 hydroxypropyle, et le (méth)acrylonitrile. Ils peuvent également résulter de la copolymérisation avec le styrène ou un styrène substitué ; 2) les homo- et copolymères d'ester ou d'amide de vinyle, en particulier les homo- et copolymères résultant de la polymérisation d'acétate de vinyle, de propionate de vinyle ou de versatate de vinyle, en présence ou non d'un comonomère polaire tel que l'acide crotonique, l'acide allyloxyacétique, l'anhydride (ou acide) maléique, l'anhydride (ou acide) itaconique, le vinylacétamide et le vinylformamide. Ils peuvent également résulter de la copolymérisation d'au moins un des monomères mentionnés avec le styrène ou un styrène substitué ; 3) les celluloses et les dérivés de cellulose, par exemple les nitrocelluloses et/ou les esters de cellulose tels que les acétates de cellulose, les propionates de cellulose, les butyrates de cellulose, les acétopropionates de cellulose et les acétobutyrates de cellulose ; 4) les polycondensats, préférentiellement choisis parmi les polymères et copolymères suivants : les polyuréthanes, les polyuréthanes acryliques, les polyurées, les polyurée-polyuréthanes, les polyester-polyuréthanes, les polyéther-polyuréthanes, les polyesters, les polyester amides, les polyesters à chaîne grasse, les époxies. Les polyesters incluent ceux obtenus, de manière connue, par polycondensation de diacides aliphatiques ou aromatiques avec des diols ou des polyols aliphatiques ou aromatiques. Comme diacides aliphatiques, on peut utiliser l'acide succinique, l'acide glutarique, l'acide adipique, l'acide pimélique, l'acide subérique ou l'acide sébacique. Comme diacides aromatiques, on peut utiliser l'acide téréphtalique ou l'acide isophtalique, et alternativement un dérivé tel que l'anhydride phtalique. Comme diols aliphatiques, on peut utiliser l'éthylène glycol, le propylène glycol, le diéthylène glycol, le néopentyl glycol cycohexane-diméthanol, ou le 4,4'-(1-méthylpropylidéne)-bisphénol. Comme polyols, on peut utiliser le glycérol, le pentaérythritol, le sorbitol ou le triméthylolpropane. Selon un autre mode de réalisation de l'invention, la couche polymérique provient de l'évaporation de la phase aqueuse d'une dispersion aqueuse de particules de polymère(s) filmogène(s). Dans ce cas, le polymère filmogène peut être choisi parmi les dispersions aqueuses de particules de polymères filmogènes et, dans ce cas, la composition selon l'invention comprend au moins une phase aqueuse. La dispersion aqueuse comprenant un ou plusieurs polymère(s) filmogène(s) peut être préparées par l'homme du métier sur la base de ses connaissances générales, en particulier par émulsion polymérisation ou par dispersion du polymère préformé. Parmi les polymères filmogènes de ce type pouvant être utilisés dans une composition selon la présente invention, on peut citer les polymères synthétiques, de type polycondensat ou de type radicaux libres, les polymères d'origine naturelle, et leurs mélanges. Des exemples spécifiques de tels matériaux incluent, de manière non exhaustive, les polymères (homo- et copolymères) mentionnés précédemment, et plus particulièrement les polymères des classes 1-3 ci-dessus. Comme exemple de polycondensats, on peut citer les polyuréthanes anioniques, cationiques, non-ioniques ou amphotères, les polyuréthane-acryliques, les polyuréthane-polyvinylpyrrolidones, les polyester-polyuréthanes, les polyétherpolyuréthanes, les polyurées, les polyurées-polyuréthanes, et leurs mélanges. On peut également citer les polyesters, les polyesters amides, les polyesters à chaîne grasse, les polyamides et les résines époxy ester. De tels polyesters peuvent être obtenus, de manière connue, par polycondensation de diacides aliphatiques ou aromatiques avec des diols ou des polyols aliphatiques ou aromatiques. Comme diacides aliphatiques, on peut utiliser l'acide succinique, l'acide glutarique, l'acide adipique, l'acide pimélique, l'acide subérique ou l'acide sébacique. Comme diacides aromatiques, on peut utiliser l'acide téréphtalique ou l'acide isophthalique, et alternativement un dérivé tel que l'anhydride phthalique. Comme diols aliphatiques, on peut utiliser l'éthylène glycol, le propylène glycol, le diéthylène glycol, le néopentyl glycol cycohexane-diméthanol, ou le 4,4'-(1-méthylpropylidéne)-bisphénol. Comme polyols, on peut utiliser le glycérol, le pentaérythritol, le sorbitol ou le triméthylolpropane. Les polymères de type radicaux libres peuvent être en particulier des polymères ou copolymères acryliques et/ou vinyles. De préférence, les polymères de type radicaux libres sont choisis parmi les polymères de type radicaux libres anioniques. Comme monomère portant un groupe anionique pouvant être utilisé lors de la polymérisation des radicaux libres, on peut citer l'acide acrylique, l'acide méthacrylique, l'acide crotonique, l'anhydride maléique, ou l'acide 2 acrylamido-2- méthylpropanesulphonique. Les polymères acryliques peuvent résulter de la copolymérisation de monomères choisis parmi les esters et/ou les amides d'acide acrylique ou d'acide méthacrylique. Comme exemple de monomères de type ester, on peut citer le méthacrylate de méthyle, le méthacrylate d'éthyle, le méthacrylate de butyle, le méthacrylate d'isobutyle, le méthacrylate de 2 éthylhexyle et le méthacrylate de lauryle. Comme exemple de monomères de type amide, on peut citer le N t-butylacrylamide et le N t-octylacrylamide. Les polymères vinyles peuvent résulter de l'homopolymérisation ou de la copolymérisation de monomères choisis parmi les esters de vinyle, le styrène ou le butadiène. Comme exemple d'esters de vinyle, on peut citer l'acétate de vinyle, le néodécanoate de vinyle, le pivalate de vinyle, le benzoate de vinyle et le t-butyl benzoate de vinyle. Des copolymères acryliques/silicone peuvent également être utilisés. On peut également citer les polymères résultant de la polymérisation de radicaux libres d'un ou plusieurs monomères de radicaux libres dans et/ou partiellement en surface de particules préexistantes d'au moins un polymère choisi parmi le groupe comprenant les polyuréthanes, les polyurées, les polyesters, les polyesters amides et/ou les alkydes. Ces polymères sont généralement appelés « polymères hybrides » ; (ii) un agent modificateur de film ; et (iii) une matière colorante telle que définie ci-après, notamment choisie parmi les pigments. Ainsi, selon cette variante de réalisation, la première couche polymérique, encore appelée « top-coat » car destinée à être en contact direct avec l'environnement extérieur une fois l'article souple appliqué sur l'ongle ou faux ongle, est enduite sur la seconde couche polymérique, encore appelée « couche colorée » car dédiée notamment à apporter une couleur et/ou un effet cosmétique recherché audit article souple. Autrement dit, au sens de cette variante de réalisation, la seconde couche polymérique ou couche colorée est intermédiaire à la couche adhésive et la première couche polymérique ou top-coat. Ainsi, les première et seconde couches polymériques peuvent différer, d'une part, par la teneur et/ou la nature des différents composés les caractérisant et, d'autre part, par la présence, notamment dans la seconde couche polymérique, de tout additif couramment utilisé dans la domaine de la présente invention, notamment des matières colorantes, telles que définies ci-après. Autres additifs i) Matières colorantes La(es) couche(s) adhésive(s) et/ou la(es) couche(s) polymérique(s) selon l'invention, de préférence la(es) couche(s) polymérique(s), peuvent en outre comprendre au moins une matière colorante, organique ou inorganique, notamment de type pigments ou nacres classiquement utilisée dans les compositions cosmétiques. Les quantités de ces différents ingrédients sont celles classiquement utilisées dans ce domaine et par exemple de 0,01 à 20 % en poids, et notamment de 0,01 à 10 % en poids par rapport au poids total de la/des couche(s) adhésive(s) et/ou polymérique(s). Par « pigments », il faut comprendre des particules blanches ou colorées, minérales ou organiques, insolubles dans le milieu ou aqueux, destinées à colorer et/ou opacifier le film résultant. Comme pigments minéraux utilisables dans l'invention, on peut citer les oxydes de titane, de zirconium ou de cérium ainsi que les oxydes de zinc, de fer ou de chrome, le bleu ferrique, le violet de manganèse, le bleu outremer et l'hydrate de chrome. Il peut également s'agir de pigment ayant une structure qui peut être par exemple de type séricite/oxyde de fer brun/dioxyde de titane/silice. Un tel pigment est commercialisé par exemple sous la référence COVERLEAF NS ou JS par la société CHEMICALS AND CATALYSTS et présente un rapport de contraste voisin de 30. La matière colorante peut encore comporter un pigment ayant une structure qui peut être par exemple de type microsphères de silice contenant de l'oxyde de fer. Un exemple de pigment présentant cette structure est celui commercialisé par la société MIYOSHI sous la référence PC BALL PC-LL-100 P, ce pigment étant constitué de microsphères de silice contenant de l'oxyde de fer jaune. Parmi les pigments organiques utilisables dans l'invention, on peut citer le noir de carbone, les pigments de type D & C, les laques à base de carmin de cochenille, de baryum, strontium, calcium, aluminium ou encore les dicéto pyrrolopyrrole (DPP) décrits dans EP-A-O 542 669, EP-A-O 787 730, EP-A-O 787 731 et WO-A- 96/08537. Par « nacres », il faut comprendre des particules colorées de toute forme, 15 irisées ou non, notamment produites par certains mollusques dans leur coquille ou bien synthétisées et qui présentent un effet de couleur par interférence optique. Les nacres peuvent être choisies parmi les pigments nacrés tels que le mica titane recouvert avec un oxyde de fer, le mica recouvert d'oxychlorure de bismuth, le mica titane recouvert avec de l'oxyde de chrome, le mica titane recouvert avec un colorant 20 organique ainsi que les pigments nacrés à base d'oxychlorure de bismuth. Il peut également s'agir de particules de mica à la surface desquelles sont superposées au moins deux couches successives d'oxydes métalliques et/ou de matières colorantes organiques. On peut également citer, à titre d'exemple de nacres, le mica naturel recouvert d'oxyde de titane, d'oxyde de fer, de pigment naturel ou d'oxychlorure de bismuth. 25 Parmi les nacres disponibles sur le marché, on peut citer les nacres TIMICA, FLAMENCO et DUOCHROME (sur base de mica) commercialisées par la société ENGELHARD, les nacres TIMIRON commercialisées par la société MERCK, les nacres sur base de mica PRESTIGE commercialisées par la société ECKART et les nacres sur base de mica synthétique SUNSHINE commercialisées par la société SUN CHEMICAL. 30 Les nacres peuvent plus particulièrement posséder une couleur ou un reflet jaune, rose, rouge, bronze, orangé, brun, or et/ou cuivré. A titre illustratif des nacres pouvant être mises en oeuvre dans le cadre de la présente invention, on peut notamment citer les nacres de couleur or notamment commercialisées par la société ENGELHARD sous le nom de Brillant gold 212G (Timica), Gold 222C (Cloisonne), Sparkle gold (Timica), Gold 4504 (Chromalite) et Monarch gold 233X (Cloisonne) ; les nacres bronzes notamment commercialisées par la société MERCK sous la dénomination Bronze fine (17384) (Colorona) et Bronze (17353) (Colorona) et par la société ENGELHARD sous la dénomination Super bronze (Cloisonne) ; les nacres oranges notamment commercialisées par la société ENGELHARD sous la dénomination Orange 363C (Cloisonne) et Orange MCR 101 (Cosmica) et par la société MERCK sous la dénomination Passion orange (Colorona) et Matte orange (17449) (Microna) ; les nacres de teinte brune notamment commercialisées par la société ENGELHARD sous la dénomination Nu-antique copper 340XB (Cloisonne) et Brown CL4509 (Chromalite) ; les nacres à reflet cuivre notamment commercialisées par la société ENGELHARD sous la dénomination Copper 340A (Timica) ; les nacres à reflet rouge notamment commercialisées par la société MERCK sous la dénomination Sienna fine (17386) (Colorona) ; les nacres à reflet jaune notamment commercialisées par la société ENGELHARD sous la dénomination Yellow (4502) (Chromalite) ; les nacres de teinte rouge à reflet or notamment commercialisées par la société ENGELHARD sous la dénomination Sunstone G012 (Gemtone) ; les nacres roses notamment commercialisées par la société ENGELHARD sous la dénomination Tan opale G005 (Gemtone) ; les nacres noires à reflet or notamment commercialisées par la société ENGELHARD sous la dénomination Nu antique bronze 240 AB (Timica), les nacres bleues notamment commercialisées par la société MERCK sous la dénomination Matte blue (17433) (Microna), les nacres blanches à reflet argenté notamment commercialisées par la société MERCK sous la dénomination Xirona Silver et les nacres orangées rosées vert doré notamment commercialisées par la société MERCK sous la dénomination Indian summer (Xirona) et leurs mélanges. Les colorants liposolubles sont par exemple le rouge Soudan, le DC Red 17, le DC Green 6, le (3-carotène, l'huile de soja, le brun Soudan, le DC Yellow 1l, le DC Violet 2, le DC orange 5, le jaune quinoléine. Les colorants hydrosolubles sont par exemple le jus de betterave, le bleu de méthylène. ii) Matériau à effet La couche adhésive et/ou la couche polymérique selon l'invention peuvent en outre comprendre au moins un matériau à effet optique spécifique. Cet effet est différent d'un simple effet de teinte conventionnel, c'est-à-dire unifié et stabilisé tel que produit par les matières colorantes classiques décrite plus haut comme par exemple les pigments monochromatiques. Au sens de l'invention, « stabilisé » signifie dénué d'effet de variabilité de la couleur avec l'angle d'observation ou encore en réponse à un changement de température. Ce matériau est présent en quantité suffisante pour produire un effet optique perceptible à l'oeil nu. Avantageusement, il s'agit d'un effet choisi parmi les effets goniochromatique, métallique et notamment miroir, soft-focus, arc en ciel et/ou thermochrome et/ou photochrome. Par exemple, ce matériau peut être choisi parmi les particules à reflet métallique, les agents de coloration goniochromatiques, les pigments diffractants, les agents thermochromes, photochromiques les agents azurants optiques, ainsi que les fibres, notamment interférentielles. Bien entendu, ces différents matériaux peuvent être associés de manière à procurer la manifestation simultanée de deux effets, voire d'un nouvel effet conforme à l'invention. Particules à reflet métallique Par « particules à reflet métallique », on désigne des particules dont la nature, la taille, la structure et l'état de surface leur permettent de réfléchir la lumière incidente notamment de façon non iridescente. Les particules présentant une surface extérieure sensiblement plane conviennent également, car elles peuvent plus facilement donner naissance, si leur taille, leur structure et leur état de surface le permettent, à une réflexion spéculaire intense que l'on peut alors qualifier d'effet miroir. Les particules à reflet métallique utilisables dans l'invention, peuvent par exemple réfléchir la lumière dans toutes les composantes du visible sans absorber de manière significative une ou plusieurs longueurs d'ondes. La réflectance spectrale de ces particules peut par exemple être supérieure à 70 % dans l'intervalle 400-700 nm, et mieux d'au moins 80 %, voire 90 % ou encore 95 %. Ces particules ont généralement une épaisseur inférieure ou égale à 1 µm, notamment inférieure ou égale à 0,7 µm, en particulier inférieure ou égale à 0,5 µm. Les particules à reflet métallique utilisables dans l'invention sont en particulier choisies parmi: - les particules d'au moins un métal et/ou d'au moins un dérivé métallique, - les particules comportant un substrat, organique ou minéral, monomatière ou multimatériaux, recouvert au moins partiellement par au moins une couche à reflet métallique comprenant au moins un métal et/ou au moins un dérivé métallique, et - les mélanges desdites particules. Parmi les métaux pouvant être présents dans lesdites particules, on peut citer par exemple Ag, Au, Cu, Al, Ni, Sn, Mg, Cr, Mo, Ti, Zr, Pt, Va, Rb, W, Zn, Ge, Te, Se et leurs mélanges ou alliages. Ag, Au, Cu, Al, Zn, Ni, Mo, Cr, et leurs mélanges ou alliages (par exemple les bronzes et les laitons) sont des métaux préférés. Par « dérivés métalliques », on désigne des composés dérivés de métaux 15 notamment des oxydes, des fluorures, des chlorures et des sulfures. Parmi les dérivés métalliques pouvant être présents dans lesdites particules, on peut citer notamment les oxydes métalliques tels que par exemple les oxydes de titane, notamment TiO2, de fer notamment Fe2O3, d'étain, de chrome, le sulfate de baryum et les composés suivants : MgF2, CrF3, ZnS, ZnSe, SiO2, Al2O3, MgO, Y2O3, SeO3, SiO, HfO2, 20 ZrO2, CeO2, Nb2O5, Ta2O5, MoS2 et leurs mélanges ou alliages. Selon une première variante, les particules à reflet métallique peuvent être composées d'au moins un métal tel que défini précédemment, d'au moins un dérivé métallique tel que défini précédemment ou bien encore d'un de leurs mélanges. 25 Ces particules peuvent être au moins partiellement recouvertes par une couche d'un autre matériau, par un exemple de matériau transparent tel que notamment du colophane, de la silice, des stéarates, des polysiloxanes, des résines polyesters, des résines époxydiques, des résines polyuréthanes et des résines acryliques. A titre illustratif de ces particules, on peut citer des particules d'aluminium, 30 telles que celles commercialisées sous les dénominations STARBRITE 1200 EAC® par la société SIBERLINE et METALURE® par la société ECKART. On peut également citer les poudres métalliques de cuivre ou des mélanges d'alliage telles les références 2844 commercialisées par la société RADIUM BRONZE, les pigments métalliques comme l'aluminium ou le bronze, telles que celles commercialisées sous les dénominations ROTOSAFE 700 de la société ECKART, les particules d'aluminium enrobé de silice commercialisées sous la dénomination VISIONAIRE BRIGHT SILVER de la société ECKART et les particules d'alliage métallique comme des poudres de bronze (alliage cuivre et zinc) enrobé de silice commercialisées sous la dénomination de Visionaire Bright Natural Gold de la société Eckart. Selon une seconde variante, ces particules peuvent être des particules comportant un substrat et qui présentent donc une structure multicouche par exemple bicouche. Ce substrat peut être organique ou minéral, naturel ou synthétique, monomatière ou multimatériaux, plein ou creux. Lorsque le substrat est synthétique, il peut être réalisé avec une forme favorisant la formation d'une surface réfléchissante après revêtement, notamment après le dépôt d'une couche de matériaux à reflet métallique. Le substrat peut, par exemple, présenter une surface plane et la couche de matériaux à reflet métallique une épaisseur sensiblement uniforme. Le substrat peut être en particulier choisi parmi les métaux et les dérivés métalliques tels que cités précédemment, et également parmi les verres, les céramiques, les alumines, les silices, les silicates et notamment aluminosilicates et les borosilicates, le mica synthétique tel que le fluorophlogopite, et leurs mélanges, cette liste n'étant pas limitative. La couche à reflet métallique peut enrober en totalité ou en partie le substrat et cette couche peut être au moins partiellement recouverte par une couche d'un autre matériau, par exemple un matériau transparent notamment tel que cité précédemment. Selon un mode de réalisation particulier, cette couche à reflet métallique enrobe en totalité, directement ou indirectement, c'est-à-dire avec interposition d'au moins une couche intermédiaire métallique ou non, le substrat. Les métaux ou dérivés métalliques pouvant être utilisés dans la couche réfléchissante sont tels que définis précédemment. Par exemple, elle peut être formée d'au moins un métal choisi parmi l'argent, l'aluminium, le chrome, le nickel, le molybdène, l'or, le cuivre, l'étain, le magnésium et leurs mélanges (alliages). On utilise plus particulièrement l'argent, le chrome, le nickel, le molybdène, et leurs mélanges. A titre illustratif de ce second type de particules on peut plus particulièrement Des particules de verre recouvertes d'une couche métallique notamment celles décrites dans JP-A-09188830, JP-A-10158450, JP-A-10158541, JP-A-07258460 et JP-A-05017710. A titre illustratif de ces particules comportant un substrat de verre, on peut citer celles revêtues respectivement d'argent, d'or ou de titane, en forme de plaquettes, commercialisées par la société NIPPON SHEET GLASS sous les dénominations MICROGLASS METASHINE. Des particules à substrat de verre revêtu d'argent, en forme de plaquettes, sont vendues sous la dénomination MICROGLASS METASHINE REFSX 2025 PS par la société TOYAL. Des particules à substrat de verre revêtu d'alliage nickel/chrome/molybdène sont vendues sous la dénomination CRYSTAL STAR GF 550, GF 2525 par cette même société. Celles revêtues soit d'oxyde de fer brun, soit d'oxyde de titane, d'oxyde d'étain ou d'un de leur mélange comme celles commercialisées sous la dénomination REFLECKS par la société ENGELHARD ou celles commercialisées sous la référence METASHINE MC 2080GP par la société NIPPON SHEET GLASS. Ces particules de verre recouvertes de métaux peuvent être enrobées de silice comme celles commercialisées sous la dénomination METASHINE série PSS1 ou GPS1 par la société NIPPON SHEET GLASS. Des particules à substrat de verre sphérique revêtu ou non par un métal, notamment celles vendues sous la dénomination PRIZMALITE MICROSPHERE par la société PRIZMALITE INDUSTRIES. Conviennent également à l'invention, les pigments de la gamme METASHINE 1080R commercialisée par la société NIPPON SHEET GLASS CO. LTD. Ces pigments, plus particulièrement décrits dans la demande de brevet JP 2001-11340, sont des paillettes de verre C-GLASS comprenant 65 à 72 % de SiO2, recouvertes d'une couche d'oxyde de titane de type rutile (TiO2). Ces paillettes de verre ont une épaisseur moyenne de 1 micron et une taille moyenne de 80 microns soit un rapport en taille moyenne/épaisseur moyenne de 80. Elles présentent des reflets bleus, verts, jaunes ou de teinte argent selon l'épaisseur de la couche de TiO2. Des particules comportant un substrat de borosilicate enrobé d'argent, encore appelées « nacres blanches ». citer Des particules à substrat métallique tel que l'aluminium, le cuivre, le bronze, en forme de plaquettes, sont vendues sous la dénomination commerciale STARBRITE par la société SILBERLINE et sous la dénomination VISIONAIRE par la société ECKART. Des particules comportant un substrat de mica synthétique revêtu de dioxyde de titane, et par exemple les particules de dimension comprise entre 80 et 100 µm, comportant un substrat de mica synthétique (fluorophlogopite) revêtu de dioxyde de titane représentant 12 % du poids total de la particule, vendues sous la dénomination PROMINENCE par la société NIHON KOKEN. Les particules à reflet métallique peuvent encore être choisies parmi les particules formées d'un empilement d'au moins deux couches à indices de réfraction différents. Ces couches peuvent être de nature polymérique ou métallique et notamment inclure au moins une couche polymérique. Ainsi, les particules à effet métallique peuvent être des particules dérivant d'un film polymérique multicouche. Le choix des matériaux destinés à constituer les différentes couches de la structure multicouche est bien entendu effectué de manière à conférer l'effet métallique souhaité aux particules ainsi formées. De telles particules sont notamment décrites dans WO 99/36477, US 6,299,979 et US 6,387,498 et plus particulièrement identifiées ci-après dans le chapitre 20 goniochromatique. Pigments diffractants Par « pigment diffractant », on désigne au sens de la présente invention un pigment capable de produire une variation de couleur selon l'angle d'observation 25 lorsqu'éclairé par de la lumière blanche, en raison de la présence d'une structure qui diffracte la lumière. Un pigment diffractant peut comporter un réseau de diffraction, capable par exemple de diffracter dans des directions définies un rayon de lumière monochromatique incident. 30 Le réseau de diffraction peut comporter un motif périodique, notamment une ligne, la distance entre deux motifs adjacents étant du même ordre de grandeur que la longueur d'onde de la lumière incidente. Lorsque la lumière incidente est polychromatique, le réseau de diffraction va séparer les différentes composantes spectrales de la lumière et produire un effet arc-en-ciel. On pourra utilement se reporter concernant la structure des pigments diffractants à l'article « Pigments Exhibiting Diffractive Effects » d'Alberto Argoitia and Matt Witzman, 2002, Society of Vacuum coaters, 45th Annual Technical Conference Proceedings 2002. Le pigment diffractant peut être réalisé avec des motifs ayant différents profils, notamment triangulaires, symétriques ou non, en créneaux, de largeur constante ou non, sinusoïdaux. La fréquence spatiale du réseau et la profondeur des motifs seront choisies en fonction du degré de séparation des différents ordres souhaités. La fréquence peut varier par exemple entre 500 et 3000 lignes par mm. De préférence, les particules du pigment diffractant présentent chacune une forme aplatie, et notamment sont en forme de plaquette. Une même particule de pigment peut comporter deux réseaux de diffraction croisés, perpendiculaires ou non. Une structure possible pour le pigment diffractant peut comporter une couche d'un matériau réfléchissant, recouverte au moins d'un côté d'une couche d'un matériau diélectrique. Ce dernier peut conférer une meilleure rigidité et durabilité au pigment diffractant. Le matériau diélectrique peut alors être choisi par exemple parmi les matériaux suivants : MgF2, SiO2, Al2O3, A1F3, CeF3, LaF3, NdF3, SmF2, BaF2, CaF2, LiF et leurs associations. Le matériau réfléchissant peut être choisi par exemple parmi les métaux et leurs alliages et aussi parmi les matériaux réfléchissants non métalliques. Parmi les métaux pouvant être utilisés, on peut citer Al, Ag, Cu, Au, Pt, Sn, Ti, Pd, Ni, Co, Rd, Nb, Cr et leurs composés, associations ou alliages. Un tel matériau réfléchissant peut, seul, constituer le pigment diffractant qui sera alors monocouche. En variante, le pigment diffractant peut comporter une structure multicouche comportant un noyau d'un matériau diélectrique recouvert d'une couche réfléchissante au moins d'un côté, voire encapsulant complètement le noyau. Une couche d'un matériau diélectrique peut également recouvrir la ou les couches réfléchissantes. Le matériau diélectrique utilisé est alors de préférence inorganique, et peut être choisi par exemple parmi les fluorures métalliques, les oxydes métalliques, les sulfures métalliques, les nitrures métalliques, les carbures métalliques et leurs associations. Le matériau diélectrique peut être à l'état cristallin, semi-cristallin ou amorphe. Le matériau diélectrique, dans cette configuration, peut par exemple être choisi parmi les matériaux suivants : MgF2, SiO, SiO2, Al2O3, TiO2, WO, A1N, BN, B4C, WC, TiC, TiN, N4Si3, ZnS, des particules de verre, des carbones de type diamant et leurs associations. Le pigment diffractant utilisé peut notamment être choisi parmi ceux décrits dans US 2003/0031870. Un pigment diffractant peut comporter par exemple la structure suivante : MgF2/Al/MgF2, un pigment diffractant ayant cette structure étant commercialisé sous la dénomination SPECTRAFLAIR 1400 Pigment Silver par la société FLEX PRODUCTS, ou SPECTRAFLAIR 1400 Pigment Silver FG. La proportion en poids du MgF2 peut être comprise entre 80 et 95 % du poids total du pigment. Agents de coloration goniochromatiques Au sens de l'invention, un agent de coloration goniochromatique permet d'observer un changement de couleur, encore appelé « color flop », en fonction de l'angle d'observation, supérieur à celui que l'on peut rencontrer avec des nacres. On peut utiliser simultanément un ou plusieurs agents de coloration goniochromatique. L'agent de coloration goniochromatique peut être choisi de manière à présenter un changement de couleur relativement important avec l'angle d'observation. L'agent de coloration goniochromatique peut ainsi être choisi de telle sorte que l'on puisse observer, pour une variation de l'angle d'observation comprise entre 0° et 80° sous un éclairage à 45°, une variation de couleur AE de la composition cosmétique, mesurée dans l'espace colorimétrique CIE 1976, d'au moins 2. L'agent de coloration goniochromatique peut également être choisi de telle sorte que l'on puisse observer, pour un éclairage à 45° et une variation de l'angle d'observation comprise entre 0° et 80°, une variation Dh de l'angle de teinte de la composition cosmétique, dans le plan CIE 1976, d'au moins 30° voire au moins 40° ou au moins 60°, voire encore d'au moins 100°. L'agent de coloration goniochromatique peut être choisi par exemple parmi les structures multicouches interférentielles et les agents de coloration à cristaux liquides. Dans le cas d'une structure multicouche, celle-ci peut comporter par exemple au moins deux couches, chaque couche, indépendamment ou non de la (ou les) autre(s) couche(s), étant réalisée par exemple à partir d'au moins un matériau choisi dans le groupe constitué par les matériaux suivants : MgF2, CeF3, ZnS, ZnSe, Si, SiO2, Ge, Te, Fe2O3, Pt, Va, Al2O3, MgO, Y2O3, 5203, SiO, HfO2, ZrO2, CeO2, Nb2O5, Ta2O5, TiO2, Ag, Al, Au, Cu, Rb, Ti, Ta, W, Zn, MoS2, cryolithe, alliages, polymères et leurs associations. La structure multicouche peut présenter ou non, par rapport à une couche centrale, une symétrie au niveau de la nature chimique des couches empilées. Des exemples de structures multicouche interférentielles symétriques utilisables dans des compositions réalisées conformément à l'invention sont par exemple les structures suivantes : Al/SiO2/Al/SiO2/Al, des pigments ayant cette structure étant commercialisés par la société DUPONT DE NEMOURS ; Cr/MgF2/Al/MgF2/Cr, des pigments ayant cette structure étant commercialisés sous la dénomination CHROMAFLAIR par la société FLEX ; MoS2/SiO2/Al/SiO2/MoS2 Fe2O3/SiO2/Al/SiO2/Fe2O3, et Fe2O3/SiO2/Fe2O3/SiO2/Fe2O3/Fe2O3, des pigments ayant ces structures étant commercialisés sous la dénomination SICOPEARL par la société BASF MoS2/SiO2/mica-oxyde/SiO2/MoS2 ; Fe2O3/SiO2/mica-oxyde/SiO2/Fe2O3 ; TiO2/SiO2/TiO2 et TiO2/Al2O3/TiO2 ; SnO/TiO2/SiO2/TiO2/SnO ; Fe2O3/SiO2/Fe2O3 SnO/mica/TiO2/SiO2/TiO2/mica/SnO, des pigments ayant ces structures étant commercialisés sous la dénomination XIRONA par la société MERCK (Darmstadt). A titre d'exemple, ces pigments peuvent être les pigments de structure silice/oxyde de titane/oxyde d'étain commercialisés sous le nom XIRONA MAGIC par la société MERCK, les pigments de structure silice/oxyde de fer brun commercialisés sous le nom XIRONA INDIAN SUMMER par la société MERCK et les pigments de structure silice/oxyde de titane/mica/oxyde d'étain commercialisés sous le nom XIRONA CARRIBEAN BLUE par la société MERCK. On peut encore citer les pigments INFINITE COLORS de la société SHISEIDO. Selon l'épaisseur et la nature des différentes couches, on obtient différents effets. Ainsi, avec la structure Fe2O3/SiO2/Al/ SiO2/Fe2O3 on passe du doré-vert au gris-rouge pour des couches de SiO2 de 320 à 350 nm ; du rouge au doré pour des couches de SiO2 de 380 à 400 nm ; du violet au vert pour des couches de SiO2 de 410 à 420 nm ; du cuivre au rouge pour des couches de SiO2 de 430 à 440 nm. On peut encore utiliser des agents de coloration goniochromatique à structure multicouche comprenant une alternance de couches polymériques. A titre illustratif des matériaux pouvant constituer les différentes couches de la structure multicouche, on peut citer, cette liste n'étant pas limitative: le naphthalate de polyéthylène (PEN) et ses isomères par exemple 2,6-, 1,4-, 1,5-, 2,7- et 2,3-PEN, les téréphthalates de polyalkylene, des polyimides, des polyéthérimides, des polystyrènes atactiques, des polycarbonates, des polyméthacrylates et des polyacrylates d' alkyle, du polystyrène syndiotactique (sPS), des poly-alpha-méthylstyrène syndiotactiques, du polydichlorostyrène syndiotactique, copolymères et mélange de ses polystyrènes, des dérivés de cellulose, des polymères polyalkylènes, des polymères fluorés, des polymères chlorés, des polysulfones, des polyéthersulfones, des polyacrylonitriles, des polyamides, des résines siliconées, des résines époxy, de l'acétate de polyvinyle, des polyéthers-amides, des résines ionomériques, des élastomères et polyuréthanes. Conviennent également des copolymères, par exemple copolymères de PEN (par exemple, copolymères de 2,6-, 1,4-, 1,5-, 2,7-, et/ou 2,3-acide naphtalène dicarboxylique ou ses esters avec (a) acide téréphtalique ou ses esters ; (b) l'acide isophtalique ou ses esters ; (c) acide phtalique ou ses esters ; (d) des alcanes glycols ; (e) des cycloalkanes glycols (par exemple le cyclohexane diméthanol diol) ; (f) des acides alcanes dicarboxyliques ; et/ou (g) des acides cycloalkanes dicarboxylique, des copolymères de téréphthalates de polyalkylene et des copolymères de styrène. En outre, chaque couche individuelle peut inclure des mélanges de deux ou plusieurs polymères ou copolymères précédents. Le choix des matériaux destinés à constituer les différentes couches de la structure multicouche est bien entendu effectué de manière à conférer l'effet optique souhaité aux particules ainsi formées. On peut citer, à titre d'exemple de pigments à structure multicouche 25 polymérique, ceux commercialisés par la société 3M sous la dénomination COLOR GLITTER. Les agents de coloration à cristaux liquides comprennent par exemple des silicones ou des éthers de cellulose sur lesquels sont greffés des groupes mésomorphes. Comme particules goniochromatiques à cristaux liquides, on peut utiliser par 30 exemple celles vendues par la société CHENIX ainsi que celle commercialisées sous la dénomination HELICONE® HC par la société WACKER. Ces agents peuvent également être sous forme de fibres goniochromatiques dispersées. De telles fibres peuvent par exemple présenter une taille comprise entre 50 µm et 700 µm, par exemple d'environ 300 µm. En particulier, on peut utiliser des fibres interférentielles à structure multicouche. Des fibres à structure multicouche de polymères sont notamment décrites dans EP-A-O 921 217, EP-A-O 686 858 et US-A-5,472,798. La structure multicouche peut comporter au moins deux couches, chaque couche, indépendamment ou non de la (ou les) autre(s) couche(s), étant réalisée en au moins un polymère de synthèse. Les polymères présents dans les fibres peuvent avoir un indice de réfraction allant de 1,30 à 1,82 et mieux allant de 1,35 à 1,75. Les polymères préférés pour constituer les fibres sont les polyesters tels que le polyéthylène téréphtalate, le polyéthylène naphtalate, le polycarbonate ; les polymères acryliques comme le polyméthacrylate de méthyle ; les polyamides. Des fibres goniochromatiques à structure bicouche polyéthylène téréphtalate/nylon-6 sont commercialisées par la société TEIJIN sous la dénomination 15 MORPHOTEX. Dans une variante, cet agent de coloration goniochromatique peut être associé à au moins un pigment diffractant. La combinaison de ces deux matériaux résulte en une composition ou un film qui présente une variabilité de la couleur accrue, donc qui est susceptible de permettre à un 20 observateur de percevoir un changement de couleur, voire un mouvement de couleur, dans de nombreuses conditions d'observation et d'illumination. Le rapport pondéral du pigment diffractant par rapport à l'agent de coloration goniochromatique est de préférence compris entre 85/15 et 15/85, mieux entre 80/20 et 20/80, mieux encore 60/40 et 40/60, par exemple de l'ordre de 50/50. Un tel rapport est 25 favorable à l'obtention d'un effet arc-en-ciel et d'un effet goniochromatique soutenus. Azurants optiques Les azurants optiques sont des composés bien connus de l'homme du métier. De tels composés sont notamment décrits dans « Fluorescent Whitening Agent, 30 Encyclopedia of Chemical Technology, Kirk-Othmer », vol 11, p. 227-241, 4ème édition, 1994, Wiley. On peut plus particulièrement les définir comme des composés qui absorbent essentiellement dans l'UVA entre 300 et 390 nm et réémettent essentiellement entre 400 et 525 nm. Parmi les azurants optiques, on peut plus particulièrement citer les dérivés du stilbène, en particulier les polystyrylstilbènes et les triazinstilbènes, les dérivés coumariniques, en particulier les hydroxycoumarines et les aminocoumarines, les dérivés oxazole, benzoxazole, imidazole, triazole, pyrazoline, les dérivés du pyrène et les dérivés de porphyrine et leurs mélanges. De tels composés sont facilement disponibles commercialement. On peut citer par exemple : le dérivé stilbénique de naphto-triazole vendu sous la dénomination commerciale « Tinopal GS », le di-styryl-4,4' biphényle sulfonate di-sodique (nom CTFA : disodium distyrylbiphenyl disulfonate) vendu sous la dénomination commerciale « Tinopal CBS-X », le dérivé cationique d'aminocoumarine vendu sous la dénomination commerciale « Tinopal SWN CONC. », le 4,4'-bis[(4,6-dianilino-1,3,5-triazin-2-yl)amino]stilbène-2,2'-disulfonate de sodium vendu sous la dénomination commerciale « Tinopal SOP », le 4,4'-bis-[(4-anilino-6-bis(2-dydroxyéthyl)amino-1,3,5-triazin-2-yl)amino] stilbène-2,2'-disulfonic acide vendu sous la dénomination commerciale « Tinopal UNPA-GX », le 4,4'-bis-[anilino-6-morpholine-1,3,5-triazin-2-yl)amino]stilbène vendu sous la dénomination commerciale « Tinopal AMS-GX », le 4,4'-bis-[(4-anilino-6-(2-hydroxyéthyl)méthylamino-1,3,5-triazin-2-yl) amino]stilbène-2,2'-disodium sulfonate vendu sous la dénomination commerciale « Tinopal 5BM-GX », tous par la société CIBA Spécialités Chimiques, -le 2,5 thiophène di-yl bis(5 ter-butyl-1,3 benzoxazole) vendu sous la dénomination commerciale « Uvitex OB » par la société CIBA, le dérivé anionique du di-aminostilbène en dispersion dans l'eau vendu sous la dénomination commerciale « Leucophor BSB liquide » par la société CLARIANT, les laques d'azurant optique vendues sous la dénomination commerciale « COVAZUR » par la société WACKHERR. Les azurants optiques utilisables dans la présente invention peuvent aussi se présenter sous la forme de copolymères, par exemple d'acrylates et/ou de méthacrylates, greffés par des groupements azurants optiques comme décrits dans FR 9 910 942. Ils peuvent être utilisés tels quels ou introduits dans le film sous forme de particules et/ou de fibres recouvertes dudit azurant, telles que celles décrites ci-après. En particulier, on peut utiliser les fibres recouvertes d'azurant optique telles que commercialisées par la société LCW sous la référence commerciale Fiberlon 54 ZO3, ayant une longueur d'environ 0,4 mm et un titre de 0,5 deniers. - Matériau à effet relief L'effet relief peut ou non être associé à un effet optique. Un matériau de ce type est généralement présent en quantité suffisante pour conférer un effet relief perceptible au toucher voire à l'oeil nu. Il peut notamment s'agir d'un effet rugueux et/ou martelé. - Matériau conférant un aspect rugueux Les particules de forme sensiblement sphérique ou ovoïdale peuvent conférer un toucher doux au maquillage. Avantageusement, les particules solides ont une forme sensiblement sphérique, pour permettre leur bonne répartition lors de leur application. Les particules solides utilisées selon l'invention peuvent avoir une taille moyenne allant de 2,5 µm à 5 mm, et mieux de 50 µm à 2 mm. Plus les particules sont de petites tailles, plus la tenue des particules est satisfaisante. L'emploi de particules est également compatible avec la réalisation de motifs. Les particules solides peuvent être en tout matériau satisfaisant les propriétés de densités définies précédemment. Par exemple, les particules solides peuvent être en un matériau choisi parmi le verre, l'oxyde de zirconium, le carbure de tungstène, les plastiques comme les polyuréthanes, les polyamides, le polytétrafluoroéthylène, le polypropylène, les métaux comme l'acier, le cuivre, le laiton, le chrome, le marbre, l'onyx, le jade, la nacre naturelle, les pierres précieuses (diamant, émeraude, rubis, saphir), l'améthyste, l'aigue-marine. On utilise de préférence des billes de verres telles que celles vendues sous la dénomination « SILIBEADS®» par la société SIGMUND LINDNER ; ces billes ont en outre pour avantage de conférer également un effet brillant et un scintillement au maquillage. Les particules solides, déformables ou non, peuvent être pleines ou creuses, incolores ou colorées, enrobées ou non. En ce qui concerne les fibres utilisables selon l'invention, il peut s'agir de fibres d'origine synthétique ou naturelle, minérale ou organique. Par « fibre », il faut comprendre un objet de longueur L et de diamètre D tel que L soit très supérieur à D, D étant le diamètre du cercle dans lequel s'inscrit la section de la fibre. En particulier, le rapport L/D (ou facteur de forme) est choisi dans la gamme allant de 3,5 à 2500, de préférence de 5 à 500, et mieux de 5 à 150. Il peut notamment s'agir de fibres utilisées dans la fabrication des textiles et notamment des fibres de soie, de coton, de laine, de lin, des fibres de cellulose, notamment extraite du bois, des légumes ou des algues, de rayonne, de polyamide (Nylon ®), de viscose, d'acétate notamment d'acétate de rayonne, de poly-(p-phénylène-téréphtalamide) (ou d'aramide) notamment de Kevlar®, de polymère acrylique notamment de polyméthacrylate de méthyle ou de poly 2-hydroxyéthyl méthacrylate, de polyoléfine et notamment de polyéthylène ou de polypropylène, de verre, de silice, de carbone notamment sous forme graphite, de polytétrafluoroéthylène (comme le Téflon ), de collagène insoluble, de polyesters, de polychlorure de vinyle ou de vinylidène, d'alcool polyvinylique, de polyacrylonitrile, de chitosane, de polyuréthane, de polyéthylène phtalate, des fibres formées d'un mélange de polymères tels que ceux mentionnés ci-avant, comme des fibres de polyamide/polyester. - Matériau conférant un aspect martelé Les inventeurs ont également constaté qu'il était possible de conditionner dans l'invention un matériau comprenant un mélange silice pyrogéné, pigment métallique et composé organopolysiloxane pour lui conférer un aspect martelé. Un tel mélange est notamment décrit dans EP 1 040 813. iii) Matériau à effet olfactif Avantageusement, la/les couche(s) adhésive(s) et/ou polymérique(s) d'un article selon l'invention peu(ven)t également être dotée(s) de propriétés olfactives par incorporation notamment dans l'une au moins des couches d'au moins un matériau odorant ou encore substance parfumante. La substance parfumante peut être choisie parmi toute substance odoriférante bien connue de l'homme du métier, et notamment parmi les huiles essentielles et/ou les essences. Ce matériau olfactif peut, si nécessaire, être introduit via un solvant-plastifiant. On entend par « solvant-plastifiant » un composé qui solubilise au moins partiellement le matériau olfactif et qui est susceptible de s'évaporer lentement. Le solvant-plastifiant peut être choisi parmi des glycols tels que le dipropylène glycol, l'éthyldiglycol, le n-propylglycol, le n-butylglycol, le méthyldiglycol, le n-butyldiglycol, des alcools tels que le cyclohexanol, l'éthyl-2 butanol, le méthoxy-3 butanol, l'éthyl-2 hexanol, le phénoxyéthanol, des esters, tels que le monoacétate de glycol, l'acétate d'éthylglycol, l'acétate de n-butylglycol, l'acétate d'éthyldiglycol, l'acétate de n-butyldiglycol, l'abiétate de méthyle, le myristate d'isopropyle, le diacétate de propylène glycol, l'acétate d'éther méthylique du propylène glycol, des éthers de glycols tels que l'éther méthylique du dipropylène glycol, l'éther butylique du dipropylène glycol, seuls ou en mélange. L'une quelconque des couches précitées de l'article selon l'invention peut également contenir un ou plusieurs additifs de formulation couramment utilisés en cosmétique et plus spécialement dans le domaine cosmétique et/ou soin des ongles. Ils peuvent notamment être choisis parmi les vitamines, les oligo-éléments, les adoucissants, les séquestrants, les agents alcalinisants ou acidifiants, les agents mouillants, les agents épaississants, les agents dispersants, les anti-mousses, les agents d'étalement, les co- résines, les conservateurs, les filtres UV, les actifs, les agents hydratants, les neutralisants, les stabilisants, les antioxydants et leurs mélanges. Ainsi, ils peuvent notamment incorporer, à titre d'actifs, des agents durcissants ou renforcateur pour matières kératiniques, des actifs favorisant la pousse de l'ongle tel que le méthylsulfonylméthane et/ou des actifs pour traiter des affections diverses localisées au niveau de l'ongle, comme par exemple des actifs antimycotiques ou antimicrobiens. L'invention est illustrée en détail dans l'exemple suivant qui est présenté à titre illustratif et non limitatif de l'invention. Sauf indication contraire, les quantités sont données en pourcentage en poids en matière première par rapport au poids total de la composition. EXEMPLE Réalisation d'articles souples selon l'invention Dans cet exemple, la couche polymérique se présente sous forme d'une combinaison ou d'un arrangement. Elle est réalisé à partir de deux compositions dont l'une, appelée « couche colorée », est dédiée à être enduite par une seconde, appelée « topcoat ». Composition de la « couche colorée » Composés % Acétopropionate de cellulose' 13,5 Plastifiant polyester(2 1,5 Acétate d'éthyle~3) 85 CAP 482-20, commercialisé par la société Eastman Chemical Company Resoflex R296, commercialisé par la société Cambridge Industries of America Commercialisé par la société Eastman Chemical Composition du « top coat » Composés % Acétobutyrate de cellulose(4) 17,3 Plastifiant polyester(2 11,4 Acétate d'éthyle~3) 68,2 Pigments Red 7 Lake (5) 3,1 (4) CAB 381-2, commercialisé par la société Eastman Chemical Company 10 (5) SUNCROMA D&C RED 7 CA LAKE C-19-003, commercialisé par la société SUN Protocole de préparation des deux compositions ci-dessus : les ingrédients hors pigments sont placés dans un récipient, puis mélangés à l'aide d'un agitateur de type Rayneri jusqu'à obtenir des mélanges homogènes. Les pigments sont ensuite incorporés et 15 mélangés sous agitation. Le mélange obtenu est broyé à l'aide d'un broyeur à bille de type Dynomill afin d'obtenir une meilleure dispersion des pigments. Une troisième composition, dédiée à la formation de la couche adhésive, est enduite à 300 µm humide sur un contre-adhésif (Scotchpak 1022 Release liner 3.0 mil 20 disponible chez 3M). Cette troisième composition peut notamment être représentée par l'un quelconque des quatre exemples décrits dans le tableau ci-après. (~) (2) (3 ) Composition 1 2 3 4 Composés Résine Tackifiante 60 % 60 % 60 % 60 % REGALITE R1100 de EASTMAN CHEMICAL Mélange de copolymères triblocs 15 % - 20 % - linéaires styrène-éthylène/butylène- styrène et de copolymères diblocs styrène-éthylène/butylène KRATON G1657M (SEBS/SEB) de KRATON POLYMERS Mélange de copolymères triblocs - 15 % - 20 % linéaires styrène-isoprène- styrène et de copolymères diblocs styrène-isoprène KRATON D1161P (SIS/SI) de KRATON POLYMERS Plastifiant 25 % 25 % 20 % 20 % PARLEAM de NOF CORPORATION Protocole de préparation des adhésifs : La résine tackifiante (Regalite R1100) et le plastifiant (Parleam) sont mélangés puis chauffés sous agitation à 170 °C. Lorsque le mélange est liquide et homogène, le mélange de copolymère blocs est incorporé progressivement en maintenant l'agitation et la température à 170 °C, maintenues jusqu'à obtenir un mélange homogène. L'adhésif obtenu est ensuite enduit sur la face de la couche colorée du film polymérique décrit précédemment selon les modalités suivantes. On laisse ensuite les 10 laminés refroidir à température ambiante. Composition de la Epaisseur de la Epaisseur de la couche Epaisseur du top-coat couche adhésive couche adhésive colorée après séchage après séchage (en microns) (en microns) (en microns) Composition 1 50 65 5 Composition 2 50 65 5 Composition 3 80 45 5 Composition 4 80 45 5 Après séchage des différentes couches, un film de contre-adhésif siliconé est appliqué sur la couche adhésive. Le laminé est ensuite découpé à la forme d'ongles pour pouvoir être ensuite appliqué sur les ongles. Lors de l'application, on prendra soin au préalable de retirer le film de contre-adhésif. L'arrangement de couches polymériques et les couches adhésives décrites en exemples 1 à 4 ci-dessus permettent d'obtenir des articles souples, représentés dans le tableau ci-dessus, présentant une tenue dans le temps desdits articles sur les ongles améliorée. REVENDICATIONS1. Article souple destiné à être appliqué sur les ongles et/ou faux ongles pour leur maquillage et/ou leur soin comprenant au moins une couche adhésive, caractérisé en 5 ce que ladite couche adhésive comprend au moins : - deux copolymères blocs, - une résine tackifiante ayant un poids moléculaire moyen en nombre inférieure ou égale à 10 000 g/mol choisie parmi la colophane, les dérivés de colophane, les résines hydrocarbonées et leurs mélanges, et 10 - un plastifiant. 2. Article selon la revendication 1, dans lequel les copolymères blocs sont issus de la polymérisation d'au moins une oléfine et d'au moins un bloc styrène. 3. Article selon la revendication 2, dans lequel ladite au moins une oléfine comporte des monomères de carbure éthylénique, ayant notamment une ou deux 15 insaturation éthylénique, ayant de 2 à 5 atomes de carbone. 4. Article selon la revendication 1, dans lequel les copolymères blocs sont choisis parmi les copolymères séquencés comprenant au moins un bloc styrène, notamment présent dans une teneur inférieure à 35 %, de préférence inférieure à 25 %, et au moins un bloc comprenant au moins un motif choisi parmi le butadiène, l'éthylène, le propylène, le 20 butylène, l'isoprène, ou un de leurs mélanges. 5. Article selon l'une quelconques des revendications précédentes, dans lequel l'un des deux copolymères blocs est choisi parmi un copolymère diblocs et l'autre parmi un copolymère de type triblocs, multiblocs, radial ou en étoile, et de préférence triblocs. 25 6. Article selon la revendication 5, dans lequel le rapport pondéral « copolymère triblocs, multiblocs, radial, ou étoile »/« copolymère diblocs » est inférieur à 7, et de préférence inférieur à 5. 7. Article selon l'une quelconques des revendications précédentes, dans lequel les copolymères blocs sont présents dans une teneur comprise entre 1 et 70 % en 30 poids, de préférence entre 5 et 50 % en poids, et plus particulièrement entre 10 et 30 % en poids, par rapport au poids total de ladite couche adhésive. 8. Article selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel les dérivés de colophane sont choisis parmi les esters de colophane, en particulier issus du glycérol ou du pentaérythritol, et les résines hydrocarbonées sont choisies parmi les résines hydrogénées, notamment choisies parmi les résines hydrocarbonées indéniques, les résines aliphatiques de pentanediène, les résines mixtes de pentanediène et d'indène, les résines diènes des dimères de cyclopentanediène, les résines hydrogénées issues de la polymérisation de pentanediène, les résines diènes des dimères d'isoprène, et leurs mélanges. 9. Article selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel la couche adhésive comprend de 10 à 95 % en poids, de préférence de 20 à 90 % en poids, et plus particulièrement de 40 à 80 % en poids de résine(s) tackifiante(s), par rapport au poids total de ladite couche adhésive. 10. Article selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel le plastifiant est choisi parmi les huiles hydrocarbonées, notamment parmi les polyisobutènes, et en particulier les polyisobutènes hydrogénés ou non hydrogénés. 11. Article selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel la(les) couche(s) adhésive(s) compren(nen)t de 5 à 40 % en poids, en particulier de 10 à 35 % en poids, et plus particulièrement de 15 à 30 % en poids de plastifiant(s), par rapport au poids total de la(desdites) couche(s) adhésive(s)/dudit article. 12. Article selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel ledit article comprend en outre au moins une couche polymérique. 13. Article selon la revendication précédente, dans lequel la couche polymérique comprend au moins un polymère filmogène, notamment choisi parmi les dérivés de cellulose, de préférence parmi les esters de cellulose, et plus particulièrement les acétobutyrates de cellulose ou les acétopropionates de cellulose. 14. Article selon l'une des revendications 12 ou 13, dans lequel la couche polymérique comprend en outre au moins un agent modificateur de film, notamment choisi parmi les plastifiants, et plus particulièrement parmi les plastifiants polyesters, et/ou au moins un co-agent filmogène. 15. Article selon l'une quelconque des revendications 12 à 14, dans lequel la couche polymérique comprend en outre au moins une matière colorante. 16. Article selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel la couche adhésive dudit article présente une épaisseur de 30 à 100 µm, de préférence de 40 à 95 µm, en particulier de 45 à 90 µm, et mieux de 50 à 85 µm. 17. Article selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel 5 ledit article présente une épaisseur allant de 6 µm à 1 mm, en particulier de 10 µm à 500 µm, et encore plus particulièrement de 50 µm à 200 µm. 18. Article selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel ledit article est susceptible d'être démaquillé à l'aide d'un solvant choisi parmi l'acétone, les acétates d'alkyles tel que l'acétate d'éthyle, et leurs mélanges. 10 19. Article selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel le poids de l'extrait sec dudit article est supérieur ou égal à 95 % en poids par rapport au poids total de l'article. 20. Procédé de maquillage et/ou de soin des ongles et/ou faux ongles comprenant au moins une étape consistant à appliquer sur un ongle naturel et/ou faux 15 ongle, au moins un article souple tel que défini en revendication 1 à 18.
109,982
FR2959920A1
A1
20111118
FR 2959920 A1 20111118 FR 1053681 A 20100511 La présente invention concerne les traitements cosmétiques permettant de modifier l'aspect des fibres kératiniques humaines, plus particulièrement mais non exclusivement des cils. L'invention vise notamment à allonger physiquement les cils. Arrière- a D'une manière générale, les utilisateurs de mascara cherchent à rendre leurs cils plus visibles par allongement et/ou épaississement. Le principe de la plupart des produits actuels consiste à former un dépôt épais si qu'à mettre en forme Tillés sont ainsi plus épais, pl s colorés et plus courbés. Des mascaras ont été proposés qui incluent dans la composition des fibres de quelques millimètres. La fixation des fibres au bout des cils est aléatoire et le résultat n'est pas suffisamment performant car souvent peu visible. Une autre approche consiste à coller de « faux cils » sur la paupière ou à coller 15 des petites touffes de quelques fibres. Cela apporte une vraie transformation des cils et de la frange dans son ensemble mais nécessite une gestuelle très professionnelle qui limite son usage au quotidien. Par ailleurs, le résultat est souvent perçu comme trop artificiel pour être porté tous les jours. II a également été proposé de former des extensions par filage à chaud d'un 20 matériau. Cette voie apporte un allongement physique très important et jugé plus naturel. Toutefois, cette approche n'est pas entièrement satisfaisante pour faire de longues extensions. La demande WO 2006/037904 Al décrit l'utilisation d'une composition comportant une charge magnétique et la formation d'extensions en exposant la 25 composition à un champ magnétique en bout de cil. On connaît par la demande US 2007/0286831 un applicateur de mascara comportant un organe chauffant et dans lequel le produit se présente sous la fouine de barrettes ou de billes déposées sur l'organe chauffant alors que celui-ci est dans un logement. Des moyens d'alimentation comportant un piston, un barillet ou une vis sans fin 30 sont prévus pour amener le produit sur l'organe chauffant. La demande EP 1 621 101 décrit un applicateur comportant du mascara se présentant sous la forme d'une bande enroulée qu'un utilisateur peut amener au contact d'un organe chauffant de l'applicateur, La demande EP 1 955 610 divulgue un embout applicateur comportant une composition de maquillage des cils, monté par emmanchement sur un support chauffant présentant une forme de doigt, le produit s'étendant sur tout le pourtour de l'embout applicateur. On connaît par la demande WO 2006/043544 un dispositif d'application d'un produit cosy étique comportant une unité montée sur une zone de réception d'une base en 10 regard d'un organe chauffant et recevant le produit à appliquer une fois en place sur la base. La problématique de l'allongement des cils est ancienne et à ce jour les solutions proposées sont inadaptées à l'obtention d'un allongement important, d'une façon simple et rapide, sans nécessiter de geste difficile à reproduire. 15 Résumé L'invention vise à répondre à ce besoin et elle y parvient grâce à un élément pour l'application de fibres sur les fibres kératiniques humaines, comportant des fibres maintenues entre elles d'une façon prédéfinie par un adhésif fluidifiable sous forme solide, la fluidification de l'adhésif à l'application permettant à au moins une partie des fibres de 20 se séparer de l'élément. L'élément peut être utilisé pour allonger les cils et/ou apporter des fibres entre les cils et densifier ainsi la frange pour les personnes avec des « manques » dans la frange de cils. Dans le cas où l'on veut réaliser des extensions, on préfère utiliser des fibres de 25 matière et épaisseur en accord avec ceux des cils naturels. Dans le cas d'un effet de densification, on peut utiliser des cils d'épaisseur et matière équivalents aux cils naturels ou différents tels que des fibres plus épaisses, des fibres en touffes, des fibres en zigzags... L'adhésif fluidifiable est de préférence un adhésif thermofusible. Les fibres sont disposées de façon prédéfinie au sein de l'élément en étant par 30 exemple disposées individuellement de façon écartée les unes des autres, de préférence sensiblement parallèlement les unes aux autres, ou en variante en étant regroupées par paquets. Le cas échéant, un outil de coupe est proposé à l'utilisateur pour couper les fibres à la longueur qu'il souhaite, avant ou après l'application. Dans un exemple de réalisation, les fibres sont orientées transversalement, notamment sensiblement perpendiculairement.. à un axe longitudinal de l'élément. En variante, les fibres sont orientées de manière sensiblement parallèle à un axe longitudinal de l'élément. Durant l'application, les fibres sont orientées sensiblement perpendiculairement à la frange. r vent fou présmaqu.i 10 La longueur des fibres est de préférence supérieure ou égale à 4 mm, étant par exemple comprise entre 4 et 10 mm. Les fibres présentent avantageusement au moins une extrémité libre apparente, c'est-à-dire faisant saillie par rapport à l'élément, par exemple émergeant hors de l'adhésif. Les fibres peuvent avoir sensiblement la même longueur. En variante, les fibres 15 peuvent avoir des longueurs différentes. Les fibres peuvent avoir sensiblement le même espacement. Autrement dit, les fibres sont disposées avec un certain pas sur l'élément lorsqu'elles sont liées à l'adhésif fluidifiable sous forme solide. En variante, les fibres peuvent avoir un espacement variable au sein de l'élément. 20 Le nombre de fibres d'un élément est, par exemple, compris entre 1 et 300, par exemple 10 à 200, par exemple 20 à 100, lorsque l'élément est de courte longueur. Toutefois, dans le cas d'un élément en bande, de plus grande longueur, le nombre de fibres peut être plus elevé. L'adhésif peut être choisi parmi les adhésifs dits « hot-melt », de préférence à 25 base de copolymère E/VA (éthylène / acétate de vinyle). L'adhésif peut comporter un corps gras hydrocarboné, par exemple une paraffine, ou siliconé, par exemple une huile de PDMS. Très préférentiellement, l'adhésif fluidifiable comporte un agent de coloration, avantageusement choisi parmi les oxydes de fer. L'adhésif fluidifiable sous forme solide peut présenter un ou plusieurs reliefs 30 pouvant aider au positionnement de l'élément sur un dispositif d'application et/ou à la différenciation des éléments entre eux. Dans un exemple de réalisation, l'adhésif forme une nappe autoporteuse. Autrement dit, les fibres ne sont rendues solidaires entre elles que par l'adhésif Lorsque l'adhésif de l'élément forme une nappe autoporteuse, les fibres peuvent être présentes sur une longueur de l'élément inférieure ou égale à 10 cm, notamment inférieure ou égale à 6 cm et, par exemple, comprise entre 0,2 et 5 cm. L'élément peut comporter encore un support sur lequel est présent l'adhésif Cse support peut être recouvert sur une face seulement par l'adhésif ou en variante être complètement noyé dans l'adhésif et agir alors comme une armature interne. Indépendamment ou en combinaison avec ce qui précède, l'invention concerne 0 ainsi, selon un autre de ses aspects, un élément i our l'application de fibres sur les fibres kératiniques humaines, comportant - un support, et des fibres disposées d'une façon prédéfinie et liées au support par un adhésif fluidifiable. 15 Le support peut être un support rigide ou souple, notamment un support en bande. Au moins une partie du support peut être noyée dans l'adhésif fluidifiable et constituer une armature augmentant la solidité. Le support peut être poreux ou ajouré. Les fibres peuvent être disposées de façon prédéfinie sur le support, par 20 exemple être disposées individuellement sur le support, de préférence sensiblement parallèlement les unes aux autres, ou en variante être regroupées par paquets sur le support. Le support peut être livré à l'utilisateur avec les fibres prédisposées sur le support. De préférence, le support comporte des reliefs permettant de maintenir l'orientation des fibres sensiblement constante par rapport au support une fois l'adhésif 25 fluidifié, lors du contact avec les cils. Ces reliefs comportent par exemple des nervures orientées parallèlement aux fibres. Le support peut être nervuré, comme mentionné ci-dessus, et les fibres sont alors de préférence disposées entre les nervures, ce qui peut faciliter l'application des fibres sur les cils. La présence de nervures peut également contribuer à retenir l'adhésif sur 30 le support. Les fibres sont de préférence orientées transversalement à un axe longitudinal du support à distance de ses extrémités mais, en variante, les fibres sont disposées à une extrémité du support, par exemple avec une orientation parallèle à son axe longitudinal. Le nombre de fibres disposées sur le support est compris, par exemple, entre 1 et 300, mieux 10 à 200, et encore mieux 20 à 100. Le support peut être revêtu d'adhésif fluidifiable entre les fibres. La longueur de support revêtue d'adhésif fluidifiable peut par exemple être comprise entre 1 et 40 mm, mieux 2 à 30 mm, encore mieux 5 à 20 mm. L'élément peut être prévu pour venir spécifiquement au contact des cils d'un oeil droit et/ou d'un oeil gauche. Ainsi, des éléments différents peuvent être proposés à l'utilisateur pour maquiller respectivement l'oeil gauche et l'®eil droit. L'élément, comportant un support ou non, peut comporter un ou plusieurs repères indiquant s'il est destiné à être mis en contact avec les cils d'un oeil droit ou les cils d'un oeil gauche. Un repère peut par exemple être la couleur du support dans le cas d'un élément comportant un support. Dans ce cas, un élément prévu pour un oeil droit comporte une couleur de support différente de celui prévu pour un oeil gauche. Un repère peut encore comporter un motif et/ou un ou plusieurs caractères indiquant à l'utilisateur si l'élément est destiné aux cils d'un oeil droit ou d'un oeil gauche. Deux éléments destinés à des yeux gauche et droit peuvent différer par l'orientation des fibres relativement au support et/ou leur positionnement relativement au support. L'invention a encore pour objet, selon un autre de ses aspects, un ensemble comportant - un élément tel que défini ci-dessus, avec ou sans support, et un dispositif d'application comportant une zone de fluidification sur lequel peut être monté tout ou partie de l'élément. Le dispositif d'application peut comporter, lorsque l'adhésif est thermofusible, un organe de chauffage, notamment un embout chauffant, sur lequel est présente la zone de fluidification. Le dispositif et l'élément peuvent être contenus initialement dans un même emballage. Le cas échéant, l'emballage peut contenir plusieurs éléments, par exemple spécifiques à l'ail gauche ou droit et/ou destinés à procurer des résultats différents. Les fibres peuvent être disposées de façon identique sur les différents éléments. En variante, l'emballage peut contenir des éléments pour lesquelles les fibres et/ou disposition diffèrent. Par exemple, les éléments peuvent comporter des fibres plus ou moins longues, et l'utilisateur peut choisir un élément en fonction du maquillage qu'il souhaite réaliser. Dans un exemple de réalisation, le dispositif d'application comporte en sein une première zone de stockage dans laquelle est stocké au moins un élément tel que défini ci-dessus. Ce dispositif d'application peut, en outre, comporter un mécanisme de transfert permettant d'amener à la zone de fluidification tout ou partie d'un élément présent dans la première zone de stockage. L'élément peut, par exemple, être présent dans la zone de stockage sous une forme de bande enroulée. Lorsque l'élément est sous forme de bande, le mécanisme de transfert peut permettre un déplacement d'au moins une partie de l'élément vers la zone de fluidification. Ce mécanisme de transfert peut comporter un organe d'actionnement transformant une action de l'utilisateur en un déplacement par incréments de l'élément. Le dispositif d'application peut comporter un circuit de retour permettant d'amener à une seconde zone de stockage, tout ou partie d'un élément préalablement présent au niveau de la zone de fluidification. Par exemple, dans le cas d'un élément en bande, celle-ci peut se dérouler dans la première zone de stockage puis s'enrouler dans la deuxième zone de stockage, après passage dans la zone de fluidification, où les fibres peuvent quitter l'élément pour être appliquées sur les cils. L'adhésif est dans ce cas porté par un support en bande. La première zone de stockage peut être distincte de la seconde zone de stockage. En variante, première et seconde zones de stockage sont confondues, par exemple lorsque le support est une bande tournant en boucle fermée. Dans un autre exemple de réalisation, une zone de stockage comportant le ou les éléments peut ne pas être contenue au sein du dispositif d'application, mais appartenir à un dispositif de rechargement. Lorsqu'il est nécessaire de placer tout ou partie dura élément sur la zone de fluidification, le dispositif de rechargement peut être solidarisé temporairement au dispositif d'application. L'invention concerne encore un procédé de traitement cosmétique, dans lequel on amène au contact de ci1.s ou autres fibres kératiniques hue aines des 10 fibres d'un élément tel que défini ci-dessus, avec ou sans support, on fluidifie l'adhésif, et on fait adhérer une partie au moins des fibres aux cils ou autres fibres kératiniques humaines. Ce procédé peut, en outre, comporter une étape consistant à modifier l'aspect 15 des fibres en les exposant à un stimulus lumineux, thermique, mécanique ou en les mettant en contact avec un composé tiers. Cette étape de modification de l'aspect des fibres peut avoir lieu avant, pendant ou après l'étape de collage des fibres sur les fibres kératiniques. Il est notamment possible de modifier la courbure, la longueur et la couleur des fibres, comme cela sera détaillé plus loin. 20 Un tel procédé convient tout particulièrement à l'application des fibres sur les cils. La longueur de recouvrement entre les cils et les fibres est par exemple comprise entre 1 à 20 mm, mieux 1,5 à 15 mm, encore mieux 2 à 10 mm. La fluidification de l'adhésif peut se faire en chauffant l'adhésif, par exemple à 25 l'aide d'un dispositif d'application comportant un organe de chauffage. Lorsque l'élément comporte un support, ce dernier peut être séparé de l'organe de chauffage après application des fibres sur les fibres kératiniques. Le support peut être séparé ou non du dispositif d'application après l'application des fibres, selon la présence ou non d'une deuxième zone de stockage, comme mentionné ci-dessus. 30 L'invention concerne encore un procédé de préparation d'un élément tel que défini ci-dessus, comportant les étapes consistant à choisir des fibres pauni un ou plusieurs types) de fibres, mettre en contact les fibres choisies avec un adhésif fluidifiable, de préférence thermofusible, sous forme fluide, et permettre à l'adhésif de solidifier afin d'obtenir un été ue défini plus haut, avec ou sans support. Cela permet à l'utilisateur de personnaliser un élément avec des fibres de son choix, réalisées par exemple à partir de ses cheveux. L'invention a encore pour objet un ensemble pour préparer un élément tel que défini plus haut, comportant un ou plusieurs type(s) de. fibres, et dhésif fiuidifiable, de préférence thermofusible, les fibres étant destinées à être mises en contact avec l'adhésif fluidifiable sous forme fluide afin de former un élément tel que défini ci-dessus. L'ensemble peut comporter un organe de positionnement et de maintien des fibres dans une orientation prédéfinie jusqu'à la solidification de l'adhésif. L'ensemble peut comporter un organe de chauffage pour 15 fluidifier l'adhésif. L'invention concerne encore un procédé de traitement cosmétique, comportant les étapes consistant à - disposer d'un élément tel que défini ci-dessus, avec ou sans support, - appliquer un stimulus mécanique et/ou thermique à cet élément afin d'en 20 modifier la forme et de conférer une déformation rémanente aux fibres présentes au sein de cet élément, - positionner l'élément avec les fibres ainsi déformées sur une zone de fluidification d'un dispositif d'application, le positionnement pouvant avoir lieu avant ou après l'application du stimulus mécanique. 25 fluidifier l'adhésif et amener les fibres au contact de la zone à traiter, notamment les cils. L'application du stimulus mécanique et/ou thermique permet par exemple à un élément ayant une forme donnée de se conformer à des zones de fluidification de géométrie(s) différente(s). 30 La déformation rémanente des fibres peut conférer un effet de recourbement aux cils et donc améliorer encore l'esthétique du maquillage. Le stimulus mécanique peut être une incurvation de l'élément entraînant une incurvation des fibres. escr°iptior dés figures - la figure 1 représente un exemple de dispositif d'application, - les figures 2, 2A et 2B représentent schématiquement des exemples réalisation d'éléments selon l'invention, - les figures 3 et 3A à 3D représentent schématiquement des associations d'éléments selon l'invention et d'organes de chauffage, représentent schématiquement d'autres variantes de 10 réalisation d'éléments selon l'invention, m la figure 6 représente schématiquement un kit selon l'invention, - la figure 7 représente schématiquement un procédé de collage des fibres sur les cils, - les figures 7A à 7D sont des photographies d'exemples de collage de fibres 15 sur une éprouvette de faux cils, - la figure 8 est une photographie d'un exemple de maquillage selon l'invention, - la figure 9 représente schématiquement et partiellement un mécanisme de transfert présent au sein d'un dispositif d'application selon l'invention, et 20 - la figure 10 illustre schématiquement un procédé de déformation rémanente des fibres. I?iositif cle traiterrtent Le dispositif de traitement peut comporter un dispositif d'application agencé de façon à recevoir l'élément comportant les fibres liées par l'adhésif fluidifiable sous forme 25 solide. La description du dispositif d'application dans l'exemple de réalisation où l'élément comporte des fibres liées par l'adhésif fluidifiable sous forme solide sans support s'applique à l'exemple de réalisation où l'élément comporte un support ainsi que des fibres liées à ce support par l'intermédiaire d'un adhésif fluidifiable. 30 Le dispositif d'application peut notamment être agencé de façon à permettre une fixation amovible de l'élément durant son utilisation pour appliquer les fibres sur les cils. Dans un exemple de mise en oeuvre préféré de l'invention, l'adhésif fluidifiable est thermofusible. Dans ce cas, le dispositif d'application qui reçoit les fibres comporte un organe de chauffage, notamment un embout chauffant, qui permet d'élever la température de l'adhésif à une valeur suffisante pour provoquer sa fusion. Le dispositif d'application présente par exemple une forme générale allongée, comportant une partie de préhension qui peut loger une source électrique, par exemple une ou plusieurs piles ou un accumulateur, un organe de chauffage permettant de produire de la chaleur présent à l'extrémité du dispositif, sur lequel peut être monté l'élément. La figure 1 représente un exemple de dispositif d'application 1 en vue de dessus. La partie de préhension 11 n'a été représentée que partiellement sur cette figure. Le dispositif d'application 10 peut comporter un indicateur lumineux 12 qui signale qu'il est en fonctionnement et/ou que la température nécessaire à l'application a été atteinte, ainsi qu'un interrupteur de marche/arrêt 13. Le dispositif d'application 10 peut loger un circuit de commande de l'organe de chauffage, ce circuit de commande comportant par exemple un ou plusieurs composants électroniques permettant de réguler la température de l'organe de chauffage, notamment un micro-contrôleur. Le dispositif d'application 10 peut encore comporter un capteur de température, de préférence disposé au niveau de l'organe de chauffage et relié au circuit de 20 commande. La partie de préhension 11 peut s'étendre autour de la source d'énergie. Une trappe d'accès peut être prévue pour l'enlèvement ou le remplacement de la source d'énergie. L'organe de chauffage peut être réalisé de diverses manières et peut comporter 25 un conducteur électrique résistif, bobiné ou sous forme de piste. L'organe de chauffage est par exemple flexible, comportant par exemple un substrat en polyimide portant une piste résistive. L'organe de chauffage peut présenter une forme sensiblement plane ou au moins en partie incurvée en section transversale. L'organe de chauffage peut encore 30 présenter, en section transversale, une forme de dôme. L'organe de chauffage peut présenter, en section longitudinale, une forme sensiblement plane ou au moins une partie incurvée. Dans un exemple de réalisation, l'organe de chauffage présente une partie crénelée en section longitudinale et/ou transversale. L'organe de chauffage peut comporter un revêtement métallique, réalisé par exemple en acier inoxydable ou en aluminium anodisé, L'organe de chauffage peut définir au moins partiellement la none de de l'élément. L'organe de chauffage peut venir, par l'intermédiaire du revêtement métallique, en regard d'au moins une partie de l'élément. D'une façon générale, l`organe de chauffage présente par exemple une 10 puissance nominale comprise entre 0,5 et 2 W, par exemple comprise entre 0,75 et 1 W, par exemple de l'ordre de 0,8 W. et permet d'atteindre une température supérieure à 50°C, voire 60°C en moins de 30 secondes, par exemple une température supérieure à 50°C, voire 60°C en moins de 2 minutes mieux moins d'une minute, pour une température ambiante de 20°C. L'organe de chauffage peut être agencé de façon à présenter en 15 fonctionnement une densité de puissance comprise entre 0,8 W/em2 et 1,2 W/cm2. De préférence, la température de l'organe de chauffage est régulée de façon à se situer entre des valeurs compatibles à l'application. La température à laquelle l'élément est chauffé est de préférence comprise entre 50 et 75°C, étant par exemple de l'ordre de 65°C. 20 Le dispositif d'application 10 peut comporter une source vibrante, le cas échéant, On a représenté isolément, à la figure 2, un exemple d'élément 20 comportant un adhésif sous forme d'une nappe autoporteuse, sans support. L'élément 20 comporte des fibres F, noyées partiellement dans la composition 25 adhésive P. Les fibres F sont, par exemple, noyées chacune dans l'adhésif sur une longueur supérieure à 1 mm, cette longueur étant, de préférence, inférieure à 4 mm. Les fibres F peuvent s'étendre individuellement au sein de l'élément, comme illustré. Dans une variante non illustrée, les fibres F sont groupées par touffes au sein 30 de l'élément 20. Le nombre de fibres par touffe est alors par exemple compris entre 1 et 40, par exemple entre 2 et 15. Au sein d'une touffe, les fibres peuvent être sensiblement parallèles, présenter une disposition en éventail ou se croiser. La longueur de l'élément 20 sur laquelle sont présentes les fibres F est, par exemple, comprise entre 0,2 et 6 cm, lorsque l'élément est unitaire, comme illustré sur la figure 2 notamment. Les fibres F peuvent, comme illustré sur la figure 2 entre autres, dépasser plus d'un coté que de l'autre de la masse de composition P. La longueur ll sur laquelle les fibres F font saillie hors de la masse de composition P peut être comprise entre 2 et 40 mm, par exemple entre 3 et 30 mm, par exemple entre 4 et 10 mm, tandis que du coté opposé, la longueur 12 des fibres faisant saillie peut être moindre, par exemple inférieure ou égale à 25 mm, 10 mm, par exemple à. I O 5 mm. Dans une variante non illustrée, les fibres ne font saillie hors de la masse de composition P que d'un seul côté. Les fibres peuvent alors ne présenter qu'une seule extrémité libre. Le nombre de fibres F par élément 20 est, par exemple, compris entre 1 et 300. 15 Les fibres F peuvent s'étendre hors de la composition P sensiblement toutes dans un même plan, ce qui peut faciliter leur application. On a représenté isolément à la figure 2A une variante de réalisation d'élément 20 dans laquelle les fibres F sont posées à la surface de la composition adhésive P. Les fibres peuvent ainsi n'être solidarisées à la masse d'adhésif P que par une portion de leur 20 circonférence, là ou elles recouvrent la masse d'adhésif. La longueur. 13 sur laquelle les fibres F sont posées est, par exemple, comprise entre 1 et 4 mm. Le rapport de la longueur totale des fibres F de l'élément 20 à la longueur 13 sur laquelle celles-ci sont noyées dans l'adhésif ou posées sur celui-ci est compris par 25 exemple, comme c'est le cas dans les exemples de figures 2 et 2A, entre 0,5 et 40, mieux entre 1 et 10, encore mieux entre 1 et 6. Dans la variante illustrée à la figure 2B, les fibres F sont posées sur la composition adhésive P sur une majeure partie de leur longueur, sur une longueur 13 par exemple comprise entre 2 et 12 mm. 30 Le rapport de la longueur totale / des fibres F de l'élément 20 à la longueur 13 est par exemple compris entre 1 et 2, par exemple entre 1 et 1,5. Dans une variante non illustrée de la figure 2B, les fibres F sont noyées dans la composition adhésive P sur la majeure partie de leur longueur, au lieu d'être posées sur la masse d'adhésif. L'axe longitudinal Y de l'élément 20 peut être transversal ou sensiblement parallèle à l'axe longitudinal du dispositif d'application, lorsque l'élément 20 est en place sur celui-ci, On peut donner à la masse d'adhésif diverses femmes. De préférence, la masse d'adhésif se présente sous la forme d'une nappe ée selon l'axe Y. de forme aplatie. L'élément 20 est destiné à être amené au contact ou à proximité d'une zone de fluidification, afin que l'adhésif passe à l'état liquide et que les fibres puissent se détacher de l'élément. Lorsque l'adhésif est thermofusible, la zone de fluidification est définie par un organe de chauffage. 15 On a représenté à la figure 3 un exemple de réalisation où la zone de fluidification 100 ainsi que la composition adhésive P présentent, tous deux, en section transversale, une foitsie sensiblement plane. Il y a de préférence contact entre l'organe de chauffage et l'élément 20 afin de faciliter la fluidification de l'adhésif. 20 L'élément peut, comme représenté à la figure 3, comporter un indicateur visuel 300 indiquant à l'utilisateur la face de l'élément à positionner sur l'organe de chauffage. L'indicateur visuel 300 peut, comme illustré, être sous la forme d'un motif géométrique. II est encore possible d'employer des caractères, motifs ou couleurs, cette liste n'étant pas limitative. 25 Les figures 3A et 3B illustrent des exemples de réalisation où la zone de fluidification et la composition adhésive P présentent des formes complémentaires, par exemple des formes sensiblement incurvées, convexe pour la zone de fluidification 100 et concave pour la face en regard de l'élément 20 pour l'exemple de la figure 3A et inversement pour l'exemple de la figure 3B. 30 Il est encore possible que la composition adhésive P et la zone de fluidification présentent une pluralité de reliefs coopérants 200 et 210, soit dans le sens transversal, comme illustré sur la figure 3C, soit dans le sens longitudinal comme illustré à la figure 3D. La forme de l'élément 20 peut être modifiée sous l'action d'un stimulus thermique ou mécanique On peut, par exemple, modifier la forme de l'élément d'application 20 en exerçant une contrainte mécanique à la main, à l'aide d'un outil ou à l'aide du dispositif d'application lui-même. On a représenté à la figure IO un élément 20 pouvant se défoimer sous l'action d'une contrainte exercée à la main. L'utilisateur prend l'élément 20 ente°e deux de ses doigts D, par exemple l'index et le pouce, et lui impose une courbure, par exemple autour de son axe longitudinal. Suite à cette contrainte, les fibres F ainsi que la nappe d'adhésif de l'élément 20 acquièrent une courbure rémanente. L'élément 20 est alors placé sur une zone de fluidification de forme adaptée et la composition adhésive P est fluidifiée par chauffage. Des cils C sont mis en contact avec la composition adhésive P ainsi fluidifiée et les fibres 15 et après retrait des cils C, les fibres F demeurent fixées aux cils C et présentent une courbure rémanente, laquelle produit un effet de recourbement des cils particulièrement esthétique. On a représenté à la figure 9 un exemple de mécanisme de transfert au sein d'une variante de dispositif d'application. Dans cet exemple de réalisation, l'élément 20 est 20 sous forme de bande et comporte un support sous forme de bande. L'élément 20 n'ayant pas encore été amené à la zone de fluidification 100 est initialement contenu dans une zone de stockage sous forme d'un premier rouleau 62. Un utilisateur met en rotation le premier rouleau 62 de manière à amener une portion non encore utilisée de l'élément 20 et portant des fibres F, depuis la zone de 25 stockage, vers la zone de fluidification 100, afin de permettre le collage des fibres F sur les cils C. Après fluidification de la composition adhésive et adhésion des fibres F aux cils C, la portion ainsi utilisée de l'élément d'application 20 emprunte un circuit de retour vers un deuxième rouleau 63 au sein d'une deuxième zone de stockage. Il peut, comme 30 illustré, rester des fibres sur la portion de l'élément d'application 20 gagnant le circuit de retour. On peut encore utiliser des moyens de transfert tels qu'un piston ou un barillet comme décrit dans US 2007/0286831. On a représenté isolément, , un exemp o, nt 20 comportant un support 21, La fixation du support 21 sur l'embout chauffant peut s"effectuer de diverses façons, par exemple par emmanchement, attraction magnétique et/ou encliquetage. Le cas échéant, un dispositif d'éjection du support 21 est prévu sur le dispositif d'application 10, ce dispositif d'éjection étant actionné par l'utilisateur pour agir sur le support 21 afin d'éje -ter celui-ci ou à tout le moins faciliter son enlèvement l'utilisateur, Dans l'exemple illustré à la figure 4, le support 21 est de forme allongée selon l'axe longitudinal X du dispositif d'application 10. Dans des variantes non illustrées, l'orientation de l'axe longitudinal du support 21 est non coaxiale à celle de l'outil qui le porte, étant par exemple perpendiculaire à l'axe longitudinal du dispositif d'application. Sur la figure 4, on voit que le support 21 peut comporter un corps allongé selon un axe longitudinal, ayant une forme adaptée à son montage sur l'embout chauffant. Le support 21 peut présenter une portion de section transversale de forme concave vers l'embout chauffant. Le support 21 peut comporter une partie d'extrémité distale 23 en forme de dôme, agencée pour venir en prise avec l'embout chauffant de façon à maintenir le support 21 en place sur l'embout. Le support 21 peut comporter tout moyen d'accrochage par exemple agencé pour permettre une fixation par serrage ou encliquetage dans un logement ou sur un relief correspondant du dispositif d'application 10, de façon à retenir le support 21 sur l'embout chauffant. Dans l'exemple illustré, le support 21 porte des nervures 25, qui sont parallèles et généralement perpendiculaires à l'axe longitudinal X, ces nervures 25 étant par exemple espacées régulièrement le long de l'axe X. Une composition P contenant un adhésif thermofusible est présente entre les nervures 25. Chaque nervure 25 présente par exemple un bord supérieur arrondi 26, convexe vers l'extérieur. Le support 21 est par exemple moulé d'une seule pièce en une matière thermoplastique, éventuellement chargée de particules ou fibres minérales, par exemple d'oxydes métalliques, de poudre ou fibre de verre ou noir de carbone, par exemple une polyoléfine comme le polyéthylène ou le polypropylène ou, en variante, en des matières non polyoléfiniques, comme l'acrylonitrile-butadiène-styrène t ABS) ou le polyoxyniéthylène (POM). Des fibres F sont portées par le support 21, étant noyées partiellement dans la composition adhésive F. Dans l'exemple de la figure 4, les fibres F sont groupées par touffes 40 disposées chacune dans l'intervalle entre deux nervures consécutives 25. Les fibres peuvent avoir comme représenté une extrémité libre 41 éloignée de la masse de composition P retenue entre deux nervures 25 et une extrémité opposée 42 qui est soit complètement noyée dans la masse de composition P s'étendant entre deux nervures 25, soit qui en fait légèrement saillie, comme illustré sur la figure 1. De préférence, les fibres F sont disposées relativement au support 21, qu'elles soient groupées par touffes ou non, de telle sorte qu'elles dépassent plus d'un côté que de l'autre. Ainsi, la longueur de laquelle les fibres F dépassent d'un côté du support, en faisant saillie hors de la masse de composition P, peut être comprise entre 2 et 40 mm, mieux 3 à 30 mm et encore mieux 4 à 10 mm, tandis que du côté opposé, la longueur des fibres faisant saillie est soit nulle, soit inférieure ou égale à 25 mm, 10 mm, encore mieux 5 mm. Le nombre de fibres par touffe 40 est par exemple compris entre 1 à 40, mieux 2 et 15. Au sein d'une touffe 40, les fibres F peuvent être sensiblement parallèles, présenter une disposition en éventail ou se croiser. Les fibres F peuvent s'étendre hors de la composition P sensiblement toutes dans un même plan, ce qui peut faciliter leur application, ce plan étant par exemple parallèle à l'axe X et par exemple parallèle à un plan S défini par les bords longitudinaux inférieurs du support 21. Ce plan contenant les fibres peut encore faire un angle avec le plan S. On a représenté, à la figure 5, une variante de réalisation dans laquelle les fibres F ne sont pas groupées par touffes mais s'étendent individuellement au sein de l'élément 20, étant parallèles les unes aux autres. Dans ce cas, le nombre de fibres F plongeant dans la composition P entre deux nervures 25 consécutives est par exemple compris entre 1 et 50, mieux 2 et 40. Le support 21 peut avoir toute forme permettant de maintenir les fibres avec l'orientation souhaitée lorsque la composition P est à l'état fondu. Le support comporte ainsi avantageusement, comme décrit plus us haut, des nervures entre lesquelles sont disposées les fibres. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée à une forme particulière de réalisation du support et les fibres peuvent être maintenues avec l'orientation souhaitée sur le support de diverses manières et par exemple sans utilisation de nervures, le support comportant par exemple des picots pour maintenir les fibres en place lorsque l'adhésif est à l'état fondu. cas échéant, les fibres peuvent se maintenir avec rientation souhaitée sur le support indépendamment de tout relief présent sur celui-ci, grâce par exemple à une viscosité adaptée de la composition P. Le support 21 présente dans l'exemple de la figure 4 une forme allongée selon un axe longitudinal rectiligne. On ne sort pas du cadre de la présente invention en donnant au support 21 d'autres formes, avec un axe longitudinal curviligne par exemple. Dans une variante, les fibres s'étendent généralement parallèlement à l'axe longitudinal du support, en bout de celui-ci, ou sont disposées à l'extrémité de l'embout chauffant, dans un plan généralement perpendiculaire à l'axe longitudinal de l'outil d'application. Les éléments peuvent être commercialisées avec le dispositif d'application dans un conditionnement commun 40, par exemple un blister, comme illustré à la figure 6, comportant une pluralité d'éléments 20 et le dispositif d'application 10 sur lequel est déjà fixée, le cas échéant, un élément 20. Les éléments peuvent contenir des fibres identiques ou différentes. Fibres On peut utiliser diverses sortes de fibres F sans sortir du cadre de la présente invention. Les fibres sont par exemple d'origine naturelle ou synthétique. On peut par exemple utiliser des cheveux, des poils d'animaux ou des fibres synthétiques réalisées par exemple en matière thermoplastique. Par exemple, on peut utiliser des fibres réalisées en l'une des matières thermoplastiques choisies parmi les polyoléfines et les polyamides. Les fibres F peuvent être, lorsqu'elles sont synthétiques, mono-matière ou mufti-matériau. On peut notamment utiliser des fibres comportant une gaine en un premier matériau recouvrant une âme en un deuxième matériau. Les fibres peuvent être colorées ou non. Par exemple, les fibres peuvent être noires ou avoir une couleur autre que le noir, étant par exemple réalisées en un matériau coloré dans la masse ou revêtu d'une gaine colorée. Les fibres peuvent être choisies de façon à avoir la couleur naturelle des cils de l'utilisateur. Les fibres F peuvent comporter des pigments ou colorants, générant une couleur par absorption et/ou par luminescence. Les fibres F peuvent avoir en section transversale des formes diverses, par exemple être de section circulaire ou non circulaire, par exemple polygonale, en forme de tuile, être creuses ou non, le diamètre extérieur des fibres étant par exemple compris entre et 3 mm, mieux 0,2 à 2 mm, encore mieux 0,5 à 1,5 mm. Les fibres peuvent être réalisées avec une section transversale constante sur toute leur longueur ou en variante avec une section transversale diminuant, par exemple, en direction d'au moins une extrémité libre 41. Les fibres F peuvent avoir un état de surface lisse ou rugueux, une certaine rugosité pouvant faciliter l'accrochage de mascara. Les fibres peuvent être rectilignes ou non, par exemple ondulées. La longueur de chaque fibre est de préférence comprise entre 1 et 50 mm, mieux 2 à 25 mm, encore mieux 4 à 15 mm dans le cas d'une utilisation pour allonger les cils. Au moins une caractéristique des fibres peut varier en réponse à un stimulus lumineux, thermique, mécanique ou par mise en contact avec un composé tiers. Cette caractéristique pouvant varier sous l'action d'un stimulus peut, par exemple, être choisie parmi : la forme, la longueur ou les propriétés optiques, notamment la couleur, la réflectance et l'opacité des fibres. Dans un exemple de réalisation, la fibre peut changer de courbure selon son axe longitudinal, notamment se recourber vers le haut ou avoir une longueur apparente qui varie suite à l'action d'au moins l'un des stimulus précités. Il est, par exemple, possible que les fibres changent de courbure, notamment se recourbent vers le haut, sous l'action d'un chauffage. Les fibres F portées par une même unité d'application 20 peuvent être toutes identiques ou en variante être différentes. Par exemple, un même élément 20 peut comporter mélange de fibres de s différentes et/ou de propriétés différentes, par exemple de longueurs différentes, ions différentes et/ou d'états de surface différents. Une fois en place sur l'adhésif de l'élément 20, les fibres F peuvent subir un traitement visant par exemple à modifier leur longueur, la forme de leur extrémité et/ou leur état de surface et/ou leur aspect. On peut par exemple couper les fibres de telle sorte que ris 41 soient alignées selon un axe parallèle à l'axe X. On peut également couper les fibres de façon à rendre leurs longueurs légèrement différentes et donner un aspect plus naturel au maquillage. Lorsque les fibres sont en place sur l'élément ou avant cette mise en place sur l'adhésif ou le support 21, les fibres peuvent être enduites d'un produit de maquillage. 15 Les fibres F peuvent être enduites sur toute leur longueur par l'adhésif fluidifiable ou par tout composé destiné par exemple à améliorer l'accroche de l'adhésif fluidifiable sur les fibres F. Cette enduction peut avoir lieu, lorsque l'unité d'application comporte un support, avant la fixation des fibres sur le support. Les fibres peuvent aussi comporter des portions qui ne sont pas enduites par la composition adhésive, au moins 20 avant que l'élément ne soit chauffé sur le dispositif d'application. Notamment lorsque l'élément comporte un support, la mise en place des fibres sur le support 21 peut s'effectuer alors que les fibres sont solidaires d'une ou plusieurs bobines. Le support 21 peut être recouvert d'adhésif liquide, à chaud, puis les fibres sont plongées dans l'adhésif tout en étant maintenues entre des guides. Après refroidissement 25 de l'adhésif, les fibres sont coupées, d'un côté à ras du support et de l'autre en laissant dépasser la longueur voulue. On peut encore disposer les fibres déjà coupées contre le support ou en l'absence de support contre un moule en les maintenant à l'aide d'une mâchoire, puis l'adhésif est coulé à l'état fluide sur le support et la mâchoire relâche les fibres après que 30 l'adhésif se soit figé. On peut encore amener les fibres en bobine contre une nappe d'adhésif déroulée ou extrudée, et presser à chaud les fibres contre la nappe pour les solidariser à la nappe. A t ; , f uidifilable La composition peut comporter voire être constituée, entièrement par l'adhésif fluidifiable. Celui-ci peut être un adhésif thermofusible, par exemple du type «hot-melt». L'adhésif peut comporter, voire être constitué, par un composé choisi parmi les Buvants A/ Les polymères et copol oins un monomère alcè 10 en particulier les copolymères à base d'éthylène, De tels composés peuvent être choisis parmi les copolymères d'alcène et d'acétate de vinyle, en particulier les copolymères d'éthylène et d'acétate de vinyle. On peut utiliser en particulier les copolymères d'éthylène et d'acétate de vinyle 15 comprenant de préférence plus de 25 % en poids d'acétate de vinyle par rapport au poids total du polymère. Comme exemples de copolymères ethylène/acétate de vinyle, on citer ceux qui sont commercialisés sous la dénomination ELVAX par la société Du Pont de Nemours et en particulier les composés Elvax 40W, Elvax 140W, Elvax 200W, Elvax 205W, Elvax 20 210W et Elvax 310. On peut également citer les produits commercialisés sous la dénomination EVATANE par la société Arkema tels que l'Evatane 28-800. On peut encore citer le MELTHENE - H Grade H-6410M proposé par la société Tosoh Polymer. - les copolymères d'éthylène et.d'octène, tels que par exemple les produits 25 commercialisés sous la référence «AFFINITY» par la société Dow Plastics, par exemple l'AFFINITY GA 1900 GA 1950. Ces polymères et copolymères peuvent être utilisés seuls ou en mélange avec au moins un composé choisi parmi les résines dites tackifiantes, telles que décrites dans le Handbook of Pressure Sensitive Adhesive, edited by Donatas Satas, 3rd ed., 1989, p. 609- 30 619, les cires, et leurs associations. Les résines tackifiantes peuvent notamment être choisies parmi la colophane (correspondant au terme anglo-saxon «rosin »), les dérivés de colophane, les résines hydrocarbonées et leurs mélanges. Comme mélanges à base de copolymère éthylène/acétate de vinyle, on peut citer par exemple les produits commercialisés sous la dénomination Coolbind par la société National Starch.. On peut encore utiliser des mélanges de copolymère éthylène/acétate de vinyle et de paraffine. Par exemple, il est possible d'utiliser un mélange à 55,5 ?/o en masse de copolymère éthylène/acétate de vinyle, à 44% en masse de paraffine et à 0,5% en masse de conservateur. Ces polymères peuvent se présenter sous forme pure ou être véhiculés dans une se ou une phase solvant organique.. I3/ Les homopolyméres polyacétates de vinyle, présentant de préférence un poids moléculaire inférieur à 20000, par exemple le RAVIFLEX BL1 S de la société Vinavil. C/ Les résines siliconées Ces résines sont des polymères d'organosiloxanes réticulés. 15 La nomenclature des résines de silicone est connue sous le nom de "MDTQ", la résine étant décrite en fonction des différentes unités monomèriques siloxane qu'elle comprend, chacune des lettres " MDTQ" caractérisant un type d'unité. La lettre M représente l'unité monofonctionelle de formule (CH3)3SiOl/2, l'atome de silicium étant relié à un seul atome d'oxygène dans le polymère comprenant 20 cette unité. La lettre D signifie une unité difonctionnelle (CH3)2SiO2/2 dans laquelle l'atome de silicium est relié à deux atomes d'oxygène La lettre T représente une unité trifonctionnelle de formule (CH3)SiO3/2. Dans les motifs M, D, T définis précédemment, au moins un des groupes méthyles peut être 25 substitués par un groupe R différent du groupe méthyle tel qu'un radical hydrocarboné (notamment alkyle) ayant de 2 à 10 atomes de carbone ou un groupe phényl ou bien encore un groupe hydroxyle. Enfin, la lettre Q signifie une unité tetrafonctionnelle SiO4/2 dans laquelle l'atome de silicium est lié à quatre atomes d'hydrogène, eux mêmes liés au reste du 30 polymère. On peut citer en particulier les résines T, notamment les résines de silicone T fonctionnalisées telles que les polyphenylsiloxanes, en particulier fonctionnalisées par des groupes silanols (Si-OH), comme celle commercialisées sous la référence Dow Coming (R) Z-1806. D/ Les polymères éthyléniques séquencés film ènes Ces polymères comprennent de préférence au moins une première séquence et au moins une deuxième séquence ayant des températures de transition vitreuse ni différentes, lesdites première et deuxième séquences étant reliées entre elles par une séquence intermédiaire comprenant au moins un monomère constitutif de la première séquence et au moins un monomère constitutif de la deuxième séquence. Avantageusement, les première et deuxième séquences du polymère s~ . 10 sont incompatibles l'une avec l'autre. De tels polymères sont décrits par exemple dans les documents EP 1411069 ou WO04/028488 ou WO 04/028493. Par polymère "séquence', on entend un polymère comprenant au moins 2 séquences distinctes, par exemple au moins 3 séquences distinctes. 15 Les première et deuxième séquences du polymère se distinguent l'une de l'autre par leur degré de déformabilité. Ainsi, la première séquence peut être rigide et la deuxième séquence peut être souple. Les températures de transition vitreuse des séquences souple et rigide peuvent être des Tg théoriques détel inées à partir des Tg théoriques des monomères constitutifs 20 de chacune des séquences, que l'on peut trouver dans un manuel de référence tel que le Polymer Handbook, 3rd ed, 1989, John Wiley, selon la relation suivante, dite Loi de Fox 1/Tg= (moi / Tg i) , c, étant la fraction massique du monomère i dans la séquence considerée et Tgi 25 étant la température de transition vitreuse de 1'homopolymère du monomère i. Sauf indication contraire, les Tg indiquées pour les première et deuxième séquences dans la présente demande sont des Tg théoriques. La séquence rigide peut avoir une Tg supérieure à 20°C, La séquence souple peut avoir une Tg inférieure ou égale à 20°C. 30 Selon un mode de réalisation, le copolymère comprend une première séquence rigide et une deuxième séquence souple. De préférence, la proportion de la séquence rigide va de 20 à 90 % en poids du copolymère, mieux de 30 à 90 % et encore mieux de 50 à 90 %. De préférence, la proportion de la séquence souple va de 5 à 75 % en poids du copol}mère, de préférence de 10 à 50 % et mieux de 15 à 45 %. Séquence rigide Dans le cadre de la présente invention, la ou les séquences rigides sont plus particulièrement formées à partir des monomères suivants : - les méthacrylates de formule CH2 == C(CH3)-COOR1 dans laquelle R, représente un groupe alkyle non substit 0 en CI à C4, tel qu'un groupe méthyle, éthyle. propyle ou isooctyle ou Rr représente u groupe cycloalkyle C4 à C12 tel qu'un groupe isobornyle, - les acrylates de formule CH2 = CH-COOR2 dans laquelle R2 représente un groupe tertio butyle ou un groupe cycloalkyle en C4 à C12 qu'un groupe isobornyle, les (méth)acrylanxides de formule : R' CH2 = C Co 15 i8 où R7 et R8 sont identiques ou différents et représentent chacun un atome d'hydrogène ou un groupe alkyle en C1 à C12 linéaire ou ramifié, tel qu'un groupe n-butyle, t-butyle, isopropyle, isohexyle, isooctyle, ou isononyle ; ou R7 représente H et R8 représente un groupement 1,1-diméthyl-3-oxobutyl, 20 et R' désigne H ou méthyle. Comme exemple de monomères de ce type, on peut citer le N-butylacrylamide, le N-t-butylacrylamide, le N-isopropylacrylamide, le N,N-diméthylaerylamide et le N,N-dibutylacrylamide, - et leurs mélanges. 25 Des monomères de la séquence rigide particulièrement préférés sont le méthacrylate d'isobornyle, 1'acrylate d'isobomyle et leurs mélanges. Séquence souplq Dans le cadre de la présente invention, la ou les séquences souples sont plus particulièrement formées à partir des monomères suivants : - les acrylates de formule CH2 = CHCOOR3, avec R3 représentant un groupe alkyle non substitué en CI à C12, linéaire ou ramifié, tel qu'un groupe isobutyle (à l'exception d'un groupe tertiobutyle), dans lequel se ve(nt nt ent intercalés) un ou plusieurs hétéroatomes choisis parmi O, N, S, éthacrylates de formule C12 = C(CH3)-COOR4, avec R4 représentant un groupe alkyle non substitué en C6 à C12 linéaire ou ramifié, dans lequel se trouvent) éventuellement intercalé(s) un ou plusieurs hétéroatomes choisis parmi O,NetS; esters de vil 0-0-CH = CH2 oû I r .ente un groupe alkyle en C4 à Ci2linéaire ou ramifié les éthers de vinyle et d'alkyle en C4 à C12, et leurs mélanges. Des monomères de la séquence souple particulièrement préférés sont 1'acrylate d'isobutyle. 15 Chacune des séquences peut contenir en proportion minoritaire au moins un monomère constitutif de l'autre séquence. Ainsi, la première séquence peut contenir au moins un monomère constitutif de la deuxième séquence et inversement. Chacune des première et/ou deuxième séquence, peut comprendre, outre les 20 monomères indiqués ci-dessus, un ou plusieurs autres monomères appelés monomères additionnels, différents des monomères principaux cités précédemment. Ce monomère additionnel est par exemple choisi parmi : a) les monomères hydrophiles tels que : les monomères à insaturation(s) éthylénique(s), autre que l°acide acrylique, 25 comprenant au moins une fonction acide carboxylique ou sulfonique comme par exemple l'acide méthacrylique, l'acide crotonique, l'anhydride maléique, l'acide itaconique, l'acide fumarique; l'acide maléique, l'acide acrylamidopropanesulfonique, l'acide vinylbenzoïque, l'acide vinylphosphorique et les sels de ceux-ci, - les monomères à insaturation(s) éthylénique(s) comprenant au moins une 30 fonction amine tertiaire comme la 2-vinylpyridine, la 4-vinylpyridine, le méthacrylate de diméthylaminoéthyle, le méthacrylate de diéthylaminoéthyle, le diméthylaminopropyl méthacrylamide et les sels de ceux-ci, - les méthacrylates de formule CH2 = C(CH3)-COOR6 dans laquelle R6 représente un groupe alkyle linéaire ou ramifié, contenant de I à 4 atomes de carbone, tel qu'un groupe méthyle, éthyle, propyle ou isobutyle, ledit groupe alkyle étant substitué par un ou plusieurs substituants choisis parmi les groupes hydroxyle (comme le méthacrylate de 2-hydroxypropyle, le méthacrylate de 2-hydroxyéthyle) et les atomes d'halogènes (Cl, Br, I, F), tel que le méthacrylate de trifluoroéthyle, les méthacrylates de formule CH2 = C(CH3)-COORQ, R9 représentant un groupe alkyle en C6 à C12 linéaire ou rarrtifé, dans lequel se trouvent) éventuellement intercalés un. ou plusieurs hétéroatomes choisis parmi O, lei 10 S, ledit groupe alkyle étant substitué par un ou plusieurs substituants choisis parmi les groupes hydroxyle et les atomes d'halogènes (Cl, Br, I, F) ; - les acrylates de formule CH2 = CHCOOR10, Rio représentant un groupe alkyle en CI à Ct2 linéaire ou ramifié substitué par un ou plusieurs substituants choisis parmi les groupes hydroxyle et les atomes d'halogène 15 (Cl, Br, I et F), tel que l'acrylate de 2-hydroxypropyle et l'acrylate de 2-hydroxyéthyle, ou Rio représente un alkyle(CI-C12)-O-POE (polyoxyéthylène) avec répétition du motif oxyéthylène de 5 à 30 fois, par exemple méthoxy-POE, ou Rio représente un groupement polyoxyéthylèné comprenant de 5 à 30 motifs d'oxyde d'éthylène b) les monomères à insaturation(s) éthylénique(s) comprenant un ou 20 plusieurs atomes de silicium tels que le méthacryloxypropyl triméthoxy silane, le méthacryloxypropyl tris (triméthylsiloxy) silane, - et leurs mélanges. Ce ou ces monomères additionnels représentent) généralement une quantité inférieure ou égale à 30 % en poids, par exemple de 1 à 30 % en poids, de préférence de 5 25 à 20 % en poids et, de préférence encore, de 7 à 15 % en poids du poids total des première et/ou deuxième séquences. Selon un mode de mise en oeuvre, le copolymère peut comprendre au moins une première séquence et au moins une deuxième séquence reliées entre elles par un segment intermédiaire comprenant au moins un monomère constitutif de la première 30 séquence et au moins un monomère constitutif de la deuxième séquence. De préférence, la séquence intermédiaire est issue essentiellement de monomères constitutifs de la première séquence et de la deuxième séquence. Avantageusement, le segment inter lédiaire comprenant au moins un monomère constitutif de la première séquence et au moins un monomère constitutif de la deuxième séquence du copolymère est un polymère statistique. Avantageusement, le copolymère est issu essentiellement de. monomères choisis parmi les méthacrylates d'allyle, les acrylates d'allyle, et leurs mélanges. Par « essentiellement on entend, dans ce qui précède et dans ce qui suit, comprenant au moins 85 %, de préférence au moins 90 %, mieux au moins 95 % et encore mieux 100 %. En ce qui concerne les esters acrylates via -s, ils peu t dériver d 10 l'estérification d'alcools linéaire ou ramifié, cyclique ou aromatiques en C, particulier en C4 à C1o. A titre illustratif et non limitatif de ces alcools, on peut notamment citer l'isoborneol. Selon un mode de réalisation, ledit copolymère comprend au moins des 15 monomères d'acrylates et de méthacrylates dérivant de l'estérification d'un même alcool et en particulier de l'isoboméol. De préférence, le polymère séquencé linéaire filmogène comprend au moins des rnonomères acrylate d'isobornyle, au moins des monomères méthacrylate d'isobornyle et au moins des monomères acrylate d'isobutyle. 20 Selon une variante de réalisation, le polymère séquencé peut comprendre au moins : une séquence rigide, qui est un copolymère de méthacrylate d'isobornyle/acrylate d'isobornyle, et - une séquence souple, qui est un copolymère d'acrylate d'isobutyle. 25 Plus précisément, le copolymère peut comprendre 50 à 80 % en poids de méthacrylate/acrylate d'isobomyle et de 10 à 20 % en poids d'acrylat.e d'isobutyle. La masse moyenne en poids (Mw) du copolymère va de préférence de 80 000 à 300 000, voire de 100 000 à 150 000. La masse moyenne en nombre (Mn) du copolymère va de préférence 30 20 000 à 90 000, par exemple de 25 000 à 45 000. E/ Les copolymères de diènes et de styrène, notamment les copolymères de butadiène et de styrène. On peut citer notamment les copolymères styrène/butadiène commercialisés sous la référence PLIOLITE S5E par la société Eliokem. Fi les polyesters comprenant au moins un monomère portant au moins un groupement -S03M (M représentant un atome d'hydrogène, un ion ammonium NI-I4 ou un ion métallique), aussi appelés sulfopolyesters. Ces polyesters possèdent avantageusement une température de transition vitreuse (Tg) supérieure à 38''C, Ils peuvent présenter une masse moléculaire moyenne en poids avantageusement inférieure à 200 000, par exemple allant de IO 000 à 50 000. Ces polyesters peuvent être obtenus, façon connue, par polycondensation &au moins un acide dicarboxylique avec au moins un polyol, notamment des diols. L'acide dicarboxylique peut être aliphatique, alicyclique ou aromatique. On peut citer comme exemple de tels acides : l'acide oxalique, l'acide malonique, l'acide diméthylmalonique, l'acide succinique, l'acide glutarique, l'acide adipique, l'acide pimélique, l'acide 2,2-diméthylglutarique, l'acide azélaïque, l'acide subérique, l'acide sébacique, l'acide fumarique, l'acide maléique, l'acide itaconique, l'acide phtalique, l'acide dodécanedioïque, l'acide 1,3-cyclohexanedicarboxylique, l'acide 1,4-cyclohexanedicarboxylique, l'acide isophtalique, l'acide téréphtalique, l'acide 2,5-norbomane dicarboxylique, l'acide diglycolique, l'acide thiodipropionique, l'acide 2,5- naphtalènedicarboxylique, l'acide 2,6-naphtalènedicarboxylique. Ces monomères acide dicarboxylique peuvent être utilisés seuls ou en combinaison d'au moins deux monomères acide dicarboxylique. Parmi ces monomères, on choisit préférentiellement l'acide phtalique, l'acide isophtalique, l'acide téréphtalique. Le diol peut être choisi parmi les diols aliphatiques, alicycliques, aromatiques. On utilise de préférence un diol choisi parmi : l'éthylène glycol, le diéthylène glycol, le triéthylène glycol, le 1,3-propanediol, le cyclohexane diméthanol, le 4-butanedioL Comme autres polyols, on peut utiliser le glycérol, le pentaérythritol, le sorbitol, le triméthylol propane. Les polyesters amides peuvent être obtenus de manière analogue aux polyesters, par polycondensation de diacides avec des diamines ou des amino alcools. Comme diamine, on peut utiliser Péthylènediamine, Phexaméthylènediamine, la méta- ou para-phénylènediamine. Comme aminoalcool, on peut utiliser la monoéthanolamine. Le polyester comprend au moins un monomère portant au moins un groupement -SO3M, avec M représentant un atome d'hydrogène, un ion ammonium NII4 F ou un ion métallique, par " comme jj~exemple un ion Na , Li+ , K:4-, Ca~+ Cui+. per ~ ~3 9 9 pe3 F On peut utiliser notamment un monomère aromatique bifonctionn.el comportant un tel groupement -SO3 v1. Le noyau aromatique du monomère aromatique bifonetionnel portant en outre un groupement -SO3M tel que décrit ci-dessus peut être choisi par exemple parmi les noyaux benzène, naphtalène, anthracène, diphényl, oxydiphényl, sul.fonyldiphényl, méthylènediphényl, On peut citer nomme exemple de monomère aromatique bifonetionnel portant en outre un groupement -SO3M : l'acide sulfoisophtalique, l'acide sulfotéréphtalique, l'acide sulfophtalique, l'acide 4-sulfonaphtalène-2,7-dicarboxylique. On préfère utiliser des copolymères à base d'isophtalate/sulfoisophtalate, et plus particulièrement des copolymères obtenus par condensation de di-éthylèneglycol, cyclohexane di-méthanol, acide isophtalique, acide sulfoisophtalique. De tels polymères sont vendus par exemple sous le nom de marque Eastman AQ® par la société NOVEON, par exemple L'EASTMAN AQ 38S. G/ Les cires La cire considérée dans le cadre de la présente invention est d'une manière générale un composé lipophile, solide à température ambiante (25 °C), défonnable ou non, à changement d'état solide/liquide réversible, ayant un point de fusion supérieur ou égal à 30 °C pouvant aller jusqu'à 100 oc et notamment jusqu'à 90 °C. En portant la cire à l'état liquide (fusion), il est possible de la rendre miscible aux huiles et de former un mélange homogène microscopiquement, mais en ramenant la température du mélange à la température ambiante, on obtient une recristallisation de la cire dans les huiles du mélange. En particulier, les cires convenant à l'invention peuvent présenter un point de fusion supérieur ou égal à 45 °C, et en particulier supérieur ou égal à 55°C. Au sens de l'invention, la température de fusion correspond à la température du pic le plus endothermique observé en analyse thermique (DSC) telle que décrite dans la norme ISO 11357-3 ; 1999. Le point de fusion de la cire peut être mesuré à l'aide d'un calorimètre à balayage différentiel (DSC), par exemple le calorimètre vendu sous la dénomination « MDSC 2920 » par la société TA Instruments. Le protocole de mesure est le suivant : Un échantillon de 5 mg de cire disposé dans un creuset est soumis à une première montée en température allant de -20 °C à 100 °C, à la vitesse de chauffe de 10 °C/minute, puis est refroidi de 100 °C à -20 °C à une vitesse de refroidissement de 10 °C/minante et enfin soumis à une deuxième montée en température allant de -20 °C à 100 °C à une vitesse de chauffe de 5 °C/minute. Pendant la deuxième montée en température, on mesure la variation de la différence de puissance absorbée par le creuset vide et par le creuset contenant l'échantillon de cire en fonction de la température. Le point de fusion du composé est la valeur espondant au sommet du pic de la courbe 10 représentant la variation de la différence de puissance absorbée en fonction de la température. Les cires susceptibles d'être utilisées dans les compositions selon l'invention sont choisies parmi les cires, solides, à température ambiante d'origine animale, végétale, minérale ou de synthèse et leurs mélanges. 15 Les cires pouvant être utilisées dans les compositions selon l'invention présentent généralement une dureté allant de 0,01 MPa à 15 MPa, notamment supérieure à 0,05 MPa et en particulier supérieure à 0,1 MPa. La dureté est déterminée par la mesure de la force en compression mesurée à 20 °C à raide du texturomètre vendu sous la dénomination TA-XT2 par la société RHEO, 20 équipé d'un cylindre en inox d'un diamètre de 2 mm se déplaçant à la vitesse de mesure de 0,1 mm/s, et pénétrant dans la cire à une profondeur de pénétration de 0,3 mm. Le protocole de mesure est le suivant : La cire est fondue à une température égale au point de fusion de la cire + 10 °C. La cire fondue est coulée dans un récipient de 25 mm de diamètre et de 20 mm de 25 profondeur. La cire est recristallisée à température ambiante (25 °C) pendant 24 heures de telle sorte que la surface de la cire soit plane et lisse, puis la cire est conservée pendant au moins 1 heure à 20 °C avant d'effectuer la mesure de la dureté ou du collant. Le mobile du texturomètre est déplacé à la vitesse de 0,1 mm/s, puis pénètre dans la cire jusqu'à une profondeur de pénétration de 0,3 mm. Lorsque le mobile a pénétré 30 dans la cire à la profondeur de 0,3 mm, le mobile est maintenu fixe pendant 1 seconde (correspondant au temps de relaxation) puis est retiré à la vitesse de 0,5 mm/s. La valeur de la dureté est la force de compression maximale mesurée divisée par la surface du cylindre du texturomètre en contact avec la cire. A titre illustratif des cires convenant à l'invention, on peut notamment citer les cires hydrocarbonées comme la cire d'abeille, la cire de lanoline, et les cires d'insectes de Chine; la cire de son de riz, la cire de Carnauba, la cire de Candellila, la cire d'Ouricury, la d'Alfa. la cire de Berry, la cire de shellac, la cire du Japon et la cire de sumac; la cire de montan, les cires d'orange et de citron, les cires microcristallines. les paraffines et l`ozo'-,érite; les cires de polyéthylène, les cires obtenues par la synthèse de Fisher-Tropsch c -polyrnéres cireux ainsi que esters, les cires obtenues par hydrogénation 10 catalytique d'huiles animales ou végétales ayant des chaînes grasses, linéaires ou ramifiées, en C8-C32. comme l'huile de jojoba isomérisée, l'huile de tournesol hydrogénée, l'huile de ricin hydrogénée, l'huile de coprah hydrogénée, l'huile de lanoline hydrogénée, et le tétrastéarate de di-(triméthylol-1,1,1 propane) vendu sous la dénomination de Hest 2T-4S® par la société HETERENE. 15 On peut encore citer les cires de silicone, les cires fluorées. On peut également utiliser les cires obtenues par hydrogénation d'huile de ricin estérifiée avec l'alcool cétylique vendues sous les dénominations de Phytowax ricin 16L64® et 22.L73® par la société SOPHIM. De telles cires sont décrites dans la demande FR-A- 2792190. 20 On peut utiliser une cire dite cire collante c'est-à-dire possédant un collant supérieur ou égal à 0,1 N.s et une dureté inférieure ou égale à 3,5 MPae Comme cire collante, on peut utiliser un (hydroxystéaryloxy)stéarate d'alkyle en C20-C40 (le groupe alkyle comprenant de 20 à 40 atomes de carbone), seul ou en mélange. 25 Une telle cire est notamment vendue sous les dénominations «Kester Wax K 82 P® », « Hydroxypolyester K 82 P® » et « Kester Wax K 80 P® » par la société KOSTER KEUNEN. L'adhésif peut comporter, voire être constitué, par un mélange des composés A/ à G/ décrits ci-dessus. 30 L'adhésif fluidifiable est choisi de préférence parmi les copolymères éthylène vinyle acétate, éventuellement additionné de paraffine ou d'une huile de PDMS. --2959920 31 La masse totale de composition P au sein des unités d'application selon l'invention est par exemple comprise entre 5 et 300 mg, mieux 10 mg et 100 mg. La composition P est de préférence solide à 20°C, c'est-à-dire qu'elle ne coule pas sous l'effet de la gravité à cette température. La composition P, lorsqu'elle n'est pas constituée uniquement par l'adhésif fluidifiable, peut comporter un actif, une cire, une huile, un tensioactif, par exemple siliconé, un ou plusieurs pigments et/ou colorants destinés par exemple à opacifier la composition et/ou à lui donner la couleur souhaitée, par exemple un oxyde de fer noir. L'adhésif fluidifiable présente de préférence un filant (dm) supérieur ou égal à 5mm, par exemple obtenu à une température supérieur à 40°C. Le caractère filant dmax est défini dans la demande de brevet français déposée sous le n° 06 53468. La teneur massique en adhésif fluidifiable de la composition P est par exemple comprise entre 1 et 100, de préférence supérieur à 50, mieux d'environ 80%. La teneur en agents de coloration, notamment en pigment(s), par exemple d'oxyde de fer noir, de la composition P est par exemple comprise entre 1 et 10% L'adhésif utilisé est de préférence réversible, c'est-à-dire qu'en étant chauffé à nouveau ou mis au contact d'un solvant adapté, il se fluidifie. En variante, la composition P comporte des ingrédients permettant un collage définitif. On peut notamment choisir les composés additionnels parmi ceux figurant aux passages « cires », « système émulsionnant », «gélifiant hydrosoluble », « huiles », « polymère filmogène », « matière colorante », « charges » et « actifs cosmétiques » de la demande de brevet français déposée sous le n° 06 53468. Utilisation Pour utiliser le dispositif selon l'invention, l'utilisateur, une fois la température de fusion de la composition P atteinte, amène l'élément au contact des cils C à allonger, avec l'extrémité libre 41 des fibres F orientée vers l'extérieur, comme illustré à la figure 7. L'utilisateur amène les cils au contact de la composition P et déplace vers le haut et vers l'extérieur l'embout chauffant. De façon surprenante, les fibres F se collent facilement et rapidement aux cils et en outre d'une façon très esthétique, comme illustré à la figure 8. On a testé les adhésifs suivants en reproduisant le protocole d'application de l'exemple 1, sur une éprouvette de faux cils : IYDROXYSTEAROYL STEARATE D'ALCOOLS GRAS EN Cl 8-C38 (KESTERWAX K82P) ?a) COPOLYMEIOE ACETATE DE VINYLE / STEARATE ,YLE 5/35) (MEXOMERE PQ) c) POLY(METHACRYLATE D'IS OB ORNYLE- C 0- ACR LATE D'ISOBORNYLE-CO-ACRYLATE D'ISOBUTYLE-CO-ACIDE ACRYLIQUE) (MEXOMERE PAS) ci) Composition adhésive de l'exemple 1 D'après ces tests, un adhésif copolymère E/VA procure les meilleurs résultats en permettant un positionnement des fibres à l'extrémité libre des cils (bout-à-bout/dans l'alignement). La figure 7A correspond au résultat obtenu avec l'adhésif a), 7B à l'adhésif b), 7C à l'adhésif 5c) avec dans les trois cas comme résultat les fibres collées à l'éprouvette de test au niveau de la base. Avec l'adhésif d) correspondant à la figure 7D, les fibres sont collées sur la pointe des cils de l'éprouvette. Autres variantes Bien qu'un adhésif fluidifiable à chaud ait été décrit plus particulièrement, une composition adhésive fluidifiable par apport de solvant, par exemple d'eau ou d'alcool, peut être utilisée. Par exemple, on peut utiliser un polymère soluble dans l'éthanol. Par exemple, on utilise une formule d'Ultrahold Strong (société BASE) à 20% dans l'éthanol que l'on dépose sur le support en prenant soin d'y maintenir des fibres et que la quantité appliquée soit suffisante pour créer une épaisseur de polymère recouvrant largement les fibres. Après séchage, on relache les fibres. Elles sont collées sur le support. Au moment de l'utilisation, on applique une petite quantité d'éthanol, lequel va ramollir le polymère. Puis on approche le support près des cils, et par un mouvement allant vers l'extérieur, on colle les fibres sur les cils. On peut enduire les cils ou autres fibres kératiniques d'un premier composé, et l'élément peut comporter un deuxième composé, fluidifiable, apte à réagir avec le premier pour former un adhésif capable de maintenir les fibres sur les cils. Par exemple, on reprend l'exemple avec utilisation d'éthanol ci-dessus et l'on applique l'éthanol sur les cils. L'invention convient tout particulièrement aux cils mais s'applique également au traitement des cheveux, à des fins de correction, par exemple pour corriger une coupe S de cheveux avec des zones coupées trop court ou à des fins d'embellissement, soit pour rallonger des cheveux, soit pour les densifier, soit pour obtenir des effets colonels originaux. L'invention convient aussi au traitement des sourcils. L'expression « comportant un(e) » est synonyme de « comportant au moins un( » sauf si le contraire est spécifié. 1 0 L'expression «. compris entre » s'entend bornes incluses. REVENDICATIONS1. Elément (20) pour l'application de fibres (F) sur les fibres kératiniques humaines, comportant des fibres (F) maintenues entre elles d'une façon prédéfinie par un adhésif fluidifiable sous forme solide, la fluidification de l'adhésif à l'application permettant à au moins une partie des fibres de se séparer de l'élément. 2.Elément selon la revendication 1, l'adhésif fluidifrable étant un adhésif thermofusible. 3. Elément selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, les fibres (F) Clou prémaquillées. 10 4. Elément selon l'une quelconque des revendications précédentes. la longueur des fibres (F) étant supérieure ou égale à 4 mm. 5. Elément selon l'une quelconque des revendications précédentes, l'adhésif étant choisi parmi : - les polymères et copolymères comprenant au moins un monomère alcène, en 15 particulier les copolymères à base d'éthylène, - les homopolymères polyacétates de vinyle, - les résines siliconées, - les polymères éthyléniques séquencés filmogènes, qui comprennent de préférence au moins une première séquence et au moins une deuxième séquence ayant des 20 températures de transition vitreuse (Tg) différentes, lesdites première et deuxième séquences étant reliées entre elles par une séquence intermédiaire comprenant au moins un monomère constitutif de la première séquence et au moins un monomère constitutif de la deuxième séquence, - les copolymères de diènes et de styrène, 25 - les sulfopolyesters, - les cires, et leurs mélanges. 6. Elément selon l'une quelconque des revendications précédentes, l'adhésif étant choisi parmi : 30 - les copolymères d'alcène et d'acétate de vinyle, en particulier les copolymères d'éthylène et d'acétate de vinyle ; - les copolymères d'éthylène et d'octène,- les homopolyrnères polyacétates de vinyle, - les résines de silicone T, telles que les polyphenylsiloxanes, - les copolymères éthyléniques séquencés filmogènes issus essentiellement de monomères choisis parmi les méthacrylates d'alkyle, les acrylates d'alkyle, mélanges, - les copolymères de butadiène et de styrène, -les copolymères obtenus par condensation de di-éthylèneglycol, cyclohexane di-méthanol, acide isophtalique, acide sulfoisophtalique, élan 10 7. Elément selon Furie quelconque des revendications précédentes, l'adhésif comportant un copolymère d'éthylène et d'acétate de vinyle. Elément selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, l'adhésif (P) comportant un tensioactif notamment un tensioactif siliconé. 9. Elément selon l'une quelconque des revendications précédentes, l'adhésif 15 (P) contenant un corps gras choisi parmi les huiles hydrocarbonées ou siliconées. 10. Elément selon l'une quelconque des revendications précédentes, le nombre de fibres (F) étant compris entre 1 et 300. 11. Elément selon l'une quelconque des revendications précédentes, l'adhésif fluidï_frable comportant un agent de coloration. 20 12. Elément selon l'une quelconque des revendications 1 à I1, l'adhésif de l'élément formant une nappe auto-porteuse. 13. Elément selon l'une quelconque des revendications 1 à 11, l'adhésif de l'élément étant porté par un support, notamment un support souple, le support pouvant éventuellement être en bande. 25 14. Ensemble comportant : - un élément (20) tel que défini dans l'une quelconque des revendications précédentes, et - un dispositif d'application comportant une zone de fluidification sur laquelle peut être monté l'élément ou une partie de celui-ci. 30 15. Ensemble selon la revendication 14, la zone de fluidification étant située sur un organe de chauffage et l'adhésif étant thermofusible.16. Ensemble selon la revendication 15 dans lequel le dispositif d'application comporte en outre : une zone de stockage dans laquelle sont stockés un ou plusieurs éléments tels que définis en revendications 1 à 13 ou une portion de 5 l'élément, et un mécanisme de transfert permettant de transférer au moins un élément ou au moins une partie de celui-ci depuis la zone de stockage vers la zone de fluidification. 17.. Ensemble, selon la revendic élément étant en bande. 10 18. Procédé de traitement cosmétique dans laqué - on amène au contact de cils ou autres fibres kératiniques humaines des fibres (F) d'un élément tel que défini dans l'une quelconque des revendications l à 13, - on fluidifie l'adhésif, et 15 - on fait adhérer une partie au moins des fibres (F) aux cils ou autres fibres kératiniques humaines. 19. Procédé selon la revendication précédente dans lequel on modifie au moins une caractéristique des fibres (F) avant, pendant ou après adhésion de celles-ci sur les fibres kératiniques. 20
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FR 2959921 A1 20111118 FR 1002034 A 20100512 -1- La présente invention concerne un dispositif pour l'aménagement intérieur des penderies, pour rendre l'espace de rangements suspendus extensible et escamotable. Permettant de multiplier le nombre possible de vêtements suspendus sur cintres, avec une répartition automatique des cintres sur la longueur de la barre portante. Traditionnellement les barres de penderie supportant les cintres sont disposées transversalement aux flans formant côtés de l'espace penderie. Dans cette catégorie de disposition : une des solutions étant surtout d'ordre économique pour l'usager, en permettant de répondre à une problématique liée aux dimensions d'un espace lors de l'installation d'une penderie, sans avoir recours à une installation dite « sur-mesure », lors d'un changement d'espace. Ces solutions, qualifiées et dénommées comme « extensibles, escamotables, et/ou coulissantes » peuvent être réinstallées, sans avoir à changer de penderie ; une autre des solutions permet de transformer l'aménagement intérieur du volume d'une penderie, de l'optimiser de telle façon à pouvoir accueillir d'autres fonctions de rangements différents (plusieurs barres de suspension pour les vêtements sur cintre, des tiroirs, des étagères, etc.) ; Telles que : « La tringle de penderie extensible » Elle est conçue à usage fixe, dans le but d'être adaptée à la largeur disponible entre deux parois délimitant la largeur de penderie, sans avoir recours à une installation dite « sur-mesure » ; mais cette tringle extensible n'augmente pas l'espace de rangement, donc le nombre possible de vêtements suspendus sur cintres reste relatif à la largeur disponible de la penderie. « L'ensemble de rangement à double penderie évolutive ». La partie extensible concerne la seconde barre (dite intermédiaire) disposée sensiblement à mi-hauteur de l'espace penderie, pour supporter les vêtements courts. Sa longueur est adaptable pour régler à tout moment l'espace vêtements longs et l'espace vêtements courts, en fonction de l'évolution de la garde-robe, par une cloison verticale déplaçable ; cet ensemble à double penderie n'augmente que de peu la quantité de vêtements ainsi rangés, puisque le nombre de vêtements suspendus, est partagé entre deux barres portantes. Donc, tout comme pour « La tringle de penderie extensible » citée précédemment, la fonction coulissante (dite extensible) propre à la barre intermédiaire, exposée ci-dessus, n'a pas fonction d'accroître le nombre possible de vêtements suspendus sur cette barre. Dans ce même ordre de disposition de tringle transversale, d'autres dispositifs de tringles existent, dits « basculantes, et/ou escamotables ». Ces dispositifs permettent un accès facilité aux vêtements suspendus dans le cas où ces tringles sont installées très haute afin d'occuper au maximum le volume de rangement dans sa verticalité. Elles sont généralement télescopiques, certains modèles s'étirent jusqu'à un mètre, s'adaptant ainsi à la largeur du placard. Les propriétés de cette barre n'ont pas fonction d'accroître le nombre possible de vêtements suspendus sur cette barre. Plus récentes, d'autres tringles sont disposées latéralement aux parois de l'espace penderie, elles sont utilisées lorsque cet espace n'offre pas la profondeur ou un accès suffisant. Ces supports sont coulissants, et escamotables. Cette solution s'adapte à une problématique d'espace atypique, mais ce support pour cintres ne fait que rendre plus accessible, par coulissement, un nombre très limité de vêtements suspendus. Le dispositif selon l'invention permet de remédier à cet inconvénient en fournissant un dispositif permettant d'aménager une penderie de telle façon qu'elle puisse recevoir plus de linge que son espace ne le permet habituellement sans devoir par exemple changer de penderie ni devoir en acheter une nouvelle, cette solution permet simplement d'accroître la capacité de rangement des vêtements suspendus. -2- Le dispositif selon l'invention est particulièrement adapté pour augmenter tant les possibilités de rangement que la capacité de stockage dans une penderie. II répond à une problématique d'ergonomie et de gain de place, en aménagement d'espace intérieur. Le dispositif selon l'invention comporte en effet selon une première caractéristique, un panneau suspendu sur coulisses latérales à ouverture et fermeture frontale, pour offrir une ouverture pouvant s'étendre à plus de 130% selon la glissière utilisée, cette ouverture représente en proportion relative le volume supplémentaire de vêtements pouvant être suspendus, et offrant un accès facilité aux vêtements ; Il comporte selon une seconde caractéristique, une barre portante à glissière, extensible et escamotable ; Il comporte selon une troisième caractéristique, un système automatique de répartition des cintres déclenché à l'ouverture et à la fermeture du panneau suspendu faisant office de porte ; Il comporte selon une quatrième caractéristique, un modèle de cintres original facilitant l'accrochage de ceux-ci. L'ensemble du mécanisme s'intègre à tout type de volumes disponibles pour accroître considérablement la capacité de rangement des vêtements suspendus. La solution globale de l'invention pour penderie réside dans le mode d'ouverture du panneau suspendu (12) sur coulisses latérales (8) à ouverture et fermeture frontale. En effet, puisque au moins une barre (10) horizontale portante, extensible et rétractable à glissière, est solidaire en une de ses extrémités au panneau (12) frontal suspendu, que le panneau (12) opère par traction manoeuvrée un déplacement frontal ce qui actionne tout le mécanisme d'extension ou de rétraction de la penderie, comme suit : à l'ouverture, le panneau suspendu (12) guidé par les glissières (8) perpendiculaires, entraîne dans sa trajectoire l'extension de la barre (10) horizontale portante, ainsi que le déploiement du câble (5) d'ajustement automatique d'écartement des cintres. Inversement à la fermeture, par une poussée manoeuvrée sur le panneau suspendu (12) les glissières (8) perpendiculaires au panneau d'ouverture (12) et la barre (8) horizontale portante extensible s'escamotent, ceci entrainant le retour chariot du câble (5) de guidage, à l'arrière duquel un contrepoids (3) garantit la constante tension de ce câble (5) de guidage qui assure également à ce que les cintres, au-dessus desquels il (5) passe, ne puissent se décrocher accidentellement. Selon l'invention, le dispositif mécanique d'aménagement intérieur de penderie pour rendre l'espace de rangements des vêtements suspendus extensible et escamotable, avec panneau (12) formant porte avec un déplacement frontale pour accroître le volume de stockage des vêtements suspendus caractérisé en ce qu'il comporte au moins le dit panneau (12) vertical suspendu à ouverture et fermeture frontale dont la mobilité est guidée par au moins deux glissières (8) constituées d'au moins une parties mobile à coulissement latéral et fixées solidaires à chacun des flancs formants les côtés de penderie, le panneau (12) frontal suspendu est fixée solidaire aux glissières (8) perpendiculairement à celles-ci (8) ; Dispositif selon l'invention caractérisé en ce qu'une barre portante (10) est extensible, rétractable, et cintrée avec coulissement, et en ce qu'il comporte au moins une partie mobile coulissante ; Dispositif selon l'invention caractérisé en ce qu'il comporte un mécanisme automatique de guidage pour cintres pour ajuster l'écartement des cintres et empêcher leur décrochage accidentel, caractérisé en ce qu'il comporte au moins un équipage -3- mobile (1) positionné en partie inférieure à la fermeture et positionné en partie supérieure à la fermeture, (1) composé d'au moins un groupe de poulies libres (2) et d'au moins un contrepoids ajustable (3) circulant dans une colonne verticale creuse et ouverte (4), dans lequel passe au moins un câble (5), cet équipage mobile (1) assure la mise en tension constante du câble (5) sur lequel sont enfilées des plaquettes (6) reliées entre elles par des ressorts (7), ces plaquettes (6) équipées de patins de guidages montés sur ressorts qui chevauchent la barre portante (10) assurent l'écartement comme la compression des cintres (11) lors de l'ouverture et de la fermeture du panneau vertical suspendu (12) et ce quelque soit le volume qu'occupent les vêtements suspendus dans celle-ci puisque ce dispositif est actionné par l'ouverture et la fermeture frontale. Dispositif selon l'invention caractérisé en ce que ledit dispositif de guidage des cintres comporte des cintres spécifiques (11) adaptés à un accrochage rapide et stable, comportant un crochet (11) dont l'extrémité extérieure est prolongée d'une ligne horizontale lestée (11a) pour préserver la simplicité du geste spontané de l'utilisateur lorsqu'il accroche un cintre en facilitant l'accès à l'espace entre la barre portante (10) et le câble (5) à l'accroche. Le dispositif selon l'invention destiné à l'aménagement intérieur de penderie est abordable, s'adapte à tout type d'espace disponible, y compris les anciennes armoires, par exemple, moyennant au moins deux interventions au niveau de la ferronnerie et de la menuiserie. Il en augmente fort considérablement la capacité de volume de vêtements suspendus, d'autant plus qu'en fonction des possibilités et des contraintes qu'offre l'espace de rangement, l'utilisateur peu ajouter à sa guise plusieurs barres (10) portantes extensibles juxtaposées, pour le cas par exemple d'une armoire réaménagée offrant une petite profondeur mais une largeur confortable ; ou envisager plusieurs barres (10) portantes extensibles superposées pour utiliser au maximum l'espace offert verticalement (Fig.1), pour le cas d'aménagement dans un couloir par exemple. L'utilisateur pourra également combiner ces deux possibilités, en jouant sur la répartition vêtements longs sur au moins une barre extensible supérieure, et vêtements courts sur au moins une barre extensible inférieure. Les dessins annexés illustrent l'invention La figure 1 représente en perspective, le dispositif de l'invention ; La figure 2 représente un profil, du dispositif de l'invention ; La figure 3 représente en vue partie partielle deux vues en coupe face et profil une forme d'exécution du dispositif de l'invention ; La figure 4 représente en vue de face à échelle agrandie une forme d'exécution des plaquettes (6) du dispositif de l'invention ; En référence à ces dessins, le dispositif selon l'invention comprend - Au moins deux glissières (8), constituées d'au moins une partie mobile, à coulissement latéral, et montées sur chacun des flancs formant côtés de la penderie, - Au moins une barre (10) horizontale portante extensible et rétractable à glissière intégrée (8) constituée d'au moins deux parties mobiles coulissantes, montée parallèlement aux glissières sur flans (8), et fixée, à hauteur proportionnelle nécessaire aux rangement des vêtements, en une extrémité au panneau dorsale (A) de la penderie, et en l'autre extrémité fixée solidaire au pan intérieur du panneau frontal suspendu (12), - -4- Au moins un panneau vertical frontal et suspendu (12) à ouverture frontale avec roulements, suspendu par montage solidaire perpendiculairement aux extrémités extérieures des glissières montées sur flanc (Fig.1 - 8) pour guider le déplacement d'ouverture et de fermeture de ce panneau (12) dont un système d'équerrage assure la stabilité, la partie inférieur du panneau (12) est supportée par au moins une roulette (b), - Au moins un dispositif de mécanisme automatique de guidage pour cintres (fig.2), comprenant au moins un câble (5) fixé en une extrémité au panneau frontal suspendu (12), et en l'autre extrémité fixé à la parois dorsale du compartiment penderie, dont au moins une série de plaquettes (6), en nombre proportionnel au nombre de cintres (11), enfilée sur (5) à intervalles réguliers, dont au moins autant de ressorts (7) qu'il y a de plaquettes (6), en position horizontal, pour assurer l'écartement comme la compression des cintres (11) par les plaquettes (6), ceux-ci participent aux guidage des cintres (11) en terme de souplesse et de régularité, dispositif comprenant également au moins un équipage mobile composé d'un groupe de poulies libres (1) et d'au moins un contrepoids ajustable (3), circulant dans une colonne verticale creuse et ouverte (4), cet équipage mobile (1) assure la mise en tension constante du câble (5), - Au moins un modèle de cintres spécifiques (11) au dispositif de guidage pour un accrochage rapide et stable.20 REVENDICATIONS1) Dispositif mécanique d'aménagement intérieur de penderie pour rendre l'espace de rangements des vêtements suspendus extensible et escamotable, avec panneau (12) formant porte avec un déplacement frontale pour accroître le volume de stockage des vêtements suspendus caractérisé en ce qu'il comporte au moins le dit panneau (12) vertical suspendu à ouverture et fermeture frontale dont la mobilité est guidée par au moins deux glissières (8) constituées d'au moins une parties mobile à coulissement latéral et fixées solidaires à chacun des flancs formants les côtés de penderie, le panneau (12) frontal suspendu est fixée solidaire aux glissières (8) perpendiculairement à celles-ci (8) ; 2) Dispositif selon la revendication 1 caractérisé en ce qu'une barre portante (10) est extensible, rétractable, et cintrée avec coulissement, et en ce qu'il comporte au moins une partie mobile coulissante ; 3) Dispositif selon la revendication 1 caractérisé en ce qu'il comporte un mécanisme automatique de guidage pour cintres pour ajuster l'écartement des cintres et empêcher leur décrochage accidentel, caractérisé en ce qu'il comporte au moins un équipage mobile (1) positionné en partie inférieure à la fermeture et positionné en partie supérieure à la fermeture, (1) composé d'au moins un groupe de poulies libres (2) et d'au moins un contrepoids ajustable (3) circulant dans une colonne verticale creuse et ouverte (4), dans lequel passe au moins un câble (5), cet équipage mobile (1) assure la mise en tension constante du câble (5) sur lequel sont enfilées des plaquettes (6) reliées entre elles par des ressorts (7), ces plaquettes (6) équipées de patins de guidages montés sur ressorts qui chevauchent la barre portante (10) assurent l'écartement comme la compression des cintres (11) lors de l'ouverture et de la fermeture du panneau vertical suspendu (12) et ce quelque soit le volume qu'occupent les vêtements suspendus dans celle-ci puisque ce dispositif est actionné par l'ouverture et la fermeture frontale. 4) Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce que ledit dispositif de guidage des cintres comporte des cintres spécifiques (11) adaptés à un accrochage rapide et stable, comportant un crochet (11) dont l'extrémité extérieure est prolongée d'une ligne horizontale lestée (11a) pour préserver la simplicité du geste spontané de l'utilisateur lorsqu'il accroche un cintre en facilitant l'accès à l'espace entre la barre portante (10) et le câble (5) à l'accroche.
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FR 2959922 A1 20111118 FR 1053655 A 20100511 Chaise pliante. L'invention concerne le domaine des chaises pliantes. L'invention se rapporte plus particulièrement à une chaise ayant une cinématique particulière de chaise pliante, combinée à des moyens de renfort judicieusement placés. On connaît dans l'état de la technique de nombreux modèles de chaises pliantes ayant des cinématiques de pliage / dépliage diverses. Toutefois, de nombreuses chaises ont une conception non optimisée : elles nécessitent par exemple un système de coulissement directement sur les deux côtés latéraux de l'assise, ce qui nécessite une assise réalisée dans un matériau massif ou grandement renforcé, et rend en outre la chaise inesthétique compte tenu du système de coulissement visible sur les côtés de l'assise. De plus, une chaise est soumise à des contraintes importantes lorsque d'une personne s'assoit dessus, et de nombreux modèles de chaises, en particulier des chaises pliantes pour lesquelles on recherche de la légèreté, ne comportent pas de moyens de renfort garantissant une grande robustesse. Le but de la présente invention est de proposer une chaise pliante palliant tout ou partie des inconvénients précités des chaises pliantes connues. A cet effet, l'invention a pour objet une chaise pliante comprenant une première partie constituée de deux tubes avant au sommet desquels est rigidement fixé un dossier et à la base desquels sont prévus des pieds avant de la chaise, la chaise comprenant également une seconde partie constituée de deux tubes arrière reliés à leur sommet respectifs aux tubes avant respectifs de la première partie, et pourvus à leur base de pieds arrière de la chaise, caractérisée en ce qu'elle comprend une assise reliée sur chacun de ses côtés par deux liaisons pivot, une première liaison pivot étant située entre l'assise et l'un des tubes avant, une seconde liaison pivot étant située entre l'assise et l'un des tubes arrière, les tubes arrière étant en outre reliés 2959922 -2 à leur sommet respectif aux tubes avant respectif par des liaisons glissières respectives. L'invention permet donc de ne prévoir que des liaisons pivot sur les côtés de 5 l'assise, ce qui simplifie énormément sa forme et sa structure. En outre, des liaisons pivot prennent peut de place puisqu'elles sont formées uniquement de vis de fixation constituant des axes traversant les tubes et une partie latérale de l'assise. Seules les têtes de vis sont visibles sur les côtés de l'assise. En dehors de ces liaisons pivot prévues sur les côtés de l'assise, les 10 liaisons entre les tubes arrière et les tubes avant concentrent tous les autres degrés de liberté nécessaire au pliage - dépliage de la chaise, ce qui permet via une pièce de liaison adaptée entre les tubes avant et tubes arrière de proposer une chaise de conception particulière simple et commode. En outre cette pièce de liaison peut servir de butée et de moyen 15 de renfort comme on va le voir ci-après. Ainsi cette même pièce de liaison, prévue de chaque côté de l'assise, assure un ensemble de fonctions très diverses. Selon d'autres caractéristiques avantageuses de l'invention, la chaise est 20 dépliable entre une configuration pliée, dans laquelle les sommets respectifs des tubes arrière sont dans une position basse relativement aux tubes avant respectifs, et une configuration dépliée, dans laquelle les sommets respectifs des tubes arrière sont dans une position haute relativement aux tubes avant respectifs. 25 Selon encore d'autres caractéristiques avantageuses de l'invention, les tubes arrière comportent à leur sommet des coulisseaux respectifs, notamment en matière plastique, montés à rotation sur ces tubes arrière, chaque coulisseau comprenant un manchon, notamment à section intérieure 30 circulaire, dans lequel un tube avant respectif peut se déplacer en translation. Selon encore d'autres caractéristiques avantageuses de l'invention, les liaisons glissières entre les sommets des tubes arrière et les tubes avant sont limitées, dans la configuration dépliée, par un système de butées 2959922 -3 formées, de chaque côté de la chaise, par une partie du coulisseau et une partie du dossier coopérant en appui l'une contre l'autre. Selon encore d'autres caractéristiques avantageuses de l'invention, le 5 dossier comporte sur sa face arrière deux pates s'étendant vers le bas et coopérant en appui avec une surface supérieure des coulisseaux, telle que l'extrémité supérieure du manchon. Selon encore d'autres caractéristiques avantageuses de l'invention, chaque 10 coulisseau comporte un flanc de consolidation formant une excroissance par rapport au manchon et à la liaison pivot, ce flan de consolidation étant conformé pour coopérer en contact avec la face arrière du dossier lorsque la chaise est en configuration dépliée. 15 Selon encore d'autres caractéristiques avantageuses de l'invention, les sommets des tubes avant sont emmanchés dans des fourreaux respectifs prévus de chaque côté du dossier. Selon encore d'autres caractéristiques avantageuses de l'invention, les 20 tubes avant et tubes arrière sont rectilignes. Selon encore d'autres caractéristiques avantageuses de l'invention, le dossier et l'assise sont tous deux réalisés en matière plastique injectée, et renforcés par une série de nervures de rigidification, l'assise étant en outre 25 renforcée par le dessous par au moins deux profilés latéraux entre lesquels est fixée au moins une traverse centrale. Selon encore d'autres caractéristiques avantageuses de l'invention, les tubes avant et les tubes arrière sont réalisés dans un matériau métallique, 30 notamment recouvert d'une peinture de finition. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui va suivre d'un mode de réalisation non limitatif de l'invention et à la lumière des dessins annexés sur lesquels : 35 - 4 - la figure 1 représente une vue en perspective de la chaise pliante selon l'invention, - la figure 2 représente une vue en perspective agrandie d'un détail de réalisation de la chaise de la figure 1, dans la zone de liaison des tubes arrière avec les tubes avant, - la figure 3 représente une vue vers l'arrière suivant la flèche F1 de la figure 2, de la partie supérieure d'un tube arrière de la chaise suivant l'invention, - la figure 4 représente une vue vers l'avant suivant la flèche F2 de la figure 2, d'une partie de la face arrière du dossier de la chaise suivant l'invention, et - les figures 5 à 7 illustrent de côté différentes étapes successives de la cinématique de dépliage de la chaise suivant l'invention. Sur les figures, les lignes en traits mixtes (à l'exception des axes 20 d'articulation) représentent une interruption fictive de la matière pour les besoins de la représentation (zones de détails agrandis), la matière se poursuivant au-delà de ces lignes. Les notions « avant » - « arrière », « dessus » - « dessous » et « côtés 25 latéraux » s'entendent dans une disposition classique d'une chaise posée au sol, lorsqu'une personne est assise dessus. On a représenté en perspective à la figure 1 une chaise pliante suivant l'invention, en position dépliée. Celle-ci comporte classiquement un dossier 30 1 surplombant une assise 2. La chaise est également constituée d'un jeu de deux tubes avant 3, 4 aux sommets desquels le dossier 1 est fixé rigidement. Le dossier 1 comporte à cet effet deux fourreaux recevant les extrémités supérieures des tubes avant 3, 4, un verrouillage étant assuré par une vis de fixation (cf. figure 4). La chaise comporte également un jeu 35 de deux tubes arrière 5, 6 dont les extrémités supérieures sont reliées aux 2959922 -5 tubes avant 3, 4 respectifs par des liaisons glissières, permettant de déplacement des extrémités supérieures des tubes arrière 5, 6 le long d'un tronçon donné des tubes avant 3, 4. Les tubes avant et arrière sont typiquement réalisés en matériau métallique, et de préférence recouvert de 5 peinture. Les diamètres extérieurs des tubes sont à titre d'exemple de l'ordre de 25 mm. L'assise et le dossier sont typiquement réalisés en matière plastique injectée et sont renforcés par une série de nervures de rigidification, situées sur le dessous de l'assise 2 et sur la face arrière du dossier 1. 10 On note que les tubes avant 3, 4 et tubes arrière 5, 6 reposent via leur extrémités inférieure sur le sol. Sur chacun des côtés, l'assise 2 est reliée à un tube avant 3, 4 et à un tube 15 arrière 5, 6 par l'intermédiaire de deux liaisons pivots 7, 9 et 8, 10 respectives. Ces liaisons pivots sont réalisées par des systèmes « vis-écrous » traversant les tubes et une partie du corps de l'assise 2, transversalement à la direction avant-arrière. De chaque côté de l'assise, la liaison glissière entre le tube arrière 5, 6 et le tube avant 3, 4 correspondant est réalisée par un coulisseau 11, 12 (cf. figures 1 et 2), réalisé par exemple en matière plastique injectée. Ce coulisseau 11, 12 comporte une partie montée à rotation sur le tube arrière autour d'une articulation 13, 14. Dans l'exemple illustré, cette partie forme une extension vers le bas. En référence à la figure 3, on a illustré le montage du coulisseau 11 sur l'extrémité supérieure du tube arrière 7. Ce dernier comporte un embout 15 emmanché dans l'extrémité du tube arrière 7. Cet embout comporte une platine centrale 16 prise en sandwich entre deux platines latérales 17, 18 venues de matière avec le coulisseau. Un système vis-écrou traverse les trois platines transversalement à la direction avant-arrière, pour relier les éléments et former l'axe 13 de la liaison pivot. Le coulisseau 11, 12 comprend également un manchon 19 dirigé vers l'avant dans l'exemple illustré. Ce manchon 19 comporte un passage intérieur de section transversale circulaire recevant le tube avant respectif 3, 4. Le tube avant 3, 4 et le passage intérieur du manchon 19 sont ajustés 2959922 -6 avec un jeu transversal de l'ordre de 1 mm, favorisant un coulissement aisé de l'un par rapport à l'autre. En outre le couple de matière choisi (plastique pour le manchon, acier ou peinture pour le tube) confère un frottement minime favorisant un excellent coulissement. La longueur du manchon 19 5 assurant un guidage vis-à-vis du tube avant correspondant est par exemple de l'ordre de 30 à 40 mm. Dans la configuration de chaise pliée, illustrée à la figure 5, les extrémités supérieures des tubes arrière 5, 6 et donc les coulisseaux 11, 12 sont dans 10 une position basse relativement aux tubes avant 3, 4 respectifs. Dans cette configuration pliée, les tubes avant et les tubes arrière sont disposés de façon sensiblement parallèle les uns aux autres. Dans la configuration de chaise dépliée, illustrée à la figure 7, les extrémités supérieures des tubes arrière 5, 6 et donc les coulisseaux 11, 12 sont dans une position haute 15 relativement aux tubes avant 3, 4 respectifs. Entre ces deux configurations opposées, la chaise se trouve dans des configurations intermédiaires, que l'on a illustrées à la figure 6. Le déplacement relatif des coulisseaux 11, 12 par rapport aux tubes avant 20 3, 4 s'effectue sur une course de l'ordre de 15 à 20 mm. Dans la configuration de chaise dépliée (figure 7), le déplacement du coulisseau 11 est limité par un système de butées. Celles-ci sont formées de chaque côté de la chaise, par une partie 20 du coulisseau 11, 12 et une partie 21 du dossier 1 coopérant en appui l'une contre l'autre. A cette fin, le dossier 1 25 comporte, sur sa face arrière et sur chacun de ses côtés, une patte 21 s'étendant vers le bas et destinée à venir en appui contre une surface 20 supérieure du coulisseau 11, 12. Chaque coulisseau 11, 12 comporte en outre un flanc de consolidation 22 30 (figures 2 et 3) formant une excroissance par rapport au manchon 19 et à l'articulation 13. Ce flanc de consolidation 22 a une forme concave destinée à accueillir une forme convexe prévue sur la face arrière du dossier 1. Cette forme convexe correspond à la forme extérieure du dossier 1, sur sa face arrière, dans la zone formant un fourreau de réception des tubes avant 3, 4. 2959922 -7 La surface concave de ce flanc de consolidation vient épouser parfaitement le dossier lorsque la chaise est dans sa configuration dépliée et qu'on exerce une pression sur le dossier. Le flanc de consolidation de chaque coulisseau coopère en appui avec le dossier sur une surface de l'ordre de quelques 5 centimètres carrés, par exemple entre 3 et 5 cm2. En outre chaque coulisseau 11, 12 comporte à l'arrière de ce flanc de consolidation au moins une nervure de renfort s'étendant sensiblement entre le bord supérieur du flanc de consolidation 22 et l'articulation 13. Deux nervures de renfort sont par exemple parfaitement adaptées. 10 Très avantageusement, les tubes avant 3, 4 et arrière 5, 6 sont rectilignes, ce qui n'implique donc aucun cintrage et réduit donc le coût de fabrication. La chaise en configuration repliée est extrêmement plate puisque les tubes avant viennent directement au contact des tubes arrière. 15 On note également que l'assise est renforcée par le dessous, par deux profilés métalliques latéraux (non représentés) s'étendant sur une longueur de l'ordre de 300 à 350 mm suivant la direction avant-arrière. Ces profilés sont reliés l'un à l'autre par une traverse centrale (non représentée). Les vis traversant l'assise 2 et constituant les liaisons pivots 9, 10 par rapport aux 20 tubes avant 3, 4 sont également utilisées pour relier le corps de l'assise 2 aux profilés latéraux et aux extrémités de la traverse centrale. On indique par ailleurs que les deux tubes avant sont reliés par une traverse métallique 23. Les deux tubes arrière sont reliés par une traverse 25 métallique 24. L'assise 2 située entre les tubes contribue également à la rigidité de la chaise en formant une entretoise entre ces tubes, à distance des traverses métalliques 23, 24. Enfin en partie supérieure de la chaise, le dossier 1 maintient également un écart constant entre les tubes situés de chaque côté, ce qui contribue encore à assurer une excellente tenue 30 mécanique. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux moyens qui viennent d'être décrits et comprend tous les équivalents techniques. REVENDICATIONS1. Chaise pliante comprenant une première partie constituée de deux tubes avant (3, 4) au sommet desquels est rigidement fixé un dossier (1) et à la base desquels sont prévus des pieds avant (3, 4) de la chaise, la chaise comprenant également une seconde partie constituée de deux tubes arrière (5, 6) reliés à leur sommet respectifs aux tubes avant (3, 4) respectifs de la première partie, et pourvus à leur base de pieds arrière de la chaise, caractérisée en ce qu'elle comprend une assise (2) reliée sur chacun de ses côtés par deux liaisons pivot (7,9 ; 8,10), une première liaison pivot (9, 10) étant située entre l'assise (2) et l'un des tubes avant (3, 4), une seconde liaison pivot (7, 8) étant située entre l'assise (2) et l'un des tubes arrière (5, 6), les tubes arrière (5, 6) étant en outre reliés à leur sommet respectif aux tubes avant (3, 4) respectif par des liaisons glissières respectives. 2. Chaise pliante selon la revendication 1, caractérisée en ce que la chaise est dépliable entre une configuration pliée, dans laquelle les sommets respectifs des tubes arrière (5, 6) sont dans une position basse relativement aux tubes avant (3, 4) respectifs, et une configuration dépliée, dans laquelle les sommets respectifs des tubes arrière (5, 6) sont dans une position haute relativement aux tubes avant (3, 4) respectifs. 3. Chaise pliante selon la revendication 2, caractérisée en ce que les tubes arrière (5, 6) comportent à leur sommet des coulisseaux (11, 12) respectifs, notamment en matière plastique, montés à rotation sur les tubes arrière (5, 6), chaque coulisseau (11, 12) comprenant un manchon (19), notamment à section intérieure circulaire, dans lequel un tube avant (3, 4) respectif peut se déplacer en translation. 4. Chaise pliante selon la revendication 3, caractérisée en ce que les liaisons glissières entre les sommets des tubes arrière (5, 6) et les tubes avant (3, 4) sont limitées, dans la configuration dépliée, par un système de butées formées, de chaque côté de la chaise, par une partie du coulisseau (11, 12) et une partie du dossier (1) coopérant en appui l'une contre l'autre. 2959922 -9 5. Chaise pliante selon la revendication 4, caractérisé en ce que le dossier (1) comporte sur sa face arrière deux pates (21) s'étendant vers le bas et coopérant en appui avec une surface supérieure (20) des coulisseaux (11, 12), telle que l'extrémité supérieure du manchon (19). 5 6. Chaise pliante selon la revendication 4 ou 5 caractérisé en ce que chaque coulisseau (11, 12) comporte un flanc de consolidation (22) formant une excroissance par rapport au manchon (19) et à la liaison pivot (13), ce flan de consolidation étant conformé pour coopérer en contact avec la face 10 arrière du dossier (1) lorsque la chaise est en configuration dépliée. 7. Chaise pliante selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que les sommets des tubes avant (3, 4) sont emmanchés dans des fourreaux respectifs prévus de chaque côté du dossier (1). 8. Chaise pliante selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que les tubes avant (3, 4) et tubes arrière (5, 6) sont rectilignes. 20 9. Chaise pliante selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que le dossier (1) et l'assise (2) sont tous deux réalisés en matière plastique injectée, et renforcés par une série de nervures de rigidification, l'assise (2) étant en outre renforcée par le dessous par au moins deux profilés latéraux entre lesquels est fixée au moins une traverse 25 centrale. 10. Chaise pliante selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisée en ce que les tubes avant (3, 4) et les tubes arrière (5, 6) sont réalisés dans un matériau métallique, notamment recouvert d'une peinture 30 de finition. 15
17,977
FR2959923A1
A1
20111118
FR 2959923 A1 20111118 FR 1053781 A 20100517 2959923 i La présente invention concerne un piétement de lit, notamment médicalisé, ainsi qu'un lit équipé d'un tel piétement. Elle concerne plus particulièrement un piétement de lit comprenant au moins une colonne télescopique comportant au moins une base et un fût porté par la base, ledit fût destiné à supporter un sommier définissant une surface de couchage étant monté mobile en monte et baisse par rapport à la base pour faire varier à volonté la hauteur de la surface de couchage, ladite base étant, quant à elle équipée, d'une part, de io roulettes pour son appui au sol, d'autre part, de moyens d'immobilisation au sol. Généralement, les lits médicalisés sont équipés de roulettes pour leur déplacement au sol et d'un frein pour immobiliser le lit. Ce frein, qui agit par contact d'appui sur la roulette, est verrouillable/déverrouillable avec le pied au moyen d'une pédale. Ce 15 système d'immobilisation du lit au sol présente un certain nombre d'inconvénients, en particulier une perte de temps, du fait qu'il est nécessaire d'actionner successivement les pédales de chacune des roulettes, et une absence de sureté d'une activation du freinage en position haute de la surface de couchage, augmentant les risques de chute de la personne alitée. 20 Il existe également des systèmes de frein qui nécessitent un déplacement de la roulette par rapport au châssis inférieur du piétement équipé de ladite roulette, comme cela est le cas dans le brevet FR 2.915.876. Dans ce cas, les efforts à produire pour activer le frein sont importants et le freinage est nécessairement lié aux organes de 25 roulage, et généralement centré sur l'axe de colonne. Un but de la présente invention est donc de proposer un piétement dont les moyens d'immobilisation au sol sont indépendants des organes de roulage pour le déplacement au sol dudit piétement. Un autre but de la présente invention est de proposer un piétement dont les moyens d'immobilisation peuvent être aisément adaptés, par simple modification des dimensions de la surface de freinage, aux besoins en freinage. 25 Un autre but de la présente invention est de proposer un piétement dont les moyens d'immobilisation au sol peuvent être déportés de l'axe de la colonne et peuvent être en nombre quelconque sans accroître le nombre d'éléments moteurs. A cet effet, l'invention a pour objet un piétement de lit, notamment médicalisé, ledit piétement comprenant au moins une colonne télescopique comportant au moins une base et un fût porté par la base, ledit fût, destiné à supporter un sommier définissant une surface de couchage, étant, par l'intermédiaire de moyens moteurs, monté mobile en monte et baisse par rapport à la base pour faire varier à volonté la hauteur de la io surface de couchage, ladite base étant, quant à elle, équipée d'une part, de roulettes pour son appui au sol, d'autre part, de moyens d'immobilisation au sol, caractérisé en ce que les moyens d'immobilisation au sol de la base comprennent au moins un patin et des moyens de maintien en position d'appui au sol dudit patin, lesdits moyens de maintien présentant au moins deux configurations, une 15 configuration active dans laquelle ils maintiennent le patin en position d'appui au sol et une configuration inactive dans laquelle le patin est apte à occuper une position exempte d'appui au sol ou de moindre appui au sol, appelée position écartée du sol, lesdits moyens de maintien étant agencés pour passer de la configuration active à la configuration inactive lors du déplacement d'au moins une partie du fût de la colonne 20 d'une position haute à une position basse. Grâce à la conception des moyens d'immobilisation au sol sous forme d'au moins un patin d'appui au sol, il est aisé d'adapter l'effort de freinage par simple variation des dimensions de la surface d'appui au sol dudit patin. En outre, comme les patins sont indépendants en fonctionnement des moyens de roulage, le nombre de patins peut être aisément augmenté sans avoir à augmenter le nombre de roulettes. 30 De préférence, lesdits moyens de maintien sont activables par simple déplacement d'au moins une partie du fût de la colonne d'une position basse à une position haute et sont désactivables par simple déplacement d'au moins une partie du fût de la colonne d'une position haute à une position basse. Lesdits moyens de maintien présentent donc une partie qui s'engage avec le fût de la colonne lors du déplacement de la colonne d'une position haute à une position basse pour permettre le passage desdits moyens de maintien de la configuration active à la configuration inactive. A l'inverse, lors du déplacement du fût de la colonne de la position basse à la position haute, lesdits moyens de maintien sont libérés de leur engagement et peuvent passer automatiquement de la configuration inactive à la configuration active. Ainsi, l'immobilisation au sol du piétement, en position haute de la surface de couchage, est automatiquement garantie. io De préférence, au moins une partie du fût de la colonne forme un pousseur, apte à exercer un effort de poussée sur lesdits moyens de maintien lors de son passage d'une position haute à une position basse, et les moyens de maintien comprennent des moyens de rappel en configuration active, la au moins une partie du fût de la colonne à fonction de pousseur étant apte à exercer, sur lesdits moyens de maintien, un effort 15 de poussée à l'encontre des moyens de rappel, c'est-à-dire à l'encontre de la force de rappel exercée par lesdits moyens de rappel sur lesdits moyens de maintien. Grâce à la conception décrite ci-dessus, la base de la colonne peut être équipée d'au moins deux roulettes et d'au moins deux patins, chaque patin étant disposé à 20 proximité d'une roulette, les moyens de maintien en position d'appui au sol de chaque patin étant désactivables par un même fût de colonne. Il en résulte une réalisation simplifiée de l'ensemble. L'invention a encore pour objet un lit caractérisé en ce qu'il est équipé d'un piétement 25 conforme à celui décrit ci-dessus. L'invention sera bien comprise à la lecture de la description suivante d'exemples de réalisation, en référence aux dessins annexés dans lesquels : 30 La figure 1 représente une vue partiellement en coupe d'une colonne d'un piétement, conforme à l'invention, en position haute du fût de ladite colonne ; La figure 2 représente une vue en coupe longitudinale d'une colonne d'un piétement, conforme à l'invention, en position haute du fût de ladite colonne ; 15 La figure 3 représente une vue en coupe longitudinale d'une colonne d'un piétement, conforme à l'invention, en position basse du fût de la colonne ; La figure 4 représente une vue en perspective d'un piétement comprenant deux colonnes reliées entre elles au niveau de leur base par deux longerons formant avec lesdites colonnes un cadre ; La figure 5 représente une vue en perspective d'un lit équipé d'un piétement conforme 10 à l'invention. Comme mentionné ci-dessus, l'invention a pour objet un piétement 1 de lit, de préférence médicalisé, comme illustré à la figure 5, ainsi que le lit équipé d'un tel piétement. Ce piétement 1 de lit comprend, de manière classique, au moins une colonne 2 télescopique comportant au moins une base 3 et un fût 4 porté par la base 3. Dans les exemples représentés, le piétement comprend deux colonnes 2 télescopiques 20 reliées entre elles par au moins un longeron 17, en l'occurrence ici deux longerons 17 parallèles, qui relient entre elles les bases 3 desdites colonnes. Chaque colonne peut être réalisée de manière similaire à ce qui sera décrit ci-après. Le fût 4 de chaque colonne est monté mobile en monte et baisse par rapport à la base 25 3 de ladite colonne par l'intermédiaire de moyens moteurs, tels qu'un vérin. Ceci permet de faire varier à volonté la hauteur de surface de couchage supportée par le fût 4 de ladite colonne. Le fût 4 est donc monté mobile par rapport à la base 3 entre une position haute et une 30 position basse, et est apte à générer, lors de son passage de la position basse à la position haute, une extension de ladite colonne, et à l'inverse, lors de la position haute à la position basse, une rétraction de ladite colonne. Le fût 4 de la colonne est destiné à supporter un sommier délimitant une surface de couchage. Ainsi dans l'exemple représenté à la figure 5, le fût 4 de la colonne 2 supporte un cadre sur lequel sont disposés les éléments tels que dossier, assise et pied d'un sommier articulé. La base 3 de la colonne est, quant à elle, équipée, d'une part, de roulettes 15 pour son appui au sol, d'autre part, de moyens d'immobilisation au sol 6. De manière caractéristique à l'invention, les moyens d'immobilisation au sol 6 de la base 3 comprennent au moins un patin 7 et des moyens 8 de maintien en position d'appui au sol dudit patin 7, lesdits moyens 8 de maintien présentant au moins deux configurations, une configuration active dans laquelle ils maintiennent le patin 7 en position d'appui au sol et une configuration inactive dans laquelle le patin 7 est apte à occuper une position écartée du sol, lesdits moyens 8 de maintien étant agencés pour passer de la configuration active à la configuration inactive lors du déplacement d'au moins une partie du fût 4 de la colonne 2 d'une position haute à une position basse. Comme mentionné ci-dessus, par "position écartée du sol", on entend indifféremment soit une position dans laquelle le patin est exempt d'appui au sol, soit une position dans laquelle l'effort d'appui au sol exercé par le patin est inférieur à celui qu'il exerce en configuration active des moyens 8 de maintien. Le patin 7 tend donc, au cours du passage de la configuration active à la configuration inactive des moyens 8 de maintien, à se relever pour passer de la position d'appui au sol soit à une position de moindre appui au sol, soit à une position exempte d'appui au sol. Les moyens 8 de maintien au sol du patin 7 sont configurés pour passer de la configuration inactive à la configuration active par simple déplacement d'au moins une partie du fût 4 de la colonne 2 de la position basse à la position haute. Ils sont configurés ou agencés pour passer de la configuration active à la configuration inactive par simple déplacement d'au moins une partie du fût 4 de la colonne 2 d'une position haute à une position basse. Ainsi, au moins une partie du fût 4 de la colonne 2 forme un pousseur, apte à exercer un effort de poussée sur lesdits moyens 8 de maintien lors de son passage d'une position haute à une position basse, et les moyens 18 de maintien comprennent des moyens 9 de rappel en configuration active. La au moins une partie du fût 4 de la 20 colonne 2 à fonction de pousseur est apte à exercer sur lesdits moyens 8 de maintien un effort de poussée à l'encontre des moyens 9 de rappel. Dans les exemples représentés, les moyens 8 de maintien comprennent au moins un levier 10 pivotant monté à pivotement sur la base 3 autour d'un axe sensiblement orthogonal à l'axe longitudinal de la colonne 2, ledit levier 10 étant équipé de moyens 9 de rappel tendant à entrainer angulairement ledit levier 10 suivant une direction dite première direction jusqu'à une position de contact d'appui du levier 10 sur ledit patin 7 dans laquelle ledit levier 10 plaque au sol ledit patin 7 porté par la base 3, ledit levier io 10 étant déplaçable angulairement suivant une direction, dite seconde direction opposée à la première direction, lors du passage du fût 4 de la colonne 2 d'une position haute à une position basse. Le levier 10 est ainsi déplaçable angulairement suivant la seconde direction, à l'encontre de l'action exercée par les moyens 9 de rappel sur ledit levier 10, lors du passage du fût 4 de la colonne 2 d'une position haute 15 à une position basse. Ledit levier 10 présente, pour son déplacement angulaire suivant la seconde direction, au moins une partie disposée sur la trajectoire, suivie par le fût 4 de la colonne 2, lors du passage du fût 4 de la colonne 2 d'une position haute à une position basse. Les moyens 8 de maintien comprennent, interposé entre le levier 10 et le fût 4 de la colonne 2, au moins un organe 11 de transmission du mouvement du fût 4 de la colonne 2 au levier 10 lors du déplacement du fût 4 d'une position haute à une position basse. 25 Dans les exemples représentés, l'organe 11 de transmission du mouvement du fût 4 de la colonne 2 au levier 10 affecte la forme d'une tige 12 montée mobile à coulissement à l'intérieur d'un fourreau 13 traversant, parallèle à l'axe longitudinal de la colonne 2. Ladite tige 12 prend, par son extrémité inférieure, appui sur ledit levier 30 10 pivotant et est apte, par son extrémité opposée, à venir en contact d'appui avec le fût 4 de la colonne 2 lors du passage du fût de la colonne d'une position haute à une position basse. Chaque patin 7 se présente sous forme d'une tige 14 portée par la base 3 de la colonne 2, ladite tige 14 s'étendant sensiblement parallèlement à l'axe longitudinal de la colonne 2 et étant munie, à son extrémité inférieure, d'une surface d'appui au sol. Cette tige 14 est montée mobile à coulissement à l'intérieur d'un palier 15 porté par la base 3 et est rappelée par l'intermédiaire de moyens 16 de rappel en position écartée du sol. Au moins l'extrémité supérieure de la tige 14 est disposée sur la trajectoire balayée par ledit levier 10 lors d'un déplacement angulaire du levier 10 suivant la première direction pour le passage de la tige 14 d'une position haute à une position basse d'appui au sol. Dans les exemples représentés, la base 3 de la colonne 2 est équipée d'au moins deux roulettes 5 et d'au moins deux patins 7, chaque patin 7 étant disposé à proximité d'une roulette 5, les moyens 8 de maintien en position d'appui au sol de chaque patin 7 étant désactivables par un même fût 4 de colonne. Ainsi, la base d'une même colonne peut, lorsqu'elle est équipée de deux roulettes et de deux patins, chaque patin étant associé à une roulette, être également équipée de deux leviers pivotants, chaque levier pivotant agissant sur un patin. Ces au moins deux leviers pivotants sont actionnés en déplacement à pivotement en synchronisme lors d'un déplacement en monte et baisse du fût 4 de la colonne. Il est donc nécessaire de disposer d'un seul élément moteur pour permettre le déplacement à pivotement en synchronisme et de manière simultanée de deux leviers pivotants. Le fonctionnement d'un tel piétement est le suivant : En position du fût de la colonne correspondant à une extension de la colonne, c'est-à-dire en position haute dudit fût, le ou chaque patin 7 de ladite colonne est maintenu en position d'appui au sol par les moyens 8 de maintien au sol en configuration active. Le ou chaque levier 10 vient par l'une de ses extrémités en position d'appui sur l'extrémité supérieure de la tige 14 constitutive du patin 7 et exerce une force d'appui sur cette tige grâce aux moyens 9 de rappel, tels que des ressorts, équipant l'autre extrémité du levier 10. Ces moyens 9 de rappel tendent à entraîner le déplacement du levier 10 dans une première direction Dl correspondant à la position d'appui du levier sur l'extrémité supérieure de la tige. Dans cette position, chaque roulette de la base, qui est montée de manière non ajustable en niveau sur la base de la colonne, repose également en appui sur le sol. Chaque levier 10 est surmonté, côté extrémité équipée des moyens 9 de rappel, d'une tige 11 de transmission de mouvement montée mobile à coulissement à l'intérieur d'un io fourreau suivant une direction parallèle à l'axe longitudinal de la colonne. Cette tige 11 de transmission de mouvement repose simplement par son extrémité inférieure en appui sur la face du dessus du levier 10, ce même levier étant sollicité au niveau de sa face de dessous par les moyens 9 de rappel. 15 Lorsque le fût de la colonne est abaissé par l'intermédiaire des moyens moteur, tels qu'un vérin, ce fût, qui présente une partie en saillie à la manière d'oreilles, vient par ladite partie en saillie en appui sur l'extrémité supérieure de la tige 11 de transmission de mouvement et entraîne, au cours de la poursuite de son abaissement, un déplacement à coulissement de la tige 11 de transmission de mouvement. Cette tige 20 11 de transmission de mouvement appuie sur le levier 10 et entraîne à pivotement ledit levier 10 à l'encontre des moyens 9 de rappel du levier suivant une direction D2 opposée à la direction Dl. Au cours de son déplacement suivant la direction D2, le levier 10 relâche la pression qu'il exerce sur l'extrémité supérieure de la tige 14 du patin 7. La tige 14 est équipée de moyens 16 de rappel en position écartée du sol 25 disposés entre la chape support de roulettes de la base de la colonne et l'extrémité supérieure de la tige 14 du patin 7. Quand la pression exercée par le levier 10 pivotant sur la tige 14 se relâche, et en tout étant de cause, est inférieure aux efforts exercés par les moyens 16 de rappel de la 30 tige 14 du patin 7, la tige 14 du patin 7 peut alors remonter par l'intermédiaire de ces moyens 16 de rappel jusqu'à une position dans laquelle elle n'exerce plus aucun appui au sol. Les roulettes 5 de la base peuvent alors remplir leur office et permettre un déplacement au sol du piétement par roulement. Lorsque le fût de la colonne passe de la position basse à la position haute, le fût relâche la pression sur la tige 11 de transmission de mouvement jusqu'à ce que la force exercée sur le levier 10 pivotant par les moyens 9 de rappel dudit levier soit supérieure à ladite pression d'appui exercée par la tige 11 de transmission de mouvement sur ledit levier. Ledit levier 10 tend alors à pivoter, sous l'action desdits moyens 9 de rappel, dans la direction Dl et vient par son extrémité opposée à celle équipée des moyens 9 de rappel en appui sur l'extrémité supérieure de la tige 14 du patin 7 pour entraîner cette tige à déplacement à coulissement dans son palier 15 jusqu'à une position d'appui au sol. i0 L'immobilisation au sol de la colonne, et par suite du piétement, est alors de nouveau active. La force d'appui au sol exercée par ledit patin 7 est fonction notamment, d'une part, 15 des dimensions de la surface d'appui au sol de ce patin constitué par l'extrémité inférieure de la tige 14, d'autre part, par la force des moyens 9 de rappel du levier 10 pivotant. Du fait de la conception des moyens de maintien sous forme d'un levier 10 pivotant, il 20 est aisé d'accroître la force en faisant varier également la longueur dudit levier. Un même fût de colonne est apte à entraîner en déplacement au moins deux tiges 11 parallèles de transmission de mouvement. Chaque tige 11 de transmission de mouvement est associée à un levier 10 pivotant lui-même actif sur au moins un patin 25 7. On obtient ainsi un déplacement en synchronisme des patins d'une même colonne à l'aide d'un seul et même fût faisant office d'organe de commande. Il en résulte une simplicité de l'ensemble. 30 REVENDICATIONS1. Piétement (1) de lit, notamment médicalisé, ledit piétement (1) comprenant au moins une colonne (2) télescopique comportant au moins une base (3) et un fût (4) porté par la base (3), ledit fût (4), destiné à supporter un sommier définissant une surface de couchage, étant, par l'intermédiaire de moyens moteurs, monté mobile en monte et baisse par rapport à la base (3) pour faire varier à volonté la hauteur de la surface de couchage, ladite base (3) étant, quant à elle, équipée d'une part, de io roulettes (5) pour son appui au sol, d'autre part, de moyens d'immobilisation au sol (6), caractérisé en ce que les moyens d'immobilisation au sol (6) de la base (3) comprennent au moins un patin (7) et des moyens (8) de maintien en position d'appui au sol dudit patin (7), lesdits moyens (8) de maintien présentant au moins deux 15 configurations, une configuration active dans laquelle ils maintiennent le patin (7) en position d'appui au sol et une configuration inactive dans laquelle le patin (7) est apte à occuper une position exempte d'appui au sol ou de moindre appui au sol, appelée position écartée du sol, lesdits moyens (8) de maintien étant agencés pour passer de la configuration active à la configuration inactive lors du déplacement d'au moins une 20 partie du fût (4) de la colonne (2) d'une position haute à une position basse. 2. Piétement de lit selon la revendication 1, caractérisé en ce que lesdits moyens (8) de maintien sont activables par simple déplacement d'au moins une partie du fût (4) de la colonne (2) d'une position basse à 25 une position haute et sont désactivables par simple déplacement d'au moins une partie du fût (4) de la colonne (2) d'une position haute à une position basse. 3. Piétement de lit selon les revendications 1 et 2, caractérisé qu'au moins une partie du fût (4) de la colonne (2) forme un pousseur, 30 apte à exercer un effort de poussée sur lesdits moyens (8) de maintien lors de son passage d'une position haute à une position basse, et en ce que les moyens (8) de maintien comprennent des moyens (9) de rappel en configuration active, la au moins une partie du fût (4) de la colonne (2) à fonction de iopousseur étant apte à exercer, sur lesdits moyens (8) de maintien, un effort de poussée à l'encontre des moyens (9) de rappel. 4. Piétement de lit selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que les moyens (8) de maintien comprennent au moins un levier (10) pivotant, monté à pivotement sur la base (3) autour d'un axe sensiblement orthogonal à l'axe longitudinal de la colonne (2), ledit levier (10) étant équipé de moyens (9) de rappel tendant à entrainer angulairement ledit levier (10) suivant une direction dite première direction jusqu'à une position de contact d'appui du levier (10) io sur ledit patin (7) dans laquelle ledit levier (10) plaque au sol ledit patin (7) porté par la base (3), ledit levier (10) étant déplaçable angulairement suivant une direction, dite seconde direction opposée à la première direction, lors du passage du fût (4) de la colonne (2) d'une position haute à une position basse. 15 5. Piétement de lit selon la revendication 4, caractérisé en ce que ledit levier (10) présente, pour son déplacement angulaire suivant la seconde direction, au moins une partie disposée sur la trajectoire suivie par le fût (4) de la colonne (2), lors du passage du fût (4) de la colonne (2) d'une position haute à une position basse. 20 6. Piétement de lit selon les revendications 4 et 5, caractérisé en ce que les moyens (8) de maintien comprennent, interposé entre le levier (10) et le fût (4) de la colonne (2), au moins un organe (11) de transmission du mouvement du fût (4) de la colonne (2) au levier (10), lors du déplacement du fût (4) 25 d'une position haute à une position basse. 7. Piétement de lit selon la revendication 6, caractérisé en ce que l'organe (11) de transmission du mouvement du fût (4) de la colonne (2) au levier (10) affecte la forme d'une tige (12) montée mobile à 30 coulissement à l'intérieur d'un fourreau (13) traversant, parallèle à l'axe longitudinal de la colonne (2), ladite tige (12) prenant, par son extrémité inférieure, appui sur ledit levier (10) pivotant et étant apte, par son extrémité opposée, à venir en contact d'appui avec le fût (4) de la colonne (2) lors du passage du fût de la colonne d'une position haute à une position basse. 8. Piétement de lit selon l'une des revendications 4 à 7, caractérisé en ce que chaque patin (7) se présente sous forme d'une tige (14) portée par la base (3) de la colonne (2), ladite tige (14) s'étendant sensiblement parallèlement à l'axe longitudinal de la colonne (2) et étant munie, à son extrémité inférieure, d'une surface d'appui au sol, cette tige (14) étant montée mobile à coulissement à l'intérieur d'un palier (15) porté par la base (3) et étant rappelée par l'intermédiaire de moyens (16) de rappel en position écartée du sol, au moins l'extrémité supérieure de la tige (14) étant disposée sur la trajectoire balayée par ledit levier (10) lors d'un déplacement angulaire du levier (10) suivant la première direction pour le passage de la tige (14) d'une position haute à une position basse d'appui au sol. 9. Piétement de lit selon l'une des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que la base (3) de la colonne (2) est équipée d'au moins deux roulettes (5) et d'au moins deux patins (7), chaque patin (7) étant disposé à proximité d'une roulette (5), les moyens (8) de maintien en position d'appui au sol de chaque patin (7) étant désactivables par un même fût (4) de colonne. 10. Lit caractérisé en ce qu'il est équipé d'un piétement (1) conforme à l'une des revendications 1 à 9.
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FR2959926A1
A1
20111118
FR 2959926 A1 20111118 FR 1001994 A 20100511 SYSTEME POUR EXERCER DEUX FORCES OPPOSEES RESPECTIVEMENT EN DEUX POINTS D'UN MILIEU OSSEUX La présente invention concerne les systèmes pour exercer deux forces opposées respectivement en deux points d'un milieu osseux, en vue de réaliser soit une compression soit une distraction entre ces deux points. On connaît déjà des systèmes pour exercer deux forces opposées respectivement en deux points d'un milieu osseux, en vue de réaliser soit une compression soit une distraction entre ces deux points, par exemple celui décrit dans le EP-A-1 898 815 au nom du Demandeur. Le système décrit dans ce document pour exercer deux forces opposées respectivement en deux points d'un milieu osseux donne de très bons résultats, mais présente un inconvénient au moins dans certains cas. En effet, à cause de sa structure, il est presque impossible de le réaliser en un matériau radio-transparent et il empêche ainsi le Praticien de vérifier, par radiographie, le résultat de son intervention et/ou, par exemple, l'évolution de la réduction d'une fracture. Aussi, la présente invention a-t-elle pour but de réaliser un système pour exercer deux forces opposées respectivement en deux points d'un milieu osseux, en vue de réaliser soit une compression soit une distraction entre ces deux points, qui pallie l'inconvénient du système selon l'art antérieur cité ci-dessus et qui soit en outre d'une structure plus simple qui le rend moins onéreux. Plus précisément, la présente invention a pour objet un système pour exercer deux forces opposées respectivement en deux points d'un milieu osseux, en vue de réaliser soit une compression soit une distraction entre ces deux points, caractérisé par le fait qu'il comporte : - au moins deux broches, chacune des deux broches étant définie selon un premier axe longitudinal, les parties distales des deux broches étant aptes à être solidarisées avec le milieu osseux respectivement aux dits deux points et la partie proximale d'au moins l'une des deux broches étant apte à être pliée, et - au moins une première vis comprenant : * une tige de vis définie selon un second axe longitudinal, le second axe longitudinal faisant, avec les premiers axes longitudinaux, un angle non nul, et * un filet de filetage se déroulant sur la surface extérieure de ladite tige de vis selon une valeur de pas déterminée de façon que chaque broche soit apte à s'enficher au moins partiellement entre deux portions de filet d'un même pas se faisant face l'une l'autre. D'autres caractéristiques et avantages de la présente invention apparaîtront au cours de la description suivante donnée en regard des dessins annexés à titre illustratif mais nullement limitatif, dans lesquels : La figure 1 est une vue de côté d'un mode de réalisation du système selon l'invention pour exercer deux forces opposées respectivement en deux points d'un milieu osseux, en vue de réaliser soit une compression soit une distraction entre ces deux points, et La figure 2 est une vue en bout schématique explicative du système selon l'invention dans le mode de réalisation illustré sur la figure 1. Il est tout d'abord précisé que, sur les figures, les mêmes références désignent les mêmes éléments, quelle que soit la figure sur laquelle elles apparaissent et quelle que soit la forme de représentation de ces éléments. De même, si des éléments ne sont pas spécifiquement référencés sur l'une des figures, leurs références peuvent être aisément retrouvées en se reportant à l'autre figure. Il est aussi précisé que les figures ne représentent qu'un seul mode de réalisation de l'objet selon l'invention, mais qu'il peut exister d'autres modes de réalisation qui répondent à la définition de cette invention. Il est en outre précisé que, lorsque, selon la définition de l'invention, l'objet de l'invention comporte "au moins un" élément ayant une fonction donnée, le mode de réalisation décrit peut comporter plusieurs de ces éléments. Réciproquement, si le mode de réalisation de l'objet selon l'invention tel qu'illustré comporte plusieurs éléments de fonction identique et si, dans la description, il n'est pas spécifié que l'objet selon cette invention doit obligatoirement comporter un nombre particulier de ces éléments, l'objet de l'invention pourra être défini comme comportant "au moins un" de ces éléments. Il est enfin précisé que lorsque, dans la présente description, une expression définit à elle seule, sans mention particulière spécifique la concernant, un ensemble de caractéristiques structurelles, ces caractéristiques peuvent être prises, pour la définition de l'objet de la protection demandée, quand cela est techniquement possible, soit séparément, soit en combinaison totale et/ou partielle. La présente invention est relative à un système pour exercer deux forces opposées respectivement en deux points P1, P2 d'un milieu osseux Mo, tel un os par exemple de la main, en vue de réaliser soit une compression soit une distraction entre ces deux points, par exemple à la suite d'une fracture. Le système comporte, en référence aux deux figures 1 et 2, au moins deux broches 11, 12 avantageusement cylindriques, de préférence de révolution, chacune des deux broches étant définie selon un premier axe longitudinal 13 et ayant, dans le cas d'une forme cylindrique de révolution, un diamètre d'une valeur donnée, les parties distales 14 des deux broches étant aptes à être solidarisées, essentiellement par implantation, avec le milieu osseux Mo respectivement aux deux points P1, P2 et la partie proximale 15 d'au moins l'une des deux broches étant apte à être pliée comme explicité ci-après. Le système comporte en outre au moins une première vis 20 comprenant une tige de vis 22 définie selon un second axe longitudinal 24 faisant, avec les premiers axes longitudinaux 13, un angle non nul, et un filet de filetage 26 se déroulant sur la surface extérieure 27 de la tige de vis 22 selon une valeur de pas Vp et éventuellement le profil du filet de filetage, déterminés de façon que chaque broche 11, 12 soit apte à s'enticher au moins partiellement entre deux portions de filet 26-1, 26-2 d'un même pas et se faisant face l'une l'autre. Selon une réalisation avantageuse, la partie proximale 15 d'au moins une broche, de préférence des deux, est pliée au moins en "V' 30, ou analogue comme évoqué en traits-points-points Vb sur la figure 2, de préférence en "U" comme illustré en traits interrompus, la distance séparant intérieurement les deux branches du "U" étant comprise entre le diamètre de la tige de vis 22 et le diamètre extérieur du filet de filetage 26, comme illustré sur la figure 2, de façon à constituer un taraudage du type écrou mais à un seul pas pour que la vis 20 puisse se visser dans ce V ou U. Le V (ou le U) peut aussi avantageusement se refermer sur lui-même au moins légèrement, pour entourer la tige de vis 22 sur plus de 180° en suivant sensiblement une courbe hélicoïdale déduite de celle du filet de filetage 26, de façon que ce V (ou U) reste constamment engrené sur la tige de vis en étant contenu dans un pas de cette tige de vis quand la première vis est pivotée, et de façon que la broche coopérant avec le filet de filetage puisse se déplacer par rapport à elle, comme explicité ci-après. Ces possibilités de structure décrites ci-dessus sont évoquées sur la figure 2 : en Vb et Vbp pour une broche dont la partie proximale est pliée en V suivant Vb et légèrement refermée en Vbp, et en Ub et Ubp pour une broche dont la partie proximale est pliée en U suivant Ub et légèrement refermée en Ubp, pour former une sorte d'anneau qui entoure presque totalement la tige de vis 22. Selon une réalisation qui n'a pas été spécifiquement illustrée, il est possible, si cela est nécessaire, que le filet de filetage 26 soit constitué de deux parties, une première partie dans laquelle le filet de filetage est enroulé dans un premier sens, et une seconde partie dans laquelle le filet de filetage est enroulé dans un second sens opposé au premier. Cette réalisation permet de faire varier la distance entre les deux broches couplées par les V ou les U respectivement avec les deux parties de filetage par un déplacement des deux broches l'une par rapport à l'autre, soit leur rapprochement (compression) en tournant la vis 20 dans un sens, soit leur éloignement (distraction) en tournant la vis dans l'autre sens. Selon une caractéristique très avantageuse de l'invention, la tige de vis 22 et le filet de filetage 26 sont en un matériau radio-transparent, par exemple en une matière plastique, et peuvent de ce fait être très facilement réalisés d'une seule pièce, par exemple par moulage. Selon une autre caractéristique de l'invention, le système comporte au moins un embout 40, 50, deux ayant été illustrés sur la figure 1, sensiblement centré sur le second axe longitudinal 24 et dont la section transversale prise dans un plan sensiblement perpendiculaire à ce second axe longitudinal est supérieure au diamètre de la tige de vis 22, avantageusement égal au diamètre extérieur du filet de filetage, l'embout 40, 50 étant solidarisé par une première face 41, 51 avec l'une des deux extrémités 28, 29 de la tige de vis 22. Comme illustré sur la figure 1, un tel embout peut comporter au moins 10 l'un dés éléments suivants : - un ergot 43 solidaire en saillie de sa seconde face 44 opposée à sa première face 41, la section transversale de cet ergot 43 prise dans un plan sensiblement perpendiculaire au second axe longitudinal 24 étant inférieure à la section transversale de cet embout 40, 50 de façon que l'ergot forme, 15 avec l'embout 40, 50, un épaulement 45; - au moins une gorge annulaire 55 réalisée dans sa paroi entre deux premier et second plans 155, 255 faisant avec le second axe longitudinal 24 un angle non nul, de préférence égal à 90°, la largeur de cette gorge annulaire prise selon une direction parallèle au second axe longitudinal 24 20 étant au moins égale à l'épaisseur maximale d'une broche 11, 12, c'est-à-dire au diamètre de cette broche quand celle-ci est cylindrique de révolution; une percée traversante 58 réalisée dans l'embout 50, dont l'axe fait, avec le second axe longitudinal 24, un angle non nul (de préférence 90°) et dont la section transversale définie dans un plan sensiblement 25 perpendiculaire à son axe est au moins égale à celle d'une broche 11, 12 de façon que la broche puisse y coulisser sans trop d'efforts. En outre, de façon très avantageuse comme explicitée ci-après, l'embout 40, 50 comporte une fente 46 réalisée sensiblement selon le second axe longitudinal 24 et dont la largeur prise perpendiculairement à ce 30 second axe longitudinal est au moins égale à l'épaisseur maximale d'une broche 11, 12, c'est-à-dire au diamètre de cette broche quand celle-ci est cylindrique de révolution. Quand, comme illustré sur la figure 1, l'embout 40, 50 porte un ergot 43, la fente 46 est réalisée dans l'embout et dans l'ergot. En outre, selon une caractéristique très avantageuse de l'invention, la fente est réalisée de façon que son fond 49 soit défini sensiblement dans le plan 255, de l'un des deux plans 155, 255 délimitant la gorge 55, qui est le plus éloigné de l'extrémité libre 401, 501 de l'embout 40, 50. De façon préférentielle, pour que les deux broches soient interchangeables dans leur position par rapport à la vis 20, le diamètre du fond de la gorge annulaire 55 est sensiblement égal au diamètre de la tige 10 de vis 22. De façon avantageuse, le système comporte en outre au moins une butée de faible hauteur par rapport à la profondeur de la gorge 55, située sur le fond de cette gorge pour former un cliquet avec l'extrémité libre 39 de la partie proximale 15 d'une broche 11, 12 quand la vis 20 est pivotée par 15 rapport à la broche comme explicité ci-après. Ces butées seront par exemple avantageusement au nombre de quatre et régulièrement réparties. De façon avantageuse, la tige de vis 22, le filet de filetage 26 et les embouts 40, 50 sont réalisés d'une seule pièce, par moulage, dans un matériau radio-transparent. 20 II est aussi préférable, dans le but développé ci-après, que le système comporte en outre une seconde vis et un second filet de filetage enroulé sur cette seconde vis en sens inverse de celui du filet de filetage 26 enroulé sur la première vis 20. Le système tel que décrit ci-dessus pour exercer deux forces 25 opposées respectivement en deux points P1, P2 d'un milieu osseux Mo, en vue de réaliser soit une compression soit une distraction entre ces deux points, s'utilise de la façon suivante : Quand on veut réaliser une compression ou une distraction entre les deux points P1, P2 du milieu osseux Mo, le système s'utilise comme décrit 30 ci-après. Le praticien commence par implanter une broche respectivement aux deux points P1, P2 du milieu osseux Mo, par exemple deux portions d'os séparées par une fracture, de façon que les deux broches soient parallèles entre elles et perpendiculaires aux axes longitudinaux des deux portions d'os qui ont été rendues colinéaires après réduction de la fracture. Au moyen d'une pince, il courbe les parties proximales 15 des deux broches qui sont en dehors du milieu osseux Mo pour leur donner une forme en U, ou en V, de préférence en U, comme défini ci-avant, figure 2. Une première des broches est positionnée de façon que sa partie proximale 15 en U soit située dans la gorge 55, comme référencé en B3 sur la figure 1. La seconde broche est positionnée entre deux portions de filet 26-1, 26-2 comme référencé en B2 sur la figure 1, avec son extrémité proximale 15 en U entourant la tige de vis 22 comme illustré sur la figure 2. Ensuite, au moyen par exemple d'un tournevis enfiché dans la fente 46, il fait tourner la vis 20 dans un sens ou dans l'autre pour que la seconde broche en B2 se déplace par vissage le long du filetage, sans que la première broche en B3 se déplace par rapport à la vis 20. Selon le sens de vissage et le sens du pas de vis, si la seconde broche se rapproche de la première, on obtient une compression, si la seconde broche s'éloigne de la première, on obtient une distraction. Il est aussi possible de positionner la première broche dans la position B I, figure 1, contre l'embout 40 autour de l'ergot 43. Mais, dans ce cas, seule une compression est possible. Quand la compression ou la distraction est obtenue, il est possible d'amener la vis 20, par exemple par une légère rotation dans un sens ou dans l'autre, au maximum de 90°, de façon que la fente 46 se positionne dans le plan défini par les axes des deux broches, c'est-à-dire à 90° de sa position illustrée sur la figure 1. Dans cette position, il est alors possible de manipuler la vis 20 pour faire sortir la première broche de la gorge 55, puis la faire entrer dans la fente 46 jusqu'à ce qu'elle vienne buter contre son fond 49. De cette façon, la première broche retrouve sensiblement la même position que celle qui donnait la valeur de compression ou de distraction obtenue précédemment, puisque le fond 49 est bien défini dans le plan 255 délimitant la gorge 55. Dans cette configuration, la vis 20 ne peut plus pivoter et la distance entre les deux broches 11, 12 est fixée. Dans cette configuration, il est ensuite possible, par exemple, de resserrer les branches du V ou du U de la seconde broche pour bien solidariser la broche avec la vis et éviter qu'elle ne sorte du filetage de la vis 20. Il peut en être de même avec la première broche. Quand l'embout comporte un ergot comme mentionné ci-avant, il peut, soit être déformé en rapprochant ses deux bords, soit recevoir un écrou s'il est fileté extérieurement, de façon à bloquer la broche sur le fond 49 de la fente 46, et ainsi éviter qu'elle ne se désolidarise de la vis 20. Selon une autre possibilité, la vis peut être bloquée en rotation à l'aide d'une autre broche enfichée dans l'orifice 58 et implantée dans le milieu osseux Mo, comme illustré en trait plein en partie droite de la figure 1. Quand le fond de gorge 55 comporte des butées comme décrit précédemment, l'extrémité 39 de la partie proximale 15 de la broche disposée dans cette gorge surmonte une butée lors de chaque rotation d'un quart de tour de la vis 20, ce qui permettra au praticien de savoir que la vis pivote bien et de connaître l'amplitude de sa rotation. Selon le profil de ces butées, elles permettront aussi d'empêcher la rotation de la vis en sens inverse. Comme mentionné ci-avant, le système peut comporter deux vis qui seront positionnées de part et d'autre du milieu osseux Mo et deux broches montées en traversant le milieu osseux. Dans ce cas, ces deux broches sont équivalentes à quatre broches 11, 12 telles que définies ci-dessus, les quatre parties de broches émergeant de part et d'autre du milieu osseux constituant les parties proximales des broches au sens de la définition de l'invention et les parties de ces broches qui sont situées dans le milieu osseux constituant leurs parties distales. Comme décrit ci-avant, les filetages des deux vis sont alors très avantageusement en opposition, ce qui permet aux deux vis de demeurer sensiblement parallèles et évite au système de vriller quand les deux vis sont tournées avec un tournevis. En outre, comme la vis, ou les vis, avec les filets de filetage, et éventuellement les embouts, sont en un matériau radio transparent, il est très facile au Praticien de suivre l'évolution de son intervention et de vérifier la réduction de la fracture. REVENDICATIONS1. Système pour exercer deux forces opposées respectivement en deux points (P1, P2) d'un milieu osseux (Mo) en vue de réaliser, soit une 5 compression, soit une distraction entre ces deux points, caractérisé par le fait qu'il comporte : - au moins deux broches (11, 12), chacune des deux broches étant définie selon un premier axe longitudinal (13), les parties distales (14) des deux broches étant aptes à être solidarisées avec le milieu osseux (Mo) 10 respectivement aux dits deux points (P1, P2) et la partie proximale (15) d'au moins l'une des deux broches étant apte à être pliée, et - au moins une première vis (20) comprenant : * une tige de vis (22) définie selon un second axe longitudinal (24), le second axe longitudinal (24) faisant, avec les premiers axes 15 longitudinaux (13), un angle non nul, et * un filet de filetage (26) se déroulant sur la surface extérieure (27) de ladite tige de vis (22) selon une valeur de pas (Vp) déterminée de façon que chaque broche (11, 12) soit apte à s'enficher au moins partiellement entre deux portions de filet (26-1, 26-2) d'un même pas se 20 faisant face l'une l'autre. 2. Système selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la partie proximale (15) d'au moins une broche est pliée au moins en "V" (30). 25 3. Système selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que ledit filet de filetage (26) est constitué de deux parties, une première partie dans laquelle ledit filet de filetage est enroulé dans un premier sens, et une seconde partie dans laquelle ledit filet de filetage est enroulé dans un second sens opposé au premier. 30 4. Système selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que la tige de vis (22) et le filet de filetage (26) sont en un matériau radio-transparent. 5. Système selon l'une des revendications précédentes, caractérisé par le fait qu'il comporte au moins un embout (40, 50)'sensiblement centré sur le second axe longitudinal (24) et dont la section transversale prise dans un plan sensiblement perpendiculaire à ce second axe longitudinal est supérieure au diamètre de ladite tige de vis (22), ledit embout (40, 50) étant solidarisé par une première face (41, 51) avec l'une des deux extrémités (28, 29) de ladite tige de vis (22). 6. Système selon la revendication 5, caractérisé par le fait qu'il comporte en outre au moins l'un des éléments suivants : - un ergot (43) solidaire en saillie de la seconde face (44) du dit embout (40) opposée à sa première face (41), la section transversale du dit ergot (43) prise dans un plan sensiblement perpendiculaire au dit second axe longitudinal (24) étant inférieure à la section transversale du dit embout (40, 50) de façon que ledit ergot forme, avec ledit embout (40, 50), un épaulement (45), - au moins une gorge annulaire (55) réalisée dans la paroi du dit embout (40, 50), ladite gorge annulaire étant réalisée entre deux premier et second plans (155, 255) faisant avec le second axe longitudinal (24) un angle non nul, la largeur de ladite gorge prise selon une direction parallèle au dit second axe longitudinal (24) étant au moins égale à l'épaisseur maximale d'une broche (11, 12), ^ une percée traversante (58) réalisée dans ledit embout (50), dont l'axe fait, avec le second axe longitudinal (24), un angle non nul et dont la section transversale définie dans un plan sensiblement perpendiculaire à son axe est au moins égale à celle d'une broche (11, 12). 7. Système selon la revendication 6, caractérisé par le fait que ledit embout (40, 50) comporte une fente (46) réalisée sensiblement selon le second axe longitudinal (24) et dont la largeur prise perpendiculairement au dit second axe longitudinal est au moins égale à l'épaisseur maximale d'une broche (11, 12). 8. Système selon la revendication 7, caractérisé par le fait que ladite fente (46) est réalisée dans ledit embout (40, 50) et dans ledit ergot (43). 9. Système selon l'une des revendications 7 et 8, caractérisé par le fait que ladite fente est réalisée de façon que son fond (49) soit défini sensiblement dans le plan (255), de l'un des deux plans (155, 255) délimitant ladite gorge (55), qui est le plus éloigné de l'extrémité libre (401, 501) de l'embout (40, 50). 10. Système selon l'une des revendications 6 à 9, caractérisé par le fait que le diamètre du fond de ladite gorge annulaire (55) est sensiblement égal au diamètre de ladite tige de vis (22). 11. Système selon l'une des revendications 6 à 10, caractérisé par le fait qu'il comporte au moins une butée de faible hauteur par rapport à la profondeur de la gorge (55), située sur le fond de ladite gorge pour former un cliquet avec l'extrémité libre (39) de la partie proximale (15) d'une broche (11, 12). 12. Système selon l'une des revendications précédentes, caractérisé par le fait qu'il comporte une seconde vis et un second filet de filetage enroulé sur cette seconde vis en sens inverse de celui du filet de filetage (26) enroulé sur la première vis (20).
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FR 2959927 A1 20111118 FR 1053800 A 20100517 La présente convention concerne un système de rétention d'un organe d'ancrage sur une pièce implantable, notamment un système de rétention d'une vis servant à l'ancrage d'une plaque osseuse à un ou plusieurs os. L'invention trouve une application particulièrement intéressante dans le domaine vertébral, pour la rétention de vis d'ancrage de plaques vertébrales servant à immobiliser deux ou trois vertèbres successives les unes par rapport aux autres. Certaines pathologies affectant les vertèbres ou les disques intervertébraux impliquent d'immobiliser deux ou trois vertèbres successives les unes par rapport aux autres. Cette immobilisation est fréquemment réalisée au moyen de plaques métalliques fixées sur les faces antérieures ou latérales des corps vertébraux, au moyen de vis engagées au travers de trous que comprennent ces plaques. De telles vis de fixation ont pour inconvénient important de risquer de se dévisser sous l'effet des micromouvements et contraintes répétées qu'exercent les vertèbres sur elles, et ce d'autant plus que l'os des vertèbres concernées ne permet pas forcément un ancrage de très bonne qualité (cas d'un patient âgé) ou que les dimensions des vertèbres concernées ne permettent pas d'offrir une surface d'ancrage très importante (particulièrement dans le cas du traitement de vertèbres cervicales). Pour remédier à cet inconvénient, il a été conçu divers moyens de rétention d'une vis sur une plaque, notamment sous forme de douilles ou de bagues fendues destinées à être expansées par la vis, d'anneaux fendus de type "circlips", de plaquettes vissables venant recouvrir la tête d'une ou plusieurs vis, ou de portions du matériau de la plaque rabattables au-dessus de la tête d'une vis. Les systèmes existants ont pour inconvénients soit de ne pas assurer une parfaite rétention dans le temps des vis par rapport à la plaque, soit d'impliquer un geste supplémentaire pour leur mise en oeuvre, par exemple le vissage des plaquettes précitées, soit de pas permettre d'orienter la vis par rapport à la plaque selon la direction d'ancrage la plus appropriée. La présente invention a pour objectif de remédier à l'ensemble de ces inconvénients. Le système de rétention qu'elle concerne comprend, de manière connue en soi, - un élément de rétention sous forme d'une bague circulaire et à paroi périphérique continue, destinée à recevoir l'organe d'ancrage au travers d'elle, la face périphérique extérieure de cette bague étant en forme de segment d'une première sphère et contenant l'équateur de cette première sphère ; - une portion de rétention aménagée sur l'organe d'ancrage, destinée à se trouver au niveau de la bague après mise en place, et - un logement aménagé dans la pièce implantable pour recevoir la bague, ce logement présentant une forme en segment de sphère contenant l'équateur de cette sphère, et ayant un diamètre tel que la bague est apte à prendre place de façon ajustée en lui et à être retenue en lui avec possibilité de mouvements multidirectionnels de cette bague dans ce logement. Selon l'invention, - la bague présente, au niveau d'une première extrémité axiale, qui est celle par laquelle l'organe d'ancrage est destiné à être introduit au travers de cette bague, un premier diamètre, et, au niveau de sa deuxième extrémité axiale, un deuxième diamètre, inférieur audit premier diamètre ; la face périphérique intérieure présente entre ces premier et deuxième diamètres, un diamètre maximal, supérieur auxdits premier diamètre et deuxième diamètre ; ce diamètre maximal délimite, du côté de ladite première extrémité axiale, une portion proximale de la bague et, du côté de ladite deuxième extrémité axiale, une portion distale de la bague ; l'épaisseur radiale moyenne de ladite portion proximale est moindre que l'épaisseur radiale moyenne de la portion distale de cette bague, du fait que ledit premier diamètre est supérieur audit premier diamètre ; et - ladite portion de rétention que comprend l'organe d'ancrage présente une forme complémentaire de celle de la face périphérique intérieure de la bague, telle que cette portion de rétention est apte à prendre place de façon ajustée dans le logement défini par cette face périphérique intérieure de la bague ; ladite portion proximale est apte à autoriser le passage forcé de ladite portion de rétention de l'organe d'ancrage jusqu'à réception et rétention de cette portion de rétention dans le logement défini par la face périphérique intérieure de la bague ; la portion distale de la bague, quant à elle, du fait de son épaisseur radiale moyenne supérieure à celle de la portion proximale de cette bague, fait échec au passage de ladite portion de rétention de l'organe d'ancrage au-delà d'elle. L'invention fournit ainsi un système de rétention assurant une parfaite rétention de l'organe d'ancrage par rapport à la pièce implantable, n'impliquant pas, pour réaliser ledit passage forcé, de geste supplémentaire à celui de la mise en place de l'organe d'ancrage sur la pièce implantable, et permettant d'orienter l'organe d'ancrage par rapport à la pièce implantable selon la direction d'ancrage la plus appropriée grâce à la mobilité multidirectionnelle de la bague dans ledit logement de la pièce implantable. De préférence, - la face périphérique intérieure de la bague est en forme de segment d'une 5 deuxième sphère, et son diamètre maximal précité est l'équateur de cette deuxième sphère, et - ladite portion de rétention de l'organe d'ancrage est sphérique. Selon une forme de réalisation préférée de l'invention, dans ce cas, l'équateur de ladite deuxième sphère est décalé par rapport à l'équateur de la première sphère 10 selon l'axe de la bague, du côté de ladite première extrémité. Ainsi, la face périphérique intérieure de la bague délimite, entre l'équateur de ladite deuxième sphère et ladite première extrémité, ladite portion proximale de la bague ; la refermeture sphérique proximale de la face intérieure de la bague est moindre dans cette portion proximale que la refermeture sphérique distale de cette 15 face intérieure, au niveau de ladite portion distale de la bague. De préférence, la bague est en un matériau légèrement déformable élastiquement, dont le degré de déformabilité est suffisant pour permettre ledit passage forcé par déformation élastique de ladite portion proximale dans la direction radiale mais insuffisant pour permettre le passage de ladite portion de rétention au 20 travers de ladite portion distale. Ce matériau légèrement déformable élastiquement peut notamment être du PEEK (polyétheréthercétone) ou du polyéthylène à haute densité. Si nécessaire selon le matériau utilisé pour la bague et l'épaisseur de celle-ci dans la direction radiale, la bague pourrait comprendre, dans sa portion proximale, 25 une série d'entailles délimitant entre elles des dents élastiquement mobiles dans la direction radiale. Selon une possibilité, ladite première extrémité de la bague est prolongée par une paroi formant intérieurement une entrée conique, cette entrée conique favorisant l'introduction de ladite portion de rétention de l'organe d'ancrage dans ledit logement 30 délimité par ladite face périphérique intérieure. L'invention sera bien comprise, et d'autres caractéristiques et avantages de celle-ci apparaîtront, en référence au dessin schématique annexé, représentant, à titre d'exemples non limitatifs, trois formes de réalisation possibles du système de rétention qu'elle concerne. La figure 1 est une vue en coupe d'une bague que comprend ce système de rétention selon une première forme de réalisation ; la figure 2 en est une vue similaire à la figure 1, après mise en place sur une plaque osseuse ; les figures 3 à 6 sont des vues de la bague et de la plaque osseuse au cours de quatre étapes de la mise en place de la bague sur la plaque ; les figures 7 à 8 sont des vues de la bague, de la plaque osseuse et d'une vis, constituant ensemble le système de rétention, au cours de deux étapes de la mise en place de la vis ; la figure 9 est une vue en perspective de la bague selon une deuxième forme de réalisation ; la figure 10 en est une vue en coupe passant par l'axe de cette bague ; la figure 11 est une vue en perspective de la bague selon une troisième forme de réalisation ; et la figure 12 en est une vue en coupe passant par l'axe de cette bague. Par simplification, les parties ou éléments qui se retrouvent d'une forme de réalisation à une autre seront désignés par les mêmes références numériques. Les figures 7 et 8 représentent un système 1 de rétention d'une vis d'ancrage 2 sur une plaque osseuse 3, qui comprend une bague de rétention 4, une portion de rétention 5 aménagée sur la vis 2 et un logement 6 aménagé dans la plaque 3. La vis 2 comprend un corps fileté 10 adapté à une mise en place dans l'os du corps d'une vertèbre, une portion intermédiaire cylindrique lisse 11 et une tête formant ladite portion de rétention 5. Cette dernière présente une forme en segment de sphère contenant l'équateur de cette sphère. La vis 2 comprend également une cavité proximale 12 permettant sa manoeuvre en rotation, dont la forme est en étoile dans l'exemple de réalisation montré au dessin. La plaque osseuse 3 est notamment une plaque métallique destinée à être fixée, au moyen de plusieurs vis 2, aux corps vertébraux de deux ou trois vertèbres successives afin d'immobiliser ces vertèbres les unes par rapport aux autres. Elle comprend une pluralité de trous de réception de vis 2 et bagues 4, dont chacun forme un logement 6. Ce logement 6 présente une forme en segment de sphère qui contient l'équateur de cette sphère. La bague 4 est circulaire et à paroi périphérique continue, et est réalisée en un 35 matériau légèrement déformable élastiquement, notamment en PEEK (polyétheréthercétone) ou en polyéthylène à haute densité. Comme cela est plus particulièrement visible sur les figures 1 et 2, elle présente une face périphérique extérieure 20 en forme de segment d'une première sphère contenant l'équateur de cette première sphère, et une face périphérique intérieure 21 en forme de segment d'une deuxième sphère contenant l'équateur de cette deuxième sphère. Les diamètres respectifs de la sphère générant le logement 6 et de ladite première sphère sont tels que la bague 4 est apte à prendre place de façon ajustée dans ce logement 6, ainsi que le montre la figure 5, et à être retenue en lui avec possibilité de mouvements multidirectionnels dans ce logement, notamment avec possibilité de retournement sur 180° comme cela apparaît par comparaison des figures 5 et 6. Les diamètres respectifs de la sphère générant la portion de rétention 5 et de ladite deuxième sphère sont tels que la portion de rétention 5 est apte à prendre place de façon ajustée dans le logement 22 délimité par la face périphérique intérieure 21, comme le montre la figure 8. L'équateur E2 de ladite deuxième sphère est décalé par rapport à l'équateur El de ladite première sphère selon l'axe A de la bague 4, du côté d'une première extrémité axiale 23 de la bague 4, qui est celle par laquelle la vis 2 est destinée à être introduite au travers de la bague 4. La face périphérique intérieure 21 forme, entre l'équateur E2 et la première extrémité 23, une portion proximale de face intérieure et, entre l'équateur E2 et la deuxième extrémité axiale 24 opposée à la première extrémité 23, une portion distale de face intérieure. Compte tenu du décalage précité des équateurs El et E2, le degré de refermeture sphérique de ladite portion proximale de face intérieure est moindre que le degré de refermeture sphérique de la portion distale de cette face intérieure ; il en résulte que ladite portion proximale de face intérieure délimite, conjointement à la face périphérique extérieure 20, d'un côté de l'équateur E2, une portion proximale 25 de la bague 4 ayant une épaisseur radiale moyenne moindre que l'épaisseur radiale moyenne de la portion distale 26 s'étendant de l'autre côté de l'équateur E2. En d'autres termes, la paroi de la bague 4 forme, du côté proximal, au niveau de ladite première extrémité 23, un collet 27 dont la dimension dans la direction radiale, par rapport à un plan T tangent à ladite deuxième sphère et perpendiculaire à l'équateur E2, est nettement plus faible que la dimension dans la direction radiale, par rapport à ce même plan T, du collet 28 formé, du côté distal, au niveau de ladite deuxième extrémité 24, par la paroi de la bague 4. Du côté de ladite première extrémité 23, la face périphérique intérieure 21 s'interrompt de manière à délimiter une ouverture proximale 30 dont le diamètre est légèrement inférieur au diamètre de la portion de rétention 5. Du côté de ladite deuxième extrémité 24, la face périphérique intérieure 21 s'interrompt de manière à délimiter une ouverture distale 31 dont le diamètre est légèrement supérieur à celui de la portion intermédiaire 11 de la vis 2 et est nettement inférieur à celui de la portion de rétention 5. L'épaisseur radiale moyenne de la portion proximale 25 de la bague 4 est telle que cette portion proximale 25 est apte à autoriser le passage forcé de la portion de rétention 5 lors de l'introduction de cette portion de rétention 5 dans le logement 22, la résistance générée par ce passage forcé étant cependant insuffisante pour faire obstacle au vissage de la vis. Il en résulte que ce passage forcé est réalisé par la simple poursuite du vissage de la vis 2 après la venue de la portion de rétention 5 au contact du collet 27. Par contre l'épaisseur radiale moyenne de la portion distale 26, de même que la hauteur et l'épaisseur du collet 28, sont suffisantes pour que cette portion distale 26 ne permette pas le passage de la portion de rétention 5 au travers d'elle nonobstant le léger degré de déformation élastique du matériau constituant la bague 4. En outre, dans l'exemple représenté, la bague 4 comprend une entrée conique proximale 32 facilitant l'introduction de la vis 2 dans le logement 22 de la bague 4. La bague peut notamment avoir les dimensions suivantes : - diamètre de ladite première sphère : 10 mm ; - diamètre de ladite deuxième sphère : 7 mm ; - décalage de l'équateur E2 par rapport à l'équateur El : 0,70 mm ; - dimension du collet 27 dans la direction radiale par rapport au plan T : 0,15 mm; - dimension du collet 28 dans la direction radiale par rapport au plan T : 30 0,75 mm. En pratique, comme le montrent les figures 3 à 8, une bague 4 est présentée en face du logement 6 destiné à la recevoir dans une position retournée à 180° par rapport à sa position d'utilisation, c'est-à-dire avec son extrémité 23 tournée vers la plaque 3 (figure 3). La déformabilité dans la direction radiale de la portion 35 proximale 25 de la bague 4 permet une contraction radiale de la bague 4 autorisant le passage forcé de cette bague dans l'entrée proximale du logement 6 (figure 4) puis la rétention de cette bague dans ce logement (figure 5), avec possibilité de mouvements multidirectionnels. La bague 4 est alors retournée à 180° pour prendre sa position d'utilisation (figure 6). La plaque étant placée dans sa position d'implantation, la vis 2 est ensuite introduite au travers de la bague 4 (figure 7) et est vissée jusqu'à ce que sa portion de rétention 5 prenne place dans le logement 6 (figure 8). Comme mentionné plus haut, au cours de ce vissage, cette portion de rétention 5 vient porter contre le collet 27 et le déformer élastiquement, dans la direction radiale, pour permettre le franchissement de ce collet se par la portion 5. Les figures 9 et 10 montrent une deuxième forme de réalisation de la bague 4, dans laquelle les équateurs desdites première et deuxième sphères ne sont pas décalés l'un par rapport à l'autre mais au contraire confondus. Dans ce cas, la bague 4 présente, du côté de ladite première extrémité axiale 23, une portion proximale 25 de hauteur nettement inférieure à la portion distale 26 située du côté de ladite deuxième extrémité axiale 24 ; de la même manière que précédemment, la face périphérique intérieure 21 s'interrompt de manière à délimiter, par un collet 27, une ouverture proximale 30 dont le diamètre est légèrement inférieur au diamètre de la portion de rétention 5, tandis que, du côté de ladite deuxième extrémité 24, la face périphérique intérieure 21 s'interrompt de manière à délimiter, par un collet 28, une ouverture distale 31 dont le diamètre est légèrement supérieur à celui de la portion intermédiaire 11 de la vis 2 et est nettement inférieur à celui de la portion de rétention 5. Les figures 11 et 12 montrent une troisième forme de réalisation de la bague 4, dans laquelle les équateurs desdites première et deuxième sphères sont également confondus. Dans ce cas, la bague 4 comprend, au-delà de l'extrémité 23 délimitant le collet 27, une paroi proximale de prolongation 40, formant intérieurement une entrée conique 41. Cette entrée conique 41 favorise l'introduction de la portion de rétention 5 dans le logement 22 délimité par la face périphérique intérieure 21. Pour le reste, la bague 4 est identique à celle des figures 9 et 10. Ainsi que cela apparaît de ce qui précède, l'invention fournit un système de rétention d'une vis 2 ou autre organe d'ancrage, sur une plaque 3, ou autre pièce implantable, ayant les avantages déterminants d'assurer une parfaite rétention de l'organe d'ancrage par rapport à la pièce implantable, de ne pas impliquer, pour réaliser ledit passage forcé, de geste supplémentaire à celui de la mise en place de l'organe d'ancrage sur la pièce implantable, et de permettre d'orienter l'organe d'ancrage par rapport à la pièce implantable selon la direction d'ancrage la plus appropriée. L'invention a été décrite ci-dessus en référence à une forme de réalisation fournie à titre d'exemple. Il va de soi qu'elle n'est pas limitée à cette forme de réalisation mais qu'elle s'étend à toutes les autres formes de réalisation couvertes par les revendications ci-annexées. REVENDICATIONS1 - Système (1) de rétention d'un organe d'ancrage (2) sur une pièce implantable (3), comprenant : - un élément de rétention sous forme d'une bague (4) circulaire et à paroi périphérique continue, destinée à recevoir l'organe d'ancrage (2) au travers d'elle, la face périphérique extérieure (20) de cette bague (4) étant en forme de segment d'une première sphère et contenant l'équateur (E1) de cette première sphère ; - une portion de rétention (5) aménagée sur l'organe d'ancrage (2), destinée à se trouver au niveau de la bague (4) après mise en place, et - un logement (6) aménagé dans la pièce implantable (3) pour recevoir la bague (4), ce logement (6) présentant une forme en segment de sphère contenant l'équateur de cette sphère, et ayant un diamètre tel que la bague (4) est apte à prendre place de façon ajustée en lui et à être retenue en lui avec possibilité de mouvements multidirectionnels de cette bague (4) dans ce logement (6) ; caractérisé en ce que : - la bague (4) présente, au niveau d'une première extrémité axiale (23), qui est celle par laquelle l'organe d'ancrage (2) est destiné à être introduit au travers de cette bague (4), un premier diamètre, et, au niveau de sa deuxième extrémité axiale (24), un deuxième diamètre, inférieur audit premier diamètre ; la face périphérique intérieure (21) présente entre ces premier et deuxième diamètres, un diamètre maximal (E2), supérieur auxdits premier diamètre et deuxième diamètre ; ce diamètre maximal (E2) délimite, du côté de ladite première extrémité axiale (23), une portion proximale (25) de la bague (4) et, du côté de ladite deuxième extrémité axiale (24), une portion distale (26) de la bague ; l'épaisseur radiale moyenne de ladite portion proximale (25) est moindre que l'épaisseur radiale moyenne de la portion distale (26) de cette bague, du fait que ledit premier diamètre est supérieur audit deuxième diamètre ; et - ladite portion de rétention (5) que comprend l'organe d'ancrage (2) présente une forme complémentaire de celle de la face périphérique intérieure (21) de la bague (4), telle que cette portion de rétention (5) est apte à prendre place de façon ajustée dans le logement (22) défini par cette face périphérique intérieure (21) de la bague (4) ; ladite portion proximale (25) est apte à autoriser le passage forcé de ladite portion de rétention (5) de l'organe d'ancrage (2) jusqu'à réception et rétention de cette portionde rétention (5) dans le logement (22) défini par la face périphérique intérieure (21) de la bague (4) ; la portion distale (26) de la bague (4), quant à elle, du fait de son épaisseur radiale moyenne supérieure à celle de la portion proximale (25) de cette bague, fait échec au passage de ladite portion de rétention (5) de l'organe d'ancrage (2) au-delà d'elle. 2 - Système (1) selon la revendication 1, caractérisé en ce que : - la face périphérique intérieure (21) de la bague (4) est en forme de segment d'une deuxième sphère, et son diamètre maximal est l'équateur (E2) de cette deuxième sphère, et - ladite portion de rétention (5) de l'organe d'ancrage (2) est sphérique. 3 - Système (1) selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'équateur (E2) de ladite deuxième sphère est décalé par rapport à l'équateur (El) de ladite première sphère selon l'axe de la bague (4), du côté de ladite première extrémité (23). 4 - Système (1) selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la bague (4) est en un matériau légèrement déformable élastiquement, dont le degré de déformabilité est suffisant pour permettre ledit passage forcé par déformation élastique de ladite portion proximale (25) dans la direction radiale mais insuffisant pour permettre le passage de ladite portion de rétention (5) au travers de ladite portion distale (28). 5 - Système (1) selon la revendication 4, caractérisé en ce que le matériau légèrement déformable élastiquement est du PEEK (polyétheréthercétone) ou du polyéthylène à haute densité. 6 - Système (1) selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que la bague comprend, dans sa portion proximale, une série d'entailles délimitant entre elles des dents élastiquement mobiles dans la direction radiale. 7 - Système (1) selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que ladite première extrémité (23) de la bague (4) est prolongée par une paroi (40) formant intérieurement une entrée conique (41), cette entrée conique (41) favorisant l'introduction de ladite portion de rétention (5) de l'organe d'ancrage (2) dans ledit logement (22) délimité par ladite face périphérique intérieure (21).
22,591
FR2959928A1
A1
20111118
FR 2959928 A1 20111118 FR 1060660 A 20101216 La présente convention concerne un système de rétention d'un organe d'ancrage vis-à-vis d'une pièce implantable associée à cet organe d'ancrage. L'invention trouve des applications particulièrement intéressantes dans le domaine vertébral, pour la rétention d'une vis d'ancrage par rapport à une plaque vertébrale servant à immobiliser deux ou trois vertèbres successives les unes par rapport aux autres, ou pour la rétention d'une vis d'ancrage par rapport à une cage intervertébrale. Certaines pathologies affectant les vertèbres ou les disques intervertébraux impliquent d'immobiliser deux ou trois vertèbres successives les unes par rapport aux autres. Cette immobilisation est fréquemment réalisée au moyen de plaques métalliques placées sur les faces antérieures ou latérales des corps vertébraux, qui sont fixées à ces corps vertébraux par des vis engagées au travers de trous que comprennent ces plaques. Cette immobilisation est également fréquemment réalisée au moyen d'une cage intervertébrale destinée à être engagée entre les plateaux de deux vertèbres, fixée à ces vertèbres par des vis engagées au travers de trous qu'elle comprend. De telles vis de fixation ont pour inconvénient important de risquer de se dévisser sous l'effet des micromouvements et contraintes répétées qu'exercent les vertèbres sur elles, et ce d'autant plus que l'os des vertèbres concernées ne permet pas forcément un ancrage de très bonne qualité (cas d'un patient âgé) ou que les dimensions des vertèbres concernées ne permettent pas d'offrir une surface d'ancrage très importante (particulièrement dans le cas du traitement de vertèbres cervicales). Pour remédier à cet inconvénient, il a été conçu divers moyens de rétention d'une vis sur une plaque, notamment sous forme de douilles ou de bagues fendues destinées à être expansées par la vis, d'anneaux fendus de type "circlips", de plaquettes vissables venant recouvrir la tête d'une ou plusieurs vis, ou de portions du matériau de la plaque rabattables au-dessus de la tête d'une vis. Les systèmes existants ont pour inconvénients soit de ne pas assurer une parfaite rétention dans le temps des vis par rapport à la plaque, soit d'impliquer un geste supplémentaire pour leur mise en oeuvre, par exemple le vissage des plaquettes précitées, soit de pas permettre d'orienter la vis par rapport à la plaque selon la direction d'ancrage la plus appropriée. La présente invention a pour objectif de remédier à l'ensemble de ces 35 inconvénients. Le système de rétention qu'elle concerne comprend, de manière connue en soi, - un logement de rétention formé par la face périphérique du trou destiné à recevoir l'organe d'ancrage, et - une portion de rétention aménagée sur l'organe d'ancrage, destinée à se 5 trouver au niveau dudit logement de rétention une fois l'organe d'ancrage mis en place. Selon l'invention, - le logement de rétention est aménagé dans une pièce présentant un degré de souplesse élastique ; 10 - le logement de rétention présente un premier diamètre au niveau d'une première extrémité axiale, qui est celle par laquelle l'organe d'ancrage est destiné à être introduit au travers de ce logement de rétention, et un deuxième diamètre, inférieur audit premier diamètre, au niveau de sa deuxième extrémité axiale ; le logement de rétention présente entre ces premier et deuxième diamètres, un 15 diamètre maximal, supérieur auxdits premier diamètre et deuxième diamètres ; ce diamètre maximal délimite, du côté de ladite première extrémité axiale, un premier collet formant une saillie circulaire continue, dont les dimensions sont telles que ce premier collet est apte à être déformé élastiquement, et, du côté de ladite deuxième extrémité axiale, un deuxième collet dont les dimensions sont telles que ce deuxième 20 collet n'est pas susceptible d'être déformé élastiquement par ladite portion de rétention que comprend l'organe d'ancrage ; et - cette portion de rétention que comprend l'organe d'ancrage présente un diamètre maximal sensiblement identique audit diamètre maximal dudit logement de rétention et a une forme apte à épouser celle de ce logement lorsque l'organe 25 d'ancrage est mis en place, cette portion de rétention étant ainsi apte à déformer élastiquement ledit premier collet puis à prendre place de façon ajustée dans le logement de rétention, en prenant appui contre ledit deuxième collet, non susceptible d'être déformé par elle. L'invention fournit ainsi un système de rétention assurant une parfaite rétention 30 de l'organe d'ancrage par rapport à la pièce implantable, et n'impliquant pas, pour réaliser ladite déformation élastique, de geste supplémentaire à celui de la mise en place de l'organe d'ancrage sur la pièce implantable. De préférence, ladite pièce présentant un degré de souplesse élastique est en un matériau légèrement déformable élastiquement, dont le degré de déformabilité est suffisant pour permettre, par déformation élastique, le passage de ladite portion de rétention au-delà dudit premier collet. Ce matériau légèrement déformable élastiquement peut notamment être du PEEK (polyétheréthercétone). Si nécessaire selon le matériau utilisé pour cette pièce et l'épaisseur de celle-ci, la pièce pourrait comprendre, dans sa portion proximale, une série d'entailles délimitant entre elles des dents élastiquement mobiles dans la direction radiale. Selon une forme de réalisation possible de l'invention, ledit logement de rétention est aménagé directement dans la paroi de ladite pièce implantable. Ladite pièce présentant un degré de souplesse élastique est alors ladite pièce implantable elle-même. Selon une autre forme de réalisation possible de l'invention, - ledit logement de rétention est aménagée dans une bague circulaire et à paroi périphérique continue, dont la face périphérique extérieure est en forme de segment 15 de sphère et contenant l'équateur de cette sphère ; - un logement est aménagé dans ladite pièce implantable pour recevoir la bague, ce logement présentant une forme en segment de sphère contenant l'équateur de cette sphère, et ayant un diamètre tel que la bague est apte à prendre place de façon ajustée en lui et à être retenue en lui avec possibilité de mouvements 20 multidirectionnels de cette bague dans ce logement. Ladite pièce présentant un degré de souplesse élastique est dans ce cas formée par ladite bague. Le diamètre maximal précité définit, du côté de ladite première extrémité axiale de la bague, une portion proximale de la bague dont l'épaisseur radiale moyenne est moindre que l'épaisseur radiale moyenne de la 25 portion distale de cette bague, du fait que ledit premier diamètre est supérieur audit premier diamètre. Cette épaisseur radiale moindre permet à ladite portion proximale d'autoriser le passage forcé de ladite portion de rétention de l'organe d'ancrage au-delà du premier collet jusqu'à réception et rétention de cette portion de rétention dans le logement défini par la face périphérique intérieure de la bague ; la portion 30 distale de la bague, quant à elle, du fait de son épaisseur radiale moyenne supérieure à celle de la portion proximale de cette bague, forme ledit deuxième collet, qui est rigide et fait ainsi échec au passage de ladite portion de rétention de l'organe d'ancrage au-delà de lui. De préférence, ledit logement de rétention et ladite portion de rétention 35 présentent des formes sphériques. La venue de ladite portion de rétention en place dans le logement formé par ledit logement de rétention permet d'orienter l'organe d'ancrage par rapport à la pièce implantable selon la direction d'ancrage la plus appropriée grâce à la mobilité multidirectionnelle de cet organe d'ancrage dans ledit logement. De préférence, dans ce cas, le diamètre maximal précité est l'équateur du segment de sphère définissant le logement de rétention, et cet équateur est décalé selon l'axe du logement de rétention, du côté de ladite première extrémité. Selon une possibilité, ladite première extrémité du logement de rétention est prolongée par une paroi formant intérieurement une entrée conique, cette entrée conique favorisant l'introduction de ladite portion de rétention de l'organe d'ancrage au-delà dudit premier collet, jusque dans ledit logement de rétention. L'invention sera bien comprise, et d'autres caractéristiques et avantages de celle-ci apparaîtront, en référence au dessin schématique annexé, représentant, à titre d'exemples non limitatifs, deux formes de réalisation possibles du système de rétention qu'elle concerne. La figure 1 est une vue en coupe d'une bague que comprend ce système de rétention selon une première forme de réalisation ; la figure 2 en est une vue similaire à la figure 1, après mise en place sur une plaque osseuse ; les figures 3 à 6 sont des vues de la bague et de la plaque osseuse au cours de quatre étapes de la mise en place de la bague sur la plaque ; les figures 7 à 8 sont des vues de la bague, de la plaque osseuse et d'une vis, constituant ensemble le système de rétention, au cours de deux étapes de la mise en place de la vis ; la figure 9 est une vue en perspective de la bague selon une première variante ; la figure 10 en est une vue en coupe passant par l'axe de cette bague ; la figure 11 est une vue en perspective de la bague selon une deuxième variante ; la figure 12 en est une vue en coupe passant par l'axe de cette bague ; la figure 13 est une vue en perspective d'une cage incluant, selon une deuxième forme de réalisation, le système de rétention ; la figure 14 est une vue latérale de la cage, par son côté proximal ; la figure 15 est une vue de la cage de dessus, avec coupe partielle selon la ligne XV-XV de la figure 14 ; la figure 16 est une vue de la cage en coupe selon la ligne XVI-XVI de la figure 15, et la figure 17 est une vue de la cage en coupe selon la ligne XVII-XVII de la figure 15. Par simplification, les parties ou éléments qui se retrouvent d'une forme de réalisation à une autre seront désignés par les mêmes références numériques. Les figures 7 et 8 représentent un système 1 de rétention d'une vis d'ancrage 2 sur une plaque osseuse 3, qui comprend, selon ladite première forme de réalisation, une bague de rétention 4, une portion de rétention 5 aménagée sur la vis 2 et un logement 6 aménagé dans la plaque 3. La vis 2 comprend un corps fileté 10 adapté à une mise en place dans l'os du corps d'une vertèbre, une portion intermédiaire cylindrique lisse 11 et une tête formant ladite portion de rétention 5. Cette dernière présente une forme en segment de sphère contenant l'équateur de cette sphère. La vis 2 comprend également une cavité proximale 12 permettant sa manoeuvre en rotation, dont la forme est en étoile dans l'exemple de réalisation montré au dessin. La plaque osseuse 3 est notamment une plaque métallique destinée à être fixée, au moyen de plusieurs vis 2, aux corps vertébraux de deux ou trois vertèbres successives afin d'immobiliser ces vertèbres les unes par rapport aux autres. Elle comprend une pluralité de trous de réception de vis 2 et bagues 4, dont chacun forme un logement 6. Ce logement 6 présente une forme en segment de sphère qui contient l'équateur de cette sphère. La bague 4 est circulaire et à paroi périphérique continue, et est réalisée en un matériau légèrement déformable élastiquement, notamment en PEEK (polyétheréthercétone) ou en polyéthylène à haute densité. Comme cela est plus particulièrement visible sur les figures 1 et 2, elle présente une face périphérique extérieure 20 en forme de segment d'une première sphère contenant l'équateur de cette première sphère, et une face périphérique intérieure 21 en forme de segment d'une deuxième sphère contenant l'équateur de cette deuxième sphère. Les diamètres respectifs de la sphère générant le logement 6 et de ladite première sphère sont tels que la bague 4 est apte à prendre place de façon ajustée dans ce logement 6, ainsi que le montre la figure 5, et à être retenue en lui avec possibilité de mouvements multidirectionnels dans ce logement, notamment avec possibilité de retournement sur 180° comme cela apparaît par comparaison des figures 5 et 6. La bague 4 délimite intérieurement un logement 22 de rétention de la portion de rétention 5 que comprend la vis 2. Les diamètres respectifs de la sphère générant la portion de rétention 5 et de ladite deuxième sphère sont tels que la portion de rétention 5 est apte à prendre place de façon ajustée dans ce logement 22, comme le montre la figure 8. L'équateur E2 de ladite deuxième sphère est décalé par rapport à l'équateur El de ladite première sphère selon l'axe A de la bague 4, du côté d'une première extrémité axiale 23 de la bague 4, qui est celle par laquelle la vis 2 est destinée à être introduite au travers de la bague 4. La face périphérique intérieure 21 forme, entre l'équateur E2 et la première extrémité 23, une portion proximale de cette face 21 et, entre l'équateur E2 et la deuxième extrémité axiale 24 opposée à la première extrémité 23, une portion distale de cette face 21. Compte tenu du décalage précité des équateurs El et E2, le degré de refermeture sphérique de ladite portion proximale de la face 21 est moindre que le degré de refermeture sphérique de la portion distale de cette face 21 ; il en résulte que ladite portion proximale de la face 21 délimite, conjointement à la face périphérique extérieure 20, d'un côté de l'équateur E2, une portion proximale 25 de la bague 4 ayant une épaisseur radiale moyenne moindre que l'épaisseur radiale moyenne de la portion distale 26 s'étendant de l'autre côté de l'équateur E2. En d'autres termes, la paroi de la bague 4 forme, du côté proximal, au niveau de ladite première extrémité 23, un premier collet 27 dont la dimension dans la direction radiale, par rapport à un plan T tangent à ladite deuxième sphère et perpendiculaire à l'équateur E2, est nettement plus faible que la dimension dans la direction radiale, par rapport à ce même plan T, du deuxième collet 28 formé, du côté distal, au niveau de ladite deuxième extrémité 24, par la paroi de la bague 4. Du côté de ladite première extrémité 23, la face périphérique intérieure 21 s'interrompt de manière à délimiter une ouverture proximale 30 dont le diamètre est légèrement inférieur au diamètre de la portion de rétention 5. Du côté de ladite deuxième extrémité 24, la face périphérique intérieure 21 s'interrompt de manière à délimiter une ouverture distale 31 dont le diamètre est légèrement supérieur à celui de la portion intermédiaire 11 de la vis 2 et est nettement inférieur à celui de la portion de rétention 5. L'épaisseur radiale moyenne de la portion proximale 25 de la bague 4 est telle que cette portion proximale 25 est apte à autoriser le passage forcé de la portion de rétention 5 lors de l'introduction de cette portion de rétention 5 dans le logement 22, la résistance générée par ce passage forcé étant cependant insuffisante pour faire obstacle au vissage de la vis. Il en résulte que ce passage forcé est réalisé par la simple poursuite du vissage de la vis 2 après la venue de la portion de rétention 5 au contact du premier collet 27. Par contre l'épaisseur radiale moyenne de la portion distale 26, de même que la hauteur et l'épaisseur du deuxième collet 28, sont suffisantes pour que cette portion distale 26 ne permette pas le passage de la portion de rétention 5 au travers d'elle nonobstant le léger degré de déformation élastique du matériau constituant la bague 4. En outre, dans l'exemple représenté, la bague 4 comprend une entrée conique proximale 32 facilitant l'introduction de la vis 2 dans le logement 22 de la bague 4. La bague peut notamment avoir les dimensions suivantes : - diamètre de ladite première sphère : 10 mm ; - diamètre de ladite deuxième sphère : 7 mm ; - décalage de l'équateur E2 par rapport à l'équateur El : 0,70 mm ; - dimension du premier collet 27 dans la direction radiale par rapport au plan T : 0,15 mm; - dimension du deuxième collet 28 dans la direction radiale par rapport au plan T : 0,75 mm. En pratique, comme le montrent les figures 3 à 8, une bague 4 est présentée en face du logement 6 destiné à la recevoir dans une position retournée à 180° par rapport à sa position d'utilisation, c'est-à-dire avec son extrémité 23 tournée vers la plaque 3 (figure 3). La déformabilité dans la direction radiale de la portion proximale 25 de la bague 4 permet une contraction radiale de la bague 4 autorisant le passage forcé de cette bague dans l'entrée proximale du logement 6 (figure 4) puis la rétention de cette bague dans ce logement (figure 5), avec possibilité de mouvements multidirectionnels. La bague 4 est alors retournée à 180° pour prendre sa position d'utilisation (figure 6). La plaque étant placée dans sa position d'implantation, la vis 2 est ensuite introduite au travers de la bague 4 (figure 7) et est vissée jusqu'à ce que sa portion de rétention 5 prenne place dans le logement 22 (figure 8). Comme mentionné plus haut, au cours de ce vissage, cette portion de rétention 5 vient porter contre le premier collet 27 et le déformer élastiquement, dans la direction radiale, pour permettre le franchissement de ce collet par la portion 5. Les figures 9 et 10 montrent une variante de réalisation de la bague 4, dans laquelle les équateurs desdites première et deuxième sphères ne sont pas décalés l'un par rapport à l'autre mais au contraire confondus. Dans ce cas, la bague 4 présente, du côté de ladite première extrémité axiale 23, une portion proximale 25 de hauteur nettement inférieure à la portion distale 26 située du côté de ladite deuxième extrémité axiale 24 ; de la même manière que précédemment, la face périphérique intérieure 21 s'interrompt de manière à délimiter, par un premier collet 27, une ouverture proximale 30 dont le diamètre est légèrement inférieur au diamètre de la portion de rétention 5, tandis que, du côté de ladite deuxième extrémité 24, la face périphérique intérieure 21 s'interrompt de manière à délimiter, par un deuxième collet 28, une ouverture distale 31 dont le diamètre est légèrement supérieur à celui de la portion intermédiaire 11 de la vis 2 et est nettement inférieur à celui de la portion de rétention 5. Les figures 11 et 12 montrent une autre variante de réalisation de la bague 4, dans laquelle les équateurs desdites première et deuxième sphères sont également confondus. Dans ce cas, la bague 4 comprend, au-delà de l'extrémité 23 délimitant le premier collet 27, une paroi proximale de prolongation 40, formant intérieurement une entrée conique 41. Cette entrée conique 41 favorise l'introduction de la portion de rétention 5 dans le logement 22 délimité par la face périphérique intérieure 21. Pour le reste, la bague 4 est identique à celle des figures 9 et 10. Les figures 13 à 15 montrent une deuxième forme de réalisation de l'invention, dans laquelle la pièce implantable est une à cage intervertébrale 50, destinée à être insérée entre les plateaux vertébraux de deux vertèbres consécutives. Cette cage 50 présente une paroi périphérique et une cloison médiane 51 délimitant deux cavités 52 destinées à recevoir des greffons osseux. Elle est réalisée en un matériau légèrement déformable élastiquement, notamment en PEEK (polyétheréthercétone). Dans sa face antérieure, la cage 50 comprend un trou médian 53 et une empreinte pour son montage sur l'extrémité d'un instrument d'impaction, ainsi que quatre trous latéraux 54 destinés à recevoir des vis (non représentées mais identiques ou très similaires à la vis montrée sur les figures 7 et 8), ces vis permettant l'ancrage de la cage 50 aux corps des vertèbres entre lesquels cette cage est insérée. Ainsi que cela apparaît sur la figure 14, les premier et troisième trous 54 depuis la gauche de cette figure sont dirigés vers le sommet de la cage 50 et sont destinés à recevoir des vis d'ancrage dans le corps de la vertèbre sus-jacente, tandis que les deuxième et quatrième trous 54 sont dirigés vers le bas de la cage 50 et sont destinés à recevoir des vis d'ancrage dans le corps de la vertèbre sous-jacente. En référence aux figures 16 et 17, il apparaît que chaque trou 54 forme un logement 22 antérieur constituant une logement de rétention de la portion de rétention 5 que comprend une vis 2. Le logement 22, et donc le logement de rétention qu'il constitue, présente un premier diamètre au niveau de son extrémité axiale antérieure, qui est celle par laquelle l'organe d'ancrage est destiné à être introduit au travers de ce logement de rétention, et un deuxième diamètre, inférieur audit premier diamètre, au niveau de son extrémité axiale postérieure ; la face périphérique du trou 54 délimitant ce logement 22 présente entre ces premier et deuxième diamètres, un diamètre maximal assimilable à E2 dans la première forme de réalisation, supérieur auxdits premier diamètre et deuxième diamètres ; ce diamètre maximal E2 délimite, du côté de ladite extrémité axiale antérieure, le premier collet 27 apte à être déformé élastiquement, qui forme une saillie circulaire continue, et, du côté de ladite extrémité axiale postérieure, ledit deuxième collet 28 non susceptible d'être déformé élastiquement par la portion de rétention 5 que comprend la vis 2. Ainsi que cela apparaît de ce qui précède, l'invention fournit un système de rétention d'une vis 2 ou autre organe d'ancrage, sur une plaque 3, ou autre pièce implantable, ayant les avantages déterminants d'assurer une parfaite rétention de l'organe d'ancrage par rapport à la pièce implantable, de ne pas impliquer de geste supplémentaire à celui de la mise en place de l'organe d'ancrage sur la pièce implantable, et de permettre d'orienter l'organe d'ancrage par rapport à la pièce implantable selon la direction d'ancrage la plus appropriée. L'invention a été décrite ci-dessus en référence à des formes de réalisation fournies à titre d'exemples. Il va de soi qu'elle n'est pas limitée à ces formes de réalisation mais qu'elle s'étend à toutes les autres formes de réalisation couvertes par les revendications ci-annexées. REVENDICATIONS1 - Système (1) de rétention d'un organe d'ancrage (2) sur une pièce implantable (3, 54), comprenant : - un logement de rétention (22) formé par la face périphérique du trou destiné à recevoir l'organe d'ancrage (2), et - une portion de rétention (5) aménagée sur l'organe d'ancrage (2), destinée à se trouver au niveau dudit logement de rétention une fois l'organe d'ancrage mis en place ; caractérisé en ce que : - le logement de rétention (22) est aménagé dans une pièce (4, 50) présentant un degré de souplesse élastique ; - le logement de rétention (22) présente un premier diamètre au niveau d'une première extrémité axiale, qui est celle par laquelle l'organe d'ancrage (2) est destiné à être introduit au travers de ce logement de rétention (22), et un deuxième diamètre, inférieur audit premier diamètre, au niveau de sa deuxième extrémité axiale ; le logement de rétention (22) présente entre ces premier et deuxième diamètres, un diamètre maximal (E2), supérieur auxdits premier diamètre et deuxième diamètres ; ce diamètre maximal délimite, du côté de ladite première extrémité axiale, un premier collet (27) formant une saillie circulaire continue, dont les dimensions sont telles que ce premier collet (27) est apte à être déformé élastiquement, et, du côté de ladite deuxième extrémité axiale, un deuxième collet (28) dont les dimensions sont telles que ce deuxième collet n'est pas susceptible d'être déformé élastiquement par ladite portion de rétention (5) que comprend l'organe d'ancrage (2) ; et - cette portion de rétention (5) que comprend l'organe d'ancrage (2) présente un diamètre maximal sensiblement identique audit diamètre maximal (E2) dudit logement de rétention (22) et a une forme apte à épouser celle de ce logement lorsque l'organe d'ancrage (2) est mis en place, cette portion de rétention (5) étant ainsi apte à déformer élastiquement ledit premier collet (27) puis à prendre place de façon ajustée dans le logement de rétention (22), en prenant appui contre ledit deuxième collet (28), non susceptible d'être déformé par elle. 2 - Système (1) selon la revendication 1, caractérisé en ce que ladite pièce (4, 50) présentant un degré de souplesse élastique est en un matériau légèrement déformable élastiquement, dont le degré de déformabilité est suffisant pourpermettre, par déformation élastique, le passage de ladite portion de rétention (5) au-delà dudit premier collet (27). 3 - Système (1) selon la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisé en ce que la pièce présentant un degré de souplesse élastique comprend, dans sa portion proximale, une série d'entailles délimitant entre elles des dents élastiquement mobiles dans la direction radiale. 4 - Système (1) selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que ledit logement de rétention (22) est aménagé directement dans la paroi de ladite pièce implantable (50). 5 - Système (1) selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que : - ledit logement de rétention (22) est aménagée dans une bague (4) circulaire et à paroi périphérique continue, dont la face périphérique extérieure est en forme de segment de sphère et contenant l'équateur de cette sphère ; - un logement (6) est aménagé dans ladite pièce implantable (3) pour recevoir la bague (4), ce logement (6) présentant une forme en segment de sphère contenant l'équateur de cette sphère, et ayant un diamètre tel que la bague (4) est apte à prendre place de façon ajustée en lui et à être retenue en lui avec possibilité de mouvements multidirectionnels de cette bague (4) dans ce logement (6). 6 - Système (1) selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que ledit logement de rétention (22) et ladite portion de rétention (5) présentent des formes sphériques. 7 - Système (1) selon la revendication 6, caractérisé en ce que ledit diamètre maximal est l'équateur (E2) du segment de sphère définissant le logement de rétention (22), et en ce que cet équateur (E2) est décalé selon l'axe du logement de rétention (22), du côté de ladite première extrémité. 8 - Système (1) selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que ladite première extrémité du logement de rétention (22) est prolongée par une paroi (40) formant intérieurement une entrée conique (41), cette entrée conique (41) favorisant l'introduction de ladite portion de rétention (5) de l'organe d'ancrage (2) au- delà dudit premier collet (27), jusque dans ledit logement de rétention (22). 9 - Système (1) selon l'une des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que ladite pièce (4, 50) présentant un degré de souplesse élastique est en PEEK (polyétheréthercétone).
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FR2959929A1
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FR 2959929 A1 20111118 FR 1053777 A 20100517 Gabarit individualisé pour appareillage orthodontique, ensemble formé par ce gabarit, une base et une attache, et ses procédés de conception L'invention concerne la réalisation d'un appareillage orthodontique individualisé pour le traitement d'un patient, destiné à être utilisé principalement dans le cas d'une technique linguale, c'est-à-dire avec l'appareil disposé sur la face postérieure non visible des dents. Classiquement, de tels appareils comportent : au moins un arc orthodontique, autrement dit un fil métallique exerçant sur les dents un effort tendant à les amener, à partir de leur position initiale insatisfaisante, dite « mal position », à une position finale satisfaisante, dite « position corrigée » ; - et une série d'attaches, dites aussi couramment « brackets », pourvues chacune d'au moins une gorge pour la réception d'un arc orthodontique ; ces attaches sont fixées individuellement sur les dents du patient, dans une position déterminée permettant à l'arc orthodontique de transférer sur les dents les efforts de rotation nécessaires pour qu'elles passent de la mal position à la position corrigée pendant le traitement. Le plus couramment, un ou plusieurs arcs orthodontiques, et avec lui ou eux une seule série d'attaches comportant chacune une ou plusieurs gorges, sont utilisés. Les techniques orthodontiques linguales, qui ont l'avantage esthétique de laisser l'appareillage pratiquement invisible depuis l'extérieur, ont commencé à se développer vers 1970. Mais à l'époque elles reposaient sur une conception et une fabrication entièrement manuelles des appareils et leur mise en oeuvre était d'une très grande complexité. En effet, un élément important de la réussite du traitement est le bon positionnement de l'attache et de sa gorge sur la dent, notamment par rapport à son centre de rotation. En effet, ce positionnement détermine l'orientation des efforts qui sont imposés à la dent correspondante, et donc les orientations de la dent dans les différentes directions de l'espace lorsqu'elle se trouvera en position finale corrigée. Ce positionnement est beaucoup plus délicat à réaliser en technique linguale qu'en technique dite labiale ou vestibulaire (où l'appareillage est disposé sur la face antérieure des dents), du fait de l'angulation importante des faces postérieures des dents. Cette angulation éloigne davantage le centre de rotation de la dent par rapport à l'attache que dans le cas d'une technique labiale. Cela fait qu'une légère erreur de positionnement de l'attache peut placer la gorge dans une mauvaise position, en rendant l'appareillage incapable d'assurer la correction souhaitée de la position de la dent. Il est donc particulièrement important de positionner très précisément les attaches, 35 en particulier sur les incisives et les canines dont les formes des faces internes sont plus complexes et variables que celles des prémolaires et molaires. De manière habituelle, ce positionnement est réalisé par des dispositifs appelés couramment « jigs » (gabarits) par les orthodontistes, dont un exemple est décrit dans le document US-A-2009/0136890. Ce gabarit est constitué par un bloc en matière plastique pourvu, sur sa face inférieure ou supérieure, d'un logement dont la configuration le rend adapté à ce que l'extrémité d'une dent donnée vienne s'y insérer. Cette insertion n'est possible de manière précise et efficace pour la réussite du traitement que si la morphologie de chaque dent a été préalablement numérisée individuellement à partir d'une empreinte de l'arcade du patient, et si cette morphologie a été introduite numériquement dans le logiciel de commande d'un appareillage de fabrication du bloc. De cette façon, on réalise le bloc en y pratiquant une cavité dans laquelle l'extrémité de la dent vient exactement s'insérer. Le bloc comporte également un élément porteur en forme de crochet comportant trois sections consécutives formant entre elles des angles droits. Une première section traverse le bloc de manière coulissante dans un orifice adapté. Une troisième section a son extrémité conformée pour être insérable dans la gorge d'une attache de manière à la maintenir pendant la pose de l'attache et à s'en dégager facilement une fois l'attache déposée. La deuxième section relie les deux autres. Pour poser l'attache, on la place à l'extrémité de l'élément porteur, on coiffe la dent avec le bloc, et on exerce une traction sur l'élément porteur pour plaquer la semelle de l'attache contre la base préalablement munie d'une colle orthodontiques. Une fois la colle polymérisée, l'élément porteur est dégagé de l'attache et le bloc est retiré. Ce dispositif présente cependant un certain nombre d'inconvénients. Ces blocs et éléments porteurs sont encombrants, ce qui rend leur pose difficile, et désagréable pour le patient. De plus, la précision du positionnement de l'attache n'est pas toujours suffisante. D'une part, le bloc n'englobe que la partie supérieure de la dent, puisqu'il ne peut pas couvrir une partie importante de la face postérieure pour ne pas gêner la pose de l'attache. II s'ensuit qu'il peut y avoir un jeu relativement important dans le positionnement du bloc lors de l'opération. D'autre part, la structure multipièces du dispositif fait que les imprécisions de conception et de fabrication des différents composants se cumulent. Le but de l'invention est de proposer un nouveau procédé de conception et de fabrication d'un gabarit et le gabarit en résultant, exempts des inconvénients précités et autorisant un positionnement très précis de l'attache avec un minimum de gêne pour le patient et d'ergonomie d'utilisation pour le praticien lors de la pose. A cet effet, l'invention a pour objet un gabarit individualisé pour la mise en place 35 sur une dent d'une base portant une attache, destinée à faire partie d'un appareillage orthodontique caractérisé en ce que : - le gabarit est un capuchon qui coiffe ladite dent en recouvrant son bord libre et au moins des portions de ses faces antérieure et postérieure ; - le gabarit a une forme telle qu'il peut épouser la base sur au moins une portion d'au moins un de ses bords. Il peut comporter des moyens de préhension par le praticien pour sa mise en place. Il peut comporter des moyens permettant de lui solidariser la base qu'il entoure, avant leur mise en place sur la dent, et de l'en désolidariser après la fixation de la base sur la dent. 10 Il peut comporter un logement pour la base destiné à entourer celle-ci sur au moins une portion d'au moins un de ses bords latéraux et au moins une portion de son bord longitudinal destiné à être située le plus près du bord coupant de la dent. II peut comporter au moins un logement ou saillie destiné à correspondre à au moins une saillie ou logement ménagé dans la base. 15 L'invention a également pour objet un ensemble formé par une base individualisée portant une attache, destinés à être inclus dans un appareillage orthodontique, et un gabarit destiné à assurer un positionnement précis de la base sur la dent correspondante, caractérisé en ce que le gabarit est un gabarit individualisé du type précédent. Il peut être destiné à un appareillage orthodontique lingual. 20 II peut être destiné à un appareillage orthodontique vestibulaire. L'invention a également pour objet un procédé de conception d'un gabarit individualisé du type précédent, caractérisé en ce que : - on réalise un moulage d'une empreinte de l'arcade et des dents du patient en malposition ; 25 - on réalise un modèle occlusal prévisionnel matériel ou virtuel de ce moulage ; - si le modèle occlusal prévisionnel est matériel on en réalise une image informatique ; - on conçoit numériquement pour chaque dent à traiter un ensemble formé par une base et une attache, destiné à être intégré à un appareillage orthodontique ; 30 - et on conçoit numériquement pour chaque dent à traiter un capuchon destiné à coiffer la dent en s'étendant sur au moins des portions respectives des faces antérieure et postérieure de la dent. On peut soustraire numériquement du capuchon un espace dont le contour correspond au contour de la base précédemment conçue pour ladite dent. 35 L'invention a également pour objet un procédé de conception d'un gabarit individualisé du type précédent, caractérisé en ce que : - on réalise un moulage d'une empreinte de l'arcade et des dents du patient en malposition ; - on réalise une image informatique de ce moulage ; - on conçoit numériquement pour chaque dent à traiter un ensemble formé par une base et une attache, destiné à être intégré à un appareillage orthodontique ; - on conçoit numériquement pour chaque dent à traiter un capuchon destiné à coiffer la dent en s'étendant sur au moins des portions respectives des faces antérieure et postérieure de la dent. On peut soustraire numériquement du capuchon un espace dont le contour correspond au contour de la base précédemment conçue pour ladite dent. L'invention a également pour objet un procédé de réalisation d'un gabarit du type précédent, caractérisé en ce qu'on conçoit numériquement ledit gabarit selon l'un des procédés précédents. L'invention a également pour objet un procédé de réalisation d'un gabarit du type précédent, caractérisé en ce qu'on conçoit numériquement et fabrique l'ensemble de l'appareil orthodontique dont l'attache correspondant audit gabarit doit faire partie, on positionne ledit appareil sur un modèle occlusal prévisionnel matériel ou sur une empreinte de l'arcade et des dents du patient en malposition, on réalise une numérisation de l'ensemble formé par ledit appareil et ledit modèle occlusal prévisionnel ou ladite empreinte, on conçoit numériquement ledit gabarit à partir de ladite numérisation et on réalise ledit gabarit, par exemple par frittage laser par prototypage rapide. Comme on l'aura compris, l'invention consiste à concevoir pour chaque dent un gabarit individualisé qui présente les caractéristiques suivantes : - le gabarit coiffe la dent concernée en recouvrant son bord libre et au moins des 25 portions de ses faces antérieure et postérieure ; - le gabarit a une forme telle qu'il peut épouser la base sur au moins une portion d'au moins un de ses bords, par exemple sur une partie d'un de ses bords mésio-distaux (bords latéraux), ou sur une partie de ses deux bords mésio-distaux, ou sur au moins une partie de son bord occlusal (longitudinal) proche du bord libre de la dent ; on peut ainsi 30 assurer un positionnement relatif précis du gabarit et de la base, sur laquelle l'attache a été préalablement fixée ou intégrée de construction ; - dans un exemple particulier de réalisation, il comporte des moyens de fixation, par exemple par clipsage, de la base sur le gabarit, permettant leur désolidarisation après la pose de l'ensemble base-attache. 35 L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui suit, donnée en référence aux figures annexées suivantes : - la figure 1 qui montre un premier exemple de configuration d'un gabarit selon l'invention et la base qui lui est fixée pour être positionnée sur une dent ; - les figures 2 et 3 qui montrent deux autres exemples de configuration d'un gabarit selon l'invention, avec la base qui lui est associée ; - la figure 4 qui montre une autre configuration de gabarit selon l'invention, qui est en fait identique à la moitié d'un gabarit selon la figure 1, et est destiné à être employé sur des dents difficilement accessibles ; - la figure 5 qui montre de profil une variante de l'invention où le gabarit possède un dispositif facilitant sa préhension par le praticien. Un exemple non limitatif de mise en oeuvre de l'invention va être à présent décrit. On commence par réaliser un moulage en plâtre d'une empreinte de l'arcade et des dents du patient en mal position. Puis, de manière connue, on réalise ce que les orthodontistes appellent un « set-up » ou « modèle occlusal prévisionnel », c'est-à-dire une représentation matérielle de l'arcade et des dents placées dans leurs positions corrigées visées. A cet effet, les dents du moulage précédent sont découpées une à une et replacées dans leurs positions corrigées visées respectives. Puis on réalise une image informatique de ce set up. En variante, il va de soi que le modèle occlusal prévisionnel peut être réalisé de façon totalement virtuelle, ce qui ne change en rien le principe de la conception du gabarit 20 et de son utilisation. Puis, selon des procédés connus, par exemple dans les documents WO-A-03/068099 ou WO-A-2009/056776, on conçoit numériquement pour chaque dent un ensemble formé par une base et une attache. Une face de la base épouse la face interne de la dent, et l'attache est fixée sur l'autre face de la base dans une position choisie. 25 Selon différents procédés, qui peuvent être indifféremment mis en oeuvre dans le cadre de l'invention, on peut notamment retenir les solutions suivantes : - l'attache peut être une attache « de série », c'est-à-dire avoir une forme et des dimensions standardisées, et être prélevée, lors de la conception de l'appareillage, dans une bibliothèque informatique d'attaches ; 30 ou l'attache peut être conçue et réalisée « sur mesure ». On peut prévoir également une pièce intermédiaire entre l'attache et la base, dont la géométrie correspond à l'espace qui, sans elle, serait laissé libre à la fin du traitement entre la dent correspondante dans sa position corrigée et l'arc orthodontique qui passera dans les gorges des attaches lors du traitement et aura retrouvé sa forme initiale en fin de 35 traitement (voir WO-A-2009/056776). Il est indifférent, dans le cadre de l'invention, que les bases et les attaches et les éventuelles pièces intermédiaires soient conçues et fabriquées séparément ou soient conçues et fabriquées comme des pièces uniques fusionnées les unes aux autres. L'essentiel, dans le cadre de l'invention, est que la conception numérique de l'appareillage, qui inclut aussi la configuration de l'arc orthodontique (qui peut être du type dit « straight wire » et, donc, s'étendre sensiblement dans un plan unique, ou peut s'étendre dans les trois directions de l'espace), aboutisse à une définition de la forme et des dimensions de l'ensemble comportant les bases et les attaches procurant un positionnement correct des gorges des attaches sur chaque dent pour que, en liaison avec l'arc orthodontique, les dents soient chacune amenées à leur position corrigée à la fin du traitement, et à une définition des contours de la base. Puis, selon l'invention, on réalise la conception des gabarits de la manière suivante. On conçoit un capuchon destiné à venir coiffer la dent en s'étendant sur au moins des portions respectives des faces antérieure et postérieure de la dent. Puis on soustrait numériquement de la partie du capuchon destinée à s'étendre sur la face postérieure de la dent un espace dont le contour correspond au contour de la base précédemment conçue. Le résultat de cette soustraction est la configuration externe qu'il faut donner au gabarit pour que, après avoir solidarisé à un gabarit la base et l'attache qu'elle porte, et après avoir mis le gabarit en position sur la dent, la base se retrouve sur la face postérieure de la dent dans la position exacte visée, avec une grande précision. La colle ou tout autre moyen de solidarisation dont la base a été préalablement enduite permet de fixer la base sur la dent, et après cette fixation, le gabarit peut être retiré. En variante, on peut concevoir directement le bord du gabarit qui vient épouser la base, donc sans réaliser l'opération de soustraction que l'on vient de citer. La base peut être fixée au gabarit par clipsage ou tout autre moyen avant l'installation du gabarit sur la dent. Les configurations exactes de la base et du gabarit peuvent être adaptées pour permettre cette fixation. Cela dit, il n'est pas obligatoire de fixer la base sur le gabarit préalablement à l'installation du gabarit sur la dent. On peut aussi parfaitement procéder d'abord à l'installation du gabarit sur la dent, puis appliquer la base sur la dent en la faisant venir en butée contre les bords de l'espace ménagé à cet effet dans le gabarit. Optimalement, le gabarit est réalisé par un procédé de prototypage rapide par frittage laser, avec une précision dimensionnelle qui est de l'ordre de 20pm. D'autres procédés de prototype rapide peuvent être utilisés, par exemple le prototypage plastique, 35 le prototypage cire perdue... Le frittage laser offre aujourd'hui les meilleures précisions. Le gabarit selon l'invention présente l'avantage par rapport aux gabarits de l'art antérieur, outre de garantir une excellente précision du positionnement de l'ensemble base-attache, d'être très peu encombrant en bouche. On peut, en effet, conférer à ses parois une très faible épaisseur, inférieure à l mm (par exemple 0,6mm). Par rapport aux gabarits en forme de blocs de l'art antérieur (US-A-2009/0136898), ils sont beaucoup plus compacts et donc d'autant moins gênants pour le patient lors de la pose de l'appareil orthodontique, et laissent à l'orthodontiste plus de place pour implanter les bases sur les autres dents sans retirer au préalable les gabarits déjà posés. Les différentes figures montrent schématiquement des exemples de configuration 10 de gabarits selon l'invention. La figure 1 montre un gabarit 1 destiné à venir coiffer une incisive non représentée, qui doit être logée dans l'espace 2 défini entre la partie antérieure 3 et la partie postérieure 4 du gabarit. II doit être entendu que la forme de l'espace 2 telle que représentée sur les figures n'est que très schématique et simplifiée par rapport à sa forme 15 réelle qui correspond exactement à celle d'une dent. La partie antérieure 3 couvre, dans l'exemple représenté, une fraction relativement importante de la face antérieure de la dent. La partie postérieure 4 du gabarit présente, selon l'invention, une échancrure 5 dont les contours sont adaptés pour que la base 6 destinée à être implantée sur la dent, et qui porte une attache 7 munie d'une gorge 8 pour l'insertion de l'arc orthodontique, puisse 20 venir s'y loger, par exemple par clipsage. Comme on l'a dit, la configuration de cette échancrure 5 peut avoir été obtenue par soustraction numérique lors de la conception de l'appareillage ou par conception directe. Dans le cas selon la figure 1, l'échancrure 5 forme un logement emprisonnant le bord supérieur 9 et une portion de chaque bord latéral 10, 11 de la base 6. 25 Dans le cas représenté sur la figure 2, on a conféré à la face postérieure 4 du gabarit 1 une forme de « trident » dont les pointes 12, 13,14 définissent un logement pour la base 6. Le bord supérieur 9 de la base 6 présente une échancrure centrale 15 recevant la pointe centrale 13 du trident, les pointes latérales 12, 14 du trident encadrant les bords latéraux 10, 11 de la base 6 sur une portion de leur partie supérieure. 30 Dans le cas représenté sur la figure 3, le gabarit 1 est comparable à celui de la figure 2, à ceci près que sa face postérieure 4 comporte seulement une pointe 16 sur laquelle vient se placer une échancrure 17 pratiquée dans le bord supérieur 9 de la base 6. Les bords latéraux 10, 11 de la base 6 sont laissés entièrement libres de tout contact avec le gabarit 1. 35 Dans la variante représentée sur la figure 4, le gabarit 1 est identique dans son principe à celui de la figure 1, à ceci près qu'il n'est conçu que pour recouvrir sensiblement une moitié longitudinale de la dent. Autrement dit, seuls un bord latéral 11 et la moitié du bord supérieur 9 de la base 6 sont au contact du gabarit. Une telle configuration peut avantageusement être utilisée lorsque la dent correspondante du patient, dans sa mal position, présente un recouvrement important avec une dent voisine qui ne laisserait pas la place d'implanter un gabarit 1 selon la figure 1. Les autres exemples des figures 2 et 3 peuvent également, de manière évidente pour l'homme du métier, être adaptés d'une manière semblable si l'espace manque pour implanter des gabarits tels que représentés. Le gabarit 1 ainsi modifié peut avoir une largeur un peu supérieure ou un peu inférieure à la moitié de la dent, selon l'espace disponible pour l'implanter ou d'autres contraintes auxquelles la conception du gabarit serait soumise. La description qui a été faite concerne un gabarit destiné à mettre en place une base et son attache destinées à faire partie d'un appareillage orthodontique en technique linguale. Mais l'invention pourrait être utilisée en technique vestibulaire, avec des adaptations évidentes pour l'homme du métier. Il doit être entendu que la base 6 peut être de faibles dimensions, notamment en épaisseur, surtout pour les attaches 7 destinées aux appareils utilisés en technique vestibulaire. Dans la variante représentée sur la figure 5, le gabarit 1 présente sur sa face antérieure une boule 18 qui sert d'organe de préhension facilitant la manipulation du gabarit 1 par le chirurgien. Cet organe de préhension peut aussi prendre une autre forme quelconque : anneau, barre, cube... ou toute forme plus complexe permettant la préhension du gabarit 1 par un instrument. Il peut être implanté à n'importe quel endroit de la face antérieure (ou postérieure pour les gabarits utilisés en technique vestibulaire), à un emplacement où il ne se trouvera pas en contact avec les dents et/ou les gabarits voisins. La réalisation totalement « sur mesure » de l'ensemble du gabarit permet dans tous les cas, si le praticien le souhaite, de poser les attaches en première intention, c'est-à-dire une pose effectuée lors de la phase initiale du traitement. Cette particularité évitera au praticien, dans un certain nombre de cas de différer la pose d'une ou plusieurs attaches sur les dents les plus difficilement accessibles. Le traitement s'en trouve ainsi significativement accéléré. En variante, la conception du gabarit peut être réalisée non à partir d'un modèle occlusal prévisionnel, mais à partir d'un moulage de l'arcade avec les dents en malposition. Cela présente l'avantage de mieux mettre en évidence les espaces disponibles pour implanter les gabarits, et en déduire la nécessité ou non de leur conférer une forme particulière telle que celle représentée sur la figure 4, ainsi que la meilleure position de l'organe de préhension éventuel. Une autre variante consiste à concevoir et fabriquer entièrement l'appareil orthodontique (attaches, bases et arc orthodontique selon, par exemple, les principes décrits dans le document WO-A-2009/056776, à le positionner sur un modèle occlusal prévisionnel matériel ou sur le moulage de l'arcade avec les dents en malposition, puis à numériser l'ensemble, puis à concevoir les gabarits selon l'invention à partir de cette image numérisée. Enfin on fabrique les gabarits par l'un des procédés qui ont été décrits.10 REVENDICATIONS1.- Gabarit individualisé pour la mise en place sur une dent d'une base portant une attache, destinée à faire partie d'un appareillage orthodontique caractérisé en ce que : - le gabarit est un capuchon qui coiffe ladite dent en recouvrant son bord libre et au moins des portions de ses faces antérieure et postérieure ; - le gabarit a une forme telle qu'il peut épouser la base sur au moins une portion d'au moins un de ses bords. 2.- Gabarit selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens de préhension par le praticien pour sa mise en place. 3.- Gabarit selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens permettant de lui solidariser la base qu'il entoure, avant leur mise en place sur la dent, et de l'en désolidariser après la fixation de la base sur la dent. 4.- Gabarit selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'il comporte un logement pour la base destiné à entourer celle-ci sur au moins une portion d'au moins un de ses bords latéraux et au moins une portion de son bord longitudinal destiné à être située le plus près du bord coupant de la dent. 5.- Gabarit selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce qu'il comporte au moins un logement ou saillie destiné à correspondre à au moins une saillie ou logement ménagé dans la base. 6.- Ensemble formé par une base individualisée portant une attache, destinés à être inclus dans un appareillage orthodontique, et un gabarit destiné à assurer un positionnement précis de la base sur la dent correspondante, caractérisé en ce que le gabarit est un gabarit individualisé selon l'une des revendications 1 à 5. 7.- Ensemble selon la revendication 6, caractérisé en ce que ladite base fait partie d'un appareillage orthodontique lingual. 8.- Ensemble selon la revendication 6, caractérisé en ce que ladite base fait partie d'un appareillage orthodontique vestibulaire. 9.- Procédé de conception d'un gabarit individualisé selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que : - on réalise un moulage d'une empreinte de l'arcade et des dents du patient en malposition ; - on réalise un modèle occlusal prévisionnel matériel ou virtuel de ce moulage ; - si le modèle occlusal prévisionnel est matériel on en réalise une image informatique ; - on conçoit numériquement pour chaque dent à traiter un ensemble formé par une base et une attache, destiné à être intégré à un appareillage orthodontique ; ti 2959929 11 - et on conçoit numériquement pour chaque dent à traiter un capuchon destiné à coiffer la dent en s'étendant sur au moins des portions respectives des faces antérieure et postérieure de la dent. 10. Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce qu'on soustrait 5 numériquement du capuchon un espace dont le contour correspond au contour de la base précédemment conçue pour ladite dent. 11.- Procédé de conception d'un gabarit individualisé selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que : - on réalise un moulage d'une empreinte de l'arcade et des dents du patient en 10 malposition ; - on réalise une image informatique de ce moulage ; - on conçoit numériquement pour chaque dent à traiter un ensemble formé par une base et une attache, destiné à être intégré à un appareillage orthodontique ; - on conçoit numériquement pour chaque dent à traiter un capuchon destiné à 15 coiffer la dent en s'étendant sur au moins des portions respectives des faces antérieure et postérieure de la dent. 12.- Procédé selon l'une des revendications 9 à 11, caractérisé en ce qu'on soustrait numériquement du capuchon un espace dont le contour correspond au contour de la base précédemment conçue pour ladite dent. 20 13.- Procédé de réalisation d'un gabarit selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce qu'on conçoit numériquement ledit gabarit selon l'une des revendications 9 à 12, et on réalise ledit gabarit, par exemple par frittage laser par prototypage rapide. 14.- Procédé de réalisation d'un gabarit selon l'une des revendications 1 à 5, 25 caractérisé en ce qu'on conçoit numériquement et fabrique l'ensemble de l'appareil orthodontique dont l'attache correspondant audit gabarit doit faire partie, on positionne ledit appareil sur un modèle occlusal prévisionnel matériel ou sur une empreinte de l'arcade et des dents du patient en malposition, on réalise une numérisation de l'ensemble formé par ledit appareil et ledit modèle occlusal prévisionnel ou ladite empreinte, on 30 conçoit numériquement ledit gabarit à partir de ladite numérisation et on réalise ledit gabarit, par exemple par frittage laser par prototypage rapide.
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FR2959930A1
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FR 2959930 A1 20111118 FR 1053778 A 20100517 Procédé de fabrication d'un arc orthodontique ou d'un arc de contention, dispositif pour sa mise en oeuvre, et arc orthodontique ou arc de contention en résultant, et appareillage orthodontique le comprenant L'invention concerne les appareillages d'orthodontie, et en particulier la fabrication des arcs orthodontiques destinés à exercer un effort sur les dents d'un patient initialement mal positionnées pour les placer dans une position corrigée, et la fabrication des arcs ou fils de contention destinés à maintenir les dents dans une position corrigée après un traitement orthodontique. Classiquement, des appareillages orthodontiques de correction de la position des dents d'une arcade d'un patient comportent : - au moins un arc orthodontique, autrement dit un fil métallique exerçant sur les dents un effort tendant à les amener, à partir de leur position initiale insatisfaisante, dite « mal-position », à une position finale satisfaisante, dite « position corrigée » - et une série d'attaches, dites aussi couramment « brackets », pourvues chacune d'au moins une gorge pour la réception d'une portion de l'arc orthodontique ; ces attaches sont fixées individuellement sur les dents du patient, dans une position déterminée permettant à l'arc orthodontique de transférer sur les dents les efforts nécessaires pour qu'elles passent de la mal-position à la position corrigée pendant le traitement. Le plus couramment, un ou plusieurs arcs orthodontiques, et avec lui ou eux, une seule série d'attaches comportant chacune une ou plusieurs gorges, sont utilisés. On distingue les techniques orthodontiques dites vestibulaires où l'appareil est disposé sur la face antérieure des dents, et les techniques dites linguales où l'appareil est disposé sur la face postérieure des dents. Les techniques orthodontiques linguales, qui ont l'avantage esthétique de laisser l'appareillage pratiquement invisible depuis l'extérieur, ont commencé à se développer vers 1970. Mais à l'époque elles reposaient sur une conception et une fabrication entièrement manuelles des appareils et leur mise en oeuvre était d'une très grande complexité. En effet, un élément important de la réussite du traitement est le bon positionnement de l'attache et de sa gorge sur la dent, puisque ce positionnement détermine l'orientation des efforts qui sont imposés à la dent correspondante, et donc les orientations de la dent dans les différentes directions de l'espace lorsqu'elle se trouvera en position finale corrigée. Ce positionnement est beaucoup plus délicat à réaliser en technique linguale qu'en technique dite labiale ou vestibulaire (où l'appareillage est disposé sur la face antérieure des dents), du fait de l'angulation importante des faces postérieures des dents. Cette angulation fait qu'une légère erreur de positionnement de l'attache peut placer la gorge dans une mauvaise position, incapable d'assurer la correction souhaitée de la position de la dent. Les techniques informatiques ont pu apporter des perfectionnements importants dans la facilité de conception d'appareillages orthodontiques individualisés, spécifiques à chaque patient. Selon une technique connue, on peut concevoir de manière individualisée un ensemble formé d'une part par l'image virtuelle d'une base de fixation à la dent, conçue numériquement à partir d'une image informatique de l'arcade du patient avec les dents en mal-position réalisée à partir d'un moulage de l'arcade, et d'autre part une image virtuelle d'une attache pourvue d'une gorge pour l'insertion de l'arc orthodontique. Cette image est puisée dans une bibliothèque virtuelle d'attaches de formes prédéterminées. On réalise ensuite une attache formée d'un corps unique résultant de la combinaison de ces deux images. Puis on conçoit un arc orthodontique, destiné à relier les attaches et à amener les dents du patient dans la position corrigée. Cette position corrigée est matérialisée par un découpage de chaque dent du moulage de l'arcade et son repositionnement dans la position corrigée souhaitée pour obtenir une représentation corrigée de l'arcade dite « modèle occlusal prévisionnel (ou « set-up »). On numérise ensuite le modèle occlusal prévisionnel, ce qui permet de déterminer informatiquement la forme de l'arc qui sera nécessaire pour réaliser la correction souhaitée. Cet arc présente inévitablement une forme complexe, en particulier parce qu'il est constitué d'une multiple succession de portions droites et de portions cambrées, de rayons de courbure différents, et pouvant s'étendre dans deux ou trois dimensions de l'espace pour relier les attaches. Le document WO-A-03/068099 est représentatif des principes de base d'une telle technique. Les arcs de contention sont, eux, simplement collés sur les faces postérieures des dents qu'ils doivent maintenir en position dans le temps. Mais leur forme précise doit être déterminée et réalisée pour qu'ils puissent s'adapter parfaitement à la configuration des faces postérieures des dents, dont la géométrie est très complexe et varie fortement d'un patient à l'autre. Les arcs orthodontiques et les arcs de contention peuvent être conformés manuellement à l'aide de pinces, à partir de fils métalliques en acier inoxydable ou autres métaux dont les propriétés chimiques et mécaniques sont compatibles avec cet usage. Cette conformation manuelle est, évidemment, longue, et demande de la part de l'homme de l'art une très grande minutie pour que la forme optimale de l'arc, souvent très complexe, surtout dans le cas des arcs de contention, soit obtenue avec une précision satisfaisante. Pour pallier cet inconvénient, on a conçu des machines spécialement dédiées à la fabrication de ces arcs orthodontiques, dont des exemples sont décrits dans les documents US-B2-6 732 558 et US-A-2009/0199609. Ces outils sont pilotés informatiquement après que l'on a mémorisé dans leur système de commande la forme et les dimensions de l'arc que l'on veut réaliser. Ils simulent l'action des pinces manuelles classiques pour imprimer à l'arc ses cambrages locaux qui lui permettent de s'insérer dans les gorges des attaches et d'exercer sur chaque dent l'effort qui lui permettra de trouver sa position corrigée. Cependant, il faut que les portions de l'arc présentes dans les gorges aient une forme droite lorsque la dent parvient dans sa position corrigée. Ces portions droites sont donc reliées par des parties courbes cambrées, et ce sont ces parties cambrées qui sont conformées par la machine de manière à ce qu'elles connectent les portions droites qui ne sont pas forcément toutes coplanaires. Cela conduit parfois à réaliser des plis très marqués dans les zones cambrées situées entre deux portions droites. Dans la pratique, on n'observe alors pas toujours à leur niveau une courbure continue, mais pratiquement des angles. Cela a tendance à fragiliser l'arc. Mais surtout, lors du traitement, l'arc doit pouvoir glisser à l'intérieur des gorges des attaches pour accompagner le déplacement des dents autour de leur centre de rotation, donc le déplacement des attaches. Lorsqu'un pli anguleux arrive au niveau de l'entrée d'une gorge, l'arc se trouve bloqué à son niveau et ne peut plus continuer à jouer son rôle. Une correction manuelle de la conformation de l'arc est alors nécessaire, ce qui va bien entendu, perturber le positionnement des portions droites de l'arc par rapport aux gorges. Le praticien ne peut donc pas se limiter à corriger la forme de l'arc seulement au niveau du pli qui bloque son glissement, mais c'est en fait l'ensemble de l'arc qu'il faut, bien souvent, reconformer complètement. De plus, cette méthode n'est pas applicable de façon reproductible à tous les types de métaux utilisables pour constituer l'arc. Ce problème se pose aussi pour les arcs orthodontiques destinés à des appareils du type vestibulaire, pour lesquels la précision du positionnement des attaches et de leurs gorges est moins importante que pour les appareils de type lingual. Dans leur cas, il y a moins de probabilité d'être contraint de risquer de former des plis bloquant le glissement de l'arc dans les gorges, mais ce risque existe néanmoins. Et les limitations sur l'usage des matériaux sont les mêmes que pour des arcs de type lingual. Quant aux arcs de contention, leur géométrie doit être obtenue de façon très précise, comme ils ne sont maintenus sur les dents que par un simple collage. Ils doivent donc être parfaitement conformés pour adhérer à la face postérieure des dents qu'ils maintiennent en position. Le but de l'invention est de proposer une méthode de conformation d'arcs orthodontiques de formes complexes, présentant une succession de portions droites et de portions courbes, et de conformation d'arcs de contention exempte des inconvénients cités ci-dessus et présentant une bonne fiabilité et une grande facilité d'exécution, quel que soit le matériau métallique employé. A cet effet, l'invention a pour objet un procédé de fabrication d'un arc orthodontique cambré ou d'un arc de contention cambré pour traitement orthodontique par cambrage de portions d'un fil métallique, caractérisé en ce qu'on utilise pour cette fabrication une machine d'un type destiné à la fabrication de pièces enroulées et/ou cambrées, comportant des outils de cambrage et des moyens assurant un défilement continu du fil à cambrer. Selon une variante de l'invention, au moins un des outils de cambrage de la machine comporte à l'une de ses extrémités un ou des plots sensiblement cylindriques contre lesquels le ou les autres outils viennent plaquer le fil pour lui conférer le cambrage local désiré, et des moyens informatiques de pilotage de l'appareil dans lesquels est mémorisée une image numérisée de la forme de l'arc orthodontique ou du fil de contention que l'on désire obtenir. On peut réaliser un réglage de la température des portions du fil à cambrer. Selon une variante de l'invention: - on moule une empreinte de l'arcade du patient avec les dents en mal-position ; - on détermine à partir de ce moulage la forme de l'arc orthodontique cambré qui serait nécessaire pour corriger la position des dents, et on en réalise une image numérisée ; - on exporte ladite image numérisée dans les moyens informatiques de pilotage de la machine de fabrication de pièces enroulées et cambrées ; - on conforme par cambrage de certaines de ses portions, à l'aide de ladite machine, un fil métallique en défilement continu, pour obtenir ledit arc orthodontique cambré. On peut aussi régler la température qu'ont les portions du fil à cambrer lors de leur cambrage. On peut réaliser un pilotage de ce réglage de la température des portions du fil à cambrer de manière à conférer un gradient de températures aux portions subissant le réglage. Selon une variante de l'invention on détermine la forme de l'arc orthodontique cambré par numérisation de l'empreinte de l'arcade avec les dents en mal-position puis réalisation virtuelle, à partir de cette numérisation, d'une représentation de l'arcade avec les dents en position corrigée, puis conception par ordinateur, à partir de ladite représentation, de l'appareillage nécessaire pour obtenir ladite position corrigée incluant ledit arc orthodontique. Selon une autre variante de l'invention on détermine la forme de l'arc orthodontique cambré par préparation d'un modèle occlusal prévisionnel à partir de ladite empreinte de l'arcade avec les dents en mal-position, on numérise ledit modèle occlusal prévisionnel, puis on conçoit par ordinateur à partir de ladite numérisation l'appareillage nécessaire pour obtenir ladite position corrigée, incluant ledit arc orthodontique. Selon une autre variante de l'invention : - on moule une empreinte de l'arcade du patient avec les dents en position corrigée - on détermine la forme de l'arc de contention cambré qui serait nécessaire pour maintenir la position corrigée des dents et on en réalise une image numérisée ; on exporte ladite image numérisée dans les moyens informatiques de pilotage de la machine de fabrication de pièces enroulées et cambrées - on conforme par cambrage de certaines de ses portions à l'aide de ladite machine un fil métallique en défilement continu pour obtenir ledit arc de contention cambré. Selon une variante de l'invention : - on détermine la forme de l'arc de contention à partir de l'image numérisée d'un modèle occlusal prévisionnel réalisé lors d'un traitement orthodontique précédent ; - on détermine la forme de l'arc de contention cambré qui serait nécessaire pour maintenir la position corrigée des dents et on en réalise une image numérisée ; - on exporte ladite image numérisée dans les moyens informatiques de pilotage de la machine de fabrication de pièces enroulées et/ou cambrées ; - on conforme par cambrage de certaines de ses portions à l'aide de ladite machine un fil métallique en défilement continu pour obtenir ledit arc de contention cambré. L'invention a également pour objet un dispositif pour la fabrication d'une pièce enroulée et/ou cambrée ou d'un fil métallique cambré tel qu'un arc orthodontique cambré ou un arc de contention cambré, comportant des outils de cambrage d'un fil métallique en défilement continu et des moyens informatiques de pilotage du dispositif, les moyens informatiques de pilotage permettant de mémoriser une image numérique de la pièce ou du fil cambré que l'on désire obtenir, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens de réglage de la température de portions du fil lors de leur conformation. Lesdits moyens de réglage de la température de la portion du fil peuvent être constitués par un four à induction placé, sur le parcours du fil, en amont des outils de cambrage du fil. Ces moyens de réglage peuvent être aptes à conférer un gradient de température aux portions du fil concernées par le réglage. Le dispositif peut comporter également des moyens de réglage de la température d'au moins un des outils de cambrage. Le dispositif peut comporter au moins un outil comportant à l'une de ses extrémités un ou des plots sensiblement cylindriques contre lesquels le ou les autres outils viennent plaquer le fil pour lui conférer le cambrage local désiré. L'invention a aussi pour objet un arc orthodontique cambré, caractérisé en ce qu'il a été réalisé par le procédé précédent. L'invention a aussi pour objet un arc de contention cambré, caractérisé en ce qu'il a été réalisé par le procédé précédent. L'invention a également pour objet un appareillage orthodontique, caractérisé en ce qu'il comporte un arc orthodontique ou un arc de contention du type précédent. Comme on l'aura compris, l'invention consiste à utiliser, pour conformer les arcs orthodontiques et les arcs de contention, des dispositifs particuliers destinés initialement à fabriquer des pièces enroulées et cambrées de précision, telles que des ressorts. Ces dispositifs sont pilotés par un ordinateur dans lequel on aura, au préalable, mémorisé la forme à conférer à l'arc. Un type non limitatif d'un tel appareil particulièrement bien adapté à l'exécution de ce procédé est décrit par exemple dans le document US-A-2009/0007619, et commercialisé par la société WAFIOS sous les références FMU 0.7 à 2.7. Le principe sur lequel repose cet appareil consiste à alimenter de façon continue en fil une machine pourvue d'outils qui se saisissent du fil et lui confèrent le cambrage local désiré en l'enroulant autour de petits galets constitués par des plots sensiblement cylindriques situés à l'extrémité de l'un des outils au moins. Une combinaison d'outils orientés dans l'espace permet de conformer le fil de matière tridimensionnelle si nécessaire. Au lieu de réaliser principalement des spires lors de ces déformations, comme quand on veut former un ressort en spirale, on ne réalise dans le cadre de l'invention qu'une simple courbure du fil, bi ou tridimensionnelle, dans les portions du fil où celle-ci est nécessaire, et on laisse le fil droit dans les portions qui doivent constituer les portions droites destinées à venir s'insérer dans les gorges des attaches, en laissant défiler le fil tangentiellement aux galets ou à l'écart des galets. Ces machines permettent d'ailleurs de réaliser des portions droites sur les pièces qu'elles fabriquent habituellement, et leur principe de fonctionnement n'est pas modifié par leur utilisation dans le cadre de l'invention. Elles sont pilotées de manière informatique, et il suffit, pour réaliser des arcs orthodontiques et des arcs de contention sur ces machines, de programmer le logiciel qui les commande en y mémorisant une image numérisée de l'arc que l'on veut obtenir. Cette image numérisée peut être obtenue par des moyens connus en eux-mêmes que l'on rappellera plus loin. Par rapport aux machines classiques de conformation d'arcs orthodontiques, l'utilisation d'une machine destinée initialement à la fabrication de pièces enroulées et/ou cambrées, en particulier, mais pas exclusivement, conçue selon le principe qui a été décrit, présente l'avantage suivant. Les machines classiques de conformation d'arcs orthodontiques que l'on a citées, comme on l'a dit, ne font que reproduire de façon mécanisée les gestes des techniciens qui, à l'aide de pinces, conforment localement les fils, au risque de réaliser des plis excessivement anguleux. Ces plis seront par la suite des obstacles au bon glissement de l'arc orthodontique dans les gorges des attaches. Les machines fabriquant des pièces enroulées et/ou cambrées, notamment celle qui a été décrite à titre d'exemple privilégié, permettent d'obtenir facilement des conformations locales cambrées exemptes de tels plis excessivement anguleux. Comme il est classique, le paramétrage de la machine doit tenir compte des propriétés mécaniques du matériau employé. De cette façon, le logiciel de pilotage peut déterminer, en fonction de ces propriétés et de la vitesse de défilement du fil, quels sont les mouvements et les efforts de déformation du fil à imposer aux outils de conformation pour obtenir la forme désirée. Une modification avantageuse qui peut être apportée aux machines de conformation de pièces enroulées et/ou cambrées connues, en vue de la fabrication d'arcs orthodontiques et d'arcs de contention, consiste à leur adjoindre un dispositif de réglage de la température du fil, par exemple par chauffage par induction. Ce dispositif de réglage permet d'imposer à la portion du fil à cambrer une température donnée différente de l'ambiante, plus basse ou, généralement, plus élevée. Cela s'avère particulièrement intéressant dans le cas d'arcs orthodontiques en alliages à mémoire de forme, qu'il n'est pas usuel d'utiliser pour fabriquer des pièces enroulées et/ou cambrées mais qui peuvent être utilisés pour fabriquer des arcs orthodontiques et des arcs de contention. En imposant une température donnée au fil lors de sa déformation, on peut lui conférer le cambrage souhaité de façon fiable. Bien entendu, le logiciel de pilotage de la machine doit alors inclure un sous-programme consacré au pilotage des moyens de réchauffage, qui prend en compte l'évolution prévisible de la température du fil entre sa sortie des moyens de réglage de la température et son lieu de déformation. Cette évolution peut être donc aussi bien due à un refroidissement naturel à l'air qu'à un contact avec les outils et les organes de guidage du fil. Des modélisations classiques affinées à l'aide de résultats expérimentaux, permettent aisément à l'homme du métier de réaliser de tels sous- programmes. Pour affiner le réglage local de la forme du fil, on peut prévoir que les moyens de réglage de sa température lui confèrent un gradient de température dans la portion concernée par ce réglage. Cela peut être réalisé par exemple en concevant le four à induction sous la forme d'une succession de bobines à l'intérieur desquelles circule le fil, chacune de ces bobines pouvant ou non être utilisée au cours du chauffage au choix de l'opérateur. Ce dispositif de réglage de la température peut être installé en un endroit quelconque sur le parcours du fil situé en amont de l'endroit où le fil est au contact des outils assurant sa déformation. De tels dispositifs ne sont normalement pas nécessaires lorsque des matériaux classiques tels que l'acier inoxydable sont traités, et on n'en trouve pas sur les installations habituelles destinées à fabriquer des pièces enroulées et/ou cambrées, par exemple celles fondées sur le principe qu'on a exposé. Mais l'ajout de dispositifs de réglage de la température du fil, tels qu'un four à induction, à de telles installations rend possible l'utilisation d'alliages à mémoire de forme (tels que des alliages nickel-titane) pour fabriquer des arcs orthodontiques de géométrie non standardisée, parfaitement adaptés aux besoins du patient. Il est important de noter que les alliages à mémoire de forme sont devenus des standards dans les traitements orthodontiques aussi bien linguaux que vestibulaires. L'invention permet d'exceller dans leur utilisation. Un procédé selon l'invention pour la fabrication d'arcs orthodontiques comporte successivement les étapes suivantes : - moulage d'une empreinte de l'arcade du patient avec les dents en mal-position ; - numérisation dudit moulage ; - conception assistée par ordinateur de l'appareillage qui serait nécessaire pour corriger la position des dents en les faisant passer de la mal-position du moulage initial à une position corrigée prédéterminée ; cette conception peut être réalisée notamment après avoir formé une représentation de l'arcade avec les dents dans ladite position désirée ; cette formation peut être réalisée de façon virtuelle, donc purement informatique, à partir de l'image numérique du moulage de l'arcade du patient, ou par numérisation d'un « modèle occlusal prévisionnel » réalisé à partir du moulage de l'arcade ; lors de cette conception, on détermine la forme de l'arc orthodontique qu'il sera nécessaire d'utiliser, en liaison avec les autres composants de l'appareillage, pour amener les dents dans la position corrigée visée ; - exportation de l'image dudit arc dans le logiciel de pilotage d'une machine destinée à la fabrication de pièces enroulées et/ou cambrées et comportant des outils de cambrage d'un fil, l'un de ces outils comportant un ou des plots sensiblement cylindriques sur lesquels le fil peut être appliqué pour lui conférer le cambrage local désiré ; - conformation du fil par ladite machine par cambrage bi ou tridimensionnel de ses portions destinées à relier des portions droites destinées à venir s'insérer dans les gorges des attaches de l'appareillage orthodontique ; cette conformation peut, éventuellement, être précédée par une mise à une température différente de l'ambiante de la portion de l'arc à cambrer, par exemple par passage du fil dans un four à induction, notamment dans le cas où on traite un fil en alliage à mémoire de forme ; - récupération de l'arc cambré. On peut ensuite vérifier que la géométrie de l'arc cambré ainsi obtenue est conforme à celle attendue en numérisant son image, et en la comparant à l'image numérique de l'arc mémorisée qui a servi à la programmation de l'appareil de fabrication. Si l'arc est plan, on peut également réaliser la comparaison par simple superposition de l'arc effectivement réalisé avec une image imprimée à l'échelle 1 de l'arc mémorisé. Dans le cas où on utilise un dispositif de réglage de la température du fil lors de son cambrage, on peut également prévoir de régler également la température d'au moins un des outils de l'appareil de cambrage qui sont au contact de l'arc (notamment par une circulation interne de fluide ou un chauffage par effet Joule), de façon à le porter à une température égale à celle de l'arc, ou plus proche de cette température que ne l'est la température ambiante, de façon à réduire les gradients de température et donc à fiabiliser le cambrage de l'arc. Le procédé selon l'invention permet d'obtenir des arcs orthodontiques cambrés localement de façon précise selon les trois directions de l'espace ou selon le terme employé par les orthodontistes, dans les premier, deuxième et troisième ordres. On obtient ainsi des arcs réalisés sur mesure, totalement individualisés, et répondant sans aucune contrainte aux prescriptions du praticien. Le procédé selon l'invention s'applique à tous les matériaux utilisés couramment pour fabriquer des arcs orthodontiques : acier, TiMo..., et aussi aux alliages à mémoire de forme tels que des alliages NiTi si on adjoint à la machine de cambrage un dispositif de réglage de la température du fil lors de son cambrage, tel qu'un four à induction, disposé en amont des outils de cambrage. L'arc orthodontique résultant du procédé selon l'invention peut être indifféremment inscrit totalement dans un plan ou s'étendre selon les trois directions de l'espace. Un des avantages du procédé selon l'invention est de garantir une excellente reproductibilité dans le temps de la géométrie de l'arc, indépendamment de son matériau. Il est donc, sans difficultés, possible de remplacer l'arc au cours du traitement du patient, notamment dans les deux cas suivants : - rupture de l'arc ; réalisation du traitement orthodontique en plusieurs étapes : on réalise une première étape pendant laquelle on réalise un positionnement des dents relativement grossier, au moyen d'un premier arc, puis dans des étapes ultérieures, on remplace cet arc par un ou une succession d'arcs ayant une géométrie identique, mais des capacités de repositionnement des dents différentes de celle du premier arc, de par leurs matériaux et/ou leurs sections. On a jusqu'à présent raisonné principalement sur la fabrication d'arcs orthodontiques adaptés à l'utilisation d'une technique linguale de correction de la position des dents. Mais l'invention peut aussi s'appliquer de la même façon à la fabrication d'arcs orthodontiques utilisés dans le cadre d'une technique vestibulaire, donc appliqués sur la face antérieure des dents. Egalement, il est possible de réaliser par la même technique des arcs dits « de contention » (ou « fils de contention »). Ces arcs de contention sont destinés à être collés, à titre provisoire ou définitif, en fin de traitement sur les faces postérieures des dents de la totalité de l'arcade, ou seulement sur une portion de l'arcade, pour éviter un possible retour des dents dans une mal-position après l'enlèvement de l'appareillage. Ces arcs de contention sont réalisés avec des fils généralement plus fins que ceux utilisés pour les arcs orthodontiques de correction, et sont particulièrement délicats à bien conformer. Leur section peut aussi être diverse : circulaire, carrée, rectangulaire... et leur filage peut être monobrin ou tressé multibrins. L'invention permet de les réaliser sans plus de problèmes que les arcs de correction. Le procédé de réalisation peut être le même que celui qui a été décrit pour les arcs de correction, à ceci près que la géométrie d'arc qui est introduite dans le logiciel de pilotage de la machine de cambrage est déterminée uniquement d'après la géométrie de l'arcade avec les dents en position corrigée. C'est donc soit à partir d'un moulage de l'empreinte de l'arcade en fin de traitement, soit à partir d'un modèle occusal prévisionnel si celui-ci s'avère bien exactement conforme à l'arcade en fin de traitement, que la géométrie de l'arc de contention est déterminée. REVENDICATIONS1.- Procédé de fabrication d'un arc orthodontique cambré ou d'un arc de contention cambré pour traitement orthodontique par cambrage de portions d'un fil métallique, caractérisé en ce qu'on utilise pour cette fabrication une machine d'un type destiné à la fabrication de pièces enroulées et/ou cambrées, comportant des outils de cambrage et des moyens assurant un défilement continu du fil à cambrer. 2.- Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que au moins l'un des outils de cambrage de la machine comporte à l'une de ses extrémités un ou des plots sensiblement cylindriques contre lesquels le ou les autres outils viennent plaquer le fil pour lui conférer le cambrage local désiré, et des moyens informatiques de pilotage de l'appareil dans lesquels est mémorisée une image numérisée de la forme de l'arc orthodontique ou du fil de contention que l'on désire obtenir. 3.- Procédé selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce qu'on réalise un réglage de la température des portions du fil à cambrer. 4.- Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce qu'on réalise un pilotage du réglage de la température de manière à conférer un gradient de température aux portions du fil subissant le réglage. 5.- Procédé de fabrication d'un arc orthodontique cambré selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que : - on moule une empreinte de l'arcade du patient avec les dents en mal-position ; - on détermine à partir de ce moulage la forme de l'arc orthodontique cambré qui serait nécessaire pour corriger la position des dents, et on en réalise une image numérisée ; - on exporte ladite image numérisée dans les moyens informatiques de pilotage de la machine de fabrication de pièces enroulées et/ou cambrées ; - on conforme par cambrage de certaines de ses portions, à l'aide de ladite machine, un fil métallique en défilement continu, pour obtenir ledit arc orthodontique cambré. 6.- Procédé selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce qu'on détermine la forme de l'arc orthodontique cambré par numérisation de l'empreinte de l'arcade avec les dents en mal-position puis réalisation virtuelle à partir de cette numérisation d'une représentation de l'arcade avec les dents en position corrigée, puis conception par ordinateur, à partir de ladite représentation, de l'appareillage nécessaire pour obtenir ladite position corrigée incluant ledit arc orthodontique. 7.- Procédé selon la des revendication 6, caractérisé en ce qu'on détermine la forme de l'arc orthodontique cambré par préparation d'un modèle occlusal prévisionnel àpartir de ladite empreinte de l'arcade avec les dents en mal-position, on numérise ledit modèle occlusal prévisionnel, puis on conçoit par ordinateur à partir de ladite numérisation l'appareillage nécessaire pour obtenir ladite position corrigée, incluant ledit arc orthodontique. 8.- Procédé de fabrication d'un arc de contention cambré selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que : - on moule une empreinte de l'arcade du patient avec les dents en position corrigée ; - on détermine la forme de l'arc de contention cambré qui serait nécessaire pour maintenir la position corrigée des dents et on en réalise une image numérisée ; - on exporte ladite image numérisée dans les moyens informatiques de pilotage de la machine de fabrication de pièces enroulées et/ou cambrées ; - on conforme par cambrage de certaines de ses portions à l'aide de ladite machine un fil métallique en défilement continu pour obtenir ledit arc de contention cambré. 9.- Procédé de fabrication d'un arc de contention cambré selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que - on détermine la forme de l'arc de contention à partir de l'image numérisée d'un modèle occlusal prévisionnel réalisé lors d'un traitement orthodontique précédent ; - on détermine la forme de l'arc de contention cambré qui serait nécessaire pour maintenir la position corrigée des dents et on en réalise une image numérisée ; - on exporte ladite image numérisée dans les moyens informatiques de pilotage de la machine de fabrication de pièces enroulées et/ou cambrées ; - on conforme, par cambrage de certaines de ses portions à l'aide de ladite machine, un fil métallique en défilement continu pour obtenir ledit arc de contention cambré.
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FR 2959931 A1 20111118 FR 1001997 A 20100511 La présente invention concerne un dispositif destiné à augmenter la largeur de l'arcade dentaire supérieure en alignant les dents simultanément. Le problème est : De ne pas gêner la langue dans le palais ; D'éviter les appareillages fixes (bagues ,attaches, arcs) et leurs inconvénients. SOLUTIONS EXISTANTES. Dispositifs fixes : Brevets EP0846446 EP0265039. Inconvénients : Nécessite des bagues sur dents définitives. Ce sont des dispositifs palatins fixes gênant la position correcte de la langue( avec possibilités de blessures, gênes, problèmes d'hygiène...) : Dispositifs amovibles BREVETS'EP322527 Al EP0548473 Al. Inconvénients : La partie métallique incorporée dans la gouttière est déformable par le patient soit par erreur soit par négligence. Cette déformation donnée par le patient peut avoir un effet préjudiciable jusqu'au prochain contrôle chez l'orthodontiste. Pour un effet progressif, il faut des réglages fréquents chez l'orthodontiste. La place disponible dans la gouttière pour les arcs métalliques est très réduite, on est donc limité pour les activer efficacement. Les patients qui mâchent ou qui bruxent peuvent déformer l'élément métallique incorporé et aggraver le problème initial. L'empreinte des dents dans la gouttière : - gêne le mouvement dentaire d'expansion ; -est incompatible avec des dents lactéales ; -pose des problèmes de tailles( dimensions des dents du patient.) Le dispositif selon l'invention permet de remédier à ces inconvénients. DESCRIPTIF Il s'agit d'un appareil d'orthodontie destiné à résoudre le problème suivant : Maintenir ou augmenter la dimension transversale de l'arcade alvéolaire supérieure au niveau des prémolaires ; ceci en laissant libre le palais et permettant ainsi à la langue de retrouver sa place idéale. Le dispositif a pour base une gouttière souple en matière plastique molle et élastique mono maxillaire (supérieure) ou bi- maxillaire(l) ; dans cette gouttière sont ajustés deux arcs métalliques sur les bords externe(2) et interne(3) représentés FIG 1 2 3 Ces arcs en forme de ruban ne sont pas noyés dans la masse de la matière plastique mais au contraire détachables. Les dessins annexés illustrent l'invention : La figure 1 représente le dispositif vu de face. La figure 2 représente le dispositif en vue interne. La figure3 représente le dispositif en vue latérale. La figure 4 représente le dispositif en coupe transversale au niveau de la vis (dans le plan de morsure épaissi 6 ) La figure 5 : mode d'activation du dispositif A représente le début de l'activation : la partie distale des arcs ne touchent pas la gouttière. B représente la position intermédiaire . C représente la fin de l'activation : les arcs sont au contact de la gouttière sur toute leur longueur. La figure 6 représente, sur une vue plongeante, la fixation de la branche de la force directionnelle (9) sur l'arc externe. La figure 7 représente en gros plan l'équerre (10) sous la tête de la vis. La figure8 est une variante pour classe III 30 (prognathisme inférieur) A représente en vue plongeante le décroché de la gouttière (11) B représente en vue de face le décroché de l'arc externe (12). 35 En référence à ces dessins le dispositif comporte -une gouttière en matière plastique molle (1) par exemple en pvc ou silastic ® uni ou bimaxillaire. -un arc externe(vestibulaire)(2)à la hauteur du plan de morsure modulable dont la forme est choisie par le 40 praticien grâce une pince adaptée ;cet arc pourra être préformé et le praticien choisira entre différentes formes Cet arc comporte deux orifices pour recevoir des vis d'activation (4)selon figure 1, qui maintiennent l'arc 45 au contact de la gouttière. -un arc interne(lingual)(3) indéformable enfoncé dan un sillon du bord lingual (13) de la gouttière disposé sur les cotés au niveau des prémolaires supérieures et en avant devant la face linguale des incisives inférieures selon figures 2et 3 . Cet arc comporte aussi deux orifices avec pas de vis (5) en regard de ceux de l'arc externe.(3) Les arcs internes et externes sont reliés par deux vis traversant la matière plastique au niveau des canines supérieures, la gouttière est percée à cet effet pour laisser passer les vis dans le plan de morsure épaissi (6) entre les dents supérieures et inférieures. .Les vis maintiennent aussi l'arc interne en avant du bord interne et médian selon figures 2 et3. La gouttière présente donc un épaississement selon figure 4 . Ces modèles de vis ne peuvent pas se dévisser et sont non traumatiques pour la langue. Le principe du dispositif est que lors de l'activation(resserrage des vis), l'arc interne (3) avance en avant et produit une poussée transversale sur les alvéoles des prémolaires supérieures et inférieures. Cette poussée produit une expansion unilatérale ( une vis activée)ou bi latérale(symétrique) et une compression antéro- postérieure au niveau des incisives supérieures et inférieures selon figure 5A,5B,5C.(vis au ras de l'arc interne (7)(vis faisant saillie hors de l'arc interne( 8) Le rayon de courbure de l'arc interne est conçu pour que son avancée par le praticien transmette la poussée transversale souhaitée. La forme de la gouttière souple est prévue pour accepter les deux arcs et transmettre la force transversale au mieux. Des sillons (13)dans la matière plastique plus ou moins profonds auront une position précise ; cette gouttière sera disponible en différentes formes d'arcades pour s'adapter à celle du patient. La forme d'arcade de la gouttière pourra être changée au cours du traitement. Par exemple, on peut commencer par une forme triangulaire et finir par une forme en U UTILISATION Le dispositif est utilisable soit : En fin de traitement orthodontique comme un pré-positionneur souple ( sans empreintes dentaires), il permet : De maintenir la distance inter canines transversale haut et bas D'augmenter cette distance de 4 à6 mm De choisir une forme d'arcade que le praticien pourra 5 moduler sur l'arc externe soit par le choix d'un arc externe pré formé. De plus il permet de rattraper un début de récidive de l'endognathie initiale et de l'encombrement dentaire associé haut et bas. 10 En début de traitement orthopédique : Sur la base d'une gouttière souple employée pour les appareils type fonctionnel ; le but étant de corriger le défaut de croissance transversale du palais et d'os alvéolaire prémolaire supérieure. 15 La langue est libre de tout mouvement dans le palais par contre l'appareil la gêne dans sa position basse,cause de la dysmorphose (endognathie). Tant que la langue est en position basse, elle pousse sur l'arc interne et active donc l'appareil. 20 L'arc interne(3) indéformable avance par l'action des vis, il n'est donc pas possible de contracter l'arcade. Si une expansion accidentelle se produit le retour à la normale se fait par l'élasticité de la gouttière. L'activation très simple peut se faire soit par le 25 patient adulte soit par les parents de l'enfant ou encore par l'assistante de l'orthodontiste suivant les instructions précises du praticien : le tournevis adéquat sera alors confié. La gouttière souple ne présente pas d'empreintes 30 dentaires ; facilitant le désengrènement, l'alignement dentaire simultané à l'expansion. Le problème de tailles est réduit. Le traitement précoce sur dents lactéales est possible et recommandé. Les éléments métalliques sont à l'extérieur de la 35 gouttière ; on a donc accès à l'arc externe pour le former avec une pince, il toujours maintenu par les deux vis. L'arc interne peut être de forme complexe et rigide. En cas de dégradation des éléments métalliques la 40 gouttière peut être conservé. L'action de l'appareil de l'intérieur vers l'extérieur facilite le maintien de la gouttière sur l'arcade supérieure. Ce maintien est encore amélioré par le port des forces directionnelles sur un casque d'orthodontie(non représenté) suivant une des variantes (fig.7) VARIANTES Le dispositif exerce des forces antéro-postérieures 5 aussi on prévoit des variantes : Possibilité de rajouter des forces directionnelles antérieures amovible(9) entre la tête des vis et l'arc externe selon figure 6. Les forces de recul sont ainsi transmises sur l'ensemble 10 du pré maxillaire qui pourra reculer grâce à l'expansion prémolaire simultanée. L'orientation des branches amovibles dans le plan sagittal suivant l'axe des vis serra réglable par le praticien . 15 Les branches latérales amovibles(9) sont accrochées à l'aide d'une équerre(10)( percée de deux trous) fixée sous la tête de la vis selon figure 7 Dans les cas de prognathisme inférieur classe III :avancée du pré maxillaire. 20 La gouttière est dépourvue de matière(silastic® ou pvc) au niveau des faces vestibulaires des incisives et canines supérieures (fig. 8 A ); l'arc externe sera légèrement abaissé jusqu'au niveau gingival de canine à canine inférieures. Le décroché est illustré selon 25 figure 8 B. L'épine nasale antérieure pourra avancer en limitant l'avancée du menton. D'autres variantes sont possibles à titre d'exemple : Les deux vis peuvent être remplacées par une vis 30 centrale ; ou par des fils torsadés dont le toron est activé par une pince. 35 40 45 REVENDICATIONS1)Dispositif destiné à augmenter la largeur de l'arcade dentaire supérieure au niveau prémolaire en alignant les dents simultanément ,caractérisé en ce qu'il comporte : (fig. 2et3) - une gouttière orthodontique en matière plastique molle et élastique (1), -un arc externe (2), -un arc interne (3),et -deux vis (4) reliant les deux arcs dont l'activation avance l'arc interne créant un mouvement d'expansion sur l'arcade dentaire supérieure. Fig 5 A B C .Avant l'activation, l'extrémités des vis est au ras de l'arc interne (7) ; 5 B en cours d'activation ; 5C en fin d'activation, les vis font saillie hors de l'arc interne (8) 2) Dispositif selon la revendication 1 caractérisé en ce que la gouttière(1)(fig 1,2,3,4)comporte : - un plan de morsure épaissi (6), percé de deux orifices destinés aux vis( 4), - des sillons (13) dans les bords linguaux acceptant l'arc interne. (3) 3) Dispositif selon l'une des revendications précédentes caractérisé en ce que l'arc externe (2)(fig 1,2,3,4) comporte : - deux orifices laissant passer les vis (4), - un contact par les vis (4) avec le bord externe de la gouttière entre les deux orifices ,et en ce qu'il est démontable et modelable par l'orthodontiste à l'aide d'une pince adéquate. 4) Dispositif selon l'une des revendications précédentes caractérisé en ce que l'arc interne (3)(fig 2, 3,4,5)comporte : - une forme (fig. 2 et3) destinée à écarter les parois latérales de la gouttière (1)au niveau des sillons(13) dans la matière plastique et à gêner la position de la langue, - des pas de vis sur ses deux orifices destinés aux vis (4),et en ce qu'il est démontable mais indéformable ainsi toute 40 contraction du dispositif est impossible. 5) Dispositif selon l'une des revendications précédentes caractérisé en ce que les vis (4) comportent des têtes destinées à maintenir l'arc externe (2) et en ce qu'elles sont positionnées à travers la matière plastique de la 45 gouttière (1) au niveau du plan de morsure épaissi (6) qui passe entre les dents supérieures et inférieures (fig 4) 6) dispositif selon l'une des revendications précédentes caractérisé en ce que la gouttière(1) présente undécroché antérieur (11) -absence de matière plastique au niveau des faces vestibulaires des incisives supérieures (fig. 8 A)-, l'arc externe (2) présentant également un décroché antérieur (12)(fig. 8 B). 7)Dispositif selon l'une des revendications précédentes caractérisé en ce qui comprend ,en outre ,des branches latérales amovibles destinées à adjoindre et appliquer des forces directionnelles antérieures (9),et fixées ,à l'aide d'équerres(10),sur la tête des vis (4). io
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FR 2959932 A1 20111118 FR 1053799 A 20100517 La présente invention a pour objet des compositions cosmétiques de maquillage et/ou de soin des fibres kératiniques. Elle concerne également un procédé cosmétique de maquillage et/ou de soin des fibres kératiniques. Les compositions et procédés selon l'invention sont plus particulièrement destinés aux fibres kératiniques d'êtres humains telles que les cils, les sourcils et les cheveux, y compris les faux cils et postiches. Les compositions selon l'invention peuvent notamment être des produits de maquillage, des bases de maquillage, des produits à appliquer sur un maquillage, dits encore top-coats ou bien des produits de traitement cosmétique des fibres kératiniques. Plus spécialement l'invention porte sur un mascara. Un des problèmes généralement rencontrés lors du revêtement des fibres kératiniques, par exemple les cils, est que le film obtenu a tendance à s'effriter au cours temps. Des grains se détachent du film appliqué et se déposent au voisinage desdites fibres kératiniques laissant, dans le cas des mascaras, des traces inesthétiques notamment autour de l'oeil. Un problème additionnel est que le film ainsi fragilisé présente une résistance amoindrie aux frottements, notamment au contact des doigts voire à l'eau lors des baignades ou douches par exemple. Le revêtement n'est donc plus suffisamment résistant et présente une mauvaise tenue dans le temps. Pour résoudre ce problème, il est déjà connu d'utiliser des composés tackifiants qui ont pour effet, grâce à leurs propriétés tackifiantes, d'améliorer les propriétés de tenue de compositions les contenant. Néanmoins, ce caractère tackifiant présente l'inconvénient de conduire à un collage des fibres kératiniques entre elles, ce qui, pour des raisons évidentes n'est pas acceptable pour l'utilisateur. La présente invention a pour but de proposer une composition apte à former un film déposé présentant une bonne tenue dans le temps et une bonne résistance aux frottements, sans présenter les inconvénients précités, et en particulier manifestant un caractère collant significativement amoindri comparativement à celui témoigné par les formules conventionnelles décrites ci-dessus. Les inventeurs ont constaté qu'un tel résultat pouvait être effectivement atteint avec une composition comprenant au moins une phase huileuse, un polymère filmogène liposoluble et une phase particulaire, sous réserve notamment de la présence d'une certaine teneur en huile de volatilité inférieure à celle de l'isododécane et dudit polymère filmogène liposoluble. Ainsi, la présente invention concerne, selon un premier de ses aspects, une composition cosmétique de maquillage et/ou de soin des fibres kératiniques comprenant au moins : a) une phase huileuse formée au moins : - d'isododécane, et - d'au moins 4 % en poids, par rapport au poids total de la composition, d'au moins une huile de volatilité inférieure à celle de l'isododécane, b) au moins 9 % en poids en matière active, par rapport au poids total de la composition, 15 d'au moins un polymère filmogène liposoluble, et c) une phase particulaire contenant au moins un composé choisi parmi les pigments, les nacres, les charges et les cires. Les compositions selon l'invention sont faciles à appliquer et gainent bien les fibres kératiniques, notamment les cils. 20 Le film déposé est naturel, confortable et présente une bonne tenue dans le temps. Selon un mode de réalisation avantageux, la composition selon l'invention comprend moins de 5 % en poids d'ester de colophane, de préférence moins de 2 % en poids, voire est exempt d'ester de colophane, notamment d'ester(s) de glycérol et de 25 pentaérythritol. Selon un mode de réalisation, la composition selon l'invention est anhydre. On entend par « composition anhydre », une composition contenant moins de 2 % en poids d'eau, voire moins de 0,5 % en poids d'eau, et notamment exempte d'eau. Le cas échéant, d'aussi faibles quantités d'eau peuvent notamment être 30 amenées par des ingrédients de la composition qui peuvent en contenir des quantités résiduelles. Les compositions selon l'invention présentent avantageusement une valeur de collant inférieure ou égale à 0 N, par exemple comprise entre -0,3 N et 0 N, de préférence entre -0,2 N et 0 N, de préférence entre -0,15 N et 0 N, bornes incluses. Le caractère collant d'une composition peut être notamment évalué au moyen du protocole décrit ci-après. On enduit tout d'abord la composition sur une plaque de verre sur une épaisseur avant séchage de 100 microns puis on laisse sécher 24 heures à 20 °C. On évalue ensuite le niveau de collant à l'aide d'un analyseur de texture (Texture Analyser TAXT2i), sur un échantillon de composition préparé en appliquant un adhésif double-face sur un plateau à 20 °C, et en positionnant la plaque de verre sur l'adhésif double-face pour la maintenir en place. Les paramètres de la mesure sont les suivants : - Sonde de tack : Cylindre Stainless steal (référence SMS P/5), de diamètre 5mm; - Vitesse avant compression = 0,1 mm/s - Force de compression (étape de compression) = 0,01 MPa (pendant 20 secondes) - Vitesse après compression (étape de fraction) = 0,1 mm/s On évalue alors la force maximum de décollage (valeur exprimée 20 négativement) durant l'étape de traction sur 6 échantillons. Les valeurs sont exprimées en Newton. Une valeur moyenne est calculée sur les 6 échantillons. Les mesures sont réalisées dans un environnement à 20°C, 30 % RH. La présente invention concerne également, selon un autre de ses aspects, un procédé de maquillage et/ou de soin des fibres kératiniques comprenant au moins 25 l'application sur lesdites fibres kératiniques d'au moins une composition telle que définie précédemment. PHASE HUILEUSE La composition selon l'invention comprend au moins une phase huileuse 30 formée d'huiles (c'est-à-dire de corps gras liquides à température ambiante (25 °C) et pression atmosphérique (760 mm de Hg, soit 105 Pa)) ou de solvants organiques. La phase huileuse est formée au moins d'isododécane et d'au moins une huile de volatilité inférieure à celle de l'isododécane. Isododécane La composition selon l'invention peut comprendre au moins 5 % en poids, notamment au moins 10 % en poids, par exemple au moins 15 % en poids, par exemple au moins 20 % en poids, par exemple au moins 25 % en poids, par exemple au moins 30 % en poids d'isododécane, par rapport à son poids total. Selon un mode préféré de réalisation, la teneur en poids en isododécane dans la composition peut être supérieure à la teneur en poids en huile de volatilité inférieure à celle 10 de l'isododécane. Huile de volatilité inférieure à celle de l'isododécane Au sens de l'invention, on entend par « huile de volatilité inférieure à celle de l'isododécane », les huiles présentant une vitesse d'évaporation inférieure à 0,8 15 mg/cm2/min, à température ambiante (25°C) et pression atmosphérique (760 mm Hg). De préférence, cette huile peut présenter une vitesse d'évaporation inférieure à 0,1 mg/cm2/min, de préférence inférieure à 0,01 mg/cm2/min. La vitesse d'évaporation d'une huile conforme à l'invention peut être notamment évaluée au moyen du protocole décrit dans WO 06/013413, et plus 20 particulièrement au moyen du protocole décrit ci-après. On introduit dans un cristallisoir (diamètre : 7 cm) placé sur une balance se trouvant dans une enceinte d'environ 0,3 m3 régulée en température (25 °C) et en hygrométrie (humidité relative 50 %), 15 g d'huile. On laisse le liquide s'évaporer librement, sans l'agiter, en assurant une 25 ventilation par un ventilateur (PAPST-MOTOREN, référence 8550 N, tournant à 2700 tours/minute) disposé en position verticale au-dessus du cristallisoir contenant l'huile, les pales étant dirigées vers le cristallisoir, à une distance de 20 cm par rapport au fond du cristallisoir. On mesure à intervalles de temps réguliers la masse d'huile restante dans le cristallisoir. On obtient alors le profil d'évaporation du solvant en traçant la courbe de la quantité de produit évaporé (en mg/cm» en fonction du temps (en min). Puis on calcule la vitesse d'évaporation qui correspond à la tangente à l'origine de la courbe obtenue. Les vitesses d'évaporation sont exprimées en mg d'huile évaporée par unité de surface (cm» et par unité de temps (minute). L'huile de volatilité inférieure à celle de l'isododécane peut être choisie parmi les huiles hydrocarbonées, les huiles siliconées, et les huiles fluorées. Il s'agira de préférence d'une huile hydrocarbonée, par exemple telle que décrite ci-après. - Huiles hydrocarbonées L'huile hydrocarbonée peut être choisie parmi les huiles hydrocarbonées volatiles linéaires ou ramifiées ayant au moins 13 atomes de carbone, en particulier ayant de 13 à 16 atomes de carbone. Il peut également s'agir d'une huile hydrocarbonée non volatile. Comme huile hydrocarbonée ayant de 13 à 16 atomes de carbone, on peut citer notamment les alcanes ramifiés en C13-C16 comme les iso-alcanes (appelées aussi isoparaffines) en C13-C16. De préférence, l'huile volatile hydrocarbonée ayant de 13 à 16 atomes de carbone est l'isohexadécane. A titre d'exemple d'alcanes linéaires convenant à l'invention, on peut citer le n-tridécane (C13), le n-tétradecane (C14) (vendus notamment par Sasol sous la référence PARAFOL 14-97), et leurs mélanges. Comme huile hydrocarbonée de volatilité inférieure à l'isododécane, on peut utiliser l'huile de paraffine (ou vaseline), le squalane, le polyisobutylène hydrogéné (huile de Parléam), le perhydrosqualène, l'huile de vison, de tortue, de soja, l'huile d'amande douce, de calophyllum, de palme, de pépins de raisin, de sésame, de maïs, d'arara, de colza, de tournesol, de coton, d'abricot, de ricin, d'avocat, de jojoba, d'olive ou de germes de céréales ; des esters d'acide lanolique, d'acide oléique, d'acide laurique, d'acide stéarique ; les esters gras, notamment en C12-C36, tels que le myristate d'isopropyle, le palmitate d'isopropyle, le stéarate de butyle, le laurate d'hexyle, l'adipate de diisopropyle, l'isononanoate d'isononyle, le palmitate de 2-éthyl-hexyle, le laurate de 2-hexyl-décyle, le palmitate de 2-octyl-décyle, le myristate ou le lactate de 2-octyl-dodécyle, le succinate de di(2-éthyl hexyle), le malate de diisostéaryle, le triisostéarate de glycérine ou de diglycérine ; l'acide béhénique, l'acide oléique, l'acide linoléique, l'acide linolénique ou l'acide isostéarique ; les alcools gras supérieurs, notamment en C16- C22, tels que le cétanol, l'alcool oléique, l'alcool linoléique ou linolénique, l'alcool isostéarique ou l'octyl dodécanol ; et leurs mélanges. De préférence, l'huile non volatile hydrocarbonée est le polyisobutylène hydrogéné. - Huiles siliconées En variante ou de façon additionnelle, la composition selon l'invention peut comprendre au moins une huile siliconée volatile, compatible avec une utilisation cosmétique, de volatilité inférieure à l'isododécane. Par huile siliconée, on entend une huile contenant au moins un atome de silicium, et notamment contenant des groupes Si-O. Selon un mode de réalisation, ladite composition comprend moins de 10% en poids d'huile(s) siliconée(s) non volatiles, par rapport au poids total de la composition, mieux moins de 5% en poids, voire est exempte d'huile siliconée. Comme huile volatile siliconée, on peut citer les polysiloxanes cycliques, les polysiloxanes linéaires et leurs mélanges. Comme polysiloxanes volatiles linéaires, on peut citer l'hexamethyldisiloxane, l' octamethyltrisiloxane, le decamethyltetrasiloxane, le tetradecamethylhexasiloxane et l'hexadecamethylheptasiloxane. Comme polysiloxanes volatiles cycliques, on peut citer l'hexamethylcyclotrisiloxane, l'octamethylcylotetrasiloxane, le decamethylcyclopentasiloxane et le dodecamethylcyclohexasiloxane. Selon un mode de réalisation, la composition selon l'invention comprend moins de 5 % en poids de polydiméthylsiloxane cyclique, notamment de decaméthylcyclopentasiloxane, par exemple moins de 2 % en poids, voire est exempte de polydiméthylsiloxane cyclique. - Huiles fluorées En variante ou de façon additionnelle, la composition selon l'invention peut comprendre au moins une huile volatile fluorée, de volatilité inférieure à l'isododécane. Par huile fluorée, on entend une huile contenant au moins un atome de fluor. Comme huile volatile fluorée, on peut citer le nonafluorométhoxybutane ou le perfluorométhylcyclopentane, et leurs mélanges. Les huiles fluorées non volatiles utilisables dans l'invention sont notamment des huiles fluorosiliconées, des polyéthers fluorés, des silicones fluorées telles que décrit dans le document EP-A-847752. L'huile de volatilité inférieure à celle de l'isododécane est présente, dans une composition selon l'invention, en une teneur supérieure ou égale à 4 % en poids par rapport au poids total de la composition. Elle peut notamment être présente en une teneur supérieure ou égale à 5 % en poids, par exemple allant de 5 % à 90% en poids, par exemple supérieure ou égale à 10 % en poids, par exemple allant de 10% à 50% en poids, par rapport au poids total de ladite composition. Selon un mode de réalisation, l'huile de volatilité inférieure à celle de l'isododécane est choisie parmi le polyisobutylène hydrogéné, l'isohexadécane et leurs mélanges. Selon une variante de réalisation, l'isododécane et l'huile de volatilité inférieure à celle de l'isododécane sont présents dans un rapport pondéral [isododécane/huile de volatilité inférieure à celle de l'isododécane] au moins égal à 1,5, de préférence supérieur à 2. POLYMERE FILMOGENE LIPOSOLUBLE Comme indiqué précédemment, la composition selon l'invention comprend au moins un polymère filmogène liposoluble, c'est-à-dire soluble dans une phase huileuse comprenant des huiles ou solvants organiques tels que ceux décrits précédemment. 7 Le polymère liposoluble selon l'invention est avantageusement une résine hydrocarbonée dite tackifiante. De telles résines sont notamment décrites dans le Handbook of Pressure Sensitive Adhesive, edited by Donatas Satas, 3rd ed., 1989, p. 609-619. Ledit polymère lipophile est de préférence un polymère hydrocarboné, tel qu'un polymère ou un copolymère d'oléfines ou un polymère ou un copolymère de monomères hydrocarbonés aromatiques, de préférence une résine hydrocarbonée indénique par exemple telle que décrite ci-après. Ledit polymère peut être hydrogéné, partiellement hydrogéné, ou non hydrogéné. De préférence, ledit polymère présente une température de ramollissement inférieure à 120°C, de préférence inférieure à 110°C. Dans le cadre de la présente invention, la mesure de la température de ramollissement est effectuée selon la méthode bille et anneau selon la Norme ASTM D36. On utilise pour cela un équipement automatique NBA 440 disponible chez Normalab. Le fluide utilisé pour la mesure est la glycérine. Les résines hydrocarbonées conformes à l'invention sont choisies parmi les polymères qui peuvent être classifiés, selon le type de monomère qu'elles comprennent, en : - résines hydrocarbonées indéniques telles que les résines issues de la polymérisation en proportion majoritaire de monomère indène et en proportion minoritaire de monomère choisi parmi le styrène, le méthylindène, le méthylstyrène et leurs mélanges. Ces résines peuvent éventuellement être hydrogénées. Elles peuvent présenter un poids moléculaire allant de 290 à 1150 g/mol. Comme exemples de résines indéniques, on peut citer celles commercialisées sous la référence NORSOLENE S95, NORSOLENE 5105, NORSOLENE 5115 par la société Cray Valley, ou les copolymères indène/méthylstyrène/styrène hydrogéné commercialisées sous la dénomination «REGALITE » par la société Eastman Chemical, en particulier REGALITE C6100, REGALITE C6100L, REGALITE R1090, REGALITE R1100, REGALITE R7100, REGALITE R9100, REGALITE 51100, REGALITE 55100, ou sous la dénomination ARKON P-90, ARKON P-100, ARKON P-115, ARKON M-90, ARKON M-100, ARKON M-115 par la société Arakawa. - les résines aliphatiques de pentanediène telles que celle issues de la polymérisation majoritairement du monomères 1,3-pentanediène (trans ou cis pipérylène) et de monomère minoritaire choisi parmi l'isoprène, le butène, le 2-méthyl-2-butène, le pentène, le 1,4-pentanediène et leurs mélanges. Ces résines peuvent présenter un poids moléculaire allant de 1000 à 2500 g/mol. De telles résines du 1,3-pentanediène sont commercialisées par exemple sous les références PICCOTAC 95 par la société Eastman Chemical, ESCOREZ 1102, ESCOREZ 1304, ESCOREZ 1310LC, ESCOREZ 1315 par la société Exxon Chemicals, WINGTACK 95 par la société Cray Valley; - les résines mixtes de pentanediène et d'indène, qui sont issues de la polymérisation d'un mélange de monomères de pentanediène et d'indéne tels que ceux décrits ci-dessus, comme par exemple les résines commercialisées sous la référence ESCOREZ 2101, ESCOREZ 2105, ESCOREZ 2173, ESCOREZ 2184, ESCOREZ 2203LC, ESCOREZ 2394, ESCOREZ 2510 par la société Exxon Chemicals, NORSOLENE A 100 par la société Cray Valley, les résines commercialisées sous la référence WINGTACK 86, WINGTACK EXTRA et WINGTACK PLUS par la société Cray Valley, - les polycyclopentadienes tels que la référence KOBOGUARD 5400 commercialisée par la société KOBO. - les résines diènes des dimères du cyclopentanediène telles que celles issues de la polymérisation de premier monomère choisi parmi l'indène et le styrène, et de deuxième monomère choisi parmi les dimères du cyclopentanediène tels que le dicyclopentanediène, le méthyldicyclopentanediène, les autres dimères du pentanediène, et leurs mélanges. Ces résines présentent généralement un poids moléculaire allant de 500 à 800 g/mol, telles que par exemple celles commercialisées sous la référence ESCOREZ 5380, ESCOREZ 5300, ESCOREZ 5400, ESCOREZ 5415, ESCOREZ 5490, ESCOREZ 5600, ESCOREZ 5615, ESCOREZ 5690, par la société Exxon Mobil Chem., et les résines SUKOREZ SU-90, SUKOREZ SU-100, SUKOREZ SU-110, SUKOREZ SU-100S, SUKOREZ SU-200, SUKOREZ SU-210, SUKOREZ SU-490, SUKOREZ SU-400, par la société Kolon; - les résines diènes des dimères de l'isoprène telles que les résines terpéniques issues de la polymérisation d'au moins un monomère choisi parmi a-pinène, le (3-pinéne, le limonène, le styrène, et leurs mélanges. Ces résines peuvent présenter un poids moléculaire allant de 300 à 2000 g/mol. De telles résines sont commercialisées par exemple sous la dénomination PICCOLYTE A115 par la société Hercules, ZONAREZ 7100 ou ZONATAC 105 LITE par la société ARIZONA Chem. On peut également citer les résines hydrogénées issues majoritairement de la polymérisation de pentanediène comme celles commercialisées sous la dénomination EASTOTAC H-100E, EASTOTAC H-115E, EASTOTAC C-100L, EASTOTAC C-115L, EASTOTAC H-100L, EASTOTAC H-115L, EASTOTAC C-100R, EASTOTAC C-115R, EASTOTAC H-100R, EASTOTAC H-115R, EASTOTAC C-100W, EASTOTAC C- 115W, EASTOTAC H-100W, EASTOTAC H-115W, par la société Eastman Chemical Co., Selon un mode particulier de réalisation, la résine est choisie parmi les résines hydrocarbonées indéniques commercialisées sous la dénomination NORSOLENE S95, NORSOLENE 5105, NORSOLENE 5115 par la société Cray Valley, sous la dénomination « REGALITE » par la société Eastman Chemical, en particulier REGALITE C6100, REGALITE C6100L, REGALITE R1090, REGALITE R1100, REGALITE R7100, REGALITE R9100, REGALITE 51100, REGALITE 55100, ou sous la dénomination ARKON P-90, ARKON P-100, ARKON P-115, ARKON M-90, ARKON M-100, ARKON M-115 par la société Arakawa. A titre d'exemple de polymère liposoluble, on peut citer aussi les copolymères d'ester vinylique (le groupe vinylique étant directement relié à l'atome d'oxygène du groupe ester et l'ester vinylique ayant un radical hydrocarboné saturé, linéaire ou ramifié, de 1 à 19 atomes de carbone, lié au carbonyle du groupe ester) et d'au moins un autre monomère qui peut être un ester vinylique (différent de l'ester vinylique déjà présent), une a-oléfine (ayant de 8 à 28 atomes de carbone), un alkylvinyléther (dont le groupe alkyl comporte de 2 à 18 atomes de carbone), ou un ester allylique ou méthallylique (ayant un radical hydrocarboné saturé, linéaire ou ramifié, de 1 à 19 atomes de carbone, lié au carbonyle du groupe ester). Ces copolymères peuvent être réticulés à l'aide de réticulants qui peuvent être soit du type vinylique, soit du type allylique ou méthallylique, tels que le tétraallyloxyéthane, le divinylbenzène, l'octanedioate de divinyle, le dodécanedioate de divinyle, et l'octadécanedioate de divinyle. Comme exemples de ces copolymères, on peut citer les copolymères acétate de vinyle/stéarate d'allyle, l'acétate de vinyle/laurate de vinyle, acétate de vinyle/stéarate de vinyle, acétate de vinyle/octadécène, acétate de vinyle/octadécylvinyléther, propionate de vinyle/laurate d'allyle, propionate de vinyle/laurate de vinyle, stéarate de vinyle/octadécéne-1, acétate de vinyle/dodécéne-1, stéarate de vinyle/éthylvinyléther, propionate de vinyle/cétyl vinyle éther, stéarate de vinyle/acétate d'allyle, diméthyl-2, 2 octanoate de vinyle/laurate de vinyle, diméthyl-2, 2 pentanoate d'allyle/laurate de vinyle, diméthyl propionate de vinyle/stéarate de vinyle, diméthyl propionate d'allyle/stéarate de vinyle, propionate de vinyle/stéarate de vinyle, réticulé avec 0,2 % de divinyl benzène, diméthyl propionate de vinyle/laurate de vinyle, réticulé avec 0,2 % de divinyl benzène, acétate de vinyle/octadécyl vinyl éther, réticulé avec 0,2 % de tétraallyloxyéthane, acétate de vinyle/stéarate d'allyle, réticulé avec 0,2 % de divinyl benzène, acétate de vinyle/octadécéne-1 réticulé avec 0,2 % de divinyl benzène et propionate d'allyle/stéarate d'allyle réticulé avec 0,2 % de divinyl benzène. Comme polymères filmogènes liposolubles, on peut également citer les copolymères liposolubles, et en particulier ceux résultant de copolymérisation d'esters vinyliques ayant de 9 à 22 atomes de carbone ou d'acrylates ou de méthacrylates d'alkyle, les radicaux alkyles ayant de 10 à 20 atomes de carbone. De tels copolymères liposolubles peuvent être choisis parmi les copolymères de polystéarate de vinyle, de polystéarate de vinyle réticulé à l'aide de divinylbenzène, de diallyléther ou de phtalate de diallyle, les copolymères de poly(méth)acrylate de stéaryle, de polylaurate de vinyle, de poly(méth)acrylate de lauryle, ces poly(méth)acrylates pouvant être réticulés à l'aide de diméthacrylate de l'éthylène glycol ou de tétraéthylène glycol. Les copolymères liposolubles définis précédemment sont connus et notamment décrits dans la demande FR-A-2232303 ; ils peuvent avoir un poids moléculaire moyen en poids allant de 2000 à 500000 et de préférence de 4000 à 200000. Comme polymères filmogènes liposolubles utilisables dans l'invention, on peut également citer les polyalkylènes et notamment les copolymères d'alcènes en C2-C20, comme le polybutène, les alkylcelluloses avec un radical alkyle linéaire ou ramifié, saturé ou non en Cl à c8 comme l'éthylcellulose et la propylcellulose, les copolymères de la vinylpyrolidone (VP) et notamment les copolymères de la vinylpyrrolidone et d'alcène en C2 à C40 et mieux en C3 à C20. A titre d'exemple de copolymère de VP utilisable dans l'invention, on peut citer le copolymère de VP/acétate vinyle, VP/méthacrylate d'éthyle, la polyvinylpyrolidone (PVP) butylée, VP/méthacrylate d'éthyle/acide méthacrylique, VP/eicosène, VP/hexadécène, VP/triacontène, VP/styrène, VP/acide acrylique/méthacrylate de lauryle. Le polymère filmogène lipophile peut être choisi parmi le copolymère acétate de vinyle/stéarate d'allyle (vendu notamment sous le nom Mexomère PQ par Chimex), le polylaurate de vinyle (vendu notamment sous le nom Mexomère PP par Chimex), le copolymère vinylpyrrolidone/eicosène (vendu notamment sous le nom Antaron V 220 par ISP) et leurs mélanges. On peut également citer les résines de silicone, généralement solubles ou gonflables dans les huiles de silicone, qui sont des polymères de polyorganosiloxanes réticulés. La nomenclature des résines de silicone est connue sous le nom de "MDTQ", la résine étant décrite en fonction des différentes unités monomèriques siloxane qu'elle comprend, chacune des lettres "MDTQ" caractérisant un type d'unité. A titre d'exemples de résines po lymethylsilsesquioxanes commercialement disponibles, on peut citer celles qui sont commercialisées par la société Wacker sous la référence Resin MK tels que la Belsil PMS MK, ou par la société SHIN-ETSU sous les références KR-220L. A titre d'exemples de résines polypropylsilsesquioxanes commercialement disponibles, on peut citer celles qui sont commercialisés sous la référence DC670 par la 25 société Dow Corning. Comme résines siloxysilicates, on peut citer les résines trimethylsiloxysilicate (TMS) telles que celle commercialisées sous la référence SR1000 par la société General Electric ou sous la référence TMS 803 par la société Wacker. On peut encore citer les résines timéthylsiloxysilicate commercialisées dans un solvant tel que la cyclomethicone, 30 vendues sous la dénomination "KF-7312J" par la société Shin-Etsu, "DC 749", "DC 593" par la société Dow Corning. On peut aussi citer des copolymères de résines de silicone telles que celles citées ci-dessus avec des polydiméthylsiloxanes, comme les copolymères adhésifs sensibles à la pression commercialisés par la société Dow Corning sous la référence BIOPSA et décrits dans le document US 5 162 410 ou encore les copolymères siliconés issus de la réaction d'un résine de silicone, telle que celles décrite plus haut, et d'un diorganosiloxane tels que décrits dans le document WO 2004/073626. Le polymère filmogène lipophile peut également être un polymère vinylique comprenant au moins un motif dérivé de dendrimère carbosiloxane. Conviennent notamment à l'invention les polymères vinyliques comprenant 10 des motifs dérivés de dendrimère carbosiloxane, tels que, par exemple, ceux décrits dans les documents WO 2006/058793 et EP 1 862 162. Le polymère vinylique peut posséder notamment un squelette et au moins une chaîne latérale, laquelle comprend une structure de dendrimère carbosiloxane. Le terme « structure de dendrimère carbosiloxane » dans le contexte de la présente invention 15 représente une structure moléculaire possédant des groupes ramifiés ayant des masses moléculaires élevées, ladite structure ayant une régularité élevée dans la direction radiale en partant de la liaison au squelette. De telles structures de dendrimère carbosiloxane sont décrites sous la forme d'un copolymère siloxane-silylalkylène fortement ramifié dans la demande de brevet japonais mise à l'inspection publique Kokai 9-171 154. 20 Les polymères vinyliques greffés avec au moins un motif dérivé de dendrimère carbosiloxane pouvant convenir tout particulièrement à la présente invention sont les polymères vendus sous les dénominations TIB 4-100, TIB 4-101, TIB 4-120, TIB 4-130, TIB 4-200, FA 4002 ID (TIB 4-202), TIB 4-220, FA 4001 CM (TIB 4-230) par la société Dow Corning. 25 On peut également utiliser les polyamides siliconés du type polyorganosiloxane tels que ceux décrits dans les documents US-A-5,874,069, US-A-5,919,441, US-A-6,051,216 et US-A-5,981,680. Ces polymères siliconés peuvent appartenir aux deux familles suivantes : - des polyorganosiloxanes comportant au moins deux groupes capables d'établir des interactions hydrogène, ces deux groupes étant situés dans la chaîne du polymère, et/ou - des polyorganosiloxanes comportant au moins deux groupes capables d'établir des interactions hydrogène, ces deux groupes étant situés sur des greffons ou ramifications. Comme polymères filmogènes liposolubles utilisables dans l'invention, on peut également citer les polyalkylènes et notamment les copolymères d'alcènes en C2-C20, comme le polybutène, les alkylcelluloses avec un radical alkyle linéaire ou ramifié, saturé ou non en Cl à c8 comme l'éthylcellulose et la propylcellulose. Selon un exemple de mise en oeuvre de l'invention, le polymère filmogène est un polymère éthylénique séquencé linéaire filmogène, qui comprend de préférence au moins une première séquence et au moins une deuxième séquence ayant des températures de transition vitreuse (Tg) différentes, lesdites première et deuxième séquences étant reliées entre elles par une séquence intermédiaire comprenant au moins un monomère constitutif de la première séquence et au moins un monomère constitutif de la deuxième séquence. Avantageusement, les première et deuxième séquences du polymère séquencé sont incompatibles l'une avec l'autre. De tels polymères sont décrits par exemple dans les documents EP 1411069 ou WO04/028488. A titre d'autres exemples de système filmogène utilisable dans les compositions selon l'invention, on peut citer les systèmes dans lequel le film se forme in-situ au moment de l'application de la composition ou d'un mélange de compositions contenant deux composés siliconés réagissant lorsqu'ils sont mis en contact l'un de l'autre. De tels systèmes sont décrits notamment dans la demande WO 2007/071706. Des systèmes de ce type sont également décrits dans les demandes US2007/142575 ou US 2007/142599. Comme précisé ci-dessus, le polymère filmogène liposoluble est présent, dans une composition selon l'invention, en une teneur en matière active supérieure ou égale à 9 30 % en poids par rapport au poids total de la composition. Il peut notamment être présent en une teneur en matière active allant de 10% à 30% en poids, par exemple supérieure ou égale à 12% en poids, par exemple allant de 12% à 25% en poids par rapport au poids total de ladite composition. Selon une variante de réalisation préférée, une composition selon l'invention associe au moins 30 à 40 % en poids d'isododécane, 5 à 20 % en poids d'au moins une huile de volatilité inférieure à celle de l'isododécane, de préférence hydrocarbonée, et de 9 à 20 % en poids d'au moins une résine indénique exprimé en poids de matière active. PHASE PARTICULAIRE La composition selon l'invention comprend également au moins une phase particulaire, contenant au moins un composé choisi parmi les pigments, les nacres, les charges et les cires. En particulier, la phase particulaire consiste exclusivement en des pigments, des nacres, des charges et/ou des cires. Au sens de l'invention, l'expression «phase particulaire» ne couvre pas les gélifiants hydrophiles ou lipophiles, à l'image des argiles modifiées, par exemple celles connues sous les noms de bentone. La phase particulaire peut notamment représenter au moins 5 % en poids, par exemple au moins 8 % en poids, par exemple au moins 10 % en poids, par exemple au moins 15 % en poids, par exemple au moins 20 % en poids, par exemple au moins 25 % en poids par rapport au poids total de la composition. Cires La cire peut être présente dans la composition en une teneur allant de 0,1 % à 50% en poids, par rapport au poids total de la composition, de préférence allant de 1 % à 25 25 % en poids, et préférentiellement allant de 5% à 15% en poids. Selon un mode préféré de réalisation, la teneur en poids en pigments, nacres et charges peut être supérieure à la teneur en poids en cires. Par cire au sens de la présente invention, on entend un composé lipophile, solide à température ambiante (25 °C), à changement d'état solide/liquide réversible, ayant un point de fusion supérieur ou égal à 30 °C pouvant aller jusqu'à 120 °C. Le point de fusion de la cire peut être mesuré à l'aide d'un calorimètre à 5 balayage différentiel (D.S.C.), par exemple le calorimètre vendu sous la dénomination DSC 30 par la société METLER. Les cires peuvent être hydrocarbonées, fluorées et/ou siliconées et être d'origine végétale, minérale, animale et/ou synthétique. En particulier, les cires présentent une température de fusion supérieure à 25 °C et mieux supérieure à 45 °C. 10 On peut notamment utiliser les cires hydrocarbonées comme la cire d'abeilles, la cire de lanoline, et les cires d'insectes de Chine; la cire de riz, la cire de Carnauba, la cire de Candellila, la cire d'Ouricurry, la cire d'Alfa, la cire de fibres de liège, la cire de canne à sucre, la cire du Japon et la cire de sumac; la cire de montan, les cires microcristallines, les paraffines et l'ozokérite; les cires de polyéthylène, les cires obtenues par la synthèse de 15 Fisher-Tropsch et les copolymères cireux ainsi que leurs esters. On peut aussi citer les cires obtenues par hydrogénation catalytique d'huiles animales ou végétales ayant des chaînes grasses, linéaires ou ramifiées, en C8-C32. Parmi celles-ci, on peut notamment citer l'huile de jojoba hydrogénée, l'huile de jojoba isomérisée telle que l'huile de jojoba partiellement hydrogénée isomérisée trans 20 fabriquée ou commercialisée par la société Desert Whale sous la référence commerciale ISO-JOJOBA-50®, l'huile de tournesol hydrogénée, l'huile de ricin hydrogénée, l'huile de coprah hydrogénée et l'huile de lanoline hydrogénée, le tétrastéarate de di-(triméthylol-1,1,1 propane) vendu sous la dénomination "HEST 2T-4S" par la société HETERENE, le tétrabéhénate de di-(triméthylol-1,1,1 propane) vendue sous la dénomination HEST 2T-4B 25 par la société HETERENE. On peut encore citer les cires de silicone comme les alkyl ou alkoxydiméticone ayant de 16 à 45 atomes de carbone, les cires fluorées. On peut également utiliser la cire obtenue par hydrogénation d'huile d'olive estérifiée avec l'alcool stéarylique vendue sous la dénomination "PHYTOWAX Olive 18 L 30 57" ou bien encore les cires obtenues par hydrogénation d'huile de ricin estérifiée avec l'alcool cétylique vendus sous la dénomination "PHYTOWAX ricin 16L64 et 22L73", par la société SOPHIM. De telles cires sont décrites dans la demande FR-A- 2792190. La composition peut comprendre au moins une cire polaire. Par « cire polaire », on entend des cires comprenant dans leur structure 5 chimique, en plus des atomes de carbone et d'hydrogène, au moins un hétéroatome fortement électronégatif, tels que O, N ou P. De préférence, la cire est choisie parmi la cire de carnauba, la cire de candelilla, la cire d'abeille naturelle (ou blanchie) et la cire d'abeille synthétique. Comme cire d'abeille synthétique, on peut citer la cire vendue sous le nom Cyclochem 326 A par 10 Evonik Goldschmidt (nom INCI : Synthetic Beeswax). La composition peut comprendre au moins une cire présentant une dureté allant de 0,05 MPa à 15 MPa, et de préférence allant de 6 MPa à 15 MPa. La dureté est déterminée par la mesure de la force en compression mesurée à 20 °C à l'aide du texturomètre vendu sous la dénomination TA-TX2i par la société RHEO, 15 équipé d'un cylindre en inox d'un diamètre de 2 mm se déplaçant à la vitesse de mesure de 0,1 mm/s, et pénétrant dans la cire à une profondeur de pénétration de 0,3 mm. Charges Les charges peuvent être présentes dans la composition en une teneur allant de 0,01 % à 50 % en poids, par rapport au poids total de la composition, de préférence allant 20 de 0,1 % à 30 % en poids, par exemple allant de 1 à 25 % en poids, par exemple allant de 5 % à 20 % en poids. Par « charges », il faut comprendre des particules de toute forme, incolores ou blanches, minérales ou de synthèse, insolubles dans le milieu de la composition quelle que soit la température à laquelle la composition est fabriquée, à l'exclusion des fibres. Ces 25 charges servent notamment à modifier la rhéologie ou la texture de la composition. Les charges peuvent être minérales ou organiques de toute forme, plaquettaires, sphériques ou oblongues, quelle que soit la forme cristallographique (par exemple feuillet, cubique, hexagonale, orthorombique, etc). On peut notamment citer le mica, le kaolin, les poudres de poly-(3-alanine et de polyéthylène, les poudres de polymères de tétrafluoroéthylène (Téflon®), la lauroyl-lysine, l'amidon, le nitrure de bore, les microsphères creuses polymériques telles que celles de chlorure de polyvinylidène/acrylonitrile comme l'Expancel® (Nobel Industrie), de copolymères d'acide acrylique (Polytrap® de la société Dow Corning) et les microbilles de résine de silicone (Tospearls® de Toshiba, par exemple), les particules de polyorganosiloxanes élastomères, le carbonate de calcium précipité, le carbonate et l'hydro-carbonate de magnésium, l'hydroxyapatite, les microsphères de silice creuses (Silica Beads® de Maprecos), les microcapsules de verre ou de céramique, les savons métalliques dérivés d'acides organiques carboxyliques ayant de 8 à 22 atomes de carbone, de préférence de 12 à 18 atomes de carbone, par exemple le stéarate de zinc, de magnésium ou de lithium, le laurate de zinc, le myristate de magnésium. Elles peuvent être notamment de préférence choisies parmi le talc, la silice, l'amidon de riz, les poudres de polyamide (nylon®) et les poudres de polyméthacrylate de méthyle, notamment celles vendues sous la dénomination COVABEAD® LH85 par la société LCW. Pigments et nacres Les pigments et les nacres peuvent être présents dans la composition en une teneur allant de 0,01 % à 50 % en poids, par rapport au poids total de la composition, par exemple allant de 0,1 % à 30 % en poids, par exemple allant de 1 % à 20 % en poids, par exemple allant de 3 % à 10 % en poids. Les pigments peuvent être blancs ou colorés, minéraux et/ou organiques, enrobés ou non. On peut citer, parmi les pigments minéraux, le dioxyde de titane, éventuellement traité en surface, les oxydes de zirconium, de zinc ou de cérium, ainsi que les oxydes de fer ou de chrome, le violet de manganèse, le bleu outremer, l'hydrate de chrome et le bleu ferrique. Parmi les pigments organiques, on peut citer le noir de carbone, les pigments de type D & C, et les laques à base de carmin de cochenille, de baryum, strontium, 30 calcium, aluminium. Par « nacres » ou « pigments nacrés », il faut comprendre des particules colorées de toute forme, irisées ou non, notamment produites par certains mollusques dans leur coquille ou bien synthétisées et qui présente un effet de couleur par interférence optique. Les nacres peuvent être choisies parmi les pigments nacrés blancs tels que le mica recouvert de titane ou d'oxychlorure de bismuth, les pigments nacrés colorés tels que le mica titane avec des oxydes de fer, le mica titane avec notamment du bleu ferrique ou de l'oxyde de chrome, le mica titane avec un pigment organique de type précité ainsi que les pigments nacrés à base d'oxychlorure de bismuth. Selon un mode particulier, les oxydes de fer seront présents en une teneur allant de 0,01 à 15% en poids, de préférence de 0,01 à 10% en poids par rapport au poids total de ladite composition. Selon un mode de réalisation préféré de l'invention, le rapport en poids entre le polymère filmogène liposoluble et la phase particulaire peut être compris entre 0,25 et 1, par exemple entre 0,33 et 0,75, par exemple entre 0,5 et 0,67. Selon un autre mode de réalisation préféré de l'invention, la teneur en poids en huile de volatilité inférieure à celle de l'isododécane peut être inférieure à la teneur en poids en phase particulaire. Additifs La composition de l'invention peut comprendre, en outre, tout additif usuellement utilisé en cosmétique. Bien entendu, l'homme du métier veillera à choisir les éventuels additifs cosmétiques complémentaires, et/ou leur quantité de telle manière que les propriétés avantageuses de la composition selon l'invention ne soient pas ou substantiellement pas altérées par l'adjonction envisagée. A titre illustratif de ces additifs, peuvent notamment être cités les antioxydants, les conservateurs, les parfums, les neutralisants, les épaississants, les vitamines, les fibres et leurs mélanges. Par « fibre », il faut comprendre un objet de longueur L et de diamètre D tel que L soit supérieur à D, et de préférence, très supérieur à D, D étant le diamètre du cercle dans lequel s'inscrit la section de la fibre. En particulier, le rapport L/D (ou facteur de forme) est choisi dans la gamme allant de 3,5 à 2500, de préférence de 5 à 500, et mieux de 5 à 150. Les fibres utilisables dans la composition de l'invention peuvent être des fibres d'origine synthétique ou naturelle, minérale ou organique. Elles peuvent être courtes ou longues, unitaires ou organisées par exemple tressées, creuses ou pleines. Leur forme peut être quelconque et notamment de section circulaire ou polygonale (carrée, hexagonale ou octogonale) selon l'application spécifique envisagée. En particulier, leurs extrémités sont épointées et/ou polies pour éviter de se blesser. En particulier, les fibres ont une longueur allant de 1 µm à 10 mm, de préférence de 0,1 mm à 5 mm et mieux de 0,3 mm à 3 mm. Leur section peut être comprise dans un cercle de diamètre allant de 2 nm à 500 µm, de préférence allant de 100 nm à 100 µm et mieux de 1 µm à 50 µm. Le poids ou titre des fibres est souvent donné en denier ou décitex et représente le poids en gramme pour 9 km de fil. De préférence, les fibres selon l'invention ont un titre choisi dans la gamme allant de 0,01 à 10 deniers, de préférence de 0,1 à 2 deniers et mieux de 0,3 à 0,7 deniers. Les fibres utilisables dans les compositions selon l'invention peuvent être choisies parmi les fibres rigides ou non rigides, elles peuvent être d'origine synthétique ou naturelle, minérales ou organiques. Par ailleurs, les fibres peuvent être traitées ou non en surface, enrobées ou non, colorées ou non colorées. A titre de fibres utilisables dans les compositions selon l'invention, on peut citer les fibres non rigides telles que les fibres de polyamide (Nylon) ou les fibres rigides telles que les fibres de polyimide-amide comme celles vendues sous les dénominations KERMEL®, KERMEL TECH® par la société RHODIA ou de poly-(p-phénylène-téréphtalamide) (ou d'aramide) notamment vendues sous la dénomination Kevlar ® par la société DUPONT DE NEMOURS. Les fibres peuvent êtres présentes en une teneur allant de 0,01 % à 10 % en poids, par rapport au poids total de la composition, en particulier de 0,1 % à 5 % en poids, et plus particulièrement de 0,3 à 3 % en poids. Les compositions conformes à l'invention peuvent également comprendre au moins une matière colorante choisie parmi les colorants liposolubles et les colorants hydrosolubles. Les colorants liposolubles sont par exemple le rouge Soudan, le D&C Red 17, 5 le D&C Green 6, le (3-carotène, l'huile de soja, le brun Soudan, le D&C Yellow 11, le D&C Violet 2, le D&C Orange 5, le jaune quinoléine, le rocou. Ces matières colorantes peuvent être présentes en une teneur allant de 0,01 à 30 % en poids par rapport au poids total de la composition. La composition selon l'invention peut être fabriquée par les procédés connus, 10 généralement utilisés dans le domaine cosmétique. L'invention est illustrée plus en détail dans les exemples suivants qui sont présentés à titre illustratif et non limitatif de l'invention. Exemple 1 : 15 On a réalisé la composition de mascara suivante. - Copolymère styrène / méthyl styrène / indene hydrogene (REGALITE R1100 HYDROCARBON RESIN P75269LO® (Eastman Chemical) 10,00 %* - Cire de Candelilla (CANDELILLA WAX SP 75 G - STRAHL & PITSCH) 2,80 % - Cérésine (CERESIN WAX SP 254P - STRAHL & PITSCH) 2,00 % 20 - Palmitate de dextrine (RHEOPEARL TL2-OR - CHIBA FLOUR MILLING) 2,00 % - Palmitate de dextrine (RHEOPEARL KL2 - OR - CHIBA FLOUR MILLING) 0,50 % - Cire de carnauba (CARNAUBA WAX SP 63 - STRAHL & PITSCH) 2,00 % - Cire polyéthylène (PERFORMALENE 655 POLYETHYLENE - NEW PHASE TECHNOLOGIES) 2,00 % 25 - Oxyde de fer noir (SUNPURO BLACK IRON OXIDE C33-7001 - SUN) 7,00 % - Distéardimonium hectorite (BENTONE 38 VCG - ELEMENTIS) 4,00 % - Talc (J 68 BC - US COSMETICS (MIYOSHI)) 5,00 % - Acide déhydroacétique (11194 DEHYDROACETIC ACID 98% - ACROS ORGANICS) 0,50 % - Copolymère acrylate/dimethicone (KP-545 - SHIN ETSU) 0,90 % - Triméthylsiloxysilicate (KF - 7312 J - SHIN ETSU) 3,20 % - Isododécane (INEOS) 38,35 % - Isohexadécane (INEOS) 12,95 % - Carbonate de propylène (JEFFSOL PROPYLENE CARBONATE - HUNSTMAN) 0,80 % - Fibres aramides 2mm (KERMEL TECH/2,2 10 DTEX/2MM/SECHEE/VENTILEE/IRRADIEE - KERMEL) 3,00 % - Silice hydrophile (AEROSIL 200 - EVONIK DEGUSSA) 3,00 % *correspondant à 9,95 % en poids de matière active Résistance aux frottements : Par « résistance aux frottements », on entend selon la présente demande la 15 résistance aux frottements in vitro évaluée selon le protocole suivant : - On applique la composition sur 3 éprouvettes de cheveux caucasiens raides 30 noeuds (60 cils longs de 1 cm) longueur de la frange 2 cm en faisant 3 x 10 passages espacés de 2 minutes avec reprise de produit entre chaque série de 10. Chaque éprouvette est ensuite séchée à température ambiante pendant un temps de séchage d'une heure. 20 - L'éprouvette maquillée est ensuite positionnée perpendiculairement au-dessus d'une feuille de papier et frottée à l'aide d'une brosse dure type Keracils ® (30 passages). On évalue la quantité de grains ainsi formés, récupérés sur la feuille de papier. - On attribue à cette quantité de grains un score compris entre 0 et 6 ; 0 étant le score pour lequel aucun grain n'est récupéré sur la feuille de papier, et 6 le score pour 25 lequel une quantité très importante de grains est récupérée. Cette composition de mascara conforme à l'invention présente une très bonne résistance aux frottements (score = 1). REVENDICATIONS1. Composition cosmétique de maquillage et/ou de soin des fibres kératiniques comprenant au moins : a) une phase huileuse formée au moins : - d'isododécane, et - d'au moins 4 % en poids, par rapport au poids total de la composition, d'au moins une huile de volatilité inférieure à celle de l'isododécane, b) au moins 9 % en poids en matière active, par rapport au poids total de la composition, d'au moins un polymère filmogène liposoluble, et c) une phase particulaire contenant au moins un composé choisi parmi les pigments, les nacres, les charges et les cires. 2. Composition selon la revendication précédente, dans laquelle la phase particulaire représente au moins 5 % en poids, par exemple au moins 8 % en poids, par exemple au moins 10 % en poids, par exemple au moins 15 % en poids, par exemple au moins 20 % en poids, par exemple au moins 25 % en poids par rapport au poids total de la composition. 3. Composition selon l'une quelconque des revendications précédentes, comprenant au moins 5 % en poids, notamment au moins 10 % en poids, par exemple au moins 15 % en poids, par exemple au moins 20 % en poids, par exemple au moins 25 % en poids, par exemple au moins 30 % en poids d'isododécane, par rapport à son poids total. 4. Composition selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans laquelle l'huile de volatilité inférieure à celle de l'isododécane est présente en une teneur supérieure ou égale à 5 % en poids, par exemple allant de 5 % à 90% en poids, par exemple supérieure ou égale à 10 % en poids, par exemple allant de 10% à 50% en poids, par rapport au poids total de la composition. 5. Composition selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans laquelle l'huile de volatilité inférieure à celle de l'isododécane est une huile choisie parmi les huiles hydrocarbonée volatiles linéaires ou ramifiées ayant au moins 13 atomes de carbone. 6. Composition selon la revendication précédente, dans laquelle l'huile de volatilité inférieure à celle de l'isododécane est choisie parmi le polyisobutylène hydrogéné, l'isohexadécane et leurs mélanges 7. Composition selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans laquelle le polymère filmogène liposoluble est présent en une teneur en matière active supérieure ou égale à 12 % en poids, par exemple allant de 12 % à 25 % en poids par rapport au poids total de la composition. 8. Composition selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans laquelle le polymère filmogène liposoluble est un polymère hydrocarboné, par exemple un polymère ou un copolymère d'oléfines ou un polymère ou un copolymère de monomères hydrocarbonés aromatiques, et de préférence une résine hydrocarbonée indénique. 9. Composition selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans laquelle la teneur en poids en isododécane est supérieure à la teneur en poids en huile de volatilité inférieure à celle de l'isododécane. 10. Composition selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans laquelle le rapport en poids entre le polymère filmogène liposoluble et la phase particulaire est compris entre 0,25 et 1, par exemple entre 0,33 et 0,75, par exemple entre 0,5 et 0,67. 11. Composition selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans laquelle la teneur en poids en pigments, nacres et charges est supérieure à la teneur en poids en cires. 12. Composition selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans laquelle la teneur en poids en huile de volatilité inférieure à celle de l'isododécane est inférieure à la teneur en poids en phase particulaire. 13. Composition selon l'une quelconque des revendications précédentes, 25 caractérisée en ce qu'il s'agit d'un mascara. 14. Procédé de maquillage et/ou de soin des fibres kératiniques comprenant au moins l'application sur lesdites fibres kératiniques d'au moins une composition telle que définie selon l'une quelconque des revendications 1 à 13.
49,200
FR2959933A1
A1
20111118
FR 2959933 A1 20111118 FR 1053683 A 20100511 B 10/0040FR GD/CV/SM OA 10 161 Société Anonyme dite : L'OREAL COMPOSITION DE COLORATION CAPILLAIRE COMPRENANT DES COLORANTS CHROMANIQUES ET/OU CHROMENIQUES Invention de : LALLEMAN Boris LAGRANGE Alain COMPOSITION DE COLORATION CAPILLAIRE COMPRENANT DES COLORANTS CHROMANIQUES ET/OU CHROMENIQUES L'invention a pour objet une composition de coloration de fibres kératiniques comprenant un ou plusieurs colorants choisis parmi les colorants chromaniques, les colorants chromaniques et leurs mélanges, un ou plusieurs sels organiques particuliers de zinc, et un ou plusieurs composés particuliers. L'invention porte également sur un procédé mettant en oeuvre ladite composition et sur l'utilisation de ladite composition. I1 est connu de teindre les fibres kératiniques, et en particulier les cheveux humains avec des compositions tinctoriales contenant des précurseurs de colorant d'oxydation, appelés généralement bases d'oxydation, tels que des ortho- ou paraphénylènediamines, des ortho ou para-aminophenols et des composés hétérocycliques. Ces bases d'oxydation sont en général associées à des coupleurs. Ces bases et ces coupleurs sont des composés incolores ou faiblement colorés qui, associés à des produits oxydants, peuvent donner naissance par un processus de condensation oxydative à des composés colorés. Ce type de coloration par oxydation permet d'obtenir des colorations permanentes, mais il entraîne une dégradation des fibres kératiniques par l'utilisation d'agents oxydants. Par ailleurs, il est connu de teindre les fibres kératiniques, et en particulier les cheveux humains, avec des compositions de teinture contenant des colorants directs. Les colorants classiques, qui sont utilisés sont en particulier des colorants de type nitrés benzéniques, anthraquinones, nitropyridiniques, azoïques, xanthéniques, acridiniques, aziniques, triarylméthane ou des colorants naturels. Ces colorants sont des molécules colorées ou colorantes ayant une certaine affinité pour les fibres kératiniques. Les compositions contenant un ou plusieurs colorants directs sont appliquées sur les fibres kératiniques pendant un temps nécessaire à l'obtention de la coloration désirée, puis rincées. Les colorations résultantes sont des colorations particulièrement chromatiques, qui sont cependant temporaires ou semi-permanentes, car la nature des interactions, qui lient les colorants directs à la fibre kératinique, et leur désorption de la surface et/ou du coeur de la fibre sont responsables de leur faible puissance tinctoriale et de leur mauvaise tenue aux lavages ou à la transpiration. De nos jours, les procédés de coloration des cheveux utilisant des produits naturels sont de plus en plus appréciés des utilisatrices. I1 est connu du document FR 2 549 721 d'utiliser des colorants naturels pour la coloration capillaire. Toutefois, le procédé décrit reste encore à améliorer en terme d'efficacité. De plus, il est connu d'utiliser des sels de zinc minéraux organiques en teinture capillaire comme catalyseurs de coloration d'oxydation à l'oxygène de l'air à partir de précurseurs de colorant d'oxydation spécifiques. Dans le brevet EP 335 403, les sels de zinc sont utilisés pour la coloration par oxydation douce des cheveux par des tannins comme la catéchine ou l'acide tannique. Dans les brevets et demandes de brevet FR 2 814 943, EP 1 424 060 et EP 1 210 931, les sels de zinc sont utilisés dans un système catalytique comprenant également des hydrogénocarbonates pour développer la couleur de précurseurs de coloration d'oxydation du type ortho-diphénols. Les documents DE 4209897 et FR 2 722 685 décrivent également des procédés de teinture d'oxydation à base de composés indoliques ou indoliniques et de sels de zinc. Toutefois, ces dérivés de zinc sont systématiquement utilisés dans des milieux oxydants. I1 existe donc un réel besoin de développer des compositions de colorations capillaires conduisant à des colorations puissantes, peu sélectives, résistantes aux agents extérieurs, notamment résistant à la lumière, aux shampooings et aux intempéries, respectant la nature du cheveu, à partir de compositions contenant des colorants naturels. Ce but est atteint par la présente invention qui a pour objet une composition de coloration des fibres kératiniques, telles que les fibres kératiniques humaines, et en particulier les cheveux, comprenant : - un ou plusieurs colorants choisis parmi les colorants chromèniques, les colorants chromaniques, et leur mélange -un ou plusieurs sels de zinc et d'acide organique comportant au moins 3 atomes de carbone, et - un ou plusieurs composés organiques liquides à la température de 25°C et à la pression atmosphérique (760 mm Hg) présentant une valeur du paramètre 6H de Hansen à 25°C inférieur à 16Mpa'A, la composition ne contenant pas d'oxydant chimique autre que l'oxygène de l'air. L'invention a aussi pour objet un procédé de coloration des fibres kératiniques, telles que les fibres kératiniques humaines, et en particulier les cheveux, comprenant l'application sur lesdites fibres de ladite composition en une ou plusieurs étapes. L'invention porte enfin sur l'utilisation de ladite composition et d'un kit comprenant ladite composition. D'autres caractéristiques, aspects et avantages de la présente invention apparaîtront à la lecture de la description détaillée qui va suivre. La composition selon l'invention ne doit pas comprendre d'oxydant chimique, autre que l'oxygène de l'air. Par oxydant chimique, on désigne des peroxydes d'hydrogène, d'urée, les bromates de métaux alcalins, les persels tels que les perborates et persulfates. Les colorants utilisés dans la composition selon l'invention sont des colorants choisis parmi les colorants chromèniques et les colorants chromaniques. Par colorant chromènique ou chromanique, on entend selon l'invention, des colorants qui comprennent dans leur structure au moins un bicycle de formule (A) suivante : A la liaison intracyclique représentant une simple liaison carbone-carbone ou bien une double liaison carbone-carbone, telle qu'illustré par la formule Al désignant la famille des chromanes et la formule A2 désignant la famille des chromanes ci-dessous : Al A2 Plus particulièrement, les colorants de formule (A) sont 10 choisis parmi les colorants de formules suivantes : -formule (I), comprenant dans sa structure le bicycle de formule A2, HO dans laquelle : 15 - représente une simple liaison carbone-carbone ou une double liaison carbone-carbone, l'enchaînement des ces liaisons désigne deux simples liaisons carbone-carbone et deux doubles liaisons carbone-carbone, lesdites liaisons étant conjuguées, - X représente un groupement : // / HO-C ou 0=C - R1, R2, R3, R4, R5 et R6, identiques ou différents, représentent indépendamment les uns des autres, un atome d'hydrogène, un groupe hydroxy, un groupe alkyle éventuellement substitué, alcoxy éventuellement substitué, ou un groupe acyloxy éventuellement substitué, ainsi que ses formes tautomères et/ou mésomères, ses stéréoisomères, ses sels d'addition avec un acide ou une base 10 cosmétiquement acceptable, et ses hydrates ; et -formule (II), comprenant dans sa structure le bicycle de formule Al : 15 R18 dans laquelle : -R11, R,2, R,3, R,6, R,9 et R20, identiques ou différents, représentent indépendamment les uns des autres, un atome d'hydrogène ou un radical alkyle en C1-C4, 20 -R,4, R,5, R17 et R18, identiques ou différents représentent indépendamment les uns des autres, un atome d'hydrogène, un radical hydroxyle ou un radical alcoxy en C1-C4, ainsi que ses formes tautomères et/ou mésomères, ses stéréoisomères, ses sels d'addition avec un acide ou une base cosmétiquement acceptable, et ses hydrates. Concernant les colorants de formule (I) tels que définis précédemment, ceux-ci peuvent se trouver sous deux formes 5 tautomères notées (Ia) et (Ib) : HO HO Les radicaux alkyles cités dans les précédentes définitions des substituants sont des radicaux hydrocarbonés, saturés, linéaires ou ramifiés, généralement en C1-C20, particulièrement en C1-Cio, de 10 préférence en C1-C6, tels que méthyle, éthyle, propyle, butyle, pentyle et hexyle. Les radicaux alcoxy sont des radicaux alkyle-oxy avec les radicaux alkyle tels que définis précédemment, et de préférence les radicaux alcoxy sont en C1-Cio, tels que méthoxy, éthoxy, propoxy et 15 butoxy. Les radicaux alkyles ou alcoxy, lorsqu'ils sont substitués, peuvent l'être par au moins un substituant porté par au moins un atome de carbone, choisi parmi : - un atome d'halogène; 20 - un groupement hydroxy ; - un radical alkoxy en C1-C2 ; - un radical alcoxycarbonyle en C 1-Cio ; - un radical (poly)-hydroxyalcoxy en C2-C4 ; un radical amino ; 25 un radical héterocycloalkyle à 5 ou 6 chaînons ; un radical hétéroaryle à 5 ou 6 chaînons éventuellement cationique, préférentiellement imidazolium, et éventuellement substitué par un radical (C1-C4) alkyle, préférentiellement méthyle ; un radical amino substitué par un ou deux radicaux alkyle, identiques ou différents, en C1-C6 éventuellement porteurs d'au moins : * un groupement hydroxy, * un groupement amino éventuellement substitué par un ou deux radicaux alkyle en C1-C3 éventuellement substitués, lesdits radicaux alkyle pouvant former avec l'atome d'azote auquel ils sont rattachés, un hétérocycle comprenant de 5 à 7 chaînons, saturé ou insaturé éventuellement substitué comprenant éventuellement au moins un autre hétéroatome différent ou non de l'azote, * un groupement ammonium quaternaire -N+R'R"R'", M-pour lequel R', R", R"', identiques ou différents représentent un atome d'hydrogène, ou un groupement alkyle en C1-C4; et M- représente le contre-ion de l'acide organique, minéral ou de l'halogénure correspondant, * ou un radical hétéroaryle à 5 ou 6 chaînons éventuellement cationique, préférentiellement imidazolium, et éventuellement substitué par un radical (C1-C4) alkyle, préférentiellement méthyle ; - un radical acylamino (-NR-COR') dans lequel le radical R est un atome d'hydrogène, un radical alkyle en C1-C4 éventuellement porteur d'au moins un groupement hydroxy et le radical R' est un radical alkyle en C1-C2 ; - un radical carbamoyle ((R)2N-CO-) dans lequel les radicaux R, identiques ou non, représentent un atome d'hydrogène, un radical alkyle en C1-C4 éventuellement porteur d'au moins un groupement hydroxy ; - un radical alkylsulfonylamino (R'SO2-NR-) dans lequel le radical R représente un atome d'hydrogène, un radical alkyle en C1- C4 éventuellement porteur d'au moins un groupement hydroxy et le radical R' représente un radical alkyle en C1-C4, un radical phényle ; - un radical aminosulfonyle ((R)2N-SO2-) dans lequel les radicaux R, identiques ou non, représentent un atome d'hydrogène, un radical alkyle en C1-C4 éventuellement porteur d'au moins un groupement hydroxy, - un radical carboxylique sous forme acide ou salifiée (de préférence avec un métal alcalin ou un ammonium, substitué ou non) - un groupement cyano ; - un groupement nitro ; - un groupement carboxy ou glycosylcarbonyle ; - un groupement phénylcarbonyloxy éventuellement substitué par un ou plusieurs groupements hydroxy ; - un groupement glycosyloxy ; et - un groupement phényle éventuellement substitué par un ou plusieurs groupements hydroxy. Par radical glycosyle, on entend un radical issu d'un mono ou polysaccharide. De préférence, les radicaux alkyles ou alcoxy de la formule (I) ne sont pas substitués. Selon un mode de réalisation particulier de l'invention, les colorants de formule (I) comprennent un radical R6 représentant un groupe hydroxy. Un autre mode particulier de réalisation de l'invention concerne les colorants de formule (I), pour lesquels le radical R' représente un atome d'hydrogène ou un groupe hydroxy. Plus particulièrement, la composition selon l'invention comprend un ou plusieurs colorants de formule (I) choisis parmi l'hématoxyline, l'hématéine, la braziline et la braziléine. 5 HO OH HO O OH HO O O HO HO Hématéine Braziléine HO OH HO OH HO OH HO O O HO HO Hématoxyline (Natural Black 1 Braziline (Natural Red 24 - - CAS 474-07-7) CAS 517-28-2) La braziléine est une forme conjuguée d'un composé chromanique de formule A2. On retrouve dans le schéma ci-dessous les structures tautomères (Ia) et (Ib) illustrées ci-dessus. HO OH HO HO Braziléine Parmi les colorants hématoxyline/hématéine et braziline/braziléine, on peut citer à titre d'exemple l'hématoxyline 10 (Natural Black 1 selon la dénomination INCI) et la braziline (Natural Red 24 selon la dénomination INCI), colorants de la famille des indochromanes, qui sont accessibles dans le commerce. Ces derniers peuvent exister sous une forme oxydée et être obtenus par voie de synthèse ou par voie d'extraction de plantes ou végétaux connus pour être riches en ces colorants. Les colorants de formule (I) peuvent être utilisés sous forme d'extraits. On peut utiliser les extraits végétaux suivants (genre et espèces) : Haematoxylon campechianum, Haematoxylon brasiletto, Caesalpinia echinata, Caesalpinia sappan, Caesalpinia spinosa, et Caesalpina Brasiliensis. Les extraits sont obtenus par extraction de diverses parties de plantes, telles que par exemple la racine, le bois, l'écorce ou la feuille. Selon un mode particulier de réalisation de l'invention, les colorants de formule (I) naturels sont issus des bois de campêche, bois de pernambouc, bois de sappan et bois de brésil. Concernant les colorants de formule (II), les colorants utilisés dans la présente invention sont de préférence, ceux pour lesquels R11 et R13 représentent un radical alkyle, de préférence méthyle. De préférence, R12, R16, R19 et R20 désignent, indépendamment l'un de l'autre, un atome d'hydrogène ou un radical alkyle, de préférence méthyle. De préférence, R14 et R17 désignent, indépendamment l'un de l'autre, un atome d'hydrogène ou un radical alcoxy, de préférence méthoxy. De préférence, R18 et R15 désignent, indépendamment l'un de l'autre, un atome d'hydrogène, un radical hydroxy ou un radical alcoxy, de préférence méthoxy. Une première famille particulièrement préférée de colorants convenant à la présente invention est celle des colorants répondant à la formule (II) ci-dessus pour lesquels R12, R15, R16, R17, R19 et R20 représentent chacun un atome d'hydrogène. R11 et R13 représentent chacun un radical méthyle et R14 représente un radical méthoxy. Parmi les colorants préférés de cette première famille, figurent ceux, pour lesquels R18 représente un radical méthoxy (santaline B) ou hydroxy (santaline A). Une deuxième famille particulièrement préférée de colorants convenant à la présente invention est celle des colorants répondant à la formule (II) ci-dessus pour lesquels : - R11 et R13 représentent chacun un radical méthyle, - R17 représente le radical méthoxy. Un colorant préféré de cette deuxième famille est celui pour lequel, en outre, R19 représente un radical méthyle, R20, R12, R14, R18 et R16 représentent chacun un atome d'hydrogène, et R15 représente le radical hydroxy (santarubine A). Un second colorant préféré de cette deuxième famille est celui pour lequel R18, R20, R12, R14 et R16 représentent un atome d'hydrogène, R15 représente un radical méthoxy et R19 représentent un radical méthyle (Santarubine B). Un troisième colorant préféré de cette deuxième famille est celui pour lequel, R20, R12, R14, R15, R16 et R19 représentent l'hydrogène et R18 représente le radical hydroxy (santarubine C). Un autre colorant préféré de cette deuxième famille est celui pour lequel R15 représente un radical méthoxy, et R18 et R14 représentent un atome d'hydrogène et R20, R12, R16 et R19 représentent un radical méthyle (tétra-O-méthylcantarubine). Les colorants de formule (II) peuvent être utilisés sous forme d'extraits. On peut utiliser les extraits végétaux de bois rouges, regroupant généralement les espèces de bois rouges asiatiques et d'Afrique de l'Ouest du genre Pterocarpus et du genre Raphia. Ces bois sont par exemple le Pterocarpus santalinus, le Pterocarpus osun, le Pterocarpus soyauxii, le Pterocarpus erinaceus, le Pterocarpus indicus ou encore le Raphia nitida. Ces bois peuvent encore être appelés le padauk, le sandalwood (Bois de Santal), le narrawood, le camwood ou encore le barwood. Ainsi, des extraits utilisables, contenant des colorants de formule (II) dans la présente invention peuvent par exemple être obtenus à partir de Bois de Santal rouge (Pterocarpus santalinus), par extraction basique aqueuse, comme le produit vendu sous la dénomination commerciale Santal Concentré SL 709C par la société COPIAA ou encore au moyen d'une extraction par solvant de la poudre de Santal comme le produit vendu sous la dénomination commerciale Santal Poudre SL PP par la même société COPIAA. On peut également citer l'extrait hydroalcoolique de Bois de Santal rouge en poudre de la société ALBAN MULLER. Des extraits convenant également à la présente invention peuvent être obtenus à partir de bois comme le Camwood (Raphia nitida) ou encore le Barwood (Pterocarpus soyauxii, Pterocarpus erinaceus) : ce dernier est ainsi fractionné puis broyé : une extraction alcoolique classique ou par percolation est ensuite effectuée sur ce broyat afin de recueillir un extrait pulvérulent particulièrement adapté à la mise en oeuvre de la présente invention. Particulièrement les bases sont des hydroxydes alcalins, tels que la soude conduisant à des sels de sodium. De préférence, le ou les colorants de formule (I) et (II) compris dans la composition selon l'invention sont issus d'extraits de plantes. On peut également utiliser des mélanges d'extraits végétaux. Les extraits naturels des colorants selon l'invention peuvent se présenter sous forme de poudres ou de liquides. De préférence, les extraits se présentent sous forme de poudre. De préférence, les colorants chromaniques ou chromaniques utilisés sont choisis parmi l'hématéine, l'hématoxyline, la brasiléine, la brasiline, la santaline A. Encore plus préférentiellement, on Les sels des colorants de formule (I) et (II) de l'invention peuvent être des sels d'acides ou de bases cosmétiquement acceptables. Les acides peuvent être minéraux ou organiques. De préférence, l'acide est l'acide chlorhydrique conduisant aux chlorures. Les bases peuvent être minérales ou organiques. préfère utiliser les colorants de formule (I), et tout particulièrement l'hématéine et la brasiléine. De préférence, la composition selon l'invention comprend de 0,001% à 20% en poids de colorants choisis parmi les colorants chromaniques, les colorants chromaniques et leur mélange par rapport au poids total de la composition, de préférence de 0,01 à 10% en poids. La composition selon l'invention comprend également un ou plusieurs sels de zinc (Zn) et d'acide organique comportant au moins 3 atomes de carbone. L'acide organique selon l'invention contient une ou plusieurs fonctions acide carboxylique (-COOH) et/ou acide sulfonique (-SO3H), et/ou acide phosphonique (-H2PO3), et/ou acide phosphinique (-H2PO2 ou =HPO2), et/ou acide phosphineux (=POH). De préférence, l'acide organique selon l'invention contient une ou plusieurs fonctions acide carboxylique et/ou sulfonique. De préférence, l'acide organique selon l'invention contient de 3 à 20 atomes de carbone. L'acide organique selon l'invention peut être saturé ou insaturé, linéaire, ramifié ou cyclique. Le sel de zinc et d'acide organique selon l'invention peut être notamment choisi parmi le gluconate de zinc, le lactate de zinc, le glycinate de zinc, l'aspartate de zinc, le pyrrolidone carboxylate de zinc (plus communément appelé pidolate de zinc), le phénolsulfonate de zinc, le salicylate de zinc, le citrate de zinc et leurs mélanges. De préférence, la composition selon l'invention comprend de 0,001 % à 20% en poids de sels de zinc par rapport au poids total de la composition les contenant, de préférence de 0,05 à 10% en poids. . La composition selon l'invention comprend également des composés organiques liquides particuliers. Le ou les composés organiques liquides présentant une valeur du paramètre de solubilité 6H de Hansen telle que définie précédemment sont par exemple décrit dans l'ouvrage de référence «Hansen solubility parameters A user's handbook ,Charles M.HANSEN »,CRC Press,2000, pages 167 à 185. Cette valeur rend compte du paramètre de solubilité 6H liée à la formation de liaisons hydrogène. On peut rappeler, qu'il existe trois types majeurs d'interactions dans les composés organiques, les interactions non polaires, les interactions dipôle-dipôle permanent et les interactions de type liaisons hydrogène, ces dernières faisant l'objet du paramètre définissant le composé organique dans la présente invention. A titre d'exemples de composé répondant à cette définition, on peut citer les dérivés de propylène glycol, les carbonates d'alkylène, l'alcool benzylique, le 2-pentanol et leurs mélanges. En particulier on peut citer les composés suivants : 6H Dénomination Formule chimique (Mpa 1/2 ) Dipropylène glycol méthyléther CH30[CHzCH(CH3)O]z 11.2 H Tripropylène glycol méthyl éther CH30[CHzCH(CH3)O]3 10.4 H Propylène glycol n-butyl éther C4H90CHzCH(CH3)OH 9.2 (PnB) Propylène glycol n-propyl éther C9H~OCHzCH(CH3)OH 9.2 (PnP) Dipropylène glycol CH3COO[CH2CH(CH3) 8.0 monométhyléther acétate O]2 CH3 Alcool benzylique C6HSCH2OH 13.7 Ethylène glycol 2-éthyl hexyl CgH17OCHzCHzOH 5.1 éther 2-pentanol CH3CH(OH)C3H7 13.3 A titre de carbonate d'alkylène, on peut citer les composés de formule chimique suivante : 0 dans laquelle R = H, alkyl en C1-C8, hydroxyalkyl en C1-C4. A titre d'exemple, on peut citer le carbonate d'éthylène (R=H), le carbonate de propylène (R=CH3), le carbonate de glycérine (R=CH2OH), ou encore le carbonate de butylène (R=CH2CH3). Parmi les carbonates d'alkylène de l'invention, le carbonate de propylène est préféré. Selon un mode de réalisation particulier, la valeur 6H est de préférence inférieure à 14 Mpa Selon un mode de réalisation particulièrement préféré, la valeur de la composante 6H est supérieure à 0 Mpa Selon une variante, la valeur de bH est supérieure à 3 Mpa Y2, de préférence supérieure à 4 Mpa Y2. La composition de l'invention comprend généralement une quantité de composés organiques liquides présentant un paramètre 6H de Hansen inférieur à 16 Mpa Y2 comprise entre 0,1 et 80 %, de préférence comprise entre 0,5 et 50 % et encore plus préférentiellement entre 1 et 30 % du poids total de la composition. La composition selon l'invention peut se trouver sous des formes galéniques diverses, telles une lotion, une mousse, une crème, un gel ou sous tout autre forme appropriée pour réaliser une teinture des fibres kératiniques. Elle peut également être conditionnée en flacon pompe sans propulseur ou sous pression en flacon aérosol en présence d'un agent propulseur et former une mousse. La composition selon l'invention peut comprendre un milieu approprié pour la teinture, également appelé support de coloration, pouvant contenir de l'eau, un mélange d'eau et d'un ou plusieurs solvants organiques ou encore un mélange de solvants organiques. Selon un mode particulier de l'invention, la ou les compositions cosmétiques selon l'invention contiennent de l'eau. A titre de solvant organique, on peut citer les composés organiques liquides de 6H inférieur à 16, définis ci-dessus, ainsi que par exemple les alcanols inférieurs en C1-C4, tels que l'éthanol et l'isopropanol ; les polyols et éthers de polyols comme le 2-butoxyéthanol, le propylèneglycol, le monométhyléther de propylèneglycol, le monoéthyléther et le monométhyléther du diéthylèneglycol, l'hexylène glycol. Les solvants organiques autres que les composés organiques liquides de 6H inférieur à 16 sont présents dans des proportions, de préférence, comprises entre 1 et 40 % en poids environ par rapport au poids total de la composition tinctoriale, et encore plus préférentiellement entre 5 et 30 % en poids environ. La composition selon l'invention peut comprendre un ou plusieurs colorants directs additionnels. Ces colorants directs sont par exemple choisis parmi ceux classiquement utilisés en coloration directe, et parmi lesquels on peut citer tous les colorants aromatiques et/ou non aromatiques d'utilisation courante tels que les colorants directs nitrés benzéniques neutres, acides ou cationiques, les colorants directs azoïques neutres, acides ou cationiques, les colorants directs naturels autres que les chromanes et chromènes de l'invention, les colorants directs quinoniques et en particulier anthraquinoniques neutres, acides ou cationiques, les colorants directs aziniques, triarylméthaniques, indoaminiques, les méthines, les styriles, les porphyrines, métalloporphyrines, les phtalocyanines, les cyanines méthiniques, et les colorants fluorescents. Parmi les colorants directs naturels autres que les chromanes et chromènes de l'invention, on peut citer la lawsone, la juglone, l'indigo, l'isatine, la curcumine, la spinulosine, l'apigénidine, les orcéines. On peut également utiliser les extraits ou décoctions contenant ces colorants naturels et notamment les cataplasmes ou extraits à base de henné, chlorophylline, extrait de sorgho, acide laccaïque. Le ou les colorants directs additionnels dans la composition selon l'invention représentent de préférence, de 0.001% à 10% en poids environ du poids total de la composition. La composition selon l'invention peut également renfermer divers adjuvants utilisés classiquement dans les compositions pour la teinture des cheveux, tels que des agents tensio-actifs anioniques, cationiques, non-ioniques, amphotères, zwitterioniques ou leurs mélanges, des polymères anioniques, cationiques, non-ioniques, amphotères, zwitterioniques ou leurs mélanges, des agents épaississants minéraux ou organiques, et en particulier les épaississants associatifs polymères anioniques, cationiques, non ioniques et amphotères, des agents antioxydants, des agents de pénétration, des agents séquestrants, des parfums, des tampons, des agents dispersants, des agents de conditionnement tels que par exemple des silicones volatiles ou non volatiles, modifiées ou non modifiées, des agents filmogènes, des céramides, des agents conservateurs, des agents opacifiants. Lesdits adjuvants sont choisis de préférence parmi des agents tensioactifs tels que des tensioactifs anioniques, non ioniques ou leurs mélanges et des agents épaississants minéraux ou organiques. Les adjuvants ci-dessus sont en général présents en quantité comprise pour chacun d'eux entre 0,01 et 40 % en poids par rapport au poids de la composition, de préférence entre 0,1 et 20 % en poids par rapport au poids de la composition selon l'invention. Lorsque le ou les colorants chromèniques, chromaniques et leurs mélanges se trouvent dans une composition aqueuse, le pH de cette composition colorante aqueuse est compris entre 2 et 12, et encore plus préférentiellement compris entre 4 et 12, et particulièrement compris entre 7 et 12. Ce pH peut être ajusté à la valeur désirée au moyen d'agents acidifiants ou alcalinisants habituellement utilisés en teinture des fibres kératiniques ou bien encore à l'aide de systèmes tampons classiques. Parmi les agents acidifiants des compositions utilisées dans l'invention, on peut citer, à titre d'exemple, l'acide chlorhydrique, l'acide orthophosphorique, l'acide sulfurique. Parmi les agents alcalins utilisés selon l'invention, on peut citer à titre d'exemple l'ammoniaque, les carbonates alcalins, les alcanolamines telles que les mono-, di- et triéthanolamines ainsi que leurs dérivés, les hydroxydes de sodium ou de potassium et les composés de formule (III) suivante : Ra \ Rb N.W-N i \ Rc Rd (III) Formule (III) dans laquelle W est un reste propylène éventuellement substitué par un groupement hydroxy ou un radical alkyle en C1-C4 ; Ra, Rb, Rc et Rd, identiques ou différents, représentent un atome d'hydrogène, un radical alkyle en C1-C4 ou hydroxyalkyle en C1-C4. Bien entendu, l'homme de l'art veillera à choisir ce ou ces éventuels composés complémentaires de manière telle que les propriétés avantageuses attachées intrinsèquement à la composition ou aux composition(s) utiles dans le procédé de coloration conforme à l'invention ne soient pas, ou substantiellement pas, altérées par la ou les adjonctions envisagées. L'invention porte également sur un procédé de coloration des fibres kératiniques, telles que les fibres kératiniques humaines, et en particulier les cheveux, comprenant l'application sur lesdites fibres d'une composition telle que définie ci-dessus. Selon un premier mode de réalisation particulier de l'invention, le procédé de coloration est réalisé en une seule étape, par application sur les fibres kératiniques d'une composition cosmétique colorante comprenant : - un ou plusieurs colorants choisis parmi les colorants chromaniques, les colorants chromaniques, et leurs mélanges, -un ou plusieurs sels de zinc et d'acide organique comportant au moins 3 atomes de carbone, et - un ou plusieurs composés organiques liquides à la température de 25°C et à la pression atmosphérique (760 mm Hg) présentant une valeur du paramètre 6H de Hansen à 25°C inférieur à 16 Mpa 'A, la composition ne contenant pas d'oxydant chimique, autre que l'oxygène de l'air. La composition cosmétique précédemment définie peut être appliquée telle quelle sur les fibres kératiniques. Elle peut également être prête-à-l'emploi et résulter d'un mélange extemporané de au moins deux compositions, pouvant se présenter dans un kit de teinture. Avantageusement, au moins une desdites compositions contenant, ensemble ou séparément les ingrédients est aqueuse. Le temps de pose est généralement fixé entre 3 et 120 minutes, préférentiellement entre 10 et 60 minutes, et plus préférentiellement entre 10 et 45 minutes. Selon un second mode de réalisation particulier de l'invention, le procédé de coloration est réalisé, en plusieurs étapes, par application sur les fibres kératiniques de plusieurs compositions cosmétiques colorantes contenant, ensemble ou séparément, dans la ou lesdites compositions, les ingrédients suivants: - un ou plusieurs colorants choisis parmi les colorants chromèniques, les colorants chromaniques, et leurs mélanges, - un ou plusieurs sels de zinc et d'acide organique comportant au moins 3 atomes de carbone, et - un ou plusieurs composés organiques liquides à la à la pression atmosphérique (760 mm Hg) paramètre 6H de Hansen à 25°C inférieur à contenant pas d'oxydant chimique, autre que être ou non séparées par un rinçage d'un tel rinçage intermédiaire, on peut procéder à un essorage avec une serviette ou du papier afin d'éliminer le surplus de composition. 30 Dans une première variante de procédé en deux étapes, la première étape consiste à appliquer sur lesdites fibres une composition cosmétique i) comprenant le ou les colorants choisis chromèniques, chromaniques, et leurs mélanges tels que définis précédemment, et un ou plusieurs composés organiques liquides présentant une valeur du température de 25°C et présentant une valeur du 16 Mpa 'A, la composition ne l'oxygène de l'air. Ces étapes peuvent intermédiaire. En l'absence paramètre 6H de Hansen à 25°C inférieur à 16 Mpa Y2, puis dans une deuxième étape, à appliquer sur lesdites fibres une composition cosmétique ii) comprenant un ou plusieurs sels de zinc tels que définis précédemment. Dans une deuxième variante de procédé de coloration de fibres kératiniques en deux étapes, la première étape consiste à appliquer sur lesdites fibres une composition ii) comprenant un ou plusieurs sels de zinc tels que définis précédemment, puis dans une deuxième étape, à appliquer sur lesdites fibres une seconde composition cosmétique i) comprenant de le ou les colorants choisis chromèniques, chromaniques, et leurs mélanges tels que définis précédemment, et un ou plusieurs composés organiques liquides présentant une valeur du paramètre 6H de Hansen à 25°C inférieur à 16 Mpa Y2. Selon un autre mode de réalisation de l'invention, au moins une des compositions utilisées dans le procédé de l'invention est anhydre et peut se présenter sous forme pulvérulente ou pâteuse. Lorsque la composition se trouve sous forme pulvérulente, elle peut contenir des ingrédients pulvérulents autres que les composés présents dans les compositions i) et ii). Lorsque la composition se trouve sous forme d'une pâte, elle peut contenir éventuellement un ou plusieurs liquides inertes organiques, de préférence choisi parmi l'huile de vaseline, les polydécènes et les esters gras liquides à la température ambiante (25°C) et à la pression atmosphérique (760 mmHg). Lorsque le procédé met en oeuvre une seule composition contenant les composés des compositions i) et ii) et que cette composition est anhydre, les mèches de cheveux, sur lesquelles sera appliquée la composition, sont préalablement humidifiées. Pour ces deux derniers procédés, le temps de pose après application de la composition cosmétique pour la première étape est généralement fixé entre 3 et 120 minutes, préférentiellement entre 10 et 60 minutes, et plus préférentiellement entre 10 et 45 minutes. Le temps de pose après application de la deuxième composition cosmétique pour la deuxième étape est généralement fixé entre 3 et 120 minutes, préférentiellement entre 3 et 60 minutes, et plus préférentiellement entre 5 et 30 minutes. Quelque soit le mode d'application, la température d'application est généralement comprise entre la température ambiante (15 à 25°C) et 80°C et plus particulièrement entre 15 et 45°C. Ainsi, on peut, avantageusement, après application de la composition selon l'invention, soumettre la chevelure à un traitement thermique par chauffage à une température comprise entre 30 et 60°C. Dans la pratique, cette opération peut être conduite au moyen d'un casque de coiffure, d'un sèche-cheveux, d'un dispensateur de rayons infrarouges et d'autres appareils chauffants classiques. On peut aussi utiliser, à la fois comme moyen de chauffage et de lissage de la chevelure, un fer chauffant à une température comprise entre 60 et 220°C et de préférence entre 120 et 200°C. L'invention porte également sur l'utilisation de la composition selon l'invention pour la coloration des fibres kératiniques, telles que les fibres kératiniques humaines, et en particulier les cheveux. Un kit ou dispositif peut être utilisé pour la mise en oeuvre du procédé selon l'invention. Le kit peut comporter au moins deux compartiments : - un premier compartiment comprenant une composition cosmétique i) le ou les colorants choisis chromèniques, chromaniques, et leurs mélanges tels que définis précédemment et leur mélanges, et un ou plusieurs composés organiques liquides présentant une valeur du paramètre 6H de Hansen à 25°C inférieur à 16 Mpa 1/2 et - un deuxième compartiment comprenant une composition cosmétique ii) contenant un ou plusieurs sels de zinc tels que définis ci-dessus. Selon une variante, le kit comprend, en outre, une composition supplémentaire comprenant un ou plusieurs agents traitants. Les compositions du kit sont conditionnées dans des compartiments distincts, accompagnés, éventuellement, de moyens d'application appropriés, identiques ou différents, tels que les pinceaux, les brosses ou les éponges. Le kit mentionné ci-dessus peut également être équipé d'un moyen permettant de délivrer sur les cheveux le mélange souhaité, par exemple tel que les dispositifs décrits dans le brevet FR 2 586 913. EXEMPLES DE COLORATION Exemple 1 : Les compositions de coloration suivantes ont été préparées à partir des ingrédients suivants dans les proportions suivantes indiquées en gramme de matière active : Compositions colorantes selon l'invention 1 2 Hématéine* 1 g 1 g Curcumine (E100) - 0.6g Chlorophylline cuprique (E141) - 0.2g Extrait de sorgho 0.3g Alcool benzylique 4g 4g Ethanol 15g 15g Epaississant 2g 2g Agent de pH Qsp pH=8.8 Qsp pH=8.8 Parfum qs qs Eau qsp 100g qsp 100g *Hématéine, CAS=475-25-2, commercialisée sous la référence 51230 par Fluka Des couples de mèches de cheveux à 90% de cheveux blancs naturels et permanentés sont traitées successivement par :15 1. une solution aqueuse à 7% de gluconate de zinc (commercialisé par Seppic sous la dénomination GIVOBIO G Zn) que l'on laisse poser 10 minutes à température ambiante puis que l'on essore 2. la composition colorante 1 ou 2 qui sont laissées poser 30 minutes à 40°C Après l'application de ces traitements, les mèches sont rincées, shampouinées et séchées. On obtient des mèches intensément colorées en violet avec la composition 1 et en noir avec la composition 2, les colorations obtenues étant de plus très tenaces. REVENDICATIONS1. Composition de coloration des fibres kératiniques, telles que les fibres kératiniques humaines, et en particulier les cheveux, comprenant : -un ou plusieurs colorants choisis parmi les colorants chromaniques, les colorants chromaniques, et leurs mélanges, - un ou plusieurs sels de zinc et d'acide organique comportant au moins 3 atomes de carbone, et - un ou plusieurs composés organiques liquides à la température de 25°C et à la pression atmosphérique (760 mm Hg) présentant une valeur du paramètre 6H de Hansen à 25°C inférieur à 16 Mpa 'A, la composition ne contenant pas d'oxydant chimique, autre que l'oxygène de l'air. 2. Composition selon la revendication 1, caractérisée en ce que le colorant est choisi parmi les composés de formules suivantes : - formule (I) : HO dans laquelle : - représente une simple liaison carbone-carbone ou une double liaison carbone-carbone, l'enchaînement des ces liaisons désigne deux simples liaisons carbone-carbone et deux doubles liaisons carbone-carbone, lesdites liaisons étant conjuguées, - X représente un groupement : // / HO-C ou O=C25- R1, R2, R3, R4, R5 et R6, identiques ou différents, représentent indépendamment les uns des autres, un atome d'hydrogène, un groupe hydroxy, un groupe alkyle éventuellement substitué, alcoxy éventuellement substitué, ou un groupe acyloxy éventuellement substitué, ainsi que ses formes tautomères et/ou mésomères, ses stéréoisomères, ses sels d'addition avec un acide ou une base cosmétiquement acceptable, et ses hydrates ; et -formule (II) : R15 OR16 R18 dans laquelle : - R11, R,2, R,3, R,6, R,9 et R20, identiques ou différents, représentent indépendamment les uns des autres, un atome 15 d'hydrogène ou un radical alkyle en C1-C4, - R,4, R,5, R17 et R18, identiques ou différents représentent indépendamment les uns des autres, un atome d'hydrogène, un radical hydroxyle ou un radical alcoxy en C1-C4, ainsi que ses formes tautomères et/ou mésomères, ses 20 stéréoisomères, ses sels d'addition avec un acide ou une base cosmétiquement acceptable, et ses hydrates. 3. Composition selon la revendication 1 ou 2, caractérisée en ce que le colorant est choisi parmi l'hématoxyline, la braziline, l'hématéine, la braziléine, les santalines, les santarubines et leurs 25 formes tautomères et/ou mésomères, leurs stéréoisomères, leurs sels d'addition à un acide ou de base cosmétiquement acceptable, ainsi que les hydrates. 4. Composition selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le colorant est choisi parmi l'hématéine et la braziléine de structure suivante : HO HO Hématéine et Braziléine HO et leurs formes tautomères et/ou mésomères, leurs stéréoisomères, leurs sels d'addition à un acide ou de base cosmétiquement acceptable, ainsi que les hydrates. 5. Composition selon une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le(s) colorant(s) est(sont) présent(s) dans la composition en une teneur comprise entre 0,001% et 20% en poids par rapport au poids total de la composition, de préférence de 0,01 à 10% en poids. 6. Composition selon une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que les sels de zinc et d'acide organique sont choisis parmi le gluconate de zinc, le lactate de zinc, le glycinate de zinc, l'aspartate de zinc, le pyrrolidone carboxylate de zinc (plus communément appelé pidolate de zinc), le phénolsulfonate de zinc, le salicylate de zinc, le citrate de zinc ainsi que leurs mélanges. 7. Composition selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que le(s) sels de zinc et d'acide organique est(sont) présent(s) dans la composition en une teneur comprise entre 0,001% et 20% en poids par rapport au poids total de la composition, de préférence de 0,05 à 10% en poids. 8. Composition selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que le composé organique liquide estchoisi parmi les dérivés de propylène glycol, les carbonates d'alkylène, l'alcool benzylique, le 2-pentanol et leurs mélanges. 9. Composition selon la revendication 8, caractérisée en ce que les dérivés de propylène glycol sont choisis parmi le dipropylène glycol méthyléther, le tripropylène glycol méthyl éther, le propylène glycol n-butyl éther (PnB), le propylène glycol n-propyl éther (PnP), le dipropylène glycol monométhyléther acétate et l'éthylène glycol 2-éthyl hexyl éther. 10. Composition selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que le(s) composé(s) organique(s) liquide(s) est(sont) présent(s) dans la composition en une teneur comprise entre 0,1% et 80% en poids par rapport au poids total de la composition, de préférence de 0,5 à 50% en poids. 11. Procédé de coloration des fibres kératiniques, telles que les fibres kératiniques humaines, et en particulier les cheveux, caractérisé en ce qu'il comprend une étape consistant à appliquer sur les fibres kératiniques une composition cosmétique telle que définie à l'une quelconque des revendications 1 à 10. 12. Procédé selon la revendication 11, caractérisé en ce qu'il ne comprend qu'une seule étape d'application de la composition telle que définie à l'une quelconque des revendications 1 à 10. 13. Procédé selon la revendication 11, caractérisé en ce qu'il comprend deux étapes consistant dans la première étape à appliquer sur les fibres kératiniques une composition cosmétique i) comprenant un ou plusieurs colorants chromaniques, chromaniques, et leurs mélanges tels que définis dans l'une quelconque des revendications 1 à 5, et un ou plusieurs composés organiques liquides à la température de 25°C et à la pression atmosphérique (760 mm Hg) présentant une valeur du paramètre 6H de Hansen à 25°C inférieur à 16 Mpa 1/2 tels que définis à l'une quelconque des revendications 1, 8 à 10, puis dans une deuxième étape consistant à appliquer une composition cosmétique ii) comprenant un ou plusieurs sels de zinc et d'acide organique, tels que définis dans une quelconque des revendications 1, 6 et 7. 14. Procédé selon la revendication 11, caractérisé en ce qu'il comprend deux étapes consistant dans la première étape à appliquer sur les fibres kératiniques une composition ii) comprenant un ou plusieurs sels de zinc, tels que définis dans une quelconque des revendications 1, 6 et 7, puis dans une deuxième étape consistant à appliquer une composition i) comprenant un ou plusieurs colorants chromèniques, chromaniques, et leurs mélanges tels que définis dans une quelconque des revendications 1 à 5, et un ou plusieurs composés organiques liquides à la température de 25°C et à la pression atmosphérique (760 mm Hg) présentant une valeur du paramètre 6H de Hansen à 25°C inférieur à 16 Mpa 1/2 tel que défini à l'une quelconque des revendications 1, 8 à 10. 15. Utilisation de la composition telle que définie à l'une quelconque des revendications 1 à 10 pour la coloration des fibres kératiniques, telles que les fibres kératiniques humaines, et en particulier les cheveux. 16. Kit comportant au moins deux compartiments -un premier compartiment comprenant une composition cosmétique i) contenant un ou plusieurs colorants chromèniques, chromaniques, et leurs mélanges tels que définis dans une quelconque des revendications 1 à 5, et un ou plusieurs composés organiques liquides à la température de 25°C et à la pression atmosphérique (760 mm Hg) présentant une valeur du paramètre 6H de Hansen à 25°C inférieur à 16 Mpa 1/2 tel que défini à l'une quelconque des revendications 1, 8 à 10 et -un deuxième compartiment comprenant une composition cosmétique ii) contenant un ou plusieurs sels de zinc tel que défini dans l'une quelconque des revendications 1, 6 et 7.
44,337
FR2959934A1
A1
20111118
FR 2959934 A1 20111118 FR 1053685 A 20100511 B10/0041FR GD/CV/SM OA 10 162 Société Anonyme dite : L'OREAL COMPOSITION DE COLORATION CAPILLAIRE COMPRENANT DES COLORANTS CHROMANIQUES ET/OU CHROMENIQUES Invention de : LALLEMAN Boris LAGRANGE Alain COMPOSITION DE COLORATION CAPILLAIRE COMPRENANT DES COLORANTS CHROMANIQUES ET/OU CHROMENIQUES L'invention a pour objet une composition de coloration de fibres kératiniques comprenant un ou plusieurs colorants choisis parmi les colorants chromaniques, les colorants chromaniques et leurs mélanges, un ou plusieurs sels de zinc, de l'acide benzoïqueet/ou l'un ou plusieurs de ses sels et un ou plusieurs composés particuliers. L'invention porte également sur un procédé mettant en oeuvre ladite composition et sur l'utilisation de ladite composition. I1 est connu de teindre les fibres kératiniques, et en particulier les cheveux humains avec des compositions tinctoriales contenant des précurseurs de colorant d'oxydation, appelés généralement bases d'oxydation, tels que des ortho- ou para-phénylènediamines, des ortho ou para-aminophenols et des composés hétérocycliques. Ces bases d'oxydation sont en général associées à des coupleurs. Ces bases et ces coupleurs sont des composés incolores ou faiblement colorés qui, associés à des produits oxydants, peuvent donner naissance par un processus de condensation oxydative à des composés colorés. Ce type de coloration par oxydation permet d'obtenir des colorations permanentes, mais il entraîne une dégradation des fibres kératiniques par l'utilisation d'agents oxydants. Par ailleurs, il est connu de teindre les fibres kératiniques, et en particulier les cheveux humains, avec des compositions de teinture contenant des colorants directs. Les colorants classiques, qui sont utilisés sont en particulier des colorants de type nitrés benzéniques, anthraquinones, nitropyridiniques, azoïques, xanthéniques, acridiniques, aziniques, triarylméthane ou des colorants naturels. Ces colorants sont des molécules colorées ou colorantes ayant une certaine affinité pour les fibres kératiniques. Les compositions contenant un ou plusieurs colorants directs sont appliquées sur les fibres kératiniques pendant un temps nécessaire à l'obtention de la coloration désirée, puis rincées. Les colorations résultantes sont des colorations particulièrement chromatiques, qui sont cependant temporaires ou semi-permanentes, car la nature des interactions, qui lient les colorants directs à la fibre kératinique, et leur désorption de la surface et/ou du coeur de la fibre sont responsables de leur faible puissance tinctoriale et de leur mauvaise tenue aux lavages ou à la transpiration. De nos jours, les procédés de coloration des cheveux utilisant des produits naturels sont de plus en plus appréciés des utilisatrices. I1 est connu du document FR 2 549 721 d'utiliser des colorants naturels pour la coloration capillaire. Toutefois, le procédé décrit reste encore à améliorer en terme d'efficacité. De plus, il est connu d'utiliser des sels de zinc minéraux organiques en teinture capillaire comme catalyseurs de coloration d'oxydation à l'oxygène de l'air à partir de précurseurs de colorant d'oxydation spécifiques. Dans le brevet EP 335 403, les sels de zinc sont utilisés pour la coloration par oxydation douce des cheveux par des tannins comme la catéchine ou l'acide tannique. Dans les brevets et demandes de brevet FR 2 814 943, EP 1 424 060 et EP 1 210 931, les sels de zinc sont utilisés dans un système catalytique comprenant également des hydrogénocarbonates pour développer la couleur de précurseurs de coloration d'oxydation du type ortho-diphénols. Les documents DE 4209897 et FR 2 722 685 décrivent également des procédés de teinture d'oxydation à base de composés indoliques ou indoliniques et de sels de zinc. Toutefois, ces dérivés de zinc sont systématiquement utilisés dans des milieux oxydants. I1 existe donc un réel besoin de développer des compositions de colorations capillaires conduisant à des colorations puissantes, peu sélectives, résistantes aux agents extérieurs, notamment résistant à la lumière, aux shampooings et aux intempéries, respectant la nature du cheveu, à partir de compositions contenant des colorants naturels. Ce but est atteint par la présente invention qui a pour objet une composition de coloration des fibres kératiniques, telles que les fibres kératiniques humaines, et en particulier les cheveux, comprenant : -un ou plusieurs colorants choisis parmi les colorants chromaniques, les colorants chromaniques, et leur mélange - un ou plusieurs sels de zinc, - de l'acide benzoïque et/ou l'un ou plusieurs de ses sels et - un ou plusieurs composés organiques liquides à la température de 25°C et à la pression atmosphérique (760 mm Hg) présentant une valeur du paramètre 6H de Hansen à 25°C inférieur à 16 Mpa ~2, la composition ne contenant pas d'oxydant chimique, autre que l'oxygène de l'air, à l'exception des compositions suivantes (% en g de MA) A Hemateine[l] 1% Chlorophyline[2] 0.19% Curcumine[3] 0.58% Sorgho 0.34% Ethanol 15% Alcool benzylique 4% Acide benzoïque 0.2 Agent de pH qsp pH=8.8 Parfum qs Eau qsp 100% (% en g de MA) B C Hemateine [1] 0.3% 0.3% Curcumine[2] 0.5% 0.5% Chlorophyline[3] 0.15% 0.15% Sorgho 0.02% 0.02% Acide laccaïque 0.01% 0.01% Ethanol 15% 16% Alcool benzylique 5% 1% 3-phenyl- l -propanol - 0.5% 2-phenyl- l -ethanol - 1% Acide benzoïque 0.5 0.5%ma Hydroxyethyl cellulose (PM : 720.000) 2% 2% [4] Agent de pH qsp pH=8.8 qsp pH=8.8 Parfum qs qs Eau qsp 100% qsp 100% en combinaison avec une composition de phosphate de zinc à 1g% en élément zinc. L'invention a aussi pour objet un procédé de coloration des fibres kératiniques, telles que les fibres kératiniques humaines, et en particulier les cheveux, comprenant l'application sur lesdites fibres de ladite composition en une ou plusieurs étapes. L'invention porte enfin sur l'utilisation de ladite composition et d'un kit comprenant ladite composition. D'autres caractéristiques, aspects et avantages de la présente invention apparaîtront à la lecture de la description détaillée qui va suivre. La composition selon l'invention ne doit pas comprendre d'oxydant chimique, autre que l'oxygène de l'air. Par oxydant chimique, on désigne des peroxydes d'hydrogène, d'urée, les bromates de métaux alcalins, les persels tels que les perborates et persulfates. Les colorants utilisés dans la composition selon l'invention sont des colorants choisis parmi les colorants chromaniques et les colorants chromaniques. Par colorant chromènique ou chromanique, on entend selon l'invention, des colorants qui comprennent dans leur structure au moins un bicycle de formule (A) suivante : A la liaison intracyclique représentant une simple liaison carbone-carbone ou bien une double liaison carbone-carbone, telle qu'illustré par la formule Al désignant la famille des chromanes et la formule A2 désignant la famille des chromanes ci-dessous : Al A2 Plus particulièrement, les colorants de formule (A) sont choisis parmi les colorants de formules suivantes : 5 -formule (I), comprenant dans sa structure le bicycle de formule A2, R4 OH R2 (I) HO dans laquelle : - représente une simple liaison carbone-carbone ou une double liaison carbone-carbone, l'enchaînement des ces liaisons 10 désigne deux simples liaisons carbone-carbone et deux doubles liaisons carbone-carbone, lesdites liaisons étant conjuguées, - X représente un groupement : // / HO-C ou 0=C - R', R2, R3, R4, R5 et R6, identiques ou différents, 15 représentent indépendamment les uns des autres, un atome d'hydrogène, un groupe hydroxy, un groupe alkyle éventuellement substitué, alcoxy éventuellement substitué, ou un groupe acyloxy éventuellement substitué, ainsi que ses formes tautomères et/ou mésomères, ses 20 stéréoisomères, ses sels d'addition avec un acide ou une base cosmétiquement acceptable, et ses hydrates ; et -formule (II), comprenant dans sa structure le bicycle de formule Al OR12 R18 dans laquelle : -R11, R12, R13, R16, R19 et R20, identiques ou différents, représentent indépendamment les uns des autres, un atome d'hydrogène ou un radical alkyle en C1-C4, -R14, R15, R17 et R18, identiques ou différents représentent indépendamment les uns des autres, un atome d'hydrogène, un radical hydroxyle ou un radical alcoxy en C1-C4, ainsi que ses formes tautomères et/ou mésomères, ses stéréoisomères, ses sels d'addition avec un acide ou une base cosmétiquement acceptable, et ses hydrates. Concernant les colorants de formule (I) tels que définis précédemment, ceux-ci peuvent se trouver sous deux formes tautomères notées (Ia) et (Ib) : HO HO Les radicaux alkyles cités dans les précédentes définitions des substituants sont des radicaux hydrocarbonés, saturés, linéaires ou ramifiés, généralement en C 1-C20, particulièrement en C 1-Cio, de préférence en C1-C6, tels que méthyle, éthyle, propyle, butyle, pentyle et hexyle. Les radicaux alcoxy sont des radicaux alkyle-oxy avec les radicaux alkyle tels que définis précédemment, et de préférence les radicaux alcoxy sont en Ci-Cio, tels que méthoxy, éthoxy, propoxy et butoxy. Les radicaux alkyles ou alcoxy, lorsqu'ils sont substitués, peuvent l'être par au moins un substituant porté par au moins un atome de carbone, choisi parmi : - un atome d'halogène; - un groupement hydroxy ; - un radical alkoxy en Ci-C2 ; - un radical alcoxycarbonyle en C i -Cio ; - un radical (poly)-hydroxyalcoxy en C2-C4 ; - un radical amino ; - un radical héterocycloalkyle à 5 ou 6 chaînons ; - un radical hétéroaryle à 5 ou 6 chaînons éventuellement cationique, préférentiellement imidazolium, et éventuellement substitué par un radical (Ci-C4) alkyle, préférentiellement méthyle ; - un radical amino substitué par un ou deux radicaux alkyle, identiques ou différents, en C1-C6 éventuellement porteurs d'au moins : * un groupement hydroxy, * un groupement amino éventuellement substitué par un ou deux radicaux alkyle en C1-C3 éventuellement substitués, lesdits radicaux alkyle pouvant former avec l'atome d'azote auquel ils sont rattachés, un hétérocycle comprenant de 5 à 7 chaînons, saturé ou insaturé éventuellement substitué comprenant éventuellement au moins un autre hétéroatome différent ou non de l'azote, * un groupement ammonium quaternaire -N+R'R"R"', M- pour lequel R', R", R"', identiques ou différents représentent un atome d'hydrogène, ou un groupement alkyle en C1-C4; et M- représente le contre-ion de l'acide organique, minéral ou de l'halogénure correspondant, * ou un radical hétéroaryle à 5 ou 6 chaînons éventuellement cationique, préférentiellement imidazolium, et éventuellement substitué par un radical (C1-C4) alkyle, préférentiellement méthyle ; - un radical acylamino (-NR-COR') dans lequel le radical R est un atome d'hydrogène, un radical alkyle en C1-C4 éventuellement porteur d'au moins un groupement hydroxy et le radical R' est un radical alkyle en C1-C2 ; - un radical carbamoyle ((R)2N-CO-) dans lequel les radicaux R, identiques ou non, représentent un atome d'hydrogène, un radical alkyle en C1-C4 éventuellement porteur d'au moins un groupement hydroxy ; - un radical alkylsulfonylamino (R'SO2-NR-) dans lequel le radical R représente un atome d'hydrogène, un radical alkyle en C1-C4 éventuellement porteur d'au moins un groupement hydroxy et le radical R' représente un radical alkyle en C1-C4, un radical phényle ; - un radical aminosulfonyle ((R)2N-SO2-) dans lequel les radicaux R, identiques ou non, représentent un atome d'hydrogène, un radical alkyle en C1-C4 éventuellement porteur d'au moins un groupement hydroxy, - un radical carboxylique sous forme acide ou salifiée (de préférence avec un métal alcalin ou un ammonium, substitué ou non) ; - un groupement cyano ; 9 - un groupement nitro ; un groupement carboxy ou glycosylcarbonyle ; un groupement phénylcarbonyloxy éventuellement substitué par un ou plusieurs groupements hydroxy ; - un groupement glycosyloxy ; et - un groupement phényle éventuellement substitué par un ou plusieurs groupements hydroxy. Par radical glycosyle, on entend un radical issu d'un mono ou polysaccharide. De préférence, les radicaux alkyles ou alcoxy de la formule (I) ne sont pas substitués. Selon un mode de réalisation particulier de l'invention, les colorants de formule (I) comprennent un radical R6 représentant un groupe hydroxy. Un autre mode particulier de réalisation de l'invention concerne les colorants de formule (I), pour lesquels le radical R1 représente un atome d'hydrogène ou un groupe hydroxy. Plus particulièrement, la composition selon l'invention comprend un ou plusieurs colorants de formule (I) choisis parmi l'hématoxyline, l'hématéine, la braziline, la braziléine, les santalines, les santarubines et leurs formes tautomères et/ou mésomères, leurs stéréoisomères, leurs sels d'addition à un acide ou de base cosmétiquement acceptable, ainsi que les hydrates. HO OH HO O OH HO O O HO HO Hématéine Braziléine HO OH OH HO HO OH HO O O HO HO Hématoxyline (Natural Black 1 - Braziline (Natural Red 24 - CAS 517-28-2) CAS 474-07-7) et leurs formes tautomères et/ou mésomères, leurs stéréoisomères, leurs sels d'addition à un acide ou de base cosmétiquement acceptable, ainsi que les hydrates. La braziléine est une forme conjuguée d'un composé chromanique de formule A2. On retrouve dans le schéma ci-dessous les structures tautomères (Ia) et (Ib) illustrées ci-dessus. OH HO HO HO Braziléine Parmi les colorants hématoxyline/hématéine et braziline/ braziléine, on peut citer à titre d'exemple l'hématoxyline (Natural Black 1 selon la dénomination INCI) et la braziline (Natural Red 24 selon la dénomination INCI), colorants de la famille des indochromanes, qui sont accessibles dans le commerce. Ces derniers peuvent exister sous une forme oxydée et être obtenus par voie de synthèse ou par voie d'extraction de plantes ou végétaux connus pour être riches en ces colorants. Les colorants de formule (I) peuvent être utilisés sous forme d'extraits. On peut utiliser les extraits végétaux suivants (genre et espèces) : Haematoxylon campechianum, Haematoxylon brasiletto, Caesalpinia echinata, Caesalpinia sappan, Caesalpinia spinosa, et Caesalpina Brasiliensis. Les extraits sont obtenus par extraction de diverses parties de plantes, telles que par exemple la racine, le bois, l'écorce ou la feuille. Selon un mode particulier de réalisation de l'invention, les colorants de formule (I) naturels sont issus des bois de campêche, bois de pernambouc, bois de sappan et bois de brésil. Concernant les colorants de formule (II), les colorants utilisés dans la présente invention sont de préférence, ceux pour lesquels R11 et R13 représentent un radical alkyle, de préférence méthyle. De préférence, R12, R16, R19 et R20 désignent, indépendamment l'un de l'autre, un atome d'hydrogène ou un radical alkyle, de préférence méthyle. De préférence, R14 et R17 désignent, indépendamment l'un de l'autre, un atome d'hydrogène ou un radical alcoxy, de préférence méthoxy. De préférence, R18 et R15 désignent, indépendamment l'un de l'autre, un atome d'hydrogène, un radical hydroxy ou un radical alcoxy, de préférence méthoxy. Une première famille particulièrement préférée de colorants convenant à la présente invention est celle des colorants répondant à la formule (II) ci-dessus pour lesquels R12, R15, R16, R17, R19 et R20 représentent chacun un atome d'hydrogène. R11 et R13 représentent chacun un radical méthyle et R14 représente un radical méthoxy. Parmi les colorants préférés de cette première famille, figurent ceux, pour lesquels R18 représente un radical méthoxy (santaline B) ou hydroxy (santaline A). L Une deuxième famille particulièrement préférée de colorants convenant à la présente invention est celle des colorants répondant à la formule (II) ci-dessus pour lesquels : -R11 et R13 représentent chacun un radical méthyle, -R17 représente le radical méthoxy. Un colorant préféré de cette deuxième famille est celui pour lequel, en outre, R19 représente un radical méthyle, R20, R12, R14, R18 et R16 représentent chacun un atome d'hydrogène, et R15 représente le radical hydroxy (santarubine A). Un second colorant préféré de cette deuxième famille est celui pour lequel R18, R20, R12, R14 et R16 représentent un atome d'hydrogène, R15 représente un radical méthoxy et R19 représentent un radical méthyle (Santarubine B). Un troisième colorant préféré de cette deuxième famille est celui pour lequel, R20, R12, R14, R15, R16 et R19 représentent l'hydrogène et R18 représente le radical hydroxy (santarubine C). Un autre colorant préféré de cette deuxième famille est celui pour lequel R15 représente un radical méthoxy, et R18 et R14 représentent un atome d'hydrogène et R20, R12, R16 et R19 représentent un radical méthyle (tétra-O-méthylcantarubine). Les colorants de formule (II) peuvent être utilisés sous forme d'extraits. On peut utiliser les extraits végétaux de bois rouges, regroupant généralement les espèces de bois rouges asiatiques et d'Afrique de l'Ouest du genre Pterocarpus et du genre Raphia. Ces bois sont par exemple le Pterocarpus santalinus, le Pterocarpus osun, le Pterocarpus soyauxii, le Pterocarpus erinaceus, le Pterocarpus indicus ou encore le Raphia nitida. Ces bois peuvent encore être appelés le padauk, le sandalwood (Bois de Santal), le narrawood, le camwood ou encore le barwood. Ainsi, des extraits utilisables, contenant des colorants de formule (II) dans la présente invention peuvent par exemple être obtenus à partir de Bois de Santal rouge (Pterocarpus santalinus), par extraction basique aqueuse, comme le produit vendu sous la dénomination commerciale Santal Concentré SL 709C par la société COPIAA ou encore au moyen d'une extraction par solvant de la poudre de Santal comme le produit vendu sous la dénomination commerciale Santal Poudre SL PP par la même société COPIAA. On peut également citer l'extrait hydroalcoolique de Bois de Santal rouge en poudre de la société ALBAN MULLER. Des extraits convenant également à la présente invention peuvent être obtenus à partir de bois comme le Camwood (Raphia nitida) ou encore le Barwood (Pterocarpus soyauxii, Pterocarpus erinaceus) : ce dernier est ainsi fractionné puis broyé : une extraction alcoolique classique ou par percolation est ensuite effectuée sur ce broyat afin de recueillir un extrait pulvérulent particulièrement adapté à la mise en oeuvre de la présente invention. Les sels des colorants de formule (I) et (II) de l'invention peuvent être des sels d'acides ou de bases cosmétiquement acceptables. Les acides peuvent être minéraux ou organiques. De préférence, l'acide est l'acide chlorhydrique conduisant aux chlorures. Les bases peuvent être minérales ou organiques. Particulièrement les bases sont des hydroxydes alcalins, tels que la soude conduisant à des sels de sodium. De préférence, le ou les colorants de formule (I) et (II) compris dans la composition selon l'invention sont issus d'extraits de plantes. On peut également utiliser des mélanges d'extraits végétaux. Les extraits naturels des colorants selon l'invention peuvent se présenter sous forme de poudres ou de liquides. De préférence, les extraits se présentent sous forme de poudre. De préférence, les colorants chromèniques ou chromaniques utilisés sont choisis parmi l'hématéine, l'hématoxyline, la brasiléine, la brasiline, la santaline A. Encore plus préférentiellement, on préfère utiliser les colorants de formule (I), et tout particulièrement l'hématéine et la brasiléine. De préférence, la composition selon l'invention comprend de 0,001% à 20% en poids de colorants choisis parmi les colorants chromèniques, les colorants chromaniques et leur mélange par rapport au poids total de la composition, de préférence de 0,01 à 10% en poids La composition selon l'invention comprend également un ou plusieurs sels de zinc (Zn). Les sels de zinc au selon l'invention peuvent être de nature organique ou minérale. Lorsque le sels de zinc est un sel d'acide organique, il peut contenir une ou plusieurs fonctions acide carboxylique (-COOH) et/ou acide sulfonique (-SO3H), et/ou acide phosphonique (-H2PO3), et/ou acide phosphinique (-H2PO2 ou =HPO2), et/ou acide phosphineux (=POH). De préférence, l'acide organique selon l'invention contient une ou plusieurs fonctions acide carboxylique et/ou sulfonique. L'acide organique selon l'invention peut être saturé ou insaturé, linéaire, ramifié ou cyclique. Le sel de zinc et d'acide organique selon l'invention peut être notamment choisi parmi le gluconate de zinc, le lactate de zinc, le glycinate de zinc, l'aspartate de zinc, le pyrrolidone carboxylate de zinc (plus communément appelé pidolate de zinc), le phénolsulfonate de zinc, le salicylate de zinc, le citrate de zinc, l'acétate de zinc et leurs mélanges. Au sens de la présente invention, on entend par sels minéraux, des sels inorganiques, c'est-à-dire ne comprenant pas dans leur structure d'atome de carbone lié à au moins un atome d'hydrogène. Les sels minéraux sont des sels issus de l'action d'un acide minéral ou d'une base minérale sur le zinc. Parmi les sels, on peut citer les halogénures tels que les chlorure, fluorure et iodure ; les sulfate, phosphate, nitrate, les carbonate, perchlorate de zinc ainsi que leurs mélanges. De préférence, les sels minéraux de zinc utilisés sont le sulfate de zinc, le phosphate de zinc et le chlorure de zinc. Les sels minéraux de zinc peuvent être introduits sous forme solide dans les compositions, ou bien peuvent provenir d'une eau naturelle, minérale ou thermale, riche en ces ions ou encore d'eau de mer (mer morte notamment). Ils peuvent aussi provenir de composés minéraux comme les terres, les roches, les ocres comme les argiles (argile verte par exemple) ou même d'extrait végétal les contenant, tel que décrit par exemple dans le document FR 2 814 943. A titre de roche minérale contenant des sels de zinc, on peut citer les roches suivantes : Boyleite (ZnMg)SO4-4H2O Changoite Na2Zn(SO4)2-4H2O Clinohedrite CaZn[SiO4]-H2O Gaultite Na4Zn2Si7O18-5H2O Goslarite ZnSO4-7H2O Hardystonite Ca2Zn[Si2O7] Hopeite Zn3(PO4)2-4H2O Hydrozincite Zn5[(OH)31CO3]2 IMA2008-048 Zn6(PO4)4-7H2O Minrecordite CaZn(CO3)2 Osakaite Zn4(SO4XOH)6-5H2O Parahopeite Zn3(PO4)2-4H2O Parascholzite CaZn2(PO4)2-2H2O Scholzite CaZn2(PO4)2-2H2O Simonkolleite Zn5[(OH)8 C12]-H2O Skorpionite Ca3Zn2[(OH)2ICO31(PO4)2]- H2O Smithsonite ZnCO3 Spencerite Zn4[OHIPO4]2-3H2O Tarbuttite Zn2[OHIPO4] Basic Zinc Sulfate Zn4SO4(OH)6-4H2O Hydrate Willemite Zn2[SiO4] Zincsilite Zn3 Si4O10(OH)2-4H2O Zinkosite ZnSO4 Particulièrement, les sels de zinc de l'invention sont de degré d'oxydation 2 : Zn(II). Encore plus préférentiellement, les sels de zinc sont choisis parmi le gluconate de zinc, le citrate de zinc, le glycinate de zinc, le phosphate de zinc, le sulfate de zinc, le chlorure de zinc. De préférence, la composition selon l'invention comprend de 0,001% à 20% en poids de sels de zinc par rapport au poids total de la composition les contenant, de préférence de 0,05 à 10% en poids. La composition selon l'invention comprend également des composés organiques liquides particuliers. Le ou les composés organiques liquides présentant une valeur du paramètre de solubilité 6H de Hansen telle que définie précédemment sont par exemple décrit dans l'ouvrage de référence «Hansen solubility parameters A user's handbook ,Charles M.HANSEN »,CRC Press,2000, pages 167 à 185. Cette valeur rend compte du paramètre de solubilité 6H liée à la formation de liaisons hydrogène. On peut rappeler, qu'il existe trois types majeurs d'interactions dans les composés organiques, les interactions non polaires, les interactions dipôle-dipôle permanent et les interactions de type liaisons hydrogène, ces dernières faisant l'objet du paramètre définissant le composé organique dans la présente invention. A titre d'exemples de composé répondant à cette définition, on peut citer les dérivés de propylène glycol, les carbonates d'alkylène, l'alcool benzylique, le 2-pentanol et leurs mélanges. En particulier on peut citer les composés suivants Dénomination Formule chimique (Mpa /z) Dipropylène glycol CH3O[CH2CH(CH3)O]2H 11.2 méthyléther Tripropylène glycol méthyl CH3O[CH2cH(CH3)O]3H 10.4 éther Propylène glycol n-butyl C4H90CH2CH(CH3)OH 9.2 éther (PnB) Propylène glycol n-propyl C9H7OCH2CH(CH3)OH 9.2 éther (PnP) Dipropylène glycol CH3000[CH2CH(CH3)O]2 8.0 monométhyléther acétate CH3 Alcool benzylique C6HSCH2OH 13.7 Ethylène glycol 2-éthyl hexyl C8H17OCH2CH2OH 5.1 éther 2-pentanol CH3CH(OH)C3H7 13.3 A titre de carbonate d'alkylène, on peut citer les composés de formule chimique suivante : O dans laquelle R = H, alkyl en C1-C8, hydroxyalkyl en C1-C4. A titre d'exemple, on peut citer le carbonate d'éthylène (R=H), le carbonate de propylène (R=CH3), le carbonate de glycérine (R=CH2OH), ou encore le carbonate de butylène (R=CH2CH3). Parmi les carbonates d'alkylène de l'invention, le carbonate de propylène est préféré. Selon un mode de réalisation particulier, la valeur 6H est de préférence inférieure à 14 Mpa Selon un mode de réalisation particulièrement préféré, la valeur de la composante 6H est supérieure à 0 Mpa Selon une variante, la valeur de bH est supérieure à 3 Mpa Y2, de préférence supérieure à 4 Mpa Y2. La composition de l'invention comprend généralement une quantité de composés organiques liquides présentant un paramètre 6H de Hansen inférieur à 16 Mpa Y2 comprise entre 0,1 et 80 %, de préférence comprise entre 0,5 et 50 % et encore plus préférentiellement entre 1 et 30 % du poids total de la composition. La composition selon l'invention comprend de l'acide benzoïque et/ou un ou plusieurs de ses sels. Les sels de l'acide benzoïque peuvent être des sels de métaux alcalins ou alcalino-terreux, un sel d'ammonium, des sels d'ions issus d'amine organique. De préférence, les sels d'acide benzoïque sont choisis parmi le benzoate de sodium et le benzoate de potassium. De préférence, la composition selon l'invention comprend de 0,001% à 20% en poids d'acide benzoïque et/ou un ou plusieurs de ses sels par rapport au poids total de la composition les contenant, de préférence de 0,05 à 10% en poids. La composition selon l'invention peut se trouver sous des formes galéniques diverses, telles une lotion, une mousse, une crème, un gel ou sous tout autre forme appropriée pour réaliser une teinture des fibres kératiniques. Elle peut également être conditionnée en flacon pompe sans propulseur ou sous pression en flacon aérosol en présence d'un agent propulseur et former une mousse. La composition selon l'invention peut comprendre un milieu approprié pour la teinture, également appelé support de coloration, pouvant contenir de l'eau, un mélange d'eau et d'un ou plusieurs solvants organiques ou encore un mélange de solvants organiques. Selon un mode particulier de l'invention, la ou les compositions cosmétiques selon l'invention contiennent de l'eau. A titre de solvant organique, on peut citer les composés organiques liquides de 6H inférieur à 16, définis ci-dessus, ainsi que par exemple les alcanols inférieurs en C1-C4, tels que l'éthanol et l'isopropanol ; les polyols et éthers de polyols comme le 2- butoxyéthanol, le propylèneglycol, le monométhyléther de propylèneglycol, le monoéthyléther et le monométhyléther du diéthylèneglycol, l'hexylène glycol. Les solvants organiques autres que les composés organiques liquides de 6H inférieur à 16 sont présents dans des proportions, de préférence, comprises entre 1 et 40 % en poids environ par rapport au poids total de la composition tinctoriale, et encore plus préférentiellement entre 5 et 30 % en poids environ. La composition selon l'invention peut comprendre un ou plusieurs colorants directs additionnels. Ces colorants directs sont par exemple choisis parmi ceux classiquement utilisés en coloration directe, et parmi lesquels on peut citer tous les colorants aromatiques et/ou non aromatiques d'utilisation courante tels que les colorants directs nitrés benzéniques neutres, acides ou cationiques, les colorants directs azoïques neutres, acides ou cationiques, les colorants directs naturels autres que les chromanes et chromènes de l'invention, les colorants directs quinoniques et en particulier anthraquinoniques neutres, acides ou cationiques, les colorants directs aziniques, triarylméthaniques, indoaminiques, les méthines, les styriles, les porphyrines, métalloporphyrines, les phtalocyanines, les cyanines méthiniques, et les colorants fluorescents. Parmi les colorants directs naturels autres que les chromanes et chromènes de l'invention, on peut citer la lawsone, la juglone, l'indigo, l'isatine, la curcumine, la spinulosine, l'apigénidine, les orcéines. On peut également utiliser les extraits ou décoctions contenant ces colorants naturels et notamment les cataplasmes ou extraits à base de henné, chlorophylline, extrait de sorgho, acide laccaïque. Le ou les colorants directs additionnels dans la composition selon l'invention représentent de préférence, de 0.001% à 10% en poids environ du poids total de la composition. La composition selon l'invention peut également renfermer divers adjuvants utilisés classiquement dans les compositions pour la teinture des cheveux, tels que des agents tensio-actifs anioniques, cationiques, non-ioniques, amphotères, zwitterioniques ou leurs mélanges, des polymères anioniques, cationiques, non-ioniques, amphotères, zwitterioniques ou leurs mélanges, des agents épaississants minéraux ou organiques, et en particulier les épaississants associatifs polymères anioniques, cationiques, non ioniques et amphotères, des agents antioxydants, des agents de pénétration, des agents séquestrants, des parfums, des tampons, des agents dispersants, des agents de conditionnement tels que par exemple des silicones volatiles ou non volatiles, modifiées ou non modifiées, des agents filmogènes, des céramides, des agents conservateurs, des agents opacifiants. Lesdits adjuvants sont choisis de préférence parmi des agents tensioactifs tels que des tensioactifs anioniques, non ioniques ou leurs mélanges et des agents épaississants minéraux ou organiques. Les adjuvants ci-dessus sont en général présents en quantité comprise pour chacun d'eux entre 0,01 et 40 % en poids par rapport au poids de la composition, de préférence entre 0,1 et 20 % en poids par rapport au poids de la composition selon l'invention. Lorsque le ou les colorants chromaniques, chromaniques et leurs mélanges se trouvent dans une composition aqueuse, le pH de cette composition colorante aqueuse est compris entre 2 et 12, et encore plus préférentiellement compris entre 4 et 12, et particulièrement compris entre 7 et 12. Ce pH peut être ajusté à la valeur désirée au moyen d'agents acidifiants ou alcalinisants habituellement utilisés en teinture des fibres kératiniques ou bien encore à l'aide de systèmes tampons classiques. Parmi les agents acidifiants des compositions utilisées dans l'invention, on peut citer, à titre d'exemple, les acides minéraux ou organiques comme l'acide chlorhydrique, l'acide orthophosphorique, l'acide sulfurique, les acides carboxyliques comme l'acide acétique, l'acide tartrique, l'acide citrique, l'acide lactique, les acides sulfoniques. Parmi les agents alcalins utilisés selon l'invention, on peut citer à titre d'exemple l'ammoniaque, les carbonates alcalins, les alcanolamines telles que les mono-, di- et triéthanolamines ainsi que leurs dérivés, les hydroxydes de sodium ou de potassium et les composés de formule (III) suivante : Ra \ R b N.W - N i \ R~ Rd (III) Formule (III) dans laquelle W est un reste propylène éventuellement substitué par un groupement hydroxy ou un radical alkyle en C1-C4 ; Ra, Rb, Rc et Rd, identiques ou différents, représentent un atome d'hydrogène, un radical alkyle en C1-C4 ou hydroxyalkyle en C1-C4. Bien entendu, l'homme de l'art veillera à choisir ce ou ces éventuels composés complémentaires de manière telle que les propriétés avantageuses attachées intrinsèquement à la composition ou aux composition(s) utiles dans le procédé de coloration conforme à l'invention ne soient pas, ou substantiellement pas, altérées par la ou les adjonctions envisagées. L'invention porte également sur un procédé de coloration des fibres kératiniques, telles que les fibres kératiniques humaines, et en particulier les cheveux, comprenant l'application sur lesdites fibres d'une composition telle que définie ci-dessus. Selon un premier mode de réalisation particulier de l'invention, le procédé de coloration est réalisé en une seule étape, par application sur les fibres kératiniques d'une composition cosmétique colorante comprenant : - un ou plusieurs colorants choisis parmi les colorants chromèniques, les colorants chromaniques, et leur mélange - un ou plusieurs sels de zinc, - de l'acide benzoïque et/ou un ou plusieurs de ses sels et - un ou plusieurs composés organiques liquides à la température de 25°C et à la pression atmosphérique (760 mm Hg) présentant une valeur du paramètre 6H de Hansen à 25°C inférieur à 16 Mpa 'A, la composition ne contenant pas d'oxydant chimique, autre que l'oxygène de l'air, à l'exception des compositions suivantes (% en g de MA) A Hemateine[l] 1% Chlorophyline[2] 0.19% Curcumine[3] 0.58% Sorgho 0.34% Ethanol 15% Alcool benzylique 4% Acide benzoïque 0.2 Agent de pH qsp pH=8.8 Parfum qs Eau qsp 100% (% en g de MA) B C Hemateine [1] 0.3% 0.3% Curcumine[2] 0.5% 0.5% Chlorophyline[3] 0.15% 0.15% Sorgho 0.02% 0.02% Acide laccaïque 0.01% 0.01% Ethanol 15% 16% Alcool benzylique 5% 1% 3-phenyl- l -propanol - 0.5% 2-phenyl- l -ethanol - 1% Acide benzoïque 0.5 0.5%ma Hydroxyethyl cellulose (PM : 720.000) 2% 2% [4] Agent de pH qsp pH=8.8 qsp pH=8.8 Parfum qs qs Eau qsp 100% qsp 100% en combinaison avec une composition de phosphate de zinc à 1g% en élément zinc. La composition cosmétique précédemment définie peut être appliquée telle quelle sur les fibres kératiniques. Elle peut également être prête-à-l'emploi et résulter d'un mélange extemporané de au moins deux compositions, pouvant se présenter dans un kit de teinture. Avantageusement, au moins une desdites compositions contenant, ensemble ou séparément les ingrédients est aqueuse. Le temps de pose est généralement fixé entre 3 et 120 minutes, préférentiellement entre 10 et 60 minutes, et plus préférentiellement entre 10 et 45 minutes. Selon un second mode de réalisation particulier de l'invention, le procédé de coloration est réalisé, en plusieurs étapes, par application sur les fibres kératiniques de plusieurs compositions cosmétiques colorantes contenant, ensemble ou séparément, dans la ou lesdites compositions, les ingrédients suivants: - un ou plusieurs colorants choisis parmi les colorants chromaniques, les colorants chromaniques, et leur mélange - un ou plusieurs sels de zinc, - de l'acide benzoïque et/ou un ou plusieurs de ses sels et - un ou plusieurs composés organiques liquides à la température de 25°C et à la pression atmosphérique (760 mm Hg) présentant une valeur du paramètre 6H de Hansen à 25°C inférieur à 16Mpa~2, la composition ne contenant pas d'oxydant chimique, autre que l'oxygène de l'air, à l'exception des compositions suivantes (% en g de MA) A Hemateine[ l ] 1 % Chlorophyline[2] 0.19% Curcumine[3] 0.58% Sorgho 0.34% Ethanol 15% Alcool benzylique 4% Acide benzoïque 0.2 Agent de pH qsp pH=8.8 Parfum qs Eau qsp 100%20 (% en g de MA) B C Hemateine [1] 0.3% 0.3% Curcumine[2] 0.5% 0.5% Chlorophyline[3] 0.15% 0.15% Sorgho 0.02% 0.02% Acide laccaïque 0.01% 0.01% Ethanol 15% 16% Alcool benzylique 5% 1% 3-phenyl- l -propanol - 0.5% 2-phenyl- l -ethanol - 1% Acide benzoïque 0.5 0.5%ma Hydroxyethyl cellulose (PM : 720.000) 2% 2% [4] Agent de pH qsp pH=8.8 qsp pH=8.8 Parfum qs qs Eau qsp 100% qsp 100% en combinaison avec une composition de phosphate de zinc à 1g% en élément zinc. Ces étapes peuvent être ou non séparées par un rinçage intermédiaire. En l'absence d'un tel rinçage intermédiaire, on peut procéder à un essorage avec une serviette ou du papier afin d'éliminer le surplus de composition. Dans une première variante de procédé en deux étapes, la première étape consiste à appliquer sur lesdites fibres une composition cosmétique i) comprenant le ou les colorants choisis chromèniques, chromaniques, et leurs mélanges tels que définis précédemment, et un ou plusieurs composés organiques liquides présentant une valeur du paramètre 6H de Hansen à 25°C inférieur à 16 Mpa Y2, de l'acide benzoïque et/ou un ou plusieurs de ses sels, puis dans une deuxième étape, à appliquer sur lesdites fibres une composition cosmétique ii) comprenant un ou plusieurs sels de zinc tels que définis précédemment. Dans une deuxième variante de procédé de coloration de fibres kératiniques en deux étapes, la première étape consiste à appliquer sur lesdites fibres une composition ii) comprenant un ou plusieurs sels de zinc tels que définis précédemment, puis dans une deuxième étape, à appliquer sur lesdites fibres une seconde composition cosmétique i) comprenant le ou les colorants choisis chromaniques, chromaniques, et leurs mélanges tels que définis précédemment, et un ou plusieurs composés organiques liquides présentant une valeur du paramètre 6H de Hansen à 25°C inférieur à 16 Mpa Y2, de l'acide benzoïque et/ou un ou plusieurs de ses sels. Selon un autre mode de réalisation de l'invention, au moins une des compositions utilisées dans le procédé de l'invention est anhydre et peut se présenter sous forme pulvérulente ou pâteuse. Lorsque la composition se trouve sous forme pulvérulente, elle peut contenir des ingrédients pulvérulents autres que les composés présents dans les compositions i) et ii). Lorsque la composition se trouve sous forme d'une pâte, elle peut contenir éventuellement un ou plusieurs liquides inertes organiques, de préférence choisi parmi l'huile de vaseline, les polydécènes et les esters gras liquides à la température ambiante (25°C) et à la pression atmosphérique (760 mmHg). Lorsque le procédé met en oeuvre une seule composition contenant les composés des compositions i) et ii) et que cette composition est anhydre, les mèches de cheveux, sur lesquelles sera appliquée la composition, sont préalablement humidifiées. Pour ces deux derniers procédés, le temps de pose après application de la composition cosmétique pour la première étape est généralement fixé entre 3 et 120 minutes, préférentiellement entre 10 et 60 minutes, et plus préférentiellement entre 10 et 45 minutes. Le temps de pose après application de la deuxième composition cosmétique pour la deuxième étape est généralement fixé entre 3 et 120 minutes, préférentiellement entre 3 et 60 minutes, et plus préférentiellement entre 5 et 30 minutes. Quelque soit le mode d'application, la température d'application est généralement comprise entre la température ambiante (15 à 25°C) et 80°C et plus particulièrement entre 15 et 45°C. Ainsi, on peut, avantageusement, après application de la composition selon l'invention, soumettre la chevelure à un traitement thermique par chauffage à une température comprise entre 30 et 60°C. Dans la pratique, cette opération peut être conduite au moyen d'un casque de coiffure, d'un sèche-cheveux, d'un dispensateur de rayons infrarouges et d'autres appareils chauffants classiques. On peut aussi utiliser, à la fois comme moyen de chauffage et de lissage de la chevelure, un fer chauffant à une température comprise entre 60 et 220°C et de préférence entre 120 et 200°C. L'invention porte également sur l'utilisation de la composition selon l'invention pour la coloration des fibres kératiniques, telles que les fibres kératiniques humaines, et en particulier les cheveux. Un kit ou dispositif peut être utilisé pour la mise en oeuvre du procédé selon l'invention. Le kit peut comporter au moins deux compartiments -un premier compartiment comprenant une composition cosmétique i) le ou les colorants choisis chromèniques, chromaniques, et leurs mélanges tels que définis précédemment et leur mélanges, et un ou plusieurs composés organiques liquides présentant une valeur du paramètre 6H de Hansen à 25°C inférieur à 16 Mpa Y2, de l'acide benzoïque et/ou un ou plusieurs de ses sels, et -un deuxième compartiment comprenant une composition cosmétique ii) contenant un ou plusieurs sels de zinc tels que définis ci-dessus. Selon une variante, le kit comprend, en outre, une composition supplémentaire comprenant un ou plusieurs agents traitants. Les compositions du kit sont conditionnées dans des compartiments distincts, accompagnés, éventuellement, de moyens d'application appropriés, identiques ou différents, tels que les pinceaux, les brosses ou les éponges. Le kit mentionné ci-dessus peut également être équipé d'un moyen permettant de délivrer sur les cheveux le mélange souhaité, par exemple tel que les dispositifs décrits dans le brevet FR 2 586 913. EXEMPLES DE COLORATION Exemple 1 : Les compositions de coloration suivantes ont été préparées à partir des ingrédients suivants dans les proportions suivantes 5 indiquées en gramme de matière active : Compositions colorantes selon l'invention 1 2 Hématéine* 1g 1g Curcumine (E100) - 0.6g Chlorophylline cuprique (E141) - 0.2g Extrait de sorgho 0.3g Alcool benzylique 4g 4g Acide benzoïque 0.2g 0.2g Ethanol 15g 15g Epaississant 2g 2g Agent de pH Qsp pH=8.8 Qsp pH=8.8 Parfum qs qs Eau qsp 100g qsp 100g *Hématéine, CAS=475-25-2, commercialisée sous la référence 10 51230 par Fluka Des couples de mèches de cheveux à 90% de cheveux blancs naturels et permanentés sont traitées successivement par : 1.une solution aqueuse à 7% de gluconate de zinc 15 (commercialisé par Seppic sous la dénomination GIVOBIO G Zn) que l'on laisse poser 10 minutes à température ambiante puis que l'on essore 2.1a composition colorante 1 ou 2 qui sont laissées posée 30 minutes à 40°C Après l'application de ces traitements, les mèches sont rincées, shampouinées et séchées. On obtient des mèches intensément colorées - en violet avec la composition 1 - et en noir avec la composition 2 et dont les couleurs sont tenaces. REVENDICATIONS1. Composition de coloration des fibres kératiniques, telles que les fibres kératiniques humaines, et en particulier les cheveux, comprenant : -un ou plusieurs colorants choisis parmi les colorants chromaniques, les colorants chromaniques, et leur mélange - un ou plusieurs sels de zinc, - de l'acide benzoïque et/ou un ou plusieurs de ses sels et - un ou plusieurs composés organiques liquides à la température de 25°C et à la pression atmosphérique (760 mm Hg) présentant une valeur du paramètre 6H de Hansen à 25°C inférieur à 16 Mpa ~2, la composition ne contenant pas d'oxydant chimique, autre que l'oxygène de l'air, à l'exception des compositions suivantes (% en g de MA) A Hemateine[ l ] 1 % Chlorophyline[2] 0.19% Curcumine[3] 0.58% Sorgho 0.34% Ethanol 15% Alcool benzylique 4% Acide benzoïque 0.2 Agent de pH qsp pH=8.8 Parfum qs Eau qsp 100%(% en g de MA) B C Hemateine [1] 0.3% 0.3% Curcumine[2] 0.5% 0.5% Chlorophyline[3] 0.15% 0.15% Sorgho 0.02% 0.02% Acide laccaïque 0.01% 0.01% Ethanol 15% 16% Alcool benzylique 5% 1% 3-phenyl- l -propanol - 0.5% 2-phenyl- l -ethanol - 1% Acide benzoïque 0.5 0.5%ma Hydroxyethyl cellulose 2% 2% (PM : 720.000) [4] Agent de pH qsp qsp pH=8.8 pH=8.8 Parfum qs qs Eau qsp qsp 100% 100% en combinaison avec une composition de phosphate de zinc à 1g% en élément zinc. 2. Composition selon la revendication 1, caractérisée en ce que 5 le colorant est choisi parmi les composés de formules suivantes : -formule (I) : HO dans laquelle : - représente une simple liaison carbone-carbone ou unedouble liaison carbone-carbone, l'enchaînement des ces liaisons désigne deux simples liaisons carbone-carbone et deux doubles liaisons carbone-carbone, lesdites liaisons étant conjuguées, - X représente un groupement : // / HO-C ou 0=C - R1, R2, R3, R4, R5 et R6, identiques ou différents, représentent indépendamment les uns des autres, un atome d'hydrogène, un groupe hydroxy, un groupe alkyle éventuellement substitué, alcoxy éventuellement substitué, ou un groupe acyloxy éventuellement substitué, ainsi que ses formes tautomères et/ou mésomères, ses stéréoisomères, ses sels d'addition avec un acide ou une base cosmétiquement acceptable, et ses hydrates ; et -formule (II) : R15 OR16 R18 dans laquelle : - R11, R12, R13, R16, R,9 et R20, identiques ou différents, représentent indépendamment les uns des autres, un atome 20 d'hydrogène ou un radical alkyle en C1-C4, - R,4, R,5, R17 et R18, identiques ou différents représentent indépendamment les uns des autres, un atome d'hydrogène, un radical hydroxyle ou un radical alcoxy en C1-C4, ainsi que ses formes tautomères et/ou mésomères, ses 25 stéréoisomères, ses sels d'addition avec un acide ou une basecosmétiquement acceptable, et ses hydrates. 3. Composition selon la revendication 1 ou 2, caractérisée en ce que le colorant est choisi parmi l'hématoxyline, la braziline, l'hématéine, la braziléine, les santalines, les santarubines et leurs formes tautomères et/ou mésomères, leurs stéréoisomères, leurs sels d'addition à un acide ou de base cosmétiquement acceptable, ainsi que les hydrates. 4. Composition selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le colorant est choisi parmi l'hématéine et la braziléine de structure suivante : HO HO et Hématéine Braziléine HO et leurs formes tautomères et/ou mésomères, leurs stéréoisomères, leurs sels d'addition à un acide ou de base cosmétiquement acceptable, ainsi que les hydrates. 5. Composition selon une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le(s) colorant(s) est(sont) présent(s) dans la composition en une teneur comprise entre 0,001% et 20% en poids par rapport au poids total de la composition, de préférence de 0,01 à 10% en poids. 6. Composition selon une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que les sels de zinc sont choisis parmi le gluconate de zinc, le citrate de zinc, l'acétate de zinc, le lactate de zinc, le glycinate de zinc, l'aspartate de zinc, le pyrrolidone carboxylate de zinc (plus communément appelé pidolate de zinc), le phénolsulfonate de zinc, le salicylate de zinc ainsi que leurs mélanges, et de préférence parmi le gluconate de zinc, le glycinate de zinc et lecitrate de zinc. 7. Composition selon une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que les sels de zinc sont choisis parmi les halogénure, les sulfate, phosphate, nitrate, carbonate et perchlorate de zinc ainsi que leurs mélanges, et de préférence parmi les sulfate, phosphate et chlorure de zinc. 8. Composition selon la revendication 6 ou 7, caractérisée en ce que le(s) sels de zinc est(sont) présent(s) dans la composition en une teneur comprise entre 0,001% et 20% en poids par rapport au poids total de la composition, de préférence de 0,05 à 10% en poids. 9. Composition selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que le composé organique liquide est choisi parmi les dérivés de propylène glycol, les carbonates d'alkylène, l'alcool benzylique, le 2-pentanol et leurs mélanges. 10. Composition selon la revendication 9, caractérisée en ce que les dérivés de propylène glycol sont choisis parmi le dipropylène glycol méthyléther, le tripropylène glycol méthyl éther, le propylène glycol n-butyl éther (PnB), le propylène glycol n-propyl éther (PnP), le dipropylène glycol monométhyléther acétate et l'éthylène glycol 2- éthyl hexyl éther. 11. Composition selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que le(s) composé(s) organique(s) liquide(s) est(sont) présent(s) dans la composition en une teneur comprise entre 0,1% et 80% en poids par rapport au poids total de la composition, de préférence de 0,5 à 50% en poids. 12. Composition selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que les sels de l'acide benzoïque sont choisis parmi le benzoate de sodium et le benzoate de potassium. 13. Composition selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que l'acide benzoïque et/ou ses sels est(sont) présent(s) dans la composition en une teneur comprise entre 0,001% et 20% en poids par rapport au poids total de la composition, de préférence de 0,05 à 10% en poids. 14. Procédé de coloration des fibres kératiniques, telles que lesfibres kératiniques humaines, et en particulier les cheveux, caractérisé en ce qu'il comprend une étape consistant à appliquer sur les fibres kératiniques une composition cosmétique telle que définie à l'une quelconque des revendications 1 à 13. 15. Procédé selon la revendication 14, caractérisé en ce qu'il ne comprend qu'une seule étape d'application de la composition telle que définie à l'une quelconque des revendications 1 à 13. 16. Procédé selon la revendication 14, caractérisé en ce qu'il comprend deux étapes consistant dans la première étape à appliquer sur les fibres kératiniques une composition cosmétique i) comprenant un ou plusieurs colorants chromèniques, chromaniques, et leurs mélanges tels que définis dans l'une quelconque des revendications 1 à 5, et un ou plusieurs composés organiques liquides à la température de 25°C et à la pression atmosphérique (760 mm Hg) présentant une valeur du paramètre 6H de Hansen à 25°C inférieur à 16 Mpa 1/2 tel que défini à l'une quelconque des revendications 1, 9 à 11, et de l'acide benzoïque et/ou un ou plusieurs de ses sels tel que défini à l'une quelconque des revendications 1, 12 et 13, puis dans une deuxième étape consistant à appliquer une composition cosmétique ii) comprenant un ou plusieurs sels de zinc, tels que définis dans une quelconque des revendications 1, 6 à 8. 17. Procédé selon la revendication 14, caractérisé en ce qu'il comprend deux étapes consistant dans la première étape à appliquer sur les fibres kératiniques une composition ii) comprenant un ou plusieurs sels de zinc, tels que définis dans une quelconque des revendications 1, 6 à 8, puis dans une deuxième étape consistant à appliquer une composition i) comprenant un ou plusieurs colorants chromèniques, chromaniques, et leurs mélanges tels que définis dans une quelconque des revendications 1 à 5, et un ou plusieurs composés organiques liquides à la température de 25°C et à la pression atmosphérique (760 mm Hg) présentant une valeur du paramètre 6H de Hansen à 25°C inférieur à 16 Mpa 1/2 tel que défini à l'une quelconque des revendications 1, 9 à 11 et de l'acide benzoïque et/ou un ou plusieurs de ses sels tel que défini à l'une quelconque desrevendications 1, 12 et 13. 18. Utilisation de la composition telle que définie à l'une quelconque des revendications 1 à 13 pour la coloration des fibres kératiniques, telles que les fibres kératiniques humaines, et en particulier les cheveux. 19. Kit comportant au moins deux compartiments -un premier compartiment comprenant une composition cosmétique i) contenant un ou plusieurs colorants chromaniques, chromaniques, et leurs mélanges tels que définis dans une quelconque des revendications 1 à 5, et un ou plusieurs composés organiques liquides à la température de 25°C et à la pression atmosphérique (760 mm Hg) présentant une valeur du paramètre 6H de Hansen à 25°C inférieur à 16 Mpa 1/2 tel que défini à l'une quelconque des revendications 1, 9 à 11 et de l'acide benzoïque et/ou un ou plusieurs de ses sels tels que défini à l'une quelconque des revendications 1, 12 et 13, -un deuxième compartiment comprenant une composition cosmétique ii) contenant un ou plusieurs sels de zinc tel que défini dans l'une quelconque des revendications 1, 6 à 8.
51,613
FR2959935A1
A1
20111118
FR 2959935 A1 20111118 FR 1053763 A 20100514 L'invention a pour objet une nouvelle forme pharmaceutique orale à base de microgranules, cette forme étant à libération prolongée d'au moins un principe actif et dont la cinétique de libération permet une prise journalière unique par le patient tout en évitant que cette libération soit accélérée par une prise concomitante d'alcool. De nombreuses formes pharmaceutiques orales à libération prolongée existent sur le marché. La libération du principe actif doit être contrôlée en fonction de l'objectif thérapeutique et des propriétés pharmacologiques du principe actif. Certains principes actifs peuvent se révéler très toxiques, voire mortels, si la dose ingérée dépasse un certain seuil. Il est donc impératif que leurs propriétés "retard" soient étroitement contrôlées, et ceci afin de s'assurer qu'une libération rapide du principe actif, ou "dose- dumping", ne puisse pas se produire, notamment lors d'une prise concomitante d'alcool. La consommation d'alcool en même temps qu'une prise de médicament peut en effet altérer la forme pharmaceutique qui libère alors très rapidement la totalité du principe actif qu'elle contient. Par ailleurs, pour améliorer le confort des patients, il est souhaitable de proposer un médicament présentant un effet pharmacologique sur une longue période de temps après administration. Par exemple, ceci est particulièrement vrai pour les personnes souffrant de douleurs sévères et pour lesquelles la réponse pharmacologique doit être maintenue sur une longue période à un niveau thérapeutique constant au cours du temps. Afin d'évaluer la résistance à l'alcool des compositions pharmaceutiques, la FDA (Food And Drug Administration) suggère la réalisation de tests de dissolution in vitro pour comparer les cinétiques obtenues dans le milieu HCI 0,1 N (représentatif du pH gastrique) avec les cinétiques obtenues dans le même milieu substitué à 5, 20 et 40% (v/v) par de l'éthanol. D'après Walden et al. (The Effect of Ethanol on the Release of Opioids from Oral Prolonged- Release Préparations Drug Development and Industrial Pharmacy, 33:10, 1101 - 1111 , 2007), le fait d'exposer in vitro une forme pharmaceutique sur une période de 2h est considérée comme représentative de la durée d'exposition de ces formes pharmaceutiques in vivo. Il est connu de l'état de la technique le brevet EP1 189 602 qui décrit des microgranules de Sulfate de Morphine à libération prolongée. Ce document propose des microgranules constitués d'un support neutre enrobé d'une couche active et d'une couche à libération prolongée contenant un copolymère d'acide méthacrylique et d'ester méthyl méthacrylate ainsi qu'une silice hydrophobe. Cependant, cette forme de microgranule présente le désavantage de libérer très rapidement le principe actif en présence d'alcool ce qui peut être dommageable, voire létal pour le patient. Il est également connu de l'état de la technique la demande de brevet WO2010037854 qui propose d'utiliser un support de neutres insolubles ou rendus insolubles dans l'eau ou dans l'alcool pour éviter une décharge immédiate du principe actif induite par la consommation d'alcool. Cependant, ce support est limité quant à sa résistance à l'alcool puisque le pourcentage maximum d'éthanol dans le milieu de dissolution est de 30%, ainsi ce support ne résisterait pas à des alcools forts comme le Whisky ou la Vodka. De plus, cette demande de brevet ne permet pas d'obtenir une cinétique de dissolution compatible avec une administration unique journalière. Les demandes WO2009/036812 et WO2010/034342 quant à elles portent sur des compositions pharmaceutiques à libération contrôlée pH-dépendant comprenant des opioïdes et dont la cinétique de dissolution n'est pas sensiblement affectée par la présence d'éthanol. Plus particulièrement, ces compositions pharmaceutiques sont essentiellement constituées d'un coeur comprenant la substance active sur lequel est enrobé une couche d'un mélange de polymère et d'un mélange de lubrifiant inerte. Cependant, la description contraint d'utiliser des polymères pH-dépendants qui peuvent induire des variabilités de comportement chez l'homme en fonction des individus et des conditions de prise de médicament (avec ou sans nourriture notamment). Un objectif essentiel de la présente invention est donc de proposer une forme pharmaceutique orale à base de microgranules à libération prolongée d'au moins un principe actif, permettant d'éviter ou de limiter une décharge immédiate du principe actif induite par la consommation d'alcool lors de l'administration de cette forme pharmaceutique et dont la cinétique de libération permet une prise journalière unique par le patient. Par ailleurs, cette forme pharmaceutique doit être facile à produire industriellement et à moindre coût. Définitions au sens du présent exposé de l'invention : Support neutre On entend par "support neutre" ou "noyau neutre" ou encore plus simplement "neutre", des supports inertes sphériques ou quasi-sphériques de taille comprise entre 50 pm et 3 mm et préférentiellement entre 100 et 1000 pm tels que ceux habituellement utilisés dans l'industrie pharmaceutique comme support de base de principes actifs pour la constitution de microgranules par exemple. Microqranules Les microgranules de la présente invention se rapportent à des unités galéniques sphériques, constituées en leur centre d'un support neutre, recouvert d'au moins une couche contenant le principe actif qui est elle-même recouverte d'au moins une couche polymérique. Forme pharmaceutique On entend par « forme pharmaceutique orale » toute forme pharmaceutique orale susceptible d'être préparée à partir de microgranules comprenant le principe actif, notamment une suspension, un sirop, un comprimé, une gélule, sachet. Libération prolonqée Dans la présente demande, on utilisera le terme libération prolongée pour désigner un profil de libération du principe actif modifié par rapport à celui qu'aurait présenté le principe actif seul dans un système à libération immédiate comme défini par la Pharmacopée Européenne (quantité de principe actif libérée en 45 minutes au moins égale à 75%, Ph. Eur., 6ème édition 2.9.3.) Alcool Le terme "alcool" représente l'éthanol et les termes "solution alcoolique" ou "milieu alcoolique" représente une solution aqueuse d'éthanol. Le but de la présente invention est d'offrir une nouvelle composition pharmaceutique orale résistante à la décharge immédiate de la dose de principe actif due à l'alcool et permettant une prise journalière unique. Préférentiellement, on entend par « résistance à la décharge immédiate de la dose de principe actif due à l'alcool » que le pourcentage d'actif libéré après 2h dans un milieu acido-alcoolique HCI 0,1 N contenant de l'alcool et de préférence une quantité d'éthanol comprise entre 4 et 40%, n'est pas supérieur de plus de 15 points (15% en valeur absolue) comparé à celui libéré dans un milieu d'acide HCI 0,1 N. DESCRIPTION DETAILLEE DE L'INVENTION Un microgranule selon l'invention comprend du centre vers la périphérie - un support neutre, - au moins une couche de montage comprenant au moins un principe actif et un agent liant pharmaceutiquement acceptable, - au moins une couche d'enrobage comprenant - un polymère d'enrobage hydrophobe choisi parmi les dérivés non hydrosolubles de la cellulose, et - au moins 20 % d'une charge inerte par rapport à la masse sèche du polymère d'enrobage hydrophobe. Le polymère hydrophobe empêche la libération immédiate du principe actif. L'invention concerne également une forme pharmaceutique orale à libération prolongée d'au moins un principe actif, comprenant des microgranules selon l'invention. Plus particulièrement, l'invention porte sur l'utilisation d'une forme pharmaceutique orale selon l'invention pour éviter ou limiter une décharge immédiate du principe actif induite par la consommation d'alcool lors de l'administration de cette forme pharmaceutique. L'invention porte également sur une forme pharmaceutique de l'invention pour son utilisation en tant que médicament administré par voie orale en prise unique une fois par jour c'est-à-dire une administration journalière. Un autre objet de l'invention concerne un procédé de préparation des microgranules de l'invention. Dans le cadre de la présente invention, le support neutre peut être soluble dans l'eau ou dans une solution alcoolique mais il peut également être insoluble dans l'eau ou dans une solution alcoolique ou être rendu insoluble dans l'eau ou dans une solution alcoolique grâce à une couche de pré-montage. Des supports neutres insolubles dans l'eau ou dans une solution alcoolique appropriés comprenant des supports à base d'au moins un excipient de nature hydrophobe choisi parmi : la cellulose, les dérivés de la cellulose (cellulose microcristalline), les dérivés des phosphates (phosphates de calcium), la silice et les dérivés des silicates (silicate de magnésium, silicate d'aluminium et leurs mélanges). Des supports neutres solubles dans l'eau ou dans une solution alcoolique appropriés comprennent des supports à base d'au moins un excipient choisi parmi : l'amidon, le saccharose, les polyols tels que le mannitol ou le lactose et leurs mélanges. Le support neutre peut également être rendu insoluble dans l'eau ou dans une solution alcoolique en recouvrant un neutre d'une couche de pré- montage comprenant au moins un polymère hydrophobe, au moins une charge inerte et éventuellement un agent tensio-actif et/ou un agent plastifiant. Le ou les principes actifs sont intégrés dans la couche active en association avec un agent liant pharmaceutiquement acceptable, tel que ceux habituellement utilisés dans l'industrie pharmaceutique pour la fixation de principes actifs à la surface de supports neutres. Ainsi, la méthode de fixation de la couche active décrite dans le brevet EP 1 200 071 peut tout à fait être employée pour la fixation de la couche active dans le cadre de la présente invention. De façon préférée, la couche active des microgranules conformes à l'invention est appliquée par pulvérisation d'une dispersion de principe actif dans un solvant (appelée dispersion de montage). Parmi les agents liants pharmaceutiquement acceptables, on utilisera préférentiellement des agents liants de nature hydrophile et notamment des dérivés de la cellulose tels que l'HPMC, en particulier les grades Pharmacoat® 603 et Pharmacoat® 606, ou l'hydroxypropylcellulose ou l'hydroxyéthylcellulose, des dérivés de la polyvinylpyrrolidone, en particulier le grade PVP K 30 et également des dérivés du polyéthylene glycol, en particulier le polyéthylene glycol dont le poids moléculaire vaut entre 600 et 7000, tels que le PEG4000 et le PEG6000 notamment, et leurs mélanges, des dérivés vinyliques tels que le polyvinylalcool. Le solvant de la dispersion de montage pulvérisée doit être adapté au principe actif ou au mélange de principes actifs employés. Ainsi, on pourra par exemple utiliser l'eau, des solvants organiques, parmi eux l'éthanol ou des solutions hydro- alcooliques de diverses concentrations pour la réalisation de la solution à la base de la couche active. Un agent tensioactif peut être ajouté à la phase de montage pour améliorer la solubilité du principe actif ou stabiliser la suspension de montage. L'agent tensioactif est utilisé en quantités de 0 à 50% et préférentiellement entre 0 et 20%. Parmi les tensioactifs utilisables, peuvent être cités les sels alcalins ou alcalinoterreux des acides gras, le sodium dodécyl sulfate et le docusate de sodium étant préférés, les huiles polyoxyéthylénées, de préférence l'huile de ricin hydrogénée polyoxyéthylénée, les copolymères polyoxyéthylène- polyoxypropylène, les esters de sorbitan polyoxyéthylénés, les dérivés de l'huile de ricin polyoxyéthylénés, les stéarates, de préférence de calcium, de magnésium, d'aluminium ou de zinc, les polysorbates, les stéarylfumarates, de préférence de sodium, le béhénate de glycérol, le chlorure de benzalkonium, le bromure d'acétyltriméthyl ammonium, l'alcool cétylique et leurs mélanges. Dans la mesure du possible, il est préférable d'utiliser des solvants non toxiques et facilement éliminables par évaporation lors du séchage afin qu'il n'en subsiste aucune trace dans les microgranules. L'enrobage permettant de contrôler la libération contient un polymère hydrophobe empêchant la libération immédiate du principe actif en quantité comprise préférentiellement entre 30% à 80%, de manière encore préférée de 50% à 80%, de la masse sèche de ladite couche d'enrobage. Le taux d'enrobage représente le rapport de la quantité de masse sèche constituant l'enrobage assurant une libération prolongée du principe actif sur la masse totale du microgranule avant enrobage (en masse sèche). Le taux d'enrobage est compris entre 0,1 % à 70% m/m, de préférence, de 2% à 50% m/m, et, plus préférentiellement encore, de 10% à 40%. Ou autrement dit, le rapport entre la masse de vernis sec (= polymère et éventuels additifs en masse sèche) constituant l'enrobage empêchant la libération immédiate du principe actif sur la masse totale du microgranule avant enrobage (en masse sèche) est compris entre 0,1 % à 70% m/m, de préférence, de 2% à 50% m/m, et, plus préférentiellement encore, de 10% à 40%. Les polymères utilisés pour assurer une libération prolongée du principe actif sont des dérivés non hydrosolubles de la cellulose, de préférence, sélectionnés dans le groupe de produits suivants : l'éthylcellulose (Aquacoat ECD30), l'acétate butyrate de cellulose, l'acétate de cellulose et leurs mélanges. La couche d'enrobage comprend également au moins 20% d'une charge inerte par rapport à la masse sèche du polymère enrobage. Avantageusement, la charge inerte uniformément répartie dans la couche d'enrobage est choisie dans le groupe comprenant notamment le talc, le stéarate de magnésium, le monostéarate de glycérol, la silice et les dérivés des silicates (silicate de magnésium, silicate d'aluminium), le stéarylfumarate de magnésium et leurs mélanges. L'agent tensioactif est optionnellement présent dans l'enrobage à raison de 0 à 30% m/m, de préférence de 0 à 20% m/m, et, plus préférentiellement encore, de 5 à 15% de la masse sèche de polymère d'enrobage. L'agent tensioactif est de préférence sélectionné dans le groupe de produits suivants : les sels alcalins ou alcalinoterreux des acides gras, le sodium dodécyl sulfate et le docusate de sodium étant préférés, les huiles polyoxyéthylénées, de préférence l'huile de ricin hydrogénée polyoxyéthylénée, les copolymères polyoxyéthylène- polyoxypropylène, les esters de sorbitan polyoxyéthylénés, les dérivés de l'huile de ricin polyoxyéthylénés; les stéarates, de préférence de calcium, de magnésium, d'aluminium ou de zinc, les polysorbates, les stéarylfumarates, de préférence de sodium, le béhénate de glycérol, le chlorure de benzalkonium, le bromure d'acétyltriméthyl ammonium, l'alcool cétylique et leurs mélanges. L'agent plastifiant est également optionnellement présent dans l'enrobage et peut être ajouté à la dispersion d'enrobage à raison de 0% à 50% m/m, de préférence, de 2% à 25% m/m, en masse sèche de polymère d'enrobage. L'agent plastifiant est sélectionné notamment dans le groupe de produits suivants : le glycérol et ses esters, de préférence dans le sous-groupe suivant : les triglycérides à chaînes moyennes, les glycérides acétylés, glycéryl-mono- stéarate, glycéryl-thacétate, glycéryl -tributyrate, les phtalates, de préférence dans le sous-groupe suivant : dibutylphtalate, diéthylphtalate, diméthylphtalate, dioctylphtalate, les citrates, de préférence dans le sous-groupe suivant : acétyltributylcitrate, acétylthéthylcitrate, tributylcitrate, triéthylcitrate, les sébacates, de préférence dans le sous-groupe suivant : diéthylsébacate, dibutylsébacate, les adipates, les azélates, les benzoates, le chlorobutanoles polyéthylène glycols, les huiles végétales, les fumarates, de préférence le diéthylfumarate, les malates, de préférence le diéthylmalate, les oxalates, de préférence le diéthyloxalate, les succinates ; de préférence le dibutylsuccinate, les butyrates, les esters de l'alcool cétylique, les malonates, de préférence le diéthylmalonate, l'huile de ricin, et leurs mélanges. Plus préférentiellement, l'agent plastifiant est sélectionné dans le groupe de produits suivants : les monoglycérides acétylés notamment le Myvacet(R) 9-45, le triéthyl citrate (TEC), le dibutylsébacate, la triacétine et leurs mélanges. Le principe actif La couche active constituant les microgranules conformes à l'invention comprend au moins un principe actif pharmaceutique qui peut être de toute nature. Les microgranules selon la présente invention peuvent comprendre en tant que principe actif, les hormones ou leurs dérivés par exemple, les principes actifs agissant sur le système nerveux central, les principes actifs agissant sur le système cardiovasculaire, les antibiotiques, les anti-viraux et les analgésiques. Les principes actifs agissant sur le système nerveux central sont de préférence choisis parmi les anti-épileptiques, les anti-parkinsoniens, les psycho-stimulants, les psychotropes, les antidépresseurs, les anxiolytiques et les anti-psychotiques par exemple. Les principes actifs agissant sur le système cardiovasculaire sont de préférence choisis parmi les anti-hypertenseurs, les anti-thrombotiques, les anti-agrégants et les hypocholestérolémiants notamment. Les antibiotiques peuvent être choisis parmi les bêta-lactamines, les cyclines, les aminosides, les macrolides, les quinolones, les antibiotiques glycopeptidiques, les imidazolés, les sulfamides, les antituberculeux et les antilépreux notamment. Les antiviraux peuvent être choisis parmi les inhibiteurs de la réplication ou de la multiplication virale notamment. Les analgésiques peuvent être choisis parmi les analgésiques non opiacés, opiacés faibles, opioïdes mixtes, morphiniques ou spasmodiques, notamment l'hydrocodone, l'hydromorphone, la morphine, l'oxycodone, l'oxymorphone, le tramadol, la gabapentine et leurs dérivés. Le procédé de préparation des microqranules La présente invention a en outre pour objet le procédé de préparation des microgranules précédemment décrits qui comprend les étapes suivantes : - l'introduction de supports sphériques neutres solubles, insolubles ou rendus insolubles dans une enceinte à lit fluidisé, par exemple, - la pulvérisation sur ces supports sphériques neutres d'au moins un principe actif en solution ou en suspension dans un solvant organique et/ou aqueux additionné d'au moins un polymère hydrosoluble ou non hydrosoluble (agent liant), - la pulvérisation d'une suspension d'enrobage comprenant au moins un polymère hydrophobe et une charge inerte sur les particules enrobées obtenues à l'étape précédente, - éventuellement, le séchage des microgranules médicamenteux ainsi obtenus. Préparation de la dispersion de montaqe L'étape dite de montage de la couche active conformément à la présente invention permet d'obtenir des microgranules dont la teneur en actif est à la fois précise et uniforme. La dispersion dite de montage est la dispersion dans laquelle le ou les principes actifs vont être dissous ou mis en suspension (dispersés) et qui va être pulvérisée à la surface des microgranules. Cette dispersion contient également un agent liant conventionnel dissous. Montaqe de la couche active Le principe actif est appliqué sur les granules de façon conventionnelle par pulvérisation, en lit fluidisé ou en turbine perforée par exemple. D'une manière générale, ce procédé repose sur la pulvérisation simultanée au travers d'une buse, du ou des principes actifs et éventuellement d'un liant qui sont dissous ou dispersés dans la solution de montage, ce qui garantit pour cette étape du procédé une parfaite homogénéité de teneur. Le temps nécessaire au montage est très variable et dépend de la quantité d'actif à pulvériser et de sa solubilité dans la solution de montage. De manière générale il est compris entre 1 et 48 heures. A l'issue de l'étape de montage, les microgranules sont séchés en lit fluidisé ou en turbine perforée puis tamisés. Enrobaqe des microqranules Le polymère d'enrobage est appliqué sur les microgranules précédents de façon conventionnelle par pulvérisation, en lit fluidisé ou en turbine perforée par exemple. D'une manière générale, ce procédé repose sur la pulvérisation simultanée au travers d'une buse, du ou des polymères d'enrobage, d'une charge inerte, optionnellement d'un agent tensioactif et/ou d'un plastifiant qui sont dissous ou dispersés dans un solvant adapté. Une solution organique de polymère peut être utilisée pour l'enrobage : dans ce cas, l'utilisation d'un plastifiant n'est pas forcément requise. Si le véhicule est l'eau, une dispersion aqueuse de polymère est utilisée, le procédé consiste alors en la pulvérisation de la dispersion, un séchage dans le même équipement et, si nécessaire, une étape de maturation du film d'enrobage (aussi appelée curing) qui permet l'obtention d'un film homogène et uniforme. Le curing peut être réalisé en lit fluidisé, en turbine perforée ou en étuve par exemple. Le temps nécessaire à l'enrobage est très variable et dépend de la quantité de polymère à pulvériser. A l'issue de l'étape d'enrobage, les microgranules sont séchés en lit fluidisé puis tamisés. Couche de Pré-montaqe Selon un autre aspect de l'invention et comme décrit plus haut, chaque microgranule peut comprendre au moins une couche de pré-montage, située entre le support neutre et la couche de montage, afin de rendre le support neutre insoluble. Ainsi le support neutre rendu insoluble est obtenu en recouvrant un neutre d'une couche de pré-montage comprenant au moins un polymère hydrophobe, au moins une charge inerte et éventuellement un agent tensio-actif et/ou un agent plastifiant. Le ou les polymère(s) hydrophobe(s), charge(s) inerte(s), agent(s) plastifiant(s), et agent(s) tensio-actif(s) sont identiques à ceux décrits plus haut. Le polymère hydrophobe présent dans la couche de pré-montage sera compris entre 40% à 100%, de préférence de 50% à 80%, de la masse sèche de la couche de pré-montage. La charge inerte est présente à une quantité de 0 à 80% m/m, de préférence de 0,5 à 60% m/m, et, plus préférentiellement encore, de 5 à 50%de la masse sèche de polymère hydrophobe. L'agent plastifiant contenu dans la couche de pré-montage peut être ajouté à raison de 0% à 50% m/m, de préférence, de 2% à 25% m/m, en 25 masse sèche de polymère hydrophobe. Un agent tensio-actif peut également être ajouté à la couche de pré-montage à raison 0 à 30% m/m, de préférence de 0 à 20% m/m, et, plus préférentiellement encore, de 5 à 15% de la masse sèche de polymère hydrophobe. 30 Le polymère hydrophobe est appliqué sur les neutres de façon conventionnelle par pulvérisation, en lit fluidisé ou en turbine perforée par exemple. D'une manière générale, ce procédé repose sur la pulvérisation simultanée au travers d'une buse, du ou des polymères hydrophobes, d'une charge inerte, optionnellement d'un plastifiant et/ou d'un agent tensioactif qui sont dissous ou dispersés dans un solvant adapté. Une solution organique de polymère peut être utilisée pour appliquée la couche de pré-montage, dans ce cas, l'utilisation d'un plastifiant n'est pas forcément requis. Si le véhicule est l'eau, une dispersion aqueuse de polymère est utilisée, le procédé consiste alors en la pulvérisation de la dispersion, un séchage dans le même équipement et, si nécessaire, une étape de maturation du film d'enrobage (aussi appelée curing) qui permet l'obtention d'un film homogène et uniforme. Le curing peut être réalisé en lit fluidisé, en turbine perforée ou en étuve par exemple. Les tests de dissolution et de dosaqe D'une manière générale, les conditions de dosage et de dissolution des microgranules conformes à l'invention sont celles prescrites par les différentes pharmacopées, notamment européenne, américaine ou japonaise. Ainsi, pour déterminer les cinétiques de libération des différents systèmes étudiés, un appareil de dissolution thermostaté conventionnel à palettes ou à paniers peut être employé. Les unités médicamenteuses sont introduites dans chaque vase et des prélèvements sont effectués périodiquement pour déterminer la quantité de principe actif libéré au cours du temps. Les prélèvements peuvent être manuels ou automatiques et les analyses peuvent être réalisées directement avec un spectrophotomètre UV/visible ou après séparation en CLHP (chromatographie liquide haute performance) couplée à une détection UV/visible par exemple. BREVE DESCRIPTION DES FIGURES Figure 1 :Profils de dissolution de microgranules contenant du Sulfate de Morphine et enrobés d'éthylcellulose, de triéthylcitrate et de talc dans différents milieux (taux d'enrobage 15%). Figure 2 : Profils de dissolution de microgranules contenant du sulfate de Morphine et enrobés d'éthylcellulose, de triéthylcitrate et de talc dans différents milieux (taux d'enrobage 20%). Figure 3 : Profils de dissolution de microgranules contenant du sulfate de Morphine et enrobés d'éthylcellulose, de triéthylcitrate et de talc dans différents milieux (taux d'enrobage 20%). Figure 4 : Profils de dissolution de microgranules contenant du sulfate de Morphine et enrobés d'éthylcellulose, de triéthylcitrate et de talc (taux d'enrobage 15%) dans différents milieux, les microgranules ne comprenant pas de couche de pré-montage. Figure 5 : Profils de dissolution de microgranules comprenant du sulfate de Morphine et enrobés d'éthylcellulose et de triéthylcitrate (taux d'enrobage 10%) dans différents milieux, la couche d'enrobage ne contenant pas de talc. Figure 6 : Profils de dissolution de microgranules comprenant du sulfate de Morphine et enrobés d'éthylcellulose et de triéthylcitrate (taux d'enrobage 15%) dans différents milieux, la couche d'enrobage ne contenant pas de talc. EXEMPLES Exemple 1 : Microqranules de sulfate de Morphine à libération prolonqée résistants à l'alcool (Taux d'enrobaqe 15%, exprimé en masse sèche de polymère d'enrobaqe par rapport à la masse de microqranules avant 25 enrobaqe) a) Préparation des microqranules de Sulfate de Morphine à libération prolongée Le principe actif utilisé est le sulfate de Morphine. Les noyaux neutres utilisés sont des sphères de sucre (Neutres SP NPPHARM). La taille de ces 30 supports est de l'ordre de 400 à 500 pm. L'agent liant utilisé est l'hydroxypropylméthylcellulose (HPMC 603). Elle est solubilisée dans l'eau 10 puis le sulfate de Morphine est ajouté à cette solution aqueuse, constituant la solution de montage. La solution de montage est pulvérisée en lit fluidisé (Glatt), de même que la suspension d'enrobage et de pré-montage. Les compositions qualitative et quantitative des microgranules de Sulfate de Morphine sont récapitulées dans le tableau suivant. Microgranules (taux d'enrobagel5%) Quantités (g) PRE-MONTAGE Neutres SP 223,53 éthylcellulose 170,97 éq. masse sèche 51,29 Triéthylcitrate 12,88 Talc Pharma 25,56 MONTAGE Sulfate de 313,30 Morphine 109,64 HPMC 603 ENROBAGE éthylcellulose 367,43 éq. masse sèche 110,23 Triéthylcitrate 26,48 Talc Pharma 54,95 Bilan global 0/0 Neutres SP 24,1 Sulfate de Morphine 33,8 HPMC 603 11,8 éthylcellulose 17,4 Triéthylcitrate 4,2 Talc Pharma 8,7 b) Dosaqe et dissolution des microqranules Les essais de libération in vitro du principe actif sont réalisés dans un appareil de dissolution à pales tournantes (Pharmacopée Européenne, Sotax AT7, logiciel IDIS). L'analyse se fait avec un spectrophotomètre UV / visible à une longueur d'onde de 285 et 310 nm (Kontron Instruments spectrophotometer, UVIKON 922). Les échantillons sont soumis à une agitation constante dans des vases contenant chacun 500mL de milieu de dissolution, et la température est maintenue constante à 37°C (+/-0,5°C). Les milieux de dissolution utilisés sont composés soit d'HCI 0,1 N, soit d'un mélange HCI 0,1 N / Ethanol absolu avec une concentration en éthanol absolu égale à 10, 20 ou 40% (v/v). La vitesse de rotation des pales est fixée à 100 tours/min. Des prélèvements sont réalisés en continu sur 24h dans chacun des vases de l'appareil. Pour chaque vase, la prise d'essai de microgranules est équivalente à 120mg de PA. c) Profils obtenus dans HCI 0.1N et les mélanqes HCI 0,1 N / Ethanol absolu concentrés à 10, 20 et 40 % (v/v) Les profils de dissolution obtenus dans l'HCI 0,1 N et les mélanges HCI 0,1 N / Ethanol absolu concentrés à 10, 20 et 40 % (v/v) en éthanol absolu pour les microgranules présentant un taux d'enrobage de 15% sont consignés sur la figure 1. La figure 1 montre que les microgranules présentent en effet une libération prolongée dans les milieux ayant une concentration en éthanol de 0, 10, 20 et 40% (v/v). L'écart des pourcentages de Sulfate de Morphine libérée dans les milieux acido-alcooliques ou dans l'HCI 0,1 N pour le temps 2h sont inférieurs à 15% pour les trois concentrations en éthanol ce qui démontre que ces microgranules sont résistants à l'alcool. Exemple 2 : Microqranules de Sulfate de Morphine à libération prolonqée résistants à l'alcool (taux d'enrobaqe de 20%, exprimé en masse sèche de polymère d'enrobaqe par rapport à la masse de microqranules avant enrobaqe) Selon une variante de l'exemple 1, les microgranules de Sulfate de Morphine résistants à l'alcool peuvent être obtenus en réalisant un taux d'enrobage de 20%. Les méthodes de préparation, de dosage et de dissolution des microgranules restent identiques à l'exemple 1, à l'exception de leur composition quantitative récapitulée dans le tableau suivant. Microgranules (taux d'enrobage 20%) Quantités (g) PRE-MONTAGE Neutres SP 223,53 éthylcellulose 170,97 éq. masse sèche 51,29 Triéthylcitrate 12,88 Talc Pharma 25,56 MONTAGE Sulfate de 313,30 Morphine 109,64 HPMC 603 ENROBAGE éthylcellulose 489,9 éq. masse sèche 146,97 Triéthylcitrate 35,3 Talc Pharma 73,6 Bilan global 0/0 Neutres SP 22,5 Sulfate de Morphine 31,6 HPMC 603 11,0 éthylcellulose 20,0 Triéthylcitrate 4,9 Talc Pharma 10,0 Les profils de dissolution obtenus dans l'HCI 0,1 N et le mélange HCI 0,1 10 N / Ethanol absolu concentré à 10, 20 et 40 % (v/v) en éthanol absolu pour les microgranules présentant un taux d'enrobage de 20% sont consignés sur la figure 2. L'écart maximum des pourcentages d'actif libéré au bout de 2 heures dans l'HCI 0,1 N par rapport aux milieux acido-alcooliques est de 7,1%, soit inférieur à 15% ce qui démontre que ces microgranules sont résistants à l'alcool. Exemple 3 : Microqranules de Sulfate de Morphine à libération prolonqée résistants à l'alcool (taux d'enrobaqe de 20%, exprimé en masse sèche de polymère d'enrobaqe par rapport à la masse de microqranules avant enrobage) Selon une variante des exemples 1 et 2, les microgranules de Sulfate de Morphine résistants à l'alcool sont obtenus en diminuant la quantité de charge inerte dans l'enrobage. Les méthodes de préparation, de dosage et de dissolution des microgranules restent identiques à l'exemple 1, à l'exception de leur composition quantitative récapitulée dans le tableau suivant. Microgranules (taux d'enrobage 20%) Quantités (g) PRE-MONTAGE Neutres SP 242,90 éthylcellulose 185,80 éq. masse sèche 55, 74 Triéthylcitrate 13,99 Talc Pharma 27,77 MONTAGE Sulfate de 340,45 Morphine 119,14 HPMC 603 ENROBAGE éthylcellulose 535,87 éq. masse sèche 160, 76 Triéthylcitrate 38,40 Talc Pharma 40,13 Bilan global 0/0 Neutres SP 23,4 Sulfate de Morphine 32,815 HPMC 603 11,5 éthylcellulose 20,8 Triéthylcitrate 5,0 Talc Pharma 6,5 Les profils de dissolution obtenus dans l'HCI 0,1 N et le mélange HCI 0,1 N / Ethanol absolu concentré à 10, 20 et 40 % (v/v) en éthanol absolu pour les microgranules présentant un taux d'enrobage de 20% sont consignés sur la figure 3. L'écart maximum des pourcentages d'actif libéré au bout de 2 heures dans l'HCI 0,1 N par rapport aux milieux acido-alcooliques est de 13,5%, ce qui démontre que ces microgranules sont résistants à l'alcool. Exemple 4 : Microqranules de Sulfate de Morphine à libération prolonqée résistants à l'alcool (taux d'enrobaqe de 15%, exprimé en masse sèche de polymère d'enrobaqe par rapport à la masse de microqranules avant enrobaqe) dépourvu de couche de pré-montaqe. Selon une variante des exemples 1 et 2, les microgranules de Sulfate de Morphine résistants à l'alcool sont dépourvus de couche de pré-montage. Les méthodes de préparation, de dosage et de dissolution des microgranules restent identiques à l'exemple 1, à l'exception de la taille des neutres de sucres utilisés (Suglets #30, NPPHARM, taille 400 à 600pm) et de leur composition quantitative récapitulée dans le tableau suivant. Microgranules (taux d'enrobage 15%) Quantités (g) MONTAGE Neutres # 30 479,89 Sulfate de 236,98 Morphine 83,13 HPMC 603 ENROBAGE éthylcellulose 400,00 éq. masse sèche 120, 00 Triéthylcitrate 28,80 Talc Pharma 60,00 19 Bilan global 0/0 Neutres # 30 47,6 Sulfate de Morphine 23,5 HPMC 603 8,2 éthylcellulose 11,9 Triéthylcitrate 2,9 Talc Pharma 5,9 Les profils de dissolution obtenus dans l'HCI 0,1 N et le mélange HCI 0,1 N / Ethanol absolu concentré à 10, 20 et 40 % (v/v) en éthanol absolu pour les microgranules sans couche de pré-montage et présentant un taux d'enrobage de 15% sont consignés sur la figure 4. L'écart des pourcentages d'actif libéré au bout de 2 heures dans l'HCI 0,1 N par rapport aux milieux acido-alcoolique est de 10,5 %, soit inférieur à 15%, ce qui démontre que ces microgranules sont résistants à l'alcool. La figure 4 montre que les microgranules dépourvus de couche de pré-montage présentent également une libération prolongée dans les milieux ayant une concentration en éthanol de 0, 10, 20 et 40% (v/v). Exemple 5 : Microgranules de sulfate de Morphine à libération prolongée (taux d'enrobage de 10%, exprimé en masse sèche de polymère d'enrobage par rapport à la masse de microgranules avant enrobage) ne contenant pas de talc dans la couche d'enrobage. Selon une variante, les microgranules de sulfate de Morphine ne contiennent pas de talc dans la couche d'enrobage. Les méthodes de préparation, de dosage et de dissolution des microgranules restent identiques à l'exemple 1, à l'exception de leur composition quantitative récapitulée dans le tableau suivant. Microgranules (taux d'enrobage 10%) Quantités (g) PRE-MONTAGE Neutres SP 243,15 Ethylcellulose 185,80 éq. masse sèche 55,59 Triéthylcitrate 13,89 Talc Pharma 27,78 MONTAGE Morphine sulfate 340,43 HPMC 603 119,15 ENROBAGE Ehylcellulose 266,80 éq. masse sèche 80,04 Triéthylcitrate 19,20 Talc Pharma 0,00 Bilan global 0/0 Neutres SP 27,04 Morphine sulfate 37,86 HPMC 603 13,25 Ethylcellulose 15,08 Triéthylcitrate 3,68 Talc Pharma 3,09 Les profils de dissolution obtenus dans l'HCI 0,1 N et le mélange HCI 0,1 N / Ethanol absolu concentré à 10, 20 et 40 % (v/v) en éthanol absolu pour les microgranules ne contenant pas de talc dans la couche d'enrobage et présentant un taux d'enrobage de 10% sont consignés sur la figure 5. L'écart des pourcentages d'actif libéré au bout de 2 heures dans l'HCI 0,1 N par rapport au milieu HCI 0.1N additionné de 40% d'éthanol est de 20,9 %, soit supérieur à 15%. De plus, le profil de libération obtenu dans le milieu exempt d'alcool n'est pas acceptable au regard d'une prise journalière unique par le patient. Exemple 6 : Microgranules de Sulfate de Morphine à libération prolonqée résistants à l'alcool (taux d'enrobaqe de 15%, exprimé en masse sèche de polymère d'enrobaqe par rapport à la masse de microgranules avant enrobaqe) ne contenant pas de talc dans la couche d'enrobaqe. Selon une variante, les microgranules de Sulfate de Morphine résistants à l'alcool ne contiennent pas de talc dans la couche d'enrobage. Les méthodes de préparation, de dosage et de dissolution des microgranules restent identiques à l'exemple 1, à l'exception de leur composition quantitative récapitulée dans le tableau suivant. Microgranules (taux d'enrobage 15%) Quantités (g) PRE-MONTAGE Neutres SP 243,15 éthylcellulose 185,80 éq. masse sèche 55, 59 Triéthylcitrate 13,89 Talc Pharma 27,78 MONTAGE Sulfate de 340,43 Morphine 119,15 HPMC 603 ENROBAGE éthylcellulose 400,60 éq. masse sèche 120,18 Triéthylcitrate 28,90 Talc Pharma 0,00 Bilan global 0/0 Neutres SP 25,6 Sulfate de Morphine 35,9 HPMC 603 12,6 éthylcellulose 18,5 Triéthylcitrate 4,5 Talc Pharma 2,9 Les profils de dissolution obtenus dans l'HCI 0,1 N et le mélange HCI 0,1 N / Ethanol absolu concentré à 10, 20 et 40 % (v/v) en éthanol absolu pour les microgranules ne contenant pas de talc dans la couche d'enrobage et présentant un taux d'enrobage de 15% sont consignés sur la figure 6. L'écart maximum des pourcentages d'actif libéré au bout de 2 heures dans l'HCI 0,1 N par rapport aux milieux acido-alcooliques est de 13,0 %, soit inférieur à 15%, ce qui démontre que ces microgranules sont résistants à l'alcool. En revanche, le profil de libération obtenu dans le milieu exempt d'alcool n'est pas acceptable au regard d'une prise journalière unique par le patient, même en augmentant le taux d'enrobage de 10 à 15%. REVENDICATIONS1. Microgranules comprenant du centre vers la périphérie : - un support neutre, - au moins une couche de montage comprenant au moins un principe actif et un agent liant pharmaceutiquement acceptable; - au moins une couche d'enrobage comprenant : - un polymère d'enrobage hydrophobe choisi parmi les dérivés non hydrosolubles de la cellulose; - au moins 20 % d'une charge inerte par rapport à la masse sèche du polymère d'enrobage hydrophobe. 2. Microgranules selon la revendication 1, caractérisés en ce que la charge inerte est choisie dans le groupe constitué de : le talc, le stéarate de magnésium, le monostéarate de glycérol, la silice, silicate de magnésium, silicate d'aluminium, le stéarylfumarate de magnésium et leurs mélanges. 3. Microgranules selon la revendication 1 ou 2, caractérisés en ce que le polymère d'enrobage hydrophobe est choisi dans le groupe constitué par l'éthylcellulose, l'acétate butyrate de cellulose, l'acétate de cellulose et leurs mélanges. 4. Microgranules selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisés en ce que la quantité de polymère d'enrobage hydrophobe est comprise entre 30% à 80%, de préférence de 50% à 80%, de la masse sèche de ladite couche d'enrobage. 5. Microgranules selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisés en ce que l'agent liant pharmaceutiquement acceptable est choisi parmi les dérivés de la cellulose tels que l'HPMC, l'hydroxypropylcellulose, l'hydroxyéthylcellulose, les dérivés de la polyvinylpyrrolidone, et également les dérivés du polyéthylene glycol, des dérivés vinyliques tels que le polyvinylalcool et leurs mélanges. 6. Microgranules selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisés en ce qu'ils comprennent un plastifiant dans la couche d'enrobage. 7. Microgranules selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisés en ce qu'ils comprennent un agent tensio-actif dans la couche d'enrobage. 8. Microgranules selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisés en ce que le principe actif est choisi parmi les hormones, les principes actifs agissant sur le système nerveux central, les principes actifs agissant sur le système cardiovasculaire, les antibiotiques, les anti-viraux et les analgésiques. 9. Microgranules selon la revendication 8, caractérisés en ce que le principe actif est choisi parmi les analgésiques et notamment les analgésiques non opiacés, opiacés faibles, opioïdes mixtes, morphiniques ou spasmodiques, notamment l'hydrocodone, l'hydromorphone, la morphine, l'oxycodone, l'oxymorphone, le tramadol, la gabapentine et leurs dérivés. 10. Microgranules selon les revendications 8 et 9, caractérisés en ce que le principe actif est la morphine et ses dérivés. 11. Microgranules selon l'une quelconque des revendications 1 à 10 caractérisés en ce qu'ils comportent au moins une couche de pré-montage entre le support neutre et la couche de montage, ladite couche de pré- montage comprenant au moins un polymère hydrophobe, une charge inerte, optionnellement un plastifiant et/ou un agent tensio-actif. 12.Microgranules selon l'une quelconque des revendications 1 à 11, caractérisés en ce que le plastifiant est choisi parmi : les glycérides acétylés, glycéryl-mono- stéarate, glycéryl-thacétate, glycéryl-tributyrate, les phtalates, dibutylphtalate, diéthylphtalate, diméthylphtalate, dioctylphtalate, les citrates, acétyltributylcitrate, acétylthéthylcitrate, tributylcitrate, triéthylcitrate, les sébacates, diéthylsébacate, dibutylsébacate, les adipates, les azélates, les benzoates, le chlorobutanoles polyéthylène glycols, les huiles végétales, les fumarates, le diéthylfumarate, les malates, le diéthylmalate, les oxalates, diéthyloxalate, les succinates ; le dibutylsuccinate, les butyrates, les esters de l'alcool cétylique, les malonates, le diéthylmalonate, l'huile de ricin, et leurs mélanges. 13. Forme pharmaceutique orale à libération prolongée d'au moins un principe actif à base de microgranules selon l'une quelconque des revendications 1 à 12. 14. Utilisation de la forme pharmaceutique selon la revendication 13 pour éviter ou limiter une décharge immédiate du principe actif induite par la consommation d'alcool. 15. Forme pharmaceutique selon la revendication 13 pour son utilisation à titre de médicament administré par voie orale une fois par jour. 16. Procédé de préparation de microgranules selon l'une quelconque des revendications 1 à 12 comprenant les étapes suivantes - introduction de supports sphériques neutres solubles, insolubles ou rendus insolubles dans une enceinte à lit fluidisé, - pulvérisation sur ces supports sphériques neutres d'au moins un principe actif en solution ou en suspension dans un solvant organique et/ouaqueux optionnellement additionné d'au moins un agent liant pharmaceutiquement acceptable, - pulvérisation d'une suspension d'enrobage comprenant au moins un polymère hydrophobe et une charge inerte sur les particules montées 5 obtenues à l'étape précédente, - éventuellement, séchage des microgranules médicamenteux ainsi obtenus.
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FR 2959936 A1 20111118 FR 1002068 A 20100514 Compositions nasales à visée systémique à base de cocoyl proline ou d'au moins un de ses constituants. Parmi les différents sites d'application de médicaments à l'organisme, la muqueuse nasale revêt un intérêt particulier du fait de sa facilité d'accès et de sa riche vascularisation. Il est ainsi possible d'utiliser cette voie d'administration pour des molécules thérapeutiques destinées non seulement à traiter des désordres locaux (administration topique utilisée la plupart du temps pour traiter des inflammations ou des infections de la cavité nasale) mais également pour permettre à un principe actif d'atteindre la circulation générale (action systémique qui permet de traiter des pathologies diverses et variées). Ainsi, l'utilisation de la muqueuse nasale en tant que site d'administration de molécules thérapeutiques à visée systémique est aujourd'hui connue de l'homme du métier. A titre d'exemple, on pourra citer les molécules thérapeutiques suivantes qui utilisent cette voie d'administration : le sumatriptan, la desmopressine, la calcitonine, la buséréline, la nafaréline, etc. Si la voie d'administration intra-nasale revêt un intérêt particulier, elle présente tout de même des inconvénients qui limitent de façon significative le recours à cette voie d'administration, parmi lesquels : - Une très faible surface d'absorption, laquelle représente environ 150 cm2, soit 0,06% de la surface d'absorption intestinale, cette dernière développant, quant à elle, 250m2. En raison de cette très faible surface d'absorption, la voie nasale ne peut s'envisager que pour administrer de très faibles doses d'agents thérapeutiques (la posologie usuelle est en général très inférieure à 20 mg en quantité d'agent thérapeutique par unité d'administration) Ainsi, le tableau suivant présente les valeurs relevées dans la littérature: Agent Aire Thérapeutique Posologie moyenne Thérapeutique / Indication usuelle (par principale administration nasale) Sumatriptan Traitement de la 10 à 20 milligrammes migraine Desmopressine Hormone 0,5 à 1 microgramme antidiurétique à usage diagnostique Buseréline Traitement 0,4 milligrammes Hormonal du cancer de la prostate Nafaréline Traitement 160 à 240 Hormonal de microgrammes l'endométriose Calcitonine Traitement 10 à 40 microgrammes Hormonal de l'ostéoporose D'autre part, la muqueuse nasale offre une faible perméabilité aux agents thérapeutiques car elle exerce naturellement un rôle de barrière et de défense de l'organisme vis-à-vis des corps étrangers 10 potentiellement pathogènes ou toxiques. Il faut également signaler qu'au sein de cette muqueuse siègent des mécanismes de défense immunitaire susceptibles de gêner le passage transmucosal desdits agents thérapeutiques.5 Ainsi, en règle générale, moins de 10%, voire moins de 5% de la dose administrée en agent thérapeutique, se retrouve dans la circulation systémique, ce qui met en évidence la faible biodisponibilité des agents thérapeutiques à visée systémique administrés au niveau de la muqueuse nasale. A titre d'exemple, les valeurs mentionnées dans la littérature ont été reprises dans le tableau ci-dessous : Agent Aire Thérapeutique / Fraction de la dose Thérapeutique Indication principale administrée retrouvée dans la circulation systémique (en %) Sumatriptan Traitement de la -16% migraine Desmopressine Hormone En effet, la muqueuse nasale est une zone fragile et facilement irritable. Comme mentionné précédemment, une dose résiduelle significative en agent thérapeutique peut provoquer des effets indésirables au niveau de la muqueuse nasale, tels que des irritations. A titre d'exemple, le tableau présenté ci après reprend les effets indésirables observés sur cette muqueuse, effets que l'on peut légitimement attribuer à la persistance d'une dose résiduelle significative en en agent thérapeutique non absorbé. Agent Aire Dose résiduelle Effets secondaires Thérapeutique Thérapeutique I non absorbée locaux reportés Indication (fréquence et principale désignation) Sumatriptan Traitement de la -8,4 à 16,8 Très fréquent : goût migraine milligrammes soit désagréable + 84% de la dose nausées administrée Fréquent: irritation du nez et de la gorge avec brulures et saignement Desmopressine Hormone 4,5 à 9 Fréquent : congestion antidiurétique à microgrammes nasale, épistaxis, usage diagnostique soit près de 90% irritation, rhinite de la dose administrée Buséréline Traitement 390 Fréquent : irritation du Hormonal du microgrammes nez et de la gorge, cancer de la soit près de 97% trouble de l'odorat prostate de la dose administrée Nafaréline Traitement 155 à 233 Fréquent : irritation Hormonal de microgrammes nasale l'endométriose soit près de 97% de la dose administrée Calcitonine Traitement 9,5 à 38 Très fréquent : rhinite, Hormonal de microgrammes oedème, congestion, l'ostéoporose soit près de 95% irritation, saignement de la dose administrée Le caractère potentiellement irritable de la muqueuse nasale limite d'ailleurs l'utilisation de composés tels que des surfactants, des solvants ou encore des co-solvants auxquels l'homme du métier pourrait être tenté d'avoir recours afin de faciliter le passage transmucosal d'agents thérapeutiques. Pour toutes les raisons mentionnées supra, la voie nasale constitue en pratique une voie d'administration alternative, qui ne s'envisage que dans certains cas particuliers, notamment lorsque l'homme du métier recherche une réponse pharmacologique d'installation rapide ce qui peut être le cas dans le traitement des crises de migraine par exemple. Dans d'autres cas, cette voie peut revêtir un avantage particulier pour des molécules rapidement dégradées dans le tube digestif ou rapidement métabolisées dans le foie en raison d'un effet de premier passage hépatique. En outre, la voie nasale peut représenter un intérêt particulier lorsqu'il est impossible d'administrer un médicament par voie orale, par exemple dans le cas de nausées au cours desquelles le patient aura tendance à régurgiter les substances absorbées au travers de vomissements. De surcroît, la voie nasale peut également représenter une alternative intéressante pour les substances qui ne peuvent être administrées au patient que sous forme injectable. II existe par conséquent un réel besoin de résoudre les problématiques exposées ci-dessus, à savoir de permettre d'une part d'administrer un agent thérapeutique par voie nasale avec une biodisponibilité satisfaisante et d'autre part de réduire significativement la dose résiduelle retrouvée au niveau de la muqueuse nasale. La demanderesse a découvert, de façon surprenante, que des compositions pharmaceutiques administrables par voie nasale et à visée systémique comprenant de la cocoyl proline ou au moins un de ses constituants étaient susceptibles non seulement de respecter parfaitement l'intégrité de la muqueuse nasale mais également d'augmenter significativement la dose d'agent thérapeutique retrouvée dans le sang, c'est-à-dire d'améliorer significativement la biodisponibilité de l'agent thérapeutique de telle sorte qu'il devient possible d'administrer une dose réduite de l'agent thérapeutique et d'obtenir une efficacité à tout le moins équivalente à celle observée dans l'état de la technique. On notera que cette efficacité est obtenue en utilisant une dose en agent thérapeutique significativement réduite par rapport aux doses usuelles. La conséquence ne se mesure pas uniquement sur la seule « économie » de réduction de la dose administrée. En effet, en améliorant la fraction de la dose absorbée et en réduisant significativement la dose administrée, il ressort que la quantité d'agent thérapeutique non absorbée est très significativement réduite, diminuant ainsi l'exposition de la muqueuse nasale à cette quantité d'agent thérapeutique non absorbée, ce qui limite par conséquent le risque d'apparition de phénomènes irritatifs au niveau de ladite muqueuse nasale. Ceci est tout à fait inattendu et ne pouvait être déduit de l'état de la technique dans son ensemble. En effet, aucune composition nasale à visée systémique comprenant de la cocoyl proline ou au moins un de ses constituants n'est divulguée ou suggérée dans l'art antérieur comme présentant de telles propriétés à l'égard de la muqueuse nasale. En outre, ceci ne pouvait pas non plus être déduit des demandes de brevet antérieures déposées au nom de la demanderesse, notamment des demandes de brevet internationales WO 02/076506 et WO 03/055528. En effet, la demande internationale WO 02/076506 divulgue des compositions à base de lipoaminoacides sans aucunement divulguer de compositions adaptées à un usage nasal. De surcroît, les compositions décrites dans cette demande sont toutes relatives à des systèmes dispersés, lesquels mettent en oeuvre lesdits lipoaminoacides. Ainsi, les exemples 1 à 8 ont trait à des systèmes dispersés comprenant notamment des surfactants (tels que le PEG30 polyhydroxystéarate) et des solvants (comme le propylène glycol ou ses dérivés), de même que des composés lipophiles (tels que l'huile de soja ou l'acide oléique), et ce dans des proportions importantes (en moyenne le total de ces composés dépasse 50% du poids de la composition). Or, l'usage de tels composés ne peut être compatible avec une administration nasale du fait des effets indésirables prévisibles qu'ils induiraient comme des irritations, des oedèmes, des congestions ou des saignements (épistaxis). De ce fait, l'usage de tels systèmes ne peut être envisagé pour une application sur la muqueuse nasale, si bien que cette voie d'administration ne constitue pas une voie d'administration privilégiée pour ce qui concerne l'invention objet de WO 02/076506. Les voies d'administration privilégiées sont en effet la voie orale, la voie transdermique ou pulmonaire (cf. WO 02/076506, page 8, lignes 9-10), et de préférence les voies orale et pulmonaire (cf. revendication 1). C'est donc en toute logique que cette demande internationale ne présente aucun exemple utilisant un lipoaminoacide dans un tel système dispersé en vue d'une administration par voie nasale. Par ailleurs, il est connu de l'homme du métier que les composés ioniques tels que les lipoaminoacides sont généralement susceptibles d'entrainer des effets irritants sur l'épiderme ou sur les muqueuses. Cette propriété est d'ailleurs commune à tous les agents ioniques, car ces derniers sont porteurs de charge lorsqu'ils sont mis en solution. Cette charge terminale leur permet alors de s'organiser en micelles. Au contact d'une membrane biologique, ces micelles peuvent désorganiser les lipides membranaires, entrainant ainsi une altération des barrières cellulaires et une fuite de matériel cellulaire. De telles propriétés sont incompatibles avec une utilisation sur la muqueuse nasale qui est, comme cela est mentionné précédemment, particulièrement fragile et irritable. Il était donc tout à fait inattendu, au regard des propriétés potentiellement irritantes des lipoaminoacides, que la cocoyl proline ou au moins un de ses constituants puisse être utilisée dans une composition nasale. La demande internationale WO 03/055528, quant à elle, se limite à la description d'associations ioniques entre un lipoaminoacide et une molécule biologiquement active. L'usage de cocoyl proline ou au moins un de ses constituants en tant que lipoaminoacide dans une composition administrable par voie nasale n'est nullement exemplifiée. En outre, cette demande internationale ne divulgue, pas plus que ne suggère, l'utilisation de la cocoyl proline ou au moins un de ses constituants dans une composition administrable par voie nasale à visée systémique. Un objet de la présente invention consiste donc en une composition pharmaceutique administrable par voie nasale comprenant de la cocoyl proline ou au moins un de ses constituants, de préférence de la cocoyl L-proline ou au moins un de ses constituants, et un agent thérapeutique, ledit agent thérapeutique étant sélectionné dans le groupe constitué par les molécules thérapeutiques et les peptiques thérapeutiques. La présente invention a pour but de permettre à une dose significative d'agent thérapeutique d'atteindre la circulation générale (administration systémique) via un passage transmembranaire au niveau de la muqueuse nasale, tout en limitant la dose résiduelle en agent thérapeutique au niveau de la muqueuse nasale. Par « administrable par voie nasale », il convient de comprendre qu'une administration nasale de la composition selon l'invention permettrait d'obtenir une biodisponibilité satisfaisante de l'agent thérapeutique, tout en n'induisant pas d'effets secondaires substantiels, tels que des phénomènes irritatifs et/ou douloureux. De préférence, l'administration par voie nasale de l'agent thérapeutique au sens de la présente invention ne génère pas d'effets secondaires significatifs, tels que les phénomènes irritatifs et/ou douloureux susvisés. Par « biodisponibilité satisfaisante », on entend une fraction significative de la dose ou une amélioration significative de la fraction de la dose en agent thérapeutique qui atteint la circulation générale ainsi qu'une vitesse suffisante avec laquelle elle l'atteint. On notera que l'atteinte de la circulation générale par l'agent thérapeutique constitue ainsi une condition pour que celui-ci exerce son action au niveau des cibles permettant d'obtenir l'effet pharmacologique escompté. Par « cocoyl proline ou au moins un de ses constituants », on entend, au sens de la présente invention, un produit résultant de la condensation de la fonction amine portée par la proline avec la fonction acide carboxylique portée par un ou plusieurs des acides gras présents dans l'huile de coco naturelle ou purifiée. L'huile de coco contient généralement un mélange d'acides gras dont la longueur de la chaine carbonée peut être comprise entre 6 et 18 atomes de carbone (mélange d'acides gras en C6-C18). Ainsi, l'expression «cocoyl proline ou au moins un de ses constituants » désigne le produit de condensation de la proline avec le mélange d'acides gras compris dans l'huile de coco de même que tout constituant issu de cette condensation. Parmi les acides gras principaux présents dans l'huile de coco on pourra citer pour exemple, les acides lauriques et myristiques (l'acide laurique étant particulièrement préféré car il représente généralement l'acide gras majoritairement présent dans l'huile de coco) dont les produits de condensation avec la proline sont respectivement désignés sous les termes de lauroyl proline et myristoyl proline. L'invention concerne également toute composition nasale à visée systémique comprenant au moins un constituant acyle C6-C18 proline, ledit acide étant constitué par une chaîne grasse présente dans l'huile de coco. A titre d'exemple, les acides gras naturellement présents dans l'huile de coco sont généralement l'acide caproïque, l'acide caprylique, l'acide caprique, l'acide laurique, l'acide myristique, l'acide palmitique, l'acide palmitoléique, l'acide stéarique, l'acide oléique, l'acide linoléique et l'acide linolénique. Selon un mode de réalisation particulièrement préféré, on utilisera, aux fins de la présente invention, la forme lévogyre (forme L) de la proline, à savoir la L-proline qui est la forme retrouvée à l'état naturel. Dans ce mode de réalisation préféré, le produit résultant de la condensation de la L-proline avec une huile de coco naturelle ou purifiée sera, fort logiquement, la cocoyl L-proline. De préférence, la composition selon l'invention comprend de la lauroyl proline et préférablement de la lauroyl L-proline. A titre d'exemple, on pourra donc fournir la formule générale de la L-lauroyl proline indiquée ci-dessous :30 o HOOC Par « molécules thérapeutiques », il convient de comprendre toutes molécules dotées d'une activité pharmacologique à visée systémique, administrée à titre préventif, curatif ou diagnostique, d'origine naturelle ou synthétique et de nature non peptidique. Préférablement, on utilisera, aux fins de la présente invention, des «petites molécules thérapeutiques » correspondant à la définition susvisée et ayant un poids moléculaire inférieur à 1000 g et dont la posologie d'administration est inférieure à 1 mg/kg. De préférence, les molécules thérapeutiques appartiennent à la famille des antimigraineux comme les dérivés de triptans (le sumatriptan, le naratriptan, le rizatriptan...) des anti-nauséeux comme les antagonistes 5-HT3 (ondanstron, granisetron, dolasetron...), des antalgiques comme les analgésiques morphiniques (fentanyl, alfentanyl, sufentanyl....), des hypnotiques comme le zolpidem, des anxiolytiques comme les benzodiazépines (diazépam, triazolam, estazolam, etc...). L'expression « peptide thérapeutique » désigne toute molécule dotée d'une activité pharmacologique, administrée à titre préventif, curatif ou diagnostique comprenant un enchaînement d'au moins deux acides aminés. Parmi ces peptides thérapeutiques on pourra citer les peptides thérapeutiques de synthèse (tels que la buséréline, la nafaréline, la goséréline), les peptides naturels dont la chaîne peptidique contient jusqu'à dix acides aminés (tels que le glutathion dont la chaine peptidique contient trois acides aminés), les peptides de taille intermédiaire dont la chaîne peptidique contient jusqu'à cinquante acides aminés (comme la calcitonine de saumon dont la chaîne peptidique contient trente-deux acides aminés) les protéines thérapeutiques de plus grande taille dont la chaine peptidique peut comporter plusieurs centaines d'acides aminés (comme la somatropine). Préférablement, la composition selon l'invention comprend, comme unique constituant de la cocoyl proline, la lauroyl proline, et de préférence la lauroyl L-proline. Selon un mode de réalisation particulièrement préféré, la composition selon l'invention ne comprend pas d'agents irritants, c'est-à-dire d'agents, tels que des surfactants, des solvants ou co-solvants organiques, etc. qui seraient susceptibles d'induire une irritation de la muqueuse nasale aux doses habituellement utilisées. De préférence, la composition selon l'invention est présentée sous forme d'au moins une dose unitaire d'administration. Ainsi, la composition selon l'invention pourra se présenter commercialement sous la forme d'une ou plusieurs doses unitaires d'administration, en fonction de la nature de l'agent thérapeutique choisi et de sa posologie d'administration. Le traitement pourra être mono-dose ou multi-doses, en fonction notamment de l'agent thérapeutique utilisé et de la pathologie à traiter. Le conditionnement sera donc sélectionné en fonction. On utilisera de préférence un conditionnement de type diffuseur adapté pour l'administration de médicament par voie nasale tel qu'un pulvérisateur (spray) ou un nébuliseur en fonction de l'application envisagée. Ce pulvérisateur ou nébuliseur pourra suivant le cas délivrer la composition selon une cinétique de diffusion immédiate - cinétique classique - ou bien selon une cinétique de diffusion lente ou prolongée pouvant aller de quelques secondes à quelques dizaines de secondes. De manière surprenante, il a été constaté que la composition selon la présente invention possède des propriétés tout aussi inattendues qu'intéressantes, dans la mesure où elle permet de réduire les doses d'agent thérapeutique utilisées dans le cadre d'une administration par voie nasale, et ce sans altérer la tolérance locale et la sécurité d'utilisation du traitement. Un autre avantage non négligeable est que la composition selon l'invention permet de rendre accessible la voie d'administration nasale (à visée systémique) à des molécules dont la posologie d'administration est supérieure à 5 mg voire 10 ou 20 mg. Toutefois et préférentiellement, la quantité d'agent thérapeutique est inférieure à 50 mg par dose unitaire d'administration, et de préférence inférieure à 10 mg par dose unitaire d'administration afin de réduire l'exposition de l'agent thérapeutique sur la muqueuse nasale lors de chaque administration. Avantageusement, le rapport molaire cocoyl proline ou au moins un de ses constituants/agent thérapeutique est inférieur à 50, et de préférence inférieur à 10, la cocoyl proline ou au moins un de ses constituants agissant la plupart du temps dans un rapport molaire proche de 1/1 avec l'agent thérapeutique, ceci permettant de réduire l'exposition de la cocoyl proline ou au moins un de ses constituants sur la muqueuse nasale lors de chaque administration. Avantageusement, ladite composition comprend un véhicule liquide aqueux ou pulvérulent. Selon un mode de réalisation préféré, ledit véhicule aqueux ou pulvérulent représente plus de 50%, et de préférence plus de 75%, du volume de la dose unitaire à administrer ; ledit véhicule aqueux ou pulvérulent exerçant également la fonction de « diluant », et ce en vue d'éviter l'exposition de compositions trop concentrées en agent thérapeutique sur la muqueuse nasale lors de chaque administration. Préférablement la dose unitaire d'administration représente un volume inférieur à 1 mL et plus généralement voisin de 100 pl. Ces volumes sont compatibles avec une administration nasale de l'invention et peuvent s'envisager suivant une cinétique d'administration immédiate (rapide) ou prolongée sur plusieurs secondes voir plusieurs dizaines de secondes selon le système diffuseur utilisé. En outre, cette administration nasale pourra être effectuée dans une ou deux narines, consécutivement ou simultanément, selon l'embout nasal employé. Un autre objet de la présente invention consiste en une composition pharmaceutique telle que précédemment décrite pour son utilisation en tant que médicament administrable par voie nasale. Plus précisément, la présente invention concerne également la composition pharmaceutique susvisée pour son utilisation par voie nasale en tant que médicament dans le traitement : - de la migraine lorsque l'agent thérapeutique est choisi parmi les molécules thérapeutiques appartenant à la famille des antimigraineux comme les dérivés de triptans tels que le sumatriptan, le naratriptan et le rizatriptan ; - des nausées lorsque l'agent thérapeutique est choisi parmi les molécules thérapeutiques appartenant à la famille des anti-nauséeux comme les antagonistes 5-HT3 tels que l'ondanstron, le granisetron et le dolasetron ; - de la douleur lorsque l'agent thérapeutique est choisi parmi les molécules thérapeutiques appartenant à la famille des antalgiques comme les analgésiques morphiniques tels que le fentanyl, alfentanyl et sufentanyl ; - des troubles du sommeil lorsque l'agent thérapeutique est choisi parmi les molécules thérapeutiques appartenant à la famille des hypnotiques comme le zolpidem ; - des troubles de l'anxiété lorsque l'agent thérapeutique est choisi parmi les molécules thérapeutiques appartenant à la famille des anxiolytiques comme les benzodiazépines telles que le diazépam, le triazolam, et l'estazolam ; - des maladies prolifératives ou des cancers, en particulier de nature hormono-dépendante, lorsque l'agent thérapeutique est choisi parmi le groupe des peptides de synthèse comme la nafaréline la buséréline ou la goséréline ; - des désordres hormonaux ou des troubles métaboliques lorsque l'agent thérapeutique est choisi parmi le groupe des peptides naturels de petite taille, à savoir jusqu'à dix acides aminés, de taille moyenne, à savoir entre onze et cinquante acides aminés, et de taille importante, à savoir un nombre d'acides aminés supérieur à cinquante, comme respectivement le glutathion, la calcitonine et la somatropine. De préférence, l'agent thérapeutique est sélectionné dans le groupe constitué par les molécules thérapeutiques appartenant à la famille des triptans telles que le sumatriptan, le rizatriptan ou le naratriptan.30 Selon un mode de réalisation particulièrement préféré, l'agent thérapeutique est le sumatriptan. Le sumatriptan a pour dénomination chimique 3-[2-(dimethylamino)ethyl]-5 N-methyl-1 H-indole-5-methanesulfonamide. La formule chimique du sumatriptan est la suivante : 10 Comme mentionné précédemment, le sumatriptan appartient à la classe thérapeutique des triptans, famille de molécules largement utilisées pour traiter les épisodes migraineux. Selon un mode de réalisation particulièrement préféré, la composition 15 selon l'invention comprend du sumatriptan en tant qu'agent thérapeutique et est utilisable par voie nasale (à visée systémique) en temps que médicament dans le traitement de la migraine, et de préférence des crises de migraine. 20 En d'autres termes, l'invention concerne également l'utilisation d'une composition pharmaceutique comprenant de la cocoyl proline ou au moins un de ses constituants, de préférence de la cocoyl L-proline ou au moins un de ses constituants et du sumatriptan en tant qu'agent thérapeutique, pour la préparation d'un médicament administrable par voie nasale 25 destiné à traiter la migraine, et de préférence des crises de migraine. L'invention a également pour objet une méthode pour traiter la migraine, et de préférence les crises de migraine, ladite méthode comprenant l'administration par voie nasale à un individu d'une composition pharmaceutique comprenant de la cocoyl L- proline ou au moins un de ses constituants et du sumatriptan en tant qu'un agent thérapeutique. Un autre objet de l'invention est l'utilisation de la cocoyl L- proline ou au moins un de ses constituants dans une composition pharmaceutique administrable par voie nasale comprenant un agent thérapeutique afin de favoriser le passage transmucosal dudit agent thérapeutique au niveau de la muqueuse nasale et/ou de diminuer la dose résiduelle dudit agent thérapeutique au niveau de ladite muqueuse nasale. L'invention concerne également une composition pharmaceutique administrable par voie nasale comprenant de la cocoyl proline ou au moins un de ses constituants, de préférence de la cocoyl L-proline ou au moins un de ses constituants, et un agent thérapeutique, tel que défini précédemment, ladite composition comprenant en outre au moins un excipient non-irritant permettant de favoriser le passage transmucosal au niveau de la muqueuse nasale. Encore un autre objet de la présente invention consiste en un procédé d'obtention de la présente composition pharmaceutique, ledit procédé comprenant les étapes suivantes : a. Introduction d'un volume d'eau représentant entre 70% et 90%, et de préférence environ 80%, du poids de la composition obtenue in fine dans un récipient muni d'un agitateur ; b. Ajout d'une quantité souhaitée de cocoyl proline ou d'au moins un de ses constituants et d'agent thérapeutique sous agitation modérée à une température d'environ 50°C ; c. Refroidissement de la solution formée sous agitation ; d. Ajout d'une quantité souhaitée d'eau afin d'obtenir une solution dûment dosée en agent thérapeutique. D'une manière générale, le procédé d'obtention de la composition selon l'invention consiste généralement à introduire dans un véhicule aqueux, tel que de l'eau, l'agent thérapeutique désiré et la cocoyl proline ou au moins un de ses constituants sous agitation. De préférence, on utilisera à l'étape b du procédé précité de la lauroyl proline, et de préférence de la lauroyl L- proline, en tant qu'unique constituant de la cocoyl proline. Alternativement, un procédé d'obtention utile notamment pour les agents thérapeutiques sensibles à la température peut être utilisé. Ce dernier consiste pour exemple en la préparation préalable d'une solution de cocoyl proline ou au moins un de ses constituants en présence d'un large volume d'eau pouvant représenter jusqu'à 80% du volume final de la solution et dans lequel une quantité d'hydroxyde de sodium est introduite afin d'obtenir une solution dont le pH est voisin de la neutralité. Selon ce procédé alternatif, il est possible de chauffer la solution initiale afin d'accélérer la solubilisation de la cocoyl proline ou au moins un de ses constituants sous agitation modérée. Dans ce cas, on laissera alors la solution obtenue refroidir sous agitation à température ambiante avant d'introduire l'agent thérapeutique. Toujours sous agitation, l'agent thérapeutique peut être alors introduit dans la solution ainsi préparée selon les proportions décrites dans l'invention afin d'obtenir suivant le cas : - une solution nasale qui pourra être répartie directement dans un diffuseur de type pulvérisateur ou nébuliseur après, le cas échéant, un traitement stérilisant par filtration ; - une préparation solide obtenue après séchage de la solution par exemple à l'aide d'une technique de lyophilisation en vue d'une administration sous forme de poudre nasale ou de solution nasale reconstituée. L'invention concerne également un diffuseur de type pulvérisateur ou nébuliseur comprenant la composition selon l'invention. Dans le cas particulier de la composition objet de l'exemple 1 (cf. exemple 1 infra), le procédé de préparation utilisé est le suivant : - Pour 10 ml de solution : - Dans un récipient adapté muni d'un agitateur, introduire un volume d'eau représentant environ un volume compris entre 70% et 90% et de préférence 80 pour cent du poids du produit fini ; - Introduire sous agitation modérée à une température comprise entre 50°C et 60°C, la quantité indiquée dans l'exemple 1 ci-dessous de lauroyl L- proline (soit 6% du poids final du produit) ainsi que la quantité indiquée dans l'exemple 1 de sumatriptan (soit 6% du poids final du produit). La solution formée est limpide et peut être refroidie lentement sous agitation ; - Maintenir l'agitation jusqu'au refroidissement puis compléter avec le volume d'eau nécessaire pour obtenir une solution dosée à 6% en poids de sumatriptan. La solution ainsi obtenue est translucide et peut être répartie par exemple après une filtration stérilisante dans des systèmes de nébulisation préalablement stérilisés. La composition selon la présente invention peut être utilisée dans différents domaines thérapeutiques, à des fins curatives dans le cadre d'affections aigües ou chroniques, ainsi qu'à des fins préventives ou de diagnostic médical. Ainsi, pour le traitement curatif d'affections aigües, on pourra citer par exemple une composition selon l'invention comprenant du sumatriptan en tant qu'agent thérapeutique pour le traitement des crises de migraine. Pour le traitement curatif d'affections chroniques, on pourra citer par exemple le traitement des troubles hormonaux primaires ou secondaires ainsi que des désordres métaboliques par des hormones peptidiques ou des analogues peptidiques de ces hormones comme la buséréline, la goséréline ou la nafaréline. En ce qui concerne le traitement de type préventif, on pourra citer, à titre d'exemple, l'administration de molécules de nature antigénique dans le but d'induire une immunité vis-à-vis de maladies infectieuses. Ainsi l'agent thérapeutique utilisé peut être représenté par une protéine de nature antigénique ou une portion de cette protéine susceptible d'induire une réponse immunitaire. On notera que dans le cas d'un tel agent thérapeutique, la composition de l'invention pourra être modifiée en vue d'inclure des additifs (tels que des polymères d'origine naturelle comme le chitosan ou des polymères synthétiques issus de la condensation de l'oxyde d'éthylène, de propylène, de l'acide lactique ou glycolique ou de la condensation d'une combinaison de ceux-ci) permettant de prolonger le temps de résidence de la composition sur la muqueuse nasale en vue d'accroitre la réponse immunitaire au niveau mucosal. L'invention peut aussi s'envisager pour des utilisations diagnostiques. Ainsi la desmopressine est un analogue peptidique de synthèse de la vasopressine qui s'envisage notamment pour étudier le pouvoir de concentration du rein. Cet octapeptide peut être préparé selon l'invention en vue de cette utilisation diagnostique. Les exemples ci après permettront de mieux appréhender la présente invention. Toutefois, ces exemples ne sont donnés qu'à titre illustratif et ne doivent en aucun cas être regardés comme limitant la portée de ladite invention d'une quelconque manière. Exemple 1 : obtention d'une composition comprenant un constituant de la cocoyl proline, la Iauroyl proline, et du sumatriptan La composition est préparée comme suit : - Introduction d'un volume d'eau représentant environ 80% du poids de la composition obtenue in fine dans un récipient muni d'un agitateur ; - Ajout d'une quantité souhaitée de lauroyl L-proline et d'agent thérapeutique sous agitation modérée à une température d'environ 50°C ; - Refroidissement de la solution formée sous agitation.30 On obtient la solution suivante (pour une dose unitaire d'administration d'un volume de 100 pL) : - Sumatriptan 6 mg - lauroyl proline 6 mg 5 - Eau déminéralisée qsp 100 pL Une solution limpide de couleur jaune pâle est ainsi obtenue. Exemple 2 : tolérance vis-à-vis de la muqueuse nasale La composition présentée dans l'exemple 1 a été évaluée sur un modèle d'épithélium de cellules nasales humaines différenciées (obtenues à partir de cultures primaires). 15 Les résultats obtenus montrent que l'exposition pendant 2 heures d'incubation de cellules nasales humaines différenciées à la composition obtenue à l'exemple 1 (dose de 0,15 mg/cm2, soit environ 4 fois la valeur de l'exposition à la dose thérapeutique envisagée) n'entraîne aucune incidence sur la viabilité cellulaire reflétant ainsi une très bonne tolérance 20 du produit sur ce modèle de barrière épithéliale. On note donc que l'exposition théorique au produit à la dose thérapeutique envisagée est de 0,04 mg/cm2, ce qui correspond à l'administration de 6mg sur une surface de muqueuse de 150 cm2. Ainsi 25 l'exposition théorique de la solution à la dose thérapeutique envisagée est inférieure de quatre fois à la dose pour laquelle aucun effet d'irritation n'a été observé sur un épithélium reconstitué de cellules nasales ce qui permet d'envisager un intervalle de sécurité très favorable pour l'utilisation de la composition sur la muqueuse nasale. 10 30 Exemple 3 : tolérance vis-à-vis de la muqueuse nasale lorsque l'on substitue la lauroyl proline par la lauroyl valine A titre d'exemple comparatif, la substitution de la proline au sein de la lauroyl proline par un autre acide aminé, en l'espèce la valine, sur une chaine carbonée de même longueur de type lauroyl, permet d'obtenir un composé de structure voisine, la lauroyl valine, lequel diffère de la lauroyl proline uniquement par son acide aminé terminal. L'homme du métier saura comment obtenir ou préparer la lauroyl valine et pourra, en tout état de cause, s'en procurer dans le commerce. La lauroyl valine est ainsi substituée à la lauroyl proline dans la composition obtenue à l'exemple 1, préparée selon un mode opératoire identique. Cette composition est ainsi évaluée sur le modèle cellulaire dans les mêmes conditions d'expérience que celles décrites dans l'exemple 2. Cette composition comprenant de la lauroyl proline et du sumatriptan a entrainé dans les mêmes conditions d'essai une mortalité cellulaire voisine de 70%, traduisant ainsi une très mauvaise tolérance sur la muqueuse nasale. Exemple 4 : tolérance vis-à-vis de la muqueuse nasale lorsque l'on substitue la lauroyl proline par la cocoyl valine Une nouvelle composition est préparée dans les mêmes conditions que celle obtenue dans l'exemple 1 en substituant la lauroyl proline par la cocoyl valine, c'est-à-dire en utilisant cette fois le mélange d'acide gras contenu dans l'huile coco. Le produit ainsi obtenu est la cocoyl valine. La cocoyl valine est ainsi substituée à la lauroyl proline dans la composition obtenue selon l'exemple 1 et préparée suivant un mode opératoire identique. Cette composition est évaluée sur un modèle cellulaire dans les mêmes conditions expérimentales que celles décrites dans l'exemple 2. Cette composition (sumatriptan + cocoyl valine) a entrainé une mortalité de près de 80% traduisant ainsi une très mauvaise tolérance sur la muqueuse nasale. On a pu ainsi démontrer, de manière tout à fait surprenante, que la nature de l'acide aminé terminal permet de moduler la tolérance sur la muqueuse nasale de façon très significative. Exemple 5 : étude de réduction de dose Cette étude a permis de démontrer que la composition selon l'invention obtenue dans l'exemple 1 possède un profil pharmacocinétique, après administration par voie nasale, supérieur à celui du profil commercial de référence actuel dosé à 20 mg. Le produit de référence utilisé dans cet exemple est le sumatriptan commercialisé sous forme de spray nasal à 20 mg par la société GlaxoSmithKline (GSK). Son nom commercial est Imigrane® 20mg mais ce nom peut différer suivant les pays où le produit est commercialisé. L'homme du métier pourra facilement se procurer ce produit dont les spécifications sont résumées comme suit: Produit indiqué pour le traitement des crises de migraine qui s'administre par voie nasale à la dose d'administration usuelle de 20mg de sumatriptan, le produit se présentant sous la forme d'un spray nasal à usage unique délivrant un volume de 100pl par administration. La demanderesse a de son coté préparé une composition selon l'exemple 1 dosée à seulement 6mg et a évalué de façon comparative les performances de cette préparation dans le cadre d'une étude réalisée chez 6 moutons, l'homme du métier connaissant le mouton comme l'espèce animale la plus appropriée pour réaliser une telle étude comparative. Les résultats obtenus ont montré de façon surprenante que l'absorption du produit préparé selon l'invention, lequel ne comportait que 6mg de sumatriptan, était significativement plus élevée que celle du produit de référence disponible dans le commerce laquelle contenant 20mg de sumatriptan. Ainsi, il a été possible, avec une dose réduite d'un facteur de 3,33, d'obtenir des concentrations plasmatiques de sumatriptan significativement plus élevées (jusqu'à dix fois plus) notamment durant les trente premières minutes après l'administration du produit, laissant préjuger une action plus intense du produit mais aussi plus rapide, cet effet étant particulièrement recherché par les patients migraineux, lesquels souhaitent un soulagement très rapide lors de la survenue d'un crise de migraine. II est ainsi démontré que le produit décrit selon l'exemple 1 pourrait être avantageusement utilisé pour traiter les crises de migraine chez les patients migraineux. REVENDICATIONS1. Composition pharmaceutique administrable par voie nasale comprenant de la cocoyl proline ou au moins un de ses constituants, de préférence de la cocoyl L- proline ou au moins un de ses constituants, et un agent thérapeutique, ledit agent thérapeutique étant sélectionné dans le groupe constitué par les molécules thérapeutiques et les peptiques thérapeutiques. 2. Composition selon la revendication 1, ladite composition comprenant comme unique constituant de la cocoyl proline la lauroyl proline, et de préférence la lauroyl L- proline. 3. Composition selon la revendication 1 ou 2, ladite composition ne comprenant pas d'agents irritants, tels que des surfactants et des solvants ou co-solvants organiques. 4. Composition selon l'une des revendications 1 à 3, dans laquelle la quantité d'agent thérapeutique est inférieure à 50 mg par dose unitaire d'administration, et de préférence inférieure à 10 mg par dose unitaire d'administration. 5. Composition selon l'une des revendications 1 à 4, dans laquelle le rapport molaire cocoyl proline ou au moins un de ses constituants /agent thérapeutique est inférieur à 50, et de préférence inférieur à 10, ledit rapport molaire étant avantageusement de l'ordre de 1/1. 6. Composition selon l'une des revendications 1 à 5, ladite composition comprenant un véhicule liquide aqueux ou pulvérulent.30 7. Composition selon la revendication 6, ledit véhicule aqueux ou pulvérulent représentant plus de 50%, et de préférence plus de 75%, du volume de la dose unitaire à administrer. 8. Composition selon l'une des revendications 1 à 7, ladite dose unitaire d'administration représentant un volume inférieur à 1 ml, et préférablement d'environ 100 pI. 9. Composition selon l'une des revendications 1 à 8, dans laquelle les molécules thérapeutiques sont choisies parmi les molécules thérapeutiques appartenant à la famille : - des antimigraineux comme les dérivés de triptans tels que le sumatriptan, le naratriptan et le rizatriptan, - des anti-nauséeux comme les antagonistes 5-HT3 tels que l'ondanstron, le granisetron et le dolasetron, - des antalgiques comme les analgésiques morphiniques tels que le fentanyl, alfentanyl et sufentanyl, - des hypnotiques comme le zolpidem, - des anxiolytiques comme les benzodiazépines telles que le diazépam, le triazolam et l'estazolam ; et les peptides thérapeutiques sont choisis parmi : - les peptides thérapeutiques de synthèse tels que la buséréline, la nafaréline et la goséréline, - les peptides naturels dont la chaîne peptidique contient jusqu'à dix acides aminés tels que le glutathion, - les peptides de taille intermédiaire dont la chaîne peptidique contient jusqu'à cinquante acides aminés comme la calcitonine de saumon, - les protéines thérapeutiques de plus grande taille dont la chaine peptidique peut comporter plusieurs centaines d'acides aminés comme la somatropine. 10. Composition selon l'une des revendications 1 à 9, dans laquelle ledit agent thérapeutique est une molécule thérapeutique appartenant à la famille des triptans, telle que le sumatriptan, le naratriptan ou le rizatriptan. 11. Composition selon l'une des revendications 1 à 10, pour son utilisation en tant que médicament administrable par voie nasale. 12. Composition selon l'une des revendications 1 à 11, pour son utilisation par voie nasale en tant que médicament dans le traitement : - de la migraine lorsque l'agent thérapeutique est choisi parmi les molécules thérapeutiques appartenant à la famille des antimigraineux comme les dérivés de triptans tels que le sumatriptan, le naratriptan et le rizatriptan ; - des nausées lorsque l'agent thérapeutique est choisi parmi les molécules thérapeutiques appartenant à la famille des anti-nauséeux comme les antagonistes 5-HT3 tels que l'ondanstron, le granisetron et le dolasetron ; - de la douleur lorsque l'agent thérapeutique est choisi parmi les molécules thérapeutiques appartenant à la famille des antalgiques comme les analgésiques morphiniques tels que le fentanyl, alfentanyl et sufentanyl ; - des troubles du sommeil lorsque l'agent thérapeutique est choisi parmi les molécules thérapeutiques appartenant à la famille des hypnotiques comme le zolpidem ; - des troubles de l'anxiété lorsque l'agent thérapeutique est choisi parmi les molécules thérapeutiques appartenant à la famille des anxiolytiques comme les benzodiazépines telles que le diazépam, le triazolam et l'estazolam ;- des maladies prolifératives ou des cancers, en particulier de nature hormono-dépendante, lorsque l'agent thérapeutique est choisi parmi le groupe des peptides de synthèse comme la nafaréline, la buséréline ou la goséréline ; - des désordres hormonaux ou des troubles métaboliques lorsque l'agent thérapeutique est choisi parmi le groupe des peptides naturels de petite taille, à savoir jusqu'à dix acides aminés, de taille moyenne, à savoir entre onze et cinquante acides aminés, et de taille importante, à savoir un nombre d'acides aminés supérieur à cinquante, comme respectivement le glutathion, la calcitonine et la somatropine. 13. Procédé d'obtention d'une composition selon l'une des revendications 1 à 10, ledit procédé comprenant les étapes suivantes : a. Introduction d'un volume d'eau représentant entre 70% et 90%, et de préférence environ 80%, du poids de la composition obtenue in fine dans un récipient muni d'un agitateur ; b. Ajout d'une quantité souhaitée de cocoyl proline ou d'au moins un de ses constituants et d'agent thérapeutique sous agitation modérée à une température d'environ 50°C ; c. Refroidissement de la solution formée sous agitation ; d. Ajout d'une quantité souhaitée d'eau afin d'obtenir une solution dûment dosée en agent thérapeutique. 14. Diffuseur de type pulvérisateur ou nébuliseur comprenant la composition selon l'une des revendications 1 à 10.
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FR2959937A1
A1
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FR 2959937 A1 20111118 FR 1101482 A 20110516 DIFFUSEUR DE PARFUM A AIR FORCE Il est décrit ci-après un dispositif pour diffuser des substances volatiles dans l'air ; plus particulièrement, il est décrit un dispositif diffuseur à air forcé. Le dispositif décrit ci-après est utilisé pour parfumer des milieux ambiants fermés tels que : magasins, salles d'attente, salles de séjour, salles de réunion des clients, etc. Des dispositifs pour diffuser des substances 10 volatiles telles que des fragrances et parfums sont connus. En particulier, il est connu des dispositifs qui comprennent un récipient de liquide volatile et une mèche ayant une partie inférieure, immergée dans le 15 liquide volatile contenu dans le récipient, et une partie supérieure qui dépasse hors du récipient et est en contact avec l'air. Le liquide volatile contenu dans le récipient remonte la mèche par capillarité jusqu'à arriver à 20 l'extrémité supérieure, où il s'évapore en se diffusant dans le milieu environnant. Un problème très ressenti est celui de diffuser de manière rapide et homogène les substances volatiles dans tout le milieu ambiant dans lequel se trouve le 25 dispositif de diffusion de parfum. Le document US 2004/0257798 décrit un dispositif pour diffuser des substances volatiles dans l'air qui comprend un ventilateur alimenté par batteries, positionné à l'intérieur d'un corps creux, destiné à 2 créer un courant d'air ascendant sensiblement parallèle à la direction d'extension de la mèche qui dépasse hors d'un récipient de liquide volatile. Le document JP 08 155021 décrit un dispositif pour diffuser des substances volatiles dans l'air qui comprend un ventilateur alimenté par le réseau électrique, placé à l'intérieur d'un corps creux, destiné à créer un courant d'air ascendant sensiblement parallèle à la direction d'extension de la mèche qui dépasse hors d'un récipient de liquide volatile. Le document EP 1 392 368 décrit un diffuseur de parfum qui comprend un ventilateur alimenté, de manière intermittente, par un condensateur électrique alimenté à son tour par une cellule photovoltaïque ; le ventilateur génère un flux d'air intermittent descendant qui circule parallèlement à une surface d'évaporation alimentée par un récipient de liquide volatile. Les dispositifs de l'art antérieur présentent 20 encore divers problèmes. Parmi les désavantages de l'art antérieur, il est mentionné en particulier : la faible autonomie de fonctionnement, la faible fiabilité de fonctionnement, les difficultés de remplacement des récipients de 25 liquide volatile, la faible vitesse de diffusion des substances volatiles dans l'air. Le but de l'inventeur est de résoudre, au moins en partie, les problèmes de l'art antérieur et, en particulier, les problèmes indiqués ci-dessus. 30 Ce but est atteint avec un dispositif conforme au contenu de la description détaillée suivante. D'autres avantages peuvent être obtenus par le biais de caractéristiques supplémentaires. Certains modes de réalisation possibles d'un dispositif pour diffuser des substances volatiles dans l'air sont décrits ci-après en référence aux dessins annexés, sur lesquels : - la figure 1 représente un dispositif pour distribuer des substances volatiles dans l'air ; - la figure 2 est une vue éclatée du dispositif de la figure 1 ; et - la figure 3 est une vue en coupe longitudinale du dispositif de la figure 1. Le dispositif pour diffuser les substances 15 volatiles est indiqué globalement par le numéro de référence 1. Les dessins annexés illustrent un dispositif 1, pour diffuser dans l'air des substances volatiles, il comprend une base d'appui 22 ; de cette manière, le 20 dispositif peut être positionné sur une surface horizontale plane comme une table ou une étagère. Dans la partie inférieure, il est prévu un récipient amovible 2, ayant une base d'appui 22, contenant un liquide volatile, par exemple des 25 fragrances, parfums, insecticides, substances ayant des finalités curatives, etc. Le récipient 2 est muni d'une mèche 21 pour faire sortir par capillarité le liquide volatile du récipient 2. 30 La mèche 21 s'étant le long d'un axe sensiblement vertical X, orthogonal au plan d'extension de la base d'appui 22, et peut être réalisée, par exemple, avec des fibres inorganiques. La mèche 21 présente une extrémité inférieure, qui est insérée dans le récipient 2 et est immergée dans le liquide contenu dans celui-ci, et une extrémité supérieure, qui dépasse du sommet du récipient 2. Comme cela est mieux expliqué par la suite, le récipient 2 a la fonction de base d'appui et de support de la partie du dispositif pour diffuser des substances volatiles située au-dessus. De préférence, le récipient 2 est en matériau transparent (par exemple du verre) et présente une portion inférieure découverte, pour permettre un contrôle rapide et facile de la quantité de liquide présente dans le récipient. L'enveloppe du dispositif présente une pluralité de premières ouvertures 41 d'aspiration de l'air et une pluralité de deuxièmes ouvertures 42 de refoulement de l'air. Il est ensuite prévu un ventilateur électrique 31, 32 - qui comprend un moteur 31 et une soufflante 32 - pour créer un flux d'air qui entre par les premières ouvertures 41 et sort par les deuxièmes ouvertures 42, en transportant les substances volatiles dégagées par le récipient 2. Les ouvertures d'entrée de l'air 41 et les ouvertures de sortie de l'air 42 restent ouvertes même quand le ventilateur 31, 32 est arrêté. Par conséquent, quand le ventilateur 31, 32 est arrêté, la diffusion de substances volatiles contenues dans le récipient 2 continue, mais avec un taud réduit. Les premières ouvertures 41 sont positionnées sensiblement sur le sommet du dispositif, alors que les deuxièmes ouvertures 42 sont distribuées radialement autour de l'axe vertical X à une hauteur inférieure par rapport au plan d'appui. Les premières ouvertures 41 peuvent être distribuées sur une surface sensiblement plane ou convexe. Il est entendu que la pluralité de premières 10 ouvertures 41 pourra être remplacée par une unique ouverture. De manière analogue, la pluralité de deuxièmes ouvertures 42 pourra être remplacée par une unique ouverture qui s'étend de manière circonférentielle 15 autour de l'axe vertical X. De cette manière, le dispositif crée un courant descendant d'aspiration, alors que l'air enrichi avec les substances volatiles sort distribué de manière sensiblement radiale par rapport à l'axe vertical X, en 20 direction sensiblement et/ou généralement parallèle au plan d'appui du dispositif. Cette solution permet d'obtenir une distribution uniforme des substances volatiles dans le milieu ambiant entourant le dispositif. 25 Dans le mode de réalisation illustré, le ventilateur électrique 31, 32 est un ventilateur axial, disposé de manière coaxiale avec l'axe vertical X. Comme représenté sur les dessins annexés, il est prévu un matériau absorbant 5 (par exemple une bande de 30 tissu non tissé en polymère), qui s'étend sur un plan sensiblement orthogonal à l'axe vertical X. 6 Le matériau absorbant 5 présente un côté inférieur 51 et un côté supérieur 52. Le côté inférieur 51 du matériau absorbant 5 est amené en contact avec l'extrémité supérieure de la mèche 21 de manière à s'imprégner avec le liquide qui remonte le récipient 2. Le matériau absorbant 5 est placé en aval du ventilateur 3, et donc le côté supérieur 52 du matériau absorbant 5 reçoit un courant d'air descendant, sensiblement orthogonal à la surface du matériau absorbant 5, provenant du ventilateur 31, 32. Le flux d'air qui touche orthogonalement la surface supérieure 52 du matériau absorbant sort ainsi par les ouvertures de sortie 42 en transportant les substances volatiles libérées par le matériau absorbant 5. Cette solution permet d'augmenter la diffusion des substances volatiles dans le milieu ambiant dans lequel se trouve le dispositif 1. L'énergie pour actionner le moteur 31 du ventilateur 3, 32 est fournie par une ou plusieurs piles 93, 93 logées dans un compartiment 8 fermé par un couvercle 9. Dans le mode de réalisation illustré, le compartiment 8 est positionné dans la partie supérieure du dispositif 1 et les ouvertures d'aspiration 41 sont ménagées dans le couvercle 9. Le dispositif peut être équipé d'une carte électronique 35 pour la régulation du ventilateur 3. En particulier, grâce à la carte électronique 35, il est possible d'obtenir un fonctionnement intermittent du ventilateur 35 et l'interruption du fonctionnement durant les heures nocturnes, en évitant un gaspillage d'énergie électrique et du liquide contenu dans le récipient 2. Dans le mode de réalisation représenté sur les dessins annexés, le dispositif 1 pour diffuser des substances volatiles comprend un récipient en matériau transparent 2 (par exemple du verre), pour le liquide volatile, avec une mèche 21 qui s'étend le long d'un axe sensiblement vertical X. La mèche présente une première extrémité (inférieure) insérée dans le récipient 2 et immergée dans le liquide volatile et une deuxième extrémité (supérieure) qui sort du sommet du récipient 2. Le récipient 2 a une base 22 qui a également la fonction d'appui et de support de la partie de l'appareil 1 située au-dessus. Il est prévu ensuite une calotte 6 fixée de manière amovible sur le sommet du récipient 2. Dans ce but, la partie supérieure du récipient 2 peut présenter des contre-dépouilles destinées à être engagées par des saillies réalisées sur la face interne de la calotte 6. De préférence, la calotte 6 laisse découverte la portion inférieure du récipient 2, de cette manière, il est possible de tenir facilement sous contrôle la quantité de liquide contenue dans le récipient 2. La calotte 6 présente, sur son sommet, un siège 61, avec un trou central 611, pour recevoir un matériau absorbant 5, qui s'étend sur un plan sensiblement 8 orthogonal à l'axe vertical X et qui doit être mis en contact avec le sommet supérieur de la mèche 21. Le matériau absorbant 5 peut être, par exemple, un tissu non tissé, fixé à la calotte 6 avec un petit cadre ou une grille 62. Le matériau absorbant 5 présente un côté supérieur 52 et un côté inférieur 51. L'extrémité supérieure de la mèche 21 est mise en contact avec le côté inférieur 51 du matériau absorbant 10 5. Le liquide volatile contenu dans le récipient 2 remonte la mèche 21 et poursuit sa course en imprégnant le matériau absorbant 5. Sur la calotte 6 se trouve une unité 7, pour la 15 génération d'air forcé, qui génère un courant d'air descendant qui heurte le côté supérieur 52 du matériau absorbant 5. L'union entre la calotte 6 et l'unité 7 peut être obtenue au moyen de broches 65, qui font saillie de la 20 calotte 6, et de trous réalisés dans le module 7. L'unité 7 de génération d'air forcé comprend un corps creux 71 qui loge un ventilateur axial 31, 32 comprenant un moteur 31 et une soufflante 32 ; le ventilateur 31, 32 génère un flux d'air descendant 25 (parallèle à l'axe vertical X) qui heurte le côté supérieur 52 du matériau absorbant 5. A l'intérieur du corps creux 71, au-dessus du ventilateur axial 31, 32, est prévue une plaque 35, munie de trous de passage de l'air 351, qui définit une 30 chambre 8 destinée à recevoir au moins une pile électrique 93, 93 qui alimente le ventilateur lui-même. La plaque 35 a également la fonction d'élément de support pour une carte électronique 36 de contrôle et de gestion du moteur 31 du ventilateur 32. La plaque 35 peut être unie au corps creux 71 au moyen de deux crochets élastiques 371, 371 destinés à engager autant d'ailettes 711 qui sont solidaires du corps creux 71. Dans le mode de réalisation illustré, le moteur 31 du ventilateur est logé dans un siège 712 relié aux 10 ailettes 711. Dans un mode de réalisation possible, la carte électronique 36 commande le ventilateur 3 de manière intermittente. Le cycle de fonctionnement du ventilateur 3 peut 15 être, par exemple, de 40-60 secondes toutes les 10-30 minutes. Dans un mode de réalisation particulier, la carte électronique 35 interrompt le fonctionnement du ventilateur 3 quand l'intensité de la lumière (dans le 20 milieu ambiant dans lequel se trouve le dispositif) descend au-dessous d'un niveau prédéterminé et rétablit le fonctionnement du ventilateur 3 quand la lumière revient au-dessus d'un niveau prédéterminé. Dans ce but, le dispositif comprend un capteur 25 optique (non représenté) relié à la carte 35. Un commutateur coulissant, non représenté, monté sur la carte de contrôle 36 permet de sélectionner le mode de fonctionnement du ventilateur 3. Sur le sommet du module 7 se trouve un couvercle 9, 30 insérable par pression, qui ferme la cavité de logement des piles 93, 93 et de la carte de contrôle 36. Le couvercle 9 est pourvu d'une pluralité d'ouvertures d'aspiration 41. L'air aspiré par le ventilateur 3, à travers les ouvertures 41, passe à travers les ouvertures 351 présentes dans la plaque 35, passe à travers les pales du ventilateur 3, heurte le côté supérieur 51 du matériau absorbant 5 et sort à travers une pluralité d'ouvertures 42, distribuées de manière circonférentielle autour de l'axe vertical X. En aspirant l'air par le haut et le faisant sortir radialement, il est obtenu une diffusion plus homogène des substances volatiles dans le milieu ambiant qui entoure le dispositif 1, surtout quand le dispositif 1 est positionné dans une zone centrale du milieu ambiant fermé. Dans le mode de réalisation représenté sur les dessins, le corps creux 71, qui constitue l'enveloppe de l'unité 7, est de section fuselée, par exemple de forme sensiblement et/ou généralement en tronc de pyramide. Dans le mode de réalisation illustré, la calotte 6 et l'unité 7 sont conformées de manière que, en s'accouplant, elles définissent des ouvertures de sortie 42 distribuées radialement sur un plan sensiblement orthogonal à celui de l'axe vertical X. Le dispositif 1 présente une base d'appui 22 et est autonome d'un point de vue énergétique, de sorte que l'utilisateur a un vaste choix pour décider à quel endroit le positionner. Le dispositif décrit ci-dessus peut donc être utilisé comme diffuseur de table pour l'aromatisation de milieux ambiants fermés tels que des magasins, salles d'attente, salles pour réunions, salles de séjour, etc. Le fonctionnement intermittent du ventilateur et la présence d'un capteur de lumière qui interrompt le fonctionnement en absence de lumière permet d'augmenter considérablement la durée de vie fonctionnelle des piles électriques et réduit la fréquence de remplacement du récipient du liquide volatile.10 12 L'invention concerne un dispositif pour diffuser des substances volatiles dans l'air, comprenant : a) une base d'appui; b) un récipient en matériau transparent, destiné à contenir un liquide volatile, ledit récipient ayant une mèche s'étendant le long d'un axe sensiblement vertical, ladite mèche ayant une première extrémité insérée dans ledit récipient et une deuxième extrémité qui dépasse du sommet dudit récipient ; c) une pluralité de premières ouvertures, positionnées sur le sommet dudit dispositif, ayant la fonction d'ouvertures d'aspiration de l'air ; d) une pluralité de deuxièmes ouvertures, distribuées radialement par rapport audit axe, ayant la fonction d'ouvertures de refoulement de l'air ; e) un ventilateur électrique axial positionné au-dessus du récipient, destiné à créer un flux d'air sensiblement et/ou généralement parallèle audit axe, pour aspirer l'air par des premières ouvertures et pour faire sortir l'air par lesdites deuxièmes ouvertures, lesdites premières ouvertures et lesdites deuxièmes ouvertures restant ouvertes même quand le ventilateur est arrêté ; f) une chambre destinée à loger au moins une pile 25 électrique pour alimenter ledit ventilateur électrique ; remarquable en ce que g) il est disposé un matériau absorbant ayant un côté inférieur et un côté supérieur, ledit matériau absorbant s'étendant dans un plan sensiblement 30 orthogonal audit axe vertical, l'extrémité supérieure 13 de ladite mèche étant positionnable en contact avec ledit côté inférieur dudit matériau absorbant, ledit matériau absorbant étant placé en aval dudit ventilateur de manière que son côté supérieur puisse être heurté par le courant d'air généré par ledit ventilateur électrique. L'invention concerne aussi un dispositif dans lequel ledit récipient a une fonction de base d'appui dudit dispositif. L'invention concerne aussi un dispositif dans lequel lesdites deuxièmes ouvertures sont positionnées à une hauteur supérieure à celle dudit récipient. REVENDICATIONS1. Dispositif (1) pour diffuser des substances volatiles dans l'air, comprenant : a) une base d'appui (22) ; b) un récipient (2) en matériau transparent, destiné à contenir un liquide volatile, ledit récipient ayant une mèche (21) s'étendant le long d'un axe sensiblement vertical (X), ladite mèche (21) ayant une première extrémité insérée dans ledit récipient (2) et une deuxième extrémité qui dépasse du sommet dudit récipient (2) ; c) une pluralité de premières ouvertures (41), positionnées sur le sommet dudit dispositif (1), ayant la fonction d'ouvertures d'aspiration de l'air ; d) une pluralité de deuxièmes ouvertures (42), distribuées radialement par rapport audit axe (X), ayant la fonction d'ouvertures de refoulement de l'air ; e) un ventilateur électrique axial (31, 32) positionné au-dessus du récipient (2), destiné à créer un flux d'air sensiblement et/ou généralement parallèle audit axe (X), pour aspirer l'air par des premières ouvertures (41) et pour faire sortir l'air par lesdites deuxièmes ouvertures (42), lesdites premières ouvertures (41) et lesdites deuxièmes ouvertures (42) restant ouvertes même quand le ventilateur (31, 32) est arrêté ; f) une chambre (8) destinée à loger au moins une pile électrique pour alimenter ledit ventilateur électrique (8); caractérisé en ce que g) il est disposé un matériau absorbant (5) ayant un côté inférieur (51) et un côté supérieur (52), ledit matériau absorbant (5) s'étendant dans un plan sensiblement orthogonal audit axe vertical (X), l'extrémité supérieure de ladite mèche (21) étant positionnable en contact avec ledit côté inférieur (51) dudit matériau absorbant (5), ledit matériau absorbant (5) étant placé en aval dudit ventilateur (3) de manière que son côté supérieur (52) puisse être heurté par le courant d'air généré par ledit ventilateur électrique (3). 2. Dispositif selon la revendication 1 dans lequel ledit récipient (2) a une fonction de base d'appui dudit dispositif. 3. Dispositif selon la revendication 1 ou 2, dans lequel lesdites deuxièmes ouvertures (42) sont positionnées à une hauteur supérieure à celle dudit récipient (2).20
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FR 2959938 A1 20111118 FR 1002028 A 20100512 1 Le secteur technique de la présente invention est celui des sondes et cathéters et plus précisément celui des sondes urinaires et des cathéters vasculaires placés à demeure. L'appareil urinaire constitue le premier site des infections urinaires nosocomiales (IUNs) c'est-à-dire liées aux soins de diagnostique et/ou de thérapeutique et ces IUNs représentent 40% de l'ensemble des infections liées aux soins et constituent donc un véritable fléau de Santé Publique. Ces IUNs sont notamment favorisées par la présence d'une sonde urinaire et le risque d'apparition augmente avec la durée de présence de cette sonde. Ces IUNs sont en général asymptomatiques mais peuvent parfois être symptomatiques en se manifestant par la présence d'une ou de plusieurs infections dans l'appareil urinaire telles qu'une infection de la vessie ou cystite, une infection rénale ou pyélonéphrite, une infection de la prostate ou prostatite, une infection de l'épididyme ou épididymite, une infection du testicule ou orchite et/ou une septicémie d'origine urinaire appelée urosepsis. En outre, ces IUNs constituent un réservoir de germes avec risque de dissémination aux personnes saines. Enfin, ces IUNs contre-indiquent les gestes endoscopiques urinaires de diagnostique et/ou de thérapeutique du fait du risque majeur de complications graves. La bactérie Escherichia coli (E.coli) est la bactérie dominante dans les cas d'IUNs même si sa fréquence est diminuée par rapport à celle observée dans les infections urinaires communautaires. Cette réduction de fréquence de présence se fait au profit d'autres germes tels qu'Entérococcus sp, Staphylococcus sp. ou d'autres bacilles Gram négatif. Les germes à l'origine de ces IUNs présentent un taux de souches bactériennes résistantes aux antibiotiques plus élevé que celui observés dans les infections urinaires communautaires. Ainsi, les surcoûts directs et indirects du traitement de ces IUNs sont importants. 2 Dans la présente demande, la demanderesse s'est intéressée principalement aux sondes destinées à être placées à demeure dans l'appareil urinaire du patient que ce soit à court terme ou à long terme. Elle s'est aussi intéressée aux cathéters destinés à être placés dans les veines et/ou les artères d'un patient. Dans la présente demande, les termes « sondes » et « cathéters » sont utilisés de façon équivalente pour désigner le dispositif selon l'invention. On a déjà proposé l'utilisation de sondes enrobées d'un ou plusieurs principes actifs dans le but de prévenir la formation d'un biofilm. Ainsi, l'article de P. Tenke et al.(EAU Update Series 2 (2004) 106-115) décrit les bases de la prévention et du traitement des infections urinaires nosocomiales et les cas d'utilisation des sondes urinaires. Pour éviter la formation du biofilm, la technique consiste soit à modifier la surface de la sonde par incorporation de biocides ou d'antibiotiques dans le matériau de ladite sonde pour une diffusion contrôlée des substances, soit à développer des matériaux ayant des propriétés de surface prévenant l'adhésion des bactéries. Les substances utilisables pour enrober la sonde sont les antibiotiques pour les sondes présentes à court terme, l'oxyde ou l'alliage d'argent qui retarde la bactériurie, la phosphorylcholine qui retarde efficacement la formation du biofilm ou encore l'héparine dans le cas de sondes présentes à long terme. L'étude de U.S Ha, Y-H. Cho (International Journal of Antimicrobial Agents 28(2006) 485-490) passe en revue les stratégies de prévention des infections urinaires liées à la présence de sondes, en particulier les sondes urinaires enrobées de divers matériaux ciblés contre la pathogénicité des biofilms. La sonde peut là aussi être enrobée d'argent mais l'utilisation de ce type de sonde n'est pas soutenue par des données de qualité et le problème d'apparition de résistance à l'argent peut se poser. La sonde peut être enrobée d'hydrogels qui sont des polymères macromoléculaires qui absorbent des volumes relativement importants de liquide à l'intérieur de leur structures polymériques, induisant la formation d'un film fin aqueux améliorant l'aspect lisse et la lubrification de la surface de la sonde réduisant ainsi l'adhésion des bactéries. Toutefois, il n'y a pas de preuve suffisante pour soutenir ou recommander l'utilisation de ce type de sonde. Enfin, la sonde peut être enrobée d'antibiotiques, par exemple de gentamicine, de norfloxacine ou de nitrofurazone, ce qui est efficace dans le cas de sondes présentes à court terme pour prévenir ou retarder le déclenchement d'infections urinaires liées à la présence de sondes en agissant sur les biofilms. Toutefois, l'utilisation d'antibiotiques pose le problème de l'apparition de souches résistantes, phénomène déjà étendu à de nombreuses souches bactériennes. L'article S. Tamilvanan et al. (Journal of Controlled Released 128(2008) 2-22) décrit les moyens de prévention adoptés pour l'éradication des biofilms dans les infections nosocomiales liées à des dispositifs médicaux implantés. La stratégie consiste là aussi à modifier la surface des sondes par imprégnation ou enrobage avec diverses substances telles que des antibactériens, des antiseptiques et/ou des métaux. Ces substances actives peuvent être incorporées dans des vecteurs à base de polymères ou de lipides (appelés liposomes) pour être amenées à des doses thérapeutiques suffisantes au niveau du biofilm. L'enrobage par des substances antimicrobiennes vise à prévenir la formation du biofilm en tuant les bactéries colonisantes précoces. Les liposomes sont principalement étudiés pour l'amélioration des propriétés anti-adhésives des matériaux des implants et pour cibler les agents anti-microbiens vers les biofilms dans les cas d'infections intracellulaires. Les vecteurs polymériques sont développés pour éradiquer les infections associées aux biofilms spécialement dans les implants et dans la cavité periodontale par la livraison locale des substances antibiotiques enfermées. Toutefois, comme indiqué précédemment l'utilisation de substances antimicrobiennes présente le désavantage de favoriser le risque de développement de résistance chez les bactéries, et le 4 potentiel des vecteurs décrits dans l'éradication du biofilm n'est pas totalement établi et nécessite des essais supplémentaires ainsi que les autorisations des services de santé pour un usage sur l'homme. Par ailleurs, des supports enrobés de proanthocyanidines (PACs) dérivés de cranberry (Vaccinium macrocarpon) pour inhiber l'adhésion des bactéries ont été décrits. Ainsi, l'étude de Eydelnant et Tufenkji (Langmuir 24 (2008) 10273-10281) vise à déterminer si l'adhésion des bactéries aux biomatériaux communs peut être réduite par un traitement avec des PACs dérivés de cranberry (V. macrocarpon). Les bactéries étudiées sont des souches d'E.coli et les biomatériaux étudiés sont le polyvinylchloride (PVC) et le polytetrafluoroéthylène (PFTE). L'expérience consiste à traiter soit les bactéries, soit le biomatériels, soit les bactéries et le biomatériel avec des PACs mis en solution dans un tampon, le contrôle étant l'absence de traitement des bactéries et du biomatériel. L'adhésion cellulaire est ensuite évaluée pour chaque traitement. Il est démontré dans cette étude que les PACs sont efficacement adsorbés sur les biomatériaux et qu'ils réduisent l'adhésion des bactéries auxdits biomatériaux, mais que ce mécanisme est en partie non spécifique. Néanmoins, l'extrait de PACs utilisé ici est d'un poids moléculaire moyen de 15kDa et correspond à un extrait quasi pur de PACs préparé en laboratoire dans des conditions non transposables en milieu industriel du fait notamment de l'utilisation d'acétone. En outre, les résultats obtenus montrent uniquement l'efficacité des PACs dans l'anti-adhésion des bactéries et il est clairement indiqué en conclusion que des recherches supplémentaires sont actuellement poursuivies pour explorer l'utilisation de ces PACs dans la prévention de la formation du biofilm. Enfin, on connaît également le brevet français FR-2874826 de la demanderesse qui concerne la production d'une préparation sous forme de gel et destinée à enduire ou à imprégner des sondes de manière à permettre la diffusion de l'extrait végétal de V.macrocarpon constituant le principe actif et doué de propriétés anti-adhésion vis-à-vis des microbes pathogènes ou issus d'infections nosocomiales. En plus de l'extrait V.macrocarpon à 1% de PACs, le gel peut contenir d'autres principes actifs d'action similaire ou 5 synergique et des excipients. Ce gel est disposé dans un étui renfermant la sonde pour assurer l'imprégnation constante de ladite sonde par contact avec le gel, l'extrait pouvant se déposer ou s'insérer dans la surface microporeuse de la sonde, sans que l'on puisse déterminer de manière certaine l'efficacité de ce gel. On indique toutefois que l'extrait de V.macrocarpon est réparti sous forme de liposome à la surface de la sonde et est ici utilisé en tant qu'agent destructeur des adhésines bactériennes inhibant ainsi la fixation de ces bactéries sur les parois internes de l'organisme. En outre, dans ce brevet, aucune preuve de l'imprégnation par l'extrait de V. macrocarpon n'est apportée ni aucune preuve concernant la répartition de cet extrait sous forme de liposomes à la surface de la sonde. Enfin, aucune preuve d'efficacité contre la formation d'un biofilm n'est apportée dans ce brevet. On constate que l'état de la technique montre que la formation d'un biofilm pose un réel problème en médecine humaine et qu'il n'est pas résolu ou imparfaitement résolu. Les diverses tentatives évoquées plus haut montrent la diversité des champs de recherche explorés. De plus, aucune étude d'application concrète n'a vu le jour dans le traitement des infections urinaires chez les patients liées à la présence d'une sonde et de la formation du biofilm. Dans la présente invention, la demanderesse a mis en évidence de façon surprenante non plus l'action anti-adhésion de l'extrait à 1% de PACs contre les bactéries, mais l'action inhibitrice vis-à-vis de la formation du biofilm à la surface d'une sonde d'un extrait de V. macrocarpon présentant un taux de PACs plus important. La présente invention vise donc à pallier les 35 inconvénients de l'art antérieur en fournissant une sonde destinée à inhiber ou à prévenir la formation d'un biofilm bactérien à sa surface. L'invention concerne donc une sonde destinée à être placée à demeure chez un patient, caractérisée en ce qu'elle comporte à sa surface externe et/ou interne un extrait de Vaccinium macrocarpon contenant des proanthocyanidines appliqué par soit adsorption, soit absorption, soit enrobage ou tout autre procédé d'application notamment physico-chimique, ladite sonde ainsi traitée assurant la prévention ou l'inhibition de la formation d'un biofilm bactérien à sa surface. Selon une caractéristique de l'invention, l'extrait de Vaccinium macrocarpon contient environ entre 16 et 30% en masse de proanthocyanidines. Selon une autre caractéristique de de Vaccinium macrocarpon comprend 15 proanthocyanidines. Selon une autre caractéristique de de Vaccinium macrocarpon comprend proanthocyanidines. Selon une autre caractéristique de 20 de Vaccinium macrocarpon comprend proanthocyanidines. Selon une autre caractéristique de l'invention, l'extrait de Vaccinium macrocarpon comprend 30% en masse de proanthocyanidines. 25 L'invention concerne également un procédé de préparation d'une sonde, caractérisé en ce que : - on mélange l'extrait de Vaccinium macrocarpon sous forme de poudre avec un solvant adapté tel que l'eau ou tout autre solvant inerte, 30 - on met en contact la sonde et la solution préparée à base de l'extrait de Vaccinium macrocarpon pendant au moins 24h à 37°C afin de permettre l'adsorption ou tout autre moyen de fixation (par exemple absorption ou enrobage)de l'extrait de Vaccinium macrocarpon et des proanthocyanidines à la 35 surface de ladite sonde, - on place enfin ladite sonde ainsi traitée chez le patient. l'invention, l'extrait 18% en masse de l'invention, l'extrait 20% en masse de l'invention, l'extrait 26% en masse de 7 L'invention concerne encore l'application de la sonde à la réduction et/ou l'élimination des infections urinaires causées par la présence de sondes à demeure. L'invention concerne encore l'application de la sonde à la réduction et/ou l'élimination des infections vasculaires causées par la présence de cathéters vasculaires à demeure. Un tout premier avantage de l'invention réside dans l'inhibition de la formation du biofilm bactérien à la surface de la sonde, source d'infection dans le temps. Un autre avantage de l'invention est l'allongement du délai d'apparition du biofilm bactérien à la surface de la sonde. Un autre avantage de l'invention réside dans la diminution du taux d'infection nosocomiale par la réduction 15 du biofilm bactérien. Un autre avantage encore de l'invention est la fourniture d'un moyen simple, efficace et présentant une parfaite innocuité, de lutte contre les biofilms bactériens sans effets secondaires pour le patient porteur de la sonde et 20 sans augmentation de la résistance des bactéries aux antibiotiques. D'autres caractéristiques, détails et avantages de l'invention ressortiront plus clairement de la description donnée ci-après à titre indicatif de modes de réalisation 25 particuliers de l'invention. Deux types de population bactérienne sont observés dans l'arbre urinaire. D'une part, des bactéries dites « planctoniques », c'est à dire en suspension dans le milieu urinaire, qui sont métaboliquement actives et qui restent le 30 plus souvent sensibles à l'action des antibiotiques. D'autre part, des bactéries quiescentes qui sont profondément enchâssées dans un biofilm et généralement insensibles aux traitements notamment antibiotiques. C'est cette deuxième catégorie de bactéries qui est responsable des infections 35 urinaires chez les patients porteurs de sondes à demeure. En effet, les bactéries enchâssées dans le biofilm se développent à l'abri des agents antimicrobiens et peuvent survivre à une concentration en agents antimicrobiens 1000 à 8 1500 fois supérieure à la concentration nécessaire pour tuer les bactéries planctoniques. Que l'infection urinaire soit d'acquisition endo-luminale ou extra-luminale, les bactéries qui colonisent la sonde urinaire croissent sous forme de micro-colonies enchâssées dans un biofilm bactérien qui les protège. On entend par biofilm bactérien, une accumulation de microorganismes et de leur produit extracellulaire formant une communauté structurée sur la surface solide de la sonde ou du cathéter. La formation de ce biofilm bactérien sur un support solide se produit suivant une séquence bien établie. Tout d'abord, lorsque qu'une sonde est implantée dans un urètre, un film de conditionnement constitué d'eau, d'électrolytes et de substances organiques se forme naturellement à sa surface. Des bactéries uropathogènes peuvent être introduites dans l'appareil urinaire en même temps que la sonde. Ces bactéries adhèrent alors à la surface du corps étranger que constitue la sonde urinaire et s'y ancrent. Ces bactéries adhérentes se multiplient et sécrètent une matrice polysaccharidique extra- cellulaire appelée « slime » ou « glycocalyx », qui se présente sous la forme d'un dépôt visqueux. Le biofilm bactérien ainsi formé favorise à son tour l'adhésion des bactéries à la surface de la sonde et constitue un sanctuaire protégeant ces bactéries des mécanismes de défenses du patient et des agents anti-microbiens. En outre, les sels urinaires et les protéines urinaires du patient, telle la protéine de Tamm-Horsfall, s'incorporent dans cette matrice et forment des inscrutations à la surface de la sonde qui sont des dépôts calcaires se formant dans un délai aussi bref que huit jours et qui se solidifient à la surface de la sonde et structurent encore plus le biofilm. On observe chez les patients porteurs de sondes urinaires à demeure que la présence de ces germes extérieurs introduits avec la sonde engendre un taux d'infections urinaires dans 15 à 20% des cas. C'est justement l'objet de l'invention d'inhiber et/ou de retarder la formation de ce biofilm bactérien et de réduire son développement. La baie de V.macrocarpon contient de nombreuses substances phénoliques dont environ 40% sont des tanins condensés, appelés proanthocyanidines (PACs). Ces PACs sont des oligomères (dimères à décamères) et des polymères de 1'(épi)cathéchine et peuvent être de type A ou de type B. Les PACs de type A, présents uniquement dans les baies de cette plante, sont caractérisés par la présence d'une double liaison interflavanique et sont les seuls à posséder des propriétés anti-adhésion bactérienne. L'extrait de PACs utilisé dans l'invention est un extrait comprenant la totalité des polyphénols obtenu à partir du jus de cranberry (V.macrocarpon ) concentré. Cet extrait contient la totalité des PACs du jus, ce qui représente environ entre 16 à 30% de la masse totale de cet extrait de V. macrocarpon mesuré par la méthode BL-DMAC (Dimethylaminocinnamaldehyde Color Reaction développée par Brunswick Laboratories)( www.dmac-asso.org). Le procédé d'extraction et de purification de cet extrait utilisant de l'eau distillée et de l'éthanol permet de garantir la préservation optimale de tous les polyphénols. L'extrait obtenu se présente sous la forme d'une poudre très fine avec une granulométrie de plus de 90% à travers un tamis de 100 µm. Contrairement à l'extrait utilisé par EYDELNANT, impossible à préparer dans l'industrie et indisponible sur le marché, l'extrait de PACs selon l'invention est parfaitement productible industriellement, offre des garanties de santé publique et est de plus autorisé par les organismes publics de santé. Pour préparer la sonde selon l'invention, on mélange l'extrait de V.macrocarpon sous forme de poudre avec un solvant, l'eau par exemple. On imprègne la sonde pendant au moins 24 heures à 37°C afin de permettre l'adsorption ou absorption de l'extrait de V.macrocarpon à la surface de la sonde. La solution à base de l'extrait de V.macrocarpon contenant les PACs à intégrer à la surface de la sonde renferme, en plus du principe actif, des excipients, auxiliaires et/ou adjuvants appropriés. 10 Les PACs peuvent être intégrés à la sonde par soit adsorption, soit absorption, soit enrobage ou tout autre procédé d'application notamment physico-chimique. Ces PACs sont présents à la surface de la sonde en couches continues et/ou discontinues. La sonde selon l'invention peut être constituée de matériaux classiques tels que des silicones, des polyuréthanes, le polyvinylchloride (PVC), le polytétrafluoroéthylène (PTFE), le polypropylène et/ou tout autre matériau utilisable dans ce domaine. L'invention sera mieux comprise à la lecture du complément de description qui va suivre d'exemples concrets de réalisation et où la figure 1 illustre les résultats d'absorbance obtenus en fonction du temps. Comme expliqué précédemment, la demanderesse a constaté qu'une sonde selon l'invention empêche la formation du biofilm bactérien à sa surface externe et/ou interne et par conséquent limite l'occurrence des infections urinaires chez des patients porteurs de sondes. Les exemples donnés ci-après permettent de mettre en évidence le grand intérêt de l'invention et l'avancée qu'elle procure en médecine humaine ou animale. Les essais sont réalisés sur des souches d'E.coli et notamment la souche E.coli B037 qui est une souche clinique virulente résistante aux antibiotiques ainsi que sur des souches de Staphylococcus notamment S.aureus. Dans les exemples suivants, la solution bactérienne est composée par des bactéries ayant été cultivées dans un milieu de culture tel que Luria Bertani broth sans extrait de V. 30 macrocarpon et récoltées en milieu ou en fin de phase exponentielle de croissance. Exemple 1 Le but est ici de confirmer que la présence de l'extrait 35 de V.macrocarpon à la surface de la sonde permet d'inhiber ou de prévenir la formation du biofilm bactérien. Les sondes en polypropylène sont désinfectées avec de l'éthanol à 70% et exposées aux rayons ultraviolets pendant 11 30 minutes afin d'éliminer les éventuels microorganismes présents sur la sonde. Les sondes sont mises en contact avec une solution à base de l'extrait de V.macrocarpon décrite précédemment renfermant environ 18% de PACs et dont la concentration est de 0,12 mg/ml. Les sondes sont laissées en contact avec la solution pour incubation à 37°C pendant 24 heures permettant ainsi à l'extrait de V.macrocarpon et surtout aux PACs qu'il contient d'être adsorbé (ou absorbé) sur la surface externe et interne des sondes. Après incubation, l'excès d'extrait de V.macrocarpon est retiré et les sondes sont séchées. Les contrôles sont constitués par des sondes désinfectées et non traitées par l'extrait de V.macrocarpon. On dispense 3 ml de solution bactérienne d'E.coli B37 sur 15 les sondes et on laisse incuber pendant 0, 24, 48, 72, 96 et 120 heures. On colore les cellules bactériennes avec une solution de crystal violet à 0,3% pendant 15 minutes et on élimine les bactéries planctoniques par trois lavages à l'eau ultrapure. Les bactéries formant le biofilm sont détachées de 20 la sonde par immersion dans une solution éthanol/acétone pendant 15 minutes. On mesure ensuite l'absorbance à une longueur d'onde de 600nm. La figure 1 montre l'absorbance mesurée à 600 nm en fonction du temps pour ce traitement. Les symboles expriment 25 les conditions suivantes : Avec traitement Sans traitement Dans le cas des sondes de contrôle non traitées, les valeurs d'absorbance augmentent au cours du temps pour 30 atteindre la valeur de 3 au bout de 120 heures. Au contraire, dans le cas des sondes traitées, on observe des valeurs d'absorbance ne dépassant pas 1 même au bout de 120 heures d'exposition aux bactéries. Sachant que la présence d'un biofilm est caractérisée par une absorbance d'au moins 1 pour 35 cette longueur d'onde (méthode O'Toole « G.A. O'Toole, R.Kolter, Initiation of biofilm formation in Pseudomonas fluorescens WCS365 proceeds via multiple, convergent 12 signalling pathways : a genetic analysis, Moleculare Microbiology, 28 (1998) 449-461), on peut conclure que le traitement selon l'invention des sondes permet d'inhiber la formation du biofilm à leur surface pendant au moins 5 à 6 jours consécutifs. On obtient des résultats équivalents en présence de Staphylococcus aureus. Exemple 2 Le but est ici de déterminer si l'extrait de V.macrocarpon est efficacement adsorbé (ou absorbé) sur la sonde ou si cet extrait peut être facilement éliminé après traitement. Les sondes sont traitées comme indiqué dans l'exemple 1. Toutefois, après incubation dans la solution à base de l'extrait de V. macrocarpon, les sondes sont lavées avec de l'eau ultrapure avant d'être séchées. On dispense 3 ml de solution bactérienne à base d'E.coli B37 sur les sondes et on laisse incuber pendant 0, 24, 48, 72, 96, et 120 heures. Après incubation, les sondes sont 20 colorées et traitées comme indiqué dans l'exemple 1, puis on mesure l'absorbance à 600 nm. La figure 1 représente également l'absorbance mesurée à 600nm en fonction du temps pour ce traitement. Les symboles expriment les conditions suivantes : 25 m--- Avec traitement suivi d'un lavage. Comme indiqué précédemment, dans le cas de sondes non traitées, les valeurs d'absorbance augmentent au cours du temps pour atteindre la valeur de 3 au bout de 120 heures. Or dans le cas des sondes traitées puis lavées, les valeurs 30 d'absorbance ne dépassent pas la valeur de 1 même au bout de 120 heures d'exposition aux bactéries. Le lavage des sondes avec de l'eau ultrapure avant contact avec la solution bactérienne n'affecte donc pas les valeurs d'absorbance, ce qui montre que l'extrait de V.macrocarpon n'a pas été éliminé 35 par le lavage. On peut en déduire que l'adsorption (ou absorption) non spécifique de l'extrait de V.macrocarpon est forte et dure au moins pendant 5 à 6 jours consécutifs. 13 Exemple 3 On utilise un extrait de V.macrocarpon à 20% de PACs et on procède de la même manière au traitement d'une sonde. On effectue les mêmes mesures d'absorbance et aucune valeur ne dépasse 1. La formation de biofilm est donc inhibée. Exemple 4 On utilise un extrait de V.macrocarpon à 26% de PACs et on procède de la même manière au traitement d'une sonde. On 10 effectue les mêmes mesures d'absorbance et aucune valeur ne dépasse 1. La formation de biofilm est donc inhibée. Exemple 5 On utilise un extrait de V.macrocarpon à 30% de PACs et 15 on procède de la même manière au traitement d'une sonde. On effectue les mêmes mesures d'absorbance et aucune valeur ne dépasse 1. La formation de biofilm est donc inhibée. Les sondes selon l'invention permettent donc d'inhiber la 20 formation du biofilm bactérien même vis-à-vis des souches d'E.coli résistantes aux antibiotiques ainsi que de S.aureus. L'extrait de V.macrocarpon est efficacement adsorbé (ou absorbé) par la sonde pendant au moins 5 à 6 jours ce qui confirme son utilité dans le cas de sondes à demeure 25 présentes chez le patient. L'invention offre donc une amélioration déterminante des conditions de traitement des patients porteurs de sonde, sans risque de favoriser les phénomènes de résistance. L'invention constitue donc un moyen efficace et fiable pour prévenir les 30 infections urinaires nosocomiales et les complications qui en découlent. L'invention telle que décrite précédemment est également applicable aux cathéters vasculaires pour pallier les problèmes locaux ou généraux tels que les septicémies ou les 35 risques de foyer métastatiques infectieux causés par la présence de cathéters vasculaires à demeure. REVENDICATIONS1. Sonde destinée à être placée à demeure chez un patient, caractérisée en ce qu'elle comporte à sa surface externe et/ou interne un extrait de Vaccinium macrocarpon contenant des proanthocyanidines appliqué par soit adsorption, soit absorption, soit enrobage ou tout autre procédé d'application notamment physico-chimique, ladite sonde ainsi traitée assurant la prévention ou l'inhibition de la formation d'un biofilm bactérien à sa surface. 2. Sonde selon la revendication 1, caractérisée en ce que l'extrait de Vaccinium macrocarpon contient environ entre 16 et 30% en masse de proanthocyanidines. 3. Sonde selon la revendication 1 ou 2, caractérisée en ce que l'extrait de Vaccinium macrocarpon comprend 18% en 15 masse de proanthocyanidines. 4. Sonde selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisée en ce que l'extrait de Vaccinium macrocarpon comprend 20% en masse de proanthocyanidines. 5. Sonde selon l'une des revendications 1 ou 2, 20 caractérisée en ce que l'extrait de Vaccinium macrocarpon comprend 26% en masse de proanthocyanidines. 6. Sonde selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisée en ce que l'extrait de Vaccinium macrocarpon comprend 30% en masse de proanthocyanidines. 25 7. Procédé de préparation d'une sonde selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qUe - on mélange l'extrait de V.macrocarpon sous forme de poudre avec un solvant adapté tel que l'eau ou tout autre 30 solvant inerte, - on met en contact la sonde et la solution préparée à base de l'extrait de Vaccinium macrocarpon pendant au moins 24h à 37°C afin de permettre l'adsorption ou tout autre moyen de fixation (par exemple absorption ou enrobage) de l'extrait 35 de Vaccinium macrocarpon et des proanthocyanidines à la surface de laditesonde. 8. Application de la sonde selon l'une quelconque des revendications 1 à 6 à la réduction et/ou l'élimination des infections urinaires causées par la présence de sondes urinaires à demeure. 9. Application de la sonde selon l'une quelconque des revendications 1 à 6 à la réduction et/ou l'élimination des infections vasculaires causées par la présence de cathéters vasculaires à demeure.
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FR 2959939 A1 20111118 FR 1002063 A 20100517 La présente invention concerne un espace multisports pour « sports de buts » et « sports de filets » composé de terrains pour la pratique, en particulier à caractère ludique, de plusieurs sports d'opposition duels (un contre un) ou collectifs (une équipe contre une autre) se jouant avec une balle, un ballon, un volant, un palet ou tout autre projectile de jeu S sportif. Les terrains multisports à caractère ludique, en particulier ceux réalisés de manière industrielle, présentent plusieurs problèmes de fonctionnalité et même de sécurité. La pratique du badminton, du tennis ou du volley-ball sur un terrain également destiné à la pratique du football, du handball ou du basket-ball est difficilement possible a car l'installation, la dépose et le rangement des filets, voire des poteaux pose des problèmes de manutention et de stockage. La manutention de poteaux, souvent lourds, présente des risques pour la sécurité de ceux qui les manipulent. En outre, ce matériel, en particulier les filets, est exposé à des risques de vandalisme. L'implantation, dans le même axe, d'un terrain de football à effectifs réduits ou 46' de handball et d'un terrain de basket-ball pose des problèmes de sécurité ou de fonctionnalité. En effet, dans cette configuration, la nécessaire implantation des buts (panneaux et cercles) de basket-ball au-dessus des buts (« cages ») de football à effectifs réduits ou de handball se traduit soit par un déport réduit du but de basket-ball par rapport à la verticale du but de football à effectifs réduits et de handball, ce qui occasionne un I o risque de choc des joueurs de basket-ball contre les montants ou la barre horizontale du but ou contre la paroi destinée à renvoyer les ballons dans laquelle le but est souvent découpé, soit par un déport plus important pour garantir la sécurité des joueurs de basket-ball, mais qui constitue alors un obstacle pour les ballons dans le volume de jeu du football ou du handball. ,2 s L'implantation, dans 2 axes différents, généralement perpendiculaires, de plusieurs terrains rectangulaires pose des problèmes de sécurité. En effet, lorsque les buts sont implantés isolément, comme dans le cas des terrains de compétition ou d'éducation physique et sportive traditionnels, les buts disposés de part et d'autre d'un des axes constituent un risque de choc pour les joueurs qui jouent dans l'autre axe. Lorsque les buts 3 v sont partie prenante d'une paroi qui sert notamment à renvoyer les balles et ballons dans l'aire de jeu à la manière d'une lisse entourant un terrain de hockey sur glace, les parois entourant les terrains disposés dans des axes différents (généralement en croix) forment entre elles des angles vifs qui présentent également des risques pour la sécurité des joueurs. Par ailleurs, la réalisation de terrains rectangulaires ne correspond généralement pas aux aspirations des joueurs qui s'adonnent à une activité sportive caractère ludique. En effet, la forme rectangulaire engendre un relatif éloignement du but adverse qui nécessite une dépense énergétique pour « remonter » le ballon d'un but à e' l'autre et/ou un placement des joueurs de champ selon des postes relativement spécialisés (défenseur, passeur, attaquant), alors que, pour une pratique ludique en particulier, les joueurs souhaitent pouvoir participer le plus possible au jeu, c'est-à-dire avoir le maximum de contacts avec la balle ou le ballon et y consacrer l'essentiel de leur énergie. Pour résoudre ces différents inconvénients, la présente invention offre les 4d caractéristiques suivantes : les aires de jeux de « sports de buts » (football à effectifs réduits, handball, basket-ball, toutes formes de hockey pratiquées à pied ou sur patins à roulettes traditionnels ou en ligne) sont de forme non plus rectangulaire mais carrée ; - le terrain pour les sports dont les buts sont verticaux et au niveau du sol (football à effectifs réduits, handball et toutes formes de hockey), d'une part, et celui pour les sports dont les buts sont horizontaux et en hauteur (basket-ball), d'autre part, ne sont pas dans le même axe, mais perpendiculaires ; le terrain, carré, de « sports de buts » est ceint, au niveau du sol, par une paroi verticale pouvant être surmontée par un filet, servant à renvoyer le ballon dans 2 ü l'aire de jeu, dans laquelle les buts verticaux (pour le football à effectifs réduits, le handball, voire les différentes formes de hockey) sont aménagés de manière à présenter le moins de parties saillantes pouvant constituer un risque pour la sécurité des joueurs. Pour la même raison, les angles entre parois perpendiculaires peuvent utilement être traités en biseau de manière à limiter .eles risques de chocs. Selon la capacité d'accueil du terrain central et selon les éventuelles règles de sécurité, au moins un passage doit être aménagé dans la paroi verticale et le filet pour entrer sur le terrain central de « sports de buts » ; les « sports de filets » (badminton, tennis, volley-ball) ne se pratiquent pas à l'intérieur du terrain de « sports de buts », mais de part et d'autre de la paroi 3o pouvant être surmontée d'un filet qui délimite ce dernier terrain. Cette paroi pouvant être surmontée d'un filet fait office de filet de jeu pour les terrains de « sports de filets » ; les pans de la paroi et/ou du filet ceinturant le terrain de « sports de buts » ont des hauteurs correspondant à celles des filets dans les différents « sports de filets ». Ainsi, les parois et/ou filets dans lesquelles sont aménagés les buts verticaux peuvent avoir la hauteur d'un filet de volley-ball masculin (2,43 m) et/ou féminin (2,24 m). Les parois et/ou filets en avant desquelles sont situés les panneaux et cercles de basket-ball peuvent avoir la hauteur d'un filet de badminton (1,524 m) et/ou de tennis (0,914 m) ; bien entendu, selon les besoins locaux ou les souhaits du maître d'ouvrage, seul le terrain de « sports de buts » peut être réalisé. Les dessins annexés illustrent l'invention : 10 La figure 1 représente, en plan, l'ensemble de l'espace multisports comprenant un terrain de « sports de buts », ceinturés par une paroi pouvant être surmontée d'un filet dont les différents pans peuvent être de différentes hauteurs, ainsi que des terrains de « sports de filets » implantés de part et d'autre des différents pans de cette paroi et de ce filet. Bien entendu, au moins un passage doit être aménagé dans la paroi et le filet i,5"verticaux pour entrer sur le terrain central de « sports de buts ». La figure 2 représente, en plan, une variante de l'espace multisports comprenant seulement des terrains de « sports de buts » ceinturés par une paroi pouvant être surmontée d'un filet. La figure 3 représente, en coupe, un exemple de configuration avec des parois .2') et des filets de hauteurs différentes pour permettre la pratique de plusieurs « sports de filets ». En référence à ces dessins, l'invention comporte un terrain carré (1) pour la pratique des « sports de buts » sur 2 aires de jeux dont les axes sont perpendiculaires (2 et 3), une paroi verticale (4), qui peut être surmontée d'un filet (5), ceinturant ce terrain carré 45. avec au moins un passage pour accéder à celui-ci (6) et une surface périphérique à cette paroi (7) sur laquelle peuvent être délimités des demi-terrains de « sports de filets » (8) dont l'autre moitié se situe de l'autre côté de la paroi verticale pouvant être surmontée du filet. Le terrain de « sports de buts », carré, délimité par la paroi verticale qui peut 3 o être surmontée d'un filet, a une largeur (égale à la longueur) permettant de tracer une zone restrictive devant chaque but de basket-ball (communément appelée « raquette ») conformément aux règles édictées par la fédération française de basket-ball (FFBB). Il est souhaitable que la ligne de tir à 3 points puisse également être tracée complètement à la distance déterminée par la fédération internationale de basket-ball (FIBA) (à 6,75 m). La largeur doit également permettre de disposer, tout autour du terrain, d'une zone de à dégagement de sécurité de 2 m conformément au règlement de la FFBB pour les terrains de compétition. Sur les côtés latéraux par rapport aux buts du terrain de football à effectifs réduits, handball et hockey, un dégagement de sécurité d' l m est délimité, en référence aux règles de la fédération française de handball. Les dimensions totales de l'espace multisports dans sa variante comportant des terrains de « sports de filets » permettent de 4o tracer des terrains de badminton et de volley-ball, voire de tennis conformément aux règles édictées par les fédérations sportives françaises concernées relatives aux terrains de jeux et aux règles ou recommandations relatives aux dégagements de sécurité minimum autour de ces terrains pour la pratique dans le cadre de l'entraînement ou de l'éducation physique et sportive. Le revêtement de sol du terrain présente des caractéristiques de planéité, de glissance, de rebond de balle, d'absorption de choc propices à la pratique de ces sports. Il peut notamment s'agir d'un revêtement élasto-synthétique. Le support du sol et son revêtement sont, si possible, conformes aux normes françaises et européennes en vigueur. La paroi verticale qui entoure, en partie basse, le terrain de « sports de buts » a .2Ô une hauteur déterminée en référence à la norme sur les garde-corps. Elle peut être constituée de tout matériau résistant aux impacts violents de balles ou de ballons et aux chocs de joueurs. En cas de bris accidentel, ces matériaux ne doivent pas présenter de risques pour la sécurité des usagers du terrain ou celle des passants. Ces matériaux doivent également occasionner le moins de bruit possible pour le voisinage. Il peut notamment 26- s'agir de bois. Lorsque l'espace multisports est aussi destiné à la pratique des « sports de filets », la paroi peut être surmontée d'un filet dont la dimension des mailles permet d'arrêter les balles, les ballons et les volants, selon les sports pratiqués sur chacun de ses pans. Ce filet est, autant que possible, résistant aux actes de vandalisme. Il peut ainsi être composé de fibres naturelles ou synthétiques armées de filins métalliques. 3 a La structure porteuse de la paroi et du filet est autoportante ou, de préférence, fixée au sol, selon les dispositions des éventuelles règles ou normes en vigueur. Elle est disposée à l'extérieur du terrain central de « sports de buts » de manière à minimiser les risques de chocs pour les pratiquants de ces sports dans lesquels les courses le long des limites du terrain sont fréquentes. Néanmoins, même si les « sports de filets » occasionnent moins de courses le long des limites du terrain que les « sports de buts », sur la face externe de la paroi et/ou du filet, la structure doit constituer le moins de saillie possible et être protégée. Ainsi, l'espace multisports pour « sports de buts » et « sports de filets » qui fait s l'objet de la présente invention a vocation à être réalisée de manière industrielle en ce qui concerne la paroi, le filet et la structure porteuse de ceux-ci ainsi que les buts et de manière semi-industrialisée en ce qui concerne le revêtement de sol sportif La réalisation de ces espaces multisports doit favoriser l'accès du plus grand nombre, en particulier des jeunes, à des pratiques sportives à caractère ludique, en petits groupes et selon des modalités A 4 informelles ou auto-organisées, grâce à des équipements aux caractéristiques adaptées à ces formes d'activités sportives et garantissant la sécurité des pratiquants. REVENDICATIONS1) Espace multisports pour la pratique, en particulier à caractère ludique, de plusieurs sports d'opposition duels (un contre un) ou collectifs (une équipe contre une autre) avec une balle, un ballon, un volant, un palet ou tout autre projectile de jeu sportif composé d'un terrain (1) comportant une aire de jeux pour les « sports de buts » dont les buts sont verticaux et à partir du niveau du sol (football à effectifs réduits, handball, et toutes formes de hockey) (2) et d'une aire de jeux pour les « sports de buts » dont les buts sont horizontaux et placés en hauteur (3), tous deux entourés d'une paroi verticale (4) caractérisé en ce que l'axe qui relie le milieu de chaque but vertical et au niveau du sol de l'aire de jeux (1) est perpendiculaire à celui qui relie le centre de chaque but horizontal et 4 o placé en hauteur de l'aire de jeux (2). 2) Espace multisports selon la revendication 1 caractérisée en ce que le terrain (1) et les aires de jeux (2 et 3) sont de forme carrée. 3) Espace multisports selon la revendication 1 ou 2 caractérisée en ce que la paroi verticale (4) est surmontée d'un filet (5), des terrains de « sports de filets » (8) étant il-disposés de part et d'autre cette paroi verticale surmontée d'un filet entourant le terrain de sports de buts » (1) et les différents pans de cette paroi (4) et/ou de ce filet (5) ayant des hauteurs correspondant à celles du filet des sports concernés.
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FR 2959940 A1 20111118 FR 1002064 A 20100517 La présente invention concerne un espace multisports pour les « sports de filets » composé de terrains pour la pratique, en particulier à caractère ludique, de plusieurs sports d'opposition duels (un contre un) ou collectifs (une équipe contre une autre) se jouant avec une balle, un ballon, un volant ou tout autre projectile à caractère sportif destiné à être envoyé par-dessus un filet (badminton et volley-ball notamment, voire tennis, tennis-ballon et padel). Les terrains multisports à caractère ludique, en particulier ceux réalisés de manière industrielle, présentent plusieurs problèmes de fonctionnalité et même de sécurité. La pratique du badminton, du tennis ou du volley-ball sur un terrain également 4o destiné à la pratique du football, du handball ou du basket-ball est difficilement possible car l'installation, la dépose et le rangement des filets, voire des poteaux pose des problèmes de manutention et de stockage. La manutention de poteaux, souvent lourds, présente des risques pour la sécurité de ceux qui les manipulent. En outre, ce matériel, en particulier les filets, est exposé à des risques de vandalisme. 4 Pour résoudre ces différents inconvénients, la présente invention présente les caractéristiques suivantes : un espace spécifique pour les sports de « sports de filets » (badminton et volley-ball notamment) sur lequel sont implantés, selon des axes non seulement parallèles, mais aussi perpendiculaires, des terrains pour ces .2 0 différents sports ; deux filets verticaux ou parois verticales perpendiculaires, fixes, matérialisant les « filets » de ces terrains. Ces filets ou parois peuvent se croiser au centre de l'espace multisports de manière à implanter, suivant chaque axe, deux terrains de sports identiques et donc permettre la pratique successive de ces 2 3 deux sports. Ces filets ou parois peuvent également se croiser en un point décentré de l'espace multisports, sur un axe médian de celui-ci, mais plus proche d'un bord que de l'autre, afin de permettre l'implantation parallèle de deux terrains différents et donc la pratique simultanée de deux sports différents ; 30 un sol qui peut être constitué soit de matériau(x) présentant une forte cohésion (en « dur »), soit en matériau meuble (sable). Les dessins annexés illustrent l'invention : La figure 1 représente, en plan, l'ensemble de l'espace multisports comprenant des terrains de « sports de filets » implantés parallèlement et perpendiculairement et deux filets verticaux ou parois verticales fixes et perpendiculaires se croisant au centre de S l'espace et dont les différents pans sont à des hauteurs adaptées au sport qui peut se pratiquer sur chaque terrain. La figure 2 représente, en plan, une variante de l'espace multisports sur lequel les deux filets verticaux ou parois verticales se croisent en un point décentré de l'espace de manière permettre l'implantation parallèle de deux terrains de sports différents. En référence à ces dessins, l'invention comporte une surface d'évolution (1) pour la pratique des « sports de filets » sur des terrains implantés selon 2 axes perpendiculaires (2 et 3), ainsi que deux filets verticaux ou parois verticales (4) se croisant au centre de la surface d'évolution ou sur un des axes médians de celle-ci, mais plus près d'un bord de celle-ci que de l'autre de manière à implanter de part et d'autre du filet ou de ç la paroi qui n'est pas sur un des axes médians deux terrains de largeurs différentes. Cet espace multisports pour « sports de filets » a des dimensions qui permettent d'implanter, sur un axe, au moins deux terrains (de volley-ball ou de mini-tennis ou de tennis par exemple) et, sur l'autre axe, au moins deux autres terrains (de badminton ou un de badminton et un de volley-ball) dans le respect des règles édictées par les fédérations to sportives concernées pour ce qui est des terrains de jeux et dans le respect des règles ou recommandations relatives aux dégagements minimaux de sécurité autour de ces terrains pour la pratique dans le cadre de l'entraînement ou de l'éducation physique et sportive. Le revêtement de sol du terrain présente des caractéristiques de planéité, de glissance, de rebond de balle, d'absorption de choc propices à la pratique de ces sports. Il 2 S peut notamment s'agir d'un revêtement élasto-synthétique. Le support du sol et son revêtement sont, si possible, conformes aux normes françaises et européennes en vigueur. Une variante de cette invention peut être réalisée sur un sol en sable pour permettre les pratiques de « beach volley » ou de badminton de plage. Les filets verticaux qui divisent et séparent les terrains sont, autant que so possible, résistants aux actes de vandalisme. Ils peuvent ainsi être composés de fibres naturelles ou synthétiques armées de filins métalliques. Si ces filets sont matérialisés par des parois verticales, celles-ci doivent, au moins en partie haute, permettre d'apercevoir les joueurs de l'équipe adverse. Elles peuvent être constituée de tout matériau résistant aux impacts violents de balles ou de ballons et aux chocs de joueurs. En cas de bris accidentel, 3- ces matériaux ne doivent pas présenter de risques pour la sécurité des usagers du terrain ou celle des passants. Ces matériaux doivent également occasionner le moins de bruit possible pour le voisinage. Il peut s'agir de lattes de bois à claire-voie, de treillis métallique ou de matériau synthétique transparent. La structure porteuse des filets ou parois est fixée au sol selon la -t o réglementation ou la normalisation en vigueur relative aux poteaux pour les sports concernés. Son épaisseur et sa disposition doivent permettre de présenter le moins de saillie possible et elle doit être protégée afin de minimiser les risques de chocs pour les pratiquants. Ainsi, l'espace multisports pour « sports de filets » qui fait l'objet de la 4e présente invention a vocation à être réalisée de manière industrielle en ce qui concerne les filets ou les parois, ainsi que la structure de celles-ci et de manière semi-industrialisée en ce qui concerne le revêtement de sol sportif, lorsqu'il ne s'agit pas de sable. La réalisation de ces espaces multisports doit favoriser l'accès du plus grand nombre, en particulier des jeunes, à des pratiques sportives à caractère ludique, en petits groupes et selon des Zp modalités informelles ou auto-organisées, grâce à des équipements aux caractéristiques adaptées à ces formes d'activités sportives et garantissant la sécurité des pratiquants. REVENDICATIONS1) Espace multisports pour la pratique, en particulier à caractère ludique, de plusieurs sports d'opposition duels (un contre un) ou collectifs (une équipe contre une autre) se jouant avec une balle, un ballon, un volant ou tout autre projectile de jeu sportif destiné à être envoyé par-dessus un filet composé de plusieurs terrains pour les « sports de filets » (badminton, volley-ball, voire tennis, tennis-ballon et padel) (1) implantés selon 2 axes perpendiculaires (2 et 3) caractérisé en ce que les filets qui divisent chaque terrain en 2 camps - et qui peuvent être matérialisés par deux parois verticales - sont perpendiculaires et fixes. 2) Espace multisports selon la revendication 1 caractérisé en ce que ces filets ~o ou parois peuvent se croiser au centre de l'espace multisports de manière à implanter, suivant chaque axe, deux terrains de sports identiques et donc permettre la pratique successive de ces deux sports. 3) Espace multisports selon la revendication 1 caractérisé en ce que ces filets ou parois peuvent se croiser en un point décentré de l'espace multisports, sur un axe -3° médian de celui-ci, mais plus proche d'un bord que de l'autre, afin de permettre l'implantation parallèle de deux terrains différents et donc la pratique simultanée de deux sports différents. 4) Espace multisports selon l'une quelconque des revendications 1 à 3 caractérisé en ce que le sol est constitué de matériau(x) présentant une forte cohésion (en 2 c « dur »). 5) Espace multisports selon l'une quelconque des revendications 1 à 3 caractérisé en ce que le sol est constitué de matériau meuble (sable) pour la pratique des « sports de plage » (« beach volley », badminton de plage, etc.).
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FR 2959941 A1 20111118 FR 1002073 A 20100517 La présente invention concerne un ou plusieurs dés électroniques que l'on fait rouler sur un tapis de jeu. Les dés sont dépourvus d'angles aigus et construit de façon à tomber sur la même face afin de faire apparaître des chiffres, des mots, des figures, des couleurs ou des symboles de façon aléatoire. Chaque fonction peut être attribuée qu'à un seul dé. On appelle 1ere fonction ; affichage d'un nombre, 2eme fonction ; affichage d'un mot, 3eme fonction ; affichage d'une figure par exemple. Il a déjà été déposé le 2 janvier 1988 à l'INPI un brevet sous le numéro 8801470 un dé à huit faces planes et hexagonales reliée par six surfaces convexes marquées par des figurines ou des symboles d'une des quatre couleurs d'un jeu de 32 cartes. 15 Les huit faces planes du dé de formes ovale sont reliées à des faces hexagonales. Ce dé peut être utilisé seul ou avec les dés correspondant aux deux couleurs du jeu de 32 cartes. La présente invention qui concerne un dé électronique se compose de deux 20 coques (3 et 4) moulées, non identiques dont l'intérieur est pourvu d'un système électronique d'affichage et d'une masse (6) située au bas du socle du dé à l'opposé de l'affichage. Le haut du dé constitue une autre demi-coque coiffée d'un chapeau translucide (5) non démontable. Sous le capot, on a fixé un afficheur (7) de deux chiffres, de mots, de couleurs, de figures ou de symboles. 25 L'intérieur du dé comporte à sa base un lestage (6) complété par un dispositif électronique comprenant pile, ensemble électronique, une source piézoélectrique (8) ou son équivalant, ce dispositif détectant un mouvement ou un choc, et un calculateur programmé (2). 10 30 Le calculateur programmé (2) sous l'effet du mouvement généré, envoi un ordre pour afficher une numérotation à un, deux ou trois chiffres, un mot, une figure, un symbole, une couleur. Les deux demi éléments (3 et 4) du cube (haut et bas) sont réunis par collage, clipsage ou soudage. Une des deux coques est dotée d'un bouton poussoir qui joue le rôle de sélectionneur de plage de chiffres à jouer. Ainsi grâce au nombre de pulsations données par le doigt, et selon le mode d'affichage, celui-ci étant différent selon la fonction et donc selon le dé, l'utilisateur a le choix de la plage des nombres, des mots, des figures, des couleurs ou des symboles avec laquelle il veut jouer. Le dé jeté roule sur un tapis et sous le capot fait apparaître un, deux ou trois chiffres, un mot, une figure, une couleur ou un symbole qui peuvent être introduits dans un jeu de hasard. L'invention ainsi résumée sera mieux comprise grâce aux dessins annexés qui ne sont présentés qu'à titre d'exemple non limitatif voulu par l'inventeur. La figure 1 de la planche 1/2 représente vu de l'extérieur le dé pourvu de 20 chiffre, de mot, de figure, de couleur ou de symbole. La figure 2 de la planche 2/2 représente une coupe de l'intérieur. En se reportant à la figure 1, le dé apparait sur sa face extérieure comportant 25 six faces quatre ovales et deux rondes. Les caractéristiques du dé font que la face portant les numérations apparaissent sur la face supérieure du dé retourné au moyen d'un lestage (6) et du profil extérieur du dé. 30 25 Les 4 côtés du dé forment des ovales (12) et seule une face du dé est plate, placée en opposition avec la face d'affichage. La face (11) du dé contenant le leste constitue le moyen de favoriser la chute 5 du dé dans le sens où les chiffres, les mots, les figures, les couleurs ou les symboles apparaissent sous le capot (5). Le dé est réalisé en deux demi-sphères (3 et 4) portant des faces collées, soudées ou clipsées. 10 Le dé est doté d'un bouton-poussoir (10) qui constitue le moyen de sélectionner la plage à jouer. Ainsi grâce au nombre de pulsations données par le doigt, et selon le mode d'affichage, celui-ci étant différent selon la fonction et donc selon le dé, l'utilisateur aura le choix de la plage des nombres, des mots, des couleurs 15 ou des figures avec laquelle il veut jouer. On a représenté sur la figure 2 de la planche 2/2, l'électronique intérieure. La section du cube est lestée au moyen d'un élément lourd (6) situé au fond du 20 dé sur la face opposée à celle utilisée pour faire apparaître des chiffres, des mots, des figures, des couleurs ou des symboles. On dispose une ou plusieurs piles (1) qui est ou sont reliée au calculateur programmé (2) au moyen de liaisons électriques. Le calculateur programmé est placé sur le support électronique (9) et une source piézoélectrique (8) ou son équivalent pilote le calculateur programmeur, ce système détecte un mouvement ou un choc. 30 Le calculateur programmé est alimentés par des piles fixées à l'intérieur du dé. Les chiffres, mots, figures, couleurs ou symboles sont commandés au moyen du calculateur programmé (2) qui transforme l'affichage numérique ou figuratif constituent des variantes du hasard. 10 15 20 25 30 REVENDICATIONS1 : Dé électronique caractérisé par deux coques (3 et 4), moulées non identiques dont l'intérieur contient un ensemble électronique, une pile (1) contenue dans une coque (3) qui coiffe un calculateur programmé (2) contenu dans la coque inférieure (4), le dé est complété par un lestage (6). Revendication 2 : Dé électronique selon la revendication 1 caractérisé en ce que le dé présente une face portant les numérations ou les figures lorsque le dé est tourné par le lestage (6). 10 Revendication 3 : Dé électronique selon la revendication 1 caractérisé en ce que le dé est doté d'un bouton-poussoir (10) qui constitue le moyen de sélectionner la plage à jouer. Ainsi grâce au nombre de pulsations données par le doigt, et selon le mode d'affichage, celui-ci étant différent selon la fonction et donc selon le dé, l'utilisateur aura le choix de la plage des nombres, des mots ou des figures avec 15 laquelle il veut jouer Revendication 4 : Dé électronique selon la revendication 1 caractérisé en ce que la section du cube est lestée au moyen d'un élément (6) situé sur une face opposée à celle qui fait apparaître des chiffres, des mots, des figures ou des symboles Revendication 5 : Dé électronique selon la revendication 1 caractérisé en ce que le calculateur programmé est placé sur le support électronique (9) et une source piézoélectrique (8) ou son équivalent pilote le calculateur programmeur, ce dispositif détectant un mouvement ou un choc. 20
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FR 2959942 A1 20111118 FR 1053757 A 20100512 Contrôleur de jeu à colonne de direction 1. Domaine de l'invention Le domaine de l'invention est celui des matériels et accessoires de loisirs interactifs pour micro-ordinateurs et consoles de jeux. Plus précisément, l'invention concerne un contrôleur de jeu comprenant un élément mobile en rotation solidaire d'une colonne de direction portée par un socle. Il peut par exemple s'agir d'un volant, d'un guidon, ou de tout autre élément pouvant être utilisé dans un jeu de simulation, notamment pour contrôler les déplacements d'un véhicule. Certains jeux vidéo mettent en effet en oeuvre un véhicule simulé qui évolue dans un environnement simulé. La reproduction du véhicule simulé peut être une reproduction fidèle d'un véhicule réel, mais elle peut également n'être qu'inspirée d'un véhicule réel, ou être sans lien avec la réalité. 2. Solution de l'art antérieur Il est connu d'utiliser, pour contrôler les jeux vidéo, différents types d'interfaces, notamment sous la forme de volant ou guidon directionnel, en fonction des applications et des besoins, et généralement dans le but de se rapprocher le plus possible de la réalité. Ainsi pour un jeu vidéo simulant la conduite d'un véhicule, l'utilisation d'un actionneur correspondant dans sa forme et dans son utilisation au type de véhicule piloté rend la simulation plus réaliste, par exemple, l'utilisation d'un volant ayant la forme et les fonctions du volant d'une voiture grand tourisme pour un jeu de course de voitures grand tourisme. De façon classique, les contrôleurs de jeu vidéo à colonne de direction comprennent au moins une partie préhensible (volant ou guidon, par exemple) monté pivotant autour d'un axe par rapport à un socle permettant à l'utilisateur de faire varier la trajectoire du véhicule simulé. Dans certains contrôleurs, la rotation de la colonne de direction est dynamisée par un système d'effets de couple et de vibration(s) au moyen, par exemple, d'un ou plusieurs moteurs électriques rotatifs agissant sur la colonne de direction par l'intermédiaire d'un système d'engrenages et/ou de courroie crantée. Un tel système permet de créer des vibrations dans le volant et/ou un couple appliqué à l'actionneur qui peuvent varier en amplitude selon qu'il s'agisse d'un choc, d'un passage sur un vibreur, d'une surface particulière sur laquelle le véhicule se déplace. Un tel contrôleur de jeu vidéo peut non seulement transformer les mouvements appliqués sur la partie préhensible (volant) par l'utilisateur en données numériques qui sont transmises au logiciel, mais peut en outre convertir des paramètres mécaniques provenant du logiciel en forces appliquées au volant qui sont ressenties par l'utilisateur. Un inconvénient d'un tel contrôleur de jeu vidéo est que la restitution par le 10 volant des paramètres mécaniques provenant du logiciel est encore trop peu réaliste, et n'est donc pas satisfaisante. 3. Objectifs de l'invention L'invention a notamment pour objectif de pallier ces inconvénients de l'art antérieur. 15 Plus précisément, l'invention a pour objectif de fournir un contrôleur de jeu vidéo à colonne de direction augmentant le réalisme du jeu, et donc la précision et l'adaptation à un jeu donné, notamment pour les simulations de conduite de véhicules. Un autre objectif de l'invention est de fournir, selon au moins un mode de 20 réalisation, un contrôleur de jeu vidéo à colonne de direction qui permette à son utilisateur d'améliorer sa condition physique de façon ludique en produisant des efforts correspondants à la pratique d'un sport automobile. Un autre objectif de l'invention est de fournir, selon au moins un mode de réalisation, un contrôleur de jeu vidéo à colonne de direction doté d'une grande 25 longévité et d'une bonne résistance aux efforts exercés par l'utilisateur. Un autre objectif de l'invention est de fournir, selon au moins un mode de réalisation, un contrôleur de jeu vidéo à colonne de direction qui soit silencieux et ne générant pas de vibration parasite (qui nuirait au réalisme). L'invention a également pour objectif, selon au moins un mode de réalisation, de fournir un contrôleur de jeu vidéo à colonne de direction qui soit simple (comportant peu de pièces) et facile à assembler. L'invention a également pour objectif, selon au moins un mode de réalisation, 5 de fournir un contrôleur de jeu vidéo à colonne de direction qui soit facile à transporter et dont la maintenance (service après-vente) soit facilité. 3. Exposé de l'invention Ces objectifs, ainsi que d'autres qui apparaîtront par la suite, sont atteints à l'aide d'un contrôleur de jeu vidéo présentant un actionneur mobile en rotation par 10 rapport à un bâti, de façon à simuler un contrôle de la rotation et/ou du couple d'effort d'une colonne de direction d'un véhicule simulé. En d'autres termes, il s'agit d'un contrôleur de jeux vidéo qui simule les organes de direction d'un véhicule simulé disposant d'une colonne de direction. Ce contrôleur, capable de générer des signaux de sortie, comprend un bâti et un 15 actionneur qui simule la partie préhensible de ces organes de direction et qui coopère avec une colonne de direction qui est mobile en rotation par rapport à la partie fixe. Il est à noter que le bâti du contrôleur de jeu vidéo peut reposer ou être fixé sur ou à un support, tel qu'une table ou une structure évoquant un cockpit. Selon un premier mode de réalisation de l'invention, sans asservissement, 20 ledit actionneur est monté mobile en translation par rapport audit bâti qui est fixe (en ce sens qu'il constitue un référentiel du contrôleur de jeu), sur une plage de déplacement prédéterminée, à l'aide d'un assemblage d'au moins deux pièces de coulissement coulissant l'une par rapport à l'autre ou les unes par rapport aux autres, une desdites pièces de coulissement étant solidaire dudit actionneur et 25 l'autre desdites pièces de coulissement étant solidaire dudit bâti fixe, une première desdites pièces de coulissement comprenant au moins une fente dans laquelle peut se déplacer au moins une portion pénétrante de la seconde desdites pièces de coulissement, le déplacement en translation étant généré par des moyens électromagnétiques selon un signal électrique dont les caractéristiques varient en 30 fonction d'une commande reçue (ladite commande peut être, par exemple, une consigne de déplacement de type rampe ou sinus, ou une consigne de type maintien en position neutre), une première desdites pièces de coulissement comprenant au moins un bobinage parcouru par ledit signal électrique et une seconde desdites pièces de coulissement comprenant au moins un aimant. Des moyens de traitement, sous la forme d'un microprocesseur contrôlent ledit signal électrique et commande ainsi le sens, la distance et la vitesse dudit déplacement. De nombreux effets de retour de force (« force feedback » en anglais) sont possibles, par exemple : inertie, ressort, blocage, accélération, mouvement brusque (choc), etc. Différents effets de vibration(s) sont également possibles, ils peuvent notamment différer en fonction de leurs amplitudes, durées, et périodes. Le programmeur du logiciel de jeu choisit le ou les effets de retour de force à appliquer en fonction du scénario du jeu (par exemple : le scénario prévoit un tremblement de terre, des nids de poule dans le revêtement d'une route, etc) et des actions du joueur sur le jeu (par exemple, le joueur a précipité le véhicule simulé contre un arbre ou n'a pas réussi à éviter un obstacle). Le jeu requiert l'exécution du ou des effets de retour de force et/ou des effets de vibration(s) choisis par le programmeur pour un tel cas de figure parmi une librairie d'effets de retour de force et de vibrations (par exemple, un effet nécessitant mécaniquement un déplacement rapide de l'une des pièces de coulissement dans une direction, puis un déplacement un peu moins rapide dans une direction inverse, puis des mouvements reproduisant des vibrations et enfin l'immobilité de cette pièce de coulissement. En fonction des caractéristiques du signal électrique (exemple : sinus, rampe, carré), le microprocesseur traduit en signal électrique ayant des caractéristiques spécifiques, les effets désirés par le programmeur. Les moyens électromagnétiques génèrent et contrôlent (« contrôler » est ici utilisé au sens de « commander », pas au sens de « vérifier ») le déplacement en translation de l'une des pièces de coulissement par rapport à l'autre pièce de coulissement. Ce contrôle dudit déplacement en translation comprend le sens du déplacement, l'amplitude du déplacement (la course) et la vitesse de déplacement. Selon un second mode de réalisation, préférentiel, de l'invention, en plus de ce qui est décrit ci-avant pour le premier mode de réalisation, l'invention comprend un capteur qui est, par exemple, une résistance linéaire variable ou un capteur magnétique mesurant la position d'un aimant. Ledit capteur fournit en temps réel les données qui permettent audit microprocesseur de contrôler en temps réel ledit déplacement en translation, en déterminant en temps réel la position réelle (il est également possible de déterminer le sens et la vitesse réelle du déplacement). Il est ainsi possible de tenir compte des conséquences provoquées par les efforts exercés par le joueur sur l'actionneur (et donc sur la colonne de direction et sur la pièce de coulissement qui en est solidaire) et d'ajuster si nécessaire le signal électrique. Par exemple, si l'effet de retour de force est une immobilité (c'est-à-dire une absence de mouvement de translation desdits actionneur, colonne de direction et pièce de coulissement), le joueur est susceptible de lutter contre cette immobilité, dès lors, sans asservissement, la colonne de direction est susceptible de se déplacer sous l'action des efforts exercés par le joueur malgré le signal électrique utilisé. Dans cet exemple, si le capteur mesure un déplacement alors que le microprocesseur exécute une consigne « immobilité », alors le microprocesseur peut ajuster en temps réel le signal électrique pour contrer les efforts du joueur (par exemple, en augmentant la tension électrique). Le contrôle du déplacement en translation comprend donc ici l'amplitude du déplacement (y compris une distance de déplacement nulle), la vitesse de déplacement, la vérification de l'exécution de ces paramètres et leur ajustement si nécessaire. Dans ce mode de réalisation préférentiel, le déplacement est donc asservi. En d'autres termes, il y a deux façons de mettre en oeuvre l'invention : - la première, sans asservissement, dans laquelle on contrôle le déplacement 30 en boucle ouverte, sans connaître la position réelle donc sans tenir compte si l'utilisateur a exercé ou non des efforts très importants qui ont affecté la position ou la vitesse. - la seconde, avec asservissement, dans laquelle on mesure la position réelle en temps réel pour ajuster si nécessaire le signal électrique ou la tension. Le contrôle du déplacement en translation peut être assurée par un moteur électrique linéaire, ce dernier devant alors être conforme aux caractéristiques décrites précédemment, c'est-à-dire aux caractéristiques desdites pièces de coulissement, bobinage(s) et aimant(s). Préférentiellement, ledit corps de guidage est solidaire dudit actionneur et ledit plateau de guidage est solidaire dudit bâti. Toutefois, cela peut être inversé : le corps de guidage peut être solidaire dudit bâti et dans ce cas ledit plateau de guidage est alors solidaire dudit actionneur. La colonne de direction peut être horizontale mais préférentiellement la colonne de direction est inclinée par rapport à l'horizontale (l'actionneur est ainsi relevé par rapport à une position horizontale de la colonne). Cela permet de procurer des effets de retour de force plus variés et de préserver la simplicité du contrôleur de jeu vidéo et d'obtenir un coût plus faible qu'un contrôleur de jeu vidéo qui comporterait deux paires de pièces de coulissement. Préférentiellement, le contrôleur de jeu vidéo met également en oeuvre des moyens de déplacement en rotation, dits moyens d'effets de couple et de vibration(s), dudit actionneur par rapport audit bâti de façon à simuler/ restituer un effet de couple (effort en rotation) et/ou un effet de vibration(s). Ainsi, la colonne de direction est dynamisée : - en translation par un système de retour de force et/ou de vibration(s) au moyen, par exemple, d'un dispositif électromagnétique agissant sur la colonne de direction par l'intermédiaire d'un assemblage de deux pièces de coulissement, dont un socle mobile en translation sur lequel est monté en rotation ladite colonne, le déplacement en translation du socle étant contrôlé par les moyens électromagnétiques ; et, dans au moins un mode de réalisation, - en rotation par un système d'effets de couple et de vibration(s) au moyen, par exemple, d'un moteur électrique rotatif agissant sur la colonne de direction par l'intermédiaire d'un système d'engrenages et/ou de courroie crantée. Un tel contrôleur de jeu vidéo peut ainsi convertir des paramètres mécaniques 5 provenant du logiciel en forces appliquées à la colonne de direction, et donc au volant, selon deux axes. Ainsi, en plus du système classique d'effets de couple et de vibration(s) appliqué sur la rotation de la colonne (et donc du volant ou du guidon), on met en oeuvre simultanément au moins un retour de force appliqué sur la translation de la 10 colonne par des moyens électromagnétiques de façon à simuler, notamment, des effets d'accélération ou de décélération et un effet de suspension. En d'autres termes, le contrôleur de l'invention actionne la colonne de direction en rotation et en translation offrant ainsi un ressenti réaliste à l'utilisateur. La commande des moyens d'actionnement en rotation et en translation de la 15 colonne de direction est effectué par : - le logiciel embarqué (« firmware » en anglais) en fonction des courbes de réponse mesurées sur les pédales (accélération, freinage et embrayage) et/ou sur le passage des vitesses au volant ou sur une boîte de vitesses séparée du volant ; - le logiciel de jeu (« software » en anglais) qui, par l'intégration d'une 20 librairie d'effet sur les moyens d'actionnement respectifs commande les effets désirés en fonction des données contextuelles du jeu. Le contrôleur de l'invention met en oeuvre un étage de puissance capable de piloter les moyens d'actionnement en rotation et en translation de la colonne de direction, cet étage de puissance pouvant être intégré dans l'électronique globale qui 25 asservit les moteurs, les axes, les boutons des volants, pédales et la boîte de vitesses éventuellement. Le contrôleur de l'invention procure à l'utilisateur des sensations réalistes de suspension par un recul dynamique de la colonne de direction sur une course courte. Un tel effet de suspension était obtenu, dans l'art antérieur, par la mise en oeuvre d'un cockpit monté sur vérins, une telle solution étant toutefois inadaptée à la simulation grand public à domicile. Le contrôleur de l'invention procure en outre à l'utilisateur des sensations d'accélération. Par exemple, lors d'une simulation de course de voitures, lorsque le joueur appuie fortement sur la pédale d'accélération, la colonne de direction se déplace selon l'axe A dans la direction opposée à l'utilisateur, qui se retrouve «tiré par le volant » Le contrôleur de l'invention procure également à l'utilisateur des sensations de décélération, y compris des sensations de choc. Le contrôleur de l'invention procure enfin à l'utilisateur des sensations de vibrations. Le dispositif électromagnétique de l'invention peut être commandé par une source de courant classique et permet d'optimiser les consignes provenant du logiciel de jeu (le temps de réaction d'un tel dispositif étant court) comparé par exemple à un dispositif pneumatique qui nécessite notamment une réserve d'air comprimée. Par ailleurs, le rapport force disponible/encombrement d'une telle solution est particulièrement avantageux. Le dispositif électromagnétique de l'invention présente également l'avantage d'être compact et silencieux. Le dispositif électromagnétique de l'invention présente également l'avantage d'une bonne puissance et d'une bonne longévité. Etant donné que le joueur va exercer des efforts importants et que le volant se trouve en porte-à-faux par rapport au bâti, un système à dents (engrenages ou crémaillère) serait sujet à une usure prématurée et à un risque de casse. La forme des pièces de coulissement assure un bon guidage et leur confère une robustesse qui permet de les utiliser dans différents emplacements pour différentes utilisations qui offrent chacune une dynamisation de la colonne de direction dans au moins une direction par rapport à l'axe A de la colonne de direction, notamment la direction longitudinale (translation de l'une des pièces de coulissement selon une direction sensiblement parallèle à l'axe A), la direction transversale (translation de l'une des pièces de coulissement selon une direction sensiblement transversale par rapport à l'axe A, pour simuler des effets latéraux), et la direction verticale (translation de l'une des pièces de coulissement selon une direction sensiblement verticale par rapport à l'axe A, pour simuler des effets de dessus ou de dessous). L'invention présente également l'avantage d'être précise et contrôlable en temps réel. Le dispositif électromagnétique permet en effet un mouvement bidirectionnel (par exemple : en avant ou en arrière) dont l'amplitude est contrôlable, un retour au neutre, et un ajustement dynamique de la vitesse de déplacement de la colonne de direction. Dans un mode de réalisation particulier, le déplacement en translation dudit actionneur est effectué suivant un axe distinct de l'axe de rotation dudit actionneur. Selon un mode de réalisation particulier, l'actionneur appartient au groupe comprenant : - les volants ; - les guidons ; - les barres à roue de bateau ; - les manches d'avion (en anglais «yokes »). Avantageusement, ledit contrôleur comprend un capteur de déplacement pour 20 mesurer ledit déplacement en translation réel et fournir les données représentatives de ce déplacement à des moyens de traitement. Dans un mode de réalisation particulier de l'invention, ledit contrôleur comprend au moins un capteur de contrainte pour mesurer les efforts s'exerçant sur ledit actionneur. 25 4. Liste des figures D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront plus clairement à la lecture de la description suivante d'un mode de réalisation préférentiel, donné à titre de simple exemple illustratif et non limitatif, et des dessins annexés, parmi lesquels : - la figure 1 est une vue en perspective du contrôleur de jeu vidéo, et plus précisément d'un exemple de contrôleur à volant pour le contrôle de jeu vidéo pouvant mettre en oeuvre l'invention ; - la figure 2 est une vue en perspective de l'intérieur du contrôleur de jeu vidéo selon l'invention ; - la figure 3 est une vue de côté des moyens de retour de force en translation de l'actionneur du contrôleur de jeu vidéo selon l'invention ; - la figure 4 est une vue en perspective des moyens de retour de force en translation de l'actionneur du contrôleur de jeu vidéo selon l'invention ; - la figure 5 est une vue de détail des moyens de retour de force en translation de l'actionneur du contrôleur de jeu vidéo selon l'invention ; - la figure 6 est une vue en perspective d'une platine du bâti du contrôleur de jeu vidéo selon l'invention ; - la figure 7 est une vue en perspective d'un mode de réalisation d'un socle de la colonne de direction du contrôleur de jeu vidéo selon l'invention ; - la figure 8 est une vue en perspective d'un mode de réalisation d'un plateau porte-aimant ; - les figures 9A et 9B sont des vues en perspective illustrant le déplacement du socle par rapport au plateau porte-aimant selon un mode de réalisation ; - la figure 10 est une vue en transparence du socle et du plateau porte-aimant selon un autre mode de réalisation ; - la figure 11 est une vue en perspective du plateau de la figure 10 montrant les aimants ; - la figure 12 est une vue en perspective d'une partie du socle de la figure 10 montrant la bobine ; - la figure 13 est une vue en perspective du socle de la figure 10 sans le plateau porte-aimant. 5. Description détaillée de l'invention 6.1 Principe général Les contrôleurs de jeu vidéo à colonne de direction comprennent un actionneur qui est généralement un guidon ou un volant permettant à l'utilisateur de faire varier la trajectoire du véhicule simulé. D'autres types d'actionneurs peuvent bien sûr être envisagés, par exemple pour simuler le contrôle d'un bateau, d'un aéronef, d'un vaisseau spatial, ... De manière connue, la rotation de la colonne de direction peut être dynamisée par un système d'effet de couple et de vibration(s) qui permet de créer des effets de couple et/ou des effets de vibration(s) autour de l'axe de rotation du contrôleur de jeu vidéo. Le principe de l'invention consiste à créer de nouveaux axes de retour de force sur les contrôleurs de jeu par au moins une translation sur une course courte de la colonne de direction offrant ainsi de nouveaux effets de retour de force et des simulations plus réalistes. Les premiers et deuxièmes systèmes de retour de force procurent chacun des effets variés (sensations d'inertie, de blocage, d'amortissement, de choc, de 20 vibration, ...). Dans le mode de réalisation particulier décrit ci-après, cette translation est effectuée suivant l'axe de la colonne ou suivant un axe proche par le biais d'un assemblage de deux pièces de coulissement coulissant l'une par rapport à l'autre et d'un dispositif électromagnétique simulant ainsi notamment des effets de suspension, 25 d'accélération et/ou de décélération. 6.2 Description détaillée d'un mode de réalisation particulier Dans le mode de réalisation décrit par la suite, l'actionneur est un volant (type volant de voiture de grand tourisme) détachable d'un bâti. La figure 1 est une vue en perspective d'un exemple de contrôleur de jeu 30 vidéo selon l'invention. Ce contrôleur 1 comprend un actionneur 2, sous la forme d'un volant mobile en rotation par rapport à un bâti 3 selon un axe A de rotation, le bâti 3 pouvant être monté sur un support fixe (non représenté). Ce bâti 3 comprend une coque supérieure 31 assemblée de manière amovible à une coque inférieure 32 et à une face avant 33. La coque inférieure 32 du bâti 3 assure la liaison ou la fixation réversible ou non du contrôleur 1 avec un support tel qu'une table ou un plan de travail ou un cockpit. Le contrôleur de jeu 1 peut être associé à des pédales et, dans le cas où le passage des vitesses ne s'effectue pas au volant, à une boîte de vitesses séparée du volant. On distingue notamment sur cette figure 1 des boutons 26 et des palettes 25 de commande disposés sur l'actionneur 2. Le contrôleur 1 comporte un système de fixation qui permet de fixer et de verrouiller de façon réversible l'actionneur 2 sur le bâti 3 de façon à permettre la transmission du mouvement de rotation de l'actionneur 2 vers la colonne de direction qui, dans ce mode de réalisation est l'arbre 31 (visible sur les figures 2 à 5). De nombreux moyens de fixation réversibles peuvent bien sûr être mis en oeuvre, sans sortir du champ de l'invention, y compris un simple emboîtement à force du volant sur son support, dans un mode de réalisation simplifié. Les figures 2 et 3 illustrent, par une vue en perspective et de côté respectivement, l'intérieur du contrôleur 1 une fois la coque supérieure 31 et la coque inférieure 32 retirées. On distingue sur cette figure le bâti 3 comprenant la face avant 33 à laquelle est reliée de manière fixe une platine 34 (figure 6), l'arbre 31 (qui constitue la colonne de direction du contrôleur 1) auquel est relié l'actionneur 2. L'arbre 31 est formé d'une seule pièce mais il pourrait être formé de plusieurs pièces fixées les unes aux autres. L'arbre 31 (ou colonne de direction 31) est solidaire de l'actionneur 2, et se déplace donc en rotation autour de l'axe A de la même façon que l'actionneur 2. La rotation de la colonne de direction 31 est dynamisée par un premier système, dit système d'effet de couple et de vibration(s) au moyen, par exemple, d'un moteur électrique 41 rotatif agissant sur la colonne de direction 31 par l'intermédiaire d'un système d'engrenages et/ou de courroie crantée. Dans ce cas, un engrenage 42 de grand diamètre (pour la précision) est fixé de façon coaxiale à la colonne de direction 31. Cet engrenage 42 reçoit mécaniquement (via un train d'engrenages et ou de roues et courroies crantées) les forces exercées par le moteur électrique 41 qui est actionné en fonction des effets de couple ou des effets de vibration(s) implémentés par le jeu vidéo. L'engrenage 42, et donc la colonne de direction 31 et l'actionneur 2, pivote ou stoppe sa rotation autour de l'axe A sous l'action du moteur électrique 41. Par exemple, il peut ramener l'actionneur 2 en position neutre, ou s'opposer à la rotation de la colonne de direction 31, provoquer la rotation de la colonne de direction 31, provoquer des à-coups dans la rotation de la colonne de direction 31, etc. Selon l'invention, la colonne de direction 31, et donc du volant 2, est dynamisée en translation par un deuxième système, dit système de retour de force. Pour ce faire, le volant 2 du contrôleur de jeu vidéo 1 est monté mobile en translation par rapport au bâti fixe 3 suivant son axe de rotation A ou suivant un axe proche (et donc distinct) de cet axe A, sur une plage de déplacement prédéterminée, à l'aide d'un assemblage de deux pièces de coulissement coulissant l'une par rapport à l'autre. Le déplacement en translation du volant 2 est contrôlé par un dispositif électromagnétique, qui sera décrit plus en détail par la suite. Plus précisément, le dispositif électromagnétique commande le déplacement en translation d'un corps de guidage 4 mobile par rapport au bâti 3 et sur lequel sont solidarisés la colonne de direction 31 et le volant 2. Ce corps de guidage 4 coulisse par rapport à un plateau de guidage 5 qui est solidaire du bâti fixe 3. La colonne de direction n'est pas horizontale mais inclinée par rapport à l'horizontale pour permettre de faire ressentir au joueur des effets de retour de force selon quatre directions (haut, bas, avant, arrière) grâce à seulement un dispositif électromagnétique, un corps de guidage 4 et un plateau de guidage 5. La colonne de direction présente un angle de dix-huit degrés par rapport à l'horizontale (autrement dit, 18° par rapport à un support plan auquel le contrôleur de jeu vidéo est fixé). L'inclinaison par rapport à l'horizontale permet de faire ressentir au joueur des effets sensiblement verticaux, notamment un effet de suspension, et cela sans avoir besoin d'une translation purement verticale de la colonne de direction (donc ici de façon simple et à moindre coût). La direction sensiblement longitudinale de la colonne de direction permet de faire ressentir au joueur des effets sensiblement horizontaux, notamment des effets d'accélération et de décélération. Par conséquent, la colonne de direction 31 et le volant 2 sont mobiles en rotation et en translation par rapport au bâti 3, ce qui permet d'offrir un nouvel axe de retour de force et de vibration(s) obtenu en translation en plus de l'axe d'effets de couple et de vibration(s) obtenu en rotation. En ce qui concerne les effets de retour de force sensiblement verticaux et les effets de retour de force sensiblement horizontaux et longitudinaux (dans le mode de réalisation des figures 2 à 5), la simulation est plus naturelle, plus réaliste, que ce que permet un système d'effet de couple et de vibration(s). . Une translation de la colonne de direction selon une direction grossièrement longitudinale (avant - arrière par rapport à l'utilisateur) permet au joueur de ressentir les accélérations et les décélérations. En revanche, en ce qui concerne le seul effet de suspension, une rotation de la colonne de direction (la première l'extrémité de la colonne, extrémité opposée à l'utilisateur, en liaison rotule par rapport au bâti et la seconde extrémité serait en liaison glissière verticale par rapport au bâti, et le moteur linéaire lève/abaisse cette seconde extrémité) permet de réaliser un effet de suspension. La technique de l'invention augmente ainsi le réalisme du jeu. En effet, une translation de la colonne de direction selon une direction grossièrement longitudinale (avant, arrière par rapport à l'utilisateur) permet au joueur de ressentir les accélérations/décélérations, une rotation de la colonne de direction permettant de réaliser un effet de suspension (la première extrémité de la colonne, celle opposée à l'utilisateur, est en liaison rotule par rapport au bâti et la seconde extrémité est en liaison glissière verticale par rapport au bâti, et le moteur linéaire lève/abaisse cette seconde extrémité). La figure 7 est vue en perspective du corps de guidage sous la forme d'un socle 4 de forme sensiblement parallélépipédique comprenant une fente (ou logement) accessible par deux ouvertures 41 rectangulaires situées sur deux faces opposés du socle 4. Le socle 4 est formé de deux sous-ensembles 42A, 42B (figure 9A) assemblés par vissage l'un sur l'autre. Le plateau de guidage sous la forme d'un plateau porte-aimant 5, illustré en perspective sur la figure 8, porte au moins un aimant (non représenté) et comprend une partie ou portion pénétrante 51 dont la largeur est inférieure à la largeur de l'ouverture 41 du socle 4 et deux parties 52 situées aux extrémités respectives de la partie 51 dont la largeur est supérieure à la largeur de l'ouverture 41 du socle 4. La portion pénétrante 51 du plateau porte-aimant 5 est destiné à être logé dans le logement du socle 4, comme illustré sur les figures 3 à 5. Ce plateau porte-aimant 5 est en outre solidarisée (par vissage) par l'intermédiaire des parties 52 aux pattes 341 de la platine 34. Dans ce mode préférentiel de réalisation, ledit plateau porte-aimant porte deux paires d'aimants (aimants au néodyme). Le socle 4 comprend au moins un bobinage (non représenté) qui, en fonction du signal électrique le parcourant, provoque le déplacement du socle 4 par rapport au plateau porte-aimant 5, comme illustré sur les figures 9A et 9B. On comprend aisément que le sens, la course (ou plage) et la vitesse de déplacement du socle 4, et donc de la colonne de direction 31, sont fonction du signal électrique parcourant le ou les bobinages. La position respective du corps de guidage 4 et du plateau porte-aimant 5 est centrée magnétiquement. Plus précisément, le ou les aimants du plateau porte-aimant 5 assurent le centrage du corps de guidage 4 par rapport au plateau porte-aimant 5 lorsque aucun courant ne parcoure le bobinage (ledit corps de guidage est alors en position neutre ou position de repos). Par conséquent, lorsque aucun signal électrique ne parcoure le bobinage, le ou les aimants exercent une force résultante qui déplace le corps de guidage 4 (et donc l'actionneur 2, la colonne de direction 31, et plus généralement toutes les pièces solidaires en translation du corps de guidage) jusqu'en position neutre. Il n'y a besoin d'un signal électrique que pour contrôler le déplacement du corps de guidage 4, y compris pour le maintenir en position neutre malgré une force sensiblement longitudinale et importante exercée par le joueur sur l'actionneur 2 (et donc exercée indirectement sur la colonne de direction 31 et le corps de guidage 4). En outre, l'axe de déplacement en translation de la colonne de direction 31 est fonction de l'inclinaison du socle 4, et donc de la platine 34. On pourra assembler ces pièces de façon à ce que cet axe de déplacement corresponde à l'axe A de rotation de la colonne de direction, ou soit parallèle à cet axe A, ou soit décalé par rapport à cet axe A. L'angle peut dépendre d'abord de la direction de l'axe A (c'est-à-dire de son inclinaison par rapport à l'horizontale) et des effets que l'on souhaite privilégier. Ensuite, il est possible de renvoyer une force exercée par la translation du socle 4 dans une direction différente de celle du déplacement du socle 4 (même si l'optimum est une direction parallèle à l'axe A). On pourrait, par exemple, décaler d'un angle de trente degrés ou plus. On peut cependant placer les moteurs linéaires électromagnétiques de différentes façons, selon les besoins. Par exemple, si on souhaite renforcer l'effet de suspension, on peut placer un moteur électrique linéaire pour soulever/abaisser la colonne de direction. Si on souhaite réaliser des effets de retour de force latéraux, on peut placer un moteur linéaire électromagnétique pour pousser/tirer la colonne de direction vers la gauche ou la droite par rapport au joueur. Le corps de guidage 4 comprend au moins un capteur de déplacement (non représenté). Le capteur de déplacement est, dans ce mode de réalisation, un capteur magnétique linéaire qui effectue une mesure différentielle des variations de champs magnétiques pour acquérir les données correspondant au déplacement du corps de guidage 4 par rapport à au moins un aimant porté par le plateau de guidage 5. Un microprocesseur (non représenté) contrôle ledit signal électrique et commande ainsi le sens, la distance et la vitesse dudit déplacement. Ledit capteur magnétique est relié audit microprocesseur qui traite les données qu'il reçoit dudit capteur. Ledit microprocesseur ajuste en temps réel ledit signal électrique en fonction des données reçues dudit capteur. La figure 10 est une vue en transparence du socle ou corps de guidage 104 et du plateau porte-aimant 105 selon un autre mode de réalisation. On distingue les deux aimants 1051, 1052 disposés sur le plateau 105 et la bobine 1041 du corps de guidage 104. La figure 11 est une vue en perspective du plateau 105 de la figure 10 montrant les aimants 1051, 1052. La figure 12 est une vue en perspective d'une partie du corps de guidage 104 10 de la figure 10 montrant la bobine 1041. La figure 13 est une vue en perspective du corps de guidage 104 de la figure 10 sans le plateau porte-aimant 105. 6.3 Variantes Dans une variante du mode de réalisation décrit ci-dessus, le corps de guidage 15 4 peut être solidaire du bâti fixe 3 et le plateau de guidage 5 peut être solidaire de l'actionneur 2. Dans un autre mode de réalisation, la colonne de direction 31 peut être sensiblement horizontale. Dans le mode de réalisation des figures 2 à 5, le corps de guidage 4 est à plat 20 sur la platine 34. Dans un autre mode de réalisation, le corps de guidage 4 est sur sa tranche (autrement dit, par rapport aux figures 3 à 5, le corps de guidage 4 (et le plateau porte-aimant 5) est pivoté sur lui-même de quatre-vingt dix degrés autour d'un axe sensiblement parallèle à l'axe A). Dans le mode de réalisation des figures 2 à 5, la paire de pièces de 25 coulissement 4 et 5 est placée de façon que la direction de translation de la pièce mobile en coulissement soit sensiblement parallèle à l'axe A (pour simuler notamment des accélérations ou décélérations du véhicule simulé dans une direction sensiblement horizontale par rapport au véhicule simulé ou des chocs au moins partiellement frontaux ou arrières). Dans un autre mode de réalisation de l'invention, les pièces de coulissement 4 et 5 sont supprimées et elles sont remplacées par une paire de pièces de coulissement identiques (dans leur fonctionnement, mais pas nécessairement dans leurs dimensions, caractéristiques d'aimant et de bobinage) aux pièces 4 et 5 mais elles sont placées de façon à ce que la direction de translation de la pièce mobile coulissante de remplacement soit sensiblement perpendiculaire à l'axe A (c'est-à-dire une translation sensiblement verticale pour simuler notamment un effet de suspension ou des accélérations ou des décélérations du véhicule simulé dans une direction sensiblement verticale par rapport au véhicule simulé ou des chocs sur ou sous le véhicule simulé). Dans ce cas, la colonne de direction 31 (et donc l'actionneur 2) se soulève ou s'abaisse par translation ou par rotation de ladite colonne par rapport au bâti 3, en fonction du signal électrique qui parcoure le ou les bobinages de la paire de pièces de coulissement. Dans le cas d'une translation de la colonne de direction par rapport au bâti 3, l'ensemble constitué de la colonne de direction 31 et de l'actionneur 2 (plus, le cas échéant, le système d'effet de couple et de vibration(s)) est en liaison glissière verticale par rapport au bâti 3. Dans le cas d'une rotation de la colonne de direction par rapport au bâti, la première extrémité de la colonne, plus précisément l'extrémité opposée à l'utilisateur, est en liaison rotule par rapport au bâti 3 et la seconde extrémité est en liaison glissière verticale par rapport au bâti, et un moteur électrique linéaire lève/abaisse cette seconde extrémité. Ce dernier cas présente l'avantage de faire travailler les pièces de coulissement sans porte à faux. Dans un autre mode de réalisation de l'invention, la colonne de direction peut être horizontale en position neutre (position au repos) et des paires de pièces de coulissement identiques (dans leur fonctionnement, mais pas nécessairement dans leurs dimensions, caractéristiques d'aimant et de bobinage) à la paire de pièces 4 et 5 sont ajoutées et sont placées de façon à ce que les directions de translation de paires de pièces de coulissement ajoutées soient sensiblement orthogonales à l'axe A et perpendiculaire entre elles. La colonne de direction peut alors avancer/reculer, soulever/s'abaisser, pivoter de gauche à droite et inversement (pour simuler notamment des mouvements d'accélération ou de décélération du véhicule simulé dans n'importe quelle direction par rapport au véhicule simulé ou des chocs appliqués au véhicule simulé de face, par l'arrière, de dessous, de dessus, de droite ou de gauche). Dans ce cas, la colonne de direction 31 (et donc l'actionneur 2) peut être montée suspendue par des ressorts par rapport au bâti 3. Dans un autre mode de réalisation, les pièces de coulissement 4 et 5 peuvent être placées sensiblement à l'horizontale. Il n'y alors plus de platine 34. Dans un autre mode de réalisation, le capteur de déplacement est un ensemble de détection à effet Hall mesurant le déplacement de la colonne de direction 31 par rapport au bâti 3. Dans ce cas, on place un aimant sur la colonne de direction, et l'on prévoit un ou plusieurs capteurs magnétiques sur le bâti 3 (ou sur une pièce fixe par rapport au déplacement de la colonne de direction que l'on souhaite mesurer). Le ou les capteurs relèvent les variations du champ magnétique, et l'on en déduit la position de l'aimant, et donc les données relatives au déplacement de la colonne de direction par rapport au bâti 3 (ou à par rapport à ladite pièce fixe). Dans un autre mode de réalisation, le capteur de déplacement n'est pas un capteur magnétique mais un potentiomètre linéaire (une résistance linéaire variable). Le déplacement du corps de guidage 4 par rapport au plateau porte-aimant 5 provoque une variation de la résistance et l'on déduit de cette variation les données relatives au déplacement du corps de guidage. Ledit potentiomètre linéaire peut par exemple coopérer avec la paire de pièces de coulissement ; plus précisément, le curseur dudit potentiomètre peut être solidaire de l'une des pièces de coulissement tandis que le bâti dudit potentiomètre peut être solidaire de l'autre pièce de coulissement. Dans un autre exemple, le potentiomètre peut coopérer avec la pièce de coulissement solidaire de la colonne de direction et le bâti 3. Dans un autre mode de réalisation, il n'y a pas de capteur de déplacement. Dans un mode de réalisation particulier, il est possible de prévoir au moins un capteur de contraintes pour mesurer les efforts s'exerçant sur l'actionneur 2. Chaque capteur de contrainte est relié audit microprocesseur. Lorsque les contraintes s'exerçant sur l'actionneur 2 dépassent un seuil prédéterminé, le microprocesseur ajuste le signal électrique de sorte que les contraintes mesurées demeurent inférieures audit seuil ou le microprocesseur commande l'arrêt de tout signal électrique dans le ou les bobinages (et/ou dans le moteur électrique rotatif 41) pour que le système d'effet de retour de force et de vibration(s) et/ou le système d'effets de couple et de vibration(s)cesse de s'opposer aux efforts du joueur. L'actionneur 2 peut comprendre un connecteur sur lequel peut venir se connecter un câble, pour l'alimentation en énergie électrique et/ou la transmission de données (par exemple, des informations sur la rotation de l'actionneur 2, et le cas échéant des informations complémentaires, tels qu'une commande de changement de vitesse, lorsque l'utilisateur agit sur les palettes 25, ou encore d'autres commandes déclenchées par l'activation des boutons 26 (visibles sur la figure 1) situés sur l'actionneur 2. Dans un autre mode de réalisation, la transmission des données peut être effectuée sans fil, par un émetteur à radio fréquence (par exemple, 2,4 GHz) placé 20 dans l'actionneur 2 (ou dans le bâti 3) . Il est possible de prévoir, dans un mode de réalisation particulier, que l'actionneur puisse faire un grand nombre de tours, voire de ne pas être limité en nombre de tours. Cela présente un intérêt notamment lorsque l'on souhaite simuler l'exécution de manoeuvres (par exemple, faire faire un demi-tour à la voiture 25 simulée). En outre, l'utilisateur peut facilement changer un actionneur du type volant pour mettre en place un actionneur de type guidon si le jeu vidéo auquel il joue simule une moto, à la place d'un volant préalablement monté. Il est également possible de prévoir une déclinaison de volant, selon le type de véhicule simulé. Pour 30 les voitures, les déclinaisons de volant peuvent notamment être : formule 1, grand tourisme, rallye, tout-terrain, kart, etc. Pour les trains, les déclinaisons peuvent être : Micheline, T.G.V Pour les motocyclettes, les déclinaisons de guidon peuvent être : moto non préparée, moto de course, moto de cross, moto de rallye, scooter, etc. Pour les vélos, les déclinaisons de guidon peuvent être : vélo de course, V.T.C., V.T.T., vélo de ville, etc. Pour les bateaux, les déclinaisons de roue peuvent être : barre à roue en bois de Galions, barre à roue de voilier moderne, volant, etc. Les actionneurs peuvent donc avoir des formes différentes, des diamètres différents, des boutons différents de sorte que leur ergonomie soit adaptée au type de véhicule simulé. Ils peuvent également comporter, des moteurs de vibrations différents, ils peuvent être filaires ou sans fil (pour la transmission de données), etc. Il est aussi possible de prévoir, dans un mode de réalisation particulier, que le nombre de tours que l'actionneur 2 peut faire par rapport au bâti 3 diffère suivant le type d'actionneur utilisé. Dans un mode de réalisation particulier, pour les simulations de vol, il est également possible de prévoir une course de déplacement relativement longue pour les manches d'avion (« yokes » en anglais) qui ont un débattement relativement long. REVENDICATIONS1. Contrôleur de jeu vidéo (1) présentant un actionneur (2) mobile en rotation par rapport à un bâti fixe (3), de façon à simuler au moins un contrôle de la rotation d'une colonne de direction d'un véhicule simulé, caractérisé en ce que ledit actionneur (2) est monté mobile en translation par rapport audit bâti fixe (3), sur une plage de déplacement prédéterminée, à l'aide d'un assemblage d'au moins deux pièces de coulissement (4, 5) coulissant l'une par rapport à l'autre ou les unes par rapport aux autres, une desdites pièces de coulissement (4, 5) étant solidaire dudit actionneur (2) et l'autre desdites pièces de coulissement (4, 5) étant solidaire dudit bâti fixe (3), une première desdites pièces de coulissement (4) comprenant au moins une fente (41) dans laquelle peut se déplacer au moins une portion pénétrante (51) de la seconde desdites pièces de coulissement (5), le déplacement en translation étant généré par des moyens électromagnétiques commandés par un signal électrique dont les caractéristiques sont fonction d'une commande reçue, la première desdites pièces de coulissement comprenant au moins un bobinage parcouru par ledit signal électrique et la seconde desdites pièces de coulissement comprenant au moins un aimant. 2. Contrôleur de jeu vidéo (1) selon la revendication 1, caractérisé en ce que le déplacement en translation dudit actionneur (2) est effectué suivant un axe distinct de l'axe de rotation (A) dudit actionneur (2). 3. Contrôleur de jeu vidéo (1) selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens de déplacement en rotation dudit actionneur (2) par rapport audit bâti (3) de façon à simuler/ restituer au moins un effet de retour de force ou un effet de vibration(s). 4. Contrôleur de jeu vidéo (1) selon la revendication 4, caractérisé en ce que les moyens de déplacement en rotation comprennent un moteur électrique (41) rotatif agissant sur l'actionneur (2) par l'intermédiaire d'un système d'engrenages et/ou de courroie crantée. 5. Contrôleur de jeu vidéo (1) selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que ledit actionneur (2) est détachable dudit socle (3). 6. Contrôleur de jeu vidéo (1) selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que ledit actionneur (2) appartient au groupe comprenant : - les volants ; - les guidons ; - les barres à roue de bateau ; - manches d'avion (en anglais « yokes »). 10. Contrôleur de jeu vidéo (1) selon l'une quelconque des revendications 1 à 6 caractérisé en ce que ledit contrôleur (1) comprend un capteur de déplacement pour mesurer ledit déplacement en translation réel et fournir les données représentatives de ce déplacement à des moyens de traitement. 11. Contrôleur de jeu vidéo (1) selon l'une quelconque des revendications 1 à 7 caractérisé en ce que ledit contrôleur comprend au moins un capteur de contrainte pour mesurer les efforts s'exerçant sur ledit actionneur (2).
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FR 2959943 A1 20111118 FR 1053691 A 20100511 Elément de plancher filtrant en composite solidarisable par emboîtement 1. Domaine de l'invention Le domaine de l'invention est celui du traitement de l'eau douce ou salée en vue de sa potabilisation ou celui des eaux usées en vue de leur épuration. Plus précisément, l'invention concerne les installations de traitement d'eau par filtration gravitaire ou sous pression. 2. Art antérieur Les installations de traitement d'eau par filtration gravitaire, ou sous pression, comprennent classiquement un plancher perforé qui délimite une 10 chambre supérieure et une chambre inférieure. La chambre supérieure est destinée à accueillir un média filtrant comme par exemple du charbon actif, du sable..., qui repose sur le plancher. La chambre inférieure est destinée à recueillir l'eau filtrée. Les perforations du plancher sont traversées par des crépines qui 15 présentent une tête faisant saillie dans la chambre supérieure et une queue qui se prolonge dans la chambre inférieure. La queue présente des orifices de sortie d'eau filtrée, et des orifices d'entrée d'air et/ou d'eau de lavage. La tête présente des orifices de passage d'eau traitée et d'air et/ou d'eau de lavage. Le principe de fonctionnement d'un tel filtre gravitaire est le suivant. 20 L'eau à traiter est acheminée dans la chambre supérieure du filtre et s'écoule sous l'effet de la gravité ou d'une charge hydraulique à travers le média filtrant selon que le filtre est de type gravitaire ou sous pression. L'eau filtrée traverse ensuite les orifices présents sur la tête des crépines et se déverse dans la chambre inférieure avant d'être recueillie ou acheminée vers un 25 traitement aval. Au fur et à mesure que l'eau à traiter est filtrée, la masse filtrante se charge des particules initialement en présence dans l'eau : le filtre se colmate. Des opérations de lavage du filtre sont alors mises en oeuvre afin d'assurer son décolmatage. Pour cela, de l'eau et/ou de l'air sont injectés dans le filtre à contre courant par l'intermédiaire des orifices prévus à cet effet dans la queue de chaque crépine. La mise en oeuvre de telles installations de traitement d'eau est avantageuse en ce qu'elle permet de filtrer de manière efficace l'eau à traiter. Elle n'est toutefois pas exempte d'inconvénients. 3. Inconvénients de l'art antérieur Selon une première approche, les planchers mis en oeuvre dans ce type d'installation de traitement d'eau sont réalisés sous la forme d'une dalle en béton armé constituée d'un mélange réalisé notamment à partir de ciment, de sable, de gravier et d'eau de gâchage dans lequel est noyée une armature métallique comme un treillis. Les eaux à traiter contiennent généralement des substances agressives et sont de ce fait la plupart du temps corrosives. Au cours des traitements de filtration, ces substances ont tendance à pénétrer et à diffuser à l'intérieur de la matrice cimentaire de la dalle et à atteindre l'armature métallique qui y est plongée. Ce phénomène s'accompagne d'une dégradation de cette armature métallique par corrosion, ce qui fragilise la dalle. En outre, l'oxydation de ces armatures métalliques engendre la fissuration et l'éclatement du béton de la dalle. Ce phénomène est favorisé du fait que la dalle est soumise à des charges descendantes de l'ordre de 4 tonnes par mètre carré au cours des phases de filtration et par des charges ascendantes de l'ordre de 2 tonnes par mètre carré au cours des phases de lavage du filtre. Au final, ce phénomène d'oxydation exerce une incidence négative sur la durabilité des dalles de béton mises en oeuvre dans ce type d'installation de traitement d'eau. Les dalles en béton armé sont très lourdes. Leur poids surfacique se situe en effet entre 150 et 300 kg/m2. Les fondations des éléments porteurs sur lesquels elles reposent doivent par conséquent être très largement dimensionnées ce qui représente un poste de coût important. Leur poids important induit en outre que ces dalles sont difficiles à manipuler. Leur installation nécessite ainsi l'utilisation de matériel de levage complexe, comme des grues, et le recours à une main d'oeuvre qualifiée ce qui exerce un impact non négligeable sur leur coût de mise en oeuvre. Par ailleurs, la présence des armatures métalliques dans la dalle pose des problèmes dans la répartition des crépines à travers la dalle. L'emplacement des crépines est dans un premier temps défini. Puis, le ferraillage est implanté en conséquence. On comprend alors que l'implantation des armatures métalliques est limitée aux régions de la dalle ne présentant pas de crépine. Cette contrainte implique un grand savoir faire dans la fabrication de ces dalles. Il peut en outre arriver que l'enrobage des ferraillages soit réduit à proximité de certaines crépines. Par conséquent, les ferraillages dans ces régions sont plus vulnérables aux attaques corrosives avec les conséquences qui ont été évoquées plus haut. Ce type de plancher peut également poser des problèmes en fin de vie du fait qu'il est relativement difficile de dissocier les éléments qui le composent, en particulier les ferraillages et le béton. Selon une deuxième approche, les planchers mis en oeuvre dans ce type d'installation de traitement d'eau sont réalisés en matériau composite. On connaît ainsi un plancher comprenant une âme constituée d'une plaque de polypropylène présentant une structure en nid d'abeille intercalée entre une plaque inférieure et une plaque supérieure en matériau composite. Un tel plancher est assemblé par collage de l'âme et des plaques, et est traversé par une pluralité de crépines. Ce type de plancher présente l'avantage d'offrir une grande résistance mécanique pour un poids réduit, une bonne résistance à la corrosion, et de faciliter et d'optimiser la répartition des crépines. Il présente toutefois l'inconvénient de se composer de plusieurs éléments susceptibles de se dégrader dans le temps. En particulier, au fil des utilisations, les 30 plaques en composite peuvent se détacher de l'âme du plancher. Par ailleurs, ces planchers sont composés à partir de plaques de dimensions importantes, ce qui rend difficile leur manipulation et leur installation. Ce type de plancher est ainsi relativement coûteux à mettre en oeuvre. En outre, ce type de plancher intègre de nombreux matériaux ce qui rend difficile le suivi et la traçabilité de leur construction en vue de l'octroi et du suivi d'un Agrément de Conformité Sanitaire pour la production d'eau potable. I1 peut également poser des problèmes en fin de vie du fait qu'il est relativement difficile de dissocier les éléments qui le compose. Selon une troisième approche, on connaît les planchers auto porteurs de type «Leopold ». Les planchers de ce type sont constitués d'un assemblage de caissons dont les parois supérieures sont composées d'un matériau filtrant synthétique, et qui reposent directement sur le fond du filtre. Ils comprennent une pluralité de cônes dont la pointe est orientée vers le haut pour permettre d'admettre de l'air pour décolmater la masse filtrante reposant sur le plancher. Les planchers de ce type sont relativement fragiles. Les caissons qui les composent peuvent en effet se détacher du radier et remonter à la surface du filtre du fait de l'air présent dans les caissons en phase de lavage. Ils sont également difficiles à mettre en oeuvre notamment en ce qui concerne le raccord du plancher à la panoplie de tuyauterie que comprend le filtre (eau brute, eau filtrée, eau de lavage, air). Ce type de plancher intègre également de nombreux matériaux ce qui rend difficile le suivi et la traçabilité de leur construction en vue de l'octroi d'un Agrément de Conformité Sanitaire pour la production d'eau potable. Il pose encore des problèmes en fin de vie du fait qu'il est relativement difficile de dissocier les éléments qui le compose. On connaît encore des planchers en acier inoxydable qui présentent l'avantage de bien résister au phénomène de corrosion. Ils sont toutefois difficiles à manipuler et leur installation requiert généralement l'utilisation d'outils de levage complexe et le recours à une main d'oeuvre qualifiée. Ceci ajouté au fait que le matériau dans lequel ils sont constitués est relativement onéreux induit que leur coût de mise en oeuvre est relativement important. 4. Objectifs de l'invention L'invention a notamment pour objectif de pallier ces inconvénients de l'art antérieur. Plus précisément, un objectif de l'invention est de fournir, dans au moins un mode de réalisation, un plancher filtrant qui soit facile à mettre en place. En particulier, l'invention poursuit l'objectif de procurer, dans au moins un mode de réalisation, un tel plancher qui soit léger tout en offrant une excellente résistance mécanique. Un autre objectif de l'invention est de mettre en oeuvre, dans au moins un mode de réalisation, un tel plancher filtrant qui résiste bien à la corrosion. L'invention a encore pour objectif de fournir, dans au moins un mode de réalisation, un tel plancher filtrant qui facilite l'implantation de crépines. L'invention vise également à procurer, dans au moins un mode de réalisation, un tel plancher filtrant qui soit fiable, relativement bon marché et dont le traitement en fin de vie pose peu ou pas de problème. 5. Exposé de l'invention Ces objectifs, ainsi que d'autres qui apparaîtront par la suite, sont atteints à l'aide d'un élément de plancher filtrant comprenant un profilé en matériau composite armé de fibres de verre présentant une peau inférieure et une peau supérieure, lesdites peaux inférieure et supérieure étant séparées par des renforts avec lesquels elles définissent des cavités intérieures, ledit profilé présentant deux chants opposés de formes complémentaires de manière telle que ledit élément de plancher puisse être assemblé à un autre élément de plancher similaire par emboîtement. Ainsi, l'invention repose sur une approche tout à fait originale qui consiste à réaliser un plancher filtrant en emboîtant une pluralité d'éléments de plancher en matériau composite armé de fibres de verre présentant une peau inférieure et une peau supérieure séparées par des renforts avec lesquels elles définissent des cavités intérieures. De tels éléments de plancher présentent les avantages d'être très légers (ils présentent un poids surfacique inférieur à 25 kg/m2) et très résistants. Ils peuvent ainsi être aisément manipulés en vue d'être emboîtés les uns dans les autres pour composer un plancher filtrant de manière simple, c'est-à-dire sans nécessiter l'utilisation d'outils de levage complexe et le recours à une main d'oeuvre qualifiée. En outre, compte tenu que ces éléments de plancher sont réalisés en matériau composite, ils présentent une grande résistance à la corrosion ce qui leur garantie une longue durée de vie. L'absence d'armature métallique au sein de leur structure facilite par ailleurs l'implantation de crépines selon une répartition homogène pour améliorer la circulation des flux à travers le plancher et le filtre dont il fait partie. Selon une caractéristique avantageuse, lesdits chants définissent un joint à simple lèvre. Ceci permet de participer de manière efficace à la réalisation d'une étanchéité entre des éléments de planchers consécutifs. De manière préférentielle, lesdits chants définissent un joint à double ou à triple lèvre. Ceci permet d'améliorer encore davantage l'étanchéité entre des éléments de plancher consécutifs. Selon une caractéristique préférentielle de l'invention, un élément de plancher est traversé par une pluralité de perçages, lesdits perçages étant ménagés dans une desdites cavités sur deux. Le fait de percer un élément de plancher pour y introduire des crépines tend à réduire sa résistance mécanique. Toutefois, le fait qu'un élément de plancher selon l'invention comprenne une peau supérieure et une peau inférieure séparées par des renforts ou raidisseurs permet à celui-ci de bénéficier d'une excellente résistance mécanique compte tenu qu'il existe de nombreuses zones dans lesquelles les fibres du matériau composite qui le constitue ne sont pas brisées. En outre, le fait que les perçages sont ménagés dans une cavité sur deux contribue à augmenter encore davantage la résistance mécanique d'un plancher filtrant composé par l'emboîtement d'une pluralité d'éléments de plancher selon l'invention. La partie non perforée constitue dans ce cas un véritable profilé carré intègre, comme ceux utilisés en structures composite. Selon un aspect avantageux de l'invention, lesdits perçages logent des crépines, lesdites crépines comprenant une queue tubulaire dont une première extrémité est en partie filetée et débouche sur une tête de diffusion reposant contre ladite peau supérieure, lesdites crépines étant vissées dans des inserts comprenant un élément tubulaire dont une extrémité est en partie taraudée et l'autre extrémité présente un épaulement reposant contre ladite peau inférieure. Cette mise en oeuvre permet d'éviter que de l'eau filtrée pénètre dans les alvéoles ou cavités d'un élément de plancher au cours du traitement d'une eau ce qui contribue à limiter la prolifération microbienne. Ceci permet encore de solidariser des crépines sur une peau de faible épaisseur, par exemple de l'ordre de 3 à 8 millimètres. Selon un mode de réalisation préférentiel de l'invention, chacun desdits inserts comprend des moyens de blocage en rotation dudit insert à l'intérieur du perçage dans lequel il est introduit. Cette mise en oeuvre permet de faciliter la mise en place des crépines du fait qu'il n'est pas nécessaire de maintenir l'insert pour l'empêcher de tourner 20 lorsqu'une crépine y est vissée. Chacun desdits inserts comprend préférentiellement des moyens de maintien dudit insert à l'intérieur du perçage dans lequel il est introduit lorsqu'il ne coopère avec aucune crépine. Ceci facilite la maintenance des crépines du fait que leur démontage ne 25 s'accompagne pas d'une chute dans le fond du filtre de l'insert nécessaire à leur solidarisation au plancher. Dans ces cas, lesdits moyens de blocage en rotation et/ou lesdits moyens de maintien comprennent de manière avantageuse au moins un ergot joignant ledit élément tubulaire et ledit épaulement. 30 La mise en oeuvre d'un ou de tels ergots sur les inserts permet de remplir ces fonctions de manière simple, économique, mais efficace. Le maintien d'un insert à l'intérieur du perçage dans lequel il est introduit lorsqu'il ne coopère avec aucune crépine pourra également être obtenu en emmanchant à force l'insert dans l'élément de plancher lors de sa mise en place. Selon un mode de réalisation préférentiel, un élément selon l'invention comprend des moyens d'auto portage qui comprendront préférentiellement des pieds. Ceci facilite l'assemblage d'un plancher de filtration au moyen d'éléments de plancher selon l'invention du fait qu'il ne requiert pas la réalisation préalable 10 d'une poutraison pour les faire reposer. La présente invention couvre également un plancher filtrant comprenant une pluralité d'éléments de plancher tels que décrits ci avant, lesdits éléments étant assemblés les uns aux autres par emboîtement. 6. Liste des figures 15 D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront plus clairement à la lecture de la description suivante d'un mode de réalisation préférentiel, donné à titre de simple exemple illustratif et non limitatif, et des dessins annexés, parmi lesquels : - la figure 1 illustre une vue en perspective d'une portion d'un élément de 20 plancher selon l'invention ; - la figure 2 illustre une vue en perspective d'une portion d'une variante de l'élément de plancher illustré à la figure 1 dans laquelle la densité par mettre carré de perçage le traversant est supérieure ; - la figure 3 illustre une crépine destinée à être solidarisée à un élément de 25 plancher selon l'invention ; - la figure 4 illustre un insert destiné à être mis en oeuvre pour solidariser la crépine illustrée à la figure 3 à un élément de plancher selon l'invention ; - la figure 5 illustre la solidarisation d'une crépine à un élément de plancher selon l'invention ; 30 - la figure 6 illustre des moyens de support d'éléments de plancher selon l'invention ; - la figure 7 illustre une vue en coupe de l'assemblage par emboîtement de deux éléments de plancher selon l'invention ; - la figure 8 illustre une vue partielle en perspective de l'assemblage de plusieurs éléments de plancher selon l'invention sur une poutraison ; - la figure 9 illustre la mise en oeuvre d'une cornière à la périphérie d'un plancher constitué par l'assemblage d'éléments de plancher selon l'invention ; - la figure 10 illustre une vue partielle en perspective d'une traverse à la jonction entre des éléments de plancher selon l'invention ; - les figures 11 et 12 illustrent deux variantes des chants d'un élément de plancher selon l'invention. 7. Description d'un mode de réalisation de l'invention 7.1. Rappel du principe de l'invention Le principe général de l'invention repose sur la mise en oeuvre d'éléments de plancher en matériau composite armé de fibres de verre présentant une peau inférieure et une peau supérieure séparées par des renforts avec lesquels elles définissent des cavités intérieures pour construire un plancher filtrant par emboîtement. Des éléments de plancher selon l'invention sont très légers et très résistants. Ils peuvent ainsi être aisément manipulés en vue d'être emboîtés les uns dans les autres pour composer un plancher filtrant de manière simple, sans nécessiter l'utilisation d'outils de levage complexe et le recours à une main d'oeuvre qualifiée. Ils présentent en outre une grande résistance à la corrosion ce qui leur garantie une longue durée de vie. Par ailleurs, les flux à travers le plancher sont améliorés par une implantation homogène des crépines rendu possible compte tenu de l'absence d'armature métallique au sein des éléments de plancher. 7.2. Exemple d'un élément de plancher selon l'invention On présente, en relation avec la figure 1, un mode de réalisation d'un élément de plancher selon l'invention. Ainsi que cela apparaît sur cette figure 1, un tel élément de plancher 10 se présente sous la forme d'un profilé longiligne en matériau composite armé de fibres de verre. Dans ce mode de réalisation, cet élément de plancher 10 est pultrudé. I1 présente une longueur de six mètres, une largeur de soixante centimètres et une masse d'environ 22,5 kg/m2. Le matériau composite dont est constitué l'élément de plancher 10 comprend une matrice de résine thermodurcissable. Cette résine peut être en polyester, en vinylester ou en époxy en fonction de l'agressivité de l'eau à traiter. La matrice est renforcée respectivement par : - un premier tissus de verre de type Mat Unifilo® d' OCV, - des fibres longues de type Stratifil ou « roving » en anglais, et - un tissu de verre de type Mat Unifilo® d' OCV. Sa composition est complétée par un voile de surface non-tissé à base de fibres de polyester qui recouvre la surface extérieure pour offrir une protection supplémentaire contre les agressions chimiques et/ou atmosphériques comme le rayonnement UV. I1 comprend une peau inférieure 12 et une peau supérieure 11 essentiellement parallèles l'une à l'autre. Ces peaux inférieure 12 et supérieure 11 sont séparées par des renforts 13 qui dans ce mode de réalisation s'étendent essentiellement perpendiculairement aux peaux inférieure 12 et supérieure 11. Dans ce mode de réalisation, les peaux inférieure 12 et supérieure 11, ainsi que les éléments de renforts 13 présentent une épaisseur d'environ quatre millimètres. Cette épaisseur pourra être comprise entre trois et huit millimètres et de manière préférentielle entre quatre et six millimètres. La distance séparant les peaux inférieure 12 et supérieure 11 est d'environ quatre-vingt millimètres. Les peaux inférieure 12 et supérieure 11 définissent avec les renforts 13 des cavités intérieures 14. Le profilé de cet élément de plancher 10 présente deux chants opposés 16 30 et 17 de formes complémentaires. En d'autres termes, deux éléments de plancher 10 similaires peuvent être assemblés par emboîtement en faisant coopérer le chant 16 de l'un d'entre eux avec le chant 17 de l'autre. Le chant 16 présente une section en arc de cercle concave, c'est-à-dire qui est tournée vers l'intérieur du profilé. Le chant 17 présente une section en arc de cercle convexe, c'est-à-dire formant saillie à l'extérieur du profilé. Les dimensions de ces chants 16 etl7 sont choisies de manière telle que la surface des peaux inférieures 12 et supérieures 11 d'éléments de plancher 10 consécutifs soient de préférence essentiellement jointives. Les chants 16 et 17 de deux éléments de plancher 10 consécutifs forment un joint à simple lèvre. Dans une variante illustrée à la figure 11, le chant 16 pourra présenter une section en forme de « S » 110. Le chant 17 présentera alors une section complémentaire en forme de « S » 111. Les chants 16 et 17 de deux éléments de plancher 10 emboîtés l'un dans l'autre formeront alors un joint à double lèvre. Dans une autre variante illustrée à la figure 12, le chant 16 pourra présenter une section sinusoïdale à trois crêtes, c'est-à-dire en forme de dos de dromadaire 120. Le chant 17 présentera alors une section de forme complémentaire 121. Les chants 16 et 17 de deux éléments de plancher 10 emboîtés l'un dans l'autre formeront alors un joint à triple lèvre. L'élément de plancher 10 est traversé par une pluralité de perçages 15. Chacun de ces perçages 15 traverse la peau supérieure 11, la peau inférieure 12 selon un axe qui leur est essentiellement perpendiculaire, et passe par la cavité intérieure 14 délimitée par ces deux peaux 11, 12. Ces perçages 15 sont répartis de manière uniforme à travers l'élément de plancher 10 le long d'axes rectilignes placés à intervalle régulier, parallèles à l'axe principal des cavités 14, passant dans le plan défini par une des peaux 11, 12 et s'étendant essentiellement entre deux éléments de renfort 13. Dans ce mode de réalisation, les perçages 15 sont ménagés dans une cavité 14 sur deux. Dans la variante illustrée à la figure 2, les perçages 15 sont ménagés à travers chacune des cavités intérieures 14. Dans ce cas, la densité de perçages 15 est supérieure ce qui permettra d'augmenter le nombre de crépines solidarisées au plancher et par là la circulation de fluides à travers celui-ci. La résistance mécanique du plancher sera toutefois légèrement diminuée. La densité des perçages 15 sera préférentiellement de l'ordre de cinquante 5 perçages 15 par mètre carré de plancher. Un élément de plancher 10 présente : - une résistance à la flexion de l'ordre de 25OMPa, selon la norme ASTM D790 ; - un module d'élasticité en flexion de l'ordre de 27 GPa, selon la norme Full 10 bending ; - une résistance à la traction de l'ordre de 300 MPa, selon la norme ASTM D638. Il peut supporter une charge de l'ordre de quatre tonnes et demie au mètre carré. Il offre donc une résistance mécanique comparable à celle d'un plancher en 15 béton classique pour un poids environ six fois inférieur. Comme cela est représenté sur la figure 5, les perçages 15 permettent de loger des crépines 30. Ces crépines 30 comprennent, comme cela est représenté sur la figure 3, une queue 32. Cette queue 32 se présente sous la forme d'un tube de section 20 cylindrique. Son diamètre est légèrement inférieur à celui des perçages 15 de manière qu'elle puisse y être logée. Une première extrémité de cet élément tubulaire présente une partie filetée 33 qui débouche sur une tête de diffusion 31. Chaque crépine 30 est solidarisée à l'élément de plancher 10 au moyen d'un insert 40. 25 Chaque insert 40 comprend, comme cela est représenté sur la figure 4, un élément tubulaire 41 de section cylindrique. Son diamètre est légèrement supérieur à celui des perçages 15 de manière telle qu'il puisse y être logé à force. Cet élément tubulaire 41 présente une extrémité taraudée 43. Son autre extrémité présente un épaulement 42. L'épaulement 42 et l'élément tubulaire 41 sont joints 30 par un ergot 44 s'étendant sur une portion de leur périphérie. Chaque crépine 30 est solidarisée à un élément de plancher 10 de la manière suivante. Un insert 40 est inséré à force dans une cavité intérieure 14 en introduisant son extrémité taraudée 43 dans un perçage 15 traversant la peau inférieure 12 de l'élément de plancher 10. Il est poussé à l'intérieur de ce perçage 15 jusqu'à ce que son épaulement 42 vienne en appui contre la peau inférieure 12. Dans cette position, l'ergot 44 coopère avec un logement de forme complémentaire ménagé dans la peau inférieure 12. L'insert 40 est alors bloqué en rotation à l'intérieur de l'élément de plancher 10. Dans ce mode de réalisation, le fait d'insérer à force l'insert 40 dans un perçage 15 permet d'assurer la fonction de maintien de cet insert 40 à l'intérieur du perçage 15 dans lequel il est introduit lorsqu'il ne coopère avec aucune crépine 30. L'ergot 44 assure la fonction de blocage en rotation de l'insert 40 à l'intérieur du perçage 15 dans lequel il est introduit. Dans une variante, l'ergot 40 pourra assurer ces deux fonctions. Un joint annulaire plat (non représenté) est placé autour de la queue 32 d'une crépine 30. Cette queue 32 est ensuite insérée à travers le perçage 15 qui traverse la peau supérieure 11 et débouche dans la cavité intérieure 14 dans laquelle l'insert 40 a été précédemment introduit. La queue 32 est coulissée à l'intérieur de l'insert 40 jusqu'à ce que sa partie filetée 33 entre en contact avec la partie taraudée 43 de l'insert 40. La crépine 30 est alors vissée dans l'insert 40 de manière telle que le joint annulaire soit comprimé entre la tête de diffusion 31 et la peau supérieure 11 de l'élément de plancher 10. Le blocage de la crépine 30 dans l'insert 40 peut être obtenu au moyen d'une clé à six pans coopérant avec un élément de forme complémentaire ménagé à la surface de la tête de diffusion 31. 7.3. Assemblage d'un plancher filtrant à partir d'éléments de plancher selon l'invention Des éléments de plancher 10 peuvent être assemblés les uns aux autres pour former le plancher filtrant d'un filtre gravitaire. Un filtre gravitaire comprend une cuve présentant un fond, ou radier, à la périphérie duquel s'étendent des parois verticales. Un plancher est réalisé à l'intérieur de cette cuve de façon à délimiter une chambre inférieure et une chambre supérieure. Le support du plancher est assuré au moyen de poutres 60 distantes les 5 unes des autres de cinquante à cent centimètres. Comme cela est représenté sur la figure 6, les poutres 60 présentent une âme 61 de part et d'autre de laquelle s'étendent deux portées 62. Elles reposent sur des poteaux 63 disposés à intervalle régulier (un seul est représenté sur la figure 6) et dont l'extrémité inférieure présente une embase 64 destinée à reposer 10 sur le radier du filtre. Ils y sont solidarisés au moyen de tiges filetées coulées dans le radier, et d'écrous (non représentés). Après que la poutraison a été réalisée, des joints en mousse (non représentés) sont déposés sur les portées 62 des poutres 60, puis des éléments de plancher 10 y sont déposés et emboîtés les uns dans les autres de façon à 15 constituer le plancher du filtre gravitaire. Les éléments de plancher 10, munis de leurs crépines 30, sont déposés un à un sur les poutres 60 en sorte que leur peau inférieure 12 repose contre les portées 62 des poutres 60 ou plus exactement sur les joints en mousse qui y reposent, et que chacune de leurs extrémités, et non de leurs chants, vient en butée contre une 20 âme 61. Ils y sont déposés de manière telle que les poutres 60 s'étendent perpendiculairement à leur axe d'emboîtement, c'est-à-dire perpendiculairement aux chants 16, 17 par lesquels ils sont emboîtés. L'emboîtement des éléments de plancher 10 est obtenu en faisant coopérer le chant 16 d'un élément de plancher 10 avec le chant 17 de l'élément suivant, 25 comme cela est représenté à la figure 7. Les éléments de plancher 10 sont solidarisés aux poutres 60 au moyen de goujons solidaires des âmes 61, de plaques métalliques 80 reposant sur leur peau supérieure 11 et d'écrous. Des joints d'étanchéité sont réalisés : 30 - à la surface du plancher dans les gorges 70 ménagées à la jonction des éléments de plancher 10, - dans l'espace 81 séparant, au-dessus des âmes 61, les extrémités d'éléments de plancher 10 consécutifs, - tout le long de la périphérie du plancher entre ses contours et les parois du filtre gravitaire. Des cornières 90 reposant tout le long de la périphérie du plancher et recouvrant le joint périphérique sont ensuite solidarisées au moyen de boulons aux parois du filtre gravitaire. Des traverses 100 sont déposées à intervalle régulier à la surface du 10 plancher, perpendiculairement aux poutres 60 auxquelles elles sont solidarisées au moyen de plaques métalliques 101 et de vis. 7.4. Variante Dans une variante, les éléments de plancher 10 pourront comprendre des moyens d'auto portage, comme des pieds. Cette mise en oeuvre permettra d'éviter 15 la réalisation d'une poutraison pour y faire reposer le plancher. REVENDICATIONS1. Elément de plancher filtrant (10) comprenant un profilé en matériau composite armé de fibres de verre présentant une peau inférieure (12) et une peau supérieure (11), lesdites peaux inférieure (12) et supérieure (11) étant séparées par des renforts (13) avec lesquels elles définissent des cavités intérieures (14), ledit profilé présentant deux chants opposés (16, 17) de formes complémentaires de manière telle que ledit élément de plancher (10) puisse être assemblé à un autre élément de plancher (10) similaire par emboîtement. 2. Elément selon la revendication 1, caractérisé en ce que lesdits chants (16, 17) définissent un joint à simple lèvre. 3. Elément selon la revendication 1, caractérisé en ce que lesdits chants (16, 17) définissent un joint à double ou à triple lèvre. 4. Elément selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'il est traversé par une pluralité de perçages (15), lesdits perçages (15) étant 15 ménagés dans une desdites cavités (14) sur deux. 5. Elément selon la revendication 4, caractérisé en ce que lesdits perçages (15) logent des crépines (30), lesdites crépines (30) comprenant une queue tubulaire (32) dont une première extrémité est en partie filetée (33) et débouche sur une tête de diffusion (31) reposant contre ladite peau supérieure (1), lesdites 20 crépines (30) étant vissées dans des inserts (40) comprenant un élément tubulaire (41) dont une extrémité est en partie taraudée (43) et l'autre extrémité présente un épaulement (42) reposant contre ladite peau inférieure (12). 6. Elément selon la revendication 5, caractérisé en ce que chacun desdits inserts (40) comprend des moyens de blocage en rotation (44) dudit insert (40) à 25 l'intérieur du perçage (15) dans lequel il est introduit. 7. Elément selon la revendication 5 ou 6, caractérisé en ce que chacun desdits inserts (40) comprend des moyens de maintien dudit insert (40) à l'intérieur du perçage (15) dans lequel il est introduit lorsqu'il ne coopère avec aucune crépine (30). 30 8. Elément selon la revendication 6 ou 7, caractérisé en ce que lesdits moyensde blocage en rotation et/ou lesdits moyens de maintien comprennent au moins un ergot (44) joignant ledit élément tubulaire (41) et ledit épaulement (42). 9. Elément selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens d'auto portage. 10. Plancher filtrant comprenant une pluralité d'éléments de plancher (10) selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, lesdits éléments de plancher (10) étant assemblés les uns aux autres par emboîtement.
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FR2959944A1
A1
20111118
FR 2959944 A1 20111118 FR 1002037 A 20100512 La présente invention concerne le domaine de la désacidification d'un effluent gazeux. Plus précisément la présente invention propose des composés pour réduire la dégradation d'une solution absorbante mise en oeuvre pour absorber les composés acides contenus dans un effluent gazeux, la solution 10 absorbante comportant des amines en solution aqueuse. En particulier, l'invention concerne des composés utilisés pour réduire la dégradation des amines utilisées pour la désacidification de gaz contenant de l'oxygène, comme par exemple les fumées de combustion. 15 La désacidification des effluents gazeux, tels que par exemple le gaz naturel et les fumées de combustion, est généralement réalisée par lavage par une solution absorbante. La solution absorbante permet d'absorber les composés acides présents dans l'effluent gazeux (H2S, mercaptans, CO2, COS, SO2, CS2). La désacidification de ces effluents, notamment la décarbonatation et la 20 désulfuration, impose des contraintes spécifiques à la solution absorbante, en particulier une stabilité thermique et chimique notamment face aux impuretés de l'effluent, à savoir essentiellement l'oxygène, les SOx et les NOx. L'oxygène peut aussi entrer en contact avec la solution absorbante sans être forcément présent dans l'effluent gazeux à traiter comme dans le cas par exemple d'une entrée 25 accidentelle d'air au niveau des bacs de stockage de solution absorbante. Les solutions absorbantes les plus utilisées aujourd'hui sont les solutions aqueuses d'alcanolamines. On peut citer le document FR 2 820 430 qui propose des procédés de désacidification d'effluents gazeux. Toutefois, il est bien connu de l'homme de l'art que ces amines présentent 30 l'inconvénient de se dégrader dans les conditions de mise en oeuvre. En particulier, les amines peuvent être dégradées par l'oxygène engendrant une consommation de l'amine et la formation de produits de dégradation qui s'accumulent dans l'unité ou, pour les plus volatils, qui sont entraînés dans les effluents gazeux du procédé. Ainsi, en particulier dans le cas 35 du traitement de fumées en post-combustion dans un procédé utilisant une 1 solution aqueuse de monoéthanolamine (MEA) des quantités importantes d'ammoniac sont formées. L'ammoniac ainsi formé est entraîné dans l'atmosphère avec les fumées traitées ce qui pose des problèmes quant à la protection de l'environnement. Dans le cas du captage du CO2 dans les fumées issues d'unités industrielles ou de production d'électricité ou d'énergie en général, les phénomènes de dégradation de la solution absorbante aux amines sont accrus par la présence d'une quantité massive d'oxygène dans la charge à traiter pouvant aller jusqu'à 5% en volume en général. Dans le cas de fumées issues de cycle combiné au gaz naturel, la teneur volumique d'oxygène dans les fumées peut atteindre 15%. La solution dégradée se caractérise par : une baisse de l'absorption des composés acides de la charge par rapport 15 à une solution fraîche d'amine, une augmentation de la densité de la solution absorbante, ainsi que de sa viscosité, pouvant entraîner une perte de performance, la formation d'amines plus volatiles polluant le gaz traité et le gaz acide issu de l'étape de régénération : ammoniac, méthylamine, diméthylamine 20 et triméthylamine par exemple selon la nature de l'amine utilisée, une accumulation de produits de dégradation dans la solution absorbante qui peut entraîner la nécessité d'un traitement de la solution dégradée, d'éventuels problèmes de moussage dus aux produits de dégradation. La dégradation de la solution absorbante pénalise donc les performances et le 25 bon fonctionnement des unités de désacidification des gaz. Pour pallier le problème de dégradation, à défaut de pouvoir limiter ou supprimer la présence d'oxygène dans la solution absorbante, on ajoute, dans la solution absorbante, des composés dont le rôle est de prévenir ou limiter les 30 phénomènes de dégradation des composés amines, notamment la dégradation engendrée par les phénomènes d'oxydation. Ces composés sont couramment nommés additifs inhibiteurs de dégradation. Les principaux modes d'action connus des additifs inhibiteurs de dégradation consistent selon leur nature en une réaction de type réduction et/ou en un captage, un piégeage et/ou une stabilisation des radicaux formés dans la solution absorbante afin de limiter ou d'empêcher ou d'interrompre les réactions, notamment les réactions en chaîne, de dégradation. Le brevets US 5686016 cite des additifs utilisés pour limiter la dégradation de solutions absorbantes utilisées pour la désacidification du gaz naturel, en particulier les oximes. Le brevet US 7056482 cite des additifs utilisés pour limiter la dégradation de solutions absorbantes utilisées pour le captage du CO2, en particulier les 10 thiosulfates et les sulfites. La présente invention propose une famille d'additifs inhibiteurs de dégradation qui permet notamment de réduire la dégradation d'une solution absorbante mise en oeuvre pour l'absorption de composés acides contenus dans 15 un effluent gazeux, la solution absorbante comportant des composés amines en solution aqueuse. De manière générale, l'invention décrit une solution absorbante pour absorber les composés acides d'un effluent gazeux, ladite solution comportant : 20 a) au moins une amine, b) de l'eau, c) au moins un composé inhibiteur de dégradation pour limiter la dégradation de ladite amine, le composé inhibiteur de dégradation étant un dérivé de la pyridine, dont au moins un atome de carbone du cycle pyridine est lié à un 25 atome de soufre. Le composé inhibiteur de dégradation peut répondre à l'une des formules générales suivantes : R1 (Formule III) (Formule IV) (Formule V) R1 R1 R1 (Formule VI) (Formule VII) (Formule VIII) O SIX dans laquelle X est choisi parmi o un atome d'hydrogène, o un élément alcalin ou alcalino-terreux, o un métal monovalent ou multivalent, o un cation ammonium NH4+ ou résultant de la protonation d'une fonction amine, o un cation phosphonium, o un radical hydrocarboné comprenant 1 à 12 atomes de carbone, o un des motifs A, B, C, D, E ou F suivants : R5 R5 (Motif A) S (Motif B) R7 (Motif C) R R8 (Motif D) /S (Motif E) R7 (Motif F)20 dans laquelle chacun des radicaux RI, R2, R3, R4, R5, R6, R7 et R8 est choisi parmi: o un atome d'hydrogène, o un radical hydrocarboné comprenant 1 à 12 atomes de carbone, 5 o une fonction acide ou ester sulfonique, o une fonction amine W o un radical Y dans lequel W est choisi parmi un atome de soufre et un atome d'oxygène et Y est choisi parmi : o un atome d'hydrogène, 10 o un radical comprenant 1 à 12 atomes de carbone, o un élément alcalin ou alcalino-terreux, o un métal monovalent ou multivalent, o un cation ammonium NH4+ ou résultant de la protonation d'une fonction amine, 15 o un cation phosphonium. Selon l'invention, au moins l'un des radicaux RI, R2, R3, R4, R5, R6, R7, R8, X et Y peut être un groupe hydrocarboné renfermant entre 1 et 12 atomes de carbone et comporter, en outre, au moins un élément choisi parmi un 20 hétéroatome et un halogène. Au moins l'un des radicaux R1, R2, R3, R4, R5, R6, R7, R8, X et Y peut être un groupe hydrocarboné renfermant entre 1 et 12 atomes de carbone et comporter, en outre, au moins une fonction choisie parmi le groupe : une fonction hydroxyle, une fonction cétone, une fonction carboxylique, une fonction amine et 25 une fonction nitrile. Au moins deux radicaux choisis parmi RI, R2, R3 et R4, ou parmi R5, R6, R7 et R8 peuvent être des radicaux hydrocarbonés reliés par une liaison covalente pour former un cycle constitué de 5, 6, 7 ou 8 atomes. La solution absorbante peut comporter entre 10% et 99% poids d'amine, 30 entre 1% et 90% poids d'eau et entre 5 ppm et 5% poids de composé inhibiteur de dégradation. Le composé inhibiteur de dégradation peut être choisi parmi le groupe contenant la 2-mercaptopyridine, la 2-mercapto-6-méthylpyridine, le N-oxyde de la 2-mercaptopyridine, l'acide 2-mercaptonicotinique, l'acide 6-mercaptonicotinique, le 2-quinolinethiol, la 5-(trifluorométhyl)-2-mercaptopyridine, la 4- mercaptopyridine, le 7-(trifluorométhyl)quinoline-4-thiol, la 2-(2- pyridinyldisulfanyl)pyridine, la 4-(4-pyridinyldisulfanyl)pyridine, un sel de la 2- mercaptopyridine, un sel de la 2-mercapto-6-méthylpyridine, un sel du N-oxyde de la 2-mercaptopyridine, un sel de l'acide 2-mercaptonicotinique, un sel de l'acide 6-mercaptonicotinique, un sel du 2-quinolinethiol, un sel de la 5-(trifluorométhyl)-2-mercaptopyridine, un sel de la 4-mercaptopyridine, un sel du 7-(trifluorométhyl)quinoline-4-thiol, un sel de la 2-(2-pyridinyldisulfanyl)pyridine et un sel de la 4-(4-pyridinyld isulfanyl)pyridine. L'amine peut être choisie parmi le groupe contenant : la N,N,N',N',N"-pentaméthyldiéthylènetriamine, la pipérazine, la monoéthanolamine, la diéthanolamine, la méthyldiéthanolamine, la diisopropanolamine, la diglycolamine, un sel de la glycine et un sel de la taurine. De préférence, l'amine est la monoéthanolamine et le composé inhibiteur de dégradation est choisi parmi la 2-mercaptopyridine, l'acide 2-mercaptonicotinique, le sel de sodium du N-oxyde de la 2-mercaptopyridine, la 2-mercapto-6-méthylpyridine, la 5-(trifluorométhyl)-2-mercaptopyridine et la 4-mercaptopyridine . La solution absorbante peut comporter au moins 39% poids de monoéthanolamine. La présente invention décrit également un procédé pour absorber des composés acides contenus dans un effluent gazeux, dans lequel on met en contact l'effluent gazeux avec une solution aqueuse comportant au moins une amine, et dans lequel on contrôle la dégradation de ladite amine en introduisant dans ladite solution aqueuse au moins un composé inhibiteur de dégradation dérivé de la pyridine, dont au moins un atome de carbone du cycle pyridine est lié à un atome de soufre. La solution aqueuse peut être mise en oeuvre pour absorber des composés acides contenus dans l'un des effluents du groupe contenant le gaz naturel, les fumées de combustion, les gaz de synthèse, les gaz de raffinerie, les gaz obtenus en queue du procédé Claus, les gaz de fermentation de biomasse, les gaz de cimenterie et les fumées d'incinérateur. L'effluent gazeux peut comporter au moins 500ppm volumique d'oxygène. On peut introduire dans la solution aqueuse au moins un composé inhibiteur de dégradation choisi parmi le groupe contenant : la 2-mercaptopyridine, la 2-mercapto-6-méthylpyridine, le N-oxyde de la 2-mercaptopyridine, l'acide 2- mercaptonicotinique, l'acide 6-mercaptonicotinique, le 2-quinolinethiol, la 5-(trifluorométhyl)-2-mercaptopyridine, la 4-mercaptopyridine, le 7-(trifluorométhyl)quinoline-4-thiol, la 2-(2-pyridinyldisulfanyl)pyridine, la 4-(4-pyridinyldisulfanyl)pyridine, un sel de la 2-mercaptopyridine, un sel de la 2-mercapto-6-méthylpyridine, un sel du N-oxyde de la 2-mercaptopyridine, un sel de l'acide 2-mercaptonicotinique, un sel de l'acide 6-mercaptonicotinique, un sel du 2-quinolinethiol, un sel de la 5-(trifluorométhyl)-2-mercaptopyridine, un sel de la 4-mercaptopyridine, un sel du 7-(trifluorométhyl)quinoline-4-thiol, un sel de la 2-(2-pyridinyldisulfanyl)pyridine et un sel de la 4-(4-pyridinyldisulfanyl)pyridine. Pour limiter la dégradation de la monoéthanolamine en solution aqueuse mise en oeuvre pour capter le CO2 contenu dans des fumées de combustion, on ajoute de préférence dans la solution aqueuse au moins un composé inhibiteur de dégradation choisi parmi le groupe contenant : la 2-mercaptopyridine, l'acide 2-mercaptonicotinique, le sel de sodium du N-oxyde de la 2-mercaptopyridine, la 2-mercapto-6-méthylpyridine, la 5-(trifluorométhyl)-2-mercaptopyridine et la 4- mercaptopyridine. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention seront mieux compris et apparaîtront clairement à la lecture de la description faite ci-après, en référence à la figure 1 représentant la teneur en NH3 dans le gaz traité par une solution absorbante en fonction de l'ajout ou non d'additifs inhibiteurs de dégradation dans la solution absorbante. Afin de réduire la dégradation d'une solution absorbante, les inventeurs ont montré que la dégradation d'une solution absorbante comportant des composés organiques munis d'une fonction amine en solution aqueuse est sensiblement réduite en présence d'une faible quantité d'additifs inhibiteurs de dégradation décrits ci-après. 15 Les additifs inhibiteurs de dégradation selon l'invention sont des composés appartenant à la famille des dérivés de la pyridine dont au moins un substituant contient un atome de soufre. Dans la présente description, on entend par pyridine les composés 5 cycliques à 6 atomes dont le cycle comporte 5 atomes de carbone et 1 atome d'azote, et 3 insaturations. Dans la présente description, on entend par dérivés de la pyridine dont au moins un substituant contient un atome de soufre, que au moins un des atomes de carbone du cycle pyridine soit lié à un atome de soufre. 10 Les composés inhibiteurs de dégradation selon l'invention peuvent par exemple répondre à la formule générale (I) suivante : Selon la position des substituants du cycle, la formule générale (I) se décline selon les trois formules (III) (IV) et (V) suivantes : S-X R4 (Formule I) (Formule III) 20 Les composés inhibiteurs de dégradation selon l'invention peuvent également exister sous leur forme dite oxyde de pyridine appelée aussi N-oxyde 25 de pyridine, et ce, dans le respect des règles de la chimie organique. Dans ce cas, les composés inhibiteurs de dégradation selon l'invention peuvent par exemple répondre à la formule générale (Il) suivante : R~ Selon la position des substituants du cycle, la formule générale (Il) se décline selon les trois formules (VI) (VII) et (VIII) suivantes : R4 (Formule Il) (Formule VI) SIX (Formule VII) (Formule VIII) Dans les formules I à VIII, le radical X est choisi parmi : o un atome d'hydrogène, o un élément alcalin, de préférence le sodium ou le potassium, o un élément alcalino-terreux, o un métal monovalent ou multivalent, o un cation ammonium NH4+ ou résultant de la protonation d'une fonction amine, o un cation phosphonium, o un radical comprenant 1 à 12 atomes de carbone, saturé ou non, linéaire, branché ou cyclique, hétérocyclique ou aromatique pouvant éventuellement renfermer des hétéroatomes et/ou des halogènes, et pouvant renfermer des fonctions hydroxyles, cétones, carboxyliques, amines ou nitriles, o un motif R ' -' pouvant se décliner selon les trois motifs A, B et C suivants selon la position des substituants : R8 (Motif A) /S (Motif B) R7 (Motif C) R8 o un motif R pouvant se décliner selon les trois motifs D, E et F 5 suivants selon la position des substituants : /S (Motif E) R7 (Motif F) (Motif D) Dans les formules I à VIII, ainsi que dans les motifs A, B, C, D, E et F chacun des 10 radicaux RI, R2, R3, R4, R5, R6, R7 et R8 est choisi indépendamment et indifféremment parmi : o un atome d'hydrogène, o un radical comprenant 1 à 12 atomes de carbone, saturé ou non, linéaire, branché ou cyclique, hétérocyclique ou aromatique pouvant éventuellement 15 renfermer des hétéroatomes et/ou des halogènes, et pouvant éventuellement comporter des fonctions hydroxyles, cétones, carboxyliques, amines ou nitriles, o une fonction acide ou une fonction ester sulfonique, o une fonction amine, W o un radical Y 20 avec W étant un atome de soufre ou un atome d'oxygène et Y étant o un atome d'hydrogène, o un radical comprenant 1 à 12 atomes de carbone, saturé ou non, 5 linéaire, branché ou cyclique, hétérocyclique ou aromatique pouvant éventuellement renfermer des hétéroatomes et/ou des halogènes, hydroxyles, cétones, o 10 o la protonation d'une o 15 Selon un premier mode de réalisation de l'invention, dans la définition des formules I à VIII, ainsi que dans les motifs A, B, C, D, E et F des inhibiteurs de dégradation selon l'invention, chacun des radicaux R1, R2, R3, R4, R5, R6, R7 et R8 sont indépendants, c'est-à-dire qu'ils ne sont pas liés entre eux. Cependant, selon un deuxième mode de réalisation, dans le cas où deux des radicaux parmi R1, R2, 20 R3 et R4, ou parmi R5, R6, R7 et R8 sont des radicaux hydrocarbonés, ces deux radicaux peuvent être liés pour former un cycle constitué de 5, 6, 7 ou 8 atomes. Le cycle est constitué d'atomes de carbone et éventuellement d'atomes d'oxygène ou d'azote. Ledit cycle peut comporter des insaturations. Ledit cycle respecte les règles de la chimie organique. 25 Selon l'invention, dans le cas où X est un élément multivalent, il est entendu que pour respecter la neutralité de la molécule, l'agent inhibiteur de dégradation selon l'invention peut prendre l'une des formes suivantes : pouvant comporter des fonctions carboxyliques, amines ou nitriles, un élément alcalin ou alcalino-terreux, un métal monovalent ou multivalent, o un cation ammonium NH4+ ou résultant de fonction amine, un cation phosphonium. Xb a Xb -a avec a et b étant des nombres entiers permettant le respect de la neutralité ou des valences dans le respect des règles de la chimie Les molécules de l'invention peuvent aussi exister sous leur forme dite tautomère lorsque cela est permis, et ce, dans le respect des règles de la chimie organique. 10 Les solutions absorbantes selon l'invention peuvent être mises en oeuvre pour désacidifier les effluents gazeux suivants : le gaz naturel, les gaz de synthèse, les fumées de combustion, les gaz de raffinerie, les gaz obtenus en queue du procédé Claus, les gaz de fermentation de biomasse, les gaz de cimenterie, les fumées d'incinérateur. Ces effluents gazeux contiennent un ou 15 plusieurs des composés acides suivants : le CO2, l'H2S, des mercaptans, du COS, du SO2, du NO2, du CS2. En particulier, le procédé selon l'invention, peut être mis en oeuvre pour absorber des composés acides contenus dans un effluent gazeux contenant de l'oxygène, comme par exemple les fumées de combustion. La teneur en oxygène dans l'effluent gazeux peut être supérieure à 500ppm en 20 volume, de préférence supérieure à 0,5%, voire au moins 1%, 3% ou 5% volumique. En général, la teneur en oxygène dans l'effluent gazeux reste inférieure à 20% en volume. Les fumées de combustion sont produites notamment par la combustion d'hydrocarbures, de biogaz, de charbon dans une chaudière ou pour une turbine à gaz de combustion, par exemple dans le but de 25 produire de l'électricité. Ces fumées peuvent comporter entre 50 % et 90 % d'azote, entre 5 % et 20 % de dioxyde de carbone. Les fumées comportent en général au moins 500ppm volumique, de préférence au moins 1% volumique, voire au moins 2%, 3% ou 5% volumique d'oxygène, jusqu'à une teneur qui en général n'excède pas 20 % volume d'oxygène. 125 La mise en oeuvre d'une solution absorbante pour désacidifier un effluent gazeux est généralement réalisée en effectuant une étape d'absorption suivie d'une étape de régénération. L'étape d'absorption consiste à mettre en contact l'effluent gazeux avec la solution absorbante. Lors du contact, les composés organiques munis d'une fonction amine de la solution absorbante réagissent avec les composés acides contenus dans l'effluent de manière à obtenir un effluent gazeux appauvri en composés acides et une solution absorbante enrichie en composés acides. L'étape de régénération consiste notamment à chauffer et, éventuellement à détendre, au moins une partie de la solution absorbante enrichie en composés acides afin de libérer les composés acides sous forme gazeuse. La solution absorbante régénérée, c'est-à-dire appauvrie en composés acides est recyclée à l'étape d'absorption. La solution absorbante selon l'invention comporte des composés organiques en solution aqueuse. De manière générale, les composés organiques sont des amines, c'est-à-dire qu'ils comportent au moins une fonction amine. Les composés organiques peuvent être en concentration variable par exemple compris entre 10% et 99% poids, de préférence entre 20% et 75% poids, voire entre 20% et 50% poids, dans la solution aqueuse. La solution absorbante peut contenir entre 1% et 90% poids d'eau, de préférence entre 25% et 80% poids, voire entre 50% et 70% poids d'eau. Par exemple les composés organiques sont des amines tels que la N,N,N',N',N"-pentaméthyldiéthylènetriamine ou la pipérazine. Par exemple la pipérazine est utilisée pour le traitement du gaz naturel et pour la décarbonatation des fumées de combustion. Les composés organiques peuvent également être des alcanolamines telles que la monoéthanolamine (MEA), la diéthanolamine (DEA), la méthyldiéthanolamine (MDEA), la diisopropanolamine (DIPA) ou la diglycolamine. De préférence, la MDEA et la DEA sont couramment utilisées pour la désacidification du gaz naturel. La MEA est plus particulièrement utilisée pour la décarbonatation des fumées de combustion. Les composés organiques peuvent également être des sels d'acides aminés tels que les sels de la glycine ou de la taurine qui sont notamment mis en oeuvre pour le captage du CO2 dans les fumées de combustion. En outre, la solution absorbante selon l'invention peut contenir des composés qui absorbent physiquement au moins partiellement un ou plusieurs composés acides de l'effluent gazeux. Par exemple la solution absorbante peut comporter entre 5% et 50% poids de composés absorbants à caractère physique tel que par exemple du méthanol, du sulfolane ou de la N-formyl morpholine. Un autre avantage de l'invention réside dans le fait que l'utilisation d'additifs inhibiteurs de dégradation selon l'invention permet d'augmenter la concentration en amines communément utilisée par l'homme du métier et d'augmenter ainsi les performances du procédé : augmentation de la capacité et de la vitesse d'absorption des composés acides par la solution absorbante entraînant une réduction des coûts d'investissement et des coûts opératoires de l'unité industrielle. En effet, comme montré ci-après dans l'exemple 1, en absence d'additifs inhibiteurs de dégradation, la vitesse de dégradation des amines augmente avec l'augmentation de la concentration en amines. Ainsi dans le cas par exemple de l'utilisation d'une solution aqueuse de MEA (monoéthanolamine) pour le captage du CO2 dans les fumées de combustion, la concentration en MEA est communément limitée à 30% poids pour limiter la dégradation de cette amine. Il est entendu ici que la concentration en amine est définie en pourcentage poids dans l'eau avant absorption de CO2. Ainsi par exemple, une solution absorbante utilisée pour le captage du CO2 dans une fumée de combustion et contenant un additif inhibiteur de dégradation selon l'invention peut contenir plus de 30% poids et de préférence plus de 35% poids de MEA, une bonne valeur de la concentration en MEA étant au moins égale à 39% poids. Parmi l'ensemble des molécules appartenant à la famille des dérivés de la pyridine dont au moins un substituant contient un atome de soufre, on utilise de préférence les composés inhibiteurs de dégradation suivants : La 2-mercaptopyridine, la 2-mercapto-6-méthylpyridine, le N-oxyde de la 2- mercaptopyridine, l'acide 2-mercaptonicotinique, l'acide 6-mercaptonicotinique, le 2-quinolinethiol, la 5-(trifluorométhyl)-2-mercaptopyridine, la 4-mercaptopyridine, le 7-(trifluorométhyl)quinoline-4-thiol, la 2-(2-pyridinyld isulfanyl)pyridine et la 4-(4-pyridinyldisulfanyl)pyridine ainsi que les sels des éléments précédemment cités. Les sels des composés inhibiteurs de dégradation selon l'invention peuvent être obtenus par exemple par leur neutralisation à l'aide d'un hydroxyde ou un carbonate alcalin (de préférence un hydroxyde ou un carbonate de sodium ou de potassium) alcalinoterreux ou métallique ou d'ammonium ou à l'aide d'une amine présente dans la solution absorbante. Dans ce cas, les fonctions présentant un caractère acide, telles que par exemple les fonctions thiols et par exemple les éventuelles fonctions acides carboxyliques, peuvent être partiellement ou totalement neutralisées. Les sels des composés inhibiteurs de dégradation selon l'invention peuvent être également obtenus par exemple par leur neutralisation à l'aide d'un acide organique ou inorganique. Dans ce cas, c'est au moins un atome d'azote présent sur la molécule qui est protoné. Les composés inhibiteurs de dégradation listés au paragraphe précédent sont particulièrement bien adaptés à la prévention de la dégradation d'amines en solution aqueuse mises en oeuvre dans un procédé de captage du CO2 contenu dans des fumées de combustion. Pour limiter la dégradation d'une solution absorbante composée d'amines, en particulier d'alcanolamines, par exemple la monoéthanolamine (MEA), en solution aqueuse notamment pour capter le CO2 des fumées de combustion, on peut utiliser de préférence l'un des composés suivants : La 2-mercaptopyridine, la 2-mercapto-6-méthylpyridine, le N-oxyde de la 2-mercaptopyridine, l'acide 2-mercaptonicotinique, l'acide 6-mercaptonicotinique, la 5-(trifluorométhyl)-2-mercaptopyridine, la 4-mercaptopyridine, ainsi que leurs sels tels par exemple les sels de sodium, de potassium ou d'ammonium, comme par exemple le sel de sodium de la 2-mercaptopyridine, le sel de potassium de la 2-mercaptopyridine, le sel de sodium du N-oxyde de la 2-mercaptopyridine, le sel de sodium de l'acide 2-mercaptonicotinique et le sel de potassium de l'acide 2- mercaptonicotinique. De préférence, selon l'invention, on utilise la 2-mercaptopyridine, l'acide 2-mercaptonicotinique, le sel de sodium du N-oxyde de la 2-mercaptopyridine, la 2-mercapto-6-méthylpyridine, la 5-(trifluorométhyl)-2-mercaptopyridine, la 4- mercaptopyridine pour limiter la dégradation d'une amine, en particulier la MEA, en solution aqueuse mise en oeuvre pour désacidifier un effluent gazeux, notamment dans le cadre du captage de CO2 contenu dans des fumées de combustion. La solution absorbante selon l'invention comporte une quantité d'additifs inhibiteurs de dégradation définis par la formule générale décrite ci-dessus. La solution absorbante peut comporter un ou plusieurs additifs inhibiteurs de dégradation différents correspondant à ladite formule générale. De plus, dans la solution absorbante, les additifs inhibiteurs de dégradation selon l'invention peuvent être associés à d'autres composés inhibiteurs de dégradation de familles chimiques différentes. Selon l'invention, la solution absorbante comporte entre 5 ppm et 5% poids d'additifs inhibiteurs de dégradation selon l'invention, de préférence de 50 ppm à 2% poids, et une excellente teneur en additifs inhibiteurs de dégradation dans la solution étant comprise entre 100 ppm et 1% poids. Les exemples présentés ci-après permettent de comparer et d'illustrer les performances des additifs inhibiteurs de dégradation selon l'invention, en terme de réduction de la dégradation des amines en solution aqueuse, de réduction des émissions de composés de dégradation volatils et de possibilité d'augmenter la concentration en amines sans augmenter leur dégradation. EXEMPLE 1 : Les amines de la solution absorbante peuvent être dégradées dans une utilisation selon l'invention engendrant une consommation de l'amine. Cet exemple montre que l'utilisation des additifs inhibiteurs de dégradation des amines permet de limiter fortement la dégradation des dites amines. Cet exemple montre en outre que dans le cas de la MEA (monoéthanolamine) l'utilisation des additifs inhibiteurs de dégradation selon l'invention permet l'augmentation de la concentration en amine de 30% poids, concentration communément utilisée par l'homme du métier, à 40% poids sans augmentation de la dégradation. Les essais de dégradation d'une amine en solution aqueuse sont effectués selon le mode opératoire suivant : 100g de solution de MEA (monoéthanolamine) 30% ou 40% poids dans l'eau désionisée sont placés dans un réacteur en verre surmonté d'un condenseur pour éviter l'évaporation de l'eau. Le réacteur est chauffé à 80°C dans un bloc chauffant électrique. La solution est agitée à 1000 tours par minute par un barreau aimanté. La présence de contre pales empêche la formation d'un vortex. Un gaz est mis en contact avec la solution à l'aide d'un tube plongeant pendant 7 jours à pression atmosphérique. Selon les essais, on fait varier la nature du gaz mis en contact avec la solution. De même les essais sont conduits soit en absence soit en présence de différents additifs inhibiteurs de dégradation incorporés dans la solution aqueuse d'amine à 0,25% poids. Lorsque l'essai est conduit uniquement en présence de CO2 et en l'absence d'oxygène, le gaz mis en contact avec la solution est un mélange de 7NI/h d'azote et de 0,033 Nl/h de CO2 réalisé dans une chambre de mélange. Dans ce cas, le gaz comporte uniquement du CO2 et de l'azote. Lorsque l'essai est conduit en présence de CO2 et d'oxygène, le gaz mis en contact avec la solution est un mélange de 7NI/h d'air atmosphérique, c'est-à-dire de l'air ambiant non purifié, et de 0,033 Nl/h de CO2 réalisé dans une chambre de mélange. Dans ce cas, le gaz contient du CO2, de l'azote et de l'oxygène, la teneur en oxygène dans le gaz étant de 21% environ. Une analyse par chromatographie en phase gazeuse de la solution ainsi dégradée est réalisée à la fin de l'essai. La méthode chromatographique utilise une colonne polaire, un gaz vecteur, l'hélium, un étalon interne, le triéthylèneglycol et une détection FID (Flame Induced Detection). Cette analyse permet de déterminer la concentration résiduelle de MEA. Une vitesse moyenne de dégradation sur la durée de l'essai peut donc être calculée : [MEA],n;aare - [MEA1 finale vitesse moyenne de dégradation = * masse de solution durée essai 18 De même un taux de dégradation peut être calculé : taux _ de _ dégradation = 1 - [MEA] finale *100 [MEA]initiale Le tableau 1 présente les vitesses moyennes de dégradation de la MEA dans les cas suivants : - Cas n°1 : MEA 30% poids en présence d'oxygène et sans additif selon l'invention - Cas n°2 : MEA 40% poids en présence d'oxygène et sans additif selon l'invention CAS Teneur en 02 [MEA] en % poids Vitesse moyenne de dégradation (g/jour) 1 21 % 30% 2,99 2 21 % 40% 3,72 Tableau 1 : comparaison des vitesses moyennes de dégradation de la MEA 30% et 40% poids en absence d'un additif inhibiteur de dégradation selon l'invention. Le tableau 1 confirme bien qu'une solution aqueuse de MEA 40% poids se dégrade plus vite qu'une solution de MEA 30% poids. Ainsi pour une même durée, la masse de MEA dégradée est plus importante dans le cas d'une solution aqueuse de MEA 40% poids. 20 Le tableau 2 donne les taux de dégradation d'une solution aqueuse de MEA (monoéthanolamine) 40% poids, en présence d'un additif inhibiteur de 25 dégradation ou non et soumise à un gaz renfermant de l'azote, du CO2 et contenant ou non de l'oxygène : - Cas n°2 : en présence d'oxygène et sans additif selon l'invention 15 2959944, 19 - Cas n°3 : sans oxygène et sans additif selon l'invention - Cas n°4 : en présence d'oxygène et en présence d'un additif selon l'invention, la 2-mercaptopyridine - Cas n°5 : en présence d'oxygène et en présence d'un additif selon 5 l'invention, l'acide 2-mercaptonicotinique. - Cas n°6 : en présence d'oxygène et en présence d'un additif selon l'invention, le sel de sodium du N-oxyde de la 2-mercaptopyridine. - Cas n°7 : en présence d'oxygène et en présence d'un additif selon l'invention, la 2-mercapto-6-méthylpyridine. 10 - Cas n°8 : en présence d'oxygène et en présence d'un additif selon l'invention, la 5-(trifluorométhyl)-2-mercaptopyridine - Cas n°9 : en présence d'oxygène et en présence d'un additif selon l'invention, la 4-mercaptopyridine CAS Teneur en 02 Nom de l'additif Taux de dégradation 2 21% - 66% 3 0% - Il apparaît clairement que : 1. la solution de MEA n'est pas dégradée en présence du seul CO2 en 20 l'absence d'oxygène 2. la dégradation de la MEA est attribuable à la présence d'oxygène 3. en présence d'additifs selon l'invention, la dégradation de la MEA est ramenée au même niveau que celle constatée en l'absence d'oxygène, c'est-à-dire considérée comme nulle car inférieure à l'incertitude de la mesure qui est de 3%. En conclusion, les additifs selon l'invention combattent efficacement l'effet de l'oxygène sur la dégradation de la MEA. Il apparaît clairement qu'en présence d'un additif selon l'invention, la dégradation de la MEA à 40 % poids dans l'eau peut être considérée comme nulle car inférieure à l'incertitude de la mesure qui est de 3%. Ainsi, dans le cas de la MEA, les additifs selon l'invention permettent d'augmenter la concentration en amine communément utilisée par l'homme du métier sans augmenter la dégradation de l'amine. EXEMPLE 2 : En particulier, les amines peuvent être dégradées par l'oxygène 20 engendrant la formation de produits volatils, qui sont entraînés dans les effluents gazeux du procédé. Ainsi, par exemple dans le cas du traitement de fumées en post-combustion dans un procédé utilisant une solution aqueuse de MEA des quantités importantes d'ammoniac sont formées. L'ammoniac ainsi formé est entraîné dans l'atmosphère avec les fumées traitées ce qui pose des problèmes 25 quant à la protection de l'environnement. Cet exemple montre que l'utilisation des additifs inhibiteurs de dégradation des amines permet de limiter fortement la formation de produits volatils. Cet exemple montre en outre que dans le cas de la MEA (monoéthanolamine) 30 l'utilisation des additifs inhibiteurs de dégradation selon l'invention permet l'augmentation de la concentration en amine de 30% poids, concentration communément utilisée par l'homme du métier, à 40% poids sans augmenter la formation de produits volatils.15 Cet exemple donne les résultats obtenus avec une solution aqueuse de MEA à 40% poids. La figure 1 présente un suivi de la concentration en ammoniac dans le gaz sortant du réacteur dans les cas 2, 4, 5, 6, 7, 8 et 9 définis dans l'exemple 1. [A] correspond à la concentration en ammoniac en ppm volume dans le gaz de sortie du réacteur, t représente le temps exprimé en jours. Les cas 2, 4, 5, 6, 7, 8 et 9 sont représentés respectivement par la courbe 2 avec des ronds noirs, la courbe 4 avec des losanges blancs, la courbe 5 avec des triangles blancs, la courbe 6 avec des croix, la courbe 7 avec des carrés blancs, la courbe 8 avec des triangles noirs et la courbe 9 avec des ronds blancs. La concentration en ammoniac dans le gaz sortant du réacteur est déterminée par une analyse en ligne par spectrométrie Infra-Rouge à 15 Transformée de Fourrier. Dans le cas des additifs inhibiteur de dégradation selon l'invention, la teneur en NH3 est inférieure à 17ppm pendant toute la durée du test alors qu'elle dépasse rapidement les 2000ppm sans additif inhibiteur de dégradation. II 20 apparaît clairement qu'en présence d'un additif selon l'invention, les émissions d'ammoniac liées à la dégradation de la MEA à 40 % poids dans l'eau sont considérablement réduites. Cet exemple montre donc bien, dans le cas de la MEA, que les additifs 25 selon l'invention permettent d'augmenter la concentration en amine communément utilisée par l'homme du métier sans augmenter les émissions d'ammoniac. Par conséquent, dans un procédé industriel utilisant une solution absorbante contenant des additifs inhibiteurs de dégradation selon l'invention, les 30 émissions de composés volatils en tête d'absorbeur seront bien moindres qu'en absence d'additifs inhibiteurs de dégradation même si la concentration en amine est augmentée par rapport à la concentration communément utilisée par l'homme du métier. REVENDICATIONS1) Solution absorbante pour absorber les composés acides d'un effluent gazeux, ladite solution comportant : a) au moins une amine, b) de l'eau, c) au moins un composé inhibiteur de dégradation pour limiter la dégradation de ladite amine, le composé inhibiteur de dégradation étant un dérivé de la pyridine, dont au moins un atome de carbone du cycle pyridine est lié à un atome de soufre. 2) Solution absorbante selon la revendication 1, dans laquelle ledit composé 15 inhibiteur de dégradation répond à l'une des formules générales suivantes : R1 R1 R4 X-- S~ y R4 R3 S,X R4 R3 (Formule VI) (Formule VII) (Formule VIII) 20 dans laquelle X est choisi parmi o un atome d'hydrogène, o un élément alcalin ou alcalino-terreux, 25 o un métal monovalent ou multivalent,o un cation ammonium NH4+ ou résultant de la protonation d'une fonction amine, o un cation phosphonium, o un radical hydrocarboné comprenant 1 à 12 atomes de carbone, 5 o un des motifs A, B, C, D, E et F suivants : R8 (Motif A) /S (Motif B) R7 (Motif C) R /S (Motif E) R7 (Motif F) (Motif D) 10 dans laquelle chacun des radicaux R1, R2, R3, R4, R5, R6, R7 et R8 est choisi parmi: o un atome d'hydrogène, o un radical hydrocarboné comprenant 1 à 12 atomes de carbone, 15 o une fonction acide ou ester sulfonique, o une fonction amine W o un radical Y dans lequel W est choisi parmi un atome de soufre et un atome d'oxygène et Y est choisi parmi : o un atome d'hydrogène, 20 o un radical comprenant 1 à 12 atomes de carbone, o un élément alcalin ou alcalino-terreux, o un métal monovalent ou multivalent, o un cation ammonium NH4+ ou résultant de la protonation d'une fonction amine, 25 o un cation phosphonium. 3) Solution absorbante selon la revendication 2, dans laquelle au moins l'un des radicaux R1, R2, R3, R4, R5, R6, R7, R8, X et Y est un groupe hydrocarboné renfermant entre 1 et 12 atomes de carbone et comporte, en outre, au moins un 5 élément choisi parmi un hétéroatome et un halogène. 4) Solution absorbante selon l'une des revendications 2 et 3, dans laquelle au moins l'un des radicaux R1, R2, R3, R4, R5, R6, R7, R8, X et Y est un groupe hydrocarboné renfermant entre 1 et 12 atomes de carbone et comporte, en outre, 10 au moins une fonction choisie parmi le groupe : une fonction hydroxyle, une fonction cétone, une fonction carboxylique, une fonction amine et une fonction nitrile. 5) Solution absorbante selon l'une des revendications précédentes, dans 15 laquelle au moins deux radicaux choisis parmi R1, R2, R3 et R4, ou parmi R5, R6, R7 et R8 sont des radicaux hydrocarbonés reliés par une liaison covalente pour former un cycle constitué de 5, 6, 7 ou 8 atomes. 6) Solution absorbante selon l'une des revendications précédentes, dans 20 laquelle la solution comporte entre 10% et 99% poids d'amine, entre 1% et 90% poids d'eau et entre 5 ppm et 5% poids de composé inhibiteur de dégradation. 7) Solution absorbante selon l'une des revendications précédentes, dans laquelle le composé inhibiteur de dégradation est choisi parmi le groupe contenant 25 la 2-mercaptopyridine, la 2-mercapto-6-méthylpyridine, le N-oxyde de la 2-mercaptopyridine, l'acide 2-mercaptonicotinique, l'acide 6-mercaptonicotinique, le 2-quinolinethiol, la 5-(trifluorométhyl)-2-mercaptopyridine, la 4-mercaptopyridine, le 7-(trifluorométhyl)quinoline-4-thiol, la 2-(2-pyridinyld isulfanyl)pyridine, la 4-(4-pyridinyldisulfanyl)pyridine, un sel de la 2-mercaptopyridine, un sel de la 2- 30 mercapto-6-méthylpyridine, un sel du N-oxyde de la 2-mercaptopyridine, un sel de l'acide 2-mercaptonicotinique, un sel de l'acide 6-mercaptonicotinique, un sel du 2-quinolinethiol, un sel de la 5-(trifluorométhyl)-2-mercaptopyridine, un sel de la 4-mercaptopyridine, un sel du 7-(trifluorométhyl)quinoline-4-thiol, un sel de la 2-(2-pyridinyldisulfanyl)pyridine et un sel de la 4-(4-pyridinyldisulfanyl)pyridine. 8) Solution absorbante selon l'une des revendications précédentes, dans laquelle l'amine est choisie parmi le groupe contenant : la N,N,N',N',N"-pentaméthyldiéthylènetriamine, la pipérazine, la monoéthanolamine, la diéthanolamine, la méthyldiéthanolamine, la diisopropanolamine, la diglycolamine, un sel de la glycine et un sel de la taurine. 9) Solution absorbante selon l'une des revendications précédentes, dans laquelle l'amine est la monoéthanolamine et dans laquelle le composé inhibiteur de dégradation est choisi parmi la 2-mercaptopyridine, l'acide 2-mercaptonicotinique, le sel de sodium du N-oxyde de la 2-mercaptopyridine, la 2-mercapto-6-méthylpyridine, la 5-(trifluorométhyl)-2-mercaptopyridine et la 4- mercaptopyridine . 10) Solution absorbante selon l'une des revendications 8 et 9, comportant au moins 39% poids de monoéthanolamine. 11) Procédé pour absorber des composés acides contenus dans un effluent gazeux, dans lequel on met en contact l'effluent gazeux avec une solution aqueuse comportant au moins une amine, et dans lequel on contrôle la dégradation de ladite amine en introduisant dans ladite solution aqueuse au moins un composé inhibiteur de dégradation dérivé de la pyridine, dont au moins un atome de carbone du cycle pyridine est lié à un atome de soufre. 12) Procédé selon la revendication 11, dans lequel la solution aqueuse est mise en oeuvre pour absorber des composés acides contenus dans l'un des effluents du groupe contenant le gaz naturel, les fumées de combustion, les gaz de synthèse, les gaz de raffinerie, les gaz obtenus en queue du procédé Claus, les gaz de fermentation de biomasse, les gaz de cimenterie et les fumées d'incinérateur. 13) Procédé selon la revendication 12, dans lequel l'effluent gazeux comporte au moins 500ppm volumique d'oxygène. 14) Procédé selon l'une des revendications 11 à 13, dans lequel on introduit dans la solution aqueuse au moins un composé inhibiteur de dégradation choisi parmi le groupe contenant : la 2-mercaptopyridine, la 2-mercapto-6-méthylpyridine, le N-oxyde de la 2-mercaptopyridine, l'acide 2-mercaptonicotinique, l'acide 6-mercaptonicotinique, le 2-quinolinethiol, la 5- (trifluorométhyl)-2-mercaptopyridine, la 4-mercaptopyridine, le 7- (trifluorométhyl)quinoline-4-thiol, la 2-(2-pyridinyld isulfanyl)pyridine, la 4-(4-pyridinyldisulfanyl)pyridine, un sel de la 2-mercaptopyridine, un sel de la 2-mercapto-6-méthylpyridine, un sel du N-oxyde de la 2-mercaptopyridine, un sel de l'acide 2-mercaptonicotinique, un sel de l'acide 6-mercaptonicotinique, un sel du 2-quinolinethiol, un sel de la 5-(trifluorométhyl)-2-mercaptopyridine, un sel de la 4- mercaptopyridine, un sel du 7-(trifluorométhyl)quinoline-4-thiol, un sel de la 2-(2-pyrid inyldisulfanyl)pyridine et un sel de la 4-(4-pyridinyld isulfanyl)pyridine. 15) Procédé selon la revendication 11, dans lequel pour limiter la dégradation de la monoéthanolamine en solution aqueuse mise en oeuvre pour capter le CO2 contenu dans des fumées de combustion, on ajoute dans la solution aqueuse au moins un composé inhibiteur de dégradation choisi parmi le groupe contenant : la 2-mercaptopyridine, l'acide 2-mercaptonicotinique, le sel de sodium du N-oxyde de la 2-mercaptopyridine, la 2-mercapto-6-méthylpyridine, la 5-(trifluorométhyl)-2-mercaptopyridine et la 4-mercaptopyridine.25
42,695
FR2959945A1
A1
20111118
FR 2959945 A1 20111118 FR 1053698 A 20100511 ENSEMBLE POUR LA PEINTURE DE PIECES La présente invention concerne, de façon générale, le domaine des ensembles permettant la peinture de pièces à l'aide de peinture en poudre. Plus particulièrement, l'invention concerne un ensemble pour la peinture de pièces, comprenant un dispositif de projection de peinture en poudre. La peinture en poudre est utilisée à la place de peinture sous forme liquide car elle présente des avantages dont celui de ne pas nécessiter de solvant. En général on dépose la peinture en poudre sur la pièce à peindre puis on effectue une cuisson de cette pièce ainsi recouverte de manière à gélifier la peinture et à permettre son accroche sur la pièce une fois celle-ci refroidie. Dans ce contexte, la présente invention a pour but de proposer un ensemble pour la peinture de pièces permettant de simplifier l'usage de la peinture en poudre. A cette fin, l'ensemble pour la peinture de pièces selon l'invention, par ailleurs conforme à la définition générique qu'en donne le préambule défini précédemment, est essentiellement caractérisée en ce que le dispositif de projection comprend : - des moyens de production d'un flux gazeux chaud adaptés à produire un flux d'air chaud ayant une température au moins comprise entre des premier et second seuils de température ; - des moyens de stockage de ladite peinture en poudre ; - des moyens d'introduction dans ledit flux gazeux de peinture en poudre, ces moyens d'introduction étant reliés d'une part auxdits moyens de stockage pour y prélever de la peinture en poudre et débouchant d'autre part vers une zone d'introduction de peinture en poudre située de manière à être face audit flux gazeux chaud produit par lesdits moyens de production d'un flux gazeux chaud. Pour la compréhension de l'invention le terme de gélification désigne le changement d'état de la peinture en poudre de son état de poudre pulvérulente à un état liquide visqueux, ce changement d'état se produisant pour des températures supérieure ou égale au premier seuil de température, sachant que le premier seuil de température est inférieur su second seuil de température. La peinture gélifiée a l'aspect d'un liquide visqueux, alors que dans son état de poudre elle prend la forme de grains solides. La projection de peinture en poudre est avantageuse car elle permet d'éliminer le besoin de solvants que l'on a dans le cas des peintures liquides. Par ailleurs le fait d'introduire de la peinture en poudre dans un flux d'air chaud permet de former un gel de peinture durant le transport de la peinture par le flux d'air chaud. La peinture ainsi gélifiée et entrainée par le flux d'air chaud peut être projetée vers la pièce à peindre et s'y déposer dans son état gélifié et sans avoir l'obligation de cuire la pièce pour permettre l'adhérence sur la peinture en poudre. Le fait d'entrainer la peinture gélifiée dans le flux d'air chaud permet de donner à la peinture d'une part une vitesse et une énergie cinétique favorable à son accroche sur la pièce à peindre et d'autre part permet une élévation de température surfacique de la pièce peinte ce qui réduit le risque de choc thermique entre la peinture gélifiée et la pièce à peindre et favorise aussi l'accroche de la peinture. Lors de son impact contre la pièce à peindre, la peinture gélifiée se répand sur la pièce pour en épouser la surface (la peinture gélifiée se répand sur la pièce bien plus facilement que lorsque l'on impacte de la peinture en poudre sur la pièce, l'accroche est donc meilleurs). Une fois la peinture gélifiée déposée sur la pièce celle-ci se refroidie et la pièce se trouve recouverte d'une couche de peinture provenant d'une peinture en poudre sans qu'il y ait eu besoin de la passer au four, ou d'utiliser des solvants pour l'appliquer. Selon un mode de réalisation préférentielle on fait en sorte que lesdits moyens de production du flux gazeux chaud comportent une chambre dotée d'une entrée d'air et d'une buse de sortie d'air et des moyens de chauffage de l'air disposés entre ladite entrée d'air et ladite buse de sortie d'air. Avec ce mode de réalisation de l'invention ledit flux gazeux est un flux d'air chaud, ce qui est économique à mettre en oeuvre car le flux gazeux est obtenu par chauffage de l'air. Pour la mise en oeuvre de l'invention, on peut aussi faire en sorte que lesdits moyens d'introduction de peinture en poudre comportent au moins une buse externe située à l'extérieur de ladite chambre desdits moyens de production du flux gazeux chaud, cette buse externe étant orientée de manière à ce que la zone d'introduction de peinture en poudre soit située en périphérie de la buse de sortie d'air. Ce mode de réalisation est intéressant car il permet d'introduire de la peinture en poudre dans le flux d'air chaud tout en maintenant la buse externe à l'écart du flux d'air chaud circulant dans la chambre, ce qui limite le réchauffement de cette buse et réduit le risque que la peinture ne se gélifie sous l'effet de 3 la chaleur avant d'être introduite dans le flux d'air. Une telle gélification au niveau de la buse n'est en effet pas souhaitable car elle peut être la cause d'une accroche de la peinture sur la buse une fois la peinture refroidie ce qui peut conduire à un bouchage au moins partiel de cette buse externe. Il est entendu que l'accroche de peinture sur la buse externe est à éviter car cela modifie les caractéristiques d'écoulement de la peinture dans cette buse. Ce mode de réalisation permet aussi l'introduction de poudre de peinture non gélifiée dans le flux d'air chaud, la gélification de la peinture en poudre intervenant pendant l'entrainement de la poudre par le flux d'air chaud. Il a été noté que les grains de peinture non gélifiés se répartissent facilement dans le flux d'air chaud et leur gélification dans ce flux permet d'obtenir une peinture gélifiée directement applicable sur la pièce à peindre. Préférentiellement, pour mettre en oeuvre ce mode de réalisation de l'invention, on fait en sorte que cette buse externe soit annulaire et entoure la buse de sortie d'air et on fait aussi en sorte que cette buse externe comporte un déflecteur annulaire adapté à orienter la poudre de peinture provenant de la buse externe vers une axe principal centrale de la buse de sortie d'air. Ainsi la poudre est introduite concentriquement dans le flux gazeux chaud ce qui favorise sa répartition sur toute la section de flux gazeux chaud. Préférentiellement pour la mise en oeuvre du mode de réalisation précédent de l'invention, on fait en sorte que la buse externe comprenne une canalisation d'entrée de poudre de peinture orientée de manière à créer un flux de poudre de peinture tourbillonnant à l'intérieur de la buse externe et selon un axe de rotation tourbillonnaire parallèle à un axe principal de sortie de poudre de la buse externe. Le fait de créer un tel tourbillon de poudre de peinture dans la buse externe annulaire et selon un axe de tourbillon parallèle à un axe de sortie de poudre permet d'avoir une répartition homogène de la poudre de peinture tout autour du flux gazeux chauffé ce qui favorise la répartition homogène de cette poudre dans le flux gazeux chauffé. Pour la mise en oeuvre de l'ensemble selon l'invention, on peut aussi faire en sorte que lesdits moyens d'introduction de peinture en poudre comportent au moins une buse interne située dans ladite chambre desdits moyens de production du flux gazeux chaud. Ce mode de réalisation est utile car il permet d'homogénéiser la répartition de la poudre de peinture dans le flux gazeux avant même que le flux d'air chaud ne sorte de la chambre. Ainsi la buse de sortie d'air chaud qui fixe la forme et la section du flux d'air chaud sortant de la chambre permet par la même occasion de définir la vitesse de projection des particules hors de la chambre et en direction de l'objet à peindre. Pour la mise en oeuvre du précédent mode de réalisation de l'invention, on peut aussi faire en sorte que lesdits moyens d'introduction de peinture en poudre comportent des moyens de refroidissement de la buse interne adaptés pour limiter le risque d'échauffement de la buse interne par le flux gazeux chaud. Ce mode de réalisation permet de réduire le risque que la poudre de peinture se trouvant dans la buse interne ne s'échauffe et se gélifie dans la buse et avant d'être introduite dans le flux gazeux chaud. Un 5 tel phénomène pourrait perturber l'écoulement de la peinture au niveau de la buse interne. Pour la mise en oeuvre du précédent mode de réalisation de l'invention, on peut aussi faire en sorte que lesdits moyens de refroidissement comportent un circuit de refroidissement adapté pour permettre la circulation de fluide de refroidissement, ce circuit de refroidissement étant au moins partiellement disposé à l'intérieur de ladite chambre desdits moyens de production du flux gazeux chaud et comportant une entrée et une sortie de fluide de refroidissement. Grâce à ce mode de réalisation, on peut contrôler la température de la peinture en poudre avant de l'introduire dans le flux gazeux chaud en permettant de dé corréler au moins partiellement la variation de température du flux gazeux et la variation de température de la poudre à l'intérieur de la buse interne. Ce mode de réalisation permet de préserver peinture se trouvant dans la buse interne dans son état en poudre permettant ainsi une régularité d'écoulement de la poudre au travers de la buse interne. Pour la mise en oeuvre de l'invention, on peut aussi faire en sorte que les moyens de production d'un flux gazeux chaud comportent une source de chaleur disposés dans ladite chambre, entre ladite entrée d'air et ladite buse de sortie d'air. Cette disposition de la source de chaleur est avantageuse car elle permet de réaliser le chauffage du flux gazeux sans perturber l'écoulement de la peinture dans le flux gazeux puisque la source de chaleur est en amont de la zone d'introduction de la peinture dans le flux gazeux. Pour la mise en oeuvre de ce précédent mode de réalisation de l'invention, on peut aussi faire en sorte que ladite source de chaleur soit une résistance électrique. La résistance électrique est utile car elle autorise une maîtrise de la variation de température par une commande déportée de la source de chaleur telle qu'un variateur d'intensité électrique du courant d'alimentation de la résistance. Préférentiellement pour la mise en oeuvre de ce mode de réalisation de l'invention, on fait en sorte que la buse interne des moyens d'introduction dans ledit flux gazeux de peinture en poudre soit positionnée entre la résistance électrique et la sortie d' air. Ceci permet d'éviter que de la poudre de peinture introduire dans le flux gazeux chaud ne soit projetée sur la résistance électrique ce qui risquerait dégrader la résistance et la peinture. Préférentiellement, on fait en sorte que les moyens de production d'un flux gazeux chaud comportent une turbine actionnée par un moteur, de manière à générer un flux gazeux qui est en l'occurrence un flux d' air. Préférentiellement, pour la mise en oeuvre de l'un quelconque des modes de réalisation précités de l'invention, on fait en sorte que les moyens de stockage de ladite peinture en poudre comportent une réserve de poudre dotée de moyens de formation d'un lit fluidisé de poudre de peinture. Ce mode de réalisation permet d'améliorer l'homogénéité de la peinture en poudre acheminée des moyens de stockage aux moyens d'introduction dans ledit flux gazeux de la peinture en poudre. Ce lit fluidisé favorise aussi l'acheminement de la peinture en poudre 7 en évitant que la poudre ne s'agglomère dans les moyens de stockage. Pour la mise en oeuvre de l'un quelconque des modes de réalisation de l'invention précités on fait en sorte que l'ensemble selon l'invention comporte un compresseur relié audits moyens de stockage et adapté à générer un flux gazeux compressé pour forcer le passage de peinture en poudre des moyens de stockage vers les moyens d'introduction dans ledit flux gazeux de la peinture en poudre. Préférentiellement ce même compresseur soit relié audit moyens de stockage de manière à forcer le mouvement d'une partie au moins de la peinture en poudre qui y est stockée et à former ledit lit fluidisé. Pour la mise en oeuvre de l'un quelconque des modes de réalisation de l'invention précités on fait en sorte que l'ensemble comprenne de la peinture polymérisable sous forme de poudre ayant une température de gélification comprise entre lesdits premier et second seuils de température et une température d'enclenchement de réaction de polymérisation également comprise entre ces premier et second seuils de température. Le choix d'une peinture ayant des température de gélification et de polymérisation comprise entre les premier et second seuils de chauffe du flux gazeux permet à l'aide de l'ensemble selon l'invention comprenant cette peinture de réaliser d'une part la gélification et d'autre part d'enclencher la réaction de polymérisation lors du transport de la peinture dans le flux gazeux chaud. La chauffe de la pièce à peindre est ainsi limitée puisqu'inférieure au second seuil de température, ce qui limite le risque de dégradation de cette pièce par effet de chauffage. On fait préférentiellement en sorte que ledit premier seuil de température soit supérieur ou égal à 60°C et préférentiellement supérieur ou égal à 70°C et que ledit second seuil, qui est supérieur au premier seuil, soit inférieur ou égal à 200°C et préférentiellement inférieur ou égal à 130°C, lesdits premier et second seuils étant ainsi préférentiellement compris entre 70°C et 130°C. Le fait de limiter le second seuil de température en dessous de 200°C et préférentiellement en dessous de 130°C permet de limiter la consommation d'énergie nécessaire au chauffage du flux gazeux tout en permettant d'avoir une température suffisante à la gélification et à la polymérisation de peinture tout en préservant la pièce à peindre. Préférentiellement on fait en sorte que l'ensemble selon l'invention comporte des moyens de recyclage de peinture comportant une aspiration disposée de manière à être placée à distance des moyens d'introduction dans ledit flux gazeux de peinture en poudre. Ainsi la peinture gélifiée qui ne s'est pas fixée sur la pièce à peindre peut être récupérée par l'aspiration pour être éventuellement recyclée. L'avantage d'une telle aspiration est de créer un flux d'air aspirant la poudre et favorisant son refroidissement et donc sa solidification. Une fois solidifiée la poudre à l'avantage d'être moins adhérente aux surfaces ce qui facilite son recyclage par aspiration. Dans un mode de réalisation préférentiel de l'ensemble selon l'invention, on fait en sorte qu'il comporte en outre des moyens de préparation des 9 surfaces à peindre comme le sablage, le gommage ou la cryogénie dont l'avantage est de permettre un nettoyage de la pièce à peindre avant de projeter sur cette pièce de la poudre de peinture gélifiée. Préférentiellement pour mettre en oeuvre l'ensemble pour la peinture de pièces selon l'un quelconque des modes de réalisation précités on fait en sorte qu'il comprenne une enceinte formée de parois pliables et que lesdits moyens d'introduction dans ledit flux gazeux de peinture en poudre se trouvent à l'intérieur de ladite enceinte. Ce mode de réalisation utilisant des parois pliables permet de définir une cabine de peinture pouvant être rangée aisément pour par exemple être transportée. Préférentiellement l'invention concerne aussi un véhicule comportant l'ensemble selon l'invention de manière à en permettre le transport. Dans ce mode de réalisation l'ensemble selon l'invention peut être déplacé aisément vers les endroits où l'on souhaite réaliser la peinture de pièces. Préférentiellement pour mettre en oeuvre ce mode de réalisation de l'invention on fait en sorte que lesdites parois pliables soient attachée à une cabine du véhicule et que les moyens de production d'un flux gazeux chaud et les moyens de stockage de ladite peinture en poudre soient portés dans la cabine du véhicule. L'invention concerne également une peinture en matériau polymère sous forme de poudre adaptée pour être utilisée avec l'ensemble selon l'une au moins des revendications précédente, caractérisée en ce qu'elle présente : - une température de gélification et une température d'enclenchement de la réaction de polymérisation de la peinture comprises entre lesdits (60°C) et 200°C, préférentiellement comprises entre (70°C) et 130°C , préférentiellement entre (70°C) et 120°C; et - une durée de polymérisation inférieure ou égale à 10 minutes, préférentiellement inférieure ou égale à 1 minute, préférentiellement inférieur à 10 secondes, lorsque cette peinture, après avoir été portée au moins à sa dite température d'enclenchement de polymérisation est maintenue dans de l'air à température inférieure ou égale à cette température d'enclenchement de polymérisation. Cette peinture est adaptée pour être utilisée dans l'ensemble précité selon l'invention car : elle peut être gélifiée par élévation de sa température lors de son transport dans le flux gazeux chaud, ce qui facilite son accrochage sur la pièce à peindre ; et sa polymérisation peut être déclenchée également par élévation de température lors de son transport dans le flux gazeux chaud ; et sa polymérisation est rapide ce qui limite les risques de coulures et le temps d'immobilisation de la pièce ainsi peinte. Pour la mise en oeuvre de la peinture selon l'invention, on peut également faire en sorte que sa durée de polymérisation, réalisée en air chaud à une température comprise entre 110°C et 120°C, est inférieure à 10 secondes. Pour la mise en oeuvre de la peinture selon l'invention, on peut également faire en sorte que le matériau polymère soit choisi dans le groupe constitué 11 par les résines polyesters, époxy, hybrides (en l'occurrence des matériaux, polyuréthanes, acryliques et leurs mélanges. Une résine hybride ou mixte peut-être définie comme un mélange de résines polyester et époxy (qui peuvent être différentes de celles utilisées pour fabriquer les peintures polyester ou époxy) dans des proportions définies par la réactivité des deux résines (indice d'acidité pour la résine polyester et indice époxydique pour la résine époxy), la résine époxy jouant le rôle de durcisseur pour la résine polyester et vis versa. Pour la mise en oeuvre de la peinture selon l'invention, on peut également faire en sorte qu'elle comprenne un mélange de résines polyester et de résine époxy. Pour la mise en oeuvre de la peinture selon l'invention, on peut également faire en sorte que les résines polyester et époxy représentent respectivement entre 40 et 60 % et entre 60 et 40 % et plus préférentiellement entre 55,7 et 44,3 parties en poids par rapport au poids total de la résine. Le choix des proportions est en fonction de l'indice d'acidité de la résine polyester et de l'indice époxydique de la résine époxy. Pour la mise en oeuvre de la peinture selon l'invention, on peut également faire en sorte qu'elle présente une granulométrie moyenne comprise entre 1pm et 150pm, et préférentiellement entre 5 et 30pm. Une telle granulométrie permet une répartition homogène de la peinture dans le flux gazeux. Pour la mise en oeuvre de la peinture selon l'invention, on peut également faire en sorte qu'elle ait une masse volumique comprise entre 0,4 et 0,8 g/cm3. On a constaté qu'avec une telle masse volumique conjuguée à la granulométrie précitée on arrive à conférer une énergie cinétique à la poudre suffisante pour avoir un impact sur la pièce à peindre compatible avec l'accroche de la peinture. Ces caractéristiques peuvent être obtenues grâce à l'utilisation de résines spécifiques ainsi que l'ajout d'additifs particuliers. Ces considérations physico-chimique deviennent indispensable lors de la mise en oeuvre du procédé sur des substrats thermiquement sensibles (matériaux organiques, végétales...). Un exemple de système hybride basse température formulé pour ce type d'application utilise un mélange de résines polyester P3250 (DSM) et époxy DER662E (DOW) dans une proportion en masse de 55,7/44,3. Ce type de formulation peut-être polymérisée dès 130°C et est bien adaptée pour la projection thermique sur substrat sensible. Plus généralement, des formulations spécifiques peuvent intégrer des catalyseurs de polymérisation, comme par exemple le bromure de phosphonium, qui permettent d'abaisser la température et le temps de polymérisation, des concentrations en durcisseur plus élevées que dans les formulations standards, des matériaux de charge possédant une bonne conductivité thermique et l'utilisation de résine de base à basse température de polymérisation. La granulométrie moyenne (D50) des poudres pouvant être mises en oeuvre est comprise entre 5 et 150 pm, mais plus préférentiellement entre 5 et 30pm. En effet, l'utilisation de poudre fine permet d'obtenir sa gélification plus rapidement et ainsi de se projeter plus aisément. La masse volumique des poudres peut être 13 comprise entre 0.3 et 1.5 g/cm3, et plus préférentiellement entre 0.4 et 0.8 g/cm3 ce qui permet un transport optimal de la poudre du dispositif de projection, qui a préférentiellement la forme d'un pistolet, au substrat et un temps de séjour des particules dans le flux d'air chaud suffisant pour leur gélification. On peut toutefois noter que des poudres classiques peuvent être utilisées, cependant, la durée de projection sera plus longue, et les températures d'application plus élevées. Une attention particulière devra dès lors être portée sur la nature du substrat à peindre qui devra supporter des contraintes thermiques importantes. L'invention concerne enfin un procédé de peinture d'une pièce comprenant : - la génération d'un flux gazeux chaud ayant une température comprise entre des premier et second seuils de température, - l'introduction dans ce flux gazeux chaud d'une peinture polymère en poudre choisie pour avoir une température de gélification de cette peinture et une température d'enclenchement d'une réaction de polymérisation de cette peinture qui sont inférieures ou égales à la température dudit flux gazeux ; et - la projection, à l'aide dudit flux gazeux chaud, de cette peinture contre une pièce à peindre. Ce procédé permet d'impacter sur la pièce de la peinture gélifiée et en cours de polymérisation. Préférentiellement, pour la mise en oeuvre de ce procédé, on utilise l'ensemble pour la peinture de pièces selon l'un au moins des modes de réalisation définis précédemment et on utilise la peinture en poudre selon l'un au moins des modes de réalisation définis précédemment. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront clairement de la description qui en est faite ci-après, à titre indicatif et nullement limitatif, en référence aux dessins annexés, dans lesquels: la figure 1 représente un véhicule 30 doté d'une cabine 31 portant l'ensemble selon l'invention pour la peinture de pièces, ce mode de réalisation est prévu pour permettre une mobilité de l'ensemble avec la création d'une enceinte à parois pliables 29 permettant d'abriter l'objet à peindre 2 et à protéger l'environnement à l'extérieur de l'enceinte de peinture 28, sur cette figure 1, on voit que l'ensemble pour la peinture 1 selon l'invention comporte un dispositif de projection de peinture 3, des moyens de recyclage de la peinture 25 permettant d'aspirer la peinture non fixée sur la pièce 2 et des moyens de préparation des surfaces 27 permettant de nettoyer la pièce avant de la peindre ; le moyen de recyclage comporte une bouche d'aspiration qui est disposée pour que la pièce 2 à peindre soit entre cette bouche et le dispositif de projection de peinture, de cette manière la peinture qui ne s'est pas fixée sur la pièce 2 et qui peut être polymérisée peut être aspirée pour être recyclée ; la figure 2 présente le dispositif de projection 3 de peinture en poudre 32 qui comporte des moyens de stockage 6 de la peinture en poudre 32, ces moyens de stockage permettant de créer un lit fluidisé de peinture en poudre pour la rendre homogène avant son acheminement au travers des moyens d'introduction de peinture 7 dans le flux gazeux chaud 5 ; on voit sur cette figure 2 que le flux gazeux 5 est un flux d'air 15 chaud généré par un moyen de production 4 du flux qui comprend une chambre 9 dotée d'une entrée d'air 10, une buse de sortie d'air 11, et une turbine 21 actionnée à rotation par un moteur électrique 22 de manière à générer le flux d'air 5 de l'entrée 10 vers la buse de sortie d'air 11, le moyen de production 4 de flux gazeux chaud 5 comporte en outre une résistance électrique 20 placée entre la turbine 21 et la buse de sortie 11 pour chauffer l'air en aval de la turbine 21 et du moteur 22 ; la figure 3 présente sensiblement les mêmes éléments que ceux de la figure 1, mais permet de voir une utilisation de l'ensemble selon l'invention 1 pour peindre un objet sans avoir à le déplacer ; Dans le cas de cette figure 3 c'est l'ensemble 1 qui est déplacé et les parois 29 de l'enceinte 28 sont dépliées autour de l'objet 2 qui est ici un portail ; On voit bien sur cette figure 3 qu'il y a un avantage à utiliser l'ensemble 1 selon l'invention car on peut peindre avec des poudre donc sans nécessité de solvants pour maintenir la peinture liquide avant séchage, et sans pour autant nécessiter un four pour polymériser la peinture en poudre après l'avoir déposée sur l'objet ; la figure 4 montre une portion de l'ensemble selon l'invention qui comporte lesdits moyens de stockage 6 de peinture en poudre 32, une alimentation en air comprimé de ce moyen de stockage 6 par un compresseur 24 de manière à former un lit fluidisé de peinture en poudre 23 ; on voit également sur cette figure 4 que ce même compresseur 24 peut être utilisé pour alimenter un circuit de refroidissement 18 en air frais de la buse interne 16 qui permet de libérer la peinture en poudre dans la chambre 9 des moyens de production de flux gazeux chaud 5 (dans ce mode de réalisation, on a une buse interne 16 pour introduire la peinture dans le flux gazeux chaud 5 à l'intérieur de la chambre 9 ; Comme on le voit sur la figure 6, l'autre alternative est d'introduire cette peinture en poudre dans le flux gazeux chaud sortant de cette chambre 9 en sortie de la buse de sortie d'air 11. On forme ainsi le flux 35 dans lequel sont présentes des particules de peinture gélifiées sous l'effet de la chaleur comprise entre (60 °C) et 130°C ; la figure 5 montre en détail le dispositif de projection 3 de peinture de la figure 4 avec un grossissement permettant de voir les grilles de l'entrée d'air 10 permettant de filtrer l'air entrant dans la chambre 9 et le circuit de refroidissement 18 avec ses entrée et sortie 19a, 19b de fluide de refroidissement qui est en l'occurrence de l'air provenant d'un compresseur ; Sur cette figure 5 la zone d'introduction 8 de peinture dans le flux gazeux chaud 5 est à l'intérieur de la chambre 9 car on utilise une buse interne 16 pour introduire la peinture en poudre ; la figure 6 montre également montre en détail le dispositif de projection 3 de peinture mais dans un mode alternatif à celui des figures 4 et 5 ; Dans ce mode alternatif la zone d'introduction de peinture 8 dans le flux gazeux chaud est à l'extérieur de la chambre 9 car on utilise une buse externe 13 dotée d'un déflecteur annulaire 14 prévu pour orienter la peinture vers le flux 5 ;Le déflecteur est orienté d'un angle Téta supérieur à 30 ° par rapport à l'axe XX axe principal centrale de la buse de sortie d'air 1 ce qui permet d'introduire des particules de peinture jusqu'à cet axe X-X favorisant une répartition homogène de la peinture dans le flux ; Ce déflecteur 14 et la buse externe 13 sont agencés de manière à faire 17 tourbillonner la peinture en poudre à l'intérieur de la buse 13 pour lui conserver une homogénéité de répartition sur toute la section de la sortie de buse externe 13. Selon ce mode de réalisation, le dispositif 3 comporte également des grilles d'entrée d'air 10 permettant de filtrer l'air entrant dans la chambre 9, mais il n'y a pas ici de circuit de refroidissement de la buse externe 13 car celle-ci est relativement distante de la zone chaude de la chambre 9. Comme on le voit sur chacun des modes de réalisation décrits sur les figures 4, 5, 6, le dispositif de projection de peinture 3 possède une commande 34 ayant la forme d'une gâchette et commandant la vitesse du flux gazeux 5 dans la chambre 9 et/ou la délivrance sélective de la peinture en poudre par les moyens d'introduction de peinture 7 dans ledit flux chaux 5. Cette gâchette 34 peut par exemple commander la chauffe de la résistance électrique 20 et/ou la vitesse de rotation du moteur 22 entrainant la turbine 21. Dans ces modes de réalisation un câble électrique 36 pour alimenter en électricité la gâchette, le moteur de turbine et la résistance de chauffe 20. Egalement on voit que la chambre 9 est reliée à une poignée de préhension permettant à l'utilisateur de la déplacer pour orienter sa sortie et le flux 35 chaud comprenant la peinture dans la direction souhaitée. Idéalement les moyens d'introduction 7 comportent au moins une conduite souple 37 de longueur supérieure à 1 mètre et reliant ces moyens d'introduction 7 aux moyens de stockage 6. Cette séparation via la conduite souple 37 permet de laisser à poste la réserve de peinture qui est lourde (moyens de stockage avec son système de lit fluidisé) tout en permettant à l'utilisateur de déplacer la chambre 9 et les moyens d'introduction 7 pour orienter les buses par rapport à la pièce à peindre. Il est à noter que conformément au mode de réalisation de la figure 4, le compresseur 24 qui génère de l'air compressé peut être relié à la chambre 9 des moyens de production des flux gazeux chaud 5 et il remplace dans ce cas le moteur 22 et la turbine 4, une valve commandée permettant de commander sélectivement l'ouverture et la fermeture de cette liaison. Le flux d'air généré par ce compresseur étant chauffé dans la chambre par la résistance électrique située en amont de la zone 8 où l'on introduit la peinture en poudre. Ce même compresseur 24 peut aussi être relié aux moyens de stockage 6 comme on le voit sur la figure 4 afin d'une part de générer le lit fluidisé de peinture et d'autre part de créer un flux d'acheminement de cette peinture en poudre vers le flux d'air chaud 5 généré dans la chambre 9 des moyens de production 4 de flux gazeux chaud. Cette liaison peut aussi être commandée sélectivement par une valve. Dans le mode de réalisation où l'introduction de peinture se fait dans la chambre 9 par buse interne 16 (voir figures 2, 4, 5), on peut également relier ce compresseur 24 au circuit de refroidissement 18 comme on le voit sur la figure 4 afin de refroidir la buse interne 16 et la peinture qui y transite. Cette liaison peut être commandée sélectivement par une valve distincte dont la fonction est la régulation de la température de la buse interne 16. Dans ce mode de réalisation un capteur de température peut être implanté pour évaluer la température de la buse interne 16 et réguler l'ouverture de la vanne en fonction de la température évaluée. 19 10 15 20 Préférentiellement l'ensemble selon l'invention comporte une régulation dotée d'un ou deux panneaux de commande 33 (un panneau 33 peut être fixé à l'extérieur de la chambre 9 et l'autre panneau 33 peut être fixé aux moyens de stockage 6) sur lesquels l'utilisateur peut régler des consignes de : - température du flux gazeux 5 (qui détermine la température de chauffe de la peinture et donc sa vitesse de gélification et éventuellement de polymérisation) ; et/ou - de vitesse V du flux gazeux en sortie de la buse de sortie d'air 11 hors de la chambre 9 (qui détermine la vitesse d'acheminement de la poudre dans le flux et donc sa vitesse d'impactage de la peinture sur la pièce 2 à peindre) ; et/ou - le flux de peinture en poudre 32 acheminé via les moyens d'introduction 7 vers la zone d'introduction 8 de peinture en poudre 32 dans le flux 5 (par exemple cette consigne de flux peut être la masse de peinture par unité de temps), ce paramètre détermine la quantité de peinture délivrée par unité de temps grâce à l'ensemble selon l'invention. 25 Cette régulation dotée de panneau 33 est préférentiellement reliée à chacune desdites vanne et capteurs de température précitées et éventuellement à des capteurs de vitesse de flux ou de pression de manière à contrôler l'atteinte des consignes précitées. 30 En s'assurant : - que la peinture en poudre possède une granulométrie moyenne comprise entre 5pm et 30pm, une masse volumique comprise entre 0,4 et 0,8 g/cm3 et, comme on le voit sur la figure 4, 5 10 - que la pièce à peindre 2 est à une distance de la buse 11, en l'occurrence entre 5 et 50 cm ; - que la température du flux gazeux chaud 5, qui est en l'occurrence un flux d'air chaud, est supérieure ou égale aux températures de gélification et de déclenchement de polymérisation de la peinture, en l'occurrence entre 60 °C et 130°C ; et que - la vitesse du flux d'air chaud 5 en sortie de buse de sortie d'air 11 est bien comprise entre 0,2 m/s et 20m/s ; on réunie alors les conditions permettant d'impacter des particules de peinture gélifiée sur 15 cette pièce 2, qui une fois polymérisées formeront une couche de peinture sur cette pièce 2. 21 REVENDICATIONS1. Ensemble (1) pour la peinture de pièces (2), comprenant un dispositif de projection (3) de peinture en poudre (32), l'ensemble (1) étant caractérisé en ce que le dispositif de projection (3) comprend : - des moyens de production (4) d'un flux gazeux chaud (5) adaptés à produire un flux d'air chaud ayant une température au moins comprise entre des premier et second seuils de température ; - des moyens de stockage (6) de ladite peinture en poudre (32) ; - des moyens d'introduction (7) dans ledit flux gazeux (5) de peinture en poudre (32), ces moyens d'introduction (7) étant reliés d'une part auxdits moyens de stockage (6) pour y prélever de la peinture en poudre (32) et débouchant d'autre part vers une zone d'introduction (8) de peinture en poudre (32) située de manière à être face audit flux gazeux chaud (5) produit par lesdits moyens de production (4) d'un flux gazeux chaud (5). 2. Ensemble selon la revendication 1, caractérisé en ce que lesdits moyens de production (4) du flux gazeux chaud comportent une chambre (9) dotée d'une entrée d'air (10) et d'une buse de sortie d'air (11) et des moyens de chauffage (12) de l'air disposés entre ladite entrée d'air (10) et ladite buse de sortie d'air (11). 3. Ensemble selon la revendication 2, caractérisé en ce que lesdits moyens d'introduction de peinture en poudre comportent au moins une buse externe (13) située à l'extérieur de ladite chambre (9) desdits moyens de production du flux gazeux chaud, cette buse externe 23 (13) étant orientée de manière à ce que la zone d'introduction (8) de peinture en poudre soit située en périphérie de la buse de sortie d'air (11). 4. Ensemble selon l'une au moins des revendications 2 et 3, caractérisé en ce que lesdits moyens d'introduction (7) de peinture en poudre comportent au moins une buse interne (16) située dans ladite chambre (9) desdits moyens de production (4) du flux gazeux chaud (5). 5. Ensemble selon la revendication 4, caractérisé en ce que lesdits moyens d'introduction (7) de peinture en poudre comportent des moyens de refroidissement (17) de la buse interne (16) adaptés pour limiter le risque d'échauffement de la buse interne (16) par le flux gazeux chaud (5). 6. Ensemble selon la revendication 5, caractérisé en ce que lesdits moyens de refroidissement (17) comportent un circuit de refroidissement (18) adapté pour permettre la circulation de fluide de refroidissement, ce circuit de refroidissement (18) étant disposé à l'intérieur de ladite chambre (9) desdits moyens de production (4) du flux gazeux chaud et comportant une entrée (19a) et une sortie (19b) de fluide de refroidissement. 7. Ensemble selon l'une au revendications 2 à 6, caractérisé en ce production (4) d'un flux gazeux chaud une source de chaleur (20) disposés dans (9), entre ladite entrée d'air (10) de ladite buse de sortie d'air (11). 8. Ensemble selon la revendication en ce que ladite source de chaleur est électrique (20). moins des que moyens de (5) comportent ladite chambre la chambre et 7, caractérisé une résistance 24 9. Ensemble selon l'une au moins des revendications 1 à 8, caractérisé en ce qu'il comprend de la peinture polymérisable sous forme de poudre (32) ayant une température de gélification comprise entre lesdits premier et second seuils de température et une température d'enclenchement de réaction de polymérisation également comprise entre ces premier et second seuils de température.
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FR2959946A1
A1
20111118
FR 2959946 A1 20111118 FR 1053697 A 20100511 Système de nettoyage d'intérieur d'enceinte, installation de nettoyaqe comprenant un tel système et procédé de nettoyaqe d'intérieur d'enceinte L'invention se rapporte à un système de nettoyage d'intérieur d'enceinte, à une installation de nettoyage comprenant un tel système ainsi qu'à un procédé de nettoyage d'intérieur d'enceinte. L'invention s'applique notamment au nettoyage d'un conteneur destiné à recevoir des marchandises, par exemple en vue de leur stockage ou de leur transport. En particulier, l'invention s'applique au nettoyage d'un conteneur, éventuellement frigorifique, pour des produits périssables, par exemple alimentaires ou pharmaceutiques, monté ou destiné à être monté sur un camion. En effet, les usagers de conteneurs frigorifiques ont une obligation de résultat de nettoyage et de désinfection avant la prise en charge de produits alimentaires (Normes CE 852/2004 et CE 853/2004). Au-delà des conteneurs frigorifiques, l'invention peut toutefois s'appliquer au nettoyage de toute enceinte nécessitant un nettoyage régulier, comme par exemple les conteneurs, les remorques, les semi-remorques, les chambres froides, les wagons, etc. Le document WO-A-2008/125659 décrit un système de nettoyage d'intérieur d'enceinte du type comprenant : - un support présentant des faces avant et arrière opposées et écartées l'une de l'autre selon une direction longitudinale, ledit support étant déplaçable selon la direction longitudinale, - un ensemble de lavage comprenant un circuit d'alimentation en fluide de lavage et un dispositif de diffusion de fluide de lavage relié audit circuit d'alimentation en fluide de lavage, ledit dispositif de diffusion de fluide de lavage étant monté sur le support, - un ensemble de rinçage comprenant un circuit d'alimentation en fluide de rinçage et un dispositif de diffusion de fluide de rinçage relié audit circuit d'alimentation en fluide de rinçage, ledit dispositif de diffusion de fluide de rinçage étant monté sur le support, - un dispositif de commande connecté aux ensembles de lavage et de rinçage. En particulier, dans le document WO-A-2008/125659, le dispositif de diffusion du fluide de lavage se présente sous la forme d'une buse de lavage statique et le dispositif de diffusion de fluide de rinçage se présente sous la forme d'une tête de rinçage pivotante. L'invention vise à améliorer l'efficacité du nettoyage réalisé par le système de nettoyage. A cet effet, selon un aspect, l'invention propose un système de nettoyage du type précité dans lequel le dispositif de diffusion de fluide de lavage comporte une tête de lavage qui s'étend selon un axe parallèle à la direction longitudinale, et qui comporte au moins une buse agencée pour diffuser le fluide de lavage selon une direction distincte de la direction longitudinale, ladite tête de lavage étant montée pivotante sur la face avant du support autour de l'axe de ladite tête de lavage, le dispositif de diffusion de fluide de rinçage comporte au moins une rampe verticale de rinçage qui s'étend selon un axe parallèle à une direction verticale perpendiculaire à la direction longitudinale, et qui comporte au moins une buse agencée pour diffuser le fluide de rinçage selon une direction radiale par rapport à l'axe de ladite rampe verticale de rinçage, ladite rampe verticale de rinçage étant montée déplaçable sur le support entre une première position, dans laquelle ladite buse est orientée pour diffuser le fluide de rinçage selon une direction transversale perpendiculaire aux directions longitudinale et verticale, et une deuxième position, dans laquelle ladite buse est orientée pour diffuser le fluide de rinçage selon la direction longitudinale, le dispositif de commande étant adapté pour lors d'une opération de lavage, commander l'alimentation en fluide de lavage du dispositif de diffusion de fluide de lavage et le pivotement de la tête de lavage autour de l'axe de ladite tête de lavage et, lors d'une opération de rinçage, commander l'alimentation en fluide de rinçage du dispositif de diffusion de fluide de rinçage et le déplacement de la rampe verticale de rinçage entre les première et deuxième positions. Ainsi, le système de nettoyage selon l'invention permet de réaliser un nettoyage complet d'une enceinte, incluant notamment un lavage, éventuellement une désinfection, et un rinçage, de manière rapide et uniforme. L'efficacité du système de nettoyage s'en trouve améliorée. En outre, le système de nettoyage selon l'invention réalise un nettoyage complet de manière automatique et avec un minimum de dispositif de diffusion, ce qui simplifie le nettoyage. En particulier, le circuit d'alimentation en fluide de lavage peut être adapté pour alimenter le dispositif de diffusion de fluide de lavage en fluide de lavage à basse pression, notamment sous une pression inférieure à 10 bars, de préférence comprise entre 4 bars et 9 bars. Par ailleurs, le circuit d'alimentation en fluide de lavage peut comprendre une conduite d'alimentation et une réserve de produit de lavage reliée à la conduite d'alimentation. Quant au circuit d'alimentation en fluide de rinçage, il peut être adapté pour alimenter le dispositif de diffusion de fluide de rinçage en fluide de rinçage à haute pression, notamment sous une pression supérieure à 30 bars, de préférence comprise entre 90 bars et 160 bars. Dans un mode de réalisation, le support est un chariot mobile selon la direction longitudinale, les ensembles de lavage et de rinçage et le dispositif de commande étant montés sur le chariot. Ces dispositions permettent d'obtenir un système de nettoyage monobloc. Dans un autre mode de réalisation, le support est un portique, les dispositifs de lavage et de rinçage étant montés sur le portique, le système de nettoyage comprenant en outre une base et un organe extensible selon la direction longitudinale, ledit organe extensible présentant une première extrémité reliée à la base et une deuxième extrémité supportant le portique. Le portique peut alors monté sur la deuxième extrémité de l'organe extensible de manière à être déplaçable en translation selon au moins l'une des directions transversale et verticale. De plus, l'organe extensible peut être creux, les circuits d'alimentation en fluide de lavage et de rinçage peuvent comprendre au moins une canalisation d'amenée, un organe de mise sous pression raccordé à la canalisation d'amenée et un organe de distribution dans la canalisation d'amenée de l'un des fluides choisi parmi le fluide de lavage et le fluide de rinçage, l'organe de mise sous pression et l'organe de distribution étant placés sur la base, la canalisation d'amenée s'étendant à l'intérieur de l'organe extensible. La tête de lavage peut comporter : - au moins deux buses équiréparties présentant chacune un axe qui forme un angle inférieur à 90°, notamment compris entre 10° et 50°, de préférence entre 15° et 30°, avec l'axe de la tête de lavage, - une buse centrale présentant un axe qui s'étend selon l'axe de la tête de lavage. Le dispositif de diffusion de fluide de rinçage peut comporter deux rampes verticales de rinçage écartées l'une de l'autre selon la direction transversale. En outre, le dispositif de diffusion de fluide de rinçage peut comporter : - une rampe inférieure de rinçage qui s'étend selon un axe parallèle à la direction transversale, et qui comporte au moins une buse agencée pour diffuser le fluide de rinçage selon une direction radiale par rapport à l'axe de ladite rampe inférieure de rinçage, ladite rampe inférieure de rinçage étant montée sur la face avant du support, et/ou - une rampe supérieure de rinçage qui s'étend selon un axe dans un plan horizontal parallèle aux directions longitudinale et transversale, et qui comporte au moins une buse agencée pour diffuser le fluide de rinçage selon une direction radiale par rapport à l'axe de ladite rampe supérieure de rinçage, ladite rampe supérieure de rinçage étant montée pivotante sur le support autour d'un axe de pivotement parallèle à la direction verticale. Selon un autre aspect, l'invention concerne une installation de nettoyage d'intérieur d'enceinte, notamment de conteneur destiné à recevoir des marchandises, ladite enceinte s'étendant globalement selon une direction d'extension entre une ouverture d'accès et une paroi de fond, et présentant deux parois latérales disposées selon la direction d'extension, ladite installation comprenant un système de nettoyage tel que défini précédemment, et une station mobile adaptée pour amener ledit système de nettoyage en regard de l'ouverture d'accès, la face avant du support faisant face à l'ouverture d'accès, la direction longitudinale étant parallèle à la direction d'extension. Selon un autre aspect, l'invention concerne un procédé de nettoyage d'intérieur d'enceinte, notamment de conteneur destiné à recevoir des marchandises, ledit procédé de nettoyage mettant en oeuvre une enceinte s'étendant globalement selon une direction d'extension entre une ouverture d'accès et une paroi de fond, et présentant deux parois latérales disposées selon la direction d'extension, et un système de nettoyage comprenant : - un support présentant des faces avant et arrière opposées et écartées l'une de l'autre selon la direction longitudinale, ledit support étant déplaçable selon la direction longitudinale, - un ensemble de lavage comprenant un circuit d'alimentation en fluide de lavage et un dispositif de diffusion de fluide de lavage relié audit circuit d'alimentation en fluide de lavage, ledit dispositif de diffusion de fluide de lavage comportant une tête de lavage qui s'étend selon un axe parallèle à la direction longitudinale, et qui comporte au moins une buse agencée pour diffuser le fluide de lavage selon une direction distincte de la direction longitudinale, ladite tête de lavage étant montée pivotante sur la face avant du support autour de l'axe de ladite tête de lavage, - un ensemble de rinçage comprenant un circuit d'alimentation en fluide de rinçage et un dispositif de diffusion de fluide de rinçage relié audit circuit d'alimentation en fluide de rinçage, ledit dispositif de diffusion de fluide de rinçage comportant au moins une rampe verticale de rinçage qui s'étend selon un axe parallèle à une direction verticale perpendiculaire à la direction longitudinale, et qui comporte au moins une buse agencée pour diffuser le fluide de rinçage selon une direction radiale par rapport à l'axe de ladite rampe verticale de rinçage, ladite rampe verticale de rinçage étant montée déplaçable sur le support entre une première position, dans laquelle ladite buse est orientée pour diffuser le fluide de rinçage selon une direction transversale perpendiculaire aux directions longitudinale et verticale, et une deuxième position, dans laquelle ladite buse est orientée pour diffuser le fluide de rinçage selon la direction longitudinale, - un dispositif de commande connecté aux ensembles de lavage et de rinçage, ledit procédé de nettoyage comprenant les étapes consistant à : - amener le système de nettoyage en regard de l'ouverture d'accès, la face avant du support faisant face à l'ouverture d'accès, la direction longitudinale étant parallèle à la direction d'extension, - lors d'une opération de lavage, alimenter en fluide de lavage le dispositif de diffusion de fluide de lavage, faire pivoter la tête de lavage autour de l'axe de ladite tête de lavage et déplacer le support selon la direction longitudinale en direction de la paroi de fond, de sorte à diffuser le fluide de lavage à l'intérieur de l'enceinte, - après l'opération de lavage, lors d'une opération de rinçage, placer la rampe verticale de rinçage dans la deuxième position et alimenter en fluide de rinçage le dispositif de diffusion de fluide de rinçage, de sorte à diffuser le fluide de rinçage sur la paroi de fond, déplacer la rampe verticale de rinçage vers la première position et déplacer le support selon la direction longitudinale en direction de l'ouverture d'accès, de sorte à diffuser le fluide de rinçage sur les parois latérales. D'autres objets et avantages de l'invention apparaîtront à la lecture de la description qui suit de modes de réalisation particuliers donnés à titre d'exemple non limitatif, faite en référence aux dessins annexés dans lesquels : - la figure 1 est une représentation en perspective d'une face avant d'un système de nettoyage d'intérieur d'enceinte selon un premier mode de réalisation, le système de nettoyage se présentant sous la forme d'un chariot, - la figure 2 est une représentation en plan d'une face arrière du système de nettoyage de la figure 1, - la figure 3 est une représentation en coupe longitudinale d'une tête de lavage montée sur la face avant du système de nettoyage de la figure 1, - la figure 4 est une représentation en plan d'une face latérale d'un système de nettoyage d'intérieur d'enceinte selon un deuxième mode de réalisation, le système de nettoyage se présentant sous la forme d'un portique monté à l'extrémité d'un tube télescopique, le système de nettoyage étant illustré en cours d'utilisation dans une enceinte, - la figure 5 est une représentation en plan d'une face avant du système de nettoyage de la figure 4, - la figure 6 est une représentation en perspective d'installation de nettoyage d'intérieur d'enceinte comprenant le système de nettoyage de la figure 1 monté sur une station mobile en vue d'amener le système de nettoyage dans une enceinte à nettoyer, - la figure 7 est une représentation schématique en vue de dessus d'une opération de lavage de l'intérieur d'une enceinte réalisée par le système de nettoyage de la figure 1, - la figure 8 est une représentation schématique en vue de dessus de deux premières étapes d'une opération de rinçage de l'intérieur d'une enceinte réalisée par le système de nettoyage de la figure 1, illustrant (a) un premier rinçage d'une paroi de fond de l'enceinte et (b) un premier rinçage de parois latérales de l'enceinte lors d'un déplacement vers l'arrière du système de nettoyage, - la figure 9 est une représentation agrandie en vue latérale du détail référencé IX sur la figure 8, - la figure 10 est une représentation schématique en vue de dessus de deux deuxièmes étapes de l'opération de rinçage réalisée par le système de nettoyage de la figure 1, illustrant (a) un deuxième rinçage des parois latérales de l'enceinte lors d'un déplacement vers l'avant du système de nettoyage et (b) un deuxième rinçage de la paroi de fond de l'enceinte, - la figure 11 est une représentation agrandie en vue latérale du détail référencé XI sur la figure 10. Sur les figures, les mêmes références désignent des éléments identiques ou analogues. Les figures 1 et 2 représentent un premier mode de réalisation d'un système de nettoyage 1 destiné à être introduit à l'intérieur d'une enceinte afin de procéder au nettoyage de l'intérieur de l'enceinte, et en particulier au lavage, au rinçage et éventuellement à la désinfection de l'intérieur de l'enceinte. Un exemple d'enceinte pouvant être nettoyée par le système de nettoyage selon l'invention est constitué par un conteneur 2, du type de ceux visibles sur la figure 6, destiné à recevoir des marchandises en vue de leur stockage ou de leur transport. Un tel conteneur 2, éventuellement frigorifique, peut par exemple être monté sur un camion 3. L'invention n'est toutefois pas limitée à ce type d'enceinte. De façon connue en soi, un conteneur 2 de ce type définit un espace 4 s'étendant selon une direction d'extension entre une ouverture d'accès 5 et une paroi de fond 6. Dans deux directions perpendiculaires entre elles et à la direction d'extension, l'espace 4 peut être délimité par un plancher 7 horizontal, une paroi supérieure 8 parallèle et à distance du plancher 7 et deux parois latérales 9 verticales parallèles, à distance l'une de l'autre et s'étendant entre le plancher 7 et la paroi supérieure 8. Dans ce premier mode de réalisation, le système de nettoyage 1 constitue une centrale mobile, monobloc de forme généralement parallélépipédique, par exemple cubique. Selon les applications, le système de nettoyage 1 peut être déplacé manuellement ou être automoteur et éventuellement commandé de l'extérieur du conteneur 2 à nettoyer, par exemple à l'aide d'une télécommande en mode manuel ou automatique. Le système de nettoyage 1 illustré sur les figures 1 et 2 comprend un chariot 10 servant de support pour des ensembles de lavage et de rinçage, décrits plus loin, adaptés pour réaliser le nettoyage de l'intérieur du conteneur 2. Dans le mode de réalisation représenté, le chariot 10 présente généralement une structure tubulaire. Il comporte un châssis 11 s'étendant dans un plan généralement horizontal, parallèle au plan de la surface sur laquelle évolue le chariot, notamment le plancher 7 du conteneur 2. En particulier, le châssis 11, par exemple métallique, notamment en inox, comprend deux longerons 12 s'étendant selon une direction longitudinale X, horizontale, et écartés l'un de l'autre selon une direction transversale Y, horizontale et perpendiculaire à la direction longitudinale X. Les longerons 12 sont reliés l'un à l'autre par deux traverses 13. Le châssis 11 est supporté par des roues 14 montées sur les longerons 12 pivotantes selon des axes transversaux, c'est-à-dire parallèles à la direction transversale Y. En particulier, deux paires de roues 14, comprenant chacune deux roues 14 écartées l'une de l'autre selon la direction transversale Y, sont montées sur le châssis 11, les deux paires de roues étant écartées l'une de l'autre selon la direction longitudinale X. Dans le mode de réalisation représenté, les roues 14 sont motrices pouvant être entraînées par un moteur 15, notamment électrique, par l'intermédiaire d'un dispositif de transmission 16. Le chariot 10 est alors déplaçable selon la direction longitudinale X. On définit alors sur le chariot 10 des faces transversales avant et arrière, opposées et écartées l'une de l'autre selon la direction longitudinale X. Des faces latérales, opposées, écartées l'une de l'autre selon la direction transversale Y, s'étendent entre les faces avant et arrière. Dans d'autres modes de réalisation, on pourrait prévoir que le chariot 10 soit également déplaçable selon la direction transversale Y. D'une manière générale, dans la suite de la description, les termes « avant » et « arrière » seront compris par rapport à l'orientation ainsi définie du système de nettoyage 1 et au sens du déplacement du système de nettoyage 1 selon la direction longitudinale X. Pour guider le déplacement du chariot 10 selon la direction longitudinale X, le châssis 11 est équipé d'organes de guidage qui, comme il ressortira de la suite de la description, permettent de le centrer dans le conteneur 2 en prenant appui sur les parois latérales 9 du conteneur 2. Les organes de guidage comprennent deux structures 17 en forme de U qui s'étendent chacune transversalement vers l'extérieur depuis l'un des longerons 12 et qui supportent chacune, sur une base longitudinale 18, une paire de roues latérales 19 montées pivotantes selon des axes verticaux, c'est-à-dire parallèles à une direction verticale Z perpendiculaire aux directions longitudinale X et transversale Y. La base longitudinale 18 de chacune des structures 17 est écartée du longeron 12 correspondant d'une distance réglable dans la direction transversale Y pour pouvoir amener les roues latérales 19 en contact avec les parois latérales 9 du conteneur 2. Au-delà du guidage latéral, il est prévu, sur les faces avant et arrière du chariot 10, des capteurs de fin de course du chariot. Les capteurs de fin de courses 20 comportent chacun une tige 21 s'étendant selon la direction longitudinale X depuis l'une des faces avant et arrière du chariot 10. Les extrémités libres des tiges 21 sont alors équipées de tout élément approprié pour détecter un contact, par exemple d'un capteur électrique, photoélectrique ou électro-acoustique. En particulier, deux capteurs de fin de course 20 avant peuvent être prévus sur la face avant des longerons 12 et deux capteurs de fin de course 20 arrière peuvent être prévus sur la face arrière des longerons 12. Le chariot 10 comporte un cadre 22, par exemple métallique, notamment en inox, horizontal, généralement rectangulaire, constitué de deux barres longitudinales 23 reliées par deux barres transversales 24. Quatre montants 25 verticaux, maintiennent le cadre 22 parallèlement et à distance du châssis 11. L'ensemble de lavage destiné à réaliser le lavage, et éventuellement la désinfection, de l'espace du conteneur 2 par la diffusion dans le conteneur 2 d'un fluide de lavage est monté sur le chariot 10. Le fluide de lavage est constitué d'un fluide, généralement de l'eau sous forme liquide, additionné d'un produit de lavage, et éventuellement de désinfection. En variante, le fluide peut être de la vapeur d'eau ou un mélange d'eau liquide et de vapeur d'eau. L'ensemble de lavage comprend un circuit d'alimentation en fluide de lavage et un dispositif de diffusion de fluide de lavage relié au circuit d'alimentation en fluide de lavage. Le circuit d'alimentation en fluide de lavage comprend une conduite d'alimentation 26 présentant des extrémités amont et aval et au moins un organe de mise sous pression, tel qu'une pompe 27, reliée à l'extrémité amont de la conduite d'alimentation 26. Le lavage est généralement réalisé à basse pression et, en tout état de cause à une pression inférieure à celle du rinçage. La pompe 27, par exemple électrique, est alors adaptée pour alimenter la conduite d'alimentation 26 et le dispositif de diffusion de fluide de lavage en fluide de lavage à basse pression, notamment sous une pression inférieure à 10 bars, de préférence comprise entre 4 bars et 9 bars. La pompe 27 du circuit d'alimentation en fluide de lavage est, par ailleurs, destinée à être raccordée à une canalisation d'arrivée 28, visible sur les figures 7, 8 et 10, amenant le fluide, dans le cas présent de l'eau liquide, depuis une source d'alimentation extérieure. En variante, le circuit d'alimentation peut comprendre un bac tampon alimenté en eau liquide par la canalisation d'arrivée 28 et auquel la pompe 27 est raccordée. Le bac tampon permet de compenser les variations éventuelles de débit de la source d'alimentation extérieure. Il permet également un retour des trop-pleins équipant la pompe 27. Le circuit d'alimentation en fluide de lavage comprend également une ou plusieurs réserves 29 de produit de lavage avec lequel la conduite d'alimentation 26 peut être alimentée par l'intermédiaire d'une pompe doseuse. Le dispositif de diffusion de fluide de lavage comporte une tête de lavage 30 qui s'étend selon un axe parallèle à la direction longitudinale X, dans un plan longitudinal XZ médian du chariot 10. Sur les figures, la tête de lavage 30, réalisée par exemple en matière plastique, telle que du P4, comporte des buses 31 adaptées pour projeter des jets de fluide de lavage sous pression vers l'avant, mais aussi verticalement et transversalement, et sous forme de brouillard dans l'ensemble du conteneur 2. En particulier, les jets produits par les buses 31, composés de gouttelettes, peuvent être de forme conique, les buses 31 étant agencées pour que les jets s'entrecroisent en partie et que des cônes de projection de fluide de lavage formés par les jets se recouvrent en partie. Sur la figure 3, la tête de lavage 30 comprend un tronc 32 cylindrique creux surmonté d'une coupole 33 creuse équipée de trois buses 31. Le tronc 32 et la coupole 33 sont disposés coaxialement à l'axe de la tête de lavage 30 et délimitent intérieurement un logement dans lequel est disposée la conduite d'alimentation 21 en fluide de lavage. La conduite d'alimentation 26 est, par exemple, emmanchée dans le tronc 32 coaxialement à l'axe de la tête de lavage 30. Les trois buses 31 sont équiréparties, espacées les unes des autres d'un angle de 120°. Par ailleurs, chacune des buses 31 s'étend selon un axe entre une embouchure amont 34 en communication de fluide avec le logement de la tête de lavage 30 et l'extrémité aval de la conduite d'alimentation 26 en fluide de lavage, et une embouchure aval 35 débouchant vers l'extérieur. Entre les embouchures amont et aval, chaque buse 31 diverge par rapport à l'axe de la tête de lavage 30. Ainsi, pour chaque buse 31 de la tête de lavage 30, l'embouchure amont 34 est plus proche de l'axe de la tête de lavage 30 que l'embouchure aval 35. En particulier, l'axe de chaque buse 31 forme un angle inférieur à 90°, notamment compris entre 10° et 50°, de préférence entre 15° et 30°, par exemple de l'ordre de 20°, avec l'axe de la tête de lavage 30. L'embouchure aval 35 de chacune des buses 31 peut équipée d'un dispositif permettant de régler notamment la forme du jet qu'elle produit, par exemple un angle d'ouverture du cône, et la taille des gouttelettes. Dans le mode de réalisation représenté, la coupole 33 est également équipée d'une buse centrale 36 présentant un axe qui s'étend selon l'axe de la tête de lavage 30. Cette buse 36 permet de diffuser le fluide de lavage, le cas échéant sous la forme d'un cône de projection, selon la direction longitudinale X. L'invention décrite avec une tête de lavage 30 présentant trois buses 31 équiréparties et une buse centrale 36 n'est pas limitée à une telle réalisation de la tête de lavage 30. En variante, on peut prévoir une, deux ou plus de trois buses, équiréparties ou non, agencées pour diffuser le fluide de lavage selon une direction distincte de la direction longitudinale X. En outre, la tête de lavage peut être dépourvue de buse centrale. La tête de lavage 30 est montée pivotante autour de son axe sur la face avant du chariot 10. En relation avec la figure 3, on décrit un mode de réalisation particulier du montage pivotant de la tête de lavage 30. Tout autre montage adapté pourrait toutefois être prévu. Dans le mode de réalisation représenté, la tête de lavage 30 est montée sur un boîtier 37 présentant un fond 38 circulaire percé d'une ouverture centrale, et une paroi latérale 39 annulaire s'étendant depuis le fond 38 selon un axe. Un couvercle 40 circulaire est solidarisé par tout moyen approprié, par exemple vissage, à une extrémité libre de la paroi latérale 39 opposée au fond 38. Le couvercle 40 est également percé d'une ouverture circulaire adaptée pour recevoir le tronc 32 de la tête de lavage 30. La tête de lavage 30 est donc placée coaxialement à l'axe de la paroi latérale 39, sur le fond 38 du boîtier 37 et s'étend au travers de l'ouverture centrale du couvercle 40, la conduite d'alimentation 26 en fluide de lavage s'étendant au travers de l'ouverture centrale du fond 38. Un organe d'étanchéité 41, tel qu'un joint peut être interposé entre l'ouverture centrale du couvercle 40 et le tronc 32 de la tête de lavage 30. Le boîtier 37 est ensuite solidarisé, par vissage ou autre, au chariot 10, par exemple à la barre transversale 24 avant du cadre 22. Pour permettre la rotation de la tête de lavage 30, le dispositif de diffusion de produit de lavage comprend des organes d'entraînement en rotation de la tête de lavage 30. Ces organes d'entraînement comprennent un moteur, notamment électrique, non représenté, et des roues dentées agencées pour transmettre la rotation du moteur à la tête de lavage 30. En particulier, une première roue dentée 42 est emmanchée sur le tronc 32 de la tête de lavage 30, à l'extrémité opposée à la coupole 33. Cette première roue dentée vient engrener sur une deuxième roue dentée 43 reliée au moteur électrique au travers du fond 38 du boîtier 37. La vitesse de rotation de la tête de lavage 30 peut, par exemple, être comprise entre 1 et 20 tours par minute, avantageusement, entre 5 et 10 tours par minute. D'autre part, une butée annulaire à billes 44 peut être disposée entre l'extrémité aval de la conduite d'alimentation 26 et le tronc 32 de la tête de lavage 30 afin d'en permettre le pivotement par rapport à la conduite d'alimentation 26. L'ensemble de rinçage destiné à réaliser le rinçage de l'espace du conteneur 2 par la diffusion dans le conteneur 2 d'un fluide de rinçage est monté sur le chariot 10. Le fluide de rinçage est, par exemple, constitué d'eau liquide. L'ensemble de rinçage comprend un circuit d'alimentation en fluide de rinçage et un dispositif de diffusion de fluide de rinçage relié au circuit d'alimentation en fluide de rinçage. Le circuit d'alimentation en fluide de rinçage comprend une conduite d'alimentation, non représentée, présentant des extrémités amont et aval et au moins un organe de mise sous pression, tel qu'une pompe 45, reliée à l'extrémité amont de la conduite d'alimentation. Comme indiqué précédemment, le rinçage est généralement réalisé à haute pression et à une pression supérieure à celle du lavage. La pompe 45 du circuit d'alimentation en fluide de rinçage est alors adaptée pour alimenter le dispositif de diffusion de fluide de rinçage en fluide de rinçage à haute pression, notamment sous une pression supérieure à 30 bars, de préférence comprise entre 90 bars et 160 bars. Dans une première variante représentée sur les figures, la pompe, par exemple également électrique, est distincte de celle du circuit d'alimentation en fluide de lavage. Chacune des pompes 27, 45 peut alors être commandée ou préréglée pour appliquer la pression appropriée. Une électrovanne, non visible, formant un organe de distribution, est alors prévue pour distribuer l'eau liquide provenant de la canalisation d'arrivée 28 soit à la pompe 27 du circuit d'alimentation en fluide de lavage soit à la pompe 45 du circuit d'alimentation en fluide de rinçage. Dans une deuxième variante non représentée, la pompe peut être la même que celle du circuit d'alimentation en fluide de lavage, la pompe 27 étant commandée pour appliquer la pression appropriée. Un organe de distribution, sous la forme d'une électrovanne, est alors interposé entre la pompe 27 et les conduites d'alimentation des circuits d'alimentation en fluide de lavage et en fluide de rinçage pour distribuer l'eau liquide provenant de la pompe 27 de manière appropriée. Le dispositif de diffusion de fluide de rinçage comporte deux rampes verticales de rinçage 50 écartées l'une de l'autre selon la direction transversale Y et montées pivotantes sur les faces latérales du chariot 10. Chacune des rampes verticales de rinçage 50 s'étend selon un axe parallèle à la direction verticale Z et comporte une ou plusieurs buses 51 agencées pour diffuser le fluide de rinçage selon une direction radiale par rapport à l'axe de la rampe verticale de rinçage 50. On peut prévoir que chaque rampe verticale de rinçage 50 comporte deux séries de buses 51 alignées, l'une des séries étant agencées dans une moitié supérieure 50a de la rampe verticale de rinçage 50, et l'autre série dans une moitié inférieure 50b de la rampe verticale de rinçage 50. Les buses 51 de la moitié supérieure 50a peuvent alors être alimentées en eau liquide indépendamment des buses 51 de la moitié inférieure 50b, et réciproquement. Chacune des rampes verticales de rinçage 50 est supportée par un bras 52 s'étendant perpendiculairement à l'axe de la rampe verticale de rinçage 50 jusqu'à une extrémité. L'extrémité du bras 52 est montée pivotante selon un axe d'articulation vertical sur l'une des barres longitudinale 23 du cadre 22 du chariot 10. Deux ensembles de biellettes de guidage, comprenant chacun des biellettes 53 articulées bout à bout les unes aux autres, s'étendent entre chacune des rampes verticales de rinçage 50 et le montant 25 avant correspondant du chariot 10. Pour permettre la rotation de chaque rampe verticale de rinçage 50 autour de l'axe d'articulation, le dispositif de diffusion de produit de rinçage comprend des organes d'entraînement en rotation des rampes verticales de rinçage 50. Ces organes d'entraînement comprennent un actionneur, notamment électrique, tel qu'un moteur, un vérin ou autre, non représenté, et, pour chaque rampe verticale de rinçage 50, une tige d'actionnement 54 en arc de cercle reliée d'une part à l'actionneur et d'autre part à la rampe verticale de rinçage 50. L'actionneur et la tige d'actionnement 54 sont choisis de manière à pouvoir déplacer la rampe verticale de rinçage 50 entre une première position, dans laquelle les buses 51 sont orientées pour diffuser le fluide de rinçage selon la direction transversale Y, notamment vers les parois latérales 9 du conteneur 2, et une deuxième position, dans laquelle les buses 51 sont orientées pour diffuser le fluide de rinçage selon la direction longitudinale X, notamment vers la paroi de fond 6 du conteneur 2. En variante, le dispositif de diffusion de fluide de rinçage pourrait ne comprendre qu'une seule rampe verticale de rinçage 50 ou plus de deux rampes verticales de rinçage 50. Le dispositif de diffusion de fluide de rinçage comporte en outre une rampe inférieure de rinçage 55 qui s'étend selon un axe parallèle à la direction transversale Y, et qui comporte une ou plusieurs buses agencées pour diffuser le fluide de rinçage selon une direction radiale par rapport à l'axe de la rampe inférieure de rinçage, notamment en direction de la surface sur laquelle évolue le chariot 10, par exemple le plancher 7 du conteneur 2. La rampe inférieure de rinçage 55 est montée sur la face avant des longerons 12 du chariot 10, en étant par exemple portée par les tiges 21 avant. On peut également prévoir que le dispositif de diffusion de fluide de rinçage comporte une rampe supérieure de rinçage 56 destinée à diffuser l'eau de rinçage verticalement. La rampe supérieure de rinçage 56, supportée par une structure tubulaire 57 reposant sur le cadre 22 du chariot 10, s'étend selon un axe dans un plan horizontal. La rampe supérieure de rinçage 56 comporte une ou plusieurs buses 61 agencées pour diffuser le fluide de rinçage selon une direction radiale par rapport à l'axe de la rampe supérieure de rinçage 56, en particulier en direction de la paroi supérieure 8 du conteneur 2. Une zone centrale de la rampe supérieure de rinçage 60 est montée pivotante sur la structure 57 autour d'un axe de pivotement parallèle à la direction verticale Z. Des organes d'entraînement, non représentés, sont prévus pour entraîner la rampe supérieure de rinçage 56 en rotation. Comme pour la tête de lavage 30, les buses du dispositif de diffusion de fluide de rinçage peuvent être adaptées pour projeter le fluide de rinçage sous forme de brouillard dans l'ensemble du conteneur. En particulier, des jets produits par les buses, composés de gouttelettes, peuvent être de forme conique, les buses étant agencées et/ou réglables pour que les jets s'entrecroisent en partie et que des cônes de projection de fluide de rinçage formés par les jets se recouvrent en partie. Le système de nettoyage comprend également un dispositif de commande, sous la forme d'une unité électronique, connecté aux différents organes d'entraînement (moteurs, actionneur, pompes, etc.) et capteurs du chariot 10 pour les piloter de manière appropriée et notamment conformément au procédé de nettoyage décrit plus loin en relation avec les figures 7 à 11. Le dispositif de commande peut comprendre une interface de communication permettant à un utilisateur de choisir parmi un ensemble de programmes préétablis ou de programmer le système de nettoyage 1. L'interface de commande peut également comprendre un bouton d'arrêt d'urgence. Pour assurer l'alimentation du chariot 10 en eau, le châssis 11 comprend, par exemple sur la face arrière de la traverse 13 arrière, une borne de raccordement 58, visible sur la figure 2. La canalisation d'arrivée 28 peut alors être raccordée, d'une part, à la source d'alimentation extérieure en eau et, d'autre part, à la borne de raccordement. Par ailleurs, les différents organes d'entraînement (moteurs, actionneur, pompes, etc.) et capteurs décrits précédemment sont avantageusement électriques bien que l'invention ne soit pas limitée à une telle réalisation. Ces organes électriques peuvent être alimentés en énergie par une source extérieure d'énergie électrique à laquelle le chariot 10 peut être relié par un câble électrique 59 visible sur les figures 7, 8 et 10. A cette fin, comme visible sur la figure 2, le chariot 10 comporte, à côté de la borne de raccordement 58 à la canalisation d'arrivée 28, une borne de raccordement 60 au câble électrique relié à une source extérieure d'énergie électrique. On pourrait toutefois prévoir que ces organes d'entraînement et capteurs soient alimentés en énergie électrique par une source autonome comprenant par exemple une ou plusieurs batteries. Le chariot 10 peut comprendre un organe rehausseur de la canalisation d'arrivée 28 et du câble électrique 59 susceptibles d'être branchés sur les bornes de raccordement 58, 60 prévues à cet effet, de manière à éviter que la canalisation d'arrivée 28 et le câble électrique 59 ne traînent sur le sol à l'arrière du chariot 10 lors de son fonctionnement. La structure tubulaire du chariot 10 peut être habillée par une carrosserie, réalisée par exemple en tôlerie inox, et conçue pour empêcher les fluides de lavage et de rinçage de pénétrer à l'intérieur, et de manière à favoriser l'écoulement et l'évacuation de ces fluides. Les figures 4 et 5 illustrent un deuxième mode de réalisation du système de nettoyage 1 selon l'invention. Le système de nettoyage 1 selon le deuxième mode de réalisation diffère principalement du système de nettoyage 1 selon le premier mode de réalisation par le fait que le support n'est pas un chariot 10 mobile mais un portique 70. En revanche, le système de nettoyage 1 selon le deuxième mode de réalisation reprend globalement les ensembles de lavage et de rinçage du système de nettoyage selon le premier mode de réalisation. Ces ensembles de lavage et de rinçage ne seront donc pas décrit à nouveau en détail et l'on se réfèrera à la description faite précédemment pour en connaître les détails. Le portique 70 est formé par une structure tubulaire s'étendant globalement dans un plan transversal YZ. Comme le chariot 10, le portique 70 supporte latéralement les organes de guidage 17, 19 et les rampes verticales de rinçage 50. Il supporte également la tête de lavage 30, la rampe inférieure de rinçage 55 et les capteurs de fin de course 20 avant sur une face avant, et les capteurs de fin de course 20 arrière ainsi que les bornes de raccordement 58, 60 sur la face arrière. Sur une face supérieure, le portique 70 supporte la rampe supérieure de rinçage 56. Les organes d'actionnement associés à la tête de lavage et aux rampes de rinçage sont également montés sur le portique 70. Comme on peut le voir sur les figures, le système de nettoyage 1 selon le deuxième mode de réalisation comprend en outre une base 71 et un organe extensible selon la direction longitudinale X. L'organe extensible présente une première extrémité montée sur la base 71 et une deuxième extrémité, montée sur des roues 73 et supportant le portique 70. Dans le mode de réalisation illustré, l'organe extensible se présente sous la forme d'un tube télescopique 72 composé de plusieurs tronçons 74 creux de dimensions différentes. En particulier, les tronçons 74 présentent des sections, par exemple rectangulaires, de dimension décroissante depuis la base 71 afin que chaque tronçon 74 puisse être imbriqué dans le tronçon 74 le précédant. Des organes d'entraînement, comprenant par exemple une motorisation et une transmission à chaîne ou à courroie, ou des vérins, sont prévus pour déplacer les tronçons 74 en translation selon la direction longitudinale X les uns par rapport aux autres pour ainsi déployer ou rétracter le tube télescopique. Dans ce mode de réalisation, on peut prévoir qu'une seule pompe de mise sous pression, l'électrovanne de distribution et éventuellement les réserves de produit de lavage et la pompe doseuse associée, des circuits d'alimentation en fluide de lavage et de rinçage soient placées sur la base. Les circuits d'alimentation en fluide de lavage et de rinçage comprennent alors une canalisation d'amenée, non représentée, reliée, d'une part, à la pompe par l'intermédiaire de l'électrovanne et, d'autre part, aux conduites d'alimentation respectives des circuits d'alimentation en fluide de lavage et de rinçage pour amener l'eau, éventuellement additionnée de produit de lavage, sous pression aux dispositifs de diffusion de produit de lavage et de rinçage. La canalisation d'amenée peut alors s'étendre à l'intérieur du tube télescopique 72. En variante, lorsque chaque circuit d'alimentation comporte sa propre pompe, on peut prévoir deux conduites d'amenée s'étendant dans le tube télescopique. La ou les conduites d'amenée peuvent être raccordées à la borne de raccordement prévue sur le portique. En outre, le câble électrique 59 peut également être disposé dans le tube télescopique 72 pour alimenter en énergie électrique les organes d'entraînement et les capteurs montés sur le portique 70. Par ailleurs, afin de pouvoir centrer le portique 70 par rapport au conteneur 2 malgré de possibles décalages entre le conteneur 2 et la base 71 du système de nettoyage 1, le portique 70 est monté sur la deuxième extrémité du tube télescopique 72 de manière à être déplaçable en translation selon au moins l'une des directions transversale Y et verticale Z. Un tel montage peut être réalisé au moyen de glissières s'étendant selon la direction souhaitée et comprenant un organe femelle porté par l'un choisi parmi le portique 70 et le tube télescopique 72 et un organe mâle engagé dans l'organe femelle, déplaçable par rapport à celui-ci et porté par l'autre choisi parmi le portique 70 et le tube télescopique 72. Le déplacement du portique 70 par rapport au tube télescopique 72 peut être automatisé. La figure 6 représente une installation de nettoyage d'intérieur de conteneur 2 comprenant un système de nettoyage 1 selon le premier mode de réalisation et une station mobile adaptée pour déplacer le système de nettoyage. Il est à noter que le système de nettoyage 1 selon le deuxième mode de réalisation pourrait remplacer le système de nettoyage 1 selon le premier mode de réalisation dans une installation analogue. Sur la figure 6, plusieurs conteneurs 2 sont représentés. La station mobile est notamment adaptée pour amener le chariot 10 en regard de l'ouverture d'accès 5, la face avant du chariot 10 faisant face à l'ouverture d'accès 5, la direction longitudinale X étant parallèle à la direction d'extension du logement 4 du conteneur 2. Dans une première configuration dite « quai de chargement/déchargement », la station mobile comprend une nacelle 80 portant le chariot 10 et déplaçable sur un quai de chargement/déchargement 82 par l'intermédiaire de rails 81. Le quai de déchargement 82 peut être contigu à un entrepôt servant au stockage de marchandises et enfermant un local technique comprenant notamment une source d'alimentation en énergie électrique et une source d'alimentation en eau. Dans une deuxième configuration dite « station de lavage », la station mobile comprend une potence 85 pivotante, élévatrice et équipée d'une passerelle 86 supportant le chariot 10. Dans une application particulière, la potence 85 peut être associée à une station de lavage à rouleaux ou à haute pression de l'extérieur du conteneur 2. Ici encore, le local technique évoqué précédemment peut être prévu à proximité de la potence. Dans une troisième configuration dite « service mobile », la station mobile est un véhicule de transport 90 du chariot 10 équipé d'une plateforme 91 et d'un hayon 92, à l'arrière, d'embarquement/débarquement du chariot 10 sur la plateforme 91. Dans un mode de réalisation, on peut prévoir que la plateforme 91 soit réglable en hauteur pour permettre au chariot 10 de passer directement du véhicule de transport 90 au conteneur 2 à nettoyer. Sur les figures, des parois latérales 93 s'étendent depuis la plateforme 91 pour définir un espace fermé recevant le chariot 10. Au moins l'une des parois latérale 93 peut être escamotable, au moins en partie, pour permettre le passage du chariot 10. Dans cette configuration, le local technique est mobile, embarqué soit sur la plateforme 91, soit sur une remorque. La source d'alimentation en énergie électrique peut alors être un groupe électrogène et la source d'alimentation en eau, un réservoir de grande capacité. En relation avec les figures 7 à 11 on décrit un procédé de nettoyage d'intérieur d'enceinte 2 mettant en oeuvre le chariot 10 tel que décrit précédemment. Les figures 7 à 11 illustrent le procédé de nettoyage mettant en oeuvre le chariot 10 selon le premier mode de réalisation. Le procédé de nettoyage décrit pourrait toutefois être mis en oeuvre avec le système de nettoyage 1 selon le deuxième mode de réalisation. Le procédé de nettoyage comprend les principalement les étapes suivantes qui consiste à : A- amener le chariot 10 ou le portique 70, en regard de l'ouverture d'accès 5 du conteneur 2 au moyen de la station mobile, la face avant du chariot 10 ou du portique 70 faisant face à l'ouverture d'accès 5, la direction longitudinale X étant parallèle à la direction d'extension, B- lors d'une opération de lavage, alimenter en fluide de lavage la tête de lavage 30 et la faire pivoter autour de son axe, puis déplacer le chariot 10 ou le portique 70 selon la direction longitudinale X en direction de la paroi de fond 6 du conteneur 2, de sorte que le fluide de lavage soit diffusé sous forme de brouillard dans l'ensemble de l'espace 4 du conteneur 2, sur le plancher 7, la paroi supérieure 8, les parois latérales 9 et la paroi de fond 6, C- après l'opération de lavage, lors d'une opération de rinçage, placer les rampes verticales de rinçage 50 dans leur deuxième position et alimenter en eau le dispositif de diffusion de fluide de rinçage, de sorte à diffuser le fluide de rinçage sur la paroi de fond 6 du conteneur 2, déplacer les rampes verticales de rinçage 50 vers leur première position et déplacer le chariot 10 ou le portique 70 selon la direction longitudinale en direction de l'ouverture d'accès 5, de sorte à diffuser le fluide de rinçage sur les parois latérales 9. Lors de l'opération de rinçage, au moins lors du déplacement du chariot 10 ou du portique 70 vers l'ouverture d'accès 5, le procédé peut comprendre les étapes consistant à alimenter en eau les rampes inférieure 55 et supérieure 56 de rinçage et à entraîner en rotation la rampe supérieure de rinçage 56 pour procéder au rinçage du plancher 7 et de la paroi supérieure 8. Les salissures sont ainsi tout d'abord décollées par l'action du fluide de lavage, puis elles sont ensuite aisément évacuées par le l'eau projeté sous haute pression par les buses du dispositif de diffusion du fluide de rinçage. En particulier, on peut prévoir, au cours de l'étape A de : - positionner la station mobile portant le chariot 10 ou la base 71, le tube télescopique 72 et le portique 70 face à l'ouverture d'accès 5 du conteneur 2 à nettoyer, ouvrir le local technique et immobiliser la station mobile, - éventuellement vérifier le raccordement du chariot 10 ou du portique 70 et du tube télescopique 72 à une source d'alimentation extérieure en eau et à une source d'alimentation en énergie électrique, - éventuellement vérifier le niveau du produit de lavage dans les réserves 29, - sélectionner un programme de lavage par l'intermédiaire de l'interface de communication du dispositif de commande, par exemple parmi « Eau froide légumier », « Eau chaude légumier », « Eau chaude viande 3/4 (sans plafond) » et « Eau chaude viande total (avec plafond) », - lancer le cycle correspondant au programme sélectionné. Ensuite, comme illustré sur la figure 7, on peut prévoir au cours de l'étape B de : - commander l'admission d'eau dans la canalisation d'arrivée 28 et éventuellement le remplissage du bac tampon, - commander la pompe doseuse pour prélever la dose de produit de lavage appropriée dans les réserves 29 de produit de lavage et l'introduire dans l'eau pour former le liquide de lavage, - commander la mise en marche de la pompe 27 du circuit d'alimentation en fluide de lavage, - commander l'ouverture de l'électrovanne vers la conduite d'alimentation 26 du circuit d'alimentation en fluide de lavage puis dans la tête de lavage 30, et commander la mise en marche des organes d'entraînement en rotation de la tête de lavage 30, - après un temps t1, par exemple de l'ordre de deux minutes, de diffusion du fluide de lavage, commander l'entraînement des roues motrices 14 du chariot 10 (ou le déploiement du tube télescopique 72) en translation selon la direction longitudinale X vers la paroi de fond 6, translation au cours de laquelle la diffusion de fluide de lavage se poursuit, - lire l'événement correspondant au contact des capteurs de fin de course 20 avant du chariot 10 (ou du portique 70) avec la paroi de fond 6 du conteneur 2 et arrêter le déplacement du chariot 10 (ou le déploiement du tube télescopique 72), - éventuellement prolonger la diffusion du fluide de lavage pendant un temps t2, par exemple de l'ordre de quatre minutes, afin que le fluide de lavage agisse efficacement puis stopper la pompe doseuse, la pompe du circuit d'alimentation en fluide de lavage et l'alimentation en fluide de lavage sous pression de la tête de lavage 30 à l'aide de l'électrovanne. Sur la figure 8, on illustre le chariot 10 (ou le portique 70) dans deux positions distinctes identifiées par les repères (a) et (b) et correspondant à deux sous-étapes successives de l'étape C. Dans la sous-étape correspondant au chariot 10 (ou le portique 70) dans la position identifiée par le repère (a), l'étape C peut comprendre : - commander le déplacement des rampes verticales de rinçage 50 vers la deuxième position, comme illustré par les flèches, de sorte que les buses 51 de ces rampes 50 soient orientées vers la paroi de fond 6, - commander la mise en marche de la pompe du circuit d'alimentation en fluide de rinçage et l'ouverture de l'électrovanne vers la conduite d'alimentation du circuit d'alimentation en fluide de rinçage puis dans les rampes verticales de rinçage 50, - stopper la pompe du circuit d'alimentation en fluide de lavage et l'alimentation en fluide de lavage sous pression des rampes verticales de rinçage , - commander le déplacement des rampes verticales de rinçage 50 vers la première position. Dans la sous-étape correspondant au chariot 10 (ou le portique 70) dans la position identifiée par le repère (b), l'étape C peut comprendre : - commander la mise en marche de la pompe du circuit d'alimentation en fluide de rinçage et l'ouverture de l'électrovanne vers la conduite d'alimentation du circuit d'alimentation en fluide de rinçage puis dans la moitié inférieure 50b des rampes verticales de rinçage 50, comme illustré sur la figure 9, dans la rampe inférieure de rinçage 55 et dans la rampe supérieure de rinçage 56, et commander la mise en marche des organes d'entraînement en rotation de la rampe supérieure de rinçage 56, - commander l'entraînement des roues motrices 14 du chariot 10 (ou la rétractation du tube télescopique 72) en translation selon la direction longitudinale X vers l'ouverture d'accès 5 comme illustré par la flèche, - lire l'événement correspondant au contact des capteurs de fin de course 20 arrière et arrêter le déplacement du chariot 10 (ou la rétractation du tube télescopique 72). Sur la figure 10, on illustre le chariot 10 (ou le portique 70) dans deux positions distinctes identifiées par les repères (a) et (b) et correspondant à deux sous-étapes successives d'une nouvelle opération de rinçage pouvant être réalisée à la suite de l'étape C. Dans la sous-étape correspondant au chariot 10 (ou le portique 70) dans la position identifiée par le repère (a), la nouvelle opération de rinçage peut comprendre : - commander la mise en marche de la pompe du circuit d'alimentation en fluide de rinçage et l'ouverture de l'électrovanne vers la conduite d'alimentation du circuit d'alimentation en fluide de rinçage puis dans la moitié supérieure 50b des rampes verticales de rinçage 50, comme illustré sur la figure 11, dans la rampe inférieure de rinçage 55 et dans la rampe supérieure de rinçage 56, et commander la mise en marche des organes d'entraînement en rotation de la rampe supérieure de rinçage 56, - commander l'entraînement des roues motrices 14 du chariot 10 (ou le déploiement du tube télescopique 72) en translation selon la direction longitudinale X vers la paroi de fond 6 comme illustré par la flèche, 21 - lire l'événement correspondant au contact des capteurs de fin de course 20 avant du chariot 10 (ou du portique 70) avec la paroi de fond 6 du conteneur 2 et arrêter le déplacement du chariot 10 (ou le déploiement du tube télescopique 72), - stopper la pompe du circuit d'alimentation en fluide de rinçage et l'alimentation en fluide de rinçage. Dans la sous-étape correspondant au chariot 10 (ou le portique 70) dans la position identifiée par le repère (b), la nouvelle opération de rinçage peut comprendre : - commander le déplacement des rampes verticales de rinçage 50 vers la deuxième position, comme illustré par les flèches, de sorte que les buses 51 de ces rampes 50 soient orientées vers la paroi de fond 6, - commander la mise en marche de la pompe du circuit d'alimentation en fluide de rinçage et l'ouverture de l'électrovanne vers la conduite d'alimentation du circuit d'alimentation en fluide de rinçage puis dans les rampes verticales de rinçage 50, - commander le déplacement des rampes verticales de rinçage 50 vers la première position et l'alimentation des rampes inférieure 55 et supérieure 56 de rinçage, - après un temps t3, par exemple de l'ordre de deux minutes, commander l'entraînement des roues motrices 14 du chariot 10 (ou la rétractation du tube télescopique 72) en translation selon la direction longitudinale X vers l'ouverture d'accès 5 pendant que la diffusion de fluide de rinçage se poursuit, - lire l'événement correspondant au contact des capteurs de fin de course 20 arrière et arrêter le déplacement du chariot 10 (ou la rétractation du tube télescopique 72), - stopper la pompe du circuit d'alimentation en fluide de rinçage. Les vitesses de déplacement du chariot 10 ou du portique 70 et les temporisations peuvent être prévues réaliser un nettoyage d'une durée totale de l'ordre de douze à quinze minutes par conteneur 2. On peut prévoir, à la fin de l'opération de nettoyage d'imprimer du ticket de traçabilité et de temps de lavage puis de fermer le local technique en position et de stocker le système de nettoyage dans un entrepôt. REVENDICATIONS1. Système de nettoyage (1) d'intérieur d'enceinte (2), notamment de conteneur destiné à recevoir des marchandises, ledit système de nettoyage (1) comprenant : - un support (10 ; 70) présentant des faces avant et arrière opposées et écartées l'une de l'autre selon une direction longitudinale (X), ledit support (10 ; 70) étant déplaçable selon la direction longitudinale (X), - un ensemble de lavage comprenant un circuit d'alimentation en fluide de lavage et un dispositif de diffusion de fluide de lavage relié audit circuit d'alimentation en fluide de lavage, ledit dispositif de diffusion de fluide de lavage étant monté sur le support (10 ; 70), - un ensemble de rinçage comprenant un circuit d'alimentation en fluide de rinçage et un dispositif de diffusion de fluide de rinçage relié audit circuit d'alimentation en fluide de rinçage, ledit dispositif de diffusion de fluide de rinçage étant monté sur le support (10 ; 70), - un dispositif de commande connecté aux ensembles de lavage et de rinçage, ledit système de nettoyage (1) étant caractérisé en ce que le dispositif de diffusion de fluide de lavage comporte une tête de lavage (30) qui s'étend selon un axe parallèle à la direction longitudinale (X), et qui comporte au moins une buse (31) agencée pour diffuser le fluide de lavage selon une direction distincte de la direction longitudinale (X), ladite tête de lavage (30) étant montée pivotante sur la face avant du support (10 ; 70) autour de l'axe de ladite tête de lavage (30), le dispositif de diffusion de fluide de rinçage comporte au moins une rampe verticale de rinçage (50) qui s'étend selon un axe parallèle à une direction verticale (Z) perpendiculaire à la direction longitudinale (X), et qui comporte au moins une buse (51) agencée pour diffuser le fluide de rinçage selon une direction radiale par rapport à l'axe de ladite rampe verticale de rinçage (50), ladite rampe verticale de rinçage (50) étant montée déplaçable sur le support (10 ; 70) entre une première position, dans laquelle ladite buse (51) est orientée pour diffuser le fluide de rinçage selon une direction transversale (Y) perpendiculaire aux directions longitudinale (X) et verticale (Z), et une deuxième position, dans laquelle ladite buse (51) est orientée pour diffuser le fluide de rinçage selon la direction longitudinale (X),le dispositif de commande étant adapté pour lors d'une opération de lavage, commander l'alimentation en fluide de lavage du dispositif de diffusion de fluide de lavage et le pivotement de la tête de lavage (30) autour de l'axe de ladite tête de lavage (30), et lors d'une opération de rinçage, commander l'alimentation en fluide de rinçage du dispositif de diffusion de fluide de rinçage et le déplacement de la rampe verticale de rinçage (50) entre les première et deuxième positions. 2. Système de nettoyage (1) selon la revendication 1, dans lequel le circuit d'alimentation en fluide de lavage est adapté pour alimenter le dispositif de diffusion de fluide de lavage en fluide de lavage à basse pression, notamment sous une pression inférieure à 10 bars, de préférence comprise entre 4 bars et 9 bars. 3. Système de nettoyage (1) selon la revendication 1 ou 2, dans lequel le circuit d'alimentation en fluide de lavage comprend une conduite d'alimentation (26) et une réserve (29) de produit de lavage reliée à la conduite d'alimentation (26). 4. Système de nettoyage (1) selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, dans lequel le circuit d'alimentation en fluide de rinçage est adapté pour alimenter le dispositif de diffusion de fluide de rinçage en fluide de rinçage à haute pression, notamment sous une pression supérieure à 30 bars, de préférence comprise entre 90 bars et 160 bars. 5. Système de nettoyage (1) selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, dans lequel le support est un chariot (10) mobile selon la direction longitudinale (X), les ensembles de lavage et de rinçage et le dispositif de commande étant montés sur le chariot (10). 6. Système de nettoyage (1) selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, dans lequel le support est un portique (70), les dispositifs de lavage et de rinçage étant montés sur le portique (70), le système de nettoyage comprenant en outre une base (71) et un organe extensible (72) selon la direction longitudinale (X), ledit organe extensible (72) présentant une première extrémité reliée à la base (71) et une deuxième extrémité supportant le portique (70). 7. Système de nettoyage (1) selon la revendication 6, dans lequel le portique (70) est monté sur la deuxième extrémité de l'organe extensible (72) de manière à être déplaçable en translation selon au moins l'une des directions transversale (Y) et verticale (Z). 8. Système de nettoyage (1) selon la revendication 6 ou 7, dans lequel l'organe extensible (72) est creux, les circuits d'alimentation en fluide de lavage etde rinçage comprennent au moins une canalisation d'amenée, un organe de mise sous pression raccordé à la canalisation d'amenée et un organe de distribution dans la canalisation d'amenée de l'un des fluides choisi parmi le fluide de lavage et le fluide de rinçage, l'organe de mise sous pression et l'organe de distribution étant placés sur la base (71), la canalisation d'amenée s'étendant à l'intérieur de l'organe extensible (72). 9. Système de nettoyage (1) selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, dans lequel la tête de lavage (30) comporte : - au moins deux buses (31) équiréparties présentant chacune un axe qui forme un angle inférieur à 90°, notamment compris entre 10° et 50°, de préférence entre 15 ° et 30 °, avec l'axe de la tête de lavage (30), - une buse centrale (36) présentant un axe qui s'étend selon l'axe de la tête de lavage (30). 10. Système de nettoyage (1) selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, dans lequel le dispositif de diffusion de fluide de rinçage comporte deux rampes verticales de rinçage (50) écartées l'une de l'autre selon la direction transversale (Y). 11. Système de nettoyage (1) selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, dans lequel le dispositif de diffusion de fluide de rinçage comporte en outre une rampe inférieure de rinçage (55) qui s'étend selon un axe parallèle à la direction transversale (Y), et qui comporte au moins une buse agencée pour diffuser le fluide de rinçage selon une direction radiale par rapport à l'axe de ladite rampe inférieure de rinçage (55), ladite rampe inférieure de rinçage (55) étant montée sur la face avant du support (10 ; 70). 12. Système de nettoyage (1) selon l'une quelconque des revendications 1 à 11, dans lequel le dispositif de diffusion de fluide de rinçage comporte en outre une rampe supérieure de rinçage (56) qui s'étend selon un axe dans un plan horizontal parallèle aux directions longitudinale (X) et transversale (Y), et qui comporte au moins une buse (61) agencée pour diffuser le fluide de rinçage selon une direction radiale par rapport à l'axe de ladite rampe supérieure de rinçage (56), ladite rampe supérieure de rinçage (56) étant montée pivotante sur le support (10 ; 70) autour d'un axe de pivotement parallèle à la direction verticale (Z). 13. Installation de nettoyage d'intérieur d'enceinte (2), notamment de conteneur destiné à recevoir des marchandises, ladite enceinte (2) s'étendant globalement selon une direction d'extension entre une ouverture d'accès (5) et uneparoi de fond (6), et présentant deux parois latérales (9) disposées selon la direction d'extension, ladite installation comprenant un système de nettoyage (1) selon l'une quelconque des revendications 1 à 12, et une station mobile (80 ; 85 ; 90) adaptée pour amener ledit système de nettoyage (1) en regard de l'ouverture d'accès (5), la face avant du support (10 ; 70) faisant face à l'ouverture d'accès (5), la direction longitudinale (X) étant parallèle à la direction d'extension. 14. Procédé de nettoyage d'intérieur d'enceinte (2), notamment de conteneur destiné à recevoir des marchandises, ledit procédé de nettoyage mettant en oeuvre une enceinte (2) s'étendant globalement selon une direction d'extension entre une ouverture d'accès (5) et une paroi de fond (6), et présentant deux parois latérales (9) disposées selon la direction d'extension, et un système de nettoyage (1) comprenant : - un support (10 ; 70) présentant des faces avant et arrière opposées et écartées l'une de l'autre selon la direction longitudinale (X), ledit support (10 ; 70) étant déplaçable selon la direction longitudinale (X), - un ensemble de lavage comprenant un circuit d'alimentation en fluide de lavage et un dispositif de diffusion de fluide de lavage relié audit circuit d'alimentation en fluide de lavage, ledit dispositif de diffusion de fluide de lavage comportant une tête de lavage (30) qui s'étend selon un axe parallèle à la direction longitudinale (X), et qui comporte au moins une buse (31) agencée pour diffuser le fluide de lavage selon une direction distincte de la direction longitudinale (X), ladite tête de lavage (30) étant montée pivotante sur la face avant du support (10 ; 70) autour de l'axe de ladite tête de lavage (30), - un ensemble de rinçage comprenant un circuit d'alimentation en fluide de rinçage et un dispositif de diffusion de fluide de rinçage relié audit circuit d'alimentation en fluide de rinçage, ledit dispositif de diffusion de fluide de rinçage comportant au moins une rampe verticale de rinçage (50) qui s'étend selon un axe parallèle à une direction verticale (Z) perpendiculaire à la direction longitudinale (X), et qui comporte au moins une buse (51) agencée pour diffuser le fluide de rinçage selon une direction radiale par rapport à l'axe de ladite rampe verticale de rinçage (50), ladite rampe verticale de rinçage (50) étant montée déplaçable sur le support (10 ; 70) entre une première position, dans laquelle ladite buse (51) est orientée pour diffuser le fluide de rinçage selon une direction transversale (Y) perpendiculaire aux directions longitudinale (X) et verticale (Z), et une deuxième position, dans laquelle ladite buse (51) est orientée pour diffuser le fluide de rinçage selon ladirection longitudinale (X), - un dispositif de commande connecté aux ensembles de lavage et de rinçage, ledit procédé de nettoyage comprenant les étapes consistant à : - amener le système de nettoyage (1) en regard de l'ouverture d'accès (5), la face avant du support (10 ; 70) faisant face à l'ouverture d'accès (5), la direction longitudinale (X) étant parallèle à la direction d'extension, - lors d'une opération de lavage, alimenter en fluide de lavage le dispositif de diffusion de fluide de lavage, faire pivoter la tête de lavage (30) autour de l'axe de ladite tête de lavage (30) et déplacer le support (10 ; 70) selon la direction longitudinale (X) en direction de la paroi de fond (6), de sorte à diffuser le fluide de lavage à l'intérieur de l'enceinte (2), - après l'opération de lavage, lors d'une opération de rinçage, placer la rampe verticale de rinçage (50) dans la deuxième position et alimenter en fluide de rinçage le dispositif de diffusion de fluide de rinçage, de sorte à diffuser le fluide de rinçage sur la paroi de fond (6), déplacer la rampe verticale de rinçage (50) vers la première position et déplacer le support (10 ; 70) selon la direction longitudinale (X) en direction de l'ouverture d'accès (5), de sorte à diffuser le fluide de rinçage sur les parois latérales (9).20
66,129
FR2959947A1
A1
20111118
FR 2959947 A1 20111118 FR 1053665 A 20100511 1 Outillage d'injection d'une pièce La présente invention concerne un outillage d'injection d'une pièce, en particulier d'un modèle en cire. Un tel modèle est utilisé dans un procédé de moulage en cire perdue, notamment pour le moulage d'aubes de turbine haute pression d'une turbomachine telle qu'un turboréacteur ou un turbopropulseur. Selon ce procédé, on moule par injection une ou plusieurs aubes à l'aide d'un outillage d'injection comportant une empreinte correspondant à la forme du modèle à obtenir. Dans le cas où le modèle comporte des canaux de refroidissement, un noyau peut être utilisé. Dans ce cas, la cire est injectée dans l'empreinte, autour du noyau. Dans ce qui suit, nous supposerons qu'aucun noyau n'est utilisé et que le modèle est plein. Les modèles en cire ainsi obtenus sont ensuite montés en grappe sur un support. La grappe est alors trempée dans un bain de céramique, appelé barbotine, puis saupoudrée à l'aide d'une poudre de céramique (opération de stuccage). Le trempage et le stuccage sont répétés plusieurs fois, jusqu'à obtenir une couche suffisante de céramique formant une carapace autour de la grappe. La cire est ensuite retirée de la carapace de céramique par passage de l'ensemble dans un autoclave où de la vapeur d'eau sous pression et à haute température fait fondre la cire (opération de décirage). La carapace est alors cuite dans un four pour acquérir une résistance mécanique suffisante et servir de moule. Du métal, par exemple un alliage à base de nickel, est ensuite coulé dans la carapace. Après refroidissement, la carapace est décochée puis les différentes pièces sont dégrappées, c'est-à-dire séparées de leur support commun. Les pièces sont ensuite ébarbées, meulées, puis contrôlées. Un outillage d'injection du modèle en cire comporte en général deux blocs empreintes dans lesquels sont ménagées des empreintes dont la forme après superposition des blocs empreintes correspond à celle de la pièce à mouler. L'un des blocs empreintes est équipé de moyens d'éjection de la pièce moulée comportant au moins un éjecteur déplaçable entre une position de moulage dans laquelle il se trouve à l'extérieur de l'empreinte correspondante et une position d'éjection dans laquelle il fait saillie à l'intérieur de l'empreinte. Dans la technique connue, les éjecteurs sont déplaçables le long d'une trajectoire rectiligne. La pièce à mouler, par exemple une aube comporte une partie, par exemple une plateforme dont la surface radialement externe n'est pas plane mais courbe. Il en est de même pour le modèle en cire correspondant. Lors de l'éjection du modèle hors de l'empreinte, la trajectoire rectiligne des éjecteurs ne suit pas la courbure de la plateforme du modèle et provoque une déformation de cette plateforme du modèle, avec un risque de rayure ou d'arrachage d'une partie de cette plateforme. L'invention a notamment pour but d'apporter une solution simple, efficace et économique à ce problème. A cet effet, elle propose un outillage d'injection d'une pièce, comportant deux blocs empreintes dans lesquels sont ménagées des empreintes dont la forme après superposition des blocs empreintes correspond à celle de la pièce à mouler, au moins l'un des blocs empreintes étant équipé de moyens d'éjection de la pièce moulée comportant au moins un éjecteur déplaçable entre une position de moulage dans laquelle il se trouve à l'extérieur de l'empreinte correspondante et une position d'éjection dans laquelle il fait saillie à l'intérieur de l'empreinte, caractérisé en ce que l'éjecteur est guidé en déplacement entre ses deux positions sur une trajectoire dont la forme correspond à celle d'une partie de la pièce moulée à extraire de l'empreinte. Ainsi, cette partie de la pièce n'est pas endommagée lors de son démoulage. Dans le cas où la trajectoire correspond à la courbure de la plateforme d'un modèle en cire d'une aube, cette plateforme n'est pas déformée ou endommagée au démoulage, ce qui permet ensuite une fabrication précise de l'aube et une diminution des reprises manuelles sur pièce métal. Selon une caractéristique de l'invention, l'éjecteur est guidé en déplacement sur une trajectoire incurvée, par exemple en arc de cercle. Avantageusement, l'éjecteur a une forme incurvée. Selon une autre caractéristique de l'invention, les deux blocs empreintes sont montés pivotants l'un par rapport à l'autre autour d'un axe, entre une position de moulage dans laquelle les deux blocs empreintes sont superposés et une position de démoulage dans laquelle les deux blocs empreintes sont écartés, et en ce que les moyens d'éjection comportent un support d'éjecteur dont une extrémité est montée pivotante autour de l'axe de pivotement des blocs empreintes et dont l'autre extrémité est équipée de l'éjecteur. Préférentiellement, l'éjecteur est actionné à l'aide d'une came et/ou d'une poignée. La rotation de la poignée ou de la came entraîne le déplacement de l'éjecteur. Selon une possibilité de l'invention, la came est en appui contre une face d'un support de l'éjecteur, en un point écarté de l'axe de pivotement, de façon à soulever le support et l'éjecteur quand elle est déplacée en rotation. De manière préférée, les moyens d'éjection comportent deux éjecteurs parallèles ou concentriques écartés l'un de l'autre. De façon avantageuse, l'outillage d'injection comporte un bloc empreinte inférieur fixe et un bloc empreinte supérieur mobile, l'éjecteur étant disposé dans le bloc empreinte inférieur. En outre, au moins l'un des blocs empreintes peut être monté pivotant autour de l'axe par l'intermédiaire d'au moins un roulement, par exemple un roulement à billes. L'invention sera mieux comprise et d'autres détails, caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront à la lecture de la description suivante faite à titre d'exemple non limitatif en référence aux dessins annexés dans lesquels : - la figure 1 est une vue en perspective d'un outillage d'injection d'une pièce selon l'invention, en position fermée, - la figure 2 est une vue en coupe longitudinale et en position ouverte de l'outillage d'injection, les moyens d'éjection étant en position de moulage, - la figure 3 est une vue correspondant à la figure 2, en position d'éjection des moyens d'éjection, - les figures 4 et 5 sont des vues en perspective illustrant une partie inférieure du moule, respectivement en position de moulage et en position d'éjection des moyens d'éjection. Les figures 1 à 5 représentent un outillage d'injection selon l'invention, comportant une partie supérieure 1 et une partie inférieure 2 montées pivotantes l'une par rapport à l'autre autour d'un axe 3. Plus particulièrement, la partie inférieure 2 comporte un bloc empreinte 4 de forme générale rectangulaire, dans laquelle est ménagée une empreinte 5 et un canal d'injection 6, mieux visibles aux figures 4 et 5, montée à l'aide de vis 7 sur une semelle inférieure 8 plane et allongée, de forme également rectangulaire. Les deux extrémités opposées de la semelle 8 sont équipées de poignées 9. La semelle 8 comporte en outre deux oreilles latérales 10, disposées de part et d'autre d'un plan longitudinal médian, et formant une chape à l'intérieur de laquelle est montée l'axe 3. Plus particulièrement, l'axe 3 est guidé par deux roulements à billes 11 montés dans les oreilles 10, et est perpendiculaire au plan médian précité. La partie inférieure 2 comporte des moyens d'éjection de pièce moulée, comportant un support 12 en forme générale de L, comprenant une première partie 13 dont l'extrémité est montée sur l'axe de pivotement 3 et une seconde partie 14, sensiblement perpendiculaire à la première partie 13, à partir de laquelle s'étendent un premier et un second éjecteurs 15, 16 de forme incurvée. Le premier éjecteur 15 s'étend à partir de l'extrémité libre de la seconde partie 14, le second éjecteur 16 s'étendant entre le premier éjecteur 15 et la première partie 13. Plus particulièrement, les éjecteurs 15, 16 sont en forme d'arc de cercle dont le centre est l'axe de pivotement 3. Les moyens d'éjection s'étendent dans le plan médian précité. Le bloc empreinte inférieur 4 comporte deux ouvertures incurvées, de formes complémentaires à celles des éjecteurs et traversées par eux, reliées à une zone évidée inférieure 17 (figure 2). Celle-ci ainsi que les ouvertures courbes autorisent le pivotement des moyens d'éjection dans une plage angulaire déterminée, comme cela sera mieux décrit dans ce qui suit. Une came 18 est logée dans une ouverture 19 de la semelle 8, sous le support 12 des moyens d'éjection, la came 18 étant reliée à une tige s'étendant au travers de la semelle 8 et dont l'extrémité est équipée d'une poignée 20. La rotation de la poignée 20 entraîne donc celle de la came 18 de sorte que cette dernière soit déplaçable entre une position de moulage dans laquelle elle est complètement logée dans la semelle 8 et une position d'éjection dans laquelle elle fait saillie hors de la semelle 8 et pousse sur la face inférieure du support 14 afin de le faire pivoter autour de l'axe 3. Les moyens d'éjection sont alors déplacés entre une position de moulage dans laquelle les éjecteurs 15, 16 sont à l'extérieur de l'empreinte 5 et sont entièrement logés dans le bloc empreinte (figures 2 et 4), et une position d'éjection dans laquelle les éjecteurs font saillie vers le haut à l'intérieur de l'empreinte (figures 3 et 5). La partie supérieure 1 de l'outillage d'injection comporte, de la même manière, un bloc empreinte 21 dans lequel est ménagée une empreinte 22, fixé sur une semelle supérieure 23. Cette dernière comporte deux oreilles 24 disposées de part et d'autre du plan médian longitudinal de la semelle 23, formant une chape montée sur l'axe 3. Plus particulièrement, chaque oreille 24 de la semelle supérieure 23 est montée entre la première partie 13 du support 12 des moyens d'éjection et l'une des oreilles 10 de la semelle inférieure 8. L'extrémité de la semelle supérieure 23 écartée de l'axe de pivotement 3 est équipée d'une poignée 25. Le procédé de moulage d'un modèle d'aube en cire 26 va maintenant être décrit plus en détail. Dans le cas où le modèle 26 comporte une partie creuse, telle qu'un circuit de refroidissement, un noyau en céramique (non représenté) est monté dans l'empreinte 5 du bloc empreinte inférieur 4, le noyau pouvant être positionné à l'aide de butées et maintenu à l'aide de vis de pression 27, comme cela est connu en soi. L'outillage d'injection est ensuite fermé, c'est-à-dire les parties supérieure et inférieure 1, 2 sont pivotées de façon à superposer les deux blocs empreintes 21, 4 et, ainsi, les deux empreintes 22, 5. La forme des empreintes 5, 22, situées alors en regard l'une de l'autre, correspond à celle de la pièce à mouler 26. En particulier, les empreintes 5, 22 définissent la forme d'une aube comportant une pale et une plateforme. La plateforme présente, au moins en ce qui concerne la zone formée par l'empreinte 5 du bloc empreinte inférieur 4, une forme incurvée dont la section est sensiblement un arc de cercle centré sur l'axe de pivotement 3. Une presse (non représentée) appuie ensuite sur chacune des faces externes des semelles 8, 23 et de la cire est injectée dans les empreintes 5, 22, via le canal d'injection 6, puis refroidie de façon à se solidifier et former un modèle d'aube en cire 26 (figures 2 et 3). L'outillage d'injection est alors ouvert, par pivotement de la partie supérieure autour de l'axe (figure 2). Afin d'éjecter le modèle en cire 26 hors de l'empreinte 5 du bloc empreinte inférieur 4, la poignée 20 est actionnée, de façon à faire pivoter la came 18 et, ainsi, les moyens d'éjection. Les éjecteurs 15, 16 se déplacent alors suivant une trajectoire curviligne dont la forme correspond à celle de la plateforme, plus précisément à celle de la zone à extraire de l'empreinte 5. De cette manière, on évite toute dégradation ou déformation de la plateforme. On garantit ainsi que l'aube obtenue par moulage à la cire perdue, suivant le procédé décrit plus haut, est conforme aux spécifications. L'outillage d'injection est décrit ici dans le cas d'un moulage d'un modèle en cire 26 mais pourrait être utilisé pour le moulage d'autres types de pièces, afin de résoudre le même problème technique, c'est-à-dire éviter l'endommagement des pièces lors de leur éjection. REVENDICATIONS1. Outillage d'injection d'une pièce (26), comportant deux blocs empreintes (4, 21) dans lesquels sont ménagées des empreintes (5, 22) dont la forme après superposition des blocs empreintes (4, 21) correspond à celle de la pièce à mouler (26), au moins l'un (4) des blocs empreintes étant équipé de moyens d'éjection de la pièce moulée comportant au moins un éjecteur (15, 16) déplaçable entre une position de moulage dans laquelle il se trouve à l'extérieur de l'empreinte correspondante (5) et une position d'éjection dans laquelle il fait saillie à l'intérieur de l'empreinte (5), caractérisé en ce que l'éjecteur (15, 16) est guidé en déplacement entre ses deux positions sur une trajectoire dont la forme correspond à celle d'une partie de la pièce moulée (26) à extraire de l'empreinte (5). 2. Outillage selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'éjecteur (15, 16) est guidé en déplacement sur une trajectoire incurvée, par exemple en arc de cercle. 3. Outillage selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que l'éjecteur (15, 16) a une forme incurvée. 4. Outillage selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que les deux blocs empreintes (4, 21) sont montés pivotants l'un par rapport à l'autre autour d'un axe (3), entre une position de moulage dans laquelle les deux blocs empreintes (4, 21) sont superposés et une position de démoulage dans laquelle les deux blocs empreintes (4, 21) sont écartés, et en ce que les moyens d'éjection comportent un support d'éjecteur (12) dont une extrémité (13) est montée pivotante autour de l'axe de pivotement (3) des blocs empreintes (4, 21) et dont l'autre extrémité est équipée de l'éjecteur (15). 5. Outillage selon la revendication 4, caractérisé en ce que l'éjecteur (15, 16) est actionné à l'aide d'une came (18) et/ou d'une poignée (20). 6. Outillage selon la revendication 5, caractérisé en ce que la came (18) est en appui contre une face du support (12) de l'éjecteur (15, 16), en un point écarté de l'axe de pivotement (3), de façon à soulever le support (12) et l'éjecteur (15, 16) quand elle est déplacée en rotation. 7. Outillage selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que les moyens d'éjection comportent deux éjecteurs (15, 16) parallèles ou concentriques écartés l'un de l'autre. 8. Outillage selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisé en ce qu'il comporte un bloc empreinte inférieur fixe (4) et un bloc empreinte supérieur mobile (21), l'éjecteur (15, 16) étant disposé dans le bloc empreinte inférieur (4). 9. Outillage selon la revendication 4, caractérisé en ce qu'au moins l'un des blocs empreintes est monté pivotant autour de l'axe (3) par l'intermédiaire d'au moins un roulement, par exemple un roulement à billes (11).
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FR 2959948 A1 20111118 FR 1053727 A 20100512 Procédé de dimensionnement d'un bossage, de fabrication d'une pièce de fonderie, culasse de moteur thermique. Domaine technique de l'invention La présente invention se rapporte à la réalisation des pièces de fonderie usinées et plus particulièrement aux culasses de moteur à combustion interne. Arrière-plan technologique Les culasses de moteur à combustion interne sont habituellement rapportées sur les carter-cylindres à l'aide de vis traversant la culasse au travers de puits et fixées dans le carter-cylindres. Les vis peuvent être à embase ou venir en appui sur la culasse par l'intermédiaire de rondelles. Afin de résister à la compression résultant du serrage, les vis appuient chacune sur une face d'appui plane aménagé dans un bossage de fonderie de la culasse. Pour assurer un bon contact entre la vis et la culasse, la face d'appui est usinée dans le bossage afin d'être plane, sans défaut de fonderie. L'usinage de la face d'appui permet de plus de maîtriser la hauteur entre la face d'appui de la vis et la face en contact avec le carter-cylindres. Il est possible d'usiner en une opération de fraisage, à l'aide d'une fraise adéquate à la fois le puits et la face d'appui. Dans ce cas, la face d'appui est nécessairement bien centrée relativement à l'axe du puits, cependant il s'avère que ce procédé d'usinage ne permet pas de garantir à la face d'appui l'état de surface requis pour le serrage ainsi que son orientation par rapport à la face de la culasse destinée à venir en contact avec le carter-cylindres. Il est alors préférable de réaliser l'usinage en deux fois. La première étape d'usinage est alors de percer le puits, la seconde étape est ensuite de réaliser un fraisage vertical de la face d'appui dans le bossage. Le perçage peut alors être réalisé à grande vitesse, avec un état de finition grossier tandis que la face d'appui est réalisée avec plus de soin ce qui permet de garantir l'état de surface requis pour le serrage, de maitriser l'orientation et la hauteur de la face d'appui par rapport à la face de la culasse destinée à venir en contact avec le carter-cylindres. Cependant, ce procédé d'usinage en deux fois ne garantit pas le centrage de la face d'appui relativement à l'axe du puits, le diamètre de la face d'appui usinée est calculé en fonction de ce désaxage. Pour des raisons de coût et d'encombrement le diamètre de la fraise est sensiblement proche de celui de la face d'appui et un défaut de position entre l'axe d'usinage du puits et l'axe d'usinage de la face d'appui génère une bavure dans le bossage. Certaines de ces bavures sont supprimées lors du nettoyage de la culasse, mais d'autres restes accrochées. Il y a ensuite un risque de détachement des bavures lors du fonctionnement moteur en raison par exemple de vibrations subies par la culasse, de dilatations thermiques, ou encore de la circulation d'huile. Ces bavures peuvent alors se retrouver dans la pompe à huile, et causer une panne. De plus, pour la manutention de la culasse de telles bavures peuvent être responsable de coupures sur les opérateurs. L'invention vise à résoudre un ou plusieurs de ces inconvénients et porte ainsi sur un procédé de dimensionnement d'un bossage d'une pièce de fonderie, ledit bossage étant destiné à être fraisé selon un axe d'usinage prédéterminé pour former une face d'appui dans un plan perpendiculaire au dit axe d'usinage, caractérisé en ce qu'il comprend les étapes consistant à : -déterminer un rayon d'outil de fraisage de la face d'appui, -déterminer l'écart maximum de fraisage possible par rapport à l'axe d'usinage, -déterminer une cote de compensation de défaut de fonderie, -déterminer une épaisseur minimum de bavure prise radialement dans le plan de la face d'appui, -dimensionner le bossage selon un rayon critique de bossage, relativement à l'axe d'usinage, à partir de la somme du rayon d'outil de fraisage, de l'écart maximum d'usinage, de la cote de compensation de défaut de fonderie et de l'épaisseur minimum de bavure. Dans une variante, le bossage étant destiné à être percé d'un puits avant d'être fraisé, selon l'axe d'usinage afin de permettre le passage d'un moyen de serrage comprenant une tige et une surface de contact, l'étape de détermination du rayon d'outil de fraisage comprend les étapes consistant à : -déterminer un rayon maximum de surface de contact, -déterminer un jeu entre le rayon maximum du puits et le rayon minimum de la tige, -déterminer l'écart maximum de fraisage possible par rapport à l'axe d'usinage, -déterminer le rayon d'outil de fraisage à partir de la somme du rayon maximum de surface de contact, du jeu déterminé et l'écart maximum d'usinage. L'invention a aussi pour objet un procédé de fabrication d'une pièce de fonderie, comprenant au moins un bossage dimensionné d'après le procédé de dimensionnement de l'invention. De préférence, la pièce de fonderie est en alliage d'aluminium. De préférence, l'épaisseur minimum de bavure est sensiblement égale à 0,4 mm. Dans une variante, la pièce de fonderie est une culasse de moteur à combustion interne. De préférence, le bossage est destiné à être usiné pour recevoir une vis de serrage de la culasse à un carter-cylindre. L'invention a aussi pour objet une culasse de moteur à combustion interne fabriquée selon le procédé de fabrication de l'invention. L'invention a aussi pour objet un moteur à combustion interne comprenant une culasse de l'invention. Brève description des dessins D'autres particularités et avantages apparaîtront à la lecture de la description ci-après d'un mode particulier de réalisation, non limitatif de l'invention, faite en référence aux figures dans lesquelles : - La figure 1 présente en coupe partielle un assemblage de culasse à un carter-cylindre pour un moteur à combustion interne à l'aide d'une vis de culasse. - La figure 2 est une représentation schématique d'une bavure détachable en raison d'un défaut de position des outils d'usinage par rapport au brut de fonderie. - La figure 3 est une représentation schématique d'une bavure garantie non détachable grâce à l'invention. - La figure 4 est une représentation schématique du fraisage de la face d'appui et des cotes utiles pour dimensionner le bossage. - La figure 5 est une représentation schématique de l'assemblage de la vis dans son puits ainsi que des cotes utiles au dimensionnement de l'outil de fraisage de la face d'appui. Description détaillée La figure 1 présente en coupe partielle une culasse 1 disposée sur un carter-cylindre 2 de moteur à combustion interne. Le carter-cylindre 2 est assemblé à la culasse 1 au moyen de vis 3 de culasse, dont une seule est représentée en figure 1. La vis 3 de culasse comprend une tige 4 présentant au moins une partie filetée 5 qui traverse la culasse 1 au travers d'un puits 6 et est vissée au carter-cylindre 2. La vis 3 de culasse présente aussi classiquement une tête 7 de vis qui peut être une vis à embase et comprend une surface 8 de contact qui appuie sur la culasse 1 au niveau d'une face 9 d'appui. La face d'appui 9 est usinée dans un bossage 10 de la culasse 1 afin d'être plane pour assurer un bon contact entre la vis 3 et la culasse 1 et plus précisément entre la surface 8 de contact et la face d'appui 9 afin de résister à la compression résultant du serrage de la culasse avec le carter-cylindre 2. De préférence, la culasse 1 est fabriquée en alliage d'aluminium. De préférence encore la culasse est fabriquée par fonderie. En sortie de fonderie, la culasse 1 est dite brute et comprend les bossages dans lesquels on viendra ultérieurement effectuer successivement le perçage d'un puits et le fraisage d'une face d'appui. Lors de l'usinage de la face d'appui dans le bossage, en raison des différentes tolérances dimensionnelles ou encore des défauts de position des outils d'usinage par rapport au brut de fonderie, l'usinage peut, comme l'illustre schématiquement la figure 2, générer une bavure 11, c'est à dire ici de la matière résiduelle du bossage accrochée autour de la face d'appui 9, suite à son usinage. Cette bavure, si elle est de faible épaisseur peut se détacher lors d'une opération de nettoyage de la culasse, mais peut aussi rester accrochée pendant le nettoyage et se détacher ultérieurement lors du fonctionnement du moteur et avec le risque d'induire une panne. L'objet de l'invention n'est pas de supprimer les bavures mais de garantir que l'usinage ne génère pas de bavure détachable, c'est-à-dire de bavure qui puisse se détacher lors du fonctionnement moteur sous l'effet par exemple de vibrations, de contraintes thermiques, de la circulation d'huile. Le principe de l'invention est ici de prendre en compte les défauts de position d'usinage du puits et de la face d'appui et les tolérances dimensionnelles pertinentes afin d'optimiser la dimension du bossage de manière à toujours avoir après usinage, une épaisseur minimum, eB, de matière résiduelle de bossage autour de la face d'appui 9 telle que l'on est assuré de son maintien en particulier en fonctionnement moteur. La matière résiduelle forme alors une bavure 12, que l'on qualifiera de non détachable, comme illustré en figure 3. Le dimensionnement du bossage 10 sera mieux compris à l'aide de la figure 4 illustrant en coupe partielle le fraisage de la face d'appui 9 dans le bossage 10 de la culasse 1. Idéalement, il est prévu que le perçage du puits 6 dans la culasse 1, à travers le bossage 10 et le fraisage de la surface d'appui 9 s'effectuent successivement selon un même axe XX d'usinage. La face d'appui 9 est formée dans un plan Z perpendiculaire à l'axe d'usinage XX. Conformément à l'invention, on détermine, relativement à cet axe d'usinage XX un rayon critique, Rc, de bossage. Ce rayon critique, Rc, représente le rayon minimum de matière que doit avoir le bossage 10 autour de l'axe d'usinage XX, ce rayon étant pris en particulier dans le plan Z de la face d'appui 9, afin de garantir la présence d'une bavure non détachable, c'est-à-dire possédant l'épaisseur minimum, eB, garantissant sa tenue mécanique, compte tenu des principaux éléments dimensionnels suivants : - La taille de l'outil 13, qui va réaliser le fraisage de la face d'appui 9 : on détermine ainsi un rayon, RF, d'outil de fraisage de la face d'appui 9. - La tolérance de position entre la culasse 1 et l'usinage : on détermine ainsi un écart maximum, ep, de fraisage possible par rapport à l'axe d'usinage XX. Cet écart maximum, ep, représente la distance maximum possible, entre l'axe d'usinage XX l'axe effectif de fraisage YY. Cet écart maximum, ep, peut être connu à partir de tolérances dimensionnelles. - Les tolérances dimensionnelles de fonderie de la culasse : on détermine ainsi une cote, eD, de compensation de défaut de fonderie. Cette cote de compensation, eD, représente une épaisseur de matière supplémentaire prévue au dimensionnement du bossage 10 destiné à compenser la tolérance minimum de fonderie, autrement dit la taille minimum que peut avoir le bossage. A titre d'exemple, la tolérance dimensionnelle d'une culasse en fonderie, peut être de l'ordre de +/- 1 mm, la tolérance minimum étant de -1 mm, la cote de compensation eD, vaudra donc dans ce cas 1 mm. - Une valeur minimum d'épaisseur de bavure, eB, prise radialement dans le plan de la face d'appui 9, c'est-à-dire au niveau de l'attache de la bavure à la face d'appui 9. Il est apparu que pour une culasse en alliage d'aluminium, la valeur minimum d'épaisseur de bavure, eB à prévoir est sensiblement égale à 0,4 mm. Le bossage est alors dimensionné selon un rayon critique, Rc, relativement à l'axe d'usinage XX, par la relation suivante : Rc = (RF +eP +ep +eB) (1) Afin d'être plus précis, on peut aussi prendre en compte dans la détermination du rayon critique Rc du bossage 10 la tolérance maximum de dimension sur le rayon RF de l'outil 13 de fraisage. En pratique, la tolérance dimensionnelle sur les outils de fraisage étant faible on peut négliger ce terme. 10 La figure 5 permet maintenant d'illustrer l'étape de détermination du rayon, RF, de l'outil 13 de fraisage. Le bossage 10 étant destiné à être percé d'un puits 6 préalablement au fraisage de la face d'appui 9, selon l'axe d'usinage XX prédéterminé, on détermine le rayon RF de l'outil de fraisage à partir des éléments dimensionnels suivants : 15 - Un rayon maximum Rvmax de la surface de contact 8 de la tête 7 de vis. Par rayon maximum on entend le rayon résultant de la cote nominale de la tête 7 de vis augmentée de la tolérance maximum. Dans le cas où le maintien se fait par l'intermédiaire d'une rondelle, le rayon maximum Rvmax correspond au rayon maximum de la rondelle, c'est-à- 20 dire à sa cote nominale plus sa tolérance maximum. - Un jeu A déterminé par la différence entre le rayon maximum du puits 6, Rpmax, c'est-à-dire la cote nominale du puits 6 augmenté de sa tolérance dimensionnelle maximum et le rayon minimum RTmin de la tige 4, c'est-à-dire la cote nominale de la tige 4 diminuée de la 25 sa tolérance dimensionnelle minimum. - L'écart maximum, ep, de fraisage possible par rapport à l'axe d'usinage XX. Le rayon RF de l'outil de fraisage est alors déterminé par la relation suivante : 30 RF = (Rvmax + A + eP) (2) Cette valeur de rayon représente une dimension minimum. Pour des raisons économiques, le rayon RF de l'outil de fraisage peut être arrondi à un rayon 35 immédiatement supérieur correspondant à un outil de fraisage standard.5 Ainsi, on peut fabriquer une culasse de moteur à combustion interne par fonderie, dont les bossages de vis de culasse sont assurés d'avoir une dimension suffisante, sur la base du critère dimensionnel représenté par le rayon critique Rc, pour être assuré de ne pas avoir après usinage des faces d'appui 9 de bavures détachables. L'invention a pour avantages de garantir de toujours avoir, au niveau des bossages, après usinage, des bavures non détachables, ce qui permet de s'affranchir à ces endroits de l'usage d'un moyen de lavage haute-pression et/ou d'un contrôle visuel. De plus, dans le cas d'une culasse de moteur à combustion interne, l'invention supprime le risque d'endommagement de la pompe à huile par des bavures détachables. Enfin, l'usinage de la face d'appui permet de maitriser la hauteur entre la face d'appui de la vis et la face en contact avec le carter-cylindres et par voie de conséquence de maitriser l'allongement de la vis au serrage et d'être sûr de rester dans le domaine élastique. L'invention n'est pas limitée aux usinages des appuis des vis qui fixent la culasse au carter-cylindres et se prête aux usinages de pièces de fonderie pouvant générer des bavures dont le détachement peut induire un risque d'endommagement. REVENDICATIONS1. Procédé de dimensionnement d'un bossage d'une pièce de fonderie, ledit bossage étant destiné à être fraisé selon un axe (XX) d'usinage prédéterminé pour former une face d'appui (9) dans un plan (Z) perpendiculaire au dit axe d'usinage, caractérisé en ce qu'il comprend les étapes consistant à : déterminer un rayon (RF) d'outil de fraisage de la face d'appui (9), déterminer l'écart maximum (ep) de fraisage possible par rapport à l'axe d'usinage (XX), déterminer une cote (eD) de compensation de défaut de fonderie, déterminer une épaisseur minimum (eB) de bavure prise radialement dans le plan (Z) de la face d'appui (9), dimensionner le bossage selon un rayon critique (Rc) de bossage (10), relativement à l'axe d'usinage (XX), à partir de la somme du rayon (RF) d'outil de fraisage, de l'écart maximum (ep) d'usinage, de la cote (eD) de compensation de défaut de fonderie et de l'épaisseur minimum (eB) de bavure. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le bossage (10) étant destiné à être percé d'un puits (6) avant d'être fraisé, selon l'axe d'usinage (XX) afin de permettre le passage d'un moyen de serrage comprenant une tige (4) et une surface de contact (8), l'étape de détermination du rayon (RF) d'outil de fraisage (13) comprend les étapes consistant à : déterminer un rayon maximum (Rvmax) de surface de contact (8), déterminer un jeu (A) entre le rayon maximum (Rpmax) du puits (6) et le rayon minimum (RTmin) de la tige (4), déterminer l'écart maximum (ep) de fraisage possible par rapport à l'axe d'usinage (XX), déterminer le rayon (RF) d'outil de fraisage (13) à partir de la somme du rayon maximum (Rvmax) de surface de contact, du jeu (A) déterminé et l'écart maximum (ep) d'usinage. 3. Procédé de fabrication d'une pièce de fonderie, caractérisé en ce qu'il comprend au moins un bossage dimensionné d'après le procédé de la revendication 1 ou de la revendication 2. 4. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que la pièce de fonderie est en alliage d'aluminium. 5. Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que l'épaisseur minimum (eB) de bavure est sensiblement égale à 0,4 mm. 6. Procédé selon l'une quelconque des revendications 3 à 5, caractérisé en ce que la pièce de fonderie est une culasse de moteur à combustion interne. 7. Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que le bossage est destiné à être usiné pour recevoir une vis de serrage de la culasse à un carter-cylindre. 8. Culasse de moteur à combustion interne caractérisée en ce qu'elle est fabriquée selon le procédé de la revendication 6 ou la revendication 7. 9. Moteur à combustion interne caractérisé en ce qu'il comprend une culasse selon la revendication 8.
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FR 2959949 A1 20111118 FR 1053724 A 20100512 La présente invention concerne un procédé de soudage de tubes en acier au carbone ou en acier inoxydable, en particulier de tubes pour l'industrie pétrolière ou nucléaire. Les tubes en acier au carbone ou en acier inoxydable, y compris en acier plaqué, sont utilisés dans de nombreux secteurs industriels pour transporter différents fluides, tels les gaz, les liquides ou d'autres substances comme le pétrole. La fabrication d'un tube soudé se fait habituellement en deux étapes à partir d'une tôle métallique qui va constituer l'enveloppe tubulaire du tube. Après mise en forme de U puis de O par rapprochement des deux bords longitudinaux de ladite plaque, en particulier par déformation mécanique par exemple au moyen de galets presseurs ou de tout autre système analogue, de manière à obtenir un tube non soudé. De préférence, les bords longitudinaux sont préparés avant mise en forme. Ensuite, on réalise une soudure longitudinale entre les deux bords longitudinaux du tube de manière à créer un joint de soudure entre lesdits bords longitudinaux du tube et obtenir ainsi un tube soudé. Par ailleurs, lors de leur utilisation, ces tubes doivent être raboutés, c'est-à-dire mis bout à bout puis soudés les uns aux autres, de manière à constituer des lignes et/ou des réseaux de tubes, par exemple des pipelines pour transporter du pétrole, du gaz ou similaires. Pour ce faire, après la mise bout à bout de deux tubes en général de même diamètre, une soudure circulaire est réalisée à la jonction des deux tubes de manière à les unir l'un à l'autre. Actuellement, plusieurs techniques ou procédés de soudage sont utilisés au plan industriel pour réaliser ces soudages de type longitudinal ou de type circulaire (raboutage). Dans les deux cas, les bords à assembler sont chanfreinés de manière à former un talon qui est soudé le premier souvent en plusieurs passes, puis le chanfrein est rempli avec autant de passes de soudage que nécessaires. Le soudage du talon se fait classiquement par différents procédés de soudage. Ainsi, le document JP-A-62252682 enseigne d'opérer un soudage par plasma d'arc d'un tube en acier duplex, à partir de l'extérieur du tube. Par ailleurs, les documents JP-A-61253174 et JP-A-61172679 proposent de souder simultanément le côté interne du tube par un procédé de soudage TIG et l'extérieur du tube par plasma d'arc. Par ailleurs, le document EP-A-896853 propose de réaliser un soudage TIG multiélectrodes de l'extérieur du tube. D'une manière générale, les procédés de soudage existants ne sont pas totalement satisfaisants car ils nécessitent souvent la réalisation de plusieurs passes de fond pour fondre complètement le talon situé à la jonction des deux bords chanfreinés et, par ailleurs, nécessitent fréquemment la réalisation d'une passe de refusion par mise en oeuvre d'un procédé de soudage TIG, laquelle est opérée à l'intérieur du tube. En outre, il est également connu de réaliser un soudage longitudinal de tube par mise en oeuvre d'un procédé de soudage à l'arc submergé, par l'intérieur ou l'extérieur du tube. Toutefois, ce procédé n'est pas pratique car du fait de la dimension importante de la tête de soudage, lors d'un soudage par l'intérieur du tube, et du fait de la nécessité de réaliser une préparation en V ou en U avec ouverture importante, lors d'un soudage par l'extérieur du tube, avec ensuite application d'un nombre élevé de passes de soudage pour remplir le chanfrein en V et nécessité éventuelle de mies en place d'un support envers, voire d'une préparation de joint après la première passe de fond, ce qui est très long et coûteux.. Le problème est dès lors de pouvoir effectuer des soudures longitudinales ou circulaires (raboutage) de tubes en acier au carbone ou en acier inoxydable, en particulier en acier plaqué, avec une grande productivité, à savoir un gain de plus de 50% en productivité par rapport à l'art antérieur hors préparation mais passes de remplissage comprises, et de qualité élevée, notamment un bel aspect de joint, en particulier de tubes pour l'industrie pétrolière et nucléaire, ou des parties tubulaires d'appareils à pression ou analogues. L'invention porte dès lors sur un procédé pour réaliser une soudure selon un plan de joint longitudinal ou circulaire entre deux bords d'au moins un tube présentant un diamètre D interne d'au moins 12 cm, au moins l'un des bords à souder étant chanfreiné et présentant un talon du côté intérieur du tube, dans lequel on réalise une passe première passe de soudage entre lesdits bords à souder au moyen d'une torche de soudage à l'arc électrique de manière à fondre au moins une partie dudit talon, caractérisé en ce que : a) on introduit la torche de soudage à l'arc à l'intérieur du ou des tubes, et b) on opère une fusion progressive dudit talon du côté intérieur du ou des tubes par un arc plasma de type keyhole délivré par ladite torche, la torche étant progressivement déplacée le long du plan de joint à souder. Selon le cas, le procédé de l'invention peut comprendre l'une ou plusieurs des caractéristiques suivantes : - les bords à souder sont les deux bords longitudinaux d'une feuille métallique qui ont été rapprochés l'un de l'autre de manière à former un tube. - les bords à souder sont les deux bords circulaires d'extrémité de deux tubes mis bout à bout. - le talon a une hauteur h2 entre 2 et 10 mm, de préférence de l'ordre de 3 à 7 mm. - postérieurement à l'étape b), on opère un remplissage de tout ou partie du chanfrein situés entre les deux bords en mettant en oeuvre un procédé de dépôt multi-passe de métal fondu depuis l'extérieur du ou des tubes. - le procédé de dépôt multi-passe de métal fondu est un procédé de soudage à l'arc 5 submergé ou MIG/MAG mettant en oeuvre au moins un fil d'apport fusible. - les deux bords à souder comporte une préparation de type chanfrein en Y, en V ou autre, de manière à obtenir le talon. - le tube a une épaisseur entre 2.5 mm et 50 mm. - le ou les tubes sont en acier au carbone ou en acier inoxydable. 10 - le ou les tubes sont en acier au carbone avec plaquage surfacique d'acier inoxydable, de nickel ou d'un alliage de nickel. La présente invention va être mieux comprise grâce à la description suivante d'un exemple de réalisation, faite en références aux figures annexées parmi lesquelles : - les Figure la et lb représentent des vues en coupe d'une préparation de tube avec 15 talon, avant soudage longitudinal et raboutage, respectivement, - les Figures 2 et 3 représentent une torche de soudage plasma insérée au sein du tube de la Figure la, - la Figure 4a illustre un joint de soudure, vu en coupe transversale, obtenu avec un procédé de soudage selon la présente invention, et 20 - et la Figure 4b illustre un joint de soudure, vu en coupe transversale, obtenu avec un procédé de soudage selon l'art antérieur. Comme on le voit sur la Figure la, les deux bords longitudinaux d'une plaque métallique, en particulier en acier au carbone ou en acier inoxydable, ont été rapprochés l'un de l'autre par déformation mécanique, par exemple au moyen de galets presseurs, de manière à 25 former un tube 1 présentant une section en «U », puis en «O », c'est-à-dire circulaire ou analogue (ovale). Le tube 1 à souder est donc de forme cylindrique et a un diamètre D interne d'au moins 12 cm. Les deux bords longitudinaux de la plaque ont été mis en contact ou un quasi-contact l'un avec l'autre de manière à former un plan de joint 3 à souder sur toute la longueur du tube 1 30 avec talon 2 d'environ 2 à 8 mm, typiquement de 3 à 7 mm, situé du côté interne 4 du tube 1. Préalablement à la mise en forme de tube 1, les deux bords longitudinaux de la plaque métallique font l'objet d'une préparation, par exemple la réalisation d'un chanfrein 5 en forme en « V » ou en « Y » de manière à former le talon 2 du côté interne 4 du tube (cf. Fig. 1 a ou lb) et durant le soudage subséquent, le plasma d'arc délivré par la torche 7 provoque une fusion 35 dudit talon 2, lequel se solidifie ensuite en refroidissant en donnant le joint de soudure 6 désiré. En fait, comme illustré sur la Figure 2 ou 3, une torche 7 de soudage à arc plasma est d'abord introduite à l'intérieur 4 du tube 1, puis on soude ensemble lesdits deux bords longitudinaux, le long du plan de joint 3 formé par les bords longitudinaux de la plaque, de manière à obtenir un tube 1 soudé. Selon l'invention, on réalise donc la première passe de soudage entre les bords longitudinaux du tube 1 par mise en oeuvre d'un jet de plasma en mode keyhole délivré par la torche à plasma 7 de manière à opérer un soudage proprement dit desdits bords avec fusion du talon 2 par le jet de plasma, la torche 7 étant déplacée le long du plan de joint 3 dans la direction de la flèche de la Figure 2. La torche 4 est de conception compacte, avec refroidissement efficace par fluide de refroidissement, par exemple de l'eau, de toutes les parties actives de la torche, à savoir le corps de torche, l'électrode, la buse et la tuyère, pour garantir un fonctionnement fiable à fort courant à l'intérieur 4 du tube 1, typiquement à plus de 300 A environ. Pour ce faire, la torche 7 à arc plasma est supportée mécaniquement à l'intérieur 4 du tube 1 par bras ou un doigt-porteur permettant un positionnement précis de celle-ci par rapport au plan de joint 3. De préférence, la hauteur de la torche 7 est de 10 cm environ pour une largeur de 6 cm environ, ce qui permet de souder des diamètres D internes de tube 1 d'au moins 12 cm, typiquement de l'ordre de 12 cm à 20 cm. Après soudage de la première passe conduisant à la fusion du talon 2, le remplissage du chanfrein 9 est opéré ensuite depuis l'extérieur du tube 1, par exemple par mise en oeuvre d'un procédé de soudage MAG/MIG, à l'arc submergé ou autre, de manière à combler totalement le chanfrein 5, comme montré en Figures 3 et 4a. En d'autres termes, le remplissage du chanfrein 5 par dépôt de métal fondu provenant d'un ou plusieurs fils d'apport fusibles, se fait depuis l'extérieur du tube 1. Le procédé de l'invention a été testé en soudage à l'arc plasma d'un tube 1 en acier 304L de diamètre égal à 12 cm et comparé à un procédé de soudage selon l'art antérieur, à savoir un procédé de soudage TIG par l'extérieur du tube. Dans les deux cas, le remplissage du chanfrein se fait par procédé de soudage MAG avec fil d'apport fusible. Les paramètres de préparation du tube (avant soudage) nécessaires à la mise en oeuvre de ces deux procédés sont donnés dans le Tableau 1 ci-après. Tableau 1 : Préparation du tube Epaisseur du tube à Angle Ouverture Talon Section de métal souder déposée Art antérieur 15 mm 60° 2 mm 82 mm2 Selon l'invention 15 mm 60° 7 mm 31 mm2 Comme on le voit dans le Tableau 1 et illustré sur les Figures 4a et 4b, étant donné que le procédé de soudage plasma du talon selon l'invention permet d'obtenir une pénétration plus importante, il est possible de réaliser la passe de fond B sur un talon plus haut (hauteur h2 sur Figure 4a), donc nécessitant une préparation de chanfrein en V de largeur moindre, l'ouverture du chanfrein étant uniquement conditionnée par le procédé de remplissage. Ceci réduit, par là même, la section de chanfrein 5 à remplir par la suite, lors de la mise en oeuvre des passes de remplissage B, contrairement aux procédés antérieurs qui, comme illustré en Figure 4b, ne permettent pas de conserver un talon 2 haut (hl Tableau 2 : Soudage selon l'art antérieur Passe de fond par procédé TIG I U Gaz Diamètre Vitesse Vitesse Nombre Temps pour (Ar) de fil de fil soudage de souder 1 m passes de tube 200 A 13 V 201/min / / 0.2 m/min 1 5 min Remplissage par procédé MAG (section du chanfrein à remplir environ 80mm2) I U Gaz Diamètre Vitesse Vitesse Nombre Temps pour Ar/CO2 de fil de fil soudage de souder 1 m passes de tube 180 A 21.6 V 15 m/min 1.2 mm 5 m/min 0.5 m/min 8 16 min Temps total de soudage par mètre de joint (sans préparation) : 21 min Le gaz utilisé ici pour les passes de remplissage MIG/MAG contiendra une teneur en 5 CO2 comprise préférentiellement entre 2 et 20% en volume pour les aciers carbones et 1 à 3% en volume pour les aciers inoxydables. Comme on le voit, avec le procédé selon l'art antérieur, le temps total de soudage par mètre de joint est de l'ordre de 21 minutes. Le Tableau 3 donne les autres conditions opératoires nécessaires à la mise en oeuvre du 10 procédé plasma de l'invention avec, comme précédemment, remplissage du chanfrein par procédé de soudage MAG, ainsi que le temps nécessaire à chacune des opérations de soudage et le temps total pour réaliser une soudure de 1 mètre de longueur. Tableau 3 : Soudage selon l'invention Passe de fond par procédé plasma selon l'invention I U Gaz Plasma Gaz Dia fil Vitesse Vitesse Nombre Temps pour (Ar) annulaire de fil soudage de souder 1 m (Ar/H2) passes de tube 280 A 30 V 9 1/min 26 1/min 1.2 0.9 0.2 1 5 min mm m/min m/min Remplissage par procédé MAG (section du chanfrein à remplir environ 30mm2) I U Gaz Diamètre vitesse fil Vitesse de Nombre Temps pour Ar/CO2 de fil soudage de souder 1 m passes de tube 180A 21.6V 15 L/min 1.2 mm 5 m/min 0.5 m/min 3 6 min Temps total de soudage par mètre de joint (sans préparation) : 11 min Le gaz utilisé en gaz annulaire du procédé plasma selon l'invention contient une teneur en hydrogène comprise préférentiellement entre 2 et 7,5% en volume. Le gaz (argon) utilisé pour les passes de remplissage MAG contient une teneur en CO2 comprise préférentiellement entre 2 et 20% pour les aciers carbones et 1 à 3% en volume pour les aciers inoxydables. Comme on le voit, avec le procédé de l'invention, le temps total de soudage par mètre de joint est de l'ordre de 11 minutes, soit un gain principalement sur le remplissage d'environ 50% par rapport au procédé selon l'art antérieur. Par ailleurs, un examen visuel du cordon de soudage montre que la qualité de soudure à l'intérieur du tube ainsi que le profil sont améliorés et qu'aucun parachèvement post-soudure n'est nécessaire avec le procédé de l'invention. En outre, du fait d'un soudage en talon jointif, on assiste à une moindre déformation et à un retrait plus faible avec le procédé de l'invention qu'avec le procédé TIG selon l'art antérieur. Un autre avantage de la mise en oeuvre d'un procédé de soudage à l'arc plasma keyhole depuis l'intérieur de l'acier support formant le tube est de pouvoir maîtriser la position exacte de cette passe par rapport au plan de liaison placage/acier support et donc d'assurer l'épaisseur optimale de l'assemblage au niveau de l'acier support pour garantir sa tenue mécanique. Cet avantage est d'autant plus sensible que l'acier support à des performances mécaniques élevées et que l'écart de performance avec le placage est important (cf. Tableau 6). 8 Tableau 6 : Caractéristiques mécaniques comparatives acier support / placage Support Plaqué Acier X100 X120 304L 316L 625 Re (Mpa) 690 830 310 320 340 Rm (Mpa) 760 990 620 610 700 En d'autres termes, le procédé de soudage de l'invention permet le meilleur compromis entre l'épaisseur maximale reconstituée de l'acier support garantissant le meilleur dimensionnement mécanique et l'épaisseur minimale de reconstitution du placage permettant le positionnement d'une passe bloquant la migration des éléments carbone et fer de l'acier support vers le placage avant la passe de reconstitution finale. De manière générale, le procédé de soudage de l'invention est recommandé pour le soudage de tubes en acier carbone type X100 ou X120, que ce soit en longitudinal (fabrication du tube) ou en circulaire (raboutage de deux tubes). En particulier, le procédé de soudage de l'invention peut aussi être appliqué au soudage d'un tube en acier plaqué, où un acier carbone assure les performances mécaniques et un placage en acier inoxydable austénitique, type 304L ou 316L, ou base nickel de type 600 ou 625, d'épaisseur typiquement de 1 à 3 mm assure la tenue à la corrosion du tube, lorsqu'on véhicule des fluides agressifs dans ledit tube. Le procédé, selon l'invention, peut permettre également de procéder à une refusion interne d'un cordon interne sans métal d'apport pour en améliorer le profil si nécessaire ou à une reconstitution interne de placage en acier inoxydable ou avec une base nickel dans le cas de tubes plaqués avec ces matériaux. Le soudage des aciers plaqués commence par le soudage de l'acier support tel que décrit précédemment puis par la reconstitution du placage généralement en 2 couches (avec plusieurs passes par couche) par le procédé plasma arc constricté (non mode keyhole) avec métal d'apport adapté au placage. Dans ce cas, la première couche de reconstitution va limiter la dilution de l'acier support et les remontées de carbone et de fer. La deuxième couche va reconstituer le placage dans sa composition chimique pour un comportement similaire en corrosion La mise en oeuvre d'un arc plasma keyhole depuis l'intérieur du tube formé de l'acier support permet de maîtriser la position exacte de cette passe par rapport à la liaison placage/acier support et donc d'assurer l'épaisseur optimale de l'assemblage au niveau de l'acier support pour garantir sa tenue mécanique. REVENDICATIONS. 1. Procédé pour réaliser une soudure (6) selon un plan de joint (3) longitudinal ou circulaire entre deux bords d'au moins un tube présentant un diamètre (D) interne d'au moins 12 cm, au moins l'un des bords à souder étant chanfreiné (5) et présentant un talon (2) du côté intérieur (4) du tube (1), dans lequel on réalise une passe première passe de soudage entre lesdits bords à souder au moyen d'une torche (7) de soudage à l'arc électrique de manière à fondre au moins une partie dudit talon (2), caractérisé en ce que : a) on introduit la torche (4) de soudage à l'arc à l'intérieur (4) du ou des tubes (1), et b) on opère une fusion progressive dudit talon (2) du côté intérieur (4) du ou des tubes (1) par un arc plasma de type keyhole délivré par ladite torche (4), la torche (4) étant progressivement déplacée le long du plan de joint (3) à souder. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que les bords à souder sont les deux bords longitudinaux d'une feuille métallique qui ont été rapprochés l'un de l'autre de manière à former un tube (1). 3. Procédé la revendication 1, caractérisé en ce que les bords à souder sont les deux bords circulaires d'extrémité de deux tubes (1) mis bout à bout. 4. Procédé selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le talon a une hauteur (h2) entre 2 et 10 mm, de préférence de l'ordre de 3 à 7 mm. 5. Procédé selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que 25 postérieurement à l'étape b), on opère un remplissage de tout ou partie du chanfrein (5) situés entre les deux bords en mettant en oeuvre un procédé de dépôt multi-passe de métal fondu depuis l'extérieur du ou des tubes (1). 6. Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce que le procédé de dépôt 30 multi-passe de métal fondu est un procédé de soudage à l'arc submergé ou MIG/MAG mettant en oeuvre au moins un fil d'apport fusible. 7. Procédé selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que les deux bords à souder comporte une préparation de type chanfrein (5) en Y ou en V. 35 8. Procédé selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le tube(1) a une épaisseur entre 2.5 mm et 50 mm. 9. Procédé selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le ou les tubes (1) sont en acier au carbone ou en acier inoxydable. 10. Procédé selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le ou les tubes (1) sont en acier au carbone avec plaquage surfacique d'acier inoxydable, de nickel ou d'un alliage de nickel.
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FR 2959950 A1 20111118 FR 1154130 A 20110512 DESCRIPTION La présente invention se rapporte à un procédé de fabrication d'une pièce façonnée à partir d'un produit semi-fini, notamment d'une platine en acier durcissable, ledit produit semi-fini étant chauffé jusqu'à une température d'austénitisation, puis mis en forme et trempé. Des procédés de ce type sont connus dans l'art antérieur. L'on connaît par exemple, d'après le document DE 197 43 802 C2, un procédé dans lequel la pièce structurelle façonnée, en métal, comporte des régions à ductilité supérieure. A cette fin, des régions partielles de la platine sont portées à une température comprise entre 600°C et 900°C durant un laps de temps inférieur à 30 secondes, après quoi ladite platine traitée thermiquement est mise en forme dans un outil de pressage, pour obtenir la pièce structurelle façonnée, puis trempée dans ledit outil de pressage. Dans cette réalisation, par conséquent, la platine fabriquée en un matériau unitaire est soumise à différents traitements thermiques visant à procurer, dans la pièce achevée, des régions offrant des ductilités différentes. Une telle réalisation est obtenue, de manière analogue, par le procédé décrit dans le document DE 102 56 621 B3. Le document DE 10 2006 017 317 Al décrit, lui aussi, un procédé de ce genre. En se fondant sur ces considérations, la présente invention a pour objet de fournir une pièce structurelle douée de propriétés différentes, par exemple de ductilités différentes, qui puisse être fabriquée de manière simple grâce à une réalisation adéquate, avec adaptation coordonnée à des propriétés déterminées. Pour atteindre l'objet recherché, l'invention propose qu'au moins une zone échancrée ou une zone évidée du produit semi-fini soit enlevée par échancrage ou entaillage dudit produit, puis que ladite zone échancrée ou évidée soit remplacée par un flan prédécoupé de forme plane qui présente une épaisseur et/ou un matériau et/ou des propriétés matérielles différant de celle(s)/celui dudit produit, et est soudé audit produit le long de son bord ou de son profil de contact, le chauffage, la mise en forme et la trempe de la pièce façonnée intégrale étant ensuite effectués. Ainsi, conformément à l'invention, le produit semi-fini revêtant la forme d'une platine est tout d'abord usiné de façon à y pratiquer une -2- zone échancrée ou évidée, par échancrage ou entaillage. L'on encastre ensuite, dans la dépouille ainsi obtenue, un flan prédécoupé de forme plane qui est sectionné de manière adaptée, et consiste en un matériau dont les particularités diffèrent de celles dudit produit. Ledit flan est soudé audit produit le long de son bord ou de son profil de contact, puis est soumis à un chauffage, à une mise en forme et à un trempage. De ce fait, un choix correspondant du matériau constituant le flan permet de ménager de manière simple, dans la pièce structurelle achevée, des régions présentant différentes propriétés matérielles, robustesses ou autres caractéristiques analogues, la performance d'ensemble de ladite pièce structurelle étant alors influencée par la disposition concordante de ladite zone échancrée et dudit flan prédécoupé. Il est alors prévu, de préférence, que le flan prédécoupé soit relié au produit semi-fini par soudage au laser, le long de son bord ou de 15 son profil de contact. Le soudage au laser ne gouverne, dans la zone soudée, qu'une légère modification de la structure du matériau devant être soudé. Il est de surcroît prévu, de préférence, que le bord de découpe de la zone échancrée ou évidée soit réalisé pour donner naissance à des 20 dents et à des entredents, et que le flan prédécoupé offre un profil de sectionnement périphérique complémentaire autorisant, de manière adaptée, un encastrement dudit flan dans ladite zone échancrée ou son incrustation, avec affleurement, dans ladite zone évidée. De préférence, il est alors prévu que les dents et les entredents 25 soient munis de contre-dépouilles, et que le flan prédécoupé soit encastré ou incrusté par complémentarité de formes. Le mode opératoire correspondant permet, de manière simple, d'encastrer le flan prédécoupé dans la zone échancrée ou dans la configuration similaire correspondante, voire même, éventuellement, de l'y 30 retenir par complémentarité de formes jusqu'à ce que le positionnement définitif soit instauré par le soudage. En conséquence, cela a pour effets de faciliter le positionnement et d'améliorer la qualité de la pièce façonnée obtenue. Par ailleurs, il est de préférence prévu que le flan prédécoupé 35 soit réalisé plus épais que le produit semi-fini et qu'il soit encastré, dans la zone échancrée dudit produit, de façon qu'il soit positionné avec -3- affleurement superficiel unilatéral, et fasse saillie uniquement vers l'autre côté. De préférence, cette disposition a lieu de telle sorte que le côté plan matérialise la face extérieure de la pièce structurelle achevée, c'est-à- dire amenée à la forme de la pièce façonnée définitive, tandis que le côté présentant le bord saillant du flan prédécoupé occupe une position intérieure. Il en résulte une amélioration du traitement ultérieur, par exemple par laquage ou opération similaire, et un meilleur aspect esthétique de ladite pièce. Qui plus est, il peut être prévu que le flan soit prédécoupé de façon telle que son profil périphérique n'excède, que de quelques centièmes de millimètre, la valeur correspondant à la zone échancrée du produit semi-fini dans laquelle ledit flan est encastré. De la sorte, le flan prédécoupé peut être emboîté à force dans la zone échancrée correspondante, ledit flan étant alors, du fait du surdimensionnement, fermement retenu dans ladite zone jusqu'à ce que le positionnement définitif soit établi par soudage. La présente invention concerne, en outre, un produit semi-fini revêtant notamment la forme d'une platine en acier durcissable dévolue à la fabrication d'une pièce façonnée trempée, comportant au moins une zone évidée ou échancrée dans laquelle est encastré ou incrusté, par soudage, un flan prédécoupé qui présente une qualité matérielle et/ou une épaisseur et/ou des propriétés matérielles différant de celle(s) dudit produit semi-fini, ce dernier étant caractérisé par le fait que la disposition, la dimension et/ou la structure du flan prédécoupé est (sont) déterminée(s) par les propriétés de la pièce structurelle achevée qui sont souhaitées à l'issue de la mise en forme et de la trempe. La platine conforme à l'invention peut être avantageusement utilisée, à titre d'exemples, pour la production de pièces structurelles de véhicules automobiles dont la résistance aux collisions est optimalisée ; de colonnes A, B, C et/ou D de véhicules automobiles ; et de caissons de déformation de véhicules automobiles. L'invention va à présent être décrite plus en détail, à titre d'exemples nullement limitatifs, en regard des dessins annexés sur 35 lesquels : la figure 1 illustre une pièce structurelle conforme à l'invention, à l'état plan préalablement à la déformation ; -4- la figure 2 est une représentation similaire, à l'issue de la mise en forme pour obtenir la pièce structurelle définitive ; la figure 3 montre une variante, par une vue analogue à la figure 1 ; et la figure 4 représente ladite variante, par une vue analogue à la figure 2. Les exemples de réalisation mettent en lumière un procédé de fabrication d'une pièce façonnée 1 à partir d'un produit semi-fini 2, notamment d'une platine en acier durcissable. Ledit produit 2, se présentant tout d'abord à l'état plan, est chauffé jusqu'à la température d'austénitisation, puis mis en forme et trempé, ce qui donne naissance à ladite pièce 1. Pour obtenir des propriétés différentes dans différentes régions de la pièce façonnée 1, une zone échancrée du produit semi-fini 2 est enlevée, ladite zone étant remplacée, à l'issue de l'échancrage, par un flan prédécoupé 3 de forme plane qui présente une épaisseur et/ou une qualité matérielle et/ou des propriétés matérielles différant de celle(s) dudit produit 2, et est soudé le long de son profil de contact. La structure ainsi obtenue, composée des parties 2 et 3, est chauffée, mise en forme et trempée en procurant, de la sorte, la pièce achevée 1 respectivement conforme à la figure 2 ou à la figure 4. De préférence, ledit flan 3 est relié audit produit 2 par soudage au laser le long de son profil de contact. Comme illustré sur les figures 3 et 4, en vue de promouvoir le positionnement et le stockage, le bord de découpe de la zone échancrée ou évidée peut être réalisé pour donner naissance à des dents 4 et à des entredents. Le flan 3 offre un profil périphérique complémentaire, si bien que ledit flan 3 peut être encastré, de manière adaptée, dans la zone échancrée dudit produit 2. De préférence, les dents 4 ou les entredents sont respectivement muni(e)s de contre-dépouilles, de sorte que le flan prédécoupé 3 peut être encastré par complémentarité de formes et est fermement consigné à demeure dans la position qu'il occupe. Lorsque, comme le prévoit l'invention, le flan 3 est réalisé plus épais que le produit semi-fini 2, l'encastrement dudit flan 3, dans la zone échancrée dudit produit 2, est instauré avec affleurement superficiel unilatéral, comme représenté sur les figures, ce qui confère une superficie plane à la face extérieure de la pièce façonnée 1 achevée. Les protubérances générées par ledit flan 3 sont incrustées dans ladite pièce 1, si bien qu'elles n'occasionnent aucune -5- perturbation quant à leur repérage visuel, ni aucune gêne quant à d'éventuels traitements ultérieurs comme, par exemple, un laquage ou une opération similaire. Dans la forme de réalisation selon les figures 1 et 2, le flan 3 est de préférence prédécoupé de façon telle que son profil périphérique n'excède, que de quelques centièmes de millimètre, la valeur correspondant à la zone échancrée du produit semi-fini 2. Ainsi, ledit flan 3 peut être emboîté à force dans la zone échancrée correspondante dudit produit 2 et être verrouillé à demeure, de manière provisoire, jusqu'à ce qu'un soudage soit exécuté. Les figures 1 et 2 montrent l'utilisation d'une platine, conforme à l'invention, pour fabriquer des pièces structurelles de véhicules automobiles dont la résistance aux collisions est optimalisée. Dans la forme de réalisation selon lesdites figures 1 et 2, il peut par exemple s'agir d'une partie d'une colonne A, B, C ou D. La conception conforme aux figures 3 et 4 peut s'appliquer, par exemple, à des tôles de renforcement servant à la fabrication de caissons de déformation équipant des véhicules automobiles. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux modes de réalisation décrits et représentés aux dessins annexés. Des modifications restent possibles, notamment du point de vue de la constitution des divers éléments ou par substitution d'équivalents techniques, sans sortir pour autant du domaine de protection de l'invention. REVENDICATIONS1. Procédé de fabrication d'une pièce façonnée (1) à partir d'un produit semi-fini (2), notamment d'une platine en acier durcissable, ledit produit semi-fini (2) étant chauffé jusqu'à une température d'austénitisation, puis mis en forme et trempé, procédé caractérisé par le fait qu'au moins une zone échancrée ou une zone évidée du produit semi-fini (2) est enlevée par échancrage ou entaillage dudit produit, puis ladite zone échancrée ou évidée est remplacée par un flan prédécoupé (3) de forme plane qui présente une épaisseur et éventuellement, ou en variante, un matériau et éventuellement, ou en variante, des propriétés matérielles différant de celle(s)/celui dudit produit (2), et est soudé audit produit (2) le long de son bord ou de son profil de contact, le chauffage, la mise en forme et la tempe de la pièce façonnée intégrale (1) étant ensuite effectués. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le flan prédécoupé (3) est relié au produit semi-fini (2) par soudage au laser, le long de son bord ou de son profil de contact. 3. Procédé selon la revendication 1 ou 2, caractérisé par le fait que le bord de découpe de la zone échancrée ou évidée est réalisé pour donner naissance à des dents (4) et à des entredents, le flan prédécoupé (3) offrant un profil périphérique de sectionnement complémentaire autorisant, de manière adaptée, un encastrement dudit flan (3) dans ladite zone échancrée ou son incrustation, avec affleurement, dans ladite zone évidée. 4. Procédé selon la revendication 3, caractérisé par le fait que les dents (4) et les entredents sont munis de contre-dépouilles, le flan prédécoupé (3) étant encastré ou incrusté par complémentarité de formes. 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé par le fait que le flan prédécoupé (3) est réalisé plus épais que le produit semi-fini (2) et est encastré, dans la zone échancrée dudit produit (2), de façon qu'il soit positionné avec affleurement superficiel unilatéral, et fasse saillie uniquement vers l'autre côté. 6. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé par le fait que le flan (3) est prédécoupé de façon telle que son profil périphérique n'excède, que de quelques centièmes de millimètre, la valeur correspondant à la zone échancrée du produit semi-fini (2) dans laquelle ledit flan (3) est encastré.-7- 7. Produit semi-fini (2), notamment platine en acier durcissable dévolue à la fabrication d'une pièce façonnée trempée (1), comportant au moins une zone évidée ou échancrée dans laquelle est encastré ou incrusté, par soudage, un flan prédécoupé (3) qui présente une qualité matérielle et éventuellement, ou en variante, une épaisseur et éventuellement, ou en variante, des propriétés matérielles différant de celle(s) dudit produit semi-fini (2), lequel produit est caractérisé par le fait que la disposition, la dimension et éventuellement, ou en variante, la structure du flan prédécoupé est (sont) déterminée(s) par les propriétés de la pièce structurelle achevée (1) qui sont souhaitées à l'issue de la mise en forme et de la trempe. 8. Utilisation d'une platine conforme à la revendication 7 et éventuellement, ou en variante, fabriquée conformément à l'une quelconque des revendications 1 à 6, pour la production de pièces structurelles de véhicules automobiles dont la résistance aux collisions est optimalisée. 9. Utilisation selon la revendication 8, pour la production de colonnes A, de colonnes B, de colonnes C et éventuellement, ou en variante, de colonnes D de véhicules automobiles. 10. Utilisation selon la revendication 8, pour la production de 20 caissons de déformation de véhicules automobiles.
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FR 2959954 A1 20111118 FR 1053770 A 20100514 RATELIER POUR OUTILS À MAIN La présente invention porte sur un râtelier pour outils, et, plus particulièrement, sur un râtelier pour outils à main qui peut être monté aisément sur une paroi et pour lequel une distance entre deux outils à main adjacents peut être réglée. Un râtelier pour outils à main classique est suspendu sur une paroi, de telle sorte que les outils à main peuvent être organisés pour faciliter l'efficacité de travail et pour empêcher la perte d'outils. Le râtelier d'outils à main classique comporte un râtelier allongé apte à être relié à une paroi et de multiples éléments de serrage formés fermement sur le râtelier allongé. Chaque élément de serrage définit un trou traversant pour maintenir un manche de l'outil à main. Cependant, les éléments de serrage sont montés fermement sur le râtelier et ne peuvent pas être déplacés pour rendre maximale l'utilisation de l'espace disponible sur le râtelier et, lorsque le râtelier est monté sur la paroi, seul un espace limité est disponible pour l'introduction d'outils à main dans les trous traversants des éléments de serrage. L'objectif principal de la présente invention est de proposer un râtelier pour outils à main qui peut être monté aisément sur une paroi et pour lequel une distance entre deux outils à main adjacents peut être réglée. Le râtelier pour outils à main selon la présente invention comprend un support de base allongé et de multiples éléments de serrage. Le support de base comprend une plaque de base et un support de rail. Le support de rail est formé longitudinalement sur la plaque de base et 1 fait saillie à partir de celle-ci. Les éléments de serrage sont montés de manière mobile sur le support de rail du support de base et chaque élément de serrage a un bras de serrage et un support d'outil. Le bras de serrage est monté de manière coulissante et se serre sur le support de rail et comprend un organe de retenue supérieur et un organe de retenue inférieur. Le support d'outil est formé sur le bras de serrage et fait saillie à partir de celui-ci, et comprend un orifice pour outil, une fente de montage et deux cavités. L'orifice pour outil est formé à travers une surface supérieure et une surface inférieure du support d'outil. La fente de montage est formée à travers la surface supérieure, une surface avant et la surface inférieure du support d'outil et communique avec l'orifice pour outil. Les cavités sont formées respectivement dans les parois latérales du support d'outil. La présente invention a donc pour objet un râtelier pour outils à main, caractérisé par le fait qu'il comprend : - un support de base allongé ayant : - une plaque de base qui est allongée et a : - une surface avant ; - une surface arrière ; - un bord supérieur ; - un bord inférieur ; - deux extrémités ; et - deux trous de boulon formés respectivement à travers les surfaces de la plaque de base à proximité des extrémités de la plaque de base ; et - un support de rail formé longitudinalement sur et faisant saillie à partir de la surface avant de la plaque de base et ayant : un rail supérieur formé longitudinalement sur et faisant saillie à partir de la surface avant de la plaque de base à proximité des trous de boulon ; et un rail inférieur formé longitudinalement sur et faisant saillie à partir de la surface avant de la plaque de base et qui est parallèle au rail supérieur ; et de multiples éléments de serrage montés de manière mobile sur le support de base, chaque élément de serrage ayant : une extrémité arrière montée de manière coulissante et se serrant sur le support de base ; une extrémité avant ; et un bras de serrage formé sur l'extrémité arrière de l'élément de serrage, formé sur et faisant saillie à partir du support d'outil, monté de manière coulissante et se serrant sur les rails du support de rail et ayant : un organe de retenue supérieur serré sur le rail supérieur du support de rail ; et un organe de retenue inférieur serré sur le rail inférieur du support de rail ; et un support d'outil qui est creux, formé sur l'extrémité avant de l'élément de serrage et formé sur et faisant saillie à partir du bras de serrage et ayant : une surface supérieure ; une surface inférieure ; une surface avant ; deux parois latérales ; un orifice pour outil formé à travers la surface supérieure et la surface inférieure du support d'outil ; une fente de montage formée à travers la surface supérieure, la surface avant et la surface inférieure du support d'outil et communiquant avec l'orifice pour outil ; et deux cavités formées respectivement dans les parois latérales du support d'outil ; une distance minimale entre la cavité et l'orifice pour outil de chaque élément de serrage étant inférieure à une distance minimale entre la paroi latérale du support d'outil et la fente de montage de l'élément de serrage. Le râtelier pour outils à main peut comprendre deux organes de suspension montés de manière mobile sur le support de base, chaque organe de suspension ayant : un corps qui est un panneau et a : - un côté avant ; et - un côté arrière ; deux bras de montage formés sur et faisant saillie à partir du côté avant du corps et serrés sur le bord supérieur et le bord inférieur de la plaque de base ; et un bras de suspension formé sur et faisant saillie à partir du côté arrière du corps. Selon un mode de réalisation particulier, le râtelier pour outils à main est caractérisé par le fait que : les rails du support de rail se présentent sous la forme de panneaux ; le support de rail a un canal formé dans le support de rail entre les rails et la surface avant de la plaque de base ; et les organes de retenue sont des crochets et sont serrés sur les rails du support de rail. Selon un mode de réalisation particulier, le râtelier pour outils à main est caractérisé par le fait que l'orifice pour outil du support d'outil de chaque élément de serrage est formé à travers la surface supérieure et la surface inférieure du support d'outil à proximité de la surface avant ; et les cavités du support d'outil de chaque élément de serrage se présentent sous la forme d'arc. Selon un mode de réalisation particulier, le râtelier pour outils à main est caractérisé par le fait que l'orifice pour outil du support d'outil de chaque élément de serrage est circulaire ; et le support d'outil de chaque élément de serrage a une face de guidage formée sur la surface avant du support d'outil. Selon un mode de réalisation particulier, le râtelier pour outils à main est caractérisé par le fait 20 que l'orifice pour outil du support d'outil de chaque élément de serrage est en forme de U ; et le support d'outil de chaque élément de serrage a une face de guidage formée sur la surface avant du support 25 d'outil. La présente invention a également pour objet un râtelier pour outils à main, caractérisé par le fait qu'il comprend : une base qui est allongée et a : 30 - une plaque arrière ayant un côté avant et un côté arrière ; et - un rail qui est allongé et formé longitudinalement sur et faisant saillie à partir du côté avant de la plaque arrière ; et de multiples organes de retenue d'outil montés de manière coulissante sur le rail sur la base et ayant chacun : une bride montée de manière coulissante sur le rail sur la base ; un support d'outil qui est tubulaire, relié à la bride et ayant : une section transversale en forme de C pour définir une ouverture dans un côté du support d'outil opposé à la bride ; une première partie ayant une épaisseur ; et au moins une seconde partie ayant une épaisseur inférieure à celle de la première partie ; et deux pattes de guidage obliques formées respectivement et obliquement sur et faisant saillie à partir de deux côtés de l'ouverture du support d'outil. Le râtelier pour outils à main peut comprendre en outre deux éléments de suspension fixés au côté arrière de la plaque arrière et ayant chacun : une plaque de suspension ayant une partie supérieure, une partie inférieure, un côté avant fixé au côté arrière de la plaque arrière et un côté arrière ; deux crochets de base formés respectivement sur la partie supérieure et la partie inférieure de la plaque de suspension, faisant saillie à partir du côté avant de la plaque de suspension et montés et accrochés respectivement sur un bord supérieur et un bord inférieur de la plaque arrière ; et un crochet de panneau formé sur et faisant saillie à partir du côté arrière de la plaque de suspension. Selon un mode de réalisation particulier, le râtelier pour outils à main est caractérisé par le fait que : les pattes de guidage obliques de chaque organe de retenue d'outil font saillie respectivement vers l'extérieur à partir des côtés de l'ouverture du support d'outil ; chaque support d'outil a deux secondes parties formées respectivement sur les côtés de l'ouverture ; et chaque organe de retenue d'outil a en outre : deux pattes latérales reliées respectivement aux pattes de guidage obliques et qui sont parallèles à la plaque arrière de la base ; deux pattes de liaison reliées respectivement aux pattes latérales et à la bride de l'organe de retenue d'outil ; et une patte de renfort formée latéralement entre et reliée à la bride, au support d'outil et aux pattes de liaison. Selon un mode de réalisation particulier, le râtelier pour outils à main est caractérisé par le fait que chaque support d'outil a deux cavités définies longitudinalement dans une surface interne du support d'outil pour définir deux secondes parties sur le support d'outil respectivement à des positions dans lesquelles les cavités sont définies. Pour mieux illustrer l'objet de la présente invention, on va en décrire ci-après plusieurs modes de réalisation avec référence au dessins annexés. Sur les dessins : - la Figure 1 est une vue en perspective d'un râtelier pour outils à main selon la présente invention, représentant des outils à main serrés par le râtelier en trait mixte fin à deux points ; - la Figure 2 est une vue en perspective d'un premier mode de réalisation d'un élément de serrage du râtelier pour outils à main de la Figure 1 ; - la Figure 3 est une vue arrière en perspective fonctionnelle d'un support de base du râtelier pour outils à main de la Figure 1 monté sur une paroi ; - la Figure 4A représente des vues de côté fonctionnelles en coupe partielle de l'élément de serrage du râtelier pour outils à main de la Figure 1, représentant le retrait de l'outil à main de l'élément de serrage ; - la Figure 4B est une vue de côté agrandie en coupe partielle de l'élément de serrage de la Figure 4A ; - la Figure 5A est une vue en perspective du râtelier pour outils à main de la Figure 1 monté sur une paroi à l'aide de boulons filetés ; - la Figure 5B est une vue en perspective agrandie du râtelier pour outils à main de la Figure 5A ; - la Figure 6 représente des vues en perspective fonctionnelles d'une partie du râtelier pour outils à main de la Figure 1, représentant l'introduction de l'outil à main dans l'élément de serrage ; 25 la Figure 7 sont des vues de dessus fonctionnelles en coupe partielle représentant l'introduction de l'outil à main dans l'élément de serrage de la Figure 6 ; la Figure 8 est une vue en perspective d'un deuxième mode de réalisation du râtelier pour outils à main selon la présente invention, représentant des outils à main serrés par le râtelier en trait mixte fin à deux points ; la Figure 9 est une vue en perspective éclatée d'une plaque de suspension avec deux râteliers pour outils à main de la Figure 8 ; la Figure 9A est une vue en perspective éclatée agrandie de la plaque de suspension avec l'un des râteliers pour outils à main de la Figure 9 ; la Figure 10 est une vue en perspective agrandie du deuxième mode de réalisation du support d'outil du râtelier pour outils à main de la Figure 8 ; - la Figure 11 sont des vues en perspective fonctionnelles du râtelier pour outils à main de la Figure 8 ; la Figure 12 sont des vues de dessus fonctionnelles en coupe partielle du râtelier pour outils à main de la Figure 8 ; 30 la Figure 13 est une vue de côté fonctionnelle en coupe partielle de la plaque de suspension avec les râteliers pour outils à main de la Figure 9 ; la Figure 13A est une vue de côté agrandie en coupe partielle du râtelier pour outils à main de la Figure 8 ; la Figure 14 est une vue en perspective d'un troisième mode de réalisation d'un support d'outil selon la présente invention ; - la Figure 15 sont des vues de dessus fonctionnelles en coupe partielle du support d'outil de la Figure 14 ; et la Figure 16 sont des vues en perspective fonctionnelles d'un ensemble de suspension d'outils avec les supports d'outil de la Figure 14. Si l'on se réfère aux Figures 1 à 4B, on peut voir qu'un râtelier pour outils à main selon un premier mode de réalisation de la présente invention, destiné à supporter des outils à main 40, comprend un support de base allongé 10, de multiples éléments de serrage 20 et deux organes de suspension 30. Le support de base 10 peut être suspendu sur une surface telle qu'une paroi ou un chariot pour outils et comprend une plaque de base 11 et un support de rail 12. La plaque de base 11 peut être allongée et a une surface avant, une surface arrière, un bord supérieur, un bord inférieur, deux extrémités et deux trous de boulon 111. Les trous de boulons 111 sont formés respectivement à travers les surfaces de la plaque de base 11 à proximité des extrémités de la plaque de base 11. Le support de rail 12 est formé longitudinalement sur et fait saillie à partir de la surface avant de la plaque de base 11 et comprend un rail supérieur 121, un rail inférieur 122 et un canal 123. Le rail supérieur 121 est formé longitudinalement sur et fait saillie à partir de la surface avant de la plaque de base 11 à proximité des trous de boulon 111. Le rail inférieur 122 est formé longitudinalement sur et fait saillie à partir de la surface avant de la plaque de base 11 et est parallèle au rail supérieur 121. Le canal 123 est formé dans le support de rail 12 entre les rails 121, 122 et la surface avant de la plaque de base 11 pour permettre une déformation élastique des rails 121, 122 du support de rail 12. Si l'on réfère en outre à la Figure 2, on peut voir que les éléments de serrage 20 sont montés de manière mobile sur le support de rail 12 du support de base 10 et que chaque élément de serrage 20 est creux et a une extrémité arrière, une extrémité avant, un bras de serrage 21 et un support d'outil 22. Le bras de serrage 21 est formé sur l'extrémité arrière de l'élément de serrage 20, est monté de manière coulissante et se serre sur le support de rail 12 du support de base 10, et comprend un organe de retenue supérieur 211 et un organe de retenue inférieur 212. Les organes de retenue 211, 212 sont serrés respectivement sur les rails 121, 122 du support de rail 12 et chaque organe de retenue 211, 212 peut être un crochet ou un cylindre pour se serrer sur ou être monté dans les rails 121, 122 du support de rail 12. Le support d'outil 22 est formé sur l'extrémité avant de l'élément de serrage 20, est formé sur et fait saillie à partir du bras de serrage 21 pour retenir des outils à main 40, et a une surface supérieure, une surface inférieure, une surface avant, deux parois latérales, un orifice pour outil 221, une fente de montage 222, une face de guidage 223 et deux cavités 224. L'orifice pour outil 221 peut être circulaire ou en forme de U, et est formé à travers la surface supérieure et la surface inférieure du support d'outil 22 à proximité de la surface avant. La fente de montage 222 est formée à travers la surface supérieure, la surface avant et la surface inférieure du support d'outil 22 et communique avec l'orifice pour outil 221. La face de guidage 223 est formée sur la surface avant du support d'outil 22 pour guider et aider au montage des outils à main 40 dans l'orifice pour outil 221 par l'intermédiaire de la fente de montage 222. Les cavités 224 peuvent se présenter sous la forme d'arc et sont formées respectivement dans les parois latérales du support d'outil 22 pour permettre une déformation élastique du support d'outil 22. Si l'on se réfère à la Figure 7, on peut voir que la distance minimale entre la cavité 224 et l'orifice pour outil 221 est A, que la distance minimale entre la paroi latérale du support d'outil 22 et la fente de montage 224 est B et que A est inférieure à B, pour permettre une déformation élastique de la fente de montage 222 du support d'outil 22. Si l'on se réfère aux Figures 1, 3 et 4B, on peut voir que les organes de suspension 30 sont montés de manière mobile sur le support de base 10 et que chaque organe de suspension 30 comprend un corps 31, deux bras de montage 32 et un bras de suspension 33. Le corps 31 peut être un panneau et a un côté avant et un côté arrière. Les bras de montage 32 sont formés sur et font saillie à partir du côté avant du corps 31 et sont serrés sur le bord supérieur et le bord inférieur de la plaque de base 11. Le bras de suspension 33 est formé sur et fait saillie à partir du côté arrière du corps 31 pour une suspension à une paroi. Si l'on se réfère aux Figures 3, 5A et 5B, on peut voir que le support de base 10 du râtelier pour outils à main peut être monté sur une paroi par les bras de suspension 33 des organes de suspension 30 pour le serrage d'outils à main 40. De plus, des boulons sont montés à travers les trous de boulon 111 de la plaque de base 11 et fixés avec des écrous après que le support de base 10 du râtelier pour outils à main a été monté sur la paroi par les organes de suspension 30, de telle sorte que le support de base 10 peut être monté de manière sûre sur la paroi. Si l'on se réfère aux Figures 1, 6 et 8, on peut voir que chaque élément de serrage 20 peut être déplacé pour modifier une position par rapport au support de base 10 par le coulissement du bras de serrage 21 de l'élément de serrage 20 par rapport aux rails 121, 122 du support de rail 12. Si l'on se réfère à la Figure 7, on peut voir que l'élément de serrage 20 peut subir une déformation élastique lorsque l'outil à main 40 est monté dans l'orifice pour outil 221 par l'intermédiaire de la fente de montage 222 pour serrer le manche 41 de l'outil à main 40 de manière sûre dans l'orifice pour outil 221. Si l'on se réfère encore aux Figures 1 et 7, on peut voir que chaque élément de serrage 20 peut être déplacé par rapport à la plaque de base 11 par le bras de serrage 21 se serrant sur le support de rail 12. Ensuite, la distance entre deux éléments de serrage adjacents 20 peut être réglée pour monter différentes sortes d'outils à main 40. En outre, une distance minimale entre la cavité 224 et l'orifice pour outil 221 est inférieure à une distance minimale entre la paroi latérale du support d'outil 22 et la fente de montage 224, pour permettre une déformation élastique de la fente de montage 222 du support d'outil 22. Si l'on se réfère aux Figures 8 à 10 et 14 à 16, on peut voir qu'un deuxième et qu'un troisième mode de réalisation du râtelier pour outils à main selon la présente invention peuvent être suspendus sur un panneau de suspension ou sur une paroi et comprennent une base 10A, de multiples organes de retenue d'outil 20A, 20B et deux éléments de suspension 30A. La base 10A est allongée et comprend une plaque arrière 11A et un rail 12A. La plaque arrière 11A a un bord supérieur, un bord inférieur, un côté avant, un côté arrière et deux trous de suspension 111A. Les trous de suspension 111A sont définis à travers la plaque arrière 11A à proximité respectivement de deux extrémités de la plaque arrière 11A. Le rail 12A est allongé et est formé longitudinalement sur et fait saillie à partir du côté avant de la plaque arrière 11A. Si l'on se réfère encore à la Figure 13A, on peut voir que le rail 12A peut comprendre deux éléments de rail montés séparément sur et faisant saillie à partir du côté avant de la plaque arrière 11A. Les éléments de rail ont chacun une section transversale en forme de T pour définir des canaux de rail 121A, 122A opposés l'un à l'autre. Les éléments de rails sont séparés l'un de l'autre, de telle sorte qu'un canal de guidage 123A est défini entre les éléments de rail pour faire en sorte que les éléments de rail soient élastiques. Si l'on réfère aux Figures 8, 10 et 14, on peut voir que les organes de retenue d'outil 20A, 20B sont montés de manière coulissante sur le rail 12A sur la base 10A, et que chaque organe de retenue d'outil 20A, 20B comprend une bride 21A, 21B, un support d'outil 22A, 22B, deux pattes de guidage obliques 222A, 222B et deux pattes latérales 223A, 223B. La bride 21A, 21B est montée de manière coulissante sur le rail 12A sur la base 10A et comprend deux crochets de rail 211A, 212A formés respectivement sur le dessus et le dessous de la bride 21A, 21B et retenus de manière coulissante respectivement dans les canaux de rail 121A, 122A. Le support d'outil 22A, 22B est tubulaire, est relié à la bride 21A, 21B et comprend un corps ayant une section transversale en forme de C, une première partie et au moins une seconde partie. Avec la section transversale en forme de C, une ouverture 221A, 221B est définie dans un côté du support d'outil 22A, 22B opposé à la bride 21A, 22B. La au moins une seconde partie a une épaisseur inférieure à celle de la première partie pour faire en sorte que le support d'outil 22A, 22B soit élastique et puisse être étiré facilement. Le support d'outil 22A, 22B comprend deux secondes parties formées respectivement sur les côtés de l'ouverture 221A, 221B. Dans le deuxième mode de réalisation, comme représenté sur les Figures 10 et 12, le support d'outil 22A comprend deux secondes parties formées respectivement sur les côtés de l'ouverture 221A. Dans le troisième mode de réalisation, avec référence aux Figures 14 et 15, le support d'outil 22B comprend deux cavités 2212B définies longitudinalement dans une surface interne du support d'outil 22B pour définir deux secondes parties sur le support d'outil 22B, respectivement à des positions dans lesquelles les cavités 2212B sont définies. Les pattes de guidage obliques 222A, 222B sont formées respectivement et obliquement sur et font saillie vers l'extérieur à partir des deux côtés de l'ouverture 221A, 221B du support d'outil 22A, 22B. Les pattes latérales 223A, 223B sont reliées respectivement aux pattes de guidage obliques 222A, 222B et sont parallèles à la plaque arrière 11A de la base 10A. Dans le deuxième mode de réalisation, chaque organe de retenue d'outil 20A peut en outre comprendre deux pattes de liaison 224A et une patte de renfort 225A. Les pattes de liaison 224A sont reliées respectivement aux pattes latérales 223A et à la bride 21A de l'organe de retenue d'outil 20A. La patte de renfort 225A est formée latéralement entre et est reliée aux parties intermédiaires de la bride 21A, au support d'outil 22A et aux pattes de liaison 224A. Avec la disposition de la patte de renfort 225A, la résistance structurelle de l'organe de retenue d'outil 20A est améliorée. Avec la disposition des pattes de liaison 224A et de la patte de renfort 225A, le support d'outil 22A est relié à la bride 21A. Si l'on se réfère aux Figures 14 et 16, on peut voir que dans le troisième mode de réalisation, chaque organe de retenue d'outil 22B comprend en outre deux pattes de liaison 224B montées entre le support d'outil 22B et la bride 21B de l'organe de retenue d'outil 20B pour relier le support d'outil 22B à la bride 21B. Si l'on se réfère aux Figures 13 et 13A, on peut voir que les éléments de suspension 30A sont fixés au côté arrière de la plaque arrière 11A, et que chaque élément de suspension 30A comprend une plaque de suspension 31A, deux crochets de base 32A et un crochet de panneau 33A. La plaque de suspension 31A a une partie supérieure, une partie inférieure, un côté avant, fixé au côté arrière de la plaque arrière 11A, et un côté arrière. Les crochets de base 32A sont formés respectivement sur la partie supérieure et la partie inférieure de la plaque de suspension 31A, font saillie à partir du côté avant de la plaque de suspension 31A, et sont montés et s'accrochent sur un bord supérieur et un bord inférieur de la plaque arrière 11A, respectivement. Le crochet de panneau 33A est formé sur et fait saillie à partir du côté arrière de la plaque de suspension 31A pour être introduit dans ou engager un trou défini dans un panneau de suspension ou une paroi. Pour fixer le râtelier pour outils à main sur un panneau de suspension ou une paroi, avec référence aux Figures 9, 9A, 13 et 13A, les crochets de panneau 33A sont introduits respectivement dans des trous définis dans le panneau de suspension ou la paroi. Des organes d'attache, tels que des boulons ou des clous, sont montés à travers les trous de suspension 111A dans la plaque arrière 11A et dans le panneau de suspension ou la paroi. Par conséquent, le râtelier pour outils à main peut être retenu de manière sûre sur le panneau de suspension ou la paroi. Si l'on se réfère aux Figures 9, 11 à 13, 15 et 16, on peut voir que pour suspendre des outils 40A, 50A, tels qu'un tournevis 40A, 50A, une clé ou analogue, sur le râtelier pour outils à main, le manche 41A, 51A d'un outil est introduit et retenu dans le support d'outil 22A de l'un des organes de retenue d'outil 20A. Si l'on prend comme exemple un tournevis 40A, 50A, le manche 41A, 51A du tournevis 40A, 50A peut être introduit dans le support d'outil 22A, 22B à partir du dessus de l'organe de retenue d'outil 20A, 20B dans une direction longitudinale ou par l'intermédiaire de l'ouverture 221A, 221B dans une direction horizontale. Lorsque le tournevis 40A, 50A est introduit dans le support d'outil 22A, 22B à partir de l'ouverture 221A, 221B, les pattes de guidage obliques 222A, 222B peuvent assurer un effet de guidage au manche 41A, 51A du tournevis 40A, 50A pour permettre le passage aisé du manche 41A, 51A dans l'ouverture 221A, 221B. Lorsque le manche 41A, 51A entre dans l'ouverture 221A, 221B, le support d'outil en forme de C 22A, 22B sera étiré pour permettre au manche 41A, 51A d'entrer dans le support d'outil 22A, 22B. Par conséquent, le tournevis 40A, 50A peut être retenu de manière sûre sur le support d'outil 22A, 22B de l'organe de retenue d'outil 20A, 20B pour stockage ou étalage. Lorsqu'un utilisateur souhaite utiliser un outil, l'outil est tiré vers l'extérieur à partir du dessus du support d'outil 22A, 22B, directement ou à partir de l'ouverture 221A, 221B. Lorsque l'on tire l'outil vers l'extérieur du support d'outil 22A, 22B à partir de l'ouverture 221A, 221B, le support d'outil 22A, 22B est étiré pour permettre au manche de l'outil de s'échapper du support d'outil 22A, 22B. Par conséquent, placer l'outil dans l'organe de retenue d'outil 20A, 20B ou le retirer de celui-ci est aisé et commode. De plus, grâce au fait que les secondes parties ont une épaisseur inférieure à celle de la première partie du support d'outil 22A, 22B, le support d'outil 22A, 22B est facilement étiré pour permettre à l'outil d'entrer ou de sortir du support d'outil 22A, 22B. De plus, étant donné que les organes de retenue d'outil 20A, 20 sont aptes à coulisser le long du rail 12A sur la plaque arrière 11A, la distance entre des organes de retenue d'outil adjacents 20A, 20B peut être réglée pour s'adapter à différentes sortes d'outils. Ainsi, le râtelier pour outils à main selon la présente invention peut être utilisé de manière polyvalente. De plus, avec référence à la Figure 9, étant donné que les outils peuvent être placés dans les supports d'outil 22A, 22B dans une direction horizontale, la distance entre deux râteliers pour outils à main adjacents sur un panneau de suspension ou une paroi peut être rendue minimale. Par conséquent, davantage d'outils peuvent être suspendus sur le panneau de suspension ou la paroi avec l'agencement compact des râteliers pour outils à main. Il est bien entendu que les modes de réalisation qui ont été décrits ci-dessus ont été donnés à titre indicatif et non limitatif et que des modifications peuvent être apportées sans que l'on s'écarte pour autant du cadre de la présente invention. 10 15 REVENDICATIONS1 - Râtelier pour outils à main, caractérisé par le fait qu'il comprend : un support de base allongé (10) ayant : une plaque de base (11) qui est allongée et a une surface avant ; une surface arrière ; un bord supérieur ; un bord inférieur ; deux extrémités ; et deux trous de boulon (111) formés respectivement à travers les surfaces de la plaque de base (11) à proximité des extrémités de la plaque de base (11) ; et un support de rail (12) formé longitudinalement sur et faisant saillie à partir de la surface avant de la plaque de base (11) et ayant : un rail supérieur (121) formé longitudinalement sur 20 et faisant saillie à partir de la surface avant de la plaque de base (11) à proximité des trous de boulon (111) ; et un rail inférieur (122) formé longitudinalement sur et faisant saillie à partir de la surface avant de 25 la plaque de base (11) et qui est parallèle au rail supérieur (121) ; et de multiples éléments de serrage (20) montés de manière mobile sur le support de base (10), chaque élément de serrage (20) ayant : 30 une extrémité arrière montée de manière coulissante et se serrant sur le support de base (10) ; une extrémité avant ; etun bras de serrage (21) formé sur l'extrémité arrière de l'élément de serrage (20), formé sur et faisant saillie à partir du support d'outil (22), monté de manière coulissante et se serrant sur les rails (121, 122) du support de rail (12) et ayant : un organe de retenue supérieur (211) serré sur le rail supérieur (121) du support de rail (12) ; et un organe de retenue inférieur (212) serré sur le rail inférieur (122) du support de rail (12) ; et un support d'outil (22) qui est creux, formé sur l'extrémité avant de l'élément de serrage (20) et formé sur et faisant saillie à partir du bras de serrage (21) et ayant : - une surface supérieure ; - une surface inférieure ; - une surface avant ; - deux parois latérales ; - un orifice pour outil (221) formé à travers la surface supérieure et la surface inférieure du support d'outil (22) ; - une fente de montage (222) formée à travers la surface supérieure, la surface avant et la surface inférieure du support d'outil (22) et communiquant avec l'orifice pour outil (221) ; et - deux cavités (224) formées respectivement dans les parois latérales du support d'outil (22) ; une distance minimale entre la cavité et l'orifice pour outil (221) de chaque élément de serrage (20) étant inférieure à une distance minimale entre la paroi latérale du support d'outil (22) et la fente de montage (222) de l'élément de serrage (20). 2 - Râtelier pour outils à main selon la revendication 1, caractérisé par le fait qu'il comprenddeux organes de suspension (30) montés de manière mobile sur le support de base (10), chaque organe de suspension (30) ayant : un corps (31) qui est un panneau et a : - un côté avant ; et - un côté arrière ; deux bras de montage (32) formés sur et faisant saillie à partir du côté avant du corps (31) et serrés sur le bord supérieur et le bord inférieur de la plaque de base (11) ; et un bras de suspension (33) formé sur et faisant saillie à partir du côté arrière du corps (31). 3 - Râtelier pour outils à main selon la revendication 2, caractérisé par le fait que les rails (121, 122) du support de rail (12) se présentent sous la forme de panneaux ; le support de rail (12) a un canal (123) formé dans le support de rail (12) entre les rails (121, 122) et la surface avant de la plaque de base (11) ; et les organes de retenue sont des crochets et sont serrés sur les rails (121, 122) du support de rail (12). 4 - Râtelier pour outils à main selon la revendication 2, caractérisé par le fait que l'orifice pour outil (221) du support d'outil (22) de chaque élément de serrage (20) est formé à travers la surface supérieure et la surface inférieure du support d'outil (22) à proximité de la surface avant ; et les cavités (224) du support d'outil (22) de chaque élément de serrage (20) se présentent sous la forme d'arc. 5 - Râtelier pour outils à main selon la revendication 4, caractérisé par le fait que- l'orifice pour outil (221) du support d'outil (22) de chaque élément de serrage (20) est circulaire ; et - le support d'outil (22) de chaque élément de serrage (20) a une face de guidage formée sur la surface avant du support d'outil (22). 6 - Râtelier pour outils à main selon la revendication 4, caractérisé par le fait que - l'orifice pour outil (221) du support d'outil (22) de chaque élément de serrage (20) est en forme de U ; et le support d'outil (22) de chaque élément de serrage (20) a une face de guidage formée sur la surface avant du support d'outil (22). 7 - Râtelier pour outils à main, caractérisé par le fait qu'il comprend : une base (10A) qui est allongée et a : - une plaque arrière (11A) ayant un côté avant et un côté arrière ; et - un rail (12A) qui est allongé et formé longitudinalement sur et faisant saillie à partir du côté avant de la plaque arrière (11A) ; et - de multiples organes de retenue d'outil (20A) montés de manière coulissante sur le rail (12A) sur la base (10A) et ayant chacun : - une bride (21A) montée de manière coulissante sur le rail (12A) sur la base (10A) ; un support d'outil (22A) qui est tubulaire, relié à la bride (21A) et ayant : une section transversale en forme de C pour définir une ouverture (221A) dans un côté du support d'outil (22A) opposé à la bride (21A) ; une première partie ayant une épaisseur ; et au moins une seconde partie ayant une épaisseur inférieure à celle de la première partie ; etdeux pattes de guidage obliques (222A) formées respectivement et obliquement sur et faisant saillie à partir de deux côtés de l'ouverture (221A) du support d'outil (22A). 8 - Râtelier pour outils à main selon la revendication 7, caractérisé par le fait qu'il comprend en outre deux éléments de suspension (30A) fixés au côté arrière de la plaque arrière (11A) et ayant chacun : une plaque de suspension (31A) ayant une partie supérieure, une partie inférieure, un côté avant fixé au côté arrière de la plaque arrière (11A) et un côté arrière ; deux crochets de base (32A) formés respectivement sur la partie supérieure et la partie inférieure de la plaque de suspension (31A), faisant saillie à partir du côté avant de la plaque de suspension (31A) et montés et accrochés respectivement sur un bord supérieur et un bord inférieur de la plaque arrière (11A) ; et un crochet de panneau (33A) formé sur et faisant saillie à partir du côté arrière de la plaque de suspension (31A). 9 - Râtelier pour outils à main selon la revendication 7 ou 8, caractérisé par le fait que : les pattes de guidage obliques (222A) de chaque organe de retenue d'outil (20A) font saillie respectivement vers l'extérieur à partir des côtés de l'ouverture (221A) du support d'outil (22A) ; chaque support d'outil (22A) a deux secondes parties formées respectivement sur les côtés de l'ouverture (221A) ; et chaque organe de retenue d'outil (20A) a en outre : deux pattes latérales (223A) reliées respectivement aux pattes de guidage obliques (222A) et qui sontparallèles à la plaque arrière (11A) de la base (10A) ; - deux pattes de liaison (224A) reliées respectivement aux pattes latérales (223A) et à la bride (21A) de 5 l'organe de retenue d'outil (20A) ; et - une patte de renfort (225A) formée latéralement entre et reliée à la bride (21A), au support d'outil (22A) et aux pattes de liaison (224A). 10 - Râtelier pour outils à main selon la 10 revendication 7 ou 8, caractérisé par le fait que chaque support d'outil (22A) a deux cavités (224) définies longitudinalement dans une surface interne du support d'outil (22A) pour définir deux secondes parties sur le support d'outil (22A) respectivement à des positions dans 15 lesquelles les cavités (224) sont définies.
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FR 2959956 A1 20111118 FR 1053734 A 20100512 PROCEDE DE REALISATION D'UNE MOULURE DANS UNE FAÇADE TELLE QU'UNE PORTE, FAÇADE OBTENUE La présente invention concerne un procédé de réalisation d'une moulure dans une façade telle qu'une porte. L'invention couvre aussi la façade obtenue incluant la moulure. Il est souvent demandé des façades de portes moulurées. On entend par façade de porte pour la suite de la description toute façade en bois, permettant la réalisation de portes de séparation, de sectionnement, de meubles, sur une face ou sur deux faces. On entend par moulure toute décoration à section profilée en creux et en saillie par rapport au plan de ladite façade. De même, on peut imaginer tout type géométrique de moulure. On sait que les façades ne sont plus réalisées en bois massif, ceci pour plusieurs raisons. La première est une question de coût car des panneaux en bois massif de grandes dimensions coûtent très cher. De plus, il est de plus en plus difficile de trouver des surfaces de bois massif de 15 grandes dimensions pour fabriquer une porte par exemple. Ces portes étant souvent destinées à être peintes, l'essence du bois et la réalisation en bois massif présentent peu d'intérêt. Il est aussi une raison mécanique qui est rédhibitoire, celle de la planéité de la façade. 20 Un panneau de bois massif, même séché dans de bonnes conditions, ce qui d'ailleurs augmente encore le prix, travaille du fait des variations hygrométriques et de la température. Les façades en bois massif, d'épaisseur raisonnable, ne restent donc jamais planes. Une solution consiste à contre-coller deux façades ayant des fils du bois orientés de façon opposée, en sorte de contrecarrer les effets de vrillage de l'une des façades par les effets de vrillage de l'autre façade. D'ores et déjà, il ne s'agit plus d'un panneau massif. Quant aux moulures à réaliser dans de telles façades, il faut les usiner à même la façade, par des techniques complexes d'usinage, notamment dans les angles. Le temps de travail est donc long et les opérateurs doivent être spécialisés. Il est avéré que les moulures ne peuvent être réalisées qu'en creux car il n'est pas possible d'ajouter de la matière pour venir en saillie sauf à usiner la surface entière de la façade générant alors une perte de matière importante. Les techniques actuelles de telles façades recourent à des complexes de panneaux superposés et assemblés entre eux, généralement par collage. Les panneaux peuvent être de différentes nature comme du multi-plis, du médium, du contreplaqué. Ces complexes sont ainsi indéformables et conservent une planéité parfaite. En effet, ces panneaux sont exempts de fibres longues et sont insensibles aux variations hygrométriques ou s'ils le sont, c'est de façon isotropique, donc sans déformations différentielles. De plus, dans de telles façades, il est possible de prévoir une âme en matériau résistant au feu, comme du contreplaqué, pour obtenir des classements au feu adaptées, notamment pour la réalisation de portes sectionnelles. L'avantage est en effet, une non déformation qui permet de conserver une 25 possibilité de manoeuvre de la porte même en ambiance chaude. Si de telles portes doivent également inclure des moulures pour des raisons esthétiques et que ces portes sont situées dans des lieux destinés à accueillir du public, alors la présente invention trouve une application certaine. La présente invention décrit un procédé qui permet de réaliser des portes non déformables, moulurées et ceci dans des conditions économiques et industrielles améliorées. Le procédé conduit aussi à une souplesse de fabrication et à une liberté de choix 5 plus large tout en tenant des délais beaucoup plus courts. Or, on sait que sur chantier, le travail est plutôt à flux tendu. Le produit obtenu, à savoir une façade moulurée, peut disposer d'une moulure en saillie et ceci sans coût supplémentaire. Le procédé selon la présente invention est maintenant décrit en détail suivant un 10 mode de réalisation particulier, non limitatif, en regard des dessins annexés, dessins sur lesquels les différentes figures représentent - Figure 1 : une vue en perspective d'une façade réalisée à partir du procédé selon la présente invention, - Figure 2 : une vue en perspective éclatée de la façade de la figure 1, 15 - Figure 3 : une vue en coupe de la première étape de mise en oeuvre du procédé, avant mise en place, - Figure 4 : une vue de la seconde étape de mise en oeuvre du procédé consistant en une approche, - Figure 5 : une vue de la troisième étape, à savoir l'emboîtement. 20 Sur la figure 1, on a représenté une vue d'une façade 10 comprenant une face plane 12 et une moulure 14, disposée suivant des lignes formant un rectangle. Cette façade étant destinée à constituer un porte comprend, ainsi que détaillé sur la figure 2, des inserts 16,18 longitudinaux, verticaux de façon à permettre de rapporter la quincaillerie associée à une porte à savoir serrure 20 et poignée 25 ainsi que les paumelles 22 de charnières. La moulure 14 est en réalité constituée de 4 pièces 24,26,28 et 30. En se reportant aux figures 3 et 4, on peut distinguer la constitution de la façade elle-même, moulurée sur une face. La façade 10 comprend, dans le mode de réalisation retenu, au moins deux panneaux, en l'occurrence trois panneaux superposés 32,34 et 36, généralement assemblés par collage : - Un panneau 32, sans moulure, en un premier matériau, par exemple du médium qui est un matériau d'un prix peu élevé, parfaitement lisse à peindre. - Un panneau 34, pris en sandwich, en un second matériau, par exemple en contreplaqué, de façon à assurer une grande rigidité à la façade. Ce matériau est d'un prix élevé, mais on constate que son volume est réduit, car il est en faible épaisseur, si bien que son prix dans l'ensemble ainsi réalisé reste raisonnable. - Un panneau 36, en un troisième matériau qui peut être identique au premier c'est-à-dire en médium, destiné à recevoir les éléments 24-30 de la moulure 14. Le procédé selon la présente invention consiste à réaliser une rainure 38 avec une section sensiblement en Té inversé, comprenant deux branches 40,42 et un pied 44. Le pied 44 correspond à la profondeur de la rainure. Les branches 40 et 42 ont une longueur de quelques millimètres. Cette rainure 38 est simple à réaliser industriellement et l'outil de fraisage reste simple également. Un chanfrein 46 peut être prévu dans les angles du pied, c'est-à-dire sur les rebords supérieurs longitudinaux de ladite rainure. Ainsi le rebord, au droit de chaque branche, est aminci. Ce chanfrein 46, comme montré sur les figures, est à section courbe. On note que, avantageusement, la rainure 38 présente une profondeur au plus égale à l'épaisseur du troisième panneau 36, de façon à ne pas attaquer le deuxième panneau 34, pris en sandwich et constitué de contreplaqué, lors de l'usinage du panneau 32. Chaque élément 24-30 de moulure présente une section avec une base 48 comprenant d'un côté seulement une languette 50, de profil conjugué de celui d'une branche 40 ou 42, suivant le montage, ainsi que cela est expliqué ci-après. L'autre côté longitudinal de la base est rectangulaire. La largeur I de la base est strictement égale à la distance entre l'extrémité de l'une des branches et le point de liaison de l'autre branche avec le pied. La partie supérieure de l'élément de moulure est usinée de la façon souhaitée avec le profil esthétique choisi. Ce profil est totalement indépendant de la base 48 qui elle, est liée dimensionnellement et géométriquement au profil de la rainure. De façon avantageuse, chaque élément de moulure se prolonge, en partie supérieure, par un couvre chanfrein 52, du côté opposé de celui qui porte la languette 50. Ce couvre chanfrein 52 permet de venir en butée lors du montage comme expliqué ci-après. On constate que les moulures 14 peuvent être réalisées au défilé, en continu, sur de grandes longueurs puis débitées en éléments avec une coupe à onglet. La production est à très haut rendement. Le montage est illustré par les figures 3-5. Sur les figure 3 à 5, on dispose de la façade 10 avec sa rainure 38 en Té, destinée à recevoir ledit élément 24-30 de moulure 14. L'élément 24-30 de moulure 14 est présenté de façon inclinée du côté languette, pour introduire ladite languette 50 dans la branche 40 correspondante de la rainure. Ensuite, l'élément de moulure est plaqué par pivotement jusqu'à ce que le couvre chanfrein 52 vienne en appui sur le bord de la face 12 plane constituée du panneau 36. Le rôle du bord aminci au droit du chanfrein confère au système un caractère élastique qui assure une immobilisation de l'élément de moulure dans la rainure. Pour un sécurité complète, il est prévu de disposer un élément liant tel qu'une colle dans la rainure de façon à solidariser le fond de la rainure et la base de l'élément de moulure ainsi mis en place. bu fait des grandes longueurs, l'élément de moulure est généralement usiné dans du bois massif, pour bénéficier des caractéristiques mécaniques liées aux fibres du bois massif et à sa cohésion sur de grandes longueurs. Les éléments sont ensuite découpés à la longueur de la rainure qui les reçoit. On comprend que, vu les dimensions et la contention dans les rainures, surtout en cas de collage complémentaire, les déformations sont maîtrisées et les éléments de moulure ne peuvent pas se déformer. Les éléments de moulure étant réalisés indépendamment peuvent donc être introduits par leur base mais présenter une face visible avec des éléments en saillie par rapport à la face 12 plane, ce qui est le cas dans le mode de réalisation représenté. On constate la souplesse autorisée par le produit issu du procédé selon la présente invention car il suffit de disposer de façades et de moulures pour réaliser très rapidement la porte adaptée avec la moulure choisie sans avoir à régler une machine d'usinage et à travailler la façade sur l'intégralité de sa surface. Ainsi, il est possible de traiter aisément des petites séries, voire de réaliser un travail à l'unité sans pour cela engendrer des coûts supplémentaires. REVENDICATIONS1. Procédé de réalisation d'une moulure (14) dans une façade (10) telle qu'une porte, caractérisé en ce qu'il comprend les étapes suivantes - préparation d'une rainure (38) en Té inversé dans la face (12) plane de ladite façade, ladite rainure (38) comprenant deux branches (40,42) et un pied (44), - préparation d'un élément de moulure (14) au profil supérieur souhaité et comprenant une base (48) munie d'au moins une languette (50) d'un seul côté, ladite base ayant une largeur I strictement égale à la distance entre l'extrémité de l'une des branches (40,42) et le point de liaison de l'autre branche avec le pied (44), - découpe de l'élément de moulure (14) à la longueur de la rainure (38), - présentation inclinée sur le côté de l'élément de moulure, du côté portant la languette (50) , - introduction de la languette (50) dans la branche (40,42) correspondante, et - emboîtement de l'élément de moulure (14) dans la rainure (38). 2. Procédé de réalisation d'une moulure (14) dans une façade (10) telle qu'une porte, selon la revendication 1, caractérisé en ce que le pied (44) correspond à la profondeur de la rainure (38) et les branches (40,42) ont une longueur de quelques millimètres. 3. Procédé de réalisation d'une moulure (14) dans une façade (10) telle qu'une porte, selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que il consiste à usiner un chanfrein (46) dans les angles du pied (44), c'est-à-dire sur les rebords supérieurs longitudinaux de ladite rainure (38), de façon à amincir le rebord. 4. Procédé de réalisation d'une moulure (14) dans une façade (10) telle qu'une porte, selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'on usine l'élément de moulure (14) avec un couvre chanfrein (52). 5. Procédé de réalisation d'une moulure (14) dans une façade (10) telle qu'une porte, selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la façade comprend trois panneaux superposés (32,34 et 36) et solidarisés - Un panneau (32), sans moulure, en un premier matériau, - Un panneau (34), en un deuxième matériau, destiné à assurer la rigidité, - Un panneau (36), en un troisième matériau destiné à recevoir les éléments (24-30) de la moulure (14) dans la rainure (38) qui y est ménagée, la rainure (38) étant usinée dans l'épaisseur de ce troisième panneau. 8. Procédé de réalisation d'une moulure (14) dans une façade (10) telle qu'une porte, selon la revendication 5, caractérisé en ce que les premier et troisième matériaux sont du médium et le deuxième matériau est du contreplaqué. 9. Façade obtenu par la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'elle comprend au moins une face (12) plane, une rainure (38) destinée à recevoir un élément de moulure (14), ledit élément de moulure présentant une face supérieure en saillie par rapport au plan de ladite face (12) plane. 10. Façade obtenu par la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que la moulure (14) est réalisée en bois massif.
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FR 2959957 A1 20111118 FR 1002002 A 20100511 -1- PROCEDE AUTOMATIQUE DE DECOUPE DE POUTRELLES EN BETON PRECONTRAINTES ET MACHINE POUR SA MISE EN OEUVRE DESCRIPTION DOMAINE DE L'INVENTION L'invention concerne un procédé automatique de découpe de poutrelles précontraintes, destinées à la réalisation de planchers. L'invention concerne également une machine conçue pour sa mise en oeuvre. 5 EXPOSE DE L'ARRIERE PLAN TECHNOLOGIQUE Les poutrelles concernées par ladite invention sont constituées d'un talon et d'une âme en béton et de fils métalliques adhérents tendus dans ledit talon et dans ladite âme. Le profilé béton est généralement obtenu par moulage, filage ou extrudage. Le procédé de découpe couramment utilisé consiste : 10 a) à découper la poutrelle à la longueur désirée au moyen d'une tronçonneuse ; b) à prédécouper le béton de ladite poutrelle à une longueur déterminée D, généralement de 10 cm, de la face qui vient d'être découpée, au plus près des fils métalliques, au moyen de ladite tronçonneuse ; c) à séparer la partie prédécoupée, correspondant à la longueur déterminée, du reste 15 de la poutrelle, de manière à dégager les fils métalliques sur ladite longueur, au moyen d'une masse ou d'un marteau piqueur. Toutes ces opérations sont manuelles et présentent les inconvénients liés essentiellement : - au manque de précision et de qualité de découpe ; 20 - au faible rendement ; - à la sécurité. RESUME DE L'INVENTION L'invention vise à réaliser un procédé automatique de découpe de poutrelles en béton précontraintes qui réduit, voire élimine, les inconvénients susmentionnés. 25 Selon la caractéristique basique avantageuse de l'invention, le procédé consiste à réaliser les opérations de découpe de la poutrelle, de prédécoupe de celle-ci à la longueur déterminée D et de séparation de l'extrémité prédécoupée du reste de la poutrelle, sont réalisées, de manière automatique, au moyen d'une machine spécifique qui comporte une unité électronique programmable configurée pour piloter : 30 - des moyens adaptés pour déplacer la poutrelle ; - des outils adaptés pour réaliser lesdites opérations. Selon des modes particuliers de réalisation de l'invention : - l'opération de découpe de la poutrelle est réalisée au moyen d'un disque rotatif ; - l'opération de prédécoupe du béton de la poutrelle à la longueur déterminée, peut être réalisée, soit au moyen du disque rotatif précédent, soit au moyen d'un disque rotatif additionnel ; - l'opération de séparation de l'extrémité prédécoupée du reste de la poutrelle, est réalisée au moyen d'au moins une paire de couteaux, en forme de coins, adaptés pour s'insérer dans les prédécoupes latérales opposées de ladite poutrelle de manière à, par leur action d'écartement des bords en regard desdites découpes latérales, fendre le béton dans l'alignement de la prédécoupe et à décoller les fils d'acier adhérents ; - l'opération de séparation de l'extrémité prédécoupée du reste de la poutrelle, est améliorée par l'utilisation additionnelle d'une paire de couteaux, en forme de coins, adaptés pour exercer, sur les côtés latéraux opposés du talon de ladite poutrelle, dans la zone des fils métalliques qu'il contient, une pression apte à détacher la partie dudit talon située sous lesdits fils de manière à décoller les fils d'acier adhérents ; ladite opération étant effectuée en combinaison avec la précédente ; - l'opération de séparation de l'extrémité prédécoupée du reste de la poutrelle, est favorisée par l'utilisation additionnelle d'une paire de poinçons, de forme tronconique, adaptés pour exercer, sur les côtés latéraux opposés de l'âme de ladite poutrelle, dans la zone des fils métalliques qu'elle contient, une pression apte à éclater la partie centrale de ladite âme de manière à décoller les fils d'acier adhérents ; ladite opération étant effectuée en combinaison avec les deux précédentes. Selon une autre mode particulier de réalisation de l'invention, la poutrelle est maintenue par des mâchoires qui sont adaptées pour la déplacer : - vers l'avant, de la longueur déterminée D, entre la phase de découpe de la poutrelle et de prédécoupe de l'extrémité ; - vers l'arrière, d'au moins la longueur déterminée D, pour le retrait total de ladite extrémité, les couteaux et poinçons demeurant en position enfoncée durant cette étape. L'invention concerne également la machine pour la mise en oeuvre dudit procédé. PRESENTATION DES FIGURES Les caractéristiques et les avantages de l'invention vont apparaître plus clairement à la lecture de la description détaillée qui suit d'au moins un mode de réalisation préféré de celle-ci donné à titre d'exemple non limitatif et représenté aux dessins annexés. Sur ces dessins : - la figure 1 est une vue en perspective de l'extrémité de la poutrelle mettant en évidence le ou les disques destiné à la coupe et à la prédécoupe ; - la figure 2 est une vue en perspective de l'extrémité de la poutrelle mettant en évidence la séparation de l'extrémité prédécoupée du reste de ladite poutrelle ; - la figure 3 est une vue de profil de l'extrémité de la poutrelle et des couteaux, en position de repos, destinés à s'insérer dans les prédécoupes latérales opposées de ladite poutrelle ; - la figure 4 est une de dessus des éléments de la figure 3 ; - la figure 5 est une vue de profil de l'extrémité de la poutrelle, des couteaux destinés à s'insérer dans les prédécoupes latérales opposées de celle-ci et des couteaux additionnels destinés à intervenir sur les côtés latéraux opposés du talon de ladite poutrelle, couteaux positionnés contre l'extrémité à prédécouper ; - la figure 6 est une vue de profil de la poutrelle, des couteaux destinés à s'insérer dans les prédécoupes latérales opposées de celle-ci, des couteaux additionnels destinés à intervenir sur les côtés latéraux opposés du talon de ladite poutrelle et des poinçons destinés à intervenir sur les côtés latéraux opposés de l'âme de ladite poutrelle, couteaux et poinçons positionnés contre l'extrémité à prédécouper ; - la figure 7 est une vue de dessus de la figure 6, couteaux et poinçons en position de travail, mettant en évidence le déplacement de la poutre afin de dégager l'extrémité prédécoupée et éclatée ; - la figure 8 est une vue de dessus de la figure 7, couteaux et poinçons en position de repos, mettant en évidence le dégagement des fils métalliques. DESCRIPTION DETAILLEE DE L'INVENTION L'invention concerne un procédé de découpe de poutrelles en béton précontraintes (1), destinées à la réalisation d'un plancher, du type constituées d'un talon (11) et d'une âme (12) en béton et de fils métalliques adhérents tendus (13) dans ledit talon et (14) dans ladite âme. Ledit procédé consiste, de manière automatique : a) à découper la poutrelle (1) à la longueur désirée ; b) à prédécouper le béton de la poutrelle (1) à une longueur déterminée D, généralement de 10 cm, de la face (15) qui vient d'être découpée, au plus près des fils métalliques (13,14), sans les endommager ; c) à séparer la partie prédécoupée (16), correspondant à la longueur D, du reste de la poutrelle (1), de manière à dégager les fils métalliques (13,14) sur ladite longueur ; au moyen d'une machine qui comporte une unité électronique programmable configurée pour piloter : - des moyens adaptés pour déplacer la poutrelle (1) ; - des outils (2,21,3,4,5) adaptés pour réaliser lesdites opérations. L'opération de découpe de la poutrelle (1) est réalisée au moyen d'un disque rotatif (2) qui pour la circonstance se déplace selon un axe vertical. L'opération de prédécoupe du béton de la poutrelle (1) à la longueur déterminée D, peut être réalisée : - soit au moyen du disque rotatif (2) précédent qui dans ce cas se déplace selon deux axes orthogonaux ; - soit au moyen d'un disque rotatif (21) additionnel qui se déplace selon deux axes orthogonaux. L'opération de séparation de l'extrémité (16) du reste de la poutrelle (1), est réalisée au moyen d'au moins une paire de couteaux (3), en forme de coins, adaptés pour s'insérer dans les prédécoupes latérales opposées (17) de ladite poutrelle de manière à, par leur action d'écartement des bords en regard desdites découpes latérales, éclater la partie centrale du béton non prédécoupée et déplacer simultanément l'extrémité (16) à extraire. Les lames desdits couteaux comportent deux plans décalés de manière à opérer simultanément dans les prédécoupes de l'âme et du talon de la poutrelle. L'opération de séparation de l'extrémité (16) du reste de la poutrelle (1), est améliorée par l'utilisation additionnelle d'une paire de couteaux (4), en forme de coins, adaptés pour exercer, sur les côtés latéraux opposés (18) du talon (11) de ladite poutrelle, dans la zone des fils métalliques (13), une pression apte à détacher la partie dudit talon située sous lesdits fils de manière à réduire, voire éliminer, l'adhérence desdits fils. L'opération de séparation de l'extrémité (16) du reste de la poutrelle (1), est améliorée par l'utilisation additionnelle d'une paire de poinçons (5), de forme tronconique, voire des couteaux, adaptés pour exercer, sur les côtés latéraux opposés (19) de l'âme (12) de ladite poutrelle, dans la zone des fils métalliques (14), une pression apte à éclater la partie centrale de ladite âme de manière à réduire, voire éliminer, l'adhérence desdits fils. La poutrelle (1) est maintenue par des moyens qui sont adaptés pour la déplacer : - vers l'avant, de la longueur déterminée D, entre la phase de découpe de la poutrelle (1) et de prédécoupe de l'extrémité (16) ; - vers l'arrière, d'une distance au moins égale à la longueur déterminée D, pour le retrait total de ladite extrémité (16) ; les couteaux (4) et les poinçons (5) demeurant en position enfoncée durant cette étape. 5 La machine pour la mise en oeuvre du procédé selon l'invention, comporte une unité électronique programmable configurée pour piloter, automatiquement : a) des moyens, notamment des mâchoires, en prise avec la poutrelle (1), adaptés pour déplacer longitudinalement celle-ci ; b) des outils, notamment des disques rotatifs (2,21), des couteaux (3,4) et des poinçons (5), adaptés pour réaliser les opérations de coupe de la poutrelle (1), de prédécoupe de l'extrémité (16) de celle-ci et du dégagement de ladite extrémité. Le disque rotatif (2) destiné à découper la poutrelle, est solidaire d'un bras (6) mis en mouvement par un circuit hydraulique commandé par l'unité électronique de la machine. Le disque rotatif (21) destiné à prédécouper la poutrelle, est solidaire d'un bras (7) mis en mouvement par un circuit hydraulique commandé par ladite unité électronique. Les couteaux (3,4) et les poinçons (5) sont solidaires de mâchoires (8) mises en mouvement par un circuit hydraulique commandé par ladite unité électronique. Les moyens, du type mâchoires, destinés à saisir et à déplacer la poutrelle, sont associés à des rails assurant leur déplacement longitudinal qui est piloté par ladite unité électronique. Bien entendu, l'homme de métier sera apte à réaliser l'invention telle que décrite et représentée en appliquant et en adaptant des moyens connus sans qu'il soit 20 nécessaire de les décrire ou de les représenter. Il pourra également prévoir d'autres variantes sans pour cela sortir du cadre de l'invention qui est déterminé par la teneur des revendications. REVENDICATIONS1- Procédé de découpe de poutrelles en béton précontraintes (1) destinées à la réalisation de planchers ; lesdites poutrelles étant constituées d'un talon (11) et d'une âme (12) en béton et de fils métalliques adhérents tendus (13) dans ledit talon et (14) dans ladite âme ; ledit procédé consistant : a) à découper la poutrelle (1) à la longueur désirée ; b) à prédécouper le béton de la poutrelle (1) à une longueur déterminée D de la face (15) qui vient d'être découpée, au plus près des fils métalliques (13,14) ; c) à séparer la partie prédécoupée (16), correspondant à la longueur D, du reste de la poutrelle (1), de manière à dégager les fils métalliques (13,14) sur ladite longueur ; caractérisé en ce qu'il consiste à réaliser, de manière automatique, les opérations de découpe de la poutrelle (1), de prédécoupe de celle-ci à la longueur déterminée D et de séparation de l'extrémité prédécoupée (16) du reste de la poutrelle (1), au moyen d'une machine qui comporte une unité électronique programmable configurée pour piloter des moyens adaptés pour déplacer la poutrelle (1) et des outils (2,21,3,4,5) adaptés pour réaliser lesdites opérations. 2- Procédé, selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'opération de découpe de la poutrelle (1) est réalisée au moyen d'un disque rotatif (2). 3- Procédé, selon les revendications 1 et 2, caractérisé en ce que l'opération de prédécoupe du béton de la poutrelle (1) à la longueur déterminée D, est réalisée au moyen du disque rotatif (2). 4- Procédé, selon les revendications 1 et 2, caractérisé en ce que l'opération de prédécoupe du béton de la poutrelle (1) à la longueur déterminée D, est réalisée au moyen d'un disque rotatif (21) additionnel. 5- Procédé, selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'opération de séparation de l'extrémité (16) du reste de la poutrelle (1), est réalisée au moyen d'au moins une paire de couteaux (3), en forme de coins, adaptés pour s'insérer dans les prédécoupes latérales opposées (17) de ladite poutrelle de manière à, par leur action d'écartement des bords en regard desdites découpes latérales, fendre le béton dans l'alignement de la prédécoupe et à décoller les fils d'acier adhérents. 6- Procédé, selon la revendication 5, caractérisé en ce que l'opération de séparation de l'extrémité (16) du reste de la poutrelle (1), est améliorée par l'utilisation additionnelle d'une paire de couteaux (4), en forme de coins, adaptés pour exercer, sur les côtés latéraux opposés (18) du talon (11) de ladite poutrelle, dans la zone des filsmétalliques (13), une pression apte à détacher la partie dudit talon située sous lesdits fils de manière à décoller les fils d'acier adhérents. 7- Procédé, selon la revendication 5 ou 6, caractérisé en ce que l'opération de séparation de l'extrémité (16) du reste de la poutrelle (1), est améliorée par l'utilisation additionnelle d'une paire de poinçons (5), de forme tronconique, adaptés pour exercer, sur les côtés latéraux opposés (19) de l'âme (12) de ladite poutrelle, dans la zone des fils métalliques (14), une pression apte à éclater la partie centrale de ladite âme de manière à décoller les fils d'acier adhérents. 8- Procédé, selon la revendication 1, caractérisé en ce que la poutrelle (1) est maintenue par des moyens qui sont adaptés pour la déplacer : - vers l'avant, de la longueur déterminée D, entre la phase de découpe de la poutrelle (1) et de prédécoupe de l'extrémité (16) ; - vers l'arrière, d'une distance au moins égale à la longueur déterminée D, pour le retrait total de ladite extrémité (16) ; les couteaux (4) et les poinçons (5) demeurant en position enfoncée durant cette étape. 9- Machine pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'elle comporte une unité électronique programmable configurée pour piloter, automatiquement : a) des moyens, notamment des mâchoires, en prise avec la poutrelle (1), adaptés pour déplacer longitudinalement celle-ci ; b) des outils, notamment des disques rotatifs (2,21), des couteaux (3,4) et des poinçons (5), adaptés pour réaliser les opérations de coupe de la poutrelle (1), de prédécoupe de l'extrémité (16) de celle-ci et du dégagement de ladite extrémité.
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FR 2959958 A1 20111118 FR 1053661 A 20100511 L'invention concerne la fabrication des pneumatiques de véhicule. Il est connu de mettre en forme une bande de gomme pour la fabrication d'un pneumatique de véhicule, au moyen d'une opération d'extrusion. La température de la gomme en sortie de l'extrudeuse est d'environ 140 C. Or le mélange constituant la gomme comprend notamment des produits favorisant la vulcanisation de l'élastomère, vulcanisation à haute température qui aura lieu plus tard. Il est donc nécessaire de refroidir sans délai la bande en sortie de l'extrudeuse afin de ne pas compromettre la vie thermique du matériau. On refroidit la gomme par exemple en l'aspergeant d'eau. Mais le coeur de la bande met plus de temps à se refroidir que sa surface. Or, si l'eau ainsi déposée s'évapore, elle laisse à la surface de la bande des sels minéraux qui risquent d'altérer les propriétés d'adhérence de la gomme sur elle-même lors des opérations ultérieures d'assemblage des bandes de gomme pour la formation de l'ébauche crue du pneumatique. C'est la raison pour laquelle on chasse l'eau de refroidissement à distance de la bande de gomme au moyen de buses de soufflage d'air chaud qui évacuent l'eau des surfaces inférieure et supérieure de la bande, sans la faire s'évaporer. On souhaite par ailleurs augmenter la productivité des lignes d'extrusion de gomme, ce qui implique d'accélérer le défilement de la bande de gomme sur la chaîne de fabrication et en particulier dans le refroidisseur. Or, à vitesse plus élevée, il est plus difficile d'évacuer l'eau de refroidissement de la surface de la bande. Il est également difficile d'évacuer toute l'eau lorsque la bande présente une surface striée. Un but de l'invention est d'améliorer l'élimination de l'eau à la surface de la bande de gomme, notamment dans l'hypothèse où on souhaite augmenter la productivité de la ligne d'extrusion. A cet effet, on prévoit, selon l'invention, un procédé de fabrication d'une bande de gomme pour pneumatique de véhicule, dans lequel : - on forme une bande de gomme ; - on refroidit la bande avec de l'eau froide; - on réchauffe, depuis l'extérieur de la bande l'eau résiduelle se trouvant à la surface de la bande et/ou on remplace cette eau par de l'eau plus chaude ; et - on élimine l'eau présente à la surface de la bande. Ainsi, grâce à l'étape de chauffage et/ou de remplacement, on réduit la tension superficielle de l'eau déposée à la surface de la bande et on améliore le glissement des gouttes d'eau sur la surface du produit en vue de leur drainage vers l'extérieur de la bande. A cet égard, on rappelle que la tension superficielle de l'eau à 20° en 2959958 -2 -3 -1 contact avec l'air est de 73.10 N.m . Si l'eau est à 50°, sa tension superficielle en -3 -1 contact avec l'air est de 68.10 N.m . Si l'eau se trouve à 100°, sa tension -3 -1 superficielle en contact avec l'air est de 59.10 N.m . Cette tension se réduit donc à mesure que la température de l'eau s'accroît. On facilite donc son écoulement à la 5 surface du produit. On peut alors évacuer l'eau avec plus d'efficacité, même en présence de stries, ou encore augmenter la vitesse de défilement de la bande sans compromettre l'évacuation de l'eau. Avantageusement, après le refroidissement et avant l'étape de chauffage et/ou de remplacement, on chasse une partie de l'eau de refroidissement à distance de la 10 bande. On élimine ainsi l'eau froide présente sur la surface de la bande et on réduit ainsi la quantité d'énergie nécessaire pour réchauffer l'eau restant sur la bande ou de l'eau utilisée par les moyens de remplacement se trouvant en aval. Dans un mode de mise en oeuvre, au cours de l'étape de chauffage et/ou de 15 remplacement, on fait circuler la bande dans un bain d'eau dont la température est comprise entre 45 et 65 °C, de préférence entre 50 et 60 °C. L'eau à la surface de la bande se trouve ainsi à une température compatible avec la vie thermique ultérieure du matériau. Dans un autre mode de mise en oeuvre, au cours de l'étape de chauffage et/ou 20 de remplacement, on projette de l'eau chaude sur la bande. Dans un autre mode de mise en oeuvre, au cours de l'étape de chauffage et/ou de remplacement, on projette de la vapeur d'eau sur la bande. De préférence, au cours de l'étape d'élimination de l'eau, on chasse au moins une partie de l'eau à distance de la bande. On entend ici par chasser le fait de forcer, 25 à l'aide d'un moyen donné, la circulation de l'eau ou des gouttelettes d'eau vers l'extérieur de la surface de la bande. Avantageusement, on achève cette étape d'élimination de l'eau en provoquant l'évaporation des traces d'eau demeurant encore à la surface de la bande On observera ici que, plus l'efficacité des moyens de chasse est importante, plus 30 la quantité d'eau résiduelle qui devra être éliminée par évaporation est faible, et par voie de conséquence plus les dépôts de sel minéraux à la surface de la bande sont réduits. Avantageusement, on effectue au moins l'une des étapes de chasse et d'évaporation, et de préférence toutes, en soufflant de l'air sur la bande. 35 On prévoit également, selon l'invention, une installation de fabrication d'une bande de gomme pour pneumatique de véhicule, qui comprend : - 3 - des moyens de formage d'une bande de gomme ; - un refroidisseur à eau apte à refroidir la bande ; - des moyens de chauffage de l'eau se trouvant à la surface de la bande et/ou des moyens pour remplacer cette eau par de l'eau plus chaude ; et - des moyens d'élimination de l'eau. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront encore dans la description suivante de plusieurs modes de réalisation donnés à titre d'exemples non limitatifs en référence aux dessins annexés sur lesquels : - la figure 1 est une vue schématique d'une installation de fabrication d'une bande de gomme, mettant en oeuvre un premier mode de réalisation du procédé de l'invention ; - les figures 2 et 3 sont des vues partielles analogues à la figure 1 illustrant deux autres modes de réalisation de l'installation et du procédé ; et - la figure 4 est une vue d'un pneumatique fabriqué au moyen de l'installation de la figure 1. On a illustré à la figure 1 une installation conforme à un premier mode de réalisation de l'invention. L'installation 2 sert à la fabrication de bandes de gomme destinées à faire partie d'une ébauche crue de pneumatique en vue de la réalisation d'un pneumatique 4 tel que celui illustré à la figure 4. La bande comprend un mélange d'élastomères et d'autres produits et est par exemple destinée à former une bande de roulement du pneumatique. Les pneumatiques sont destinés notamment à des roues de véhicules de type léger, poids lourd ou génie civil. L'installation 2 comprend une extrudeuse 6 apte à mettre en forme une bande de gomme 8 sortant par un orifice de l'extrudeuse. La bande a une forme profilée à section transversale sensiblement rectangulaire, les deux grandes faces de la bande, respectivement supérieure 10 et inférieure 12, étant planes, horizontales et parallèles l'une à l'autre. Nous présenterons dans la suite les différents postes de l'installation 2 dans l'ordre où ils sont parcourus par la bande 8 et par référence au sens de défilement 13 de cette dernière. L'installation comprend un refroidisseur 14 comportant un tapis 16 destiné à supporter la bande en défilement et, en regard de chaque face 10, 12 de la bande, une ou plusieurs buses 18 d'aspersion de la surface de la bande avec de l'eau froide. L'installation comprend ensuite un poste de pré-essorage 20 comportant en regard de chaque face de la bande une ou plusieurs buses 22 de soufflage d'air disposées en série à la suite les unes des autres suivant la direction de défilement 13. Les buses ont pour fonction de chasser une partie au moins de l'eau de refroidissement résiduelle 40 se trouvant à la surface de la bande, sur ses deux faces 2959958 -4 10, 12. L'installation comprend ensuite un poste 124 de chauffage de l'eau de refroidissement. Dans ce mode de réalisation, le poste 124 comprend un bain formé par un bac 126 contenant de l'eau de chauffage 128 se trouvant à une température 5 située entre 45 et 65 °C, et par exemple entre 50 et 60 °C. La température est en l'espèce de 55 °C. Le bain est agencé dans le trajet du défilement de la bande. Ce bain est maintenu à cette température par des moyens de chauffage ou de refroidissement thermostatés adaptés. L'installation comprend ensuite un poste 30 d'essorage de la bande, comportant 10 en regard de chaque face 10, 12 une ou plusieurs buses 32 de soufflage d'air disposées en série à la suite les unes des autres suivant la direction de défilement 13. Le poste comprend en outre une table 34 pour le support de la bande en défilement. Le poste 30 a pour fonction de chasser tout ou partie de l'eau du bain résiduelle se trouvant sur les deux faces de la bande pour commencer à sécher cette 15 dernière. L'installation comprend ensuite un poste d'évaporation 36 comportant lui aussi en regard de chaque face de la bande une ou plusieurs buses 38 disposées en série à la suite les unes des autres suivant la direction de défilement 13 et assurant un soufflage d'air préférentiellement chaud sur chacune des deux faces de la bande. Le 20 poste 36 comprend aussi une table à rouleaux pour le support de la bande en défilement qui est en l'espèce commune avec celle du poste 34. Le poste 36 a pour but de sécher par évaporation les traces d'eau résiduelles se trouvant sur les faces de la bande, en particulier dans ses stries le cas échéant. Le procédé de l'invention est mis en oeuvre au moyen de cette installation de la 25 façon suivante. La bande de gomme sort de l'extrudeuse 6. Elle passe dans le refroidisseur 14 où elle est aspergée d'eau froide sur ses deux faces, ce qui conduit à la présence de gouttes d'eau 40 sur ces dernières. Une partie de cette eau se trouve chassée au poste de pré-essorage 20 mais de 30 l'eau peut encore subsister sur chacune des faces. Le poste 20 a pour fonction de chasser en grande partie l'eau se trouvant sur la bande afin qu'elle ne refroidisse pas trop l'eau du bain du poste suivant. La bande passe ensuite dans le bain 28 à l'issue duquel la surface de la bande porte maintenant des gouttes d'eau 40 se trouvant à une température plus chaude 35 que les gouttes qu'elle portait avant l'entrée dans le bain. La bande passe ensuite au poste de pré-essorage 30 où une grande partie de l'eau chaude qu'elle porte se trouve chassée. 2959958 -5 Elle passe ensuite au poste 36 où l'étape d'élimination de l'eau de la surface de la bande s'achève par évaporation des gouttes d'eau résiduelles. Grâce au poste 124, l'eau présente sur le produit au moment de son arrivée aux postes d'élimination de l'eau 30 et 36 est plus chaude qu'en sortie du poste de 5 refroidissement 14. De ce fait, sa tension superficielle est réduite et son écoulement sur le produit sous l'effet des buses 32 se trouve facilité. En d'autres termes, on remplace l'eau froide du refroidisseur présente sur le produit par de l'eau plus chaude qui est donc plus facile à chasser. En l'espèce, les buses 22 du poste 20 et 32 du poste 30 ont un débit d'air plus élevé que celles 38 du poste 36 et/ou une pression 10 moins élevée que ces dernières. On a illustré à la figure 2 un deuxième mode de réalisation de l'installation dans lequel le poste de chauffage avec son bain est remplacé par un poste 224 comprenant de chaque côte de la bande une ou plusieurs buses 244 aptes à asperger avec de l'eau chaude les deux faces de la bande en défilement afin de 15 remplacer l'eau se trouvant initialement à la surface de la bande avec de l'eau plus chaude ou d'ajouter de l'eau plus chaude sur cette surface. Les buses sont ici disposées en série à la suite les unes des autres suivant la direction de défilement 13, en regard de chaque face de la bande. Dans un troisième mode de réalisation illustré à la figure 3, le poste de chauffage 20 avec son bain est remplacé cette fois par un poste 324 qui comprend une ou plusieurs buses 344 aptes à projeter de la vapeur d'eau sur chacune des faces de la bande en défilement afin, pareillement, de remplacer l'eau résiduelle s'y trouvant encore par de l'eau plus chaude ou bien de réchauffer cette eau. Les buses sont ici encore disposées en série à la suite les unes des autres suivant la direction de 25 défilement 13, en regard de chaque face de la bande. Il s'agit dans tous les cas de faire en sorte que, avant l'élimination finale de l'eau résiduelle présente sur sa surface, le produit porte à sa surface de l'eau plus chaude qu'en sortie du poste de refroidissement, sans trop élever la température du produit en lui-même. 30 Bien entendu, on pourra apporter à l'invention de nombreuses modifications sans sortir du cadre de celle-ci. Le poste de refroidissement 14 pourrait comprendre un bain d'eau de refroidissement traversé par la bande lors de son passage. 35 REVENDICATIONS1. Procédé de fabrication d'une bande de gomme (8) pour pneumatique (4) de véhicule, caractérisé en ce que : - on forme une bande de gomme (8) ; - on refroidit la bande avec de l'eau ; - on chauffe, depuis l'extérieur de la bande, l'eau (40) résiduelle se trouvant à la surface de la bande et/ou on remplace cette eau par de l'eau plus chaude ; et - on élimine l'eau présente à la surface de la bande. 2. Procédé selon la revendication précédente dans lequel, après le refroidissement et avant l'étape de chauffage et/ou de remplacement, on chasse une partie de l'eau de refroidissement à distance de la bande (8). 3. Procédé selon l'une au moins des revendications précédentes dans lequel, au cours de l'étape de chauffage et/ou de remplacement, on fait circuler la bande (8) dans un bain d'eau chaude (128). 4. Procédé selon l'une au moins des revendications précédentes dans lequel, au cours de l'étape de chauffage et/ou de remplacement, on projette de l'eau chaude sur la bande (8). 5. Procédé selon l'une des revendications 3 ou 4 dans lequel l'eau du bain (128) ou l'eau projetée sur la bande présente une température comprise entre 45 et 65 °C, de préférence entre 50 et 60 °C. 6. Procédé selon l'une au moins des revendications précédentes dans lequel, au cours de l'étape de chauffage et/ou de remplacement, on projette de la vapeur d'eau sur la bande (8). 7. Procédé selon l'une au moins des revendications précédentes dans lequel, au cours de l'étape d'élimination de l'eau, on chasse au moins une partie de l'eau à distance de la bande (8). 8. Procédé selon l'une au moins des revendications précédentes dans lequel, on achève l'étape d'élimination de l'eau en provoquant l'évaporation des traces d'eau (40) demeurant encore à la surface de la bande . 9. Procédé selon l'une au moins des revendications 2, 7 ou 8 dans lequel on effectue au moins l'une des étapes de chasse et d'évaporation, et de préférence toutes, en soufflant de l'air sur la bande (8). 10. Installation de fabrication d'une bande de gomme (8) pour pneumatique (4) de véhicule caractérisée en ce qu'elle comprend : - des moyens (6) de formage d'une bande de gomme (8) ; - un refroidisseur à eau (14) apte à refroidir la bande ;- 7 - des moyens (224; 324) de chauffage de l'eau se trouvant à la surface de la bande (8) et/ou des moyens (124; 224; 324) pour remplacer cette eau par de l'eau plus chaude ; et - des moyens (30, 36) d'élimination de l'eau.5
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FR 2959959 A1 20111118 FR 1053667 A 20100511 L'invention se rapporte à un procédé de fabrication de pièces en matériau composite par moulage par transfert de résine. Plusieurs procédés de moulage connus par imprégnation de fibres avec de la résine peuvent être utilisés pour réaliser les pièces en matériau composite et, notamment, les procédés de moulage employant des moules fermés. En premier lieu, on peut citer le procédé de moulage par transfert de résine ou RTM, pour "Resin Transfert Molding". Dans ce procédé RTM, un ensemble d'éléments fibreux est positionné de manière particulière autour d'un support et l'ensemble est placé à l'intérieur d'un moule fermé dont la forme générale correspond à celle de la pièce à réaliser. Dans le procédé RTM traditionnel, ce moule est constitué d'un moule femelle ou matrice et d'une partie contre-moule ou poinçon. On injecte alors une résine dans le moule puis on la polymérise. Les molécules de cette résine commencent alors à se lier entre elles et à former un réseau solide. On obtient ainsi une pièce rigide en matériau composite formé de fibres et de résine polymérisée. On peut également citer le procédé de moulage par infusion de 20 résine ou LRI (Liquid Resin Infusion). De façon générale, un tel procédé met en oeuvre plusieurs étapes parmi lesquelles figure la mise en place d'éléments de renfort fibreux sur la forme d'un moule. Le moule est ensuite refermé par l'intermédiaire d'un couvercle 25 souple permettant le passage contrôlé d'une résine qui va infuser à l'intérieur des éléments de renfort fibreux puis polymériser, afin de donner une pièce rigide. La propagation de la résine se fait par une force motrice créée par une dépression en certains points du couvercle souple, vers lesquels la résine 30 introduite dans le moule se déplace. Dans le procédé d'infusion traditionnel, l'outillage de moulage est ainsi formé d'un moule matrice et d'un couvercle étanche tel qu'une bâche comme partie contre moule. Les pièces composites destinées à la construction aéronautique 35 requièrent des performances mécaniques maximales pour des masses les plus faibles possibles. Une solution à ces exigences est l'utilisation de matériaux composites tels que précédemment décrit, avec âme à cellule ouverte, de type nid d'abeille notamment. L'utilisation d'une telle âme à l'intérieur d'une pièce composite présente de très bonnes caractéristiques mécaniques pour le domaine d'application, et ce notamment en compression, pour des densités faibles. Ces produits sont largement utilisés dans l'industrie aéronautique et leur mise en oeuvre est rendue possible par l'utilisation de tissus préimprégnés de résine. En effet, la résine, déjà présente dans les fibres ne peut pas migrer ou uniquement de façon modérée dans les cellules ouvertes de l'âme. Toutefois, le développement des procédés de fabrication par transfert de résine, tels que précédemment décrit, permettrait d'optimiser encore la fabrication de telles pièces composites à âme alvéolaire à cellules ouvertes. Malheureusement, un obstacle à l'utilisation des procédés de transfert de résine pour la fabrication de telles pièces réside dans le fait que la résine tend à pénétrer à l'intérieur des alvéoles de l'âme. Ce phénomène n'est pas souhaitable car il augmente la consommation de résine, alourdit la structure et diminue les performances de la structure alvéolaire, entre autres inconvénients. Il existe par conséquent un besoin pour des procédés permettant la mise en oeuvre de techniques de fabrication de pièces composites à âme alvéolaire par procédé de moulage par transfert de résine. Les documents EP 1 795 332 et EP 1 897 680 proposent une solution à cette problématique. Chacun de ces documents utilise, d'une part, une couche intermédiaire obturante, disposée entre l'âme alvéolaire et les couches fibreuses, ladite couche obturante empêchant la migration de la résine vers les alvéoles de l'âme, et d'autre part, au moins une couche adhésive visant à assurer une bonne cohésion des couches fibreuses et de l'âme alvéolaire. Plus précisément, le document EP 1 005 978 décrit une méthode de fabrication d'un matériau composite à âme alvéolaire comprenant les étapes visant à : - appliquer une première couche adhésive sur une surface ouverte de l'âme alvéolaire, - appliquer sur la couche adhésive un film solide, - appliquer une deuxième couche adhésive sur la surface extérieure du film solide, - disposer sur la deuxième couche adhésive l'ensemble de couches 5 fibreuses, - appliquer la résine selon un procédé RTM et procéder à sa polymérisation Le document EP 1 879 680 vise également un procédé de fabrication d'un matériau composite à âme alvéolaire comprenant les étapes 10 visant à : - mettre en place d'une couche adhésive durcissable sur au moins une surface ouverte de l'âme alvéolaire, - mettre en place d'une couche de blocage sur la couche adhésive, - mettre en place des couches fibreuses, 15 - appliquer de la résine selon un procédé d'infusion sous vide. Ces procédés nécéssitent toutefois un nombre important de couches intermédiaires (adhésive, blocante...), ce qui rend également la mise en oeuvre du procédé de fabrication relativement complexe. La présente invention permet de pallier les inconvénients 20 précédemment mentionnés et consiste pour ce faire en un procédé de fabrication d'une pièce en matériau composite à âme creuse comprenant les étapes suivantes visant à : - appliquer au moins une couche adhésive sur une surface ouverte de l'âme creuse, ledit procédé étant caractérisé en ce que la couche adhésive 25 est une couche adhésive polymérisable bloquante présentant après polymérisation des propriétés d'étanchéité par rapport à une résine et apte à empêcher sa diffusion vers l'intérieur de l'âme creuse - procéder à la polymérisation de la couche adhésive bloquante de manière à réaliser l'étanchéité de l'âme creuse. 30 Ainsi en utilisant une couche adhésive apte à présenter également des propriétés bloquantes à la résine, il est possible d'étanchéifier l'âme creuse et d'éviter le remplissage de l'âme par la résine lors des processus ultérieurs de traitement. De manière préférentielle, la couche adhésive bloquante est un pli 35 de colle supporté. Avantageusement encore, la couche adhésive bloquante est supportée par une trame de fibres de verre ou de polymère. Préférentiellement, une force de pression est appliquée au moins sur la couche adhésive selon une direction perpendiculaire à cette dernière. En effet, il a été constaté de manière surprenante que l'application d'une force de pression sur le pli adhésif dans une direction strictement perpendiculaire à ce dernier permettait d'augmenter considérablement les propriétés d'étanchéité à la résine. Selon un mode de réalisation préféré, la force de pression est 10 appliquée par mise sous vide de l'ensemble à étanchéifier. Préférentiellement, la mise sous vide s'effectue à l'aide d'au moins une membrane semi-rigide servant de contre-moule. Avantageusement, la force de pression est appliquée sur la couche adhésive par l'intermédiaire d'au moins une couche drainante. 15 La présence d'une couche drainante permet d'uniformiser la force de pression appliquée. Cela vise à limiter l'affaissement de la couche adhésive à l'intérieur de l'âme creuse et d'éviter la dégradation de ses performances d'étanchéification par une répartition hétérogène de l'épaisseur de colle de la couche adhésive en raison de surpressions locales qui doivent être évitées. 20 De manière complémentaire, le procédé comprend une étape supplémentaire visant à appliquer sur la couche adhésive au moins un pli de fibres. Cette étape supplémentaire permet la réalisation d'une préforme de pièce composite avec âme creuse étanchéifiée. Avantageusement, le pli de fibres comprend au moins un pli de 25 fibres non tissées, notamment de fibres de carbone, possédant une perméabilité homogène au niveau des fibres. L'insertion d'un tel pli non tissé permet d'éviter la formation de points d'embuvage privilégiés. Cela limite également la migration de la colle vers les plis de fibres sèches lors de son cycle de polymérisation et contribue à l'amélioration des propriétés mécaniques 30 de l'interface âme-peau composite. Selon un mode préféré de réalisation, le pli de fibres est un pli de fibres sèches. De manière complémentaire, le procédé comprend une étape supplémentaire visant à appliquer de la résine selon un procédé de moulage 35 par transfert de résine et procéder à la polymérisation de ladite résine dans le même habillage. Ainsi les temps de mise en oeuvre de ce procédé sont fortement réduits. Dans ce cas, un empilement unique permet la réalisation de la préforme, associé à un cycle de cuisson propre, la polymérisation de la couche adhésive, associé à son cycle de polymérisation ou pré-polymérisation, la réalisation de l'imprégnation de la préforme par la résine, associé à son cycle de polymérisation propre. La présente invention se rapporte également à une pièce en matériau composite pouvant être obtenue par un procédé selon l'invention. Ladite pièce pourra être la pièce en matériau composite terminée et complète ou alors une pièce intermédiaire telle que âme creuse étanchéifiée, préforme de plis fibreux et âme étanchéifiée. Avantageusement, l'âme creuse est une âme alvéolaire, notamment de type nid d'abeille. La présente invention sera mieux comprise à la lumière de la description détaillée qui suit en regard du dessin annexé dans lequel : - la figure 1 illustre schématiquement la mise en oeuvre pour la fabrication d'une âme creuse étanchéifiée pour utilisation dans la fabrication d'une pièce en matériau composite. - la figure 2 illustre schématiquement la mise en oeuvre pour la fabrication d'une préforme et d'une âme creuse étanchéifiée pour pièce en 20 matériau composite sandwich - la figure 3 illustre schématiquement la mise en oeuvre pour fabrication d'une pièce à âme creuse complète en matériau composite. La figure 1 illustre la fabrication d'une âme alvéolaire creuse 1 étanchéifiée pour utilisation dans la fabrication d'une pièce en matériau 25 composite. Pour ce faire, l'âme alvéolaire 1 est disposée sur un moule 2 et recouverte d'une membrane semi-rigide 3 formant contre moule et associée à des moyens 4 de mise sous vide de l'espace intérieur défini par le moule 2 et la membrane semi-rigide 3. 30 Le vide appliqué pourra être typiquement un vide inférieur à 100 mbar et de préférence supérieur à 4 mbar. La membrane semi-rigide 3 pourra être une membrane silicone, par exemple. Des joints 5 assurent l'étanchéité entre la membrane semi-rigide 3 35 et le moule 2. Conformément à l'invention, l'âme alvéolaire 3 présente des surfaces ouvertes supérieure et inférieure qui, conformément à l'invention, sont recouvertes d'un fil de colle polymérisable 6, notamment de type colle époxy. Préférentiellement, le film de colle polymérisable 6 est supporté, c'est-à-dire renforcé, par une trame, notamment en fibres de verre. Conformément à l'invention, le film de colle 6 possède lors de sa polymérisation des propriétés de blocage de la résine qui sera utilisée pour la fabrication du matériau composite. L'étanchéité de l'âme est améliorée en appliquant sur le film de colle 6 une pression perpendiculaire au film de colle 6 par l'intermédiaire de la membrane semi-rigide 3 grâce à sa mise sous vide. La pression est ainsi également appliquée sur le film de colle 6 inférieur. La pression appliquée doit de préférence être la plus uniforme possible, notamment afin d'éviter des défauts de type affaissement du film de 15 colle 6 dans les alvéoles de l'âme alvéolaire 3. Les caractéristiques de rigidité et d'épaisseur de la membrane semi-rigide 3 permettront de contrôler la répartition de la pression appliquée sur le film de colle 6. La membrane semi-rigide 3 pourra le cas échéant être remplacée par une bâche à vide si les propriétés de pression requises le 20 permettent. Afin d'assurer l'homogénéité du champ de pression appliqué, il est disposé entre la membrane semi-rigide 3 et le film de colle 6, une couche drainante 7. Une deuxième couche drainante est disposée entre le moule 2 et le film de colle 6 inférieur. 25 La couche drainante 7 pourra être, par exemple, un pli de feutre, un pli tissé ou un autre produit poreux. Ses caractéristiques de rigidité permettront également de modifier les paramètres locaux de pression, notamment toujours afin d'assurer l'uniformité du champ de pression appliqué. L'ensemble pourra également être équipé d'un film séparateur 10 30 visant à assurer une bonne séparation de la couche drainante 7 et de la membrane semi rigide 3 après l'opération. Le film séparateur 10 vise également à limiter la migration de la colle vers les autres plis. La figure 2 illustre schématiquement la fabrication d'une préforme pour pièce en matériau composite à âme creuse étanchéifiée. Le procédé de mise en oeuvre de la figure 2 diffère de celui de la figure 1 en ce que la couche drainante 7 est remplacée par un ensemble de plis fibreux 8 secs, c'est-à-dire non préimprégnés de résine. L'ensemble de plis fibreux 8 pourra ainsi être moulé à la forme de 5 l'âme alvéolaire 1 avant application de la résine en même temps que ladite âme alvéolaire 1 est étanchéifiée. La figure 3 illustre schématiquement la fabrication d'une pièce à âme creuse 3 complète en matériau composite. Ainsi, à la différence des modes de réalisation précédents, 10 l'ensemble de la pièce composite est réalisé en une seule étape. Pour ce faire, le procédé et les éléments décrits précédemment sont complétés par des moyens d'injection de résine 12 permettant la mise en oeuvre du cycle de moulage par transfert de résine. Ainsi, il conviendra de prévoir un média de distribution de la résine 15 13, le film séparateur 10 étant remplacé par un tissu d'arrachage 14 en vue du démoulage après polymérisation de la résine. Afin d'empêcher la migration de la colle vers les plis de fibres sèches 8, on pourra prévoir d'intercaler un pli de fibres de carbone non tissé dont la perméabilité à l'échelle des fibres est homogène. Ce pli de fibres non 20 tissées permet d'éviter les points d'embuvage privilégiés, ce qui entraînerait la dégradation des performances d'étanchéité du film de colle 6 de par une répartition non homogène de la colle. Un tel pli de fibres non tissées participe également à la structure de l'ensemble et à l'amélioration des propriétés mécaniques de la pièce. 25 Bien que l'invention ait été décrite avec un exemple particulier de réalisation, il est bien évident qu'elle n'y est nullement limitée et qu'elle comprend tous les équivalents techniques des moyens décrits ainsi que leurs combinaisons si celles-ci entrent dans le cadre de l'invention. 30 REVENDICATIONS1. Procédé de fabrication d'une pièce en matériau composite à âme (1) creuse comprenant les étapes suivantes visant à : appliquer au moins une couche adhésive (6) sur une surface ouverte de l'âme creuse, ledit procédé étant caractérisé en ce que la couche adhésive est une couche adhésive polymérisable bloquante présentant après polymérisation des propriétés d'étanchéité par rapport à une résine et apte à empêcher sa diffusion vers l'intérieur de l'âme creuse - procéder â la polymérisation de la couche adhésive bloquante de manière à réaliser l'étanchéité de l'âme creuse, 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la couche adhésive bloquante est un pli de colle (6) supporté. 3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que la couche adhésive bloquante (6) est supportée par une trame de fibres de verre ou de polymère. 20 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'une force de pression est appliquée au moins sur la couche adhésive (6) selon une direction perpendiculaire à cette dernière. 5. Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que la force 25 de pression est appliquée par mise sous vide de l'ensemble à étancheifier 6. Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce que la mise sous vide s'effectue a l'aide d'au moins une membrane (3) semi-rigide servant de contre-moule. 7. Procédé selon rune quelconque des revendications 4a 6, caractérisé en ce que la force de pression est appliquée sur la couche adhésive (6) par l'intermédiaire d'au moins une couche drainante (7). 30 8. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce qu'il comprend une étape supplémentaire visant à appliquer sur la couche adhésive (6) au moins un pli de fibres (8). 9. Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce que le pli de fibres (8) comprend au moins un pli de fibres non tissées, notamment de fibres de carbone, possédant une perméabilité homogène au niveau des fibres. 10. Procédé selon l'une quelconque des revendications 8 ou 9, 10 caractérisé en ce que le pli de fibres (8) est un pli de fibres sèches. 11. Procédé selon l'une quelconque des revendications 8 à 10, caractérisé en ce qu'il comprend une étape supplémentaire visant à appliquer de la résine selon un procédé de moulage par transfert de résine et procéder à 15 la polymérisation de ladite résine dans un même habillage. 12. Pièce pour la fabrication d'une pièce en matériau composite obtenue par un procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 1 1, 2 13. Pièce selon la revendication 12, caractérisée en ce que l'âme creuse est une âme alvéolaire (1).
17,393
FR2959960A1
A1
20111118
FR 2959960 A1 20111118 FR 1053662 A 20100511 -1- L'invention concerne la fabrication des pneumatiques de véhicule et en particulier de la bande de roulement du pneumatique. Certains pneumatiques particuliers peuvent comprendre une bande de roulement formée d'un corps principal en gomme et des joncs ou cordons noyés dans la gomme. Les joncs sont réalisés dans un matériau ayant des propriétés mécaniques différentes de celles du matériau du corps. Ces propriétés permettent aux joncs, le moment venu, de compenser l'usure de la bande de roulement du pneumatique et de préserver les propriétés mécaniques de ce dernier. Selon une première technique connue en soi, on réalise ces bandes de roulement particulières avec ses joncs par co-extrusion. On extrude donc conjointement les joncs et la bande de roulement dans laquelle ils sont noyés. Cette technique conduit toutefois à de fréquents défauts de fabrication qui forment des rebuts de produits complexes dont la matière n'est pas facilement valorisable. Un des buts de l'invention est de proposer une méthode et un procédé de fabrication alternatifs susceptibles d'améliorer la fabrication des bandes de roulement contenant un jonc noyé dans la gomme du corps principal. A cet effet, on prévoit selon l'invention un procédé de réalisation d'une bande de roulement pour un pneumatique de véhicule, dans lequel : on extrude une bande de gomme ; on forme au moins un sillon dans la bande ; on fournit au moins un jonc à partir d'une bobine ; et on insère le jonc dans le ou chaque sillon. Les joncs sont réalisés en préalable à la formation de la bande de gomme et séparément de cette dernière. Il suffit alors de les disposer dans le sillon et de refermer ce dernier. On enfouit donc les joncs dans la gomme suite à sa mise en forme. Ce procédé limite la quantité de rebuts pour défaut de fabrication en raison du fait qu'il permet de s'affranchir des étapes de stabilisation du procédé au lancement de chaque série de fabrication. De préférence, pour chaque section de la bande, on extrude la section et on forme le sillon dans la section simultanément. Avantageusement, on forme sur la bande au moins un relief contigu au sillon et de préférence, pour le ou chaque sillon, deux reliefs entre lesquels s'étend le sillon. Avantageusement, on referme le sillon sur le jonc avec la matière formant le ou chaque relief. 2959960 -2- Ainsi, bien que les joncs soient fabriqués préalablement et séparément, ils se retrouvent convenablement noyés dans la gomme. On prévoit également selon l'invention une machine de réalisation d'une bande de roulement pour un pneumatique de véhicule, qui comprend : 5 des moyens pour extruder une bande de gomme ; des moyens pour former au moins un sillon dans la bande ; des moyens de réception d'une bobine de jonc ; et des moyens pour insérer dans le ou chaque sillon un jonc provenant de la bobine. 10 De préférence, les moyens de formation du sillon sont montés réglables de façon à modifier une profondeur du sillon. Ainsi, on peut adapter la profondeur des sillons selon le modèle du pneumatique que la bande de roulement servira à former. On peut aussi améliorer la précision dimensionnelle du sillon, voire de chaque sillon indépendamment les uns des autres. On peut enfin compenser par ce réglage le fait que 15 la profondeur de sillon serait sinon insuffisante ou excessive en raison d'autres paramètres. De préférence, la machine comprend un organe formant un orifice d'extrusion et apte à creuser le ou chaque sillon. Avantageusement, l'organe est d'une seule pièce. 20 De préférence, les moyens d'insertion comprennent au moins une roue. Avantageusement, la machine comprend des moyens pour disposer dans le sillon une matière formant au moins un relief contigu au sillon. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront encore dans la description suivante de deux modes de réalisation donnés à titre d'exemples non 25 limitatifs en référence aux dessins annexés sur lesquels : les figures 1 et 2 sont deux vues respectivement en perspective et en coupe verticale transversale d'un nez d'une machine selon un premier mode de réalisation de l'invention ; les figures 3 à 4 sont deux vues respectivement en perspective et de face de la 30 lame de la machine de la figure 1; la figure 5 est une vue en section de la bande de roulement obtenue par le passage sous la lame de la figure 3; la figure 6 est une vue analogue à la figure 1 montrant l'implantation de la lame de la figure 3 sur la machine ; 35 les figures 7 et 8 sont deux vues analogues à la figure 5 montrant sur deux bandes de pneumatiques différents les joncs introduits dans les sillons ; 2959960 -3- la figure 9 est une vue analogue à la figure 6 montrant les organes de guidage des joncs dans les sillons sur la machine ; la figure 10 est une vue en élévation de la partie de la machine illustrée à la figure 9 ; 5 les figures 11 et 12 sont des vues analogues aux figures 7 et 8 montrant la section de la bande lorsque les sillons sont refermés ; la figure 13 est une vue analogue à la figure 9 montrant les organes de comblement de la machine de la figure 1 ; la figure 14 est une vue en perspective de l'un de ces organes ; 10 la figure 15 est une vue en coupe transversale de la bande du pneumatique fabriquée au moyen de la machine; et les figures 16 à 19 sont des vues analogues respectivement aux figures 3, 4, 6 et 2 montrant un deuxième mode de réalisation de la machine selon l'invention. Nous allons décrire, en référence aux figures 1 à 14, un premier mode de 15 réalisation d'une machine selon l'invention qui est, en l'espèce, une machine d'extrusion servant à la réalisation d'une bande de roulement pour la fabrication d'une ébauche crue de pneumatique de véhicule. On a illustré à la figure 15 une portion d'une coupe d'un pneumatique résultant de cette fabrication après vulcanisation de l'ébauche, la coupe étant prise dans un plan 20 radial par référence à un axe 3 du pneumatique. La bande de roulement 4 s'étend en périphérie du pneumatique entre les flancs de ce dernier et sur sa carcasse 5, en périphérie de cette dernière. La bande 4 présente une face périphérique externe 6 formant la surface par laquelle le pneumatique sera en contact avec le sol. Cette face a une forme générale cylindrique à section circulaire. 25 La bande 4 comprend un corps principal formé de gomme, laquelle comprend de façon classique un mélange d'élastomères naturel et synthétique ainsi que différents produits et adjuvants. La bande 4 comprend en outre plusieurs joncs ou cordons 8 qui sont en l'espèce au nombre de cinq, ce nombre n'étant pas limitatif. Les joncs ont chacun une forme 30 filaire, à section transversale circulaire comme c'est le cas aux figures 7, 11 et 15 ou carrée comme dans le cas des figures 8 et 12. Les joncs sont noyés dans le corps et s'étendent à distance des deux faces principales externe et interne de la bande. Chaque jonc forme un cercle coaxial au pneumatique et s'étend dans un plan perpendiculaire à l'axe 3. Les joncs peuvent avoir des profils transversaux identiques ou différents et 35 peuvent être constitués de matériaux identiques ou différents. Les joncs ne sont pas fabriqués en eux-mêmes au moyen de la machine et selon le procédé qui va être décrit. Ils sont réalisés individuellement, préalablement et séparément du corps 5, puis 2959960 -4- enroulés sur des bobines 9 qui sont ensuite amenées sur la machine. Le nez 10 de la machine d'extrusion comporte un bâti 12 comprenant deux montants verticaux 14 de forme plane disposés parallèlement l'un à l'autre et en regard et à distance l'un de l'autre. La plupart des organes du nez s'étendent dans l'espace 5 aménagé entre les deux montants 14. Le nez comprend un conduit 16, illustré notamment en partie droite de la figure 2 et servant pour l'amenée de la gomme destinée à être extrudée pour former le corps. Le nez 10 comprend un cylindre ou rouleau 18 disposé à l'embouchure aval du circuit 16 et présentant une face périphérique cylindrique 23 à section circulaire. Le nez comprend 10 en outre un ensemble de pièces 20 formant une voûte 22 qui délimite avec la face 23 une chambre 25 de mise en pression du matériau à extruder, sur laquelle débouche le conduit 16. Les pièces 20 sont rigidement fixées au bâti 12, tandis que le rouleau 18 est monté mobile à rotation par rapport aux montants 14 autour de son axe horizontal 24 dans le sens antihoraire sur la figure 2. Le nez 10 comprend une lame profilée 26 15 s'étendant en aval de la chambre 25 et en regard de la face 23 du rouleau. En aval de la lame, le nez comprend un ensemble 30 à roulettes de pose 32 servant à introduire les joncs dans les sillons réalisés préalablement, ainsi qu'un ensemble de roulettage 34 servant à refermer les sillons sur les joncs ainsi disposés. En références aux figures 3 et 4, la lame profilée 26 comprend un corps principal 20 28 de forme allongée de l'un à l'autre des montants 14 et rigidement fixé à ceux-ci. Le corps 28 a une face inférieure 36 présentant des cavités et des reliefs et destinée à donner sa forme à la face supérieure 6 de la bande de roulement par l'effet du passage de la gomme entre cette face 36 et la face 23 du rouleau. Ces deux éléments forment ainsi un orifice d'extrusion qui confère sa forme à la section de la bande 4 lors du 25 passage du matériau. La lame 26 comprend de plus un support 38 portant des socs de charrue 40 dont le nombre égale celui des joncs 8 que la bande est destinée à recevoir, cinq en l'espèce. Comme illustré notamment à la figure 2, chacun des socs 40 présente une forme générale en « L », la partie la plus longue du « L » s'étendant dans une direction proche 30 de la direction verticale et proche de la direction radiale à l'axe 24, et étant enfilée dans un orifice dédié du support 38 dans lequel elle est montée mobile à coulissement suivant cette direction. La lame 26 comprend pour chaque soc 40 des moyens de fixation rigides au corps 28, formés en l'espèce pour chaque soc par deux vis de fixation 42 traversant une 35 partie du support et serrant le soc contre une face interne du support. Cet agencement permet de régler la position du soc par rapport au corps 28 suivant la direction précitée et donc de régler la profondeur du sillon 44 réalisé par le soc correspondant dans la 2959960 -5- bande 4, par exemple suivant le modèle de pneumatique en cours de fabrication. Les sillons 44 en eux-mêmes sont générés par la pénétration de la base ou petit côté du « L » de chaque soc 40 dans le matériau extrudé formant la bande de gomme. Les sillons sont générés par le fait que la base de chaque soc s'étend en saillie de la 5 face 36 du corps 28, ou plus précisément de certaines zones de cette face, comme illustré à la figure 4. Le petit coté du « L » est orienté de sorte que le soc pénètre sous la partie profilée de la lame d'extrusion. Ce montage particulier permet de disposer la partie amont du soc dans une zone où la pression au sein de la bande n'est pas encore nulle ce qui permet de faciliter la pénétration du soc dans le matériau de la bande ainsi 10 que la qualité du moulage. La face 36 présente au droit de chaque soc une cavité 45 débordant au-delà du soc de chaque côté de ce dernier. Chacune de ces cavités permet de former de part et d'autre du sillon des bourrelets 46 respectifs en relief formant des surplus de gomme s'étendant en saillie de la partie principale de la face 6. Chaque sillon s'étend donc entre 15 les deux bourrelets 46 associés qui lui sont contigus. Le nombre de sillons étant en l'espèce égal à cinq, on compte dix bourrelets. Les sillons 44 sont destinés à recevoir les joncs, puis à être comblés comme on le verra plus loin. La bande 36 est également conformée pour former des sillons 50 en l'espèce au nombre de trois et destinés à persister de façon visible sur la bande de roulement et sur 20 le pneumatique final, au contraire des sillons 44. Tous les sillons précités s'étendent parallèlement les uns aux autres et à la direction longitudinale de la bande 4. Comme illustré à la figure 6, la lame 26 porte, en outre, en l'espèce, deux organes 52 formant des couteaux d'ébarbage du matériau pour délimiter les deux bords latéraux opposés de la bande. Ces organes sont disposés en regard l'un de l'autre, de 25 part et d'autre du support 38. La machine d'extrusion comprend des moyens 54 pour la réception de bobines 9 sur lesquelles sont enroulés les joncs respectifs. Ces moyens sont agencés de façon à permettre aux bobines de se dévider au fur et à mesure de la fabrication. L'ensemble de roulettage 30 comprend des roues 32 qui sont en nombre égal, 30 en l'espèce, à celui des joncs, à savoir au nombre de cinq. Les roues sont identiques entre elles et montées coaxialement les unes aux autres autour d'un axe horizontal 56. Elles s'étendent en regard de la lame 26 de sorte qu'un trajet 57 des joncs venant des bobines 9 passe entre l'ensemble 30 et la lame 26 avant leur insertion dans la bande de roulement. Au cours de ce trajet, les joncs viennent en appui contre le bord périphérique 35 circonférentiel des roues 32 respectives. Chaque roue sert ainsi à guider le jonc correspondant jusqu'au fond du sillon pour l'y déposer, la roue pénétrant à cette fin à l'intérieur du sillon correspondant. 2959960 -6- Les roues 32 sont montées sur un portique commun fixé au bâti et dont la position verticale est réglable afin de faire pénétrer les roues plus ou moins profondément dans les sillons, et donc d'insérer les joncs correspondants plus ou moins dans ces derniers. On ne prévoit pas en l'espèce de motorisation pour les roues 32, ces 5 dernières étant entraînées en rotation par le défilement de la bande de roulement et les joncs insérés dans cette bande à la même vitesse périphérique que cette dernière. On peut prévoir une pièce de guidage intermédiaire telle qu'un tube traversé suivant son axe par les joncs pour leur guidage depuis les bobines 9 jusqu'à l'ensemble 30. La figure 7 illustre la bande 4 avec ses sillons 44 ouverts au fond desquels les 10 joncs 8 ont été déposés. Il s'agit sur cette figure de joncs à section transversale circulaire d'un diamètre d'environ 4 millimètres. La figure 8 illustre de façon analogue le cas d'une bande 4 dans les sillons 44 de laquelle sont disposés des joncs 8 en gomme et présentant une section transversale de forme parallélépipédique, par exemple carrée à 4 millimètres de côté. 15 En référence aux figures 2 et 11 à 14, l'ensemble de roulettage 34 comprend des organes de roulettage dont le nombre égale celui des joncs, à savoir cinq en l'espèce. L'un de ces organes 60 a été illustré à la figure 14. L'ensemble 24 comprend un support 62 rigidement fixé aux montants 14 et s'étendant de l'un à l'autre de ceux-ci. Chacun des organes 60 comprend un mât 64 de forme profilée, reçu dans un orifice femelle 20 correspondant du support 62 en étant mobile à coulissement dans ce dernier suivant sa direction longitudinale qui est proche de la direction radiale à l'axe 24. L'ensemble 34 comprend pour chaque organe un élément de serrage 66 traversant la paroi du support 62 pour serrer le mât 64 contre une face interne du support et ainsi immobiliser l'organe 60 rigidement par rapport au support 62 dans la position de réglage choisie. 25 Chaque organe 60 comprend à une extrémité inférieure du mât un bras 68 portant deux roulettes dentées 70 montées rotatives sur le bras via des axes de rotation respectifs 72 coplanaires mais sécants et agencés de sorte que les roulettes ont une configuration ouverte vers l'amont par référence au sens de défilement de la bande. Les roulettes sont disposées de façon à venir en appui sur les bourrelets respectifs 46 30 associés au sillon considéré de façon à rabattre la matière formant ces reliefs dans le sillon par dessus le jonc 8 en vue de combler le sillon 44. Le jonc se trouve donc enfoui, recouvert et noyé dans la bande de roulement comme illustré aux figures 11 et 12 dans les deux cas correspondant aux figures 7 et 8 respectives. Le procédé de l'invention est mis en oeuvre de la façon suivante au moyen de 35 cette machine. Le matériau formant la gomme est amené dans le nez par le circuit 16 suivant la flèche 71, puis passe dans la chambre 25 où il est mis en pression avant d'être extrudé à travers l'orifice d'extrusion formé par la lame 26 et le rouleau 18. Au 2959960 -7- cours de cette opération qui met notamment en forme la face supérieure 6 de la bande, les socs 40 réalisent les sillons longitudinaux 44 dans la face 6, ainsi que les deux bourrelets 46 situés de part et d'autre de chaque sillon. Les socs se trouvent en partie arrière dans une zone de la machine où la pression est réduite par rapport à la pression 5 régnant dans la chambre 25. Les bobines 9 portant les joncs se dévident et les joncs guidés et soutenus par les roulettes 32 passent entre celles-ci et la lame 26 pour être insérées au fond des sillons respectifs 44 dans l'épaisseur de la bande de roulement. Les joncs se déroulent des bobines sous l'effet de l'entraînement de la bande qui entraîne également les roues 10 32. La bobine n'est freinée par aucun actionneur au cours de son mouvement. La matière formant la bande est à ce stade encore chaude et molle. Lorsque la bande passe sous l'ensemble de roulettage 34, les roues 70 rabattent la matière des bourrelets 46 dans le sillon correspondant, noyant ainsi le jonc associé dans l'épaisseur de la bande de roulement. Le sillon se trouve ainsi bouché et comblé. 15 Ces opérations ont lieu successivement pour chaque section de bande considérée. Elles ont lieu en même temps pour l'ensemble de la bande, les bandes étant fabriquées en continu. Un deuxième mode de réalisation de la machine d'extrusion est illustré aux figures 16 à 19. Il diffère du précédent mode seulement par la constitution de la lame et 20 des socs. En l'espèce, les socs 140 sont rigidement fixés à la lame 126. En outre, l'ensemble de la lame 126 est cette fois d'une seule pièce. Ce sont donc les découpes de sa face inférieure 36 qui tout à la fois confèrent sa forme générale à la face 6 de la bande et forment les sillons 44 et 50 ainsi que les paires de bourrelets 46. On ne dispose donc pas de la faculté de régler la position de chaque soc par rapport au reste 25 de la lame. Pour réaliser un autre modèle de bande de roulement, il faut remplacer la lame 126 par une autre présentant des caractéristiques dimensionnelles différentes. En revanche, le nombre de parties distinctes et mobiles les unes par rapport aux autres est réduit au minimum par rapport au premier mode de réalisation, ce qui évite l'accumulation de matière parasite entre les pièces, susceptible de nuire à leur bon 30 positionnement et à la qualité de la fabrication. Le profil donné à la bande est identique à celui obtenu avec le premier mode et la fabrication est identique sous ses autres aspects. Les pneumatiques obtenus au moyen de l'invention sont destinés notamment à des roues de véhicules de type léger, camionnette, ou poids lourd. 35 On fait ici observer que l'invention peut être mise en oeuvre de façon simple en adaptant une extrudeuse classique, de type nez plat, ou encore d'une extrudeuse comportant des canaux de coextrusion, c'est-à-dire en la dotant de moyens pour la 2959960 -8- réalisation des sillons, de moyens pour l'amenée des joncs et leur insertion dans les sillons et de moyens pour combler les sillons. On fait aussi remarquer que les moyens 40, 140 pour former les sillons sont disposés en partie dans l'orifice d'extrusion. 5 On pourra apporter à l'invention de nombreuses modifications sans sortir du cadre de celle-ci. REVENDICATIONS1) Procédé de réalisation d'une bande de roulement (4) pour un pneumatique (2) de véhicule, caractérisé en ce que : on extrude une bande de gomme (4) ; on forme au moins un sillon (44) dans la bande ; on fournit au moins un jonc (8) à partir d'une bobine ; et on insère le jonc dans le ou chaque sillon. 2) Procédé selon la revendication précédente dans lequel, pour chaque section de la bande, on extrude la section et on forme le sillon (44) dans la section simultanément. 3) Procédé selon au moins l'une quelconque des revendications précédentes dans lequel on forme sur la bande au moins un relief (46) contigu au sillon (44) et de préférence, pour le ou chaque sillon, deux reliefs (46) entre lesquels s'étend le sillon. 4) Procédé selon la revendication précédente dans lequel on referme le sillon (44) sur le jonc (8) avec la matière formant le ou chaque relief (46). 5) Machine (10) de réalisation d'une bande de roulement (4) pour un pneumatique (2) de véhicule, caractérisée en ce quelle comprend : des moyens (26, 18; 126, 18) pour extruder une bande de gomme (4) ; des moyens (40; 140) pour former au moins un sillon (44) dans la bande ; des moyens (54) de réception d'une bobine (9) de jonc ; et des moyens (30) pour insérer dans le ou chaque sillon un jonc (8) provenant de la bobine. 6) Machine selon la revendication précédente dans laquelle les moyens (40) de formation du sillon sont montés réglables de façon à modifier une profondeur du sillon (44). 7) Machine selon au moins l'une quelconque des revendications 5 ou 6, qui comprend un organe (26; 126) formant un orifice d'extrusion et apte à creuser le ou chaque sillon (44). 8) Machine selon la revendication précédente, dans laquelle l'organe (126) est d'une seule pièce. 9) Machine selon l'une des revendications 6 ou 7 dans laquelle les moyens pour former les sillons (40, 140) sont disposés en partie dans l'orifice l'extrusion. 10) Machine selon au moins l'une quelconque des revendications 5 à 8 dans laquelle les moyens d'insertion (32) comprennent au moins une roue (30). 2959960 -10- 11) Machine selon au moins l'une quelconque des revendications 5 à 9 qui comprend des moyens pour disposer dans le sillon (44) une matière formant au moins un relief (46) contigu au sillon. 12) Machine selon au moins l'une quelconque des revendications 5 à 10 comprenant 5 en outre des moyens (70) pour refermer le sillon au dessus du jonc.
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FR 2959961 A1 20111118 FR 1002057 A 20100517 La présente invention se rapport à un dispositif permettant de maintenir une structure rigide dans une position statique. C'est une pièce d'angle rigide à section triangulaire qui est constitué par deux parties profilées reliées par un axe de pliage perpendiculaire aux profils, les 5 parties profilées sont obtenues par pliage d'une plaque. Une pièce plane, peut venir s'emboîter dans la gorge du profilé figure 1 (2), comme dans une glissière et arrive en butée sur la paroi qui lui est perpendiculaire figure 1 (5) pour se caller au fond de la gorge Les surfaces extérieures planes figure 1 (3) sont susceptible de devenir des 10 supports de communication pour des impressions directes avant pliage ou des adhésifs imprimés ou des contre collages d'impressions après pliage. Une pièce femelle peut venir s'emboîter aux extrémités de l'invention Les principaux inconvénients, des éléments de structures résident dans leur prix de revient élevé, leur difficulté de montage et dans leur architecture figée qui les 15 rend lourd et encombrant lorsque ils ne sont par utilisés par exemple pendant le stockage ou le transport. Les éléments de structures sont souvent cachés car inesthétique La présente invention à pour objet définie ci-dessus, qui puisse être fabriqué à un prix de revient très réduit et qui puisse être transporté, stocké etc. à l'état 20 démonté, sous très faible encombrement. L'utilisateur peut effectuer sans difficultés un montage et démontages successifs des meubles ou objets composés avec la pièce d'angle rigide à section triangulaire. Cette invention présente des surfaces planes exploitables pour de la 25 communication, elle participe de ce fait à l'identité esthétique des produit qui sont composés grâce à elle. Les meubles ou objets composés ou assemblés par la pièce d'angle à section triangulaire sont faciles à identifier par leur aspect formel à section triangulaire. La pièce d'angle conforme à l'invention, comprend, une pièce unique découpée 30 dans une plaque, qui après pliage forme une pièce d'angle rigide à section triangulaire avec une gorge. Une seconde pièce facultative peut venir bloquer et rigidifier la pièce d'angle dans l'angle d'ouverture déterminé, 90° par exemple. La figure 1 représente en perspective l'aspect de l'invention 35 La figure 2 représente la forme de découpe à plat de l'invention La figure 3 représente la forme de découpe à plat d'une pièce facultative qui fait office de rigidificateur pour maintenir en forme l'invention Les figures 4, 5, 6,7, 8 représentent dans l'ordre, les étapes de la mise en forme de découpe à plat de l'invention pour arriver au volume final. 40 Les figures 9, 10, 11 représente dans l'ordre, les étapes de montage d'une pièce facultative pour rigidifier et maintenir en forme l'invention La pièce d'angle rigide comporte, un corps profilé obtenu par un premier pliage, dans l'ordre figures 4, 5, 6, 7,8 permet la création d'une gorges sur l'arête interne figure 1 (2), ou peut s'enchâsser une plaque, un objet plan, un joint par exemple 45 figure 9,10 Un second pliage permet de créer une pièce d'angle : une pièce d'angle, dans l'ordre, figure 11,8. Le maintien en forme de la pièce d'angle rigide à section triangulaire après pliage se fait par fixation, à titre d'exemple : rivetage, boulonnage, clip, 50 collage, soudure Le type de fixation est adapté au type de matériau qui compose la plaque. Les points de fixation minimal pour un bon maintien en forme de la pièce d'angle rigide à section triangulaire se trouve au point (7) figure 9 Les parois, figure 1 (1), sont prises en étau par le système de fixation mécanique 5 à titre d'exemple : rivetage, boulonnage, clip ou les parois figure 1 (1), sont collées ou soudées au niveau des arrêtes figure 1 (8), pour les tôles, ou les plastiques (à titre d'exemple) Pour les matériaux souples qui une foi plié présente un effet ressort et prévu à cet effet une pièce d'angle rigide, figure 3, pour maintenir en forme et contraindre 10 le pliage dans la géométrie désirée figures 9, 10, 11,8, pour les cartons (à titre d'exemple) La pièce principale est une pièce d'angle rigide à section triangulaire Une seconde pièce facultative peut venir bloquer et rigidifier la pièce d'angle rigide à section triangulaire dans l'angle d'ouverture déterminé, 90° par exemple 15 Cette pièce s'emboîte dans la gorge du profilé, figures 9 et 10, comme dans une glissière et arrive en butée sur la paroi qui lui est perpendiculaire pour se calter au fond de la gorge. Les matériaux envisagés : tout matériaux pouvant se présenter sous forme de plaque et pouvant se plier au delà de 90 ° sans rompre, à titre d'exemples : 20 tôles, plaques en plastique, plaques en carton, plaques en matériaux de synthèse, plaques en composites, plaques multi couches La découpe peut se réaliser sur table de découpe numérique ou par emboutissage Le pliage peut se réaliser à froid ou à chaud sur plieuse, ou à la main pour les 25 matériaux de faible résistance Avant pliage, on peut faire un rainage , ou une saignée, ou des pointillés pour faciliter et contraindre le pliage figure 4 (2,4,6) Ces matériaux peuvent êtres colorés imprimés et pouvant subir les opération les plus diverses visant à améliorer leurs propriétés (solidité, imperméabilité, 30 classement M1, effet de surface, résistance à l'usure, ect ...) Enfin, il y lieu de noter que le profilé obtenu par pliage et sa mise en forme par pliage pour ce transformer en équerre conforme à l'invention peut être réalisé dans des proportions variables par exemple de gros volumes pour former directement des meubles en carton par pliage, ou des pièces plus petites pour 35 assembler d'autres profilés pour faire des cadres, des châssis pour du mobilier urbain, ou des cadres pour des cloisons, des portes, des fenêtres coulissantes etc.. Le dispositif selon l'invention est particulièrement destiné à créer et composer des architectures de mobiliers en volume à partir de plaques découpées et pliées REVENDICATIONS1) Dispositif pour maintenir une structure rigide dans une position statique caractérisé en ce qu'il comporte deux parties profilées à section triangulaire avec une gorge, les deux parties profilées sont reliées par un axe de pliage perpendiculaire aux profils 2) Dispositif selon la revendication 1 caractérisé en ce que les parties profilées sont obtenus par pliage d'une plaque près découpée 3) Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes caractérisé en ce que l'axe de pliage perpendiculaire aux profils 4) Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes 10 caractérisé en ce que une pièce plane peu s'emboîte dans la la gorge du profilé comme dans une glissière et arrive en butée sur la paroi qui lui est perpendiculaire pour se caller au fond de la gorge. 5) Dispositif selon la revendication 5 caractérisé en ce que la pièce plane serve de pièce de blocage pour le maintien en forme de la pièce d'angle. 15 6) Dispositif selon la revendication 5 ou la revendication 6 caractérisé en ce que soit déposé un joint facultatif au fond de la gorge pour assurer une étanchéité.
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FR 2959963 A1 20111118 FR 1053744 A 20100512 OBJET PNEUMATIQUE POURVU D'UNE COUCHE ÉTANCHE AUX GAZ À BASE D'UN ÉLASTOMÈRE THERMOPLASTIQUE ET D'UN THERMOPLASTIQUE La présente invention est relative aux objets « pneumatiques » ou articles gonflables, c'est-à-dire, par définition, aux objets qui prennent leur forme utilisable quand on les gonfle d'air ou 5 d'un gaz de gonflage équivalent. Elle se rapporte plus particulièrement aux couches étanches aux gaz assurant l'étanchéité de ces objets pneumatiques, en particulier celle des bandages pneumatiques. Dans un bandage pneumatique conventionnel du type « tubeless » (c'est-à-dire sans chambre à air), la face radialement interne comporte une couche étanche à l'air (ou plus généralement à 10 tout gaz de gonflage) qui permet le gonflement et le maintien sous pression du bandage pneumatique. Ses propriétés d'étanchéité lui permettent de garantir un taux de perte de pression relativement faible, permettant de maintenir le bandage gonflé en état de fonctionnement normal pendant une durée suffisante, normalement de plusieurs semaines ou plusieurs mois. Elle a également pour fonction de protéger l'armature de carcasse et plus 15 généralement le reste du pneumatique d'un risque d'oxydation dû à la diffusion d'air provenant de l'espace intérieur au bandage. Cette fonction de couche interne ou « gomme intérieure » ("inner liner") étanche est aujourd'hui remplie par des compositions à base de caoutchouc butyl (copolymère d'isobutylène et d'isoprène), reconnues depuis fort longtemps pour leurs excellentes propriétés 20 d'étanchéité. Toutefois, un inconvénient bien connu des compositions à base de caoutchouc butyl est qu'elles présentent des pertes hystérétiques importantes, qui plus est sur un spectre large de température, inconvénient qui pénalise la résistance au roulement des bandages pneumatiques. Diminuer l'hystérèse de ces couches internes d'étanchéité et donc in fine la consommation de 25 carburant des véhicules automobiles, est un objectif général auquel se heurte la technologie actuelle. Le document WO 2009/007064 des Demanderesses divulgue un objet pneumatique pourvu d'une couche étanche aux gaz de gonflage, dans lequel la couche étanche comporte une composition élastomère comprenant au moins un élastomère thermoplastique styrénique 30 (« TPS »), une charge lamellaire et optionnellement une huile polybutène. Comparativement à un caoutchouc butyl, l'élastomère TPS présente l'avantage majeur, en raison de sa nature P10-2454 2959963 -2- thermoplastique, de pouvoir être travaillé tel quel à l'état fondu (liquide), et par conséquent d'offrir une possibilité de mise en oeuvre simplifiée tout en assurant une étanchéité au moins égale, sinon supérieure à celle obtenue avec une couche étanche conventionnelle en caoutchouc butyl. On constate cependant une limitation de la performance en endurance de ces couches étanches lorsque le taux de charges lamellaires devient notable. En poursuivant leurs recherches, les Demanderesses on découvert à présent une composition dans laquelle l'utilisation de charges lamellaires est optionnelle, l'élément important étant l'utilisation de matériaux thermoplastiques incompatibles avec l'élastomère thermoplastique constituant la matrice de la couche étanche. Ainsi, l'invention concerne un objet pneumatique ou article gonflable pourvu d'une couche élastomère étanche aux gaz, comportant, à titre de seul élastomère ou d'élastomère majoritaire en poids, au moins un élastomère thermoplastique à bloc polyisobutylène, caractérisé en ce que ladite couche élastomère étanche comporte des microdomaines polymériques thermofusibles à base d'au moins un matériau thermoplastique. Les microdomaines polymériques thermo fusibles ont l'avantage de renforcer l'étanchéité aux gaz de la couche élastomère étanche. Ces microdomaines polymériques thermofusibles sont obtenus lors de la fabrication de la couche élastomère étanche. Cette couche élastomère étanche est réalisée par le malaxage à l'état fondu de l'élastomère thermoplastique à bloc polyisobutylène, constituant de la matrice de la couche étanche élastomère, et du matériau thermoplastique constituant de ces microdomaines polymériques thermofusibles. Après refroidissement de ce mélange, on observe la présence de ces microdomaines, notamment par observations au microscope électronique à balayage. L'invention a aussi pour objet un procédé de fabrication d'une composition élastomère étanche aux gaz comportant, à titre de seul élastomère ou d'élastomère majoritaire en poids, un élastomère thermoplastique à bloc polyisobutylène de température de fusion ou de ramollissement donnée (TM1) et un matériau thermoplastique de température de fusion ou de ramollissement donnée (TM2) au moyen d'une outil d'extrusion avec au moins une alimentation et une sortie, comportant les étapes suivantes : - introduire l'élastomère thermoplastique et le matériau thermoplastique dans la ou les alimentations de l'outil d'extrusion ; P10-2454 2959963 -3- - faire fondre et malaxer les constituants en portant l'ensemble à une température de malaxage (TM) supérieure aux deux températures de fusion ou de ramollissement données (TM1, TM2) pendant le transfert dans le corps de l'outil d'extrusion ; et - distribuer la composition résultante à la sortie de l'outil d'extrusion avec une filière de 5 section adaptée. L'invention concerne plus particulièrement les bandages pneumatiques destinés à équiper des véhicules à moteur de type tourisme, SUV ("Sport Utility Vehicles"), deux roues (notamment motos), avions, comme des véhicules industriels choisis parmi camionnettes, « Poids-lourd » - c'est-à-dire métro, bus, engins de transport routier (camions, tracteurs, remorques), 10 véhicules hors-la-route tels qu'engins agricoles ou de génie civil -, autres véhicules de transport ou de manutention. I. DESCRIPTION DES FIGURES L'invention ainsi que ses avantages seront aisément compris à la lumière de la description et des exemples de réalisation qui suivent, ainsi que des figures annexées suivantes dans 15 lesquelles : - la figure 1 représente de manière très schématique une coupe radiale d'un bandage pneumatique conforme à l'invention ; - la figure 2 présente une photographie d'une coupe au microscope électronique à balayage d'une composition thermoplastique élastomère comportant une charge lamellaire ; et 20 - la figure 3 présente une photographie similaire pour une composition thermoplastique élastomère comportant des microdomaines thermoplastiques. II. DESCRIPTION DETAILLEE DE L'INVENTION Dans la présente description, sauf indication expresse différente, tous les pourcentages (%) indiqués sont des % en masse. On entend par pourcentage volumique d'un constituant d'une 25 composition, le pourcentage en volume de ce constituant rapporté au volume de l'ensemble de la composition. D'autre part, tout intervalle de valeurs désigné par l'expression « entre a et b » représente le domaine de valeurs allant de plus de a à moins de b (c'est-à-dire bornes a et b exclues) tandis que tout intervalle de valeurs désigné par l'expression « de a à b » signifie le domaine de 30 valeurs allant de a jusqu'à b (c'est-à-dire incluant les bornes strictes a et b). P10-2454 -4 II-1. Composition élastomère étanche aux gaz L'objet pneumatique selon l'invention a pour caractéristique essentielle d'être pourvu d'une couche élastomère étanche aux gaz de gonflage, comportant au moins, à titre de seul élastomère ou d'élastomère majoritaire en poids présent dans ladite composition, un élastomère thermoplastique à bloc polyisobutylène, auquel est associé un matériau thermoplastique, et optionnellement une huile d'extension de l'élastomère thermoplastique à bloc polyisobutylène. II-1-A. Élastomère thermoplastique à bloc polyisobutylène Les élastomères thermoplastiques ont une structure intermédiaire entre polymères thermoplastiques et élastomères. Ils sont constitués de séquences rigides thermoplastiques reliées par des séquences souples élastomères, par exemple polybutadiène, polyisoprène, poly(éthylène/butylène), ou encore polyisobutylène. Ce sont souvent des élastomères triblocs avec deux segments rigides reliés par un segment souple. Les segments rigides et souples peuvent être disposés linéairement, en étoile ou branchés. Typiquement, chacun de ces segments ou blocs contient au minimum plus de 5, généralement plus de 10 unités de base (par exemple unités styrène et unités isoprène pour un copolymère blocs styrène/ isoprène/ styrène). La masse moléculaire moyenne en nombre (notée Mn) de l'élastomère thermoplastique à bloc polyisobutylène (ci-après en abrégé « TPEI ») est préférentiellement comprise entre 30 000 et 500 000 g/mol, plus préférentiellement comprise entre 40 000 et 400 000 g/mol. En dessous des minima indiqués, la cohésion entre les chaînes du TPEI, notamment en raison de sa dilution éventuelle (en présence d'une huile d'extension), risque d'être affectée ; d'autre part, une augmentation de la température d'usage risque d'affecter les propriétés mécaniques, notamment les propriétés à la rupture, avec pour conséquence une performance diminuée "à chaud". Par ailleurs, une masse Mn trop élevée peut être pénalisante pour la souplesse de la couche étanche aux gaz. Ainsi, on a constaté qu'une valeur comprise dans un domaine de 50 000 à 300 000 g/mol était particulièrement bien adaptée, notamment à une utilisation de l'élastomère thermoplastique à bloc polyisobutylène ou TPEI dans une composition pour un bandage pneumatique. La masse moléculaire moyenne en nombre (Mn) du TPEI est déterminée de manière connue, par chromatographie d'exclusion stérique (SEC). L'échantillon est préalablement solubilisé dans du tétrahydrofurane à une concentration d'environ 1 g/1; puis la solution est filtrée sur P10-2454 2959963 -5- filtre de porosité 0,45 lm avant injection. L'appareillage utilisé est une chaîne chromatographique « WATERS alliance ». Le solvant d'élution est le tétrahydrofurane, le débit de 0,7 ml/min, la température du système de 35°C et la durée d'analyse de 90 min. On utilise un jeu de quatre colonnes WATERS en série, de dénominations commerciales 5 « STYRAGEL » (« HMW7 », « HMW6E » et deux « HT6E »). Le volume injecté de la solution de l'échantillon de polymère est de 100 µl. Le détecteur est un réfractomètre différentiel « WATERS 2410 » et son logiciel associé d'exploitation des données chromatographiques est le système « WATERS MILLENIUM ». Les masses molaires moyennes calculées sont relatives à une courbe d'étalonnage réalisée avec des étalons de 10 polystyrène. L'indice de polydispersité Ip (rappel : Ip = Mw/Mn avec Mw masse moléculaire moyenne en poids) du TPEI est de préférence inférieur à 3 ; plus préférentiellement Ip est inférieur à 2 et encore plus préférentiellement inférieur à 1,5. Le bloc élastomère est composé majoritairement du monomère isobutylène polymérisé. De 15 préférence, le bloc polyisobutylène du copolymère à blocs présente une masse moléculaire moyenne en nombre ("Mn") allant de 25 000 g/mol à 350 000 g/mol, de préférence 35 000 g/mol à 250 000 g/mol de manière à conférer à l'élastomère thermoplastique de bonnes propriétés élastomériques et une tenue mécanique suffisante et compatible avec l'application gomme interne d'un bandage pneumatique. 20 De préférence, le bloc polyisobutylène du TPEI ou copolymère à blocs présente en outre une température de transition vitreuse ("Tg") inférieure ou égale à - 20°C, plus préférentiellement inférieure à - 40°C. Une valeur de Tg supérieure à ces minima peut diminuer les performances de la couche étanche lors d'une utilisation à très basse température ; pour une telle utilisation, la Tg du bloc polyisobutylène du copolymère à blocs est plus préférentiellement encore 25 inférieure à - 50°C. Le bloc polyisobutylène du TPEI peut aussi comprendre avantageusement également un taux d'unités issues d'un ou de plusieurs diènes conjugués insérées dans la chaîne polymérique allant préférentiellement jusqu'à 16% en poids par rapport au poids du bloc polyisobutylène. De préférence, le taux va de 0,5 % à 16 %. Au dessus de 16%, on peut observer une baisse de 30 la résistance à la thermooxydation et à l'oxydation à l'ozone de la couche étanche contenant l'élastomère thermoplastique à bloc polyisobutylène utilisée dans un pneumatique. P10-2454 2959963 -6- Les diènes conjugués pouvant être copolymérisés avec l'isobutylène pour constituer le bloc polyisobutylène sont des diènes conjugués en C4 - C14. De préférence, ces diènes conjugués sont choisis parmi l'isoprène, le butadiène, le 1-méthylbutadiène, le 2- méthylbutadiène, le 2,3-diméthyl-1,3-butadiène, le 2,4-diméthyl-1,3-butadiène, le 1,3-pentadiène, le 2-méthyl-1,3- 5 pentadiène, le 3 -méthyl-1, 3 -p entadiène, le 4-méthyl-1, 3 -p entadiène, le 2,3 -diméthyl-1, 3 - pentadiène, le 1,3-hexadiène, le 2-méthyl-1,3-hexadiène, le 3-méthyl-1,3-hexadiène, le 4-méthyl- 1,3-hexadiène, le 5-méthyl-1,3-hexadiène, le 2,3-diméthyl-1,3-hexadiène, le 2,4-diméthyl- 1,3-hexadiène, le 2,5-diméthyl-1,3-hexadiène, le 2-neopentylbutadiène, le 1,3-cyclopentadiène, le 1,3-cyclohexadiène, 1-vinyl-1,3-cyclohexadiène ou leur mélange. Plus 10 préférentiellement le diène conjugué est l'isoprène ou un mélange contenant de l'isoprène. Le bloc polyisobutylène, selon un aspect avantageux d'un objet de l'invention, peut être halogéné et comporter des atomes d'halogène dans sa chaîne. Cette halogénation permet d'améliorer la compatibilité de la couche étanche avec les autres éléments adjacents constitutifs de l'objet pneumatique, notamment d'un bandage pneumatique. L'halogénation se 15 fait au moyen de brome ou de chlore, préférentiellement du brome, sur les unités issues de diènes conjugués de la chaîne polymérique du bloc polyisobutylène. Seule une partie de ces unités réagit avec l'halogène. Selon un premier mode de réalisation, le TPEI est choisi parmi les élastomères thermoplastiques styréniques à bloc polyisobutylène (« TPSI »). 20 Le ou les blocs thermoplastiques complémentaires du bloc polyisobutylène (notés ci-après « Bloc Complémentaire ») sont ainsi constitués d'au moins un monomère polymérisé à base de styrène, non substitué comme substitué ; parmi les styrènes substitués peuvent être cités par exemple les méthylstyrènes (par exemple l'o-méthylstyrène, le m-méthylstyrène ou le pméthylstyrène, l' alpha-méthylstyrène, l' alpha-2-diméthylstyrène, l' alpha-4-diméthylstyrène 25 ou le diphényléthylène), le para-tertio-butylstyrène, les chlorostyrènes (par exemple l'ochlorostyrène, le m-chlorostyrène, le p-chlorostyrène, le 2,4-dichlorostyrène, le 2,6-dichlorostyrène ou le 2,4,6-trichlorostyrène), les bromostyrènes (par exemple l'obromostyrène, le m-bromostyrène, le p-bromostyrène, le 2,4-dibromostyrène, le 2,6-dibromostyrène ou les 2,4,6-tribromostyrène), les fluorostyrènes (par exemple l'o- 30 fluorostyrène, le m-fluorostyrène, le p-fluorostyrène, le 2,4-difluorostyrène, le 2,6-difluorostyrène ou les 2,4,6-trifluorostyrène) ou encore le para-hydroxy-styrène. De préférence, l'élastomère thermoplastique TPSI est un copolymère à blocs polystyrène et polyisobutylène. P10-2454 2959963 -7- Préférentiellement, un tel copolymère blocs est un copolymère dibloc styrène/ isobutylène (en abrégé « SIB »). Plus préférentiellement encore, un tel copolymère blocs est un copolymère tribloc styrène/ isobutylène/ styrène (en abrégé « SIBS »). 5 Selon un mode de réalisation préférentiel de l'invention, le taux pondéral de styrène (non substitué ou substitué) dans l'élastomère styrénique est compris entre 5% et 50%. En dessous du minimum indiqué, le caractère thermoplastique de l'élastomère risque de diminuer de manière sensible tandis qu'au-dessus du maximum préconisé, l'élasticité de la couche étanche peut être affectée. Pour ces raisons, le taux de styrène est plus préférentiellement compris 10 entre 10 et 40%, en particulier entre 15 et 35%. De préférence, les températures de transition vitreuse des Blocs Complémentaires constitués à partir de monomères polymérisés styréniques sont supérieures ou égales à 100°C, préférentiellement supérieures ou égales à 130°C, encore plus préférentiellement supérieures ou égales à 150°C, voire même supérieures ou égales à 200°C. 15 L'élastomère TPSI, étendu optionnellement avec une huile polybutène, est préférentiellement le seul élastomère thermoplastique constituant de la matrice de la couche élastomère étanche aux gaz. Les élastomères TPSI peuvent être mis en oeuvre de façon classique, par extrusion ou moulage, par exemple à partir d'une matière première disponible sous la forme de billes ou de 20 granulés. Les élastomères TPSI sont disponibles commercialement, vendus par exemple en ce qui concerne les SIB et SIBS par la société KANEKA sous la dénomination « SIBSTAR » (e.g. "Sibstar 103T", "Sibstar 102T", "Sibstar 073T" ou "Sibstar 072T" pour les SIBS, "Sibstar 042D" pour les SIB). Ils ont par exemple été décrits, ainsi que leur synthèse, dans les 25 documents brevet EP 731 112, US 4 946 899, US 5 260 383. Ils ont été développés tout d'abord pour des applications biomédicales puis décrits dans diverses applications propres aux élastomères TPSI, aussi variées que matériel médical, pièces pour automobile ou pour électroménager, gaines pour fils électriques, pièces d'étanchéité ou élastiques (voir par exemple EP 1 431 343, EP 1 561 783, EP 1 566 405, WO 2005/103146). 30 Selon un second mode de réalisation, les élastomères TPEI peuvent aussi comprendre au moins un Bloc Complémentaire constitué à partir de monomères polymérisés autres que des P10-2454 2959963 -8- monomères styréniques (en abrégé « TPNSI »). De tels monomères peuvent être choisis parmi les composés suivants et leurs mélanges : - l'acénaphthylène : l'homme de l'art pourra par exemple se référer à l'article de Z. Fodor et J.P. Kennedy, Polymer Bulletin 1992 29(6) 697-705 ; 5 - l'indène et ses dérivés tels que par exemple le 2-méthylindène, le 3-méthylindène, le 4-méthylindène, les diméthyl-indène, le 2-phénylindène, le 3-phénylindène et le 4-phénylindène ; l'homme de l'art pourra par exemple se référer au document de brevet US4946899, par les inventeurs Kennedy, Puskas, Kaszas et Hager et aux documents J. E. Puskas, G. Kaszas, J.P. Kennedy, W.G. Hager Journal of Polymer Science Part A : 10 Polymer Chemistry (1992) 30, 41 et J.P. Kennedy, N. Meguriya, B. Keszler, Macromolecules (1991) 24(25), 6572-6577 ; - l'isoprène, conduisant alors à la formation d'un certain nombre d'unités polyisoprène 1,4-trans et d'unités cyclisées selon un processus intramoléculaire ; l'homme de l'art pourra par exemple se référer aux documents G. Kaszas, J.E. Puskas, .P. Kennedy Applied 15 Polymer Science (1990) 39(1) 119-144 et J.E. Puskas, G. Kaszas, J.P. Kennedy, Macromolecular Science, Chemistry A28 (1991) 65-80 ; - les esters de l'acide acrylique, de l'acide crotonique, de l'acide sorbique, de l'acide méthacrylique, les dérivés de l'acrylamide, les dérivés du méthacrylamide, les dérivés de l'acrylonitrile, les dérivés du méthacrylonitrile et leurs mélanges. On peut citer plus 20 particulièrement, l'acrylate d'adamantyle, le crotonate d'adamantyle, le sorbate d' adamantyle, l'acrylate de 4-biphénylyle, l'acrylate de tertio-butyle, l'acrylate de cyanométhyle, l'acrylate de 2-cyanoéthyle, l'acrylate de 2-cyanobutyle, l'acrylate de 2-cyanohexyle, l'acrylate de 2-cyanoheptyle, l'acrylate de 3,5-diméthyladamantyle, le crotonate de 3 ,5- diméthyladamantyle, 1' acrylate d' isobornyle, 1' acrylate de 25 pentachlorobenzyle, l'acrylate de pentaflurobenzyle, l'acrylate de pentachlorophényle, l'acrylate de pentafluorophényle, le méthacrylate d'adamantyle, le méthacrylate de 4-tertbutylcyclohexyle, le méthacrylate de tert-butyle, le méthacrylate de 4-tert-butylphényle, le méthacrylate de 4-cyanophényle, le méthacrylate de 4-cyanométhylphényle, le méthacrylate de cyclohexyle, le méthacrylate de 3,5-diméthyladamantyle, le méthacrylate 30 de diméthylamino éthyle, le méthacrylate de 3,3-diméthylbutyle, l'acide méthacrylique, le méthacrylate de méthyle, le méthacrylate d'éthyle, le méthacrylate de phényle, le méthacrylate d'iso-bornyle, le méthacrylate de tétradécyle, le méthacrylate de triméthylsilyle, le méthacrylate de 2,3-xylényle, le méthacrylate de 2,6-xylényle, P10-2454 2959963 -9- l'acrylamide, le N-sec-butylacrylamide, le N-tert-butylacrylamide, le N,N-diisopropylacrylamide, le N-1 méthylbutylacrylamide, le N-méthyl-N-phénylacrylamide, le morpholylacrylamide, le piperidylacrylamide, le N-tert-butylméthacrylamide, le 4-butoxycarbonylphénylméthacrylamide, le 4-carboxyphénylméthacrylamide, le 4- 5 méthoxycarbonylphénylméthacrylamide, le 4-éthoxycarbonylphénylméthacrylamide, le cyanoacrylate de butyle, le chloroacrylate de méthyle, le chloroacrylate d'éthyle, le chloroacrylate d'isopropyle, le chloroacrylate d'isobutyle, le chloroacrylate de cyclohexyle, le fluorométhacrylate de méthyle, le phénylacrylate de méthyle, l'acrylonitrile, le méthacrylonitrile, et leurs mélanges. 10 De préférence, les températures de transition vitreuse de ces Blocs Complémentaires constitués à partir de monomères polymérisés autres que des monomères styréniques sont supérieures ou égales à l00°C, préférentiellement supérieures ou égales à 130°C, encore plus préférentiellement supérieures ou égales à 150°C, voire même supérieures ou égales à 200°C. Selon une variante, le monomère polymérisé autre qu'un monomère styrénique peut être 15 copolymérisé avec au moins un autre monomère de manière à former un bloc thermoplastique rigide. Selon cet aspect, la fraction molaire en monomère polymérisé autre qu'un monomère styrénique, par rapport au nombre total de motifs du bloc thermoplastique, doit être suffisante pour atteindre une Tg supérieure ou égale à 100°C, préférentiellement supérieure ou égale à 130°C, encore plus préférentiellement supérieure ou égale à 150°C, voire même supérieure ou 20 égale à 200°C. Avantageusement la fraction molaire de cet autre co-monomère peut aller de 0 à 90%, plus préférentiellement de 0 à 75% et encore plus préférentiellement de 0 à 50%. A titre d'illustration, cet autre monomère susceptible de copolymériser avec le monomère polymérisé autre qu'un monomère styrénique, peut être choisi parmi les monomères diènes, plus particulièrement, les monomères diènes conjugués ayant 4 à 14 atomes de carbone, et les 25 monomères de type vinylaromatiques ayant de 8 à 20 atomes de carbone. Lorsque le co-monomère est un diène conjugué ayant 4 à 14 atomes de carbone, il représente avantageusement une fraction molaire par rapport au nombre total de motifs du bloc thermoplastique allant de 0 à 25%. A titre de diènes conjugués utilisables dans les blocs thermoplastiques selon un objet de l'invention conviennent ceux décrit plus haut, à savoir 30 l'isoprène, le butadiène, le 1-méthylbutadiéne, le 2-méthylbutadiène, le 2,3-diméthyl-1,3- butadiéne, le 2,4-diméthyl-1,3-butadiène, le 1,3-pentadiène, le 2-méthyl-1,3-pentadiène, le 3- méthyl-1,3-pentadiéne, le 4-méthyl-1,3-pentadiéne, le 2,3-diméthyl-1,3-pentadiéne, le 2,5- P10-2454 2959963 - 10 - diméthyl-1,3-pentadiéne, le 1,3-hexadiéne, le 2-méthyl-1,3-hexadiéne, le 3-méthyl-1,3-hexadiéne, le 4-méthyl-1,3-hexadiéne, le 5-méthyl-1,3-hexadiéne, le 2,5-diméthyl-1,3-hexadiéne, le 2-néopentylbutadiène, le 1,3-cyclopentadiène, le 1,3-cyclohexadiène, 1-vinyl-1,3-cyclohexadiéne ou leurs mélanges. 5 Lorsque le co-monomère est de type vinylaromatique, il représente avantageusement une fraction en motifs sur le nombre total de motifs du Bloc Complémentaire de 0 à 90%, préférentiellement allant de 0 à 75% et encore plus préférentiellement allant de 0 à 50%. A titre de composés vinylaromatiques conviennent notamment les monomères styréniques cités plus haut, à savoir les méthylstyrènes, le para-tertio-butylstyrène, les chlorostyrènes, les 10 bromostyrènes, les fluorostyrènes ou encore le para-hydroxy-styrène. De préférence, le comonomère de type vinylaromatique est le styrène. On peut citer à titre d'exemples illustratifs mais non limitatifs, des mélanges de comonomères et pouvant être utilisés pour la préparation des Blocs Complémentaires, constitués d'indène et de dérivés du styrène, notamment le para-méthylstyrène ou le para-tertiobutyle 15 styrène. L'homme de l'art pourra alors se référer aux documents J.E. Puskas, G. Kaszas, J.P. Kennedy, W.G. Hager, Journal of Polymer Science part A : Polymer Chemistry 1992 30, 41 ou J.P. Kennedy, S. Midha, Y. Tsungae, Macromolecules (1993) 26, 429. Préférentiellement, un élastomère thermoplastique TPNSI est un copolymère dibloc : bloc thermoplastique / bloc isobutylène. Plus préférentiellement encore, un tel élastomère 20 thermoplastique TPNSI est un copolymère tribloc : bloc thermoplastique / bloc isobutylène / bloc thermoplastique. Préparation des élastomères thermoplastiques TPNSI Les élastomères thermoplastiques TPNSI tels que définis pour la mise en oeuvre de l'invention peuvent être préparés par des procédés de synthèse connus en soi et décrits dans la littérature. 25 L'homme de l'art saura choisir les conditions de polymérisation adéquates et réguler les différents paramètres des procédés de polymérisation afin d'aboutir aux caractéristiques spécifiques de structure de l'élastomère thermoplastique utile pour la mise en oeuvre de l'invention. Plusieurs stratégies de synthèse peuvent être mises en oeuvre en vue de préparer les 30 copolymères selon l'invention. P10-2454 2959963 -11- Une première consiste en une première étape de synthèse du bloc « polyisobutylène » par polymérisation cationique vivante des monomères à polymériser au moyen d'un amorceur mono-fonctionnel, di-fonctionnel ou poly-fonctionnel connu de l'homme de l'art, suivie de la seconde étape de synthèse du ou des Blocs Complémentaires et par ajout du monomère à 5 polymériser sur le polyisobutylène vivant obtenu dans la première étape. Ainsi, ces deux étapes sont consécutives, ce qui se traduit par l'ajout séquencé : - des monomères à polymériser pour la préparation du bloc « polyisobutylène » ; - des monomères à polymériser pour la préparation du ou des Blocs Complémentaires. A chaque étape, le ou les monomères à polymériser peuvent ou non être ajoutés sous la forme 10 d'une solution dans un solvant tel que décrit ci-après, en présence ou non d'un acide ou d'une base de Lewis tels que décrits ci-après. Chacune de ces étapes peut être réalisée dans un même réacteur ou dans deux réacteurs de polymérisation différents. A titre préférentiel, ces deux étapes sont réalisées dans un seul et unique réacteur (synthèse en « one-pot »). 15 La polymérisation cationique vivante s'effectue classiquement en moyen d'un amorceur di-fonctionnel ou polyfonctionnel et éventuellement d'un acide de Lewis jouant le rôle de coamorceur afin de former in situ un carbocation. Habituellement, sont ajoutés des composés électro-donneurs afin de conférer à la polymérisation un caractère vivant. A titre d'illustration, les amorceurs di-fonctionnels ou polyfonctionnels utilisables pour la 20 préparation des copolymères selon l'invention peuvent être choisis parmi le 1,4-di(2-méthoxy-2-propyl)-benzène (ou « dicumylméthyl éther »), le 1,3,5-tri(2-méthoxy-2-propyl)-benzène (ou « tricumylméthyléther »), le 1,4-di(2-chloro-2-propyl)-benzène (ou « dicumyl chloride »), le 1,3,5-tri(2-chloro-2-propyl)-benzène (ou «tricumyl chloride »), le 1,4-di(2-hydroxy-2-propyl)-benzène, le 1,3,5-tri(2-hydroxy-2-propyl)-benzène, le 1,4-di(2-acétoxy-2- 25 propyl)-benzène, le 1,3,5-tri(2-acétoxy-2-propyl)-benzène, le 2,6-dichloro-2,4,4,6-tétraméthylheptane, le 2,6-dihydroxy-2,4,4,6-heptane. A titre préférentiel, sont utilisés les dicumyl éthers, les tricumyl éthers, les halogénures de dicumyle ou les halogénures de tricumyle. Les acides de Lewis peuvent être choisis parmi les halogénures de métaux, de formule 30 générale MXn où M est un élément choisi parmi Ti, Zr, Al, Sn, P, B, et X est un halogène tel que Cl, Br, F ou I et n correspondant au degré d'oxydation de l'élément M. On citera par P10-2454 2959963 - 12 - exemple TiC14, A1C13, BC13, BF3, SnC14, PC13, PC15. Parmi ces composés TiC14, A1C13 et BC13 sont utilisés à titre préférentiel, et TiC14 à titre encore plus préférentiel. Les composés électro-donneurs peuvent être choisis parmi les bases de Lewis connues, tels que les pyridines, les amines, les amides, les esters, les sulfoxydes et autres. Parmi eux sont 5 préférés le DMSO (diméthylsulfoxyde) et le DMAc (diméthylacétamide). La polymérisation cationique vivante s'effectue dans un solvant inerte apolaire ou dans un mélange de solvants inertes apolaire et polaire. Les solvants apolaires pouvant être utilisés pour la synthèse des copolymères selon l'invention sont par exemple les solvants hydrocarbonés, aliphatiques, cycloaliphatiques ou 10 aromatiques, tels que l'hexane, l'heptane, le cyclohexane, le méthylcyclohexane, le benzène ou le toluène. Les solvants polaires pouvant être utilisés pour la synthèse des copolymères selon l'invention sont par exemple les solvants halogénés tels que les halogénures d'alcane, comme le chlorure de méthyle (ou chloroforme), le chlorure d'éthyle, le chlorure de butyle, le chlorure de 15 méthylène (ou dichlorométhane) ou les chlorobenzènes (mono-, di- ou tri-chloro). L'homme de l'art saura choisir la composition des mélanges de monomères à utiliser en vue de préparer les copolymères élastomériques thermoplastiques à blocs selon l'invention ainsi que les conditions de température adéquates en vue d'atteindre les caractéristiques de masses molaires de ces copolymères. 20 A titre d'exemple illustratif mais non limitatif, et afin de mettre en oeuvre cette première stratégie de synthèse, l'homme de l'art pourra se référer aux documents suivants pour la synthèse d'un copolymère bloc à base d'isobutylène et de : - acénaphtyléne : l'article de Z. Fodor et J.P. Kennedy, Polymer Bulletin 1992 29(6) 697-25 705 ; - indène : le document de brevet US4946899 par les inventeurs Kennedy, Puskas, Kaszas et Hager et aux documents J. E. Puskas, G. Kaszas, J.P. Kennedy, W.G. Hager Journal of Polymer Science Part A : Polymer Chemistry (1992) 30, 41 et J.P. Kennedy, N. Meguriya, B. Keszler, Macromolecules (1991) 24(25), 6572-6577 P10-2454 2959963 - 13 - - isoprène : les documents G. Kaszas, J.E. Puskas, .P. Kennedy Applied Polymer Science (1990) 39(1) 119-144 et J.E. Puskas, G. Kaszas,J.P. Kennedy, Macromolecular Science, Chemistry A28 (1991) 65-80. Une deuxième stratégie de synthèse consiste à préparer séparément : 5 - un bloc « polyisobutylène » téléchélique ou fonctionnel à une ou plusieurs de ses extrémités de chaînes par polymérisation cationique vivante au moyen d'un amorceur mono-fonctionnel, di-fonctionnel ou poly-fonctionnel, suivie éventuellement d'une réaction de fonctionnalisation sur une ou plusieurs extrémités de chaînes, - le ou les Blocs Complémentaires vivants, par exemple par polymérisation anionique, 10 - puis à faire réagir l'un et l'autre pour l'obtention d'un copolymère bloc utile à la mise en oeuvre de l'invention. La nature des fonctions réactives à au moins une des extrémités de chaînes du bloc « polyisobutylène » et la proportion de chaînes vivantes du polymère constituant le Bloc Complémentaire, par rapport à la quantité de ces fonctions réactives seront choisies par l'homme de l'art pour l'obtention d'un copolymère bloc utile à la mise 15 en oeuvre de l'invention. Une troisième stratégie de synthèse consiste à réaliser dans cet ordre : - la synthèse d'un bloc « polyisobutylène » téléchélique ou fonctionnel à une ou plusieurs de ses extrémités de chaînes par polymérisation cationique vivante au moyen d'un amorceur mono-fonctionnel, di-fonctionnel ou polyfonctionnel ; 20 - la modification en bout de chaîne de ce « polyisobutylène » de manière à introduire une unité monomère pouvant être lithiée ; - éventuellement, l'ajout supplémentaire d'une unité monomère pouvant être lithiée et conduire à une espèce capable d'initier une polymérisation anionique, tel que par exemple le 1,1-diphényléthylène ; 25 - enfin, l'ajout du monomère polymérisable et d'éventuels co-monomères par voie anionique. A titre d'exemple pour la mise en oeuvre d'une telle stratégie de synthèse, l'homme de l'art pourra se référer à la communication de Kennedy et Price, ACS Symposium, 1992, 496, 258- 277 ou à l'article de Faust et al. : Facile synthesis of diphenylethylene end-functional 30 polyisobutylene and its applications for the synthesis of block copolymers containing P10-2454 2959963 - 14 - poly(methacrylate)s, par Dingsong Feng, Tomoya Higashihara and Rudolf Faust, Polymer, 2007, 49(2), 386-393). L'halogénation du copolymère selon l'invention est réalisée selon toute méthode connue de l'homme de l'art, notamment celles utilisées pour l'halogénation du caoutchouc butyl et peut 5 se faire par exemple au moyen de brome ou de chlore, préférentiellement du brome, sur les unités issues de diènes conjugués de la chaîne polymérique du bloc « polyisobutyléne » et/ou du ou des blocs thermoplastiques. Dans certaines variantes de l'invention selon lesquelles l'élastomère thermoplastique est étoilé ou encore branché, les procédés décrits par exemple dans les articles de Puskas J. Polym. Sci 10 Part A : Polymer Chemistry, vol 36, pp85-82 (1998) et Puskas, J. Polym. Sci Part A : Polymer Chemistry, vol 43, pp1811-1826 (2005) peuvent être mis en oeuvre par analogie pour obtenir des blocs « polyisobutylène » étoilés, branchés ou dendrimères vivants. L'homme du métier saura alors choisir la composition des mélanges de monomères à utiliser en vue de préparer les copolymères selon l'invention ainsi que les conditions de température 15 adéquates en vue d'atteindre les caractéristiques de masses molaires de ces copolymères. A titre préférentiel, la préparation des copolymères selon l'invention sera réalisée par polymérisation cationique vivante au moyen d'un amorceur difonctionnel ou polyfonctionnel et par ajouts séquencés des monomères à polymériser pour la synthèse du bloc « polyisobutène » et des monomères à polymériser pour la synthèse du ou des Blocs 20 Complémentaires. L'élastomère thermoplastique à blocs selon l'invention TPSI ou TPNSI tel que défini précedemment peut constituer à lui seul la matrice de la composition élastomère ou bien être associé, dans cette composition, à d'autres constituants pour former une matrice élastomérique. 25 Si d'éventuels autres élastomères sont utilisés dans cette composition, le copolymère bloc tel que décrit précédemment constitue l'élastomère majoritaire en poids, c'est-à-dire que la fraction pondérale du copolymère bloc par rapport à l'ensemble des élastomères constituants de la matrice élastomère est la plus élevée. Le copolymère bloc représente de préférence plus de 50%, plus préférentiellement plus de 70% en poids de l'ensemble des élastomères. De tels 30 élastomères complémentaires pourraient être par exemple des élastomères diéniques ou des élastomères thermoplastiques styréniques (TPS), dans la limite de la compatibilité de leurs microstructures. P10-2454 2959963 - 15 - A titre d'élastomères diéniques utilisables en complément du copolymère bloc précédemment décrit peuvent être cités notamment les polybutadiènes (BR), les polyisoprènes de synthèse (IR), le caoutchouc naturel (NR), les copolymères de butadiène, les copolymères d'isoprène et les mélanges de ces élastomères. De tels copolymères sont plus préférentiellement choisis 5 dans le groupe constitué par les copolymères de butadiène-styrène (SBR), les copolymères d'isoprène-butadiène (BIR), les copolymères d'isoprène-styrène (SIR), les copolymères isoprène-isobutylène (IIR) ainsi que leurs versions halogénées, les copolymères d'isoprènebutadiène-styrène (SBIR) et les mélanges de tels copolymères. A titre d'élastomère thermoplastique TPE utilisable en complément du copolymère bloc 10 précédemment décrit peut être cité notamment un élastomère TPS choisi dans le groupe constitué par les copolymères à blocs styrène/ butadiène/ styrène (SBS), les copolymères à blocs styrène/ isoprène/ styrène (SIS), styrène/ butylène/ styrène, les copolymères à blocs styrène/ butadiène/ isoprène/ styrène (SBIS), les copolymères à blocs styrène/ éthylène/ butylène/ styrène (SEBS), les copolymères à blocs styrène/ éthylène/ propylène/ styrène 15 (SEPS), les copolymères à blocs styrène/ éthylène/ éthylène/ propylène/ styrène (SEEPS), les copolymères à blocs styrène/ éthylène/ éthylène/ styrène (SEES) et les mélanges de ces copolymères. Plus préférentiellement, ledit élastomère TPS complémentaire éventuel est choisi dans le groupe constitué par les copolymères à blocs SEBS, les copolymères à blocs SEPS et les mélanges de ces copolymères. 20 II-1-B. Matériau thermoplastique Une caractéristique essentielle de la couche étanche de l'objet pneumatique ou article gonflable selon l'invention est de comporter des microdomaines ou microparticules polymériques thermofusibles. Par microdomaine ou microparticule, on entend par définition et de manière générale des 25 microdomaines ou microparticules de taille (i.e. plus grande dimension dans le cas de particules anisométriques) micrométrique, c'est-à-dire dont la taille moyenne en nombre est de préférence comprise entre 0,5 µm et 500 µm. Très préférentiellement, la taille moyenne en nombre est comprise entre 1 µm et 50 µm. Un mode opératoire pour déterminer cette taille moyenne en nombre à partir de clichés de microscopie électronique à balayage est décrit ci- 30 après. Ces microdomaines sont polymériques, c'est-à-dire qu'ils sont constitués d'au moins un polymère et ils sont thermofusibles, c'est-à-dire que par l'action de la température, leur P10-2454 -16- viscosité diminue fortement ; le matériau qui les constitue présente une température de fusion ou une température de ramollissement. Ces microdomaines sont à base d'au moins un matériau thermoplastique différent du polymère thermoplastique à bloc polyéthylène constituant de la matrice de la composition de 5 la couche étanche. La température de fusion d'un matériau thermoplastique cristallin est déterminée par analyse calorimétrique différentielle (DSC) selon la norme ISO 11357. On rappelle que le point ou la température de ramollissement (en anglais "softening point") est la température à laquelle le matériau, par exemple sous forme de poudre, s'agglutine. Le 10 point ou la température de ramollissement d'un matériau thermoplastique est mesuré selon la norme ISO 4625 (méthode "ring and bail"). Les microdomaines polymériques thermo fusibles ont l'avantage de renforcer l'étanchéité aux gaz de la couche élastomère étanche. Ces microdomaines polymériques thermofusibles sont obtenus lors de la fabrication de la couche élastomère étanche. Cette couche élastomère 15 étanche est réalisée avec un outil d'extrusion par exemple avec une extrudeuse bi-vis. Dans le corps de l'outil d'extrusion, l'élastomère thermoplastique à bloc polyisobutylène, constituant de la matrice de la couche élastomère étanche, et le matériau thermoplastique constituant de ces microdomaines polymériques thermofusibles sont fondus puis malaxés. Après refroidissement du mélange résultant, on observe la présence de ces microdomaines. 20 Une caractéristique essentielle de la couche élastomère étanche est de comporter des microdomaines ou microparticules polymériques thermo fusibles. Le matériau thermoplastique constituant de ces microdomaines a une structure telle qu'après malaxage à l'état fondu avec l'élastomère thermoplastique à bloc polyisobutylène de la matrice et refroidissement, des microdomaines puissent être observés, par exemple par microscopie électronique à balayage 25 (voir figure 3) ; cette observation illustre l'incompatibilité, au moins partielle, des deux matériaux. Le matériau thermoplastique présente aussi les caractéristiques préférentielles suivantes : - sa température de fusion ou de ramollissement est supérieure à 100°C, préférentiellement supérieure à 140°C et très préférentiellement comprise entre 170 et 300°C, afin de 30 permettre la génération des microdomaines pendant la réalisation de la couche élastomère étanche ; P10-2454 2959963 - 17 - - sa perméabilité à l'air à 60°C est inférieure à 3.10-17 m4 N-1 s-1, préférentiellement inférieure à 10-18 m4N-1 s-1 et très préférentiellement inférieure à 10-19 m4 N-1 s-1, afin d'améliorer sensiblement l'étanchéité de la composition élastomère étanche. Préférentiellement, le matériau thermoplastique des microdomaines polymériques thermofusibles est choisi dans le groupe constitué par les polyoléfines, les polymères vinyliques chlorés, les polystyrènes, les polyamides, les polyesters, les copolymères d'éthylène et d'alcool vinylique (EVOH), les polyacrylates, les polyacétals, les élastomères thermoplastiques polyuréthanes (TPU), les copolyesters (COPE), et leurs mélanges. De préférence, les polyoléfines sont choisies parmi les polyéthylènes et les polypropylènes. De préférence, les polymères vinyliques chlorés sont choisis parmi les polychlorures de vinyle (PVC), les polychlorures de vinylidène (PVDC), les polychlorures de vinyle surchlorés (PVCC) et leurs mélanges. De préférence, les polyesters sont choisis parmi les parmi les polyéthylènes téréphtalates (PET), les polybutylènes téréphtalates (PBT), les polycarbonates (PC) et les polyéthylènes 15 naphtalates (PEN), et leurs mélanges. Les polyamides peuvent être choisis parmi les polyamides aliphatiques et de préférence parmi les polyamides 6, les polyamides 6-6, les polyamides 11 et leurs mélanges. De préférence, les copolyesters (COPE) sont choisis parmi les polyesteréthers et les polyestersesters. 20 Un exemple de polyacrylate est le polyméthylméthacrylate (PMMA) ; un exemple de polyacétal est le polyoxyde de méthylène (POM). De préférence, dans la composition élastomère étanche, le matériau thermoplastique constituant des microdomaines polymériques thermofusibles est à un taux volumique de 3 à 50 % de la composition élastomère étanche, préférentiellement de 5 à 40 % volumique et très 25 préférentiellement de 10 à 40 % volumique. En-dessous de 3% volumique, l'effet des microdomaines thermoplastiques est insuffisant et au-delà de 50 % volumique, on risque d'observer une inversion de phase entre la matrice élastomérique et le thermoplastique, qui se traduit par une très forte augmentation de rigidité. P10-2454 - 18 - II-1-C. Huile d'extension Les élastomères thermoplastiques à bloc polyisobutylène et les microdomaines polymériques thermofusibles à base d'un matériau thermoplastique précédemment décrits sont suffisants à eux seuls pour que soit remplie la fonction d'étanchéité aux gaz vis-à-vis des objets pneumatiques dans lesquels ils sont utilisés. Toutefois, selon un mode de réalisation préférentiel de l'invention, la composition élastomère précédemment décrite comporte également, à titre d'agent plastifiant, une huile d'extension (ou huile plastifiante) dont la fonction est de faciliter la mise en oeuvre de la couche étanche aux gaz, particulièrement son intégration dans l'objet pneumatique par un abaissement du module et une augmentation du pouvoir tackifiant. On peut utiliser toute huile d'extension, de préférence à caractère faiblement polaire, apte à étendre, plastifier des élastomères, notamment thermoplastiques. A température ambiante (23°C), ces huiles, plus ou moins visqueuses, sont des liquides (c'est-à-dire, pour rappel, des substances ayant la capacité de prendre à terme la forme de leur contenant), par opposition notamment à des résines ou des caoutchoucs qui sont par nature solides. De préférence, l'huile d'extension est choisie dans le groupe constitué par les huiles polyoléfiniques (c'est-à-dire issues de la polymérisation d'oléfines, monooléfines ou dioléfines), les huiles paraffiniques, les huiles naphténiques (à basse ou haute viscosité), les huiles aromatiques, les huiles minérales, et les mélanges de ces huiles. Si l'on a constaté que l'ajout d'huile se faisait certes au prix d'une certaine perte d'étanchéité, variable selon le type et la quantité d'huile utilisée, cette perte d'étanchéité peut être largement corrigée en ajustant le taux du matériau thermoplastique à base des microdomaines. On utilise préférentiellement une huile du type polybutène, en particulier une huile polyisobutylène (en abrégé « PIB »), qui a démontré le meilleur compromis de propriétés comparativement aux autres huiles testées, notamment à une huile conventionnelle du type paraffinique. A titre d'exemples, des huiles polyisobutylène sont commercialisées notamment par la société UNIVAR sous la dénomination «Dynapak Poly » (e.g. « Dynapak Poly 190 »), par INEOS Oligomer sous la dénomination «Indopol H1200 »), par BASF sous les dénominations «Glissopal » (e.g. « Glissopal 1000 ») ou « Oppanol » (e.g. « Oppanol B12 ») ; des huiles P10-2454 2959963 - 19 - paraffiniques sont commercialisées par exemple par EXXON sous la dénomination « Telura 618 » ou par Repsol sous la dénomination « Extensol 51 ». La masse moléculaire moyenne en nombre (Mn) de l'huile d'extension est préférentiellement comprise entre 200 et 25 000 g/mol, plus préférentiellement encore comprise entre 300 et 5 10 000 g/mol. Pour des masses Mn trop basses, il existe un risque de migration de l'huile à l'extérieur de la composition, tandis que des masses trop élevées peuvent entraîner une rigidification excessive de cette composition. Une masse Mn comprise entre 350 et 4 000 g/mol, en particulier entre 400 et 3 000 g/mol, s'est avérée constituer un excellent compromis pour les applications visées, en particulier pour une utilisation dans un bandage 10 pneumatique. La masse moléculaire moyenne en nombre (Mn) de l'huile d'extension est déterminée par SEC, l'échantillon étant préalablement solubilisé dans du tétrahydrofurane à une concentration d'environ 1 g/1; puis la solution est filtrée sur filtre de porosité 0,45 µm avant injection. L'appareillage est la chaîne chromatographique « WATERS alliance ». Le solvant d'élution 15 est le tétrahydrofurane, le débit de 1 ml/min, la température du système de 35°C et la durée d'analyse de 30 min. On utilise un jeu de deux colonnes « WATERS » de dénomination « STYRAGEL HT6E ». Le volume injecté de la solution de l'échantillon de polymère est de 100 µl. Le détecteur est un réfractomètre différentiel « WATERS 2410 » et son logiciel associé d'exploitation des données chromatographiques est le système « WATERS 20 MILLENIUM ». Les masses molaires moyennes calculées sont relatives à une courbe d'étalonnage réalisée avec des étalons de polystyrène. L'homme du métier saura, à la lumière de la description et des exemples de réalisation qui suivent, ajuster la quantité d'huile d'extension en fonction des conditions particulières d'usage de la couche élastomère étanche aux gaz, notamment de l'objet pneumatique dans lequel elle 25 est destinée à être utilisée. On préfère que le taux d'huile d'extension soit supérieur à 5 parties en poids pour cent parties d'élastomère thermoplastique à bloc polyisobutylène, de préférence compris entre 5 et 150 parties. En dessous du minimum indiqué, la présence d'huile d'extension n'est pas sensible. Au-delà 30 du maximum préconisé, on s'expose à un risque de cohésion insuffisante de la composition et de perte d'étanchéité pouvant être néfaste selon l'application considérée. P10-2454 2959963 - 20 - Pour ces raisons, en particulier pour une utilisation de la composition étanche dans un bandage pneumatique, on préfère que le taux d'huile d'extension soit supérieur à 10 parties, notamment compris entre 10 et 130 parties, plus préférentiellement encore qu'il soit supérieur à 20 parties, notamment compris entre 20 et 100 parties. 5 II-1-D. Charge lamellaire Pour augmenter encore l'étanchéité de la couche élastomère étanche, on peut utiliser une charge lamellaire. L'utilisation, optionnelle, de charge lamellaire permet avantageusement d'abaisser le coefficient de perméabilité (donc d'augmenter l'étanchéité) de la composition élastomère, sans augmenter de façon excessive son module, ce qui permet de conserver la 10 facilité d'intégration de la couche étanche dans l'objet pneumatique. Les charges dites lamellaires (en anglais 'platy fillers") sont bien connues de l'homme du métier. Elles ont été utilisées notamment dans des bandages pneumatiques pour réduire la perméabilité des couches étanches aux gaz conventionnelles à base de caoutchouc butyl. Dans ces couches à base de butyl, elles sont généralement utilisées à des taux relativement faibles, 15 n'excédant pas le plus souvent 10 à 15 parties en poids pour cent parties d'élastomère (« pce ») (voir par exemple les documents brevet US 2004/0194863, WO 2006/047509). Elles se présentent généralement sous forme de plaques, plaquettes, feuilles ou feuillets empilés, avec une anisométrie plus ou moins marquée. Leur rapport de forme (F = L/E) est généralement supérieur à 3, plus souvent supérieur à 5 ou à 10, L représentant la longueur (ou 20 plus grande dimension) et E l'épaisseur moyenne de ces charges lamellaires, ces moyennes étant calculées en nombre. Des rapports de forme atteignant plusieurs dizaines voire centaines sont fréquents. Leur longueur moyenne est de préférence supérieure à 1 µm (c'est-à-dire qu'il s'agit alors de charges lamellaires dites micrométriques), typiquement comprise entre quelques µm (par exemple 5 µm) et quelques centaines de µm (par exemple 500 voire 800 25 µm). Préférentiellement, les charges lamellaires utilisées sont choisies dans le groupe constitué par les graphites, les phyllosilicates et les mélanges de telles charges. Parmi les phyllosilicates, on citera notamment les argiles, talcs, micas, kaolins, ces phyllo silicates pouvant être modifiés ou non par exemple par un traitement de surface ; à titre d'exemples de tels phyllo silicates 30 modifiés, on peut citer notamment des micas recouverts d'oxyde de titane, des argiles modifiées par des tensioactifs ("organo clays». P10-2454 2959963 - 21 - On utilise préférentiellement des charges lamellaires à faible énergie de surface, c'est-à-dire relativement apolaires, telles que celles choisies dans le groupe constitué par les graphites, les talcs, les micas et les mélanges de telles charges, ces dernières pouvant être modifiées ou non, plus préférentiellement encore dans le groupe constitué par les micas et les mélanges de telles 5 charges. Parmi les graphites peuvent être cités notamment les graphites naturels, les graphites expansés ou les graphites synthétiques. Comme exemple de talcs, on peut citer les talcs commercialisés par la société Luzenac. Comme exemples de graphites, on peut citer les graphites commercialisés par la société 10 Timcal (gamme « Timrex »). Comme exemples de micas, on peut citer les micas commercialisés par la société CMMP (« Mica-MU », « Mica-Sort », « Briomica » par exemple), ceux commercialisés par la société YAMAGUCHI (A51 S, A41 S, SYA-21 R, SYA-21 RS, A21 S, SYA-41 R), les vermiculites (notamment la vermiculite « Shawatec » commercialisée par CMMP ou la vermiculite 15 « Microlite » commercialisée par W.R. Grace), les micas modifiés ou traités (par exemple, la gamme « Iriodin » commercialisée par Merck). Les charges lamellaires décrites ci-dessus peuvent être utilisées, à titre complémentaire des microdomaines polymériques thermofusibles, à des taux variables, notamment compris entre 2 et 20 % en volume de composition élastomère. 20 L'introduction des charges lamellaires dans la composition thermoplastique élastomère peut être réalisée selon divers procédés connus, par exemple par extrusion bi-vis. Il est particulièrement intéressant de noter que lors de l'introduction des charges lamellaires dans un élastomère thermoplastique à blocs à l'état liquide, les efforts de cisaillement dans la composition sont très réduits et ne modifient que très peu les distributions de taille et le 25 facteur de forme initial des charges lamellaires. II-1-E. Additifs divers La couche ou composition étanche à l'air décrite précédemment peut comporter par ailleurs les divers additifs usuellement présents dans les couches étanches à l'air connues de l'homme du métier. On citera par exemple des charges renforçantes telles que du noir de carbone ou de 30 la silice, des charges non renforçantes ou inertes autres que les charges précédemment P10-2454 2959963 - 22 - décrites, des agents colorants avantageusement utilisables pour la coloration de la composition, des plastifiants autres que les huiles d'extension précitées, des résines tackifiantes, des agents de protection tels que antioxydants ou antiozonants, anti-UV, divers agents de mise en oeuvre ou autres stabilisants, ou encore des promoteurs aptes à favoriser 5 l'adhésion au reste de la structure de l'objet pneumatique. La couche ou composition étanche aux gaz précédemment décrite est un composé solide (à 23°C) et élastique, qui se caractérise notamment, grâce à sa formulation spécifique, par une très haute souplesse et très haute déformabilité. II-2. Fabrication de la composition élastomère étanche l0 La fabrication de la composition élastomère étanche est avantageusement réalisée au moyen d'un outil d'extrusion, préférentiellement avec une extrudeuse bi-vis. Une telle extrudeuse permet d'obtenir à la fois la fusion des constituants thermoplastiques de la composition et leur malaxage intime. On considère TM1, la température de fusion ou de ramollissement donnée de l'élastomère 15 thermoplastique à bloc polyisobutylène et TM2 la température de fusion ou de ramollissement donnée du matériau thermoplastique. Le procédé de fabrication comporte les étapes suivantes : - introduire l'élastomère thermoplastique et le matériau thermoplastique dans la ou les alimentations de l'extrudeuse bi-vis ; 20 - faire fondre et malaxer les constituants en portant l'ensemble à une température de malaxage (TM) supérieure aux deux températures de fusion ou de ramollissement données (TMI, TM2) pendant le transfert dans le corps de l'extrudeuse bi-vis ; et - distribuer la composition résultante à la sortie de l'extrudeuse bi-vis avec une filière de section adaptée. 25 Le corps de l'extrudeuse bi-vis est porté à une température TM supérieure aux deux températures de fusion ou de ramollissement des composants thermoplastiques de la composition. Cela permet d'assurer, pendant le transfert des constituants dans le corps de l'extrudeuse, à la fois la fusion des deux constituants thermoplastiques et leur malaxage. L'écart de température doit être supérieur à 5°C pour que la fusion soit complète et est de 30 préférence supérieure à 10°C. P10-2454 2959963 - 23 - A la sortie de l'extrudeuse bi-vis, on peut installer une filière de section adaptée pour l'usage prévu de la couche élastomère étanche. Par exemple une filière plate pour obtenir un profilé plat prêt à être introduit dans l'ébauche du bandage pneumatique. A la sortie de la filière, comme bien connu par un homme du métier, le profilé peut être reçu 5 par un intercalaire de protection placé sur un tapis mobile et ensuite stocké sous forme de bobine. L'élastomère thermoplastique à bloc polyisobutylène et le matériau thermoplastique peuvent être introduits en même temps dans le corps de l'extrudeuse au moyen d'une même alimentation. 10 On peut aussi introduire en même temps ou ultérieurement l'huile d'extension optionnelle de l'élastomère et les additifs éventuels. Le procédé de fabrication de la couche élastomère étanche a comme caractéristique essentielle de réaliser le malaxage des deux constituants thermoplastiques à l'état fondu. Cela permet d'obtenir des microdomaines ou microparticules polymériques thermofusibles de tailles et de 15 répartition adaptées. II-3. Utilisation de la couche étanche à l'air dans un bandage pneumatique La composition à base d'élastomère thermoplastique précédemment décrite est utilisable comme couche étanche à l'air dans tout type d'objet pneumatique ou article gonflable. A titre d'exemples de tels objets pneumatiques ou articles gonflables, on peut citer les bateaux 20 pneumatiques, les ballons ou balles utilisées pour le jeu ou le sport. Elle est particulièrement bien adaptée à une utilisation comme couche étanche à l'air (ou tout autre gaz de gonflage, par exemple azote) dans un objet pneumatique, produit fini ou semi-fini, en caoutchouc, tout particulièrement dans un bandage pneumatique pour véhicule automobile tel qu'un véhicule de type deux roues, tourisme ou industriel. 25 Une telle couche étanche à l'air est préférentiellement disposée sur la paroi interne de l'objet pneumatique, mais elle peut être également intégrée complètement à sa structure interne. L'épaisseur de la couche étanche à l'air est préférentiellement supérieure à 0,05 mm, plus préférentiellement comprise entre 0,1 mm et 10 mm (notamment entre 0,1 et 1,0 mm). P10-2454 2959963 - 24 - On comprendra aisément que, selon les domaines d'application spécifiques, les dimensions et les pressions en jeu, le mode de mise en oeuvre de l'invention peut varier, la couche étanche à l'air comportant alors plusieurs gammes d'épaisseur préférentielles. Ainsi par exemple, pour des bandages pneumatiques de type tourisme, elle peut avoir une 5 épaisseur d'au moins 0,4 mm, préférentiellement comprise entre 0,8 et 2 mm. Selon un autre exemple, pour des bandages pneumatiques de véhicules poids lourds ou agricole, l'épaisseur préférentielle peut se situer entre 1 et 3 mm. Selon un autre exemple, pour des bandages pneumatiques de véhicules dans le domaine du génie civil ou pour avions, l'épaisseur préférentielle peut se situer entre 2 et 10 mm. 10 Comparativement à une couche étanche à l'air telle que divulguée dans le document WO 2009/007064 Al, la couche étanche à l'air selon l'invention a l'avantage d'être moins coûteuse, moins dense, plus facile à réaliser et enfin d'avoir une résistance à la fissuration et à la rupture améliorée tout en conservant une étanchéité aux gaz au moins égale. III. EXEMPLES DE RÉALISATION DE L'INVENTION 15 La couche étanche aux gaz précédemment décrite est avantageusement utilisable dans les bandages pneumatiques de tous types de véhicules, en particulier véhicules tourisme ou véhicules industriels tels que Poids-lourd. A titre d'exemple, la fig. 1 annexée représente de manière très schématique (sans respect d'une échelle spécifique), une coupe radiale d'un bandage pneumatique conforme à l'invention. 20 Ce bandage pneumatique 1 comporte un sommet 2 renforcé par une armature de sommet ou ceinture 6, deux flancs 3 et deux bourrelets 4, chacun de ces bourrelets 4 étant renforcé avec une tringle 5. Le sommet 2 est surmonté d'une bande de roulement non représentée sur cette figure schématique. Une armature de carcasse 7 est enroulée autour des deux tringles 5 dans chaque bourrelet 4, le retournement 8 de cette armature 7 étant par exemple disposé vers 25 l'extérieur du pneumatique 1 qui est ici représenté monté sur sa jante 9. L'armature de carcasse 7 est de manière connue en soi constituée d'au moins une nappe renforcée par des câbles dits « radiaux », par exemple textiles ou métalliques, c'est-à-dire que ces câbles sont disposés pratiquement parallèles les uns aux autres et s'étendent d'un bourrelet à l'autre de manière à former un angle compris entre 80° et 90° avec le plan circonférentiel médian (plan 30 perpendiculaire à l'axe de rotation du pneumatique qui est situé à mi-distance des deux bourrelets 4 et passe par le milieu de l'armature de sommet 6). P10-2454 2959963 - 25 - La paroi interne du bandage pneumatique 1 comporte une couche 10 étanche à l'air, par exemple d'épaisseur égale à environ 0,9 mm, du côté de la cavité interne 11 du bandage pneumatique 1. Cette couche interne (ou gomme intérieure, en anglais "inner liner' couvre toute la paroi 5 interne du bandage pneumatique, se prolongeant d'un flanc à l'autre, au moins jusqu'au niveau du crochet de jante lorsque le bandage pneumatique est en position montée. Elle définit la face radialement interne dudit bandage destinée à protéger l'armature de carcasse de la diffusion d'air provenant de l'espace 11 intérieur au bandage. Elle permet le gonflement et le maintien sous pression du bandage pneumatique ; ses propriétés d'étanchéité doivent lui 10 permettre de garantir un taux de perte de pression relativement faible, de maintenir le bandage gonflé, en état de fonctionnement normal, pendant une durée suffisante, normalement de plusieurs semaines ou plusieurs mois. Contrairement à un bandage pneumatique conventionnel utilisant une composition à base de caoutchouc butyl, le bandage pneumatique conforme à l'invention utilise dans cet exemple, 15 comme couche 10 étanche à l'air, une composition élastomère comportant un élastomère SIBS (« Sibstar 102T » avec un taux de styrène d'environ 15 %, une Tg du bloc polyisobutylène d'environ -65°C et une Mn d'environ 90 000 g/mol) et un matériau thermoplastique (par exemple 10 % volumique de PET « Arnite A06101 »), cette composition étant ici étendue avec une huile PIB (par exemple 67 parties d'huile « H-1200 INEOS »). 20 Le pneumatique pourvu de sa couche étanche à l'air 10 tel que décrit ci-dessus peut être réalisé avant ou après vulcanisation (ou cuisson). Dans le premier cas (i.e. avant cuisson du bandage pneumatique), la couche étanche à l'air est simplement appliquée de façon conventionnelle à l'endroit souhaité, pour formation de la couche 10. La vulcanisation est ensuite effectuée classiquement. 25 Une variante de fabrication avantageuse, pour l'homme du métier des bandages pneumatiques, consiste par exemple au cours d'une première étape, à déposer à plat la couche étanche à l'air directement sur un tambour de confection, sous la forme d'une couche ("skim") d'épaisseur adaptée, avant de recouvrir cette dernière avec le reste de la structure du bandage pneumatique, selon des techniques de fabrication bien connues de l'homme du métier. 30 Dans le second cas (i.e. après cuisson du bandage pneumatique), la couche étanche est appliquée à l'intérieur du bandage pneumatique cuit par tout moyen approprié, par exemple P10-2454 2959963 - 26 - par collage, par pulvérisation ou encore extrusion et application directe d'un profilé d'épaisseur appropriée. III-1. Tests A Test d'étanchéité 5 Dans les exemples qui suivent, les propriétés d'étanchéité ont été analysées sur des éprouvettes de compositions à base d'élastomère thermoplastique (avec et sans microdomaines polymériques thermo fusibles et charge lamellaire). Pour cette analyse, on a utilisé un perméamètre à parois rigides, placé dans une étuve (température de 60°C dans le cas présent), muni d'un capteur de pression relative (étalonné 10 dans le domaine de 0 à 6 bars) et relié à un tube équipé d'une valve de gonflage. Le perméamètre peut recevoir des éprouvettes standard sous forme de disque (par exemple de diamètre 65 mm dans le cas présent) et d'épaisseur uniforme pouvant aller jusqu'à 3 mm (0,5 mm dans le cas présent). Le capteur de pression est connecté à une carte d'acquisition de données National Instruments (acquisition quatre voies analogiques 0-10 V) qui est reliée à un 15 ordinateur réalisant une acquisition en continu avec une fréquence de 0,5 Hz (1 point toutes les deux secondes). Le coefficient de perméabilité (K) est mesuré à partir de la droite de régression linéaire donnant la pente a de la perte de pression à travers l'éprouvette testée en fonction du temps, après stabilisation du système c'est-à-dire obtention d'un régime stable au cours duquel la pression décroît linéairement en fonction du temps. La pression initiale de 20 mesure est par exemple comprise entre 4 et 3,4 bars. B Observations microscopiques Des observations microscopiques ont été réalisées avec un microscope électronique à balayage pour déterminer la présence de particules et leur taille. Les échantillons ont subi une coupe mécanique et n'ont pas été métallisés. Les photographies 25 présentées ont été prise par un microscope environnemental de marque FEI, modèle Quanta, série 400F, avec une tension d'accélération (HV) de 9kV à l'aide d'un détecteur d'électrons rétrodiffusés. Les photographies ont été exploitées avec un logiciel Analysis Pro 5.0 en suivant un protocole connu de l'homme de l'art visant à augmenter le contraste et diminuer le bruit. 30 Le protocole est le suivant : - Application du filtre Sigma pour éliminer les bruits (lissage de pixel) ; P10-2454 2959963 - 27 - - Application du filtre DCE pour faire ressortir les contrastes ; - Re-application du filtre Sigma ; - Binarisation de l'image pour identifier les contours de la charge (transformation d'une palette de gris en noir et blanc) ; 5 - Application du filtre d'Ouverture morphologique pour éliminer les pixels seuls ; - Application d'un cut-off à 1 pixel ; - Application de la moyenne DCE. Le résultat de l'analyse est une valeur de taille moyenne en nombre de particules en µm. C Test de rupture 10 Des essais de fraction à la rupture ont été réalisés sur des éprouvettes ASTM C, à température ambiante. Les résultats correspondent à la contrainte nominale à la rupture et l'allongement à la rupture. III-2. Essais A Exemple I 15 Deux compositions étanches aux gaz contenant les composants présentés dans le tableau 1 ont été préparées de façon classique par incorporation des différents composants dans une extrudeuse bi-vis, de façon à réaliser la fusion de la matrice et du matériau thermoplastique constituant des microdomaines thermoplastiques ainsi qu'une incorporation de tous les ingrédients. Une filière plate en sortie de l'extrudeuse a permis de mettre en forme un profilé, 20 déposé sur un intercalaire. Les deux compositions comportent la même matrice élastomère (SIBS étendu d'huile PIB). La première comporte en plus une charge lamellaire à un taux volumique de 10 %, la seconde un polyester téréphtalate (PET) de la société DSM Plastic Engineering « Arnite A06 101 ») au même taux volumique de 10 %. La température de fusion de ce polyester est de 255°C. 25 Pour la première composition, la température du corps de l'extrudeuse est réglée à 250°C, pour la seconde cette température est de 270°C, soit 15°C au-dessus de la température de fusion du PET pour réaliser le malaxage à l'état fondu. Les formulations et leurs résultats de tests sont indiqués dans le tableau 1 qui suit. Les taux de plastifiant sont exprimés en pce, ceux de charge lamellaire ou de matériau thermoplastique en 30 % volumique (par rapport au volume total de la composition d'élastomère TPS) ainsi qu'en P10-2454 2959963 -28- pce (par rapport au poids d'élastomère SIBS). Par « pce » on entend ici partie en poids pour 100 parties massiques d'élastomère SIBS. Tableau 1 Composition N°: I-1 I-2 SIBS - Sibstar 102 T - KANEKA - (pce) 100 100 Huile PIB H1200 - INEOS - (pce) 67 67 SYA41R YAMAGUCHI - % volumique (pce) 10 (57.4) PET Arnite A06101 - DSM Engineering Plastics - 10 (27) % volumique (pce) Etanchéité relative (Ko/K) 100 42 contrainte rupture (en base 100) 100 185 allongement rupture (en base 100) 100 370 taille moyenne en nombre des particules de charges / 42 1,9 microdomaines thermoplastiques (µm) 5 La masse volumique du SIBS est de 0,92 g/cm3, celle de l'huile PIB de 0,89 g/cm3, celle du PET de 1,34 g/cm3, et celle du mica SYA41R de 1,45 g/cm3. Les figures 2 et 3 présentent une observation microscopique d'un échantillon de la composition I-1 (fig. 2) et de la composition I-2 (fig. 3). On note tout d'abord la présence dans la figure 3 de nombreux microdomaines ou microparticules de taille moyenne en nombre 10 de l'ordre de 2 µm. Cela confirme que le PET est bien incompatible avec l'élastomère SIBS et qu'il y a séparation de phases entre le PET et la matrice élastomère et création de ces microdomaines. Ces microdomaines sont sphériques. Il est donc compréhensible qu'à même taux volumique la perméabilité de la composition avec les microdomaines thermoplastiques PET soit plus élevée que celle comportant les charges lamellaires de très haut facteur de 15 forme (voir fig. 2) (effet de tortuosité). En revanche, on note une amélioration très sensible des propriétés à la rupture de la composition I-2 relativement à I-1 puisque la contrainte à rupture est passée de 100 à 184 et la déformation à rupture de 100 à 370. P10-2454 -29- B Exemple II Tableau 2 Composition N° : C-1 C-2 C-3 C-4 C-5 Elastomère butyl (1) 100 SIBS - Sibstar 102T 100 100 100 100 Noir de carbone (N772) (pce) 50 Huile PIB - INDOPOL H1200 (pce) 67 25 67 25 Oxyde de zinc (pce) 1,5 Acide stéarique (pce) 1,5 Accélérateur (2) (pce) 1,2 Soufre (pce) 1,5 PET - Arnite A06101 % volumique 40 (pce) (162) PET - Arnite A06300 %volumique 30 (pce) (77.2) Etanchéité relative (Ko/K) 100,0 77,2 81,8 116 131 (1) : Polyisobutylène bromé « BROMOBUTYL 3220 » commercialisé par la société Exxon Chemical Co ; (2) : Disulfure de 2-mercaptobenzothiazyle, MBTS. Ce second exemple montre l'efficacité de la présence de microdomaines thermoplastiques tels que décrit pour renforcer l'étanchéité d'une composition à base d'un élastomère thermoplastique SIBS. Cet exemple comporte trois compositions de référence : C-1 correspond à une formulation usuelle de gomme intérieure à base de caoutchouc butyl, C-2 et C-3 à la matrice d'élastomère thermoplastique SIBS étendue par respectivement 67 parties et 25 parties d'huile PIB. L'étanchéité de la matrice étendue est inférieure d'environ 20 à 30% à celle d'une gomme intérieure usuelle. En comparaison de la composition C-2, la composition C-4 montre que l'adjonction de thermoplastique PET permet d'améliorer de façon très marquée l'étanchéité de la composition et même d'obtenir une performance significativement supérieure à celle des gommes intérieures usuelles. On retrouve la même évolution pour la composition C-5 comparée à la composition C-3 pour lesquelles le taux d'huile PIB est inférieur et dans laquelle on a étudié un autre grade de PET. P10-2454 REVENDICATIONS1. Objet pneumatique ou article gonflable pourvu d'une couche élastomère étanche aux gaz, comportant, à titre de seul élastomère ou d'élastomère majoritaire en poids, au moins un élastomère thermoplastique à bloc polyisobutylène, caractérisé en ce que ladite couche élastomère étanche comporte des microdomaines polymériques thermofusibles à base d'au moins un matériau thermoplastique. 2. Objet pneumatique ou article gonflable selon la revendication précédente, dans lequel le matériau thermoplastique desdits microdomaines polymériques thermofusibles est choisi dans le groupe constitué par les polyoléfines, les polymères vinyliques chlorés, les polystyrènes, les polyamides, les polyesters, les copolymères d'éthylène et d'alcool vinylique (EVOH), les polyacrylates, les polyacétals, les élastomères thermoplastiques polyuréthanes (TPU), les copolyesters (COPE), et leurs mélanges. 3. Objet pneumatique ou article gonflable selon la revendication 2, dans lequel les polyoléfines sont choisies parmi les polyéthylènes et les polypropylènes. 4. Objet pneumatique ou article gonflable selon l'une des revendications 2 et 3, dans lequel les polymères vinyliques chlorés sont choisis parmi les polychlorures de vinyle (PVC), les polychlorures de vinylidène (PVDC), les polychlorures de vinyle surchlorés (PVCC) et leurs mélanges. 5. Objet pneumatique ou article gonflable selon l'une quelconque des revendication 2 à 4, dans lequel les polyesters sont choisis parmi les polyéthylène téréphtalates (PET), les polybutylène téréphtalates (PBT), les polycarbonates (PC) et les polyéthylène naphtalates (PEN) et leurs mélanges. 6. Objet pneumatique ou article gonflable selon l'une des revendications 2 à 5, dans lequel 30 les polyamides sont choisis parmi les polyamides aliphatiques et de préférence parmi les polyamides 6, les polyamides 6-6, les polyamides 11 et leurs mélanges. P10-2454FR2 2959963 -31- 7. Objet pneumatique ou article gonflable selon l'une des revendications 2 à 6, dans lequel les copolyesters (COPE) sont choisis parmi les polyesteréthers et les polyestersesters. 8. Objet pneumatique ou article gonflable selon l'une quelconque des revendications 5 précédentes, dans lequel les microdomaines polymériques thermofusibles ont une taille moyenne en nombre comprise entre 0,5 et 500 µm et de préférence comprise entre 1 et 50 µm. 9. Objet pneumatique ou article gonflable selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel la masse moléculaire moyenne en nombre de l'élastomère 10 thermoplastique à bloc polyisobutylène est comprise entre 30 000 et 500 000 g/mol. 10. Objet pneumatique ou article gonflable selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel le bloc polyisobutylène de l'élastomère thermoplastique à bloc polyisobutylène comprend un taux d'unités issues d'un ou de plusieurs diènes conjugués 15 insérés dans la chaîne polymérique allant de 0,5 % à 16 % en poids par rapport au poids du bloc polyisobutylène. 11. Objet pneumatique ou article gonflable selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel l'élastomère thermoplastique à bloc polyisobutylène comporte au 20 moins un bloc thermoplastique complémentaire constitué d'au moins un monomère polymérisé choisi dans le groupe des styrène, méthylstyrènes, para-tertio-butylstyrène, chlorostyrènes, bromostyrènes, fluorostyrènes, para-hydroxy-styrène, l'acénaphthylène, l'indène, le 2-méthylindène, le 3-méthylindène, le 4-méthylindène, les diméthyl-indène, le 2-phénylindène, le 3-phénylindène, le 4-phénylindène, l'isoprène, les esters de l'acide acrylique, 25 de l'acide crotonique, de l'acide sorbique, de l'acide méthacrylique, les dérivés de l'acrylamide, les dérivés du rnéthacrylamide, les dérivés de l'acrylonitrile, les dérivés du méthacrylonitrile. 12. Objet pneumatique ou article gonflable selon la revendication 11, dans lequel ledit 30 monomère polymérisé est choisi dans le groupe des styrène, méthylstyrènes, para-tertiobutylstyrène, chlorostyrènes, bromostyrènes, fluorostyrènes, para-hydroxy-styrène. P10-2454FR2 2959963 - 32 - 13. Objet pneumatique ou article gonflable selon la revendication 12, dans lequel l'élastomère thermoplastique à bloc polyisobutylène est choisi dans le groupe des copolymères dibloc styrène/ isobutylène (« SIB ») et des copolymères tribloc styrène/ isobutylène/ styrène (« SIBS »). 5 14. Objet pneumatique ou article gonflable selon la revendication 13, dans lequel l'élastomère thermoplastique à bloc polyisobutylène est un styrène/ isobutylène/ styrène (« SIBS »). 10 15. Objet pneumatique ou article gonflable selon la revendication 11, dans lequel ledit monomère polymérisé est choisi dans le groupe de l'acénaphthylène, l'indène, le 2-méthylindène, le 3-méthylindène, le 4-méthylindène, les diméthyl-indène, le 2-phénylindène, le 3-phénylindène, le 4-phénylindène, l'isoprène, les esters de l'acide acrylique, de l'acide crotonique, de l'acide sorbique, de l'acide méthacrylique, les dérivés de l'acrylamide, les 15 dérivés du méthacrylamide, les dérivés de l'acrylonitrile, les dérivés du méthacrylonitrile. 16. Objet pneumatique ou article gonflable selon la revendication 15, dans lequel le monomère constituant le bloc thermoplastique complémentaire du bloc polyisobutylène est copolymérisé avec un co-monomère choisi parmi les monomères diènes conjugués ayant 4 à 20 14 atomes de carbone et les monomères de type vinylaromatiques ayant de 8 à 20 atomes de carbone. 17. Objet pneumatique ou article gonflable selon la revendication 16, dans lequel le comonomère est le styrène. 18. Objet pneumatique ou article gonflable selon l'une quelconque des revendications 11 à 17, dans lequel la température de transition vitreuse (Tg) dudit bloc thermoplastique complémentaire est supérieure ou égale à 100°C. 19. Objet pneumatique ou article gonflable selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel l'élastomère thermoplastique à bloc polyisobutylène est le seul élastomère de la couche étanche. P10-2454FR2 25 2959963 - 33 - 20. Objet pneumatique ou article gonflable selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel le matériau thermoplastique constituant des microdomaines polymériques thermofusibles est à un taux volumique de 3 à 50 % de la composition élastomère étanche, préférentiellement de 5 à 40 % volumique et très préférentiellement de 10 5 à 40 % volumique. 21. Objet pneumatique selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel la couche étanche comporte en plus une huile d'extension à un taux inférieur à 150 parties pour 100 parties en poids d'élastomère thermoplastique à bloc polyisobutylène, en particulier 10 inférieur à 100 parties et de préférence compris entre 5 et 100 parties. 22. Objet pneumatique ou article gonflable selon la revendication 21, dans lequel l'huile d'extension est du polybutène et préférentiellement du polyisobutylène. 15 23. Objet pneumatique ou article gonflable selon l'une quelconque des revendications 21 et 22, dans lequel la masse moléculaire moyenne en nombre de l'huile d'extension est comprise entre 200 et 25 000 g/mol. 24. Objet pneumatique selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel la 20 couche étanche comporte en plus une charge lamellaire, de préférence à un taux compris entre 2 % et 20 % volumique. 25. Objet pneumatique ou article gonflable selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel ledit objet est en caoutchouc. 25 26. Objet pneumatique ou article gonflable selon la revendication 25, dans lequel ledit objet est un bandage pneumatique. 27. Objet pneumatique ou article gonflable selon la revendication 25, dans lequel ledit objet 30 pneumatique est une chambre à air. 28. Objet pneumatique ou article gonflable selon la revendication 27, dans lequel ladite chambre à air est une chambre à air de bandage pneumatique. P10-2454FR2-34- 29. Procédé de fabrication d'une composition élastomère étanche aux gaz comportant, à titre de seul élastomère ou d'élastomère majoritaire en poids, un élastomère thermoplastique à bloc polyisobutylène de température de fusion ou de ramollissement donnée (TM1) et un matériau thermoplastique de température de fusion ou de ramollissement donnée (TMZ) au moyen d'un outil d'extrusion avec au moins une alimentation et une sortie, comportant les étapes suivantes : introduire l'élastomère thermoplastique et le matériau thermoplastique dans la ou les alimentations de l'outil d'extrusion ; faire fondre et malaxer les constituants en portant l'ensemble à une température de malaxage (TM) supérieure aux deux températures de fusion ou de ramollissement données (TMI, TM2) pendant le transfert dans le corps de l'outil d'extrusion ; distribuer la composition résultante à la sortie de l'outil d'extrusion bi-vis avec une filière de section adaptée. 30. Procédé selon la revendication 29, dans lequel l'écart entre la température de malaxage (TM) et la température la plus élevée des températures de fusion ou de ramollissement de l'élastomère thermoplastique et du matériau thermoplastique est supérieur à 5°C. 31. Procédé selon l'une des revendications 29 et 30, dans lequel l'outil d'extrusion est une extrudeuse bi-vis. P10-2454FR2
79,135
FR2959964A1
A1
20111118
FR 2959964 A1 20111118 FR 1053711 A 20100512 DOMAINE DE L'INVENTION [0001] La présente invention concerne les pneumatiques à armature de carcasse radiale destinés à équiper des véhicules poids lourd et encore plus particulièrement la structure de bourrelet de ces pneumatiques. ARRIERE-PLAN [0002] Les bourrelets des pneumatiques à armature de carcasse radiale sont soumis à d'importantes sollicitations au cours du roulage du véhicule en raison des tensions transmises au bourrelet par l'armature de carcasse et des efforts de compression que le bourrelet subit du fait de son montage sur une jante. De plus, le port de la charge du véhicule sur lequel le pneumatique est monté entraîne une flexion de l'ensemble des constituants du bourrelet sur le crochet de la jante, dirigée vers l'extérieur du pneumatique, ainsi qu'une déradialisation des éléments de renfort constituant la nappe carcasse. Il en résulte des contraintes importantes dans les matériaux constituant le bourrelet, notamment dans les portions de mélange caoutchouteux situées à proximité immédiate des extrémités des nappes. Ces contraintes peuvent être telles que l'intégrité du bourrelet est compromise, car des fissures se propagent à partir des extrémités des nappes dans les portions de mélange caoutchouteux qui les entourent. Du fait de l'orientation radiale des éléments de renfort qui la composent, l'armature de carcasse est particulièrement sensible à ce risque d'endommagement, mais d'éventuelles armatures de renfort additionnelles disposées dans le bourrelet peuvent également être concernées. [0003] Plusieurs structures de bourrelets limitant les risques d'amorçage de fissure sont connues ; voir par exemple les documents US 2009/0025848, US 2008/0190539 ou encore WO 2008/107234. Elles se caractérisent par l'absence d'extrémité libre de l'armature de carcasse : celle-ci est enroulée directement sur la tringle gainée d'une languette textile ou d'une gomme. Ces solutions ont permis d'améliorer significativement l'endurance des bourrelets de pneumatiques dans des conditions d'utilisation intense. Leur inconvénient réside dans le fait que leur fabrication n'est pas aisée et qu'on assiste parfois à un décollement au niveau de la transition entre le bourrelet et le flanc. RESUME DE L'INVENTION [0004] La présente invention vise à définir une structure de bourrelet sans extrémité libre de l'armature de carcasse dont la fabrication est robuste et aisée, tout en préservant l'endurance du bourrelet. [0005] Cet objectif est atteint par un pneumatique pour véhicule poids lourd, destiné à être monté sur une jante, comportant : un sommet comprenant une armature de sommet surmontée d'une bande de roulement ; deux flancs prolongeant le sommet radialement vers l'intérieur ; deux bourrelets radialement intérieurs aux flancs et destinés à coopérer avec la jante, chaque bourrelet comportant une structure d'ancrage, la structure d'ancrage ayant, dans toute coupe radiale, un point (AS) axialement le plus à l'intérieur et un point (CS) axialement le plus à l'extérieur, un point (BS) radialement le plus à l'intérieur et un point (DS) radialement le plus à l'extérieur, la structure d'ancrage comprenant une armature de renforcement circonférentiel, l'armature de renforcement circonférentiel ayant, dans toute coupe radiale, un point (AT) axialement le plus à l'intérieur et un point (CT) axialement le plus à l'extérieur, un point (BT) radialement le plus à l'intérieur et un point (DT) radialement le plus à l'extérieur ; une armature de carcasse radiale comprenant une pluralité d'éléments de renforcement orientés selon une direction faisant un angle supérieur ou égal à 80 degrés avec la direction circonférentielle, l'armature de carcasse étant ancrée dans chacun des bourrelets à la structure d'ancrage, l'armature de carcasse étant en partie enroulée autour de la structure d'ancrage en passant axialement de l'intérieur du pneumatique vers l'extérieur, de sorte que, dans toute section radiale, un point d'extrémité de cette armature de carcasse est localisé sur ou à proximité de la structure d'ancrage et situé axialement entre le point axialement le plus à l'intérieur et le point axialement le plus à l'extérieur de la structure d'ancrage ; une armature de couplage, formée d'une pluralité de renforts orientés dans une direction faisant un angle supérieur ou égal à 70 degrés avec la direction circonférentielle, comprenant une première partie en contact avec l'armature de carcasse entre un premier point d'extrémité, le premier point d'extrémité étant radialement à l'extérieur par rapport au point radialement le plus à l'extérieur de la structure d'ancrage, et ledit point d'extrémité de l'armature de carcasse, l'armature de -2 2959964 -3 couplage se prolongeant au delà dudit point d'extrémité de l'armature de carcasse par une seconde partie en contact avec la structure d'ancrage jusqu'à un deuxième point d'extrémité radialement à l'extérieur de l'armature de renforcement circonférentiel, le deuxième point d'extrémité de l'armature de couplage étant situé axialement entre le 5 point axialement le plus à l'intérieur et le point axialement le plus à l'extérieur de la structure d'ancrage. [0006] Dans toute section radiale, la distance de tout point situé sur le contour de l'armature de renforcement circonférentiel, entre le point (AT) axialement le plus à l'intérieur de l'armature de renforcement circonférentiel et le point (CT) axialement le 10 plus à l'extérieur de l'armature de renforcement circonférentiel, par rapport au segment reliant le point (AT) axialement le plus à l'intérieur de l'armature de renforcement circonférentiel et le point (CT) axialement le plus à l'extérieur de l'armature de renforcement circonférentiel est inférieure ou égale à 20 % de la de la longueur du segment reliant le point (AT) axialement le plus à l'intérieur de l'armature de 15 renforcement circonférentiel et le point (CT) axialement le plus à l'extérieur de l'armature de renforcement circonférentiel. [0007] De plus, dans toute section radiale, le rayon passant par : le point (AS) axialement le plus à l'intérieur de la structure d'ancrage ; le point (DS) radialement le plus à l'extérieur de la structure d'ancrage ; et 20 le point (PS) d'intersection entre la médiatrice du segment reliant le point (AS) axialement le plus à l'intérieur de la structure d'ancrage et le point (DS) radialement le plus à l'extérieur de la structure d'ancrage, et le contour de la structure d'ancrage ; est supérieur ou égal à un quart de la longueur du segment reliant le point (AS) axialement le plus à l'intérieur de la structure d'ancrage et le point (CS) axialement le 25 plus à l'extérieur de la structure d'ancrage, et inférieur ou égal à 1.5 fois la longueur du segment reliant le point (AS) axialement le plus à l'intérieur de la structure d'ancrage et le point (CS) axialement le plus à l'extérieur de la structure d'ancrage. [0008] Enfin, dans toute section radiale, le rayon passant par : le point (CS) axialement le plus à l'extérieur de la structure d'ancrage ; 30 le point (DS) radialement le plus à l'extérieur de la structure d'ancrage ; et 2959964 -4 le point (QS) d'intersection entre la médiatrice du segment reliant le point (CS) axialement le plus à l'extérieur de la structure d'ancrage et le point (DS) radialement le plus à l'extérieur de la structure d'ancrage, et le contour de la structure d'ancrage ; est supérieur ou égal à un quart de la longueur du segment reliant le point (AS) 5 axialement le plus à l'intérieur de la structure d'ancrage et le point (CS) axialement le plus à l'extérieur de la structure d'ancrage, et inférieur ou égal à 1.5 fois la longueur du segment reliant le point (AS) axialement le plus à l'intérieur de la structure d'ancrage et le point (CS) axialement le plus à l'extérieur de la structure d'ancrage. [0009] En d'autres termes, dans un pneumatique selon l'invention, l'armature de 10 renforcement circonférentiel comporte une partie sensiblement plane qui serre le pneumatique sur la jante de montage et qui améliore l'ancrage de l'extrémité de l'armature de carcasse sous l'armature de renforcement circonférentiel. La structure d'ancrage quant à elle comporte une partie arrondie qui permet de générer une forte adhésion entre l'armature de couplage et la structure d'ancrage. Cette partie arrondie 15 peut être obtenue, par exemple, par l'utilisation d'une structure d'ancrage métallique ayant elle-même une partie arrondie ou par l'association d'une tringle dépourvue de partie arrondie avec un mélange caoutchouteux ayant une section arrondie appropriée. [0010] Selon un mode de réalisation particulier, le point d'extrémité de l'armature de carcasse localisé sur ou à proximité de la structure d'ancrage est situé radialement à 20 l'intérieur de la structure d'ancrage. Ainsi on évite un retournement de l'armature de carcasse qui peut avoir un effet négatif sur l'endurance du bourrelet. [0011] Selon un mode de réalisation avantageux, le segment reliant le point (BT) radialement le plus à l'intérieur de l'armature de renforcement circonférentiel et le point (CT) axialement le plus à l'extérieur de l'armature de renforcement circonférentiel 25 forme un angle a (alpha) avec la direction axiale, l'angle a (alpha) étant supérieur ou égal à 10° et inférieur ou égal à 20°. Ainsi on obtient un serrage suffisant du bourrelet sur la jante de montage. [0012] Selon un autre mode de réalisation avantageux, dans toute section radiale, la longueur curviligne du contour de l'armature de renforcement circonférentiel, entre le 30 point (BT) radialement le plus à l'intérieur de l'armature de renforcement circonférentiel et le point (CT) axialement le plus à l'extérieur de l'armature de renforcement circonférentiel, est supérieure ou égale à 10 mm. Ainsi on obtient un ancrage 2959964 -5 satisfaisant de l'armature de carcasse et une bonne résistance au déroulement de celle-ci. [0013] Selon un autre mode de réalisation avantageux, la longueur de contact entre l'armature de carcasse et la structure d'ancrage, mesurée à partir du point (BS) 5 radialement le plus à l'intérieur de la structure d'ancrage, en direction du point (CS) axialement le plus à l'extérieur de la structure d'ancrage, est supérieure ou égale à 10 mm. Là encore, un bon ancrage de l'armature de carcasse est obtenu. [0014] Un pneumatique selon l'invention comporte avantageusement une armature de rigidité enveloppant l'armature de couplage et passant radialement à l'intérieur de la 10 structure d'ancrage et de l'armature de couplage pour former une portion axialement interne et une portion axialement externe, la portion axialement interne étant axialement à l'intérieur par rapport à l'armature de carcasse, et la portion axialement externe étant axialement à l'extérieur de l'armature de carcasse, la portion axialement interne étant en contact sur une longueur LC avec l'armature de carcasse entre le point 15 d'extrémité de ladite portion axialement interne et le point d'extrémité de l'armature de couplage, le point d'extrémité de ladite portion axialement interne étant situé radialement à l'extérieur du point d'extrémité de l'armature de couplage, cette armature de rigidité étant formée d'une pluralité de renforts orientés selon une direction moyenne faisant un angle inférieur ou égal à 50 degrés avec la direction circonférentielle. La 20 présence d'une telle armature de rigidité permet notamment d'augmenter la rigidité de flexion du bourrelet et de la partie radialement inférieure du flanc. [0015] Il est alors avantageux de prévoir que le point d'extrémité axialement extérieur de l'armature de rigidité soit situé à une distance radiale DR du point radialement le plus à l'intérieur de l'armature de renforcement circonférentiel de la structure d'ancrage, 25 la distance radiale DR étant supérieure ou égale à 0.8 fois la distance radiale DS séparant le point radialement le plus à l'intérieur et le point radialement le plus à l'extérieur de l'armature de renforcement circonférentiel de la structure d'ancrage et inférieure ou égale à 1.2 fois la distance radiale DS séparant le point radialement le plus à l'intérieur et le point radialement le plus à l'extérieur de l'armature de 30 renforcement circonférentiel de la structure d'ancrage. [0016] Bien entendu, il est possible et même souhaitable de combiner deux ou plusieurs des modes de réalisations décrits. 2959964 -6 BREVE DESCRIPTION DES DESSINS [0017] La figure 1 représente un pneumatique selon l'art antérieur. [0018] La figure 2 représente une vue en perspective partielle d'un pneumatique selon l'art antérieur. 5 [0019] La figure 3 représente schématiquement, en section radiale, un partie d'un pneumatique selon l'invention. [0020] Les figures 4 à 8 correspondent chacune à un détail de la figure 3. [0021] La figure 9 représente schématiquement, en section radiale, un partie d'un bourrelet selon l'invention. 10 [0022] Les figures 10 à 13 représentent, en section radiale, une partie d'un pneumatique selon l'invention pendant sa fabrication. DESCRIPTION DETAILLEE DES DESSINS [0023] Il convient de distinguer plusieurs utilisations différentes du terme « radial » par la personne du métier. Premièrement, l'expression se réfère à un rayon du 15 pneumatique. C'est dans ce sens qu'on dit d'un point P1 qu'il est « radialement intérieur» à un point P2 (ou « radialement à l'intérieur » du point P2) s'il est plus près de l'axe de rotation du pneumatique que le point P2. Inversement, un point P3 est dit « radialement extérieur à » un point P4 (ou « radialement à l'extérieur» du point P4) s'il est plus éloigné de l'axe de rotation du pneumatique que le point P4. On dira qu'on 20 avance « radialement vers l'intérieur (ou l'extérieur) » lorsqu'on avance en direction des rayons plus petits (ou plus grands). Lorsqu'il est question de distances radiales, ce sens du terme s'applique également. Lorsqu'il est dit qu'un point P est radialement à l'extérieur d'un élément du pneumatique, il faut entendre par là qu'il existe au moins un point de cet élément qui est radialement à l'intérieur du point P. Inversement, on dira 25 d'un point P qu'il est radialement à l'intérieur d'un élément du pneumatique s'il existe au moins un point de cet élément qui se trouve radialement à l'extérieur du point P. [0024] Lorsque plusieurs points d'un élément se qualifient comme « point radialement/axialement le plus à l'intérieur/extérieur» il suffit, pour que la condition relative à ce point soit remplie, qu'elle soit remplie pour l'un quelconque de ces points. 30 [0025] En revanche, un fil ou une armature est dit « radial » lorsque le fil ou les éléments de renforcement de l'armature font avec la direction circonférentielle un angle 2959964 -7 supérieur ou égal à 80° et inférieur ou égal à 90°. Précisions que dans le présent document, le terme « fil » doit être entendu dans un sens tout à fait général et comprend les fils se présentant sous la forme de monofilaments, de multifilaments, d'un câble, d'un retors ou d'un assemblage équivalent, et ceci, quelle que soit la matière 5 constituant le fil ou le traitement de surface pour favoriser sa liaison avec le caoutchouc. [0026] Enfin, par « coupe radiale » ou « section radiale » on entend ici une coupe ou une section selon un plan qui contient l'axe de rotation du pneumatique. [0027] Une direction « axiale » est une direction parallèle à l'axe de rotation du 10 pneumatique. Un point P5 est dit « axialement intérieur » à un point P6 (ou « axialement à l'intérieur » du point P6) s'il est plus près du plan médian du pneumatique que le point P6. Inversement, un point P7 est dit « axialement extérieur à » un point P8 (ou « axialement à l'extérieur» du point P8) s'il est plus éloigné du plan médian du pneumatique que le point P8. Le « plan médian » du pneumatique est le 15 plan qui est perpendiculaire à l'axe de rotation du pneumatique et qui se situe à équidistance des armatures de renforcement circonférentiel de chaque bourrelet. [0028] Une direction « circonférentielle » est une direction qui est perpendiculaire à la fois à un rayon du pneumatique et à la direction axiale. Une « section circonférentielle » est une section selon un plan perpendiculaire à l'axe de rotation du pneumatique. 20 [0029] Par « surface de roulement » on entend ici l'ensemble des points de la bande de roulement d'un pneumatique qui sont susceptibles d'entrer en contact avec le sol lorsque le pneumatique roule. [0030] L'expression « mélange caoutchouteux » désigne une composition de caoutchouc comportant au moins un élastomère et une charge. 25 [0031] Pour faciliter la lecture de la description des variantes montrées avec les figures, les mêmes références sont employées pour désigner des éléments de structure identiques. [0032] La figure 1 représente schématiquement un pneumatique 10 selon l'art antérieur. Le pneumatique 10 comporte un sommet comprenant une armature de 30 sommet (invisible à la figure 1) surmontée d'une bande de roulement 30, deux flancs 40 prolongeant le sommet radialement vers l'intérieur, ainsi que deux bourrelets 50 radialement intérieurs aux flancs 40. 2959964 -8 [0033] La figure 2 représente schématiquement une vue en perspective partielle d'un autre pneumatique 10 selon l'art antérieur et illustre les différentes composantes du pneumatique. Le pneumatique 10 comprend une armature de carcasse 60 constituée de fils 61 enrobés de mélange caoutchouteux, et deux bourrelets 50 comportant 5 chacun des armatures de renforcement circonférentielles 70 (ici, des tringles) qui maintiennent le pneumatique 10 sur la jante (non représentée). L'armature de carcasse 60 est ancrée dans chacun des bourrelets 50. Le pneumatique 10 comporte en outre une armature de sommet comprenant deux nappes 80 et 90. Chacune des nappes 80 et 90 est renforcée par des éléments de renforcement 81 et 91 filaires qui 10 sont parallèles dans chaque couche et croisés d'une couche à l'autre, en faisant avec la direction circonférentielle des angles compris entre 10° et 70°. Le pneumatique comporte encore une armature de frettage 100, disposée radialement à l'extérieur de l'armature de sommet, cette armature de frettage étant formée d'éléments de renforcement 101 orientés circonférentiellement et enroulés en spirale. Une bande de 15 roulement 30 est posée sur l'armature de frettage ; c'est cette bande de roulement 30 qui assure le contact du pneumatique 10 avec la route. Le pneumatique 10 représenté est un pneu « tubeless » : il comprend une « gomme intérieure » 110 en composition caoutchouteuse imperméable au gaz de gonflage, recouvrant la surface intérieure du pneumatique. 20 [0034] La figure 3 représente schématiquement, en section radiale, un partie d'un pneumatique 10 selon l'invention, de dimension 295/60R22.5. Il s'agit d'un pneumatique pour véhicule poids lourd, destiné à être monté sur une jante (non représentée). Le pneumatique 10 comporte un sommet comprenant une armature de sommet, formée par les nappes 80 et 90, en sandwich entre des nappes de renfort 120 25 et 130. La nappe de renfort 120 protège l'armature de carcasse de la compression et la nappe de renfort 130 protège l'armature de sommet contre les perforations et les chocs. Cette dernière est surmontée d'une bande de roulement 30. Le pneumatique 10 comporte en outre deux flancs 40 prolongeant le sommet radialement vers l'intérieur, et deux bourrelets 50 radialement intérieurs aux flancs et destinés à coopérer avec la 30 jante. Chaque bourrelet comporte une structure d'ancrage 700, la structure d'ancrage comprenant une armature de renforcement circonférentiel 70 qui est entourée par un profilé d'enrobage 75 ayant une épaisseur d'environ 2 mm. Dans le cas présent, l'armature de renforcement 70 est une tringle composée d'une pluralité de fils métalliques enroulés circonférentiellement. Le profilé d'enrobage 75 est composé d'un mélange caoutchouteux renforcé par des fibres textiles, en l'occurrence un tissu en 2959964 -9 Nylon 140/2. Les câbles en nylon du profilé d'enrobage 75 sont enrobés dans du mélange caoutchouteux ayant un module d'élasticité à 10 pour cent d'allongement (à 20° C) supérieur à 5 MPa . Les câbles sont espacés avec un pas de 1 mm et orientés selon une direction faisant un angle supérieur ou égal à 50 degrés avec la 5 direction circonférentielle. [0035] Comme le montre la figure 4, la structure d'ancrage 700 a, dans toute coupe radiale, un point AS axialement le plus à l'intérieur et un point CS axialement le plus à l'extérieur, un point BS radialement le plus à l'intérieur et un point DS radialement le plus à l'extérieur. De même, l'armature de renforcement circonférentiel a, dans toute 10 coupe radiale, un point AT axialement le plus à l'intérieur et un point CT axialement le plus à l'extérieur, un point BT radialement le plus à l'intérieur et un point DT radialement le plus à l'extérieur. Ces points sont déterminés lorsque le pneumatique est monté sur une jante de montage et gonflé à sa pression de service. Si la géométrie de la structure d'ancrage 700 et/ou de l'armature de renforcement circonférentiel 70 sont telles qu'une 15 pluralité de points se qualifient pour être axialement/radialement le plus à l'intérieur/extérieur, on retiendra l'un quelconque de ces points. [0036] Le pneumatique 10 comporte également une armature de carcasse 60 radiale comprenant une pluralité de câbles métalliques formés ici de plusieurs fils élémentaires de 18/100 mm. Ces câbles sont noyés dans un mélange caoutchouteux et orientés 20 selon une direction faisant un angle supérieur ou égal à 80 degrés avec la direction circonférentielle. L'armature de carcasse 60 est ancrée dans chacun des bourrelets à la structure d'ancrage 700 : en effet, l'armature de carcasse 60 est en partie enroulée autour de la structure d'ancrage 700 en passant axialement de l'intérieur du pneumatique vers l'extérieur. L'armature de carcasse suit donc le profil d'une partie du 25 contour du profilé d'enrobage 75 et est couplée mécaniquement à ce profilé d'enrobage par adhésion du matériau composant le profilé d'enrobage et du matériau enrobant les renforts de l'armature de carcasse 60. Le point d'extrémité 65 de cette armature de carcasse est localisé sur ou à proximité de la structure d'ancrage 700 et situé axialement entre le point AS axialement le plus à l'intérieur et le point CS axialement le 30 plus à l'extérieur de la structure d'ancrage 700 ; il est ici situé radialement à l'intérieur de la structure d'ancrage. Lorsqu'il est dit que le point d'extrémité 65 de l'armature de carcasse est localisé « à proximité » de la structure d'ancrage 700, il faut entendre par là que la distance minimale entre le point d'extrémité 65 et la structure d'ancrage 700 est inférieure ou égale à 4 mm. 2959964 -10- [0037] Par ailleurs, un bourrage sur tringle 140 en mélange caoutchouteux est prévu dans le bourrelet. Le matériau de ce profilé est de préférence choisi de manière à avoir un module d'élasticité à 10 pour cent d'allongement (à 20° C) compris entre 2 et 5 MPa (ici, 4 MPa). 5 [0038] Le pneumatique 10 comporte en outre une armature de couplage 150, ici formée d'une pluralité de câbles en aramide 160x3 orientés selon une direction faisant un angle supérieur ou égal à 70 degrés avec la direction circonférentielle. Les câbles en aramide de l'armature de couplage 150 sont enrobés dans du mélange caoutchouteux ayant un module d'élasticité à 10 pour cent d'allongement (à 20° C) 10 supérieur à 5 MPa . Les câbles sont espacés avec un pas de 1.25 mm. Cette armature de couplage 150 comprend une première partie 151 et une seconde partie 152. La première partie 151 est constituée par la partie de armature de couplage 150 en contact avec l'armature de carcasse. Cette première partie 151 s'étend entre un point d'extrémité 155 radialement à l'extérieur par rapport au point DS radialement le plus à 15 l'extérieur de la structure d'ancrage 700 (voir figure 4), et le point d'extrémité 65 de l'armature de carcasse 60. L'armature de couplage 150 se prolonge au delà du point d'extrémité 65 de l'armature de carcasse 60 par une seconde partie 152 qui est en contact avec la structure d'ancrage 700 jusqu'à un point d'extrémité 157 radialement à l'extérieur de l'armature de renforcement circonférentiel 70. Le point d'extrémité 157 de 20 l'armature de couplage 150 est situé axialement entre le point AS axialement le plus à l'intérieur et le point CS axialement le plus à l'extérieur de la structure d'ancrage 700. [0039] Enfin, le pneumatique 10 comporte une armature de rigidité 160 enveloppant l'armature de couplage 150 et passant radialement à l'intérieur de la structure d'ancrage 700 et de l'armature de couplage 150 pour former une portion axialement 25 interne 161 et une portion axialement externe 162. La portion axialement interne 161 est la portion de l'armature de rigidité 160 qui se trouve axialement à l'intérieur par rapport à l'armature de carcasse 60, et la portion axialement externe 162 est la portion de l'armature de rigidité 160 qui se trouve axialement à l'extérieur de l'armature de carcasse. On considère que a frontière entre la portion axialement interne 161 et la 30 portion axialement externe 162 se situe à la position axiale du point 63 radialement le plus à l'intérieur de l'armature de carcasse 60. Lorsque l'armature de carcasse 60 comporte plusieurs points radialement le plus à l'intérieur, on retient l'un quelconque de ces points. La portion axialement interne 161 est en contact sur une longueur LC avec l'armature de carcasse 60 entre le point d'extrémité 165 de ladite portion axialement 2959964 -11- interne 161 et le point d'extrémité 155 de l'armature de couplage 150, le point d'extrémité 165 étant situé radialement à l'extérieur du point d'extrémité 155 de l'armature de couplage 150. On notera d'ailleurs que, à proximité du point d'extrémité 165 de la portion axialement interne 161, cette dernière est localement 5 découplée de l'armature de carcasse de manière à diminuer les contraintes de cisaillement dans cette zone, une portion de mélange caoutchouteux étant intercalé entre les armatures. [0040] L'armature de rigidité 160 est formée ici d'une pluralité de câbles en acier de dimension 6x35, espacés avec un pas de 2.5 mm. Le pas minimum pour des câbles de 10 dimension 6x35 est de 2 mm, mais si des câbles en acier de dimension 19x18 étaient utilisés, le pas minimum serait de 1.4 mm. Les câbles sont orientés selon une direction moyenne faisant un angle inférieur ou égal à 50 degrés, et de préférence un angle supérieur ou égal à 15 degrés et inférieur ou égal à 30 degrés, avec la direction circonférentielle. Le choix de ces valeurs d'angle a notamment pour effet de faciliter la 15 fabrication et le retournement de l'armature autour de l'armature de renforcement 70. Il a également pour effet de réduire de manière significative la déradialisation de l'armature de carcasse. [0041] Comme cela est représenté à la figure 4, le point d'extrémité 166 axialement extérieur de l'armature de rigidité 160 est situé à une distance radiale DR du point BT 20 radialement le plus à l'intérieur de l'armature de renforcement circonférentiel 70 de la structure d'ancrage 700. Dans un pneumatique selon l'invention, la distance radiale DR est de préférence supérieure ou égale à 0.8 fois la distance radiale DS séparant le point BT radialement le plus à l'intérieur et le point DT radialement le plus à l'extérieur de l'armature de renforcement circonférentiel 70 de la structure d'ancrage 700 et 25 inférieure ou égale à 1.2 fois la distance radiale DS. En l'occurrence, DR = 11 mm, DS = 13 mm et DRIDS = 0.83. [0042] La longueur de contact LC (ici, de 28 mm) de la portion axialement interne 161 de l'armature de rigidité 160 est ici égale à 50 pour cent de la distance DY (en l'occurrence, 55 mm) séparant le point d'extrémité 165 radialement le plus à l'extérieur 30 de la portion axialement interne de l'armature de rigidité 160 et le point BT radialement le plus à l'intérieur de l'armature de renforcement circonférentiel 70 de la structure d'ancrage 700. [0043] La distance DY est par ailleurs égale à 39 pour cent de la distance radiale DC entre le point 62 radialement le plus à l'extérieur de l'armature de carcasse et le 2959964 -12- point 63 radialement le plus à l'intérieur de la même armature de carcasse (ici, DC = 140 mm). [0044] A la figure 3, l'extrémité de l'armature de rigidité 160 est couverte par une « gomme de bordure » 167. Cette gomme de bordure 167 protège les mélanges 5 caoutchouteux environnant l'extrémité de l'armature de rigidité 160 de toute agression par les câbles de cette armature de rigidité 160, par indentation, lors du roulage liée aux mouvements des extrémités des câbles. La gomme de bordure 167 est composée d'un mélange caoutchouteux résistant aux coupures ; son module d'élasticité à 10 pour cent d'allongement (à 20° C) est de préférence supérieur à 5 MPa. 10 [0045] Dans toute section radiale, la distance de tout point situé sur le contour de l'armature de renforcement circonférentiel 70, entre le point AT axialement le plus à l'intérieur de l'armature de renforcement circonférentiel et le point CT axialement le plus à l'extérieur de l'armature de renforcement circonférentiel 70, par rapport au segment reliant le point AT et le point CT est inférieure ou égale à 20 % de la de la longueur du 15 segment reliant le point AT et le point CT. Comme cela est représenté à la figure 5, le point PT du contour situé entre AT et CT et qui est le plus éloigné du segment reliant AT et CT a une distance DPT par rapport au segment reliant AT et CT, la distance DPT étant égale à 17 % de la de la longueur du segment reliant le point AT et le point CT. [0046] Ce critère exprime le fait que la portion du contour de l'armature de 20 renforcement circonférentiel 70 qui relie les points AT et CT ne doit pas présenter une courbure trop importante. Comme le montre la figure 6, cette condition n'est pas remplie dans le cas d'une tringle ronde car ici, la distance DPT est égale à 50 % de la longueur du segment reliant le point AT et le point CT. [0047] Le segment reliant le point BT et le point CT forme de préférence un 25 angle a (alpha) supérieur ou égal à 10° et inférieur ou égal à 20° avec la direction axiale lorsque le pneumatique est monté sur sa jante de montage et gonflé à sa pression de service. En l'occurrence, l'angle a (alpha) est égal à 20°. [0048] La longueur curviligne du contour de l'armature de renforcement circonférentiel, entre le point BT et le point CT est de préférence supérieure ou égale 30 à 10 mm ; en l'occurrence elle est de 20 mm. [0049] Par ailleurs, dans un pneumatique selon l'invention, dans toute section radiale, le rayon R1 passant par : le point AS axialement le plus à l'intérieur de la structure d'ancrage 700 ; 2959964 -13- le point DS radialement le plus à l'extérieur de la structure d'ancrage 700 ; et le point PS d'intersection entre la médiatrice M1 du segment reliant le point AS et le point DS et le contour de la structure d'ancrage 700 ; est supérieur ou égal à un quart de la longueur du segment reliant le point AS 5 axialement le plus à l'intérieur de la structure d'ancrage 700 et le point CS axialement le plus à l'extérieur de la structure d'ancrage, et inférieur ou égal à 1.5 fois la longueur du segment reliant le point AS et le point CS. [0050] La figure 7 illustre ces grandeurs pour le pneumatique de la figure 3 où la structure d'ancrage est formée par l'armature de renforcement circonférentiel 70 et le 10 profilé d'enrobage 75. En l'occurrence, le rayon R1 est égal à 50 % de la longueur du segment reliant le point AS et le point CS. [0051] Enfin, dans un pneumatique selon l'invention, dans toute section radiale, le rayon R2 passant par : le point CS axialement le plus à l'extérieur de la structure d'ancrage 700 ; 15 le point DS radialement le plus à l'extérieur de la structure d'ancrage 700 ; et le point QS d'intersection entre la médiatrice M2 du segment reliant le point CS et le point DS, et le contour de la structure d'ancrage ; est supérieur ou égal à un quart de la longueur du segment reliant le point AS axialement le plus à l'intérieur de la structure d'ancrage 700 et le point CS axialement le 20 plus à l'extérieur de la structure d'ancrage 700, et inférieur ou égal à 1.5 fois la longueur du segment reliant le point AS et le point CS. [0052] La figure 8 illustre ces grandeurs pour le pneumatique de la figure 3. En l'occurrence, le rayon R2 est égal à 60 % de la longueur du segment reliant le point AS et le point CS. 25 [0053] Dans un pneumatique selon l'invention, la longueur de contact entre l'armature de carcasse 60 et la structure d'ancrage 700, mesurée à partir du point BS radialement le plus à l'intérieur de la structure d'ancrage 700, en direction du point CS axialement le plus à l'extérieur de la structure d'ancrage 700, est de préférence supérieure ou égale à 10 mm. En l'occurrence, elle est de 13 mm. Il peut être avantageux d'augmenter 30 encore cette longueur de contact en fonction de la pression de gonflage préconisée pour le pneumatique et selon la charge portée par le pneumatique. A titre d'exemple, 2959964 -14- dans la dimension 295/60 R 22.5, pour une pression de gonflage de 9 bars, la longueur de contact est de préférence supérieure ou égale à 15 mm. [0054] Dans le mode de réalisation illustré à la figure 3, la géométrie du bourrelet a été obtenue en utilisant une tringle 70 ayant une partie radialement intérieure plane et 5 une partie radialement extérieure arrondie. Il ne s'agit bien entendu pas de la seule manière possible d'obtenir une structure d'ancrage conforme à l'invention. Il est notamment possible de prévoir une tringle de section quelconque et de lui associer, radialement à l'extérieur de la tringle, une portion 76 de mélange caoutchouteux ayant une section arrondie, comme cela est illustré à la figure 9. Ce mode de réalisation 10 comporte, comme le mode de réalisation décrit à la figure 3, l'avantage d'une grande facilité de mise en oeuvre sur des outils de confection traditionnels et bien connus de la personne du métier. La présence d'une portion 76 de mélange caoutchouteux a aussi pour effet d'empêcher la formation d'une poche d'air entre la tringle 70 et le « bourrage sur tringle » 140. Ici, le point d'extrémité 157 est situé radialement à l'extérieur de la 15 structure d'ancrage, mais ce n'est pas une caractéristique essentielle de l'invention. Il serait également possible de prévoir que le point d'extrémité 157 soit situé à l'intérieur de la structure d'ancrage, pourvu que le point d'extrémité 157 se trouve radialement à l'extérieur de l'armature de renforcement circonférentiel, [0055] La figure 10 représente, en section radiale, une partie de ce qui deviendra un 20 pneumatique selon l'invention, après une première étape de confection. Des mélanges caoutchouteux 111 et 112 ont été posées sur un tambour de confection 200 non gonflé. L'armature de couplage 150 et l'armature de carcasse 60 ont été disposés sur ces mélanges caoutchouteux 111 et 112, tout comme une tringle métallique 70. [0056] La figure 11 représente la même partie après l'enroulement de l'armature de 25 couplage 150 autour de la tringle et le gonflage du tambour de confection 200. Un anneau de confection 210 est également représenté. [0057] La figure 12 représente la même partie après la pose d'une portion 76 de mélange caoutchouteux ayant une section arrondie ainsi que d'un « bourrage sur tringle » 140. 30 [0058] Ensuite d'autres couches de mélange caoutchouteux 113 à 116 sont posées, comme cela est représenté à la figure 13. [0059] La suite des opérations, à savoir la conformation du pneumatique, est bien connue de la personne du métier. Lors de cette conformation, le bourrage sur 2959964 -15- tringle 140 et les éléments qui s'attachent au bourrage sur tringle 140 effectuent une rotation autour de la structure d'ancrage formée par la tringle 70 et la portion 76 de mélange caoutchouteux ayant une section arrondie. La demanderesse a constaté que la section arrondie de la portion 76 de mélange caoutchouteux permet une fabrication 5 plus robuste et aisée, et résulte en une meilleure endurance du bourrelet. REVENDICATIONS1. Pneumatique (10) pour véhicule poids lourd, destiné à être monté sur une jante, comportant : un sommet comprenant une armature de sommet (80,90) surmontée d'une bande de roulement (30) ; deux flancs (40) prolongeant le sommet radialement vers l'intérieur ; deux bourrelets (50) radialement intérieurs aux flancs et destinés à coopérer avec la jante, chaque bourrelet comportant une structure d'ancrage (700), la structure d'ancrage ayant, dans toute coupe radiale, un point (AS) axialement le plus à l'intérieur et un point (CS) axialement le plus à l'extérieur, un point (BS) radialement le plus à l'intérieur et un point (DS) radialement le plus à l'extérieur, la structure d'ancrage comprenant une armature de renforcement circonférentiel (70), l'armature de renforcement circonférentiel ayant, dans toute coupe radiale, un point (AT) axialement le plus à l'intérieur et un point (CT) axialement le plus à l'extérieur, un point (BT) radialement le plus à l'intérieur et un point (DT) radialement le plus à l'extérieur ; une armature de carcasse (60) radiale comprenant une pluralité d'éléments de renforcement (61) orientés selon une direction faisant un angle supérieur ou égal à 80 degrés avec la direction circonférentielle, l'armature de carcasse étant ancrée dans chacun des bourrelets à la structure d'ancrage, l'armature de carcasse étant en partie enroulée autour de la structure d'ancrage en passant axialement de l'intérieur du pneumatique vers l'extérieur, de sorte que, dans toute section radiale, un point d'extrémité (65) de cette armature de carcasse est localisé sur ou à proximité de la structure d'ancrage et situé axialement entre le point axialement le plus à l'intérieur et le point axialement le plus à l'extérieur de la structure d'ancrage ; une armature de couplage (150), formée d'une pluralité de renforts orientés dans une direction faisant un angle supérieur ou égal à 70 degrés avec la direction circonférentielle, comprenant une première partie (151) en contact avec l'armature de carcasse entre un premier point d'extrémité (155), le premier point d'extrémité étant radialement à l'extérieur par rapport au point (DS) radialement le plus à l'extérieur de la structure d'ancrage, et ledit point d'extrémité (65) de l'armature de carcasse, l'armature de couplage se prolongeant au delà dudit point d'extrémité (65) de l'armature de carcasse par une seconde partie (152) en contact avec la structure d'ancrage jusqu'à 2959964 -17- un deuxième point d'extrémité (157) radialement à l'extérieur de l'armature de renforcement circonférentiel, le deuxième point d'extrémité de l'armature de couplage étant situé axialement entre le point (AS) axialement le plus à l'intérieur et le point (CS) axialement le plus à l'extérieur de la structure d'ancrage ; 5 dans lequel, dans toute section radiale, la distance de tout point situé sur le contour de l'armature de renforcement circonférentiel, entre le point (AT) axialement le plus à l'intérieur de l'armature de renforcement circonférentiel (70) et le point (CT) axialement le plus à l'extérieur de l'armature de renforcement circonférentiel, par rapport au segment reliant le point (AT) axialement le plus à l'intérieur de l'armature de 10 renforcement circonférentiel et le point (CT) axialement le plus à l'extérieur de l'armature de renforcement circonférentiel est inférieure ou égale à 20 % de la de la longueur du segment reliant le point (AT) axialement le plus à l'intérieur de l'armature de renforcement circonférentiel et le point (CT) axialement le plus à l'extérieur de l'armature de renforcement circonférentiel, 15 dans lequel, dans toute section radiale, le rayon (R1) passant par : le point (AS) axialement le plus à l'intérieur de la structure d'ancrage (700) ; le point (DS) radialement le plus à l'extérieur de la structure d'ancrage ; et le point (PS) d'intersection entre la médiatrice (M1) du segment reliant le point (AS) axialement le plus à l'intérieur de la structure d'ancrage et le point (DS) 20 radialement le plus à l'extérieur de la structure d'ancrage, et le contour de la structure d'ancrage ; est supérieur ou égal à un quart de la longueur du segment reliant le point (AS) axialement le plus à l'intérieur de la structure d'ancrage et le point (CS) axialement le plus à l'extérieur de la structure d'ancrage, et inférieur ou égal à 1.5 fois la longueur du 25 segment reliant le point (AS) axialement le plus à l'intérieur de la structure d'ancrage et le point (CS) axialement le plus à l'extérieur de la structure d'ancrage ; et dans lequel, dans toute section radiale, le rayon (R2) passant par : le point (CS) axialement le plus à l'extérieur de la structure d'ancrage (700) ; le point (DS) radialement le plus à l'extérieur de la structure d'ancrage ; et 30 le point (QS) d'intersection entre la médiatrice (M2) du segment reliant le point (CS) axialement le plus à l'extérieur de la structure d'ancrage et le point (DS) 2959964 -18- radialement le plus à l'extérieur de la structure d'ancrage, et le contour de la structure d'ancrage ; est supérieur ou égal à un quart de la longueur du segment reliant le point (AS) axialement le plus à l'intérieur de la structure d'ancrage et le point (CS) axialement le 5 plus à l'extérieur de la structure d'ancrage, et inférieur ou égal à 1.5 fois la longueur du segment reliant le point (AS) axialement le plus à l'intérieur de la structure d'ancrage et le point (CS) axialement le plus à l'extérieur de la structure d'ancrage. 2. Pneumatique selon la revendication 1, dans lequel ledit point d'extrémité (65) de l'armature de carcasse (60) localisé sur ou à proximité de la structure d'ancrage (700) 10 est situé radialement à l'intérieur de la structure d'ancrage. 3. Pneumatique selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2, dans lequel le segment reliant le point (BT) radialement le plus à l'intérieur de l'armature de renforcement circonférentiel (70) et le point (CT) axialement le plus à l'extérieur de l'armature de renforcement circonférentiel forme un angle a (alpha) avec la direction 15 axiale, l'angle a (alpha) étant supérieur ou égal à 10° et inférieur ou égal à 20°. 4. Pneumatique selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, dans lequel, dans toute section radiale, la longueur curviligne du contour de l'armature de renforcement circonférentiel (70), entre le point (BT) radialement le plus à l'intérieur de l'armature de renforcement circonférentiel et le point (CT) axialement le plus à l'extérieur de 20 l'armature de renforcement circonférentiel, est supérieure ou égale à 10 mm. 5. Pneumatique selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, dans lequel la longueur de contact entre l'armature de carcasse (60) et la structure d'ancrage (700), mesurée à partir du point (BS) radialement le plus à l'intérieur de la structure d'ancrage, en direction du point (CS) axialement le plus à l'extérieur de la structure d'ancrage, est 25 supérieure ou égale à 10 mm. 6. Pneumatique selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, comportant en outre une armature de rigidité (160) enveloppant l'armature de couplage (150) et passant radialement à l'intérieur de la structure d'ancrage (700) et de l'armature de couplage pour former une portion axialement interne (161) et une portion axialement 30 externe (162), la portion axialement interne étant axialement à l'intérieur par rapport à l'armature de carcasse (60), et la portion axialement externe étant axialement à l'extérieur de l'armature de carcasse, la portion axialement interne étant en contact sur une longueur LC avec l'armature de carcasse entre le point d'extrémité (165) de ladite 2959964 -19- portion axialement interne et le point d'extrémité (155) de l'armature de couplage, le point d'extrémité de ladite portion axialement interne étant situé radialement à l'extérieur du point d'extrémité de l'armature de couplage, cette armature de rigidité étant formée d'une pluralité de renforts orientés selon une direction moyenne faisant un 5 angle inférieur ou égal à 50 degrés avec la direction circonférentielle. 7. Pneumatique selon la revendication 6, dans lequel le point d'extrémité (166) axialement extérieur de l'armature de rigidité est situé à une distance radiale DR du point (BT) radialement le plus à l'intérieur de l'armature de renforcement circonférentiel (70) de la structure d'ancrage (700), la distance radiale DR étant 10 supérieure ou égale à 0.8 fois la distance radiale DS séparant le point (BT) radialement le plus à l'intérieur et le point (DT) radialement le plus à l'extérieur de l'armature de renforcement circonférentiel (70) de la structure d'ancrage (700) et inférieure ou égale à 1.2 fois la distance radiale DS séparant le point radialement le plus à l'intérieur et le point radialement le plus à l'extérieur de l'armature de renforcement circonférentiel de 15 la structure d'ancrage.
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FR2959965A1
A1
20111118
FR 2959965 A1 20111118 FR 1151672 A 20110302 SYSTEME DE SUSPENSION DE ROUE DE VEHICULE AUTOMOBILE La présente invention se rapporte à un système de suspension de roue de véhicule automobile, comprenant un support de roue et un bras oscillant, ledit bras oscillant comportant un corps de base sur lequel des zones de portée sont ménagées. Des systèmes de suspension de roues de véhicules automobiles, connus d'après l'état de la technique, comprennent les points de rattachement à la carrosserie du véhicule, des paliers, au moins un bras oscillant, un système d'amortissement par ressorts et un support de roue fixé audit bras oscillant. Les bras oscillants se présentent, de préférence, comme des bras de type transversal ou incliné. Les bras oscillants inclinés, du type le plus fréquemment employé dans des véhicules utilitaires, par exemple, sont réalisés sous la forme d'une pièce structurelle coulée. Au cours du processus de fabrication, les pièces coulées font l'objet d'un post-usinage mécaniquement complexe, à l'issue de la production, afin de se conformer aux tolérances de fabrication de la cinématique prévue pour les essieux. En présence de bras oscillants inclinés connus d'après l'art antérieur, la voie considérée de l'essieu, ou de la roue, est réglée au niveau des points de rattachement à la carrosserie. En revanche, le carrossage ne peut pas être réglé après coup. En conséquence, le carrossage qui s'instaure à chaque fois est tributaire de la position de la roue, et de la course de la roue à inclinaison respectivement positive ou négative. Des tolérances de production peuvent néanmoins se traduire, au stade du montage initial du support de roue, par des variations affectant le réglage souhaité du carrossage. Un carrossage incorrectement réglé gouverne, fréquemment, une forte usure unilatérale des pneumatiques et de mauvaises propriétés de déplacement revêtant la forme de forces de guidage latéral réduites. En conséquence, la présente invention a pour objet de fournir un système de suspension de roue, dévolu à un véhicule automobile et autorisant un réglage du carrossage, ledit système pouvant être produit de manière économique et avec grande stabilité dimensionnelle. Comme exposé ci-avant, l'invention concerne un système de suspension de roue de véhicule automobile comprenant un support de roue et un bras oscillant, lequel bras oscillant comporte un corps de base sur lequel des zones de portée sont ménagées, ledit système étant caractérisé par le fait que le support de roue est monté à pivotement sur le bras oscillant, autour d'un axe de rotation ; et par le fait qu'un boulon de réglage, occupant une position sensiblement perpendiculaire à l'axe de la roue, fixe ledit support de roue à demeure sur ledit bras oscillant, au niveau d'un logement muni d'au moins un orifice de montage. Le système de suspension de roue, conforme à l'invention, offre en particulier l'avantage d'autoriser un réglage individuel du carrossage de la roue du véhicule automobile. Un préréglage peut être effectué dès le stade de l'assemblage initial du système de suspension, une autre adaptation individuelle peut être opérée au cours du montage initial dudit système dans le véhicule, et une adaptation du carrossage peut également être réglée à des intervalles de maintenance. Par ailleurs, le système conforme à l'invention procure l'avantage de permettre une post-correction du carrossage à tout instant en cas d'accident, voire également en cas de déréglage dudit carrossage. Le système de suspension de roue de véhicule automobile peut impliquer un rattachement au moyen de bras oscillants inclinés, ou bien de bras oscillants composites. De même, un essieu rigide peut être équipé d'un système conforme à l'invention en vue de régler le carrossage. Par l'expression «bras oscillant» dans le cadre de l'invention, il convient donc d'entendre un bras oscillant incliné, un bras oscillant composite, un bras oscillant transversal, une barre de poussée, une barre de traction, un essieu rigide ou une forme combinant les types d'essieux susmentionnés. Conformément à l'invention, de préférence, ledit bras est réalisé sous la forme d'un bras incliné. Le système de suspension de roue de véhicule automobile, conforme à l'invention, trouve notamment application dans la branche des véhicules utilitaires légers. Toutefois, il peut aussi être utilisé dans n'importe quel autre véhicule automobile. Selon l'invention, la fixation du support de roue a lieu sur un axe de rotation disposé sur un bras oscillant incliné. Ledit support est monté pivotant autour dudit axe. Considéré par rapport au système de coordonnées du véhicule, ledit axe peut se trouver au-dessus, de même qu'au-dessous du bras incliné. Un second dispositif de fixation est matérialisé par le boulon de réglage. Ledit boulon traverse des orifices de montage d'une tête fourchue dudit bras incliné, puis verrouille la position après le réglage du carrossage. Le support de roue s'en trouve, de la sorte, fixé à demeure vis-à-vis du bras oscillant. Les orifices de montage sont réalisés, de préférence, sous la forme de trous oblongs. Lesdits trous pointent alors dans la direction des Y considérés par rapport au système de coordonnées du véhicule automobile. Cela confère, en particulier, l'avantage consistant en ce que le réglage du carrossage s'opère par pivotement du support de roue autour de l'axe de rotation orienté, pour l'essentiel, parallèlement à l'axe des X du véhicule automobile. Le boulon de réglage traverse les trous oblongs et constitue, de ce fait, les délimitations respectivement supérieure et inférieure de la butée extrême du trou affecté aux possibilités de réglage du carrossage. Cependant, dans le système de suspension conforme à l'invention, ledit carrossage peut être réglé sur l'intégralité du profil dudit trou oblong. Dans une variante de réalisation préférentielle, le bras oscillant se présente comme une pièce structurelle hybride composée de plusieurs pièces structurelles individuelles. Dans ce cas, ledit bras compte au moins deux pièces individuelles. Il peut alors s'agir de coques pressées, de tubes, de douilles, de brides et/ou de renforcements. De préférence, les éléments constitutifs précités sont assemblés les uns aux autres. Conformément à l'invention, l'assemblage est instauré par solidarisation matérielle, en mode mécanique et/ou par complémentarité de formes. De l'acier, du fer, de l'aluminium, du magnésium, des alliages de ces derniers, une matière plastique renforcée par des fibres de verre et/ou par des fibres artificielles ou de carbone sont employés en tant que matériaux préférentiels. Les pièces structurelles peuvent alors être forgées, coulées, utilisées en tant que produits semi-finis, ou bien fabriquées d'une autre façon. Le bras oscillant incliné, ainsi produit, offre notamment l'avantage de pouvoir être fabriqué de manière particulièrement économique. Qui plus est, un bras incliné conforme à l'invention accuse un poids spécifique particulièrement modeste qui le démarque de bras inclinés en fonte, courants sur le marché. Ledit bras incliné demeure intégré à la somme des masses des roues non amorties, de sorte qu'un bras incliné particulièrement léger rencontre la préférence dans la construction d'automobiles. Dans une autre variante de réalisation particulièrement préférentielle, une pièce structurelle de montage est prévue sur le corps de base pour recevoir le boulon de réglage. En présence d'un bras oscillant massif, ladite pièce structurelle peut être constituée d'une zone de portée percée d'un alésage de guidage dédié au boulon de réglage. Dans le cas d'un bras oscillant incliné composite, ladite pièce peut se présenter comme une pièce structurelle massive reliée audit bras par solidarisation matérielle, en vue de recevoir ledit boulon. Là encore, l'assemblage peut être institué par solidarisation matérielle, en mode mécanique et/ou par complémentarité de formes. Ladite pièce peut également être réalisée, de préférence, comme une pièce structurelle en tôle, comme une pièce structurelle forgée et/ou comme une structure soudée. En outre, ladite pièce peut aussi être fabriquée en un matériau composite. La production d'une zone de portée spécifique, et/ou l'assemblage d'une pièce structurelle distincte avec le bras oscillant, procure(nt) notamment l'avantage de permettre un préréglage du carrossage dès le stade du processus de fabrication. Le réglage du carrossage, à l'aide du boulon de réglage proprement dit, confère ensuite un ajustement plus fin. Une liaison mécanique peut être de préférence instaurée entre le support de roue, le boulon de réglage et la pièce structurelle de montage, en vue de fixer le réglage du carrossage. Ledit réglage est fixé, au moyen dudit boulon, après que le carrossage a été réglé par pivotement dudit support de roue autour de l'axe de rotation du bras oscillant incliné. De préférence, ladite fixation est alors assurée par liaison mécanique, par blocage du boulon de réglage et par coincement du logement fourchu sur la pièce structurelle en tôle. Une liaison ainsi établie, pour fixer le réglage du carrossage, offre les avantages de pouvoir être instaurée avec simplicité mécanique, d'être faiblement sujette à erreurs et de pouvoir être dissociée de manière particulièrement simple, puis réajustée en cas de nécessité de procéder à un post- réglage dudit carrossage. Dans une autre variante de réalisation particulièrement préférentielle, le boulon de réglage revêt la forme d'un boulon excentré. Il peut alors s'agir d'un boulon excentré présentant un diamètre extérieur qui occupe une position excentrée par rapport à l'axe de rotation dudit boulon proprement dit. Ainsi, une rotation imprimée audit boulon gouverne un guidage des orifices de montage impliquant, à son tour, un réglage du carrossage. A l'issue du réglage souhaité, ledit boulon est bloqué en instaurant, par conséquent, une liaison mécanique entre le support de roue, le logement de portée et ledit boulon. Un boulon excentré confère, notamment, l'avantage de permettre l'exécution particulièrement simple d'une synchronisation précise et/ou d'un post-réglage du carrossage, par un monteur, car celui-ci peut régler avec précision la voie souhaitée, par rotation imprimée audit boulon pouvant, ensuite, être directement fixé à demeure. Dans une autre variante de réalisation préférentielle, des tôles de montage, conçues pour recevoir le support de roue, sont reliées au corps de base du bras oscillant. La liaison est instaurée, de préférence, par solidarisation matérielle. Dans ce cas, les tôles reçoivent le support de façon telle qu'il soit donné naissance à l'axe de rotation entre lesdites tôles et ledit support. D'une manière particulièrement préférentielle, les tôles sont reliées au bras oscillant par des procédés d'assemblage matériel. A proprement parler, lesdites tôles peuvent alors se présenter comme une pièce structurelle en tôle, une pièce structurelle fraisée, une pièce structurelle coulée, et/ou être obtenues sous une autre forme de production. Les tôles de montage peuvent être fabriquées en acier, ou bien également en un matériau composite. Des boulons, revêtant par exemple la forme d'axes filetés offrant des zones de portée, peuvent être implantés sur le boulon de réglage pour assurer l'assemblage avec le support de roue. Dans ce cas, conformément à l'invention, il est pareillement concevable que les orifices, pratiqués dans les tôles de montage, comportent également des trous oblongs pour recevoir lesdits boulons. Cela procure notamment l'avantage d'autoriser un ajustement encore plus précis du réglage du carrossage, dans la région de l'axe de rotation également. Néanmoins, l'assemblage peut aussi avoir lieu à l'aide d'un axe enfichable ou d'une pièce similaire. Les tôles de montage offrent, en particulier, l'avantage consistant en ce que la zone de portée peut être réalisée avec profil de contraintes et/ou avec profil de forces optimalisé(s) moyennant, dans le même temps, un poids modeste. Lesdites tôles peuvent alors être disposées, sur le bras oscillant, de telle sorte que leur géométrie entre, d'emblée, dans le périmètre des tolérances de fabrication. Cela permet de se dispenser d'un post-usinage desdites tôles, voire d'un repositionnement de l'axe de rotation. Le corps de base du bras oscillant est réalisé, de préférence, sous la forme d'une pièce structurelle en tôle. Cela confère, notamment, l'avantage de permettre une fabrication particulièrement économique et efficace dudit bras. Des tubulures, des tourillons, des tôles de montage, la pièce structurelle de montage et des éléments constitutifs analogues peuvent, en outre, être rapportés sur la pièce structurelle en tôle avec simplicité particulière, grâce à une liaison à haute robustesse comme, par exemple, une solidarisation matérielle. La variante de réalisation en tant que pièce structurelle en tôle offre, de surcroît, la possibilité de soumettre le corps de base à un formage à chaud et à un durcissage à la presse. Ledit corps représente ainsi, concernant la robustesse et le faible poids spécifique, un optimum alliant précision de fabrication, solidité et production économique. Dans une autre variante de réalisation préférentielle, un logement de ressort est relié au corps de base du bras oscillant et à une tôle de montage. Cela procure l'avantage consistant en ce que la carrosserie du véhicule automobile est en appui sur ledit bras par l'intermédiaire dudit ressort. La combinaison du logement de ressort, avec la tôle de montage conçue pour recevoir le support de roue, présente ainsi un profil de forces et/ou un profil de contraintes optimal/optimaux pour répercuter les forces statiques et dynamiques des roues. Les zones de portée sont de préférence réalisées, au moins par régions, sous la forme de pièces structurelles tubulaires pourvues de brides de montage. Il en résulte l'avantage consistant en ce que lesdites zones de portée peuvent être respectivement conçues en fonction des impératifs cinématiques d'assemblage, sur le corps de base, grâce à des brides de montage reliées audit corps par l'intermédiaire de pièces structurelles tubulaires. Cela autorise une large gamme de formes géométriques possibles d'un bras oscillant selon l'invention. Par ailleurs, l'objet recherché par l'invention est atteint par un système de suspension de roue de véhicule automobile comprenant un support de roue et un bras oscillant, lequel bras oscillant comporte un corps de base sur lequel des zones de portée sont ménagées, ledit système étant caractérisé par le fait que le support de roue est monté à pivotement sur le bras oscillant, autour d'un axe de rotation ; et par le fait qu'un élément de manoeuvre actif est interposé entre ledit support de roue et ledit bras oscillant, ledit élément de manoeuvre actif faisant pivoter ledit support de roue autour dudit axe de rotation. Dans le cadre de l'invention, la variante de réalisation d'un système de suspension de roue de véhicule automobile, dans laquelle le support de roue est fixé au bras oscillant par l'intermédiaire d'un élément de manoeuvre actif, peut également présenter des caractéristiques partielles des variantes dudit système décrites ci-avant, dans lesquelles l'assemblage dudit support et dudit bras a lieu au moyen d'un boulon de réglage. Par l'expression «élément de manoeuvre actif », il convient avantageusement d'entendre un élément d'actionnement longitudinal pouvant, par exemple, revêtir la forme d'un entraînement électromécanique par broche ou d'un élément d'actionnement hydraulique, pneumatique et/ou magnétique. Dans le cadre de l'invention, cependant, il est également possible d'envisager n'importe quelle autre forme d'un élément de manoeuvre actif. Conformément à l'invention, cette variante de réalisation procure notamment l'avantage consistant en ce que le réglage du carrossage peut être exécuté en mode actif au cours du fonctionnement du véhicule automobile, ou bien encore à l'arrêt. Ledit réglage peut être modifié, sous l'action de l'élément de manoeuvre actif, par détection technique permanente ou intermittente du carrossage, à l'aide de capteurs, et par transmission des données à un appareil de commande. En présence d'un véhicule utilitaire, par exemple, il est concevable d'adapter le réglage du carrossage à l'état de chargement dudit véhicule. Il est pareillement concevable que l'élément de manoeuvre actif procède au réglage du carrossage en cours de déplacement. Ainsi, lors d'un déplacement en courbe par exemple, un réglage du carrossage permet de développer une force de guidage latéral accrue, si cette dernière s'avère nécessaire. Dans le cadre de l'invention, il est à nouveau envisageable de recourir, par exemple, à des données d'un appareil électronique de commande d'un programme de stabilisation. Ainsi, en cas de commande absolue d'un véhicule automobile, une modification du réglage du carrossage permet de développer une force de guidage latéral accrue qui gouverne, à son tour, une sûreté accrue de la tenue de route dudit véhicule. Le réglage actif du carrossage peut également s'effectuer en coopération avec des actions de freinage d'un programme de stabilisation. L'invention va à présent être décrite plus en détail, à titre d'exemples nullement limitatifs, en regard des dessins annexés sur lesquels : la figure 1 est une vue en perspective d'un système de suspension de roue de véhicule automobile, conforme à l'invention ; la figure 2 est une vue en éclaté d'un système de suspension de roue, conforme à l'invention ; la figure 3 est une vue en éclaté montrant une autre variante de réalisation d'un système de suspension de roue, selon l'invention ; et la figure 4 est une élévation latérale d'un système de suspension de roue, conforme à l'invention. Sur les figures, les mêmes références sont employées pour désigner des pièces identiques ou similaires, sachant que des avantages correspondants ou comparables sont obtenus également lorsqu'il est renoncé à une description répétitive, par souci de simplification. La figure 1 illustre un système 1 de suspension de roue d'un véhicule automobile non représenté en détail. Ledit système 1 comprend un support de roue 2, relié à un bras oscillant 5 par l'intermédiaire de tôles de montage 3 et d'une pièce structurelle de montage 4. Ledit support 2 présente deux consoles allongées 6 reliées chacune par con extrémité 7 respective aux tôles 3, au moyen d'un boulon 8 respectif. Les tôles 3 sont reliées au bras oscillant 5 par un procédé de solidarisation matérielle. Lesdites tôles 3 sont réalisées, pour l'essentiel, avec une configuration en L et sont respectivement pourvues, à leurs extrémités, d'un orifice non visible dans le présent cas, conçu pour recevoir les boulons 8. Lesdits boulons 8 matérialisent alors un axe de rotation 9, autour duquel des pivotements peuvent être imprimés au support 2 vis-à-vis du bras 5. Le mouvement pivotant provoque le réglage d'un angle a, qui correspond à un réglage du carrossage a de la roue. Le support de roue 2 est en outre relié, par l'intermédiaire d'un boulon de réglage 10, à la pièce structurelle de montage 4 rattachée au bras oscillant 5 illustré fragmentairement. Ledit support 2 est pourvu, à cette fin, d'une tête fourchue 11 percée d'orifices de montage 12 non illustrés dans le présent cas. Le boulon 10 est engagé à travers les orifices 12 et la pièce structurelle 4 en instaurant, par liaison mécanique, la fixation à demeure du support 2 sur le bras 5. Ledit boulon 10 occupe alors, pour l'essentiel, une position perpendiculaire à un axe R de la roue. Par ailleurs, une tôle de montage 3 est reliée à un logement de ressort F. Ledit logement de ressort F est pareillement rattaché audit bras 5. La figure 2 montre, par une illustration en éclaté, le système 1 de suspension de roue de véhicule automobile. L'on constate alors la présence des orifices de montage 12 pratiqués dans la tête fourchue 11 du support de roue 2. Lesdits orifices 12 revêtent la forme de trous oblongs. La pièce structurelle de montage 4 est semblablement munie d'un trou de montage 13. Le boulon de réglage 10 se présente comme un boulon excentré. Des surfaces 14 en forme de segments sphériques, pointant vers l'intérieur, sont respectivement ménagées sur une tête 10a du boulon et également sur une rondelle de calage 1Ob dudit boulon, un axe médian 15 desdites surfaces étant excentré (excentricité E) par rapport à un axe médian 16 dudit boulon 10. Ainsi, une rotation imprimée au boulon 10 se traduit également par une rotation desdites surfaces 14 en forme de segments sphériques qui sont façonnées sur la tête 10a et sur la rondelle 10b, sont décalées excentriquement dudit boulon 10 et amènent, à leur tour, les orifices de montage 12 du support de roue 2 à un emplacement déterminé. Cela permet de procéder à un réglage du carrossage a. Une fois que ledit support 2 a adopté le carrossage a souhaité, cette position peut être verrouillée par fixation à demeure au moyen du boulon de réglage 10, à l'aide d'un écrou 10c associé à ce dernier (comme montré sur la figure 3). La figure 3 représente une autre variante de réalisation, sachant que, sur cette figure 3, la tête fourchue 11 est ménagée sur le bras oscillant 5 proprement dit. Dans la variante illustrée, ladite tête 11 fait corps avec les tôles de montage 3. Les forces de guidage de la roue sont ainsi répercutées dans le bras 5, par un flux de forces particulièrement avantageux, par l'intermédiaire du support 2 de ladite roue. La pièce structurelle de montage 4 est façonnée à la face inférieure dudit support 2 en considérant le plan du dessin. L'illustration met pareillement en lumière le boulon de réglage 10, de même que la rondelle de calage 10b et l'écrou 10c qui lui sont associés. Par ailleurs, l'on constate la présence de rainures 17 ouvragées dans le boulon de réglage 10. Des ergots 18, situés sur la rondelle de calage 10b, pénètrent dans lesdites rainures 17 du boulon 10. Une rotation imprimée audit boulon 10 fait tourner conjointement ladite rondelle 10b suite à une venue en prise mutuelle, par complémentarité de formes, des rainures 17 et des ergots 18. L'écrou 10c, associé audit boulon, peut être animé d'une rotation relative en vue de fixer à demeure le réglage du carrossage a, en mode mécanique, par blocage dudit boulon 10. Sur la figure 3, de surcroît, l'orifice de montage 12 respectif revêt la forme d'un trou oblong à une extrémité 7' des tôles de montage 3. Le bras oscillant 5 est scindé dans une région 19 formant corps de base, à laquelle se rattachent des zones de portée 20. Le logement de ressort F est en outre relié à ladite région 19. La figure 4 est une élévation latérale détaillée d'un autre système 1 de suspension de roue de véhicule automobile, conforme à l'invention. L'orifice de montage 12, occupant une position inférieure par rapport au plan du dessin, est réalisé sous la forme d'un trou oblong. Ledit trou est tangent à une circonférence d'action W s'étendant autour de l'axe de rotation 9. Le tracé du trou oblong peut aussi être adapté au rayon r de ladite circonférence W, de telle sorte que ledit trou présente une légère courbure. Il va de soi que de nombreuses modifications peuvent être apportées au système décrit et représenté, sans sortir du cadre de l'invention. Liste des références numériques et alphabétiques 1 système de suspension de roue 2 support de roue 3 tôles de montage 4 pièce structurelle de montage 5 bras oscillant 6 consoles du bras oscillant 7 extrémités des consoles 7' extrémités des tôles de montage 8 boulons 9 axe de rotation 10 boulon de réglage 10a tête du boulon de réglage 10b rondelle de calage du boulon de réglage 10c écrou du boulon de réglage 11 tête fourchue du support de roue 12 orifices de montage dans la tête fourchue 13 trou dans la pièce structurelle de montage 14 surfaces en forme de segments sphériques sur la tête et la rondelle de calage du boulon de réglage 15 axe médian des surfaces en forme de segments sphériques 16 axe médian du boulon de réglage 17 rainures dans le boulon de réglage 18 ergots sur la rondelle de calage 19 région formant corps de base du bras oscillant 20 zones de portée du bras oscillant a carrossage R axe de la roue F logement de ressort E excentricité des axes médians W circonférence d'action r rayon de la circonférence d'action REVENDICATIONS- 1. Système (1) de suspension de roue de véhicule automobile comprenant un support de roue (2) et un bras oscillant (5), ledit bras oscillant (5) comportant un corps de base (19) sur lequel des zones de portée (20) sont ménagées, système caractérisé par le fait que le support de roue (2) est monté à pivotement sur le bras oscillant (5), autour d'un axe de rotation (9) ; et par le fait qu'un boulon de réglage (10), occupant une position sensiblement perpendiculaire à l'axe (R) de la roue, fixe ledit support de roue (2) à demeure sur ledit bras oscillant (5), au niveau d'un logement muni d'au moins un orifice de montage (12). 2. Système de suspension selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le bras oscillant (5) est réalisé sous la forme d'un bras oscillant incliné. 3. Système de suspension selon la revendication 1 ou 2, caractérisé par le fait que les orifices de montage (12) sont réalisés sous la forme de trous oblongs. 4. Système de suspension selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que le bras oscillant (5) se présente comme une pièce structurelle hybride, composée de plusieurs pièces structurelles individuelles. 5. Système de suspension selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé par le fait qu'une pièce structurelle de montage (4) est prévue sur le corps de base (19) pour recevoir le boulon de réglage (10). 6. Système de suspension selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé par le fait qu'une liaison mécanique peut être instaurée entre le support de roue (2), le boulon de réglage (10) et la pièce structurelle de montage (4), en vue de fixer le réglage du carrossage (a). 7. Système de suspension selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé par le fait que le boulon de réglage (10) est réalisé sous la forme d'un boulon excentré. 8. Système de suspension selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé par le fait que des tôles de montage (3) conçues pour recevoir le support de roue (2) sont reliées au corps de base (19) du bras oscillant (5), de préférence par solidarisation matérielle. 9. Système de suspension selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé par le fait que le corps de base (19) du bras oscillant (5) est réalisé sous la forme d'une pièce structurelle en tôle. 10. Système de suspension selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisé par le fait qu'un logement de ressort (F) est relié au corps de base (19) du bras oscillant (5) et à une tôle de montage (3). 11. Système de suspension selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisé par le fait que les zones de portée (20) sont réalisées, au moins par régions, sous la forme de pièces structurelles tubulaires pourvues de brides de montage. 12. Système (1) de suspension de roue de véhicule automobile comprenant un support de roue (2) et un bras oscillant (5), ledit bras oscillant (5) comportant un corps de base (19) sur lequel des zones de portée (20) sont ménagées, présentant au moins l'une des caractéristiques des revendications 2 à 11, système caractérisé par le fait que le support de roue (2) est monté à pivotement sur le bras oscillant (5), autour d'un axe de rotation (9) ; et par le fait qu'un élément de manoeuvre actif est interposé entre ledit support de roue (2) et ledit bras oscillant (5), ledit élément de manoeuvre actif faisant pivoter ledit support de roue (2) autour dudit axe de rotation (9).
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FR 2959966 A1 20111118 FR 1002027 A 20100512 Dispositif d'occultation à rideau à positions intermédiaires. DOMAINE DE L'INVENTION L'invention concerne un dispositif destiné à occulter au moins partiellement un ou plusieurs panneaux perméables à la lumière, au moyen d'un rideau à enrouleur pouvant prendre des positions intermédiaires. L'invention trouve une application particulièrement avantageuse, mais non exclusive, dans le domaine automobile. TECHNIQUE ANTÉRIEURE Aujourd'hui, de plus en plus de toits de véhicules automobiles sont équipés de panneaux perméables à la lumière, c'est-à-dire transparents ou translucides. Il s'agit généralement soit d'un système de toit ouvrant dont le panneau mobile est réalisé en verre, soit d'un panneau fixe en verre constituant directement une partie plus ou moins importante du pavillon. Quel que soit le mode de réalisation considéré, dans la pratique, ce type de panneau plus ou moins transparent est systématiquement utilisé en combinaison avec un occulteur de lumière susceptible d'être déployé parallèlement à la surface interne du panneau de verre. La fonction d'un tel dispositif est d'empêcher les rayons lumineux, qui pénètrent par le panneau de verre, de se propager à l'intérieur de l'habitacle. L'objectif est bien évidemment de limiter l'effet de serre à l'intérieur du véhicule automobile, notamment les jours de fort ensoleillement. Parmi les dispositifs d'occultation connus de l'état de la technique, on distingue ceux qui remplissent leur fonction en mettant en oeuvre un rideau à enrouleur. Schématiquement, une toile plus ou moins opaque est montée mobile en déplacement par rapport à une zone à occulter, entre une position de stockage et une position d'occultation. Plus concrètement, deux extrémités opposées de la toile sont respectivement solidarisées à un enrouleur en forme de tube monté mobile en rotation axiale à l'écart de la zone à occulter d'une part, et à une barre de tirage montée mobile en déplacement le long de ladite zone à occulter d'autre part. L'ensemble est agencé de manière à ce qu'en position de stockage, la toile soit enroulée autour de l'enrouleur, et à ce qu'en position d'occultation, ladite toile s'étende en regard de la zone à occulter. Dans ce type de réalisation, l'enrouleur n'est généralement pas monté complètement libre en rotation axiale, mais couplé à un ressort de torsion qui l'entraîne de manière permanente dans le sens d'enroulement de la toile. Le but est de tendre longitudinalement la toile entre la barre de tirage et le tube enrouleur, lorsque ladite toile est déployée. Quoi qu'il en soit, une telle configuration présente l'inconvénient de n'être fonctionnelle que lorsque la barre de tirage est parfaitement immobilisée. Dans le cas d'un dispositif purement manuel, cela implique que la barre de tirage doit être accrochée pour que la mise en oeuvre de la fonction d'occultation soit effective. Cela sous-entend par conséquent qu'une seule position d'utilisation n'est véritablement utilisable en dehors de la position de stockage, à savoir la position déployée. Au final, ce fonctionnement de type tout ou rien rend un tel dispositif d'occultation insuffisamment pratique. On connaît toutefois un dispositif d'occultation qui est à positions multiples, et qui par conséquent est susceptible de remédier à l'ensemble de ces difficultés. Comparé à son homologue précédemment décrit, ce dispositif à positions multiples se différencie par le fait qu'il est dépourvu de tout ressort de rappel au niveau du tube enrouleur, mais qu'il dispose en revanche d'organes à même de coupler le déplacement de la barre de tirage avec la rotation axiale dudit tube enrouleur lorsque la toile est entraînée en déplacement entre la position de stockage et la position déployée. Concrètement, chaque extrémité de la barre de tirage est solidaire d'un câble qui coopère en entraînement avec une poulie conique, elle-même fixée à l'extrémité correspondante du tube enrouleur. La forme conique de chaque poulie est dictée par la nécessité absolue d'avoir des longueurs de déplacement de barre de tirage qui soient égales aux longueurs d'enroulements ou de déroulements de toile, afin de garantir dans toutes les positions une tension constante de ladite toile entre ladite barre de tirage et ledit tube enrouleur. Cela implique bien évidemment que chaque poulie conique doit être conformée de manière à ce que le diamètre de la toile enroulée autour du tube enrouleur soit toujours égal à celui de chaque câble enroulé autour de ladite poulie conique, et ce quel que soit le nombre de tours dudit tube enrouleur. Ce type de dispositif d'occultation présente toutefois l'inconvénient d'être complexe et onéreux, par le nombre de pièces délicates à monter. OBJECTIFS DE L'INVENTION L'invention vise à fournir un dispositif d'occultation qui soit simple à réaliser tout en permettant d'obtenir des positions intermédiaires d'occultation. EXPOSÉ DE L'INVENTION Avec ces objectifs en vue, l'invention a pour objet un dispositif d'occultation comportant un rideau, un enrouleur pour enrouler et dérouler le rideau, des moyens de rappel élastique agissant sur l'enrouleur tendant à enrouler le rideau sur l'enrouleur, une barre fixée le long d'un bord du rideau parallèlement à l'axe de l'enrouleur et au moins un rail de guidage comportant deux ailes parallèles pour guider entre elles une extrémité de la barre dans une direction de déroulement perpendiculaire à l'axe de l'enrouleur entre une position de stockage et une position d'occultation. Le rail comporte en outre des moyens de friction pour arrêter la barre le long du rail dans au moins une position intermédiaire entre la position d'occultation et la position de stockage. En prévoyant des moyens de friction dans au moins une position intermédiaire, le rideau peut être maintenu dans cette position intermédiaire. Cette position est obtenue facilement pendant le déplacement manuel de la barre au moment où les moyens de friction présentent un point dur dans le déplacement. Ce point dur est suffisant pour résister à la traction exercée par l'enrouleur. Cependant, l'utilisateur peut facilement dépasser ce point dur dans le sens de l'occultation ou dans le sens vers la position de stockage. Selon un mode de réalisation, les moyens de friction comportent une ouverture dans une première des deux ailes d'au moins un rail, l'ouverture comportant des moyens élastiques pour pincer l'extrémité de la barre contre l'autre aile. Le pincement provoqué par les moyens élastiques fait frotter l'extrémité de la barre sur la deuxième aile du rail qui adhère ainsi sur la deuxième aile et sur les moyens élastiques. Le frottement ainsi créé réalise l'arrêt de la barre et du rideau, malgré la tension exercée par l'enrouleur. Selon un perfectionnement, la deuxième aile comporte une rampe en regard des moyens élastiques et contre laquelle la barre vient en appui lorsque le rideau est en position intermédiaire. La rampe étant inclinée par rapport à la direction de traction, la force de frottement nécessaire pour obtenir l'arrêt de la barre est plus faible qu'en l'absence de rampe. L'arrêt du rideau peut être obtenu avec une force plus faible des moyens de friction. Par ailleurs, malgré la rampe, le franchissement des moyens de friction par la barre peut être obtenu dans la continuité de la traction sur la barre. La rampe a par exemple une inclinaison comprise entre 30 et 60°, de préférence 45°. Selon une disposition particulière, les moyens élastiques comportent une lame formant ressort implantée dans la première aile. Une telle lame permet, en plus de l'appui de la barre contre la deuxième aile, d'assurer la continuité de son guidage dans le prolongement de la première aile. La lame peut être en métal comme de l'acier. Elle peut aussi être d'un seul tenant avec la première aile, en matière synthétique. De manière particulière, la barre comporte un patin à son extrémité, le patin étant placé entre les ailes du rail. La forme du patin, sa matière et ses dimensions peuvent être adaptées indépendamment de celles de la barre. Selon d'autres dispositions : - les moyens de friction comportent des moyens élastiques sur chaque rail. Les efforts d'arrêt sont alors 25 répartis de manière sensiblement symétrique sur chaque rail ; - le dispositif comporte un cadre de forme sensiblement rectangulaire, deux côtés du cadre parallèles entre eux supportant les rails. Tous les éléments forment ainsi 30 un ensemble qui peut être monté d'un seul bloc sur un véhicule automobile par exemple. BRÈVE DESCRIPTION DES FIGURES L'invention sera mieux comprise et d'autres particularités et avantages apparaîtront à la lecture de 35 la description qui va suivre, la description faisant référence aux dessins annexés parmi lesquels : - la figure 1 est une vue en coupe d'un dispositif d'occultation selon l'invention ; - la figure 2 est une vue en perspective d'un détail du dispositif de la figure 1 ; - la figure 3 est une vue en coupe du détail de la figure 2 DESCRIPTION DETAILLÉE Un dispositif d'occultation 1 conforme à l'invention est montré sur les figures 1 à 3. Il comporte un cadre 10, un rideau 11 et un enrouleur 12 pour enrouler et dérouler le rideau 11. Le rideau 11 est destiné à occulter la surface délimitée par l'intérieur du cadre 10. Le cadre 10 est destiné à être fixé par exemple sous un toit transparent ou translucide d'un véhicule, non représenté. L'enrouleur 12 est de forme tubulaire et comporte des moyens de rappel élastique, non représentés, tendant à enrouler le rideau 11 sur l'enrouleur 12. Une barre 13 est fixée le long d'un bord 111 du rideau 11 parallèlement à l'axe A de l'enrouleur 12. Deux côtés du cadre 10, orientés dans une direction de déroulement perpendiculairement à l'axe A de l'enrouleur 12, comportent chacun un rail 14 de guidage pour guider la barre 13 et maintenir le rideau 11 sensiblement dans le plan du cadre 10. La barre 13 comporte en son milieu une agrafe 130 apte à s'accrocher au cadre 10 pour maintenir le rideau 11 dans une position d'occultation 0, dans laquelle le rideau 11 recouvre sensiblement la totalité de la surface intérieure du cadre 10. Chaque rail 14 comporte deux ailes 141, 142 parallèles pour guider entre elles l'une des deux extrémités 131 de la barre 13. La position du rideau 11 peut évoluer entre la position d'occultation 0 et une position de stockage S dans laquelle le rideau 11 est enroulé sur l'enrouleur 12. La barre 13 et l'agrafe 130 sont représentées dans ces deux positions sur la figure 1. Pour arrêter le rideau 11 dans une position intermédiaire, entre la position de stockage S et la position d'occultation 0, le dispositif d'occultation 1 comporte des moyens de friction sur chaque rail 14, montrés en détail sur les figures 2 et 3. Les moyens de friction comportent une ouverture 1410 dans une première des ailes 141 du rail 14, et une lame 1411 qui s'étend dans l'ouverture 1410, sensiblement dans le prolongement de la première aile 141. La lame 1411 est élastique et est implantée par l'une de ces extrémités 14111 au bord de l'ouverture 1410 dans la première aile 141. L'autre extrémité 14112 de la lame 1411 est libre. Dans ce mode de réalisation, la lame 1411 est métallique et est insérée dans une fente 1412 de la première aile 141. En regard de la lame 1411, de manière décalée dans la direction de l'enrouleur 12, les moyens de friction comportent en outre sur la deuxième aile 142 une rampe 1420 inclinée sensiblement à 45° par rapport à la direction d'occultation. La rampe 1420 est précédée d'une déviation 143 des deux ailes 141, 142 gardant une distance sensiblement constante entre elles. L'extrémité libre 14112 de la lame 1411 est recourbée légèrement vers l'extérieur du rail 14, dans une direction sensiblement parallèle à la rampe 1420 et en regard de la rampe 1420. La barre 13 comporte à chacune de ses extrémités 131 un patin 132 en matière synthétique et destiné à coulisser dans le rail 14 entre les ailes 141, 142. La section du patin 132 est sensiblement celle d'un fuseau. Lors de l'utilisation, en supposant que le rideau 11 est en position de stockage S, un utilisateur saisit la barre 13 et exerce une traction dans le sens du déroulement T du rideau 11. Les patins 132 de la barre 13 glissent dans les rails 14, entre les ailes 141, 142, dans la direction d'occultation, et guident la barre 13 dans le plan du cadre 10. En arrivant près de la rampe 1420, le patin 132 repousse la lame 1411 en s'appuyant sur l'extrémité libre 14112 de la lame 1411 et passe au delà de la rampe 1420. Si l'utilisateur relâche la traction, l'enrouleur 12 tend à ramener le patin 132 contre la rampe 1420. Dans cette position, telle que représentée sur les figures 2 et 3, la lame 1411 appuie le patin 132 contre la deuxième aile 142 et la rampe 1420, ce qui crée un arrêt de la barre 13 en une position intermédiaire entre la position d'occultation 0 et la position de stockage S. Cette position intermédiaire est maintenue par la lame 1411, même après le relâchement de la barre 13 par l'utilisateur. Le déplacement peut sinon être poursuivi jusqu'à la position d'occultation O. Pour le retour en position de stockage S, lorsque le patin 132 est en contact sur la rampe 1420, l'utilisateur exerce une traction vers la position de stockage S ou à l'encontre de la lame 1411. Le patin 132 peut alors glisser sur la rampe 1420 et franchir celle-ci pour revenir dans la déviation 143 puis dans une portion rectiligne des ailes 141, 142. On obtient donc par des moyens très simples une position intermédiaire pour le rideau 11 d'occultation. En dupliquant les moyens de friction, on peut de manière similaire augmenter le nombre de positions intermédiaires. REVENDICATIONS1. Dispositif d'occultation comportant un rideau (11), un enrouleur (12) pour enrouler et dérouler le rideau (11), des moyens de rappel élastique agissant sur l'enrouleur (12) tendant à enrouler le rideau (11) sur l'enrouleur (12), une barre (13) fixée le long d'un bord (111) du rideau (11) parallèlement à l'axe (A) de l'enrouleur (12) et au moins un rail (14) de guidage comportant deux ailes (141, 142) parallèles pour guider entre elles une extrémité de la barre (13) dans une direction de déroulement (T) perpendiculaire à l'axe de l'enrouleur (12) entre une position de stockage (S) et une position d'occultation (0), caractérisé en ce que le rail (14) comporte des moyens de friction (1420, 1411) pour arrêter la barre (13) le long du rail (14) dans au moins une position intermédiaire entre la position d'occultation (0) et la position de stockage (S). 2. Dispositif selon la revendication 1, dans lequel les moyens de friction comportent une ouverture (1410) dans une première des deux ailes (141) d'au moins un rail (14), l'ouverture (1410) comportant des moyens élastiques (1411) pour pincer l'extrémité de la barre (13) contre l'autre aile (142). 3. Dispositif selon la revendication 2, dans lequel la deuxième aile (142) comporte une rampe (1420) en regard des moyens élastiques (1411) et contre laquelle la barre (13) vient en appui lorsque le rideau (11) est en position intermédiaire. 4. Dispositif selon la revendication 3, dans lequel la rampe (1420) a une inclinaison comprise entre 30 et 60°, de préférence 45°. 5. Dispositif selon la revendication 2, dans lequel 35 les moyens élastiques comportent une lame (1411) formant ressort implantée dans la première aile (141). 6. Dispositif selon la revendication 1, dans lequel la barre (13) comporte un patin (132) à son extrémité, le patin (132) étant placé entre les ailes (141, 142) du rail (14). 7. Dispositif selon la revendication 1, dans lequel les moyens de friction comportent des moyens élastiques (1411) sur chaque rail (14). 8. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte un cadre (10) de forme sensiblement rectangulaire, deux côtés du cadre (10) parallèles entre eux supportant les rails (14).
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FR2959967A1
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20111118
FR 2959967 A1 20111118 FR 1053802 A 20100517 "Module de toit souple pour véhicule automobile et procédé de montage d'un tel module dans le pavillon d'un véhicule automobile" La présente invention concerne un module de toit souple pour véhicule automobile, destiné à être monté dans une ouverture du pavillon du véhicule. L'invention concerne également un procédé de montage du module de toit souple dans une ouverture de pavillon du véhicule, ainsi qu'un véhicule automobile équipé d'au moins un toit souple installé à partir du module de toit souple. Plus particulièrement, l'invention s'applique à une structure de toit souple représentée aux figures 1 à 3 et dont les composants essentiels sont décrits dans la demande de brevet français FR 09 51 697 déposée au nom de la demanderesse. Ces figures montrent ainsi que le toit souple comprend une toile 1 fixée entre une traverse avant 2 et une traverse arrière 3 faisant partie d'un mécanisme fixé dans une ouverture 8 réalisée dans le pavillon d'un véhicule automobile. Ce mécanisme permet de déplacer la toile 1 entre une position dans laquelle la toile 1 est tendue comme représenté en figure 1 pour fermer l'ouverture 8 du pavillon et une position dans laquelle la toile 1 est repliée à l'arrière de l'ouverture 8 pour dégager cette dernière comme représenté en figure 3. A cet effet, le mécanisme du toit souple comprend de chaque côté un premier et second leviers 12, 13 articulés l'un à l'autre suivant un axe 14 et qui s'étendent sous la toile 1. Le premier 12 de ces deux leviers supporte la traverse avant 2 à l'extrémité avant 12a de laquelle est fixé le bord avant la de la toile 1. Le bord arrière lb de la toile 1 est fixé à l'extrémité arrière 3b de la traverse arrière 3. Les deux leviers 12, 13 sont mobiles entre une première position de la figure 1 dans laquelle ils sont situés dans le prolongement l'un de l'autre et tendent la toile 1 et une seconde position de la figure 3 dans laquelle les deux leviers sont repliés l'un contre l'autre à l'arrière de l'ouverture 8, la toile 1 étant détendue et repliée autour des deux leviers 12, 13. Le toit souple comprend également de chaque côté de l'ouverture 8 une glissière 15 pour guider le déplacement du premier levier 12 entre les première et seconde positions ci-dessus. Chaque premier levier 12 comprend un bras 16 qui s'étend sous la traverse avant 2 et dont l'extrémité 16a est engagée dans la glissière 15 pour pouvoir coulisser dans celle-ci entre les première et seconde positions décrites précédemment. L'extrémité arrière 13a de chaque second levier 13 est articulée sur la traverse arrière 3 suivant un axe 17 parallèle à l'axe 14 de l'articulation entre les deux leviers 12, 13 et qui est perpendiculaire à la glissière 15. Le toit souple comprend également un verrou 18 situé sur chacun des côtés longitudinaux du toit souple, qui peut être actionné manuellement sur la face intérieure du toit et coopérant avec la glissière correspondante 15 pour maintenir le toit dans sa première position fermée. Lorsque les deux premiers leviers 12 sont dans la première position de fermeture de l'ouverture 8 du pavillon de la figure 1, la traverse avant 2, qui est supportée par chacun des deux premiers leviers 12, et la traverse arrière 3 prennent appui sur un joint périphérique d'étanchéité 20 fixé dans une feuillure périphérique 30 dont les parties transversales au véhicule sont formées respectivement dans la traverse avant 21 et arrière 26 du pavillon. Pour ouvrir le toit souple, il suffit d'appuyer sur les deux verrous 18 dans le sens de la flèche 0 de la figure 1 pour les libérer par rapport aux glissières 15. Ensuite, le toit souple est tiré vers l'arrière dans le sens de la flèche F de la figure 2 depuis l'intérieur du véhicule en agissant manuellement sur la traverse avant 2. Lors de ce déplacement, l'extrémité 16a du bras 16 du levier 12 coulisse dans la glissière correspondante 15, le levier 12 pivote autour de l'articulation 14 qui le relie au levier 13 et ce dernier pivote autour de l'articulation 17. En fin de course, le levier 12 est complètement replié sur le levier 13 et l'ensemble est en appui sur la traverse arrière 26 du pavillon comme représenté en figure 3. La toile 1 qui suit le pivotement des leviers 12 et 13 se replie autour de ce dernier et est pincée contre la traverse arrière 26 du pavillon comme le montre également la figure 3. Pour permettre le transport du toit souple et son montage dans l'ouverture 8 du pavillon du véhicule, les différents composants du toit souple décrits ci-dessus sont assemblés préalablement sous la forme d'un module garantissant la géométrie du mécanisme de déplacement de la toile entre ses positions de fermeture de l'ouverture 8 du pavillon et de dégagement de cette ouverture. Ce module est visible plus particulièrement aux figures 4 à 8 à considérer en liaison avec les figures 1 à 5. Comme représenté, le module comprend un cadre plat 40 de forme générale rectangulaire réalisé de préférence en une matière plastique rigide et qui comprend une pluralité de perçages 41 traversant sa paroi périphérique et au travers desquels peuvent être engagées des vis 42 permettant la fixation du cadre 40 sur la paroi de bord périphérique 31 délimitant l'ouverture 8 du pavillon ainsi que la feuillure supérieure 30. Le joint périphérique d'étanchéité 20 est constitué de deux parties externe 20a et interne 20b chaussant respectivement les bords périphériques externe et interne du cadre 40 et un joint en matériau mousse adhésive 20c est fixé dans une rainure formée dans la face inférieure du cadre 40. En position assemblée du cadre 40 au pavillon du véhicule, le joint périphérique 20 est logé dans la feuillure périphérique supérieure 30. Le module comprend également les deux glissières 15 fixées parallèlement l'une à l'autre sur le cadre 40 par des vis de fixation, par exemple au nombre de deux pour chaque glissière 15, et ancrées à des pattes internes 43 du cadre 40. Au besoin, chaque glissière 15 peut comporter au moins un pion d'indexation de la glissière au cadre 40. En outre, la traverse arrière 3 est fixée au cadre 40 par l'intermédiaire de vis de fixation, par exemple au nombre de 2, ancrées à deux pattes externes 44 du cadre 40. La traverse arrière 3 peut également comporter deux pions d'indexation 3d traversant respectivement deux orifices du cadre 40 qui lui même comporte deux pions d'indexation 45 s'engageant respectivement dans deux orifices de la partie de paroi 31 s'étendant le long de la traverse arrière 26 du pavillon. Comme représenté aux figures 4 et 5, pour monter le toit souple dans l'ouverture 8 du pavillon du véhicule, le module à cadre de support ci-dessus décrit est disposé au-dessus de l'ouverture 8, puis est incliné de haut en bas à partir de la traverse arrière 3 pour disposer la partie avant des glissières 15 dans une feuillure inférieure 35 de la traverse avant du pavillon. Ensuite, à partir de la position inclinée représentée en figure 5, le module est basculé vers le bas de manière à amener le cadre 40 en appui sur la paroi 31 bordant l'ouverture 8 du pavillon et à loger le joint périphérique 20 dans la feuillure supérieure périphérique 30. Ensuite, le cadre 40 est fixé à la paroi périphérique 31 par les vis de fixation 42, solidarisant ainsi le toit souple au pavillon du véhicule. Il est à noter que le module à cadre de support est monté au pavillon du véhicule en ayant les leviers 12, 13 fixés en position alignés les uns par rapport aux autres aux glissières 15 par les verrous 18 de sorte que les traverses avant 2 et arrière 3 sont en appui d'étanchéité sur les joints externe 20a et interne 20b du joint périphérique 20. Cette solution de montage d'un toit souple au pavillon du véhicule présente les inconvénients suivants . - l'utilisation du cadre 40 de support des composants du toit souple occasionne un encombrement réduisant fortement les dimensions de l'ouverture 8 du pavillon. En effet, comme cela ressort mieux de la figure 8, le cadre 40 a sa paroi périphérique fixée sur la paroi périphérique 31 bordant l'ouverture 8 ayant une largeur relativement importante pour permettre sa fixation à la paroi 31 par les vis 42 et supporter les deux joints périphériques externe 20a et interne 20b du joint 20, réduisant la dimension D de l'ouverture 8 aussi bien en direction transversale qu'en direction longitudinale du véhicule. A titre d'exemple, le joint périphérique interne 20b peut faire saillie dans l'ouverture 8 d'une distance d d'environ 55mm par rapport au joint périphérique externe 20a en appui d'étanchéité sur la feuillure supérieure 30 ; - compte tenu du nombre relativement important de vis de fixation à prévoir pour fixer le cadre 40 au pavillon du véhicule et les glissières 15 au cadre 40, le temps de montage du module du pavillon est augmenté ; - l'utilisation du cadre 40, des vis de fixation de ce cadre au pavillon du véhicule et des glissières 15 au cadre 40, des pions d'indexation des glissières 15 relativement au cadre 40 et de la traverse arrière 3 relativement à ce cadre ainsi que les trois joints 20a, 20b et 20c augmentent la masse du module ainsi que le coût de celui-ci. La présente invention a pour but de remédier aux inconvénients ci-dessus du module de toit souple à cadre de support en proposant une solution de module de toit souple moins encombrante, plus légère et moins coûteuse tout en garantissant un bon fonctionnement des composants du toit souple une fois le module monté au pavillon du véhicule. Ce but est atteint, selon l'invention, grâce à un module de toit souple pour véhicule automobile, destiné à être monté dans une ouverture du pavillon du véhicule, et qui est caractérisé en ce qu'il comprend deux paires latérales de premiers et seconds leviers, les premier et second leviers de chaque paire étant articulés l'un à l'autre, une traverse arrière pouvant être fixée au voisinage du bord arrière transversal de l'ouverture du pavillon, deux glissières parallèles ayant deux de leurs extrémités fixées respectivement aux deux extrémités de la traverse arrière, deux sabots solidaires respectivement des deux autres extrémités des deux glissières et pouvant être fixés en-dessous du bord avant transversal de l'ouverture du pavillon, et en ce que le premier levier de chaque paire de premier et second leviers est engagé à coulissement dans l'une correspondante des deux glissières tandis que le second levier de chaque paire de premier et second leviers est monté articulé à une extrémité correspondante de la traverse arrière. De préférence, les premiers leviers des deux paires des premiers et seconds leviers sont reliés l'un à l'autre par une traverse avant. Avantageusement, la traverse arrière comprend deux pions d'indexation pouvant être insérés dans deux perçages d'une paroi du pavillon située sensiblement au même niveau que la paroi de bord arrière transversal de l'ouverture du pavillon. Au moins l'un des deux sabots comprend un pion d'indexation pouvant être inséré dans un perçage du pavillon situé à proximité de la paroi de bord avant transversal de l'ouverture du pavillon. De préférence, le moyen de fixation de chaque glissière à la traverse arrière comprend un pion solidaire de l'extrémité de la glissière et emmanché à force dans un perçage de l'extrémité de la traverse arrière. La traverse arrière du module peut être fixée à une paroi du pavillon située sensiblement au même niveau que la paroi de bord arrière transversal de l'ouverture du pavillon par deux vis de fixation et chaque sabot peut être fixé au pavillon à proximité de la paroi de bord avant transversal de l'ouverture du pavillon par une vis de fixation. Les premier et second leviers de chaque paire de premiers et seconds leviers occupent une position dans laquelle ces leviers sont situés dans le prolongement l'un de l'autre et sont verrouillés à cette position à la glissière correspondante par un verrou manoeuvrable manuellement. Le module comprend une toile recouvrant les premiers et seconds leviers des deux paires et dont le bord avant est fixé aux extrémités avant des premiers leviers et le bord arrière est fixé à la traverse arrière. L'invention vise également un procédé de montage du module de toit souple, tel que défini précédemment, dans une ouverture du pavillon d'un véhicule automobile, et qui est caractérisé en ce qu'il consiste à fixer un joint périphérique d'étanchéité à la paroi de bord périphérique de l'ouverture du pavillon, présenter le module au-dessus de l'ouverture du pavillon, basculer vers le bas les sabots des glissières pour permettre le passage des sabots sous la paroi de bord avant transversal de l'ouverture du pavillon, engager le pion d'indexation de l'un des sabots dans un perçage du pavillon situé à proximité de la paroi de bord avant transversal, basculer vers le bas la traverse arrière de manière à engager les pions de cette traverse dans des perçages d'une paroi du pavillon située sensiblement au même niveau que la paroi de bord arrière transversal de l'ouverture du pavillon et amener les traverses avant et arrière en appui sur le joint d'étanchéité, et fixer les sabots et la traverse arrière au pavillon. Avantageusement, les sabots des glissières sont fixés dans une feuillure inférieure d'une traverse arrière avant du pavillon et la traverse arrière du module est fixée à la paroi transversale fixée sous une traverse arrière du pavillon. Ce joint périphérique d'étanchéité est logé dans une feuillure périphérique supérieure bordant l'ouverture du pavillon. Lors du montage du module, les premier et second leviers de chaque paire de leviers sont verrouillés dans leur position en prolongement l'un de l'autre à la glissière correspondante par le verrou. L'invention vise également un véhicule automobile dont le pavillon est équipé d'au moins un toit souple installé à partir du module de toit souple tel que défini précédemment. L'invention sera mieux comprise, et d'autres buts, caractéristiques, détails et avantages de celle-ci apparaîtront plus clairement dans la description explicative qui va suivre faite en référence aux dessins schématiques annexés donnés uniquement à titre d'exemple illustrant un mode de réalisation de l'invention et dans lesquels : - la figure 1 est une vue en coupe longitudinale partielle du pavillon d'un véhicule automobile sur lequel est monté un toit souple à cadre de support et occupant une position fermée ; - la figure 2 est une vue analogue à la figure 1 et montrant la phase d'ouverture partielle du toit souple ; - la figure 3 est une vue analogue à la figure 2 et montrant le toit souple en position complètement ouverte ; - la figure 4 est une vue analogue à la figure 1 et montrant le module de toit souple à cadre de support 10 avant montage sur le pavillon du véhicule ; - la figure 5 est une vue analogue à la figure 4 et montrant le module de toit souple en position inclinée intermédiaire de montage sur le pavillon du véhicule ; - la figure 6 est une vue en perspective éclatée du 15 module de toit souple à cadre de support avant montage sur le pavillon du véhicule ; - la figure 7 est une vue de dessus du module de toit souple de la figure 6 en position assemblée sans le mécanisme de leviers articulés ; 20 - la figure 8 est une vue en coupe longitudinale partielle du pavillon du véhicule automobile sur lequel est monté uniquement le cadre avec ses deux joints d'étanchéité périphériques du module de toit souple à cadre de support ; 25 - la figure 9 est une vue en coupe longitudinale partielle du pavillon d'un véhicule automobile sur lequel est monté un toit souple selon l'invention et occupant une position fermée ; - la figure 10 est une vue en perspective éclatée 30 du module de toit souple conforme à l'invention ; - la figure 11 est une vue en coupe longitudinale partielle du pavillon du véhicule montrant l'indexation de la traverse arrière du module de la figure 10 relativement à la traverse arrière du pavillon ; 35 - la figure 12 est une vue suivant la flèche XII de la figure 10 ; - la figure 13 est une vue analogue à la figure 9 et montrant le module de toit souple de l'invention suivant une première phase de montage sur le pavillon du véhicule ; - la figure 14 est une vue semblable à celle de la figure 13 et montrant le module de toit souple de l'invention à une phase suivante de montage sur le pavillon du véhicule ; et - la figure 15 est une vue en coupe analogue à la figure 8 et montrant le faible encombrement du module de toit souple de l'invention dans l'ouverture du pavillon du véhicule. L'invention va être décrite en référence aux figures 9 à 15 montrant notamment un module de toit souple permettant le montage d'un toit souple sur le pavillon d'un véhicule automobile sans utiliser de cadre de support. Le mécanisme de ce module de toit souple comprenant la paire de premier et second leviers 12, 13 situés de chaque côté du toit souple sous la toile 1, les deux glissières 15, les deux verrous 18 et les traverses avant 2 et arrière 3, et permettant de déplacer la toile 1 entre une position dans laquelle la toile est tendue pour fermer l'ouverture 8 du pavillon et une position dans laquelle la toile 1 est repliée à l'arrière de l'ouverture 8 pour dégager cette ouverture, est identique au mécanisme précédemment décrit en référence aux figures 1 à 3. Pour cette raison, la description détaillée de ce 30 mécanisme ne sera pas reprise. Les différents éléments du toit souple et du pavillon du véhicule qui seront repris dans la description qui suit, identiques et accomplissant la même fonction de ceux décrits en référence notamment aux 35 figures 1 à 3 portent les mêmes références. Selon le module de toit souple de l'invention, les deux glissières parallèles 15, dans lesquelles peuvent coulisser les extrémités 16a des bras 16 des deux premiers leviers 12, ont deux de leurs extrémités situées d'un même côté fixées respectivement au voisinage des deux extrémités de la traverse arrière 3 du toit souple. A cet effet, l'extrémité de chaque glissière 15 comporte un pion d'indexation 50 emmanché à force dans un perçage de la traverse arrière 3. En variante, l'extrémité de chaque glissière 15 peut être fixée à la traverse 3 en l'emmanchant dans un orifice conjugué situé à l'extrémité de la traverse 3 et d'axe perpendiculaire à cette traverse. Comme pour le mécanisme précédemment décrit, les deux seconds leviers 13 s'étendant respectivement dans deux plans parallèles aux glissières 15 sont articulés chacun à la traverse 3 par un axe d'articulation 17 perpendiculaire aux glissières 15. Le module comprend en outre deux sabots 51 solidaires respectivement des deux autres extrémités des glissières 15 et qui peuvent être fixés dans la feuillure inférieure 35 de la traverse avant 21 du pavillon, située sous la paroi de bord avant transversal 31 de cette traverse délimitant une partie de l'ouverture 8, du pavillon. La fixation de chaque sabot 51 d'une glissière 15 à la traverse avant 21 du pavillon peut être assurée par une vis de fixation 52. Au moins l'un des deux sabots 51 comporte un pion d'indexation 53 pouvant être inséré dans un perçage de la feuillure 35 de la traverse avant 21 du pavillon et situé à proximité de la paroi de bord avant transversal 31 de l'ouverture 8 du pavillon. Le pion d'indexation 53 s'étend perpendiculairement à la glissière correspondante 15. La traverse arrière 3 du module comprend deux pions parallèles d'indexation 54 s'étendant d'un même côté de la traverse perpendiculairement à celle-ci et qui peuvent être insérés respectivement dans deux perçages 55a d'une paroi en forme de plaque 55 fixée sous la traverse arrière 26 du pavillon sensiblement au même niveau que la partie de paroi 31 solidaire de la traverse 26 et constituant le bord transversal arrière de l'ouverture 8 du pavillon. Le perçage 55a d'ancrage de chaque pion d'indexation 54 de la traverse 3 du module est formé dans la partie d'extrémité transversale de la plaque 55 s'étendant dans l'ouverture 8 du pavillon. En outre, la traverse arrière 3 peut être fixée à la partie d'extrémité transversale de la paroi 55 s'étendant dans l'ouverture 8 par deux vis de fixation 56, dont une seule est représentée. De préférence, le module de toit souple se présente avant montage dans l'ouverture 8 du pavillon avec les premier et second leviers 12, 13 de chaque paire de levier occupant une position dans laquelle ces leviers sont situés dans le prolongement l'un de l'autre et sont verrouillés à cette position à la glissière correspondante 15 par le verrou associé 18 actionnable manuellement de l'intérieur du toit souple, et ce dans le but de faciliter le stockage de ce module, de le transporter facilement et de faciliter son montage au pavillon du véhicule. La traverse arrière 3 du module de toit souple à laquelle sont fixées les glissières 15 et les paires latérales de leviers 12, 13 assemblées entre la traverse arrière 3 et les glissières 15 garantissent l'entraxe ou parallélisme des deux glissières 15. Ce parallélisme est en outre davantage garanti, pendant le transport du module et son montage au pavillon du véhicule, par la traverse avant 2 reliant l'un à l'autre les deux premiers leviers 12 des deux paires des premiers et seconds leviers 12, 13. Le procédé de montage du module de toit souple de l'invention dans l'ouverture 8 du pavillon va être décrit 35 en référence aux figures 13 et 14. Avant de procéder au montage de ce module, un joint périphérique 20 en une seule pièce et comprenant les parties de joint externe 20a et interne 20b est fixé à la paroi périphérique 31 délimitant l'ouverture 8 du pavillon de manière que les deux parties de joint 20a, 20b soient logées dans la feuillure périphérique supérieure 30. A cet effet, le joint périphérique 20 comprend une embase 20d de support des deux parties de joint 20a, 20b comportant une rainure circulaire 20e dans laquelle est engagée la paroi périphérique 31 de manière que le joint 20 soit maintenu par pincement sur cette paroi. Ensuite, le module de toit souple, dont les premier et second leviers 12, 13 de chaque paire de leviers sont maintenus à leur position en prolongement l'un de l'autre relativement à la glissière 15 par le verrou associé 18, est présenté au dessus de l'ouverture 8 du pavillon comme représenté en figure 13 puis la partie avant du module comportant les deux sabots 51 est inclinée vers le bas au travers de l'ouverture 8 comme représenté en figure 14. Le module est ensuite déplacé vers l'avant du véhicule jusqu'à ce que les sabots 51 soient situés sous la traverse avant 21 du pavillon pour permettre l'engagement du pion d'indexation 53 de l'un de ces sabots dans le perçage correspondant de la traverse 21 de manière à disposer les sabots dans la feuillure inférieure 35 de la traverse 21. Ensuite, la traverse arrière 3 du module est basculée vers le bas vers la traverse arrière 26 du pavillon de manière à insérer les pions d'indexation 54 de la traverse 3 dans les perçages correspondant 55a de la paroi 55. Ainsi, le module de toit souple est parfaitement positionné par indexation relativement au pavillon du véhicule. Enfin, les sabots 51 sont fixés par les vis 52 à la traverse avant 21 du pavillon et la traverse arrière 3 du module est fixée à la paroi 55 par les vis de fixation 56 comme représenté en figure 9 qui montre également que l'extrémité avant 12a de la traverse avant 2 et l'extrémité arrière 3b de la traverse arrière 3 sont en appui sur les deux parties de joint 20a, 20b du joint d'étanchéité 20. Une fois le module de toit souple installé dans l'ouverture 8 du pavillon, le mécanisme à leviers 12, 13 peut être manoeuvré, après déverrouillage des verrous 18, pour déplacer le toile 1 entre sa position dans laquelle la toile 1 est tendue pour fermer l'ouverture 8 du pavillon et la position dans laquelle la toile 1 est repliée à l'arrière de l'ouverture 8 pour dégager cette ouverture. En variante, un second module de toit souple identique à celui précédemment décrit, peut être monté derrière ce dernier au pavillon du véhicule pour permettre aux occupants de celui-ci d'ouvrir la quasi-totalité de la surface du pavillon. Le module de toit souple de l'invention permet ainsi de supprimer le cadre de support pourvu des deux joints d'étanchéité comme décrit en référence aux figures 1 à 8. Par conséquent, le module de l'invention permet d'installer un toit souple au pavillon d'un véhicule encombrant moins l'ouverture 8 du pavillon. Du fait de l'absence du cadre du module des figures 1 à 8, le joint périphérique 20 peut être monté directement sur la paroi périphérique 31 bordant l'ouverture 8 du pavillon, ce qui permet, comme représenté en figure 15, de porter la largeur d à la largeur du joint lui même et qui peut être d'environ 35mm en comparaison à la largeur d d'environ 55mm de la figure 8. La figure 15 montre également que la dimension D de l'ouverture 8 du pavillon est agrandie d'une largeur périphérique pouvant aller jusqu'à 40mm de chaque côté de l'ouverture 8. La solution de l'invention permet en outre un gain de temps de montage du module de pavillon du véhicule et un gain en poids d'environ 10% par rapport à la solution des figures 1 à 8. La solution de l'invention est également moins coûteuse que la solution des figures 1 à 8 notamment à cause de l'absence de cadre de support. A titre d'exemple, le gain en coût peut aller jusqu'à 20%. Enfin, le module de toit souple de l'invention peut être facilement transporté à son site d'installation sans risque de déréglage du parallélisme des deux glissières et peut être facilement monté au pavillon d'un véhicule en garantissant le parallélisme de ces glissières, assurant ainsi le bon fonctionnement du toit souple installé au pavillon du véhicule. REVENDICATIONS1. Module de toit souple pour véhicule automobile, destiné à être monté dans une ouverture (8) du pavillon du véhicule, caractérisé en ce qu'il comprend deux paires latérales de premiers et seconds leviers (12, 13), les premier et second leviers (12, 13) de chaque paire étant articulés l'un à l'autre, une traverse arrière (3) pouvant être fixée au voisinage du bord arrière transversal de l'ouverture (8) du pavillon, deux glissières parallèles (15) ayant deux de leurs extrémités fixées respectivement aux deux extrémités de la traverse arrière (3), deux sabots (51) solidaires respectivement des deux autres extrémités des deux glissières (15) et pouvant être fixés en-dessous du bord avant transversal de l'ouverture (8) du pavillon, et en ce que le premier levier (12) de chaque paire de premier et second leviers (12, 13) est engagé à coulissement dans l'une correspondante des deux glissières (15) tandis que le second levier (13) de chaque paire de premier et second leviers (12, 13) est monté articulé à une extrémité correspondante de la traverse arrière (3). 2. Module de toit souple selon la revendication 1, caractérisé en ce que les premiers leviers (12) des deux paires de premiers et seconds leviers (12, 13) sont reliés l'un à l'autre par une traverse avant (2). 3. Module de toit souple selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que la traverse arrière (3) comprend deux pions d'indexation (54) pouvant être insérés dans deux perçages (55a) d'une paroi (55) du pavillon située sensiblement au même niveau que la paroi de bord arrière transversal (31) de l'ouverture (8) du pavillon. 4. Module de toit souple selon l'une des 35 revendications précédentes, caractérisé en ce qu'au moins l'un des deux sabots (51) comprend un pion d'indexation (53) pouvant être inséré dans un perçage du pavillonsitué à proximité de la paroi de bord avant transversal (31) de l'ouverture (8) du pavillon. 5. Module de toit souple selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le moyen de fixation de chaque glissière (15) à la traverse arrière (3) comprend un pion (50) solidaire de l'extrémité de la glissière (15) et emmanché à force dans un perçage de l'extrémité de la traverse arrière (3). 6. Module de toit souple selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que la traverse arrière (3) peut être fixée à une paroi (55) du pavillon située sensiblement au même niveau que la paroi de bord arrière transversal (31) de l'ouverture (8) du pavillon par deux vis de fixation (56) et chaque sabot (51) peut être fixé au pavillon à proximité de la paroi de bord avant transversal (31) de l'ouverture (8) du pavillon par une vis de fixation (52). 7. Module de toit souple selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que les premier et second leviers (12, 13) de chaque paire de premiers et seconds leviers (12, 13) occupent une position dans laquelle ces leviers sont situés dans le prolongement l'un de l'autre et sont verrouillés à cette position à la glissière correspondante (15) par un verrou (18) manoeuvrable manuellement. 8. Module de toit souple selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comprend une toile (1) recouvrant les premiers et seconds leviers (12, 13) des deux paires et dont le bord avant (la) est fixé aux extrémités avant (12a) des premiers leviers (12) et le bord arrière (lb) est fixé à la traverse arrière (3). 9. Procédé de montage du module de toit souple, tel que défini dans l'une quelconque des revendications 1 à 8, dans une ouverture (8) du pavillon d'un véhicule automobile, caractérisé en ce qu'il consiste à fixer un joint périphérique d'étanchéité (20) à la paroi de bordpériphérique (31) de l'ouverture (8) du pavillon, présenter le module au-dessus de l'ouverture (8) du pavillon, basculer vers le bas les sabots (51) des glissières (15) du module pour permettre le passage des sabots (51) sous la paroi de bord avant transversal (31) de l'ouverture (8) du pavillon, engager le pion d'indexation (53) de l'un des sabots (51) dans un perçage du pavillon situé à proximité de la paroi de bord avant transversal 31), basculer vers le bas la traverse arrière (3) de manière à engager les pions (54) de cette traverse dans des perçages (55a) d'une paroi (55) du pavillon située sensiblement au même niveau que la paroi de bord arrière transversal (31) de l'ouverture (8) du pavillon et amener les traverses avant (2) et arrière (3) en appui sur le joint d'étanchéité (20), et fixer les sabots (51) et la traverse arrière (3) au pavillon. 10. Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce qu'il consiste à fixer les sabots (51) des glissières (15) dans une feuillure inférieure (35) d'une traverse avant (21) du pavillon et à fixer la traverse arrière (3) du module à la paroi transversale (55) fixée sous une traverse arrière (26) du pavillon. 11. Procédé selon la revendication 9 ou 10, caractérisé en ce que le joint périphérique d'étanchéité 25 (20) est logé dans une feuillure périphérique supérieure (30) bordant l'ouverture (8) du pavillon. 12. Procédé selon l'une des revendications 9 à 11, caractérisé en ce que, lors du montage du module, les premier et second leviers (12, 13) de chaque paire de 30 leviers sont verrouillés dans leur position en prolongement l'un de l'autre à la glissière correspondante (15) par le verrou (18). 13. Véhicule automobile dont le pavillon est équipé d'au moins un toit souple installé à partir du module de 35 toit souple selon l'une des revendications 1 à 8.
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FR 2959968 A1 20111118 FR 1053672 A 20100511 DISPOSITIF DE TOIT OUVRANT AVEC PANNEAU DEFLECTEUR ET ENJOLIVEUR. La présente invention se rapporte à un dispositif de toit ouvrant 5 pour véhicule. De façon traditionnelle, un toit ouvrant comporte un déflecteur ayant pour but, lorsque le toit ouvrant est ouvert, de dévier les filets d'air de façon à éviter la formation de tourbillons d'air à l'intérieur de l'habitacle pour accroitre le confort des passagers. Un tel déflecteur peut être réalisé en textile 10 ou encore sous la forme d'un ou de plusieurs panneaux et peut être fixe ou mobile. Un obturateur fixe est constamment en saillie du véhicule et, outre le fait qu'il est inesthétique, occasionne des perturbations des flux d'air circulants autour du véhicule qui sont susceptibles de dégrader les propriétés aérodynamiques du véhicule ainsi équipé. 15 Un déflecteur mobile est, quant à lui, conçu pour s'éclipser lorsque le toit ouvrant est fermé, de sorte qu'il est invisible de l'extérieur et ne perturbe pas l'écoulement de l'air autour du véhicule. Pour éclipser un tel obturateur, le toit ouvrant est généralement équipé d'un logement conçu pour accueillir l'obturateur, soit en position horizontale, soit en position verticale. Un logement 20 dans lequel l'obturateur est éclipsé en position horizontale présente l'inconvénient d'encombrer et de réduire la dimension de l'ouverture du toit ouvrant, tandis qu'un logement dans lequel l'obturateur est éclipsé en position verticale présente l'inconvénient de limiter la hauteur du déflecteur pour ne pas encombrer le toit ouvrant et l'habitacle du véhicule. 25 La présente invention a pour objet de remédier en tout ou partie aux différents inconvénients cités précédemment. Dans ce contexte technique, la présente invention a pour objet de proposer un dispositif de toit ouvrant muni d'un déflecteur mobile offrant une solution à l'homme du métier qui cherche à agrandir les dimensions de 30 l'ouverture du toit ouvrant. A cet effet, la présente invention se rapporte à un dispositif de toit ouvrant pour véhicule équipé d'un toit muni d'une ouverture, le dispositif comprenant : - un obturateur rétractable, mobile entre une position ouverte et 35 une position fermée, conçu pour obturer ladite ouverture dans la position fermée, et - un panneau mobile entre une position rabattue et une position relevée, le dispositif étant caractérisé en ce que dans la position rabattue, ledit panneau est conçu pour s'étendre sensiblement entre le pare-brise du véhicule et l'obturateur de manière à assurer un écoulement aérodynamique entre eux, et en ce que dans la position relevée, le panneau est conçu pour former déflecteur afin de dévier les filets d'air et d'éviter les tourbillons d'air à l'intérieur de l'habitacle du véhicule. La présente invention concerne également un véhicule équipé d'un 10 dispositif selon l'invention. Ainsi, un dispositif de toit ouvrant pour véhicule permet d'équiper un véhicule sans encombrer son habitacle avec un logement habituellement présent pour accueillir le déflecteur, et sans nécessiter d'équiper le véhicule d'un enjoliveur habituellement disposé entre le pare-brise et l'ouverture, 15 permettant ainsi d'augmenter les dimensions de l'ouverture du toit ouvrant. En effet, le panneau mobile remplace l'enjoliveur lorsqu'il est dans la position rabattue. En position relevée, le panneau mobile permet de dégager une ouverture plus importante qu'un toit ouvrant classique, cette ouverture pouvant éventuellement s'étendre jusqu'au pare-brise. L'encombrement du dispositif 20 selon l'invention est réduit par rapport à un toit ouvrant classique. De plus, puisque le panneau s'étend sensiblement entre le pare-brise et l'obturateur, il n'est pas nécessaire de prévoir un logement pour l'accueillir lorsqu'il est dans la position rabattue. Par ailleurs, la longueur du panneau mobile n'est pas limitée, si bien que, dans la position relevée, le panneau mobile forme un 25 déflecteur efficace pour éviter la formation de tourbillon dans l'habitacle. Enfin, le panneau mobile du dispositif selon l'invention, dans la position rabattue, contribue à l'aspect général du véhicule et permet d'optimiser la résistance à l'air du véhicule en assurant un écoulement aérodynamique entre le pare-brise et l'obturateur. On entend par écoulement aérodynamique à 30 proximité d'un élément, au sens de la présente invention, un écoulement des filets d'air qui est non perturbé par l'élément, c'est-à-dire sans tourbillon généré par ledit élément. Dans un mode de réalisation de l'invention, le panneau est monté à rotation autour d'un axe destiné à être solidarisé avec le pare-brise. Selon une possibilité de l'invention, le dispositif de toit ouvrant comporte en outre des moyens d'actionnement pour déplacer le panneau entre la position rabattue et la position relevée. Dans un mode de réalisation de l'invention, le dispositif comporte 5 en outre des moyens de rappel élastique conçus pour déplacer le panneau de la position rabattue vers la position relevée. Selon une possibilité, l'obturateur comporte des moyens de commande conçus pour actionner les moyens d'actionnement afin de déplacer ou de maintenir le panneau dans la position rabattue lorsque l'obturateur est 10 dans la position fermée. Selon une caractéristique de l'invention, le panneau est positionné, dans la position rabattue, en appui sur l'obturateur lorsque celui-ci est dans la position fermée. Dans un mode de réalisation de l'invention, le panneau comporte 15 au moins un joint d'étanchéité conçu pour assurer l'étanchéité entre le panneau et l'obturateur lorsque le panneau est dans la position rabattue et l'obturateur dans la position fermée. Selon une possibilité, l'obturateur comporte une toile. Enfin, selon une possibilité, le dispositif comporte en outre des 20 moyens de verrouillage conçus pour bloquer le panneau dans la position rabattue et/ou dans la position relevée. L'invention sera bien comprise à l'aide de la description détaillée qui est exposée ci-dessous en regard du dessin annexé, représentant à titre d'exemples non limitatifs plusieurs formes de réalisation d'un dispositif de toit 25 ouvrant, dans lequel : La figure 1 est une vue en coupe partielle d'un véhicule équipé d'un dispositif selon un premier mode d'exécution ; la figure 2 est une vue en coupe partielle d'un véhicule équipé d'un dispositif selon un deuxième mode d'exécution avec l'obturateur dans la 30 position fermée ; la figure 3 est une vue en coupe partielle similaire à la figure 2 avec l'obturateur dans une position intermédiaire. Un véhicule 1 partiellement illustré à la figure 1, présente une ouverture 2 dans le toit et est équipé d'un dispositif 10 de toit ouvrant selon un 35 premier mode de réalisation. Ce dispositif 10 de toit ouvrant comprend un obturateur 11 rétractable, mobile entre une position ouverte et une position fermée (illustrée à la figure 1), conçu pour obturer ladite ouverture 2 lorsqu'il est dans la position fermée. Cet obturateur 11 peut comporter une toile. Le dispositif 10 comporte également un panneau 12 mobile entre une position rabattue (représenté en traits continus sur la figure 1) et une position relevée (représenté en traits pointillés sur la figure 1). Dans la position rabattue, le panneau 12 s'étend sensiblement entre le pare-brise 3 du véhicule 1 et l'obturateur 11, de manière à assurer un écoulement aérodynamique entre le pare-brise 3 et l'obturateur 11. Dans la position relevée, le panneau 12 forme déflecteur, s'étendant vers le haut du véhicule 1, sensiblement dans le prolongement du pare-brise 3, afin de dévier les filets d'air et d'éviter les tourbillons d'air à l'intérieur de l'habitacle 4 du véhicule 1. Le panneau 12 est monté à rotation autour d'un axe 13 solidaire du pare-brise 3. Des moyens de verrouillage, non représentés permettent de bloquer le panneau 12 dans la position rabattue et/ou dans la position relevée. Le dispositif 10 comporte au moins un premier joint d'étanchéité 14 conçu pour assurer une liaison étanche entre le pare-brise 3 et le dispositif 10 et au moins un deuxième joint d'étanchéité 15 conçu pour assurer une liaison étanche entre le dispositif 10 et l'obturateur 11, lorsque celui-ci est dans la position fermée. Le dispositif 10 comporte également au moins une membrane 16, disposée entre l'habitacle 4 et le panneau 12, permettant d'atténuer les bruits extérieurs lorsque le panneau 12 est dans la position rabattue. Enfin, le dispositif 10 comporte avantageusement une doublure 17 destinée à masquer l'obturateur 12 et/ou la membrane 16. Un dispositif 20, illustré aux figures 2 et 3, représente un deuxième mode de réalisation de l'invention. Ce dispositif 20 comporte également un obturateur 21 et un panneau 22 semblables à ceux décrits précédemment, le panneau 22 étant monté à rotation autour d'un axe 23 solidaire du pare-brise 3. Le panneau 22 est mobile entre une position rabattue, illustrée à la figure 2, et une position relevée, non représentée (la figure 3 illustrant une position intermédiaire entre la position rabattue et la position relevée). De même que le dispositif 10 selon le premier mode de réalisation, le dispositif 20 est fixé au pare-brise 3 du véhicule 1 par l'intermédiaire d'un premier joint d'étanchéité 24 et comporte une membrane 26, un deuxième joint d'étanchéité 25 et une doublure 27 semblables à ceux décrits précédemment. Dans le mode de réalisation illustré aux figures 2 et 3, le panneau 22 est prolongé à son extrémité libre par un joint d'étanchéité 32 conçu pour venir, dans la position rabattue, en appui sur l'obturateur 21, lorsque celui-ci est en position fermée, afin d'assurer l'étanchéité entre le l'obturateur 21 et le panneau 22. Le dispositif 20 comporte en outre des moyens d'actionnement conçus pour déplacer le panneau 22 entre la position rabattue et la position relevée. De tels moyens d'actionnement comportent, par exemple, un levier 28 solidaire du panneau 22 s'étendant vers l'habitacle 4. Le levier 28 est conformé de sorte qu'une pression sur celui-ci, en direction du pare-brise 3, provoque le déplacement du panneau 22 vers la position rabattue. Le dispositif 20 comporte également des moyens de rappel élastique, réalisés sous la forme d'un ressort 29, conçus pour déplacer le panneau 22 de la position rabattue vers la position relevée. Ainsi, en l'absence d'effort exercé sur le levier 28, le ressort 29 provoque le déplacement du panneau 22 en position relevée. Le dispositif 20 comporte également des moyens de commande, réalisés sous la forme d'une jambe 30, conçus pour actionner les moyens d'actionnement afin de déplacer ou de maintenir le panneau 22 dans la position rabattue lorsque l'obturateur 21 est dans la position fermée. Ainsi, la jambe 30 rapportée sur l'obturateur 21 fait saillie vers l'habitacle 4 et est disposée de manière à venir en appui sur une surface 31 du levier 28 lorsque l'obturateur 22 est amené de la position ouverte à la position fermée, pour exercer une pression sur ce dernier en direction du pare-brise 3. Inversement, lorsque l'obturateur est déplacé dans la position ouverte, la jambe 30 cesse d'appuyer sur le levier 28 et le ressort 29 provoque le déplacement du panneau 22 de la position rabattue vers la position relevée. Ainsi, avec un dispositif 10, 20 selon l'invention décrit ci-dessus, il est possible d'équiper un véhicule 1 d'une ouverture 2 qui s'étende à partir du pare-brise 3 : en position rabattue le panneau 12, 22 s'étend sensiblement entre le pare-brise 3 et l'obturateur 11, 21 de sorte qu'il n'est pas nécessaire de prévoir un logement. La longueur du panneau 12, 22 n'est pas limitée, si bien que, dans la position relevée, le panneau 11, 21 forme un déflecteur efficace pour éviter la formation de tourbillon dans l'habitacle 4 du véhicule 1. En position relevée, le panneau 12, 22 permet de dégager une ouverture 2 plus importante qu'un toit ouvrant classique. L'encombrement du dispositif 10, 20 selon l'invention est réduit par rapport à un toit ouvrant classique. Enfin, le panneau 12, 22 d'un dispositif 10, 21, dans la position rabattue, contribue à l'aspect général du véhicule 1 et permet d'optimiser la résistance à l'air du véhicule 1 en assurant un écoulement aérodynamique entre le pare-brise 3 et l'obturateur 11. Bien entendu, les exemples de réalisation évoqués ci-dessus ne présentent aucun caractère limitatif et d'autres détails et améliorations peuvent être apportés au dispositif 10, 20 selon l'invention, sans pour autant sortir du cadre de l'invention où d'autres formes de dispositifs peuvent être réalisées.
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FR 2959969 A1 20111118 FR 1053801 A 20100517 1 Glissière pour siège de véhicule et siège de véhicule comportant une telle glissière. La présente invention est relative aux glissières pour sièges de véhicules et aux et aux sièges de véhicules 5 comportant de telles glissières. Plus particulièrement, l'invention concerne une glissière pour siège de véhicule comportant un profilé fixe adapté pour être solidarisé à un plancher du véhicule et un profilé mobile monté coulissant sur le profilé fixe dans 10 une direction longitudinale et destiné à porter l'assise du siège, ladite glissière comportant un mécanisme de commande comportant une vis de réglage qui s'étend selon la direction longitudinale, le profilé fixe présentant au moins un fond qui s'étend en largeur selon une direction 15 transversale entre deux ailes latérales, la vis de réglage étant solidaire d'un support qui comporte une embase en appui sur la face intérieure du fond du profilé fixe, ladite embase et le fond du profilé fixe comportant respectivement des trous de fixation en correspondance 20 mutuelle, adaptés pour permettre le passage d'une vis de fixation destinée à être fixée au plancher du véhicule. On connaît des glissières de ce type, dans lesquelles l'embase du support est fixée au fond du profilé fixe par un rivet qui est situé entre une extrémité de la 25 vis de réglage et l'évidement de ladite embase. Cette disposition présente plusieurs inconvénients, notamment . - le rivet représente un coût supplémentaire, - pour une position donnée de l'évidement du fond 30 de la glissière (position qui est généralement imposée par le constructeur du véhicule), la longueur de la vis de réglage est limitée par la présence du rivet, et par conséquent la course de réglage possible de la glissière est également limitée. 35 La présente invention a notamment pour but de pallier ces inconvénients. A cet effet, selon l'invention, une glissière du 2 genre en question est caractérisée en ce que l'embase du support est maintenue en appui sur le fond du profilé fixe par au moins une patte de rétention qui passe au-dessus de ladite embase et qui est solidaire dudit fond (la patte de rétention peut être formée d'une seule pièce avec le fond, ou bien être fixée au fond). Grâce à ces dispositions, on évite l'emploi d'un rivet pour solidariser le support avec le fond du profilé fixe de la glissière, ce qui simplifie la glissière et son processus de fabrication, limite le coût de la glissière et permet d'allonger la course de la glissière. Dans des modes de réalisation préférés de la glissière selon l'invention, on peut éventuellement avoir recours en outre à l'une et/ou à l'autre des dispositions suivantes : - la patte de rétention s'étend selon la direction transversale entre deux extrémités fixes solidaires du fond ; - ladite patte de rétention présente deux tronçons latéraux transversaux s'étendant chacun depuis une des extrémités fixes et décalés l'un par rapport à l'autre, lesdits tronçons latéraux transversaux étant reliés entre eux par un pontet central s'étendant au moins partiellement selon la direction longitudinale ; - ladite patte de rétention présente deux tronçons latéraux transversaux s'étendant chacun depuis une des extrémités fixes et un tronçon central transversal relié auxdits tronçons latéraux transversaux respectivement par deux rétrécissements ; - la patte de rétention s'étend selon la direction transversale entre une extrémité fixe solidaire du fond du profilé fixe et une extrémité libre ; - la patte de rétention est formée d'une seule pièce avec le fond du profilé fixe et est délimitée par une 35 découpe ménagée dans le fond du profilé fixe ; - la patte de rétention est formée d'une seule pièce avec une entretoise en appui sous le fond du profilé 3 fixe, opposée à ladite face intérieure, et ladite patte de rétention traverse une découpe managée dans le fond du profilé fixe, ladite entretoise comportant un trou de fixation en correspondance avec les trous de fixation respectifs du fond du profilé fixe et de l'embase du support, pour permettre le passage de ladite vis de fixation destinée à être fixée au plancher du véhicule ; - la glissière comporte en outre au moins ladite vis de fixation destinée à être fixée au plancher du véhicule, cette vis de fixation traversant les trous de fixation respectifs du fond du profilé fixe et de l'embase du support ; - la patte de rétention se présente sous la forme d'une feuille de métal sensiblement parallèle au fond du 15 profilé fixe ; - la patte de rétention se présente sous la forme d'une feuille de métal sensiblement perpendiculaire à la direction longitudinale ; - la patte de rétention présente une partie 20 saillante qui est en appui ponctuel sur l'embase du support ; - la patte de rétention présente une partie saillante qui est en appui linéaire sur l'embase du support ; 25 - l'embase du support comporte un corps principal et une extrémité en pointe vers la patte de rétention, ladite embase présentant une face inférieure plane en appui sur la face intérieure du fond du profilé fixe et une face supérieure qui est parallèle à la face inférieure au niveau 30 du corps principal de l'embase et qui, au niveau de l'extrémité en pointe, s'étend en biais vers le fond en s'éloignant du corps principal. Lors de la fixation du support de la vis de réglage sur le fond du profilé fixe, l'embase du support peut être 35 simplement glissée sous la patte de rétention en prenant appui sous cette patte, ou bien la patte de rétention peut être sertie sur l'embase de façon à assurer un appui 4 élastique de ladite patte sur l'embase. Par ailleurs l'invention a également pour objet un siège de véhicule comportant au moins une glissière telle que définie ci-dessus et une assise solidaire du profilé mobile de ladite glissière. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront au cours de la description suivante de plusieurs de ses formes de réalisation, données à titre d'exemples non limitatifs, en regard des dessins joints. Sur les dessins : - la figure 1 est une vue schématique d'un siège pouvant inclure des glissières selon l'invention, - la figure 2 est une vue en coupe longitudinale verticale d'une des glissières du siège de la figure 1, dans une première forme de réalisation de l'invention, - la figure 3 est une vue en perspective de l'extrémité arrière du profilé fixe de la glissière de la figure 2, comportant un support qui tient la vis de réglage de la glissière, - la figure 4 est une vue en perspective montrant le support de vis de réglage de la figure 3 en vue de trois quart de dessous, les figures 5 à 7 sont des vues similaires à la figure 3, montrant l'extrémité arrière du profilé fixe de et quatrième coupe longitudinale la glissière dans des deuxième, troisième formes de réalisation de l'invention, la figure 8 est une vue en verticale de l'extrémité arrière 30 figure 7,du profilé fixe de la et la figure 9 est une vue en perspective d'une entretoise équipant l'extrémité arrière du profilé fixe des figures 7 et 8. Sur les différentes figures, les mêmes références 35 désignent des éléments La figure 1 identiques ou similaires. représente un siège de véhicule automobile 1 qui comprend un dossier 2 porté par une assise 3 elle-même montée coulissante sur le plancher 4 du véhicule, dans une direction longitudinale X sensiblement horizontale. L'assise 3 est reliée au plancher 4 par deux 5 glissières parallèles 5, dont une seule est visible sur la figure 1. Comme représenté sur la figure 2, chacune des glissières 5 comporte des premier et deuxième éléments de glissière 6, 7, formés respectivement par un profilé métallique fixe 6 lié au plancher 4 et un profilé métallique mobile 7 lié à l'assise 3, qui coulissent l'un sur l'autre dans la direction X. Le profilé fixe 6 peut présenter par exemple une section sensiblement en forme de U, bien visible sur les 15 figures 2 et 3, comprenant : - un fond horizontal 8 qui s'étend en longueur dans la direction X et en largeur dans une direction horizontale transversale Y perpendiculaire à la direction X, le fond 8 présentant une face intérieure 9 (c'est-à-dire une face 20 supérieure orientée vers l'intérieur de la glissière), et une face extérieure 10 opposée à la face intérieure 9, - et deux ailes latérales 11, 12 qui s'étendent de part et d'autre du fond 8, en longueur selon la direction X et en hauteur selon une direction verticale Z. 25 Le fond 8 du profilé fixe peut être fixé au plancher du véhicule par tout moyen connu, par exemple : - au niveau de l'extrémité avant 6a du profilé fixe, au moyen d'un crochet 13 accroché sous le plancher 4, - et au niveau de l'extrémité arrière 6b du profilé 30 fixe, au moyen d'un goujon 14 emboîté dans un évidemment du plancher 4 et d'une vis 15 qui est vissée verticalement dans le plancher 4. Par ailleurs, les glissières 5 des sièges sont ici des glissières motorisées électriques, commandées par 35 exemple au moyen d'un bouton 16 (figure 1) disposé par exemple sur le côté de l'assise du siège. Comme représenté sur la figure 2, chacune des 6 glissières 5 peut comporter un dispositif de réglage motorisé 17 commandé au moyen dudit bouton 16, chaque dispositif de réglage 17 comportant par exemple : - une vis de réglage 18 solidarisée avec le fond 8 5 du profilé fixe de la glissière, - et un dispositif 19 à écrou tournant dont l'écrou tournant (non représenté) est vissé sur la vis 18 et est monté rotatif autour de la direction X dans un boîtier 20 qui est solidarisé dans le profilé mobile 7 de la 10 glissière. L'écrou tournant du dispositif 19 est entraîné en rotation par un moteur électrique 21 qui est en général commun aux deux glissières 5 du siège. Pour plus de détails sur les dispositifs 19 à écrou tournant et leur entraînement par le moteur électrique 21, 15 on pourra se référer par exemple au document FR-A-2 921 022. L'extrémité avant 18a de la vis de réglage 18 peut être fixée au fond 8 du profilé fixe par tout moyen connu, par exemple par une patte de fixation 22 en L dans laquelle 20 est vissée l'extrémité avant de la vis de réglage et qui est rivetée sur le fond 8 du profilé fixe, ou qui est fixée audit fond par tout autre moyen connu. Par ailleurs, l'extrémité arrière 18b de la vis de réglage est reliée au fond 8 du profilé fixe par 25 l'intermédiaire d'un support métallique 23 qui sera décrit plus en détail en regard des figures 3 et 4. Le support 23 comporte un corps principal 24 qui est doté d'une face inférieure plate 25 en appui sur la face supérieur plane 9 du fond 8. Le corps principal 24 est 30 percé d'un trou de fixation 26 vertical qui est disposé en correspondance avec un trou de fixation 8a ménagé dans le fond 8, ces deux trous 26 et 8a étant traversés verticalement par la vis de fixation 15 susmentionnée. Le corps principal 24 du support 23 se prolonge 35 vers l'avant par un bras de support 27 s'étendant sensiblement dans le plan X, Y et doté de deux ailes latérales 28 s'étendant chacune vers le haut parallèlement 7 au plan X, Z. L'extrémité arrière 18b de la vis de réglage 18 présente par ailleurs deux méplats 18c qui sont également parallèles au plan X, Z, et ladite extrémité arrière 18b est emboîtée sans jeu entre les deux ailes latérales 28, chacun des méplats 18c étant en contact avec la face intérieure d'une des ailes latérales 28. L'extrémité arrière 18b de la vis de réglage est en outre solidarisée définitivement avec le support 23 par soudure entre les méplats 18c et les ailes latérales 28. Par ailleurs, le corps principal 24 du support 23 est également prolongé vers l'arrière par un embout de fixation 29 dont la face inférieure est située dans le prolongement de la face de support 25 susmentionnée, et dont la face supérieure est plate et parallèle au plan X, Y. Cet embout de fixation 29 se termine avantageusement vers l'arrière par une extrémité 30 en pointe qui est bizeautée à la fois au niveau de ses faces latérales, de sa face inférieur et de sa face supérieure. Le corps principal 24 et l'embout de fixation 29 forment ensemble une embase 24, 29 par laquelle le support 23 prend appui sur le fond 8 du profilé fixe. Par ailleurs, dans le fond 8 est ménagé, en correspondance avec l'embout de fixation 29, une découpe 32 de forme générale rectangulaire qui délimite deux pattes latérales : - une patte de rétention 31 qui s'étend dans la direction transversale Y entre une extrémité fixe solidaire du fond 8 (et ici venu de matière avec le fond 8) et une extrémité libre 33, la patte de rétention 31 passant au-dessus de l'embout de fixation 29 et l'extrémité libre 33 de la patte de rétention étant en appui élastique contre la face supérieure dudit embout de fixation 29, - une patte de butée 34 relativement courte qui est en simple appui latérale contre un côté de l'embout de fixation 29 (avantageusement, la patte de rétention 31 peut également être en appui latéral contre le côté opposé de 8 l'embout de fixation 29). L'extrémité libre 33 de la patte de rétention 31 peut avantageusement être recourbée, de façon à former un bossage vers le bas qui est en contact sensiblement ponctuel ou en contact linéaire avec la face supérieure de l'embout de fixation 29. On notera que dans toutes les formes de réalisation de l'invention, le contact de la patte de rétention sur l'embase du support 23 peut être ponctuel ou linéique. Grâce à ces dispositions, le support 23 est aisément solidarisé avec le profilé fixe 6, même avant la mise en place de la vis 15, par simple emboîtement de l'embout de fixation 29 par son extrémité en pointe 30, au-dessous de la patte de rétention 31. Après fixation de l'extrémité avant de la vis de réglage 18 par l'intermédiaire de la patte 22 ou par tout autre moyen, la vis de réglage 18 est alors parfaitement maintenue en position, jusqu'à sa fixation définitive lors du vissage de la vis de fixation 15 dans le plancher 4 du véhicule. De plus, la face inférieure du fond 8 de la glissière reste parfaitement plane, ce qui facilite l'intégration de la glissière sur le plancher du véhicule (contrairement à une solution avec rivetage du support 23 sur le fond 8 du profilé fixe de la glissière). Dans les deuxième, troisième et quatrième formes de réalisation de l'invention, représentées sur les figures 5 à 9, la glissière 5 est similaire à celle décrite précédemment et ne sera pas décrite à nouveau en détail. Seules seront décrites les différences par rapport à la première forme de réalisation décrite ci-dessus. Dans ces deuxième, troisième et quatrième formes de réalisation de l'invention, la patte de rétention 31 susmentionnée et la patte de butée 34 susmentionnée sont supprimées et remplacées par une unique patte de rétention, respectivement 35, 38, 46 qui forme un pont au-dessus de l'embout de fixation 29 du support et qui s'étend sensiblement selon la direction transversale Y entre deux 9 extrémités solidaires chacune du fond 8 du profilé fixe. Dans ces trois formes de réalisation, la patte de rétention 35, 38, 46 est en appui sur la face supérieure de l'embout de fixation 29, et les parties latérales de la patte de rétention peuvent éventuellement sont de préférence en butée de part et d'autre contre les côtés opposés de l'embout de fixation 29. Dans les deuxième et troisième formes de réalisation de l'invention, la patte de rétention 35, 38 est venue de matière avec le fond 8 du profilé fixe et est formée par découpe et emboutissage lors de la formation de la découpe 32 : - dans la deuxième forme de réalisation de l'invention, représentée sur la figure 5, la patte de rétention 35 présente deux tronçons latéraux transversaux 36 qui s'étendent chacun vers le haut et dans la direction transversale Y depuis une des extrémités fixes de ladite patte de rétention 35, ladite extrémité fixe étant venue de matière avec le fond 8 du profilé fixe au niveau d'un des bords latéraux de la découpe 32, et les deux tronçons latéraux transversaux sont reliés entre eux par un pontet 37 s'étendant au moins partiellement selon la direction longitudinale X (cette forme de la patte 35 facilite la réalisation de la patte par découpe et emboutissage, et facilite notamment la déformabilité de cette patte 35), - et dans la troisième forme de réalisation de l'invention, représentée sur la figure 6, la patte de rétention 38 présente deux tronçons latéraux transversaux 39 qui s'étendent chacun vers le haut et dans la direction transversale Y depuis une des extrémités fixes de la patte de rétention, ladite extrémité fixe étant venue de matière avec le fond 8 au niveau d'un des bords latéraux de la découpe 32, et la patte de rétention 38 comporte en outre un tronçon central transversal 40 qui est relié audits tronçons latéraux 39 respectivement par deux zones rétrécies 41 (cette forme de la patte 38 facilite la 10 réalisation de la patte par découpe et emboutissage, et facilite notamment la déformabilité de cette patte 38). Dans la quatrième forme de réalisation de l'invention, représentée sur les figures 7 à 9, la patte de rétention 46 est formée d'une seule pièce avec une entretoise 42 métallique qui comporte une plaque d'appui 43 en contact avec la face extérieure 9 du fond 8, cette plaque d'appui 43 comportant en regard des trous de fixation 8a, 26 susmentionnés, une partie épaisse 44 elle- même percée d'un trou de fixation 45 qui est traversé par la vis de fixation 15 vissée dans le plancher. La partie arrière de la plaque d'appui 43 est rabattue vers le haut par pliage, et comporte une découpe 47 qui délimite la patte de rétention 46 susmentionnée, cette patte de rétention comportant deux branches latérales 48 sensiblement verticales qui traversent la découpe 32 du fond 8 du profilé fixe, et un pont 49 reliant les deux branches latérales 47 est disposé en appui sur la face supérieure de l'embout de fixation 29 du support. Dans ce cas, la patte de rétention 46 s'étend donc dans un plan moyen perpendiculaire à la direction X, alors que les pattes de rétention 31, 35, 38 précédemment décrites s'étendaient dans un plan moyen parallèle au fond 8 du profilé fixe. Les branches latérales 48 de la patte de rétention 46 peuvent, le cas échéant, comporter des zones de striction 51 dans lesquelles l'épaisseur de la tôle formant la plaque d'appui 43 est réduite. Ces zones de striction permettent de maîtriser le pliage de la partie arrière de l'entretoise. Le pont 49 peut, le cas échéant, former une ondulation 50 s'étendant horizontalement vers l'avant dans sa partie centrale, et éventuellement comporter une partie inférieure saillante 53 permettant de bien maîtriser l'effort d'appui du pont 49 sur l'embout de fixation 29 (et donc de bien maîtriser l'effort d'emboîtement du support 23 sous la patte de rétention 46). 11 Eventuellement, comme représenté sur la figure 9, la face supérieure de la plaque d'appui 43 peut comporter un ou plusieurs pions 52 adaptés pour s'emboîter dans des évidements correspondants ménagés dans le fond 8 du profilé fixe, de façon à positionner précisément l'entretoise 42. REVENDICATIONS1. Glissière pour siège de véhicule comportant un profilé fixe (6) adapté pour être solidarisé à un plancher (4) du véhicule et un profilé mobile (7) monté coulissant sur le profilé fixe (6) dans une direction longitudinale (X) et destiné à porter l'assise du siège, ladite glissière comportant un mécanisme de commande (17) comportant une vis de réglage (18) qui s'étend selon la direction longitudinale (X), le profilé fixe (6) présentant au moins un fond (8) qui s'étend en largeur selon une direction transversale (Y) entre deux ailes latérales (11, 12), la vis de réglage (18) étant solidaire d'un support (23) qui comporte une embase (24, 29) en appui sur le fond du profilé fixe, ladite embase (24, 29) et le fond (8) du profilé fixe comportant respectivement des trous de fixation (26, 8a) en correspondance mutuelle, adaptés pour permettre le passage d'une vis de fixation (15) destinée à être fixée au plancher (4) du véhicule, caractérisée en ce que l'embase (24, 29) du support est maintenue en appui sur le fond du profilé fixe par au moins une patte de rétention (31 ; 35 ; 38 ; 46) qui passe au-dessus de ladite embase (24, 29) et qui est solidaire dudit fond (8). 2. Glissière selon la revendication 1, dans laquelle la patte de rétention (35, 38, 46) s'étend selon la direction transversale (Y) entre deux extrémités fixes solidaires du fond (8). 3. Glissière selon la revendication 2, dans laquelle ladite patte de rétention (35) présente deux tronçons latéraux transversaux (36) s'étendant chacun depuis une des extrémités fixes et décalés l'un par rapport à l'autre, lesdits tronçons latéraux transversaux (36) étant reliés entre eux par un pontet central (37) s'étendant au moins partiellement selon la direction longitudinale (X). 13 4. Glissière selon la revendication 2, dans laquelle ladite patte de rétention (38) présente deux tronçons latéraux transversaux (39) s'étendant chacun depuis une des extrémités fixes et un tronçon central (40) transversal relié auxdits tronçons latéraux transversaux respectivement par deux rétrécissements (41). 5. Glissière selon la revendication 1, dans laquelle la patte de rétention (31) s'étend chacune selon la direction transversale (Y) entre une extrémité fixe solidaire du fond du profilé fixe et une extrémité libre. 6. Glissière selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans laquelle la patte de rétention (31 ; 35 ; 38) est formée d'une seule pièce avec le fond (8) du profilé fixe et est délimitée par une découpe (32) ménagée dans le fond du profilé fixe. 7. Glissière selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, dans laquelle la patte de rétention (46) est formée d'une seule pièce avec une entretoise (42) en appui sous le fond (8) du profilé fixe, et ladite patte de rétention (46) traverse une découpe (32) managée dans le fond du profilé fixe, ladite entretoise (42) comportant un trou de fixation (45) en correspondance avec les trous de fixation respectifs (26, 8a) du fond (8) du profilé fixe et de l'embase (24, 29) du support, pour permettre le passage de ladite vis de fixation (15) destinée à être fixée au plancher (4) du véhicule. 8. Glissière selon l'une quelconque des revendications précédentes, comportant en outre au moins ladite vis de fixation (15) destinée à être fixée au plancher du véhicule, cette vis de fixation (15) traversant les trous de fixation respectifs (8a, 26) du fond (8) du profilé fixe et de l'embase (24, 29) du support. 9. Siège de véhicule (1) comportant au moins une glissière (5) selon l'une quelconque des revendications précédentes et une assise (3) solidaire du profilé mobile (7) de ladite glissière.
22,696
FR2959971A1
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FR 2959971 A1 20111118 FR 1053664 A 20100511 REMORQUE A PLATEAU ABAISSABLE La présente invention est relative à une remorque dont le plateau peut s'abaisser pour faciliter le chargement du ou des objets à transporter. D'une manière générale, une remorque est utilisée pour transporter toutes sortes d'ob jets. Cependant, le chargement et le déchargement d'ob jets lourds et volumineux sur une remorque peut s'avérer problématique si l'on ne dispose pas d'appareils de manutention permettant de soulever lesdits objets et de les déposer à hauteur du plateau de ladite remorque. Il arrive aussi fréquemment que l'on dispose de moyens de manutention 10 seulement sur le lieu de chargement ou de déchargement, auquel cas des difficultés peuvent se présenter sur le lieu non équipé. Bien qu'il soit possible de déplacer de tels objets manuellement à plusieurs personnes, il existe toujours des risques de blessures. Aussi, des remorques à plateau abaissable ont été conçues de manière à 15 rabaisser la hauteur de chargement de la remorque au plus près du sol. Une première remorque à plateau abaissable, décrite dans la demande internationale WO-2007/145537, est équipée de roues montées pivotantes par rapport au châssis et d'un timon monté sur un système déformable, tel un triangle ou un parallélogramme. 20 Ledit système déformable permet de maintenir le timon sensiblement horizontal et à une hauteur sensiblement constante, notamment par rapport aux moyens d'accrochage du véhicule tractant la remorque, lors de l'abaissement ou du levage du plateau. Aussi, dans la conception de cette première remorque de l'art antérieur, les mouvements des demi-essieux sont liés à ceux du timon par une tringlerie formée de plusieurs bras de liaison rigides, et l'actionneur permettant d'abaisser le plateau est un vérin à cliquet intercalé et articulé entre le timon et le châssis. Le système déformable, notamment la variante à parallélogramme, les bras de liaison rigides, et le vérin à cliquet assurent une rigidité maximale du mécanisme d'abaissement du plateau. Cependant, ces éléments augmentent aussi considérablement la masse de la remorque. Lesdits éléments s'ajoutant à la masse du ou des objets à transporter, ce type de remorque nécessite donc un véhicule suffisamment puissant et suffisamment lourd pour effectuer un transport en toute sécurité du chargement. De plus, selon les normes de chaque pays, l'augmentation de la masse à vide de la remorque peut entraîner une obligation de posséder une habilitation spécifique pour utiliser ladite remorque. Aussi, une deuxième remorque à plateau abaissable, décrite dans la demande internationale WO-2004/069589, présente un mécanisme d'abaissement et de levage du plateau de conception sensiblement plus légère. Dans la conception de cette deuxième remorque, les roues sont montées sur des demi-essieux basculants par rapport au châssis pour abaisser le plateau, le timon étant articulé par rapport au châssis de la remorque selon un axe transversal, et l'avant du timon se relevant lors de l'abaissement du plateau. Les mouvements des demi-essieux basculants sont liés rigidement à ceux du timon par l'intermédiaire de leviers, et l'abaissement du plateau est contrôlé par un dispositif à roue et vis sans fin entraînant une tige filetée en rotation, ladite tige étant articulée par rapport au châssis de la remorque et reliée au timon par un écrou. Bien que comportant moins d'éléments que le mécanisme d'abaissement de la première remorque, le mécanisme de cette deuxième remorque de l'art antérieur comporte des éléments de liaison rigides entre les demi-essieux, le timon et le châssis de la remorque. Ces éléments de liaison, nécessairement rigides, alourdissent la remorque. En effet, dans les différents agencements de ces deux remorques de l'art antérieur, le mécanisme d'abaissement du plateau participe à la rigidité de l'ensemble de la remorque lors du transport d'un ou de plusieurs objets. Bien entendu, la structure d'une remorque est beaucoup plus sollicitée par son chargement lors d'un transport qu'à l'arrêt. Aussi, cette participation du mécanisme d'abaissement à la structure de l'ensemble de la remorque est pénalisante car elle impose un surdimensionnement dudit mécanisme, et notamment desdits éléments de liaison, en rapport direct avec le chargement maximal et les sollicitations importantes que doit supporter la remorque lors d'un transport. Aussi, la présente invention vise à pallier les inconvénients des remorques de l'art antérieur en proposant une conception d'une remorque à plateau abaissable dont le mécanisme d'abaissement, et de levage, du plateau ne participe pas à la rigidité de l'ensemble de la remorque lors du transport d'un chargement. Avantageusement, cette exclusion du mécanisme d'abaissement de la structure de la remorque lors d'un transport permet d'éviter le surdimensionnement dudit mécanisme, et donc d'alléger sa conception. A cet effet, l'invention a pour ob jet une remorque à plateau abaissable comprenant au moins deux roues latérales, au moins une roue de chaque côté droit et gauche de la remorque, lesdites roues droite et gauche étant montées sur des demi-essieux pivotant selon un premier axe transversal par rapport au châssis de ladite remorque, ladite remorque comprenant un timon articulé selon un deuxième axe transversal par rapport audit châssis, et un dispositif d'abaissement et de levage dudit plateau comprenant des moyens de liaison entre les demi-essieux pivotants, le timon articulé et ledit châssis, ladite remorque étant caractérisée en ce que lesdits moyens de liaison prennent la forme d'au moins un élément souple et non-extensible circulant entre lesdits demi-essieux en passant par le châssis et le timon articulé. Selon un autre objectif, la présente invention vise plus particulièrement à faciliter le chargement et le déchargement par une seule personne sur une remorque d'engins motorisés tels des motocyclettes, des quads, ou autres. D'autres caractéristiques et avantages ressortiront de la description qui va suivre de l'invention, description donnée à titre d'exemple uniquement, en regard des dessins annexés sur lesquels - la figure 1 est une vue en perspective d'une remorque avec son plateau de chargement abaissé selon l'invention, - la figure 2 est une vue du côté droit d'une remorque avec son plateau de chargement abaissé selon l'invention, - la figure 3 est une vue en perspective d'une remorque avec son plateau de chargement relevé selon l'invention, - la figure 4 est une vue du côté gauche d'une remorque avec son plateau de chargement levé selon l'invention. La remorque 10 à plateau de chargement 12 abaissable selon l'invention, et illustrée sur les différentes figures, est maintenant décrite dans un mode de réalisation préféré. Ledit plateau 12 est destiné à recevoir un chargement, comme par exemple un engin tel une motocyclette ou un quad, et, à cet effet, ledit plateau est solidaire 25 du châssis 14 de ladite remorque. Par châssis 14, l'invention entend une structure ou un cadre principal assurant la rigidité et la tenue de la remorque, notamment lorsque celle-ci est chargée. Ledit châssis 14 prend de préférence la forme d'un assemblage mécano-soudé de différents profilés métalliques. Ensuite, et comme illustré en figure 1, ladite remorque 10 comprend au moins deux roues latérales, au moins une roue (16D,16G) de chaque côté droit et gauche de la remorque, lesdites roues droite et gauche (16D,16G) étant montées sur des demi-essieux (18D,18G) pivotant selon un premier axe transversal Al par rapport au châssis 14 de ladite remorque. La remorque 10 comprend aussi un timon 20 articulé selon un deuxième axe transversal A2 par rapport audit châssis, ainsi qu'un dispositif 22 d'abaissement et de levage dudit plateau 12 comprenant des moyens de liaison 24 entre les demi-essieux pivotants (18D,18G), le timon articulé 20 et ledit châssis 14. Comme illustré sur la figure 2 représentant la remorque 10 dans une position abaissée de chargement ou de déchargement et sans ses roues (16D,16G), chaque demi-essieu (18D,18G) comprend un bras principal (26D,26G) dont une première extrémité (28D,28G) est montée pivotante par rapport au châssis 14 selon le premier axe Al. La deuxième extrémité (30D,30G) de chaque bras principal (26D,26G) est mobile et reliée aux moyens de liaison 24. De préférence, lesdits bras principaux (26D,26G) sont montés pivotants vers la 20 partie avant 36 de la remorque, les deuxièmes extrémités mobiles (30D,30G) desdits bras se trouvant au devant de l'axe Al. Plus en détails, lesdits moyens de liaison 24 prennent la forme d'au moins un élément 27 souple et non-extensible circulant entre lesdits demi-essieux (18D,18G) en passant par le châssis 14 et le timon 20. 25 De préférence, un unique élément 27 souple et non-extensible est utilisé pour la réalisation des moyens de liaison 24, et cet élément 27 est un câble, de préférence métallique, d'autres matériaux pouvant être utilisés. Aussi, une première extrémité 32D de l'élément souple 27 est reliée à la deuxième extrémité (30D,306) du bras principal (26D,266) de l'un des deux demi-essieux (18D,186), tandis que la deuxième extrémité 32G de l'élément souple 27 est reliée à la deuxième extrémité (30D,306) du bras principal (26D,266) de l'autre demi-essieu (18D,186). Au niveau du châssis 14, l'élément 27 souple circule dans au moins deux conduits droit et gauche (34D,346) rapportés, ou intégrés, audit châssis 14, lesdits conduits assurant le guidage de l'élément 27 souple depuis lesdits demi-essieux jusqu'au niveau de la partie avant 36 de la remorque. Toujours en partie avant 36 de la remorque, et comme illustré sur la figure 3 représentant la remorque 10 dans une position levée permettant le transport d'un chargement, le timon articulé 20 repose sur une embase 38 prolongeant horizontalement le châssis 14 de la remorque sous ledit timon 20. Ladite embase 38 étant sensiblement triangulaire, la liaison 39 entre l'embase 38 et le timon 20 se situe à la pointe avant 42 de ladite embase. Avantageusement, le passage 40 de l'élément souple 27 par le timon 20 se situe au droit de la liaison 39 entre l'embase 38 et le timon 20, et lesdits deux conduits droit et gauche (34D,346) sont aussi rapportés, ou intégrés, à ladite embase 38 afin de guider l'élément souple 27 jusqu'à la pointe avant 42 de ladite embase. Au niveau du passage 40 par ledit timon 20, l'invention prévoit de préférence que l'élément souple 27 coulisse librement. A cet effet, dans un mode de réalisation préféré, le timon 20 reçoit des moyens de guidage 44 dudit élément 27 mobiles en rotation. De préférence, lesdits moyens de guidage 44 prennent la forme de deux poulies (46D,466) montées aux extrémités d'un support 48 en forme de T solidarisé au timon 20, sensiblement en partie médiane 50 dudit timon et au droit de la pointe avant 42 de ladite embase 38. Avantageusement, afin de faciliter le coulissement de l'élément souple 27, des poulies de guidage (52D,52G) peuvent être prévues entre les conduits (34D,34G) et les extrémités (30D,30G) des bras principaux (26D,26G), et/ou les moyens de guidage 44 au niveau de la pointe avant 42 de ladite embase 38. De façon alternative et dans le même objectif, les conduits (34D,34G) peuvent être coudés vers les extrémités (30D,30G) des bras principaux (26D,26G) et/ou les moyens de guidage 44 au niveau de la pointe avant 42 de ladite embase 38. Afin d'assurer l'abaissement et le levage du plateau 12 de la remorque, l'invention prévoit au moins un dispositif d'enroulement 54 permettant de relâcher ou de récupérer facilement une longueur déterminée de l'élément souple 27. Plus précisément, ce dispositif d'enroulement 54 est un treuil à commande manuelle, l'utilisation d'autres moyens, notamment automatisés et connus de l'homme du métier, étant couverte par la présente invention. De préférence, ledit dispositif d'enroulement 54 est fixé au niveau d'une extrémité mobile (30D,30G) de l'un des bras principaux (26D,26G). Ainsi, et comme illustré sur les figures 1 et 2, le déroulement de l'élément souple 27 avec le dispositif 54 provoque l'abaissement du plateau par gravité, le relâchement dudit élément souple 27 permettant le pivotement du timon 20 autour de l'axe A2 et des bras principaux (26D,26G) des demi-essieux (18D,18G) autour de l'axe Al par rapport au châssis 14 de la remorque. Plus précisément, lors du déroulement de l'élément souple 27, les deuxièmes extrémités mobiles (30D,30G) des bras principaux (26D,26G) s'élèvent au-dessus du châssis 14 en pivotant autour de l'axe Al. Et, le timon 20 comprenant une extrémité avant 55 équipée de moyens d'attelage 57 à un véhicule, ladite extrémité avant 55 s'élève au-dessus du châssis 14 en pivotant autour de l'axe A2, ce qui permet de maintenir lesdits moyens d'attelage 57 sensiblement à la même hauteur dans la position abaissée et dans la position levée. Et, comme illustré sur les figures 3 et 4, l'enroulement de l'élément souple 27 avec le dispositif 54 provoque le relevage du plateau, la récupération dudit élément souple 27 ramenant le timon 20 en position sensiblement horizontale et vers la pointe avant 42 de l'embase 38 et les bras principaux (26D,266) des demi-essieux (18D,186) en position sensiblement horizontale et vers le châssis 14 de la remorque. Afin d'arrêter ledit timon 20 et lesdits bras principaux (26D,266) des demi-essieux (18D,186) dans une position précise lors du levage du plateau 12, ledit timon 20 vient en butée dans un logement de réception 56 ouvert vers le haut et réalisé dans la pointe avant 42 de l'embase 38, et chaque deuxième extrémité (30D,306) de chaque bras principal (26D,266) vient s'appuyer contre une butée (58D,586) solidaire du cadre 14. Plus en détails, le logement de réception 56 arrête le timon 20 lors de sa redescente en position sensiblement horizontale, et lesdites butées (58D,586) arrêtent la redescente des bras principaux (26D,266) dans une position sensiblement horizontale et parallèle au châssis 14 de la remorque. Avantageusement, afin de diminuer l'effort de relevage, les extrémités 32D et 32G de l'élément souple 27 ainsi que le dispositif d'enroulement 54 peuvent être fixés aux deuxièmes extrémités (30D,306) des bras principaux (26D,266) par l'intermédiaire de rallonges (60D,606), lesdites rallonges permettant d'augmenter le bras de levier. Ensuite, pour assurer une sécurité et une rigidité maximales lors du transport d'un quelconque chargement avec la remorque selon l'invention, il est prévu des moyens de verrouillage 62 du timon 20 et des bras principaux (26D,266) des demi-essieux (18D,186) dans leur position correspondant à la position levée du plateau. Dans un mode de réalisation préféré visant à faciliter leur mise en place et leur retrait sans outillage particulier, ces moyens de verrouillage 62 prennent la forme d'éléments vissables 64 équipés d'au moins une ailette pour un serrage/desserrage à la main. Plus précisément, pour chaque bras principal (26D,266) des demi-essieux (18D,186), un index (66D,666) bloquant le relevage desdits bras est 5 maintenu par un élément 64 vissé dans le cadre 14. Pour le timon 20, les moyens de verrouillage 62 prennent la forme d'encoches 68, situées immédiatement au-dessus du logement de réception 56 réalisé dans la pointe avant 42 de l'embase 38, dans lesquelles est enfilée une plaque 70 maintenue par un élément vissé 64 la traversant et venant en pression contre le 10 timon 20. On constate que, contrairement aux dispositifs de l'art antérieur, et notamment grâce auxdits moyens de verrouillage 62, le mécanisme d'abaissement et de levage du plateau 12 selon la présente invention ne participe pas à la rigidité de l'ensemble de la remorque 10 lors du transport d'un chargement. 15 Par conséquent, l'élément souple 27 et le dispositif d'enroulement 54 ne devant pas être dimensionnés pour assurer la rigidité de la remorque lors du transport d'un chargement, le mécanisme d'abaissement et de levage du plateau 12 selon la présente invention offre aussi une conception plus légère pénalisant moins la masse à vide d'une remorque que les dispositifs de l'art antérieur. 20 Ensuite, afin de contenir différents chargements et de fournir des points d'accroche pour des sangles ou d'autres liens permettant de stabiliser ledit chargement, le plateau 12 de la remorque 10 selon l'invention peut être équipé d'au moins une ridelle latérale droite 72D, gauche 72G, avant 74 et/ou arrière 76. 25 Avantageusement, la ridelle arrière 76 est amovible pour faciliter le chargement d'un engin par exemple lorsque le plateau 12 est abaissé. Dans l'objectif de transporter un engin à deux roues, tel une moto de grosse cylindrée, le plateau 12 est équipé d'un rail central 78 en forme de U et de dimensions adaptées, notamment à celles des pneumatiques d'une moto de grosse cylindrée. Aussi, dans l'objectif de transporter un engin à quatre roues, tel un quad ou un buggy, le plateau 12 comprend dans sa longueur au moins deux surfaces latérales, droite 80D et gauche 80G, de chargement sur lesquelles vont reposer les roues dudit engin. Enfin, tant pour faciliter le chargement d'un engin à deux roues que d'un engin à quatre roues, le plateau de chargement 12 comporte au moins un pan incliné 82 au niveau de son bord arrière 84, ledit pan incliné 82 couvrant sensiblement la hauteur entre le sol S et l'épaisseur du châssis 14. Comme illustré en figure 2, des dispositifs de suspension 86D et 86G sont prévus pour relier chacune des roues 16D et 16G à son demi-essieu (18D,18G). Chaque dispositif de suspension (86D,86G) est constitué d'un bras secondaire (88D,88G) pivotant selon un troisième axe transversal (A3D,A3G) par rapport à la deuxième extrémité mobile (30D,30G) du bras principal (26D,26G) sur lequel il est monté, et d'un amortisseur (90D,90G) reliant ledit bras secondaire (88D,88G) et ledit bras principal (26D,26G). De préférence, ledit bras secondaire (88D,88G) est monté pivotant vers l'arrière de façon à osciller devant le bras principal, et, ledit bras secondaire (88D,88G) est moins long que le bras principal (26D,26G) sur lequel il est monté. Ainsi, les axes transversaux (A4D,A4G) au niveau desquels chaque roue (16D,16G) est montée sur lesdits bras secondaires oscillent sensiblement entre le premier axe transversal Al de pivotement des bras principaux et le troisième axe transversal A3 de pivotement des bras secondaires. De préférence, chaque axe transversal (A4D,A4G), et donc chaque roue (16D,16G), oscille sensiblement au milieu de la distance D entre le premier axe transversal Al et le troisième axe transversal A3. Bien entendu, la présente invention n'est pas limitée au mode réalisation décrit et aux applications citées comme exemples, l'invention couvre aussi les différentes variantes pouvant être imaginées à partir d'une remorque comprenant un mécanisme d'abaissement et de levage du plateau similaire à celui qui vient d'être décrit. REVENDICATIONS1. Remorque (10) à plateau (12) abaissable comprenant au moins deux roues latérales, au moins une roue (16D,16G) de chaque côté droit et gauche de la remorque, lesdites roues droite et gauche (16D,16G) étant montées sur des demi-essieux (18D,18G) pivotant selon un premier axe transversal (Al) par rapport au châssis (14) de ladite remorque, ladite remorque comprenant un timon articulé (20) selon un deuxième axe transversal (A2) par rapport audit châssis, et un dispositif (22) d'abaissement et de levage dudit plateau (12) comprenant des moyens de liaison (24) entre les demi-essieux (18D,18G) pivotants, le timon articulé (20) et ledit châssis (14), ladite remorque (10) étant caractérisée en ce que lesdits moyens de liaison (24) prennent la forme d'au moins un élément (27) souple et non-extensible circulant entre lesdits demi-essieux (18D,18G) en passant par le châssis (14) et le timon articulé (20). 2. Remorque (10) à plateau (12) abaissable selon la revendication 1, caractérisée en ce que lesdits moyens de liaison (24) prennent la forme d'un 15 unique élément (27) et en ce que ledit élément (27) est un câble. 3. Remorque (10) à plateau (12) abaissable selon la revendication 1 ou 2, caractérisée en ce qu'un dispositif d'enroulement (54), notamment un treuil à commande manuelle, permet de relâcher ou de récupérer une longueur déterminée de l'élément souple (27). 20 4. Remorque (10) à plateau (12) abaissable selon la revendication 3, chaque demi-essieu (18D,18G) comprenant un bras principal (26D,26G) dont une première extrémité (28D,28G) est montée pivotante par rapport au châssis (14) selon le premier axe transversal (Al), caractérisée en ce que la deuxième extrémité (30D,30G) de chaque bras principal (26D,26G) est mobile et reliée 25 aux moyens de liaison (24), une première extrémité (32D) de l'élémentsouple (27) étant reliée à la deuxième extrémité (30D,306) du bras principal (26D,266) de l'un des deux demi-essieux (18D,186), et la deuxième extrémité (32G) de l'élément souple (27) étant reliée à la deuxième extrémité (30D,306) du bras principal (26D,266) de l'autre demi- essieu (18D,186). 5. Remorque (10) à plateau (12) abaissable selon la revendication 4, caractérisée en ce que ledit dispositif d'enroulement (54) est fixé au niveau d'une extrémité mobile (30D,306) de l'un des bras principaux (26D,266). 6. Remorque (10) à plateau (12) abaissable selon la revendication 4 ou 5, caractérisée en ce que les extrémités (32D) et (32G) de l'élément souple (27) ainsi que le dispositif d'enroulement (54) peuvent être fixés aux deuxièmes extrémités (30D,306) des bras principaux (26D,266) par l'intermédiaire de rallonges (60D,606). 7. Remorque (10) à plateau abaissable selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que l'élément (27) souple circule au niveau du châssis (14) dans au moins deux conduits droit et gauche (34D,346) rapportés, ou intégrés, audit châssis (14), et en ce que lesdits conduits assurent le guidage de l'élément (27) souple depuis lesdits demi-essieux (18D,186) jusqu'au niveau de la partie avant (36) de la remorque. 8. Remorque (10) à plateau (12) abaissable selon la revendication 7, le timon articulé (20) reposant en partie avant (36) de la remorque sur une embase (38) sensiblement triangulaire prolongeant horizontalement le châssis (14) sous ledit timon (20), et la liaison (39) entre l'embase (38) et le timon (20) se situant à la pointe avant (42) de ladite embase, caractérisée en ce que le passage (40) de l'élément souple (27) par le timon (20) se situe au droit de la liaison (39) entre l'embase (38) et le timon (20), et en ce que lesdits deux conduits droit et gauche (34D,346) sont rapportés, ou intégrés, à laditeembase (38) et guident l'élément souple (27) jusqu'à la pointe avant (42) de ladite embase. 9. Remorque (10) à plateau (12) abaissable selon la revendication 8, caractérisée en ce que ledit timon (20) vient en butée dans un logement de réception (56) ouvert vers le haut et réalisé dans la pointe avant (42) de l'embase (38), et en ce que la deuxième extrémité mobile (30b,30G) de chaque bras principal (26b,26G) vient s'appuyer contre une butée (58b,58G) solidaire du cadre (14). 10. Remorque (10) à plateau (12) abaissable selon la revendication 9, caractérisée en ce qu'il est prévu des moyens de verrouillage (62) du timon (20) et des bras principaux (26b,26G) des demi-essieux (18b,18G) dans leur position correspondant à la position levée du plateau. 11. Remorque (10) à plateau (12) abaissable selon la revendication 10, caractérisée en ce que, pour chaque bras principal (26b,26G) des demi- essieux (18b,18G), un index (66b,66G) bloquant le relevage desdits bras est maintenu par un élément (64) vissé dans le cadre (14), et en ce que, pour le timon (20), les moyens de verrouillage (62) prennent la forme d'encoches (68), situées immédiatement au-dessus du logement de réception (56) réalisé dans la pointe avant (42) de l'embase (38), dans lesquelles est enfilée une plaque (70) maintenue par un élément vissé (64) la traversant et venant en pression contre le timon (20). 12. Remorque (10) à plateau (12) abaissable selon l'une des revendications 1 à 11, caractérisée en ce que l'élément souple (27) coulisse librement au niveau du passage (40) par ledit timon (20), et en ce que le timon (20) reçoit des moyens de guidage (44) dudit élément (27) mobiles en rotation. 13. Remorque (10) à plateau (12) abaissable selon la revendication 12, caractérisée en ce que lesdits moyens de guidage (44) prennent la forme de deuxpoulies (46b,46G) montées aux extrémités d'un support (48) en forme de T solidarisé au timon (20), sensiblement en partie médiane (50) dudit timon.
24,654
FR2959972A1
A1
20111118
FR 2959972 A1 20111118 FR 1053774 A 20100517 La présente invention concerne un feu arrière de véhicule comportant une alarme sonore de recul, un système de pilotage de l'intensité acoustique d'une alarme sonore de recul, ainsi qu'un véhicule comprenant un tel système. Certains véhicules, en particulier les véhicules lourds tels que les camions, sont équipés d'une alarme sonore de recul qui, en complément du feu de recul, permet d'avertir les autres usagers et/ou les piétons lorsque le véhicule va ou est en train d'effectuer une manoeuvre en marche arrière. Cette alarme peut toutefois représenter une nuisance sonore trop importante dans certaines conditions, par exemple en ville et/ou de nuit. C'est pourquoi certaines réglementations imposent de conserver cette fonction d'alarme dans ces conditions, mais avec une intensité acoustique plus faible. Pour obtenir ce résultat, il est connu d'utiliser des alarmes deux tons, c'est-à-dire pouvant produire un son ayant une première intensité relativement forte ou une deuxième intensité plus faible. L'utilisation de ce type d'alarme implique des modifications à la fois du feu arrière du véhicule recevant l'alarme et de l'électronique du véhicule. Ainsi, cette solution technique, en plus de nécessiter une alarme spécifique d'un coût élevé, requiert des aménagements spécifiques du véhicule qui engendrent des frais de conception et de réalisation supplémentaires et qui peuvent être compliqués à mettre en oeuvre en pratique. La présente invention vise à remédier aux inconvénients mentionnés ci-dessus. A cet effet, et selon un premier aspect, l'invention concerne un feu arrière de véhicule comprenant une pluralité de sources lumineuses, dont un feu de recul, disposées dans un boîtier, et une alarme sonore de recul associée au boîtier, un circuit d'alimentation électrique desdites sources et de ladite alarme étant logé dans le boîtier, ledit circuit d'alimentation comprenant N conducteurs reliés aux sources lumineuses, dont un premier conducteur et un conducteur de masse entre lesquels l'alarme et le feu de recul sont montés dans des branches parallèles. Selon une définition générale, le feu comprend en outre des moyens de limitation de l'intensité du courant électrique dans l'alarme, lesdits moyens de limitation appartenant au feu et étant agencés de sorte à pouvoir être court-circuités. Ainsi, l'invention propose un feu comportant une alarme sonore de recul classique (par opposition à une alarme deux tons) et dont l'intensité acoustique peut être limitée par des moyens intégrés au feu lui-même. En pratique, sans action particulière, les moyens de limitation sont court-circuités et l'alarme émet donc un son non atténué. Lorsque le besoin s'en fait sentir, les moyens de limitation sont activés par un dispositif approprié et, en conséquence, l'alarme émet un son d'intensité moindre. De façon concrète, de préférence, le dispositif permettant de court-circuiter - ou non - les moyens de limitation sont situés dans la cabine du véhicule et peuvent être très facilement actionnés par le conducteur. L'invention permet d'utiliser une alarme standard, moins coûteuse qu'une alarme deux tons, et ne nécessite pas d'organes spécifiques ou d'aménagements lourds du feu ou de l'électronique du véhicule. Les moyens de limitation et les moyens de les court-circuiter tirent partie d'éléments généralement déjà présents sur le feu ou sur le véhicule et n'impliquent que des adaptations mineures. Les moyens de limitation peuvent être montés en série avec l'alarme sonore de recul entre ladite alarme et le conducteur de masse. Selon une réalisation avantageuse, le feu comprend en outre un connecteur possédant N broches qui, lorsque le connecteur est assemblé au boîtier, sont raccordées chacune à l'un des N conducteurs, le connecteur étant destiné à être raccordé à un câble électrique général du véhicule - également appelé faisceau électrique du véhicule. De plus, le connecteur comporte une broche additionnelle connectée à la branche comportant l'alarme, entre l'alarme et les moyens de limitation, et lesdits moyens de limitation sont montés sur le connecteur, entre la broche additionnelle et la broche de masse connectée au conducteur de masse. La broche additionnelle du connecteur peut être connectée à la branche comportant l'alarme par un conducteur additionnel se présentant par 30 exemple sous la forme d'un fil. Typiquement, les moyens de limitation peuvent comprendre une résistance. Ces moyens de limitation sont par exemple calibrés pour que, avec une alarme apte à produire un son dont l'intensité est comprise entre 65 et 35 80 dB à 7,5 m, l'intensité acoustique limitée obtenue avec lesdits moyens de limitation soit comprise entre 50 et 60 dB à 7,5 m. Selon un deuxième aspect, l'invention concerne un système de pilotage de l'intensité acoustique d'une alarme sonore de recul. Ce système comprend un feu tel que précédemment décrit et un dispositif électronique d'alimentation et de commande des sources lumineuses et de l'alarme du feu, ledit dispositif électronique comportant un organe de commutation apte à court-circuiter les moyens de limitation de l'intensité du courant électrique dans l'alarme. De façon concrète, on prévoit de préférence un organe de commutation qui ne fait pas partie du fait, et qui est situé dans la cabine du 10 véhicule. Enfin, selon un troisième aspect, l'invention concerne un véhicule comportant un tracteur équipé d'une cabine et une remorque associée au tracteur, et qui comporte en outre un système tel que précédemment décrit, le feu étant monté sur la remorque et l'organe de commutation comportant un 15 interrupteur situé dans la cabine. Cet interrupteur est monté en parallèle avec les moyens de limitation, en étant relié d'une part à la broche additionnelle et d'autre part à la masse du véhicule. On décrit à présent, à titre d'exemple non limitatif, un mode de 20 réalisation possible de l'invention, en référence aux figures annexées : La figure 1 est une vue en plan d'un feu selon l'invention, dépourvu de glace, montrant l'intérieur du boîtier, le connecteur et l'alarme sonore de recul ; Les figures 2 et 3 représentent le connecteur en perspective, 25 respectivement depuis sa face extérieure et depuis sa face intérieure - tournée vers le boîtier en position montée ; La figure 4 est une vue agrandie du détail IV de la figure 3 ; La figure 5 est une vue en perspective de l'alarme sonore de recul ; La figure 6 est un schéma électrique simplifié d'un véhicule 30 comportant le feu de la figure 1. La figure 1 représente un feu 1 arrière de véhicule, dont la glace et les sources lumineuses ont été ôtées. Le feu 1 comprend un boîtier 2, de forme générale parallélépipédique, présentant une paroi de fond et quatre parois latérales 3, 4, 35 5, 6. Le boîtier 2 est typiquement réalisé par moulage d'une matière plastique. Il comporte dans la paroi de fond des moyens de fixation au véhicule (non représentés) et, au voisinage des parois latérales 3, 5, des logements 7 de réception d'organes de fixation de la glace, tels que des vis. Le boîtier 2 comporte des zones de réception de différentes sources lumineuses, et plus particulièrement : - un logement 8 pour un feu de recul 9 (le feu de recul 9 étant représenté schématiquement sur la figure 6) ; - un logement 10 pour un feu de position latéral ; - un logement 11 pour un feu clignotant ; - un logement 12 pour un feu stop ; - un logement 13 pour un feu rouge arrière ; - et un logement 14 pour un feu rouge arrière et de plaque d'immatriculation. Les sources lumineuses peuvent être des lampes à incandescence et/ou des diodes électroluminescentes. Dans le boîtier 2 se trouve un circuit d'alimentation électrique de ces sources lumineuses, qui comprend plusieurs conducteurs 15, ici au nombre de six. Les conducteurs 15 sont réalisés sous la forme de langues de métal conducteur fixées à la paroi de fond du boîtier 2 par des plots isolants 16, généralement réalisés dans la même matière plastique que le boîtier 2. Les conducteurs 15 présentent chacun une portion 17 destinée à être en contact avec une zone appropriée d'une source lumineuse et une portion d'extrémité 18 destinée à être reliée à un câble électrique général du véhicule, appelé faisceau électrique 19 du véhicule, par l'intermédiaire d'un connecteur 20 (voir également la figure 6). Les six portions d'extrémité 18 des conducteurs 15 sont disposées sensiblement parallèlement les unes aux autres, près de la paroi latérale 4 du boîtier 2. Parmi les conducteurs 15 se trouvent en particulier un conducteur de masse 15a relié à l'ensemble des sources lumineuses et un premier 30 conducteur 15b relié au feu de recul 9 inséré dans le logement 8. Le connecteur 20, plus particulièrement illustré sur les figures 2 et 3, est destiné à être assemblé au boîtier 2 en venant s'insérer dans une fenêtre ménagée dans la paroi latérale 4. Le connecteur 20 comprend une plaque 21 présentant une face intérieure 22 - tournée vers le boîtier 2 en position montée 35 - et une face extérieure 23. Du côté de la face intérieure 22, le connecteur 20 comporte des pattes d'encliquetage 24 coopérant avec des saillies agencées sur le boîtier. Du côté de la face intérieure 22, le connecteur 20 comporte des broches 25 destinées à être connectées chacune à l'un des conducteurs 15. A cet effet, les broches 25, ici au nombre de six, sont agencées parallèlement et reçoivent chacune par encliquetage la portion d'extrémité 18 du conducteur 15 correspondant. Parmi ces broches 24 se trouve en particulier une broche 24a destinée à être raccordée au conducteur de masse 15a, et une broche 24b destinée à être raccordée au premier conducteur 15b relié au feu de recul 9. Le connecteur 20 comprend également une broche additionnelle 26 dont la fonction sera expliquée plus loin. Les sept broches 25, 26 sont prolongées, du côté de la face extérieure 23 du connecteur 20, par des câbles 27 entourés par un manchon 28 sur lequel vient se raccorder le faisceau électrique 19 du véhicule. Par ailleurs, une alarme sonore de recul 29 est montée sur le boîtier 2, à l'extérieur de celui-ci. Cette alarme 29, illustrée sur la figure 5, est logée dans un boîtier qui comporte des moyens d'assemblage mécanique 30 à une paroi latérale (ici la paroi 5) du boîtier 2, et des moyens de raccordement électrique aux conducteurs 15 appropriés. De façon concrète, il peut s'agir de plots métalliques venant perforer la paroi de fond du boîtier 2 pour venir en contact l'un avec le premier conducteur 15b et l'autre avec le conducteur de masse 15a. Selon l'invention, il est prévu un conducteur additionnel 31, ici sous la forme d'un fil, qui relie la broche additionnelle 26 du connecteur 20 et l'alarme 29. De plus, une résistance 32 est interposée entre la broche additionnelle 26 et la broche 24a de masse du connecteur 20. La figure 6 illustre de façon schématique et partielle le montage électrique correspondant sur un véhicule, qui forme un système 40 de pilotage de l'intensité acoustique de l'alarme 29. Le véhicule est par exemple un camion comprenant un tracteur 33 équipé d'une cabine, et une remorque qui est associée au tracteur et sur laquelle est monté au moins un feu 1 selon l'invention. Le faisceau électrique 19 du véhicule relie le tracteur 33 au connecteur 20 et donc aux différentes sources lumineuses et à l'alarme 29 par les conducteurs 15. L'alarme 29 et le feu de recul 9 sont montés dans des branches parallèles respectives 34, 35 entre le premier conducteur 15b et le conducteur de masse 15a. L'alarme 29 est reliée à la masse par l'intermédiaire du conducteur additionnel 31 et de la résistance 32. Les autres conducteurs 15, reliés aux autres sources lumineuses, ne sont pas représentés. En outre, le système 40 de pilotage comprend un dispositif électronique d'alimentation et de commande des sources lumineuses, dont le feu de recul 9, et de l'alarme 29 du feu 1. Ce dispositif électronique comporte un organe de commutation, tel qu'un interrupteur 41, situé dans la cabine du véhicule. L'interrupteur 41 est monté en parallèle avec la résistance 32, entre un conducteur 42 connecté à la broche additionnelle 26 du connecteur 20 et la masse 43 du tracteur 33. Ainsi, l'interrupteur 41 est apte à court-circuiter la résistance 32. En pratique, lorsque le conducteur du véhicule engage la marche arrière, le feu de recul 9 et l'alarme 29 sont tous deux activés, via le premier 15 conducteur 15b. L'intensité sonore de l'alarme 29 est commandée par l'interrupteur 41 actionné par le conducteur, depuis la cabine. Si le conducteur place l'interrupteur dans la position fermée A, la résistance 32 est court-circuitée, et l'alarme 29 émet un son d'intensité relativement élevée, c'est-à- 20 dire non réduite, par exemple comprise entre 65 et 80 dB à 7,5 m, de préférence entre 68 et 78 dB. Si le conducteur place l'interrupteur dans la position ouverte B, la résistance 32 se trouve en série avec l'alarme 29 et agit comme un moyen de limitation de l'intensité du courant électrique dans l'alarme 29. Ainsi, l'alarme 29 émet un son d'intensité plus limitée, par exemple 25 comprise entre 50 et 60 dB à 7,5 m, de préférence de l'ordre de 55 ± 3 dB. Cette fonction de réduction de l'intensité peut en particulier être utilisée en ville et/ou de nuit, afin de limiter la gêne occasionnée par le bruit. Pour obtenir ce niveau de limitation de l'intensité acoustique, on peut prévoir une résistance de l'ordre de 8,8 kO. 30 L'invention apporte une amélioration déterminante à la technique antérieure. En effet, elle fournit des moyens de limitation de l'intensité du courant électrique dans l'alarme sonore de recul - et donc de l'intensité acoustique de cette alarme - qui sont intégrés au feu et qui sont pilotés par des moyens simples qui, eux, sont situés dans la cabine. 35 Ainsi, l'invention présente notamment les avantages suivants : - elle n'impose pas de modifier de façon importante la structure du véhicule, en particulier la structure électrique générale du véhicule ou le calculateur côté véhicule ; - elle met en oeuvre essentiellement des moyens simples et peu onéreux. Tel est le cas de l'interrupteur, qui peut par ailleurs être déjà présent dans la cabine pour d'autres fonctions, ou de l'alarme, qui est une alarme standard déjà en place sur les feux et non une alarme deux tons ; - elle ne nécessite pas l'ajout de broches complémentaires sur le connecteur, qui comprend généralement une branche additionnelle en attente destinée à la mise en oeuvre de fonctions spécifiques selon les besoins ; - le système peut facilement s'adapter sur des véhicules existants, le cas échéant moyennant l'ajout d'un simple interrupteur dans la cabine. Il va de soi que l'invention n'est pas limitée au mode de réalisation 15 décrit ci-dessus à titre d'exemple mais qu'elle comprend tous les équivalents techniques et les variantes des moyens décrits ainsi que leurs combinaisons. REVENDICATIONS1. Feu arrière de véhicule, comprenant une pluralité de sources lumineuses, dont un feu de recul (9), disposées dans un boîtier (2), et une alarme sonore de recul (29) associée au boîtier (2), un circuit d'alimentation électrique desdites sources et de ladite alarme (29) étant logé dans le boîtier (2), ledit circuit d'alimentation comprenant N conducteurs (15, 15a, 15b) reliés aux sources lumineuses, dont un premier conducteur (15b) et un conducteur de masse (15a) entre lesquels l'alarme (29) et le feu de recul (9) sont montés dans des branches parallèles (34, 35), caractérisé en ce qu'il comprend en outre des moyens de limitation (32) de l'intensité du courant électrique dans l'alarme (29), lesdits moyens de limitation (32) appartenant au feu (1) et étant agencés de sorte à pouvoir être court-circuités. 2. Feu selon la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens de limitation (32) sont montés en série avec l'alarme sonore de recul (29) entre ladite alarme (29) et le conducteur de masse (15a). 3. Feu selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'il comprend en outre un connecteur (20) possédant N broches (25, 25a, 25b) qui, lorsque le connecteur (20) est assemblé au boîtier (2), sont raccordées chacune à l'un des N conducteurs (15, 15a, 15b), le connecteur (20) étant destiné à être raccordé à un câble électrique général (19) du véhicule, le connecteur (20) comportant une broche additionnelle (26) connectée à la branche (34) comportant l'alarme (29), entre l'alarme (29) et les moyens de limitation (32), lesdits moyens de limitation (32) étant montés sur le connecteur (20), entre la broche additionnelle (26) et la broche de masse (25a) connectée au conducteur de masse (15a). 4. Feu selon la revendication 3, caractérisé en ce que la broche additionnelle (26) du connecteur (20) est connectée à la branche (34) comportant l'alarme (29) par un conducteur additionnel (31) se présentant par exemple sous la forme d'un fil. 5. Feu selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que les moyens de limitation comprennent une résistance (32). 6. Feu selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que les moyens de limitation (32) sont calibrés pour que, avec une alarme (29) apte à produire un son dont l'intensité est comprise entre 65 et 80 dB à 7,5 m, l'intensité acoustique limitée obtenue avec lesdits moyens de limitation (32) soit comprise entre 50 et 60 dB à 7,5 m. 7. Système de pilotage de l'intensité acoustique d'une alarme sonore de recul (29), caractérisé en ce qu'il comprend un feu (1) selon l'une des revendications précédentes et un dispositif électronique d'alimentation et de commande des sources lumineuses et de l'alarme (29) du feu (1), ledit dispositif électronique comportant un organe de commutation (41) apte à court-circuiter les moyens de limitation (32) de l'intensité du courant électrique dans l'alarme (29). 8. Véhicule comportant un tracteur (33) équipé d'une cabine et une remorque associée au tracteur (33), caractérisé en ce qu'il comprend un système selon la revendication 7, le feu (1) étant monté sur la remorque et l'organe de commutation comportant un interrupteur (41) situé dans la cabine.
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FR 2959973 A1 20111118 FR 1053728 A 20100512 Dispositif optique, notamment pour véhicule automobile L'invention concerne un dispositif optique, notamment pour véhicule automobile, tel qu'un dispositif d'éclairage et/ou de signalisation. On connaît par la demande de brevet DE 10 2007 014215 un projecteur comportant un élément de lentille primaire associé à une LED (diode électroluminescente). Dans ce projecteur, la source de lumière n'est pas cachée en aspect éteint, à travers la lentille. La présente invention vise à proposer un nouveau dispositif optique, notamment pour réaliser une fonction de signalisation. L'invention a notamment pour objet de permettre, avec une source LED, de créer un faisceau de signalisation en combinant une technologie à réflecteur et une lentille d'aspect lisse. L'invention concerne un dispositif optique, notamment pour véhicule automobile, ce dispositif comportant au moins un module lumineux, ce module comportant : - une source lumineuse, notamment comprenant une LED, - un réflecteur agencé pour réfléchir de la lumière provenant de la source lumineuse, - une lentille disposée sur le trajet d'un faisceau lumineux provenant du réflecteur, cette lentille présentant un axe optique. Ce dispositif est notamment caractérisé par le fait que la source lumineuse est disposée à distance de l'axe optique de la lentille, notamment de manière à ce que la source lumineuse ne soit pas visible à travers la lentille, notamment en vue de face. L'invention permet notamment un aspect original, à savoir la source lumineuse est dissimulée, non visible, à travers la lentille, lorsque le dispositif est 30 vu de face. Cette lentille présente un aspect de bille de verre lorsque la fonction du module lumineux est éteinte. Si l'on veut, la lentille présente un aspect lisse à la fois en état allumé et éteint de la source associée. Le dispositif comporte avantageusement une pluralité de modules lumineux, par exemple certains au moins sont identiques (par exemple en étant de constitution identique) voire tous identiques, agencés pour former ensemble un faisceau réglementaire, notamment un faisceau de signalisation réglementaire tel qu'un feu diurne (DRL), un feu Stop, un indicateur de direction, une lanterne... Le nombre desdits modules lumineux peut être supérieur à quatre, étant par exemple compris entre six et dix, étant par exemple égal à huit. Si on le souhaite, lesdits modules sont disposés le long d'une ligne courbe, notamment cette ligne suit sensiblement un bord galbé du dispositif, cette ligne pouvant par exemple présenter un coude. Dans un exemple de mise en oeuvre de l'invention, les modules lumineux sont séparés les uns des autres par une distance choisie pour permettre à ces modules de présenter, lorsque les sources lumineuses associées sont allumées, un aspect lumineux discrétisé, à savoir comme un ensemble de points lumineux sensiblement disjoints. Le cas échéant, le dispositif comporte un masque, notamment réalisé en matière plastique par exemple par moulage, comprenant une ou plusieurs cavités pour loger au moins partiellement une ou plusieurs sources lumineuses supplémentaires notamment pour réaliser une ou plusieurs fonctions photométriques d'éclairage, cette source ou ces sources pouvant comporter au moins une lampe telle qu'une lampe halogène ou à décharge par exemple une lampe xénon, et l'un au moins des modules lumineux, notamment de la fonction de signalisation, est disposé sur un support de préférence distinct du masque. Avantageusement, des sources lumineuses des modules sont disposées sur un support commun, ce support étant de préférence plan. Ce support est de préférence différent d'une feuille flexible. Si on le souhaite, tous les modules lumineux, notamment à LED, du dispositif et notamment formant la fonction de signalisation, sont disposés sur un support commun unique. Dans un autre exemple de mise en oeuvre de l'invention, les modules lumineux, notamment à LED, du dispositif (et notamment formant la même fonction de signalisation) sont disposés sur au moins deux supports séparés. Avantageusement ce ou ces supports comportent au moins une carte de circuit imprimé. Par exemple, les réflecteurs des modules lumineux sont réalisés sur une 10 pièce commune. Dans un exemple de mise en oeuvre de l'invention, le réflecteur du module lumineux présente, suivant une première coupe notamment horizontale, un pourtour sensiblement parabolique ou en variante elliptique (dans ce deuxième cas, avec de préférence un second foyer en avant du foyer de la lentille), 15 notamment de manière à concentrer et à optimiser le faisceau de lumière intermédiaire provenant du réflecteur. Si on le souhaite, le réflecteur du module présente, suivant une deuxième coupe (perpendiculaire à la première coupe) notamment verticale, un pourtour sensiblement elliptique, notamment avec un foyer de l'ellipse sensiblement 20 confondu avec un foyer de la lentille, de manière à envoyer vers la lentille le maximum de flux lumineux. De préférence, la source lumineuse du module est disposée sensiblement à une extrémité du réflecteur, notamment à un emplacement inférieur du réflecteur. Dans un exemple de mise en oeuvre de l'invention, le réflecteur présente une 25 hauteur supérieure à celle de la lentille, notamment le réflecteur comporte une extrémité qui est située sensiblement en dessous de la lentille, lorsque le réflecteur et la lentille sont montés dans le dispositif. Par exemple, le réflecteur est formé par une pièce revêtue au moins partiellement d'un revêtement métallique réfléchissant. 30 Dans un exemple de mise en oeuvre de l'invention, la lentille est agencée pour répartir le faisceau pour réaliser la fonction photométrique requise. Avantageusement la lentille présente un aspect lisse, notamment la lentille est dépourvu d'arête vive, la lentille présentant de préférence un aspect de bille de verre lorsque la source lumineuse associée est éteinte. L'invention permet notamment un aspect innovant, par exemple en permettant d'avoir un aspect de bille de diamètre apparent faible, par exemple inférieur à 12 mm. Par exemple les lentilles des modules lumineux sont portées par un support commun ou, en variante, par des supports distincts. Dans un exemple de mise en oeuvre de l'invention, la source lumineuse du module présente un axe d'émission principal de la lumière orienté vers le réflecteur, par exemple cet axe peut être l'axe vertical. L'invention pourra être mieux comprise à la lecture de la description détaillée qui va suivre, d'un exemple de mise en oeuvre non limitatif de l'invention, et à l'examen du dessin annexé, sur lequel : - la figure 1 illustre, schématiquement et partiellement, en vue de dessus, un module lumineux d'un dispositif optique selon un exemple de mise en oeuvre de l'invention, - la figure 2 représente, schématiquement et partiellement, en vue de côté, le module de la figure 1, - la figure 3 illustre schématiquement une image formée par le dispositif selon l'exemple de l'invention, et - les figures 4 à 6 illustrent, très schématiquement, différentes vues du dispositif selon l'exemple de l'invention. On a représenté, notamment sur les figures 1, 2 et 6, différents éléments d'un dispositif optique 1 pour véhicule automobile, ce dispositif 1 formant un projecteur et comportant une pluralité de modules lumineux 2, chaque module 2 comportant : - une source lumineuse 3 comprenant une LED, - un réflecteur 4 agencé pour réfléchir de la lumière provenant de la source lumineuse 3, - une lentille 5 disposée sur le trajet d'un faisceau lumineux fi provenant du réflecteur 4, cette lentille présentant un axe optique Oxi. La source lumineuse 3 est disposée à distance de l'axe optique Oxi de la lentille 5 associée de manière à ce que la source lumineuse 3 ne soit pas visible à travers la lentille 5 par une personne regardant le véhicule sur lequel le dispositif 1 est monté. La lentille 5 présente un aspect de bille de verre lorsque la fonction du module lumineux est éteinte. La lentille 5 présente par exemple une face sensiblement en calotte sphérique. Dans l'exemple décrit, le dispositif 1 comporte huit modules lumineux 2, de préférence identiques, agencés pour former ensemble un faisceau réglementaire, notamment un faisceau de signalisation réglementaire tel qu'un feu diurne (DRL), un feu Stop, un indicateur de direction, une lanterne. Comme illustré sur la figure 4, les modules 2 qui forment une même fonction de signalisation, sont disposés le long d'une ligne courbe C, notamment cette ligne C suit sensiblement un bord galbé du projecteur, cette ligne pouvant par exemple présenter un coude. Les modules lumineux 2 sont séparés les uns des autres par une distance choisie pour permettre à ces modules de présenter, lorsque les sources lumineuses 3 associées sont allumées, un aspect lumineux discrétisé, à savoir comme un ensemble de points lumineux sensiblement disjoints. Comme illustré sur la figure 6, le dispositif comporte un masque 10 réalisé en matière plastique, comprenant une ou plusieurs cavités 11 pour loger au moins partiellement une ou plusieurs sources lumineuses supplémentaires (non représentées) notamment pour réaliser une ou plusieurs fonctions photométriques d'éclairage, cette source ou ces sources supplémentaires pouvant comporter au moins une lampe telle qu'une lampe halogène ou à décharge par exemple une lampe xénon, et l'un au moins des modules lumineux 2 de la fonction de signalisation est disposé sur un support 14 distinct du masque 10 Dans l'exemple décrit, les modules lumineux 2, notamment à LED, du dispositif (formant ensemble la fonction de signalisation) sont disposés sur deux supports séparés 14 (voir figures 5 et 6). Le boîtier 10 et les supports 14 sont disposés dans une enceinte de projecteur fermée à l'avant par une glace (non représentée). Ces supports 14 comportent au moins une carte de circuit imprimé pour recevoir les LED 3. Par exemple, les réflecteurs 4 des modules lumineux sont réalisés sur une pièce commune. Chaque réflecteur 4 du module lumineux 2 présente, suivant une première coupe notamment horizontale, un pourtour 16 sensiblement parabolique, notamment de manière à concentrer et à optimiser le faisceau intermédiaire provenant du réflecteur. Chaque réflecteur 4 du module 2 présente, suivant une deuxième coupe notamment verticale, un pourtour 17 sensiblement elliptique, notamment avec un foyer F2 de l'ellipse sensiblement confondu avec un foyer F de la lentille, de manière à envoyer vers la lentille le maximum de flux lumineux (voir figure 2). La LED 3 associée au module 2 est disposée sensiblement à une extrémité du réflecteur, notamment à un emplacement inférieur du réflecteur (voir figure 2), sensiblement au premier foyer FI du réflecteur 4. Le réflecteur 4 peut présenter une hauteur supérieure à celle de la lentille 5, notamment le réflecteur comporte une extrémité 19 qui est située sensiblement en dessous de la lentille, lorsque le réflecteur 4 et la lentille 5 sont montés dans le dispositif. Le réflecteur 4 peut être formé par une pièce revêtue au moins partiellement d'un revêtement métallique réfléchissant. Les lentilles 5 des modules lumineux sont portées par les supports 14 respectifs. La figure 3 illustre la répartition lumineuse d'un faisceau DRL obtenu dans l'exemple décrit.5 REVENDICATIONS1. Dispositif optique (1), notamment pour véhicule automobile, ce dispositif comportant au moins un module lumineux (2), ce module comportant : - une source lumineuse (3), notamment comprenant une LED, - un réflecteur (4) agencé pour réfléchir de la lumière provenant de la source lumineuse, - une lentille (5) disposée sur le trajet d'un faisceau lumineux provenant du réflecteur, cette lentille présentant un axe optique, dispositif caractérisé par le fait que la source lumineuse est disposée à distance de l'axe optique (Oxi) de la lentille, notamment de manière à ce que la source lumineuse ne soit pas visible à travers la lentille. 2. Dispositif selon la revendication précédente, caractérisé par le fait qu'il comporte une pluralité de modules lumineux (2), de préférence certains au moins sont identiques, agencés pour former ensemble un faisceau réglementaire, notamment un faisceau de signalisation réglementaire. 3. Dispositif selon l'une des deux revendications précédentes, caractérisé par le fait que lesdits modules sont disposés le long d'une ligne courbe (C), notamment cette ligne suit sensiblement un bord galbé du dispositif, cette ligne pouvant par exemple présenter un coude. 25 4. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait qu'il comporte un masque (10), notamment réalisé en matière plastique par exemple par moulage, comprenant une ou plusieurs cavités pour loger au moins partiellement une ou plusieurs sources lumineuses 30 supplémentaires notamment pour réaliser une ou plusieurs fonctions photométriques d'éclairage, cette source ou ces sources pouvant comporter au20moins une lampe telle qu'une lampe halogène ou à décharge par exemple une lampe xénon, et par le fait que l'un au moins des modules lumineux est disposé sur un support (14) distinct du masque. 5. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que certaines sources lumineuses des modules sont disposées sur un support commun (14), ce support étant de préférence plan. 6. Dispositif selon la revendication précédente, caractérisé par le fait que tous les modules lumineux, notamment à LED, du dispositif sont disposés sur un support commun unique. 7. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé par le fait que les modules lumineux, notamment à LED, du dispositif sont disposés sur au moins deux supports (14) séparés. 8. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que le réflecteur (4) du module lumineux présente, suivant une première coupe notamment horizontale, un pourtour sensiblement parabolique, notamment de manière à réaliser un faisceau avec une grille photométrique prédéterminée. 9. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisé par le fait que le réflecteur (4) du module lumineux présente, suivant une première coupe notamment horizontale, un pourtour sensiblement elliptique, notamment de manière à réaliser un faisceau avec une grille photométrique prédéterminée 10.Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que le réflecteur (4) du module présente, suivant une deuxième coupe notamment verticale, un pourtour sensiblement elliptique,notamment avec un foyer de l'ellipse sensiblement confondu avec un foyer de la lentille, de manière à envoyer vers la lentille le maximum de flux lumineux. 11.Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que la source lumineuse (3) du module est disposée sensiblement à une extrémité du réflecteur. 12.Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que le réflecteur (4) présente une hauteur supérieure à celle de la lentille, notamment le réflecteur comporte une extrémité qui est située en dessous de la lentille, lorsque le réflecteur et la lentille sont montés dans le dispositif. 13.Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que la lentille (5) présente un aspect lisse, notamment la lentille est dépourvu d'arête vive, la lentille pouvant apparaître avec un diamètre apparent sensiblement inférieur à 12 mm.
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FR 2959974 A1 20111118 FR 1053707 A 20100511 -1- DISPOSITIF LUMINEUX DE SIGNALISATION POUR REPETITEUR DE VEHICULE DE TYPE TAXI, ET REPETITEUR CORRESPONDANT Domaine technique L'invention se rapporte au domaine des dispositifs lumineux de signalisation, communément appelé répétiteur lumineux, pour véhicule de type taxi. Plus précisément, l'invention concerne un dispositif lumineux d'indication de l'état d'occupation du taxi, tel que « libre » ou « en course » (ou « occupé » ou « réservé »). Etat de la technique antérieure De manière générale, un répétiteur pour véhicule de type taxi est un dispositif lumineux de signalisation disposé à l'extérieur du véhicule, notamment sur le toit du véhicule, et relié à un boîtier de commande (appelé communément « taximètre ») disposé à l'intérieur du véhicule. Le taximètre est notamment un compteur horokilométrique qui indique au client la somme à payer en fonction du kilométrage parcouru. Le répétiteur pour taxi se compose notamment d'un globe lumineux portant la mention « taxi » ainsi qu'une indication de la commune de rattachement, et des cabochons lumineux d'indication du tarif appliqué. Le globe lumineux sert en outre à indiquer l'état d'occupation du véhicule. Lorsque le taxi est « en course » (c'est-à-dire « occupé » ou « réservé »), le globe doit être éteint pour indiquer que le taxi ne peut prendre de passager. Lorsque le taxi est « libre », le globe lumineux est éclairé indiquant au client que le taxi peut prendre des passagers. De manière générale, l'éclairement du globe est assuré par une source lumineuse, par exemple une lumière blanche, disposée à l'intérieur du globe. -2- Cependant, ce code lumineux n'est pas toujours évident pour les clients. En outre, la visibilité par les clients de l'indication de l'état d'occupation peut être détériorée par les conditions climatiques, notamment en plein jour lorsque la luminosité ambiante est trop importante. Exposé de l'invention Dans ce contexte, la présente invention a notamment pour but de proposer un dispositif lumineux pour répétiteur de véhicule de type taxi exempt de l'une au 10 moins des limitations précédemment évoquées. L'invention se propose notamment d'améliorer la visibilité de l'indicateur lumineux de l'état d'occupation du taxi vis-à-vis des clients. Selon l'invention, le dispositif lumineux de signalisation pour répétiteur de 15 véhicule de type taxi, comprend au moins : - une première source lumineuse d'une première couleur destinée à indiquer un premier état d'occupation du véhicule ; - une deuxième source lumineuse d'une deuxième couleur destinée à indiquer un deuxième état d'occupation du véhicule ; et 20 - un système optique comprenant au moins une surface de diffusion en regard des première et deuxième sources lumineuses, cette surface de diffusion présentant un relief apte à diffuser les rayons incidents issus de la première ou deuxième source lumineuse, de sorte que le faisceau lumineux formé par les rayons émergeants présente une couverture angulaire horizontale supérieure à la couverture angulaire 25 verticale, les couvertures angulaires horizontale ou verticale étant définies autour d'un axe d'émission parallèle à la trajectoire des rayons incidents issus de la première ou deuxième source lumineuse. En d'autres termes, contrairement aux solutions existantes dans lesquelles 30 l'indication de l'état d'occupation est indiquée par une unique source lumineuse, l'invention se propose d'utiliser deux sources lumineuses de couleur différente pour indiquer l'état d'occupation du véhicule. 2959974 -3- En outre, la visibilité des indicateurs lumineux est améliorée par l'utilisation d'une surface de diffusion optimale des rayons incidents issus des sources lumineuses. Plus précisément, la couverture angulaire horizontale étant supérieure à la couverture angulaire verticale, la diffusion au niveau des piétons est 5 privilégiée. De préférence, la projection de la couverture angulaire du faisceau lumineux émergeant, sur un plan perpendiculaire à l'axe d'émission présente une forme elliptique dont la grande diagonale (ou grand axe) est sensiblement parallèle au plan formé par la route. En d'autres termes, le relief comprend de préférence une pluralité de saillies formées et agencées pour orienter les rayons lumineux émergeants dans des directions choisies de manière à privilégier la visibilité des signaux lumineux par les piétons. De préférence, les première et deuxième sources lumineuses sont disposées sur une plaque support reliée à un module de commande des première et deuxième sources lumineuses, ledit module de commande étant destiné à être relié à un dispositif de commande placé à l'intérieur du véhicule, ce dispositif de commande peut par exemple être un taximètre. Pour améliorer la visibilité, chacune des première et deuxième sources lumineuses peut être couplée à un capteur de luminosité ambiante, l'intensité des première et deuxième sources lumineuses étant réglée par le module de commande au moins en fonction des signaux fournis par ces capteurs de luminosité. En outre, l'utilisation de capteurs de luminosité présente notamment l'avantage de permettre l'ajustement de l'intensité lumineuse en tenant compte de : - la luminosité extérieure ; - l'encrassement des surfaces traversées par la lumière au fil du temps ; et - des modifications de la transparence de la matière plastique au fil du temps. 2959974 -4- Par exemple, les première et deuxième sources lumineuses peuvent être des diodes électroluminescentes (LED). De préférence, chacune des première et deuxième sources lumineuses peut 5 être couplée à un capteur de température apte à mesurer la température à proximité des sources lumineuses. L'utilisation de capteurs de température permet notamment : - de protéger les sources lumineuses, par exemple des LEDs par coupure de leur 10 alimentation par le module de commande lorsque la température mesurée est trop élevée ; et - d'améliorer la durée de vie des Leds en modulant leur régime d'alimentation électrique de manière à ne pas dépasser la température limite de fonctionnement. 15 Selon un mode de réalisation, le dispositif lumineux comprend des premier et deuxième modules optiques disposés sur la plaque support, chaque module optique comprend au moins une source lumineuse, un capteur de luminosité, un capteur de température, et un système optique qui comporte au moins une surface de diffusion et une surface latérale formant paroi autour de la source lumineuse, du capteur de 20 température et du capteur de luminosité. Selon un mode de réalisation, le relief est tel que la surface de diffusion présente des ondulations par rapport audit plan perpendiculaire à l'axe d'émission. 25 En d'autres termes, la surface de diffusion présente une succession de bosses dans la direction de l'axe d'émission. En outre, ces bosses peuvent être de toute nature, par exemple, de profils arrondis, ou en forme de créneaux, ou en dents de scie. Par ailleurs, deux bosses adjacents peuvent présenter des hauteurs différentes. 30 Dans ce mode de réalisation, les sillons formés par la succession de bosses sont sensiblement perpendiculaire au plan de la toiture du véhicule. -5- Cette disposition a notamment l'avantage de permettre une couverture angulaire optimale en direction des piétons. Selon un autre mode de réalisation, le relief présente une pluralité de saillies, chacune des saillies présentant une forme pyramidale à base rectangulaire. Dans ce mode de réalisation, les longueurs des bases rectangulaires des saillies diffusantes sont de préférence sensiblement perpendiculaires au plan de la toiture du véhicule. Ces agencements particuliers permettent notamment d'assurer que le faisceau lumineux émergeant présente une couverture angulaire horizontale supérieure à sa couverture angulaire verticale, quelle que soit la disposition du premier module optique élémentaire par rapport au deuxième module optique élémentaire. 15 L'invention a également pour objet, un répétiteur pour véhicule de type taxi comprenant au moins : - un globe destiné à comporter au moins une mention informative ; - au moins un dispositif lumineux de signalisation de l'état d'occupation du 20 véhicule tel que décrit précédemment ; et - un ensemble lumineux d'indicateurs de tarifs disposé sous le globe. De préférence, le répétiteur comprend au moins des premier et deuxième dispositifs lumineux de signalisation tel que décrit précédemment, le premier 25 dispositif lumineux étant destiné à diffuser vers l'avant du véhicule et le deuxième dispositif étant destiné à diffuser vers l'arrière du véhicule. Selon un mode de réalisation, le premier module optique est disposé au dessus du deuxième module optique, les sillons des ondulations ou les longueurs 30 des bases rectangulaires des saillies étant sensiblement parallèles au plan de la toiture du véhicule10 -6- Selon un autre mode de réalisation, le premier module optique est disposé à côté du deuxième module optique, les sillons des ondulations ou les longueurs des bases rectangulaires des saillies étant sensiblement perpendiculaires au plan de la toiture du véhicule. Brève description des dessins D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront clairement de la description qui en est faite ci-après, à titre indicatif et nullement limitatif, en 10 référence aux figures annexées, dans lesquelles : - la figure 1 est une vue schématique d'un répétiteur pour taxi selon un mode de réalisation de l'invention ; - la figure 2 est une vue schématique partielle et éclatée d'un globe et de plusieurs ensembles lumineux de signalisation de l'état d'occupation du véhicule selon un 15 mode de réalisation de l'invention ; - la figure 3A est une vue schématique de face d'un dispositif lumineux de signalisation de l'état d'occupation du véhicule selon un mode de réalisation de l'invention ; - la figure 3B est une vue schématique de face d'un dispositif lumineux de 20 signalisation de l'état d'occupation du véhicule selon un autre mode de réalisation de l'invention ; - la figure 4A est une vue schématique de face d'un dispositif lumineux de signalisation de l'état d'occupation du véhicule selon un autre mode de réalisation de l'invention ; 25 - la figure 4B est une vue schématique de face d'un dispositif lumineux de signalisation de l'état d'occupation du véhicule selon un autre mode de réalisation de l'invention ;- la figure 5 est une vue schématique en coupe selon l'axe AA' du dispositif lumineux de la figure 3 selon un mode de réalisation de l'invention ; - la figure 6 est une vue schématique en coupe selon l'axe AA' du dispositif 30 lumineux de la figure 3 selon un autre mode de réalisation de l'invention ; 2959974 -7- - la figure 7 est une vue schématique partielle des sources lumineuses et des capteurs de luminosité disposés dans les modules optiques selon un mode de réalisation de l'invention ; - la figure 8 est une vue schématique partielle de face des modules optiques du 5 dispositif de signalisation de la figure 3, avec mise en évidence de la position des picots ; - la figure 9 est vue schématique partielle de face des modules optiques élémentaires du dispositif de signalisation de la figure 4, avec mise en évidence de la position des picots ; - la figure 10 est une vue schématique partielle de la plaque support muni de trous aptes à coopérer avec les picots ; - la figure 11 est une vue schématique partielle en coupe du dispositif lumineux de la figure 5 dans lequel de la résine a été versée ; - la figure 12 est une vue schématique partielle en coupe du dispositif lumineux de 15 la figure 6 dans lequel de la résine a été versée ; - les figures 13A, 13B et 13C sont des vues schématiques partielles en coupe du profil des reliefs de la surface de diffusion selon différents modes de réalisation ; et - la figure 14 est une vue schématique partielle en coupe d'un collimateur muni d'une rainure anti-remonté de la résine. 20 Exposé détaillé d'un mode de réalisation particulier La figure 1 présente un répétiteur pour véhicule de type taxi comprenant notamment un globe 1 comportant au moins la mention de la profession, par 25 exemple « taxi », et un ensemble lumineux d'indicateurs de tarifs 2 disposé sous le globe. Comme illustré sur la figure 2, le globe comprend en outre des logements latéraux 10, 11, chacun étant destiné à accueillir un ensemble lumineux de 30 signalisation 3 de l'état d'occupation du véhicule. 2959974 -8- Selon un mode de réalisation, chaque ensemble lumineux de signalisation 3 se compose de deux dispositifs lumineux de signalisation 30, 31 de l'état d'occupation du véhicule, agencés de sorte que l'un 30 de ces dispositifs lumineux diffuse vers l'avant du véhicule et l'autre 31 dispositif lumineux diffuse vers 5 l'arrière du véhicule. Comme illustré aux figures 3 à 6, chaque dispositif lumineux de signalisation 3 comprend notamment un boitier 4 dans lequel sont agencés des premier et deuxième modules optiques 5, 6 disposés sur une plaque support 7. En 10 outre, comme illustré sur les figures 3 et 4, le boîtier 4 peut être muni d'encoches 40 participant à la fixation des premier et deuxième modules optiques 5, 6 dans le boitier 4. Le premier module optique 5 comprend notamment (figures 5, 6 et 7) : - un premier capteur de température 57 et un premier capteur de luminosité 54 couplés à une première source lumineuse 50, par exemple une diode électroluminescente, d'une première couleur, par exemple rouge, destinée à indiquer un premier état d'occupation du véhicule, par exemple « en course » ; - un premier système optique formé d'un collimateur 51 couplé à une première surface de diffusion 52 en regard de la première source lumineuse 50, et une première surface latérale 53 formant paroi autour de la première source lumineuse 50. Le deuxième module optique comprend notamment (figures 5, 6 et 7) : - un deuxième capteur de température 67 et un deuxième capteur de luminosité 64 couplés à une deuxième source lumineuse 60, par exemple une diode électroluminescente, d'une deuxième couleur, par exemple verte, destinée à indiquer un deuxième état d'occupation du véhicule, par exemple « libre » ; - un deuxième système optique formé d'un autre collimateur 61 couplé à une deuxième surface de diffusion 62 en regard de la deuxième source lumineuse 60, et une deuxième surface latérale 63 formant paroi autour de la deuxième source lumineuse 60. 2959974 -9- Selon un mode de réalisation illustré en figure 7, les première et deuxième surfaces latérales 53, 63 sont de forme circulaire. En outre, la première source lumineuse 50 est disposée au centre de la première surface latérale 53 et la deuxième source lumineuse 60 est disposée au centre de la deuxième surface 5 latérale 63. Les premier et deuxième capteurs de luminosité 54, 64 sont disposés à l'intérieur des surfaces latérales 53, 63 respectives à proximité des première et deuxième sources lumineuses 50, 60 respectives, et de manière symétrique par rapport à un axe Z. Cet agencement a notamment l'avantage de permettre l'ajustement de l'intensité lumineuse en tenant compte de la luminosité extérieure, 10 de l'encrassement des surfaces traversées par la lumière au fil du temps, et des modifications de la transparence de la matière plastique au fil du temps. De même, les premier et deuxième capteurs de température 57, 67 sont disposés à l'intérieur des surfaces latérales 53, 63 respectives à proximité des première et deuxième sources lumineuses 50, 60 respectives, et de manière symétrique par rapport à un 15 axe Z. Ainsi, il est possible de protéger les sources lumineuses par coupure de leur alimentation lorsque la température mesurée est trop élevée, et d'améliorer la durée de vie de ces sources lumineuses en modulant leur régime d'alimentation électrique de manière à ne pas dépasser la température limite de fonctionnement. 20 De ce fait, l'ouverture 510 du collimateur 51 du premier système optique présente une forme sensiblement circulaire entourant la première source lumineuse 50, le premier capteur de température 57 et le premier capteur de luminosité 54. De même, l'ouverture 610 du collimateur 61 du deuxième système optique présente une forme sensiblement circulaire entourant la deuxième source lumineuse 60, le 25 deuxième capteur de température 57 et le deuxième capteur de luminosité 64. Les première et deuxième surfaces de diffusion présentent chacune un relief apte à diffuser les rayons incidents issus de la première ou deuxième source lumineuse, de sorte que le faisceau lumineux formé par les rayons émergeants 30 présente une couverture angulaire horizontale supérieure à la couverture angulaire verticale. La projection de la couverture angulaire du faisceau lumineux émergeant, sur un plan perpendiculaire à un axe d'émission présente une forme 2959974 -10- elliptique dont la grande diagonale est sensiblement parallèle au plan formé par la route, l'axe d'émission étant parallèle à la trajectoire des rayons incidents issus de la première ou deuxième source lumineuse. Cette particularité permet d'optimiser la visibilité des signaux lumineux de signalisation de l'état d'occupation du 5 véhicule par les piétons. A cette fin, le relief de la surface de diffusion peut comprendre une pluralité de saillies formées et agencées pour orienter les rayons lumineux émergeants dans des directions choisies de manière à privilégier la visibilité des signaux lumineux 10 par les piétons. Par exemple, les figures 13A à 13C présentent des vues schématiques partielles en coupe selon l'axe AA' des figures 3A à 4B, des reliefs de la surface de diffusion selon différents modes de réalisation. Ces reliefs sont notamment tels 15 que la surface de diffusion 52, 62 présente des ondulations par rapport au plan perpendiculaire à l'axe d'émission E des rayons incidents. La surface de diffusion 52, 62 présente donc une succession de bosses dans la direction de l'axe d'émission E. Par exemple, ces bosses peuvent présenter un profil en trapèze (figure 13A), un profil en dents de scie (figure 13B), ou un profil arrondi 20 (figure 13C). En outre, deux bosses adjacents peuvent présenter des hauteurs différentes. Afin d'assurer une meilleure couverture angulaire en direction des piétons, lors du montage, les sillons 521, 621 formés par la succession de bosses sont de 25 préférence agencés, lors du montage, sensiblement perpendiculaire au plan P de la toiture du véhicule, comme illustré aux figures 3B et 4B. Selon un autre mode de réalisation, le relief peut être formé d'une pluralité de saillies 520, 620, chacune étant de forme pyramidale à base rectangulaire. Pour des 30 raisons de clarté, les saillies 520, 620 ne sont pas tous représentées sur les figures 3A et 4A. De même, afin d'assurer une meilleure couverture angulaire en direction des piétons, lors du montage, les longueurs L des bases rectangulaires des 2959974 -11- saillies 520, 620 sont sensiblement perpendiculaires au plan P formé par la toiture du véhicule, comme illustré aux figures 3A et 4A. En particulier, quelle que soit la position du premier module optique 5 par 5 rapport au deuxième module optique 6, les sillons 521, 621 ou les longueurs L des bases rectangulaires des saillies 520, 620 sont sensiblement perpendiculaires au plan P formé par la toiture du véhicule (figures 3A à 4B). De ce fait, la couverture angulaire horizontale est toujours supérieure à la couverture angulaire verticale quelle que soit la position du premier module optique 5 par rapport au deuxième 10 module optique 6. Par exemple, selon une disposition horizontale, le premier module optique 5 peut être disposé à côté du deuxième module optique 6, comme illustré aux figures 3A et 3B, les sillons 521, 621 ou les longueurs L des bases rectangulaires des saillies 520, 620 restant sensiblement perpendiculaires au plan P formé par la toiture du véhicule. Selon une disposition verticale illustrée aux 15 figures 4A et 4B, le premier module optique 5 peut être disposé au dessus du deuxième module optique 6, les sillons 521, 621 ou les longueurs L des bases rectangulaires des saillies 520, 620 restant également sensiblement perpendiculaires au plan P formé par la toiture du véhicule. 20 A cette fin, chacun des premier et deuxième systèmes optiques sont pourvus de moyens de positionnement aptes à coopérer avec des moyens de positionnement réalisé par exemple au niveau du boitier ou de la plaque support pour positionner les premier et deuxième systèmes optiques de sorte que les sillons 521, 621 ou les longueurs L des bases rectangulaires des saillies 520, 620 restent sensiblement 25 perpendiculaires au plan P formé par la toiture du véhicule, quelle que soit la position du premier module optique 5 par rapport au deuxième module optique 6 dans le globe du répétiteur. Par exemple, selon un mode de réalisation, chacun des premier et deuxième 30 systèmes optiques peut être muni de deux picots 55, 56, 65, 66 (figures 8 et 9). Chaque picot 55, 56, 65, 66 est apte à coopérer avec des trous 70, 71, 72, 73, 74, 75 formés dans la plaque support 7 (figure 10). Les trous 70, 71, 72, 73, 74, 75 et 2959974 -12- picots 55, 56, 65, 66 sont réalisés de sorte que chaque système optique peut être tourné de 90° dans le sens horaire afin que les longueurs des bases rectangulaires des saillies restent toujours sensiblement parallèles au plan formé par la toiture du véhicule en fonction de la position du premier module optique 5 par rapport au 5 deuxième module optique 6. En particulier, en référence à la figure 10, la plaque support comprend notamment un premier ensemble de trous 70, 71, 72 aptes à coopérer avec les picots 55, 56 du premier système optique, et un deuxième ensemble de trous 73, 10 74, 75 aptes à coopérer avec les picots 65, 66 du deuxième système optique, la forme des trous étant complémentaire à celle des picots. A titre d'exemple et en référence à la figure 10, le premier ensemble de trous est réalisé dans la partie gauche G de la plaque support 7, et comporte trois trous 15 70, 71, 72 formant sensiblement un triangle rectangle. Le deuxième ensemble de trous est réalisé dans la partie droite D de la plaque support 7 et comporte également trois trous 73, 74, 75 formant sensiblement un triangle rectangle. Par exemple, dans le cas où les modules optiques doivent être positionnés 20 selon la disposition horizontale (figure 3), les deux picots 55, 56 du premier système optique se retrouvent sous l'axe X (figure 8) et coopèrent avec les deux trous 71, 72 situés sur la partie inférieure gauche de la plaque support 7 (figure 10). Par ailleurs, les deux picots 65, 66 du deuxième système optique se retrouvent au dessus de l'axe X (figure 8), et coopèrent avec les deux trous 73, 74 situés sur la 25 partie supérieure droite de la plaque support 7. Bien entendu, dans la disposition horizontale, les sillons 521, 621 ou les longueurs L des bases rectangulaires des saillies sont sensiblement perpendiculaires au plan P formé par la toiture du véhicule. 30 Lorsque l'on souhaite positionner les modules optiques selon la disposition verticale (figure 4), il suffit de réaliser une rotation à 90° des systèmes optiques dans le sens horaire. Ainsi, les deux picots 55, 56 du premier système optique se 2959974 -13- retrouvent à gauche de l'axe Z (figure 9) et coopèrent avec les deux trous 70, 71 situés sur la partie gauche de la plaque support 7 (figure 10). Par ailleurs, les deux picots 65, 66 du deuxième système optique se retrouvent à droite de l'axe Z (figure 9), et coopèrent avec les deux trous 74, 75 situés sur la partie droite de la plaque 5 support 7 (figure 10). De ce fait, lorsque l'on tourne le dispositif lumineux de 90° pour passer du mode de réalisation des figures 3A et 3B au mode de réalisation des figures 4A et 4B, les sillons 521, 621 ou les longueurs L des bases rectangulaires des saillies 520, 620 restent sensiblement perpendiculaires au plan P formé par la toiture du véhicule. 10 Dans un mode de réalisation optimisé pour la dissipation de la chaleur, les moyens de positionnement sont des moyens de guidage et de blocage des premier et deuxième modules optiques. Par exemple, ces moyens de guidage peuvent être un ensemble de rainures réalisé sur la surface extérieur des premier et deuxième 15 modules optiques et sur la surface interne du boîtier, de manière à permettre le positionnement des sillons 621 ou des longueurs L des saillies sensiblement perpendiculaires au plan P formé par la toiture du véhicule, par exemple par simple rotation de 90° des premier et deuxième modules optiques. En outre, la plaque support en contact avec les modules optiques peut être munie de moyens ou être en 20 un matériau favorisant la dissipation de la chaleur. Par ailleurs, la plaque support 7 est reliée également à un module de commande (non représenté) des première et deuxième sources lumineuses 50, 60. Ce module de commande est destiné à être relié à un dispositif de commande (le 25 taximètre par exemple) placé à l'intérieur du véhicule, et permet de moduler l'intensité lumineuse des première et deuxième sources lumineuses, notamment en fonction des signaux issus des premier et deuxième capteurs de luminosité et d'informations en provenance du dispositif de commande placé à l'intérieur du véhicule. Ce dispositif de commande peut en outre tenir compte des signaux issus 30 des premier et deuxième capteurs de température 57, 67. 2959974 -14- De préférence, pour chaque module optique 5, 6, le système optique et la plaque support 7 forment une enceinte hermétique à l'intérieure de laquelle est disposée la source lumineuse 50 correspondante et le capteur lumineux 60 correspondant. Afin de solidariser l'ensemble, il est possible de combler tout ou 5 partie des interstices 8 du boîtier par de la résine 9 (figures 11 et 12). Par ailleurs, des parois latérales supplémentaires 68 peuvent être prévues de manière à créer une cavité au dessus du niveau de la résine et éviter ainsi un débordement de la résine 9 durant le processus de remplissage par de la résine (figure 12). 10 En outre, comme illustré sur la figure 14, afin que la résine ne se propage pas sur les surfaces optiques de chaque collimateur, le pourtour de chaque collimateur peut être pourvu d'une rainure 510 réalisées sur le pourtour du collimateur. Cette rainure 510 se comporte ainsi comme un obstacle à l'effet de propagation de la résine par capillarité au niveau de la paroi externe du collimateur. 15 Il ressort de ce qui précède que, l'utilisation du dispositif de l'invention optimise la visibilité, par les piétons, des faisceaux lumineux indiquant l'état d'occupation du véhicule. REVENDICATIONS1. Dispositif lumineux de signalisation pour répétiteur de véhicule de type 5 taxi, caractérisé en ce qu'il comprend au moins : - une première source lumineuse (50) d'une première couleur destinée à indiquer un premier état d'occupation du véhicule ; - une deuxième source lumineuse (60) d'une deuxième couleur destinée à indiquer un deuxième état d'occupation du véhicule ; et 10 - un système optique comprenant au moins une surface de diffusion (52, 62) en regard des première et deuxième sources lumineuses (50, 60), ladite surface de diffusion (52, 62) présentant un relief apte à diffuser les rayons incidents issus de la première ou deuxième source lumineuse (50, 60), de sorte que le faisceau lumineux formé par les rayons émergeants présente une couverture angulaire 15 horizontale supérieure à la couverture angulaire verticale, lesdites couvertures angulaires horizontale ou verticale étant définies autour d'un axe d'émission (E) parallèle à la trajectoire des rayons incidents issus de la première ou deuxième source lumineuse (50, 60). 20 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que la projection de la couverture angulaire dudit faisceau lumineux émergeant, sur un plan perpendiculaire audit axe d'émission présente une forme elliptique dont la grande diagonale est sensiblement parallèle au plan formé par la route. 25 3. Dispositif selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que les première et deuxième sources lumineuses (50, 60) sont disposées sur une plaque support (7) reliée à un module de commande des première et deuxième sources lumineuses (50, 60), ledit module de commande étant destiné à être relié à un dispositif de commande placé à l'intérieur du véhicule. 30 4. Dispositif selon la revendication 3, caractérisé en ce que chacune des première et deuxième sources lumineuses (50, 60) peut être couplée à un capteur - 16- de luminosité (54, 64) ambiante, l'intensité des première et deuxième sources lumineuses (50, 60) étant réglée par le module de commande au moins en fonction des signaux fournis par ces capteurs de luminosité (54, 64). 5. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que les première et deuxième sources lumineuses (50, 60) sont des diodes électroluminescentes. 6. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que chacune des première et deuxième sources lumineuses (50, 60) peut être couplée à un capteur de température (57, 67) apte à mesurer la température à proximité de ces sources lumineuses (50, 60). 7. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce qu'il 15 comprend des premier et deuxième modules optiques (5, 6) disposés sur la plaque support (7), - le premier module optique (5) comprenant au moins la première source lumineuse (50), un premier capteur de luminosité (54), un capteur de température (57), et un premier système optique comportant au moins une 20 première surface de diffusion (52) et une première surface latérale (62) formant paroi autour de la première source lumineuse (50), du premier capteur de température (57) et du premier capteur de luminosité (54) ; et - le deuxième module optique (6) comprenant au moins la deuxième source lumineuse (60), un deuxième capteur de luminosité (64), un capteur de 25 température (67), et un deuxième système optique comportant au moins une deuxième surface de diffusion (62) et une deuxième surface latérale (63) formant paroi autour de la deuxième source lumineuse (60), du deuxième capteur de température (67) et du deuxième capteur de luminosité (64). 30 8. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que le relief est tel que la surface de diffusion présente des ondulations par rapport audit 2959974 -17- plan perpendiculaire à l'axe d'émission, les sillons (521, 621) des ondulations étant sensiblement perpendiculaire au plan (P) de la toiture du véhicule. 9. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que le 5 relief est formé d'une pluralité de saillies (520, 620), chacune étant de forme pyramidale à base rectangulaire, les longueurs (L) des bases rectangulaires des saillies diffusantes étant sensiblement perpendiculaires au plan (P) de la toiture du véhicule. 10 10. Répétiteur pour véhicule de type taxi, caractérisé en ce qu'il comprend au moins : - un globe (1) destiné à comporter au moins une mention informative ; - au moins un dispositif lumineux de signalisation de l'état d'occupation du véhicule selon l'une des revendications 1 à 9 ; et - un ensemble lumineux d'indicateurs de tarifs (2) disposé sous le globe (1). 11. Répétiteur selon la revendication 10, caractérisé en ce qu'il comprend au moins des premier et deuxième dispositifs lumineux de signalisation selon l'une des revendications 1 à 9, le premier dispositif lumineux (30) étant destiné à diffuser vers l'avant du véhicule et le deuxième dispositif (31) étant destiné à diffuser vers l'arrière du véhicule. 12. Répétiteur selon l'une des revendications 10 ou 11, caractérisé en ce que le premier module optique (5) est disposé au dessus du deuxième module optique (6), les sillons (521, 621) ou les longueurs (L) des bases rectangulaires des saillies (520, 620) étant sensiblement perpendiculaires au plan (P) de la toiture du véhicule. 13. Répétiteur selon l'une des revendications 10 ou 11, caractérisé en ce que le premier module optique (5) est disposé à côté du deuxième module optique (6), les sillons (521, 621) ou les longueurs (L) des bases rectangulaires des saillies (520, 620) étant sensiblement perpendiculaires au plan (P) de la toiture du véhicule.
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FR2959975A1
A1
20111118
FR 2959975 A1 20111118 FR 1001993 A 20100511 DISPOSITIF DE PROTECTION DE L'INTERIEUR D'UN VEHICULE La présente invention concerne les dispositifs de protection de l'intérieur des véhicules, plus particulièrement les dispositifs de protection pliables de l'intérieur des véhicules automobiles utilitaires ou analogues, pour protéger la paroi intérieure de la carrosserie de ces véhicules, plus particulièrement le plancher du coffre, contre les chocs, rayures, corrosion, etc. produits par les objets de toute nature qui peuvent être chargés dans ces véhicules pour les transporter. Il est connu que certains véhicules automobiles sont conçus pour transporter, soit des passagers soit des charges de toute nature. Pour permettre tous les types de transport pour lesquels sont prévus ces véhicules, il existe essentiellement deux possibilités de réalisation de l'espace dit "coffre" pour le transport des charges. Le premier cas est celui où les sièges arrière sont relevés et assurent le transport d'un nombre maximum de passagers, le volume du coffre ayant alors des dimensions minimales. Le second cas est celui où les sièges arrière sont rabattus pour obtenir un volume de coffre de plus grandes dimensions. On sait que de tels véhicules sont souvent utilisés pour transporter des passagers, mais aussi des objets de toute nature, pouvant être lourds, contenir des produits industriels ou chimiques corrosifs, etc. On sait aussi que, pour transporter de telles charges et éviter d'endommager trop rapidement la carrosserie intérieure du véhicule, notamment le plancher du coffre, on dispose dans le coffre un dispositif de protection qui est relativement solide et résiste aussi bien aux chocs qu'aux agents corrosifs. Quand le coffre peut prendre deux configurations comme rappelé ci-dessus, il existe une solution qui consiste à prévoir deux bacs de protection, un qui permet de protéger le plancher du coffre quand ce dernier est dans sa configuration de volume minimal et un autre pour sa configuration de volume maximal. Mais cette solution est onéreuse et peu pratique. Aussi, a-t-il été réalisé un bac unitaire constitué d'un assemblage de deux portions de bac articulées l'une par rapport à l'autre et aptes à prendre deux positions, une première position lorsque les sièges arrière sont relevés, dans laquelle, seule, l'une des deux portions de bac recouvre le plancher du coffre, l'autre portion relevée venant en appui contre le dos des sièges arrière, et une seconde position lorsque les sièges arrière sont rabattus, dans laquelle les deux portions de bac sont positionnées dans un même plan et recouvrent tout le plancher du coffre de volume maximal, c'est-à-dire recouvrant également le dos des sièges rabattus. Cette réalisation permet de pallier les inconvénients mentionnés ci-avant, mais ne permet pas d'obtenir des bacs présentant tous les avantages des dispositifs de l'art antérieur utilisés pour la protection d'un espace de coffre à une seule possibilité, notamment quant à leur rigidité, leur capacité à protéger efficacement le plancher du coffre et leur facilité à être réalisés en une seule pièce. Aussi, la présente invention a-t-elle pour but de réaliser un dispositif de protection de l'intérieur de véhicules, par exemple les véhicules automobiles pouvant être utilisés comme véhicules utilitaires, pour protéger la paroi intérieure de la carrosserie, plus particulièrement le plancher du coffre, contre les dommages susceptibles d'être provoqués par les objets de toute nature chargés et transportés dans ces véhicules, mais aussi le dos des sièges arrière, qui réponde aux buts définis ci-dessus et qui en outre assure une très bonne étanchéité. Plus précisément, la présente invention a pour objet un dispositif de protection de l'intérieur d'un véhicule, comportant : - deux portions de bac, et - des moyens d'articulation reliant les deux portions de bac pour former un bac unitaire quand les deux portions de bac sont positionnées 30 sensiblement dans un même plan, ce bac unitaire étant défini par : * une paroi de fond, * une paroi latérale solidaire, par un premier de ses côtés, de la paroi de fond en faisant avec cette paroi de fond un angle compris entre 0 et 180 degrés, limites non comprises, et * une paroi de rebord solidaire du second côté de la paroi 5 latérale opposé au dit premier côté, cette paroi de rebord étant sensiblement parallèle à la paroi de fond, caractérisé par le fait que les moyens d'articulation reliant les deux portions de bac sont constitués par une zone du bac unitaire définie entre deux plans parallèles, dans laquelle les parois de fond, latérale et de rebord sont 10 constituées par au moins une ondulation continue définie selon un axe longitudinal parallèle aux deux dits plans. D'autres caractéristiques et avantages de la présente invention apparaîtront au cours de la description suivante donnée en regard des dessins annexés à titre illustratif mais nullement limitatif, dans lesquels : 15 La figure 1 est une vue en perspective d'un mode de réalisation du dispositif de protection selon l'invention, dans son ensemble, La figure 2 est une vue en perspective de la partie encerclée en C sur la figure 1, à une plus grande échelle que sur la figure 1, et Les figures 3 et 4 représentent deux coupes orthogonales de la partie 20 encerclée en C sur la figure 1 et représentée en perspective sur la figure 2, la figure 3 représentant une coupe référencée III-III sur la figure 4 et la figure 4 représentant une coupe référencée IV-IV sur la figure 3. Il est tout d'abord précisé que, sur les figures, les mêmes références désignent les mêmes éléments, quelle que soit la figure sur laquelle elles 25 apparaissent et quelle que soit la forme de représentation de ces éléments. De même, si des éléments ne sont pas spécifiquement référencés sur l'une des figures, leurs références peuvent être aisément retrouvées en se reportant à une autre figure. II est aussi précisé que les figures représentent essentiellement un 30 seul mode de réalisation de l'objet selon l'invention, mais qu'il peut exister d'autres modes de réalisation qui répondent à la définition de cette invention. Il est en outre précisé que, lorsque, selon la définition de l'invention, l'objet de l'invention comporte "au moins un" élément ayant une fonction donnée, le mode de réalisation décrit peut comporter plusieurs de ces éléments. Réciproquement, si le mode de réalisation de l'objet selon l'invention tel qu'illustré comporte plusieurs éléments de fonction identique et si, dans la description, il n'est pas spécifié que l'objet selon cette invention doit obligatoirement comporter un nombre particulier de ces éléments, l'objet de l'invention pourra être défini comme comportant "au moins un" de ces éléments. II est enfin précisé que lorsque, dans la présente description, une expression définit à elle seule, sans mention particulière spécifique la concernant, un ensemble de caractéristiques structurelles, ces caractéristiques peuvent être prises, pour la définition de l'objet de la protection demandée, quand cela est techniquement possible, soit séparément, soit en combinaison totale et/ou partielle. En référence aux figures annexées, la présente invention se rapporte à un dispositif de protection Dp de l'intérieur d'un véhicule du type décrit au préambule de la présente description, comportant deux portions de bac 11, 12 et des moyens d'articulation 20 reliant les deux portions de bac 11, 12 pour former un bac unitaire 30 quand ces deux portions de bac sont positionnées sensiblement dans un même plan. II est précisé que le dispositif de protection Dp de l'intérieur d'un véhicule est du type décrit au préambule de la présente description, c'est-à-dire réalisé comme un bac unitaire, mais constitué d'un assemblage de deux portions de bac articulées l'une par rapport à l'autre et aptes à prendre deux positions, une première position lorsque les sièges arrière sont relevés, dans laquelle, seule, l'une des deux portions de bac recouvre le plancher du coffre, l'autre portion relevée venant en appui contre le dos des sièges arrière, et une seconde position lorsque les sièges arrière sont rabattus, dans laquelle les deux portions de bac sont positionnées sensiblement dans un même plan et recouvrent tout le plancher du coffre de volume maximal, c'est-à-dire recouvrant également le dos des sièges rabattus. Ce bac unitaire 30 est défini par une paroi de fond 31, une paroi latérale 33 solidaire, par un premier 34 de ses côtés, de la paroi de fond 31 en faisant avec cette paroi de fond un angle a compris entre 0 et 180 degrés, limites non comprises, et une paroi de rebord 36 solidaire du second côté 37 de la paroi latérale 33 opposé au premier côté 34, cette paroi de rebord 36 étant sensiblement parallèle à la paroi de fond 31. Selon une caractéristique de l'invention, les moyens d'articulation 20 reliant les deux portions de bac 11, 12 sont constitués par une zone 21 du bac unitaire 30 définie entre deux plans parallèles P1, P2, dans laquelle les parois de fond 31, latérale 33 et de rebord 36 sont constituées par au moins une ondulation 40 continue définie selon un axe longitudinal 41 parallèle aux deux plans P1, P2 et réalisée en continuité des parois de fond, latérale et de rebord respectivement des deux portions de bac 11, 12. Selon une caractéristique préférentielle de l'invention, notamment pour des facilités de réalisation, la paroi latérale 33 fait, avec la paroi de fond 31, un angle a compris entre 90 et 180 degrés, la limite 180 degrés étant non comprise. De façon tout à fait préférentielle, cette zone 21 comporte une pluralité d'ondulations 40 qui, selon la caractéristique définie ci-dessus, sont toutes parallèles au même axe longitudinal 41, et donc parallèles entre elles. Selon une autre caractéristique optionnelle, mais avantageuse, de l'invention, pour une facilité de réalisation selon le procédé défini ci-après, le profil d'une ondulation 40, très préférentiellement de toutes les ondulations, pris dans un plan perpendiculaire à l'axe longitudinal 41, est d'une forme sensiblement sinusoïdale, comme visible sur la figure 3. La structure décrite ci-dessus permet, selon une autre caractéristique de l'invention, que le dispositif de protection soit réalisé d'une seule pièce. Dans ce cas, le dispositif de protection est réalisé à l'aide d'une plaque en matière plastique, en mettant en oeuvre l'une des techniques suivantes : moulage, pressage, emboutissage, mais de façon préférentielle la technique du thermoformage. Dans ce cas, la matière plastique est de préférence une matière à base de polypropylène. En outre, de façon préférentielle, comme illustré sur les figures, la paroi de fond 31 comporte des nervures de renfort 50, à l'exception de la partie de paroi de fond située dans la zone 21 qui comporte les ondulations 40. Il est bien entendu que ces nervures de renfort 50 sont avantageusement sensiblement perpendiculaires aux plans P1, P2 délimitant cette zone 21, et qu'au moins une nervure (de préférence toutes les nervures) a une extrémité 51 contenue dans l'un des deux plans P1, P2 délimitant cette zone 21. A la description faite ci-dessus, apparaissent tous les avantages du dispositif de protection selon l'invention. Il s'adapte parfaitement aux deux configurations possibles du coffre modulable d'un véhicule, tout en présentant tous les avantages, notamment de solidité et de stabilité, des dispositifs de protection conçus pour des coffres ne prenant qu'une seule configuration. Il peut être réalisé en une seule fois selon la technique du thermoformage qui donne toute satisfaction, et présente un caractère plus esthétique que ceux de l'art antérieur conçus pour des coffres à deux configurations comme décrit ci-avant tout en assurant une très bonne protection du plancher des coffres des véhicules, et aussi des dossiers des sièges arrière. II présente en outre une bonne étanchéité, en évitant que, dans le cas où ils seraient amenés à s'écouler, des produits liquides transportés n'entrent en contact avec la paroi intérieure de la carrosserie du véhicule, y compris celle du plancher, quelle que soit la position du bac, aussi bien en position repliée contre le dossier des sièges arrière qu'en position complètement dépliée, à plat, sur le fond du châssis du véhicule, comme illustré sur la figure 1. REVENDICATIONS1. Dispositif de protection (Dp) de l'intérieur d'un véhicule, comportant: - deux portions de bac (11, 12), et - des moyens d'articulation (20) reliant les deux portions de bac (11, 12) pour former un bac unitaire (30) quand les deux portions de bac sont positionnées sensiblement dans un même plan, ce bac unitaire étant défini par: * une paroi de fond (31), * une paroi latérale (33) solidaire, par un premier (34) de ses côtés, de la paroi de fond (31) en faisant avec cette paroi de fond un angle (a) compris entre 0 et 180 degrés, limites non comprises, et * une paroi de rebord (36) solidaire du second côté (37) de ladite paroi latérale (33) opposé au dit premier côté (34), cette paroi de rebord (36) étant sensiblement parallèle à la paroi de fond (31), caractérisé par le fait que les moyens d'articulation (20) reliant les deux portions de bac (11, 12) sont constitués par une zone (21) du bac unitaire (30) définie entre deux plans parallèles (P1, P2), dans laquelle les parois de fond (31), latérale (33) et de rebord (36) sont constituées par au moins une ondulation (40) continue définie selon un axe longitudinal (41) parallèle aux deux dits plans (P1, P2). 2. Dispositif de protection selon la revendication 1, caractérisé par le fait que la paroi latérale (33) fait, avec la paroi de fond (31), un angle (a) compris entre 90 et 180 degrés, la limite 180 degrés étant non comprise. 3. Dispositif de protection selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que ladite zone (21) comporte une pluralité d'ondulations (40). 4. Dispositif de protection selon l'une des revendications précédentes, caractérisé par le fait que le profil d'une ondulation (40) pris dans un plan perpendiculaire au dit axe longitudinal (41) est d'une forme sensiblement sinusoïdale. 5. Dispositif de protection selon l'une des revendications précédentes, caractérisé par le fait que le bac unitaire (30) est réalisé d'une seule pièce. 6. Dispositif de protection selon la revendication 5, caractérisé par le 10 fait que ledit bac unitaire (30) est réalisé à l'aide d'une plaque en matière plastique, par l'une des techniques suivantes : moulage, pressage, emboutissage, thermoformage. 7. Dispositif de protection selon la revendication 6, caractérisé par le 15 fait que ladite matière plastique est à base de polypropylène. 8. Dispositif de protection selon l'une des revendications précédentes, caractérisé par le fait que ladite paroi de fond (31) comporte des nervures de renfort (50), à l'exception de la partie de paroi de fond située dans ladite 20 zone (21). 9. Dispositif de protection selon la revendication 8, caractérisé par le fait que lesdites nervures de renfort (50) sont sensiblement perpendiculaires aux plans (P1, P2) délimitant ladite zone (21). 10. Dispositif de protection selon la revendication 9, caractérisé par le fait qu'au moins une nervure a une extrémité (51) contenue dans l'un des deux plans (P1, P2) délimitant ladite zone (21). 25
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FR 2959976 A1 20111118 FR 1053708 A 20100512 i SIEGE DE VEHICULE AUTOMOBILE [1] L'invention concerne un siège de véhicule automobile comprenant une assise, un dossier qui peut se rabattre sur l'assise et un panneau disposé contre la face arrière du dossier et apte à basculer autour d'un axe de rotation entre une position verticale contre le dossier redressé et une position horizontale contre le dossier rabattu. [2] L'invention concerne également un véhicule automobile comprenant un tel siège. io [3] Au fil du temps, l'habitacle d'un véhicule automobile est devenu de plus en plus modulable. En fonction des besoins de l'utilisateur, celui-ci peut par exemple modifier la position des sièges ou agrandir la zone de coffre pour optimiser le transport de personnes ou le transport d'objets. is [4] Ainsi, pour bénéficier de plus d'espace pour transporter des objets, le dossier des sièges arrière et/ou avant peut se replier sur l'assise. De cette façon, on augmente l'espace de rangement. Cela est très utile, notamment pour des petits véhicules dont l'espace dans le coffre est très restreint car le 20 dossier des sièges arrière se trouve très près de la porte de coffre. Quand les sièges arrière sont inoccupés, le véhicule peut ainsi bénéficier d'une zone de coffre dont le volume est augmenté. [5] Néanmoins, le plancher de coffre est situé plus bas que le 25 seuil de coffre, c'est-à-dire, plus bas que le bord inférieur de l'ouverture du coffre. Lorsque les sièges sont repliés, la zone de rangement disponible comprend deux espaces distincts. Un premier espace est situé à l'arrière du véhicule et forme une cuvette dont le fond est constitué par le plancher du coffre. Un 30 deuxième espace est situé au milieu du véhicule dont le fond est formé par une zone plane définie par la face arrière du dossier rabattu sur l'assise du siège. [6] Cette configuration ne permet pas de charger facilement des objets lourds. En effet, lors du chargement d'un objet lourd, ce dernier est soulevé et posé sur le seuil de coffre. Le plus simple est ensuite de faire glisser cet objet lourd dans le véhicule pour éviter d'avoir à le porter. Par exemple, un objet lourd de forme allongée doit être soulevé puis introduit dans le véhicule. L'utilisateur doit alors le prendre en son milieu pour le soulever, puis faire reposer une de ses extrémités sur le seuil de porte et enfin l'utilisateur doit se saisir de l'autre io extrémité et soulever à nouveau l'objet pour le placer complètement dans le véhicule. Cette dernière opération de portage est très pénible. [7] Le document EP 0 927 663 présente un dispositif de cloisonnement modulaire de coffre de véhicule. Il décrit un is siège de véhicule comprenant une assise et un dossier repliable sur l'assise par pivotement autour d'un axe de rotation situé à l'intersection de l'assise et du dossier. Le dispositif comprend un panneau fixé à la face arrière au dossier du siège au niveau de son axe de rotation. 20 [8] Lorsque le dossier du siège est replié contre l'assise, le panneau se trouve dans le prolongement de la face arrière du dossier en position horizontale. La face arrière du dossier et le panneau forment alors un plancher plat surélevé par rapport au plancher du coffre au niveau du seuil. 25 [9] Lorsque le dossier du siège est relevé, le panneau se trouve en position horizontale entre l'axe de rotation du dossier de siège et le seuil de coffre. Le panneau peut pivoter vers le haut autour de l'axe de rotation pour permettre d'accéder à la zone de rangement située entre le plancher du 30 coffre et le plan défini par l'axe de rotation et le seuil de coffre. [10] Lorsque le dossier est position relevée, l'espace de rangement dans le coffre est, sinon limité, du moins cloisonné. L'espace de rangement comprend en effet deux zones de 35 rangement de chaque côté du panneau en position horizontale : une zone inférieure se situe entre le plancher de coffre et le panneau en position horizontale et une zone supérieure se situe entre le panneau et le plafond du véhicule. Pour accéder à la zone inférieure, on doit soulever le panneau. En outre, les objets qui peuvent y être entreposés ne peuvent pas être très volumineux. [1 1 ] Le but de la présente invention est d'agrandir l'espace de rangement quand le dossier du siège est relevé tout en assurant un espace de rangement amélioré sur un plancher io plat quand le dossier est replié. [12] A cet effet, l'invention se rapporte à un siège de véhicule automobile comprenant une assise, un dossier qui peut se rabattre sur l'assise et un panneau disposé contre la face arrière du dossier et apte à basculer autour d'un axe de is rotation entre une position verticale contre le dossier redressé et une position horizontale contre le dossier rabattu caractérisé en ce que le panneau s'étend de part et d'autre de l'axe de rotation de façon à ce que lorsqu'un des bords du panneau monte, le bord opposé descend. 20 [13] Quand le dossier de siège est relevé, le panneau en position verticale permet de libérer la zone inférieure de rangement de façon à pouvoir disposer d'un volume optimum en hauteur. Quand le dossier de siège est rabattu, le panneau en position horizontale offre un plancher plat qui permet de 25 disposer d'un volume optimum en longueur. Le dispositif est très simple car il ne nécessite que d'un panneau qui est mobile en rotation sur le siège. Le panneau peut être disposé sur un siège arrière. Si le véhicule ne dispose que d'une rangée de siège, ce qui est le cas pour certains véhicules destinées à la 30 conduite en ville, le panneau peut être disposé sur le siège passager. [14] L'axe de rotation du panneau se trouve avantageusement à la hauteur de l'axe de rotation du dossier sur l'assise. [15] L'axe de rotation du panneau se trouve de préférence sensiblement en retrait du plan défini par la face arrière du dossier. [16] L'axe de rotation du panneau est de façon avantageuse disposé en partie centrale du panneau. [17] L'axe de rotation se trouve préférentiellement sensiblement au niveau du milieu du dossier [18] Une portion de la surface du panneau est de façon avantageuse solidarisée à la face arrière du dossier. io [19] L'invention concerne également un véhicule automobile comprenant un siège selon l'une quelconque des revendications précédentes et un espace de rangement à l'arrière du siège caractérisé en ce que le panneau comprend deux parties situées de part et d'autre de l'axe de rotation, et is en ce que la partie orientable vers le bas ou vers l'arrière du véhicule a sensiblement la même longueur que la distance séparant l'axe de rotation de la paroi arrière de l'espace de rangement. [20] Le bord libre de la partie du panneau orientable vers le 20 haut ou vers l'avant du véhicule est de préférence équipée d'une butée. [21] La partie orientable vers le bas ou vers l'arrière du véhicule comprend avantageusement une trappe permettant d'accéder à une zone inférieure de l'espace de rangement. 25 [22] La trappe est de préférence mobile en rotation et la rotation de la trappe se fait vers le haut. [23] D'autres particularités et avantages ressortiront clairement de la description qui en est faite ci-après, à titre indicatif et nullement limitatif, en référence aux dessins annexés, dans 30 lesquels : - la figure 1 est une vue en coupe longitudinale du véhicule montrant un siège muni d'un panneau 5 10 15 2959976 s selon l'invention en position verticale avec un objet placé dans le coffre ; la figure 2 est une vue en coupe longitudinale du véhicule montrant un siège muni d'un panneau selon l'invention à la fois en position verticale et en position horizontale ; - la figure 3 une vue en coupe longitudinale du véhicule montrant un siège muni d'un panneau selon l'invention en position horizontale équipé d'une trappe en position ouverte et avec un objet placé dans la zone inférieure du coffre ; - la figure 4 est une vue selon la figure 1 montrant le panneau en position horizontale avec un objet placé dans la zone supérieure du coffre ; - la figure 5 est une vue en perspective du panneau selon l'invention. [24] La figure 1 montre un véhicule automobile 1 comprenant deux rangées de sièges. Le véhicule illustré est un véhicule de petite taille avec un espace de rangement 3 situé à l'arrière de 20 la rangée de sièges arrière. [25] Dans la suite de la description, l'espace de rangement 3 situé à l'arrière du véhicule désigne à la fois l'espace de rangement situé au dessus du panneau quand ce dernier est en position horizontale et l'espace de rangement situé en 25 arrière du panneau quand celui-ci est en position verticale. [26] L'espace de rangement 3 est situé entre un plancher de coffre 5, la face arrière 7 du dossier de siège, la paroi arrière 9 du coffre, la lunette arrière 11 et le toit 13 du véhicule. L'espace de rangement comprend deux zones distinctes : une 30 zone inférieure Zi et une zone supérieure Zs, toutes deux explicitées ci-avant. [27] Selon la figure 2, la rangée arrière comprend deux sièges. Elle pourrait également être constituée d'une banquette. Le siège arrière 15 comprend une assise 17 et un dossier 19. Le dossier 19 est monté mobile en rotation autour d'un axe Al de façon à pouvoir être rabattu sur l'assise 17. Le dossier 19 du siège peut donc passer d'une position relevée à une position rabattue et inversement. [28] Un panneau 23 est monté sur le siège arrière 15 du véhicule. Le panneau 23, visible seul sur la figure 5, a une io forme sensiblement rectangulaire. Il peut être constitué en plastique ou tout autre matériau approprié. Il peut être également recouvert d'une couche de moquette ou d'une couche d'un matériau non dérapant. [29] Selon un premier mode de réalisation, si la rangée arrière is est une banquette, le panneau a une largeur sensiblement équivalente à la largeur de la banquette. [30] Selon un deuxième mode de réalisation, si la rangée arrière comprend deux sièges, le panneau peut avoir la même largeur que dans le cas de la banquette. Cela permet d'avoir 20 un plancher complètement plat en position horizontale. Cela permet également en position verticale d'avoir un « arrêt de charge », c'est-à-dire que si le véhicule freine brusquement par exemple, les objets rangés dans l'espace de rangement du coffre ne risquent pas de passer entre les deux sièges en étant 25 projetés vers l'avant mais ils seront au contraire arrêtés par le panneau en position verticale. [31] Selon un troisième mode de réalisation, si la rangée comprend deux sièges, le véhicule peut disposer de deux panneaux, chacun des panneaux ayant sensiblement la largeur 30 d'un dossier de siège. [32] Le panneau 23 a une longueur L équivalente à la distance comprise entre le plancher 5 du coffre et le haut du dossier 19 du siège sur lequel il est fixé. [33] Le panneau 23 est monté mobile en rotation autour d'un axe A2 au niveau de la face arrière du dossier 19 du siège 15. [34] Le siège 15 est mobile en rotation autour d'un axe Al qui s'étend sur la largeur du dossier de siège. L'axe de rotation A2 du panneau est horizontal et parallèle à l'axe de rotation du dossier de siège. Sur les figures, les deux axes Al et A2 sont confondus. Le panneau 23 peut donc passer d'une position verticale à une position horizontale dans le véhicule. L'axe de rotation A2 divise le panneau 23 en deux parties, chacune des io parties ayant un bord libre. [35] Selon la figure 3, une première partie 25 est orientable vers le bas ou vers l'arrière du véhicule et son bord libre 27 se trouve vers l'arrière du véhicule quand le panneau est en position horizontale et vers le haut quand le panneau est en is position verticale. Une deuxième partie 29 est orientable vers le haut ou vers l'avant du véhicule et son bord libre 31 se trouve vers l'avant quand le panneau est en position horizontale et vers le bas quand le panneau est en position verticale. 20 [36] L'axe A2 du panneau se situe en partie centrale 33 visible sur la figure 5 du panneau (partie située entre les droites en pointillés), c'est-à-dire que la première partie 25 et la deuxième partie 29 du panneau 23 ont sensiblement la même taille. De cette manière, le panneau 23 peut recouvrir autant 25 de surface vers l'avant de l'axe A2 que vers l'arrière quand il est en position horizontale. [37] L'axe de rotation A2 du panneau 23 se situe sensiblement à la même hauteur que l'axe de rotation du dossier de siège sur l'assise. De cette manière, la rotation du panneau 30 accompagne la rotation du dossier et se conforme au mouvement de ce dernier. [38] L'axe A2 du panneau se trouve en retrait (non illustré) du plan de la face arrière du dossier, ce qui permet de perdre le moins de place possible entre le panneau et le dossier de siège et d'avoir à la fois un plancher totalement plat quand le panneau est en position horizontale. L'axe A2 du panneau ne doit toutefois pas être trop éloigné de la face arrière du dossier sans quoi, la perte de volume de rangement risque d'être importante et en position verticale, on risque de ne plus disposer d'espace de coffre. [39] L'axe A2 du panneau est situé au niveau du milieu du dossier 19. Cela est particulièrement intéressant quand le plancher du coffre n'est pas très profond et que l'assise est io proche de ce plancher. Cela permet d'assurer une rotation correcte du panneau. [40] Le panneau 23 est de préférence solidarisé sur une portion de sa surface à la face arrière du dossier 19. Ceci signifie que le panneau 23 est immobilisé au niveau de sa 15 deuxième partie 29 (celle qui est orientable vers le haut ou vers l'avant du véhicule) contre la face arrière du dossier du siège. Cette immobilisation peut être définitive (le panneau ne peut être désolidarisé du dossier) ou temporaire (le panneau ne peut être désolidarisé du dossier). Le panneau 23 peut être 20 immobilisé de façon définitive par collage par exemple ou par soudage du panneau sur le dossier 19. Le panneau 23 peut être immobilisé de façon temporaire par clippage par exemple ou par agrafage du panneau sur le dossier. [41] La distance séparant l'axe de rotation A2 du bord libre 27 25 de la première partie 25 du panneau 23 (la partie orientable vers l'arrière et vers le bas du véhicule) est de préférence sensiblement équivalente à la distance séparant l'axe de rotation A2 du seuil de coffre 35. De cette façon, en position verticale, le panneau 23 ferme l'espace de rangement 3 dans 30 le coffre car le bord libre 27 de la première partie 25 du panneau 23 touche le plancher 5 de coffre dans cette position verticale. [42] En position horizontale, le panneau 23 ferme l'espace de rangement 3 formant une cuvette car le bord libre 27 de la première partie du panneau touche la paroi arrière 9 de l'espace de rangement. [43] Pour pouvoir accéder à l'espace de rangement formant une cuvette lorsque le panneau 23 est en position horizontale, le panneau comprend une trappe 37. La trappe 37 peut s'ouvrir de différentes manières. Il est plus commode que cette trappe soit fixée au panneau plutôt que d'être amovible. Celle-ci pourrait s'ouvrir par coulissement mais, selon le mode de réalisation illustré, la trappe 37 s'ouvre par pivotement autour io d'un axe parallèle au plan moyen du panneau pour permettre d'accéder ou de loger un objet 45. [44] La trappe 37 s'ouvre préférentiellement vers le haut car il est plus facile à l'utilisateur de tirer la trappe vers le haut pour y placer un objet 45. Si la trappe s'ouvrait vers le bas, il serait is difficile de la refermer une fois que l'on aurait placé un objet dans la zone inférieure Zi de l'espace de rangement 3 du coffre. [45] Il est également possible de prévoir une poignée 39 sous la forme d'un orifice sur la trappe 37. De cette manière, 20 l'utilisateur peut y placer son doigt et tirer vers lui la trappe. Une telle poignée présente l'avantage de conserver une surface plane au panneau plutôt qu'une poignée qui présenterait un certain relief, ce qui pourrait être gênant pour y déposer des objets. 25 [46] La deuxième partie 29 du panneau comprend une butée 39 au niveau de son bord libre 31. La butée 39 forme un L avec le plan moyen du panneau 23. [47] Conformément à la figure 4, quand le panneau est en position horizontale, la butée permet de bloquer 30 longitudinalement un objet 41 placé dans l'espace de rangement 3. En effet, lorsque le véhicule freine, cet objet 41 peut glisser vers l'avant. La butée permet d'éviter que cet objet ne tombe à l'avant du véhicule et que les personnes à l'avant soient blessées et ou que l'objet ne soit détérioré en tombant. 2959976 i0 [48] Conformément à la figure 1, quand le panneau 23 est en position verticale, l'espace de rangement est ainsi cloisonné en partie supérieure et permet de bloquer un objet 43 placé dans l'espace de rangement 3. s [49] Nous allons voir à présent comment le panneau selon l'invention peut être mis en oeuvre pour optimiser l'espace de rangement. [50] Le panneau 23 selon l'invention peut être utilisé en position verticale : il permet alors de disposer d'un espace de io rangement 3, certes limité en longueur, mais optimisé sur la hauteur du véhicule. La première partie 25 est orientée vers le bas jusqu'au plancher 5 de coffre et la deuxième partie 29 est orientée vers le haut jusqu'au haut de dossier 19 ce qui permet de bien cloisonner l'espace arrière évitant ainsi que l'objet is rangé dans le coffre ne glisse vers l'avant du véhicule. [51] Lorsque le siège arrière 15 n'est pas occupé, celui-ci peut être rabattu sur l'assise 17. Dans ce cas, le panneau 23 peut être déployé jusqu'à une position horizontale. Pour cela, l'utilisateur rabat le dossier 19 du siège sur l'assise 17. Si le 20 panneau 23 est solidarisé au dossier, il tourne en même temps que le dossier. Sinon, l'utilisateur accompagne le mouvement du panneau jusqu'à ce qu'il repose sur la surface arrière du dossier à l'horizontale. La première partie du panneau est alors orientée vers l'avant, quasiment jusqu'au dossier du 25 siège de la rangée avant et la deuxième partie est orientée vers l'arrière jusqu'au seuil de coffre. REVENDICATIONS1. Siège de véhicule automobile comprenant une assise (17), un dossier (19) qui peut se rabattre sur l'assise et un panneau (23) disposé contre la face arrière du dossier et apte à basculer autour d'un axe (A2) de rotation entre une position verticale contre le dossier redressé et une position horizontale contre le dossier rabattu caractérisé en ce que le panneau (23) s'étend de part et d'autre de l'axe de rotation (A2) de façon à ce que lorsqu'un des bords du panneau monte, le bord opposé io descend. 2. Siège de véhicule selon la revendication 1 caractérisé en ce que l'axe de rotation (A2) du panneau se trouve à la hauteur de l'axe de rotation (Al) du dossier (19) sur l'assise. 3. Siège de véhicule selon l'une des revendications 1 ou 2 is caractérisé en ce que l'axe de rotation (A2) du panneau (23) se trouve sensiblement en retrait du plan défini par la face arrière du dossier (19). 4. Siège de véhicule selon l'une quelconque des revendications précédentes caractérisé en ce que l'axe de 20 rotation (A2) du panneau est disposé en partie centrale (33) du panneau. 5. Siège de véhicule selon l'une quelconque des revendications précédentes caractérisé en ce que l'axe de rotation (A2) se trouve sensiblement au niveau du milieu du 25 dossier (19). 6. Siège de véhicule selon l'une quelconque des revendications précédentes caractérisé en ce qu'une portion de la surface du panneau (23) est solidarisée à la face arrière du dossier (19). 7. Véhicule automobile comprenant un siège selon l'une quelconque des revendications précédentes et un espace de rangement (3) à l'arrière du siège caractérisé en ce que le panneau (23) comprend deux parties (25, 29) situées de part et d'autre de l'axe de rotation, et en ce que la partie (25) orientable vers le bas ou vers l'arrière du véhicule a sensiblement la même longueur que la distance séparant l'axe de rotation (A2) de la paroi arrière (9) de l'espace de rangement. l0 8. Véhicule automobile selon la revendication 7 caractérisé en ce que le bord libre (31) de la partie (29) du panneau orientable vers le haut ou vers l'avant du véhicule est équipée d'une butée (39). 9. Véhicule automobile selon l'une des revendications 7 ou 8 1s caractérisé en ce que la partie orientable vers le bas ou vers l'arrière du véhicule comprend une trappe (37) permettant d'accéder à une zone inférieure (Zi) de l'espace de rangement 3 ( ). 10. Véhicule automobile selon la revendication 9 caractérisé en 20 ce que la trappe (37) est mobile en rotation et en ce que la rotation de la trappe se fait vers le haut.
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FR 2959977 A1 20111118 FR 1053676 A 20100511 ENSEMBLE BARRE DE TOIT ET ELEMENT DE SUPPORT POUR VEHICULE AUTOMOBILE. La présente invention concerne un ensemble de barre de toit transversale ou longitudinale pour véhicule automobile et un élément de support. Pour pouvoir transporter des objets sur le toit d'un véhicule automobile, on fixe sur le pavillon de celui-ci deux barres transversales espacées dans le sens de la longueur du véhicule ou deux barres longitudinales espacées dans le sens transversal. Ces barres de toit peuvent supporter directement les objets à transporter. Certaines barres de toit comportent une glissière s'étendant suivant la longueur de la barre de toit, dans laquelle est engagée pour pouvoir coulisser dans cette glissière, une partie d'un élément de support permettant de transporter divers objets au-dessus du toit du véhicule. Des barres de toit de ce type sont désignées par la référence 1 sur la figure 1 qui montre le pavillon 2 d'un véhicule automobile. Les deux barres de toit 1 sont fixées sur le pavillon 2 au moyen de pieds 3 dont la position peut, dans la plupart des cas, être réglée dans le sens de la longueur du véhicule. La référence 4 désigne un élément de support fixé entre la barre de toit 1 et un objet 5 à transporter, tel qu'un coffre de toit, une paire de skis ou analogues. Ces objets 5 comportent généralement des moyens de fixation fixes par rapport à ces objets, destinés à être fixés aux éléments de support 4. L'adaptation de ces éléments de support 4 aux moyens de fixation dans le sens transversal peut être réalisée facilement étant donné que chacune des barres de toit 1 comprend, comme montré par la figure 2, une glissière 6 s'étendant suivant la longueur de la barre de toit 1. La figure 3 qui est une vue en coupe suivant le plan III-III de la figure 2 montre que dans la glissière 6 est engagée une partie 4a de l'élément de support 4. Cette partie 4a de l'élément de support 4 peut coulisser dans la glissière 6, ce qui permet de régler la position de cette partie 4a dans le sens transversal par rapport à la longueur du véhicule. Une vis (non représentée) permet de bloquer la position de la partie 4a par rapport à la glissière 6. Pour régler la position des parties 4a des éléments de support 4, dans le sens de la longueur du véhicule, il faut déplacer les pieds 3 des barres de toit 1. Cependant, étant donné que les pavillons 2 sont arrondis, les éléments de support 4 peuvent présenter une inclinaison par rapport à la verticale, telle qu'elle rend impossible la fixation des moyens de fixation prévus sur l'objet 5 à transporter sur les éléments de support 4. Le but de la présente invention est de remédier à cet inconvénient. Ce but est atteint, selon l'invention, grâce à un ensemble comprenant une barre de toit transversale ou horizontale pour véhicule automobile et un élément de support permettant de transporter divers objets au-dessus du toit du véhicule, la barre de toit comportant une glissière s'étendant suivant la longueur de cette barre de toit destinée à recevoir une partie dudit élément de support pour pouvoir coulisser dans cette glissière, caractérisé en ce que ladite glissière et ladite partie d'élément de support comportent des surfaces qui, lorsque cette partie est engagée dans la glissière peuvent se déplacer l'une par rapport à l'autre et permettent à l'élément de support de pivoter par rapport à la glissière entre deux positions angulaires. Le fait que l'élément de support puisse pivoter par rapport à la glissière facilite la fixation des moyens de fixation prévus sur l'objet à transporter à l'élément de support engagé dans la glissière de la barre de toit. En effet, le pivotement de l'élément de support par rapport à la glissière confère à cet élément un degré de liberté qui lui permet de s'adapter à la position des moyens de fixation prévus sur l'objet à transporter. Dans une version préférée de l'invention, ladite partie de l'élément de support est constituée par un patin de glissement présentant deux surfaces parallèles de section transversale en arc de cercle coopérant avec deux surfaces parallèles de section transversale en arc de cercle complémentaires de la glissière. Ainsi, le patin de l'élément de support peut pivoter autour d'un axe passant par le centre des surfaces de section en arc de cercle. Dans un mode de réalisation préféré, la glissière comprend un évidement longitudinal réalisé dans la barre de toit qui débouche à l'extérieur par une fente longitudinale de largeur inférieure à la largeur dudit évidement, les deux surfaces parallèles de section transversale en arc de cercle étant réalisées respectivement sur une première paroi dudit évidement qui débouche à l'extérieur par ladite fente longitudinale et sur une seconde paroi dudit évidement opposée à la première paroi. Dans ce mode de réalisation, de préférence, le patin de glissement de l'élément de support comprend une première surface de section transversale en arc de cercle adjacente à la surface en arc de cercle réalisée sur la première paroi dudit évidement et une seconde surface de section transversale en arc de cercle adjacente à la surface en arc de cercle réalisée sur la seconde paroi dudit évidement, la première surface en arc de cercle du patin étant située de part et d'autre d'une partie de l'élément qui est engagée avec jeu dans ladite fente longitudinale dudit évidement. Ce jeu limite le débattement angulaire de l'élément de support par rapport à la glissière. De préférence également, ledit évidement est situé entre deux parois latérales et un jeu existe entre chacune de ces deux parois latérales et le bord latéral adjacent dudit patin. Ce jeu limite également le pivotement angulaire de l'élément de support. Selon une particularité avantageuse de l'invention, les surfaces en arc de cercle du patin et de la glissière sont centrées chacune sur un point qui est situé sur un plan de symétrie de la barre de toit et en dessous dudit évidement. Ainsi, l'élément de support peut pivoter entre deux positions angulaires situées de part et d'autre du plan de symétrie de la barre de toit. La barre de toit selon l'invention peut être constituée par un profilé en métal, tel que de l'aluminium obtenu par extrusion, ce qui permet de réduire son coût de fabrication. Selon un autre aspect, l'invention concerne également un véhicule automobile comportant un ensemble barre de toit et élément de support selon l'invention. D'autres particularités et avantages de l'invention apparaîtront encore tout au long de la description ci-après. Aux dessins annexés, donnés à titre d'exemples, non limitatifs : - la figure 4 est une vue en coupe transversale d'une barre de toit selon l'invention. La barre de toit transversale 8 pour véhicule automobile comporte, comme dans le cas de la figure 3, une glissière 7 s'étendant suivant la longueur de la barre de toit 8, dans laquelle est engagée pour pouvoir coulisser dans cette glissière 7, une partie 9a d'un élément de support 9 permettant de transporter divers objets au-dessus du toit du véhicule. Conformément à l'invention, la glissière 7 et la partie 9a d'élément de support 9 comportent des surfaces 10a, 10b ; 11a, 11 b pouvant se déplacer l'une par rapport à l'autre, de telle sorte que l'élément de support 9 puisse pivoter par rapport à la glissière 7 entre deux positions angulaires A, B situées de part et d'autre d'une position médiane M, comme indiqué sur la figure 4. Dans l'exemple représenté sur la figure 4, la partie 9a de l'élément de support 9 est constituée par un patin de glissement présentant deux surfaces parallèles 11 a, 11 b de section transversale en arc de cercle coopérant avec deux surfaces parallèles 10a, 10b de section transversale en arc de cercle complémentaires de la glissière 7. La glissière 7 comprend un évidement longitudinal 12 réalisé dans la barre de toit 8 qui débouche à l'extérieur par une fente longitudinale 13 de largeur inférieure à la largeur de l'évidement 12. Les deux surfaces parallèles 10a, 10b de section transversale en arc de cercle sont réalisées respectivement sur une paroi 12b de l'évidement 12 qui débouche à l'extérieur par la fente longitudinale 13 et sur une seconde paroi 12a de l'évidement 12 opposée à la première paroi 12b. La figure 4 montre également que le patin 9a porté par l'élément de support 9 comprend une surface 11 b de section transversale en arc de cercle adjacente à la surface 10b en arc de cercle réalisée sur la paroi 12b de l'évidement 12 et une surface 11 a de section transversale en arc de cercle adjacente à la surface 10a en arc de cercle réalisée sur la paroi 12a de l'évidement 12. La surface 11 b en arc de cercle du patin 9a est située de part et d'autre d'une partie 9b de l'élément de support 9 qui est engagée avec jeu dans la fente longitudinale 13 de l'évidement 12. Par ailleurs, l'évidement 12 est situé entre deux parois latérales 14a, 14b et un jeu existe entre chacune de ces deux parois latérales 14a, 14b et le bord latéral adjacent 15a, 15b du patin 9a. Les surfaces en arc de cercle 11a, 11 b ; 10a, 10b du patin 9a et de la glissière 7 sont centrées chacune sur un point qui est situé sur un plan de symétrie M de la barre de toit. En outre, le centre des surfaces en arc de cercle 11 a, 11 b ; 10a, 10b est situé sous l'évidement 12. La barre de toit, selon l'invention, représentée sur la figure 4, est constituée par un profilé en métal, tel que l'aluminium obtenu par extrusion, ce qui permet de réduire son coût de fabrication. Lorsqu'on veut fixer un objet, tel que l'objet 5 représenté sur la figure 1, au-dessus de deux barres de toit 8, selon l'invention, on procède comme suit : - on règle la distance comprise entre les deux barres de toit 8 pour l'ajuster à la distance comprise entre les points de fixation prévus sur l'objet 5, - on règle la distance comprise entre les deux éléments de support 9 portés par chacune des deux barres de toit 8, en faisant glisser dans la glissière 7 de celle-ci, le patin 9a de chaque élément de support 9, - pour faciliter la fixation de chacun des éléments de support 9 aux moyens de fixation prévus sur l'objet 5, on fait pivoter l'élément de support 9 pour que les surfaces en arc de cercle du patin 9a glissent sur les surfaces en arc de cercle de l'évidement 12 de la glissière 7, - il suffit ensuite de bloquer la position du patin 9a de chaque élément 9 au moyen de la vis prévue à cet effet. Bien entendu, l'invention peut également s'appliquer aux barres de toit longitudinales. REVENDICATIONS1. Ensemble comprenant une barre de toit (8) transversale ou horizontale pour véhicule automobile et un élément de support (9) permettant de transporter divers objets (5) au-dessus du toit (2) du véhicule, la barre de toit (8) comportant une glissière (7) s'étendant suivant la longueur de cette barre de toit destinée à recevoir une partie (9a) dudit élément de support (9) pour pouvoir coulisser dans cette glissière (7), caractérisé en ce que ladite glissière (7) et ladite partie (9a) d'élément de support (9) comportent des surfaces (10a, 10b ; 11a, 11 b) qui, lorsque cette partie (9a) est engagée dans la glissière (7) peuvent se déplacer l'une par rapport à l'autre et permettent à l'élément de support (9) de pivoter par rapport à la glissière (7) entre deux positions angulaires (A, B). 2. Ensemble selon la revendication 1, caractérisé en ce que ladite partie (9a) de l'élément de support (9) est constituée par un patin de glissement (9a) présentant deux surfaces parallèles (11 a, 11 b) de section transversale en arc de cercle coopérant avec deux surfaces parallèles (10a, 10b) de section transversale en arc de cercle complémentaires de la glissière (7). 3. Ensemble selon la revendication 2, caractérisé en ce que la glissière (7) comprend un évidement longitudinal (12) réalisé dans la barre de toit (8) qui débouche à l'extérieur par une fente longitudinale (13) de largeur inférieure à la largeur dudit évidement (12), les deux surfaces parallèles (10a, 10b) de section transversale en arc de cercle étant réalisées respectivement sur une première paroi (12b) dudit évidement (12) qui débouche à l'extérieur par ladite fente longitudinale (13) et sur une seconde paroi (12a) dudit évidement (12) opposée à la première paroi (12b). 4. Ensemble selon les revendications 2 et 3, caractérisé en ce que le patin de glissement (9a) de l'élément de support (9) comprend une première surface (11 b) de section transversale en arc de cercle adjacente à la surface (10b) en arc de cercle réalisée sur la première paroi (12b) dudit évidement (12) et une seconde surface (11a) de section transversale en arc de cercle adjacente à la surface (10a) en arc de cercle réalisée sur la seconde paroi (12a) dudit évidement (12), la première surface (11 b) en arc de cercle du patin (9a) étant située de part etd'autre d'une partie (9b) de l'élément (9) qui est engagée avec jeu dans ladite fente longitudinale (13) dudit évidement (12). 5. Ensemble selon l'une des revendications 3 ou 4, caractérisé en ce que ledit évidement (12) est situé entre deux parois latérales (14a, 14b) et un jeu existe entre chacune de ces deux parois latérales (14a, 14b) et le bord latéral adjacent (15a, 15b) dudit patin (9a). 6. Ensemble selon l'une des revendications 3 à 5, caractérisé en ce que les surfaces en arc de cercle (11 a, 11 b ; 10a, 10b) du patin (9a) et de la glissière (7) sont centrées chacune sur un point qui est situé sur un plan de symétrie (M) de la barre de toit (8) et espacé dudit évidement (12). 7. Ensemble selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que la barre de toit (8) est constituée par un profilé en métal obtenu par extrusion. 8. Véhicule automobile comportant un ensemble barre de toit (8) et élément de support (9) selon l'une des revendications 1 à 7.
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FR 2959978 A1 20111118 FR 1053793 A 20100517 L'invention concerne un agencement de coussin de sécurité gonflable dans un corps de planche de bord de véhicule automobile, ce coussin étant par exemple positionné pour protéger frontalement un occupant du véhicule installé à côté du conducteur de ce véhicule. ARRIERE PLAN DE L'INVENTION Dans un tel agencement, le corps de planche de bord est pourvu d'une fenêtre qui est fermée à sa face supérieure par un volet, et d'un canal de tir fixé en face inférieure du corps de planche tout en entourant la fenêtre. Le canal de tir présente une face supérieure qui épouse la forme bombée du corps de planche de bord, et une face inférieure généralement plane à laquelle est fixé un module de coussin de sécurité de type standardisé. Lorsque le coussin de sécurité se gonfle, il traverse le canal de tir pour venir en appui contre la face inférieure du volet, provoquant ainsi l'ouverture du volet. Le coussin traverse alors la fenêtre du corps de planche de bord pour se déployer dans l'habitacle du véhicule afin d'en protéger les occupants. D'une manière générale, la fenêtre a un contour rectangulaire, et le volet est articulé autour du bord transversal de cette fenêtre qui est le plus en avant par rapport à la direction d'avancement du véhicule, c'est-à-dire celui qui est le plus proche du pare-brise. Compte tenu de la rapidité d'ouverture du volet, celui-ci peut se briser contre le pare brise lors de l'ouverture provoquée par le gonflage du coussin de sécurité. Ce bris peut se traduire par la projection de débris du volet vers les occupants du véhicule, ce qui est susceptible de créer des lésions aux occupants. Pour remédier à cet inconvénient, le document US2002027337 montre à la figure 5 des liens latéraux solidarisant chaque bord latéral du volet au bord latéral correspondant de la fenêtre, ces liens étant lâches lorsque le volet est fermé. L'ouverture du volet est alors limitée par les liens de retenue latéraux qui se tendent lorsque le coussin se gonfle, assurant ainsi que le volet ne puisse pas venir heurter le pare-brise. Les efforts apparaissant lors de l'ouverture sont importants du fait de la rapidité de déploiement qui est souhaitée pour le coussin de sécurité, de sorte que la tenue mécanique des liens de retenue est généralement insuffisante. En pratique, les liens ont tendance à s'arracher du corps de planche de bord, ce qui provoque la dégradation du volet, et présente par là même un risque de projection de débris vers les occupants du véhicule. RESUME DE L'INVENTION A cet effet, l'invention a pour objet un agencement de coussin de sécurité gonflable dans une planche de bord, comportant un corps de planche intégrant un corps de volet délimité par un contour généralement rectangulaire formant deux bords latéraux ainsi qu'un bord transversal arrière et un bord transversal avant autour duquel le volet pivote pour s'ouvrir sur gonflage du coussin de sécurité, un canal de tir comportant une face supérieure par laquelle il est fixé à la face inférieure du corps de planche et une face inférieure plane destinée à recevoir un module de coussin de sécurité gonflable, le canal de tir entourant le contour du corps de volet et comportant au moins deux flancs latéraux longeant les bords latéraux du corps de volet, cet agencement comportant au moins un lien de retenue fixé au corps de volet et comprenant une portion dépassant d'un bord latéral du corps de volet et traversant un flanc latéral correspondant du canal de tir pour être retenu par ce flanc latéral, et un organe de renforcement additionnel rapporté en face supérieure du canal de tir au droit de la portion de lien de retenue traversant ce flanc latéral. Avec cette solution, le lien de retenue est ancré dans le canal de tir tout en pouvant être mis en place par la face supérieure de ce canal de tir préalablement à la mise en place de l'organe de renforcement additionnel, ce qui assure à la fois un montage simple et une tenue optimale de l'ancrage du lien de retenue dans la partie fixe que constitue la planche de bord. L'invention concerne également un agencement tel que défini ci-dessus, dans lequel le lien de retenue traverse le flanc latéral au niveau d'une échancrure ou encoche que comporte ce flanc latéral, cette échancrure ou encoche débouchant dans la face supérieure du canal de tir, de manière à permettre le passage du lien de retenue par la face supérieure du canal de tir préalablement à la fixation de ce canal au corps de planche. L'invention concerne également un agencement tel que défini ci-dessus, dans lequel l'organe de renforcement additionnel comporte un ergot s'engageant dans une portion supérieure de l'échancrure ou encoche du flanc latéral. L'invention concerne également un agencement tel que défini ci-dessus, dans lequel le lien de retenue comporte au moins deux portions ou brins dépassant d'un même bord latéral du corps de volet, traversant chacune transversalement le flanc latéral du canal de tir pour former une boucle entourant une portion de ce flanc latéral. L'invention concerne également un agencement tel que défini ci-dessus, dans lequel le canal de tir est fabriqué par moulage, et dans lequel l'organe de renforcement additionnel est moulé intégralement avec tout ou partie du canal de tir en dépassant latéralement d'un flanc latéral du canal de tir pour être détaché et/ou replié afin de le rapporter au droit de la portion de lien de retenue traversant ce flanc latéral. BREVE DESCRIPTION DES FIGURES La figure 1 est une vue d'ensemble du canal de tir de l'agencement selon l'invention ; La figure 2 est une vue partielle du canal de tir de l'agencement selon l'invention dans la région de l'organe de renforcement additionnel. DESCRIPTION DETAILLEE DE L'INVENTION L'idée à la base de l'invention est d'améliorer l'ancrage du lien de retenue en le fixant à un flanc latéral du canal de tir et en prévoyant un organe de renforcement additionnel rapporté en face supérieure du canal de tir en vis-à-vis de la région d'ancrage du lien de retenue dans ce canal. Comme représenté dans la figure 1, le canal de tir de l'agencement selon l'invention qui est repéré par 1 comporte une paroi supérieure 2 et un corps central 3 qui sont rigidement solidarisés l'un à l'autre. Ce canal 1 est solidarisé à une face inférieure d'un corps de planche de bord non représenté par soudage aux ultrasons, ou par un procédé analogue, la face supérieure 4 de la paroi supérieure 2 ayant une forme épousant le galbe du corps de planche de bord, pour être fixée à celui-ci. La face supérieure 4 de cette paroi supérieure 2 peut à cet effet être pourvue de nervures ou reliefs de faible épaisseur non représentés facilitant sa fixation et son positionnement. Ce canal de tir 1 constitue un cadre délimitant une ouverture centrale rectangulaire qui est ici fermée par une plaque de renforcement du volet, repérée par 6. Concrètement, le volet est constitué par cette plaque de renforcement 6 et le corps de volet non représenté, qui est constitué par une portion du corps de planche de bord, délimitée par exemple par une prédécoupe rectangulaire à la face inférieure du corps de planche de bord. En pratique, l'ensemble constitué par le canal de tir 1, et la plaque de renforcement 6 est rapporté et fixé dans une même opération à la face inférieure du corps de planche de bord non représenté pour constituer la planche de bord du véhicule. Un module de coussin de sécurité gonflable non représenté est ensuite fixé à une face inférieure du canal de tir 1 qui à cet effet généralement plane, contrairement à la face supérieure 4. L'ouverture dans laquelle est située la plaque renforçante 6 est délimitée par quatre flancs du corps de canal 3 qui s'étendent chacun perpendiculairement à la paroi supérieure 2. Ces flancs comprennent plus particulièrement un flanc transversal avant 7 par rapport à la direction A d'avancement du véhicule, un flanc transversal arrière 8, opposé au flanc 7, ainsi qu'un flanc latéral gauche 9 et un flanc latéral droit 11. Le corps de canal 3 comporte encore sept embases, qui s'étendent radialement vers l'extérieur du cadre délimité par les flancs 7, 8, 9 et 11, tout en ayant la même hauteur que ces flancs selon une direction normale à la face supérieure 4. Chaque embase comporte une face inférieure plane présentant un perçage destiné à recevoir un goujon de fixation du module de coussin de sécurité, ces différentes embases formant ainsi conjointement tout ou partie de la face inférieure du canal de tir. Comme visible dans la figure 1, trois embases 12, 13 et 14 s'étendent radialement par rapport à l'ouverture centrale, depuis le flanc transversal avant 7, deux embases repérées par 17 et 18 s'étendent radialement depuis le bord transversal arrière 8. Complémentairement, deux embases 16 et 19 s'étendent radialement, respectivement depuis le flanc latéral droit 11 et depuis le flanc latéral gauche 9. La plaque renforçante 6 comporte à sa face supérieure un ensemble de nervures dépassant de cette face, ces nervures étant repérées par 21, et elle porte à sa face supérieure un lien 22 maintenu entre ces nervures 21 de manière à être solidarisé au volet, ce lien 22 étant par ailleurs solidarisé au canal de tir 1. Concrètement, ce lien 22 est solidarisé au corps 3 du canal de tir 1 dans la région du flanc transversal avant 7 pour former une charnière permettant l'ouverture du volet par pivotement autour d'un axe transversal avant AT coïncidant sensiblement avec le bord transversal avant du corps de volet non représenté. Le lien 22 forme ainsi trois boucles 23, 24, 25 qui dépassent du bord transversal avant de la plaque 6 pour entourer respectivement les embases 12, 13, 14 tout en étant situées sous la paroi supérieure 2 du canal de tir. A cet effet, le flanc transversal avant 7 comporte six encoches orientées perpendiculairement à la surface 4 et qui débouchent dans le bord inférieur de ce flanc transversal avant 7, les brins des boucles 23, 24 et 25 étant engagés dans ces encoches. L'accrochage du lien 22 au canal de tir dans la région du flanc transversal avant 7 est assuré en engageant d'abord ce lien entre les nervures correspondantes 21 pour le maintenir en position tout en formant les boucles 23 à 25 qui dépassent du bord transversal avant de la plaque 6. La plaque 6 avec le lien 22 qu'elle porte est ensuite engagée dans l'ouverture centrale, par la face inférieure du canal de tir 1 en plaçant les boucles 23-25 autour des embases 12-14, et en engageant les brins de ces boucles 23-25 dans les encoches correspondantes du flanc transversal avant 7. Complémentairement, le lien 22 comporte deux autres boucles 27 et 28 qui dépassent latéralement de la plaque de renforcement 6 et qui sont fixées chacune aux parties latérales du corps 3 du canal de tir 1, en entourant respectivement l'embase latérale 16 et l'embase latérale 19. La solidarisation de ces boucles latérales 27, 28 au canal de tir 1 est quant à elle assurée depuis la face supérieure du canal de tir, une fois que la plaque 6 a été installée et que les boucles 23-25 ont été mises en place. Concrètement, les boucles 27, 28 sont maintenues rabattues dans la région centrale de la face supérieure de plaque de renforcement 6 lorsque cette plaque de renforcement 6 et les boucles 23-25 sont installées. Après quoi les boucles latérales 27 et 28 sont déployées pour entourer respectivement les embases 16 et 19. Comme visible dans la figure 1, le bord supérieur du flanc latéral 9 comporte à cet effet deux encoches ou échancrures repérées par 31 et 32, qui sont placées de part et d'autre de l'embase 19 le long de ce bord. Complémentairement, la paroi supérieure 2 comporte deux fentes 33 et 34 s'étendant chacune transversalement, c'est-à-dire parallèlement à la direction AT. L'encoche 31 s'ouvre ainsi dans la fente 33, et de même, l'encoche 32 s'ouvre dans la fente 34, chacune de ces fentes s'étendant transversalement depuis le flanc 9 jusqu'au bord extérieur de la paroi supérieure 2. La mise en place de la boucle 27 consiste ainsi à la déployer latéralement, depuis la partie centrale de la plaque 6, pour engager chacun de ses deux brins dans la fente correspondante 33, 34, de manière à passer cette boucle autour de la portion de paroi supérieure 2 généralement carrée qui est située entre ces fentes 33, 34, pour placer cette boucle à la face inférieure de la paroi 4, autour de l'embase 19. Comme visible dans la figure 1, les deux brins de cette boucle 27 sont croisés l'un sur l'autre dans la région séparant le flanc latéral 6 du bord latéral gauche de la plaque 6. Une fois que la boucle 27 a été mise en place, un organe de renforcement local, repéré par 36, est engagé dans la fente en étant rabattu dans celle-ci. Cet organe 36 comporte une paroi principale généralement rectangulaire 37 destinée à couvrir la plus grande partie de la fente 33, et son extrémité est pourvue d'un ergot 38 destiné à s'engager dans l'encoche 31 de manière à se bloquer dans celle-ci pour assurer un maintien en position satisfaisant. De manière analogue, un autre organe de renforcement non représenté est placé dans l'autre fente, à savoir la fente 34. Ces deux organes de renforcement assurent ainsi que les portions ou brins de la boucle 27 traversant le flanc 9 ne sortent pas des encoches 31, 32 lors de l'ouverture du volet, pour que ces portions de liens assurent de manière effective une retenue du volet évitant qu'il ne se brise par exemple contre le pare brise du véhicule. Après mise en place des organes de renforcement localisés, l'ensemble constitué par la plaque 6 ainsi que le canal de tir 1 avec ses organes de renforcement est fixé à la face inférieure du corps de planche de bord, les organes de renforcement localisés 36 étant alors eux-mêmes fixés au corps de planche de bord. En ce qui concerne les fentes 33 et 34, elles peuvent être formées directement lors du moulage de la paroi supérieure 2, mais elles peuvent également être fermées par des ponts qui sont ensuite brisés ou découpés avant implantation des boucles latérales. Dans l'exemple de la figure 1, on a ainsi représenté les fentes 33 et 34 qui partent du flanc latéral gauche 9 complètement ouvertes. Au contraire, les fentes partant du flanc latéral gauche 11, qui sont repérées par 41 et 42 sont fermées par différents ponts repérés par 43 et qui sont en fait supprimés, c'est-à-dire sectionnés préalablement à la mise en place de la boucle 28. Des encoches ou échancrures correspondantes 44 et 45 réalisées dans le flanc latéral 11 et débouchant dans son bord supérieur débouchent respectivement dans la fente 41 et dans la fente 42, de manière à recevoir respectivement les brins de la boucle 28, de façon analogue au cas de la boucle 27. Par ailleurs, l'organe de renforcement localisé 36 qui est représenté comme étant une pièce distincte dans la figure 1 peut en fait être moulé de manière intégrale avec le reste de la paroi supérieure 2, et être ensuite sectionné pour être séparé de cette paroi 2 avant d'être mis en place dans la fente 33. REVENDICATIONS1. Agencement de coussin de sécurité gonflable dans une planche de bord, comportant un corps de planche intégrant un corps de volet délimité par un contour généralement rectangulaire formant deux bords latéraux ainsi qu'un bord transversal arrière et un bord transversal avant autour duquel le volet pivote pour s'ouvrir sur gonflage du coussin de sécurité, un canal de tir (1) comportant une face supérieure (4) par laquelle il est fixé à la face inférieure du corps de planche et une face inférieure plane destinée à recevoir un module de coussin de sécurité gonflable, le canal de tir (1) entourant le contour du corps de volet et comportant au moins deux flancs latéraux (9, 11) longeant les bords latéraux du corps de volet, cet agencement comportant au moins un lien de retenue (22) fixé au corps de volet et comprenant une portion (27, 28) dépassant d'un bord latéral du corps de volet et traversant un flanc latéral (9, 11) correspondant du canal de tir (1) pour être retenu par ce flanc latéral (9, 11), et un organe de renforcement (36) additionnel rapporté en face supérieure du canal de tir (1) au droit de la portion de lien de retenue traversant ce flanc latéral (9, 11). 2. Agencement selon la revendication 1, dans lequel le lien de retenue (22) traverse le flanc latéral (9, 11) au niveau d'une échancrure ou encoche (31, 32, 44, 45) que comporte ce flanc latéral, cette échancrure ou encoche (31, 32, 44, 45) débouchant dans la face supérieure (4) du canal de tir (1), de manière à permettre le passage du lien de retenue par la face supérieure (4) du canal de tir (1) préalablement à la fixation de ce canal (1) au corps de planche. 3. Agencement selon la revendication 2, dans lequel l'organe de renforcement (36) additionnel comporte un ergot (38) s'engageant dans une portion supérieure del'échancrure ou encoche (31, 32, 44, 45) du flanc latéral (9, 11). 4. Agencement selon l'une des revendications 1 à 3, dans lequel le lien de retenue (22) comporte au moins deux portions ou brins dépassant d'un même bord latéral du corps de volet, traversant chacune transversalement le flanc latéral (9, 11) du canal de tir (1) pour former une boucle (27, 28) entourant une portion de ce flanc latéral (9, 11). 5. Agencement selon l'une des revendications 1 à 4, dans lequel le canal de tir (1) est fabriqué par moulage, et dans lequel l'organe de renforcement (36) additionnel est moulé intégralement avec tout ou partie du canal de tir (1) en dépassant latéralement d'un flanc latéral (9, 11) du canal de tir (1) pour être détaché et/ou replié afin de le rapporter au droit de la portion de lien de retenue (22) traversant ce flanc latéral (9, 11).
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FR 2959979 A1 20111118 FR 1002067 A 20100517 INSTALLATION DE TRANSPORT A VOIES AERIENNES SUPERPOSEES L'invention est relative à une installation de transport urbain de personnes ayant des véhicules circulant sur au moins deux voies en hauteur, chaque voie comportant une paire de câbles porteurs aériens sur lesquels roulent les véhicules pour desservir des stations échelonnées le long des voies. 10 L'un des principaux avantages de ces installations à voies aériennes est de libérer le sol et de permettre leur implantation en milieu urbain ou périurbain dans les rues ou routes de la ville, à un niveau supérieur au trafic routier, sans gêner les autres usagers de la route. Les deux voies sont généralement disposées côte à côte à un même niveau et leur encombrement en largeur peut être excessif et empêcher le passage dans des routes relativement étroites. 15 La présente invention a pour but de réaliser des installations à câbles aériens, adaptées à un milieu urbain dense à route étroite, ainsi que des installations pouvant assurer des débits importants sur de grande distance en parfaite sécurité. L'installation selon l'invention est caractérisée en ce que les deux voies sont superposées, la voie à un niveau inférieur étant suspendue sous la voie supérieure par des tirants à une distance suffisante 20 pour dégager entièrement le gabarit de passage du véhicule circulant sur la voie supérieure, quelle que soit la charge respective des véhicules. Dans une installation standard l'une des voies est la voie aller et l'autre la voie retour et il est clair qu'en plaçant les voies l'une au-dessus de l'autre la largeur de l'installation est réduite au minimum et correspond à la largeur d'une seule voie. Cet avantage est primordial lorsque la ligne 25 doit passer par des routes étroites et des tracés sinueux, des voies côte à côte nécessitant, dans ce dernier cas, un espacement important dans les courbes. La sécurité de fonctionnement est notablement améliorée puisqu'il suffit, en cas d'incident sur l'une des voies, d'amener le véhicule de l'autre voie à l'aplomb du véhicule bloqué et de transférer les passagers, par une montée ou descente, d'un véhicule à l'autre en parfaite sécurité. On peut, à cet effet, prévoir une trappe dans 30 le plancher du véhicule supérieur et dans le toit du véhicule inférieur. L'utilisation des deux voies peut être différente, par exemple avec des véhicules circulant dans le 2959979 2 . même sens sur les deux voies lorsque la ligne est à sens unique ou à quatre voies décrite ci- après. Si l'une des voies est une voie express celle-ci est avantageusement la voie supérieure. Les véhicules sont automoteurs, notamment électriques ou tractés par un ou plusieurs câbles, la propulsion étant avantageusement indépendante pour assurer des sauvetages. Un câble tracteur peut être une boucle verticale dont l'un des brins est associé à la voie supérieure et l'autre à la voie inférieure. Dans un mode de mise en oeuvre préférentiel de l'invention les voies sont suspendues par des tirants à un ou plusieurs câbles haubans tendus entre des pylônes, à la manière des ponts suspendus. Les tirants, reliant les câbles porteurs de la voie supérieure au câble hauban, sont dans ce cas prolongés vers le bas pour maintenir les câbles porteurs de la voie inférieure. La liaison par des tirants entre les deux voies garantit un écartement vertical constant entre les deux voies. Les tirants peuvent être en un ou plusieurs morceaux et sont avantageusement des câbles. Selon un développement important de l'invention un premier ensemble à deux voies superposées est disposé à côté d'un deuxième ensemble à deux voies superposées pour constituer une installation à quatre voies parallèles. Le débit est ainsi doublé tandis que l'encombrement en largeur correspond à celui d'une installation standard à voies côte à côte. La multiplication du nombre des voies offre de nombreuses possibilités d'exploitation, par exemple à voies express et omnibus ou à trois voies de circulation dans le même sens selon l'intensité du trafic. En cas d'incident sur l'une ou plusieurs voies, une marche dégradée de l'installation reste possible, ainsi qu'un sauvetage rapide en parfaite sécurité des passagers bloqués. Cette disposition à quatre voies présente des avantages importants dans le cas d'un transport urbain ou périurbain à fort débit et long, avec une disponibilité maximale. Il est possible d'assurer, avec des véhicules d'une centaine de places se suivant à un intervalle d'une minute , des débits supérieurs à dix mille passagers par heure sur des distances de plusieurs kilomètres, avec une possibilité d'une marche dégradée de demi débit. Dans un mode de réalisation particulier de l'invention les véhicules de l'installation à quatre voies sont tractés par des câbles tracteurs en forme de boucles horizontales. Une première boucle entraîne les véhicules des voies supérieures et une deuxième ceux des voies inférieures, les sens de rotation des boucles étant contraires pour permettre, au cas où les véhicules des deux voies superposées d'un même côté sont bloqués, d'assurer une marche dégradée sur les deux autres voies superposées. Selon un autre développement de l'invention les stations de l'installation sont à trois niveaux de plateforme, l'une au sol et les deux autres aux niveaux des véhicules des voies superposées pour constituer les quais d'embarquement et/ou de débarquement. Un ou plusieurs ascenseurs en bout des plateformes desservent les différentes niveaux. L'infrastructure de la station est interposée entre les deux ensembles de voies et les portes des véhicules s'ouvrent vers l'intérieur des voies. D'autres avantages et caractéristiques ressortiront plus clairement de la description qui va suivre de différents modes de mise en oeuvre de l'invention donnés à titre d'exemples et représentés aux dessins annexés dans lesquels : La figure 1 est une vue schématique en élévation d'un tronçon d'une installation selon l'invention; la figure 2 est une coupe transversale de la figure 1; la figure 3 est une vue analogue à celle de la figure 2 illustrant une variante de réalisation; la figure 4 est une vue schématique en perspective montrant les deux boucles de câbles tracteurs de l'installation selon la figure 3; la figure 5 est une vue transversale d'une station de l'installation selon la figure 3; la figure 6 est une vue en plan de la station selon la figure 5; la figure 7 est une vue analogue à la figure 6 de la base de la station. Sur les figures 1 et 2 une section de la ligne de transport est encadrée de deux pylônes 1, au sommet desquels est fixé, d'une manière analogue à un pont suspendu, un ou plusieurs câbles haubans 2 avec des tirants 3. A chaque tirant 3 est fixée une traverses 4 en forme de U renversé dont les extrémités des branches supportent deux câbles porteurs 5, 6, qui constituent une voie supérieure 7 de circulation de véhicules 8. Les deux câbles porteurs 5, 6 parallèles s'étendent au même niveau au-dessus du véhicule 8 et leur écartement correspond sensiblement à la largeur du véhicule. A la partie supérieure du véhicule 8 sont fixés des galets 9 qui roulent sur les câbles porteurs 5, 6 et supportent le véhicule 8. Dans l'exemple représenté aux figures 1 et 2 le véhicule 8 porte une ou deux pinces 10 d'accouplement à un ou deux câbles tracteurs 11. Les pinces d'accouplement 10 peuvent être débrayables pour désaccoupler le véhicule 8 des câbles de traction 11 dans les stations. Sur les dessins l'une des pinces 10 est représentée en pointillés pour montrer que l'installation peut comporter un seul câble tracteur 11 et une seule pince 10. Les deux câbles tracteurs 11 s'étendent côte à côte de part et d'autre de l'axe de la voie, au-dessus du véhicule 8 et sont encadrés par les câbles porteurs 5, 6. La station motrice des câbles tracteurs n'est pas représentée, mais elle est agencée pour, en cas de panne, entraîner un seul câble et l'écartement entre les deux câbles tracteurs est suffisamment faible pour éviter, dans ce cas, une mise en travers du véhicule. Les véhicules 8 peuvent être automoteurs, notamment à moteur électrique et ils sont alors dépourvus de pinces 10 ainsi que de câbles tracteurs 11, de la manière représentée dans la variante de réalisation de l'invention selon la figure 3. Une installation du type précité est décrite dans une demande de brevet antérieure et l'ensemble hauban, tirants et câbles porteurs peut être précontraint, par exemple par une mise sous tension appropriée des tirants, pour imposer aux câbles porteurs une flèche inverse vers le haut en l'absence de véhicule, cette flèche étant annulée par le poids du véhicule à son passage. La voie offerte au véhicule est ainsi quasi rectiligne, c'est à dire sans bosses, et la vitesse peut être importante. Selon l'invention les tirants 3 sont prolongés vers le bas par des tirants 12 qui supportent, de la manière décrite ci-dessus, des traverses 13 portant deux câbles porteurs 14, 15. Ces câbles porteurs 14, 15 constituent une voie inférieure 16 de circulation de véhicules 17 analogues aux véhicules 8 de la voie supérieure 7. La voie inférieure 16 est suffisamment écartée de la voie supérieure 7 pour laisser le libre passage des véhicules 8 et cet écartement est garanti par les tirants 12, indépendamment de la charge et de la position des véhicules 8, 17 sur les voies 7, 16. La voie inférieure 16 est à un niveau suffisamment haut pour laisser sous les véhicules 17 un espace suffisant au trafic local. Il est clair que la superposition des voies 7, 16 limite la largeur de l'installation qui dispose néanmoins d'une voie aller et d'une voie retour. Dans certaines applications particulières les deux voies 7, 16 peuvent être parcourues dans le même sens. La figure 3 concerne une installation du type standard ayant des voies côte à côte, un premier ensemble 18 à deux voies superposées d'un côté et un deuxième ensemble 19 à deux voies superposées de l'autre côté pour constituer une installation à quatre voies. Chaque ensemble 18, 19 est analogue à la structure représentée à la figure 2 et les mêmes numéros de repère désignent des éléments identiques, ceux du deuxième ensemble 19 portant une apostrophe. Les pylônes de support des câbles haubans 2, 2' ne sont pas représentés, mais le spécialiste connaît bien ce type d'infrastructure qu'il est inutile de décrire. On comprend que le débit de cette installation à quatre voies est le double de celui d'une installation à deux voies et que la présence de quatre voies offre différentes possibilités d'exploitation et de sauvetage en cas d'incident. Dans l'exemple représenté à la figure 3 les véhicules 8, 17, 8', 17' sont automoteurs, mais ils peuvent également être tractés par des câbles tracteurs tel que décrit ci-dessus en référence à la figure 2. Il est important d'avoir à chaque niveau deux sens de circulation et dans le cas de voies express et omnibus de prévoir les voies express au niveau supérieur. La figure 4 illustre très schématiquement une disposition particulière des câbles tracteurs de l'installation à quatre voies. Une première boucle horizontale, supérieure 20 de câbles tracteurs est associée aux voies supérieures 7, 7' et une deuxième boucle horizontale, inférieure 21 est disposée sous la première boucle 20 pour coopérer avec les voies inférieures 16, 16'. Les poulies 22 d'extrémité des boucles 20, 21, sont à axe vertical 23 et elles entraînent les boucles en sens inverse de telle manière que le sens de déplacement des véhicules supérieurs 8, 8' est l'inverse de celui des véhicules inférieures 17, 17'. L'installation peut ainsi fonctionner en dégradé lors d'une panne. Les figures 5 à 7 sont des vues schématiques d'une station à deux ensembles 18, 19 de deux voies superposées selon la figure 3. L'infrastructure 24 de la station est intercalée entre les ensembles 18, 19 et comporte trois plateformes, une supérieure 25 et une inférieure 26, respectivement aux niveaux des véhicules 8, 8' ; 17, 17' des voies supérieures 7, 7'et inférieures 16, 16' et une plateforme 27 au niveau du sol. Les plateformes 25-26 constituent les quais d'embarquement et de débarquement des passagers, les véhicules 8, 8' ; 17, 17' ayant des portes s'ouvrant vers l'intérieur. des voies. Les plateformes ont une longueur suffisante pour libérer l'accès aux véhicules et elles sont équipées des sécurités habituelles, notamment de contre-portes. Les plateformes 25-27 sont desservies par quatre ascenseurs 28 disposés par batterie de deux aux deux extrémités des plateformes 25-27. Chaque batterie comporte avantageusement un ascenseur affecté à desservir le niveau inférieur et un autre ascenseur pour le niveau supérieur. Pour des raisons de disponibilité des accès par ascenseurs, d'utilisation en cas de marche dégradée et de standardisation des gares, il est intéressant de réaliser systématiquement des stations avec deux batteries de deux ascenseurs même dans celles où les véhicules express ne sont pas prévus d'être arrêtés. La station est entièrement automatisée et elle assure un débit correspondant à celui des quatre voies. Dans des cas particuliers elle peut être simplifiée, par exemple en ayant que deux ascenseurs ou des ascenseurs desservant tous les niveaux. REVENDICATIONS1. Installation de transport urbain de personnes ayant des véhicules (8,17) circulant sur au moins deux voies (7,16) en hauteur, chaque voie comportant une paire de câbles porteurs aériens (5,6 ; 14,15) sur lesquels roulent les véhicules (8,17) pour desservir des stations échelonnées le long des voies, caractérisée en ce que les deux voies (7,16) sont superposées, la voie (16) à un niveau inférieur étant suspendue sous la voie supérieure (7) par des tirants (12) à une distance suffisante pour dégager entièrement le gabarit de passage du véhicule (8) circulant sur la voie supérieure (7), quelle que soit la charge et la position respective des véhicules. Installation selon la revendication 1, caractérisée en ce que la voie supérieure (7) est reliée par des tirants (3) à un câble hauban (2) porté par des pylônes (1) et que les tirants (12) de support de la voie inférieure (16) sont des prolongements des tirants (3) de la voie supérieure (7). Installation selon la revendication 1 ou 2, caractérisée en ce que les véhicules (8,17) sont tractés par un câble tracteur (11) en boucle verticale et que les véhicules (8) de la voie supérieure (7) sont accouplés au brin supérieur du câble tracteur (11) et les véhicules (17) de la voie inférieure (16) au brin inférieur pour constituer une voie aller et une voie retour de l'installation. Installation selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que les moyens de propulsion des véhicules (8,17) sont agencés pour , en cas d'incident, déplacer les véhicules de l'une des voies indépendamment de ceux de l'autre voie et amener les véhicules (8,17) l'un au-dessus de l'autre pour un transfert vertical des passagers d'un véhicule à l'autre. Installation selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que elle comporte un premier ensemble (18) de deux voies superposées disposé côte à côte d'un deuxième ensemble (19) de deux voies superposées pour constituer une installation à quatre voies de circulation des véhicules. Installation selon la revendication 5, caractérisée en ce que elle comporte des voies 62. 3. 4. 5. 6. 2959979 7. express de circulation des véhicules (8,8') et des voies omnibus et que les voies express sont les voies supérieures (7,7') de l'installation. 7. Installation selon la revendication 5 ou 6, caractérisée en ce que elle comporte deux boucles horizontales (20,21) de câbles tracteurs, une boucle supérieure (20) associée aux 5 voies supérieures (7,7') pour tracter les véhicules (8,8') de cette voie et une boucle inférieure (21) associée aux voies inférieures (16,16') les deux boucles (20,21) étant entraînées en sens inverse. 8. Installation selon l'une quelconque des revendications 5 à 7, caractérisée en ce que elle comporte une station dont l'infrastructure (24) est intercalée entre le premier (18) et le 10 deuxième (19) ensemble et que les portes des véhicules (8,8' ; 17,17') sont orientées vers l'intérieur des voies. 9. Installation selon la revendication 8, caractérisée en ce que les quais de la station sont constitués de trois plateformes, une plateforme supérieure (25) au niveau des véhicules (8,8') de la voie supérieure, une plateforme inférieure (26) au niveau des véhicules 15 (17,17') de la voie inférieure et une plateforme (27) au niveau du sol. 10. Installation selon la revendication 9, caractérisée en ce que des ascenseurs verticaux (28) sont disposés aux extrémités des plateformes (25-27) pour accéder aux différents niveaux. 20
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FR 2959980 A1 20111118 FR 1056622 A 20100817 MOTEUR POUR UN DISPOSITIF DE DIRECTION A ASSISTANCE ELECTRIQUE CONTEXTE DE L'INVENTION La présente invention concerne un moteur pour un dispositif de direction à assistance électrique, qui est monté sur un véhicule pour assister une force de braquage appliquée par un conducteur. En tant que moteur classique pour un dispositif de direction à assistance électrique à contrôleur intégré, un moteur comprenant un contrôleur prévu sur une partie de surface latérale d'une section de moteur est présenté (par exemple, voir le document JP 3593102 B (pages 5 à 8 et figures 1 et 2)). Dans le moteur pour un dispositif de direction à assistance électrique, décrit dans le document JP 3593102 B, cependant, le contrôleur, qui est une lourde charge, est monté sur la partie de surface latérale de la section de moteur. Par conséquent, un centre de gravité du moteur est situé radialement excentriquement par rapport à un arbre de sortie. En conséquence, il y a un problème en ce que des vibrations et des bruits sont susceptibles d'être générés. RESUME DE L'INVENTION La présente invention a été réalisée pour résoudre le problème décrit ci-dessus et, par conséquent, a pour objet de proposer un moteur pour un dispositif de direction à assistance électrique dans lequel des vibrations et des bruits sont éliminés. La présente invention propose un moteur pour un dispositif de direction à assistance électrique comprenant : une section de moteur comprenant un arbre de sortie relié à un mécanisme de réduction de vitesse par l'intermédiaire d'un accouplement, la section de moteur servant à délivrer un couple d'assistance à un levier d'un véhicule ; et un contrôleur pour contrôler la commande de la section de moteur, dans lequel la section de moteur comprend : un rotor ayant P pôles ; et un stator prévu de manière à entourer le rotor, le stator comprenant : un noyau de stator pourvu de n fentes formées à angles égaux sur celui-ci et logé dans un châssis cylindrique ; et des enroulements de stator triphasés obtenus en enroulant des conducteurs autour des fentes, et le contrôleur est prévu entre l'accouplement et la section de moteur de manière à entourer l'arbre de sortie. Conformément au moteur pour un dispositif de direction à assistance électrique selon la présente invention, le contrôleur est prévu entre l'accouplement et la section de moteur de manière à entourer l'arbre de sortie. Par conséquent, la quantité d'excentricité d'un centre de gravité du moteur par rapport à l'arbre de sortie peut être réduite. Ainsi, même si une force électromagnétique pour déformer le noyau de stator en une forme ellipsoïdale est exercée sur le noyau de stator, l'amplification des vibrations et des bruits peut être évitée. De préférence, l'invention concerne un moteur pour un dispositif de direction à assistance électrique, dans lequel deux ensembles des enroulements de stator sont enroulés autour du noyau de stator de sorte qu'une force électromagnétique pour déformer le noyau de stator en une forme ellipsoïdale est exercée sur le noyau de stator. De préférence le nombre P de pôles et le nombre n de fentes satisfont l'une quelconque des relations : p-n =2 et p-n = -2. A titre d'exemple le nombre P de pôles est de dix et le nombre n de fentes est de douze. Selon un autre exemple le nombre P de pôles est de quatorze et le nombre n de fentes est de douze. Avantageusement les enroulements de stator comprennent des parties d'enroulement de la même phase agencées respectivement dans les fentes qui sont opposées l'une à l'autre de manière à être espacées d'un angle mécanique de 180 degrés de sorte qu'une force électromagnétique pour déformer le noyau de stator en une forme ellipsoïdale est exercée sur le noyau de stator. Avantageusement au moins l'un quelconque des jeux dans les fentes et des jeux entre le châssis et le noyau de stator sont remplis d'une résine. Avantageusement le châssis et un carter de moteur entourant le contrôleur sont reliés l'un à l'autre par un ajustement avec serrage. Avantageusement encore le mécanisme de réduction de vitesse comprend une vis sans fin prévue coaxialement avec l'arbre de sortie. BREVE DESCRIPTION DES DESSINS Sur les dessins joints : la figure 1 est une vue en coupe latérale illustrant un moteur pour un dispositif de direction à assistance électrique selon un premier mode de réalisation de la présente invention, qui comprend un mécanisme de réduction de vitesse ; la figure 2 est une vue en coupe latérale illustrant le moteur pour un dispositif de direction à assistance électrique illustré sur la figure 1 ; la figure 3 est un schéma de circuit électrique illustrant le moteur pour un dispositif de direction à assistance électrique illustré sur la figure 1 ; la figure 4 est une vue en coupe avant illustrant une section de moteur illustrée sur la figure 1 ; la figure 5 est une vue en coupe avant illustrant la section de moteur selon un deuxième mode de réalisation de la présente invention ; la figure 6 est une vue en coupe latérale illustrant un stator d'un moteur pour un dispositif de direction à assistance électrique selon un troisième mode de réalisation de la présente invention ; la figure 7 est une vue en coupe avant illustrant le moteur pour un dispositif de direction à assistance électrique illustré sur la figure 6 ; la figure 8 est un tableau illustrant la relation entre le nombre de combinaisons de pôles (nombre d'aimants permanents) et le nombre de fentes (nombre de dents), et le facteur d'enroulement. DESCRIPTION DETAILLEE DES MODES DE REALISATION PREFERES Ci-après, des modes de réalisation de la présente invention sont décrits sur la base des dessins joints. Sur les dessins, les éléments et les parties identiques ou équivalents sont indiqués par les mêmes numéros de référence. Premier mode de réalisation La figure 1 est une vue en coupe latérale illustrant un moteur pour un dispositif de direction à assistance électrique (appelé ci-après « moteur » en abrégé) selon un premier mode de réalisation de la présente invention, qui comprend un mécanisme de réduction de vitesse 50. La figure 2 est une vue en coupe latérale illustrant le moteur illustré sur la figure 1. La figure 3 est un schéma de circuit électrique illustrant le moteur illustré sur la figure 1. La figure 4 est une vue en coupe avant illustrant une section de moteur 1 illustrée sur la figure 1. Le moteur comprend : la section de moteur 1 pour délivrer un coupe d'assistance à un levier d'un véhicule (non montré) ; et un contrôleur 2 pour commander la fourniture d'un courant d'une batterie 3 à la section de moteur 1 de manière à contrôler la commande de la section de moteur 1. La section de moteur 1, qui est un moteur sans balai triphasé, comprend : un châssis cylindrique 4 ayant une extrémité fermée ; un roulement arrière 6 ; un carter côté section de moteur 8 présentant une forme cylindrique ; et un carter côté mécanisme de réduction de vitesse 9 présentant une forme cylindrique. Le roulement arrière 6 est pressé dans une partie de carter de roulement arrière 5 formée sur une partie inférieure du châssis 4. Le carter côté section de moteur 8 est relié à une partie de rebord 7 formée sur une partie d'extrémité côté ouverture du châssis 4 par ajustement avec serrage. Le carter côté mécanisme de réduction de vitesse 9 est relié à une surface d'extrémité du carter côté section de moteur 8. Chacun du carter côté section de moteur 8 et du carter côté mécanisme de réduction de vitesse 9 est un produit moulé sous pression réalisé en un alliage d'aluminium. Le carter côté section de moteur 8 et le carter côté mécanisme de réduction de vitesse 9 constituent un carter de moteur. La section de moteur 1 comprend en outre : un roulement avant 11 ; un arbre de sortie 12 ; un rotor 14 ; un stator 15 ; un capteur de rotation 16 ; et un bossage 18. Le roulement avant 11 est pressé dans un carter de roulement avant 10 prévu sur le carter côté mécanisme de réduction de vitesse 9 comportant une partie de rebord 19. L'arbre de sortie 12 a une extrémité supportée en rotation par le roulement avant 11 et l'autre extrémité supportée en rotation par le roulement arrière 6. Le rotor 14 est fixé à l'arbre de sortie 12. Le stator 15 est prévu autour du rotor 14 et est pressé dans le châssis 4. Le capteur de rotation 16 est prévu du côté de sortie de l'arbre de sortie 12 de manière à détecter une position de rotation du rotor 14. Le bossage 18 est un accouplement qui est pressé dans une partie d'extrémité distale de l'arbre de sortie 12 et sert à l'accouplement de l'arbre de sortie 12 au mécanisme de réduction de vitesse 50. Le rotor 14 comprend : un noyau de rotor 26 ; et dix aimants permanents 13 prévus à angles égaux sur une surface du noyau de rotor 26. Chacun des aimants permanents 13 a une section en forme de demi tonneau. Les aimants permanents 13 sont magnétisés alternativement en pôle N et en pôle S. Le noyau de rotor 26 comporte des parties saillantes 28 entre les aimants permanents 13 adjacents. Chacune des parties saillantes 28 fait saillie radialement de la surface du noyau de rotor 26. Le stator 15 comprend : un noyau de stator 23 ; et des enroulements de stator 25. Le noyau de stator 23 comprend douze fentes 22 formées par douze dents 21, chacune s'étendant vers le rotor 14. Les enroulements de stator 25 sont formés en enroulant des conducteurs autour des dents 21 à travers des isolants 24. Le noyau de stator 23 formé en laminant de minces plaques d'acier a un diamètre extérieur de 70 mm à 90 mm et une longueur axiale de 20 mm à 70 mm. Une épaisseur du châssis 4 constitué d'une plaque d'acier est de 1,6 mm ou plus. Le nombre des dents 21 prévues sur le noyau de stator 23 est de douze, tandis que le nombre des aimants permanents 13 du rotor 14 est de dix. Par conséquent, lorsque le nombre de pôles est P et le nombre de fentes (le nombre des dents 21) est n, un rapport, P:n = 10:12, est obtenu. Par conséquent, une relation : P-n = -2 est établie. Le nombre de phases des enroulements de stator 25 est de trois. Lorsque les trois phases sont respectivement une phase U, une phase V et une phase W, l'agencement des parties d'enroulement est U1+, U1-, V1-, V1+, W1+, W1-, U2-, U2+, V2+, V2-, W2- et W2+ dans un sens inverse des aiguilles d'une montre sur la figure 4. Ici, les signes + et - indiquent une direction d'enroulement du conducteur et signifient que les conducteurs sont enroulés dans des directions opposées l'une à l'autre. En outre, les parties d'enroulement U1+ et U1-sont connectées en série. Les parties d'enroulement U2- et U2+ sont également connectées en série. Les deux circuits série peuvent être connectés en parallèle ou en série. Les connexions sont effectuées de la même manière pour la phase V et la phase W. En outre, les trois phases peuvent être connectées en l'une quelconque d'une configuration en Y et d'une configuration en triangle. A une position à laquelle l'une des parties d'enroulement est opposée de manière à être espacée d'un angle mécanique de 180 degrés (à une position éloignée de six fentes parce que douze fentes sont prévues dans ce cas), la partie d'enroulement obtenue par un enroulement concentré de la même phase est prévue. A une position espacée de 120 degrés (correspondant à quatre fentes) ou de 90 degrés (correspondant à trois fentes) de ladite une partie d'enroulement, la partie d'enroulement obtenue par un enroulement concentré de la même phase n'est pas prévue. Le capteur de rotation 16 est un résolveur comprenant rotor de résolveur 29 et un stator de résolveur 30. Un diamètre extérieur du rotor de résolveur 29 présente une courbe spéciale de sorte qu'une perméance d'un jeu radial entre le stator de résolveur 30 et le rotor de résolveur 29 varie selon une forme d'onde sinusoïdale en termes d'angle. Une bobine d'excitation et deux ensembles de bobines de sortie sont enroulés autour du stator de résolveur 30. Le capteur de rotation 16 détecte une variation du jeu radial entre le rotor de résolveur 29 et le stator de résolveur 30 pour délivrer des tensions de sortie biphasées variant respectivement selon des formes d'onde sinusoïdale et cosinusoïdale. Le contrôleur 2 est prévu entre la section de moteur 1 et le carter côté mécanisme de réduction de vitesse 9. Le contrôleur 2 comprend : une carte de contrôle 33 réalisée en verre-époxy ; une carte de commande à base de métal 35 ; et une partie de borne 37. Un micro-ordinateur 31 et un circuit de commande de FET 32 sont montés sur la carte de contrôle 33. Des éléments de puissance 34, tels que des MOSFET de puissance, sont montés sur la carte de commande 35. Une borne 36 réalisée en cuivre est prévue entre la carte de contrôle 33 et la carte de commande 35 de manière à connecter électriquement la carte de contrôle 33 et la carte de commande 35 l'une à l'autre. La partie de borne 37 est formée d'un seul tenant avec la borne 36 par moulage par insertion d'une résine. Une distance constante est garantie entre la carte de contrôle 33 et la carte de commande 35 par la partie de borne 37. La carte de contrôle 33 est prévue du côté de la section de moteur 1 de la partie de borne 37. La carte de commande à base de métal 35 est maintenue en contact étroit avec une surface de paroi circonférentielle intérieure du carter côté mécanisme de réduction de vitesse 9 réalisé en un alliage d'aluminium. Avec cette structure, la chaleur des éléments de puissance 34 est libérée à l'extérieur à travers la carte de commande 35 et le carter côté mécanisme de réduction de vitesse 9. Des condensateurs 39 pour absorber une composante d'ondulation d'un courant circulant à travers la section de moteur 1 sont montés sur la partie de borne 37. Chacun des condensateurs 39 est connecté à un élément correspondant parmi les éléments de puissance 34 montés sur la carte de commande 35 par l'intermédiaire d'une borne (non montrée). Une bobine 40 pour absorber le bruit électromagnétique est également montée sur la partie de borne 37. La bobine 40 est connectée à un connecteur d'alimentation 41 par l'intermédiaire d'une borne (non montrée). Le moteur comprend le bossage 18 qui est un accouplement pour accoupler l'arbre de sortie 12 au mécanisme de réduction de vitesse 50. Le mécanisme de réduction de vitesse 50 comprend : un carter 51 ; une vis sans fin 52 ; et une roue à vis sans fin 53. Le carter 51 comporte une surface d'extrémité qui est maintenue en contact superficiel avec une surface de montage 38 du carter côté mécanisme de réduction de vitesse 9. Une partie d'extrémité distale de la vis sans fin 52 est en prise par cannelures avec le bossage 18. La roue à vis sans fin 53 engrène avec la vis sans fin 52. Un signal du courant de moteur circulant à travers la section de moteur 1, qui est délivré par des moyens de détection de courant (non montrés) connectés à des résistances shunt 42, un signal de couple de braquage délivré par un capteur de couple (non montré) et un signal de position de rotation du rotor 14, qui est délivré par le capteur de rotation 16, sont appliqués au micro-ordinateur 31 inclus dans le moteur décrit ci-dessus. Le micro-ordinateur 31 calcule un courant correspondant à un couple d'assistance sur la base des signaux entrés décrits ci-dessus, et délivre ensuite des signaux de commande aux éléments de puissance 34 constituant un circuit de pont à travers le circuit de commande de FET 32. Chacun des éléments de puissance 34 est commandé par le signal de commande de manière à contrôler le courant circulant à travers la section de moteur 1. Le courant contrôlé par le dispositif de contrôle 2 circule à travers les enroulements de stator 25. Avec un champ magnétique de rotation généré dans les enroulements de stator 25, le rotor 14 est mis en rotation avec un couple contrôlé. Avec la rotation du rotor 14, l'arbre de sortie 12 est également mis en rotation. La vis sans fin 52, qui est reliée à l'arbre de sortie 12 par l'intermédiaire du bossage 18, et la roue à vis sans fin 53, qui engrène avec la vis sans fin 52, décélèrent simultanément tout en modifiant leurs sens de rotation de sorte que les sens de rotation deviennent perpendiculaires l'un à l'autre. De cette manière, le couple d'assistance est augmenté. Le couple d'assistance est transmis à une articulation de levier (non montrée) et à un engrenage de direction (non montré). L'engrenage de direction modifie une direction de rotation et décélère également la rotation d'un arbre de colonne de direction (non montré). En même temps, l'engrenage de direction convertit le mouvement d'une crémaillère (non montrée) en un mouvement linéaire de sorte que la crémaillère soit déplacée à une position souhaitée. Les roues sont déplacées par le mouvement linéaire de la crémaillère pour permettre à un véhicule de changer de direction ou similaire. Selon le moteur présentant la configuration susmentionnée, le contrôleur 2 est prévu entre le bossage 18 et la section de moteur 1 de manière à entourer l'arbre de sortie 12. De plus, le contrôleur 2 est situé coaxialement avec l'arbre de sortie 12. Par conséquent, on peut éviter qu'un centre de gravité du moteur ne soit situé excentriquement par rapport à l'arbre de sortie 12. De plus, les deux ensembles des enroulements de stator triphasés 25 sont enroulés autour du noyau de stator 23 du stator 15. De plus, les parties d'enroulement de la même phase sont agencées dans les fentes 22 qui sont opposées l'une à l'autre de manière à être séparées d'un angle mécanique de 180 degrés. Avec l'agencement décrit ci-dessus, la force électromagnétique pour déformer le stator 15 ayant une forme circulaire, qui est susceptible d'être déformée, en une forme ellipsoïdale est exercée sur le stator 15. Bien qu'une vibration ou un bruit soit généré dans le stator 15, on évite que le centre de gravité du moteur ne soit situé excentriquement par rapport à l'arbre de sortie 12. Ainsi, on évite que le bruit ou la vibration ne soit amplifié du fait de l'excentricité du centre de gravité du moteur en plus des effets produits par la déformation du noyau de stator 23 en la forme ellipsoïdale. De plus, le nombre P des pôles est de dix et le nombre n de fentes est de douze pour le moteur. Comme montré sur la figure 8, le moteur a un grand facteur d'enroulement pour une onde fondamentale et de petits facteurs d'enroulement pour des ondes harmoniques. En conséquence, le grand couple est généré avec une petite quantité des aimants permanents 13, tandis que l'ondulation de couple peut être réduite. De plus, comme on le comprend à partir de la figure 8, les combinaisons 8:9 et 10:9 en tant que rapport P:n ont également un grand facteur d'enroulement pour l'onde fondamentale. Cependant, les combinaisons susmentionnées ont de grands facteurs d'enroulement même pour les ondes harmoniques. En conséquence, l'ondulation de couple est augmentée. Afin de réduire l'ondulation de couple, un décalage ou similaire est nécessaire, lequel résulte en un couple réduit. Par conséquent, les combinaisons susmentionnées ne sont pas préférées. En outre, le même facteur d'enroulement est obtenu avec une autre combinaison qui fournit 10:12 en tant que rapport du nombre P de pôles et du nombre de fentes, par exemple, avec vingt pôles et vingt-quatre fentes. Cependant, le moteur avec dix pôles et douze fentes est supérieur au moteur avec vingt pôles et vingt-quatre fentes parce qu'une perte de courant de Foucault est augmentée de manière désavantageuse ce qui diminue les caractéristiques du moteur, le nombre de composants est augmenté ce qui augmente le coût en conséquence du plus grand nombre de pôles dans le cas de la combinaison susmentionnée. Les facteurs d'enroulement (facteur d'enroulement à pas raccourci x facteur d'enroulement réparti) sont calculés à partir du nombre de phases, du nombre de pôles, du nombre de fentes et de l'agencement des parties d'enroulement selon une formule de calcul connue. Le châssis 4, dans lequel le noyau de stator 23 ayant le diamètre extérieur dans la plage de 70 mm à 90 mm et la longueur axiale dans la plage de 20 mm à 70 mm est pressé, est constitué de la plaque d'acier présentant l'épaisseur de 1,6 mm ou plus. Par conséquent, même si la force électromagnétique pour déformer le noyau de stator 23 en la forme ellipsoïdale est générée, la quantité de déformation du noyau de stator 23 en la forme ellipsoïdale et la vibration apparaissant avec la déformation peuvent être réduites. De plus, le carter côté section de moteur 8 et le châssis 4 sont fermement reliés l'un à l'autre parce que la partie d'extrémité d'ouverture du châssis 4 et la partie de rebord 7 du carter côté section de moteur 8 sont reliées l'une à l'autre par ajustement avec serrage. Par conséquent, une rigidité du stator 15 est augmentée. De manière correspondante, même si la force électromagnétique pour déformer le noyau de stator 23 en la forme ellipsoïdale est générée, la quantité de déformation du noyau de stator 23 en la forme ellipsoïdale et la vibration apparaissant avec la déformation, peuvent être réduites. Bien que le carter côté mécanisme de réduction de vitesse 9 et le carter côté section de moteur 8 qui constituent le carter de moteur soient des corps séparés dans ce premier mode de réalisation, le carter de moteur peut également être un corps intégré. Dans un tel cas, la partie d'extrémité d'ouverture du châssis 4 et le carter de moteur sont reliés l'un à l'autre par ajustement avec serrage. En outre, le mécanisme de réduction de vitesse 50 comporte la vis sans fin 52 qui est coaxiale avec l'arbre de sortie 12 et qui est reliée par cannelures à l'arbre de sortie 12 par l'intermédiaire du bossage 18. En conséquence, on peut éviter que le bruit ou la vibration, qui apparaît dans le moteur bien qu'étant réduit, ne soit amplifié dans le mécanisme de réduction de vitesse 50. Deuxième mode de réalisation La figure 5 est une vue en coupe avant illustrant la section de moteur 1 selon un deuxième mode de réalisation de la présente invention. Dans ce deuxième mode de réalisation, le nombre P de pôles et le nombre n de fentes satisfont aux relations : P:n = 14:12 et, par conséquent, p-n = 2. Les parties d'enroulement sont agencées dans l'ordre : U1+, U1-, W1-, W1+, V1+, V1-, U2-, U2+, W2+, W2-, V2-et V2+, dans le sens inverse des aiguilles d'une montre sur la figure 5 (les signes + et - indiquent que les directions des enroulements sont opposées l'une à l'autre). A la position qui est opposée à une partie d'enroulement de manière à être séparée d'un angle mécanique de 180 degrés (correspondant à six fentes), la partie d'enroulement de la même phase est prévue. A la position séparée de 120 degrés (correspondant à quatre fentes) ou de 90 degrés (correspondant à trois fentes), la partie d'enroulement de la même phase n'est pas prévue. Spécifiquement, le moteur selon le deuxième mode de réalisation est identique à celui du premier mode de réalisation, excepté que le nombre des aimants permanents 13 d'un rotor 14A est augmenté de dix à quatorze. Ici, la raison pour laquelle le nombre de pôles et le nombre de fentes sont choisis pour être de quatorze et de douze en tant que combinaison est que les mêmes facteurs d'enroulement que ceux obtenus avec la combinaison de dix pôles et de douze fentes sont obtenus, comme montré sur la figure 8. Spécifiquement, un grand facteur d'enroulement est obtenu pour l'onde fondamentale, tandis que de petits facteurs d'enroulement sont obtenus pour les ondes harmoniques. Les facteurs d'enroulement décrits ci-dessus signifient que le grand couple peut être généré avec une petite quantité d'aimants tandis que l'ondulation de couple est réduite. En conséquence, le moteur à haute performance peut être réalisé à faible coût. Les mêmes facteurs d'enroulement sont obtenus avec une autre combinaison qui fournit 14:12 en tant que rapport du nombre P de pôles et du nombre de fentes, par exemple, avec vingt-huit pôles et vingt-quatre fentes. Cependant, le moteur avec quatorze pôles et douze fentes est supérieur au moteur avec la combinaison susmentionnée parce que la perte de courant de Foucault est augmentée de manière désavantageuse ce qui diminue les caractéristiques du moteur, le nombre de composants est augmenté ce qui augmente le coût en conséquence du plus grand nombre de pôles dans le cas de la combinaison susmentionnée. Troisième mode de réalisation La figure 6 est une vue en coupe latérale illustrant un stator 15A du moteur selon un troisième mode de réalisation de la présente invention, tandis que la figure 7 est une vue en coupe avant illustrant le moteur illustré sur la figure 6. Dans ce troisième mode de réalisation, les jeux A dans les fentes 22 et ceux entre le châssis 4 et le noyau de stator 23 sont remplis d'une résine 60. La résine 60 est une résine ayant une dureté relativement élevée telle qu'un polyester non saturé et un époxy et a pour effets d'augmenter la rigidité du stator 15A. Le reste de la structure est identique à celui du moteur selon le premier mode de réalisation. Les jeux A verrouillent le noyau de stator 23 pour le positionnement de celui-ci à l'instant auquel les enroulements de stator 25 sont enroulés autour du noyau de stator 23. Les jeux A servent également à réduire une force pour presser le noyau de stator 23 dans le châssis 4. Selon le moteur décrit ci-dessus, même si la force électromagnétique pour déformer le noyau de stator 23 en la forme ellipsoïdale est générée, la quantité de déformation du noyau de stator 23 en la forme ellipsoïdale et les vibrations et les bruits apparaissant avec la déformation peuvent être davantage éliminés en comparaison du moteur selon le premier mode de réalisation parce que la rigidité du stator 15A est remarquablement améliorée par la résine 60. Même si seulement l'un quelconque des jeux A dans les fentes 22 et des jeux A entre le châssis 4 et le noyau de stator 23 sont remplis de la résine 60, la rigidité du stator 15A peut être améliorée. Dans chacun des modes de réalisation susmentionnés, le moteur comprenant les deux ensembles des enroulements triphasés enroulés autour du noyau de stator, dans lequel les parties d'enroulement de la même phase sont prévues dans les fentes qui sont opposées l'une à l'autre de manière à être espacées d'un angle mécanique de 180 degrés, a été décrit en tant que moteur dans lequel la force électromagnétique pour déformer le noyau de stator en la forme ellipsoïdale est exercée sur le noyau de stator. Cependant, la présente invention est également applicable à un moteur comprenant les deux ensembles d'enroulements triphasés enroulés autour du noyau de stator, dans lequel la force électromagnétique pour déformer le noyau de stator en la forme ellipsoïdale est exercée sur le noyau de stator, et à un moteur comprenant les parties d'enroulement de la même phase qui sont prévues dans les fentes opposées l'une à l'autre de manière à être espacées d'un angle mécanique de 180 degrés, dans lequel la force électromagnétique pour déformer le noyau de stator en la forme ellipsoïdale est exercée sur le noyau de stator. De plus, la présente invention est également applicable à un moteur dans lequel la force électromagnétique telle que décrite ci-dessus n'agit pas, c'est-à-dire, un moteur dans lequel les deux ensembles des enroulements triphasés ne sont pas enroulés autour du noyau de stator et les parties d'enroulement de la même phase ne sont pas prévues dans les fentes qui sont opposées l'une à l'autre de manière à être espacées d'un angle mécanique de 180 degrés. Même dans le cas des moteurs décrits ci-dessus, le contrôleur est prévu entre l'accouplement et la section de moteur de manière à entourer l'arbre de sortie. Par conséquent, le degré d'excentricité du centre de gravité du moteur par rapport à l'arbre de sortie peut être réduit pour supprimer les vibrations et les bruits. REVENDICATIONS1. Moteur pour un dispositif de direction à assistance électrique, comprenant : une section de moteur (1) comprenant un arbre de sortie (12) relié à un mécanisme de réduction de vitesse (50) par l'intermédiaire d'un accouplement, la section de moteur servant à délivrer un couple d'assistance à un levier d'un véhicule ; et un contrôleur (2) pour contrôler la commande de la section de moteur (1), dans lequel : la section de moteur (1) comprend : un rotor (14, 14A) comportant P pôles ; et un stator (15, 15A) prévu de manière à entourer le rotor (14, 14A), le stator comprenant : un noyau de stator (23) pourvu de n fentes formées à angles égaux sur celui-ci et logées dans un châssis (4) cylindrique ; et des enroulements de stator triphasés (25) obtenus en enroulant des conducteurs autour des fentes (22) ; et le contrôleur (2) est prévu entre l'accouplement et la section de moteur (1) de manière à entourer l'arbre de sortie (12). 2. Moteur pour un dispositif de direction à assistance électrique, selon la revendication 1, dans lequel deux ensembles des enroulements de stator (25) sont enroulés autour du noyau de stator (23) de sorte qu'une force électromagnétique pour déformer le noyau de stator (23) en une forme ellipsoïdale est exercée sur le noyau de stator (23). 21 3. Moteur pour un dispositif de direction à assistance électrique, selon la revendication 2, dans lequel le nombre P de pôles et le nombre n de fentes satisfont l'une quelconque des relations : p-n =2 et p-n = -2. 4. Moteur pour un dispositif de direction à assistance électrique, selon la revendication 3, dans lequel le nombre P de pôles est de dix et le nombre n de fentes est de douze. 5. Moteur pour un dispositif de direction à assistance électrique, selon la revendication 3, dans lequel le nombre P de pôles est de quatorze et le nombre n de fentes est de douze. 6. Moteur pour un dispositif de direction à assistance électrique, selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, dans lequel les enroulements de stator (25) comprennent des parties d'enroulement de la même phase agencées respectivement dans les fentes qui sont opposées l'une à l'autre de manière à être espacées d'un angle mécanique de 180 degrés de sorte qu'une force électromagnétique pour déformer le noyau de stator (23) en une forme ellipsoïdale est exercée sur le noyau de stator (23). 7. Moteur pour un dispositif de direction à assistance électrique, selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, dans lequel au moins l'un quelconque des jeux dans les fentes (22) et des jeux entre le châssis 22 (4) et le noyau de stator (23) sont remplis d'une résine (60). 8. Moteur pour un dispositif de direction à assistance électrique, selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, dans lequel le châssis (4) et un carter de moteur (9) entourant le contrôleur (2) sont reliés l'un à l'autre par un ajustement avec serrage. 9. Moteur pour un dispositif de direction à assistance électrique, selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, dans lequel le mécanisme de réduction de vitesse (50) comprend une vis sans fin (52) prévue coaxialement avec l'arbre de sortie (12).
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FR 2959981 A1 20111118 FR 1053679 A 20100511 ÉLEMENT DE RENFORT DE PIED DE MILIEU D'UN VEHICULE. La présente invention concerne un élément de pied de milieu d'un véhicule. La sécurité des personnes transportées lors d'un déplacement véhiculé est une priorité des constructeurs de véhicule. Dans ce but, les habitacles de véhicules sont renforcés. Ces renforcements comprennent notamment un renforcement des pieds de milieu des habitacles qui, étant obtenu aux moyens d'éléments de renfort, permet de limiter les conséquences d'un choc latéral d'un véhicule. Pour garantir une sécurisation maximale de l'habitacle d'un véhicule, ces éléments de renforts doivent présenter à la fois une rigidité suffisante pour garantir la préservation d'un espace vital pour les personnes véhiculées lors d'un choc latéral et permettre une absorbation maximale de l'énergie cinétique transmise lors de ce même choc. Ces propriétés antagonistes sont obtenues par une configuration adéquate des différentes parties de ces éléments de renforts. Ainsi, la partie supérieure de ces éléments de renfort présente une forte rigidité de manière à préserver les organes vitaux placés dans la parties hautes des personnes véhiculées tandis que la partie inférieure présente une forte déformabilité de manière à absorber une partie importante de l'énergie transmise lors du choc. Ces différentes propriétés des parties supérieure et inférieure peuvent être obtenues par l'utilisation d'éléments de renfort monobloc en métal présentant une variation de leur épaisseur sur leur hauteur. Ainsi, la partie supérieure possède une forte épaisseur de métal garantissant sa rigidité, et la partie inférieure présente une épaisseur réduite de métal pour permettre sa déformation. Dans une telle configuration, la partie supérieure peut être également renforcée par l'utilisation d'un élément de renfort métallique supplémentaire. Il est également connu de réaliser ces éléments de renfort en utilisant deux parties métalliques distinctes pour la partie supérieure et la partie inférieure. Dans une telle configuration, la partie supérieure présente une forte épaisseur et est également réalisée en un métal de forte dureté, tandis que la partie inférieure présente une faible épaisseur pouvant être combinée avec un métal déformable. La fixation de ces deux parties, pour garantir une fixation solidaire de ces deux parties, est généralement réalisée par soudure. De telles configurations des éléments de renfort de pied milieu, si elles permettent une sécurisation satisfaisante de l'habitacle, possèdent un certain nombre d'inconvénients. Ces éléments de renfort présentent, pour garantir une bonne rigidité, une partie supérieure en métal de forte épaisseur qui représente un surpoids du véhicule non négligeable. La présente invention vise à remédier à ces inconvénients. A cet effet, l'invention concerne un élément de renfort de pied milieu d'un véhicule comportant : - une partie supérieure assemblée sur un arc de pavillon du véhicule, - une partie inférieure montée sur le châssis du véhicule, ces deux parties étant montées l'une sur l'autre pour former l'élément de renfort de pied milieu, étant caractérisé en ce que la partie supérieure est réalisée dans un matériau composite, et en ce que l'élément de renfort de pied milieu comprend en outre des moyens de fixation configurés pour permettre la fixation de la partie supérieure sur la partie inférieure. L'utilisation d'un matériau composite pour la partie supérieure combinée à des moyens de fixation adéquates pour fixer la partie inférieure sur la partie supérieure permet un allégement de l'élément de renfort de pied milieu tout en garantissant les propriétés de rigidité nécessaires pour sécuriser les passagers lors d'un choc latéral. Avantageusement, le matériau composite présente une matrice et un matériau de type renfort, le matériau de type renfort étant en fibres qui sont tissées de manière à garantir la tenue mécanique de la partie supérieure en cas de choc latéral sur le véhicule. L'utilisation d'un matériau composite en fibres tissées permet de renforcer la rigidité de la partie supérieure. Préférentiellement, les moyens de fixation comportent au moins une pièce métallique, la ou chaque pièce métallique étant noyée dans la partie supérieure. L'utilisation d'au moins une pièce métallique noyée dans la partie supérieure permet de rigidifier la fixation entre la partie inférieure et supérieure. Préférentiellement, les moyens de fixation comprennent au moins une vis de fixation, et la ou chaque vis coopère avec un orifice fileté complémentaire ménagé dans la ou chaque pièce métallique. L'utilisation de vis de fixation permet un montage rigide de la partie supérieure sur la partie inférieure, ce montage ayant de plus pour avantage d'être amovible, simple de réalisation et peu couteux. Avantageusement, le matériau composite est un matériau composite à fibres continues, et en ce que le matériau de type renfort est préférentiellement en fibres de carbone ou en fibres de verre et en ce que la matrice est préférentiellement de la résine thermodurcissable ou thermoplastique. L'utilisation de la fibre continue, tel que de la fibre carbone ou de verre, comme matériau de type renfort du matériau composite permet une rigidité optimisée 5 de la partie supérieure de l'élément de renfort de pied milieu. Avantageusement, les fibres du matériau composite forment un tissu, ce tissu étant réalisé de manière à présenter une continuité de fibres autour de la ou chaque pièce métallique. Un tel tissage permet de renforcer le maintien de la ou chaque pièce 10 métallique dans la partie supérieure.assurant ainsi un bon maintien de la partie supérieure sur la partie inférieure. Préférentiellement, la partie supérieure est de forme longitudinale, en ce qu'une première partie des fibres, formant la chaîne du tissu, s'étend sensiblement selon une forme en U, les deux branches du U s'étendant sensiblement selon la 15 longueur de la partie supérieure de manière à entourer avec la base du U l'emplacement d'un moins une pièce métallique, et en ce qu'une second partie des fibres forme la trame du tissu et s'étend sensiblement selon une largeur de la partie supérieure. Un tel tissage des fibres permet de présenter une continuité de fibres 20 autour de la ou chaque pièce métallique permettant de ne pas présenter une fragilité vis-à-vis de la fixation de la pièce métallique qui pourrait occasionner un déchirement de la partie supérieure de l'élément de renfort de pied milieu. De manière avantageuse, la partie inférieure est en métal. L'invention se rapporte également à un véhicule, ce véhicule 25 comportant : - un châssis, - au moins un arc de pavillon, - au moins un ouvrant avant, - au moins un ouvrant arrière, 30 - et au moins un élément de renfort de pied milieu conforme à l'invention disposé entre le ou chaque ouvrant avant et le ou chaque ouvrant arrière, la partie supérieure de chaque élément de renfort étant montée sur chaque arc de pavillon du véhicule et la partie inférieure étant montée sur le châssis du véhicule. Un véhicule comportant un élément de renfort de pied milieu conforme à 35 l'invention permet, tout en garantissant la sécurité des passagers du véhicule, d'obtenir une structure allégée du véhicule réduisant ainsi la consommation en carburant de ce véhicule. De manière avantageuse, chaque élément de renfort de pied milieu du véhicule est un élément de renfort de pied milieu conforme à l'invention, chaque ouvrant arrière étant assemblé sur le véhicule au moyens d'au moins une charnière, et la ou chaque vis de fixation du ou de chaque élément de renfort étant en outre agencée de manière à fixer sur l'élément de renfort une charnière de l'ouvrant arrière équipant le véhicule. L'utilisation des vis de fixation pour la fixation d'une charnière d'un 10 ouvrant arrière sur le pied milieu permet de supprimer une étape de montage et de réduire le nombre de pièces nécessaires pour le montage du véhicule. De toute façon l'invention sera bien comprise à l'aide de la description qui suit en référence au dessin schématique annexé représentant, à titre d'exemple non limitatif, une forme d'exécution de cet élément de renfort de pied milieu. 15 Figure 1 est une vue schématique de coté d'un véhicule équipé d'un élément de renfort de pied milieu avec la carrosserie ôtée; Figure 2 est une vue de face à échelle agrandie d'un élément de renfort de pied milieu ; Figure 3 est une vue schématique de l'agencement des fibres de la partie 20 supérieure de l'élément de renfort. La figure 1 est une vue de coté d'un véhicule 1 équipé d'un élément de renfort 2 de pied milieu. Un tel élément de renfort 2 d'un véhicule 1 comporte une partie supérieure 3 assemblée sur un arc de pavillon 4 du véhicule 1 et une partie inférieure 5 montée sur le châssis du véhicule 1. Les deux parties 3,5 sont montées 25 l'une sur l'autre pour former l'élément de renfort 2. La partie supérieure 3 est réalisée dans un matériau composite et la partie inférieure 5 en métal. L'élément de renfort de pied milieu comprend en outre des moyens de fixation configurés pour permettre la fixation de la partie supérieure 3 sur la partie inférieure 5. Généralement deux éléments de renfort de pied milieu 2 équipent le 30 véhicule 1, ce véhicule 1 comportant un châssis, deux arcs de pavillon 4, deux ouvrants avant et deux ouvrants arrière. Chaque élément de renfort 2 est alors positionné entre un ouvrant avant et un ouvrant arrière. La partie inférieure 5 de l'élément de renfort 2 est réalisée en métal et présente une épaisseur de ce métal permettant à cette partie de se déformer sans 35 rupture lors d'un choc latéral sur le véhicule. La partie supérieure 3, comme illustrée dans la figure 2, présente une forme longitudinale s'étendant selon le pied milieu du véhicule 1 et une face extérieure 6 en regard vers l'extérieur du véhicule lorsque l'élément de renfort équipe un véhicule 1.Cette partie de l'élément de renfort est réalisée en un matériau composite. Le matériau composite est réalisé par la combinaison d'un matériau de type renfort à fibres tissées et d'une matrice. Ce matériau de type renfort peut être en fibres continues telles que des fibres de carbone ou de verre. La matrice peut être de la résine thermodurcissable ou thermoplastique. Les fibres 7,8 forment un tissu avec une partie des fibres formant la chaîne du tissu et l'autre partie formant la trame. Les fibres formant la chaîne sont principalement tissées selon la longueur de la partie supérieure. Les fibres formant la trame sont principalement tissées selon la largeur partie supérieure. Les moyens de fixation de la partie supérieure 3 sur la partie inférieure 5 comprennent deux pièces métalliques 9 noyées dans la partie supérieure 3. Ces pièces métalliques sont placées sur la zone inférieure de la partie supérieure 3 en regard de la partie inférieure 5. Elles présentent chacune un orifice fileté 10 traversant la pièce 9 selon un axe perpendiculaire à la face extérieure 6 de la partie supérieure 3. Les moyens de fixation comprennent en outre deux vis, non représentées, dont le filetage est complémentaire à celui des orifices des pièces métalliques. Ces vis qui, permettent le montage de la partie supérieure sur la partie inférieure, peuvent également permettre le montage d'une charnière d'un ouvrant arrière. Les fibres continues 7,8, au niveau des pièces métalliques sont, comme schématisé sur la figure 3, tissées de manière à présenter une continuité de fibres autour de chaque pièce métallique. Pour ce faire, lors du tissage des fibres, la partie des fibres 7 formant la chaîne du tissu est tissée de manière à s'étendre sensiblement selon une forme en U, les deux branches 12 du U s'étendant sensiblement selon la longueur de la partie supérieure 3 de manière à entourer avec la base 13 du U l'emplacement d'une des deux pièces métalliques 9. La second partie des fibres 8, celle formant la trame du tissu s'étend sensiblement selon une largeur de la partie supérieure 3. Cette disposition complémentaire, des fibres 7,8 de chaîne et de trame, permet d'obtenir la continuité de fibres nécessaire pour le maintien de chaque pièce métallique 9. Une telle continuité permet d'éviter la présence de zone de fragilité au niveau des pièces métallique 9 qui pourrait engendrer, sous contrainte, une déchirure de la partie supérieure 3. Lors de l'installation sur le véhicule, l'élément de renfort de pied milieu est réalisé par le montage de la partie supérieure sur la partie inférieure par les moyens combinés des pièces métalliques 9 et des vis de fixation. La partie inférieure 5 est ensuite fixée sur le châssis, cette fixation pouvant être réalisée par boulonnage ou par soudure. La partie supérieure 3 est alors fixée sur l'arc de pavillon 4 du véhicule 1, cette fixation pouvant être réalisée par encollage ou par boulonnage. Ainsi équipé, le véhicule 1 est sécurisé pour les chocs latéraux ayant lieu au niveau du pied milieu. Lors d'un choc latéral d'un corps étranger sur le véhicule, la pièce supérieure 3, présentant une rigidité optimisée par le tissage adéquate des fibres 7, 8, ne subie pas de déformation, protégeant ainsi les organes vitaux des passagers du véhicule, tandis que la partie inférieure 5 se déforme en absorbant une partie de l'énergie cinétique transmise lors du choc. La fixation optimisée par le tissage des fibres 7, 8 autour des pièces métallique 9 assure la cohésion de l'ensemble évitant la pénétration du corps étranger dans l'habitacle. Comme il va de soi, l'invention ne se limite pas à la seule forme d'exécution de cet élément de renfort de pied milieu, décrite ci-dessus à titre 15 d'exemple, elle en embrasse au contraire toutes les variantes de réalisation. REVENDICATIONS1. Élément de renfort (2) de pied milieu d'un véhicule (1) - une partie supérieure (3) assemblée sur un arc de pavillon (4) du - une partie inférieure (5) montée sur le châssis du véhicule (1), les deux parties (3, 5) étant montées l'une sur l'autre pour former 10 l'élément de renfort (2) de pied milieu, caractérisé en ce que la partie supérieure (3) est réalisée dans un matériau composite et en ce que l'élément de renfort (2) de pied milieu comprend en outre des moyens de fixation configurés pour permettre la fixation de la partie supérieure (3) sur la partie inférieure (5). 2. Élément de renfort (2) selon la revendication 1, caractérisé en ce 15 que le matériau composite présente une matrice et un matériau de type renfort, ledit matériau de type renfort étant réalisé en fibres (7,8) tissées de manière à garantir la tenue mécanique de la partie supérieure (3) en cas de choc latéral sur le véhicule (1). 3. Élément de renfort (2) selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que les moyens de fixation comportent au moins une pièce métallique (9), la ou 20 chaque pièce métallique (9) étant noyée dans la partie supérieure (3). 4. Élément de renfort (2) selon la revendication 3, caractérisé en ce que les moyens de fixation comprennent une ou des vis de fixation, et en ce que la ou chaque vis coopère avec un orifice (10) fileté complémentaire ménagé dans la ou chaque pièce métallique (9). 25 5. Élément de renfort (2) selon l'une des revendications 2 à 4, caractérisé en ce que le matériau composite est un matériau composite à fibres continues, et en ce que le matériau de type renfort est préférentiellement en fibres de carbone ou en fibres de verre et en ce que la matrice est préférentiellement de la résine thermodurcissable ou thermoplastique. 30 6. Élément de renfort (2) selon l'une des revendications 3 à 5, caractérisé en ce que les fibres (7, 8) du matériau composite forment un tissu, ce tissu étant réalisé de manière à présenter une continuité de fibres (7, 8) autour de la ou chaque pièce métallique (9). 7. Élément de renfort (2) selon la revendication 6, caractérisé en ce 35 que la partie supérieure (3) est de forme longitudinale, en ce qu'une première partie des fibres (7), formant la chaîne du tissu, s'étend sensiblement selon une forme en U, comportant : véhicule (1),les deux branches (12) du U s'étendant sensiblement selon la longueur de la partie supérieure de manière à entourer avec la base (13) du U l'emplacement d'un moins une pièce métallique (9), et en ce qu'une second partie des fibres (8) forme la trame du tissu et s'étend sensiblement selon une largeur de la partie supérieure (3). 8. Élément de renfort (2) selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que la partie inférieure est en métal. 9. Véhicule (1) caractérisé en ce qu'il comporte :- - un châssis, - au moins un arc de pavillon (4), - au moins un ouvrant avant, - au moins un ouvrant arrière, - et au moins un élément de renfort de pied milieu (2) selon l'une des revendications 1 à 8 disposé entre le ou chaque ouvrant avant et le ou chaque ouvrant arrière, la partie supérieure (3) de chaque élément de renfort (2) étant montée sur chaque arc de pavillon (4) du véhicule (1) et la partie inférieure (5) étant montée sur le châssis du véhicule (1). 10. Véhicule (1) selon la revendication 9, caractérisé en ce que le ou chaque élément de renfort de pied milieu du véhicule (2) est un élément de renfort de pied milieu (2) selon la revendication 4 ou l'une des revendications 5 à 8 en combinaison avec la revendication 4, en ce que chaque ouvrant arrière est assemblé sur le véhicule au moyens d'au moins une charnière, et en ce que la ou chaque vis de fixation du ou de chaque élément de renfort (2) est en outre agencée de manière à fixer sur l'élément de renfort (2) une charnière de l'ouvrant arrière équipant le véhicule (1).25
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FR 2959982 A1 20111118 FR 1001998 A 20100511 PLATEAUX DE VELO DE FORME OGIVALE Permettant de transformer le mouvement linéaire à vitesse constante d'une chaine de vélo en mouvement circulaire à vitesse variable suivant l'utilisation d'un rayon différent par dent à chaque quart de tour du cycle de rotation des manivelles suivant les figures 1 et 2 afin d'utiliser plus rationnellement la force irrégulière donné aux manivelles par les cyclistes. Cette demande de brevet concerne les réalisations de plateaux de vélo d'après mon précédent Brevet n° 93 05460 qui apportent les précisions à tous les points qui n'étaient pas défini en 1993. fit) J'ai repris ces études depuis l'année 2007 en utilisant une fraiseuse numérique me permettant de réaliser de nombreux prototypes afin de définir au mieux la variation de vitesse de rotation des manivelles de vélo la plus efficace et confortable ainsi que le positionnement des manivelles en préalable à une fabrication industrielle. Après avoir réalisé des modèles de plateaux de forme ogivale avec des arcs de -f .f 160° suivant les figures 1 et 3, pour une variation de 19, 18 % entre le plus petit et le plus grand rayon, j'ai réalisé des plateaux en utilisant deux arcs de 140° pour une variation de 42,8 % entre le plus petit et le plus grand rayon suivant les figures 2 et 4 C'est après de nombreux essais, que tous les essayeurs constatent que cette variation offre la meilleure efficacité pour un pédalage souple et confortable. 2v Les essayeurs qui ont testé mes plateaux sont des amateurs et des professionnels. Comme il est démontré sur la figure 2, chaque dent, sur chaque 1 /4 de tour, tourne autour de l'axe du plateau sur un rayon différent, modifiant ainsi régulièrement la vitesse constante de la circonférence en mouvement circulaire à vitesse variable que l'on visualise sur le cercle extérieur représentant le parcours des manivelles. 25. La variation angulaire entre chaque dent du plateau pour faire avancer un maillon de la chaine est régulière, mesurée sur la circonférence décrite par les manivelles, cela donne sur un quart de tour en millimètre, pour un plateau de 46 dents réalisé avec des arcs de 140° : 18 / 19 / 20 / 21 / 22 / 23 / 24 / 25 / 26 / 27 / 28 / en progression régulière de 3a vitesse de rotation, pour ralentir ensuite de 28 / 27 / 26 / 25 / 24 / 23 / 22 / 21 / 20/ 19/ 18m/m J'ai réalisé d'autres plateaux avec des arcs de 120° suivant figure 5, qui tout en ayant une variation de vitesse de rotation bien régulière, sont trop prononcé à mon avis pour une utilisation courante. Peut-être sur la piste ? Ou autre spécialité ? -2- 3 r Maintenant, après ces différentes études, je peux affirmer : Toutes poulies, roues, engrenages constitués de deux arcs de cercle tournant autour de l'axe de leurs cordes, ayant une vitesse constante à leur circonférence, ont une vitesse de rotation variable, égale à la variation progressive et régulière de longueur des rayons utilisés. 4o Ensuite, j'ai testé différentes positions pour fixer les plateaux de forme ogivales par rapport aux manivelles des vélos. Après avoir positionné les manivelles à 90° par rapport au plus grand axe du plateau dans un premier temps, Figures 6, j'ai testé longtemps la position de 126°, pour définir enfin la meilleure position actuellement validée par les cyclistes qui utilisent mes 4r prototypes, à savoir : Une position de 108° suivant les figures 7 et 8, qui donne les meilleurs résultats. Bien entendu, à la suite de ces nouvelles découvertes, j'ai demandé la restauration de mon précédent brevet pour lequel j'espère avoir un avis favorable de vos services. Enfin, suite aux résultats obtenus et avis favorable de tous les essayeurs, je constitue ro une société d'exploitation, de fabrication et de vente de mes plateaux de forme ogivale Ces plateaux vont révolutionner le monde du cyclisme mais aussi avoir un impact écologique certain en incitant plus de gens à utiliser la bicyclette facilement pour leurs déplacements. Les figures 9, représentent les séquences du cycle de pédalage sur un tour de $S manivelles afin de visualiser les variations de rayons utilisés. Ces plateaux sont réalisés en alliage d'aluminium de référence 7075 T6 ou similaire, d'épaisseur 2, 3, 4 ou 5 m/m, l'entre axe des dents est de 12,7 m/m pour recevoir les chaîne du commerce. REVENDICATIONS1) Plateau de vélo caractérisé en ce que sa formes est composée par deux arcs de cercle de 140° tournants autour de l'axe de leurs cordes communes pour faire varier régulièrement la vitesse de rotation des manivelles sur lesquelles ils sont fixé en entrainant une chaine à vitesse constante. Les arcs de cercle composant ces plateaux peuvent être de 130 à 150° $" 2) Plateaux de vélo caractérisés en ce qu'à chaque quart de tour, chaque dent tourne sur un rayon différent pour produire une vitesse de rotation progressive et dégressive 3) Plateaux de vélo caractérisés en ce qu'ils sont fixé aux manivelles des vélos en positionnant la manivelle à 108° du plus grand axe du plateau entrainant la chaine suivant les figures 7 et 8, cette position étant la meilleure, elle peut varier néanmoins de 15° en plus ou en ~i o moins. 4 ) Plateaux de vélo caractérisés suivant les revendications 1, 2 et 3 en ce qu'ils peuvent comporter de 28 à 60 dents sur leur circonférence. 5) Plateaux de vélo caractérisés en ce qu' ils seront adaptable à toutes les manivelles du commerce.
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FR 2959983 A1 20111118 FR 1054301 A 20100602 La présente invention concerne un plateau pour un pédalier de vélo, un pédalier de vélo comportant un tel plateau, ainsi qu'un vélo comportant un tel pédalier. Le document FR-A-93/05460 présente un plateau de pédalier qui est composé de deux arcs de cercles identiques qui se coupent. Un tel plateau n'est pas optimisé afin d'obtenir le meilleur rendement possible. Un objet de la présente invention est de proposer un plateau de pédalier qui soit optimisé et permette d'obtenir un pédalage souple et confortable. A cet effet, est proposé un plateau pour un pédalier de vélo composé de deux arcs de cercles identiques qui se coupent et qui s'étendent chacun sur un angle qui est compris entre 120° et 160°. Avantageusement, ledit angle est compris entre 130° et 150°. Avantageusement, ledit angle est égal à 140°. L'invention propose également un pédalier de vélo comportant un plateau selon l'une des variantes précédentes et une paire de manivelles fixée audit plateau. Avantageusement, chaque manivelle est positionnée selon un angle compris entre 90° et 126° par rapport au plus grand axe du plateau. Avantageusement, chaque manivelle est positionnée selon un angle de 108° par rapport au plus grand axe du plateau. L'invention propose également un vélo comportant un pédalier selon l'une des variantes précédentes. Les caractéristiques de l'invention mentionnées ci-dessus, ainsi que d'autres, apparaîtront plus clairement à la lecture de la description suivante d'un exemple de réalisation, ladite description étant faite en relation avec les dessins joints, parmi lesquels : les Figs. 1 à 11 représentent des plateaux selon l'invention pour des pédaliers de vélo, les Figs. 12 à 16 représentent des pédaliers selon l'invention, et les Figs. 17a à 17g montrent un cycle de pédalage pour un vélo selon l'invention. La Fig. 1 montre un plateau de pédalier 100 ayant 48 dents et qui est composé de deux arcs de cercles 110 et 112 identiques qui s'étendent chacun sur 160°. La Fig. 3 montre un pédalier 300 à 48 dents pour un vélo de route ayant un axe de l l0mm. La Fig. 4 montre un plateau 400 à 48 dents pour un vélo de route ayant un axe de 130mm. La Fig. 5 montre un plateau 500 à 36 dents pour un vélo de route ayant un axe de l l0mm. La Fig. 6 montre un plateau 600 à 44 dents pour un VTT ayant un axe de l 04mm. Pour les Figs. 3 à 6, les plateaux présentés sont composés de deux arcs de cercles identiques qui s'étendent chacun sur 160°. Comme on le voit sur la Fig. 1, chaque dent 102 du plateau 100 tourne sur un cercle 104 ayant un rayon particulier selon la position de la dent 102. Pour les dents qui sont en haut sur les Figs., le rayon est le plus grand (cercle référencé 106). En progressant à partir du haut, le rayon diminue jusqu'aux dents qui sont à 90°, le rayon est alors le plus petit (cercle référencé 108), puis il s'agrandit vers les dents qui sont en bas. Pour les Figs. 1 et 3 à 6, il y a une variation de 19,18% entre le plus petit rayon (108) et le plus grand rayon (106). La Fig. 2 montre un plateau 200 de pédalier ayant 46 dents et qui est composé de deux arcs de cercles identiques 202 et 204 qui s'étendent chacun sur 140°. La Fig. 7 montre un plateau 700 à 50 dents pour un vélo de route ayant un axe de l l0mm. La Fig. 8 montre un plateau 800 à 46 dents pour un vélo de route ayant un axe 20 de 130mm. La Fig. 9 montre un plateau 900 à 46 dents pour un vélo de route ayant un axe de l l0mm. La Fig. 10 montre un plateau 1000 à 30 dents pour un axe de 74mm. Pour les Fig. 7 à 10, les plateaux présentés sont composés de deux arcs de 25 cercles identiques qui s'étendent chacun sur 140°. Pour les Figs. 2 et 7 à 10, il y a une variation de 42,8% entre le plus petit rayon et le plus grand rayon. La Fig. 11 montre un plateau 1100 de 50 dents pour un axe de l l0mm qui est composé de deux arcs de cercles identiques qui s'étendent chacun sur 120°. 30 Un plateau qui est ainsi composé de deux arcs de cercles identiques qui s'étendent chacun sur un angle qui est compris entre 120° et 160°, de préférence entre 130° et 150°, permet d'obtenir une meilleure efficacité. Un tel plateau utilisé dans le cas d'un pédalier de vélo avec une chaîne permet d'utiliser plus rationnellement la force irrégulière donnée aux manivelles par le cycliste. Ainsi tout en ayant une vitesse de rotation variable pour chaque dent du plateau, on obtient une vitesse constante pour la chaîne de vélo ainsi entraînée. La meilleure efficacité est obtenue pour un plateau qui est composé de deux arcs de cercles identiques qui s'étendent chacun sur un angle de 140°. En d'autres termes, le plateau selon l'invention permet de transformer le mouvement linéaire à vitesse constante de la chaîne de vélo en mouvement circulaire à vitesse variable suivant l'utilisation d'un rayon différent par dent à chaque quart de tour du cycle de rotation des manivelles. La Fig. 2 montre également que chaque dent, sur chaque 1/4 de tour, tourne autour de l'axe du plateau sur un rayon différent, modifiant ainsi régulièrement la vitesse constante de la circonférence en un mouvement circulaire à vitesse variable que l'on visualise sur le cercle extérieur représentant le parcours des manivelles. Ainsi la vitesse linéaire de chaque dent et donc de la chaîne est constante mais du fait de la variation régulière du rayon du plateau, la vitesse angulaire de chaque dent est différente. Et ainsi la vitesse angulaire des manivelles varie. La variation angulaire entre chaque dent du plateau pour faire avancer un maillon de la chaîne est régulière. Lorsque l'on mesure cette variation angulaire sur la circonférence décrite par les manivelles et qu'on la ramène en millimètres, cela donne sur un quart de tour, pour un plateau de 46 dents réalisé avec des arcs de 140° : 18 mm/ 19 / 20 / 21 / 22 / 23 / 24 / 25 / 26 / 27 / 28 /en progression régulière de vitesse de rotation, pour ralentir ensuite de 28 / 27 / 26 / 25 / 24 / 23/22/21 /20/19/18. Toutes poulies, roues, engrenages constitués de deux arcs de cercle tournant autour de l'axe de leurs cordes, ayant une vitesse constante à leur circonférence, ont une vitesse de rotation variable, égale à la variation progressive et régulière de longueur des rayons utilisés. Les Figs. 12 à 16 montrent des pédaliers selon l'invention. Chaque pédalier comprend un plateau tel que décrit précédemment et une paire de manivelles qui sont fixées par l'une de leurs extrémités audit plateau et dont l'autre extrémité porte une pédale. Sur les Figs., seule une des manivelles est représentée. Les Figs. 12 et 13 montrent un pédalier 1200, respectivement 1300, qui comporte un plateau 1202, respectivement 1302, avec une manivelle 1204, respectivement 1304, sur le plateau 1202, respectivement 1302, correspondant. Dans les Figs. 12 et 13, la manivelle 1204, 1304 est positionnée à 90° par rapport au plus grand axe du plateau 1202, 1302. La manivelle peut également être placée à 126° par rapport au plus grand axe du plateau. Mais la meilleure position est celle dans laquelle la manivelle est placée à 108° par rapport au plus grand axe du plateau. Cette position optimale est représentée sur les Figs. 14 à 16. Cet angle peut néanmoins varier de plus ou moins 15° tout en assurant une bonne position. Les Figs. 14 et 15 montrent un pédalier 1400, respectivement 1500, qui l0 comporte un plateau 1402, respectivement 1502, avec une manivelle 1404, respectivement 1504, sur le plateau 1402, respectivement 1402, correspondant. Sur les Figs. 12 et 14, les vis de fixation des manivelles sont de part et d'autre. Sur les Figs. 13 et 15, il y a une vis de fixation derrière la manivelle. De la même manière, la Fig. 16 montre un pédalier 1600 qui comporte un 15 plateau 1602 avec une manivelle 1604 sur le plateau 1602. Ces plateaux vont révolutionner le monde du cyclisme mais aussi avoir un impact écologique certain en incitant plus de gens à utiliser la bicyclette facilement pour leurs déplacements. Les Figs. 17a à 17g montrent les séquences du cycle de pédalage sur un tour de 20 manivelles afin de visualiser les variations de rayons utilisés. La Fig. 17a correspond au point mort et au rayon le plus petit. Les Figs. 17b et 17c montrent l'augmentation régulière du rayon. La Fig. 17d montre la position au rayon le plus grand. Les Figs. 17e et 17f montrent la diminution régulière du rayon. 25 La Fig. 17g correspond au point mort et au rayon le plus petit. La variation de vitesse de rotation des manivelles se fait régulièrement du plus petit au plus grand rayon, ce qui permet d'enrouler au mieux pour un pédalage souple et efficace. Les plateaux sont réalisés en alliage d'aluminium de référence 7075 T6 ou 30 similaire, d'épaisseur 2, 3, 4 ou 5 mm, l'entraxe des dents est de 12,7 mm pour recevoir les chaînes du commerce. Bien entendu, la présente invention n'est pas limitée aux exemples et modes de réalisation décrits et représentés, mais elle est susceptible de nombreuses variantes accessibles à l'homme de l'art. REVENDICATIONS1) Plateau (100, 200) pour un pédalier de vélo composé de deux arcs de cercles identiques (108, 110, 202, 204) qui se coupent et qui s'étendent chacun sur un angle 5 qui est compris entre 120° et 160°. 2) Plateau (100, 200) selon la revendication 1, caractérisé en ce que ledit angle est compris entre 130° et 150°. 3) Plateau (200) selon la revendication 2, caractérisé en ce que ledit angle est égal à 140°. 10 4) Pédalier (1200, 1400) de vélo comportant un plateau (1202, 1402) selon l'une des revendications précédentes et une paire de manivelles (1204, 1404) fixée audit plateau (1202, 1402). 5) Pédalier (1200, 1400) selon la revendication 4, caractérisé en ce que chaque manivelle (1204, 1404) est positionnée selon un angle compris entre 90° et 126° par 15 rapport au plus grand axe du plateau (1202, 1402). 6) Pédalier (1400) selon la revendication 5, caractérisé en ce que chaque manivelle (1404) est positionnée selon un angle de 108° par rapport au plus grand axe du plateau (1402). 7) Vélo comportant un pédalier selon l'une des revendications 4 à 6.
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FR 2959984 A1 20111118 FR 1053714 A 20100512 Structure de hublot ouvrant et affleurant pour bateau et bateau comportant au moins une telle structure La présente invention concerne une structure de hublot ouvrant notamment pour un bateau et un bateau comportant une telle structure. Plus particulièrement l'invention se rapporte à une telle structure, qui comporte des moyens en forme de dormant, disposés autour d'une ouverture du bateau et associés à des moyens en forme d'ouvrant. Ces moyens en forme d'ouvrant sont alors adaptés pour s'ouvrir vers l'intérieur du bateau. De telles structures sont par exemple intégrées dans les ponts des bateaux ou dans d'autres endroits de ceux-ci, et sont par exemple utilisés pour permettre l'accès à un compartiment du bateau ou encore pour ventiler ou aérer celui-ci. Des moyens d'articulation en forme de charnières sont alors interposés entre les moyens en forme de dormant et les moyens en forme d'ouvrant, de même que des moyens de verrouillage en position de fermeture de ces moyens en forme d'ouvrant. Différents modes de réalisation de telles structures ont déjà été envisagés mais la tendance actuelle est de réaliser des structures dans lesquelles la face avant des moyens en forme d'ouvrant s'étend dans le prolongement du pont ou du reste du bateau de façon générale, ces structures étant également connues sous l'expression anglaise de « flush deck ». De telles structures permettent en effet d'améliorer l'esthétique des bateaux en donnant à ceux-ci des lignes plus pures et plus tendues, ce qui leur confère un aspect plus dynamique. Cependant ces structures connues présentent un certain nombre d'inconvénients, notamment en raison des difficultés d'intégration au bateau, car elles nécessitent l'utilisation d'un système de drainage et d'évacuation des eaux de ruissellement. De plus ces structures doivent souvent être installées dans une portion en creux du bateau. Une telle portion en creux est obtenue par exemple par moulage lors de la fabrication d'une partie du bateau de sorte que toute modification ultérieure est alors généralement très onéreuse voire impossible. Par ailleurs les pièces des charnières permettant de relier les moyens en forme de dormant et les moyens en forme d'ouvrant sont généralement visibles de l'extérieur, ou masquées par des capuchons qui sont rajoutés a postériori, ou encore habillées moyennant un travail soigné du revêtement du bateau. Tout ceci se traduit par le fait que les structures connues dans l'état de la technique sont relativement complexes et coûteuses à réaliser et à intégrer, et que ces structures ne sont pas parfaitement dans le prolongement du reste de la structure du bateau, le dormant, les capuchons, et autres visseries étant visibles depuis l'extérieur de celui-ci. Le but de l'invention est donc de résoudre ces problèmes. A cet effet l'invention a pour objet une structure de hublot ouvrant et affleurant pour bateau, du type comportant des moyens en forme de dormant disposés autour d'une ouverture du bateau et associés à des moyens en forme d'ouvrant dont une portion comporte des moyens d'articulation sur les moyens en forme de dormant et une autre portion comporte des moyens de verrouillage en position de fermeture de ceux-ci et des moyens d'étanchéité interposés entre ceux-ci, caractérisée en ce que les moyens en forme de dormant comportent, du côté tourné vers l'ouverture du bateau, un décrochement en L délimitant une zone de réception d'une portion de forme complémentaire des moyens en forme d'ouvrant et une portée d'appui pour les moyens d'étanchéité portés par les moyens en forme d'ouvrant. Selon d'autres aspects de l'invention, la structure de hublot présente l'une ou plusieurs des revendications suivantes : - les moyens d'étanchéité sont fixés sur les moyens en forme d'ouvrant par des moyens à queue d'aronde, - la face avant des moyens en forme d'ouvrant et la surface correspondante du reste du bateau comporte des panneaux vitrés, et - les moyens d'articulation des moyens en forme d'ouvrant sur les moyens en forme de dormant comportent au moins deux charnières placées sur l'un des côtés de ceux-ci et les moyens de verrouillage comportent des loquets à leviers placés sur le côté opposé de ceux-ci. L'invention concerne également un bateau comportant au moins une telle structure de hublot. L'invention sera mieux comprise à l'aide de la description qui va suivre donnée uniquement à titre d'exemple et faite en se référant aux dessins annexés sur lesquels : - la figure 1 représente l'avant d'un bateau comportant une structure de hublot ouvrant intégrée, - les figures 2 et 3 représentent un exemple de réalisation d'une structure de hublot ouvrant selon l'invention, vue de l'extérieur du bateau, respectivement en positions fermée et ouverte, - les figures 4 et 5 représentent des vues comparables, mais de l'intérieur du bateau, et - les figures 6 à 9 représentent des vues en coupe illustrant la structure et le fonctionnement d'une structure de hublot selon l'invention. Comme cela a été indiqué précédemment, l'invention se rapporte à une structure de hublot ouvrant notamment pour bateau. On a en effet illustré sur la figure 1, un bateau 1 dont une portion désignée par la référence générale 2 comporte des structures de hublot ouvrant intégrées, désignées par la référence générale 3. La structure de produit, en tant que hublot, vient s'inscrire sur la portion de bateau désignée par la référence générale 2. De telles structures permettent par exemple de donner accès à l'intérieur du bateau ou encore d'aérer ou de ventiler un compartiment de celui-ci. Comme cela a été indiqué précédemment également, de telles structures de hublot ouvrant comportent des moyens en forme de dormant disposés autour d'une ouverture du bateau et associés à des moyens en forme d'ouvrant. Des moyens d'articulation sont alors interposés entre ces moyens en forme d'ouvrant et les moyens en forme de dormant de même que des moyens de verrouillage en position de fermeture de ceux-ci. Enfin des moyens d'étanchéité sont également prévus entre ces moyens. Ceci est illustré de façon plus détaillée sur les figures 2, 3, 4 et 5. On reconnaît en effet sur ces figures, une partie de bateau désignée par la référence générale 5, dans laquelle doit être intégrée une structure de hublot ouvrant selon l'invention, celle-ci étant désignée par la référence générale 6. En fait et comme cela est visible sur ces figures, une telle structure comporte alors des moyens en forme de dormant désignés par la référence générale 7 sur les figures 4 et 5, qui sont disposés autour d'une ouverture 8 du bateau et qui sont associés à des moyens en forme d'ouvrant désignés par la référence générale 9. Des moyens d'articulation constitués par exemple par deux charnières désignées par les références générales 10 et 11 sur les figures 4 et 5, sont prévus entre les moyens en forme d'ouvrant et les moyens en forme de dormant de même que des moyens de verrouillage en position de fermeture de ceux-ci. Ces moyens de verrouillage comportent par exemple des loquets à leviers désignés par les références générales 12 et 13 sur ces figures 4 et 5. Ces loquets sont installés par exemple horizontalement, dans le prolongement du cadre de l'ouvrant, de manière à s'intégrer complètement dans le cadre de l'ouvrant, qu'ils soient ouverts ou fermés, et de manière à ne pas occulter le clair des vitres. Ces différents moyens présentent n'importe quelle structure appropriée et sont placés par exemple sur les côtés opposés de ces moyens. De même un joint d'étanchéité est prévu entre ces moyens, celui-ci étant désigné par la référence générale 14 sur ces figures et étant porté par les moyens en forme d'ouvrant. Comme cela est illustré sur ces figures et en particulier sur la figure 2, ceci permet alors à la face avant des moyens en forme d'ouvrant formée par exemple par un panneau de matériau approprié, comme par exemple un panneau vitré, de s'étendre parfaitement dans le prolongement de la surface correspondante du reste du bateau qui comporte également par exemple un panneau vitré. On notera en effet par exemple que ces surfaces du bateau et des moyens en forme d'ouvrant peuvent comporter des vitres ou autres, analogues, permettant d'intégrer parfaitement les ouvrants dans le reste du bateau. On a illustré sur les figures 6 à 9 un exemple de réalisation d'une telle structure de panneau ouvrant. On reconnaît en effet sur ces figures, la portion de bateau 5 dans laquelle doit être intégrée la structure de panneau ouvrant et affleurant selon l'invention désignée par la référence générale 6. On reconnaît également sur ces figures les moyens en forme de dormant désignés par la référence générale 7 et l'ouverture 8 du bateau. Les moyens en forme d'ouvrant sont toujours désignés par la référence générale 9 et comportent par exemple un cadre désigné par la référence générale 15, sur lequel est fixée un panneau vitré désigné par la référence générale 16. Des moyens formant charnière par exemple 10 sont également illustrés de même qu'un loquet à levier de verrouillage 12. En fait et comme cela est illustré, les moyens en forme de dormant comportent, du côté tourné vers l'ouverture 8, un décrochement en L désigné par la référence générale 17 sur ces figures, qui délimite alors une zone de réception d'une portion de forme complémentaire 18 des moyens en forme d'ouvrant et une portée d'appui 19 pour le joint d'étanchéité 14. Ceci permet alors que la face avant de ces moyens en forme d'ouvrant s'étend parfaitement dans le prolongement du reste du bateau en affleurant la surface de celui-ci, comme cela est illustré notamment sur les figures 8 et 9 tout en obtenant une parfaite étanchéité. Il est également à noter que le joint d'étanchéité 14 est par exemple fixé sur les moyens en forme d'ouvrant, par l'intermédiaire de moyens à queue d'aronde complémentaires désignés par la référence générale 20 sur ces figures et que ce joint d'étanchéité 14, lorsqu'il est comprimé, peut combler en partie l'espace entre le dormant 7 et l'ouvrant 9, de manière à réduire le jour entre le dormant 7 et l'ouvrant 9 et donner un rendu plus esthétique au produit. Il est également à noter que le dormant 7 peut être centré sur la partie de bateau 5 à l'aide de plots de centrage. A cet effet on utilise des plots de centrage intégrés au dormant 7 qui viennent se positionner sur des trous de centrage usinés dans la partie de bateau 5. Le bon centrage du dormant 7 et de la partie de bateau 5 permet ainsi d'obtenir un jeu équivalent entre dormant et ouvrant tout autour du hublot (pour une question d'esthétisme), d'assurer un écrasement uniforme du joint d'étanchéité 14 sur le dormant et ainsi d'assurer une étanchéité parfaite. On notera également que le décrochement en L 17 est obtenu par exemple par usinage numérique, ce qui permet d'obtenir une bonne précision dimensionnelle et un bon état de surface sur la zone de réception d'une portion de forme complémentaire 18 des moyens en forme d'ouvrant et sur la portée d'appui 19 pour le joint d'étanchéité 14. Cet usinage du décrochement en L 17 est nécessaire afin de garantir une étanchéité parfaite. On notera également que les moyens en forme de dormant peuvent être fixés sur le reste du bateau par exemple par collage ou autres. Les moyens d'articulation 10 et les moyens de verrouillage 12 peuvent être issus de pièces monocorps avec le dormant 7 et l'ouvrant 9, sans nécessité de rajouter des pièces attenantes collées ou vissées. De même le cadre 15 des moyens en forme d'ouvrant peut également être relié au panneau vitré 16 par collage. Il va de soi bien entendu que d'autres modes de réalisation encore peuvent être envisagés. REVENDICATIONS1.- Structure de hublot ouvrant et affleurant pour bateau, du type comportant des moyens en forme de dormant (7) disposés autour d'une ouverture (8) du bateau et associés à des moyens en forme d'ouvrant (6) dont une portion comporte des moyens d'articulation (10, 11) sur les moyens en forme de dormant et une autre portion comporte des moyens de verrouillage (12, 13) en position de fermeture de ceux-ci et des moyens d'étanchéité (14) interposés entre ceux-ci, caractérisée en ce que les moyens en forme de dormant comportent, du côté tourné vers l'ouverture (8) du bateau, un décrochement en L (17) délimitant une zone de réception d'une portion (18) de forme complémentaire des moyens en forme d'ouvrant et une portée d'appui (19) pour les moyens d'étanchéité (14) portés par les moyens en forme d'ouvrant. 2.- Structure de hublot selon la revendication 1, caractérisée en ce que les moyens d'étanchéité (14) sont fixés sur les moyens en forme d'ouvrant (6) par des moyens à queue d'aronde (20). 3.- Structure de hublot selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que la face avant des moyens en forme d'ouvrant (6) et la surface correspondante du reste du bateau comporte des panneaux vitrés. 4.- Structure de hublot selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que les moyens d'articulation des moyens en forme d'ouvrant sur les moyens en forme de dormant comportent au moins deux charnières (10, 11) placées sur l'un des côtés de ceux-ci et en ce que les moyens de verrouillage comportent des loquets à leviers (12, 13) placés sur le côté opposé de ceux-ci. 5.- Bateau, caractérisé en ce qu'il comporte au moins une structure de hublot selon l'une quelconque des revendications précédentes.25
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FR 2959985 A1 20111118 FR 1053776 A 20100517 Système d'accrochage d'un siège d'aéronef dans un rail de fixation La présente invention concerne un système d'accrochage d'un siège d'aéronef dans un rail de fixation du reste de celui-ci. Plus particulièrement l'invention concerne un tel système d'accrochage qui comporte des moyens d'accrochage déplaçables entre des positions de montage/démontage du siège et de blocage de celui-ci en position, par l'intermédiaire d'un levier de manoeuvre déplaçable par un opérateur de montage entre une position de montage/démontage et une position de verrouillage et comportant des moyens de verrouillage du levier en position de verrouillage, débrayables par l'opérateur par l'intermédiaire de moyens à quart de tour, pour libérer le levier et donc débloquer les moyens d'accrochage. Dans l'état de la technique, les moyens à quart de tour de débrayage des moyens de verrouillage du levier comprennent un pion de débrayage muni à une extrémité, d'une empreinte d'actionnement par un outil mis à la disposition de l'opérateur. Cependant dans les systèmes connus dans l'état de la technique, le pion est disposé transversalement par rapport aux moyens d'accrochage de sorte que son empreinte d'actionnement par l'opérateur est accessible à celui-ci à partir de l'un des côtés des moyens d'accrochage. Or on s'est aperçu que ceci présente un certain nombre d'inconvénients notamment au niveau de l'accessibilité à cette empreinte en particulier lorsque le revêtement, tel que par exemple une moquette quelconque, du plancher de l'aéronef, est relativement épais. Le but de l'invention est donc de résoudre ces problèmes. A cet effet l'invention a pour objet un système d'accrochage d'un siège d'aéronef dans un rail de fixation du reste de celui-ci, du type comportant des moyens d'accrochage déplaçables entre des positions de montage/démontage du siège et active de blocage de celui-ci en position, par l'intermédiaire d'un levier de manoeuvre déplaçable par un opérateur de montage entre une position de montage/démontage et une position de verrouillage, et comportant des moyens de verrouillage du levier en position de verrouillage, débrayables par l'opérateur par l'intermédiaire de moyens à quart de tour, pour libérer le levier et donc débloquer les moyens d'accrochage, caractérisé en ce qu'au moins une portion de manoeuvre des moyens à quart de tour de débrayage des moyens de verrouillage du levier, sont accessibles à l'opérateur, à partir de la face supérieure des moyens d'accrochage. Selon d'autres aspects de l'invention, le système d'accrochage d'un siège d'aéronef comprend l'une ou plusieurs des caractéristiques suivantes : - les moyens à quart de tour comportent un pion de débrayage muni à une extrémité d'une portion d'actionnement par l'opérateur et à une autre extrémité d'une portion en forme de came adaptée pour coopérer avec une zone d'appui correspondante des moyens de verrouillage pour les repousser et donc les débloquer, - le levier comporte à une extrémité des moyens d'articulation sur une embase des moyens d'accrochage et à l'autre extrémité des moyens de verrouillage et les moyens à quart de tour de débrayage de ceux-ci, - la portion d'actionnement par l'opérateur du pion de débrayage comporte une empreinte en creux de l'extrémité correspondante de celui-ci, adaptée pour recevoir un outil mis à la disposition de l'opérateur, - les moyens de verrouillage comportent des moyens en forme de loquet portés par l'un des organes, levier ou embase, et adaptés pour coopérer en position active avec des moyens de retenue de l'autre organe en bas du levier, pour verrouiller le levier en position active, les moyens en forme de loquet étant montés déplaçables sur l'organe correspondant à l'encontre de la sollicitation de moyens élastiques, pour permettre à ces moyens en forme de loquet de franchir les moyens de retenue et de s'engager en position de verrouillage avec ceux-ci, et de se dégager de ces moyens de retenue, sous l'action des moyens à quart de tour lors du débrayage de ceux-ci, et - les moyens en forme de loquet sont portés par l'extrémité correspondante du levier, et les moyens de retenue sont associés à l'embase. L'invention sera mieux comprise à l'aide de la description qui va suivre donnée uniquement à titre d'exemple et faite en se référant aux dessins annexés sur lesquels : - la figure 1 représente une vue de côté d'un système de fixation de l'état de la technique avec une partie arrachée illustrant un exemple de réalisation de moyens de verrouillage en position active d'un levier, - la figure 2 illustre l'implantation d'un système d'accrochage selon l'invention dans un rail de fixation du reste d'un aéronef et - les figures 3 et 4 représentent des vues de détail en perspective d'un exemple de réalisation de moyens de verrouillage associés à un pion de débrayage entrant dans la constitution d'un système selon l'invention. On a en effet illustré sur ces figures et en particulier sur la figure 1, un système de fixation d'un siège notamment d'aéronef sur le reste de celui-ci, ce système étant désigné par la référence générale 1 sur la figure 1. Ce système comporte une embase désignée par la référence générale 2 associée au reste du siège et qui comporte des moyens d'accrochage de celui-ci sur le reste de l'aéronef et en particulier dans un rail de celui-ci, ces moyens d'accrochage étant désignés par exemple par la référence générale 3. En fait ces moyens d'accrochage sont déplaçables entre des positions escamotée de montage/démontage du siège et active de blocage de celui-ci en position, par l'intermédiaire d'un levier de manoeuvre désigné par la référence générale 4 sur cette figure 1, qui est lui-même déplaçable entre des positions escamotée de montage/démontage et active de verrouillage en position des moyens d'accrochage, par exemple par un opérateur. L'une des extrémités de ce levier c'est-à-dire par exemple son extrémité désignée par la référence générale 5, comporte des moyens d'articulation sur l'embase 2, constitués par exemple par une tige d'articulation désignée par la référence générale 6 sur cette figure 1 et l'autre extrémité de ce levier 4 comporte des moyens débrayables de verrouillage en position active de blocage du levier, cette extrémité du levier étant désignée par la référence générale 7 et les moyens de verrouillage étant quant-à-eux désignés par la référence générale 8. En fait et comme cela est illustré sur cette figure 1, ces moyens de verrouillage 8 comportent par exemple des moyens en forme de loquet désignés par la référence générale 9 sur cette figure 1, portés par l'un des organes, levier ou embase et adaptés pour coopérer en position active avec des moyens de retenue de l'autre organe, c'est-à- dire l'embase ou le levier. Sur la figure 1, les moyens de retenue sont formés par une tige de retenue et sont désignés par la référence générale 10. En fait et dans l'exemple décrit, les moyens en forme de loquet 9 sont portés par l'extrémité correspondante du levier 4 tandis que les moyens de retenue 10 sont associés à l'embase 2. On conçoit alors que les moyens en forme de loquet 9 sont adaptés pour coopérer avec des moyens de retenue 10 pour verrouiller le levier 4 en position active de blocage. Comme cela est illustré, les moyens en forme de loquet 9 sont montés déplaçables sur l'organe correspondant à l'encontre de la sollicitation de moyens élastiques désignés par la référence générale 11 sur cette figure, ce qui permet à ces moyens en forme de loquet 9 de franchir les moyens de retenue 10 en s'escamotant par pivotement et de s'engager en position de verrouillage avec ceux-ci lors du déplacement de ce levier vers sa position active. Ces moyens élastiques permettent également à ces moyens en forme de loquet 9 de se dégager de ces moyens de retenue 10 sous l'action de moyens de manoeuvre rotatifs, lors de leur débrayage de ceux-ci, actionnés par exemple par l'opérateur. En fait et comme cela est illustré, les moyens en forme de loquet 9 comportent à une extrémité une portion en forme de crochet désignée par la référence générale 12 adaptée pour coopérer avec des moyens de retenue 10 qui comprennent alors par exemple la tige de retenue. Les moyens en forme de loquet 9 sont également associés à des moyens d'articulation sur l'organe correspondant c'est-à-dire dans l'exemple décrit, sur le levier 4, constitués par exemple par une tige d'articulation désignée par la référence générale 13, adaptée pour s'engager dans un trou de ces moyens en forme de loquet 9. Comme cela est illustré sur cette figure 1, cette tige d'articulation 13 comporte par exemple un méplat désigné par la référence générale 14 adapté pour coopérer avec un méplat complémentaire 15 de ce trou pour assurer une liaison en rotation de ces deux pièces. La tige 13 est alors montée rotative dans des trous du levier et est maintenue en position dans ces trous par l'intermédiaire d'une tige de blocage. Cette tige d'articulation 13 et plus particulièrement l'une de ses extrémités par exemple est munie d'une empreinte de manoeuvre désignée par la référence générale 18 sur ces figures, qui est adaptée pour coopérer avec un organe de manoeuvre rotatif pour déplacer les moyens en forme de loquet 9 vers leur position de débrayage des moyens de retenue, à l'encontre de la sollicitation des moyens élastiques 11. Dans l'exemple de réalisation illustré, cette empreinte de manoeuvre 18 est constituée par un évidement à six pans à l'extrémité de la tige d'articulation 13. Cette tige d'articulation s'étend alors transversalement par rapport à l'embase de sorte que l'empreinte 18 est accessible à l'opérateur sur l'un des côtés des moyens d'accrochage. Par ailleurs et comme cela est également illustré sur ces figures, les moyens en forme de loquet 9 comportent une portion en rampe désignée par la référence générale 19 sur cette figure, facilitant leur franchissement des moyens de retenue lors de leur engagement en position de verrouillage. On conçoit alors que lors du déplacement du levier 4 vers sa position active de verrouillage, cette portion en forme de rampe 19 vient tout d'abord en appui contre les moyens de retenue 10. Lors de la poursuite du déplacement du levier vers sa position active, cette portion en rampe vient franchir les moyens de retenue, les moyens en forme de loquet s'escamotant en pivotant légèrement à l'encontre de la sollicitation des moyens élastiques 11 lors de ce franchissement. Une fois que la portion en forme de crochet 12 des moyens formant loquet a franchi les moyens de retenue 10, les moyens élastiques de sollicitation 11 ramènent ceux-ci en position de verrouillage telle qu'illustrée sur ces figures 1. Cette structure permet alors d'obtenir un verrouillage fiable en position de blocage du levier 4. Lorsqu'il convient de déverrouiller le levier, il suffit d'engager un organe de manoeuvre correspondant dans l'empreinte 18 de l'extrémité de la tige d'articulation 13 et de faire pivoter légèrement cette tige par exemple d'un quart de tour et donc les moyens en forme de loquet, pour les dégager et les débrayer des moyens de retenue 10 afin de libérer le levier 4 et donc de permettre à celui-ci de se déplacer vers sa position escamotée de déverrouillage. Bien entendu d'autres modes de réalisation peuvent être envisagés. Comme cela a été indiqué précédemment, le fait que les moyens à quart de tour de débrayage des moyens de verrouillage du levier soient disposés transversalement par rapport aux moyens d'accrochage fait que leur extrémité d'actionnement, c'est-à-dire l'empreinte de réception de l'organe de manoeuvre, par l'opérateur, est accessible à partir de l'un des côtés de ceux-ci. Or et comme cela est illustré sur la figure 2, cette disposition présente un certain nombre d'inconvénients en particulier lorsqu'un revêtement épais tel qu'une moquette épaisse recouvre le plancher de l'aéronef. On reconnaît en effet sur la figure 2 un système d'accrochage d'un siège d'aéronef dans un rail de fixation du reste de celui-ci qui peut présenter une structure similaire à ce qui a été décrit précédemment. Sur cette figure 2, le système comporte alors des moyens d'accrochage 20 du siège dans un rail 21 du reste de l'aéronef, les moyens d'accrochage comportant une embase désignée par la référence générale 22 associée à un levier désigné par la référence générale 23. L'embase et le levier peuvent présenter une structure analogue à ce qui a été décrit en regard de la figure 1 et à l'extrémité du levier et plus particulièrement sur l'un des côtés de cette extrémité, on aperçoit une tige d'articulation désignée par la référence générale 24 et l'empreinte de manoeuvre de celle-ci désignée par la référence générale 25 qui est partiellement masquée par un revêtement épais désigné par la référence générale 26 posé sur le plancher de l'aéronef désigné par la référence générale 27. Dans l'exemple illustré, l'épaisseur du revêtement est telle que l'empreinte 25 est quasiment impossible à accéder à l'opérateur pour y engager un outil de manoeuvre quelconque. Pour résoudre ce problème, dans le système d'accrochage selon l'invention tel qu'illustré, au moins une portion de manoeuvre des moyens à quart de tour de débrayage des moyens de verrouillage du levier, sont accessibles à l'opérateur à partir de la face supérieure des moyens d'accrochage. Ces moyens sont désignés par la référence générale 27 sur cette figure 2 et sont illustrés de façon plus détaillée sur les figures 3 et 4. On reconnaît en effet sur ces figures 3 et 4, des moyens de verrouillage du levier qui comportent des moyens en forme de loquet désignés par la référence générale 30 adaptés pour coopérer en position active avec des moyens de retenue désignés par la référence générale 31 pour verrouiller le levier en position active. Les moyens en forme de loquet sont montés déplaçables sur l'organe correspondant à l'encontre de la sollicitation de moyens élastiques désignés par la référence générale 32. Ces moyens en forme de loquet et ces moyens élastiques sont alors associés à une tige d'articulation désignée par la référence générale 33 dont au moins une extrémité est munie d'une empreinte de manoeuvre 34 adaptée pour recevoir un outil de déplacement de l'opérateur pour déplacer ceux-ci par exemple d'un quart de tour afin de déverrouiller les moyens en forme de loquet et libérer le levier. Pour résoudre les problèmes évoqués précédemment, dans le système d'accrochage selon l'invention, une portion de manoeuvre des moyens à quart de tour de débrayage de ces moyens de verrouillage du levier est également accessible à l'opérateur à partir de la surface supérieure des moyens d'accrochage. Ces moyens ont été désignés par la référence générale 27 sur les figures 3 et 4 et comportent alors un autre pion désigné par la référence générale 35 engagé dans un trou correspondant de l'extrémité correspondante du levier par exemple 23 et maintenu dans celui-ci par exemple par une tige de maintien désignée par la référence générale 36. L'extrémité supérieure de ce pion 35 est alors munie d'une empreinte de réception de l'outil mis à disposition de l'opérateur, cette empreinte étant désignée par la référence générale 37 sur ces figures. Il va de soi bien entendu que d'autres formes de portion d'actionnement de ce pion de débrayage, par l'opérateur peuvent être prévues à l'extrémité correspondante de ce pion. Par ailleurs ce pion comporte à une autre extrémité une portion en forme de came désignée par la référence générale 38 sur ces figures adaptée pour coopérer avec une zone d'appui correspondante 39 des moyens de verrouillage et plus particulièrement dans l'exemple décrit du loquet, pour repousser celui-ci et donc le débloquer. On conçoit alors que dans la situation décrite précédemment, dans laquelle le revêtement du plancher de l'aéronef est épais, l'opérateur a toujours accès à l'empreinte 7 37 à partir de la face supérieure des moyens d'accrochage et en particulier du levier 23 décrit en regard de la figure 2 pour débloquer le système. Il va de soi bien entendu que d'autres modes de réalisation peuvent être envisagés, dans la mesure où une portion au moins des moyens de manoeuvre des moyens à quart de tour de débrayage des moyens de verrouillage du levier sont accessibles à l'opérateur à partir de la face supérieure des moyens de blocage. REVENDICATIONS1.- Système d'accrochage d'un siège d'aéronef dans un rail de fixation (21) du reste de celui-ci, du type comportant des moyens d'accrochage (20) déplaçables entre des positions de montage/démontage du siège et active de blocage de celui-ci en position, par l'intermédiaire d'un levier de manoeuvre (23) déplaçable par un opérateur de montage entre une position de montage/démontage et une position de verrouillage, et comportant des moyens de verrouillage du levier en position de verrouillage, débrayables par l'opérateur par l'intermédiaire de moyens à quart de tour, pour libérer le levier (23) et donc débloquer les moyens d'accrochage (20), caractérisé en ce qu'au moins une portion de manoeuvre des moyens (27) à quart de tour de débrayage des moyens de verrouillage du levier, sont accessibles à l'opérateur, à partir de la face supérieure des moyens d'accrochage (20). 2.- Système d'accrochage d'un siège d'aéronef selon la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens à quart de tour comportent un pion de débrayage (35) muni à une extrémité d'une portion (37) d'actionnement par l'opérateur et à une autre extrémité d'une portion en forme de came (38) adaptée pour coopérer avec une zone d'appui correspondante (39) des moyens de verrouillage (30) pour les repousser et donc les débloquer. 3.- Système d'accrochage d'un siège d'aéronef selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le levier (23) comporte à une extrémité des moyens d'articulation sur une embase des moyens d'accrochage et à l'autre extrémité des moyens de verrouillage (30) et les moyens (27) à quart de tour de débrayage de ceux-ci. 4.- Système d'accrochage d'un siège d'aéronef selon les revendications 2 ou 3, caractérisé en ce que la portion d'actionnement par l'opérateur du pion de débrayage (35) comporte une empreinte en creux (37) de l'extrémité correspondante de celui-ci, adaptée pour recevoir un outil mis à la disposition de l'opérateur. 5.- Système d'accrochage d'un siège d'aéronef selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les moyens de verrouillage comportent des moyens en forme de loquet (30) portés par l'un des organes, levier ou embase, et adaptés pour coopérer en position active avec des moyens de retenue (31) de l'autre organe en bas du levier, pour verrouiller le levier (23) en position active, les moyens en 9 forme de loquet étant montés déplaçables sur l'organe correspondant à l'encontre de la sollicitation de moyens élastiques (32), pour permettre à ces moyens en forme de loquet de franchir les moyens de retenue et de s'engager en position de verrouillage avec ceux-ci, et de se dégager de ces moyens de retenue, sous l'action des moyens à quart de tour lors du débrayage de ceux-ci. 6.- Système d'accrochage d'un siège d'aéronef selon la revendication 5, caractérisé en ce que les moyens en forme de loquet (30) sont portés par l'extrémité correspondante du levier (23), et en ce que les moyens de retenue sont associés à l'embase.
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FR 2959986 A1 20111118 FR 1053657 A 20100511 1 PALETTE POUR SUPPORTER DES FUTS DE MATIERES RADIOACTIVES DESCRIPTION DOMAINE TECHNIQUE La présente invention se rapporte de façon générale au domaine du transport et/ou de l'entreposage de matières radioactives, et plus particulièrement au domaine du transport/entreposage de fûts métalliques chargés de matières radioactives, par exemple du type poudre d'UO2 appauvrie. Plus précisément, l'invention concerne des palettes destinées à supporter de tels fûts durant leur transport et/ou durant leur entreposage. A cet égard, il est indiqué que les palettes chargées des fûts sont placées dans un conteneur approprié pour les opérations de transport, tandis que les palettes destinées à l'entreposage des fûts, opéré par exemple entre deux phases de transport, peuvent reposer à même le sol dans un site d'entreposage. Bien entendu, qu'il s'agisse de l'entreposage ou du transport, les palettes chargées des fûts sont préférentiellement disposées les unes à côté des autres sur une surface de stockage, et également empilées les unes au-dessus des autres afin de limiter l'étendue de la surface de stockage. ETAT DE LA TECHNIQUE ANTERIEURE Dans l'art antérieur, les palettes de support de fûts métalliques chargés de matières radioactives comprennent généralement un support, 2 également dit plateforme, sur lequel les fûts sont destinés à reposer en position verticale. Sa forme globale est généralement carrée, car elle permet d'exploiter au mieux la surface de stockage des palettes, et rend aisée la manipulation de celles-ci. En outre, la palette comporte des moyens d'emboîtement avec une autre palette, qui s'étendent à partir du support. Dans l'art antérieur, ces moyens d'emboîtement prennent généralement la forme de plusieurs piliers creux répartis à la périphérie du support, duquel ils font saillie verticalement. Ce sont par exemple quatre piliers creux agencés aux quatre coins du support de forme carrée, respectivement. Bien qu'elle soit largement répandue, cette solution présente un inconvénient majeur. En effet, certains sites d'entreposage sont équipés de dispositifs de manutention permettant le chargement / déchargement latéral des fûts, mais ne sont en revanche pas équipés de dispositif de manutention permettant le chargement / déchargement des fûts depuis le dessus, à savoir verticalement, par-dessus les piliers. En effet, ce dernier type de dispositif de manutention est bien plus encombrant et coûteux que le premier type de dispositif de manutention cité ci-dessus. Or sur ces sites où les fûts, par contrainte de matériel disponible, doivent être chargés / déchargés latéralement sur les palettes, les piliers d'emboîtement placés à la périphérie du support gênent considérablement l'accès du dispositif de manutention aux fûts, voire interdisent totalement cet accès. EXPOSÉ DE L'INVENTION L'invention a donc pour but de remédier au moins partiellement aux inconvénients mentionnés ci-dessus, relatifs aux réalisations de l'art antérieur. Pour ce faire, l'invention a tout d'abord pour objet une palette pour supporter des fûts de matières radioactives, ladite palette comprenant un support de fûts de forme globalement carrée ainsi que des moyens d'emboîtement avec une autre palette, qui s'étendent à partir dudit support. Selon l'invention, lesdits moyens d'emboîtement sont constitués par un unique pilier creux centré sur ledit support. Ainsi, l'invention résout de manière astucieuse le problème d'accès latéral aux fûts destinés à reposer sur le support de la palette, puisque l'unique pilier d'emboîtement retenu est centré sur le support. Par conséquent, l'emploi d'un dispositif de manutention permettant le chargement / déchargement latéral des fûts peut être envisagé sans risquer de rencontrer les problèmes d'accès mentionnés précédemment. De plus, il est indiqué que lorsque deux palettes selon l'invention sont empilées l'une sur l'autre, le pilier creux de la palette inférieure est emboîté dans la palette supérieure. Grâce à cet emboîtement, le pilier permet de reprendre les efforts orientés orthogonalement à la direction d'empilement, qui sont subis par la palette supérieure. A titre indicatif, de tels efforts, dits latéraux, peuvent survenir classiquement lors du transport des palettes 3 4 chargées des fûts, mais également lors de l'entreposage de ces palettes chargées, par exemple en cas de secousses sismiques. Cet emboîtement permet ainsi de limiter le déplacement latéral relatif entre deux palettes empilées et chargées de fûts. Afin de limiter la rotation relative entre deux palettes empilées, susceptible de se produire par exemple suite à l'application, sur la palette supérieure, d'efforts latéraux excentrés par rapport à l'axe central de cette palette, il est préférentiellement prévu que ledit pilier creux comprenne au moins un tronçon longitudinal cylindrique, de section transversale non-circulaire, par exemple carrée ou rectangulaire. Ici, l'aspect anti-rotation est conféré par la nature non-circulaire de la section transversale, tandis que le caractère cylindrique permet une fabrication simple et peu coûteuse. Néanmoins, le pilier creux d'emboîtement pourrait être réalisé selon toute autre forme, sans sortir du cadre de l'invention. Il pourrait par exemple prendre une forme globale tronconique, en encore de pyramide tronquée, à base polygonale quelconque. Mais plus préférentiellement, ledit pilier creux comprend une pluralité de tronçons longitudinaux cylindriques fixés les uns au-dessus des autres, chacun de section transversale non-circulaire, et conçus de sorte que l'un quelconque d'entre eux définit un espace intérieur de section transversale pouvant inclure la section transversale du tronçon lui étant directement supérieur. Ici, en plus d'être peu couteux, capable d'être fabriqué simplement, et de pouvoir limiter la rotation de la palette supérieure, le pilier est remarquable en ce qu'il permet un emboîtement très profond de deux palettes empilées. En effet, avec cette configuration, le pilier de la palette inférieure est 5 capable de pénétrer dans le pilier de la palette supérieure jusqu'à l'avant-dernier tronçon longitudinal cylindrique de la palette supérieure. Ainsi, lorsque les palettes ne sont pas chargées, elles peuvent avantageusement être empilées de façon très compacte dans le sens de la direction d'empilement, ne générant ainsi qu'un faible encombrement. A titre d'exemple indicatif, le nombre de tronçons longitudinaux est de l'ordre de deux à cinq, de préférence trois, ces tronçons étant préférentiellement fixés les uns aux autres par soudage, à leurs extrémités. Comme mentionné ci-dessus, la section transversale de chaque tronçon longitudinal cylindrique est préférentiellement carrée, bien que d'autres formes, en particulier polygonales, pourraient être envisagées, sans sortir du cadre de l'invention. Quelle que soit la forme de la section envisagée, les divers tronçons solidaires sont bien entendu préférentiellement disposés de manière à présenter un même calage angulaire par rapport à l'axe central du pilier unique. De préférence, la palette comprend quatre logements de fût agencés sur ledit support de manière régulière autour dudit pilier creux. Ce nombre particulier de fûts, qui sont généralement de section circulaire, permet d'occuper une partie très importante 6 du support de forme carrée, sans que le pilier central ne constitue de gêne. En effet, ce sont 60 à 80% de la surface supérieure du support de palette qui peuvent être recouverts par la base des quatre fûts. Ce taux élevé d'occupation du support traduit un encombrement particulièrement bien optimisé. De plus, le faible nombre de fûts rend les dispositifs de manutention conventionnels tout à fait adaptés à la manipulation d'une palette chargée. De préférence, chaque logement de fût est de section circulaire, pour s'adapter à une forme complémentaire des fûts. Les logements, limitant les risques de basculement des fûts chargés sur la palette située la plus haute dans l'empilement, peuvent être réalisés de manières diverses, par exemple à l'aide d'empreintes pratiquées sur la surface supérieure du support, ou encore l'utilisation de viroles rapportées fixement sur ce dernier. De préférence, pour l'obtention d'un taux d'occupation maximal du support de palette, il est prévu que lesdits logements de fût soient agencés de sorte que les deux diagonales dudit support de forme globalement carrée interceptent chacune l'axe central de deux logements de fût opposés. Avec cette disposition, le diamètre des fûts acceptés par la palette peut être proche de la moitié de la longueur du côté du support. L'invention concerne également un empilement de palettes comprenant une pluralité de palettes identiques se présentant sous la forme définie ci-dessus, lesdites palettes étant empilées les unes 7 au-dessus des autres de sorte qu'une partie supérieure du pilier creux de l'une quelconque de ces palettes soit logée dans l'espace intérieur défini par le pilier creux de la palette lui étant directement supérieure dans l'empilement. Cette dernière caractéristique est observée avec les palettes empilées à vide, c'est-à-dire non chargées des fûts de matières radioactives, mais également préférentiellement avec les palettes chargées de fûts. Dans cette dernière configuration, il pourrait être prévu qu'une partie supérieure du pilier creux de l'une quelconque des palettes soit seulement logée dans l'épaisseur du support de la palette lui étant directement supérieure dans l'empilement. Dans un tel cas, soit le pilier de la palette inférieure coopère directement et uniquement avec le support, soit ce pilier coopère directement avec le pilier de la palette supérieure s'étendant également dans l'épaisseur de ce même support. Quelle que soit la solution retenue, il est fait en sorte d'obtenir un même type d'emboîtement entre les deux palettes. En outre, il est indiqué que l'étendue de coopération entre deux piliers successifs, lorsqu'ils s'emboîtent l'un dans l'autre, dépend de la hauteur des fûts, et de la profondeur maximale d'emboîtement entre les deux piliers. Néanmoins, il est de préférence fait en sorte que le transfert des efforts verticaux ne s'effectue pas par les piliers, qui ne sont donc pas prévus pour être emboîtés au maximum, mais au contraire par le biais des fûts, revêtant ainsi un caractère dit 8 « gerbable ». En effet, dans l'empilement, chacune des palettes supporte des fûts de matières radioactives, et ledit support de fûts de l'une quelconque des palettes est en appui sur l'extrémité supérieure des fûts supportés par la palette lui étant directement inférieure dans l'empilement. Les efforts verticaux entre les palettes de l'empilement étant ici repris par les fûts, les piliers peuvent être dimensionnés pour ne supporter que les efforts latéraux, ce qui leur confère une masse et un encombrement réduits. A cet égard, puisque les efforts latéraux engendrés par les palettes sont repris pas les piliers, les fûts peuvent conserver une conception et un dimensionnement classiques, qui ne sont généralement pas prévus pour accepter de telles contraintes latérales. L'invention a également pour objet un conteneur pour le transport et/ou entreposage de matières radioactives chargé d'au moins un empilement de palettes décrit ci-dessus. Enfin, il est précisé que la palette selon l'invention est préférentiellement prévue pour répondre aux exigences de transport, et également aux exigences d'entreposage sur site, concernant par exemple le gerbage sur plusieurs niveaux, de préférence quatre, la nature ininflammable et incombustible de la palette, ou encore la résistance aux secousses sismiques. Ainsi, lorsque les palettes stockant les fûts sont déchargées d'un conteneur suite à une première opération de transport, les fûts peuvent être entreposés sur le site en restant sur les mêmes palettes, avant que celles-ci ne soit à nouveau chargées dans un conteneur pour une 9 seconde opération de transport. Les fûts restant stockés sur les mêmes palettes durant cette succession d'opérations, leur manutention est avantageusement sensiblement réduite. D'autres avantages et caractéristiques de l'invention apparaîtront dans la description détaillée non limitative ci-dessous. BRÈVE DESCRIPTION DES DESSINS Cette description sera faite au regard des dessins annexés parmi lesquels ; - la figure 1 représente une vue en perspective d'une palette supportant des fûts de matières radioactives, la palette se présentant sous la forme d'un mode de réalisation préféré de la présente invention ; - la figure 2 représente une vue de dessus de la palette montrée sur la figure 1 ; - la figure 3 représente une vue en coupe prise le long de la ligne III-III de la figure 2 ; - la figure 3a représente une vue constituée de la projection orthogonale, selon la direction de l'axe du pilier de la palette montrée sur la figure précédente, des sections de ce pilier prises selon les lignes A-A, B-B et C-C de la figure 3 ; - la figure 4 représente une vue en perspective d'un empilement de palettes chargées de fûts de matières radioactives ; - la figure 5 représente une vue en coupe de l'empilement montré sur la figure précédente ; 25 10 - la figure 6 représente une vue en perspective d'un empilement de palettes non-chargées de fûts de matières radioactives ; - la figure 7 représente une vue en coupe de l'empilement montré sur la figure précédente ; - la figure 8 représente une vue en perspective d'une partie d'un conteneur pour le transport et/ou entreposage de matières radioactives chargé de plusieurs empilements de palettes, elles- mêmes chargées de fûts de matières radioactives ; et - la figure 9 représente une vue en coupe du conteneur montré sur la figure précédente, selon le plan P1. EXPOSÉ DÉTAILLÉ DE MODES DE RÉALISATION PRÉFÉRÉS Tout d'abord en référence aux figures 1 à 3a, on peut voir une palette 1 selon un mode de réalisation préféré de la présente invention, destinée à supporter des fûts de matières radioactives 2. Les fûts métalliques 2 sont prévus pour être chargés de matières radioactives, de préférence du type poudre d'UO2 appauvrie. Ils sont de conception classique et connue de l'homme du métier, à savoir de forme sensiblement cylindrique de section circulaire, et d'une capacité de l'ordre de 118 litres. La palette 1 est quant à elle conçue pour répondre aux exigences de transport et aux exigences d'entreposage sur site, étant donné qu'elle est destinée à être utilisée à la fois pour le transport et pour l'entreposage des fûts 2. Elle comporte un support de fûts ou plateforme 4 de forme globalement carrée, ainsi que des 11 moyens d'emboîtement avec une autre palette, qui s'étendent à partir dudit support 4. Comme visible sur les figures, ces moyens d'emboîtement sont constitués par un unique pilier creux 6 centré sur le support. En d'autres termes, le pilier 6 présente un axe central 8 passant orthogonalement par le centre du support de forme globalement carrée. Ce pilier 6, s'étendant en saillie du support 4 orthogonalement à celui-ci, peut également s'étendre dans toute ou partie de l'épaisseur de ce support. Dans le mode de réalisation préféré représenté, le pilier 6 s'étend dans sensiblement toute l'épaisseur du support. Alternativement, ce pilier 6 pourrait par exemple s'étendre uniquement à partir de la surface supérieure du support 4. Le support 4 est par exemple réalisé à l'aide de plusieurs longerons parallèles 10, espacés les uns des autres et recouverts par un voile ou une plaque supérieure 12 les reliant fixement entre eux, par exemple par soudage, et servant de support pour les fûts 2. C'est cette plaque supérieure 12 qui définit la surface supérieure du support de laquelle le pilier 6 fait saillie. Un voile ou une plaque inférieure analogue à la plaque supérieure 12 pourrait également être prévue, toujours dans le but de fixer les longerons 10 entre eux. Le pilier creux 6 servant à l'emboîtement s'étend donc verticalement, en traversant l'épaisseur du support 4 et sa plaque 12 à laquelle il est fixé rigidement, par exemple par soudage. Le pilier 6 comprend ici une pluralité de tronçons longitudinaux cylindriques fixés les uns au-dessus des autres. A 12 titre d'exemple, il est prévu trois tronçons 14a, 14b, 14c fixés bout-à-bout, par exemple par soudage. Les hauteurs de ces tronçons sont identiques ou différentes. Dans le mode de réalisation préféré représenté, les trois tronçons présentent des hauteurs sensiblement identiques. Cependant, comme évoqué ci- dessus, l'extrémité inférieure 14a' du tronçon inférieur 14a se situe dans l'épaisseur du support 4. Chacun de ces tronçons présente une section carrée, mais avec des dimensions qui sont différentes puisque la section des tronçons diminue de taille en allant vers le haut. Ainsi, le tronçon 14a le plus bas présente la section carrée la plus grande, tandis que le tronçon 14c le plus haut présente la section carrée la plus petite. Surtout, la grandeur de ces sections est prévue pour que chaque tronçon 14a, 14b définisse un espace intérieur de section transversale pouvant inclure la section transversale du tronçon lui étant directement supérieur. Cette caractéristique, schématisée sur la figure 3a, montre que le tronçon le plus bas 14a définit un espace intérieur 14a' de section transversale pouvant inclure la section transversale du tronçon intermédiaire 14b, lui-même définissant un espace intérieur 14b' de section transversale pouvant inclure la section transversale du tronçon le plus haut 14c. Cela traduit la capacité du pilier 6 de la palette à pénétrer dans le pilier d'une palette supérieure, lorsque les deux palettes sont empilées, jusque dans l'avant-dernier tronçon cylindrique de cette palette supérieure. 13 Les tronçons solidaires 14a, 14b, 14c sont bien entendu disposés de manière à présenter un même calage angulaire par rapport à l'axe central du pilier unique, c'est-à-dire que les côtés des trois sections carrées sont parallèles et orthogonaux entre eux. De plus, comme montré sur la figure 3a, il est prévu que la dimension du carré délimitant chaque espace intérieur de tronçon soit sensiblement identique à la dimension du carré extérieur du tronçon logé dans ledit espace intérieur, seul un jeu permettant l'emboîtement sans effort des tronçons étant retenu. La palette 1 comprend par ailleurs quatre logements de fût 16 agencés sur la plaque 12 de manière régulière autour du pilier creux central 6. Chaque logement de fût 16, délimité latéralement par une virole 18, est cylindrique de section circulaire, pour s'adapter à une forme complémentaire des fûts. Ainsi, chaque virole 18, issue de la plaque 12 sur laquelle elle est préférentiellement fixée par soudage, présente un axe vertical 20 identique à celui du fût 2 qu'elle retient. Ces viroles 18 limitent ainsi les risques de basculement des fûts chargés sur une palette donnée, lorsque l'extrémité supérieure de ces fûts n'est pas retenue par une autre palette empilée sur ladite palette donnée. Ces palettes permettent également d'éviter les déplacements latéraux des fûts. Grâce à ce choix de supporter quatre fûts, il est possible d'occuper une partie très importante du support 4 de forme carrée, sans que le pilier central ne constitue de gêne. La figure 3 montre de manière schématique qu'il est aisé de charger / décharger 14 latéralement les quatre fûts 2 sans être gêné par le pilier central 6, à l'aide d'un dispositif de manutention conventionnel 22. Ici, la notion de chargement / déchargement latéral des fûts doit être comprise comme résultant d'un mouvement essentiellement orthogonal à l'axe 8 de chaque fût par rapport à la palette, sans nécessiter de passer le fût au-dessus du pilier 6. Lors d'un chargement, un mouvement vertical limité du fût est toutefois requis pour placer celui-ci au-dessus de sa virole 18 associée, avant de le redescendre dans le fond de son logement 16. Comme évoqué ci-dessus, ce sont 60 à 80% de la surface supérieure du support de palette 4 qui peuvent être recouverts par la base des quatre fûts. Ce taux élevé d'occupation du support traduit un encombrement particulièrement bien optimisé, obtenu en prévoyant que les logements de fût 16 soient agencés de sorte que les deux diagonales 26 de la plaque 12 de forme globalement carrée interceptent chacune l'axe central 20 de deux logements de fût 16 opposés, comme cela a été schématisé sur la figure 2. Avec cette disposition, dans laquelle le taux d'occupation peut être maximal en arrondissant les angles du support 4 de forme globalement carrée, le diamètre des fûts 2 acceptés par la palette peut être proche de la moitié de la longueur du côté du support. La palette 1, dont tous les éléments constitutifs sont préférentiellement métalliques, par exemple réalisés en acier ou dans l'un de ses alliages, est prévue pour s'empiler avec une ou plusieurs autres palettes identiques ou similaires afin de pouvoir 15 stocker des fûts sur plusieurs niveaux, et de pouvoir être rangées de manière compacte. En référence aux figures 4 et 5, on peut effectivement voir un empilement 100 de deux palettes 1, chacune chargée de quatre fûts 2. La direction d'empilement correspond ici à la direction verticale, c'est-à-dire parallèle à l'axe central 8 et aux axes 20 des fûts. Dans cette configuration où les palettes supérieure et inférieure sont chargées des fûts 2, le support 4 de la palette supérieure 1 est supporté verticalement par l'extrémité haute des fûts 2 stockés sur la palette inférieure 1. Ces fûts présentent alors un caractère « gerbable », puisque les efforts verticaux entre les palettes de l'empilement sont repris par les fûts, et non pas par les piliers 6 emboîtés les uns dans les autres, et dédiés exclusivement à la reprise des efforts latéraux, comme cela va à présent être décrit. En effet, comme cela est visible sur la figure 5, une partie supérieure du pilier creux 6 de la palette inférieure est logée dans l'espace intérieur défini par le pilier creux 6 de la palette supérieure. Plus précisément, le tronçon 14c le plus haut du pilier inférieur 6 est logé dans le tronçon 14a le plus bas du pilier supérieur 6. Grâce à l'emboîtement de ces deux tronçons 14a, 14c, le pilier inférieur permet de reprendre les efforts orientés orthogonalement à la direction d'empilement, qui sont subis par la palette supérieure. Le déplacement latéral relatif entre les deux palettes empilées et chargées de fûts est donc 16 limité. De plus, la nature carrée des tronçons emboîtés limite également la rotation relative entre les deux palettes empilées, susceptible de se produire par exemple suite à l'application, sur la palette supérieure, d'efforts latéraux excentrés par rapport à l'axe central 8 de cette palette. Comme cela apparait clairement au vu de ce qui précède, les dimensions des palettes et des fûts de l'empilement 100 sont prévues pour que les efforts verticaux soient repris par les fûts, et pour que les efforts latéraux soient repris par les piliers partiellement emboîtés. Pour obtenir un emboîtement réputé profond, il est de préférence fait en sorte que la distance verticale entre l'extrémité supérieure des fûts chargés sur une palette et l'extrémité supérieure du pilier de cette palette soit strictement supérieure à l'épaisseur de la palette. Il pourrait alternativement être prévu que cette distance verticale soit inférieure à l'épaisseur de la palette, dans le cas où il serait décidé de ne faire coopérer le pilier inférieur qu'avec l'extrémité inférieure 14a' du tronçon 14a du pilier supérieur, logée dans le support 4 de la palette supérieure. En outre, la hauteur des fûts est prévue suffisante pour que l'extrémité haute du pilier inférieur ne vienne pas en butée verticale contre une portion intérieure du pilier supérieur, toujours dans le but de faire supporter les efforts verticaux uniquement aux fûts 2, et non pas aux piliers 6. 17 L'empilement 100 qui vient d'être décrit peut être adopté lors de l'entreposage des fûts 2, sur un site dédié, ou bien lors de leur transport dans un conteneur, tel que le conteneur 200 montré sur les figures 8 et 9. Dans ce cas de figure, le conteneur 200 comprend une enveloppe sensiblement parallélépipédique 202 définissant un espace de stockage des matières radioactives, dans lequel sont par exemple agencés dix empilements 100 de deux étages, en cinq rangées et deux lignes (seules trois rangées étant montrées sur la figure 9). Ainsi, ce sont quatre-vingts fûts 2 qui peuvent être logés simultanément dans l'enveloppe 202. Si les palettes 1 sont dédiées au transport et à l'entreposage des fûts, elles doivent, dans certaines circonstances, être stockées à vide, c'est-à-dire sans les fûts, en générant un encombrement le plus faible possible. Pour atteindre ce but, il est également possible de les empiler sur plusieurs étages, par exemple quatre étages, comme cela a été schématisé sur les figures 6 et 7. Dans cette configuration, une palette quelconque de l'empilement 100 n'est plus retenue verticalement par les fûts non présents dans l'empilement, mais par l'extrémité supérieure des viroles 18 de la palette directement inférieure, supportant verticalement le support 4. Dans le mode de réalisation représenté, la hauteur des viroles 18 est suffisamment importante pour que l'extrémité haute de chaque pilier 6 ne vienne en butée verticale contre une portion intérieure du pilier de la palette directement 18 supérieure, même si cet agencement pourrait être envisagé, sans sortir du cadre de l'invention. De par la nature tronçonnée des piliers, l'empilement à vide des palettes 1 peut être extrêmement compact puisque les deux tronçons supérieurs 14b, 14c de chaque pilier 6 peuvent pénétrer respectivement dans les deux tronçons inférieurs 14a, 14b du pilier lui étant directement supérieur dans l'empilement. De plus, au centre de l'empilement, ce sont jusqu'à trois tronçons appartenant respectivement à trois palettes différentes qui se recouvrent les uns les autres. Bien entendu, diverses modifications peuvent être apportées par l'homme du métier à l'invention qui vient d'être décrite, uniquement à titre d'exemples non limitatifs.20 REVENDICATIONS1. Palette (1) pour supporter des fûts de matières radioactives (2), ladite palette comprenant un support de fûts (4) de forme globalement carrée ainsi que des moyens d'emboîtement avec une autre palette, qui s'étendent à partir dudit support, caractérisée en ce que lesdits moyens d'emboîtement sont constitués par un unique pilier creux (6) centré sur ledit support (4). 2. Palette selon la revendication 1, caractérisée en ce que ledit pilier creux (6) comprend au moins un tronçon longitudinal cylindrique, de section transversale non-circulaire. 3. Palette selon la revendication 2, caractérisée en ce que ledit pilier creux comprend une pluralité de tronçons longitudinaux cylindriques (14a, 14b, 14c) fixés les uns au-dessus des autres, chacun de section transversale non-circulaire, et conçus de sorte que l'un quelconque d'entre eux définit un espace intérieur de section transversale pouvant inclure la section transversale du tronçon lui étant directement supérieur. 4. Palette selon la revendication 2 ou la revendication 3, caractérisée en ce que la section transversale de chaque tronçon longitudinal cylindrique est carrée. 20 5. Palette selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'elle comprend quatre logements de fût (16) agencés sur ledit support (4) de manière régulière autour dudit pilier creux (6). 6. Palette selon la revendication 5, caractérisée en ce que chaque logement de fût (16) est de section circulaire. 7. Palette selon la revendication 5 ou la revendication 6, caractérisée en ce que lesdits logements de fût (16) sont agencés de sorte que les deux diagonales (26) dudit support (4) de forme globalement carrée interceptent chacune l'axe central (20) de deux logements de fût (16) opposés. 8. Empilement de palettes (100) comprenant une pluralité de palettes (1) identiques se présentant sous la forme définie par l'une quelconque des revendications précédentes, lesdites palettes étant empilées les unes au-dessus des autres de sorte qu'une partie supérieure du pilier creux (6) de l'une quelconque de ces palettes (1) soit logée dans l'espace intérieur défini par le pilier creux (6) de la palette lui étant directement supérieure dans l'empilement. 9. Empilement selon la revendication 8, caractérisé en ce que chacune des palettes (1) supporte des fûts de matières radioactives (2), et en ce que ledit support de fûts (4) de l'une quelconque des 5 1021 palettes est en appui sur l'extrémité supérieure des fûts (2) supportés par la palette lui étant directement inférieure dans l'empilement. 10. Conteneur (200) pour le transport et/ou entreposage de matières radioactives chargé d'au moins un empilement de palettes (100) selon l'une quelconque des revendications 8 et 9. 15
28,950
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FR 2959988 A1 20111118 FR 1053748 A 20100512 La présente invention concerne de manière générale la distribution de produits, tels que médicaments. L'invention concerne plus particulièrement une machine de conditionnement et s de distribution de produits, tels que médicaments. Le processus habituellement employé dans l'état de la technique pour dispenser des médicaments consiste à prélever de la tablette des doses de médicaments. Souvent une partie des informations concernant le médicament ~o qui sont initialement inscrites sur la tablette ne sont plus lisibles une fois prélevées lesdites doses, puisqu'une partie de ces informations reste inscrite sur l'emballage des doses prélevées. Ainsi, une grande majorité des médicaments conditionnés sous blister ne 15 garantit pas actuellement une bonne traçabilité lorsqu'une coupe individuelle des médicaments est réalisée. Le personnel médical doit donc, par principe de précaution, mettre aux rebuts les comprimés mal identifiés du fait de la découpe des informations inscrites sur l'emballage de la tablette. 20 Une autre méthode consiste à sortir tous les médicaments de leurs emballages et à les répartir dans des bols en fonction de leur référence de sorte que chaque bol comprend une référence donnée de médicament. Cependant, une telle solution pose des problèmes de contamination puisque les médicaments sont sortis de leur emballage. En outre, les informations propres aux 25 médicaments, telles que date de péremption, sont perdues une fois les médicaments sortis de leur emballage et répartis dans les bols. Il n'est donc pas possible d'assurer une bonne traçabilité de ces médicaments. En outre, un médicament qui n'a pas été pris par un patient ne peut pas être remis dans le bol de sorte qu'une telle méthode génère un gaspillage important. 30 Aujourd'hui, les établissements de soins tendent vers une distribution journalière nominative sans risque de contamination. Autrement dit, il devient nécessaire de pouvoir déterminer avec certitude quel médicament est donné à quelle heure et à quel patient de manière à assurer une juste délivrance médicamenteuse. Des machines de distribution de produits partiellement automatiques ont été développées pour répondre à ces contraintes, mais ces machines ne permettent pas d'offrir une cadence de distribution suffisamment élevée. En outre, le risque de contamination des produits reste important avec de telles machines et le traçage des produits dispensés par ces machines n'est pas satisfaisant. io La présente invention a pour but de proposer une machine permettant de réaliser une distribution journalière nominative avec une cadence élevée, tout en assurant une bonne traçabilité des produits et sans risque de contamination des produits. is A cet effet, l'invention a pour objet une machine de conditionnement et de distribution de produits, tels que médicaments, caractérisé en ce que ladite machine comprend - une pluralité de présentoirs équipés chacun d'au moins une tige le long de 20 laquelle sont destinés à être enfilés des sachets contenant chacun un produit, - une zone de remplissage des présentoirs et un dispositif de remplissage desdits présentoirs présents dans ladite zone de remplissage, - une zone de stockage des présentoirs, - une zone de distribution et un dispositif de collecte de sachets parmi les 25 présentoirs présents dans la zone de distribution, chaque zone comprenant des emplacements de réception pour les présentoirs, et - un dispositif de déplacement des présentoirs d'une part, entre ladite zone de remplissage et la zone de stockage, et, d'autre part, entre ladite zone de 30 stockage et la zone de distribution. Grâce à la conception, au sein de la machine, d'une zone de remplissage, d'une zone de stockage et d'une zone de distribution, la machine permet d'obtenir une cadence de distribution élevée. En effet, une telle conception des zones permet d'affecter le dispositif de déplacement à la fonction de déplacement des présentoirs d'une zone à une autre, pendant que d'autres dispositifs sont affectés respectivement à la fonction de remplissage des s présentoirs au niveau de la zone de remplissage et à la fonction de collecte au niveau de la zone de distribution. Ainsi, une telle répartition des zones et des dispositifs associés permet d'obtenir une cadence de fonctionnement élevée de la machine. En effet, le dispositif de déplacement peut se concentrer sur les étapes de transfert des présentoirs d'une zone à une autre. En parallèle, les 10 autres dispositifs se concentrent sur les opérations de collecte des sachets parmi les présentoirs de la zone de remplissage et sur les opérations de remplissage des présentoirs amenés en zone de remplissage. En outre, le fait de dissocier les opérations de transfert des présentoirs d'une 15 zone à une autre, des opérations de collecte et de distribution, est très intéressant, puisque cela permet d'utiliser un dispositif adapté spécialement à la fonction de transfert des présentoirs, et des dispositifs spécialement adaptés aux fonctions de remplissage et de collecte. En effet, le transfert des présentoirs nécessite une vitesse de déplacement importante mais ne 20 nécessite pas une très grande précision de déplacement, tandis que, à l'inverse, le remplissage des présentoirs et la collecte des sachets nécessitent une grande précision de manipulation de la part du dispositif. Ainsi, le dispositif de déplacement de présentoirs présente une capacité de déplacement à grande vitesse tandis que les dispositifs de remplissage et de collecte 25 présentent des capacités de manipulation des sachets avec une grande précision. En particulier, comme détaillé ci-après, le dispositif de déplacement est principalement formé d'un châssis monté mobile linéairement suivant un axe 30 horizontal et un axe vertical, et ledit châssis embarque deux convoyeurs montés simplement mobiles linéairement suivant un axe orthogonal aux deux autres axes. Le dispositif de déplacement peut ainsi être déplacé rapidement d'une zone à une autre, et le chargement et le déchargement des présentoirs peuvent s'effectuer également très rapidement grâce aux simples mobilités linéaires utilisées. A l'inverse les dispositifs de remplissage et de collecte sont chacun formés d'un robot multiaxes comprenant plusieurs mobilités dont au moins une de pivotement. Ces mobilités sont choisies de manière à être suffisamment précises pour enfiler un sachet sur la tige d'un présentoir et saisir un sachet pour l'extraire du présentoir. Pour le dispositif de remplissage, il est également prévu que le robot soit équipé d'une caméra et d'un système de traitement ~o d'image pour piloter ledit robot de manière à faire coïncider l'orifice du sachet maintenu par le robot avec l'axe de la tige afin d'assurer un remplissage fiable et efficace des présentoirs en sachets. En effet, la position de l'orifice peut varier d'un sachet à un autre. ts En outre, une telle machine permet de dispenser les médicaments sous une présentation unitaire sécurisée, grâce au conditionnement à l'unité de chaque produit dans un sachet. Selon une première caractéristique avantageuse de l'invention, ladite machine 20 comprend des moyens de conditionnement desdits produits à l'unité dans lesdits sachets. Les moyens de conditionnement de la machine permettent de conserver chaque médicament dans son conditionnement d'origine (par exemple sous 25 blister) et à l'état d'une dose, par exemple un comprimé issu d'une tablette de plusieurs comprimés. Chaque comprimé est désolidarisé des autres comprimés pour permettre sa délivrance tout en restant dans son conditionnement d'origine pour éviter toute contamination. Le conditionnement de chaque produit unitaire dans un sachet permet une manutention du produit de manière 30 fiable et efficace tout en permettant un traçage efficace du produit comme détaillé ci-après. Selon une caractéristique avantageuse de l'invention, la machine comprend des moyens d'enregistrement d'informations associées aux produits destinés à être conditionnés unitairement dans les sachets, et ladite machine comprend un dispositif de marquage des sachets configuré 5 de manière à marquer chaque sachet, dans lequel est introduit un produit unitaire, avec des informations enregistrées associées audit produit. L'enregistrement d'informations associées aux produits et le marquage du sachet dans lequel est logé ledit produit unitaire permettent de conserver toutes io les informations associées au produit. Un tel marquage permet ainsi de dispenser les produits indépendamment de leur tablette d'origine puisque les informations concernant le produit, qui jusqu'ici n'étaient disponibles qu'avec la tablette correspondante, sont maintenant recopiées sur le sachet. En outre, une telle solution permet d'associer au sachet des informations 15 supplémentaires, telles que la date de péremption ou le n° de lot. Ainsi, chaque produit ou dose de la tablette peut être utilisé à des temps différents, pour différents patients, et pour des prescriptions médicamenteuses distinctes. Une telle solution permet de limiter le nombre de médicaments à 20 jeter. En particulier, si un médicament n'est pas pris par un patient, le sachet correspondant peut être replacé dans la machine dans le présentoir correspondant. Le marquage des sachets dans lesquels sont conditionnés les produits permet 25 ainsi de réaliser un conditionnement individuel et nominatif de chaque produit pour une distribution nominative sécurisée. De préférence, ladite zone de stockage comprend deux ensembles d'étagères formés chacun de plusieurs étages de rangées d'emplacements de présentoirs, 30 les deux ensembles d'étagères étant disposés de part et d'autre d'un couloir le long duquel est monté mobile le dispositif de déplacement des présentoirs, le dispositif de déplacement étant également monté mobile en hauteur pour 6 permettre le chargement et le déchargement des présentoirs des différents étages des deux ensembles d'étagères. Selon une autre caractéristique avantageuse de l'invention, le dispositif de déplacement des présentoirs comprend deux convoyeurs d'axes parallèles orientés suivant une direction horizontale orthogonale à la direction longitudinale du couloir séparant les deux ensembles d'étagères et montés mobiles par rapport aux deux ensembles d'étagères, indépendamment l'un de l'autre, suivant leur direction axiale, dans un sens et dans l'autre, de manière à io pouvoir charger et décharger des présentoirs au niveau de chacun des deux ensembles d'étagères. Avantageusement, les présentoirs sont disposés dans les deux ensembles d'étagères de telle sorte que les tiges des boîtiers sont orientées dans la même 15 direction. Selon une autre caractéristique avantageuse de l'invention, ladite machine comprenant des moyens de pilotage du dispositif de déplacement des présentoirs, et chaque convoyeur comprenant un ou plusieurs élément(s) de 20 transport, tels qu'une bande transporteuse, apte(s) à entrainer en déplacement un présentoir le long du convoyeur, dans un sens et dans l'autre, les moyens de pilotage du dispositif de déplacement des présentoirs sont configurés pour décharger les présentoirs chargés sur les convoyeurs, de préférence par deux, en zone de remplissage ou en zone de distribution, en les 25 déchargeant sur les emplacements support correspondant desdites zones par déplacement des convoyeurs suivant leur axe dans le même sens et par déplacement des éléments de transport des deux convoyeurs, par exemple par défilement des bandes transporteuses, dans le même sens, et de préférence simultanément, pour pousser lesdits présentoirs sur les emplacements support. 30 De préférence, chaque présentoir comprenant un corps de boite présentant deux faces opposées dites avant et arrière, ladite tige s'étendant depuis la face arrière vers la face avant, 7 ledit corps est équipé de moyens pour la saisie du présentoir côté face avant et de moyens pour la saisie du présentoir côté face arrière. Avantageusement, le présentoir se présentant sous la forme d'un corps de boite dont la paroi de fond est bordée au moins d'une paroi avant et d'une paroi arrière opposée à laquelle est fixée la tige, la paroi avant est montée mobile entre une position ouverte dans laquelle elle libère le passage d'accès aux sachets enfilés sur la tige et une position fermée dans laquelle elle empêche les sachets de s'échapper de la tige. ro Selon une autre caractéristique avantageuse de l'invention, la zone de remplissage est équipée d'un système d'organisation des sachets apte, d'une part, à extraire l'ensemble des sachets de la tige d'au moins un présentoir à remplir en conservant leur agencement les uns par rapport aux autres et, ~s d'autre part, après que de nouveaux sachets sont enfilés sur la tige du présentoir, à réenfiler sur ladite tige ledit ensemble de sachets. Préférentiellement, ledit système d'organisation comprend une pluralité de dispositifs d'organisation disposés côte à côte et destinés à être situés en 20 regard d'un nombre correspondant de présentoirs juxtaposés, chaque dispositif d'organisation comprenant une tige apte à venir s'aligner à contact, de préférence à emboitement, avec la tige d'un présentoir en regard pour permettre aux sachets de passer de la tige du présentoir à la tige du dispositif d'organisation et inversement, 25 chaque dispositif d'organisation étant équipé d'un moyen de déplacement dudit dispositif d'organisation dans le sens d'un rapprochement et d'un écartement par rapport aux présentoirs de manière à, en position rapprochée, aligner à contact, de préférence emboiter, la tige du dispositif d'organisation avec la tige du présentoir en regard, 30 et, en position écartée, laisser un espace de passage entre le dispositif d'organisation et le présentoir pour permettre d'enfiler les nouveaux sachets sur la tige du présentoir en regard, 8 et en ce que ladite machine comprend des moyens de déplacement des sachets le long de la tige qui les porte pour permettre, en position alignée à contact, de préférence emboitée, des tiges d'un présentoir et d'un dispositif d'organisation, de transférer lesdits sachets d'une tige à l'autre et inversement. Avantageusement, lesdits moyens de conditionnement comprennent un dispositif de coupe de la tablette en produits unitaires laissés dans leur emballage-coque unitaire d'origine, ledit dispositif comportant : - des moyens de coupe comprenant un organe de coupe à coupe en équerre to suivant deux lignes de coupe sensiblement perpendiculaires, - des moyens d'acquisition d'image en trois dimensions, appelés caméra 3D, - des moyens de reconnaissance des lignes de séparation entre les emballages-coques de la tablette à partir des images acquises par la caméra 3D, 15 - un dispositif de préhension permettant de saisir une tablette, - et des moyens de pilotage configurés pour piloter le dispositif de préhension de manière à saisir la tablette et la positionner relativement à l'organe de coupe en fonction des lignes de séparation reconnues pour couper une partie de la tablette correspondant à un emballage-coque unitaire contenant un produit. 20 Selon une autre caractéristique avantageuse de l'invention, ladite machine comprenant des moyens de pilotage du dispositif de déplacement, lesdits moyens de pilotage sont configurés pour exécuter en priorité des commandes de déplacement des présentoirs en zone de distribution par rapport à des 25 commandes de déplacement des présentoirs en zone de remplissage. Préférentiellement, la machine comprend des moyens de pilotage formés d'un système de traitement électronique et informatique configuré pour : - recevoir des données correspondant à une prescription de produits, de 3o préférence pour une personne donnée à un horaire donné, - pour chaque référence de produit correspondant à la prescription et par groupe de deux références de produits, commander le déplacement de deux 9 présentoirs correspondant à deux références de produit, de la zone de stockage à la zone de distribution à l'aide du dispositif de déplacement, - commander la saisie, par le dispositif de collecte, dans chaque présentoir de la zone de distribution, d'un nombre de sachet correspondant à la quantité prescrite du produit associé audit présentoir, - déposer dans une sache chaque sachet saisi. L'invention sera bien comprise à la lecture de la description suivante d'exemples de réalisation, en référence aux dessins annexés dans lesquels : ro - la figure 1 est une vue en perspective de la machine selon l'invention, pour laquelle la zone de remplissage, la zone de distribution et les deux ensembles d'étagères de la zone de stockage ont été représentés de manière simplifiée sous forme de parallélépipèdes ; - la figure 2 est une vue en perspective des moyens de conditionnement des zs produits en sachets équipés d'un dispositif de coupe de tablette de produits et d'un dispositif d'ensachage situé à l'aplomb du dispositif de coupe ; - la figure 3 est une vue en perspective du dispositif de remplissage des présentoirs en sachets et de la zone de remplissage équipée d'un système d'organisation des sachets des présentoirs ; 20 - la figure 4 est une vue en perspective du système d'organisation des sachets des présentoirs présents dans la zone de remplissage ; - la figure 5 est une vue en perspective du dispositif de déplacement des présentoirs monté mobile le long d'un rail vertical, lui-même monté mobile le long d'un rail horizontal ; 25 - la figure 6 est une vue en perspective du dispositif de déplacement des présentoirs en configuration de saisie de deux présentoirs présents dans deux étagères opposées de la zone de stockage ; - la figure 7 est une vue en coupe transversale d'un sachet de la machine selon l'invention ; 30 - la figure 8 est une vue en perspective du dispositif de collecte de sachets en configuration de saisie d'un sachet d'un présentoir présent dans la zone de distribution. i0 La machine selon l'invention peut être utilisée notamment dans les hôpitaux, les centres de soin, maisons de retraite, cliniques et tous les établissements délivrant en interne des médicaments ou encore les pharmacies, parapharmacies, pharmacies centrales, les pharmacies des armées et d'une manière générale tous les établissements préparant des prescriptions médicamenteuses. En référence aux figures et comme rappelé ci-dessus, l'invention concerne une machine de conditionnement et de distribution de produits, tels que io médicaments. De manière caractéristique à l'invention, ladite machine comprend une pluralité de présentoirs 1 équipés chacun d'au moins une tige 10 le long de laquelle sont destinés à être enfilés des sachets 9 contenant chacun un produit. 15 Autrement dit, chaque produit est conditionné à l'unité dans un sachet. Ladite machine comprend également une zone de remplissage RPL des présentoirs, une zone de stockage STCK des présentoirs 1, et une zone de distribution DST. Chaque zone RPL, STCK, DST comprend des emplacements 20 de réception pour les présentoirs 1. La machine comprend un dispositif de déplacement 3 des présentoirs 1 qui est monté mobile, d'une part, entre ladite zone de remplissage RPL et la zone de stockage STCK, et, d'autre part, entre ladite zone de stockage STCK et la zone de distribution DST. 25 La machine comporte également un dispositif 2 de remplissage desdits présentoirs présents dans ladite zone de remplissage RPL et un dispositif 4 de collecte de sachets parmi les présentoirs présents dans la zone de distribution DST. Lesdits dispositifs 2, 4 sont formés par des robots multiaxes encore appelés bras manipulateurs. 30 Comme illustré à la figure 3, le dispositif 2 de remplissage est formé par un robot manipulateur équipé d'un système de pince 20 pour saisir le sachet dans lequel est conditionné le produit et amener le sachet devant le dispositif de 2959988 Il marquage 800, puis comme détaillé ci-après, pour enfiler ledit sachet sur une tige de présentoir. Comme illustré à la figure 8, le dispositif 4 de collecte de sachets permet la 5 cueillette parmi les sachets des présentoirs présents dans la zone de distribution DST en fonction d'une prescription donnée pour un patient, par exemple issue d'une ordonnance. Ledit dispositif 4 de collecte est formé par un robot manipulateur équipé de moyens d'aspiration qui comprennent deux tiges 4A, 4B formant ventouses pour saisir un sachet par aspiration et l'amener dans Io une sache, ou poche, fournie par l'ensacheuse 40. Ainsi, tous les sachets collectés par le dispositif 4 de collecte sont regroupés dans une sache qui est ensuite scellée et peut être délivrée au patient. L'ensacheuse 40 comporte également des moyens de marquage permettant de marquer sur la sache regroupant les sachets, des informations correspondant à l'identité du patient et ls à l'horaire de prise des médicaments. Grâce à la présence des différentes zones de remplissage, de stockage et de distribution et aux dispositifs 3, 2, 4 spécialement adaptés aux fonctions respectives de déplacement des présentoirs d'une zone à une autre, de 20 remplissage des présentoirs et de collecte des sachets, les cadences de distribution des produits sont rapides et maitrisées. Présentoirs 25 Chaque présentoir 1 se présente sous la forme d'un corps de boite ouvert en face supérieure et qui présente une paroi de fond bordée de deux parois latérales opposées qui relient entre elles les faces avant et arrière. La face arrière est fermée par une paroi dite arrière à laquelle la tige est fixée au niveau d'une de ses extrémités, ladite tige s'étendant orthogonalement à ladite paroi 30 arrière et sensiblement parallèlement aux parois latérales et à la paroi de fond. Les parois latérales permettent de limiter l'amplitude des oscillations des sachets autour de la tige au cours du déplacement des présentoirs, afin d'éviter 12 tout choc entre les sachets et des éléments extérieurs au présentoir. Les parois latérales permettent également d'assurer une bonne rigidité (ou équerrage) du corps de boîte du présentoir. Ledit corps est équipé de moyens 110 pour la saisie du présentoir 1 côté face avant, appelés oreille avant, et de moyens pour la saisie 120 du présentoir 1 côté face arrière, appelés oreille arrière. Autrement dit, chaque présentoir est équipé de deux éléments de saisie symétriques répartis côté face avant et côté face arrière. Chaque oreille 110, 120 est formée d'une plaquette munie d'au io moins un, de préférence, deux orifices traversants. Chaque plaquette s'étend en saillie des faces avant ou arrière dans un plan sensiblement parallèle à la face de fond du présentoir, c'est-à-dire un plan sensiblement horizontal ou encore sensiblement orthogonal aux faces avant et arrière du présentoir. Chaque oreille 110, 120 est apte à coopérer avec des ergots 310, 320 des 15 convoyeurs 31, 32 du dispositif de déplacement, comme détaillé ci-après, pour permettre au présentoir 1 d'être saisi par lesdits convoyeurs 31, 32 d'un côté ou de l'autre dudit présentoir. Ainsi, chaque présentoir, qu'il soit positionné sur l'un ou l'autre des deux ensembles d'étagères S3, S3' (voir ci-dessous), peut être saisi par le dispositif de déplacement. 20 La conception des moyens de saisie de chaque présentoir sous forme d'orifices destinés à coopérer avec des ergots du dispositif de déplacement pour assurer la prise du présentoir par le dispositif de déplacement nécessite simplement de piloter les mobilités du châssis 30 du dispositif de déplacement et des 25 convoyeurs 31, 32 pour amener les ergots 310, 320 en dessous d'une oreille 110, 120 du présentoir en regard des orifices correspondants, puis de remonter le châssis du dispositif de déplacement pour introduire les ergots dans une oreille du présentoir. La saisie des présentoirs peut ainsi être réalisée rapidement et de manière fiable. 30 La paroi avant 11 est montée mobile entre une position ouverte dans laquelle elle libère le passage d'accès aux sachets 9 enfilés sur la tige 10 et une position fermée dans laquelle elle empêche les sachets de s'échapper de la 13 tige 10. Avantageusement, chaque présentoir est équipé de moyens de rappel en position fermée de la paroi avant dudit présentoir. Les emplacements de réception des présentoirs de la zone de distribution DST et de la zone de remplissage RPL sont équipés de moyens d'ouverture de la paroi avant du présentoir 1. Moyens d'enregistrement d'informations La machine comprend des moyens d'enregistrement d'informations associées to aux produits destinés à être conditionnés unitairement dans les sachets 9. Ladite machine comprend également un dispositif de marquage 800 des sachets configuré de manière à marquer chaque sachet 9, dans lequel est introduit un produit unitaire, avec des informations enregistrées associées audit produit. 15 Lesdits moyens d'enregistrement d'informations peuvent comprendre des moyens de saisie d'information par exemple à l'aide d'une interface homme-machine comprenant un clavier et un écran et/ou un clavier tactile, et/ou des moyens de lecture d'informations, telle que des moyens de lecture d'un code, 20 par exemple un code-barre, imprimé sur l'emballage du produit ou l'emballage de la tablette dont est issu le produit ou sur la boite dont est issue ladite tablette de produits. Dans l'exemple illustré aux figures, lesdits moyens de mémorisation comprennent un lecteur de code-barre permettant de lire les informations contenues dans le code-barre d'une boite de produits et une 25 interface de saisie permettant de compléter les informations concernant le produit qui ne sont pas présentes dans le code-barres. Dans le cas d'une boite de médicament qui comprend plusieurs tablettes de médicaments conditionnés sous emballage-coque, le code-barre (ou code CIP) 30 contient le nom du médicament, la molécule, le fabricant, et la forme (gélule, comprimé, poudre) du médicament. Le code-barre contient également le nombre de médicaments mais pas le nombre de plaquettes. 14 L'interface de saisie permet de fournir à la machine des informations complémentaires, telles que le numéro de lot, la date de péremption et le nombre de plaquettes par étui. La machine comprend des moyens de génération d'un nouveau code appelé "datamatrix", c'est-à-dire un code sous forme d'une matrice de données, à partir des informations scannées et saisies lors de l'introduction d'un produit ou d'une tablette de produit dans la machine. lo Une fois la validation des informations effectuées, la machine exécute les étapes de conditionnement des produits en sachet individuel comme décrit ci-après. 15 Conditionnement Comme illustré aux figures 1 et 2, ladite machine comprend des moyens de conditionnement 6, 8, 800 desdits produits à l'unité dans lesdits sachets 9. 20 Comme illustré à la figure 7, chaque sachet 9 présente une partie 91 dite de tête, distincte de la partie 90 dite de base du sachet formant poche d'introduction du produit, dans laquelle est ménagé un orifice traversant 910 pour permettre au sachet 9 d'être enfilé sur la tige 10. 25 Chaque présentoir est rempli d'une série sachets. Tous les sachets d'un même présentoir comprennent chacun la même référence de produit et chaque sachet contient une seule unité de produit. Lesdits produits peuvent être des doses de médicaments sous emballage- 30 coque issues d'une tablette découpée, comme détaillé ci-après, de manière à ne pas sortir le médicament de son emballage. Les produits peuvent également être d'un autre type qu'une dose issue d'une tablette, par exemple des aiguilles ou des tubes. Dans ce cas, lesdits produits sont placés à l'unité dans un tiroir 20 15 par l'opérateur et un dispositif de préhension, tel que le robot 5, vient vider dans un sachet 9 du dispositif d'ensachage 8 le contenu dudit tiroir. Dans le cas de produits sous forme de tablettes, la machine comprend également des moyens d'introduction des tablettes dans la machine (les unes à la suite des autres) permettant de stocker chaque tablette dans un tiroir 701. Chaque tiroir qui contient une tablette est stocké dans une tour de tiroirs 700 en attente de saisie par le dispositif de préhension 5 comme détaillé ci-après. Dans l'exemple illustré aux figures, la machine comprend deux tours de tiroirs io 700. Pour le conditionnement et la distribution de produits se présentant initialement sous forme de tablettes, lesdits moyens de conditionnement 6, 8, 800 comprennent un dispositif de coupe 6 de la tablette 7 en produits unitaires 15 laissés dans leur emballage-coque unitaire d'origine. Ledit dispositif comporte des moyens de coupe 6 comprenant un outil de coupe à coupe en équerre suivant deux lignes de coupe sensiblement perpendiculaires. Ledit dispositif de coupe comporte également des moyens d'acquisition d'image en trois dimensions, appelés caméra 3D, et des moyens de reconnaissance des lignes de séparation entre les emballage-coques de la tablette à partir des images acquises par la caméra 3D. 25 Dans l'exemple illustré aux figures, ledit outil de coupe se présente sous la forme d'une mâchoire inférieure formant lame de coupe et d'une mâchoire supérieure formant contre lame. La lame de coupe comprend deux lignes de coupe perpendiculaires de manière à couper en une seule opération, c'est-à- 30 dire par fermeture des mâchoires l'une contre l'autre, une dose contenue dans son emballage coque, par découpe simultanée des axes médian de la tablette qui entourent l'emballage-coque du produit. A cet effet, lesdites mâchoires 61, 62 sont montées mobiles relativement l'une par rapport à l'autre entre une 16 position rapprochée de coupe et une position écartée d'introduction (ou de dégagement) de la tablette. Le dispositif de coupe comprend également un support de positionnement du tiroir 701 logeant la tablette, pour fournir une référence de positionnement de la tablette pour les moyens de reconnaissance de forme. Dans ledit support de positionnement, le tiroir 701 se trouve dans le champ de la caméra 3D de manière à ce que celle-ci détermine les lignes de découpe de la tablette en identifiant les bosses ou alvéoles et les axes médians de séparation des to médicaments les uns par rapport aux autres. Dans l'exemple illustré à la figure 2, on a représenté un tiroir 701 saisi par la pince 50 et un tiroir 701 logé dans le dispositif de coupe. Bien entendu, ces tiroirs correspondent à un même tiroir dans deux positions différentes au cours 15 de l'étape de manutention du tiroir 701 par le robot 5. De même, toujours à la figure 2, la pince 50 qui tient une partie de tablette est bien la même pince 50 que celle qui tient le tiroir 701 mais à un temps différent. De manière similaire, à la figure 3, le système de pince 20 représenté à proximité du dispositif de marquage 800 est bien le système de pince 20 du bras 2 qui tient le sachet 9, 20 mais à un temps différent correspondant à l'amenée du sachet par le robot 2 devant le dispositif de marquage 800 une fois le produit unitaire introduit dans le sachet. Le robot 5 est également configuré pour saisir la tablette du tiroir introduit dans 25 le dispositif de coupe et positionner la tablette en fonction des lignes de découpe reconnues, par rapport à l'outil de coupe de telle sorte que l'outil de coupe, par sa mâchoire en L, coupe un emballage coque contenant un produit. En particulier, le robot 5 est configuré pour positionner la tablette de manière à commencer la découpe par un coin de la tablette de sorte que la coupe en L 30 autour du produit permet de séparer en une seule opération de coupe un produit des autres produits de la tablette. Puis le robot continue de positionner la tablette relativement à l'outil de coupe en choisissant une partie d'emballage coque à découper présentant déjà deux bords libres de manière à ne 17 nécessiter qu'une opération de coupe par emballage-coque. Les moyens de pilotage sont configurés de manière à piloter le robot de telle sorte qu'il saisisse la tablette 7 au niveau d'une bande dite de réserve dépourvue de dose. Comme illustré à la figure 1, un dispositif d'ensachage 8 est agencé et configuré pour amener sous l'outil de coupe un sachet ouvert de manière à recevoir le produit unitaire après découpe. Le dispositif d'ensachage 8 comprend un rouleau 900 de sachets 9 attachés io les uns aux autres et détachables les uns des autres par traction. Pour le guidage du produit issu de la découpe de la tablette dans le sachet 9, le dispositif de coupe comprend une goulotte 60 disposée sous l'outil de coupe de sorte que le produit découpé tombe dans la goulotte 60 au bout de laquelle est 15 positionné le sachet ouvert. A cet effet, le sachet orienté tête à l'envers est ouvert au niveau de sa partie de base 90 par opposition à sa partie de tête 91 dans laquelle est ménagé l'orifice 910. Chaque sachet 9 du rouleau de sachets comporte des prédécoupes et est 20 pré-ouvert à sa base de sorte que le dispositif d'ensachage 8 ouvre par un souffle d'air le sachet à sa base afin de former une poche dans laquelle va être introduit le produit. Le produit est introduit dans le sachet soit par tombée après découpe d'une 25 tablette à l'aide du dispositif de découpe 6 décrit ci-dessus, soit à l'aide d'un robot manipulateur, par exemple le robot 5 ou un autre robot, configuré pour vider dans le sachet le contenu d'un tiroir lorsque le produit unitaire à conditionner est un produit qui n'est pas issu d'une tablette et ne provient donc pas du dispositif de découpe. On peut ainsi prévoir de conditionner dans des 30 sachets des produits tels qu'aiguilles, petits flacons, ou tout autre objet de taille suffisamment petite pour être introduit dans les sachets. Une fois introduit le produit dans le sachet, la zone d'ouverture en partie basse 18 dudit sachet est scellée. En parallèle, un mouvement d'aller-retour du rouleau de sachet permet de détacher le sachet qui est maintenu par le système de pince 20 du robot 2 au niveau de sa partie de tête dans laquelle est ménagé l'orifice 910. Puis le robot 2 amène ledit sachet, ici par pivotement sensiblement de 180° vers le bas, au niveau du dispositif de marquage 800. Le robot 2 de manutention des sachets est configuré pour enfiler lesdits sachets 9 sur les tiges 10 à l'aide du système de pince 20. A cet effet, le robot est équipé d'une caméra et d'un système de traitement d'image pour piloter lo ledit robot de manière à faire coïncider l'orifice du sachet maintenu par le robot avec l'axe de la tige afin d'assurer un remplissage fiable et efficace des présentoirs en sachets. En effet, d'un sachet à un autre, la position de l'orifice peut varier. 15 Zone de stockage Comme illustré à la figure 1, ladite zone de stockage STCK comprend deux ensembles d'étagères S3, S3' formés chacun de plusieurs étages de rangées 20 d'emplacements de présentoirs 1. Comme illustré à la figure 5, les deux ensembles d'étagères S3, S3' sont disposés de part et d'autre d'un couloir d'axe X le long duquel est monté mobile le dispositif de déplacement 3 des présentoirs 1 par coulissement le long d'un 25 rail horizontal 300. Le dispositif de déplacement 3 est également monté mobile en hauteur le long d'un rail 301 pour permettre le chargement et le déchargement des présentoirs 1 des différents étages des deux ensembles d'étagères S3, S3'. Plus précisément, le dispositif de déplacement 3 comprend un châssis 30 monté coulissant le long du rail vertical 301 qui est monté lui- 30 même coulissant le long du rail horizontal 300 qui s'étend le long du couloir entre les deux ensembles d'étagères. Le dispositif de déplacement 3 des présentoirs comprend deux convoyeurs 31, 32 d'axes parallèles orientés suivant une direction horizontale orthogonale à la direction longitudinale du couloir séparant les deux ensembles d'étagères S3, S3'. Autrement dit, lesdits convoyeurs 31, 32 présentent des directions de défilement parallèles. Les deux convoyeurs 31, 32 sont montés mobiles par rapport aux deux ensembles d'étagères S3, S3', indépendamment l'un de l'autre, suivant leur direction axiale Y, dans un sens et dans l'autre, de manière à pouvoir charger et décharger des présentoirs 1 au niveau de chacun des deux ensembles to d'étagères S3, S3'. Chaque convoyeur est équipé d'au moins un élément de transport, tel qu'une bande transporteuse, permettant de déplacer le long dudit convoyeur, dans un sens et dans l'autre, un présentoir positionné sur ledit convoyeur. 15 Lesdits convoyeurs du dispositif 3 sont chacun équipés de moyens de saisie 310, 320 des présentoirs, formés par au moins un, de préférence deux, ergots, aptes à coopérer sélectivement avec les moyens de saisie 110 avant et arrière 120 de chaque présentoir 1. Dans l'exemple illustré aux figures, chaque convoyeur comprend deux paires d'ergots 310, 320 solidaires dudit élément de 20 transport, ici la bande transporteuse, du convoyeur 31, 32 correspondant. Comme détaillé ci-après, chaque paire d'ergots est apte à être engagée dans les deux orifices correspondants d'une oreille d'un présentoir. Les moyens de pilotage du dispositif 3 sont configurés pour déplacer chaque 25 convoyeur 31, 32 via les mobilités du châssis 30 et des convoyeurs 31, 32 du dispositif de déplacement 3 selon les axes X, Y et Z de manière à mettre en prise les moyens de saisie 310, 110, 320, 120 correspondants du convoyeur 31, 32 et du présentoir 1. Comme illustré aux figures 5 et 6, une fois les ergots en prise avec l'oreille correspondante du présentoir, c'est-à-dire avec l'oreille 30 avant ou arrière du présentoir suivant que celui-ci est disposé sur l'un ou l'autre des deux ensembles d'étagères, les moyens de pilotage commandent le déplacement de l'élément de transport, ici le défilement de la bande transporteuse, du convoyeur pour positionner le présentoir 1 sur le convoyeur 20 31, 32 correspondant dans le sens d'un centrage du présentoir sur ledit convoyeur. Lors de cette opération de centrage, la deuxième paire d'ergots qui défile avec la bande transporteuse vient s'engager dans les orifices de la deuxième oreille de sorte que, à l'état centré sur le convoyeur, le présentoir est maintenu par ses deux oreilles (voir figure 6). L'engagement des deux paires d'ergots dans les deux oreilles opposées du présentoir permet le déchargement des présentoirs en zone de remplissage ou en zone de distribution. En effet, pour Io un présentoir pris dans l'ensemble d'étagères S3 situé de l'autre côté du couloir par rapport à la zone de remplissage et à la zone de distribution, la deuxième paire d'ergots 310 qui vient en prise avec l'oreille 120 au cours du centrage du présentoir sur le convoyeur, permet lors du déchargement du présentoir 1 de pousser le présentoir sur un emplacement support de la zone de remplissage is ou de la zone de distribution. Puis, les moyens de pilotage commandent l'écartement du convoyeur de l'ensemble d'étagères correspondant afin de le rapprocher du rail vertical central pour éviter que le présentoir et le convoyeur ne heurtent des éléments 20 extérieurs, tels que les autres présentoirs, lors du déplacement du dispositif de déplacement 3 le long du couloir entre les ensembles d'étagères. Les présentoirs 1 sont disposés dans les deux ensembles d'étagères S3, S3' de telle sorte que les tiges 10 des boîtiers sont orientées dans la même 25 direction. Autrement dit, l'extrémité libre de la tige de chaque présentoir 1 disposé dans l'ensemble d'étagères S3 est dirigée vers l'ensemble d'étagères S3' et l'extrémité libre de la tige de chaque présentoir 1 disposé dans l'ensemble 30 d'étagères S3' est dirigée du côté opposé à l'ensemble d'étagères S3. Ainsi, lesdits présentoirs saisis par les convoyeurs se retrouvent sur lesdits convoyeurs avec leurs tiges orientées dans le même sens et en particulier face aux dispositifs de remplissage et de collecte lorsque lesdits présentoirs sont amenés respectivement en zone de remplissage et de collecte. Les moyens de pilotage du dispositif de déplacement 3 des présentoirs 1 sont configurés pour décharger les présentoirs 1 chargés sur les convoyeurs, de préférence par deux, en zone de remplissage RPL ou en zone de distribution DST, en les déchargeant sur les emplacements support correspondant desdites zones RPL, DST par déplacement des convoyeurs 31, 32 suivant leur axe dans le même sens et par déplacement des éléments de transport, ici par défilement des bandes transporteuses, des deux convoyeurs 31, 32 dans le même sens, et de préférence simultanément. Ainsi, les présentoirs 1 sont disposés sur les emplacements supports correspondants desdites zones RPL, DST parallèlement les uns aux autres avec leurs tiges orientées du côté où se situe le dispositif de remplissage 2 ou le dispositif de collecte 4. Préférentiellement, une fois exécutées les instructions respectives de remplissage et de collecte des sachets associées auxdits présentoirs 1, lesdits présentoirs 1 sont ressaisis et ramenés en zone de stockage STCK de préférence par deux, à l'aide des convoyeurs 31, 32 du dispositif de déplacement 3. Ladite machine comprend des moyens de pilotage des différents composants de la machine, notamment des moyens d'enregistrement d'information, du dispositif de marquage 800, du dispositif de déplacement 3 des présentoirs 1, du dispositif de collecte 4, du dispositif de remplissage 2, du dispositif 5 de préhension des tablettes, du dispositif de coupe 6, du dispositif d'ensachage 8, de l'ensacheuse 40 et, comme détaillé ci-après, du système FIFO. Lesdits moyens de pilotage comprennent un système de traitement électronique et informatique configuré pour exécuter des instructions de commande de ces différents composants. Ledit système de traitement électronique et informatique peut être réalisé sous la forme d'un ou de plusieurs microprocesseur(s) et de mémoire(s) asssociée(s). Lorsqu'il est précisé que les moyens de pilotage sont configurés pour réaliser 22 une opération donnée, cela signifie que le microprocesseur comprend des instructions informatiques permettant de réaliser ladite opération. Système d'organisation FIFO La zone de remplissage RPL est équipée d'un système d'organisation FIFO des sachets apte, d'une part, à extraire l'ensemble des sachets de la tige d'au moins un présentoir 1 à remplir en conservant leur agencement les uns par rapport aux autres et, d'autre part, après que de nouveaux sachets sont enfilés sur la tige du présentoir 1, précédemment vidée de ses sachets, à réenfiler sur ladite tige 10 l'ensemble de sachets en conservant l'ordonnancement dudit ensemble de sachets. Grâce à un tel système d'organisation de sachets, le nouveau jeu de sachets est logé au fond du présentoir, les anciens sachets restant côté face avant du présentoir pour être les premiers saisis par le robot 4 de collecte par rapport aux nouveaux sachets admis. Une telle solution permet que les sachets du premier lot ou jeu rentré dans le présentoir soient les premiers sortis dudit présentoir lors de la phase de distribution, ce qui évite que les sachets du fond restent au fond du présentoir au fur et à mesure du remplissage du présentoir avec le risque que leur date de péremption expire avant qu'ils ne soient distribués. Ledit système d'organisation FIFO comprend une pluralité de dispositifs d'organisation 200 disposés côte à côte et destinés à être situés en regard d'un nombre correspondant de présentoirs 1 juxtaposés. Chaque dispositif d'organisation 200 comprend une tige 201 apte à venir s'aligner à contact avec la tige 10 d'un présentoir 1 en regard pour permettre aux sachets 9 de passer de la tige 10 du présentoir 1 à la tige 201 du dispositif d'organisation 200 et inversement. Dans l'exemple illustré aux figures, la tige 10 de chaque présentoir 1 et la tige 201 de chaque dispositif d'organisation 200 sont aptes à s'emboiter l'une dans 30 23 l'autre. En particulier, chaque tige de présentoir 10 est creuse et ouverte au niveau de son extrémité libre. Chaque dispositif d'organisation 200 est équipé d'un moyen de déplacement, de type vérin, dudit dispositif d'organisation 200 dans le sens d'un rapprochement et d'un écartement par rapport aux présentoirs 1, de manière à, en position rapprochée, emboiter la tige 201 du dispositif d'organisation 200 avec la tige 10 du présentoir 1 en regard, et, en position écartée, laisser un espace de passage entre le dispositif d'organisation 200 et le présentoir 1 pour lo permettre d'enfiler les nouveaux sachets 9 sur la tige 10 du présentoir 1 en regard. Ladite machine comprend des moyens de déplacement 202 des sachets le long de la tige 10, 201 qui les porte pour permettre, en position emboitée des is tiges 10, 201 d'un présentoir 1 et d'un dispositif d'organisation 200, de transférer lesdits sachets 9 d'une tige 10, 201 à l'autre et inversement. Lesdits moyens de déplacement sont formés par un organe de poussée et un dispositif de déplacement dudit organe dans un sens et dans l'autre le long des tiges 10, 201. Dans l'exemple illustré aux figures, ledit organe de déplacement affecte 20 une forme de U pour venir chevaucher la tige. Dans l'exemple illustré aux figures, la zone de remplissage comprend un seul étage d'emplacement. Autrement dit, la zone de remplissage comprend une seule rangée d'emplacements. En variante, on peut prévoir que la zone de 25 remplissage comprenne plusieurs étages d'emplacements pourvu qu'un système de réorganisation FIFO soit associé à chaque étage. Dans l'exemple illustré aux figures, la zone de distribution DST comprend une pluralité d'étages. Les moyens de pilotage de la machine sont configurés pour exécuter en priorité des commandes de déplacement des présentoirs 1 en zone de distribution DST par rapport à des commandes de déplacement des présentoirs 1 en zone 24 de remplissage RPL, de sorte que l'opération de collecte des sachets est prioritaire sur l'opération de remplissage qui s'effectue entre deux opérations de collecte. Fonctionnement Les moyens de pilotage de la machine permettent de mettre en oeuvre un procédé de conditionnement et de distribution de produits, en particulier de médicaments, qui comprend les étapes principales suivantes: zo - recevoir des données correspondant à une prescription de produits, de préférence pour une personne donnée à un horaire donné (distribution individuelle journalière), - pour chaque référence de produit correspondant à la prescription et par groupe de deux références de produits, commander le déplacement de deux 15 présentoirs correspondant à deux références de produit, de la zone de stockage STCK à la zone de distribution DST à l'aide du dispositif de déplacement 3, - commander la saisie, par le dispositif de collecte 4, dans chaque présentoir 1 de la zone de distribution DST, d'un nombre de sachet correspondant à la 20 quantité prescrite du produit associé audit présentoir 1, déposer dans une sache chaque sachet 9 saisi. Les sachets saisis par le dispositif de collecte conformément à une prescription donnée sont rassemblés dans une sache à l'aide de I'ensacheuse 40. Ainsi, à 25 partir d'une ordonnance, la machine selon l'invention permet de regrouper tous les médicaments prescrits tracés unitairement. Une fois saisies les quantités souhaitées de sachets, les moyens de pilotage commandent le dispositif de déplacement 3 de manière à ramener, de 30 préférence par deux, les présentoirs de la zone de distribution jusqu'à la zone de stockage où ils sont déchargés sur leurs emplacements supports. Les emplacements support des présentoirs de la zone de stockage sont 25 affectés aux présentoirs en fonction de leur référence de produit. Préférentiellement, l'affectation des emplacements s'effectue de telle sorte que les présentoirs associés aux références de produits les plus fréquemment demandées sont rapprochés les uns des autres afin de minimiser les distances 5 et donc le temps de déplacement du dispositif de déplacement. Entre deux opérations de distribution, les moyens de pilotage peuvent commander le remplissage des présentoirs dont le nombre de sachet restant est inférieur à une valeur seuil. Préférentiellement, les présentoirs sont également amenés par deux jusqu'à la zone de remplissage RPL. Avant ou après le déplacement des présentoirs en zone de remplissage, les moyens de pilotage émettent de préférence un signal de demande d'introduction de nouveaux produits correspondant aux références de produit des présentoirs 1 à remplir. Préférentiellement, les moyens de pilotage du dispositif 3 sont configurés pour ramener les présentoirs, de préférence par deux, depuis la zone de remplissage RPL ou la zone de distribution DST jusqu'à la zone de stockage STCK. Bien entendu, l'installation de la machine passe par une étape de remplissage initial. Lors de cette opération, différentes références de produits, sélectionnées par les personnes responsables, sont introduites dans la machine. Préférentiellement, au démarrage journalier de la machine, celle-ci affiche une liste de produits à remettre en stock. La machine est configurée de manière à connaitre en permanence l'ensemble des références et quantités des médicaments présents dans son magasin. En particulier, la machine est configurée pour gérer de manière autonome les stocks en temps réel et assurer une édition des besoins pour les réassortiments en produits. En particulier, le système de traitement électronique et informatique permet de compter le nombre de produit restant pour chaque référence de produit et pour chaque présentoir de manière à pouvoir commander le réapprovisionnement de ladite référence de produit. La présente invention n'est nullement limitée aux modes de réalisation décrits 5 et représentés, mais l'homme du métier saura y apporter toute variante conforme à son esprit. REVENDICATIONS1. Machine de conditionnement et de distribution de produits, tels que médicaments, caractérisée en ce que ladite machine comprend : s - une pluralité de présentoirs (1) équipés chacun d'au moins une tige (10) le long de laquelle sont destinés à être enfilés des sachets (9) contenant chacun un produit, - une zone de remplissage (RPL) des présentoirs et un dispositif (2) de remplissage desdits présentoirs présents dans ladite zone de remplissage, - une zone de stockage (STCK) des présentoirs (1), - une zone de distribution (DST) et un dispositif (4) de collecte de sachets parmi les présentoirs présents dans la zone de distribution (DST), chaque zone (RPL, STCK, DST) comprenant des emplacements de réception pour les présentoirs (1), et 15 - un dispositif de déplacement (3) des présentoirs (1) d'une part, entre ladite zone de remplissage (RPL) et la zone de stockage (STCK), et, d'autre part, entre ladite zone de stockage (STCK) et la zone de distribution (DST). 2. Machine selon la revendication 1, caractérisée en ce que ladite machine 20 comprend des moyens de conditionnement (6, 8, 800) desdits produits à l'unité dans lesdits sachets (9). 3. Machine selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que la machine comprend des moyens d'enregistrement d'informations associées 25 aux produits destinés à être conditionnés unitairement dans les sachets (9), et en ce que ladite machine comprend un dispositif de marquage (800) des sachets configuré de manière à marquer chaque sachet (9), dans lequel est introduit un produit unitaire, avec des informations enregistrées associées audit produit. 30 4. Machine selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que ladite zone de stockage (STCK) comprend deux ensembles d'étagères (S3, S3') formés chacun de plusieurs étages de rangées d'emplacement de 27présentoirs (1), les deux ensembles d'étagères (S3, S3') étant disposés de part et d'autre d'un couloir le long duquel est monté mobile le dispositif de déplacement (3) des présentoirs (1), le dispositif de déplacement (3) étant également monté mobile en hauteur pour permettre le chargement et le déchargement des présentoirs (1) des différents étages des deux ensembles d'étagères (S3, S3'). 5. Machine selon la revendication 4, caractérisée en ce que les présentoirs (1) sont disposés dans les deux ensembles d'étagères (S3, S3') de telle sorte que les tiges (10) desdits présentoirs sont orientées dans la même direction. 6. Machine selon l'une des revendications 4 ou 5, caractérisée en ce que le dispositif de déplacement (3) des présentoirs comprend deux convoyeurs (31, 32), d'axes parallèles orientés suivant une direction horizontale orthogonale à 15 la direction longitudinale du couloir séparant les deux ensembles d'étagères (S3, S3') et montés mobiles par rapport aux deux ensembles d'étagères (S3, S3'), indépendamment l'un de l'autre, suivant leur direction axiale, dans un sens et dans l'autre, de manière à pouvoir charger et décharger des présentoirs (1) au niveau de chacun des deux ensembles d'étagères (S3, S3'). 20 7. Machine selon la revendication 6, caractérisée en ce que, ladite machine comprenant des moyens de pilotage du dispositif de déplacement (3) des présentoirs (1) et chaque convoyeur comprenant un ou plusieurs élément(s) de transport, tels qu'une bande transporteuse, 25 les moyens de pilotage du dispositif de déplacement (3) des présentoirs (1) sont configurés pour décharger les présentoirs (1) chargés sur les convoyeurs, de préférence par deux, en zone de remplissage (RPL) ou en zone de distribution (DST), en les déchargeant sur les emplacements support correspondant desdites zones (RPL, DST) par déplacement des convoyeurs 30 (31, 32) suivant leur axe dans le même sens et par déplacement des éléments de transport des deux convoyeurs (31, 32) dans le même sens, et de préférence simultanément. 8. Machine selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que chaque présentoir (1) comprenant un corps (10) de boite présentant deux faces opposées dites avant (11) et arrière (12), ladite tige (10) s'étendant depuis la face arrière vers la face avant, s ledit corps est équipé de moyens (110) pour la saisie du présentoir (1) côté face avant et de moyens pour la saisie (120) du présentoir (1) côté face arrière. 9. Machine selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que le présentoir (1) se présentant sous la forme d'un corps de boite dont la paroi 10 de fond est bordée au moins d'une paroi avant (11) et d'une paroi arrière (12) opposée à laquelle est fixée la tige (10), la paroi avant (11) est montée mobile entre une position ouverte dans laquelle elle libère le passage d'accès aux sachets (9) enfilés sur la tige (10) et une position fermée dans laquelle elle empêche les sachets de s'échapper de la 15 tige (10). 10. Machine selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que la zone de remplissage (RPL) est équipée d'un système d'organisation (FIFO) 20 des sachets apte, d'une part, à extraire l'ensemble des sachets de la tige d'au moins un présentoir (1) à remplir en conservant leur agencement les uns par rapport aux autres et, d'autre part, après que de nouveaux sachets sont enfilés sur la tige du présentoir (1), à réenfiler sur ladite tige (10) ledit ensemble de sachets. 25 11. Machine selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que ledit système d'organisation (FIFO) comprend une pluralité de dispositifs d'organisation (200) disposés côte à côte et destinés à être situés en regard d'un nombre correspondant de présentoirs (1) juxtaposés, 30 chaque dispositif d'organisation (200) comprenant une tige (201) apte à venir s'aligner à contact, de préférence à emboitement, avec la tige (10) d'un présentoir (1) en regard pour permettre aux sachets (9) de passer de la tige (10) du présentoir (1) à la tige (201) du dispositif d'organisation (200) etinversement, chaque dispositif d'organisation (200) étant équipé d'un moyen de déplacement dudit dispositif d'organisation (200) dans le sens d'un rapprochement et d'un écartement par rapport aux présentoirs (1) de manière à, en position rapprochée, aligner à contact, de préférence emboiter, la tige (201) du dispositif d'organisation (200) avec la tige (10) du présentoir (1) en regard, et, en position écartée, laisser un espace de passage entre le dispositif d'organisation (200) et le présentoir (1) pour permettre d'enfiler les nouveaux sachets (9) sur la tige (10) du présentoir (1) en regard, ~o et en ce que ladite machine comprend des moyens de déplacement (202) des sachets le long de la tige (10, 201) qui les porte pour permettre, en position alignée à contact, de préférence emboîtée, des tiges (10, 201) d'un présentoir (1) et d'un dispositif d'organisation (200), de transférer lesdits sachets (9) d'une tige (10, 201) à l'autre et inversement. 15 12. Machine selon l'une des revendications précédentes, du type pour laquelle au moins une partie des produits à conditionner unitairement se présente initialement sous forme de tablettes (7) de produits contenus chacun dans une partie de la tablette formant emballage-coque, 20 caractérisée en ce que lesdits moyens de conditionnement (6, 8, 800) comprennent un dispositif de coupe (6) de la tablette (7) en produits unitaires laissés dans leur emballage-coque unitaire d'origine, ledit dispositif comportant : - des moyens de coupe (6) comprenant un organe de coupe (61) à coupe en 25 équerre suivant deux lignes de coupe sensiblement perpendiculaires, - des moyens d'acquisition d'image en trois dimensions, appelés caméra 3D, - des moyens de reconnaissance des lignes de séparation entre les emballage-coques de la tablette à partir des images acquises par la caméra 3D, - un dispositif de préhension (5) permettant de saisir une tablette, 30 - et des moyens de pilotage configurés pour piloter le dispositif de préhension (5) de manière à saisir la tablette (7) et la positionner relativement à l'organe de coupe (61) en fonction des lignes de séparation reconnues pour couper une partie de la tablette (7) correspondant à un emballage-coque unitaire contenantun produit. 13. Machine selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que, ladite machine comprenant des moyens de pilotage du dispositif de déplacement (3), lesdits moyens de pilotage sont configurés pour exécuter en priorité des commandes de déplacement des présentoirs (1) en zone de distribution (DST) par rapport à des commandes de déplacement des présentoirs (1) en zone de remplissage (RPL). 10 14. Machine selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que la machine comprend des moyens de pilotage formés d'un système de traitement électronique et informatique configuré pour : - recevoir des données correspondant à une prescription de produits, de préférence pour une personne donnée à un horaire donné, 15 - pour chaque référence de produit correspondant à la prescription et par groupe de deux références de produits, commander le déplacement de deux présentoirs correspondant à deux références de produit, de la zone de stockage (STCK) à la zone de distribution (DST) à l'aide du dispositif de déplacement (3), 20 - commander la saisie, par le dispositif de collecte (4), dans chaque présentoir (1) de la zone de distribution (DST), d'un nombre de sachet correspondant à la quantité prescrite du produit associé audit présentoir (1), - déposer dans une sache chaque sachet (9) saisi. 31 25
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FR2959989A1
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FR 2959989 A1 20111118 FR 1053669 A 20100511 DISPOSITIF POUR ORIENTER DES OBJETS ET INSTALLATION COMPORTANT UN TEL DISPOSITIF L'invention concerne notamment un dispositif pour orienter sur un convoyeur des objets présentant sensiblement deux axes de symétrie, et, en particulier, une installation équipée d'un tel dispositif. On comprendra par « objets présentant sensiblement deux axes de symétrie » des objets qui peuvent être orientés de deux façons différentes. Par exemple, ces objets peuvent être de forme parallélépipédique, et être disposés en présentant soit leur grand côté orienté suivant une direction donnée, soit avec leur petit côté orienté suivant ladite direction donnée. Il peut s'agir également de lots de produits de forme sensiblement parallélépipédique, comme par exemple des paquets de bouteilles d'eau ou de lait, ou bien de boites présentant deux axes de symétrie, de caisses ouvertes ou fermées, avec les rabats fermés, formant le fond de la caisse... Les objets parallélépipédiques, tels que des caisses d'emballage en carton, ont quelquefois besoin d'être orientés d'une certaine manière, par exemple lorsqu'ils arrivent à un poste de remplissage. Aussi, il existe des dispositifs permettant d'orienter des objets parallélépipédiques dans des installations de convoyage. De tels dispositifs sont généralement de deux catégories. La première catégorie concerne les dispositifs qui mettent en oeuvre une courroie entraînée en rotation en sens inverse du sens de convoyage et disposée sur le bord du convoyeur, pour permettre une rotation de l'objet parallélépipédique venant en contact avec elle. Le document WO 92/18388 illustre un exemple de tels dispositifs. La seconde catégorie concerne les dispositifs qui mettent en oeuvre un bras pivotant qui assure une rotation de l'objet parallélépipédique quand ce dernier prend appui contre lui. Les documents EP 0 074 129 et EP 0 340 502 décrivent deux exemples de ce type de dispositif. Chacun des dispositifs connus présente l'inconvénient d'être conçu en relation avec un seul type d'objet à orienter. Autrement dit, chacun des dispositifs connus ne peut orienter qu'un seul type d'objet parallélépipédique car il présente des dimensions adaptées à l'objet parallélépipédique à orienter, et il est animé d'un mouvement particulier, propre également à l'objet. L'invention concerne une installation comportant un dispositif apte à orienter des objets parallélépipédiques, le dispositif pouvant s'adapter à différentes formes ou dimensions d'objets parallélépipédiques. L'invention concerne à cet effet une installation comprenant un dispositif pour orienter des objets qui présentent sensiblement deux axes de symétrie, disposés sur un convoyeur, l'installation étant remarquable - en ce que le dispositif comporte quatre bras disposés perpendiculairement les uns par rapport aux autres de sorte à former une croix, les bras étant montés sur un châssis, ledit châssis étant monté rotatif autour d'un axe commun de rotation qui est perpendiculaire au plan dudit convoyeur, - en ce que chaque bras est monté mobile en translation rectiligne suivant un segment de droite, lesdits segments étant décalés d'une distance par rapport à l'axe commun de rotation, lesdits segments se coupant en formant un carré centré sur ledit axe commun de rotation, - et en ce que l'installation comporte des moyens de déplacement transversal de l'axe de rotation du dispositif par rapport à l'axe longitudinal dudit convoyeur desdits objets. Ainsi réalisé, le dispositif que comprend l'installation permet le déplacement des bras pour rapprocher l'une de leurs extrémités de l'axe de rotation, ou bien les écarter de cet axe. Le dessin formé par les bras peut ainsi s'adapter aux dimensions de différents objets parallélépipédiques. Par ailleurs, le dispositif assure une orientation des objets en continu, grâce à l'agencement en croix des bras et à leur mouvement de rotation autour d'un axe vertical commun. L'installation conforme à l'invention peut également comporter les caractéristiques suivantes, prises séparément ou en combinaison : - l'installation comporte des moyens pour commander le déplacement simultané des bras suivant lesdits segments dans le sens trigonométrique ou dans le sens inverse au sens trigonométrique ; - chaque bras est orienté d'un angle de 45° par rapport à la direction du segment de droite sur lequel il est monté mobile ; - les bras sont réglables par un déplacement dans un plan et chaque bras présente une extrémité centrale qui est apte à se déplacer sur une ligne qui fait un angle de 135° avec le bras ; - les bras comportent des ventouses de maintien des objets pendant leur orientation ; - le dispositif est monté sur une structure formant un portique enjambant ledit convoyeur ; - l'installation comporte des moyens pour espacer les objets à orienter d'une distance prédéterminée et, de préférence, ladite distance prédéterminée est au moins égale à une fois et demie l'encombrement de la caisse sur le convoyeur et, de préférence encore, les moyens pour espacer les objets comportent plusieurs convoyeurs alignés les uns à la suite des autres, chaque convoyeur présentant une longueur et une vitesse d'avance telles que les objets se présentent au voisinage du dispositif d'orientation en étant écartés du dispositif suivant d'un espace au moins égal à la moitié de son encombrement sur le convoyeur ; - ladite distance, ci après distance S, assurant le décalage des segments par rapport à l'axe commun de rotation, répond à la formule suivante : 2 2 - L est la longueur de l'objet parallélépipédique à orienter ; - W est la largeur de l'objet parallélépipédique à orienter ; et - e est l'épaisseur d'un bras du dispositif , - les bras sont équipés de cales amovibles et, de préférence, ladite distance S répond dans ce cas à la formule suivante : S= où :25 2c -W e 2 2 - L est la longueur de l'objet parallélépipédique à orienter ; - W est la largeur de l'objet parallélépipédique à orienter ; - e est l'épaisseur d'un bras du dispositif ; et - c est la largeur de ladite cale ; - le convoyeur comporte des moyens aptes à supporter une rotation desdits objets sans se déformer et, de préférence, le convoyeur comporte un tapis qui présente des chaînes à palettes, ou des chaînes modulaires à mailles ouvertes ou à mailles fermées. L'invention vise également le dispositif mis en oeuvre dans l'installation définie ci-dessus, en tant que tel, pour orienter des objets qui présentent sensiblement deux axes de symétrie, disposés sur un convoyeur, le dispositif étant remarquable en ce qu'il comporte quatre bras disposés perpendiculairement les uns par rapport aux autres de sorte à former une croix, lesdits bras étant montés sur un châssis, ledit châssis étant monté rotatif autour d'un axe commun de rotation qui est perpendiculaire au plan dudit convoyeur, en ce que chaque bras est monté mobile en translation rectiligne suivant un segment de droite, lesdits segments étant décalés d'une distance par rapport à l'axe commun de rotation, lesdits segments se coupant en formant un carré centré sur ledit axe commun de rotation. Le dispositif conforme à l'invention peut également comporter les caractéristiques suivantes, prises séparément ou en combinaison : - il comporte des moyens pour commander le déplacement simultané des bras suivant lesdits segments (dans le sens trigonométrique ou dans le sens inverse au sens trigonométrique) ; - les bras comportent des ventouses de maintien des objets pendant leur orientation. S= où : Pour pouvoir être exécutée, l'invention est exposée de façon suffisamment claire et complète dans la description suivante qui est, de plus, accompagnée de dessins dans lesquels : - la figure 1 montre une installation conforme à l'invention, en vue de 5 face et représentée schématiquement ; - la figure 2A montre, en vue de dessus, l'installation illustrée en figure 1 ; - la figure 2B est un agrandissement d'une partie de la figure 2A ; - la figure 3 illustre une partie de l'installation montrée en figures 1 10 et 2, en vue de profil, et plus précisément les bras disposés à des niveaux différents au-dessus d'un convoyeur ; - les figures 4a à 4c montrent les mouvements de translation des bras le long de segments de droite formant un parallélogramme, entre une position où les bras sont plus écartés de l'axe commun de rotation et une 15 position où ils sont les plus près possible de l'axe commun de rotation ; - la figure 4d illustre un mode de réalisation de moyens techniques permettant la translation de l'extrémité d'une tige verticale sur un segment de droite ; - les figures 5A et 5B montrent le mouvement des bras et la position 20 d'un objet de section carrée suivant deux positions lors de l'orientation de cet objet par le dispositif, les bras du dispositif étant les plus proches possible de l'axe de rotation, - les figures 6A et 6B montrent le mouvement des bras et la position d'un objet de section rectangulaire suivant deux positions lors de l'orientation de 25 cet objet par le dispositif, les bras du dispositif étant écartés de l'axe de rotation, le dispositif étant conçu pour orienter des cartons se présentant transversalement, - la figure 6C montre une variante de réalisation du dispositif montré en figure 6A, les bras du dispositif étant écartés de l'axe de rotation, le dispositif 30 étant conçu pour orienter des cartons se présentant longitudinalement, - et les figures 7A et 7B illustrent un dispositif dont les bras sont équipés de cales, et ces figures montrent le mouvement des bras et la position d'un objet de section rectangulaire présentant des rabats latéraux suivant deux positions, lors de l'orientation de cet objet par le dispositif, les bras du dispositif étant écartés de l'axe de rotation. Les figures 1 et 2 montrent une installation 1 conforme à l'invention, qui comprend un dispositif 2, également conforme à l'invention, apte à orienter des objets 3 ou 30 sur un convoyeur 4 regroupant plusieurs convoyeurs 15, 16, 17, 18 et 19, alignés les uns à la suite des autres et définis par la suite. Comme on peut le voir en particulier sur les figures 1 et 2, qui montrent l'installation en vue de côté et en vue de dessus, les objets 3 ou 30, ont une forme parallélépipédique et, en particulier, respectivement une forme cubique ou une forme de parallélépipède rectangle. Les objets 30 sont orientés sur le convoyeur 4 avec leurs grands côtés qui sont parallèles à la direction de déplacement du convoyeur 4 (direction de déplacement indiquée par une flèche). Le dispositif 2 assurant l'orientation des objets 3 ou 30 disposés sur le convoyeur 4 est monté sur une structure 5, en forme de portique, enjambant le convoyeur 4. La structure 5 assure un bon équilibre du dispositif au-dessus du convoyeur 4 grâce à la présence de quatre pieds 51 répartis de part et d'autre du convoyeur 4. En partie supérieure 52, la structure 5 présente des rails 6 de guidage qui sont disposés transversalement par rapport au convoyeur 4 et qui s'étendent de part et d'autre du portique. Ces rails 6 de guidage accueillent chacun des systèmes 7 de guidage à billes (voir figure 1), aptes à se déplacer dans les rails 6. Chacun des systèmes 7 de guidage à billes est relié aux extrémités d'une barre 60, sur laquelle est fixé le dispositif 2 conforme à l'invention. Ainsi, l'installation 1 conforme à l'invention comporte bien des moyens assurant un déplacement transversal du dispositif 2 par rapport à l'axe Z 7 du convoyeur 4, ces moyens comprenant notamment les systèmes 7 de guidage à billes, lesquels sont fixés aux extrémités de la barre 60 et ils sont libres en déplacement dans les rails 6. Comme on peut le voir en particulier sur les figures 1 et 2, le dispositif 2 conforme à l'invention comporte quatre bras 81, 82, 83 et 84, qui sont disposés perpendiculairement les uns par rapport aux autres, de sorte à former une croix (voir également les figures 4a, 4b et 4c). Les bras 81 à 84 sont montés solidaires en rotation autour d'un axe Z commun de rotation qui est perpendiculaire au plan Pdu convoyeur 4. Pour ce faire, les bras 81 à 84 sont fixés aux extrémités de tiges 91 à 94 respectivement, verticales, c'est-à-dire perpendiculaires au plan P du convoyeur 4. L'autre extrémité des tiges 91 à 94 verticales est montée mobile en déplacement sur un élément rectiligne 10, formant un segment de droite. L'ensemble formé par les bras 81 à 84, les segments 10 et les tiges 91 à 94 est monté sur un châssis 100, que l'on peut qualifier de « châssis porte-croix ». Le châssis 100 est montré plus en détails sur la figure 2B. En particulier, le châssis 100 est de forme carrée et porte les 20 segments 10 de droite autour de ses côtés. Les segments 10 de droite sont reliés par leurs extrémités par des systèmes de renvoi d'angles. Le châssis 100 porte-croix est monté mobile en rotation autour de l'axe Z, au moyen d'un moteur 11, comme le montrent les figures 1 et 2A. . Les segments 10 de droite auxquels sont fixées chacune des tiges 25 91 à 94 verticales, se coupent en formant un carré centré sur l'axe Zcommun de rotation (voir figures 4a, 4b et 4c). Chacun des bras 81 à 84, solidaires respectivement des tiges verticales 91 à 94, est ainsi monté mobile en translation rectiligne suivant un segment 10 de droite. 15 Chaque segment 10 de droite est décalé d'une distance S par rapport l'axe Zcommun de rotation. Dans le cadre de ce mode de réalisation particulier, cette distance S répond à la formule suivante : /L-W e 2 2 - L est la longueur de l'objet 3 ou 30 parallélépipédique à orienter ; - W est la largeur de l'objet 3 ou 30 parallélépipédique à orienter ; 10 et - e est l'épaisseur d'un bras du dispositif 2. Pour assurer la translation des bras 81 à 84 sur le segment 10 de droite, l'installation comporte des moyens 800 de commande du déplacement des bras. Ces moyens 800 constituent un point de réglage commun pour chacun 15 des bras 81 à 84. Sur la figure 1, les moyens 800 de commande ont été représentés très schématiquement. On les observe plus en détails sur la figure 4D. Ils peuvent, par exemple, comporter une manivelle 801 et un compteur 802 associé, qui 20 permettent ensemble de déplacer les bras 81 à 84 à des positions précises sur les segments 10 de droite, positions qui sont prédéterminées pour des objets particuliers. Il devra être compris que les moyens 800 de commande pourraient être réalisés de façon différente, sans sortir du cadre de l'invention. Par 25 exemple, les moyens 800 pourraient être motorisés. Pour éviter tout mouvement de balancier des tiges 91 à 94 verticales portant les bras, ces dernières sont guidées le long des côtés du châssis 100 par des moyens de guidage 110. Comme on peut le voir en particulier sur les figures 4a, 4b et 4c, les 30 quatre bras 81 à 84 peuvent passer d'une configuration en étoile (voir figure 4a) S= où : à une configuration en croix (voir figure 4c), en déplaçant ces bras 81 à 84 dans un sens inverse au sens trigonométrique (voir flèches en trait pointillé sur les figures 4b et 4c). Pour passer d'une configuration en croix à une configuration en étoile, l'actionnement de la manivelle 801 entraîne en mouvement les bras 81 à 84 par translation des extrémités des tiges 91 à 94, sur les segments 10 de droite, dans le sens trigonométrique. La figure 4d montre un exemple de mode de réalisation permettant cette translation : les segments 10 de droite comportent, sur au moins une partie de leur longueur, un filetage 101 (les segments 10 peuvent être réalisés sous la forme de vis sans fin) et les tiges 91 à 94 verticales comportent à leur extrémité une partie 901 tubulaire, formant un T avec la tige 91, présentant un filetage interne 902 qui est complémentaire au filetage 101 des segments 10 de droite. Ainsi, l'entraînement en rotation des segments 10 de droite induit le mouvement des extrémités tubulaires 901 des tiges 91 à 94 verticales et, par conséquence, le mouvement des bras 81 à 84. L'entraînement en rotation dans un sens des segments 10 de droite entraîne le mouvement des bras 81 à 84 dans un sens et l'entraînement en rotation dans l'autre sens entraîne, par conséquent, le mouvement en translation des bras 81 à 84 dans l'autre sens. Le déplacement des bras se fait dans un plan qui est parallèle au plan P du convoyeur 4. Comme on peut le voir en particulier sur les figures 4a et 4b, chaque bras 81 à 84 est orienté d'un angle a de 45° par rapport à la direction du segment 10 de droite sur lequel il est monté mobile. Pour permettre le déplacement des bras 81 à 84 le long des segments 10 de droite, les bras sont suspendus au dessus du convoyeur 4 à des hauteurs différentes, comme on peut le voir en particulier sur la figure 3. En effet, si les bras 81 à 84 se trouvaient tous dans le même plan, leurs extrémités ne pourraient pas s'aligner avec l'axe Z de rotation. Aussi, pour permettre une superposition des extrémités des bras 81 à 84, comme dans la configuration en croix représentée en figure 4c, les tiges 91 à 94 verticales auxquelles les bras sont suspendus présentent des longueurs différentes. Ainsi, au vu de la figure 3, le bras 81 se trouvant au plus prêt du convoyeur se trouve à une hauteur h1 du convoyeur et les deuxième, troisième et quatrième bras 82 à 84 se trouvent respectivement à une hauteur h2, h3 et h4 du convoyeur. Il est à noter que la hauteur h4, qui est la hauteur la plus éloignée du convoyeur 17, est inférieure à la hauteur h de l'objet 3 montré en figure 3, sans quoi l'objet 3 ne pourrait pas prendre appui sur le bras 84. Ainsi réalisés, les bras 81 à 84 peuvent former soit une étoile (figures 4a et 4b), soit une croix (figure 4c) offrant ainsi, deux à deux, deux surfaces d'appui pour un objet 3 de forme parallélépipédique (cubique, dans l'exemple montré en figure 3) ; la longueur d'appui d'un bras sur un côté de l'objet 3 pouvant ainsi être réglée en changeant la conformation prise par les bras 81 à 84. Pour que l'objet 3 parallépipédique vienne se placer correctement entre deux bras successifs, c'est-à-dire pour qu'un angle de l'objet 3 parallépipédique vienne se nicher dans l'angle formé par deux bras 81 à 84, le dispositif 2 peut être déplacé transversalement par rapport au convoyeur 4 grâce au système 7 de guidage à billes et aux rails 6 de guidage prévus dans la structure 5. Ainsi, on comprend que l'axe Z de rotation du dispositif peut être également déplacé transversalement par rapport au convoyeur 4. On peut ainsi adapter le dispositif non seulement aux dimensions 25 des objets 3 à orienter, mais également à la position des objets 3 sur le convoyeur 4. On va maintenant s'intéresser plus particulièrement au dispositif 2 conforme à l'invention et à l'installation 1 qui comporte un tel dispositif, pour présenter d'autres caractéristiques propres à l'invention, assurant un 30 fonctionnement optimum, c'est-à-dire un fonctionnement avec peu de risques de dysfonctionnement. Tout d'abord, comme il a été expliqué précédemment, les objets 30 arrivant sur le convoyeur 4 sont initialement orientés suivant une certaine direction. Dans l'exemple illustré sur la figure 6A, l'objet 30 est orienté 5 transversalement par rapport au convoyeur 4. Entrainé en déplacement sur le convoyeur 4, l'objet 30 vient se nicher entre deux bras consécutifs, par exemple les bras 81 et 84 du dispositif 2 conforme à l'invention (voir, par exemple, figure 6a). Les bras 84 et 81 étant entraînés en rotation par le moteur 11 autour 10 de l'axe Z (voir la flèche R sur la figure 6a), et l'objet 30 qui s'est niché entre les bras 81 et 84, se trouve réorienté après rotation de 90° des bras 81 et 84 autour de l'axe Z (voir figure 6b). L'objet 30, qui était ainsi orienté transversalement par rapport au convoyeur 4, est réorienté suivant une direction longitudinale lorsqu'il est 15 évacué. De la même manière, l'objet 30 aurait pu se présenter initialement orienté longitudinalement et être réorienté suivant une direction transversale avant d'être évacué. La figure 6c montre un tel objet se présentant longitudinalement sur le convoyeur avant d'être réorienté. Comme on peut le voir sur les figures 5a et 5b, le dispositif 2 conforme à l'invention permet également de réorienter des objets 3 cubiques, présentant une face W sur laquelle est inscrit, par exemple, une référence de produit ou son contenu (le côté W portant la référence est repéré par un succession de flèches alignées). Pour des questions de conditionnement du contenu dans l'objet 3, il peut être nécessaire de le réorienter ou de l'orienter de façon particulière sur le convoyeur 4. Aussi, on remarque sur la figure 5b que la référence disposée sur l'objet 3 se trouve orientée dans la direction de convoyage, après réorientation 30 de l'objet 3 par le dispositif 2 conforme à l'invention. 20 25 Les figures 7a et 7b montrent encore un autre mode de réalisation du dispositif 2 conforme à l'invention. Dans ce mode de réalisation, le dispositif 2 comporte des cales 13 qui sont montées amovibles sur les bras 81 à 84. Ce mode de réalisation a pour application particulière la réorientation de caisses 300 présentant des rabats 14, les caisses 300 étant convoyées en étant couchées sur le côté sur le convoyeur 4. Comme on peut le voir sur la figure 7a, l'un des rabats 14 de la caisse 300 est inséré entre un bras 81 et une cale 13 fixée sur un bras 84 adjacent, par translation T du dispositif 2 grâce au système 7 de guidage à billes et aux rails 6 de guidage de la structure 5. Une fois que le rabat 14 a été inséré entre la cale 13 et le bras 81, le dispositif 2 est entraîné en rotation R, de sorte que les bras 81 à 84 réalisent une rotation de 90° autour de l'axe Z. La caisse 300 est ainsi réorientée sur le convoyeur 4 en étant toujours en position couchée. La caisse 300 peut alors être remplie latéralement, en aval du dispositif 2 d'orientation conforme à l'invention. Dans le cadre de ce mode réalisation, la distance S, qui est la distance de décalage des segments 10 de droite par rapport à l'axe Z commun de rotation, répond à la formule suivante : S= /L+2c-W e 2 2 - L est la longueur de l'objet 300 parallélépipédique à orienter ; - West la largeur de l'objet 300 parallélépipédique à orienter ; - e est l'épaisseur d'un bras du dispositif ; et - c est la largeur de ladite cale 13. Pour éviter que les objets 3, 30 ou 300 ne soient éjectés hors du convoyeur 4, dans le cas où les bras 81 à 84 seraient animés d'un mouvement où :25 de rotation à grande vitesse (éjection à cause de la force centrifuge), les bras 81 à 84 peuvent être équipés de ventouses 12 (voir figure 3). Il devra être noté que la présence des ventouses 12 est optionnelle. Les ventouses 12 sont associées à des moyens d'aspiration (non représentés) qui permettent de générer un effet de succion sur la face extérieure de l'objet 3, 30 ou 300 qui se présenterait en face d'elles. Les moyens d'aspiration peuvent être activés et désactivés par des procédés d'automatisation connus de l'homme du métier. La présence des ventouses 12 peut également être utile dans le cas où l'objet est, de par sa forme, instable. Il peut s'agir, par exemple, d'objets qui présentent une hauteur beaucoup plus importante que leur longueur ou leur largeur. Il peut également s'agir d'objets, tels que des caisses, qui ne sont pas entièrement remplis. Dans un tel cas, les objets peuvent être déséquilibrés lors de la rotation des bras en raison de leur contenu qui se déplace à cause de la force centrifuge. On va maintenant faire référence aux figures 1 et 2, en particulier, pour présenter des caractéristiques propres au convoyeur 4 de l'installation 1 conforme à l'invention. Pour permettre un fonctionnement en continu du dispositif 2 conforme à l'invention, c'est-à-dire une rotation en continue des bras 81 à 84, l'installation 1 comporte un convoyeur 4 qui est réalisé par une succession de convoyeurs 15, 16, 17, 18 et 19 de longueur et de vitesse d'avance différentes. En effet, si on souhaite faire tourner en rotation les bras 81 à 84 en continu, il est nécessaire de prévoir des moyens pour que les objets 3, 30 ou 25 300 soient suffisamment espacés les uns des autres. Si les objets 3, 30 ou 300 ne sont pas suffisamment espacés, la rotation des bras 81 à 84 risque d'être gênée ou les objets 3, 30 ou 300 risquent d'être endommagés par la rotation des bras 81 à 84. On prévoit que les espaces laissés entre les objets qui se présentent devant le dispositif 2 soient au moins égaux à la moitié de l'encombrement de l'objet 3, 30 ou 300 sur le convoyeur 4. On comprendra par « encombrement » la longueur ou la largeur de l'objet 3, 30 ou 300, suivant que ledit objet est placé longitudinalement ou transversalement sur le convoyeur 4. Ainsi, l'encombrement de l'objet 3, 30 ou 300 est égal à la dimension du côté dudit objet qui se trouve orienté longitudinalement par rapport au convoyeur 4. Par exemple : - l'encombrement de l'objet 3 est égal à W ou L (l'objet 3 étant un cube), - l'encombrement de l'objet 30 avant réorientation est égal à w dans l'exemple illustré en figure 6a, ou bien est égal à L dans l'exemple illustré en figure 2A, et - l'encombrement de l'objet 300 avant réorientation est égal à w dans l'exemple illustré en figure 7a. Les vitesses des convoyeurs sont, quel que soit la dimension des objets, calculées en fonction de la longueur des bras. La succession de convoyeurs, présentant des longueurs et des vitesses d'avance différentes, est donc telle que les objets 3, 30 ou 300 orientés sont espacés les uns des autres d'une distance appelée « pas » qui est au moins égale à une fois et demie l'encombrement desdits objets. La figure 1 montre le convoyeur 4 qui comporte la succession de 25 convoyeurs 15, 16, 17, 18 et 19. Un premier convoyeur 15 a pour fonction d'amener les objets 3, 30 ou 300 vers le dispositif 2 conforme à l'invention. Le convoyeur 15 est ainsi un convoyeur d'accumulation sur lequel les objets 3, 30 ou 300 sont disposés touche-touche les uns derrière les autres. 20 Un convoyeur 16 de mise au pas est prévu juste derrière le convoyeur 15 d'accumulation. Le convoyeur 16 de mise au pas présente une vitesse d'avance supérieure à la vitesse d'avance du convoyeur 15 d'accumulation. Il présente par ailleurs une longueur qui est sensiblement égale à au moins une fois et demie l'encombrement de l'objet 3, 30 ou 300 (suivant l'objet auquel s'applique le dispositif 2) sur le convoyeur 4. Le convoyeur 16 de mise au pas est suivi d'un convoyeur renforcé portant la référence 17. Le convoyeur 17 renforcé présente une vitesse d'avance supérieure ou égale à la vitesse d'avance du convoyeur 16 de mise au pas, et une longueur au moins égale à deux fois et demie l'encombrement de l'objet 3, 30 ou 300 (suivant l'objet auquel s'applique le dispositif 2) sur le convoyeur. Le convoyeur 17 renforcé est un convoyeur conçu pour supporter une rotation des objets 3, 30 ou 300 sans se déformer. En effet, le convoyeur 17 qui supporte les objets 3, 30 ou 300 qui sont réorientés subit des déformations dues au frottement desdits objets au moment de leur réorientation. Ces déformations ne sont pas désirées puisqu'elles pourraient à la longue entraver la réorientation des objets. Pour assurer au convoyeur 17 une résistance aux objets 3, 30 ou 300, il est prévu de l'équiper d'un tapis présentant des chaînes à palettes, ou bien des chaîne modulaires à mailles ouvertes ou à mailles fermées. Le convoyeur 17 renforcé peut être suivi par un convoyeur 18 dit « de sécurité », dont la vitesse d'avance est supérieure à la vitesse d'avance du convoyeur 17 renforcé et dont la longueur est sensiblement égale à au moins une fois l'encombrement de l'objet 3, 30 ou 300 (suivant l'objet auquel s'applique le dispositif 2) sur le convoyeur 4. Ce convoyeur 18 de sécurité est optionnel. Il permet d'évacuer rapidement l'objet qui vient d'être réorienté et il évite que les objets réorientés ne s'entassent à la sortie du dispositif 2 de réorientation, ce qui conduirait également à un dysfonctionnement du dispositif 2 conforme à l'invention. Enfin, derrière le convoyeur 18 de sécurité, on prévoit un convoyeur 19 d'évacuation dont la vitesse d'avance est inférieure à la vitesse d'avance du convoyeur 18 de sécurité. Ce convoyeur 19 d'évacuation a pour fonction de conduire les objets 3, 30 ou 300 réorientés vers des postes de conditionnement situés en aval du dispositif 2 conforme à l'invention. La description qui précède explique clairement comment l'invention permet de réorienter des objets parallépipédiques pouvant présenter des dimensions différentes et des particularités, telles que par exemples les caisses à rabats. En particulier, on comprend aisément à partir des figures 4a à 4c comment les bras 81 à 84 sont montés mobiles sur les segments 10 de droite formant un carré. On comprend également comment, grâce aux moyens de déplacement transversal du dispositif 2 (rails 6 et système 7 de guidage à billes), le dispositif 2 peut être déplacé transversalement au convoyeur 4. Cela permet notamment de saisir des objets 3, 30 ou 30 qui sont 20 disposés à n'importe quelle distance du bord du convoyeur 4, ou des objets qui sont situés dans l'axe du convoyeur 4. Grâce à ce système de déplacement transversal, on peut également aisément réduire l'encombrement du convoyeur 4 en largeur, car des objets qui se présentent dans l'axe du convoyeur 4 sont aisément remis également dans 25 l'axe du convoyeur 4, après. Il devra toutefois être compris que les exemples de réalisation présentés ci-avant ne sont pas limitatifs et que l'invention s'étend à la mise en oeuvre de tout moyen équivalent. REVENDICATIONS1. Installation (1) comprenant un dispositif (2) pour orienter des objets (3, 30, 300) qui présentent sensiblement deux axes de symétrie, disposés sur un convoyeur (4), caractérisée en ce que le dispositif (2) comporte quatre bras (81, 82, 83, 84) disposés perpendiculairement les uns par rapport aux autres de sorte à former une croix, les bras (81, 82, 83, 84) étant montés sur un châssis, ledit châssis étant monté rotatif autour d'un axe ( commun de rotation qui est perpendiculaire au plan (PZ dudit convoyeur (4), en ce que chaque bras (81, 82, 83, 84) est monté mobile en translation rectiligne suivant un segment (10) de droite, lesdits segments (10) étant décalés d'une distance (S) par rapport à l'axe (Z) commun de rotation, lesdits segments (10) se coupant en formant un carré centré sur ledit axe (Z) commun de rotation, et en ce que l'installation (1) comporte des moyens (6, 7) de déplacement transversal de l'axe (Z) de rotation du dispositif (2) par rapport à l'axe longitudinal (Z) dudit convoyeur (4) desdits objets (3, 30, 300). 2. Installation (1) selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comporte des moyens (800) pour commander le déplacement simultané des bras (81, 82, 83, 84) suivant lesdits segments (10). 3. Installation (1) selon la revendication 1 ou 2, caractérisée en ce que chaque bras (81, 82, 83, 84) est orienté d'un angle (a) de 45° par rapport à la direction du segment (10) de droite sur lequel il est monté mobile. 4. Installation (1) selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que les bras (81, 82, 83, 84) sont réglables par un déplacement dans un plan qui est parallèle au plan (P) du convoyeur (4). 5. Installation (1) selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que les bras (81, 82, 83, 84) comportent des ventouses (12) de maintien des objets (3, 30, 300) pendant leur orientation. 6. Installation (1) selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'elle comporte des moyens (16, 17) pour espacer les objets (3, 30, 300) à orienter d'une distance prédéterminée. 7. Installation (1) selon la revendication 6, caractérisée en ce que ladite distance prédéterminée est au moins égale à une fois et demie l'encombrement de l'objet (3, 30, 300). 8. Installation (1) selon la revendication 6, caractérisée en ce que les moyens pour espacer les objets (3, 30, 300) comportent au moins deux convoyeurs (16, 17) alignés les uns à la suite des autres, chacun desdits convoyeurs présentant une longueur et une vitesse d'avance telles que les objets (3, 30, 300) se présentent au voisinage du dispositif (2) d'orientation en étant écartés les uns des autres avec un espace au moins égal à la moitié de son encombrement sur le convoyeur (4). 9. Installation (1) selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que ladite distance (S) de décalage des segments (10) par rapport à l'axe (Z) de rotation, répond à la formule suivante : "L-W e 2 2 - L est la longueur de l'objet (3, 30) parallélépipédique à orienter ; - W est la largeur de l'objet (3, 30) parallélépipédique à orienter ; et - e est l'épaisseur d'un bras (8) du dispositif (2). 12. Installation (1) selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisée en ce que les bras (81, 82, 83, 84) sont équipés de cales (13) 25 amovibles. 13. Installation selon la revendication 10, caractérisée en ce que ladite distance (S) de décalage des segments (10) par rapport à l'axe () de rotation, en cas de présence de cales (13), répond à la formule suivante : S= /L+2c-W e 2 2 S= où :- L est la longueur de l'objet (300) parallélépipédique à orienter ; - West la largeur de l'objet (300) parallélépipédique à orienter ; - e est l'épaisseur d'un bras (8) du dispositif ; et - ç est la largeur de ladite cale (13). 12. Installation (1) selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que ledit convoyeur (4) comporte au moins un convoyeur (17) de convoyage qui est apte à supporter les efforts de frottement 10 découlant de la rotation desdits objets sur sa surface sans se déformer. 13. Installation (1) selon la revendication 12, caractérisée en ce que ledit convoyeur (17) comporte un tapis qui présente des chaînes à palettes, ou des chaînes modulaires à mailles ouvertes ou à mailles fermées. 14. Dispositif (2) pour orienter des objets (3, 30, 300) qui 15 présentent sensiblement deux axes de symétrie, disposés sur un convoyeur (4), caractérisé en ce qu'il comporte quatre bras (81, 82, 83, 84) disposés perpendiculairement les uns par rapport aux autres de sorte à former une croix, lesdits bras (8) [81, 82, 83, 84] étant montés sur un châssis, ledit châssis étant monté rotatif autour d'un axe (Z) commun de rotation qui est perpendiculaire au 20 plan (P) dudit convoyeur (4), en ce que chaque bras (81, 82, 83, 84) est monté mobile en translation rectiligne suivant un segment (10) de droite, lesdits segments (10) étant décalés d'une distance (S) par rapport à l'axe (Z) commun de rotation, lesdits segments (10) se coupant en formant un carré centré sur ledit axe (Z) 25 commun de rotation. 15. Dispositif (2) selon l'une des revendications 14, caractérisé en ce que les bras comportent des ventouses (12) de maintien des objets (3, 30, 300) pendant leur orientation. 19 où :5
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FR 2959990 A1 20111118 FR 1053787 A 20100517 DISPOSITIF D'ALIMENTATION D'UNE MACHINE DE COUPE TRANSVERSALE D'AU MOINS UNE BANDE DE MATERIAU SOUPLE Domaine technique La présente invention concerne un dispositif d'alimentation d'une machine de coupe transversale d'au moins une bande de matériau souple, notamment une bande de papier, défilant en continu, pour réaliser des piles distinctes de documents découpés transversalement selon des formats déterminés et pour décaler latéralement ces piles les unes par rapport aux autres en vue de les identifier, ce dispositif comportant au moins un moyen d'entraînement affecté à ladite bande de matériau souple comprenant au moins un premier rouleau entraîné mécaniquement en rotation et un deuxième rouleau d'appui, librement rotatif autour de son axe. Technique antérieure Actuellement les opérations consistant, dans une ligne de découpe et de groupage de feuilles d'une unité de traitement de documents sur supports en papier ou similaire, à regrouper des feuilles par empilement, sont effectuées par des modules spécifiques qui interviennent soit après la coupe transversale des feuilles dans des bandes continues, soit avant cette coupe. Ces modules ont tous pour fonction de rassembler en une seule pile plusieurs feuilles découpées cote à cote dans des bandes parallèles ou superposées. Dans le cas où le module d'assemblage est situé en aval par rapport à l'unité de coupe transversale, la ligne de traitement doit obligatoirement avoir une longueur importante puisqu'elle doit regrouper progressivement deux feuilles disposées initialement sur deux pistes parallèles sur une seule piste. En effet, le décalage latéral ne peut se faire que progressivement en raison du déplacement longitudinal relativement rapide des feuilles et un déplacement latéral comparativement plus lent. En outre, ces modules sont mécaniquement compliqués et encombrants. Dans le cas où le module d'assemblage est disposé avant la machine de coupe transversale, il serait nécessaire de décaler latéralement les bandes superposées avant de procéder à la coupe, ce qui est actuellement impossible à réaliser. De façon similaire, il est avantageux de pouvoir définir une priorité d'amenée de l'une ou l'autre bande de matériau souple sur lesquelles sont par exemple imprimés des documents, vers la machine de coupe. Cette chronologie permet de commencer de former des piles de façon prédéterminée, ces piles étant par exemple composées d'un nombre défini de feuilles avec un numérotage pair ou de feuilles avec un numérotage impair. Il est nécessaire de pouvoir à la fois déplacer latéralement les bandes de papier, et de les présenter à la coupe en positionnant en priorité l'une ou l'autre des bandes ou les deux simultanément en fonction des configurations de piles que l'on souhaite obtenir. Il n'existe actuellement aucune solution efficace pour régler le problème du tri et du positionnement des feuilles découpées dans des bandes de matériau continues, ces opérations s'effectuant sur un dispositif simple et d'encombrement réduit. Exposé de l'invention La présente invention se propose de résoudre ce problème en réalisant un dispositif d'alimentation d'une machine de coupe de feuilles, notamment de feuilles de papier ou similaire sur lesquelles sont imprimés des documents au moyen d'une ou de plusieurs imprimantes alimentées par des rouleaux de papier en bandes continues, ces feuilles étant découpées transversalement et ensuite mises en piles séparées ou simplement décalées, chaque pile étant identifiable par rapport à la précédente et à la suivante grâce à cette séparation ou grâce à ce décalage. Dans ce but, le dispositif de l'invention, tel que défini en préambule, est caractérisé en ce qu'il comporte au moins un actionneur linéaire agencé pour porter ledit moyen d'entraînement de ladite bande de matériau souple à découper, et pour déplacer latéralement et sélectivement ladite bande de matériau souple en amont de ladite machine de coupe transversale de manière à former lesdites piles de documents. Pour une machine de coupe transversale dans laquelle plusieurs bandes de matériau souple défilant en continu, sont traitées sensiblement simultanément, à chacune desdites bandes de matériau souple est de préférence affecté un moyen d'entraînement spécifique comprenant chacun un premier rouleau entraîné mécaniquement en rotation et un deuxième rouleau d'appui, librement rotatif autour de son axe. Dans ce cas, le dispositif comporte avantageusement au moins un actionneur linéaire agencé pour déplacer latéralement et sélectivement au moins une bande de matériau souple en amont de ladite machine de coupe, transversalement par rapport à la direction de cheminement de la bande de matériau souple, de manière à former lesdites piles distinctes de documents. D'une manière préférentielle, ledit moyen d'entraînement est monté sur un bâti porté par une plateforme mobile solidaire dudit actionneur linéaire qui est agencé pour être déplacé transversalement par rapport à la direction de cheminement de la bande de matériau souple. Lorsque le dispositif comporte au moins deux moyens d'entraînement, respectivement affectés à au moins deux bandes de matériau souple, les deux moyens d'entraînement sont avantageusement disposés de manière superposée sur le même bâti porté par ladite plateforme mobile solidaire dudit actionneur linéaire qui est agencé pour déplacer simultanément les bandes de matériau souple transversalement par rapport à leur direction de cheminement. Ledit actionneur linéaire comporte de préférence un vérin couplé à ladite plateforme, ce vérin pouvant être pneumatique, hydraulique ou actionné par un moteur électrique. 10 Selon un mode de réalisation préféré, le dispositif comporte des moyens de détection associés à chaque bande de matériau souple défilant en continu, ces moyens comportant au moins une cellule de lecture d'au moins un code contenant des informations relatives au format de coupe et/ou de positionnement latéral des documents à découper. 15 Lesdits moyens de détection comportent avantageusement au moins deux cellules de lecture pour chacune des bandes de matériau souple, l'une de ces cellules étant agencée pour déterminer le format du document à découper et l'autre pour donner, le cas échéant un signal de décalage latéral de la bande 20 de matériau souple concernée. D'une manière particulièrement avantageuse, ledit code est un code à lecture optique. 25 Selon une variante de réalisation avantageuse, ledit actionneur linéaire est agencé pour disposer de plusieurs niveaux de déplacement latéral, chacun de ces niveaux correspondant à un degré de décalage d'une pile de documents découpés. 30 Selon une forme de réalisation préférentielle, ledit code contient une information qui déclenche un signal de priorité définissant laquelle des bandes est amenée prioritairement vers la machine de coupe. Description sommaire des dessins La présente invention et ses avantages apparaîtront mieux dans la description suivante d'un mode de réalisation donné à titre d'exemple non limitatif, en référence aux dessins annexés, dans lesquels : 10 - la figure 1 représente une vue de principe, en élévation latérale illustrant la construction et le mode de fonctionnement d'une forme de réalisation du dispositif de l'invention, - la figure 2 est une vue schématique en élévation frontale de la forme de 15 réalisation du dispositif tel que représenté par la figure 1, - la figure 3 représente une vue en perspective qui illustre le dispositif d'alimentation selon l'invention dans une réalisation travaillant avec deux bandes de matériau souple, et - la figure 4 représente une vue qui illustre schématiquement le cheminement des deux bandes de matériau souple et les empilements qui peuvent être réalisés grâce au dispositif de l'invention. 25 Description de l'invention et meilleure manière de la réaliser En référence à la figure 1, le dispositif d'alimentation 10 comporte dans ce cas deux circuits d'acheminement du matériau souple à découper, en l'occurrence deux bandes de papier ou similaire, appelées par la suite la bande inférieure 30 11 et la bande supérieure 12, sur lesquelles ont, par exemple, été imprimés 20 des documents que l'on souhaite découper en feuilles puis rassembler en piles séparées les unes des autres pour pouvoir les identifier. Pour acheminer les bandes de papier, le dispositif est équipé de moyens d'entraînement individuels affectés aux bandes respectives. Dans le présent cas, la bande inférieure 11 est associée à un moyen d'entraînement inférieur 13 et la bande supérieure 12 est associée à un moyen d'entraînement supérieur 14. Le moyen d'entraînement inférieur 13 comporte un premier rouleau 13a, dit rouleau d'entraînement, entraîné mécaniquement par un servomoteur 13b et un deuxième rouleau 13c, dit rouleau d'appui, librement rotatif autour de son axe. Le moyen d'entraînement supérieur 14 comporte un premier rouleau 14a, dit rouleau d'entraînement, entraîné mécaniquement par un servomoteur 14b et un deuxième rouleau 14c, dit rouleau d'appui, librement rotatif autour de son axe. Ledit moyen d'entraînement inférieur 13 et ledit moyen d'entraînement supérieur 14 sont montés sur un bâti 15 porté par une plateforme mobile 16 solidaire d'un actionneur linéaire 17 agencé pour être déplacé transversalement par rapport à la direction de cheminement des bandes 11 et 12, dans le sens des flèches A et B. L'actionneur linéaire peut par exemple comporter un vérin pneumatique 18 ou tout autre organe susceptible de déplacer la plateforme 16. Ces déplacements sont commandés par une centrale de gestion (non représentée) qui reçoit des signaux transmis par divers capteurs disposés le long des circuits d'acheminement des bandes 11 et 12. Le long de la bande inférieure 11 sont disposés une première cellule 11 a qui détecte le bord d'entrée de la bande inférieure 11 et une deuxième cellule 11 b qui détecte des marques destinées à être interprétées par la centrale de gestion en vue de piloter les différents organes en mouvement, c'est-à-dire le servomoteur 13b et/ou l'actionneur linéaire 17 et déplacer longitudinalement et/ou latéralement la bande correspondante 11. Ces marques contiennent avantageusement également une information qui définit la priorité de l'amenée à la machine de coupe de l'une ou de l'autre bande ou des deux bandes simultanément. De façon similaire, le long de la bande supérieure 12 sont disposés une première cellule 12a qui détecte le bord d'entrée de la bande supérieure 12 et une deuxième cellule 12b qui détecte des marques destinées à être interprétées par la centrale de gestion en vue de piloter les différents organes en mouvement, c'est-à-dire le servomoteur 14b et/ou l'actionneur linéaire 17 et déplacer longitudinalement et/ou latéralement la bande correspondante 12. A la suite de ces composants, en aval du dispositif d'alimentation 10, se situe une machine de coupe 20 schématiquement représentée par un tambour rotatif 21 équipé d'un coteau 22 destiné à découper les bandes en feuilles, transversalement par rapport à la direction d'avancement de ces bandes. La machine de coupe est une machine classique, connue en soi et le tambour rotatif avec son couteau tournant pourrait également être remplacé par un mécanisme de coupe à guillotine ou tout autre moyen connu. La figure 3 représente une vue en perspective d'un dispositif selon l'invention, construit pour fonctionner avec deux bandes de papier à l'entrée de la ligne qui se prolonge par une machine de coupe transversale (non représentée). Il comporte essentiellement un châssis 110 qui porte un premier rouleau d'entrée 111 qui guide la bande inférieure 11 et un deuxième rouleau supérieur 112 qui guide la bande supérieure 12. On notera que les deux bandes de matériau souple à découper 11 et 12 forment des boucles à l'entrée du dispositif. Ces boucles servent à constituer des réserves pour permettre des entraînements modulables en vitesse, voire séquentiels, dans le dispositif et jusqu'à la machine de coupe, alors que l'impression de documents s'effectue en continu. Le bâti 115 porte la plateforme mobile 116 supportée par l'actionneur 117 associé à un vérin pneumatique 118 ou similaire. L'actionneur 117 peut être un chariot à billes ou similaire. La plateforme 116 porte le moyen d'entraînement affecté à la bande inférieure 11 et le moyen d'entraînement affecté à la bande supérieure 12 respectivement avec le servomoteur 111 a et le servomoteur 112a. On constate que cette construction est extrêmement compacte et ne présente aucune sur-longueur entre l'entrée des bandes 11 et 12 et leur sortie vers la machine de coupe. La figure 4 est une vue schématique illustrant le cheminement des bandes de matériau souple 11 et 12 puis les dispositions des piles pouvant être réalisées après la découpe grâce au dispositif d'alimentation décrit. Deux bandes de papier superposées 11 et 12 sont acheminées à l'entrée du dispositif 10 et, suite à la lecture de codes, décalées séquentiellement selon la direction longitudinale ou latéralement selon une direction transversale, comme le montre la double flèche C, puis amenées vers la machine de coupe. La machine de coupe produit des feuilles individuelles au format prédéterminé suite à la lecture de codes portés par les bandes et lus par les cellules. Les bandes sont introduites séquentiellement, superposées ou décalées selon que l'actionneur linéaire les déplace ou non ou que les servomoteurs les accélère ou les ralentit. On peut ainsi obtenir des piles superposées décalées P1, ou des piles juxtaposées P2. En fonctionnement, le dispositif 10 permet d'opérer de la manière suivante. Un gros rouleau de papier est initialement divisé en deux bandes au moyen d'un système de coupe longitudinale disposé en amont du dispositif 10. Chacune des deux bandes est acheminée en direction de son moyen d'entraînement. Les premières cellules sont destinées respectivement à détecter le bord d'origine de chacune des bandes afin de synchroniser le cheminement de la bande correspondante avec la machine de coupe ce qui permet de déterminer le format de la feuille qui sera découpée. Les deuxièmes cellules situées à proximité des premières ont pour but de lire un code ou une marque donnant les informations suivantes : - Laquelle des deux bandes, respectivement supérieure ou inférieure est acheminée en priorité vers la machine de coupe. - Le cas échéant, si les deux bandes doivent être acheminées simultanément jusqu'à la machine de coupe. - Si les moyens d'entraînement des deux bandes comprenant les rouleaux d'entraînement et les rouleaux libres ainsi que les servomoteurs doivent être décalés latéralement afin de séparer des paquets de feuilles en vue de leur identification. Le déclenchement de ce décalage est provoqué par l'activation de l'actionneur linéaire. Les opérations ci-dessus donnent lieu aux séquences de travail successives suivantes : - Lorsque l'une ou l'autre bande de papier est acheminée vers la machine de coupe, les rouleaux d'entraînement sont mis en mouvement au moyen des servomoteurs qui les commandent. Lorsque le bord d'origine de la bande de papier est lu par la cellule correspondante, un signal est envoyé au servomoteur adéquat pour positionner le papier d'une manière telle que la machine de coupe découpe exactement la feuille au format demandé lors de la mise en route du dispositif. - Il en sera de même pour les formats consécutifs qui seront déterminés par lecture d'une marque apposée sur la bande de papier, cette lecture étant de préférence optique. - Une seconde marque est lue par la deuxième cellule qui a pour fonction de déterminer laquelle des bandes de papier ou d'un autre matériau souple, selon la nature des rouleaux de matériau introduits à l'origine sur la ligne de traitement dont fait partie le dispositif d'alimentation, est acheminée en premier vers la machine de coupe, sachant que les deux peuvent également être amenées en même temps. Cette opération permettra de former des piles de papier dont le nombre est soit pair soit impair, indépendamment du choix de la bande découpée en priorité. - La deuxième fonction de la marque optique figurant sur la bande de papier lue par la deuxième cellule est la commande du décalage des rouleaux de traction au moyen de l'actionneur linéaire. La formation de piles de feuilles décalées permet l'identification facilitée de piles et leur reprise par des opérateurs. - Au moment de la lecture d'une marque qui commande le décalage latéral, le signal enclenché par cette lecture commande l'actionneur linéaire pour déplacer les bandes transversalement, et commande le ralentissement des rouleaux d'entraînement afin de permettre au décalage latéral de s'effectuer avec précision. Une consigne de temps, permet ensuite aux composants mobiles du dispositif de reprendre leur vitesse normale jusqu'à ce qu'une séquence similaire soit à nouveau enclenchée suite à la lecture d'une marque portée par les bandes de matériau souple, ou similaire. Le dispositif de l'invention n'est pas limité à cette réalisation telle que décrite. Le nombre de rouleaux de matériau souple peut être supérieur à deux ou même limité à un seul. Les décalages pourraient être démultipliés, c'est-à-dire que l'on pourrait envisager de réaliser des piles décalées à des degrés différents pour identifier un plus grand nombre de piles. Néanmoins, la construction du dispositif reste compacte et sa gestion aisée, les opérations de chacune des séquences étant effectuées rapidement et sans complications. En cas de bandes multiples, la totalité des bandes ou seulement une ou plusieurs d'entre elles peuvent être associées à un ou plusieurs actionneurs linéaires agencés pour déplacer une ou plusieurs bandes latéralement. Les servomoteurs d'entraînement de chacune des bandes sont en mesure d'accélérer ou de ralentir la bande correspondante en vue de définir les priorités d'amenée de chaque bande vers la machine de coupe. Ces modulations de vitesse sont commandées par les cellules de lecture de codes contenant les informations adéquates. REVENDICATIONS1. Dispositif d'alimentation (10) d'une machine de coupe transversale (20) d'au moins une bande d'un matériau souple (11, 12), notamment une bande de papier, défilant en continu, pour réaliser des piles distinctes de documents découpés transversalement selon des formats déterminés et pour décaler latéralement ces piles les unes par rapport aux autres en vue de les identifier, ce dispositif comportant au moins un moyen d'entraînement (13, 14) affecté à ladite bande de matériau souple comprenant au moins un premier rouleau (13a, 14a) entraîné mécaniquement en rotation et un deuxième rouleau d'appui (13c, 14c), librement rotatif autour de son axe, ce dispositif étant caractérisé en ce qu'il comporte au moins un actionneur linéaire (17) agencé pour porter ledit moyen d'entraînement (13, 14) de ladite bande de matériau souple (11, 12) à découper, et pour déplacer latéralement et sélectivement ladite bande de matériau souple en amont de ladite machine de coupe transversale (20) de manière à former lesdites piles distinctes de documents. 2. Dispositif d'alimentation d'une machine de coupe transversale selon la revendication 1, dans laquelle plusieurs bandes d'un matériau souple (11, 2) défilant en continu, sont traitées sensiblement simultanément, caractérisé en ce qu'à chacune desdites bandes de matériau souple est affecté un moyen d'entraînement (13, 14) spécifique comprenant chacun un premier rouleau (13a, 14a) entraîné mécaniquement en rotation et un deuxième rouleau d'appui (13c, 14c), librement rotatif autour de son axe, et en ce qu'il comporte au moins un actionneur linéaire (17) agencé pour déplacer latéralement et sélectivement au moins une bande de matériau souple en amont de ladite machine de coupe (20), transversalement par rapport à la direction de cheminement de la bande de matériau souple, de manière à former lesdites piles distinctes de documents. 11 3. Dispositif d'alimentation d'une machine de coupe transversale selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que ledit moyen d'entraînement (13, 14) est monté sur un bâti (15) porté par une plateforme mobile (16) solidaire dudit actionneur linéaire (17) agencé pour être déplacé transversalement par rapport à la direction de cheminement de la bande (11 ou 12) de matériau souple. 4. Dispositif d'alimentation d'une machine de coupe transversale selon la revendication 3, comportant au moins deux moyens d'entraînement, respectivement affectés à au moins deux bandes (11 et 12) de matériau souple, caractérisé en ce que les deux moyens d'entraînement sont disposés de manière superposée sur le même bâti (15) porté par ladite plateforme mobile (16) solidaire dudit actionneur linéaire (17) agencé pour déplacer simultanément les bandes de matériau souple (11 et 12) transversalement par rapport à leur direction de cheminement. 5. Dispositif d'alimentation d'une machine de coupe transversale selon la revendication 3, caractérisé en ce que le dit actionneur linéaire (17) comporte un vérin couplé à ladite plateforme (16). 6. Dispositif d'alimentation d'une machine de coupe transversale selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens de détection associés à chaque bande de matériau souple (11, 12) défilant en continu, ces moyens comportant au moins une cellule de lecture (11 a, 11 b, 12a, 12b) d'au moins un code contenant des informations relatives au format de coupe et/ou de positionnement latéral des documents découpés. 7. Dispositif d'alimentation d'une machine de coupe transversale selon la revendication 6, caractérisé en ce que lesdits moyens de détection comportent au moins deux cellules de lecture (11 a, 11 b ; 12a, 12b) pour chacune des bandes de matériau souple (11, 12), l'une de ces cellules étant agencée pour déterminer le format du document à découper et l'autre pour donner, le cas échéant un signal de décalage latéral de la bande de matériau souple concernée. 8. Dispositif d'alimentation d'une machine de coupe transversale selon la revendication 6, caractérisé en ce que ledit code est un code à lecture optique. 9. Dispositif d'alimentation d'une machine de coupe transversale selon la revendication 6, caractérisé en ce que ledit actionneur linéaire (17) est agencé pour disposer de plusieurs niveaux de déplacement latéral, chacun de ces niveaux correspondant à un degré de décalage d'une pile de documents découpés. 10. Dispositif d'alimentation d'une machine de coupe transversale, selon la revendication 6, caractérisé en ce que ledit code contient une information qui déclenche un signal de priorité définissant laquelle des bandes de matériau souple (11 ou 12) est amenée prioritairement vers la machine de coupe (20).25
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FR2959991A1
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FR 2959991 A1 20111118 FR 1053788 A 20100517 B10025FR 1 La présente invention concerne un procédé de préparation d'un matériau fluoré utilisable comme matière active d'électrode, ainsi que le matériau obtenu. Arrière-plan technologique On connaît les batteries au lithium utilisant un composé d'insertion d'ions 5 lithium comme base de fonctionnement de l'électrode positive. Parmi les composés d'insertion connus, on peut citer notamment les oxydes de lithium et de métal de transition, tel que par exemple LixCoO2, 0,4 B10025FR 3 La présente invention Le but de la présente invention est de fournir un procédé qui permet de produire de manière fiable, rapide et économique un fluorosulfate de métal alcalin et de métal de transition, particulièrement utile comme matériau d'électrode dans une batterie électrochimique fonctionnant par échange d'ions alcalins. Définition générale de l'invention Le procédé de la présente invention est destiné à produire un matériau constitué par des particules d'un composé qui a une structure de type Tavorite et qui répond à la formule (Al-aA'a),,(ZI_bZ'b)Z(SO4)SFf (I) dans laquelle : A représente Li ou Na ; A' représente une lacune ou au moins un élément dopant ; Z représente au moins un élément 3d choisi parmi Fe, Co, et Ni ; Z' représente une lacune ou au moins un élément dopant ; les indices a, b, x, z, s et f sont choisis de manière à assurer l'électroneutralité du composé, et a>0, b>0, x>0, z>O, s>O, f50 ; et les quantités respectives a et b de dopant A et Z' sont telles que la structure de type Tavorite est préservée. Le procédé comprend : - une lère étape consistant à péparer un mélange de précuseurs contenant un sulfate hydraté, du ou des éléments Z, le fluorure du ou des éléments A, un précurseur du ou des éléments Z' lorsque a>O et un précurseur du ou des éléments A' lorsque b>O ; - une 2eme étape consistant à mettre en contact le mélange obtenu lors de la 1 ère étape, avec un support solide; - une 3ème étape consistant à porter le mélange obtenu à la fin de la 2ème étape à la température de réaction des précurseurs mélangés au cours de la 1ere étape, et à maintenir ladite température jusqu'à la fin de la réaction; - une 4ème étape consistant à éliminer le support solide; ledit procédé étant caractérisé en ce que le support solide est un polymère qui est solide à la température ambiante, qui a un point de fusion inférieur à la température de réaction des précurseurs et qui est stable au moins jusqu'à la température de réaction des précurseurs, ledit polymère étant soluble dans un solvant organique aprotique non polaire. Description détaillée Le polymère support de la réaction est choisi de préférence parmi les polymères qui sont stables à la température de réaction pendant une durée suffisante pour permettre la réaction totale qui donne une phase unique. Le solvant B10025FR 4 peut être choisi parmi les nitriles (par exemple l'acétonitrile), les cétones (par exemple l'acétone), un chloroalkane ayant de 1 à 6 atomes de carbone (par exemple le dichlorométhane), les alcools ayant de 1 à 3 atomes de carbone, l'acétate d'éthyle et le THF. Le polymère peut être notamment un polyéthylène glycol (PEG), polyoxyéthylène (POE), un polystyrène (PS) ou un poly(méthyacrylate de méthyle) PMMA. Pour chaque cas particulier de préparation, le polymère est choisi en fonction de son domaine de stabilité, de sa viscosité et de sa température de fusion (qui dépendent de sa masse molaire). Pour des performances similaires, on pourra 10 utiliser un PEG ayant une masse moléculaire plus faible que celle d'un POE. Lorsque le polymère support de réaction est un polyéthylène glycol (PEG), il peut être choisi parmi les PEG qui ont uniquement des groupes OH tetminaux, les polyéthylène glycol dialkyléther (PEGDAE) et les polyéthylène glycol monoalkyléther (PGEMAE). Un PEGDAE de masse moléculaire élevée est plus 15 stable qu'un PEGDAE de masse moléculaire plus faible, et un PEGDAE est plus stable qu'un polyéthylène glycol monoalkyléther (PGEMAE) de masse moléculaire équivalente. Par exemple, un polyéthylène glycol diméthyléther (PEGDME) de masse molaire 2000 est stable à 295°C pendant au moins 24 heures, contrairement à un PEGDME ayant une masse molaire de 800, un polyéthylène glycol 20 monométhyléther (PEGMME) de masse molaire 1000 ou un polyéthylène glycol ayant des groupes acides terminaux et une masse molaire de 600. Lorsque le polymère support est un polyéther, il peut être choisi parmi les poly(oxyde d'éthylène) (POE) ou les copolymères d'oxyde d'éthylène et d'un comonomère, par exemple l'oxyde de propylène. Un copolymère à blocs d'oxyde 25 d'éthylène et d'oxyde de propylène ayant une masse molaire de 5800 et deux groupes OH terminaux a une stabilité thermique suffisante pour permettre une réaction totale entre lés précurseurs et l'obtention d'un produit à phase unique. En revanche, un polymère de même nature ayant une masse molaire de 1400 u.a. et un seul groupe OH terminal n'a pas une stabilité suffisante. 30 Les températures auxquelles les précurseurs utilisés réagissent sont connues de l'homme de métier. Elles sont généralement inférieures à 300°C et une durée de réaction de 24 heures est généralement suffisante pour obtenir une phase unique. Par exemple : - LiF et FeSO4.H2O réagissent à une température au moins égale à 230°C. A 35 295°C, une durée de réaction de 24 h est suffisante pour obtenir une phase unique LiFeSO4F ; B10025FR 5 NaF et FeSO4.H20 réagissent à une température au moins égale à 230°C. A 290°C, une durée de réaction de 24 h est suffisante pour obtenir une phase unique NaFeSO4F ; LiF et CoSO4.H20 réagissent à une température au moins égale à 230°C. A 5 270°C, une durée de réaction de 24 h est suffisante pour obtenir une phase unique LiCoSO4F ; LiF et NiSO4.H20 réagissent à une température au moins égale à 230°C. A 270°C, une durée de réaction de 24 h est suffisante pour obtenir une phase unique LiNiSO4F ; 10 - NaF et CoSO4.H20 réagissent à une température au moins égale à 250°C. A 290°C, une durée de réaction de 24 h est suffisante pour obtenir une phase unique NaCoSO4F. Les fluorosulfates (I) obtenus par le procédé de l'invention ont une structure Tavorite. La structure Tavorite comprend des octaèdres M04F2 centrés sur le métal 15 de transition M (M= Fe, Co, Ni, Mn, Mg...) et reliés par des atomes de fluor apicaux formant des chaînes le long de l'axe c. Les octaèdres ont tous des atomes F en position trans, mais ils se répartissent en deux types différents. Les chaînes sont reliées entre elles par des tétraèdres SO4 isolés, créant ainsi une structure tri-dimensionnelle et délimitant des tunnels le long de l'axe [100], [010] et [101] . 20 Un composé (I) selon de la présente invention a une structure Tavorite distordue du fait que l'élément Al_aA'a se loge dans lesdits tunnels (diffusion 3D). Lorsque A est Li, la structure de type Tavorite distordue du composé (I) a une maille triclinique cristallisant dans le groupe d'espace P-1. Lorsque A est Na, la structure de type Tavorite distordue du composé (I) a une maille monoclinique cristallisant dans 25 le groupe d'espace P21/C. Lorsque A' est un élément dopant, A' peut être un métal alcalin différent de A, un métal alcalino-terreux ou un métal 3d, en particulier Ti, V, Cr, Mn, Fe, Mn, Co ou Cu. De manière générale, la teneur "a" en dopant A' est de préférence inférieure à 0,25%, c'est-à-dire a B10025FR 6 Des composés selon l'invention particulièrement préférés sont ceux qui répondent aux formules Li(Zl_bZ'b)SO4F et Na(Zl_bZ'b)ZSO4F, en particulier LiFeSO4F, LiCoSO4F, LiNiSO4F et leurs solutions solides, NaFeSO4F, NaCoSO4F, NaNiSO4F et leurs solutions solides, ainsi que les solutions solides Li(Z1_bMnb)SO4F et Na(Z1_bMnb)SO4F dans lesquels Z est Fe, Co ou Ni, b Un composé selon l'invention se présente sous la forme de particules dont la dimension est inférieure à 100 µm, voire inférieure à 100 nm. Dans la 1 ere étape du procédé, les précurseurs sont utilisés en quantité stoechiométrique, ou avec un excès de fluorure de métal alcalin A, de préférence inférieur à 10%. La quantité de précurseurs dans le mélange obtenu à la fin de la 2ème étape est de préférence de 10 à 50 % en masse, et plus préférentiellement de 15 à 25 % en masse, par rapport à la masse totale "précurseurs + support polymère". Le précurseur du métal alcalin A est un fluorure de A, LiF ou NaF en l'occurrence. Il agit également en tant que précurseur de F. Lorsque le composé (I) contient A', les éléments A' sont introduits sous forme d'un composé dont l'anion est F- ou 5042 ou sous forme d'un composé dont l'anion est facile à éliminer, par dissolution sélective, par exemple sous forme d'un halogénure autre que F. Un précurseur de A' ou de Z' choisi parmi les fluorures peut aussi agir en tant que précurseur de F additionnel. En outre, un précurseur de F additionnel peut être choisi parmi les fluorures dont le cation est facile à éliminer, tels que les fluorures d'ammonium, d'imidazolium ou de pyridinium (par exemple NH4F, nHF ou C3H5N2F, nHF, ou C5H6NF, nHF, n étant inférieur ou égal à 5). Le précurseur de Z est un sulfate de Z hydraté. L'utilisation d'un sulfate monohydrate est particulièrement favorable à l'obtention d'un composé (I) sous forme d'une phase unique à structure Tavorite distordue. Le monohydrate ZSO4.H2O peut être obtenu à partir de ZSO4.7H2O soit par chauffage sous vide à une température entre 150°C et 450°C (par exemple 200°C), soit par chauffage dans un chauffage de FeSO4.7H2O introduit dans un polyéthylène glycol B10025FR 7 (PEG) à une température entre 200 et 240°C pendant 2 heures permet d'obtenir, après élimination du PEG et séchage, le composé FeSO4,H20 sous forme d'une poudre dont la couleur varie de blanc vert [lorsque le produit obtenu contient un peu de FeSO4.4H20 (1 à 5%)] à blanc grisâtre [lorsque le produit obtenue contient une quantité infime de FeSO4 anhydre (1%)]. La masse moléculaire du PEG utilisé peut varier dans une large mesure, par exemple entre 500 et 20000 u.a. (g/mol). Le précurseur d'un élément Z' est de préférence un sulfate (auquel cas il apporte le complément requis d'anion sulfate). Il peut en outre être un fluorure de Z' (auquel cas il agit aussi comme précurseur de F) ou un composé dont l'anion est facile à éliminer de manière à ne pas polluer le composé final (I) (par exemple un halogénure autre qu'un fluorure). Dans un mode de réalisation préféré, le précurseur des éléments Z et Z' est sous forme d'une solution solide forme d'hydrate, en particulier sous forme de monohydrate. Un précurseur Zl-bZ'bSO4.H2O peut être préparé notamment par un procédé comprend les étapes suivantes : - dissolution de 1-b mole de ZSO4.7H20 et b mole de Z'SO4.7H20 dans de l'eau préalablement dégazée par l'argon ou l'azote pour éviter l'oxydation de Fe(II), b étant de préférence inférieur à 0,3 ; - addition d'un alcool (par exemple l'éthanol ou l'isopropanol) pour provoquer 20 la précipitation de Z1_bZ'bSO4, 7H20 ; - récupération (par exemple par centrifugation) de la poudre qui s'est formée, lavage à l'alcool, puis chauffage à une température entre 150 et 250 °C (par exemple à 200°C) sous vide pendant lheure. La préparation d'un précurseur dans lequel Z représente Fe et Co ou Fe et Ni 25 peut être effectuée de la même manière à partir de FeSO4.7H20 et de CoSO4.7H20 ou de FeSO4.7H20 et de NiSO4.7H20, b étant inférieur à 1. Les composés Z14,Z'bSO4.H2O peuvent en outre être obtenus à partir de Z14,Z'bSO4,7H2O par un procédé analogue à celui décrit ci-dessus pour l'obtention d'un composé ZSO4.H20 à partir d'un composé ZSO4.7H20. 30 Le précurseur de l'élément Z qui est nécessairement un sulfate, agit par conséquent également comme précurseur de l'anion sulfate. Un précurseur de sulfate additionnel peut être choisi parmi les sulfates des éléments Z' et/ou A', ainsi que parmi les sulfates de cations faciles à éliminer, notamment l'acide H2SO4, et ses sels d'ammonium, d'amine, d'imidazole ou de pyridine thermolabiles tels que par B10025FR 8 exemple NH4HSO4, (NH4)2SO4, (C3H5N2)HSO4, (C5H6N)2SO4, (C3H5N2)2SO4 et (C5H6N)HSO4. Dans un mode de réalisation particulier, la troisième étape comprend deux phases successives. La première phase vise à faire fondre le polymère support de la réaction, le polymère étant choisi de sorte que sa température de fusion soit inférieure à la température à laquelle les précurseurs du composé (I) réagissent entre eux. La température de cette lère phase est généralement entre 30 et 160°C. La deuxième phase vise à faire réagir les précurseurs du composé (I). Elle est généralement effectuée à une température entre 230 et 300°C. La 3ème étape est effectuée de préférence sous atmosphère inerte, à la pression atmosphérique. Le chauffage peut être effectué par divers moyens, notamment par chauffage dans un four, ou par chauffage par micro-ondes. Il peut être effectué en continu, dans une enceinte chauffée et dans laquelle circulent le milieu réactionnel comprenant le polymère liquide support et les précurseurs), avec un temps de résidence permettant à la réaction d'être totale. La durée du chauffage varie généralement de 10 minutes à 200 heures, préférentiellement de 3 à 30 heures. La séparation du composé (I) lors de la 4ème étape peut être réalisée par exemple par extraction du polymère support par un solvant organique aprotique non polaire dans lequel le polymère est soluble, et élimination des éventuels sous-produits. Après séparation, le composé (I) peut être lavé avec un solvant organique aprotique polaire du même type, (tel que par exemple l'acétone, l'acétonitrile, 25 l'acétate d'éthyle), puis utilisé sans purification supplémentaire. Un composé (I) peut être utilisé dans diverses applications en fonction des éléments qui le constituent. A titre d'exemple, les composés (I) de l'invention peuvent être utilisés comme matière active pour la fabrication d'électrodes dans les batteries et les systèmes électrochromes, comme céramiques, comme matériaux 30 magnétiques pour le stockage l'information, comme pigment, ou dans une cellule photovoltaïque comme matériau absorbant la lumière avec un meilleur résultat que celui obtenu à l'aide de TiO2 classiquement utilisé. Lorsqu'un composé selon l'invention est utilisé comme matériau d'électrode, l'électrode peut être préparée en déposant sur un collecteur de courant, un matériau 35 composite obtenu en mélangeant par broyage manuel ou par broyage mécanique B10025FR 9 (par exemple par un broyage d'environ 10 minutes à l'aide d'un broyeur SPEX 1800), un mélange comprenant un composé de l'invention et un agent de conduction électronique (par exemple un noir de carbone). Le pourcentage en poids de composé (I) par rapport au matériau composite "composé (I) + carbone" peut-être de 50 à 99%, plus particulièrement de 80 à 95%. La quantité de matériau déposée sur le collecteur de courant est de préférence telle que la quantité de composé selon l'invention soit comprise entre 0,1 et 200, de préférence de 1 à 50 mg par cm2. Le collecteur de courant peut être constitué par une grille ou une feuille d'aluminium, de titane, de papier de graphite ou d'acier io inoxydable. Une électrode selon l'invention peut être utilisée dans une cellule électrochimique comprenant une électrode positive et une électrode négative séparées par un électrolyte. L'électrode selon l'invention constitue l'électrode positive. 15 L'électrode négative peut être constituée par du lithium métallique ou par l'un de ses alliages, par un oxyde de métal de transition formant par réduction une dispersion nanométrique dans de l'oxyde de lithium, ou par un nitrure double de lithium et d'un métal de transition. L'électrode négative peut en outre être constituée par un matériau capable d'insérer de manière réversible des ions Li+ à des potentiels 20 inférieurs à 1,6 V. Comme exemples de tels matériaux, on peut citer les oxydes à bas potentiel ayant pour formule générale Li1+Y+13Ti2_13O4 (0 x 1, 0 y 1), Li4+xTi5O12 (0 x' 3), le carbone et les produit carbonés issus de la pyrolyse de matières organiques, ainsi que les dicarboxylates. L'électrolyte comprend avantageusement au moins un sel de lithium ou de 25 sodium en solution dans un solvant liquide aprotique polaire, dans un polymère solvatant éventuellement plastifié par un solvant liquide ou un liquide ionique, ou dans un gel constitué par un solvant liquide gélifié par addition d'un polymère solvatant ou non solvatant. Les exemples 30 La présente invention est illustrée par les exemples suivants, auxquels elle n'est cependant pas limitée. Les produits suivants ont été utilisés : FeSO4.7H2O, fourni par la société Ficher Scientific CoSO4.7H2O, fourni par la société Acros Organic B10025FR 1 0 - NiSO4.7H20, fourni par la société Acros Organic - Polyéthylène glycol de masse 20 000 u.a. (PEG 20 000) fourni par la société Alfa Aesar (Température de fusion TF = 62,4°C, température de décomposition TD = 351°C) ; - PEG monométhyléther de masse 1 000 u.a. fourni par la société Alfa Aesar, (TF = 52-56°C, TD >300°C) ; - PEG monométhyléther de masse 2 000 u.a. fourni par la société Alfa Aesar, (TF = 52-56°C, TD >300°C) ; - PEG diméthyléther de masse 2 000 u.a. fourni par la société Alfa Aesar, (TF = 10 49-53°C, TD >300°C) ; Polyéthylène glycol de masse 8 000 u.a. (PEG 8 000) fourni par la société Alfa Aesar (TF = 62,4°C, TD = 256°C) ; - poly (oxyde d'éthylène) de masse >5 000 000 u.a. (POE > 5 000 000) fourni par Alfa Aesar (TF = 62,4°C, TD = 326°C) ; 15 Poly méthacrylate de méthyle de masse molaire 38 000 u.a. (PMMA 38 000), fourni par Acros Organic, (TF = 120°C, TD = 303°C) - Polystyrène de masse molaire 25 000 u.a. fourni par Alfa Aesar, (TF = 150°C, TD >400°C) ; PEG 600 diacid, ayant une masse molaire de 600 u.a., commercialisé par 20 Aldrich, (TF = température ambiante, TD = >280°C) - Copolymère PEG-PPO-PEG, masse Mme, = 5800 u.a., TF =60°C, TD >300°C, commercialisé par la société Aldrich Sigma sous la dénomination Pluronic PE10300) et répondant à la formule O 0 CH3 0H z 4O y x 25 - Copolymère PE-block-PEG, masse molaire Mw = 1400 u.a., TF = 60°C, TD = 260°C, répondant à la formule ka,- w,.DH Les analyses par diffraction des rayons X ont été effectuées à l'aide d'un diffractomètre à poudre Bruker D8-Advantage en utilisant la radiation Cu-Ka (X1 = 30 1.5405 A, 2^,2 = 1.5443 A). B10025FR 11 La stabilité de certains polymères utilisés comme supports réactionnels a été vérifiée par analyse thermogravimétrique, en utilisant un dispositif STA 449C Jupter Thermal Analyzer commercialisé par la société Netzsch. Les mesures ont été effectuées sous argon avec une rampe de température de 5°C/min jusqu'a 500°C. Les diagrammes sont représentés sur les figures 1 à 3. Sur chacune de ces figures, la courbe désignée par a représente l'évolution de la masse de polymère en fonction de la température. La figure 1 correspond au polymère PEG 20 000 et elle montre que ce polymère, dont le point de fusion est de 62,4°C, est stable thermiquement jusqu'à 10 350°C. La figure 2 correspond au polymère POE >5 000 000, et elle montre que ce polymère, dont le point de fusion est de 64,1°C, est stable thermiquement jusqu'à 326°C. La figure 3 correspond au polymère PMMA 38 000, et elle montre que la 15 stabilité thermique de ce polymère est inférieure à celle de PEG 20 000 ou de PEO 50 000, mais reste cependant dans un domaine de température opérationnel pour former les fluorosulfates (Al_aA'a)x(Z1_bZ'b)Z(SO4)SFf, en particulier LiFeSO4F. Exemple 1 Préparation de LiFeSO4F dans PEG 20 000 20 Préparation de FeSO4.H20 Dans une étape préliminaire, on a soumis FeSO4.7H20 a un traitement thermique dans PEG 2 000 à 150°C pendant 2 heures. Le monohydrate FeSO4.H20 formé a été récupéré par centrifugation, lavé à l'acétate d'éthyle, puis séché sous vide à température ambiante. Le composé obtenu a été soumis à une analyse par 25 diffraction des rayons X. Le diffractogramme est représenté sur la figure 4. Il montre les raies caractéristiques du minéral Szomolnokite (FeSO4.H20). Préparation de LiFeSO4F On a mélangé 0,85 g de FeSO4.H20 et 0,1297 g de LiF (ce qui correspond à un rapport molaire 1/1) dans un broyeur à billes SPEX contenant une bille d'acier 30 inoxidable de 1 cm de diamètre, on a scellé la cellule de broyage sous argon, puis on a broyé le mélange pendant 10 min. Dans un autoclave comprenant un gainage en Téflon , on a placé 3 g de PEG 20 000, puis le mélange de LiF et de FeSO4.H20 obtenu après broyage, et on a recouvert par 3 g supplémentaires de PEG 20 000. Ensuite, on a fermé l'autoclave B10025FR 12 sous argon, on l'a placé dans un four préchauffé à 150°C, et on a soumis à un traitement thermique comprenant les étapes suivantes : - maintien pendant 40 min à 150°C pour faire fondre le PEG 20 000, - chauffage jusqu'à 260°C avec une vitesse de 1°C/min 5 - chauffage jusqu'à 295°C avec une vitesse de 0,2°C/min, - maintien à 295°C pendant 24 heures, cette température étant la température de réaction des précurseurs. Après refroidissement du mélange réactionnel jusqu'à la température ambiante, on a ajouté de l'acétate d'éthyle, puis on a séparé par centrifugation le 10 fluorosulfate obtenu sous forme de poudre de la solution de polymère dans l'acétate d'éthyle. Ensuite, la poudre obtenue après centrifugation a été lavée 3 fois avec 20 mL d'acétate d'éthyle, puis séchée à l'étuve à 50°C pendant 3 heures. Le produit obtenu se présente sous forme d'une poudre couleur sable. Caractérisation par RDX 15 Le produit obtenu a été soumis à une analyse par diffraction des rayons X. Le diagramme est représenté sur la figure 5, et il montre que le produit obtenu est une phase unique de LiFeSO4F avec une structure tavorite P-1. Caractérisation par MEB Le produit obtenu a été caractérisé par MEB à l'aide d'un microscope 20 électronique à balayage « FEI Quanta F200P » avec un faisceau d'électron de 20 kV sous un vide faible pour éviter tout effet de chargement des électrons qui risque de dégrader la qualité des images. Une analyse des éléments élémentaires a été réalisée également sur plusieurs particules isolées vérifier que le produit obtenu a une composition homogène. 25 Les figures 6a et 6b sont des micrographies MEB avec deux grossissements différents qui montrent la morphologie du matériau LiFeSO4F obtenu. Analyse élémentaire L'analyse élémentaire EDX a été effectuée sur différentes particules. Le résultat obtenu est représenté sur la figure 7, sur laquelle le nombre de coups C est 30 représenté en ordonnée et l'énergie E (en KeV) est représentée en abscisse. Le diagramme EDX ne montre pas la présence du lithium qui est un élément trop léger pour pouvoir être détecté par la technique utilisée. B10025FR 13 Caractérisation électrochimique On a testé le produit obtenu dans une cellule électrochimique assemblée de la manière suivante. On a préparé un mélange de LiFeSO4F obtenu selon le procédé ci-dessus et de noir de carbone Super P dans un rapport en poids de 80/20, et on l'a broyé pendant 5 minutes sous argon dans un broyeur Spex-800 contenant une bille de 10 mm de diamètre On a élaboré deux cellules de type Swagelok® classique en utilisant pour chaque cellule un film de lithium comme anode, deux disques de fibre de verre borosilicate Whatman GF/D imprégnés par une solution 1 de LiPF6 dans un mélange carbonate d'éthyle/carbonate de diméthyle 1/1 en poids (EC), et une cathode constituée par un film de LiFeSO4F sur un plongeur d'aluminium en tant que collecteur de courant, la quantité de LiFeSO4F étant de 8 mg.cm 2. On a soumis les cellules à une succession de cycles charge-décharge en mode galvanostatique en utilisant un dispositif de contrôle MacPile (Claix, France) à 20°C. Le cyclage a été effectué de manière classique entre 2,5 et 4,2 V vs. Li+/Li avec un taux de C/15 pour l'une des cellules et de C/10 pour l'autre cellule (correspondant à 1 Li+ échangé respectivement en 15 h et en 10 h). Les performances sont représentées sur les figures 8a et 8b sur lesquelles le potentiel P (en V vs. Li+/Li) est donné en ordonnée, et le taux x de lithium dans LiXFeSO4F est donné en ordonnée. Ces figures confirment que la phase LiFeSO4F est électrochimiquement actives vis-à-vis du Li. Selon la vitesse de cyclage C/15 (désinsertion d'un Li+ en 15 heures) ou C/10 (désinsertion d'un Li+ en 10 heures), on peut extraire plus de 0,8 Li par unité formulaire, ce qui donne une capacité réversible de 130 mAh/g. Ces courbes montrent de plus que l'insertion de Li est reversible sur un grand nombre de cyles. On notera que la polarisation des électrodes est faible, bien que la formulation des électrodes n'ait pas été optimisée, les particules de LiFeSO4F n'étant ni de taille nanométrique, ni enrobées par du carbone. Le composé LiFeSO4F est de ce fait particulièrement avantageux par rapport au LiFePO4 qui, sous forme de particules micrométriques non enrobées de carbone, ne permet pas d'obtenir des capacités supérieures à 90 mAh/g avec des conditions de cyclage identiques à celles du présent exemple. B10025FR 14 Exemple 2 Préparation de LiFeSO4F dans PEO> 5 000 000 On a reproduit le mode opératoire de l'exemple 1, mais en remplaçant PEG 20 000 par PEO>5 000 000 dont le point de fusion est 64,1°C et la température de décomposition thermique est nettement supérieure aux températures de synthèse utilisées, et en appliquant le traitement thermique suivant : - maintien pendant 40 min à 150°C pour faire fondre le polymère, - chauffage jusqu'à 260°C avec une vitesse de 1 °C/min, - maintien à 260°C pendant 1h30, - chauffage jusqu'à 295°C avec une vitesse de 0,2°C/min, - maintien à 295°C pendant 24 heures, cette température étant la température de réaction des précurseurs. Le diagramme de diffraction des rayons X du produit obtenu est représenté sur la figure 9. Il montre qu'ici également, le composé obtenu est LiFeSO4F de structure 15 tavorite avec un degré de pureté de 100%. Exemple 3 Préparation de LiFeSO4F dans PEG monométhyl éther 1 000 On a reproduit le mode opératoire de l'exemple 1, mais en remplaçant PEG 20 000 par un PEG monométhyléther de masse 1 000 u.a. 20 Le diagramme de diffraction des rayons X du produit obtenu est représenté sur la figure 10. Il montre que ledit produit est une phase unique de Tavorite LiFeSO4F avec un taux de pureté de 100%. Exemple 4 Préparation de LiFeSO4F dans PEG monométhyl éther 2 000 25 On a reproduit le mode opératoire de l'exemple 1, en remplaçant PEG 20 000 par un PEG monométhyléther de masse 2 000 u.a., en utilisant 0,13 g de LiF et 0,8 g de FeSO4.H20. Le diagramme de diffraction du produit obtenu sous forme de poudre, représenté sur la figure 11, montre qu'il s'agit d'une phase unique de LiFeSO4F. B10025FR 15 Exemple 5 Préparation de LiFeSO4F dans PEG 8000 On a reproduit le mode opératoire de l'exemple 1, mais en utilisant PEG 8 000 au lieu de PEG 20 000. Le produit obtenu ne contient que 80% de LiFeSO4F du fait 5 que le polymère se décompose avant la fin de la réaction. Exemple 6 Préparation de NaFeSO4F dans PEG 20 000 On a reproduit le mode opératoire de l'exemple 1, mais en utilisant 0,23 g de NaF au lieu de 0,1297 g de LiF, et en maintenant le mélange réactionnel à 290°C au 10 lieu de 295°C. Le diagramme de diffraction du produit obtenu sous forme de poudre montre qu'il s'agit d'une phase unique de NaFeSO4F. Ledit diagramme est représenté sur la figure 12. Exemple 7 Préparation de LiCoSO4F dans PEG 20 000 15 On a préparé CoSO4.H2O à partir de CoSO4.7H2O selon le procédé décrit dans l'exemple 1 pour FeSO4.H20. On a reproduit le mode opératoire de l'exemple 1, mais en utilisant 0,13 g de LiF au lieu de 0,1297 g de LiF, et 0,8 g de CoSO4.H2O au lieu de FeSO4.H20, et en maintenant le mélange réactionnel à 270°C au lieu de 295°C. Le diagramme de 20 diffraction du produit obtenu sous forme de poudre montre qu'il s'agit d'une phase unique de LiCoSO4F. Ledit diagramme est représenté sur la figure 13. Exemple 8 Préparation de LiNiSO4F On a reproduit le mode opératoire de l'exemple 1, mais en utilisant 0,1297 g 25 de LiF, et 0,85g de NiSO4.H20 au lieu de FeSO4.H2O, et en maintenant le mélange réactionnel à 270°C au lieu de 295°C. Le diagramme de diffraction du produit obtenu sous forme de poudre montre qu'il s'agit d'une phase unique de LiNiSO4F. Ledit diagramme est représenté sur la figure 14. Exemple 9 30 Préparation de LiFeSO4F dans un copolymère PEG-PPO-PEG (M, 5800) On a reproduit le mode opératoire de l'exemple 1, en utilisant 0,13 g de LiF, 0,85 g de FeSO4.H2O, en remplaçant le PEG 20 000 par le copolymère PEG-PPOPEG (M,,, 5800) Pluronic PE10300, et en maintenant le mélange réactionnel à B10025FR 16 280°C au lieu de 295°C. Le diagramme de diffraction du produit obtenu sous forme de poudre montre qu'il s'agit d'une phase unique de LiFeSO4F. Ledit diagramme est représenté sur la figure 15. EXEMPLE 10 Préparation de LiFeSO4F dans le PMMA 38 000 On a mélangé 0,85 g de FeSO4.H2O et 0,1297 g de LiF (ce qui correspond à un rapport molaire 1/1) dans un broyeur à billes SPEX contenant une bille d'acier de 1 cm de diamètre, on a scellé le broyeur sous argon, puis on a broyé le mélange pendant 10 min. Dans un autoclave comprenant un gainage en Téflon ®, on a placé 3 g de PMMA 38000, puis le mélange de LiF et de FeSO4.H20 obtenu après broyage, et on a recouvert par 3 g supplémentaires de PMMA 38 000. Ensuite, on a fermé l'autoclave sous argon, on l'a placé dans un four préchauffé à 150°C, et on a soumis à un traitement thermique comprenant les étapes suivantes : - maintien pendant 1 h à 150°C pour faire fondre le polymère, 15 chauffage jusqu'à 265°C en 1,9 h, chauffage jusqu'à 295°C en 1 h, - maintien à 295°C pendant 24 heures, cette température étant la température de réaction des précurseurs. Après refroidissement du mélange réactionnel jusqu'à la température 20 ambiante, on a ajouté de l'acétate d'éthyle, puis on a séparé par centrifugation le fluorosulfate obtenu sous forme de poudre de la solution de polymère dans l'acétate d'éthyle. Ensuite, la poudre obtenue après centrifugation a été lavée 3 fois avec 20 mL de dichlorométhane, puis séchée à l'étuve à 60°C. Le fluorosulfate obtenu est sous forme d'une poudre vert foncé. 25 Le diagramme de diffraction du produit obtenu est représenté sur la figure 16. Il montre que le produit est une phase LiFeSO4F de structure tavorite pratiquement pure à l'exception de quelques pics d'intensité très faible signalés par * (correspondant à la phase FeSO4) et par - (correspondant à la phase Fe304). Ces impuretés représentent des quantités proches de 5%. 30 La présence de ces impuretés est probablement due au fait que le PMMA commence à se décomposer à une température proche de la température du synthèse. B10025FR 17 Exemple 11 Préparation de LiFeSO4F dans le Polystyrène On a reproduit le mode opératoire de l'exemple 10, en remplaçant le polymère PMMA par un polystyrène de masse 25 000. Le diagramme de diffraction des rayons X du produit obtenu est représenté sur la figure 17. Il montre l'obtention de la phase LiFeSO4F de structure tavorite pratiquement pure. Les 2 pics d'intensité très faible et indiqués par des * correspondent à la phase FeSO4. 10 Exemple 12 Préparation de LiFeSO4F dans le PEG diméthyléther 2 000 On reproduit le mode opératoire de l'exemple 1, en remplaçant le PEG 20 000 par un PEG diméthyléther de masse 2 000 u.a., en utilisant 0,13g de LiF et 0,85g de FeSO4.H20. Le diagramme de diffraction du produit obtenu sur poudre est représenté 15 sur la figure 18, et il montre qu'il s'agit d'une phase unique LiFeSO4F. EXEMPLE 13 Exemples comparatifs Le mode opératoire de l'exemple 10 a été reproduit en utilisant comme polymère support un PEG 600 di-acide et d'autre part un copolymère PE-block-PEG 20 1 400. Préparation dans le copolymère PE-block-PEG Le diagramme de diffraction des rayons X du produit obtenu dans le copolymère PE-block-PEG 1 400 est représenté sur la figure 19. Il montre la coexistence de la phase FeSO4.H20 et d'autres phases telles que notamment 25 FeSO4.H2O, Fe304, et FeF3. Il n'y a pas formation de la phase LiFeSO4F. Préparation dans le PEG 600 di acide Le produit formé contient 30% de LiFeSO4F et 70% de FeSO4.H2O. Dans les deux cas, l'absence ou le faible taux de formation du composé LiFeSO4F est du au manque de stabilité des polymères utilisés comme support 30 réactionnel. REVENDICATIONS1. Procédé de préparation d'un matériau constitué par des particules d'un composé qui a une structure de type Tavorite et qui répond à la formule (Ai-aA'a)x(Zi . bZ'b)Z(SO4)SF f (I) dans laquelle : A représente Li ou Na ; A' représente une lacune ou au moins un élément dopant ; Z représente au moins un élément 3d choisi parmi Fe, Co, et Ni ; Z' représente une lacune ou au moins un élément dopant ; les indices a, b, x, z, s et f sont choisis de manière à assurer l'électroneutralité du composé, et a>0, b>0, x>0, z>O, s>O, f O ; et les quantités respectives a et b de dopant A et Z' sont telles que la structure de type Tavorite est préservée, ledit procédé comprenant : - une 1 ère étape consistant à péparer un mélange de précuseurs contenant un sulfate hydraté du ou des éléments Z, le fluorure du ou des éléments A, un précurseur du ou des éléments Z' lorsque a>O et un précurseur du ou des éléments A' lorsque b>O ; une 2eme étape consistant à mettre en contact le mélange obtenu lors de la 1ere 15 étape, avec un support solide; - une 3eme étape consistant à porter le mélange obtenu à la fin de la 2eme étape à la température de réaction des précurseurs mélangés au cours de la lère étape, et à maintenir ladite température jusqu'à la fin de la réaction; - une 4eme étape consistant à éliminer le support solide; 20 ledit procédé étant caractérisé en ce que le support solide est un polymère qui est solide à la température ambiante, qui a un point de fusion inférieur à la température de réaction des précurseurs et qui est stable au moins jusqu'à la température de réaction des précurseurs, ledit polymère étant soluble dans un solvant organique. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le polymère support 25 de la réaction est un polyéthylène glycol (PEG), un polyoxyethylene (POE), un polystyrène (PS) ou un poly(méthyacrylate de méthyle) PMMA. 3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que A' est un élément dopant choisi parmi les métaux alcalins différents de A, les métaux alcalino-terreux et les métaux 3d, et a 4. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que Z' est un élément dopant, choisi parmi les métaux alcalins, Mn, Mg, Ca, Sc, Ti, V, Cr, Zn, Al, Ga, Sn, Zr, Nb et Ta dans au moins un de leurs degrés d'oxydation, et b 5. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que, dans la lère étape du procédé, les précurseurs sont utilisés en quantité stoechiométrique, ou avec un excès de fluorure de métal alcalin A. 6. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la quantité de 5 précurseurs dans le mélange obtenu à la fin de la 2ème étape est de 10 à 50 % en masse, par rapport à la masse totale "précurseurs + support polymère". 7. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on introduit dans le mélange de la 1ère étape, un précurseur de A' choisi parmi les composés dont l'anion est F, 5042- ou un halogénure autre que F. 10 8. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on introduit dans le mélange de la 1ère étape, un fluorure choisi parmi les fluorures d'ammonium d'imidazolium ou de pyridinium. 9. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le précurseur de Z est un composé ZSO4.H2O dans lequel Z est Fe, Co, Ni ou une solution solide de ces 15 composés. 10. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on introduit dans le mélange de la 1 ère étape, un précurseur de A' choisi parmi les sulfates de A', et les halogénures de A'. 11. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en que l'on introduit dans le 20 mélange de la 1ère étape, un précurseur de Z' choisi parmi les sulfates de Z' et les halogénures de Z'. 12. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le mélange de la lere étape contient un précurseur de l'anion 5042- chois parmi l'acide H2SO4, et ses sels d'ammonium, d'amine, d'imidazole ou de pyridine. 25 13. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la troisième étape comprend une première phase visant à faire fondre le polymère support de la réaction, à une température entre 30 et 160°C, et une deuxième phase viseant à faire réagir les précurseurs du composé (I) à une température entre 230 et 300°C. 14. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la 3ème étape est 30 effectuée sous atmosphère inerte, à la pression atmosphérique.
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FR2959992A1
A1
20111118
FR 2959992 A1 20111118 FR 1053678 A 20100511 La présente invention concerne le domaine général des antiviraux et plus particulièrement, des agents antiviraux dirigés contre les Entérovirus. Plus précisément, l'invention concerne de nouveaux peptides qui présentent une activité inhibitrice d'une protéase (également nommée activité anti- protéasique), et en particulier des peptides qui présentent un intérêt pour le traitement prophylactique ou thérapeutique d'une infection par un Entérovirus, et notamment par un Rhinovirus ou un Echovirus. Les entérovirus sont des virus non-enveloppés à ARN simple brin de polarité positive. Ils appartiennent à la famille des Picornaviridae. Actuellement, différentes espèces d'entérovirus humains ont été identifiées : les entérovirus A, les entérovirus B (avec notamment les Echovirus dont l'ECHOvirus 6), les entérovirus C (avec les Poliovirus), les Entérovirus D et les Rhinovirus Humains (RVH) A (comprenant environs 75 membres dont le RVH-2), B (comprenant environ 25 membres), C et D. Ces espèces sont définies selon des critères phylogénétiques basés, notamment sur la partie du génome codant les protéines structurales. Les entérovirus peuvent être responsables de différents types de pathologies, bénignes ou sévères, telles que notamment des paralysies flasques aiguës, méningites aseptiques, syndrome pieds-mains-bouche, maladies respiratoires, rhumes, otites, sinusites, cardiopathies aiguës ou chroniques, diarrhées, pancréatites, atteintes oculaires, encéphalites... En particulier, la présentation clinique du RVH ne se limite pas au simple rhume, puisque ce virus est également associé aux otites moyennes aigues chez l'enfant (Pitkaranta, Virolainen et al. 1998) et aux sinusites chez l'adulte (Pitkaranta, Arruda et al. 1997). De plus, il peut être la cause de complications graves chez les sujets à risque tels que les patients asthmatiques (Nicholson, Kent et al. 1993) ou ceux souffrant d'immunodéficience. Aucun traitement spécifique contre le Rhinovirus Humain n'est disponible actuellement et aucun vaccin n'existe pour prévenir cette infection puisque près de 100 sérotypes différents du RVH ont été caractérisés. Le traitement de la maladie vise essentiellement à en soulager les symptômes. Différentes approches chimio-thérapeutiques ont tenté et tentent toujours de mieux combattre le RVH. Ces approches peuvent être classées en deux groupes et consistent à : le groupe : (1) inhiber l'étape de déshabillage du virus par fixation de différents ligands au niveau de la capside. Plusieurs composés synthétiques ont fait l'objet d'essais cliniques aux Etats-Unis : Disoxaril (WIN 51711), WIN 54954, Pleconaril (WIN 63843, picovir), Pirodavir (R 77975) et R 61837 (Patick, 2006). Aucun d'entre eux n'a été approuvé par l'US Food and Drug Administration. (2) empêcher l'attachement du virus sur son récepteur. Près de 90% des sérotypes du RVH utilisent le récepteur ICAM-1 pour se fixer aux cellules susceptibles d'être infectées. Ainsi, une des stratégies adoptées consiste à bloquer cette fixation en utilisant des formes solubles de ICAM-1 (sICAM-1) (Turner, Wecker et al. 1999; Turner 2001). Le Tremacamra (BIRR-4), mis au point par Boechringer Ingelheim, a été évalué dans 4 essais cliniques en double-aveugle (Turner, Wecker et al. 1999). Le Tremacamra est capable de réduire la gravité des rhumes provoqués de manière expérimentale qu'il soit administré avant ou après infection. Cette molécule semble, cependant, moins efficace quand elle est administrée à des temps variables de 12h et plus après infection. Par ailleurs, il a été rapporté qu'une réponse humorale peut se développer contre ces formes solubles de ICAM-1 et diminuer ainsi leur efficacité. (3) diminuer la réponse inflammatoire provoquée par l'infection par le RVH en utilisant des interférons. Les interférons sont au centre des réponses antivirales et anticancéreuses par l'intermédiaire de cascades de signalisation engendrées par leur fixation à des récepteurs spécifiques. Plusieurs études ont évalué l'efficacité d'un interféron alpha 2b recombinant dans la prévention ou le traitement de rhumes dus au RVH (Hayden, Albrecht et al. 1986; Sperber, Levine et al. 1989). Dans ces études, l'injection intranasale d'interféron s'est montrée efficace à la fois dans les rhumes « naturels » et expérimentaux, quand elle a été effectuée avant infection. Par contre, elle n'a eu peu ou pas d'effets, quand elle a été administrée chez des patients déjà infectés. Plusieurs effets secondaires, comme des saignements de la muqueuse nasale, ont également été relevés dans ces études. 2ème groupe : inhiber l'activité des protéases virales. Les protéases 3C (nommée 3Cpro) et 2A (nommée 2Apro) du rhinovirus sont des cibles thérapeutiques particulièrement intéressantes. En effet, elles jouent un rôle essentiel dans le cycle réplicatif du virus : elles catalysent la maturation du précurseur protéique viral et sont au centre des perturbations de certaines fonctions intracellulaires induites par l'infection par le Rhinovirus. Différents composés ont été testés pour leur capacité à inhiber l'activité de ces protéases. Le Rupintrivir (AG7088) et le Compound 1 pour la 3Cpro ; l'elastinal, le MPCMK (methoxysuccinyl-Ala-Ala-Pro-Val-chloromethylketone), le z-VAM.fmk et l'homophthalimide (LY353349) pour la 2Apro (Molla, Hellen et al. 1993; Wang, Johnson et al. 1998; Deszcz, Seipelt et al. 2004; Deszcz, Cencic et al. 2006). Aucun de ces composés n'est actuellement utilisé en thérapie et aucun essai clinique les incluant n'a été décrit dans la littérature. Plusieurs études ont également porté sur des peptides dérivés de la séquence de la polyprotéine du RVH (US5559025, CA208221, EP0263214 et EP0263202 notamment) qui présentent une activité inhibitrice de la 2Apro virale. Aujourd'hui, les besoins thérapeutiques pour le traitement des affections liées aux Rhinovirus, ne sont pas satisfaits. Aussi, dans ce contexte, la présente invention se propose de fournir de nouveaux dérivés peptidiques, utiles pour le traitement d'une infection par un Entérovirus, et en particulier par un Rhinovirus Humain. La présente invention a donc pour objet les peptides dont la partie C-terminale a la séquence X1-X2-X3-X4-X5-X6 dans laquelle : - X1 et X3, identiques ou différents, sont Leu, Ile ou Phe, ou un acide aminé non conventionnel dérivé de Leu, Ile ou Phe, X2 et X4, identiques ou différents, sont un acide aminé quelconque, X5 est Asn, Thr ou Gln, ou un acide aminé non conventionnel dérivé de Asn, Thr ou Gln, et X6 est un acide aminé hydrophobe. La présente invention a également pour objet les dérivés chimiques de tels peptides. Les peptides selon l'invention présentent une séquence peptidique X1-X2-X3-X4-X5-X6 C-terminale telle que définie ci-dessus qui correspond à un pseudo-substrat de la 2Apro du RVH-2 et qui mime la séquence P1-P6 (selon la nomenclature proposée par Schechter and Berger (Schechter and Berger 1968) du demi-site de clivage de certains substrats naturels de la 2Apro. Dans le cadre de l'invention, les inventeurs ont démontré que ce motif était directement impliqué dans l'interaction avec la 2Apro du RVH-2. De plus, les inventeurs ont démontré que les peptides selon l'invention présentent un spectre d'action plus large qui s'étend à d'autres 2Apro entérovirales, et donc plus largement aux 2Apro des entérovirus, et possiblement à toute protéase, virale ou non virale, en particulier ayant les mêmes propriétés catalytiques. En effet, une interaction in vitro entre ces peptides, et en particulier avec le peptide LVLQTM (SEQ ID N°9) de l'extrémité C-terminale de la protéine cellulaire RBM6 delta 6 et la 2Apro du RVH-2 a été mise en évidence. D'autre part, il a été démontré que de tels peptides se comportent comme des inhibiteurs réversibles de l'enzyme viral in vitro ainsi que dans des cellules de mammifères. De la même manière, il a été démontré que l'extrémité C-terminale de RBM6 delta 6 présente également des propriétés inhibitrices sur la 2Apro d'ECHOvirus 6, ce qui permet d'envisager les peptides selon l'invention comme des inhibiteurs des 2Apro entérovirales. L'invention concerne également, les peptides dont la partie C-terminale correspond à la séquence : X1-X2-X3-X4-X5-X6 précédemment définie, ainsi que ceux qui vont être définis dans la suite de la description, ainsi que la protéine RBM6 delta 6 sous une forme isolée, qui présentent une activité inhibitrice d'une protéase virale ou cellulaire, notamment une activité inhibitrice de la protéase 2A du rhinovirus et/ ou d'une protéase (virale ou non virale) ayant, en particulier, les mêmes propriétés catalytiques que la protéase 2A du rhinovirus. Selon un autre de ses aspects, l'invention a également pour objet la protéine RBM6 delta 6 sous une forme isolée et les peptides tels que précédemment définis, ainsi que ceux qui vont être définis dans la suite de la description, utilisés pour le traitement thérapeutique ou prophylactique d'un Entérovirus, ainsi que les compositions pharmaceutiques les comprenant, en association avec un excipient pharmaceutiquement acceptable. Avant de donner une description plus détaillée de l'invention, un certain nombre de définitions des termes employés pour définir l'invention, va être rappelé. Par « peptide », on entend tout enchaînement d'acides aminés, sans limitation supérieure de taille. Le terme peptide englobe donc les peptides de grande taille, classiquement qualifiés de protéines. Le terme « peptide » désigne un enchaînement de deux ou plusieurs acides aminés liés entre eux par des liaisons peptidiques ou par des liaisons peptidiques modifiées. Les acides aminés présents au sein des peptides selon l'invention, à moins qu'il n'en soit spécifié autrement, peuvent être des acides aminés naturels : Leucine (Leu), Glycine (Gly), alanine (Ala), Isoleucine (Ile), Valine (val), Sérine (Ser) Thréonine (Thr), Phénylalanine (Phe), Tryptophane (Trp), Tyrosine (Tyr), Proline (pro), Cystéine (Cys), Méthionine (Met), Asparagine (Asn), Glutamine (Gin), Arginine (Arg), Lysine (Lys), Histidine (His), Acide Aspartique (Asp), Acide glutamique (Glu) qui sont de conformation L, ou bien des acides aminés non naturels, nommés acides aminés non conventionnels tels que notamment les acides aminés ci-dessous Nle = L-norleucine ; Aabu = acide a-aminobutyrique ; Hphe = L-homophénylalanine ; Nva =_ L-norvaline ; Gabu = acide y-aminobutyrique ; Daia = D-alanine ; Dcys = D-cysteine; Dasp = acide D-aspartique; Dglu = acide D-glutamique ; Dphe = D-phénylalanine ; Dhis = D-histidine ; Dile = D-isoleucine ; Dlys = D-lysine ; Dieu = D-leucine ; Dmet = D-méthionine ; Dasn = D-asparagine ; Dpro = D-proline ; Dgln = D-glutamine ; Darg = D- arginine ; Dser = D-serine ; Dthr = D-thréonine ; Dval = D-valine ; Dtrp = D-tryptophan ; Dtyr = D-tyrosine ; Dorn = D-ornithine ; Aib = acide aminoisobutyrique ; Etg = L-éthylglycine ; Tbug = L-t-butylglycine ; Pen = pénicillamine ; Anap = a-naphthylalanine ; Chexa = cyclohexylalanine ; Cpen = cyclopentylalanine ; Cpro = aminocyclopropane carboxylate ; Norb = aminonorbornylcarboxylate ; Mala = L-a-méthylalanine ; Mcys = L-améthylcysteine ; Masp = acide L-a-méthylaspartique ; Mglu = acide L-améthylgiutamique ; Mphe = L-a-méthylphénylalanine ; Mhis = L-améthylhistidine ; Mile = L-a-méthylisoleucine ; Mlys = L-a-méthyllysine ; Mleu = L-a-méthylleucine ; Mmet = L-a-méthylméthionine ; Masn = L-améthylasparagine ; Mpro = L-a-méthylproline ; MgIn = L-a-méthylglutamine ; Marg = L-a-méthylarginine ; Mser = L-a-méthylsérine ; Mthr = L-améthylthréonine ; Mval = L-a-méthylvaline ; Mtrp = L-a-méthyltryptophan ; Mtyr = L-a-méthyltyrosine ; Morn = L-a-méthylornithine ; Mnle = La- méthylnorleucine ; Maabu = acide a-amino-a-méthylbutyrique ; Mnva = L-améthylnorvaline ; Mhphe = L-a-méthylhomophénylalanine ; Metg = L-améthyléthylglycine ; Mgabu = acide a-méthyl-y-aminobutyrique ; Maib = acide a-méthyiaminoisobutyrique ; Mtbug = L-a-méthyl4-butylglycine ; Mpen = a-méthylpenicillamine; Manap = a-méthyl-a-naphthylalanine ; Mchexa = a-méthylcyclohexylalanine ; Mcpen = a-méthylcyclopentylalanine ; Dmala = D-a-méthylaianine ; Dmorn = D-a-méthylornithine ; Dmcys = D-améthylcystéine ; Dmasp = acide a-méthylaspartique ; Dmglu = acide D-améthylgiutamique ; Dmphe = D-a-méthylphénylalanine ; Dmhis = D-améthylhistidine ; Dmile = D-a-méthylisoleucine ; Dmlys = D-a-méthyllysine ; Dmleu = D-a-méthylleucine ; Dmmet = D-a-méthylméthionine ; Dmasn = D-a-méthylasparagine ; Dmpro = D-a-méthylproline; Dmgln = D-améthylglutamine ; Dmarg = D-a-méthylarginine; Dmser = D-a-méthylserine ; Dmthr = D-a-méthylthréonine ; Dmval = D-a-méthylvaline ; Dmtrp = D-améthyltryptophan ; Dmtyr = D-a-méthyltyrosine ; Nmala = L-N- méthylalanine ; Nmcys = L-N-méthylcystéine ;Nmasp = acide L-N-méthylaspartique ; Nmglu = acide L-N-méthylglutamique ; Nmphe = L-N- méthylphénylalanine ; Nmhis = L-N-méthylhistidine ; Nmie = L-N-méthylisoleucine ; Nmlys = L-N-méthyllysine ; Nmleu = L-N-méthylleucine ; Nmmet = L-N-méthylméthionine ; Nmasn = L-N-méthylasparagine; Nmchexa = N-méthylcyclohexylalanine ; Nmgln = L-N-méthylglutamine ; Nmarg = L- N-méthylarginine ; Nmser = L-N-méthylsérine ; Nmthr = L-N-méthylthréonine ; Nmval = L-N-méthylvaline; Nmtrp = L-N-méthyltryptophan; Nmtyr = L-N-méthyltyrosine ; Nmorn = L-N-méthylornithine ; Nmne = L-N-méthylnorleucine Nmaabu = acide N-aminoa-méthylbutyrique ; Nmnva = L-N-méthylnorvaline ; Nmhphe = L-N- méthylhomophénylalanine ; Nmetg = L-N-méthyléthylglycine ; Nmgabu = acide N-méthyl-y-aminobutyrique ; Nmcpen = N-méthylcyclopentylalanine ; Nmtbug = L-N-méthyl-t butylglycine ; Nmpen = N-méthylpénicillamine ; Nmanap = N-méthyl-a-naphthylalanine ; Nmaib = acide N-méthylaminoisobutyrique ; Dnmala = D-N-méthylalanine; Dnmorn = D-N- méthylornithine ; Dnmcys = D-N-méthylcystéine ; Dnmasp = D-N-méthylaspartique acide ; Dnmglu = acide D-N-méthylglutamique ; Dnmphe = D-N-méthylphénylalanine ; Dnmhis = D-N-méthylhistidine ; Dnmile = D-N-méthylisoleucine ; Dnmlys = D-N-méthyllysine ; Dnmleu = D-N-méthylleucine ; Dnmmet = D-N-méthylméthionine ; Dnmasn = D-N- méthylasparagine ; Dnmpro = D-N-méthylproline ; Dnmgln = D-N-méthylglutamine ; Dnmarg = D-N-méthylarginine ; Dnmser = D-N-méthylsérine ; Dnmthr = D-N-méthylthréonine ; Dnmval = D-N-méthylvaline; Dnmtrp = D-N-méthyltryptophan ; Dnmthr = D-N-méthyltyrosine ; Nala = N-méthylglycine (sarcosine) ; Nasp = N-(carboxyméthyl)glycine ; Nglu = N-(2- carboxyéthyl)glycine ; Nphe = N-benzylglycine ; Nhhis = N-(imidazolyléthyl)glycine ; Nïle = N-(1-méthylpropyl)glycine ; Nlys = N-(4-aminobutyl)glycine ; Nleu = N-(2-méthylpropyl)glycine ; Nmet = N-(2-méthylthioéthyl)glycine ; Nhser = N-(hydroxyéthyl)glycine ; Nasn = N-(carbamylméthyl)glycine ; Ngln = N-(2 carbamyléthyl)glycine ; Nval = N-(1- méthyléthyl)glycine ; Narg = N-(3-guanidinopropyl)glycine ; Nhtrp = N-(3-indolyléthyl)glycine ; Nhtyr = N-(phydroxyphénéthyl)glycine ; Nthr = N-(1-hydroxyéthyl)glycine ; Ncys = N-(thiométhyl)glycine ; and Nom = N-(3- 2959992 8 aminopropyl)glycine ; Ncpro = N-cyclopropylglycine ; Ncbut = N- cyclobutyglycine ; Nchex = N-cyclohexylglycine ; Nchep = N- cycloheptylglycine ; Ncoct = N-cyclooctylglycine ; Ncdec = N- cyclodécylglycine ; Ncund = N-cycloundécylglycine ; Ncdod = N- 5 cyclododécylglycine ; Nbhm = N-(2,2-diphényléthyl)glycine ; Nbhe = N-(3,3- diphénylpropyl)glycine , Nnbhm = N-(N-(2,2- diphényléthyl)carbamylméthyl)glycine Nnbhe = N-(N-(3,3- diphénylpropyl)carbamylméthyl)glycine ; Nbmc = 1-carboxy-1-(2,2- diphényléthylamino)cyclopropane ; et Naeg = N-(2-aminoéthyl)glycine. 10 Dans le cadre de l'invention, le ternie général « acide aminé » désigne donc les acides aminés naturels et les acides aminés non naturels, nommés acides aminés non conventionnels. Par « acide aminé non conventionnel dérivé d'un acide aminé naturel », on entend un aminoacide appartenant à la liste ci-dessus dont le nom 15 comporte le nom de l'acide aminé naturel dont il est le dérivé. Par « dérivé chimique » des peptides selon l'invention, on entend des peptides qui comportent un ou plusieurs groupements additionnels qui ne sont naturellement pas présents sur des séquences peptidiques. De tels groupements ont, par exemple, pour fonction d'améliorer leur solubilité ou 20 leur demi-vie en milieu biologique (tel que, par exemple, le groupement Z -C(0)OBz avec Bz = benzyle qui permet au peptide de mieux franchir la membrane plasmique des cellules), ou encore de réduire leur toxicité ou des effets secondaires indésirables, ou encore de former une liaison covalente irréversible avec leur protéine cible (tel que, par exemple, le groupement fmk 25 = fluorométhylcétone qui peut former un lien covalent avec une cystéine catalytique du centre actif d'un enzyme) pour notamment effectuer des études cristallographique. Egalement, de façon à améliorer leur résistance à la dégradation in vivo, les peptides selon l'invention peuvent être sous forme protégée. Compte tenu de l'application des peptides selon l'invention, la 30 forme de protection doit évidemment être une forme biologiquement compatible et doit être, de préférence, compatible avec une utilisation en prophylatique et en thérapeutique. De nombreuses formes de protection biologiquement compatibles, bien connues de l'homme de l'art, peuvent être envisagées. A titre d'exemple, on peut citer l'acylation ou l'acétylation de l'extrémité amino-terminale, ou l'amidation ou l'estérification de l'extrémité carboxy-terminale du peptide. Ainsi, les peptides selon l'invention pourront être substitués sur leur extrémité N-terminale par un groupement acétyle, un groupement benzoyle, un groupement tosyle ou un groupement benzyloxycarbonyle (Z), ou sur leur extrémité C-terminale par amidation de la fonction hydroxyle du groupement -COOH par un groupement NYY avec Y qui représente une chaîne alkyle, notamment de 1 à 4 atomes de carbone, ou par estérification par un groupement alkyle, notamment de 1 à 4 atomes de carbone. Il est également possible que les deux extrémités du peptide soient protégées. Par peptide ou protéine « purifié » ou « isolé », on entend que le peptide ou la protéine en question est obtenu sous une forme substantiellement exempte de macromolécules du même type. C'est-à-dire que de préférence, le peptide ou la protéine en question représente au moins 75% en masse, préférentiellement au moins 85% en masse, et plus préférentiellement au moins 95% en masse, voire plus de 98% en masse des macromolécules biologiques présentes du même type (mais de l'eau, des tampons ou des molécules de faibles masses moléculaires, notamment inférieurs à 1000 daltons peuvent être présentes). Les procédés de purification sont connus de l'homme du métier. Une protéine d'origine naturelle peut, par exemple, être purifiée à partir de lysats et extraits cellulaires, du surnageant du milieu de culture, par des méthodes utilisées individuellement ou en combinaison, telles que le fractionnement, les méthodes de chromatographie, les techniques d'immunoaffinité à l'aide d'anticorps mono ou polyclonaux spécifiques, etc Dans le cadre de l'invention, les peptides peuvent présenter n'importe quelle taille, mais comprennent au moins les 6 acides aminés X1-X2-X3-X4-X5- X6 (NH2->COOH) tels que définis dans le cadre de l'invention. Lorsque plus de 6 acides aminés sont présents au sein des peptides selon l'invention, la liaison à la séquence XI-X2-X3-X4-X5-X6 se fait via X1. Chacun des acides aminés présents au sein des peptides selon l'invention peut être un acide aminé naturel ou non conventionnel. Les peptides selon l'invention comportent, par exemple, de 6 à 1000 acides aminés. Néanmoins, lorsque les peptides selon l'invention devront être administrés dans une composition pharmaceutique, en fonction de la nature de cette composition, il pourra être avantageux que leur taille ne dépasse pas 50, voire 20 amino-acides. Selon un mode de réalisation particulier, ces peptides correspondront à des peptides artificiels. C'est-à-dire qu'ils ne correspondront pas à la séquence entière d'une protéine biologique. Par « protéine biologique », on entend toute protéine présente à l'état naturel et produite naturellement par un organisme vivant, et notamment la protéine RBM6 delta 6 de séquence : MWGDSRPANR TGPFRGSQEE RFAPGWNRDY PPPPLKSHAQ ERHSGNFPGR DSLPFDFQGH SGPPFANVEE HSFSYGARDG PHGDYRGGEG PGHDFRGGDF SSSDFQSRDS SQLDFRGRDI HSGDFRDREG PPMDYRGGDG TSMDYRGREA PHMNYRDRDA HAVDFRGRDA PPSDFRGRGT YDLDFRGRDG SHADFRGRDL SDLDFRAREQ SRSDFRNRDV SDLDFRDKDG TQVDFRGRGS GTTDLDFRDR DTPHSDFRGR HRSRTDQDFR GREMGSCMEF KDREMPPVDP NILDYIQPST QDREHSGMNV NRREESTHDH TIERPAFGIQ KGEFEHSETR EGETQGVAFE HESPADFQNS QSPVQDQDKS QLSGREEQSS DAGLFKEEGG LDFLGRQDTD YRSMEYRDVD HRLPGSQMFG YGQSKSFPEG KTARDAQRDL QDQDYRTGPS EEKPSRLIRL SGVPEDATKE EILNAFRTPD GMPVKNLQLK EYNTGNSNDP GQRSYPGVCI KPGFLVLQTM (SEQ ID N°1) dont la séquence ADN a été soumise le 9 octobre 2007 dans GenBank et porte la référence F1156542). Par « activité inhibitrice d'une protéase», on entend une activité inhibitrice minimale de 50% sur au moins un test de référence pour mesurer l'activité inhibitrice sur ladite protéase. Pour la protéase 2A du Rhinovirus 2, on pourra prendre comme test de référence un test d'hydrolyse du substrat calorimétrique TRPIITTA (SEQ ID N°18)-pNa, et notamment le test décrit dans les exemples ci-après. Le terme « traitement » désigne toute mesure thérapeutique prophylactique ou suppressive d'une maladie ou désordre conduisant à un effet clinique souhaitable ou à tout effet bénéfique, incluant notamment la suppression ou la diminution de un ou plusieurs symptômes, la régression, le ralentissement ou la cessation de la progression du virus ou du désordre qui y est associé. Par « quantité thérapeutiquement efficace », on désigne toute quantité 5 d'une composition qui améliore un ou plusieurs des paramètres caractéristiques de l'affection virale traitée. Certains modes de mise en oeuvre de l'invention vont maintenant être décrits de manière plus précise. L'invention a notamment pour objet des familles plus spécifiques de 10 peptides tels que précédemment définis. Notamment, l'invention concerne les peptides qui correspondent à la séquence X1-X2-X3-X4-X5-X6 telle que précédemment définie, ainsi que les dérivés chimiques de tels peptides. Pour ces différents peptides, ceux dont la partie C-terminale correspond à la séquence X1-X2-X3-X4-X5-X6 telle que précédemment définie, 15 ou ceux qui correspondent exactement à cette séquence, X6 est, par exemple, un acide aminé choisi parmi Leu, Cys, Val, Met, Pro, Tyr, Ile, Ala, Phe, Trp et les acides aminés non conventionnels dérivés de Leu, Cys, Val, Met, Pro, Tyr, Ile, Ala, Phe et Trp. En particulier, X6 est un acide aminé choisi parmi Leu, Cys, Val, Met, et est, de préférence, Met. En effet, la présence 20 d'une méthionine dans une telle position favorise l'interaction du peptide avec la protéase ciblée. C'est ce qui a été démontré dans la publication de (Deszcz, Cencic et al. 2006), pour la protéase 2Apro du RVH où le composé zVAD.fmk, un inhibiteur de caspases capable d'inhiber à la fois l'activité des 2Apro du RVH et CBV4 in vitro et la réplication de ces virus, a été modifié par 25 ajout d'un groupement méthyl ester sur l'aspartate (résidu aspartate remplacé par une méthionine) en position P1 dans zVAD.fmk et a permis de limiter l'action de ce composé sur les protéases 2A et, ainsi, augmenter sa spécificité vis-à-vis des protéases virales. Le nature de X2 et X4 n'est pas déterminante : par exemple, X2 et X4 30 identiques ou différents, sont un acide aminé choisi parmi Val, Lys, Sern Thr, Arg, Cys, His, Phe, Tyr et Gln et les acides aminés non conventionnels dérivés de ces derniers. Les peptides dont la partie C-terminale correspond à un hexapeptide choisi parmi : IKLVTL (SEQ ID N°2), LSLVTL (SEQ ID N°3), FRLTTL (SEQ ID N°4), LCLHTC (SEQ ID N°5), LFLYTC (SEQ ID N°6), LYIYTV (SEQ ID N°7), LKLQTV (SEQ ID N°8), LVLQTM (SEQ ID N°9), LRLKNL (SEQ ID N°10), LRLRNL (SEQ ID N°11), ainsi que les peptides qui correspondent exactement à un hexapeptide choisi parmi IKLVTL (SEQ ID N°2), LSLVTL (SEQ ID N°3), FRLTTL (SEQ ID N°4), LCLHTC (SEQ ID N°5), LFLYTC (SEQ ID N°6), LYIYTV (SEQ ID N°7), LKLQTV (SEQ ID N°8), LVLQTM (SEQ ID N°9), LRLKNL (SEQ ID N°10), LRLRNL (SEQ ID N°11), ainsi que leurs dérivés chimiques, sont des exemples particuliers de peptides selon l'invention. L'hexapeptide LVLQTM (SEQ ID N°9), détecté à l'extrémité C-terminale de la protéine RBM6 delta 6, ainsi que ses dérivés chimiques, est particulièrement préféré. Les peptides selon l'invention peuvent être obtenus par protéolyse ou de manière synthétique, par voie chimique. En particulier, les peptides selon l'invention peuvent être obtenus par synthèse chimique en phase solide ou en phase homogène liquide, ou bien par synthèse enzymatique, ou par génie génétique, selon les techniques bien connues de l'homme de l'art. Les peptides selon l'invention, mais également la protéine RBM6 delta 6 dont la fonction biologique n'avait pas encore été identifiée, sont particulièrement intéressants sur les plans prophylactique et thérapeutique, pour le traitement des Entérovirus, chez les mammifères et, en particulier chez l'homme, et en particulier des Rhinovirus humains, tel que le RVH-2, des Echovirus tel que l'ECHO-6 humain, ou encore des poliovirus et des coxsackievirus dont la protéase 2A entérovirale présente de fortes homologies avec la 2Apro d'ECHO 6 dont l'activité est aussi inhibée par le motif LVLQTM (SEQ ID N°9). Les peptides selon l'invention et la protéine RBM6 delta 6 isolée pourront donc être utilisés en tant que médicament pour le traitement de rhumes, otites, sinusites, ou encore de paralysies flasques aiguës, méningites aseptiques, syndrome pieds-mains-bouche, maladies respiratoires, cardiopathies aiguës ou chroniques, diarrhées, pancréatites, atteintes oculaires, encéphalites. Plus généralement, les peptides selon l'invention et la protéine RBM6 delta 6 isolée pourront être utilisés pour inhiber une protéase virale ou une protéase cellulaire telles que l'élastase, les chymotrypsine-like protéases et les caspases (Skern, Sommergruber et al. 1991). En effet, la protéase 2A des Entérovirus est une cystéine protéase dont l'activité peut être modulée par des inhibiteurs connus de protéases cellulaires. Ainsi, la P2A du RVH-14 et du poliovirus de type 1 est inhibée par des inhibiteurs spécifiques de l'élastase (Molla, Hellen et al. 1993). Bien entendu, les peptides selon l'invention et la protéine RBM6 delta 6 isolée pourront être utilisés pour inhiber des protéases virales ou non virales, autres que les 2Apro des Entérovirus, si ces protéases présentent des propriétés catalytiques proches de la 2Apro virale. Une des applications est l'utilisation d'un peptide selon l'invention ou de la protéine RBM6 delta 6 dans la préparation de lysats cellulaires, notamment pour compléter des cocktails d'inhibiteurs de protéases. Néanmoins, selon un de ses aspects essentiels, l'invention concerne les peptides selon l'invention, ainsi que la protéine RBM6 delta 6 isolée, pour leur utilisation en tant que médicaments, ainsi que les compositions pharmaceutiques contenant l'un des peptides selon l'invention ou la protéine RBM6 delta 6 isolée, en association avec au moins un excipient pharmaceutique convenable. Par excipient pharmaceutique convenable ou acceptable, on entend tout composé ou véhicule entrant dans une composition pharmaceutique qui ne provoque pas ou quasiment pas de réactions secondaires et qui permet, par exemple, de faciliter l'administration des peptides selon l'invention, d'augmenter leur durée de vie et/ou leur efficacité dans l'organisme, d'augmenter leur solubilité, ou encore d'améliorer leur conservation. Ces excipients pharmaceutiquement acceptables sont bien connus de l'homme du métier et seront adaptés, par ce dernier, en fonction de la nature et du mode d'administration des peptides selon l'invention. Le peptide peut, par exemple, être solubilisé dans un ou plusieurs solvants pharmaceutiquement acceptables, classiquement utilisés par l'homme du métier, comme, par exemple, l'eau, le glycérol, l'éthanol, le propylène glycol, le butylène glycol, le dipropylène glycol, les diglycols éthoxylés ou propoxylés, les polyols cycliques, la vaseline, une huile végétale et tout mélange de ces solvants. Le peptide peut également être formulé dans un vecteur pharmaceutique, comme les liposomes, ou adsorbé sur des polymères organiques poudreux, des supports minéraux comme les talcs et bentonites, et plus généralement solubilisé dans, ou fixé sur, tout vecteur pharmaceutiquement acceptable. Les peptides selon l'invention pourront, par exemple, être administrés par voie orale, sublinguale, sous-cutanée, intramusculaire, intra-veineuse, topique, intratrachéale, intranasale, transdermique, rectale ou intraoculaire. Leurs modes d'administration, posologies et formes galéniques optimaux seront déterminés selon les critères généralement pris en compte dans l'établissement d'un traitement adapté à un patient comme par exemple l'âge ou le poids corporel du patient, la gravité de son état général, la tolérance au traitement et les effets secondaires constatés. Le peptide sera présent au sein de la composition, en une quantité thérapeutiquement efficace. Par exemple, un peptide selon l'invention pourra être présent dans les compositions de l'invention à une concentration comprise entre 0,0005 et 500 ppm (parties par million, poids/poids) environ, et préférentiellement à une concentration comprise entre 0,01 et 5 ppm environ par rapport au poids total de la composition finale. Un peptide selon l'invention peut être utilisé seul ou bien en association avec au moins un autre agent actif, dans une composition pharmaceutique. Les peptides selon l'invention pourront notamment être utilisés en association avec un inhibiteur de protéases déjà connu et/ou avec un composé en cours d'évaluation. L'invention a donc également pour objet les compositions pharmaceutiques contenant de telles associations. D'autres aspects et avantages de l'invention seront mieux compris au vu des exemples ci-après qui permettent d'illustrer l'invention, mais n'ont aucun caractère limitatif. Ces exemples se réfèrent aux figures annexées : La Figure 1 présente un alignement des extrémités C-terminales des peptides identifiés en double hybride. Le motif séquentiel commun L-X-L-XT/N-Z (où X est un acide aminé quelconque et Z un acide aminé hydrophobe) est présenté et aligné avec les résidus P6-P1 de différents sites de clivage connus de la 2Apro. La Figure 2 présente les résultats d'expériences dites de « pull-down » conduites en présence de la 2Apro du RVH-2 et du peptide LVLQTM (SEQ ID N°9). Des lysats bactériens contenant les protéines Sreptag-SUMO, Stretag-SUMO-SEQ ID N°9 ou RVH-2 2Apro-(His)6 ont été mélangés deux à deux et soumis à une chromatographie d'affinité sur billes magnétiques recouvertes de Strep-Tactin. Les complexes fixés ont été séparés sur gel d'acrylamide SDS-PAGE et colorés au Bleu de Coomassie. piste 1 : Streptag-SUMO et RVH-2 2Apro-(His)6 piste 2 : Streptag-SUMO-LVLQTM et RVH-2 2Apro-(His)6 piste 3 : 2Apro-(His)6 du RVH-2 purifiée sur billes de Nickel. Les Figures 3A et 3B présentent des expériences de reconstitution d'un site de clivage complet de la 2Apro du RVH-2 ou d'ECHO 6 à partir du peptide LVLQTM (SEQ ID N°9). Des luciférases recombinantes (61 kDa) contenant les sites hybrides LVLQTM-GPSDM (SEQ ID N°14) ou PIIITTAGPSDM (SEQ ID N°16) ont été synthétisées dans un système de transcription/traduction in vitro en présence de 35S-méthionine et incubées avec de la 2Apro-(His)6 du RVH-2 (figure 3A) ou la 2Apro-(His)6 d'ECHO 6 (figure 3B) recombinantes. Des prélèvements du milieu d'incubation ont été effectués aux temps 15, 30, 45 et 60 minutes puis les protéines ont été séparées par SDS-PAGE et analysées par fluorographie. La Figure 4 présente les pourcentages d'inhibition du peptide StrepTag-SUMO- SEQ ID N°9 sur l'activité de clivage de la 2Apro du RVH-2 in vitro. Le clivage du substrat colorimétrique TRPIITTA(SEQ ID N°18)-p- nitroanilide (25 pM) spécifique de la 2Apro du RVH-2 a été mesuré in vitro en présence de différentes concentrations de la protéine Streptag-SUMO contenant ou non le peptide LVLQTM (SEQ ID N°9). Les mesures d'absorbance ont été effectuées en continue à 405 nm pendant 10 min et la vitesse initiale de chaque réaction a été déterminée. Le pourcentage d'inhibition pour une concentration donnée de protéine Streptag-SUMO ou StrepTag-SUMO- SEQ ID N°9 a été calculé en faisant le rapport des vitesses initiales de réaction déterminées en présence et en l'absence de la protéine. Les valeurs de pourcentage d'inhibition données résultent de la moyenne des valeurs obtenues à partir de 3 expériences indépendantes. Les écart-types sont également représentés. La Figure 5 présente l'inhibition in cellulo de l'activité eIF-4Gase de la 2Apro du RVH-2 par le peptide LVLQTM (SEQ ID N°9). Le clivage du facteur cellulaire eIF-4G (220 kDa) a été étudié dans des cellules A549 surexprimant RBM6 delta 6274-520 et/ou RVH-2 2Apro pendant 48h. Des extraits protéiques ont été préparés, analysés par SDS-PAGE et transférés sur membrane de nitrocellulose. Les échantillons ont ensuite été incubés avec un anticorps polyclonal de lapin anti-eIF-4G puis un anticorps secondaire anti-lapin couplé à la peroxydase. Le contrôle correspond à des cellules A549 mises en présence du produit de transfection seul. La Figure 6 présente l'inhibition de l'infection par le RVH-2 dans les cellules A549 surexprimant RBM6 delta 6274-520. Des cellules A549 surexprimant transitoirement RBM6 delta 6274-520, RBM6 delta 6274-514 ou la protéine SUMO utilisée à titre de témoin négatif ont été infectées par le RVH-2 à une MOI de 1 pendant 20h. L'effet antiviral a été déterminé par la mesure de la DICT50 (dose infectieuse 50 % en culture de tissu sensible) 1) Identification de partenaires de la protéase 2A du RVH-2 par la technique du double-hybride chez la levure, afin d'identifier des inhibiteurs antiviraux ciblant cet enzyme La protéine de fusion LexA-RVH-2 2Apro a été utilisée comme appât pour cribler une banque d'ADNc de placenta humain. Pour cela, la séquence codant pour la P2A du RVH-2 (MGPSDMYVHVGNLIYRNLHLFNSEMHESILVSYSSDLIIYRTNTVGDDYIPSCDCTQ ATYYCKHKNRYFPITVTSHDWYEIQESEYYPKHIQYNLLIGEGPCEPGDCGGKLLCKH GVIGIVTAGGDNAFIDLRHFHCAEEQ, SEQ ID N°12) a été synthétisée en optimisant les codons en usage dans la levure et clonée dans le vecteur pB27 en fusion à LexA. Cette construction a été séquencée et utilisée comme appât pour cribler une banque d'ADNc de placenta humain insérés dans le vecteur P6 (Vojtek and Hollenberg 1995). Le criblage à haut débit de 53,1 millions de clones selon l'approche décrite par Fromont-Racine et al. (Fromont-Racine, Rain et al. 1997) a permis de sélectionner 51 partenaires potentiels. Pour chacun d'entre eux, l'ADNc a été amplifié par PCR et séquencé aux extrémités 5' et 3' pour identifier le gène correspondant dans la base de données GenBank (NCBI). Un indice de confiance PBS (pour Predicted Biological Score) a été attribué à chacune des interactions identifiées (Formstecher, Aresta et al. 2005). Cet indice reflète la réalité biologique des interactions détectées par cette technique (Rain, Selig et al. 2001; Wojcik, Boneca et al. 2002). Parmi les 51 clones isolés, deux présentaient un PBS significatif. Ces derniers codaient pour l'extrémité C-terminale (résidus 274 à 520) de la protéine cellulaire RBM6 delta 6 (GenBank : F1156542) qui résulte de l'épissage alternatif du pré-ARNm RBM6 (Timmer, Terpstra et al. 1999). L'alignement de l'extrémité C-terminale de chacun de ces 51 peptides a permis d'en isoler 10 différents (dont un correspondait à l'extrémité de RBM6 delta 6, LVLQTM, SEQ ID N°9) qui avaient en commun à leur extrémité C-terminale le motif peptidique X1-X2-X3-X4-X5-X6 dans lequel - X1 et X3, identiques ou différents, sont Leu ou Ile, - X2 et X4, identiques ou différents, sont un acide aminé quelconque, - X5 est Asn ou Thr, et - X6 est un acide aminé hydrophobe, ainsi que les dérivés chimiques de tels peptides. Les 10 peptides sont les suivants IKLVTL (SEQ ID N°2), LSLVTL (SEQ ID N°3), FRLTTL (SEQ ID N°4), LCLHTC (SEQ ID N°5), LFLYTC (SEQ ID N°6), LYIYTV (SEQ ID N°7), LKLQTV (SEQ ID N°8), LVLQTM (SEQ ID N°9), LRLKNL (SEQ ID N°10) et LRLRNL (SEQ ID N°11). La Figure 1 présente les séquences peptidiques complètes des clones isolés comprenant les dits peptides. Dans la nomenclature internationale, le site de clivage entre les résidus P1 et Pl' d'un substrat de protéase est représenté de la manière suivante (Schechter and Berger 1968) : NH2-P5-P4-P3-P2-P1-P1'-P2'-P3'-P4'-P5'-000H. Le motif X1-X2-X3-X4-X5-X6 tel que défini dans le cadre de l'invention mime en partie le demi-site de clivage P4-P1 présenté Figure 1 (p4LXTXp1) de plusieurs substrats naturels connus des 2Apro des entérovirus. De plus, les motifs p3QTMp1 et p4LQTp2 de RBM6 delta 6 sont identiques à ceux retrouvés aux mêmes positions au niveau des sites de clivage par RVH-2 2Apro de PABP1 (Poly A Binding Protein) et de la jonction VP1-2Apro de la polyprotéine du RVH-62 respectivement, comme le montre la Figure 1. Pour la suite de l'étude, le peptide LVLQTM dérivé de RBM6 delta 6, SEQ ID N°9 (extrémité C-terminale de RBM6 delta 6) a été sélectionné car il possède une méthionine en P1, résidu décrit par ailleurs pour renforcer considérablement l'interaction avec la 2Apro du RVH-2 (Sommergruber, Ahorn et al. 1992). 2) Le peptide LVLQTM, SEQ ID N°9 de la protéine RBM6 delta 6 interagit in vitro avec la protéase 2A du R VH-2 Le peptide LVLQTM, SEQ ID N°9 de RBM6 delta 6 a été choisi afin de valider in vitro dans des expériences de type « pull-down », les résultats obtenus précédemment in vivo dans la levure. La protéase 2A du RVH-2 est clonée dans le vecteur de surexpression pSCodonl.2 (Eurogentec) entre les sites de restriction NdeI et XhoI et en fusion avec une étiquette (His)6 du côté C-terminal. La séquence nucléotidique codant pour le motif LVLQTM, SEQ ID N°9 est clonée dans le vecteur pET-SUMO (Invitrogen), entre deux sites de restriction BsaI, en phase à l'extrémité C-terminale de la protéine SUMO. L'étiquette Streptag WSHPQFEK (SEQ ID N°13) est ajoutée du côté N-terminal de la protéine fusion SUMO- SEQ ID N°9. Cette construction est transférée dans le vecteur pSCodonl.2. De la même manière, un plasmide pSCodonl.2[streptag-SUMO] est construit pour servir de contrôle dans les expériences décrites ci-après. Ces plasmides sont utilisés pour transformer la souche E.coli B de type SE1 [F-, CmR, ompT, Ion, hsdSB(rB-, mB-), gal, dcm, DE3 (lacI, T7polymerase sous le contrôle du promoteur PIacUV5), ccdB+] et produire les protéines exprimées par chacune de ces constructions. Pour cela, les bactéries sont mises en culture dans un milieu d'auto-induction ZYP-5052 (Studier 2005) à 37°C pendant 5-6 heures sous agitation. Elles sont ensuite transférées à 20°C pendant 16 à 18 heures. Les cellules sont lysées avec un mélange de détergeants (BugBuster, Novagen). Les lysats ainsi obtenus, sont rassemblés deux à deux (StrepTag-SUMO-SEQ ID N°9 et RVH-2 2Apro-(His)6 ou StrepTag-SUMO et RVH-2 2Apro-(His)6) et soumis à une chromatographie d'affinité sur billes magnétiques recouvertes de Strep-Tactin (Qiagen) pendant une heure. Les complexes protéiques fixés aux billes après plusieurs lavages sont séparés sur gel d'acrylamide SDS-PAGE et colorés par du Coomassie Brillant Blue R250. De cette façon, il a été démontré que RVH-2 2Apro-(His)6 co-élue avec StrepTag-SUMO-SEQ ID N°9 mais pas avec StrepTag-SUMO, comme la montre la Figure 2, en comparant les pistes Streptag-SUMO+ RVH-2 2Apro et Streptag-SUMO-LVLQTM+RVH-2 2Apro. Ainsi, le motif SEQ ID N°9 est nécessaire et suffisant pour interagir in vitro avec la protéase 2A du RVH-2, ce qui confirme les résultats obtenus en double-hybride. 3) Reconstitution d'un site de clivage complet de la 2Apro du RVH-2 à partir du peptide SEQ ID N°9 L'hypothèse que le peptide LVLQTM, SEQ ID N°9 mime un demi-site de clivage de substrats connus de la protéase 2A du RVH-2 a été vérifiée dans une série d'expériences où un site hybride LVLQTM-GPSDM (SEQ ID N°14) a été synthétisé. Ce site contient en positions P6-P1 le peptide LVLQTM (SEQ ID N°9) dérivé de RBM6 delta 6 et en positions P1'-P5' la séquence GPSDM (SEQ ID N°15) correspondant aux résidus trouvés dans le site de clivage VP1-P2A (PIITTA-GPSDM, SEQ ID N°16) de la 2Apro de la polyprotéine du RVH-2. Les séquences nucléotidiques codant pour LVLQTM-GPSDM (SEQ ID N°14) ou PIITTA-GPSDM (SEQ ID N°16) sont insérées entre les sites Nhel et BgIII d'une séquence nucléotidique codant pour un peptide reliant les domaines N et C-terminaux d'une luciférase recombinante dans le vecteur pGloSensorTM-10F (Promega). Les protéines correspondantes sont synthétisées dans un système de transcription/traduction in vitro en présence de [35S]-méthionine (TNT SP6 High Yield Wheat Germ Master Mix, Promega). Le tout est incubé 2h à 25°C. Parallèlement, la protéase 2A du RVH-2 est clonée dans le vecteur pSCodonl.2 (Eurogentec) entre les sites de restriction Ndel et Xhol en fusion avec une étiquette (His)6 du côté C-terminal. Ce plasmide est utilisé pour transformer une souche E.coli B de type SE1 [F-, CmR, ompT, Ion, hsdSB(rB-, mB-), gal, dcm, DE3 (lad, T7polymerase sous le contrôle du promoteur PlacUV5), ccdB+]. La 2Apro du RVH-2 a été produite en cultivant les bactéries dans un milieu d'auto-induction ZYP-5052 (Studier 2005) à 37°C pendant 5-6 heures sous agitation, puis à 20°C pendant 16 à 18 heures. Les cellules sont lysées avec du BugBuster (Novagen), centrifugées à 40000g pendant 15 min et le surnageant de centrifugation obtenu est soumis à une chromatographie d'affinité sur résine de nickel (HIS-SelectTM HF Nickel resin, Sigma). La 2Apro purifiée à près de 95% est dialysée contre un tampon D (100mM Tris-HCI, pH 7.5, 200 mM NaCl, 4 mM DTT) et concentrée sur colonne Vivaspin (Sartorius Stedium Biotech). Elle est stockée à -20°C dans le tampon D contenant 50% de glycérol. Les luciférases radioactives (13 pL) synthétisées précédemment et contenant les sites de coupure LVLQTM-GPSDM (SEQ ID N°14) ou PIITfAGPSDM (SEQ ID N°16) sont incubées pendant 45 min à 30°C en présence de 2 pg de RVH-2 2Apro(His)6 recombinante et 13 pL de tampon de réaction 2X (100mM HEPES/NaOH, pH 7.9, 200 mM NaCl, 2 mM EDTA, 10mM DU). Des aliquots du mélange de réaction sont prélevés 15 min, 30 min, 45 min et 1h après le début de l'incubation. Les protéines sont séparées par SDS-PAGE et analysées par fluorographie (Figure 3A). La Figure 3A montre que la luciférase contenant le site LVLQTMGPSDM (SEQ ID N°14 - 61 kDa) est clivée en deux fragments de 25 kDa et 36 kDa dans les 15 premières minutes de la réaction avec la même efficacité que celle observée pour le site naturel de clivage PIITTA-GPSDM (SEQ ID N°16). Ainsi, ces résultats démontrent que le motif LVLQTM, SEQ ID N°9 de RBM6 delta 6 se comporte comme un authentique demi-site de clivage P6-P1 de la 2Apro du RVH-2, présentant donc de ce fait les caractéristiques attendues pour un inhibiteur de la 2Apro. 4) Le peptide LVLQTM-GPSDM, SEQ ID N°14 est clivé par la 2Apro d'ECHOvirus 6 Selon la même stratégie que celle décrite précédemment, la coupure du site LVLQTM-GPSDM (SEQ ID N°14) par la 2Apro d'ECHOvirus 6 (MGAFGQQSGAVYVGNYRVVNRHLATHTDWQNCVWEDYNRDLLVSTTTAHGCDTI ARCHCTSGVYFCASRNKHYPWFEGPGLVEVQESEYYPKRYQSHVLLAAGLSEPGDC GGILRCEHGVIGIVTMEGWGFADVRDLLWLEDDAMEQLEHHHHHH, SEQ ID N°17), un autre membre du genre entérovirus, a été étudiée. Dans ces expériences, la 2Apro de ECHO 6 est clonée dans le vecteur pSCodonl.2 (Eurogentec) entre les sites de restriction Ndel et XhoI en fusion avec une étiquette (His)6 du côté C-terminal. Ce plasmide est utilisé pour transformer une souche E.coli B de type SE1 et produire la 2Apro d'ECHO 6 selon les conditions de culture et de purification décrites pour la 2Apro du RVH-2. Les luciférases radioactives (13 pL) contenant les sites de coupure LVLQTM-GPSDM (SEQ ID N°14) ou PIITTA-GPSDM (SEQ ID N°16) sont incubées pendant 45 min à 30°C en présence de 2 pg de 2Apro(His)6 d'ECHO 6 purifiée et 13 pL de tampon de réaction 2X (100mM HEPES/NaOH, pH 7.9, 200 mM NaCl, 2 mM EDTA, 10mM DTT). Des aliquots du mélange de réaction sont prélevés 15 min, 30 min et 45 min après le début de l'incubation. Les protéines sont séparées par SDS-PAGE et analysées par fluorographie (Figure 3B). La Figure 3B montre que la 2Apro d'ECHO 6 présente les mêmes caractéristiques de clivage du substrat LVLQTM-GPSDM (SEQ ID N°14) que la 2Apro du RVH-2 avec une digestion complète du site en moins de 15 min. Ceci démontre que le motif LVLQTM (SEQ ID N°9) est aussi reconnu comme un authentique demi-site de clivage par la 2Apro d'ECHO 6. Comme cette dernière présente une forte homologie de séquence avec les 2Apro d'autres entérovirus (poliovirus, Coxsackievirus), il est tout à fait envisageable d'appliquer ces résultats à l'ensemble des 2Apro des Entérovirus. 5) Le peptide L VLQTM inhibe l'activité de clivage de la 2Apro du RVH-2 in vitro L'hydrolyse du substrat colorimétrique TRPIITTA(SEQ ID N°18)-pnitroanilide (SEQ ID N°18-pNA) spécifique de la 2Apro du RVH-2 a été mesurée in vitro en présence de la protéine Streptag-SUMO fusionnée ou non au peptide LVLQTM, SEQ ID N°9. Ce substrat contient les résidus P6-SEQ ID N°18-Pi du site de coupure VP1-2Apro de la polyprotéine du rhinovirus 2. Le clivage de ce peptide entre l'alanine à la position Pi et le pNA libère la p-nitroaniline de couleur jaune dont l'absorbance est mesurée à 405 nm (Wang, Sommergruber et al. 1997). Le test d'activité est effectué à 25°C dans un volume final de 1 mL avec un tampon contenant 100 mM de NaCl, 50 mM d'HEPES/NaOH pH8, 1 mM d'EDTA et 10 mM de DU. Différentes concentrations des protéines recombinantes StrepTag-SUMO- SEQ ID N°9 ou StrepTag-SUMO sont pré- incubées avec 0,2 pM de 2Apro du RVH-2 pendant 5 min. Puis 25 pM de substrat sont ajoutés pour initier la réaction. Les mesures d'absorbance sont effectuées en continue à 405 nm pendant 10 min pour déterminer la vitesse initiale de chaque réaction. Le pourcentage d'inhibition pour une concentration donnée de peptide StrepTag-SUMO- SEQ ID N°9 a été calculé en faisant le rapport des vitesses initiales de réaction déterminées en présence et en l'absence de peptide. Les valeurs de pourcentage d'inhibition données à la Figure 4 résultent de la moyenne des valeurs obtenues à partir de 3 expériences indépendantes. Les écart-types sont également représentés. En présence de 25 pM de substrat et 25 pM de protéine StrepTag-SUMO- SEQ ID N°9, la vitesse initiale de la réaction de clivage est réduite de 80% par rapport au témoin sans peptide. La protéine Streptag-SUMO n'a pas d'effet sur la réaction. Ainsi, ces résultats indiquent donc que le motif LVLQTM (SEQ ID N°9) inhibe spécifiquement et significativement le clivage de SEQ ID N°18-pNA par la 2Apro du RVH-2 in vitro. En conclusion, les résultats présentés précédemment montrent que : (i) la protéine cellulaire RBM6 delta 6 possède un motif C-terminal LVLQTM (SEQ ID N°9) nécessaire et suffisant pour interagir avec la 2Apro du RVH-2, (ii) ce motif mime la séquence des résidus aux positions P6-P1 du site de clivage par la 2Apro de la polyprotéine du RVH et inhibe l'activité de 15 clivage de cet enzyme, (iii) ce motif est un pseudo-substrat de la 2Apro du RVH-2 mais aussi de la 2Apro d'ECHO 6, ce dernier enzyme présentant de fortes homologies avec les 2Apro d'autres membres du même genre (Coxsackievirus, Poliovirus), 20 (iv) l'IC50 de 10 pM mesurée pour le peptide LVLQTM (SEQ ID N°9) est bien inférieure à celle mesurée (600 pM) pour des peptides inhibiteurs de la 2Apro du poliovirus (Ventoso, Barco et al. 1999) et sensiblement égale à celle proposée pour le z.LSTT.fmk, un inhibiteur irréversible de la 2Apro du Coxsackievirus B3 (Badorff, Berkely et al. 2000). 25 6) Le fragment C-terminal de RBM6 delta 6, RBM6 delta 6274 520, inhibe l'activité de clivage de la 2Apro du RVH-2 dans les cellules A549 Afin de valider in cellulo les résultats obtenus précédemment in vitro, la forme tronquée RBM6 delta 6274-520 identifiée en double hybride a été 30 surexprimée dans les cellules A549 (épithélium pulmonaire humain) et les effets de ce fragment sur le clivage de eIF-4G (activité eIF-4Gase) par la 2Apro du RVH-2 ont été étudiés. Dans cette étude, les cellules A549 sont maintenues en culture dans un milieu DMEM (milieu modifié Dulbecco, BioWhittaker) complémenté avec 10% (v/v) de sérum de veau foetal, 2 mM de L-glutamine, 100 U/mL de pénicilline et 100 pg/mL de streptomycine, dans un incubateur à 37°C et dans une atmosphère saturée en humidité contenant 5 % de CO2. A confluence, les cellules sont détachées du support par traitement à la trypsine-EDTA et réensemencées dans une fiole de culture contenant 15 mL de milieu frais. La veille de la transfection, les cellules A549 sont ensemencées dans des boîtes de culture 6 cm (Corning) pour atteindre 80% de confluence au moment de la transfection. Les vecteurs pCiNeo[2xStreptag-RBM6 delta 6274-520] et/ou p3xFlag[3xFlag-RVH-2 2Apro] sont transfectés en utilisant les réactifs NanoJuice (Novagen) selon les recommandations du fabricant. Un contrôle « produits de transfection seuls » est effectué. 1. le milieu avec sérum (milieu complet) des cellules est remplacé par un milieu sans sérum (2 mM de L-glutamine, 100 U/mL de pénicilline et 100 pg/mL de streptomycine) avant la transfection 2. pour chaque boîte 6 cm, 300 pL de milieu sans sérum sont mélangés à 3 pL de « transfection core reagent » et 4,5 pL de « transfection booster » 20 3. incubation 5 min à température ambiante 4. ajout de 5 pg de pCiNeo[2xStreptag-RBM6 delta 6274-524] et 3 pg de pCiNeo[2xStreptag] ou 5 pg de p3xFlag[3xFlag-RVH-2 2Apro] et 3 pg de pCiNeo[2xStreptag] ou 5 pg de p3xFlag[3xFlag-RVH-2 2Apro] et 3 pg de pCiNeo[2xStreptag-RBM6 delta 6274-520] 25 5. incubation 15 min à température ambiante 6. ajout du mélange de transfection aux cellules 7. incubation des cellules pendant 4h à 37°C dans une atmosphère saturée en humidité contenant 5 % de CO2 8. le milieu sans sérum est remplacé par du milieu complet 30 9. les cellules sont incubées à 37°C dans une atmosphère saturée en humidité contenant 5 % de CO2 pendant 48h Les protéines cellulaires sont extraites après 48h de transfection selon le protocole suivant : 1. le milieu de culture est aspiré 2. les cellules sont rincées 2 fois au PBS 1X froid 3. les cellules sont incubées 15 min dans la glace avec la solution de lyse Mammalian Protein Extraction Reagent (Roche) supplémentée avec un cocktail d'inhibiteurs de protéases (Complete protease inhibitor Cocktail, Roche) (100 pL par boîte). 4. le tout est récolté dans un eppendorf 1,5 mL 5. centrifugation 15 min 15000 x g à 4°C 6. le surnageant est transféré dans un nouvel eppendorf La concentration des protéines ainsi extraites est déterminée en utilisant la solution The Better Bradford Assay Kit (Pierce). 60 pg de protéines de chaque échantillon sont mélangés à du Laemmli 6X, chauffés 5 min à 100°C puis déposés pour analyse sur gel d'acrylamide 6%. Après migration à 90 V pendant environ 2h, les protéines sont transférées sur une membrane de nitrocellulose pendant 1h30 à 400 mA. La membrane est ensuite saturée avec du lait 5% (dilué dans du TBS 1X) pendant 1h à température ambiante puis incubée sur la nuit à 4°C avec un anticorps anti- eIF-4G (polyclonal de lapin) dilué au 1000e dans la solution de saturation. La membrane est incubée 1h à température ambiante avec un anticorps antilapin couplé à la peroxydase (GE Healthcare) dilué au 2000e dans la solution de saturation. La membrane est lavée 4 fois 20 min avec du TBS-tween (0,1%) puis soumise à analyse. Les solutions 1 et 2 du kit Pierce ECL Detection sont utilisées selon les instructions fournies et les films (Amersham hyperfilm, GE Healthcare) sont utilisés pour détecter le signal. Lorsque RBM6 delta 6274-520 qui contient le peptide LVLQTM, SEQ ID N°9 et la 2Apro du RVH-2 sont co-exprimées dans les cellules A549, l'activité eIF-4Gase de la 2Apro est inhibée, comme le montre la Figure 5, en 30 comparant les pistes RVH-2 2Apro et RVH-2 2Apro + RBM6 delta 6274.520. 7) L'expression du fragment C-terminal de RBM6 delta 6 (RBM6 delta 6274.520,) inhibe l'infection des cellules A549 par le RVH-2 Après avoir démontré que la forme tronquée RBM6 delta 6274-520 contenant à son extrémité C-terminale la séquence LVLQTM (SEQ ID N°9), inhibe l'activité eIF-4Gase de la 2Apro du RVH-2 in cellulo, l'effet inhibiteur potentiel de ce fragment sur le cycle infectieux du RVH-2 dans les cellules A549 a été étudié. Dans cette étude, des cellules A549 sont maintenues en culture dans du milieu DMEM (milieu modifié Dulbecco, BioWhittaker) complémenté avec 10% (v/v) de sérum de veau foetal, 2 mM de L-glutamine, 100 U/mL de pénicilline et 100 pg/mL de streptomycine. L'incubation est réalisée à 37°C dans une atmosphère saturée en humidité contenant 5 % de CO2. A confluence, les cellules sont détachées du support par traitement à la trypsine-EDTA et réensemencées dans une fiole de culture contenant 15 mL de milieu frais. La veille de la transfection, les cellules A549 sont ensemencées dans des plaques 6-puits pour atteindre 80% de confluence au moment de la transfection. Les vecteurs d'expression pCiNeo[2xStreptag-RBM6 delta 6274-5201 ou pCiNeo[2xStreptag-RBM6 delta 6274-514] ou pCDNA3[Streptag-SUMO] sont transfectés en utilisant les réactifs Nano]uice (Novagen) selon les recommandations du fabricant. RBM6 delta 6274-514 correspond à la forme tronquée RBM6 delta 6274.520 identifiée en double hybride sans la séquence C-terminale LVLQTM (SEQ ID N°9). SUMO est une protéine utilisée ici à titre de témoin. 1. le milieu avec sérum (milieu complet) des cellules est remplacé par un milieu sans sérum (2 mM de L-glutamine, 100 U/mL de pénicilline et 100 pg/mL de streptomycine) avant la transfection 2. pour chaque puits d'une plaque 6-puits, 200 pL de milieu sans sérum sont mélangés à 2 pL de « transfection core reagent » et 3 pL de 30 « transfection booster » 3. incubation 5 min à température ambiante 4. ajout de 4 pg de pCiNeo[2xStreptag-RBM6 delta 6274.520] ou 4 pg de pCiNeo[Streptag-RBM6 delta 6274-514] ou 4 pg de pCDNA3[Streptag-SUMO] 5. incubation 15 min à température ambiante 6. ajout du mélange de transfection aux cellules 7. incubation des cellules pendant 4h à 37°C dans une atmosphère saturée en humidité contenant 5 % de CO2 8. le milieu sans sérum est remplacé par du milieu complet 9. les cellules sont incubées à 37°C dans une atmosphère saturée en humidité contenant 5 % de CO2 pendant 24h Les cellules sont infectées par le RVH-2 à une MOI 1, c'est-à-dire qu'en théorie chaque cellule est infectée par une particule virale, après 24h de transfection selon le protocole suivant : 1. le milieu de culture est aspiré 2. les cellules sont rincées une fois avec du milieu DMEM 2% sérum, 2 mM de L-glutamine, 100 U/mL de pénicilline et 100 pg/mL de streptomycine 3. les cellules sont inoculées avec le virus et 1,5 mL de milieu DMEM 2% sérum sont ajoutés 4. les cellules ainsi inoculées sont incubées à 34°C pendant 20h 20 Le surnageant des cellules infectées est prélevé 20h après infection par le RVH-2. Les surnageants sont titrés sur des cellules MRC5 et la DICT50 est déterminée par la méthode de Reed et Muench (Reed L.J. 1938) selon le protocole suivant : 25 1.Les cellules MRC5 sont maintenues en culture dans du milieu EMEM 2% sérum, 2 mM de L-glutamine, 100 U/mL de pénicilline, 100 pg/mL de streptomycine et 2% hepes 1M et ensemencées dans des plaques 24 puits 5 jours avant inoculation avec le RVH-2. Elles sont confluentes le jour de l'infection. 30 2. Le jour de l'infection, huit dilutions de raison 10, de 10-1 à 10-8 sont réalisées pour chaque échantillon de façon à inoculer 100 pL de chaque dilution sur 6 puits par plaque 24 puits. 3. Le milieu de survie des cellules (1,4 mL) est changé avant distribution des suspensions virales sur plaque. 4. 100 pL de suspension virale non diluée sont distribués sur 6 cupules de plaques 24 puits. 5.De la même façon, 100 pL de chaque dilution de virus sont distribués sur 6 cupules de plaques 24 puits. Plusieurs témoins sans virus sont également réalisés. 6.Les plaques sont incubées à 34°C pendant 5 jours. 7. Le 5' jour, la DICT50 est calculée selon la méthode de Reed et Muench. Cette expérience a été répétée 3 fois. Dans les cellules surexprimant RBM6 delta 6274-520 (fragment qui 15 contient à son extrémité C-terminale le peptide LVLQTM, SEQ ID N°9), le titre viral atteint 105'5 DICT50/mL alors que pour les cellules surexprimant la protéine témoin (SUMO), le titre obtenu de 10''5 DICT50/mL, est environ 100 fois plus élevé. RBM6 delta 6274-520 réduit la production des virus RVH-2 dans les cellules A549. Dans les cellules surexprimant RBM6 delta 6274-514 20 (fragment qui ne contient pas à son extrémité C-terminale le peptide LVLQTM, SEQ ID N°9), le titre viral obtenu de 1073 DICT50/mL démontre que la séquence LVLQTM SEQ ID N°9 située à l'extrémité C-terminale de RBM6 delta 6274-520 est responsable de la baisse de production virale dans les cellules A549. 25 Badorff, C., N. Berkely, et al. (2000). "Enteroviral protease 2A directly cleaves dystrophin and is inhibited by a dystrophin-based substrate analogue." 1 Biol Chem 275(15): 11191-11197. Deszcz, L., R. Cencic, et al. (2006). "An antiviral peptide inhibitor that is 30 active against picornavirus 2A proteinases but not cellular caspases." 2 Virol 80(19): 9619-9627. Deszcz, L., J. Seipelt, et al. (2004). "Antiviral activity of caspase inhibitors: effect on picornaviral 2A proteinase." FEBS Lett 560(1-3): 51-55. Formstecher, E., S. Aresta, et al. (2005). "Protein interaction mapping: a Drosophila case study." Genome Res 15(3): 376-384. Fromont-Racine, M., 3. C. Rain, et al. (1997). 'Toward a functional analysis of the yeast genome through exhaustive two-hybrid screens." Nat Genet 16(3): 277-282. Hayden, F. G., J. K. Albrecht, et al. (1986). "Prevention of natural colds by contact prophylaxis with intranasal alpha 2-interferon." N Engl J Med 314(2): 71-75. Molla, A., C. U. Hellen, et al. (1993). 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J Mol Biol 323(4): 763-770. REVENDICATIONS1 - Peptides dont la partie C-terminale correspond à la séquence : X1-X2-X3-X4-X5-X6 dans laquelle XI et X3, identiques ou différents, sont Leu, Ile ou Phe, ou un acide aminé non conventionnel dérivé de Leu, Ile ou Phe, X2 et X4, identiques ou différents, sont un acide aminé quelconque, - X5 est Asn, Thr ou Gln, ou un acide aminé non conventionnel dérivé de Asn, Thr ou Gln, et - X6 est un acide aminé hydrophobe, ainsi que les dérivés chimiques de tels peptides, à l'exception de la protéine RBM6 delta 6. 2 - Peptides selon la revendication 1 caractérisés en ce que leur partie C-terminale correspond à la séquence : X1-X2-X3-X4-X5-X6 dans laquelle : X1 et X3, identiques ou différents, sont Leu, Ile ou Phe, de préférence Leu ou Ile, - X2 et X4, identiques ou différents, sont un acide aminé quelconque, - X5 est Asn, Thr ou Gln, de préférence Asn ou Thr, et - X6 est un acide aminé hydrophobe, ainsi que les dérivés chimiques de tels peptides, à l'exception de la protéine RBM6 delta 6. 3 - Peptides selon la revendication 1 ou 2 caractérisés en ce qu'ils correspondent à la séquence X1-X2-X3-X4-X5-X6 telle que définie à la revendication 1 ou 2, ainsi que les dérivés chimiques de tels peptides. 4 - Peptides selon l'une des revendications précédentes caractérisés en ce que X6 est un acide aminé choisi parmi Leu, Cys, Val, Met, Pro, Tyr, Ile, Ala, Phe, Trp et les acides aminés non conventionnels dérivés de Leu, Cys, Val, Met, Pro, Tyr, Ile, Ala, Phe et Trp. 5 - Peptides selon l'une des revendications précédentes caractérisés en ce que X6 est un acide aminé choisi parmi Leu, Cys, Val, Met, et de préférence 30 est Met. 6 - Peptides selon l'une des revendications précédentes caractérisés en ce que X2 et X4 identiques ou différents, sont un acide aminé choisi parmi Val, Réponse notification d'irrégularités du 26 Août 2 5 9992 32 Lys, Sern Thr, Arg, Cys, His, Phe, Tyr et Gin et les acides aminés non conventionnels dérivés de ces derniers. 7 - Peptides selon l'une des revendications précédentes caractérisés en ce que leur *partie C-terminale correspond à un hexapeptide choisi parmi : 5 IKLVTL (SEQ ID N°2), LSLVTL (SEQ ID N°3), FRLTTL (SEQ ID N°4), LCLHTC (SEQ ID N°5), LFLYTC (SEQ ID N°6), LYIYTV (SEQ ID N°7), LKLQTV (SEQ ID N°8), LVLQTM (SEQ ID N°9), LRLKNL (SEQ ID N°10), LRLRNL (SEQ ID N°11), et de préférence à l'hexapeptide LVLQTM (SEQ ID N°9). 10 8 - Peptides selon l'une des revendications précédentes caractérisés en ce qu'ils sont choisis parmi : IKLVTL (SEQ ID N°2), LSLVTL (SEQ ID N°3), FRLTTL (SEQ ID N°4), LCLHTC (SEQ ID N°5), LFLYTC (SEQ ID N°6), LYIYTV (SEQ ID N°7), LKLQTV (SEQ ID N°8), LVLQTM (SEQ ID N°9), LRLKNL (SEQ ID N°10), LRLRNL (SEQ ID N°11) et de préférence est 15 l'hexapeptide LVLQTM (SEQ ID N°9), ainsi que leurs dérivés chimiques. 9 - Peptide choisi parmi les peptides selon l'une des revendications précédentes et la protéine RBM6 delta 6 isolée, pour son utilisation dans le traitement thérapeutique ou prophylactique d'un Entérovirus. 10 - Peptide selon l'une des revendications 1 à 9, en tant que 20 médicament pour le traitement thérapeutique ou prophylactique d'une affection choisie parmi les rhumes, otites, sinusites, paralysies flasques aiguës, méningites aseptiques, syndrome pieds-mains-bouche, maladies respiratoires, cardiopathies aiguës ou chroniques, diarrhées, pancréatites, atteintes oculaires et encéphalites. 25 11 - Peptide selon l'une des revendications 1 à 9, pour son utilisation dans le traitement thérapeutique ou prophylactique d'un Rhinovirus, et notamment d'un Rhinovirus Humain tel que le RVH-2, ou d'un ECHOvirus. 12 - Peptide selon l'une des revendications 1 à 11 caractérisé en ce qu'il présente une activité inhibitrice d'une protéase cellulaire ou virale. 13 - Peptide selon la revendication 12 caractérisé en ce qu'il présente une activité inhibitrice de la protéase 2A du Rhinovirus Humain, et en particulier du RVH-2. Réponse notification d'irrégularités du 26 Août 2(0" 5 9992 33 14 - Peptide selon la revendication 12 caractérisé en ce qu'il présente une activité inhibitrice d'une protéase cellulaire ou virale, autre que la protéase 2A du rhinovirus. 15 - Composition pharmaceutique comprenant un peptide choisi parmi 5 les peptides selon l'une des revendications 1 à 14, en association avec un excipient pharmaceutiquement acceptable. 16 - Composition selon la revendication 15 pour le traitement d'un Entérovirus, et en particulier du Rhinovirus ou de l'ECHOvirus. 17 - Utilisation d'un peptide selon l'une des revendications 1 à 8 et 12 à 10 14, pour la préparation de lysats cellulaires.
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FR2959993A1
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FR 2959993 A1 20111118 FR 1002062 A 20100517 NOUVEAUX COMPOSES CYCLODECAPEPTIDES ET LEURS APPLICATIONS La présente invention concerne de nouveaux composés cyclodécapeptides de formule (I), leur utilisation en tant qu'agents dépolluants, ainsi que leur utilisation en tant que médicaments, et plus particulièrement leur utilisation pour le diagnostic, la prévention et/ou le traitement de maladies neurodégénératives, telles que les maladies de Wilson et d'Alzheimer, et leur utilisation pour le diagnostic, la prévention et/ou le traitement d'intoxications avec des ions métalliques tels que les ions cuivre et mercure. Font également partie de l'invention des compositions pharmaceutiques comprenant en tant que principe actif au moins un composé de formule (I). Les maladies liées à des dérèglements du transport du cuivre, comme la maladie de Wilson, conduisent à une accumulation du cuivre dans le foie, qui est l'unique organe capable de l'excréter. Ainsi, bien que le cuivre soit un élément essentiel à la vie, il peut, à l'état libre, induire des réactions d'oxydation de type Fenton, et par conséquent se révéler extrêmement toxique. Plus particulièrement, la maladie de Wilson est une maladie génétique liée à une déficience d'un transporteur du cuivre conduisant à une accumulation du cuivre dans différentes zones de l'organisme (jusqu'à 20 fois les taux normaux), qui se manifeste par des atteintes du foie et du système nerveux. Elle conduit à un dérèglement des concentrations physiologiques en cuivre chez l'individu qui se révèle par des troubles neurologiques et hépatiques sévères. Des troubles psychiques peuvent apparaître avec des modifications du caractère, conduisant à une hyperémotivité avec une grande labilité de l'humeur, des syndromes dépressifs et des états de psychose. La maladie de Wilson est induite par la mutation du gène ATP7B, qui code pour une protéine transmembranaire de type ATPase, intervenant dans le transport du cuivre, permettant la régulation de la concentration en cuivre, et son excrétion dans la bile. Si la protéine est déficiente, le métal s'accumule alors à l'intérieur des cellules. L'atteinte du foie précède en règle générale l'atteinte neurologique de quelques années. Les signes neurologiques ou psychiatriques concernent près de 50% des patients atteint de la maladie de Wilson. L'imagerie par résonance magnétique (IRM) montre des lésions de plusieurs structures cérébrales, même en l'absence de tout signe clinique et l'importance de celles-ci semble corréler avec le degré d'avancement de la maladie. Dans les cas gravissimes d'hépatites fulminantes ou dans les atteintes graves essentiellement hépatiques, une transplantation du foie peut être envisagée. A l'heure actuelle, il existe des traitements dont l'objectif consiste à éradiquer la toxicité du cuivre accumulé dans l'organisme. Ces traitements doivent être suivis à vie, et ne doivent jamais être interrompus. Ils sont à base de médicaments chélateurs diminuant l'absorption du cuivre dans l'organisme, ou augmentant l'excrétion de ce métal. Les traitements doivent être soumis à une surveillance périodique, de façon à repérer l'apparition d'effets secondaires indésirables. Les traitements existants emploient différents principes actifs, tels que : la D-pénicillamine (Pen), qui augmente l'excrétion urinaire du cuivre (G. J. Brewer, DDT, 2005, 10, pp. 1103-1109). La D-pénicillamine a une efficacité reconnue et forme avec le cuivre (I) un complexe Cu(I)-Pen ayant une constante de stabilité de 1012 (M. Hefter et al., J. C. S., Chem. Commun., 1993, 1704 -1706), toutefois elle présente de nombreux effets secondaires qui tendent à la faire remplacer par d'autres molécules. D'autre part, un certain nombre d'articles récents font état d'une aggravation de la maladie de Wilson par la D-pénicillamine et suggèrent de restreindre sa prescription dans cette indication ; - la triéthylènetétramine (Trien), qui est un chélateur du cuivre souvent mieux toléré que la D-pénicillamine, et qui forme un complexe Cu(II)-Trien avec le cuivre (II) ayant une constante de stabilité de 1020 (R. M. Smith et al., 2001, NIST Critically Selected Stability Constants of Metal Complexes Database, NIST Standard Reference Database 46) ; - l'anion de l'ammonium tétrathiomolybdate (TTM), absorbé avec l'alimentation, qui se fixe avec les ions cuivre dans le tube digestif, empêchant ainsi leur absorption ; - le zinc active la production de protéines, les métallothionéines, qui vont fixer le cuivre dans les cellules de la paroi de l'intestin (entérocytes) empêchant le passage de cet ion dans la circulation sanguine (B. Sarkar, Chem. Rev., 1999, 99, 2535-2544). Actuellement, ce sont les médicaments à base de D-pénicillamine, dont le mécanisme d'action est encore mal connu, qui sont le plus utilisés. Par sa fonction SH, la D-pénicillamine peut : - chélater le cuivre et le zinc, mais aussi le mercure et le plomb, et augmenter leur excrétion urinaire, - réduire les ponts disulfures de certaines molécules : collagène, fibres élastiques, immunoglobulines, et ainsi modifier leur activité biologique, se combiner à d'autres molécules soufrées, en particulier la cystéine, en formant des ponts disulfures. Il apparaît effectivement que la présence d'atomes mous, tel que le soufre, permet une chélation plus efficace des ions métalliques dits « ions mous », tels que le cuivre Cu(I) et le mercure Hg(II). Il existe également d'autres médicaments, dont l'action est à rapprocher de la D-pénicillamine en raison de la ressemblance de leurs propriétés pharmacologiques : - le pyritinol, qui est une molécule symétrique formée de deux parties liées par un pont disulfure. Dans l'organisme, le pyritinol est coupé en deux molécules comportant chacune un groupement -SI. Toutefois, le pyritinol a été utilisé dans le traitement de la polyarthrite rhumatoïde avec des indications et des effets indésirables du même type que ceux de la D-pénicillamine, - la tiopronine, qui est utilisée dans le traitement de fond de la polyarthrite rhumatoïde et de la lithiase cystinique. Toutefois, les effets indésirables de la D-pénicillamine et des médicaments ayant un mode d'action similaire sont assez nombreux : - cutanéo-muqueux précoces et peu graves : érythème, stomatite, - cutanéo-muqueux tardifs et graves : toxicodermie, pemphigus, dermatomyosite, - hématologiques thrombopénie, leucopénie, agranulocytose, anémie hémolytique, justifiant la surveillance hématologique des malades traités, - digestifs : agueusie, - rénaux : protéinurie. Les métaux sont également considérés comme des cibles thérapeutiques d'intérêt pour le diagnostic, la prévention et/ou le traitement de maladies neurodégénératives telle que la maladie d'Alzheimer, pour laquelle la dérégulation de l'homéostasie du zinc et du cuivre joue un rôle critique. Le cuivre Cu(II) est complexé et réduit en cuivre Cu(I) par la protéine APP et le peptide A[3, le cuivre Cu(I) s'accumulant alors dans les plaques amyloïdes avec le fer et le zinc (E. Gaggelli et al., 2006, 106, 1995-2044). Le cuivre possède deux degrés d'oxydation stable dans des conditions différentes : le cuivre Cu(I) ayant un degré d'oxydation +1, stable en milieu réducteur, et le cuivre Cu(II) ayant un degré d'oxydation +II, stable en milieu oxygéné. Le cuivre présent dans les cellules humaines est principalement le cuivre Cu(I). Des molécules, autres que la D-pénicillamine (Pen), peuvent également être utilisées pour chélater le cuivre in vivo. Il s'agit, par exemple, de l'acide 2,3-dimercaptosuccinique (DMSA) et de l'acide 2,3-dimercapto-1-propanesulfonique (DMPS) (O. Andersen, Chem. Rev., 1999, 99, 2683-2710), du 2,3-dimercaptopropanol (BAL), de la triéthylènetétramine (Trien), de l'anion de l'ammonium de tétrathiomolybdate (TTM) (G. J. Brewer et al., J. Hepatol., 2005, 42, S13-S21) et de l'acide éthylène-diamine-tétraacétique (EDTA), répondant aux formules semi-développées suivantes : H3C SH HOOC H3C COOH HS COOH SH HO3S HO HS SH HS SH H2N Pen DMSA DMPS BAL COOH H2NN-\NHNHNH2 MoS4 2- Trien TTM HOOC EDTA Ces composés sont des agents chélatants connus du cuivre Cu(I) et/ou du cuivre Cu(II), bloquant l'absorption intestinale du cuivre. Toutefois, ces composés conduisent à des effets secondaires indésirables, et ne permettent pas le traitement de patients pour lesquels les maladies ont été détectées à un stade déjà avancé (détection non précoce), et pour lesquels il existe une accumulation intracellulaire importante du cuivre (B. Sarkar, Chem. Rev., 1999, 99, 2535-2534 ; G. J. Brewer et al., J. Hepatol., 2005, 42, S13-S21). De plus, certains agents chélatants, tel que l'EDTA, sont des agents chélatants très forts, chélateurs de nombreux ions métalliques, et dont l'un des principaux inconvénients est leur manque de sélectivité. Les constantes de complexation apparentes de certains des agents chélatants connus (R. M. Smith et al., 2001, NIST Critically Selected Stability Constants of Metal Complexes Database, NIST Standard Reference Database 46) sont reportées dans le tableau I ci-après : N COOH HOOC N-25 Tableau I : Log Kapp EDTA Trien Pen BAL àT=298K (à pH = 7,4) Ca(II) 7,8 - - - Cu(I) - - 8,3 - Cu(II) 16,0 16,0 - - Zn(II) 13,7 7,9 5,8 9,0 Cd(II) 13,7 6,6 7,6 - Hg(II) 18,7 20,6 14,9 21,2 Pb(II) 15,2 6,3 9,2 - Sélectivité Cu/Zn 2,3 8,1 2,5 - Sélectivité Hg/Zn 5 12,7 9,1 12,2 La sélectivité entre deux métaux M/M' correspond à la sélectivité du ligand pour le métal M par rapport à celle du métal M', cette sélectivité étant égale à : log (Kapp(M)/Kapp(M')) = log Kapp(M) - log Kapp(M') L'EDTA et la Trien sont des agents chélatants du cuivre Cu(II). L'EDTA est un agent chélatant hexadente très fort possédant des atomes donneurs azote et oxygène, dont l'un des principaux désavantages est le manque de sélectivité (il complexe très fortement tous les ions essentiels et toxiques cités dans le Tableau I). La Trien, quant à elle, est un agent chélatant polyamine très fort qui complexe fortement les ions métalliques mercure Hg(II) et cuivre Cu(II), et qui présente une relative sélectivité vis-à-vis des ions zinc Zn(II). La Pen est un agent chélatant comportant une fonction thiol ainsi que des atomes donneurs azote et oxygène. La présence du groupement thiol permet d'atteindre une affinité relativement élevée avec l'ion toxique Hg(II), tout en étant sélectif vis-à-vis des ions zinc Zn(II). Toutefois, la sélectivité de la Pen pour les ions cuivre Cu(I) (par rapport aux ions zinc Zn(II)) reste faible. Le BAL est un agent chélatant dithiol qui présente une affinité très élevée pour les ions mercure Hg(II), et probablement également pour les ions cuivre Cu(I). Ainsi, il apparaît que l'introduction de fonctions thiols favorise la complexation des ions mous, tels que les ions mercure Hg(II) et cuivre Cu(I), par rapport aux autres ions. Il subsiste néanmoins aujourd'hui un besoin en agents chélatants plus sélectifs, en particulier à l'égard du cuivre, et plus particulièrement du Cu(I) intracellulaire, et surtout moins toxiques, dont les effets secondaires seraient moins violents que ceux des molécules actuellement utilisées. Les inventeurs ont trouvé de manière surprenante que les nouveaux composés de l'invention décrits ci-après apparaissent comme une meilleure alternative, en particulier en termes de sélectivité, par rapport aux molécules précédemment développées, pour le diagnostic, la prévention et/ou le traitement de maladies neurodégénératives et/ou d'intoxications avec des ions métalliques, et plus particulièrement avec des ions cuivre et mercure, ces composés étant notamment utiles pour le traitement de la maladie de Wilson (dont les patients présentent un excès de cuivre dans le foie) et pour le traitement de la maladie d'Alzheimer, ou pour détoxiquer le foie intoxiqué au mercure Hg(II). Ainsi, la présente invention concerne de nouveaux composés cyclodécapeptides de formule (I), susceptibles d'être utilisés en tant que médicaments, notamment pour le diagnostic, la prévention et/ou le traitement de maladies neurodégénératives, telles que les maladies de Wilson et d'Alzheimer, et pour le diagnostic, la prévention et/ou le traitement d'intoxications avec des ions métalliques tels que les ions cuivre et mercure. Les composés de l'invention peuvent ainsi être utilisés pour le diagnostic et la prévention de maladies neurodégénératives chez des personnes présentant un risque plus important du fait de facteurs génétiques ou environnementaux. Ainsi, le premier objet de la présente invention concerne les composés 20 cyclodécapeptides répondant à la formule (I) suivante : (Y 1 3) n3 XI, Xl 'Cys2 (Y3) X4 $)n$ 6 n6 X X9 X$'Cys7 6X 5 (I) dans lesquels : les acides aminés cystéines Cys2 et Cys7 peuvent être liés ou non par une 25 liaison covalente Cys2-Cys7 via leurs atomes de soufre, X1, X3, X4, X5, X6, X8, X9, X10, identiques ou différents, sont des acides aminés pouvant être présents sous la forme de deux énantiomères optiquement actifs : l'énantiomère dextrogyre (D) ou l'énantiomère lévogyre (L), / ni, n3, n6, n8=0ou1, / YI, Y3, Y6, Y8, identiques ou différents, représentent des groupements - C(0)CHNL, -C(0)EL ou -NHEL, et de préférence un groupement - C(0)CHNL, dans lesquels L est un ligand biologique, et de préférence un ligand biologique de cellules hépatiques ou neuronales, sélectionné parmi les oses tels que le glucose, le galactose et le N-acétylgalactosamine, et E est un bras espaceur sélectionné patini les polyols tels que le polyéthylène glycol ayant de préférence 1 à 8 motifs oxyéthylène OE, et les chaînes alkyles ayant 1 à 12 atomes de carbone, éventuellement substituées par un ou plusieurs substituants choisis parmi les chaînes alkyles ou alcoxy en CI-C6, les groupements -OH, -000H, -NO2, -NH2, -C(0)NH2, -SH ou les atomes d'halogène, / en option, au moins un des acides aminés X4, X5, X9, X10, et/ou au moins un des groupements YI, Y3, Y6, Y8, peut être substitué par un groupement sélectionné parmi : -CO-marqueur, -NH-marqueur, -C(S)NH-marqueur, -SO2- marqueur, =CH-marqueur, -E'-marqueur, où E' est un bras espaceur sélectionné parmi le phényle, le triazole, l'oxadiazole, l'oxazole, l'imidazole, le thiadiazole, le pyrrole, le tétrazole, le furane, le thiophène, le pyrazole, la pyrazoline, la pyrazidine, le thiazole, l'isothiazole, la pyridine, la pyrimidine, la pipéridine, le pyranne, la pyrazine, la pyridazine et leurs dérivés, et étant entendu que les liaisons X4-X5 et X9-XIO, identiques ou différentes, sont choisies parmi les liaisons (D)Pro-(L)X ou (L)Pro-(D)X', dans lesquelles X et X' sont des acides aminés, de préférence choisis parmi la glycine, la lysine, le glutamate ou l'aspartate. Selon un mode de réalisation avantageux, l'un au moins des acides aminés XI, X3, X6, X8 est une lysine. De manière alternative, l'un au moins des acides aminés XI, X3, X6, X8 est une lysine portant un groupement YI, Y3, Y6, Y8. Selon un autre mode de réalisation avantageux, le composé de formule (I) selon l'invention est un composé dans lequel au moins un des acides aminés X4, X5, X9, X10, et/ou au moins un des groupements YI, Y3, Y6, Y8, est substitué par un groupement sélectionné parmi : -CO-marqueur, -NH-marqueur, -C(S)NH-marqueur, -S02-marqueur, =CH-marqueur, -E' -marqueur. On entend par marqueur toute entité susceptible d'être détectée par des moyens appropriés, les marqueurs utilisés dans le cadre de l'invention correspondant typiquement aux marqueurs utilisés par l'homme de l'art dans le domaine de la biologie pour marquer des molécules d'intérêt biologiques, notamment dans le cadre de la réalisation de diagnostic, d'études galéniques, ou encore de suivi de la métabolisation de composés actifs. Le marquage peut être de nature directe, et dans ce cas le marqueur est qualifié de « marqueur direct » et présente au moins une propriété physique détectable, ou le marquage peut être de nature indirecte, et dans ce cas le marqueur est qualifié de « marqueur indirect » et est susceptible de réagir sélectivement avec une entité tierce, cette dernière pouvant soit présenter au moins une propriété physique détectable, comme par exemple un anticorps présentant une activité fluorescente, soit être investie dans un processus réactionnel à l'issu duquel une propriété physique pourra être détectée, comme par exemple lorsque le produit de dégradation de l'entité peut présenter au moins une propriété physique détectable telle que de la fluorescence. Le marquage indirect est souvent réalisé à l'aide d'anticorps ou de nanoparticules possédant une activité fluorescente. Dans ce cas, le marqueur indirect des composés de formule (I) possède une affinité pour l'entité tierce. Ainsi, le marqueur de l'invention peut être soit une entité chimique de nature organique, soit une entité chimique de nature inorganique, telle qu'un complexe ou un cristal, ce dernier pouvant éventuellement être enrobé d'une couche organique, cette entité chimique de nature inorganique étant généralement de taille suffisamment faible, typiquement à l'échelle nanométrique, pour ne pas perturber le système biologique dans lequel elle est introduite. La propriété physique détectable, directement ou indirectement, peut être une réactivité spécifique vis-à-vis d'une source électromagnétique telle qu'un champ magnétique, comme par exemple par imagerie par résonance magnétique, ou vis-à-vis d'un rayonnement lumineux pouvant être focalisé, comme par exemple par imagerie par fluorescence avec les fluorophores, ou encore vis-à-vis d'un rayonnement nucléaire, comme par exemple à l'aide d'isotopes. Les marqueurs les plus préférés sont les marqueurs directs, et plus particulièrement les fluorophores. Typiquement, il s'agit de fluorophores organiques ou de nanoparticules. Les fluorophores utilisés dans le cadre de l'invention peuvent être des composés fluorescents aromatiques dont les transitions n-n sont caractérisées par des coefficients d'absorption molaires et des rendements quantiques de fluorescence élevées, lesdits fluorophores pouvant être choisis parmi la rhodamine, la fluorescéïne, la pyronine, la coumarine, la benzophénone, l'anthrone, la fluorénone, la pyridine, la quinoléine, l'acridine, le naphtalène, l'anthracène, la naphtacène, la pentacène, le xanthène et leurs dérivés. Les différentes familles de marqueurs et les différentes techniques de détection associées sont connues de l'homme de l'art et décrites dans l'ouvrage Anti-Cancer Ag. in Med. Chem., 2008, 8, 497-522. Plus spécifiquement, il est possible de se référer aux fluorophores cités dans Cytometry Part A, 2006, 69A : 863-871, et aux nanoparticules mentionnées dans le document Anal. Bioanal. Chem., 2006, 384: 620-630. Ainsi, les composés marqués de formule (I) de l'invention peuvent être utilisés pour visualiser le cheminement desdits composés dans l'organisme, par luminescence. 14 Selon un autre mode de réalisation avantageux de l'invention, les composés de l'invention sont des composés dans lesquels nJ, n3, n6, n8 = 0, lesdits composés répondant alors à la formule (la) suivante : X X3 X10 1 Cys2 \X4 X X9 X$`Cys7 6X5 (Ia) 15 Un autre objet de l'invention concerne des composés de formule (I) selon l'invention, pour leur application en tant que médicaments. Un objet supplémentaire concerne les composés de formule (I) selon l'invention, pour la préparation d'un médicament destiné au diagnostic, à la prévention et/ou au traitement de maladies neurodégénératives, et plus particulièrement pour le traitement des maladies de 20 Wilson et d'Alzheimer. Les composés de l'invention peuvent également être utilisés en tant qu'agents chélatants d'ions métalliques pour la préparation d'un médicament destiné au diagnostic, à la prévention et/ou au traitement d'intoxications avec des ions métalliques tels que les ions argent, cadmium, cobalt, cuivre, mercure, nickel, or, plomb et zinc, et plus particulièrement 25 pour le traitement d'intoxications avec des ions mercure ou cuivre, tels que les ions cuivre Cu(I) intracellulaire, les intoxications par de tels ions conduisant généralement à des inflammations sévères, des déficiences rénales, des hémorragies, des troubles neurologiques sévères du système nerveux central ; on parle notamment d'hydrargie (ou d'hydrargyrisme) dans le cas d'intoxications par le mercure. Une autre utilisation possible des composés de formule (I) selon l'invention, dans lesquels les acides aminés cystéines Cys2 et Cys7 ne sont pas liés par une liaison covalente, est leur utilisation in vitro en tant qu'agents dépolluants pour dépolluer les eaux contaminées, de préférence en milieu réducteur. La valeur du pH limite du milieu dépend de l'ion métallique à complexer. Ainsi, pour les ions Hg(II) et Cu(I) le pH du milieu réducteur est de préférence supérieur ou égal à 1, et pour les ions Zn(II), Pb(II) et Cd(II) le pH du milieu réducteur est de préférence supérieur ou égal à 4 ou 6. Les composés de formule (I) de l'invention, dans lesquels les acides aminés cystéines Cys2 et Cys7 sont liés par une liaison covalente Cys2-Cys7 via leurs atomes de soufre, sont transformés en milieu réducteur en composés de formule (I), dans lesquels les acides aminés cystéines Cys2 et Cys7 sont libres (absence de liaison covalente entre les atomes de soufre des cystéines Cys2 et Cys7). Cette réaction de réduction permet la libération des fonctions thiols des cystéines Cys2 et Cys7 (qui étaient masquées par la liaison covalente Cys2-Cys7), une fois que les composés de formule (I) vectorisés dans l'organisme sont entrés dans les cellules ciblées. Les composés de formule (I), dans lesquels les acides aminés cystéines Cys2 et Cys7 sont liés par une liaison covalente Cys2-Cys7 via leurs atomes de soufre, peuvent donc être utilisés en tant que précurseurs pour la vectorisation dans l'organisme de composés de formule (I), dans lesquels les acides aminés cystéines Cys2 et Cys7 ne sont pas liés par une liaison covalente via leurs atomes de soufre. L'agent réducteur permettant l'obtention des composés de formule (I), dans lesquels les acides aminés cystéines Cys2, et Cys7 sont libres, peut être une molécule porteuse d'une fonction thiol, telle que l'éthanedithiol (EDT), le glutathion (GSH), la cystéine et le dithiotréitol (DTT), ou une molécule porteuse d'une fonction phosphine telle que le tris(2-carboxyéthyl)phosphine (TCEP). Ainsi, la libération des fonctions thiols des acides aminés cystéines Cys2 et Cys7 se fait par réduction in vivo dans l'organisme, par exemple dans les cellules hépatiques où le glutathion (GSH), qui est présent à environ 1 mM, peut jouer le rôle de réducteur. Enfin, un dernier objet de l'invention concerne des compositions pharmaceutiques comprenant en tant que principe actif au moins un composé de formule (I) selon l'invention, et au moins un véhicule pharmaceutiquement acceptable. Lesdites compositions pharmaceutiques incluent aussi bien les compositions sous forme solide (comprimés, gélules, capsules, etc...), que les compositions sous forme liquide (solutions, suspensions ou émulsions), et incluent les excipients adaptés à une administration orale, topique ou parentérale. L'administration des composés ou des compositions selon l'invention est effectuée de préférence par voie orale ou par voie parentérale (intraveineuse en perfusion ou injection, notamment). Les doses de composés sont de préférence inférieures à 2 g de produit par jour, et varient selon la formulation sélectionnée, le mode d'administration et l'intoxication ou la maladie à traiter. D'autres facteurs tels que l'âge, le poids, la taille, le sexe, ainsi que certains paramètres biologiques (taux d'excrétion, association avec d'autres médicaments, allergies...) sont également à prendre en compte. Outre les dispositions qui précèdent, l'invention comprend encore d'autres dispositions qui ressortiront du complément de description qui suit, qui se rapporte à des exemples mettant en évidence les propriétés de complexation, et plus particulièrement les propriétés de complexation du cuivre Cu(I), dans les cellules hépatiques, des composés de l'invention, ainsi qu'aux figures annexées dans lesquelles : - la Figure 1 représente le dosage UV d'un composé Pl selon l'invention par du Cu(CH3CN)PF6, dans une solution tampon phosphate à 20 mM, de pH = 7,4, à une 15 température de 298 K, - la Figure 2 représente le spectre de masse ES-MS d'un composé Pl selon l'invention, en présence d'un équivalent de Cu(I), - la Figure 3 montre l'évolution de la quantité de cuivre Cu(I) libre, détectée par du disulfonate bathocuproïne (BCS), et mesurée par absorption UV du complexe Cu(BCS)2, dans 20 une solution tampon phosphate à 20 mM, de pH = 7,4, et avec [P3] = [Pl] = [P2] = 50 µM, [Cu(I)] = 40 µM et [BCS] = 100 µM, - la Figure 4 représente des images obtenues par microscopie de fluorescence (grossissement x 63) montrant l'évolution d'un composé P3-TRITC selon l'invention (0,2 µm) dans des cellules HepG2, après 2 heures, 7 heures et 26 heures d'incubation, 25 - la Figure 5 représente des images obtenues par microscopie de fluorescence (grossissement x 63) montrant l'évolution d'un composé P3-TRITC selon l'invention (0,2 µm) dans des cellules CanlO, après 2 heures, 7 heures et 26 heures d'incubation, - la Figure 6 représente des images obtenues par microscopie de fluorescence (grossissement x 63) montrant la localisation de la protéine ATP7B dans des hépatocytes 30 WIF-B9, en conditions basales (image A) et en présence de 1 µM de cuivre Cu(I) (image B), et - la Figure 7 représente des images obtenues par microscopie de fluorescence (grossissement x 63) réalisées en présence de 1µM de cuivre Cu(I), en absence d'un composé P3 selon l'invention (images A) et en présence de 10 µM d'un composé P3 selon l'invention (images B). Exemples : A - Méthodes de caractérisation 1/ Chromatographie en phase liquide à haute performance (HPLC) La chromatographie HPLC est réalisée sur un système VWR muni de colonnes RP18 (L = 250 mm, 0 = 4,6 mm et p = 5 µm, pour la colonne analytique ; L = 250 mm, 0 = 50 mm et p = 10 µm, pour la colonne préparatoire). Les débits utilisés sont de 1 mL/min pour la colonne analytique et de 75 mL/min pour la 10 colonne préparatoire, avec une détection UV à 214 nm. Les conditions d'élution sont les suivantes : - solvant A : mélange eau/acide trifluoroacétique (TFA) (99,925/0,075), et - solvant B : mélange acétonitrile (CH3CN)/eau/acide trifluoroacétique (TFA) (90/10/0,1). 15 2/ Spectroscopie UV-visible Les spectres UV-visible ont été enregistrés sur un spectrophotomètre Varian Cary 50. 3/ Spectrométrie de masse Les spectres de masse ont été enregistrés sur un spectromètre de type LXQ THERMO SCIENTIFIC, équipé d'une source d'ionisation en mode électrospray (ESI). 20 4/ Microscopie de fluorescence Les images de microscopie de fluorescence sont obtenues sur un microscope inversé AxioVert 200M (Carl Zeiss), équipé d'une lampe à vapeur de mercure NHBO 103 et d'une lampe halogène HAL 100W, ainsi que d'un dispositif de mesure de la fluorescence. Les images sont réalisées avec un grossissement x 63. 25 B - Synthèses Synthèses de composés cyclodécapeptides P' et P2 répondant à la formule (Ia) de l'invention (les acides aminés Cys2 et Cys7 n'étant pas liés entre eux par une liaison covalente) : 1 3 1 3 Arg 2 Ser 10 /Trp 2 Glu 4 `CyS' \Pro Gly Gly CyS' Pro /~Trp /Se r / A s Glume / Pro 8 Cys 6 1y Pro g Cys6 Gly 9 7 5 9 7 5 Pl P2 Les précurseurs linéaires protégés HArg(Pbf)-Cys(Trt)-Ser(tBu)-Pro-Gly-Ser(tBu)Cys(Trt)-Trp(Boc)Pro-Gly-OH et H-Trp(Boc)-Cys(Trt)-Glu(tBu)-Pro-Gly-Glu(tBu)-Cys(Trt)-Asp(tBu)-Pro-GlyOH ont été préparés par synthèse peptidique en phase solide sur une résine chlorure de chloro-2-trityle (substitution 0,5 mmol/g, 500 mg) par chimie Fmoc (synthèse peptidique sur support solide utilisant le 9-fluorénylméthoxycarbonyle comme groupement protecteur, R. Sheppard, J. Peptide Sci., 2003, 9 : 545-552). Les couplages sont réalisés par mélange des acides aminés N-a-Fmoc-protégés (2 équivalents), avec du benzotriazol- l -yloxytripyrrolidinophosphonium (PyBOP) (2 équivalents) et du N,N-diisopropyléthylamine (DIEA) (6 équivalents), pendant 30 minutes. Après chaque couplage, la résine est traitée avec un mélange DMF/pyridine/Ac2O (v/v/v = 7/2/1) pour acétyler les groupements amino n'ayant pas réagi (2 x 5 minutes). La déprotection des groupements Fmoc est réalisée par traitement avec un mélange DMF/pipéridine (v/v = 4/1, 3 x 5 minutes). Le rendement obtenu pour chaque peptide est suivi par spectrométrie UV-visible (E300 °m = 7800 L.mol-l.cm-1 pour l'adduit pipéridine-dibenzofulvène). Le peptide est ensuite détaché de la résine par traitement avec 15 mL d'un mélange de dichorométhane (CH2C12) et d'acide trifluoroacétique (TFA) (v/v = 99/1) (2 x 3 minutes). Le clivage est réalisé rapidement, et la solution est introduite dans 15 mL d'une solution méthanol/pyridine (v/v = 8/2). Après concentration, le résidu est précipité plusieurs fois dans du diéthylether glacé pour obtenir une poudre blanche. Le précurseur linéaire est ensuite mis à réagir dans du CH2C12 (0,5 mM) avec du PyBOP (3 équivalents) et du DIEA (4 équivalents). La formation du peptide cyclique est suivie par analyse HPLC, et la réaction est terminée au bout de 10 minutes. Le dichlorométhane (CH2C12) est ensuite évaporé. Le résidu huileux est précipité avec un mélange CH2C12/Et2O pour obtenir un peptide cyclique sous forme de poudre. Les chaînes sont ensuite déprotégées par traitement avec une solution de 1,4 g de dithiothréitol (DTT) dans un mélange TFA/TIS (TrilsopropylSilane)/H2O (v/v/v = 95/2,5/2,5) (concentration en peptide = 10 mM). Après 2 heures d'agitation, la solution est évaporée sous pression réduite pour donner une huile jaune qui est précipitée plusieurs fois avec du diéthylether glacé. Le résidu solide obtenu est ensuite dissous dans un mélange eau/acétonitrile, puis passé sur un filtre de polytétrafluoroéthylène (PTFE) dont le diamètre des pores est de 0,45 µm, puis purifié par chromatographie HPLC en phase inverse (gradient de 5 à 45% de B en 30 minutes), pour donner un composé Pl sous forme de poudre blanche (52 mg, 19% de rendement), ou un composé P2 sous forme de poudre blanche (144 mg, 53% de rendement). Composé P' : Analyse HPLC, pureté : 96%, tR = 15,7 min (gradient 5 à 60% de B en 30 minutes). MS : calculé pour C43H62N14012S2, [M+H+]+ = 1031,41, exp = [M+H+]+ = 1031,45. Composé P2 : Analyse HPLC, pureté : 98%, tR = 23,6 min (gradient 5 à 45% de B en 30 minutes). MS : calculé pour C45H59N11016S2, [M+H+]+ = 1074,36, exp = [M+H+]+ = 1074,65. Synthèses de composés cyclodécapeptides P3 et P3-TRITC répondant à la formule (I) de l'invention (les acides aminés Cys2 et Cys7 étant liés par une liaison covalente) : OH 00H OHOOH AcH N /0 AcHN/0 0) O~ HO N AcH N 1) /Lys\ Lys /0 Gly Cys Pro N P3 Les composés cyclodécapeptides P3 et P3-TRITC répondant à la formule (I) de l'invention sont synthétisés selon le schéma 1 ci-dessous. Les blocs oxyamines Fmoc-Lys[BocSer(tBu)]-OH et O-a-D-galactopyranosyl (aGa1NAcONH2, composé 6) sont synthétisés comme décrit dans la littérature (Renaudet et al., Org. Biomol. Chem., 2006, 4: 2628-2636; S. Fouillard et al. , J. ORG. Chem., 2008, 73: 983-991). OH OH HO ~OOH AcHN IO N OOH AcHN /10 O) AcHN N Lys\ /LYS G ly Cys \Pro N AcHN N/ OH P3-TRITC O D-Lys TRITC CI- I2 ro Pro 15 (Boc)Ser(t-Bu) (Boc)Ser(t-Bu) Trt Boc H-Lys-Cys-Lys-Pro-Gly -Lys-Cys-Lys-Pro-D-Lyl s- Trt I (Boc)Ser(t-Bu) (Boc)Ser(t-Bu) (Boc)Sel r(t-Bu) (Boc)Ser(t-Bu) /Lyses Lys Gly Cys ' Pro 1 Boc)Ser(t-Bu) I (Boc)Ser(t-Bu) Lys,_ ÿ-H Lys- Cys 1 Boc h,Icro 2 (i) TFA 1% 1 (ii) PyBOP, DIEA Na104 o Pro Pro CHO 0CHO yses Lys GI Cys y CHO Pro /Lys Ser Ser Lyses Lÿs Cys Gly S ~ 0 90% TFA lr Ser LYsCys/ Lyp-Lys (Boc)Sel (Boc)Ser(t-Bu) ~ Ls Lys G/ly Cys Pro NBoc)SI r(t-Bu) I (Boc)Ser(t-Bu) 1 LYs \CysYs _-D-Lys, Boc Cÿs/LYs--D-Lys Pro L.ys\Cys) /LYs-D-Lys " Pro P3 3 Lys\ /Lys D-Lys TRITC OH Cys P3-TRITC 4 AcHN Lys o ys ProN TRITC Schéma 1 Synthèse du composé 4 : Le précurseur linéaire 1 porteur de groupements protecteurs est préparé par synthèse peptidique en phase solide sur une résine chlorure de chloro-2-trityle (substitution 0,4 mmol/g, 0,507 g, 0,202 mmol) par chimie Fmoc. La résine est gonflée avec du dichlorométhane (CH2C12) (10 mL, 1 x 10 min) et du DMF (10 mL, 1 x 10 min). Les couplages sont realisés par mélange des acides aminés N-a-Fmoc-protégés ou Fmoc- Lys[BocSer(tBu)]-OH (2,5 équivalents, 0,5 mmol), avec du benzotriazol-1-yloxytripyrrolidinophosphonium (PyBOP) (2,5 équivalents, 0,5 mmol) et du N,N-diisopropyléthylamine (DIEA) (pH 8-9) dans du DMF (10 mL), pendant 30 minutes. Après lavage avec du DMF (10 mL, 4 x 1 min) et du CH2C12 (10 mL, 2 x 1 min), la déprotection des groupements N-a-Fmoc est réalisée par traitement avec un mélange DMF/pipéridine (v/v = 4/1, 10 mL, 3 x 10 min). Après un dernier lavage au DMF (10 mL, 6 x 1 min), la fin de la réaction de déprotection est contrôlée par spectrométrie UV-visible (£300 nm = 7800 L.mol-1.cm-1 pour l'adduit pipéridine-dibenzofulvène). Après la dernière réaction de couplage, la résine fonctionnalisée 1 est obtenue (0,13 mmol, 64% de rendement). La résine fonctionnalisée 1 (0,13 mmol) est ensuite gonflée avec du dichlorométhane (CH2C12) (10 mL, 1 x 10 min) et du DMF (10 mL, 1 x 10 min). De l'iode (0,660 g, 2,60 mmol) et du DMF (10 mL) sont ajoutés. Le mélange réactionnel est agité à température ambiante pendant 1,5 heure. Après filtration, la résine est lavée avec du DMF (10 mL, 6 x 5 min), un mélange DMF/eau (v/v = 1/1) (10 mL, 2 x 5 min), du DMF (10 mL, 1 x 5 min) et du CH2C12 (10 mL, 3 x 5 min). Le peptide est ensuite détaché de la résine par traitement avec un mélange CH2C12/TFA (v/v = 99/1, 10 mL, 10 x 2 min). Le filtrat est ensuite récupéré, et du N,N-diisopropyléthylamine (DIEA) (1 mL) est ajouté pour éviter la déprotection pendant l'étape d'évaporation. Après concentration, le résidu est précipité dans du diéthyléther. Le précurseur linéaire est ensuite mis à réagir dans du DMF (- 0.5 mM) avec du PyBOP (0,074 g, 0,14 mmol) et du DIEA (0,08 mL, 0,39 mmol), pendant 2 heures. Le DMF est évaporé sous pression réduite. Le résidu huileux est précipité avec un mélange de CH2C12/Et2O, pour donner un peptide cyclique 3 sous forme de poudre. Les chaînes sont ensuite déprotégées par traitement avec un mélange TFA/H20 (v/v = 90/10, 20 mL). Après 2 heures d'agitation, la solution est évaporée pour donner une huile jaune qui est précipitée avec du diéthyléther, pour donner un peptide 4 déprotégé sous faune de poudre blanche (0,097 g, 0,067 mmol, 33% de rendement). Analyse HPLC, pureté : 83%, tR = 6,13 min (gradient linéaire A/B : 95/5 à 60/40, en 15 minutes). MS : calculé pour C60H105N19018S2, [M+H+]+ = 1444,74, exp: [M+H+]+ = 1444,58, [M+2H+]2+ = 722,92, [M+3H+]3+ = 482,33. Synthèse du composé 5 : Du périodate de sodium (0,380 g, 1,77 mmol) est ajouté à une solution du composé 4 (0,064 g, 0,044 mmol) dans de l'eau (8 mL). Après 15 minutes, le mélange réactionnel est injecté dans une colonne RP-HPLC (tR = 14 min, gradient linéaire A/B : 95/5 à 60/40, en 15 minutes), pour donner un composé 5 sous forme de poudre blanche (0,009 g, 0,0068 mmol, 15% de rendement) après lyophilisation. MS : calculé pour C56H85N15018S2, [M+H+]+ = 1320,57, exp = [M+H+]+ = 1320,5. Synthèse du composé P3 : De 1'O-a-D-galactopyranosyl oxyamine (composé 6) est ajoutée (0,045 g, 0,192 mmol) à une solution du composé 5 (0,025 g, 0,019 mmol), dans un mélange AcOH/H20 (4 mL, v/v = 1/9). Le mélange réactionnel est agité à temperature ambiante pendant 1 heure. Le mélange est ensuite injecté dans une colonne RP-HPLC (tR = 14-16 min, gradient linéaire A/B : 95/5 à 60/40, en 15 minutes), pour donner un composé P3 sous forme de poudre blanche (0,021 g, 0,0096 mmol, 50% de rendement) après lyophilisation. Analyse HPLC, pureté : 95%, tR = 7,0 min (gradient linéaire A/B : 95/5 à 60/40, en 15 minutes). MS : calculé pour C88H141N23O38S2, [M+H+]+ = 2192,92, exp = [M+H+]+ = 2193,5. Synthèse du composé P3-TRITC : Un marqueur, le TétraMéthylRhodamineIsoThioCyanate (TRITC) est ajouté (0,003 g, 0,0067 mmol) avec quelques gouttes de DIEA (pH 8-9) à une solution d'un composé P3 (0,012 g, 0,0055 mmol) dans du DMF (2 mL). Le mélange réactionnel est ensuite agité à température ambiante pendant 2 heures, puis injecté dans une colonne RP-HPLC (tR = 19 min, gradient linéaire A/B : 95/5 à 60/40, en 15 minutes) pour donner un composé P3-TRITC sous forme de poudre blanche (0,0012 g, 0,00046 mmol, 8% de rendement) après lyophilisation. MS : calculé pour C113H163N26O41S3+, [M]+ = 2637,1, exp = [M]+ = 2636,6, [M++H+]2+ _ 1318,9. C - Caractérisation des complexes du cuivre Cu(I) formés avec les peptides Pl et P2 Mode opératoire : Les fonctions thiols -SH des acides aminés cystéines étant susceptibles de s'oxyder à l'air, toutes les solutions ont été préparées dans une boîte à gants sous atmosphère d'argon. Des solutions de ligands ont ensuite été préparées, avant chaque expérience, en utilisant une eau désoxygénée et purifiée par un système Millipore Milli-Q° contenant 20 mM d'une solution de tampon phosphate (pH = 7,4) et de l'acétonitrile (v/v : 9/1). La concentration finale de la solution a été déterminée par mesure de la concentration des fonctions thiols libres, en suivant la procédure d'Ellman décrite dans la littérature (P. W. Riddles et al., Methods Enzymol., 1983, 91, pp. 49-60). Cette méthode utilise de l'acide 5,5'- dithiobis-2-nitrobenzoïque (DNTB) comme indicateur, chaque groupement thiol libre présent dans le ligand conduisant à 1 équivalent de TNB2- (8412 "m (TNB2") = 14 150 M-1.cm-1, $412 "m étant le coefficient d'extinction molaire du TNB2- à 412 nm). Les concentrations des solutions de ligands sont comprises entre 30 et 100 µM. Les solutions de cuivre Cu(I) ont été préparées en dissolvant une quantité appropriée de Cu(CH3CN)4PF6 dans de l'acétonitrile désoxygénée. La concentration finale est déterminée par ajout d'un excès de disulfonate bathocuproïne de sodium (Na2BCS) et par mesure de l'absorbance du Cu(BCS)23- (Xma), = 483 nm, 8 = 13 300 M-1.cm-1). Pour les mesures de constantes d'affinité, le complexe est préparé en ajoutant à la solution de ligand une solution d'acétonitrile (CH3CN) contenant 0,8-0,9 équivalent de cuivre Cu(I), dans une solution tampon phosphate à 20 mM (pH = 7,4) et d'acétonitrile (CH3CN) (v/v : 9/1). La formation du complexe est ensuite réalisée par agitation du mélange pendant 10 minutes, sous argon. Des aliquotes d'une solution de disulfonate bathocuproïne (BCS) dans la même solution tampon sont ensuite ajoutés au complexe ligand-cuivre. Les spectres UV-visible sont enregistrés, et la stabilité de l'absorbance est contrôlée avant l'addition des autres aliquotes. 1- Spectroscopie UV-visible La formation des complexes du Cu(I) a été suivie par spectroscopie UV-visible. La Figure 1 donne un exemple de dosage UV du composé Pl par du Cu(CH3CN)PF6 (Cu(I)) en tampon phosphate à 20 mM, à un pH de 7,4 et à 298 K. La bande de transfert de charge thiolate --> Cu(I) apparaît clairement autour de 260 nm. Cette bande croît jusqu'à 1 équivalent pour les deux peptides P' et P2. Les complexes du Cu(I) obtenus ont donc une stoechiométrie globale de 1:1 (Cu:L) pour ces ligands (L) comportant deux cystéines. 2- Spectrométrie de masse La stoechiométrie du complexe est aussi démontrée par spectrométrie de masse en mode d'ionisation électrospray, les spectres de masse ayant été enregistrés avec un spectromètre de type LXQ THERMO SCIENTIFIC. Le complexe Cu(P') est clairement détecté sur les spectres du composé P' en présence de 1 équivalent de Cu(I) (cf Figure 2). 3- Constantes d'affinité Pour les mesures de constantes d'affinité, le complexe est préparé en ajoutant à la solution de ligand une solution d'acétonitrile (CH3CN) contenant 0,8-0,9 équivalents de cuivre Cu(I), dans une solution tampon phosphate à 20 mM (pH = 7,4) et d'acétonitrile (CH3CN) (v/v : 9/1). L'affinité des composés de l'invention pour le Cu(I) est une donnée importante puisqu'elle permet de quantifier la capacité des composés de l'invention à complexer cet ion. Les constantes d'affinité ont été mesurées grâce à un compétiteur connu ayant une forte affinité pour le Cu(I), le disulfonate bathocuproïne (BCS), qui forme des complexes avec le cuivre Cu(I) de stabilité connue selon la réaction ci-dessous (Z. Xiao et al., J. Am. Chem. Soc., 2004, 126 : 3081-3090 ; P. Rousselot-Paillet et al., Inorg. Chem., 2006, 45 : 5510-5520) : [Cu(BCS)2] Cu(I) + 2 BCS = Cu(BCS)2 K = = 1019,8 à 298 K [Cu][BCS]2 Ces expériences de compétition ont permis de quantifier l'affinité des composés Pl et P2 de l'invention pour le cuivre Cu(I) : les constantes apparentes de complexation du cuivre Cu(I), dans une solution tampon phosphate à 20 mM de pH 7,4, à une température de 298 K, telles que définies ci-dessous, sont données au Tableau II. [cul omp,exé K _ w0 [CuJlibre [L ,bre Tableau II : PC Composé PI Composé P2 logKapp 16,5 16,7 15,5 Il apparaît clairement que les peptides de l'invention dans lesquels les fonctions thiols des acides aminés cystéines sont libres ont de fortes affinités pour le Cu(I). Par ailleurs, les affinités de Pi et P2 sont comparables à celles obtenues avec le cyclopeptide P° (référence) modélisant la boucle chaperonne à cuivre de la levure Atxl (P. Rousselot-Paillet et al., Inorg. Chem., 2006, 45 : 5510-5520). Ces résultats démontrent la capacité des composés de l'invention à complexer le cuivre Cu(I) en excès dans un milieu intracellulaire. D/ Caractérisation des complexes entre les peptides Pl et P2 et d'autres ions métalliques 15 Mode opératoire : Les procédures sont celles décrites dans l'article Rousselot-Paillet et al., Inorg. Chem., 2006, 4 : 2628-2636. La complexation du mercure Hg(II) par les composés P1 et P2 est très efficace (constantes d'affinité élevées), et peut donc présenter un intérêt pour la détoxication de ce métal toxique. 20 La complexation du zinc Zn(II) a également été étudiée car cet ion métallique non toxique est présent in vivo, dans les cellules hépatiques visées. Les composés ont beaucoup moins d'affinité pour le zinc Zn(II) que pour le cuivre Cu(I) et le mercure Hg(II). Cette sélectivité est primordiale car elle permet de détoxiquer le métal visé (cuivre Cu(I) ou mercure Hg(II)) sans complexer le zinc. Ce paramètre est exprimé par la sélectivité Sél. M/M' entre deux 25 métaux M et M'. Le Tableau III ci-dessous rassemble les constantes apparentes obtenues à pH = 7,4, avec les composés cyclodécapeptides de l'invention, et leur sélectivité pour les ions visés par rapport au zinc Zn(II). Tableau III loge" PC Composé Pl Composé P2 Cu(I) 16,5 16,7 15,5 Zn(II) 6,8 6,6 5,9 Hg(II) > 18,6 > 18,7 > 17.5 Sél. Cu/Zn 9,7 10,1 9,6 Sél. Hg/Zn > 11,8 > 12,1 11,6 Les composés P' et P2 de l'invention présentent de bonnes affinités et de bonnes sélectivités par rapport au zinc Zn(II) présent dans les cellules, ce qui les rend très prometteurs pour la complexation sélective du cuivre ayant un degré d'oxydation +I, degré d'oxydation favorisé dans le milieu intracellulaire et qui peut donc être ciblé dans les maladies de type Wilson. Ces composés sont également des candidats pour la complexation sélective du mercure Hg(II) lors d'intoxications par ce métal. E/ Caractérisation des complexes du cuivre Cu(I) formé avec le peptide P3 Le BCS a été utilisé pour déterminer la concentration en cuivre Cu(I) non complexé par le composé P3. Les résultats sont représentés à la Figure 3. Lorsque le composé P3 est seul, il ne complexe pas le cuivre (100% de Cu(I) est complexé par le BCS), puisque les fonctions thiols du composé P3 sont masquées par les ponts disulfure (S-S) de la molécule. Par contre, en présence d'un réducteur (GSH 1 mM comme dans les cellules), capable de réduire les ponts S-S pour régénérer les fonctions thiols libres, le composé P3 évolue vers un complexant efficace du cuivre (les deux cystéines Cys2 et Cys7 étant alors libres comme dans les composés P' ou P2), puisque la quantité de cuivre détectée par le BCS chute à 40%. Ce pourcentage correspond à une constante de stabilité apparente intermédiaire entre les peptides P' et P2 : logKaW (P3 réduit) = 16. Ces résultats montrent que le composé P3 complexe le cuivre Cu(I) en milieu réducteur, avec une affinité similaire aux composés P' et P2, les composés de l'invention dans lesquels les acides aminés cystéines Cys2 et Cys7 sont liés par une liaison covalente Cys2-Cys7 ne devenant des agents chélatants de métaux uniquement dans les cellules ciblées, et ne provoquant donc pas d'effets secondaires liés à la complexation indésirée de métaux dans d'autres endroits de l'organisme. F/ Résultats biologiques sur cellules hépatiques 1- Entrée du composé P3-TRITC dans les cellules hépatiques Mode opératoire : Les cellules (105-106/mL) sont déposées sur des lamelles au fond de puits de culture et immergées dans le milieu de culture approprié. Après un temps d'incubation variable en présence du composé P3-TRITC, chaque lamelle est lavée, fixée par une solution de formaldéhyde à 10% (Sigma) et montée sur une lame d'observation en présence de liquide de montage (Sigma). Chaque lame est ensuite observée au microscope à fluorescence pour localiser le marqueur TRITC dans les cellules. Une trentaine de champs sont observés sur chaque lamelle pour obtenir un résultat statistique significatif L'expérience est répétée sur des cellules provenant de différents lots. Résultats : L'entrée du composé P3-TRITC (0,2 µM) dans des cellules hépatiques de type HepG2, WIFB9 (C. Decaens et al., 1996, J. Cell Sci., 109 (Pt 6) : 1623-1635) et CanlO (X. Peng et al., 2006, Cell Tissue Res., 323 : 233-243) a été étudiée par microscopie à fluorescence en suivant l'émission dans le rouge du marqueur TRITC (cf Figure 4). Des cinétiques ont été réalisées à deux concentrations (0,2 et 2 µM), pour évaluer le temps d'entrée de la molécule dans ces différentes cellules. Les hépatocytes de la lignée HepG2 incorporent le composé P3-TRITC dès 2 heures d'incubation. Avec le temps, les cellules s'enrichissent en composé P3-TRITC. L'étude a été poursuivie avec les hépatocytes des lignées Can10 (cf Figure 5) et WIF-B9, qui ont la particularité de former des canalicules biliaires au bout d'une dizaine de jours de culture. Cette caractéristique permet de suivre le devenir du composé P3-TRITC dans une cellule polarisée, plus proche de la physiologie que la lignée HepG2 qui ne se polarise pas. Par rapport à la situation d'un hépatocyte dans le foie, le milieu de culture figure le plasma sanguin et le canalicule biliaire figure le lieu d'excrétion naturel du cuivre. Les cellules Can10 incorporent le composé P3-TRITC dès 2 heures d'incubation. Au bout de 24 heures d'incubation, certains canalicules sont fluorescents, ce qui démontre que le composé P3-TRITC a traversé les cellules. Après 48 heures, tous les canalicules sont fluorescents. Les résultats obtenus avec les cellules de la lignée WIF-B9 sont similaires. Ces résultats démontrent que le composé P3-TRITC est capable de rentrer dans différents types de cellules hépatiques en seulement quelques heures. 2- Complexation du cuivre Cu(I) dans les cellules hépatiques Mode opératoire : Les cellules (105-106/mL) sont déposées sur des lamelles au fond de puits de culture et immergées dans le milieu de culture approprié. Après une incubation de 1 à 5 heures en présence de 1 µM de cuivre Cu(I), et éventuellement en présence de 10 µM de composé P3, chaque lamelle est lavée, puis fixée et les cellules perméabilisées par une solution de méthanol pur à -20°C pendant 4 minutes. Après lavage, les lamelles sont exposées à un milieu contenant l'anticorps primaire anti-ATP7B (Hernandez et al., Gastoenterology, 2008, 134, 1215-1223) et, en cas de double marquage, à un milieu contenant un anticorps anti-ZO-1 (ZO- 1 étant une protéine constituée de jonctions serrées associant les hépatocytes et délimitant la membrane apicale, ZO-1 étant un marqueur des canalicules). Les lamelles sont ensuite exposées à un milieu contenant un anticorps secondaire, Alexa Fluor 546 goat anti-rat IgG (H + L) (Invitrogen), fluorescent dans le vert pour la protéine ATP7B et dans le rouge pour l'anticorps ZO-1, puis montées sur une lame d'observation en présence de liquide de montage (Sigma), cet anticorps secondaire permettant de visualiser la protéine ZO-1 et d'en signaler la position dans les cellules. Chaque lame est ensuite observée au microscope à fluorescence pour localiser la protéine ATP7B, et éventuellement ZO-1, dans les cellules. Une trentaine de champs sont observés sur chaque lamelle pour obtenir un résultat statistique significatif. L'expérience est répétée sur des cellules provenant de différents lots. Résultats : Il a été montré que la position de la protéine ATP7B (protéine de Wilson) membranaire dépendait de la concentration en cuivre Cu(I) intracellulaire dans les hépatocytes, comme par exemple le WIF-B9. Cette protéine peut donc être utilisée comme indicateur de l'augmentation de la concentration intracellulaire de cuivre Cu(I). Pour cela, la position de la protéine ATP7B dans la cellule est repérée par un marquage avec un anticorps primaire anti-Wilson, lui-même détecté par un anticorps secondaire fluorescent dans le vert. En conditions basales, la protéine ATP7B se situe dans la région de l'appareil de Golgi, alors qu'en excès de cuivre Cu(I) elle se déplace vers la membrane apicale, c'est-à-dire vers la membrane qui entoure les canalicules, pour excréter l'excès de cuivre Cu(I) (Y. Guo et al., Am. J. Physiol. Gastrointest. Liver. Physiol., 2005, 289 : G904-G916). La localisation de la protéine ATP7B dans les cellules WIF-B9 est représentée à la Figure 6. Dans les conditions basales (image A), la protéine ATP7B est proche de l'appareil de Golgi, entre la canalicule biliaire (Cb) et le noyau (N). Après 2 heures d'incubation en présence de 1 µM de cuivre Cu(I), la protéine ATP7B se rapproche de la membrane apicale, jusqu'à entourer les canalicules. Les expériences réalisées sur les cellules WIF-B9 ont également démontré qu'il était possible de voir le déplacement de la protéine ATP7B entre les conditions basales (cuivre - 0.01 µM) et un excès de cuivre Cu(I) (1 µM). Ce déplacement peut donc être utilisé comme une sonde de la concentration intracellulaire du cuivre Cu(I). Pour éprouver la capacité du composé P3 à diminuer la concentration intracellulaire du cuivre Cu(I), les cellules incubées en excès de cuivre Cu(I) sont mises en présence du composé P3 pendant au moins 2 heures. L'incubation avec le composé P3 inhibe le déplacement de la protéine ATP7B vers la membrane apicale, ce qui démontre l'absence d'augmentation de la concentration intracellulaire en cuivre Cu(I). Le composé P3 s'avère donc être un agent chélatant du cuivre Cu(I) in cellulo. La position de la protéine ATP7B en présence de 1µM de cuivre Cu(I), en absence (images A) ou en présence (images B) de 10 µM de composé P3 est également représentée à la Figure 7 (à gauche : image par contraste de phase (Nomarski) ; au centre : fluorescence de la protéine ATP7B (visualisé au moyen de l'anticorps Alexa Fluor 488) ; à droite : fluorescence de ZO-1 (protéine des jonctions serrées ou zonula occludens visualisée au moyen de l'anticorps Alexa Fluor 546 ; les jonctions serrées sont situées à l'apex des hépatocytes et contiennent de nombreuse protéines, dont ZO-1, et elles assurent l'association des cellules entre elles, et donc l'étanchéité entre l'espace interne des canicules et le milieu intercellulaire)). REVENDICATIONS1. Composé cyclodécapeptide répondant à la formule (I) suivante : (Y1 )ni (Y3) n3 X X X~ 8)1n$ YS2 Y6)n X4 I i 1 Xg X$'C sX6X Y 7 5 (I) dans lequel : / les acides aminés cystéines Cys2 et Cys7 peuvent être liés ou non par une liaison covalente Cys2-Cys7 via leurs atomes de soufre, / XI, X3, X4, X5, X6, X8, X9, Xia, identiques ou différents, sont des acides aminés présents sous leur forme dextrogyre (D) ou lévogyre (L), / ni, n3, n6, n8=0ou1, / YI, Y3, Y6, Y8, identiques ou différents, représentent des groupements - C(0)CHNL, -C(0)EL ou -NHEL, dans lesquels L est un ligand biologique, et E est un bras espaceur sélectionné parmi les polyols et les chaînes alkyles éventuellement substituées ayant 1 à 12 atomes de carbone, / en option, au moins un des acides aminés X4, X5, X9, X10, et/ou au moins un des groupements YI, Y3, Y6, Y8, peut être substitué par un groupement sélectionné parmi : -CO-marqueur, -NH-marqueur, -C(S)NH-marqueur, -SO2-marqueur, =CH-marqueur, -E'-marqueur, où E' est un bras espaceur sélectionné parmi le phényle, le triazole, l'oxadiazole, l'oxazole, l'imidazole, le thiadiazole, le pyrrole, le tétrazole, le furane, le thiophène, le pyrazole, la pyrazoline, la pyrazidine, le thiazole, l'isothiazole, la pyridine, la pyrimidine, la pipéridine, le pyranne, la pyrazine, la pyridazine et leurs dérivés, et étant entendu que les liaisons X4-X5 et X9-X10, identiques ou différentes, sont choisies 25 parmi les liaisons (D)Pro-(L)X ou (L)Pro-(D)X', dans lesquelles X et X' sont des acides aminés. 2. Composé selon la revendication 1, dans lequel l'un au moins des acides aminés XI, X3, X6, X8 est une lysine. 15 20 3. Composé selon l'une des revendications 1 ou 2, dans lequel X et X' sont choisi parmi la glycine, la lysine, le glutamate ou l'aspartate. 4. Composé selon l'une des revendications 1 à 3, dans lequel au moins un des groupements Y1, Y3, Y6, Y8 représente un groupement -C(0)CHNL. 5. Composé selon l'une des revendications 1 à 4, dans lequel le ligand L est un ligand biologique de cellules hépatiques ou neuronales, sélectionné parmi les oses tels que le glucose, le galactose et le N-acétylgalactosamine. 6. Composé selon l'une des revendications 1 à 5, dans lequel le marqueur est un fluorophore choisi parmi la rhodamine, la fluorescéïne, la pyronine, la coumarine, la benzophénone, l'anthrone, la fluorénone, la pyridine, la quinoléine, l'acridine, le naphtalène, l'anthracène, le naphtacène, le pentacène, le xanthène et leurs dérivés. 7. Composé selon l'une des revendications 1 à 6, dans lequel au moins un des acides aminés X4, X5, X9, X10, et/ou au moins un des groupements YI, Y3, Y6, Y8, est substitué par un groupement sélectionné parmi : -CO-marqueur, -NH-marqueur, -C(S)NH-marqueur, -S02- marqueur, =CH-marqueur, -E'-marqueur. 8. Composé selon l'une des revendications 1 à 7, dans lequel au moins un des acides aminés X1, X3, X6, X8 est une lysine portant un groupement YI, Y3, Y6, Y8. 9. Composé selon l'une des revendications 1 à 7, dans lequel ni, n3, n6, n8 = 0, ledit composé répondant à la formule (Ia) suivante : X X XI 0 1 CyS2 3\X4 X X9 X$`Cys~-6X5 (Ia) 10. Composés de formule (I) selon l'une des revendications 1 à 9, pour leur application en tant que médicaments. 11. Utilisation des composés de formule (I) selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, pour la préparation d'un médicament destiné au diagnostic, à la prévention et/ou au traitement de maladies neurodégénératives. 12. Utilisation selon la revendication 11, pour le traitement de la maladie de Wilson ou pour le traitement de la maladie d'Alzheimer. 13. Utilisation des composés de formule (I) selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, pour la préparation d'un médicament destiné au diagnostic, à la prévention et/ou au traitement d'intoxications par des ions métalliques tels que les ions argent, cadmium, cobalt, cuivre, mercure, nickel, or, plomb et zinc. 14. Utilisation selon la revendication 13, pour le traitement d'intoxications par des ions cuivre ou par des ions mercure. 15. Utilisation des composés de formule (I) selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, dans lesquels les acides aminés cystéines Cys2 et Cys7 ne sont pas liés par une liaison covalente, comme agents dépolluants. 16. Composition pharmaceutique caractérisée en ce qu'elle comprend en tant que principe actif au moins un composé de formule (1) selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, et au moins un véhicule pharmaceutiquement acceptable.
56,034
FR2959994A1
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FR 2959994 A1 20111118 FR 1053712 A 20100512 NOUVEAUX ANTICORPS HUMANISES 12G4 MUTES ET LEURS FRAGMENTS DIRIGES CONTRE LE RECEPTEUR HUMAIN DE L'HORMONE ANTI- MULLERIENNE DE TYPE II L'invention concerne de nouveaux anticorps humanisés 12G4 mutés, et leurs fragments, dirigés contre le récepteur de l'hormone anti-mullérienne de type II. Le cancer ovarien est la cause principale des cancers gynécologiques et est la cinquième 10 cause de mortalité par cancer chez la femme dont les trois origines histologiques sont les suivantes : ^ l'épithélium de surface (tumeur épithéliale avec différents sous types) qui représente 85-90 % des cancers ovariens, ^ les cordons sexuels / stroma (tumeur de la granulosa (3% des cancers ovariens 15 totaux)), qui représentent environ 10 % des tumeurs ovariennes, ^ les cellules germinales qui représentent 5 % des cancers ovariens. Il est généralement asymptomatique pendant les premiers stades ce qui lui vaut le surnom de « Bilent killer » (La Marca A., Volpe A. The Anti-Mullerian hormone and ovarian cancer. Human Reproduction Update, Vol.13, No.3 pp. 265-273, 2007). 20 Il existe quatre stades et pronostic (classification FIGO : Fédération internationale de Gynécologie et d'Obstétrique) pour lesquels le taux de survie diminue fortement dès le stade 2: Stade I: Tumeur limitée aux ovaires (taux de survie à Sans: 90-70%), Stade II: Tumeur dans un ou deux ovaires avec extension pelvienne (taux de survie à Sans : 70-40%), 25 Stade III: Tumeur dans un ou deux ovaires avec extension extra pelvienne (taux de survie à Sans : 20%), Stade IV: Métastases à distance à l'exclusion des métastases péritonéales (taux de survie àSans : Le récepteur de l'hormone anti-mulérienne de type II (AMHR-II) est un peptide de 573 acides aminés et possède une activité sérine-thréonine kinase. Il est impliqué dans la régression du canal de Müller associé au développement du système de reproduction de l'homme. Il s'atrophie chez l'homme où il ne forme que l'utricule prostatique et l'hydatide sessile, mais persiste chez la femme où il est à l'origine des trompes, de l'utérus et de la plus grande partie du vagin. Ce récepteur est fréquemment exprimé sur les cellules épithéliales tumorales d'ovaires humaines. La demande internationale WO 2008/053330 décrit un anticorps monoclonal murin 12G4 dirigé contre AMHR-II pour le traitement des cancers ovariens. Cependant, il est bien connu de l'homme du métier que l'administration d'anticorps monoclonaux murins à l'homme provoque une réaction immune. Cette demande internationale mentionne également que l'anticorps peut être chimérique ou humanisé, mais ne les décrit pas en tant que tels. Cependant, les anticorps chimériques déclenchent également des réactions immunes et les anticorps humanisés, faiblement immunogènes, possèdent le défaut d'avoir une affinité de liaison à l'antigène pouvant être diminuée et d'être par conséquent moins actifs. Il est possible selon cette demande d'augmenter ladite affinité par mutation des acides aminés présents dans l'anticorps humanisé, par modification notamment de la séquence peptidique de l'anticorps humanisé mais en respectant l'index hydropathique, c'est-à-dire leur hydrophobicité et leur charge, par exemple par substitution des acides aminés suivants: substitution arginine-lysine ou glutamate-aspartate ou sérine-thréonine ou glutamine-asparagine ou valine-leucine-isoleucine. Un des buts de l'invention est de fournir des anticorps humanisés 12G4 mutés, ou des fragments de ceux-ci, possédant une affinité au moins égale à celle de l'anticorps chimérique correspondant non muté et une spécificité vis-à-vis du récepteur AMHR-II et ne déclenchant pas de réaction immune. Un autre but de l'invention est également de fournir des moyens de production desdits anticorps spécifiques du récepteur AMHR-II. Un autre objet de l'invention concerne l'utilisation de ces anticorps en tant que médicaments pour le traitement des cancers ovariens. L'invention concerne un anticorps monoclonal humanisé 12G4 comprenant ou constitué: a) d'une chaîne légère comprenant ou constituée : - d'une région variable dont la séquence en acides aminés est représentée par SEQ ID NO:2 (sans leader) ou SEQ ID NO:4 (avec leader), et - d'une région constante dont la séquence en acides aminés est représentée par SEQ ID NO:6 ou par une séquence présentant au moins 80% d'homologie avec la SEQ ID NO:6, b) d'une chaîne lourde comprenant ou constituée : - d'une région variable dont la séquence en acides aminés est représentée par SEQ ID NO: 8 (sans leader), ou SEQ ID NO: 10 (avec leader), et - d'une région constante dont la séquence en acides aminés est représentée par SEQ ID NO: 12 ou par une séquence présentant au moins 80% d'homologie avec la SEQ ID NO:12, lequel anticorps monoclonal humanisé 12G4 est muté, comprend au moins une mutation dans la chaîne légère et/ou lourde, et présente un KD pour le récepteur de type II de l'hormone anti-mullérienne humaine (AMHRII) au moins égale à celui de l'anticorps monoclonal chimérique 1204 comprenant ou constitué : - d'une région variable dont la séquence en acides aminés est représentée par SEQ ID NO:14 (sans leader), et - d'une région constante dont la séquence en acides aminés est représentée par SEQ ID NO:6, b) d'une chaîne lourde constituée : - d'une région variable dont la séquence en acides aminés est représentée par SEQ ID NO: 18 (sans leader) ou SEQ ID NO: 10 (avec leader), et - d'une région constante dont la séquence en acides aminés est représentée par SEQ ID NO: 12, pour ledit récepteur, préférentiellement inférieur à 10-7M, notamment inférieur à 10-8M, en particulier compris de10-9M à 10-iiM. Les anticorps de l'invention présente aussi une affinité au moins égale à un tiers ou à la moitié de celle de l'anticorps 12G4 murin. Dans toute la description, l'expression entre parenthèses « avec leader » après le numéro de séquence signifie que ladite séquence comporte le peptide signal ou la séquence codant pour le peptide signal, c'est-à-dire le peptide qui définit que la protéine va être secrétée. Inversement, l'expression entre parenthèses « sans leader» signifie que ladite séquence ne comporte pas le peptide signal ou la séquence codant pour le peptide signal. L'invention repose sur la constatation faite par les Inventeurs que des anticorps humanisés de 12G4 mutés de l'invention, bien que possédant au moins une mutation dans le CDR dont l'index hydropathique n'est pas respecté, c'est-à-dire dans une région cruciale pour l'affinité et la liaison à l'antigène, et qui en règle générale ne supporte que des substitutions d'acides aminés de même index hydropathique (par exemple arginine-lysine, glutamate-aspartate, sérine-thréonine, glutamine-asparagine ou valine-leucine-isoleucine), possède toujours les propriétés suivantes: - il présente pour un KD pour le récepteur AMHR-II (déterminé selon l'exemple 1, au moins similaire voire inférieur à celui de l'anticorps chimérique 12G4 correspondant et donc une affinité supérieure ou égale à celle de l'anticorps chimérique 12G4 correspondant, ou par rapport aux anticorps ou fragments d'anticorps de l'art antérieur. - il présente une spécificité pour le récepteur AMHR-II, il ne déclenche pas de réaction immune. A titre d'exemple, l'exemple 1 présente le KD obtenu avec des anticorps de l'invention produits dans des cellules CHO ou YB2/0, Dans toute la description, le terme « 1204 » et le terme « LFB 112 » désignent la m^me chose et représentent le même anticorps. L'affinité dudit anticorps peut être déterminée par un test BlAcore bien connu de l'homme du métier. Dans l'invention, le terme « anticorps » se réfère à une immunoglobuline, protéine multimérique constituée de 4 chaînes participant à la réponse immunitaire acquise. Les immunoglobulines sont bien connues de l'homme de métier et sont constituées d'un assemblage de deux dimères constitués chacun d'une chaîne lourde et d'une chaîne légère. Le complexe multimérique assemblé par la liaison d'une chaîne légère et d'une chaîne lourde par un pont disulfure entre deux cystéines, les deux chaînes lourdes étant elle-même également reliées entre elles par deux ponts disulfures. Chacune des chaînes lourdes et des chaînes légères est constituée d'une région constante et d'une région variable. L'assemblage des chaînes qui composent un anticorps permet de définir une structure tridimensionnelle caractéristique en Y, où - la base du Y correspond à la région constante Fc qui est reconnue par le complément et les récepteurs Fc, et - l'extrémité des bras du Y correspondent à l'assemblage respectif des régions variables de la chaîne légère et variable de la chaîne lourde. Plus précisément, chaque chaîne légère est constituée d'une région variable (VL) et d'une région constante (CL). Chaque chaîne lourde est constituée d'une région variable (Vm et d'une région constante constituée de trois domaines constants Cm, CH2 et CH3. Les domaines CH2 et CH3 composent le domaine Fc. La structure d'un anticorps est représentée schématiquement dans la figure 1. La région variable de la chaîne légère est constituée de trois régions déterminant la reconnaissance de l'antigène (CDR) entourées de quatre domaines charpentes. Le repliement tridimensionnel de la région variable est tel que les 3 CDR sont exposés du même coté de la protéine et permettent la formation d'une structure spécifique reconnaissant un antigène déterminé. La structure en collier de perle d'une région variable d'une chaîne légère ou lourde d'un anticorps est représentée dans la figure 2. Les anticorps décrits dans l'invention sont isolés et purifiés, et sont différents des anticorps naturels du fait qu'ils sont humanisés. Ces anticorps sont matures, c'est-à-dire qu'ils possèdent une structure tridimensionnelle ad hoc leur permettant de reconnaître l'antigène, et possèdent toutes les modifications post-traductionnelles essentielles à leur reconnaissance antigénique, notamment la glycosylation et la formation de ponts disulfures intra et inter moléculaires. Il s'agit d'anticorps monoclonaux, c'est-à-dire qu'ils ne reconnaissent qu'un seul déterminant antigénique dans le récepteur AMHR-II, contrairement aux anticorps polyclonaux qui correspondent à un mélange d'anticorps, et donc peuvent reconnaître plusieurs déterminants antigéniques dans une même protéine. Par « anticorps monoclonal chimérique », on entend dans l'invention un anticorps isolé, dans lequel la séquence de chaque chaîne légère et/ou de chaque chaîne lourde de l'anticorps qui le constitue comprend ou consiste en une séquence hybride issue d'au moins deux animaux (ou homme) distincts. Notamment l'anticorps chimérique 12G4 est un hybride souris/homme, ce qui signifie qu'une région de la séquence des chaînes légères et des chaînes lourdes est issue de la séquence d'une immunoglobuline de souris 12G4, et que le reste de la séquence desdites chaînes lourdes et des dites chaînes légères est issue de la séquence d'une, ou éventuellement plusieurs, immunoglobuline humaine. La figure 18 présente la carte du vecteur d'expression permettant de produire l'anticorps chimérique12G4. Par « anticorps monoclonal humanisé 12G4», on entend dans l'invention un anticorps isolé, dans lequel seuls les CDR de chaque chaîne légère et lourde de l'anticorps 12G4, notamment murin, ont été greffés dans les chaînes légère et lourdes d'un anticorps humain. La figure 19 présente la carte du vecteur d'expression permettant de produire l'anticorps humanisé 12G4. Dans toute la suite de la description, l'expression « anticorps chimérique 12G4 » et « anticorps chimérique 12G4 non muté » désignent le même anticorps. Par « anticorps monoclonal humanisé 12G4 muté», on entend dans l'invention un anticorps monoclonal humanisé 12G4 dans lequel au moins une mutation a été effectuée dans la région variable de la chaîne légère et/ou la région constante de la chaîne légère et/ou la région variable de la chaîne lourde ou la région constante de la chaîne lourde. Ainsi, la définition de l'anticorps monoclonal humanisé muté de l'invention couvre à la fois : - le précurseur de l'anticorps humanisé muté, notamment l'anticorps homme/souris tel que défini ci-dessus, et - l'anticorps humanisé muté, notamment homme/souris, défini ci-dessus. Dans un mode de réalisation avantageux, la présente invention concerne un anticorps monoclonal humanisé 12G4 muté tel que défini ci-dessus, comprenant au moins une mutation dans au moins un CDR de la région variable de la chaîne légère, et ayant une affinité pour ledit récepteur au moins égale à celle dudit anticorps monoclonal chimérique 12G4. Dans ce mode de réalisation, lorsqu'une seule mutation est présente, elle se situe dans le CDR1 ou le CDR2 ou le CDR3. Lorsque plus d'une mutation est présente, la deuxième ainsi que les autres peuvent se situer dans le CDR1 et/ou le CDR2 et/ou le CDR3 et/ou toute autre région de l'anticorps. Dans un mode de réalisation avantageux, la présente invention concerne un anticorps monoclonal humanisé 12G4 muté tel que défini ci-dessus, comprenant de plus au moins une mutation dans les régions FR de la chaîne légère (VL). Dans la présente invention, les Inventeurs ont découvert que lorsque l'on effectue au moins une mutation dans le CDR1 ou le CDR2 ou le CDR3 de l'anticorps humanisé 12G4, et au moins une mutation dans la région variable FR de la chaîne légère, lesdites au moins une mutation ne respectant pas nécessairement l'index hydropathique des acides aminés, permettent quand même, non seulement de conserver l'activité de l'anticorps humanisé mais encore d'obtenir un anticorps humanisé muté possédant une affinité au moins égale à celle de l'anticorps chimérique non muté, et ne provoquent pas de réaction immune. Dans un mode de réalisation avantageux, la présente invention concerne un anticorps monoclonal humanisé 12G4 muté tel que défini ci-dessus, comprenant au moins une mutation dans le CDR1 et au moins une mutation dans les régions FR de la chaîne légère (VL). Dans la présente invention, les Inventeurs ont découvert que lorsque l'on effectue au moins une mutation dans le CDR1 de l'anticorps humanisé 12G4, et au moins une mutation dans la région variable FR de la chaîne légère, lesdites au moins une mutation ne respectant pas nécessairement l'index hydropathique des acides aminés, permettent quand même, non seulement de conserver l'activité de l'anticorps humanisé mais encore d'obtenir un anticorps humanisé muté possédant une affinité au moins égale à celle de l'anticorps chimérique non muté, et ne provoquent pas de réaction immune. Dans un mode de réalisation avantageux, la présente invention concerne un anticorps monoclonal humanisé 12G4 muté tel que défini ci-dessus, comprenant au moins une mutation dans le CDR2 et au moins une mutation dans les régions FR de la chaîne légère (VL). Dans la présente invention, les Inventeurs ont découvert que lorsque l'on effectue au moins une mutation dans le CDR2 de l'anticorps humanisé 12G4, et au moins une mutation dans la région variable FR de la chaîne légère, lesdites au moins une mutation ne respectant pas nécessairement l'index hydropathique des acides aminés, permettent quand même, non seulement de conserver l'activité de l'anticorps humanisé mais encore d'obtenir un anticorps humanisé muté possédant une affinité au moins égale à celle de l'anticorps chimérique non muté, et ne provoquent pas de réaction immune. Dans un mode de réalisation avantageux, la présente invention concerne un anticorps monoclonal humanisé 12G4 muté tel que défini ci-dessus, comprenant au moins une mutation dans le CDR3 et au moins une mutation dans les régions FR de la chaîne légère (VL). Dans la présente invention, les Inventeurs ont découvert que lorsque l'on effectue au moins une mutation dans le CDR3 de l'anticorps humanisé 12G4, et au moins une mutation dans la région variable FR de la chaîne légère, lesdites au moins une mutation ne respectant pas nécessairement l'index hydropathique des acides aminés, permettent quand même, non seulement de conserver l'activité de l'anticorps humanisé mais encore d'obtenir un anticorps humanisé muté possédant une affinité au moins égale à celle de l'anticorps chimérique non muté, et ne provoquent pas de réaction immune. Dans un mode de réalisation avantageux, la présente invention concerne un anticorps monoclonal humanisé 12G4 muté tel que défini ci-dessus, ayant une ADCC contre des cellules Cov 434, exprimant le récepteur AMHR II, notamment supérieure à 1ADCC dudit anticorps monoclonal humanisé 12G4 non muté contre les mêmes cellules. L'ADCC (cytotoxicité cellulaire dépendante de l'anticorps) est un mécanisme dans lequel lorsque l'anticorps a reconnu un antigène, une partie Fc de l'anticorps est reconnue par un récepteur Fcy d'une cellule tueuse qui, après liaison, est capable de tuer la cellule portant l'antigène. Dans la présente invention, les Inventeurs ont découvert que lorsque l'on effectue au moins une mutation dans l'un ou plus des CDR de l'anticorps humanisé 12G4, dont l'affinité est particulièrement diminuée par rapport à l'anticorps chimérique ou murin correspondant (exemple 2), et bien que le CDR corresponde à une région particulièrement importante de reconnaissance de l'antigène, ladite au moins une mutation permet non seulement de conserver l'activité de l'anticorps humanisé mais encore d'obtenir un anticorps humanisé muté possédant une affinité au moins égale à celle de l'anticorps chimérique non muté, et ne provoquent pas de réaction immune. Dans le cadre de la présente invention, la numérotation utilisée est basée sur la numérotation d'un fragment ScFv, la chaine lourde étant numérotée de 1 à 115 et la chaine légère de 131 à 236, telle que représentée dans les figures 3A et 3B pour l'anticorps humanisé 12G4 dans laquelle les perles grisées rayées correspondent à des acides aminés étant absents dans ladite séquence. Les deux chaînes sont reliées entre elles par un linker comprenant les acides aminés 116 à 130. Dans un mode de réalisation avantageux, la présente invention concerne un anticorps monoclonal humanisé 12G4 muté tel que défini ci-dessus, dans lequel l'une au moins desdites mutations dans au moins un CDR de la région variable de la chaîne légère, est située dans le CDR compris dans la région contenant l'acide aminé 179 à l'acide aminé 184 de la région variable de la chaîne légère, dont la séquence en acides aminés est représentée par SEQ ID NO:2. La région contenant l'acide aminé 179 à l'acide aminé 184 ne correspond pas au CDR complet. Dans ce mode de réalisation, si l'anticorps ne possède qu'une mutation, elle est située dans la région du CDR de la chaîne légère contenant l'acide aminé 179 à l'acide aminé 184. 25 Il peut bien entendu posséder d'autres mutations dans d'autres CDR. Dans la présente invention, les Inventeurs ont découvert que lorsque l'on effectue au moins une mutation dans la région comprenant l'acide aminé 179 à 184 du CDR de l'anticorps humanisé 12G4, ladite au moins une mutation permet non seulement de conserver l'activité de 1' anticorps humanisé mais encore d'obtenir un anticorps humanisé muté possédant une affinité au 30 moins égale à celle de l'anticorps chimérique non muté et ne provoquent pas de réaction immune. Dans un mode de réalisation avantageux, la présente invention concerne un anticorps monoclonal humanisé 12G4 muté tel que défini ci-dessus, dans lequel l'une au moins desdites mutations située dans le CDR compris dans la région contenant l'acide aminé 179 à l'acide aminé 184 correspond à la substitution de l'un au moins des acides aminés suivants : S179P, E184K, E184G, E184D, S182F. La notation utilisée ci correspond au code à une lettre bien connu de l'homme du métier. La notation S179P signifie par exemple que l'acide aminé Sérine en position 179 est substitué par une Proline. Dans la présente invention, les Inventeurs ont découvert que lorsque l'on effectue au moins une mutation dans la région comprenant l'acide aminé 179 à 184 du CDR de l'anticorps humanisé 12G4, ladite au moins une mutation ne respectant pas nécessairement l'index hydropathique des acides aminés substitués permet quand même, non seulement de conserver l'activité de l'anticorps humanisé mais encore d'obtenir un anticorps humanisé muté possédant une affinité au moins égale à celle de l'anticorps chimérique non muté. A titre d'exemple, la figure 17 présente l'affinité de liaison au récepteur AMHR-II d'anticorps humanisés mutés selon l'invention. L'anticorps 6B_78 ne possède qu'une mutation située dans le CDR de la région variable de la chaîne légère (E184K) dans laquelle un acide glutamique est remplacé par une lysine, soit le remplacement d'un acide aminé acide par un acide aminé basique, ayant par conséquent une charge totalement différente puisque opposée, et présentant pourtant toujours une activité mais surtout une affinité sensiblement meilleure que l'anticorps humanisé 12G4 non muté, et égale à celle de l'anticorps chimérique 12G4 non muté, et ne provoquent pas de réaction immune. Dans un mode de réalisation avantageux, la présente invention concerne un anticorps monoclonal humanisé 12G4 muté tel que défini ci-dessus, comprenant de plus au moins une mutation dans les régions FR de la chaîne légère (VL). Dans la présente invention, les Inventeurs ont découvert que lorsque l'on effectue au moins une mutation dans la région comprenant l'acide aminé 179 à 184 du CDR??? de l'anticorps humanisé 12G4, et au moins une mutation dans la région variable FR de la chaîne légère, lesdites au moins une mutation ne respectant pas nécessairement l'index hydropathique des acides aminés permettent quand même, non seulement de conserver l'activité de l'anticorps humanisé mais encore d'obtenir un anticorps humanisé muté possédant une affinité au moins égale à celle de l'anticorps chimérique non muté, et ne provoquent pas de réaction immune. Dans un mode de réalisation avantageux, la présente invention concerne un anticorps monoclonal humanisé 12G4 muté tel que défini ci-dessus, comprenant de plus au moins une mutation dans la chaîne lourde. Dans la présente invention, les Inventeurs ont découvert que lorsque l'on effectue au moins une mutation dans la région comprenant l'acide aminé 179 à 184 du CDR de l'anticorps humanisé 12G4, au moins une mutation dans la région variable de la chaîne légère, et au moins une mutation dans la chaîne lourde, lesdites au moins une mutation ne respectant pas nécessairement l'index hydropathique des acides aminés, permettent quand même, non seulement de conserver l'activité de l'anticorps humanisé mais encore d'obtenir un anticorps humanisé muté possédant une affinité au moins égale à celle de l'anticorps chimérique non muté, et ne provoquent pas de réaction immune. Dans un mode de réalisation avantageux, la présente invention concerne un anticorps monoclonal humanisé 12G4 muté tel que défini ci-dessus, dans lequel l'une au moins desdites mutations dans les régions FR de la chaîne légère (VL) est située dans la région FR adjacente à la région contenant l'acide aminé 179 à l'acide aminé 184. A titre d'exemple, la figure 17 et les tableaux I et VII (fixation à la cible AMHRII-Fc déterminée par Elisa) présentent l'affinité de liaison au récepteur AMHR-II d'anticorps humanisés mutés selon l'invention. Ainsi l'anticorps 3C_23 possède trois mutations : - une mutation dans le CDR de la région variable de la chaîne légère (S179P) dans laquelle une sérine est remplacée par une proline, soit le remplacement d'un acide aminé hydrophile par un acide aminé hydrophobe, - une mutation dans la partie variable (région FR) de la chaîne légère (I177T), soit le remplacement d'un acide aminé hydrophobe par un acide aminé hydrophile, possédant de plus une valeur d'index hydropathique, selon la demande internationale WO 2008/053330, totalement différente (+4,5 pour l'isoleucine et -0,7 pour la thréonine), et - une mutation dans la chaîne lourde (Q3R), soit le remplacement d'une glutamine par une 30 arginine dont la valeur d'index hydropathique, selon la demande internationale WO 2008/053330, varie de -3,5 pour la glutamine à -4,5 pour l'arginine, et présentant pourtant une affinité sensiblement meilleure que celle de l'anticorps humanisé 12G4 non muté, et supérieure à celle de l'anticorps chimérique 12G4 non muté. De même, l'anticorps 3C_23K qui, hormis les mutations de l'anticorps 3C_23 possède de plus une deuxième mutation dans le CDR de la région variable de la chaîne légère (E184K) dans laquelle un acide glutamique est remplacé par une lysine, c'est-à-dire le remplacement d'un acide aminé acide par un acide aminé basique ayant par conséquent une charge totalement différente puisque de signe opposée, présente pourtant toujours une activité mais surtout une affinité sensiblement meilleure que celle de l'anticorps humanisé 12G4 non muté, et supérieure à celle de l'anticorps chimérique 12G4 non muté, et ne provoque pas de réaction immune. Dans un mode de réalisation avantageux, la présente invention concerne un anticorps monoclonal humanisé 12G4 muté tel que défini ci-dessus, dans lequel l'une au moins desdites mutations dans les régions FR de la chaîne légère (VL) correspond à la substitution de l'un au moins des acides aminés suivants : I132T, A143T, T150A, S158P, L175Q, I177T, Y178H, V187A, S192T, G197D, F212S. Dans un mode de réalisation avantageux, la présente invention concerne un anticorps monoclonal humanisé 12G4 muté tel que défini ci-dessus, dans lequel l'une au moins desdites mutations dans la chaîne lourde correspond à la substitution de l'un au moins des acides aminés suivants:Q1E, Q3E, Q3R, Q6E, A9T, V11A, K12R, K13R, K19E, V20A, A24G, A24V, A24T, Q39E, A40V, S31G, L45P, D56N, A76T, A79T, R87G, T58A, Q62R, V67M, I70N, T74A, S77P, A79T, S88P, E89D, F102S, A103T, L110P, S114T. Dans un mode de réalisation avantageux, la présente invention concerne un anticorps monoclonal humanisé 12G4 muté tel que défini ci-dessus, possédant une chaîne légère et une chaîne lourde choisies parmi les suivantes: a) une chaîne légère comprenant ou constituée d'une région variable dont la séquence en acides aminés est représentée par SEQ ID NO:2 dans laquelle une au moins substitution d'acides aminés suivante située dans l'un des CDR a été effectuée : S179P, E184K, E184G, E184D, S182F, ou une chaîne légère comprenant ou constituée d'une région variable dont la séquence en acides aminés est représentée par SEQ ID NO:2 dans laquelle une au moins substitution d'acides aminés suivante située dans l'un des CDR a été effectuée : S179P, E184K, E184G, E184D, S182F, et une au moins substitution d'acides 30 aminés suivante située dans les régions FR a été effectuée : I132T, A143T, T150A, S158P, L175Q, Y178H, V187A, S192T, G197D, F212S, et d'une région constante dont la séquence en acides aminés est représentée par SEQ ID NO:6, b) une chaîne lourde dont la séquence en acides aminés est représentée par SEQ ID NO:58 dans laquelle une substitution de l'un au moins des acides aminés suivants: Q1E, Q3E, Q3R, Q6E, A9T, V11A, K12R, K13R, K19E, V20A, A24G, A24V, A24T, Q39E, A40V, S31G, L45P, D56N, A76T, A79T, R87G, T58A, Q62R, V67M, I70N, T74A, S77P, A79T, S88P, E89D, F102S, A103T, L110P, S114T a été effectuée. Le tableau VII de l'exemple 3 présente les différents clones obtenus et leur substitution. Il montre également que l'index hydropathique varie de manière importante en fonction des mutations, sans pour autant conduire à une perte d'activité et/ou d'affinité pour l'antigène et permet même pour certains clones d'obtenir une augmentation de l'affinité par rapport à l'anticorps chimérique correspondant (ratio Ac de l'invention/anticorps chimérique égal ou supérieur à 1). Dans ce mode de réalisation, il est possible de constituer un anticorps qui est issu de la combinaison de deux anticorps préalablement obtenus et d'augmenter encore l'activité et l'affinité pour le récepteur AMHR-II par rapport à l'anticorps chimérique 12G4 non muté. Dans un mode de réalisation avantageux, la présente invention concerne un anticorps monoclonal humanisé 12G4 muté tel que défini ci-dessus, possédant une chaîne légère et une chaîne lourde choisies parmi les suivantes: a) une chaîne légère comprenant ou constituée d'une région variable dont la séquence en acides aminés est représentée par: - SEQ ID NO:22 (sans leader) ou SEQ ID NO:24 (avec leader), ou - SEQ ID NO:30 (sans leader) ou SEQ ID NO:32 (avec leader), ou - SEQ ID NO:34 (sans leader) ou SEQ ID NO:36 (avec leader), ou - SEQ ID NO:46 (sans leader) ou SEQ ID NO:48 (avec leader), et d'une région constante dont la séquence en acides aminés est représentée par SEQ ID NO:6, 30 5 10 15 20 2530 b) une chaîne lourde comprenant ou constituée d'une région variable dont la séquence en acides aminés est représentée par: - SEQ ID NO: 38 (sans leader), ou SEQ ID NO: 40 (avec leader), - SEQ ID NO: 26 (sans leader), ou SEQ ID NO: 28 (avec leader), - SEQ ID NO: 8 (sans leader), ou SEQ ID NO: 10 (avec leader), - SEQ ID NO: 42 (sans leader), ou SEQ ID NO: 44 (avec leader), SEQ ID NO: 50 (sans leader), ou SEQ ID NO: 52 (avec leader), et d'une région constante dont la séquence en acides aminés est représentée par SEQ ID NO: 12. Dans un mode de réalisation avantageux, la présente invention concerne un anticorps monoclonal humanisé 12G4 muté tel que défini ci-dessus, possédant : a) une chaîne légère constituée de la séquence en acides aminés représentée par: - SEQ ID NO: 70 (sans leader) ou SEQ ID NO: 72 (avec leader), et b) une chaîne lourde constituée de la séquence en acides aminés représentée par: - SEQ ID NO: 74 (sans leader), ou SEQ ID NO: 76 (avec leader), (anticorps 3C23) ou, a) une chaîne légère constituée de la séquence en acides aminés représentée par: - SEQ ID NO: 78 (sans leader) ou SEQ ID NO: 80 (avec leader), et b) une chaîne lourde constituée de la séquence en acides aminés représentée par: - SEQ ID NO: 58 (sans leader), ou SEQ ID NO: 60 (avec leader), (anticorps 6B_78) a) une chaîne légère constituée de la séquence en acides aminés représentée par: - SEQ ID NO: 82 (sans leader) ou SEQ ID NO: 84 (avec leader), et b) une chaîne lourde constituée de la séquence en acides aminés représentée par: - SEQ ID NO: 86 (sans leader), ou SEQ ID NO: 88 (avec leader), (anticorps 3C_23K) ou, a) une chaîne légère constituée de la séquence en acides aminés représentée par: - SEQ ID NO: 78 (sans leader) ou SEQ ID NO: 80 (avec leader), et ou, b) une chaîne lourde constituée de la séquence en acides aminés représentée par: - SEQ ID NO: 90 (sans leader), ou SEQ ID NO: 92 (avec leader), (anticorps 4C_35) ou, a) une chaîne légère constituée de la séquence en acides aminés représentée par: - SEQ ID NO: 94 (sans leader) ou SEQ ID NO: 96 (avec leader), et b) une chaîne lourde constituée de la séquence en acides aminés représentée par: - SEQ ID NO: 98 (sans leader), ou SEQ ID NO: 100 (avec leader), (anticorps 5B_42) Selon un autre aspect, l'invention concerne un fragment d'un anticorps monoclonal 12G4 humanisé muté tel que défini ci-dessus, choisi parmi le groupe de fragments constitué de : Fv, Fab, F(ab`)2, Fab`, dsFv, si.'Fy. sc(Fv)2, "diabodies". Selon un autre aspect, l'invention concerne un acide nucléique comprenant ou constitué d'une séquence codant la chaîne légère d'un anticorps monoclonal défini ci-dessus et/ou comprenant ou constitué d'une séquence codant la chaîne lourde de l'anticorps monoclonal défini ci-dessus. Dans un mode de réalisation avantageux, l'invention concerne un acide nucléique défini ci-dessus, dans lequel la séquence codant la chaîne légère comprend ou est constituée des séquences suivantes : a) une séquence codant la région variable de la chaîne légère représentée par SEQ ID NO : 53 dans laquelle une substitution d'au moins un codon permettant la substitution, dans l'un des CDR, d'un ou plus acides aminés suivants: S179P, E184K, E184G, E184D, S182F a été effectuée, ou, b) une séquence codant la région variable de la chaîne légère représentée par SEQ ID NO : 53 dans laquelle : - au moins une substitution d'un codon permettant la substitution, dans l'un des CDR, d'un ou plus acides aminés suivants: S179P, E184K, E184G, E184D, S182F a été effectuée, et - au moins une substitution d'au moins un codon permettant la substitution, dans l'un des FR, d'un ou plus acides aminés suivants: I132T, A143T, T150A, S158P, L175Q, Y178H, V187A, S192T, G197D, F212S, a été effectuée, et une séquence codant la région constante représentée par SEQ ID NO : 5, Dans un mode de réalisation avantageux, l'invention concerne un acide nucléique défini ci-dessus, dans lequel la séquence codant la chaîne lourde comprend ou est constituée des séquences suivantes : a) SEQ ID NO : 57 dans laquelle une substitution d'au moins un codon permettant la substitution d'un ou plus acides aminés suivants: Q1E, Q3E, Q3R, Q6E, A9T, V11A, K12R, K13R, K19E, V20A, A24G, A24V, A24T, Q39E, A40V, S31G, L45P, D56N, A76T, A79T, R87G, T58A, Q62R, V67M, I70N, T74A, S77P, A79T, S88P, E89D, F102S, A103T, L110P, S114T a été effectuée. Dans un mode de réalisation avantageux, l'invention concerne un acide nucléique défini ci-dessus, comprenant une chaîne légère définie ci-dessus et une chaîne lourde définie ci-dessus. Dans un mode de réalisation avantageux, l'invention concerne un acide nucléique défini ci-dessus, dans lequel la séquence codant la chaîne légère comprend ou est constituée d'une séquence codant une région variable et d'une séquence codant une région constante choisies parmi les suivantes: a) région variable : - SEQ ID NO:21 (sans leader) ou SEQ ID NO:23 (avec leader), ou - SEQ ID NO:29 (sans leader) ou SEQ ID NO:31 (avec leader), ou - SEQ ID NO:33 (sans leader) ou SEQ ID NO:35 (avec leader), ou - SEQ ID NO:45 (sans leader) ou SEQ ID NO:47 (avec leader), ou b) région constante - SEQ ID NO: 5. Dans un mode de réalisation avantageux, l'invention concerne un acide nucléique défini ci-dessus, dans lequel la séquence codant la chaîne lourde comprend ou est constituée d'une séquence codant une région variable et d'une séquence codant une région constante choisies parmi les suivantes: a) région variable : - SEQ ID NO: 25 (sans leader) ou SEQ ID NO: 27 (avec leader), ou - SEQ ID NO: 7 (sans leader) ou SEQ ID NO: 9 (avec leader), ou - SEQ ID NO: 37 (sans leader) ou SEQ ID NO: 39 (avec leader), ou - SEQ ID NO: 41 (sans leader) ou SEQ ID NO: 43 (avec leader), ou - SEQ ID NO: 49 (sans leader) ou SEQ ID NO: 51 (avec leader), b) région constante - SEQ ID NO: 11. Dans un mode de réalisation avantageux, l'invention concerne un acide nucléique défini ci-dessus, dans lequel la séquence codant la chaîne légère est choisie parmi les séquences suivantes : - SEQ ID NO: 69 (sans leader) ou SEQ ID NO: 71 (avec leader), ou - SEQ ID NO: 77 (sans leader) ou SEQ ID NO: 79 (avec leader), ou - SEQ ID NO: 81 (sans leader) ou SEQ ID NO: 83 (avec leader), ou - SEQ ID NO:93 (sans leader) ou SEQ ID NO:95 (avec leader), et la séquence codant la chaîne lourde est choisie parmi les séquences suivantes : - SEQ ID NO: 73 (sans leader) ou SEQ ID NO:75 (avec leader), ou - SEQ ID NO: 57 (sans leader) ou SEQ ID NO:59 (avec leader), ou - SEQ ID NO: 85 (sans leader) ou SEQ ID NO:87 (avec leader), ou - SEQ ID NO: 89 (sans leader) ou SEQ ID NO:91 (avec leader), ou - SEQ ID NO: 97 (sans leader) ou SEQ ID NO:99 (avec leader), Dans un mode de réalisation avantageux, l'invention concerne un acide nucléique défini ci-dessus, dans lequel la séquence codant la chaîne légère et la séquence codant la chaîne lourde sont les suivantes : a) séquence codant la chaîne légère SEQ ID NO: 69 (sans leader) ou SEQ ID NO: 71 (avec leader), et b) séquence codant la chaîne lourde SEQ ID NO: 73 (sans leader) ou SEQ ID NO: 75 (avec leader), (anticorps 3C23) ou, a) séquence codant la chaîne légère SEQ ID NO: 77 (sans leader) ou SEQ ID NO: 79 (avec leader), et b) séquence codant la chaîne lourde SEQ ID NO: 57 (sans leader) ou SEQ ID NO: 59 (avec leader), (anticorps 6B_78) ou, a) séquence codant la chaîne légère SEQ ID NO: 81 (sans leader) ou SEQ ID NO: 83 (avec leader), et b) séquence codant la chaîne lourde SEQ ID NO: 85 (sans leader) ou SEQ ID NO: 87 (avec leader), (anticorps 3C_23K) ou, a) séquence codant la chaîne légère SEQ ID NO: 77 (sans leader) ou SEQ ID NO: 79 (avec leader), et b) séquence codant la chaîne lourde SEQ ID NO: 89 (sans leader) ou SEQ ID NO: 91 (avec leader), (anticorps 4C_35) ou, a) séquence codant la chaîne légère SEQ ID NO: 93 (sans leader) ou SEQ ID NO: 95 (avec leader), et b) séquence codant la chaîne lourde SEQ ID NO: 97 (sans leader) ou SEQ ID NO: 99 20 (avec leader), (anticorps 5B_42) Selon un autre aspect, l'invention concerne un vecteur d'expression comprenant au moins un acide nucléique défini ci-dessus, ledit acide nucléique étant sous contrôle des éléments permettant son expression. 25 Par «vecteur d'expression », il est défini dans l'invention une molécule d'ADN qui possède des éléments permettant sa réplication (duplication) dans au moins un organisme vivant. Ces éléments permettant la réplication sont notamment des origines de réplication de levure ou de bactéries, ou encore des éléments de contrôle de la réplication d'un virus. Les vecteurs selon l'invention sont notamment des plasmides, des phages, des 30 chromosomes artificiels de levure (YAC), des chromosomes artificiels de bactéries (BAC), les génomes modifiés de virus réplicatifs ou de virus intégratifs ... Ces vecteurs sont dits «d'expression » car ils disposent de séquences nucléotidiques qui permettent l'expression, c'est-à-dire la transcription en ARN, des séquences nucléotidiques qu'elles contrôlent. Dans l'invention, ladite séquence d'acide nucléique contenue dans ledit vecteur est placée « sous contrôle des éléments permettant son expression ». Cela signifie que ledit vecteur d'expression possède au moins une séquence d'initiation de la transcription tel qu'un promoteur d'un virus comme le promoteur précoce du virus simien SV40, ou du Cytomégalovirus (CMV) ou encore les séquences promotrices du virus du sarcome de Rous (RSV), et notamment une séquence ou promoteur comprenant une boite TATAA. De plus, ledit vecteur possède également au moins une séquence de terminaison de la transcription, et en particulier une séquence de polyadénylation issues d'un gène de mammifère, notamment humain. A ces séquences indispensables pour l'expression de la séquence nucléotidique contenue dans ledit vecteur peuvent s'ajouter d'autres séquences permettant de réguler ou de moduler l'expression de la dite séquence. Une liste non exhaustive comprend : des introns de gènes de mammifères, et notamment humains, des séquences de régulation de transcription de type amplificateur (« enhancers ») ou encore des séquences transcrites mais non traduites de gènes de mammifères, et notamment humains. Un mode de réalisation avantageux de l'invention concerne un vecteur d'expression tel que défini ci-dessus, comprenant au moins un acide nucléique choisi parmi les acides nucléiques comprenant les séquences suivantes SEQ ID NO 59, 71, 75, 79, 83, 87, 91, 95 ou 99. Dans un autre mode de réalisation avantageux, l'invention concerne un vecteur d'expression tel que défini ci-dessus, comprenant - un premier acide nucléique choisi parmi les acides nucléiques de séquences suivantes : SEQ ID NO 71, 79, 83 ou 95, ledit premier acide nucléique étant sous contrôle des éléments permettant son expression, et - un second acide nucléique choisi parmi les acides nucléiques de séquences suivantes : SEQ ID NO 59, 75, 87, 91 ou 99, ledit second acide nucléique étant sous contrôle des éléments permettant son expression. Ce vecteur d'expression comporte donc deux séquences d'acides nucléiques susmentionnées, et plus particulièrement comporte une séquence d'acide nucléique codant la chaîne légère de l'anticorps monoclonal défini ci-dessus, et une séquence d'acide nucléique codant la chaîne lourde de l'anticorps monoclonal défini ci-dessus. Préférentiellement, ledit vecteur d'expression contient un premier élément permettant l'expression de la séquence d'acide nucléique codant la chaîne légère de l'anticorps monoclonal défini ci-dessus et un second élément permettant l'expression de la séquence d'acide nucléique codant la chaîne lourde de l'anticorps monoclonal défini ci-dessus, ledit premier et ledit second élément permettant l'expression desdites séquences d'acides nucléiques étant identiques ou différents, et préférentiellement identiques. Ces éléments de contrôle sont notamment les séquences terminales longues répétées (LTR) du virus RSV. Un autre mode de réalisation de l'invention concerne un vecteur d'expression défini ci dessus, comprenant au moins un gène de résistance à un antibiotique. Par « au moins un gène de résistance » on entend dans l'invention que ledit vecteur d'expression peut contenir 1 ou 2, ou 3 ou 4 ou 5 ou 6 gènes de résistance à un antibiotique. Par « gène de résistance à un antibiotique », on définit dans l'invention un gène dont le produit d'expression exerce un effet cytostatique (inhibition de la croissance) ou cytolytique (mort cellulaire) de cellules. Les antibiotiques concernés par l'invention ont notamment un effet sur les cellules procaryotes, mais peuvent également avoir un effet sur les cellules eucaryotes, qu'il s'agisse de levures, de plantes, d'insectes, d'amphibiens ou de mammifères. Plus particulièrement, le vecteur d'expression susmentionné possède un gène de résistance à un antibiotique spécifique des cellules procaryotes et au moins un gène, préférentiellement 2 gènes, de résistance à un antibiotique spécifique des cellules eucaryotes. On peut citer comme antibiotiques spécifiques des cellules procaryotes : l'Ampiciline, la Tétracycline et ses dérives, l'Hygromycine, la Canamycine... On peut citer comme antibiotiques spécifiques des cellules eucaryotes : le G418, la Généticine (sels de G418), la Puromycine, le Méthotrexate, la Blasticidine... Les Unités transcriptionnelles (UT) d'intérêt codant pour la chaîne lourde et la chaîne légère sont clonés sous la forme d'ADNc et sous la dépendance du promoteur RSV. Ce promoteur correspond au LTR (Long Terminal Repeat) du virus du sarcome de Rous qui contient un élément enhancer dans sa région 5'. Est cloné immédiatement en 3' du promoteur un intron artificiel optimisé pour l'épissage alternatif et composé d'une séquence donneuse en 5' isolé de la beta-globine humaine et en a 3' d'une séquence acceptrice dérivée du gène de variable de la chaîne lourde d'immunoglobuline. Les UT d'intérêt se terminent par des séquences de polyadénylation dérivées du gène de l'hormone de croissance (GH) d'origine humaine (hGH) pour la chaîne lourde et bovine (bGH) pour la chaîne légère. Cette différence d'origine dans le choix des polyA est réalisée dans un but de limiter les recombinaisons entre les gènes d'intérêt. Cette association promoteur LTRRSV, intron chimérique, ADNc et séquence polyA a été sélectionné car elle confère une haute activité transcriptionnelle et traductionnelle dans la lignée cellulaire YB2/0. Le vecteur d'expression contient en plus des UT d'intérêt plusieurs UT de résistances à des molécules chimiques: gene Bla: Ce gène (nommé Amp dans les cartes de restriction des vecteurs) exprime l'enzyme beta-lactamase chez la bactérie (promoteur procaryote) et confère une résistance à l'ampicilline. gene Neo: Ce gène code pour l'enzyme npt II (neomycin-phosphotransferase II) sous le contrôle du promoteur SV40 et confère une résistance à divers antibiotiques comme la néomycine, kanamycine ou G418 aux cellules de mammifère transfectées et exprimant ce gène. gene Dhfr: Ce gène code pour l'enzyme DHFR (DiHydroFolate Reductase) sous le contrôle du promoteur SV40 et confère une résistance au méthotrexate (MTX). Ce procédé peut être utilisé pour réaliser de l'amplification génique en augmentant la concentration de MTX résultant ainsi d'une augmentation de la production d'anticorps par les cellules transfectées. Les figures 15 à 19 présentent les cartes des vecteurs d'expression utilisés pour produire les clones 3C 23, 6B 78, 3C 23K, 4C 35 et 5B 42. Dans un autre aspect, la présente invention concerne une cellule hôte ou lignée cellulaire 25 transformée par un acide nucléique défini ci-dessus et/ou un vecteur d'expression défini ci-dessus. En particulier, ladite cellule ou lignée cellulaire est caractérisée en ce qu'elle - présente une apoptose inférieure à 25%, - est stable au cours des divisions cellulaires, et - sécrète au moins 14µg/ml d'anticorps monoclonal défini précédemment. 30 La notion de stabilité cellulaire implique que les cellules issue du clonage des cellules clonées issues des cellules contenant au moins un vecteur permettant l'expression d'un anticorps monoclonal selon l'invention sont capables au cours des différentes divisions de conserver leurs propriétés de résistances aux antibiotique et de produire les anticorps monoclonaux. Dans encore un autre aspect, l'invention concerne une composition pharmaceutique, et notamment vaccinale, comprenant au moins - un anticorps monoclonal défini ci-dessus, ou - un acide nucléique défini ci-dessus, ou - un vecteur défini ci-dessus, ou - un fragment dudit anticorps monoclonal défini ci-dessus, en association avec un véhicule pharmaceutiquement acceptable. Avantageusement, l'invention concerne une composition pharmaceutique, et notamment vaccinale, comprenant au moins un anticorps monoclonal défini ci-dessus, en association avec un véhicule pharmaceutiquement acceptable. Le dosage de la substance active dépend particulièrement du mode d'administration, et est aisément déterminé par l'homme de métier. « Un véhicule pharmaceutiquement acceptable » réfère à un matériel non toxique qui est compatible avec un système biologique tel qu'une cellule, une culture cellulaire, un tissu ou un organisme. Une quantité thérapeutiquement efficace peut varier de 0.01 mg/kg à 50 mg/kg, préférablement de 0.1 mg/kg à 20 mg/kg, et plus préférablement de 10 mg/kg à 20 mg/kg, en une ou plusieurs administrations quotidiennes, pendant un ou plusieurs jours. La composition pharmaceutique de l'invention peut être administrée notamment par voie intraveineuse, notamment par injection ou par perfusion graduelle, par voie sous-cutanée, par voie systémique, par voie locale au moyen d'infiltrations, per os, ou par voie respiratoire ou pulmonaire au moyen d'aérosol. Les préparations pour une administration parentérale peuvent inclure des solutions aqueuses ou non-aqueuses stériles, des suspensions ou des émulsions. Des exemples de solvants non-aqueux sont le propylène glycol, le polyéthylène glycol, des huiles végétales, telle que l'huile d'olive, ou des esters organiques injectables tels que l'éthyl oléate. Des véhicules aqueux comprennent l'eau, des solutions alcool/eau, des émulsions ou des suspensions.30 La forme galénique avantageuse de la composition pharmaceutique de l'invention est administrable par voie orale un comprenant - un anticorps monoclonal défini ci-dessus, ou - un acide nucléique défini ci-dessus, ou - un vecteur d'expression défini ci-dessus, ou - un fragment dudit anticorps monoclonal défini ci-dessus, en association avec un excipient, en présence ou non d'un agent de propulsion. Dans un mode de réalisation de l'invention, l'aérosol se présente sous forme d'un liquide contenant l'anticorps humanisé muté et un excipient. Les excipients sont le plus souvent des alcools, mais tout autre excipient connu de l'homme du métier pourra être utilisé dans le cadre de l'invention. L'aérosol sous forme liquide peut être associé à un gaz propulseur comme les chlorofluorocarbones (CFC) ou hydrofluorocarbones (HFA). L'aérosol sous forme liquide peut aussi être constitué de microparticules lipidiques et d'un excipient. Dans ce cas, les excipients peuvent être choisis parmi le dipalmitoylphosphatidylcholine de synthèse (DPPC), le lactose ou l'hydroxyethylamidon (HES). Les microparticules sont ensuite administrées à l'aide d'un insufflateur. Dans un autre mode de réalisation de l'invention, l'aérosol se présente sous forme de poudre. La poudre se compose de particules de taille comprise entre 1 et 10 gm et de préférence inférieure à 9µm, ou de préférence inférieure à 5 µm. A titre d'exemple non limitatif, les méthodes suivantes peuvent être utilisées pour obtenir une poudre sèche : la pulvérisation accompagnée d'une dessiccation par congélation ou la cristallisation par ultrasons, la précipitation dirigée. L'administration de l'aérosol sera réalisée selon qu'il se présente sous forme liquide ou solide à l'aide d'un nébuliseur qui peut être pneumatique, ultrasonique ou à tamis ou à l'aide d'un aérosol doseur (de liquide pressurisé, mécanique, électrohydrodynamique, thermiques) pour les formulations liquides ou à l'aide d'inhalateur pour les formulations solides. (ReychlerG., Dessanges JF et Vecellio L, Rev. Mal. Respir, 2007 ; 24 :1013-1023). Selon un autre aspect, l'invention concerne un produit comprenant une première préparation pharmaceutique comprenant un anticorps monoclonal défini ci-dessus, et une seconde préparation pharmaceutique comprenant un composé anticancéreux conventionnel, notamment du paclitaxel ou un sel de platine, en particulier de l'oxaloplatine, du cisplatine ou de la carboplatine, en tant que préparation combinée pour une utilisation simultanée, séparée ou séquentielle dans le traitement de patients atteints de cancers ovariens. Selon un autre aspect, l'invention concerne l'utilisation d'au moins : - un anticorps monoclonal défini ci-dessus, ou - un fragment dudit anticorps monoclonal défini ci-dessus, ou - un acide nucléique défini ci-dessus, ou - un vecteur défini ci-dessus, ou - une cellule définie ci-dessus, pour la préparation d'un médicament destiné au traitement ou la prévention d'une pathologie associée au récepteur de type II de l'hormone anti-mullérienne humaine, notamment le cancer ovarien. Par traitement, on entend le moyen de soigner une pathologie déclarée, dont les symptômes sont visibles. Par prévention, on entend le moyen d'empêcher ladite pathologie de se déclarer. Dans un mode de réalisation avantageux, l'invention concerne l'utilisation d'un anticorps défini ci-dessus, ou d'un fragment de celui-ci défini ci-dessus, pour le diagnostic et/ou le suivi du cancer ovarien. Dans un mode de réalisation avantageux, l'invention concerne l'utilisation d'un anticorps défini ci-dessus, ou d'un fragment de celui-ci défini ci-dessus, comprenant de plus un anticancéreux conventionnel, notamment du paclitaxel ou un sel de platine, en particulier de l'oxaloplatine, du cisplatine ou de la carboplatine. Selon un autre aspect, l'invention concerne un kit comprenant au moins : - un anticorps monoclonal tel défini ci-dessus, ou - un fragment dudit anticorps monoclonal tel défini ci-dessus, ou - un acide nucléique tel défini ci-dessus, ou - un vecteur tel défini ci-dessus, ou - une cellule tel définie ci-dessus, pour une utilisation dans le diagnostic d'une pathologie associée au récepteur de type II de l'hormone anti-mullérienne humaine, notamment le cancer ovarien. Selon un autre aspect, l'invention concerne un procédé de diagnostic d'une pathologie associée au récepteur de type II de l'hormone anti-mullérienne humaine, notamment le cancer ovarien sur un échantillon biologique humain, comprenant les étapes suivantes : a. mise en oeuvre d'une biopsie sur un patient, b. marquage de la biopsie, c. détermination de la présence d'un récepteur de type II de l'hormone antimullérienne humaine, Le marquage de la biopsie est effectué selon des techniques bien connues de l'homme du métier. La détermination de la présence du récepteur peut être effectué par des techniques bien connues de l'homme du métier, telles que un dosage immunologique, du binding... Le marquage de la biopsie est effectué selon des techniques bien connues de l'homme du métier. La détermination de la présence du récepteur peut être effectué par des techniques bien connues de l'homme du métier, telles que un dosage immunologique, du binding... Selon un autre aspect, l'invention concerne un procédé de traitement d'une pathologie associée au récepteur de type II de l'hormone anti-mullérienne humaine, notamment le cancer ovarien sur un échantillon biologique humain, comprenant les étapes suivantes : a. mise en oeuvre d'une biopsie sur un patient, b. marquage de la biopsie, c. détermination de la présence d'un récepteur de type II de l'hormone antimullérienne humaine, d. si la présence d'un récepteur de type II de l'hormone anti-mullérienne humaine est déterminée, traitement du patient par : i. un anticorps monoclonal tel défini ci-dessus, ou ii. un fragment dudit anticorps monoclonal tel défini ci-dessus, ou iii. un acide nucléique tel défini ci-dessus, ou iv. un vecteur tel défini ci-dessus, ou v. une cellule tel définie ci-dessus, DESCRIPTION DES FIGURES La figure 1 correspond à une représentation schématique d'un anticorps. Les parties noires correspondent aux parties constantes des chaînes lourdes, les parties en gris foncé correspondent à la partie constante de la chaîne légère, les parties en gris clair correspondent à la partie variable de la chaîne lourde, et les parties blanches correspondent à la partie variable de la chaîne légère. -S-S- représente les ponts disulfures établis entre deux cystéines. Les régions CDR et charpentes sont indiquées par des flèches. Les fragments Fab et Fc sont également représentés. La figure 2 correspond à une représentation schématique en collier de perles de la séquence d'acides aminés d'une partie variable d'une chaîne légère ou d'une chaîne lourde d'immunoglobuline. Les boules noires correspondent aux acides aminés formant les régions charpentes, et les boules grises correspondent aux acides aminés représentant les CDR. La figure 3 correspond à une représentation schématique en collier de perles de la séquence d'acides aminés de la partie variable de la chaîne lourde (figure 3A : acides aminés 1- 115, SEQ ID NO : 8) et de la chaîne légère (figure 3B : acides aminés 131-236, SEQ ID NO :2) de l'anticorps 12G4 humanisé avec la numérotation adoptée pour déterminer la position des mutations. Les perles en grisé rayé correspondent à des acides aminés non présents dans la séquence et qui ne sont donc pas comptabilisés dans la numérotation. La figure 4 correspond à une représentation schématique en collier de perles de la séquence d'acides aminés de la partie variable de la chaîne lourde de l'anticorps 12G4 chimérique (SEQ ID NO: 66). La figure 5 correspond à une représentation schématique en collier de perles de la séquence d'acides aminés de la partie variable de la chaîne légère de l'anticorps 12G4 chimérique (SEQ ID NO: 62). La figure 6 correspond à une représentation schématique en collier de perles de la séquence d'acides aminés de la partie variable de la chaîne lourde de l'anticorps 12G4 humanisé non muté (SEQ ID NO: 58) et de l'anticorps humanisé 12G4 muté (6B_78; SEQ ID NO: 58). La figure 7 correspond à une représentation schématique en collier de perles de la séquence d'acides aminés de la partie variable de la chaîne légère de l'anticorps 12G4 humanisé non muté (SEQ ID NO: 54). La figure 8 correspond à une représentation schématique en collier de perles de la séquence d'acides aminés de la partie variable de la chaîne lourde de l'anticorps 12G4 humanisé muté (3C_23; SEQ ID NO: 74). La figure 9 correspond à une représentation schématique en collier de perles de la séquence d'acides aminés de la partie variable de la chaîne légère de l'anticorps 12G4 humanisé muté (3C_23; SEQ ID NO: 70). La figure 10 correspond à une représentation schématique en collier de perles de la séquence d'acides aminés de la partie variable de la chaîne légère de l'anticorps 12G4 humanisé muté (6B_78; SEQ ID NO: 78). La figure 11 correspond à une représentation schématique en collier de perles de la séquence d'acides aminés de la partie variable de la chaîne lourde de l'anticorps 12G4 humanisé muté (3C_23K; SEQ ID NO: 86). La figure 12 correspond à une représentation schématique en collier de perles de la séquence d'acides aminés de la partie variable de la chaîne légère de l'anticorps 12G4 humanisé 15 muté (3C_23K; SEQ ID NO: 82). La figure 13 correspond à une représentation schématique en collier de perles de la séquence d'acides aminés de la partie variable de la chaîne lourde de l'anticorps 12G4 humanisé muté (4C_35; SEQ ID NO: 90). La figure 14 correspond à une représentation schématique en collier de perles de la 20 séquence d'acides aminés de la partie variable de la chaîne légère de l'anticorps 12G4 humanisé muté (4C_35; SEQ ID NO: 78). La figure 15 correspond à une représentation schématique en collier de perles de la séquence d'acides aminés de la partie variable de la chaîne lourde de l'anticorps 12G4 humanisé muté (5B_42; SEQ ID NO: 98). 25 La figure 16 correspond à une représentation schématique en collier de perles de la séquence d'acides aminés de la partie variable de la chaîne légère de l'anticorps 12G4 humanisé muté (5B_42; SEQ ID NO: 94). La figure 17 présente la détermination l'affinité de la liaison de l'anticorps au récepteur AMHR-II dans un test Elisa classique obtenue avec des anticorps mutés (Fab) selon l'invention. 30 L'axe des abscisses représente la concentration en (Fab) en gg/ml et l'axe des ordonnées représente la DO à 450 nm. La courbe en pointillé avec des cercles vides blancs représente la liaison de l'anticorps humanisé 12G4 non muté. La courbe avec des triangles pleins noirs représente la liaison de l'anticorps humanisé 12G4 muté, possédant une mutation dans le CDR (E184K) de la région variable de la chaîne légère (anticorps 6B_78). La courbe avec des triangles vides blancs représente la liaison de l'anticorps humanisé 12G4 muté, possédant une mutation dans le CDR (S179P) de la région variable de la chaîne légère, une mutation dans la région FR (I177T) de la région variable de la chaîne légère et une mutation dans la région variable de la chaîne lourde (Q3R). (anticorps 3C_23) La courbe avec des cercles vides blancs représente la liaison de l'anticorps humanisé 12G4 muté, possédant une mutation dans le CDR (E184K) de la région variable de la chaîne légère une mutation dans le CDR (S179P) de la région variable de la chaîne légère, une mutation dans la région FR (I177T) de la région variable de la chaîne légère et une mutation dans la région variable de la chaîne lourde (Q3R). (anticorps 3C_23K) La courbe avec des cercles pleins noirs représente la liaison de l'anticorps chimérique 12G4 non muté. La figure 18 correspond à la représentation schématique du vecteur de clonage H622-14 pour l'anticorps 12G4 chimérique contenant la chaîne lourde où le leader VH AMHR-II est fusionné à la région variable de la chaîne lourde (VH AMHR-II), elle-même fusionnée à la région constante de l'immunoglobuline humaine (CH T125), et la chaîne légère où le leader VK AMHR-II est fusionné à la région variable de la chaîne légère (VK AMHR-II), elle-même fusionnée à la région constante de l'immunoglobuline humaine (CK T125). Les différents éléments de régulation (promoteurs, introns chimériques, sites de polyadénylation...) ainsi que les gènes de résistance aux antibiotiques et les origines de réplication sont également représentés. La figure 19 correspond à la représentation schématique du vecteur de clonage H622-18 pour l'anticorps 12G4 humanisé non muté contenant la chaîne lourde où le leader VH AMHR-II humanisé est fusionné à la région variable de la chaîne lourde (VH AMHR-II humanisé), elle- même fusionnée à la région constante de l'immunoglobuline humaine (CH T125), et la chaîne légère où le leader VK AMHR-II est fusionné à la région variable de la chaîne légère (VK AMHR-II humanisé), elle-même fusionnée à la région constante de l'immunoglobuline humaine (CK T125). Les différents éléments de régulation (promoteurs, introns chimériques, sites de polyadénylation...) ainsi que les gènes de résistance aux antibiotiques et les origines de réplication sont également représentés. La figure 20 correspond à la représentation schématique du vecteur de clonage H622-18 MAO 3C23 pour l'anticorps 12G4 humanisé muté 3C_23 contenant la chaîne lourde où le leader VH 3C_23 est fusionné à la région variable de la chaîne lourde (VH 3C23), elle-même fusionnée à la région constante de l'immunoglobuline humaine (CH T125), et la chaîne légère où le leader VK 3C_23 est fusionné à la région variable de la chaîne légère (VK 3C23), elle-même fusionnée à la région constante de l'immunoglobuline humaine (CK T125). Les différents éléments de régulation (promoteurs, introns chimériques, sites de polyadénylation...) ainsi que les gènes de résistance aux antibiotiques et les origines de réplication sont également représentés. La figure 21 correspond à la représentation schématique du vecteur de clonage H622-18 MAO 6B_78 pour l'anticorps 12G4 humanisé muté 6B_78 contenant la chaîne lourde où le leader VH AMHR-II humanisé est fusionné à la région variable de la chaîne lourde (VH AMHRII humanisé), elle-même fusionnée à la région constante de l'immunoglobuline humaine (CH T125), et la chaîne légère où le leader VK 6B_78 est fusionné à la région variable de la chaîne légère (VK 6B_78), elle-même fusionnée à la région constante de l'immunoglobuline humaine (CK T125). Les différents éléments de régulation (promoteurs, introns chimériques, sites de polyadénylation...) ainsi que les gènes de résistance aux antibiotiques et les origines de réplication sont également représentés. La figure 22 correspond à la représentation schématique du vecteur de clonage H622-18 MAO 3C_23K pour l'anticorps 12G4 humanisé muté 3C_23K contenant la chaîne lourde où le leader VH 3C_23K est fusionné à la région variable de la chaîne lourde (VH 3C_23K), elle-même fusionnée à la région constante de l'immunoglobuline humaine (CH T125), et la chaîne légère où le leader VK 3C_23K est fusionné à la région variable de la chaîne légère (VK 3C_23K), elle-même fusionnée à la région constante de l'immunoglobuline humaine (CK T125). Les différents éléments de régulation (promoteurs, introns chimériques, sites de polyadénylation...) ainsi que les gènes de résistance aux antibiotiques et les origines de réplication sont également représentés. La figure 23 présente les protocoles schématiques de construction des fragments scFv. La flèche noire sous la région 2/3 de VH indique la séquence codant les 2/3 N-terminal du lien peptidique. La flèche noire sous la région 2/3 de VL indique la séquence codant les 2/3 C-terminal du lien peptidique. Les figures 24A et 24B représentent le sous clonage des séquences nucléotidiques des 10 chaînes légères VL-CL et lourdes VH-CH1 des anticorps mLFB112 et huLFB112 dans les vecteurs d'expression pMG62-Fab. Figure 24A : mLFB 112 Figure 24B : huLFB 112 15 EXEMPLES EXEMPLE 1 : Détermination de l'affinité des anticorps anti-AMHR-II L'affinité des anticorps pour leur antigène, AMHR-II, est déterminée par technique SPR (Surface Plasmon Resonance) sur BIACore X100 (BIACore, GE Healthcare). Le récepteur AMHR-II recombinant, exprimé sous forme de protéine de fusion avec une région Fc, est 20 immobilisé par un couplage covalent entre ses fonctions amines et les groupements carboxyles du dextran activés en esters de succinimide, présents à la surface de la sensorchip de type CM5. Les groupements COOH de la sensorchip sont activés pendant 7 minutes par une mélange EDC/NHS (0.1 M N-hydroxysuccinimide et 0.1 M 3-(N,N-dimethylamino)propyl-N-ethylcarbodiimide) à un débit de 10 gl/min puis la protéine de fusion AMHR-II/Fc , diluée à 5 gg/ml en tampon acétate 25 de sodium 10 mM, pH 4.0, est injectée à 5gl/min sur la piste 2 de la sensorchip de manière à atteindre 300 RU. Les groupements esters n'ayant pas réagi avec les amines de la protéine de fusion sont désactivés par l'injection d'une solution d'éthanolamine-HC1 1M, pH 8.5 pendant 7 min â un début de 10 gl :min. La piste 1 qui sert de contrôle négatif a été activée et désactivée comme la piste 2. 30 Toutes les mesures sont effectuées à 25°C. Les anticorps à analyser sont dilués dans le tampon de course HBS-EP (BIACore, GE Healthcare) à des concentrations de 6.25 à 3 333 nM et10 injectés sur la sensorchip pendant 2 min à un débit de 30 gl/min. L'étape de dissociation est suivie pendant 10 min puis la surface est régénérée par l'injection de tampon Glycine 10 mM, pH 1.5 pendant 30 sec à 10 µUmin. Les sensorgrammes obtenus sont analysés en utilisant le modèle cinétique 1 : 2 du logiciel 5 BlAevaluation 3.1. Résultats Les anticorps ont été produits dans des cellules CHO ou YB 2/0 (Tableau I) TABLEAU I Anticorps Mutations k i i i KD (nM) Chimérique/KD a (M S ) (S ) K D muté 12G4 - NA 3,5.103 7,4.10-4 212 - Chimérique 6B_78 VL-E184K 1,6.104 1,3.10-3 82 2,6 YB2/0 3C 23 VH-Q3R 3,6.104 3,3.10-3 92 2,3 - VL-I177T/S 179P YB2/0 3C_23K VL-Q3R 4.104 8,6.10-4 21 10 YB2/0 VH-I177T/S 179P/E 184K 6B_78 VL-E184K 1,5.104 1,2.10-3 81 2,6 CHO 3C 23 VH-Q3R 5.104 4,3.10-3 86 2,5 - VL-I177T/S 179P CHO 3C 23K VL-Q3R 4,1.104 1.10-3 25 8,5 - VH-I177T/S179P/E184K CHO Les mutations introduites dans les anticorps 6B_78 et 3C_23 induisent une augmentation de l'affinité pour l'antigène AMHR-II d'un facteur 2,3 à 2,6 par rapport à l'anticorps chimérique (12G4 - chimérique). Les mutations des deux anticorps 6B_78 et 3C_23 ont un effet synergique; l'introduction de la mutation de l'anticorps 6B_78 dans l'anticorps 3C_23 provoque une augmentation de l'affinité d'un facteur 10. EXEMPLE 2 : Détermination de l'affinité de l'anticorps 12G4 murin, chimérique ou humanisé sur des cellules cov434-AMHR-II (peptide épitopique de séquence: GGGGNLTQDRAQVEMQGSR (SEQ ID NO : 101) et GGGGNLTQARGQVEMQGSR (SEQ ID NO : 102) pour le peptide contrôle négatif) Constante Constante de Constante d'affinité à d'association dissociation l'équilibre 12G4 humanisé 1.83 x 103 M-1. s-1 9.62 x 10-3 s 1 5.26 x ' 12G4 chimère 6.49 x 103 M-1. s 1 1.53 x 10-3 s 1 2.35 12G4 murin 1.47 x 10-3 sl d,..'o d ...._ L'affinité de l'anticorps chimérique déterminée sur le récepteur AMHR-II humain est d'environ 10'8M. Exemple 3 : Préparation des anticorps humanisés 12G4 mutés 15 L'anticorps murin est sensiblement équivalent à l'anticorps chimérique et présente une forte affinité. L'anticorps humanisé - huLFB112 - a été obtenu par greffage des boucles hypervariables CDR de l'anticorps murin - mLFB112- sur une charpente protéique de nature humaine ("CDR grafting"). 20 L'anticorps humanisé présente une perte d'affinité non négligeable en comparaison de l'anticorps murin. L'objectif final est donc d'augmenter l'affinité de l'anticorps humanisé de manière à restaurer les caractéristiques de liaison initiales de l'anticorps murin. Cette optimisation sera réalisée à travers un cycle d'évolution moléculaire par la technologie MutaGen propriétaire de la 25 société Millegen.10 3.1 Construction et validation des outils moléculaires. 3.1.1. Construction des fragments scFv. Les séquences nucléotidiques codantes pour les régions variables des chaînes légères (VL) et des chaînes lourdes (VH) des anticorps murin et humanisé ont été amplifiées par PCR à l'aide d'amorces appropriées. Les séquences amplifiées ont ensuite été associées entre elles de manière à générer un fragment d'anticorps recombinant de type scFv. Plusieurs constructions ont ainsi été réalisées : orientation VH-VL ou VL-VH et utilisation de deux liens peptidiques différent (lien peptidique de 15 ou de 18 acides aminés). Au total 8 constructions ont été réalisées, 4 pour l'anticorps murin et 4 pour l'anticorps humanisé. Le principe de construction des fragments scFv est illustré ci-dessous (schéma I). Les séquences codant pour ces scFv ont ensuite été sous-clonés dans le vecteur d'expression phagemidique de MilleGen (pMG58). Ce vecteur permet d'exprimer les fragments d'anticorps de type scFv et de les exposer à la surface d'un bactériophage de type M13 (phage-scFv). Les séquences nucléotidiques des domaines VH et VL des anticorps murins et humanisé ont été vérifié par séquençage d'ADN. Le protocole est résumé sur la figure 23. 3.1.2. Expression des scFv à la surface des phages et caractérisation par ELISA. La quantité de cible fournie (80µg) ne nous permettait pas de tester l'ensemble des 8 constructions réalisées. L'anticorps murin mLFB112 exprimé sous la forme d'un scFv est nommé mVH-VL dans la suite du document tandis que l'anticorps humanisé huLFB112 est nommé huVH-VL. 3.1.2.1. Production des phages-scFv Les bactéries XL1-Blue transformées par les vecteurs pMG58 contenant l'ADN codant pour le scFv mVH-VL d'une part et le scFv huVH-VL d'autre part sont mises en culture à 30°C jusqu'à une DO600nm de 0,5-0,6. Après ajout d'IPTG et infection des bactéries par des phages auxiliaires (M13KO7, New England Biolabs), les cultures sont mises en culture à 26°C pendant une nuit. Le lendemain, les particules phagiques (phages-scFv) sont récupérées dans le surnageant de culture, précipitées à l'aide d'une solution de PEG/NaC1, concentrées (100X) et quantifiées. Dans notre cas, nous obtenons une concentration de l'ordre de 8 x 1011 phages/ml pour les deux scFv. 3.1.2.2. Test ELISA-phages. La fonctionnalité des scFv mVH-VL et huVH-VL produits à la surface des phages a été vérifiée par des tests ELISA direct. Protocole: 1) Immobilisation de la cible : 100 tl/puits de la cible recombinante diluée à 5µg/ml en PBS1X soit 500ng/puits, une nuit à 4°. Utilisation de plaques de microtitration Nunc-Immuno Plate Maxisorp, 2) Saturation : 200µUpuits de PBS1X-Lait écrémé 4%, incubation 2h à 37°C, 3) Liaison : 100µ1/puits des solutions de phages-scFv murin et humanisé dilué en PBS1X-10 Lait 2%-Tween20 0,05%, (gamme de dilution de 2 en 2), incubation 2h à 37°C, 4) Détection : 100µUpuits de l'anticorps anti-phages M13 couplé à la peroxydase (dilutionl/10000, GE Healthcare), incubation 2h à 37°C 5) Révélation : 100µl/puits de TMB 15 6) Neutralisation : 100µ1/puits de H2SO4 7) Mesure des DO à 450nm Résultats (Tableau II): Tableau II Nombre mVH-VL huVH-VL Ratio de phages mVH-VL/ par puit + Sans Diff + Sans Diff huVH-VL recouvrement recouvrement recouvrement recouvrement 3,00E+10 2,805 0,158 2,647 1,247 0,150 1,097 2,4 3,00E+10 2,193 0,085 2 ,107 0,689 0,096 0,593 3,6 3,00E+09 1,570 0,064 1,506 0,395 0,072 0,323 4,7 3,00E+09 0,946 0,059 0,887 0,226 0,056 0,170 5,2 3,00E+09 0,495 0,049 0,446 0,135 0,049 0,086 5,2 Diff : binding specific (différence entre les puits avec recouvrement et sans recouvrement 20 Le rapport mVH-VL/ huVH-VL a été calculé avec la valeur de binding spécifique (« Diff) 3.1.3 : Construction des fragments Fab Les séquences nucléotidiques des chaînes légères VL-CL et lourdes VH-CH1 des anticorps mLFB112 et huLFB112 ont été sous-clonés dans les vecteurs d'expression pMG62-Fab (figures 24A et 24B). Vecteurs d'expression pMG62-Fab. A) Les deux chaînes VL-CL et VH-CH1 sont exprimées à partir du promoteur pLac en amont de la chaîne légère, la chaîne lourde VH-CH1 est fusionnée à une étiquettes de détection (peptide V5) et une étiquette pour la purification par IMAC (6xHis). B) Chacune des chaînes légères et lourdes est sous la dépendance d'un promoteur. RBS : Ribosome Binding Site. 3.2 Construction et validation des outils moléculaires. Construction de la banque par MutaGenTM. L'objectif défini pour cette étape était d'obtenir une banque de 5x106 variants avec 1 à 2 mutations en acides aminés par scFv. L'introduction de mutations au sein des domaines VL et VH de l'anticorps humanisé huLFB 112 a été réalisée par la technologie MutaGenTM. Au final, nous avons obtenu une banque de grande taille composée d'environ 5x10' clones mutés avec 1 à 5 mutations d'acides aminés par scFv soit 10 fois la diversité prévue initialement. Pour cela, plusieurs sous-banques ont été construites selon différentes conditions expérimentales : conditions U, M, US et UE définies par différentes amorces nucléotidiques, enzymes mutases utilisées et nombre de réplications. Ces sous-banques sont au nombre de 4 et nommées R20U, 45M, R20US et R20UE. Pour l'ensemble de ces sous banques, un total de 295 séquences a été effectué afin de préciser les différentes caractéristiques de la mutagenèse. Le tableau III ci-dessous présente un aperçu des principales données issues de l'analyse des séquençages. Tableau III. Analyse des mutations des différentes sous banques. Nom de la banque R20U 45M R20US R20UEta TOTAL Taille de la banque 2,0E+07 6,0E+06 9,9E+07 5,0E+05 1,3E+08 Condition U M US UE Nombre de séquences 87 67 85 56 295 Analyse des séquences de nucléotides Fréquence des 2,76 3,66 3,31 4,9 mutations par kb % de délétions 10% 20% 6% 5% % d'additions 2% - 0,8% - % de substitutions 72% 80% 93% 95% Fréquence des 2,0 2,45 3,10 3,68 mutations par kb (sans délétions) Analyse des séquences d'acides aminés % de séquences (en 63% 46% 44% 41% poids) (+ mutation silencieuse) % de séquences avec 13% 28% 13% 27% décalage du cadre de lecture (+ codon stop) % de séquences avec 24% 25% 43% 32% acides aminés mutés Nombre de clones scFv avec des acides 4,8E+06 1,5E+06 4,3E+07 1,6E+05 4,9E+07 aminés mutés Nombre de mutations 1,3 1,2 1,8 2,11 d'acides aminés par scFv Clones scFv avec 1 65% 49% 50% 33% 2,5E+07 acide aminé muté Clones scFv avec 2 25% 34% 33% 39% 1,6E+07 acides aminés mutés Clones scFv avec 3 10% 13% 8% 6% 4,2E+06 acides aminés mutés Clones scFv avec 4 - 4% 6% 22% 2,5E+06 acides aminés mutés Clones scFv avec 5 acides aminés mutés 1,2E+06 3% 3.2. Mise au point des conditions de sélection. Afin d'évaluer différentes stratégies de sélection, un mélange artificiel entre les phages-5 scFv murins et humanisé a été réalisé (mélange 1/200, mLFB112/huLFB112), l'objectif étant de simuler le criblage de la banque. Cette simulation de criblage doit permettre de valider différentes conditions de sélection qui ont pour finalité d'amplifier rapidement le clone le plus affin au sein de ce mélange artificiel (c'est à dire le clone murin mLFB112 dans ce cas). 10 Les différentes stratégies évaluées : i) Utilisation d'une quantité constante de cible immobilisée au fil des tours de sélection (Cond 1) ii) Diminution de la quantité de cible immobilisée au fil des tours de sélection (Cond 2) ii) Essai d'une condition « koff » : temps d'incubation long des phages-scFv avec la cible (Cond 3) 15 Ces différentes conditions ont été réalisées sur 3 tours de sélection. Des séquençages ont été réalisés sur les clones retenus après chaque tour de sélection. Les résultats sont indiqués dans le tableau IV ci -dessous Tableau IV. Evaluation de trois stratégies de criblage Conditions 1 Bpl Bp2 Bp3 Recouvrement 500 ng 500 ng 500 ng Nombre de phages scFv utilisés pour le tour 1,6E+11 1,2E+11 2,0E+11 de sélection Nombre de phages scFv récupérés à l'issue 3,3E+5 2,4E+5 2,7E+6 du tour de sélection % de mLFB112/huLFB112 0/100 1/99 90/10 Conditions 2 Bpl Bp2 Bp3 Recouvrement 500 ng 100 ng 100 ng Nombre de phages scFv utilisés pour le tour 1,6E+11 1,2E+11 1,8E+11 de sélection Nombre de phages scFv récupérés à l'issue 3,3E+5 2,4E+5 2,7E+6 du tour de sélection % de mLFB112/huLFB112 0/100 1/99 30/70 Conditions 3 Bpl Bp2 Bp3 Recouvrement 500 ng 100 ng koff 100 ng koff Nombre de phages scFv utilisés pour le tour 1,6E+11 1,8E+11 1,6E+11 de sélection Nombre de phages scFv récupérés à l'issue 3,3E+5 6,7E+5 2,0E+6 du tour de sélection % de mLFB 112/huLFB 112 0/100 1/99 30/70 Au vu de ces résultats, il apparaît que la condition 1 (quantité fixe de cible) est la plus performante pour amplifier le clone de meilleure affinité, le mLFB 112 (9 clones sur 10). Utiliser une plus faible quantité de cible (100ng/puits) semble moins appropriée ; seulement 3 clones sur 10 après 3 tours de sélection correspondent au clone de meilleure affinité. De même pour la condition 3 basée sur un temps d'incubation long (« koff selection ») qui ne permet pas d'amplifier suffisamment le clone mLFB112. De plus le nombre de phages récupérés pour cette dernière condition à l'issue des 3 tours est peu élevé (2x104 phages). Il nous a donc semblé peu judicieux d'utiliser les conditions 2 et 3 pour un mélange plus diversifié de clones comme c'est le cas pour la banque construite dans le cadre de ce projet. 3.3. Criblage primaire (Tours de sélection). Suite à la mise au point des conditions de criblages, nous avons donc décidé d'utiliser 2 conditions de criblage : Cond A : 1µg/puits de cible pendant 4 tours de sélection puis 2 tours avec 0.5µg/puits Cond B : 0.5µg/puits pendant 6 tours de sélection. Les résultats obtenus sont présentés dans le tableau V ci-dessous. Tableau V : Résultats des tours de sélection. Conditions A Tour de Tour de Tour de Tour de Tour de Tour de sélection sélection sélection sélection sélection sélection 1 2 3 4 5 6 Recouvrement 1µg 1µg 1µg 1µg 0,5µg 0,5µg Nombre de phages scFv utilisés pour le tour de 4,8E+11 8,0E+11 2,8E+11 8,0E+11 4,5E+11 6,0E+11 sélection Nombre de phages scFv récupérés à l'issue du tour 2,0E+5 1,3E+5 2,4E+5 7,5E+5 7,3E+5 1,4E+5 de sélection Tour de Tour de Tour de Tour de Tour de Tour de Conditions B sélection sélection sélection sélection sélection sélection 1 2 3 4 5 6 Recouvrement 0,5µg 0,5µg 0,5µg 0,5µg 0,5µg 0,5µg Nombre de phages scFv utilisés pour le tour de 4,8E+11 8,0E+11 3,2E+11 6,4E+11 7,5E+10 4,2E+11 sélection Nombre de phages scFv récupérés à l'issue du tour 2,0E+5 8,6E+5 5,4E+5 1,3E+5 2,6E+5 6,5E+5 de sélection A l'issue de ces sélections, les clones obtenus ont été séquencés à partir du 3ème tour de sélection. Les résultats obtenus ont été comparés à ceux obtenus pour la banque de départ (tableau VI). Tableau VI : Résultats des séquençages. Tour de Tour de Tour de Tour de Banque sélection 3 sélection 4 sélection 5 sélection 6 Nombre de séquences 295 87 168 114 98 % de séquences avec acides aminés mutés 39% 26% 26% 35% 20% 40 % de séquences avec 14% 13% 27% 32% 49% décalage du cadre de lecture 47% 61% 48% 34% 32% % de séquences (en poids) (+ mutation silencieuse) Banque : banque initiale issue du mélange des 4 banques R20U, 45M, R20US, R20Ueta. L'analyse de ces séquençages a révélé la présence de clones redondants. Au total, sur l'ensemble des clones séquencés, nous avons obtenu 113 clones mutés uniques. 3.4. Criblage secondaire (ELISA-phages). Le criblage secondaire consiste à analyser les clones sélectionnés à l'issue du criblage primaire de manière individuelle. Pour cela, les 113 clones mutés uniques ont été repiqués en plaque de culture (96 puits-1,2m1). Après production des particules phagiques, les surnageants de culture contenant les phages-scFv ont été utilisés pour effectuer un test de liaison ELISA. La liaison des clones mutés a été évaluée à deux dilutions (1/2 et 1/4 des surnageants contenant les scFv-phages). Les clones murins (mLFB 112) et humanisés (huLFB 112) construits sous le format scFv-phages ont été utilisés comme références sur chacune des plaques de test. Chacun des clones mutés a été testé 2 fois au minimum. Les résultats sont exprimés sous la forme de ratio c'est-à-dire les différences de liaison (DO405nm) entre les clones mutés et les références huLFB112 et mLFB112. - Ratio par rapport au scFv humanisé huLFB 112 (Ratio / huLFB 112) - Ratio par rapport au scFv murin mLFB 112 (Ratio / mLFB 112) Sur les 113 clones testés, seuls les meilleurs clones sont présentés ci-dessous. Le tableau VII ci-après présente les différents clones obtenus et les mutations présentes (position et substitution des acides aminés) dans la chaîne légère et/ou lourde, ainsi que l'affinité de liaison de clones déterminée par Elisa. Les valeurs indiquées après les substitutions correspondent aux modifications des valeurs valeurs de l'index hydropathique en fonction des différentes substitutions. Les valeurs d'affinité de liaison correspondent au rapport de l'affinité de liaison de l'anticorps de l'invention pour le récepteur AMHRR-II sur l'affinité de liaison de l'anticorps humanisé 12G4 non muté ou l'affinité de liaison de l'anticorps chimérique 12G4 non muté. Les valeurs d'affinité de liaison données sont le résultats de la moyenne d'au moins quatre valeurs et les chiffres entre parenthèse correspondent à l'écart type. Le tableau VII montre qu'avec les substitutions effectuées, bien que celles-ci conduisent à une variation importante de l'index hydropathique, l'affinité de liaison de l'anticorps pour le récepteur est très supérieure à celle de l'anticorps humanisé 12G4 non muté et au moins égale à celle de l'anticorps chimérique 12G4 non muté: ratio AC invention/12G4 chimérique supérieur ou égal â 1. L'anticorps humanisé muté présente une affinité rétablie voire même supérieure à celle de l'anticorps chimérique ou murin. TABLEAU VII Numérotation Numérotation FIXATION A LA CIBLE AMHRII- Fc DETERMINEE PAR ELISA VH VL Ratio Ratio AC AC invention/12G4 invention/12G4 humanisé chimérique clone 1 - 115 131-236 4C 35 L45P +3,8 -1,6 E184K -3,5 -3,9 4,3 (0,5) 1,9 0,4) 5B 81 L45P +3,8 -1,6 - 3,5 (0,9) 1,6 (0,3) 6B 78 - E 184K -3,5 -3,9 NT NT 3C 23 Q3R -3,5_-4,5 I177T +4,5_-0,7 2,6 (1,1) 1,2 (0,3) - S179P -0,8 -1,6 3C_23K Q3R -3,5-4,5 I177T +4,5 -0,7 NT NT S179P -0,8_-1,6 E184K -3,5 -3,9 5B 42 T74A -0,7 1,8 S179P -0,8 -1,6 NT NT 4F 196 Q3E -3,5-3,5 - 3,0 (1,0) 1,5 (0,3) Q62R -3,5-4,5 E89D -3,5 -3,5 6B 87 Q1E -3,5-3,5 _ 2,1 (0,2) 1,0 (0,1) - A24V +1,8_+4,2 4F 169 Q6E -3,5-3,5 _ 2,0 (0,7) 1,0 (0,2) - T58A -0,7 +1,8 3D_74 - S158P -0,8_-1,6 2 (0,7) 0,8 (0,2) 4C 44 R87G -3,9 -0,4 NT NT 5A_66 V67M +4,2_+1,9 F212S +2,8_-0,8 2,2 (0,4) 1,1 (0,1) 6B 14 S31G -0,8_-0,4 _ 2,6 0,3) 1,1 (0,2) Q39E -3,5-3,5 4C_47 Q3E -3,5-3,5 - NT NT S88P -0,8 -1,6 4E 153 D56N -3,5 -3,5 - 2,0 (0,4) 1,0 (0,1) I70N +4,5-3,5 F102S +2,8 -0,8 3C 24 - E184G -3,5 -0,4 NT NT 5B_18 Q3E -3,5-3,5 - 1,8 (0,2) 0,9 (0,2) A9T +1,8_-0,7 A103T +1,8_-0,7 5B_84 Q1E -3,5-3,5 - NT NT A24G +1,8 -0,4 6B_86 Q3E -3,5-3,5 G179D -0,4-3,5 NT NT 4D 91 Q1E -3,5-3,5 1,7 (0,1) 0,8 (0,2) - V11A +4,2 +1,8 6B_76 A40V +1,8_+4,2 S179P -0,8_-1,6 1,7 (0,1) 0,8 (0,2) 5A 28 _ Y178H -1,3-3,2 1,6 (0,6) 0,8 (0,2) S179P -0,8 -1,6 3D_57 A76T +1,8-0,7 - NT NT A79T +1,8 -0,7 6A 80 A24V +1,8_+4,2 _ 1,5 (0,2) 1,3 (0,1) Q62E -3,5-3,5 5B 67 K12R -3,9 -4,5 - NT NT 5B 86 S31G -0,8 -0,4 I132T +4,5-0,7 NT NT Q39E -3,5-3,5 A143T +1,8_-0,7 5A 73 A24V +1,8 +4,2 - NT NT 5B 33 A76T +1,8 -0,7 - NT NT 3B 71 S114T -0,8 -0,7 S179P -0,8 -1,6 NT NT 3B_87 - L175Q +3,8-3,5 NT NT 3D 68 - T150A -0,7 1,8 NT NT 4E 112 L1 10P +3,8 -1,6 V187A +4,2+1,8 NT NT - - S 192T -0,8 -0,7 5B 54 A24T +1,8 -0,7 - NT NT 6A 18 K13R -3,9 -4,5 - NT NT - 3C 40 P224A -1,6 +1,8 NT NT Q62E -3,5-3,5 5A_83 S179P -0,8_-1,6 - NT NT A79T +1,8 -0,7 5A19 Q3E -3,5-3,5 S 182F -0,8_+2,8 NT NT 3A 29 V20A +4,2 +1,8 - NT NT (Q1E, Q3E, Q6E, K19E, Q39E et Q62E: codon TAG suppressé, traduit en E dans les bactéries E.Coli XL1-blue utilisées) NT : non testé Exemple 4 : Comparaison des clones présentant une amélioration d'affinité Les clones positifs 3C_23K, 3C_23 et 6B_78 ont été comparés entre eux par détermination de l'affinité de la liaison de l'anticorps au récepteur AMHR-II dans un test Elisa classique obtenue avec des anticorps mutés (Fab) solubles selon l'invention. Les résultats obtenus sont présentés figure 17. REVENDICATIONS1. Anticorps monoclonal humanisé 12G4 comprenant ou constitué: a) d'une chaîne légère comprenant ou constituée : - d'une région variable dont la séquence en acides aminés est représentée par SEQ ID NO:2 ou SEQ ID NO:4, et - d'une région constante dont la séquence en acides aminés est représentée par SEQ ID NO:6 ou par une séquence présentant au moins 80% d'homologie avec la SEQ ID NO:6, b) d'une chaîne lourde comprenant ou constituée : - d'une région variable dont la séquence en acides aminés est représentée par SEQ ID NO: 8, ou SEQ ID NO: 10, et - d'une région constante dont la séquence en acides aminés est représentée par SEQ ID NO: 12 ou par une séquence présentant au moins 80% d'homologie 15 avec la SEQ ID NO:12, lequel anticorps monoclonal humanisé 12G4 est muté, comprend au moins une mutation dans la chaîne légère et/ou lourde, et présente un KD pour le récepteur de type II de l'hormone anti-mullérienne humaine (AMHRII) au moins égal à celui de l'anticorps monoclonal chimérique 12G4 pour ledit récepteur, préférentiellement inférieur à 10 7M, 20 notamment inférieur à 10"8M, en particulier compris de 10"9M à 10"11M et comprenant ou constitué : a) d'une chaîne légère constituée : - d'une région variable dont la séquence en acides aminés est représentée par SEQ ID NO:14, et 25 - d'une région constante dont la séquence en acides aminés est représentée par SEQ ID NO:6, b) d'une chaîne lourde constituée : - d'une région variable dont la séquence en acides aminés est représentée par SEQ ID NO: 18, ou SEQ ID NO: 10, et 30 - d'une région constante dont la séquence en acides aminés est représentée par SEQ ID NO: 12. 2. Anticorps monoclonal humanisé 12G4 muté selon la revendication 1, comprenant au moins une mutation dans au moins un CDR de la région variable de la chaîne légère, et ayant une affinité pour ledit récepteur au moins égale à celle dudit anticorps monoclonal chimérique 12G4. 3. Anticorps monoclonal 12G4 humanisé muté selon la revendication 2, dans lequel l'une au moins desdites mutations dans au moins un CDR de la région variable de la chaîne légère, est située dans le CDR compris dans la région contenant l'acide aminé 179 à l'acide aminé 184 de la région variable de la chaîne légère, dont la séquence en acides aminés est représentée par SEQ ID NO:2. 4. Anticorps monoclonal 12G4 humanisé muté selon la revendication 3, dans lequel l'une au moins desdites mutations située dans le CDR compris dans la région contenant l'acide aminé 179 à l'acide aminé 184 correspond à la substitution de l'un au moins des acides aminés suivants : S 179P, E 184K, E 184G, E 184D, S 182F. 5. Anticorps monoclonal 12G4 humanisé muté selon l'une des revendications 2 à 4, comprenant de plus au moins une mutation dans les régions FR de la chaîne légère (VL). 6. Anticorps monoclonal 12G4 humanisé muté selon l'une des revendications 2 à 5, comprenant de plus au moins une mutation dans la chaîne lourde. 7. Anticorps monoclonal 12G4 humanisé muté selon la revendication 5 ou 6, dans lequel l'une au moins desdites mutations dans les régions FR de la chaîne légère (VL) est située dans la région FR adjacente à la région contenant l'acide aminé 179 à l'acide aminé 184. 8. Anticorps monoclonal 12G4 humanisé muté selon la revendication 5 ou 6, dans lequel l'une au moins desdites mutations dans les régions FR de la chaîne légère (VL) représentée par la SEQ ID NO: 2 ou 4 correspond à la substitution de l'un au moins des acides aminés suivants : I132T, A143T, T150A, S158P, L175Q, Y178H, V187A, S192T, G197D, F212S. 9. Anticorps monoclonal 12G4 humanisé muté selon l'une des revendications 6 à 8, dans lequel l'une au moins desdites mutations dans la chaîne lourde représentée par la SEQ ID NO: 8 ou10 correspond à la substitution de l'un au moins des acides aminés suivants:Q1E, Q3E, Q3R, Q6E, A9T, V11A, K12R, K13R, K19E, V20A, A24G, A24V, A24T, Q39E, A40V, S31G, L45P, D56N, A76T, A79T, R87G, T58A, Q62R, V67M, I70N, T74A, S77P, A79T, S88P, E89D, F 102S, A 103T, L 110P, S 114T, 10. Anticorps monoclonal 12G4 humanisé muté selon l'une des revendications 1 à 9, possédant une chaîne légère et une chaîne lourde choisies parmi les suivantes: a) une chaîne légère comprenant ou constituée d'une région variable dont la séquence en acides aminés est représentée par SEQ ID NO:2 dans laquelle une au moins substitution d'acides aminés suivante située dans l'un des CDR a été effectuée : S179P, E184K, E184G, E184D, S182F, ou une chaîne légère comprenant ou constituée d'une région variable dont la séquence en acides aminés est représentée par SEQ ID NO:2 dans laquelle une au moins substitution d'acides aminés suivante située dans l'un des CDR a été effectuée : S179P, E184K, E184G, E184D, S182F, et une au moins substitution d'acides aminés suivante située dans les régions FR a été effectuée : 1132T, A143T, T150A, S158P, L175Q, Y178H, V187A, S192T, G197D, F212S, et d'une région constante dont la séquence en acides aminés est représentée par SEQ ID 20 NO:6, b) une chaîne lourde dont la séquence en acides aminés est représentée par SEQ ID NO:58 dans laquelle une substitution de l'un au moins des acides aminés suivants: Q1E, Q3E, Q3R, Q6E, A9T, V11A, K12R, K13R, K19E, V20A, A24G, A24V, A24T, Q39E, A40V, S31G, L45P, 25 D56N, A76T, A79T, R87G, T58A, Q62R, V67M, I70N, T74A, S77P, A79T, S88P, E89D, F102S, A103T, L110P, S114T a été effectuée. 11. Anticorps monoclonal 12G4 humanisé muté selon l'une des revendications 1 à 10, possédant une chaîne légère et une chaîne lourde choisies parmi les suivantes: 30 a) une chaîne légère comprenant ou constituée d'une région variable dont la séquence en acides aminés est représentée par:- SEQ ID NO:22 ou SEQ ID NO:24, ou - SEQ ID NO:30 ou SEQ ID NO:32, ou - SEQ ID NO:34 ou SEQ ID NO:36, ou - SEQ ID NO:46 ou SEQ ID NO:48, et d'une région constante dont la séquence en acides aminés est représentée par SEQ ID NO:6, b) une chaîne lourde comprenant ou constituée d'une région variable dont la séquence en acides aminés est représentée par: - SEQ ID NO: 38 ou SEQ ID NO: 40, - SEQ ID NO: 26 ou SEQ ID NO: 28, - SEQ ID NO: 8 ou SEQ ID NO: 10, - SEQ ID NO: 42 ou SEQ ID NO: 44, SEQ ID NO: 50 ou SEQ ID NO: 52, et d'une région constante dont la séquence en acides aminés est représentée par SEQ ID NO: 12, 12. Anticorps monoclonal 12G4 humanisé muté selon la revendication 10, possédant : a) une chaîne légère constituée de la séquence en acides aminés représentée par: - SEQ ID NO: 70 ou SEQ ID NO: 72, et b) une chaîne lourde constituée de la séquence en acides aminés représentée par: - SEQ ID NO: 74 ou SEQ ID NO: 76, ou, a) une chaîne légère constituée de la séquence en acides aminés représentée par: - SEQ ID NO: 78 ou SEQ ID NO: 80, et b) une chaîne lourde constituée de la séquence en acides aminés représentée par: - SEQ ID NO: 58 ou SEQ ID NO: 60, ou, a) une chaîne légère constituée de la séquence en acides aminés représentée par: - SEQ ID NO: 82 ou SEQ ID NO: 84, et b) une chaîne lourde constituée de la séquence en acides aminés représentée par: - SEQ ID NO: 86 ou SEQ ID NO: 88, etou, a) une chaîne légère constituée de la séquence en acides aminés représentée par: - SEQ ID NO: 78 ou SEQ ID NO: 80, et b) une chaîne lourde constituée de la séquence en acides aminés représentée par: - SEQ ID NO: 90 ou SEQ ID NO: 92, et ou, a) une chaîne légère constituée de la séquence en acides aminés représentée par: - SEQ ID NO: 94 ou SEQ ID NO: 96, et b) une chaîne lourde constituée de la séquence en acides aminés représentée par: - SEQ ID NO: 98 ou SEQ ID NO: 100, et 13. Fragment d'un anticorps monoclonal 12G4 humanisé muté selon l'une des revendications 1 à 12, choisi parmi le groupe de fragments constitué de : Fv, Fab, F(ab')2, Fab', dsFv, scFv, sc(Fv)2, "diabodies". 14. Acide nucléique comprenant ou constitué d'une séquence codant la chaîne légère d'un anticorps monoclonal selon l'une quelconque des revendications 1 à 12 et/ou comprenant ou constitué d'une séquence codant la chaîne lourde de l'anticorps monoclonal selon l'une quelconque des revendications 1 à 12. 15. Acide nucléique selon la revendication 14, dans lequel la séquence codant la chaîne légère comprend ou est constituée des séquences suivantes : a) une séquence codant la région variable de la chaîne légère représentée par SEQ ID NO : 53 dans laquelle une substitution d'au moins un codon permettant la substitution, dans l'un des CDR, d'un ou plus acides aminés suivants: S179P, E184K, E184G, E184D, S182F a été effectuée, ou, b) une séquence codant la région variable de la chaîne légère représentée par SEQ ID NO : 53 dans laquelle :- au moins une substitution d'un codon permettant la substitution, dans l'un des CDR, d'un ou plus acides aminés suivants: S 179P, E 184K, E 184G, E 184D, S 182F a été effectuée, et - au moins une substitution d'au moins un codon permettant la substitution, dans 5 l'un des FR, d'un ou plus acides aminés suivants: I132T, A143T, T150A, S158P, L175Q, Y178H, V187A, S192T, G197D, F212S, a été effectuée, et une séquence codant la région constante représentée par SEQ ID NO : 5, 16. Acide nucléique selon la revendication 14, dans lequel la séquence codant la chaîne lourde 10 comprend ou est constituée des séquences suivantes : a) SEQ ID NO : 57 dans laquelle une substitution d'au moins un codon permettant la substitution d'un ou plus acides aminés suivants: Q1E, Q3E, Q3R, Q6E, A9T, V11A, K12R, K13R, K19E, V20A, A24G, A24V, A24T, Q39E, A40V, S31G, L45P, D56N, A76T, A79T, R87G, T58A, Q62R, V67M, I70N, T74A, S77P, A79T, S88P, E89D, 15 F 102S, A 103 T, L 110P, S 114T a été effectuée. 17. Acide nucléique selon la revendication 14 comprenant une chaîne légère selon la revendication 15 et une chaîne lourde selon la revendication 16. 20 18. Acide nucléique selon l'une des revendications 14 à 17, dans lequel la séquence codant la chaîne légère comprend ou est constituée d'une séquence codant une région variable et d'une séquence codant une région constante choisies parmi les suivantes: a) région variable : - SEQ ID NO:21 ou SEQ ID NO:23, ou 25 - SEQ ID NO:29 ou SEQ ID NO:31, ou - SEQ ID NO:33 ou SEQ ID NO:35, ou - SEQ ID NO:45 ou SEQ ID NO:47, ou b) région constante - SEQ ID NO: 5. 30 19. Acide nucléique selon l'une des revendications 14 à 17, dans lequel la séquence codant la chaîne lourde comprend ou est constituée d'une séquence codant une région variable et d'une séquence codant une région constante choisies parmi les suivantes: a) région variable : - SEQ ID NO: 25 ou SEQ ID NO: 27, ou - SEQ ID NO: 7 ou SEQ ID NO: 9, ou - SEQ ID NO: 37 ou SEQ ID NO: 39, ou - SEQ ID NO: 41 ou SEQ ID NO: 43, ou - SEQ ID NO: 49 ou SEQ ID NO: 51, b) région constante - SEQ ID NO: 11. 20. Acide nucléique selon l'une des revendications 14 à 19, dans lequel la séquence codant la chaîne légère est choisie parmi les séquences suivantes : -SEQ ID NO: 69 ou SEQ ID NO: 71, ou - SEQ ID NO: 77 ou SEQ ID NO: 79, ou - SEQ ID NO: 81 ou SEQ ID NO: 83, ou - SEQ ID NO:93 ou SEQ ID NO:95, et la séquence codant la chaîne lourde est choisie parmi les séquences suivantes : - SEQ ID NO: 73 ou SEQ ID NO:75, ou - SEQ ID NO: 57 ou SEQ ID NO:59, ou - SEQ ID NO: 85 ou SEQ ID NO:87, ou - SEQ ID NO: 89 ou SEQ ID NO:91, ou - SEQ ID NO: 97 ou SEQ ID NO:99, 21. Acide nucléique selon l'une des revendications 14 à 20, dans lequel la séquence codant la chaîne légère et la séquence codant la chaîne lourde sont les suivantes : a) séquence codant la chaîne légère SEQ ID NO: 69 ou SEQ ID NO: 71, et b) séquence codant la chaîne lourde SEQ ID NO: 73 ou SEQ ID NO: 75, ou, a) séquence codant la chaîne légère SEQ ID NO: 77 ou SEQ ID NO: 79, etb) séquence codant la chaîne lourde SEQ ID NO: 57 ou SEQ ID NO: 59, ou, a) séquence codant la chaîne légère SEQ ID NO: 81 ou SEQ ID NO: 83, et b) séquence codant la chaîne lourde SEQ ID NO: 85 ou SEQ ID NO: 87, 5 ou, a) séquence codant la chaîne légère SEQ ID NO: 77 ou SEQ ID NO: 79, et b) séquence codant la chaîne lourde SEQ ID NO: 89 ou SEQ ID NO: 91, ou, a) séquence codant la chaîne légère SEQ ID NO: 93 ou SEQ ID NO: 95, et 10 b) séquence codant la chaîne lourde SEQ ID NO: 97 ou SEQ ID NO: 99, 22. Vecteur d'expression comprenant au moins un acide nucléique selon l'une quelconque des revendications 14 à 21, ledit acide nucléique étant sous contrôle des éléments permettant son expression. 15 23. Vecteur d'expression selon la revendication 22, comprenant - un premier acide nucléique choisi parmi les acides nucléiques de séquences suivantes : SEQ ID NO 71, 79, 83, ou 95, ledit premier acide nucléique étant sous contrôle des éléments permettant son expression, et 20 - un second acide nucléique choisi parmi les acides nucléiques de séquences suivantes : SEQ ID NO 59, 75, 87, 91, ou 99, ledit second acide nucléique étant sous contrôle des éléments permettant son expression. 25. Cellule hôte ou lignée cellulaire transformée par un acide nucléique selon l'une des 25 revendications 14 à 21 et/ou un vecteur d'expression selon la revendication 22. 26. Composition pharmaceutique, et notamment vaccinale, comprenant au moins - un anticorps monoclonal selon l'une quelconque des revendications 1 à 12, ou - un acide nucléique selon l'une quelconque des revendications 14 à 21, ou 30 - un vecteur selon l'une quelconque des revendications 22 ou 23, ou - un fragment dudit anticorps monoclonal selon la revendication 13,en association avec un véhicule pharmaceutiquement acceptable. 26. Produit comprenant une première préparation pharmaceutique comprenant un anticorps monoclonal selon l'une quelconque des revendications 1 à 12, et une seconde préparation pharmaceutique comprenant un composé anticancéreux conventionnel, notamment du paclitaxel ou un sel de platine, en particulier de l'oxaloplatine, du cisplatine ou de la carboplatine, en tant que préparation combinée pour une utilisation simultanée, séparée ou séquentielle dans le traitement de patients atteints de cancers ovariens. 27. Utilisation d'au moins : - un anticorps monoclonal selon l'une quelconque des revendications 1 à 12, ou - un fragment dudit anticorps monoclonal selon la revendication 13, ou - un acide nucléique selon l'une quelconque des revendications 14 à 21, ou - un vecteur selon l'une quelconque des revendications 22 ou 23, ou - une cellule selon la revendication 24, pour la préparation d'un médicament destiné au traitement ou la prévention d'une pathologie associée au récepteur de type II de l'hormone anti-mullérienne humaine, notamment le cancer ovarien. 32. Utilisation d'un anticorps selon l'une des revendications 1 à 12, ou d'un fragment de celui-ci selon la revendication 13, pour le diagnostic et/ou le suivi du cancer ovarien. 33. Utilisation selon la revendication 27, comprenant de plus un anticancéreux conventionnel, notamment du paclitaxel ou un sel de platine, en particulier de l'oxaloplatine, du cisplatine ou de la carboplatine. 34. Kit comprenant au moins : - un anticorps monoclonal selon l'une quelconque des revendications 1 à 12, ou - un fragment dudit anticorps monoclonal selon la revendication 13, ou - un acide nucléique selon l'une quelconque des revendications 14 à 21, ou- un vecteur selon l'une quelconque des revendications 22 ou 23, ou - une cellule selon la revendication 24, pour une utilisation dans le diagnostic d'une pathologie associée au récepteur de type II de l'hormone anti-mullérienne humaine, notamment le cancer ovarien. 31. Procédé de diagnostic d'une pathologie associée au récepteur de type II de l'hormone antimullérienne humaine, notamment le cancer ovarien sur un échantillon biologique humain, comprenant les étapes suivantes : a. marquage d'une biopsie préalablement prélevée sur un patient, b. détermination de la présence d'un récepteur de type II de l'hormone antimullérienne humaine avec un anticorps selon l'une quelconque des revendications 1 à 12, ou un fragment de celui-ci selon la revendication 13.
99,141
FR2959995A1
A1
20111118
FR 2959995 A1 20111118 FR 1053779 A 20100517 Article polyamide composite La présente invention concerne l'utilisation de polyamide modifié par des composés hydroxyaromatiques servant à l'imprégnation de matériaux de renfort prenant la forme d'étoffe de tissus industriels pour la fabrication de matériaux composites. Le domaine de l'invention est celui des matériaux composites et de leurs procédés de fabrication. ART ANTERIEUR Dans le domaine des matériaux hautes-performances, les composites ont pris une place prépondérante, de par leurs performances et les gains de poids qu'ils autorisent. Les composites hautes performances les plus connus à ce jour, sont obtenus à partir de résines thermodurcissables, dont l'utilisation est limitée aux applications de faibles à moyennes séries, principalement dans l'aéronautique, le sport automobile, et dans les meilleurs cas, présentant des temps de fabrication voisins d'une quinzaine de minutes, comme par exemple, lors de la fabrication de skis. Le coût de ces matériaux, et/ou les temps de fabrication, les rendent difficilement compatibles avec un usage en grande série. De plus, l'utilisation de résines thermodurcissables implique souvent la présence de solvants et de monomères. Enfin, ces composites sont difficilement recyclables. Les polymères thermoplastiques sont en général connus pour leur viscosité élevée, ce qui constitue un frein en ce qui concerne l'imprégnation des matériaux de renfort, composés en général de faisceaux multifilamentaires très denses. Il résulte de l'emploi des matrices thermoplastiques disponibles sur le marché, une difficulté d'imprégnation nécessitant soit des temps d'imprégnation prolongés, soit des pressions de mise en oeuvre importantes. Dans la majeure partie des cas, les matériaux composites obtenus à partir de ces matrices peuvent présenter des microvides et des zones non imprégnées. Ces microvides causent des chutes de propriétés mécaniques, un vieillissement prématuré du matériau ainsi que des problèmes de délaminage lorsque le matériau se compose de plusieurs couches de renforts. Ce phénomène de perte de propriétés mécaniques est par ailleurs accentué lorsque les temps de cycle pour la fabrication des articles composites diminuent. Un autre problème fréquemment rencontré avec les matériaux composites à matrice polymère est leur tenue au vieillissement, et plus particulièrement au vieillissement hygrothermique. La diffusion d'eau au sein des matériaux composites entraîne une modification sensible de certaines caractéristiques physiques comme par exemple la température de transition vitreuse ou un gonflement de la matrice. Une modification au niveau des interfaces matrice/fibres peut également être observée, avec généralement un caractère irréversible. Ce vieillissement se manifeste par une dégradation des performances mécaniques, notamment la tenue à la rupture. Il est alors nécessaire de surdimensionner les pièces, ce qui entraîne une augmentation de poids et un surcoût non négligeable. L'objectif de la présente invention est donc de remédier à ces inconvénients en proposant un article composite qui puisse être fabriqué avec des temps de cycle courts tout en ayant de bonnes propriétés d'usage, telles que de bonnes propriétés mécaniques et une bonne tenue au vieillissement hygrothermique. INVENTION La demanderesse a découvert de manière inattendue que l'utilisation de résine polyamides modifiées par des composés hydroxyaromatiques pour la fabrication d'articles composites permettaient l'obtention d'articles présentant non seulement de bonnes propriétés mécaniques, telles que notamment la rigidité, la résistance à la rupture, la résistance aux chocs, et le comportement en fatigue, même lorsqu'ils sont fabriqués avec des temps de cycle plus courts que ceux habituellement utilisés, et sans aucun autre traitement, mais également une bonne tenue au vieillissement hygrothermique. Ceci permet de fournir un matériau composite présentant à la fois un avantage de réduction de coûts de fabrication, par l'emploi d'un outillage mettant en oeuvre des temps de cycles raccourcis, et également une durabilité suffisante pour les applications de structure. Ces articles composites présentent notamment un très bon maintien des 5 propriétés mécaniques après un vieillissement hygrothermique, notamment par rapport aux articles composites polyamides classiques. Les articles selon l'invention présentent notamment les avantages de rigidité, légèreté, et recyclabilité, et un bon aspect de surface. Ces articles présentent également de bonnes propriétés d'ignifugation. L'invention a pour premier objet un procédé de fabrication d'un article composite comprenant au moins : 15 a) une étape d'imprégnation d'une étoffe de renfort avec une composition polyamide à l'état fondu, ledit polyamide comprend des motifs hydroxyaromatiques chimiquement liés à la chaîne du polyamide ; b) une étape de refroidissement et ensuite de récupération de l'article composite. 20 La présente invention concerne également un article composite comprenant au moins une étoffe de renfort et un polyamide modifié contenant des motifs hydroxyaromatiques chimiquement liés à la chaîne du polyamide. 25 On entend par étoffe, une surface textile de fils ou de fibres éventuellement solidarisés par un procédé quelconque, tel que notamment collage, feutrage, tressage, tissage, tricotage. Ces étoffes sont aussi désignés comme des réseaux fibreux ou filamenteux. Par fil, on entend un monofilament, un fil multifilamentaire continu, un filé de fibres, obtenu à partir d'un unique type de fibres ou de plusieurs 30 types de fibres en mélange intime. Le fil continu peut être également obtenu par assemblage de plusieurs fils multifilamentaires. Par fibre, on entend un filament ou un ensemble de filaments coupés, craqués ou convertis. 10 Les fils et/ou fibres de renfort selon l'invention sont préférentiellement choisis parmi les fils et/ou les fibres de carbone, de verre, d'aramides, de polyimides, de lin, de chanvre, de sisal, de coir, de jute, de kenaf et/ou de leur mélange. Plus préférentiellement, les étoffes de renfort sont uniquement constituées de fils et/ou fibres de renfort choisis parmi les fils et/ou les fibres de carbone, de verre, d'aramides, de polyimides, de lin, de chanvre, de sisal, de coir, de jute, de kenaf et/ou de leur mélange. Ces étoffes on préférentiellement un grammage, c'est-à-dire le poids au mètre carré, compris entre 100 et 1000 g/m2. Leur structure peut être aléatoire, unidirectionelle (1 D), ou multidirectionnelle (2D, 2,5D, 3D ou autre). Un article composite selon l'invention peut comprendre plusieurs étoffes de renfort de nature différente ou non. Les étoffes peuvent éventuellement être enduites ou ensimées, notamment pour apporter des fonctionnalités particulières. Le polyamide selon l'invention présente avantageusement une viscosité fondue ri inférieure à 250 Pa.s, préférentiellement entre 1 et 50 Pa.s. Cette viscosité peut être mesurée à l'aide d'un rhéomètre plan-plan de diamètre 50 mm, sous un balayage en cisaillement par pallier allant de 1 à 160 s-1. Le polymère est sous forme de film d'une épaisseur 150 pm, de granulés ou de poudre. Le polymère est amené à une température de 25 à 30°C au dessus de son point de fusion, et la mesure est alors effectuée. La masse moléculaire moyenne en nombre (Mn) des polyamides est préférentiellement supérieure à 6000 g/mol, plus préférentiellement compris entre 8000 g/mol et 20000 g/mol , ayant des propriétés mécaniques suffisantes et une certaine tenue lors des différents procédés de mises en forme. Les polyamides semi-cristallins sont particulièrement préférés. La présente invention concerne notamment un polyamide modifié par un composé contenant au moins un groupement hydroxyle aromatique chimiquement lié à la chaîne polymère, ce polyamide pouvant être obtenu par polymérisation, outre les monomères du polyamide, d'un composé hydroxyaromatique ou par mélange en phase fondue d'un polyamide partiellement ou totalement formé avec un composé hydroxyaromatique, notamment lors d'une extrusion réactive. Le polyamide modifié selon l'invention peut également être obtenu par polycondensation en phase solide ou en phase solvant pour certains polyamides. Les monomères du polyamides peuvent notamment être des monomères diacides, notamment aliphatique, cycloaliphatique, arylaliphatique ou aromatique, des monomères diamines, notamment aliphatiques, et/ou des aminoacides ou lactames. Ce sont généralement les monomères classiquement utilisés pour la fabrication de polyamides semi-cristallins, tels que les polyamides aliphatiques, polyamides semi-aromatiques et plus généralement, les polyamides linéaires obtenus par polycondensation entre un diacide saturé aliphatique ou aromatique, et une diamine primaire saturée aromatique ou aliphatique, les polyamides obtenus par condensation d'un lactame, d'un aminoacide ou les polyamides linéaires obtenus par condensation d'un mélange de ces différents monomères. Plus précisément, ces copolyamides peuvent être, par exemple, le polyadipamide d'hexaméthylène, les polyphtalamides obtenus à partir d'acide téréphtalique et/ou isophtalique, les copolyamides obtenus à partir d'acide adipique, d'hexaméthylène diamine et de caprolactame. Les monomères des polyamides peuvent éventuellement contenir des insaturations ou des hétéroatomes tels l'oxygène, le soufre, l'azote. On peut notamment utiliser les polyamides choisis dans le groupe comprenant le polyamide 6, le polyamide 66, le polyamide 6.10, le polyamide 11, le polyamide 12, le polyamide 6.12, le poly(méta-xylylène adipamide) (MXD6), le polyamide30 66/6T, le polyamide 66/61, les mélanges et copolyamides, tels que le copolyamide 6.66 par exemple. La composition de l'invention peut également comprendre les copolyamides dérivés notamment des polyamides ci-dessus, ou les mélanges de ces polyamides ou copolyamides. Les polyamides préférés sont le polyhexaméthylène adipamide, le polycaprolactame, ou les copolymères et mélanges entre le polyhexaméthylène adipamide et le polycaprolactame. 10 Les acides dicarboxyliques peuvent également être choisis parmi l'acide glutarique, l'acide adipique, l'acide pimellique, l'acide subérique, l'acide azélaïque, l'acide sébacique, l'acide dodécanedioïque ; l'acide 1,2-ou 1,3-cyclohexane dicarboxylique ; l'acide 1,2-ou 1,3-phénylène diacétique ; l'acide 1,2-ou 1,3-cylohexane diacétique ; l'acide isophthalique ; l'acide téréphthalique ; 15 l'acide 4,4'-benzophénone dicarboxylique; l'acide 2,5-naphthalène dicarboxylique; et l'acide p-t-butyl isophthalique. L'acide dicarboxylique préféré est l'acide adipique. Les diamines peuvent par exemple être choisies parmi l'hexaméthylène diamine; 20 la butane diamine ; la pentane diamine ; la 2-méthyl pentaméthylène diamine ; la 2-méthyl hexaméthylène diamine ; la 3-méthyl hexa-méthylène diamine ; la 2,5-diméthyl hexaméthylène diamine ; la 2,2-diméthylpentaméthylène diamine ; la nonane diamine ; la décanediamine ; la 5-méthylnonane diamine ; la dodécaméthylène diamine ; la 2,2,4-et 2,4,4-triméthyl hexaméthylène diamine ; 25 la 2,2,7,7-tétraméthyl octaméthylène diamine ; l'isophorone diamine ; le diaminodicyclohexyl méthane et les diamines aliphatiques en C2 -C16 qui peuvent être substituées par un ou plusieurs groupements alkyles. La diamine préférée est l'hexaméthylène diamine. 30 Le polyamide modifié de l'invention peut être obtenu à partir notamment d'un monomère lactame ou un aminoacide, de préférence aliphatique. A titre d'exemple de tels lactames ou aminoacides, on peut citer le caprolactame,5 l'acide 6-aminohexanoïque, l'acide 5-aminopentanoïque, l'acide 7-aminoheptanoïque, l'acide 11-aminoundécanoïque, le dodécanolactame. Ces polyamides peuvent notamment être modifiés par des monomères difonctionnels ou monofonctionnels, tels que notamment des diacides ou diamines, monoacides ou monoamines. Des molécules polyfonctionnelles, au moins trifonctionnelles, peuvent également être utilisées pour apporter des ramifications ou branchements au polyamide. On citera par exemple la bishexaméthylènetriamine. Des polyamides selon l'invention peuvent aussi être obtenus par mélange, notamment en fondu, de polyamides avec des monomères modifiant la longueur des chaînes, tel que notamment des diamines, diacides carboxyliques, monoamines et/ou monoacides carboxyliques. La composition de l'invention peut également comprendre les copolyamides dérivés notamment des polyamides ci-dessus, ou les mélanges de ces polyamides ou (co)polyamides. 20 On peut également utiliser comme polyamide de haute fluidité un polyamide étoile comprenant des chaînes macromoléculaires étoiles et le cas échéant des chaînes macromoléculaires linéaires. Le polyamide à structure étoile est un polymère comprenant des chaînes 25 macromoléculaires étoiles, et éventuellement des chaînes macromoléculaires linéaires. les polymères comprenant de telles chaînes macromoléculaires étoiles sont par exemple décrits dans les documents FR2743077, FR2779730, EP0682057 et EP0832149. Ces composés sont connus pour présenter une fluidité améliorée par rapport à des polyamides linéaires. 30 Les chaînes macromoléculaires étoiles comportent un coeur et au moins trois branches de polyamide. Les branches sont liées au coeur par une liaison covalente, par l'intermédiaire d'un groupement amide ou d'un groupement d'une15 autre nature. Le coeur est un composé chimique organique ou organométallique, de préférence un composé hydrocarboné comportant éventuellement des hétéroatomes et auquel sont reliées les branches. Les branches sont des chaînes polyamides. Les chaînes polyamides constituant les branches sont de préférence du type de celles obtenues par polymérisation des lactames ou aminoacides, par exemple de type polyamide 6. Le polyamide à structure étoile selon l'invention comprend éventuellement, outre les chaînes étoiles, des chaînes polyamide linéaires. Dans ce cas, le rapport en poids entre la quantité de chaînes étoiles et la somme des quantités de chaînes étoiles et de chaînes linéaires est compris entre 0,5 et 1 bornes incluses. Il est de préférence compris entre 0,6 et 0,9. Par acide carboxylique, on entend les acides carboxyliques et leurs dérivés, tels 15 que les anhydrides d'acide, les chlorures d'acide, les amides ou les esters. Des procédés d'obtention de ces polyamides étoiles sont décrits dans les documents FR2743077 et FR2779730. Ces procédés conduisent à la formation de chaînes macromoléculaires étoiles, en mélange avec éventuellement des 20 chaînes macromoléculaires linéaires. La composition selon l'invention présente préférentiellement de 30 à 75 % en volume de polyamide, par rapport au poids total de la composition, préférentiellement de 35 à 60 % en volume. Le composé hydroxyaromatique est un composé portant au moins une, notamment une ou deux, fonctions capables de réagir avec les fonctions amines ou acides du polyamide ou des monomères du polyamide. 30 Par « groupement hydroxyle aromatique », on entend une fonction hydroxyle rattachée à un atome de carbone faisant partie d'un cycle aromatique. Par « composé hydroxyaromatique », on entend un composé organique comportant au moins un groupement hydroxyle aromatique. 25 Par « chimiquement lié » on entend lié par une liaison covalente. Une fois chimiquement lié à la chaîne polyamide, le composé hydroxyaromatique devient un motif hydroxyaromatique et le polyamide modifié de l'invention est un polyamide contenant des motifs hydroxyaromatiques. Les fonctions du composé hydroxyaromatique pouvant réagir avec les fonctions du polyamide sont notamment les fonctions acide, cétone, amine et aldéhyde. Par « fonction acide » on entend une fonction acide carboxylique ou dérivée, telles que chlorure d'acide, anhydride d'acide, amide, ester. Les groupements hydroxyle aromatique de l'invention ne sont pas considérés comme des fonctions réagissant avec les fonctions acide. Avantageusement le groupement hydroxyle du monomère n'est pas encombré, c'est-à-dire par exemple que les atomes de carbone situés en a de la fonction hydroxyle ne sont de préférence pas substitués par des substituants encombrants, tels que des alkyles ramifiés. Le composé hydroxyaromatique peut par exemple être représenté par la formule suivante (I) : (HO)X-Z-(F)n (1) dans laquelle : 25 - Z est un radical hydrocarboné aromatique ou arylaliphatique multivalent (au moins divalent), - x est compris entre 1 et 10 ; - F est une fonction acide, aldéhyde, amine, cétone capable de se lier à une fonction acide ou amine des monomères du polyamide, et 30 - n est compris entre 1 et 5. Z peut par exemple être choisi dans le groupe comprenant : le benzène, le méthyle benzène, le naphtalène, le biphényle, le diphényle éther, le diphényle 20 sulfure, le diphényle sulfone, le ditolyle éther, le xylylène, le diéthyl benzène, ou la pyridine. Par « radical arylaliphatique » on entend un radical selon lequel au moins une 5 fonction F du composé de formule (I) n'est pas rattachée à ce radical par un atome de carbone faisant partie d'un cycle aromatique. Avantageusement Z comporte entre 6 et 18 atomes de carbone. 10 Un composé hydroxyaromatique peut parfaitement contenir plusieurs types de fonctions F de nature différente. Ce composé est de préférence choisi dans le groupe comprenant : l'acide 2-hydroxytéréphtalique, l'acide 5-hydroxyisophtalique, l'acide 4- 15 hydroxyisophtalique, l'acide 2,5-dihydroxytéréphtalique, l'acide 4-hydroxyphénylacétique ou l'acide gallique, la L-Tyrosine, l'acide 4-hydroxyphénylacétique, le 3,5-diaminophénol, le 5-hydroxy m-xylylène diamine, l'amino-3 phénol, l'amino-3 méthyl-4 phénol, et l'acide hydroxy-3 amino-5 benzoïque. 20 Dans le cadre de l'invention, des mélanges de différents composés de formule (I) peuvent être mis en oeuvre. La proportion molaire de composé hydroxyaromatique par rapport à l'ensemble 25 des monomères constituants le polyamide, par exemple la somme des monomères diacide, diamine, aminoacides et le composé hydroxyaromatique, est généralement comprise entre 0,1 et 100 %, préférentiellement entre 1 et 70 %, plus préférentiellement entre 0,5 et 60 %, encore plus préférentiellement comprise entre 2,5 et 50 %. 30 Le polyamide de l'invention est notamment obtenu par un procédé de polymérisation à l'état fondu des différents monomères décrits ci-dessus, ces monomères étant présents en totalité ou en partie. Par l'expression « polymérisation à l'état fondu » on entend que la polymérisation est réalisée à l'état liquide, et que le milieu de polymérisation ne contient pas de solvant autre que de l'eau, éventuellement. Le milieu de polymérisation peut par exemple être une solution aqueuse comprenant les monomères, ou un liquide comprenant les monomères. Avantageusement le milieu de polymérisation comprend de l'eau comme solvant. Cela facilite l'agitation du milieu, et donc son homogénéité. Le milieu de polymérisation peut également comprendre des additifs tels que des limiteurs de chaîne. Le polyamide modifié de l'invention est généralement obtenu par polycondensation entre les différents monomères, présents en totalité ou en partie, pour former des chaînes polyamides, avec formation du produit d'élimination, en particulier l'eau, dont une partie peut se vaporiser. Le polyamide modifié de l'invention est généralement obtenu, par chauffage à température et pression élevées, par exemple d'une solution aqueuse comprenant les monomères, ou d'un liquide comprenant les monomères, pour évaporer le produit d'élimination, en particulier l'eau (présente initialement dans le milieu de polymérisation et/ou formée lors de la polycondensation) tout en évitant toute formation de phase solide afin d'éviter une prise en masse. La réaction de polycondensation est généralement effectuée à une pression d'environ 0,5-3,5 MPa (0,5-2,5 MPa) à une température d'environ 100-320°C (180-300°C). La polycondensation est généralement poursuivie en phase fondue à pression atmosphérique ou réduite de manière à atteindre le degré d'avancement souhaité. Le produit de polycondensation est un polymère ou prépolymère fondu. Il peut comprendre une phase vapeur essentiellement constituée de vapeur du produit d'élimination, en particulier d'eau, susceptible d'avoir été formée et/ou vaporisée. Ce produit peut être soumis à des étapes de séparation de phase vapeur et de finition afin d'atteindre le degré de polycondensation désiré. La séparation de la phase vapeur peut par exemple être réalisée dans un dispositif de type cyclone. De tels dispositifs sont connus. La finition consiste à maintenir le produit de polycondensation à l'état fondu, sous une pression voisine de la pression atmosphérique ou sous pression réduite, pendant un temps suffisant pour atteindre le degré d'avancement désiré. Une telle opération est connue de l'homme du métier. La température de l'étape de finition est avantageusement supérieure ou égale à 100°C et dans tous les cas supérieure à la température de solidification du polymère. Le temps de séjour dans le dispositif de finition est de préférence supérieur ou égal à 5 minutes. Le produit de polycondensation peut également subir une étape de post-condensation en phase solide. Cette étape est connue de l'homme du métier et permet d'augmenter le degré de polycondensation à une valeur souhaitée. Le procédé de l'invention est similaire dans ses conditions au procédé classique de préparation de polyamide du type de ceux obtenus à partir d'acides dicarboxyliques et de diamines, en particulier du procédé de fabrication de polyamide 66 à partir d'acide adipique et d'hexaméthylène diamine. Ce procédé de fabrication de polyamide 66 est connu de l'homme du métier. Le procédé de fabrication de polyamide du type de ceux obtenus à partir d'acides dicarboxyliques et de diamines utilise généralement comme matière première, un sel obtenu par un mélange en quantité stoechiométrique en général dans un solvant comme l'eau, d'un diacide avec une diamine. Ainsi, dans la fabrication du poly(hexaméthylène adipamide), l'acide adipique est mélangé avec de l'hexaméthylène diamine généralement dans de l'eau pour obtenir de l'adipate d'hexaméthylène diammonium plus connu sous le nom de sel Nylon ou "Sel N". Ainsi, lorsque le procédé de l'invention met en oeuvre un diacide et une diamine, ces composés peuvent être introduits, au moins en partie, sous la forme d'un sel. En particulier lorsque le diacide est l'acide adipique et la diamine l'hexaméthylène diamine, ces composés peuvent être introduits au moins en partie sous forme de sel N. Ceci permet d'avoir un équilibre stoechiométrique. De même lorsque le composé hydroxyaromatique est un diacide ou une diamine, il est également possible de l'introduire sous forme de sels, avec une diamine ou un diacide. Le procédé de l'invention conduit généralement à un polymère statistique lorsque le composé hydroxyaromatique est polyfonctionnel, notamment au moins difonctionnel, et à un polyamide ayant partiellement ou totalement des terminaisons hydroxyaromatique, lorsque le composé hydroxyaromatique est monofonctionnel. Le polyamide modifié obtenu à la fin de l'étape de finition peut être refroidi et mis sous forme de granulés. Le polyamide modifié obtenu par le procédé de l'invention sous forme fondue peut être directement mis en forme ou être extrudé et granulé, pour une mise en forme ultérieure après fusion. 15 Le polyamide modifié selon l'invention peut être utilisé en tant que matrice, seul ou en combinaison avec d'autres polymères thermoplastiques, notamment des polyamides, polyesters, ou polyoléfines. La composition polyamide selon l'invention est notamment utilisée en tant que 20 matrice, notamment par granulation, calandrage, extrusion sous forme de film, broyage, injection, moulage, moulage par injection, pressage, et autres. L'étape d'imprégnation de la composition polyamide de l'invention et de l'étoffe de renfort peut être réalisée de diverses manières, selon divers procédés possibles. 25 Il est parfaitement possible de procéder à l'imprégnation d'une ou plusieurs étoffe de renfort. On peut par exemple injecter la composition polyamide en fondu dans une chambre de moulage comprenant au moins une ou plusieurs étoffes de renfort. 30 L'intérieur de la chambre de moulage est à une température de plus ou moins 50°C par rapport à la température de fusion dudit polyamide. On peut procéder ensuite au refroidissement de la chambre de moulage et de l'article obtenu, pour enfin récupérer ledit article. Ce procédé est connu également sous le nom de10 procédé de moulage par transfert de résine (RTM) en procédé thermodur, qui consiste à injecter de la résine dans un moule fermé dans lequel ont été préalablement placées des fibres de renforcement. Ce procédé peut être réalisé sous pression. On peut également réaliser un article composite selon l'invention par un procédé de « film stacking » qui consiste en une compression en température d'un empilement d'étoffes de renfort et de films de polyamide. On procède notamment à la mise en contact d'une ou plusieurs étoffes de renfort et un ou plusieurs films de polyamide modifiées par des composés hydroxyaromatiques et imprégnation des étoffes par fusion du polyamide. Les pressions nécessaires pour un bon assemblage, sont généralement supérieures à 30 bar. L'article composite selon l'invention peut aussi être réalisé par mise en contact d'une ou plusieurs étoffes de renfort avec de la poudre d'un polyamide tel que défini précédemment, notamment de la poudre fine, et l'on réalise ladite imprégnation par fusion du polyamide, à une température égale ou supérieure à celle du point de fusion du polyamide, éventuellement sous pression. L'article composite de l'invention peut également être réalisé par pultrusion. Cette technique consiste généralement à tirer à travers une filière chauffée un ou plusieurs fils et fibres continus de façon à l'imprégner d'une résine thermoplastique fondue pour obtenir un jonc ou article fini ou semi-fini. Après l'imprégnation de l'étoffe de renfort par le polyamide, l'article est obtenu par solidification de la matrice. Le refroidissement peut avantageusement être effectué rapidement de façon à éviter une cristallisation importante du polyamide, notamment pour maintenir les propriétés de l'article. Le refroidissement peut notamment être effectué en moins de 5 minutes, plus préférentiellement en moins d'une minute. Le moule peut par exemple être refroidit par un circuit de fluide froid. On peut aussi éventuellement transférer l'article composite dans un moule froid, éventuellement sous pression. La composition polyamide et/ou l'article composite selon l'invention peuvent également comprendre tous les additifs habituellement utilisés dans les compositions à base de polyamide utilisées pour la fabrication d'articles. Ainsi, on peut citer à titre d'exemple d'additifs les stabilisants thermiques, stabilisants UV, antioxydants, lubrifiants, les pigments, colorants, plastifiants, charges de renfort, agents modifiant la résistance aux chocs, et agents de couplage. Des additifs pour améliorer la qualité des interfaces étoffes de renfort polyamide peuvent également être utilisés. Ces additifs peuvent être par exemple incorporés à la composition polyamide, incorporés dans les fils et/ou fibres de l'étoffe de renfort, présents sur les fils et/ou fibres de ladite étoffe, ou encore déposés sur l'étoffe de renfort. Ces additifs peuvent être des agents de couplage tels que ceux de type aminosilanes ou chlorosilanes, ou encore des agents fluidifiants ou mouillants, ou leur association. Des charges renforçantes peuvent être incorporées à la composition polyamide. Ces charges peuvent être choisies parmi les charges fibreuses, tels que des fibres de verre courtes par exemple, ou des charges non fibreuses tels que le kaolin, le talc, la silice, le mica ou la wollastonite. Leur taille est généralement comprise entre 1 et 25 pm. Des charges sub-microniques voire nanométriques peuvent également être utilisées, seules ou en complément des autres charges. La composition polyamide peut éventuellement comprendre une résine novolaque. Elle peut comprendre une ou plusieurs types de résine novolaque différentes. 25 On entend généralement par résine novolaque, une résine phénolique dont le rapport formaldéhyde/phénol est inférieur à 1 et qui, de ce fait, reste normalement thermoplastique jusqu'à ce qu'elle soit chauffée avec une quantité appropriée d'un composé, par exemple formaldéhyde ou hexaméthylènetétramine, susceptible de 30 donner des liaisons supplémentaires, par conséquent de donner un produit infusible. Les résines novolaques généralement des produits de condensation de composés phénoliques avec des aldéhydes ou cétones. Ces réactions de condensation sont généralement catalysées par un acide ou une base. Les résines novolaques présentent généralement un degré de condensation compris entre 2 et 15. Les composés phénoliques peuvent être choisis seuls ou en mélange parmi le phénol, le crésol, le xylénol, le naphtol, les alkylphénols, comme le butyl-phénol, le terbutyl-phénol, l'isooctyl-phénol, le nitrophénol, le phénylphénol, le résorcinol ou le biphénol A ; ou tout autre phénol substitué. 10 L'aldéhyde le plus fréquemment utilisé est le formaldéhyde. On peut toutefois en utiliser d'autres, tels que l'acétaldéhyde, le para-formaldéhyde, le butyraldéhyde, le crotonaldéhyde, le glyoxal, et le furfural. Comme cétone, on peut utiliser l'acétone, la méthyle éthyle cétone ou l'acétophénone. L'aldéhyde et/ou la cétone 15 peuvent éventuellement porter un autre groupement fonctionnel, tel que par exemple une fonction acide carboxylique. On peut notamment citer à cet effet l'acide glyoxylique ou l'acide lévulinique. Selon un mode de réalisation particulier de l'invention, la résine novolaque est un 20 produit de condensation du phénol et du formaldéhyde. Les résines novolaques utilisées ont avantageusement un poids moléculaire compris entre 500 et 3000 g/mol, de préférence entre 800 et 2000 g/mol. 25 Comme résine novolaque commerciale, on peut citer notamment les produits commerciaux Durez®, Vulkadur® ou Rhenosin®. La composition selon l'invention peut comprendre entre 1 à 20 % en poids de résine novolaque, notamment de 1 à 10 % en poids, par rapport au poids total de 30 la composition. La présente invention concerne un article susceptible d'être obtenu par le procédé de l'invention. L'article peut notamment être un article composite à base de5 polyamide comprenant une étoffe de renfort, dans lequel le polyamide présente une viscosité fondue ri comprise entre 1 et 50 Pa.s. Les articles selon l'invention comprennent préférentiellement entre 25 et 80 % en volume d'étoffe de renfort par rapport au poids total. Les articles de l'invention peuvent être des articles finis, ou semi-finis pouvant aussi être appelé pré-imprégnés. On peut par exemple procéder au thermoformage des articles composites sous forme de plaques pour leur donner une forme définie après refroidissement. L'invention concerne ainsi des articles composites ou préformes susceptibles d'être obtenus par le procédé selon la présente invention. Les articles de l'invention peuvent aussi être des structures de type sandwich présentant une âme insérée entre deux peaux. Les composites de l'invention peuvent être utilisés pour former les couches externes, en les associant à une âme type nid d'abeille ou type mousse. Les couches peuvent être assemblées par collage chimique ou thermique. Les structures composites selon l'invention peuvent être employées dans de nombreux domaines tels que l'aéronautique, l'automobile, l'énergie, l'industrie électrique, l'industrie des sports et loisirs. Ces structures peuvent être utilisées pour réaliser des articles de sports tels que des skis ou bien pour réaliser des surfaces diverses telles que des planchers spéciaux, des cloisons, des carrosseries de véhicules, ou des panneaux publicitaires. Dans l'aéronautique ces structures sont utilisées notamment au niveau des carénages (fuselage, aile, empennage). Dans l'automobile, elles sont utilisées par exemple au niveau des planchers, des supports tels que les tablettes arrières, ou encore au niveau de pièces de structure. Un langage spécifique est utilisé dans la description de manière à faciliter la compréhension du principe de l'invention. Il doit néanmoins être compris qu'aucune limitation de la portée de l'invention n'est envisagée par l'utilisation de ce langage spécifique. Des modifications, améliorations et perfectionnements peuvent notamment être envisagés par une personne au fait du domaine technique concerné sur la base de ses propres connaissances générales. Le terme et/ou inclut les significations et, ou, ainsi que toutes les autres combinaisons possibles des éléments connectés à ce terme. D'autres détails ou avantages de l'invention apparaîtront plus clairement au vu des exemples donnés ci-dessous uniquement à titre indicatif. PARTIE EXPERIMENTALE Teneurs en groupements terminaux acide (GTC) et amine (GTA) : dosées par potentiométrie, exprimées en meq/kg. Les teneurs en groupements terminaux phénol GTP (pour les composés hydroxyaromatiques monofonctionnels) sont déterminés à partir des quantités initiales de réactifs introduits dans le réacteur de synthèse. Masse molaire moyenne en nombre déterminée par la formule Mn=2.106/(GTA+GTC+GTP) et exprimées en g/mol. Température de fusion (Tf) et enthalpie associée (AHf), température de cristallisation au refroidissement (Tc) : déterminées par calorimétrie différentielle à balayage (DSC « Differential Scanning Calorimetry »), à l'aide d'un appareil Perkin Elmer Pyris 1, à une vitesse de 10°C/min. Température de transition vitreuse (Tg) déterminées sur le même appareil à une vitesse de 40 °C/min. Ces polyamides ont été caractérisés par des mesures de viscosité à l'état fondu 30 réalisés sur un rhéomètre plan-plan Ares (Rheometrics), à 280°C. Les courbes de viscosité en fonction du taux de cisaillement montrent que les polymères considérés ont un comportement Newtonien dans la gamme de taux de 25 cisaillement compris entre 1 et 150 s-1 : la viscosité retenue est la valeur au plateau (entre 1 et 150 s-1). Les renforts utilisés dans les exemples sont sous forme de préformes en tissus de verre, coupés aux dimensions requises pour la fabrication des plaques c'est-à-dire 150 x 150 mm ou 200x300 mm. L'étoffe de renfort utilisée est un tissu en fibre de verre (0°-90°) d'origine Synteen & Luckenhaus issu d'un roving de 1200 tex, présentant un grammage de 600 g/m2. Le polyamide comparatif Cl utilisé dans les exemples est un polyamide 6.6 haute fluidité ayant un indice de viscosité IV de 97 mL/g, une viscosité fondue ri de 30 Pa.s et un Mn de 11200 g/mol. Exemple 1 : préparation d'un copolyamide PA 66/6HIA 95/5 molaire ou 15 94,2/5,8 en poids Dans un réacteur de polymérisation sont introduits 87,3 kg (332,8 mol) de sel N (sel 1:1 d'hexaméthylène diamine et d'acide adipique), 3219 g d'acide 5-hydroxyisophtalique à 99,5% (HIA) (17,5 mol), 6276 g d'une solution d'hexaméthylène diamine (HMD) en solution dans l'eau à 32,4 % en poids (17,5 20 mol) et 81,2 kg d'eau déminéralisée et 6,4 g d'agent antimousse Silcolapse 5020®. Le copolyamide est fabriqué selon un procédé standard de polymérisation de type polyamide 66, avec 35 minutes de finition. Le polymère obtenu est coulé sous forme de jonc, refroidi et mis sous forme de granulé par coupe des joncs. Le polymère obtenu présente les caractéristiques suivantes : GTC = 78,4 meq/kg, 30 GTA = 57,6 meq/kg, Mn = 14 700 g/mol. 25 Le copolyamide est semi-cristallin et a les caractéristiques thermiques suivantes : Tg= 76,8 °C, Tc= 218,4 °C, Tf= 256,2 °C, AHf = 62,5 J/g. Le copolyamide a une Tg supérieure de 6,2 °C par rapport à celle du PA 66. Exemple 2 : préparation d'un copolyamide PA 66/6HIA 85/15 molaire ou 83/17 en poids Dans un réacteur de polymérisation sont introduits 76,9 kg (293,1 mol) de sel N (sel 1:1 d'hexaméthylène diamine et d'acide adipique), 9462 g d'acide 5-hydroxyisophtalique à 99,5% (HIA) (51,7 mol), 18624 g d'une solution d'hexaméthylène diamine (HMD) en solution dans l'eau à 32,25 % en poids (51,7 mol) et 72,6 kg d'eau déminéralisée et 6,4 g d'agent antimousse Silcolapse 5020®. Le copolyamide est fabriqué selon un procédé standard de polymérisation de type 15 polyamide 66, avec 35 minutes de finition. Le polymère obtenu est coulé sous forme de jonc, refroidi et mis sous forme de granulé par coupe des joncs. 20 Le polymère obtenu présente les caractéristiques suivantes : GTC = 82,7 meq/kg, GTA = 61,5 meq/kg, Mn = 13 870 g/mol. Le copolyamide est semi-cristallin et a les caractéristiques thermiques suivantes : Tg= 85,8 °C, Tc= 186,2 °C, Tf= 240,4 °C, AHf = 41,9 J/g. Le copolyamide a une 25 Tg supérieure de 15,2 °C par rapport à celle du PA 66. Ce copolyamide présente une viscosité fondue ri de 37 Pa.s. Exemple 3 : préparation d'un polyamide PA 6HIA et de mélange PA 66/PA 30 6HIA 85/15 en poids Un sel 6HIA à 51% en poids dans l'eau est réalisé par mélange d'un quantité stoechiométrique d'hexaméthylène diamine et d'acide 5-hydroxyisophtalique dans l'eau. Dans un réacteur de polymérisation sont ensuite introduits 5623 g de sel 6HIA à 51%, 112,1 g d'acide 5-hydroxyisophtalique à 99,5%, 105 g d'eau et 3,3 g d'agent antimousse. Le polyamide PA 6HIA est fabriqué selon un procédé standard de polymérisation de type polyamide 66, avec 30 minutes de finition. Le polymère obtenu est coulé sous forme de jonc, refroidi et mis sous forme de granulé par coupe des joncs. Le polymère obtenu est amorphe et présente une température de transition vitreuse de Tg= 166,6 °C. Le PA 66 et le PA 6HIA ainsi préparé sont mélangés dans une proportion 85/15 en poids en voie fondu dans un micro-extrudeur (« micro-compounder ») DSM MIDI 2000 (15 cm3) à une température de 275° C. Ce mélange présente une viscosité fondue ri de 35 Pa.s. Un autre mélange avec une proportion de 50/50 en poids est également préparé. Ce mélange présente une viscosité fondue ri de 10 Pa.s. Exemple 4 : préparation d'un polyamide PA 66 fonctionnalisé phénol par un monoacide-phénol Dans un réacteur de polymérisation sont introduits 135,2 g de sel N (0,52 mol), 9,41 g d'acide 4-hydroxyphénylacétique à 98 % (0,06 mol), 10,87 g d'une aqueuse solution d'hexaméthylène diamine à 32,4% (0,03 mol) et 127,2 g d'eau déminéralisée et 2 g d'un agent antimousse. Le polyamide est fabriqué selon un procédé standard de polymérisation de type polyamide 66 avec 30 minutes de finition. Le polymère obtenu est coulé sous forme de jonc, refroidi et mis sous forme de granulé par coupe des joncs. Le polymère obtenu présente les caractéristiques suivantes : GTC = 103,3 meq/kg, GTA = 29,4 meq/kg. On calcule la quantité théorique de fonctions phénol en extrémité de chaîne GTP d'après les quantités initiales30 introduites dans le réacteur. GTP = 437 meq/kg. Mn = 2.106/(GTA + GTC + GTP) = 3510 g/mol . Le polyamide PA 66 fonctionnalisé phénol par l'acide 4-hydroxyphenylacétique est semi-cristallin et a les caractéristiques thermiques suivantes : Tc= 231,9 °C, Tf= 259 °C, DHf = 81,5 J/g. Exemple 5 : Préparation des composites Les différents polymères considérés sont utilisés sous forme de poudre pour les plus fluides, sinon sous forme de film. Les poudres sont obtenues par broyage cryogénique, soit dans la carboglace, soit dans l'azote liquide. Les films sont réalisés par extrusion de granulés sur une extrudeuse Leistritz bivis de diamètre 34 et de L/D 34 équipée d'une filière plate et d'une filmeuse (débit d'extrudeuse de 10 Kg/h, vitesse de vis 250 rpm; température de 270°C). L'écartement des lèvres de la filière est de 300 pm environ pour une largeur de 30 cm avec une vitesse d'appel de 3,2 m/min sur rouleaux régulés à 115°C : les films obtenus ont une épaisseur qui varie entre 160 et 180 pm (bobines de largeur 300 mm). Les films polymères sont découpés sous forme de feuilles de 150x150 mm ou 20 200x300 mm, à partir des bobines précédemment obtenues. Il en est de même pour les tissus de renfort. La réalisation des pièces composites est faite au moyen d'une presse hydraulique à double plateaux contrôlés en température Schwabenthan (Polystat 300A) : 25 plateaux chauffants (résistances chauffantes), et plateaux refroidis (circulation d'eau). Un moule métallique dotée d'une empreinte de dimensions 150 mm x 150 mm ou 200x300 mm est utilisé. Pour réaliser un composite contenant 80 % poids (65 % volume) de fibres de 30 verre avec le tissus de grammage 600 g/m2, on introduit dans le moule une préforme constituée d'un empilement alterné comprenant 6 feuilles de tissus de verre et entre chaque soit une feuille de polymère, soit de la poudre uniformément répartie, les deux couches externes étant des feuilles de tissus de verre. La température des plateaux de la presse est préalablement montée à 290°C avant l'introduction de la préforme. A cette température, la pression est appliquée entre 1 et 50 bar et maintenue à cette valeur ; des dégazages sont rapidement effectués. L'ensemble est maintenu à la même température et pression, sans dégazage. A nouveau, il est effectué ensuite une série de dégazages, puis un maintien toujours à même température et pression. Le moule est alors transféré sur le dispositif plateaux refroidis et maintenu à une pression comprise entre 1 et 50 bar. Les pièces composites ainsi obtenues ont une dimension de 150x150 mm ou 200x300 mm et une épaisseur de 2 mm environ. Exemple 6 : Caractérisation des composites Un type de cycle a été réalisé : cycle de 5 min sous pression moyenne de 15 à 50 bar (1 min. sous 15 bar, puis 2 min sous 50 bar, puis 2 min sous 50 bar). Ce temps correspond à la durée totale du cycle entre la mise en température du moule et le refroidissement sous pression. Les plaques 150x150 mm ou 200x300 mm sont découpées afin d'obtenir des 20 échantillons de dimensions 150x20x2 mm. Une première série d'échantillon sont caractérisés juste après fabrication (échantillon mis sous enveloppe étanche, afin de les maintenir dans un état sec RHO). 25 Un traitement de conditionnement peut également être réalisé selon la norme ISO1110 "plastique/ polyamide/ conditionnement accéléré d'éprouvettes" : état dit RHSO. La teneur en eau à l'équilibre est obtenue par conditionnement des pièces composites avec un cycle de 14 jours, à 70°C sous une humidité résiduelle RH de 30 62%. Les propriétés mécaniques ont été obtenues à 23°C, et humidité ambiante RH = 50%. Les essais de flexion 3 points à température ambiante sont réalisés sur des éprouvettes parrallépipédiques (150x20x2 mm), selon la norme ISO N° 14125, sur une machine ZWICK 1478 : entre-axe de 64 mm, vitesse de traverse de 5 mm/min. Les valeurs de module élastique E de Young (GPa) et de contrainte 6 max au pic (MPa) sont mesurées et calculées. Les essais de traction directe à température ambiante sont réalisés sur des éprouvettes parallépipédiques (250x25x2mm), selon la norme ASTM D3039/D3039M sur une machine ZWICK 1478: vitesse de traverse de 1 à 5 mm/min. Les valeurs de module élastique de Young E (GPa) et de contrainte au pic 6max (MPa) sont mesurées et calculées. Les résultats sont mentionnés dans le tableau 1 suivant : Tableau 1 : Résultats pour les pièces fabriquées selon Cycle pression moyenne (RHO / RHSO) Flexion 3 pts Traction Polyamide Module Contrainte Module Contrainte utilisé élastique E a max élastique E amax (GPa) (MPa) (GPa) (MPa) PA Cl RHSO 27 610 27 498 RHO 29,1 650 29 520 PA 3 (15%) 29 600 28 550 RHO PA 3 (50%) 28,5 650 - - RHO PA 2 RHO 28 590 - - Dans le cas d'un cycle de fabrication 5 minutes sous pression moyenne, les 20 performances mécaniques obtenues sont élevées : contrainte max (pic) en flexion de 550 à 650 MPa, pour des valeurs de module entre 27 à 29 GPa.15 Pour les polyamides modifiés contenant des motifs hydroxyaromatiques 6HIA, on observe un léger gain de performance au niveau de la contrainte à rupture. Le mode de rupture en traction est nettement plus brutal que dans le cas des polyamides non modifiés. Exemple 7 : Caractérisation des composites après vieillissement hygrothermique Les échantillons préparés selon l'Exemple 6 ont été soumis à un vieillissement hygrothermique. Un vieillissement type accéléré a été réalisé par immersion des 10 échantillons dans l'eau à 80°C, pendant 8 jours (test accéléré). Après vieillissement, les éprouvettes ont été soit testées telle quelles, soit reconditionnées par élimination de l'eau adsorbée : traitement à 80°C sous vide pendant 24h (état sec : RHO). Les propriétés mécaniques ont été mesurées à 23°C, et humidité ambiante RH = 50% (éprouvettes telles quelles ou à RH = 0). Les résultats sont mentionnés dans le tableau 2 suivant : 15 20 Tableau 2 : Résultats pour les pièces fabriquées après vieillissement hygrothermique accéléré (80°C), état tel quel, et reconditionnement RHO Flexion 3 pts Traction Polyamide Module Contrainte Module Contrainte utilisé élastique E a max élastique E a max (GPa) (MPa) (GPa) (MPa) PA Cl tel quel 25 340 26,8 290 PA Cl - RHO 25 450 27 390 PA 3 (15%) tel 28,5 535 28 400 quel PA 3 (15%) 29 580 28,5 480 RHO PA 3 (50%) 28 ,5 480 - - tel quel PA2 tel quel 26 510 - - Dans le cas des polyamides haute fluidité ne contenant pas de motifs hydroxyaromatique 6HIA, on observe une chute des performances mécaniques notamment de la contrainte max (contrainte à rupture) : la contrainte maximale mesurée en flexion passe ainsi de 610 (RHSO) à 340 MPa (tel quel), sinon de 650 (RHO) à 450 (RHO).soit une chute de 45% (état humide) ou 30% (RHO). En présence de 15% PA HIA, on observe une nette amélioration des performances mécaniques après vieillissement hygrothermique. Le vieillissement induit alors une chute de la tenue mécanique en flexion limitée de 3% (blend PA 66/PA 6HIA 85/15) ou 15% (blend PA 66/PA 6HIA 50/50). Un comportement similaire est observé en traction directe : chute de la tenue mécanique en traction limitée à 7% pour le blend PA 66/PA 6HIA 85/15 (RHO).15 REVENDICATIONS1. Procédé de fabrication d'un article composite comprenant au moins : a) une étape d'imprégnation d'une étoffe de renfort avec une composition polyamide à l'état fondu, ledit polyamide comprend des motifs hydroxyaromatiques chimiquement liés à la chaîne du polyamide ; b) une étape de refroidissement et ensuite de récupération de l'article composite. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la composition polyamide présente une viscosité fondue ri comprise entre 1 et 50 Pa.s. 3. Procédé selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que la viscosité en fondue est mesurée à l'aide d'un rhéomètre plan-plan de diamètre 50 mm, sous un balayage en cisaillement par pallier allant de 1 à 160 s-1, par fusion d'un film de polyamide d'une épaisseur 150 pm à une température de 25 à 30°C au dessus de son point de fusion. 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le polyamide est choisi dans le groupe comprenant les polyamides obtenus par polycondensation d'au moins un diacide carboxylique aliphatique linéaire avec une diamine aliphatique ou cyclique ou entre au moins un diacide carboxylique aromatique et une diamine aliphatique ou aromatique, les polyamides obtenus par polycondensation d'au moins un aminoacide ou lactame sur lui-même, ou leur mélange et (co)polyamides. 5. Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que le polyamide est obtenu par addition, avant ou pendant la polymérisation des monomères de polyamide, de monomères de types diamines, diacides carboxyliques, monoamines et/ou monoacides carboxyliques. 6. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que le polyamide est choisi dans le groupe comprenant le polyamide 6, lepolyamide 66, le polyamide 6.10, le polyamide 11, le polyamide 12, le polyamide 6.12, le poly(méta-xylylène adipamide), le polyamide 66/6T, le polyamide 66/61, les mélanges et copolyamides. 7. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que le polyamide comprenant des motifs hydroxyaromatiques chimiquement liés à la chaîne du polyamide est obtenu par modification du polyamide avec un composé hydroxyaromatique. 8. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que le polyamide comprenant des motifs hydroxyaromatiques chimiquement liés à la chaîne du polyamide est obtenu par ajout en polymérisation d'un composé comprenant des motifs hydroxyaromatiques en présence des monomères du polyamide. 9. Procédé selon les revendications 7 et 8, caractérisé en ce que le composé hydroxyaromatique présente au moins une fonction capable de réagir avec les fonctions du polyamide ou des monomères du polyamide. 10. Procédé selon l'une quelconque des revendications 7 à 9, caractérisé en ce que le composé hydroxyaromatique est représenté par la formule suivante (I) : (HO)X-Z-(F)n (1) dans laquelle : - Z est un radical hydrocarboné aromatique ou arylaliphatique multivalent ; - x est compris entre 1 et 10 ; - F est une fonction acide, aldéhyde, amine, cétone capable de se lier à une fonction acide ou amine des monomères du polyamide ; et - n est compris entre 1 et 5. 11. Procédé selon la revendication 10, caractérisé en ce que Z est un radical multivalent est choisi dans le groupe comprenant : le benzène, le méthyle benzène, le naphtalène, le biphényle, le diphényle éther, le diphényle sulfure, le diphényle sulfone, le ditolyle éther, le xylylène, le diéthyl benzène, ou la pyridine. 12. Procédé selon l'une quelconque des revendications 7 à 11, caractérisé en ce que le composé hydroxyaromatique est choisi dans le groupe comprenant : l'acide hydroxyphénylacétique, le 3,5-diaminophénol, le 5-hydroxy m-xylylène diamine, l'amino-3 phénol, l'amino-3 méthyl-4 phénol, et l'acide hydroxy-3 amino-5 benzoïque. 13. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 12, caractérisé en ce que les étoffes de renfort sont des réseaux fibreux ou filamenteux dont les fils et fibres sont choisis parmi les fils et/ou les fibres de carbone, de verre, d'aramides, de polyimides, de lin, de chanvre, de sisal, de coir, de jute, de kenaf et/ou de leur mélange. 14. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 13, caractérisé en ce que l'on injecte la composition polyamide dans une chambre de moulage comprenant au moins une étoffe de renfort pour réaliser l'imprégnation. 15. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 13, caractérisé en ce que l'on met en contact une ou plusieurs étoffes de renfort et un ou plusieurs films de polyamide et l'on réalise ladite imprégnation par fusion du polyamide. 25 16. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 13, caractérisé en ce que l'on met en contact une ou plusieurs étoffes de renfort et de la poudre d'un polyamide et l'on réalise ladite imprégnation par fusion du polyamide. 17. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 13, caractérisé en ce 30 que ledit procédé est un procédé de pultrusion. 2-hydroxytéréphtalique, l'acide 5-hydroxyisophtalique, l'acide 4- hydroxyisophtalique, l'acide 2,5-dihydroxytéréphtalique, l'acide 4- hydroxyphénylacétique ou l'acide gallique, la L-Tyrosine, l'acide 4-20 18. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 17, caractérisé en ce que l'article composite comprend de 25 à 80 % en volume d'étoffe de renfort par rapport au poids total de l'article. 19. Article composite ou préforme obtenu par le procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 18.
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FR 2959996 A1 20111118 FR 1002001 A 20100511 HMPSA pour étiquette auto-adhésive décollable La présente invention a pour objet une composition adhésive thermofusible sensible à la pression, convenant au collage d'étiquettes auto-adhésives qui sont décollables durant un procédé de recyclage des articles auxquels elles ont été fixées (tels que des emballages et/ou récipients, par exemple des bouteilles de verre). Elle concerne également un système multicouche comprenant une couche constituée de ladite composition, une étiquette auto- adhésive, l'article étiqueté correspondant, ainsi qu'un procédé de recyclage dudit article comprenant une étape de décollement de l'étiquette. Bien des emballages et/ou récipients étiquetés sont soumis, après élimination de leur contenu, à des traitements de nettoyage (ou de recyclage) soit en vue de leur réutilisation, soit, après destruction, en vue de la récupération du matériau qui les constitue. De tels traitements nécessitent souvent de séparer complètement l'étiquette de l'article auquel elle est fixée, sans laisser de résidus d'adhésif à la surface de ce dernier, de manière à faciliter le procédé de recyclage. Ces procédés de recyclage, tels que celui mis en oeuvre pour le nettoyage des bouteilles de verre usagées, comprennent généralement une étape d'immersion de l'article à nettoyer dans des compositions aqueuses basiques maintenues à des températures comprises entre 60 et 100°C. Une telle étape a également pour but le décollement et la séparation de l'étiquette fixée sur l'article. Les adhésifs sensibles à la pression (également dénommés colles auto-adhésives ou encore, en anglais, "Pressure Sensitive Adhesives" ou PSA) sont des substances conférant au support qui en est revêtu un pouvoir collant immédiat à température ambiante (souvent désigné sous le terme de "tack"), lequel permet son adhésion instantanée à un substrat sous l'effet d'une pression légère et brève. Les PSA sont largement utilisés pour la fabrication d'étiquettes auto-adhésives qui sont fixées sur des articles à des fins de présentation d'informations (telles que code barre, dénomination, prix) et/ou à des fins décoratives. Les PSA sont généralement appliqués par des procédés d'enduction en continu sur la totalité de la surface d'une couche support imprimable de grandes dimensions, constituée de papier ou de film d'un matériau polymère à une ou plusieurs couches. La couche d'adhésif qui recouvre la couche support imprimable (généralement la face opposée à la face imprimable) est elle-même recouverte d'une couche protectrice (souvent dénommée par l'appellation anglaise de "release liner"), par exemple constituée d'un film siliconé. Le système multicouche obtenu est généralement conditionné par enroulement sous forme de larges bobines ayant jusqu'à 2 m de largeur et 1 m de diamètre, qui peuvent être stockées et transportées. Ce système multicouche peut être ultérieurement converti en étiquettes auto-adhésives applicables par l'utilisateur final, au moyen de procédés de transformation qui incluent l'impression des éléments informatifs et/ou décoratifs désirés sur la face imprimable de la couche support, puis la découpe à la forme et aux dimensions souhaitées. La couche protectrice peut être facilement enlevée sans modification de la couche d'adhésif qui reste fixée sur la couche support imprimable. Après séparation de sa couche protectrice, l'étiquette est appliquée à une température proche de la température ambiante sur l'article à revêtir soit manuellement, soit à l'aide d'étiqueteuses sur des chaînes automatisées de conditionnement. Les PSA permettent, en raison de leur tack élevé à température ambiante, une prise ou accroche rapide de l'étiquette sur l'article à revêtir (par exemple des bouteilles), convenant à l'obtention de cadences de production industrielle importantes. Le brevet US3763117 décrit un PSA à base d'acrylate avec de bonnes propriétés adhésives qui permet une séparation facile à chaud par une solution aqueuse basique. Le brevet US5385965 décrit également un PSA permettant, après enduction sur un support papier ou film d'un matériau polymère, l'obtention d'une étiquette qui se détache du substrat sous l'action d'une solution alcaline à chaud. Ce PSA se présente sous la forme d'une émulsion aqueuse d'un copolymère à base d'acrylate ou d'un copolymère de type styrène-butadiène. La teneur en extrait sec de cette émulsion ne dépasse pas 70 %, de sorte que l'enduction de ce PSA sur la couche support est compliquée par la nécessité d'une étape de séchage de l'émulsion. De plus, de tels adhésifs ont pour inconvénient de passer partiellement en solution ou en suspension dans les compositions aqueuses mises en oeuvre pour le recyclage des bouteilles étiquetées, ce qui induit pour les installations industrielles des contraintes de retraitement de ces compositions avant rejet dans l'environnement. On connaît par les demandes internationales WO 2008/110685 et WO 2009/016285 des compositions adhésives thermofusibles sensibles à la pression comprenant un copolymère bloc styrénique, une résine tackifiante et un acide gras, sous forme acide ou sous forme de sel métallique. Ces compositions permettent, après enduction sur une couche support, 1' obtention d'une étiquette auto-adhésive qui peut être collée de façon permanente sur un article, comme par exemple une bouteille de verre, et qui peut en outre être ensuite décollée rapidement et complètement durant une étape d'immersion de l'article étiqueté dans une solution aqueuse basique à température élevée, l'adhésif restant essentiellement fixé sur l'étiquette après sa séparation. Les adhésifs thermofusibles (souvent désignés sous l'appellation anglaise de "Hot Melt adhesives" ou HM) sont des substances solides à température ambiante qui ne contiennent ni eau ni solvant. Ils sont appliqués à l'état fondu et se solidifient lors du refroidissement, formant ainsi un joint qui assure la fixation des substrats à assembler. Ces adhésifs thermofusibles se présentent habituellement sous la forme de compositions qui comprennent un polymère thermoplastique et éventuellement une résine tackifiante et un plastifiant. Certains Hot Melt sont formulés de manière à conférer au support qui en est revêtu un caractère relativement dur et dénué de tack. D'autres Hot Melt assurent au support un caractère relativement mou et un tack important : ce sont des PSA qui sont largement utilisés pour la fabrication d'étiquettes auto-adhésives ; les adhésifs correspondants sont désignés par l'appellation d' "adhésifs thermofusibles sensibles à la pression" ou "auto-adhésifs thermofusibles" ou encore par l'appellation anglaise de "Hot Melt Pressure Sensitive Adhesive" (ou HMPSA). La présente invention a pour but de proposer, notamment, un nouvel HMPSA apportant une réponse alternative au problème résolu par les compositions des demandes WO 2008/110685 et WO 2009/016285. Il est en effet toujours souhaitable d'enrichir l'état de la technique et de proposer aux fabricants d'étiquettes auto-adhésives des solutions nouvelles propres à satisfaire les besoins de leurs clients et présentant, le cas échéant, des propriétés améliorées, par exemple en ce qui concerne le temps ou la vitesse de décollement. L'invention concerne donc en premier lieu une composition adhésive thermo fusible sensible à la pression (HMPSA) comprenant : - a) de 25 à 50 % d'un ou plusieurs copolymères blocs styréniques choisis dans le groupe comprenant les SBS, SIS, SIBS, SEBS et SEPS ; - b) de 35 à 75 % d'une ou plusieurs résines tackifiantes compatibles liquides ou ayant une température de ramollissement inférieure à 150 °C ; - c) de 1 à 20 % d'un ou plusieurs polymères supramoléculaires obtenus par réaction 30 entre : - la 1-(2-aminoéthyl)-2-imidazolidone (également dénommée Uréïdo DiEthylène TriAmine ou UDETA) de formule (I) : 15 20 25 30 H2NNH O , et - une composition d'acides gras comprenant : - de 51 à 100 % d'un ou plusieurs dimères d'acides gras identiques ou différents et/ou d'un ou plusieurs trimères d'acides gras identiques ou différents ; et - de 0 à 49 % d'un ou plusieurs monomères d'acides gras identiques ou différents. En l'absence d'indication contraire, les pourcentages utilisés dans le présent texte pour exprimer des quantités correspondent à des pourcentages poids/poids. Les copolymères blocs utilisables dans l'HMPSA selon l'invention ont une masse molaire moyenne en poids Mw généralement comprise entre 60 kDa et 400 kDa et sont constitués de blocs de différents monomères polymérisés. Ils ont une configuration de tri-bloc de formule générale : A-B-A (II) dans laquelle : - A représente un bloc non élastomère styrénique (ou polystyrène), et - B représente un bloc dit élastomère qui peut être : - le polybutadiène : le copolymère bloc a alors pour structure : polystyrène- polybutadiène- polystyrène, et pour dénomination : SBS - le polyisoprène : le copolymère bloc a alors pour structure : polystyrène-polyisoprène-polystyrène, et pour dénomination : SIS ; - le polyisoprène-polybutadiène : le copolymère bloc a alors pour structure polystyrène-polyisoprène-polybutadiène-polystyrène, et pour dénomination : SIBS - le polyisoprène hydrogéné totalement ou en partie : le copolymère bloc a alors pour structure : polystyrène-poly(éthylènepropylène)- polystyrène et pour dénomination : SEPS ; - le polybutadiène hydrogéné totalement ou en partie : le copolymère bloc a alors pour structure : polystyrène-poly(éthylènebutylène)- polystyrène et pour dénomination : SEBS. Ce copolymère SEBS peut éventuellement avoir été modifié chimiquement avec de l'anhydride maléïque. 4 Ces copolymères styréniques tri-blocs peuvent être obtenus selon des procédés connus en soi et sont disponibles commercialement. Les procédés d'obtention de ces produits commerciaux conduisent également en général à la formation de quantités variables de composés di-blocs de formule A-B. Ainsi, au sens du présent texte, les termes SBS, SIS, SIBS, SEBS et SEPS désignent en fait des mélanges de tri-blocs et de di-blocs. La quantité de di-blocs peut varier sans inconvénient de 0 à 90 % sur la base du poids total de copolymères styréniques compris dans la composition selon l'invention. Outre la structure linéaire de formule (II), les copolymères styréniques tri-blocs utilisables dans l'HMPSA selon l'invention peuvent également présenter une structure radiale. Il est bien entendu que le ou les copolymères blocs styréniques inclus dans l'HMPSA selon l'invention qui sont choisis dans le groupe comprenant les SBS, SIS, SIBS, SEBS et SEPS peuvent appartenir à une seule ou à plusieurs de ces 5 familles de copolymères. La quantité de bloc styrénique peut quant à elle varier dans de larges limites, comme par exemple de 15 % à 50 % (sur la base du poids total de copolymères blocs compris dans l'HMPSA selon l'invention). On peut citer comme exemples de produits commerciaux : - de SBS : l'Europrène® Sol T 166 (10% de di-bloc et 30% de styrène) de la société Polimeri Europa (Italie), le Stéréon® 840A de la société Firestone (45 % de styrène), le Kraton® D1120 (75% de di-bloc et 30% de styrène) ; - de SIS linéaire : le Vector® 4411 de la société ExxonMobil ayant une teneur en di-bloc de 0 % et une teneur en styrène de 44%, le Kraton® D1113 de la société Kraton (56% de di-bloc et 16% de styrène), le Kraton® D1165 (25% de di-bloc et 30% de styrène) ; - de SIS radial : le Kraton® D1124 (29% di-bloc et 30% styrène), le Vector® DPX 586 (80% de di-bloc et 18 % de styrène) de la société ExxonMobil ; - de SIBS : le Kraton® MD 6455 (35% de di-bloc et 18% de styrène) - de SEBS : le Kraton® G1726 (70% de di-bloc et 30 % de styrène), le Kraton® G1924 (30 % de di-bloc et 13 % de styrène) qui est un SEBS greffé avec 1% d'anhydride maléïque. Selon une variante préférée de l'HMPSA selon l'invention, la teneur en copolymère bloc styrénique varie de 30 à 50 %, et encore plus préférentiellement de 35 à 45 %. Selon une autre variante également préférée, on utilise comme copolymère bloc styrénique pour l'HMPSA selon l'invention un SIS linéaire ou radial. La ou les résines tackifiantes utilisables dans l'HMPSA selon l'invention ont des masses molaires moyennes en poids M,,, généralement comprises entre 200 et 5000 Da et sont 5 choisies notamment parmi : - (i) des colophanes d'origine naturelle ou chimiquement modifiées, telles que par exemple la colophane extraite de la gomme de pins, la colophane de bois extraite des racines de l'arbre et leurs dérivés hydrogénés, dimérisés, polymérisés ou estérifiés par des monoalcools ou des polyols comme le glycérol, le pentaérythritol ou le néopentylglycol ; 10 - (ii) des résines obtenues par hydrogénation, polymérisation ou copolymérisation (avec un hydrocarbure aromatique) de mélanges d'hydrocarbures aliphatiques insaturés ayant environ 5, 9 ou 10 atomes de carbone issus de coupes pétrolières ; - (iii) des résines terpéniques résultant généralement de la polymérisation d'hydrocarbures terpéniques comme par exemple le mono-terpène (ou pinène) en présence de 15 catalyseurs de Friedel-Crafts, éventuellement modifiées par action de phénols ; - (iv) des copolymères à base de terpènes naturels, par exemple le styrène/terpène, l'alpha-méthyle styrène/terpène et le vinyle toluène/terpène. On sélectionne pour inclusion dans l'HMPSA selon l'invention les résines tackifiantes liquides à température ambiante ou qui ont une température de ramollissement inférieure à 20 150 °C. La température (ou point) de ramollissement est déterminée conformément au test normalisé ASTM E 28 dont le principe est le suivant. Un anneau en laiton de diamètre environ 2 cm est rempli de la résine à tester à l'état fondu. Après refroidissement à température ambiante, l'anneau et la résine solide sont placés horizontalement dans un bain de 25 glycérine thermostaté dont la température peut varier de 5° C par minute. Une bille d'acier de diamètre environ 9,5 mm est centrée sur le disque de résine solide. La température de ramollissement est -durant la phase de montée en température du bain à raison de 5°C par minute- la température à laquelle le disque de résine flue d'une hauteur de 25,4 mm sous le poids de la bille. 30 Les résines tackifiantes sont disponibles commercialement, et parmi celles qui sont liquides ou qui ont une température de ramollissement inférieure à 150 °C, on peut citer par exemple dans les familles ci-dessus les produits suivants : (i) Sylvalite® RE 100S (ester de colophane et de pentaérythritol ayant une température de ramollissement d'environ 100°C), et Sylvatac® RE 12 (ester de colophane liquide à température ambiante), ces 2 produits étant disponibles auprès de la société Arizona Chemical, Dertoline® G2L (température de ramollissement de 87°C) et Dertopoline® CG (température de ramollissement de 117°C) de la société française DRT ; (ii) Escorez® 5600 disponible auprès de ExxonMobil Chemical qui est une résine dicyclopentadiène hydrogénée modifiée par un composé aromatique (ayant un Mme, d'environ 980 Da et une température de ramollissement de 100°C) ; l'Escorez® 5615 de structure analogue (température de ramollissement de 115°C), Escorez® 5400 également de la société Exxon Chemicals (température de ramollissement de 100°C) ; Wingtack® 86 de la société Cray-Valley ; Régalite® R5100 de Eastman ; (iii) Dertophène® T de la société DRT (ayant une température de ramollissement de 95°C) ; Sylvarez® TP95 de Arizona Chemical qui est une résine terpène phénolique avec une température de ramollissement de 95°C et un MW d'environ 1120 Da ; (iv) Sylvarez® ZT 105 LT de Arizona Chemical qui est un copolymère styrène/terpène avec un point de ramollissement de 105°C. Par résine tackifiante compatible, on entend désigner une résine tackifiante qui lorsqu'elle est mélangée dans les proportions 50 %/50 % avec un copolymère bloc choisi dans le groupe comprenant les SBS, SIS, SIBS, SEBS et SEPS, donne un mélange substantiellement homogène. Les résines tackifiantes liquides ou ayant une température de ramollissement comprise entre 90 et 120°C sont préférées, comme par exemple la Sylvatac® RE 12, l'Escorez ® 5615, la Sylvarez® ZT 105 LT ou encore la Sylvalite® RE 100S. La teneur en résine tackifiante de l'HMPSA selon l'invention est avantageusement 25 comprise entre 40 et 55%. La composition adhésive thermofusible sensible à la pression selon l'invention comprend de 1 à 20 % du polymère supramoléculaire tel que défini précédemment. L'expression "polymère supramoléculaire" désigne une structure chimique qui est constituée par les molécules d'un même composé reliées entre elles par des liaisons de type 30 hydrogène. Cette expression dérive par analogie du terme "polymère" qui est classiquement utilisé pour désigner une structure chimique obtenue par l'établissement de liaisons chimiques covalentes entre une (dans le cas d'un homopolymère) ou plusieurs (dans le cas d'un copolymère) unités répétitives appelées "motifs". Par analogie, le composé constituant un polymère supramoléculaire est également désigné par le terme de "motif'. Le polymère supramoléculaire compris dans la composition selon l'invention peut dériver d'un ou plusieurs motifs dont la masse peut varier de 200 à 9000 g/mole, de préférence de 200 à 2000 g/mole. Les motifs du polymère supramoléculaire comprennent au moins une fonction amide et un radical dérivant de l'imidazolidone de l'UDETA. Ces groupes (dits associatifs) permettent l'établissement de liaisons de type hydrogène entre les molécules correspondant à ces motifs, qui résulte dans la structuration de ces molécules en polymères supramoléculaires. Un tel polymère supramoléculaire est décrit dans la demande internationale WO 2008/029065 qui mentionne simplement, parmi diverses utilisations, une utilisation comme additif pour des colles thermofusibles et des colles sensibles à la pression. Il a à présent été trouvé que l'incorporation dudit polymère supramoléculaire dans l'HMPSA selon l'invention permet, dans le domaine de teneur indiqué, l'obtention d'une composition auto-adhésive thermofusible dont le caractère homogène lui permet sans inconvénient d'être conservée à l'état fondu dans un bac (également appelé fondoir) à une température allant jusqu'à 160°C, durant plusieurs heures et jusqu'à 1 ou 2 jours, et ce préalablement à son enduction sur une couche support imprimable. En outre, l'étiquette auto- adhésive qui résulte du système multicouche correspondant convient à l'étiquetage d'un article, notamment en verre, et permet le décollement facile et rapide de l'étiquette durant une étape d'immersion dudit article en milieu aqueux basique. Durant cette dernière étape, la composition auto-adhésive reste pour l'essentiel fixée à la couche support de l'étiquette, sans laisser de trace sur la surface de l'article. Ainsi, elle ne se dissout pas, ni ne se disperse (ou seulement dans de très faibles proportions) dans les compositions aqueuses mises en oeuvre dans le traitement de recyclage, ce qui évite des traitements supplémentaires de dépollution des bains de lavage. Le polymère supramoléculaire compris dans l'HMPSA selon l'invention est obtenu par réaction de l'UDETA de formule (I), avec la composition d'acides gras telle que définie ci-30 dessus. Les acides gras dimères et trimères sont obtenus par polymérisation à haute température et sous pression d'acides gras insaturés, dits "monomères", qui comprennent de 6 à 22 atomes de carbones, de préférence de 12 à 20, et proviennent de sources végétales ou animales. On peut citer comme exemples de tels acides gras insaturés (monomères) les acides en Cl8 ayant une ou deux doubles liaisons (respectivement l'acide oléique ou linoléique) obtenus à partir de tallôl (ou tall oit) qui est un sous-produit de la fabrication de la pâte à papier. Après polymérisation de ces acides gras insaturés, on obtient un mélange technique contenant en moyenne 30-35 % d'acides monocarboxyliques (acides monomères) souvent isomérisés par rapport aux acides de départ, 60-65 % d'acides dicarboxyliques (acides dimères) avec le double de nombre de carbone par rapport aux acides de départ et 5-10 % d'acides tricarboxyliques (acides trimères) ayant le triple de nombre de carbone par rapport aux acides de départ. Par purification de ce mélange on obtient les différents grades commerciaux d'acides dimères, monomères ou trimères qui peuvent exister sous forme hydrogénée ou non hydrogénée. Parmi ceux-ci on peut citer la gamme Pripol® développée par la Société Uniqema. Selon un mode de réalisation plus particulièrement préféré, le polymère supramoléculaire est obtenu par une réaction, selon des quantités sensiblement stoechiométriques, de l'UDETA de formule (I) avec une composition d'acides gras monomères et/ou dimères et/ou trimères issus de la polymérisation d'acides gras monomères insaturés majoritairement en C18, ladite composition comprenant de 0 à 10 % de monomères et de 90 à 100 % de mélange de dimères et trimères. Selon une variante encore plus préférée de l'invention, la composition d'acides gras 20 avec lequel on fait réagir l'UDETA de formule (I) comprend de 0 à 5 % de monomères et de 95 à 100 % de mélange de dimère et trimère. On peut citer comme exemples de tels mélanges : - le Pripol® 1017, mélange d'environ 1-3 % d'acides gras monomères, 75-80 % de dimères et 18-22 % de trimères ; 25 - le Pripol® 1040, mélange d'environ 0-1 % d'acides gras monomères, 20-25 % de dimères et 75-80 % de trimères ; - le Pripol® 1013, mélange d'environ 0-1 % d'acides gras monomères, 95-98 % de dimères et 2-4 % de trimères ; - l'Unidyme® 14 d'Arizona Chemicals, mélange d'environ 0-1 % d'acides gras 30 monomères, 94-97 % de dimères et 2-5 % de trimères. Le polymère supramoléculaire obtenu par réaction de l'UDETA de formule (I) avec le Pripol® 1017 est désigné ci-après par le terme de SUPRA(Pripol® 1017). Le motif correspondant a une masse molaire moyenne d'environ 900 g/mole. Il est fait référence pour sa préparation à la demande internationale WO 2008/029065 pré-citée et notamment à l'exemple 8. De même, on désigne ci-après par les termes SUPRA(Pripol® 1040), SUPRA(Pripol® 1013), SUPRA(Unidyme® 14) le polymère supramoléculaire obtenu par réaction de l'UDETA de formule (I) avec le mélange d'acides gras correspondant. Selon une autre variante préférée de l'invention, la teneur dans l'HMPSA du polymère supramoléculaire est comprise entre 3 et 15 %. Une quantité de 0,1 à 2 % d'un ou plusieurs stabilisants ou anti-oxydants est en outre de préférence incluse dans la composition selon l'invention. Ces composés sont introduits pour protéger la composition d'une dégradation résultant d'une réaction avec de l'oxygène qui est susceptible de se former par action de la chaleur, de la lumière ou de catalyseurs résiduels sur certaines matières premières telles que les résines tackifiantes. Ces composés peuvent inclure des anti-oxydants primaires qui piègent les radicaux libres et sont généralement des phénols substitués comme l'Irganox® 1010 de CIBA. Les anti-oxydants primaires peuvent être utilisés seuls ou en combinaison avec d'autres anti-oxydants tels que des phosphites comme l'Irgafos® 168 également de CIBA, ou encore avec des stabilisants UV tels que des amines. La composition selon l'invention peut également inclure jusqu'à 20 % d'un plastifiant. Ce plastifiant peut être une huile paraffinique et naphténique qui peut contenir une fraction de composés aromatiques (comme le Nyflex® 222B de la société Nynas) ou ne pas contenir de telle fraction (comme le Primol® 352 de la société ESSO). La composition selon l'invention peut encore inclure une cire d'un homopolymère de polyéthylène (comme l'A-C® 617 de Honeywell) ou bien une cire d'un copolymère de polyéthylène et d'acétate de vinyle, ou encore des pigments, des colorants ou des charges. La composition thermofusible auto-adhésive selon l'invention est préparée par simple mélange de ses composants à une température comprise entre 130 et 200 °C, jusqu'à obtention d'un mélange homogène. Les techniques de mélange requises sont bien connues de l'homme du métier. La présente invention a également pour objet un système multicouche comprenant : - une couche d'adhésif constituée de la composition adhésive thermo fusible sensible à la pression selon l'invention ; - une couche support imprimable adjacente à ladite couche d'adhésif, constituée de papier ou de film polymère à une ou plusieurs couches ; et - une couche protectrice adjacente à ladite couche d'adhésif. On préfère utiliser comme couche support imprimable : - du papier ayant un grammage compris entre 60 et 110 g/m2, ou - un film thermo-rétractable constitué de PET ou de PVC (disponible 5 commercialement sous la dénomination Pentalabel®, auprès de la société Kliickner) ou d'OPP ; ou encore - un film bi-couche OPP/PET dont la couche d'OPP est adjacente à la couche d'adhésif L'épaisseur de la couche d'adhésif dans le système multicouche correspond à une 10 quantité d'HMPSA généralement comprise entre 7 et 50 g/m2, exprimée par unité de surface de la couche support. L'HMPSA selon l'invention est appliqué sur ladite couche support à l'état fondu à une température allant de 130°C à 180°C. L'application est réalisée par des techniques d'enduction connues comme par exemple de type buse à lèvre (à une température d'environ 160 à 180°C) 15 ou de type rideau (à une température d'environ 120 à 180 °C). L'application de l'HMPSA par buse à lèvre est généralement effectuée sur la couche protectrice, l'ensemble étant alors contrecollé sur la couche support (enduction par transfert). L'application de l'HMPSA par enduction de type rideau peut être directement réalisée sur la couche support, en fonction de la température d'enduction. 20 Le système multicouche obtenu se présente sous la forme d'un rectangle de très grande longueur, et est généralement conditionné par enroulement sous forme d'une large bobine ayant jusqu'à 2 m de largeur et 1 m de diamètre. L'invention concerne également une étiquette auto-adhésive susceptible d'être obtenue par transformation du système multicouche décrit précédemment. Le procédé de 25 transformation mis en oeuvre comprend généralement : - une étape d'impression sur la couche support imprimable, puis - une étape de découpe du système multicouche de manière à en réduire la largeur, et donc à le reconditionner sur une bobine de largeur réduite, puis - une étape (qualifiée d'échenillage) d'obtention d'un système multicouche, 30 conditionné sur la bobine de l'étape précédente, dans lequel la couche protectrice inchangée est liée à la seule partie de la couche support imprimée qui correspond à la forme et aux dimensions de l'étiquette auto-adhésive adaptées à son utilisation finale. Cette étape consiste donc en la découpe sélective, puis en l'élimination de la partie indésirable de la couche support et de la couche d'adhésif, ladite partie étant souvent appelée "squelette de l'étiquette". Ce dernier système multicouche est mis en oeuvre sur les chaînes de conditionnement des articles à étiqueter au moyen de systèmes automatisés qui séparent les étiquettes auto- adhésives de la couche protectrice, et les fixent sur les articles à étiqueter. L'invention a également pour objet un article revêtu de l'étiquette auto-adhésive telle que définie précédemment. L'article étiqueté est de préférence un emballage ou récipient constitué de verre ou d'une matière plastique usuelle choisie parmi le PolyEthylène Téréphtalate (PET), le PolyChlorure de Vinyle (PVC), le PolyEthylène (PE) ou le PolyPropylène (PP). Une bouteille de verre est plus particulièrement préférée. Les bouteilles de verre concernées peuvent ou non avoir reçu au cours de leur fabrication un traitement d'enduction destiné à maintenir dans le temps leurs propriétés mécaniques et à les protéger contre les rayures. Un tel traitement conduit par exemple au dépôt à la surface du verre d'une couche d'oxyde métallique, éventuellement recouverte d'une couche supplémentaire de nature cireuse. L'invention concerne enfin un procédé de recyclage d'un article étiqueté, comprenant une étape de décollement de l'étiquette par immersion de l'article étiqueté dans une solution aqueuse basique maintenue à une température comprise entre 60 et 100 °C, caractérisé en ce que l'article étiqueté est tel que défini précédemment. Le décollement de l'étiquette par ce procédé aboutit avantageusement à sa séparation complète de l'article, sans laisser à la surface de ce dernier de résidu d'adhésif et sans que la composition adhésive ne contamine la solution aqueuse basique de lavage. Dans le cadre d'une mise en oeuvre industrielle du procédé, il en résulte une moindre pollution des eaux de lavage et une économie améliorée du procédé de recyclage, notamment au plan de la quantité d'eau consommée. Les étiquettes ainsi séparées des articles traités peuvent être rassemblées et évacuées du bain de lavage par des moyens mécaniques appropriés. Le procédé objet de l'invention est de préférence mis en oeuvre à une température d'environ 80°C. Le pouvoir adhésif de l'HMPSA selon l'invention est évalué par le test de pelage (ou peel) à 180°C sur plaque de verre tel que décrit dans la méthode de test FINAT n° 1, publiée dans le Manuel Technique FINAT 6eme édition, 2001. FINAT est la fédération internationale des fabricants et transformateurs d'étiquettes auto-adhésives. Le principe de ce test est le suivant. L'HMPSA est préalablement enduit à raison de 20 g/m2 sur un film thermo-rétractable en PVC d'épaisseur 50 µm, qui présente après immersion dans de l'eau à 95°C pendant 30 s un taux de rétractation d'environ 72 %. Une éprouvette sous forme de bande rectangulaire (25 mm x 175 mm) est découpée dans le support auto-adhésif ainsi obtenu. Cette éprouvette est fixée sur un substrat constitué d'une plaque de verre. L'assemblage obtenu est laissé 1 heure à température ambiante. Il est alors introduit dans un appareil de traction capable d'effectuer le pelage ou décollement de la bande sous un angle de 180° et avec une vitesse de séparation de 300 mm par minute. L'appareil mesure la force requise pour décoller la bande dans ces conditions. Le résultat est exprimé en N/cm. Le peel à 180° sur plaque de verre des colles destinées à la fabrication d'étiquettes auto-adhésives est généralement supérieur à 2 N/cm, de préférence à 4 N/cm. Le pouvoir collant immédiat ou tack de 1HMPSA selon l'invention est évalué par le test d'adhésion instantanée dit de la boucle, décrit dans la méthode de test FINAT n° 9. L'HMPSA est préalablement enduit à raison de 20 g/m2 sur le même film que pour le test de pelage précédent, de manière à obtenir une bande rectangulaire de 25 mm sur 175 mm. Les 2 extrémités de cette bande sont jointes de manière à former une boucle dont la couche d'adhésif est orientée vers l'extérieur. Les 2 extrémités jointes sont placées dans la mâchoire mobile d'un appareil de traction capable d'imposer une vitesse de déplacement de 300 mm/minute selon un axe vertical avec possibilité d'aller et retour. La partie inférieure de la boucle placée en position verticale est d'abord mise en contact avec une plaque de verre horizontale de 25 mm sur 30 mm sur une zone carrée d'environ 25 mm de côté. Dès cette mise en contact, le sens de déplacement de la mâchoire est inversé. Le pouvoir collant immédiat est la valeur maximale de la force nécessaire pour que la boucle se décolle complètement de la plaque. Le pouvoir collant d'un PSA est généralement supérieur ou égal à 1 NIcm2. L'aptitude au décollement à chaud en milieu aqueux basique d'étiquettes enduites de LHMPSA selon l'invention et préalablement fixées sur substrat de verre est évaluée par le test suivant. On utilise des bouteilles de verre de diamètre 7 cm et de hauteur environ 20 cm réparties en 2 groupes en fonction de la nature du verre qui les constitue. Ce verre présente en effet 2 types de couche superficielle, selon le traitement d'enduction qui a été appliqué lors de la fabrication des bouteilles. Le ter type de couche comprend essentiellement de l'oxyde d'étain. Le 2ème type comprend essentiellement une émulsion de cire de polyéthylène oxydée qui a été appliquée sur une couche d'oxyde d'étain. Le 2ème type de couche est caractéristique de bouteilles de verre neuves. Le ler type est caractéristique de bouteilles de verre ayant déjà été immergées dans une solution aqueuse basique, durant au moins un cycle de nettoyage. Le groupe de bouteilles est désigné ci-après par "SnO", le 2emepar le sigle "PE". L'HMPSA à tester est enduit sur la même couche support et dans les mêmes conditions que dans le test de pelage à 180°. Des étiquettes rectangulaires (de 7 cm sur 5 cm) sont découpées dans le support auto-adhésif ainsi obtenu. 4 bouteilles de verre, 2 du type PE et 2 du type SnO, sont chacune revêtues de l'une de ces étiquettes, qui est fixée par simple pression. Puis, avant poursuite du test et pour chaque groupe de bouteilles étiquetées de type PE et SnO : - une des 2 bouteilles étiquetées est simplement laissée 48 heures à température ambiante, et - l'autre bouteille étiquetée est laissée 24 heures à température ambiante, puis placée durant 24 heures dans une étuve à 50 °C avec une humidité relative inférieure à 25 %, puis de nouveau 2 heures à température ambiante. Le but de ces 2 traitements climatiques est de simuler le comportement d'une bouteille étiquetée respectivement au temps initial (au moment de son étiquetage), et après vieillissement (c'est-à-dire à un stade ultérieur de son cycle de vie après commercialisation). On poursuit alors le test en immergeant chaque bouteille étiquetée dans un bain d'eau thermostaté à 80°C ayant un pH de 12, et en mesurant à compter de cette immersion le temps mis par l'étiquette à se décoller totalement de la bouteille. Les exemples suivants sont donnés à titre purement illustratif de l'invention et ne sauraient être interprétés de manière à en limiter la portée. Les compositions figurant dans le tableau 1 suivant sont préparées par simple mélange à chaud à 180 °C des ingrédients indiqués. Outre ces ingrédients, ces compositions contiennent également 1 % de stabilisants ou antioxydants. Les résultats des tests effectués sont indiqués dans le tableau 2. Durant la mise en oeuvre du test de décollement à chaud en milieu aqueux basique, on n'observe, après séparation de l'étiquette, aucun résidu d'adhésif sur la surface des bouteilles. La perte en HMPSA de l'étiquette est voisine de 0%, ce qui indique, pour chacun de ces exemples, que la solution aqueuse basique de lavage ne contient pas d'HMPSA. 15 Tableau 1 (teneur en %) Ingrédient Référence Ex. 1 Ex. 2 Ex. 3 Ex. 4 Ex. 5 KratonD1124 41 40 - 40 40 40 Kraton D1165 - - 40 - - - Sy1varez ZT 105 LT 19 16 20 16 16 16 Escorez 5615 20 16 20 16 16 16 Sylvalitee RE 100S - - 5 - - - Sylvatace RE 12 14 13 - 13 13 13 SUPRA(Pripol~ 1017) - 10 6 - - - SUPRA(Pripol® 1040) - - - 10 - - SUPRA(Pripole 1013) .. - - - 10 - SUPRA(Unidyme® 14) - - - - - 10 Primole 352 5 4 8 4 4 4 16 Tableau 2 Test Référence Exemple 1 Exemple 2 Exemple 3 Exemple 4 Exemple 5 Peel 180° sur verre (N/cm) 4 6,2 6,4 6 5,8 5,7 Adhésion instantanée de la 4 3,5 4,1 3,2 3 3,4 boucle (N/cm2) Temps de décollement de 30 19 15 14 11 8 l'étiquette sur bouteille de type SnO au temps initial (en s) Temps de décollement de > 180 25 21 20 17 29 l'étiquette sur bouteille de type SnO après vieillissement (en s) Temps de décollement de > 180 15 11 25 15 13 l'étiquette sur bouteille de type PE au temps initial (en s) Temps de décollement de > 180 28 20 36 20 22 l'étiquette sur bouteille de type PE après vieillissement (en s) REVENDICATIONS1. Composition adhésive thermofusible sensible à la pression (HMPSA) comprenant : - a) de 25 à 50 % d'un ou plusieurs copolymères blocs styréniques choisis dans le groupe comprenant les SBS, SIS, SIBS, SEBS et SEPS ; - b) de 35 à 75 % d'une ou plusieurs résines tackifiantes compatibles liquides ou ayant une température de ramollissement inférieure à 150 °C ; - c) de 1 à 20 % d'un ou plusieurs polymères supramoléculaires obtenus par réaction entre : - la 1-(2-aminoéthyl)-2-imidazolidone (également dénommée Uréïdo DiEthylène TriAmine ou UDETA) de formule (I) : H2NNNH O , et - une composition d'acides gras comprenant : - de 51 à 100 % d'un ou plusieurs dimères d'acides gras identiques ou différents et/ou d'un ou plusieurs trimères d'acides gras identiques ou différents ; et - de 0 à 49 % d'un ou plusieurs monomères d'acides gras identiques ou différents. 2. HMPSA selon la revendication 1, caractérisé en ce que la teneur en copolymère bloc styrénique varie de 30 à 50 %. 3. HMPSA selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que le copolymère bloc styrénique est un SIS linéaire ou radial. 4. HMPSA selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la résine tackifiante est liquides ou a une température de ramollissement comprise entre 90 et 120°C. 5. HMPSA selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que la teneur en 30 résine tackifiante est comprise entre 40 et 55%.25 6. HMPSA selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que le polymère supramoléculaire est obtenu par une réaction, selon des quantités sensiblement stoechiométriques, de l'UDETA de formule (I) avec une composition d'acides gras monomères et/ou dimères et/ou trimères issus de la polymérisation d'acides gras monomères insaturés majoritairement en C18, ladite composition comprenant de 0 à 10 % de monomères et de 90 à 100 % de mélange de dimères et trimères. 7. HMPSA selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que la composition d'acides gras avec lequel on fait réagir l'UDETA de formule (I) comprend de 0 à 5 % de 10 monomères et de 95 à 100 % de mélange de dimère et trimère. 8. HMPSA selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que la teneur du polymère supramoléculaire est comprise entre 3 et 15 %. 15 9. HMPSA selon l'une des revendications 1 à 8, caractérisé en ce qu'il comprend de 0,1 à 2 % d'un ou plusieurs stabilisants ou anti-oxydants. 10. Système multicouche comprenant : - une couche d'adhésif constituée de dHMPSA tel que défini dans l'une des 20 revendications 1 à 9 ; - une couche support imprimable adjacente à ladite couche d'adhésif, constituée de papier ou de film polymère à une ou plusieurs couches ; et - une couche protectrice adjacente à ladite couche d'adhésif. 25 11. Système multicouche selon la revendication 10, caractérisé en ce qu'on utilise comme couche support imprimable : - du papier ayant un grammage compris entre 60 et 110 g/m2, ou - un film thermo-rétractable constitué de PET, de PVC ou d'OPP ; ou encore - un film bi-couche OPP/PET dont la couche d'OPP est adjacente à la couche 30 d'adhésif. 12. Système multicouche selon l'une des revendications 10 ou 11, caractérisé en ce que 1' épaisseur de la couche d'adhésif correspond à une quantité d'HMPSA comprise entre 7 et 50 g/m2, exprimée par unité de surface de la couche support. 13. Etiquette auto-adhésive susceptible d'être obtenue par transformation du système multicouche tel que défini dans l'une des revendications 10 à 12. 14. Article revêtu de 1' étiquette auto-adhésive telle que définie dans la revendication 13. 15. Article selon la revendication 14, consistant en un emballage ou récipient constitué de verre ou d'une matière plastique, de préférence une bouteille de verre.10
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FR 2959997 A1 20111118 FR 1053668 A 20100511 1 FLUIDES DE TRANSFERT DE CHALEUR ET LEUR UTILISATION DANS DES ECHANGEURS DE CHALEUR A CONTRE-COURANT DOMAINE DE L'INVENTION La présente invention concerne des fluides de transfert de chaleur adaptés pour être utilisés dans des échangeurs de chaleur à contre-courant. ARRIERE-PLAN TECHNIQUE Les fluides à base de composés fluorocarbonés sont largement utilisés dans les systèmes de transfert de chaleur par compression de vapeur, notamment les dispositifs de climatisation, de pompe à chaleur, de réfrigération ou de congélation. Ces dispositifs ont en commun de reposer sur un cycle thermodynamique comprenant la vaporisation du fluide à basse pression (dans laquelle le fluide absorbe de la chaleur) ; la compression du fluide vaporisé jusqu'à une pression élevée ; la condensation du fluide vaporisé en liquide à pression élevée (dans laquelle le fluide rejette de la chaleur) ; et la détente du fluide pour terminer le cycle. Les systèmes de transfert de chaleur par compression de vapeur comprennent au moins deux échangeurs de chaleur, l'un dans lequel le fluide se vaporise, et l'autre dans lequel il se condense. Les échangeurs de chaleur peuvent être de type co-courant ou de type contre-courant. Le choix d'un fluide de transfert de chaleur (qui peut être un composé pur ou un mélange de composés) est dicté d'une part par les propriétés thermodynamiques du fluide, et d'autre part par des contraintes supplémentaires. Ainsi, un critère particulièrement important est celui de l'impact du fluide considéré sur l'environnement. En particulier, les composés chlorés (chlorofluorocarbures et hydrochlorofluorocarbures) présentent le désavantage d'endommager la couche d'ozone. On leur préfère donc désormais généralement les composés non chlorés tels que les hydrofluorocarbures, les fluoroéthers et les fluorooléfines. Des fluides de transfert de chaleur actuellement utilisés sont le HFC-134a, le R404a (mélange ternaire de 52 % de HFC-143a, de 44 % de HFC- 125 et de 4 % de HFC-134a), le R407c (mélange ternaire de 52 % de HFC-134a, de 25 % de HFC-125 et de 23 % de HFC-32) et le R410a (mélange binaire de 50 % de HFC-32 et de 50 % de HFC-125). Il est toutefois nécessaire de mettre au point d'autres fluides de transfert de chaleur présentant un potentiel de réchauffement global (GWP) inférieur à celui des fluides ci-dessus, et présentant des performances équivalentes ou améliorées. Le document WO 2007/002625 décrit des compositions à base de fluorooléfines, et notamment de HFO-1234yf ou de HFO-1234ze, dans diverses utilisations, et notamment en tant que fluides de transfert de chaleur. Le document ne précise pas le type d'échangeur de chaleur utilisé. Le document WO 2007/126414 décrit de manière générale une grande variété de compositions à base de fluorooléfines et une grande variété d'utilisations de ces compositions. Le document ne précise pas le type d'échangeur de chaleur utilisé. Les documents WO 2009/107364, WO 2009/110228 et WO 2009/116282 décrivent des appareils de réfrigération dans lesquels les réfrigérants utilisés sont des mélanges à base de HFO-1234yf et de HFC-32, éventuellement complété ou remplacé par d'autres composés tels que le HFC-125. Le type d'échangeur de chaleur utilisé n'est pas précisé. Le document US 2009/0158771 décrit l'utilisation d'un mélange ternaire comprenant du HFC-32, du HFC-134a et du HFO-1243zf, dans une application de transfert de chaleur. Les coefficients de performance obtenus sont inférieurs à ceux du fluide pris pour référence, à savoir le HFC-134a. Le type d'échangeur de chaleur utilisé n'est pas précisé. Le document WO 2009/150763 décrit un appareil de climatisation avec un échangeur de chaleur de type contre-courant, dans lequel le fluide de transfert de chaleur est un mélange d'un HFO-1234 et de HFC-32 ou de HFC-41. Le document WO 2010/000993 décrit l'utilisation d'un mélange ternaire comprenant du HFO-1234yf, du HFC-32 et du HFC-134a, en tant que fluide de transfert de chaleur. Le document ne précise pas le type d'échangeur de chaleur utilisé. Le document WO 2010/000994 décrit l'utilisation d'un mélange ternaire comprenant du HFO-1234yf, du HFC-32 et du HFC-152a, en tant que fluide de transfert de chaleur. Le document ne précise pas le type d'échangeur de chaleur utilisé. Toutefois, il existe encore un besoin de mettre au point d'autres fluides de transfert de chaleur présentant un GWP relativement faible, et présentant de bonnes performances énergétiques, notamment dans les applications utilisant des échangeurs de chaleur à contre-courant. RESUME DE L'INVENTION L'invention concerne en premier lieu une composition ternaire comprenant du difluorométhane, du 3,3,3-trifluoropropène et un composé dérivé d'hydrocarbure comportant au moins deux atomes de fluor et présentant une température d'ébullition comprise entre -30 et -18°C, qui est choisi parmi le 1,1-difluoroéthane, le 2,3,3,3-tétrafluoropropène et le 1,3,3,3-tétrafluoropropène. Selon un mode de réalisation, la composition comprend du difluorométhane, du 1,1-difluoroéthane et du 3,3,3-trifluoropropène, et 15 comprenant de préférence de 2 à 96 % de difluorométhane, de 2 à 96 % de 1,1-difluoroéthane et de 2 à 96 % de 3,3,3-trifluoropropène, et de manière particulièrement préférée : de 20 à 70 % de difluorométhane, de 2 à 30 % de 1,1-difluoroéthane et de 2 à 78 % de 3,3,3-trifluoropropène, 20 idéalement de 25 à 65 % de difluorométhane, de 2 à 15 % de 1,1- difluoroéthane et de 20 à 78 % de 3,3,3-trifluoropropène ; ou de 60 à 96 % de difluorométhane, de 2 à 20 % de 1,1-difluoroéthane et de 2 à 20 % de 3,3,3-trifluoropropène, idéalement de 80 à 90 % de difluorométhane, de 5 à 15 % de 1,1- 25 difluoroéthane et de 5 à 15 % de 3,3,3-trifluoropropène ; ou de 2 à 20 % de difluorométhane, de 2 à 85 % de 1,1-difluoroéthane et de 2 à 90 % de 3,3,3-trifluoropropène, idéalement de 5 à 15 % de difluorométhane, de 5 à 85 % de 1,1-difluoroéthane et de 10 à 90 % de 3,3,3-trifluoropropène ; ou 30 de 20 à 60 % de difluorométhane, de 2 à 70 % de 1,1-difluoroéthane et de 2 à 70 % de 3,3,3-trifluoropropène, idéalement de 25 à 40 % de difluorométhane, de 5 à 65 % de 1,1-difluoroéthane et de 5 à 70 % de 3,3,3-trifluoropropène ; ou de 50 à 96 % de difluorométhane, de 2 à 30 % de 1,1- 35 difluoroéthane et de 2 à 30 % de 3,3,3-trifluoropropène, idéalement de 65 à 80 % de difluorométhane, de 5 à 25 % de 1,1-difluoroéthane et de 5 à 30 % de 3,3,3-trifluoropropène. Selon un autre mode de réalisation, la composition comprend du difluorométhane, du 3,3,3-trifluoropropène et du 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de préférence de 2 à 96 % de difluorométhane, de 2 à 96 % de 3,3,3-trifluoropropène et de 2 à 96 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, et de manière particulièrement préférée : de 5 à 70 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 20 à 60 % de difluorométhane et de 2 à 75 % de 3,3,3-trifluoropropène, idéalement de 10 à 70 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 25 à 50 % de difluorométhane et de 2 à 65 % de 3,3,3- trifluoropropène ; ou de 2 à 40 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 58 à 90 % de difluorométhane et de 2 à 40 % de 3,3,3-trifluoropropène, idéalement de 5 à 30 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 65 à 80 % de difluorométhane et de 2 à 15 % de 3,3,3-trifluoropropène ; ou de 5 à 75 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 2 à 20 % de difluorométhane et de 2 à 90 % de 3,3,3-trifluoropropène, idéalement de 5 à 75 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 5 à 15 % de difluorométhane et de 10 à 90 % de 3,3,3-trifluoropropène ; ou de 5 à 80 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 20 à 50 % de difluorométhane et de 2 à 75 % de 3,3,3-trifluoropropène, idéalement de 5 à 65 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 25 à 35 % de difluorométhane et de 2 à 70 % de 3,3,3-trifluoropropène ; ou de 2 à 30 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 60 à 90 % de difluorométhane et de 2 à 30 % de 3,3,3-trifluoropropène, idéalement de 5 à 25 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 65 à 80 % de difluorométhane et de 5 à 30 % de 3,3,3-trifluoropropène ; ou de 2 à 30 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 68 à 96 % de difluorométhane et de 2 à 20 % de 3,3,3-trifluoropropène, idéalement de 8 à 23 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 75 à 90 % de difluorométhane et de 2 à 10 % de 3,3,3-trifluoropropène ; ou de 2 à 40 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 58 à 90 % de difluorométhane et de 2 à 40 % de 3,3,3-trifluoropropène, 20 25 30 35 idéalement de 2 à 23 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 75 à 90 % de difluorométhane et de 2 à 18 % de 3,3,3-trifluoropropène. Selon un mode de réalisation, la composition comprend du difluorométhane, du 3,3,3-trifluoropropène et du 1,3,3,3-tétrafluoropropène, de préférence de 2 à 96 % de difluorométhane, de 2 à 96 % de 3,3,3-trifluoropropène et de 2 à 96 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, et de manière particulièrement préférée : de 25 à 70 % de difluorométhane, de 2 à 70 % de 3,3,3-trifluoropropène et de 5 à 73 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 25 à 50 % de difluorométhane, de 5 à 70 % de 3,3,3-trifluoropropène et de 5 à 55 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 50 à 96 % de difluorométhane, de 2 à 50 % de 3,3,3-trifluoropropène et de 2 à 50 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 65 à 90 % de difluorométhane, de 5 à 30 % de 3,3,3-trifluoropropène et de 5 à 30 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 2 à 25 % de difluorométhane, de 2 à 90 % de 3,3,3-trifluoropropène et de 5 à 96 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 5 à 25 % de difluorométhane, de 5 à 90 % de 3,3,3-trifluoropropène et de 5 à 90 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 20 à 65 % de difluorométhane, de 2 à 70 % de 3,3,3-trifluoropropène et de 5 à 78 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 25 à 50 % de difluorométhane, de 5 à 70 % de 3,3,3-trifluoropropène et de 5 à 70 % de 1,3,3,3- tétrafluoropropène ; ou de 50 à 96 % de difluorométhane, de 2 à 48 % de 3,3,3-trifluoropropène et de 2 à 30 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 65 à 90 % de difluorométhane, de 5 à 30 % de 3,3,3-trifluoropropène et de 5 à 30 % de 1,3,3,3- tétrafluoropropène. Selon un autre mode de réalisation, la composition comprend de 75 à 98 % de difluorométhane, de 1 à 9 % de 1,1-difluoroéthane et de 1 à 23 0/0 de 3,3,3-trifluoropropène. Selon un autre mode de réalisation, la composition comprend de 70 à 98 % de difluorométhane, de 1 à 23 % de 3,3,3-trifluoropropène et de 1 à 28 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène. Selon un autre mode de réalisation, la composition comprend de 75 à 98 % de difluorométhane, de 1 à 23 % de 3,3,3-trifluoropropène et de 1 à 10 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène. L'invention concerne également l'utilisation de la composition susmentionnée, en tant que fluide de transfert de chaleur dans un circuit de compression de vapeur. Selon un mode de réalisation, le circuit de compression de vapeur comprend un échangeur de chaleur à contre-courant. L'invention concerne également une composition de transfert de chaleur comprenant la composition susmentionnée en tant que fluide de transfert de chaleur, et un ou plusieurs additifs choisis parmi les lubrifiants, les stabilisants, les tensioactifs, les agents traceurs, les agents fluorescents, les agents odorants, les agents de solubilisation et leurs mélanges. L'invention concerne également une installation de transfert de chaleur comprenant un circuit de compression de vapeur contenant la composition susmentionnée en tant que fluide de transfert de chaleur ou contenant la composition de transfert de chaleur susmentionnée. Selon un mode de réalisation, l'installation comprend un échangeur de chaleur à contre-courant. Selon un mode de réalisation, l'installation est choisie parmi les installations mobiles ou stationnaires de chauffage par pompe à chaleur, de climatisation, de réfrigération et de congélation. L'invention concerne également un procédé de chauffage ou de refroidissement d'un fluide ou d'un corps au moyen d'un circuit de compression de vapeur contenant un fluide de transfert de chaleur, ledit procédé comprenant successivement l'évaporation du fluide de transfert de chaleur, la compression du fluide de transfert de chaleur, la condensation du fluide de chaleur et la détente du fluide de transfert de chaleur, dans lequel le fluide de transfert de chaleur est la composition selon l'invention. Selon un mode de réalisation, le procédé susmentionnée est un procédé de refroidissement d'un fluide ou d'un corps, dans lequel la température du fluide ou du corps refroidi est de -40°C à -10°C, et de préférence de -35°C à -25°C, de manière plus particulièrement préférée de -30°C à -20°C, et dans lequel le fluide de transfert de chaleur comprend : - de 20 à 70 % de difluorométhane, de 2 à 30 % de 1,1- difluoroéthane et de 2 à 78 % de 3,3,3-trifluoropropène, idéalement de 25 à 65 % de difluorométhane, de 2 à 15 % de 1,1- difluoroéthane et de 20 à 78 % de 3,3,3-trifluoropropène ; ou de 60 à 96 % de difluorométhane, de 2 à 20 % de 1,1-difluoroéthane et de 2 à 20 % de 3,3,3-trifluoropropène, idéalement de 80 à 90 % de difluorométhane, de 5 à 15 % de 1,1-difluoroéthane et de 5 à 15 % de 3,3,3-trifluoropropène ; ou de 5 à 70 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 20 à 60 % de difluorométhane et de 2 à 75 % de 3,3,3-trifluoropropène, idéalement de 10 à 70 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 25 à 50 % de difluorométhane et de 2 à 65 % de 3,3,3-trifluoropropène ; ou de 2 à 40 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 58 à 90 % de difluorométhane et de 2 à 40 % de 3,3,3-trifluoropropène, idéalement de 5 à 30 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 65 à 80 % de difluorométhane et de 2 à 15 % de 3,3,3-trifluoropropène ; ou de 25 à 70 % de difluorométhane, de 2 à 70 % de 3,3,3-trifluoropropène et de 5 à 73 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 25 à 50 % de difluorométhane, de 5 à 70 % de 3,3,3-trifluoropropène et de 5 à 55 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 50 à 96 % de difluorométhane, de 2 à 50 % de 3,3,3-trifluoropropène et de 2 à 50 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 65 à 90 % de difluorométhane, de 5 à 30 % de 3,3,3-trifluoropropène et de 5 à 30 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou 25 de 2 à 30 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 68 à 96 % de difluorométhane et de 2 à 20 % de 3,3,3-trifluoropropène, idéalement de 8 à 23 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 75 à 90 % de difluorométhane et de 2 à 10 % de 3,3,3-trifluoropropène. Selon un autre mode de réalisation, le procédé susmentionné est un 30 procédé de refroidissement d'un fluide ou d'un corps, dans lequel la température du fluide ou du corps refroidi est de -15°C à 15°C, et de préférence de -10°C à 10°C, de manière plus particulièrement préférée de -5°C à 5°C, et dans lequel le fluide de transfert de chaleur comprend : de 2 à 20 % de difluorométhane, de 2 à 85 % de 1,1- 35 difluoroéthane et de 2 à 90 % de 3,3,3-trifluoropropène, idéalement de 5 à 15 % de difluorométhane, de 5 à 85 % de 1,1- difluoroéthane et de 10 à 90 % de 3,3,3-trifluoropropène ; ou 20 de 20 à 60 % de difluorométhane, de 2 à 70 % de 1,1-difluoroéthane et de 2 à 70 % de 3,3,3-trifluoropropène, idéalement de 25 à 40 % de difluorométhane, de 5 à 65 % de 1,1-difluoroéthane et de 5 à 70 % de 3,3,3-trifluoropropène ; ou de 50 à 96 % de difluorométhane, de 2 à 30 % de 1,1-difluoroéthane et de 2 à 30 % de 3,3,3-trifluoropropène, idéalement de 65 à 80 % de difluorométhane, de 5 à 25 % de 1,1-difluoroéthane et de 5 à 30 % de 3,3,3-trifluoropropène ; ou de 5 à 75 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 2 à 20 % de difluorométhane et de 2 à 90 % de 3,3,3-trifluoropropène, idéalement de 5 à 75 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 5 à 15 % de difluorométhane et de 10 à 90 % de 3,3,3-trifluoropropène ; ou de 5 à 80 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 20 à 50 % de difluorométhane et de 2 à 75 % de 3,3,3-trifluoropropène, idéalement de 5 à 65 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 25 à 35 % de difluorométhane et de 2 à 70 % de 3,3,3-trifluoropropène ; ou de 2 à 30 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 60 à 90 % de difluorométhane et de 2 à 30 % de 3,3,3-trifluoropropène, idéalement de 5 à 25 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 65 à 80 % de difluorométhane et de 5 à 30 % de 3,3,3-trifluoropropène ; ou de 2 à 25 % de difluorométhane, de 2 à 90 % de 3,3,3- trifluoropropène et de 5 à 96 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 5 à 25 % de difluorométhane, de 5 à 90 % de 3,3,3-trifluoropropène et de 5 à 90 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 20 à 65 % de difluorométhane, de 2 à 70 % de 3,3,3-trifluoropropène et de 5 à 78 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 25 à 50 % de difluorométhane, de 5 à 70 % de 3,3,3-trifluoropropène et de 5 à 70 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 50 à 96 % de difluorométhane, de 2 à 48 % de 3,3,3-trifluoropropène et de 2 à 30 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 65 à 90 % de difluorométhane, de 5 à 30 % de 3,3,3-trifluoropropène et de 5 à 30 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 2 à 40 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 58 à 90 % de difluorométhane et de 2 à 40 % de 3,3,3-trifluoropropène, idéalement de 2 à 23 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 75 à 90 % de difluorométhane et de 2 à 18 % de 3,3,3-trifluoropropène. Selon un autre mode de réalisation, le procédé susmentionné est un procédé de chauffage d'un fluide ou d'un corps, dans lequel la température du fluide ou du corps chauffé est de 30°C à 80°C, et de préférence de 35°C à 55°C, de manière plus particulièrement préférée de 40°C à 50°C, et dans lequel le fluide de transfert de chaleur comprend : de 2 à 20 % de difluorométhane, de 2 à 85 % de 1,1-difluoroéthane et de 2 à 90 % de 3,3,3-trifluoropropène, idéalement de 5 à 15 % de difluorométhane, de 5 à 85 % de 1,1-difluoroéthane et de 10 à 90 % de 3,3,3-trifluoropropène ; ou de 20 à 60 % de difluorométhane, de 2 à 70 % de 1,1- difluoroéthane et de 2 à 70 % de 3,3,3-trifluoropropène, idéalement de 25 à 40 % de difluorométhane, de 5 à 65 % de 1,1-difluoroéthane et de 5 à 70 % de 3,3,3-trifluoropropène ; ou de 50 à 96 % de difluorométhane, de 2 à 30 % de 1,1-difluoroéthane et de 2 à 30 % de 3,3,3-trifluoropropène, idéalement de 65 à 80 % de difluorométhane, de 5 à 25 % de 1,1- difluoroéthane et de 5 à 30 % de 3,3,3-trifluoropropène ; ou de 5 à 75 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 2 à 20 % de difluorométhane et de 2 à 90 % de 3,3,3-trifluoropropène, idéalement de 5 à 75 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 5 à 15 % de difluorométhane et de 10 à 90 % de 3,3,3- trifluoropropène ; ou de 5 à 80 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 20 à 50 % de difluorométhane et de 2 à 75 % de 3,3,3-trifluoropropène, idéalement de 5 à 65 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 25 à 35 % de difluorométhane et de 2 à 70 % de 3,3,3-trifluoropropène ; ou de 2 à 30 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 60 à 90 % de difluorométhane et de 2 à 30 % de 3,3,3-trifluoropropène, idéalement de 5 à 25 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 65 à 80 % de difluorométhane et de 5 à 30 % de 3,3,3-trifluoropropène ; ou de 2 à 25 % de difluorométhane, de 2 à 90 % de 3,3,3-trifluoropropène et de 5 à 96 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, 35 idéalement de 5 à 25 % de difluorométhane, de 5 à 90 % de 3,3,3-trifluoropropène et de 5 à 90 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 20 à 65 % de difluorométhane, de 2 à 70 % de 3,3,3-trifluoropropène et de 5 à 78 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 25 à 50 % de difluorométhane, de 5 à 70 % de 3,3,3-trifluoropropène et de 5 à 70 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 50 à 96 % de difluorométhane, de 2 à 48 % de 3,3,3-trifluoropropène et de 2 à 30 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 65 à 90 % de difluorométhane, de 5 à 30 % de 3,3,3-trifluoropropène et de 5 à 30 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 2 à 40 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 58 à 90 % de difluorométhane et de 2 à 40 % de 3,3,3-trifluoropropène, idéalement de 2 à 23 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 75 à 90 % de difluorométhane et de 2 à 18 % de 3,3,3-trifluoropropène. L'invention concerne également un procédé de réduction de l'impact environnemental d'une installation de transfert de chaleur comprenant un circuit de compression de vapeur contenant un fluide de transfert de chaleur initial, ledit procédé comprenant une étape de remplacement du fluide de transfert de chaleur initial dans le circuit de compression de vapeur par un fluide de transfert final, le fluide de transfert final présentant un GWP inférieur au fluide de transfert de chaleur initial, dans lequel le fluide de transfert de chaleur final est une composition selon l'invention. Selon un mode de réalisation dudit procédé de réduction d'impact environnemental, le fluide de transfert de chaleur initial est un mélange ternaire de 52 % de 1,1,1-trifluoroéthane, de 44 % de pentafluoroéthane et de 4 % de 1,1,1,2-tétrafluoroéthane ou un mélange ternaire de 52 % de 1,1,1,2-tétrafluoroéthane, de 25 % de pentafluoroéthane et de 23 % de difluorométhane, et le fluide de transfert de chaleur final comprend : de 20 à 70 % de difluorométhane, de 2 à 30 % de 1,1-difluoroéthane et de 2 à 78 % de 3,3,3-trifluoropropène, idéalement de 25 à 65 % de difluorométhane, de 2 à 15 % de 1,1-difluoroéthane et de 20 à 78 % de 3,3,3-trifluoropropène ; ou de 20 à 60 % de difluorométhane, de 2 à 70 % de 1,1-difluoroéthane et de 2 à 70 % de 3,3,3-trifluoropropène, idéalement de 25 à 40 % de difluorométhane, de 5 à 65 % de 1,1-difluoroéthane et de 5 à 70 % de 3,3,3-trifluoropropène ; ou 11 de 5 à 70 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 20 à 60 % de difluorométhane et de 2 à 75 % de 3,3,3-trifluoropropène, idéalement de 10 à 70 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 25 à 50 % de difluorométhane et de 2 à 65 % de 3,3,3-trifluoropropène ; ou de 5 à 80 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 20 à 50 % de difluorométhane et de 2 à 75 % de 3,3,3-trifluoropropène, idéalement de 5 à 65 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 25 à 35 % de difluorométhane et de 2 à 70 % de 3,3,3-trifluoropropène ; ou de 25 à 70 % de difluorométhane, de 2 à 70 % de 3,3,3-trifluoropropène et de 5 à 73 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 25 à 50 % de difluorométhane, de 5 à 70 % de 3,3,3-trifluoropropène et de 5 à 55 % de 1,3,3,3-15 tétrafluoropropène ; ou de 20 à 65 % de difluorométhane, de 2 à 70 % de 3,3,3-trifluoropropène et de 5 à 78 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 25 à 50 % de difluorométhane, de 5 à 70 % de 3,3,3-trifluoropropène et de 5 à 70 % de 1,3,3,3- 20 tétrafluoropropène. Selon un autre mode de réalisation dudit procédé de réduction d'impact environnemental, le fluide de transfert de chaleur initial est un mélange binaire de 50 % de difluorométhane et de 50 % de pentafluoroéthane, et le fluide de transfert de chaleur final comprend : 25 de 60 à 96 % de difluorométhane, de 2 à 20 % de 1,1-difluoroéthane et de 2 à 20 % de 3,3,3-trifluoropropène, idéalement de 80 à 90 % de difluorométhane, de 5 à 15 % de 1,1-difluoroéthane et de 5 à 15 % de 3,3,3-trifluoropropène ; ou de 50 à 96 % de difluorométhane, de 2 à 30 % de 1,1- 30 difluoroéthane et de 2 à 30 % de 3,3,3-trifluoropropène, idéalement de 65 à 80 % de difluorométhane, de 5 à 25 % de 1,1-difluoroéthane et de 5 à 30 % de 3,3,3-trifluoropropène ; ou de 2 à 40 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 58 à 90 % de difluorométhane et de 2 à 40 % de 3,3,3-trifluoropropène, 35 idéalement de 5 à 30 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 65 à 80 % de difluorométhane et de 2 à 15 % de 3,3,3-trifluoropropène ; ou 10 de 2 à 30 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 60 à 90 % de difluorométhane et de 2 à 30 % de 3,3,3-trifluoropropène, idéalement de 5 à 25 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 65 à 80 % de difluorométhane et de 5 à 30 % de 3,3,3- trifluoropropène ; ou de 50 à 96 % de difluorométhane, de 2 à 50 % de 3,3,3-trifluoropropène et de 2 à 50 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 65 à 90 % de difluorométhane, de 5 à 30 % de 3,3,3-trifluoropropène et de 5 à 30 % de 1,3,3,3- tétrafluoropropène ; ou de 50 à 96 % de difluorométhane, de 2 à 48 % de 3,3,3-trifluoropropène et de 2 à 30 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 65 à 90 % de difluorométhane, de 5 à 30 % de 3,3,3-trifluoropropène et de 5 à 30 % de 1,3,3,3- tétrafluoropropène. Selon un mode de réalisation dudit procédé de réduction d'impact environnemental, fluide de transfert de chaleur initial est du 1,1,1,2- tétrafluoroéthane, et le fluide de transfert de chaleur final comprend : de 2 à 20 % de difluorométhane, de 2 à 85 % de 1,1- difluoroéthane et de 2 à 90 % de 3,3,3-trifluoropropène, idéalement de 5 à 15 % de difluorométhane, de 5 à 85 % de 1,1-difluoroéthane et de 10 à 90 % de 3,3,3-trifluoropropène ; ou de 5 à 75 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 2 à 20 % de difluorométhane et de 2 à 90 % de 3,3,3-trifluoropropène, idéalement de 5 à 75 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 5 à 15 % de difluorométhane et de 10 à 90 % de 3,3,3-trifluoropropène ; ou de 2 à 25 % de difluorométhane, de 2 à 90 % de 3,3,3-trifluoropropène et de 5 à 96 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 5 à 25 % de difluorométhane, de 5 à 90 % de 3,3,3-trifluoropropène et de 5 à 90 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène. Selon un autre mode de réalisation dudit procédé de réduction d'impact environnemental, le fluide de transfert de chaleur initial est du difluorométhane, et le fluide de transfert de chaleur final comprend : de 2 à 30 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 68 à 96 % de difluorométhane et de 2 à 20 % de 3,3,3-trifluoropropène, idéalement de 8 à 23 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 75 à 90 % de difluorométhane et de 2 à 10 % de 3,3,3-trifluoropropène ; ou de 2 à 40 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 58 à 90 % de difluorométhane et de 2 à 40 % de 3,3,3-trifluoropropène, idéalement de 2 à 23 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 75 à 90 % de difluorométhane et de 2 à 18 % de 3,3,3-trifluoropropène. La présente invention permet de surmonter les inconvénients de l'état de la technique. Elle fournit plus particulièrement des fluides de transfert de chaleur présentant un GWP relativement faible, et présentant de bonnes performances énergétiques, notamment dans les applications utilisant des échangeurs de chaleur à contre-courant. Ceci est accompli grâce à des mélanges ternaires comprenant du HFO-1243zf, du HFC-32, le complément étant choisi parmi le HFO-152a, le HFO-1234yf et le HFO-1234ze. Ces trois composés sont des molécules hydrocarbonées présentant au moins deux substituants fluor et une température d'ébullition comprise entre -30°C et -18°C. Le HFC-152a a une température d'ébullition de -24°C ; le HFO-1234yf a une température d'ébullition de -29°C et le HFO-1234ze a une température d'ébullition de -19°C. Les mélanges ternaires ci-dessus ont la particularité de présenter de bonnes performances énergétiques, notamment avec des échangeurs de chaleur de type contre-courant. Selon certains modes de réalisation particuliers, l'invention présente également une ou de préférence plusieurs des caractéristiques avantageuses énumérées ci-dessous. Les fluides de transfert de chaleur de l'invention présentent un coefficient de performance supérieur aux réfrigérants de référence R404a, R407c, HFC-134a, HFC-32 et R410a dans les applications impliquant un échangeur de chaleur à contre-courant. Dans certains cas, la capacité des fluides de transfert de chaleur est supérieure ou égale à celle des réfrigérants de référence, dans ces mêmes applications. Corrélativement, l'invention permet de diminuer le GWP de systèmes existants comprenant l'un des réfrigérants de référence ci-dessus, et ce sans dégrader les performances de ces systèmes, et au contraire en les améliorant dans une large mesure, et ce en remplaçant les réfrigérants de référence par les fluides de transfert de chaleur de l'invention. Les fluides de transfert de chaleur de l'invention présentent un coefficient de performance supérieur à celui du mélange HFO-1243zf / HFC-134a / HFC-32 tel qu'il est mis en oeuvre dans le document US 2009/0158771. Les fluides de transfert de chaleur de l'invention sont moins inflammables et / ou plus efficaces que ceux utilisés dans le document WO 2009/150763. Selon l'invention, le potentiel de réchauffement global (GWP) est défini par rapport au dioxyde de carbone et par rapport à une durée de 100 ans, selon la méthode indiquée dans « The scientific assessment of ozone depletion, 2002, a report of the World Meteorological Association's Global Ozone Research and Monitoring Project ». DESCRIPTION DE MODES DE REALISATION DE L'INVENTION L'invention est maintenant décrite plus en détail et de façon non limitative dans la description qui suit. Par « composé de transfert de chaleur », respectivement « fluide de transfert de chaleur» (ou fluide frigorigène), on entend un composé, respectivement un fluide, susceptible d'absorber de la chaleur en s'évaporant à basse température et basse pression et de rejeter de la chaleur en se condensant à haute température et haute pression, dans un circuit de compression de vapeur. De manière générale, un fluide de transfert de chaleur peut comprendre un seul, deux, trois ou plus de trois composés de transfert de chaleur. Par « composition de transfert de chaleur» on entend une composition comprenant un fluide de transfert de chaleur et éventuellement un ou plusieurs additifs qui ne sont pas des composés de transfert de chaleur pour l'application envisagée. Le procédé de transfert de chaleur selon l'invention repose sur l'utilisation d'une installation comprenant un circuit de compression de vapeur qui contient un fluide de transfert de chaleur. Le procédé de transfert de chaleur peut être un procédé de chauffage ou de refroidissement d'un fluide ou d'un corps. Le circuit de compression de vapeur contenant un fluide de transfert de chaleur comprend au moins un évaporateur, un compresseur, un condenseur et un détendeur, ainsi que des lignes de transport de fluide de transfert de chaleur entre ces éléments. L'évaporateur et le condenseur comprennent un échangeur de chaleur permettant un échange de chaleur entre le fluide de transfert de chaleur et un autre fluide ou corps. A titre de compresseur, on peut utiliser notamment un compresseur centrifuge à un ou plusieurs étages ou un mini-compresseur centrifuge. Les compresseurs rotatifs, à piston ou à vis peuvent aussi être utilisés. Le compresseur peut être entraîné par un moteur électrique ou par une turbine à gaz (par exemple alimentée par les gaz d'échappement d'un véhicule, pour les applications mobiles) ou par engrenage. L'installation peut comprendre une turbine pour générer de l'électricité (cycle de Rankine). L'installation peut également éventuellement comprendre au moins un circuit de fluide caloporteur utilisé pour transmettre la chaleur (avec ou sans changement d'état) entre le circuit de fluide de transfert de chaleur et le fluide ou corps à chauffer ou refroidir. L'installation peut également éventuellement comprendre deux circuits de compression de vapeur (ou plus), contenant des fluides de transfert de chaleur identiques ou distincts. Par exemple, les circuits de compression de vapeur peuvent être couplés entre eux. Le circuit de compression de vapeur fonctionne selon un cycle classique de compression de vapeur. Le cycle comprend le changement d'état du fluide de transfert de chaleur d'une phase liquide (ou diphasique liquide / vapeur) vers une phase vapeur à une pression relativement faible, puis la compression du fluide en phase vapeur jusqu'à une pression relativement élevée, le changement d'état (condensation) du fluide de transfert de chaleur de la phase vapeur vers la phase liquide à une pression relativement élevée, et la réduction de la pression pour recommencer le cycle Dans le cas d'un procédé de refroidissement, de la chaleur issue du fluide ou du corps que l'on refroidit (directement ou indirectement, via un fluide caloporteur) est absorbée par le fluide de transfert de chaleur, lors de l'évaporation de ce dernier, et ce à une température relativement faible par rapport à l'environnement. Les procédés de refroidissement comprennent les procédés de climatisation (avec des installations mobiles, par exemple dans des véhicules, ou stationnaires), de réfrigération et de congélation ou de cryogénie. Dans le cas d'un procédé de chauffage, de la chaleur est cédée (directement ou indirectement, via un fluide caloporteur) du fluide de transfert de chaleur, lors de la condensation de celui-ci, au fluide ou au corps que l'on chauffe, et ce à une température relativement élevée par rapport à l'environnement. L'installation permettant de mettre en oeuvre le transfert de chaleur est appelée dans ce cas « pompe à chaleur ». Il est possible d'utiliser tout type d'échangeur de chaleur pour la mise en oeuvre des fluides de transfert de chaleur selon l'invention, et notamment des échangeurs de chaleur à co-courant. Toutefois, selon un mode de réalisation préféré, l'invention prévoit que les procédés de refroidissement et de chauffage, et les installations correspondantes, comprennent un échangeur de chaleur à contre-courant, soit au condenseur, soit à l'évaporateur. En effet, les fluides de transfert de chaleur selon l'invention sont particulièrement efficaces avec des échangeurs de chaleur à contre-courant. De préférence, à la fois l'évaporateur et le condenseur comprennent un échangeur de chaleur à contre-courant. Selon l'invention, par « échangeur de chaleur à contre-courant », on entend un échangeur de chaleur dans lequel de la chaleur est échangée entre un premier fluide et un deuxième fluide, le premier fluide à l'entrée de l'échangeur échangeant de la chaleur avec le deuxième fluide à la sortie de l'échangeur, et le premier fluide à la sortie de l'échangeur échangeant de la chaleur avec le deuxième fluide à l'entrée de l'échangeur. Par exemple, les échangeurs de chaleur à contre-courant comprennent les dispositifs dans lesquels le flux du premier fluide et le flux du deuxième fluide sont dans des directions opposées, ou quasiment opposées. Les échangeurs fonctionnant en mode courant croisé à tendance contre-courant sont également compris parmi les échangeurs de chaleur à contre-courant au sens de la présente demande. La signification des différentes abréviations utilisées pour désigner les différents composés chimiques mentionnés dans la demande est la suivante : HFC-134a : 1,1,1,2-tétrafluoroéthane ; HFC-143a : 1,1,1-trifluoroéthane ; HFC-125 : pentafluoroéthane ; HFC-32 : difluorométhane ; HFC-152a : 1,1-difluoroéthane ; HFC-41 : fluorométhane ; HFO-1234ze : 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; HFO-1234yf : 2,3,3,3-tétrafluoropropène ; HFO-1243zf : 3,3,3-trifluoropropène. Les fluides de transfert de chaleur utilisés dans l'invention sont les mélanges ternaires suivants : 1) HFC-32, HFC-152a et HFO-1243zf ; 2) HFO-1234yf, HFC-32 et HFO-1243zf ; et 3) HFC-32, HFO-1243zf et HFO-1234ze. Les compositions 2) et 3) présentent l'avantage d'être moins inflammables que celles décrites dans le document WO 2009/150763. Par « mélange ternaire » on entend une composition consistant essentiellement en les trois composés cités, c'est-à-dire dans laquelle les trois composés cités représentent au moins 99 % (de préférence au moins 99,5 % voire au moins 99,9 %) de la composition. Sauf mention contraire, dans l'ensemble de la demande les proportions de composés indiquées sont données en pourcentages massiques. Le HFO-1234ze peut être sous forme cis ou trans ou être un mélange de ces deux formes. Dans chacune des trois compositions ci-dessus, chaque composé peut être présent de préférence en une quantité de 1 à 99 %, et notamment de1à96%. Pour une utilisation dans les procédés de réfrigération à basse température, c'est-à-dire ceux dans lesquels la température du fluide ou du corps refroidi est de -40°C à -10°C, et de préférence de -35°C à -25°C, de manière plus particulièrement préférée de -30°C à -20°C (idéalement d'environ -25°C), on a trouvé que les compositions les plus performantes en remplacement du R404a ou du R407c sont les suivantes : pour la composition 1) : de 20 à 70 % de HFC-32, de 2 à 30 % de HFC-152a et de 2 à 78 % de HFO-1243zf, et de préférence de 25 à65%deHFC-32,de2à 15 0/0 de HFC-152a et de 20 à 78 0/0 de HFO-1243zf ; pour la composition 2) : de 5 à 70 % de HFO-1234yf, de 20 à 60 0/0 de HFC-32 et de 2 à 75 % de HFO-1243zf, et de préférence de 10 à70%deHFO-1234yf,de25à50%deHFC-32 et de2à65% de HFO-1243zf ; et pour la composition 3) : de 25 à 70 % de HFC-32, de 2 à 70 % de HFO-1243zf et de 5 à 73 % de HFO1234ze, et de préférence de 25 à 50%deHFC-32,de5à70%deHFO-1243zfetde5à55% de HFO-1234ze. Pour une utilisation dans les procédés de réfrigération à basse température, c'est-à-dire ceux dans lesquels la température du fluide ou du corps refroidi est de -40°C à -10°C, et de préférence de -35°C à -25°C, de manière plus particulièrement préférée de -30°C à -20°C (idéalement d'environ -25°C), on a trouvé que les compositions les plus performantes en remplacement du R410a sont les suivantes : pour la composition 1) : de 60 à 96 % de HFC-32, de 2 à 20 % de HFC-152a et de 2 à 20 % de HFO-1243zf, et de préférence de 80 à90%deHFC-32,de5à 15%deHFC-152aetde5à 15%de HFO-1243zf ; pour la composition 2) : de 2 à 40 % de HFO-1234yf, de 58 à 90 0/0 de HFC-32 et de 2 à 40 % de HFO-1243zf, et de préférence de 5 à 30 % de HFO-1234yf, de 65 à 80 % de HFC-32 et de 2 à 15 % de HFO-1243zf ; et pour la composition 3) : de 50 à 96 % de HFC-32, de 2 à 50 % de HFO-1243zf et de 2 à 50 % de HFO1234ze, et de préférence de 65 à 90%deHFC-32,de5à30%deHFO-1243zfetde5à30% de HFO-1234ze. Pour une utilisation dans : les procédés de refroidissement à température modérée, c'est-à-dire ceux dans lesquels la température du fluide ou du corps refroidi est de -15°C à 15°C, de préférence de -10°C à 10°C, de manière plus particulièrement préférée de -5°C à 5°C (idéalement d'environ 0°C), ainsi que les procédés de chauffage à température modérée, c'est-à-dire ceux dans lesquels la température du fluide ou du corps chauffé est de 30°C à 80°C, et de préférence de 35°C à 55°C, de manière plus particulièrement préférée de 40°C à 50°C (idéalement d'environ 45°C), on a trouvé que les compositions les plus performantes en remplacement du HFC-134a sont les suivantes : pour la composition 1) : de 2 à 20 % de HFC-32, de 2 à 85 % de HFC-152a et de 2 à 90 % de HFO-1243zf, et de préférence de 5 à 15 % de HFC-32, de 5 à 85 % de HFC-152a et de 10 à 90 % de HFO-1243zf ; pour la composition 2) : de 5 à 75 % de HFO-1234yf, de 2 à 20 0/0 de HFC-32 et de 2 à 90 % de HFO-1243zf, et de préférence de 5 à 75%deHFO-1234yf,de5à 15 0/0 de HFC-32 et de 10 à 90 0/0 de HFO-1243zf ; et pour la composition 3) : de 2 à 25 % de HFC-32, de 2 à 90 % de HFO-1243zf et de 5 à 96 % de HFO1234ze, et de préférence de 5 à 25%deHFC-32,de5à90%deHFO-1243zfetde5à90%de HFO-1234ze. Pour une utilisation dans : les procédés de refroidissement à température modérée, c'est-à-dire ceux dans lesquels la température du fluide ou du corps refroidi est de -15°C à 15°C, de préférence de -10°C à 10°C, de manière plus particulièrement préférée de -5°C à 5°C (idéalement d'environ 0°C), ainsi que les procédés de chauffage à température modérée, c'est-à-dire ceux dans lesquels la température du fluide ou du corps chauffé est de 30°C à 80°C, et de préférence de 35°C à 55°C, de manière plus particulièrement préférée de 40°C à 50°C (idéalement d'environ 45°C), on a trouvé que les compositions les plus performantes en remplacement du R404a ou du R407c sont les suivantes : pour la composition 1) : de 20 à 60 % de HFC-32, de 2 à 70 % de HFC-152a et de 2 à 70 % de HFO-1243zf, et de préférence de 25 à40%deHFC-32,de5à65%deHFC-152aet de5à70%de HFO-1243zf ; pour la composition 2) : de 5 à 80 % de HFO-1234yf, de 20 à 50 0/0 de HFC-32 et de 2 à 75 % de HFO-1243zf, et de préférence de 5 à 65% deHFO-1234yf,de25à35%deHFC-32 et de2à70%de HFO-1243zf ; et pour la composition 3) : de 20 à 65 % de HFC-32, de 2 à 70 % de HFO-1243zf et de 5 à 78 % de HFO1234ze, et de préférence de 25 à 50 % de HFC-32, de 5 à 70 % de HFO-1243zf et de 5 à 70 0/0 de HFO-1234ze. Pour une utilisation dans : les procédés de refroidissement à température modérée, c'est-à-dire ceux dans lesquels la température du fluide ou du corps refroidi est de -15°C à 15°C, de préférence de -10°C à 10°C, de manière plus particulièrement préférée de -5°C à 5°C (idéalement d'environ 0°C), ainsi que les procédés de chauffage à température modérée, c'est-à-dire ceux dans lesquels la température du fluide ou du corps chauffé est de 30°C à 80°C, et de préférence de 35°C à 55°C, de manière plus particulièrement préférée de 40°C à 50°C (idéalement d'environ 45°C), on a trouvé que les compositions les plus performantes en remplacement du R410a sont les suivantes : pour la composition 1) : de 50 à 96 % de HFC-32, de 2 à 30 % de HFC-152a et de 2 à 30 % de HFO-1243zf, et de préférence de 65 à80%deHFC-32,de5à25%deHFC-152aetde5à30%de HFO-1243zf ; pour la composition 2) : de 2 à 30 % de HFO-1234yf, de 60 à 90 0/0 de HFC-32 et de 2 à 30 % de HFO-1243zf, et de préférence de 5 à 25% deHFO-1234yf,de65à80%deHFC-32 etde5à30%de HFO-1243zf ; et pour la composition 3) : de 50 à 96 % de HFC-32, de 2 à 48 % de HFO-1243zf et de 2 à 30 % de HFO1234ze, et de préférence de 65 à 90%deHFC-32,de5à30%deHFO-1243zfetde5à30% de HFO-1234ze. Pour une utilisation dans les procédés de réfrigération à basse température, c'est-à-dire ceux dans lesquels la température du fluide ou du corps refroidi est de -40°C à -10°C, et de préférence de -35°C à -25°C, de manière plus particulièrement préférée de -30°C à -20°C (idéalement d'environ -25°C), on a trouvé que les compositions les plus performantes en remplacement du HFC-32 sont les suivantes : - pour la composition 2) : de 2 à 30 % de HFO-1234yf, de 68 à 96 0/0 de HFC-32 et de 2 à 20 % de HFO-1243zf, et de préférence de 8 à 23 % de HFO-1234yf, de 75 à 90 % de HFC-32 et de 2 à 10 % de H FO-1243zf. Pour une utilisation dans : les procédés de refroidissement à température modérée, c'est-à-dire ceux dans lesquels la température du fluide ou du corps refroidi est de -15°C à 15°C, de préférence de -10°C à 10°C, de manière plus particulièrement préférée de -5°C à 5°C (idéalement d'environ 0°C), ainsi que les procédés de chauffage à température modérée, c'est-à-dire ceux dans lesquels la température du fluide ou du corps chauffé est de 30°C à 80°C, et de préférence de 35°C à 55°C, de manière plus particulièrement préférée de 40°C à 50°C (idéalement d'environ 45°C), on a trouvé que les compositions les plus performantes en remplacement du HFC-32 sont les suivantes : - pour la composition 2) : de 2 à 40 % de HFO-1234yf, de 58 à 90 0/0 de HFC-32 et de 2 à 40 % de HFO-1243zf, et de préférence de 2 à 23 % de HFO-1234yf, de 75 à 90 % de HFC-32 et de 2 à 18 % de H FO-1243zf. Les compositions ci-dessus utilisées pour le remplacement du HFC-32 présentent l'avantage non seulement d'une performance améliorée, mais également d'une température à la sortie du compresseur plus faible, ce qui diminue les pertes thermiques, facilite la compression et diminue les contraintes mécaniques de compression. Dans les procédés de « réfrigération à basse température » mentionnés ci-dessus, la température d'entrée du fluide de transfert de chaleur à l'évaporateur est de préférence de -45°C à -15°C, notamment de -40°C à -20°C, de manière plus particulièrement préférée de -35°C à -25°C et par exemple d'environ -30°C ; et la température du début de la condensation du fluide de transfert de chaleur au condenseur est de préférence de 25°C à 80°C, notamment de 30°C à 60°C, de manière plus particulièrement préférée de 35°C à 55°C et par exemple d'environ 40°C. Dans les procédés de « refroidissement à température modérée » mentionnés ci-dessus, la température d'entrée du fluide de transfert de chaleur à l'évaporateur est de préférence de -20°C à 10°C, notamment de -15°C à 5°C, de manière plus particulièrement préférée de -10°C à 0°C et par exemple d'environ -5°C ; et la température du début de la condensation du fluide de transfert de chaleur au condenseur est de préférence de 25°C à 80°C, notamment de 30°C à 60°C, de manière plus particulièrement préférée de 35°C à 55°C et par exemple d'environ 50°C. Ces procédés peuvent être des procédés de réfrigération ou de climatisation. Dans les procédés de « chauffage à température modérée » mentionnés ci-dessus, la température d'entrée du fluide de transfert de chaleur à l'évaporateur est de préférence de -20°C à 10°C, notamment de -15°C à 5°C, de manière plus particulièrement préférée de -10°C à 0°C et par exemple d'environ -5°C ; et la température du début de la condensation du fluide de transfert de chaleur au condenseur est de préférence de 25°C à 80°C, notamment de 30°C à 60°C, de manière plus particulièrement préférée de 35°C à 55°C et par exemple d'environ 50°C. En outre, les mélanges présentant les formulations suivantes sont des mélanges quasi-azéotropiques : de 75 à 98 % de HFC-32, de 1 à 9 % de HFC-152a et de 1 à 23% de HFO-1243zf ; de 1 à 28 % de HFO-1234yf, de 70 à 98 % de HFC-32 et de 1 à 23 % de HFO-1243zf ; de 75 à 98 % de HFC-32, de 1 à 23 % de HFO-1243zf et de 1 à 10 % de HFO-1234ze. Pour ces fluides de transfert de chaleur, à température constante, la pression de saturation liquide et la pression de saturation vapeur sont quasiment identiques (la différence maximale de pression étant de 10 %). Ces fluides de transfert de chaleur présentent un avantage de facilité de mise en oeuvre. En l'absence de glissement de température significatif, il n'y a pas de changement significatif de la composition circulante, et pas non plus de changement significatif de la composition en cas de fuite. Ces fluides de transfert de chaleur sont particulièrement appropriés pour le remplacement du R410a par exemple. Les fluides de transfert de chaleur qui ne sont pas des quasi-azéotropes, pour leur part, sont cependant très efficaces lorsqu'ils sont correctement couplés à un échangeur de chaleur à contre-courant (avec une différence de température avec le deuxième fluide approximativement constante dans l'échangeur). Chaque fluide de transfert de chaleur ci-dessus peut être mélangé avec un ou plusieurs additifs pour fournir la composition de transfert de chaleur circulant effectivement dans le circuit de compression de vapeur. Les additifs peuvent notamment être choisis parmi les lubrifiants, les stabilisants, les tensioactifs, les agents traceurs, les agents fluorescents, les agents odorants, les agents de solubilisation et leurs mélanges. Le ou les stabilisants, lorsqu'ils sont présents, représentent de préférence au plus 5 % en masse dans la composition de transfert de chaleur. Parmi les stabilisants, on peut citer notamment le nitrométhane, l'acide ascorbique, l'acide téréphtalique, les azoles tels que le tolutriazole ou le benzotriazole, les composés phénoliques tels que le tocophérol, l'hydroquinone, le t-butyl hydroquinone, le 2,6-di-ter-butyl-4-méthylphénol, les époxydes (alkyl éventuellement fluoré ou perfluoré ou alkényl ou aromatique) tels que les n-butyl glycidyl éther, hexanediol diglycidyl éther, allyl glycidyl éther, butylphénylglycidyl éther, les phosphites, les phosphonates, les thiols et les lactones. A titre de lubrifiants on peut notamment utiliser des huiles d'origine minérale, des huiles silicones, des paraffines, des naphtènes, des paraffines synthétiques, des alkylbenzènes, des poly-alpha oléfines, des polyalkène glycols, des polyol esters et / ou des polyvinyléthers. A titre d'agents traceurs (susceptibles d'être détectés) on peut citer les hydrofluorocarbures, les hydrofluorocarbures deutérés, les hydrocarbures deutérés, les perfluorocarbures, les fluoroéthers, les composés bromés, les composés iodés, les alcools, les aldéhydes, les cétones, le protoxyde d'azote et les combinaisons de ceux-ci. L'agent traceur est différent du ou des composés de transfert de chaleur composant le fluide de transfert de chaleur. A titre d'agents de solubilisation, on peut citer les hydrocarbures, le diméthyléther, les polyoxyalkylène éthers, les amides, les cétones, les nitriles, les chlorocarbures, les esters, les lactones, les aryl éthers, les fluoroéthers et les 1,1,1-trifluoroalcanes. L'agent de solubilisation est différent du ou des composés de transfert de chaleur composant le fluide de transfert de chaleur. A titre d'agents fluorescents, on peut citer les naphthalimides, les perylènes, les coumarines, les anthracènes, les phénanthracènes, les xanthènes, les thioxanthènes, les naphthoxanhtènes, les fluorescéines et les dérivés et combinaisons de ceux-ci. A titre d'agents odorants, on peut citer les alkylacrylates, les allylacrylates, les acides acryliques, les acrylesters, les alkyléthers, les alkylesters, les alcynes, les aldéhydes, les thiols, les thioéthers, les disulfures, les allylisothiocyanates, les acides alcanoïques, les amines, les norbornènes, les dérivés de norbornènes, le cyclohexène, les composés aromaiques hétérocycliques, l'ascaridol, l'o-méthoxy(méthyl)-phénol et les combinaisons de ceux-ci. Les compositions selon l'invention peuvent également être utiles en tant qu'agent d'expansion, aérosol ou solvant. EXEMPLES Les exemples suivants illustrent l'invention sans la limiter. Exemple 1 - méthode de calcul des propriétés des fluides de transfert de chaleur dans les différentes confiqurations envisaqées L'équation RK-Soave est utilisée pour le calcul des densités, enthalpies, entropies et les données d'équilibre liquide vapeur des mélanges. L'utilisation de cette équation nécessite la connaissance des propriétés des corps purs utilisés dans les mélanges en question et aussi les coefficients d'interaction pour chaque binaire. Les données nécessaires pour chaque corps pur sont la température d'ébullition, la température critique et la pression critique, la courbe de pression en fonction de la température à partir du point d'ébullition jusqu'au point critique, les densités de liquide saturé et de vapeur saturée en fonction de la température. Les données sur les HFC sont publiées dans l'ASHRAE Handbook 2005 chapitre 20 et sont aussi disponible sous Refrop (Logiciel développé par NIST pour le calcul des propriétés des fluides frigorigènes). Les données de la courbe température-pression des HFO sont mesurées par la méthode statique. La température critique et la pression critique sont mesurées par un calorimètre C80 commercialisé par Setaram. Les densités, à saturation en fonction de la température, sont mesurées par la technologie du densimètre à tube vibrant développée par les laboratoires de l'école des Mines de Paris. L'équation RK-Soave utilise des coefficients d'interaction binaire pour représenter le comportement des produits en mélanges. Les coefficients sont calculés en fonction des données expérimentales d'équilibre liquide vapeur. La technique utilisée pour les mesures d'équilibre liquide vapeur est la méthode de cellule statique analytique. La cellule d'équilibre comprend un tube saphir et est équipée de deux échantillonneurs ROLSITM électromagnétiques. Elle est immergée dans un bain cryothermostat (HUBER HS40). Une agitation magnétique à entraînement par champ tournant à vitesse variable est utilisée pour accélérer l'atteinte des équilibres. L'analyse des échantillons est effectuée par chromatographie (HP5890 seriesll) en phase gazeuse utilisant un catharomètre (TCD). Les mesures d'équilibre liquide vapeur sur le binaire HFC-32 / HFO- 1234ze sont réalisées pour l'isotherme suivante : 15°C. Les mesures d'équilibre liquide vapeur sur le binaire HFC-32 / HFO-1234yf sont réalisées pour les isothermes suivantes : 70°C, 30°C, -10°C. Les données d'équilibre liquide vapeur pour le binaire HFC-152a / HFC-32 sont disponible sous Refprop. Deux isothermes (-20°C et 20°C) et deux isobares (1 bar et 25 bar) sont utilisées pour le calcul des coefficients d'interaction pour ce binaire. Les mesures d'équilibre liquide vapeur sur le binaire HFC-32 / HFO-1243zf sont réalisées pour les isothermes suivantes : -15°C et 0°C. Les mesures d'équilibre liquide vapeur sur le binaire HFO-1234yf / HFO-1243zf sont réalisées pour l'isotherme suivante : 21,3°C. On considère un système à compression équipé d'un évaporateur et condenseur à contre-courant, d'un compresseur à vis et d'un détendeur. Le système fonctionne avec 15°C de surchauffe et 5°C de sous-refroidissement. L'écart de température minimum entre le fluide secondaire et le fluide frigorigène est considéré de l'ordre de 5°C. Le rendement isentropique des compresseurs est fonction du taux de compression. Ce rendement est calculé suivant l'équation suivante: 'lisen=a-1*-C)Z- d i -e Pour un compresseur à vis, les constantes a, b, c, d et e de l'équation (1) du rendement isentropique sont calculées suivant les données types 15 publiées dans le « Handbook of air conditioning and refrigeration », page 11.52. Le coefficient de performance (COP) est défini, comme étant la puissance utile fournie par le système sur la puissance apportée ou consommée par le système. 20 Le coefficient de performance de Lorenz (COPLorenz) est un coefficient de performance de référence. Il est fonction de températures et est utilisé pour comparer les COP des différents fluides. Le coefficient de performance de Lorenz est défini comme suit (les températures T sont en K) : 25 +condenseur _ +condenseur _ +condenseur moyenne entrée sortie Tévaporatetr - Tévaporatexr _ Tévaporatexr moyenne sortie entrée 30 Le COP de Lorenz dans le cas de l'air conditionné et de la réfrigération est : Tévaporatesr COPlorenz = moyenne -+condenseur - Tévaporatesr moyenne moyenne 35 Le COP de Lorenz dans le cas du chauffage est : T condenseur COPlorenz = moyenne T condenseur - Tevaporateur moyenne 1 moyenne (1) (2) (3) (4) (5) Pour chaque composition, le coefficient de performance du cycle de Lorenz est calculé en fonction des températures correspondantes. En mode de réfrigération à basse température, le système à compression fonctionne entre une température d'entrée du fluide frigorigène à l'évaporateur de -30°C et une température du début de la condensation du fluide frigorigène au condenseur de 40°C. Le système fourni du froid à -25°C. En mode de chauffage à température modérée, le système à compression fonctionne entre une température d'entrée du fluide frigorigène à l'évaporateur de -5°C et une température du début de la condensation du fluide frigorigène au condenseur de 50°C. Le système fourni de la chaleur à 45°C. En mode de refroidissement à température modérée, le système à compression fonctionne entre une température d'entrée du fluide frigorigène à l'évaporateur de -5°C et une température du début de la condensation du fluide frigorigène au condenseur de 50°C. Le système fourni du froid à 0°C. Dans les tableaux qui suivent, « Temp sortie évap » désigne la température du fluide à la sortie de l'évaporateur, « Temp sortie comp » désigne la température du fluide à la sortie du compresseur, « T sortie cond » désigne la température du fluide à la sortie du condenseur, « evap P » désigne la pression du fluide dans l'évaporateur, « cond P » désigne la pression du fluide dans le condenseur, « Taux (p/p) » désigne le taux de compression, « Glide » désigne le glissement de température, « rendement comp » désigen le rendement du compresseur, « % CAP » désigne la capacité volumétrique du fluide par rapport au fluide de référence indiqué en première ligne, « %COP/COPLorenz» désigne le rapport du COP du système par rapport au COP du cycle de Lorenz correspondant, « Psat liquide » désigne la pression de saturation liquide, « Psat vapeur » désigne la pression de saturation vapeur, et « % diff de pression » désigne la différence entre ces deux pressions, exprimée en pourcentage. Exemple 2 - Résultats pour une réfrigération à basse température, comparaison avec le R404a et le R407c35 Mélange HFC-32 / HFC-152a / HFO-1243zf : Composition (%) a) a) C co i ^ :a r a N Û 0 C.) a c0 o. O C U Q a ô O o o. m U co a Q. E O. O J y o. E E P a) c .. E E UO E> H o coi co p U H w ~ L H R404A -30 101 40 2,1 18,1 8,8 0,46 53,8 100 32 R407C -26 131 35 1,7 15,3 9,0 4,48 51,9 108 35 _ I.0 O M ~ _ ~ O 25 10 65 -25 122 31 1,4 12,4 8,6 4,96 55,1 95 38 35 30 35 -25 151 31 1,5 13,8 9,1 5,03 51,5 106 36 35 20 45 -25 140 31 1,6 14,0 8,8 5,25 54,1 108 38 35 10 55 -24 128 31 1,7 14,1 8,4 5,57 57,1 111 40 50 25 25 -25 164 33 1,8 16,3 8,9 5,35 52,5 125 36 50 15 35 -25 152 33 1,9 16,6 8,6 5,24 54,9 127 38 50 5 45 -25 139 33 2,0 16,9 8,3 5,19 57,8 131 40 65 10 25 -26 171 36 2,2 19,4 8,8 4,22 53,6 143 36 10 15 20 5 Mélange HFO-1234yf / HFC-32 / HFO-1243zf : Composition (%) d d C t0 e i ^ d r co N ^ Ô° o Q. t0 o. C ° C Cô Q. E 2 v t0 o o. Q' d i Q. cg E p 1--' C x a) E 0 E> o V t0 a 5 o O ~ L o R404A -30 101 40 2,1 18,1 8,8 0,46 53,8 100 32 R407C -26 131 35 1,7 15,3 9,0 4,48 51,9 108 35 ' >+ M N 0 t O Omr _ u _ 2 70 25 5 -25 103 32 1,8 14,7 8,1 5,20 59,2 109 40 60 25 15 -25 104 32 1,8 14,4 8,1 5,33 59,1 108 40 50 25 25 -25 105 31 1,7 14,0 8,1 5,49 59,2 108 41 40 25 35 -24 105 31 1,7 13,7 8,1 5,62 59,4 107 41 30 25 45 -24 106 31 1,7 13,3 8,1 5,68 59,4 105 42 20 25 55 -24 107 30 1,6 13,0 8,1 5,65 59,3 103 42 10 25 65 -24 108 30 1,6 12,7 8,1 5,56 59,0 100 41 60 35 5 -25 112 34 2,1 16,6 8,1 4,98 59,6 123 40 50 35 15 -25 114 33 2,0 16,3 8,1 5,24 59,6 123 41 40 35 25 -24 114 32 2,0 15,8 8,0 5,50 59,9 122 41 30 35 35 -24 114 32 1,9 15,4 8,0 5,71 60,2 121 42 20 35 45 -24 114 31 1,9 14,9 7,9 5,85 60,5 119 42 10 35 55 -24 115 31 1,8 14,5 7,9 5,90 60,5 117 42 45 50 5 -26 132 36 2,3 19,4 8,3 3,54 57,8 139 38 35 50 15 -26 134 35 2,3 18,9 8,3 3,96 57,8 138 39 25 50 25 -26 134 35 2,2 18,4 8,2 4,35 58,2 137 39 15 50 35 -25 133 34 2,2 17,8 8,2 4,67 58,6 136 40 50 45 -25 133 33 2,1 17,2 8,1 4,92 59,2 134 41 5 Mélange HFC-32 / HFO-1243zf / HFO-1234ze: Composition (%) a) a) ^ C i i o. r o. N -^ Q. E ,2 v t0 t0 x C o O o Q. o EO o Q. c c0 a) o O E> H w c0 coi ~ a O qi) H a>i L H R404A -30 101 40 2,1 18,1 8,8 0,46 53,8 100 32 R407C -26 131 35 1,7 15,3 9,0 4,48 51,9 108 35 U O v O M g j' _ _ .- 25 70 5 -24 111 30 1,5 12,4 8,2 5,58 58,2 97 41 25 60 15 -24 112 30 1,5 12,3 8,3 5,86 57,5 97 41 25 50 25 -24 113 31 1,5 12,2 8,4 6,09 57,1 96 40 35 60 5 -24 117 30 1,8 14,1 8,0 6,03 60,1 114 42 35 50 15 -24 118 31 1,7 14,0 8,0 6,34 59,7 113 42 35 40 25 -23 117 31 1,7 13,7 8,0 6,64 59,7 112 42 35 30 35 -23 117 30 1,7 13,5 8,0 6,95 59,8 111 42 35 20 45 -23 118 30 1,7 13,3 8,1 7,28 59,6 110 42 35 10 55 -22 119 31 1,6 13,2 8,1 7,66 59,1 109 42 50 45 5 -25 133 33 2,1 16,9 8,1 5,26 59,2 133 41 50 35 15 -24 132 32 2,1 16,5 8,0 5,77 59,7 133 42 50 25 25 -24 131 32 2,0 16,1 8,0 6,28 60,4 132 42 50 15 35 -23 130 31 2,0 15,8 7,9 6,78 60,7 132 43 50 5 45 -23 132 32 2,0 15,8 8,0 7,23 60,3 131 42 Exemple 3 - Résultats pour une réfrigération à basse température, comparaison avec le R410a Mélange HFC-32 / HFC-152a / HFO-1243zf : Composition (%) d) d ^ C i i ^ a) r d N Û 02 v f0 c Q. :a C a C Oo ° o. m U a a Q. O O. U O. ô y o. E ô o c0 c .. E E O J E> H w a) coi c0 g O " U O qi) H ~ L o H R410A -30 153 40 2,7 24,2 8,9 0,06 52,5 100 33 c0 `~ "- O th x O _.- = 80 15 5 -26 202 38 2,3 21,4 9,1 3,99 50,8 102 34 80 5 15 -27 192 38 2,5 22,2 9,0 2,52 52,1 103 34 90 5 5 -28 207 39 2,6 23,4 9,1 1,88 51,4 108 345 Mélange HFO-1234yf / HFC-32 / HFO-1243zf : Composition (%) d d^ C i - .-. d r d N Û 0 2 c0)^ os c o. :a C a C Oo ° o. m U .o .o o. O O. U a ô ° E ô o a a .. E E O J E> H w co c co g O " U O H H > co ~ L U i i R410A -30 153 40 2,7 24,2 8,9 0,06 52,5 100 33 ' >' M N ~ r' ) O ~mr _ 2 _ 30 65 5 -28 156 38 2,5 21,6 8,6 1,87 55,4 99 37 20 65 15 -28 158 37 2,5 21,2 8,6 2,37 55,2 98 36 15 80 5 -29 182 39 2,6 23,3 8,8 0,71 53,3 106 35 80 15 -29 185 39 2,6 22,9 8,9 1,25 52,8 104 35 Mélange HFC-32 / HFO-1243zf / HFO-1234ze : Composition (%) d d Oc)^ i i .-. d r U Q N V U C .o co o. :a c c 0o ° o. o a .o o. O O. d C y Q. E ô m U co a .. E E O J E> H o >i c co g O " U O H w coi ~ L o H R410A -30 153 40 2,7 24,2 8,9 0,06 52,5 100 33 U 0 - OHM _ _ 65 30 5 -26 156 35 2,3 19,7 8,5 3,70 56,5 97 38 65 20 15 -26 153 35 2,3 19,1 8,3 4,50 57,9 97 40 65 10 25 -25 151 34 2,3 18,6 8,2 5,21 58,8 97 41 80 15 5 -28 183 38 2,5 22,2 8,8 2,06 53,8 104 36 80 5 15 -27 178 37 2,5 21,5 8,6 2,99 55,3 105 37 90 5 5 -29 199 39 2,6 23,5 8,9 1,12 52,6 109 3510 Exemple 4 - Résultats pour un refroidissement à température modérée, comparaison avec le HFC-134a Mélange HFC-32 / HFC-152a / HFO-1243zf : Composition (%) a) o2 ^ °r2 i l0i 0- a) C a N 0 v yQ. Q- ô D l0 e Q. :a m o. v C y Q. E ° Vl L a ., d g a L E agi c.) a 72 x û v O J g- o c0 a) U > o R134a -5 81 50 2,4 13,2 5,4 0,00 75,9 100 54 ça x 1,0 M ~ O _ ~ O = 5 90 -3 75 47 2,6 12,3 4,7 1,82 78,9 104 57 5 15 80 -3 78 47 2,6 12,5 4,8 1,65 78,5 106 57 5 25 70 -3 81 47 2,6 12,6 4,9 1,54 78,2 107 57 5 35 60 -4 84 47 2,6 12,7 4,9 1,46 78,0 109 58 5 45 50 -4 86 47 2,6 12,7 5,0 1,38 77,7 110 58 5 55 40 -4 89 48 2,5 12,7 5,0 1,31 77,6 110 58 5 65 30 -4 91 48 2,5 12,7 5,1 1,22 77,4 110 58 5 75 20 -4 93 48 2,5 12,6 5,1 1,11 77,2 110 58 5 85 10 -4 95 48 2,4 12,5 5,2 0,97 76,9 109 58 15 5 80 0 79 42 3,3 14,0 4,2 4,79 80,4 135 59 15 15 70 -1 82 43 3,3 14,1 4,3 4,31 80,0 135 58 15 25 60 -1 85 43 3,2 14,2 4,4 4,02 79,7 135 59 15 35 50 -1 87 44 3,1 14,2 4,5 3,81 79,4 135 59 15 45 40 -1 90 44 3,1 14,2 4,6 3,64 79,2 136 59 15 55 30 -2 93 44 3,0 14,1 4,7 3,47 78,9 135 60 15 65 20 -2 95 44 2,9 14,0 4,8 3,27 78,6 134 60 15 75 10 -2 98 44 2,8 13,8 4,9 3,02 78,3 133 60 5 10 15 Mélange HFO-1234yf / HFC-32 / HFO-1243zf : Composition (%) d d^ C cu i o. d r E 0 v cu a ~ E o -, o C.) 'aa ' N i R134a -5 81 50 2,4 13,2 5,4 0,00 75,9 100 54 ' >' c, N 0 el 0 el C. ~ _ u _~ 2 5 90 -3 73 46 2,6 12,2 4,6 1,93 79,1 104 57 15 5 80 -3 72 46 2,7 12,4 4,6 1,92 79,2 105 57 25 5 70 -3 72 46 2,7 12,6 4,6 1,92 79,2 106 56 35 5 60 -3 72 46 2,8 12,8 4,6 1,94 79,2 107 56 45 5 50 -3 71 46 2,8 13,0 4,6 1,97 79,2 108 56 55 5 40 -3 71 46 2,9 13,2 4,6 1,99 79,2 109 55 65 5 30 -3 71 46 2,9 13,5 4,6 2,00 79,2 110 55 5 15 80 0 77 42 3,4 14,0 4,1 5,12 80,7 137 59 15 15 70 0 76 42 3,5 14,3 4,1 5,07 80,7 139 59 25 15 60 0 76 42 3,6 14,6 4,1 5,07 80,7 141 59 35 15 50 0 76 42 3,6 14,9 4,1 5,08 80,7 143 58 45 15 40 0 76 42 3,7 15,2 4,1 5,07 80,6 145 58 55 15 30 0 75 42 3,8 15,6 4,1 5,02 80,6 146 57 65 15 20 0 75 42 3,8 15,9 4,1 4,93 80,6 147 57 75 15 10 0 75 43 3,9 16,2 4,1 4,82 80,6 148 56 5 10 15 Mélange HFC-32 / HFO-1243zf / HFO-1234ze : Composition (%) d d^ C c0 i o. m r a N ôv ôv ~^ ocl- . c0 Q. 2 a v , C 0- câ 0- E r- v c0 G- -x 3 a Q. ° a E> E 0 o N a c0 E 0 â qi) H V ~ 'aa e ?-o i ' HFC-134a -5 81 50 2,4 13,2 5,4 0,00 75,9 100 54 U ~v Ou_M 90 5 -3 74 46 2,6 12,1 4,6 2,04 79,0 103 57 5 80 15 -3 74 46 2,6 12,1 4,7 2,18 78,9 103 57 5 70 25 -3 74 46 2,5 12,0 4,7 2,28 78,7 102 57 5 60 35 -3 74 46 2,5 11,9 4,8 2,34 78,5 101 57 5 50 45 -3 74 46 2,4 11,8 4,8 2,40 78,4 100 57 5 40 55 -3 74 46 2,4 11,6 4,9 2,45 78,2 98 56 15 80 5 0 77 42 3,4 13,9 4,1 5,30 80,6 137 59 15 70 15 0 78 42 3,3 13,9 4,2 5,48 80,5 138 60 15 60 25 1 78 42 3,3 13,8 4,2 5,57 80,4 137 60 15 50 35 1 78 43 3,2 13,7 4,2 5,62 80,4 135 60 15 40 45 1 78 43 3,2 13,5 4,2 5,66 80,3 133 60 15 30 55 1 78 43 3,1 13,3 4,3 5,73 80,2 131 59 15 20 65 1 79 43 3,1 13,2 4,3 5,84 80,1 129 59 15 10 75 1 79 43 3,0 13,1 4,4 6,01 80,0 128 59 5 10 15 Exemple 5 - Résultats pour un chauffaqe à température modérée, comparaison avec le HFC-134a Mélange HFC-32 / HFC-152a / HFO-1243zf : Composition (%) Ô ô o r U i i ., .a a+ d N U) Q. O 2 ô o. D- x O d O. Q â i E> y 0- H o co -a c0 d E U O 2 H E agi a ~ 'a 5 e 0 E 0 a) V H L R134a -5 81 50 2,4 13,2 5,4 0,00 75,9 100 63 U (ci N L ~~ 5 90 -3 75 47 2,6 12,3 4,7 1,82 78,9 102 66 5 15 80 -3 78 47 2,6 12,5 4,8 1,65 78,5 104 66 5 25 70 -3 81 47 2,6 12,6 4,9 1,54 78,2 105 66 5 35 60 -4 84 47 2,6 12,7 4,9 1,46 78,0 106 66 5 45 50 -4 86 47 2,6 12,7 5,0 1,38 77,7 107 66 5 55 40 -4 89 48 2,5 12,7 5,0 1,31 77,6 107 66 5 65 30 -4 91 48 2,5 12,7 5,1 1,22 77,4 107 66 5 75 20 -4 93 48 2,5 12,6 5,1 1,11 77,2 106 66 5 85 10 -4 95 48 2,4 12,5 5,2 0,97 76,9 106 66 15 5 80 0 79 42 3,3 14,0 4,2 4,79 80,4 129 67 15 15 70 -1 82 43 3,3 14,1 4,3 4,31 80,0 129 67 15 25 60 -1 85 43 3,2 14,2 4,4 4,02 79,7 129 67 15 35 50 -1 87 44 3,1 14,2 4,5 3,81 79,4 129 67 15 45 40 -1 90 44 3,1 14,2 4,6 3,64 79,2 129 67 15 55 30 -2 93 44 3,0 14,1 4,7 3,47 78,9 128 67 15 65 20 -2 95 44 2,9 14,0 4,8 3,27 78,6 127 67 15 75 10 -2 98 44 2,8 13,8 4,9 3,02 78,3 126 67 5 10 15 Mélange HFO-1234yf / HFC-32 / HFO-1243zf : Composition (%) d d^ C co i .-. d r o E0 w > c ~ a ~ U a) qi) H H o L ci R134a -5 81 50 2,4 13,2 5,4 0,00 75,9 100 63 ' >' M N 0c mi. O uv _ ~ u _ ~ 2 5 90 -3 73 46 2,6 12,2 4,6 1,93 79,1 102 66 15 5 80 -3 72 46 2,7 12,4 4,6 1,92 79,2 102 65 25 5 70 -3 72 46 2,7 12,6 4,6 1,92 79,2 103 65 35 5 60 -3 72 46 2,8 12,8 4,6 1,94 79,2 104 64 45 5 50 -3 71 46 2,8 13,0 4,6 1,97 79,2 105 64 55 5 40 -3 71 46 2,9 13,2 4,6 1,99 79,2 107 64 65 5 30 -3 71 46 2,9 13,5 4,6 2,00 79,2 108 64 75 5 20 -3 70 46 3,0 13,7 4,6 1,97 79,2 109 64 5 15 80 0 77 42 3,4 14,0 4,1 5,12 80,7 131 67 15 15 70 0 76 42 3,5 14,3 4,1 5,07 80,7 133 67 25 15 60 0 76 42 3,6 14,6 4,1 5,07 80,7 135 67 35 15 50 0 76 42 3,6 14,9 4,1 5,08 80,7 137 67 45 15 40 0 76 42 3,7 15,2 4,1 5,07 80,6 139 66 55 15 30 0 75 42 3,8 15,6 4,1 5,02 80,6 140 66 65 15 20 0 75 42 3,8 15,9 4,1 4,93 80,6 141 65 75 15 10 0 75 43 3,9 16,2 4,1 4,82 80,6 142 64 5 10 15 Mélange HFC-32 / HFO-1243zf / HFO-1234ze : Composition (%) d d^ a i i .-. m r a N Û o°- c ° ) co c0 . : a Q â c o 0 y Q- U a a o2--'-- O . U O ~ y Q- E 0 o~ cô a c~o a) ôQ Ua E> C) U) > o H m ° O ~ ~~ L HFC-134a -5 81 50 2,4 13,2 5,4 0,00 75,9 100 63 ttsil ,; "Pi N U u u c u- =c.) = N 90 5 -3 74 46 2,6 12,1 4,6 2,04 79,0 101 66 5 80 15 -3 74 46 2,6 12,1 4,7 2,18 78,9 101 66 5 70 25 -3 74 46 2,5 12,0 4,7 2,28 78,7 100 66 5 60 35 -3 74 46 2,5 11,9 4,8 2,34 78,5 99 66 15 80 5 0 77 42 3,4 13,9 4,1 5,30 80,6 130 67 15 70 15 0 78 42 3,3 13,9 4,2 5,48 80,5 130 67 15 60 25 1 78 42 3,3 13,8 4,2 5,57 80,4 130 68 15 50 35 1 78 43 3,2 13,7 4,2 5,62 80,4 128 68 15 40 45 1 78 43 3,2 13,5 4,2 5,66 80,3 126 68 15 30 55 1 78 43 3,1 13,3 4,3 5,73 80,2 125 68 15 20 65 1 79 43 3,1 13,2 4,3 5,84 80,1 123 67 15 10 75 1 79 43 3,0 13,1 4,4 6,01 80,0 122 67 25 70 5 2 82 41 4,1 15,9 3,9 6,91 81,2 157 67 25 60 15 2 82 41 4,0 15,9 3,9 6,98 81,1 156 68 25 50 25 2 82 41 4,0 15,7 4,0 7,01 81,0 155 68 25 40 35 2 82 41 3,9 15,5 4,0 7,04 81,0 153 68 25 30 45 2 82 41 3,8 15,3 4,0 7,09 81,0 151 68 25 20 55 2 82 41 3,8 15,1 4,0 7,18 80,9 148 68 25 10 65 2 83 41 3,7 15,1 4,1 7,31 80,8 147 67 5 10 15 Exemple 6 - Résultats pour un refroidissement à température modérée, comparaison avec le R404a et le R407c Mélange HFC-32 / HFC-152a / HFO-1243zf : Composition (%) G) d ^ i i ~. d - d N ^ O rU -2c0 c0 ., a C v d i Oo ° O. ô- c0 a cs d O. O J y Q. )o ~o agi C ~ d àZ' O )>) H o L O H c) R404A -5 77 50 5,2 23,0 4,5 0,37 79,7 100 48 R407C -1 89 45 4,5 19,8 4,4 4,46 79,9 114 56 U (si Uv I( ) 25 5 70 1 83 41 4,0 15,9 3,9 6,41 81,1 105 59 25 15 60 1 86 41 3,9 16,0 4,1 5,65 80,6 100 57 25 25 50 0 89 42 3,8 16,0 4,2 5,39 80,3 101 58 25 35 40 0 92 42 3,7 15,9 4,3 5,19 80,1 102 59 25 45 30 0 95 42 3,6 15,8 4,4 5,05 79,8 102 59 25 55 20 0 98 42 3,5 15,6 4,5 4,93 79,5 101 60 25 65 10 0 100 42 3,4 15,4 4,6 4,78 79,2 100 60 35 5 60 2 88 41 4,6 18,1 3,9 6,67 81,2 119 59 35 15 50 1 92 41 4,4 18,0 4,1 6,09 80,8 115 57 35 25 40 1 95 42 4,3 17,9 4,2 5,85 80,5 115 58 35 35 30 1 98 42 4,2 17,8 4,3 5,76 80,2 115 58 35 45 20 1 101 42 4,0 17,5 4,3 5,80 80,0 115 59 35 55 10 1 104 42 3,9 17,2 4,4 5,87 79,7 114 60 50 5 45 1 98 43 5,4 21,6 4,0 5,61 80,9 136 57 50 15 35 0 101 43 5,1 21,3 4,2 5,50 80,5 134 57 50 25 25 1 105 43 4,9 21,0 4,3 5,55 80,3 132 57 50 35 15 1 108 43 4,8 20,7 4,3 5,85 80,0 132 58 50 45 5 1 111 43 4,6 20,2 4,4 6,31 79,8 132 58 10 15 Mélange HFO-1234yf / HFC-32 / HFO-1243zf : Composition (%) d d^ C co i .-. i r Q N Û ôv o .a c0 o. :a C U a c o0 y o. m U a 1:2 o. U E o. O J y Q. E ô P co a ., a) E E U E> 1-" o > c co g U ° ' H 8 ~ L R404A -5 77 50 5,2 23,0 4,5 0,37 79,7 100 48 R407C -1 89 45 4,5 19,8 4,4 4,46 79,9 114 56 ' >+ M N 0c mi. O 0 mr u _ 2 _ 25 70 2 81 40 4,2 16,0 3,9 6,76 81,3 107 60 15 25 60 2 80 40 4,2 16,4 3,9 6,65 81,2 109 59 25 25 50 2 80 41 4,3 16,8 3,9 6,55 81,2 110 59 35 25 40 1 80 41 4,4 17,2 3,9 6,43 81,1 111 58 45 25 30 1 80 41 4,5 17,7 3,9 6,25 81,1 112 58 55 25 20 1 80 42 4,6 18,2 4,0 6,02 81,0 112 57 65 25 10 1 80 43 4,7 18,6 4,0 5,77 81,0 112 57 5 35 60 2 86 41 4,8 18,3 3,8 6,94 81,3 123 59 15 35 50 2 86 41 4,9 18,8 3,8 6,73 81,3 124 59 25 35 40 1 86 42 5,0 19,3 3,9 6,47 81,2 125 58 35 35 30 1 86 42 5,1 19,9 3,9 6,16 81,1 125 57 45 35 20 1 87 43 5,2 20,4 4,0 5,78 81,0 125 57 5 50 45 0 96 43 5,5 22,0 4,0 5,48 81,0 139 58 15 50 35 0 96 44 5,6 22,6 4,0 5,05 80,9 139 57 50 50 0 -2 96 47 6,0 24,9 4,2 3,36 80,5 54 30 70 0 -4 110 49 6,5 28,4 4,4 1,15 75,9 53 Les deux dernières lignes du tableau fournissent un exemple comparatif (mélanges binaires issus du document WO 2009/150763, moins 5 performants que les mélanges ternaires selon l'invention). 15 Mélange HFC-32 / HFO-1243zf / HFO-1234ze : Composition (%) d d^ C i i .-. ) r a N Û o o~ co c0 o. a C Q a ô o0 o m C~ .a .a o. Q U O J y Q. y Q. o a a ., E E ° o' -, (ci E o % C t0 p o > E p N ÿ ~ g c.) H i R404A -5 77 50 5,2 23,0 4,5 0,37 79,7 100 48 R407C -1 89 45 4,5 19,8 4,4 4,46 79,9 114 56 ce) N O M o O - , _ _ 25 70 5 2 82 41 4,1 15,9 3,9 6,91 81,2 107 60 25 60 15 2 82 41 4,0 15,9 3,9 6,98 81,1 107 60 25 50 25 2 82 41 4,0 15,7 4,0 7,01 81,0 106 60 25 40 35 2 82 41 3,9 15,5 4,0 7,04 81,0 105 61 25 30 45 2 82 41 3,8 15,3 4,0 7,09 81,0 103 61 25 20 55 2 82 41 3,8 15,1 4,0 7,18 80,9 101 61 25 10 65 2 83 41 3,7 15,1 4,1 7,31 80,8 100 60 35 60 5 2 87 41 4,7 18,1 3,8 7,09 81,3 122 60 35 50 15 2 87 41 4,6 18,0 3,9 7,16 81,2 121 60 35 40 25 2 87 41 4,6 17,7 3,9 7,24 81,2 121 60 35 30 35 2 87 41 4,5 17,4 3,9 7,35 81,2 119 61 35 20 45 2 87 41 4,4 17,1 3,9 7,47 81,2 118 61 35 10 55 3 87 41 4,3 17,1 3,9 7,59 81,1 116 60 50 45 5 1 96 43 5,5 21,6 4,0 5,83 81,0 138 58 50 35 15 1 96 43 5,4 21,2 4,0 6,17 81,0 138 58 50 25 25 2 96 42 5,3 20,7 3,9 6,52 81,1 138 59 50 15 35 2 96 42 5,2 20,4 3,9 6,83 81,1 137 59 50 5 45 2 96 42 5,1 20,3 4,0 7,05 81,0 136 59 10 Exemple 7 - Résultats pour un chauffaqe à température modérée, comparaison avec le R404a et le R407c 15 Mélange HFC-32 / HFC-152a / HFO-1243zf : Composition (%) ôv d aG co i Q. m O - c.) N o Q. ôv ô-g 2 2 . x a) a Q. a a E> o Q- ~ o a a co d 0 o â H E o > o c ~ aa)) O H i c i L O R404A -5 77 50 5,2 23,0 4,5 0,37 79,7 100 58 R407C -1 89 45 4,5 19,8 4,4 4,46 79,9 107 64 ce) 0Ln N U U - 25 5 70 1 83 41 4,0 15,9 3,9 6,41 81,1 96 67 35 5 60 2 88 41 4,6 18,1 3,9 6,67 81,2 109 66 35 15 50 1 92 41 4,4 18,0 4,1 6,09 80,8 107 66 35 25 40 1 95 42 4,3 17,9 4,2 5,85 80,5 106 66 35 35 30 1 98 42 4,2 17,8 4,3 5,76 80,2 106 66 35 45 20 1 101 42 4,0 17,5 4,3 5,80 80,0 105 67 35 55 10 1 104 42 3,9 17,2 4,4 5,87 79,7 104 67 50 5 45 1 98 43 5,4 21,6 4,0 5,61 80,9 125 65 50 15 35 0 101 43 5,1 21,3 4,2 5,50 80,5 123 65 50 25 25 1 105 43 4,9 21,0 4,3 5,55 80,3 122 65 50 35 15 1 108 43 4,8 20,7 4,3 5,85 80,0 121 65 50 45 5 1 111 43 4,6 20,2 4,4 6,31 79,8 119 65 Mélange HFO-1234yf / HFC-32 / HFO-1243zf : Composition (%) G) G) C i i ^ d r d N U 0 2 ( ^ co c0 Q. :a C Q d i O o 'o o. m U a a Q. d Q. CÔ O o y Q. E ~ '-- Q. û .. m E e E ~ v U) > o û o U ~~° m L R404A -5 77 50 5,2 23,0 4,5 0,37 79,7 100 58 R407C -1 89 45 4,5 19,8 4,4 4,46 79,9 107 64 u_c M ~v _ O _ u 2 25 70 2 81 40 4,2 16,0 3,9 6,76 81,3 98 67 15 25 60 2 80 40 4,2 16,4 3,9 6,65 81,2 99 67 25 25 50 2 80 41 4,3 16,8 3,9 6,55 81,2 101 67 35 25 40 1 80 41 4,4 17,2 3,9 6,43 81,1 102 66 45 25 30 1 80 41 4,5 17,7 3,9 6,25 81,1 102 65 55 25 20 1 80 42 4,6 18,2 4,0 6,02 81,0 103 65 5 35 60 2 86 41 4,8 18,3 3,8 6,94 81,3 112 67 15 35 50 2 86 41 4,9 18,8 3,8 6,73 81,3 113 66 25 35 40 1 86 42 5,0 19,3 3,9 6,47 81,2 113 65 5 5 Mélange HFC-32 / HFO-1243zf / HFO-1234ze : Composition (%) d ^ d^ C i i ^ d r 0 N 0o O2. t0)^ t0 o o. O C Q C y Q. N Q. mU a a .. d Q U â ô É> É ô ô2- cô c c~o E O~ ~ ~ V N > O H m ô Ua c 8 ° 0 L R404A -5 77 50 5,2 23,0 4,5 0,37 79,7 100 58 R407C -1 89 45 4,5 19,8 4,4 4,46 79,9 107 64 U 0 r.) u M _ u _ 35 60 5 2 87 41 4,7 18,1 3,8 7,09 81,3 111 67 35 50 15 2 87 41 4,6 18,0 3,9 7,16 81,2 110 67 35 40 25 2 87 41 4,6 17,7 3,9 7,24 81,2 109 67 35 30 35 2 87 41 4,5 17,4 3,9 7,35 81,2 108 68 35 20 45 2 87 41 4,4 17,1 3,9 7,47 81,2 106 68 35 10 55 3 87 41 4,3 17,1 3,9 7,59 81,1 105 67 50 45 5 1 96 43 5,5 21,6 4,0 5,83 81,0 127 65 50 35 15 1 96 43 5,4 21,2 4,0 6,17 81,0 126 66 50 25 25 2 96 42 5,3 20,7 3,9 6,52 81,1 125 66 50 15 35 2 96 42 5,2 20,4 3,9 6,83 81,1 124 66 50 5 45 2 96 42 5,1 20,3 4,0 7,05 81,0 123 66 65 10 25 0 106 44 5,9 23,9 4,1 5,18 80,7 138 65 Exemple 8 - Résultats pour un refroidissement à température modérée, comparaison avec le R410a Mélange HFC-32 / HFC-152a / HFO-1243zf : Composition (%) G) d r U i i Q. d a+ d N ^ O ô cu t0 O. :a C C c0 m Q- dJ E H co ~ - o O H i L ci o U R410A -5 103 50 6,8 30,7 4,5 0,07 79,5 100 50 U ~Ln U- 65 5 30 -1 109 46 5,9 25,2 4,3 3,76 80,3 99 55 65 15 20 -1 112 46 5,7 24,7 4,4 4,20 80,0 98 55 65 25 10 0 116 46 5,4 24,1 4,4 4,84 79,7 97 56 80 5 15 -3 120 48 6,3 28,3 4,5 2,06 79,6 106 54 80 15 5 -2 124 48 6,1 27,5 4,5 3,17 79,4 105 54 90 5 5 -4 127 49 6,6 29,8 4,5 1,35 79,4 110 535 Mélange HFO-1234yf / HFC-32 / HFO-1243zf : Composition (%) d d L v i i Q. °, r a N Û ô v ÿ c co c0 Q. C O a ô 0 Q. o ~ o Q. e X Q 0 â Q. o. E c) co -a ça E ° E>i E o > a ~ 'aa O H H coi L R410A -5 103 50 6,8 30,7 4,5 0,07 79,5 100 50 ' >' ~c0 N ~c M mr _ O _ u 2 65 30 -2 107 46 6,1 25,8 4,2 3,17 80,4 100 55 15 65 20 -2 107 47 6,2 26,4 4,3 2,60 80,2 99 54 25 65 10 -3 107 48 6,3 27,1 4,3 2,03 80,1 98 53 5 80 15 -4 118 49 6,5 29,0 4,4 1,12 79,7 105 53 15 80 5 -4 117 49 6,6 29,5 4,4 0,66 79,7 106 53 Mélange HFC-32 / HFO-1243zf / HFO-1234ze : Composition (%) d) d C i i o. m r Q N ô Û 0 ~ ^ c0 c0 Q. :2 C U c o ° Q. m U .a .a .. O E Q. a c o. E ô o a a co E E U O J E> H o co c ~ p O w > coi g" o H L R410A -5 103 50 6,8 30,7 4,5 0,07 79,5 100 50 U O v O M Li_ _ 65 30 5 -1 107 46 6,0 25,2 4,2 3,85 80,5 100 56 65 20 15 0 106 45 5,9 24,4 4,1 4,59 80,6 101 57 65 10 25 0 106 44 5,9 23,9 4,1 5,18 80,7 101 57 80 15 5 -3 118 48 6,4 28,3 4,4 1,97 79,9 107 54 80 5 15 -2 117 47 6,4 27,5 4,3 2,87 80,1 107 55 90 5 5 -4 125 49 6,7 29,9 4,5 1,00 79,6 110 54 5 Exemple 9 - Résultats pour un chauffaqe à température modérée, comparaison avec le R410a Mélange HFC-32 / HFC-152a / HFO-1243zf : Composition (%) d .-. d .-. .-. e a Q. .a C a N 0 0 ôv °r v a -a c Q. m Q. Q â y y Q- o a. a ., m E o° O 2 cu E H o co oi c0 ~ o° O E> E 0 > ~ aai O H H L R410A -5 103 50 6,8 30,7 4,5 0,07 79,5 100 59 U O ~ ~~ Li- = (si 65 5 30 -1 109 46 5,9 25,2 4,3 3,76 80,3 95 63 80 5 15 -3 120 48 6,3 28,3 4,5 2,06 79,6 103 62 80 15 5 -2 124 48 6,1 27,5 4,5 3,17 79,4 102 62 Mélange HFO-1234yf / HFC-32 / HFO-1243zf : Composition (%) d d C i à_ .-. d r d N Û o t. co e c0 Q. a C E p P a>i coi co p UO H o ~ L O w U H R410A -5 103 50 6,8 30,7 4,5 0,07 79,5 100 59 ' ' ? N ~c O ~~ _~ u _ ~ 2 80 15 -4 118 49 6,5 29,0 4,4 1,12 79,7 104 61 15 80 5 -4 117 49 6,6 29,5 4,4 0,66 79,7 104 61 Mélange HFC-32 / HFO-1243zf / HFO-1234ze : Composition (%) d) d C co e c0 .-. m r o .. E Ua E> Q. c) U) ccu m ° O q~ H L R410A -5 103 50 6,8 30,7 4,5 0,07 79,5 100 59 ? ~~ ~c U _ _ 80 15 5 -3 118 48 6,4 28,3 4,4 1,97 79,9 104 62 80 5 15 -2 117 47 6,4 27,5 4,3 2,87 80,1 103 63 10 44 Exemple 10 - Résultats pour une réfrigération à basse température, comparaison avec le HFC-32 Mélange HFO-1234yf / HFC-32 / HFO-1243zf : Composition (%) G) G) C t0 i Q. d r co N ^ Ô° V ^ l- t0 Q. C ° C 0o Q. E L v o. cl- x d E Q. a à Q. E p o t0 -a t0 5 me 0 â E> N C ~ a o -O, H V i ' R32 -30 215 40 2,7 24,8 9,0 0,0 51,6 100 34 ' >+ M N 0 O ~ t u _ _ 2 23 75 2 -29 172 39 2,6 22,9 8,7 0,8 54,2 91 36 21 75 4 -29 173 39 2,6 22,8 8,8 1,0 54,0 91 36 19 75 6 -29 173 39 2,6 22,8 8,8 1,1 53,9 90 35 17 75 8 -29 174 39 2,6 22,7 8,8 1,2 53,8 90 35 18 80 2 -29 180 39 2,6 23,4 8,8 0,5 53,5 93 35 16 80 4 -29 181 39 2,6 23,3 8,8 0,7 53,4 93 35 14 80 6 -29 182 39 2,6 23,2 8,9 0,8 53,2 92 35 12 80 8 -29 183 39 2,6 23,2 8,9 0,9 53,1 92 35 80 10 -29 184 39 2,6 23,1 8,9 1,0 53,0 92 35 12 86 2 -30 191 40 2,7 23,9 8,9 0,3 52,8 95 35 10 86 4 -30 192 40 2,7 23,8 8,9 0,4 52,7 95 35 8 86 6 -29 193 39 2,7 23,7 8,9 0,5 52,5 95 35 8 90 2 -30 198 40 2,7 24,1 9,0 0,2 52,4 96 3515 Exemple 11 - Résultats pour un refroidissement à température modérée, comparaison avec le HFC-32 Mélange HFO-1234yf / HFC-32 / HFO-1243zf : Composition (%) G) G) ^ C i i o. m - a N ^ ôv v^ t0 t0 Q. C co C ôv E L v Q. -a x °' Q- ° G Q. o E 0 o t0 C t0 5 a 0 â E> N V ~ a o -O, qi) i ' R32 -5 132 50 6,9 31,4 4,6 0,0 79,3 100 53 ' >' O N mi. u 0 mr 0 t 2 _ _ 23 75 2 -4 114 49 6,6 29,0 4,4 0,84 79,8 91 53 21 75 4 -4 114 49 6,6 28,9 4,4 0,92 79,8 90 53 19 75 6 -4 114 49 6,5 28,8 4,4 1,00 79,8 90 53 18 80 2 -4 117 49 6,7 29,6 4,4 0,55 79,7 93 53 16 80 4 -4 117 49 6,6 29,5 4,4 0,62 79,7 92 53 14 80 6 -4 117 49 6,6 29,4 4,4 0,70 79,7 92 53 12 80 8 -4 117 49 6,6 29,3 4,4 0,79 79,7 92 53 10 80 10 -4 118 49 6,6 29,2 4,4 0,88 79,7 92 53 8 80 12 -4 118 49 6,6 29,1 4,4 0,97 79,7 92 53 6 80 14 -4 118 49 6,5 29,0 4,4 1,07 79,7 92 53 4 80 16 -4 118 49 6,5 28,9 4,4 1,17 79,7 92 53 2 80 18 -4 118 49 6,5 28,8 4,4 1,28 79,7 92 53 12 86 2 -5 122 50 6,7 30,2 4,5 0,30 79,6 95 53 10 86 4 -5 122 49 6,7 30,2 4,5 0,37 79,6 95 53 8 86 6 -5 122 49 6,7 30,1 4,5 0,44 79,6 95 53 6 86 8 -4 122 49 6,7 30,0 4,5 0,52 79,6 95 53 4 86 10 -4 122 49 6,7 29,9 4,5 0,61 79,6 95 53 2 86 12 -4 122 49 6,6 29,8 4,5 0,69 79,6 95 53 10 Exemple 12 - Résultats pour un chauffaqe à température modérée, comparaison avec le HFC-32 15 Mélange HFO-1234yf / HFC-32 / HFO-1243zf : Composition (%) d d^ a i i o. m r co N ^ ôv v^ t0 a Q. a ° 0 o ôv 0- ,2 Q. -a x °' Q- GE o -O, Q. E L v t0 a t0 5 a ' E> E 0 o V ~ a qi) N i R32 -5 132 50 6,9 31,4 4,6 0,0 79,3 100 61 ' >' c.) N mi. O 0 mr 0 t u _ _ 2 23 75 2 -4 114 49 6,6 29,0 4,4 0,84 79,8 91 61 21 75 4 -4 114 49 6,6 28,9 4,4 0,92 79,8 91 61 19 75 6 -4 114 49 6,5 28,8 4,4 1,00 79,8 91 61 18 80 2 -4 117 49 6,7 29,6 4,4 0,55 79,7 93 61 16 80 4 -4 117 49 6,6 29,5 4,4 0,62 79,7 93 61 14 80 6 -4 117 49 6,6 29,4 4,4 0,70 79,7 93 61 12 80 8 -4 117 49 6,6 29,3 4,4 0,79 79,7 93 61 12 86 2 -5 122 50 6,7 30,2 4,5 0,30 79,6 95 61 10 86 4 -5 122 49 6,7 30,2 4,5 0,37 79,6 95 61 8 86 6 -5 122 49 6,7 30,1 4,5 0,44 79,6 95 61 6 86 8 -4 122 49 6,7 30,0 4,5 0,52 79,6 95 61 4 86 10 -4 122 49 6,7 29,9 4,5 0,61 79,6 95 61 2 86 12 -4 122 49 6,6 29,8 4,5 0,69 79,6 95 61 Exemple 13 - Données concernant les mélanqes quasi-azéotropiques 5 Mélange HFC-32 / HFC-152a / HFO-1243zf : HFC-32 HFC- HFO- Température Psat Psat % diff de 152a 1243zf (°C) liquide vapeur pression (bar) (bar) 75 2 23 -5 6,4 5,8 9 80 2 18 -5 6,5 6,1 7 86 9 5 -5 6,5 5,9 9 86 2 12 -5 6,6 6,3 5 90 8 2 -5 6,6 6,1 7 90 5 5 -5 6,6 6,3 5 90 2 8 -5 6,7 6,5 3 Mélange HFO-1234yf / HFC-32 / HFO-1243zf : HFO- HFC-32 HFO-1243zf Température liquide vapeur ~° diff de 1234yf (°C) (bar) (bar) % pression 28 70 2 -5 6,5 6,2 5 20 70 10 -5 6,5 6,1 6 10 70 20 -5 6,4 5,9 8 23 75 2 -5 6,6 6,4 3 20 75 5 -5 6,6 6,3 4 10 75 15 -5 6,5 6,1 6 2 75 23 -5 6,5 6,0 7 18 80 2 -5 6,7 6,5 2 15 80 5 -5 6,7 6,5 3 10 80 10 -5 6,6 6,4 4 2 80 18 -5 6,6 6,2 5 12 86 2 -5 6,8 6,7 1 9 86 5 -5 6,7 6,6 2 2 86 12 -5 6,7 6,5 3 8 90 2 -5 6,8 6,7 1 90 5 -5 6,8 6,7 1 2 90 8 -5 6,8 6,6 2 Mélange HFC-32 / HFO-1243zf / HFO-1234ze : HFC-32 HFO- HFO- Température Psat Psat % diff de 1243zf 1234ze (°C) liquide vapeur pression (bar) (bar) 75 23 2 -5 6,4 5,9 9 80 10 10 -5 6,5 5,9 9 80 18 2 -5 6,5 6,1 6 86 2 12 -5 6,6 6,1 7 86 5 9 -5 6,6 6,2 7 86 12 2 -5 6,7 6,4 4 90 2 8 -5 6,7 6,4 5 90 5 5 -5 6,7 6,5 4 90 8 2 -5 6,7 6,5 3 5 5 15 20 25 30 35 REVENDICATIONS1. Composition ternaire comprenant du difluorométhane, du 3,3,3-trifluoropropène et un composé dérivé d'hydrocarbure comportant au moins deux atomes de fluor et présentant une température d'ébullition comprise entre -30 et -18°C, qui est choisi parmi le 1,1-difluoroéthane, le 2,3,3,3-tétrafluoropropène et le 1,3,3,3-tétrafluoropropène. 2. Composition selon la revendication 1, comprenant du difluorométhane, du 1,1-difluoroéthane et du 3,3,3-trifluoropropène, et comprenant de préférence de 2 à 96 % de difluorométhane, de 2 à 96 % de 1,1-difluoroéthane et de 2 à 96 0/0 de 3,3,3-trifluoropropène, et de manière particulièrement préférée : de 20 à 70 % de difluorométhane, de 2 à 30 % de 1,1-difluoroéthane et de 2 à 78 % de 3,3,3-trifluoropropène, idéalement de 25 à 65 % de difluorométhane, de 2 à 15 0/0 de 1,1-difluoroéthane et de 20 à 78 % de 3,3,3-trifluoropropène ; ou de 60 à 96 % de difluorométhane, de 2 à 20 % de 1,1-difluoroéthane et de 2 à 20 % de 3,3,3-trifluoropropène, idéalement de 80 à 90 % de difluorométhane, de 5 à 15 0/0 de 1,1-difluoroéthane et de 5 à 15 % de 3,3,3-trifluoropropène ; ou de 2 à 20 % de difluorométhane, de 2 à 85 % de 1,1-difluoroéthane et de 2 à 90 % de 3,3,3-trifluoropropène, idéalement de 5 à 15 % de difluorométhane, de 5 à 85 % de 1,1-difluoroéthane et de 10 à 90 % de 3,3,3-trifluoropropène ; ou de 20 à 60 % de difluorométhane, de 2 à 70 % de 1,1-difluoroéthane et de 2 à 70 % de 3,3,3-trifluoropropène, idéalement de 25 à 40 % de difluorométhane, de 5 à 65 0/0 de 1,1-difluoroéthane et de 5 à 70 % de 3,3,3-trifluoropropène ; ou de 50 à 96 % de difluorométhane, de 2 à 30 % de 1,1-difluoroéthane et de 2 à 30 % de 3,3,3-trifluoropropène,idéalement de 65 à 80 % de difluorométhane, de 5 à 25 0/0 de 1,1-difluoroéthane et de 5 à 30 % de 3,3,3-trifluoropropène. 3. Composition selon la revendication 1, comprenant du difluorométhane, du 3,3,3-trifluoropropène et du 2,3,3,3-tétrafluoropropène, et comprenant de préférence de 2 à 96 0/0 de difluorométhane, de 2 à 96 % de 3,3,3-trifluoropropène et de 2 à 96 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, et de manière particulièrement préférée : de 5 à 70 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 20 à 60 % de difluorométhane et de 2 à 75 % de 3,3,3-trifluoropropène, idéalement de 10 à 70 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 25 à 50 % de difluorométhane et de 2 à 65 % de 3,3,3- trifluoropropène ; ou de 2 à 40 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 58 à 90 % de difluorométhane et de 2 à 40 % de 3,3,3-trifluoropropène, idéalement de 5 à 30 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 65 à 80 % de difluorométhane et de 2 à 15 % de 3,3,3- trifluoropropène ; ou de 5 à 75 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 2 à 20 % de difluorométhane et de 2 à 90 % de 3,3,3-trifluoropropène, idéalement de 5 à 75 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 5 à 15 % de difluorométhane et de 10 à 90 % de 3,3,3- trifluoropropène ; ou de 5 à 80 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 20 à 50 % de difluorométhane et de 2 à 75 % de 3,3,3-trifluoropropène, idéalement de 5 à 65 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 25 à 35 % de difluorométhane et de 2 à 70 % de 3,3,3- trifluoropropène ; ou de 2 à 30 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 60 à 90 % de difluorométhane et de 2 à 30 % de 3,3,3-trifluoropropène, idéalement de 5 à 25 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 65 à 80 % de difluorométhane et de 5 à 30 % de 3,3,3- trifluoropropène ; ou de 2 à 30 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 68 à 96 % de difluorométhane et de 2 à 20 % de 3,3,3-trifluoropropène, idéalement de 8 à 23 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 75 5 10 15 20 25 30 35à 90 % de difluorométhane et de 2 à 10 % de 3,3,3-trifluoropropène ; ou - de 2 à 40 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 58 à 90 % de difluorométhane et de 2 à 40 % de 3,3,3-trifluoropropène, idéalement de 2 à 23 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 75 à 90 % de difluorométhane et de 2 à 18 % de 3,3,3-trifluoropropène. 4. Composition selon la revendication 1, comprenant du difluorométhane, du 3,3,3-trifluoropropène et du 1,3,3,3-tétrafluoropropène, et comprenant de préférence de 2 à 96 0/0 de difluorométhane, de 2 à 96 % de 3,3,3-trifluoropropène et de 2 à 96 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, et de manière particulièrement préférée : de 25 à 70 % de difluorométhane, de 2 à 70 % de 3,3,3-trifluoropropène et de 5 à 73 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 25 à 50 % de difluorométhane, de 5 à 70 % de 3,3,3-trifluoropropène et de 5 à 55 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 50 à 96 % de difluorométhane, de 2 à 50 % de 3,3,3-trifluoropropène et de 2 à 50 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 65 à 90 % de difluorométhane, de 5 à 30 % de 3,3,3-trifluoropropène et de 5 à 30 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 2 à 25 % de difluorométhane, de 2 à 90 % de 3,3,3-trifluoropropène et de 5 à 96 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 5 à 25 % de difluorométhane, de 5 à 90 % de 3,3,3-trifluoropropène et de 5 à 90 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 20 à 65 % de difluorométhane, de 2 à 70 % de 3,3,3-trifluoropropène et de 5 à 78 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 25 à 50 % de difluorométhane, de 5 à 70 % de 3,3,3-trifluoropropène et de 5 à 70 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 50 à 96 % de difluorométhane, de 2 à 48 % de 3,3,3-trifluoropropène et de 2 à 30 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 65 à 90 % de 25 30 35difluorométhane, de 5 à 30 % de 3,3,3-trifluoropropène et de 5 à 30 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène. Composition selon la revendication 1, comprenant de 75 à 98 0/0 de difluorométhane, de 1 à 9 % de 1,1-difluoroéthane et de 1 à 23 % de 3,3,3-trifluoropropène. Composition selon la revendication 1, comprenant de 70 à 98 0/0 de difluorométhane, de 1 à 23 % de 3,3,3-trifluoropropène et de 1 à 28 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène. Composition selon la revendication 1, comprenant de 75 à 98 0/0 de difluorométhane, de 1 à 23 % de 3,3,3-trifluoropropène et de 1 à 10 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène. Utilisation d'une composition selon l'une des revendications 1 à 7, en tant que fluide de transfert de chaleur dans un circuit de compression de vapeur. Utilisation selon la revendication 8, dans laquelle le circuit de compression de vapeur comprend un échangeur de chaleur à contre-courant. Composition de transfert de chaleur comprenant la composition selon l'une des revendications 1 à 7 en tant que fluide de transfert de chaleur, et un ou plusieurs additifs choisis parmi les lubrifiants, les stabilisants, les tensioactifs, les agents traceurs, les agents fluorescents, les agents odorants, les agents de solubilisation et leurs mélanges. 11. Installation de transfert de chaleur comprenant un circuit de compression de vapeur contenant une composition selon l'une des revendications 1 à 7 en tant que fluide de transfert de chaleur ou contenant une composition de transfert de chaleur selon la revendication 10. 12. Installation selon la revendication 11, comprenant un échangeur de chaleur à contre-courant.5. 6. 7. 8. 9. 10.Installation selon la revendication 11 ou 12, choisie parmi les installations mobiles ou stationnaires de chauffage par pompe à chaleur, de climatisation, de réfrigération et de congélation. Procédé de chauffage ou de refroidissement d'un fluide ou d'un corps au moyen d'un circuit de compression de vapeur contenant un fluide de transfert de chaleur, ledit procédé comprenant successivement l'évaporation du fluide de transfert de chaleur, la compression du fluide de transfert de chaleur, la condensation du fluide de chaleur et la détente du fluide de transfert de chaleur, dans lequel le fluide de transfert de chaleur est une composition selon l'une des revendications 1 à 7. 13. 14. 15 15. Procédé selon la revendication 14, qui est un procédé de refroidissement d'un fluide ou d'un corps, dans lequel la température du fluide ou du corps refroidi est de -40°C à -10°C, et de préférence de -35°C à -25°C, de manière plus particulièrement préférée de -30°C à -20°C, et dans lequel le 20 fluide de transfert de chaleur comprend : de 20 à 70 % de difluorométhane, de 2 à 30 % de 1,1-difluoroéthane et de 2 à 78 % de 3,3,3-trifluoropropène, idéalement de 25 à 65 % de difluorométhane, de 2 à 15 0/0 de 1,1-difluoroéthane et de 20 à 78 % de 3,3,3- 25 trifluoropropène ; ou de 60 à 96 % de difluorométhane, de 2 à 20 % de 1,1-difluoroéthane et de 2 à 20 % de 3,3,3-trifluoropropène, idéalement de 80 à 90 % de difluorométhane, de 5 à 15 0/0 de 1,1-difluoroéthane et de 5 à 15 % de 3,3,3- 30 trifluoropropène ; ou de 5 à 70 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 20 à 60 % de difluorométhane et de 2 à 75 % de 3,3,3-trifluoropropène, idéalement de 10 à 70 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 25 à 50 % de difluorométhane et de 2 à 65 % de 3,3,3- 35 trifluoropropène ; ou de 2 à 40 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 58 à 90 % de difluorométhane et de 2 à 40 % de 3,3,3-trifluoropropène, idéalement de 5 à 30 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 65 5 10 20 25 30 35à 80 % de difluorométhane et de 2 à 15 % de 3,3,3-trifluoropropène ; ou de 25 à 70 % de difluorométhane, de 2 à 70 % de 3,3,3-trifluoropropène et de 5 à 73 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 25 à 50 % de difluorométhane, de 5 à 70 % de 3,3,3-trifluoropropène et de 5 à 55 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 50 à 96 % de difluorométhane, de 2 à 50 % de 3,3,3-trifluoropropène et de 2 à 50 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 65 à 90 % de difluorométhane, de 5 à 30 % de 3,3,3-trifluoropropène et de 5 à 30 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 2 à 30 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 68 à 96 % de difluorométhane et de 2 à 20 % de 3,3,3-trifluoropropène, idéalement de 8 à 23 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 75 à 90 % de difluorométhane et de 2 à 10 % de 3,3,3-trifluoropropène. 16. Procédé selon la revendication 14, qui est un procédé de refroidissement d'un fluide ou d'un corps, dans lequel la température du fluide ou du corps refroidi est de -15°C à 15°C, et de préférence de -10°C à 10°C, de manière plus particulièrement préférée de -5°C à 5°C, et dans lequel le fluide de transfert de chaleur comprend : de 2 à 20 % de difluorométhane, de 2 à 85 % de 1,1-difluoroéthane et de 2 à 90 % de 3,3,3-trifluoropropène, idéalement de 5 à 15 % de difluorométhane, de 5 à 85 % de 1,1-difluoroéthane et de 10 à 90 % de 3,3,3-trifluoropropène ; ou de 20 à 60 % de difluorométhane, de 2 à 70 % de 1,1-difluoroéthane et de 2 à 70 % de 3,3,3-trifluoropropène, idéalement de 25 à 40 % de difluorométhane, de 5 à 65 0/0 de 1,1-difluoroéthane et de 5 à 70 % de 3,3,3-trifluoropropène ; ou de 50 à 96 % de difluorométhane, de 2 à 30 % de 1,1-difluoroéthane et de 2 à 30 % de 3,3,3-trifluoropropène, idéalement de 65 à 80 % de difluorométhane, de 5 à 25 0/0 10 15 20 25 30 35de 1,1-difluoroéthane et de 5 à 30 % de 3,3,3-trifluoropropène ; ou de 5 à 75 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 2 à 20 % de difluorométhane et de 2 à 90 % de 3,3,3-trifluoropropène, idéalement de 5 à 75 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 5 à 15 % de difluorométhane et de 10 à 90 % de 3,3,3-trifluoropropène ; ou de 5 à 80 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 20 à 50 % de difluorométhane et de 2 à 75 % de 3,3,3-trifluoropropène, idéalement de 5 à 65 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 25 à 35 % de difluorométhane et de 2 à 70 % de 3,3,3-trifluoropropène ; ou de 2 à 30 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 60 à 90 % de difluorométhane et de 2 à 30 % de 3,3,3-trifluoropropène, idéalement de 5 à 25 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 65 à 80 % de difluorométhane et de 5 à 30 % de 3,3,3-trifluoropropène ; ou de 2 à 25 % de difluorométhane, de 2 à 90 % de 3,3,3-trifluoropropène et de 5 à 96 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 5 à 25 % de difluorométhane, de 5 à 90 % de 3,3,3-trifluoropropène et de 5 à 90 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 20 à 65 % de difluorométhane, de 2 à 70 % de 3,3,3-trifluoropropène et de 5 à 78 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 25 à 50 % de difluorométhane, de 5 à 70 % de 3,3,3-trifluoropropène et de 5 à 70 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 50 à 96 % de difluorométhane, de 2 à 48 % de 3,3,3-trifluoropropène et de 2 à 30 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 65 à 90 % de difluorométhane, de 5 à 30 % de 3,3,3-trifluoropropène et de 5 à 30 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 2 à 40 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 58 à 90 % de difluorométhane et de 2 à 40 % de 3,3,3-trifluoropropène, idéalement de 2 à 23 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 75 à 90 % de difluorométhane et de 2 à 18 % de 3,3,3-trifluoropropène. 10 15 20 25 30 3517. Procédé selon la revendication 14, qui est un procédé de chauffage d'un fluide ou d'un corps, dans lequel la température du fluide ou du corps chauffé est de 30°C à 80°C, et de préférence de 35°C à 55°C, de manière plus particulièrement préférée de 40°C à 50°C, et dans lequel le fluide de transfert de chaleur comprend : de 2 à 20 % de difluorométhane, de 2 à 85 % de 1,1-difluoroéthane et de 2 à 90 % de 3,3,3-trifluoropropène, idéalement de 5 à 15 % de difluorométhane, de 5 à 85 % de 1,1-difluoroéthane et de 10 à 90 % de 3,3,3-trifluoropropène ; ou de 20 à 60 % de difluorométhane, de 2 à 70 % de 1,1-difluoroéthane et de 2 à 70 % de 3,3,3-trifluoropropène, idéalement de 25 à 40 % de difluorométhane, de 5 à 65 0/0 de 1,1-difluoroéthane et de 5 à 70 % de 3,3,3-trifluoropropène ; ou de 50 à 96 % de difluorométhane, de 2 à 30 % de 1,1-difluoroéthane et de 2 à 30 % de 3,3,3-trifluoropropène, idéalement de 65 à 80 % de difluorométhane, de 5 à 25 0/0 de 1,1-difluoroéthane et de 5 à 30 % de 3,3,3-trifluoropropène ; ou de 5 à 75 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 2 à 20 % de difluorométhane et de 2 à 90 % de 3,3,3-trifluoropropène, idéalement de 5 à 75 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 5 à 15 % de difluorométhane et de 10 à 90 % de 3,3,3-trifluoropropène ; ou de 5 à 80 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 20 à 50 % de difluorométhane et de 2 à 75 % de 3,3,3-trifluoropropène, idéalement de 5 à 65 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 25 à 35 % de difluorométhane et de 2 à 70 % de 3,3,3-trifluoropropène ; ou de 2 à 30 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 60 à 90 % de difluorométhane et de 2 à 30 % de 3,3,3-trifluoropropène, idéalement de 5 à 25 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 65 à 80 % de difluorométhane et de 5 à 30 % de 3,3,3-trifluoropropène ; ou de 2 à 25 % de difluorométhane, de 2 à 90 % de 3,3,3-trifluoropropène et de 5 à 96 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 5 à 25 % de difluorométhane, de 5 à 90 % de 3,3,3-trifluoropropène et de 5 à 90 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 20 à 65 % de difluorométhane, de 2 à 70 % de 3,3,3-trifluoropropène et de 5 à 78 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 25 à 50 % de difluorométhane, de 5 à 70 % de 3,3,3-trifluoropropène et de 5 à 70 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 50 à 96 % de difluorométhane, de 2 à 48 % de 3,3,3-trifluoropropène et de 2 à 30 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 65 à 90 % de difluorométhane, de 5 à 30 % de 3,3,3-trifluoropropène et de 5 à 30 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 2 à 40 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 58 à 90 % de difluorométhane et de 2 à 40 % de 3,3,3-trifluoropropène, idéalement de 2 à 23 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 75 à 90 % de difluorométhane et de 2 à 18 % de 3,3,3-trifluoropropène. 20 18. Procédé de réduction de l'impact environnemental d'une installation de transfert de chaleur comprenant un circuit de compression de vapeur contenant un fluide de transfert de chaleur initial, ledit procédé comprenant une étape de remplacement du fluide de transfert de chaleur initial dans le 25 circuit de compression de vapeur par un fluide de transfert final, le fluide de transfert final présentant un GWP inférieur au fluide de transfert de chaleur initial, dans lequel le fluide de transfert de chaleur final est une composition selon l'une des revendications 1 à 7. 30 19. Procédé selon la revendication 18, dans lequel le fluide de transfert de chaleur initial est un mélange ternaire de 52 % de 1,1,1-trifluoroéthane, de 44 % de pentafluoroéthane et de 4 0/0 de 1,1,1,2-tétrafluoroéthane ou un mélange ternaire de 52 % de 35 1,1,1,2-tétrafluoroéthane, de 25 % de pentafluoroéthane et de 23 % de difluorométhane, et dans lequel le fluide de transfert de chaleur final comprend : 10 15 5 15 20 25 30 35de 20 à 70 % de difluorométhane, de 2 à 30 % de 1,1-difluoroéthane et de 2 à 78 % de 3,3,3-trifluoropropène, idéalement de 25 à 65 % de difluorométhane, de 2 à 15 0/0 de 1,1-difluoroéthane et de 20 à 78 % de 3,3,3-trifluoropropène ; ou de 20 à 60 % de difluorométhane, de 2 à 70 % de 1,1-difluoroéthane et de 2 à 70 % de 3,3,3-trifluoropropène, idéalement de 25 à 40 % de difluorométhane, de 5 à 65 0/0 de 1,1-difluoroéthane et de 5 à 70 % de 3,3,3-trifluoropropène ; ou de 5 à 70 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 20 à 60 % de difluorométhane et de 2 à 75 % de 3,3,3-trifluoropropène, idéalement de 10 à 70 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 25 à 50 % de difluorométhane et de 2 à 65 % de 3,3,3-trifluoropropène ; ou de 5 à 80 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 20 à 50 % de difluorométhane et de 2 à 75 % de 3,3,3-trifluoropropène, idéalement de 5 à 65 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 25 à 35 % de difluorométhane et de 2 à 70 % de 3,3,3-trifluoropropène ; ou de 25 à 70 % de difluorométhane, de 2 à 70 % de 3,3,3-trifluoropropène et de 5 à 73 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 25 à 50 % de difluorométhane, de 5 à 70 % de 3,3,3-trifluoropropène et de 5 à 55 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 20 à 65 % de difluorométhane, de 2 à 70 % de 3,3,3-trifluoropropène et de 5 à 78 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 25 à 50 % de difluorométhane, de 5 à 70 % de 3,3,3-trifluoropropène et de 5 à 70 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène. 20. Procédé selon la revendication 18, dans lequel le fluide de transfert de chaleur initial est un mélange binaire de 50 % de difluorométhane et de 50 % de pentafluoroéthane, et dans lequel le fluide de transfert de chaleur final comprend : - de 60 à 96 % de difluorométhane, de 2 à 20 % de 1,1- difluoroéthane et de 2 à 20 % de 3,3,3-trifluoropropène, idéalement de 80 à 90 % de difluorométhane, de 5 à 15 0/0 10 15 20 25 30 35de 1,1-difluoroéthane et de 5 à 15 % de 3,3,3-trifluoropropène ; ou de 50 à 96 % de difluorométhane, de 2 à 30 % de 1,1-difluoroéthane et de 2 à 30 % de 3,3,3-trifluoropropène, idéalement de 65 à 80 % de difluorométhane, de 5 à 25 0/0 de 1,1-difluoroéthane et de 5 à 30 % de 3,3,3-trifluoropropène ; ou de 2 à 40 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 58 à 90 % de difluorométhane et de 2 à 40 % de 3,3,3-trifluoropropène, idéalement de 5 à 30 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 65 à 80 % de difluorométhane et de 2 à 15 % de 3,3,3-trifluoropropène ; ou de 2 à 30 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 60 à 90 % de difluorométhane et de 2 à 30 % de 3,3,3-trifluoropropène, idéalement de 5 à 25 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 65 à 80 % de difluorométhane et de 5 à 30 % de 3,3,3-trifluoropropène ; ou de 50 à 96 % de difluorométhane, de 2 à 50 % de 3,3,3-trifluoropropène et de 2 à 50 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 65 à 90 % de difluorométhane, de 5 à 30 % de 3,3,3-trifluoropropène et de 5 à 30 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 50 à 96 % de difluorométhane, de 2 à 48 % de 3,3,3-trifluoropropène et de 2 à 30 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 65 à 90 % de difluorométhane, de 5 à 30 % de 3,3,3-trifluoropropène et de 5 à 30 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène. 21. Procédé selon la revendication 18, dans lequel le fluide de transfert de chaleur initial est du 1,1,1,2-tétrafluoroéthane, et dans lequel le fluide de transfert de chaleur final comprend : - de 2 à 20 % de difluorométhane, de 2 à 85 % de 1,1-difluoroéthane et de 2 à 90 % de 3,3,3-trifluoropropène, idéalement de 5 à 15 % de difluorométhane, de 5 à 85 % de 1,1-difluoroéthane et de 10 à 90 % de 3,3,3-trifluoropropène ; ou - de 5 à 75 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 2 à 20 % de difluorométhane et de 2 à 90 % de 3,3,3-trifluoropropène,idéalement de 5 à 75 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 5 à 15 % de difluorométhane et de 10 à 90 % de 3,3,3-trifluoropropène ; ou - de 2 à 25 % de difluorométhane, de 2 à 90 % de 3,3,3- trifluoropropène et de 5 à 96 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 5 à 25 % de difluorométhane, de 5 à 90 % de 3,3,3-trifluoropropène et de 5 à 90 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène. 22. Procédé selon la revendication 18, dans lequel le fluide de transfert de chaleur initial est du difluorométhane, et dans lequel le fluide de transfert de chaleur final comprend : de 2 à 30 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 68 à 96 % de difluorométhane et de 2 à 20 % de 3,3,3-trifluoropropène, idéalement de 8 à 23 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 75 à 90 % de difluorométhane et de 2 à 10 % de 3,3,3-trifluoropropène ; ou de 2 à 40 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 58 à 90 % de difluorométhane et de 2 à 40 % de 3,3,3-trifluoropropène, idéalement de 2 à 23 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 75 à 90 % de difluorométhane et de 2 à 18 % de 3,3,3-trifluoropropène.
100,984
FR2959998A1
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FR 2959998 A1 20111118 FR 1053671 A 20100511 1 FLUIDES DE TRANSFERT DE CHALEUR TERNAIRES COMPRENANT DU DIFLUOROMETHANE, DU PENTAFLUOROETHANE ET DU TETRAFLUOROPROPENE DOMAINE DE L'INVENTION La présente invention concerne des fluides de transfert à base de difluorométhane, de pentafluoroéthane et de tétrafluoropropène, qui présentent des performances élevées et un faible GWP, et sont donc appropriés pour le remplacement des réfrigérants usuels. ARRIERE-PLAN TECHNIQUE Les fluides à base de composés fluorocarbonés sont largement utilisés dans les systèmes de transfert de chaleur par compression de vapeur, notamment les dispositifs de climatisation, de pompe à chaleur, de réfrigération ou de congélation. Ces dispositifs ont en commun de reposer sur un cycle thermodynamique comprenant la vaporisation du fluide à basse pression (dans laquelle le fluide absorbe de la chaleur) ; la compression du fluide vaporisé jusqu'à une pression élevée ; la condensation du fluide vaporisé en liquide à pression élevée (dans laquelle le fluide rejette de la chaleur) ; et la détente du fluide pour terminer le cycle. Le choix d'un fluide de transfert de chaleur (qui peut être un composé pur ou un mélange de composés) est dicté d'une part par les propriétés thermodynamiques du fluide, et d'autre part par des contraintes supplémentaires. Ainsi, un critère particulièrement important est celui de l'impact du fluide considéré sur l'environnement. En particulier, les composés chlorés (chlorofluorocarbures et hydrochlorofluorocarbures) présentent le désavantage d'endommager la couche d'ozone. On leur préfère donc désormais généralement les composés non chlorés tels que les hydrofluorocarbures, les fluoroéthers et les fluorooléfines. Des fluides de transfert de chaleur actuellement utilisés sont le HFC-134a, le R404a (mélange ternaire de 52 % de HFC-143a, de 44 % de HFC- 125 et de 4 % de HFC-134a) et le R407c (mélange ternaire de 52 % de HFC-134a, de 25 % de HFC-125 et de 23 % de HFC-32). Il est toutefois nécessaire de mettre au point d'autres fluides de transfert de chaleur présentant un potentiel de réchauffement global (GWP) inférieur à celui des fluides ci-dessus, et présentant des performances équivalentes et de préférence améliorées. Le document US 2009/0250650 décrit diverses compositions à base de fluorooléfines et leur utilisation en tant que fluides de transfert de chaleur. En particulier, le document décrit le mélange constitué par le HFC-32, le HFC-125 et le HFO-1234ze ainsi que le mélange constitué par le HFC-32, le HFC-125 et le HFO-1234yf. Les compositions indiquées comme étant préférées sont les suivantes : - 23 % de HFC-32, 25 % de HFC-125 et 52 % de HFO-1234ze ; - 30 % de HFC-32, 50 % de HFC-125 et 20 % de HFO-1234ze ; 40 % de HFC-32, 50 % de HFC-125 et 10 % de HFO-1234yf ; 23 % de HFC-32, 25 % de HFC-125 et 52 % de HFO-1234yf ; 15 % de HFC-32, 45 % de HFC-125 et 40 % de HFO-1234yf ; et 10 % de HFC-32, 60 % de HFC-125 et 30 % de HFO-1234yf. Le document WO 2010/002014 décrit un réfrigérant non-inflammable à base de HFC-32, HFC-125 et HFO-1234yf. Plusieurs compositions sont divulguées et notamment celle comprenant 15 % de HFC-32, 25 % de HFC- 125 et 60 % de HFO-1234yf. Toutefois, il existe encore un besoin de mettre au point d'autres fluides de transfert de chaleur présentant un GWP relativement faible, et présentant de meilleures performances énergétiques que les fluides de transfert de chaleur de l'état de la technique. RESUME DE L'INVENTION L'invention concerne en premier lieu une composition ternaire comprenant : - de 5 à 50 % de difluorométhane ; - de 2 à 20 % de pentafluoroéthane ; et - de 30 à 90 % de tétrafluoropropène. Selon un mode de réalisation, le tétrafluoropropène est le 1,3,3,3- tétrafluoropropène. Selon un autre mode de réalisation, le tétrafluoropropène est le 2,3,3,3-tétrafluoropropène. Selon un mode de réalisation, la composition comprend : - de 15 à 35 % de difluorométhane ; - de 5 à 20 % de pentafluoroéthane ; et - de 45 à 80 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène ; et, de préférence : - de 18 à 25 % de difluorométhane ; - de 8 à 20 % de pentafluoroéthane ; et - de 55 à 74 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène ; Selon un mode de réalisation, la composition comprend : - de 15 à 50 % de difluorométhane ; ~o - de 5 à 20 % de pentafluoroéthane ; et - de 30 à 80 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; et, de préférence : - de 30 à 40 % de difluorométhane ; - de 8 à 20 % de pentafluoroéthane ; et 15 - de 40 à 62 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène. Selon un mode de réalisation, la composition comprend : - de 5 à 30 % de difluorométhane ; - de 5 à 20 % de pentafluoroéthane ; et - de 50 à 90 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; 20 et, de préférence : - de 5 à 20 % de difluorométhane ; - de 5 à 20 % de pentafluoroéthane ; et - de 60 à 90 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène. Selon un mode de réalisation, la composition comprend : 25 - de 20 à 40 % de difluorométhane ; - de 5 à 20 % de pentafluoroéthane ; et - de 40 à 75 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; et, de préférence : - de 25 à 40 % de difluorométhane ; 30 - de 5 à 20 % de pentafluoroéthane ; et - de 40 à 70 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène. L'invention concerne également l'utilisation de la composition ternaire susmentionnée, en tant que fluide de transfert de chaleur dans un circuit de compression de vapeur. 35 L'invention concerne également une composition de transfert de chaleur comprenant la composition ternaire susmentionnée en tant que fluide de transfert de chaleur, et un ou plusieurs additifs choisis parmi les lubrifiants, les stabilisants, les tensioactifs, les agents traceurs, les agents fluorescents, les agents odorants, les agents de solubilisation et leurs mélanges. L'invention concerne également une installation de transfert de chaleur comprenant un circuit de compression de vapeur contenant la composition ternaire susmentionnée en tant que fluide de transfert de chaleur, ou contenant une composition de transfert de chaleur susmentionnée. Selon un mode de réalisation, cette installation est choisie parmi les installations mobiles ou stationnaires de chauffage par pompe à chaleur, de climatisation, de réfrigération et de congélation. L'invention concerne également un procédé de chauffage ou de refroidissement d'un fluide ou d'un corps au moyen d'un circuit de compression de vapeur contenant un fluide de transfert de chaleur, ledit procédé comprenant successivement l'évaporation du fluide de transfert de chaleur, la compression du fluide de transfert de chaleur, la condensation du fluide de chaleur et la détente du fluide de transfert de chaleur, et le fluide de transfert de chaleur étant la composition ternaire susmentionnée. Selon un mode de réalisation du procédé de chauffage ou de refroidissement, ce procédé est un procédé de refroidissement d'un fluide ou d'un corps, dans lequel la température du fluide ou du corps refroidi est de -40°C à -10°C, et de préférence de -35°C à -25°C, de manière plus particulièrement préférée de -30°C à -20°C, et dans lequel le fluide de transfert de chaleur comprend : de 15 à 35 % de difluorométhane, de 5 à 20 % de pentafluoroéthane et de 45 à 80 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de préférence de 18 à 25 % de difluorométhane, de 8 à 20 % de pentafluoroéthane et de 55 à 74 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 15 à 50 % de difluorométhane, de 5 à 20 % de pentafluoroéthane et de 30 à 80 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, de préférence de 30 à 40 % de difluorométhane, de 8 à 20 % de pentafluoroéthane et de 40 à 62 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène. Selon un autre mode de réalisation du procédé de chauffage ou de refroidissement, ce procédé est un procédé de refroidissement d'un fluide ou d'un corps, dans lequel la température du fluide ou du corps refroidi est de -15°C à 15°C, et de préférence de -10°C à 10°C, de manière plus particulièrement préférée de -5°C à 5°C, et dans lequel le fluide de transfert de chaleur comprend : de 15 à 35 % de difluorométhane, de 5 à 20 % de pentafluoroéthane et de 45 à 80 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de préférence de 18 à 25 % de difluorométhane, de 8 à 20 % de pentafluoroéthane et de 55 à 74 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 5 à 30 % de difluorométhane, de 5 à 20 % de pentafluoroéthane et de 50 à 90 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, de préférence de 5 à 20 % de difluorométhane, de 5 à 20 % de pentafluoroéthane et de 60 à 90 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 20 à 40 % de difluorométhane, de 5 à 20 % de pentafluoroéthane et de 40 à 75 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, de préférence de 25 à 40 % de difluorométhane, de 5 à 20 % de pentafluoroéthane et de 40 à 70 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène. Selon un autre mode de réalisation du procédé de chauffage ou de refroidissement, ce procédé est un procédé de chauffage d'un fluide ou d'un corps, dans lequel la température du fluide ou du corps chauffé est de 30°C à 80°C, et de préférence de 35°C à 55°C, de manière plus particulièrement préférée de 40°C à 50°C, et dans lequel le fluide de transfert de chaleur comprend : de 15 à 35 % de difluorométhane, de 5 à 20 % de pentafluoroéthane et de 45 à 80 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de préférence de 18 à 25 % de difluorométhane, de 8 à 20 % de pentafluoroéthane et de 55 à 74 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 5 à 30 % de difluorométhane, de 5 à 20 % de pentafluoroéthane et de 50 à 90 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, de préférence de 5 à 20 % de difluorométhane, de 5 à 20 % de pentafluoroéthane et de 60 à 90 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 20 à 40 % de difluorométhane, de 5 à 20 % de pentafluoroéthane et de 40 à 75 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, de préférence de 25 à 40 % de difluorométhane, de 5 à 20 % de pentafluoroéthane et de 40 à 70 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène. L'invention concerne également un procédé de réduction de l'impact environnemental d'une installation de transfert de chaleur comprenant un circuit de compression de vapeur contenant un fluide de transfert de chaleur initial, ledit procédé comprenant une étape de remplacement du fluide de transfert de chaleur initial dans le circuit de compression de vapeur par un fluide de transfert final, le fluide de transfert final présentant un GWP inférieur au fluide de transfert de chaleur initial, dans lequel le fluide de transfert de chaleur final est la composition ternaire susmentionnée. Selon un mode de réalisation de ce procédé de réduction de l'impact environnemental, le fluide de transfert de chaleur initial est un mélange ternaire de 52 % de 1,1,1-trifluoroéthane, de 44 % de pentafluoroéthane et de 4 % de 1,1,1,2-tétrafluoroéthane ou un mélange ternaire de 52 % de 1,1,1,2-tétrafluoroéthane, de 25 % de pentafluoroéthane et de 23 % de difluorométhane, et le fluide de transfert de chaleur final comprend : de 15 à 35 % de difluorométhane, de 5 à 20 % de pentafluoroéthane et de 45 à 80 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de préférence de 18 à 25 % de difluorométhane, de 8 à 20 % de pentafluoroéthane et de 55 à 74 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 15 à 50 % de difluorométhane, de 5 à 20 % de pentafluoroéthane et de 30 à 80 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, de préférence de 30 à 40 % de difluorométhane, de 8 à 20 % de pentafluoroéthane et de 40 à 62 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 20 à 40 % de difluorométhane, de 5 à 20 % de pentafluoroéthane et de 40 à 75 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, de préférence de 25 à 40 % de difluorométhane, de 5 à 20 % de pentafluoroéthane et de 40 à 70 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène. Selon un autre mode de réalisation de ce procédé de réduction de l'impact environnemental, le fluide de transfert de chaleur initial est du 1,1,1,2-tétrafluoroéthane, et le fluide de transfert de chaleur final comprend : - de 5 à 30 % de difluorométhane, de 5 à 20 % de pentafluoroéthane et de 50 à 90 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, de préférence de 5 à 20 % de difluorométhane, de 5 à 20 % de pentafluoroéthane et de 60 à 90 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène. La présente invention permet de surmonter les inconvénients de l'état de la technique. Elle fournit plus particulièrement des fluides de transfert de chaleur présentant un GWP relativement faible, et présentant de meilleures performances énergétiques que les fluides de transfert de chaleur connus. Ceci est accompli grâce à des mélanges ternaires comprenant du HFC-32, du HFC-125 et du tétrafluoropropène dans les proportions indiquées ci-dessus. Selon certains modes de réalisation particuliers, l'invention présente également une ou de préférence plusieurs des caractéristiques avantageuses énumérées ci-dessous. Les fluides de transfert de chaleur de l'invention présentent un coefficient de performance supérieur aux réfrigérants de référence R404a, R407c et / ou HFC-134, dans le même type d'applications. La capacité des fluides de transfert de chaleur de l'invention est supérieure ou égale à celle des réfrigérants de référence, même type d'applications. Corrélativement, l'invention permet de diminuer le GWP de systèmes existants comprenant l'un des réfrigérants de référence ci-dessus, et ce en améliorant dans une large mesure les performances de ces systèmes, en remplaçant les réfrigérants de référence par les fluides de transfert de chaleur de l'invention. Les fluides de transfert de chaleur de l'invention présentent un coefficient de performance supérieur à celui des mélanges ternaires de HFC-32, HFC-125 et HFO-1234ze ou HFO-1234yf qui sont décrits dans les documents US 2009/0250650 et WO 2010/002014. Certains fluides de transfert de chaleur selon l'invention permettent d'obtenir une température en sortie du compresseur inférieure par rapport à celle obtenue avec les fluides de transfert de chaleur de l'état de la technique. Selon l'invention, le potentiel de réchauffement global (GWP) est défini par rapport au dioxyde de carbone et par rapport à une durée de 100 ans, selon la méthode indiquée dans « The scientific assessment of ozone depletion, 2002, a report of the World Meteorological Association's Global Ozone Research and Monitoring Project ». DESCRIPTION DE MODES DE REALISATION DE L'INVENTION L'invention est maintenant décrite plus en détail et de façon non limitative dans la description qui suit. Par « composé de transfert de chaleur », respectivement « fluide de transfert de chaleur » (ou fluide frigorigène), on entend un composé, respectivement un fluide, susceptible d'absorber de la chaleur en s'évaporant à basse température et basse pression et de rejeter de la chaleur en se condensant à haute température et haute pression, dans un circuit de compression de vapeur. De manière générale, un fluide de transfert de chaleur peut comprendre un seul, deux, trois ou plus de trois composés de transfert de chaleur. Par « composition de transfert de chaleur » on entend une composition comprenant un fluide de transfert de chaleur et éventuellement un ou plusieurs additifs qui ne sont pas des composés de transfert de chaleur pour l'application envisagée. Le procédé de transfert de chaleur selon l'invention repose sur l'utilisation d'une installation comprenant un circuit de compression de vapeur qui contient un fluide de transfert de chaleur. Le procédé de transfert de chaleur peut être un procédé de chauffage ou de refroidissement d'un fluide ou d'un corps. Le circuit de compression de vapeur contenant un fluide de transfert de chaleur comprend au moins un évaporateur, un compresseur, un condenseur et un détendeur, ainsi que des lignes de transport de fluide de transfert de chaleur entre ces éléments. L'évaporateur et le condenseur comprennent un échangeur de chaleur permettant un échange de chaleur entre le fluide de transfert de chaleur et un autre fluide ou corps. A titre de compresseur, on peut utiliser notamment un compresseur centrifuge à un ou plusieurs étages ou un mini-compresseur centrifuge. Les compresseurs rotatifs, à piston ou à vis peuvent aussi être utilisés. Le compresseur peut être entraîné par un moteur électrique ou par une turbine à gaz (par exemple alimentée par les gaz d'échappement d'un véhicule, pour les applications mobiles) ou par engrenage. L'installation peut comprendre une turbine pour générer de l'électricité (cycle de Rankine). L'installation peut également éventuellement comprendre au moins un circuit de fluide caloporteur utilisé pour transmettre la chaleur (avec ou sans changement d'état) entre le circuit de fluide de transfert de chaleur et le fluide ou corps à chauffer ou refroidir. L'installation peut également éventuellement comprendre deux circuits de compression de vapeur (ou plus), contenant des fluides de transfert de chaleur identiques ou distincts. Par exemple, les circuits de compression de vapeur peuvent être couplés entre eux. Le circuit de compression de vapeur fonctionne selon un cycle classique de compression de vapeur. Le cycle comprend le changement d'état du fluide de transfert de chaleur d'une phase liquide (ou diphasique liquide / vapeur) vers une phase vapeur à une pression relativement faible, puis la compression du fluide en phase vapeur jusqu'à une pression relativement élevée, le changement d'état (condensation) du fluide de transfert de chaleur de la phase vapeur vers la phase liquide à une pression relativement élevée, et la réduction de la pression pour recommencer le cycle Dans le cas d'un procédé de refroidissement, de la chaleur issue du fluide ou du corps que l'on refroidit (directement ou indirectement, via un fluide caloporteur) est absorbée par le fluide de transfert de chaleur, lors de l'évaporation de ce dernier, et ce à une température relativement faible par rapport à l'environnement. Les procédés de refroidissement comprennent les procédés de climatisation (avec des installations mobiles, par exemple dans des véhicules, ou stationnaires), de réfrigération et de congélation ou de cryogénie. Dans le cas d'un procédé de chauffage, de la chaleur est cédée (directement ou indirectement, via un fluide caloporteur) du fluide de transfert de chaleur, lors de la condensation de celui-ci, au fluide ou au corps que l'on chauffe, et ce à une température relativement élevée par rapport à l'environnement. L'installation permettant de mettre en oeuvre le transfert de chaleur est appelée dans ce cas « pompe à chaleur ». Il est possible d'utiliser tout type d'échangeur de chaleur pour la mise en oeuvre des fluides de transfert de chaleur selon l'invention, et notamment des échangeurs de chaleur à co-courant. Toutefois, selon un mode de réalisation préféré, l'invention prévoit que les procédés de refroidissement et de chauffage, et les installations correspondantes, comprennent un échangeur de chaleur à contre-courant, soit au condenseur, soit à l'évaporateur. En effet, les fluides de transfert de chaleur selon l'invention sont particulièrement efficaces avec des échangeurs de chaleur à contre-courant. De préférence, à la fois l'évaporateur et le condenseur comprennent un échangeur de chaleur à contre-courant. Selon l'invention, par « échangeur de chaleur à contre-courant », on entend un échangeur de chaleur dans lequel de la chaleur est échangée entre un premier fluide et un deuxième fluide, le premier fluide à l'entrée de l'échangeur échangeant de la chaleur avec le deuxième fluide à la sortie de l'échangeur, et le premier fluide à la sortie de l'échangeur échangeant de la chaleur avec le deuxième fluide à l'entrée de l'échangeur. Par exemple, les échangeurs de chaleur à contre-courant comprennent les dispositifs dans lesquels le flux du premier fluide et le flux du deuxième fluide sont dans des directions opposées, ou quasiment opposées. Les échangeurs fonctionnant en mode courant croisé à tendance contre-courant sont également compris parmi les échangeurs de chaleur à contre-courant au sens de la présente demande. La signification des différentes abréviations utilisées pour désigner les différents composés chimiques mentionnés dans la demande est la suivante : - HFC-134a : 1,1,1,2-tétrafluoroéthane ; - HFC-125 : pentafluoroéthane ; - HFC-32 : difluorométhane ; - HFO-1234ze : 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; - HFO-1234yf : 2,3,3,3-tétrafluoropropène. Les fluides de transfert de chaleur utilisés dans l'invention sont les mélanges ternaires suivants : 1) HFC-32, HFC-125 et HFO-1234ze ; et 2) HFC-32, HFC-125 et HFO-1234yf. Par « mélange ternaire » on entend une composition consistant essentiellement en les trois composés cités, c'est-à-dire dans laquelle les trois composés cités représentent au moins 99 % (de préférence au moins 99,5 % voire au moins 99,9 %) de la composition. Sauf mention contraire, dans l'ensemble de la demande les proportions de composés indiquées sont données en pourcentages massiques. Le HFO-1234ze peut être sous forme cis ou trans (de préférence trans) ou être un mélange de ces deux formes. Dans les compositions ci-dessus, le HFC-32 est présent en quantité de 5 à 50 %, le HFC-125 est présent en quantité de 2 à 20 % et le HFO- 1234yf ou le HFO-1234ze est présent en quantité de 30 à 90 %. Pour une utilisation dans les procédés de réfrigération à basse température, c'est-à-dire ceux dans lesquels la température du fluide ou du corps refroidi est de -40°C à -10°C, et de préférence de -35°C à -25°C, de manière plus particulièrement préférée de -30°C à -20°C (idéalement d'environ -25°C), on a trouvé que les compositions les plus performantes en remplacement du R404a sont les suivantes : pour la composition 1) : de 15 à 50 % de HFC-32, de 5 à 20 % de HFC-125 et de 30 à 80 % de HFO-1234ze, et de préférence de 30 à40%deHFC-32,de8à20%deHFC-125 et de 40 à 62%de HFO-1234ze ; pour la composition 2) : de 15 à 35 % de HFC-32, de 5 à 20 % de HFC-125 et de 45 à 80 % de HFO-1234yf, et de préférence de 18 à25%deHFC-32,de8à20%deHFC-125 et de 55 à 74%de HFO-1234yf. Pour une utilisation dans : les procédés de refroidissement à température modérée, c'est-à- dire ceux dans lesquels la température du fluide ou du corps refroidi est de -15°C à 15°C, de préférence de -10°C à 10°C, de manière plus particulièrement préférée de -5°C à 5°C (idéalement d'environ 0°C), ainsi que les procédés de chauffage à température modérée, c'est-à-dire ceux dans lesquels la température du fluide ou du corps chauffé est de 30°C à 80°C, et de préférence de 35°C à 55°C, de manière plus particulièrement préférée de 40°C à 50°C (idéalement d'environ 45°C), on a trouvé que les compositions les plus performantes en remplacement du HFC-134a sont les suivantes : - pour la composition 1) : de 5 à 30 % de HFC-32, de 5 à 20 % de HFC-125 et de 50 à 90 % de HFO-1234ze, et de préférence de 5 à 20%deHFC-32,de5 à 20 0/0 de HFC-125 et de 60 à 90 0/0 de HFO-1234ze. Pour une utilisation dans : les procédés de refroidissement à température modérée, c'est-à-dire ceux dans lesquels la température du fluide ou du corps refroidi est de -15°C à 15°C, de préférence de -10°C à 10°C, de manière plus particulièrement préférée de -5°C à 5°C (idéalement d'environ 0°C), ainsi que les procédés de chauffage à température modérée, c'est-à-dire ceux dans lesquels la température du fluide ou du corps chauffé est de 30°C à 80°C, et de préférence de 35°C à 55°C, de manière plus particulièrement préférée de 40°C à 50°C (idéalement d'environ 45°C), on a trouvé que les compositions les plus performantes en remplacement du R404a ou du R407c sont les suivantes : pour la composition 1) : de 20 à 40 % de HFC-32, de 5 à 20 % de HFC-125 et de 40 à 75 % de HFO-1234ze, et de préférence de 25 à 40 % de HFC-32, de 5 à 20 % de HFC-125 et de 40 à 70 % de HFO-1234ze ; pour la composition 2) : de 15 à 35 % de HFC-32, de 5 à 20 % de HFC-125 et de 45 à 80 % de HFO-1234yf, et de préférence de 18 à25%deHFC-32,de8à20%deHFC-125 et de 55 à 74%de HFO-1234yf. Dans les procédés de « réfrigération à basse température » mentionnés ci-dessus, la température d'entrée du fluide de transfert de chaleur à l'évaporateur est de préférence de -45°C à -15°C, notamment de - 40°C à -20°C, de manière plus particulièrement préférée de -35°C à -25°C et par exemple d'environ -30°C ; et la température du début de la condensation du fluide de transfert de chaleur au condenseur est de préférence de 25°C à 80°C, notamment de 30°C à 60°C, de manière plus particulièrement préférée de 35°C à 55°C et par exemple d'environ 40°C. Dans les procédés de « refroidissement à température modérée » mentionnés ci-dessus, la température d'entrée du fluide de transfert de chaleur à l'évaporateur est de préférence de -20°C à 10°C, notamment de - 15°C à 5°C, de manière plus particulièrement préférée de -10°C à 0°C et par exemple d'environ -5°C ; et la température du début de la condensation du fluide de transfert de chaleur au condenseur est de préférence de 25°C à 80°C, notamment de 30°C à 60°C, de manière plus particulièrement préférée de 35°C à 55°C et par exemple d'environ 50°C. Ces procédés peuvent être des procédés de réfrigération ou de climatisation. Dans les procédés de « chauffage à température modérée » mentionnés ci-dessus, la température d'entrée du fluide de transfert de chaleur à l'évaporateur est de préférence de -20°C à 10°C, notamment de - 15°C à 5°C, de manière plus particulièrement préférée de -10°C à 0°C et par exemple d'environ -5°C ; et la température du début de la condensation du fluide de transfert de chaleur au condenseur est de préférence de 25°C à 80°C, notamment de 30°C à 60°C, de manière plus particulièrement préférée de 35°C à 55°C et par exemple d'environ 50°C. Les fluides de transfert de chaleur mentionnés ci-dessus ne sont pas des quasi-azéotropes et sont très efficaces lorsqu'ils sont correctement couplés à un échangeur de chaleur à contre-courant (avec une différence de température avec le deuxième fluide approximativement constante dans l'échangeur). Chaque fluide de transfert de chaleur ci-dessus peut être mélangé avec un ou plusieurs additifs pour fournir la composition de transfert de chaleur circulant effectivement dans le circuit de compression de vapeur. Les additifs peuvent notamment être choisis parmi les lubrifiants, les stabilisants, les tensioactifs, les agents traceurs, les agents fluorescents, les agents odorants, les agents de solubilisation et leurs mélanges. Le ou les stabilisants, lorsqu'ils sont présents, représentent de préférence au plus 5 % en masse dans la composition de transfert de chaleur. Parmi les stabilisants, on peut citer notamment le nitrométhane, l'acide ascorbique, l'acide téréphtalique, les azoles tels que le tolutriazole ou le benzotriazole, les composés phénoliques tels que le tocophérol, l'hydroquinone, le t-butyl hydroquinone, le 2,6-di-ter-butyl-4-méthylphénol, les époxydes (alkyl éventuellement fluoré ou perfluoré ou alkényl ou aromatique) tels que les n-butyl glycidyl éther, hexanediol diglycidyl éther, allyl glycidyl éther, butylphénylglycidyl éther, les phosphites, les phosphonates, les thiols et les lactones. A titre de lubrifiants on peut notamment utiliser des huiles d'origine minérale, des huiles silicones, des paraffines, des naphtènes, des paraffines synthétiques, des alkylbenzènes, des poly-alpha oléfines, des polyalkène glycols, des polyol esters et / ou des polyvinyléthers. A titre d'agents traceurs (susceptibles d'être détectés) on peut citer les hydrofluorocarbures, les hydrofluorocarbures deutérés, les hydrocarbures deutérés, les perfluorocarbures, les fluoroéthers, les composés bromés, les composés iodés, les alcools, les aldéhydes, les cétones, le protoxyde d'azote et les combinaisons de ceux-ci. L'agent traceur est différent du ou des composés de transfert de chaleur composant le fluide de transfert de chaleur. A titre d'agents de solubilisation, on peut citer les hydrocarbures, le diméthyléther, les polyoxyalkylène éthers, les amides, les cétones, les nitriles, les chlorocarbures, les esters, les lactones, les aryl éthers, les fluoroéthers et les 1,1,1-trifluoroalcanes. L'agent de solubilisation est différent du ou des composés de transfert de chaleur composant le fluide de transfert de chaleur. A titre d'agents fluorescents, on peut citer les naphthalimides, les perylènes, les coumarines, les anthracènes, les phénanthracènes, les xanthènes, les thioxanthènes, les naphthoxanhtènes, les fluorescéines et les dérivés et combinaisons de ceux-ci. A titre d'agents odorants, on peut citer les alkylacrylates, les allylacrylates, les acides acryliques, les acrylesters, les alkyléthers, les alkylesters, les alcynes, les aldéhydes, les thiols, les thioéthers, les disulfures, les allylisothiocyanates, les acides alcanoïques, les amines, les norbornènes, les dérivés de norbornènes, le cyclohexène, les composés aromaiques hétérocycliques, l'ascaridol, l'o-méthoxy(méthyl)-phénol et les combinaisons de ceux-ci. Les compositions selon l'invention peuvent également être utiles en tant qu'agent d'expansion, aérosol ou solvant. EXEMPLES Les exemples suivants illustrent l'invention sans la limiter. Exemple 1 - méthode de calcul des propriétés des fluides de transfert de chaleur dans les différentes confiqurations envisaqées L'équation RK-Soave est utilisée pour le calcul des densités, enthalpies, entropies et les données d'équilibre liquide vapeur des mélanges. L'utilisation de cette équation nécessite la connaissance des propriétés des corps purs utilisés dans les mélanges en question et aussi les coefficients d'interaction pour chaque binaire. Les données nécessaires pour chaque corps pur sont la température d'ébullition, la température critique et la pression critique, la courbe de pression en fonction de la température à partir du point d'ébullition jusqu'au point critique, les densités de liquide saturé et de vapeur saturée en fonction de la température. Les données sur les HFC sont publiées dans l'ASHRAE Handbook 2005 chapitre 20 et sont aussi disponible sous Refrop (Logiciel développé par NIST pour le calcul des propriétés des fluides frigorigènes). Les données de la courbe température-pression des HFO sont mesurées par la méthode statique. La température critique et la pression critique sont mesurées par un calorimètre C80 commercialisé par Setaram. Les densités, à saturation en fonction de la température, sont mesurées par la technologie du densimètre à tube vibrant développée par les laboratoires de l'école des Mines de Paris. L'équation RK-Soave utilise des coefficients d'interaction binaire pour représenter le comportement des produits en mélanges. Les coefficients sont calculés en fonction des données expérimentales d'équilibre liquide vapeur. La technique utilisée pour les mesures d'équilibre liquide vapeur est la méthode de cellule statique analytique. La cellule d'équilibre comprend un tube saphir et est équipée de deux échantillonneurs ROLSITM électromagnétiques. Elle est immergée dans un bain cryothermostat (HUBER HS40). Une agitation magnétique à entraînement par champ tournant à vitesse variable est utilisée pour accélérer l'atteinte des équilibres. L'analyse des échantillons est effectuée par chromatographie (HP5890 seriesll) en phase gazeuse utilisant un catharomètre (TCD). Les mesures d'équilibre liquide vapeur sur le binaire HFC-32 / HFO-1234ze sont réalisées pour l'isotherme suivante : 15°C. Les mesures d'équilibre liquide vapeur sur le binaire HFC-32 / HFO-1234yf sont réalisées pour les isothermes suivantes : 70°C, 30°C, -10°C. Les données d'équilibre liquide vapeur pour le binaire HFC-32 / HFC-125 sont disponible sous Refprop. Trois isothermes (-30°C, 0°C et 30°C) sont utilisées pour le calcul des coefficients d'interaction pour ce binaire. Les mesures d'équilibre liquide vapeur sur le binaire HFC-125 / HFO-1234yf sont réalisées pour les isothermes suivantes : -15°C, 0°C. Les mesures d'équilibre liquide vapeur sur le binaire HFC-125 / HFO- 1234ze sont réalisées pour les isothermes suivantes : 25°C, 0°C. On considère un système à compression équipé d'un évaporateur et condenseur à contre-courant, d'un compresseur à vis et d'un détendeur. Le système fonctionne avec 15°C de surchauffe et 5°C de sous- refroidissement. L'écart de température minimum entre le fluide secondaire et le fluide frigorigène est considéré de l'ordre de 5°C. Le rendement isentropique des compresseurs est fonction du taux de compression. Ce rendement est calculé suivant l'équation suivante: (1) 'lisen=a-b(ti-c)Z_ d i -e Pour un compresseur à vis, les constantes a, b, c, d et e de l'équation (1) du rendement isentropique sont calculées suivant les données types publiées dans le « Handbook of air conditioning and refrigeration », page 11.52. Le coefficient de performance (COP) est défini, comme étant la puissance utile fournie par le système sur la puissance apportée ou consommée par le système. Le coefficient de performance de Lorenz (COPLorenz) est un 30 coefficient de performance de référence. Il est fonction de températures et est utilisé pour comparer les COP des différents fluides. Le coefficient de performance de Lorenz est défini comme suit (les températures T sont en K) : +condenseur _ +condenseur _ +condenseur moyenne entrée sortie évaporatexr - Tévaporatexr _ Tévaporatexr moyenne sortie entrée 35 (2) (3) Le COP de Lorenz dans le cas de l'air conditionné et de la réfrigération est : Tévaporatesr COPlorenz = moyenne -+condenseur _ Tévaporatesr moyenne moyenne Le COP de Lorenz dans le cas du chauffage est : T condenseur COPlorenz = moyenne T condenseur _ Tevaporateur moyenne 1 moyenne Pour chaque composition, le coefficient de performance du cycle de Lorenz est calculé en fonction des températures correspondantes. En mode de réfrigération à basse température, le système à compression fonctionne entre une température d'entrée du fluide frigorigène 15 à l'évaporateur de -30°C et une température d'entrée du fluide frigorigène au condenseur de 40°C. Le système fourni du froid à -25°C. En mode de chauffage à température modérée, le système à compression fonctionne entre une température d'entrée du fluide frigorigène à l'évaporateur de -5°C et une température du début de la condensation du 20 fluide frigorigène au condenseur de 50°C. Le système fourni de la chaleur à 45°C. En mode de refroidissement à température modérée, le système à compression fonctionne entre une température d'entrée du fluide frigorigène à l'évaporateur de -5°C et une température du début de la condensation du 25 fluide frigorigène au condenseur de 50°C. Le système fourni du froid à 0°C. Dans les tableaux qui suivent, «Temp sortie évap » désigne la température du fluide à la sortie de l'évaporateur, « Temp sortie comp » désigne la température du fluide à la sortie du compresseur, « T sortie cond » désigne la température du fluide à la sortie du condenseur, « evap 30 P » désigne la pression du fluide dans l'évaporateur, « cond P » désigne la pression du fluide dans le condenseur, « Taux (p/p) » désigne le taux de compression, « Gide » désigne le glissement de température, « rendement comp » désigne le rendement du compresseur, « % CAP » désigne la capacité volumétrique du fluide par rapport au fluide de référence indiqué en 35 première ligne et « %COP/COPlrorenz » désigne le rapport du COP du système par rapport au COP du cycle de Lorenz correspondant. (4) (5) 5 Exemple 2 - Résultats pour une réfrigération à basse température, comparaison avec le R404a Mélange HFC-32 / HFC-125 / HFO-1234ze : Composition (%) d d C co ça o. :a C a N Û ô °- o .o .a o. U E O. Q a c o 0 'o 9- C.) a o- ., E E o UO y Q. E ô m U ça c ça p p E> H o a) coi ~ L U H o w H R404A -30 100 40 2,1 18,1 8,8 0,46 53,8 100 32 M Ln ' N O N M 30 50 20 -25 117 35 2,2 18,4 8,2 5,14 58,1 131 38 23 25 52 -23 112 32 1,6 13,4 8,4 7,36 56,9 103 40 35 8 57 -22 121 32 1,7 14,0 8,2 7,86 58,4 113 41 40 8 52 -22 125 32 1,8 14,9 8,1 7,70 59,2 121 42 35 12 53 -22 121 32 1,8 14,4 8,2 7,73 58,7 116 41 40 12 48 -22 124 32 1,9 15,3 8,1 7,53 59,4 124 42 30 16 54 -22 117 32 1,7 13,8 8,3 7,67 58,0 110 41 35 16 49 -22 120 32 1,8 14,7 8,1 7,58 59,0 118 41 40 16 44 -23 124 32 1,9 15,7 8,1 7,32 59,6 126 42 30 20 50 -22 117 32 1,7 14,2 8,2 7,56 58,4 113 41 35 20 45 -23 120 32 1,9 15,2 8,1 7,41 59,3 121 41 40 20 40 -23 124 33 2,0 16,1 8,1 7,08 59,6 129 41 Dans le tableau précédent comme dans les tableaux suivants, les lignes grisées correspondent aux compositions divulguées dans les documents US 2009/0250650 ou WO 2010/002014 et les lignes suivantes correspondent aux compositions selon l'invention. 10 15 Mélange HFC-32 / HFC-125 / HFO-1234yf : Composition (%) d d C i i .-. :a r a N Û ô °- o co c0 Q. C Q a c o 0 'o g- C.) .o .o o. m Q. o UOO y Q. E p m U a a .. à E o U E> H o c0 C c0 L H o a) coi ~ w H R404A -30 100 40 2,1 18,1 8,8 0,46 53,8 100 32 ' >+ M Ln Omr LL ~ ce) = N 25 25 50 -28 114 37 2,3 19,7 8,6 2,39 55,7 125 35 60 15 25 -26 98 34 1,7 14,7 8,5 3,84 56,5 99 37 72 20 8 -25 100 33 1,7 14,4 8,3 4,63 58,1 102 39 70 22 8 -25 101 33 1,8 14,8 8,2 4,73 58,5 106 39 67 25 8 -25 103 33 1,9 15,4 8,1 4,79 59,0 111 39 62 30 8 -25 108 34 2,0 16,5 8,1 4,68 59,2 119 39 70 18 12 -26 99 33 1,7 14,3 8,3 4,37 57,4 100 38 68 20 12 -25 100 33 1,8 14,7 8,3 4,50 58,0 104 38 66 22 12 -25 102 33 1,8 15,1 8,2 4,58 58,3 107 39 63 25 12 -25 104 33 1,9 15,8 8,2 4,61 58,7 113 39 66 18 16 -26 99 33 1,8 14,6 8,3 4,27 57,4 101 38 64 20 16 -26 101 33 1,8 15,0 8,3 4,37 57,8 105 38 62 22 16 -26 102 33 1,9 15,5 8,2 4,43 58,2 109 38 59 25 16 -26 105 34 2,0 16,1 8,2 4,43 58,4 114 39 62 18 20 -26 100 33 1,8 15,0 8,4 4,16 57,3 103 38 60 20 20 -26 101 33 1,9 15,4 8,3 4,24 57,7 107 38 58 22 20 -26 103 34 1,9 15,8 8,3 4,27 58,0 110 38 55 25 20 -26 106 34 2,0 16,5 8,2 4,24 58,2 115 38 10 Exemple 3 - Résultats pour un refroidissement à température modérée, comparaison avec le HFC-134a Mélange HFC-32 / HFC-125 / HFO-1234ze : Composition (%) d d ^ ^ i i Q. d - o c0 m o O J E agi H agi c°,) ~ L O H O R134a -5 81 50 2,4 13,2 5,4 0,00 75,9 100 54 ce). Ln ' N 0 N 0mr 2 () u-M u_ _ C1 15 80 -1 74 44 2,5 12,2 4,8 4,02 78,5 106 56 5 18 77 -1 74 44 2,6 12,4 4,7 4,27 78,7 109 56 5 20 75 -1 74 44 2,7 12,6 4,7 4,42 78,8 111 56 5 85 0 76 43 2,7 12,5 4,6 5,10 79,1 116 58 10 15 75 1 77 43 2,9 13,3 4,5 5,52 79,5 124 57 10 18 72 1 77 43 3,0 13,6 4,5 5,64 79,6 127 57 10 20 70 1 76 43 3,1 13,7 4,5 5,72 79,6 128 57 5 80 1 79 42 3,1 13,5 4,4 6,32 79,8 132 58 15 15 70 1 79 42 3,3 14,4 4,3 6,43 80,0 139 58 15 18 67 1 79 42 3,4 14,7 4,3 6,47 80,1 142 58 15 20 65 2 79 42 3,5 14,9 4,3 6,50 80,1 144 58 5 75 2 81 42 3,4 14,6 4,3 7,01 80,2 146 59 20 15 65 2 81 42 3,7 15,5 4,2 6,95 80,4 154 58 5 10 15 Exemple 4 - Résultats pour un chauffaqe à température modérée, comparaison avec le HFC-134a Mélange HFC-32 / HFC-125 / HFO-1234ze : d d i i - N Composition (%) o0 ôv a0 a -a o. m m O. a â y a. w O. ô o. a -x .a d Q 0 2 E> E Ho co c.) o c0 O 'a U o°0 H E0 agi ~ ~~ O H L R134a -5 81 50 2,4 13,2 5,4 0,00 75,9 100 63 O u N O M = r 15 80 -1 74 44 2,5 12,2 4,8 4,02 78,5 103 65 5 18 77 -1 74 44 2,6 12,4 4,7 4,27 78,7 106 65 5 20 75 -1 74 44 2,7 12,6 4,7 4,42 78,8 108 65 5 85 0 76 43 2,7 12,5 4,6 5,10 79,1 110 66 10 15 75 1 77 43 2,9 13,3 4,5 5,52 79,5 118 66 10 18 72 1 77 43 3,0 13,6 4,5 5,64 79,6 121 66 10 20 70 1 76 43 3,1 13,7 4,5 5,72 79,6 123 66 5 80 1 79 42 3,1 13,5 4,4 6,32 79,8 124 66 15 15 70 1 79 42 3,3 14,4 4,3 6,43 80,0 132 66 15 18 67 1 79 42 3,4 14,7 4,3 6,47 80,1 135 66 15 20 65 2 79 42 3,5 14,9 4,3 6,50 80,1 136 66 5 75 2 81 42 3,4 14,6 4,3 7,01 80,2 137 66 20 15 65 2 81 42 3,7 15,5 4,2 6,95 80,4 145 66 5 10 15 Exemple 5 - Résultats pour un refroidissement à température modérée, comparaison avec le R404a et le R407c Mélange HFC-32 / HFC-125 / HFO-1234ze : Composition (%) E^ 2^ ^ a l0 Q. a C v C ôv ôv °rv > a Q. °' O. a y Q. ° O. ô agi o ., m 0 O J E agi E ° ~ c°,) c0 aa) O H H ~ L R404A -5 77 50 5,2 23,0 4,5 0,37 79,7 100 48 R407C -1 89 45 4,5 19,8 4,4 4,46 79,9 114 56 L_ N O M 30 50 20 0 89 45 5,7 23,6 4,2 4,88 80,5 133 54 23 25 52 2 83 42 4,2 17,3 4,1 7,04 80,6 109 58 25 5 70 2 84 42 3,8 15,7 4,2 7,38 80,5 102 59 25 15 60 2 84 42 4,0 16,7 4,1 7,23 80,6 107 59 30 5 65 3 87 42 4,1 16,8 4,1 7,54 80,7 110 59 40 5 55 2 92 42 4,7 18,9 4,0 7,45 80,9 124 59 40 15 45 2 92 43 5,0 20,1 4,0 7,04 80,9 129 58 40 18 42 2 92 43 5,1 20,5 4,0 6,88 80,9 131 58 40 20 40 2 92 43 5,2 20,8 4,0 6,77 80,9 132 58 10 15 20 5 Exemple 6 - Résultats pour un refroidissement à température modérée, comparaison avec le R404a Mélange HFC-32 / HFC-125 / HFO-1234yf : Composition (%) a) a) ^ ^ L i - :a r a N o0 o °r0 t0 t0 ? C v a ~ y Q. y Q- ô a a ., 1 ° 5 O J Q. Q. Vl ç c0 o K û V E 0 0 E `d m° ~ aa) c°.) c0 aa) O H H R404A -5 77 50 5,2 23,0 4,5 0,37 79,7 100 48 ' ~+ M IUiN OHM O = = N 52 23 25 -1 82 45 5,1 21,1 4,1 4,32 80,6 117 54 60 15 25 -1 76 44 4,5 18,8 4,2 4,23 80,5 104 54 74 18 8 0 77 43 4,4 17,9 4,1 4,97 80,7 104 56 72 20 8 0 78 43 4,5 18,5 4,1 5,11 80,8 107 56 70 22 8 0 79 43 4,7 19,0 4,1 5,18 80,8 111 56 67 25 8 0 81 43 4,9 19,8 4,0 5,18 80,8 115 56 62 30 8 0 84 44 5,2 21,1 4,1 4,97 80,8 122 55 70 18 12 0 77 43 4,5 18,3 4,1 4,84 80,7 105 55 68 20 12 0 78 43 4,6 18,8 4,1 4,95 80,7 108 55 66 22 12 0 80 43 4,8 19,4 4,1 4,99 80,8 112 55 63 25 12 0 81 44 5,0 20,2 4,1 4,97 80,8 116 55 58 30 12 0 85 44 5,3 21,5 4,1 4,72 80,7 123 55 69 15 16 -1 76 43 4,3 17,9 4,2 4,47 80,6 100 55 66 18 16 0 77 43 4,5 18,7 4,1 4,70 80,7 106 55 64 20 16 0 79 44 4,7 19,3 4,1 4,78 80,7 109 55 62 22 16 0 80 44 4,8 19,8 4,1 4,80 80,7 113 55 59 25 16 0 82 44 5,0 20,6 4,1 4,75 80,7 117 55 65 15 20 -1 76 44 4,4 18,3 4,2 4,37 80,5 102 55 60 20 20 0 79 44 4,8 19,7 4,1 4,61 80,6 111 55 58 22 20 0 80 44 4,9 20,3 4,1 4,61 80,7 114 55 10 Exemple 7 - Résultats pour un chauffaqe à température modérée, comparaison avec le R404a Mélange HFC-32 / HFC-125 / HFO-1234yf : Composition (%) a) a) ^ ^ L i Q. :a r v N ^ o o v °rv c0 c0 Q. C a o0 Q- ô a 2 K I °' Q. 5 O J yQ.Q. yQ. y ça G- co ûd 0 0 o H ° H c aa)) o ~ aa) O H c°,) L R404A -5 77 50 5,2 23,0 4,5 0,37 79,7 100 48 ' >+ M u 0Ln M O N = N LL = 52 23 25 -1 82 45 5,1 21,1 4,1 4,32 80,6 110 63 60 15 25 -1 76 44 4,5 18,8 4,2 4,23 80,5 98 63 72 20 8 0 78 43 4,5 18,5 4,1 5,11 80,8 100 64 70 22 8 0 79 43 4,7 19,0 4,1 5,18 80,8 103 64 67 25 8 0 81 43 4,9 19,8 4,0 5,18 80,8 108 64 68 20 12 0 78 43 4,6 18,8 4,1 4,95 80,7 102 64 66 22 12 0 80 43 4,8 19,4 4,1 4,99 80,8 105 64 66 18 16 0 77 43 4,5 18,7 4,1 4,70 80,7 100 645 REVENDICATIONS1. Composition ternaire comprenant : - de 5 à 50 % de difluorométhane ; - de 2 à 20 % de pentafluoroéthane ; et - de 30 à 90 % de tétrafluoropropène. 2. Composition selon la revendication 1, dans laquelle le tétrafluoropropène est le 1,3,3,3-tétrafluoropropène. 3. Composition selon la revendication 1, dans laquelle le tétrafluoropropène est le 2,3,3,3-tétrafluoropropène. 4. Composition selon la revendication 1, comprenant : - de 15 à 35 % de difluorométhane ; - de 5 à 20 % de pentafluoroéthane ; et - de 45 à 80 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène ; et, de préférence : - de 18 à 25 % de difluorométhane ; - de 8 à 20 % de pentafluoroéthane ; et - de 55 à 74 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène ; 5. Composition selon la revendication 1, comprenant : - de 15 à 50 % de difluorométhane ; - de 5 à 20 % de pentafluoroéthane ; et - de 30 à 80 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; et, de préférence : - de 30 à 40 % de difluorométhane ; - de 8 à 20 % de pentafluoroéthane ; et - de 40 à 62 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène. 6. Composition selon la revendication 1, comprenant : - de 5 à 30 % de difluorométhane ; - de 5 à 20 % de pentafluoroéthane ; et - de 50 à 90 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; et, de préférence : - de 5 à 20 % de difluorométhane ; 30 35 7. 5 10 8. 15 9. 20 10. 2511. 12.35- de 5 à 20 % de pentafluoroéthane ; et - de 60 à 90 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène. Composition selon la revendication 1, comprenant : - de 20 à 40 % de difluorométhane ; - de 5 à 20 % de pentafluoroéthane ; et - de 40 à 75 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; et, de préférence : - de 25 à 40 % de difluorométhane ; - de 5 à 20 % de pentafluoroéthane ; et - de 40 à 70 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène. Utilisation d'une composition selon l'une des revendications 1 à 7, en tant que fluide de transfert de chaleur dans un circuit de compression de vapeur. Composition de transfert de chaleur comprenant la composition selon l'une des revendications 1 à 7 en tant que fluide de transfert de chaleur, et un ou plusieurs additifs choisis parmi les lubrifiants, les stabilisants, les tensioactifs, les agents traceurs, les agents fluorescents, les agents odorants, les agents de solubilisation et leurs mélanges. Installation de transfert de chaleur comprenant un circuit de compression de vapeur contenant une composition selon l'une des revendications 1 à 7 en tant que fluide de transfert de chaleur ou contenant une composition de transfert de chaleur selon la revendication 9. Installation selon la revendication 10, choisie parmi les installations mobiles ou stationnaires de chauffage par pompe à chaleur, de climatisation, de réfrigération et de congélation. Procédé de chauffage ou de refroidissement d'un fluide ou d'un corps au moyen d'un circuit de compression de vapeur contenant un fluide de transfert de chaleur, ledit procédé comprenant successivement l'évaporation du fluide de transfert de chaleur, la compression du fluide de transfert de chaleur, lacondensation du fluide de chaleur et la détente du fluide de transfert de chaleur, dans lequel le fluide de transfert de chaleur est une composition selon l'une des revendications 1 à 7. 13. Procédé selon la revendication 12, qui est un procédé de refroidissement d'un fluide ou d'un corps, dans lequel la température du fluide ou du corps refroidi est de -40°C à -10°C, et de préférence de -35°C à -25°C, de manière plus particulièrement préférée de -30°C à -20°C, et dans lequel le fluide de transfert de chaleur comprend : - de 15 à 35 % de difluorométhane, de 5 à 20 % de pentafluoroéthane et de 45 à 80 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de préférence de 18 à 25 % de difluorométhane, de 8 à 20 % de pentafluoroéthane et de 55 à 74 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou - de 15 à 50 % de difluorométhane, de 5 à 20 % de pentafluoroéthane et de 30 à 80 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, de préférence de 30 à 40 % de difluorométhane, de 8 à 20 % de pentafluoroéthane et de 40 à 62 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène. 14. Procédé selon la revendication 12, qui est un procédé de refroidissement d'un fluide ou d'un corps, dans lequel la température du fluide ou du corps refroidi est de -15°C à 15°C, et de préférence de -10°C à 10°C, de manière plus particulièrement préférée de -5°C à 5°C, et dans lequel le fluide de transfert de chaleur comprend : de 15 à 35 % de difluorométhane, de 5 à 20 % de pentafluoroéthane et de 45 à 80 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de préférence de 18 à 25 % de difluorométhane, de 8 à 20 % de pentafluoroéthane et de 55 à 74 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 5 à 30 % de difluorométhane, de 5 à 20 % de pentafluoroéthane et de 50 à 90 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, de préférence de 5 à 20 % de difluorométhane, de 5 à 20 % de pentafluoroéthane et de 60 à 90 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou 30 35 5 10 15 20 25 35- de 20 à 40 % de difluorométhane, de 5 à 20 % de pentafluoroéthane et de 40 à 75 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, de préférence de 25 à 40 % de difluorométhane, de 5 à 20 % de pentafluoroéthane et de 40 à 70 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène. 15. Procédé selon la revendication 12, qui est un procédé de chauffage d'un fluide ou d'un corps, dans lequel la température du fluide ou du corps chauffé est de 30°C à 80°C, et de préférence de 35°C à 55°C, de manière plus particulièrement préférée de 40°C à 50°C, et dans lequel le fluide de transfert de chaleur comprend : de 15 à 35 % de difluorométhane, de 5 à 20 % de pentafluoroéthane et de 45 à 80 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de préférence de 18 à 25 % de difluorométhane, de 8 à 20 % de pentafluoroéthane et de 55 à 74 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 5 à 30 % de difluorométhane, de 5 à 20 % de pentafluoroéthane et de 50 à 90 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, de préférence de 5 à 20 % de difluorométhane, de 5 à 20 % de pentafluoroéthane et de 60 à 90 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 20 à 40 % de difluorométhane, de 5 à 20 % de pentafluoroéthane et de 40 à 75 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, de préférence de 25 à 40 % de difluorométhane, de 5 à 20 % de pentafluoroéthane et de 40 à 70 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène. 16. Procédé de réduction de l'impact environnemental d'une installation de transfert de chaleur comprenant un circuit de compression de vapeur contenant un fluide de transfert de chaleur initial, ledit procédé comprenant une étape de remplacement du fluide de transfert de chaleur initial dans le circuit de compression de vapeur par un fluide de transfert final, le fluide de transfert final présentant un GWP inférieur au fluide de transfert de chaleur initial, dans lequel le fluide de transfert de chaleur final est une composition selon l'une des revendications 1 à 7. 17. Procédé selon la revendication 16, dans lequel le fluide de transfert de chaleur initial est un mélange ternaire de 52 % de 1,1,1-trifluoroéthane, de 44 % de pentafluoroéthane et de 4 0/0 de 1,1,1,2-tétrafluoroéthane ou un mélange ternaire de 52 % de 1,1,1,2-tétrafluoroéthane, de 25 % de pentafluoroéthane et de 23 % de difluorométhane, et dans lequel le fluide de transfert de chaleur final comprend : de 15 à 35 % de difluorométhane, de 5 à 20 % de pentafluoroéthane et de 45 à 80 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de préférence de 18 à 25 % de difluorométhane, de 8 à 20 % de pentafluoroéthane et de 55 à 74 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 15 à 50 % de difluorométhane, de 5 à 20 % de pentafluoroéthane et de 30 à 80 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, de préférence de 30 à 40 % de difluorométhane, de 8 à 20 % de pentafluoroéthane et de 40 à 62 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 20 à 40 % de difluorométhane, de 5 à 20 % de pentafluoroéthane et de 40 à 75 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, de préférence de 25 à 40 % de difluorométhane, de 5 à 20 % de pentafluoroéthane et de 40 à 70 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène. 25 18. Procédé selon la revendication 16, dans lequel le fluide de transfert de chaleur initial est du 1,1,1,2-tétrafluoroéthane, et dans lequel le fluide de transfert de chaleur final comprend : - de 5 à 30 % de difluorométhane, de 5 à 20 % de pentafluoroéthane et de 50 à 90 % de 1,3,3,3-30 tétrafluoropropène, de préférence de 5 à 20 % de difluorométhane, de 5 à 20 % de pentafluoroéthane et de 60 à 90 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène. 10 15 20
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FR 2959999 A1 20111118 FR 1053675 A 20100511 1 FLUIDES DE TRANSFERT DE CHALEUR ET LEUR UTILISATION DANS DES ECHANGEURS DE CHALEUR A CONTRE-COURANT DOMAINE DE L'INVENTION La présente invention concerne des fluides de transfert de chaleur adaptés pour être utilisés dans des échangeurs de chaleur à contre-courant. ARRIERE-PLAN TECHNIQUE Les fluides à base de composés fluorocarbonés sont largement utilisés dans les systèmes de transfert de chaleur par compression de vapeur, notamment les dispositifs de climatisation, de pompe à chaleur, de réfrigération ou de congélation. Ces dispositifs ont en commun de reposer sur un cycle thermodynamique comprenant la vaporisation du fluide à basse pression (dans laquelle le fluide absorbe de la chaleur) ; la compression du fluide vaporisé jusqu'à une pression élevée ; la condensation du fluide vaporisé en liquide à pression élevée (dans laquelle le fluide rejette de la chaleur) ; et la détente du fluide pour terminer le cycle. Les systèmes de transfert de chaleur par compression de vapeur comprennent au moins deux échangeurs de chaleur, l'un dans lequel le fluide se vaporise, et l'autre dans lequel il se condense. Les échangeurs de chaleur peuvent être de type co-courant ou de type contre-courant. Le choix d'un fluide de transfert de chaleur (qui peut être un composé pur ou un mélange de composés) est dicté d'une part par les propriétés thermodynamiques du fluide, et d'autre part par des contraintes supplémentaires. Ainsi, un critère particulièrement important est celui de l'impact du fluide considéré sur l'environnement. En particulier, les composés chlorés (chlorofluorocarbures et hydrochlorofluorocarbures) présentent le désavantage d'endommager la couche d'ozone. On leur préfère donc désormais généralement les composés non chlorés tels que les hydrofluorocarbures, les fluoroéthers et les fluorooléfines. Des fluides de transfert de chaleur actuellement utilisés sont le HFC-134a, le R404a (mélange ternaire de 52 % de HFC-143a, de 44 % de HFC- 125 et de 4 % de HFC-134a), le R407c (mélange ternaire de 52 % de HFC-134a, de 25 % de HFC-125 et de 23 % de HFC-32) et le R410a (mélange binaire de 50 % de HFC-32 et de 50 % de HFC-125). Il est toutefois nécessaire de mettre au point d'autres fluides de transfert de chaleur présentant un potentiel de réchauffement global (GWP) inférieur à celui des fluides ci-dessus, et présentant des performances équivalentes ou améliorées. Le document WO 2007/002625 décrit des compositions à base de fluorooléfines, et notamment de HFO-1234yf ou de HFO-1234ze, dans diverses utilisations, et notamment en tant que fluides de transfert de chaleur. Le document ne précise pas le type d'échangeur de chaleur utilisé. Le document WO 2007/126414 décrit de manière générale une grande variété de compositions à base de fluorooléfines et une grande variété d'utilisations de ces compositions. Le document ne précise pas le type d'échangeur de chaleur utilisé. Les documents WO 2009/107364, WO 2009/110228 et WO 2009/116282 décrivent des appareils de réfrigération dans lesquels les réfrigérants utilisés sont des mélanges à base de HFO-1234yf et de HFC-32, éventuellement complété ou remplacé par d'autres composés tels que le HFC-125. Le type d'échangeur de chaleur utilisé n'est pas précisé. Le document US 2009/0158771 décrit l'utilisation d'un mélange ternaire comprenant du HFC-32, du HFC-134a et du HFO-1243zf, dans une application de transfert de chaleur. Les coefficients de performance obtenus sont inférieurs à ceux du fluide pris pour référence, à savoir le HFC-134a. Le type d'échangeur de chaleur utilisé n'est pas précisé. Le document WO 2009/150763 décrit un appareil de climatisation avec un échangeur de chaleur de type contre-courant, dans lequel le fluide de transfert de chaleur est un mélange d'un HFO-1234 et de HFC-32 ou de HFC-41. Le document WO 2010/000993 décrit l'utilisation d'un mélange ternaire comprenant du HFO-1234yf, du HFC-32 et du HFC-134a, en tant que fluide de transfert de chaleur. Le document ne précise pas le type d'échangeur de chaleur utilisé. Le document WO 2010/000994 décrit l'utilisation d'un mélange ternaire comprenant du HFO-1234yf, du HFC-32 et du HFC-152a, en tant que fluide de transfert de chaleur. Le document ne précise pas le type d'échangeur de chaleur utilisé. Toutefois, il existe encore un besoin de mettre au point d'autres fluides de transfert de chaleur présentant un GWP relativement faible, et présentant de bonnes performances énergétiques, notamment dans les applications utilisant des échangeurs de chaleur à contre-courant. RESUME DE L'INVENTION L'invention concerne en premier lieu une composition ternaire comprenant du difluorométhane, du 1,3,3,3-tétrafluoropropène et un composé dérivé d'hydrocarbure comportant au moins deux atomes de fluor et présentant une température d'ébullition comprise entre -30 et -20°C, qui est choisi parmi le 1,1-difluoroéthane, le 1,1,1,2-tétrafluoroéthane et le 2,3,3,3-tétrafluoropropène. Selon un mode de réalisation, la composition comprend du difluorométhane, du 1,1-difluoroéthane et du 1,3,3,3-tétrafluoropropène, de préférence de 2 à 96 % de difluorométhane, de 2 à 96 % de 1,1-difluoroéthane et de 2 à 96 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, et de manière particulièrement préférée : de 25 à 50 % de difluorométhane, de 2 à 35 % de 1,1-difluoroéthane et de 15 à 73 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 35 à 50 % de difluorométhane, de 2 à 10 % de 1,1- difluoroéthane et de 40 à 63 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 65 à 96 % de difluorométhane, de 2 à 20 % de 1,1-difluoroéthane et de 2 à 25 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 65 à 93 % de difluorométhane, de 2 à 10 % de 1,1- difluoroéthane et de 5 à 25 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 2 à 20 % de difluorométhane, de 2 à 85 % de 1,1-difluoroéthane et de 10 à 96 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 5 à 15 % de difluorométhane, de 2 à 35 % de 1,1-difluoroéthane et de 50 à 93 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 20 à 50 % de difluorométhane, de 2 à 65 % de 1,1-difluoroéthane et de 5 à 78 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 25 à 50 % de difluorométhane, de 2 à 15 % de 1,1-difluoroéthane et de 35 à 73 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 65 à 93 % de difluorométhane, de 2 à 30 % de 1,1- difluoroéthane et de 5 à 33 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 65 à 93 % de difluorométhane, de 2 à 10 % de 1,1-difluoroéthane et de 5 à 33 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène. Selon un autre mode de réalisation, la composition comprend du difluorométhane, du 2,3,3,3-tétrafluoropropène et du 1,3,3,3-tétrafluoropropène, de préférence de 2 à 96 % de difluorométhane, de 2 à 96 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène et de 2 à 96 % de 1,3,3,3- tétrafluoropropène, et de manière particulièrement préférée : de 5 à 70 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 20 à 60 % de difluorométhane et de 5 à 75 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 5 à 70 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 25 à 50 % de difluorométhane et de 5 à 55 % de 1,3,3,3- tétrafluoropropène ; ou de 2 à 50 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 50 à 96 % de difluorométhane et de 2 à 40 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 5 à 30 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 65 à 90 % de difluorométhane et de 5 à 25 % de 1,3,3,3- tétrafluoropropène ; ou de 5 à 75 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 2 à 20 % de difluorométhane et de 10 à 83 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 10 à 75 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 5 à 15 % de difluorométhane et de 10 à 75 % de 1,3,3,3- tétrafluoropropène ; ou de 5 à 75 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 15 à 70 % de difluorométhane et de 5 à 80 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 5 à 65 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 25 à 50 % de difluorométhane et de 10 à 70 % de 1,3,3,3- tétrafluoropropène ; ou de 5 à 45 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 50 à 90 % de difluorométhane et de 5 à 45 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 5 à 30 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 65 à 90 % de difluorométhane et de 5 à 30 % de 1,3,3,3- tétrafluoropropène. Selon un autre mode de réalisation, la composition comprend du difluorométhane, du 1,1,1,2-tétrafluoroéthane et du 1,3,3,3-tétrafluoropropène, de préférence de 2 à 96 % de difluorométhane, de 2 à 96 % de 1,1,1,2-tétrafluoroéthane et de 2 à 96 % de 1,3,3,3- tétrafluoropropène, et de manière particulièrement préférée : de 20 à 60 % de difluorométhane, de 2 à 60 % de 1,1,1,2-tétrafluoroéthane et de 5 à 78 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 25 à 50 % de difluorométhane, de 5 à 60 % de 1,1,1,2-tétrafluoroéthane et de 10 à 70 % de 1,3,3,3- tétrafluoropropène ; ou 1,1,1,2- de 50 à 93 % de difluorométhane, de 2 à 45 % de tétrafluoroéthane et de 5 à 48 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 65 à 93 % de difluorométhane, de 2 à 30 % de 1,1,1,2-tétrafluoroéthane et de 5 à 33 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 2 à 25 % de difluorométhane, de 5 à 88 % de 1,1,1,2-tétrafluoroéthane et de 10 à 93 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, 10 idéalement de 5 à 15 % de difluorométhane, de 5 à 60 % de 1,1,1,2-tétrafluoroéthane et de 25 à 90 % de 1,3,3,3- tétrafluoropropène ; ou 1,1,1,2- de 15 à 50 % de difluorométhane, de 5 à 65 % de tétrafluoroéthane et de 10 à 80 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, 15 idéalement de 15 à 35 % de difluorométhane, de 5 à 55 % de 1,1,1,2-tétrafluoroéthane et de 10 à 80 % de 1,3,3,3- tétrafluoropropène ; ou 1,1,1,2- de 50 à 93 % de difluorométhane, de 2 à 45 % de tétrafluoroéthane et de 5 à 48 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, 20 idéalement de 65 à 93 % de difluorométhane, de 2 à 25 % de 1,1,1,2-tétrafluoroéthane et de 5 à 33 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène. Selon un autre mode de réalisation, la composition comprend de 70 à 98 % de difluorométhane, de 1 à 28 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène et de 1 25 à 15 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène. Selon un mode de réalisation, la composition comprend de 80 à 98 0/0 de difluorométhane, de 1 à 18 % de 1,1,1,2-tétrafluoroéthane et de 1 à 12 0/0 de 1,3,3,3-tétrafluoropropène. L'invention concerne également l'utilisation de la composition 30 susmentionnée, en tant que fluide de transfert de chaleur dans un circuit de compression de vapeur. Selon un mode de réalisation, le circuit de compression de vapeur comprend un échangeur de chaleur à contre-courant. L'invention concerne également une composition de transfert de 35 chaleur comprenant la composition susmentionnée en tant que fluide de transfert de chaleur, et un ou plusieurs additifs choisis parmi les lubrifiants, les stabilisants, les tensioactifs, les agents traceurs, les agents fluorescents, les agents odorants, les agents de solubilisation et leurs mélanges. L'invention concerne également une installation de transfert de chaleur comprenant un circuit de compression de vapeur contenant la composition susmentionnée en tant que fluide de transfert de chaleur ou contenant une composition de transfert de chaleur susmentionnée. Selon un mode de réalisation, l'installation susmentionnée comprend un échangeur de chaleur à contre-courant. Selon un mode de réalisation, l'installation susmentionnée est choisie parmi les installations mobiles ou stationnaires de chauffage par pompe à chaleur, de climatisation, de réfrigération et de congélation. L'invention concerne également un procédé de chauffage ou de refroidissement d'un fluide ou d'un corps au moyen d'un circuit de compression de vapeur contenant un fluide de transfert de chaleur, ledit procédé comprenant successivement l'évaporation du fluide de transfert de chaleur, la compression du fluide de transfert de chaleur, la condensation du fluide de chaleur et la détente du fluide de transfert de chaleur, dans lequel le fluide de transfert de chaleur est la composition selon l'invention. Selon un mode de réalisation, le procédé susmentionnée est un procédé de refroidissement d'un fluide ou d'un corps, dans lequel la température du fluide ou du corps refroidi est de -40°C à -10°C, et de préférence de -35°C à -25°C, de manière plus particulièrement préférée de - 30°C à -20°C, et dans lequel le fluide de transfert de chaleur comprend : de 25 à 50 % de difluorométhane, de 2 à 35 % de 1,1- difluoroéthane et de 15 à 73 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 35 à 50 % de difluorométhane, de 2 à 10 % de 1,1- 25 difluoroéthane et de 40 à 63 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 5 à 70 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 20 à 60 % de difluorométhane et de 5 à 75 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 5 à 70 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 25 à 50 % de difluorométhane et de 5 à 55 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 20 à 60 % de difluorométhane, de 2 à 60 % de 1,1,1,2-tétrafluoroéthane et de 5 à 78 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 25 à 50 % de difluorométhane, de 5 à 60 % de 1,1,1,2-tétrafluoroéthane et de 10 à 70 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 65 à 96 % de difluorométhane, de 2 à 20 % de 1,1-difluoroéthane et de 2 à 25 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, 30 35 idéalement de 65 à 93 % de difluorométhane, de 2 à 10 % de 1,1-difluoroéthane et de 5 à 25 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 2 à 50 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 50 à 96 % de difluorométhane et de 2 à 40 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 5 à 30 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 65 à 90 % de difluorométhane et de 5 à 25 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 50 à 93 % de difluorométhane, de 2 à 45 % de 1,1,1,2-tétrafluoroéthane et de 5 à 48 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 65 à 93 % de difluorométhane, de 2 à 30 % de 1,1,1,2-tétrafluoroéthane et de 5 à 33 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène. Selon un mode de réalisation, le procédé susmentionné est un procédé de refroidissement d'un fluide ou d'un corps, dans lequel la température du fluide ou du corps refroidi est de -15°C à 15°C, et de préférence de -10°C à 10°C, de manière plus particulièrement préférée de -5°C à 5°C, et dans lequel le fluide de transfert de chaleur comprend : de 2 à 20 % de difluorométhane, de 2 à 85 % de 1,1-difluoroéthane et de 10 à 96 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 5 à 15 % de difluorométhane, de 2 à 35 % de 1,1-difluoroéthane et de 50 à 93 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 5 à 75 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 2 à 20 % de difluorométhane et de 10 à 83 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 10 à 75 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 5 à 15 % de difluorométhane et de 10 à 75 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 2 à 25 % de difluorométhane, de 5 à 88 % de 1,1,1,2-tétrafluoroéthane et de 10 à 93 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 5 à 15 % de difluorométhane, de 5 à 60 % de 1,1,1,2-tétrafluoroéthane et de 25 à 90 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 20 à 50 % de difluorométhane, de 2 à 65 % de 1,1-difluoroéthane et de 5 à 78 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 25 à 50 % de difluorométhane, de 2 à 15 % de 1,1- difluoroéthane et de 35 à 73 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 5 à 75 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 15 à 70 % de difluorométhane et de 5 à 80 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 5 à 65 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 25 à 50 % de difluorométhane et de 10 à 70 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 15 à 50 % de difluorométhane, de 5 à 65 % de 1,1,1,2-tétrafluoroéthane et de 10 à 80 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 15 à 35 % de difluorométhane, de 5 à 55 % de 1,1,1,2-tétrafluoroéthane et de 10 à 80 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 65 à 93 % de difluorométhane, de 2 à 30 % de 1,1-difluoroéthane et de 5 à 33 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 65 à 93 % de difluorométhane, de 2 à 10 % de 1,1-difluoroéthane et de 5 à 33 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 5 à 45 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 50 à 90 % de difluorométhane et de 5 à 45 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 5 à 30 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 65 à 90 % de difluorométhane et de 5 à 30 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 50 à 93 % de difluorométhane, de 2 à 45 % de 1,1,1,2-tétrafluoroéthane et de 5 à 48 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 65 à 93 % de difluorométhane, de 2 à 25 % de 1,1,1,2-tétrafluoroéthane et de 5 à 33 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène. Selon un mode de réalisation, le procédé susmentionné est un procédé de chauffage d'un fluide ou d'un corps, dans lequel la température du fluide ou du corps chauffé est de 30°C à 80°C, et de préférence de 35°C à 55°C, de manière plus particulièrement préférée de 40°C à 50°C, et dans lequel le fluide de transfert de chaleur comprend : de 2 à 20 % de difluorométhane, de 2 à 85 % de 1,1-difluoroéthane et de 10 à 96 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 5 à 15 % de difluorométhane, de 2 à 35 % de 1,1- difluoroéthane et de 50 à 93 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 5 à 75 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 2 à 20 % de difluorométhane et de 10 à 83 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 10 à 75 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 5 à 15 % de difluorométhane et de 10 à 75 % de 1,3,3,3- tétrafluoropropène ; ou de 2 à 25 % de difluorométhane, de 5 à 88 % de 1,1,1,2-tétrafluoroéthane et de 10 à 93 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 5 à 15 % de difluorométhane, de 5 à 60 % de 1,1,1,2-tétrafluoroéthane et de 25 à 90 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 20 à 50 % de difluorométhane, de 2 à 65 % de 1,1-difluoroéthane et de 5 à 78 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 25 à 50 % de difluorométhane, de 2 à 15 % de 1,1-difluoroéthane et de 35 à 73 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 5 à 75 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 15 à 70 % de difluorométhane et de 5 à 80 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 5 à 65 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 25 à 50 % de difluorométhane et de 10 à 70 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 15 à 50 % de difluorométhane, de 5 à 65 % de 1,1,1,2-tétrafluoroéthane et de 10 à 80 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 15 à 35 % de difluorométhane, de 5 à 55 % de 1,1,1,2-tétrafluoroéthane et de 10 à 80 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 65 à 93 % de difluorométhane, de 2 à 30 % de 1,1-difluoroéthane et de 5 à 33 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 65 à 93 % de difluorométhane, de 2 à 10 % de 1,1- difluoroéthane et de 5 à 33 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 5 à 45 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 50 à 90 % de difluorométhane et de 5 à 45 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 5 à 30 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 65 à 90 % de difluorométhane et de 5 à 30 % de 1,3,3,3- tétrafluoropropène ; ou de 50 à 93 % de difluorométhane, de 2 à 45 % de 1,1,1,2-tétrafluoroéthane et de 5 à 48 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 65 à 93 % de difluorométhane, de 2 à 25 % de 1,1,1,2-tétrafluoroéthane et de 5 à 33 % de 1,3,3,3- tétrafluoropropène. L'invention concerne également un procédé de réduction de l'impact environnemental d'une installation de transfert de chaleur comprenant un circuit de compression de vapeur contenant un fluide de transfert de chaleur initial, ledit procédé comprenant une étape de remplacement du fluide de transfert de chaleur initial dans le circuit de compression de vapeur par un fluide de transfert final, le fluide de transfert final présentant un GWP inférieur au fluide de transfert de chaleur initial, dans lequel le fluide de transfert de chaleur final est une composition selon l'invention. Selon un mode de réalisation dudit procédé de réduction d'impact environnemental, le fluide de transfert de chaleur initial est un mélange ternaire de 52 % de 1,1,1-trifluoroéthane, de 44 % de pentafluoroéthane et de 4 % de 1,1,1,2-tétrafluoroéthane ou un mélange ternaire de 52 % de 1,1,1,2-tétrafluoroéthane, de 25 % de pentafluoroéthane et de 23 % de difluorométhane, et dans lequel le fluide de transfert de chaleur final comprend : de 25 à 50 % de difluorométhane, de 2 à 35 % de 1,1-difluoroéthane et de 15 à 73 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 35 à 50 % de difluorométhane, de 2 à 10 % de 1,1-difluoroéthane et de 40 à 63 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 5 à 70 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 20 à 60 % de difluorométhane et de 5 à 75 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 5 à 70 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 25 à 50 % de difluorométhane et de 5 à 55 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 20 à 60 % de difluorométhane, de 2 à 60 % de 1,1,1,2-tétrafluoroéthane et de 5 à 78 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 25 à 50 % de difluorométhane, de 5 à 60 % de 1,1,1,2-tétrafluoroéthane et de 10 à 70 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 20 à 50 % de difluorométhane, de 2 à 65 % de 1,1-difluoroéthane et de 5 à 78 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 25 à 50 % de difluorométhane, de 2 à 15 % de 1,1- difluoroéthane et de 35 à 73 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 5 à 75 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 15 à 70 % de difluorométhane et de 5 à 80 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 5 à 65 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 25 à 50 % de difluorométhane et de 10 à 70 % de 1,3,3,3- tétrafluoropropène ; ou de 15 à 50 % de difluorométhane, de 5 à 65 % de 1,1,1,2-tétrafluoroéthane et de 10 à 80 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 15 à 35 % de difluorométhane, de 5 à 55 % de 1,1,1,2-tétrafluoroéthane et de 10 à 80 % de 1,3,3,3- tétrafluoropropène. Selon un autre mode de réalisation dudit procédé de réduction d'impact environnemental, le fluide de transfert de chaleur initial est un mélange binaire de 50 % de difluorométhane et de 50 % de pentafluoroéthane, et dans lequel le fluide de transfert de chaleur final comprend : de 65 à 96 % de difluorométhane, de 2 à 20 % de 1,1-difluoroéthane et de 2 à 25 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 65 à 93 % de difluorométhane, de 2 à 10 % de 1,1-difluoroéthane et de 5 à 25 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 2 à 50 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 50 à 96 % de difluorométhane et de 2 à 40 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 5 à 30 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 65 à 90 % de difluorométhane et de 5 à 25 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 50 à 93 % de difluorométhane, de 2 à 45 % de 1,1,1,2-tétrafluoroéthane et de 5 à 48 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 65 à 93 % de difluorométhane, de 2 à 30 % de 1,1,1,2-tétrafluoroéthane et de 5 à 33 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 65 à 93 % de difluorométhane, de 2 à 30 % de 1,1-difluoroéthane et de 5 à 33 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 65 à 93 % de difluorométhane, de 2 à 10 % de 1,1- difluoroéthane et de 5 à 33 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 5 à 45 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 50 à 90 % de difluorométhane et de 5 à 45 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 5 à 30 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 65 à 90 % de difluorométhane et de 5 à 30 % de 1,3,3,3- tétrafluoropropène ; ou de 50 à 93 % de difluorométhane, de 2 à 45 % de 1,1,1,2-tétrafluoroéthane et de 5 à 48 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 65 à 93 % de difluorométhane, de 2 à 25 % de 1,1,1,2-tétrafluoroéthane et de 5 à 33 % de 1,3,3,3- tétrafluoropropène. Selon un autre mode de réalisation dudit procédé de réduction d'impact environnemental, le fluide de transfert de chaleur initial est du 1,1,1,2-tétrafluoroéthane, et dans lequel le fluide de transfert de chaleur final comprend : de 2 à 20 % de difluorométhane, de 2 à 85 % de 1,1-difluoroéthane et de 10 à 96 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 5 à 15 % de difluorométhane, de 2 à 35 % de 1,1-difluoroéthane et de 50 à 93 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 5 à 75 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 2 à 20 % de difluorométhane et de 10 à 83 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 10 à 75 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 5 à 15 % de difluorométhane et de 10 à 75 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 2 à 25 % de difluorométhane, de 5 à 88 % de 1,1,1,2-tétrafluoroéthane et de 10 à 93 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 5 à 15 % de difluorométhane, de 5 à 60 % de 1,1,1,2-tétrafluoroéthane et de 25 à 90 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène. La présente invention permet de surmonter les inconvénients de l'état de la technique. Elle fournit plus particulièrement des fluides de transfert de chaleur présentant un GWP relativement faible, et présentant de bonnes performances énergétiques, notamment dans les applications utilisant des 15 échangeurs de chaleur à contre-courant. Ceci est accompli grâce à des mélanges ternaires comprenant du HFO-1234ze, du HFC-32, le complément étant choisi parmi le HFC-152a, le HFO-1234yf et le HFC-134a. Ces trois composés sont des molécules hydrocarbonées présentant au moins deux substituants fluor et une 20 température d'ébullition comprise entre -30°C et -20°C. Le HFC-152a a une température d'ébullition de -24°C ; le HFO-1234yf a une température d'ébullition de -29°C et le HFC-134a a une température d'ébullition de -26°C. Les mélanges ternaires ci-dessus ont la particularité de présenter de bonnes performances énergétiques, notamment avec des échangeurs de 25 chaleur de type contre-courant. Selon certains modes de réalisation particuliers, l'invention présente également une ou de préférence plusieurs des caractéristiques avantageuses énumérées ci-dessous. Les fluides de transfert de chaleur de l'invention présentent un 30 coefficient de performance supérieur aux réfrigérants de référence R404a, R407c, HFC-134a et R410a dans les applications impliquant un échangeur de chaleur à contre-courant. Dans certains cas, la capacité des fluides de transfert de chaleur est supérieure ou égale à celle des réfrigérants de référence, dans ces 35 mêmes applications. Corrélativement, l'invention permet de diminuer le GWP de systèmes existants comprenant l'un des réfrigérants de référence ci-dessus, et ce sans dégrader les performances de ces systèmes, et au contraire en les améliorant 10 dans une large mesure, et ce en remplaçant les réfrigérants de référence par les fluides de transfert de chaleur de l'invention. Les fluides de transfert de chaleur de l'invention présentent un coefficient de performance supérieur à celui du mélange HFO- 1243zf / HFC-134a / HFC-32 tel qu'il est mis en oeuvre dans le document US 2009/0158771. Les fluides de transfert de chaleur de l'invention sont moins inflammables et / ou plus efficaces que ceux utilisés dans le document WO 2009/150763. Selon l'invention, le potentiel de réchauffement global (GWP) est défini par rapport au dioxyde de carbone et par rapport à une durée de 100 ans, selon la méthode indiquée dans « The scientific assessment of ozone depletion, 2002, a report of the World Meteorological Association's Global Ozone Research and Monitoring Project ». DESCRIPTION DE MODES DE REALISATION DE L'INVENTION L'invention est maintenant décrite plus en détail et de façon non limitative dans la description qui suit. Par « composé de transfert de chaleur », respectivement « fluide de transfert de chaleur» (ou fluide frigorigène), on entend un composé, respectivement un fluide, susceptible d'absorber de la chaleur en s'évaporant à basse température et basse pression et de rejeter de la chaleur en se condensant à haute température et haute pression, dans un circuit de compression de vapeur. De manière générale, un fluide de transfert de chaleur peut comprendre un seul, deux, trois ou plus de trois composés de transfert de chaleur. Par « composition de transfert de chaleur» on entend une composition comprenant un fluide de transfert de chaleur et éventuellement un ou plusieurs additifs qui ne sont pas des composés de transfert de chaleur pour l'application envisagée. Le procédé de transfert de chaleur selon l'invention repose sur l'utilisation d'une installation comprenant un circuit de compression de vapeur qui contient un fluide de transfert de chaleur. Le procédé de transfert de chaleur peut être un procédé de chauffage ou de refroidissement d'un fluide ou d'un corps. Le circuit de compression de vapeur contenant un fluide de transfert de chaleur comprend au moins un évaporateur, un compresseur, un condenseur et un détendeur, ainsi que des lignes de transport de fluide de transfert de chaleur entre ces éléments. L'évaporateur et le condenseur comprennent un échangeur de chaleur permettant un échange de chaleur entre le fluide de transfert de chaleur et un autre fluide ou corps. A titre de compresseur, on peut utiliser notamment un compresseur centrifuge à un ou plusieurs étages ou un mini-compresseur centrifuge. Les compresseurs rotatifs, à piston ou à vis peuvent aussi être utilisés. Le compresseur peut être entraîné par un moteur électrique ou par une turbine à gaz (par exemple alimentée par les gaz d'échappement d'un véhicule, pour les applications mobiles) ou par engrenage. L'installation peut comprendre une turbine pour générer de l'électricité (cycle de Rankine). L'installation peut également éventuellement comprendre au moins un circuit de fluide caloporteur utilisé pour transmettre la chaleur (avec ou sans changement d'état) entre le circuit de fluide de transfert de chaleur et le fluide ou corps à chauffer ou refroidir. L'installation peut également éventuellement comprendre deux circuits de compression de vapeur (ou plus), contenant des fluides de transfert de chaleur identiques ou distincts. Par exemple, les circuits de compression de vapeur peuvent être couplés entre eux. Le circuit de compression de vapeur fonctionne selon un cycle classique de compression de vapeur. Le cycle comprend le changement d'état du fluide de transfert de chaleur d'une phase liquide (ou diphasique liquide / vapeur) vers une phase vapeur à une pression relativement faible, puis la compression du fluide en phase vapeur jusqu'à une pression relativement élevée, le changement d'état (condensation) du fluide de transfert de chaleur de la phase vapeur vers la phase liquide à une pression relativement élevée, et la réduction de la pression pour recommencer le cycle Dans le cas d'un procédé de refroidissement, de la chaleur issue du fluide ou du corps que l'on refroidit (directement ou indirectement, via un fluide caloporteur) est absorbée par le fluide de transfert de chaleur, lors de l'évaporation de ce dernier, et ce à une température relativement faible par rapport à l'environnement. Les procédés de refroidissement comprennent les procédés de climatisation (avec des installations mobiles, par exemple dans des véhicules, ou stationnaires), de réfrigération et de congélation ou de cryogénie. Dans le cas d'un procédé de chauffage, de la chaleur est cédée (directement ou indirectement, via un fluide caloporteur) du fluide de transfert de chaleur, lors de la condensation de celui-ci, au fluide ou au corps que l'on chauffe, et ce à une température relativement élevée par rapport à l'environnement. L'installation permettant de mettre en oeuvre le transfert de chaleur est appelée dans ce cas « pompe à chaleur ». Il est possible d'utiliser tout type d'échangeur de chaleur pour la mise en oeuvre des fluides de transfert de chaleur selon l'invention, et notamment des échangeurs de chaleur à co-courant. Toutefois, selon un mode de réalisation préféré, l'invention prévoit que les procédés de refroidissement et de chauffage, et les installations correspondantes, comprennent un échangeur de chaleur à contre-courant, soit au condenseur, soit à l'évaporateur. En effet, les fluides de transfert de chaleur selon l'invention sont particulièrement efficaces avec des échangeurs de chaleur à contre-courant. De préférence, à la fois l'évaporateur et le condenseur comprennent un échangeur de chaleur à contre-courant. Selon l'invention, par « échangeur de chaleur à contre-courant », on entend un échangeur de chaleur dans lequel de la chaleur est échangée entre un premier fluide et un deuxième fluide, le premier fluide à l'entrée de l'échangeur échangeant de la chaleur avec le deuxième fluide à la sortie de l'échangeur, et le premier fluide à la sortie de l'échangeur échangeant de la chaleur avec le deuxième fluide à l'entrée de l'échangeur. Par exemple, les échangeurs de chaleur à contre-courant comprennent les dispositifs dans lesquels le flux du premier fluide et le flux du deuxième fluide sont dans des directions opposées, ou quasiment opposées. Les échangeurs fonctionnant en mode courant croisé à tendance contre-courant sont également compris parmi les échangeurs de chaleur à contre-courant au sens de la présente demande. La signification des différentes abréviations utilisées pour désigner les différents composés chimiques mentionnés dans la demande est la suivante : HFC-134a : 1,1,1,2-tétrafluoroéthane ; HFC-143a : 1,1,1-trifluoroéthane ; HFC-125 : pentafluoroéthane ; HFC-32 : difluorométhane ; HFC-152a : 1,1-difluoroéthane ; HFC-41 : fluorométhane ; HFO-1234ze : 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; HFO-1234yf : 2,3,3,3-tétrafluoropropène ; HFO-1243zf : 3,3,3-trifluoropropène. 35 Les fluides de transfert de chaleur utilisés dans l'invention sont les mélanges ternaires suivants : 1) HFC-32, HFC-152a et HFO-1234ze ; 2) HFO-1234yf, HFC-32 et HFO-1234ze ; et 3) HFC-32, HFC-134a et HFO-1234ze. Les compositions 2) et 3) présentent l'avantage d'être moins inflammables que celles décrites dans le document WO 2009/150763. Par « mélange ternaire » on entend une composition consistant essentiellement en les trois composés cités, c'est-à-dire dans laquelle les trois composés cités représentent au moins 99 % (de préférence au moins 99,5 % voire au moins 99,9 %) de la composition. Sauf mention contraire, dans l'ensemble de la demande les proportions de composés indiquées sont données en pourcentages massiques. Le HFO-1234ze peut être sous forme cis ou trans ou être un mélange de ces deux formes. Dans chacune des trois compositions ci-dessus, chaque composé peut être présent de préférence en une quantité de 1 à 99 %, et notamment de1à96%. Pour une utilisation dans les procédés de réfrigération à basse température, c'est-à-dire ceux dans lesquels la température du fluide ou du corps refroidi est de -40°C à -10°C, et de préférence de -35°C à -25°C, de manière plus particulièrement préférée de -30°C à -20°C (idéalement d'environ -25°C), on a trouvé que les compositions les plus performantes en remplacement du R404a ou du R407c sont les suivantes : pour la composition 1) : de 25 à 50 % de HFC-32, de 2 à 35 % de HFC-152a et de 15 à 73 % de HFO-1234ze, et de préférence de 35 à 50 % de HFC-32, de 2 à 10 % de HFC-152a et de 40 à 63 0/0 de HFO-1234ze ; pour la composition 2) : de 5 à 70 % de HFO-1234yf, de 20 à 60 0/0 de HFC-32 et de 5 à 75 % de HFO-1234ze, et de préférence de 5 à70%deHFO-1234yf,de25à50%deHFC-32 et de5à55% de HFO-1234ze ; et pour la composition 3) : de 20 à 60 % de HFC-32, de 2 à 60 % de HFC-134a et de 5 à 78 % de HFO-1234ze, et de préférence de 25 à50%deHFC-32,de5à60%deHFC-134aet de 10 à 70%de HFO-1234ze. Pour une utilisation dans les procédés de réfrigération à basse température, c'est-à-dire ceux dans lesquels la température du fluide ou du corps refroidi est de -40°C à -10°C, et de préférence de -35°C à -25°C, de manière plus particulièrement préférée de -30°C à -20°C (idéalement d'environ -25°C), on a trouvé que les compositions les plus performantes en remplacement du R410a sont les suivantes : pour la composition 1) : de 65 à 96 % de HFC-32, de 2 à 20 % de HFC-152a et de 2 à 25 % de HFO-1234ze, et de préférence de 65 à93%deHFC-32,de2à 10%deHFC-152aetde5à25%de HFO-1234ze ; pour la composition 2) : de 2 à 50 % de HFO-1234yf, de 50 à 96 0/0 de HFC-32 et de 2 à 40 % de HFO-1234ze, et de préférence de 5 à 30 % de HFO-1234yf, de 65 à 90 % de HFC-32 et de 5 à 25 0/0 de HFO-1234ze ; et pour la composition 3) : de 50 à 93 % de HFC-32, de 2 à 45 % de HFC-134a et de 5 à 48 % de HFO-1234ze, et de préférence de 65 à93%deHFC-32,de2à30%deHFC-134aet de5à33%de HFO-1234ze. Pour une utilisation dans : les procédés de refroidissement à température modérée, c'est-à-dire ceux dans lesquels la température du fluide ou du corps refroidi est de -15°C à 15°C, de préférence de -10°C à 10°C, de manière plus particulièrement préférée de -5°C à 5°C (idéalement d'environ 0°C), ainsi que les procédés de chauffage à température modérée, c'est-à-dire ceux dans lesquels la température du fluide ou du corps chauffé est de 30°C à 80°C, et de préférence de 35°C à 55°C, de manière plus particulièrement préférée de 40°C à 50°C (idéalement d'environ 45°C), on a trouvé que les compositions les plus performantes en remplacement du HFC-134a sont les suivantes : pour la composition 1) : de 2 à 20 % de HFC-32, de 2 à 85 % de HFC-152a et de 10 à 96 % de HFO-1234ze, et de préférence de 5 à 15 % de HFC-32, de 2 à 35 % de HFC-152a et de 50 à 93%de HFO-1234ze ; pour la composition 2) : de 5 à 75 % de HFO-1234yf, de 2 à 20 0/0 de HFC-32 et de 10 à 83 % de HFO-1234ze, et de préférence de 10 à 75 % de HFO-1234yf, de 5 à 15 % de HFC-32 et de 10 à 75 % de HFO-1234ze ; et pour la composition 3) : de 2 à 25 % de HFC-32, de 5 à 88 % de HFC-134a et de 10 à 93 % de HFO-1234ze, et de préférence de 5 à 15 % de HFC-32, de 5 à 60%de HFC-134a et de 25 à 90%de HFO-1234ze. Pour une utilisation dans : les procédés de refroidissement à température modérée, c'est-à-dire ceux dans lesquels la température du fluide ou du corps refroidi est de -15°C à 15°C, de préférence de -10°C à 10°C, de manière plus particulièrement préférée de -5°C à 5°C (idéalement d'environ 0°C), ainsi que les procédés de chauffage à température modérée, c'est-à-dire ceux dans lesquels la température du fluide ou du corps chauffé est de 30°C à 80°C, et de préférence de 35°C à 55°C, de manière plus particulièrement préférée de 40°C à 50°C (idéalement d'environ 45°C), on a trouvé que les compositions les plus performantes en remplacement du R404a ou du R407c sont les suivantes : pour la composition 1) : de 20 à 50 % de HFC-32, de 2 à 65 % de HFC-152a et de 5 à 78 % de HFO-1234ze, idéalement de 25 à 50 % de HFC-32, de 2 à 15 % de HFC-152a et de 35 à 73 % de HFO-1234ze ; pour la composition 2) : de 5 à 75 % de HFO-1234yf, de 15 à 70 0/0 de HFC-32 et de 5 à 80 % de HFO-1234ze, idéalement de 5 à 65%deHFO-1234yf,de25à50%deHFC-32 et de10à70%de HFO-1234ze ; et pour la composition 3) : de 15 à 50 % de HFC-32, de 5 à 65 % de HFC-134a et de 10 à 80 % de HFO-1234ze, idéalement de 15 à 35 % de HFC-32, de 5 à 55 % de HFC-134a et de 10 à 80 % de HFO-1234ze. Pour une utilisation dans : les procédés de refroidissement à température modérée, c'est-à-dire ceux dans lesquels la température du fluide ou du corps refroidi est de -15°C à 15°C, de préférence de -10°C à 10°C, de manière plus particulièrement préférée de -5°C à 5°C (idéalement d'environ 0°C), ainsi que les procédés de chauffage à température modérée, c'est-à-dire ceux dans lesquels la température du fluide ou du corps chauffé est de 30°C à 80°C, et de préférence de 35°C à 55°C, de manière plus particulièrement préférée de 40°C à 50°C (idéalement d'environ 45°C), on a trouvé que les compositions les plus performantes en remplacement du R410a sont les suivantes : pour la composition 1) : de 65 à 93 % de HFC-32, de 2 à 30 % de HFC-152a et de 5 à 33 % de HFO-1234ze, idéalement de 65 à 93%deHFC-32,de2 à 10%deHFC-152aet de5à33%de HFO-1234ze ; pour la composition 2) : de 5 à 45 % de HFO-1234yf, de 50 à 90 0/0 de HFC-32 et de 5 à 45 % de HFO-1234ze, idéalement de 5 à 30 % de HFO-1234yf, de 65 à 90 % de HFC-32 et de 5 à 30 % de HFO-1234ze ; pour la composition 3) : de 50 à 93 % de HFC-32, de 2 à 45 % de HFC-134a et de 5 à 48 % de HFO-1234ze, idéalement de 65 à 93%deHFC-32,de2 à 25%deHFC-134aet de5à33%de HFO-1234ze. Dans les procédés de « réfrigération à basse température » mentionnés ci-dessus, la température d'entrée du fluide de transfert de chaleur à l'évaporateur est de préférence de -45°C à -15°C, notamment de -40°C à -20°C, de manière plus particulièrement préférée de -35°C à -25°C et par exemple d'environ -30°C ; et la température du début de la condensation du fluide de transfert de chaleur au condenseur est de préférence de 25°C à 80°C, notamment de 30°C à 60°C, de manière plus particulièrement préférée de 35°C à 55°C et par exemple d'environ 40°C. Dans les procédés de « refroidissement à température modérée » mentionnés ci-dessus, la température d'entrée du fluide de transfert de chaleur à l'évaporateur est de préférence de -20°C à 10°C, notamment de -15°C à 5°C, de manière plus particulièrement préférée de -10°C à 0°C et par exemple d'environ -5°C ; et la température du début de la condensation du fluide de transfert de chaleur au condenseur est de préférence de 25°C à 80°C, notamment de 30°C à 60°C, de manière plus particulièrement préférée de 35°C à 55°C et par exemple d'environ 50°C. Ces procédés peuvent être des procédés de réfrigération ou de climatisation. Dans les procédés de « chauffage à température modérée » mentionnés ci-dessus, la température d'entrée du fluide de transfert de chaleur à l'évaporateur est de préférence de -20°C à 10°C, notamment de -15°C à 5°C, de manière plus particulièrement préférée de -10°C à 0°C et par exemple d'environ -5°C ; et la température du début de la condensation du fluide de transfert de chaleur au condenseur est de préférence de 25°C à 80°C, notamment de 30°C à 60°C, de manière plus particulièrement préférée de 35°C à 55°C et par exemple d'environ 50°C. En outre, les mélanges présentant les formulations suivantes sont des mélanges quasi-azéotropiques : de 1 à 28 % de HFO-1234yf, de 70 à 98 % de HFC-32 et de 1 à 15 % de HFO-1234ze ; de 80 à 98 % de HFC-32, de 1 à 18 % de HFC-134a et de 1 à 12 % de HFO-1234ze. Pour ces fluides de transfert de chaleur, à température constante, la pression de saturation liquide et la pression de saturation vapeur sont quasiment identiques (la différence maximale de pression étant de 10 %). Ces fluides de transfert de chaleur présentent un avantage de facilité de mise en oeuvre. En l'absence de glissement de température significatif, il n'y a pas de changement significatif de la composition circulante, et pas non plus de changement significatif de la composition en cas de fuite. Ces fluides de transfert de chaleur sont particulièrement appropriés pour le remplacement du R410a par exemple. Les fluides de transfert de chaleur qui ne sont pas des quasi-azéotropes, pour leur part, sont cependant très efficaces lorsqu'ils sont correctement couplés à un échangeur de chaleur à contre-courant (avec une différence de température avec le deuxième fluide approximativement constante dans l'échangeur). Chaque fluide de transfert de chaleur ci-dessus peut être mélangé avec un ou plusieurs additifs pour fournir la composition de transfert de chaleur circulant effectivement dans le circuit de compression de vapeur. Les additifs peuvent notamment être choisis parmi les lubrifiants, les stabilisants, les tensioactifs, les agents traceurs, les agents fluorescents, les agents odorants, les agents de solubilisation et leurs mélanges. Le ou les stabilisants, lorsqu'ils sont présents, représentent de préférence au plus 5 % en masse dans la composition de transfert de chaleur. Parmi les stabilisants, on peut citer notamment le nitrométhane, l'acide ascorbique, l'acide téréphtalique, les azoles tels que le tolutriazole ou le benzotriazole, les composés phénoliques tels que le tocophérol, l'hydroquinone, le t-butyl hydroquinone, le 2,6-di-ter-butyl-4-méthylphénol, les époxydes (alkyl éventuellement fluoré ou perfluoré ou alkényl ou aromatique) tels que les n-butyl glycidyl éther, hexanediol diglycidyl éther, allyl glycidyl éther, butylphénylglycidyl éther, les phosphites, les phosphonates, les thiols et les lactones. A titre de lubrifiants on peut notamment utiliser des huiles d'origine minérale, des huiles silicones, des paraffines, des naphtènes, des paraffines synthétiques, des alkylbenzènes, des poly-alpha oléfines, des polyalkène glycols, des polyol esters et / ou des polyvinyléthers. A titre d'agents traceurs (susceptibles d'être détectés) on peut citer les hydrofluorocarbures, les hydrofluorocarbures deutérés, les hydrocarbures deutérés, les perfluorocarbures, les fluoroéthers, les composés bromés, les composés iodés, les alcools, les aldéhydes, les cétones, le protoxyde d'azote et les combinaisons de ceux-ci. L'agent traceur est différent du ou des composés de transfert de chaleur composant le fluide de transfert de chaleur. A titre d'agents de solubilisation, on peut citer les hydrocarbures, le diméthyléther, les polyoxyalkylène éthers, les amides, les cétones, les nitriles, les chlorocarbures, les esters, les lactones, les aryl éthers, les fluoroéthers et les 1,1,1-trifluoroalcanes. L'agent de solubilisation est différent du ou des composés de transfert de chaleur composant le fluide de transfert de chaleur. A titre d'agents fluorescents, on peut citer les naphthalimides, les perylènes, les coumarines, les anthracènes, les phénanthracènes, les xanthènes, les thioxanthènes, les naphthoxanhtènes, les fluorescéines et les dérivés et combinaisons de ceux-ci. A titre d'agents odorants, on peut citer les alkylacrylates, les allylacrylates, les acides acryliques, les acrylesters, les alkyléthers, les alkylesters, les alcynes, les aldéhydes, les thiols, les thioéthers, les disulfures, les allylisothiocyanates, les acides alcanoïques, les amines, les norbornènes, les dérivés de norbornènes, le cyclohexène, les composés aromaiques hétérocycliques, l'ascaridol, l'o-méthoxy(méthyl)-phénol et les combinaisons de ceux-ci. Les compositions selon l'invention peuvent également être utiles en tant qu'agent d'expansion, aérosol ou solvant. EXEMPLES Les exemples suivants illustrent l'invention sans la limiter. Exemple 1 - méthode de calcul des propriétés des fluides de transfert de chaleur dans les différentes confiqurations envisaqées L'équation RK-Soave est utilisée pour le calcul des densités, enthalpies, entropies et les données d'équilibre liquide vapeur des mélanges. L'utilisation de cette équation nécessite la connaissance des propriétés des corps purs utilisés dans les mélanges en question et aussi les coefficients d'interaction pour chaque binaire. Les données nécessaires pour chaque corps pur sont la température d'ébullition, la température critique et la pression critique, la courbe de pression en fonction de la température à partir du point d'ébullition jusqu'au point critique, les densités de liquide saturé et de vapeur saturée en fonction de la température. Les données sur les HFC sont publiées dans l'ASHRAE Handbook 2005 chapitre 20 et sont aussi disponible sous Refrop (Logiciel développé par NIST pour le calcul des propriétés des fluides frigorigènes). Les données de la courbe température-pression des HFO sont mesurées par la méthode statique. La température critique et la pression critique sont mesurées par un calorimètre C80 commercialisé par Setaram. Les densités, à saturation en fonction de la température, sont mesurées par la technologie du densimètre à tube vibrant développée par les laboratoires de l'école des Mines de Paris. L'équation RK-Soave utilise des coefficients d'interaction binaire pour représenter le comportement des produits en mélanges. Les coefficients sont calculés en fonction des données expérimentales d'équilibre liquide vapeur. La technique utilisée pour les mesures d'équilibre liquide vapeur est la méthode de cellule statique analytique. La cellule d'équilibre comprend un tube saphir et est équipée de deux échantillonneurs ROLSITM électromagnétiques. Elle est immergée dans un bain cryothermostat (HUBER HS40). Une agitation magnétique à entraînement par champ tournant à vitesse variable est utilisée pour accélérer l'atteinte des équilibres. L'analyse des échantillons est effectuée par chromatographie (HP5890 seriesll) en phase gazeuse utilisant un catharomètre (TCD). Les mesures d'équilibre liquide vapeur sur le binaire HFC-32 / HFO-1234ze sont réalisées pour l'isotherme suivante : 15°C. Les mesures d'équilibre liquide vapeur sur le binaire HFC-134a / HFO- 1234ze sont réalisées pour l'isotherme suivante : 20°C. Les mesures d'équilibre liquide vapeur sur le binaire HFC-134a / HFO-1234ze sont réalisées pour l'isotherme suivante : 15°C. Les mesures d'équilibre liquide vapeur sur le binaire HFC-32 / HFO-1234yf sont réalisées pour les isothermes suivantes : 70°C, 30°C, -10°C. Les mesures d'équilibre liquide vapeur sur le binaire HFO-1234ze / HFO-1234yf sont réalisées pour l'isotherme suivante : 18°C. Les données d'équilibre liquide vapeur pour le binaire HFC-152a / HFC-32 sont disponible sous Refprop. Deux isothermes (-20°C et 20°C) et deux isobares (1 bar et 25 bar) sont utilisées pour le calcul des coefficients d'interaction pour ce binaire. Les données d'équilibre liquide vapeur pour le binaire HFC-134a / HFC-32 sont disponible sous Refprop. Deux isothermes (-20°C et 20°C) et deux isobares (1 bar et 30 bar) sont utilisées pour le calcul des coefficients d'interaction pour ce binaire. On considère un système à compression équipé d'un évaporateur et condenseur à contre-courant, d'un compresseur à vis et d'un détendeur. Le système fonctionne avec 15°C de surchauffe et 5°C de sous-refroidissement. L'écart de température minimum entre le fluide secondaire et le fluide frigorigène est considéré de l'ordre de 5°C. Le rendement isentropique des compresseurs est fonction du taux de compression. Ce rendement est calculé suivant l'équation suivante: 'lisen-a-1*-C)Z- d i -e Pour un compresseur à vis, les constantes a, b, c, d et e de l'équation (1) du rendement isentropique sont calculées suivant les données types 25 publiées dans le « Handbook of air conditioning and refrigeration », page 11.52. Le coefficient de performance (COP) est défini, comme étant la puissance utile fournie par le système sur la puissance apportée ou consommée par le système. 30 Le coefficient de performance de Lorenz (COPLorenz) est un coefficient de performance de référence. Il est fonction de températures et est utilisé pour comparer les COP des différents fluides. Le coefficient de performance de Lorenz est défini comme suit (les températures T sont en K) : 35 +condenseur _ +condenseur _ +condenseur moyenne entrée sortie évaporatexr - Tévaporatexr _ Tévaporatexr moyenne sortie entrée (1) (2) (3) Le COP de Lorenz dans le cas de l'air conditionné et de la réfrigération est : Tévaporatesr COPlorenz = moyenne -+condenseur _ Tévaporatesr moyenne moyenne Le COP de Lorenz dans le cas du chauffage est : T condenseur COPlorenz = moyenne T condenseur _ Tevaporateur moyenne 1 moyenne Pour chaque composition, le coefficient de performance du cycle de Lorenz est calculé en fonction des températures correspondantes. En mode de réfrigération à basse température, le système à compression fonctionne entre une température d'entrée du fluide frigorigène 15 à l'évaporateur de -30°C et une température d'entrée du fluide frigorigène au condenseur de 40°C. Le système fourni du froid à -25°C. En mode de chauffage à température modérée, le système à compression fonctionne entre une température d'entrée du fluide frigorigène à l'évaporateur de -5°C et une température du début de la condensation du 20 fluide frigorigène au condenseur de 50°C. Le système fourni de la chaleur à 45°C. En mode de refroidissement à température modérée, le système à compression fonctionne entre une température d'entrée du fluide frigorigène à l'évaporateur de -5°C et une température du début de la condensation du 25 fluide frigorigène au condenseur de 50°C. Le système fourni du froid à 0°C. Dans les tableaux qui suivent, « Temp sortie évap » désigne la température du fluide à la sortie de l'évaporateur, « Temp sortie comp » désigne la température du fluide à la sortie du compresseur, « T sortie cond » désigne la température du fluide à la sortie du condenseur, « evap 30 P » désigne la pression du fluide dans l'évaporateur, « cond P » désigne la pression du fluide dans le condenseur, « Taux (p/p) » désigne le taux de compression, « Glide » désigne le glissement de température, « rendement comp » désigne le rendement du compresseur, « % CAP » désigne la capacité volumétrique du fluide par rapport au fluide de référence indiqué en 35 première ligne, « %COP/COPlrorenz» désigne le rapport du COP du système par rapport au COP du cycle de Lorenz correspondant, « Psat liquide » désigne la pression de saturation liquide, « Psat vapeur » désigne la (4) (5) 1010 pression de saturation vapeur, et « % diff de pression » désigne la différence entre ces deux pressions, exprimée en pourcentage. Exemple 2 - Résultats pour une réfrigération à basse température, comparaison avec le R404a et le R407c Mélange HFC-32 / HFC-134a / HFO-1234ze : Composition (%) d d C co c0 o. .= C a N Û o °- C.) o .a .a Q. O m Q. Q U C o 0 'o Q. m U a a .. a) à E ° a c y Q. Ep o co c co L J E> H o a) coi ~ UOO H w U H R404A -30 101 40 2,1 18,1 8,8 0,46 53,8 100 32 R407C -26 131 35 1,7 15,3 9,0 4,48 51,9 108 35 ça M M 0 O M 25 40 35 -24 133 33 1,4 12,8 9,1 5,64 51,1 94 36 35 60 5 -25 144 34 1,7 14,9 8,9 4,97 52,6 111 37 35 50 15 -25 140 34 1,7 14,7 8,8 5,38 53,6 111 37 35 40 25 -24 136 33 1,7 14,4 8,7 5,90 54,5 110 38 35 30 35 -24 132 33 1,6 14,2 8,6 6,44 55,5 110 39 35 20 45 -23 128 32 1,6 13,9 8,5 6,99 56,3 110 40 35 10 55 -22 126 32 1,6 13,6 8,4 7,53 57,0 109 40 50 45 5 -25 153 35 2,0 17,1 8,6 4,83 55,0 130 38 50 35 15 -25 148 34 2,0 16,9 8,5 5,30 56,0 130 39 50 25 25 -24 143 34 2,0 16,6 8,4 5,89 57,1 130 40 50 15 35 -23 139 33 2,0 16,3 8,2 6,52 58,1 131 41 50 5 45 -23 136 32 2,0 16,0 8,1 7,14 59,1 131 41 15 Mélange HFO-1234yf / HFC-32 / HFO-1234ze : Composition (%) d d.-. C i i ^ m r a N o 0 o c.) c0 c0 o. 0 C co a Q. - Q. g L v e o Q. m Q- ° 0 â E> E o Q. C x -mea 0 o c0 c0 c.) R404A -30 101 40 2,1 18,1 8,8 0,46 53,8 100 32 R407C -26 131 35 1,7 15,3 9,0 4,48 51,9 108 35 ' >+ M ' N u_ M mi. O ~ M _ 70 25 5 -25 103 32 1,8 14,7 8,1 5,27 58,9 107 40 60 25 15 -24 105 32 1,7 14,3 8,2 5,65 58,5 105 39 50 25 25 -24 106 32 1,7 13,8 8,2 6,14 58,4 103 40 40 25 35 -23 107 31 1,6 13,3 8,2 6,62 58,3 102 40 30 25 45 -23 108 31 1,6 12,8 8,3 7,04 58,0 99 40 60 35 5 -25 113 34 2,1 16,6 8,1 5,06 59,5 122 40 50 35 15 -24 114 33 2,0 16,1 8,1 5,63 59,4 120 40 40 35 25 -24 114 32 1,9 15,4 8,0 6,29 59,8 119 41 30 35 35 -23 114 31 1,8 14,8 8,0 6,93 60,0 117 41 20 35 45 -23 116 31 1,8 14,2 8,0 7,46 59,8 115 42 10 35 55 -22 118 31 1,7 13,7 8,1 7,85 59,1 112 42 45 50 5 -26 132 36 2,3 19,3 8,3 3,72 57,9 138 38 35 50 15 -25 132 35 2,3 18,5 8,2 4,66 58,5 137 39 25 50 25 -24 131 34 2,2 17,6 8,1 5,63 59,3 136 40 15 50 35 -24 131 33 2,1 16,8 8,0 6,49 59,8 135 41 50 45 -23 133 32 2,0 16,2 8,0 7,17 59,8 132 42 5 10 15 5 Mélange HFC-32 / HFC-152a / HFO-1234ze: Composition (%) a) a) ^ C t0 i ^ s r c0 N ^ ôv v^ o. t0 o. C C ôv Q. E o- L v c0 a:à Q . °' Q- a Q. E 0 o >i c -x E 0 â E> H w coi c0 a) o O H H ~ a 0 U L R404A -30 101 40 2,1 18,1 8,8 0,46 53,8 100 32 R407C -26 131 35 1,7 15,3 9,0 4,48 51,9 108 35 c0 M ~Nf) O .N u_ C± I M 2 _ 35 30 35 -24 152 31 1,5 13,2 9,1 6,21 51,3 105 37 35 20 45 -23 140 31 1,5 13,1 8,8 6,96 54,0 106 39 35 10 55 -22 130 31 1,5 13,1 8,5 7,65 56,3 108 40 50 35 15 -24 176 33 1,7 15,7 9,2 5,96 50,4 122 36 50 25 25 -24 162 33 1,8 15,7 8,8 6,39 53,4 125 38 50 15 35 -23 148 32 1,8 15,6 8,4 7,14 56,6 128 40 50 5 45 -22 137 32 1,9 15,7 8,1 7,64 59,0 130 42 Exemple 3 - Résultats pour une réfrigération à basse température, comparaison avec le R410a Mélange HFC-32 / HFC-134a / HFO-1234ze : Composition (%) d d^ C f0 c Q. a) r d N Û 02 v^ a a o. :a C a C Oo ° o. m U c0 c .. O d O. U a ô ° E ô o a) co c0 E E 0 J E> H w g O " U O qi) H L o H R410A -30 153 40 2,7 24,2 8,9 0,06 52,5 100 33 c0 M M 0 mr c)n C± LLM 2 _ 65 30 5 -26 167 36 2,2 19,4 8,6 3,91 55,2 96 38 65 20 15 -26 162 36 2,3 19,1 8,5 4,40 56,1 96 39 65 10 25 -25 157 35 2,3 18,9 8,4 5,07 57,3 97 39 80 15 5 -28 185 38 2,5 21,7 8,7 2,49 54,1 105 37 80 5 15 -27 180 37 2,5 21,5 8,6 3,01 54,9 105 37 90 5 5 -29 199 39 2,6 23,3 8,9 1,34 53,0 110 35 10 Mélange HFO-1234yf / HFC-32 / HFO-1234ze : Composition (%) d d^ C Rf Rf o. d C d N Û 02 Co-),..., .o .o o. :a d O. U Q C Oo y o. m U o. o. .. O E E a ô ° Q. g -g o co c co g O " O J E> N ÿ ~ i U - O, H ' R410A -30 153 40 2,7 24,2 8,9 0,06 52,5 100 33 ' >+ c) N 0 o ÿ ~ g" U - O, o i o N H R410A -30 153 40 2,7 24,2 8,9 0,06 52,5 100 33 co M C± Ov c)n LLM 2 _ 65 20 15 -24 180 35 2,1 18,4 8,9 5,51 52,6 93 36 65 10 25 -24 164 34 2,2 18,4 8,5 5,92 56,0 95 39 80 15 5 -26 201 37 2,3 21,2 9,1 4,14 51,2 102 34 80 5 15 -26 185 37 2,4 21,3 8,8 3,70 54,1 104 36 90 5 5 -28 205 39 2,6 23,1 9,0 2,20 52,0 109 35 5 Exemple 4 - Résultats pour un refroidissement à température modérée, 10 comparaison avec le HFC-134a Mélange HFC-32 / HFC-134a / HFO-1234ze : Composition o o ^ rU i i Q. d r d N Composition (%) O Ô°, à - c0 c0 o. a C v C o o. w o- y Ç a .o ., Q. ° a i Q. Q. c.) > G- K m O J m'0 m ) o c0 û (~ H H H O R134a -5 81 50 2,4 13,2 5,4 0,00 75,9 100 54 ça n - 0 N N 2 C) = 25 70 -3 77 46 2,3 12,0 5,1 2,38 77,3 99 55 5 35 60 -3 78 47 2,4 12,3 5,1 2,22 77,2 101 55 5 45 50 -3 79 47 2,5 12,7 5,1 2,05 77,2 103 55 5 55 40 -3 80 47 2,5 13,0 5,1 1,88 77,2 105 55 5 65 30 -3 80 48 2,6 13,3 5,1 1,70 77,2 107 55 5 75 20 -3 81 48 2,6 13,6 5,1 1,53 77,2 109 55 5 85 10 -4 82 48 2,7 13,8 5,1 1,37 77,2 112 55 15 5 80 1 79 42 3,0 13,3 4,5 6,02 79,6 128 58 15 15 70 1 80 43 3,0 13,7 4,5 5,52 79,5 129 58 15 25 60 0 81 44 3,1 14,0 4,5 5,10 79,4 130 58 15 35 50 0 82 44 3,1 14,3 4,6 4,72 79,3 132 57 15 45 40 -1 83 44 3,2 14,6 4,6 4,36 79,2 133 57 15 55 30 -1 84 45 3,2 15,0 4,6 4,03 79,1 135 57 15 65 20 -1 85 45 3,3 15,2 4,7 3,71 79,0 136 57 15 75 10 -2 86 46 3,3 15,5 4,7 3,44 78,9 138 57 Mélange HFO-1234yf / HFC-32 / HFO-1234ze : Composition (%) d d^ C c0 i o. m r co N ^ O () o. c0 Q. 2 Q- ° C Oo 0- ,2 0 c0 G- -x 3 E aL Q. as Q. E o -a c0 E 'a 0 â E> E O o a a o -O, N cc.) H R134a -5 81 50 2,4 13,2 5,4 0,00 75,9 100 54 ~ H a o HFC-134a -5 81 50 2,4 13,2 5,4 0,00 75,9 100 54 c,1 M C± 0 o U LL M 2 2 5 90 -3 76 45 2,2 11,2 5,1 2,32 77,1 93 56 5 15 80 -3 79 46 2,2 11,4 5,2 1,92 76,9 95 56 5 25 70 -3 81 47 2,3 11,7 5,2 1,75 76,9 98 56 5 35 60 -3 84 47 2,3 11,9 5,2 1,65 76,9 100 57 5 45 50 -3 86 47 2,3 12,0 5,2 1,55 77,0 103 57 5 55 40 -4 89 47 2,4 12,2 5,2 1,43 77,0 105 57 5 65 30 -4 91 47 2,4 12,3 5,2 1,29 77,0 106 58 5 75 20 -4 93 47 2,4 12,3 5,2 1,14 76,9 108 58 5 85 10 -4 95 47 2,4 12,3 5,2 0,97 76,8 108 58 15 5 80 1 80 42 2,9 13,1 4,5 5,61 79,4 126 59 15 15 70 0 83 43 2,9 13,2 4,6 4,89 79,1 126 59 15 25 60 0 85 43 2,9 13,3 4,7 4,54 79,0 128 59 15 35 50 -1 88 43 2,9 13,5 4,7 4,28 78,9 130 59 15 45 40 -1 90 43 2,9 13,7 4,7 4,00 78,7 131 59 15 55 30 -1 93 43 2,9 13,7 4,8 3,70 78,6 132 59 15 65 20 -2 95 44 2,9 13,8 4,8 3,37 78,4 132 59 15 75 10 -2 98 44 2,8 13,7 4,9 3,04 78,1 132 59 5 10 Exemple 5 - Résultats pour un chauffaqe à température modérée, comparaison avec le HFC-134a 15 Mélange HFC-32 / HFC-134a / HFO-1234ze : Composition (%) d .-. d 0 o- a Q. m m o. a N o0 ov o a a. -a o. :2 E Q â y y o. i-o co C ..x O '0 U O j E> E > coi c0 ~~ UO H E0 ~ L U H R134a -5 81 50 2,4 13,2 5,4 0,00 75,9 100 63 N LLM OM O 2! Z = 35 60 -3 78 47 2,4 12,3 5,1 2,22 77,2 99 64 5 45 50 -3 79 47 2,5 12,7 5,1 2,05 77,2 102 64 5 55 40 -3 80 47 2,5 13,0 5,1 1,88 77,2 104 64 5 65 30 -3 80 48 2,6 13,3 5,1 1,70 77,2 106 64 5 75 20 -3 81 48 2,6 13,6 5,1 1,53 77,2 108 64 5 85 10 -4 82 48 2,7 13,8 5,1 1,37 77,2 110 64 15 5 80 1 79 42 3,0 13,3 4,5 6,02 79,6 121 66 15 15 70 1 80 43 3,0 13,7 4,5 5,52 79,5 123 66 15 25 60 0 81 44 3,1 14,0 4,5 5,10 79,4 124 65 15 35 50 0 82 44 3,1 14,3 4,6 4,72 79,3 125 65 15 45 40 -1 83 44 3,2 14,6 4,6 4,36 79,2 127 65 15 55 30 -1 84 45 3,2 15,0 4,6 4,03 79,1 128 65 15 65 20 -1 85 45 3,3 15,2 4,7 3,71 79,0 130 65 15 75 10 -2 86 46 3,3 15,5 4,7 3,44 78,9 132 65 Mélange HFO-1234yf / HFC-32 / HFO-1234ze : Composition (%) d d^ C a c Q. d C coi co a ~ U E> H o ~ L U ql) w H R134a -5 81 50 2,4 13,2 5,4 0,00 75,9 100 63 ' >+ M ' N ~ V U) ô a cca m ô O~ ~ ~ > o H a 8 U a L ° 0 HFC-134a -5 81 50 2,4 13,2 5,4 0,00 75,9 100 63 ça 2 C± LL _ 5 90 -3 76 45 2,2 11,2 5,1 2,32 77,1 91 64 5 15 80 -3 79 46 2,2 11,4 5,2 1,92 76,9 93 64 5 25 70 -3 81 47 2,3 11,7 5,2 1,75 76,9 95 65 5 35 60 -3 84 47 2,3 11,9 5,2 1,65 76,9 98 65 5 45 50 -3 86 47 2,3 12,0 5,2 1,55 77,0 100 65 5 55 40 -4 89 47 2,4 12,2 5,2 1,43 77,0 102 66 5 65 30 -4 91 47 2,4 12,3 5,2 1,29 77,0 103 66 5 75 20 -4 93 47 2,4 12,3 5,2 1,14 76,9 104 66 5 85 10 -4 95 47 2,4 12,3 5,2 0,97 76,8 104 66 15 5 80 1 80 42 2,9 13,1 4,5 5,61 79,4 120 66 15 15 70 0 83 43 2,9 13,2 4,6 4,89 79,1 119 66 15 25 60 0 85 43 2,9 13,3 4,7 4,54 79,0 121 67 15 35 50 -1 88 43 2,9 13,5 4,7 4,28 78,9 123 67 15 45 40 -1 90 43 2,9 13,7 4,7 4,00 78,7 124 67 15 55 30 -1 93 43 2,9 13,7 4,8 3,70 78,6 125 67 15 65 20 -2 95 44 2,9 13,8 4,8 3,37 78,4 125 67 15 75 10 -2 98 44 2,8 13,7 4,9 3,04 78,1 125 67 5 10 15 Exemple 6 - Résultats pour un refroidissement à température modérée, comparaison avec le R404a et le R407c Mélange HFC-32 / HFC-134a / HFO-1234ze : Composition (%) G) d ^ ^ i i Q. d a+ N ^ Ô° rU t0 t0 .. :a C C c V ° O. ô co a F3 d Q. D. L y Q. )o o agi C ~ m v O J )agi H co) L o O H V R404A -5 77 50 5,2 23,0 4,5 0,37 79,7 100 48 R407C -1 89 45 4,5 19,8 4,4 4,46 79,9 114 56 N - n o LUL L.L c.-) el = 2 r _ 25 5 70 2 84 42 3,7 15,4 4,2 7,24 80,4 100 59 25 15 60 2 85 42 3,7 15,7 4,2 6,76 80,3 100 59 25 25 50 1 86 43 3,8 16,0 4,3 6,30 80,3 101 59 25 35 40 1 87 43 3,8 16,3 4,3 5,87 80,2 101 58 25 45 30 0 88 44 3,8 16,6 4,3 5,43 80,0 102 58 25 55 20 0 89 44 3,9 17,0 4,4 5,01 79,9 103 58 25 65 10 0 90 45 3,9 17,3 4,4 4,64 79,7 104 58 35 5 60 2 89 42 4,3 17,5 4,1 7,49 80,8 115 59 35 15 50 2 90 42 4,3 17,7 4,1 7,03 80,7 116 59 35 25 40 2 91 43 4,4 18,0 4,1 6,55 80,6 116 59 35 35 30 1 92 43 4,4 18,4 4,2 6,05 80,5 116 59 35 45 20 1 93 44 4,4 18,7 4,2 5,56 80,3 117 58 35 55 10 0 95 44 4,4 19,0 4,3 5,12 80,2 117 58 10 15 20 Mélange HFO-1234yf / HFC-32 / HFO-1234ze : Composition (%) d) d^ C i i .-. a~, r a N ô~ O 2 c°~ co c0 cL C o a ô y Q. y o. m U .a a Q. m Q ° O J > E p o a C ., E E ' i H o t0 coi t0 a) o H w >i ~ p U H g c.) L R404A -5 77 50 5,2 23,0 4,5 0,37 79,7 100 48 R407C -1 89 45 4,5 19,8 4,4 4,46 79,9 114 56 ' >+ M ' N 0 O ~ M _ _ = r 25 70 2,4 83 42 3,7 15,4 4,1 7,44 80,6 100 59 15 25 60 2,3 82 41 3,9 15,8 4,1 7,32 80,8 102 59 25 25 50 2,2 82 41 4,1 16,3 4,0 7,15 80,9 105 58 35 25 40 1,9 81 42 4,2 16,9 4,0 6,92 80,9 108 59 45 25 30 1,6 81 42 4,4 17,5 4,0 6,59 80,9 111 58 55 25 20 1,2 81 42 4,5 18,1 4,0 6,20 80,9 113 58 65 25 10 0,8 81 43 4,6 18,7 4,0 5,83 80,9 113 57 5 35 60 2,6 88 42 4,4 17,5 4,0 7,63 80,9 116 59 15 35 50 2,4 87 41 4,5 18,0 4,0 7,40 81,0 119 59 25 35 40 2,1 87 42 4,7 18,7 3,9 7,05 81,1 122 59 35 35 30 1,6 87 42 4,9 19,4 4,0 6,58 81,0 124 58 45 35 20 1,0 87 43 5,1 20,3 4,0 6,01 80,9 125 57 5 50 45 1,9 97 43 5,2 20,8 4,0 6,88 80,9 136 58 15 50 35 1,2 96 43 5,4 21,6 4,0 6,25 80,9 138 58 25 50 25 0,4 96 44 5,6 22,6 4,1 5,43 80,8 139 57 5 10 15 Mélange HFC-32 / HFC-152a / HFO-1234ze : Composition (%) d d^ C i i .-. ) r a N Û ôv () co c0 o. a C Q a ô o0 y Q. m P .a .a o. Q U O J y Q. E E P a a ., E E ° o' -O, E> o co c co p ' N ÿ ~ i H R404A -5 77 50 5,2 23,0 4,5 0,37 79,7 100 48 R407C -1 89 45 4,5 19,8 4,4 4,46 79,9 114 56 co M C± O 2 u- M _ 25 5 70 2 85 41 3,6 15,1 4,2 7,26 80,4 99 60 25 15 60 2 87 41 3,5 15,0 4,3 6,82 80,2 100 60 25 25 50 1 90 41 3,5 15,2 4,3 6,42 80,1 100 60 25 35 40 1 92 42 3,5 15,3 4,4 5,98 79,8 101 60 25 45 30 1 95 42 3,4 15,4 4,5 5,54 79,6 101 60 25 55 20 0 98 42 3,4 15,4 4,5 5,15 79,4 100 60 25 65 10 0 100 42 3,3 15,3 4,6 4,84 79,1 100 60 35 5 60 3 90 41 4,2 17,1 4,1 7,89 80,8 116 60 35 15 50 3 92 41 4,1 17,0 4,1 7,68 80,7 116 60 35 25 40 2 95 41 4,1 17,1 4,2 7,18 80,4 116 60 35 35 30 2 98 42 4,0 17,3 4,3 6,61 80,2 115 60 35 45 20 1 101 42 3,9 17,3 4,4 6,17 79,9 115 60 35 55 10 1 103 42 3,8 17,2 4,5 5,96 79,6 114 60 50 5 45 2 98 42 5,0 20,3 4,0 7,48 80,9 135 59 50 15 35 2 101 42 4,9 20,3 4,1 7,22 80,7 135 59 50 25 25 2 105 43 4,8 20,4 4,2 6,59 80,3 133 58 50 35 15 1 108 43 4,7 20,4 4,4 6,20 80,0 132 58 50 45 5 1 111 43 4,6 20,2 4,4 6,34 79,8 131 58 10 Exemple 7 - Résultats pour un chauffaqe à température modérée, comparaison avec le R404a et le R407c 15 Mélange HFC-32 / HFC-134a / HFO-1234ze : Composition (%) Oo d rU a i x da r c.) N y o. O o o-o a. a x O E O. d a 0- cc y a- a > co -a c0 '0 5 UQ â i E> E o i a ~ L Il H EO o U O O H c) O R404A -5 77 50 5,2 23,0 4,5 0,37 79,7 100 58 R407C -1 89 45 4,5 19,8 4,4 4,46 79,9 107 64 N n OM LUL LLM _ = 2 r 35 5 60 2 89 42 4,3 17,5 4,1 7,49 80,8 104 66 35 15 50 2 90 42 4,3 17,7 4,1 7,03 80,7 105 66 35 25 40 2 91 43 4,4 18,0 4,1 6,55 80,6 105 66 35 35 30 1 92 43 4,4 18,4 4,2 6,05 80,5 106 65 35 45 20 1 93 44 4,4 18,7 4,2 5,56 80,3 106 65 35 55 10 0 95 44 4,4 19,0 4,3 5,12 80,2 107 65 50 5 45 2 98 43 5,1 20,6 4,0 6,86 80,9 122 65 50 15 35 1 98 43 5,1 20,9 4,1 6,30 80,8 122 65 50 25 25 1 100 44 5,1 21,2 4,1 5,70 80,6 122 65 Mélange HFO-1234yf / HFC-32 / HFO-1234ze : Composition (%) 4) d^ C i i Q. O r c) N U 0 2 v^ co c0 O. a Ç Q Ç 0o y Q. m U a a ., U Q. U a 6 y Q. E0 ° co c co E ô 0 E> H o > o ~ '0 o 0 J qi) w ci c U H H L O U R404A -5 77 50 5,2 23,0 4,5 0,37 79,7 100 58 R407C -1 89 45 4,5 19,8 4,4 4,46 79,9 107 64 ' >+ M N u_ M O Li_ M _ 35 25 40 1,9 81 42 4,2 16,9 4,0 6,92 80,9 100 67 45 25 30 1,6 81 42 4,4 17,5 4,0 6,59 80,9 102 66 55 25 20 1,2 81 42 4,5 18,1 4,0 6,20 80,9 104 66 65 25 10 0,8 81 43 4,6 18,7 4,0 5,83 80,9 105 65 35 60 2,6 88 42 4,4 17,5 4,0 7,63 80,9 105 66 15 35 50 2,4 87 41 4,5 18,0 4,0 7,40 81,0 108 66 25 35 40 2,1 87 42 4,7 18,7 3,9 7,05 81,1 111 66 35 35 30 1,6 87 42 4,9 19,4 4,0 6,58 81,0 114 66 45 35 20 1,0 87 43 5,1 20,3 4,0 6,01 80,9 115 65 5 50 45 1,9 97 43 5,2 20,8 4,0 6,88 80,9 124 65 15 50 35 1,2 96 43 5,4 21,6 4,0 6,25 80,9 126 65 5 5 Mélange HFC-32 / HFC-152a / HFO-1234ze : Composition (%) d d^ C i - ^ d r U Q N Û Ô°, v^ ça ça a :a a ° a ô 0o U) o. m U .a .a Q. O d o. O 21 o. E E o a a .. E E U-, E> o ça c ça m O ' N a) C.) ~ c i R404A -5 77 50 5,2 23,0 4,5 0,37 79,7 100 58 R407C -1 89 45 4,5 19,8 4,4 4,46 79,9 107 64 ça M C± O 2 LLM _ 35 5 60 3 90 41 4,2 17,1 4,1 7,89 80,8 104 67 35 15 50 3 92 41 4,1 17,0 4,1 7,68 80,7 104 67 35 25 40 2 95 41 4,1 17,1 4,2 7,18 80,4 104 67 35 35 30 2 98 42 4,0 17,3 4,3 6,61 80,2 104 67 35 45 20 1 101 42 3,9 17,3 4,4 6,17 79,9 103 66 35 55 10 1 103 42 3,8 17,2 4,5 5,96 79,6 103 67 50 5 45 2 98 42 5,0 20,3 4,0 7,48 80,9 122 66 50 15 35 2 101 42 4,9 20,3 4,1 7,22 80,7 122 66 50 25 25 2 105 43 4,8 20,4 4,2 6,59 80,3 121 65 50 35 15 1 108 43 4,7 20,4 4,4 6,20 80,0 120 65 50 45 5 1 111 43 4,6 20,2 4,4 6,34 79,8 119 65 Exemple 8 - Résultats pour un refroidissement à température modérée, comparaison avec le R410a Mélange HFC-32 / HFC-134a / HFO-1234ze : Composition (%) G) d .-. o °rv i i s-'-. ) a+ a N Oo O O ça ça . :a C a x °' Q- a Q. Q. Q- o i C ça E O J ) a>) ) o co) ~ a û Çi o H H L o O R410A -5 103 50 6,8 30,7 4,5 0,07 79,5 100 50 N LLM a) LUL 2 r OM = _ 65 5 30 0 107 45 5,8 24,0 4,1 5,22 80,6 100 57 65 15 20 0 108 45 5,8 24,3 4,2 4,52 80,4 99 57 65 25 10 -1 110 46 5,8 24,6 4,3 3,93 80,3 99 56 80 5 15 -2 118 47 6,3 27,5 4,3 2,83 80,0 107 55 80 15 5 -3 119 48 6,3 27,6 4,4 2,33 79,9 106 55 90 5 5 -4 126 49 6,6 29,6 4,5 1,23 79,6 111 54 Mélange HFO-1234yf / HFC-32 / HFO-1234ze : Composition (%) Û d ^ ^ i i a a) a+ ° N 0o 0 0 t0 t0 x 2 C s- C o. o u) É U Q .a g d Q. a L m ,o mo ÿ c >. Ç 1- E 0 â H H ~o a) coi -me o O c) a) L R410A -5 103 50 6,8 30,7 4,5 0,07 79,5 100 50 4- (NI (D ' >+ c) N u_ M O L.L M 2 _ 65 30 0 107 45 5,9 24,4 4,1 5,08 80,6 101 57 15 65 20 -1 107 46 6,1 25,5 4,2 3,94 80,4 101 56 25 65 10 -2 107 47 6,2 26,7 4,3 2,70 80,2 100 54 5 80 15 -2 118 48 6,4 28,0 4,4 2,50 80,0 107 55 15 80 5 -4 117 49 6,6 29,2 4,4 1,10 79,7 107 54 5 90 5 -4 125 49 6,7 30,2 4,5 0,74 79,6 111 54 Mélange HFC-32 / HFC-152a / HFO-1234ze : Composition (%) .-. ov E m oU - i ^ a) r a) co C UO ~ L o R410A -5 103 50 6,8 30,7 4,5 0,07 79,5 100 50 c,1 M C± O mr 2 LLM _ 65 5 30 1 108 45 5,7 23,7 4,2 5,78 80,5 100 57 65 15 20 0 112 45 5,5 23,8 4,3 5,37 80,1 99 56 65 25 10 0 116 46 5,4 23,8 4,4 5,12 79,7 97 56 80 5 15 -2 120 47 6,2 27,3 4,4 3,27 79,9 106 55 80 15 5 -2 124 48 6,0 27,2 4,5 3,36 79,5 105 54 90 5 5 -3 127 49 6,5 29,5 4,5 1,69 79,5 110 54 5 Exemple 9 - Résultats pour un chauffaqe à température modérée, comparaison avec le R410a Mélange HFC-32 / HFC-134a / HFO-1234ze : Composition (%) a) a) 0 e a o. a) Ç V N 00 0 o a -a ..x = m Q. a Ç y Q. y Q- i- o a. a c0 O a) E Q â E> E co c.) ~ 5 o° o H E 0 >) ) aai o° O H a L O R410A -5 103 50 6,8 30,7 4,5 0,07 79,5 100 59 cN n O M c.) LL M _ (si = 2 r 80 5 15 -2 118 47 6,3 27,5 4,3 2,83 80,0 103 62 80 15 5 -3 119 48 6,3 27,6 4,4 2,33 79,9 103 63 90 5 5 -4 126 49 6,6 29,6 4,5 1,23 79,6 108 62 Mélange HFO-1234yf / HFC-32 / HFO-1234ze : Composition (%) d d C i i .-. a) r a N Û c v C-) co co o. :a C H o co c.)) ~ p U a) qD w aa)) " H L R410A -5 103 50 6,8 30,7 4,5 0,07 79,5 100 59 ' O N ~ = uM _ r 2 r 80 15 -2 118 48 6,4 28,0 4,4 2,50 80,0 104 62 15 80 5 -4 117 49 6,6 29,2 4,4 1,10 79,7 104 61 5 90 5 -4 125 49 6,7 30,2 4,5 0,74 79,6 108 61 5 Mélange HFC-32 / HFC-152a / HFO-1234ze : Composition (%) d d C co c0 o. ;a C a N Û O ~ .-. e e Q. O E Q. E 0 V) > o H c Ua ) qa) a V L ° 0 R410A -5 103 50 6,8 30,7 4,5 0,07 79,5 100 59 c,1 M L'Il Ov 2 C± u- M _ 80 5 15 -2 120 47 6,2 27,3 4,4 3,27 79,9 103 62 80 15 5 -2 124 48 6,0 27,2 4,5 3,36 79,5 101 62 90 5 5 -3 127 49 6,5 29,5 4,5 1,69 79,5 107 61 Exemple 10 - Données concernant les mélanqes quasi-azéotropiques Mélange HFC-32 / HFO-1234yf / HFO-1234ze : HFO- HFC-32 HFO- Température Psat Psat % diff de 1234yf 1234ze (°C) liquide vapeur pression (bar) (bar) 20 70 10 -5 6,4 5,9 9 28 70 2 -5 6,5 6,2 5 15 75 10 -5 6,5 6,0 8 23 75 2 -5 6,6 6,3 4 80 15 -5 6,5 5,9 9 80 10 -5 6,6 6,1 7 18 80 2 -5 6,7 6,5 3 2 86 12 -5 6,6 6,2 7 5 86 9 -5 6,7 6,3 5 12 86 2 -5 6,7 6,6 2 2 90 8 -5 6,7 6,4 4 5 90 5 -5 6,8 6,6 3 8 90 2 -5 6,8 6,7 1 5 Mélange HFC-32 / HFC-134a / HFO-1234ze : HFC-32 HFC-134a HFO- Température Psat Psat % diff de 1234ze (°C) liquide vapeur pression (bar) (bar) 80 18 2 -5 6,4 5,8 9 86 2 12 -5 6,6 6,1 8 86 5 9 -5 6,6 6,1 7 86 12 2 -5 6,6 6,1 6 90 2 8 -5 6,7 6,3 5 90 5 5 -5 6,7 6,4 5 90 8 2 -5 6,7 6,4 5 5 10 20 25 30 35 REVENDICATIONS1. Composition ternaire comprenant du difluorométhane, du 1,3,3,3-tétrafluoropropène et un composé dérivé d'hydrocarbure comportant au moins deux atomes de fluor et présentant une température d'ébullition comprise entre -30 et -20°C, qui est choisi parmi le 1,1-difluoroéthane, le 1,1,1,2-tétrafluoroéthane et le 2,3,3,3-tétrafluoropropène. 2. Composition selon la revendication 1, comprenant du difluorométhane, du 1,1-difluoroéthane et du 1,3,3,3-tétrafluoropropène, et comprenant de préférence de 2 à 96 0/0 de difluorométhane, de 2 à 96 % de 1,1-difluoroéthane et de 2 à 96 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, et de manière particulièrement préférée : de 25 à 50 % de difluorométhane, de 2 à 35 % de 1,1-difluoroéthane et de 15 à 73 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 35 à 50 % de difluorométhane, de 2 à 10 0/0 de 1,1-difluoroéthane et de 40 à 63 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 65 à 96 % de difluorométhane, de 2 à 20 % de 1,1-difluoroéthane et de 2 à 25 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 65 à 93 % de difluorométhane, de 2 à 10 0/0 de 1,1-difluoroéthane et de 5 à 25 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 2 à 20 % de difluorométhane, de 2 à 85 % de 1,1-difluoroéthane et de 10 à 96 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 5 à 15 % de difluorométhane, de 2 à 35 % de 1,1-difluoroéthane et de 50 à 93 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 20 à 50 % de difluorométhane, de 2 à 65 % de 1,1-difluoroéthane et de 5 à 78 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 25 à 50 % de difluorométhane, de 2 à 15 0/0 de 1,1-difluoroéthane et de 35 à 73 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 65 à 93 % de difluorométhane, de 2 à 30 % de 1,1-difluoroéthane et de 5 à 33 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène,idéalement de 65 à 93 % de difluorométhane, de 2 à 10 0/0 de 1,1-difluoroéthane et de 5 à 33 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène. 3. Composition selon la revendication 1, comprenant du difluorométhane, du 2,3,3,3-tétrafluoropropène et du 1,3,3,3-tétrafluoropropène, et comprenant de préférence de 2 à 96 0/0 de difluorométhane, de 2 à 96 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène et de 2 à 96 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, et de manière particulièrement préférée : de 5 à 70 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 20 à 60 % de difluorométhane et de 5 à 75 % de 1,3,3,3- tétrafluoropropène, idéalement de 5 à 70 % de 2,3,3,3- tétrafluoropropène, de 25 à 50 % de difluorométhane et de 5 15 à 55 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 2 à 50 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 50 à 96 % de difluorométhane et de 2 à 40 % de 1,3,3,3- tétrafluoropropène, idéalement de 5 à 30 % de 2,3,3,3- tétrafluoropropène, de 65 à 90 % de difluorométhane et de 5 20 à 25 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 5 à 75 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 2 à 20 % de difluorométhane et de 10 à 83 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 10 à 75 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 5 à 15 % de difluorométhane et de 10 25 à 75 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 5 à 75 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 15 à 70 % de difluorométhane et de 5 à 80 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 5 à 65 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 25 à 50 % de difluorométhane et de 30 10 à 70 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 5 à 45 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 50 à 90 % de difluorométhane et de 5 à 45 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 5 à 30 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 65 à 90 % de difluorométhane et de 5 35 à 30 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène. 4. Composition selon la revendication 1, comprenant du difluorométhane, du 1,1,1,2-tétrafluoroéthane et du 1,3,3,3-tétrafluoropropène, et comprenant de préférence de 2 à 96 0/0 de difluorométhane, de 2 à 96 % de 1,1,1,2-tétrafluoroéthane et de 2 à 96 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, et de manière particulièrement préférée : de 20 à 60 % de difluorométhane, de 2 à 60 % de 1,1,1,2-tétrafluoroéthane et de 5 à 78 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 25 à 50 % de difluorométhane, de 5 à 60 % de 1,1,1,2-tétrafluoroéthane et de 10 à 70 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 50 à 93 % de difluorométhane, de 2 à 45 % de 1,1,1,2-tétrafluoroéthane et de 5 à 48 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 65 à 93 % de difluorométhane, de 2 à 30 % de 1,1,1,2-tétrafluoroéthane et de 5 à 33 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 2 à 25 % de difluorométhane, de 5 à 88 % de 1,1,1,2-tétrafluoroéthane et de 10 à 93 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 5 à 15 % de difluorométhane, de 5 à 60 % de 1,1,1,2-tétrafluoroéthane et de 25 à 90 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 15 à 50 % de difluorométhane, de 5 à 65 % de 1,1,1,2-tétrafluoroéthane et de 10 à 80 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 15 à 35 % de difluorométhane, de 5 à 55 % de 1,1,1,2-tétrafluoroéthane et de 10 à 80 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 50 à 93 % de difluorométhane, de 2 à 45 % de 1,1,1,2-tétrafluoroéthane et de 5 à 48 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 65 à 93 % de difluorométhane, de 2 à 25 % de 1,1,1,2-tétrafluoroéthane et de 5 à 33 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène. 5. Composition selon la revendication 1, comprenant de 70 à 98 0/0 de difluorométhane, de 1 à 28 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène et de 1 à 15 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène. 35 6. Composition selon la revendication 1, comprenant de 80 à 98 0/0 de difluorométhane, de 1 à 18 % de 1,1,1,2-tétrafluoroéthane et de 1 à 12 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène. 10 15 20 25 30 57. 8. 9. 15 10. 20 11. 25 12. 13. 30 35Utilisation d'une composition selon l'une des revendications 1 à 6, en tant que fluide de transfert de chaleur dans un circuit de compression de vapeur. Utilisation selon la revendication 7, dans laquelle le circuit de compression de vapeur comprend un échangeur de chaleur à contre-courant. Composition de transfert de chaleur comprenant la composition selon l'une des revendications 1 à 6 en tant que fluide de transfert de chaleur, et un ou plusieurs additifs choisis parmi les lubrifiants, les stabilisants, les tensioactifs, les agents traceurs, les agents fluorescents, les agents odorants, les agents de solubilisation et leurs mélanges. Installation de transfert de chaleur comprenant un circuit de compression de vapeur contenant une composition selon l'une des revendications 1 à 6 en tant que fluide de transfert de chaleur ou contenant une composition de transfert de chaleur selon la revendication 9. Installation selon la revendication 10, comprenant un échangeur de chaleur à contre-courant. Installation selon la revendication 10 ou 11, choisie parmi les installations mobiles ou stationnaires de chauffage par pompe à chaleur, de climatisation, de réfrigération et de congélation. Procédé de chauffage ou de refroidissement d'un fluide ou d'un corps au moyen d'un circuit de compression de vapeur contenant un fluide de transfert de chaleur, ledit procédé comprenant successivement l'évaporation du fluide de transfert de chaleur, la compression du fluide de transfert de chaleur, la condensation du fluide de chaleur et la détente du fluide de transfert de chaleur, dans lequel le fluide de transfert de chaleur est une composition selon l'une des revendications 1 à 6. 10 15 20 25 30 3514. Procédé selon la revendication 13, qui est un procédé de refroidissement d'un fluide ou d'un corps, dans lequel la température du fluide ou du corps refroidi est de -40°C à -10°C, et de préférence de -35°C à -25°C, de manière plus particulièrement préférée de -30°C à -20°C, et dans lequel le fluide de transfert de chaleur comprend : de 25 à 50 % de difluorométhane, de 2 à 35 % de 1,1-difluoroéthane et de 15 à 73 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 35 à 50 % de difluorométhane, de 2 à 10 0/0 de 1,1-difluoroéthane et de 40 à 63 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 5 à 70 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 20 à 60 % de difluorométhane et de 5 à 75 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 5 à 70 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 25 à 50 % de difluorométhane et de 5 à 55 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 20 à 60 % de difluorométhane, de 2 à 60 % de 1,1,1,2-tétrafluoroéthane et de 5 à 78 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 25 à 50 % de difluorométhane, de 5 à 60 % de 1,1,1,2-tétrafluoroéthane et de 10 à 70 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 65 à 96 % de difluorométhane, de 2 à 20 % de 1,1-difluoroéthane et de 2 à 25 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 65 à 93 % de difluorométhane, de 2 à 10 0/0 de 1,1-difluoroéthane et de 5 à 25 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 2 à 50 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 50 à 96 % de difluorométhane et de 2 à 40 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 5 à 30 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 65 à 90 % de difluorométhane et de 5 à 25 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 50 à 93 % de difluorométhane, de 2 à 45 % de 1,1,1,2-tétrafluoroéthane et de 5 à 48 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 65 à 93 % de difluorométhane, de 2 à 30 % de 1,1,1,2-tétrafluoroéthane et de 5 à 33 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène. 10 15 20 25 30 3515. Procédé selon la revendication 13, qui est un procédé de refroidissement d'un fluide ou d'un corps, dans lequel la température du fluide ou du corps refroidi est de -15°C à 15°C, et de préférence de -10°C à 10°C, de manière plus particulièrement préférée de -5°C à 5°C, et dans lequel le fluide de transfert de chaleur comprend : de 2 à 20 % de difluorométhane, de 2 à 85 % de 1,1-difluoroéthane et de 10 à 96 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 5 à 15 % de difluorométhane, de 2 à 35 % de 1,1-difluoroéthane et de 50 à 93 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 5 à 75 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 2 à 20 % de difluorométhane et de 10 à 83 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 10 à 75 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 5 à 15 % de difluorométhane et de 10 à 75 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 2 à 25 % de difluorométhane, de 5 à 88 % de 1,1,1,2-tétrafluoroéthane et de 10 à 93 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 5 à 15 % de difluorométhane, de 5 à 60 % de 1,1,1,2-tétrafluoroéthane et de 25 à 90 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 20 à 50 % de difluorométhane, de 2 à 65 % de 1,1-difluoroéthane et de 5 à 78 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 25 à 50 % de difluorométhane, de 2 à 15 0/0 de 1,1-difluoroéthane et de 35 à 73 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 5 à 75 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 15 à 70 % de difluorométhane et de 5 à 80 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 5 à 65 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 25 à 50 % de difluorométhane et de 10 à 70 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 15 à 50 % de difluorométhane, de 5 à 65 % de 1,1,1,2-tétrafluoroéthane et de 10 à 80 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 15 à 35 % de difluorométhane, de 5 à 55 % de 1,1,1,2-tétrafluoroéthane et de 10 à 80 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 65 à 93 % de difluorométhane, de 2 à 30 % de 1,1-difluoroéthane et de 5 à 33 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène,idéalement de 65 à 93 % de difluorométhane, de 2 à 10 0/0 de 1,1-difluoroéthane et de 5 à 33 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 5 à 45 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 50 à 90 % de difluorométhane et de 5 à 45 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 5 à 30 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 65 à 90 % de difluorométhane et de 5 à 30 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 50 à 93 % de difluorométhane, de 2 à 45 % de 1,1,1,2-tétrafluoroéthane et de 5 à 48 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 65 à 93 % de difluorométhane, de 2 à 25 % de 1,1,1,2-tétrafluoroéthane et de 5 à 33 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène. 15 16. Procédé selon la revendication 13, qui est un procédé de chauffage d'un fluide ou d'un corps, dans lequel la température du fluide ou du corps chauffé est de 30°C à 80°C, et de préférence de 35°C à 55°C, de manière plus particulièrement préférée de 40°C à 50°C, et dans lequel le fluide de transfert de 20 chaleur comprend : de 2 à 20 % de difluorométhane, de 2 à 85 % de 1,1-difluoroéthane et de 10 à 96 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 5 à 15 % de difluorométhane, de 2 à 35 % de 1,1-difluoroéthane et de 50 à 93 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 5 à 75 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 2 à 20 % de difluorométhane et de 10 à 83 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 10 à 75 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 5 à 15 % de difluorométhane et de 10 à 75 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 2 à 25 % de difluorométhane, de 5 à 88 % de 1,1,1,2-tétrafluoroéthane et de 10 à 93 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 5 à 15 % de difluorométhane, de 5 à 60 % de 1,1,1,2-tétrafluoroéthane et de 25 à 90 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 20 à 50 % de difluorométhane, de 2 à 65 % de 1,1-difluoroéthane et de 5 à 78 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 25 à 50 % de difluorométhane, de 2 à 15 0/0 10 25 30 35 5 15 20 25 30 35de 1,1-difluoroéthane et de 35 à 73 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 5 à 75 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 15 à 70 % de difluorométhane et de 5 à 80 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 5 à 65 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 25 à 50 % de difluorométhane et de 10 à 70 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 15 à 50 % de difluorométhane, de 5 à 65 % de 1,1,1,2-tétrafluoroéthane et de 10 à 80 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 15 à 35 % de difluorométhane, de 5 à 55 % de 1,1,1,2-tétrafluoroéthane et de 10 à 80 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 65 à 93 % de difluorométhane, de 2 à 30 % de 1,1-difluoroéthane et de 5 à 33 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 65 à 93 % de difluorométhane, de 2 à 10 0/0 de 1,1-difluoroéthane et de 5 à 33 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 5 à 45 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 50 à 90 % de difluorométhane et de 5 à 45 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 5 à 30 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 65 à 90 % de difluorométhane et de 5 à 30 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 50 à 93 % de difluorométhane, de 2 à 45 % de 1,1,1,2-tétrafluoroéthane et de 5 à 48 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 65 à 93 % de difluorométhane, de 2 à 25 % de 1,1,1,2-tétrafluoroéthane et de 5 à 33 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène. 17. Procédé de réduction de l'impact environnemental d'une installation de transfert de chaleur comprenant un circuit de compression de vapeur contenant un fluide de transfert de chaleur initial, ledit procédé comprenant une étape de remplacement du fluide de transfert de chaleur initial dans le circuit de compression de vapeur par un fluide de transfert final, le fluide de transfert final présentant un GWP inférieur au fluide de transfert de chaleur initial, dans lequel le fluide de transfert de chaleur final est une composition selon l'une des revendications 1 à 6. 10 15 20 25 30 35 49 18. Procédé selon la revendication 17, dans lequel le fluide de transfert de chaleur initial est un mélange ternaire de 52 % de 1,1,1-trifluoroéthane, de 44 % de pentafluoroéthane et de 4 0/0 de 1,1,1,2-tétrafluoroéthane ou un mélange ternaire de 52 % de 1,1,1,2-tétrafluoroéthane, de 25 % de pentafluoroéthane et de 23 % de difluorométhane, et dans lequel le fluide de transfert de chaleur final comprend : de 25 à 50 % de difluorométhane, de 2 à 35 % de 1,1-difluoroéthane et de 15 à 73 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 35 à 50 % de difluorométhane, de 2 à 10 0/0 de 1,1-difluoroéthane et de 40 à 63 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 5 à 70 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 20 à 60 % de difluorométhane et de 5 à 75 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 5 à 70 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 25 à 50 % de difluorométhane et de 5 à 55 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 20 à 60 % de difluorométhane, de 2 à 60 % de 1,1,1,2-tétrafluoroéthane et de 5 à 78 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 25 à 50 % de difluorométhane, de 5 à 60 % de 1,1,1,2-tétrafluoroéthane et de 10 à 70 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 20 à 50 % de difluorométhane, de 2 à 65 % de 1,1-difluoroéthane et de 5 à 78 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 25 à 50 % de difluorométhane, de 2 à 15 0/0 de 1,1-difluoroéthane et de 35 à 73 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 5 à 75 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 15 à 70 % de difluorométhane et de 5 à 80 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 5 à 65 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 25 à 50 % de difluorométhane et de 10 à 70 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 15 à 50 % de difluorométhane, de 5 à 65 % de 1,1,1,2-tétrafluoroéthane et de 10 à 80 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 15 à 35 % de difluorométhane, de 5 à 55 % de 1,1,1,2-tétrafluoroéthane et de 10 à 80 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène. 10 15 20 25 30 3519. Procédé selon la revendication 17, dans lequel le fluide de transfert de chaleur initial est un mélange binaire de 50 % de difluorométhane et de 50 % de pentafluoroéthane, et dans lequel le fluide de transfert de chaleur final comprend : de 65 à 96 % de difluorométhane, de 2 à 20 % de 1,1-difluoroéthane et de 2 à 25 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 65 à 93 % de difluorométhane, de 2 à 10 0/0 de 1,1-difluoroéthane et de 5 à 25 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 2 à 50 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 50 à 96 % de difluorométhane et de 2 à 40 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 5 à 30 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 65 à 90 % de difluorométhane et de 5 à 25 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 50 à 93 % de difluorométhane, de 2 à 45 % de 1,1,1,2-tétrafluoroéthane et de 5 à 48 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 65 à 93 % de difluorométhane, de 2 à 30 % de 1,1,1,2-tétrafluoroéthane et de 5 à 33 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 65 à 93 % de difluorométhane, de 2 à 30 % de 1,1-difluoroéthane et de 5 à 33 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 65 à 93 % de difluorométhane, de 2 à 10 0/0 de 1,1-difluoroéthane et de 5 à 33 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 5 à 45 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 50 à 90 % de difluorométhane et de 5 à 45 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 5 à 30 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 65 à 90 % de difluorométhane et de 5 à 30 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 50 à 93 % de difluorométhane, de 2 à 45 % de 1,1,1,2-tétrafluoroéthane et de 5 à 48 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 65 à 93 % de difluorométhane, de 2 à 25 % de 1,1,1,2-tétrafluoroéthane et de 5 à 33 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène. 10 1520. Procédé selon la revendication 17, dans lequel le fluide de transfert de chaleur initial est du 1,1,1,2-tétrafluoroéthane, et dans lequel le fluide de transfert de chaleur final comprend : de 2 à 20 % de difluorométhane, de 2 à 85 % de 1,1-difluoroéthane et de 10 à 96 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 5 à 15 % de difluorométhane, de 2 à 35 % de 1,1-difluoroéthane et de 50 à 93 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 5 à 75 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 2 à 20 % de difluorométhane et de 10 à 83 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 10 à 75 % de 2,3,3,3-tétrafluoropropène, de 5 à 15 % de difluorométhane et de 10 à 75 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène ; ou de 2 à 25 % de difluorométhane, de 5 à 88 % de 1,1,1,2-tétrafluoroéthane et de 10 à 93 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène, idéalement de 5 à 15 % de difluorométhane, de 5 à 60 % de 1,1,1,2-tétrafluoroéthane et de 25 à 90 % de 1,3,3,3-tétrafluoropropène. 20
89,853
FR2960000A1
A1
20111118
FR 2960000 A1 20111118 FR 1053745 A 20100512 La présente invention concerne un procédé destiné à réduire la teneur en 5 furocoumarines lors de la préparation d'une huile essentielle. Les furocoumarines, encore appelées furanocoumarines, sont des composés comprenant un motif coumarine fusionné avec un noyau furane, l'ensemble étant éventuellement substitué. La fusion de ces deux cycles peut se faire de différentes 10 manières. Les deux isomères les plus fréquents étant les suivants : l'isomère (1) étant appelé furanocoumarine linéaire tandis que l'isomère (2) est appelé furanocoumarine angulaire. Ces composés sont des produits naturels présents dans différentes familles de 15 plantes, et notamment dans des plantes de la famille des rutacées ou des ombellifères. Ils ont été identifiés comme étant des produits photomutagènes et photocancérigènes, et particulièrement les furanocoumarines linéaires. En effet, de part leur structure chimique, ce sont des photoréacteurs capables d'absorber de l'énergie lumineuse apportée surtout par des UV A. 20 Les furocoumarines peuvent ainsi se retrouver dans des huiles essentielles utilisées dans des produits cosmétiques parfumés et notamment dans des crèmes solaires. Suite à une exposition au soleil, les molécules passent alors à un état excité de durée de vie extrêmement courte, puis reviennent à leur niveau initial en restituant l'énergie. Ce phénomène peut conduire alors à des accidents dermatologiques 25 spectaculaires. Il est donc important de limiter la teneur en furocoumarines des huiles essentielles extraites des plantes susmentionnées qui peuvent être utilisées dans des produits cosmétiques. Des limites ont donc été définies concernant la présence de furocoumarines dans les produits cosmétiques. La directive de la Commission 95/34/DC stipule que la teneur en furocoumarines doit être inférieure à 1 mg.kg-1 (1 ppm) dans tous les produits cosmétiques. Les huiles essentielles utilisées comme parfum dans ces produits cosmétiques ne représentant qu'une petite fraction de ces produits, il est important de pouvoir préparer des huiles essentielles avec moins de 200 ppm de furocoumarines (au total). A titre d'exemple, on peut citer l'huile essentielle de bergamote qui contient notamment comme furocoumarine le bergaptène, à des pourcentages massiques compris entre 1700 et 4000 mg.kg-1 selon la saison et la provenance du fruit. Du fait de la présence de bergaptène, cette huile essentielle est photoactive, c'est-à-dire que des effets indésirables (problèmes cutanés, surpigmentation durable de la peau, pustules, voir même un cancer) apparaissent lors d'une exposition aux rayons solaires, après application d'eau de Cologne, de parfums ou de crèmes cosmétiques, telles que des crèmes solaires, renfermant de l'essence de bergamote. Toutes les huiles essentielles de la famille des citrus (rutacées) extraites des zestes sont concernées par ce problème de furocoumarines. A titre d'exemple, on peut citer les huiles essentielles extraites des zestes de l'orange amère (Citrus aurantium ssp aurantium), de l'orange douce (Citrus sinensis), de la mandarine (Citrus reticulata blanco var. mandarine), de la bergamote (Citrus aurantium ssp bergamia), de la limette ou du citron vert (Citrus limetta), du pamplemousse (Citrus paradisii), du cédrat (Citrus medica), du combawa (Citrus hystrix), ou encore de la tangerine. On peut également citer l'huile essentielle extraite de petitgrain mandarine (Citrus reticulata). Ces huiles essentielles sont généralement obtenues par expression à froid pour les agrumes ou par entraînement à la vapeur. L'expression à froid consiste à extraire l'huile essentielle de l'écorce des agrumes, sans chauffer, par une action mécanique qui permet de rompre les parois des sacs oléifères contenus dans l'écorce et donc de libérer l'huile essentielle. Celle- ci est alors obtenue après décantation ou centrifugation de l'extrait obtenu. L'huile essentielle d'agrume ainsi obtenue comporte alors une teneur élevée en furocoumarines. Jusqu'à présent, les furocoumarines étaient éliminées de l'huile essentielle par distillation fractionnée sous vide partiel ou distillation moléculaire, ou par traitement avec une solution alcaline. Cependant, ces techniques altèrent fortement le profil organoleptique de l'huile essentielle en détruisant des composés thermosensibles et hydrolysables intervenant dans la note odorante. L'entraînement à la vapeur d'eau (ou hydrodistillation), quant à lui, est un procédé basé sur l'existence d'un azéotrope dont la température d'ébullition est inférieure à celle des deux composés purs pris séparément. Cela permet ainsi d'entraîner les constituants volatils de la plante avec la vapeur d'eau. Cette vapeur enrichie en composés volatils issus de la plante est alors condensée. L'huile essentielle, insoluble dans l'eau, est alors récupérée après décantation. Contrairement à l'huile essentielle obtenue par expression à froid, l'hydrodistillation permet d'obtenir une huile essentielle avec une teneur en furocoumarines bien plus faible mais les propriétés organoleptiques de celle-ci ne sont pas satisfaisantes. Il existe donc actuellement un réel besoin de développer un procédé permettant de préparer des huiles essentielles, à partir d'une plante contenant des furocoumarines, essentiellement dépourvues de furocoumarines tout en préservant leurs propriétés organoleptiques. Les inventeurs ont ainsi découvert de manière surprenante qu'il était possible de diminuer la teneur en furocoumarines lors de la préparation d'huile essentielle en utilisant un procédé d'extraction par hydrodiffusion assistée par des micro-ondes. L'huile essentielle ainsi obtenue a alors quasiment les mêmes notes odorantes que celle obtenue avec un procédé conventionnel d'expression à froid, contrairement aux autres procédés de l'art antérieur utilisés pour supprimer les furocoumarines de l'huile essentielle, qui ne permettent pas de préserver les propriétés organoleptiques de l'huile essentielle.30 La présente invention a donc pour objet un procédé destiné à réduire la teneur en furocoumarines lors de la préparation d'une huile essentielle, à partir d'une plante contenant des furocoumarines, comprenant les étapes successives suivantes : (i) soumettre une partie de ladite plante à des irradiations par micro-ondes dans un four à micro-ondes pour donner un extrait, (ii) laisser l'extrait tomber par gravité hors du four à micro-ondes dans un récipient collecteur, de préférence à travers un condenseur, et (iii) récupérer l'huile essentielle à partir de l'extrait collecté dans le récipient collecteur. Par « furocoumarine » ou « furanocoumarine », on entend, au sens de la présente invention, une molécule résultant de la fusion d'une coumarine éventuellement substituée avec un furane éventuellement substitué (cette fusion pouvant être réalisée de différentes manières). Il s'agira plus particulièrement d'une furocoumarine linéaire ou d'une furocoumarine angulaire, c'est-à-dire d'une furocoumarine comprenant respectivement l'un des deux motifs suivants, qui peuvent être éventuellement substitués : 5 (furocoumarine linéaire) (furocoumarine angulaire) et Notamment les furocoumarines linéaires pourront être éventuellement substituées en position 5 et/ou 8 et les furocoumarines angulaires pourront être éventuellement substituées en position 5 et/ou 6, en particulier par des groupements OH, alkoxy ou alcénoxy, les groupements alcoxy et alcénoxy étant éventuellement substitués par une ou plusieurs fonctions oxygénées comme une fonction OH ou 0 époxy (/ \ ). Ainsi, les furocoumarines pourront notamment répondre à l'une des formules (I) et (II) suivantes : (I) et avec RI et R2 représentant, indépendamment l'un de l'autre, un atome d'hydrogène, un groupe OH, alcoxy ou alcénoxy, les groupements alcoxy et alcénoxy étant éventuellement substitués par une ou plusieurs fonctions oxygénées comme une o fonction OH ou époxy (/ \ ). RI et R2 pourront notamment être choisis, indépendamment l'un de l'autre, parmi les groupements suivants : H, OH, OCH3, OH o-/ O et A titre d'exemples, on peut citer les furocoumarines suivantes : 10 furocoumarines linéaires : Nom Rl R2 Psoralène H H Bergaptène OCH3 H Bergaptol OH H Bergamottine H 8-Géranyloxypsoralène H (ou xanthotoxol géranyle éther) Epoxybergamottine H Xanthotoxine H OCH3 Xanthotoxol H OH Isopimpinélline OCH3 OCH3 Impératorine H o Isoimpératorine o H Phelloptérine OCH3 o-/ Oxypeucedanine oH O Hydrate d'oxypeucedanine OH OH H O~/\~ Byakangelicol OCH3 O Byakangelicine OCH3 OH OH O 5-Isopentyl-2'-ényloxy-8- o o ff/ O (2' ,3'-époxyisopentyloxy)- psoralène Héraclénine H O furocoumarines angulaires : Nom Rl R2 Angélicine H H Pimpinélline 0 CH3 0 CH3 Par groupement « alcoxy », on entend, au sens de la présente invention, une chaîne hydrocarbonée saturée, linéaire ou ramifiée, comportant de préférence 1 à 20, notamment 1 à 10, atomes de carbone, liée au reste de la molécule par l'intermédiaire d'un atome d'oxygène. A titre d'exemple, on peut citer les groupes méthoxy, éthoxy, propoxy, isopropoxy, butoxy ou encore tert-butoxy. De préférence, il s'agit d'un groupe méthoxy. Par groupement « alcénoxy », on entend, au sens de la présente invention, une chaîne hydrocarbonée insaturée, linéaire ou ramifiée, comprenant au moins une double liaison et comportant de préférence 2 à 20, notamment 2 à 10, atomes de carbone, liée au reste de la molécule par l'intermédiaire d'un atome d'oxygène. I1 o-/ pourra s'agir notamment du groupe isopentyl-2-ènoxy ( ) ou géranyloxy Par « plante contenant des furocoumarines », on entend, au sens de la présente invention, toute plante riche en furocoumarines telles que définies ci-dessus 15 dans les parties utilisées pour obtenir l'huile essentielle. Une telle plante pourra appartenir plus particulièrement à la famille des rutacées (notamment Ruta graveolens, Citrus lemon, Citrus paradisi, Citrus bergamia), des ombellifères appelés également apiacées (notamment Ammi majus, Pastinaca sativa, Apium graveolens, Petroselinum crispum), des légumineuses 20 (notamment Psoralea sp. et Coronilla sp.) ou des moracées (notamment Ficus carica). Elle pourra plus particulièrement appratenir à la famille des rutacées ou des ombellifères, et notamment des rutacées. Il s'agira plus particulièrement d'agrumes. A titre d'exemple d'agrumes utilisables dans le cadre de la présente invention, il peut être cité : l'orange (douce ou amère), la mandarine, le citron (jaune 25 ou vert), le pamplemousse, le pomelos, le cédrat, le combava, la tangerine, le kumquat, la lime, la bergamote, la clémentine, et les mélanges de ceux-ci. De préférence, l'agrume ne sera pas l'orange et pourra être en particulier du citron ou de la bergamote. Par « partie de la plante », on entend, au sens de la présente invention, une partie de la plante qui permet d'obtenir l'huile essentielle désirée telle que la fleur, les graines, les feuilles ou encore le fruit. Dans le cas des agrumes, il s'agira plus particulièrement de l'écorce du fruit encore appelée zeste. Ainsi, le procédé de l'invention consiste en une extraction par hydrodiffusion assisté par des micro-ondes. Il semble ainsi que l'interaction directe des micro-ondes avec l'eau contenue dans les plantes, ou éventuellement avec de la vapeur d'eau apportée à la plante, permet de libérer les composés présents dans les cellules de la plante. Ces composés se déplaceraient alors par diffusion en dehors des cellules de la plante, pour tomber ensuite par gravité dans le récipient collecteur. Le procédé de la présente invention permet ainsi d'obtenir des huiles essentielles ayant une teneur réduite en furocoumarines tout en préservant les notes 15 odorantes de cette huile essentielle. L'huile essentielle ainsi obtenue aura plus particulièrement une teneur en furocoumarines inférieure à 200 ppm. L'étape (i) du procédé de l'invention sera avantageusement réalisée avec une 20 densité de puissance d'irradiation de 0.1 à 10 Watt/g, notamment pour un temps d'extraction de 5 à 60 min. Le procédé de l'invention pourra être réalisé sous pression, sous pression atmosphérique ou sous pression réduite, notamment dans une gamme allant de 10 25 mbar à 10 bar, notamment de 400 mbar à 10 bar. La pression pourra être plus particulièrement atmosphérique ou réduite, dans une gamme pouvant aller de 10 mbar à 1 bar, notamment de 200 mbar à 1 bar. L'utilisation d'une pression réduite permet de travailler à des températures plus faibles, ce qui est important pour isoler des composés thermosensibles. La pression peut être constante tout au long du 30 procédé ou au contraire varier. Le procédé de l'invention pourra plus particulièrement être réalisé à une température comprise entre 40 et 180°C, notamment entre 60 et 100°C. En particulier, la température choisie sera environ la température d'ébullition de l'eau à la pression choisie. La partie de plante utilisée dans cette étape peut être fraîche et donc contenir une certaine humidité ou au contraire être sous une forme sèche. Il pourra donc être envisagé de mettre en contact la partie de la plante utilisée pour obtenir l'huile essentielle avec de la vapeur d'eau, particulièrement lorsque cette partie de plante est sous une forme sèche. En effet, comme indiqué précédemment, le procédé de l'invention est basé sur une extraction par hydrodiffusion ce qui nécessite la présence d'eau dans la plante. C'est pourquoi il peut être nécessaire de mettre en contact des plantes n'ayant pas un taux d'humidité suffisant (notamment L'extrait collecté sera en général constitué d'une phase aqueuse et d'une phase lipophile qui constitue l'huile essentielle. L'huile essentielle pourra alors être facilement séparée de la phase aqueuse après décantation ou en utilisant par exemple un vase florentin comme récipient collecteur ou encore par centrifugation. Ce procédé pourra être réalisé soit par lots (en batch), soit en continu, en utilisant le dispositif décrit dans le brevet EP 1 955 749. Un dispositif pouvant être utilisé pour mettre en oeuvre le procédé par lots (en batch) est représenté sur la figure 1 tandis qu'un dispositif pouvant être utilisé pour mettre en oeuvre le procédé en continu est représenté sur la figure 2. Le dispositif de la figure 1, destiné à mettre en oeuvre un procédé par lots, comprend ainsi un four à micro-ondes (3) comprenant à l'intérieur un récipient (1), lequel comprend lui-même un filtre (2) sur lequel sera posée la partie de la plante utilisée pour préparer l'huile essentielle. Le récipient (1) comprend en outre au moins une ouverture (9) située en dessous du filtre (2). De même, le four à micro-ondes (3) comprend une ouverture (4) sur sa face inférieure permettant à l'ouverture (9) de s'étendre de l'intérieur du four à micro-ondes (3) vers l'extérieur. Le récipient (1) peut alors être connecté à un récipient collecteur (8) notamment via un condenseur (5) placé entre les deux. Un connecteur (6), notamment muni d'une ouverture latérale comprenant une valve (7), peut également être placé entre le condenseur (5) et le récipient collecteur (8). Ainsi, lorsque la valve est ouverte, tout le dispositif est sous pression atmosphérique. De manière alternative, la valve peut être ouverte et être connectée à une pompe à vide permettant ainsi de mettre le dispositif sous pression réduite. Dans le cas où le procédé serait réalisé en présence de vapeur d'eau, un générateur de vapeur (13) pourrait être connecté au récipient (1) au moyen d'un connecteur (15), ce générateur pouvant se trouver à l'intérieur ou à l'extérieur du four à micro-ondes (3), ou le générateur pourrait se situer directement à l'intérieur du récipient (1) (ce dernier cas étant représenté sur la figure 1). Le récipient (1) peut être tout récipient adapté à des réactions sous micro-ondes, notamment en verre, tel qu'un ballon. Le filtre (2) est choisi de tel sorte qu'il soit perméable à l'extrait obtenu à l'étape (i). Il s'agira en particulier d'un filtre microporeux dont les dimensions seront adaptées au récipient (1). Le condenseur (5) peut être notamment un condenseur à double paroi utilisant un fluide réfrigérant tel que l'air ou l'eau. Le condenseur permet notamment de condenser des composés issus de la plante qui serait sous forme gazeuse dans les conditions de pression et de température du procédé. La présence du condenseur permet donc de collecter des composés plus volatiles. Le récipient collecteur (8) peut être tout récipient adapté et notamment un vase florentin afin de collecter l'extrait et de séparer l'huile essentielle de la phase aqueuse.30 Le dispositif de la figure 2, destiné à mettre en oeuvre un procédé en continu, comprend par ailleurs une gaine d'alimentation (18) pour transporter les parties de plante à traiter à travers le four à micro-ondes (3). Cette gaine d'alimentation (18) comprend une entrée (10) et une sortie (14), ainsi qu'un corps principal (16). Ce dernier possède une surface inférieure (17) qui est perméable dans le four à micro-ondes (3) et permet de laisser passer l'extrait. Un mécanisme de transport actif (11), telle qu'une vis sans fin ou une courroie transporteuse, est placé de préférence dans la gaine d'alimentation (18). Lorsque le procédé de l'invention est réalisé en présence de vapeur d'eau, un générateur de vapeur (13) peut être placé à l'intérieur de la gaine d'alimentation (18) ou être placé à l'extérieur de cette gaine d'alimentation (18) et être connecté avec l'intérieur de la gaine d'alimentation (18) au moyen d'un connecteur (15) (ce dernier cas étant représenté sur la figure 2). Ce dispositif peut comprendre également un entonnoir (12) placé sous le four à micro-ondes (3) en vue de collecter l'extrait qui tombe par gravité du four à micro-ondes (3), vers un récipient collecteur (8) connecté à l'entonnoir (12), notamment par l'intermédiaire d'un condenseur (5) La présente invention a également pour objet une huile essentielle obtenue à partir d'une plante contenant des furocoumarines, caractérisée en ce que ladite huile essentielle comprend moins de 200 ppm de furocoumarines et ayant des propriétés organoleptiques préservées, notamment essentiellement similaires à celle d'une huile essentielle obtenue par expression à froid. Après expertise par différents parfumeurs, et en fonction des matrices utilisées, ces huiles essentielles se caractérisent notamment par des notions telles que : fraîches, fusantes en tête, effet zesté, puissantes, agrestes, proximité avec les notes naturelles dont elles sont issues, épicées. La présente invention concerne ainsi une huile essentielle issue d'une plante contenant des furocoumarines, ayant une teneur réduite en furocoumarine et des propriétés organoleptiques préservées, susceptible d'être obtenue par le procédé décrit précédemment, à l'exclusion de l'huile essentielle d'orange. Cette huile essentielle comprend alors moins de 200 ppm de furocoumarines. Les propriétés organoleptiques de cette huile essentielle sont notamment essentiellement similaires à celle d'une huile essentielle obtenue par expression à froid. Cela peut être constaté notamment par un parfumeur, encore appelé nez, puisqu'il n'existe à l'heure actuelle aucun appareil permettant de qualifier et/ou quantifier une odeur. La présente invention sera mieux comprise à la lumière des figures et exemples non limitatifs qui suivent. FIGURES La figure 1 représente un dispositif permettant de mettre en oeuvre le procédé selon l'invention par lots (en batch). 15 La figure 2 représente un dispositif permettant de mettre en oeuvre le procédé selon l'invention en continu. EXEMPLES 20 De l'huile essentielle de bergamote et de citron ont été préparées selon le procédé de l'invention. Les teneurs en furocoumarines des huiles essentielles ainsi obtenues sont présentées dans les tableaux ci-dessous. 25 Huile essentielle (HE) de Bergamote (Citrus bergamia) : Furocoumarine Quantité de furocoumarine dans l'HE (en ppm) Extraction par Extraction par Extraction selon Expression à froid Hydrodistillation l'invention Bergamottine 8752 10,8 7,7 Bergaptène 2811 64,5 141,910 Huile essentielle (HE) de Citron (Citrus limonum) : Furocoumarine Quantité de furocoumarine dans l'HE (en ppm) Extraction par Extraction par Extraction selon Expression à froid Hydrodistillation l'invention Bergamottine 1842 1.1 2,8 XGE* 1112 n. d.* * 2,8 Oxypeucedanine 1025,6 n.d. 6,1 Biankangelicol 945,6 n.d. 12 * : Xanthotoaxol Géranyle Ether ** : n.d. = non détecté Les propriétés olfactives des huiles essentielles de Bergamote et de Citron obtenues par le procédé selon l'invention ont été déterminées comme suit par un parfumeur : HE obtenue par expression à froid : notes fraîches, nettes, citralées, 10 citronnées et fusantes, HE obtenue par hydrodistillation : notes "soupe", "bouilli", "vieux", sale, amer, peu fraîche, HE obtenue par le procédé de l'invention : notes puissantes, montantes, très fraiches, nettes, aromatiques, citronnées. 15 REVENDICATIONS1. Procédé destiné à réduire la teneur en furocoumarines lors de la préparation d'une huile essentielle, à partir d'une plante contenant des furocoumarines, comprenant les étapes successives suivantes : (i) soumettre une partie de ladite plante à des irradiations par micro-ondes dans un four à micro-ondes pour donner un extrait, (ii) laisser l'extrait tomber par gravité hors du four à micro-ondes dans un récipient collecteur, de préférence à travers un condenseur, et (iii) récupérer l'huile essentielle à partir de l'extrait collecté dans le récipient collecteur. 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la teneur en furocoumarines dans l'huile essentielle est inférieure à 200 ppm. 3. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le procédé est réalisé à une pression comprise entre 400 mbar et 10 bar, avantageusement entre 200 mbar et 1 bar. 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le procédé est réalisé à une température comprise entre 40 et 180°C, notamment entre 60 et 100°C. 25 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que de la vapeur d'eau est mise en contact avec ladite partie de la plante. 6. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que la plante appartient à la famille des rutacées ou des ombellifères. 30 5 10 7. Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que la plante est un agrume, notamment choisi parmi l'orange, la mandarine, le citron, le pamplemousse, le pomelos, le cédrat, le combawa, la tangerine, le kumquat, la lime, la bergamote, la clémentine, et les mélanges de ceux-ci. 8. Huile essentielle issue d'une plante comprenant des furocoumarines, ayant une teneur réduite en furocoumarine et des propriétés organoleptiques préservées, susceptible d'être obtenue par le procédé selon la revendication 1, à l'exclusion de l'huile essentielle d'orange. 9. Huile essentielle selon la revendication 8, caractérisée en ce qu'elle comprend moins de 200 ppm de furocoumarines.
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FR2960001A1
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FR 2960001 A1 20111118 FR 1053750 A 20100512 VECTEUR RECOMBINANT POUR LA PRODUCTION ET LA SECRETION DE SEQUENCES D'ACIDES AMINES D'INTERET PAR LES BACTERIES PROPIONIQUES ET SES APPLICATIONS La présente invention se rapporte au domaine du génie génétique notamment applicable dans l'industrie pharmaceutique, chimique, agro-alimentaire, cosmétique, etc. Plus précisément, la présente invention concerne un vecteur recombinant pour l'expression et la sécrétion, par une bactérie propionique, d'une ou plusieurs séquences d'acides aminés d'intérêt, ledit vecteur comprenant au moins : - sous le contrôle d'au moins un promoteur approprié, - au moins une séquence nucléotidique codant un peptide signal de bactérie propionique et, en fusion traductionnelle avec celle-ci, - une ou plusieurs séquences nucléotidiques codant la ou lesdites séquences d'acides aminés d'intérêt. L'invention s'intéresse également aux utilisations d'un tel vecteur dans le domaine pharmaceutique ou pour la production à grande échelle de peptides ou protéines dont l'activité présente un intérêt dans des industries aussi diverses que la pharmacie, la chimie, l'agro-alimentaire, la cosmétique, etc. Il existe à ce jour un grand nombre de méthodes et moyens pour la production à grande échelle de peptides et/ou protéines. A la synthèse chimique à façon traditionnelle, guère adaptée à la production à grande échelle de protéines pouvant compter plusieurs dizaines d'acides aminés, on préfère généralement la synthèse in vivo, c'est-à-dire dans des systèmes biologiques vivants. De nombreuses sociétés commerciales en ont d'ailleurs fait leur activité principale, en France et ailleurs, et proposent ainsi d'utiliser des technologies basées sur le génie génétique et la biotechnologie, pour fournir des quantités industrielles de peptides et/ou protéines, de préférence actifs et purifiés. En fonction des besoins, il est actuellement possible de recourir à divers systèmes vivants tels que des bactéries (e.g., Escherichia coli), des levures (e.g., Saccharomyces cerevisiae, Pichia pastoris), des cellules d'insectes (baculovirus, Sf9, Sf21, etc.), des cellules de plantes, des cellules de mammifères (e.g., CHO, HEK, COS, etc.). Pour autant, il n'existe pas encore, à l'heure actuelle, de système vivant « parfait », c'est-à-dire un système qui soit d'application universelle (notamment quelles que soient la protéine à exprimer et la quantité à produire), à la fois simple à mettre en oeuvre, performant, fiable et d'un coût abordable. La présente invention vise précisément à pallier ces lacunes en proposant pour la première fois d'utiliser des bactéries propioniques en tant que systèmes vivants pour la production et la sécrétion de peptides et protéines recombinants. Les bactéries propioniques (BP) et, plus particulièrement, les bactéries propioniques laitières (BPL) (notamment Propionibacterium freudenreichii) possèdent un métabolisme particulier qui repose sur la conversion anaérobie de sucres ou d'acide lactique en acides gras à chaînes courtes (ou AGCC), tels que le propionate, l'acétate et le butyrate. Ces bactéries sont utilisées principalement comme levain d'affinage des fromages à pâte pressée cuite. Jusqu'à présent, peu d'équipes scientifiques ou de laboratoires de recherche-développement se sont intéressés à ces bactéries. On leur connaît quelques applications probiotiques (formulation Propiofidus® commercialisée par les Laboratoires Standa, France). Elles sont en effet capables de moduler l'écosystème complexe du côlon en termes de flore microbienne (Bougie et al., 1999) et d'activités enzymatiques (Zarate et al., 2000). En particulier, les Inventeurs ont récemment cloné et séquencé le génome de la bactérie probiotique anaérobie firmicute Propionibacterium freudenreichii (données des Inventeurs non publiées). Cette bactérie possède notamment des propriétés cytotoxiques vis-à-vis des cellules cancéreuses coliques. Entre autres propriétés notables, elle adhère aux colonocytes et n'a pas d'effet toxique sur les cellules saines. Bien qu'étant de croissance assez lente, les BP présentent l'avantage considérable d'être naturellement capables de sécréter les peptides et protéines dans le milieu extracellulaire, facilitant ainsi leur récupération sans dénaturation et sans détérioration des cellules productrices que l'on peut donc ainsi avantageusement recycler. Ce sont des bactéries très robustes, qui s'adaptent à des milieux particuliers (tels que des milieux à base de lait ou dérivés du lait (e.g., le lactosérum), des milieux contenant de la mélasse, éventuellement hostiles à la croissance et au développement d'autres systèmes vivants (présence d'acide lactique, de sel, etc. dans le milieu) et présentent une bonne tolérance vis-à-vis des variations, changements ou perturbations des conditions environnementales susceptibles de survenir au cours d'une culture à grande échelle. On pourrait de plus les qualifier d«( anti-fongiques naturels » parce qu'elles produisent naturellement des métabolites (par exemple, du propionate) qui inhibent le développement de champignons contaminants. Elles sont en outre capables de produire des protéines recombinantes de taille significative (par exemple, des protéines de plus de 500 acides aminés) et peuvent même produire simultanément plusieurs protéines différentes (par exemple, plus d'une dizaine de protéines différentes). Les BP sont donc tout à fait appropriées pour servir d«( usines » vivantes pour la production à grande échelle de peptides et protéines recombinants d'intérêt, notamment dans le cadre de procédés ou d'applications in vitro ou ex vivo. Mais leur utilité ne s'arrête pas là. En effet, chez les mammifères, y compris l'homme, ces bactéries sont naturellement capables de cibler l'intestin où leur temps de survie peut atteindre 2 semaines environ alors que celui des bactéries lactiques notamment, qui sont pourtant des hôtes naturels de cet écosystème, n'est que de 2 ou 3 jours en moyenne. Ainsi, les BP peuvent également servir d'outil d'adressage ou de ciblage spécifique in vivo, pour la délivrance colique de peptides et/ou protéines d'intérêt, notamment d'intérêt thérapeutique. Ainsi, un objet de la présente invention concerne un vecteur recombinant pour l'expression et la sécrétion, par une bactérie propionique, d'une ou plusieurs séquences d'acides aminés d'intérêt, comprenant au moins : - sous le contrôle d'au moins un promoteur approprié, - au moins une séquence nucléotidique codant un peptide signal de bactérie propionique et, en fusion traductionnelle avec celle-ci, - une ou plusieurs séquences nucléotidiques codant la ou lesdites séquences d'acides aminés d'intérêt. Dans le cadre de l'invention, les termes « vecteur », « vecteur plasmidique » et « plasmide » sont équivalents et sont utilisés conformément à l'acception usuelle dans le domaine de la biologie moléculaire, du génie génétique et de la microbiologie. Très brièvement, il s'agit d'une molécule d'ADN, non virale, hébergée par une cellule hôte, distincte de l'ADN chromosomique naturel de ladite cellule hôte et capable de réplication autonome. Le choix du vecteur et, plus particulièrement, de l'origine de réplication qu'il porte dépend donc de la cellule hôte qui l'hébergera. En fonction du type de cellules hôtes, plusieurs copies d'un vecteur et/ou plusieurs vecteurs différents peuvent être hébergés simultanément. Un vecteur selon l'invention peut éventuellement être porté par (ou « intégré sur» ou « inséré dans ») le chromosome de la cellule hôte. Un « vecteur recombinant » est un plasmide obtenu par des techniques classiques de biologie moléculaire et génie génétique, et dans lequel une ou plusieurs séquences nucléotidiques exogènes ont été insérées (ou clonées). Pour simplifier, on parlera dans ce qui suit de « vecteur », étant entendu que ledit vecteur est recombinant. Ici, une « cellule hôte » est une BP, de préférence une BPL, de préférence encore une BPL choisie parmi les espèces Propionibacterium freudenreichii, P. jensenii, P. thoenii et P. acidipropionici. De manière encore préférée, une cellule hôte conforme à l'invention est P. freudenreichii, plus particulièrement P. freudenreichii subsp. freudenreichii ou P. freudenreichii subsp. shermanii. Une cellule hôte préférée entre toutes est P. freudenreichii subsp. shermanii. Au sens de la présente invention, une « séquence d'acides aminés » est choisie parmi les peptides et les protéines, leurs fragments, analogues et dérivés, ainsi que leurs combinaisons. Une « séquence d'acides aminés » peut donc être, en fonction de sa taille, un peptide ou une protéine. On parle typiquement de « peptide » pour une séquence comptant jusqu'à 50 acides aminés environ, et de « protéine » ou « polypeptide » pour une séquence de plus de 50 acides aminés environ. Un « fragment » de peptide ou de protéine est un peptide ou une protéine de plus petite taille, dont la séquence en acides aminés est incluse dans celle du peptide ou de la protéine initial(e). Un «fragment» d'une protéine pourra par exemple être un peptide. On entend par « analogue », n'importe quelle version modifiée d'un composé initial, ici une protéine ou un peptide, ladite version modifiée pouvant être naturelle ou synthétique, et dans laquelle un ou plusieurs atomes, tels que des atomes de carbone, d'hydrogène, d'oxygène, ou des hétéroatomes tels que l'azote, le soufre ou un halogène, ont été ajoutés ou supprimés de la structure du composé initial, de manière à obtenir un nouveau composé moléculaire. Un « dérivé » au sens de l'invention est n'importe quel composé qui présente une ressemblance ou un motif structurel en commun avec un composé de référence (ici, une protéine ou un peptide). Entrent également dans cette définition, d'une part les composés qui, seuls ou avec d'autres composés, peuvent être des précurseurs ou des produits intermédiaires dans la synthèse d'un composé de référence, moyennant une ou plusieurs réactions chimiques, et d'autre part les composés qui peuvent être formés à partir dudit composé de référence, seul ou avec d'autres composés, via une ou plusieurs réactions chimiques. Sont ainsi couverts par le terme « dérivé », au moins les hydrolysats, notamment trypsiques, de protéines et/ou peptides, les fractions d'hydrolysats, ainsi que les mélanges d'hydrolysats et/ou de fractions d'hydrolysats. Sont également couverts par cette définition, les peptidomimétiques ou les pseudopeptides, qui sont des petites molécules qui miment les propriétés bioactives d'un peptide de référence (Patch et al., 2002). De plus, les termes « analogue » et « dérivé » d'un peptide ou d'une protéine couvrent par exemple un peptide ou une protéine glycosylé(e) ou phosphorylé(e) ou encore ayant subi n'importe quel greffage de groupement chimique. Pour simplifier, on parlera dans ce qui suit de « protéine » au sens large, ce terme générique couvrant les peptides et les protéines, leurs fragments, analogues et dérivés, ainsi que leurs combinaisons. Une « séquence nucléotidique » ou un « acide nucléique » selon l'invention est conforme à l'acception usuelle dans le domaine de la biologie. Ces deux expressions couvrent indifféremment les ADN et les ARN, les premiers pouvant être par exemple génomiques, plasmidiques, recombinants, complémentaires (ADNc), et les seconds, messagers (ARNm), ribosomaux (ARNr), de transfert (ARNt). De manière préférée, les séquences nucléotidiques et acides nucléiques de l'invention sont des ADN. Par commodité, on parlera d«( un » vecteur, d«( une » protéine, d' « une » séquence de nucléotides ou d'acides aminés, etc., étant entendu « un/une » ou « le/la » couvrent également la mise en oeuvre de plusieurs vecteurs, protéines, séquences, etc. Le vecteur recombinant objet de la présente invention permet d' « exprimer» une protéine. Il porte en effet une séquence nucléotidique qui est transcrite puis traduite dans la cellule hôte, pour donner la protéine en question. Il s'agit donc d'un vecteur d«( expression » ou de « production » ou encore de « synthèse » de ladite protéine. Le vecteur recombinant objet de la présente invention permet en outre de « sécréter» une protéine. Ainsi, la protéine qui est exprimée à partir dudit vecteur est transportée vers l'extérieur de la cellule hôte. Les termes « sécrétion », « transport vers l'extérieur de la cellule hôte », « export », « externalisation » sont ici équivalents et signifient que la protéine est exprimée puis est exposée au milieu extracellulaire. Sous réserve de cette exposition, elle peut éventuellement rester ancrée à la membrane de la cellule hôte. Cependant, de préférence, la protéine exprimée par la cellule hôte est « libérée » (ou « délivrée » ou « relarguée ») dans le milieu extracellulaire. Le « milieu extracellulaire » est, comme son nom l'indique, le milieu environnant dans lequel se trouve la BP. Il est ici entendu que les expressions « milieu extracellulaire », « milieu extérieur », « milieu externe », « milieu environnant » et « environnement » sont synonymes. Pour simplifier, on pourra parler dans ce qui suit de « milieu ». Dans des modes de réalisation de la présente invention, la BP est cultivée in vitro ou ex vivo (utilisation de la BP comme « usine » de production de protéines d'intérêt). Dans ce cas, le milieu extracellulaire est le milieu de culture. Ce peut également être le surnageant de culture après séparation de la biomasse (par exemple, après centrifugation et séparation des culots cellulaires). Dans d'autres modes de réalisation, la BP hébergeant le vecteur recombinant est administrée à un mammifère, en particulier à l'homme, pour une expression et une délivrance in situ de la protéine (utilisation de la BP hébergeant ledit vecteur comme outil de ciblage spécifique pour une délivrance colique de ladite protéine). Dans ce cas, le milieu extracellulaire est l'écosystème du mammifère, plus particulièrement son intestin, plus particulièrement encore son côlon. Le vecteur recombinant selon la présente invention comprend au moins un promoteur approprié pour l'expression d'une protéine chez une BP. Un « promoteur approprié » peut être constitutif et/ou inductible ; il est de préférence inductible. On utilisera de préférence un promoteur d'origine propionique tel que le promoteur de la protéine PF963 de P. freudenreichii, mis en oeuvre par les Inventeurs dans les exemples ci-dessous. On utilisera de manière encore préférée des promoteurs propioniques forts. Il pourra être avantageux d'utiliser un promoteur assurant une expression constitutive « de base » qui pourra être renforcée par une expression induite dans des conditions particulières (par exemple, des conditions de stress digestif). Par exemple, la protéine BCCP, naturellement très fortement exprimée par P. freudenreichii en conditions standard, l'est encore plus en présence de bile ou sels biliaires (Hervé et al., 2007). Le promoteur de la protéine BCCP est donc un promoteur approprié au sens de l'invention. Avantageusement, le vecteur selon l'invention pourra contenir au moins deux promoteurs appropriés tels que définis ci-avant, voire plus, qui seront situés de préférence à la chaîne (mais pas nécessairement accolés les uns aux autres), afin d'augmenter le niveau d'expression de la protéine (effet « booster d'expression »). Par exemple, on pourra utiliser à la fois les promoteurs des protéines PF963 et BCCP. Le vecteur recombinant selon la présente invention comprend au moins une séquence nucléotidique codant un peptide signal de BP pour la sécrétion d'une protéine d'intérêt. De préférence, on utilise un peptide signal d'une BP choisie parmi les BPL et les BP dites « cutanées » (ou BPC). Entre autres exemples, on peut citer les BPL suivantes : Propionibacterium freudenreichii, P. jensenii, P. thoenii et P. acidipropionici. On peut également citer les BPC suivantes : P. acnes, P. granulosum, P. avidum et P. propionicum. De manière encore préférée, on utilisera un peptide signal d'une BP choisie parmi les espèces suivantes :Propionibacterium freudenreichii, plus particulièrement les sous-espèces P. freudenreichii subsp. freudenreichii et P. freudenreichii subsp. shermanii, et Propionibacterium acnes, ladite BP étant préférentiellement P. freudenreichii subsp. shermanii. Plus préférentiellement, on choisira une séquence nucléotidique codant un peptide signal parmi les séquences suivantes : - les séquences SEQ ID n° 1 à 18 (voir Tableau I infra) ; - leurs séquences complémentaires ; 6Z 00066o6loolI66006o6116eeoee6o666o6oe6e666o6166o6leol6eloo6ly 81.8#id t t SH-IO ADAVVA-10 VIJ1ADOVAIdH1iHH1)1Nt 11HAVHSdW 8Z 000 Bo 6L#id 600 66e000 600 66T0000T6e0TTT6e6TT0T6T0 60 T000 6 e0 6T T e 60 e00 e0 60 T 6o e 6o 61v Ol- dV-VOW-1 dSiS1AW]W11lHHHW LZ 66oe66606 ZELZ#id 6T000 e0Te6066T60066Te6T60T60ll0ll0Te6600Te0606ey 00e00T0e60660Te6ee6T00606Te60e60T6T00066e00ee6T1 6 HD V11IIVAVWM±I IHIH)IISODI)i1HWIS1VONW 9Z O666e6TO66Te6T66O6TT66eOT666OT6T6TeeeO66oeO66OTTOT66O6611e l i #id 0 600 e0T0T6T0T66T0T66TT0 6600T60T60660 e0T60 e0 666e6Te60 66Ty 8 J-t/WAVAODSANV1DZIAV-IVl1OA1JÏHMDHHVH[AIMAI 5Z 6161e61o6eTTOO61o661eeOO6oe611o61o6TOO6TT6OTeOT tiLOZ#Ad 6TOOTT6eO 6610 6eeOTeOTT6ee6TeO 600 6610 eOOT6Ty L A4-V-1WIAId110OVAIAdAV-I>11 IWHDISW tiZ 000B06T0 061.#id 6TT600 6o ee0 T0 6 e000 T000 6T0 6T 600 e 6T e00 600 e0 T000 6 e0 6BT 6 D 060066066Te6T6660e60e0T66006066ee66ee00T00066e06Ty 9 dV-WWN1OSd1AllNt/l1WA lAl Sddd O-IVOW EZ °6e° 9881-#id 0T006e66T6e06606eT6660T00 e00TT6T0666T60T0 e0 ee066TeD 0T66600 60T0TT6e0 66660Te0T0000T60T600 66TT666e0TTe666Ty 9 SS-VDSDSDSISODA1IV NSDV1AVDI1dHHDAH~JW ZZ ooeoo600 9til-#id 6o 6 e00 6000 6 e0 6TT 66600 611160 660 e0 T000T 6T000y 0 0 60 0 6T0 6 e 6 6 60 6 e0 6T T 66 T 6 e 6 e 6 e e0 60 T0 e0 T0 6Ty ti 1V-VSVdO1DViV1lS1I DWAAH>ld lAl 1-Z 06eoe LiEl.#id 600660T6ee00 e00T60T0 6660TTee60T0 660 610 6610 6110 6o 69 Io 6o 66p 61610 60 T 6 T 6600 611160 66e e 6o e 6o e00 e00 T e 6o 61v E Sa-VS)ilSSDSNSDODV-IV-IV-1AVADViV)1I lSHW OZ TeeOe6Bo 8ZE1-#id 60T e00 6T0 ee 660T 60 660 660 T 660 6TT000 e 6o 60T e0 660T6e66T66TTe0T06T000 e6ee0T0T660 ee6ee6TD Na-VIVIDADDAV-IIVIDADDITl)ilDN>IW 61- 06e0e600600T6060 85014 id ee6e06660060Te0T600e0Te06e0660060T060600 6T T 66O TTO 6O T 60 0 T eO 6O T e 6 6O TO TO TO eO e 6 e e eO T 6Ty Sa-VSVNODVIAIISDV-1WASVASVIHS1l)ISW ou QI ou QI 4!TeTnd 1eu6!s epgded ee!jJTuap! 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Des séquences similaires peuvent ainsi inclure des variations liées à des mutations par rapport à la séquence de référence, lesdites mutations correspondant notamment à des troncatures, substitutions, délétions et/ou additions d'au moins un nucléotide. Les séquences similaires peuvent également inclure des variations liées à la dégénérescence du code génétique. En particulier, les séquences « similaires à au moins X% environ » à une séquence nucléotidique de référence, codant un peptide signal de BP, désignent des variants de cette séquence, lesdits variants ayant, sur toute leur longueur, au moins X% environ de bases identiques à celles de la séquence de référence. Les bases identiques peuvent être consécutives, en tout ou en partie seulement. Les variants ainsi envisagés peuvent être de même longueur que la séquence nucléotidique de référence, ou d'une longueur différente, dès lors qu'elle agit comme peptide signal chez une BP. En effet, il est connu de l'homme du métier que les produits d'expression de séquences nucléotidiques présentant un certain niveau de similitude (au moins X% environ) peuvent néanmoins, compte tenu de la dégénérescence du code génétique d'une part, et de l'utilisation préférentielle de certains codons en fonction des organismes hôtes (bactéries, levures...) d'autre part, remplir une même fonction. Ces produits d'expression peuvent eux-mêmes être identiques ou similaires. Ici, ces produits d'expression sont des peptides signaux fonctionnels chez les BP. La définition ci-dessus peut être élargie à des séquences en acides aminés, ou séquences peptidiques/protéiques, similaires à au moins X% environ à une séquence en acides aminés de référence. L'on considère en ce cas des variants protéiques ayant, sur toute leur longueur, au moins X% environ d'acides aminés similaires à ceux de la séquence de référence. Là encore, les acides aminés similaires peuvent être consécutifs, en tout ou en partie seulement. Les variants peptidiques/protéiques peuvent être de même longueur ou de longueur différente, étant entendu que, de préférence, la fonction biologique de la séquence en acides aminés de référence est conservée. L'on entend ici par « acides aminés similaires », des acides aminés possédant la même réactivité au niveau de leur chaîne latérale. Ainsi, une polarité et des propriétés d'ionisation comparables ont permis de définir des groupes d'acides aminés similaires, connus de l'homme du métier. Par exemple, il est d'usage de classer au sein d'un même groupe, les acides aminés aliphatiques que sont la glycine, l'alanine, la valine, la leucine et l'isoleucine. De même, sont similaires les acides aminés dicarboxyliques, acide aspartique et acide glutamique. Egalement, la sérine et la thréonine appartiennent à un même groupe en ce qu'elles portent toutes deux un groupement alcool estérifiable. On peut encore citer la lysine, l'arginine et l'histidine comme étant des acides aminés basiques similaires, etc. Dans toutes les définitions ci-dessus, « X » vaut 80. En particulier, « X » vaut 85, de préférence 90, de manière encore préférée 95 et de manière encore plus préférée 98. On entend par « séquence hybridable en conditions strictes » avec une séquence nucléotidique de référence, une séquence nucléotidique capable de s'hybrider dans des conditions de température et de force ionique appropriées pour maintenir l'hybridation entre deux fragments d'ADN complémentaires. Les « conditions strictes d'hybridation » obéissent à la définition classique connue de l'homme du métier (Sambrook et Russel, 2001). Des « conditions strictes d'hybridation » sont, par exemple, des conditions permettant l'hybridation spécifique de deux séquences nucléotidiques simple brin, et ce, après au moins une étape de lavage telle que décrite ci-dessous. L'étape d'hybridation peut notamment être réalisée à environ 65°C, pendant 12h dans une solution comprenant du SSC 6X, du SDS 0,5%, une solution de Denhardt 5X et 100 pg d'ADN non spécifique (par exemple de l'ADN de sperme de saumon), ou dans une quelconque autre solution de force ionique équivalente. L'étape suivante, comprenant au moins un lavage, est par exemple effectuée à environ 65°C, dans une solution comprenant du SSC à au plus 0,2X et du SDS à au plus 0,1%, ou dans une quelconque autre solution de force ionique équivalente. Les paramètres définissant les conditions d'hybridation dépendent de la température Tm à laquelle 50% des brins appariés se séparent. S'agissant des séquences de plus de 30 bases, la température Tm est calculée suivant la formule : Tm = 81,5 + 0,41x[% G+C] + 16,6xLog(concentration en cations) - 0,63x[% formamide] - (600/nombre de bases). Pour les séquences de moins de 30 bases, la température Tm est définie par la relation suivante : Tm = 4x(nombre de G+C) + 2x(nombre de A+T). Les conditions d'hybridation peuvent donc être adaptées par l'homme du métier selon la taille des séquences mises en jeu, leur teneur en GC, et d'autres paramètres, comme indiqué notamment dans les protocoles décrits dans Sambrook et Russel (2001). De préférence, on choisira un peptide signal parmi : - les séquences SEQ ID n° 19 à 36 (Tableau I supra) et 45 à 57 (voir Tableau Il infra) ; - les séquences similaires à au moins 80% à celles-ci ; et - leurs analogues et dérivés. De préférence encore, ledit peptide signal sera choisi parmi : - la séquence SEQ ID n° 36 correspondant au peptide signal de la protéine PF963 de P. freudenreichii (Tableau I ci-dessus) ; - les séquences similaires à au moins 80% à celle-ci ; et - ses analogues et dérivés. On trouvera dans le tableau Il suivant, les séquences d'acides aminés susmentionnées, identifiées par les Inventeurs à partir de la séquence génomique de P. acnes, accessible à partir des bases de données (souche P. acnes KPA171202 ; n° d'accès : NCBI : NC_006085 ; GenBank : AEO17283). Tableau Il N° d'accès Séquence putative du peptide SEQ Fonction associée Protéine de la signal ID N° homologue séquence chez P. protéique freudenreichii PPA2239 MSKVVASAIA 45 PF1328 GALSLTSAGG LTMVQA PPA1840 mrkaivtpva vlavlvmalt 46 PF1347 gcgqknqsgg PPA1786 mastprrrwa wvlllvvasl 47 PF1885 vivgvyrka PPA2198 mssmkglsly latsfmlsfs pgssfa 48 PF2074 PPA0721 mehrygasqv sgsaprrgrg 49 PF241 vafaaitgai llgtvasvdp gaqa PPA2198 mssmkglsly latsfmlsfs pgssfas 50 PF3412 PPA0257 mphsdqptsk rvmsaplu~n 51 PF876 pgwvpvtvgi avvvivvvav ivsslrs AAA51650 mfgtpsrrtf ltasalsama laasptvtda 52 hyaluronidase ia CAA67627 mkinarfavm aasvavlmaa apiaqa 53 tnacYlglycérol lipase AAT83976 mypvhlplrn esefsfrahn 54 lipoprotéine hggtvpsrlt rrsvlatgav alpmtaaaca AAT83 859 mrhmrplial slaglmtlsa cgedvaa 55 protéine de liaison à un peptide AAT83771 mnrtlkvaav gaiailclaa 56 protéine sécrétée de csdpgsdsaq s liaison à un sucre AAT83059 mekssfaaan mtimsepttp tsqa 57 protéase sécrétée Un vecteur recombinant particulièrement préféré est obtenu par insertion de la ou des séquences nucléotidiques codant la ou les protéines d'intérêt dans le vecteur pFB4 (contenu dans la souche recombinante Escherichia coli DH5a déposée auprès de la Collection Nationale de Cultures de Microorganismes (CNCM, Institut Pasteur, 25 rue du Docteur Roux, 75724 Paris Cedex 15, France) le 15 avril 2010 et enregistrée sous le n°1-4297). Dans le vecteur recombinant selon l'invention, le peptide signal de BP est « fusionné traductionnellement » à la ou aux protéines d'intérêt, condition indispensable pour que celle(s)-ci puisse(nt) être sécrétée(s) par la cellule hôte. On observera qu'un peptide signal pourra être fusionné traductionnellement avec plusieurs séquences d'acides aminés à la chaîne, permettant par exemple d'exprimer et sécréter une protéine chimère. Alternativement ou additionnellement, un même vecteur pourra éventuellement porter plusieurs fusions traductionnelles peptide signal / protéine d'intérêt, sous le contrôle d'un ou plusieurs promoteurs. Le ou les promoteurs en question pourront contrôler la transcription d'une seule ou de plusieurs de ces fusions traductionnelles. De préférence, la ou les séquences d'acides aminés d'intérêt (ou protéines d'intérêt) qui seront exprimées à partir du vecteur recombinant selon la présente invention possèdent une activité biologique d'intérêt. Les termes et expressions « activité », « fonction », « activité biologique », «fonction biologique », « bioactivité », « activité (biologique) d'intérêt » et « fonction (biologique) d'intérêt » sont équivalents et répondent à l'acception usuelle dans le domaine technique de l'invention. En particulier, la protéine qui sera exprimée à partir du vecteur selon la présente invention est « fonctionnelle » ou « active » ou « bioactive », c'est-à-dire qu'elle est apte à remplir sa fonction biologique naturelle, laquelle est indépendante (d'un point de vue qualitatif et/ou quantitatif) de modifications post-traductionnelles non réalisables par une BP. N'importe quelle protéine dont l'activité biologique présente un intérêt pour l'industrie, est ainsi concernée par l'objet de l'invention, pour autant que ladite activité ne dépende pas de modifications post-traductionnelles non réalisables par une BP. L'utilité principale de l'invention est de permettre de produire une protéine d'intérêt. Une autre utilité de l'invention est de permettre de recycler des déchets organiques ou des produits secondaires résiduels de l'industrie. Ainsi, par exemple, le lactosérum et la mélasse qui sont produits en tant que résidus non exploités par une industrie, pourraient être recyclés comme substrats pour la culture de BP recombinantes capables de synthétiser des protéines d'intérêt. Avantageusement, la protéine d'intérêt, c'est-à-dire celle qui est exprimée et sécrétée à partir du vecteur selon l'invention, possède une activité d'intérêt médical telle qu'une activité pro-apoptotique, anti-inflammatoire, immunomodulatrice ou de médiation chimique. La protéine d'intérêt est notamment choisie parmi les cytokines, chimiokines, hormones peptidiques, neurotransmetteurs, peptides agissant dans les processus d'inflammation, sur la satiété, sur la tension artérielle, etc. Dans un mode de réalisation préféré, le vecteur recombinant selon la présente invention permet d'exprimer et sécréter la protéine pro-apoptotique TRAIL (pour «TNF-Related Apoptosis Inducing Ligand », également appelé TNSF10, TL2, CD253 et Apo-2L), une cytokine de la famille du TNF. En particulier, la séquence d'acides aminés d'intérêt est celle du domaine extracellulaire C-terminal actif de TRAIL, de préférence la séquence allant des acides aminés 114 à 281 de TRAIL (n° d'accès de la séquence de TRAIL dans GenBank : U37518 ; Uniparc : UP10000001629). D'après la littérature, TRAIL est un agent anticancéreux à fort potentiel car il induit la mort de nombreuses cellules tumorales, indépendamment de p53 et de la Pgp180 (ou MDR, Mufti Drug Resistance). TRAIL inhibe aussi la croissance de tumeurs coliques xénogreffées chez la souris nude (Ashkenazi et al., 1999). De manière très intéressante, TRAIL a peu d'effet cytotoxique sur la plupart des tissus normaux (Ashkenazi et al., 1999), dont l'épithélium colique humain (Stràter et al., 2002). D'autres équipes ont très récemment exprimé le domaine extracellulaire C-terminal actif de TRAIL chez des bactéries telles que Salmonella typhimurium (Ganai et al., 2009) , Bifidobacterium longum (Hu et al., 2009) et E. coli (Zhang et al., 2010). Dans ces travaux, les salmonelles, les bifidobactéries et les colibacilles sont proposés comme vecteurs de délivrance systémique de TRAIL dans des modèles de cancers. Or, les BP présentent des avantages majeurs par rapport à d'autres bactéries telles que les salmonelles, les bifidobactéries et les colibacilles. D'abord, les BPL permettent une délivrance locale car elles ciblent les cellules epithéliales coliques et ont un métabolisme fermentaire actif dans le côlon de l'homme (Herve et a1, 2007), ce qui permet une délivrance site-spécifique de TRAIL. Ensuite, les BPL ont, par elles-mêmes, des propriétés pro-apoptotiques. On a récemment démontré in vitro que les BPL, par les AGCC issus de leur métabolisme fermentaire, induisent l'apoptose de deux lignées cellulaires d'adénocarcinome colique humain (Caco2 et HT29) (Jan et al., 2002). Cet effet est directement lié à la libération de propionate par ces bactéries et à leur action sur les mitochondries des cellules cancéreuses. On a également montré qu'à pH extracellulaire (pHe) établi entre 6 et 7.5, les AGCC (propionate et acétate) induisent une mort apoptotique alors qu'à pHe = 5.5, ils induisent une mort nécrotique dans les cellules cancéreuses coliques humaines HT29 (Lan et al., Apoptosis, 2007). In vivo, ces bactéries de qualité alimentaire (GRAS) s'adaptent et survivent dans le tractus digestif de l'animal et de l'homme avec une efficacité qui, bien que souche-dépendante, dépasse celle d'autres probiotiques (Herve et al., 2007). De plus, elles expriment dans l'intestin des activités enzymatiques caractéristiques de leur métabolisme fermentaire en produisant une augmentation des concentrations en AGCC (Lan et al., Br. J. Nutr., 2007) et induisent une augmentation de l'apoptose dans la muqueuse colique de rats traités à la 1,2-diméthylhydrazine (Lan et al., 2008). Les Inventeurs ont en outre pu démontrer une action synergique avec TRAIL in vitro comme l'illustrent les Exemples ci-dessous. Un vecteur recombinant particulièrement préféré est le vecteur pFB4:TRAIL, dans lequel la séquence d'acides aminés d'intérêt est la séquence allant des acides aminés 114 à 281 du domaine extracellulaire C-terminal de TRAIL. Ce vecteur est hébergé par la souche-type CIP103027 de P. freudenreichii subsp. shermanii, déposée le 13 août 2009 sous le numéro 1-4213 auprès de la Collection Nationale de Cultures de Microorganismes (CNCM, Institut Pasteur, 25 rue du Docteur Roux, 75724 Paris Cedex 15, France). Un autre objet de la présente invention concerne une bactérie propionique recombinante comprenant au moins un vecteur recombinant tel que défini précédemment. Avantageusement, le vecteur recombinant sera porté par le chromosome de la bactérie selon l'invention. On pourra par exemple intégrer le vecteur dans le chromosome de la cellule-hôte par recombinaison homologue. Une bactérie particulièrement préférée est la souche-type CIP103027 de P. freudenreichii subsp. shermanii, déposée auprès de la CNCM le 13 août 2009 sous le numéro l-4213. Si la protéine à sécréter se prête à un tel usage (par exemple un peptide coupe-faim), la bactérie selon l'invention pourra être utilisée comme aliment ou complément alimentaire de type probiotique pour les mammifères, en particulier l'homme. Avantageusement, la bactérie sera intégrée dans l'alimentation du mammifère sous la forme d'un produit laitier fermenté (e.g., lait fermenté, lactosérum fermenté, fromage). La présente invention vise également un vecteur recombinant ou une bactérie propionique recombinante tel(le) que défini(e) ci-dessus, pour son utilisation comme médicament. Un autre objet de la présente invention se rapporte à un médicament (ou une composition pharmaceutique) comprenant une quantité efficace d'au moins : - un vecteur selon l'invention ; et/ou - une bactérie selon l'invention, et au moins un support (ou véhicule) pharmaceutiquement acceptable. Dans ce médicament, le vecteur et/ou la bactérie servent avantageusement d'agent(s) thérapeutique(s). Un médicament selon l'invention peut être fabriqué de manière conventionnelle. Un médicament conforme à l'invention peut en outre comprendre un ou plusieurs excipients ou adjuvants acceptables d'un point de vue pharmaceutique tels que des diluants, adjuvants, agents anti-mousse, stabilisants, dispersants, colorants, conservateurs, etc. On pourra utiliser des excipients ou adjuvants inertes de sorte que, dans les médicaments objets de l'invention, les seuls agents thérapeutiques seront le vecteur et/ou la bactérie. Néanmoins, le médicament objet de la présente invention pourra comprendre un ou plusieurs autres agents actifs du point de vue thérapeutique ou prophylactique, en sus du vecteur et/ou de la bactérie. Avantageusement, l'association de plusieurs agents thérapeutiques, dont au moins le vecteur et/ou la bactérie, aura une action thérapeutique ou prophylactique meilleure que lorsque le vecteur et/ou la bactérie sont les seuls agents thérapeutiques présents dans le médicament. Cette action meilleure pourra être, inter alia : - un meilleur effet dose ; - un effet thérapeutique ou prophylactique plus stable ou plus durable dans le temps ; - une meilleure administrabilité du médicament ; - une synergie d'action entre au moins deux agents thérapeutiques présents dans le médicament. De préférence, un médicament conforme à la présente invention est destiné à prévenir et/ou traiter au moins une maladie choisie parmi les allergies, l'hypertension (e.g., la protéine d'intérêt a une activité hypotensive), l'obésité (e.g., la protéine d'intérêt a une activité coupe-faim), les cancers colorectaux (e.g., la protéine d'intérêt a une activité pro-apoptotique) et les maladies coliques inflammatoires, notamment la maladie de Crohn (la protéine d'intérêt est alors avantageusement une cytokine anti-inflammatoire, par exemple IL-10), etc. Alternativement, un médicament de l'invention est destiné à prévenir au moins une infection microbienne, par exemple une infection virale, bactérienne, fongique, parasitaire... Dans ce cas, la protéine d'intérêt sera par exemple un antigène ou un épitope. Ainsi, ledit médicament sera avantageusement un vaccin, auquel cas le support pharmaceutiquement acceptable pourra être un adjuvant d'immunité. Les différents moyens de la présente invention (vecteur, bactérie, médicament) tels que décrits ci-dessus sont de préférence administrés à un mammifère, pour une sécrétion de la ou des protéines d'intérêt dans l'intestin grêle et/ou le côlon, de préférence le côlon, de ce dernier. Le terme « mammifère » doit être compris dans son sens habituel. Des exemples de mammifères sont les bovins ; porcins ; caprins ; ovins ; équins ; les rongeurs tels que souris, rats, hamsters ; les félins ; les canins ; y compris les animaux domestiques tels que les chats, chiens. Un mammifère préféré au sens de l'invention est l'homme. Les moyens de l'invention (vecteur, bactérie, médicament) peuvent être administrés par n'importe quelle voie conventionnelle appropriée, notamment choisie parmi les voies orale, sous-cutanée, intramusculaire, intraveineuse et intra-trachéale. On préférera une administration par voie orale, le médicament se présentant alors sous la forme de comprimés, gélules (e.g., à base de gélatine, gastro-protectrices), capsules, poudres à usage direct ou poudres à diluer (e.g., lyophilisats), sirops, gels, etc. L'administration peut avoir lieu en dose unique ou répétée une ou plusieurs fois espacées d'un certain intervalle de temps. La voie d'administration et le dosage appropriés peuvent varier en fonction de divers paramètres, tels que le sujet à traiter et/ou la protéine d'intérêt. L'invention s'étend également à une méthode de traitement thérapeutique ou prophylactique, dans laquelle on administre une quantité thérapeutiquement efficace d'un vecteur et/ou d'une bactérie et/ou d'un médicament selon l'invention à un sujet ayant besoin d'un tel traitement. Un autre objet de la présente invention concerne l'utilisation d'un vecteur et/ou d'une bactérie conforme(s) à la description précédente, pour produire et sécréter, de préférence dans le milieu extracellulaire, une ou plusieurs protéines d'intérêt. La présente invention vise en outre un procédé de production et sécrétion dans le milieu extracellulaire, par une bactérie selon l'invention, d'au moins une séquence d'acides aminés d'intérêt, ledit procédé comprenant au moins : - la culture de ladite bactérie dans des conditions appropriées ; - la récupération du milieu de culture contenant ladite séquence d'acides aminés d'intérêt (puisque celle-ci est sécrétée dans le milieu de culture par la bactérie) ; et - facultativement, la purification de ladite séquence d'acides aminés d'intérêt. De préférence, le procédé selon l'invention permet de produire et sécréter des protéines à grande échelle, c'est-à-dire à l'échelle industrielle (les dispositifs de mise en oeuvre étant alors des usines de production de protéines). Les « conditions appropriées » (en termes de composition du milieu de culture, température, temps, aération, agitation, etc.) pour la culture des BP sont connues de l'homme du métier (voir notamment les documents US 2009/312,425 au nom de Meiji Dairies Corp. et CN 101045910 au nom de Nanjing University of Technology). Encore une fois, ce sont des bactéries robustes, capables de croître sur des substrats particuliers tels que le lactosérum ou la mélasse et de s'adapter à des conditions de culture non-standard, inapplicables à bon nombre d'autres bactéries. La purification des protéines fait appel aux connaissances générales de l'homme du métier et peut être réalisée sans aucune difficulté à l'aide de techniques classiques. L'invention s'étend également à des produits pharmaceutiques contenant au moins une BP, de préférence non recombinante, et au moins une protéine d'intérêt comme produit de combinaison pour une utilisation simultanée, séparée ou étalée dans le temps, en prophylaxie ou thérapie chez les mammifères. Les produits pharmaceutiques selon l'invention peuvent comprendre la protéine en tant que telle, ou une séquence nucléotidique codant cette protéine, ladite séquence nucléotidique étant éventuellement portée par un vecteur d'expression approprié. Par exemple, des produits pharmaceutiques conformes à la présente invention sont destinés à prévenir et/ou traiter au moins une maladie choisie parmi les allergies, l'hypertension (e.g., la protéine d'intérêt a une activité hypotensive), l'obésité (e.g., la protéine d'intérêt a une activité coupe-faim), les cancers colorectaux (e.g., la protéine d'intérêt a une activité pro-apoptotique) et les maladies coliques inflammatoires, notamment la maladie de Crohn (la protéine d'intérêt est alors avantageusement une cytokine anti-inflammatoire, par exemple IL-10), etc. Alternativement, ils peuvent être destinés à prévenir au moins une infection microbienne, par exemple une infection virale, bactérienne, fongique, parasitaire... Dans ce cas, la protéine d'intérêt sera par exemple un antigène ou un épitope. Avantageusement, pour une thérapie anticancéreuse, en particulier pour le traitement des cancers colorectaux, les produits pharmaceutiques selon la présente invention comprennent de préférence : - au moins une BP non recombinante telle que P. freudenreichii subsp. shermanii, et - au moins la protéine TRAIL ou la séquence allant des acides aminés 114 à 281 du domaine extracellulaire C-terminal de TRAIL. Dans ces produits pharmaceutiques, la BP pourra être administrée sous la forme d'un probiotique qui sera ajouté dans l'alimentation du mammifère et qui servira, par exemple, d'adjuvant d'une chimiothérapie à base de TRAIL. Alternativement, toujours pour une thérapie anticancéreuse, en particulier pour le traitement des cancers colorectaux, les produits pharmaceutiques selon la présente invention comprennent : - un surnageant de culture d'une BP non recombinante telle que P. freudenreichii subsp. shermanii, ledit surnageant ayant éventuellement subi un ou plusieurs traitements conventionnels appropriés pour en améliorer l'innocuité et/ou la conservation et/ou les propriétés physico-chimiques etc., et - au moins la protéine TRAIL ou la séquence allant des acides aminés 114 à 281 du domaine extracellulaire C-terminal de TRAIL. Comme l'illustrent les Exemples ci-dessous, les Inventeurs ont en effet pu montrer une synergie d'action pro-apoptotique sur des cellules cancéreuses coliques HT29, entre d'une part les BP et/ou leurs surnageants de culture (contenant des AGCC, en particulier le propionate et/ou l'acétate) et d'autre part TRAIL. Alternativement encore et toujours pour une thérapie anticancéreuse, en particulier pour le traitement des cancers colorectaux, les produits pharmaceutiques selon la présente invention comprennent : - un ou plusieurs AGCC, notamment du propionate et/ou de l'acétate, avantageusement obtenus à partir du surnageant de culture d'une ou plusieurs BP non recombinantes telles que P. freudenreichii subsp. shermanii, et - au moins la protéine TRAIL ou la séquence allant des acides aminés 114 à 281 du domaine extracellulaire C-terminal de TRAIL. La présente invention est illustrée par les figures suivantes : - Fiqure 1 : Représentation graphique illustrant la synergie observée in vitro entre TRAIL et les métabolites de P. freudenreichii. Les cellules cancéreuses coliques HT29 ont été traitées par des doses sub-létales de TRAIL (25, 50 et 100 ng/ml). Des doses variées d'AGCC (propionate/acétate, Fig. 1A) ou de surnageant de P. freudenreichii (Fig. 1 B) ont été utilisées en co-traitement. La viabilité des cellules HT29 a été déterminée après 24 heures de traitement. - Fiqure 2: Identification de la protéine sécrétée majoritaire chez P. freudenreichii, PF963. A : suivi de la croissance de deux souches de P. freudenreichii, l'une autolytique (^) et l'autre non-lytique (o). B et C : analyse électrophorétique (SDS-PAGE) des protéines sécrétées par une souche de P. freudenreichii lytique (B) et non-lytique (C). La protéine PF963 a été identifiée par spectrométrie de masse. - Fiqure 3 : Schéma détaillant la stratégie de clonage pour obtenir le plasmide pFB4:TRAIL (déposé à la CNCM le 13/08/2009 sous le numéro 1-4213). A : la région promotrice et le peptide signal de la protéine PF963 de P. freudenreichii ont été amplifiés par PCR avec introduction (mutagenèse par PCR) des sites de restriction Ndel et Hind3. La partie extracellulaire active de TRAIL (résidus 114 à 281) a été amplifiée par PCR avec introduction des sites de restriction Hind3 et Pstl. B et C : les deux produits de PCR ont été purifiés et liés afin d'obtenir le produit de ligature PS-TRAIL. D : le plasmide pK705 a été ouvert par digestion à l'aide des deux enzymes Ndel et Pstl. Le produit de ligature PS-TRAIL a été introduit dans le plasmide ouvert. Le nouveau plasmide pFB4 comporte un promoteur et un peptide signal permettant la sécrétion d'une protéine hétérologue chez P. freudenreichii. Les flèches et les ciseaux représentent respectivement les amorces de PCR et les sites de restriction. - Figure 4 : Carte du plasmide pFB4:TRAIL (déposé à la CNCM le 13/08/2009 sous le numéro 1-4213). - Figure 5: Séquence de la protéine de fusion codée par le plasmide pFB4:TRAIL. Dans cette séquence, la région soulignée correspond à la séquence signal de la protéine PF963 et la région en gras à la séquence du domaine extracellulaire de TRAIL (résidus 114 à 281). - Figure 6 : Détection par Western Blot de la protéine de fusion codée par le plasmide pFB4:TRAIL. Les échantillons déposés étaient des surnageants de cultures de P. freudenreichii CIP103027 sauvage (1) ou portant le plasmide pFB4:TRAIL (2 & 3). Comme contrôle positif, une solution de TRAIL SuperKiller (Alexis Biochemicals, Coger, France) a été déposée (4). Le Western Blot a été révélé à l'aide d'un anticorps commercial "PAb to TRAIL" (Alexis Biochemicals). Les Exemples non-limitatifs suivants, qui font référence aux figures ci-dessus, illustrent des modes de réalisation et avantages de la présente invention. EXEMPLES I- Induction de la voie intrinsèque mitochondriale de l'apoptose par Propionibacterium freudenreichii. 25 Au cours d'études préliminaires, les Inventeurs ont montré que certaines souches sélectionnées de P. freudenreichii survivent aux stress subis lors du transit intestinal chez l'homme (Herve et al., 2007), ainsi que chez le rat (Lan et al., 2007, Br. J. Nutr.), expriment les gènes codant pour les enzymes du métabolisme fermentaire et produisent des acides gras à courte chaine 30 (AGCC), propionate et acétate, in situ dans le côlon (Lan et al., 2007, Br. J. Nutr.) Par ailleurs, cette bactérie induit in vitro l'apoptose de cellules d'adénocarcinomes coliques humains, via ces AGCC qui agissent sur les20 mitochondries des cellules cancéreuses (Jan et al., 2002). La voie mitochondriale d'induction de l'apoptose a clairement été identifiée dans le déclenchement de la mort cellulaire programmée des cellules HT29 par les bactéries propioniques laitières (Jan et al., 2002 ; Lan et al., 2007, Apoptosis). Ces AGCC provoquent l'ouverture du pore mitochondrial PTP (pour « Permeability Transition Pore »), la dépolarisation des mitochondries, la fuite de protéines mitochondriales pro-apoptotiques et l'activation des caspases effectrices. Une telle induction d'apoptose a ensuite été recherchée in vivo dans un modèle de rat à flore digestive humaine. Ces rats ont été traités, ou non, par le carcinogène dimethylhydrazine (DMH) dans le but de provoquer l'apparition de colonocytes endommagés, susceptibles d'évoluer vers un cancer colique. Ces rats ont reçu par gavage, ou non, la bactérie P. freudenreichii. L'apoptose et la prolifération des colonocytes ont été quantifiées par analyse anatomo- pathologiques de coupes histologiques de côlon. L'administration de P. freudenreichii n'a pas eu d'effet sur ces paramètres chez les rats sains. En revanche, une augmentation significative de l'apoptose a été observée chez les rats traités par la DMH (Lan et al., 2008). Il apparaît donc qu'une apoptose spécifique des cellules cancéreuses peut être induite par les bactéries propioniques laitières. II- Induction de la voie extrinsèque de l'apoptose par TRAIL via les récepteurs de mort, synergie avec Propionibacterium freudenreichii. Le ligand TRAIL est une cytokine capable d'induire l'apoptose de cellules cancéreuses coliques humaines en se fixant sur les récepteurs de mort. TRAIL induit donc une voie apoptotique différente aux niveaux cellulaire et moléculaire et potentialise l'action d'autres molécules pro-apoptotiques utilisées en chimiothérapie du cancer (Lacour et al., 2001 ; Lacour et al., 2003 ; Meurette et al., 2005 ; Meurette et al., 2006). La mort cellulaire induite par TRAIL ou par les AGCC est favorisée par un environnement acide (Meurette et al., 2007 ; Lan et al., 2007, Apoptosis). Par des tests de viabilité (Fig. 1), ainsi que par des méthodes in vitro de quantification d'apoptose (marquage au Hoechst et activité des caspases - données non montrées), les Inventeurs ont montré un effet pro-apoptotique synergique de la cytokine TRAIL en association avec le mélange propionate/acétate ou le surnageant de culture de propionibactéries dans les cellules cancéreuses coliques humaines HT29 (Fig. 1). Plus précisément, la viabilité illustrée à la Figure 1 a été déterminée à l'aide du test de cytotoxicité suivant. Les cellules cancéreuses coliques humaines HT29 (ATCC, Biovalley) ont été cultivées en plaques 96 puits (30000 cellules/puits) pendant 24 heures. Puis, elles ont été traitées par TRAIL (0, 25, 50 et 100 ng/ml) (TRAIL super killer, Alexis Biochemicals, Coger, France) en présence de concentrations croissantes de propionate/acétate (7,5/3,5; 15/7,5; 30/15; 60/30 mmol) ou de surnageant bactérien (bactéries P. freudenreichii) (1/6, 1/4, %, pur). A la fin du traitement (24 heures), le milieu a été éliminé et les cellules adhérentes ont été lavées trois fois par du PBS 1X (100 pL/puits) et fixées à l'éthanol 99 % (100 pL/puits) pendant 30 minutes. Après avoir éliminé l'éthanol, les cellules fixées ont été séchées à l'air puis colorées pendant 30 minutes avec du bleu de méthylène (dilué dans du tampon borate 1X). Après trois lavages dans l'eau et séchage (environ 30 minutes), 100 pL d'acide chlorhydrique HCL (0.1N) ont été ajoutés dans les puits puis les plaques ont été analysées au spectrophotomètre à longueur d'onde de 620 nm (iEMS Reader MF; Lab-systems, Helsinki, Finlande). La Figure 1 montre que des doses sub-létales de TRAIL (25, 50 et 100 ng/ml) n'induisent pas significativement la mort des cellules pendant la durée du traitement. De plus, les doses les plus faibles d'AGCC induisent, seules, peu ou pas de mort cellulaire, mais induisent une mort massive en présence de TRAIL (Fig. 1A et B). Ces résultats démontrent une synergie d'action proapoptotique sur des cellules cancéreuses coliques humaines, entre les métabolites AGCC produits par les BP et TRAIL. III- Mise au point d'une bactérie propionique recombinante dans le but d'induire les deux voies apoptotiques, intrinsèque et extrinsèque. -1- Résumé Les Inventeurs ont cherché à faire produire à une bactérie, inoffensive pour les cellules saines, des inducteurs des deux voies apoptotiques. Ces inducteurs sont les AGCC produits par P. freudenreichii pour la voie intrinsèque et TRAIL pour la voie extrinsèque. Les bactéries propioniques présentant un tropisme positif pour la muqueuse colique, cette bactérie recombinante sera non seulement susceptible de produire TRAIL in situ dans le côlon, mais également de vectoriser AGCC et TRAIL vers les cellules épithéliales coliques. Dans ce but, une bactérie propionique recombinante exprimant TRAIL fusionné à un peptide signal de sécrétion a été développée pour une production in situ dans des modèles expérimentaux de cancer colique. Brièvement, la protéine majeure, sécrétée par P. freudenreichii pendant sa croissance, et en absence de lyse, baptisée PF963, a été identifiée. La procédure expérimentale (e.g., électrophorèse, trypsinolyse, nano-LC et MS/MS) qui a conduit à l'identification de PF963 est similaire à celle qui avait précédemment permis aux Inventeurs d'identifier GAPDH (Tarze et al., 2007). Très brièvement, le surnageant de la souche non-lytique de P. freudenreichii a été analysé par électrophorèse. Le fragment de gel contenant la protéine majeure sécrétée a été prélevé, rincé puis soumis à une protéolyse trypsique « in gel ». Les peptides résultants ont été séparés par nano-LC puis analysés en spectrométrie de masse en tandem MS/MS. PF963 est une enzyme sécrétée via la machinerie de la voie « sec » qui reconnaît et clive un peptide signal (PS). Par génie génétique, ce PS a été fusionné à la partie C-terminale, extracellulaire et active, de TRAIL. Cette construction a été réalisée dans E. coli sur un plasmide de clonage. La fusion ainsi obtenue a été introduite dans un vecteur d'expression pK705 précédemment mis au point pour le clonage et l'expression de gènes chez les bactéries propioniques laitières et efficace chez P. freudenreichii (Kiatpapan et al., 2000) afin d'exprimer la protéine de fusion. Son expression et son adressage extracellulaire ont ensuite été analysés par western-blot. 25 D'après la Figure 2A, le suivi de la croissance de P. freudenreichii montre que certaines souches se lysent (E) et d'autres pas (o). Dans ce dernier cas, la protéine PF963 est sécrétée dans le milieu (Fig. 2C) sans fuite des protéines cytoplasmique comme dans le cas de la lyse bactérienne spontanée (Fig. 2B). La partie amont du gène PF963, comportant le promoteur et le peptide signal, a été amplifiée par PCR et fusionnée avec la partie C-terminale de TRAIL (Fig. 3A à 3C). L'étape suivante a consisté en son introduction dans un plasmide d'expression de P. freudenreichii (Fig. 3D). 3-2- Description de l'obtention de la souche Propionibacterium freudenreichii subsp. shermanii C1P103027 (TL34) portant le plasmide pFB4 :TRAIL 3-2-1 - Identification de la protéine PF963 sécrétée par Propionibacterium freudenreichii subsp. shermanii. Afin d'identifier une protéine sécrétée, un criblage de souches a été réalisé sur la base de l'aptitude à l'autolyse. En effet, il est connu que certaines souches de cette bactérie mettent en oeuvre un suicide cellulaire programmé, l'autolyse. Dans ce cas, les protéines cytoplasmiques sont libérées dans le milieu environnant. En revanche, d'autres souches, dont la souche CIP103027, ne subissent pas d'autolyse et mettent au contraire en oeuvre une réaction de tolérance vis-à-vis de divers stress, nommée « starvation-induced multi-tolerance response ». Ces souches, non-lytiques, ne libèrent donc a priori que des protéines activement sécrétées et non pas libérées accidentellement. La Figure 2A montre l'évolution de la population bactérienne pour une souche autolytique (E) et pour une souche non-lytique (o) de Propionibacterium freudenreichii subsp. shermanii. La figure 2C montre l'analyse électrophorétique (SDS-PAGE) des protéines sécrétées par une souche non-lytique, CIP103027. Cette analyse révèle quelques protéines sécrétées, dont la protéine PF963, identifiée dans le surnageant de culture de toutes les souches non-lytiques testées. Cette protéine a été découpée d'un gel SDS-PAGE préparatif et soumise à une digestion par la trypsine. Les peptides résultants ont été analysés par spectrométrie de masse de type electrospray/MS/MS sur un appareil hybride triple quadrupole-temps de vol (QSTAR®XL, Applied Biosystem) selon une procédure standard du laboratoire Science et Technologie du Lait et de l'oeuf et décrite dans Tarze et al. (2007). Par cette analyse, les Inventeurs ont identifié la protéine PF963, peptidase de la paroi bactérienne, sécrétée, appartenant à la famille de NIpCiP60. La séquence complète de la protéine PF963 (SEQ ID n°36 ; Tableau I) a pu être déduite après détermination de la séquence complète du génome de la souche CIP103027 par les Inventeurs. 3-2-2 - Fusion de la partie N-terminale de la protéine P963 avec la partie C- terminale de TRAIL La présence d'un peptide signal à l'extrémité N-terminale de PF963 indique que cette enzyme est sécrétée via la voie de sécrétion Sec. Ce peptide signal a pour séquence la séquence SEQ ID n°36. Des amorces de PCR ont été conçues pour amplifier la séquence d'ADN correspondant au promoteur et au peptide signal de la protéine PF963 (Figure 3). Un autre couple d'amorces a été conçu pour amplifier la séquence de la cytokine humaine TRAIL. Seule la séquence extracellulaire active Va1114-G1y281 a été amplifiée. Les séquences d'amorce sont indiquées dans le tableau III ci-dessous. Tableau III Amorce Séquence Tm Nucléotides Nucléotides PCR (°C) totaux s'hybridant à la matrice P963Fw ATACATATGCCACCGTGAGCTGCACCT 70 27 18 (SEQ ID n°38) P963Rv GCAAGCTTTCGGCCTGTGCAAGTGGTG 71 27 19 (SEQ ID n°39) TRAILFw GCAAGCTTAGTGAGAGAAAGAGGTCCTCAGAGAGTAG 70 37 28 (SEQ ID n°40) TRAILRev ACTGCAGTTAGCCAACTAAAAAGGCCCCGAAAAAACTGG 70 39 32 (SEQ ID n°41) La construction résultant de la fusion entre 1) le promoteur et le peptide signal de 25 PF963 et 2) la séquence Va1114-G1y281 de TRAIL a été introduite dans le vecteur de clonage pPK705 (Kiatpapan et al., 2000). Le nouveau plasmide d'expression pFB4:TRAIL est présenté sur la Figure 4. 3-2-3 - Vérification de la construction génétique La séquence du plasmide pFB4:TRAIL a été vérifiée (SEQ ID n°42). La portion qui correspond à la protéine de fusion va des nucléotides 8451 à 9070. Cette portion est traduite sur la figure 5 (SEQ ID n°43) : la séquence correspondant au peptide signal de la protéine PF963 apparaît soulignée, la séquence Val14-GIy281 de TRAIL apparaît en gras. La protéine de fusion possède une séquence de 205 résidus aminoacides correspondant à une masse de 23190 Da et un point isoélectrique de 9.08. L'élimination du peptide signal conduirait à une séquence de 171 résidus aminoacides correspondant à une masse de 19822 Da et un point isoélectrique de 8.60. L'expression et la sécrétion de la protéine de fusion a été vérifiée par Western Blot à l'aide d'un anticorps polyclonal commercial anti-TRAIL (Pab to TRAIL, Alexis Biochemicals). Cet anticorps reconnaît la forme monomérique (31 kDa) ainsi que la forme dimérique (63 kDa) de TRAIL dans la préparation TRAIL Super Killer (Fig. 6 ; piste 4). Dans le surnageant des deux clones de la souche transformée P. freudenreichii portant le plasmide, une protéine de 22 kDa, correspondant à la taille attendue, a été détectée par cet anticorps. Cette protéine était absente du surnageant de la souche sauvage. IV- Autres modes de réalisation de l'invention. Dans les exemples ci-dessus, les Inventeurs ont mis en oeuvre un peptide signal de P. freudenreichii. Avantageusement, on mettra en oeuvre la présente invention à l'aide d'un ou plusieurs des peptides signaux de P. freudenreichii listés dans le Tableau I supra. Bien entendu, l'objet de la présente invention peut être généralisé à l'utilisation de n'importe quel peptide signal de bactérie propionique. Les moyens et méthodes décrits dans le détail ci-dessus pour obtenir un vecteur recombinant permettant l'expression et la sécrétion dans le milieu extracellulaire d'une ou plusieurs séquences d'acides aminés d'intérêt (notamment, la séquence Val114-GIy281 de TRAIL), sont en effet adaptés à l'utilisation de n'importe quel peptide signal de bactérie propionique. A titre d'exemple, on pourra construire un vecteur recombinant conforme à la présente invention en utilisant un peptide signal choisi parmi les peptides signaux de Propionibacterium acnes, dont le génome est accessible dans les bases de données. Le Tableau Il ci-dessus donne des exemples de séquences de peptides signaux putatifs chez P. acnes. Afin d'identifier d'autres peptides signaux applicables à la présente invention, on pourra notamment procéder à des alignements de séquences et ainsi rechercher des séquences de Propionibacterium sp., homologues (par exemple, avec un % d'homologie d'au moins 80% environ, de préférence d'au moins 85%, 90%, 95% ou 98% environ) à des séquences de peptides signaux d'une bactérie propionique que l'on prendra comme référence (une bactérie propionique de référence pourra être P. freudenreichii ou P. acnes), ou bien rechercher les protéines sécrétées par une bactérie propionique donnée et identifier les éventuels peptides signaux correspondants. Les outils informatiques actuels permettent d'identifier sans difficultés des séquences de peptides signaux putatifs au sein de séquences protéiques ou génomiques (par exemple, le logiciel SignalP 3.0 ; Center for Biological Sequence Analysis, CBS ; httr;i>mv v,cbs.dtu,dlaiservicesiSislnalPi; Emanuelsson et al., 2007). REFERENCES Jan et al. 2002. 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Vecteur selon la revendication 1, caractérisé en ce que la ou lesdites séquences d'acides aminés d'intérêt possèdent une activité biologique d'intérêt médical choisie parmi les activités pro-apoptotiques, anti-inflammatoires, immunomodulatrices et de médiateurs chimiques. 3. Vecteur selon la revendication 2, caractérisé en ce que ladite séquence d'acides aminés d'intérêt est celle de la protéine pro-apoptotique TRAIL ou du domaine extracellulaire C-terminal de TRAIL, de préférence la séquence allant des acides aminés 114 à 281 de TRAIL. 4. Vecteur selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que ledit peptide signal d'origine propionique est un peptide signal d'une bactérie propionique choisie parmi Propionibacterium freudenreichii, plus particulièrement P. freudenreichii subsp. freudenreichii et P. freudenreichii subsp. shermanii, et Propionibacterium acnes, ladite bactérie propionique étant préférentiellement P. freudenreichii subsp. shermanii. 5. Vecteur selon la revendication 4, caractérisé en ce que ledit peptide signal est choisi parmi : - les séquences SEQ ID n° 19 à 36 et 45 à 57 ; - les séquences similaires à au moins 80% à celles-ci ; et - leurs analogues et dérivés. 6. Bactérie propionique recombinante comprenant au moins un vecteur selon l'une quelconque des revendications 1 à 5. 7. Bactérie selon la revendication 6, caractérisée en ce qu'elle est une bactérie propionique laitière choisie parmi les espèces Propionibacterium freudenreichii, plus particulièrement P. freudenreichii subsp. freudenreichii ou P. freudenreichii subsp. shermanii, P. jensenii, P. thoenii et P. acidipropionici. 8. Bactérie selon la revendication 7, déposée le 13 août 2009 sous le numéro 1-4213 auprès de la Collection Nationale de Cultures de Microorganismes (CNCM, Institut Pasteur, 25 rue du Docteur Roux, 75724 Paris Cedex 15, France). 9. Médicament comprenant une quantité efficace d'au moins un vecteur selon l'une quelconque des revendications 1 à 5 et/ou d'au moins une bactérie selon l'une quelconque des revendications 6 à 8, et au moins un support pharmaceutiquement acceptable. 10. Procédé de production et sécrétion dans le milieu extracellulaire, par une bactérie propionique selon l'une quelconque des revendications 6 à 8, d'au moins une séquence d'acides aminés d'intérêt, ledit procédé comprenant au moins : - la culture de ladite bactérie dans des conditions appropriées ; - la récupération du milieu de culture contenant ladite séquence d'acides aminés d'intérêt ; et - facultativement, la purification de ladite séquence d'acides aminés d'intérêt.30
68,305
FR2960002A1
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FR 2960002 A1 20111118 FR 1002033 A 20100512 ALLIAGE ALUMINIUM-CUIVRE-LITHIUM POUR ELEMENT D'INTRADOS Domaine de l'invention La présente invention concerne en général des produits en alliages d'aluminium et, plus particulièrement, de tels produits, leurs procédés de fabrication et d'utilisation, en particulier dans l'industrie aérospatiale. Etat de la technique Un effort de recherche continu est réalisé afin de développer des matériaux qui puissent simultanément réduire le poids et augmenter l'efficacité des structures d'avions à hautes performances. Les alliages aluminium-lithium (AlLi) sont très intéressants à cet égard, car le lithium peut réduire la densité de l'aluminium de 3 % et augmenter le module d'élasticité de 6 % pour chaque pourcent en poids de lithium ajouté. Le brevet US 5,032,359 décrit une vaste famille d'alliages aluminium-cuivre-lithium dans lesquels l'addition de magnésium et d'argent, en particulier entre 0,3 et 0,5 pourcent en poids, permet d'augmenter la résistance mécanique. Le brevet US 5,198,045 décrit une famille d'alliages comprenant (en % en poids) (2,4-3,5)Cu, (1,35-1,8)Li, (0,25-0,65)Mg, (0,25-0,65)Ag, (0,08-0,25) Zr. Les produits corroyés fabriqués avec ces alliages combinent une densité inférieure à 2,64 g/cm3 et un compromis entre la résistance mécanique et la ténacité intéressant. Le brevet US 7,229,509 décrit une famille d'alliages comprenant (en % en poids) (2,5-5,5)Cu, (0,1-2,5) Li, (0,2-1,0) Mg, (0,2-0,8) Ag, (0,2-0,8) Mn, (jusque 0,4) Zr ou d'autres affinants tels que Cr, Ti, Hf, Sc et V. Les exemples présentés ont un compromis entre la résistance mécanique et la ténacité amélioré mais leur densité est supérieure à 2,7 g/cm3. Le brevet EP 1,966,402 décrit un alliage ne contenant pas de zirconium destiné à des tôles de fuselage de structure essentiellement recristallisée comprenant (en % en poids) (2,1-2,8)Cu, (1,1-1,7) Li, (0,2-0,6) Mg, (0,1-0,8) Ag, (0,2-0,6) Mn. Le brevet EP 1,891,247 décrit un alliage destiné à des tôles de fuselage comprenant (en % en poids) (3,0- 3,4)Cu, (0,8-1,2) Li, (0,2-0,6) Mg, (0,2-0,5) Ag et au moins un élément parmi Zr, Mn, Cr, Sc, Hf et Ti, dans lequel les teneurs en Cu et en Li répondent à la condition Cu + 5/3 Li Le brevet US 5,455,003 décrit un procédé de production d'alliages aluminium-cuivre-lithium présentant des propriétés améliorées de résistance mécanique et ténacité à température cryogénique. Ce procédé s'applique notamment à un alliage comprenant (en % en poids) (2,0-6,5)Cu, (0,2-2,7) Li, (0-4,0) Mg, (0-4,0) Ag, (0-3,0) Zn. On connait par ailleurs l'alliage AA2196 comprenant (en % en poids) (2,5-3,3)Cu, (1,4-2,1) Li, (0,25-0,8) Mg, (0,25-0,6) Ag, (0,04-0,18) Zr et au plus 0,35 Mn. Certaines pièces destinées à la construction aéronautique nécessitent un compromis de propriétés particulier que ces alliages connus ne permettent pas d'atteindre. Notamment, les pièces utilisées dans la fabrication d'intrados d'aile d'avion nécessitent une ténacité très élevée et une résistance mécanique néanmoins suffisante. Il est nécessaire que ces propriétés soient stables thermiquement, c'est-à-dire qu'elles n'évoluent pas significativement lors d'un traitement de vieillissement à une température telle que 85 °C. Obtenir l'ensemble de ces propriétés simultanément avec la densité la plus basse possible constitue un compromis de propriétés désirables. Il existe un besoin concernant un alliage en Al-Cu-Li stable thermiquement, de faible densité et de ténacité très élevée avec cependant une résistance mécanique suffisante, pour des applications aéronautiques et en particulier pour des applications de tôle de voilure intrados. Objet de l'invention Un premier objet de l'invention est un alliage à base d'aluminium comprenant 2,1 à 2,4 % en poids de Cu, 1,3 à 1,6 % en poids de Li, 0,1 à 0,5 % en poids de Ag, 0,2 à 0,6 % en poids de Mg, 0,05 à 0,15 % en poids de Zr, 0,1 à 0,5 % en poids de Mn, 0,01 à 0,12 % en poids de Ti optionnellement au moins un élément choisi parmi Cr, Sc, et Hf, la quantité de l'élément, s'il est choisi, étant de 0,05 à 0,3 % en poids pour Cr et pour Sc, 0,05 à 0,5 % en poids pour Hf, une quantité de Fe et de Si inférieure ou égale à 0,1 % en poids chacun, et des impuretés inévitables à une teneur inférieure ou égale à 0,05% en poids chacune et 0,15% en poids au total. Un deuxième objet de l'invention est un produit filé laminé et/ou forgé comprenant un alliage selon l'invention. Encore un autre objet de l'invention est un procédé de fabrication d'un produit selon l'invention dans lequel (a) on coule une forme brute en alliage selon l'invention, (b) on homogénéise ladite forme brute à 480 à 540°C pendant 5 à 60 heures, (c) on déforme à chaud par filage, laminage et/ou forgeage ladite forme brute avec une température initiale de déformation à chaud de 400 à 500°C, (d) on met en solution ladite tôle à 490 à 530°C pendant 15 minutes à 8 heures, (e) on trempe, (f) on tractionne de façon contrôlée ladite tôle avec une déformation permanente de 1 à 5 %, (g) on réalise un revenu de ladite tôle par chauffage à 120 à 170°C pendant 5 à 100 heures. Encore un autre objet de l'invention est l'utilisation d'un produit selon l'invention comme élément d'intrados d'aile d'avion. 10 Description des figures Figure 1. Forme du profilé X de l'exemple 1. Les cotes sont indiquées en mm. L'épaisseur de la semelle est 26,3 mm. Description de l'invention Sauf mention contraire, toutes les indications concernant la composition chimique des alliages sont 20 exprimées comme un pourcentage en poids basé sur le poids total de l'alliage. La désignation des alliages se fait en conformité avec les règlements de The Aluminium Association, connus de l'homme du métier. La densité dépend de la composition et est déterminée par 25 calcul plutôt que par une méthode de mesure de poids. Les valeurs sont calculées en conformité avec la procédure de The Aluminium Association, qui est décrite pages 2-12 et 2-13 de « Aluminum Standards and Data ». Les définitions des états métallurgiques sont indiquées 30 dans la norme européenne EN 515. Sauf mention contraire, les caractéristiques mécaniques statiques, en d'autres termes la résistance à la rupture ultime Rm, la limite d'élasticité en traction 15 Rpo,2 et l'allongement à la rupture A, sont déterminées par un essai de traction selon la norme EN 10002-1 ou NF EN ISO 6892-1, l'emplacement auquel les pièces sont prises et leur sens étant définis par la norme EN 485- 1. Le facteur d'intensité de contrainte (KQ) est déterminé selon la norme ASTM E 399. Ainsi, la proportion des éprouvettes définie au paragraphe 7.2.1 de cette norme est toujours vérifiée de même que la procédure générale définie au paragraphe 8. La norme ASTM E 399 donne aux paragraphes 9.1.3 et 9.1.4 des critères qui permettent de déterminer si KQ est une valeur valide de K1C. Ainsi, une valeur Klc est toujours une valeur KQ la réciproque n'étant pas vraie. Dans le cadre de l'invention, les critères des paragraphes 9.1.3 et 9.1.4 de la norme ASTM E399 ne sont pas toujours vérifiés, cependant pour une géométrie d'éprouvette donnée, les valeurs de KQ présentées sont toujours comparables entre elles, la géométrie d'éprouvette permettant d'obtenir une valeur valide de Klc n'étant pas toujours accessible compte tenu des contraintes liées aux dimensions des tôles ou profilés. Dans le cadre de l'invention, l'épaisseur de l'éprouvette choisie est une épaisseur jugée adaptée par l'homme du métier pour obtenir une valide de Klc. Sauf mention contraire, les définitions de la norme EN 12258 s'appliquent. L'épaisseur des profilés est définie selon la norme EN 2066 :2001 la section transversale est divisée en rectangles élémentaires de dimensions A et B ; A étant toujours la plus grande dimension du rectangle élémentaire et B pouvant être considéré comme l'épaisseur du rectangle élémentaire. La semelle est le rectangle élémentaire présentant la plus grande dimension A. On appelle ici « élément de structure » ou « élément structural » d'une construction mécanique une pièce mécanique pour laquelle les propriétés mécaniques statiques et/ou dynamiques sont particulièrement importantes pour la performance de la structure, et pour laquelle un calcul de structure est habituellement prescrit ou réalisé. Il s'agit typiquement d'éléments dont la défaillance est susceptible de mettre en danger la sécurité de ladite construction, de ses utilisateurs, des ses usagers ou d'autrui. Pour un avion, ces éléments de structure comprennent notamment les éléments qui composent le fuselage (tels que la peau de fuselage (fuselage skin en anglais), les raidisseurs ou lisses de fuselage (stringers), les cloisons étanches (bulkheads), les cadres de fuselage (circumferential frames), les ailes (tels que la peau de voilure (wing skin), les raidisseurs (stringers ou stiffeners), les nervures (ribs) et longerons (spars)) et l'empennage composé notamment de stabilisateurs horizontaux et verticaux (horizontal or vertical stabilisers), ainsi que les profilés de plancher (floor beams), les rails de sièges (seat tracks) et les portes. D'une manière inattendue, les inventeurs ont découvert que la faible teneur en cuivre combinée à l'addition simultanée de manganèse et de zirconium permettait d'obtenir une ténacité très élevée pour des alliages aluminium-cuivre-lithium dont la densité est inférieure à 2,66 g/cm3. La teneur en cuivre de l'alliage pour lequel l'effet surprenant est observé est comprise entre 2,1 et 2,4% en poids ou même entre 2,10 et 2.40 % en poids, de manière préférée entre 2,12 ou 2,20 et 2.37% ou 2,30% en poids. La teneur en lithium est comprise entre 1,3 et 1,6% ou même entre 1,30 et 1,60% en poids. Dans un mode de réalisation avantageux la teneur en lithium est comprise entre 1,35 et 1,55 % en poids. La teneur en argent est comprise entre 0,1 et 0,5% en poids. Les présents inventeurs ont constaté qu'une quantité importante d'argent n'est pas nécessaire pour obtenir l'amélioration souhaitée dans le compromis entre la résistance mécanique et la tolérance aux dommages. Dans une réalisation avantageuse de l'invention, la teneur en argent est comprise entre 0,15 et 0,35 % en poids Dans un mode de réalisation de l'invention, qui présente l'avantage de minimiser la densité, la teneur en argent est au plus de 0,25 % en poids La teneur en magnésium est comprise entre 0,2 et 0.6% 20 en poids et de manière préférée elle est inférieure à 0,4 % en poids. L'addition simultanée de zirconium et de manganèse est une caractéristique essentielle de l'invention. La teneur en zirconium doit être comprise entre 0,05 et 25 0,15 % en poids et la teneur en manganèse doit être comprise entre 0,1 et 0,5 % en poids. L'alliage contient également de 0,01 à 0,12 % en poids pour Ti de façon à contrôler la taille de grain lors de la coulée. 30 L'alliage selon l'invention peut également contenir optionnellement au moins un élément choisi parmi Cr, Sc, et Hf, la quantité de l'élément, s'il est choisi, étant de 0,05 à 0,3 % en poids pour Cr et pour Sc, 0,05 à 0,5 % en poids pour Hf. Il est préférable de limiter la teneur des impuretés inévitables de l'alliage de façon à atteindre les propriétés de tolérance aux dommages les plus favorables. Les impuretés inévitables comprennent le fer et le silicium, ces éléments ont une teneur inférieure à 0,1 % en poids chacun et de préférence une teneur inférieure à 0,08 % en poids et 0,06 % en poids pour le fer et le silicium, respectivement, les autres impuretés ont une teneur inférieure à 0,05 % en poids chacune et 0,15 % en poids au total. Par ailleurs la teneur en zinc est de préférence inférieure à 0,04 % en poids. De préférence, la composition est ajustée de façon à obtenir une densité à température ambiante inférieure à 2,65 g/cm3, de manière encore plus préférée inférieure à 2,64 g/cm3 voire dans certains cas inférieure à 2,63 g/cm3. La combinaison de propriétés désirables : une faible densité, une ténacité élevée et une résistance mécanique suffisante est difficile à obtenir simultanément. Dans le cadre de l'invention, il est possible de manière surprenante de combiner une faible densité avec un compromis de propriétés mécaniques très avantageux. L'alliage selon l'invention peut être utilisé pour fabriquer des produits filés, laminés et/ou forgés. D'une manière avantageuse, l'alliage selon l'invention est utilisé pour fabriquer des tôles. Les produits selon l'invention ont de préférence une structure essentiellement non recristallisée, présentant un taux de recristallisation inférieur à 30% et préférentiellement inférieur à 15%. Les produits filés et en particulier les profilés filés obtenus par le procédé selon l'invention sont avantageux. Les profilés épais, c'est-à-dire dont l'épaisseur d'au moins un rectangle élémentaire est supérieure à 8 mm, et de préférence supérieure à 12 mm, voire 15 mm sont les plus avantageux. Avantageusement, les profilés épais selon l'invention comprennent une limite d'élasticité Rp0,2 dans le sens L d'au 15 moins 390 MPa et de préférence d'au moins 400 MPa et une ténacité KQ(L-T), d'au moins 64 MPa J et de préférence d'au moins 65 MPa J. 20 L'alliage selon l'invention est particulièrement avantageux pour obtenir des produits laminés à très haute ténacité. Parmi les produits laminés, les tôles fortes dont l'épaisseur est au moins de 14 mm et de 25 préférences d'au moins 20 mm et/ou au plus 100 mm et de préférence au plus 60 mm sont avantageuses. Avantageusement, les tôles fortes selon l'invention comprennent à mi-épaisseur à l'état T84 (a) pour une épaisseur comprise entre 14 mm et 40 mm 30 une limite d'élasticité Rpo,2 dans le sens L d'au moins 410 MPa et de préférence d'au moins 420 MPa et une ténacité KQ(L-T), d'au moins 45 MPaNm et de préférence d'au moins 47 MPa-'J. (b) pour une épaisseur comprise entre 40 mm et 80 mm une limite d'élasticité Rpo,2 dans le sens L d'au moins 5 380 MPa et de préférence d'au moins 390 MPa et une ténacité KQ(L-T), d'au moins 45 MPa y m et de préférence d'au moins 50 MPa J. 10 Les produits selon l'invention présentent une ténacité très élevée. Les inventeurs suspectent que la présence simultanée de Zr et Mn, qui agissent tous deux sur le contrôle de la structure granulaire, permettent 15 d'obtenir une structure essentiellement non-recristallisée très favorable, en particulier pour les épaisseurs préférées des produits laminés et filés. Les produits selon l'invention sont obtenus par un 20 procédé comprenant les étapes de coulée, homogénéisation, déformation à chaud, mise en solution, trempe, détensionnement et revenu. La température d'homogénéisation est de préférence 25 située entre 480 et 540°C pendant 5 à 60 heures. De manière préférée, la température d'homogénéisation est comprise entre 515 °C et 525°C de façon à ce que le temps équivalent t(eq) à 520 °C pour l'homogénéisation soit compris entre 5 et 20 heures et de préférence 30 entre 6 et 15 heures. Le temps équivalent t(eq) à 520 °C est défini par la formule : f exp(-26100 / T) dt t(eq) = exp(-26100/ Tref) où T (en Kelvin) est la température instantanée de traitement, qui évolue avec le temps t (en heures), et Tref est une température de référence fixée à 793 K. t(eq) est exprimé en heures. La constante Q/R = 26100 K est dérivée de l'énergie d'activation pour la diffusion du Mn, Q = 217000 J/mol. La formule donnant t(eq) tient compte des phases de chauffage et de refroidissement. Dans le mode de réalisation préféré de l'invention, la température d'homogénéisation est d'environ 520 °C et la durée de traitement est comprise entre 8 et 20 heures. Après homogénéisation, la forme brute est en général refroidie jusqu'à température ambiante avant d'être préchauffée en vue d'être déformée à chaud. Le préchauffage a pour objectif d'atteindre une température initiale de déformation de préférence comprise entre 400 et 500 °C et de manière préférée de l'ordre de 450 °C à 480 °C permettant la déformation de la forme brute. La déformation à chaud est typiquement effectuée par filage, laminage et/ou forgeage de façon à obtenir un produit filé, laminé et/ou forgé. Le produit ainsi obtenu est ensuite mis en solution de préférence par traitement thermique entre 490 et 530 °C pendant 15 min à 8 h, puis trempé typiquement avec de l'eau. Le produit subit ensuite une traction contrôlée de 1 à 5 % et préférentiellement d'au moins 2%. Dans un mode de réalisation de l'invention, on réalise un laminage à froid avec une réduction comprise entre 5% et 15% avant l'étape de traction contrôlée. Des étapes connues telles que le planage, le redressage, la mise en forme peuvent être optionnellement réalisées avant ou après la traction contrôlée. Un revenu est réalisé à une température comprise entre 120 et 170°C pendant 5 à 100 h préférentiellement 150 et 160°C pendant 20 à 60 h. Les états métallurgiques préférés sont pour les tôles les états T84 et T89 et pour les profilés l'état T8511. 10 Les produits selon l'invention peuvent être utilisés en tant qu'élément de structure, notamment dans la construction aéronautique. 15 Dans une réalisation avantageuse de l'invention, les produits selon l'invention sont utilisés comme élément d'intrados d'aile d'avion. 20 EXEMPLES Exemple 1 L'exemple de l'invention est référencé A. Les exemples B et C sont présentés à titre de comparaison. Les 25 compositions chimiques des différents alliages testés dans cet exemple sont fournies dans le tableau 1. Tableau 1: Composition chimique ( % en poids) Référence Si Fe Cu Mn Mg Zn Zr Li Ag Ti A 0,03 0,05 2,37 0,29 0,37 0,01 0,13 1,37 0,28 0,04 B 0,03 0,05 2,50 0,31 0,35 0,01 0,13 1,43 0,25 0,04 C 0,03 0,06 2,62 0,30 0,35 0,01 0,14 1,42 0,24 0,04 La densité des différents alliages testés est présentée dans le tableau 2. Tableau 2: Densité des alliages testés Référence Densité (g/cm3) A 2,647 B 2,645 C 2,648 Les alliages A, B et C ont été coulés sous forme de 10 billettes. Les billettes ont été homogénéisées 8h à 520 °C le temps équivalent à 520 °C était 9,5 heures. Après homogénéisation, les billettes ont été réchauffées à 450 °C +/- 40 °C puis filées à chaud pour obtenir des profilés selon la Figure 1. Les profilés 15 ainsi obtenus ont été mis en solution à 524 +/- 2 °C, trempés avec de l'eau de température inférieure à 40 °C, et tractionnés avec un allongement permanent compris entre 2 et 5%. Les profilés ont subi un revenu de 30 heures à 152 °C correspondant à la valeur 20 maximale de ténacité. Les prélèvements ont été effectués sur la semelle. Les échantillons prélevés avaient un diamètre de 10 mm sauf pour le sens T-L pour lequel les échantillons avaient un diamètre de 6 mm. Les éprouvettes utilisées pour les 25 mesures de ténacité avaient pour caractéristiques B=20 mm et W = 76 mm. Les résultats obtenus sur les profilés X sont donnés dans le tableau 3 ci-dessous.5 Tableau 3. Propriétés mécaniques des profilés en 5 alliage A, B et C. Alliage Sens L Sens TL KQ ) (MPa Rm Rp0,2 A (%) Rn, Rp0,2 A (%) L-T T-L (MPa) (MPa) (MPa) (MPa) A 492 444 12,3 456 405 14,4 65,5 53,3 B 517 477 10,7 478 435 13,3 63,7 52,1 C 523 483 11,1 485 442 13,1 59,8 47,7 Exemple 2 10 Les exemples de l'invention sont référencés D et E. Les exemples F, G et H sont présentés à titre de comparaison. Les compositions chimiques des différents alliages testés dans cet exemple sont fournies dans le 15 tableau 4. Tableau 4: Composition chimique ( % en poids) Référence Si Fe Cu Mn Mg Zn Zr Li Ag Ti D 0,03 0,05 2,21 0,38 0,28 0,01 0,13 1,46 0,25 0,04 E 0,03 0,05 2,28 0,40 0,30 0,01 0,14 1,50 0,27 0,04 F 0,03 0,06 3,12 0,30 0,41 0,01 0,10 1,78 0,35 0,03 G 0,03 0,06 2,64 0,41 0,33 0,02 0,14 1,55 0,26 0,03 H 0,03 0,05 3,02 0,45 0,35 0,01 0,14 1,43 0,28 0,03 20 La densité des différents alliages testés est présentée dans le tableau 5. Tableau 5: Densité des alliages testés Référence Densité (g/cm3) D 2.639 E 2.638 F 2.630 G 2.641 H 2.657 Les alliages D, E, F, G et H ont été coulés sous forme de plaques. Les plaques ont été homogénéisées 8h à 520 °C. Après homogénéisation, les plaques ont été réchauffées puis laminées à chaud pour obtenir des tôles d'épaisseur 14, 25 ou 60 mm. Les tôles ainsi obtenues ont été mises en solution à 524 +1/-2 °C, trempés avec de l'eau de température inférieure à 40 °C, et tractionnées avec un allongement permanent compris entre 3 et 5%. Les tôles ont subi un revenu de 30 à 60 heures à 155 °C. Les prélèvements ont été effectués à mi-épaisseur pour les tôles d'épaisseur 14 mm et 25 mm et à mi-épaisseur et quart d'épaisseur pour les tôles d'épaisseur 60 mm. Les éprouvettes utilisées pour les mesures de ténacité avaient une épaisseur de 12,5 mm pour les tôles d'épaisseur 14 mm, 20 mm pour les tôles d'épaisseur 25 mm, 25 mm pour les tôles d'épaisseur 60 mm, mesurées à quart d'épaisseur et 40 mm pour les tôles d'épaisseur 60 mm mesurées à mi-épaisseur. Les résultats sont donnés dans les tableaux 5 à 8. Tableau 5. Propriétés mécaniques d'un produit selon l'invention d'épaisseur 14 mm. Sens L KQ,(L-T) Alliage Revenu R R A (%) (MPa/ ) (MPa) (MPa) 30H 155 °C 473 431 9,0 53,5 E 40H 155 °C 488 451 9,7 48,9 50H 155 °C 490 454 9,3 47,7 60H 155 °C 491 457 9,3 45,8 Tableau 6. Propriétés mécaniques d'un produit selon l'invention (E) et de produits de référence d'épaisseur 25 mm. Sens L KQ ,(L-T) Alliage Revenu R R A (%) (MPaJ) (MPa) (MPa) 30H 155 °C 473 430 10,8 48,9 E 40H 155 °C 483 443 11,1 45,3 50H 155 °C 492 456 10,8 45,6 60H 155 °C 493 458 10,2 44,8 30H 155 °C 589 562 6,2 27,2 F 40H 155 °C 594 566 6,2 23,8 50H 155 °C 597 571 6,8 23,7 30H 155 °C 529 491 9,7 41,1* G 40H 155 °C 534 499 9,7 39,6* 50H 155 °C 537 504 8,9 38,0* 50H 155 °C 535 503 9,1 35,4 30H 155 °C 558 524 9,2 35,3 H 40H 155 °C 562 528 9,7 32,4 50H 155 °C 565 532 8,9 31,0* 60H 155 °C 569 537 9,4 29,8 10 Tableau 7. Propriétés mécaniques mesurées à mi- épaisseur d'un produit selon l'invention (D) et d'un produit de référence d'épaisseur 60 mm. Alliage Revenu Sens L KQ,(L-T) (MPa- ) Rm Rp02 A (%) (MPa) (MPa) D 30H 155 °C 445 394 11,0 53,5 40H 155 °C 465 423 11,0 48,9 50H 155 °C 471 430 10,5 47,7 60H 155 °C 469 428 10,6 45,8* H 30H 155 °C 532 490 8,1 34,1 40H 155 °C 541 500 7,8 32,4 50H 155 °C 543 505 8,9 29,6 60H 155 °C 541 503 7,6 28,3 Tableau 8. Propriétés mécaniques mesurées à quart- épaisseur d'un produit selon l'invention (D) et d'un produit de référence d'épaisseur 60 mm. Alliage Revenu Sens L KQ,(L-T) (MPa- ) R R A (°/O) (MPa) (MPa) D 30H 155 °C 451 412 10,9 47,6 40H 155 °C 456 422 11,6 42,6 50H 155 °C 459 427 11,4 42,9* 60H 155 °C 465 431 11,4 38,9 H 30H 155 °C 515 485 10,9 33,4 40H 155 °C 525 496 10,4 29,7 50H 155 °C 525 497 9,0 26,3 60H 155 °C 524 497 8,9 26,4 REVENDICATIONS1. Alliage à base d'aluminium comprenant 2,1 à 2,4 % en poids de Cu, 1,3 à 1,6 % en poids de Li, 0,1 à 0,5 % en poids de Ag, 0,2 à 0,6 % en poids de Mg, 0,05 à 0,15 % en poids de Zr, 0,1 à 0,5 % en poids de Mn, 0,01 à 0,12 % en poids de Ti optionnellement au moins un élément choisi parmi Cr, Sc, et Hf, la quantité de l'élément, s'il est choisi, étant de 0,05 à 0,3 % en poids pour Cr et pour Sc, 0,05 à 0,5 % en poids pour Hf, une quantité de Fe et de Si inférieure ou égale à 0,1 % en poids chacun, et des impuretés inévitables à une teneur inférieure ou égale à 0,05% en poids chacune et 0,15% en poids au total. 2. Alliage d'aluminium selon la revendication 1, comprenant 2,12 à 2,37 % en poids de Cu. 3. Alliage d'aluminium selon la revendication 1 ou la revendication 2 comprenant 2,20 à 2,30 % en poids de Cu, 1,35 à 1,55 % en poids de Li, 0,15 à 0,35 %en poids de Ag, 0,2 à 0,4 % en poids de Mg. 4. Produit filé, laminé et/ou forgé comprenant un alliage selon l'une quelconque des revendications 1 à 3. 1930 5. Produit selon la revendication 4 dont le taux de recristallisation est inférieur à 30% et de préférence inférieur à 15%. 6. Produit selon la revendication 4 ou la revendication 5 caractérisé en ce qu'il s'agit d'un profilé dont l'épaisseur d'au moins un rectangle élémentaire est supérieure à 8 mm, et de préférence supérieure à 12 mm. 7. Produit selon la revendication 6 comprenant une limite d'élasticité Rpo,2 dans le sens L d'au moins 390 MPa et de préférence d'au moins 400 MPa et une ténacité KQ(L-T), d'au moins 64 MPa'm et de préférence d'au moins 65 MPa J. 8. Produit selon la revendication 4 ou la revendication 5 caractérisé en ce qu'il s'agit d'un 20 produit laminé dont l'épaisseur est au moins de 14 mm et de préférences d'au moins 20 mm. 9. Produit selon la revendication 8 comprenant à mi-épaisseur à l'état T84 25 (a) pour une épaisseur comprise entre 14 mm et 40 mm une limite d'élasticité Rpo,2 dans le sens L d'au moins 410 MPa et de préférence d'au moins 420 MPa et une ténacité KQ(L-T), d'au moins 45 MPa- et de préférence d'au moins 47 MPa-\/i, 30 (b) pour une épaisseur comprise entre 40 mm et 80 mm une limite d'élasticité Rpo,2 dans le sens L d'au moins 380 MPa et de préférence d'au moins 390 MPa t 2960002 21 et une ténacité KQ (L-T) , d'au moins 45 MPaNrIT7 et de préférence d'au moins 50 MPa '. 5 10. Procédé de fabrication d'un produit selon une quelconque des revendications 5 à 9 dans lequel : (a) on coule une forme brute en alliage selon une des revendications 1 à 3, (b) on homogénéise ladite forme brute à 480 à 540°C 10 pendant 5 à 60 heures, (c) on déforme à chaud par filage, laminage et/ou forgeage ladite forme brute avec une température initiale de déformation à chaud de 400 à 500°C, (d) on met en solution ladite tôle à 490 à 530°C 15 pendant 15 minutes à 8 heures, (e) on trempe, (f) on tractionne de façon contrôlée ladite tôle avec une déformation permanente de 1 à 5 %, (g) on réalise un revenu de ladite tôle par 20 chauffage à 120 à 170°C pendant 5 à 100 heures. 11.Utilisation d'un produit selon une quelconque des revendications 5 à 9 comme élément d'intrados d'aile d'avion. 25
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FR 2960003 A1 20111118 FR 1053723 A 20100512 MATERIAU SUPERELASTIQUE A HAUTE DUCTILITE DOMAINE TECHNIQUE ET ART ANTERIEUR La présente invention concerne des matériaux ayant des propriétés de haute ductilité et superélastiques. Les exemples typiques de tels matériaux sont des alliages à mémoire de forme, par exemple des alliages de Ni-Ti, qui sont utilisés pour de nombreuses applications différentes. Il existe un compromis bien connu entre les propriétés superélastiques et la ductilité dans un tel matériau. Le matériau est habituellement traité pour optimiser les propriétés superélastiques qui induisent un allongement de l'ordre de 10-20 %, une limite à la conception du dispositif. Une application d'un tel matériau, et en particulier des alliages de nickel et de titane, concerne la réalisation des stents auto-expansibles avec une limitation de conception en raison d'une faible ductilité. Par conséquent, il existe un besoin, pour différentes applications, de trouver ou de réaliser un matériau ayant une ductilité accrue tout en maintenant les propriétés superélastiques. RESUME DE L'INVENTION L'invention concerne tout d'abord un matériau, ayant un allongement de l'ordre de 30 % à 60 % ou d'au moins 30 % ou 40 % ou 50 %. De préférence, ledit matériau a une UTS inférieure à 1 200 MPa ou 1 100 MPa. L'invention concerne en outre un matériau, ayant une UTS inférieure à 1 200 MPa ou 1 100 MPa. Un matériau selon l'invention peut être un matériau superélastique et plus particulièrement un alliage à mémoire de forme. Le matériau peut être un alliage binaire de Ni et Ti ou un alliage ternaire comprenant Ni, Ti et un autre matériau, par exemple Cr ou Cu ou Fe ou Nb ou Pt. L'invention concerne également un procédé pour réaliser un matériau en alliage amélioré, en particulier un matériau superélastique et en particulier un alliage à mémoire de forme, comprenant les étapes consistant à meuler une surface dudit matériau sur environ 1/10 mm, impliquant au moins une étape de sous-meulage retirant en une seule étape ou un seul passage une épaisseur de matériau d'au moins 3/100 mm et de préférence d'au moins 5/100 mm. Un procédé selon l'invention se traduit par un matériau ayant un allongement important (jusqu'à 30 % ou 40 % ou 50 % ou 60 %) et de préférence une superélasticité ou des propriétés superélastique. Dans un matériau et un procédé selon l'invention, l'allongement est supérieur à l'allongement classique de 10 à 20 jusqu'à 30-60 sans compromettre la superélasticité, en particulier dans le cas d'un alliage binaire de Ni et Ti ou d'un alliage ternaire comprenant Ni, Ti et un matériau additif par exemple choisi dans la liste ci-dessus. Dans un procédé selon le matériau à haute ductilité de l'invention, en particulier un tube ou un fil ou des tubes ou des fils, peuvent être fabriqués en modifiant les paramètres de meulage, par rapport au 5 procédé standard. Un procédé selon l'invention peut en outre comprendre au moins une autre étape de sous-meulage et/ou au moins une étape consistant à étirer à chaud ledit matériau et/ou au moins une étape consistant à 10 faire recuire ledit matériau et/ou au moins une étape de redressage thermique dudit matériau et/ou de refroidissement dudit matériau pendant le meulage et/ou au moins une étape consistant à étirer à froid ledit matériau. 15 Des dispositifs peuvent utiliser les propriétés mécaniques non connues jusqu'à maintenant d'un matériau selon l'invention, en particulier en autorisant des conditions de haute déformation sans générer de rupture du matériau. 20 Par exemple, un dispositif formant stent, en particulier de type autoexpansible, peut être réalisé avec un matériau selon l'invention. Mais d'autres dispositifs peuvent également être réalisés à partir dudit matériau, par exemple une partie d'un 25 stent combinée avec une valvule cardiaque ou un cathéter ou une tige d'endoscope. Plus généralement, des dispositifs minimalement invasifs ou des parties de tels dispositifs peuvent être réalisés à partir d'un matériau selon l'invention. Les parties mécaniques des 30 dispositifs, comme les branches de lunettes, ou un pont pour raccorder les verres de lunettes peuvent également être réalisés, ou comprendre au moins une partie réalisée avec un matériau selon l'invention. BREVE DESCRIPTION DES DESSINS Les figures 1A-1B sont un exemple d'un tube 5 sur lequel un procédé selon l'invention a été réalisé. La figure 1C est une vue de face d'un tube qui est traité ; La figure 2 est un ensemble de courbes de contrainte - déformation pour des échantillons soumis à 10 un procédé standard et des échantillons soumis à un procédé selon l'invention (« haute ductilité »). La figure 3 est un point sur la plage superélastique des courbes représentées sur la figure 2. 15 La figure 4A est une courbe de récupération de forme par la méthode BFR sur des échantillons soumis à un procédé standard, avec Af = 5° et la figure 4B est une courbe de récupération de forme par la méthode BFR sur des échantillons soumis à un procédé selon 20 l'invention, avec Af = -15 °C. La figure 5 est une machine pour réaliser un procédé selon l'invention. La figure 6 sont des lunettes comprenant des parties réalisées avec un matériau selon 25 l'invention. Les figures 7A et 7B sont des structures de stents réalisées avec un matériau selon l'invention ; La figure 8 représente une valve cardiaque combinée avec un stent selon l'invention ; La figure 9 est un exemple d'un endoscope comprenant une tige selon l'invention ; La figure 10 est un exemple d'un cathéter comprenant une tige selon l'invention. La figure 11 est une illustration d'un test BFR. DESCRIPTION DETAILLEE DES MODES DE REALISATION SPECIFIQUES Comme illustré sur les figures lA et 1B, un tube (ou bâtonnet) 2 obtenu par un procédé selon l'invention a un diamètre extérieur ou externe OD, par exemple, de 4,5 mm et une épaisseur de paroi, par exemple de T = 0,125 mm. Mais un tube obtenu par un procédé selon l'invention peut avoir d'autres dimensions, en particulier un diamètre externe plus grand, par exemple allant jusqu'à 10 mm ou 20 mm ou 30 mm. Un fil peut également être réalisé par le procédé selon l'invention, ayant un diamètre par exemple de 10 mm ou 20 mm ou 30 mm. Une bande de matériau ou une pièce plate de matériau peut également être réalisée selon un procédé selon l'invention. Le procédé ci-dessous est expliqué pour fabriquer un tube comme celui de la figure 1A, mais peut être facilement adapté pour réaliser un fil ou une pièce plate de matériau. En commençant par des tubes creux 2 avec un diamètre externe plus grand ODa > OD et une plus grande épaisseur de paroi Ta > T, les étapes d'un procédé standard et d'un procédé selon l'invention se traduisent par un tube ayant les dimensions OD et T ci- dessous. Un procédé selon l'invention confère des propriétés spécifiques et inattendues du matériau. Comme expliqué ci-dessous, un premier lot de ces tubes a été soumis à un procédé standard et un second lot a été soumis à un procédé selon l'invention. Un tel tube (ou fil ou pièce plate) est réalisé avec un alliage binaire de Ni et Ti dans le présent exemple, contenant par exemple 50,8 % de Ni et 49,2 % de Ti (dans la présente description et dans les revendications tous les pourcentages sont exprimés en % atomique sauf indication contraire). D'autres compositions et d'autres matériaux d'alliage sont concernés par la présente invention, en particulier d'autres compositions de Ni-Ti avec une proportion de Ni comprise entre 50 % et 52 %, ou entre 50,5 % et 51,5 % et les proportions correspondantes de Ti comprises entre 50 % et 48 % ou entre 49,5 % et 48,5 %. L'invention est également applicable à une composition ternaire de Ni, Ti et un autre matériau qui peut être choisi parmi Cr ou Cu ou Fe ou Nb ou Pt, en particulier contenant un certain % de l'un de ces additifs, par exemple entre 1 % et 10 % ou 15 % ou entre 1 % et 20 % ou 25 %. Les exemples suivants concernent les compositions d'alliages ternaires : NiTiFe : 52,5-54,5 % en poids de Ni ; 1-2 % en poids de Fe ; 43,5-47,5 % en poids de Ti ; NiTiCr : 54,8-56,8 % en poids de Ni ; 0,1-0,4 % en poids de Cr ; 42,8-45,1 % en poids de Ti ; NiTiPt : 37-42 % en poids de Ni ; 22-24 % en poids de Pt ; 36-39 % en poids de Ti ; NiTiNb : 46-48 % en poids de Ni ; 8-10 % en poids de Nb ; 42-46 % en poids de Ti ; NiTiCu : 39-41 % en poids de Ni ; 9-11 % en poids de Cu ; 48-52 % en poids de Ti. Une étude comparative des propriétés des tubes réalisés selon un procédé standard et des tubes réalisés selon un procédé selon l'invention est présentée ci-dessous. Par conséquent, on présente dans un premier temps les étapes pour réaliser à la fois le procédé standard et un procédé selon l'invention. La plupart des étapes sont communes aux deux procédés, par conséquent, les étapes qui sont spécifiques à l'invention sont indiquées en tant que telles. Le procédé met en oeuvre les étapes 15 suivantes consistant à : 1. étirer à chaud sur mandrin, à une température comprise entre 300 °C et 500 °C et travailler à chaud entre 10 % et 40 %. A cette première étape, une couche d'oxyde peut apparaître sur la 20 surface du matériau. 2. recuire à une température comprise entre 700 °C et 800 °C pendant 3 à 10 min. Les étapes 2 et 3 sont répétées plusieurs fois, par exemple 15 fois parce que l'étirement doit 25 être réalisé très progressivement. Le matériau peut être étiré jusqu'à 40 % à chaque fois. Un dégraissage peut être réalisé après chaque étirage à chaud sur mandrin et avant chaque étape de recuit. 3. étirer à chaud sur mandrin (il s'agit du 30 dernier étirage et il détermine l'épaisseur de paroi T - voir figure 1B), les conditions étant celles données ci-dessus. Les étapes 1 à 3 ci-dessus se traduisent par un tube ayant l'épaisseur T requise, mais un 5 diamètre externe plus grand que ce qu'il faut. D'autres étapes sont réalisées : 4. dégraissage ; 5. recuit dans les conditions ci-dessus (voir étape 2). 10 6. étirage à froid à température ambiante, comprenant le travail à froid de 5 à 15 par étape et un travail à froid global de 35 à 45 A nouveau, l'étape 6 est répétée plusieurs fois, par exemple 4 fois parce que l'étirement doit 15 être réalisé très progressivement. 7. Redressage thermique à une température comprise entre 470 °C et 510 °c pendant 5 à 20 min. 8. meulage : les tubes résultant des étapes précédentes ont un diamètre externe qui est encore plus 20 grand que OD. Donc on réalise une étape de meulage à la fin du procédé pour supprimer une certaine épaisseur de matériau sur toute la surface du tube. Cela peut comprendre une sous-étape de meulage grossier et une sous-étape de meulage fin. Pendant cette étape, le tube 25 est de préférence refroidi avec un écoulement de fluide de refroidissement, par exemple de l'eau ou un mélange d'eau et d'huile soluble (l'huile est utilisée contre la corrosion et pour lubrifier la surface et également pour des buts de refroidissement). 30 A ce stade, le lot initial de tubes résultant des étapes précédentes a été partagé en deux avant l'opération de meulage, afin de comparer les bâtonnets ou échantillons soumis à un procédé standard et ceux soumis à un procédé selon l'invention. Selon la pratique habituelle et les recommandations pour réaliser un procédé standard, une épaisseur de matériau totale de moins d'un dixième de mm ou d'environ un dixième de mm est supprimée par le meulage, avec chacune des nombreuses sous-étapes de meulage qui retire une épaisseur de matériau de 0,01 mm jusqu'à 0,02 mm, mais pas plus. Selon l'invention, une épaisseur de matériau totale inférieure à un dixième de mm ou d'environ un dixième de mm est supprimée de la surface extérieure totale du tube par meulage, par exemple une épaisseur comprise entre 0,05 mm ou 0,08 mm et 0,12 mm ou 0,14 mm, au moins une étape de meulage ou l'une des plusieurs sous-étapes de meulage retirant au moins 0,03 mm ou 0,04 mm ou 0,05 mm de matériau. Ceci est en contradiction avec l'étape de meulage standard habituelle. Dans les deux procédés, l'épaisseur retirée peut comprendre une couche d'oxyde. La figure 1C représente une vue de face d'un tube 2 avec un diamètre initial ODa, les lignes en pointillés représentant les diamètres intermédiaires obtenus pendant un procédé comme décrit ci-dessus. Le diamètre final OD est le plus petit obtenu à la fin du procédé. La valeur d'au moins 0,03 mm d'épaisseur de matériau retirée pendant l'étape de meulage grossier peut varier en fonction du diamètre du tube ou du fil ou de l'épaisseur de la pièce de matériau. Mais l'épaisseur de matériau à retirer pendant ladite étape n'est pas inférieure à 0,025 mm, en particulier pour un tube ou un fil ayant un diamètre externe inférieur à 5 mm. Après cette étape de meulage grossier, le tube a approximativement les valeurs de OD et T requises. Ceci est suivi par une étape de meulage finale pour lisser la surface externe de chaque bâtonnet ou tube après le meulage grossier et retirer une couche ou film très fin de matériau, approximativement 1 }gym jusqu'à 0,01 mm d'épaisseur. En d'autres termes, un procédé standard diffère du procédé selon l'invention au moins par l'étape de meulage grossier : un procédé selon l'invention implique au moins une sous-étape de meulage élémentaire retirant du matériau, en un seul passage, sur une épaisseur supérieure à celle qui existe dans le procédé standard. Il est possible de combiner une ou plusieurs sous-étapes de meulage supprimant en un seul passage une épaisseur de matériau supérieure à 0,03 mm ou supérieure à 0,025 mm et une ou plusieurs sous-étapes de meulage classique supprimant à chaque passage une épaisseur de matériau inférieure à 0,03 mm ou même inférieure à 0,02 mm. Un procédé tel que décrit ci-dessus peut être réalisé par un système comprenant des machines d'étirage et des fours, adaptés à la forme de la pièce de matériau. Une vue de face de la machine de meulage est schématiquement illustrée sur la figure 5. Elle comprend une roue de soutien 4 pour maintenir un tube 2 qui est traité. Ladite roue de maintien a également un axe légèrement incliné par rapport à un axe perpendiculaire à la figure 5 pour déplacer un tube 2 qui est traité vers l'avant. La machine de meulage comprend un rail 8 ayant un profil en forme de « V », sur lequel les tubes 2 sont poussés vers l'avant à partir de l'arrière de la machine jusqu'à la partie située entre la roue de maintien 4 et la roue abrasive 6, sur la surface de laquelle un papier abrasif 12 est appliqué. Le papier abrasif est amené par la roue abrasive, en contact avec la surface externe de la pièce 2. Le mouvement rotatif combiné des deux roues fait tourner le tube autour de son axe et donc toute la surface externe de la pièce est traitée selon l'invention. Le numéro de référence 10 est un écoulement de fluide de refroidissement. D'autres machines de meulage sont bien connues et adaptées pour meuler des pièces plates de matériau. Des contrôles ou des mesures ont été réalisés pendant certaines des étapes ci-dessus. Pendant l'étape 8 (les étapes de meulage grossier et fin) des mesures ont été réalisées pour chaque bâtonnet ou tube : UPS (contrainte de charge, voir la figure 2A), UTS (contrainte ultime en traction, voir figure 2A) et A % (déformation à la rupture, approximativement à l'UTS). Ces valeurs peuvent être obtenues par le test en traction, comme expliqué ci-dessous. Les tubes des deux lots (le lot résultant du procédé standard et l'autre d'un procédé selon l'invention) sont caractérisés par un test en traction selon la norme ASTM E8-09, le test de mémoire de forme par cintrage à froid et retour libre (en terminologie anglo-saxonne : « bend and free recovery », BFR) selon la norme ASTM F2082 (2006). Le principe du test BFR est illustré sur la figure 11 : un échantillon de matériau à tester est plié et ensuite relaxé, faisant ainsi monter une barre 31 sur une distance d selon la température de l'échantillon. Les résultats comparatifs sont présentés 10 sur les figures 2 et 3. Les courbes I et II sont les résultats du test en traction sur un matériau résultant d'un procédé standard. Les courbes III et IV sont les résultats 15 provenant du test en traction sur un matériau résultant du procédé selon l'invention. Dans la partie plastique des courbes de traction III et IV (matériau à « haute ductilité »), on peut observer un allongement allant jusqu'à 40 % ou 20 même 50 % ou même 55 % ou 60 %, couplé avec une chute de l'UTS, typiquement de 1 600 MPa à 950 MPa. Dans le cycle superélastique jusqu'à 8 % de déformation, les courbes de traction III et IV laissent apparaître un plateau plus long à l'UPS que les courbes 25 I et II avec des valeurs d'UPS similaires et une déformation irrécupérable (déformation pour zéro tension). Il ressort clairement d'après ces résultats qu'un matériau ayant une ductilité importante sans 30 compromettre la superélasticité est obtenu avec un procédé selon l'invention, avec un allongement jusqu'à 30 ou 40 ou même 55 ou 60 avant la rupture. Un matériau obtenu avec un procédé selon l'invention a une UTS inférieure à 1 200 MPa, ou même inférieure à 1 100 MPa ou inférieure à 1 000 MPa et éventuellement supérieure à 800 MPa ou 900 MPa. Le test de BFR a également été réalisé, dont les résultats sont illustrés sur les figures 4A et 4B. La figure 4A est une courbe Af par la méthode BFR sur des échantillons soumis à un procédé standard, à partir duquel il apparaît qu'une valeur Af (température de fin de transformation austénitique) de 5 °C est obtenue. La figure 4B est une courbe Af par le procédé BFR sur des échantillons soumis à un procédé selon l'invention, à partir de laquelle il apparaît qu'une valeur Af (température de fin de transformation austénitique) de -15 C est obtenue. Par conséquent, il semble qu'il y ait un décalage de la température Af vers les valeurs inférieures lorsque l'on réalise un procédé selon l'invention. Le test BFR représente des températures de 25 transformation nettement plus froides pour le procédé à « haute ductilité » malgré des valeurs de contrainte de plateau similaires (UPS et LPS) et le même niveau de travail à froid, en apparente contradiction avec l'équation bien connue de Clausius-Clapeyron. 30 La récupération de forme semble plus rapide sur le matériau à « haute ductilité » comme représenté 20 par l'inclinaison de la ligne T, supérieure sur la figure 4B que sur la figure 4A. Comme expliqué ci-dessus, les mesures des différents paramètres ont été réalisées pendant plusieurs étapes des procédés ci-dessus selon l'invention. Aucun échantillon pris après l'opération de redressage thermique (étape 8) ne laisse apparaître une courbe à valeur UTS faible bien que l'on trouve des courbes à valeur UTS faible sur les bâtonnets après les opérations de meulage grossier. Après avoir jeté un coup d'oeil aux quantités de matériau effectivement retirées pendant l'opération de meulage grossier, en particulier sur les bâtonnets avec une valeur faible d'UTS, il ressort que le fait de retirer de grandes quantités de matériau en un seul passage (ou en au moins un passage de plusieurs passages) conduit au comportement mécanique mis en évidence, c'est-à-dire la superélasticité, avec une plage d'allongement de 30 % à 60 % et une ductilité élevée, avec une UTS inférieure à 1 200 MPa ou même 1 100 MPa. Il semble également que dans un mode de réalisation préféré d'un procédé selon l'invention, l'écoulement de fluide de refroidissement pendant l'étape de meulage est réduit par rapport aux écoulements habituels. Les essais ont été réalisés avec un écoulement de 3,4 1/min et avec un écoulement de 0,8 1/min ; les tubes obtenus avec le plus faible écoulement ont des caractéristiques améliorées en termes de haute ductilité. Certaines expériences ont été conçues selon l'enseignement de l'invention. La quantité de matériau retirée pendant un passage de meulage est respectivement, 0,05 mm, 0,03 mm et 0,01 mm, et 3 passes de meulage ont été réalisés pour retirer une épaisseur totale respectivement de 0,15 mm, 0,09 mm et 0,03 mm. Afin d'interpréter les résultats, on ne se concentre que sur la valeur UTS après l'opération de 10 meulage. On obtient les résultats suivants : Pour un retrait d'épaisseur de matériau de 0,05 mm par passage de meulage, on obtient les valeurs d'UTS suivantes : 779 MPa, 820 MPa, 820 MPa et 772 MPa, Pour un retrait d'épaisseur de matériau de 15 0,03 mm par passage de meulage, on obtient les valeurs d'UTS suivantes : 1 144 MPa, 1 116 MPa, Pour un retrait d'épaisseur de matériau de 0,01 mm par passage de meulage, on obtient des valeurs d'UTS nettement plus importantes : 1 488, 1 447, 1 454, 20 1 454, 1 426, 1 433, 1 419, 1 463, 1 481, 1 433, 1 460, 1 440 MPa. Par conséquent, les tubes traités à « haute ductilité » sont favorablement comparés avec les tubes « traités régulièrement » par rapport au même lot de 25 matière première. Le comportement résultant d'un procédé selon l'invention qui conduit à une UTS faible et un allongement important à la rupture est principalement caractérisé par un faible module de courbe de 30 contrainte/déformation après le plateau superélastique. En plus de l'UTS, l'existence de ce comportement en fonction de ce module apparent est un résultat de l'expérience (pour éviter toute confusion avec une UTS faible qui proviendrait d'un module élevé, mais d'une rupture précoce). Un matériau selon l'invention est applicable pour fabriquer des stents, mais également d'autres types de dispositifs médicaux. Un exemple du stent 35 ayant une construction tressée ou entrelacée est illustré sur la figure 7A. Un autre exemple de la structure de stent 35' est illustré sur la figure 7B. En particulier, les tubes selon l'invention peuvent avantageusement être utilisés pour fabriquer un stent 40 comprenant une valvule cardiaque 42 (voir la structure illustrée sur la figure 8 où le stent et la valvule sont observés en coupe). Une valvule cardiaque peut être montée sur un support ayant une autre forme qu'un stent, mais également fabriqué avec un matériau selon l'invention. Un matériau selon l'invention peut également être utilisé pour fabriquer une tige d'endoscope 50. La structure d'un endoscope est représentée sur la figure 9, comprenant une poignée 54 raccordée à la tige 50 selon l'invention. On peut voir d'un autre côté de la poignée, un oculaire 55 et une ouverture 52 par exemple pour un instrument médical. Un fil 58 est prévu pour le raccordement à un écran 59. La tige peut en outre contenir des fibres où des fils non représentés sur la figure. Un matériau selon l'invention peut également être utilisé pour fabriquer une tige de cathéter 60. La structure d'un cathéter est représentée sur la figure 10, comprenant une poignée 64 raccordée à la tige 60 selon l'invention. La tige peut en outre contenir des fibres ou des fils non représentés sur la figure. Des parties de lunettes, comme des branches 20 de lunettes (figure 6) ou un pont de lunettes 22 pour raccorder des verres de lunettes 24, 26 peuvent également être réalisées à partir d'un matériau selon l'invention. Des lunettes ayant au moins de tels côtés, et/ou un pont selon l'invention peuvent par conséquent être réalisées. Des lunettes comprenant des verres, des branches selon l'invention et un pont selon l'invention sont illustrées sur la figure 7. REVENDICATIONS1. Alliage à mémoire de forme superélastique ayant une plage d'allongement d'au 5 moins 30 %. 2. Alliage à mémoire de forme selon la revendication 1, ledit alliage ayant une valeur UTS inférieure à 1 200 MPa. 3. Alliage à mémoire de forme selon la revendication 1 ou 2, ledit alliage étant un alliage de Ni et Ti. 4. Alliage à mémoire de forme selon la revendication 3, ledit alliage étant un alliage binaire de Ni et Ti, comprenant entre 50 % et 52 % de Ni et entre 50 % et 48 % de Ti. 20 5. Alliage à mémoire de forme selon la revendication 3, ledit alliage étant un alliage ternaire de Ni, Ti et un autre matériau choisi parmi Cr ou Cu ou Fe ou Nb ou Pt. 25 6. Procédé pour fabriquer un matériau en un alliage à mémoire de forme selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, comprenant l'étape consistant à meuler une surface dudit matériau, impliquant au moins une étape de sous-meulage retirant en une seule 30 étape une épaisseur de matériau d'au moins 3/100 mm. 10 15SP 38018 PM 19 7. Procédé selon la revendication 6, ladite surface étant meulée sur une épaisseur totale comprise entre 0,05 mm et 0,14 mm. 8. Procédé selon la revendication 6 ou 7, comprenant en outre au moins une étape consistant à étirer à chaud ledit matériau. 9. Procédé selon l'une quelconque des 10 revendications 6 à 8, comprenant en outre au moins une étape consistant à recuire ledit matériau. 10. Procédé selon l'une quelconque des revendications 6 à 9, comprenant en outre au moins une 15 étape de redressage thermique dudit matériau. 11. Procédé selon l'une quelconque des revendications 6 à 10, comprenant en outre l'étape consistant à refroidir ledit matériau pendant le 20 meulage. 12. Procédé selon l'une quelconque des revendications 6 à 11, comprenant en outre au moins une étape d'étirement à froid. 13. Procédé selon l'une quelconque des revendications 6 à 12, ledit matériau ayant la forme d'un tube ou d'un fil ou d'une pièce plate. 25SP 38018 PM 20 14. Dispositif formant un stent réalisé avec un matériau selon l'une quelconque des revendications 1 à 5. 15. Valvule cardiaque (42) dans un support ou un stent (40) réalisé avec un matériau selon l'une quelconque des revendications 1 à 5. 16. Tige d'endoscope ou de cathéter (50, 10 60) réalisée avec un matériau selon l'une quelconque des revendications 1 à 5. 17 Branche de lunettes (20) ou pont (22) pour raccorder des verres de lunettes (24, 26), réalisé 15 avec un matériau selon l'une quelconque des revendications 1 à 5. 18. Lunettes ayant au moins des branches (20) et/ou un pont (22), selon la revendication17.
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FR 2960004 A1 20111118 FR 1055544 A 20100707 MATERIAU NANOCRISTALLIN, PROCEDE DE FABRICATION ET UTILISATIONS DESCRIPTION 5 Domaine technique La présente invention se rapporte à un procédé de fabrication d'un matériau nanocristallin, aux matériaux nanocristallins obtenus par ce procédé, ainsi qu'à leurs utilisations. 10 La présente invention trouve notamment des applications dans la conception de matériaux moléculaires solides, notamment en pharmacie, par exemple pour la fabrication de nouveaux principes actifs ou médicaments à usage humain ou vétérinaire, par exemple aussi pour la modification de médicaments ou principes actifs déjà connus, par exemple 15 utilisés en médecine humaine ou vétérinaire. La présente invention trouve par exemple aussi des applications dans les domaines de la cosmétique, de l'agroalimentaire et des matériaux énergétiques. Dans la description ci-dessous, les références entre crochets [ ] renvoient à la liste des références présentée à la fin du texte. 20 Etat de la technique La plupart des médicaments sont formulés à l'état solide. Dans ce cas, la disponibilité de la substance active du médicament nécessite une phase de dissolution du médicament. L'état solide, de manière tout à 25 fait générale, peut être cristallin ou amorphe. La formulation à l'état cristallin est traditionnellement privilégiée car elle garantit un meilleur niveau de pureté et de stabilité dans le temps des médicaments dans leur phase de stockage (hygroscopicité et agglomération limitées par exemple). 3o Le développement pharmaceutique est cependant souvent bloqué par le fait qu'environ 70% des nouvelles molécules thérapeutiques, efficaces en théorie, sont inactives en pratique car insolubles à l'état cristallin. L'état amorphe est plus soluble, avec potentiellement une meilleure biodisponibilité, mais aussi plus instable. La formulation à l'état amorphe offre de nouvelles possibilités de développement des molécules thérapeutiques récemment découvertes. Toutefois, cet état amorphe est intrinsèquement très instables du point de vue physique et chimique. Des procédés d'obtention de matériaux amorphes, des matériaux amorphes et les problèmes liés à ces matériaux sont décrits notamment dans les documents Christopher J. Roberts and Pablo G. Debenedetti "Engineering Pharmaceutical Stability with Amorphous Solids" AIXhE Journal Vol 48 NO 6 pp 1140-1144 (2002) [1] ; Pekka Hoppu « Characterisation and processing of amorphous binary mixtures with Iow glass transition temperature » Academic dissertation 19 september 2008 University of Helsinki (Faculty of Pharmacy)(Table 1 Page 5: "Methods to prepare amorphous materials".) [2] et Sharad B. Murdande et al. « Solubility advantage of amorphous pharmaceuticals : 1. A thermodynamic Analysis" J. of Pharm. Sciences, vol.99 NO 3 pp 1254-1264 (2010) [3]. D'autres techniques d'amorphisation consistent à broyer des matériaux pour les amorphiser. Elles sont décrites par exemple dans les documents J. F. Willart, M. Descamps, « Solid state amorphization of pharmaceuticals » , Molecular Pharmaceutics 5 pp. 905 (2008) [4] ; D. Gusseme, C. Neves, J. F. Willart, A. Rameau, M. Descamps, "Ordering and disordering of molecular solids upon mechanical milling: the case of fananserine" , Journal of Pharmaceutical Sciences 97 pp. 5000-5012 (2008) [5] ; M. Descamps, J. F. Willart, E. Dudognon, V. Caron, "Transformation of pharmaceutical compounds upon milling and comilling: The role of Tg" , Journal of Pharmaceutical Sciences 96 pp. 1398-1407 (2007) [6] ; Tatiana P. Shakhtshneider and Vladimir V. Boldyrev "Mechanochemical Synthesis and mechanical activation of drugs" Chapter 8 in "Reactivity of Molecular Solids" John Wiley and Sons Ltd pp 271-309 (1999) [7] et Harry G. Brittain « Effects of mechanical processing on phase composition » J. of Pharm.Sciences Vol 91 NO 7 pp 1573-1580 (2002) [8]. Les matériaux amorphes obtenus présentent cependant les mêmes inconvénients que ceux précités. D'autres recherches ont montré qu'il est par exemple possible d'accroître la solubilité et d'accélérer la cinétique de dissolution d'un composé solide en diminuant la taille des particules qui le compose. Cela est dû à l'augmentation de la surface spécifique en contact avec le solvant, principalement l'eau, et également par un accroissement de la solubilité à 1 o saturation. L'observation d'un effet notable nécessite de réduire cette taille jusqu'aux échelles nanométriques plutôt que micrométriques. Un exemple de produit intéressant formé de nanoparticules sphériques amorphes est le Nanomorph (marque déposée). La préparation de formes nanocristallines susceptibles de 15 satisfaire à la fois aux critères de solubilité et de stabilité est une stratégie de vectorisation des médicaments très intéressante, mais non encore maîtrisée. Il faut noter qu'il est moins coûteux d'améliorer la solubilité d'un principe actif en changeant sa forme solide sans changer sa structure 20 moléculaire, que de modifier chimiquement la molécule elle-même ce qui implique toujours un développement pharmacologique important avec des étapes de démonstration de l'efficacité et de la non toxicité de la nouvelle molécule. C'est pourquoi la recherche est très active pour trouver de nouveaux moyens de préparation de formes nanocristalline des molécules 25 connues Le premier produit pharmaceutique à base de nanocristaux a été formulé en 2000. Il s'agit de Rapamune (marque déposée). Cinq produits sont actuellement sur le marché, une vingtaine sont estimés être en phase clinique. Des techniques de fabrication de nanocristaux et des 3o comparaisons avec les matériaux amorphes sont décrites par exemple dans les documents Parag Shah : "use of Nanotechnologies for drug delivery", MRS Bulletin 31 (2006) 894-899 ; C.M. Keck et R.H. Müller : "Drug nanocrystals of poorly soluble drugs produced by high pressure homogeneisation", Eur Jour. Pharma. Biopharma. 62 (2006) 3-16 [9]. Les modes de production de ces nanocristaux suivent le plus souvent des technologies qui impliquent des précipitations ou une combinaison plus ou moins complexe d'étapes de pulvérisation séchage (« spray drying ») d'une solution de substance active suivies d'étapes d'homogénéisation dans l'eau nécessitant l'emploi de surfactants ou dans des solvants qui peuvent être coûteux, voire toxiques. Ces procédés sont délicats à mettre en oeuvre, prennent beaucoup de temps (« time consuming »), ils sont coûteux et présentent en outre l'inconvénient de laisser des traces de surfactant ou autres solvants dans le produit final obtenu. Il existe donc un réel besoin d'un procédé facile à mettre en oeuvre, sûr du point de vue pharmaceutique, rapide, économique, reproductible et permettant notamment de produire un matériau entièrement nanocristallisé, homogène et stable, et ne présentant pas de résidus toxiques introduits au cours de la mise en oeuvre du procédé. Description de l'invention La présente invention résout notamment les problèmes et inconvénients précités de l'art antérieur et répond au besoin précité en fournissant un procédé capable de produire un matériau qui peut être totalement nanocritallisé par cristallisation directe sous forme nanométrique. Les inventeurs de la présente sont les tous premiers à avoir réussi à mettre en oeuvre un tel procédé. Le procédé de la présente invention est un procédé de fabrication d'un matériau nanocristallin, ledit procédé comprenant une étape d'application de forces de friction audit matériau sous forme 3o amorphe suivie d'une étape de cristallisation isotherme à une température se situant dans le domaine de l'exotherme de cristallisation dudit matériau. Le procédé de l'invention peut en outre avantageusement être adapté pour produire un matériau amorphe partiellement nanocristallisé et de stabilité physique plus élevé que celle de matériaux totalement amorphes. En adaptant le procédé de la présente invention, il est également possible d'obtenir un matériau constitué d'une partie amorphe et d'une partie nanocristallisée. Un exemple de l'intérêt de cette dernière formulation pour accroître la stabilité physique d'un composé amorphe en repoussant sa température de transition vitreuse vers les plus hautes températures du fait de la nanocristallisation partielle est présenté ci- dessous. Dans la présente, par « nanocristallisé », on entend cristallisé sous forme nanométrique, c'est à dire à des dimensions inférieures au micromètre, généralement de 1 à 100 nm. Un matériau nanocristallisé obtenu selon le procédé de la présente invention se présente sous forme d'un assemblage de nanocristaux. Le caractère nanocristallin est révélé en analyse calorimétrique différentielle programmée (DSC) par l'absence de transition vitreuse et une fusion déprimée par rapport à celle d'un échantillon cristallin normal. En analyse par difraction des rayons X (analyse DX), il est révélé par des raies de Bragg élargies par rapport à celles d'un échantillon cristallin normal. Ces techniques d'analyse sont exposées ci-après. Le procédé de la présente invention permet avantageusement d'obtenir un matériau totalement nanocristallisé. Ce procédé peut être adapté pour produire un matériaux amorphe partiellement nano cristallisé. Dans la présente, par « amorphe » ou « matériau amorphe », on entend non cristallin. Il s'agit d'un matériau dans lequel les atomes ou molécules n'ont pas un arrangement spatial, ordonné, tri périodique. Par « amorphisé », on entend qui a subit un traitement pour devenir amorphe. Le procédé de la présente invention peut être mis en oeuvre sur tous les matériaux solides amorphisables et cristallisables. Selon l'invention, le matériau peut être choisi par exemple dans le groupe comprenant les molécules ou matériaux utilisés ou utilisables en médecine humaine ou vétérinaire, les molécules ou matériaux utilisés ou utilisables en cosmétique, les molécules ou matériaux utilisés ou utilisables dans le domaine de l'agroalimentaire et les matériaux énergétiques. Il peut s'agir d'un matériau pur ou d'un mélange de matériaux. Il peut s'agir par exemple d'un matériau constitué d'une seule espèce de molécule ou d'un mélange de molécules physiquement (énantiomères) et/ou chimiquement différentes. Par « molécules ou matériaux utilisés » on entend tous les principes actifs, excipients, molécules et matériaux connus de l'homme du métier, notamment dans les domaines techniques précités, notamment en médecine humaine et vétérinaire, en cosmétique, dans l'agroalimentaire et dans les matériaux énergétiques et susceptibles d'être cristallisés. Par « molécules ou matériaux utilisables » on entend tous les principes actifs, molécules et matériaux connus ou non, y compris dans les domaines techniques précités, notamment en médecine humaine et vétérinaire, en cosmétique, dans l'agroalimentaire et dans les matériaux énergétiques susceptibles d'être cristallisés et qui sont ou seront candidats pour être utilisés, notamment dans ces domaines. Parmi les molécules ou matériaux utilisés ou utilisables en médecine humaine ou vétérinaire, il peut s'agir d'un principe actif et/ou d'un excipient. Parmi les principes actifs, on peut citer par exemple les antifongiques, les anti-cancéreux, les antibiotiques, les anesthésiants, les analgésiques, les psycholeptiques, les antimicrobiens, les anti-diurétiques, les anti-inflammatoires, les antihistaminiques, les anti-hypertenseurs, les antipyrétiques, les antiviraux, les bronchodilatateurs, les vasopresseurs, etc. et toute molécule présentant une activité utile en médecine humaine ou vétérinaire, solide et cristallisable. Parmi les matériaux utilisables ou utilisés en cosmétique, on peut citer par exemple le maltitol, le tréhalose, la paraffine, le beurre de karité. Parmi les matériaux utilisables ou utilisés dans l'agroalimentaire, on peut citer par exemple les disaccharides, la caféine, les polyols. Parmi les matériaux énergétiques, on peut citer par exemple le propergol, les nitramines, les nitroalcanes. Des exemples de matériaux énergétiques utilisables pour la mise en oeuvre de la présente invention sont par exemple décrits dans [D. Mathieu et S. Beaucamp « Matériaux énergétiques », Techniques de l'ingénieur, DOC.AF 6710 (2004), pages 1 à 7 [10]. Dans le cas de matériaux énergétiques la production de particules de taille nanométriques permet d'obtenir un gain de puissance ainsi qu'une sensibilité réduite. Le procédé de la présente invention est mis en oeuvre à partir d'un matériau amorphe ou amorphisé. Le matériau amorphe peut être un matériau déjà amorphe, disponible dans le commerce ou bien un matériau amorphe préparé pour la mise en oeuvre du procédé de l'invention. Selon l'invention, le procédé peut donc comprendre en outre, avant l'étape d'application de forces de friction, une étape de préparation du matériau amorphe. Les techniques connues de l'homme du métier peuvent être utilisées pour la préparation du matériau sous forme amorphe ou matériau amorphisé à partir d'un matériau cristallin. Il peut s'agir par exemple d'une technique choisie dans le groupe comprenant un broyage du matériau cristallin, un broyage du matériau cristallin à haute énergie, une trempe thermique du matériau fondu, une pulvérisation séchage (« spray drying »), une lyophilisation ou un dépôt de vapeur sur un substrat froid. La préparation du matériau amorphe est de préférence réalisée à une température inférieure à la température de transition vitreuse (Tv en français ou Tg en anglais) pour préserver cet état amorphe en évitant sa recristallisation. Les techniques d'amorphisation décrites dans les documents Christopher J. Roberts et al [1] ; Pekka Hoppu [2] ; Sharad B. Murdande et al. [3] ; J. F. Willart et al [4] ; D. Gusseme et al [5] ; M. Descamps et al [6] ; Tatiana P. Shakhtshneider et al [7] ; Harry G. Brittain et al [8] et les documents N. Dujardin et al, Solid State Vitrification of crystalline a and b- D-glucose by mechanical milling, Solid State Communication 148 (2008) 78-82 [14], T. P. Shakhtshneider et al, Grinding of drugs with pharmaceutical excipients at cryogenic temperatures : PPPart I. Cryogenic grinding of piroxicam-polyvinylpyrrolidone mixtures, Journal of Thermal Analysis and Calorimetry 89 pp. 699-707 (2007) [15] et T. P. Shakhtshneider et al, Grinding of drugs with pharmaceutical excipients at cryogenic temperatures : PPPart II. Cryogenic grinding of indomethacinpolyvinylpyrrolidone mixtures, Journal of Thermal Analysis and Calorimetry 89 pp. 709-715 (2007) [16] sont par exemple utilisables pour la préparation 1 o du matériau amorphe utilisé pour la mise en oeuvre du procédé de la présente invention. Par exemple, la trempe du matériau fondu peut consister en un refroidissement suffisamment rapide jusqu'à une température inférieure à la température de transition vitreuse (Tg) de l'échantillon préalablement 15 fondu. Par « suffisamment rapide » on entend un refroidissement permettant d'éviter la cristallisation du matériau fondu entre sa température de fusion et la température de transition vitreuse (Tg). Dans ce cas le matériau peut par exemple être fondu dans un four régulé, par exemple un four Etuve type Binder (marque de commerce), en température et 20 maintenu suffisamment longtemps au dessus de sa température de fusion pour éliminer toute trace cristalline. L'échantillon est ensuite refroidi naturellement à température ambiante, par exemple à une température de 15 à 35°C, en le sortant du four, ou alors, avantageusement, en faisant couler le matériau fondu sur une plaque froide sortant d'un congélateur, ou 25 alors, avantageusement, en plongeant le matériaux fondu dans l'azote liquide, jusqu'à l'état vitreux en évitant toute cristallisation. Par exemple, l'amorphisation par broyage à haute énergie peut être mise en oeuvre comme décrit dans les documents J. F. Willart et al. [4], D. Gusseme et al. [5] et , M. Descamps et al. [6]. 30 Le choix de la technique d'amorphisation est fait en fonction du matériau qui doit être amorphisé. En particulier, si le matériau est sensible aux élévations de température, c'est à dire chimiquement modifié alors que cette modification n'est pas souhaitée, on choisi de préférence une technique sans élévation de température et/ou une technique dont la température de mise en oeuvre est inférieure à la température à laquelle le matériau est modifié chimiquement. Le broyage peut être effectué sans chauffage. Par exemple, il peut être réalisé à la température à la quelle se trouve le broyeur lui-même (température de la pièce appelée aussi « température ambiante »), par exemple à une température de 15 à 35°C. Si, compte tenu de la nature du matériau à amorphiser par broyage, il est préférable de réaliser le broyage 1 o à une température inférieure à celle de la température ambiante, par exemple à une température de 15 à 35°C, le broyeur peut par exemple être placé dans une chambre froide, par exemple à une température de 0°C à -20°C, éventuellement en atmosphère sèche. Les inventeurs ont en effet observé [5-6] qu'un broyage à froid 15 peut modifier sensiblement la nature de l'état final du matériau amorphe.en particulier dans le cas de matériaux ayant une Tv proche de la température ambiante, par exemple à une température de 15 à 35°C, et/ou étant hygroscopiques. Ce protocole utilisable pour la mise en oeuvre de l'amorphisation et ces résultats sont par exemple exposés dans le 20 document N. Dujardin et al [14]. Si, compte tenu du matériau à amorphiser, il est préférable de broyer à très basse température on peut utiliser par exemple des broyeurs dans lesquels l'échantillon est broyé directement dans de l'azote liquide, par exemple dans un cryobroyeur. Dans ce cas, un procédé utilisable pour 25 la mise en oeuvre de la présente invention est décrit par exemple dans les documents T.P. Shakhtshneider et al [15] et [16]. Il est également possible, en fonction du matériau à amorphiser, de broyer à température supérieure à la température ambiante, par exemple à une température de 15 à 35°C, par exemple en préchauffant à la température souhaitée les 3o jarres et billes de broyage dans un four régulé. Les possibilités de modifier la température de broyage et ainsi de modifier la nature de l'état final du matériau amorphe fabriqué sont par exemple décrites dans le document D. Gusseme et al [5], qui traite de l'influence de la température de broyage sur la nature physique de l'état final A partir du matériau amorphe ou amorphisé, le procédé de la présente invention peut être mis en oeuvre. Il comprend tout d'abord une étape d'application de forces de friction audit matériau sous forme amorphe. L'objectif principal de cette étape n'est pas de réduire la taille des particules amorphes du matériau, qui, cependant, peuvent dans l'opération, être amenées à des tailles de l'ordre du micron, mais de générer des précurseurs de nanocristallisation. L'application de forces de friction au matériau amorphe peut être réalisée par toute technique connue de l'homme du métier impliquant l'application périodique dans le temps de forces de pression et/ou de cisaillement au matériau amorphe. Il s'agit d'appliquer des perturbations ou « stress » mécaniques au matériau amorphe. Il peut s'agir par exemple d'un broyage du matériau amorphe ou amorphisé, par exemple par une technique choisie dans le groupe comprenant un broyage à boulets (« bail milling »), un broyage à jet (« jet milling »), un cryobroyage, un broyage au mortier, un broyage à couteau. Un cryobroyage peut être utile par exemple dans le cas de composés à basse valeur de Tv (Tg). La durée, l'intensité et la température d'application des forces de friction, sont ajustées en fonction des propriétés physicochimiques du composé de manière à induire, lors du réchauffage du matériau préalablement soumis aux forces de frictions, soit par un processus de recristallisation si celui-ci n'est pas observé habituellement pour le matériaux amorphe non traité par friction, soit par un processus de recristallisation se produisant à une température inférieure à celle observée classiquement. Un tel processus de recristallisation est détectable, au réchauffage de l'échantillon qui a été soumis à friction, par 3o la présence d'un exotherme en calorimétrie à balayage (DSC). L'application des forces de frictions est réalisée pendant des durées variables, typiquement de la seconde à quelques minutes, par exemple de 1 à 10 minutes, mais des durées supérieures peuvent être appliquées. L'intensité des forces de friction est naturellement choisie en fonction du matériau. Dans le cas d'un broyage planétaire à bille par exemple, l'intensité du broyage est déterminée par une formule du type de celle proposée par Gaffet et al. Planetary ball-milling : an experimental parameter phase diagram, Mater. Sci. Eng, A132, (1991) 181-193 [10] ou G. Martin, P. Bellon, Driven alloys, Solid State Phys., 50, (1997), 189-331 [10]. 1 o De préférence, cette étape d'application de forces de friction est réalisée à une température qui, de façon optimale, est située un peu en dessous de la température de transition vitreuse (Tv) du matériau. Cette température est à déterminer, et éventuellement optimiser, en fonction du matériau. Cette optimisation est déterminée en analysant l'effet du 15 broyage sur le comportement du matériau lors d'un réchauffage ultérieur par une technique de balayage en calorimétrie différentielle programmée (DSC) ou de diffraction des rayons X par exemple. Des exemples sont donnés ci-dessous. Un effet positif est signalé par l'observation d'une recristallisation dans le cas d'un matériau amorphe qui ne recristallise pas 20 dans les conditions habituelles, ou qui recristallise difficilement quand l'amorphe n'a pas été traité mécaniquement. Un autre effet positif correspond à la mise en évidence d'une recristallisation à une température plus basse que celle observée lors du réchauffage d'un matériau amorphe non traité mécaniquement. En DSC la cristallisation se traduit par un signal 25 exothermique et en diffraction des rayons X par l'apparition de pics de Bragg. Plusieurs matériaux moléculaires ont été broyés par les inventeurs à l'aide d'un broyeur planétaire à bille. Des exemples de conditions de broyage permettant d'obtenir le résultat attendu sont 3o typiquement - dans le cas de l'utilisation d'une pulvérisette 7 de chez Fritsch (marque commerciale) - de placer 1g de matière dans une jarre en oxyde de zirconium contenant 7 billes elles aussi en oxyde de zirconium et d'imposer une vitesse de rotation des jarres comprise entre 100 et 800 tours/min. Par ailleurs, pour certains matériaux, par exemple ceux sensibles à l'humidité, il peut être préférable d'effectuer cette étape d'application de forces de friction en atmosphère sèche ou en humidité contrôlée ce qui a un impact éventuel sur l'adsorption d'eau par ces matériaux et peut modifier leur température de transition vitreuse Tg par effet plastifiant. L'effet de l'humidité peut être particulièrement critique si la transition vitreuse du matériau amorphe est voisine de la température 1 o ambiante, par exemple à une température de 15 à 35°C. Dans ce cas, et pour un matériau hygroscopique, le broyage à température ambiante, par exemple à une température de 15 à 35°C, risque d'être effectué à une température supérieure à celle de la température de transition vitreuse du matériau amorphe plastifié. Dans ce cas une cristallisation intempestive est 15 à craindre que ce soit sous broyage ou en l'absence de broyage. Dans ce cas la mise en oeuvre de broyages en atmosphère sèche est préférable pour la bonne application de l'invention. Des broyages en atmosphère sèche peuvent être réalisés en plaçant le broyeur dans une chambre thermostaté et dont l'atmosphère est contrôlée, par exemple par un 20 balayage avec un gaz sec, ou, par exemple en adaptant sur les jarres de broyage un dispositif permettant de balayer ces jarres avec un gaz sec. Par ailleurs, pour certain matériaux, par exemple ceux sensibles à l'oxygène, il peut être préférable d'effectuer cette étape en atmosphère neutre, par exemple sous azote. 25 Selon l'invention, lorsque la préparation du matériau amorphe utilise un broyage, l'étape de préparation du matériau amorphe et l'étape d'application de forces de frictions peuvent être confondues. Dans ce cas, illustré ci-dessous dans l'exemple sur le tréhalose, il est possible d'appliquer au matériau cristallin une étape de broyage de durée suffisante 30 pour amorphiser l'échantillon, ce qui est détectable par diffraction des rayons X et/ou DSC au réchauffage. Cette durée est par exemple de 5 minutes à 2 heures, par exemple d'une heure, à température ambiante, par exemple de 15 à 35°C, dans le cas du tréhalose. Dans ce cas, le matériau amorphisé par broyage contient aussi les précurseurs de cristallisation qui permettent, lors du réchauffage, de faire cristalliser l'échantillon à basse température comme mentionné précédemment. Le procédé de l'invention comprend ensuite une étape de cristallisation isotherme à une température se situant dans le domaine de l'exotherme de cristallisation dudit matériau. Cette étape est également appelée ci-après, étape de recuit. Généralement, la température de cristallisation isotherme se 1 o situe au voisinage de la température de transition vitreuse Tv. Cette température dépend bien entendu fondamentalement de l'échantillon. Empiriquement cette température est à rechercher dans le voisinage de Tg. Il est avantageux de mener une investigation préalable sur chaque type d'échantillon broyé pour localiser la température 15 préférentielle. Un balayage en calorimétrie différentielle programmée (DSC), par exemple suivant le procédé décrit dans le document [5], de l'échantillon amorphe broyé, permet de localiser la zone de l'exotherme de cristallisation. Une bonne indication pour un premier essai de détermination de 20 la température préférentielle est de localiser la température de vieillissement isotherme de cristallisation aux températures les plus basses de ce domaine. Un contrôle en diffraction des rayons X permet de vérifier la nature cristalline de l'échantillon recristallisé et de tester la nature nanocristalline en analysant la largeur des raies de diffraction de Bragg. Il 25 ne peut bien entendu pas y avoir de règle stricte, chaque matériau ayant des comportements en cristallisation qui dépendent de la mobilité moléculaire spécifique du composé et de sa structure cristalline. Selon l'invention, l'étape de cristallisation isotherme peut être réalisée par exemple à une température de +1- 50°C de la température de 30 transition vitreuse dudit matériau, par exemple de +/- 40°C, par exemple de +/- 30°C, par exemple de +/- 20°C, par exemple de +/- 10°C de la température de transition vitreuse dudit matériau. La durée de cette étape de nanocristallisation est choisie de manière à ce que l'échantillon soit totalement nanocristallisé ou seulement partiellement nanocristallisé selon les besoins. Cette durée dépend naturellement de la nature du matériau, mais aussi de la température de cristallisation isotherme choisie. Une bonne manière de procéder pour déterminer une première température d'essai est de réaliser une nanocristallisation aux températures les plus basses pour les quelles une déviation exothermique de la ligne de base du diagramme DSC est détectable 1 o Selon l'invention, l'étape de cristallisation isotherme peut être réalisée par exemple pendant une durée de quelques secondes à 20 heures ou plus, par exemple de 1 minute à 20 heures, par exemple pendant une durée de quelques minutes, par exemple de 1 à 30 minutes, puis, si insuffisant, une durée supérieure, pouvant aller jusqu'à de 15 quelques heures, par exemple de 1 à 20 heures. La présente invention permet avantageusement de produire un système totalement ou partiellement nanocristallisé par cristallisation directe sous forme nanométrique à partir d'un matériau amorphe. Aussi, la présente invention se rapporte à l'utilisation du procédé 20 de l'invention pour la fabrication d'un médicament à usage humain ou vétérinaire. La présente invention se rapporte également à un procédé de fabrication d'un médicament à usage humain ou vétérinaire comprenant la mise en oeuvre du procédé de l'invention pour la nanocristallisation du ou 25 des principe(s) actif(s) dudit médicament et/ou d'un autre composant dudit médicament. Aussi, la présente invention se rapporte à l'utilisation du procédé de l'invention pour la fabrication d'un produit cosmétique. La présente invention se rapporte également à un procédé de 30 fabrication d'un produit cosmétique comprenant la mise en oeuvre du procédé de l'invention pour la nanocristallisation du ou des principe(s) actif(s) et/ou d'un autre composant dudit produit cosmétique. Aussi, la présente invention se rapporte à l'utilisation du procédé de l'invention pour la fabrication d'un produit agroalimentaire. La présente invention se rapporte également à un procédé de fabrication d'un produit agroalimentaire comprenant la mise en oeuvre du procédé de l'invention pour la nanocristallisation d'un ou de plusieurs composant(s) dudit produit agroalimentaire. Aussi, la présente invention se rapporte à l'utilisation du procédé de l'invention pour la fabrication d'un produit énergétique. La présente invention se rapporte également à un procédé de fabrication d'un produit énergétique comprenant la mise en oeuvre du procédé de l'invention pour la nanocristallisation d'un ou de plusieurs composant(s) dudit produit énergétique. Des exemples de ces différents produits sont donnés ci-dessus. Aussi, la présente invention se rapporte également à un matériau nanocristallisé obtenu par le procédé de l'invention. Il peut s'agir par exemple d'un des matériaux précités. Le procédé de nanocristallisation de la présente invention présente en outre l'avantage de n'utiliser aucun solvant, ce qui élimine les nombreux inconvénients de l'art antérieur qui impliquent tous des procédés longs, complexes et l'utilisation de solvants coûteux et/ou toxiques, notamment dans la fabrication de médicaments, de produits cosmétiques, agroalimentaires ou énergétiques. D'autres avantages apparaîtront encore à l'homme du métier à la lecture des exemples ci-dessous, donnés à titre illustratif et non limitatifs en référence aux figures annexés. Brève description des figures - La figure 1 représente des thermogrammes obtenus au réchauffage (5°C/min) du lactose-a. run 1 : lactose a cristallin ; run 2 : lactose a broyé 1 heures dans un broyeur planétaire ; run 3 : lactose a broyé 1 heures dans un broyeur planétaire puis vieilli pendant 5 heure à 144°C. L'insert représente des diagrammes de diffraction des rayons X enregistrés à température ambiante. Le diagramme du haut correspond à un échantillon nanocristallisé par recuit (5 heures) à 144°C après un broyage d'une 1 heure dans un broyeur planétaire. Le diagramme du bas correspond à la même phase normalement cristallisée. - La figure 2 représente des thermogrammes obtenus au réchauffage (5°C/min) de la griseofulvine. run1 : amorphe obtenu par trempe thermique du liquide run2 - 12 amorphe précédent (run 1) ayant subit des broyage allant de 10 sec à 17 h. - La figure 3 représente les évolutions isothermes à 75°C, 70°C et 65°C du flux de chaleur mesuré par DSC d'un échantillon de griséofulvine amorphe (obtenu par fusion-trempe) ayant subit 17h de broyage. - La figure 4 représente des thermogrammes obtenus au réchauffage (5°C/min) de la griseofulvine. run 1 : griseofulvine cristalline ; run 2 : griseofulvine amorphisée par fusion-trempe, puis broyé 17h, puis recristallisée par vieillissement isotherme à 65°C. - La figure 5 représente des diagrammes de diffraction des rayons X de la griséofulvine enregistrés à température ambiante. Les diagrammes de la figure 5a correspondent au cristal, à l'amorphe (obtenu par fusion trempe) broyé 17 heures, et à l'amorphe broyé 17 heures et recristallisé par vieillissement isotherme à 80°C. La figure 5b représente un a grandissement de la raie de diffraction la plus intense de la griseofulvine cristalline et de l'amorphe broyé 17 heures et recristallisé par vieillissement isotherme à 80°C. - La figure 6 représente des thermogrammes obtenus au réchauffage (5°C/min) du tréhalose cristallin non broyé (run 1) et du tréhalose cristallin ayant subit un broyage de 1 heure (run 2). - La figure 7 représente des thermogrammes obtenus au 3o réchauffage (5°C/min) du tréhalose cristallin ayant subit un broyage de 1 heure suivit d'un recuit isotherme de 1 heure à 125°C, 130°C, 135°C, 140°C ou 150°C. EXEMPLES Dans les exemples suivants : Méthodes analytiques de caractérisation des échantillons Plusieurs méthodes peuvent être utilisées et combinées pour caractériser la nature des échantillons et en particulier leur nature amorphe (vitreuse), cristallisée ou nano cristallisée : les inventeurs ont principalement combiné la diffraction des rayons et la calorimétrie à balayage. La diffraction des rayons X : permet d'identifier la nature cristalline par la présence des raies de diffraction de Bragg caractéristiques. L'état nanocristallin se traduit par un élargissement prononcé de ces raies de Bragg par rapport à celles enregistrées sur un échantillon cristallisé « normal ». La technique utilisée dans les exemples ci-dessous est décrite par exemple dans le document J. F. Willart, J. Lefebvre, F. Danède, S. Comini, P. Looten, M. Descamps, « Polymorphic transformation of the G-form of D-sorbitol upon milling : structural and nanostructural analyses. » , Solid State Communications 135 pp. 519 (2005) [11] . L'état amorphe est caractérisé par une absence totale de raies de Bragg. La calorimétrie DSC donne une information sur l'état du composé, lors du réchauffage de ce dernier, au travers soit de pics de fusion pour des échantillons cristallins, soit une transition vitreuse suivie éventuellement d'un exotherme de recristallisation quand l'échantillon est amorphe (vitreux). Le protocole utilisé dans les exemples ci-dessous est décrit dans le document M. Wautelet, Phys. Lett. A 246 (1998) p. 341 [12]. Un échantillon nano cristallisé donne lieu à un abaissement du point de fusion par rapport à celui d'un échantillon cristallin standard et souvent à un élargissement du phénomène endothermique correspondant, comme décrit dans le document précité. Des mesures en calorimétrie DSC fonctionnant en mode isotherme permettent également de suivre in situ le processus de nanocristallisation. Les inventeurs ont utilisé la DSC en mode isotherme, suivi d'un réchauffage, pour caractériser les cinétiques de cristallisation et optimiser le choix de la température de cristallisation conduisant à une morphologie nanocristalline. Les expériences de diffraction des rayons X (DRX) ont été réalisées avec un diffractomètre INEL CPS 120 (XcuKa = 1.540 A) équipé d'un détecteur sensible à la position couplé à un analyseur à 4096 canaux. Les échantillons à analyser ont été placées dans un tube capillaire de Lindemann (0 = 7 mm). Un flux d'azote à température régulée peut être envoyé sur le tube capillaire pour réaliser l'enregistrement à la température nécessaire d'observation. Les expériences de Diffraction des Rayons X (DRX) peuvent aussi, par exemple, être réalisées avec un diffractomètre Panalytical Xpert Pro (marque de commerce), muni d'un détecteur Xcelerator (marque de commerce). Il est équipé d'une chambre Anton Paar TTK 450 (marque de commerce), qui permet de réaliser le vide à 10-2 mbar, et de faire varier la température de - 193°C à + 450 °C. Dans ce cas les expériences de diffraction des rayons X en réflexion, nécessitent l'utilisation de porte échantillons cuivre/chrome, de dimension 15 x 10 x 0.8 mm3. Le rayonnement provient d'une anticathode de cuivre (I(CuKal) = 1.541 A). Les expériences de calorimétrie différentielle à balayage (DSC) ont été réalisées avec différents microcalorimètres de TA instrument: DSC Q1000, DSC Q200, DSC Q10 et DSC 2920. Pendant toutes les expériences l'échantillon était placé dans une cellule ouverte et balayé par un flux d'azote gazeux ultra pur. La température et l'enthalpie ont été 3o calibrées en utilisant de l'indium pur et en opérant à la même vitesse de balayage que dans les mesures. Cette vitesse de balayage est typiquement de 5°C/min. Les Analyses Thermo Gravimétriques (ATG) ont étaient réalisées à l'aide de la TGA 7 de Perkin Elmer (marque de commerce). Les échantillons, de masse variant entre 5 mg et 10 mg, sont placés dans une nacelle en platine balayée par un flux d'azote sec. L'étalonnage de la balance est réalise à l'aide de masses étalons fournies par Perkin Elmer (marque de commerce). La température est calibrée avec les points de Curie de l'alumelle et du nickel. Méthodes de broyage pour I'amorphisation Plusieurs techniques de broyage ont été utilisées selon les composés. Les broyages entre environ +100°C et environ -100°C ont été réalisés dans un broyeur planétaire à billes, type : Pulverisette 7 - Fritsch (référence et marque de commerce) sous une atmosphère d'azote sec. Les inventeurs ont utilisé des jarres de broyage de 45 cm3 en ZrO2 avec sept balles (0=15 mm) réalisées dans le même matériau. Typiquement 1 à 2 g de composé a été placé dans la jarre ce qui correspond à un rapport en poids balle / composé de 75:1. La vitesse de rotation du disque solaire peut varier entre 100 et 800 rpm. Dans un premier temps les inventeurs ont utilisé une vitesse de 400 rpm ce qui correspond à une accélération moyenne de 5g. La température de broyage a pu être modifiée soit en plaçant l'ensemble du broyeur dans une enceinte thermostatée soit en amenant les jarres à la température désirée. Des périodes de broyage et des pauses de quelques minutes, typiquement des périodes de broyages de 5 à 20 minutes, entrecoupées par des pauses de 5 à 10 minutes, ont été alternées pour ne pas entraîner de surchauffe due au broyage lui-même. Certains broyages pourraient être réalisés dans un cryobroyeur 6750 de chez SPEX (marque de commerce), notamment pour les composés chimiquement très sensibles aux élévations de température ( effets de caramélisation, de mutarotation, par exemple) Dans ce cas typiquement 2 grammes d'échantillon sont placés dans un cylindre en acier inoxydable qui est immergé dans un bain d'azote liquide. Le broyage est assuré par un bâtonnet qui oscille sous l'action d'un champ magnétique alternatif. La poudre est ainsi soumise à des cycles de 20 impacts par seconde. La fréquence d'impacte peut être ajustée. Afin d'assurer l'équilibre thermique, les expériences sont réalisées en alternant des périodes de broyage de 2 minutes, suivies de 2 minutes de pause Exemple 1 : Nanocristallisation du lactose Le composé de départ est le alpha lactose anhydre cristallin. appelé aussi, ci-après « échantillon ». Le lactose amorphe ou amorphisé a été obtenu par la méthode décrite dans le document J. F. Willart, V. Caron, R. Lefort, F. Danede, D. Prevost, M. Descamps, « Athermal character of the solid state amorphization of lactose induced by bail milling » , Solid State Communications 132 pp. 693-696 (2004) [13] . L'amorphisation de ce composé par fusion refroidissement n'est pas souhaitable car la fusion induit une dégradation chimique rapide de l'échantillon. Les inventeurs ont donc préféré opérer de la manière suivante. Le lactose cristallin (2 gr) a été broyé à température ambiante pendant une durée totale de broyage de 1 heure en utilisant une Pulverisette 7 - Fritsch opérant à 400 rpm. Pour éviter d'induire un chauffage excessif dans l'échantillon, des périodes de broyage et de pauses ont été alternées : broyage 20 minutes, pause 10 minutes. En d'autres termes, trois périodes de broyage de 20 minutes chacune ont donc été effectuées, espacées à chaque fois de 10 minutes de pause. Le comportement au réchauffage de cet échantillon broyé, est montré sur le thermogramme de la figure 1 (Run 2), obtenu par calorimétrie différentielle programmée (DSC) enregistré au chauffage dans les conditions précitées Il y est comparé au comportement au chauffage de l'échantillon cristallin initial (Run 1). Des basses vers les hautes températures on constate la présence du saut de chaleur spécifique à 110°C traduisant la transition vitreuse (Tv) suivi par un exotherme de cristallisation. Cela démontre que l'échantillon de lactose cristallin a bien été amorphisé par le broyage. A plus haute température on note la présence d'un endotherme étalé et très déprimé par rapport à l'endotherme de fusion des cristaux de départ. Cet endotherme laisse supposer que l'on a affaire à la fusion d'un composé à morphologie très particulière L'échantillon de lactose amorphisé a ensuite été porté dans le 1 o domaine de température de l'exotherme (à 144°C) où il a subi un recuit isotherme de 5 Heures. Il s'agit là de l'étape de cristallisation isotherme conforme à la présente invention. L'échantillon ainsi traité a été analysé en DSC et en diffraction des rayons x. La courbe DSC obtenue est reportée sur la figure 1 (Run 3). 15 On constate sur cette figure qu'il n'y a plus présence de transition vitreuse, ce qui prouve que l'échantillon de lactose a été entièrement cristallisé lors du recuit précédent. Par contre l'endotherme de fusion est très étalé entre 150 et 185°C. Cela laisse supposer que l'on a effectivement obtenu 20 l'échantillon sous forme d'un ensemble de nanocristaux de taille suffisamment faible pour entraîner un abaissement important du point de fusion par effet Gibbs Thomson [11] La confirmation de cette morphologie nanométrique a été obtenue par diffraction des rayons x comparée d'un échantillon normalement cristallisé et de l'échantillon ayant subi le 25 traitement thermique précédent (Figure 1 Insert). On constate sur la Figure 1 (Insert) que les pics de diffraction sont considérablement élargis ce qui confirme la morphologie en nanocristaux de l'échantillon de lactose traité par le procédé de la présente invention. 30 Exemple 2 : Nanocristallisation de la griséofulvine La griséofulvine est un antifongique systémique. C'est une substance pharmaceutique active dont la solubilité est très limitée à l'état cristallin. Sa température de fusion est Tm - 220 °C. La Griséofulvine peut s'amorphiser par trempe thermique. Environ 1,5 g de griséofulvine est fondu dans un four et coulé sur une plaque métallique à 0°C. L'amorphisation de la griséofulvine, après trempe thermique, est démontrée en DSC , en utilisant une vitesse de balayage 5°C/min, Figure 2 Run 1. Sur cette figure, l'amorphisation est démontrée par l'apparition d'un saut de chaleur spécifique au réchauffage à Tg - 85°C, suivi d'un exotherme de recristallisation vers 125°C qui est une preuve supplémentaire de l'amorphisation initiale. 1gr du matériau amorphisé selon cette méthode est ensuite broyé pendant 17 heures dans une pulverisette 7 Fritsch opérant à 400 rpm. Des échantillons sont prélevés régulièrement pour analyser l'influence du broyage de la griséofulvine amorphisée sur les transformations ultérieures. Différents temps de broyage, allant de 10 secondes à 17 heures, ont été réalisés. Les thermogrammes de DSC réalisés sur chaque échantillon prélevé (Figure 2 Run 2 à 12) révèlent des accidents exothermiques situés à température plus basse que celui de l'exotherme de l'échantillon amorphe non broyé. Cette série d'expérience révèle que l'échantillon amorphe broyé présente une capacité de recristallisation à assez basse température, proche de Tg. Cette série d'expériences a permis de définir un protocole de suivi de cristallisation isotherme après broyage afin de préparer un système nanocristallisé : Après broyage, les cristallisations nanométriques ont été réalisées de manière isotherme à différentes températures situées entre 65 et 75 °C, c'est-à-dire un peu en dessous de Tg, avec l'objectif de générer un grand nombre de nanocristaux. A ces températures, la cristallisation est assez lente pour être suivie en DSC isotherme. Les inventeurs ont observé que la cristallisation est d'autant plus lente que la cristallisation est réalisée à plus basse température. Elle se manifeste par un exotherme caractéristique, visible sur la figure 3 annexée. A chaque température étudiée les inventeurs ont obtenu une cristallisation complète car aucune cristallisation supplémentaire n'est révélée par un quelconque signal exothermique lors du réchauffage final. Par contre, sur la figure 4 annexée, on observe un pic de fusion endothermique déprimé (run 2) par rapport au signal de fusion de référence (run 1). Plus la température de cristallisation est basse plus le pic de fusion est déprimé. Cela montre : i) que la cristallisation s'est très probablement faite par génération de nanocristaux de taille suffisamment basse pour entraîner une dépression de la fusion, et ii) que la taille des nanocristaux est d'autant plus basse que la nanocristallisation a été réalisée à basse température. Ainsi, ce procédé systématique permet d'optimiser la 2 0 microstructure désirée. L'état structural et microstructural a été analysé par diffraction des rayons X à chaque étape du processus imposé. Les figures 5(a) et 5(b) annexées présentent un ensemble de résultats représentatifs de l'ensemble des expériences réalisées. Ils correspondent aux conditions 25 particulières suivantes : Broyage de 17 h et recuit isotherme à T= 70°C. On observe : (1) (tracé continu « ») : le diagramme de diffraction de l'échantillon cristallin de départ enregistré à température ambiante. (2) (tracé discontinu, tirets courts « - - - -») : le diagramme 3o enregistré après trempe du liquide et broyage basse température qui est bien typique d'un échantillon amorphe (sans pics de diffraction de Bragg). (3) (tracé discontinu, tirets longs « ») : Le diagramme obtenu après cristallisation isotherme et refroidissement ; Les diagrammes sont enregistrés à température ambiante de manière à pouvoir comparer les diagrammes initiaux et finaux enregistrés à la même température. On peut constater que le diagramme (3) est bien celui d'un système cristallisé. Mais la comparaison des profils de raies de Bragg de même indice visible sur la figure 5(b) révèle un élargissement notable dans le cas de l'échantillon recristallisé après broyage, comme le laissait 1 o supposer la présence d'un pic de fusion déprimé observé en DSC. La résolution instrumentale (2-tetha (degrés)) est indiquée en abscisse pour aider à l'évaluation de l'ampleur de l'élargissement. Cet exemple montre que l'échantillon de griséofulvine a bien été nanocritallisé grâce au procédé de la présente invention. 15 Exemple 3 : Procédé de nanocristallisation du tréhalose Le composé de départ est le tréhalose anhydre cristallin, Le trehalose amorphe ou amorphisé a été obtenu par la méthode décrite dans 20 le document Willart, J. F.; De Gusseme, A.; Hemon, S.; Odou, G.; Danede, F.; Descamps, M. Solid State Communications 2001, 119, (8-9), 501-5 [19]. L'amorphisation de ce composé par fusion refroidissement n'est pas souhaitable car la fusion induit une dégradation chimique de 25 l'échantillon. Les inventeurs ont donc préféré opérer de la manière suivante. Le tréhalose cristallin (1,2 gr) a été broyé à température ambiante pendant une durée totale de broyage de 1 heure. en utilisant une Pulverisette 7 - Fritsch opérant à 400 rpm Pour éviter d'induire un 30 chauffage excessif dans l'échantillon, des périodes de broyage et de pauses ont été alternées : broyage 10 minutes, pause 5 minutes. En d'autres termes, six périodes de broyage de 10 minutes chacune ont donc été effectuées, espacées à chaque fois de 5 minutes de pause. Le comportement au réchauffage de cet échantillon broyé, est montré sur le thermogramme de la figure 6 (run 2), obtenu par calorimétrie différentielle (DSC) enregistré au chauffage (cf. méthodes analytiques). Il y est comparé au comportement au chauffage de l'échantillon cristallin initial (run 1). Des basses vers les hautes températures on constate la présence du saut de chaleur spécifique à 120°C traduisant la transition vitreuse (Tv) suivi par un exotherme de cristallisation. Cela démontre que l'échantillon de trehalose cristallin a bien été amorphisé par le broyage. A plus haute température on note la présence d'un endotherme étalé et très déprimé par rapport à l'endotherme de fusion des cristaux de départ. Cet endotherme laisse supposer que l'on a affaire à la fusion d'un composé à morphologie très particulière Lors de plusieurs expériences indépendantes,un échantillon de tréhalose amorphisé a ensuite été porté dans le domaine de température de l'exotherme (à différentes températures comprises entre 125°C et 150°C) où il a subi, a chaque fois, un recuit isotherme de 1 heure. Il s'agit là d'étapes de cristallisations isothermes conformes à la présente invention. Les échantillons ainsi traités ont étés à chaque fois analysés en DSC. Les courbes DSC obtenues après chacun des traitements isothermes sont reportées sur la figure 7 annexée. On constate sur cette figure la présence d'une transition vitreuse, dont l'amplitude du saut de chaleur spécifique est réduit, ce qui traduit une cristallisation partielle lors des recuits précédents. Par contre l'endotherme de fusion est très étalé entre 150 et 200°C, donc bien inférieure à celle du produit cristallin de départ. Cela laisse supposer que l'on a effectivement obtenu l'échantillon sous forme d'un ensemble de nanocristaux dispersés dans une matrice amorphe résiduelle. Il est intéressant de remarquer que les différents traitements isothermes induisent postérieurement des transitions vitreuses dont la température augmente avec la température de recuit. Cela démontre que le traitement thermique permet en plus de stabiliser la matrice amorphe résiduelle non cristallisée. Listes des références [1] Christopher J. Roberts and Pablo G. Debenedetti "Engineering Pharmaceutical Stabilitry with Amorphous Solids" AIXhE Journal Vol 48 NO 6 pp 1140-1144 (2002). 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Lefort, F. Danede, D. Prevost, M. Descamps, « Athermal character of the solid state amorphization of lactose induced by bail milling » , Solid State Communications 132 pp. 693-696 (2004). N. Dujardin, J.F. Willart, E. Dudognon, A. Hedoux, Y. Guinet, L. Paccou, B. Chazallon,M. Descamps, Solid State Vitrification of crystalline a and b-D-glucose by mechanical milling, Solid State Communication 148 (2008) 78-82. T. P. Shakhtshneider, F. Danède, F. Capet, J. F. Willart, M. 25 Descamps, S. A. Myz, E. V. Boldyreva, V. V. Boldyrev, Grinding of drugs with pharmaceutical excipients at cryogenic temperatures : PPPart I. Cryogenic grinding of piroxicampolyvinylpyrrolidone mixtures, Journal of Thermal Analysis and Calorimetry 89 pp. 699-707 (2007). [8] [9] [10] [11] [12] [13] [14] [15] [16] T. P. Shakhtshneider, F. Danède, F. Capet, J. F. Willart, M. Descamps, L. Paccou, E. V. Surov, E. V. Boldyreva, V. V. Boldyrev, Grinding of drugs with pharmaceutical excipients at cryogenic temperatures : PPPart II. Cryogenic grinding of indomethacin-polyvinylpyrrolidone mixtures, Journal of Thermal Analysis and Calorimetry 89 pp. 709-715 (2007). [17] E. Gaffet, Planetary ball-milling : an experimental parameter phase diagram, Mater. Sci. Eng, A132, (1991) 181-193. [18] G. Martin, P. Bellon, Driven alloys, Solid State Phys., 50, (1997), 189-331. [19] Willart, J. F.; De Gusseme, A.; Hemon, S.; Odou, G.; Danede, F.; Descamps, M. Solid State Communications 2001, 119, (8-9), 501-505. REVENDICATIONS1. Procédé de fabrication d'un matériau nanocristallin, ledit procédé comprenant une étape d'application de forces de friction audit matériau sous forme amorphe suivie d'une étape de cristallisation isotherme à une température se situant dans le domaine de l'exotherme de cristallisation dudit matériau. 2. Procédé selon la revendication 1, comprenant en outre, avant l'étape d'application de forces de friction, une étape de préparation du matériau amorphe. 3. Procédé selon la revendication 2, dans lequel le matériau amorphe est préparé par une technique choisie dans le groupe comprenant un broyage du matériau sous forme cristalline, une trempe thermique du matériau fondu, une pulvérisation séchage et une lyophilisation. 4. Procédé selon la revendication 1, dans lequel l'étape d'application de forces de friction consiste à appliquer un broyage au matériau amorphe. 5. Procédé selon la revendication 4, dans lequel le broyage implique une technique choisie dans le groupe comprenant un broyage à boulets, un broyage à jet, un cryobroyage, un broyage au mortier, un broyage à couteau. 6. Procédé selon la revendication 5, dans lequel l'application des forces de frictions est réalisée pendant une durée allant de 1 seconde à 10 minutes. 7. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, dans lequel l'étape de cristallisation isotherme est réalisée à une température de +1- 50°C de la température de transition vitreuse dudit matériau. 8. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, dans lequel l'étape de cristallisation isotherme est réalisée pendant une durée de quelques secondes à 20 heures. 9. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, dans lequel le matériau est choisi dans le groupe comprenant les molécules ou matériaux utilisés ou utilisables en médecine humaine ou vétérinaire, les molécules ou matériaux utilisés ou utilisables en cosmétique, les molécules ou matériaux utilisés ou utilisables dans le domaine de l'agroalimentaire et les matériaux énergétiques. 10. Matériau nanocristallisé obtenu par le procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 9. 11. Procédé de fabrication d'un matériau choisi dans le groupe comprenant les molécules ou matériaux utilisés ou utilisables en médecine humaine ou vétérinaire, les molécules ou matériaux utilisés ou utilisables en cosmétique, les molécules ou matériaux utilsés ou utilisables dans le domaine de l'agroalimentaire et les matériaux énergétiques, ledit procédé comprenant la mise en oeuvre du procédé de nanocristallisation selon l'une quelconque des revendications 1 à 9.
56,028
FR2960005A1
A1
20111118
FR 2960005 A1 20111118 FR 1053737 A 20100512 La présente invention se rapporte au domaine des documents de sécurité. Pour se prémunir de contrefaçons ou de falsifications de documents de sécurité tels que des moyens de paiement comme les billets de banque, les chèques, ou des documents officiels, notamment les documents d'identification tels que des passeports, cartes d'identité, ou des tickets d'entrée à des manifestations culturelles ou sportives ou des tickets de transport, on peut utiliser divers moyens de sécurité tels que des filigranes ou pseudo-filigranes, des éléments de sécurité incorporés aux documents de sécurité, par exemple des fibres, des fils, des planchettes, des microcircuits intégrés, par exemple des puces RFID ou optiques, ou encore des moyens de sécurité reposant sur la persistance rétinienne pour permettre la restitution d'un mouvement, entre autres, La Demanderesse a décrit dans la demande WO 2009/053622 une feuille de sécurité comportant une première couche avec un premier filigrane ou pseudo-filigrane et une seconde couche avec un second filigrane ou pseudo-filigrane, la feuille étant telle que le premier filigrane ou pseudo-filigrane ne soit observable en lumière transmise que de la face de la feuille comportant la première couche et que le second filigrane ou pseudofiligrane ne soit observable en lumière transmise que de la face de la feuille comportant l.a seconde couche. On connaît encore par la demande WO 03/015016 de la Demanderesse, un procédé de fabrication d'un article de sécurité dans lequel on amène au contact d'une couche fibreuse en formation sur une surface immergée dans une dispersion de matière fibreuse, une puce électronique au moyen d'un support flexible de forme allongée. On connaît en outre des procédés consistant à introduire une puce électronique à l'intérieur d'un substrat, une cavité étant préalablement ménagée dans le substrat. Ii existe un besoin de proposer de nouvelles sécurités ou processus d'authentification contre les falsifications ou contrefaçons des documents de sécurité, qui soient en particulier facilement observables par l'homme de la rue tout en présentant un niveau de sécurisation suffisant. Il existe en outre un besoin pour conférer un effet ludique à l'utilisation de documents de sécurité. L'invention a ainsi pour objet, selon l'un de ses aspects, un document de sécurité comportant : - une première feuille comportant un premier filigrane ou pseudo-filigrane, et l'une d'une trame de révélation ou d'une image combinée, l'image combinée comportant au moins deux images imbriquées et étant associée à la trame de révélation, une seconde feuille dont une partie au moins est mobile, notamment amovible, et présente une possibilité de déplacement relativement à la première feuille, ladite partie mobile comportant une zone au moins partiellement translucide et diffusant la lumière et comportant l'autre de ladite trame de révélation et de ladite image combinée, le déplacement de la partie mobile de la seconde feuille par rapport à la première permettant d'observer successivement les images imbriquées par superposition au moins partielle de la trame de révélation et de l'image combinée et mouvement relatif de l'une par rapport à l'autre, la superposition, avant et/ou pendant le déplacement de la partie mobile de la seconde feuille, du premier filigrane ou pseudo-filigrane à ladite zone au moins partiellement translucide et diffusant la lumière permettant de n'observer ledit premier filigrane ou pseudo-filigrane que du côté de la première feuille. On entend par « filigrane ou pseudo-filigrane » selon l'invention, une image dessinée qui apparaît dans l'épaisseur du document, notamment dans l'épaisseur de la première feuille. Le filigrane ou pseudo-filigrane peut être réalisé de la manière décrite dans la 20 demande WO 2009/053622. La zone au moins partiellement translucide et diffusant la lumière est avantageusement telle qu'elle permette à la lumière de la traverser sans pour autant permettre d'observer un filigrane ou pseudo-filigrane lorsqu'on observe ladite zone du côté opposé audit filigrane ou pseudo-filigrane. 25 Grâce à l'invention, il est possible par exemple d'empêcher une observation du filigrane ou pseudo-filigrane des deux faces du document de sécurité, voire également d'empêcher une combinaison du premier filigrane ou pseudo-filigrane avec un deuxième filigrane ou pseudo-filigrane porté par exemple par une troisième feuille du document de sécurité, la seconde feuille étant située entre les première et troisième feuilles, comme 30 décrit ci-après, notamment du fait de l'interposition de la zone au moins partiellement translucide et diffusant la lumière entre les premier et second filigranes ou pseudo- filigranes. Sans la présence de la seconde feuille, une combinaison des filigranes ou pseudo-filigranes des première et troisième feuilles est possible. La présence d'une trame de révélation et d'une image combinée peut permettre d'exploiter le principe de la décomposition d'un mouvement en une succession d'images imbriquées afin de pouvoir authentifier le document de sécurité par la visualisation rapprochée dans le temps de ces images provoquant ainsi une illusion de mouvement. La trame de révélation peut permettre lorsque superposée au moins partiellement à l'image combinée d'observer successivement les images imbriquées, par mouvement relatif de la trame de révélation par rapport à l'image combinées 1.0 Les première et seconde feuilles peuvent être ou non solidaires l'une de l'autre. Les première et seconde feuilles peuvent en particulier être rendues solidaires par l'utilisation d'un adhésif. Dans ce cas, le pouvoir adhésif de l'adhésif peut être suffisamment faible pour ne pas empêcher un mouvement relatif des première et seconde feuilles l'une par rapport à l'autre, lorsque l'utilisateur exerce une fraction sur la seconde ].5 feuille. Avantageusement, les première et seconde feuilles sont rendues solidaires de façon à permettre un mouvement relatif de l'une par rapport à l'autre, après désolidarisation. Le mouvement relatif des première et seconde feuilles l'une par rapport à l'autre peut permettre d'observer les images imbriquées par mouvement relatif de la trame de révélation par rapport à l'image combinée. 20 De même, le mouvement relatif des première et seconde feuilles l'une par rapport à l'autre peut permettre de n'observer le premier filigrane ou pseudo-filigrane en lumière transmise que du côté de la première feuille lorsque le premier filigrane ou pseudofiligrane est superposé à la zone au moins partiellement translucide et diffusant la lumière de la seconde feuille, et d'observer en lumière transmise le premier filigrane ou pseudo- 25 filigrane des deux côtés du document de sécurité lorsque le premier filigrane ou pseudofiligrane n'est pas superposé à la zone au moins partiellement translucide et diffusant la lumière et par exemple n'est plus superposé à la seconde feuille. Le document de sécurité peut comporter une troisième feuille comportant un deuxième filigrane ou pseudo-filigrane, la seconde feuille étant située entre les première et 30 troisième feuilles. La troisième feuille est de préférence assemblée à la première, et le mouvement de la seconde feuille peut s'effectuer sans que la première feuille ne se déplace par rapport à la troisième. La zone au moins partiellement translucide et diffusant la lumière peut permettre de n'observer le deuxième filigrane ou pseudo-filigrane en lumière transmise que du côté de la troisième feuille du document de sécurité, lorsque cette zone se superpose à ce deuxième filigrane ou pseudo-filigrane. Les premier et deuxième filigranes ou pseudo-filigranes peuvent être au moins partiellement superposés l'un à l'autre, notamment au niveau de la zone au moins partiellement translucide et diffusant la lumière de la seconde feuille, avant que la seconde feuille ne soit déplacée. En particulier, les premier et deuxième filigranes ou pseudofiligranes peuvent être totalement superposés l'un à l'autre. En variante, les premier et deuxième filigranes ou pseudo-filigranes peuvent être non superposés l'un à l'autre, étant par exemple disjoints ou accolés. Les premier et deuxième filigranes ou pseudo-filigranes peuvent correspondre chacun à une partie d'un même motif, par exemple d'un texte, d'au moins un signe alphanumérique, d'au moins un idéogramme, d'un objet, d'une représentation d'une 1.5 personne et/ou d'un animal. La seconde feuille peut comporter un adhésif, notamment sur ses deux faces ou sur une seule face. En particulier, la seconde feuille peut comporter un adhésif sur ses deux faces lorsque le document comporte la troisième feuille, l'adhésif étant en contact respectivement avec les première et troisième feuilles, ou sur sa face en regard de la 20 première feuille lorsque le document ne comporte pas de troisième feuille. De préférence, l'adhésif ne recouvre pas la partie mobile comportant la zone au moins partiellement translucide et diffusant la lumière et comportant la trame de révélation ou ladite image combinée. En particulier, l'adhésif peut s'étendre sur la partie de la seconde feuille ne comportant pas la zone au moins partiellement translucide et diffusant la 25 lumière. L'adhésif peut s'étendre d'un bord â l'autre de la seconde feuille, parallèlement et/ou transversalement à la direction de déplacement de la partie mobile de la seconde feuille. L'adhésif peut être un adhésif activable à la chaleur, notamment tel qu'un 30 enduit thennoscellable ou un vernis thermoscellable. De tels adhésifs sont particulièrement avantageux lorsqu'ils sont mis en oeuvre dans des procédés opérant à des températures élevées, notamment avec des opérations de séchage couramment utilisées dans le domaine de la papeterie. Comme exemples d'adhésifs, notamment de vernis thermoscellables, on peut citer un agent rétieulable aux ultraviolets (UV), un adhésif à irradier, un adhésif sensible à la pression (PSA), un vernis avec une base solvant, du type polyester par exemple, un adhésif en phase aqueuse, etc... Comme adhésif en phase aqueuse, on peut notamment citer ceux connus sous les marques suivantes : le Mowilith DC (dispersion aqueuse d'acétate de vinyle homopolymère avec des particules de taille allant de 0,3 qm à 2 !lm et de température de transition vitreuse Tg de 38°C environ, et de teneur à sec en matières solides entre 55 et 57 %) et le Vinamul 3265 de la société CELANESE ; le DI-19004, le DEI901.7, D H9044 et le DL 500I de la société COLL,ANO ; le Primat NW1 845, le Primat LC40, le primai p308M et le Prima] EP6000 de la société ROHM & HAAS ; le 006SDW078-2 de la société BASE. La seconde feuille comporte avantageusement un dispositif électronique. Le dispositif électronique peut comporter tout type de microcircuit. II peut s'agir d'un microcircuit intégré RFID à communication sans contact, d'un microcircuit à antenne intégrée sur une puce, couramment appelée puce AOB (« Antenna On Board »), d'un microcircuit résonnant, d'un microcircuit à communication par ondes électromagnétiques, d'un transpondeur, par exemple un micro-transpondeur photoactivable, notamment par un faisceau laser. De préférence, le dispositif électronique est une puce AOB. Le microcircuit est par exemple programmable ou non. Le microcircuit peut être à lecture seule ou à lecture/écriture. Lorsque le dispositif électronique comporte un microcircuit à antenne intégrée, l'antenne peut être filaire ou autre, par exemple sérigraphiée. De préférence, le dispositif électronique figure sur la partie mobile de la seconde feuille. Le dispositif électronique peut permettre d'empêcher une réutilisation de la seconde feuille, notamment de la partie mobile de la seconde feuille comportant la zone au moins partiellement translucide et diffusant la lumière, une fois celle-ci retirée du reste du document de sécurité, ce qui apporte une sécurité supplémentaire au document de sécurité selon l'invention. Le dispositif électronique peut comporter. notamment mémoriser, un identifiant, par exemple un numéro d'identification, qui figure également sur le document de sécurité, par exemple de manière imprimée. Ainsi, toute tentative d'utilisation de la partie mobile de la seconde feuille comportant le dispositif électronique avec un document de sécurité ne comportant pas le même identifiant que celui figurant dans le dispositif électronique sera détectée. Le dispositif électronique peut par exemple être introduit en masse dans la seconde feuille lors de sa formation. En variante, le dispositif électronique peut être introduit dans une cavité réalisée dans la seconde feuille. Par exemple, le dispositif électronique peut être introduit dans le document de sécurité selon le procédé décrit dans la demande WO 03/01501 fi. En particulier, le dispositif électronique peut être introduit dans la seconde feuille par un procédé consistant à amener au contact de la feuille en formation sur une surface immergée dans une dispersion de matière fibreuse le dispositif électronique au moyen d'un support flexible de forme allongée. En variante, le dispositif électronique peut être introduit dans la seconde feuille au moyen d'un outil preneur-poseur à un emplacement dépourvu de cavité en comprimant la feuille de telle sorte qu'à l'issue de cette introduction, le dispositif électronique soit reçu dans la seconde feuille sans générer de surépaisseur. L'introduction du dispositif électronique peut être mise en oeuvre sans étape préalable consistant à former une cavité dans la feuille destinée à le recevoir et/ou sans étape consistant à placer la feuille sous une presse à lamination pour que le dispositif électronique soit maintenu dans la feuille sans générer de surépaisseur dans ce dernier et/ou sans étape consistant à amener au contact de la couche fibreuse en formation le dispositif électronique au moyen d'un support de forme allongée telle qu'une bande. La partie mobile de la seconde feuille peut être délimitée par des prédécoupes, par exemple en pointillés, et/ou des perforations, notamment des perforations circulaires réalisées en quinconce, formées sur la seconde feuille et/ou par au moins un bord de la seconde feuille. La partie mobile peut être détachable du reste de la seconde feuille. En particulier, les prédécoupes et/ou perforations peuvent permettre de détacher la partie mobile du reste de la seconde feuille et d'effectuer un mouvement relatif de la trame de révélation par rapport à l'image combinée. Lorsque le document de sécurité comporte trois feuilles, les première et troisième feuilles peuvent être assemblées directement entre elles et la seconde feuille peut être mobile en tout ou partie par rapport aux première et troisième feuilles ainsi assemblées. En variante, les première et troisième feuilles sont assemblées par l'intermédiaire d'une partie fixe de la seconde feuille, qui joue le rôle d'entretoise entre les première et troisième feuilles. Dans ce cas, la partie mobile de la seconde feuille peut encore s'étendre d'un bord à l'autre du document de sécurité, notamment de la seconde feuille, sans être solidaire de la partie fixe de la seconde f- i.11e. En particulier, la partie fixe de la seconde feuille peut comporter un adhésif, notamment sur ses deux faces, pour solidariser la première feuille et la troisième feuille, la partie mobile étant sous forme de bande insérée entre les parties fixes de la seconde feuille. De la sorte, il peut être possible d'enlever et de remettre en place la partie mobile de la seconde feuille. La première et/ou la troisième feuilles peuvent comporter une découpe, par exemple réalisée à l'emporte pièce, pour faciliter la préhension de la partie mobile de la seconde feuille. L'une des première et troisième feuilles peut comporter un ou plusieurs filigranes et l'autre un ou plusieurs pseudo-filigranes, ou les deux feuilles peuvent comporter chacune un ou plusieurs filigranes ou chacune un ou plusieurs pseudo-filigranes. La seconde feuille peut être monocouche ou multicouche. La seconde feuille peut être une couche polymère ou comporter une ou plusieurs couches polymères. La couche polymère peut par exemple être sous la forme d'un film. Le film peut être un film à structure alvéolaire ou non. A titre d'exemples, la couche polymère peut comporter un film de polychlorure de vinyle (PVC), du polyéthylène téréphtalate (PET), du polycarbonate (PC), du polyester carbonate (PEC), du polyéthylène téréphtalate glycol (PETG), de l'acrylonitrile butadiène styrène (ABS) ou un film collecteur de lumière, par exemple du type « guide d'onde », par exemple un film luminescent à base de polycarbonate commercialisé par la société BAYER. sous la dénomination LISA n0. La seconde feuille peut encore être une couche fibreuse ou comporter une ou plusieurs couches fibreuses. La couche fibreuse peut par exemple être à base de fibres de cellulose, en particulier des fibres de coton, et/ou de fibres synthétiques comme par exemple des fibres de polyamide et/ou de polyester. En particulier, la seconde feuille peut être un papier calque translucide. La première feuille et/ou la troisième feuille peuvent être des couches fibreuses ou polymères. Selon un cas particulier de l'invention, la première feuille et/ou la troisième feuille sont des couches fibreuses, notamment à base de fibres de cellulose, en particulier des fibres de coton> et/ou de fibres synthétiques comme par exemple des fibres de I O polyamide et/ou de polyester. Selon un autre cas particulier de l'invention, la première feuille et/ou la troisième feuille sont des couches polymères, notamment telles que décrites ci-dessus. En particulier, la première feuille et/ou la troisième feuille peuvent être des couches polymères dotées de cavités et /ou de charges minérales de façon à les rendre partiellement opaques. 15 La première et/ou la troisième feuilles peuvent être coextrudées, réalisées à partir d'au moins un matériau polymère, et comporter une couche coeur et au moins une couche de peau, la couche de coeur comportant des vides. La « couche de coeur » correspond à une couche de base plus éloignée de la surface de la première feuille ou de la troisième feuille que la « couche de peau » qui correspond à une couche de surface. La première feuille 20 et/ou la troisième feuille peut en particulier être réalisée tel que décrit dans les demandes EP 0 470 760 et EP 0 703 071. Par exemple, on peut utiliser pour la première et/ou la troisième feuille un film à base de polyéthylène biétiré commercialisé sous le nom de Polyarte par la société ARIOWIGGIINS ou un film de polyéthylène chargé de silice commercialisé sous le nom de Teslin g par la société PPG INDUSTRIES. Dans ce cas, les 25 première et troisième feuilles peuvent comporter chacune un pseudo-filigrane, par exemple réalisé à l'aide d'un laser, par étirement et couchage avec une couche d'imprimabilité, comme décrit dans EP 1 518 661. La seconde feuille peut être une couche polymère préalablement extrudée ou laminée sur la ou les première et troisième feuilles, par exemple extrudée à chaud ou à 30 froid. A titre d'exemples, comme polymère extrudé, on peut utiliser du polyéthylène ou un mélange de polyéthylène et d'éthylène vinyle acétate. La seconde feuille peut encore être préalablement imprégnée ou enduite sur la ou les première et troisième feuilles. Cette feuille peut comporter un composé chimique translucide, par exemple un polymère dispersé provenant d'un polymère mis en dispersion aqueuse (latex), en particulier un polymère acrylique, par exemple un polymère hydrosoluble, en particulier un alcool polyvinylique ou par exemple une mousse de polymère, c'est-à-dire une composition comprenant des bulles d'un gaz, en particulier d'air. Le caractère diffusant de la lumière de la seconde feuille peut provenir de l'indice de réfraction de la seconde feuille, de sa composition, de son épaisseur et/ou aussi de ses irrégularités de surface. Selon un cas particulier, les irrégularités de surface de la seconde feuille peuvent être obtenues par embossage ou grainage de cette surface. Les irrégularités de surface peuvent aussi être obtenues par les irrégularités de la surface qui supporte la feuille, ce qui est par exemple le cas d'une seconde feuille en polymère extrudée sur la surface d'une première feuille fibreuse. Selon un autre cas particulier, la seconde feuille est une couche comportant des cavitations lui conférant un caractère diffusant, par exemple des bulles. Selon un autre cas particulier de l'invention, la seconde feuille est une couche comportant une charge diffusante choisie en particulier parmi les pigments minéraux, en particulier du kaolin ou du dioxyde de titane, et les pigments organiques, en particulier des billes de polystyrène ou de polyuréthane. La seconde feuille peut présenter une épaisseur différente d'au moins l'une des première et troisième feuilles. La seconde feuille peut également présenter une largeur et/ou une longueur différentes, notamment plus faible, de la largeur et/ou de la longueur d'au moins l'une des première et troisième feuilles. La seconde feuille peut s'étendre sur toute la surface des première et troisième feuilles. Selon un cas particulier de l'invention, la seconde feuille est partielle et ne s'étend que sur une partie de la surface des première et troisième feuilles. Dans ce cas, la seconde feuille s'étend de préférence sur une étendue des première et troisième feuilles suffisante pour recouvrir les parties filigranées ou pseudo-filigranées de ces feuilles. Selon un autre cas particulier de l'invention, la seconde feuille s'étend au niveau d'une partie du document, de préférence d'un bord à l'autre, dans une zone en regard d'au moins un filigrane ou pseudo-filigrane, par exemple de façon à former une bande. Selon un cas particulier de l'invention, la seconde feuille est partielle et ne s'étend que sur une partie de la surface d'au moins l'un des filigranes ou pseudo -filigranes. Ainsi, une partie du filigrane ou pseudo-filigrane; n'est visible que depuis une face du document alors qu'une autre partie, non recouverte par la seconde feuille, est visible de part et d'autre du document en lumière transmise. Selon un cas particulier de l'invention, la seconde feuille comporte un ou I O plusieurs éléments de sécurité, choisis entre autres parmi : - des colorants et/ou des pigments luminescents et/ou des pigments interférentiels et/ou des pigments à cristaux liquides, notamment sous forme imprimée ou incorporée dans la seconde feuille, - des colorants et/ou des pigments photochromes ou thermochromes, 15 notamment sous forme imprimée ou incorporée dans la seconde feuille, un absorbeur ultraviolet, notamment sous forme enduite ou incorporée dans la seconde feuille, - un matériau spécifique collecteur de lumière, une structure de diffraction, 20 une couche biréfringente ou polarisante, - un traceur lisible automatiquement ayant des caractéristiques spécifiques et mesurables de luminescence (par exemple fluorescence, phosphorescence), d'absorption de la lumière (par exemple ultraviolet, visible ou infrarouge), d'activité Raman, de magnétisme, d'interaction micro-ondes, d'interaction aux rayons X ou de conductivité 25 électrique, et toute combinaison de ces éléments de sécurité entre eux ou avec d'autres éléments de sécurité, un dispositif électronique, comme une puce électronique par exemple. La première et/ou la troisième feuilles peuvent également comporter un ou plusieurs éléments de sécurité. Le ou les éléments de sécurité peuvent par exemple être 30 choisis parmi. : 2960005 Il des colorants et/ou des pigments luminescents et/ou des pigments interférentiels et/ou des pigments à cristaux liquides, notamment sous forme imprimée ou incorporée dans la première et/ou la troisième feuille, - des colorants et/ou des pigments photochromes ou ther.ochrones, 5 notamment sous forme impnmee ou incorporée dans la première et/ou la seconde feuille, un absorbeur ultraviolet, notamment sous forme enduite ou incorporée dans la première et/ou la troisième feuille, un matériau spécifique collecteur de lumière, une structure de diffraction, l 0 une couche biréfringente ou polarisante, - un traceur lisible automatiquement ayant des caractéristiques spécifiques et mesurables de luminescence (par exemple fluorescence, phosphorescence), d'absorption de la lumière (par exemple ultraviolet, visible ou infrarouge), d'activité Raman, de magnétisme, d'interaction micro-ondes, d'interaction aux rayons X ou de conductivité 15 électrique, et toute combinaison de ces éléments de sécurité entre eux ou avec d'autres éléments de sécurité, - un dispositif électronique, une puce électronique par exemple. Le ou les éléments de sécurité présents dans l'une des première et troisième feuilles ou dans chacune de ces première et troisième feuilles peuvent encore être choisis, 20 entre autres, parmi : un fil de sécurité incorporé par exemple dans la masse d'une des feuilles ou en fenêtre, comportant éventuellement une impression imprimée en positif ou en négatif, un agent fluorescent procurant un effet métallique, goniochromatique ou holographique, avec ou non une ou plusieurs parties démétallisées, 25 - un Poil métallisé, goniochromatique ou holographique, une couche à effet optique variable à base de pigments interférentiels ou de cristaux liquides, un élément de sécurité plat et de format relativement petit tel qu'une planchette, visible ou non visible, notamment luminescent, 30 - des particules ou agglomérats de particules de pigments ou colorants de type HI-LITE, visibles ou non visibles, notamment luminescents, des fibres de sécurité, notamment métalliques, magnétiques (à magnétisme doux et/ou dur), absorbantes ou excitables aux ultraviolets, au visible ou à l'infrarouge, et en particulier le proche infrarouge (MIR), des réactifs d'infalsification, par exemple du dipyri.dyle avec des ions ferriques qui, lors d'une tentative de falsification par un réducteur, sont réduits en ions ferreux et font apparaître une couleur rouge, un réactif tel que de l'iodate de potassium susceptible de former une marque visible et colorée lors d'une tentative de falsification. Selon un cas particulier de l'invention, la première feuille et/ou la troisième i °) feuille sont munies d'au moins une ouverture traversante, dite "fenêtre". En particulier, la première et la troisième feuilles peuvent comporter chacune au moins une ouverture traversante, au moins une ouverture de la première feuille et une ouverture de la troisième feuille étant situées en regard, par exemple au niveau de la seconde feuille, voire de la partie mobile de la seconde feuille, de façon à. créer une zone transparente ou translucide 15 dans le document. Les fenêtres des première et troisième feuilles sont chacune recouvertes d'une couche transparente ou translucide, par exemple en matière plastique telle qu'un. polymère. Chaque couche transparente ou translucide comporte, par exemple, une image combinée et la deuxième feuille porte alors, sur la face du côté de l'image combinée, la trame de révélation associée, ou inversement. La trame de révélation et l'image combinée 20 associée sont disposées sur les première et deuxième feuilles, ou sur les troisième et deuxième feuilles, de manière à se superposer lors du mouvement de translation et/ou rotation de la partie mobile. Selon un cas particulier de l'invention, la première feuille et/ou la troisième feuille sont teintées, les filigranes ou pseudo-filigranes apparaissant alors teintés. Par 25 « teinté », il faut comprendre non blanc. La première feuille et/ou la troisième feuille peuvent encore être irisées ou nacrées, par exemple comportant des pigments interférentiels. Selon un cas particulier de l'invention, les éléments de sécurité, notamment les filigranes ou pseudo-filigranes, de la première et/ou la troisième feuille et les éléments de 30 sécurité de la seconde feuille sont placés au repère. Selon un exemple de mise en oeuvre de l'invention, la première et/ou la troisième feuille fibreuse est une couche de papier comprenant une face toile (c'est-à-dire la face qui était en contact avec la toile de la machine à papier sur laquelle s'est déposée la pâte à papier) et cette face toile est située vers l'intérieur du document. Cela peut améliorer l'observation du filigrane ou pseudo-filigrane car la face toile est plus lisse et ainsi les intensités de la lumière transmise sont plus importantes. De préférence aussi la seconde feuille, lorsqu'elle est enduite, extrudée ou laminée, est située sur la face toile de la première et/ou troisième feuille. De préférence aussi, la première feuille et la troisième feuille constituent respectivement la face recto et la face verso du document. Ces feuilles sont donc les couches externes du document. Toutefois, la première feuille et/ou la troisième feuille IO peuvent être revêtues d'une couche pigmentée transparente, comme par exemple celle décrite dans la demande WO 02120902. Selon un exemple de mise en oeuvre de l'invention, le premier filigrane ou pseudo-filigrane et le second filigrane ou pseudo-filigrane sont différents. Par exemple, le premier filigrane ou pseudo-filigrane et le second filigrane ou pseud.o-filigrane peuvent 15 être complémentaires. Ils peuvent être complémentaires dans leur effet visuel ou par rapport à un concept ou une image. On peut par exemple, dans le cas d'un document de sécurité, mettre comme premier filigrane ou pseudo-filigrane d'un côté un emblème national et comme second filigrane ou pseudo-filigrane de l'autre côté un texte. Selon un autre exemple de mise en oeuvre de l'invention, le premier filigrane 20 ou pseudo-filigrane et le second filigrane ou pseudo-filigrane sont identiques, et de préférence placés de façon symétrique. Dans le cas d'une authentification, il peut être intéressant de vérifier cette identité entre les filigranes ou pseudo-filigranes, par exemple un personnage regardant toujours du même coté quelle que soit la face observée. Selon un mode particulier de mise en oeuvre de l'invention, le premier filigrane 25 ou pseudo-filigrane et le second filigrane ou pseudo-filigrane sont au moins partiellement en regard l'un de l'autre. L'image combinée, et les images imbriquées qu'elle comporte, peuvent être des images tramées. L'image combinée peut correspondre à la décomposition d'un mouvement 30 d'un motif, par exemple d'un texte, de signes alphanumériques, d'idéogrammes, d'un objet, d'une personne et/ou d'un animal. Les images imbriquées peuvent représenter des mouvements successifs d'un motif, par exemple d'un objet, d'une personne et/ou d'un animal. L'image combinée peut avantageusement être obtenue par la juxtaposition des images représentant chacune un mouvement du motif. Les images imbriquées peuvent représenter des informations cachées et révélées successivement par mouvement relatif, en particulier par translation et/ou rotation de la trame de révélation sur l'image combinée. De préférence, l'image combinée conserve une esthétique reconnaissable, notamment de manière à constituer également un élément d'authentification. Isa trame de révélation peut permettre à 'l'oeil humain de visualiser crie image imbriquée différente à la fois, le cerveau de l'observateur pouvant reconstituer par exemple un mouvement ou observer une information_ cachée. Il faut donner aux expressions « image tramée » et « trame de révélation », au sens de la présente invention, un sens large qui couvre tous les types de trames ou pseudo- trames, comportant une juxtaposition de zones claires et de zones sombres ou colorées différemment, distinguables les unes des autres, la forme de ces zones n'étant pas limitée à une géométrie particulière. Par exemple, l'image combinée et/ou la trame de révélation peuvent comporter un ensemble de points et/ou de lignes parallèles ou non, dont la taille et/ou l'espacement entre eux sont variables ou constants, cet ensemble formant une succession de zones claires et sombres, par exemple blanches et noires. L'image combinée et/ou la trame de révélation peuvent notamment comporter un ensemble de lignes, de préférence parallèles entre elles, d'épaisseur et d'espacement entre elles définis. En particulier, les lignes peuvent avoir la même épaisseur et/ou le même espacement entre elles. L'image combinée et/ou la trame de révélation peuvent par exemple comporter une succession de lignes sombres et claires, par exemple noires et blanches. L'épaisseur des lignes sombres des images combinées peut par exemple être égale à l'épaisseur des lignes claires de la trame de révélation, et réciproquement. De préférence, l'aire, notamment la longueur et/ou la largeur et/ou la plus grande dimension, de la trame de révélation peut être supérieure ou égale à l'aire, notamment la longueur et/ou la largeur et/ou la plus grande dimension, de l'image combinée. De la sorte, il est possible de visualiser la reconstitution entière du mouvement produit par le mouvement relatif entre l'image combinée et la trame de révélation. La trame de révélation peut avoir une forme délimitée par un contour quelconque, par exemple circulaire, ovale, en étoile, polygonale, par exemple rectangulaire, carrée, hexagonale, pentagonale, en losange, entre autres, L'image combinée et/ou la trame de révélation peuvent figurer dans une fenêtre du document de sécurité, la fenêtre étant notamment au moins partiellement transparente. Des exemples de réalisation de fenêtres de sécurité dans les documents de sécurité sont par exemple décrits dans les documents CAB 1 552 853 qui décrit la création d'une fenêtre notamment par transparentisation, découpe laser, abrasion ou incision mécanique, EP 0 229 645 qui décrit la création à l'aide de galvano d'une fenêtre sur une face ou sur les deux faces d'un papier bijet, WO 2004/096482 qui décrit la création d'une fenêtre par découpe laser, CA 2 471 379 qui décrit la création d'une fenêtre transparente et association avec un élément de sécurité et WO 2008/006983 qui décrit la création d'une fenêtre transparente sur un papier bijet. L'image combinée et/ou la trame de révélation peuvent être portés sur une couche du document de sécurité par un procédé d'impression, par exemple offset, taille douce, laser, par héliogravure ou par sérigraphie. Par exemple, l'image combinée et/ou la trame de révélation peuvent être imprimées avec des encres colorées ou non, visibles à l'ail nu, sous lumière ultraviolette (UV) et/ou infrarouge (IR), opaques, fluorescentes, translucides, et/ou transparentes, entre autres. L'image combinée et/ou la trame de révélation peuvent encore comporter des métallisations et/ou démétallisations, par exemple en aluminium. Avantageusement, des métallisations et/ou des démétallisations peuvent être utilisées afin d'éviter la contrefaçon par impression. L'image combinée et/ou la trame de révélation peuvent être portées par un patch et/ou un foil figurant sur le document de sécurité. Le patch et/ou le foil peuvent comporter des métallisations et/ou des démétallisations, par exemple en aluminium, ou tout type d'impression. Le patch et/ou le foil peuvent comporter des impressions holographiques et/ou des cristaux liquides. L'image combinée et/ou la trame de révélation peuvent figurer sur une zone au moins partiellement transparente du document de sécurité. Cette zone peut être constituée par un papier calque translucide. La zone peut encore être constituée par une couche polymère comportant par exemple du polyéthylène (PE), du polychlorure de vinyle (PVC), du polyéthylène téréphtalate (PET), du polycarbonate (PC), du polyester carbonate (PEC), du polyéthylène téréphtalate glycol (PETG), de l'acrylonitryle butadiène styrène (.ABS) ou un film collecteur de lumière par exemple du type « guide d'onde », par exemple un film luminescent à base de polycarbonate commercialisé par la société BAYER sous la 1(1 dénomination LYSA®. Lors de l'utilisation d'un film guide d'onde, l'image combinée ou la trame de révélation est obtenue en particulier par gravure laser. La zone peut également être transparentisée par application d'une composition généralement grasse qui transparentise la zone de façon permanente, comme par exemple 15 une composition faite d'huile et de matériau minéral transparent comme décrit dans le brevet US 2 021 141, ou comme par exemple une composition sous forme d'une cire combinée à un solvant comme décrit dans le brevet US 1 479 437. On peut aussi transparentiser la zone en appliquant localement une cire par transfert à chaud, comme décrit dans le brevet US 5 118 526. 20 On peut encore utiliser pour la zone une couche fibreuse comportant une matière thermofusible, par exemple du polyétylène comme décrit dans le brevet EP 0 203 499, qui sous l'action locale de la chaleur verra sa transparence varier. Le document de sécurité peut comporter un ou plusieurs éléments de sécurité tels que définis ci-après. 25 Parmi les éléments de sécurité, certains sont détectables à l'oeil, en lumière du jour ou en lumière artificielle, sans utilisation d'un appareil particulier. Ces éléments de sécurité comportent par exemple des fibres ou planchettes colorées, des fils imprimés ou métallisés totalement ou partiellement. Ces éléments de sécurité sont dits de premier niveau. 30 D'autres types d'éléments de sécurité sont détectables seulement â l'aide d'un appareil relativement simple, tel qu'une lampe émettant dans l'ultra-violet (UV) ou l'infrarouge (W). Ces éléments de sécurité comportent par exemple des fibres, des planchettes, des bandes, des fils ou des particules. Ces éléments de sécurité peuvent être visibles à l'ail nu ou non, étant par exemple luminescents sous un éclairage d'une lampe de Wood émettant dans une longueur d'onde de 365 nm. Ces éléments de sécurité sont dits de deuxième niveau. D'autres types d'éléments de sécurité encore nécessitent pour leur détection un appareil de détection plus sophistiqué. Ces éléments de sécurité sont par exemple capables de générer un signal spécifique lorsqu'ils sont soumis, de manière simultanée ou non, à une ou plusieurs sources d'excitation extérieure. La détection automatique du signal permet d'authentifier, le cas échéant, le document. Ces éléments de sécurité comportent par exemple des traceurs se présentant sous la forme de matières actives, de particules ou de fibres, capables de générer un signal spécifique lorsque ces traceurs sont soumis à une excitation optronique, électrique, magnétique ou électromagnétique. Ces éléments de sécurité sont dits de troisième niveau. Les éléments de sécurité présents au sein du document de sécurité peuvent présenter des caractéristiques de sécurité de premier, de deuxième ou de troisième niveau. Le document de sécurité peut par exemple être un moyen de paiement, tel qu'un billet de banque, un chèque ou un ticket restaurant, un document d'identité tel qu'une carte d'identité ou un visa ou un passeport ou un permis de conduire, un ticket de loterie, un titre de transport ou encore un ticket d'entrée à des manifestations culturelles ou sportives. Le grammage du document de sécurité selon. l'invention dépend de l'application visée. Par exemple, il est compris entre 60 et 250 g/m2. L'invention a encore pour objet, selon un autre de ses aspects, un procédé d'authentification d'un document de sécurité tel que défini précédemment, dans lequel : on observe le premier filigrane ou pseudo-filigrane, et éventuellement le deuxième filigrane ou pseudo-filigrane, d'un seul côté du document de sécurité, puis on déplace au moins en partie la seconde feuille par rapport à la première feuille, et éventuellement à la troisième feuille, pour observer le premier filigrane ou pseudofiligrane, et éventuellement le deuxième filigrane ou pseudo-filigrane. des deux côtés du document de sécurité et/ou, - on déplace au moins en partie la seconde feuille par rapport à la première feuille, et éventuellement à la troisième feuille, pour effectuer un mouvement relatif de l'image combinée par rapport à la trame de révélation et observer successivement les images imbriquées, et/ou, on compare un identifiant présent dans un dispositif électronique du document de sécurité, notamment sur la seconde feuille du document de sécurité, avec un identifiant porté sur le document de sécurité. L'étape de déplacement peut être précédée d'une étape de rupture d'un adhésif ou d'une partie de la seconde feuille selon une ligne prédéfinie, comportant par exemple des prédécoupés et/ou perforations. L'étape de déplacement peut être précédée d'une étape de détachement d'une partie amovible de la seconde feuille. Le procédé d'authentification peut encore comporter l'étape consistant à observer la superposition des premier et deuxième filigranes ou pseudo-filigranes lors du déplacement d'au moins une partie de la seconde feuille par rapport aux première et troisième feuilles. De préférence, deux au moins de ces étapes sont réalisées, et de préférence encore toutes ces étapes sont réalisées. L'invention a encore pour objet, selon un autre de ses aspects, un procédé de fabrication d'au moins un document de sécurité tel que défini précédemment, comportant les étapes suivantes : - former une pluralité de découpes dans un premier substrat papier pour obtenir une pluralité de premières feuilles, former une pluralité de découpes dans un deuxième substrat papier pour obtenir une pluralité de troisièmes feuilles, - appliquer un adhésif, notamment un adhésif thermoréactivabie, en périphérie des premières et/ou troisièmes feuilles ainsi formées, disposer au moins un substrat sous forme de bandes entre les zones périphériques recouvertes d'adhésif pour obtenir une pluralité de secondes feuilles, - laminer les premières, secondes et troisièmes feuilles ainsi formées entre elles, notamment à chaud, pour obtenir une pluralité de documents de sécurité. Le substrat sous forme de bandes est par exemple constitué de papier. L'invention pourra être mieux comprise à la lecture qui va suivre, de la description d'exemples non limitatifs de mise en oeuvre de celle-ci, et à l'examen des figures du dessin annexé, schématiques et partielles, au sein desquelles : la figure 1 représente, en vue de face, la première feuille d'un exemple de document de sécurité selon l'invention, - la figure 2 représente, en vue de face, la seconde feuille du document de sécurité de la figure 1, la figure 3 représente, en coupe longitudinale, le document de sécurité des figures 1 et 2, la figure 4 représente, en vue de face, la première feuille d'un autre exemple de document de sécurité selon l'invention> la figure 5 représente, en vue de face, la seconde feuille du document de 10 sécurité de la figure 4, la figure 6 représente, en vue de face, la troisième feuille du document de sécurité des figures 4 et 5, la figure 7 représente, en coupe, le document de sécurité des figures 4 à 6, les figures 8 et 9 illustrent, en vue de face, le déplacement d'une partie de la seconde feuille par rapport aux première et troisième feuilles du document de sécurité des figures 4 à 7, - les figures 10 et 11 représentent, en vue de face, des variantes de réalisation de la seconde feuille, les figures 12 à 15 illustrent des étapes du procédé de fabrication selon l'invention, - la figure 16 représente, en coupe, un document de sécurité obtenu par la mise en oeuvre du procédé de fabrication selon l'invention, la figure 17 représente, en vue de face, un autre exemple de seconde 25 feuille d'un document de sécurité selon l'invention, comportant un dispositif électronique, et la figure 18 représente la série d'images imbriquées permettant de créer l'image combinée des documents de sécurité des figures 1, 4 et 8. On a représenté sur la figure 1 un exemple de document de sécurité 10 30 comportant une première feuille 1 sur laquelle figure un premier filigrane ou pseudofiligrane 3 et une image combinée 4. L'image combinée 4 peut comporter la série d'images 15 0 imbriquées 4a représentée à la figure 18. La première feuille 1 comporte encore un identifiant 16 dont la fonction est expliquée plus loin, en référence à la figure 17. Le document de sécurité 10 comporte encore une seconde feuille 2, par exemple entièrement translucide et diffusant de la lumière, sur laquelle figure une trame de révélation 5, comme on peut le voir sur la figure 2. L'image combinée 4 et la trame de révélation 5 peuvent avantageusement figurer dans des fenêtres, notamment au moins partiellement transparentes, réalisées respectivement dans les première et seconde feuilles 1 et 2. On a représenté sur la figure 3, en coupe, le document de sécurité 10 dont les première et seconde feuilles 1 et 2 sont respectivement représentées sur les figures 1 et 2. Comme on peut le voir sur la figure 3, l'image combinée 4 est superposée à la trame de révélation 5, et le premier filigrane ou pseudo-filigrane 3 est superposé à la seconde feuille 2 qui est, dans cet exemple, entièrement translucide et diffusant la lumière. Lorsqu'on observe le document de sécurité 10 selon la flèche FI, il est possible d'observer le premier filigrane ou pseudo-filigrane 3. En revanche, lorsqu'on observe le document de sécurité 10 selon la flèche F2, il n'est pas possible d'observer le premier filigrane ou pseudo-filigrane 3, du fait du caractère translucide et diffusant la lumière de la seconde feuille 2. En outre, lorsque la première feuille 1 est déplacée selon la flèche F3 relativement à la seconde feuille 2, le mouvement relatif de l'image combinée 4. et de la trame de révélation 5 l'une par rapport à l'autre permet d'observer successivement les images imbriquées 4a de l'image combinée 4. Ainsi, l'image combinée 4 et la trame de révélation 5 étant alignées selon le sens de la flèche F3, le déplacement relatif de la feuille 1 par rapport à la feuille 2 permet de visualiser la reconstitution entière du mouvement représenté par la succession d'images. Il est ainsi possible d'authentifier le docuznen.t de sécurité 10 à différents niveaux de sécurité. Les première 1 et seconde 2 feuilles peuvent être liées entre elles au moins partiellement. Par exemple, les première 1 et seconde 2 feuilles peuvent être reliées entre elles au niveau d'au moins un de leurs bords. Dans ce cas, les première 1 et seconde 2 feuilles constituent deux feuilles libres reliées entre elles. En variante, les première 1 et seconde 2 feuilles peuvent constituer deux parties d'une même feuille pliée sur elle-même. Par exemple, les première 1 et seconde 2 feuilles peuvent correspondre à une feuille intérieure pliée d'un livret. Le déplacement des première et seconde feuilles l'une par rapport à l'autre peut par exemple se faire par translation et/ou rotation de l'une par rapport à l'autre. On a représenté sur les figures 4 à 7 un autre exemple de réalisation d'un document de sécurité 10 selon l'invention, comportant une troisième feuille 6, la seconde feuille 2 étant située entre la première feuille et la troisième feuille. La figure 4 représente, en vue de face, la première feuille 1 du document de sécurité 10 comportant un premier filigrane ou pseudo--filigrane 3 et une image combinée 4. De plus, la première feuille 1 comporte une découpe 8, réalisée par exemple à l'emporte-pièce et ayant par exemple une forme demi-circulaire. La découpe 8 petit faciliter la préhension de la seconde feuille 2, notamment pour permettre un mouvement relatif entre les première et seconde feuilles 1 et 2. La figure 5 représente, en vue de face, la seconde feuille 2 du document de sécurité 10. La seconde feuille 2 comporte une zone au moins partiellement translucide et diffusant la lumière 9 délimitée par rapport au reste de la seconde feuille 2 par des prédécoupes 12, par exemple en pointillés, permettant de détacher la zone au moins partiellement translucide et diffusant la lumière 9 du reste de la seconde feuille 2, afin de pouvoir effectuer un mouvement relatif de la trame de révélation 5 par rapport à l'image combinée 4. Par exemple, les prédécoupes 12 forment un «U » sur la seconde feuille 2 avec les branches du « Û » disposées dans le sens de la longueur du document de sécurité 10. La zone au moins partiellement translucide et diffusant la lumière 9 comporte la trame de révélation 5. La seconde feuille 2 comporte également sur sa partie non translucide et diffusant la lumière un adhésif 11, recouvrant les deux faces de la seconde feuille 2, pour solidariser la seconde feuille 2 à la première feuille 1 et à la troisième feuille 6. L'adhésif 11 est de préférence appliqué uniquement hors de la zone partiellement translucide et diffusant la lumière 9 délimitée par rapport au reste de la seconde feuille 2 par des prédécoupes 12. La troisième feuille 6 comporte, comme illustré sur la figure 6, un deuxième filigrane ou pseudo-filigrane 7 et une découpe 8, par exemple semblable à celle décrite à la figure 4. Avantageusement, les premier filigrane ou pseudo-filigrane 3 et deuxième filigrane ou pseudo-filigrane 7 ainsi que la zone au moins partiellement translucide et diffusant la lumière 9 se superposent initialement les uns aux autres, comme illustré sur la figure 7. De la sorte, lorsque l'on observe le document de sécurité 10 selon la flèche FI, il n'est possible de n'observer que le premier filigrane ou pseudo-filigrane 3. De même, lorsqu'on observe le document de sécurité IO selon la flèche F2, il n'est possible d'observer que le deuxième filigrane ou pseudo-filigrane Cela confère au document de sécurité IO un premier niveau de sécurisation permettant d'authentifier le document. On a représenté aux figures 8 et 9, en vue de face, le document de sécurité 10 respectivement du côté de la première feuille 1 et du côté de la troisième feuille 6, lorsque l'on détache la zone au moins partiellement translucide et diffusant la lumière 9 du reste de la seconde feuille 2 pour pouvoir effectuer un mouvement relatif de la trame de révélation 5 par rapport à l'image combinée 4. Pour ce faire, l'utilisateur saisit par exemple la zone au moins partiellement translucide et diffusant la lumière 9 au niveau de la découpe 8 et tire dessus pour la déplacer. Sur les figures 8 et 9, les dimensions n'ont pas toujours été respectées par souci de compréhension de l'invention. En particulier, les dimensions de la trame de révélation 5 représentée sur la figure S ont été exagérées pour plus de clarté. Lorsque l'utilisateur déplace la zone au moins partiellement translucide et diffusant la lumière 9, par exemple sous forme de bande, par rapport aux première 1 et troisième 6 feuilles du document de sécurité 10, en détachant ladite zone 9 du reste de la seconde feuille 2 grâce aux prédécoupes 12, la trame de révélation 5 et l'image combinée 4 sont animées d'un mouvement relatif l'une par rapport à l'autre. De la sorte, il est possible d'observer successivement les images imbriquées 4a de l'image combinée 4. En outre, le déplacement de la zone au moins partiellement translucide et diffusant la lumière 9 pas- rapport aux première 1 et troisième 6 feuilles du document de sécurité 10 engendre la non-superposition des premier filigrane ou pseudo-filigrane 3 et deuxième filigrane ou pseudo-filigrane 7 avec la zone au moins partiellement translucide et diffusant la lumière 9 (les lignes pointillées sur les figures 8 et 9 représentent les délimitations de la zone au moins partiellement translucide et diffusant la lumière 9). Ainsi, comme on peut le voir sur les figures 8 et 9, il est possible d'observer par transparence à la fois le premier filigrane ou pseu.do-filigrane 3 et le deuxième filigrane ou pseudo-filigrane 7 des deux côtés du document de sécurité 10. On a représenté sur la figure 10 une variante de réalisation de la seconde feuille 2. Dans cet exemple, la partie mobile 9 est délimitée par rapport au reste de la seconde feuille 2 par des prédécoupes 12 sur ses bords longitudinaux et par des perforations 12' sur son bord arrière. Les perforations 12' sont par exemple des perforations 1() circulaires disposées en quinconce. Dans tous les exemples précédemment décrits en référence aux figures, l'image combinée 4 et/ou la trame de révélation 5 figurent avantageusement initialement dans une fenêtre au moins partiellement transparente des première et/ou seconde feuilles 1 et 2, mais il peut en être autrement. 15 Les première 1, seconde 2 et troisième 6 feuilles peuvent être laminées entre-elles, par exemple à chaud, à l'aide d'un adhésif 11 présent sur les deux faces opposées de la seconde feuille 2, l'adhésif étant de préférence thermodurcissable. L'image combinée 4 de la première feuille I peut être imprimée dans une fenêtre transparente de la première feuille 1 et la trame de révélation 5 de la seconde feuille 20 2 peut être imprimée sur la seconde feuille 2, notamment sur la zone au moins partiellement translucide et diffusant la lumière 9, celle-ci pouvant s'étendre entièrement sur la seconde feuille 2. En variante, la trame de révélation 5 peut figurer sur la première feuille 1 et l'image combinée 4 peut figurer sur la seconde feuille 2. 25 L'image combinée 4 peut encore être imprimée sur la troisième feuille 6, la seconde feuille 2 comportant la trame de révélation 5 dans une zone transparente de la zone au moins partiellement translucide et diffusant la lumière 9 et la première feuille 1 comportant une zone transparente superposée à l'image combinée 4 de la troisième feuille 6. 30 La trame de révélation 5 peut encore être imprimée sur la troisième feuille 6, la seconde feuille 2 comportant l'image combinée 4 dans une zone transparente de la zone au moins partiellement translucide et diffusant la lumière 9 et la première feuille 1 comportant une zone transparente superposée à la trame de révélation 5 de la troisième feuille 6. L'image combinée 4 peut encore figurer sur une zone transparente de la première feuille 1, la troisième feuille 6 comportant une autre image combinée dans une zone transparente et la seconde feuille 2 comportant deux trames de révélation sur chacune de ses faces, chacune des trames étant associée à l'une des images combinées des première et troisième feuilles, l'ensemble des images combinées et des trames de révélation étant superposées les unes aux autres dans une configuration selon laquelle la partie mobile 9 est attachée à la seconde feuille 2. 1 Lorsque les première et troisième feuilles comportent chacune une image combinée, la seconde feuille comportant une ou deux trames de révélation associée(s) aux images combinées des première et troisième feuilles, les deux images combinées peuvent par exemple se compléter lorsqu'elles sont superposées l'une à l'autre, par exemple pour former un motif donné. 15 Les deux images combinées peuvent se superposer partiellement ou totalement. Les deux images combinées peuvent encore être totalement décalées l'une par rapport à l'autre, de sorte que le mouvement de la ou des trames de révélations permette de révéler les images imbriquées respectives des deux images combinées les unes après les autres. On a représenté sur la figure 11 une variante de réalisation de la seconde feuille 20 2. Dans cet exemple, la seconde feuille 2 comporte un adhésif I l sur des zones périphériques entre lesquelles figure la zone au moins partiellement translucide et diffusant la lumière 9 comportant la trame de révélation 5. Avantageusement, la zone au moins partiellement translucide et diffusant la 25 lumière 9 se présente sous forme de bande et n'est pas solidaire du reste de la seconde feuille 2. De la sorte, la seconde feuille 2 peut être solidarisée aux première 1 et troisième 6 feuilles du document 10 par l'intermédiaire de l'adhésif 11, et la zone au moins partiellement translucide diffusant la lumière 9 peut être insérée entre les première 1 et troisième 6 feuilles et les zones périphériques recouvertes d'un adhésif de la seconde feuille 30 2. Il est ainsi possible d'enlever et de replacer la zone au moins partiellement translucide et diffusant la lumière 9 du document de sécurité 10. On a illustré sur les figures 12 à 15 des étapes d'un procédé de fabrication d'un document de sécurité selon l'invention, le document de sécurité comportant une seconde feuille 2 réalisée selon la variante de réalisation décrite à la figure 11. Sur la figure 12 est illustrée l'étape dans laquelle on forme des premières feuilles 1 à partir d'un premier substrat papier 1, sur lequel on découpe par exemple à l'emporte-pièce des fenêtres transparentes 13, destinées à recevoir des images combinées 4 ou des trames de révélation 5, et des découpes 8 destinées à faciliter la préhension de la seconde feuille 2. Les fenêtres 13 sont par exemple recouvertes d'une couche transparente ou translucide, par exemple en matière plastique telle qu'un polymère, pour recevoir une image combinée et/ou une trame de révélation tout en laissant apparaître l'image combinée ou la trame de révélation associée sur la seconde feuille. Sur la figure 13 est illustrée l'étape consistant à former autant de troisièmes feuilles 6 à partir d'un second substrat papier II sur lequel on forme par exemple les découpes 8 à l'emporte-pièce. La figure 14 illustre l'étape consistant à déposer un adhésif 11 sur les zones périphériques des premières 1 et/ou troisièmes 6 feuilles précédemment formées, l'adhésif 11 permettant l'assemblage des premières 1 et troisièmes 6 feuilles ensemble. Sur la figure 15 est illustrée l'application des secondes feuilles 2 qui sont dans cet exemple entièrement translucides, sous forme de bandes disposées entre les zones périphériques recouvertes d'adhésif 1 l . Les documents de sécurité 1 0 sont alors formés par assemblage des premier I et deuxième II substrats. L'adhésif est de préférence un adhésif thermodurcissable et l'assemblage peut se faire par lamination des feuilles entre-elles, à chaud. La figure 16 représente schématiquement, en coupe, le document de sécurité 1 O obtenu selon le procédé de fabrication décrit en référence aux figures 12 à 15. Ce document de sécurité 1O comporte une première feuille 1 et une troisième feuille 6 solidarisées entre elles par l'adhésif 11, la seconde feuille 2 étant sous forme de bande amovible placée entre les première 1 et troisième 6 feuilles. On a représenté sur la figure 17 une variante de réalisation de la seconde feuille 2, dans laquelle un dispositif électronique 15, notamment sous forme de puce AOB, est présent sur la partie mobile de la seconde feuille 2, comportant la zone au moins partiellement translucide et diffusant la lumière 9. Le dispositif électronique 15 peut avoir été introduit dans la seconde feuille selon le procédé décrit dans la demande WO 03/015016. Avantageusement, le dispositif électronique 15 mémorise un identifiant 16, par exemple un numéro d'identification, également inscrit sur le document de sécurité 10, par exemple sur la première feuille 1 du document de sécurité 10, comme on peut le voir sur la figure L Par comparaison de l'identifiant 16 inscrit sur le document de sécurité 10 et de l'identifiant mémorisé et transmis par le dispositif électronique 15, il est possible de 1.0 contrôler l'appartenance de la partie détachable de la seconde :feuille 2 au reste du document de sécurité 10 et ainsi d'empêcher toute tentative d'utilisation de la partie détachable de la seconde feuille 2 avec un autre document de sécurité 10. Le dispositif électronique 15 peut également figurer sur les parties détachables des secondes feuilles 2 décrites aux figures 5, 10 et 11. 15 On a représenté sur la figure 18 une série d'images imbriquées 4a permettant de créer une image combinée 4 représentant dans cet exemple un motif sous la forme d'un éléphant. Les images imbriquées 4a correspondent par exemple à quatre positions différentes de l'éléphant et permettent ainsi de créer une décomposition du mouvement de 20 l'éléphant. Chaque image imbriquée 4a comporte un ensemble de lignes parallèles, espacées entre elles de manière régulière ou non, et présentant des épaisseurs variables. L'expression « comportant un » ou « comprenant un » est synonyme de « comportant au moins un » ou « comprenant au moins un », sauf si le contraire est 25 spécifié. REVENDICATIONS1. Document de sécurité (10) comportant une première feuille (1) comportant un premier filigrane ou pseudofiligrane (3), et l'une d'une trame de révélation (5) ou d'une image combinée (4), l'image combinée (4) comportant au moins deux images imbriquées (4a) et étant associée à la trame de révélation (5), une seconde feuille (2) dont une partie au moins est mobile, notamment amovible, et présente une possibilité de déplacement relativement à la première feuille (1), ladite partie rnobile comportant une zone au moins partiellement. translucide et diffusant la lumière (9) et comportant l'autre de ladite trame de révélation (5) et de ladite image combinée (4), le déplacement de la partie mobile de la seconde (2) feuille par rapport à la première (1) permettant d'observer successivement les images imbriquées (4a) par superposition au moins partielle de la trame de révélation (5) et de l'image combinée (4) et mouvement relatif de l'une par rapport à l'autre, la superposition, avant et/ou pendant le déplacement de la partie mobile de la seconde feuille, du premier filigrane ou pseudo-filigrane (3) à ladite zone au moins partiellement translucide et diffusant la lumière (9) permettant de n'observer ledit premier filigrane ou pseudo-filigrane (3) que du côté de la première feuille (1). 2. Document de sécurité selon la revendication I, comportant une troisième feuille (6) comportant un deuxième filigrane ou pseudo-filigrane (7), la seconde feuille (2) étant située entre les première (1) et troisième (6) feuilles. 3. Document selon la revendication 2, les premier (3) et deuxième (7) filigranes ou pseudo-filigranes étant au moins partiellement superposés l'un à l'autre au niveau de la zone au moins partiellement translucide et diffusant la lumière (9) de la seconde feuille (2). 4. Document selon l'une des revendications précédentes, la seconde feuille (2) comportant un adhésif (1.1). 5. Document selon la revendication 2 ou 3, la seconde feuille (2) comportant 30 un adhésif (11) sur ses deux faces, en contact respectivement avec les première et troisième feuilles. 6. Document selon l'une quelconque des revendications précédentes, la seconde feuille (2) comportant un dispositif électronique (15), notamment une puce AOB. 7. Document selon la revendication précédente, le dispositif électronique (15) comportant un identifiant (1.6). figurant également sur le document de sécurité (10). 8. Document selon l'une quelconque des revendications précédentes, la seconde feuille (2) comportant une partie amovible (9) constituant la partie mobile et une partie fixe. 9. Document selon la revendication précédente, la partie amovible (9) de la seconde feuille (2) étant délimitée par des prédécoupes (12) et/ou des perforations (12"). 10. Document selon l'une quelconque des revendications précédentes, la première feuille (1), et éventuellement la troisième feuille (6), comportant une découpe (8) pour faciliter la préhension d'au moins une partie de la seconde feuille (2). 11. Procédé d'authentification d'un document de sécurité (10) selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel : on observe le premier filigrane ou pseudo-filigrane (3), et éventuellement le deuxième filigrane ou pseudo-filigrane (7), d'un seul côté du document de sécurité (10), puis on déplace au moins en partie la seconde feuille (2) par rapport à la première feuille (1), et éventuellement à la troisième feuille (6), pour observer le premier filigrane ou pseudo-filigrane (3), et éventuellement le deuxième filigrane ou pseudo-filigrane (7), des deux côtés du document de sécurité (10) et/ou, - on déplace au moins en partie la seconde feuille (2) par rapport à la première feuille (1), et éventuellement à la troisième feuille (6), pour effectuer un mouvement relatif de l'image combinée (4) par rapport à la trame de révélation (5) et observer successivement les images imbriquées (4a), et/ou, - on compare un identifiant présent dans un dispositif électronique (15) du document de sécurité (10), notamment sur la seconde feuille (2) du document de sécurité (10), avec un identifiant (16) porté sur le document de sécurité (10). 12. Procédé d'authentification selon la revendication précédente, comportant l'étape consistant à observer la superposition des premier (3) et deuxième (7) filigranes ou pseudo-filigranes lors du déplacement d'au moins une partie de la seconde feuille (2) par rapport aux première (1) et troisième (6) feuilles. 13. Procédé de fabrication eau moins un document de sécurité (10) selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, comportant les étapes suivantes : former une pluralité de découpes dans un premier substrat papier (1) pour obtenir une pluralité de premières feuilles (1), - former une pluralité de découpes dans un deuxième substrat papier (Il) pour obtenir une pluralité de troisièmes feuilles (6), - appliquer un adhésif (11), notamment un adhésif thermoréactivable, en périphérie des premières (1) et/ou troisièmes (6) feuilles ainsi formées, disposer au moins un second substrat sous forme de bandes entre les zones périphériques recouvertes d'adhésif(I 1) pour obtenir une pluralité de secondes feuilles (2), - laminer les premières (1), secondes (2) et troisièmes (6) feuilles ainsi formées entre-elles, notamment à chaud, pour obtenir une pluralité de documents de sécurité (10).15
65,573
FR2960006A1
A1
20111118
FR 2960006 A1 20111118 FR 1053805 A 20100517 -1- « Procédé et trains de renouvellement complet de voie ferrée » La présente invention concerne un procédé de remplacement du ballast et de la voie, c'est à dire des rails et des traverses, d'une voie ferrée dite voie en travaux, ainsi qu'une combinaison de véhicules spécialisés formant des trains configurés et mettant en oeuvre ce procédé. Ce procédé comprend deux phases successives de remplacement, l'une de la voie et l'autre du ballast, réalisées par deux véhicules automatisés distincts, l'un de substitution de la voie et l'autre de dégarnissage du ballast et évacuation des terres extraites dans des wagons de transport des terres. Ce procédé comprend d'une part une opération de remplacement du ballast succédant à la phase de remplacement de la voie, et d'autre part comprend une évacuation au fur et à mesure des terres extraites depuis la voie en travaux vers un ou plusieurs véhicules circulant sur une voie latérale longeant la voie en travaux, lors de l'opération de dégarnissage. Domaine technique Les constructeurs ou gestionnaires de réseaux de transport par chemin de fer ont régulièrement besoin de refaire des voies ferrées existantes, c'est à dire de remplacer les éléments qui les composent : d'une part la voie, c'est à dire les rails et les traverses supportant les rails, ainsi que les moyens de fixation et autres accessoires, et d'autre part le ballast, c'est à dire le matériau qui repose sur le sol pour supporter la voie, le plus souvent à base cailloux d'un calibre de l'ordre de un à dix centimètres. Une grande part de ce besoin est due à l'ancienneté et à l'usure des voies et au tassement ou à l'érosion du ballast. Il peut aussi s'agir de remplacer des modèles anciens par des modèles plus récents pour permettre de meilleures performances, ou pour remplacer une voie provisoire par du matériel définitif. De telles opérations de renouvellement sont réalisées en utilisant plusieurs convois ferroviaires comprenant de multiples machines spécialisées pour réaliser en particulier les opérations de substitution des traverses et rails anciens par des traverses et rails neufs, de dégarnissage et évacuation de l'ancien ballast, et de mise en place et stabilisation d'un ballast neuf. Dans le présent document, le terme « la voie » ou « les voies » -2- désignera l'ensemble des rails et des traverses, ainsi que leurs accessoires de fixation, permettant la circulation d'un seul véhicule de front. Le terme « la voie ferrée » représentera l'ensemble formé par « la voie » en elle-même et le ballast qui la supporte. Ainsi qu'illustré plus en détail aux FIGURE 1, FIGURE 2 et FIGURE 3, les méthodes actuelles consistent à faire se succéder plusieurs convois spécialisés, travaillant en circulant successivement sur la voie à refaire. Ces convois sont organisés en deux groupes principaux. D'une part, un groupe de remplacement, ou substitution, de la voie comprend un train de travaux (TTXa1 sur les figures) incluant un véhicule spécialisé de substitution (typiquement un « P95 ») qui coupe et retire les anciens rails et les anciennes traverses, puis remet en place des nouvelles traverses et de nouveaux rails. La partie avant de ce véhicule de substitution roule sur les anciens rails, et sa partie arrière roule sur les nouveaux rails. D'autre part, un groupe de remplacement du ballast effectue le dégarnissage, le criblage du ballast puis le regarnissage avec le bon ballast récupéré et du ballast neuf. Dans ce groupe, un train de dégarnissage (TTXa2) comprend un véhicule spécialisé de dégarnissage, dite dégarnisseuse (typiquement une « C75 »), qui extrait le vieux ballast et les différentes terres ou déchets qui viennent avec. Cette dégarnisseuse déverse ces terres dans une série de wagons de transport de matériaux qui la précède. Ces wagons de transport de terre (par exemple de type « WAC ») sont chacun munis sur toute leur longueur d'un système de tapis roulant longitudinal qui leur permet d'acheminer ces terres d'un wagon à l'autre pour les répartir sur la totalité des wagons de ce train. Viennent ensuite un train de ballastage principal (TTXa3), comprenant des wagons de transport de matériaux avec des trémies qui déversent le ballast neuf entre les rails et autour des rails, puis un train de ballastage et de finition (TTXa4) qui complète en ballast neuf et récupère les différents déchets ou ferrailles restant du chantier. Ces deux derniers trains sont suivis d'un ou plusieurs véhicules spécialisés de bourrage (« B50 » et « B 108 275 ») et de profilage du profil de ballast et de stabilisation (« USP2005STAB » et « R21 »). -3- Bien qu'il existe un type de véhicule regroupant les machines capables de réaliser la substitution des rails et le remplacement du ballast en une seule passe et sur un seul véhicule, ces matériels sont beaucoup plus complexes, peu courants, lents et peu performants, et d'un coût élevé. Ils ne concernent de ce fait qu'une petite partie des travaux réalisés. Dans le cas le plus courant, d'opérations réalisées par des véhicules séparés, l'ensemble de ces convois représente une certaine longueur, et progresse à une vitesse assez lente. Cette vitesse de travail est de l'ordre de un kilomètre pour un travail de 4 heures pour les éléments les plus lents, que sont le véhicule de substitution des voies et le véhicule de dégarnissage du ballast. Si les deux groupes travaillent sur la même portion de chantier, l'ensemble impose une longueur de voie immobilisée et/ou une durée d'immobilisation très importante, c'est à dire lorsque la voie ferrée est inutilisable par le trafic d'exploitation, ce qui représente une gêne et un coût importants. Pour les voies de la plus grande part des réseaux, par exemple en Italie et en France, cette immobilisation est souvent considérée comme inacceptable. La configuration mise en place le plus souvent consiste en un chantier réparti en deux parties principales, sur lesquelles le travail se fait pendant une journée d'environ neuf heures, par exemple entre 08h00 et 16h00. Pendant une journée de travail, un train de substitution effectue le remplacement de la voie dans une partie (LtrC) du chantier et des trains de dégarnissage et de ballastage remplacent le ballast dans une autre partie (LtrD) disjointe de la première. La voie ferrée est ensuite remise en service à l'issue de la journée de travail. Les deux opérations se font dans un ordre ou dans l'autre et sont typiquement séparées par un à deux kilomètres, et il s'écoule de l'ordre de deux jours entre le passage des deux groupes sur une même portion de voie. Lorsque le trafic d'exploitation commerciale est rétabli entre le passage de ces deux groupes, les trains qui circulent à un endroit donné après le passage d'un groupe et avant le passage de l'autre roulent alors sur des voies qui présentent une voie neuve sur un ballast ancien, ou une voie ancienne sur un ballast neuf. -4- Cette situation présente des inconvénients et génère des contraintes particulières quant à l'organisation de ces travaux et la configuration des machines qui les exécutent. Dans le cas (illustré en FIGURE 1 et FIGURE 2) d'une substitution des voies (aC) suivie du remplacement du ballast (aD, aK2), les rails et traverses anciens étaient bien implantés et tassés sur le ballast et un peu encastrés à l'intérieur de celui-ci, alors que les rails et traverses neufs sont simplement posés dessus et sont donc plus haut et moins bien implantés. En outre, les rails et traverses neufs sont souvent plus lourds que les anciens. Pour obtenir une tenue suffisante de cette partie (Lint) de la voie ferrée pendant la nuit ainsi que pendant les jours de la période intermédiaire, en attendant le remplacement du ballast (aD, aK2), la sécurité oblige à ajouter provisoirement une certaine quantité de ballast supplémentaire. Ce ballast supplémentaire est déversé (aKl) puis calé et relevé (aBl) par le groupe de remplacement de la voie (le train de substitution TTXa1), juste après la substitution (aC). Il est à noter que ce ballast neuf va être retiré ultérieurement par le groupe de dégarnissage, ce qui représente un certain gaspillage. En outre, pendant les périodes climatiques marquées, en France les périodes chaudes entre le 1er mars et le ter novembre, les différences de température obligent à utiliser un matériel spécialisé supplémentaire (« DGS ») pour réaliser une opération supplémentaire de régalage et stabilisation (aRS1) juste après la substitution et le regarnissage provisoire (a K1, aBl). Cette solution représente une complexité et un coût supplémentaires et une longueur plus importante pour le chantier, sans apporter non plus de garanties de fiabilité équivalentes à celles d'une voie homogène. Ainsi, en toute période, cette partie de voie (Lint) provisoire et peu homogène reste malgré tout moins fiable qu'une voie complètement établie, et son utilisation en exploitation laisse subsister des facteurs de risque difficiles à évaluer, dans le domaine de la fiabilité voire de la sécurité. Dans le cas (illustré en FIGURE 3) d'un remplacement du ballast (aD, aKl) suivi par la substitution des voies (aD), les rails et traverses anciens de la partie intermédiaire (Lint) reposant sur un ballast neuf rendent la voie -5- ferrée peu homogène et moins fiable qu'une voie ferrée complètement renouvelée, ce qui laisse subsister là aussi des facteurs de risque difficiles à évaluer, dans le domaine de la fiabilité voire de la sécurité. Pour les longs rails soudés (ou « LRS », long d'environ 290m et soudés bout à bout sur 10 à 150km), la dilatation des anciens rails peut faire qu'ils subissent une compression longitudinale très importante. Si on dégarnit le ballast dans cette situation, cette compression axiale provoque par flambage une poussée latérale importante, de l'ordre de 10 à 15 tonnes en période chaude, qui déforme la voie et ne peut être contenue par les machines lors du travail de substitution. Il est donc indispensable de réaliser, avant le remplacement du ballast (aD), une libération des contraintes dans les rails avec retrait de la longueur excédentaire à la température ambiante pendant la saison chaude, soit par une découpe (aPreC) des rails en différents tronçons tous les 54 mètres soit par une seule découpe tous les 1200 m et une libération des contraintes dans les rails à la température ambiante. Ces tronçons sont raccordés entre eux de manière provisoire, soit par éclissage tous les 54 mètres soit par soudures tous les 1200 mètres, pour permettre la circulation du reste des convois de travaux ainsi que celle des trains commerciaux dans l'intervalle en attendant le passage du groupe de substitution des rails. La circulation sur cette voie (tint) faite de courts tronçons anciens et ressoudés selon une technologie provisoire ajoute cependant des contraintes supplémentaires pour la voie et pour le matériel roulant, ce qui représente encore un facteur supplémentaire de risques pour la fiabilité, voire pour la sécurité. De plus, les rails anciens ne sont plus récupérables s'ils sont tronçonnés tous les 54 mètres. Dans les deux configurations actuelles, le ramassage des rails anciens (aRR) stocke les rails ramassés sur des wagons de type surbaissé. Or ces wagons sont moins courants et plus coûteux que des wagons plats standard. De plus, toute la partie du travail de ramassage qui est faite par des personnels au sol présente des difficultés voire des risques du fait de l'irrégularité du sol et des différents objets et déchets qui peuvent s'y trouver. -6- La rame commence par l'ensemble de ramassage, qui charge les rails par l'avant. Cet ensemble comprend typiquement trois wagons successifs : un wagon rampe qui reçoit les rails dans des goulottes frontales, un wagon de recentrage où les rails sont positionnés latéralement, et un wagon de réglage en hauteur. La rame avance progressivement, et les rails montent sur le wagon rampe au fur et à mesure que la rame avance « en dessous d'eux ». Un portique se déplace sur cet ensemble pour guider les rails au fur et à mesure de l'avancement du train. Les rails progressent ainsi par rapport à la rame et sont déposés sur un groupe de wagons surbaissés de transport correspondant à la longueur des rails ramassés. Un but de l'invention est de pallier aux inconvénients de l'art antérieur, de diminuer la complexité et les coûts tout en conservant des conditions de sécurité équivalentes voire améliorées, et en cherchant en particulier à : - limiter la circulation sur des voies partiellement renouvelées, pour les travaux et/ou pour l'exploitation ; - limiter le nombre et la longueur des différentes zones de travaux et des portions de voie immobilisée ; - limiter ou diminuer le nombre, la complexité et le coût des matériels utilisés , - limiter la durée globale de réalisation des travaux ; - rendre plus simple, plus souple et plus sûre le fonctionnement et la gestion des chantiers, pour les matériels et les personnels. Exposé de l'invention Pour cela, l'invention propose un procédé de remplacement du ballast et de la voie, c'est à dire des rails et des traverses, d'une voie ferrée dite voie en travaux, du type comprenant au moins deux phases successives de remplacement, l'une de la voie et l'autre du ballast, réalisées par deux véhicules automatisés, l'un de substitution de la voie et l'autre de dégarnissage du ballast, distincts et circulant sur cette voie en travaux. Dans ce procédé, la phase de remplacement du ballast inclut une opération de dégarnissage du ballast par ce véhicule de dégarnissage, qui évacue les terres extraites dans un ou plusieurs wagons de transport des terres ; suivie -7- par une ou plusieurs opérations de mise en place et de traitement de ballast (en particulier calage, bourrage, nivellement et/ou stabilisation) en complément ou en remplacement du ballast initial de cette voie en travaux. Dans ce procédé, l'invention propose que : - d'une part l'opération de remplacement du ballast succède à la phase de remplacement de la voie, et - d'autre part l'opération de remplacement du ballast comprend une évacuation au fur et à mesure des terres extraites depuis la voie en travaux vers un ou plusieurs véhicules circulant sur une voie latérale longeant la voie en travaux, de préférence une voie immédiatement adjacente. De préférence, la phase de remplacement des rails et traverses et l'opération de dégarnissage sont réalisées par deux véhicules distincts et fonctionnellement indépendants, circulant et travaillant dans un même train de travaux. Avantageusement, la phase de remplacement des rails et traverses et l'opération de dégarnissage sont en outre réalisés par deux véhicules distincts et indépendants contigus lors de leur travail, et en particulier sans véhicule intermédiaire de ballastage ni de calage. Pour les opérations de substitution et de dégarnissage qui sont réalisées par des systèmes spécialisés très complexes, il est ainsi possible d'obtenir des avantages intéressants tout en continuant à utiliser des matériels d'un type existant et parfois relativement anciens, qui sont souvent plus simples et plus courants, moins chers voire déjà amortis. Dans le même esprit, l'invention propose un train de véhicules ferroviaires de travaux, ou train de remplacement, pour le remplacement du ballast d'une voie ferrée dite voie en travaux. Ce train de remplacement comprend des moyens automatisés de dégarnissage de ce ballast et des moyens automatisés d'évacuation des terres extraites dans un ou plusieurs wagons de transport des terres. Selon l'invention, ces moyens d'évacuation sont agencés pour transporter directement les terres extraites vers un ou plusieurs véhicules circulant sur une voie latérale longeant la voie en travaux, et de préférence une voie adjacente. -8- Plus particulièrement, ce train comprend un véhicule automatisé de substitution des rails et des traverses suivi par un véhicule automatisé de dégarnissage du ballast, distinct de ce véhicule de substitution, et réalisant les moyens automatisés de dégarnissage. Selon une particularité préférée, le véhicule de substitution et le véhicule de dégarnissage du ballast sont contigus au sein de ce train. L'invention propose aussi un train de véhicules ferroviaires de travaux, dit train de terres, pour le remplacement du ballast d'une voie ferrée dite voie en travaux longeant la voie sur laquelle il circule, comprenant une pluralité de véhicules passifs de transport de matériaux aptes à recevoir les terres extraites venant d'un train de remplacement tel que cité plus haut, ou issues d'un procédé de remplacement tel que cité plus haut. Selon une particularité, ce train de terres comprend en outre un ou plusieurs véhicules de transport aptes à recevoir les rails ou les déchets résiduels retirés de la voie en travaux par un tel train de remplacement, ou issu d'un tel procédé de remplacement, ainsi qu'au moins un véhicule comprenant des moyens mécanisés de levage apte à saisir lesdits rails retirés. Un principe est ainsi de réaliser ces deux opérations de remplacement à la suite l'une de l'autre dans le même chantier, la même interception de voie, lorsque deux voies contigües ou plus sont disponibles. L'idée est que la dégarnisseuse suit de près la substitution de voie et crache les déchets de ballast, les « terres », sur des wagons postés et circulant sur une voie latérale, de préférence la voie contigüe. En fin de poste, par exemple le soir, le ballastage et le bourrage sont suffisamment complets pour rendre la voie en travaux à la circulation, qui se fait alors sur la zone de travaux qui comporte alors une voie renouvelée et un ballast dégarni et remplacé. Le décalage entre la fin du dégarnissage et la fin de la substitution est de moins de 50 m, ce qui donne un décalage de fin de travaux de 10 minutes, ce qui est tout à fait acceptable. -9- Si nécessaire les deux chantiers s'arrêtent en même temps et la bourreuse va caler la rampe de dégarnissage puis celle de substitution 50 mètres plus loin. Les deux opérations de substitution et dégarnissage s'effectuent ainsi en un seul chantier sur une unique zone de travaux, de longueur identique ou à peine plus grande que l'un des deux chantiers dans la configuration de l'art antérieur. Ceci économise des opérations de travaux de repliement tels qu'une passe de bourrage, le ballastage, la vérification de la voie, par rapport à la situation où chacun des chantiers de dégarnissage et de substitution est réalisé séparément. Ceci économise aussi des opérations de préparation sur les rails (aPreC, FIGURE 3) avant le dégarnissage ou de stabilisation de la voie (aRSO, FIGURE 1 et FIGURE 2) derrière la substitution durant les périodes chaudes. De plus, pour une campagne de remplacement complet sur une certaine longueur de voie, l'invention permet d'économiser la longueur du délai intermédiaire qui existait dans l'art antérieur entre les opérations de des deux groupes de remplacement. La durée totale de la campagne est ainsi réduite par rapport à l'art antérieur de la valeur de cet intervalle, soit environ de deux jours. Ramassage des rails En vue des mêmes objectifs précédemment cités, l'invention propose en outre des améliorations des matériels et procédé de ramassage des rails, par exemple les rails anciens. Ces améliorations peuvent être mises en oeuvre isolément, par exemple sur des matériel de remplacement de voie selon une configuration connue avec deux groupes séparés pour remplacer les voies et le ballasts. Il est cependant particulièrement avantageux de combiner ces améliorations du ramassage des rails avec les caractéristiques de configuration permettant le remplacement « simultané » des voies et des rails, par exemple parce qu'elles permettent dans l'organisation du ramassage une meilleure souplesse qui facilite la mise en oeuvre du remplacement simultané et en potentialise les performances. - 10 - Ces améliorations de ramassage comprennent ainsi un procédé de ramassage latéral de rails par un matériel ferroviaire comprenant au moins un wagon de ramassage (possiblement muni d'un portique guidage muni de bras de préhension et se déplaçant sur au moins une partie de la longueur dudit wagon), ce procédé comprenant tout ou partie des étapes suivantes : - levage par au moins un palonnier électrique (de préférence monté sur ce wagon) de l'extrémité proximale d'au moins un rail qui repose sur le sol à côté de ce wagon de ramassage et à l'extérieur de la voie où il circule, et principalement devant ce même wagon par rapport au sens de progression ; - introduction de cette extrémité dans une ou plusieurs pinces mécanisées (par exemple quatre pinces munis de galets inférieurs, latéraux et supérieurs agencés pour maintenir le rail avec son âme dans une même orientation, en général verticale) portées par ce wagon de ramassage ; - déplacement de ce rail saisi vers l'arrière par rapport au wagon de ramassage (c'est à dire l'un par rapport à l'autre ou inversement), avec support vertical et recentrage latéral du rail par un ou plusieurs rouleaux montés sur ce wagon de ramassage, et acheminement du rail jusque sur un ou plusieurs wagons de transport de rail situés directement derrière le système de ramassage ; De façon optionnelle, le procédé comprend une détection électronique de blocage des rails commandant un freinage de sécurité par ouverture de CG. Dans le même esprit, ces améliorations de ramassage comprennent aussi un système ferroviaire de ramassage de rails comprenant au moins un wagon de ramassage (possiblement de type surbaissé) muni sur au moins un côté de moyens de guidage, lesquels sont dotés d'un chemin d'entrée des rails dirigé vers l'extérieur et vers l'avant dudit wagon et d'un chemin de sortie des rails dirigé vers l'intérieur et vers l'arrière dudit wagon. Ces moyens de guidage sont par exemple constitués par un ou plusieurs rails de guidage, possiblement avec rainure pour former goulotte, disposés de façon oblique le long du wagon. Ces moyens de guidage s'étendent depuis le - 11 - niveau du sol et l'extérieur du wagon jusque vers l'intérieur et le dessus du wagon. Sur ces moyens de guidage ou à leur sortie, le système comprend au moins une pince à rails comprenant au moins un galet inférieur de support et de préférence un galet supérieur, ainsi un ou plusieurs galets de guidage latéral disposés pour permettre un centrage et un contrôle ou un maintien de l'orientation du rail ramassé (par exemple des galets latéraux dont l'axe peut être incliné plus ou moins verticalement par des moyens de redressement tels que des vérins hydrauliques) Ce wagon peu en outre comprendre au moins un bras grue disposé pour saisir l'extrémité proximale du rail ramassé, et/ou au moins un palonnier à treuil électrique disposé pour lever cette extrémité proximale et l'introduire dans l'entrée de la goulotte et/ou de la pince à rails. Sur le même wagon, ou sur un autre monté derrière, ce système de ramassage comprend au moins un portique mobile le long de ce ou de ces wagons de ramassage. Ce portique comprend en particulier un ou plusieurs bras de préhension, de préférence frontaux, qui sont commandés pour guider les extrémités des rails. Avantageusement, ce système de ramassage comprend en outre au moins un rang de galets de support et de centrage, réglables en hauteur, disposés pour régler la position d'entrée du rail ramassé par rapport à la section transversale du ou des wagons de transport situés derrière et recevant le rail ramassé. Ces wagons de transport peuvent être d'un type normal, non surbaissés, et recevoir les rails sur des supports ou racks formant deux lits superposés. Ce système permet de charger les rails anciens posés au sol tout en étant tracté derrière une locomotive ou tout autre type de wagon, au contraire des systèmes de l'art antérieur qui nécessite d'être en tête de rame pour recevoir de façon frontale les rails posés au sol. Il s'agit d'un avantage intéressant car cela permet beaucoup plus de souplesse dans le choix de la position du ramassage des rails au sein des différents trains de travaux. Par exemple, il est important de pouvoir ramasser les rails le plus tôt possible après leur démontage et avant le ballastage, car leur présence - 12 - gêne la répartition du ballast et peut empêcher l'utilisation d'une partie du ballast répandu autour d'eux. Cette souplesse de positionnement prend une valeur particulièrement grande lorsqu'elle est apportée dans le cadre une configuration à trois trains de travaux comme celle décrite ici, puisque la diminution du nombre de train diminue le nombre de locomotives et d'extrémités frontales de rames, et augmente les contraintes en matière de positionnement. De plus, le réglage de l'avance de la rame de ramassage peut être délicat à commander entre les différents postes de travail, et est beaucoup plus facile si la locomotive est juste devant le wagon de ramassage, au contraire de l'art antérieur où elle était obligatoirement derrière tous les wagons de transport des rails ramassés. En outre, le fait de charger les rails par le côté permet de ne les soulever que progressivement et uniquement de la hauteur nécessaire pour monter sur le wagon. Ainsi, il suffit d'une faible longueur, un seul wagon d'environ vingt mètres, pour obtenir un alignement de l'ensemble du rail sur les wagons de transport qui suivent. Cela constitue un avantage intéressant par rapport aux systèmes connus qui nécessitent trois wagons, soit environ 60m, pour ramener le rail à la position voulue à l'entrée des wagons de stockage. En outre, ce système minimise le nombre de personnels devant travailler au sol, et leur permet de travailler essentiellement sur le plancher des véhicules, ce qui améliore leur sécurité. Ce système peut tout à fait être fabriqué par simple modification d'un wagon surbaissé existant, de façon conforme aux normes SNCF, RFF et EPSF en vigueur et sans restrictions de circulations et de travail sur les lignes en charge C. On limite ainsi le coût et la complexité de sa fabrication. Des modes de réalisation variés de l'invention sont prévus, intégrant selon l'ensemble de leurs combinaisons possibles les différentes caractéristiques optionnelles exposées ici. - 13 - Liste des figures D'autres particularités et avantages de l'invention ressortiront de la description détaillée d'un mode de mise en oeuvre nullement limitatif, et des dessins annexés sur lesquels : la FIGURE 1 illustre l'art antérieur, par une planche schématique représentant la configuration des différents éléments de trains de travaux en cours de travail sur un chantier, dans une configuration avec substitution de la voie avant remplacement du ballast ; la FIGURE 2 illustre le même art antérieur que la FIGURE 1, par un graphique représentant le minuté des opérations de ces éléments sur la longueur du chantier au cours d'une journée de travail ; la FIGURE 3 illustre une variante de l'art antérieur, dans une configuration avec remplacement du ballast avant substitution de la voie, par un graphique représentant le minuté des opérations de ces éléments sur la longueur du chantier au cours d'une journée de travail ; la FIGURE 4 illustre un mode de réalisation de l'invention par une planche schématique représentant la configuration des différents éléments de trains de travaux en cours de travail sur un chantier ; la FIGURE 5 illustre le mode de réalisation de la FIGURE 4 par un graphique représentant le minuté des opérations de ces éléments sur la longueur du chantier de la voie en travaux, au cours d'une journée de travail ; la FIGURE 6 illustre le mode de réalisation de la FIGURE 4 par un graphique représentant le minuté des opérations de ces éléments sur la longueur du chantier de la voie latérale longeant la voie en travaux, au cours d'une journée de travail ; les FIGURE 7 est FIGURE 8 sont des vues schématiques de dessus et de côté illustrant un système et procédé de ramassage de rail selon l'invention.30 - 14- Description de l'art antérieur Substitution avant dégarnissage Les FIGURE 1 et FIGURE 2 illustrent la configuration des matériels dans un chantier selon l'art antérieur, dans le cas d'une substitution des voies avant le remplacement du ballast. La FIGURE 1 est une planche représentant les trains travaux en longueur proportionnelle, ou du moins réaliste, et leur agencement en cours de travail sur le chantier global. La globalité du chantier est représentée sur plusieurs longueurs successives de la voie, disposées l'une en dessous de l'autre sur la figure. Le début du chantier est en haut à gauche et progresse vers la gauche, et la fin du chantier est représentée en bas à droite. Les traits mixtes à l'intérieur des trains de travaux représentent des séparations en différents éléments ou rames d'élément, au cours du travail. Les références indiquent les opérations, et les matériels utilisés sont parfois indiqués entre parenthèses. La FIGURE 2 est un minuté représentant la position des différents éléments sur la voie, en fonction de l'heure dans la ou les journées de travail. A tout instant précis de la journée, on peut voir une ligne horizontale coupant l'échelle du temps à gauche à l'heure correspondante. A l'intersection de cette ligne d'instant avec les différents graphiques représentant les différents éléments ferroviaires, on trouve la position (et la longueur) exacte de chacun de ces éléments à cet instant donné. Ce type graphique n'est pas forcément exhaustif, et certains éléments ne sont représentés que partiellement selon les besoins de l'illustration et de la lisibilité. Le déroulement du chantier, dans une configuration typique, peut être résumé comme suit. Selon les périodes climatiques, la Substitution avant Dégarnissage se fait (en France) : - Du 1er mars au 1er novembre avec stabilisation dynamique aRSO derrière la substitution aC, - Du 1er novembre au 1er mars sans cette opération aRSO. - 15 - Dans cette configuration, les opérations sont typiquement réalisées dans l'ordre suivant : TTXa1 : - Préparation (mécanisée et manuelle) des travaux principaux de substitution et de dégarnissage, - Consolidation partielle des traverses biblocs aux entretoises corrodées, - Préparation au détirefonnage des attaches avant substitution, - Substitution aC de la voie et clipage des attaches avec le train TTXa1, - Complément de ballast aKl avec les ballastières du train de renouvellement de voie TTXa1, derrière la partie de substitution des voies (les wagons de rails et le P95) ; - Régalage du ballast sur les têtes de traverses avec le train de renouvellement de voie P95 ; - Vérification des attaches, calage de la voie aBl avec la bourreuse B45 et soudures aluminothermiques SA ; - Ramassage des rails anciens aRR, avec complément de régalage devant les wagons de ramassage, avec le Train TTXa1 ; - Selon la période climatique, stabilisation RS0 derrière le Train TTXa1 avec le véhicule « 62 N » ; TTXa2: - Dégarnissage du ballast aD et chargement des terres aTR sur les wagons précédents, avec le Train TTXa2 ; - Ballastage de calage de complément aK2 avec le Train TTXa2 ; - Calage et première passe de relevage aB2 avec la bourreuse « 108 » ; 25 TTXa3: - Ballastage principal de complément et de lestage aK3 avec le Train TTXa3 ; - Mise à hauteur et complément de relevage aB3 et aRl avec la bourreuse « B50 » et la régaleuse « USP 2005 STAB » ; 30 - Tous les 1200 mètres de voie, libération des contraintes des Longs Rails Soudés : on coupe au centre de 1200 mètres de voie, on met les rails sur des rouleaux, on tire sur les rails pour qu'ils aient la longueur qu'ils auraient à 25°C, et on les soude à cette longueur ; - 16- TTXa4 : - Nivellement complémentaire aB4 et aR2 avec la bourreuse « 108 275 » et la régaleuse « R21 » ; - Complément de ballast aK4 et ramassage de finition aRF avec le Train TTXa4 ; - Finitions manuelles. Bien que certains véhicules spécialisés tels que les bourreuses et régaleuses puissent être rattachées à un train ou à l'autre, l'essentiel de chaque train est constitué d'un nombre important de wagons (de rails neufs ou anciens, de traverses, de terres, de ballast, etc.) et machines spécialisées qui seraient difficiles à regrouper autrement, et imposent le plus souvent la création et la gestion de ces quatre trains de travaux TTXa1 à TTXa4. Ainsi qu'on le voit sur les figures, les opérations de coupe et substitution aC et les opérations de dégarnissages aD sont effectuées à des périodes de temps nettement différentes, et par des groupes différents. La substitution aC est effectuée par le véhicule P95 situé dans le train de travaux TTXa1, et le dégarnissage aD est effectué par le train de terres et dégarnissage TTXa2. Cette séparation est difficilement évitable, entre autres du fait de la configuration du train de dégarnissage TTXa2 qui comporte de nombreux wagons de transports de terre devant lui. Ces wagons sont situés devant la dégarnisseuse, particulièrement pour éviter de polluer la voie dégarnie avec des retombées de terres et rapprocher la bourreuse de calage de la dégarnisseuse afin de gagner du temps en fin de travail. Ainsi qu'on le voit sur l'axe horizontal en haut de la FIGURE 2, chaque groupe traite pendant un poste de travail une certaine distance : LtrC pour l'opération aC du groupe de substitution, et LtrD pour l'opération aD du groupe de dégarnissage. Du fait du décalage entre les groupes (et leurs trains respectifs TTXa1 et TTXa2), une certaine distance Lint n'est pas traitée entre les deux groupes. C'est cette distance d'intervalle non traitée Lint qui doit être ballastée provisoirement (aKl), ainsi que stabilisée (aRSO) en période chaude, et où une voie ferrée non homogène supporte la - 17 - circulation commerciale pendant la nuit et un ou deux jours sans être traitée correctement. Dégarnissage avant substitution La FIGURE 3 est un minuté du même type que celui de la FIGURE 2, et illustre la configuration des matériels dans un chantier selon l'art antérieur, dans le cas d'un remplacement du ballast avant la substitution des voies. Le déroulement du chantier, dans une configuration typique, peut 10 être résumé comme suit. Dans la période climatique du 1er mars au 1er novembre, la substitution aC avant dégarnissage aD se fait (en France) avec tronçonnage LRS ou pré-libération des LRS, conseillée ou obligatoire. Dans cette configuration, les opérations sont typiquement réalisées 15 dans l'ordre suivant : - Préparation des travaux principaux de substitution et de dégarnissage ; - Opérations aPreC de tronçonnage des LRS ou pré-libération selon la période (1er mars au 1er novembre) ; - Consolidation partielle des traverses biblocs aux entretoises corrodées ; 20 TTXa1: - Dégarnissage aD, épuration et chargement aTR de la terre sur les wagons précédents, complément de ballast aKl avec le Train de dégarnissage TTXa1 ; - Calage de la voie aBl avec la bourreuse ; 25 - Préparation au détirefonnage des attaches avant substitution ; TTXa2 : - Substitution aC, ballastage aK2, soudure aluminothermique SA des rails avec le train de substitution TTXa2 ; - Calage et relevage de la voie aB2 avec la bourreuse 1 ; 30 - Ramassage des rails anciens aRR avec le train de substitution TTXa 2 ; TTXa3 : - Ballastage de complément aK3 avec le train de ballastage TTXa3 ; - Mise à hauteur aB3 et aRl avec la Bourreuse 3 et la régaleuse 2 ; - 18 - - Relevage des AdV et complément de relevage avec aB4 et aR2 la bourreuse 2 et la régaleuse 1 ; - Libération des contraintes des Longs Rails Soudés ; TTXa4 : - Complément de ballast aK4 et ramassage de finition aRF avec le TTX 4 ; - Nivellement complémentaire aB5 avec la Bourreuse 3 et la régaleuse 2, 10 Ainsi qu'on le voit sur l'axe horizontal en haut de la FIGURE 3, chaque groupe traite pendant un poste de travail une certaine distance : LtrD pour l'opération aD du groupe de dégarnissage, et LtrC pour l'opération aC du groupe de substitution. Du fait du décalage entre les groupes (et leurs trains respectifs TTXa1 et TTXa2), une certaine distance Lint n'est pas 15 traitée entre les deux groupes. C'est pour limiter les contraintes dans la voie et dans le véhicule de substitution, mais aussi pour sécuriser cette distance d'intervalle non traitée Lint, qu'il est nécessaire de réaliser une pré-découpe (aPreC) avant le dégarnissage, en longueur de 1200m ou de 54m selon la saison. 20 C'est sur cette distance Lint qu'une voie ferrée non homogène et ressoudée en petits tronçons supporte la circulation commerciale pendant la nuit et un ou deux jours, sans être traitée complètement. Description d'un mode de réalisation de l'invention 25 Les FIGURE 4 à FIGURE 6 illustrent un exemple de mode de réalisation de l'invention. La FIGURE 4 est une planche représentant les trains travaux en longueur proportionnelle, ou du moins réaliste, et leur agencement en cours de travail sur le chantier global. Les traits mixtes à l'intérieur des trains de 30 travaux représentent des séparations en différents éléments ou rames d'élément, au cours du travail. Les références indiquent les opérations, et les matériels utilisés sont parfois indiqués entre parenthèses. Dans la partie haute de la figure, la voie en travaux V1 et la voie latérale V2 utilisée en complément sont représentées côte à côte pour deux5 - 19 - longueurs successives de représentation. Seule la voie en travaux V1 figure sur les longueurs suivantes de représentation. La FIGURE 5 est un minuté représentant la position des différents éléments sur la voie en travaux « V1 », en fonction de l'heure dans la ou les journées de travail. La FIGURE 6 est un minuté représentant la position des différents éléments sur la voie latérale « V2 » utilisée par le train de terres TTX2, en fonction de l'heure dans la ou les journées de travail. Le déroulement du chantier, dans une configuration typique, peut être résumé comme suit. - Préparation des travaux principaux de substitution et de dégarnissage - Consolidation partielle des traverses biblocs aux entretoises corrodées - Préparation au détirefonnage des attaches avant substitution ; TTX1 et TTX2 : - Substitution C de la voie par le P95, et clipage des attaches avec le train de remplacement TTX1 sur la voie en travaux V1 ; - Dégarnissage D par le C75 immédiatement en suivant avec le train de remplacement TTX1 sur la voie V1, et chargement TF sur les wagons de terre TR du train de terres TTX2 qui est sur la voie contigüe V2 ; - Ballastage K1 (par exemple à 0,8 tonne par mètre), soudures aluminothermiques SA des rails neufs et calage de la voie B1 avec la bourreuse 1 (B45) avec le Train de remplacement TTX1 sur la voie V1 - Ballastage de complément K2 avec le Train de remplacement TTX1 ; - Premier ramassage de finition RF1 avec le Train de terres TTX2 sur la voie latérale V2, au niveau de la fin du train de remplacement TTX1 ; TTX3 : - Ramassage des rails anciens RR avec le Train TTX3 sur la voie en travaux V1 ; - Ballastage de complément K3 avec le Train 3 ; - Relevage de la voie B2 avec la Bourreuse 2 (B 50) ; - Complément de ballast et ramassage de finition avec le Train 2 et 3 ; - Mise à hauteur avec la Bourreuse 2 et la régaleuse 1 (USP 2005 STAB) ; - Libération LRS des contraintes des Longs Rails Soudés ; -20- - Nivellement complémentaire B3 et R2 avec la Bourreuse 3 (B 108) et la régaleuse 2 (R21) avec le train TTX3 ; - Finitions manuelles. Afin de faciliter la substitution avant le dégarnissage, le procédé selon l'invention et les matériels utilisés comprennent en outre : - Un système de mesure et d'enregistrement de la température des rails neufs posés ; - Deux bras de regarnissage des têtes de traverses intégré au train de substitution ; - Un système de régalage intégré à la goulotte de ramassage des rails anciens. Il est à noter que le ramassage des rails anciens est prévu au plus proche de la substitution, ce qui limite la gêne ou les risques créés par les anciens rails sur le bord de la voie. (Pour cela la goulotte peut être mise en premier véhicule de la rame de ramassage ou juste derrière une locomotive.) Dans le train de substitution et remplacement TTX1, le véhicule (ici un C75) réalisant le dégarnissage D coopère avec des moyens d'évacuation des terres, ou est modifié pour intégrer de tels moyens, comprenant au moins un convoyeur, par exemple d'une technologie connue et disposé sensiblement transversal à la voie. Ce convoyeur reçoit automatiquement les terres extraites par les moyens de dégarnissage, et est agencé pour pouvoir les déverser directement dans au moins un wagon standard du train de terres TTX2 circulant sur la voie latérale V2. Selon une particularité permettant de simplifier la coordination entre eux du train de remplacement TTX1 et du train de terres TTX2, le convoyeur est agencé pour pouvoir interrompre son acheminement des terres vers la voie latérale pendant l'intervalle de changement du wagon de terre les recevant. Ces terres sont alors stockées localement de façon temporaire, par exemple dans un réservoir local intermédiaire, ou sont rejetées sur la voie ferrée en travaux ou sur le bord de celle-ci. L'utilisation de la voie latérale V2 pour le train de terres TTX2 peut présenter des inconvénients, puisqu'elle oblige à interrompre le trafic sur - 21 - deux voies en même temps. Cela permet cependant un grand nombre d'avantages, dont un certain nombre sont cités plus haut. On remarque en particulier que l'invention permet d'utiliser des wagons plus simples pour recevoir les terres, voire de simples wagons standard de transport de matériaux à ouverture vers le haut. En effet, contrairement à l'art antérieur, ces wagons n'ont plus besoin de faire passer les terres d'un wagon à l'autre sur la même voie, puisqu'il suffit de déplacer légèrement l'ensemble du train TTX2 pour positionner un wagon vide en face du convoyeur de transfert dès que le wagon récepteur est plein. On limite ainsi la complexité et le coût du matériel nécessaire pour la constitution du train de terres TTX2. Ne comprenant plus de matériel spécialisé de dégarnissage ni de wagons de terres spécialisés avec tapis roulants, ce train de terres TTX2 ne présente donc plus ou presque plus de caractère hautement technique. Ceci en rend la gestion, l'entretien et la circulation beaucoup plus souple, plus simple et moins couteuse. Par exemple, les manoeuvres de repliement sont supprimées ou grandement réduites pour ce train. De plus, ce train TTX2 peut facilement intégrer des wagons dédiés à des rôles non techniques ou à des tâches non mécanisées, par exemple des wagons faisant réfectoire, vestiaire ou atelier, qui ainsi encombrent moins les trains spécialisés TTX1 et TTX3 en cours de travail sur la voie en travaux V1. Il est aussi à noter que le train de terres TTX2 ne circule pas sur la voie en travaux, ce qui représente pour celle-ci une charge de moins. En outre, ce train étant le plus souvent seul sur sa voie V2, sa gestion en est facilitée, par exemple en permettant plus facilement des échanges ou acheminements de wagons en cours de journée. Ainsi qu'on le voit sur les figures, la première opération réalisée par un véhicule du train de travaux TTX1 et suivant immédiatement l'opération de remplacement des traverses (à l'intérieur de l'opération de substitution C) est l'opération de dégarnissage D. De plus, on voit que la première opération réalisée par un véhicule du train de travaux TTX1 et suivant immédiatement le travail D du véhicule de dégarnissage C75 est une opération K1 de mise en place de ballast neuf. - 22 - Plus particulièrement, on voit qu'au moins un véhicule de calage et bourrage de la voie travaille B1 derrière le véhicule de dégarnissage C75 et le véhicule de substitution P95, au sein du même train de travaux TTX1 et dans la même zone de travaux que ceux-ci. L'invention permet ainsi de regrouper l'ensemble des opérations principales de remplacement C, D et K1 dans un même train de travaux TTX1, sur une même zone de travaux LtrCD. On diminue ou limite ainsi le nombre de trains de travaux et de zones de travaux, et donc la complexité, le coût et la durée de leur gestion et de leur préparation, sur le terrain comme au contrôle ou en planification. En réduisant le nombre de zones de travaux, même si l'une d'entre elles peut être légèrement rallongée (par exemple de 50m environ), on diminue ou limite aussi la distance totale sur laquelle le chantier occasionne une interruption du trafic pour les voies concernées, ou un ralentissement pour les voies qui les longent. Du fait de la plus grande proximité entre eux des trains de travaux, et des zones de travaux, la circulation, la coopération réciproque et le travail des engins et des personnels en sont également améliorés. Il est par exemple plus facile à un ouvrier de se rendre du véhicule de coupe au véhicule de dégarnissage qui est situé juste derrière, ou du train de remplacement TTX1 au à un wagon atelier du train de terres TTX2 qui est au même niveau sur la voie latérale. Tout en regroupant les zones de travaux, l'invention permet aussi de répartir les travaux de ramassage de finition (aRF dans la configuration de l'art antérieur) en deux parties distinctes RF1 et RF2, réparties sur les deux trains TTX1 et TTX3 de la voie en travaux V1. Cette scission permet une meilleure gestion de ce travail, puis que la première équipe F1 peut ramasser le plus gros des fers ou matériaux, alors que la deuxième équipe F2 sera plus à même de terminer le ramassage tout en vérifiant que rien n'a été oublié. On voit aussi que les deux phases de remplacements sont réalisées, sur une même zone déterminée LtrCD, à l'intérieur d'une même période d'interruption du trafic sur la voie ferrée en travaux, par exemple moins de 24h d'interruption de trafic, voire moins de 9h. - 23 - Du fait de la suppression ou limitation de la période intermédiaire entre le passage des deux groupes de remplacement, la fiabilité et la sécurité de la circulation d'exploitation est améliorée, ce qui représente un avantage important. La durée totale des travaux de remplacement sur une ligne donnée est en outre diminuée de la valeur de cette période intermédiaire supprimée, ou de sa diminution. Il est ainsi possible de diminuer d'environ deux jours la gêne sur une ligne ou portion de ligne donnée, par exemple par rapport à une durée totale de l'ordre de 30 jours pour 30 km, soit un gain d'environ 7%. Ainsi qu'on le voit sur les figures, les deux phases de remplacements, les opérations C de substitution de la voie puis les opérations de dégarnissage D et de ballastage K1, sont réalisées sans intercaler entre elles aucune opération de mise en place de nouveau ballast ou de calage de la voie. Même en période chaude, les deux phases de remplacements sont en outre réalisées successivement sans intercaler entre elles d'opération de stabilisation du ballast telles que l'opération aRSO de l'art antérieur en FIGURE 1 et FIGURE 2 ; et sans les faire précéder par des opérations de tronçonnage des rails ou de pré-libération des longs rails soudés telles que les opérations aPreC de l'art antérieur en FIGURE 3. Le procédé selon l'invention permet ainsi d'éviter certaines opérations, en particulier le ballastage intermédiaire aKl et calage intermédiaire aBl, ainsi que la stabilisation aRSO ou le tronçonnage préalable ou la pré-libération aPreC en période chaude. La quantité de ballast neuf utilisée est en outre diminuée, par exemple de l'ordre de 400 tonnes pour une journée de travail. Tout ceci contribue ainsi à la simplification des travaux et à la limitation des coûts. Ramassage des rails La FIGURE 7 représente le wagon goulotte de ramassage de rails GR, avec le portique 71 vu en transparence. Celui-ci est réalisé à partir d'un wagon surbaissé 700 existant sur le RFN et équipé de chemins de - 24 - roulement 701 latéraux. Il comprend le stockage du portique 71, un groupe énergie (non représenté) et des rouleaux de guidage des rails 79. La flèche pleine entre les figures représente le sens de progression du wagon goulotte lors du ramassage. Le wagon goulotte de ramassage de rail GR est réalisé à partir d'un wagon surbaissé qui sert de goulotte d'entrée et de tremplin, et enfile directement les rails ramassés 79 dans un wagon de transport (non représenté) qui le suit (sur la droite de la figure). Ce système offre les avantages suivants : - matériel spécialisé réduit à un seul wagon de 20 mètres ; - Possibilité de charger en tirant la goulotte derrière une locomotive ; - Travail en sécurité du personnel sur un plancher ; - Galets d'orientation multiple des abouts de rails ; - Fabrication aisée à partir d'un wagon surbaissé existant ; - Permet de ramasser des rails de type Vignole de la taille U33 à la taille UIC 60 kg. Le wagon goulotte GR, est équipé de : - Bras grue d'entrée 74 pour assister la prise des abouts de barres ; - Quatre pinces à rails d'entrée 731 à 734 avec galets inférieurs, latéraux et supérieurs pour maintenir les rails verticaux, avec orientation réglable pour aligner les abouts des rails 79 avant éclissage et les faire pivoter pour les redresser ; - Rainures de guidage 76 des rails 79 dans certaines parties de leur trajet ; - Palonniers 72 à treuil électrique pour lever les rails depuis le sol et les introduire dans les pinces à rails ; - Portique 71 de type VAIA-CAR, avec deux bras de préhension 711 frontaux, circulant sur le chemin de roulement 701 jusqu'au milieu du wagon goulotte GR afin de guider les extrémités 791 des rails 79 ; - Système de détection de blocage des rails avec freinage de sécurité par ouverture de CG. Les premiers rouleaux de guidage 731 à 733 des rails sont fixes pour monter et recentrer les rails 79 vers les peignes verticaux qui maintiennent les rails sur les wagons de transport. Le dernier rang de galets 734 est - 25 - réglable en hauteur et largeur pour ajuster l'introduction des rails 79 dans les peignes. Sur la figure, la partie non encore parcourue du trajet des rails ramassés 79 est représentée en traits pointillés. Bien sûr, l'invention n'est pas limitée à l'exemple qui vient d'être décrit et de nombreux aménagements peuvent être apportés à cet exemple sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS1. Procédé de remplacement du ballast et de la voie, c'est à dire des rails et des traverses, d'une voie ferrée dite voie en travaux (V1), du type comprenant au moins deux phases successives de remplacement, l'une de la voie et l'autre du ballast, réalisées par deux véhicules automatisés, l'un de substitution de la voie et l'autre de dégarnissage du ballast, distincts et circulant sur ladite voie en travaux ; la phase de remplacement du ballast incluant une opération de dégarnissage du ballast (D) par ledit véhicule de dégarnissage qui évacue les terres extraites dans un ou plusieurs wagons de transport des terres (TR), suivie par une ou plusieurs opérations de mise en place (K1, K2, K3) et de préparation de ballast (B1 à B4, R1, R2) en complément ou en remplacement du ballast initial de ladite voie en travaux ; ledit procédé étant caractérisé en ce que : - d'une part l'opération de remplacement du ballast (D, K1) succède à la phase de remplacement de la voie (C), et - d'autre part ladite opération de remplacement du ballast (D, K1) comprend une évacuation (TF) au fur et à mesure des terres extraites depuis la voie en travaux (V1) vers un ou plusieurs véhicules (TR) circulant sur une voie latérale (V2) longeant ladite voie en travaux. 2. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la phase de remplacement des rails et traverses (C) et l'opération de dégarnissage (D) sont réalisés par deux véhicules distincts et fonctionnellement indépendants, circulant et travaillant dans un même train de travaux (TTX1). 3. Procédé selon la revendication précédente, caractérisé en ce que la phase de remplacement des rails et traverses (C) et l'opération de dégarnissage (D) sont réalisés par deux véhicules distincts et indépendants contigus lors de leur travail. 2960006 - 27 - 4. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la première opération suivant immédiatement l'opération de remplacement des traverses (C), et qui est réalisée par un 5 véhicule du train de travaux (TTX1), est l'opération de dégarnissage (D). 5. Procédé selon l'une quelconque des revendications 2 à 4, caractérisé en ce que la première opération suivant immédiatement le travail (D) du véhicule de dégarnissage, et qui est réalisée par un véhicule du train de 10 travaux (TTX1), est une opération de mise en place de ballast neuf (K1). 6. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'au moins un véhicule de calage et bourrage de la voie travaille (B1) derrière le véhicule de dégarnissage (D) et le véhicule de 15 substitution (C), et dans la même zone de travaux (TTX1) que ceux-ci. 7. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les deux phases de remplacement (C respectivement D, K1) sont réalisées, sur une même zone déterminée (LtrCD), à l'intérieur 20 d'une même période d'interruption du trafic sur la voie ferrée en travaux (V1). 8. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les deux phases de remplacement (C respectivement 25 D, K1) sont réalisées successivement sans intercaler entre elles d'opération de stabilisation du ballast (aRSO), et sans les faire précéder par des opérations (aPreC) de tronçonnage des rails ou de pré-libération des longs rails soudés. 30 9. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les deux phases de remplacements (C respectivement D, K1) sont réalisées successivement sans intercaler entre elles d'opération de mise en place de nouveau ballast ou de calage de la voie.- 28 - 10. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comprend au moins une opération de ramassage latéral de rails par un matériel ferroviaire comprenant au moins un wagon de ramassage (GR), ce procédé comprenant les étapes suivantes : - levage mécanisé de l'extrémité proximale (791) d'au moins un rail (79) qui repose sur le sol à côté de ce wagon de ramassage, et principalement devant ce même wagon ; - introduction de cette extrémité (791) dans un ou plusieurs éléments de guidage, dits pinces à rail (731) ; - déplacement dudit rail (79) saisi vers l'arrière par rapport au wagon de ramassage (GR), avec support vertical et recentrage latéral du rail par un ou plusieurs rouleaux (731 à 734) montés sur ledit wagon de ramassage, et acheminement du rail jusque sur un ou plusieurs wagons de transport de rail situés directement derrière le wagon de ramassage (GR). 11. Train (TTX1) de véhicules ferroviaires de travaux pour le remplacement du ballast d'une voie ferrée dite voie en travaux (V1), comprenant des moyens automatisés de dégarnissage (D) dudit ballast et des moyens automatisés d'évacuation des terres extraites dans un ou plusieurs wagons de transport des terres, caractérisé en ce que lesdits moyens d'évacuation sont agencés pour transporter (TF) directement les terres extraites vers un ou plusieurs véhicules (TR) circulant sur une voie latérale (V2) longeant ladite voie en travaux (V1). 12. Train (TTX1) selon la revendication précédente, caractérisé en ce que les moyens de d'évacuation des terres extraites comprennent au moins un convoyeur, recevant les terres extraites (D) par les moyens de dégarnissage et agencé pour pouvoir les déverser (TF) dans au moins un wagon standard (TR) circulant sur la voie latérale (V2). 13. Train (TTX1) selon la revendication précédente, caractérisé en ce que le convoyeur est agencé pour pouvoir interrompre son acheminement (TF) des terres vers la voie latérale (V2) pendant l'intervalle de changement du- 29 - wagon de terre (TR) les recevant, lesdites terres étant alors localement stockées de façon temporaire ou rejetées sur la voie ferrée en travaux (V1) ou sur le bord de celle-ci. 14. Train (TTX1) selon l'une quelconque des revendications 11 à 13, caractérisé en ce qu'il comprend un véhicule automatisé de substitution des rails et des traverses (C) suivi par un véhicule automatisé de dégarnissage du ballast (D), distinct dudit véhicule de substitution, réalisant les moyens automatisés de dégarnissage. 15. Train (TTX1) selon la revendication précédente, caractérisé en ce que le véhicule de substitution des rails et des traverses (C) et le véhicule de dégarnissage du ballast (D) sont contigus au sein dudit train. 16. Train (TTX2) de véhicules ferroviaires de travaux pour le remplacement du ballast (D, K1) d'une voie ferrée dite voie en travaux (V1) longeant la voie (V2) sur laquelle il circule, comprenant une pluralité de véhicules passifs de transport de matériaux (TR) aptes à recevoir (TF) les terres extraites venant d'un train (TTX1) selon l'une quelconque des revendications 11 à 15 travaillant sur la voie en travaux, ou issues d'un procédé de remplacement selon l'une quelconque des revendications 1 à 10. 17. Train (TTX2) selon la revendication précédente, caractérisé en ce qu'il comprend en outre un ou plusieurs véhicules de transport aptes à recevoir les déchets résiduels ou coupons de rails retirés (RF1) de la voie en travaux par un train selon l'une quelconque des revendications 11 à 15, ou issu d'un procédé de remplacement selon l'une quelconque des revendications 1 à 10.30
57,409
FR2960007A1
A1
20111118
FR 2960007 A1 20111118 FR 1002043 A 20100512 10 15 20 25 30 35 STATION PASSERELLE pour TELEPHERIQUE URBAIN Domaine de l'invention L'invention est relative à une installation aérienne de transport collectif de personnes en milieu urbain ou périurbain utilisant notamment des câbles pour assurer la portance et / ou la traction des véhicules, comportant des stations aériennes dont certaines enjambent la voierie. Objet de l'invention Ces stations sont caractérisées par le fait qu'au dessous du niveau des quais et au dessus de la circulation, on trouve une passerelle transversale à la voierie, permettant aux passagers d'accéder aux quais et aussi aux piétons de passer d'un coté à l'autre de la voierie sans traverser la circulation. Aussi de chaque coté de la station, les deux niveaux, l'un inférieur pour la passerelle, l'autre supérieur pour le quai correspondant, sont desservis depuis le sol par des escaliers ou tout autre moyen mécanique, notamment par des ascenseurs (accessibles aux personnes à mobilité réduite). Dans ce dernier cas, pour des raisons de disponibilité de fonctionnement et de fréquence, il est avantageux, voire économique, d'utiliser une batterie de deux ascenseurs de capacité standard plutôt qu'un seul de capacité double. Une telle station comprend donc deux piliers, un de chaque coté de la voierie, reliés entre eux par une passerelle qui supporte de part et d'autre les quais d'embarquement / débarquement dans chaque sens, chaque pilier comportant les moyens d'accès aux deux niveaux considérés. Dans les cas où les deux voies sont superposées, un pilier d'un seul coté peut être suffisant pour accéder aux deux niveaux de quai, mais il peut être quand même intéressant de prévoir la possibilité de traverser la voierie au dessus de la circulation avec une passerelle située en dessous du niveau du quai inférieur, s'appuyant sur un pilier de l'autre coté de la voierie avec un accès limité au niveau de la passerelle. Enfin, s'il y a quatre voies, superposées deux à deux, les dispositions de la station sont identiques à celle de la station à deux niveaux mais comportant trois niveaux d'arrêt des ascenseurs : passerelle, voie inférieure, voie supérieure. Dans tous les cas de figure, la structure de la passerelle qui ne peut avoir moins de 2,30 m de haut permet d'assurer des grandes portées, tout en supportant les quais, avec la possibilité d'être soutenue par un pilier dans l'axe de la volerie que l'installation survole. 10 Dans une installation à câbles porteurs, ceux-ci sont supportés au niveau des stations et la surélévation du niveau des quais due à la hauteur de la passerelle en dessous peut se justifier par la flèche que font ces câbles entre ladite station et le pylône soutien le plus proche, la trajectoire du dessous des véhicules 15 devant respecter partout le gabarit routier imposé. Si le niveau de la passerelle est en général le plus bas, compatible avec le respect du gabarit routier, pour une meilleure proximité d'accès, elle peut être en fait à n'importe quel niveau sans inconvénient majeur puisqu'elle est accessible 20 par ascenseur. D'autres avantages et caractéristiques de l'invention ressortiront plus clairement de la description qui va suivre de différents modes de mise en oeuvre de l'invention, donnés à titre d'exemples et représentés aux dessins annexés, dans 25 lesquels : La figure 1 est une vue transversale d'une station selon l'invention pour une installation comportant deux voies de circulations de véhicules au même niveau ; 30 La figure 2 est une vue de dessus du niveau quai de la figure 1 ; La figure 3 est une vue de dessus du niveau passerelle de la figure 1 ; 5 15 20 25 30 35 , La figure 4 est une vue de dessus du niveau voierie de la figure 1, montrant la possibilité d'avoir l'accès aux ascenseurs en empiétant au minimum sur la largeur du trottoir ; La figure 5 est une vue transversale d'une station selon l'invention pour une installation comportant deux voies de circulations superposées de véhicules avec un accès aux quais d'embarquement / débarquement, que l'on désignera par la suite comme quais d'embarquement, d'un seul coté de la voierie ; La figure 6 est une vue transversale d'une station selon l'invention pour une installation comportant deux voies de circulations superposées de véhicules avec un accès aux quais d'embarquement et à la passerelle piétons depuis les deux cotés de la voierie ; La figure 7 est une vue transversale d'une station selon l'invention pour une installation comportant deux fois deux voies de circulations superposées de véhicules avec un accès aux quais d'embarquement et à la passerelle piétons depuis les deux cotés de la voierie ; La figure 8 est une vue transversale d'une station identique à celle représentée à la figure 7 mais dont la passerelle piétons est située entre les deux niveaux de voies de circulation superposées des véhicules. La figure 9 est un profil de ligne d'une installation à câbles avec une station selon l'invention. Descriptif des dessins La figure 1 représente une station 2 dans laquelle des véhicules 3 et 4, circulant chacun dans un sens différent, s'arrêtent devant des quais 5 d'embarquement. La station 2 comporte deux piliers 8, situés de chaque coté de la voierie 7 sur lesquels s'appuie une passerelle 6 située en dessous du niveaux des quais 5 qu'elle supporte par l'intermédiaire de poteaux 1. Les accès depuis la à la passerelle 6 et aux quais 5 d'embarquement sont représentés par deux systèmes différents qui sont des ascenseurs 9 ou des escaliers 10 intégrés dans les piliers 8. Selon la portée de la passerelle 6, on peut trouver un ou plusieurs appuis intermédiaires 11 qui peuvent également servir de support à des éventuels quais 12 situés entre les deux voies de circulation des véhicules 3 et 4. s Les figures 2, 3 et 4 sont des vues de dessus des différents niveaux d'une station 2 selon la figure 1. Les portes des ascenseurs 9, situés dans un des piliers 8, sont disposés avantageusement pour permettre un accès rationnel des usagers dans le sens longitudinal de la voierie 7. 10 La figure 5 représente une station 12 dans laquelle, des véhicules 13 et 14, circulant sur deux voies superposées, s'arrêtent respectivement devant des quais 15 et 16 d'embarquement. La passerelle 6, qui enjambe la voierie et supporte les quais d'embarquement 15 et 16 par l'intermédiaire de poteaux 20, s'appuie sur deux piliers 18 et 28 équipés d'ascenseurs 19 et 29 qui permettent 15 d'accéder aux différents niveaux qu'ils desservent. La figure 6 représente une station similaire à la station de la figure 5 mais dont les deux piliers 28 sont équipés d'ascenseurs 29 permettant d'accéder depuis les deux cotés de la voierie 7 à chacun des niveaux de la passerelle 6 et des quais 20 d'embarquement 15 et 16. La figure 7 représente une station selon l'invention pour une installation composée de deux fois deux voies superposées. 25 La figure 8 représente une station similaire à celle de la figure 7 avec une variante de la position de la passerelle 6 située entre les deux niveaux de circulations des véhicules. La figure 9 représente un profil de ligne d'une installation à câbles porteurs 34 30 sur lequel circule un véhicule 25 selon une trajectoire 26 au dessus du niveau de la voierie 7. La figure 9 montre que la passerelle 36 peut se loger sous le niveau des quais 24 d'une station 38, qui doivent être plus haut que le gabarit routier 27 du fait de la flèche des câbles en ligne. 35 REVENDICATIONS1. Station de téléphérique urbain ou périurbain, caractérisée en ce que elle comporte une passerelle transversale enjambant la voierie, utilisable par les usagers du téléphérique et par les piétons. 10 2. Station selon la revendication 1 caractérisée en ce que la structure de la passerelle, compte tenu de sa hauteur nécessaire pour assurer le passage des piétons, peut présenter une rigidité suffisante pour supporter y compris les quais d'embarquement/débarquement. 3. Station selon la revendication 1 caractérisée en ce que l'accès aux différents niveaux est assuré par des ascenseurs logés dans les piliers de part et d'autre de la voierie qui supportent la passerelle et les quais d'embarquement I débarquement. 4. Station selon les revendications 1, 2 et 3 caractérisée en ce que les ascenseurs sont au nombre de 2 par pilier afin d'assurer la disponibilité de fonctionnement. 5. Station selon les revendications 1, 2, 3 et 4 caractérisée en ce que les 25 ascenseurs ont des portes perpendiculaires aux voies de l'installation permettant une circulation piétonne la meilleure à tous les niveaux, notamment au niveau de la voierie. 6. Station selon la revendication 1 caractérisée en ce que le niveau de la passerelle 30 est situé au dessous de celui des quais d'embarquement / débarquement. 15 20 35
8,793
FR2960008A1
A1
20111118
FR 2960008 A1 20111118 FR 1002003 A 20100511 L'invention concerne un dispositif prise d'eau, enterré ou semienterré dans un sol, tel que notamment bouche d'incendie ou poteau d'incendie. Le domaine de l'invention est celui des prises d'eau incendie. Dans ce domaine, on connaît des dispositifs semi-enterrés, tels que poteau d'incendie, ou encore des dispositifs enterrés, tels que bouche d'incendie. Afin de pouvoir être sollicitées à tout moment, quelles que soient les conditions climatiques, ces prises d'eau doivent être incongelables. A cet effet, dans le cas d'un poteau ou d'une bouche d'incendie, le dispositif comprend une tubulure rigide globalement verticale formant conduite pour de l'eau et enterrée dans le sol. Cette conduite verticale est généralement prolongée à son extrémité inférieure par un coude à patin relié à une source d'eau sous pression. Un obturateur, commandé par une tige de commande, interne à la conduite verticale permet d'ouvrir ou de fermer de manière étanche la conduite sous la surface du sol, à une profondeur déterminée dans le sol afin d'éviter les températures susceptibles de provoquer la congélation de l'eau en amont dudit obturateur lorsque ledit obturateur est en position de fermeture. Afin d'éviter la congélation de l'eau, une fois l'obturateur en position de fermeture, en aval dudit obturateur, le dispositif comporte en outre une soupape de purge, à proximité immédiate dudit obturateur permettant de vider l'eau contenue dans la conduite. De manière connue, cette soupape de purge se ferme sous la pression de l'eau lorsque l'obturateur commandé est en position d'ouverture et s'ouvre dans le cas d'une diminution de pression lorsque l'obturateur est en position de fermeture de ladite conduite. L'eau de purge en sortie de la soupape est conduite par un tuyau au niveau d'un lit de cailloux de drainage dans le sol, afin de permettre leur infiltration. Bien souvent, la pose d'un tel dispositif prise d'eau nécessite de creuser une fouille et de réaliser une dalle en ciment dans le fond afin de rapporter le dispositif en appui sur cette dalle par l'intermédiaire du coude à patin à l'extrémité inférieure de la tubulure verticale. On constate toutefois, avec le temps, que la purge de la conduite, en aval de l'obturateur, n'est pas satisfaisante, de l'eau restant piégée dans la conduite, susceptible de congeler et de rendre ainsi la prise d'eau inutilisable. Le but de la présente invention est de pallier les inconvénients précités en proposant un dispositif prise d'eau dont la purge de la conduite, en 10 aval dudit obturateur, est de performance améliorée. Un autre but de la présente invention est de proposer un tel dispositif dont la pose est facilitée, ne nécessitant pas de bétonnage du fond de fouille comme support du dispositif. D'autres buts et avantages de la présente invention 15 apparaîtront au cours de la description qui n'est donnée qu'à titre indicatif et qui n'a pas pour but de la limiter. Aussi, l'invention concerne un dispositif prise d'eau, enterré ou semi-enterré dans un sol, tel qu'un poteau d'incendie ou une bouche d'incendie, destiné à être raccordé à une source d'eau, notamment sous 20 pression. Ledit dispositif prise d'eau comprend : - une tubulure, rigide, formant une conduite pour de l'eau, enterrée au moins en partie dans le sol, - un obturateur, commandé, apte à fermer ou ouvrir ladite 25 conduite sous la surface supérieure dudit sol, - une soupape de purge prévue en aval dudit obturateur, selon le sens normal d'écoulement de l'eau, à proximité dudit obturateur lorsque ledit obturateur est en position de fermeture, ladite soupape de purge étant apte, d'une part, à se fermer lorsque ledit obturateur est en position 30 d'ouverture et apte, d'autre part, à s'ouvrir lorsque ledit obturateur est en position de fermeture de sorte à vider l'eau contenue dans la tubulure en aval dudit obturateur, l'eau de purge s'infiltrant dans le sol. Selon l'invention, le dispositif présente, en outre, une boîte de purge, enterrée, destinée à faciliter l'infiltration de l'eau de purge dans le sol, ladite boîte de purge étant raccordée à la sortie de ladite soupape de purge de sorte à permettre l'écoulement de l'eau de la soupape de purge dans le volume intérieur de ladite boîte de purge, ladite boîte de purge présentant une pluralité d'orifices d'évacuation répartis sur la paroi de ladite boîte de purge pour l'infiltration de l'eau dans le sol. Selon des caractéristiques optionnelles prises seules ou en 10 combinaison : - la tubulure est verticale, ladite boîte de purge étant disposée à l'aplomb de ladite tubulure verticale en dessous de ladite tubulure verticale ; - le dispositif comprend outre la tubulure verticale, un coude à patin, formant une tubulure en renvoi d'angle, sensiblement à 90°, dont l'une 15 des extrémités est raccordée à l'extrémité inférieure de ladite tubulure verticale, et l'autre extrémité est destinée à être raccordée à ladite source d'eau, ladite boîte de purge constituant un support pour le patin dudit coude à patin ; - ladite boîte de purge présente deux faces planes, de 20 dimensions différentes, destinées à constituer deux surfaces de supports respectives pour deux coudes à patin distincts, par exemple l'une des faces constituant un support pour un coude à patin d'une bouche d'incendie, l'autre face plane de la boîte constituant un support pour le patin du coude à patin d'un poteau d'incendie ; 25 - la boîte de purge est de forme sensiblement cylindrique, lesdits orifices d'évacuation étant répartis sur la surface latérale dudit cylindre ; - la boîte de purge est enterrée dans des cailloux, notamment de granulométrie supérieure aux dimensions des orifices d'évacuation de ladite boîte de purge ; 30 - les cailloux ont une granulométrie comprise entre 12 mm et 20 mm; - la soupape de purge et la boîte de purge sont raccordées au moyen d'un tuyau souple, notamment plastique annelé. L'invention concerne également un procédé pour la mise en oeuvre d'un dispositif prise d'eau comprenant un coude à patin, comprenant les 5 étapes suivantes : - on creuse une fouille dans un sol, obtenant une terre de remblai, - on positionne la boîte de purge en fond de fouille, - on remblaie la fouille partiellement avec des cailloux jusqu'à 10 la surface supérieure de ladite boîte de purge, - on positionne l'ensemble tubulure verticale et coude à patin dans la fouille en appui sur la boîte de purge, le patin dudit coude à patin prenant appui sur la surface supérieure de ladite boîte de purge, - on raccorde la soupape de purge à la boîte de purge, 15 - on remblaie la fouille entièrement avec la terre de remblai. L'invention concerne également l'utilisation d'une prise d'eau conforme à l'invention comme prise d'eau incendie. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description accompagnée des figures en annexe, parmi lesquelles : 20 - la figure 1 illustre un dispositif prise d'eau, en l'espèce une bouche d'incendie, conforme à l'invention, selon un plan de coupe sensiblement vertical, - la figure 2 illustre un dispositif prise d'eau, en l'espèce un poteau d'incendie conforme à l'invention, selon un plan de coupe sensiblement 25 vertical, - les figures 3, 4 et 5 illustrent respectivement une vue de face, une vue de dessus et une vue de dessous d'une boîte de purge telle qu'illustrée dans le dispositif de la figure 1 ou 2, - la figure 6 est une vue de la boîte de purge selon la coupe 30 III-III telle qu'illustrée la figure 3. Aussi, l'invention concerne un dispositif prise d'eau 1, enterré, ou semi-enterré dans un sol S, tel qu'un poteau d'incendie ou une bouche d'incendie B destiné à être raccordé à une source d'eau notamment sous pression. Le dispositif prise d'eau 1 comprend : - une tubulure 2, rigide formant une conduite pour de l'eau, enterrée au moins en partie dans le sol, - un obturateur 3, commandé, apte à fermer ou ouvrir ladite conduite de manière étanche à l'eau sous la surface supérieure dudit sol, - une soupape de purge 5, prévue en aval dudit obturateur 3 selon le sens normal d'écoulement de l'eau, à proximité dudit obturateur lorsque ledit obturateur est en position de fermeture. Ladite soupape de purge est apte, d'une part, à se fermer lorsque ledit obturateur est en position d'ouverture, et d'autre part, à s'ouvrir lorsque ledit obturateur est en position de fermeture de sorte à vider l'eau contenue dans la tubulure en aval dudit obturateur, l'eau de purge s'infiltrant dans le sol S. De manière connue, l'obturateur 3 permet de fermer la conduite sous la forme supérieure du sol 4 à une profondeur « d » suffisante de telle façon à s'assurer que lorsque l'obturateur 3 est en position de fermeture, la température soit suffisamment élevée, quelle que soit la période de l'année pour éviter la congélation de l'eau en amont dudit obturateur. Tel qu'illustré aux figures, l'obturateur 3 peut être pourvu d'un joint d'étanchéité 31 apte à coopérer en position de fermeture de l'obturateur 3 avec un siège 32 dudit dispositif. L'obturateur 3 peut être commandé à l'ouverture ou à la fermeture en translation par l'intermédiaire d'un élément tubulaire 33 solidaire de l'obturateur 3 et qui s'étend dans la conduite 2 vers le haut. Cet élément tubulaire 33 présente à son extrémité un embout 35 présentant un taraudage, cet embout 35 étant apte à coulisser le long d'un guide vertical 36. Cet embout 35 coopère par vissage avec une tige filetée 37 solidarisée par l'intermédiaire de moyens de pivot 39 au bâti du dispositif. L'extrémité supérieure de la tige filetée 37 est pourvue d'une empreinte 38 pour un outil tel qu'une clé. De manière connue en soi, notamment lorsqu'un couvercle 40 de la bouche d'incendie B est ouvert, une clé peut être insérée dans l'empreinte 38 afin de provoquer la rotation de la tige filetée 37 dans un sens ou dans l'autre. La tige filetée coopère par vissage avec l'embout taraudé 35 provoquant ainsi la montée et ainsi l'ouverture de l'obturateur 3, ou au contraire dans l'autre sens, la descente de l'obturateur 3 jusqu'à sa position de fermeture. La soupape de purge 5 est également illustrée à la figure 1 ou 2. II peut s'agir d'une soupape présentant une valve contrainte dans une position d'ouverture de la soupape par des moyens ressorts. Lorsque l'obturateur 3 est en position d'ouverture, la pression 15 de l'eau dans la conduite contraint la valve à l'encontre du ressort dans sa position de fermeture. Au contraire, lorsque l'obturateur 3 est en position de fermeture, la pression de l'eau dans la partie de la conduite en aval dudit obturateur 3 n'est plus suffisante pour provoquer la fermeture de la soupape 20 qui s'ouvre contrainte par des moyens ressorts. La soupape de purge 5 permet ainsi de vider la conduite en aval dudit obturateur 3. Le dispositif 1 peut être pourvu, tel qu'illustré, en partie supérieure du dispositif notamment en partie supérieure de la tubulure 2, d'un raccord 41. 25 Il est à noter que l'exemple de la figure 1 est un dispositif de prise d'eau connu par l'homme du métier sous l'appellation « bouche d'incendie » enterrée dans le sol, alors que l'exemple de la figure 2, dont la tubulure rigide est semi-enterrée, est une prise d'eau connue par l'homme du métier sous l'appellation « poteau d'incendie », présentant en partie supérieure 30 une tubulure s'élevant à partir de la surface 4 du sol en poteau présentant généralement à son extrémité supérieure une ou plusieurs sorties 42 pour de l'eau du type raccord pompier. Selon l'invention, le dispositif présente, en outre une boîte de purge 6, enterrée, destinée à faciliter l'infiltration de l'eau de purge dans le sol. Cette boîte de purge est, telle qu'illustrée à la figure 1 ou encore à la figure 2, raccordée à la sortie de la soupape de purge 5 de sorte à permettre l'écoulement de l'eau de la soupape de purge dans le volume intérieur 7 de ladite boîte de purge 6. La boîte de purge présente une pluralité d'orifices d'évacuation 8 répartis sur la paroi de la boîte de purge 6 pour l'infiltration de l'eau dans le sol. Cette boîte de purge 6 permet avantageusement d'augmenter la surface d'infiltration des eaux dans le sol permettant ainsi une meilleure infiltration des eaux dans le sol. Afin de minimiser l'espace occupé par le dispositif, la boîte de purge peut être disposée à l'aplomb de la tubulure verticale 2 dudit dispositif, 15 en dessous de ladite tubulure verticale. Tel qu'illustré, notamment selon un exemple de réalisation, à la figure 1, le dispositif prise d'eau peut comprendre outre la tubulure verticale 2 un coude à patin 9, formant un renvoi d'angle, sensiblement à 90°. Ce coude à patin 9 présente une extrémité 10 qui est raccordée à l'extrémité inférieure de 20 la tubulure verticale 3 et une autre extrémité 11 qui est destinée à être raccordée à la source d'eau. Selon l'exemple de la figure 1 ou 2, la boîte de purge 6 peut constituer un support pour le patin 12 dudit coude à patin 9. La boîte de purge 6 permet ainsi de reprendre le poids de toute la structure, à savoir non 25 seulement le coude à patin, mais également la tubulure verticale 2 ainsi que le poids de tous les organes associés à ces éléments, tels qu'organe obturateur 3 et son mécanisme de commande 33, 34, 35, 36, 37, 38, 39 ainsi que le couvercle 40 de la bouche d'incendie selon l'exemple de la figure 1. Cette boîte de purge 6 combine ainsi, selon ce mode de 30 réalisation, non seulement une fonction pour l'infiltration des eaux de purge dans le sol, mais également une fonction de support pour l'ensemble tubulure et coude à patin ainsi les organes associés, qui sont généralement en métal, de poids conséquent. Avec cette boîte 6, il n'est plus nécessaire de bétonner le fond de fouille afin de servir de support pour le dispositif. Telle qu'illustrée aux figures, selon les exemples de réalisation, la boîte de purge 6 peut présenter deux faces planes 13, 14 de dimensions différentes. Notamment, l'une des faces 13, telle qu'illustrée aux figures peut servir de surface de support pour le patin 12 d'un coude à patin 9 spécialement destiné pour une bouche d'incendie B, tel que cela est illustré à la figure 1. Selon un autre mode de réalisation illustré à la figure 2, la face 14 de dimension distincte de la face 13 peut servir de surface de support pour le patin 12 d'un coude spécialement destiné pour un dispositif prise d'eau connu par l'homme du métier sous le nom de poteaux d'incendie P. En effet, tels qu'illustrés, les coudes à patin associés au poteau d'incendie P et bouche d'incendie B sont généralement distincts. Selon le mode de réalisation illustré, la boîte de purge 6 est de forme sensiblement cylindrique, les orifices d'évacuation 8 étant répartis sur la surface latérale cylindrique dudit cylindre. Telles qu'illustrées, les bases de ce cylindre sont fermées par des parois 13 et 14 planes constituant notamment des surfaces planes susceptibles de coopérer avec le patin 12 des coudes 9. Selon un mode de réalisation, la boîte de purge 6 est avantageusement enterrée dans des cailloux 15 dont la granulométrie peut être supérieure aux dimensions des orifices d'évacuation de la boîte de purge 6. Selon un exemple de réalisation, les cailloux peuvent avoir une 25 granulométrie comprise entre 12 mm et 20 mm, alors que les orifices d'évacuation 8 peuvent présenter un diamètre de 12 mm environ. Selon un mode de réalisation, la soupape de purge 5 et la boîte de purge 6 peuvent être raccordées au moyen d'un tuyau souple 17 notamment plastique et annelé. 30 Nous décrivons maintenant en détail la boîte de purge 6 telle qu'illustrée aux figures 3 à 6. Cette boîte 6 présente une paroi latérale cylindrique et deux parois planes 13 et 14 constituant les bases du cylindre. La boîte 6 présente des orifices d'évacuation d'eau 8 sur la paroi latérale permettant l'évacuation de l'eau depuis le volume interne 7 de la boîte 6 vers l'extérieur, ainsi qu'un orifice 61, sur la paroi latérale, de plus grand diamètre permettant d'insérer le tuyau 17 de raccord tel qu'illustré à la figure 1, ainsi qu'un orifice 62 sur la paroi plane 13 permettant d'insérer le tuyau 17 de raccord tel qu'illustré à la figure 2. Avantageusement, les deux faces planes 13, 14 sont de dimensions différentes, l'une des faces planes 13 présente une extrémité saillante 63 dimensionnée pour servir de repère de position pour l'extrémité 11 du coude à patin 9 de la bouche d'incendie B de telle façon à positionner le patin 12 centré. L'autre face plane 14 présente une extrémité saillante 64 dimensionnée pour servir de repère de position pour l'extrémité 11 du coude à patin 9 du poteau d'incendie P de telle façon à positionner le patin 12 centré. L'invention concerne également un procédé pour la mise en place d'un dispositif prise d'eau 1 présentant un coude à patin 9. Ce procédé comprend les étapes suivantes : - on creuse une fouille repérée par les pointillés 18 dans un 20 sol S, obtenant une terre de remblai, - on positionne la boîte de purge 6 en fond de fouille 18, - on remblaie la fouille partiellement avec des cailloux 15 notamment de granulométrie comprise entre 12 mm et 20 mm, jusqu'à la surface supérieure 19 de ladite boîte de purge 6, 25 - on positionne l'ensemble tubulure verticale 3 et coude à patin 9 dans la fouille, en appui sur la boîte de purge 6, le patin 12 du coude à patin 9 prenant appui sur la surface supérieure 19 de la boîte de purge 6, - on raccorde la soupape de purge 5 à la boîte de purge 6, notamment au moyen d'un tuyau souple 17, 30 - on remblaie la fouille 18 entièrement avec la terre de remblai. Naturellement, d'autres modes de réalisation auraient pu être envisagés par l'homme du métier sans pour autant sortir du cadre de l'invention définie par les revendications ci-après. REVENDICATIONS1. Dispositif prise d'eau (1), enterré ou semi-enterré dans un sol (S), tel qu'un poteau d'incendie (P) ou une bouche d'incendie (B), destiné à être raccordé à une source d'eau, notamment sous pression, ledit dispositif prise d'eau (1) comprenant : - une tubulure (2), rigide, formant une conduite pour de l'eau, enterrée au moins en partie dans le sol, - un obturateur (3), commandé, apte à fermer ou ouvrir ladite conduite sous la surface supérieure (4) dudit sol, - une soupape de purge (5), prévue en aval dudit obturateur (3) selon le sens normal d'écoulement de l'eau, à proximité dudit obturateur lorsque ledit obturateur (3) est en position de fermeture, ladite soupape de purge (5) étant apte d'une part à se fermer lorsque ledit obturateur (3) est en position d'ouverture, et apte, d'autre part, à s'ouvrir lorsque ledit obturateur (3) est en position de fermeture de sorte à vider l'eau contenue dans la tubulure (2), en aval dudit obturateur (3), l'eau de purge s'infiltrant dans le sol, caractérisé en ce qu'il présente, en outre, une boite de purge (6), enterrée, destinée à faciliter l'infiltration de l'eau de purge dans le sol, ladite boîte de purge (6) étant raccordée à la sortie de la soupape de purge (5) de sorte à permettre l'écoulement de l'eau de la soupape de purge dans le volume intérieur (7) de ladite boite de purge (6), ladite boîte de purge (6) présentant une pluralité d'orifices d'évacuation (8) répartis sur la paroi de ladite boîte de purge (6) pour l'infiltration de l'eau dans le sol. 2. Dispositif prise d'eau selon la revendication 1, dans lequel la tubulure (2) est verticale, ladite boite de purge (6) étant disposée à l'aplomb de ladite tubulure verticale (2), en dessous de ladite tubulure verticale. 3. Dispositif prise d'eau selon la revendication 2, comprenant, outre la tubulure verticale (2), un coude à patin (9), formant une tubulure en renvoi d'angle, sensiblement à 90°, dont l'une (10) des extrémités est raccordée à l'extrémité inférieure de ladite tubulaire verticale (2) et l'autre extrémité (11) est destinée à être raccordée à ladite source d'eau, ladite boîtede purge (6) constituant un support pour le patin (12) dudit coude à patin (9). 4. Dispositif prise d'eau selon la revendication 3, dans lequel ladite boite de purge (6) présente deux faces planes (13, 14), de dimensions différentes, destinées à constituer deux surfaces de supports respectives pour deux coudes à patin distincts. 5. Dispositif prise d'eau selon l'une des revendications 1 à 4, dans lequel la boîte de purge (6) est de forme sensiblement cylindrique, lesdits orifices d'évacuation (8) étant répartis sur la surface latérale cylindrique dudit cylindre. 6. Dispositif prise d'eau selon l'une des revendications 1 à 5, dans lequel la boite de purge (6) est enterrée dans des cailloux (15) notamment de granulométrie supérieure aux dimensions des orifices d'évacuation (8) de ladite boîte de purge (6). 7. Dispositif prise d'eau selon la revendication 6, dans lequel les cailloux (15) ont une granulométrie comprise entre 12 mm et 20 mm. 8. Dispositif prise d'eau selon l'une des revendications 1 à 7, dans lequel la soupape de purge (5) et la boîte de purge (6) sont raccordées au moyen d'un tuyau souple (17), notamment plastique annelé. 9. Procédé pour la mise en place d'un dispositif prise d'eau (1) 20 selon la revendication 3, comprenant les étapes suivantes : - on creuse une fouille (18) dans sol (S), obtenant une terre de remblai, - on positionne la boite de purge (6) en fond de fouille (18), - on remblaie la fouille partiellement avec des cailloux (15), 25 jusqu'à la surface supérieure (19) de ladite boîte de purge (6), - on positionne l'ensemble tubulure verticale (2) et coude à patin (9) dans la fouille en appui sur la boîte de purge (6), le patin (12) dudit coude à patin (9) prenant appui sur la surface supérieure (19) de ladite boîte de purge (6), 30 - on raccorde la soupape de purge (5) à la boîte de purge (6), - on remblaie la fouille (18) entièrement avec la terre deremblai. 10. Utilisation d'une prise d'eau (1) selon l'une des revendications 1 à 8 comme prise d'eau incendie. 13
21,930
FR2960009A1
A1
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FR 2960009 A1 20111118 FR 1053751 A 20100512 La présente invention concerne de manière générale des broyeurs pour dispositifs de toilette ou WC, lesdits broyeurs permettant de dilacérer les matières solides et de permettre l'évacuation des WC par des canalisations de faible diamètre. De manière connue en soi, un tel dispositif comporte une cuve dans laquelle se déverse le contenu de la cuvette de WC lorsque l'on a tiré la chasse d'eau et où se déverse également dans certains cas l'évacuation d'un lavabo et/ ou d'une douche ou d'une baignoire. Une pompe d'évacuation aspire le contenu de la cuve à travers un moyen de dilacération placé au fond d'un panier et le refoule vers la canalisation d'évacuation. Le moyen de dilacération est généralement un couteau tournant devant une grille. Un pressostat permet de détecter le niveau d'eau dans la cuve afin de mettre en marche la pompe d'évacuation, par l'intermédiaire d'un minirupteur, lorsqu'il est nécessaire de vider la cuve. Le problème que l'on rencontre avec de tels dispositifs est celui de leur réparation lors d'une mauvaise évacuation de la cuve. Un défaut d'évacuation a trois causes principales : un défaut d'alimentation du moteur de la pompe qui se fait par l'intermédiaire d'un condensateur, une panne du moteur de pompe due à une défaillance du minirupteur ou un colmatage des matières autour du couteau de dilacération l'empêchant de tourner. Il est alors nécessaire d'avoir accès au condensateur, au minirupteur et/ou au moyen de dilacération. De nombreux agencements ont été proposés depuis l'existence de ces dispositifs. A l'origine, le moteur de la pompe et son alimentation électrique étaient placés à l'extérieur de la cuve tandis que la pompe et le moyen de dilacération étaient au fond de la cuve. L'intervention en cas de pannes de l'alimentation électrique ou du moteur était facile par simple enlèvement du couvercle de la cuve mais offrait peu de sécurité, notamment vis-à-vis des enfants. L'accès au fond de la cuve pour dépanner la pompe ou le couteau de dilacération était peu aisé et l'ensemble était plutôt inesthétique. Dans les dispositifs les plus récents, un ensemble moteur/pompe/moyen de dilacération est rendu étanche et positionné dans la cuve, des fils d'alimentation étanches traversant la paroi de la cuve pour relier le moteur au circuit d'alimentation. Afin d'améliorer encore la sécurité de l'ensemble, un couvercle est solidarisé à la cuve par des moyens d'encliquetage résistants. L'inconvénient d'un tel dispositif est qu'il nécessite l'intervention d'un professionnel pour toute réparation, l'ensemble logé derrière la cuvette des WC étant peu accessible et nécessitant une certaine expérience pour désencliqueter le couvercle. La présente invention propose un dispositif broyeur agencé de façon à permettre une maintenance aisée, éventuellement par un non-professionnel, dans le cas des pannes les plus courantes de cet appareil. A cet égard, l'invention fournit un dispositif broyeur destiné à être relié à une cuvette de WC, qui est constitué d'une cuve dans laquelle sont amenées l'eau et les matières provenant de ladite cuvette de WC et dans laquelle est placé un moteur équipé sur sa partie supérieure d'un moyen de dilacération inclus dans un panier et à sa partie inférieure d'une pompe, ledit moteur relié à un condensateur et un minirupteur étant mis en route par un pressostat à membrane commandant le minirupteur, dispositif broyeur dans lequel l'ensemble moteur/pompe/moyen de dilacération d'une part et l'ensemble minirupteur/condensateur/pressostat formant un boitier de commande d'autre part sont disposés dans la cuve de part et d'autre de la conduite de liaison à la cuvette de WC, en dessous de deux trappes d'accès ménagées dans le couvercle de ladite cuve et fermées par des capots facilement amovibles; et le minirupteur et le condensateur sont accessibles depuis la partie supérieure du boitier de commande. Le dispositif broyeur peut avoir aussi les caractéristiques suivantes - chaque trappe d'accès est définie par une jupe cylindrique verticale comportant un épaulement et est fermée par un capot facilement amovible, par exemple vissé sur le couvercle de la cuve. - la trappe d'accès au moyen de dilacération est équipée d'un couvercle supplémentaire monté de façon étanche dans ladite trappe d'accès, par exemple le couvercle supplémentaire est vissé sur l'épaulement de la jupe verticale définissant ladite trappe d'accès. - le boitier de commande est équipé à son extrémité inférieure d'une membrane qui, sous la pression de l'eau montant dans la cuve, fait monter une tige venant actionner le minirupteur placé à la partie supérieure du boitier de commande. - le condensateur est logé dans un évidement du boitier de commande. Ceci permet par enlèvement desdits capots un accès aux parties actives susceptibles 5 d'entretien sans démontage de la cuvette de WC ni du couvercle encliqueté. La présente invention va maintenant être décrite de façon détaillée en référence aux figures suivantes : la Figure 1 est une vue de face schématique de l'intérieur d'un dispositif broyeur selon l'invention, et 10 la figure 2 est une vue de dessus schématique de l'intérieur de ce dispositif broyeur. Le dispositif broyeur selon la présente invention comporte une cuve 1 de forme généralement parallélépipédique fermée par un couvercle 2 rendu solidaire de la cuve 1 par des moyens d'encliquetage 110 portés par la cuve 1. De façon connue en soi, la cuve comporte une conduite 101 de relativement grande 15 dimension pour l'arrivée des matières et de l'eau provenant de la cuvette de WC, une conduite 102 reliée à l'évacuation d'une baignoire ou d'une douche, une conduite 103 reliée à l'évacuation d'un lavabo et une conduite 104 reliée à un dispositif de ventilation mécanique contrôlée. Un moteur 3 équipé à sa base d'une pompe 7 en fond de cuve 1 est placé par 20 exemple à gauche de l'orifice 101 d'amenée des matières et de l'eau et est surmonté d'un panier 4 perforé au fond duquel est monté un moyen de dilacération constitué d'un couteau 5 et d'un moyeu centrifuge 6. L'évacuation de la pompe 7 se fait par une canalisation 110. Les liaisons électriques entre l'extérieur et le moteur et entre le moteur et la pompe ne sont ni représentées ni décrites car elles sont connues de 25 l'homme du métier. Un condensateur 12 et un minirupteur 11 sont placés dans un boitier de commande 10 à droite de l'orifice 101 d'amenée des matières et de l'eau. Il est entendu que la position du boitier de commande 10 et de l'ensemble moteur/pompe/moyen de dilacération peut être inversée sans avoir de portée sur la 30 présente invention. Ce boitier de commande 10 est équipé à son extrémité inférieure d'une membrane qui, sous la pression de l'eau montant dans la cuve, fait monter une tige venant actionner le minirupteur 11 placé à la partie supérieure du boitier 10. Le moteur est également relié au condensateur 12 qui est logé dans un évidement 13 du boitier 10. Condensateur et minirupteur permettent le démarrage du moteur. Le boitier 10 et l'ensemble moteur/pompe/moyen de dilacération 3,4 sont chacun maintenus en place par leur positionnement sur un épaulement 22,23 d'une paroi verticale cylindrique 20,21 définissant une trappe d'accès dans le couvercle 2. Chacune de ces trappes d'accès est fermée par un capot 8, 8a fixé par une vis ou tout autre moyen de fixation facile à mettre en oeuvre. La trappe d'accès à l'ensemble moteur/pompe/moyen de dilacération est en outre fermée par un couvercle 9 fixé de manière étanche sur l'épaulement 23 pour éviter des fuites par le capot 8a. Le fonctionnement du système est classique : lorsque de l'eau provenant des WC, de la baignoire, de la douche ou du lavabo pénètre dans la cuve 2, elle agit sur la membrane qui, en montant, actionne le minirupteur qui met le moteur en route. La pompe aspire l'eau et les matières et les fait passer par le couteau 5 et à travers le panier perforé 4 puis les évacue par la conduite 110. Les pannes d'un tel système sont principalement de trois ordres : 20 - défaillance du minirupteur 11 - défaillance du condensateur 12 - présence d'un objet gênant ou d'un amas de matières de type cheveux dans le panier 4 perforé empêchant le couteau 5 de tourner. Le dispositif selon l'invention permet d'avoir accès par les capots 8 et 8a au 25 minirupteur 11 et au condensateur 12 d'une part et au panier perforé 4 d'autre part. Une fois le capot 8 ouvert, l'utilisateur peut remplacer le minirupteur 11 ou le condensateur 12. Après ouverture du capot 8a puis du couvercle 9, fixés par exemple par vissage respectivement sur le couvercle 2 de la cuve 1 et l'épaulement 23 de la paroi verticale 21, l'utilisateur a accès au panier et peut en retirer l'objet gênant ou l'amas de matières du type cheveux. Pour éviter que l'utilisateur se blesse, le couvercle 9, par exemple de couleur rouge, porte avantageusement des mentions de mise en garde du type : « A n'ouvrir qu'après arrêt de l'alimentation électrique ». Selon une autre caractéristique de l'invention, les clapets anti-retour 105 et 106 dont sont munies les conduites d'amenée des eaux d'évacuation d'un lavabo et/ou d'une douche ou d'une baignoire sont disposés dans les conduites d'amenée 102 et 103, à l'extérieur de la cuve 1. De manière classique, les clapets anti-retour des canalisations d'amenée sont disposés à la jonction de la cuve et des canalisations, à l'intérieur de la cuve, et ne sont accessibles que de l'intérieur de la cuve. Les clapets 105 et 106 sont montés dans les canalisations 102 et 103. Dans la présente invention, les conduites 102 et 103 sont des conduites courtes raccordées par des parties filetées aux conduites d'évacuation du lavabo et/ou de la douche ou baignoire (non représentées). Par démontage de ces raccords, l'utilisateur a accès aux clapets antiretour soit pour les remplacer soit pour enlever un objet qui aurait pu venir les obstruer ou les bloquer en position ouverte ou fermée. Le dispositif broyeur selon la présente invention présente donc une grande facilité d'intervention sur les éléments qui sont la cause des pannes les plus courantes, sans avoir besoin d'un professionnel. REVENDICATIONS1. Dispositif broyeur destiné à être relié à une cuvette de WC, qui est constitué d'une cuve(l) dans laquelle sont amenées l'eau et les matières provenant de ladite cuvette de WC et dans laquelle est placé un moteur (3) équipé sur sa partie supérieure d'un moyen de dilacération (5, 6) inclus dans un panier (4) et à sa partie inférieure d'une pompe (7), ledit moteur (3) relié à un condensateur (12) et un minirupteur (11) étant mis en route par un pressostat à membrane commandant le minirupteur, dispositif broyeur caractérisé en ce que l'ensemble moteur/pompe/moyen de dilacération (3, 7, 5, 6) d'une part et l'ensemble minirupteur/condensateur/pressostat constituant un boitier de commande (10) d'autre part sont disposés dans la cuve (1) de part et d'autre de la conduite de liaison à la cuvette de WC, en dessous de deux trappes d'accès ménagées dans le couvercle (2) de ladite cuve (1) et fermées par des capots (8,8a) facilement amovibles ; le minirupteur (11) et le condensateur (12) sont accessibles depuis ladite partie supérieure du boitier (10). 2. Dispositif broyeur selon la revendication 1, caractérisé en ce que chaque trappe d'accès est définie par une jupe cylindrique verticale (20,21) comportant un épaulement (22,23) et est fermée par un capot (8,8a) facilement amovible. 3. Dispositif broyeur selon l'une ou l'autre des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que la trappe d'accès au moyen de dilacération (5, 6) est équipée d'un couvercle 20 (9) supplémentaire monté de façon étanche dans ladite trappe d'accès. 4. Dispositif broyeur selon la revendication 3, caractérisé en ce que le couvercle (9) est vissé sur l'épaulement (23) de la jupe verticale (21) définissant ladite trappe d'accès. 5. Dispositif broyeur selon la revendication 3, caractérisé en ce que le capot (8,8a) 25 facilement amovible est vissé sur le couvercle (2) de la cuve (1). 6. Dispositif broyeur selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que le boitier (10) est équipé à son extrémité inférieure d'une membrane qui, sous la pression de l'eau montant dans la cuve, fait monter une tige venant actionner le minirupteur (11) placé à la partie supérieure du boitier de commande (10). 30 7. Dispositif broyeur selon la revendication 6, caractérisé en ce que le condensateur (12) est logé dans un évidement (13) du boitier de commande (10). 6 8. Dispositif broyeur selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que les conduites (102,103) d'amenée des eaux d'évacuation d'un lavabo, d'une douche ou d'une baignoire sont munies de clapets d'arrêt (105,106) montés à l'extérieur de la cuve (2).5
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FR 2960010 A1 20111118 FR 1053652 A 20100511 MATERIAU ISOLANT A BASE DE MICROFIBRES ISSUES DE FIBRES DE HAMPES DE BANANIERS FRUITIERS Description Domaine technique de l'invention. La présente invention a pour objet un matériau isolant thermiquement et/ou acoustiquement comportant essentiellement des microfibres végétales issues de fibres de hampes de bananiers fruitiers. Elle a également pour objet diverses utilisations de ce matériau ainsi que son procédé de fabrication. Le domaine technique de l'invention est celui de la fabrication de matériaux de construction à base de fibres végétales, en particulier de matériaux utilisés comme isolant thermique et/ou acoustique pour les constructions d'habitations et de locaux industriels, pour l'industrie automobile, véhicules industriels, aéronautique et/ou spatiale ou encore le confinement de matériels ou enceintes portés à très hautes ou très basses températures. Elle concerne également le domaine technique des matériaux utilisés pour l'hydratation et la culture de végétaux. État de la technique. On connaît des matériaux de construction isolants à base de fibres végétales telles que les fibres de chanvre ou de coton ainsi que les fibres de coco, de palmier, ou d'Abaca (Chanvre de Manille). 2960010 -2 Les fibres de chanvre constituent de bons isolants thermiques et acoustiques, entièrement naturels et donc facilement recyclables. Toutefois, leur production nécessite de très lourds moyens ; en effet, il faut cultiver le chanvre, le récolter puis extraire les fibres avant de les mettre en forme. 5 Les laines de coton présentent l'avantage de pouvoir être produites à partir de fibres de coton recyclées obtenues par exemple par effilochage de vieux tissus, nettoyage et compactage des fibres. Néanmoins, ces laines de coton sont chères et présentent une très faible tenue mécanique. Enfin, les isolants à base de fibres de coco, de palmiers ou d'Abaca sont 10 très chers et nécessitent de très lourds moyens pour réaliser l'extraction et le traitement des fibres. On connaît également dans l'art antérieur, des matériaux isolants à base de fibres végétales issues de bananier. 15 Le document brevet FR 2.846.685 (CARPANZANO, Joseph) décrit par exemple un panneau constitué essentiellement de fibres de peaux de bananes déshydratées. Le document brevet WO 2005/092985 (CARPANZANO, Joseph) décrit également un matériau à base de fibres végétales constitué essentiellement de copeaux de peaux de bananes et/ou de bananiers. 20 Le document brevet FR 2.583.743 (FRESSON) divulgue un béton léger à base de résidus d'exploitations agricoles, tels que les troncs de bananiers, traités de manière à obtenir des fibres s'entrecroisant au malaxage, en mélange avec un liant hydraulique. Le document brevet NL 63.937 (KOOL) divulgue l'utilisation de résidus 25 de régimes de bananes, coupés et pressés pour en enlever le jus, puis séchés et finalement divisés en particules fibreuses. Celles-ci sont mélangées à un liant pour être utilisées dans un matériau de construction. L'article W.KILLMANN ET AL : « Verwertungsmèglichkeiten der Bananfasern » DEUTSCHE PAPIERWIRTSCHAFT, Vol. 1977, N°3, 1977, pages 61-65, décrit l'utilisation des parties fibreuses du bananier, après broyage, notamment pour la fabrication de matériaux isolants. 2960010 -3 Les matériaux isolants décrits dans ces documents ont tous des propriétés isolantes acceptables. L'objectif principal de l'invention est de fournir un nouveau matériau qui 5 présente des propriétés d'isolation thermique et d'isolation acoustique supérieures à celles obtenues avec des matériaux à base de fibres végétales issues de bananiers. Un autre objectif de l'invention est de proposer un procédé permettant de 10 fabriquer simplement, rapidement et à moindre coût ce matériau isolant. Divulgation de l'invention. 15 La solution proposée par l'invention est un matériau utilisé comme isolant thermique et/ou acoustique, constitué essentiellement de microfibres issues de fibres de hampes de bananiers fruitiers. Ce matériau présente des propriétés d'isolation acoustique et thermique bien supérieures aux matériaux d'isolation connus, en particulier par rapport 20 aux autres matériaux utilisant des fibres issues des peaux de bananes, des troncs, des pseudo-troncs ou des tiges de bananiers, et ce tant aux températures positives que négatives. Le demandeur a en effet constaté que les fibres issues des hampes de bananiers présentent des propriétés d'isolation acoustiques et thermiques surprenantes, et plus particulièrement des propriétés 25 de résistance à la chaleur et au froid. Par « microfibres », on entend au sens de la présente invention des fibres ayant un diamètre compris entre 0,01 mm et 1 mm, et de préférence de l'ordre de 0,1 mm. Par « bananiers fruitiers », on entend notamment toutes sortes et 30 espèces de bananiers regroupées sous le genre taxonomique Musa, de la famille des Musacées. 2960010 -4 Par « hampes de bananiers », on entend au sens de la présente invention, les tiges en forme de crosse dirigées vers le bas, qui émergent du sommet des bananiers et qui portent les bananes. Les demandeurs ont constaté que les hampes de bananiers fruitiers sont 5 constituées presque essentiellement de fibres ayant la propriété de se diviser en microfibres, alors que les fibres des autres parties du bananier sont uniques et indivisibles ou difficilement divisibles. Or, ces microfibres, lorsqu'elles sont agglomérées, ont la capacité d'emmagasiner un volume important de microbulles d'air qui participent à l'isolation thermique et acoustique du 10 matériau final. Les demandeurs ont pu mettre en évidence que le volume d'air emmagasiné dans un agglomérat de microfibres issues de fibres de hampes de bananiers est supérieur (de 5 % à 30 % selon la densité du matériau fini) au volume d'air emmagasiné dans un agglomérat de simples fibres issues des autres parties du bananier (troncs, pseudo-troncs, feuilles, peaux de bananes, 15 ...). Il en découle que le matériau objet de l'invention présente des propriétés d'isolation thermique et acoustique supérieures à celles des matériaux à base de fibres issues d'autres parties du bananier et connus de l'art antérieur. Dans le but d'optimiser l'agglomération des microfibres et 20 d'emmagasiner davantage de microbulles d'air, lesdites microfibres sont avantageusement mélangées à un liant fibreux. Le matériau isolant est avantageusement constitué d'au moins 80%, de préférence au moins 90%, de microfibres issues de fibres de hampes de 25 bananiers fruitiers. Selon un mode préféré de réalisation le matériau isolant se présente sous forme de panneaux, de rouleaux ou de microfibres à souffler ou à floquer. 30 Un autre aspect de l'invention concerne un procédé de fabrication de ce matériau isolant. Ce procédé consiste à : - 5 - effilocher des hampes de bananiers fruitiers de manière à séparer les fibres desdites hampes en microfibres, - écraser les microfibres obtenues pour les aplatir puis les effilocher de nouveau. On obtient ainsi des microfibres ayant un diamètre minimal. De manière avantageuse, on mélange les microfibres obtenues avec un liant ; on introduit le mélange dans des moules, des gabarits, ou des outils de nappage ; et on chauffe ce mélange pour assurer la mise en forme définitive du matériau. Avant ou pendant le mélange des microfibres avec le liant, lesdites microfibres peuvent subir un traitement ignifuge et/ou antibactérien et/ou fongicide. Pour augmenter le volume d'air emmagasiné dans le matériau et augmenter les propriétés isolantes de ce dernier, les microfibres sont préférentiellement mélangées avec de l'alumine et du potassium de manière à générer des microbulles d'hydrogène. Après avoir introduit le mélange dans les moules, les gabarits ou les outils de nappage, ledit mélange est chauffé pour remplacer lesdites microbulles d'hydrogène par des microbulles d'air. Dans une variante de réalisation, les microfibres sont mélangées à un liant et éventuellement à de l'eau, pour obtenir un mélange pâteux. Ce dernier est ensuite mélangé à de l'alumine et du potassium, de manière à former des microbulles d'hydrogène. Le produit pâteux résultant est alors enduit sur un support puis chauffé de façon à remplacer les microbulles d'hydrogène par des microbulles d'air. Encore un autre aspect de l'invention concerne l'utilisation du matériau isolant, pour l'hydratation et la culture de végétaux, sous forme de panneaux ou 2960010 -6 de rouleaux aptes à être appliqués sur, ou enterrés dans, le sol du terrain à cultiver. Encore un autre aspect de l'invention concerne l'utilisation du matériau 5 isolant comme paillage, les microfibres étant aptes à être appliquées en vrac aux pieds de végétaux pour limiter l'évaporation et/ou la pousse des mauvaises herbes et/ou comme protection thermique. Un aspect supplémentaire de l'invention concerne l'utilisation du 10 matériau isolant, comme ignifuge, sous forme de panneaux ou de rouleaux aptes à être appliqués sur au moins un autre matériau à ignifuger. D'autres avantages et caractéristiques de l'invention apparaîtront mieux à la lecture de la description qui va suivre, réalisée à titre d'exemple indicatif et 15 non limitatif. Modes de réalisation de l'invention. 20 Le matériau objet de l'invention est fabriqué à partir de microfibres agglomérées issues de fibres de hampes de bananiers fruitiers. Ces hampes peuvent être utilisées à l'état naturel comme matière première, sans nécessiter de traitements ni d'extractions ; ceci permet de limiter considérablement les coûts de production du matériau mais également que celui-ci soit totalement 25 naturel et ainsi intégralement et très facilement recyclable. Les microfibres obtenues peuvent éventuellement subir un traitement ignifuge et/ou antibactérien et/ou fongicide, mais cela n'est pas nécessaire. Le matériau est constitué essentiellement de microfibres agglomérées ou 30 non, issues de fibres de hampes de bananiers fruitiers, c'est-à-dire constitué d'au moins 50% de microfibres, avantageusement d'au moins 80% de 2960010 -7 microfibres agglomérées, de préférence au moins 90%, et le cas échéant de 100%. Une telle proportion confère au matériau une très faible toxicité pour l'environnement, et une très bonne recyclabilité, même lorsque les microfibres sont mélangées avec un liant. De plus, cela réduit fortement les coûts de 5 matière première et donc de production du matériau. En pratique, le diamètre de microfibres est compris entre environ 0,01 mm et 1 mm, et en pratique de l'ordre de 0,1 mm suite à la technique d'effilochage poussée décrite ci-après dans la suite de la description. 10 Les microfibres peuvent être utilisées telles quelles ou agglomérées par un simple compactage. Toutefois, elles sont avantageusement densifiées afin d'améliorer la tenue mécanique du matériau. En pratique, les microfibres sont mélangées à un liant qui assure leur cohésion et améliore leur agglomération. Le matériau obtenu est ainsi plus rigide, avec une résistance mécanique plus 15 élevée, plus facile à mettre en forme et aisément maniable. Le liant choisi peut être un liant fibreux sec, éventuellement synthétique du type polypropylène, ou un liant organique aqueux tel qu'une colle à base d'amidon ou une colle cellulosique, ou un liant inorganique aqueux tel qu'un liant hydraulique à base de silicate de sodium (Na2SiO3). 20 Le mélange microfibres/liant fibreux présente l'avantage de pouvoir emmagasiner une grande quantité de microbulles d'air et ainsi augmenter les capacités d'isolation thermique et acoustique du matériau. D'autres composants et additifs appropriés convenant à l'homme du métier peuvent être combinés aux microfibres en fonction des utilisations du 25 matériau de l'invention. La constitution extrêmement simple du matériau de l'invention permet un conditionnement, une mise en forme, et une conservation sous des formes variées, qui sont plus particulièrement choisies en fonction des applications. Le 30 matériau se présente toutefois préférentiellement sous forme de panneaux de ou de rouleaux de dimensions, densité et épaisseurs variées. Le matériau peut 2960010 -8 également se présenter sous forme de manchons, de tubes, de plaques, de feuilles, de molletons (par emprisonnement d'une épaisseur de matériau entre deux feuilles d'au moins un matériau souple et de préférence ignifugé, en particulier au moins un matériau textile), etc. De manière générale, il est 5 possible d'obtenir des éléments rigides, semi-rigides ou souples, et à tout le moins gardant leur forme. Il peut en outre être utilisé à l'état brut, en vrac, pour l'hydratation et la culture de végétaux, par exemple en mélangeant les microfibres avec des terres ou des compositions pour l'hydratation et la culture de végétaux, ou en culture hydroponiques hors-sol. Les microfibres peuvent 10 également être utilisées directement comme paillage. Les microfibres conviennent également pour des applications de revêtement par flocage mécanique ou manuel, par soufflage ou encore par moulage ou surmoulage sur des pièces complexes de machines thermiques ou mécaniques entre autres. 15 Le matériau présente des propriétés surprenantes d'isolation thermique, d'isolation acoustique, ignifuge et d'absorption de liquide. Concernant les propriétés d'isolation thermique, des essais ont mis en évidence qu'un manchon d'une épaisseur comprise entre 0,5 cm et 1cm 20 constitué du matériau isolant, appliqué sur un conduit d'échappement d'une chaudière produisant un courant d'air chaud d'une température de 300°C environ, permet d'isoler parfaitement ledit conduit. L'élévation de température sur la surface externe du manchon au contact de l'air est très faible, de quelque degrés, ce qui permet un contact manuel sur ledit manchon sans impression de 25 chaleur ni brûlures, même lors d'un contact prolongé de plusieurs dizaines de secondes. En outre, des essais de mesure du coefficient de conductivité thermique ont permis de déterminer que le matériau présente des propriétés d'isolation thermique meilleures que celles obtenues avec le matériau décrit dans le 30 document brevet WO 2005/092985 (CARPANZANO, Joseph), avec des valeurs de coefficient de conductivité thermique (À) inférieures à 0,041 W/m.K, de 2960010 -9 l'ordre d'environ 0,038 W/m.K, et dans tous les cas inférieur aux coefficients de conductivité thermique des matériaux isolants d'origine végétale actuellement sur le marché. On peut donc utiliser le matériau, de façon non limitative, pour réaliser le 5 confinement de conduits de chaudières ou de cheminées, de ballons d'eau chaude pour particuliers ou professionnels, dans l'industrie aéronautique ou automobile pour le confinement de moteurs thermiques, de conduits d'échappement ou autres. Le matériau de l'invention permet également de réaliser l'isolation de dispositifs de production de froid comme les chambres 10 froides, les réfrigérateurs, les voitures et camions frigorifiques. On peut également utiliser le matériau sous forme d'enduit, de placage ou de revêtement sur ou contre des panneaux d'un autre matériau à isoler tel que des plaques de plâtre (type BA10, BA13) ou de bois par exemple, ou encore une couche isolante emprisonnée entre au moins deux dits panneaux 15 d'un autre matériau. II est également possible, en particulier pour des applications de calfeutrage et de confinement, de constituer un molleton constitué essentiellement d'une épaisseur de matériau selon l'invention, de préférence aggloméré sans liant, emprisonnée entre deux feuilles ou couches d'au moins un textile ignifugé. 20 Concernant les propriétés d'isolation acoustique, des essais de mesure du coefficient d'absorption acoustique au tube d'impédance effectués conformément à la norme NF EN ISO 10534-1 et 2 ont permis de déterminer que le matériau présente des propriétés d'isolation phonique meilleures que 25 celles obtenues avec le matériau décrit dans le document brevet WO 2005/092985 (CARPANZANO, Joseph), avec des valeurs de coefficient d'absorption aux moyennes fréquences supérieures à 0,9. Le matériau peut ainsi être utilisé comme isolant acoustique, par exemple de dalles de plafond, sous forme de panneaux, de plaques, ou encore 30 de feuilles, molletons, rouleaux ou enduits, et dans les mêmes conditions qu'énoncées précédemment. 2960010 -10- Concernant les propriétés ignifuges, les fibres de hampes de bananiers sont presque un ignifuge naturel auto-extinctible rendant le matériau ininflammable. Ainsi, une plaque d'une épaisseur de 3 cm formée par un 5 nappage de microfibres agglomérées avec un liant à base de silicate de sodium sur laquelle on applique une flamme pendant une durée de 30 minutes ne prend pas feu et la dégradation visuelle n'est pas apparente. On constate également une absence de point rouge (ou point de fusion), les microfibres ne se consumant pas. Le matériau ne nécessite donc pas, ou peu, de traitement 10 d'ignifugation des microfibres, afin de prévenir ou retarder les phénomènes de carbonisation surfacique du matériau soumis à un contact prolongé avec des flammes. Dans cette application, le matériau peut être utilisé sous forme de panneaux ou de rouleaux appliqués sur au moins un autre matériau à ignifuger. 15 En particulier, le matériau peut être utilisé en placage ou en revêtement, pour la réalisation de portes et de cloisonnements coupe-feu ou pour le confinement d'habitacles d'automobiles. On peut également prévoir de souffler ou de floquer directement les microfibres sur au moins un autre matériau à ignifuger. 20 Concernant les autres propriétés du matériau selon l'invention, des essais ont montré qu'une plaque d'un tel matériau était capable d'absorber un volume de liquide au moins égal à son propre volume. De telles propriétés d'absorption, combinées aux propriétés d'isolation thermique, en font un très bon rétenteur de liquides. Cela permet en particulier de pouvoir maintenir, par 25 exemple dans des applications de cultures, un niveau d'hygrométrie élevé pendant une longue durée (au moins une semaine) en l'absence d'arrosage, ce qui permet par exemple une économie d'eau durant des périodes de chaleur, mais également de retenir l'eau dans les terres et prévenir du gel autour des racines de plantes en hiver. Le matériau peut également être utilisé comme 30 paillage, les microfibres étant directement appliquées en vrac aux pieds de 2960010 -11- végétaux pour limiter l'évaporation et/ou la pousse des mauvaises herbes et/ou comme protection thermique. En tant qu'absorbant, le matériau peut être utilisé sous forme de panneaux ou de rouleaux, aptes à être appliqués sur, ou enterrés dans, le sol 5 du terrain à cultiver. En pratique, on prévoit un panneau d'environ 2 cm d'épaisseur que l'on enterre à quelques centimètres du sol. Une telle utilisation limite en outre la repousse de mauvaises herbes. Les microfibres peuvent également être directement mélangées dans des terreaux de culture. 10 Le procédé de fabrication du matériau va maintenant être décrit plus en détail. On récupère dans un premier temps les hampes de bananiers fruitiers à l'état naturel, sans être traitées ni préparées préalablement. On peut directement utiliser les hampes de productions bananières qui sont coupées après récolte des régimes de bananes. 15 On effiloche ces hampes de manière à séparer les fibres en microfibres. En pratique, les hampes passent dans une effilocheuse dont les aiguilles ouvrent les fibres pour faire apparaître les microfibres. On obtient ainsi des microfibres ayant un diamètre de l'ordre de 0,5 mm à 1 mm que l'on récupère à 20 la sortie de l'effilocheuse sous forme d'un mélange grossier formé desdites microfibres et de substances contenues sous forme liquide dans les hampes tels qu'eau et amidon entre autres. Après l'effilochage, il peut être avantageux d'éliminer la majorité de ces 25 substances liquides. Pour ce faire, on presse le mélange résiduel obtenu à la sortie de l'effilocheuse, à l'aide d'une presse hydraulique sous une pression comprise entre 200 kg/cm2 et 400 kg/cm2. De préférence, le mélange résiduel est pressé entre des matrices de pressage chauffées à une température de l'ordre de 100°C à 120°C, ce qui permet d'effectuer un pré-séchage superficiel 30 des microfibres. 2960010 -12- Après avoir effiloché une première fois les hampes de bananiers, et éventuellement après pressage du mélange résiduel, les microfibres obtenues peuvent être écrasées entre deux cylindres de manière à les aplatir pour les effilocher une seconde fois. En effet, l'écrasement des microfibres augmente 5 leur surface de telle manière que les aiguilles de l'effilocheuse puissent les diviser de nouveau. Il est alors possible d'obtenir des microfibres plus petites, ayant un diamètre de l'ordre de 0,1 mm. Selon les applications, ces microfibres peuvent être utilisées en l'état ou 10 au contraire agglomérées par un simple compactage sous presse ou mélangées à un liant, et éventuellement de l'eau, qui assure leur cohésion et améliore leur agglomération. Le liant choisi peut être un liant fibreux du type polypropylène. Le mélange microfibres/liant fibreux présente l'avantage de pouvoir emmagasiner 15 une grande quantité de microbulles d'air et ainsi augmenter les capacités d'isolation thermique et acoustique du matériau. On peut également utiliser un liant organique aqueux tel qu'une colle à base d'amidon ou une colle cellulosique. On peut encore utiliser un liant inorganique aqueux tel qu'un liant 20 hydraulique à base de silicate de sodium (Na2SiO3), notamment un liant contenant 20% à 40% de silicate de sodium pour 60% à 80% d'eau et connu sous le nom chimique de silicate de sodium liquide neutre. Ce liant aqueux se présente sous la forme d'un liquide visqueux et incolore, permettant ainsi un mélange aisé avec les microfibres, qui solidifie à l'air et à la chaleur et qui 25 présente les avantages essentiels d'être ininflammable et incombustible (Euroclasses Al et A2), très peu toxique et facilement recyclable. Un tel liant est par exemple produit et commercialisé respectivement par les sociétés de droit belge SILMACO N. V et BRENNTAG N. V. sous la référence Silicate de Soude 38/40. 30 Le pourcentage de liant peut varier en fonction de la nature de ce dernier, de la densité finale souhaitée, des applications et des propriétés 2960010 -13- recherchées. A cet effet, on mélange dans un malaxeur les microfibres avec une faible quantité de liant, pour former un mélange d'une teneur d'au moins 80%, et de préférence au moins 90% en microfibres et d'au plus 20%, de préférence au plus 10% de liant. Ce mélange est ensuite introduit dans des 5 moules, des gabarits ou des outils de nappage et pressé. L'ensemble est chauffé à une température de l'ordre de 100°C à 300°C, pendant quelques minutes pour assurer la mise en forme définitive du matériau. Lorsqu'un liant fibreux est utilisé, la montée en température du mélange fait fondre ce liant fibreux qui se mêle alors intimement aux microfibres. Ces dernières sont alors 10 parfaitement agglomérées après refroidissement. Le matériau peut également être mis en forme dans des moules de formage, le cas échéant en placage ou en mélange avec des matériaux thermoplastiques, pour confectionner des garnitures et tableaux de bords pour automobile. 15 Avant ou pendant le mélange des microfibres avec le liant, lesdites microfibres peuvent subir un traitement ignifuge et/ou antibactérien et/ou fongicide. En pratique, les microfibres sont trempées dans des bacs contenant des agents ignifuges, antibactériens et/ou fongicides. 20 Pour augmenter le volume d'air emmagasiné dans le matériau et augmenter les propriétés isolantes de ce dernier, les microfibres peuvent être mélangées avec de l'alumine et du potassium de manière à générer des microbulles d'hydrogène. Ce mélange peut être réalisé avant, pendant ou après le mélange avec le liant et avant le chauffage. Après avoir introduit le mélange 25 dans les moules, les gabarits ou les outils de nappage, ledit mélange est chauffé dans un four ou une étuve, les microbulles d'hydrogène étant remplacées par des microbulles d'air sous l'effet de la chaleur. Les microfibres peuvent également être mélangées, par exemple par malaxage, à un liant et éventuellement à de l'eau, pour obtenir un mélange 30 pâteux. Ce mélange est ensuite mélangé à l'alumine et au potassium, de manière à former des microbulles d'hydrogène. Le produit pâteux résultant peut 2960010 - 14 - alors être enduit sur un support puis chauffé par l'intermédiaire d'un appareil chauffant type pistolet chauffant, de façon à remplacer les microbulles d'hydrogène par des microbulles d'air. 5 Les panneaux et feuilles de matériau ainsi réalisés sont ensuite démoulés et peuvent être conservés et stockés en l'état, ou sous forme de rouleaux, en vue de leurs utilisations futures, ou bien découpés selon des formats particuliers, par exemple en dalles ou panneaux de dimensions standards. Ils peuvent également le cas échéant subir un post-traitement contre 10 la putréfaction ou encore être enduits pour améliorer leur esthétisme et surtout leur tenue mécanique ou leurs propriétés intrinsèques d'isolation ou d'absorption ainsi que de tenue au feu. 15 REVENDICATIONS1. Matériau isolant thermique et/ou acoustique, caractérisé en ce qu'il est constitué essentiellement de microfibres issues de fibres de hampes de bananiers fruitiers. 2. Matériau selon la revendication 1, caractérisé en ce que les microfibres sont mélangées à un liant fibreux. 3. Matériau selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il est constitué d'au moins 80%, de préférence au moins 90%, de microfibres agglomérées issues de fibres de hampes de bananiers fruitiers. 4. Matériau selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il se présente sous forme de panneaux, de rouleaux, ou de microfibres à souffler ou à floquer. 20 5. Procédé de fabrication du matériau selon la revendication 1, consistant à : - effilocher des hampes de bananiers fruitiers de manière à séparer les fibres desdites hampes en microfibres, - écraser les microfibres obtenues pour les aplatir puis les effilocher de 25 nouveau. 6. Procédé selon la revendication 5, consistant à : - mélanger les microfibres obtenues avec un liant, - introduire le mélange dans des moules, des gabarits ou des outils de 30 nappage, - chauffer le mélange pour assurer la mise en forme définitive du matériau. 2960010 -16- 7. Procédé selon la revendication 6, dans lequel avant ou pendant le mélange des microfibres avec le liant, lesdites microfibres subissent un 5 traitement ignifuge et/ou antibactérien et/ou fongicide. 8. Procédé selon l'une des revendications 6 ou 7, dans lequel : - les microfibres sont mélangées avec de l'alumine et du potassium de manière à générer des microbulles d'hydrogène, 10 - après avoir introduit le mélange dans les moules, les gabarits ou les outils de nappage, ledit mélange est chauffé pour remplacer lesdites microbulles d'hydrogène par des microbulles d'air. 9. Procédé selon la revendication 5, dans lequel : 15 - les microfibres sont mélangées à un liant et éventuellement à de l'eau, pour obtenir un mélange pâteux, - le mélange pâteux est mélangé à de l'alumine et du potassium, de manière à former des microbulles d'hydrogène, - le produit pâteux résultant est enduit sur un support puis chauffé de façon à remplacer les microbulles d'hydrogène par des microbulles d'air. 10. Utilisation du matériau selon l'une des revendications 1 à 4, pour l'hydratation et la culture de végétaux, sous forme de panneaux ou de rouleaux aptes à être appliqués sur, ou enterrés dans, le sol du terrain à cultiver. 11. Utilisation du matériau selon l'une des revendications 1 à 4, comme paillage, les microfibres étant appliquées en vrac aux pieds de végétaux pour limiter l'évaporation et/ou la pousse des mauvaises herbes et/ou comme protection thermique. 2960010 -17- 12. Utilisation du matériau selon l'une des revendications 1 à 4, comme ignifuge, sous forme de panneaux, de rouleaux ou de microfibres à souffler ou à floquer, aptes à être appliqués sur au moins un autre matériau à ignifuger. 5
28,128
FR2960011A1
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20111118
FR 2960011 A1 20111118 FR 1053643 A 20100511 LAMBOURDE POUR PLANCHER L'invention concerne une lambourde pour plancher ainsi qu'un plancher, notamment un plancher de terrasse équipé de telles lambourdes. De manière traditionnelle, un plancher de terrasse est composé de lambourdes et de lames. Les lambourdes sont posées sur une surface telle qu'une dalle de béton, avec un espacement régulier entre elles, ces lambourdes étant fixées à la surface de support. Les lames sont ensuite assemblées entre elles, celles-ci reposant perpendiculairement sur les lambourdes auxquelles elles sont fixées. Les lames disposées bout à bout sur une même longueur ont leurs bords attenants fixés sur les lambourdes. La conception actuelle des planchers nécessitent un calepinage précis en sorte d'assurer que les lambourdes soient positionnées convenablement pour que les bords attenants des lames reposent sur ces lambourdes, faute de quoi les lames ne pourraient pas être fixées correctement sur les lambourdes et surtout, ne seraient pas supportées au niveau de leurs extrémités, ce qui engendrerait leur fléchissement sous l'action du poids de personnes marchant sur le plancher. A défaut d'avoir réalisé un calepinage précis, l'installateur doit nécessairement positionner une seconde lambourde contre la première lambourde prévue initialement et la fixer en sorte de garantir un support et une fixation convenable des bords attenants des lames disposées dans le même alignement. La présente invention vise notamment à palier les inconvénients précités et propose pour cela une lambourde pour plancher comprenant un profil en « P » couché vers la gauche en sorte de présenter une surface d'appui supérieure et une surface d'appui inférieure, la surface d'appui inférieure présentant une extrémité distale recourbée vers le haut en sorte de constituer une rainure et un retour en équerre. En outre, la rainure et le retour en équerre sont configurés pour au moins permettre l'emboîtement dans la rainure d'une première lambourde, du retour en équerre d'une seconde lambourde retournée et inversement, l'emboîtement du retour en équerre de la première lambourde dans la rainure de la seconde lambourde retournée, la surface d'appui supérieure de la première lambourde et la surface d'appui inférieure de la seconde lambourde retournée étant disposées dans un même plan. L'homme du métier comprendra qu'au moyen de la lambourde objet de la présente invention, il est possible d'emboiter une lambourde retournée dans une lambourde positionnée convenablement en sorte d'augmenter la surface d'appui sur laquelle reposent les bords longitudinaux attenants des lames disposées bout à bout, ce qui assure un bon maintien des lames au niveau de leurs extrémités et permet d'assurer une fixation convenable desdites lames sur les lambourdes. Cela permet en outre d'assurer un assemblage convenable entre une lambourde et une lambourde retournée qui restent solidaire l'une par rapport à l'autre. La conception de lambourdes objet de la présente invention permet d'emboiter une lambourde retournée dans une lambourde fixée sur la surface de support. Ainsi il n'est pas nécessaire de réaliser un calepinage précis, l'utilisateur pouvant rapporter facilement une lambourde retournée aux endroits nécessaires. A ce titre, plutôt que de rapporter une lambourde retournée complète, la présente invention présente pour avantage de rapporter uniquement des tronçons de lambourdes retournées et de les emboiter sur les lambourdes fixées à la surface du support lorsque cela s'avère nécessaire. Ainsi, il est possible d'utiliser les chutes de lambourdes lors de l'installation du plancher pour constituer lesdits tronçons de lambourdes retournées. Selon l'invention, les surfaces d'appui supérieure et inférieure de la lambourde objet de la présente invention sont striées dans le sens de la longueur. Cela présente pour avantage d'assurer un appui convenable de la lambourde sur la surface de support et un appui convenable des lames posées sur la lambourde. Selon l'invention, la surface d'appui inférieure de la lambourde comprend sur une partie opposée à l'extrémité distale, disposée en dessous de la surface d'appui supérieure, un décrochement. Un tel décrochement permet la fixation de la lambourde lorsque celle-ci est utilisée selon une autre configuration, en tant que profil de départ. La lambourde objet de la présente invention comprend un côté latéral interne délimitant la surface d'appui supérieure. En outre, la surface d'appui inférieure est configurée pour être délignée selon un plan passant par le côté latéral interne. Cela permet de réaliser de délignage de la lambourde en sorte de modifier son profil et de constituer un profil de départ, constituant le bord des lames du plancher. A ce titre, l'invention concerne également un plancher comprenant des lambourdes objet de la présente invention et des lames, les lambourdes étant espacées entre elles et posées sur une surface de support telle qu'une dalle en béton et les lames étant assemblées entre elles et posées perpendiculairement sur les lambourdes. Selon l'invention, le plancher comprend des moyens de fixation des lambourdes sur la surface de support. Selon un mode de réalisation, ces moyens de fixation sont des chevilles, des clous ou des vis configurés pour être logés dans les rainures des lambourdes et ancrés dans la surface de support. Selon une variante de réalisation, ces moyens de fixation sont des premières pattes de fixation ayant une partie supérieure configurée pour être emboîtée sur le retour en équerre des lambourdes et une partie inférieure configurée pour être ancrée sur la surface de support au moyen de clous, de vis ou de chevilles complémentaires. L'utilisation de telles premières pattes de fixation présente pour avantage de permettre aux lambourdes de se dilater. Selon l'invention, la largeur de la surface d'appui supérieure est égale à l'épaisseur des lames. Selon l'invention, le plancher comprend en bordure des lambourdes délignées, ces lambourdes délignées étant pivotées d'un angle de 90° en sorte que le plan passant par le côté latéral interne soit en appui sur les lambourdes fixées sur la surface de support et supportant les lames. Cela présente pour avantage de constituer un profil de départ au moyen de lambourdes délignées. Ainsi la lambourde objet de la présente invention présente plusieurs applications pour la conception du plancher. Selon l'invention, le plancher comprend des secondes pattes de fixation dont une première partie est en équerre et configurée pour être fixée dans le décrochement d'une lambourde délignée et pivotée d'un angle de 90° et une seconde partie est configurée pour être enclenchée dans les flancs longitudinaux avant ou arrière, selon que cette lambourde délignée, constituant un profil de départ, soit disposée d'un coté ou l'autre de la lame, lesdits flancs longitudinaux avant ou arrière étant configurés à cet effet. Selon l'invention, le plancher comprend les tronçons de lambourdes retournées, ces tronçons étant emboités dans les lambourdes fixées à la surface du support, dans les zones de raccordements entre deux bords longitudinaux de deux lames alignées. Tel que précisé ci-dessus, on pourrait toutefois envisager l'utilisation de lambourdes retournées complètes. Selon l'invention, la longueur des lambourdes est égale à la longueur des lames, ce qui présente pour avantage, lorsqu'une lambourde est délignée pour une utilisation en profil de départ, de disposer d'une longueur égale à celle de la lame à laquelle la lambourde délignée est fixée au moyen de la seconde patte de fixation. D'autres caractéristiques et avantages de la présente invention apparaîtront à la lecture de la description suivante d'un mode préférentiel de conception, lequel s'appui sur des figures parmi lesquelles la figure 1 illustre une vue sectionnelle de la lambourde objet de la présente invention ; - la figure 2 illustre une lambourde objet de l'invention fixée sur une surface d'appui de type dalle de béton selon un premier mode de fixation ; - la figure 3 illustre une lambourde objet de l'invention fixée sur une surface d'appui de type dalle de béton selon un second mode de 30 fixation ; la figure 4 illustre un plancher comprenant des lambourdes objet de la présente invention ; - la figure 5 illustre un agrandissement de la figure 4 mettant en évidence l'emboîtement d'une lambourde avec un tronçon de lambourde retournée ; - la figure 6 illustre un profil de départ constitué d'une lambourde délignée, assemblée avec une première lame du plancher ; - la figure 7 illustre une patte de fixation permettant d'assembler la lambourde délignée sur la première lame telle qu'illustrée sur la figure 6. Tel qu'illustré sur la figure 1, la lambourde 1 objet de la présente invention comprend un profil en P qui est incliné à 90° vers la gauche ; bien entendu, cela dépend du sens selon lequel l'on regarde le profilé constituant la lambourde 1. Cette lambourde 1 comprend une surface d'appui supérieure 2, une surface d'appui inférieure 3, un coté latéral externe 4 et un coté latéral interne 5. En outre, l'extrémité distale 6 de la surface d'appui inférieure 3 est recourbée vers le haut ce qui permet de constituer une rainure 7 et un retour en équerre 8. On constate sur la figure 1 que la largeur de la rainure 7 est légèrement supérieure à la largeur du retour en équerre 8. En outre, la distance dl séparant la surface d'appui inférieure 3, du bord supérieur 9 du retour en équerre 8 correspond à la distance d2 séparant la surface d'appui supérieure 2, du fond 10 de la rainure 7. Selon cette conception de la lambourde 1, il est possible d'utiliser un premier mode de fixation sur une surface de support 11, notamment du type dalle de béton, tel qu'illustré sur la figure 2. En effet, on constate que la surface d'appui inférieure 3 est au contact de la surface de support 11 et qu'une cheville 12 est disposée dans la rainure 7 et traverse l'épaisseur de la surface d'appui 3 en sorte de venir s'ancrer dans la surface de support 11. Bien entendu, une telle cheville 12 peut être remplacée par des moyens similaires tels qu'un clou ou une vis de fixation, selon la surface de support 11 utilisée. Sur la figure 3, on constate une variante de moyens de fixation de la lambourde 1 sur la surface de support 11, notamment du type dalle de béton. La lambourde 1 est donc similaire à celle de la figure 2 en ce que sa surface d'appui inférieure 3 est en contact sur la surface de support 11. On constate en outre que les moyens de fixation sont constitués d'une première patte de fixation 13 qui comprend une partie supérieure 14 en forme de U inversé dont la largeur correspond à la largeur du retour en équerre 8, ce qui permet un emboitement de la partie supérieure 14 de la première patte de fixation 13, sur ce retour en équerre 8. Cette partie supérieure 14 est prolongée vers le bas par une partie inférieure 15 présentant une forme de L ou d'équerre en sorte de prendre appui sur la surface de support 11, des moyens supplémentaires de fixation de type vis, clous ou cheville de fixation permettant un ancrage de cette partie inférieure 15 sur la surface de support 11. Cette conception présente pour avantage de permettre une dilatation de la lambourde 1, la première patte de fixation 13 étant capable de se déformer légèrement pour compenser ces dilatations. Cette conception de la lambourde 1 objet de la présente invention permet la mise en oeuvre d'un plancher 16 tel qu'illustré sur la figure 4, lequel constitue notamment un plancher de terrasse. On peut toutefois envisager la mise en oeuvre d'une telle lambourde pour la constitution de plancher d'intérieurs et la pose de parquet, sans sortir du cadre de la présente invention. On constate sur la figure 4 que le plancher 16 comprend une pluralité de lambourdes 1 objet de la présente invention, lesquelles sont espacées à intervalles plus ou moins réguliers. En outre, des lames 17 sont posées sur ces lambourdes 1, perpendiculairement par rapport à celles-ci. Sur la figure 4, les lambourdes 1 sont disposées longitudinalement et les lames 17 sont disposées transversalement. On constate sur les figures 4 et 5 que les lambourdes 17a,17b disposées bout à bout sur une même longueur ont leurs bords attenants 18a,18b qui reposent sur les lambourdes 1. On constate en outre la présence de tronçons de lambourdes retournées 19 qui présentent une conception similaire aux lambourdes disposées normalement sur la surface de support 11. On constate, par conséquent, que ces tronçons de lambourdes retournées 19 disposent également d'une rainure 20 et d'un retour en équerre 21, ce retour en équerre 21 de tronçon de lambourde retournée 19 étant disposé dans la rainure 7 de la lambourde 1 disposée normalement sur la surface de support 11, de même que cette rainure 20 du tronçon de lambourde retournée 19 reçoit le retour en équerre 8 de la lambourde 1 disposée normalement sur la surface de support 11, Lorsque le tronçon de lambourde 19 est emboîté dans la lambourde 1, la surface d'appui supérieure 2 de la lambourde 1 est disposée dans le même plan que la surface d'appui inférieure 22 du tronçon de lambourde retournée 19, du fait de cette position retournée. On utilise des tronçons de lambourdes retournées 19, ce qui présente pour avantage de pouvoir utiliser des chutes de lambourdes 1 provenant des découpes pour la réalisation du plancher 16. Bien entendu, on pourrait envisager l'utilisation d'une longueur complète de lambourde retournée 19 emboitée dans une lambourde 1 fixée sur la surface de support 11, sans sortir du cadre de l'invention. On constate sur la figure 1 que la lambourde 1 comprend sur sa surface d'appui inférieure 3 un décrochement 23 se présentant de préférence sous la 20 forme d'une rainure. On constate sur les figures 4 et 5 que lorsque le tronçon de lambourde retournée 19 est emboîté dans la lambourde 1, le décrochement référencé 24 sur les figures 4 et 5 se trouve sur le coté supérieur et décalé par rapport au retour en équerre 8 de la lambourde 1. Ce tronçon de lambourde retournée 19 25 peut rester tout simplement emboité dans la lambourde 1. Toutefois, on peut également envisager la fixation de ce tronçon de lambourde retournée 19 en utilisant des moyens de fixation similaires aux moyens de fixation des figures 2 et 3 décrits ci-dessus, lesquels sont toutefois de dimensions adaptées et coopèrent avec le décrochement 24. 30 Ainsi, on constate sur les figures 4 et 5 que les bords 18a,18b attenants des deux lambourdes 17a,17b disposés bout à bout sur une même longueur sont posés convenablement sur la surface d'appui supérieure 2 de la lambourde 1 et sur la surface d'appui inférieure 22 du tronçon de lambourde retournée 19, ces surfaces d'appui 2,22 étant disposées dans un même plan horizontal d'appui. On constate sur la figure 1 que la surface d'appui supérieure 2 et la surface d'appui inférieure 3 comprennent des stries disposées dans le sens de la longueur de la lambourde 1. Cela présente pour avantage d'assurer un appui convenable de la surface d'appui inférieure 3 sur la surface de support 11 voire sur la face inférieure 25 des lames 17 lorsque celle-ci est en appui sur un tronçon de lambourde retournée 19. De même que la face supérieure d'appui 2 permet d'assurer un appui convenable sur la face inférieure 25 des lames 17 voire sur la surface de support 11 lorsque celle-ci se situe sur un tronçon de lambourde retournée 19. On constate également sur la figure 1 que le coté latéral externe 4 présente également des stries similaires. On constate sur la figure 1 que la surface d'appui inférieure 3 comprend un plan passant par le coté latéral interne 5, selon lequel la lambourde 1 peut être délignée en sorte de ne conserver que la partie rectangulaire du profil en P et de constituer ainsi un profil de départ 26 tel qu'illustré sur la figure 6, disposé au niveau du bord du plancher 16, ce profil de départ 26 étant assemblé avec le flanc longitudinal avant 27 d'une première lame 28. Pour cela, la lambourde délignée constituant le profil de départ 26 est pivotée à 90° en sorte que le coté latéral interne 5 constitue une face inférieure venant au contact de la lambourde 1, tandis que le coté latéral externe 4 constitue la face supérieure 29 du profil de départ 26, disposé dans le même plan que la face supérieure 30 des lames 17,28. Pour cela, le coté latéral externe 4 est séparé du coté latéral interne 5 d'une distance D3 correspondant à l'épaisseur des lames 17,28, Ces lames 17,17a,17b,28 comportent également sur leur face supérieure 30 des stries longitudinales, tel que cela est illustré sur la figure 6. On constate sur la figure 6 que l'assemblage du profil de départ 26 constitué par une lambourde délignée selon la plan P, est réalisé au moyen de secondes pattes d'assemblage 31. Ces secondes pattes de fixation 31 disposent d'une première partie 32 en équerre dont les dimensions correspondent à la largeur Î1 du décrochement 23, ce décrochement 23 étant positionné en dessous de la surface d'appui supérieure 2, tel que cela apparaît sur la figure 1. On constate sur la figure 7 que cette seconde patte de fixation 31 dispose en outre d'une partie avant 33 qui présente une extrémité recourbée 34. La partie arrière 32 de cette seconde patte de fixation 31 est fixée au moyen de vis, de clous ou similaires dans le décrochement 23 lorsque la lambourde 1 est délignée et utilisée en profil de départ 26, tel qu'illustré sur la figure 6. En outre, la partie avant 33 de la seconde patte de fixation 31 vient s'encliqueter dans le flanc avant 27 de la première lame 28. Pour cela, le flanc avant 27 est configuré pour permettre l'encliquetage de la partie avant 33 de la seconde patte de fixation 31. De préférence, la lambourde 1 dispose d'une longueur identique aux lames 17,17a,17b,28, ce qui permet lorsque cette lambourde 1 est délignée pour une utilisation en tant que profil de départ 26, de disposer d'une longueur identique à celle de la première lame 28. Tel que précisé ci-dessus, ce profil de départ est disposé au niveau des bords du plancher, Pour cela, ce profil de départ 26 peut également être assemblé avec le flanc arrière 35 d'une lame 17 au moyen d'une patte d'assemblage similaire à la patte de fixation 31, ce flanc arrière 35 étant également configuré pour permettre un encliquetage de ladite patte de fixation 31. Ces lambourdes 1,19 sont de préférence réalisées en bois composite par un procédé d'extrudage. On pourrait toutefois envisager d'autres matériaux similaires sans sortir du cadre de l'invention,30 REVENDICATIONS1. Lambourde (1) pour plancher caractérisée en ce qu'elle comprend un profil en « P » couché vers la gauche en sorte de présenter une surface d'appui supérieure (2) et une surface d'appui inférieure (3), la surface d'appui inférieure (3) présentant une extrémité distale (6) recourbée vers le haut en sorte de constituer une rainure (7) et un retour en équerre (8), la rainure (7) et le retour en équerre (8) étant configurés pour au moins permettre l'emboîtement dans la rainure (7) d'une première lambourde (1), du retour en équerre (21) d'une seconde lambourde retournée (19) et inversement, l'emboîtement du retour en équerre (8) de la première lambourde (1) dans la rainure (20) de la seconde lambourde retournée (19), la surface d'appui supérieure (2) de la première lambourde (1) et la surface d'appui inférieure (22) de la seconde lambourde retournée (19) étant dans un même plan. 2. Lambourde (1) pour plancher selon la revendication 1, les surfaces d'appui supérieure (2) et inférieure (3) étant striées dans le sens de la longueur. 3. Lambourde (1) pour plancher selon la revendication 1, la surface d'appui inférieure (3) comprenant sur une partie opposée à l'extrémité distale (6), disposée en dessous de la surface d'appui supérieure (2), un décrochement (23). 4. Lambourde (1) selon la revendication 1, comprenant un côté latéral interne (5) délimitant la surface d'appui supérieure (2), la surface d'appui inférieure (3) étant configurée pour être délignée selon un plan (P) passant par le côté latéral interne (5). 5. Plancher (16) comprenant des lambourdes (1,19) objet des revendications 1 à 4 et des lames (17,17a,17b,28), les lambourdes étant espacées entre elles et posées sur une surface de support (11) telle qu'une dalle en béton et les lames (17,17a,17b,28) étant assemblées entre elles et posées perpendiculairement sur les lambourdes (1,19). 6. Plancher (16) selon la revendication 5, comprenant des moyens de fixation (12,13) des lambourdes sur la surface de support. 7. Plancher (16) selon la revendication 6, les moyens de fixation étant des chevilles (12), des clous ou des vis configurés pour être logés dans les 5 rainures (7) des lambourdes (1) et ancrés dans la surface de support ( 11), 8. Plancher (16) selon la revendication 6, les moyens de fixation étant des premières pattes de fixation (13) ayant une partie supérieure (14) configurée pour être emboîtée sur le retour en équerre (8) des 10 lambourdes (1) et une partie inférieure (15) configurée pour être ancrée sur la surface de support (11). 9. Plancher (16) selon la revendication 5, la largeur de la surface d'appui supérieure (2) étant égale à l'épaisseur des lames (17,17a,17b,28). 10. Plancher (16) selon la revendication 9, comprenant en bordure des 15 lambourdes délignées (26), ces lambourdes délignées (26) étant pivotées d'un angle de 90° en sorte que le plan passant par le côté latéral interne (5) soit en appui sur les lambourdes (1,19) supportant les lames (17,17a,17b,28). 11. Plancher (16) selon la revendication 10, comprenant des secondes 20 pattes de fixation (31) dont une première partie (32) est en équerre et configurée pour être fixée dans le décrochement (23) d'une lambourde délignée (26) et pivotée d'un angle de 90° et une seconde partie (33) est configurée pour être enclenchée dans les flancs longitudinaux avant (27) ou arrière (35) configurés à cet effet, des lames (17,17a,17b,28). 25 12. Plancher (16) selon la revendication (5), comprenant des tronçons de lambourdes retournées (19), ces tronçons de lambourdes retournées (19) étant emboités dans les lambourdes (1) dans les zones de raccordements entre deux bords longitudinaux (18a,18b) de deux lames alignées (17a,17b). 30 13. Plancher (16) selon la revendication (5), la longueur des lambourdes (1) étant égales à la longueur des lames (17,17a,17b,28).
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FR2960012A1
A1
20111118
FR 2960012 A1 20111118 FR 1053656 A 20100511 La présente invention entre dans le domaine du bâtiment et de la construction, en particulier, la maçonnerie et la réalisation de coffrage. Pour ce faire, la présente invention concerne un 5 dispositif de serrage de planches de coffrage. D'une manière traditionnelle, un coffrage consiste à délimiter un espace à l'intérieur duquel est coulé un matériau jusqu'à son durcissement. Pour cette mise en oeuvre, une première personne doit d'abord positionner et maintenir une 10 première planche contre un côté de la maçonnerie, en même temps qu'une deuxième planche contre le côté opposé. Cette même personne doit maintenir ainsi les deux planches jusqu'à la fin des opérations. Il est alors indispensable qu'une deuxième personne intervienne pour définir la hauteur et les niveaux 15 transversaux et longitudinaux des deux planches de coffrage, notamment à l'aide d'un mètre et d'un niveau à bulle. Une fois les réglages terminés, la première personne doit conserver dans cette position, et de façon immobile, le maintien en suspension des deux planches contre la maçonnerie, 20 pendant que la deuxième personne immobilise le coffrage en fixant des serre-joints, notamment au moyen d'un marteau. La maçonnerie est ainsi prise en sandwich entre les deux planches de coffrage. Une telle opération de maintien par serre-joints est décrite dans le document FR 2 827 895. 25 Cette mise en oeuvre exige un effort physique supplémentaire si on utilise des madriers, plus lourds, à la place de simples planches de coffrage. Cette réalisation empirique et malaisée, demande une bonne dextérité manuelle et oblige un effort durable de la part des 30 deux personnes qui réalisent le coffrage. Cette opération peut aussi s'effectuer en hauteur, sur un échafaudage, rendant cette tâche ardue et périlleuse. Par conséquent, il résulte souvent de cette mise en place manuelle et peu précise, des défauts dans la maçonnerie ainsi 35 réalisée. Pour pallier ces inconvénients, il existe des dispositifs facilitant la mise en place des planches de coffrage. En particulier, tel que décrit dans les documents FR 2 653 807, FR 2 140 267 et US 7 255 319, les planches de coffrage peuvent être maintenues par paire, de chaque côté de la maçonnerie, au moyen de dispositifs équipés de pinces de serrage permettant de fixer chaque planche au niveau de leur partie supérieure, avec un écartement réglable adapté à la largeur de la maçonnerie. Dès lors, les pinces permettent le maintien et la mise en place des planches de part et d'autre de la maçonnerie. Toutefois, de tels dispositifs posent des problèmes au moment de la pose et lorsqu'il faut les retirer au moment de couler le matériau. En effet, il convient soit d'y fixer les planches avant de positionner l'ensemble sur la maçonnerie, soit de positionner contre la maçonnerie puis de les maintenir par serrage des pinces. Dans un cas, la mise en place est fastidieuse, la maçonnerie n'ayant pas forcément des parois planes. Dans l'autre cas, il convient encore une fois de maintenir les planches, de façon laborieuse, pour y fixer le dispositif de serrage. Par ailleurs, au moment de retirer le dispositif de serrage, avant ou après coulage, les planches fixées à la maçonnerie forment un étau, rendant difficile l'extraction du dispositif. Enfin, les dispositifs connus n'apportent par entière satisfaction concernant les réglages de mise à niveau des planches, n'assurant pas une bonne précision. La présente invention a pour but de pallier correctement les inconvénients de l'état de la technique en proposant un dispositif de serrage pour coffrage de maçonnerie permettant une mise en place rapide et aisée, par éventuellement, une seule personne. Pour ce faire, un tel dispositif prévoit un écartement des moyens de serrage, offrant un espace pour l'insertion au niveau de la maçonnerie de l'ensemble avec les planches ainsi maintenues. Ainsi, la présente invention concerne un dispositif de serrage de planches pour coffrage de maçonnerie, comprenant une structure sur laquelle sont montés des moyens de serrage, caractérisé par le fait que lesdits moyens de serrage sont articulés en pivotement de manière à créer une inclinaison desdites planches en position de serrage. Le dispositif selon l'invention, permet à deux personnes, avec deux appareils, une réalisation plus rapide et surtout plus aisée de la préparation, de la manutention, de la mise en place, des réglages, ainsi que de la liaison définitive du coffrage. De plus, si le poids de l'ensemble du coffrage n'est pas excessif, un utilisateur peut, tout seul, réaliser entièrement toutes ces opérations sans difficulté, sur tout type de matériaux de construction. Dans tous les cas, il peut en pratiquer seul les réglages avec aisance et précision. Si le poids de l'ensemble du coffrage est trop élevé, l'utilisateur peut aussi le placer, tout seul, sans effort, sur la maçonnerie, à l'aide d'une grue et d'élingues fixées aux poignées de manutention des appareils. La mise en oeuvre du dispositif selon l'invention prévoit deux appareils identiques, symétriques et réversibles horizontalement. Ils n'ont donc pas de sens droite-gauche, comme la plupart des dispositifs existants. Un autre avantage provient du fait que le dispositif est positionné aux extrémités des planches avant la mise en place de l'ensemble du coffrage sur la maçonnerie. De plus, les réglages du dispositif selon l'invention, s'effectuent rapidement, sans recours à des outils que 30 l'opérateur n'a pas toujours à sa disposition. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description détaillée qui va suivre des modes de réalisation non limitatifs de l'invention, en référence aux figures annexées dans lesquelles : 35 - la figure 1 représente une vue en perspective de trois- quarts avant d'un mode de réalisation du dispositif de serrage selon l'invention ; - la figure 2 est une vue éclatée de face de la figure 1 ; et - les figures 3 et 4 représentent une vue de face de deux étapes de positionnement d'un tel dispositif, en position de serrage des planches, ainsi qu'au niveau d'une maçonnerie. La présente invention concerne un dispositif de serrage 1 pour coffrage de maçonnerie. En particulier, le dispositif 1 permet le serrage de deux planches 2 de manière à former un ensemble de coffrage avec un second dispositif 1 identique fixé sur lesdites planches à un intervalle défini à positionner en périphérie d'un élément de maçonnerie 3. Ainsi, le dispositif de serrage 1 permet de maintenir les planches 2 en place, l'une par rapport à l'autre, de les positionner de part et d'autre de l'élément de maçonnerie 3, formant un coffrage, puis d'effectuer les réglages de hauteur et des niveaux en vue de couler un matériau de construction au sein dudit coffrage. Comme visible sur le mode de réalisation représenté sur les figures, le dispositif de serrage selon l'invention comprend une structure, formant un châssis, constituée de deux éléments supports 4 reliés entre eux et de façon rigide par au moins une barre transversale 5, de préférence deux. On notera que ces barres transversales peuvent être prévues réglables en longueur, de manière à faire varier l'espacement entre les éléments support 4. Pour ce faire, lesdites barres 5 peuvent être constituées d'au moins deux tronçons télescopiques permettant le réglage de l'écartement des deux éléments supports 4. On notera que ledit dispositif de serrage 1 peut comprendre des moyens de préhension 16 situés de chaque côté, solidaires desdits éléments support 4. Ces moyens de préhension 16 peuvent être constitués par des poignées latérales saillantes de chaque côté et permettant de saisir_le dispositif 1 par le dessus ou le côté. En particulier, ces moyens de préhension 16 peuvent être 4 articulés par rapport auxdits éléments support 4. De plus, ces poignées 16 protègent des chocs latéraux le dispositif 1 et ces éléments et peuvent être utilisées lors des manutentions de l'ensemble de coffrage. De plus, chaque élément support 4 reçoit des moyens de réglage 6 de la hauteur et des niveaux du positionnement du dispositif 1 sur la maçonnerie 3. En particulier, selon le mode préférentiel de réalisation, de tels moyens de réglage 6 se présentent sous la forme de tiges filetées 7 traversant verticalement lesdits éléments support 4, chaque tige 7 coopérant avec un taraudage complémentaire réalisé au sein de chaque élément 4, ledit filetage peut être de tout type, notamment trapézoïdal. Ce principe de filetage convient parfaitement à cet appareil prévu pour une utilisation sur chantier, car il est résistant à l'usure, aux chocs, et permet surtout une manoeuvre manuelle rapide. Selon le mode de réalisation visible sur les figures, ces tiges 7 sont au nombre de deux. Selon d'autres modes de réalisation, ledit dispositif 1 peut en posséder une, trois, quatre, voire plus, afin de permettre les réglages de hauteur et des niveaux selon plusieurs directions. De plus, l'extrémité inférieure de chaque tige 7 peut recevoir un pied 8, sous forme notamment d'embout de type patin de rotule, servant d'embase à poser sur la maçonnerie 3, tandis que l'extrémité opposée peut recevoir une molette 9, facilitant le vissage et le dévissage de chaque tige 7. Ainsi, les moyens de réglage 6 permettent simplement et facilement d'ajuster la hauteur et les niveaux du dispositif 1 30 par rapport à la maçonnerie 3. En particulier, au moins un niveau à bulle (non représenté) peut être ajouté ou intégré aux barres transversales 5 ou aux éléments support 4. On notera que l'ajustement de la hauteur et des niveaux du 35 dispositif 1 peut être réalisé en le positionnant sur la maçonnerie 3, à vide, à savoir avant le serrage et la mise en place des planches 2 de coffrage. A ce titre, ledit dispositif 1 comprend des moyens de serrage 10 des planches 2, de manière à les rendre solidaires de sa structure. On notera que ces moyens de serrage 10 sont symétriques par rapport à l'axe médian vertical du dispositif 1. Pour ce faire, lesdits moyens de serrage 10 sont constitués d'une paire de pinces 11, reliées à ladite structure, en particulier à chacun des éléments support 4, de part et d'autre dudit dispositif 1. Ces pinces 11 comprennent une platine 12 sur laquelle peut-être montée au moins une vis de serrage 13, au niveau d'un taraudage complémentaire. Ainsi, le vissage et de le dévissage de ladite vis 13 permet de serrer la planche 2 et de la rendre solidaire de la pince 11, en fonction de l'épaisseur de ladite planche 2. On notera que la vis de serrage 13 peut comprendre, à son extrémité en contact avec la planche 2, un plot d'appui 14, sous forme notamment d'embout de type patin à rotule, tandis que l'extrémité opposée comprend une molette (non représentée) pour faciliter le vissage et le dévissage. Selon le mode préférentiel de réalisation, ladite pince 11 peut être constituée d'une sauterelle 15 à levier horizontal, facilitant, après ajustement avec la vis de serrage 13 de l'épaisseur de la planche 2 à serrer, le blocage de cette dernière à l'intérieur de la pince 11. Ladite sauterelle 15 est alors disposée verticalement, son ouverture de serrage vers le bas, en vis-à-vis de ladite platine 12. Selon un autre mode de réalisation, une paire de 30 sauterelles 15 peut être prévue sur chaque pince 11 afin d'améliorer le serrage. Rappelons qu'une sauterelle fonctionne sur le principe mécanique d'une genouillère, permettant d'obtenir un verrouillage ou un auto-serrage lorsque la position de point 35 mort est dépassée (à savoir au-delà de l'alignement des trois points d'articulation). Chaque sauterelle 15 est équipée d'un levier, qui autorise, lors d'une manoeuvre manuelle, son ouverture avant le serrage, puis sa fermeture au moment du serrage, et inversement. Avantageusement, une caractéristique essentielle de la présente invention réside dans la possibilité d'écarter les moyens de serrage 10. Dès lors, en position de maintien des planches 2 au sein des pinces 11, il est possible d'incliner lesdites planches 2, « ouvrant » l'ensemble de coffrage en partie basse pour faciliter l'insertion sur la maçonnerie 3. En particulier, cette écartement permet de positionner l'ensemble de coffrage sans contrainte, notamment sans que les planches 2 bloquent ou raclent contre la maçonnerie 3. Cette configuration écartée est représentée sur la figure 3. Pour ce faire, lesdits moyens de serrage 10 sont montés articulés en pivotement sur la structure du dispositif 1, en particulier sur les éléments support 4. On notera que ce pivotement peut être libre, conférant un effet de suspension aux planches 2 en position de serrage, permettant une oscillation entre elles dans un mouvement libre et pendulaire. Selon le mode de réalisation préférentiel, représenté sur les figures, chaque élément support 4 est solidaire de moyens de liaison avec les moyens de serrage 10, en particulier la pince 11 située du côté dudit élément 4. Ces moyens de liaison se présentent sous la forme d'une charnière 17 reliée, d'une part, en partie basse dudit élément 4 et, d'autre part, à la pince 11 correspondante. On notera qu'en partie basse dudit élément support 4, ladite charnière 17 peut présenter une forme de cornière à section en équerre pour un meilleur alignement des planches 2. Leurs faces verticales et extérieures peuvent être dotées de parties antidérapantes. Ladite charnière 17 comprend un axe d'articulation 18 horizontal par rapport audit dispositif 1, permettant la rotation de la pince 11. L'angle de rotation est suffisant pour assurer l'écartement susmentionné, facilitant l'insertion de l'ensemble de coffrage sur la maçonnerie 3. A ce titre, tout d'abord, afin de limiter la course et définir l'angle de rotation, au moins une butée 19 peut venir en appui contre l'élément 4, de côté, la longueur et la pente de la surface de cette butée 19 définissant l'angle de rotation et limitant vers le haut la course de rotation des moyens de serrage 10. De plus, afin d'empêcher le retour à une position autre que verticale des moyens de serrage 10, au moins une butée supplémentaire 20 peut venir au contact de la face inférieure de chaque élément 4, limitant vers le bas la rotation des moyens de serrage 10, offrant un blocage selon un plan vertical colinéaire avec l'axe longitudinal de l'élément support 4. Ces butées inférieures supplémentaires 20 peuvent être au nombre de quatre et viennent en contact avec l'élément de la charnière 17 reliée à l'élément support 4, évitant ainsi une manoeuvre excessive et inutile durant les opérations. Ce jeu permet aussi de libérer facilement l'appareil une fois la mise en place du coffrage terminée. On notera que le retour en position verticale s'effectue simplement sous l'effet du poids, selon le cas, des moyens de serrage 10 ou des moyens de serrage 10 en pincement avec les planches 2. On notera que les poignées de chaque sauterelle 15 ou les moyens de préhension 16 peuvent alors servir à soulever l'ensemble de coffrage composé par le dispositif 1 et les planches 2. De plus, ce simple soulèvement entraîne l'écartement souhaité, par l'intermédiaire de la liaison en pivotement. Il en est de même pour les moyens de préhension 16 si ces derniers sont solidaires des pinces 11, au lieu de l'élément support 4. En somme, en position de manutention, le dispositif de serrage 1 assure automatiquement l'écartement. Dès lors, le dispositif de serrage 1 selon l'invention permet, en position de serrage des planches 2, d'offrir un écartement pour la mise en place de l'ensemble de coffrage sur la maçonnerie 3. Selon l'utilisation préférentielle, l'ensemble de coffrage peut être constitué de deux planches 2 au niveau de la partie supérieure desquelles viennent en pincement deux dispositifs de serrage 1 identiques. Lors d'une telle mise en oeuvre, on ouvre les pinces 11 des deux appareils. Sont ensuite positionnées deux planches 2 de coffrage de façon parallèles et de chants. Les deux appareils sont alors placés au niveau des parties supérieures respectives de chaque planche 2, puis serrer les deux pinces 11 d'un premier appareil, permettant une immobilisation partielle de l'ensemble, puis du deuxième appareil avant ou après positionnement sur la maçonnerie 3. Si le poids de l'ensemble du coffrage est trop élevé, la manutention peut se faire à l'aide d'une grue et d'élingues qui viennent se fixer aux moyens de préhension 16 de chaque dispositif 1. Une fois cet ensemble posé à l'endroit qui lui est destiné, les deux opérateurs relâchent les moyens de préhension 16 ou les poignées des sauterelles 15 des deux appareils, et les deux planches 2 viennent aussitôt en contact avec la maçonnerie 3. Ayant ainsi les mains libres, les opérateurs peuvent ensuite régler aisément la hauteur et les niveaux souhaités de l'ensemble du coffrage en utilisant les molettes 9 des tiges filetées 7 jusqu'à obtention des réglages désirés. Puis, ils peuvent assurer la liaison complète des planches 2 du coffrage à l'aide de serre-joints et d'un marteau. Enfin, ils peuvent ouvrir les pinces 11 des deux appareils pour les extraire des planches 2, laissant ainsi le coffrage 30 prêt à l'emploi. On notera d'ailleurs que l'espace entre les tiges filetées 7 des appareils est suffisant pour laisser la place à une armature métallique pour la réalisation d'un coffrage de linteau. 35 De plus, le dispositif de serrage 1 peut être conçus de façon à ce que l'espace de pincement entre les planches 2 soit inférieur à la largeur standard de la maçonnerie 3, afin de faciliter leur retrait une fois le coffrage terminé. D'autres modes de réalisations optionnelles peuvent être envisagés du dispositif de serrage 1 selon l'invention (non 5 représentés sur les figures). Des moyens de rappel élastique peuvent relier lesdits éléments support 4 au niveau des barres transversales 5, permettant ainsi de libérer plus facilement le dispositif 1 lors de son retrait une fois le coffrage effectué. 10 Ledit dispositif 1 peut aussi comprendre un support pour le maintien de chants d'une règle à niveau par exemple, assurant ainsi un meilleur réglage du niveau longitudinal des deux appareils pour davantage de précision. Ledit dispositif 1 peut aussi intégrer au niveau de sa 15 structure une pige graduée, montée en coulissement vertical, permettant les réglages de hauteur de l'appareil sur la maçonnerie 3. Cette pige graduée peut être équipée à sa base d'un élément magnétique, lui permettant de se fixer à la structure et d'en assurer son maintien dans sa position la plus 20 haute, évitant ainsi toute gêne lors des manutentions de l'ensemble de coffrage. Une fois l'ensemble du coffrage posé sur la maçonnerie 3, une simple pression manuelle sur l'élément supérieur de la pige graduée suffit pour décoller la partie magnétique, lui permettant ainsi de venir immédiatement en 25 contact avec le dessus de la maçonnerie, définissant alors avec précision la hauteur du coffrage. Dans un autre mode de réalisation, le dispositif 1 peut être équipé, d'un côté, d'un élément coulissant verticalement, permettant de positionner, dans le sens de la hauteur, une 30 pince 11 par rapport à l'autre. La liaison de cet élément coulissant au dispositif 1, en particulier auxdits moyens de serrage, peut être assurée par l'intermédiaire de poignées de serrage débrayables. Le maintien de cet élément coulissant peut être effectué, notamment, par un téton en saillie venant 35 coopérer avec un perçage ménagé au sein de la structure, rendant ainsi ces deux éléments solidaires et parfaitement immobiles. Pour effectuer le réglage, il suffit de dévisser les poignées débrayables, de positionner l'élément coulissant à la hauteur souhaitée, puis de resserrer les poignées. De plus, chacun de ces éléments du dispositif 1, peut 5 être équipé d'un réglet gradué permettant de les positionner à la même hauteur. La présente invention concerne ainsi un dispositif de serrage 1 qui facilite pour les maçons la mise en place et surtout, les réglages de tout type de coffrage sur une 10 maçonnerie. Par ce procédé simple, deux personnes peuvent disposer rapidement et sans difficulté, deux planches 2 de coffrage, reliées entre elles par un ou deux appareils, sur tout type de maçonnerie 3. Une fois cet ensemble de coffrage positionné à l'endroit qui lui est destiné, les deux opérateurs 15 ont les mains libres, pour pratiquer les réglages de hauteur et des niveaux transversaux et longitudinaux, sans effort et sans difficulté. Une fois les réglages terminés, ils ont la possibilité de relier, avec aisance, l'ensemble du coffrage, en fixant des serre-joints, puis enfin, retirer rapidement les 20 dispositifs 1, obtenant un coffrage prêt à l'emploi. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux exemples illustrés et décrits précédemment qui peuvent présenter des variantes et modifications sans pour autant sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS1. Dispositif de serrage (1) de planches (2) pour coffrage de maçonnerie, comprenant une structure sur laquelle sont montés des moyens de serrage (10), caractérisé par le fait que lesdits moyens de serrage (10) sont articulés en pivotement de manière à créer une inclinaison desdites planches (2) en position de serrage. 2. Dispositif de serrage (1) selon la revendication 1, caractérisé par le fait que ladite structure est constituée d'éléments support (4) sur lesquels sont montés en rotation lesdits moyens de serrage (10) au travers d'une liaison par charnière (17). 3. Dispositif de serrage (1) selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait qu'il comprend au moins une butée (19), limitant la rotation vers le haut des moyens de serrage (10). 4. Dispositif de serrage (1) selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait qu'il comprend au moins une butée supplémentaire (20), limitant la rotation vers le bas des moyens de serrage (10). 5. Dispositif de serrage (1) selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que lesdits moyens de serrage (10) sont constitués d'au moins une sauterelle à levier horizontal disposée verticalement. 12
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FR 2960013 A1 20111118 FR 1002035 A 20100512 -1- Pêne rotatif et serrure d'ouvrant de véhicule automobile La présente invention concerne un pêne rotatif pour une serrure pour un ouvrant de véhicule automobile, notamment pour une portière de véhicule automobile. L'invention concerne également ladite serrure d'ouvrant. Les serrures classiques comportent un boîtier, une platine et une contre-plaque métallique définissant un compartiment de rétention pour recevoir les éléments de rétention, tel qu'un pêne rotatif et un cliquet pivotant. La contre-plaque permet de fermer le boîtier et de fixer la serrure à un châssis de véhicule automobile. Le pêne est destiné à coopérer avec une gâche fixée à un chant de portière. Le cliquet coopère avec le pêne pour le retenir et le maintenir dans une position correspondant à la position fermée de la serrure. Les constructeurs automobiles peuvent demander la conception et la fabrication d'une série de serrures d'ouvrant présentant des spécifications identiques pour notamment les points de fixation à la carrosserie du véhicule et/ou pour la position du « point S » (point d'intersection entre l'axe de fil de gâche et le plan médian du pêne en position de fermeture de la serrure), mais dont certaines présentent des spécifications différentes pour l'épaisseur du pêne rotatif selon le modèle ou la gamme du véhicule destiné à recevoir la serrure. Dans ce cas, la conception et la fabrication des serrures équipées de pêne d'épaisseur réduite doit être repensée. Notamment, une nouvelle platine, une nouvelle contre-plaque et un nouvel axe de pêne doivent être conçus. Cette conception et la fabrication qui en résulte, sont relativement complexes et longues, et donc coûteuses. La présente invention vise notamment à remédier aux inconvénients de l'état de la technique en proposant des serrures en partie standardisées pour plusieurs modèles automobiles ayant une position du point S identique, tout en étant simples à réaliser, et en présentant des coûts de fabrication moindres. 2960013 -2- A cet effet, l'invention a pour objet un pêne rotatif pour serrure d'ouvrant de véhicule automobile destiné à coopérer avec une gâche dudit véhicule automobile, ledit pêne rotatif comportant un corps métallique et présentant une ouverture traversante cylindrique destinée à coopérer avec une portée de guidage correspondante de ladite 5 serrure pour pivoter autour d'un axe de rotation entre une position ouverte et une position fermée de la serrure dans laquelle il coopère avec la gâche, caractérisé en ce que ledit corps métallique présente des protubérances de compensation faisant saillie autour de ladite ouverture traversante cylindrique de part et d'autre des extrémités de l'ouverture traversante cylindrique. 10 Les protubérances de compensation coopèrent, via une épaisseur de surmoulage plastique, avec la portée de guidage correspondante pour guider et centrer la rotation du pêne avec une bonne tenue à l'effort, à la température, à l'usure et à la rétention. Les protubérances de compensation permettent ainsi d'élargir localement la surface de 15 l'ouverture traversante cylindrique du pêne rotatif coopérant avec la portée de guidage de part et d'autre d'un plan médian du pêne rotatif. Ainsi, le point S reste identique pour des pênes rotatifs présentant des épaisseurs différentes. Notamment, le plan médian du pêne rotatif reste centré vis-à-vis de la portée de guidage et donc du cliquet pivotant. De même, l'axe de fil de gâche est bien 20 positionné par rapport au pêne rotatif. Grâce à ses protubérances de guidage, le pêne rotatif peut être logé dans un compartiment de rétention d'un pêne rotatif d'épaisseur supérieure sans modifications de celui-ci et en conservant le point S. Plusieurs tailles de pêne rotatif peuvent donc ainsi être utilisées pour un même boîtier, une même contre-plaque et un même axe de 25 pêne. Une standardisation des serrures est ainsi obtenue, la grande majorité des composants, le pêne excepté, étant commune à différents modèles de véhicules. En conséquence, les lignes d'assemblage peuvent être les mêmes. En outre, on peut réaliser des pênes rotatifs d'épaisseur inférieure à moindre coût en utilisant des procédés de découpage traditionnels plus économiques que les procédés de fabrication par découpage fin. 5 10 15 20 25 - 3 Selon une ou plusieurs caractéristiques du pêne rotatif, prise seule ou en combinaison, lesdites protubérances de compensation sont angulairement régulièrement réparties autour de ladite ouverture traversante cylindrique, ce qui permet d'assurer un bon maintien et un bon positionnement du pêne rotatif dans la portée de guidage correspondante, lesdites protubérances de compensation font saillie du pêne rotatif en alternance de part et d'autre desdites extrémités, ledit pêne rotatif comporte trois protubérances de compensation angulairement régulièrement réparties autour de ladite ouverture traversante cylindrique de part et d'autre desdites extrémités, - lesdites protubérances de compensation sont obtenues par emboutissage du corps métallique en formant un renforcement complémentaire du côté du pêne rotatif opposé à celui comportant la protubérance de compensation, - ledit corps métallique est au moins partiellement surmoulé d'un revêtement en matériau plastique, pour notamment réduire le bruit et le frottement entre les pièces en contact avec le pêne rotatif, les protubérances de compensation sont nivelées par surmoulage pour s'affranchir des discontinuités d'appui des protubérances de compensation du pêne rotatif, le revêtement de surmoulage présente des nervures sur les faces opposées dudit pêne, les nervures permettant de compenser le battement du pêne rotatif dans le boîtier, une extrémité du pêne rotatif destinée à venir en butée sur un amortisseur de ladite serrure lorsqu'il se trouve au-delà de la position de fermeture, présente au moins une excroissance s'étendant selon la tranche dudit pêne, pour augmenter la section de contact du pêne en butée sur l'amortisseur et ainsi améliorer la répartition de l'amorti, ladite excroissance est obtenue par déformation de matière du corps métallique ; le procédé par déformation de matière étant plus économique que le procédé de fabrication par découpage fin. L'invention a aussi pour objet une serrure pour ouvrant de véhicule automobile comportant un boîtier, une platine et une contre-plaque définissant un compartiment de rétention pour recevoir un pêne rotatif destiné à coopérer avec une gâche, ledit pêne rotatif présentant une ouverture traversante cylindrique coopérant avec une portée de guidage correspondante du boîtier pour pivoter autour d'un axe de rotation entre une position ouverte et une position fermée de la serrure dans laquelle il coopère avec la gâche, caractérisée en ce que ladite serrure comporte un pêne rotatif tel que décrit précédemment. D'autres avantages et caractéristiques apparaîtront à la lecture de la description de l'invention, ainsi que des figures suivantes sur lesquelles : - la figure 1 est une vue partielle en perspective d'une serrure de véhicule automobile sans boîtier ni platine en prise avec une gâche de véhicule automobile, la figure 2 est une vue en coupe de la serrure de véhicule automobile de la figure 1, montée dans un boîtier et une platine, - la figure 3 est une vue schématique en coupe agrandie du détail en pointillés de la serrure de la figure 2, - la figure 4 est une vue partielle en coupe d'un pêne rotatif monté dans une serrure, la figure 5a est une vue en perspective du pêne rotatif de la figure 4 en butée sur un amortisseur, - la figure 5b est une vue partielle en perspective du pêne rotatif et de l'amortisseur de la figure 5a selon un autre angle de vue, la figure 6a est une vue en perspective du pêne rotatif de la figure 5a sans surmoulage en butée sur un amortisseur, 2960013 -5- la figure 6b est une vue partielle en perspective du pêne rotatif et de l'amortisseur de la figure 6a selon un autre angle de vue, la figure 7a est une vue partielle en perspective du pêne rotatif de la figure 5a sans surmoulage, 5 - la figure 7b est une vue partielle de face du pêne rotatif de la figure 7a, - la figure 7c est une vue partielle en coupe du pêne rotatif de la figure 7a, - la figure 7d est une vue partielle de côté du pêne rotatif de la figure 7a, la figure 8 est une vue partielle en coupe d'une extrémité du pêne rotatif de la figure 5a en butée sur l'amortisseur. 10 Sur toutes les figures, les éléments identiques portent les mêmes numéros de référence. Pour plus de clarté, seuls les éléments nécessaires à la compréhension de l'invention ont été représentés. Comme visible sur les figures 1 et 2, la serrure 1 pour ouvrant de véhicule 15 automobile, tel qu'une portière, comporte un boîtier 2 par exemple en matériau plastique et une contre-plaque 3 par exemple métallique, fermant le boîtier 2 en définissant un compartiment de rétention 4 (voir les vues partielles en coupe des figures 3 et 4). La contre-plaque 3 est destinée à être fixée à un ouvrant de véhicule automobile. Le compartiment de rétention 4 est destiné à recevoir notamment un pêne rotatif 5 et un 20 cliquet pivotant 6. La serrure 1 peut comporter en outre une platine métallique 9 recouvrant partiellement le boîtier 2 en contact avec la contre-plaque 3, de sorte que le boîtier 2 ne soit pas soumis à des contraintes en déformation lors du serrage de la serrure sur l'ouvrant. 25 Le pêne rotatif 5 est susceptible de tourner autour d'un axe de rotation I d'un axe de pêne 7 entre une position ouverte (non représentée) et une position fermée (figures 1 et 2) de la serrure dans laquelle il coopère avec une gâche 21 fixée à la carrosserie 20 du véhicule automobile, dans le chant de l'ouvrant. 2960013 -6- Pour cela, le pêne rotatif 5 présente une forme de fourche, la gâche 21 étant destinée à être introduite à travers l'avaloir de la serrure 1 dans l'échancrure 8 du pêne rotatif 5. Le pêne rotatif 5 est retenu en position fermée par le cliquet pivotant 6 coopérant 5 avec un cran correspondant du pêne rotatif 5. Comme représenté sur la figure 3, le pêne rotatif 5 comporte un corps métallique 14, pouvant être surmoulé au moins partiellement par un revêtement en matériau plastique 15, notamment pour réduire le bruit et le frottement entre les pièces en contact avec le pêne rotatif 5. 10 Au-delà de la position de fermeture du pêne rotatif 5, une extrémité 10 du pêne rotatif 5 vient en butée sur un amortisseur 11 de la serrure 1 (figures 5a, 5b). L'amortisseur 1l, par exemple en caoutchouc, permet d'amortir et immobiliser le pêne rotatif 5 en fin de course de fermeture en plus du joint de porte, lorsque celui-ci ne suffit pas à supprimer le choc entre l'ouvrant et la carrosserie, par exemple en cas d'énergie 15 de claquement de l'ouvrant trop importante ou en cas de joint de porte de résistance à la compression trop faible. Le pêne rotatif 5 présente une ouverture traversante cylindrique 12 coopérant avec une portée de guidage correspondante 13 de la serrure 1 pour pivoter autour de l'axe de rotation I entre la position ouverte et la position fermée de la serrure 1. Sur le mode de 20 réalisation représenté sur les figures 3 et 4, la portée de guidage 13 est définie par une portion cylindrique de l'axe de pêne 7 de la serrure 1. Mieux visible sur les figures 6a, 6b, 7a, 7b, 7c et 7d représentant notamment un pêne rotatif 5 sans surmoulage, le corps métallique 14 présente des protubérances de compensation 16a, 16b, 16c, 16d, 16e, 16f faisant saillie autour de l'ouverture 25 traversante cylindrique 12 de part et d'autre de ses extrémités. Les protubérances de compensation 16a-16f coopèrent avec la portée de guidage correspondante 13 pour guider et centrer la rotation du pêne 5 avec une bonne tenue à l'effort, à la température, à l'usure et à la rétention. Dans ce mode de réalisation, les protubérances de compensation 16a-16f font 30 saillie en alternance sur chacune des deux faces planes 5a, 5b du pêne rotatif 5. 2960013 -7- En outre, elles sont angulairement régulièrement réparties autour de l'ouverture traversante cylindrique 12, ce qui permet d'assurer un bon maintien et un bon guidage du pêne rotatif 5 dans la portée de guidage correspondante 13. Plus précisément, une première face plane 5a du pêne rotatif 5 comporte par 5 exemple trois premières protubérances de compensation 16a, 16c, 16d régulièrement réparties autour d'une première extrémité de l'ouverture traversante cylindrique 12. La face plane opposée 5b du pêne rotatif 5 comporte également trois deuxièmes protubérances de compensation 16b, 16e, 16f régulièrement réparties autour de l'extrémité opposée de l'ouverture traversante cylindrique 12. Les premières 16a, 16c, 10 16d et les deuxièmes protubérances 16b, 16e, 16f sont angulairement décalées et font saillies sur chacune des faces 5a, 5b en alternance. Comme illustré par la figure 3, l'épaisseur e 1 du pêne rotatif 5, hors zone de pivot et hors surmoulage, est par exemple de l'ordre de 3,5 mm. Les protubérances de compensation 16a-16f permettent d'élargir localement la surface de l'ouverture 15 traversante cylindrique 12 du pêne rotatif 5 coopérant avec la portée de guidage 13, par exemple de l'ordre de 0, 75 cm de part et d'autre d'un plan médian M du pêne rotatif 5. Ainsi, le point S défini par le point d'intersection entre l'axe de fil de gâche G et le plan médian M du pêne rotatif 5 en position de fermeture de la serrure 1 (voir figure 2), est identique pour des pênes rotatifs présentant des épaisseurs différentes. 20 Notamment, le plan médian M du pêne rotatif 5 reste centré vis-à-vis de la portée de guidage et donc du cliquet pivotant 6. De même, l'axe de fil de gâche G est bien positionné par rapport au pêne rotatif 5. Grâce à ses protubérances de guidage, le pêne rotatif 5 peut être logé dans un compartiment de rétention d'un pêne rotatif d'épaisseur supérieure sans modifications 25 de celui-ci et en conservant la position du point S. Plusieurs tailles de pêne rotatif peuvent donc ainsi être utilisées pour un même boîtier, une même contre-plaque et un même axe de pêne. Une standardisation des serrures est ainsi obtenue, la grande majorité des composants, le pêne excepté, étant commune à différents modèles de véhicules. En conséquence, les lignes d'assemblage peuvent être les mêmes. 2960013 -8- En outre, on peut réaliser des pênes rotatifs d'épaisseur inférieure à moindre coût en utilisant des procédés de découpage traditionnels plus économiques que les procédés de fabrication par découpage fin. Les protubérances de compensation 16a-16f peuvent être obtenues par 5 emboutissage du corps métallique 14 du pêne rotatif 5, formant un renforcement complémentaire 17a-17f dans la face opposée à celle sur laquelle la protubérance de compensation 16a-16f fait saillie. Les protubérances de compensation 16a-16f peuvent être nivelées par surmoulage (voir figures 5a, 5b). Le surmoulage permet ainsi d'égaliser l'épaisseur des 10 protubérances de compensation pour s'affranchir des discontinuités d'appui du pêne rotatif, les propriétés de tenue mécanique étant assurées par les protubérances de compensation métalliques en dessous. Le revêtement de surmoulage 15 peut également présenter des nervures 18 sur les faces opposées du pêne 5 (figure 8). Les nervures permettent de compenser le battement 15 du pêne rotatif 5 dans le boîtier 2. L'épaisseur e3 du revêtement de surmoulage avec nervure est par exemple de l'ordre de 0, 8 mm. Des zones de contact du pêne rotatif 5 soumises à des efforts ou destinées à contacter l'amortisseur 11, peuvent rester dépourvues de surmoulage. 20 Par ailleurs, l'extrémité 10 du pêne rotatif 5 destinée à venir en butée sur l'amortisseur 11, présente au moins une excroissance 19 s'étendant normalement au plan défini par une face plane 5a du pêne rotatif 5 (figures 7a, 7b). L'épaisseur el de l'extrémité 10 du pêne rotatif 5 de l'ordre de 3, 5 mm est élargie de la hauteur de l'excroissance 19, par exemple de l'ordre de 1 mm, ramenant 25 l'extrémité 10 du pêne rotatif 5 à une épaisseur e3 de l'ordre de 4, 5 mm. L'excroissance 19 permet ainsi d'élargir l'extrémité 10 du pêne rotatif 5 pour augmenter la section de contact du pêne en butée sur l'amortisseur 11 et améliorant la répartition de l'amorti et donc augmentant la capacité d'amortissement. 2960013 -9- L'excroissance 19 est par exemple obtenue par déformation de matière du corps métallique 14 du pêne rotatif 5. Le procédé par déformation de matière est plus économique que le procédé de fabrication par découpage fin. Les serrures sont ainsi en partie standardisées pour plusieurs modèles automobiles 5 ayant des points de fixation et une position du point S identiques, tout en étant simples à réaliser, et en présentant des coûts de fabrication moindres. REVENDICATIONS1. Pêne rotatif pour serrure d'ouvrant de véhicule automobile destiné à coopérer avec une gâche (21) dudit véhicule automobile, ledit pêne rotatif (5) comportant un corps métallique (14) et présentant une ouverture traversante cylindrique (12) destinée à coopérer avec une portée de guidage (13) correspondante de ladite serrure (1) pour pivoter autour d'un axe de rotation (I) entre une position ouverte et une position fermée de la serrure (1) dans laquelle il coopère avec la gâche, caractérisé en ce que ledit corps métallique (14) présente des protubérances de compensation d'épaisseur (16a-16f) faisant saillie autour de ladite ouverture traversante cylindrique (12) de part et d'autre des extrémités de l'ouverture traversante cylindrique (12). 2. Pêne rotatif selon la revendication 1, caractérisé en ce que lesdites protubérances de compensation (16a-16f) sont angulairement régulièrement réparties autour de ladite ouverture traversante cylindrique (12). 3. Pêne rotatif selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que lesdites protubérances de compensation (16a-16f) font saillie du pêne rotatif (5) en alternance de part et d'autre desdites extrémités. 4. Pêne rotatif selon la revendication 3, caractérisé en ce qu'il comporte trois protubérances de compensation (16a, 16c, 16e ; 16b, 16d, 16f) angulairement régulièrement réparties autour de ladite ouverture traversante cylindrique (12) de part et d'autre desdites extrémités. 5. Pêne rotatif selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que lesdites protubérances de compensation (16a-16f) sont obtenues par emboutissage du corps métallique (14) en formant un renforcement complémentaire (17a-17f) du côté du pêne rotatif (5) opposé à celui comportant la protubérance de compensation (16a-16f). 6. Pêne rotatif selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que ledit corps métallique (14) est au moins partiellement surmoulé d'un revêtement (15) en matériau plastique (15). 7. Pêne rotatif selon la revendication 6, caractérisé en ce que les protubérances de compensation (16a-16f) sont nivelées par surmoulage. 2960013 -11- 8. Pêne rotatif selon l'une des revendications 6 ou 7, caractérisé en ce que le revêtement (15) de surmoulage présente des nervures (18) sur les faces opposées (5a, 5b) dudit pêne. 9. Pêne rotatif selon l'une des revendications 1 à 8, caractérisé en ce qu'une 5 extrémité (10) du pêne rotatif (5) destinée à venir en butée sur un amortisseur (11) de ladite serrure (1) en fin de course en pivotement de fermeture, présente au moins une excroissance (19) s'étendant selon la tranche dudit pêne (5). 10. Pêne rotatif selon la revendication 9, caractérisé en ce que ladite excroissance (19) est obtenue par déformation de matière du corps métallique (14). 10 11. Serrure pour ouvrant de véhicule automobile comportant un boîtier (2) et une contre-plaque (3) définissant un compartiment de rétention (4) pour recevoir un pêne rotatif (5) destiné à coopérer avec une gâche (21), ledit pêne rotatif (5) présentant une ouverture traversante cylindrique (12) coopérant avec une portée de guidage (13) correspondante du boîtier (2) pour pivoter autour d'un axe de rotation (I) entre une 15 position ouverte et une position fermée de la serrure (1) dans laquelle il coopère avec la gâche (21), caractérisée en ce que ladite serrure comporte un pêne rotatif (5) selon l'une des revendications 1 à 10.
20,251
FR2960014A1
A1
20111118
FR 2960014 A1 20111118 FR 1053719 A 20100512 La présente invention se rapporte à un ensemble pour baie. Un ensemble pour baie comporte classiquement : - un dormant destiné à être monté dans la baie, - un ouvrant, notamment de type fenêtre, monté mobile sur le dormant entre une position ouverte dans laquelle il libère un passage à travers le dormant et une position fermée dans laquelle il obture ledit passage, l'ouvrant étant équipée d'une tringle de commande destinée à être déplacée par une poignée de commande entre une position de verrouillage et une position de déverrouillage, - une glissière délimitant une ouverture présentant une première portion s'étendant selon un axe longitudinal, - au moins un bras articulé présentant une première extrémité montée libre en rotation sur le dormant ou sur l'ouvrant, et une seconde extrémité opposée montée coulissante dans l'ouverture entre une première position dans laquelle l'ouvrant est dans la position fermée, et une seconde position dans laquelle l'ouvrant est dans une position ouverte prédéterminée. Lorsque l'ouvrant est dans la position ouverte prédéterminée, l'ouvrant peut être déplacé de manière intempestive vers la position fermée, notamment par des mouvements d'air. Cette fermeture involontaire de l'ouvrant peut occasionner des nuisances, telles que des nuisances sonores, mais aussi des accidents, notamment des pincements de doigts. Il est connu de l'état de la technique, notamment du document FR 2 509 778, d'équiper l'ensemble pour baie d'un corps de verrouillage/déverrouillage de l'ouvrant dans une position ouverte prédéterminée, le corps de verrouillage comportant un ressort à lame monté sur l'ouvrant et un bouton de manoeuvre actionnant le ressort. Le ressort est agencé pour coopérer avec le bras articulé de sorte que le ressort maintient dans la seconde position (verrouillage) la seconde extrémité du bras articulé. La seconde extrémité du bras articulé est libérée du ressort (déverrouillage) en actionnant le bouton de manoeuvre. Un tel ensemble pour baie de l'état de la technique nécessite l'utilisation d'un ressort à lame afin d'assurer le verrouillage de l'ouvrant dans une position ouverte prédéterminée, ce qui est préjudiciable en termes de pérennité du corps de verrouillage dans la mesure où un tel ressort va subir des déformations importantes au cours du temps après des déplacements successifs de l'ouvrant de la position fermée vers la position ouverte prédéterminée. En outre, un tel corps est assez complexe à mettre en oeuvre en nécessitant notamment un agencement et un réglage précis du ressort à lame. La présente invention vise à remédier en tout ou partie aux inconvénients précités et concerne un ensemble pour baie, comportant : - un dormant destiné à être monté dans la baie, - un ouvrant, notamment de type fenêtre, monté mobile sur le dormant entre une position ouverte dans laquelle il libère un passage à travers le dormant et une position fermée dans laquelle il obture ledit passage, l'ouvrant étant équipé d'une tringle de commande destinée à être déplacée par une poignée de commande entre une position de verrouillage et une position de déverrouillage, - une glissière délimitant une ouverture présentant une première 15 portion s'étendant selon un axe longitudinal, - au moins un bras articulé présentant une première extrémité montée libre en rotation sur le dormant ou sur l'ouvrant autour d'un axe de rotation, et une seconde extrémité opposée montée coulissante dans l'ouverture entre une première position dans laquelle l'ouvrant est dans la 20 position fermée, et une seconde position dans laquelle l'ouvrant est dans une position ouverte prédéterminée, ledit ensemble étant remarquable en ce que l'ouverture présente une seconde portion s'étendant suivant une direction oblique relativement à l'axe longitudinal, la seconde portion étant conformée pour recevoir la seconde 25 extrémité du bras articulé dans la seconde position, en ce que la tringle de commande est agencée pour entraîner en rotation le bras articulé autour de l'axe de rotation entre : - une position de verrouillage dans laquelle le bras articulé et la direction oblique de la seconde portion de l'ouverture forment un angle 30 présentant une première valeur adaptée de sorte que la seconde extrémité du bras articulé est en équilibre stable dans la seconde portion de l'ouverture, et - une position de déverrouillage dans laquelle ledit angle présente une seconde valeur inférieure à la première valeur, la seconde valeur étant adaptée de sorte que la seconde extrémité du bras articulé est en équilibre 35 instable dans la seconde portion de l'ouverture, et en ce que l'ensemble comporte des moyens d'actionnement de la seconde extrémité du bras articulé agencés pour déloger ladite seconde extrémité de la seconde portion de l'ouverture lorsque la tringle de commande est en position de déverrouillage. Ainsi, un tel ensemble selon l'invention permet d'assurer le verrouillage/déverrouillage de l'ouvrant dans une position ouverte prédéterminée. Plus particulièrement, le verrouillage de l'ouvrant est assuré en aménageant la glissière. Par conséquent, le verrouillage de l'ouvrant dans une position ouverte prédéterminée est robuste, pérenne et assuré sans ajout de pièces mécaniques supplémentaires. Le verrouillage de l'ouvrant dans une position ouverte prédéterminée est obtenu par des conditions géométriques entre le bras articulé et la seconde portion de l'ouverture ainsi que par des forces de frottement exercées sur la seconde extrémité du bras articulé, ce qui permet une mise en oeuvre aisée d'un tel ensemble. Le déverrouillage de l'ouvrant dans une position ouverte prédéterminée est obtenu par des conditions géométriques entre le bras articulé et la seconde portion de l'ouverture qui permettent une mise en oeuvre aisée d'un tel ensemble. Lorsque la tringle de commande est en position de déverrouillage, les moyens d'actionnement permettent de déloger la seconde extrémité du bras articulé de la seconde portion de l'ouverture. Ainsi, une force exercée sur l'ouvrant s'opposant aux forces de frottement exercées sur la seconde extrémité du bras articulé peut déloger la seconde extrémité du bras articulé de la seconde portion de l'ouverture. Selon une forme d'exécution, la première extrémité du bras articulé est montée libre en rotation sur le dormant, et la glissière est fixée sur l'ouvrant. Selon une variante d'exécution, la première extrémité du bras articulé est montée libre en rotation sur la tringle de commande équipant l'ouvrant, la glissière est fixée sur le dormant, et les moyens d'actionnement comportent au moins un organe d'actionnement, notamment de type bouton de manoeuvre, disposé sur le dormant. Dans un mode de réalisation, les moyens d'actionnement sont constitués par la tringle de commande présentant une position de déverrouillage dans laquelle l'angle formé par le bras articulé et la direction oblique de la seconde portion de l'ouverture présentent une seconde valeur inférieure à la première valeur, la seconde valeur étant adaptée de sorte que la seconde extrémité du bras articulé est délogée de la seconde portion de l'ouverture. Ainsi, une telle tringle de commande permet à elle seule d'assurer le déverrouillage de l'ouvrant dans une position ouverte prédéterminée. Selon une forme d'exécution, la première valeur de l'angle formé par le bras articulé et la direction oblique de la seconde portion de l'ouverture est comprise entre 60° et 120°, et est de préférence sensiblement égale à 90°. L'orthogonalité entre le bras articulé et la direction oblique de la seconde portion de l'ouverture permet d'optimiser la stabilité de l'équilibre de la seconde extrémité du bras articulé dans la seconde portion de l'ouverture. Dans un mode de réalisation, la seconde portion de l'ouverture est située à une extrémité de la première portion de l'ouverture. Ainsi, un tel agencement de la seconde portion d'ouverture permet d'augmenter la course de la seconde extrémité du bras articulé dans l'ouverture. Une telle augmentation de la course permet d'augmenter par la-même le débattement de l'ouvrant entre la position fermée et la position d'ouverture prédéterminée. Selon une caractéristique, la seconde portion s'étend suivant une direction oblique présentant un angle avec l'axe longitudinal inférieur à 30°, et 20 de préférence sensiblement égal à 15°. Selon une réalisation particulière, la seconde portion de l'ouverture est réalisée sous la forme d'une entaille ménagée dans la glissière et dans le prolongement de la première portion de l'ouverture. Avantageusement, la seconde extrémité du bras articulé est 25 équipée d'au moins un plot conformé pour coulisser dans l'ouverture. Ainsi, un tel plot permet d'améliorer le guidage de la seconde extrémité du bras articulé dans l'ouverture. Avantageusement, le bras articulé est monté amovible sur l'ouvrant. 30 Ainsi, lorsque le bras articulé est retiré de l'ouvrant, l'ouvrant est montée libre sur le dormant. Il en résulte un débattement maximal de l'ouvrant sur le dormant. Dans un mode de réalisation, l'ensemble comporte un dispositif de commande conçu pour commander le déplacement de la tringle de commande 35 entre la position de verrouillage et la position de déverrouillage, le dispositif comprenant : - une pièce de manoeuvre comportant une embase présentant une première face et une seconde face opposée, l'embase présentant un premier bord latéral et un second bord latéral opposé, un doigt de manoeuvre monté sur la seconde face de l'embase, conçu pour entraîner en déplacement la tringle de commande, le doigt de manoeuvre étant disposé à proximité du premier bord latéral de l'embase, une crémaillère montée sur le second bord latéral sur la première face de l'embase, - une poignée de commande, - un pignon solidaire en déplacement de la poignée de commande, 10 et agencé entre le premier bord latéral et le second bord latéral sur la première face de l'embase de manière à s'engrener dans la crémaillère. D'autres caractéristiques et avantages apparaîtront dans la description qui va suivre d'un mode de réalisation d'un ensemble pour baie selon l'invention, donné à titre d'exemple non limitatif, en référence aux dessins 15 annexés dans lesquels : - les figures 1 et 2 sont des vues partielles en perspective d'un ensemble pour baie selon l'invention représentant un bras articulé dans différentes positions, - la figure 3 est une vue partielle de côté de l'ensemble illustré aux 20 figures 1 et 2, - la figure 4 est une vue partielle éclatée de l'ensemble illustré aux figures 1 et 2, - les figures 5 et 6 sont des vues en perspective d'un dispositif de commande du déplacement de la tringle de commande, 25 - les figures 7a et 7b sont des vues en perspective respectives d'une pièce de manoeuvre équipant le dispositif illustré aux figures 5 et 6 et d'une pièce de manoeuvre de l'état de la technique. L'ensemble pour baie illustré aux figures 1 à 4 comporte un dormant destiné à être monté dans une baie ; seul un élément de dormant 1 30 est représenté pour ne pas surcharger les figures 1 à 4. L'ensemble comporte un ouvrant (non représenté), telle qu'une porte ou une fenêtre, monté mobile sur le dormant entre une position ouverte dans laquelle il libère un passage à travers le dormant et une position fermée dans laquelle il obture ledit passage. L'ouvrant est équipé d'une tringle de 35 commande 2 déplacée entre une position de verrouillage et une position de déverrouillage par une poignée de commande 6, représentée aux figures 5 et 6, équipant l'ouvrant. Pour ce faire, l'ensemble comporte un dispositif de commande 5 conçu pour commander le déplacement de la tringle de commande 2 entre la position de verrouillage et la position de déverrouillage, le dispositif comprenant : - une pièce de manoeuvre 50 comportant une embase 51 présentant une première face 510 et une seconde face 511 opposée, l'embase présentant un premier bord latéral 510a et un second bord latéral 510b opposé, un doigt de manoeuvre 52 monté sur la seconde face 511 de l'embase 51, conçu pour entraîner en déplacement la tringle de commande 2, le doigt de manoeuvre 52 étant disposé à proximité du premier bord latéral 510a de l'embase 50, une crémaillère 53 montée sur le second bord latéral 510b sur la première face 510 de l'embase 51, - une poignée de commande 6, - un pignon (non représenté) solidaire en déplacement de la poignée de commande 6, et agencé entre le premier bord latéral 510a et le second bord latéral 510b sur la première face 510 de l'embase 51 de manière à s'engrener dans la crémaillère 53. Comme illustré à la figure 7a, la pièce de manoeuvre 50 équipant le dispositif de commande 5 diffère de la pièce de manoeuvre 50 illustrée à la figure 7b en ce que la crémaillère 53 est montée sur le second bord latéral 510b sur la première face 510 de l'embase 51, et non sur le premier bord latéral 510a. Un tel agencement de la crémaillère 53 permet d'inverser le sens de déplacement de la tringle de commande 2 pour un sens de rotation donné du pignon, et ce sans modifier la disposition du doigt de manoeuvre 52. L'ensemble comporte une glissière 3 montée fixe sur l'ouvrant aux moyens de vis de fixation 302. La glissière 3 est agencée sur la tringle de commande 2. La glissière 3 délimite une ouverture 30 présentant : - une première portion 300 oblongue s'étendant selon un axe longitudinal X'-X sensiblement vertical, - une seconde portion 301 (visible à la figure 2) située à l'extrémité inférieure de la première portion 300, et s'étendant suivant une direction 35 oblique Y'-Y relativement à l'axe longitudinal X'-X. La direction oblique Y'-Y présente un angle a avec l'axe longitudinal X'-X sensiblement égal à 15°. La seconde portion 301 de l'ouverture 30 est réalisée sous la forme d'une entaille ménagée dans la glissière 3 et dans le prolongement de la première portion 300 de l'ouverture 30. L'ensemble comporte un bras articulé 4 présentant : - une première extrémité 40 montée libre en rotation sur le dormant autour d'un axe de rotation Z'-Z, - une seconde extrémité 41 opposée montée coulissante dans l'ouverture 30 entre une première position (non représentée) dans laquelle l'ouvrant est dans la position fermée, et une seconde position (illustrée à la figure 1) dans laquelle l'ouvrant est dans une position ouverte prédéterminée. La première extrémité 40 du bras articulé 4 peut être par exemple montée en applique sur le dormant ou à l'aide de vis de fixation (non représentées). La première extrémité 40 du bras articulé 4 peut être conformé pour coopérer avec un outil spécifique (non représenté), tel qu'une clé ou un tournevis, de manière à pouvoir être retirée du dormant. La seconde extrémité 41 du bras articulé 4 en première position est située à l'extrémité supérieure de la première portion 300 de l'ouverture 30. La seconde extrémité 41 du bras articulé 4 en seconde position est disposée dans la seconde portion 301 de l'ouverture 30. Il est à noter qu'en figure 2 est illustrée la seconde extrémité 41 du bras articulé 4 dans une position intermédiaire entre la première position et la seconde position. La seconde extrémité 41 du bras articulé 4 est équipée d'un plot 25 410 conformé pour coulisser dans l'ouverture 30. La tringle de commande 2 comporte une fente 20 oblongue ménagée en son sein, s'étendant suivant l'axe X'-X sur au moins la longueur de l'ouverture 30 de la glissière 3. La fente 20 présente une extrémité inférieure 200 et une extrémité supérieure 201 opposée. La fente 20 est conformée pour 30 recevoir le plot 410 du bras articulé 4. La tringle de commande 2 comporte en outre deux lumières 201 oblongues ménagées en son sein, et disposées de part et d'autre de la fente 20. Le plot 410 du bras articulé 4 peut être conformé pour coopérer avec un outil spécifique (non représenté) tel qu'une clé de manière à pouvoir 35 être retiré de l'ouverture 30 de la glissière 3 et de la fente 20 de la tringle de commande 2. Lorsque le plot 410 est retiré et par là-même lorsque le bras articulé 4 est retiré, l'ouvrant est alors monté libre sur le dormant. La tringle de commande 2 est mobile en translation suivant l'axe X'-X entre la position de verrouillage et la position de déverrouillage. La tringle de commande 2 est agencée pour entraîner en rotation le bras articulé 4 autour de l'axe de rotation Z'-Z lors du déplacement de la tringle de commande 2 de la position de verrouillage vers la position de déverrouillage. Il est à noter que les lumières 201 permettent le déplacement de la tringle de commande 2 de la position de verrouillage vers la position de déverrouillage sans être en contact avec les vis de fixation 302. Plus précisément, lors du déplacement de la tringle de commande 2 suivant l'axe X'-X de la position de verrouillage vers la position de déverrouillage, l'extrémité inférieure de la fente 20 de la tringle de commande 2 vient dans un premier temps en contact contre le plot 410 du bras articulé 4, puis dans un deuxième temps l'extrémité inférieure de la fente 20 de la tringle de commande 2 entraine en rotation le bras articulé 4 autour de l'axe de rotation Z'-Z. Lorsque la tringle de commande 2 est en position de verrouillage (illustrée à la figure 1), le bras articulé 4 et la direction oblique Y'-Y de la seconde portion 301 de l'ouverture 30 forment un angle 3 présentant une première valeur sensiblement égale à 90° de sorte que la seconde extrémité 41 du bras articulé 4 est en équilibre stable dans la seconde portion 301 de l'ouverture 30. Par « équilibre stable », on entend que la seconde extrémité 41 du bras articulé 4 possède au moins une position d'équilibre dans la seconde portion 301 de l'ouverture 30 et que la seconde extrémité 41 du bras articulé 4 tend à revenir dans cette position d'équilibre lorsqu'on la déplace d'une quantité infinitésimale. Lorsque la tringle de commande 2 est en position de déverrouillage (illustrée à la figure 3), l'angle 3 formé par le bras articulé 4 et la direction oblique Y'-Y de la seconde portion 301 de l'ouverture 30 présente une seconde valeur de l'ordre de 80°, et donc inférieure à la première valeur, la seconde valeur étant adaptée de sorte que la seconde extrémité 41 du bras articulé 4 est en équilibre instable dans la seconde portion 301 de l'ouverture 30. Par « équilibre instable », on entend que la seconde extrémité 41 du bras articulé 4 possède au moins une position d'équilibre dans la seconde portion 301 de l'ouverture 30 et que la seconde extrémité 41 du bras articulé 4 tend à s'éloigner de cette position d'équilibre lorsqu'on la déplace d'une quantité infinitésimale. Il en résulte qu'une force extérieure exercée sur l'ouvrant s'opposant aux forces de frottement exercées sur la seconde extrémité 41 du bras articulé 4 peut alors déloger la seconde extrémité 41 du bras articulé 4 de la seconde portion 301 de l'ouverture 30. Selon une variante d'exécution non représentée, l'ensemble diffère en ce qu'il comporte au moins un organe d'actionnement de la seconde extrémité 41 du bras articulé 4, agencé sur l'ouvrant de manière à déloger ladite seconde extrémité 41 de la seconde portion 301 de l'ouverture 30 lorsque la tringle de commande 2 est en position de déverrouillage. Selon une autre variante d'exécution non représentée, l'ensemble diffère en ce que, lorsque la tringle de commande 2 est en position de déverrouillage, la seconde valeur de l'angle 3 formé par le bras articulé 4 et la direction oblique Y'-Y de la seconde portion 301 de l'ouverture 30 est adaptée de sorte que la seconde extrémité 41 du bras articulé 4 est directement délogée de la seconde portion 301 de l'ouverture 30. Pour ce faire, la tringle de commande 2 est déplacée suivant l'axe X'-X à partir de la position de verrouillage jusqu'à ce que l'angle 3 formé par le bras articulé 4 et la direction oblique Y'-Y de la seconde portion 301 de l'ouverture 30 soit suffisamment faible pour que le déplacement de la tringle de commande 2 déloge alors la seconde extrémité 41 du bras articulé 4 de la seconde portion 301 de l'ouverture 30. Un tel angle 3 définit ainsi la position de déverrouillage de la tringle de commande 2. Dans un mode de réalisation non représenté, l'ensemble diffère en 25 ce que: - la première extrémité 40 du bras articulé 4 est montée libre en rotation sur la tringle de commande 2 autour d'un axe de rotation Z'-Z, - la glissière 3 est montée fixe sur le dormant, - l'ensemble comporte au moins un organe d'actionnement de la 30 seconde extrémité 41 du bras articulé 4 agencé sur le dormant de manière à déloger ladite seconde extrémité 41 de la seconde portion 301 de l'ouverture 30 lorsque la tringle de commande 2 est en position de déverrouillage. Bien entendu, le mode de réalisation de l'invention décrit ci-dessus ne présente aucun caractère limitatif. Des détails et améliorations peuvent y 35 être apportés dans d'autres variantes d'exécution sans pour autant sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS1. Ensemble pour baie, comportant : - un dormant destiné à être monté dans la baie, - un ouvrant, notamment de type fenêtre, monté mobile sur le dormant entre une position ouverte dans laquelle il libère un passage à travers le dormant et une position fermée dans laquelle il obture ledit passage, l'ouvrant étant équipé d'une tringle de commande (2) destinée à être déplacée par une poignée de commande entre une position de verrouillage et une position de déverrouillage, - une glissière (3) délimitant une ouverture (30) présentant une première portion (300) s'étendant selon un axe longitudinal (X'-X), - au moins un bras articulé (4) présentant une première extrémité (40) montée libre en rotation sur le dormant ou sur l'ouvrant autour d'un axe de rotation (Z'-Z), et une seconde extrémité (41) opposée montée coulissante dans l'ouverture (30) entre une première position dans laquelle l'ouvrant est dans la position fermée, et une seconde position dans laquelle l'ouvrant est dans une position ouverte prédéterminée, caractérisé en ce que l'ouverture (30) présente une seconde portion (301) s'étendant suivant une direction oblique (Y'-Y) relativement à l'axe longitudinal (X'-X), la seconde portion (301) étant conformée pour recevoir la seconde extrémité (41) du bras articulé (4) dans la seconde position, en ce que la tringle de commande (2) est agencée pour entraîner en rotation le bras articulé (4) autour de l'axe de rotation (Z'-Z) entre : - une position de verrouillage dans laquelle le bras articulé (4) et la direction oblique (Y'-Y) de la seconde portion (301) de l'ouverture (30) forment un angle (R) présentant une première valeur adaptée de sorte que la seconde extrémité (41) du bras articulé (4) est en équilibre stable dans la seconde portion (301) de l'ouverture (30), et - une position de déverrouillage dans laquelle ledit angle (R) présente une seconde valeur inférieure à la première valeur, la seconde valeur étant adaptée de sorte que la seconde extrémité (41) du bras articulé (4) est en équilibre instable dans la seconde portion (301) de l'ouverture (30), et en ce que l'ensemble comporte des moyens d'actionnement de la seconde extrémité (41) du bras articulé (4) agencés pour déloger laditeseconde extrémité (41) de la seconde portion (301) de l'ouverture (30) lorsque la tringle de commande (2) est en position de déverrouillage. 2. Ensemble selon la revendication 1, caractérisé en ce que la 5 première extrémité (40) du bras articulé (4) est montée libre en rotation sur le dormant, et en ce que la glissière (3) est fixée sur l'ouvrant. 3. Ensemble selon la revendication 1, caractérisé en ce que la première extrémité (40) du bras articulé (4) est montée libre en rotation sur la 10 tringle de commande (2) équipant l'ouvrant, en ce que la glissière (3) est fixée sur le dormant, et en ce que les moyens d'actionnement comportent au moins un organe d'actionnement, notamment de type bouton de manoeuvre, disposé sur le dormant. 15 4. Ensemble selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que les moyens d'actionnement sont constitués par la tringle de commande (2) présentant une position de déverrouillage dans laquelle l'angle (R) formé par le bras articulé (4) et la direction oblique (Y'-Y) de la seconde portion (301) de l'ouverture (30) présente une seconde valeur inférieure à la première valeur, la 20 seconde valeur étant adaptée de sorte que la seconde extrémité (41) du bras articulé (4) est délogée de la seconde portion (301) de l'ouverture (30). 5. Ensemble selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que la première valeur de l'angle (R) formé par le bras articulé (4) et la direction 25 oblique (Y'-Y) de la seconde portion (301) de l'ouverture (30) est comprise entre 60° et 120°, et est de préférence sensiblement égale à 90°. 6. Ensemble selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que la seconde portion (301) de l'ouverture (30) est située à une extrémité de 30 la première portion (301) de l'ouverture (30). 7. Ensemble selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que la seconde portion (301) de l'ouverture (30) est réalisée sous la forme d'une entaille ménagée dans la glissière (3) et dans le prolongement de la 35 première portion (300) de l'ouverture (30). 8. Ensemble selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que la seconde extrémité (41) du bras articulé (4) est équipée d'au moins un plot (410) conformé pour coulisser dans l'ouverture (30). 9. Ensemble selon l'une des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que le bras articulé (4) est monté amovible sur l'ouvrant. 10. Ensemble selon l'une des revendications 1 à 9, caractérisé en ce qu'il comporte un dispositif de commande (5) conçu pour commander le déplacement de la tringle de commande (2) entre la position de verrouillage et la position de déverrouillage, le dispositif comprenant : - une pièce de manoeuvre (50) comportant une embase (51) présentant une première face (510) et une seconde face (511) opposée, l'embase présentant un premier bord latéral (510a) et un second bord latéral (510b) opposé, un doigt de manoeuvre (52) monté sur la seconde face (511) de l'embase (51), conçu pour entraîner en déplacement la tringle de commande (2), le doigt de manoeuvre étant disposé à proximité du premier bord latéral (510a) de l'embase (50), une crémaillère (53) montée sur le second bord latéral (510b) sur la première face (510) de l'embase (51), - une poignée de commande (6), - un pignon solidaire en déplacement de la poignée de commande (6), et agencé entre le premier bord latéral (510a) et le second bord latéral (510b) sur la première face (510) de l'embase (51) de manière à s'engrener dans la crémaillère (53).25
26,726
FR2960015A1
A1
20111118
FR 2960015 A1 20111118 FR 1001991 A 20100511 -1- La présente invention concerne un dispositif d'ouverture et de fermeture pour châssis mobiles vitrés ou non, apparentés à des fenêtres, à des portes, à des portes fenêtres, à des volets intérieurs, extérieurs coulissant ou roulant sur une surface aménagée à cet effet en donnant aussi la possibilité d'ouverture et de fermeture en pivotant autour d'un axe vertical. Le système d'ouverture et fermeture élaboré traditionnellement pour ouvrir et fermer fenêtres, portes, portes fenêtres, volets intérieurs et extérieurs, en déplaçant ceux-ci de gauche à droite ou de droite à gauche, suivant une ligne droite sur un rail ne permet pas depuis l'intérieur d'un local, donc côté de l'ouverture, l'accès pratique à la face extérieure, principalement pour son nettoyage, qui ne peut s'effectuer que depuis l'extérieur. Cet inconvénient devient important à partir du premier étage d'une maison ou d'un immeuble où l'accessibilité devient réellement périlleuse. ou onéreuse, en utilisant un quelconque échafaudage pour le dit nettoyage. Le dispositif permettant l'ouverture par pivotement selon l'invention remédie efficacement à cet inconvénient. Il comporte en effet selon une première caractéristique sur l'un des montants du châssis choisi en fonction du sens de l'ouverture, sur montant de gauche pour ouverture à droite, sur montant de droite pour ouverture à gauche une poignée située à mi hauteur du châssis mobile qui permet par une simple rotation de celle-ci de passer de l'état du châssis glissant ou roulant, à l'état du châssis pivotant autour d'un axe vertical, autorisant ainsi l'ouverture et fermeture par un mouvement giratoire, offrant l'accès total à la face extérieure dans la position ouverture permettant ainsi de faire aisément son nettoyage. Les dessins annexés illustrent l'invention : Sur la feuille 1/4 la figure 1 illustre en coupe le dispositif de l'invention, à l'état de roulage. Sur la feuille 1/4 la figure 2 illustre en coupe le dispositif de l'invention, à l'état de fermeture hermétique. Sur la feuille 2/4 la figure 3 illustre en coupe le dispositif de l'invention, à l'état pivotant autour d'un axe vertical. Sur la feuille 3/4 les figures 5 et 6 illustrent en coupe la partie inférieure du dispositif de l'invention, à l'état de roulage avec une variante des biellettes (16) et des pièces de synchronisation (15), les figures : 4 et 8 illustrent une variante du chemin de roulement ainsi que des roulettes (17), la figure : 7 illustre une variante du barillet (5) de commande de changement d'état Sur la feuille 4/4 la figure 9 illustre en coupe le dispositif de l'invention, à l'état de roulage avec une variante généralisée des biellettes (16) des pièces de synchronisation (15) ainsi que des barillets de commande (5) et des pièces qui s'y rattachent En référence à ces dessins le dispositif comporte : 2960015 -2- Un encadrement fixe (1) en bois sur les dessins, mais peut être en tout autre matière constitué de deux montants verticaux assemblés à leurs extrémités à deux traverses horizontales, sur lesquelles est encastré, sur la face inférieure de la traverse supérieure et sur la face supérieure de la 5 traverse inférieure une surface de roulement (2) en forme de U en acier ou toute autre matière se trouvant ainsi face à face dans lesquels viendront se loger les roulettes supérieures et inférieures (17) métalliques ou toute autre matière implantées dans le châssis mobile (4) pour l'état de roulage. Ainsi est encastré sur le même axe vertical sur chacune des mêmes faces 10 des traverses deux coussinets (3) en métal fritté ou toute autre matière dont l'un tout près de l'un des montants de l'encadrement situé à droite dans le cas présent choisi en fonction du sens de fermeture ou d'ouverture qui reçoit dans la traverse inférieure la tringle inférieure (10) et dans la traverse supérieure la tringle supérieure (11) l'autre à l'opposé implanté 15 sur le même axe reçoit dans la traverse inférieure la tringle inférieure (20) et dans la traverse supérieure la tringle supérieure (21) l'axe des coussinets étant décalé de quelques millimètres vers la face d'appui de l'encadrement par rapport à la position des tringles en l'état de roulage, au moment de la fermeture, lors de la pénétration des tringles dans les coussinets, le châssis 20 mobile se verra plaqué contre le joint élastique de l'encadrement rendant l'état de fermeture hermétique Sur chacune des mêmes faces des traverses est encastré un troisième coussinet (3A) positionné sur le même axe vertical que les tringles (10) et (11) en l'état de roulage et à proximité du premier coussinet (3) prés du 25 montant choisi, après l'introduction simultanée des tringles (10) et (11) dans leur coussinet (3A) respectif obtenu par le mouvement du barillet (5) situé sur le montant de droite en laissant les tringles (20) et (21) dans leur position de roulage, la rotation de l'ensemble du châssis mobile est ainsi rendu possible pour l'état pivotant autour d'un axe vertical, illustré sur la 30 feuille 2/4 figure 3 Un châssis mobile (4) composé de deux montants verticaux assemblés à leurs extrémités à deux traverses horizontales le tout en profilé de section rectangulaire en acier sur les dessins mais peut être en tout autre matière dans lequel est implanté le dispositif relatif à l'invention qui comporte : 35 Dans le milieu de la hauteur de l'un des montants choisi en fonction du sens de l'ouverture du châssis mobile, montant de droite pour ouverture à gauche, illustré sur les feuilles 1/4 et 2/4 figures 1-2-3, est encastré un barillet de commande (5) composé d'un cylindre droit métallique ou toute autre matière sur lequel est fixé un ergot (6) sur chacune des faces 40 parallèles positionnées sur le même plan passant par le centre de chacune des faces et diamétralement opposés à égale distance l'un de l'autre du centre, ces deux ergots (6) pendant la rotation du barillet (5) agissent directement et 2960015 -3- simultanément sur la plaque de poussée inférieure (7) liée à la tringle de pivotement et de fermeture inférieure (10) ainsi que sur la plaque de poussée supérieure (8) liée à la tringle de pivotement et de fermeture supérieure (11) et qui vont guidées par des douilles (12) pour l'état de 5 fermeture s'introduire dans les coussinets (3) et pour l'état pivotant autour d'un axe vertical dans les coussinets (3A) situés et encastrés se faisant face dans les traverses supérieure et inférieure (1) de l'encadrement, ces tringles inférieure (10) en descendant et supérieure (11) en montant entraînent par l'intermédiaire d'un ergot solidaire des dites tringles dans 10 leur montée ou descente les biellettes monte et baisse (13) tirant sur celle-ci pour l'état de roulage en engageant les roulettes (17) sur leur surface de roulement (2) à l'aide des tendeurs (14) reliés aux pièces de synchronisation (15) qui agissent sur les biellettes(16) sur lesquelles sont fixées les roulettes (17) tout en retirant simultanément les tringles 15 (10) et (11) de leur logement, permettant ainsi à l'état de roulage le déplacement du châssis mobile (4) illustré feuille : 1/4 figure : 1 Ou poussant pour l'état pivotant autour d'un axe vertical en introduisant les tringles (10) et(11) dans les coussinets (3A) tout en retirant les roulettes (17) de leur surface de roulement (2) illustré feuille : 2/4 figure : 3 20 Dans le montant de gauche du châssis mobile à la même hauteur que celui de droite est implanté le même système de commande composé d'un barillet (5) pourvu de deux ergots (6) agissant directement et simultanément sur la plaque de poussée inférieure (9) liée à la tringle de fermeture inférieure (20) ainsi que sur la plaque de poussée supérieure 25 (19) liée à la tringle de fermeture supérieure (21) La mise en mouvement du barillet (5) est effectuée manuellement à l'aide d'une poignée (18) fixée et rendue solidaire du barillet (5) Pour l'état de roulage illustré sur la feuille 1/4 figure 1 Pour l'état de fermeture hermétique illustré sur la feuille 1/4 figure 2 30 Pour l'état pivotant autour d'un axe vertical illustré sur la feuille 2/4 figure 3 Pour l'état de roulage illustré sur la feuille 4/4 figure 9 Selon des modes particuliers de réalisation en fonction de la dimension des châssis mobiles et par conséquent de leur poids 35 - Dans certain cas la poignée (18) peut être prolongée par un secteur denté pour entrainer le barillet (5) denté sur sa périphérie, entrainant lui-même les plaques de poussée dentées (7) et (8) ou (9) et (19) illustré sur la feuille 3/4 figure 7 - La découpe ainsi que leur mode de fixation et rotation des biellettes (16) 40 peut varier. illustré sur la feuille 3/4 figures 5 et 6 - La découpe ainsi que leur mode de fixation des pièces de synchronisation (15) peut varier. Illustré sur la feuille 3/4 figures 5 et 6 - Un ressort peut être prévu pour maintenir les biellettes (16) en place variante non illustrée. - Dans certain cas la surface de roulement peut être en saillie pour recevoir des roulettes à gorge, illustré sur la feuille 3 /4 figure 8 - Dans certain cas les roulettes peuvent être remplacées par des patins variante non illustrée - Le dispositif selon l'invention est destiné à tous châssis vitrés, à toutes fenêtres, portes, portes fenêtres, volets intérieurs et extérieurs, coulissant ou roulant, servant à obstruer toute embrasure d'un immeuble ou maisons particulières. Le dispositif est particulièrement efficace dans le cas de châssis vitrés roulants, intérieurs, extérieurs, utilisés comme double fenêtre, comme isolation supplémentaire contre le froid l'hiver, contre le chaud l'été, le châssis vitré peut être escamoté éventuellement derrière une paroi, en dehors de son utilisation. REVENDICATIONS1) Dispositif d'ouverture et de fermeture pour châssis vitrés mobiles apparentés à des fenêtres, à des portes, à des portes-fenêtres, à des volets intérieurs, extérieurs, coulissants ou roulants sur un rail en donnant aussi la possibilité d'ouverture et de fermeture en pivotant autour d'un axe vertical donnant ainsi l'accès pratique à la face extérieure caractérisé en ce qu'il comporte un encadrement fixe (1) constitué de deux montants verticaux assemblés à deux traverses horizontales, sur chacune desquelles est aménagé un chemin de roulement sur lesquels viendront se loger des roulettes (17) du châssis mobile (4) deux coussinets (3) étant encastrés sur chaque traverse, l'un tout près de l'un des montants choisi qui reçoit dans la traverse inférieure une tringle (10) et dans la traverse supérieure une tringle (11) l'autre à l'opposé implanté sur le même axe reçoit dans la traverse inférieure une tringle (20) et dans la traverse supérieure une tringle (21) l'axe des coussinets (3) étant décalé vers la face d'appui par rapport à l'axe des tringles, pour une fermeture hermétique. 2) Dispositif selon la revendication 1 caractérisé en ce que sur chacune des mêmes faces des traverses est encastré un troisième coussinet (3A) positionné sur le même axe que les tringles (10) et (11) en l'état de roulage et à proximité du premier coussinet (3) près du montant choisi, après l'introduction simultané des tringles (10) et (11) dans leur coussinet (3A) laissant les tringles (20) et (21) dans leur position de roulage, la rotation du châssis mobile est possible pour l'état pivotant autour d'un axe vertical. 3) Dispositif selon la revendication 1 caractérisé par le châssis mobile (4) composé de deux montants verticaux assemblés à leurs extrémités à deux traverses horizontales dans lequel est implanté sur chacun des montants un barillet de commande (5) muni de deux ergots (6) qui agissent simultanément sur des plaques de poussée (7) et (8) ou (9) et (19) liées aux tringles de fermeture (10) et (Il) (20) et (21) qui vont s'introduire dans les coussinets (3) pour l'état de fermeture et les tringles (10) et (11) dans les coussinets (3A) pour l'état pivotant autour d'un axe vertical. 4) Dispositif selon la revendication 3 caractérisé en ce que les tringles, (10) et (11) entraînent dans leur montée ou descente, des biellettes « monte et baisse » (13) tirant ou poussant par l'intermédiaire de tendeurs (14) et de pièces de synchronisation (15) des biellettes (16) qui supportent les roulettes (17). 2960015 -6- 5) Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes caractérisé en ce que la mise en mouvement du barillet (5) est effectuée manuellement à l'aide d'une poignée (18) rendue solidaire à celui-ci. 6) Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes 5 caractérisé en ce que le chemin de roulement(2) recevant les roulettes (17) peut être élaboré avec un profil différent recevant des roulettes à gorge. 7) Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes caractérisé en ce que dans certain cas la poignée (18) est prolongée par un secteur denté pour entraîner le barillet (5) denté sur sa périphérie entraînant 10 lui-même les plaques de poussée dentées (7) et (8) ou (9) et (19) qui elles mêmes entraînent les biellettes dentées (13) qui entraînent les pièces dentées de synchronisation (15) pour actionner les biellettes (16) supportant les roulettes (17).
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FR2960016A1
A1
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FR 2960016 A1 20111118 FR 1053654 A 20100511 HUBLOT AGENCE POUR EQUIPER UN PANNEAU, TEL QUE NOTAMMENT UN PANNEAU DE PORTE DE GARAGE OU SIMILAIRE Domaine technique : La présente invention a pour objet un hublot agencé pour équiper un panneau, tel que notamment un panneau de porte de garage ou similaire, comportant au moins un vitrage dont la périphérie est prise en sandwich entre un cadre externe et un cadre interne dont l'un au moins est agencé pour reposer sur les bords d'une ouverture découpée dans ledit panneau, lesdits cadres externe et interne étant respectivement en appui contre la face externe et la face interne dudit panneau autour de ladite ouverture et reliés entre eux par des moyens d'assemblage. Technique antérieure : L'on connaît à l'heure actuelle plusieurs exemples de hublots pour portes de garage. Un premier exemple de hublot, adapté aux portes en bois ou en matière plastique, comporte un vitrage pris en sandwich entre deux cadres, en bois ou en matière plastique, réalisés à partir de l'assemblage de profilés dont les extrémités sont coupées en oblique pour permettre l'assemblage des angles. L'on comprendra aisément qu'une telle structure conduit nécessairement à un hublot de forme parallélépipédique ou triangulaire, en excluant toute forme arrondie. En outre, il a été constaté que les angles de tels cadres se déforment, éclatent et s'usent prématurément sous l'effet des intempéries ou du soleil. De tels hublots en PVC, classiquement équipés d'un vitrage en plastique, posent par ailleurs des problèmes d'isolation thermique en contradiction avec les préconisations actuelles en matière d'économie d'énergie. Par ailleurs, de tels hublots sont classiquement fixés par collage des cadres interne et externe autour de l'ouverture découpée dans le panneau de porte, respectivement sur les faces interne et externe dudit panneau. Un tel mode de fixation présente l'inconvénient d'interdire toute réparation et remplacement éventuel du vitrage ou de l'un desdits cadres. Enfin, les cadres en matière plastique ne sont pas adaptés, d'un point de vue esthétique, pour équiper les portes de garage ayant des façades en panneaux isolants et dont la mise en oeuvre se généralise à l'heure actuelle au détriment des portes classiques en bois ou en matière plastique. Le document FR 2.831.595 propose un hublot comportant un double vitrage et deux cadres identiques en matière plastique équipés de moyens d'assemblage complémentaires agencés pour fixer ledit hublot par clippage au niveau de l'ouverture réalisée dans la porte de garage. Bien que permettant, en théorie, de résoudre le problème de déperdition de chaleur lié aux vitrages en plastique précédemment évoqués, cette solution n'autorise pas davantage une forme de hublot arrondie, et ne convient pas pour les portes de garage ayant des façades en panneaux isolants. D'autre part, l'assemblage par clippage ne se révèle pas suffisamment résistant par rapport au poids du double vitrage, et se défait au fur et à mesure des manipulations successives de la porte de garage, entraînant des risques de chute dudit vitrage, en particulier dans la position horizontale d'ouverture de ladite porte de garage. Cette solution n'est pas donc pas optimale notamment d'un point de vue de la sécurité des personnes, et n'est pas viable d'un point de vue pratique et esthétique. L'on connaît également un exemple de hublot comportant un double vitrage et deux cadres identiques de forme circulaire en acier inoxydable emboîtés et fixés à travers ladite porte de garage par vissage. Une telle solution est adaptée aux portes de garage présentant une finition métallique et constitue une alternative aux hublots de forme parallélépipédiques. Néanmoins, le mode d'assemblage du hublot par vissage à travers le panneau de porte, combiné à l'utilisation de deux cadres identiques réalisés au moyen d'un matériau non isolant et formant des ponts thermiques donnent lieu à des problèmes de déperdition de chaleur et de condensation au niveau du vitrage. En outre, du fait des matériaux employés, un tel hublot contribue à alourdir la porte de garage qui en est équipée. Un tel inconvénient empêche l'installation de hublots de grandes dimensions, et rend la manoeuvre de la porte pénible. D'autre part un tel hublot présente encore l'inconvénient d'un coût élevé. Exposé de l'invention : La présente invention a pour objet de pallier les inconvénients précédemment décrits en proposant un hublot dont la structure permet la réalisation de toutes sortes de 10 formes géométriques sans aucune limitation, tout en étant résistante aux intempéries et thermiquement isolante, c'est-à-dire sans pont thermique, et permettant une manoeuvre aisée de la structure sur laquelle il est installé sans la fragiliser. Un autre but de l'invention est de proposer une solution permettant le démontage d'un tel hublot, par exemple en vue d'une réparation pour remplacer le vitrage ou l'un desdits 15 cadres. A cet effet, l'invention concerne un hublot du genre indiqué en préambule, caractérisé en ce que l'un au moins desdits cadres est réalisé d'un seul tenant à partir d'un matériau thermiquement isolant, et que lesdits moyens d'assemblage sont démontables 20 de manière à permettre un assemblage réversible desdits cadres. Selon une variante de réalisation, le présent hublot comporte plusieurs vitrages disposés dans un même plan et dont les périphéries sont prises en sandwich entre lesdits cadre externe et interne. Selon une forme de réalisation préférentielle d'un tel hublot, lesdits moyens d'assemblage comportent des vis et des taraudages non traversants ménagés dans ledit cadre externe pour recevoir lesdites vis. 25 Selon une autre variante de réalisation, lesdits taraudages sont ménagés dans des plots disposés sur le côté interne dudit cadre extérieur. Par ailleurs, le hublot selon la présente invention se caractérise encore en ce que lesdits cadres externe et interne sont réalisés en un même matériau. Dans ce cas, lesdits cadres sont réalisés en un matériau choisi parmi le groupe comprenant le bois massif, le médium, les matériaux composites, les matériaux synthétiques, ledit matériau étant traité en vue d'être hydrofuge Néanmoins, selon une autre forme de réalisation, lesdits cadres sont réalisés en deux matériaux différents l'un de l'autre. Dans ce cas, le cadre interne est réalisé en un matériau choisi parmi le groupe comprenant le bois massif, le médium, les matériaux composites, les matériaux synthétiques, traité en vue d'être hydrofuge, tandis que le cadre externe est réalisé en un matériau choisi parmi le groupe comprenant l'acier inoxydable, ou l'alunox®. Selon une caractéristique additionnelle, le hublot selon l'invention comporte encore des moyens d'éclairage. Description sommaire des dessins : La présente invention et ses avantages apparaîtront mieux dans la description suivante de plusieurs modes de réalisation donnés à titre d'exemples non limitatifs, en référence aux dessins annexés, dans lesquels: - les figures lA et lB représentent des vues en plan respectivement d'un cadre externe et d'un cadre interne conformes à une première forme de réalisation d'un hublot selon l'invention, de forme carrée, - les figures 2A et 2B représentent des vues selon le plan de coupe AA des cadres représentés sur les figures 1A et 1B, - les figures 3 et 4 représentent des vues en coupe de deux autres modes de réalisation d'un hublot selon l'invention, équipant un panneau de porte de garage, et - la figure 5 représente une vue partielle en plan d'un panneau de porte de garage équipé d'un hublot selon un quatrième mode de réalisation de l'invention, comportant plusieurs vitrages. Illustrations de l'invention et différentes manières de la réaliser : En référence aux figures, l'invention concerne un hublot 1 agencé pour équiper par exemple mais non exclusivement, une porte de garage 2 notamment de type basculante constituée d'un seul panneau aux dimensions de ladite porte. Un tel hublot 1 comporte de manière classique un vitrage 3 dont la périphérie est prise en sandwich entre un cadre externe la et un cadre interne lb. Les cadres externes la et interne lb correspondent aux faces du hublot 1 respectivement situées sur la face externe 2a et sur la face interne 2b (cf. fig. 3-4) de ladite porte de garage 2. Le vitrage 3 est de préférence constitué par un double vitrage thermiquement isolant de type « securit »®, tout autre type de vitrage 3 pouvant néanmoins être utilisé. Tel que visible sur la figure 5, le hublot 1 est placé dans une ouverture 4 préalablement découpée dans ladite porte de garage 2, de manière telle que l'un au moins desdits cadres externe la ou interne lb repose sur les bords 4a de ladite ouverture 4. Dans l'exemple illustré par la figure 3, les deux cadres externe la et interne lb reposent sur lesdits bords 4a tandis que dans l'exemple illustré par la figure 4 seul le cadre interne lb repose sur ces mêmes bords 4a. Une fois le hublot 1 placé dans l'ouverture 4, les cadres externe la et interne lb prennent respectivement appui, autour de l'ouverture 4, contre les faces externes 2a et interne 2b de ladite porte de garage 2, laquelle se trouve ainsi pincée entre lesdits cadres externe la et interne lb du hublot 1. La présente invention prévoit avantageusement de réaliser au moins l'un des deux cadres la, lb, en l'occurrence de préférence au moins le cadre interne lb à partir d'un matériau thermiquement isolant. Le bois massif, le médium, des matériaux synthétiques tels que le polyamide, ou encore des matériaux composites tels que ceux obtenus par mélange de matériaux synthétiques recyclés ou non avec des charges telles que des copeaux de bois peuvent notamment être employés. Ledit cadre interne lb constitue ainsi une zone de rupture de pont thermique. D'autre part, l'un au moins des deux cadres externe la, interne lb, de préférence les deux, sont réalisés d'une seule pièce, par exemple par usinage en pleine masse, par moulage, ou tout procédé similaire , de manière à ne comporter aucune jointure susceptible de se déformer au fil du temps. Par ailleurs, une telle structure, d'un seul tenant, permet la réalisation de cadres particulièrement solides, pouvant avantageusement présenter toutes sortes de formes et dimensions. Par ailleurs, la présente invention prévoit également d'utiliser des moyens d'assemblage démontables permettant à la fois d'assembler les cadres externe la et interne lb et de fixer le hublot 1 dans l'ouverture 4 en resserrant lesdits cadres la, lb entre eux. Ces moyens d'assemblage 5 comportent, dans l'exemple représenté, des vis 5a traversant des alésages 50a ménagés dans le cadre interne lb et vissées dans des taraudages 50b ménagés dans le cadre externe la. Dans les exemples représentés sur les figures 1 à 3, les cadres externe la et interne lb ont été tous les deux réalisés d'un seul tenant, à partir du même matériau isolant, tel que notamment du médium, un composite ou du polyamide pouvant aisément être revêtu, par exemple par laquage ou thermofilmage, d'un décor ou d'une finition en harmonie avec celle de la porte de garage 2. Les moyens d'assemblage 5 comportent des vis 5a pouvant être engagées, depuis le côté interne 1c du cadre interne lb, dans des alésages traversants 50a que comporte le cadre interne lb et des taraudages non traversants 50b réalisés depuis le côté interne 1d du cadre externe la. La figure 4 illustre une variante de réalisation dans laquelle les cadres externe la et interne lb sont réalisés à partir de matériaux différents l'un de l'autre, par exemple respectivement de l'acier inoxydable et du médium, ou autre. Dans ce cas, le côté interne 1d du cadre externe la est équipé de plots taraudés 50c agencés pour accueillir les vis 5 engagées dans les alésages traversants 50a du cadre interne lb. De tels moyens d'assemblage permettent un démontage aisé du hublot 1, notamment pour remplacer un vitrage 3 brisé, ou éventuellement pour échanger entre eux deux cadres externes la présentant une finition différente. En outre, du fait de la structure particulière des cadres externe la et interne lb dont un au moins est en matériau thermiquement isolant, et du fait que le cadre externe la est dépourvu de taraudages traversants qui établiraient des ponts thermiques entre les milieux extérieur et intérieur à la porte de garage 2, le hublot 1 présente un haut niveau d'isolation thermique en parfaite conformité avec les critères actuels en la matière. Par ailleurs, afin d'améliorer encore le niveau d'isolation thermique du hublot 1, il est possible d'augmenter l'épaisseur du vitrage 3, en adaptant de manière appropriée les dimensions d'une feuillure 6 que comportent à cet effet au moins le cadre interne lb (cf. fig. 4) ou les cadres externe la et interne lb (cf. fig. 3). Ce mode d'assemblage par vissage, permet en outre de rattraper les jeux de fabrication du panneau de porte et des cadres externe et interne la, lb. L'exemple illustré sur la figure 5 est tout particulièrement représentatif de l'invention en ce qu'il correspond à un hublot 1 comportant plusieurs vitrages 3 de formes différentes, disposés dans un même plan, et offrant un design original. Ces vitrages 3 sont réunis au sein d'une seule et même structure définie par les cadres externe la, et interne lb, lesquels sont réalisés d'un seul tenant par simple usinage en pleine masse et solidement assemblés entre eux à l'aide des moyens d'assemblage 5 précédemment décrits. Une telle forme de réalisation, pouvant présenter des dimensions importantes convient particulièrement bien à une installation sur une porte de garage 2 de type basculante réalisée à partir d'un seul panneau pouvant aisément être découpé aux dimensions requises. Avantageusement, le hublot 1 selon l'invention peut en outre intégrer des moyens d'éclairage, tels que notamment une ou plusieurs « LED », déclenchées par détection de présence. 10 Possibilités d'application industrielle : Il ressort clairement de cette description que l'invention permet d'atteindre les buts fixés, et notamment de proposer un hublot 1 dont la structure lui permet d'être décliné en gamme. Une telle caractéristique permet avantageusement d'améliorer 15 l'offre en matière de modèles de portes de garage et de répondre à une tendance actuelle visant à harmoniser leur aspect avec celui des portes d'entrée du type équipées d'une ou plusieurs zones vitrées. Par ailleurs, le hublot 1 selon l'invention présente une structure allégée par rapport 20 aux hublots dont les deux cadres sont réalisés en acier inoxydable, sécurisée, résistante aux intempéries, et permettant de limiter les échanges thermiques de sorte à être en conformité avec les efforts en matière d'économie d'énergie sollicités actuellement. 25 La présente invention n'est pas limitée aux exemples de réalisation décrits mais s'étend à toute modification et variante évidentes pour un homme du métier tout en restant dans l'étendue de la protection définie dans les revendications annexées.5 REVENDICATIONS1. Hublot (1) agencé pour équiper un panneau, tel que notamment un panneau de porte de garage (2) ou similaire, comportant au moins un vitrage (3) dont la périphérie est prise en sandwich entre un cadre externe (la) et un cadre interne (lb) dont l'un au moins est agencé pour reposer sur les bords (4a) d'une ouverture (4) découpée dans ledit panneau, lesdits cadres externe (la) et interne (lb) étant respectivement en appui contre la face externe (2a) et la face interne (2b) dudit panneau autour de ladite ouverture (4) et reliés entre eux par des moyens d'assemblage, caractérisé en ce que l'un au moins desdits cadres (la, lb) est réalisé d'un seul tenant à partir d'un matériau thermiquement isolant, et que lesdits moyens d'assemblage (5) sont démontables de manière à permettre un assemblage réversible desdits cadres (la, lb). 2. Hublot selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comporte plusieurs vitrages (3) disposés dans un même plan et dont les périphéries sont prises en sandwich entre lesdits cadres externe (la) et interne (lb). 3. Hublot selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que lesdits moyens d'assemblage (5) comportent des vis (5a). 4. Hublot selon la revendication 3, caractérisé en ce que lesdits moyens d'assemblage comportent des taraudages (50b) non traversants ménagés dans ledit cadre externe (la) pour recevoir lesdites vis (5a). 5. Hublot selon la revendication 4, caractérisé en ce que lesdits taraudages sont ménagés dans des plots (50c) disposés sur le côté interne (ld) dudit cadre externe (la). 925 6. Hublot selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que lesdits cadres externe (la) et interne (lb) sont réalisés en un même matériau. 7. Hublot selon la revendication 6, caractérisé en ce que lesdits cadres externe (la) et interne (lb) sont réalisés en un matériau choisi parmi le groupe comprenant le bois massif, le médium, les matériaux composites, les matériaux synthétiques, ledit matériau étant traité en vue d'être hydrofuge. 8. Hublot selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que lesdits cadres externe (la) et interne (lb) sont réalisés en deux matériaux différents l'un de l'autre. 9. Hublot selon la revendication 8, caractérisé en ce que le cadre interne (lb) est réalisé en un matériau choisi parmi le groupe comprenant le bois massif, le médium, les matériaux composites, les matériaux synthétiques, ledit matériau étant traité en vue d'être hydrofuge, tandis que le cadre externe (la) est réalisé en un matériau choisi parmi le groupe comprenant l'acier inoxydable, ou l'alunox®. 10. Hublot selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens d'éclairage.
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FR 2960017 A1 20111118 FR 1053773 A 20100514 BAIE À VENTAUX VITRES COULISSANTS, MUNIE D'UNE OUVERTURE POUR LE PASSAGE D'UN ANIMAL DOMESTIQUE Description Domaine technique de l'invention. La présente invention concerne une baie à vantaux vitrés coulissants, ladite baie étant équipée d'une ouverture pour le passage d'un animal domestique tel que chien ou chat. L'invention concerne le domaine technique des dispositifs autorisant le passage d'un animal domestique aptes à être intégrés dans une baie à ventaux vitrés coulissants. État de la technique. Les dispositifs d'ouverture (ou « chatières ») autorisant le passage d'un animal domestique de l'intérieur vers l'extérieur d'une pièce ou d'une habitation, sont bien connus de l'homme du métier. Il s'agit en général d'un ensemble de pièces prêtes à être assemblées, que l'on fixe autour d'une ouverture préalablement réalisée dans un mur ou une porte. Parmi ces pièces, un battant articulé permet d'autoriser ou d'interdire le passage de l'animal. Lorsque l'habitation possède une baie vitrée type véranda, donnant accès à un jardin ou un balcon, il peut être avantageux d'intégrer un dispositif d'ouverture dans ladite baie de manière à ce que l'animal domestique puisse - 2 entrée et sortir à sa guise. Toutefois, l'intégration d'un tel dispositif d'ouverture dans un vantail vitré est particulièrement complexe, car cette opération nécessite un outillage spécifique pour le découpage du verre. En outre, l'intégration d'un tel dispositif risque de dégrader les propriétés isolantes et/ou phoniques des vantaux, notamment lorsque ces derniers sont à double vitrage. Face à cet état des choses, le principal objectif de l'invention est d'intégrer facilement, rapidement, et sans avoir à utiliser un quelconque outillage, un dispositif d'ouverture autorisant le passage d'un animal domestique à une baie vitrée. Divulgation de l'invention. La solution proposée par l'invention est une baie comportant des vantaux vitrés coulissants dans un cadre constitué de montants verticaux et de montants horizontaux. Cette baie vitrée est remarquable en ce qu'elle intègre un panneau amovible comportant un dispositif d'ouverture pour le passage d'un animal domestique, ledit panneau étant configuré pour se positionner dans la zone laissée libre suite au coulissement d'un des vantaux. Il est ainsi possible d'équiper très simplement une baie vitrée d'un dispositif d'ouverture, sans qu'il soit nécessaire d'intervenir sur ses vantaux. Selon un premier mode de réalisation, le panneau est rigide ou articulé. Pour assurer une mise en position stable du panneau, on prévoit que : - les bordures horizontales du panneau sont configurées pour s'engager dans les montants horizontaux du cadre, - une première bordure verticale du panneau est configurée pour coopérer avec un montant vertical du cadre et la seconde bordure verticale dudit panneau est configurée pour coopérer avec la bordure verticale du vantail qui a coulissé. - 3 Préférentiellement, au moins une des bordures horizontales du panneau est escamotable de façon à pouvoir diminuer la hauteur dudit panneau pour facilement le positionner entre les montants horizontaux du cadre de la baie vitrée. Dans le but d'assurer le maintien en position du panneau et limiter tout risque d'effraction : - les montants verticaux du cadre comportent des éléments de fermeture destinés à coopérer, lorsque les vantaux sont fermés, avec des éléments de fermeture complémentaire disposés sur les bordures verticales des vantaux, - la première bordure verticale du panneau comporte un élément de fermeture destiné à coopérer avec l'élément de fermeture du montant vertical du cadre de manière à bloquer en position ledit panneau par rapport au dit cadre, - la seconde bordure verticale du panneau comporte un élément de fermeture destiné à coopérer avec l'élément de fermeture de la bordure verticale du vantail qui a coulissé de manière à bloquer en position ledit panneau par rapport au dit vantail. Selon un second mode de réalisation : - le panneau est souple et comporte des éléments d'attache verticaux bordant la partie dans laquelle est disposé le dispositif d'ouverture pour le passage d'un animal domestique, - les éléments d'attache verticaux sont configurés pour coopérer : o d'une part avec un montant vertical du cadre de manière à bloquer en position ledit panneau par rapport au dit cadre, o d'autre part avec la bordure verticale du vantail qui a coulissé de manière à bloquer en position ledit panneau par rapport au dit vantail. 2960017 -4 Ces éléments d'attache verticaux peuvent être des bandes à boucles ou à crochets coopérant avec des bandes à crochets ou à boucles complémentaires disposées sur le montant vertical du cadre et sur la bordure verticale du vantail qui a coulissé. 5 Les éléments d'attache verticaux peuvent également être des boutons pression coopérant avec des boutons pression complémentaires disposés sur le montant vertical du cadre et sur la bordure verticale du vantail qui a coulissé. Les éléments d'attache verticaux peuvent encore être des fermetures à glissière comportant des dents coopérant avec des dents de fermetures à 10 glissière complémentaires disposées sur le montant vertical du cadre et sur la bordure verticale du vantail qui a coulissé. Dans ce second mode de réalisation, le panneau peut comporter également des éléments d'attache horizontaux bordant la partie dans laquelle 15 est disposée l'ouverture pour le passage d'un animal domestique. Ces éléments d'attache horizontaux sont alors configurés pour coopérer avec les montants horizontaux du cadre de manière à bloquer en position ledit panneau par rapport au dit cadre. 20 Ces éléments d'attache horizontaux peuvent être des bandes à boucles ou à crochets coopérant avec des bandes à crochets ou à boucles complémentaires disposées sur les montants horizontaux du cadre. Les éléments d'attache horizontaux peuvent également être des boutons pression coopérant avec des boutons pression complémentaires disposés sur 25 les montants horizontaux du cadre. Les éléments d'attache horizontaux peuvent encore être des fermetures à glissière comportant des dents coopérant avec des dents de fermetures à glissière complémentaires disposées sur les montants horizontaux du cadre. - 5 Selon un troisième mode de réalisation, le panneau est souple ou articulé et s'enroule dans un dispositif enrouleur disposé au niveau du cadre, au-dessus de la zone laissée libre suite au coulissement d'un des vantaux. Description des figures. D'autres avantages et caractéristiques de l'invention apparaîtront mieux à la lecture de la description d'un mode de réalisation préféré qui va suivre, en 10 référence aux dessins annexés, réalisés à titre d'exemples indicatifs et non limitatifs et sur lesquels : - la figure 1 est une vue de face d'une baie vitrée classique formée de deux vantaux coulissants en position fermée, - la figure 2 montre la baie vitrée de la figure 1 avec un des vantaux en 15 position partiellement ouverte, - la figure 3 montre la baie vitrée de la figure 2 dans laquelle un panneau amovible selon un premier mode de réalisation, et comportant un dispositif d'ouverture pour le passage d'un animal domestique, est positionné dans la zone laissée libre suite au coulissement du vantail, 20 - la figure 4 est une vue de face d'un panneau amovible selon le premier mode de réalisation, - la figure 5 est une vue en coupe selon B-B de la baie vitrée de la figure 4, schématisant l'agencement du panneau amovible entre les montants horizontaux du cadre de ladite baie, 25 - la figure 6 est une vue en coupe selon A-A de la baie vitrée de la figure 1, schématisant l'agencement des vantaux lorsqu'ils sont en position fermée, - la figure 7 est une vue en coupe selon C-C de la baie vitrée de la figure 4, schématisant l'agencement du panneau amovible entre un montant vertical du cadre de ladite baie et le vantail qui a coulissé,5 - 6 - la figure 8a est une vue en coupe selon C-C de la baie vitrée de la figure 4, schématisant l'agencement d'un panneau amovible dans une variante de réalisation, en position repliée, - la figure 8b schématise l'agencement du panneau amovible de la figure 8a, en position déployée, - la figure 9 montre la baie vitrée de la figure 2 dans laquelle un panneau amovible selon un second mode de réalisation est positionné dans la zone laissée libre suite au coulissement du vantail, - la figure 10 est une vue en coupe selon D-D de la baie vitrée de la figure 9, schématisant l'agencement du panneau amovible entre les montants horizontaux du cadre de ladite baie, - la figure 11 est une vue agrandie du détail de la figure 10 schématisant la fixation du panneau amovible sur un montant horizontal du cadre de la baie vitrée, - la figure 12 est une vue en coupe selon E-E de la baie vitrée de la figure 9, schématisant l'agencement du panneau amovible entre un montant vertical du cadre de ladite baie et le vantail qui a coulissé, - la figure 13 est une vue en coupe verticale de la baie vitrée, schématisant l'agencement d'un panneau amovible selon un troisième mode de réalisation entre les montants horizontaux du cadre de ladite baie. Modes de réalisation de l'invention. En se rapportant aux figures 1 et 2, la baie 1 objet de l'invention, comporte de manière classique des vantaux vitrés 10a, 10b coulissants dans un cadre constitué de montants verticaux 11 et de montants horizontaux 12. En pratique, les montants horizontaux 12 du cadre sont des rails de guidage se présentant sous la forme de profilés rigides, métalliques ou plastiques, ayant 30 une section en « U » simple ou double, et dans lesquels coulissent les vantaux 10a, 10b. Dans les modes de réalisation représentés sur les figures annexées, 2960017 -7 la baie vitrée 1 comporte deux vantaux coulissant latéralement, mais pourrait n'en comporter qu'un seul ou au contraire un nombre supérieur (par exemple : trois vantaux). Sur l'exemple de la figure 2, le vantail de gauche 10a est ouvert tandis que le vantail de droite 10b reste fermé. Le vantail 10a qui a coulissé 5 libère ainsi une zone Z permettant à une personne de rentrer ou de sortir de l'habitation. Les vantaux 10a, 10b sont formés d'un cadre rigide, typiquement en aluminium, bordant un simple ou un double vitrage. En se rapportant aux 10 figures 1 et 6, les montants verticaux 11 du cadre de la baie vitrée 1 comportent des éléments de fermeture 111 destinés à coopérer, lorsque les vantaux 10a, 10b sont fermés, avec des éléments de fermeture complémentaires 110 disposés sur les bordures verticales desdits vantaux. Ces éléments de fermeture 110, 111 sont bien connus de l'homme du métier, et sécurisent 15 l'ouverture de la baie vitrée 1. Conformément à l'invention, lorsqu'un des vantaux 10a est partiellement ou totalement ouvert, la baie vitrée 1 intègre un panneau amovible 2 comportant un dispositif d'ouverture 20 pour le passage d'un animal 20 domestique. Le panneau 2 est configuré pour se positionner dans la zone Z laissée libre suite au coulissement d'un des vantaux 10a. Une fois que le panneau 2 est mis en place, la baie vitrée 1 est donc constituée des vantaux initiaux 10a, 10b et dudit panneau, la totalité de la surface du cadre 1 étant susceptible d'être obturée par la combinaison de ces différents éléments. 25 Dans le premier mode de réalisation schématisé sur les figures 3, 4, 5 et 7, le panneau 2 est un panneau rigide destiné à un usage fixe. Le panneau 2 est par exemple réalisé en PVC, bois, aluminium, plastique, fibres de carbone, cellules photovoltaïques, verre, plexiglas, etc. Des bordures verticales 211 et horizontales 212 encadrent la plaque dans laquelle est réalisé le dispositif d'ouverture 20. 2960017 -8 Les bordures horizontales 212 s'engagent dans les montants horizontaux 12 du cadre de la baie vitrée 1. En se référant à la figure 5, les bordures horizontales 212 consistent en des profilés rigides, métalliques ou plastiques, ayant une section rectangulaire, carrée ou ronde, complémentaire de la section 5 des montants horizontaux 12. Dans cette configuration, le panneau 2 est donc susceptible de coulisser dans les montants horizontaux 12, de la même manière que les vantaux 10a, 10b. Pour simplifier la mise en place du panneau 2, on peut prévoir qu'au moins une des bordures horizontales 212 (par exemple la bordure supérieure 10 sur la figure 5) est escamotable. Cette bordure 212 est par exemple montée coulissante entre : - une position escamotée (en pointillés sur la figure 5) où elle se déplace de manière à diminuer la hauteur du panneau 2 pour facilement le positionner entre les montants horizontaux 12 du cadre de la baie vitrée 1, 15 - et une position de verrouillage où elle se déplace en sens inverse pour s'insérer complètement dans les montants horizontaux 12. Un ressort de rappel placé dans la bordure 212 escamotable permet de passer automatiquement de la position escamotée à la position de verrouillage. Une première bordure verticale 211 (celle de gauche sur les figures 3 et 20 7) coopère avec un montant vertical 11 du cadre de la baie vitrée 1. Cette première bordure verticale 211 consiste en un profilé rigide, métallique ou plastique, ayant une section rectangulaire, carrée ou ronde, susceptible de coopérer avec le montant vertical 11 comme le ferait la bordure verticale 101a du vantail 10a. En se rapportant à la figure 7, la première bordure verticale 211 25 comporte préférentiellement un élément de fermeture 2111 coopérant avec l'élément de fermeture 111 du montant vertical 11 du cadre de la baie vitrée 1 de manière à bloquer en position le panneau 2 par rapport au dit cadre. Cet élément de fermeture 2111 est similaire à l'élément de fermeture 110 disposé sur la bordure verticale 101a du vantail 10a qui a coulissé. On peut également 30 prévoir de fixer définitivement la première bordure verticale 211 sur le montant vertical 11, par soudage, boulonnage, etc. 2960017 -9 La seconde bordure verticale 210 (celle de droite sur les figures 3 et 7) coopère avec la bordure verticale 101a du vantail 10a qui a coulissé. Cette seconde bordure verticale 210 consiste en un profilé rigide, métallique ou plastique, ayant une section rectangulaire, carrée ou ronde, susceptible de 5 coopérer avec la bordure verticale 101a comme le ferait le montant vertical 111 du cadre. En se rapportant à la figure 7, la seconde bordure verticale 210 comporte préférentiellement un élément de fermeture 2110 coopérant avec l'élément de fermeture 110 de la bordure verticale 101a de manière à bloquer en position le panneau 2 par rapport par rapport du vantail 10a. Cet élément de 10 fermeture 2110 est similaire à l'élément de fermeture 111 du montant vertical 11 du cadre de la baie vitrée 1. On peut également prévoir de fixer définitivement la seconde bordure verticale 210 sur la bordure verticale 101a, par soudage, boulonnage, etc. Dans une variante de réalisation schématisée sur les figures 8a et 8b, le 15 panneau 2 est articulé, c'est-à-dire qu'il est composé de plusieurs parties articulées entre-elles à la manière d'un soufflet d'accordéon. En position repliée (figure 8a), seule la première bordure verticale 211 du panneau 2 coopère avec le montant vertical 11 du cadre de la baie vitrée 1, la seconde bordure verticale 210 restant libre (une configuration inverse étant possible). Dans cette 20 configuration, la zone Z reste libérée. En position déployée (figure 8b), la seconde bordure verticale 210 du panneau 2 coopère avec la bordure verticale 101a du vantail 10a qui a coulissé de manière à obturer la zone Z. En se rapportant à la figure 5, le dispositif d'ouverture 20 est une chatière formée d'un cadre 201 fixé autour d'une ouverture réalisée dans le panneau 2 25 et dans lequel est montée pivotante une trappe 202 d'axe vertical ou horizontal. Lorsque l'animal domestique souhaite rentrer ou sortir de l'habitation, il suffit qu'il pousse la trappe 202 pour libérer le passage. On peut également prévoir une trappe 202 à ouverture automatique et dont l'ouverture et la fermeture sont commandées par l'intermédiaire d'un capteur disposé sur le collier de l'animal. 30 Dans le cas où le panneau 2 est articulé, le cadre 201 est fixé autour d'une ouverture réalisée dans une partie articulée dudit panneau. 2960017 - 10- Le panneau 2 peut intégrer au dessus du dispositif d'ouverture 20, une ouverture supplémentaire type fenêtre, par exemple équipée d'une moustiquaire ou d'un rideau ou d'un ensemble de lattes style store vénitien, qui pourra être ouverte pour une meilleure aération et qui restera fermée pour une 5 meilleure isolation thermique et/ou phonique. Dans le second mode de réalisation schématisé sur les figures 9 à 12, le panneau 2 est souple. Le panneau 2 est par exemple un tissu, une bâche plastique transparente ou pas, colorée ou non, une bâche antieffraction, une 10 moustiquaire, etc. Il comporte des éléments d'attache verticaux 30 bordant la partie dans laquelle est disposé le dispositif d'ouverture 20. En se rapportant plus particulièrement à la figure 12, les éléments d'attache verticaux 30 coopèrent : - d'une part avec un montant vertical 11 du cadre de la baie vitrée 1 de 15 manière à bloquer en position ledit panneau par rapport au dit cadre. En pratique, les éléments d'attache verticaux 30 coopèrent avec le montant vertical 11 laissé libre après coulissement du vantail 10a. - d'autre part avec la bordure verticale 101a du vantail 10a qui a coulissé de manière à bloquer en position ledit panneau par rapport au dit vantail. 20 Ces éléments d'attache verticaux 30 peuvent être des bandes à boucles ou à crochets coopérant avec des bandes à crochets ou à boucles complémentaires disposées sur le montant vertical 11 du cadre et sur la bordure verticale 101a du vantail 10a qui a coulissé (bande Velcro®). Ce peut également être des boutons pression coopérant avec des boutons pression 25 complémentaires disposés sur le montant vertical 11 et sur la bordure verticale 101a. Ce peut encore être des fermetures à glissière comportant des dents coopérant avec des dents de fermetures à glissière complémentaires disposées sur le montant vertical 11 et sur la bordure verticale 101a (fermeture éclaire®). On peut également prévoir de fixer définitivement les bordures verticales du 30 panneau 2 sur le montant vertical 11 et/ou sur la bordure verticale 101a, par collage, laçage, etc. 2960017 -11- Bien que les éléments d'attache verticaux 30 suffisent à maintenir en position le panneau 2, on prévoit des éléments d'attache horizontaux 31 bordant la partie dans laquelle est disposée l'ouverture 50. Ces éléments d'attache horizontaux 30 coopèrent avec les montants horizontaux 12 du cadre 5 de la baie vitrée 1 de manière à bloquer en position ledit panneau par rapport au dit cadre. Ces éléments d'attache horizontaux 31 peuvent être des bandes à boucles ou à crochets coopérant avec des bandes à crochets ou à boucles complémentaires disposées sur les montants horizontaux 12 (bande Velcro®). Ce peut également être des boutons pression coopérant avec des boutons 10 pression complémentaires disposés sur les montants horizontaux 12. Ce peut encore être des fermetures à glissière comportant des dents coopérant avec des dents de fermetures à glissière complémentaires disposées sur les montants horizontaux 12 (fermeture éclaire®). 15 Dans un troisième mode de réalisation schématisé sur la figure 13, le panneau 2 est souple, comme dans le second mode de réalisation, ou articulé tel un volet roulant. Le panneau 2 s'enroule dans un dispositif enrouleur 4 disposé au niveau du cadre de la baie vitrée 1, au-dessus de la zone Z laissée libre suite au coulissement d'un des vantaux 10a. Lorsque le panneau 2 est 20 enroulé, il libère la zone Z et lorsqu'il est déroulé, il obture ladite zone. En pratique, le dispositif enrouleur 4 est fixé sur le montant horizontal supérieur 12 du cadre de la baie vitrée 1, à l'intérieur ou à l'extérieur de l'habitation. On peut prévoir des éléments d'attache horizontaux inférieurs 31 coopérant avec le montant horizontal inférieur 12 du cadre de la baie vitrée 1 de 25 manière à bloquer en position ledit panneau par rapport au dit cadre. Pour davantage de sécurité, on peut également prévoir des éléments d'attache verticaux du type décrits précédemment pour le second mode de réalisation. REVENDICATIONS1. Baie comportant des vantaux vitrés (10a, 10b) coulissants dans un cadre constitué de montants verticaux (11) et de montants horizontaux (12), se caractérisant par le fait que ladite baie intègre un panneau amovible (2) comportant un dispositif d'ouverture (20) pour le passage d'un animal domestique, ledit panneau étant configuré pour se positionner dans la zone (Z) laissée libre suite au coulissement d'un des vantaux (10a, 10b). 2. Baie selon la revendication 1, dans laquelle : - le panneau (2) est rigide ou articulé, - les bordures horizontales (212) dudit panneau sont configurées pour s'engager dans les montants horizontaux (12) du cadre, - une première bordure verticale (211) dudit panneau est configurée pour coopérer avec un montant vertical (111) du cadre et la seconde bordure verticale (210) dudit panneau est configurée pour coopérer avec la bordure verticale (101a) du vantail (10a) qui a coulissé. 3. Baie selon la revendication 2, dans laquelle au moins une des bordures horizontales (212) du panneau (2) est escamotable. 4. Baie selon l'une des revendications 2 ou 3, dans laquelle : - les montants verticaux (11) du cadre comportent des éléments de fermeture (111) destinés à coopérer, lorsque les vantaux (10a, 10b) sont fermés, avec des éléments de fermeture (110) complémentaire disposés sur les bordures verticales (101a) desdits vantaux, - la première bordure verticale (211) du panneau (2) comporte un élément de fermeture (2111) destiné à coopérer avec l'élément de fermeture (111) 2960017 -13- du montant vertical (11) du cadre de manière à bloquer en position ledit panneau par rapport au dit cadre, - la seconde bordure verticale (210) dudit panneau comporte un élément de fermeture (2110) destiné à coopérer avec l'élément de fermeture (110) 5 de la bordure verticale (101a) du vantail (10a) qui a coulissé de manière à bloquer en position ledit panneau par rapport au dit vantail. 5. Baie selon la revendication 1, dans laquelle : - le panneau (2) est souple et comporte des éléments d'attache verticaux 10 (30) bordant la partie dans laquelle est disposé le dispositif d'ouverture (50) pour le passage d'un animal domestique, - les éléments d'attache verticaux (30) sont configurés pour coopérer : o d'une part avec un montant vertical (11) du cadre de manière à bloquer en position ledit panneau par rapport au dit cadre, 15 o d'autre part avec la bordure verticale (101a) du vantail (10a) qui a coulissé de manière à bloquer en position ledit panneau par rapport au dit vantail. 6. Baie selon la revendication 5, dans laquelle les éléments 20 d'attache verticaux (30) sont des bandes à boucles ou à crochets coopérant avec des bandes à crochets ou à boucles complémentaires disposées sur le montant vertical (11) du cadre et sur la bordure verticale (101a) du vantail (10a) qui a coulissé. 25 7. Baie selon la revendication 5, dans laquelle les éléments d'attache verticaux (30) sont des boutons pression coopérant avec des boutons pression complémentaires disposés sur le montant vertical (11) du cadre et sur la bordure verticale (101a) du vantail (10a) qui a coulissé. 30 8. Baie selon la revendication 5, dans laquelle les éléments d'attache verticaux sont des fermetures à glissière comportant des dents 2960017 - 14 - coopérant avec des dents de fermetures à glissière complémentaires disposées sur le montant vertical (11) du cadre et sur la bordure verticale (101a) du vantail (10a) qui a coulissé. 5 9. Baie selon l'une des revendications 5 à 8, dans laquelle : - le panneau (2) comporte également des éléments d'attache horizontaux (31) bordant la partie dans laquelle est disposée l'ouverture (50) pour le passage d'un animal domestique, - les éléments d'attache horizontaux (31) sont configurés pour coopérer 10 avec les montants horizontaux (12) du cadre de manière à bloquer en position ledit panneau par rapport au dit cadre. 10. Baie selon la revendication 9, dans laquelle les éléments d'attache horizontaux (31) sont des bandes à boucles ou à crochets 15 coopérant avec des bandes à crochets ou à boucles complémentaires disposées sur les montants horizontaux (12) du cadre. 11. Baie selon la revendication 9, dans laquelle les éléments d'attache horizontaux (31) sont des boutons pression coopérant avec des 20 boutons pression complémentaires disposés sur les montants horizontaux (12) du cadre. 12. Baie selon la revendication 9, dans laquelle les éléments d'attache horizontaux (31) sont des fermetures à glissière comportant des 25 dents coopérant avec des dents de fermetures à glissière complémentaires disposées sur les montants horizontaux du cadre (12). 13. Baie selon la revendication 1, dans laquelle le panneau (2) est souple ou articulé et s'enroule dans un dispositif enrouleur (4) disposé au 30 niveau du cadre, au-dessus de la zone (Z) laissée libre suite au coulissement d'un des vantaux (10a, 10b).
25,230
FR2960018A1
A1
20111118
FR 2960018 A1 20111118 FR 1053791 A 20100517 La présente invention concerne d'une manière générale les volets roulants pour ouvrants de bâtiments. Plus particulièrement, la présente invention concerne les volets roulants adaptés à résister aux intempéries telles que les tempêtes. Généralement, ce type de volet roulant est composé d'un tablier formé de lames articulées entre elles et dont les extrémités coulissent dans deux rails fixés sur les côtés latéraux de l'ouverture du bâtiment, telle qu'une porte ou une fenêtre. Dans ce domaine technique, on connaît des dispositifs permettant d'augmenter la résistance d'un volet roulant aux intempéries. En effet, lors de fortes intempéries, comme par exemple une tempête ou un ouragan, les ouvrants d'un bâtiment voient une grande différence de pression entre l'extérieur et l'intérieur du bâtiment. Ainsi, les volets roulants sont soumis à d'importantes contraintes de déformation dues à la différence de pression. A titre d'exemple, un volet roulant présentant un tablier de 100 cm de large par 250 cm de haut soumis à un vent de 200 km/h voit une pression de 20 2400 pascals qui déforme le tablier de 20 cm en son centre. Pour limiter les contraintes de déformation, il a été proposé de fixer des barres sur le volet roulant depuis l'intérieur du bâtiment selon une direction perpendiculaire à la direction longitudinale des lames de manière à limiter leur déformation en cas d'intempéries. Il s'agit de profilés métalliques qui sont 25 vissés sur le tablier à l'aide de vis traversant les lames et insérées depuis l'extérieur du bâtiment. Les barres sont fixées dans un trou ou contre une butée prévue dans le sol, le plafond, ou dans l'encadrement de la porte ou de la fenêtre. Cette solution présente cependant un certain nombre 30 d'inconvénients. En effet, il est nécessaire de percer le volet pour faire passer les vis de fixation et l'installation nécessite deux personnes, l'une à l'intérieur, l'autre à l'extérieur du bâtiment. De plus, le montage se fait en « aveugle », la personne insérant les vis ne voyant pas les trous correspondant dans la barre verticale. Il en résulte une perte de temps et une forte demande de main d'oeuvre, ce qui est particulièrement contraignant surtout lorsque des intempéries sont à l'approche du bâtiment. La présente invention vise à résoudre les problèmes exposés ci-dessus en proposant un perfectionnement dans les dispositifs anti-intempéries pour volets roulants. Elle propose à cet effet un dispositif anti-intempéries pour un tablier de volet roulant composé d'une pluralité de lames articulées entre elles et adapté à fixer une barre anti-intempéries au tablier de manière sensiblement perpendiculaire à la direction longitudinale des lames qui le composent, le dispositif présentant un cylindre adapté à être fixé à la barre, et un barillet monté à rotation dans le cylindre, le barillet se terminant à une extrémité par une noix présentant un pied et une tête sensiblement plate ayant, dans sa plus grande largeur, une section de profil plus grande que le pied, le barillet étant adapté à pivoter dans le cylindre sur sensiblement un quart de tour depuis une première position dans laquelle la tête de la noix pénètre une rainure de profil correspondant au profil de la noix pratiquée sur la face intérieure de l'une au moins des lames du tablier et dans laquelle première position la plus grande largeur de la tête est sensiblement parallèle à la direction longitudinale de la rainure vers une deuxième position dans laquelle la tête engage la rainure, et dans laquelle la plus grande largeur de la tête est sensiblement perpendiculaire à la direction longitudinale de la rainure fixant ainsi le dispositif à la lame. Ainsi, avantageusement, le montage de la barre sur le volet se fait d'un seul côté, sans avoir à percer le tablier. La présente invention permet à une personne seule d'installer très rapidement une barre verticale sur un volet roulant prévu à cet effet. Selon des caractéristiques avantageuses, éventuellement combinées : - le pied et la tête de la noix forment un profil en T ; et - le barillet présente des moyens adaptés à contraindre la tête de la noix vers l'ouverture de la rainure dans ladite deuxième position. Avantageusement, il n'y a pas de jeu entre le dispositif antiintempéries et la lame. La barre sera fixée sans jeu et il n'y aura pas de battement de celle-ci par rapport au tablier lorsque celui-ci sera soumis à un jeu de pression / dépression en cas d'intempéries. Selon des caractéristiques avantageuses, éventuellement combinées: - le barillet est monté selon une liaison pivot glissant dans le cylindre, lesdits moyens adaptés à contraindre la tête de la noix vers l'ouverture de la rainure sont un ressort disposé entre le barillet et le cylindre, ces deux éléments présentant un perçage radial traversant destiné à recevoir une goupille dans ladite seconde position, de manière bloquer la liaison pivot glissant dans cette position ; - la tête de la noix est dimensionnée de manière à être en ajustement serré avec la rainure dans ladite deuxième position ; et - le cylindre est adapté à être inséré dans un perçage prévu à cet effet dans la barre et le cylindre présente des portis filetées ou taraudées à ses extrémités de manière à être enserré sur la barre par des éléments respectivement taraudées ou filetés. L'invention concerne selon un autre aspect un tablier de volet roulant anti-intempéries composé d'une pluralité de lames articulées entre elles, présentant au moins une lame présentant sur sa face intérieure une rainure de profil correspondant au profil de la noix d'un dispositif tel que décrit ci-dessus. Selon un autre aspect, l'invention concerne une barre antiintempéries comportant un dispositif anti-intempéries tel que décrit ci-dessus. Selon un autre aspect, l'invention concerne un ensemble de volet roulant comportant un tablier tel que décrit ci-dessus et un coffrage adapté à enrouler le tablier, le coffrage présentant au moins un point d'ancrage pour y fixer l'extrémité d'une barre anti-intempéries. Selon un autre aspect, l'invention concerne un procédé de mise en place d'un dispositif anti-intempéries tel que décrit ci-dessus, sur un tablier de volet roulant composé d'une pluralité de lames articulées entre elles, comportant les étapes consistant à : - fixer le dispositif sur une barre anti-intempéries, - présenter la barre équipée du dispositif au tablier de manière sensiblement perpendiculaire à la direction longitudinale des lames qui le composent, - faire pivoter le barillet sur sensiblement un quart de tour depuis une première position dans laquelle la tête de la noix pénètre une rainure de profil correspondant au profil de la noix pratiquée sur la face intérieure de l'une au moins des lames du tablier et dans laquelle première position la plus grande largeur de la tête est sensiblement parallèle à la direction longitudinale de la rainure vers une deuxième position dans laquelle la tête engage la rainure, et dans laquelle la plus grande largeur de la tête est sensiblement perpendiculaire à la direction longitudinale de la rainure en fixant ainsi le dispositif à la lame. L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description d'un exemple de réalisation, donnée à titre uniquement illustratif et non limitatif en référence aux dessins annexés sur lesquels : - la figure 1 est une vue en coupe d'un dispositif anti-intempéries présenté devant une lame selon l'invention ; - la figure 2 est une vue en coupe du même dispositif dans une position intermédiaire de montage ; - la figure 3 est une vue du même dispositif dans une position montée ; - la figure 4 est une vue en coupe du même dispositif dans une position montée et goupillée. - la figure 5 est une vue en coupe longitudinale d'un tablier de volet roulant pourvu d'un dispositif anti-intempéries selon l'invention ; - la figure 6 est une vue de face selon la ligne brisée VI-VI de la figure 5; Comme visible en figure 1, un tablier 200 de volet roulant pour un ouvrant de bâtiment est constitué d'une pluralité de lames 201, 202, articulées entre elles. Les extrémités de chacune des lames coulissent dans deux rails fixés sur les côtés latéraux de l'ouverture du bâtiment telle qu'une porte ou une fenêtre (non représentés). Pour augmenter la résistance du volet aux intempéries, une barre 300 anti-intempéries est fixée au tablier de manière sensiblement perpendiculaire à la direction longitudinale des lames qui le composent. La barre 300 est fixée au tablier 200 à l'aide d'un dispositif anti-intempéries 100 selon l'invention. Le dispositif 100 est inséré dans un trou 301 pratiqué à cet effet dans la barre 300. Le dispositif comporte un cylindre 110 et un barillet 120 montés à rotation dans le cylindre. Le barillet présente à l'une de ses extrémités une noix 130 présentant un pied 131 et une tête 132 sensiblement plates. Comme visible plus particulièrement en figures 2 et 3, la tête 132 présente dans sa plus grande largeur une section de profil plus grande que celle du pied 131. Le pied et la tête de la noix forment conjointement un profil en T comme visible plus particulièrement en figure 3. A son extrémité opposée, le barillet présente une poignée de manipulation en forme de clé 121. Le cylindre 100 est fixé dans le trou 301 à l'aide d'un écrou 111 vissé sur une partie taraudée d'une extrémité du cylindre et une vis bouchon 112 vissée sur une partie taraudée de l'extrémité opposée du cylindre. Ainsi, le cylindre est enserré sur la barre par des éléments taraudés et filetés qui sont vissés sur et dans le cylindre 110. Un ressort 140 est monté autour du pied 131 de la noix 130. Le ressort 140 vient appuyer à l'une de ses extrémités sur un épaulement 121 formé entre le barillet et le pied 131 et, à son autre extrémité, sur la face intérieure de la vis bouchon 112. Ainsi, le ressort 140 exerce une action de rappel sur la noix 130 et le barillet 120 telle que visible en figure 1. Afin de limiter le débattement de l'ensemble barillet 120 - noix 130 par rapport au cylindre 110, une goupille 122 est insérée selon un ajustement serré dans un perçage 123 prévu à cet effet dans le barillet 120. Les extrémités de la goupille 122 dépassent du barillet 120 et viennent s'insérer dans des encoches 115 prévues de part et d'autre dans le cylindre 110. Ces encoches 115 présentent une forme en L permettant dans un premier temps un débattement longitudinal du barillet 120 dans le cylindre 110 tel que visible entre la figure 1 et la figure 2, puis; dans un second temps, un débattement en rotation selon un quart de tour tel que visible entre les figures 2 et 3. La vis bouchon 112 présente à son extrémité opposée à la face 114 un lamage 113 dimensionné de manière à noyer la tête 132 de la noix 130 lorsqu'elle est en position inutilisable tel que visible en figure 1. Un système de goupillage est prévu entre le cylindre 110 et le barillet 120 une fois que les deux pièces sont dans la position visible en figures 3 et 4. A cet effet, un trou 124 est percé dans le barillet 120 et deux trous 116 correspondants sont prévus dans le cylindre 110. En outre, des perçages non représentés sont effectués dans la barre 300 pour y insérer une goupille 117 telle que visible en figure 4 de manière à bloquer le barillet et le cylindre dans leur position relative telle que visible en figures 3 et 4. La lame 202 présente sur sa face intérieure une rainure 203 de profil sensiblement correspondant au profil de la tête 132 de la noix 130 et de son pied 131. L'ajustement entre la tête de la noix 132 et la rainure 203 est un ajustement serré de manière à limiter le jeu. Dans le mode de réalisation représenté, les autres lames composant le tablier du volet roulant sont des lames classiques ne comportant pas une telle rainure 203. Cependant, d'autres lames du type de la lame 202 présentant une rainure 203 sont insérées à intervalles réguliers dans le tablier permettant d'y fixer, à chaque fois, un dispositif anti-intempéries tel que représenté en figures 1 à 4. D'une manière générale, dans l'exemple de réalisation, une lame du type de la lame 202 est insérée tous les 50 cms dans le tablier. En pratique, pour monter un dispositif anti-intempéries selon l'invention, l'opérateur procède selon les quatre étapes telle que visibles en figures 1 à 4 respectivement. Dans un premier temps, l'opérateur présente, devant le tablier 200, la barre 300 préalablement équipée du dispositif 100. Dans cette position, la tête 132 de la noix se trouve noyée dans le lamage 113 et sensiblement en regard de la rainure 203. Dans cette position, la plus grande largeur de la tête de la noix est sensiblement parallèle à la direction longitudinale de la rainure. Dans une seconde étape, l'opérateur appuie sur la clé 121 déplaçant ainsi le barillet 120 en translation dans le cylindre 110. Les extrémités de la goupille 122 se déplacent alors dans les portions longitudinales des encoches 115 et la tête 132 pénètre la rainure 203, sa plus grande largeur étant sensiblement parallèle à la direction longitudinale de la rainure. Ce mouvement se fait à l'encontre du ressort 140 qui se trouve alors comprimé comme visible en figure 2. Dans une troisième étape, l'opérateur applique une rotation d'un quart de tour à la clé 121, ce qui a pour effet d'entraîner en rotation la noix 130 et d'engager ainsi la tête 132 dans le profil correspondant de la rainure 203. Ainsi, le dispositif 100 se trouve fixé à la lame 202. Durant ce mouvement, les extrémités de la goupille 122 se déplacent dans les parties radiales des rainures 115. Dans une quatrième étape, l'opérateur insère une goupille 117 à travers les trous non représentés de la barre 300, les trous 116 du cylindre 110 et le trou 124 du barillet 120 de manière à bloquer l'ensemble dans cette position, pour éviter d'une part les trop grandes contraintes sur le ressort 140 en cas de pression ou dépression appliquée aux volets, d'autre part, par mesure de sécurité, pour éviter un déverrouillage intempestif du dispositif anti- intempéries. Ainsi, on comprendra que, d'une manière avantageuse, un opérateur seul peut mettre en place un dispositif anti-intempéries d'un seul geste combinant translation et rotation puis en sécurisant l'ensemble à l'aide d'une goupille. Il en résulte un gain de temps et d'efficacité non négligeable en situation d'intempéries. La tête 132 de la noix 130 étant ajustée de manière serrée dans la rainure 203 contribue à éliminer le jeu entre ceux-ci. Le seul jeu subsistant entre la barre 300 et le tablier 200 correspond au jeu laissé par la goupille 117 ainsi qu'à la dureté du ressort 140 qui précontraint la barre 300 contre le tablier 200. Comme visible en figures 5 et 6, le tablier de volet roulant selon l'invention est composé d'une pluralité de lames 201, 202 articulées entre elles. Le tablier présente à intervalles réguliers des lames du type de la lame 202, la barre 300 présentant des dispositifs 100 à la hauteur des lames 202 lorsque le volet est entièrement fermé. Comme visible plus particulièrement en figure 5, un coffrage 400 présente un cylindre rotatif 400 adapté à enrouler le tablier 200 qui est représenté de manière schématique par une ligne pointillée 204 à l'intérieur du coffrage 400 par souci de simplification. Ce coffrage est solidement fixé au mur du bâtiment 450. Un ouvrant 500 tel qu'une porte ou une fenêtre est disposé dans un cadre 501 fixé par une extrémité au coffrage 400 et par une autre extrémité à la partie basse 460 d'où l'ouverture dans le bâtiment. La barre anti-intempéries 300 est fixée par ses deux extrémités à des points d'ancrage 410 et 411 respectivement fixés sur le coffrage 400 et sur la partie basse de l'ouverture du bâtiment 460. Ces points d'ancrage sont en pratique des profilés en U fermés à l'une de leurs extrémités de manière à servir de butée à la barre 300. Les points d'ancrage 410 et 411 sont disposés avec leurs butées orientées tête-bêche. De cette manière, la barre 300 est d'abord présentée en biais face au tablier 200 avant d'être pivotée en butée contre les points d'ancrage 410 et 411 selon une rotation sensiblement autour de son centre dans un plan parallèle à celui formé par le tablier. Une fois la barre disposée dans cette position visible plus particulièrement en figure 6, les dispositifs 100 sont verrouillés par l'opérateur qui procède selon les quatre étapes visibles en figures 1 à 4 telles que décrites précédemment. Dans un mode de réalisation alternatif non représenté, l'une des butées 410, 411 est remplacée par un trou pratiqué respectivement soit dans le coffrage, soit dans la partie basse 460 et destiné à accueillir une extrémité de la barre 300. D'une manière plus générale, tout type de dispositif formant point d'ancrage et permettant de maintenir solidement la barre à ces extrémités au niveau du coffrage 400 et de la partie basse 460 peut être envisagé dans une variante à la portée de l'homme du métier sans sortir du cadre de l'invention. Selon une variante avantageuse non représentée, le coffrage 400 est renforcé pour supporter le point d'ancrage 410 par un tube ou un profilé prévu horizontalement. On peut prévoir également un élément rapporté en plus du coffrage tel qu'une barre transversale pour fixer la barre verticale. On peut bien entendu prévoir plusieurs barres verticales par tablier, les lames spéciales ayant le même profil sur toute leur longueur. Pour cela, il est nécessaire de prévoir des ancrages correspondants en haut et en bas du tablier, ce qui est à la portée de l'homme du métier. Dans un mode de réalisation alternatif non représenté, le pied et la tête de la noix forment un profil en queue d'aronde et la rainure présente un profil en queue d'aronde correspondant permettant de limiter le jeu. On notera par ailleurs que tout profil de noix présentant une section de profil à tête plus grande que le pied peut être aisément adapté par l'homme du métier sans sortir du cadre de l'invention. La barre 300 présente dans l'exemple illustré un profil carré, mais elle peut présenter dans des modes de réalisation alternatifs non représentés toute autre section adaptée à être percée pour supporter un dispositif 100 selon l'invention et à présenter une résistance en flexion suffisante pour supporter les intempéries. Selon un mode de réalisation non représenté, le tablier peut être entièrement constitué de lames du type de la lame 202, ce qui permet de placer 20 librement les dispositifs anti-intempéries sur le tablier. L'exemple de réalisation décrit un volet roulant selon une direction verticale, mais l'invention ne se limite pas à ce type de volet et s'applique notamment aux volets roulants selon une direction horizontale. Bien entendu, de nombreuses modifications peuvent être apportées 25 à l'exemple de réalisation décrit précédemment sans sortir du cadre de l'invention. REVENDICATIONS1. Dispositif (100) anti-intempéries pour un tablier (200) de volet roulant composé d'une pluralité de lames (201, 202) articulées entre elles caractérisé en ce qu'il est adapté à fixer une barre anti-intempéries au tablier de manière sensiblement perpendiculaire à la direction longitudinale des lames qui le composent, le dispositif présentant un cylindre (110) adapté à être fixé à la barre, et un barillet (120) monté à rotation dans le cylindre, le barillet se terminant à une extrémité par une noix (130) présentant un pied (131) et une tête (132) sensiblement plate ayant, dans sa plus grande largeur, une section de profil plus grande que le pied, le barillet étant adapté à pivoter dans le cylindre sur sensiblement un quart de tour depuis une première position dans laquelle la tête de la noix pénètre une rainure (203) de profil correspondant au profil de la noix pratiquée sur la face intérieure de l'une au moins des lames (202) du tablier et dans laquelle première position, la plus grande largeur de la tête (132) est sensiblement parallèle à la direction longitudinale de la rainure vers une deuxième position dans laquelle la tête engage la rainure, et dans laquelle la plus grande largeur de la tête est sensiblement perpendiculaire à la direction longitudinale de la rainure fixant ainsi le dispositif à ladite lame (202). 2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que le pied (131) et la tête (132) de la noix (130) forment un profil en T. 3. Dispositif selon la revendication précédente, caractérisé en ce que le barillet (120) présente des moyens (140) adaptés à contraindre la tête de la noix vers l'ouverture de la rainure dans ladite deuxième position. 4. Dispositif selon la revendication précédente, caractérisé en ce que le barillet (120) est monté selon une liaison pivot glissant dans le cylindre (110), lesdits moyens (140) adaptés à contraindre la tête (132) de la noix vers l'ouverture de la rainure (203) sont un ressort (140) disposé entre le barillet (120) et le cylindre (110), ces deux éléments présentant un perçage (123) radial traversant destiné à recevoir une goupille (122) dans ladite seconde position, de manière bloquer la liaison pivot glissant dans cette position. 5. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que la tête (132) de la noix (130) est dimensionnée de manière à être en ajustement serré avec la rainure (203) dans ladite deuxième position. 6. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le cylindre (110) est adapté à être inséré dans un perçage prévu à cet effet dans la barre et le cylindre présente des portions filetées ou taraudées à ses extrémités de manière à être enserré sur la barre par des éléments (111, 112) respectivement taraudées ou filetés. 7. Tablier (200) de volet roulant anti-intempéries composé d'une pluralité de lames (201, 202) articulées entre elles, caractérisé en ce qu'il présente au moins une lame (202) présentant sur sa face intérieure une rainure (203) de profil correspondant au profil de la noix (130) d'un dispositif (100) selon l'une quelconque des revendications 1 à 6. 8. Barre (300) anti-intempéries comportant un dispositif (100) antiintempéries selon l'une quelconque des revendications 1 à 6. 9. Ensemble de volet roulant comportant un tablier (200) selon la revendication 7 et un coffrage (400) adapté à enrouler le tablier, le coffrage présentant au moins un point d'ancrage (410) pour y fixer l'extrémité d'une barre (300) anti-intempéries. 10. Procédé de mise en place d'un dispositif anti-intempéries selon l'une quelconque des revendications 1 à 6 sur un tablier (200) de volet roulant composé d'une pluralité de lames (201, 202) articulées entre elles, caractérisé en ce qu'il comporte les étapes consistant à : - fixer le dispositif (100) sur une barre (300) anti-intempéries, - présenter la barre (300) équipée du dispositif (100) au tablier de manière sensiblement perpendiculaire à la direction longitudinale des lames (200) qui le composent, - faire pivoter le barillet (120) sur sensiblement un quart de tour depuis une première position dans laquelle la tête de la noix (130) pénètre une rainure (203) de profil correspondant au profil de la noix pratiquée sur la face intérieure de l'une au moins des lames du tablier et dans laquelle première position la plus grande largeur de la tête est sensiblement parallèle à la direction longitudinale de la rainure vers une deuxième position dans laquelle la tête engage la rainure, et dans laquelle la plus grande largeur de la tête est sensiblement perpendiculaire à la direction longitudinale de la rainure en fixant ainsi le dispositif à la lame.5
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