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Benjamin Aw
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"title": "Analyse formantique des voyelles orales du fran\u00e7ais en contexte isol\u00e9 : \u00e0 la recherche d'une r\u00e9f\u00e9rence pour les apprenants de FLE",
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"abstract": "Cette \u00e9tude s'int\u00e9resse \u00e0 l'analyse formantique des 10 voyelles orales du fran\u00e7ais : /i e \u025b a \u0254 o u y \u00f8 oe/, prononc\u00e9es en contexte isol\u00e9 par 40 locuteurs natifs dans une phrase cadre. Le but de ce travail est de mettre en valeur les caract\u00e9ristiques acoustiques de ces voyelles fran\u00e7aises, afin d'\u00e9laborer une r\u00e9f\u00e9rence qui sera utilis\u00e9e par la suite dans des \u00e9tudes contrastives de productions d'apprenants du Fran\u00e7ais Langue Etrang\u00e8re (FLE). Les r\u00e9sultats montrent (1) une stabilit\u00e9 formantique de ces voyelles ; (2) les moyennes formantiques relev\u00e9es sont plus extr\u00eames que celles d'\u00e9tudes ant\u00e9rieures, et (3) occupent un espace acoustique plus large. Les faibles \u00e9carts entre les formants F1-F2 (voyelles post\u00e9rieures), F2-F3 (/y/) et F3-F4 (/i/) pour les voyelles fran\u00e7aises focales semblent une caract\u00e9ristique d\u00e9finitoire de ces voyelles.",
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"text": "Cette \u00e9tude s'int\u00e9resse \u00e0 l'analyse formantique des 10 voyelles orales du fran\u00e7ais : /i e \u025b a \u0254 o u y \u00f8 oe/, prononc\u00e9es en contexte isol\u00e9 par 40 locuteurs natifs dans une phrase cadre. Le but de ce travail est de mettre en valeur les caract\u00e9ristiques acoustiques de ces voyelles fran\u00e7aises, afin d'\u00e9laborer une r\u00e9f\u00e9rence qui sera utilis\u00e9e par la suite dans des \u00e9tudes contrastives de productions d'apprenants du Fran\u00e7ais Langue Etrang\u00e8re (FLE). Les r\u00e9sultats montrent (1) une stabilit\u00e9 formantique de ces voyelles ; (2) les moyennes formantiques relev\u00e9es sont plus extr\u00eames que celles d'\u00e9tudes ant\u00e9rieures, et (3) occupent un espace acoustique plus large. Les faibles \u00e9carts entre les formants F1-F2 (voyelles post\u00e9rieures), F2-F3 (/y/) et F3-F4 (/i/) pour les voyelles fran\u00e7aises focales semblent une caract\u00e9ristique d\u00e9finitoire de ces voyelles.",
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"text": "Il est connu que les r\u00e9alisations des voyelles sont variables et d\u00e9pendent d'un grand nombre de facteurs, entre autres : le locuteur, le d\u00e9bit, la position par rapport aux fronti\u00e8res prosodiques, l'attitude du locuteur, son \u00e9tat \u00e9motif, etc. Pour l'apprentissage du fran\u00e7ais, il nous semble indispensable de disposer de donn\u00e9es de r\u00e9f\u00e9rence sur des voyelles isol\u00e9es, qui pourront \u00eatre compar\u00e9es aux r\u00e9alisations d'apprenants de FLE, et servir de rep\u00e8res pour la comparaison entre les locuteurs natifs.",
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"text": "Nous nous sommes int\u00e9ress\u00e9s pour cela \u00e0 la r\u00e9alisation des voyelles orales en contexte isol\u00e9. Les fran\u00e7ais parisiens n'ont aucun probl\u00e8me pour produire les voyelles isol\u00e9es en fran\u00e7ais, sauf pour les voyelles mi-ouvertes /\u0254 oe/ car elles n'apparaissent jamais en position finale de mot. \u00c0 notre connaissance, de telles donn\u00e9es en contexte isol\u00e9, ne sont pas disponibles \u00e0 grande \u00e9chelle. Les valeurs de \u00ab Calliope \u00bb (Tubach, 1989 ) pr\u00e9sentent des donn\u00e9es de voyelles prononc\u00e9es dans le contexte /pV 1 / o\u00f9 V 1 est /e o u y \u00f8/ et /pV 2 \u0280/ o\u00f9 /i \u025b a \u0254 oe/. Or, nous savons que la pr\u00e9sence d'un /\u0280/ en coda aura tendance \u00e0 allonger la voyelle (L\u00e9on, 2000, entre autres) et \u00e0 augmenter la valeur du F1 et baisser la valeur du F2 (F2 dans la plupart des cas, mais F2, F3 pour le /i/) (Vaissi\u00e8re, 2007) . Les auteurs euxm\u00eames admettent que \u00ab ces valeurs ne peuvent en aucun cas \u00eatre consid\u00e9r\u00e9es comme la norme du fran\u00e7ais \u00bb. Gendrot et Adda-Decker (2005) pr\u00e9sentent les valeurs formantiques de voyelles d'un corpus radiophonique, m\u00ealant ainsi les contextes consonantiques, prosodiques en parole continue. Ce manque de donn\u00e9es de r\u00e9f\u00e9rence portant sur les voyelles isol\u00e9es semble justifier notre travail.",
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"text": "Le corpus (Landron et al., 2011) est issu d'un travail commun de jeunes docteurs/doctorants (Groupe Didactique) du Laboratoire de Phon\u00e9tique et Phonologie (LPP) de l'Universit\u00e9 Paris 3, Sorbonne Nouvelle, et dont le point commun est de s'int\u00e9resser \u00e0 l'enseignement et l'apprentissage de la prononciation du fran\u00e7ais. A l'heure actuelle, nous disposons de 40 locutrices natives 1 de 10 apprenants japonophones, 10 tch\u00e9cophones, 10 apprenants du mandarin de Taiwan, 10 apprenants bosniens et autres (apprenants lusophone du Br\u00e9sil, anglophones britanniques, sinophones shangha\u00efens, arabes de Jordanie). Ces enregistrements, r\u00e9alis\u00e9s \u00e0 partir d'un m\u00eame corpus, dans des conditions similaires, nous permettront, entre autres, de proc\u00e9der \u00e0 des comparaisons entre apprenants de FLE et natifs et \u00e0 la rem\u00e9diation motiv\u00e9e des \u00e9carts de prononciation.",
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"section": "Introduction",
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"text": "Pour cette \u00e9tude, nous calculons les formants des voyelles orales du fran\u00e7ais prononc\u00e9es en contexte isol\u00e9 par 40 locutrices natives du fran\u00e7ais dont l'accent ne peut \u00eatre d\u00e9fini comme venant d'une autre r\u00e9gion que de la r\u00e9gion parisienne. Ce travail tente de contribuer \u00e0 l'\u00e9tablissement de valeurs de formants en privil\u00e9giant \u00e0 la fois un nombre cons\u00e9quent de locuteurs (40) et une exploitation de l'ensemble des voyelles orales (10 : /i, e, \u025b, a, \u0254, o, u, y, \u00f8, oe/) avec r\u00e9p\u00e9titions (4).",
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"text": "Le corpus est un enregistrement des 10 voyelles orales du fran\u00e7ais, plac\u00e9es dans des phrases cadre telles que : \u00ab CV(CV), il a dit \u00ab V \u00bb comme dans CV(CV) \u00bb avec V /i e \u025b a \u0254 o u y \u00f8 oe/. Par exemple : \u00ab B\u00e9b\u00e9, il a dit <\u00e9> comme dans b\u00e9b\u00e9 \u00bb. Les 10 phrases sont pr\u00e9sent\u00e9es dans un ordre al\u00e9atoire et r\u00e9p\u00e9t\u00e9es 4 fois par 40 locutrices natives du fran\u00e7ais. Notons que les valeurs formantiques sont en g\u00e9n\u00e9ral plus \u00e9lev\u00e9es pour les femmes que pour les hommes, sauf pour les formants essentiellement dus \u00e0 une r\u00e9sonance de Helmholtz (F1 de /i y u/, F2 de /u/, d'apr\u00e8s les donn\u00e9es de Calliope (Tubach, 1989) . La lecture s'est faite \u00e0 partir d'un fichier PowerPoint o\u00f9 chaque phrase occupe une diapositive pour \u00e9viter un effet de liste. Les locutrices ont \u00e9t\u00e9 invit\u00e9es \u00e0 marquer des pauses autour de la voyelle cible afin d'\u00e9viter les transitions formantiques de l'occlusive v\u00e9laire qui suit, dans la mesure du possible. Une s\u00e9ance d'entra\u00eenement pr\u00e9liminaire a \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9e avant de passer \u00e0 la lecture du corpus. Certaines voyelles n'ayant pas \u00e9t\u00e9 prononc\u00e9es par les locutrices, nous obtenons donc un ensemble de 160 items pour les voyelles /a \u025b o oe \u0254 u \u00f8/, 159 pour /e y/, 157 pour /i/.",
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"section": "Corpus et m\u00e9thodologie",
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"text": "Les enregistrements ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9s dans des lieux calmes : \u00e0 domicile ou dans le studio d'enregistrement du Laboratoire de Phon\u00e9tique et Phonologie (LPP), au moyen d'un microphone serre-t\u00eate AKG C 520 L. Nous utilisons pour l'enregistrement des donn\u00e9es le logiciel Audacity ou Sound Studio avec une fr\u00e9quence d'\u00e9chantillonnage \u00e0 44100 Hz et une r\u00e9solution de 16 bits.",
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"section": "Enregistrements / Traitement",
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"text": "\u00c0 partir du fichier son, les voyelles isol\u00e9es sont extraites de la phrase cadre et sont, par la suite, segment\u00e9es et \u00e9tiquet\u00e9es manuellement avec le logiciel Praat (Boersma et Weenink, 1993 -2011 . La voyelle segment\u00e9e exclut les parties o\u00f9 le F2 et les formants sup\u00e9rieurs ne sont pas clairement observables, les p\u00e9riodes irr\u00e9guli\u00e8res dues \u00e0 une glottalisation ainsi que le voice decay time et les irr\u00e9gularit\u00e9s de fr\u00e9quences fondamentales, comme la voix craqu\u00e9e.",
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"text": "(Boersma et Weenink, 1993",
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"text": "-2011",
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"section": "Extraction des r\u00e9sultats",
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{
"text": "Chaque voyelle a \u00e9t\u00e9 caract\u00e9ris\u00e9e par (1) les valeurs formantiques moyenn\u00e9es sur toutes la longueur de la voyelle, (2) la stabilit\u00e9 des formants au cours de la voyelle, (3) les \u00e9carts F1/F2, F2/F3 et F3/F4 et (4) la place dans les triangles vocaliques sur les plans F1-F2 et F2-F3.",
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"section": "Extraction des r\u00e9sultats",
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{
"text": "Pour mesurer les valeurs des quatre premiers formants de chaque voyelle, nous avons adapt\u00e9 le script \u00ab analyse 1 \u00bb (http://www.personnels.univ-paris3.fr/users/cgendrot/ pub/download/analyse1.zip) d\u00e9velopp\u00e9 par Gendrot. Quatre valeurs par formant sont d\u00e9tect\u00e9es automatiquement : la moyenne calcul\u00e9e \u00e0 partir de toutes les valeurs (mesur\u00e9es toutes les 6,25 millisecondes) sur les 1 er (deb), 2 e (mid) et 3 e tiers (fin) de la voyelle. Une moyenne globale de toutes ces valeurs a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 extraite. Toutes les mesures sont ensuite v\u00e9rifi\u00e9es et corrig\u00e9es, en cas d'erreurs de d\u00e9tection automatique. \u00c0 partir de ces mesures, un script Praat d\u00e9velopp\u00e9 par Gendrot nous permet de g\u00e9n\u00e9rer des triangles vocaliques sur des axes F1-F2, F2-F3.",
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"section": "Extraction des r\u00e9sultats",
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{
"text": "L'\u00e9tude des voyelles en contexte isol\u00e9 n\u00e9cessite une v\u00e9rification de leur stabilit\u00e9 formantique. Pour cela, nous avons calcul\u00e9 un rapport de stabilit\u00e9 entre les valeurs de fin et de d\u00e9but de chaque voyelle avec la formule suivante : (fin/deb) * 100. Le r\u00e9sultat obtenu est exprim\u00e9 en pourcentage. Un pourcentage inf\u00e9rieur \u00e0 100%, indique une baisse de formant alors qu'un pourcentage sup\u00e9rieur indique une mont\u00e9e formantique.",
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"section": "Valeurs formantiques des voyelles r\u00e9alis\u00e9es 4.1 La stabilit\u00e9 de la voyelle",
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{
"text": "Nous observons une instabilit\u00e9 des formants au niveau du F1, sans pour autant d\u00e9passer en moyenne 6% de diff\u00e9rence entre la fin et le d\u00e9but de la voyelle avec un \u00e9cart-type de 13,6%. Le F1 le plus instable concerne respectivement /\u0254/, /a/ (baisse), /y/, /i/ et /u/ (mont\u00e9e). Au niveau du F2, la voyelle /u/ pr\u00e9sente en moyenne une mont\u00e9e formantique de 6,2% avec un \u00e9cart-type de 11,6%. Les autres voyelles pr\u00e9sentent en moyenne des mouvements inf\u00e9rieurs \u00e0 3% entre la fin et le d\u00e9but de chaque voyelle avec un \u00e9cart-type maximum \u00e0 13,6%. Les moyennes des mouvements sur le F3 et F4 ainsi que leurs \u00e9carttypes sont moindres, ne d\u00e9passant jamais 2% de diff\u00e9rence entre la fin et le d\u00e9but de la voyelle avec un \u00e9cart-type de 6,4%. Les valeurs obtenues ici nous permettent de conclure que les voyelles analys\u00e9es dans la pr\u00e9sente \u00e9tude sont relativement stables.",
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"section": "Valeurs formantiques des voyelles r\u00e9alis\u00e9es 4.1 La stabilit\u00e9 de la voyelle",
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{
"text": "Ces r\u00e9sultats corroborent une des caract\u00e9ristiques majeures des voyelles du fran\u00e7ais qui est le mode tendu d'articulation (Delattre, 1953) . La stabilit\u00e9 des formants des voyelles du fran\u00e7ais est un facteur important \u00e0 examiner pour une future comparaison avec les productions des apprenants de FLE ou de locuteurs natifs d'autres vari\u00e9t\u00e9s de fran\u00e7ais (Arnaud et al, 2011 , pour le qu\u00e9b\u00e9cois).",
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{
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"text": "(Delattre, 1953)",
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{
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"text": "(Arnaud et al, 2011",
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"section": "Valeurs formantiques des voyelles r\u00e9alis\u00e9es 4.1 La stabilit\u00e9 de la voyelle",
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{
"text": "Il existe plusieurs sources de donn\u00e9es acoustiques des valeurs spectrales des voyelles orales. Les donn\u00e9es de Calliope (Tubach, 1989 ) sont les r\u00e9sultats bas\u00e9s sur un corpus de parole lue et dont les contextes consonantiques modifient la r\u00e9alisation formantique. On attend \u00e9galement un effet important de la coarticulation dans les donn\u00e9es de Gendrot et Adda-Decker (2005) o\u00f9 les valeurs sont extraites de 2 heures de parole o\u00f9 les voyelles occupent des contextes consonantiques et prosodiques diff\u00e9rents.",
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"text": "(Tubach, 1989",
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"text": "de Gendrot et Adda-Decker (2005)",
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"section": "Les valeurs des formants",
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"text": "Les moyennes formantiques que nous pr\u00e9sentons atteignent des valeurs plus extr\u00eames que celles pr\u00e9sent\u00e9es par Calliope (Tubach, 1989) et Gendrot et Adda (2005) . Elles sont en effet calcul\u00e9es \u00e0 partir des voyelles hyperarticul\u00e9es hors contexte. Le tableau 1 permet une comparaison des donn\u00e9es de Calliope et Gendrot et Adda avec les n\u00f4tres (GD).",
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"text": "(Tubach, 1989)",
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"text": "Gendrot et Adda (2005)",
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{
"text": "En comparant nos r\u00e9sultats \u00e0 ceux de Calliope et Gendrot et Adda, nous constatons que :",
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{
"text": "Au niveau de F1, les voyelles ferm\u00e9es /i y u/ et les voyelles mi-ferm\u00e9es /e \u00f8 o/ pr\u00e9sentent un F1 plus bas, ce qui est un renforcement du trait \u00ab ferm\u00e9 \u00bb. En revanche, les voyelles mi-ouvertes /\u025b, oe, o/ et la voyelle ouverte /a/ sont r\u00e9alis\u00e9es avec un F1 sup\u00e9rieur \u00e0 celui indiqu\u00e9 par Gendrot et Adda, ce qui est un renforcement du trait \u00ab ouvert \u00bb. En isol\u00e9, ces voyelles occupent donc des positions acoustiques plus extr\u00eames, et un \u00e9cartement des voyelles moyennes, selon leur trait phonologique ouvert ou ferm\u00e9, ce qui est un r\u00e9sultat attendu.",
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"text": "Au niveau de F2, les voyelles ant\u00e9rieures /i y e \u025b/ pr\u00e9sentent un F2 plus \u00e9lev\u00e9 alors que les voyelles post\u00e9rieures /u o \u0254 a/ se r\u00e9alisent avec un F2 plus bas. L'opposition entre le trait \u00ab ant\u00e9rieur \u00bb et \u00ab post\u00e9rieur \u00bb est donc acoustiquement renforc\u00e9e, ce qui est \u00e9galement un r\u00e9sultat attendu.",
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"text": "Au niveau de F3, les voyelles ant\u00e9rieures non arrondies /i e \u025b/ ont un F3 nettement plus \u00e9lev\u00e9 que pour les autres bases de donn\u00e9es, ce qui est attendu, d\u00fb \u00e0 un raccourcissement de la cavit\u00e9 ant\u00e9rieure (Vaissi\u00e8re, 2007) . En ce qui concerne la voyelle ant\u00e9rieure arrondie /y/, les diff\u00e9rences sont moins marqu\u00e9es et pas coh\u00e9rentes avec les donn\u00e9es de G&A, qui d\u00e9note un allongement de la cavit\u00e9 ant\u00e9rieure, comme attendu. La voyelle /\u00f8/ se r\u00e9alise avec un F3 plus bas, comme attendu. Dans leur r\u00e9alisation canonique, le F3 de /i/ est d\u00fb \u00e0 la cavit\u00e9 ant\u00e9rieure, et par suite d'\u00e9change de cavit\u00e9s, le F2 de /y/ est essentiellement d\u00fb \u00e0 cette m\u00eame cavit\u00e9 et F3 \u00e0 la cavit\u00e9 post\u00e9rieure (Fant, 1960 ; Vaissi\u00e8re, 2007) , la valeur plus \u00e9lev\u00e9e de F3 chez Gendrot & Adda-Decker (2005) pourrait \u00eatre expliqu\u00e9e par un degr\u00e9 moins fort de labialisation (arrondissement et/ou protrusion) dans la parole continue. La centralisation du triangle vocalique de Gendrot & Adda-Decker (2005) est une cons\u00e9quence du ph\u00e9nom\u00e8ne de \u00ab target-undershoot \u00bb, de la non-r\u00e9alisation des valeurs cibles attendues (Lindblom, 1963 Ces r\u00e9sultats montrent que les voyelles prononc\u00e9es hors contexte occupent un espace acoustique plus large, comme nous pouvons voir sur la figure 2. Les voyelles /i y u e \u00f8 o/ se r\u00e9alisent avec un F1 bas, les voyelles /\u025b oe \u0254 a/ avec un F1 \u00e9lev\u00e9. Les voyelles ant\u00e9rieures/i y e \u025b/ pr\u00e9sentent un F2 plus \u00e9lev\u00e9 alors que les voyelles post\u00e9rieures /u o \u0254 a/ se d\u00e9marquent par un F2 plus bas. En ce qui concerne le F3, n\u00e9cessaire pour la description des voyelles ant\u00e9rieures labiales, il est plus bas uniquement pour le /\u00f8/.",
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"text": "Cette \u00e9tude s'est int\u00e9ress\u00e9e \u00e0 la production des voyelles orales du fran\u00e7ais en contexte isol\u00e9. Apr\u00e8s avoir conclu \u00e0 la relative stabilit\u00e9 des voyelles, les moyennes formantiques observ\u00e9es se sont montr\u00e9es plus \u00e9lev\u00e9es que celles de Gendrot-Adda (2005) et Calliope (Tubach, 1989) pour la plupart des voyelles (sauf le F1 des voyelles ferm\u00e9es, le F2 des voyelles post\u00e9rieures, entre autres). L'espace acoustique est par cons\u00e9quent plus large atteignant les cibles acoustiques attendues (Lindblom, 1963) . Les \u00e9carts entre les formants F1-F2, F2-F3 et F3-F4 pour les voyelles focales sont conserv\u00e9s. Nous pourrons par la suite observer la r\u00e9alisation de ces 40 locutrices francophones dans des contextes consonantiques diff\u00e9rents car le corpus d\u00e9velopp\u00e9 se construit dans son ensemble, en 4 temps : la production de voyelles isol\u00e9es dans une phrase cadre (qui sert \u00e0 la r\u00e9alisation de l'\u00e9tude ici pr\u00e9sent\u00e9e), la production de logatomes C 1 V 1 C 1 V 1 C 1 V 1 C 1 dans une phrase cadre o\u00f9 C 1 correspond aux consonnes du fran\u00e7ais, et V 1 \u00e0 l'ensemble des voyelles ; ensuite, la lecture d'un texte et de phrases et enfin une production spontan\u00e9e (de 10 minutes) aid\u00e9e par des questions aiguill\u00e9es sur les langues, leur apprentissage et le parcours universitaire des sujets (Landron et al., 2011) . Cette \u00e9tude permet donc l'\u00e9laboration d'une r\u00e9f\u00e9rence sur les caract\u00e9ristiques acoustiques des sons du fran\u00e7ais, \u00e9tape n\u00e9cessaire \u00e0 l'identification des \u00e9carts de productions entre apprenants et natifs.",
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