| { |
| "paper_id": "F12-1023", |
| "header": { |
| "generated_with": "S2ORC 1.0.0", |
| "date_generated": "2023-01-19T09:44:14.206550Z" |
| }, |
| "title": "Prosodie multimodale Les ench\u00e8res chant\u00e9es aux Etats-Unis", |
| "authors": [ |
| { |
| "first": "Ga\u00eblle", |
| "middle": [], |
| "last": "Ferr\u00e9", |
| "suffix": "", |
| "affiliation": { |
| "laboratory": "LLING", |
| "institution": "Chemin de la Censive du Tertre", |
| "location": { |
| "addrLine": "BP 81227", |
| "postCode": "44312", |
| "settlement": "Nantes", |
| "country": "cedex" |
| } |
| }, |
| "email": "gaelle.ferre@univ-nantes.fr" |
| } |
| ], |
| "year": "", |
| "venue": null, |
| "identifiers": {}, |
| "abstract": "Cet article propose une analyse prosodique multimodale de la vente aux ench\u00e8res chant\u00e9e venant des Etats Unis. A partir d'un corpus d'enregistrements de 6 locuteurs et en nous appuyant sur l'analyse prosodique de Kuiper, K. & Tillis F. (1985), nous essayons de voir comment les gestes, n\u00e9cessaires dans ce type d'interaction, sont align\u00e9s avec la parole alors que le d\u00e9bit des locuteurs est tr\u00e8s rapide et que le contenu verbal est contraint par la structure rythmique du chant.", |
| "pdf_parse": { |
| "paper_id": "F12-1023", |
| "_pdf_hash": "", |
| "abstract": [ |
| { |
| "text": "Cet article propose une analyse prosodique multimodale de la vente aux ench\u00e8res chant\u00e9e venant des Etats Unis. A partir d'un corpus d'enregistrements de 6 locuteurs et en nous appuyant sur l'analyse prosodique de Kuiper, K. & Tillis F. (1985), nous essayons de voir comment les gestes, n\u00e9cessaires dans ce type d'interaction, sont align\u00e9s avec la parole alors que le d\u00e9bit des locuteurs est tr\u00e8s rapide et que le contenu verbal est contraint par la structure rythmique du chant.", |
| "cite_spans": [], |
| "ref_spans": [], |
| "eq_spans": [], |
| "section": "Abstract", |
| "sec_num": null |
| } |
| ], |
| "body_text": [ |
| { |
| "text": "La vente aux ench\u00e8res traditionnelle suppose une interaction entre un commissairepriseur, charg\u00e9 de la vente d'un produit, et un public d'acheteurs potentiels. Elle constitue un mode de communication multimodal par excellence dans la mesure o\u00f9 le commissaire-priseur, tout en annon\u00e7ant le prix de l'ench\u00e8re verbalement doit aussi d\u00e9signer l'un des acheteurs potentiels dans le public, double action r\u00e9p\u00e9t\u00e9e jusqu'\u00e0 la vente du produit. Dans le sud des Etats-Unis, est apparue une variante de l'ench\u00e8re anglaise, dite \u00ab ench\u00e8re ascendante \u00bb, appel\u00e9e \u00ab auction chant \u00bb et apparent\u00e9e aux Negro spirituals puisque son origine remonte \u00e0 la vente de tabac dans les plantations (Kuiper, K. and Tillis F., 1985) . Une partie de l'ench\u00e8re est chant\u00e9e ou psalmodi\u00e9e. L'ench\u00e8re chant\u00e9e a fait l'objet de deux \u00e9tudes prosodiques dans (Kuiper, K. and Haggo D., 1984; Kuiper, K. and Tillis F., 1985) . Kuiper propose par ailleurs (Kuiper, K., 1992 (Kuiper, K., , 2000 une analyse discursive des ventes aux ench\u00e8res anglaises chant\u00e9es ou parl\u00e9es. Les travaux de Kuiper et ses coll\u00e8gues sont \u00e0 notre connaissance les seuls travaux existants sur l'ench\u00e8re chant\u00e9e.", |
| "cite_spans": [ |
| { |
| "start": 671, |
| "end": 703, |
| "text": "(Kuiper, K. and Tillis F., 1985)", |
| "ref_id": "BIBREF5" |
| }, |
| { |
| "start": 822, |
| "end": 853, |
| "text": "(Kuiper, K. and Haggo D., 1984;", |
| "ref_id": "BIBREF4" |
| }, |
| { |
| "start": 854, |
| "end": 885, |
| "text": "Kuiper, K. and Tillis F., 1985)", |
| "ref_id": "BIBREF5" |
| }, |
| { |
| "start": 916, |
| "end": 933, |
| "text": "(Kuiper, K., 1992", |
| "ref_id": "BIBREF2" |
| }, |
| { |
| "start": 934, |
| "end": 953, |
| "text": "(Kuiper, K., , 2000", |
| "ref_id": "BIBREF3" |
| } |
| ], |
| "ref_spans": [], |
| "eq_spans": [], |
| "section": "Introduction", |
| "sec_num": "1" |
| }, |
| { |
| "text": "Par ailleurs, les gestes ont \u00e9t\u00e9 analys\u00e9s dans la vente aux ench\u00e8res parl\u00e9e dans Luff P. (2007, 2011) . Ils montrent que l'apog\u00e9e du geste co\u00efncide avec la syllabe nucl\u00e9aire des incr\u00e9ments, sans pour autant proposer une analyse prosodique. Nous nous sommes donc interrog\u00e9e sur l'alignement geste-voix dans le cas de l'ench\u00e8re chant\u00e9e : l'une des caract\u00e9ristiques prosodiques de ce type d'ench\u00e8re, nous allons le voir, est un d\u00e9bit de parole tr\u00e8s rapide. Or, la diff\u00e9rence de granularit\u00e9 du geste et de la parole rend l'alignement des deux modes difficile dans un tel contexte. Le locuteur (ici le commissaire-priseur) devra donc choisir une strat\u00e9gie pour que ses gestes ne soient pas en complet d\u00e9calage avec sa parole.", |
| "cite_spans": [ |
| { |
| "start": 81, |
| "end": 101, |
| "text": "Luff P. (2007, 2011)", |
| "ref_id": null |
| } |
| ], |
| "ref_spans": [], |
| "eq_spans": [], |
| "section": "Introduction", |
| "sec_num": "1" |
| }, |
| { |
| "text": "A partir d'un corpus d'enregistrements vid\u00e9o d\u00e9crit dans la section 2, nous proposerons une analyse discursive et prosodique de la vente aux ench\u00e8res chant\u00e9e en nous appuyant sur et en compl\u00e9tant les travaux de Kuiper et ses coll\u00e8gues. Puis, nous analyserons la mani\u00e8re dont le geste s'aligne avec la parole.", |
| "cite_spans": [], |
| "ref_spans": [], |
| "eq_spans": [], |
| "section": "Introduction", |
| "sec_num": "1" |
| }, |
| { |
| "text": "Afin de pouvoir r\u00e9aliser une analyse prosodique et multimodale de qualit\u00e9, il nous a sembl\u00e9 impossible de travailler sur des fichiers vid\u00e9o de vente aux ench\u00e8res chant\u00e9es r\u00e9alis\u00e9s en contexte naturel beaucoup trop bruyants pour l'analyse acoustique de la parole. En revanche, ce type de vente fait aussi l'objet de concours enregistr\u00e9s avec une qualit\u00e9 \u00e0 la fois de l'image vid\u00e9o et du son qui permet une analyse multimodale. Les concours pr\u00e9sentent \u00e9galement un avantage suppl\u00e9mentaire : le type de vente et la dur\u00e9e de chaque vente y sont r\u00e9glement\u00e9s ce qui permet une r\u00e9elle comparaison entre des ventes r\u00e9alis\u00e9es par diff\u00e9rents locuteurs. L'interaction n'en est pas pour autant artificielle puisque des ventes sont effectivement r\u00e9alis\u00e9es aupr\u00e8s d'un public, la somme r\u00e9colt\u00e9e \u00e9tant ensuite revers\u00e9e \u00e0 une association. Les lots vendus sont des objets de la vie courante de valeur diff\u00e9rente (bottes, t\u00e9l\u00e9phone portable, etc). C'est sur ce type de fichiers que repose cette analyse. Enfin, les fichiers choisis sont des enregistrements de finalistes du concours, ce qui garantit la qualit\u00e9 de la prestation. Le corpus compte 6 locuteurs (3 hommes, 3 femmes ; 1 fichier audio-vid\u00e9o par locuteur). Chaque locuteur, apr\u00e8s une br\u00e8ve pr\u00e9sentation, r\u00e9alise 3 ventes. Chaque vente comporte elle-m\u00eame une partie parl\u00e9e et une partie chant\u00e9e qui ont \u00e9t\u00e9 distingu\u00e9es au niveau de l'annotation et dont nous pr\u00e9senterons la structure dans l'analyse discursive.", |
| "cite_spans": [], |
| "ref_spans": [], |
| "eq_spans": [], |
| "section": "Donn\u00e9es et m\u00e9thode 2.1 Enregistrements vid\u00e9os", |
| "sec_num": "2" |
| }, |
| { |
| "text": "L'int\u00e9gralit\u00e9 des ventes dure environ 20 minutes (environ 2.30 minutes par vente). Chaque fichier a \u00e9t\u00e9 transcrit sous Praat avec un alignement sur le fichier audio s\u00e9par\u00e9 de la vid\u00e9o au niveau des mots (transcription orthographique) et des syllabes (transcrites en SAMPA). La transcription a \u00e9t\u00e9 ensuite v\u00e9rifi\u00e9e par un locuteur natif de l'anglais. Les gestes manuels et leur apog\u00e9e (point d'extension maximale) ont \u00e9t\u00e9 annot\u00e9s sous Elan. Pour les unit\u00e9s gestuelles, nous avons compt\u00e9 le d\u00e9but du geste sur l'image qui pr\u00e9c\u00e8de imm\u00e9diatement le d\u00e9but du mouvement jusqu'\u00e0 la fin de la r\u00e9traction du geste. Dans le cas o\u00f9 deux gestes s'encha\u00eenent, nous avons compt\u00e9 le d\u00e9but du deuxi\u00e8me geste \u00e0 partir du changement de direction de la main. Nous avons distingu\u00e9 trois types de gestes : les pointages simples (index ou main sur la tranche tendu(e) vers un membre du public), les pointages complexes qui sont bi-dimensionnels (voir McNeill, 2005 ; par exemple, lorsque la main tendue vers un membre du public est en supination et comporte donc une part de geste m\u00e9taphorique, ou lorsque le locuteur l\u00e8ve deux doigts vers un membre du public, o\u00f9 le pointage comporte une partie embl\u00e9matique) et les autres types de gestes qui n'impliquent pas de pointage (dans distinguer entre les iconiques, les battements, les embl\u00e8mes et les m\u00e9taphoriques). Dans les parties parl\u00e9es, on d\u00e9nombre 65 pointages simples et 79 autres types de gestes (nb total = 144). Dans les parties chant\u00e9es, nous avons annot\u00e9 212 pointages simples, 243 pointages complexes et 59 autres types de gestes (nb total = 514).", |
| "cite_spans": [ |
| { |
| "start": 923, |
| "end": 942, |
| "text": "(voir McNeill, 2005", |
| "ref_id": null |
| } |
| ], |
| "ref_spans": [], |
| "eq_spans": [], |
| "section": "Traitement des donn\u00e9es", |
| "sec_num": "2.2" |
| }, |
| { |
| "text": "Nous avons \u00e9galement not\u00e9 sous Elan les diff\u00e9rents actes dans la partie chant\u00e9e de chaque vente apr\u00e8s avoir import\u00e9 les annotations Praat. Ils seront pr\u00e9sent\u00e9s dans l'analyse discursive. Kuiper & Tillis (1985) ont propos\u00e9 une analyse structurelle des ventes aux ench\u00e8res anglaises. Celles-ci, selon les auteurs, suivent donc la structure suivante, structure qui se retrouve largement dans les ventes de notre corpus. Une vente aux ench\u00e8res comprend 5 phases : la description du lot, la mise en vente (prix initial), l'ench\u00e8re (phase qui comprend un certain nombre d'actes -les prix incr\u00e9ment\u00e9s, ainsi que d'\u00e9ventuels \u00e9nonc\u00e9s annon\u00e7ant la fin proche de la vente), la vente et l'\u00e9pilogue (facultatif). Dans notre corpus, la vente est invariablement r\u00e9alis\u00e9e par l'\u00e9nonc\u00e9 \u00ab and I have sold it \u00bb qui correspond au adjug\u00e9, vendu du fran\u00e7ais. L'\u00e9pilogue est toujours pr\u00e9sent et consiste \u00e0 redonner le prix de vente et \u00e0 demander le num\u00e9ro d'identification de l'acheteur.", |
| "cite_spans": [ |
| { |
| "start": 187, |
| "end": 209, |
| "text": "Kuiper & Tillis (1985)", |
| "ref_id": "BIBREF5" |
| } |
| ], |
| "ref_spans": [], |
| "eq_spans": [], |
| "section": "Traitement des donn\u00e9es", |
| "sec_num": "2.2" |
| }, |
| { |
| "text": "Les deux auteurs ne pr\u00e9cisent pas quelles parties de la vente aux ench\u00e8res sont parl\u00e9es et quelles parties sont chant\u00e9es. Dans notre corpus, la partie chant\u00e9e de chaque vente ne concerne que la mise en vente et l'ench\u00e8re. Les autres phases sont parl\u00e9es. Afin de conduire notre analyse multimodale, nous avons donc annot\u00e9 les actes de langage produits dans ces parties chant\u00e9es. Heath & Luff (2007) , dans leur analyse du fonctionnement des ventes aux ench\u00e8res, signalent que le commissaire-priseur trouve initialement deux (et uniquement deux) ench\u00e9risseurs dans le public. A chaque nouvel incr\u00e9ment, le commissaire-priseur annonce le prix et effectue un pointage vers l'un des deux ench\u00e9risseurs. Le but de ce pointage est de proposer \u00e0 cet ench\u00e9risseur la nouvelle somme. Si cette somme est accept\u00e9e, il propose alors la somme incr\u00e9ment\u00e9e au deuxi\u00e8me ench\u00e9risseur etc. Ce qui est important dans notre corpus, c'est qu'en comparaison avec une vente aux ench\u00e8res parl\u00e9e, il n'y a pas de place pour les pauses et la r\u00e9flexion, ainsi, la somme est r\u00e9p\u00e9t\u00e9e jusqu'\u00e0 ce que la proposition soit accept\u00e9e par un ench\u00e9risseur. Ce n'est qu'une fois la proposition accept\u00e9e qu'il peut \u00e0 nouveau incr\u00e9menter la somme et chercher un nouvel acqu\u00e9reur. De plus, l'opposition entre deux ench\u00e9risseurs seulement est moins marqu\u00e9e que dans l'ench\u00e8re traditionnelle et les gestes de pointage sont r\u00e9p\u00e9t\u00e9s \u00e9galement. Dans notre annotation, nous avons donc distingu\u00e9 diff\u00e9rents actes dans l'ench\u00e8re : la proposition (en distinguant entre l'\u00e9nonc\u00e9 de la somme et l'\u00e9nonc\u00e9 de l'incr\u00e9ment) et l'acceptation, puis la r\u00e9p\u00e9tition de la proposition et la r\u00e9p\u00e9tition de ", |
| "cite_spans": [ |
| { |
| "start": 378, |
| "end": 397, |
| "text": "Heath & Luff (2007)", |
| "ref_id": "BIBREF0" |
| }, |
| { |
| "start": 1639, |
| "end": 1641, |
| "text": "de", |
| "ref_id": null |
| } |
| ], |
| "ref_spans": [], |
| "eq_spans": [], |
| "section": "Annotation discursive des ventes aux ench\u00e8res chant\u00e9es", |
| "sec_num": "2.3" |
| }, |
| { |
| "text": "Pour cette analyse, nous avons retenu la dur\u00e9e des pauses, la dur\u00e9e syllabique et phon\u00e9mique, ainsi que F0. Nous avons pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 ne pas faire de calculs sur l'intensit\u00e9 car le type de micro utilis\u00e9 par les locuteurs ne garantit pas une mesure stable de ce param\u00e8tre.", |
| "cite_spans": [], |
| "ref_spans": [], |
| "eq_spans": [], |
| "section": "Analyse prosodique des ventes aux ench\u00e8res chant\u00e9es", |
| "sec_num": "3.1" |
| }, |
| { |
| "text": "Afin d'analyser la prosodie de la partie chant\u00e9e du corpus, nous avons compar\u00e9 ses caract\u00e9ristiques aux parties parl\u00e9es. Dans leur article, Kuiper & Tillis (1985) signalent que la vente aux ench\u00e8res chant\u00e9e est plus rapide que la parole mais ils ne disent pas \u00e0 quelle parole ils l'ont compar\u00e9e ni avec quel outil d'analyse. Ils pr\u00e9cisent \u00e9galement que cette perception d'un d\u00e9bit rapide est due \u00e0 une plus grande fluidit\u00e9 (moins de pauses). Dans notre corpus, nous avons trouv\u00e9 que les pauses sont l\u00e9g\u00e8rement moins nombreuses dans la partie chant\u00e9e (1 pause toutes les 3.1 sec en moyenne) que dans la partie parl\u00e9e (1 pause toutes les 2.8 sec en moyenne), mais l'\u00e9cart entre les deux types de parole n'est pas significatif. Ce qui est significatif en revanche, d'apr\u00e8s le test-t de Student que nous avons r\u00e9alis\u00e9 1 , est que la dur\u00e9e moyenne des pauses est significativement diff\u00e9rente entre la parole et le chant (t = -4.5791, df = 181.363, pvalue < 0.01) avec une dur\u00e9e moyenne de 0.216 sec pour le chant et 0.409 sec pour la parole. Cette diff\u00e9rence s'explique par le fait que les pauses dans les parties chant\u00e9es sont strictement respiratoires, contrairement aux parties parl\u00e9es.", |
| "cite_spans": [ |
| { |
| "start": 140, |
| "end": 162, |
| "text": "Kuiper & Tillis (1985)", |
| "ref_id": "BIBREF5" |
| } |
| ], |
| "ref_spans": [], |
| "eq_spans": [], |
| "section": "Dur\u00e9e", |
| "sec_num": "3.1.1" |
| }, |
| { |
| "text": "En ce qui concerne les syllabes, nous observons que la r\u00e9duction syllabique est plus importante dans le chant que dans la parole (par exemple \u00ab seventy \u00bb soixante-dix, normalement prononc\u00e9 /se.v\u0259n.\u027ei/ en anglais am\u00e9ricain, est r\u00e9guli\u00e8rement prononc\u00e9 /sev.ni/ dans la partie chant\u00e9e). Il en va de m\u00eame pour la r\u00e9duction phon\u00e9tique (\u00ab five \u00bb cinq, normalement prononc\u00e9 avec une diphtongue /fa\u026av/, est r\u00e9guli\u00e8rement prononc\u00e9 avec une monophtongue /fav/ dans la partie chant\u00e9e). Notre test statistique montre une diff\u00e9rence de nombre de phon\u00e8mes prononc\u00e9s par syllabe entre le chant et la parole (t = -7.649, df = 3669.762, p-value < 0.01) avec une moyenne de 2.4 pour le chant contre 2.6 pour la parole. Ceci explique que la dur\u00e9e moyenne des syllabes soit plus \u00e9lev\u00e9e dans la parole que dans le chant (t = -26.1736, df = 3173.639, p-value < 0.01) ainsi que la dur\u00e9e phon\u00e9mique moyenne (t = -27.2333, df = 3004.949, p-value < 0.01). Il est possible cependant, que si nous avions pu comparer ces donn\u00e9es \u00e0 de la parole conversationnelle, l'\u00e9cart de dur\u00e9e entre le chant et la parole n'ait pas \u00e9t\u00e9 aussi \u00e9lev\u00e9.", |
| "cite_spans": [], |
| "ref_spans": [], |
| "eq_spans": [], |
| "section": "Dur\u00e9e", |
| "sec_num": "3.1.1" |
| }, |
| { |
| "text": "Enfin, pour chaque syllabe, nous avons attribu\u00e9 une valeur longue ou br\u00e8ve en divisant en deux la plage des dur\u00e9es. Ce crit\u00e8re assez grossier s'est r\u00e9v\u00e9l\u00e9 rendre parfaitement compte de la perception que l'on peut se faire de la dur\u00e9e de ces syllabes. Ces valeurs nous ont permis d'\u00e9tablir des sch\u00e9mas rythmiques pour tous les actes de langage rencontr\u00e9s dans le chant. Comme nous le disions dans l'introduction, il s'agit plus d'une psalmodie que d'un chant car la variabilit\u00e9 rythmique est assez importante. Cependant, certains sch\u00e9mas sont plus fr\u00e9quents que d'autres. Parmi les sch\u00e9mas les plus fr\u00e9quents, on distingue deux groupes : dans le premier groupe, les actes de langage comprennent entre 2 et 7 syllabes, toutes br\u00e8ves. Dans le deuxi\u00e8me groupe, les actes de langage comprennent entre 2 et 8 syllabes ; toutes sont br\u00e8ves except\u00e9 la derni\u00e8re qui est longue.", |
| "cite_spans": [], |
| "ref_spans": [], |
| "eq_spans": [], |
| "section": "Dur\u00e9e", |
| "sec_num": "3.1.1" |
| }, |
| { |
| "text": "En ce qui concerne la m\u00e9lodie, Kuiper & Tillis (1985) distinguent deux modes dans la partie chant\u00e9e : le mode \u00ab drone \u00bb dans lequel toutes les syllabes sont prononc\u00e9es \u00e0 la m\u00eame hauteur m\u00e9lodique, except\u00e9 la syllabe nucl\u00e9aire de chaque groupe qui pr\u00e9sente un mouvement m\u00e9lodique descendant. Dans le mode \u00ab shout \u00bb, c'est au contraire la premi\u00e8re syllabe qui pr\u00e9sente une m\u00e9lodie plus \u00e9lev\u00e9e. Ceci correspond bien \u00e0 ce que l'on observe sur notre corpus, m\u00eame si nous n'avons pas refait ces calculs. En revanche, ils signalent \u00e9galement que les plages intonatives sont comprim\u00e9es dans les deux modes. Notre corpus confirme ce r\u00e9sultat. Nous avons extrait la F0 dans Praat automatiquement toutes les 0.01 sec et avons compar\u00e9 les r\u00e9sultats obtenus pour la parole et pour le chant en s\u00e9parant les hommes et les femmes. Nous trouvons que la F0 est plus significativement plus \u00e9lev\u00e9e dans le chant que dans la parole pour les deux groupes de locuteurs (Hommes : t = 16.2568, df = 16088.60, p-value < 0.01 ; Femmes : t = 13.3736, df = 17252.41, p-value < 0.01). La moyenne de F0 est de 199.1 Hz pour les hommes et de 263.3 Hz pour les femmes dans le chant, contre 190.2 Hz pour les hommes et 252.3 Hz pour les femmes dans la parole. Nos r\u00e9sultats confirment aussi ceux de Kuiper & Tillis (1985) en ce qui concerne la compression de la plage intonative, avec cependant une l\u00e9g\u00e8re diff\u00e9rence entre les hommes et les femmes, ainsi que le montre la figure 1 qui repr\u00e9sente l'histogramme des valeurs de F0 pour les deux groupes de locuteurs dans la parole et dans le chant.", |
| "cite_spans": [ |
| { |
| "start": 31, |
| "end": 53, |
| "text": "Kuiper & Tillis (1985)", |
| "ref_id": "BIBREF5" |
| }, |
| { |
| "start": 1262, |
| "end": 1287, |
| "text": "de Kuiper & Tillis (1985)", |
| "ref_id": null |
| } |
| ], |
| "ref_spans": [], |
| "eq_spans": [], |
| "section": "FO", |
| "sec_num": "3.1.2" |
| }, |
| { |
| "text": "Les histogrammes de la Figure 1 montrent que pour les hommes, la distribution des valeurs de F0 est normale dans la parole (1a), alors que l'on observe une distribution n\u00e9gativement asym\u00e9trique dans le chant (1b), avec un pic de valeurs comprises entre 175 et 200 Hz. Cette compression de la plage intonative est illustr\u00e9e dans la Figure 2 , qui affiche la courbe de F0 d'un locuteur masculin dans la partie chant\u00e9e de l'ench\u00e8re.", |
| "cite_spans": [], |
| "ref_spans": [ |
| { |
| "start": 23, |
| "end": 31, |
| "text": "Figure 1", |
| "ref_id": "FIGREF0" |
| }, |
| { |
| "start": 331, |
| "end": 339, |
| "text": "Figure 2", |
| "ref_id": "FIGREF1" |
| } |
| ], |
| "eq_spans": [], |
| "section": "FO", |
| "sec_num": "3.1.2" |
| }, |
| { |
| "text": "Pour les femmes, les histogrammes de la Figure 1 montrent que la distribution des valeurs de F0 est n\u00e9gativement asym\u00e9trique dans la parole (1c), mais qu'elles sont ", |
| "cite_spans": [], |
| "ref_spans": [], |
| "eq_spans": [], |
| "section": "FO", |
| "sec_num": "3.1.2" |
| }, |
| { |
| "text": "travaux de Heath & Luff (2007) , l'on peut supposer que l'apog\u00e9e du geste qui, dans leur corpus, co\u00efncide avec une syllabe nucl\u00e9aire, co\u00efncidera avec une syllabe longue dans notre annotation. C'est ce qui se produit pour 155 gestes sur 514. Dans ces cas, l'on peut consid\u00e9rer qu'il y a synchronie geste-parole, m\u00eame si l'unit\u00e9 gestuelle est amorc\u00e9e bien avant l'unit\u00e9 verbale qui contient la syllabe longue. Pour les autres gestes, il n'y a pas synchronie, mais anticipation ou retard du geste sur la parole. Afin d'en avoir une id\u00e9e, nous avons assign\u00e9 l'apog\u00e9e de chaque geste \u00e0 la syllabe longue la plus proche. Nous avons \u00e9cart\u00e9 les occurrences d'apog\u00e9e situ\u00e9es \u00e0 \u00e9quidistance de deux syllabes longues (17 occ.), ainsi que celles situ\u00e9es \u00e0 plus de 10 syllabes (53 occ.), ce qui correspond en moyenne au nombre de syllabes prononc\u00e9s pendant la production d'un geste, mais ce chiffre pourrait \u00eatre affin\u00e9. Les r\u00e9sultats montrent que pour 139 occurrences, le geste est produit en retard par rapport \u00e0 la parole, alors qu'il est produit en anticipation dans 150 cas.", |
| "cite_spans": [ |
| { |
| "start": 8, |
| "end": 30, |
| "text": "de Heath & Luff (2007)", |
| "ref_id": null |
| } |
| ], |
| "ref_spans": [], |
| "eq_spans": [], |
| "section": "Analyse gestuelle des ventes aux ench\u00e8res chant\u00e9es", |
| "sec_num": "3.2" |
| }, |
| { |
| "text": "Le compte d\u00e9taill\u00e9 de chaque type de geste nous permet de dire qu'il n'y a aucun effet du type de geste sur le timing avec la syllabe longue la plus proche. Les pointages simples, les pointages complexes et les autres types de geste sont produits de mani\u00e8re proportionnelle en anticipation, en retard et en synchronie.", |
| "cite_spans": [], |
| "ref_spans": [], |
| "eq_spans": [], |
| "section": "Analyse gestuelle des ventes aux ench\u00e8res chant\u00e9es", |
| "sec_num": "3.2" |
| }, |
| { |
| "text": "En ce qui concerne la r\u00e9partition des types de geste par acte de langage, l\u00e0 encore, les types de geste sont \u00e9galement r\u00e9partis entre les diff\u00e9rents actes de langage et ne sont donc pas sp\u00e9cialis\u00e9s. Par contre, le test de proportion montre qu'il y a 2 fois plus de gestes not\u00e9s \u00ab autre \u00bb dans la r\u00e9p\u00e9tition de la proposition que dans les autres actes de langage (X-squared = 7.5219, df = 1, p-value<0.01). De fait, une proposition r\u00e9p\u00e9t\u00e9e est souvent accompagn\u00e9e d'un simple battement dans la m\u00eame direction que le pointage pr\u00e9c\u00e9dent.", |
| "cite_spans": [], |
| "ref_spans": [], |
| "eq_spans": [], |
| "section": "Analyse gestuelle des ventes aux ench\u00e8res chant\u00e9es", |
| "sec_num": "3.2" |
| }, |
| { |
| "text": "On note en revanche quelques seuils de significativit\u00e9 entre le type d'acte de langage correspondant temporellement \u00e0 l'apog\u00e9e du geste et le timing de l'apog\u00e9e par rapport \u00e0 la syllabe longue la plus proche. On note que le geste qui accompagne l'acceptation du prix est plus souvent produit en anticipation par rapport \u00e0 la syllabe longue la plus proche que les gestes produits sur les autres actes de langage (X-squared = 5.9042, df = 1, p-value = 0.01). On note \u00e9galement que les gestes qui accompagnent les actes d'encouragement et la simple mention de l'incr\u00e9ment ont une apog\u00e9e le plus souvent produite en synchronisation avec une syllabe longue (actes d'encouragement : Xsquared = 3.8526, df = 1, p-value < 0.05 ; mention de l'incr\u00e9ment : X-squared = 10.0446, df = 1, p-value < 0.01). Les gestes dont l'apog\u00e9e co\u00efncide avec les autres actes de langage ne montrent aucune r\u00e9gularit\u00e9 dans leur timing avec la syllabe longue la plus proche.", |
| "cite_spans": [], |
| "ref_spans": [], |
| "eq_spans": [], |
| "section": "Analyse gestuelle des ventes aux ench\u00e8res chant\u00e9es", |
| "sec_num": "3.2" |
| }, |
| { |
| "text": "Dans cet article qui traite de la vente aux ench\u00e8res chant\u00e9e pratiqu\u00e9e aux Etats-Unis, et qui s'appuie sur un corpus vid\u00e9o de ventes pratiqu\u00e9es lors de concours, nous avons vu que la partie chant\u00e9e de l'ench\u00e8re diff\u00e8re de la partie parl\u00e9e sur le plan de l'intonation. La F0 est globalement plus \u00e9lev\u00e9e que dans la parole et la plage intonative des locuteurs est compress\u00e9e entre 175 et 200 Hz pour les hommes, alors que la F0 comprend deux pics, l'un autour de 200 Hz, l'autre autour de 250 Hz chez les femmes. Cette compression de la plage intonative est en grande partie due \u00e0 la rapidit\u00e9 du d\u00e9bit des locuteurs, qui s'exprime dans la partie chant\u00e9e de l'ench\u00e8re, par une r\u00e9duction phon\u00e9mique (\u00e9lision ou r\u00e9duction de phon\u00e8mes, mais aussi r\u00e9duction de la dur\u00e9e moyenne des phon\u00e8mes), ainsi que par une r\u00e9duction de la dur\u00e9e moyenne des pauses, plus que par une r\u00e9duction de leur nombre.", |
| "cite_spans": [], |
| "ref_spans": [], |
| "eq_spans": [], |
| "section": "Conclusion", |
| "sec_num": "4" |
| }, |
| { |
| "text": "La gestualit\u00e9 n\u00e9cessairement produite dans ce type d'interaction (gestes de pointage simple, de pointage complexe, ou autre type de geste) ne pr\u00e9sente pas de diff\u00e9rence par rapport \u00e0 ceux de la parole en termes de dur\u00e9e ou d'amplitude. En revanche, la forte augmentation du d\u00e9bit de parole a un impact sur les gestes en termes d'alignement avec le verbal. Si l'apog\u00e9e gestuelle concorde avec une syllabe longue pour un tiers des gestes produits dans le chant -ceci correspondant \u00e0 ce que l'on rencontre dans les ench\u00e8res traditionnelles -elle est produite en anticipation pour un autre tiers et en retard pour le dernier tiers. On observe cependant une certaine r\u00e9gularit\u00e9 selon le type d'acte linguistique : l'apog\u00e9e gestuelle est majoritairement produite en anticipation d'une syllabe longue dans l'acte qui comporte l'acceptation du prix. Cette acceptation est le plus souvent le fruit d'une longue n\u00e9gociation du commissaire-priseur avec le public et l'anticipation de l'apog\u00e9e montre que le commissaire-priseur a d\u00e9j\u00e0 connaissance de l'acceptation de l'offre au moment o\u00f9 il formule le prix verbalement une derni\u00e8re fois, ce qui lui sert de tremplin pour passer \u00e0 l'incr\u00e9ment suivant. L'apog\u00e9e gestuelle est produite en synchronisation avec une syllabe longue dans les actes d'encouragement \u00e0 accepter l'ench\u00e8re, ainsi que dans la mention des incr\u00e9ments. Ces actes s'inscrivent en rupture par rapport au rythme de l'ench\u00e8re -proposition, acceptation, nouvelle proposition, etc. -et il n'est donc pas \u00e9tonnant que m\u00eame si ces encouragements et ces mentions d'incr\u00e9ment sont chant\u00e9s aussi, on observe une r\u00e9partition diff\u00e9rente des syllabes longues et br\u00e8ves qui permet un meilleur alignement gestualit\u00e9-parole.", |
| "cite_spans": [], |
| "ref_spans": [], |
| "eq_spans": [], |
| "section": "Conclusion", |
| "sec_num": "4" |
| }, |
| { |
| "text": "Statistiques r\u00e9alis\u00e9es sous R.", |
| "cite_spans": [], |
| "ref_spans": [], |
| "eq_spans": [], |
| "section": "", |
| "sec_num": null |
| }, |
| { |
| "text": "Comme le montrentHeath & Luff (2007), les diff\u00e9rents actes \u00e9mis dans la phase d'ench\u00e8re d'une vente aux ench\u00e8res traditionnelle sont accompagn\u00e9s entre autres de pointages du commissaire-priseur vers un ench\u00e9risseur. Le r\u00f4le des pointages est de lui donner la possibilit\u00e9 d'accepter la somme incr\u00e9ment\u00e9e. Les auteurs montrent \u00e9galement que l'extension maximale (apog\u00e9e) du pointage co\u00efncide avec la syllabe nucl\u00e9aire du groupe intonatif, m\u00eame s'ils n'ont pas r\u00e9alis\u00e9 une \u00e9tude prosodique de leur corpus. Or, dans notre corpus, l'on constate deux choses : le d\u00e9bit de parole extr\u00eamement rapide de la partie chant\u00e9e ne permet pas au locuteur de faire correspondre un geste \u00e0 un acte de langage, car la granularit\u00e9 du geste est plus large que celle de la parole. Le locuteur va donc devoir trouver une strat\u00e9gie pour aligner au mieux gestes et parole. L'une des strat\u00e9gies possibles consiste \u00e0 r\u00e9duire la dur\u00e9e des gestes dans le chant par rapport \u00e0 la parole en r\u00e9duisant leur amplitude. Le test-t de Student montre cependant qu'il n'y a aucune diff\u00e9rence significative de dur\u00e9e des gestes entre la parole et le chant (t = -1.7264, df = 234.615, p-value = 0.0856) avec une dur\u00e9e moyenne de 1.11 sec dans la parole et de 1 sec dans le chant.En ce qui concerne l'alignement des gestes avec la parole, dans la mesure o\u00f9 les actes de langage comme la proposition, par exemple, sont souvent r\u00e9p\u00e9t\u00e9s, il est difficile de d\u00e9terminer quel groupe verbal constitue l'affili\u00e9 lexical du geste. Mais si l'on suit les", |
| "cite_spans": [], |
| "ref_spans": [], |
| "eq_spans": [], |
| "section": "", |
| "sec_num": null |
| } |
| ], |
| "back_matter": [], |
| "bib_entries": { |
| "BIBREF0": { |
| "ref_id": "b0", |
| "title": "Gesture and institutional interaction: Figuring bids in auctions of fine art and antiques", |
| "authors": [ |
| { |
| "first": "C", |
| "middle": [], |
| "last": "Heath", |
| "suffix": "" |
| }, |
| { |
| "first": "P", |
| "middle": [], |
| "last": "Luff", |
| "suffix": "" |
| } |
| ], |
| "year": 2007, |
| "venue": "Gesture", |
| "volume": "7", |
| "issue": "2", |
| "pages": "215--240", |
| "other_ids": {}, |
| "num": null, |
| "urls": [], |
| "raw_text": "HEATH, C. et LUFF, P., (2007). Gesture and institutional interaction: Figuring bids in auctions of fine art and antiques. Gesture 7(2), pages 215-240.", |
| "links": null |
| }, |
| "BIBREF1": { |
| "ref_id": "b1", |
| "title": "Gesture and Institutional Interaction", |
| "authors": [ |
| { |
| "first": "C", |
| "middle": [], |
| "last": "Heath", |
| "suffix": "" |
| }, |
| { |
| "first": "P", |
| "middle": [], |
| "last": "Luff", |
| "suffix": "" |
| }, |
| { |
| "first": "", |
| "middle": [], |
| "last": "Streeck", |
| "suffix": "" |
| } |
| ], |
| "year": 2011, |
| "venue": "", |
| "volume": "", |
| "issue": "", |
| "pages": "276--288", |
| "other_ids": {}, |
| "num": null, |
| "urls": [], |
| "raw_text": "HEATH, C. et LUFF, P. (2011). Gesture and Institutional Interaction. In (Streeck et al., 2011), pages 276-288.", |
| "links": null |
| }, |
| "BIBREF2": { |
| "ref_id": "b2", |
| "title": "The Oral Tradition in Auction Speech", |
| "authors": [ |
| { |
| "first": "K", |
| "middle": [], |
| "last": "Kuiper", |
| "suffix": "" |
| } |
| ], |
| "year": 1992, |
| "venue": "American Speech", |
| "volume": "67", |
| "issue": "3", |
| "pages": "279--289", |
| "other_ids": {}, |
| "num": null, |
| "urls": [], |
| "raw_text": "KUIPER, K. (1992). The Oral Tradition in Auction Speech. American Speech 67(3), pages 279-289.", |
| "links": null |
| }, |
| "BIBREF3": { |
| "ref_id": "b3", |
| "title": "On the Linguistic Properties of Formulaic Speech", |
| "authors": [ |
| { |
| "first": "K", |
| "middle": [], |
| "last": "Kuiper", |
| "suffix": "" |
| } |
| ], |
| "year": 2000, |
| "venue": "Oral Tradition", |
| "volume": "15", |
| "issue": "2", |
| "pages": "279--305", |
| "other_ids": {}, |
| "num": null, |
| "urls": [], |
| "raw_text": "KUIPER, K. (2000). On the Linguistic Properties of Formulaic Speech. Oral Tradition 15(2), pages 279-305.", |
| "links": null |
| }, |
| "BIBREF4": { |
| "ref_id": "b4", |
| "title": "Livestock auctions, oral poetry, and ordinary language", |
| "authors": [ |
| { |
| "first": "K", |
| "middle": [], |
| "last": "Kuiper", |
| "suffix": "" |
| }, |
| { |
| "first": "D", |
| "middle": [], |
| "last": "Haggo", |
| "suffix": "" |
| } |
| ], |
| "year": 1984, |
| "venue": "Language Society", |
| "volume": "13", |
| "issue": "", |
| "pages": "205--234", |
| "other_ids": {}, |
| "num": null, |
| "urls": [], |
| "raw_text": "KUIPER, K. et HAGGO, D. (1984). Livestock auctions, oral poetry, and ordinary language. Language Society 13, pages 205-234.", |
| "links": null |
| }, |
| "BIBREF5": { |
| "ref_id": "b5", |
| "title": "The Chant of the Tobacco Auctioneer", |
| "authors": [ |
| { |
| "first": "K", |
| "middle": [], |
| "last": "Kuiper", |
| "suffix": "" |
| }, |
| { |
| "first": "F", |
| "middle": [], |
| "last": "Tillis", |
| "suffix": "" |
| } |
| ], |
| "year": 1985, |
| "venue": "American Speech", |
| "volume": "60", |
| "issue": "2", |
| "pages": "141--149", |
| "other_ids": {}, |
| "num": null, |
| "urls": [], |
| "raw_text": "KUIPER, K. et TILLIS, F. (1985). The Chant of the Tobacco Auctioneer. American Speech 60(2), pages 141-149.", |
| "links": null |
| }, |
| "BIBREF6": { |
| "ref_id": "b6", |
| "title": "Gesture and Thought", |
| "authors": [ |
| { |
| "first": "", |
| "middle": [], |
| "last": "Mcneill D", |
| "suffix": "" |
| } |
| ], |
| "year": 2005, |
| "venue": "", |
| "volume": "", |
| "issue": "", |
| "pages": "", |
| "other_ids": {}, |
| "num": null, |
| "urls": [], |
| "raw_text": "MCNEILL D. (2005). Gesture and Thought. Chicago and London : The University of Chicago Press.", |
| "links": null |
| } |
| }, |
| "ref_entries": { |
| "FIGREF0": { |
| "uris": null, |
| "type_str": "figure", |
| "text": "plage assez \u00e9tendue allant de 175 \u00e0 350 Hz, alors que pour les parties chant\u00e9es, l'on observe une distribution bimodale avec un pic autour de 200 Hz et un deuxi\u00e8me autour de 250 Hz. Histogrammes des valeurs de F0 en Hz pour les hommes dans la parole (a), dans le chant (b), pour les femmes dans la parole (c), dans le chant (d).", |
| "num": null |
| }, |
| "FIGREF1": { |
| "uris": null, |
| "type_str": "figure", |
| "text": "Courbe de F0 en Hz d'un extrait de parole (en haut) et d'ench\u00e8re chant\u00e9e (en bas) pour le m\u00eame locuteur masculin.", |
| "num": null |
| }, |
| "TABREF0": { |
| "content": "<table><tr><td/><td>R\u00c9P. PROPOSITION</td><td>et huit cents dollars une fois</td></tr><tr><td>eight hundred dollar</td><td>R\u00c9P. PROPOSITION</td><td>huit cents dollars</td></tr><tr><td>seven seventy five</td><td>R\u00c9P. ACCEPTATION</td><td>sept (cent) soixante quinze</td></tr><tr><td>eight hundred</td><td>R\u00c9P. PROPOSITION</td><td>huit cents</td></tr><tr><td>we got to go</td><td>ENCOURAGEMENT</td><td>il faut y aller</td></tr><tr><td>eight hundred dollar</td><td>R\u00c9P. PROPOSITION</td><td>huit cents dollars</td></tr><tr><td>C'est</td><td/><td/></tr></table>", |
| "type_str": "table", |
| "html": null, |
| "num": null, |
| "text": "l'acceptation, et enfin les actes d'encouragement. Voici un extrait et son analyse : (...) seven seventy five ACCEPTATION sept (cent) soixante quinze no eight hundred for you (...) PROPOSITIONnon huit cents pour vous now eight hundred dollar one time sur la base de ces actes de langage qu'ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9s les calculs prosodiques et les alignements gestuels pr\u00e9sent\u00e9s dans les sections suivantes." |
| } |
| } |
| } |
| } |