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Benjamin Aw
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"title": "Distorsions de l'espace vocalique : quelles mesures? Application \u00e0 la dysarthrie",
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"abstract": "Cet article pr\u00e9sente diff\u00e9rentes m\u00e9triques d\u00e9riv\u00e9es de mesures F1/F2 pour la description et la quantification de variations observ\u00e9es sur un espace vocalique. 8 m\u00e9triques issues de la litt\u00e9rature ou adapt\u00e9es \u00e0 nos donn\u00e9es sont \u00e9valu\u00e9es sur des productions des voyelles /a, e, i, u, o/ extraites d'un texte lu par 78 patients dysarthriques (parkinsoniens, c\u00e9r\u00e9belleux et atteints de SLA) et par 26 locuteurs t\u00e9moins sains. La capacit\u00e9 des m\u00e9triques \u00e0 d\u00e9crire les alt\u00e9rations de l'espace vocalique associ\u00e9es aux diff\u00e9rentes dysarthries par rapport au groupe t\u00e9moin est compar\u00e9e. L'interrelation entre les m\u00e9triques et leur rapport avec l'intelligibilit\u00e9 per\u00e7ue des patients est \u00e9galement discut\u00e9e. Les r\u00e9sultats montrent la n\u00e9cessit\u00e9 de prendre en compte plusieurs m\u00e9triques compl\u00e9mentaires afin de rendre compte de la multidimensionnalit\u00e9 des alt\u00e9rations possibles dans un espace vocalique.",
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"text": "Qu'il soit question de d\u00e9crire la variation dans la production de voyelles pour une comparaison entre locuteurs, entre langues, entre styles de parole ou en pathologie, le chercheur est confront\u00e9 au probl\u00e8me de trouver des m\u00e9triques appropri\u00e9es non seulement pour la description de la nature des variations observ\u00e9es, mais aussi pour la quantification de diff\u00e9rences entre conditions test\u00e9es. Les variations dans le timbre de voyelles sp\u00e9cifiques sont relativement bien captur\u00e9es par une observation de la variabilit\u00e9 des formants F1, F2 (et F3).",
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"text": "Lorsqu'il s'agit d'\u00e9tudier des variations dans la r\u00e9alisation d'un syst\u00e8me vocalique, le probl\u00e8me se complexifie. Il est n\u00e9cessaire de quantifier des r\u00e9alisations sur un espace vocalique (projet\u00e9 en g\u00e9n\u00e9ral sur un plan F1/F2) o\u00f9 la variation peut toucher diverses dimensions : (a) r\u00e9ductions de l'espace vocalique dues \u00e0 un aplatissement sur l'axe F1, un r\u00e9tr\u00e9cissement sur l'axe F2, et/ou une centralisation des cibles vocaliques vers un conduit vocal neutre ; (b) dispersions des r\u00e9alisations au sein d'une m\u00eame cat\u00e9gorie de voyelles ; et (c) chevauchement dans les r\u00e9alisations de voyelles de cat\u00e9gories diff\u00e9rentes.",
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"text": "Dans cette \u00e9tude, nous nous int\u00e9ressons aux alt\u00e9rations dans la production des voyelles chez des patients souffrant de diff\u00e9rents types de dysarthries. Ces troubles moteurs de la parole se traduisent par une alt\u00e9ration du contr\u00f4le des mouvements articulatoires pouvant affecter leur magnitude, vitesse, stabilit\u00e9 ou force. Plusieurs \u00e9tudes ont montr\u00e9 l'int\u00e9r\u00eat d'une analyse acoustique pour l'exploration de ces alt\u00e9rations articulatoires (Kent et al., 1999) . Pour autant, les \u00e9tudes concernant l'articulation vocalique se sont souvent limit\u00e9es \u00e0 une mesure de l'\u00e9tendue de l'espace vocalique (aire du triangle ou quadrilat\u00e8re) et/ou de centralisation pour capturer l''impr\u00e9cision articulatoire' telle qu'elle est jug\u00e9e dans des \u00e9valuations perceptives (ex. Turner et al., 2000) . La question qui est pos\u00e9e est le plus souvent de savoir si la m\u00e9trique, ou quelle m\u00e9trique, utilis\u00e9e distingue les patients des t\u00e9moins ou si elle est corr\u00e9l\u00e9e avec une dimension perceptive comme l'intelligibilit\u00e9 (ex. Weismer et al., 2001 ).",
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"text": "Il nous semble que ces \u00e9valuations acoustiques ne donnent qu'une image partielle des alt\u00e9rations pr\u00e9sentes dans la production des voyelles et n'exploitent que tr\u00e8s minimalement la richesse des informations articulatoires qui peuvent \u00eatre inf\u00e9r\u00e9es \u00e0 partir de simples mesures des formants F1/F2. En effet, si l'on peut relier une diminution de l'espace acoustique \u00e0 une r\u00e9duction de la mobilit\u00e9 des articulateurs, il semble int\u00e9ressant de savoir si cette mobilit\u00e9 est restreinte dans l'axe ant\u00e9ro-post\u00e9rieur de la langue et/ou dans l'axe d'ouverture-fermeture du complexe langue/m\u00e2choire. De plus, une dispersion importante entre les r\u00e9alisations d'une m\u00eame cat\u00e9gorie vocalique peut \u00eatre un indice d'instabilit\u00e9 articulatoire. Enfin, une forte centralisation des cibles vocaliques et/ou un chevauchement important entre les ellipses de dispersions des cat\u00e9gories vocaliques peut traduire une perte de contrastes vocaliques. Notre objectif dans ce papier est donc de montrer l'int\u00e9r\u00eat d'une description prenant en compte les multiples dimensions pouvant \u00eatre sujettes \u00e0 variations dans la production des voyelles chez des patients pr\u00e9sentant 3 types de dysarthries diff\u00e9rentes. Dans l'optique d'une automatisation des traitements, l'extension possible de cette description aux mesures moins robustes de F3 ne sera pas consid\u00e9r\u00e9e. La pertinence et la compl\u00e9mentarit\u00e9 des m\u00e9triques \u00e9tudi\u00e9es seront \u00e9valu\u00e9es selon leur potentiel \u00e0 distinguer diff\u00e9rentes populations, leur inter-corr\u00e9lation et leurs liens avec l'intelligibilit\u00e9 per\u00e7ue. ",
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"text": "1) Aire de l'espace vocalique (pVSA) : Aire du pentagone d\u00e9limit\u00e9 par les valeurs moyennes de F1 et F2 des 5 cat\u00e9gories de voyelles (en supposant les points ordonn\u00e9s pour \u00e9viter les auto-intersections) :",
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"text": "2) Ratio de centralisation de formants (cFCR) : Rapport entre les valeurs formantiques suppos\u00e9es s'accroitre avec la centralisation et celles suppos\u00e9es d\u00e9cro\u00eetre avec la centralisation (FCR adapt\u00e9 pour le fran\u00e7ais et nos 5 voyelles) :",
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"text": "cFCR=(F2 u +F1 i +F1 u +F2 o )/(F2 i +F1 a +F2 e )",
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"text": "3) Carr\u00e9 moyen de la distance au centro\u00efde du pentagone (CMinter) : Somme des carr\u00e9s des \u00e9carts entre le centro\u00efde de chaque cat\u00e9gorie vocalique et le centre de l'espace vocalique, pond\u00e9r\u00e9e par le nombre de voyelles dans les diff\u00e9rentes cat\u00e9gories, et normalis\u00e9e par le nombre de cat\u00e9gories -1 (Huet et Harmegnies, 2000)",
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"text": "4) Ratio d'\u00e9tendue de F2 (F2RR) : F2RR= F2 i /F2 u (cf. Sapir et al., 2010) 5) Ratio d'\u00e9tendue de F1 (F1RR) : F1RR=2 F1 a /(F1 i +F1 u )",
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"text": "6) Carr\u00e9 moyen de la dispersion intra cat\u00e9gories (CM intra) : Somme des carr\u00e9s des \u00e9carts entre les exemplaires de voyelles et le centro\u00efde de la cat\u00e9gorie vocalique correspondante, normalis\u00e9e par le nombre de voyelles consid\u00e9r\u00e9es -le nombre de cat\u00e9gories (Huet et Harmegnies, 2000) 7) Aire totale de recouvrement des ellipses (tOverlap) : Somme de l'aire de recouvrement estim\u00e9e par \u00e9chantillonnage des paires d'ellipses correspondant \u00e0 la dispersion (\u00e9valu\u00e9e par l'\u00e9cart-type) des diff\u00e9rentes voyelles : Les voyelles \u00e9tudi\u00e9es ont \u00e9t\u00e9 extraites d'enregistrements de parole lue (un texte d'environ 200 mots). 10 \u00e0 12 occurrences des voyelles /i, E, a, O, u/ (avec E=/e, \u025b/ et O=/o, \u0254/) ont \u00e9t\u00e9 s\u00e9lectionn\u00e9es de fa\u00e7on \u00e0 contr\u00f4ler au mieux le contexte consonantique environnant. Un total de 5746 voyelles ont \u00e9t\u00e9 segment\u00e9es manuellement pour extraire leur dur\u00e9e et une valeur moyenne de leur F1 et F2 prise en trois points (1/3, 1/2 et 2/3) qui a \u00e9t\u00e9 transform\u00e9e en bark. Les valeurs de F1 et F2 jug\u00e9es irr\u00e9alistes ont \u00e9t\u00e9 v\u00e9rifi\u00e9es et remplac\u00e9es si n\u00e9cessaires par une valeur relev\u00e9e manuellement pour l'ensemble de la voyelle.",
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"text": "Le tableau 1 pr\u00e9sente les diff\u00e9rentes m\u00e9triques \u00e9tudi\u00e9es. Les m\u00e9triques 1 \u00e0 5 caract\u00e9risent la distribution des voyelles dans l'espace d\u00e9fini par F1 et F2. L'aire de l'espace vocalique est calcul\u00e9 sur les 5 voyelles et non sur /i, a, u/ (voir Fougeron et Audibert, 2011 pour une comparaison entre ces deux aires). Deux m\u00e9triques de centralisation sont test\u00e9es : la mesure cFCR est une adaptation d'une m\u00e9trique qui a \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9e dans des \u00e9tudes clinique sur les voyelles /i, a, u/ de l'anglais (Sapir et al., 2010) . Elle repose sur des pr\u00e9dictions sp\u00e9cifiques sur le mouvement de F1 et F2 des diff\u00e9rentes voyelles en cas de centralisation ; la mesure CMinter est plus standard (Huet et Harmegnies, 2000) . Les ratios F1RR et F2RR cherchent \u00e0 capturer des variations dans la mobilit\u00e9 du complexe langue/m\u00e2choire sur un axe d'aperture et de la langue sur un axe ant\u00e9ro-post\u00e9rieur 1 , respectivement. La m\u00e9trique 6 (CMintra) rend compte de la dispersion des r\u00e9alisations au sein d'une m\u00eame cat\u00e9gorie de voyelles et traduit donc la variabilit\u00e9 dans la production des cibles acoustiques. La m\u00e9trique 7 est une mesure de chevauchement moyen calcul\u00e9 \u00e0 partir du chevauchement entre les ellipses des voyelles i/e, e/a, a/o, i/u et e/o sur les plan F1 et F2. Cette mesure cherche \u00e0 refl\u00e9ter une possible perte de contraste entre cat\u00e9gories vocaliques. La m\u00e9trique Phi introduite par Huet et Harmegnies (2000) mesure le degr\u00e9 d'organisation du syst\u00e8me inspir\u00e9e de l'analyse de variance, prenant en compte le rapport entre la dispersion de toutes les cat\u00e9gories de voyelles par rapport au centre de l'espace vocalique et la dispersion au sein d'une cat\u00e9gorie de voyelle (une valeur basse de phi traduirait la d\u00e9sorganisation du syst\u00e8me vocalique).",
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"text": "Pour chaque m\u00e9trique consid\u00e9r\u00e9e comme variable d\u00e9pendante, l'effet de la population a tout d'abord \u00e9t\u00e9 \u00e9valu\u00e9 par une ANOVA avec la population comme facteur fix\u00e9 \u00e0 4 niveaux, indiquant un effet significatif de la population sur toutes les m\u00e9triques \u00e0 l'exception de F1RR. Des comparaisons par paires ont ensuite \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9es par des tests t avec correction de Bonferroni, afin de quantifier via la taille de l'effet la capacit\u00e9 de chaque m\u00e9trique \u00e0 discriminer le groupe t\u00e9moin des diff\u00e9rentes populations dysarthriques. Comme illustr\u00e9 sur le tableau 2 et la figure 1, les GrPark et GrSLA se distinguent du groupe t\u00e9moins par une r\u00e9duction de l'aire de l'espace vocalique (pVSA). Celle-ci est associ\u00e9e \u00e0 une centralisation du syst\u00e8me qui est captur\u00e9e par la m\u00e9trique CMinter pour le GrPark et par la m\u00e9trique cFCR pour le GrSLA. Le GrSLA se distingue \u00e9galement du GrTem par une diminution de la plage de F2 traduisant une mobilit\u00e9 r\u00e9duite de la langue sur le plan ant\u00e9ro-post\u00e9rieur. Contrairement aux deux autres dysarthries, l'espace vocalique des cerebelleux appara\u00eet comme pr\u00e9serv\u00e9, sans r\u00e9duction d'aire, de F1 ou F2, ni de centralisation. Pour autant, cette 'normalit\u00e9' n'est qu'apparente. Si l'on consid\u00e8re les mesures de dispersion au sein d'une m\u00eame cat\u00e9gorie vocalique (CMintra) et de chevauchement entre cat\u00e9gorie (tOverlap), une alt\u00e9ration de l'articulation des voyelles dans ce groupe par rapport aux t\u00e9moins apparait. En effet, le GrCereb tout comme le GrPark pr\u00e9sentent une forte variabilit\u00e9 entre les exemplaires d'une m\u00eame voyelle (dispersion mesur\u00e9e par CMintra) qui pourrait refl\u00e9ter l'instabilit\u00e9 articulatoire propre \u00e0 ces dysarthries. Ceci contraste avec la dysarthrie dans la SLA qui par son aspect paralytique se traduit par une limitation stable et constante des mouvements. Enfin, compar\u00e9 au groupe t\u00e9moin, les 3 groupes dysarthriques pr\u00e9sentent un chevauchement accru entre les ellipses de dispersion des diff\u00e9rentes cat\u00e9gories vocaliques (tOverlap), qui sugg\u00e8re une perte possible de contrastes vocaliques. D'autre part, seul le GrPark pr\u00e9sente une d\u00e9sorganisation du syst\u00e8me telle que d\u00e9finie par la m\u00e9trique Phi, avec une dispersion plus importante des voyelles de chaque cat\u00e9gorie (CMintra plus grand que t\u00e9moins), et une attirance vers le centre de l'espace vocalique des nuages correspondant aux diff\u00e9rentes cat\u00e9gories (CMinter plus faible que t\u00e9moins). ",
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"section": "Description des populations",
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"text": "Les corr\u00e9lations entre m\u00e9triques \u00e9tudi\u00e9es ne seront pas toutes pr\u00e9sent\u00e9es ni discut\u00e9es ici par manque de place. Deux types de rapports inter-m\u00e9triques nous int\u00e9resseront.",
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"section": "Relations inter-m\u00e9triques",
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"text": "Premi\u00e8rement, les m\u00e9triques qui sont peu corr\u00e9l\u00e9es avec les autres sont a priori informatives pour la description des productions vocaliques puisqu'elles ne peuvent pas \u00eatre pr\u00e9dites par une autre mesure. Dans cette cat\u00e9gorie, on trouve les m\u00e9triques tOverlap, CMintra. Il est int\u00e9ressant de comparer ces deux mesures qui pourraient \u00eatre fortement d\u00e9pendante l'une de l'autre puisqu'un espace vocalique avec de grandes ellipses de dispersion pour chaque cat\u00e9gorie vocalique (CMintra) pourrait pr\u00e9senter un plus fort chevauchement entre ces ellipses (tOverlap). Or il appara\u00eet dans nos donn\u00e9es, illustr\u00e9es figure 2, que cette relation n'est pr\u00e9sente que pour GrSLA (r=.7) pour lequel une augmentation de CMintra s'accompagne d'une augmentation du chevauchement. Pour les autres dysarthries, GrCereb et GrPark, qui se distinguent des t\u00e9moins par une plus grande dispersion intra-cat\u00e9gorie et un plus fort chevauchement, cette relation est moins nette. Le groupe GrCereb (r=.4) pr\u00e9sente un fort chevauchement m\u00eame pour des valeurs de dispersion intra-cat\u00e9gories moyennes, alors que le groupe GrPark (r=.4) pr\u00e9sente un chevauchement moyen avec des ellipses de dispersion tr\u00e8s larges. Les relations entretenues entre la mesure tOverlap et les mesures de centralisation sont \u00e9galement int\u00e9ressantes, en ce sens que chevauchement et centralisation peuvent \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9s comme un indice de neutralisation des contrastes vocaliques. Pourtant, la mesure tOverlap et les mesures cFCR ou CMinter sont peu corr\u00e9l\u00e9es quelque soit la population (r=0 \u00e0 .4).",
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"text": "Le second type de rapport qui nous int\u00e9ressera ici est celui entre des m\u00e9triques pr\u00e9sentant de fortes corr\u00e9lations pour certaines populations mais pas pour d'autres. En effet, s'il n'est pas surprenant d'observer une forte corr\u00e9lation entre une diminution de l'aire de l'espace acoustique et le degr\u00e9 de centralisation (cFCR ou CMinter) pour tous les groupes (r=.7 \u00e0 .9), les relations entre la diminution de l'aire et les r\u00e9ductions sur les plans F1 et/ou F2 diff\u00e8rent entre populations. Comme illustr\u00e9 sur la figure 3(a), la diminution de l'aire du pentagone est relativement bien pr\u00e9dite par les variations de la plage de F1 (F1RR) pour tous les groupes (r=.8 \u00e0 .9). En revanche, la contribution de la plage de F2 \u00e0 l'aire du pentagone (figure 3 b) d\u00e9pend des populations : faible pour les groupes GrTem (.2) et GrPark (r=.4), cette relation est forte pour les groupes GrSLA (r=.7) et GrCereb (r=.8). Ces deux groupes pr\u00e9sentent respectivement la plus petite et la plus large plage de variation de F2. Il appara\u00eet donc qu'une quantification des modifications de l'espace acoustique vocalique bas\u00e9e uniquement sur l'aire ne rende pas compte des r\u00e9ductions conjointes ou ind\u00e9pendantes des dimensions F1 et F2 (et donc de la mobilit\u00e9 linguale dans les deux dimensions).",
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"section": "FIGURE 3a,b -Distribution des valeurs de pVSA en fonction de F1RR et F2RR par population",
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"text": "Concernant les deux mesures de centralisation (cFCR et CMinter) nous avons vu en 3.1 qu'elles permettaient de diff\u00e9rencier soit le GrSLA, soit le GrPark du GrTem. Ces deux mesures sont relativement bien corr\u00e9l\u00e9es pour le GrSLA (r=.7) mais moins pour les 3 autres groupes (r=.4 \u00e0 .5). Encore une fois, l'examen du rapport avec les variations sur les axes F1 et F2 est informatif. Si cFCR et CMinter sont bien pr\u00e9dites par les variations sur l'axe F1 pour tous les groupes (r=.8 \u00e0 .9), seule cFCR est sensible aux variations sur l'axe F2 pour tous les groupes (r=.7 \u00e0 .9). La diminution de la distance au centro\u00efde mesur\u00e9e par CMinter est corr\u00e9l\u00e9e \u00e0 la diminution de la plage de variation sur l'axe F2 pour le GrSLA (r=.6) mais pas pour les autres groupes (GrTem : .1, GrPark : .2, GrCereb : .4).",
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"section": "FIGURE 3a,b -Distribution des valeurs de pVSA en fonction de F1RR et F2RR par population",
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"text": "Les relations entre le score perceptif d'intelligibilit\u00e9 et les diff\u00e9rentes m\u00e9triques sont \u00e9valu\u00e9es pour les diff\u00e9rentes populations. FIGURE 4 -Distribution des scores d'intelligibilit\u00e9 en fonction de pVSA par population L'intelligibilit\u00e9 est significativement corr\u00e9l\u00e9e \u00e0 l'aire de l'espace vocalique mesur\u00e9e par pVSA pour GrPark (r=.6) et GrSLA (r=.7). La distribution des scores d'intelligibilit\u00e9 en fonction de pVSA est pr\u00e9sent\u00e9e sur la figure 4. L'intelligibilit\u00e9 per\u00e7ue n'est significativement corr\u00e9l\u00e9e au recouvrement mesur\u00e9 par tOverlap que pour GrPark (r=.7), tandis que cette corr\u00e9lation est inf\u00e9rieure \u00e0 .2 pour les autres groupes. La centralisation mesur\u00e9e par cFCR est principalement li\u00e9e \u00e0 la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 per\u00e7ue pour GrSLA (r=.7, contre .3 pour GrPark et .4 pour GrCereb). L'autre mesure de centralisation que constitue CMinter est plus faiblement corr\u00e9l\u00e9e \u00e0 ce score perceptif de s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 : r=.5 pour GrSLA, .4 pour GrPark et .1 pour GrCereb. Enfin, l'indice Phi d'organisation du syst\u00e8me vocalique n'est faiblement corr\u00e9l\u00e9 avec l'intelligibilit\u00e9 que pour GrPark (r=.5).",
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"text": "Les r\u00e9sultats obtenus confirment les donn\u00e9es de la litt\u00e9rature sur l'alt\u00e9ration de l'espace vocalique chez les patients parkinsoniens et atteints de SLA, mais pas dans la population des patients c\u00e9r\u00e9belleux pour lesquels les caract\u00e9ristiques vocaliques sont r\u00e9put\u00e9es globalement pr\u00e9serv\u00e9es (ex. Kent et al., 1979) .",
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"text": "Plusieurs des m\u00e9triques \u00e9valu\u00e9es permettent de discriminer les patients parkinsoniens des t\u00e9moins sur nos donn\u00e9es, en particulier la mesure adapt\u00e9e aux donn\u00e9es du fran\u00e7ais de l'aire de l'espace vocalique pVSA, l'aire totale de chevauchement des ellipses de dispersion tOverlap et l'indice Phi de niveau d'organisation du syst\u00e8me vocalique. Les r\u00e9sultats \u00e9quivoques d\u00e9crits dans la litt\u00e9rature pour les parkinsoniens, pour lesquels une r\u00e9duction vocalique est observ\u00e9e sans permettre une distinction significative du groupe t\u00e9moin (ex. Weismer et al., 2001 ) pourraient s'expliquer par l'emploi de mesures trop globales pour capturer les alt\u00e9rations de l'espace vocalique pour cette population.",
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"text": "Comparativement aux m\u00e9triques \u00e9l\u00e9mentaires fr\u00e9quemment utilis\u00e9es, les mesures de dispersion intra-cat\u00e9gorie comme CMintra et de chevauchement des ellipses de dispersion permettent une description plus fine des alt\u00e9rations associ\u00e9es aux diff\u00e9rentes formes de dysarthrie \u00e9tudi\u00e9es. Ces m\u00e9triques semblent notamment plus \u00e0 m\u00eame de refl\u00e9ter la perte de contraste entre cat\u00e9gories vocaliques. Toutefois la projection sur une unique dimension de l'ensemble d'un syst\u00e8me vocalique dans toute sa complexit\u00e9 reste r\u00e9ductrice : les r\u00e9sultats obtenus soulignent ainsi l'int\u00e9r\u00eat de la combinaison de m\u00e9triques compl\u00e9mentaires pour permettre une description plus riche des distorsions de l'espace vocalique.",
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"text": "Les variations de F2 peuvent aussi \u00eatre li\u00e9es \u00e0 des variations d'articulation labiale qui seront n\u00e9glig\u00e9es ici.",
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"text": "Les auteurs remercient A. Colazo-Simon pour son aide pour la segmentation et L. Lhoussaine pour la mise \u00e0 disposition des r\u00e9sultats de l'\u00e9valuation perceptive experte. Cette \u00e9tude est financ\u00e9e par le projet ANR DespPhoAPaDy (ANR-08-BLAN-0125).",
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"TABREF0": {
"content": "<table><tr><td>dysarthrie hypokin\u00e9tique o\u00f9 rigidit\u00e9, hypokin\u00e9sie et hypertonie affectent l'amplitude des</td></tr><tr><td>mouvements. Le groupe 'GrCereb' inclut 22 patients (14 hommes, 8 femmes) atteints d'un</td></tr><tr><td>syndrome c\u00e9r\u00e9belleux pur et pr\u00e9sentant une dysarthrie ataxique caract\u00e9ris\u00e9e par une</td></tr><tr><td>alt\u00e9ration de la coordination temporo/spatiale lors de l'ex\u00e9cution des mouvements. Le</td></tr><tr><td>groupe 'GrSLA' inclut 26 patients (11 hommes, 15 femmes) atteint de Scl\u00e9rose Lat\u00e9rale</td></tr><tr><td>Amyotrophique et pr\u00e9sentant une dysarthrie mixte de type paralytique qui se traduit par des</td></tr><tr><td>mouvements r\u00e9duits, lents et instables. Enfin le groupe 'GrTem' comprend 26 locuteurs</td></tr><tr><td>t\u00e9moins (11 hommes, 15 femmes) couvrant la distribution d'\u00e2ge des patients. Les</td></tr><tr><td>productions de ces locuteurs ont \u00e9t\u00e9 \u00e9valu\u00e9es perceptivement par 10 juges sur diff\u00e9rents</td></tr><tr><td>aspects dont l'intelligibilit\u00e9 (sur une \u00e9chelle \u00e0 4 points avec 3=alt\u00e9ration s\u00e9v\u00e8re).</td></tr><tr><td>104 locuteurs ont \u00e9t\u00e9 s\u00e9lectionn\u00e9s \u00e0 partir d'enregistrement faits \u00e0 Paris, Aix et Marseille</td></tr><tr><td>(voir Fougeron et al., 2010). Ils se r\u00e9partissent en 1 groupe de t\u00e9moins sains et 3 groupes de</td></tr><tr><td>dysarthries illustrant des atteintes sur les 3 grands syst\u00e8mes neurologiques (extrapyramidal,</td></tr><tr><td>c\u00e9r\u00e9belleux , pyramidal). Pour chacun de ces groupes, la nature diff\u00e9rente des troubles peut</td></tr><tr><td>produire des alt\u00e9rations variables dans l'articulation des voyelles. Le groupe 'GrPark' inclut</td></tr><tr><td>30 patients (22 hommes, 8 femmes) souffrant de la maladie de Parkinson et pr\u00e9sentant une</td></tr></table>",
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"TABREF1": {
"content": "<table><tr><td/><td>pVSA</td><td>cFCR</td><td colspan=\"3\">CMinter F1RR</td><td>F2RR</td><td/><td>Phi</td><td>tOverlap</td><td>CMintra</td></tr><tr><td>GrCereb</td><td>ns</td><td>ns</td><td>ns</td><td>ns</td><td/><td>ns</td><td/><td>ns</td><td>&gt;** \u03b7\u00b2=.17</td><td>&gt;* \u03b7\u00b2=.14</td></tr><tr><td>GrPark</td><td>&lt;** \u03b7\u00b2=.16</td><td>ns</td><td>&lt;* \u03b7\u00b2=.07</td><td>ns</td><td/><td>ns</td><td/><td>&lt;** \u03b7\u00b2=.2</td><td>&gt;* \u03b7\u00b2=.19</td><td>&gt;* \u03b7\u00b2=.08</td></tr><tr><td>GrSLA</td><td>&lt;* \u03b7\u00b2=.11</td><td>&gt;** \u03b7\u00b2=.20</td><td>ns</td><td>ns</td><td/><td>&lt;** \u03b7\u00b2=.16</td><td/><td>ns</td><td>&gt;* \u03b7\u00b2=.14</td><td>ns</td></tr><tr><td colspan=\"10\">TABLEAU 2 -Distinction entre groupes dysarthriques et groupe t\u00e9moin sur les 8 m\u00e9triques par</td></tr><tr><td colspan=\"10\">des tests t avec correction de Bonferroni (&gt;, &lt; = tendance par rapport aux t\u00e9moins ; *=p&lt;.05, ** p&lt;.01 ; et \u03b7\u00b2 = taille d'effet estim\u00e9e)</td></tr><tr><td/><td/><td/><td/><td/><td>2,5</td><td/><td/><td/></tr><tr><td/><td/><td/><td/><td/><td>2,25</td><td/><td/><td/></tr><tr><td/><td/><td/><td/><td/><td>2</td><td/><td/><td/></tr><tr><td/><td/><td/><td/><td>total_overlap_area</td><td>,5 ,75 1 1,25 1,5 1,75</td><td/><td/><td/><td>temoin sla park cereb</td></tr><tr><td/><td/><td/><td/><td/><td>,25</td><td/><td/><td/></tr><tr><td/><td/><td/><td/><td/><td>0</td><td/><td/><td/></tr><tr><td/><td/><td/><td/><td/><td>-,25</td><td/><td/><td/></tr><tr><td/><td/><td/><td/><td/><td>0</td><td>,2</td><td>,4</td><td>,6</td><td>,8</td><td>1</td><td>1,2</td><td>1,4</td></tr><tr><td/><td/><td/><td/><td/><td/><td/><td/><td colspan=\"2\">CMintra</td></tr><tr><td/><td/><td/><td/><td/><td colspan=\"5\">total_overlap_area = -,563 + 1,38 * CMintra; R^2 = ,203 (cereb)</td></tr><tr><td colspan=\"4\">FIGURE 1 -Valeurs moyennes des voyelles</td><td colspan=\"6\">FIGURE 2 -Distribution des valeurs de tOverlap</td></tr><tr><td colspan=\"4\">/i, e, a, o, u/ sur le plan F1/F2 par</td><td/><td colspan=\"5\">en fonction de CMintra par population</td></tr><tr><td/><td colspan=\"2\">population</td><td/><td/><td/><td/><td/><td/></tr></table>",
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"text": "Aucune distinction entre les dysarthriques et les t\u00e9moins ne s'observe sur le plan F1. Pourtant on peut observer sur la figure 1 une diff\u00e9rence qui n'est pas captur\u00e9e par nos m\u00e9triques acoustiques. En effet, le GrPark se distingue des t\u00e9moins et des autres groupes dysarthriques par un d\u00e9placement de l'espace vocalique vers le haut, avec des voyelles /i, e, a, o, u/ plus ferm\u00e9es (F1 r\u00e9duit). La r\u00e9duction de F1 pour /a/ appara\u00eet plus importante que pour les autres voyelles sans toutefois que la mesure de F1RR soit significativement r\u00e9duite (p=.08). Une autre diff\u00e9rence non captur\u00e9e par nos m\u00e9triques est le d\u00e9placement de l'espace vocalique des c\u00e9r\u00e9belleux sur le plan F2, avec des valeurs de F2 r\u00e9duites pour les 5 voyelles /i, e, a, o, u/ r\u00e9alis\u00e9es plus post\u00e9rieures et/ou arrondies. \u00e0 des variations dans la dur\u00e9e des voyelles (dur\u00e9e moyenne ou \u00e9cart-type) par rapport aux t\u00e9moins. \u00c0 contrario, pour les GrSLA et GrCereb, les variations spectrales observ\u00e9es s'accompagnent d'un allongement significatif de la dur\u00e9e des voyelles (particuli\u00e8rement pour les SLA) et d'une variabilit\u00e9 accrue des dur\u00e9es."
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