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| "abstract": "Le pr\u00e9sent article porte sur l'acquisition du schwa en fran\u00e7ais langue maternelle. \u00c0 partir de quatre corpus denses d'interaction parents-enfant recueillis en situation naturelle d'interaction, nous analysons la (non) r\u00e9alisation du schwa dans le discours de deux enfants \u00e0 deux temps (3;0-3;6 ans et 2;4-3;0 ans) ainsi que dans celui qui leur est adress\u00e9. Nous nous sommes plus particuli\u00e8rement int\u00e9ress\u00e9s \u00e0 l'\u00e9lision du schwa dans les monosyllabiques ce, de, je, le, me, ne, que, se et te. Les productions enfantines montrent une tendance au maintien du schwa, plus ou moins forte en fonction du monosyllabique produit. D'autre part, cette tendance se r\u00e9duit au cours de l'acquisition. Par ailleurs, nos r\u00e9sultats apportent un certain \u00e9clairage sur les particularit\u00e9s du discours adress\u00e9 \u00e0 l'enfant : il appara\u00eet que celui-ci contient beaucoup moins d'\u00e9lision que le discours adress\u00e9 \u00e0 l'adulte. De plus, les parents semblent ajuster et moduler leur discours en fonction du d\u00e9veloppement linguistique de leur enfant.", |
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| "content": "<table><tr><td>4.1 \u00c9volution du taux d'\u00e9lision entre T1 et T2</td></tr></table>", |
| "text": "Contextes de schwas maintenus ou \u00e9lid\u00e9s relev\u00e9s dans nos corpus Nous nous focaliserons ici sur l'\u00e9volution du taux d'\u00e9lision du schwa en contexte #Ce# entre nos deux temps de r\u00e9colte des donn\u00e9es. Dans un premier temps, nous observerons les taux d'\u00e9lision dans les productions enfantines afin de v\u00e9rifier si, au cours de leur d\u00e9veloppement linguistique, les deux sujets vont \u00e9lider le schwa plus fr\u00e9quemment. Ensuite, nous nous concentrerons sur les productions de leurs parents respectifs afin de v\u00e9rifier si les r\u00e9sultats obtenus par Andreassen (2011) sont \u00e9galement valables pour le contexte que nous \u00e9tudions.Chez Salom\u00e9 tout comme chez Baptiste, nous pouvons noter une nette augmentation du taux d'\u00e9lision du schwa dans les monosyllabiques entre nos deux temps de recueil des donn\u00e9es. En effet, alors que l'\u00e9lision du schwa semble \u00eatre un ph\u00e9nom\u00e8ne marginal au T1, le taux d'\u00e9lision est beaucoup plus important au T2 (FIGURE 1). La diff\u00e9rence de taux d'\u00e9lision entre T1 et T2 est statistiquement significative chez Salom\u00e9 (Chi2 = 203.9731, p<0.001) tout comme chez Baptiste (Chi2 = 19.7645, p<0.001). Au T2, les enfants semblent accroitre la fr\u00e9quence de l'alternance entre schwa et z\u00e9ro, privil\u00e9giant de moins -ci. Cependant, cette augmentation est moins nette chez les parents de Baptiste (Chi2 = 7.1842, p<0.01) qu'elle l'est chez les parents de Salom\u00e9 (Chi2 = 45.6625, p<0.0001). Les parents de nos deux sujets \u00e9lident donc davantage au cours du d\u00e9veloppement de l'enfant, mais dans des proportions moindres pour ceux de Baptiste. Cependant, est-ce que cette augmentation se r\u00e9alise dans les deux types de discours annot\u00e9s dans nos corpus (DAA et DAE) ?", |
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| "content": "<table><tr><td>100,0%</td><td/><td/><td/><td/><td/></tr><tr><td>90,0%</td><td/><td/><td/><td/><td/></tr><tr><td>80,0% 70,0% 40,0% 60,0% 50,0%</td><td>58,5% 37,7%</td><td>59,0% 53,2%</td><td>56,8% 33,1%</td><td>51,1% 41,9%</td><td>AA</td></tr><tr><td>20,0% 30,0%</td><td/><td/><td/><td/><td>AE</td></tr><tr><td>10,0%</td><td/><td/><td/><td/><td/></tr><tr><td>0,0%</td><td/><td/><td/><td/><td/></tr><tr><td/><td>T1</td><td>T2</td><td>T1</td><td>T2</td><td/></tr><tr><td/><td colspan=\"2\">Parents de Salom\u00e9</td><td colspan=\"2\">Parents de Baptiste</td><td/></tr></table>", |
| "text": "\u00c9volution des taux d'\u00e9lision du schwa dans les productions parentales T2, nous avons observ\u00e9 que le taux d'\u00e9lision \u00e9tait significativement diff\u00e9rent dans l'input parental de Baptiste et Salom\u00e9 (cf. 1.2). Cependant, lorsque nous observons cette \u00e9volution en fonction de l'adresse du discours, il appara\u00eet que cette fluctuation n'\u00e9tait due qu'\u00e0 l'augmentation du taux d'\u00e9lision en DAE. En effet, les taux d'\u00e9lision en DAA restent stables entre T1 et T2, les diff\u00e9rences ne se r\u00e9v\u00e9lant pas significatives (TABLE 2). Nos donn\u00e9es r\u00e9v\u00e8lent la n\u00e9cessit\u00e9 de la prise en compte de l'adresse du discours dans une \u00e9tude sur l'input. En effet, si les parents semblent bien moduler leur discours en fonction du d\u00e9veloppement linguistique de leur enfant, cet ajustement est observable, dans nos corpus, uniquement dans le discours adress\u00e9 \u00e0 l'enfant.", |
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| "content": "<table><tr><td>4)</td><td/><td/><td/><td/></tr><tr><td/><td colspan=\"2\">Taux d'\u00e9lision chez Salom\u00e9</td><td colspan=\"2\">Taux d'\u00e9lision chez Baptiste</td></tr><tr><td/><td>T1</td><td>T2</td><td>T1</td><td>T2</td></tr><tr><td>de</td><td>17,6% (12/68)</td><td colspan=\"3\">14,7% (22/150) 32,4% (11/34) 24,7% (20/81)</td></tr><tr><td>je</td><td colspan=\"4\">20,9% (72/345) 70,2% (322/459) 18,5% (5/27) 61,4% (27/44)</td></tr><tr><td>le</td><td>5,3% (8/152)</td><td>39,6% (55/139)</td><td>1,8% (2/109)</td><td>9,8% (9/92)</td></tr><tr><td>me</td><td>12,5% (2/16)</td><td>47,9% (34/71)</td><td>/</td><td>/</td></tr><tr><td>que</td><td>0,6% (1/160)</td><td>3,6% (4/110)</td><td>/</td><td>/</td></tr><tr><td>te</td><td>36,4% (4/11)</td><td>9,8% (4/41)</td><td>/</td><td>/</td></tr><tr><td colspan=\"5\">TABLE 3. Taux d'\u00e9lision du schwa dans les productions enfantines en fonction du</td></tr><tr><td/><td/><td>monosyllabique</td><td/><td/></tr><tr><td colspan=\"5\">En observant les taux d'\u00e9lision en fonction du monosyllabique produit dans le discours</td></tr><tr><td colspan=\"5\">de Baptiste en T1 et en T2, nous pouvons observer une nette progression du taux</td></tr><tr><td colspan=\"5\">d'\u00e9lision du schwa pour je. En effet, le taux d'\u00e9lision passe de 18,5% en T1 \u00e0 61,4% en</td></tr><tr><td colspan=\"5\">T2, alors que les taux pour de et le restent \u00e0 peu pr\u00e8s stables. En ce qui concerne Salom\u00e9,</td></tr><tr><td colspan=\"5\">les taux d'\u00e9lision augmentent nettement entre T1 et T2 pour les monosyllabiques je, le et</td></tr><tr><td>me (TABLE 3).</td><td/><td/><td/><td/></tr><tr><td colspan=\"5\">En comparant l'\u00e9volution des taux d'\u00e9lision de Salom\u00e9 avec ceux de ses parents (FIGURE</td></tr></table>", |
| "text": ", nous pouvons observer que ces derniers semblent avoir ajust\u00e9 leur discours en fonction des comp\u00e9tences de leur fillette. En effet, nous notons une diff\u00e9rence significative en DAE entre les taux d'\u00e9lision en T1 et en T2 pour les monosyllabiques je (Chi2 = 39.7224, p<0.0001) et le (Chi2 = 15.9508, p<0.0001), qui correspondent aux contextes dans lesquels les performances de Salom\u00e9 se rapprochent le plus de celles de ses parents. Autrement dit, les parents de Salom\u00e9 ne semblent plus moduler leur langage dans les contextes o\u00f9 leur fillette \u00e9lide le schwa avec une fr\u00e9quence sensiblement proche de celle des adultes.FIGURE 4. Taux d'\u00e9lision du schwa en discours adress\u00e9 \u00e0 l'enfant en fonction du monosyllabiqueEn ce qui concerne les productions de Baptiste, nous notons une forte progression du taux d'\u00e9lision pour le monosyllabique je. Contrairement aux parents de Salom\u00e9, les parents de Baptiste ne semblent pas ajuster leurs productions entre T1 et T2 pour ce monosyllabique. En effet, la fr\u00e9quence d'\u00e9lision reste stable dans des hautes proportions : avec un taux de 73,2% d'\u00e9lision au T1, le monosyllabique je repr\u00e9sente le contexte dans lequel les parents de Baptiste \u00e9lident le plus le schwa en DAE. Nous pensons donc pouvoir observer ici un effet direct des fr\u00e9quences dans l'input. Elles progressent fortement dans le contexte auquel Baptiste a \u00e9t\u00e9 confront\u00e9 \u00e0 un fort taux d'\u00e9lision dans le discours qui lui a \u00e9t\u00e9 adress\u00e9.", |
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