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| "title": "La base lexicale D\u00e9monette : entre s\u00e9mantique constructionnelle et morphologie d\u00e9rivationnelle", |
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| "institution": "CNRS & Universit\u00e9 de Lorraine", |
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| "abstract": "D\u00e9monette est une base de donn\u00e9es lexicale pour le fran\u00e7ais dont les sommets (entr\u00e9es lexicales) et les arcs (relations morphologiques entre les sommets) sont annot\u00e9s au moyen d'informations morpho-s\u00e9mantiques. Elle r\u00e9sulte d'une conception originale int\u00e9grant deux approches radicalement oppos\u00e9es : Morphonette, une ressource bas\u00e9e sur les analogies d\u00e9rivationnelles, et D\u00e9riF, un analyseur \u00e0 base de r\u00e8gles linguistiques. Pour autant, D\u00e9monette n'est pas la simple fusion de deux ressources pr\u00e9-existantes : cette base poss\u00e8de une architecture compatible avec l'approche lex\u00e9matique de la morphologie ; son contenu peut \u00eatre \u00e9tendu au moyen de donn\u00e9es issues de sources diverses. L'article pr\u00e9sente le mod\u00e8le D\u00e9monette et le contenu de sa version actuelle : 31 204 verbes, noms d'action, noms d'agent, et adjectifs de propri\u00e9t\u00e9 dont les liens morphologiques donnent \u00e0 voir des d\u00e9finitions bi-orient\u00e9es entre ascendants et entre lex\u00e8mes en relation indirecte. Nous proposons enfin une \u00e9valuation de D\u00e9monette qui compar\u00e9e \u00e0 Verbaction obtient un score de 84% en rappel et de 90% en pr\u00e9cision.", |
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| "text": "Cet article pr\u00e9sente le r\u00e9seau morpho-s\u00e9mantique D\u00e9monette. Cette ressource comporte plus de 30 000 noms, verbes et adjectifs, dont les connections r\u00e9alisent les relations morphologiques directes ou indirectes entre mots de la m\u00eame famille d\u00e9rivationnelle 1 . Les \u00e9l\u00e9ments de ce r\u00e9seau sont des lex\u00e8mes typ\u00e9s s\u00e9mantiquement ; les arcs sont valu\u00e9s par les relations morpho-s\u00e9mantiques qui s'\u00e9tablissent entre ces mots ; ces relations sont regroup\u00e9es en fonctions de leurs d\u00e9finitions abstraites. Ce r\u00e9seau est le fruit d'un travail qui s'inscrit dans la continuit\u00e9 d'une \u00e9tude pr\u00e9liminaire pr\u00e9sent\u00e9e dans (Hathout, Namer, 2011) qui montrait la compl\u00e9mentarit\u00e9 de deux ressources morphologiques d\u00e9rivationnelles con\u00e7ues selon des principes th\u00e9oriques oppos\u00e9s, D\u00e9riF et Morphonette, et comment elles peuvent \u00eatre combin\u00e9es.", |
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| "section": "Introduction", |
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| "text": "La suite de l'article est organis\u00e9e comme suit. \u00a72 pr\u00e9sente le mod\u00e8le de D\u00e9monette, et notamment la conception cumulative du sens lexical construit ( \u00a72.2), le typage de ces mots construits, ainsi que les gloses 2 et leur abstraction 1 Une famille d\u00e9rivationnelle est un ensemble de mots apparent\u00e9s directement ou indirectement. Elle comporte g\u00e9n\u00e9ralement un mot simple (morphologiquement ind\u00e9composable) et plusieurs mots construits. Les mots construits se r\u00e9partissent entre compos\u00e9s (POISSON-CHAT \u2190 POISSON, CHAT) et d\u00e9riv\u00e9s par suffixation (CHANTEUR \u2190 CHANTER), par pr\u00e9fixation (IMPUR \u2190 PUR) ou par conversion (SCIER \u2190 SCIE). Dans cet article, il ne sera question que de d\u00e9rivation. ( \u00a72.3). Le \u00a73 d\u00e9taille la construction proprement dite du r\u00e9seau lexical. Le \u00a73.1 d\u00e9crit le corpus de travail. Les \u00a73.2 et 3.3 pr\u00e9sentent respectivement D\u00e9riF et Morphonette ainsi que la mani\u00e8re dont nous en avons extrait les informations destin\u00e9es \u00e0 alimenter D\u00e9monette. Une caract\u00e9risation qualitative et quantitative de ce lexique est propos\u00e9e au \u00a73.4. Suit en \u00a74 une \u00e9valuation partielle de D\u00e9monette relativement au lexique Verbaction 3 . Nous abordons ensuite en \u00a75 diff\u00e9rentes questions li\u00e9es \u00e0 l'extension de cette nouvelle ressource et \u00e0 la possibilit\u00e9 de d\u00e9couvrir et de caract\u00e9riser des relations d\u00e9rivationnelles qui composent D\u00e9monette sans passer par D\u00e9riF ni Morphonette.", |
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| "text": "Un tr\u00e8s grand nombre d'outils d'analyse morphologique, tant flexionnelle que constructionnelle ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9s au cours des deux derni\u00e8res d\u00e9cennies. Les travaux r\u00e9cents les plus visibles ont plut\u00f4t \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9s par les informaticiens pour r\u00e9pondre \u00e0 des besoins de d\u00e9composition morphologique et pallier les limites des lexiques. Leur objectif est le plus souvent le d\u00e9coupage des mots en morph\u00e8mes. Certains syst\u00e8mes op\u00e8rent en plus un \u00e9tiquetage des morph\u00e8mes permettant de regrouper leurs variantes. Ces syst\u00e8mes utilisent tous des m\u00e9thodes d'apprentissage automatique. Ils sont relativement ind\u00e9pendants des langues, mais ont tendance \u00e0 produire de meilleurs r\u00e9sultats pour les langues \u00e0 morphologie concat\u00e9native comme l'anglais, le fran\u00e7ais ou l'allemand. Citons notamment Linguistica (Goldsmith, 2001) , Morphessor (Creutz, Lagus, 2005 ) ou l'analyseur de Bernhard (2006) . Plusieurs de ces travaux ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9s autour des campagnes Morpho-Challenge dont l'un des enseignements est que, contrairement \u00e0 d'autres t\u00e2ches comme l'annotation morpho-syntaxique, les performances des analyseurs morphologiques statistiques est globalement trop faible pour am\u00e9liorer significativement les applications dans lesquelles ils seraient int\u00e9gr\u00e9s. On trouve \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de ces syst\u00e8mes statistiques des analyseurs plus \u00ab linguistiques \u00bb comme D\u00e9riF (Namer, 2009) ; pour un panorama g\u00e9n\u00e9ral, voir par exemple (Bernhard et al., 2011 ; Namer, 2013) .", |
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| "section": "Une nouvelle ressource :justification", |
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| "text": "Parall\u00e8lement, on observe qu'aucun lexique d\u00e9rivationnel de taille suffisante n'a \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9 dans les 20 derni\u00e8res ann\u00e9es et que, depuis la cr\u00e9ation et la diffusion de CELEX (Baayen et al., 1995) , aucune ressource similaire n'a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e ou mise \u00e0 disposition des linguistes, psycholinguistes et linguistes informaticiens. Ce manque est surtout crucial pour les langues romanes, notamment le fran\u00e7ais, l'italien et l'espagnol. Le constat \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 fait il y a plus de 15 ans par Dal et al. (1999) . Il reste inchang\u00e9.", |
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| "section": "Une nouvelle ressource :justification", |
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| "text": "Certaines ressources apportent certes des r\u00e9ponses partielles \u00e0 ce besoin. Le r\u00e9seau lexical JeuxDeMots (Lafourcade, Joubert, 2013) contient des relations morphologiques regroup\u00e9es en classes dont certaines sont typ\u00e9es s\u00e9mantiquement au moyen d'\u00e9tiquettes comme 'verbe-action', 'action-verbe', etc. Cette ressource, constitu\u00e9e par les participants \u00e0 plusieurs jeux en ligne b\u00e9n\u00e9ficie d'une couverture lexicale tr\u00e8s large mais pr\u00e9sente un d\u00e9faut de syst\u00e9maticit\u00e9 dans les relations lexicales cod\u00e9es et notamment dans les relations morphologiques. Des relations morpho-s\u00e9mantiques sont \u00e9galement pr\u00e9sentes dans les r\u00e9seaux WordNet de plusieurs langues comme l'anglais (Fellbaum, Miller, 2003) , le tch\u00e8que (Pala, Hlav\u00e1\u010dkov\u00e1, 2007) ou le turc (Bilgin et al., 2004) . Dans le Princeton WordNet 3.0, par exemple, les relations morphologiques ne sont pas s\u00e9mantiquement typ\u00e9es, et ne connectent que certains synsets (dont tous les mots ne sont pas concern\u00e9s). On trouve par ailleurs au niveau des synsets des gloses du sens construit morphologiquement, mais qui ne mettent pas formellement en jeu le sens du synset de la base. Ces relations sont en revanche pr\u00e9sentes dans le r\u00e9seau lexical FrameNet (Ruppenhofer et el., 2002) qui comporte des gloses \u00ab abstraites \u00bb similaires \u00e0 celle de D\u00e9monette (cf infra). Comme nous allons le voir, ces deux ressources partagent par ailleurs une organisation du sens lexical en \u00ab constellation \u00bb centr\u00e9e autour des pr\u00e9dicats verbaux. \u00c0 terme, l'apport de D\u00e9monette sera triple. Il permettra d'une part d'offrir des analyses morphologiques fiables pour une langue qui ne dispose toujours pas d'un v\u00e9ritable lexique d\u00e9rivationnel : la fiabilit\u00e9 est l'un des points forts de D\u00e9riF (cf \u00a73.1) dont D\u00e9monette b\u00e9n\u00e9ficie directement. La deuxi\u00e8me contribution de D\u00e9monette sera la construction d'une ressource lexicale d\u00e9rivationnelle de grande taille 4 . La troisi\u00e8me est une structure lexicale en r\u00e9seau qui co\u00efncide parfaitement avec l'approche lex\u00e9matique de la morphologie lexicale moderne (pour le fran\u00e7ais, cf entre autres Fradin, 2003 ; Roch\u00e9 et al., 2011) . L'architecture de D\u00e9monette illustre en effet comment s\u00e9mantique et morphologie constructionnelle peuvent s'articuler dans ce type d'approche.", |
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| "text": "(Lafourcade, Joubert, 2013)", |
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| "text": "(Fellbaum, Miller, 2003)", |
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| "text": "(Pala, Hlav\u00e1\u010dkov\u00e1, 2007)", |
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| "text": "(Bilgin et al., 2004)", |
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| "text": "(Ruppenhofer et el., 2002)", |
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| "text": "Fradin, 2003 ;", |
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| "text": "Roch\u00e9 et al., 2011)", |
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| "section": "Une nouvelle ressource :justification", |
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| "text": "D\u00e9monette pr\u00e9sente une architecture relativement originale. C'est un r\u00e9seau lexical impl\u00e9ment\u00e9 sous la forme d'un graphe o\u00f9 chaque mot est connect\u00e9 \u00e0 une partie des membres de sa famille d\u00e9rivationnelle. Les mots construits sont D\u00c9MONETTE reli\u00e9s \u00e0 leur base (par des relations \u00ab directes \u00bb) et \u00e0 un sous-ensemble des autres mots construits de leur famille d\u00e9rivationnelle (par des relations \u00ab indirectes \u00bb). Cette organisation reprend en partie celle de Morphonette ( \u00a73.2). Par exemple, les arcs en (1) relient les membres la famille de essorer. Les relations \u00ab directes \u00bb comme essorageessorer sont not\u00e9e en gras et les relations \u00ab indirecte \u00bb comme essorage -essoreuse en maigre.", |
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| "section": "R\u00e9seau morphologique d\u00e9rivationnel", |
| "sec_num": "2.2" |
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| { |
| "text": "Les mots et les relations s\u00e9mantiques qui les connectent peuvent \u00eatre regroup\u00e9s en classes qui correspondent \u00e0 des types s\u00e9mantiques. Cette classification repose sur un niveau d'abstraction qui met en jeu des variables typ\u00e9es illustr\u00e9es dans la table 1 et qui nous permet de comparer entre elles les unit\u00e9s et leur sens. Dans les repr\u00e9sentations abstraites, le symbole @ correspond au pr\u00e9dicat verbal \u00e0 partir duquel se d\u00e9finissent les noms et adjectifs qui lui sont apparent\u00e9s ; de m\u00eame, on note @FCT le nom ou l'adjectif qui remplit la fonction s\u00e9mantique FCT vis-\u00e0-vis du pr\u00e9dicat @. ) . R\u00e9ciproquement, on indique par une d\u00e9finition orient\u00e9e inverse la paraphrase du sens de la base relativement \u00e0 celui du d\u00e9riv\u00e9. 3. Une relation indirecte connecte deux mots complexes. Chacun y est d\u00e9fini par rapport \u00e0 l'autre, donnant lieu \u00e0 deux d\u00e9finitions transversales, sym\u00e9triques l'une de l'autre, qui exploitent la possibilit\u00e9 de combiner les sens \u00e9l\u00e9mentaires de ces deux mots. Ces principes permettent d'annoter uniform\u00e9ment -i.e. au moyen de deux d\u00e9finitions sym\u00e9triques-l'ensemble des relations qui existent entre les couples de mots morphologiquement apparent\u00e9es dans le graphe. Les d\u00e9finitions orient\u00e9es, extraites des gloses g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par D\u00e9riF (cf \u00a73.1), servent \u00e0 l'\u00e9laboration des autres annotations, orient\u00e9es inverses et transversales. L'application des trois principes est illustr\u00e9e dans les tables 2 et 3. La formulation de la D\u00c9MONETTE d\u00e9finition en colonne 2 fait syst\u00e9matiquement intervenir le pr\u00e9dicat @ ; le symbole 'OU' rend compte de la polys\u00e9mie de ces mots construits. Notons que les relations indirectes peuvent s'\u00e9tablir entre des mots qui portent la m\u00eame \u00e9tiquette s\u00e9mantique comme les d\u00e9riv\u00e9s concurrents (lavage / lavement ; ausculteur / auscultateur) ou les correspondants f\u00e9minins / masculins du m\u00eame agent (danseuse / danseur). ", |
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| "section": "S\u00e9ries d\u00e9rivationnelles et typage s\u00e9mantique des unit\u00e9s lexicales", |
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| { |
| "text": "D\u00e9riF (Namer, 2009 (Namer, , 2013 est un analyseur qui impl\u00e9mente des r\u00e8gles de construction morphologiques \u00e9tablies et mises au point manuellement, par des linguistes. Il se distingue par deux caract\u00e9ristiques principales :", |
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| "text": "(Namer, 2009", |
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| "text": "(Namer, , 2013", |
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| "section": "D\u00e9riF", |
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| "text": "1. Il est fiable gr\u00e2ce notamment \u00e0 un ensemble d'exceptions permettant de prendre en compte efficacement les irr\u00e9gularit\u00e9s qui se sont accumul\u00e9es au cours de l'\u00e9volution du lexique. 2. Il propose pour chaque d\u00e9rivation une glose du sens construit, similaire \u00e0 celles de WordNet (cf \u00a72.1). D\u00e9riF analyse des lemmes munis d'une cat\u00e9gorie grammaticale. Il met en jeu des r\u00e8gles \u00e9tablies suivant des crit\u00e8res linguistiques : l'analyse propos\u00e9e (ou les analyses, quand plusieurs sont possibles) r\u00e9unit les ascendants du mot, et la relation constructionnelle de ce dernier avec son ou ses ascendants imm\u00e9diats, sous la forme d'une paraphrase, cf \u00a72.3.1. Pour les affixations et les conversions, l'ascendant imm\u00e9diat est la base comme en (8). De par sa conception, D\u00e9riF est aussi capable d'analyser des n\u00e9ologismes. Il pr\u00e9dit leur base et calcule leur sens construit en fonction de leur structure morphologique et leur cat\u00e9gorie grammaticale (en (9), schtroumpfement est un nom suffix\u00e9 en -ment).", |
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| "section": "D\u00e9riF", |
| "sec_num": "3.1" |
| }, |
| { |
| "text": "(8) enterrement/NOM : (enterrement/NOM, enterrer/VERBE, terre/NOM) : \"(Action OU r\u00e9sultat de l'action) d'enterrer\"", |
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| "eq_spans": [], |
| "section": "D\u00e9riF", |
| "sec_num": "3.1" |
| }, |
| { |
| "text": "(9) schtroumpfement/NOM : (schtroumpfement/NOM, schtroumpfer/VERBE) \"(Action OU r\u00e9sultat de l'action) de schtroumpfer\"", |
| "cite_spans": [], |
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| "eq_spans": [], |
| "section": "D\u00e9riF", |
| "sec_num": "3.1" |
| }, |
| { |
| "text": "D\u00e9riF se distingue des autres analyseurs morphologiques par sa capacit\u00e9 \u00e0 prendre en compte la lexicalisation et notamment l'opacification de certains mots du lexique enregistr\u00e9. Ce ph\u00e9nom\u00e8ne est g\u00e9r\u00e9 au moyen de listes d'exceptions qui bloquent l'application des r\u00e8gles pour ces mots. Par exemple, l'inscription de pension parmi les exceptions \u00e9vite au syst\u00e8me de l'analyser comme d\u00e9verbal de penser (10a), sur le mod\u00e8le de pression, d\u00e9riv\u00e9 de presser (10b).", |
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| "section": "D\u00e9riF", |
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| { |
| "text": "(10) a. pension/NOM : (pension/NOM) b.", |
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| "eq_spans": [], |
| "section": "D\u00e9riF", |
| "sec_num": "3.1" |
| }, |
| { |
| "text": "pression/NOM : (pression/NOM, presser/VERBE)", |
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| "section": "D\u00e9riF", |
| "sec_num": "3.1" |
| }, |
| { |
| "text": "Les analyses de D\u00e9riF servent \u00e0 la fois \u00e0 cr\u00e9er la structure du graphe de D\u00e9monette -la liste des sommets et des arcs -et \u00e0 en calculer les attributs. Les analyses obtenues en appliquant D\u00e9riF \u00e0 TLFnome permettnet de construire un premier graphe dans lequel les sommets sont les entr\u00e9es de TLFnome et les arcs sont les relations d\u00e9rivationnelles directes entre les mots construits et leurs ascendants directs (bases ou \u00e9l\u00e9ments de composition). Les sommets du graphe qui forment le corpus de D\u00e9monette sont ensuite alors en 3 temps : 1/ s\u00e9lection des entr\u00e9es de noms construits par l'une des 6 suffixations d\u00e9verbales ; 2/ ajout des entr\u00e9es des verbes de base correspondants ; 3/ ajout des entr\u00e9es des adjectifs en -if dont la base est un nom ou un verbe pr\u00e9alablement s\u00e9lectionn\u00e9. Dans un second temps, les familles d\u00e9rivationnelles sont munies de relations \u00ab indirectes \u00bb. La structure de graphe ainsi obtenue r\u00e9pond alors aux sp\u00e9cifications pr\u00e9sent\u00e9es en \u00a72.1 et peut \u00eatre directement int\u00e9gr\u00e9e \u00e0 D\u00e9monette.", |
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| "eq_spans": [], |
| "section": "D\u00e9riF", |
| "sec_num": "3.1" |
| }, |
| { |
| "text": "Outre la structure du graphe, les analyses de D\u00e9riF permettent d'annoter les relations directes de D\u00e9monette au moyen des paraphrases (ou gloses) qui d\u00e9finissent les d\u00e9riv\u00e9s par rapport \u00e0 leur base. D'autres attributs sont \u00e9galement d\u00e9duits des analyses de D\u00e9riF :", |
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| "eq_spans": [], |
| "section": "D\u00e9riF", |
| "sec_num": "3.1" |
| }, |
| { |
| "text": "1. Les types s\u00e9mantiques des sommets qui repr\u00e9sentent des mots construits sont calcul\u00e9s \u00e0 partir de la cat\u00e9gorie grammaticale (pour les verbes) ou de l'affixation utilis\u00e9e pour construire le d\u00e9riv\u00e9 (pour les noms et adjectifs). Une unit\u00e9 lexicale peut th\u00e9oriquement appartenir \u00e0 plusieurs classes s\u00e9mantico-aspectuelles correspondant \u00e0 ses diff\u00e9rentes acceptions. Dans les prochaines versions de D\u00e9monette int\u00e9grant davantage d'entr\u00e9es, les mots pourront avoir plusieurs types associ\u00e9s \u00e0 diff\u00e9rentes relations d\u00e9rivationnelles. 2. La d\u00e9finition abstraite de la relation directe est calcul\u00e9e \u00e0 partir de la paraphrase concr\u00e8te correspondante. 3. Les d\u00e9finitions abstraites transversales sont calcul\u00e9es en fonction des types s\u00e9mantiques des sommets connect\u00e9s. 4. \u00c0 partir de ces d\u00e9finitions, ont d\u00e9termine les instances concr\u00e8tes des relations indirectes.", |
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| "ref_spans": [], |
| "eq_spans": [], |
| "section": "D\u00e9riF", |
| "sec_num": "3.1" |
| }, |
| { |
| "text": "Morphonette est un r\u00e9seau lexical du fran\u00e7ais bas\u00e9 sur une conception relationnelle et paradigmatique de la morphologie (Hathout, 2011 On remarque une disparit\u00e9 num\u00e9rique dans la r\u00e9alisation de ces relations.", |
| "cite_spans": [ |
| { |
| "start": 120, |
| "end": 134, |
| "text": "(Hathout, 2011", |
| "ref_id": "BIBREF18" |
| } |
| ], |
| "ref_spans": [], |
| "eq_spans": [], |
| "section": "Morphonette", |
| "sec_num": "3.2" |
| }, |
| { |
| "text": "1. Les plus repr\u00e9sent\u00e9es refl\u00e8tent une attirance particuli\u00e8re du couple de suffixes pour un m\u00eame type de radical de base : les suffixes -ion, -if et -rice (dits \u00ab savants \u00bb) pr\u00e9f\u00e8rent les radicaux savants des verbes, alors que les suffixes -ment et -age (\u00ab non savants \u00bb) tendent \u00e0 s\u00e9lectionner les radicaux de l'imparfait.", |
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| "eq_spans": [], |
| "section": "Morphonette", |
| "sec_num": "3.2" |
| }, |
| { |
| "text": "2. Les couples dont l'un des membres comporte un suffixe savant et l'autre un suffixe non savant ont une fr\u00e9quence qui oscille entre 200 \u00e0 900. Les couples \u00ab savants \u00bb en Xteur/Xif et Xrice/Xif se trouvent \u00e9galement dans cette fourchette du fait du nombre relativement faible des d\u00e9riv\u00e9s en -if dans TLFnome (1 288).", |
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| "eq_spans": [], |
| "section": "Morphonette", |
| "sec_num": "3.2" |
| }, |
| { |
| "text": "3. D'autres sch\u00e9mas de couples mixtes instancient peu d'entr\u00e9es car ils cumulent les handicaps \u00e9voqu\u00e9s ci-dessus.", |
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| "eq_spans": [], |
| "section": "Morphonette", |
| "sec_num": "3.2" |
| }, |
| { |
| "text": "Ces r\u00e9sultats mettent en lumi\u00e8re les combinaisons formelles les plus utilis\u00e9es pour produire les relations morphologiques entre un nom d'agent masculin et son correspondant f\u00e9minin, un nom d'agent et un nom d'activit\u00e9, ou encore un nom d'agent et un adjectif de propri\u00e9t\u00e9. Ces hypoth\u00e8ses, qui doivent bien entendu \u00eatre valid\u00e9es par une projection sur un corpus authentique, fournissent un indice de la productivit\u00e9 potentielle des suffixations en pr\u00e9sence, et une pr\u00e9diction de la structure du lexique en devenir.", |
| "cite_spans": [], |
| "ref_spans": [], |
| "eq_spans": [], |
| "section": "Morphonette", |
| "sec_num": "3.2" |
| }, |
| { |
| "text": "D\u00e9monette pourrait \u00e0 terme servir de ressource lexicale morphologique g\u00e9n\u00e9rale pour le fran\u00e7ais. Pour estimer la pertinence de son contenu actuel, nous l'avons compar\u00e9 \u00e0 Verbaction, une ressource morphologique utilis\u00e9e r\u00e9guli\u00e8rement dans diff\u00e9rentes t\u00e2ches de TAL. Le but de la comparaison est de montrer que D\u00e9monette pourrait compl\u00e9ter ce lexique.", |
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| "ref_spans": [], |
| "eq_spans": [], |
| "section": "\u00c9valuation", |
| "sec_num": "4" |
| }, |
| { |
| "text": "Verbaction, cr\u00e9\u00e9 l'INaLF (aujourd'hui ATILF) puis \u00e0 l'ERSS (aujourd'hui CLLE), se compose de 9 386 couples verbe-nom d'action morphologiquement apparent\u00e9s. Les noms sont majoritairement construits par suffixation (consommer \u2192 consommation), mais on y trouve \u00e9galement beaucoup de conversions (collection \u2192 collectionner ; copier \u2192 copie). Verbaction a \u00e9t\u00e9 construit de mani\u00e8re semi-automatique. La premi\u00e8re version (Hathout et al., 2002) a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e en effectuant une analyse bas\u00e9e sur un apprentissage de sch\u00e9mas de suffixation permettant de connecter les mots potentiellement apparent\u00e9s morphologiquement. Les 5 058 couples verbe-nom obtenus ont ensuite \u00e9t\u00e9 r\u00e9vis\u00e9s manuellement par deux lexicographes. Verbaction a ensuite \u00e9t\u00e9 compl\u00e9t\u00e9 par 4 335 couples en utilisant la bo\u00eete \u00e0 outils Webaffix (Tanguy, ", |
| "cite_spans": [ |
| { |
| "start": 415, |
| "end": 437, |
| "text": "(Hathout et al., 2002)", |
| "ref_id": "BIBREF19" |
| } |
| ], |
| "ref_spans": [], |
| "eq_spans": [], |
| "section": "D\u00c9MONETTE", |
| "sec_num": null |
| }, |
| { |
| "text": "Les applications de TAL disposent pour le fran\u00e7ais de diff\u00e9rentes ressources lexicales munies d'informations flexionnelles comme Morphalou (Romary et al., 2004 ) et Lexique (New et al., 2004 , syntaxiques comme Lefff (Sagot et al., 2007) ou s\u00e9mantiques comme EuroWordNet (Vossen, 1998) , ainsi qu'aux outils destin\u00e9s \u00e0 la production de contenu : donner la possibilit\u00e9 de choisir entre plusieurs mots, identifiables par leurs bases et s\u00e9lectionn\u00e9s \u00e0 partir de leurs \u00e9tiquettes s\u00e9mantiques (agent, activit\u00e9, propri\u00e9t\u00e9), voire de choisir une paraphrase pour les remplacer, est un avantage dont peuvent tirer parti les syst\u00e8mes de normalisation, de r\u00e9sum\u00e9, de traduction assist\u00e9e ou de g\u00e9n\u00e9ration de textes. D\u00e9monette, en association avec d'autres ressources comme des bases distributionnelles (Turney, Pantel, 2010) , pourra \u00e9galement avoir d'autres utilisations comme la d\u00e9sambigu\u00efsation et la substitution lexicale (McCarthy et al., 2004) , la cat\u00e9gorisation s\u00e9mantique des textes et la recherche d'information (Tsatsaronis, Panagiotopoulou, 2009) .", |
| "cite_spans": [ |
| { |
| "start": 129, |
| "end": 159, |
| "text": "Morphalou (Romary et al., 2004", |
| "ref_id": null |
| }, |
| { |
| "start": 160, |
| "end": 190, |
| "text": ") et Lexique (New et al., 2004", |
| "ref_id": null |
| }, |
| { |
| "start": 211, |
| "end": 237, |
| "text": "Lefff (Sagot et al., 2007)", |
| "ref_id": null |
| }, |
| { |
| "start": 271, |
| "end": 285, |
| "text": "(Vossen, 1998)", |
| "ref_id": "BIBREF39" |
| }, |
| { |
| "start": 790, |
| "end": 812, |
| "text": "(Turney, Pantel, 2010)", |
| "ref_id": "BIBREF38" |
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| { |
| "start": 914, |
| "end": 937, |
| "text": "(McCarthy et al., 2004)", |
| "ref_id": "BIBREF26" |
| }, |
| { |
| "start": 1010, |
| "end": 1046, |
| "text": "(Tsatsaronis, Panagiotopoulou, 2009)", |
| "ref_id": "BIBREF37" |
| } |
| ], |
| "ref_spans": [], |
| "eq_spans": [], |
| "section": "Usages en TAL", |
| "sec_num": "5.1" |
| }, |
| { |
| "text": "La version actuelle de D\u00e9monette ne couvre qu'un fragment r\u00e9duit du lexique du fran\u00e7ais et n'exploite qu'une petite partie des analyses de D\u00e9riF et de Morphonette. Cette couverture sera augment\u00e9e progressivement pour int\u00e9grer l'ensemble de ces analyses, mais cette extension fera appara\u00eetre des difficult\u00e9s nouvelles. Il faudra notamment augmenter le nombre des types s\u00e9mantiques pour permettre l'ajout de nouveaux participants (le lieu, l'instrument, etc.), de nouvelles propri\u00e9t\u00e9s, etc. La s\u00e9lection des relations indirectes \u00e0 l'int\u00e9rieur des familles d\u00e9rivationnelles sera \u00e9galement un probl\u00e8me difficile. En l'absence d'\u00e9tudes connues sur ces relations indirectes, nous proposons de les limiter en nous appuyant sur des crit\u00e8res comme la distance dans le graphe des relations directes entre les sommets connect\u00e9s pond\u00e9r\u00e9e par une caract\u00e9risation statistique des s\u00e9quences d\u00e9rivationnelles. Certaines s\u00e9quences comportant deux affixes successifs sont en effet si fr\u00e9quentes qu'elles sont r\u00e9interpr\u00e9t\u00e9es par les locuteurs comme de nouveaux affixes. C'est le cas de -aliser (Namer, 2013 ; Hathout, Namer, 2014) , de -isation ou de inXable (Dal, Namer, \u00e0 para\u00eetre).", |
| "cite_spans": [ |
| { |
| "start": 1064, |
| "end": 1089, |
| "text": "de -aliser (Namer, 2013 ;", |
| "ref_id": null |
| }, |
| { |
| "start": 1090, |
| "end": 1111, |
| "text": "Hathout, Namer, 2014)", |
| "ref_id": "BIBREF21" |
| } |
| ], |
| "ref_spans": [], |
| "eq_spans": [], |
| "section": "Mont\u00e9e en puissance", |
| "sec_num": "5.2" |
| }, |
| { |
| "text": "Un second crit\u00e8re corr\u00e9l\u00e9 au pr\u00e9c\u00e9dent consiste \u00e0 consid\u00e9rer qu'une relation indirecte \u00ab utile \u00bb est une relation pour laquelle les locuteurs peuvent formuler facilement une d\u00e9finition transversale. Les relations de ce type pr\u00e9sentes dans la version actuelle de D\u00e9monette satisfont toutes \u00e0 cette condition. En revanche, d'autres relations sont plus difficiles \u00e0 d\u00e9finir d'une fa\u00e7on suffisamment r\u00e9guli\u00e8re pour \u00eatre int\u00e9grer \u00e0 D\u00e9monette. C'est le cas pour les couples form\u00e9s d'un nom masculin et d'un nom f\u00e9minin en -et:-ette ou en -ier:-i\u00e8re comme cachet:cachette ou boulevardier:boulevardi\u00e8re. La cachette (lieu o\u00f9 l'on cache quelque chose) n'est pas une version f\u00e9minine du cachet (sceau) et la boulevardi\u00e8re (prostitu\u00e9e) n'exerce pas la m\u00eame profession que le boulevardier (auteur de pi\u00e8ce de th\u00e9\u00e2tre de boulevard). Les crit\u00e8res sur la distance dans le graphe et la possibilit\u00e9 d'une d\u00e9finition transversale ne se recouvrent donc pas totalement.", |
| "cite_spans": [], |
| "ref_spans": [], |
| "eq_spans": [], |
| "section": "Mont\u00e9e en puissance", |
| "sec_num": "5.2" |
| }, |
| { |
| "text": "D'autres couples sont \u00e9galement difficilement d\u00e9finissables l'un relativement \u00e0 l'autre, comme les adverbes en -ment et les verbes en -iser construits \u00e0 partir de la m\u00eame base adjectivale (21), ou encore les noms Xiste form\u00e9s sur une base adjectivale X et les adjectifs d\u00e9verbaux correspondant Xisable (22).", |
| "cite_spans": [], |
| "ref_spans": [], |
| "eq_spans": [], |
| "section": "Mont\u00e9e en puissance", |
| "sec_num": "5.2" |
| }, |
| { |
| "text": "(21) st\u00e9rilement/R:st\u00e9riliser/V ; totalement/R:totaliser/V ; verbalement/R:verbaliser/V (22) canonisable/A:canoniste/N ; conceptualisable/A:conceptualiste/N ; individualisable/A:individualiste/N L'int\u00e9gration des mots construits par conversion et par composition sera une autre source de difficult\u00e9s. Si les d\u00e9finitions directes des d\u00e9rivations non affixales sont identiques \u00e0 celles des affixations, celles des compos\u00e9s pourraient s'av\u00e9rer plus d\u00e9licates car il ne s'agit pas de relations binaires mais ternaires. Il faudra \u00e9galement pr\u00e9voir une solution permettant de repr\u00e9senter les \u00e9l\u00e9ments de composition d'origine latine ou grecque.", |
| "cite_spans": [], |
| "ref_spans": [], |
| "eq_spans": [], |
| "section": "Mont\u00e9e en puissance", |
| "sec_num": "5.2" |
| }, |
| { |
| "text": "Nous envisageons enfin l'int\u00e9gration dans D\u00e9monette de relations morpho-s\u00e9mantiques extraites de dictionnaires \u00e9lectroniques du domaine public en adaptant les techniques propos\u00e9es par Hathout (2009) .", |
| "cite_spans": [ |
| { |
| "start": 184, |
| "end": 198, |
| "text": "Hathout (2009)", |
| "ref_id": "BIBREF17" |
| } |
| ], |
| "ref_spans": [], |
| "eq_spans": [], |
| "section": "Mont\u00e9e en puissance", |
| "sec_num": "5.2" |
| }, |
| { |
| "text": "Nous avons pr\u00e9sent\u00e9 dans cet article la premi\u00e8re version de D\u00e9monette, une ressource lexicale comportant actuellement 31 204 relations annot\u00e9es morphologiquement. D\u00e9monette est construite automatiquement \u00e0 partir des r\u00e9sultats produits au moyen de deux approches que l'on oppose g\u00e9n\u00e9ralement l'une \u00e0 l'autre en morphologie th\u00e9orique : la premi\u00e8re, Morphonette, exploite les analogies formelles entre lex\u00e8mes, et impl\u00e9mente les principes th\u00e9oriques d'une morphologie r\u00e9alisationnelle et paradigmatique. La seconde, que r\u00e9alise l'analyseur D\u00e9riF, est bas\u00e9e sur l'application de r\u00e8gles linguistiques orient\u00e9es, con\u00e7ues et valid\u00e9es manuellement.", |
| "cite_spans": [], |
| "ref_spans": [], |
| "eq_spans": [], |
| "section": "Conclusion", |
| "sec_num": "6" |
| }, |
| { |
| "text": "Nous avons mis en pratique, avec D\u00e9monette, une conception cumulative du sens des mots d\u00e9riv\u00e9s envisag\u00e9 comme un empilement de propri\u00e9t\u00e9s s\u00e9mantiques partielles induites par chacune des relations d\u00e9rivationnelles dans lesquelles ce mot est impliqu\u00e9. D\u00e9monette est en effet un r\u00e9seau o\u00f9 les mots sont reli\u00e9s entre eux par des relations directes ou", |
| "cite_spans": [], |
| "ref_spans": [], |
| "eq_spans": [], |
| "section": "Conclusion", |
| "sec_num": "6" |
| }, |
| { |
| "text": "Une glose est la paraphrase en langue naturelle du mot construit par rapport au parent morphologique (i.e. au membre de la famille d\u00e9rivationnelle) auquel il est reli\u00e9.", |
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| "eq_spans": [], |
| "section": "", |
| "sec_num": null |
| }, |
| { |
| "text": "http://redac.univ-tlse2.fr/lexiques/verbaction.html 4 Dans sa version actuelle, D\u00e9monette inclut environ 15% de la nomenclature d'un dictionnaire comme le Tr\u00e9sor de la Langue Fran\u00e7aise (TLF).", |
| "cite_spans": [], |
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| "section": "", |
| "sec_num": null |
| } |
| ], |
| "back_matter": [], |
| "bib_entries": { |
| "BIBREF0": { |
| "ref_id": "b0", |
| "title": "Les relations d\u00e9rivationnelles entre deux mots sont annot\u00e9es par des d\u00e9finitions bi-orient\u00e9es permettant de construire le sens de chaque mot par rapport \u00e0 celui de l'autre. Un mot est alors d\u00e9crit par autant de d\u00e9finitions qu'il entretient de relations avec d'autres unit\u00e9s dans le lexique. Les mots sont par ailleurs typ\u00e9s s\u00e9mantiquement, permettant ainsi d'estimer la contribution de chaque cat\u00e9gorie s\u00e9mantique dans l'\u00e9laboration du r\u00e9seau morphologique tiss\u00e9 dans D\u00e9monette", |
| "authors": [ |
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| "last": "De", |
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| { |
| "first": "", |
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| "last": "Parent\u00e9", |
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| } |
| ], |
| "year": null, |
| "venue": "En outre, les types s\u00e9mantiques sont utilis\u00e9s comme param\u00e8tres pour associer aux d\u00e9finitions concr\u00e8tes des versions abstraites qui permettent de constituer les s\u00e9ries d\u00e9rivationnelles", |
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| "content": "<table><tr><td>(5)</td><td>a.</td><td>ravitailler, ravitaillement, ravitailleur, ravitailleuse</td></tr><tr><td/><td>b. c.</td><td>capter, captage, captation, captatif, captateur, capteur d\u00e9canter, d\u00e9cantage, d\u00e9cantation, d\u00e9cantement, d\u00e9canteur</td></tr><tr><td>(6)</td><td colspan=\"2\">ravitailleur:</td></tr><tr><td>(7)</td><td>a. b.</td><td>pr\u00e9dateur, pr\u00e9dation, pr\u00e9datrice audition, auditif, auditeur, auditrice</td></tr><tr><td>2.3.3</td><td colspan=\"2\">Annotations s\u00e9mantiques des relations entre unit\u00e9s lexicales</td></tr></table>", |
| "text": "Les types s\u00e9mantiques pr\u00e9sent\u00e9s ci-dessus sont utilis\u00e9s comme param\u00e8tres dans les d\u00e9finitions associ\u00e9es aux relations entre les d\u00e9riv\u00e9s et leurs bases (relations directes, comme fonder \u2192 fondateur) ou entre des couples de mots partageant un m\u00eame ascendant (relations indirectes, comme fondateur \u2192 fondation). Les d\u00e9finitions abstraites associ\u00e9es aux relations directes et indirectes sont \u00e9tablies selon les trois principes suivants :1. Chaque membre d'une relation est repr\u00e9sent\u00e9 par son type s\u00e9mantique. 2. Dans une relation directe entre un d\u00e9riv\u00e9 et sa base, le d\u00e9riv\u00e9 est d\u00e9fini par rapport au sens de sa base (d\u00e9finition dite orient\u00e9e", |
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| "content": "<table><tr><td>Sch\u00e9ma de relation indirecte</td><td>D\u00e9finition transversale de</td><td>D\u00e9finition transversale de</td><td>Exemple</td></tr><tr><td>d\u00e9riv\u00e91/d\u00e9riv\u00e92</td><td>d\u00e9riv\u00e91 \u2190 d\u00e9riv\u00e92</td><td>d\u00e9riv\u00e92 \u2190 d\u00e9riv\u00e91</td><td/></tr><tr><td>(XionN ; XageN ; XmentN)/XeurN</td><td colspan=\"2\">action pratiqu\u00e9e par @AGM agent masculin ou instrument du @ACT</td><td>distraction / distracteur</td></tr><tr><td>(XionN ; XageN ; XmentN)/</td><td>action pratiqu\u00e9e par @AGF</td><td>agent f\u00e9minin ou instrument</td><td>fondation /</td></tr><tr><td>(XeuseN ; XriceN )</td><td/><td>du @ACT</td><td>fondatrice</td></tr><tr><td colspan=\"2\">XifA/(XageN ; XmentN ; XionN) qui permet la @ACT</td><td colspan=\"2\">action de ce qui est @PROP d\u00e9terminatif / d\u00e9termination</td></tr><tr><td>XifA/XeurN</td><td>qui caract\u00e9rise l'activit\u00e9</td><td>celui dont l'activit\u00e9 est</td><td>administratif /</td></tr><tr><td/><td>pratiqu\u00e9e par @AGM</td><td>@PROP</td><td>administrateur</td></tr><tr><td>XifA/(XeuseN ; XriceN)</td><td>qui caract\u00e9rise l'activit\u00e9 pratiqu\u00e9e par @AGF</td><td>celle dont l'activit\u00e9 est @PROP</td><td>spoliatif / spoliatrice</td></tr><tr><td>(XeuseN ; XriceN)/XeurN</td><td>celle qui a pour</td><td>celui qui a pour</td><td>danseuse /</td></tr><tr><td/><td>correspondant masculin le @AGM</td><td>correspondant f\u00e9minin la @AGF</td><td>danseur</td></tr><tr><td>Xage/(Xion ; Xment) ;</td><td>@ACT</td><td>@ACT</td><td>ruminement /</td></tr><tr><td>Xment/Xion</td><td/><td/><td>rumination</td></tr><tr><td>XeurN /X'eurN</td><td>@AGM</td><td>@AGM</td><td>activateur / activeur</td></tr></table>", |
| "text": "D\u00e9finitions orient\u00e9es impl\u00e9ment\u00e9es dans D\u00e9monette", |
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| "content": "<table><tr><td>3 Donn\u00e9es, m\u00e9thodes et r\u00e9sultats</td></tr></table>", |
| "text": "Liste des d\u00e9finitions transversales impl\u00e9ment\u00e9es dans D\u00e9monette La structure g\u00e9n\u00e9rale de D\u00e9monette permet d'organiser d'une mani\u00e8re originale les informations morphologiques pr\u00e9sentes dans les analyses de D\u00e9riF et dans Morphonette. Pour permettre leur alignement et faciliter leur int\u00e9gration, D\u00e9riF a \u00e9t\u00e9 appliqu\u00e9 sur le corpus \u00e0 partir duquel Morphonette a \u00e9t\u00e9 construit : TLFnome 5 . Le graphe D\u00e9monette est donc construit \u00e0 partir d'un ensemble de sommets unique et connu \u00e0 l'avance.", |
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| "html": null, |
| "content": "<table><tr><td colspan=\"4\">(15) {amplifiable, glorifiable(16) (modifiable, modificateur, ('bouilleur/NOM', 'bouillage/NOM')</td><td/><td/></tr><tr><td>(17)</td><td colspan=\"6\">collectif/ADJ:collectionneuse/NOM = dissertatif/ADJ:disserteuse/NOM = nocif/ADJ:noceuse/N = perfectif/ADJ:perfectionneuse/NOM = portatif/ADJ:porteuse/NOM =</td></tr><tr><td/><td colspan=\"5\">possessif/ADJ:possesseuse/NOM = s\u00e9lectif/ADJ:s\u00e9lectionneuse/NOM</td></tr><tr><td colspan=\"3\">3.3 Contenu de D\u00e9monette</td><td/><td/><td/></tr><tr><td colspan=\"7\">Dans sa version actuelle, D\u00e9monette comporte 31 204 relations d\u00e9crivant chacune un couple de mots morphologiquement apparent\u00e9s. Ces couples appartiennent aux s\u00e9ries d\u00e9rivationnelles pr\u00e9sent\u00e9es au \u00a72.2.2, fournies</td></tr><tr><td colspan=\"7\">soit par D\u00e9riF (21 556 couples issus des familles d\u00e9rivationnelles regroupant l'ensemble des ascendants des mots construits sur un pr\u00e9dicat verbal), soit par Morphonette (9 648 relations, toutes indirectes).</td></tr><tr><td colspan=\"2\">MOT1</td><td>MOT2</td><td>Or SEM1 SEM2</td><td>REL DIR1</td><td colspan=\"2\">REL INDIR1 REL DIR2 REL INDIR2</td></tr><tr><td colspan=\"2\">administratif /ADJ</td><td>administratrice /NOM</td><td colspan=\"2\">D @PROP @AGF En rapport avec l'acte de @</td><td>qui caract\u00e9rise</td><td>Agent f\u00e9minin ou</td><td>celle dont l'activit\u00e9 est</td></tr><tr><td/><td/><td/><td/><td/><td>l'activit\u00e9 pratiqu\u00e9e par</td><td>instrument de @</td><td>@PROP</td></tr><tr><td/><td/><td/><td/><td/><td>@AGF</td></tr><tr><td colspan=\"2\">administrateur /NOM</td><td>administrer /VERBE</td><td>D @AGM @</td><td>(Agent masculin habituel -Auteur</td><td/><td>R\u00e9aliser l'activit\u00e9</td></tr><tr><td/><td/><td/><td/><td>masculin exceptionnel -</td><td/><td>dont l'agent f\u00e9minin est</td></tr><tr><td/><td/><td/><td/><td>Instrument) de @</td><td/><td>le @AGM</td></tr><tr><td colspan=\"2\">admonitrice</td><td>admonition</td><td>M @AGF @ACT</td><td/><td>agent f\u00e9minin</td><td>Action</td></tr><tr><td>/NOM</td><td/><td>/NOM</td><td/><td/><td>ou instrument du @ACT</td><td>pratiqu\u00e9e par @AGF</td></tr></table>", |
| "text": "). Dans ce lexique, les propri\u00e9t\u00e9s morphologiques d'un mot sont d\u00e9crites par les paradigmes qui le contiennent. Par exemple, les propri\u00e9t\u00e9s d'un d\u00e9riv\u00e9 comme modifiable peuvent \u00eatre minimalement d\u00e9crites par la famille d\u00e9rivationnelle qui rassemble les mots modifier, modification, modificateur, modificatif, modifiant, modifieur, immodifiable, etc. et par la s\u00e9rie des d\u00e9riv\u00e9s en -able : aga\u00e7able, agitable, chevauchable, d\u00e9finissable, diff\u00e9renciable, rechargeable, r\u00e9conciliable, soutenable, etc. Morphonette a \u00e9t\u00e9 construit \u00e0 partir de TLFnome. Il est compos\u00e9 de filaments, c'est-\u00e0-dire de triplets (m, p, sp(m)) o\u00f9 m est une entr\u00e9e, p est un membre de la famille d\u00e9rivationnelle de m et sp(m) est la sous-s\u00e9rie d\u00e9rivationnelle de m D\u00c9MONETTE relativement \u00e0 p. sp(m) est l'ensemble des mots qui se trouvent dans une relation similaire \u00e0 celle que m entretient avec p. En d'autres termes, un mot u appartient \u00e0 sp(m) s'il existe un mot v tel que m : p = u : v (i.e. tel que m, p, u, v forment une analogie). L'exemple (15) pr\u00e9sente le filament de l'adjectif modifiable pour p = modificateur. , identifiable, justifiable, clarifiable, mystifiable, rectifiable, sanctifiable, simplifiable, sp\u00e9cifiable, unifiable, v\u00e9rifiable}) Dans Morphonette, une entr\u00e9e a autant de filaments qu'il y a de membres dans sa famille d\u00e9rivationnelle. Certains de ces filaments se recouvrent en grande partie. D'autres filaments d\u00e9crivent des propri\u00e9t\u00e9s diff\u00e9rentes d'un m\u00eame mot. Par exemple, travailleur a dans sa famille le nom travailleuse et le verbe travailler. Sa sous-s\u00e9rie relativement au verbe contient des d\u00e9riv\u00e9s comme ravageur ou cisailleur qui peuvent \u00eatre rattach\u00e9s aux verbes ravager ou cisailler. En revanche sa sous-s\u00e9rie relative au nom f\u00e9minin travailleuse contient en plus les noms comme deuilleur (\u2190 deuil) ou volailleur (\u2190 volaille) pour lesquels il existe un f\u00e9minin en /\u00f8z/ (deuilleuse, volailleuse) mais pas de verbe correspondant. Travailleur appartient donc \u00e0 deux sous-s\u00e9ries diff\u00e9rentes, l'une correspondant \u00e0 la propri\u00e9t\u00e9 d'\u00eatre un nom d\u00e9verbal et l'autre \u00e0 celle d'\u00eatre associ\u00e9e \u00e0 un f\u00e9minin en /\u00f8z/. L'un des int\u00e9r\u00eats des filaments est qu'ils d\u00e9crivent \u00e0 la fois les relations directes entre un d\u00e9riv\u00e9 et sa base, indirectes avec les autres membres de sa famille et ses relations avec les membres de ses sous-s\u00e9ries. L es relations entre mots de la m\u00eame famille sont utilis\u00e9es pour alimenter D\u00e9monette. Morphonette ne donnant aucune information explicite sur les op\u00e9rations qui ont permis de construire les d\u00e9riv\u00e9s, celles-ci sont recalcul\u00e9es en reconstituant les couples de mots qui partagent le m\u00eame radical, comme par exemple en (16), puis en r\u00e9unissant ceux qui instancient la m\u00eame relation de parent\u00e9 morphologique, comme en (17) entre les noms en -euse et les adjectifs en -if.", |
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| "content": "<table><tr><td colspan=\"2\">ceux en (20) :</td><td/><td/><td/></tr><tr><td>(20)</td><td colspan=\"5\">abaissement/NOM \u2194 abaisseur/NOM ; abattage/NOM \u2194 abattement/NOM ; abolissement/NOM \u2194 abolitif/ADJ ; abortion/NOM \u2194 avorteur/NOM</td></tr><tr><td colspan=\"6\">La table 5 synth\u00e9tise la distribution des relations indirectes extraites, en fonction des suffixes intervenant dans la formation des couples. Nous y distinguons les noms en -eur form\u00e9s sur le radical savant de X, comme agitateur,</td></tr><tr><td colspan=\"6\">\u00e9tiquet\u00e9s 'Xteur' des autres noms en Xeur, \u00e9tiquet\u00e9s 'Xeur', pour lesquels la base verbale est r\u00e9alis\u00e9e sous la forme du radical de l'imparfait, comme r\u00e9gisseur.</td></tr><tr><td/><td>Xteur</td><td>158</td><td/><td/></tr><tr><td/><td colspan=\"3\">Xeuse 3 938 134</td><td/></tr><tr><td/><td>Xrice</td><td colspan=\"2\">338 978</td><td>66</td></tr><tr><td/><td colspan=\"2\">Xment 2 226</td><td colspan=\"2\">98 1 390</td><td>40</td></tr><tr><td/><td colspan=\"2\">Xage 2 946</td><td colspan=\"2\">80 1 932</td><td>11 1 656</td></tr><tr><td/><td>Xion</td><td colspan=\"2\">926 1 544</td><td colspan=\"2\">208 976</td><td>320 240</td></tr><tr><td/><td>Xif</td><td colspan=\"2\">310 448</td><td colspan=\"2\">36 304</td><td>26</td><td>24 918</td></tr><tr><td/><td/><td colspan=\"4\">Xeur Xteur Xeuse Xrice Xment Xage Xion</td></tr></table>", |
| "text": "MOT2 ou vice-versa (ligne 2), RELATION DIRECTE 1 et 2 enregistrent les d\u00e9finitions orient\u00e9e et orient\u00e9e inverse appropri\u00e9es. Dans le second cas, les champs RELATION INDIRECTE 1 et 2 ne sont pas renseign\u00e9s. 8 318 relations de D\u00e9monette proviennent conjointement de Morphonette et de D\u00e9riF. La contribution originale de Morphonette concerne 1 388 relations, les 13 180 relations restantes \u00e9tant fournies par D\u00e9riF, dont 8 802 relations directes (entre un nom ou un adjectif et sa base verbale). L'apport original de D\u00e9riF est donc de 4 378 relations indirectes.La ligne 3 de la table 4 illustre le type de couples que l'on trouve dans D\u00e9monette, pr\u00e9sents dans Morphonette et absents de D\u00e9riF. Le plus souvent, ces couples mettent en jeu un ascendant verbal qui n'est pas ou n'est plus attest\u00e9 en synchronie (admonition), ou dont le sens est partiellement d\u00e9motiv\u00e9 (acteur \u2194 actrice relativement au verbe agir) : dans tous les cas, les champs RELATION DIRECTE 1 et 2 sont vides. \u00c0 l'inverse, et en dehors des erreurs d'impl\u00e9mentation de D\u00e9riF, les 4 378 relations indirectes qui en sont issus et qui sont absentes de Morphonette s'expliquent par les diff\u00e9rences entre les approches impl\u00e9ment\u00e9es dans ces deux ressources. Les crit\u00e8res de filtrage de Morphonette excluent en effet les regroupements les moins fr\u00e9quents comme", |
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| "text": "Distribution des couples, en fonction des suffixes. Les effectifs sup\u00e9rieurs \u00e0 900 couples sont en gras.", |
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| "TABREF9": { |
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| "content": "<table><tr><td>La comparaison de D\u00e9monette avec Verbaction n'a port\u00e9 que sur leur intersection potentielle, \u00e0 savoir les couples verbe-nom d'action dont les deux membres appartiennent \u00e0 TLFnome et dont les noms sont suffix\u00e9s en -age, -ion ou</td></tr><tr><td>-ment. 4 937 couples de D\u00e9monette et 5 313 couples de Verbaction v\u00e9rifient ces conditions. Nous avons ensuite r\u00e9alis\u00e9 un calcul simple de rappel et de pr\u00e9cision en utilisant Verbaction comme r\u00e9f\u00e9rence. Le rappel obtenu est de 84% et la</td></tr><tr><td>pr\u00e9cision de 90%. 479 couples verbe-nom pr\u00e9sents dans D\u00e9monette sont absents de Verbaction, et, r\u00e9ciproquement, 1 351 couples de Verbaction manquent dans D\u00e9monette.</td></tr><tr><td>Sur un plan qualitatif, la comparaison de D\u00e9monette avec Verbaction fait principalement ressortir trois explications pour l'absence des 479 couples dans Verbaction:</td></tr><tr><td>1. Dans les cas o\u00f9 il existe une relation de parent\u00e9 morphologique entre le verbe et le nom ( \u00e9bosser \u2192 \u00e9bossage ; stagner \u2192 stagnation ; \u00e9bahir \u2192 \u00e9bahissement), l'absence du couple dans Verbaction est un oubli qu'il faut combler.</td></tr><tr><td>2. Dans certains couples, le nom d\u00e9riv\u00e9 du verbe est concurrenc\u00e9 pour diff\u00e9rentes raisons par un autre nom d'action, plus fr\u00e9quent, qui appartient \u00e0 un domaine de sp\u00e9cialit\u00e9 (rattraper \u2192 rattrapement ; calibrer \u2192 calibration) ou</td></tr><tr><td>d\u00e9note l'un des participants \u00e0 l'activit\u00e9 d\u00e9crite par le verbe et non l'activit\u00e9 elle-m\u00eame, par exemple, le moyen dans embarquer \u2192 embarcation ou \u00e9quiper \u2192 \u00e9quipage, le patient dans vibrer \u2192 vibrion.</td></tr><tr><td>3.</td></tr></table>", |
| "text": "pour rechercher sur le Web des couples de mots dont l'un a la forme d'un nom d\u00e9verbal et l'autre celle de son verbe de base. Les couples collect\u00e9s ont aussi fait l'objet d'une r\u00e9vision manuelle. R\u00e9ciproquement, on trouve dans D\u00e9monette des couples erron\u00e9s o\u00f9 le nom et le verbe ne sont pas apparent\u00e9s (\u00e9vasion # \u00e9vaser), o\u00f9 le nom n'est pas d\u00e9verbal (outiller # outillage), voire non construit en synchronie (mentir # mention, munir # munition), ou encore o\u00f9 le verbe est archa\u00efque (aberrer # aberration). La comparaison avec Verbaction nous a ainsi permis de r\u00e9pertorier un ensemble d'analyses \u00e0 corriger (essentiellement dans D\u00e9riF) et par suite dans D\u00e9monette. Ces cas de bruit av\u00e9r\u00e9 concernent 45 des 479 couples examin\u00e9s (9%).Pour les 1 351 couples pr\u00e9sents dans Verbaction et absents de D\u00e9monette, on observe que 281 couples constituent de v\u00e9ritables cas de silence comme par exemple des noms en -ion dont la forme est construite sur le radical savant du verbe (adjuger \u2192 adjudication) et des noms en -age dont le radical du verbe de base est formellement tr\u00e8s \u00e9loign\u00e9 de celui utilis\u00e9 en flexion (pa\u00eetre \u2192 pacage). D'autres absences s'expliquent par les choix op\u00e9r\u00e9s lors de la constitution de D\u00e9monette ou de Verbaction. Ont \u00e9t\u00e9 en effet exclus de D\u00e9monette les 366 mots pour lesquels D\u00e9riF propose plusieurs analyses comme pr\u00e9chauffage dont la base est soit chauffage, soit pr\u00e9chauffer. \u00c0 l'inverse, Verbaction inclut des relations de conversion nom \u2192 verbe, d'o\u00f9 la pr\u00e9sence de couples comme pr\u00e9dilection \u2192 pr\u00e9dilectionner. Plus int\u00e9ressant, le codage de Verbaction comporte des couples qui exhibent une relation de sens indubitable, mais n'entretiennent pas de relation directe base \u2192 d\u00e9riv\u00e9. Par exemple, avec chromisation, que Verbaction apparie \u00e0 chromer (et, plus g\u00e9n\u00e9ralement, avec les 18 couples nom \u2192 verbe dont le nom en Xisation n'a pas de base Xiser enregistr\u00e9e dans le TLF) on assiste \u00e0 ce qui a \u00e9t\u00e9 appel\u00e9 dans (Dal 2004) puis (Dal, Namer, \u00e0 para\u00eetre) un cas de relation morphologique ternaire sch\u00e9matisable par <X, Xiser, Xisation> et o\u00f9 la parent\u00e9 entre Xiser et Xisation est non orient\u00e9e : la construction de chromisation, sur le nom chrome, est consubstantielle, voire ant\u00e9rieure \u00e0 celle de chromiser, absent du TLF.", |
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| "TABREF10": { |
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| "content": "<table/>", |
| "text": "ou Wolf(Sagot, Fi\u0161er, 2008). Certaines sont sp\u00e9cialis\u00e9es dans le traitement de donn\u00e9es particuli\u00e8res comme les noms propres dans ProLexBase(Bouchou, Maurel, 2008). L'originalit\u00e9 de D\u00e9monette r\u00e9side dans la vari\u00e9t\u00e9 des relations morphologiques cod\u00e9es, et dans les annotations morpho-s\u00e9mantiques qui caract\u00e9risent les unit\u00e9s lexicales enregistr\u00e9s dans la base. Celles-ci, tout d'abord, entretiennent entre elles des relations orient\u00e9es multiples : une base est associ\u00e9es \u00e0 plusieurs d\u00e9riv\u00e9s, les d\u00e9riv\u00e9s d'une m\u00eame famille sont reli\u00e9s entre eux. Ensuite, chaque mot comporte, une classe s\u00e9mantique et autant de d\u00e9finitions, donc de paraphrases, qu'il entretient de relations directes ou indirectes avec son voisinage morphologique. Enfin, cette caract\u00e9ristique concerne aussi les mots simples, puisque toutes les relations sont bi-orient\u00e9es. NABIL HATHOUT, FIAMMETTA NAMER Ces trois propri\u00e9t\u00e9s sont exploitables dans diff\u00e9rents types d'application. Comme l'a signal\u00e9Clark et al. (2008), l'am\u00e9lioration de l'analyse du contenu textuel passe par l'enrichissement des bases par des annotations s\u00e9mantiques. De plus, D\u00e9monette facilite les t\u00e2ches de s\u00e9lection des mots et d'identification du sens lexical. Comme avec WordNet et Wolf, ces facult\u00e9s peuvent b\u00e9n\u00e9ficier \u00e0 toutes les applications de compr\u00e9hension ou d'interpr\u00e9tation automatique des langues (d\u00e9sambigu\u00efsation s\u00e9mantique, extraction d'information)", |
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