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Benjamin Aw
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"title": "Rep\u00e9rage et analyse de la reformulation paraphrastique dans les corpus oraux",
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"abstract": "Notre travail porte sur la d\u00e9tection automatique de la reformulation paraphrastique dans les corpus oraux. L'approche propos\u00e9e est une approche syntagmatique qui tient compte des marqueurs de reformulation paraphrastique et des sp\u00e9cificit\u00e9s de l'oral. L'annotation manuelle effectu\u00e9e par deux annotateurs permet d'obtenir une description fine et multidimensionnelle des donn\u00e9es de r\u00e9f\u00e9rence. Une m\u00e9thode automatique est propos\u00e9e afin de d\u00e9cider si les tours de parole comportent ou ne comportent pas des reformulations paraphrastiques. Les r\u00e9sultats obtenus montrent jusqu'\u00e0 66,4 % de pr\u00e9cision. L'analyse de l'annotation manuelle indique qu'il existe peu de segments paraphrastiques avec des modifications morphologiques (flexion, d\u00e9rivation ou composition) ou de segments qui montrent l'\u00e9quivalence syntaxique.",
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"text": "La langue naturelle propose des moyens vari\u00e9s pour exprimer une m\u00eame id\u00e9e de diff\u00e9rentes mani\u00e8res (exemples (1) \u00e0 (8)). La paraphrase est li\u00e9e \u00e0 d'autres notions, comme la synonymie (Hamon et al., 1998 ), la variation (Daille et al., 1996 Grabar & Zweigenbaum, 2000) , ou la reformulation paraphrastique (Roulet, 1987; Rossari, 1990; Bouamor et al., 2012) . Nous nous arr\u00eaterons sur les notions de paraphrase et de reformulation dans notre travail. L'acception de ces ph\u00e9nom\u00e8nes varie selon les courants linguistiques : si chez les g\u00e9n\u00e9rativistes la notion de paraphrase n'est pas acceptable car toute modification de forme (e.g. nombre, mode, diath\u00e8se) implique un changement s\u00e9mantique notable (Chomsky, 1975) , cette notion conna\u00eet actuellement une acception tr\u00e8s large notamment gr\u00e2ce aux travaux de TAL. Le crit\u00e8re commun, sur lequel tout le monde semble s'accorder aujourd'hui en parlant de la paraphrase, est qu'il existe entre les expressions linguistiques en relation de paraphrase une \u00e9quivalence s\u00e9mantique, qui peut prendre toutefois des formes diff\u00e9rentes.",
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"text": "Parmi les fonctionnalit\u00e9s de la paraphrase se trouvent des ph\u00e9nom\u00e8nes intra-locuteur et inter-locuteur. La paraphrase peut aider \u00e0 une facilitation de la compr\u00e9hension du message par l'autre et contribuer au bon fonctionnement de la communication (Fran\u00e7ois, 1990; Bouamor et al., 2012) . Elle peut aussi emp\u00eacher la clart\u00e9 de la communication (Boucheron, 2000) (e.g. la litt\u00e9rature scientifique sp\u00e9cialis\u00e9e per\u00e7ue par les non sp\u00e9cialistes). La paraphrase contribue \u00e0 la beaut\u00e9 de la langue car elle \u00e9vite les r\u00e9p\u00e9titions et redondances. Pour que la paraphrase soit d\u00e9tect\u00e9e, la similitude entre l'information \u00e9voqu\u00e9e et l'information r\u00e9p\u00e9t\u00e9e doit \u00eatre reconnue par l'interlocuteur. Du point de vue de TAL, la paraphrase cr\u00e9e une r\u00e9elle difficult\u00e9 : qu'il s'agisse de la reconnaissance ou de la production, la paraphrase couvre un nombre important de cat\u00e9gories, qui mettent en oeuvre des m\u00e9canismes linguistiques fort vari\u00e9s. Nous nous arr\u00eaterons sur les notions de paraphrase et de reformulation paraphrastique. Nous pr\u00e9sentons d'abord les travaux en linguistique qui se sont attach\u00e9s \u00e0 d\u00e9crire la paraphrase et la reformulation paraphrastique (section 1.1), et ensuite les travaux de TAL qui visent \u00e0 d\u00e9tecter la paraphrase de mani\u00e8re automatique (section 1.2). Nous pr\u00e9cisons ensuite les objectifs poursuivis dans notre travail (section 1.3).",
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"text": "IRIS ESHKOL-TARAVELLA, NATALIA GRABAR 1.1 Description linguistique de la paraphrase et de la reformulation paraphrastique 1.1.1 Typologies linguistiques de la paraphrase Il existe diff\u00e9rentes mani\u00e8res de traiter et de d\u00e9crire la paraphrase. Par exemple, elle peut faire r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la situation d'\u00e9nonciation et avoir une valeur contextuelle. Ainsi, deux types de paraphrases sont distingu\u00e9s (Culioli, 1976; Martin, 1976; Vezin, 1976; Fuchs, 1994) : -La paraphrase situationnelle est une \"d\u00e9finition en discours\" qui d\u00e9termine le sens d'un \u00e9nonc\u00e9 (ou d'une partie d'\u00e9nonc\u00e9) par rapport au contexte \u00e9nonciatif. Dans l'exemple (1), depuis une centaine d'ann\u00e9es et depuis 1900 re\u00e7oivent ainsi une valeur contextuelle.",
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"text": "(1) Depuis une centaine d'ann\u00e9es, les temp\u00e9ratures du globe tendent \u00e0 augmenter. Depuis 1900, les temp\u00e9ratures du globe tendent \u00e0 augmenter.",
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"text": "-La paraphrase linguistique, parfois appel\u00e9e une \"d\u00e9finition en langue\", est li\u00e9e aux classifications linguistiques existantes. Nous en donnons quelques exemples dans ce qui suit. Si l'on essaie de faire une typologie des transformations linguistiques subies par les entit\u00e9s, les niveaux suivants de la langue peuvent \u00eatre distingu\u00e9s (Mel\u010duk, 1988; Vila et al., 2011; Bhagat & Hovy, 2013) : -la paraphrase morphologique, qui a pour condition le changement morphologique (flexion, nominalisation, adjectivation, composition, etc.) , comme dans l'exemple (2) :",
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"text": "(2) Pierre a enlev\u00e9 son manteau. ; Pierre enl\u00e8ve son manteau.",
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"text": "-la paraphrase lexicale, qui vise le changement au niveau lexical (synonymes, antonymes, mots plus g\u00e9n\u00e9riques ou sp\u00e9cifiques), comme dans l'exemple (3) :",
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"text": "(3) Pierre a enlev\u00e9 son manteau. ; Pierre a enlev\u00e9 sa veste. Pierre a enlev\u00e9 son v\u00eatement.",
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"text": "(4) Pierre a enlev\u00e9 son manteau. ; Pierre s'est d\u00e9shabill\u00e9.",
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"text": "-la paraphrase syntaxique, qui r\u00e9organise la phrase (d\u00e9placement de composants, diath\u00e8se...), comme dans l'exemple (5) ;",
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"text": "(5) En entrant dans la biblioth\u00e8que, Pierre a enlev\u00e9 son manteau. Pierre a enlev\u00e9 son manteau en entrant dans la biblioth\u00e8que.",
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"text": "-la paraphrase mixte (e.g., lexico-syntaxique, lexico-s\u00e9mantique, etc.), qui concerne les modifications op\u00e9rant simultan\u00e9ment \u00e0 plusieurs niveaux (Bouamor et al., 2012) . La notion de paraphrase peut aussi \u00eatre d\u00e9crite en fonction de la taille d'entit\u00e9s couvertes par la paraphrase (Flottum, 1995; Fujita, 2010; Bouamor, 2012) : -la paraphrase lexicale, se situant au niveau d'un mot (exemples (6)) :",
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"text": "(Bouamor et al., 2012)",
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"text": "(Flottum, 1995;",
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"text": "Fujita, 2010;",
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"text": "(6) {bouquin, livre}, {b\u00e2timent, maison}",
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"text": "-la paraphrase sous-phrastique, avec laquelle la synonymie se fait au niveau des syntagmes, des tournures de phrases ou des fragments de textes (exemples (7)) :",
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"text": "(7) Il a envie de, Il aimerait bien ; X ne doute pas de Y, X est s\u00fbr de Y -la paraphrase phrastique, o\u00f9 plusieurs segments sont en relation de paraphrase tandis que la s\u00e9mantique de la phrase est pr\u00e9serv\u00e9e (exemples (8)) :",
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"text": "(8) Comment vont vos enfants ? ; Comment se portent vos gamins ? ; Les gosses vont bien ? Les classifications existantes de la paraphrase focalisent souvent sur un aspect donn\u00e9, d\u00e9crit avec plus ou moins de finesse : 67 fonctions lexicales pour le paraphrasage (Mel\u010duk, 1988) , 25 cat\u00e9gories de paraphrases (Bhagat & Hovy, 2013) . \u00c0 notre connaissance, la seule classification multidimensionnelle est celle de (Milicevic, 2007) , avec les dimensions suivantes : -type de connaissances mis en jeu pour la production de paraphrases, -modifications de sens impliqu\u00e9es, -types de moyens d'expression utilis\u00e9s (cette dimension est proche d'autres classifications existantes), REFORMULATION PARAPHRASTIQUE DANS LES CORPUS ORAUX -exactitude du lien paraphrastique, -mode de production. Notons que la notion de paraphrase peut \u00e9galement couvrir d'autres dimensions : -registre de langue (les \u00e9quivalences inter-discours (Elhadad & Sutaria, 2007; Del\u00e9ger & Zweigenbaum, 2008) , les niveaux soutenu ou parl\u00e9 de la langue, etc.), -la langue (les \u00e9quivalences inter-langues ou les traductions (Fuchs, 1982; Milicevic, 2007) ). Nous parlons de la paraphrase au sens large, tout en la r\u00e9servant aux expressions d'une seule langue. Nous consid\u00e9rons ainsi que la paraphrase peut \u00eatre utilis\u00e9e non seulement pour reformuler mais aussi pour d\u00e9crire, exemplifier, pr\u00e9ciser ou expliquer une id\u00e9e exprim\u00e9e auparavant par un locuteur.",
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"text": "La reformulation est propre autant \u00e0 la langue soutenue, comme celle des articles scientifiques, qu'\u00e0 la langue parl\u00e9e, bien qu'elle montre des diff\u00e9rences dans les deux cas (Flottum, 1995; Rossari, 1992) . Ainsi, dans l'\u00e9crit, c'est le produit fini qui se pr\u00e9sente au destinataire (Hag\u00e8ge, 1985) , alors que l'oral l'exhibe dans les \u00e9tapes de son \u00e9laboration. Il est en effet commun de trouver dans la langue orale des traces de sa propre production (e.g. h\u00e9sitations, faux-d\u00e9parts, formes diverses de reprises) \u00e0 la mani\u00e8re de brouillons qui pr\u00e9c\u00e8dent la version finale des \u00e9crits (Blanche-Benveniste et al., 1991) . De mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, il est consid\u00e9r\u00e9 que la reformulation est une activit\u00e9 du locuteur qui s'appuie sur un segment d\u00e9j\u00e0 produit dans son propre discours ou dans celui de son interlocuteur, avec ou sans l'emploi d'un marqueur, afin d'en modifier certains aspects (lexical, syntaxique, s\u00e9mantique, pragmatique) tout en gardant un invariant permettant de reconna\u00eetre l'op\u00e9ration ainsi mise en place (G\u00fclich & Kotschi, 1987; Kanaan, 2011) . Pour ces diff\u00e9rentes raisons, tout acte de reformulation dans le discours oral n'introduit pas toujours une paraphrase (Rossari, 1990) . De ce point de vue, on distingue deux cat\u00e9gories de marqueurs : les marqueurs de reformulation non-paraphrastique (e.g. en somme, en tout cas, de toute fa\u00e7on, enfin, etc.) et les marqueurs de reformulation paraphrastique (ou MRP), comme c'est-\u00e0-dire, autrement dit, je m'explique, \u00e7a veut dire, en d'autres termes (Rossari, 1990 (Rossari, , 1993 . Les crit\u00e8res, qui permettent de d\u00e9tecter la reformulation paraphrastique sont (Gulich & Kotschi, 1983; Rossari, 1993) : -trois crit\u00e8res phon\u00e9tiques : r\u00e9p\u00e9tition du contour intonatif de la phrase ; r\u00e9duction de la vitesse de d\u00e9bit ; et articulation remarquablement nette des deux syllabes qui terminent l'\u00e9nonc\u00e9 doublon ; -parall\u00e9lisme syntaxique entre l'entit\u00e9 source et l'entit\u00e9 paraphras\u00e9e ; -pr\u00e9sence d'un MRP, bien qu'il soit possible d'avoir une relation de paraphrase sans marqueur. Parmi les MRP, les auteurs distinguent ceux qui ont pour t\u00e2che principale d'\u00e9tablir une relation paraphrastique (e.g. c'est-\u00e0-dire, autrement dit) et ceux qui ne montrent ce r\u00f4le que dans des contextes pr\u00e9cis. Les MRP fournissent un marquage formel de liens paraphrastiques entre deux segments : segment source et segment cible (ou paraphras\u00e9). Les propri\u00e9t\u00e9s s\u00e9mantiques des MRP permettent d'instaurer une relation de paraphrase m\u00eame entre les segments qui n'entretiennent aucune \u00e9quivalence s\u00e9mantique visible par ailleurs (Rossari, 1993) .",
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{
"text": "Deux \u00e9tats de l'art r\u00e9cents sur les m\u00e9thodes pour la d\u00e9tection automatique de la paraphrase (Madnani & Dorr, 2010; Androutsopoulos & Malakasiotis, 2010) montrent l'int\u00e9r\u00eat important r\u00e9serv\u00e9 \u00e0 ces m\u00e9thodes et ressources dans le domaine du TAL. Les approches propos\u00e9es pour la d\u00e9tection automatique de la paraphrase d\u00e9pendent du type de corpus exploit\u00e9s et reposent g\u00e9n\u00e9ralement sur les propri\u00e9t\u00e9s paradigmatiques des mots (leur capacit\u00e9 de se substituer mutuellement) :",
"cite_spans": [],
"ref_spans": [],
"eq_spans": [],
"section": "Description et d\u00e9tection de la paraphrase en TAL",
"sec_num": "1.2"
},
{
"text": "1. Corpus monolingues. En corpus monolingues, la similarit\u00e9 des cha\u00eenes d'\u00e9dition (Malakasiotis & Androutsopoulos, 2007) et les m\u00e9thodes distributionnelles sont le plus souvent utilis\u00e9es. Dans ce dernier cas, si les unit\u00e9s linguistiques (mots, syntagmes, etc) ont des vecteurs similaires, elles sont alors de bons candidats pour la paraphrase (Lin & Pantel, 2001; Pas\u00e7a & Dienes, 2005) ; 2. Corpus monolingues parall\u00e8les. Lorsqu'un texte dans une langue est traduit plus d'une fois dans une autre langue, les traductions de ce texte permettent de constituer un corpus monolingue parall\u00e8le. Un des plus utilis\u00e9s est constitu\u00e9 des traductions en anglais de 20 000 lieux sous la mer de Jules Verne. L'exploitation de tels corpus est notamment possible gr\u00e2ce aux m\u00e9thodes d'alignement de mots (Och & Ney, 2000) . Diff\u00e9rentes m\u00e9thodes ont \u00e9t\u00e9 propos\u00e9es pour l'exploitation de tels corpus (Barzilay & McKeown, 2001; Ibrahim et al., 2003; Quirk et al., 2004) ; 3. Corpus monolingues comparables. Les corpus monolingues comparables contiennent typiquement des textes produits ind\u00e9pendamment sur un m\u00eame \u00e9v\u00e9nement, comme par exemple les articles de presse qui couvrent l'actualit\u00e9. La coh\u00e9rence th\u00e9matique de ces textes d'un c\u00f4t\u00e9 et les m\u00e9thodes distributionnelles ou bien l'alignement de phrases IRIS ESHKOL-TARAVELLA, NATALIA GRABAR comparables de l'autre c\u00f4t\u00e9 permettent d'induire les relations de paraphrase entre les segments de texte (Shinyama et al., 2002; Sekine, 2005; Shen et al., 2006) ; 4. Corpus bilingues parall\u00e8les. Les corpus bilingues parall\u00e8les, qui contiennent typiquement la traduction d'un texte dans une autre langue, peuvent aussi \u00eatre utilis\u00e9s pour la d\u00e9tection de la paraphrase. Dans cette situation, les traductions multiples d'une expression ou d'un mot peuvent correspondre aux paraphrases (Bannard & Callison-Burch, 2005; Madnani et al., 2008; Callison-Burch et al., 2008; Kok & Brockett, 2010) .",
"cite_spans": [
{
"start": 82,
"end": 120,
"text": "(Malakasiotis & Androutsopoulos, 2007)",
"ref_id": "BIBREF39"
},
{
"start": 343,
"end": 363,
"text": "(Lin & Pantel, 2001;",
"ref_id": "BIBREF36"
},
{
"start": 364,
"end": 385,
"text": "Pas\u00e7a & Dienes, 2005)",
"ref_id": "BIBREF44"
},
{
"start": 789,
"end": 806,
"text": "(Och & Ney, 2000)",
"ref_id": "BIBREF43"
},
{
"start": 883,
"end": 909,
"text": "(Barzilay & McKeown, 2001;",
"ref_id": "BIBREF3"
},
{
"start": 910,
"end": 931,
"text": "Ibrahim et al., 2003;",
"ref_id": "BIBREF32"
},
{
"start": 932,
"end": 951,
"text": "Quirk et al., 2004)",
"ref_id": "BIBREF46"
},
{
"start": 1431,
"end": 1454,
"text": "(Shinyama et al., 2002;",
"ref_id": "BIBREF54"
},
{
"start": 1455,
"end": 1468,
"text": "Sekine, 2005;",
"ref_id": "BIBREF52"
},
{
"start": 1469,
"end": 1487,
"text": "Shen et al., 2006)",
"ref_id": "BIBREF53"
},
{
"start": 1809,
"end": 1841,
"text": "(Bannard & Callison-Burch, 2005;",
"ref_id": "BIBREF1"
},
{
"start": 1842,
"end": 1863,
"text": "Madnani et al., 2008;",
"ref_id": "BIBREF38"
},
{
"start": 1864,
"end": 1892,
"text": "Callison-Burch et al., 2008;",
"ref_id": "BIBREF10"
},
{
"start": 1893,
"end": 1914,
"text": "Kok & Brockett, 2010)",
"ref_id": "BIBREF34"
}
],
"ref_spans": [],
"eq_spans": [],
"section": "Description et d\u00e9tection de la paraphrase en TAL",
"sec_num": "1.2"
},
{
"text": "L'objectif que nous poursuivons dans notre travail concerne la d\u00e9tection de reformulations paraphrastiques. L'originalit\u00e9 du travail propos\u00e9 consiste en points suivants : -Le corpus de travail est un corpus oral, tr\u00e8s peu exploit\u00e9 jusqu'ici pour d\u00e9tecter les paraphrases (Bouamor et al., 2012) ; -La m\u00e9thode choisie pour d\u00e9tecter les reformulations paraphrastiques dans un corpus monolingue est une approche syntagmatique et non distributionnelle r\u00e9serv\u00e9 \u00e0 ce type de mat\u00e9riel (Madnani & Dorr, 2010) ; -Une annotation multidimensionnelle de la paraphrase est propos\u00e9e. Elle permet de cr\u00e9er les donn\u00e9es de r\u00e9f\u00e9rence ; -La distinction automatique entre les reformulations paraphrastiques et non-paraphrastiques est effectu\u00e9e. Nous d\u00e9crivons d'abord les donn\u00e9es exploit\u00e9es (section 2) et les m\u00e9thodes propos\u00e9es (section 3). Nous pr\u00e9sentons et discutons ensuite les r\u00e9sultats dans la section 4, et terminons avec des perspectives de recherches (section 5).",
"cite_spans": [
{
"start": 271,
"end": 293,
"text": "(Bouamor et al., 2012)",
"ref_id": "BIBREF8"
}
],
"ref_spans": [],
"eq_spans": [],
"section": "Objectifs",
"sec_num": "1.3"
},
{
"text": "Nous travaillons avec les corpus ESLO (Enqu\u00eates Sociolinguistiques \u00e0 Orl\u00e9ans) (Eshkol-Taravella et al., 2012) : ESLO1 et ESLO2. ESLO1, la premi\u00e8re enqu\u00eate sociolinguistique \u00e0 Orl\u00e9ans, a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e en 1968-1971 par des professeurs de fran\u00e7ais de l'University of Essex, Language Centre, Colchester (Royaume-Uni), en collaboration avec des membres du B.E.L.C. (Bureau pour l'\u00e9tude de l'enseignement de la langue et de la civilisation fran\u00e7aises de Paris). Le corpus ESLO1, constitu\u00e9 \u00e0 Orl\u00e9ans mais archiv\u00e9 ensuite de mani\u00e8re fragmentaire ailleurs, est revenu dans les ann\u00e9es 1990 au LLL (Laboratoire Lig\u00e9rien de Linguistique). Le laboratoire a mis au format standard ce corpus d'enqu\u00eates sociolinguistiques comprenant 300 heures de parole (4 500 000 mots environ) incluant une gamme d'enregistrements vari\u00e9s. En prenant en compte l'exp\u00e9rience d'ESLO1 et l'\u00e9volution des cadres th\u00e9oriques et m\u00e9thodologiques de la constitution et de l'exploitation de grands corpus oraux \u00e0 vis\u00e9e variationniste, une nouvelle enqu\u00eate ESLO2 a \u00e9t\u00e9 entam\u00e9e en 2008. \u00c0 terme, ESLO2 comprendra plus de 350 heures d'enregistrements afin de former avec ESLO1 un corpus de plus de 700 heures et d'atteindre les dix millions de mots. Les corpus ESLO1 et ESLO2 sont accessibles en ligne (http ://eslo.tge-adonis.fr/).",
"cite_spans": [],
"ref_spans": [],
"eq_spans": [],
"section": "Donn\u00e9es linguistiques 2.1 Corpus",
"sec_num": "2"
},
{
"text": "Pour avoir des donn\u00e9es comparables dans les deux corpus, nous avons s\u00e9lectionn\u00e9 260 entretiens d'ESLO1 totalisant 2 349 829 occurrences de mots et 308 entretiens d'ESLO2 totalisant 1 412 891 occurrences de mots. Les fichiers transcrits d'ESLO respectent deux principes : l'adoption de l'orthographe standard et le non-recours \u00e0 la ponctuation de l'\u00e9crit. La segmentation est faite soit sur une unit\u00e9 intuitive de type \"groupe de souffle\" rep\u00e9r\u00e9e par le transcripteur humain, soit sur un tour de parole, d\u00e9fini uniquement par le changement de locuteurs. Nous avons utilis\u00e9 les versions C de transcription. Ces fichiers de transcription n'ont pas \u00e9t\u00e9 corrig\u00e9s et ont \u00e9t\u00e9 pris comme tels.",
"cite_spans": [],
"ref_spans": [],
"eq_spans": [],
"section": "Donn\u00e9es linguistiques 2.1 Corpus",
"sec_num": "2"
},
{
"text": "Nous exploitons trois MRP : c'est-\u00e0-dire, je veux dire et disons. Le point commun entre eux est qu'ils sont form\u00e9s \u00e0 partir du m\u00eame verbe dire. Le marqueur c'est-\u00e0-dire est le plus lexicalis\u00e9 des trois et semble \u00eatre le plus \u00e9tudi\u00e9. Les propri\u00e9t\u00e9s qu'on lui reconna\u00eet sont les suivantes (Gulich & Kotschi, 1983; H\u00f6lker, 1988; Beeching, 2007) : -il est utilis\u00e9 dans les monologues et dans les dialogues, \u00e0 l'\u00e9crit et \u00e0 l'oral ; -les \u00e9l\u00e9ments li\u00e9s ne peuvent pas \u00eatre \u00e9chang\u00e9s car ils n'ont pas d'\u00e9galit\u00e9 entre eux ; -c'est-\u00e0-dire peut commuter avec \u00e0 savoir, en r\u00e9alit\u00e9, autrement dit, en d'autres termes et donc ; -ce marqueur peut instaurer la relation de paraphrase entre des \u00e9nonc\u00e9s non \u00e9quivalents s\u00e9mantiquement ; -les trois fonctions prototypiques de ce marqueur sont : corrigeante, reformulante et argumentative, mais il peut aussi marquer la conclusion (il est alors substituable par donc), la justification ou l'h\u00e9sitation.",
"cite_spans": [
{
"start": 287,
"end": 311,
"text": "(Gulich & Kotschi, 1983;",
"ref_id": "BIBREF25"
},
{
"start": 312,
"end": 325,
"text": "H\u00f6lker, 1988;",
"ref_id": "BIBREF29"
},
{
"start": 326,
"end": 341,
"text": "Beeching, 2007)",
"ref_id": "BIBREF4"
}
],
"ref_spans": [],
"eq_spans": [],
"section": "Marqueurs de reformulation paraphrastique (MRP)",
"sec_num": "2.2"
},
{
"text": "Les caract\u00e9ristiques du marqueur disons ont \u00e9t\u00e9 montr\u00e9es dans (Hwang, 1993) : -il est assez proche de je dirais, je veux dire ; -il existe une analogie entre eh bien et disons du point de vue \u00e9nonciatif, car ils marquent tous les deux une rupture : en mettant fin au niveau co\u00e9nonciatif pr\u00e9c\u00e9dent, le locuteur signale l'ouverture d'un plan \u00e9nonciatif diff\u00e9rent et \u00e9gocentr\u00e9 ; -il existe une analogie entre disons et enfin en tant que moyens de rectification. (Saunier, 2012) distingue six p\u00f4les pour d\u00e9crire les diff\u00e9rents sens de disons : \u00e0 peu pr\u00e8s, en bref, ou plut\u00f4t, plus pr\u00e9cis\u00e9ment, oui et non et ni la ch\u00e8vre ni le chou. Pour (Petit, 2009) , il est impossible de supprimer disons de l'\u00e9nonc\u00e9 parce que le deuxi\u00e8me segment exprime une nuance s\u00e9mantique diff\u00e9rente. Souvent, il est li\u00e9 \u00e0 la recherche d'un terme plus ad\u00e9quat. En ce qui concerne le marqueur je veux dire, (Teston-Bonnard, 2008) identifie plusieurs je veux dire et d\u00e9montre ainsi que deux des statuts syntaxiques rep\u00e9r\u00e9s (verbes recteurs faibles et parenth\u00e8ses) se paraphrasent par autrement dit, c'est\u00e0-dire, je reprends. Comme le montrent les recherches cit\u00e9es ci-dessus, ces trois \u00e9l\u00e9ments peuvent avoir des fonctions diff\u00e9rentes. Dans notre travail, nous nous int\u00e9ressons \u00e0 eux en tant que marqueurs de reformulation paraphrastique.",
"cite_spans": [
{
"start": 62,
"end": 75,
"text": "(Hwang, 1993)",
"ref_id": "BIBREF30"
},
{
"start": 634,
"end": 647,
"text": "(Petit, 2009)",
"ref_id": "BIBREF45"
}
],
"ref_spans": [],
"eq_spans": [],
"section": "REFORMULATION PARAPHRASTIQUE DANS LES CORPUS ORAUX",
"sec_num": null
},
{
"text": "Les tours de parole avec les trois MRP sont extraits des deux corpus et pr\u00e9-trait\u00e9s (section 3.1). La m\u00e9thode propos\u00e9e est fond\u00e9e sur le traitement manuel (section 3.2) et automatique (section 3.3) de ces corpus. Nous effectuons \u00e9galement une analyse et \u00e9valuation des r\u00e9sultats (section 3.4).",
"cite_spans": [],
"ref_spans": [],
"eq_spans": [],
"section": "M\u00e9thodologie pour la d\u00e9tection de paraphrases",
"sec_num": "3"
},
{
"text": "Une des plus grandes difficult\u00e9s du traitement automatique des transcriptions de l'oral est l'absence de marques formelles de segmentation. Si \u00e0 l'\u00e9crit les signes de ponctuation remplissent bien cette fonction, \u00e0 l'oral ce sont les \u00e9l\u00e9ments paralinguistiques qui marquent le d\u00e9but et la fin de l'\u00e9nonc\u00e9 : la pause, l'intonation, etc. Pour r\u00e9soudre en partie ce probl\u00e8me, nous avons utilis\u00e9 comme segmenteur un tour de parole marqu\u00e9 dans la transcription par un changement de locuteur. La difficult\u00e9 s'est pos\u00e9e alors pour les cas de chevauchement o\u00f9 les deux locuteurs parlent en m\u00eame temps. Dans ces situations, les segments correspondants sont associ\u00e9s aux \u00e9nonc\u00e9s de chacun des locuteurs impliqu\u00e9s et lorsqu'un locuteur continue de parler apr\u00e8s un chevauchement, son tour de parole continue. Les corpus sont ensuite trait\u00e9s avec le chunker SEM (Eshkol et al., 2014) adapt\u00e9 \u00e0 la langue orale. SEM d\u00e9tecte les chunks minimaux, comme pr\u00e9sent\u00e9 dans l'exemple (9) (m\u00eame exemple qu'en (12)).",
"cite_spans": [],
"ref_spans": [],
"eq_spans": [],
"section": "Pr\u00e9paration des corpus",
"sec_num": "3.1"
},
{
"text": "(est/V)VN (-ce/CLS)NP (que/CS)CONJ (vous/CLS)NP (remarquez/V)VN (une/DET diff\u00e9rence/NC sensible/ADJ)NP (entre/P vos/DET diff\u00e9rents/ADJ clients/NC dans/P leur/DET fa\u00e7on/NC de/P choisir/VINF)PP (la/DET viande/NC) NP (dans/P ce/PRO)PP (qu'/PROREL ils/CLS)NP (ach\u00e8tent/V)VN (et/CC)CONJ (caetera/V)VN (,/CLS)NP (ind\u00e9pendamment/V disons/VPP)VN (de/P leurs/NC)PP (oui/I)IntP (origines/NC)NP (de/P classe/NC ,/ADJ)PP",
"cite_spans": [],
"ref_spans": [],
"eq_spans": [],
"section": "(9)",
"sec_num": null
},
{
"text": "L'annotation manuelle a pour objectif de distinguer entre les reformulations paraphrastiques et les reformulations non paraphrastiques, mais aussi de proposer une annotation plus fine. Pour les contextes de reformulation paraphrastique, l'annotation est focalis\u00e9e sur les deux segments (des mots ou des segments plus grands) mis en relation de reformulation autour d'un MRP, mais aussi sur la relation \u00e9tablie par le MRP de mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale. L'annotation est effectu\u00e9e en suivant plusieurs dimensions, dont certaines sont inspir\u00e9es par les classifications existantes (section 1.1.1) :",
"cite_spans": [],
"ref_spans": [],
"eq_spans": [],
"section": "Annotation manuelle des reformulations paraphrastiques",
"sec_num": "3.2"
},
{
"text": "1. cat\u00e9gorie syntaxique : les segments mis en relation sont annot\u00e9s par leur cat\u00e9gorie syntaxique (N, A, V, Prep...) ou leur type de constituant syntaxique (NP, VP, AP, PP). Cela permet \u00e9galement de voir s'il existe une \u00e9quivalence syntaxique entre les deux segments. Les segments mis en relation ne sont pas d\u00e9finis sur une base syntaxique (e.g. des chunks), mais sur le crit\u00e8re s\u00e9mantique de paraphrase qui se trouve \u00e0 la base de cette relation ;",
"cite_spans": [],
"ref_spans": [],
"eq_spans": [],
"section": "Annotation manuelle des reformulations paraphrastiques",
"sec_num": "3.2"
},
{
"text": "2. chaque relation est annot\u00e9e avec plusieurs arguments \u00e9vocateurs des classifications existantes de la paraphrase (section 1.1.1). S'il existe plusieurs \u00e9l\u00e9ments paraphras\u00e9s, ils sont tous annot\u00e9s de cette mani\u00e8re : -rel-lex : type de la relation lexicale entre deux \u00e9l\u00e9ments paraphras\u00e9s : hyperonyme, synonyme, antonyme, instance, m\u00e9ronyme ; -modif-lex : type de la modification lexicale : remplacement, suppression, ajout ; IRIS ESHKOL-TARAVELLA, NATALIA GRABAR modif-morph : type de la modification morphologique : flexion, d\u00e9rivation, composition ; -modif-synt : type de la modification syntaxique : passif/actif... ;",
"cite_spans": [],
"ref_spans": [],
"eq_spans": [],
"section": "Annotation manuelle des reformulations paraphrastiques",
"sec_num": "3.2"
},
{
"text": "3. rel-pragm : type de la relation pragmatique. Cette relation est li\u00e9e aux fonctionnalit\u00e9s de la paraphrase ou de la reformulation. Notre typologie est inspir\u00e9e des typologies propos\u00e9es dans la litt\u00e9rature (G\u00fclich & Kotschi, 1987; Kanaan, 2011) . Parmi ces fonctionnalit\u00e9s, nous distinguons : d\u00e9finition, explication, exemplification, pr\u00e9cision, d\u00e9nomination, r\u00e9sultat, correction linguistique, correction r\u00e9f\u00e9rentielle, \u00e9quivalence.",
"cite_spans": [
{
"start": 207,
"end": 231,
"text": "(G\u00fclich & Kotschi, 1987;",
"ref_id": "BIBREF26"
},
{
"start": 232,
"end": 245,
"text": "Kanaan, 2011)",
"ref_id": "BIBREF33"
}
],
"ref_spans": [],
"eq_spans": [],
"section": "Annotation manuelle des reformulations paraphrastiques",
"sec_num": "3.2"
},
{
"text": "Les exemples (10) et (11) montrent le r\u00e9sultat de cette annotation (les annotations sont en bleu, les r\u00e9f\u00e9rences des fichiers ESLO entre les crochets). Nous pouvons ainsi voir que les segments {Saint Jean de la Ruelle, Orl\u00e9ans} (exemple (10)) et {d\u00e9mocratiser l'enseignement, permettre \u00e0 tout le monde de rentrer en facult\u00e9} (exemple (11)) sont en relation de paraphrase, tout en mettant en jeu des m\u00e9canismes linguistiques et pragmatiques diff\u00e9rents.",
"cite_spans": [],
"ref_spans": [],
"eq_spans": [],
"section": "Annotation manuelle des reformulations paraphrastiques",
"sec_num": "3.2"
},
{
"text": "(10) pendant nous avons fait gr\u00e8ve \u00e0 la R\u00e9gie Renault euh de <NP1>Saint Jean de la Ruelle</NP1> <MRP>c'est\u00e0-dire</MRP> <NP2 rel-lex=\"mer(Saint Jean de la Ruelle/Orl\u00e9ans)\" rel-pragm=\"cor-ref\">Orl\u00e9ans</NP2> parce que c' est \u00e7a fait partie d' Orl\u00e9ans [ESLO1_ENT_149_C] (11) euh <VP1>d\u00e9mocratiser l'enseignement</VP1> <MRP>c'est-\u00e0-dire</MRP> <VP2 rel-lex=\"syn(d\u00e9mocratiser/permettre \u00e0 tout le monde) syn(enseignement/facult\u00e9)\" modif-lex=\"ajout(rentrer \u00e0)\" rel-pragm=\"explic\">permettre \u00e0 tout le monde de rentrer en facult\u00e9</VP2> [ESLO1_ENT_121_C] ",
"cite_spans": [
{
"start": 248,
"end": 265,
"text": "[ESLO1_ENT_149_C]",
"ref_id": null
}
],
"ref_spans": [],
"eq_spans": [],
"section": "Annotation manuelle des reformulations paraphrastiques",
"sec_num": "3.2"
},
{
"text": "L'\u00e9valuation est effectu\u00e9e de deux mani\u00e8res : -pour l'annotation manuelle, nous calculons l'accord inter-annotateur pour les jugements sur l'existence de la relation de paraphrase. Comme deux annotateurs ont particip\u00e9 \u00e0 cette t\u00e2che, nous appliquons le kappa de Cohen (Cohen, 1960) . Le protocole d'annotation a \u00e9t\u00e9 mis en place et ajust\u00e9 sur une partie du corpus ESLO1, tandis que l'\u00e9valuation et l'accord inter-annotateur sont calcul\u00e9s sur d'autres TdP du corpus ESLO1 et sur la partie entretiens du corpus ESLO2 ; -pour la d\u00e9tection automatique de relations paraphrastiques, elle est \u00e9valu\u00e9e par rapport aux annotations manuelles. Nous calculons la pr\u00e9cision des r\u00e9sultats. L'analyse des r\u00e9sultats porte sur une \u00e9tude de la fr\u00e9quence des relations et de la r\u00e9partition des diff\u00e9rents attributs de mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale et en fonction des MRP. L'accent principal est mis sur l'existence de relations paraphrastiques, mais aussi sur l'\u00e9quivalence syntaxique entre les segments mis en relation et sur l'existence de modifications morphologiques (flexion, d\u00e9rivation ou composition), qui peuvent donner des indications formelles de paraphrasage. Le tableau 3 indique le pourcentage des constructions paraphrastiques et non-paraphrastiques autour des MRP. Pour les deux annotateurs, c'est-\u00e0-dire est le plus grammaticalis\u00e9 de ce point de vue car il introduit le plus de relations de paraphrase, tandis que disons est le moins grammaticalis\u00e9. je veux dire, qui a la position interm\u00e9diaire, est plus proche de c'est-\u00e0-dire. Concernant disons, nous pensons qu'il est le plus ambigu des trois MRP car d'une part il peut signifier le verbe dire et donc, en quelque sorte, signifier l'emploi contraire \u00e0 la paraphrase o\u00f9 il marque le d\u00e9but d'une nouvelle id\u00e9e : le locuteur introduit alors quelque chose de nouveau comme dans disons que. . . D'autre part il peut \u00eatre employ\u00e9 en tant que marqueur discursif, associ\u00e9 aux expressions st\u00e9r\u00e9otyp\u00e9es fonctionnant en tant que adverbe, conjonction, interjection, etc. (Gulich & Kotschi, 1983) , ou disfluences (exemples (12) et (13)).",
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"text": "Dans la majorit\u00e9 des cas (plus de 70 %), il n'existe pas d'\u00e9quivalence syntaxique entre les \u00e9l\u00e9ments en relation de paraphrase (comme dans les exemples (14) et et (15)). Notons que cet aspect d\u00e9pend du choix des annotateurs. Ainsi, dans l'exemple (14), au lieu de la proposition les gens me semblent plus plus affables il est aussi possible de choisir le syntagme adjectival plus affables ou l'adjectif affables. Un autre aspect int\u00e9ressant de l'annotation est li\u00e9 aux modifications morphologiques observables entre les segments en relation de paraphrase. Nous pouvons ainsi voir que de telles modifications sont annot\u00e9es pour environ dix relations paraphrastiques par corpus, tout MRP confondus. En voil\u00e0 quelques exemples : {achat, ach\u00e8te}, {connais, connu}, {pourrait, pouviez}, {client, client\u00e8le}, {manoeuvres, manuel}, {aller, vais}. Cela indique qu'il existe tr\u00e8s peu d'accroches formelles pour d\u00e9tecter les segments en relation de paraphrase dans ce type de constructions. Les modifications syntaxiques, comme par exemple le changement de la voix active en voix passive, ne sont quasiment pas pr\u00e9sentes, avec seulement un exemple au sein des 54 et 30 entretiens annot\u00e9s respectivement dans ESLO1 et ESLO2. En ce qui concerne les modifications lexicales, nous observons surtout le remplacement d'un sous-segment par un autre. Comme cela a \u00e9t\u00e9 not\u00e9 dans la litt\u00e9rature (Gulich & Kotschi, 1983; Rossari, 1993) , dans plusieurs cas, nous rencontrons effectivement des segments, qui n'ont aucun lien s\u00e9mantique \u00e9vident, mais, gr\u00e2ce \u00e0 un MRP et \u00e0 la relation de paraphrase \u00e9tablie, ce lien peut appara\u00eetre (exemples en (16) ou (17)).",
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"text": "(14) je pr\u00e9f\u00e8re mieux le le nord de la France franchement le d\u00e9partement du Nord et le d\u00e9partement du Pas-de-Calais o\u00f9 <P1>les gens me semblent plus plus affables</P1> <MRP>disons</MRP> euh <PP2 rel-lex=\"syn\" rel-pragm=\"explic\">avec qui j' ai on a plus facilement des des rapports agr\u00e9ables</PP2> [ESLO1_ENT_003_C]",
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"section": "Analyse et \u00e9valuation",
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"text": "(15) y a le euh le le plus grand goup-groupe et puis euh ce qu'on appelle <NP1>toujours les m\u00eames</NP1> <MRP>c'est-\u00e0-dire</MRP> euh <P2 rel-lex=\"syn\" rel-pragm=\"equiv\">tous ceux qu'on connait</P2> quoi (Gulich & Kotschi, 1983; H\u00f6lker, 1988) . Dans tous ces cas, il s'agit de rendre l'\u00e9nonc\u00e9 plus riche et clair, comme dans les exemples 14et 11; -l'\u00e9tablissement de la relation d'\u00e9quivalence : redire la m\u00eame chose, mais avec d'autres moyens linguistiques. Ce qui est int\u00e9ressant avec l'\u00e9quivalence, mais aussi avec la d\u00e9finition, est que, contrairement \u00e0 ce qui a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9 dans la litt\u00e9rature (Gulich & Kotschi, 1983; Petit, 2009) , il est possible de supprimer le MRP et d'\u00e9changer les segments de place sans que cela modifie la s\u00e9mantique de l'\u00e9nonc\u00e9 (exemples (15) et (16)) ; -avec la relation r\u00e9sultat, nous pouvons observer le ph\u00e9nom\u00e8ne inverse \u00e0 l'explication : le deuxi\u00e8me segment peut \u00eatre r\u00e9duit par rapport au premier et en proposer une synth\u00e8se (exemple (17)).",
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"text": "(17) voil\u00e0 <P1>le c\u00f4t\u00e9 tr\u00e8s betonn\u00e9 voil\u00e0 c'est pas ils ont pas d\u00e9velopp\u00e9 les les logements \u00e9tudiants suffisamment ils ont pas d\u00e9velopp\u00e9 l'off-l'offre culturelle euh en m\u00eame temps</P1> donc enfin <MRP>je veux dire</MRP> voil\u00e0 <P2 rel-pragm=\"res\">c'est mort</P2> [ESLO2_ENT_1012_C]",
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"section": "Analyse et \u00e9valuation",
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"text": "4.3 D\u00e9tection automatique de reformulations paraphrastiques ESLO1 ESLO2 A1 A2 A1 A2 filtres 40,5 40,5 37,7 37,8 filtres + fr\u00e9quences >600025,8 25,9 18,7 18,9 filtres + fr\u00e9quences prioritaires (>6000) 63,0 63,0 66,4 66,3 TABLE 4 -\u00c9valuation de la d\u00e9tection automatique des reformulations paraphrastiques (pr\u00e9cision).",
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"text": "Les r\u00e9sultats sur la d\u00e9tection automatique des reformulations paraphrastiques se trouvent dans le tableau 4. L'\u00e9valuation est effectu\u00e9e en termes de pr\u00e9cision. Notons que les r\u00e9sultats sont coh\u00e9rents entre les deux annotateurs dans les deux corpus. Quant au jugement sur la pr\u00e9sence de reformulations paraphrastiques, nous observons que les filtres prenant en charge les disfluences orales permettent d'atteindre jusqu'\u00e0 40 % de pr\u00e9cision. L'ajout de filtres suppl\u00e9mentaires (fr\u00e9quences sur la Toile) aux filtres de disfluences d\u00e9t\u00e9riore les r\u00e9sultats : nous pouvons perdre jusqu'\u00e0 18 %. Par contre, lorsque les fr\u00e9quences sont prioritaires sur les filtres de disfluences, les r\u00e9sultats sont am\u00e9lior\u00e9s et peuvent atteindre jusqu'\u00e0 66,4 % de pr\u00e9cision. Dans cette configuration, si les fr\u00e9quences satisfont nos crit\u00e8res, nous consid\u00e9rons qu'un TdP peut contenir une paraphrase m\u00eame si le MRP se trouve dans un contexte de disfluences de l'oral. Les r\u00e9sultats s'am\u00e9liorent avec l'augmentation du seuil. La seuil maximum test\u00e9 est 6 000, l'augmentation est observ\u00e9e jusqu'au seuil 4 500.",
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"section": "Analyse et \u00e9valuation",
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"text": "Nos recherches montrent \u00e9galement qu'il existe des sch\u00e9mas plus compliqu\u00e9s que ceux d\u00e9crits dans les travaux ant\u00e9rieurs (Rossari, 1990) et ceux pris actuellement en charge par notre syst\u00e8me : -la relation de paraphrase peut aussi se construire sur plus d'un TdP : lorsque le locuteur est interrompu sans chevauchements et lorsqu'il continue son discours plus loin. Actuellement, nous ne traitons pas ce type de situations car la d\u00e9tection de paraphrases est effectu\u00e9e au sein d'un m\u00eame TdP ; -nous avons distingu\u00e9 deux situations selon que les segments en relation de la paraphrase sont contigus ou distants par rapport au MRP. Ainsi, dans l'exemple (18), les segments sont distants. Comme not\u00e9, ils peuvent \u00eatre s\u00e9par\u00e9s du MRP par des disfluences ou bien par d'autres segments \u00e0 contenu. Nous avons essay\u00e9 de prendre en compte la possibilit\u00e9 d'avoir des disfluences intercal\u00e9es, ce qui am\u00e9liore en effet les r\u00e9sultats globaux ; -le MRP peut aussi se trouver non pas entre mais apr\u00e8s les deux segments en relation de paraphrase (exemple en (19)).",
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"text": "<PP1>jusqu'\u00e0 seize ans</PP1> oui oui bien bon <MRP>c'est-\u00e0-dire</MRP> euh <PP2 rel-lex=\"syn\" rel-pragm=\"cor- ",
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"text": "Nous avons propos\u00e9 un travail sur la d\u00e9tection de reformulations paraphrastiques dans des corpus monolingues oraux du fran\u00e7ais (corpus ESLO1 et ESLO2). Une des originalit\u00e9s du travail consiste \u00e0 prendre en compte les sp\u00e9cificit\u00e9s de l'oral, que ce soit gr\u00e2ce \u00e0 la reconstitution des tours de parole, \u00e0 la consid\u00e9ration des disfluences dans le contexte ou \u00e0 l'utilisation d'outils de TAL adapt\u00e9s \u00e0 l'oral (Eshkol et al., 2014) . Un autre aspect original est que nous abordons la d\u00e9tection de reformulations paraphrastiques avec une approche syntagmatique, alors que la plupart des approches existantes pour la d\u00e9tection de paraphrases exploitent les propri\u00e9t\u00e9s paradigmatiques de la langue. Notre travail repose sur une utilisation combin\u00e9e de l'annotation manuelle et d'un traitement automatique des donn\u00e9es. L'annotation permet de produire un premier jeu de donn\u00e9es de r\u00e9f\u00e9rence et de faire plusieurs observations sur les relations de paraphrase, en particulier gr\u00e2ce \u00e0 une annotation multidimensionnelle et fine. Elle a servi aussi \u00e0 l'\u00e9valuation de la m\u00e9thode automatique et peut \u00eatre exploit\u00e9e dans l'apprentissage automatique. L'accord inter-annotateur obtenu est de 0,617 et 0,526 pour les corpus ESLO1 et ESLO2 respectivement. Rappelons aussi que nous adoptons une notion large de la paraphrase (Mel\u010duk, 1988; Bhagat & Hovy, 2013) , qui peut clarifier, expliciter, d\u00e9velopper ou r\u00e9sumer l'id\u00e9e exprim\u00e9e auparavant par un locuteur. Les traitements automatiques proposent une s\u00e9rie de crit\u00e8res pour distinguer entre les contextes paraphrastiques et non-paraphrastiques. La pr\u00e9cision obtenue est 66,4 %. Si ces crit\u00e8res sont \u00e9labor\u00e9s et test\u00e9s sur des corpus oraux et au sein d'une approche syntagmatique, nous pensons qu'ils peuvent \u00eatre transposables \u00e0 d'autres corpus.",
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"section": "Conclusion et perspectives",
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"text": "Par rapport aux travaux existants, l'analyse des corpus propos\u00e9e ici confirme les constatations faites par les chercheurs : -la reformulation n'est pas toujours paraphrastique et les MRP n'introduisent pas toujours des relations de paraphrase (Rossari, 1990) , les MRP pouvant effectivement assumer d'autres r\u00f4les dans la langue ; -les MRP peuvent instaurer la relation de paraphrase entre les segments qui n'entretiennent aucune \u00e9quivalence s\u00e9mantique visible (Gulich & Kotschi, 1983; Rossari, 1993) . Pour d'autres constatations faites dans la litt\u00e9rature (l'\u00e9quivalence syntaxique entre les segments, la possibilit\u00e9 d'\u00e9changer les segments de place, la possibilit\u00e9 de supprimer le MRP), nous avons propos\u00e9 de nouvelles observations.",
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"section": "Conclusion et perspectives",
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"text": "Plusieurs perspectives peuvent \u00eatre propos\u00e9es pour continuer ce travail. Tout d'abord, l'implication d'un autre annotateur et des s\u00e9ances de conciliation entre les annotateurs peuvent permettre d'obtenir des donn\u00e9es de r\u00e9f\u00e9rence plus consensuelles. De m\u00eame, d'autres MRP peuvent \u00eatre consid\u00e9r\u00e9s et une analyse comparative plus d\u00e9taill\u00e9e entre les emplois des MRP \u00e9tudi\u00e9s peut \u00eatre effectu\u00e9e. Pour la d\u00e9tection automatique de reformulations paraphrastiques, il est n\u00e9cessaire d'am\u00e9liorer la d\u00e9tection des r\u00e9p\u00e9titions et de tester une approche par apprentissage automatique pour le rep\u00e9rage de relations paraphrastiques et de segments en relation de paraphrase. D'autres indices encore peuvent \u00eatre utilis\u00e9s pour la d\u00e9tection de relations de paraphrase, en particulier ceux fournis par les informations paralinguistiques disponibles dans les transcriptions. Une autre perspective consiste \u00e0 traiter les relations de paraphrase entre diff\u00e9rents tours de parole, alors qu'actuellement nous le faisons au sein d'un m\u00eame tour de parole uniquement. Nous voulons aussi comparer la reformulation paraphrastique telle qu'elle est effectu\u00e9e \u00e0 l'\u00e9crit et \u00e0 l'oral : ce processus est d'une part similaire, car il consiste \u00e0 \u00e9claircir et faciliter la transmission et la compr\u00e9hension de l'information, mais d'autre part, il est aussi diff\u00e9rent quant \u00e0 son processus cognitif (Hag\u00e8ge, 1985; Blanche-Benveniste et al., 1991) . Comme nous l'avons indiqu\u00e9, les deux corpus exploit\u00e9s, tout en \u00e9tant cr\u00e9\u00e9s avec le m\u00eame type de situation d'enregistrement d'entretiens semi-guid\u00e9s, ont \u00e9t\u00e9 constitu\u00e9s avec 40 ans de diff\u00e9rence. Cela pr\u00e9sente la possibilit\u00e9 de mener une analyse diachronique des MRP. Nous pouvons aussi \u00e9tudier l'emploi des MRP en croisant les annotations avec les crit\u00e8res sociologiques des locuteurs. Finalement, nous envisageons de diffuser les donn\u00e9es de r\u00e9f\u00e9rence constitu\u00e9es aupr\u00e8s des chercheurs.",
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"section": "Conclusion et perspectives",
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"text": "Remerciements. Nous remercions Yoann Dupont pour son aide dans l'adaptation du logiciel SEM \u00e0 nos corpus oraux et les relecteurs pour leur aide dans l'am\u00e9lioration de la qualit\u00e9 du papier.",
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"title": "Discrimination prosodique et repr\u00e9sentation du lexique : application aux emplois des connecteurs discursifs",
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"raw_text": "VILA M., ANT\u00d2NIA MART M. & RODR\u00cdGUEZ H. (2011). Paraphrase concept and typology. a linguistically based and computationally oriented approach. Procesamiento del Lenguaje Natural, 46, 83-90.",
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"TABREF0": {
"content": "<table/>",
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"text": "Si le MRP appara\u00eet dans un contexte lexical sp\u00e9cifique (emploi de nous devant disons), ou si le MRP appara\u00eet dans des suites argumentatives (e.g. par contre, mais, en revanche, au contraire), ce TdP ne comporte pas de paraphrase ; -Si le MRP appara\u00eet \u00e0 l'int\u00e9rieur d'une locution, comme ind\u00e9pendamment de ou plus ou moins grossiers (exemples (12)"
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"TABREF2": {
"content": "<table><tr><td colspan=\"3\">4.2 Annotation manuelle des paraphrases</td><td/><td/><td/></tr><tr><td/><td/><td>ESLO1</td><td/><td/><td>ESLO2</td></tr><tr><td/><td>A1</td><td>A2</td><td>accord</td><td>A1</td><td>A2</td><td>accord</td></tr><tr><td/><td colspan=\"2\">oui (%) non (%) oui (%) non (%)</td><td/><td colspan=\"2\">oui (%) non (%) oui (%) non (%)</td></tr><tr><td>c'est-\u00e0-dire</td><td colspan=\"2\">96 (33) 193 (67) 66 (23) 223 (77)</td><td colspan=\"3\">249 74 (37) 124 (63) 65 (32) 137 (68)</td><td>162</td></tr><tr><td>je veux dire</td><td>16 (25) 49 (75)</td><td>8 (12) 57 (88)</td><td colspan=\"3\">57 47 (34) 91 (66) 27 (20) 110 (80)</td><td>107</td></tr><tr><td>disons</td><td>18 (15) 104 (85)</td><td>8 (7) 115 (93)</td><td colspan=\"2\">106 10 (18) 45 (82)</td><td>9 (16) 46 (84)</td><td>46</td></tr><tr><td colspan=\"3\">total de TdP 130 (27) 346 (73) 82 (17) 395 (83)</td><td colspan=\"3\">412 131 (33) 260 (67) 101 (26) 293 (74)</td><td>315</td></tr></table>",
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"text": "Diff\u00e9rentes informations sur les donn\u00e9es : taille des corpus, nombre et taille moyenne des TdP, nombre de TdP avec les trois MRP \u00e9tudi\u00e9s, taille des TdP avec les MRP. Il est possible que ce soit d\u00fb \u00e0 l'\u00e9volution diachronique de la langue : d'autres mots ont pu reprendre cette fonction discursive. En ce qui concerne la taille moyenne des TdP avec les MRP, elle est assez \u00e9lev\u00e9e (62,88 dans ESLO1 et 86,34 dans ESLO2). Ces TdP peuvent en effet comporter des paraphrases et montrer la gen\u00e8se et la pr\u00e9cision des id\u00e9es(Hag\u00e8ge, 1985;Blanche-Benveniste et al., 1991) de la part des locuteurs. Nous pouvons aussi observer que la taille maximale des TdP peut aller jusqu'\u00e0 1 050 dans ESLO2 et 6 382 dans ESLO1. Jugements sur la relation de paraphrase dans les contextes avec les MRP : pour deux annotateurs et leur accord.Tout MRP confondu, 476 TdP du corpus ESLO1 et 394 TdP du corpus ESLO2 de la partie entretiens sont analys\u00e9s (54 et 30 entretiens respectivement). Cette annotation permet de proposer un premier jeu de donn\u00e9es de r\u00e9f\u00e9rence et un guide d'annotation. Le tableau 2 montre les r\u00e9sultats des annotations par les deux annotateurs impliqu\u00e9s. Les annotateurs reconnaissent entre 17 et 27 % de contextes paraphrastiques dans le corpus ESLO1 et entre 26 et 33 % de contextes paraphrastiques dans le corpus ESLO2. L'annotateur A1 a tendance \u00e0 accepter plus de contextes comme paraphrastiques, ce qui montre l'aspect subjectif de ce type d'annotation. La perception de paraphrase varie en effet d'un annotateur \u00e0 l'autre. L'accord entre les annotateurs est de 0,617 pour ESLO1, ce qui correspond \u00e0 un accord substantiel, et de 0,526 IRIS ESHKOL-TARAVELLA, NATALIA GRABAR pour ESLO2, ce qui correspond \u00e0 un accord mod\u00e9r\u00e9(Landis & Koch, 1977). Il s'agit d'un niveau d'accord assez important, surtout lorsque l'on travaille avec des donn\u00e9es linguistiques qui peuvent introduire la subjectivit\u00e9 dans leur perception. Comme annonc\u00e9 dans la litt\u00e9rature, ces MRP peuvent appara\u00eetre dans des emplois paraphrastiques et non-paraphrastiques. Dans les exemples (12) et (13), qui ne contiennent pas de relations de paraphrase, les MRP peuvent ainsi \u00eatre associ\u00e9s aux marqueurs discursifs faisant partie des disfluences."
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"TABREF3": {
"content": "<table/>",
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"text": "Pourcentage des constructions paraphrastiques autour des MRP."
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"TABREF4": {
"content": "<table><tr><td>REFORMULATION PARAPHRASTIQUE DANS LES CORPUS ORAUX</td></tr><tr><td>_ENT_121_C]</td></tr><tr><td>des conf\u00e9rences y en a assez souvent sur France culture enfin &lt;MRP&gt;disons&lt;/MRP&gt; des causeries [ESLO1-</td></tr></table>",
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"text": "Parmi les relations lexicales, les plus fr\u00e9quentes sont les relations de synonymie et d'hyp\u00e9ronymie, suivies par les instances dans le cas des entit\u00e9s nomm\u00e9es, et l'\u00e9quivalence et le r\u00e9sultat. En fonction des relations pragmatiques assign\u00e9es, nous pouvons distinguer trois fonctions effectu\u00e9es par les MRP (dans l'ordre d\u00e9croissant de fr\u00e9quence dans les corpus) : -la possibilit\u00e9 d'ajouter une nouvelle information, not\u00e9e par des relations pragmatiques d'explication, de pr\u00e9cision, d'exemplification et de d\u00e9finition. Cette fonction peut \u00eatre rapproch\u00e9e des fonctions corrigeante, reformulante et argumentative not\u00e9es dans la litt\u00e9rature"
},
"TABREF5": {
"content": "<table><tr><td>IRIS ESHKOL-TARAVELLA, NATALIA GRABAR</td></tr><tr><td>(19)</td></tr><tr><td>ref\"&gt;dans le primaire priv\u00e9&lt;/PP2&gt; n'est-ce pas [ESLO1_ENT_010_C]</td></tr></table>",
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"text": "et elle travaille euh dans des instituts d' enfants euh plus ou moins adapt\u00e9s enfin plut\u00f4t inadapt\u00e9s <MRP>disons </MRP> et en plus de \u00e7a elle a une client\u00e8le personnelle ici[ESLO1_ENT_003_C]"
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