Creative Commons - Paternité - Pas d'Utilisation Commerciale - Partage des Conditions Initiales à l'Identique 2.0 France (CC BY-NC-SA 2.0)
On peut se livrer sur Internet à des essais édifiants de traduction automatique. Ainsi,
le moteur de recherche Alta Vista propose un service de traduction automatique qui fonctionne avec le logiciel
Systran
Essayons de traduire en anglais la première phrase de notre article :
« La traduction automatique (...) est un grand programme de recherche qui
mobilise depuis maintenant plus de cinq décennies les spécialistes des sciences
cognitives (linguistes, informaticiens, psychologues) dans le monde entier. »
Le traducteur propose au bout de quelques secondes :
"Machine translation is a great research program which mobilizes since now more than
five decades the specialists in cognitive sciences (linguists, data processing
specialists, psychologists) in the whole world."
La traduction est tout à fait correcte. Est-ce la preuve que la traduction automatique est désormais bien maîtrisée ?
En réalité cette phrase, même longue, ne comporte aucune difficulté grammaticale ni sémantique. La structure est simple, les mots n'ont qu'un sens possible.
Essayons maintenant avec une phrase beaucoup plus courte mais possédant un mot piège :
« Il prend le verre et le casse. »
La traduction proposée est...
It takes glass and the break-in."
Systran it
par he"the break-in "
Essayons maintenant avec une phrase courte, mais grammaticalement complexe :
« Qu'est-ce que tu en dis ? »
Là encore, le programme se fourvoie lourdement. Il propose :
What do you say some ?"
Alors qu'une traduction appropriée serait :
What do you think about it ? "
On le voit, la traduction automatique ne semble utile que dans les cas de phrases simples et non ambiguës.