Creative Commons - Paternité - Pas d'Utilisation Commerciale - Partage des Conditions Initiales à l'Identique 2.0 France (CC BY-NC-SA 2.0)
L'aphasie est le nom générique donné aux troubles du langage oral, consécutifs à une lésion cérébrale. Cette terminologie recouvre une grande variété de déficits.
Une des premières distinctions que l'on peut faire concerne la nature même de l'aphasie : le patient peut avoir des difficultés dans la production du langage, sans pour autant présenter d'anomalies de compréhension de ce qui lui est dit, et inversement. Le clinicien aura pour tâche d'explorer les différentes sphères de la parole qui peuvent être affectées.
Dans les cas graves de productions non fluentes, le patient ne peut parler, ou produit juste quelques phonèmes (« tan », « gu »...). En dehors de ces déficits rares, repérables immédiatement, il est souvent nécessaire de procéder à une évaluation poussée. L'examen de l'expression orale va dans un premier temps consister à vérifier, par une simple conversation, si le langage est normalement fluent, s'il est capable de construire ou non des phrases.
Très souvent, les difficultés portent sur l'accès à de nombreux mots simples du lexique,
c'est-à-dire le « dictionnaire » de notre langue maternelle, et se traduisent par un
manque du mot : « Je connais cet objet, on s'en sert pour manger, c'est une... je l'ai sur le bout de
la langue. » On parlera de paraphasies phonémiques, quand la personne remplace un ou plusieurs
sons dans un mot :
Comme on le voit, les troubles de l'expression orale sont très variés, mais sont assez facilement détectables de manière fine par différents tests : répétition de mots ou de phrases, dénomination d'objets ou d'images, description d'images, construction de phrases sont les plus fréquemment utilisés.
L'expression peut également être préservée, mais la compréhension être altérée : les
troubles sont mis en évidence par des consignes simples ( « ouvrez les yeux », « levez la main »), ou plus complexes (