Creative Commons - Paternité - Pas d'Utilisation Commerciale - Partage des Conditions Initiales à l'Identique 2.0 France (CC BY-NC-SA 2.0)
A partir des années 60, la sémiotique s'est constituée en une pluralité de spécialités
définies par leur objet et par les méthodes qu'elles mettent en oeuvre. S'affranchissant
de la tutelle de la linguistique, la sémiotique visuelle s'est développée en s'appliquant
à des objets qui n'avaient pas été conçus dans l'intention de communiquer comme un
paysage, une architecture ou une posture du corps.
S'applique au texte de fiction, à la biographie, au texte politique (déclarations,
tracts), juridique, scientifique. La poésie et le roman donnent lieu à une sémiotique
littéraire, plus centrée sur la stylistique et la rhétorique (
Elle s'intéresse aux messages visuels, écrits ou sonores. La publicité, l'affiche
politique, les jeux télévisés, les reportages, sont des objets de prédilection.
(
(cinéma, théâtre, opéra).
C'est un domaine à part entière, fondé sur l'analyse de messages « plurivoques » : image,
mouvement, parole, musique. (
Elle s'applique à l'image en général. Les études sur la peinture s'intéressent
particulièrement au signe plastique. L'analyse du dessin, de la bande dessinée, de la
photographie, plus souvent au signe iconique. (
Concerne l'architecture, l'urbanisme et le paysage, en tant qu'il est créé par l'homme,
mais aussi fait l'objet de représentations. (
Traite de tous les codes corporels, qu'ils soient naturels - expressions, postures -, ou
artificiels - langage des sourds-muets. (
(routiers, urbains, graphiques) Elle a des applications industrielles, et s'intéresse aux
aspects plastiques et sémantiques des symboles et des indices. Georges Mounin a ébauché en
1970 une analyse des blasons ( Introduction à la sémiologie). Il y distinguait deux
types de signes : - des indices, comme la forme ronde ou « en écu », qui dépend de
l'origine géographique, et les couleurs, qui souvent représentent des métaux (jaune = or,
blanc = argent, etc.) ;
- des symboles : figures animales, végétales, astres, tours, clés, croissants... qui souvent renvoient à des valeurs morales (courage, constance, gloire).
Certaines combinaisons de ces signes forment un code propre : un losange dans un écu signale les armoiries d'une fille. Le casque fermé au-dessus de l'écu signale un nouvel anobli. Les figures mutilées sont des marques d'ignominie.
Elle s'intéresse à la dimension narrative de textes écrits et oraux comme les mythes, les
contes, les romans, les biographies. (
La sémiotique narrative fondée par A.J. Greimas repose sur l'idée que les récits (en particulier les contes) suivent un schéma universel (la quête d'un objet). Les narrations développent des oppositions de valeurs situées à un niveau plus profond («vérité »/«mensonge », par exemple). Le récit actualise le passage d'une valeur à l'autre, leur médiation, à travers deux opérations : la négation et l'assertion, qui forment ce qu'on appelle le « carré sémiotique ».
S'inspirant de cette méthode, J.-M. Floch montre, par exemple, que le récit de
En fin de compte, une médiation
est assurée entre deux valeurs extrêmes :
la consécration totale à la vie spirituelle (celle des lamas) et la vie matérialiste incarnée par Haddock (mais aussi vécue par Tintin, d'ordinaire). Tintin, à la fin, rentre chez lui récompensé et convaincu que l'expérience spirituelle ne peut être que temporaire.
(