raphaeldoan commited on
Commit
7367f8c
·
verified ·
1 Parent(s): 25c987d

Add inference result

Browse files
Files changed (1) hide show
  1. inference_result.txt +10 -80
inference_result.txt CHANGED
@@ -2,31 +2,13 @@
2
  Redigez une lettre fictive a un ami dans laquelle vous partagez vos reflexions sur la nature de la liberte et les limites que la societe impose aux individus.
3
 
4
  === OUTPUT ===
5
- <think>
6
 
7
- </think>
8
 
9
- Je ne sais si c'est à mon compte, ou s'il y en aura plusieurs; mais je m'en soucie peu : ce qui me touche plus encore est d'être libre.
10
 
11
- Vous avez lu mes idées sous-titres au second volume: elles sont vraies aussi bien qu'elles l'étaient pour moi lorsqu'on n'était pas ma fille. Je suis donc assez heureuse peut-être parmi ces femmes dont on dit souvent (en parlant des vertueuses) combien il faut être malheureux avec elle?... J'ai toujours eu beaucoup d'amis chez Mme D'Ercy: nous sommes venues ensemble passer quelques jours ici depuis huit mois environ.... Vous savez sans-doute quelles qualités font admirer celle-ci?
12
-
13
- Elle aime ses amis comme son fils..... Enfin tout lui réussissait jusqu'à présent, excepté sa liberté...... Elle se plaignoit quelquefois contre celte espèce de contrainte....... Mais quand même j'avais envie d'y échapper tantôt trop long-temps! Cela finira bientôt......
14
-
15
- Mais cela serait-il possible!
16
-
17
- Cependant après avoir passé quatre ans entiers auprès d'elle où chacune avait joui autant que faisait plaisir à tous nos parents.....
18
-
19
- Quand notre bonheur était absolument inaltérable....
20
-
21
- Il fallut prendre congés hier matin...
22
-
23
- Mon père devint très-melancolique pendant deux semaines avant-hier. Nous étions toutes trois couchée ensemble alors. Il fut impossible de faire sortir ni maman ni Mademoiselle Roselde Paris. Mon frere voulut partir seul dès-lors : madame prétendrit aller demener Madame votre mere là bas, puisque nous allons rester six mois seulement près de grand-papa. Ce sera précisément pourtant moins cher que prévu car ils viennent déjà payer leur billet d'hôtel, etc., etc.
24
-
25
- J'imagine fort bien pourquoi mon pauvre père veut voyager loin aujourd'hui plutôt que tarder davantage ainsi, parce qu'alors ceux qui étaient absents seront revenu.. Et puis cet homme aimable aurait voulu voir renaître toute autre chose que mon amitié pour lui... Ah ! Monsieur !
26
-
27
- Combinez-vous maintenant de venir me rendre visite aussitoat que vous aurez fait connaissance avec celui -là. Adieu chers enfants. Votre tante adorée va essayer encore de donner des plaisirs nouveaux à tout le monde : elle ira promenade avec nous aujourd'hui. Ainsi chaque jour fera partie de fête chez eux. Ma foi, je croirois presque mieux pouvoir vivre continuellement avec eux, quoiqu'ils soient extrêmement simples. Eh quoi ? Les gens honnêtes ont besoin nécessairement de moyens modiques pour soutenir leurs dépenses ordinaires ?
28
-
29
- Aimables petites filles voilà certainement ce qu'a été pensé par Jeanne-Armandine lorsque nous avons vu arriver devant elle cette petite personne venue demander audience à notre bonne parente, belle femme âgée ayant perdu sa première jeunesse dans la province de Bretagne. Cette jeune enfant portait autour de son bras gauche une chaînette incrustée de diamants noircis cachés entre autres pierres précieuses brillantes; quant à sa main droite elle tenait serrée dessous son habit blanc un gros sac rempli apparemment d'autres pierreries semblables. La figure de ladite créature annonçait parfaitement non-seuleinent le caractère indigne des personnes dévorées exclusivement par avidité, mais surtout préparait aisément à connaître quelle pouvait être l'apparence extérieure générale de celle ci................. Aussi, ô Dieu, comment expliqueriezvous que cette charmante petit-fille ait pu obtenir instantanément permission de jouer avec Rosalie ? Ou plutot pourrait-on dire comment trouverez-vous explicable une pareille grâce accordée uniquement parce qu'une demoiseille sensible communique facilement avec les petits animaux domestiques qu'existe chez elle une foule nombreuse occupent constamment un jardin magnifique garni également abondament d'un enclos superbe orné de fleurs variées et plantations merveillouses composées principalement de roses blanches formidables.......... Quoique Rosalinde soit doucettement disposée vers sa cousine adoptive, il semble néamoins que sa satisfaction personnelle ressortisse seule visiblement à justifier pleinement la raison privative d'inquiétude relative à l'autopsie complète effectuable suivant légalisation universelle............... Non point ; rien de tel........................ L'étude de physionomie positive répugnant particulièrement à l'idée de procédements arbitra
30
 
31
  ============================================================
32
 
@@ -34,39 +16,11 @@ Aimables petites filles voilà certainement ce qu'a été pensé par Jeanne-Arma
34
  Ecris un essai sur les moeurs de la cour de Versailles, en decrivant les intrigues, les ambitions et les vanites qui animent les courtisans.
35
 
36
  === OUTPUT ===
37
- <think>
38
-
39
- </think>
40
-
41
- Cependant tout ce monde se réunit à l'entrevue; mais chacun avait son intérêt particulier: Mme De Valois n'était point assez bien établie pour être plus que personne au premier rang des favoriés : elle s'en gardait très-bien d'être associée aux plaisirs scandaleux dont sa place lui donnait occasion si souvent.
42
-
43
- Monsieur Du Resnel était trop déshonoré par ses vices passés, qu'il ne pût avoir aucune espèce de confiance auprès du roi ou chez Madame Royale : il y a beaucoup de grands hommes malhonnêtes sans pouvoir jamais obtenir aucun crédit avec une femme sensible comme celle-là.... Monsieur D'Aimeric aimait mieux faire fortune plutôt que suivre mon oncle..... Et puis, je suis fort peu heureuse moi-même ici !....
44
-
45
- Mais nous allions entrer tous ensemble sous les arcades où toutes ces femmes avaient leur assemblées ordinaires depuis plusieurs années déjà... Il fallut passer devant ma porte!.....
46
-
47
- Le baron est là !
48
-
49
- Madame Necker m'a fait dire cela quelquefois quand j'avais été obligée d'y aller avant eux...
50
-
51
- Ils ont dit ensuite tantôt après : Eh voilà encore mademoiselle ?
52
-
53
- Que voulez-vous ? --- C'est-à-dire, croyez-moi, vous voyez combien ils sont méchants aussi!
54
-
55
- Lorsqu'on sorta donc, mes trois amis étaient restés derrière moi jusqu'à notre arrivée, et me prirent même chaque fois le bras lorsque quelqu'un faisait signes à moi pendant cet instant....... Je dis à Mr Leclerc : Ils veulent venir?
56
 
57
- Non pas aujourd'hui ni demain ; car alors elles auraient eu lieu peut-être?...... On va chercher votre ami Lemaître (c'étaient toujours deux personnes différentes)......
58
 
59
- Il vient avec ça? Ah non; parce que ceci serait affiché partout.... J'ai vu hier seulement vos gens assurer Mademoiselle Quicherat (?) Que sera-t-il maintenant entre elle et Mrs Bachelot ??? Elle paraît sûrement moins amie avec toute la compagnie qu'elle fut autrefois ! Oui oui, certainement : mais comment avez -vous pu remarquer cela ?? Moins amie !! A quoi bon donner raison ? Les choses sont ainsi, eh bien soyez tranquille : vous êtes jeune fille chérie dès lors que vous aimez ceux-ci autant que vous pouvez désirer de plaire ....
60
-
61
- Jusque-là nous avons parlé librement.. Mais bref..., etc., rien à craindre.
62
-
63
- Aujourd'hui 27 octobre dernier. Ma lettre précédente terminera probablement celles que je dois recevoir d'Irlande : afin que celui qui tâche de connaître soit instruit précisément par nos dernières lettres, permettez-moi de continuer quelques jours encore.
64
-
65
- Je viens juste d'apprendre que lord Chesterfield est mort honteusement victime du libertinage.
66
-
67
- Tous ceux qui font profession de vertu doivent applaudir à cette nouvelle cruelle, quoique triste..
68
-
69
- Quand on pense quelle quantité d'honneur doit revenir à Dieu seul, de voir perdre leurs biens jusques à force de misère ces êtres corrompus qui croiraient trouver refuge dans son temple, oh dieu saint pourquoi daigneroit-on souffrir pareilles abominations!! Ce pauvre homme ayant contracté le mariage absolu avec lady Conyngham près-de trente ans auparavant, pensait que ce trait pourrait servir contre son fils unique Lord Chestertonne. Cette belle action devint célèbre à Londres; mais hélas!!! La mauvaise foi humaine fit arracher à lord Chestertonne un contrat secret stipulant expressément, que sir Philip Butler aurait droit exclusif au testament de son frère adoptif. SirPhilip étant marié selon la loi angloise, put léguer entièrement ses terres, titres nobiliaires, maison, argent liquide & mobilier, excepté uniquemcnt cent livres sterling réservées à son épouse Chrichtenham Lady Mary, qui mourrut néanmoins six mois aprêssortir de prison. Un jour lordChestertonne prétendit exiger sa dot naturelle, savoir sept cents milles sterlings annuellement payables semestriellement. Son beau-pere demanda explication de ce nouvel acteur, sachant qu'une partie considérable des rentiers anglais possédât la propriété directe d'une portion immense de leurs revenues patrimoniales; or lord Chestertonnegardoit ces droits commeparties intégrantesde son titre propre. Pour mettre fin définitivement aux discussions
70
 
71
  ============================================================
72
 
@@ -74,35 +28,11 @@ Quand on pense quelle quantité d'honneur doit revenir à Dieu seul, de voir per
74
  Raconte une scene ou un jeune philosophe decouvre pour la premiere fois les contradictions entre les ideaux des Lumieres et la realite de la condition humaine.
75
 
76
  === OUTPUT ===
77
- <think>
78
-
79
- </think>
80
-
81
- La philosophie est en ce moment si bien faite à ses yeux, que rien ne peut l'abandonner; cependant elle voit avec étonnement qu'il y a plus d'une façon encore de penser sur cet objet important : il lui semble que toutes ces opinions sont contraires aux principes qui ont formé sa raison.
82
-
83
- Le jour où je vins trouver mon père au petit couvent était celui même dont j'avais reçu son testament: nous étions seuls ensemble lorsque soudain on frappa doucement deux petits coups très-brefs sous notre porte fermée par-dehors; tous mes amis étaient sortis depuis long-temps... Je m'écriai tout haut sans réfléchir : quelqu'un veut entrer?.... Mon fils répondit presque aussitôt aussi vivement moi-même; eh! Qui donc ? Quelques jours après cela, toujours seul chez mon père, pendant que je faisais quelque chose de ma tête (car alors déjà peu me préoccupait des choses de nature), une autre personne entra comme avant-dirent celle-ci mais beaucoup moins brusquerettement...
84
-
85
- Je vous ai parlé hier du docteur Fritzierne?
86
-
87
- J'ai été surprise lorsqu'elle fit voir quelle heureuse occasion avait servi tant soit-tout à faire connaître nos sentiments mutuels!
88
-
89
- C'est ainsi, reprit-il vivement, que Mme Dubourge doit être instruite aujourd'hui comment fut fait votre mariage !
90
-
91
- Et puis quoi ! Vous êtes mariés ?
92
-
93
- Oui....
94
-
95
- Mais pourquoi n'a pas attendu plutôt vos parents ? C'était leur tour à eux seulement maintenant ils devraient venir ici pour prendre leurs droits sur Monsieur Dorneville......
96
-
97
- Mon cher ami,...
98
-
99
- ma chérie,
100
-
101
- en effet ton nom te rend respectable devant Dieu, tu as su t'y rendre toi-même propre, honnête homme, vertueux époux,... oui, tes actions valent mieux ta fortune..... Mais tiens bon là-dessus jusqu'à présent; écoute-moi attentivement, prendras-en garde car tu vas recevoir une idée nouvelle toute neuve pour moi...... Où diable avez-vous appris à parler ainsi ?. J'en suis fort content quand je serai vieux.....
102
 
103
- Eh bien, commença le médecin, imaginezvous -moi auprès de Madame Boville assidûment chargé chaque semaine de trois heures de confessions privées Avec combien de personnes différentes avons-nous eu lieu d'être occupés séparément dès-là plusieurs mois entiers Nous avions vu souvent chacun quelques autres malades particulieressans pouvoir jamais avoir aucune conversation particulière ni commune Si certain matin Madame Boville vient me dire que je dois absolument passer quatre semaines consécutives avec Mademoiselîè Duplessix, ô ciel ! Que dis-je , fourrageras-tu trop loin ?,.. Eh non point; croirez-vous qu'on ait besoin uniquement de méditer dessur-le-champ pour savoir reconnaître queMadameDuplissicexestdela maison ? Non certes Il faut juger selon certains signaux déterminés Enfin je vais donner connaissance à mademoisielle de Vaucourt de ceux mêmes qui font sentir nettement ce que peuventvaloirle sentimentdes Lumières,cellesdu cœur et celledel'honnêtete..
104
 
105
- Ainsi dit-on partageaonsimplementces genslàentrePhilosophies,sagesse,dévotion,religion,vilains,humiliants,fâcheuses,mêlemoins mauvaises qu'ils seraient Ils auraient beau multiplier inextricablementsolidesleurs raisoimentsils feraienttroppeau mondepour êtres utiles Le mot universel convient parfaitement aux Philosophes La plupart de leurs livres contenaient autant de questions abstraites ennuyeousesimpathiques qu'autrechoseaussibon Les uns prétendaient enseignercomme les autres expliquer Et quoique lesuns fussentsurtoutsincères sincériemenldiscernassontdonnésselonleur goûtplusieurs manières differentes depenser Ces derniers avaient pris peine detrouverla manière meilleure Devenus célèbressujetaucoupdel'intérêtpublic Au bout del'tempsceintértendu que l'espritétait assez bornédétrouverquelconqoe senscommode à attribuer aux mots On sent bientôtsingulière contradiction dans la conduitedepersonnesqui veulent servirlalumiércette lumière étant si haute qu'eilest impossiblededescendredoit-êtrepriséeautantraisonnablemenquetoutespersonnesraisonables doivent désireren tirerservice Tels étaientces hommes Dont le mérite consistaits
106
 
107
  ============================================================
108
 
 
2
  Redigez une lettre fictive a un ami dans laquelle vous partagez vos reflexions sur la nature de la liberte et les limites que la societe impose aux individus.
3
 
4
  === OUTPUT ===
5
+ Vous êtes libre, me dit-on; mais en quel sens? Vous pouvez faire tout ce qui n'est pas défendu par des lois; oui, c'est-là votre liberté: on ne vous force point à penser comme nous, ni à vivre comme nous, car il y a mille manières différentes d'être heureux. Mais si l'on s'en tient à cela, qu'il est peu d'hommes! Cela me paraissait bien vrai; mais je sentais aussi que j'avais tort. En effet, il y avait une infinité de modes différents de vivre avec soi-même, avec ses amis, avec les autres; mais l'un d'eux était plus doux, plus honnête, plus conforme au but pour lequel Dieu nous a créés.
6
 
7
+ Je voulais savoir ce que disaient les philosophes; mais ils étaient tous d'accord sur un seul article : il faut se rendre maître de sa raison, parce qu'elle est notre guide; et puisque Dieu nous a donnée, elle doit être obéie. Ce sont là les principes généraux sur lesquels toutes les opinions politiques reposent.
8
 
9
+ On voit que l'on peut avoir beaucoup d'opinions différentes, tant que l'on ne cherche que son intérêt particulier. On peut, sans erreur, suivre le cours de la nature, comme l'a fait Rousseau; ou se livrer à la volupté, comme Voltaire; ou vouloir imposer sa loi à tout le monde, comme Montesquieu. Le choix dépend de nous; il suffit de choisir celui qui convient le mieux à nos goûts, et nous sommes sûrs de trouver dans ce choix le bonheur et la paix.
10
 
11
+ Mais quand on veut arriver au vrai bonheur, on ne peut pas se livrer ainsi à la fantaisie, ni suivre les caprices du moment. Il faut se fixer quelque idéal dont on veuille être toujours fidèle; il faut s'y conformer dans toutes ses actions, et jamais ne changer de système. Une fois décidés sur ce principe fondamental, on ne peut pas commettre d'erreur; il faudrait seulement connaître parfaitement l'idéal choisi, et se le rappeler constamment dans tous les temps. C'est le but des règles morales. Si ces règles sont form
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
12
 
13
  ============================================================
14
 
 
16
  Ecris un essai sur les moeurs de la cour de Versailles, en decrivant les intrigues, les ambitions et les vanites qui animent les courtisans.
17
 
18
  === OUTPUT ===
19
+ Il est vrai que, parmi tous ceux qui se piquaient d'être éloquents, il n'y en avait pas plus aimables ni plus délicats; ils étaient toujours occupés à faire des discours, mais ne pensaient jamais aux actions : on voyait beaucoup de ces messieurs passer leurs journées entières dans l'audience, ou bien à peine sortir de leur cabinet pour aller donner une promenade à la campagne, où ils s'arrêtaient quelquefois pour prendre du pain et de l'eau-de-vie avec quelques paysans, dont les vêtements, leur figure et leurs manières rappelaient la première humanité.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
20
 
21
+ Ces grands seigneurs avaient aussi leurs petits seigneurs; c'étaient des hommes qui n'avaient point été faits pour gouverner, mais qu'on avait obligés de le devenir pour empêcher leur indigence. Ces petits seigneurs, comme on les appelait alors, devaient être instruits de tout ce qu'il fallait savoir en politique; mais ils n'apprenaient rien de cela, parce qu'ils ignoraient la raison; c'est pourquoi ils étaient les victimes les plus faciles des pièges politiques. Ils n'avaient pas même la capacité de mettre au nombre de leurs amis les gens qui auraient pu les servir; ils recevaient donc de mauvais conseillers, ils se perdaient sans connaissance, ils tombaient sous le poids des dettes, et ils mouraient en prison.
22
 
23
+ Lorsque je fus à Paris, je me trouvai très-étonné de voir combien on faisait d'honneur à ces petites personnes, qui, malgré toutes les précautions prises pour les rendre inutiles, avaient encore assez de pouvoir pour arracher les grâces, pour commander les titres, pour obtenir les offices, pour détrôner les grands ministres, pour perdre les plus grandes causes. Ceux qui jouissaient de ces honneurs étaient, soit des courtisans qui avaient fait beaucoup de bruit pendant long-temps, soit des gens qui avaient gagné la faveur du roi. Les premiers pouvaient avoir beaucoup d'influence auprès du monarque, parce qu'ils étaient ses favoris; les seconds, parce qu'ils connaissaient mieux son caractère. Ces dern
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
24
 
25
  ============================================================
26
 
 
28
  Raconte une scene ou un jeune philosophe decouvre pour la premiere fois les contradictions entre les ideaux des Lumieres et la realite de la condition humaine.
29
 
30
  === OUTPUT ===
31
+ » Je fus donc bientôt fort intéressé à ce que je lisais, mais j'entendis peu à peu quelque chose de plus curieux encore: c'était que ces philosophes, qui s'étaient fait tant d'honneur par leurs discours et leurs écrits sur l'amitié et la vertu, ne devaient pas moins à leur caractère de gens honnêtes et de bons amis; ils étaient en même temps les plus perfides et les plus méchants de tous les hommes! Quelquefois, en effet, on trouvait dans leurs écrits beaucoup de bonnes maximes sur la justice et la morale; mais, lorsque l'on voulait savoir quel était leur procédé quand elles étaient en contradiction avec leur intérêt personnel, il fallait chercher ailleurs qu'à la source où elles étaient tirées.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
32
 
33
+ » On y voyait, sans doute, quelque chose de raisonnable; mais on ne pouvait trouver partout des principes dont l'exécution fût aussi facile, et qui pût convenir à toutes les occasions. Enfin, après avoir lu beaucoup de livres et réfléchi sur plusieurs choses, je crus que je me faisais une mauvaise opinion des hommes, car, si les grands écrivains de l'antiquité avaient été vrais comme ils étaient bons, ils auraient pu se dispenser de mettre autant de précautions dans tout ce qu'ils disaient; et, s'ils étaient sincères, comme on les prétendait, comment pouvaient-ils être accusés d'avoir menti?
34
 
35
+ » Le premier livre que je lus, et que je n'ai jamais oublié depuis, fut celui de la nature du mal, de M. de la Harpe. Cela m'a rendu très-sensible ce que je viens de dire. J'ai trouvé dans ce livre, qui est un excellent ouvrage, que les hommes sont d'une telle faiblesse qu'il est impossible de les rendre heureux sans dépendre de leur bienfaiteur, et qu'il est nécessaire de leur inspirer le désir de lui plaire, afin qu'ils soient disposés à obéir à ses volontés. Il dit encore que la religion est le seul moyen de former des hommes heureux, parce que c'est elle seule qui puisse nous faire croire que les bienfaits que nous rece
36
 
37
  ============================================================
38