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L'étalon la rattrapa tranquillement, marchant à ses cotés le long du lac. Son regard se tourna vers celui-ci, il semblait étonnamment calme, comme si le temps s'était réellement arrêté pour les deux équidés.
Eldorado ne connaissait pas grand chose de Spectra, leurs premières rencontres ayant été mouvementés, ils n'avait guère pu faire connaissance comme n'importe quel autre cheval, pourtant, le grand noir avait cette envie de découvrir qui était cette jument qui lui avait apporté tout ce que les autres avaient échoués à lui donner avant elle ?
En marchant à ses côtés, Spectra réfléchit à ce qu'elle pourrait dire sur elle-même. Elle n'était pas habituée à parler d'elle, aussi était-ce là une tâche compliquée. Cependant, elle allait faire de son mieux pour le contenter.
- Je suis née sur d'autres terres, bien loin d'ici, lui répondit-elle en regardant par moment l'horizon. Ma mère était une catin, elle ne s'est pas occupée de moi. Mon père, quant à lui, je ne l'ai croisé qu'une fois. C'était pour me dire que j'avais été un accident et qu'il n'avait jamais voulu que je naisse.
Elle récitait ceci comme si elle ne ressentait rien. Et en vérité, c'était un peu le cas. Après tout, elle n'avait pas envie de ressentir des choses pour ceux qui lui avaient fait du mal par le passé.
- Je me suis liée d'amitié avec un poulain, continua-t-elle. Mais il est mort sous mes yeux, des sabots d'un guerrier venu d'ailleurs. Ce même guerrier, je l'ai recroisé par la suite et je suis tombée sous son emprise. Je le craignais, j'ai pris ça pour de l'amour.
Et repenser à lui provoqua des frissons de peur le long de son échine. Elle se rendait compte maintenant qu'elle avait été sous son emprise et qu'il s'était servi d'elle pendant des années.
L'amour qu'elle ressentait pour Eldorado n'avait rien à voir avec tout ça. Elle sentait au plus profond d'elle-même que ce sentiment était pur, il n'était pas né de la contrainte comme ça avait pu être le cas avec Köldwar, le géniteur de ses enfants, qu'elle ne considérait plus comme tels par ailleurs.
Le grand noir écouta attentivement l'histoire de Spectra, celle-ci avait été aussi difficile que ce qu'il l'avait imaginé. Cette solitude malgré la présence des autres qui l'avait enfermé derrière un mur invisible et infranchissable, il la comprenait, l'ayant vécu à sa façon. Il posa son encolure contre la sienne.
Je ne laisserai plus rien t'arriver de mal.
Eldorado avait beau être le plus distant possible avec les autres, une fois qu'il s'était attaché à quelqu'un, il se donnait corps et âme pour le protéger.
La noiraude finit par plonger à nouveau son regard sombre dans celui du mâle à la robe qui l'était tout autant. Elle sentait qu'auprès de lui, elle ne risquait plus rien. Ou tout du moins, qu'il ferait tout pour lui assurer une sécurité à laquelle elle n'avait encore jamais goûté.
- Je te fais confiance à présent, souffla-t-elle.
Il lui offrit un sourire bienveillant en l'entendant lui dire qu'elle avait confiance en lui, jamais il ne trahirait celle-ci, il se le jurait.
Elle approcha son museau du sien et l'effleura doucement, avec une tendresse sereine qui lui correspondait davantage que tout ce qu'elle avait pu montrer dans sa vie. C'était là tout ce qu'on pouvait souhaiter à quelqu'un : trouver celui ou celle qui ferait battre son cœur. Et en ce qui la concernait, c'était fait, elle l'avait trouvé.
- Raconte-moi ce que tu as vécu, toi-aussi, souffla-t-elle.
Elle savait que ça ne serait sans doute pas facile à entendre mais elle s'en moquait. Son histoire n'avait pas été belle, à elle non plus.
Raconter son passé ? C'était là une chose bien difficile pour le grand noir mais il se sentait prêt à sauter le pas pour elle. Après tout, elle lui avait livré sans protester, c'était évident qu'il ne pouvait pas lui cacher le sien.
J'ai eu de multiples visages, joués de nombreux rôles jusqu'à oublier que ce que je faisais était réel, que je démolissais des familles et de nombreuses vies dans le seul but de jouer avec mon "double" comme je l'appelle à présent.
C'est la rencontre avec mon frère Atlas qui m'a sorti de cette fausse réalité, avec lui le monstre qui contrôlait mes moindres mouvements disparaissait, j'avais cru trouver enfin la paix mais une fois qu'Atlas s'éloignait, mon double n'en était que plus fort. J'ai donc décidé de l'emmener ici, loin de cette forêt, de peur de finir par perdre les pédales et le mettre en danger.
- Tu ne seras plus jamais seul, lui souffla-t-elle.
Ce n'était qu'aux côtés de Spectra qu'il pouvait se sentir normal, elle ne le voyait pas comme la pire des créatures malgré son passé. Son regard se plongea dans les yeux de la jument, un énorme poids en moins sur ses épaules et très certainement sur celles de Spectra aussi.
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Titre: Ne pas s'attarder sur l'enveloppe
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Le rendez-vous des promesses - Ce lien qui nous unit
Les fasciotomies sont toujours effectuées en salle d’opération.
Contacter le Centre Antipoison si nécessaire pour obtenir des détails sur le produit chimique et le traitement spécifique (070/245 245).
Pour le thérapeute : éviter le contact direct avec le produit chimique !
Contrôler très souvent les pansements (au moins une fois par jour)
» Quelles sont les différences ?
Pas de guérison dans les 2 à 3 semaines post-brûlure.
État général du patient : assez stable pour l’opération ?
Pour les brûlures superficielles, il existe un consensus sur le traitement (conservateur). Pour les brûlures profondes (2ème degré profond et 3ème degré), le traitement est toujours chirurgical. Toutefois, il exixte des divergences sur la prise en charge de ces deux groupes selon les centres.
Excision tardive (>5 j) : en cas de doute sur la profondeur (si aucune LDI n’est utilisé). L’opération peut également être reportée jusqu’à la stabilisation de l’état du patient (certains chirurgiens attendent que le patient soit extubé) ou jusqu’à ce que la profondeur puisse être déterminée.
Pas de règle stricte, généralement aux environs de 10 à 15 % (rarement > 20 %)
Suivant la guérison des sites donneurs (s’il faut plus de greffes de peau)
Utilisées dans la majorité des cas.
Tous les sites disponibles, de préférence les cuisses.
10 à 20 % (exceptionnellement plus, selon l’état du patient en pré-op)
Laisser en place souvent plus longtemps (jusqu’à la guérison) sauf en cas de signes d’inflammation
Les pansements sont enlevés après 1 à 3 j (après contrôle après 24 h en cas de peau pleine : hématome ?). Ensuite, réfection des pansements tous les 1 à 2 jours.
Si toutes les zones brûlées ne sont pas encore totalement guéries/couvertes.
Choix du moment : attendre au moins 10 j, souvent après 2 à 3 s
Peut être utilisée pour les brûlures du cou, de la face et des paupières
Les lambeaux peuvent être répartis en 2 groupes :
Le site donneur est de préférence fermé de manière primaire. Si ce n’est pas possible, il est couvert d’une greffe de peau.
Homologues (donneur) sur une membrane en nylon : s’il y a peu ou pas de kératinocytes autologues disponibles (la culture dure 2 à 3 s)
La culture dure environ 2 à 3 semaines.
Brûlures profondes pour lesquelles l’excision ne suffirait peut-être pas
En tant que pansement biologique pour les brûlures du 2ème degré (eau chaude, etc. chez les enfants)
S’il n’y a pas assez de sites donneurs disponibles
Les homogreffes sont enlevées après 1 s à 10 j (parfois 2 à 3 s)
Les homogreffes peuvent être enlevées plus tôt chez les enfants (5 j)
Biobrane : surtout utilisé pour les brûlures de la face, des membres supérieurs, du cou et des pieds. Durée du traitement : 8 j sans changer le pansement -> idéal pour les brûlures chez les enfants.
La couche de silicone reste en place pendant 3 s -> jusqu’à obtenir un bon tissu de granulation (plus longtemps dans certains centres). Cette période peut être réduite par l’application d’un système VAC (système aspiratif) pour accélérer la néovascularisation.
Cette couche de silicone doit être immédiatement remplacée par une autogreffe après avoir été enlevée.
• Problèmes esthétiques : surtout brûlures à la fac et aux mains.
• Correction des problèmes fonctionnels : dès l’apparition du problème
• Correction des problèmes esthétiques : dès la maturation des cicatrices, donc au moins 1 à 1,5 an après les brûlures et 1,5 à 2 ans chez les enfants.
Infiltration d’un corticostéroïde à action locale dans la cicatrice : peut être utilisée pour les petites brûlures. L’influence du taux de cortisol dans le sang chez les enfants fait débat et cette technique n’est donc pas utilisée dans certains centres. La mesure du cortisol sanguin peut être envisagée avant l’administration (également chez les adultes).
Greffes de peau de pleine épaisseur : les cicatrices instables peuvent être excisées pour utiliser ensuite une greffe de peau totale pour fermer la perte de substance (si la fermeture primaire n’est pas possible)
Il était très tard, minuit approchait. Aqualia entra dans la demeure avec le plus grand des silences. Ses études l'avaient retenue jusqu'à cette heure si tardive. Sur la pointe des pieds, elle s'avança jusqu'à la salle à manger. Se mouvant habilement dans l'obscurité, la jeune fille déposa son sac dans un coin puis alla se prendre un verre d'eau à la cuisine. Sa gorge serrait depuis quelques heures. Étant donné qu'elle était à cour de médicaments, la lycéenne avait pris l'initiative de réviser tant que ses poumons malades le lui permettaient.
**J'espère que mamie ne c'est pas réveillée**
Tiens, tiens...il était tombé sur le jackpot de la soirée.
L'adolescent balaya la pièce du regard, à la recherche d'autre objets de valeurs. Il n'y avait rien d'autre que l'ordinateur, qu'il ne pouvait pas emporter dans son sac à dos bien sûr...Ses yeux dorés aux airs félins détaillèrent rapidement la chambre dans laquelle il avait pénétré par effraction, en crochetant la fenêtre. C'est une chambre de fille, de toute évidence. Des posters aux murs, des bijoux plus ou moins onéreux, des livres de cours ou autre, des babioles surtout décoratives...
Sam poussa un soupir et endossa son sac noir, prêt à aller faire un tour dans les autres pièces de la maison lorsqu'il entendit un bruit.
Quelqu'un venait de rentrer chez lui, alors qu'un voleur s'y trouvait justement...
Sam se mordit la lèvre et sentit son coeur s'emballer dans sa poitrine. Non, du calme Heaven...Tout n'était pas perdu, il avait encore une chance. Sauf qu'il ne pouvait pas quitter la maison en repassant par la fenêtre pour des raisons techniques: la façade qu'il avait escaladé ne permettait pas une descendre très sécurisée, surtout qu'il avait au dos un sac bien rempli d'objets divers et parfois pesants...
Pensif, et ne sachant pas ce qu'il convenait de faire dans une situation semblable, Sam referma prudemment la porte et jeta un regard rapide à la chambre. Au moins, il lui fallait trouver une planque si le nouveau-venu décidait de venir par là...
Mouais, il n'y avait rien de mieux à par ça...
La douleur s'estompait peu à peu et comme elle tombait de sommeil, Aqua s'avança dans les couloirs. Avec douceur, elle entrouvrit la porte de la chambre de sa grand-mère: personne.
*Étrange...je me demande où est mamie...*
Le blond, effrayé à l'idée que son cri n'alerte les voisins ou pire la brigade de nuit, se précipita hors de la penderie pour se jeter sur Aqua. Bien sûr, il ne comptait pas lui faire de mal, juste la bailloner pour étouffer son hurlement...
"Tais-toi bon sang!" Siffla-t-il entre ses dents alors qu'il arrivait sur la jeune fille d'un bond.
** j'hallucine...elle va pas me faire une crise d'asthme!!!**
Le blond ouvrit grands ses yeux dans la pénombre pour essayer de lire sur les lèvres de l'asthmatique, sans succès. Il ne connaissait personne dans son entourage connaissant ces problèmes de santé, et il était incapable de dire ce qui pouvait lui être utile à cet instant précis.
Il s'agitait, maugréant et cherchant par des regards vifs dans la pièce un quelconque téléphone pour appeler les secours avant de se faire la malle. Cette idée lui traversa l'esprit et le quitta aussitôt après, car il sentait la frêle main d'Aqua se refermait sur la sienne. Et merde. Maintenant il se sentait obligé de l'aider alors qu'elle restait une parfaite inconnue...
Le blond se leva d'un bond et fonça dans le couloir, mais hésita quant à la direction à prendre. Chez lui, les médicaments se trouvaient tout bonnement dans la cuisine, mais peut-être pas ici...où alors? La salle de bain peut-être...
Ses investigations durèrent quelques interminables minutes. Il n'hésita à allumer les lumières de toutes les salles qu'il traversait, étant donné que la fille semblait être la seule occupante de la maison pour l'heure. Il finit par tomber sur le placard refermant toutes sortes de médicaments.
Il ne prit pas le temps de la détailler plus précisément, abandonna son fardeau sur le sol et se demanda s'il devait essayer de la réveiller ou lire les notices de tous les médicaments qu'il avait emmené...
(désoler pour l'attente...j'avais des trucs à faire )
Mais aucun son ne sortait de sa bouche. Persévérante, elle répéta silencieusement ces mêmes mots, espérant que le garçon allait comprendre. C’était difficile pour elle de conserver son calme. Des larmes roulèrent sur ses joues. Chaque parcelle de son être frissonnait. Son corps s’engourdissait mordu par un froid d’origine inconnue. Tentant le tout pour le tout, elle hurla à pleins poumons les comprimés qu’il lui fallait :
Après quelques jurons nerveux, une exclamation s'échappa de ses lèvres: il venait de tomber sur une petite bouteille plastifée contenant des pilules bleues. C'était celles-là?
Le blond les prit et se rapprocha de la jeune fille, sentant sa main de chair trembler de nervosité. Bon dieu, c'était pas tous les jours qu'il avait à faire ça...c'était même la première fois en fait...
Maintenant, restait à savoir combien il fallait lui en donner...
Le blond se mordit la lèvre inférieure et concentra son esprit affolé sur ce qu'il devait faire: lui administrer le médicament.
Dans un nouveau moment d'égarement, il songea à son oncle, se demandant ce qu'il aurait fait en de telle circonstance...mais il écarta vite cette question pour une bonne raison: Heaven senior était absolument tout, sauf un cambrioleur...
L'adolescent, la conscience tranquille en pensant à sa prochaine fuite glissa ses doigts aux lèvres de la jeune fille et la fit avaler la pilule bleue.
Ceci fait, il poussa un profond soupir, sa nervosité baissant d'un cran.
Quelques minutes passèrent dans le plus grands des silences. La respiration d’Aqua revint à la normale, tout allait bien. Cependant, la jeune fille n’osait parler. Ses joues étaient teintées de roses, mais avec sa santé fragile, on pouvait accuser la fièvre. Néanmoins, la maladie n’avait rien à voir là-dedans. Il n’y avait qu’une seule explication : Elle était terriblement mal à l’aise. Un petit laps de temps s’écoula lorsqu’elle prit le courage d’hausser la voix.
"C’est la première fois qu’un garçon est aussi gentil avec moi…"
Le blond se tut, et son sourire s'effaça graduellement de son visage tandis qu'il prenait conscience de l'étrangeté de la situation. Cette fille le remerciait et s'excusait auprès du cambrioleur de sa maison, qui venait de la sauver d'une crise d'asthme. Etrange était presque un euphémisme dans ce cas-là...
Lui, tout de noir vêtu, à la silhouette fine et presque androgyne, dont la peau de son visage était laiteuse et presque lumineuse dans la pénombre de la pièce. Ses yeux couleur miel étaient brillants eux aussi, lui donnant un petit côté félin assez troublant par ailleurs...Mais à cet instants ils étaient en partie voilés par sa frange de cheveux blonds, alors que le reste de sa longue chevelure était tressée derrière sa nuque pour ne pas le gêner dans ses passe-temps nocturnes.
"Non…ne partez pas. Qu’avez-vous pris? Dites moi. Vous pouvez tout emporter, ça m’est égal…mais pas ma chaîne avec une croix. Elle a une valeur sentimentale pour moi. "
"Prenez ça à la place! C’est mon Haro. Il ne semble peut-être pas très intelligent, mais il peut être programmé de plusieurs fonctions et je crois qu’il a de la valeur. Prenez le, mais rendez-moi ma chaîne. "
Comment savait-elle qu'il avait dérobé ses bijoux? Mystère, mais il n'eut pas le loisir d'y songer plus longtemps car il ôta fermement mais doucement son bras des mains fines de la jeune fille pour qu'il se défasse de deux coups d'épaules de son sac à dos.