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子曰:“学而时习之,不亦悦乎?有朋自远方来,不亦乐乎?人不知而不愠,不亦君子乎?”
孔子说:学习而时常学习,不也很高兴吗?有朋从远方来,不也很快乐吗?人不知道而不觉悟,不也是君子吗?
Le Maître dit :— Celui qui cultive la sagesse et ne cesse de la cultiver n’y trouve-t-il pas de la satisfaction ? Si des amis de la sagesse viennent de loin recevoir ses leçons, n’éprouve-t-il pas une grande joie ? S’il reste inconnu des hommes et n’en ressent aucune peine, n’est-il pas un vrai sage ?
Confucius a dit : N’est-il pas également très agréable d’apprendre et de continuer à apprendre constamment? N’est-il pas également très joyeux de recevoir des amis venus de loin? N’est-ce pas aussi caractéristique d’un véritable gentleman de ne pas comprendre certaines choses sans pour autant en prendre conscience?
有子曰:“其为人也孝悌而好犯上者,鲜矣。不好犯上而好作乱者,未之有也。君子务本,本立而道生。孝悌也者,其为仁之本与?”
有子说:那些人的为人孝顺兄长而喜欢冒犯君主的,是很少有的;不喜欢犯上却喜欢作乱的,是没有的。君子致力于根本,根本确立而道就产生出来了。孝悌这个人,是仁的根本吗?
Iou tzeu dit :— Parmi les hommes naturellement enclins à respecter leurs parents, à honorer ceux qui sont au-dessus d’eux, peu aiment à résister à leurs supérieurs. Un homme qui n’aime pas à résister à l’autorité, et cependant aime à exciter du trouble, ne s’est jamais rencontré. Le sage donne son principal soin à la racine. La racine, une fois affermie, donne naissance au tronc et aux branches. L’affection envers nos parents et le respect envers ceux qui sont au-dessus de nous sont comme la racine de la vertu.
You Zi a dit : Il est très rare que des personnes soient respectueuses envers leurs aînés et qu’en même temps aiment offenser les souverains ; il n’existe pas non plus de personnes qui n’aiment pas offenser leurs supérieurs mais qui aiment provoquer le chaos. Le gentleman se concentre sur les fondements ; une fois ces fondements établis, la voie juste apparaît. La piété filiale et la fraternité sont-elles les fondements de la bonté (la « ren »)?
子曰:“巧言令色,鲜矣仁。”
孔子说:言巧语令色,很少有仁德。
Le Maître dit :— Celui qui par des discours étudiés et un extérieur composé cherche à plaire aux hommes ruine ses vertus naturelles.
Confucius a dit : « Les paroles habiles et les expressions affectueuses ne reflètent que rarement la bonté et la vertu. »
曾子曰:吾日三省乎吾身。为人谋而不忠乎?与朋友交而不信乎?传不习乎?
曾子说:我每天三次反省自身,为别人谋划而不忠诚,与朋友交往而不信任,传授不熟悉吗?
Tseng tzeu dit :— Je m’examine chaque jour sur trois choses : Si, traitant une affaire pour un autre, je ne l’ai pas traitée avec moins de soin que si elle eût été ma propre affaire ; si, dans mes relations avec mes amis, je n’ai pas manqué de sincérité ; si je n’ai pas négligé de mettre en pratique les leçons que j’ai reçues.
Zeng Zi a dit : « Chaque jour, je me remets en question trois fois. Ai-je trahi la confiance des autres en leur conseillant des choses qui ne sont pas bonnes pour eux? Ai-je manqué de sincérité dans mes relations avec mes amis? Ai-je transmis des connaissances que je ne maîtrise pas moi-même? »
子曰:道千乘之国,敬事而信,节用而爱人,使民以时。
孔子说:治理千乘兵车的国家,恭敬地遵守信用,节约费用而爱护人民,使用人民按照时宜。
Le Maître dit :— Celui qui gouverne une principauté qui entretient mille chariots de guerre doit être attentif aux affaires et tenir sa parole, modérer les dépenses et aimer les hommes, n’employer le peuple aux travaux publics que dans les temps convenables .
Confucius a dit : « Pour gouverner un pays disposant de mille chars de guerre, il faut respecter scrupuleusement la parole donnée, économiser les dépenses et chérir le peuple, en l’utilisant selon les besoins du moment. »
子曰:弟子入则孝,出则悌,谨而信,泛爱众而亲仁,行有余力,则以学文。
孔子说:弟子在家就孝顺,出门就孝顺,谨慎而守信,广泛爱护众人而亲近仁爱,行为有余力,就要学习文章。
Le Maître dit :— Un jeune homme, dans la maison, doit aimer et respecter ses parents. Hors de la maison, il doit respecter ceux qui sont plus âgés ou d’un rang plus élevé que lui. Il doit être attentif et sincère dans ses paroles ; aimer tout le monde, mais se lier plus étroitement avec les hommes vertueux. Ces devoirs remplis, s’il lui reste du temps et des forces, qu’il les emploie à l’étude des lettres et des arts libéraux.
Confucius a dit : « Un disciple doit être respectueux envers ses parents à la maison, et également respectueux envers les autres lorsqu’il est hors de chez lui. Il doit être prudent et fidèle à ses engagements, témoigner de beaucoup d’affection pour tous, et se rapprocher de ceux qui pratiquent l’amour et la bonté. S’il dispose de surplus d’énergie, il doit alors apprendre les lettres et les arts. »
子夏曰:贤贤易色,事父母,能竭其力。事君,能致其身。与朋友交,言而有信。虽曰未学,吾必谓之学矣。
子夏说:贤人容貌改变,侍奉父母能竭尽全力,侍奉君主能保全自身,与朋友交往,言谈有信义,即使说没有学习,我一定认为这是学习的。
Tzeu hia dit :— Celui qui, au lieu d’aimer les plaisirs, aime et recherche les hommes sages, qui aide ses parents de toutes ses forces, qui se dépense tout entier au service de son prince, qui avec ses amis parle sincèrement, quand même on me dirait qu’un tel homme n’a pas cultivé la sagesse, j’affirmerais qu’il l’a cultivée.
Zi Xia a dit : « Lorsque le visage d’un sage change, il déploie tous ses efforts pour servir ses parents ; lorsqu’il sert un souverain, il veille à préserver sa propre intégrité ; dans ses relations avec ses amis, il est fidèle à ses paroles. Même si l’on prétend qu’il n’a pas étudié, je considérerais certainement que c’est une forme d’apprentissage. »
子曰:君子不重则不威,学则不固。主忠信,无友不如己者,过则勿惮改。
孔子说:君子不尊重就不威严,学习就不稳固,君主忠诚守信,没有不如自己的朋友,有过失就不怕改正。
Le Maître dit :— Si celui qui cultive la sagesse manque de gravité, il ne sera pas respecté et n’acquerra qu’une connaissance superficielle de la vertu. Qu’il mette au premier rang la fidélité et la sincérité ; qu’il ne lie pas amitié avec des hommes qui ne lui ressemblent pas; s’il tombe dans un défaut, qu’il ait le courage de s’en corriger.
Confucius a dit : « Un gentleman qui ne respecte pas les autres n’a pas d’autorité ; ses connaissances ne sont pas solides. Un souverain qui est loyal et fidèle n’a pas d’ami inférieur à lui-même ; s’il commet des erreurs, il n’a pas peur de les corriger. »
曾子曰:慎终追远,民德归厚矣。
曾子说:谨慎地追念远祖,人民的恩德就会归于厚道了。
Tseng tzeu dit :— Si le prince rend les derniers devoirs à ses parents avec un vrai zèle et honore par des offrandes ses ancêtres même éloignés, la piété filiale fleurira parmi le peuple.
Zeng Zi a dit : En se remémorant avec prudence nos ancêtres lointains, la gratitude du peuple reviendra à ceux qui sont intègres et vertueux.
子禽问于子贡曰:“夫子至于是邦也,必闻其政。求之与?抑与之与?”子贡曰:“夫子温良恭俭让以得之。夫子求之也,其诸异乎人之求之与?”
子禽问子贡说:先生到了这个国家,一定要知道他的政治,要求他还是否还是还是还是还是还是还是给他呢?子贡说:先生温良恭俭谦让得到,先生要求的,还有什么不同呢?别人求的呢?
Tzeu k’in adressa cette question à Tzeu koung : — Quand notre maître arrive dans une principauté, il reçoit toujours des renseignements sur l’administration de l’État. Est-ce lui qui les demande au prince, ou bien est-ce le prince qui les lui offre ? Tzeu koung répondit : — Notre maître les obtient non par des interrogations, mais par sa douceur, son calme, son respect, sa tenue modeste et sa déférence. Il a une manière d’interroger qui n’est pas celle des autres hommes.
Le jeune oiseau demanda à Zigong : « Lorsque notre maître arrive dans un pays, il doit nécessairement en connaître la politique et déterminer s’il convient ou non de lui donner quelque chose. Que pourrait-il encore exiger? » Zigong répondit : « Notre maître est doux, bienveillant, respectueux, économe et modeste ; que pourrait-il donc exiger de plus? Et que demandent les autres? »
子曰:父在,观其志。父没,观其行。三年无改于父之道,可谓孝矣。
孔子说:父亲在世时,要观察他的志向,父亲死后,要看他的行为,三年不改变父亲的道理,可以说是孝顺了。
Le Maître dit :— Un fils doit consulter la volonté de son père, tant que son père est en vie, et ses exemples, quand il est mort. Si durant trois ans après la mort de son père, il imite sa conduite en toutes choses, on pourra dire qu’il pratique la piété filiale.
Confucius a dit : « Pendant la vie de son père, il faut observer ses aspirations ; après sa mort, il faut observer son comportement. Si, pendant trois ans, on ne change pas les principes que ce père a enseignés, on peut dire que l’on montre de la piété filiale. »
有子曰:礼之用,和为贵。先王之道斯为美。小大由之,有所不行。知和而和,不以礼节之,亦不可行也。
有子说:礼的作用,和谐是最重要的,先王的治国之道是最美妙的,大小都遵循它,有所不行,只知道和谐而和谐,不用礼节来节制它,也不可以推行。
Iou tzeu dit :— Dans l’observation des devoirs mutuels, la concorde est d’un grand prix. C’est pour cette raison que les règles des anciens souverains sont excellentes. Toutes leurs prescriptions, grandes ou petites, ont été inspirées par le désir de la concorde. Cependant, il est une chose qu’il faut éviter : connaître le prix de la concorde, et faire tout pour la concorde, sans tenir compte du devoir, c’est ce qui n’est pas permis.
You Zi a dit : « Le rôle des rites est de favoriser l’harmonie, qui est de la plus grande importance. La manière dont les anciens rois gouvernaient leur pays était merveilleuse ; tous, quels que soient leur rang ou leur pouvoir, s’y conformaient. Il existe cependant des situations où il est impossible d’appliquer strictement ces rites. Dans de tels cas, il ne suffit pas de rechercher simplement l’harmonie sans utiliser les règles et les convenances appropriées pour la réguler. »
有子曰:信近于义,言可复也。恭近于礼,远耻辱也。因不失其亲,亦可宗也。
有子说:诚信接近于义,说话可以恢复;恭敬接近于礼,远离耻辱,因而不失去双亲,也可以尊崇。
Iou tzeu dit :— Quand on peut accomplir sa promesse sans manquer à la justice, il faut tenir sa parole. Un respect et des égards conformes aux règles de la bienséance ne sont ni honteux ni déshonorants. Si vous choisissez pour protecteur un homme digne de votre amitié et de votre confiance, vous pourrez lui rester attaché à jamais.
Yuzi a dit : « L’honnêteté est proche de la justice ; les paroles peuvent être réparées. Le respect est proche des rites, et cela nous éloigne de la honte. Ainsi, nous ne perdons pas nos parents, et nous pouvons également leur rendre hommage. »
子曰:君子食无求饱,居无求安。敏于事而慎于言,就有道而正焉。可谓好学也已。
孔子说:君子吃饭不要求吃饱,居住不要求安逸,做事敏捷而谨慎,遵循有道而端正,可以说是喜欢学习。
Le Maître dit :— Un disciple de la sagesse qui ne recherche pas la satisfaction de son appétit dans la nourriture, ni ses commodités dans son habitation, qui est expéditif dans les affaires et circonspect dans ses paroles, qui se fait diriger par des hommes vertueux, celui-là a un véritable désir d’apprendre.
Confucius a dit : « Le gentleman ne cherche pas à être rassasié lorsqu’il mange, ni à être confortable lorsqu’il vit. Il agit avec rapidité et prudence, suit les principes de la vertu et reste intègre. On peut dire qu’il aime apprendre. »
子贡曰:“贫而无谄,富而无骄。何如?”子曰:“可也。未若贫而乐,富而好礼者也。”子贡曰:“诗云:如切如磋,如琢如磨。其斯之谓与?”子曰:“赐也,始可与言诗已矣。告诸往而知来者。”孔子说: 子贡呀,你能从我已经讲过的话中领会到我还没有说到的意思,举一反三,我现在可以同你谈论《诗经》了。
子贡说:《诗经》上说:切如琢,琢如磨,这是说的吧子说:赐,开始可以和他谈论《诗经》,告诉别人,孔子说:子贡的话,你能够从我已经讲过的话中领会我还没有说的意思,举一反三,我现在可以和你一起谈论《诗经》了。
Tzeu koung dit :— Que faut-il penser de celui qui, étant pauvre, n’est pas flatteur, ou qui, étant riche, n’est pas orgueilleux ? Le maître répondit :— Il est louable ; mais celui-là l’est encore plus qui dans la pauvreté vit content, ou qui au milieu des richesses garde la modération. Tzeu koung répliqua : — On lit dans le Cheu king que le sage imite l’ouvrier qui coupe et lime l’ivoire, ou qui taille et polit une pierre précieuse. Ces paroles n’ont-elles pas le même sens ? Le Maître repartit : — Seu commence à pouvoir entendre l’explication du Cheu king ; sur ma réponse à sa question, il a aussitôt compris le sens des vers qu’il a cités.
Zigong dit : « Le Livre des Poèmes dit : “On taille avec précision, on affine avec soin.” C’est bien de cela qu’il s’agit, n’est-ce pas? » Zigeong poursuit : « Je peux maintenant discuter du Livre des Poèmes avec vous et en parler aux autres. » Confucius répond : « Dans les paroles de Zigong, vous parvenez à comprendre des choses que je n’ai pas encore dites ; vous êtes capable d’en déduire d’autres par analogie. À présent, je peux vraiment discuter du Livre des Poèmes avec vous. »
子曰:不患人之不己知,患不知人也。
孔子说:不怕别人不了解自己,只怕别人不了解别人。
Le Maître dit :— Le sage ne s’afflige pas de ce que les hommes ne le connaissent pas ; il s’afflige de ne pas connaître les hommes.
Confucius a dit : « Il ne faut pas craindre que les autres ne nous comprennent pas, mais plutôt qu’ils ne comprennent pas les autres. »
子曰:为政以德,譬如北辰,居其所,而众星共之。
孔子说:治理政事以德行来治理国家,就好比北极星辰,居住在它的位置上,而众星共同在它的位置上。
Le Maître dit :— Celui qui gouverne un peuple en lui donnant de bons exemples est comme l’étoile polaire qui demeure immobile, pendant que toutes les autres étoiles se meuvent autour d’elle.
Confucius a dit : « Gérer les affaires publiques en se référant aux principes de la vertu, c’est comme diriger un pays à l’aide de l’étoile polaire : elle occupe sa place fixe, et toutes les autres étoiles se tiennent également à leur place respective. »
子曰:诗三百篇,一言以蔽之,曰:“思无邪。”
孔子说:《诗经》三百篇,用一句话来遮蔽它,就是说:思无邪。
Le Maître dit :— Les odes du Cheu king sont au nombre de trois cents. Un seul mot les résume toutes : « Avoir des intentions droites. »
Confucius a dit : « Les trois cents chapitres du Livre des Poèmes peuvent être résumés en une seule phrase : “Les pensées ne sont pas malveillantes” (ou : “Les intentions sont pures”). »
子曰:导之以政,齐之以德,民免而无耻。导之以德,齐之以礼,有耻且格。
孔子说:用政治来引导他们,用德行来整顿他们,人民就会免于祸患而没有耻辱,用德行来引导他们,用礼仪来整饬他们,这样就会有耻辱而且有威严。
Le Maître dit :— Si le prince conduit le peuple au moyen des lois et le retient dans l’unité au moyen des châtiments, le peuple s’abstient de mal faire ; mais il ne connaît aucune honte. Si le prince dirige le peuple par ses bons exemples et fait régner l’union en réglant les usages, le peuple a honte de mal faire, et devient vertueux.
Confucius a dit : « En guidant le peuple par la politique et en le régulant par la vertu, il pourra être préservé des malheurs sans subir de honte. En guidant le peuple par la vertu et en le disciplinant par les rites, il connaîtra la honte mais aussi l’autorité. »
子曰:吾十有五而志于学,三十而立,四十而不惑,五十而知天命,六十而耳顺,七十而从心所欲不逾矩。
孔子说:我十五岁就立志于学习,三十岁就立身,四十岁就不会迷惑,五十岁就能知道天命,六十岁就能听到顺应,七十岁就能顺从自己的欲望,不会超越规矩。
Le Maître dit :— A quinze ans, je m’appliquais à l’étude de la sagesse ; à trente ans, je marchais d’un pas ferme dans le chemin de la vertu ; à quarante ans, j’avais l’intelligence parfaitement éclairée ; à cinquante ans, je connaissais les lois de la Providence ; à soixante ans, je comprenais, sans avoir besoin d’y réfléchir, tout ce que mon oreille entendait ; à soixante-dix ans, en suivant les désirs de mon cœur, je ne transgressais aucune règle.
Confucius a dit : « À quinze ans, j’ai décidé de m’engager dans l’apprentissage ; à trente ans, j’ai acquis une certaine stabilité dans ma vie ; à quarante ans, je ne me laissais plus tromper par les illusions ; à cinquante ans, j’ai compris le destin imposé par le Ciel ; à soixante ans, j’étais capable d’écouter et de suivre les directives justes ; à soixante-dix ans, je pouvais céder à mes désirs sans dépasser les limites fixées par la morale. »
孟懿子问孝。子曰:“无违。”樊迟御,子告之曰:“孟孙问孝于我,我对曰无违。”樊迟曰:“何谓也?”子曰:“生,事之以礼,死,葬之以礼,祭之以礼。”
樊迟驾车,孔子告诉他说:孟孙向我请教孝顺,我回答说:不要违背。樊迟说:是什么意思啊子说:子生下来,用礼仪侍奉他,死了,用礼仪安葬他,用礼仪祭祀他。
Meng i tzeu ayant interrogé, sur la piété filiale, le Maître répondit :— Elle consiste à suivre les prescriptions. Plus tard, Fan Tch’eu conduisant la voiture de Confucius, le philosophe lui dit :— Meng i tzeu m’a interrogé sur la piété filiale ; je lui ai répondu qu’elle consiste à observer les prescriptions. Fan Tch’eu dit :— Quel est le sens de cette réponse ? Confucius répondit :— Un fils doit aider ses parents durant leur vie selon les prescriptions, leur faire des obsèques et des offrandes après leur mort selon les prescriptions.
Fan Chi conduisait la voiture ; Confucius lui dit : « Meng Sun est venu me demander des conseils sur la piété filiale. J’ai répondu : “Ne contrevenez pas aux règles établies.” » Fan Chi demanda : « Que voulez-vous dire par là, Maître? » Confucius répondit : « Lorsque votre enfant naît, vous le servez avec respect et selon les rites ; lorsqu’il meurt, vous l’enterréez avec respect et selon les rites ; et vous le priez également avec respect et selon les rites. »
孟武伯问孝。子曰:“父母,唯其疾之忧。”
孟武伯向孔子请教孝顺,孔子说:敬重父母,只有他们的疾病。
Meng Ou pe, ayant interrogé le Maître sur la piété filiale, reçut cette réponse : — Les parents craignent par-dessus tout que leur fils ne soit malade.
Meng Wubai consulta Confucius au sujet de la piété filiale. Confucius répondit : « Respectez vos parents, surtout lorsqu’ils sont malades… »
子游问孝。子曰:“今之孝者,是谓能养,至于犬马,皆能有养,不敬,何以别乎?”
子游问孝,孔子说:现在的孝,就是说能够奉养父母,至于犬马,都能够有所赡养,不敬又有什么区别呢?
Tzeu iou ayant interrogé Confucius sur la piété filiale, le Maître répondit :— La piété filiale qu’on pratique maintenant ne consiste qu’à fournir les parents du nécessaire. Or les animaux, tels que les chiens et les chevaux, reçoivent aussi des hommes ce qui leur est nécessaire. Si ce que l’on fait pour les parents n’est pas accompagné de respect, quelle différence met-on entre eux et les animaux ?
Ziyou demanda ce qu’était la piété filiale. Confucius répondit : « Aujourd’hui, la piété filiale consiste à prendre soin de ses parents. Même les chiens et les chevaux reçoivent des soins ; quelle différence y a-t-il alors avec ceux qui ne montrent pas de respect? »
子夏问孝。子曰:“色难。有事,弟子服其劳,有酒食,先生馔,曾是以为孝乎?
子夏问什么是孝,孔子说:脸色很难,有什么事,弟子们都佩服他的辛劳,有酒食,先生吃的饭菜,难道能认为这是孝吗?
Tzeu hia l’ayant interrogé sur la piété filiale, le Maître répondit :— Il est difficile de tromper par un faux-semblant de piété filiale. Quand les parents ou les frères aînés ont des affaires, si les fils ou les frères puînés leur viennent en aide ; quand ceux-ci ont du vin et des vivres, s’ils en font part à leurs parents et à leurs aînés, est-ce suffisant pour qu’on loue leur piété filiale ?
Zi Xia demanda ce qu’était la piété filiale. Confucius répondit : « Il est difficile de définir précisément ce qu’est la piété filiale. Lorsque le maître travaille dur, ses disciples l’admirent pour son effort. Mais lorsque des repas et de la boisson sont disponibles, peut-on vraiment considérer que cela constitue une manifestation de piété filiale? »
子曰:吾与回言终日,不违如愚,退而省其私,亦足以发。回也不愚。
孔子说:我和颜回谈了整天,不违背如愚,退下来反省自己的私情,也足以表现出来,颜回并不愚昧。
Le Maître dit :— Houei écoute mes explications toute une journée sans m’adresser une objection ni une question, comme s’il était dépourvu d’intelligence. Quand il s’est retiré, je considère sa conduite privée, et j’y vois resplendir mes enseignements. Houei n’est pas dépourvu d’intelligence.
Confucius a dit : « J’ai parlé toute la journée avec Yan Hui, sans jamais me montrer stupide ou insensible. En m’effaçant pour réfléchir à mes propres sentiments personnels, j’ai pu démontrer que Yan Hui n’était pas du tout ignorant. »
子曰:视其所以,观其所由,察其所安,人焉叟哉!人焉叟哉!
孔子说:观察他所以有的东西,观察他所以有的原因,考察他所安定的地方,这样的人就是老头了,别人就是老头了。
Le Maître dit :— Si l’on considère les actions d’un homme, si l’on observe les motifs qui le font agir, si l’on examine ce qui fait son bonheur, pourra-t-il cacher ce qu’il est ?
Confucius a dit : « Observez ce qu’il possède, observez les raisons pour lesquelles il possède ces choses, examinez l’endroit où il trouve la stabilité. Une telle personne est un vieil homme… Tout le monde est en fait un vieil homme. »
子曰:温故而知新,可以为师矣。
孔子说:温习旧事而知新,可以做老师了。
Le Maître dit :— Celui qui repasse dans son esprit ce qu’il sait déjà, et par ce moyen acquiert de nouvelles connaissances, pourra bientôt enseigner les autres.
Confucius a dit : « En révisant le passé, on découvre de nouvelles choses ; on peut alors devenir enseignant. »
子曰:君子不器。
孔子说:君子不器重。
Le Maître dit :— L’homme sage n’est pas comme un vase ou un instrument.
Confucius a dit : « Le gentleman ne se limite pas à un rôle ou à une fonction particulière. »
子贡问君子。子曰:“先行其言而后从之。
子贡问君子的意见,孔子说:何不先听从他的话,然后再听从他的话。
Tzeu koung ayant demandé ce que doit faire un homme sage, le Maître répondit :— Le sage commence par faire ce qu’il veut enseigner ; ensuite il enseigne.
Zigong demanda l’avis d’un gentleman, et Confucius répondit : « Pourquoi ne pas d’abord l’écouter, puis encore une fois? »
子曰:君子周而不比,小人比而不周。
孔子说:君子周全而不互相勾结,小人勾结而不周全。
Le Maître dit :— Le sage aime tous les hommes et n’a de partialité pour personne. L’homme vulgaire est partial et n’aime pas tous les hommes.
Confucius a dit : « Le gentleman est complet dans ses actions, mais ne s’allie pas avec d’autres pour des motifs malveillants ; le méchant, quant à lui, s’allie avec d’autres, mais manque de complétude en lui-même. »
子曰:学而不思则罔,思而不学则殆。
孔子说:学习而不思考就会失败,思考而不学习就会失败。
Le Maître dit :— Entendre ou lire sans réfléchir est une occupation vaine ; réfléchir, sans livre ni maître, est dangereux.
Confucius a dit : « Apprendre sans réfléchir, c’est échouer. Réfléchir sans apprendre, c’est aussi échouer. »
子曰:攻乎异端,斯害也已。
孔子说:攻击异端,这是害处的。
Le Maître dit :— Etudier des doctrines opposées , c’est nuisible.
Confucius a dit : Attaquer les hérétiques, c’est nuisible.
子曰:由,诲汝知之乎!知之为知之,不知为不知,是知也。
孔子说:仲由,教你知道吗?知道就是知道,不知道就是不知道,这就是知道。
Le Maître dit :— Iou , voulez-vous que je vous enseigne le moyen d’arriver à la science véritable ? Ce qu’on sait, savoir qu’on le sait ; ce qu’on ne sait pas, savoir qu’on ne le sait pas : c’est savoir véritablement.
Confucius a dit : « Zhongyou, as-tu bien compris ce que je t’ai expliqué? Si tu sais, dis-le ; si tu ne sais pas, dis-le aussi. C’est ainsi que l’on apprend. »
子张学干禄。子曰:“多闻阙疑,慎言其余,则寡尤。多见阙殆,慎行其余,则寡悔。言寡尤,行寡悔,禄在其中矣。
子张学习《干禄》。孔子说:孔子听到了许多缺点和疑问,谨慎地说出其中的话,就少有过失;多见到缺点,就谨慎地推行其余的事,就少有后悔;说话少有过错,行事少有后悔,俸禄就在其中了。
Tzeu tchang étudiait en vue d’obtenir une charge avec des appointements. Le Maître lui dit :— Après avoir entendu dire beaucoup de choses, laissez de côté celles qui sont douteuses, dites les autres avec circonspection, et vous serez peu blâmé. Après avoir beaucoup vu, laissez ce qui serait dangereux, et faites le reste avec précaution ; vous aurez rarement à vous repentir. Si vos paroles vous attirent peu de blâme et vos actions peu de repentir, les appointements viendront d’eux-mêmes.
Zi Zhang étudiait le « Gan Lu ». Confucius dit : « J’ai entendu de nombreux défauts et des questions. En exprimant avec prudence les choses qui méritaient d’être dites, j’ai commis moins d’erreurs ; en remarquant davantage de défauts, j’ai agi avec prudence dans les autres domaines, ce qui m’a également évité de nombreux regrets. En parlant moins et en agissant moins de manière imprudente, mon salaire (mon “gan lu”) s’en est trouvé amélioré. »
哀公问曰:“何为则民服?”孔子对曰:“举直错诸枉,则民服;举枉错诸直,则民不服。”
鲁哀公问道:什么办法,人民就会服从。孔子回答说:举正直的人,把冤枉的人推举出来,人民就会服从;把冤枉的人放在正直的人面前,人民就不会服从。
Ngai, prince de Lou, dit à Confucius : — Que doit faire un prince pour que le peuple soit content ? Le philosophe répondit :— Si le prince élève aux charges les hommes vertueux et écarte tous les hommes vicieux, le peuple sera satisfait ; si le prince élève aux charges les hommes vicieux et écarte les hommes vertueux, le peuple sera mécontent.
Le duc Ai de Lu demanda : « Quelle méthode permettrait au peuple d’obéir? » Confucius répondit : « Si l’on nomme des personnes intègres et que l’on révèle les injustices commises, le peuple obéira. Si, en revanche, on place les personnes injustement traitées devant ces mêmes personnes intègres, le peuple ne respectera pas l’autorité. »
季康子问:“使民敬忠以劝,如之何?”子曰:“临之以庄则敬,孝慈则忠,举善而教不能则劝。”
季康子问:如果让百姓敬重忠诚来勉励人民,该怎么办呢?子说:如果用庄重来对待他们,就会敬重,孝顺慈爱就会忠诚。
Ki K’ang tzeu dit :— Que faut-il faire pour que le peuple respecte son prince, lui soit fidèle et cultive la vertu ? Le Maître répondit :— Que le prince ait en public un maintien grave, et il sera respecté ; qu’il honore ses parents et soit bon envers ses sujets, et ses sujets lui seront fidèles ; qu’il élève aux charges les hommes de bien et forme ceux dont la vertu est encore faible, et il excitera le peuple à cultiver la vertu.
Ji Kangzi a demandé : « Que faire pour encourager le peuple à respecter la loyauté et la fidélité? » Le maître a répondu : « Si vous traitez les gens avec respect, ils vous respecteront à leur tour ; si vous leur montrez de l'affection et de la bonté, ils seront loyaux. »
或谓孔子曰:“子奚不为政?”子曰:“书云:孝乎!惟孝友于兄弟,施于有政。是亦为政。奚其为为政!”
有人对孔子说:子为什么不管理政事呢?子说:《尚书》上说:孝顺啊,只有孝顺兄弟,施行政事,这也是为政,何必为政呢?
Quelqu’un dit à Confucius : — Maître, pourquoi ne prenez-vous aucune part au gouvernement ? Le philosophe répondit :— Les Annales ne disent-elles pas, en parlant de la piété filiale : « Respectueux envers vos parents et bienveillants envers vos frères, vous ferez fleurir ces vertus partout sous votre gouvernement ? » Faire régner la vertu dans sa famille par son exemple, c’est aussi gouverner. Remplir une charge, est-ce la seule manière de prendre part au gouvernement ?
Quelqu'un a demandé à Confucius : « Pourquoi ne gères-tu pas les affaires de l’État? » Confucius a répondu : « Le “Shangshu” dit : “Il faut être filial. Seul en étant fidèle à ses frères et en administrant correctement les affaires de l’État, on contribue déjà au bien public. Alors, pourquoi avoir besoin de s’occuper personnellement des affaires de l’État?” »
子曰:人而无信,不知其可也。大车无倪,小车无杌,其何以行之哉!
孔子说:人如果没有信用,就不知道可以行动,大车没有倪,小车没有,这又怎么办呢?
Le Maître dit :— Je ne sais à quoi peut être bon un homme qui manque de sincérité. Comment employer une grosse voiture qui n’a pas de joug pour le bœuf, ou une petite voiture qui n’a pas de joug pour les chevaux ?
Confucius a dit : « Si une personne n’a pas de crédibilité, elle ne sait pas comment agir. Un grand char ne peut pas fonctionner sans ses roues dirigeantes, et un petit char non plus. Que faire dans ce cas? »
子张问:“十世可知也?”子曰:“殷因与夏礼,所损益,可知也。周因于殷礼,所损益,可知也。其或继周者,虽百世,可知也。”
子张问孔子:孔子的子孙是什么代代可以知道的呢?子说:殷朝因袭夏朝的礼制,它的损益是可以知道的;周朝因袭殷朝的礼制,它的损益是可以知道的,那些继承周朝的人,即使是百代也可以知道的。
Tzeu tchang demanda si l’on pouvait savoir d’avance ce que feraient les empereurs de dix dynasties successives. Le Maître répondit :— La dynastie des In a adopté les prescriptions de la dynastie des Hia; on peut connaître par les documents ce qu’elle a ajouté ou retranché . La dynastie des Tcheou a adopté les prescriptions de la dynastie des In ; ce qu’elle a ajouté ou retranché se trouve mentionné dans les documents. On peut savoir d’avance ce que feront les dynasties à venir, fussent-elles au nombre de cent .
Zi Zhang demanda à Confucius : « Quelles générations de descendants de Confucius pourront connaître ces traditions? » Confucius répondit : « La dynastie Yin a repris les rites de la dynastie Xia ; leurs modifications et ajouts sont donc connus. La dynastie Zhou a également repris les rites de la dynastie Yin ; leurs modifications et ajouts sont également connus. Ceux qui ont succédé à la dynastie Zhou pourront, même après cent générations, connaître ces traditions. »
子曰:非其鬼而祭之,谄也。见义不为,无勇也。
孔子说:不是鬼而祭祀他,这是谄媚,见到正义而不去做,就是没有勇气。
Le Maître dit :— Celui-là se rend coupable d’adulation, qui sacrifie à un esprit auquel il ne lui appartient pas de sacrifier. Celui-là manque de courage, qui néglige de faire une chose qu’il sait être de son devoir.
Confucius a dit : « Ce n’est pas un esprit, pourtant on lui offre des offrandes ; c’est de la flatterie. Et ne pas agir face à la justice, c’est manquer de courage. »
孔子谓季氏:“八佾舞于庭,是可忍也,孰不可忍也!”
孔子对季氏说:在庭院里摆动八舞蹈,这是可以忍受的,还有什么不可以忍受的呢?
Le chef de la famille Ki avait huit chœurs de pantomimes qui chantaient dans la cour du temple de ses ancêtres. Confucius dit :— S’il ose se permettre un tel abus, que n’osera-t-il se permettre ?
Confucius a dit à la famille Ji : « Agiter huit danses dans la cour, c’est quelque chose que l’on peut supporter. Qu’y a-t-il d’autre que l’on ne puisse pas supporter? »
三家者以《雍》彻。子曰:“相维辟公,天子穆穆。奚取于三家之堂!”
孔子说:相辅佐公正,天子肃穆,何必在三家之堂呢?
Les trois familles faisaient exécuter le chant Ioung, pendant qu’on enlevait les vases, après les offrandes. Le Maître dit :— Les aides sont tous des princes feudataires ; la tenue du Fils du Ciel est très respectueuse ; comment ces paroles peuvent-elles être chantées dans le temple des ancêtres des trois familles ?
Confucius a dit : « En se soutenant mutuellement et en agissant avec justice, l’empereur peut exercer son autorité de manière solennelle. Pourquoi donc avoir besoin des salles des trois grandes familles? »
子曰:“人而不仁,如礼何!人而不仁,如乐何!”
孔子说:对待别人不仁爱,该怎么办呢?对待别人不仁爱,又该怎么办呢?
Le Maître dit :— Comment un homme dépourvu des vertus qui sont propres à l’homme peut-il accomplir les cérémonies ? Comment un homme dépourvu des vertus qui sont propres à l’homme peut-il cultiver la musique ?
Confucius a dit : « Que faire lorsque l’on ne traite pas les autres avec bienveillance et amour? Que faire encore lorsque l’on ne traite pas les autres avec bienveillance et amour? »
林放问礼之本。子曰:“大哉问!礼,与其奢也,宁俭,与其易也,宁戚。”
林放向孔子请教礼的根本问题,孔子说:问题很伟大啊礼,与其奢侈,宁可节俭,与其简易,宁可悲戚。
Lin Fang ayant demandé quelle était la chose la plus nécessaire dans les cérémonies, le Maître répondit :— Oh ! que cette question est importante ! Dans les démonstrations extérieures, il vaut mieux rester en-deçà des limites que de les dépasser ; dans les cérémonies funèbres, la douleur vaut mieux qu’un appareil pompeux.
Lin Fang consulta Confucius au sujet des questions fondamentales concernant les rites. Confucius répondit : « Les rites sont d'une grande importance. Plutôt que de sombrer dans le luxe, il vaut mieux être économe ; plutôt que de privilégier la simplicité, il vaut mieux ressentir de la tristesse. »
子曰:“夷狄之有君,不如诸夏之亡也。”
孔子说:如果夷狄有了君主,还不如周朝的灭亡。
Le Maître dit :— Les barbares de l’orient et du septentrion, qui ont des princes, sont moins misérables que les nombreux peuples de la Chine ne reconnaissant plus de prince.
Confucius a dit : « Si les barbares se donnaient un monarque, ce serait pire que la chute de la dynastie Zhou. »
季氏旅于泰山。子谓冉有曰:“汝弗能救与?”对曰:“不能。”子曰:“呜呼!曾谓泰山,不若林放乎!”
季氏在泰山旅游,孔子对冉有说:难道你不能救吗?冉有回答说:不能吗?子说:唉,我曾说泰山不如林放吗?
Le chef de la famille Ki offrait des sacrifices aux Esprits du T’ai chan. Le Maître dit à Jen Iou : — Ne pouvez-vous pas empêcher cet abus ? Jen Iou répondit :— Je ne le puis. Le Maître répliqua : — Hé ! dira-t-on que les Esprits du T’ai chan sont moins intelligents que Lin Fang ?
Le clan Ji se promenait sur le mont Tai. Confucius dit à Ran You : « Ne pouvais-tu pas l’aider? » Ran You répondit : « Ne pouvais-je pas? » Confucius ajouta : « Hélas, n’ai-je pas déjà dit que le mont Tai n’était pas à la hauteur de Lin Fang? »
子曰:“君子无所争。必也射乎!揖让而升,下而饮,其争也君子。”
孔子说:君子没有什么可争的,一定要去射箭吧,一定要上堂,下堂饮酒,这是君子的争辩。
Le Maître dit :— Le sage n’a jamais de contestation. S’il en avait, ce serait certainement quand il tire à l’arc. Avant la lutte, il salue humblement ses adversaires et monte à l’endroit préparé. Après la lutte, il boit la liqueur que les vaincus sont condamnés à prendre. Même quand il lutte, il est toujours sage.
Confucius a dit : « Un gentleman n’a rien à discuter. Il faut absolument pratiquer le tir à l’arc, assister aux cours, et ensuite boire un verre en sortant de la salle de classe. C’est ainsi que le gentleman se défend ou exprime ses opinions. »
子夏问曰:“’巧笑倩兮,美目盼兮。’何谓也?”子曰:“绘事后素。”曰:“礼后乎?”子曰:“起予者商也,始可以言诗已矣。”
子夏问子夏说:巧笑美笑,美目盼盼,是什么意思呢?子说:绘事后素,说:礼后吗?子说:起于我,是商人,开始可以用来说《诗经》罢了。
Tzeu hia dit à Confucius : — On lit dans le Cheu king :Un sourire agréable plisse élégamment les coins de sa bouche ; ses beaux yeux brillent d’un éclat mêlé de noir et de blanc. Un fond blanc reçoit une peinture de diverses couleurs.Que signifient ces paroles ? Le Maître répondit :— Avant de peindre, il faut avoir un fond blanc. Tzeu hia reprit : — Ces paroles ne signifient-elles pas que les cérémonies extérieures exigent avant tout et présupposent la sincérité des sentiments ? Le Maître dit :— Tzeu hia sait éclaircir ma pensée. A présent je puis lui expliquer les odes du Cheu king.
Zi Xia demanda à Zi Xia : « Qu’est-ce que signifient les sourires gracieux et beaux, ainsi que les regards envoûtants? » Zi Xia répondit : « La beauté est le résultat du travail artistique sur la base de la simplicité naturelle. » Il ajouta : « Et la courtoisie vient après les règles établies par la tradition? » Zi Xia poursuivit : « Ces concepts ont vu le jour chez les marchands ; on peut tout au plus les utiliser pour interpréter le “Classique des Poèmes” (Shijing). »
子曰:“夏礼吾能言之,杞不足征也。殷礼吾能言之,宋不足征也。文献不足故也。足,则吾能征之矣。”
孔子说:《夏礼》我能说出来,杞国不足以证明,殷朝礼仪我能说出来,宋国不足以证明,文献不足以证明,文献不足,那么我就能考证出来了。
Le Maître dit :— Je puis exposer les cérémonies de la dynastie des Hia. Mais je ne puis prouver ce que j’en dirais ; car les princes de K’i (descendants des Hia) n’observent plus ces cérémonies et ne peuvent les faire connaître avec certitude. Je puis exposer les cérémonies de la dynastie des In. Mais les témoignages font défaut ; car les princes de Soung, descendants des In, n’observent plus ces cérémonies et ne peuvent en donner une connaissance certaine. Les princes de K’i et de Soung ne peuvent faire connaître avec certitude les cérémonies des Hia et des In, parce que les documents et les hommes leur font défaut. S’ils ne faisaient pas défaut, j’aurais des témoignages.
Confucius a dit : « Je peux expliquer les rites de la dynastie Xia ; cependant, le royaume de Qi ne suffit pas à prouver leur existence. Je peux également expliquer les rites de la dynastie Yin ; cependant, le royaume de Song ne suffit pas non plus à les prouver. Les documents historiques sont insuffisants pour étayer ces informations. Or, s’il n’y a pas de documents suffisants, alors je peux tout de même procéder à des recherches et à des vérifications. »
子曰:“谛,自既灌而往者,吾不欲观之矣。”
孔子说:谛,自己已经灌溉以后,我就不想去观看了。
Le Maître dit :— Dans la cérémonie Ti, faite par le prince de Lou, tout ce qui suit les libations me déplaît ; je n’en puis supporter la vue.
Confucius a dit : « Une fois que l’irrigation a été effectuée, je n’ai plus envie de regarder les choses. »
或问谛之说。子曰:“不知也。知其说者之于天下也,其如示诸斯乎?”指其掌。
有人问谛的说法,孔子说:我不知道,知道他说的人对于天下,大概就像给我看一样吧?
Quelqu’un ayant demandé à Confucius ce que signifiait le sacrifice Ti, le Maître répondit :— Je ne le sais pas. Celui qui le saurait n’aurait pas plus de difficulté à gouverner l’empire qu’à regarder ceci. En disant ces mots, il montra la paume de sa main.
Quand on a demandé à Confucius ce que pensait Di, il a répondu : « Je ne le sais pas. Mais ceux qui le savent doivent comprendre le monde tout entier, comme s’ils me l’expliquaient personnellement. »
祭如在,祭神如神在。子曰:“吾不与祭,如不祭。”
祭祀就像在,祭祀就像神在那样,孔子说:祭祀我不参加祭祀,就像没有祭祀。
Confucius faisait des offrandes à ses parents défunts et aux Esprits tutélaires, comme s’il les avait vus présents. Il disait : — Un sacrifice auquel je n’assisterais pas en personne, et que je ferais offrir par un autre, ne me paraîtrait pas un sacrifice véritable.
Les rituels sacrés sont comme si les dieux y étaient présents. Confucius a dit : « Si je ne participe pas à ces rituels, c’est comme s’ils n’existaient pas du tout. »
王孙贾问曰:“与其媚于奥,宁媚于灶也。何谓也?”子曰:“不然。获罪于天,无所祷也。”
王孙贾问道:与其讨好于深奥,宁可以讨好于灶神,这是什么意思呢?子说:不是这样,如果得罪了上天,就没有什么祈祷。
Wang suenn Kia demanda quel était le sens de cet adage :Il vaut mieux faire la cour au dieu du foyer qu’aux esprits tutélaires des endroits les plus retirés de la maison.Le Maître répondit :— L’un ne vaut pas mieux que l’autre. Celui qui offense le Ciel n’obtiendra son pardon par l’entremise d’aucun Esprit.
Wangsun Jia demanda : « Plutôt que de se plier aux exigences de la sagesse profonde, ne vaudrait-il pas mieux se plier aux désirs du dieu du foyer? Qu’est-ce que cela signifie? » Le maître répondit : « Ce n’est pas le cas. Si l’on offense le ciel, il n’y a plus aucune prière possible… »
子曰:“周监于二代。郁郁乎文哉,吾从周。”
孔子说:周王、周王、周王、周王、周王、周王、周王、周王、周王、周王、周王、周王、周王、周王、周王、周王、周王、周王、周王、周王、周王、周王、周王、周王、周王、周王、周王、周王、周王、周王、周王、周王、周王、周王、周王、周王、周王、周王、周王、周王、周王、周王、周王、周王、周王、周王、周王、周王、周王、周王、周王、周王、周王、周王、周王、周王、周王、周王、周王、周王、周王、周王、周王、周王、周王、周王、周王、周王、周王、周王、周王、周王、周王、周王、周王、周王、周王、周王、周王、周王、周王、周王、周王、周王朝
Le Maître dit :— La dynastie des Tcheou a consulté et copié les lois des deux dynasties précédentes . Que les lois des Tcheou sont belles ! Moi, j’observe les lois des Tcheou.
Confucius a dit : « Le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, le roi de Zhou, la dynastie des Zhou. »
子入太庙,每事问。或曰:“孰谓邹人之子知礼乎?入太庙,每事问。”子闻之曰:“是礼也。”
孔子进入太庙,每件事都问,有人说:怎么说邹国人的儿子懂得礼呢?进入太庙,每件事都问,子听到后说:是合于礼的。
Le Maître, étant entré dans le temple dédié au plus ancien des princes de Lou, interrogea sur chacun des rites. Quelqu’un dit :— Dira-t-on que le fils du citoyen de Tcheou connaît les rites ? Dans le temple du plus ancien de nos princes, il interroge sur chaque chose. Le Maître en ayant été informé, répondit :— En cela, je me suis conformé aux rites.
Confucius entra dans le Temple Suprême et posa des questions sur tout. Certains dirent : « Comment est-il possible que le fils d’un habitant du royaume de Zou connaisse les rites? » Lorsqu’il entendit cela, Confucius répondit : « Cela est conforme aux rites. »
子曰:“射不主皮,为力不同科,古之道也。”
孔子说:射箭不主张射箭,因为力量不同,这是自古以来的道理。
Le Maître dit :— Quand on tire à l’arc, le mérite ne consiste pas à transpercer, mais à frapper le centre de la cible ; car les hommes ne sont pas tous d’égale force. Ainsi l’ont décidé les anciens.
Confucius a dit : « L’art du tir à l’arc ne devrait pas être encouragé de manière excessive, car les forces des personnes diffèrent ; c’est une vérité ancienne. »
子贡欲去告朔之饩羊。子曰:“赐也,尔爱其羊,我爱其礼。”
子贡想要去掉告朔的羊,孔子说:赐,你爱羊,我爱羊。
Tzeu koung voulait supprimer l’usage de fournir aux frais de l’État une brebis, qui devait être offerte aux ancêtres à la nouvelle lune. Le Maître dit :— Seu, vous tenez par économie à garder cette brebis ; moi, je tiens à conserver cette cérémonie.
Zigong voulait se débarrasser de la brebis utilisée pour annoncer le début du mois lunaire. Confucius répondit : « Zigong, tu aimes les brebis, et moi aussi je les aime… »
子曰:“事君尽礼,人以为谄也。”
孔子说:我侍奉君主尽礼,人们都认为他是谄媚的。
Le Maître dit :— Envers mon prince j’observe exactement toutes les prescriptions. Les hommes m’accusent de flatterie, parce qu’eux-mêmes servent le prince négligemment.
Confucius a dit : « J’ai servi mon souverain avec tout le respect dû aux rites, et pourtant les gens pensent que j’étais flatteur. »
定公问:“君使臣,臣事君,如之何?”孔子对曰:“君使臣以礼,臣事君以忠。”
鲁定公问:君使臣,臣子侍奉君王,该怎么样呢?孔子回答说:君使臣以礼,臣以忠。
Ting, prince de Lou, demanda comment un prince devait conduire ses sujets, et comment les sujets devaient obéir à leur prince. Confucius répondit :— Le prince doit commander à ses sujets selon les prescriptions, et les sujets doivent lui obéir avec fidélité.
Le duc de Luding demanda : « Lorsque le souverain envoie un messager, et que ce messager sert le roi, comment doit-il se comporter? » Confucius répondit : « Le souverain envoie son messager avec respect (selon les rites), et le messager doit lui rendre la pareille avec loyauté. »
子曰:“关雎,乐而不淫,哀而不伤。”
孔子说:《关雎》,快乐而不淫荡,哀伤而不伤害。
Le Maître dit :— L’ode Kouàn ts’iù exprime la joie et non la licence, la douleur et non l’abattement.
Confucius a dit : « Le poème “Guan Ju” est joyeux sans être débauché, triste sans être blessant. »
哀公问社于宰我。宰我对曰:“夏后氏以松,殷人以柏,周人以栗。曰:’使民战栗。’”子闻之曰:“成事不说,遂事不谏,既往不咎。”
鲁哀公向宰我询问社祭,宰我回答说:祭夏后氏用松树,殷人用柏树,周人用栗子说:让百姓战栗,子听到这件事后说:祭成事不高兴,做成事不直言劝谏,已经去世了也不咎责。
Ngai, prince de Lou, ayant interrogé Tsai Ngo au sujet des autels élevés en l’honneur de la Terre, Tsai Ngo répondit :— Les Hia y plantaient des pins, et les In, des cyprès. Les Tcheou y plantent des châtaigniers , afin d’inspirer au peuple la crainte et la terreur. Le Maître entendant ces paroles dit :— Rien ne sert de parler des choses qui sont déjà accomplies, ni de faire des remontrances sur celles qui sont déjà très avancées, ni de blâmer ce qui est passé.
Le duc Ai de Lu consulta Zai Wo au sujet des sacrifices rendus aux dieux. Zai Wo répondit : « Les gens de la dynastie Xia utilisaient des pins pour leurs sacrifices, ceux de la dynastie Yin des cyprès, et ceux de la dynastie Zhou des châtaignes. » Le duc Ai dit alors : « Ces pratiques font frissonner le peuple. » En entendant cela, Zai Wo ajouta : « Il n’est pas satisfait que les réalisations ne soient pas saluées ouvertement ; et même après sa mort, il ne sera pas blâmé pour n’avoir pas donné de conseils constructifs. »
子曰:“管仲之器小哉!”或曰:“管仲俭乎?”曰:“管氏有三归,官事不摄。焉得俭?”“然则管仲知礼乎?”曰:“邦君树塞门,管氏亦树塞门。邦君为两君之好,有反坫,管氏亦有反坫。管氏而知礼,孰不知礼?”
孔子说:管仲的才能太小了,有人说:管仲节俭了吗?管仲说:管仲有三个人的职责,不管事务,怎么能俭朴呢?这样说,管仲知礼吗?管仲知礼吗?管仲知礼吗?说:国君树立塞门,管氏也树立塞门,国君为了两国国君的友好,有反,管仲也有反,管仲也有反,管仲知礼,谁不知礼?
Le Maître dit :— Que Kouan Tchoung a l’esprit étroit ! Quelqu’un demanda si Kouan Tchoung était trop parcimonieux. Confucius répondit :— Le chef de la famille Kouan a élevé à grands frais la tour de San kouei ; dans sa maison aucun officier n’est chargé de deux emplois. Comment pourrait-on le croire trop économe ? — Mais, reprit l’interlocuteur, s’il fait tant de dépenses, n’est-ce pas parce qu’il connaît les convenances ? Confucius répliqua : — Les princes ont une cloison devant la porte de leurs palais; le chef de la famille Kouan a aussi une cloison devant sa porte. Quand les princes ont une entrevue amicale, ils ont une crédence sur laquelle on renverse les coupes ; Kouan Tchoung a une crédence semblable. Si le chef de la famille Kouan connaît les convenances, quel est celui qui ne les connaît pas ?
Confucius a dit : « Les talents de Guan Zhong sont trop limités. » Certains demandent : « Guan Zhong était-il économe? » Guan Zhong a répondu : « Guan Zhong avait les responsabilités de trois personnes différentes ; comment pourrait-il être économe s’il ne s’occupait pas des affaires du royaume? » Dans ce cas, connaissait-il les rites? Connaissait-il les rites? Le souverain a érigé des portes de protection pour assurer la sécurité de son royaume ; la famille Guan a également fait de même. Lorsqu’il y avait des conflits entre les deux souverains, Guan Zhong prenait position contre ces conflits, car il connaissait les rites. Qui, alors, ne connaîtrait pas les rites?
子语鲁太师乐,曰:“乐其可知也。始作,翕如也。从之,纯如也,徼如也,绎如也。以成。”
孔子对鲁国的太师乐师说:乐是可以知道的啊开始创作时,就像它一样,随着它一样,就像它一样纯正,表现出来,表现出来了。
Le Maître, instruisant le grand directeur de musique de Lou, dit :— Les règles de la musique sont faciles à connaître. Les divers instruments commencent par jouer tous ensemble ; ils jouent ensuite d’accord, distinctement et sans interruption, jusqu’à la fin du morceau.
Confucius a dit au Grand Maître des Musiciens du royaume de Lu : « La musique peut être comprise. Lorsqu’on commence à la créer, il faut suivre ses principes, rester fidèle à sa pureté originelle, et l’exprimer clairement. »
仪封人请见,曰:“君子之至于斯也,吾未尝不得见也。”从者见之。出曰:“二三子,何患于丧乎?天下无道也久矣,天将以夫子为木铎。”
仪封人请求拜见他,说:君子到这种地步,我没有不能见到的。随从的人见到他,出来后说:我们二三个人,担心什么丧事呢?天下无道已经很久了,上天将要让您做一个木铎。
Dans la ville de I , un officier préposé à la garde des frontières demanda à lui être présenté, en disant : — Chaque fois qu’un sage est venu dans cette ville, il m’a toujours été donné de le voir. Les disciples, qui avaient suivi Confucius dans son exil, introduisirent cet officier auprès de leur maître. Cet homme dit en se retirant : — Disciples, pourquoi vous affligez-vous de ce que votre maître a perdu sa charge ? Le désordre est dans l’empire depuis longtemps déjà. Mais le Ciel va donner au peuple en ce grand sage un héraut de la vérité.
L’homme de Yifeng demanda à être reçu par lui et dit : « Un gentleman ayant atteint un tel état, il n’y a rien que je ne puisse voir. » Les personnes qui l’accompagnaient, après l’avoir rencontré, sortirent et dirent : « Nous, deux ou trois personnes, nous nous inquiétons de quelque funérailles que ce soit… Le monde est sans loi depuis longtemps ; le Ciel vous destine à devenir un instrument en bois qui résonnera… »
子谓韶:“尽美矣,又尽善也。”谓武:“尽美矣,未尽善也。”
孔子对周韶说:都是极美的,又是极好的;对周武说:都是极美的,但没有完全好的。
Le Maître disait que les Chants du Successeur étaient tout à fait beaux et doux ; que les Chants du Guerrier étaient tout à fait beaux, mais non tout à fait doux.
Confucius a dit de Zhou Shao : « Tous sont d’une beauté extrême et de très bonne qualité. » Il a également dit de Zhou Wu : « Tous sont d’une beauté extrême, mais aucun n’est parfaitement bon. »
子曰:“居上不宽,为礼不敬,临丧不哀。吾何以观之哉!”
孔子说:在上位不宽厚,行礼不恭敬,临丧时不哀伤,我怎么能看到呢?
Le Maître dit :— De quelle règle puis-je me servir pour juger la conduite d’un homme qui exerce une haute autorité avec un cœur étroit, qui s’acquitte d’une cérémonie sans respect, ou qui, à la mort de son père ou de sa mère, est sans douleur ?
Confucius a dit : « Si celui qui occupe une position de pouvoir n’est pas généreux, si les rites ne sont pas respectueux, et si l’on ne montre pas de tristesse lors d’un deuil, comment pourrais-je accepter cela? »
天命之谓性;率性之谓道;修道之谓教。
天命叫做本性,遵循本性叫做道,遵循道义叫做教。
La loi que le Ciel a mise dans le cœur de l’homme s’appelle la loi naturelle. L’observation de la loi naturelle s’appelle la voie (ou la règle de nos actions). Réparer la voie cela s’appelle enseigner.
Le destin est appelé « nature innée ». Obéir à cette nature innée, c’est suivre le « chemin » (Dao). Respecter les principes moraux, c’est suivre la « doctrine » (Jiao).
道也者,不可须臾离也;可离,非道也。
所谓道,不可能片刻离开;可以离开的,不是道。
Il n’est jamais permis de s’écarter de la règle de nos actions, même un instant ; s’il était permis de s’en écarter, elle ne serait plus règle.
Le soi-disant « Dao » ne peut en aucun cas être quitté, même pour un instant ; ce qui peut être quitté, ce n’est pas le « Dao ».
是故君子戒慎乎其所不睹,恐惧乎其所不闻。
所以君子谨慎自己看不到的东西,恐惧自己看不到的东西。
Pour cette raison, le sage prend garde et fait attention, même quand il ne voit rien qui réclame sa vigilance ; il craint et tremble, même quand il n’entend rien qui doive l’effrayer.
Ainsi, le gentleman fait attention à ce qu’il ne peut pas voir et craint ce qu’il ne peut pas voir.
莫见乎隐,莫显乎微。
没有什么可以显露出来的,没有什么可以显露出来的。
Pour lui, rien n’apparaît plus à découvert que les secrets replis de son cœur ; et rien n’est plus manifeste que les plus petits indices.
Il n’y a rien à révéler… Rien à révéler…
故君子慎其独也。
所以君子谨慎自己的独行。
Aussi veille t il avec soin sur ce que lui seul connaît (sur ses pensées et ses sentiments les plus intimes).
Ainsi, le gentleman prend soin de ne pas agir seul de manière imprudente.
喜怒哀乐之未发,谓之中。
喜怒哀乐没有表现出来,就叫做中。
Quand il ne s’élève dans l’âme aucun sentiment de joie, de colère, de tristesse ou de plaisir, on dit qu’elle est en équilibre.
Si les émotions de joie, de colère, de tristesse et de plaisir ne sont pas exprimées, on dit que l’individu est dans un état d’équilibre (de « neutralité »).
发而皆中节,谓之和。
发射而且都合乎节拍,这叫做和。
Quand ces sentiments naissent dans l’âme sans dépasser la juste mesure, on dit qu’ils sont en harmonie.
Le lancement se fait en rythme, et c’est ce qu’on appelle l’harmonie…
中也者,天下之大本也。
中,是天下的根本。
L’équilibre est le point de départ de toutes les transformations et de tous les changements qui s’opèrent dans l’univers.
Le centre est la base de tout l’univers.
和也者,天下之达道也。
和谐,是天下通达的道理。
L’harmonie est la loi générale de tout ce qui se fait dans l’univers.
L’harmonie est une vérité universelle.
致中和,天地位焉,万物育焉。
达到中和,天地位置,万物生长。
Quand l’équilibre et l’harmonie atteignent leur plus haut degré, chaque chose est à sa place dans le ciel et sur la terre ; tous les êtres se propagent et se développent heureusement.
L'atteinte de l'équilibre permet de définir la position du ciel et de la terre, ainsi que la croissance de toutes choses.
仲尼曰:“君子中庸;小人反中庸。
孔子说:君子中庸,小人反中庸。
Confucius dit : L’homme vertueux reste dans l’invariable milieu ; celui qui n’est pas vertueux s’en écarte.
Confucius a dit : « Le gentleman suit la voie du juste milieu ; le méchant, au contraire, s’écarte de cette voie. »
君子之中庸也,君子而时中。
君子中庸,君子中庸。
Pour ce qui concerne l’invariable milieu, l’homme vertueux ne s’en écarte jamais, parce qu’il est vertueux.
Le gentleman pratique la modération ; le gentleman pratique la modération…
小人之反中庸也,小人而无忌惮也。”
小人反复中庸,是因为小人而无所顾忌。
Celui qui n’est pas vertueux n’évite et ne craint rien, parce qu’il est vicieux. »
Le méchant recherche constamment la voie du juste milieu, car il n’a aucune retenue.
子曰:“中庸其至矣乎!民鲜能久矣。”
孔子说:中庸大概是最高的了吧老百姓很少能够长久。
Confucius dit : « Se tenir dans l’invariable milieu, oh ! c’est la plus haute perfection ! Peu d’hommes sont capables de la garder longtemps. »
Confucius a dit : « La voie du milieu est probablement la plus noble des voies… Mais il est rare que les gens ordinaires parviennent à la suivre sur une longue période. »
子曰:“道之不行也,我知之矣:知者过之;愚者不及也。
孔子说:道不行,我知道了:聪明的人超过他,愚蠢的人不及他。
Confucius dit : « La voie de la vertu n’est pas suivie ; je le sais. Les hommes intelligents et éclairés vont au delà, et les ignorants restent en deçà.
Confucius a dit : « Si la Voie ne s’impose pas, je le comprends : les gens intelligents le surpassent, tandis que les gens stupides ne le suivent pas. »
道之不明也,我知之矣:贤者过之;不肖者不及也。
道的不明,我知道了:贤能的人超过他,不肖的人比不上他。
La voie de la vertu n’est pas bien connue ; je le sais. Les sages veulent trop faire, et les hommes vicieux, pas assez.
Je comprends maintenant : les personnes vertueuses le surpassent, tandis que les médiocres ne peuvent pas l'égaler.
人莫不饮食也。鲜能知味也。”
人没有不吃东西的,是因为他们很少能够知道它们的味道。
C’est ainsi que tout homme boit et mange, et peu savent juger des saveurs ! »
Il n’y a pas d’être humain qui ne mange rien, car ils ont rarement l’occasion de connaître le goût des aliments.
子曰:“道其不行矣夫。”
孔子说:道恐怕不能实行啊。
Confucius dit : « Hélas ! la voie de la vertu n’est pas suivie ! »
Confucius a dit : « Le “Tao” risque probablement de ne pas pouvoir être mis en pratique… »
子曰:“舜其大知也与!舜好问以好察迩言。
孔子说:舜大概是大智慧吧舜喜欢提问,因为喜欢考察近来的话。
Confucius dit : « Que Chouenn était prudent ! Il aimait à interroger ; il aimait à peser toutes les propositions qu’il entendait, même les plus simples.
Confucius a dit : « Shun était probablement une personne de grande sagesse. » Shun aimait poser des questions, car il avait l’habitude d’examiner les événements récents.
隐恶而扬善。
隐匿恶行而表扬善行。
Il taisait ce qu’elles avaient de faux, et publiait ce qu’elles avaient de bon.
Cacher les mauvaises actions et louer les bonnes…
执其两端,用其中于民。
抓住两端,使百姓中心。
Dans les bons avis, il considérait les deux extrêmes et choisissait le milieu pour s’en servir à l’égard du peuple.
Prenez les deux extrémités et placez le centre au milieu des gens.
其斯以为舜乎!”
大概就是舜了吧!
Oh ! c’est par ce moyen qu’il est devenu le grand Chouenn ! »
C’est probablement Shun!
子曰:“人皆曰:‘予知’,驱而纳诸罟擭陷阱之中,而莫之知辟也。
孔子说:人都说:我知道,把他赶进的陷阱中,却没有人知道躲避。
Confucius dit : « Chacun se vante d’être habile en affaires. On court précipitamment ; et l’on tombe au milieu des filets, des pièges, et des fosses, à la manière des animaux sauvages ; personne ne sait échapper.
Confucius a dit : « Tout le monde prétend savoir comment éviter les pièges, mais personne ne sait vraiment comment y être attiré. »
人皆曰:‘予知’,择乎中庸,而不能期月守也。”
人们都说:我知道,选择中庸,却不能约定一个月的时间。
De même, chacun dit : je connais parfaitement la voie de la vertu. On sait trouver l’invariable milieu ; mais on n’y peut persévérer l’espace d’un mois. »
Les gens disent toujours : « Je sais, il faut choisir la voie du milieu… Mais on ne peut pas s’engager pour un mois entier. »
子曰:“回之为人也:择乎中庸,得一善,则拳拳服膺,而弗失之矣。”
孔子说:回的为人,选择中庸之道,得到一个好处,就拳拳地服从,而不失去它。
Confucius dit : « Houei était homme à trouver et à tenir l’invariable milieu en toute occurrence. Dès qu’il avait connu une vertu, il la pratiquait avec énergie, la faisait pénétrer au fond de son cœur, et ne la laissait plus échapper. »
Confucius a dit : « Hui, dans sa conduite, choisit la voie du juste milieu. Lorsqu’il obtient un avantage, il s’y soumet avec dévouement, sans jamais le perdre. »
子曰:“天下国家,可均也;爵禄,可辞也;白刃,可蹈也;中庸,不可能也。”
孔子说:统一天下的国家,是可以平均的;爵禄,是可以推辞的,是可以推辞的;刀剑,是可以践踏的;中庸,是不可能的。
Confucius dit : « Un homme peut être assez sage pour gouverner l’empire et des principautés, assez désintéressé pour refuser des dignités avec leurs revenus, assez courageux pour marcher sur des épées nues, et n’être pas capable de se tenir dans l’invariable milieu. »
Confucius a dit : « Le pays qui unifie le monde peut être régi de manière équitable ; les titres et les récompenses peuvent être déclinés ; les armes peuvent être foulées aux pieds ; mais la voie du juste milieu est impossible à suivre. »
子路问强。子曰:“南方之强与,北方之强与,抑而强与?
子路问怎么办呢?孔子说:哪里是南方的强呢,北方的强呢,还是强呢?
Tzeu lou ayant demandé à Confucius en quoi consiste la force d’âme, le Philosophe répondit : « Parlez vous de celle des habitants du midi ou des habitants du nord, ou bien de celle que vous, vous devez acquérir ?
Zilu demanda ce qu’il fallait faire. Confucius répondit : « Où se trouvent les puissances du sud? Où se trouvent les puissances du nord? Ou bien, quelle est la véritable puissance en question? »
宽柔以教,不报无道,南方之强也。君子居之。
用宽柔来教化,不报复无道的人,是南方的强大,君子居住在这里。
Enseigner avec indulgence et douceur, ne pas se venger des injustices, c’est la force d’âme des habitants du midi. Le sage la pratique constamment.
Éduquer avec douceur et bienveillance, ne pas se venger des personnes injustes : voilà la force du Sud. C’est là que résident les gentlemen.
衽金革,死而不厌,北方之强也。而强者居之。
金革,死而不厌,这是北方的强国,而强者占据它。
Prendre son repos tout armé, donner sa vie sans regret, c’est la force d’âme des habitants du nord. Les braves la pratiquent.
Le métal doré… mortel mais jamais assouvi de sa soif de pouvoir. C’est la puissante nation du Nord, et ce sont les forts qui la dominent…
故君子和而不流;强哉矫。
所以君子平和而不流放;
Le sage est accommodant ; mais il ne s’abandonne pas au courant (des passions humaines). Que sa fermeté est courageuse !
Ainsi, le gentleman reste paisible et ne s’exile pas.
中立而不倚;强哉矫。
中立而不倚,强啊矫。
Il se tient dans le juste milieu, sans incliner d’aucun côté. Que sa fermeté est courageuse !
Neutral et indépendant… C’est vraiment impressionnant.
国有道,不变塞焉;强哉矫。
国家有了治国之道,就不会改变、阻塞,这是强大啊!
Si le gouvernement est bien réglé, dans la vie publique il est le même que dans la vie privée. Que sa fermeté est courageuse !
Lorsqu'un pays dispose d'une méthode efficace pour gouverner, il ne change pas et ne s’embourbe pas dans des difficultés ; c’est là la marque de sa puissance.
国无道,至死不变;强哉矫。”
国家无道,一直到死也不改变。
Si le gouvernement est mal réglé, il reste toujours le même jusqu’à la mort. Que sa fermeté est courageuse ! »
Lorsqu’un pays est sans loi, il ne changera jamais, même jusqu’à sa mort…
子曰:“素隐行怪,后世有述焉:吾弗为之矣。
孔子说:一向隐居,行为怪诞,后世有人说:我不会这样做了。
Confucius dit : « Scruter les secrets les plus impénétrables, faire des choses extraordinaires, pour être loué dans les siècles à venir, c’est ce que je ne veux pas.
Confucius a dit : « Vivre reclus et se comporter de manière étrange… » Plus tard, certains ont déclaré : « Moi, je ne ferais pas ça. »
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