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Tichitt est une ville de Mauritanie. Tichit est un nom de famille porté par près de 700 familles en France.
Les Océanides op. 73 est un poème symphonique de Jean Sibelius composé en 1914, immédiatement avant sa Cinquième symphonie, à la suite d'une commande du Festival de Norfolk (Connecticut). L'œuvre évoque les esprits des eaux des mythologies grecques et nordiques (le titre original finnois est Aallottaret). Historique La première version en 3 mouvements date de 1913. Le premier mouvement de cette version a disparu. La première exécution des mouvements 2 et 3 a eu lieu le et le 20 à Lahti. La seconde version (en ré bémol majeur) date de 1914 et a été créée à Lahti le par le Lahti Symphony Orchestra dirigé par Osmo Vänskä. La version finale (en ré majeur) date de et ne comporte qu'un mouvement. La première eut lieu à Norfolk aux États-Unis le sous la direction du compositeur. Instrumentation Liens externes The Oceanides, article du site sibelius.fi Poème symphonique de Jean Sibelius
Andrea Sartoretti (né le à Pérouse) est un joueur de volley-ball italien. Il mesure 1,94 m et joue attaquant de pointe. Il totalise 328 sélections en équipe nationale d'Italie, avec laquelle il fut champion du monde en 1998. Le surnom de Sartoretti est « la Sartorace », parce qu'il est un grand serveur et surtout en raison de sa façon très particulière de servir. Biographie Clubs Joueur Entraîneur Directeur sportif Manager général Palmarès En club Championnat d'Italie : 1997 Coppa Italia : 1997, 2002 Ligue des champions : 1992, 1993, 1994, 1997 Coupe de la CEV : 2002, 2008 Supercoupe d'Europe : 1992, 1993 En équipe nationale d'Italie Championnat du monde : 1998 Championnat d'Europe : 1999, 2003 Ligue mondiale : 1994, 1995, 1997, 1999, 2000 Coupe du monde : 1999 Décorations Il est fait Chevalier de l'Ordre du Mérite de la République italienne le . Il est fait Officier de l'Ordre du Mérite de la République italienne le . Liens externes Notes et références Naissance à Pérouse Sportif italien du XXe siècle Sportif italien du XXIe siècle Joueur italien de volley-ball Joueur du Gabeca Pallavolo Entraîneur italien de volley-ball Naissance en juin 1971 Joueur de volley-ball aux Jeux olympiques d'été de 1996 Joueur de volley-ball aux Jeux olympiques d'été de 2000 Joueur de volley-ball aux Jeux olympiques d'été de 2004 Médaillé d'argent olympique italien Médaillé de bronze olympique italien Champion d'Europe de volley-ball
Les bactéries magnétotactiques (BMT) sont des micro-organismes, découverts en 1975 par R. P. Blakemore, capables de se déplacer le long de lignes d'un champ magnétique. Elles contiennent des organites, les magnétosomes, qui sont à l'origine de leurs propriétés magnétiques. De par leurs possibles applications médicales et biotechnologiques, elles intéressent aujourd'hui les scientifiques. Historique Les bactéries magnétotactiques ont été découvertes en 1975 par R. P. Blakemore, alors étudiant en thèse à l'Université du Massachusetts. Il étudiait des populations de bactéries retrouvées dans les sédiments lacustres et marins. Il fut étonné par un mouvement uniforme de certaines bactéries, et démontra grâce à un aimant que ce mouvement était dû au champ magnétique. La première espèce isolée en culture pure est Magnetospirillum magnetotacticum, souche MS-1, aux États-Unis, par Blakemore . Trois autres espèces ont par la suite été isolées : Magnetospirillum magneticum, souche AMB-1 et Desulfovibrio magneticus RS-1 au Japon, et Magnetospirillum gryphiswaldense, souche MSR-1 en Allemagne. La recherche sur ces bactéries est rendue difficile par le faible nombre de souches que l'on a découvertes et les difficultés que l'on a à les isoler en culture. Cependant, des découvertes récentes en matière de techniques pour la culture de ces bactéries ont permis aux chercheurs une avancée dans la recherche relative à ces organismes. Description biologique Caractéristiques biologiques Les BMT sont des procaryotes, de type Gram-négatif, caractérisées par leur capacité à produire des magnétosomes. Elles sont anaérobies, voire microaérophiles selon les espèces. De ce fait, on les retrouve principalement dans les sédiments lacustres ou marins, enfouies à l'interface oxique-anoxique (frontière entre le milieu riche en oxygène et celui dépourvu d'oxygène). Toutes les BMT découvertes à ce jour sont motiles, grâce à la présence de flagelles. Elles peuvent ainsi se déplacer par aérotaxie, c'est-à-dire en réaction à la concentration d'oxygène du milieu, afin de se diriger vers des lieux favorables à leur développement. Elles se déplacent également par magnétotaxie, c'est-à-dire qu'elles se dirigent selon les lignes du champ magnétique terrestre pour atteindre des milieux favorables à leur croissance. Ainsi, toutes les BMT qui se situent dans un même lieu vont se diriger dans la même direction selon les lignes du champ magnétique terrestre avec une vitesse de l'ordre de . Le séquençage du génome des BMT laisse penser qu'elles appartiendraient pour la plupart aux protéobactéries. Cependant, les différentes souches découvertes à ce jour ne sont pas issues d'un même ancêtre commun : les BMT représentent un taxon polyphylétique. Elles présentent donc de nombreuses morphologies : coccus, spirille, bacille, vibrio, voire multicellulaire. Elles se distinguent également les unes des autres par leur synthèse de magnétosomes, de compositions différentes : certaines synthétisent des magnétosomes formés de magnétite (), et appartiennent pour la plupart au groupe Alpha des protéobactéries, d'autres synthétisent des magnétosomes de type greigite () et sont pour la plupart apparentées aux Delta protéobactéries. Cependant, certaines souches observées sont capables de synthétiser les deux formes de magnétosomes à la fois. De même, la souche cultivée RS-1 est rattachée aux Delta protéobactéries bien qu'elle synthétise des magnétosomes de magnétite. Enfin, plusieurs formes de magnétosomes ont été observées : pseudo-cubique, pseudo-parallélépipédique, ou encore allongé en forme de balle de fusil. Mais une même souche ne peut produire qu'une seule forme de magnétosome. Biominéralisation des magnétosomes Les bactéries magnétotactiques minéralisent les magnétosomes à partir d'oxyde de fer, ce qui donne de la magnétite ou à partir de sulfure de fer et forme de la greigite. Ce processus de minéralisation est certainement contrôlé chimiquement, car lorsqu'un milieu contient beaucoup de sulfure d'hydrogène, les bactéries produisant de la magnétite continuent de fabriquer cette dernière et non de la greigite. Les cristaux de magnétite ou de greigite ont typiquement une plus grande longueur de . La minéralisation de la magnétite dépend de nombreux facteurs, les plus importants étant la concentration en dioxygène et la présence d'oxydes d'azote. Certaines BMT ont besoin d'être en milieu micro-aérobie pour pouvoir synthétiser de la magnétite. La production de magnétite de la bactérie est alors maximale lorsque la concentration en oxygène est aux alentours de 1 %, alors qu’une concentration supérieure à 5 % inhibe la production de magnétite. L'expérience montre que l'oxygène servant à la synthèse de l'oxyde de fer est celui des molécules d'eau et non de l'oxygène moléculaire, ce qui pourrait expliquer que certaines BMT peuvent synthétiser de la magnétite en milieu anaérobie. En revanche, la minéralisation de la greigite semble se faire uniquement en l’absence d’oxygène. De toute évidence, la polyphylie des BMT laisse supposer différents moyens biochimiques de synthèse de minéraux magnétiques. Cependant, un transfert horizontal de gènes au cours de l’évolution peut également être envisagé pour expliquer cette polyphylie. Les cristaux magnétiques fabriqués par les bactéries magnétotactiques sont d'une grande qualité, car ils sont d'une haute pureté chimique, et possèdent une bonne homogénéité. La fabrication en laboratoire de tels cristaux reviendrait cher, c'est pourquoi les scientifiques cherchent à cultiver ces bactéries en laboratoire, mais cela demeure malaisé. Magnétosomes Les magnétosomes sont composés d'un cristal magnétique contenu dans une bicouche lipidique. Ces magnétosomes forment des chaînes dans le cytoplasme de la bactérie. Les cristaux magnétiques sont soit de la magnétite (oxyde de fer(II,III) ) soit de la greigite (oxyde de soufre(II, III) ), la taille de ces cristaux étant de l'ordre de . La formation des magnétosomes requiert trois étapes ordonnées, mais on ne connait pas l'ordre dans lequel la bactérie procède à ces étapes. Néanmoins, le processus de fabrication des magnétosomes reste très rapide, il est de l'ordre d'une dizaine de minutes. L'absorption du fer par la bactérie À l'état naturel ionique, il existe deux sortes d'ions fer, les cations fer(II) Fe et les ions fer(III) Fe. Ces deux ions sont présents dans le milieu de croissance des bactéries magnétotactiques. Les ions Fer(II) étant très solubles dans l'eau, les BMT les absorbent à l'aide d'enzymes et protéines spécifiques, mais selon des procédés semblables aux autres bactéries. Les ions Fer(III), eux, étant insolubles à pH neutre, les BMT doivent les chélater afin de les solubiliser. À l'instar de nombreux autres procaryotes, elles ont ainsi recours à des sidérophores. Les sidérophores forment un complexe avec le fer(III), qui est alors solubilisé et transporté dans le cytoplasme de la cellule. La formation de la membrane du magnétosome La membrane du magnétosome est composée principalement d'une bicouche lipidique d'environ d'épaisseur. Cette bicouche est constituée de phospholipides, d'acides gras et de protéines membranaires. Les magnétosomes se forment au sein du cytoplasme des cellules, ce qui explique que la composition de la membrane magnétosomale soit très semblable à celle de la membrane plasmique des cellules. Néanmoins, on ne sait toujours pas si la membrane des magnétosomes est formée avant l'absorption du fer ou si elle est formée autour de cristaux de fer déjà présents dans la cellule. Le transport du fer dans le magnétosome La croissance des cristaux de fer au sein de la bactérie se fait lorsque les cristaux sont déjà présents dans le magnétosome, ce qui implique que le fer doit être transporté à l'intérieur des magnétosomes. Des protéines ont été retrouvées à la fois dans le cytoplasme des cellules et dans les magnétosomes, comme la protéine MagA présente notamment au sein de la souche AMB-1 de Magnetospirillum magneticum. Ces protéines ont certainement un rôle dans le transport du fer de la cellule vers les magnétosomes. Anomalie isotopique du fer des magnétosomes Les magnétites des magnétosomes sont enrichies en Fe relativement aux isotopes pairs (Fe, Fe et Fe). Des anomalies similaires avaient déjà été observées pour d'autres éléments comme le mercure ou le soufre, mais jamais pour le fer. Le mécanisme d'acquisition de cette anomalie n'est pas encore établi, mais il pourrait être lié aux propriétés électroniques de spin du fer. La recherche de cette anomalie pourra aider à l'identification des fossiles de bactéries magnétotactiques dans des échantillons terrestres voire extraterrestres. Description magnétique Les bactéries magnétotactiques sont des organismes micro-aérobies, elles ont donc besoin d’un milieu pauvre en dioxygène pour subsister. Pour trouver un milieu favorable à leur croissance, elles ont développé une capacité appelée magnétotaxie, c'est-à-dire qu’elles se servent des lignes de champ magnétique pour se déplacer. Magnétotaxie Comment fonctionne-t-elle ? Les cristaux synthétisés par les bactéries mesurent entre . Des cristaux de cette taille sont monodomaines, ce qui signifie que les moments magnétiques de chaque atome d’un cristal sont parallèles. (« On appelle domaine magnétique ou domaine de Weiss chaque région d’un seul tenant dans laquelle tous les moments magnétiques atomiques sont alignés parallèlement les uns aux autres »,). De plus, l’ensemble des cristaux adjacents au sein d’un magnétosome ont leurs moments magnétiques parallèles. Il en résulte un moment magnétique permanent pour le magnétosome, qui se comporte alors comme un aimant. En raison de son moment magnétique permanent, le magnétosome subit un couple dans le champ magnétique terrestre. L'amplitude de ce couple dépasse les forces thermiques qui tendent à orienter les bactéries de manière aléatoire (par agitation). En conséquence, les bactéries magnétotactiques s’orientent selon les lignes du champ magnétique terrestre indépendamment du mouvement brownien. La magnétotaxie est donc l’alliance entre cette capacité passive à s’orienter (les bactéries, même mortes, restent orientées selon les lignes de champ), et à se déplacer grâce à leur flagelle. En quoi leur permet-elle de s'orienter vers un lieu à bonne teneur en O2 ? Les bactéries magnétotactiques se déplacent toujours le long des lignes de champ terrestre, car elles constituent les plus attractives pour ces bactéries. Dans l’hémisphère nord, elles ont tendance à suivre le sens positif du champ magnétique terrestre, on dit qu'elles nagent parallèlement à celui-ci (c'est-à-dire vers le nord), tandis que, dans l’hémisphère sud, elles ont plutôt tendance aller en sens inverse du champ magnétique, on dit qu'elles nagent antiparallèlement à celui-ci (c'est-à-dire qu’elles vont vers le sud). Certains types de bactéries magnétotactiques peuvent, dans certaines conditions encore méconnues, s'orienter vers le sud en étant au nord (ou inversement), voire changer de sens pendant le trajet. Elles ne peuvent cependant jamais se déplacer de façon non-parallèle aux lignes de champ terrestre. Or, le champ magnétique de la Terre étant incliné sous l’horizontale dans l’hémisphère nord, et au-dessus dans l’hémisphère sud, les bactéries qui suivent les lignes de champ en s'approchant de l'un des pôles ont tendance à "descendre". Elles migrent donc en s’enfonçant dans les sédiments le long des lignes de champ géomagnétique. En regardant un schéma du champ magnétique terrestre (voir exemple ci-contre), on observe que les lignes de champ magnétique partent du noyau de la Terre, se dirigent vers le sud, puis partent vers le nord en formant des arcs de cercle avant de finalement revenir au noyau. De ce fait, lorsque les bactéries magnétotactiques au nord suivent les lignes de champ vers son pôle, elles ont tendance à s'enfoncer. Au sud, elles vont dans le sens contraire, et s'enfoncent par conséquent sous les sédiments. Étant donné que la teneur en oxygène diminue avec la profondeur dans les milieux sédimentaires, les bactéries magnétotactiques trouvent dans la profondeur des couches sédimentaires un environnement propice à leur développement puisqu'elles sont pour la plupart micro-aérobies. La magnétotaxie constitue donc un moyen de locomotion efficace et privilégié pour ces organismes, car il leur assure la quasi-certitude de pouvoir trouver un environnement au taux de dioxygène leur permettant de se développer. Aérotaxie Les bactéries magnétotactiques se servent de la magnétotaxie afin de trouver un environnement où la concentration en oxygène est optimale pour leur croissance, c’est pour cela qu’on les retrouve en milieux sédimentaires. La première théorie formulée quant au bénéfice de la magnétotaxie pour ces bactéries était la suivante : la magnétotaxie permettrait de manière directe aux bactéries magnétotactiques de trouver leur niche écologique pour se développer. Cependant, la découverte de nombreuses bactéries magnétotactiques à la limite oxique/anoxique laisse entendre que la magnétotaxie n’est pas le seul moyen qu'elles ont de trouver un environnement viable. En effet, elles utilisent aussi l’aérotaxie, c'est-à-dire qu’elles migrent en fonction de la concentration en oxygène, et pas seulement par rapport aux lignes de champ magnétique. Par exemple, lorsqu’une bactérie magnétotactique utilise la magnétotaxie, elle s’enfonce sous les sédiments jusqu'à trouver un milieu avec la bonne teneur en oxygène et s’y fixe. Le problème est que parfois les colonnes sédimentaires (voir schéma ci-contre), qui possèdent de forts gradients rédox, subissent une érosion ou d’autres phénomènes qui ont pour conséquence la remontée vers la surface des sédiments, et donc par exemple de bactéries magnétotactiques qui y vivent. Étant donné l’évolution de la concentration en oxygène en fonction de la profondeur, une bactérie magnétotactique qui est remontée vers la surface avec les sédiments ne se trouve plus dans un milieu de concentration en oxygène optimale. La question est donc de savoir comment la bactérie va retrouver une région avec des conditions optimales de développement. Soit elle utilise à nouveau la magnétotaxie et trouve la concentration optimale en oxygène grâce aux lignes de champ, soit elle met de côté la magnétotaxie et utilise alors l’aérotaxie pour redescendre en profondeur dans la colonne sédimentaire où elle se trouve. Lorsqu'elle se sert de l’aérotaxie, puisqu’elle cherche un milieu micro-aérobie ou anaérobie strict, elle se fixe généralement à la limite oxique-anoxique, c’est pourquoi on retrouve un grand nombre de bactéries magnétotactiques à cet endroit. Ainsi les bactéries magnétotactiques utilisent à la fois magnétotaxie et aérotaxie (on parle de magnéto-aérotaxie) pour trouver un milieu de croissance optimal. La magnétotaxie augmente donc l’efficacité de l’aérotaxie, puisqu’une fois que la bactérie est dans une colonne sédimentaire, la recherche par aérotaxie ne se fait plus que suivant une seule dimension, contre trois dimensions pour les bactéries se servant uniquement de l’aérotaxie. Applications Aujourd'hui plusieurs applications des bactéries magnétotactiques sont envisageables, de par notamment leurs propriétés magnétiques, et ce dans différents domaines. Médicale En médecine, il serait tout d’abord possible d'utiliser les bactéries magnétotactiques comme agents de diagnostics. La surface lipidique des bactéries magnétotactiques permet la fixation de bactériophages (ou phages) spécifiques. De plus, grâce aux magnétosomes et à leurs propriétés magnétiques, il est possible de guider les bactéries qui se déplacent grâce à leur flagelle. Ainsi, en produisant un champ magnétique et en le faisant varier au cours du temps (grâce par exemple à un ordinateur), il est possible de contrôler le déplacement des BMT, et ainsi de quadriller rapidement une zone définie. Au contact des bactéries cibles, les bactéries magnétotactiques vont s’y coller au moyen des phages. Il sera alors possible de détecter les bactéries cibles, en utilisant les cristaux magnétiques de la bactérie comme produits de contraste. L’avantage de cette détection est d’être plus précise et sensible que celles utilisées jusqu’à présent. De plus elle peut être appliquée aux êtres humains du fait de la non-toxicité de ces bactéries. Cette méthode ne serait cependant pas spécifique au ciblage des bactéries, tout dépendant de l’élément fixé aux BMT. Par exemple il serait possible d’utiliser cette technique pour repérer des cellules cancéreuses chez un individu de manière très précise. Les bactéries magnétotactiques pourraient aussi être utilisées comme transporteurs dans le but d’améliorer l’efficacité de certains traitements, notamment des tumeurs. En effet il est difficile d’administrer très précisément un traitement dans toutes les parties du corps humain. En fixant à des bactéries magnétotactiques des microbilles contenant les agents thérapeutiques à utiliser, et en acheminant les bactéries magnétotactiques au moyen d'un champ magnétique permettant leur contrôle, il serait possible de délivrer le traitement de manière très ciblée. Cette utilisation des BMT permettrait de diminuer les doses à utiliser et la dispersion d’agents toxiques dans les autres tissus sains. Comme agents de séparation Les bactéries magnétotactiques peuvent être utilisées comme convoyeurs, et ce dans différentes situations, permettant la mise en place de techniques de séparation efficaces. Ceci est possible grâce à trois caractéristiques de ces BMT : leur ratio surface/volume, la possibilité de fixer à leur surface différents agents bioactifs, et la possibilité de les guider grâce à un champ magnétique. Ainsi par le biais d’un mécanisme identique à celui utilisé en médecine pour cibler des bactéries, il serait possible de fixer sur une substance précise des BMT grâce aux agents bioactifs ajoutés préalablement à leur surface, puis de les extraire grâce à nouveau au déplacement des bactéries par application d’un champ magnétique. Dans ce cadre, les bactéries magnétotactiques pourraient être utilisées par exemple pour la dépollution d’eaux, ou encore pour séparer différentes substances en présence. Exobiologie Les bactéries magnétotactiques sont avant tout célèbres pour être l'un des arguments en faveur de l'existence de vie en dehors de la Terre, sur Mars précisément. En effet, la NASA avait relevé la présence dans la météorite martienne ALH84001 de carbonates présentant une zonation chimique particulière, car ces derniers étaient semblables aux cristaux synthétisés par les bactéries magnétotactiques. L'hypothèse de présence de vie sur Mars s'est donc nourrie des similitudes en forme et en composition entre les cristaux produits par les bactéries magnétotactiques et les cristaux de carbonate prélevés sur la météorite. Notes et références Voir aussi Articles connexes Magnétotaxie Liens externes Magnétotactique Magnétoréception
L'agriculture raisonnée est une démarche, en France et au Québec, qui s'applique aux productions agricoles prenant en compte la protection de l'environnement, la santé et le bien-être animal. Le principe central de l'agriculture raisonnée est d'optimiser le résultat économique en maîtrisant les quantités d'intrants utilisées. Utilisé par les autorités françaises à partir de 2002, il a été abandonné au profit de la certification environnementale. Le concept n'est pas tout à fait synonyme d'agriculture intégrée, concept proche utilisé aussi hors de France. Concept D'après le décret du , « les modes de production raisonnés en agriculture consistent en la mise en œuvre, par l’exploitant agricole sur l’ensemble de son exploitation dans une approche globale de celle-ci, de moyens techniques et de pratiques agricoles conformes aux exigences du référentiel de l’agriculture raisonnée ». Le référentiel porte sur le respect de l'environnement, la maîtrise des risques sanitaires, la santé et la sécurité au travail et le bien-être des animaux. Ses 103 exigences nationales (quatre-vingt-dix-huit initiales en 2002, cinq supplémentaires en 2005) concernent notamment : l'accès de l’exploitant et de ses salariés à l'information et la formation nécessaires à la conduite de l’exploitation agricole ; la mise en œuvre d'un système d’enregistrement et de suivi des opérations effectuées et des produits utilisés pour les besoins des cultures et des animaux ; la maîtrise des intrants agricoles ainsi que des effluents et des déchets produits par l'exploitation ; l'usage justifié de moyens appropriés de protection des cultures et de la santé des animaux de l'exploitation ; l'équilibre de la fertilisation des cultures ; la mise en œuvre de pratiques culturales permettant la préservation des sols et limitant les risques de pollutions ; la participation à une gestion économe et équilibrée des ressources en eau ; la prise en compte de règles dans les domaines de la sécurité sanitaire et de l'hygiène ; la prise en compte des besoins des animaux en matière d'alimentation et de bien-être ; la contribution de l'exploitation à la protection des paysages et de la diversité biologique. La démarche CRC (Culture Raisonnée Contrôlée) née en 1989 sous l'impulsion d'agriculteurs engagés à produire en agriculture raisonnée des céréales françaises de qualité, bonnes pour la nature, les producteurs et les consommateurs. Cette démarche a été officiellement reconnue par le Ministère de l'Agriculture en 1999 avec l’obtention d’une Certification de Conformité Produit pour les céréales. Historique Le concept, utilisé uniquement en France, a été promu par le Forum des agriculteurs responsables respectueux de l'environnement (FARRE). De 2002 à 2013, le concept était réglementé par les pouvoirs publics (ministères de l'Agriculture et de l'Écologie) par une certification. Par décision de la Commission nationale de la certification environnementale (CNCE) du , un décret a abrogé la certification agriculture raisonnée et a entériné . Cette certification contient trois niveaux dont le plus élevé est le label agriculture à Haute Valeur Environnementale (HVE). Critiques Le Forum des agriculteurs responsables respectueux de l'environnement, qui fait la promotion de l'agriculture raisonnée, est perçu comme l'émanation des principaux acteurs de l'agriculture intensive. Pour François Veillerette et Fabrice Nicolino, l'agriculture raisonnée ne remet pas suffisamment en cause les méthodes de l'agriculture intensive. L'universitaire Isabelle Doussan estime que le référentiel de l’agriculture raisonnée ne se distingue pas réellement des règles déjà établies pour la protection de l’environnement. Les opposants à ce concept regrettent que sur les 103 exigences nationales listées : quarante-cinq ne sont que des exigences réglementaires, donc l’application pure et simple de la loi, par exemple, « N’utiliser que des produits bénéficiant d’une autorisation de mise sur le marché », ou encore, à propos des animaux : « Réaliser les contrôles sanitaires exigés par rapport aux maladies réglementées », disposer de locaux aux normes phytosanitaires... Ces obligations réglementaires figurent dans le Référentiel car il avait été jugé impensable qu'une certification environnementale pût être attribuée à un agriculteur qui ne respectât pas les réglementations essentielles en matière environnementale ; dix-neuf sont des engagements que l'agriculteur doit respecter dans un délai de deux ans lors de l'attribution de sa qualification. Toutefois, ces engagements doivent être obligatoirement honorés puisque la vérification de leur mise en œuvre est effectuée par un organisme certificateur indépendant ; quant aux trente-neuf autres que l'agriculteur doit respecter pour avoir sa certification, elles consistent globalement en une vulgarisation des bonnes pratiques agro-environnementales. Les opposants à l'agriculture raisonnée, s'ils admettent que ce concept peut permettre une plus grande sensibilisation des agriculteurs à l'environnement, lui reprochent de ne pas aller assez loin dans les interdictions (les OGM sont autorisés en agriculture raisonnée) ou dans les limitations (les pratiques exigées en agriculture raisonnée conduisent à optimiser les quantités de produits utilisés mais il n'est établi aucune norme maximale nationale). Rapport avec l'agriculture intégrée L'Institut national de la recherche agronomique (INRA) n'utilise pas le concept d'agriculture « raisonnée », français et sans définition internationale, mais celui plus précis d'agriculture intégrée dans ses programmes de recherche ; mais cela ne recouvre pas les mêmes pratiques. Le dictionnaire Le Petit Larousse illustré (, 2005, page 895) dit : . Notes et références Voir aussi Bibliographie Ministère de l'Agriculture (16/07/2011), Guide pratique pour la conception de systèmes de culture plus économes en produits phytosanitaires, qui s'inscrit dans l'axe 2 du plan Ecophyto 2018 : et plus particulièrement dans les actions 12 et 13 : et , Présentation du guide, fiches AIDES (PDF - 663.6 ko), livret support approfondi (PDF - 1.2 Mo) et livret support rapide (PDF - 591.2 ko) Articles connexes Label environnemental Viticulture raisonnée Forum des agriculteurs responsables respectueux de l'environnement Liens externes Filière CRC, site officiel FARRE, site officiel Textes officiels réglementant l'agriculture raisonnée en France (Ministère de l'Agriculture)
Eva Luna est une telenovela américano-vénézuélienne diffusée en 2010-2011 par Venevision International pour Univision. Elle est diffusée sur Antenne Réunion depuis le mercredi 13 avril 2016 et sur le réseau Antilles Télévision du lundi 21 mars 2016 au vendredi 26 août 2016 en remplacement de Cosita linda sur les deux chaînes. Elle est diffusée sur IDF1 depuis le lundi 7 novembre 2016. Elle est diffusée sur M6 via la plateforme 6play depuis le 12 novembre 2018. Synopsis Eva González est une jeune femme d'une extraordinaire beauté, humble et travailleuse. Comme beaucoup d'immigrants aux États-Unis, Eva arrive avec son père et sa jeune sœur en Californie à la recherche d'une vie meilleure. Toutefois, Eva n'imagine pas que trouver le bonheur sera d'abord souffrir d'une terrible perte parce que sa vie interfère avec de sombres secrets de famille, des mensonges, des déceptions et l'ambition d'une famille puissante. Eva trouve un travail comme secrétaire personnelle du fondateur de la société "Publicidad Arismendi", Julio Arismendi. Elle gagne immédiatement le cœur de son fils, Leonardo Arismendi et du meilleur ami de celui-ci, Daniel Villanueva, qui fréquente la sœur de Leonardo, Victoria. Victoria et sa mère, Marcela, détestent Eva car elles sentent qu"Eva rivalise en beauté avec Victoria. Daniel connaît des succès professionnels. Il est veuf et élève sa fille appelée Laurita. Daniel et Eva sont immédiatement attirés l'un vers l'autre. Au début, leur relation est une alternance d'amour et de haine. Mais à la fin, ils tombent passionnément amoureux. Lorsque Daniel quitte Victoria au profit d'Eva, Marcela entre en action. Elle donne à Victoria une tasse de thé et l'envoie se coucher. Renata, leur femme de ménage, est envoyée auprès de Victoria et appelle les secours quand elle se rend compte que Victoria ne répond pas et que des cachets sont sur sa table de chevet. En réalité, c'est Marcela qui les a mis là intentionnellement. À son réveil à l'hôpital, sa mère apprend à Victoria qu'elle aurait tenté de se suicider, bien que Victoria n'en ait aucun souvenir. Marcela lui explique qu'elle doit le prétendre pour regagner le cœur de Daniel. Mais Daniel ne se laisse plus manipuler par ces deux femmes... Distribution Par ordre d'apparition dans le générique de la telenovela : Blanca Soto : Eva González Guy Ecker : Daniel Villanueva Julián Gil : Leonardo Arismendi (Antagoniste) Susana Dosamantes : Marcela Arismendi (Antagoniste principale) Vanessa Villela : Victoria Arismendi (Antagoniste) Jorge Lavat : Julio Arismendi Anna Silvetti : Renata Cuervo Lupita Ferrer : Justa Valdez Harry Geithner : Francisco Conti Franklin Virgüez : El Gallo Sonia Noemí : Tia Meltilde Raúl Xiques : Don Ricardo Verónica Montes : Maritza Ruiz Jorge Consejo : Jose Lozano Sofía Lama : Alicia González Carlos Ferro : Carlos Maldonado José Guillermo Cortines : Bruno Lombardi Alejandro Chabán : Tony Santana Leticia Morales : Jackie Ramírez Greidys Gil : Claudia Jiménez Frances Ondiviela : Deborah Aldana Eduardo Ibarrola : Ismael González Daniela Schmidt : Marisol Martínez Carlos Yustis : Thomas Reyes Alberto Salaberry : Giorgio Arnaldo Pipke : Damian Manrique Ana Carolina da Fonseca : Violeta Gabriela Borges : Laurita Villanueva Liz Coleandro : Aurelia Christian Vega : Adrián Reyes Carlos Ferro : Carlos Silvia Priscila Perales : Liliana Solís Beatriz Shantal : Rita Vanessa Lotero : María Kari Musa : Rosaura Marta González Liriano : Lucy Jenni Rivera : Elle-même Adrián Di Monte : Humberto Hector Sandarti Autres versions Aguamarina (1997), dirigée par José Antonio Ferrara, produit par Alfredo Scharwz pour Telemundo; avec Ruddy Rodríguez et Leonardo García. Diffusion internationale Nominations et récompenses Références Liens externes Site Web de Eva Luna Série télévisée américaine des années 2010 Telenovela Série télévisée d'Univision Série télévisée vénézuélienne des années 2010 Série télévisée créée en 2010
Jacques Demarcq, né en 1946 près de Compiègne, est un poète et un traducteur français. Biographie Jacques Demarcq est né en 1946 dans la périphérie de Compiègne, dont le nom même, à l’occasion, engendrera dans sa poésie, par le moyen de la paronomase et de l’étymologie (vraie ou fausse), une série de variations à la fois cocasses et signifiantes. Exemple : « … qu’honte baigne où-t’es-né », « … con piège où-t’es-né », « … Compiègne où-t’es–né ». La région du Valois, où se situe Compiègne, fut une région chère à Gérard de Nerval, Jacques Demarcq s’est plu à le rappeler : « Longtemps », écrit-il , « j’ai cru que me liait à Nerval un paysage qui a été celui de mon adolescence puis de ma jeunesse : la forêt de Compiègne (…). Les récits de Nerval m’y ramenaient, m’apprenaient à apprivoiser un paysage qui m’était familier sans que je me sente lui appartenir : j’étais un citadin par les grands parents, oncle et tante, qui m’ont élevé. (…) Rien de raisonnable ne lie mon destin à Nerval (…) sinon ses textes…» Si en effet le souvenir de Nerval et du Valois est présent dans plusieurs textes de Jacques Demarcq, par exemple dans le livret de l’opéra L’Air de l’eau, cela ne fait pas de lui un poète du terroir ni un nostalgique de ses années d’enfance : « Couper court à la cruauté des filiations, voilà son souci à Jacques Demarcq, et tout reprendre à zéro — échapper une bonne fois à l'horreur généalogique », écrit Alain Frontier. Jacques Demarcq ne descend que des textes qu’il a lus. Ayant suivi un cursus de lettres modernes à la Sorbonne et à l'université d'Amiens, Jacques Demarcq est quelque temps professeur de lettres au lycée de Compiègne, puis il travaille successivement dans plusieurs organismes à vocation culturelle : Maison de la Culture d’Amiens ; Fonds régional d’art contemporain (FRAC) de Picardie, où il fut membre du comité d’achat ; Fondation Royaumont, Centre Georges-Pompidou ; France Culture, etc. À partir de 1993, il enseigne à l’École des beaux-arts de Saint-Étienne ( design), puis à l’École des arts décoratifs de Strasbourg, où il dirige, de 2000 à 2006, le département design. Mais le véritable métier de Jacques Demarcq est celui de poète et de traducteur. Il est l’auteur d’une quinzaine de livres de poésie ou de fiction, d’un grand nombre de traductions de poètes étrangers, et s’est fait connaître par le nombre et la qualité de ses lectures publiques, tant en France qu’à l’étranger. Dès 1978, il se lie d’amitié avec le poète Christian Prigent et avec les écrivains ou artistes qui gravitent, de près ou de loin, autour de la revue TXT : Jean-Pierre Verheggen, Claude Minière, Éric Clémens, Denis Roche, Valère Novarina, Pierre Le Pillouër, les peintres Philippe Boutibonnes, Jean-Marc Chevallier, Bernadette Février... Lui-même fera partie du collectif de la revue jusqu’en 1985. Sa rencontre avec les animateurs de la revue Tartalacrème, Alain Frontier et Marie-Hélène Dhénin, a lieu à la Maison de la culture d'Amiens le Jacques Demarcq devient alors un des collaborateurs les plus assidus de cette revue. Dès le d’, sa rubrique Échos Risées ouvre, écrit Pierre Le Pillouër « un débat privé sur l’à quoi bon de ces petites revues… Grâce à l’impertinence de ce sagace xtyliste, dont la patte d’ours cache la profonde générosité, cette rubrique étendra considérablement l’aire de Commerce. » Enfin il enrichit le sommaire de la revue en y introduisant de nouveaux auteurs, notamment le poète Jean-Luc Lavrille, que Tartalacrème ne connaissait pas encore. Les Zozios En 2008, Jacques Demarcq publie son œuvre majeure : Les Zozios, un livre de poésie qui ne comporte pas moins de 344 pages, et qui est le fruit du travail de plus de vingt années. La quatrième page de couverture présente l’auteur comme un « traducteur d’oiseaux et de littérature… Il fallait trouver une échappatoire à l’anthropocentrisme régnangnant. Pourquoi pas les oiseaux ? La légèreté de leur intelligence face aux événements, leur refus de croire au ciel qu’ils connaissent trop, et ce manque d’entêtement qui les fait ne pas tenir en place, en page, en cage… ». L’Index avium qui clôt le volume énumère les noms de quelque 260 variétés d’oiseaux, dont Jacques Demarcq déclare avoir écouté et « traduit » le chant. Exemple : « teck-trui : fruit sec, l’bec tari ! mec / instruis-ti / c’t-à-dire : imituitive ! tihouiti / tu copépies n’importe cui-cui en simili-mélo / ça rémotive les airs mollis… » Le soin apporté à la typographie et à la mise en page fait également des Zozios, parallèlement à sa dimension sonore, un exemple de poésie visuelle ou de poésie typographique, ce qui fait dire à Alain Frontier quand il rend compte de cet ouvrage : « On pourrait d'abord y aller à vue d'œil - avant même d'avoir écouté le texte (et a fortiori le disque qui l'accompagne). Je m'explique : la plupart des gens s'imaginent que Jacques Demarcq est une espèce de poète sonore - à cause du rebond des sons, à cause des trilles et des crases, des roucoulements et des roulades, à cause des glissades, des échos, à cause aussi des nombreuses lectures publiques de l'auteur et de la qualité de ses performances scéniques. Ce n'est pas tout à fait exact. Jacques Demarcq, avant toute chose, est un écrivant (même si la plume - ou le pinceau ? - joliment crisse et chante sur le papier). » Et Florence Trocmé : « … C’est une somme d’érudition, ornithologique certes, mais surtout littéraire et poétique (…), puisque se croisent ici non seulement moult espèces avicoles mais un autre genre d’oiseaux, j’ai nommé les poètes(…). L’ornitho pas logue emmène son lecteur dans sa bibliothèque (voire ses estampes chinoises ?) et se lance dans des « à la manière de » ébouriffants : on vole de Lascaux à Verlaine, de Catulle à Dante, on se pose chez Dotremont ou Denis Roche, chaque poème titré le ou la suivi du nom de l’écrivain comme d’un nom… d’oiseau : le luca, il zanzotto ou l’heidsieck… » Le conteur Dans Les Zozios comme dans ses autres ouvrages, volontiers la prose alterne avec le chant. Car Jacques Demarcq est aussi un conteur — un « conteur nègre », pour reprendre le mot d’un de ses fervents admirateurs, c'est-à-dire un griot, qui aime s’entourer d’un cercle d’auditeurs pour leur parler, par exemple, de « la tribu des Ouichs », lesquels vivent « nus, à quelques plumes près, sur un vaste plateau de steppe tropicale… », et « croient leurs dons exceptionnels étroitement liés à la langue qu’ils ont inventée. Ils courent plus vite qu’une gazèbre (…) ; sautent aussi haut qu’un ailééphant plane : avec ses oreilles… » Son goût pour ce métier lui fait même reprendre à son compte — et à sa manière — les antiques récits de la Bible : « Au commencement il n’était pas encore une fois si moi ni loi. Tout était tohu bohu tordu fondu en un nu continu. Deux non advenu, tout allait bien sans attendre demain… » etc. Publications (poésie et fiction) Le cycle des Zozios L’Air de l’eau, un opéra » (illustré par Colette Deblé), Paris, éditions Jean-Michel Place, 1985. Le Tremlett Strasbourg, éditions La Chaufferie, 1998. Chin Oise Ries (dessins de Daniel Schlier), Beauvais : éditions G&g, 2000. Contes z’à diction, Chambéry, éditions Comp’Act, 2002. Hors-Sol (avec Dominique Meens), éditions Comp’Act, collection La Polygraphe, 2004. Rimbaud x 9, éditions Elne : Voix, Vents contraires, 2005. Les Zozios (avec CD 58 min, « Coup de cœur » de l’Académie Charles-Cros) Editions NOUS, 2008 La Vie volatile, Nantes : éditions des Chantiers navals, 2008. Nervaliennes, Paris : éditions Corti, 2010. Le cycle d’« Avant-taire » Une Chanson, Rome, Muro Torto, 1979. Derniers Sonnets, Paris : Carte Blanche, 1983. La Danse du dos, Xonrupt-Longemer, Æncrages & C°, 1988. Si ma tante, Rennes : Wigwam, 2009. Avant-taire, roman en vers, Caen, éditions NOUS, 2013. Autres Portrait présumé (lithos de Marc Charpin), Asnières/Oise, éditions de Royaumont, 1998. Au lit, woupp ! Hollywood, Paris, éditions Au figuré, 1999. Folle Genèse, Romainville, éditions Passage d’encres, 2008. Infolao, Romainville, éditions Passage d’encres, 2010. Dictons d’émoi, Merville, éditions Du soir au matin, 2012. Suite Apollinaire, éditions Plaine page, 2017 En tant que préfacier 67 compressions suivi de petite suite racine, Jean Renaud, postface de Jacques Demarcq, éditions Unicité, collection "Eléphant blanc", 2023. Traductions William Carlos Williams, L’Éléphant de mer, Rome, éditions Carte Blanche, 1981. E. E. Cummings, 95 Poèmes, avec une préface, Paris, éditions Flammarion, 1983; réédité aux éditions du Seuil, collection Point/Poésie, 2006. David Antin, Poèmes parlés (avec J. Darras, D. Dormoy, J. Roubaud), éditions de Royaumont, 1984. Valentino Zeichen, Poésies d’abordage (avec la collaboration d’Adriana Pilia), éditions Royaumont, 1989. Milo De Angelis, Ce que je raconte aux chaises (avec une préface Adriana Pilia), éditions de Royaumont, 1989. Andrea Zanzotto, les pâques (avec A. Pilia, tr, et préface de Christian Prigent), Editions NOUS, 1999 ; réédition augmentée de les regards les faits et senhal (avec une postface), Editions NOUS, 2004 E. E. Cummings, La Guerre, Impressions (avec une postface), Gérardmer, éditions Æncrages, 2001. E. E. Cummings, je: six inconférences (avec une postface), Sauve, éditions Clémence Hiver, 2001. E. E. Cummings, Contes de fées, 16 Poèmes enfantins (postface, gouaches de Macha Poynder), Sauve, éditions Clémence Hiver, 2002 (prix du Petit Gaillon 2003). Gertrude Stein, Tendres Boutons, Editions NOUS, 2005 E. E. Cummings, Portraits I (avec une postface), Baume-les-Dames, éditions Æncrages, 2007. E. E. Cummings, font 5 (tr. et postface), Editions NOUS, 2011 E. E. Cummings, No Thanks (tr. et postface), Editions NOUS, 2011 Gertrude Stein, Portraits singuliers, Paris, éditions RMN, 2011. Jonah Winter, Gertrude est Gertrude est Gertrude, Paris, éditions RMN, 2011. E. E. Cummings, Érotiques (avec une postface), Paris : Seghers, 2012. E. E. Cummings, 1 X 1 (avec une postface), Toulon, La Nerthe, 2013 Jonathan Williams, Portraits d'Amérique (introduction de Rachel Stella), Caen, éd. NOUS, nov. 2013. Art et design Livres L’Art, la ferme, Saint-Michel en Thiérache : éditions Saint-Michel, 1987. Des Abbayes, la Révolution, (direction avec Bernard Plongeron), Saint-Michel en Thiérache : éditions Saint-Michel 1989. Dessin d’une collection, Amiens, Saint-Michel en Thiérache : éditions Saint-Michel de la Frac-Picardie, 1991. Design designS, une journée dans la vie des objets (direction), Strasbourg, Saint-Michel en Thiérache, éditions Saint-Michel ESAD, 2003. Collaboration à des publications collectives ‘Questo giovanne punto interrogativo’ E. E. Cummings, in Poesia totale, 1897-1997, Mantoue, Parise, 1998, volume I, . L’espace de la page, entre vide et plein, in Naissance des écritures : la page, BnF, 1999, , et La relation texte-image, . La foudre, Mademoiselle, in Une œuvre de Hubert Duprat , Marseille, éditions Muntaner, 2008, . Principales traductions Giulio Carlo Argan, Les Collages de Magnelli , Paris, Centre Pompidou, 1986. Ezio Manzini, La Matière de l’invention, Paris, Centre Pompidou, 1989. Lance Knobel, Design intérieur international, Paris, éditions Hazan, 1989. Frank O. Gehry, Projets en Europe, Centre Pompidou, 1991. Paolo Galluzi, Les Ingénieurs de la Renaissance, de Brunelleschi à Léonard de Vinci, Florence, éditions Giunti, 1995. Isabella Rossellini, Looking at me, Paris, édition du Collectionneur, 2002. Barbara Rose, Rauschenberg, on and off the wall, Nice, éditions Mamac, 2005. Barbara Rose, L’Art après la fin de l’art, Paris, Galerie Ropac, 2008. Notes et références Liens externes Sitaudis C.I.P. Marseille Remue.net Poézibao Le Virus des revues'', propos recueillis par André Chabin, Paris : Ent'revues, La Revue des revues 43, 2009, 48-63. Poète français du XXe siècle Poète français du XXIe siècle Écrivain français du XXe siècle Écrivain français du XXIe siècle Traducteur français Traducteur vers le français Étudiant de l'université de Picardie Naissance en juin 1946 Naissance à Compiègne
Le terme (signifiant ardoise en français) fait notamment référence à : , magazine en ligne américain, ou sa déclinaison en langue française ; Jeremy Slate (1926-2006), acteur américain ; La , rivière de l’Île du Sud de la Nouvelle-Zélande ; La , rivière du comté de Kildare en Irlande ; , police d’écriture de Rod McDonald.
L’unité 8200 (prononcé 8-200, en , Yehida Shmone-Matayim, également appelée ou ISNU) est une unité de renseignement de l'Armée de défense d'Israël, responsable du renseignement d'origine électromagnétique et du décryptage de codes. L'unité est aussi désignée dans certaines publications militaires sous le nom de . Selon le directeur des sciences militaires du Royal United Services Institute, le groupe de réflexion des forces armées du Royaume-Uni, Histoire L'unité 8200 est créée en 1952 grâce à des équipements issus des surplus militaires américains, sous le nom de de renseignement militaire, avant de devenir la de renseignement militaire. En 1954, l'unité quitte Jaffa pour s'installer dans son quartier général actuel à Glilot Junction(au camp Moshe Dayan) à Tel Aviv - Ramat HaSharon . Structure Avec plusieurs milliers de soldats, il s'agit de la plus grande formation de l'armée israélienne, déclarant qu'elle compterait plusieurs dizaines de milliers de membres. Elle exerce des fonctions comparables à la National Security Agency (NSA) aux États-Unis et elle est rattachée au ministère de la Défense israélien, comme la NSA l'est au département de la Défense des États-Unis. L'unité est dirigée par un brigadier-général dont l'identité reste classifiée. Une unité subordonnée à l'unité 8200, l'unité Hatzav (en , Yehida Hatzav), est responsable de la collecte de renseignements d'origine source ouverte (« ROSO »). L'activité de l'unité consiste à recueillir des renseignements militaires à partir de sources publiques (télévision, radio, journaux et internet). La traduction de diverses informations représente une partie des « renseignements de base » collectés par l'unité. Selon , l'unité fournirait plus de la moitié du renseignement global de la . La plus importante base de collecte de renseignements d'origine électronique de l'armée israélienne est la base SIGINT d'Urim, occupée par l'unité 8200. La base d'Urim est située dans le désert du Néguev à environ de Beer-Sheva. En , la Commission d'enquête sur le réseau de renseignement, mise en place à la suite du déclenchement de la guerre d'Irak, recommande de donner un caractère civil (et non plus militaire) à l'unité, et de la transformer en une agence nationale du renseignement comme il en existe dans la plupart des pays occidentaux, mais cette proposition n'est pas suivie d'effet. Plusieurs anciens membres de l'unité 8200 ont essaimé dans les compagnies israéliennes et américaines de technologies de l'information, telles que Check Point, ICQ, Palo Alto Networks, NICE, ⁣NSO, AudioCodes, Gilat, Leadspace, EZchip, Onavo et Singular. Ses effectifs seraient supérieurs à en 2016, soit près de 80 % des effectifs de l'AMAN, le renseignement militaire israélien. Activités supposées En , Le Monde diplomatique publie un article en anglais qui décrit le réseau d'espionnage massif mis en œuvre par l'unité 8200 à partir de la base d'Urim SIGINT dans le désert du Néguev, l'une des plus importantes bases d'écoute au monde capables d'intercepter des appels téléphoniques, des courriels et d'autres types de communications, à travers le Moyen-Orient, l'Europe, l'Asie et l'Afrique, ainsi que de localiser des navires. L'unité 8200 met également en place des postes d'écoute cachés dans les ambassades israéliennes à l'étranger, surveille les câbles sous-marins, maintient des unités d'écoute cachées dans les Territoires palestiniens et dispose de jets Gulfstream équipés de matériel de surveillance électronique. En 2009, Ronen Bergman révéla dans un livre qu'en , une bombe conçue par le Hezbollah et dissimulée dans un téléphone portable, avait été récupérée par un agent et apportée au quartier général de l'unité 8200 pour y être analysée. La bombe explosa à l'intérieur du laboratoire d'analyse, blessant deux officiers. En 2010, le , citant « un ancien membre de la communauté du renseignement des États-Unis », affirma que l'unité avait leurré (et non brouillé) le système de défense aérienne syrien pendant l'opération Orchard. Cela suppose une parfaite connaissance des emplacements des radars, de leurs caractéristiques techniques et modes de fonctionnement, sans compter le réseau de transmission des informations de défense aérienne aux centres de détection et de contrôle. L'unité 8200 a été suspectée par plusieurs médias d'être responsable (ou co-responsable) de la conception du virus informatique Stuxnet qui infecta plusieurs ordinateurs industriels en 2010, en particulier ceux situés à l'intérieur des installations nucléaires iraniennes<ref>{{lien web|langue=en|titre=Stuxnet worm is the 'work of a national government agency'''|url=http://www.guardian.co.uk/technology/2010/sep/24/stuxnet-worm-national-agency|éditeur=|date=24 septembre 2010}}.</ref>. Les objecteurs de l'unité 8200 Le , 43 officiers et sous-officiers réservistes de l'unité 8200 signent une tribune dans le quotidien israélien Yediot Aharonot'', dans laquelle ils déclarent refuser désormais de . Ils écrivent : Notes et références Voir aussi Articles connexes Stuxnet Liens externes Unité militaire israélienne Service de renseignement israélien Unité ou formation militaire créée en 1952 Renseignement d'origine électromagnétique
Virlet est une commune française, située dans le département du Puy-de-Dôme en région Auvergne-Rhône-Alpes. Géographie Le village fait partie du pays naturel et culturel des Combrailles au nord-ouest du Massif central. Urbanisme Typologie Virlet est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee. La commune est en outre hors attraction des villes. Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (91,1 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (91,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (67,8 %), zones agricoles hétérogènes (23,3 %), forêts (8,9 %). L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui). Histoire Virlet est à l'origine est divisée entre différents seigneurs dont les Rochedragon et ceux de Montluçon. Elle intègre par la suite la seigneurie puis le duché de Bourbon. Sous l'Ancien Régime, l'actuelle commune fait partie, comme ses voisines, de la Généralité de Moulins. Héraldique Politique et administration Découpage territorial Virlet a fait partie du canton de Montaigut jusqu'en ; à la suite du redécoupage des cantons du département, la commune est rattachée au canton de Saint-Éloy-les-Mines. Avant la réforme intercommunale (adoption des schémas départementaux de coopération intercommunale en 2016), Virlet était la seule commune du département qui fut intégrée dans une intercommunalité dépendant du département voisin de l'Allier, la communauté de communes du Pays de Marcillat-en-Combraille, tandis que les autres communes de l'ancien canton de Montaigut faisaient partie d'une intercommunalité créée en 2013, la communauté de communes du Pays de Saint-Éloy-les-Mines. Depuis le , la commune fait partie de la communauté de communes du Pays de Saint-Éloy (nom provisoire), issue entre autres de la fusion de trois communautés de communes du nord-ouest du Puy-de-Dôme. Liste des maires Population et société Démographie Culture locale et patrimoine Lieux et monuments Abbaye Notre-Dame de Bellaigue du , refondée par des moines bénédictins en 2000. Abbaye Notre-Dame de Toute Confiance, créée par des moniales bénédictines en 2008, sur le site du château de Perdechat. Église Saint-Fiacre-et-Saint-Sulpice dont les plus anciennes parties (abside) datent du , et qui a subi des modifications et extensions jusqu'au . Personnalités liées à la commune Bibliographie Pierre Goudot, Microtoponymie rurale et histoire locale : dans une zone de contact français-occitan, la Combraille, Montluçon, Société archéologique de Montluçon, « études archéologiques », 2004, 488 . Voir aussi Articles connexes Liste des communes du Puy-de-Dôme Liste des anciennes communes du Puy-de-Dôme Lien externe Virlet sur le site de l'Insee Notes et références Notes et cartes Notes Cartes Références Commune dans le Puy-de-Dôme Commune dans l'arrondissement de Riom
Il existe au moins trois monuments nommés Pagode Shwesandaw en Birmanie. Il s'agit de stûpas censés contenir un ou plusieurs cheveux du Bouddha (Shwesandaw signifie : temple d'or du cheveu). la Pagode Shwesandaw, à Bagan. la Pagode Shwesandaw, à Prome. la Pagode Shwesandaw à Twante, près de Rangoon. Homonymie d'édifice religieux
Le Flic de Hong Kong (福星高照, Fuk sing go jiu) est un film hongkongais réalisé par Sammo Hung en 1985. C'est le deuxième volet de la série des Lucky Stars. Synopsis Deux policiers, Muscle et Ricky, enquêtent sur une affaire de bijoux volés. Leur enquête les mène au Japon où Ricky se fait capturer par le gang des Ninjas. Muscle doit alors demander de l'aide auprès de ses anciens camarades de l'orphelinat... Fiche technique Titre : Le Flic de Hong Kong Titre original : 福星高照 (Fuk sing go jiu) Réalisation : Sammo Hung Scénario : Barry Wong, Szeto Cheuk Hon Production : Leonard Ho Musique : Michael Lai Photographie : Arthur Wong Montage : Chang Yao Chung, Joseph Chiang Pays d'origine : Hong Kong Genre : Action, Comédie Durée : 92 min Studio : Golden HarvestGolden Way Films Ltd. Date de sortie : : : 1987 en VHS Distribution Jackie Chan (VF : Jacques Bernard) : Muscle Sibelle Hu : Barbara Yuen Biao : Ricky Sammo Hung : Fastbuck Charlie Shin : Herbert « bourreau des cœurs » Stanley Fung : Rowhide Eric Tsang : Blockhead Richard Ng : Sandy Dick Wei Michiko Nishiwaki Autour du film Ce film est précédé par Le Gagnant (1983), puis il est suivi par Le Flic de Hong Kong 2 (1985). Dans ce deuxième volet, le personnage de John Shum, Curly, disparaît. Un autre personnage incarné par Eric Tsang complète le vide. John Shum reprend néanmoins son rôle dans Le Flic de Hong Kong 2. Liens externes Film hongkongais sorti en 1985 Comédie d'action hongkongaise Film se déroulant à Tokyo Film se déroulant dans la préfecture de Yamanashi Film se déroulant dans un parc de loisirs Film de la Golden Harvest Film Lucky Stars Suite de film hongkongais Film réalisé par Sammo Hung
En physique, le principe de Babinet est un théorème portant sur la diffraction. Il stipule que la forme d'une figure de diffraction est la même, en dehors de l'image géométrique, si elle est obtenue à partir d'un corps opaque ou de son « conjugué », obtenu en perçant une plaque aux emplacements où se situe ce corps. L'exemple le plus simple d'utilisation de ce théorème est la diffraction par une fente : la figure est la même avec une fente ou avec un fil tendu. Diffraction Babinet
Patronyme Alexandre Bouët (1798-1857), homme de lettres, fondateur du journal L'Armoricain ; Alexandre-Eugène Bouët (1833-1887), général de brigade français ; Alfred Bouet (?-1896), un auteur dramatique français Bernard Florian Bouet (1798-1880), homme politique français ; Dominique Bouet (1964-1990), rugbyman français ; Édouard Bouët-Willaumez (1808 - 1871), officier de marine et explorateur français ; Fernand Bouet, armateur normand ; Francis Bouet (1884-1966), maire de Cholet de 1947 à 1958 ; Georges Bouet (1817-1890), peintre et archéologue français ; Jean-Louis Bouet (1765-1810), architecte français ; Louis Bouët, (1880-1969), militant syndicaliste révolutionnaire ; Maxime Bouet (1986-), coureur cycliste français ; Patrick Bouet (1955-), président du Conseil de l'Ordre des Médecins depuis 2013 ; Pierre Bouet, historien médiéviste de la Normandie. Toponyme Port-Bouët, commune d'Abidjan en Côte d'Ivoire. Port de Bouet, col pédestre des Pyrénées entre l'Ariège et la Catalogne. Homonymie de patronyme Homonymie de toponyme
Way of the Samurai (侍, Samurai) est un jeu vidéo d'action-aventure développé par Acquire et édité par Spike, sorti en 2002 sur PlayStation 2 et PlayStation Portable. Système de jeu L'histoire se déroule au Japon pendant l'ère Meiji, dans les derniers jours de l'ère des samouraïs. Le joueur incarne un samouraï arrivant au col de Rokkotsu, lieu où trois factions rivales se disputent le pouvoir. La venue de ce guerrier va modifier le cours du conflit. Le joueur dispose d'une grande liberté dans ses actions, chacune influant sur l'histoire. Le jeu se termine assez vite (entre une et trois heures), mais l'intérêt du jeu réside aussi dans les multiples fins possibles, en fonction des choix effectués par le joueur. Les personnages Les villageois de la gare Ils subissent les mauvais traitements infligés par les samouraïs de la famille Kurou, sans pouvoir se défendre. Le clan Akadama Clan de samouraïs formé un mois avant votre arrivée, dont le but est de restaurer l'ordre des Samouraïs. Ils rivalisent avec la famille Kurou. Leur chef est le dénommé Kitcho. La famille Kurou La famille Kurou est une puissante famille de samouraïs qui contrôle la région du col de Rokkotsu et qui espère retrouver sa splendeur d'antan en traitant avec le Gouvernement Meiji. Ils veulent expulser les gens de la gare et sont les principaux rivaux du clan Akadama. Le gouvernement Meiji Le but du gouvernement est de prendre le contrôle du col de Rokkotsu, de massacrer les membres du clan Akadama, de la famille Kurou (affaiblis par leurs affrontements perpétuels) et expulser les villageois. Ils veulent anéantir tous les samourais du col pour les remplacer par leur milice qui est informée par un traitre. Accueil Jeux vidéo Magazine : 15/20 Notes et références Jeu vidéo sorti en 2002 Jeu d'action-aventure Jeu PlayStation 2 Jeu PlayStation Portable Jeu vidéo développé au Japon Jeu vidéo historique Jeu vidéo se déroulant dans un monde ouvert Jeu vidéo se déroulant au XIXe siècle Jeu Eidos Interactive Jeu Bam! Entertainment Way of the Samurai
Le Stade Trešnjica (en ) est un stade de football situé à Golubovci, au Monténégro. Il a été inauguré en ?? et a une capacité de 7 000 places. Il est le stade du club de Zeta Golubovci. Stade de football au Monténégro Stade portant le nom d'un lieu
Daniele Bracciali, né le à Arezzo, est un joueur de tennis italien, professionnel depuis 1995. Biographie Carrière Daniele Bracciali a remporté un titre ATP en simple en 2006 à Casablanca et a atteint la mondiale. En double, il a remporté six titres ATP et atteint sept autres finales. Son meilleur résultat en Grand Chelem est une demi-finale en double à Roland-Garros 2012 avec Potito Starace. Il a joué avec l'équipe d'Italie de Coupe Davis, notamment lors du quart de finale en 2013 face au Canada. Ennuis judiciaires En 2008, il est suspendu 3 mois et écope d'une amende pour avoir parié sur des matchs. En 2015, il est suspendu par la fédération italienne pour une affaire de matches truqués. Il est soupçonné d'avoir truqué des rencontres en 2007 à Newport. Il est finalement radié par sa fédération et condamné à une amende de 40 000 euros. En , le tribunal de Cremona acquitte Bracciali et Potito Starace. De retour sur le circuit après trois années, Daniele Bracciali s'impose en double au tournoi de à Gstaad avec Matteo Berrettini. Il s'agit de sa première finale depuis 2014 et de son premier titre depuis 2011. Le , il est banni à vie par l'Unité d'intégrité dans le tennis (TIU) pour avoir truqué des matches. Il est également condamné à payer une amende de 250 000 dollars. Palmarès Titre en simple messieurs Titres en double messieurs Finales en double messieurs Parcours dans les tournois du Grand Chelem En simple |- |1998 | | | | |- |1999 | | | | |- |2000 | | | | |- |2001 | | | | |- |2002 | | | | |- |2003 | | | | |- |2004 | | | | |- |2005 | | | | |- |2006 | | | | |- |2007 | | | | En double |- |2004 | | | | |- |2005 | | | | |- |2006 | | | | |- |2007 | | | | |- |2008 | | | | |- |2009 | | | | |- |2010 | | | | |- |2011 | | | | |- |2012 | | | | |- |2013 | | | | |- |2014 | | | | |- |2015 | | | | |- |2016 | | | | |- |2017 | | | | |- |2018 | | | | En double mixte |- |2011 |colspan="2"| |colspan="2"| |colspan="2"|- | (1/16) F. Pennetta||align="left"| Lisa Raymond Scott Lipsky |- |2012 |1/2 finale Roberta Vinci||align="left"| Elena Vesnina Leander Paes |1/2 finale G. Voskoboeva||align="left"| Sania Mirza Mahesh Bhupathi | (1/8) Roberta Vinci||align="left"| Zheng Jie Rohan Bopanna | (1/8) G. Voskoboeva||align="left"| Květa Peschke Marcin Matkowski |- |2013 | (1/8) A. Hlaváčková||align="left"| Lucie Hradecká František Čermák | (1/16) G. Voskoboeva||align="left"| Jelena Janković Leander Paes | (1/32) G. Voskoboeva||align="left"| Andy Ram Abigail Spears |colspan="2"|- |- |2014 |colspan="2"|- |colspan="2"|- | (1/32) Karin Knapp||align="left"| Andreja Klepač Jesse Huta Galung |colspan="2"|- Parcours dans les Masters 1000 En simple ! width="50"|Année ! width="125"|Indian Wells ! width="125"|Miami ! width="125"|Monte-Carlo ! width="125"|Rome ! width="125"|Hambourg ! width="125"|Canada ! width="125"|Cincinnati ! width="125"|Madrid ! width="125"|Paris |- |2006 | | | | | | | | | |- |2007 | | | | | | | | | Classements ATP en fin de saison Source : Notes et références Liens externes Joueur italien de tennis Naissance en janvier 1978 Naissance à Arezzo Joueur de tennis aux Jeux olympiques d'été de 2012
Croton loukandensis est une espèce du genre Croton et de la famille Euphorbiaceae présente au Gabon. Liens externes Voir aussi Liste des espèces de Croton Espèce d'Angiospermes (nom scientifique) Loukandensis
Polystichum munitum, parfois nommé Polystic à épées, est une espèce de fougères de la famille des Dryopteridaceae. Elle est indigène de l'ouest de l'Amérique du Nord. Description P. munitum présente des frondes vert foncé mesurant de 50 à 180 cm de longueur. Le limbe est segmenté mais pas divisé. Les lobes mesurent entre 1 et 15 cm de longueur et possèdent à leur base une pointe orientée vers le haut, rappelant la garde d'une épée. C'est ce qui lui vaut le nom anglophone de «swordfern», «fougère épée». Les sores sont ronds et sont disposés en deux rangées sur la face inférieure des lobes. Ils sont recouverts d'une indusie en forme de parapluie. Les spores sont jaunes. Habitat et répartition On retrouve P. munitum le long de la côte ouest nord américaine, du sud de l'Alaska au sud de la Californie. À l'est, son aire de répartition s'étend au sud-ouest de la Colombie-Britannique, au nord de l'Idaho et à l'ouest du Montana. Quelques populations isolées sont présentes au nord de la Colombie-Britannique, dans le Dakota du Sud et au large de la Californie, sur l'île Guadalupe. Cette fougère affectionne les sous-bois de forêts humides de conifères en basse altitude. Utilisations Les rhizomes de P. munitum étaient consommés par différents peuples autochtones lorsque, au printemps, les autres sources de nourriture se faisaient rare. Références Liens externes Dryopteridaceae Espèce de Ptéridophytes (nom scientifique)
Wilhelm von Ditfurth, né le à Minden, principauté de Minden et décédé le dans son domaine de Dankersen près de Rinteln, province de Westphalie) est un général de l'infanterie royale du royaume de Prusse. Biographie Origine Wilhelm est issu de l'ancienne famille noble Ditfurth du Harz et est le fils du conseiller de guerre et de domaine prussien Georg von Ditfurth (1742-1815) de Cosel, de l'électorat de Hesse et chef de la de Schaumbourg, et son épouse Helene Marie, née (1742-1793) de Meisdorf. Ditfurth est baptisé le dans l'église luthérienne de Sainte-Marie de Minden. Il est un demi-frère du poète et écrivain Franz Wilhelm von Ditfurth (1801-1880). Carrière militaire Ditfurth est affecté comme caporal (Fahnenjunker) dans le régiment d'infanterie « duc de Brunswick » de l'armée prussienne le . Il rejoint le corps d'observation en Westphalie avec son unité le , et avance au poste de sous-lieutenant à la mi-. Lors de la guerre de la quatrième coalition, il est blessé lors de la bataille d'Iéna. Après la paix de Tilsit, il rejoint le de réserve de Poméranie le . Le , il est au régiment, et le , il est incorporé au régiment. Le , il y devient capitaine d'état-major et le , capitaine et commandant de compagnie. Dans la campagne d'Allemagne, il est major et commandant du du 1er régiment à pied de la Garde. Il est blessé lors de la bataille de Lützen et reçoit la Croix de fer classe. Il combat à Bautzen, Dresde, Leipzig, Brienne, Arcis-sur-Aube, Paris, Ligny et dans les batailles de Wavre et Saint-Germain. Pour la bataille de Paris, il reçoit l'Ordre de Saint-Vladimir de classe et la classe de la croix de fer. Pour son travail à Wavre et à Saint-Germain, Ditfurth reçoit le l'ordre Pour le Mérite aux feuilles de chêne. Le , il est nommé commandant dans le d'infanterie et est promu lieutenant-colonel le . Le , il devient colonel par brevet du . En tant que tel, il est commandant de la de la Landwehr du au , puis de la de la Landwehr. Dans cette position, il est promu major-général à la fin du mois de . Le , il est nommé commandant de la d'infanterie et se voit alors confier les fonctions de commandant de Magdebourg. Sa santé est déjà défaillante, et le , Ditfurth obtient un congé de trois mois avec sa solde pour faire une cure de santé à Nenndorf et Pyrmont. En , il reçoit l'Ordre de Saint-Stanislas de première classe. Le , il est libéré de son poste de commandant de Magdebourg, et le , il est promu lieutenant-général. Le , il est nommé commandant de Berlin et chef de la gendarmerie d'État. À l'occasion de son anniversaire de service, le roi Frédéric-Guillaume IV lui décerne le l'Ordre de l'Aigle rouge de classe avec des feuilles de chêne et des diamants, pour son long service. Le , Ditfurth se voit à nouveau accorder un congé de cure de deux mois. Pendant la révolution de Mars, Ditfurth est de Berlin en 1848 jusqu'à ce qu'il soit remplacé par le général de division Wilhelm von Thümen (1792-1856). Ditfurth présente alors sa démission, qui est approuvée le avec une pension annuelle de 4000 thalers. Le , Ditfurth reçoit le caractère de général de l'infanterie. Il décède le à manoir de Dankersen () et est enterré sur le Helenenberg. Famille Ditfurth se marie le à Silligsdorf (, province de Poméranie) avec Florentine von Brederlow (née le sur son domaine de , à Eylau, en province de Prusse-Orientale et décédée le au domaine de Dankersen). Le mariage donne les enfants suivants: Arthur Alexander Ferdinand Eduard Detleff (1813-1878), colonel prussien et commandant de Coblence et d'Ehrenbreitstein marié à Elisabeth Wilhelmine Charlotte von Schack (1825–1868), parents de Florentine (née en 1815), chanoinesse d' Helene Berta (1815-1890), chanoinesse à Obernkirchen Anna Maria Luise Helene (1816-1865) mariée avec Emil von Schwartzkoppen, général d'infanterie prussien Ottilie Clementine (1817-1847) Ferdinande Karoline Wilhelmine Anna (1819-1847) Virginie Franziska Bettina (1823-1863) Hans Bernhard Rudolf Alexander (né et mort en 1825) Barthold Burchard Bernhard Busso Hoimar (1826-1902), général d'infanterie prussien marié avec Helene von Kleist (1844–1920) de la maison de Damen. Leur fils adoptif Sigismund fonde la ligne Ditfurth-Kleist. Décorations Pour le Mérite avec feuille de chêne () Travaux Aus sturmbewegter Zeit. Briefe aus dem Nachlasse des Generals der Infanterie von Ditfurth. 1810–1815. herausgegeben von Hoimar von Ditfurth (1826–1902), Verlag A. Hofmann & Comp., Berlin 1895, 2. Auflage: Verlag A. Hofmann & Comp., Berlin 1912. Bibliographie Kurt von Priesdorff: Soldatisches Führertum. Band 5, Hanseatische Verlagsanstalt Hamburg, o. O. [Hamburg], o. J. [1938], DNB 367632802, S. 169–172, Nr. 1483. Genealogisches Handbuch des Adels. Adelige Häuser A. Band V, Band 29 der Gesamtreihe, C. A. Starke Verlag, Limburg (Lahn) 1962. Ditfurth, General v. (1780–1855), Rezension seiner Memoiren „Aus sturmbewegter Zeit“. In: Deutsches Adelsblatt. 1913. Ditfurth, Wilhelm Arthur v., General der Infanterie (1780–1855), Rezension seiner Lebenserinnunerungen und Lebensbild. In: Deutsches Adelsblatt. 1913. Gothaisches genealogisches Taschenbuch der adeligen Häuser 1901. Zweiter Jahrgang, S. 245. Jahrbuch des Deutschen Adels. Band 1, 1896, S. 508ff. Références Liens externes Liens internes Famille von Ditfurth Ditfurt Général prussien d'infanterie Personnalité prussienne des guerres napoléoniennes Citoyen d'honneur de Magdebourg Chevalier de l'ordre Pour le Mérite avec feuilles de chêne Chevalier de Justice de l'ordre de Saint-Jean (Bailliage de Brandebourg) Récipiendaire de l'ordre de Saint-Georges Récipiendaire de l'ordre de Saint-Stanislas (russe) Récipiendaire de l'ordre de l'Aigle rouge de 1re classe Récipiendaire de 1re classe de la croix de fer Récipiendaire de 2e classe de la croix de fer Récipiendaire de l'ordre de Saint-Vladimir de 4e classe Naissance en juin 1780 Naissance à Minden Naissance dans la principauté de Minden Décès en août 1855 Décès à Minden Décès dans la province de Westphalie Décès à 75 ans
Amy Maud Bodkin (1875-1967) était une universitaire classique britannique. Elle a écrit sur la mythologie et comme critique littéraire. Elle est avant tout connue pour son livre Archetypal Patterns in Poetry: Psychological Studies of Imagination (Londres, Presses de l'Université d'Oxford). C'est généralement un ouvrage majeur sur l'application des théories de Carl Jung en littérature. Notes et références Liens externes Critique littéraire britannique Universitaire britannique du XXe siècle Naissance en 1875 Naissance à Chelmsford Décès en 1967
Bonheur d’occasion est un film réalisé et scénarisé par Claude Fournier et produit par l'Office national du film du Canada en 1983. Le film est une adaptation fidèle du roman du même titre de l'auteure canadienne Gabrielle Roy, qui a eu le Prix Fémina de 1947. Universal Pictures, de Hollywood, avait acheté les droits du roman si populaire pour en faire un film, mais il n'a jamais été réalisé. Synopsis En 1940, à Montréal dans le quartier Saint-Henri, la Seconde Guerre mondiale qui ravage l'Europe amène l'espoir d’un terme à la dépression économique, qui maintient jusque-là Saint-Henri dans la pauvreté. Florentine Lacasse y travaille au comptoir-restaurant des Quinze-Cents. Elle remet son petit salaire à ses parents pour aider à la subsistance de sa famille nombreuse. Jean Lévesque séduit Florentine, mais sa pauvre condition ne convient pas à ses ambitions. Il essaie de la faire s'amouracher d'un copain, Emmanuel Létourneau. Le film raconte l'histoire de ces trois relations avec, en arrière-plan, la vie familiale difficile des Lacasse. Fiche technique Réalisation : Claude Fournier Production : Marie-José Raymond Scénario : Claude Fournier et Marie-José Raymond Photographie : Savas Kalogeras Directeur artistique : Denis Boucher Montage : André Corriveau Musique : François Dompierre Distribution Mireille Deyglun : Florentine Lacasse Marilyn Lightstone : Rose-Anna Lacasse Michel Forget : Azarius Lacasse Pierre Chagnon : Jean Lévesque Liliane Clune : Jenny, l'infirmière Marie-Josée Gauthier : Invitée au party Charlotte Laurier : Yvonne Lacasse Martin Neufeld : Emmanuel Létourneau Michel Daigle : Octave Françoise Graton : Madame Létourneau Gabriel Gascon : Le curé Linda Sorgini : Marguerite Howard Ryshpan : Docteur Katz André Chamberland : Invité au party Claude Jutra : Monsieur Létourneau Dennis O'Connor : Phil Morin Monique Spaziani : Marie Létourneau René Richard Cyr : Alphonse André Lacoste : Pitou Gratien Gélinas : Sam Latour Johanne McKay : Lucie Lacasse Thuryn Pranke : Philippe Lacasse Thomas Hellman : Daniel Lacasse Jean Belzil-Gascon : Eugène Lacasse Frédéric Brossoit : Albert Lacasse Valérie Schimek Lalonde : Gisèle Lacasse Janou St-Denis : Concierge Muriel Dutil : Sage-femme Jacqueline Barrette : Voisine des Lacasse Louisette Dussault : Vendeuse Hubert Loiselle : Client Gisèle Schmidt : Grand-mère Françoise Berd : Maman Philibert Louis Cyr : Boisvert Pierre Labelle : Propriétaire Taxi Louise Laparé : Sœur Janine Sutto : Anita Éric Hamel : Nouveau-né Lacasse Prix 1983 : Prix de la presse internationale pour le meilleur long métrage canadien en dehors de la compétition au Festival des films du monde de Montréal. Versions Le film sorti en salle était d'une durée de 123 minutes. Fournier a pu produire une « version intégrale du réalisateur » de 178 minutes lors de la numérisation et a sorti le film dans la base de données Éléphant de Québecor en 2012. Cette dernière version a permis de faire revivre certains personnages qui avaient été inclus dans le tournage mais avaient dû être sacrifiés pour des raisons de durée dans la version originale. Annexes Articles connexes Liste des longs métrages canadiens proposés à l'Oscar du meilleur film en langue étrangère Liens externes Film québécois sorti en 1983 Film de l'Office national du film du Canada Film réalisé par Claude Fournier Adaptation d'un roman québécois au cinéma Saint-Henri (Montréal) Film se déroulant à Montréal Film avec une musique composée par François Dompierre Gabrielle Roy
Le Casse est un film franco-italo-américain réalisé par Henri Verneuil, sorti en France en 1971. Le film est en même temps l'adaptation du roman homonyme (1953) de David Goodis ainsi que le remake du Cambrioleur (1957), réalisé par Paul Wendkos. Synopsis Un soi-disant représentant de commerce prénommé Azad (Jean-Paul Belmondo) réalise un cambriolage, avec l'aide de ses amis Ralph (Robert Hossein), Renzi (Renato Salvatori) et Hélène (Nicole Calfan), au domicile du richissime (José Luis de Vilallonga), à Athènes. Ils neutralisent le gardien de la villa puis, grâce à leur matériel électronique ultra sophistiqué et de précieuses informations obtenues par Hélène, qui auparavant avait été employée comme décoratrice, parviennent à ouvrir le coffre-fort et à dérober une somptueuse collection d'émeraudes. Abel Zacharia (Omar Sharif), un policier qui passe par hasard devant la villa, en l'absence de , repère la voiture des malfrats garée à proximité puis est alerté par un bruit. Azad sort de la villa et feint une panne de voiture. Le policier ne croit guère à cette version des faits mais laisse partir le cambrioleur. En fait, en partie dégoûté par l'attitude méprisante des époux Tasco à son égard et vis-à-vis de l'argent, Zacharia va vouloir récupérer pour son propre compte la collection d'émeraudes. S'ensuit alors un formidable jeu du chat et de la souris entre le cambrioleur et le policier... Fiche technique Titre original français : Le Casse Titre italien : Titre américain : Réalisation : Henri Verneuil Producteur : Henri Verneuil Script-girl : Lucile Costa Scénario : Henri Verneuil et Vahé Katcha, d'après le roman Le Casse (The Burglars) de David Goodis Décors : Jacques Saulnier Dialogues : Henri Verneuil Superviseur des dialogues (version Américaine) : Steve Eckhardt Musique : Ennio Morricone, dirigé par Bruno Nicolai (éditions musicales Igloo et Marouani) Chorégraphie : Victor Upshaw Son : Jean Rieul et Jacques Carrère Publicité : René Chateau Coiffure : Alex Archambault Maquillage : Monique Archambault et Charly Koubesserian Assistants réalisateur : Marc Grunebaum et Bernard Stora Directeur de la photographie : Claude Renoir Directeur de la photographie 2ème équipe : Wladimir Iwanov Caméraman : Charles-Henri Montel Photographe de plateau : Vincent Rossell Montage : Pierre Gillette (version Française); Pierre Gillette et Andrée Werlin (version Américaine) Régleur de cascades : Rémy Julienne et son équipe Régleur de bagarres : Claude Carliez Générique : Les films Michel François Genre : action, policier Budget : 15 millions de francs Directeur de production : Jacques Juranville et Claude Ganz Société de production : Columbia Films SA (Paris), Vides Cinematografica (Rome) et Les Productions Henri Verneuil Société de distribution : Columbia Pictures Pays d'origine : | | Format : couleur (Eastmancolor) — 35 mm — 2.35.1 Panavision — son monophonique Durée montage français : 120 minutes Durée montage américain : 110 minutes Date de sortie : : : Distribution Jean-Paul Belmondo : Azad Omar Sharif : Abel Zacharia Robert Hossein : Ralph Nicole Calfan : Hélène Dyan Cannon (voix doublée par Rosy Varte) : Lena Renato Salvatori (voix doublée par Serge Sauvion) : Renzi José Luis de Vilallonga : M. Tasco Raoul Delfosse : le gardien de la villa Tasco Myriam Colombi : Isabelle Tasco Steve Eckhardt : Malloch Marc Arian : le propriétaire du restaurant Daniel Vérité : le play-boy Pamela Stanford : la strip-teaseuse Alice Arno : la vestiaire de la boîte de nuit Robert Duranton : le culturiste de la boîte de nuit (scène coupée au montage) Roger Lumont Box-office Le Casse obtient un important succès commercial, totalisant 4 410 120 entrées en France, dont 1 202 011 entrées à Paris, où il est resté quatre semaines en tête du box-office. À noter Le film est principalement tourné à Athènes (en particulier au port du Pirée). La course-poursuite à travers la ville s'est faite avec une Fiat 124 Special T rouge conduite par Jean-Paul Belmondo (doublé en partie par Rémy Julienne) et Omar Sharif (doublé par Rémo Mosconi) qui, lui, conduisait une Opel Rekord A de couleur noire. On voit à la position du rétroviseur (tantôt en haut, tantôt en bas) et aux dommages tant de la Fiat que de l'Opel, que plusieurs voitures ont été utilisées. Le film a été tourné en deux versions, française et américaine, avec un montage et une fin légèrement différents ; comme Jean-Paul Belmondo ne maîtrisait pas très bien l'anglais, il a été doublé par un acteur américain. A contrario, les acteurs Nicole Calfan et Omar Sharif ont conservé leurs voix pour la version américaine. Ce film a longtemps été inédit en vidéo. Seules deux éditions étaient disponibles : une version VHS sortie chez RCA et Columbia et une version DVD. Le film est depuis disponible en version remasterisée. Belmondo porte le nom de Azad, signifiant « libre » en arménien. Ce nom se retrouvera ultérieurement dans Mayrig et 588 rue Paradis, porté par... Henri Verneuil dans ces deux volets de sa « biographie » romancée. Notes et références Liens externes Film français sorti en 1971 Film italien sorti en 1971 Film américain sorti en 1971 Film policier français Film policier italien Film policier américain Film d'action français Film d'action italien Film d'action américain Film réalisé par Henri Verneuil Film avec une musique composée par Ennio Morricone Adaptation d'un roman américain au cinéma Film tiré d'une œuvre de David Goodis Film se déroulant à Athènes Film tourné en Grèce Film de casse Film de Vides Cinematografica Film de course-poursuite Film tourné en Eastmancolor Remake français de film américain Film de Columbia Pictures
L' exercice 2014-2015 du Standard de Liège voit le club évoluer en Jupiler Pro League. C'est la des Rouches au plus haut niveau du football national, et la , record absolu en Belgique. Il participe également à la Coupe Cofidis ainsi qu'à la Ligue des champions dès le troisième tour préliminaire, avant d'être repêché en Ligue Europa. En , le Liégeois Bruno Venanzi (cofondateur de Lampiris et supporter rouche de longue date) est nommé vice-président du club par Roland Duchâtelet. Historique Mercato Lors du mercato estival, pas moins de cinq "cadres" quittent l'équipe vice-championne, à savoir Michy Batshuayi (pour l'Olympique de Marseille), William Vainqueur, Daniel Opare (FC Porto), Kanu et Imoh Ezekiel (Qatar...). Ce dernier rejoint Al-Arabi contre un montant de 8 millions d'euros : il s'agit alors du cinquième plus cher transfert sortant de l'histoire du club. Au rayon des arrivées, quelques joueurs reviennent de prêt et on dénombre une dizaine de nouvelles recrues. La première est le Portugais Jorge Teixeira du FC Zürich, que le Standard avait affronté trois saisons auparavant au troisième tour de qualification de la plus prestigieuse compétition européenne, pour remplacer Kanu qui a cassé son contrat unilatéralement en invoquant la loi de 78. Le Français Adrien Trebel du FC Nantes et le Slovène Martin Milec seront pour leur part chargés de faire oublier Vainqueur, parti au FC Dynamo Moscou, ainsi qu'Opare qui était lui en fin de contrat. Le , les Liégeois espèrent avoir trouvé le remplaçant de Michy Batshuayi en la personne de Tony Watt, actif la saison précédente au SK Lierse en prêt du légendaire Celtic FC avec lequel il avait inscrit en un but en Ligue des champions contre Barcelone, alors qu'il n'avait que dix-huit ans. Préparation Début juillet, les Rouches participent à la Philips Stayen Cup à Saint-Trond, avec les cinq autres clubs de la "galaxie Duchâtelet", à savoir les Belges de Saint-Trond VV (organisateur), les Espagnols d'Alcorcón, les Hongrois d'Újpest FC, les Anglais de Charlton Athletic et les Allemands du FC Carl Zeiss Jena. Les premiers matchs opposent Carl Zeiss Jena à Újpest (0-0) puis à Alcorcón (2-1), avant que les Ibères ne défient les Magyars (1-0). Les Liégeois commencent par un nul vierge face au STVV puis l'emportent 2-0 contre Charlton, grâce à de Camargo et Ezekiel. Trudonnaires et Britanniques se quittent quant à eux dos à dos sur le score de 0-0. Le Standard remporte l'épreuve avec 4 points et une différence de buts de +2. Championnat Le début de championnat est très mitigé. Après deux victoires contre Charleroi et Courtrai, le Standard ne remporte aucun de ses cinq matchs suivants, étalant au grand jour les lacunes des recrues arrivées en fin de mercato. Après 10 journées, les Rouches se classent avec 12 points seulement : les supporters grondent et demandent la démission du coach Guy Luzon. Le Standard reçoit alors la lanterne rouge Zulte Waregem et est de nouveau battu, ce qui provoque la colère du public. Alors que s'approche le temps complémentaire, le match est arrêté par l'arbitre à la suite des débordements d'une partie des supporters. Le lendemain, le technicien israélien est démis de ses fonctions et le T2 Ivan Vukomanović prend provisoirement les rênes de l'équipe. Un menu particulièrement copieux attend le Serbe pour sa première semaine à la tête des Rouches : la réception des Sévillans sur la scène continentale puis un déplacement... au Parc Astrid. Trois jours après avoir contraint les Espagnols au nul blanc au terme d'une prestation sérieuse et appliquée, le Standard remporte à la surprise générale une splendide victoire contre les Bruxellois de Defour, son ancien capitaine emblématique qui se dresse sur sa route pour la première fois avec ses nouvelles couleurs, toujours invaincues en championnat. Malgré l'annulation incompréhensible d'un but rapide signé de Camargo, les Liégeois parviennent en seconde mi-temps à ouvrir la marque sur coup franc, "Polo" M'Poku mystifiant la défense mauve en trouvant un Ciman très collectif qui donne un assist parfait à son partenaire en défense centrale, Teixeira. M'Poku offrira encore un récital dans le rectangle anderlechtois pour sceller le score. Le Standard, qu'Axel Lawarée rejoint en tant que conseiller sportif, va enchaîner avec trois autres succès (dont un beau 0-2 à Genk) avant de quelque peu retomber dans ses travers, bouclant l'année civile en faisant preuve d'une irrégularité dont il a le secret : une élimination peu glorieuse en Coupe Cofidis à domicile et une sortie de route européenne conjuguées à trois défaites en championnat d'une part, trois victoires dans cette même Pro League d'autre part (notamment à Charleroi lors du derby wallon et dans le splendide stade Artevelde des futurs champions gantois). Un Sclessin chauffé à blanc accueille ensuite un Clasico qui sera particulièrement mémorable... Chacun à leur manière, deux hommes marqueront ce qui restera comme le match de l'année. Le premier est Steven Defour : pour son retour en bord de Meuse, il sera "fêté" par un tifo géant qui suscitera une vive polémique, celle-ci franchira d'ailleurs allègrement les frontières du royaume. Conspué à chacune de ses touches de balle, il craque mentalement et est exclu après avoir puissamment dégagé le cuir dans le public à deux reprises, ce qui lui vaudra autant de cartons jaunes. Laurent Ciman, le second, deviendra le véritable héros de la rencontre. Effectuant (à l'instar de M'Poku) ses adieux au Standard qu'il quitte pour le Canada, où sa fille atteinte d'autisme pourra bénéficier du meilleur accompagnement possible, "Lolo" fait rugir toute l'arène en inscrivant le premier but du match à la minute. De Camargo fera 2-0 par la suite puis Ciman recevra une longue et chaleureuse ovation après la rencontre. La semaine suivante, la victoire au Lierse sera le dernier match pour "Vuko" aux commandes des Liégeois. En effet, malgré ses 9 victoires en 13 rencontres de championnat, il est contre toute attente remplacé dès le lendemain par José Riga, qui avait déjà coaché les Rouches durant l'exercice 2011-2012. Le nouveau T1 ponctue bien la saison régulière en signant un 13 sur 18. Lors de la dernière rencontre contre Genk, un but sensationnel de Julien De Sart élimine les Limbourgeois de la course aux playoffs 1 et permet à Charleroi d'enfin y participer, ce alors que de gros doutes avaient été émis côté carolo quant à la motivation des Standardmen avant cette partie. Les Rouches entameront la phase la plus cruciale du championnat à la place, à quatre longueurs du Bruges de MPH et deux d'un duo Gand-Anderlecht. La première moitié de ces playoffs sera très mal négociée par le Standard qui s'incline à quatre reprises, parvenant seulement à vaincre une nouvelle fois les mauves à Sclessin. La seconde sera nettement meilleure grâce à trois succès à domicile, les Liégeois parvenant enfin à dompter les Brugeois. Ils manquent de peu une... quatrième victoire contre Anderlecht, l'arbitre "oubliant" un penalty en leur faveur en fin de match et sont seulement battus à Gand dans la rencontre qui conduira les Buffalos à leur unique titre. Le club clôt la saison par une victoire sans discussion contre les Zèbres, lui assurant la place et une qualification pour le troisième tour de la Ligue Europa 2015-2016 : Riga quitte le banc de touche liégeois sur une bonne note. Coupe de Belgique Pour son entrée en lice, le Standard se déplace chez un pensionnaire de Division 2, le KSK Heist. Les Liégeois évitent le piège tendu par les Cygnes, se qualifiant facilement 0-3. Au tour suivant, ils reçoivent les tenants du titre lokerenois qui leur infligent une véritable correction (1-4). Il subissent ainsi leur quatrième défaite consécutive, ce qui n'était plus arrivé depuis 12 ans. Le beau geste de la soirée est à mettre à l'actif de Boubacar Barry Copa : la date de cette rencontre coïncidant avec la Journée internationale des personnes handicapées, il permettra au supporter du Standard mis à l'honneur de venir lors du coup d'envoi marquer dans son but et d'être applaudi par tout le stade. Coupes d'Europe Les Rouches démarrent leur saison européenne au préliminaire de la Ligue des champions face au Panathinaïkos. Ils réalisent un nul blanc à domicile puis parviennent à s'imposer en Grèce. Au tour suivant, ils défient le Zénith Saint-Pétersbourg de l'ancienne vedette locale Axel Witsel. Ils s'inclinent lors des deux matchs et sont relégués en phase de groupes de la Ligue Europa. Le Standard y est de série dans le groupe G, aux côtés du tenant du titre, le Séville FC, du Feyenoord Rotterdam et du HNK Rijeka. Il est éliminé dès la à la suite de sa défaite en Croatie. Anecdote En phase classique, à l'occasion du derby Charleroi - Standard, le premier jeu de maillot "rouche" a posé problème. En effet, les flancs des vareuses des deux équipes étaient blancs. Le Standard ne pouvant cependant pas évoluer en noir, couleur dominant le maillot des Zèbres, les Liégeois ont alors disputé la première mi-temps avec... du ruban adhésif rouge sur les côtés. Celui-ci se détachant bien évidemment au fil du match, la coloration souhaitée sera peinte manuellement à la pause... Quand les deux formations se retrouveront en playoffs dans l'ancien Mambourg, aucune "retouche" ne sera cette fois jugée nécessaire. Équipement Staff technique Effectif professionnel Équipe-type du Standard de Liège cette saison : |- !colspan=9 style="background: #FFFFFF" align=center| Gardiens de but |- |- !colspan=9 style="background: #FFFFFF" align=center| Défenseurs |- |- !colspan=9 style="background: #FFFFFF" align=center| Milieux de terrain |- |- !colspan=9 style="background: #FFFFFF" align=center| Attaquants |- Transferts Été 2014 Hiver 2015 Prêts Les résultats Amicaux ¤ matchs d'une mi-temps (Stayencup) Championnat Saison régulière Play offs I Coupe Ligue des champions Ligue Europa Statistiques Les matchs amicaux ne sont pas pris en compte. Classement des buteurs Classement des passeurs Notes et références Saison du Standard de Liège Liege, Standard
Le Lai du cor est un lai rédigé en anglo-normand entre 1170 et 1180 par Robert Biket. Ce court texte, de moins de 600 vers, relate De une aventure qui avint A la cort al bon rei qui tint. une aventure survenue à la cour du roi Arthur : Un mystérieux page, envoyé du roi Mangon le Blond de Moraine, apporte au roi Arthur une corne aux propriétés merveilleuses : l’homme qui réussira à boire le vin qu’elle contient sera assuré d’avoir une compagne fidèle. Le roi ne tient pas compte des exhortations à la prudence et tente de boire à la corne. Il se trouve alors inondé de vin des pieds à la tête. La reine Guenièvre tente de se disculper, mais son plaidoyer ne réussit qu’à déterminer le roi à faire boire tous les chevaliers de sa cour avec aussi peu de succès, ce qui révèle à tous l’infidélité de leurs compagnes. Seul le chevalier Caradoc et son épouse subissent avec succès l’épreuve, ce dont ils seront récompensés par l’octroi d’un fief et le cadeau de la corne elle-même. Le motif littéraire du Lai du cor relève d’une très ancienne tradition dont on trouve déjà des exemples dans l’Histoire d’Hérodote. Ce thème a introduit dans la littérature anglo-normande, et progressivement dans toute la littérature européenne, une histoire à succès dont témoignent les reprises en français, anglais, allemand et italien qui culmineront au avec l’Orlando furioso de l'Arioste. Cette réception critique résulte de la capacité du récit à mener une critique, plus ou moins courtoise, de la solidité et de la solidarité de groupes socialement liés (comme la cour) et à se gausser de la fidélité féminine, ainsi que de la crédulité et de la sottise masculine. Le Lai du cor est conservé dans un manuscrit unique numéro 86 du fonds Digby de la Bodleian Library à Oxford. Édition moderne Le Lai du cor ; Le manteau mal taillé : les dessous de la Table ronde, éd., trad., annotation et postf. Nathalie Koble ; préf. Emmanuèle Baumgartner, Paris, Éd. Rue d'Ulm, 2005 . Robert Biket, Il corno magico, edizione critica e commento a cura di Margherita Lecco, Alessandria (Italy), Edizioni dell'Orso, 2004. Référence Ásdís R. Magnúsdóttir, La Voix du cor, Amsterdam, Rodopi, 1998 Fredrik Amadeus Wulff, Le Lai du cor. Restitution critique, Lund, C.W.K. Gleerup 1888 Littérature anglo-normande Œuvre de la matière de Bretagne Lai médiéval (poésie) Œuvre du cycle arthurien
La Maison biscornue (titre original : ) est une nouvelle de science-fiction écrite par Robert A. Heinlein et parue pour la première fois en dans la revue . Résumé Un architecte amateur de mathématiques, Quintus Teal, a des clients et amis, Homer et Matilda Bailey. Il les a convaincus de bâtir leur maison d'habitation en forme de patron de tesseract, c'est-à-dire en forme de tesseract développé, afin d'économiser sur le terrain. La maison est ainsi construite sur base de huit cubes (chacun étant une pièce) assemblés en forme de double croix inversée reposant sur un unique cube posé au sol. Mais à la suite d'un séisme, la maison s'effondre sur elle-même et le patron se replie en un seul cube, se transformant en véritable tesseract ayant quatre dimensions spatiales. Se rendant sur les lieux, l'architecte et les Bailey croient d'abord à un « vol » audacieux de l'ouvrage immobilier, mais après avoir pénétré dans le cube, ils s'aperçoivent non seulement que l'ensemble des cubes est disponible à l'intérieur de ce cube unique, mais encore que l'espace semble avoir subi d'étranges déformations : l'escalier du cube supérieur mène au rez-de-chaussée, ils s'aperçoivent eux-mêmes dans une autre pièce à un certain moment, et pire, les portes semblent ne plus mener dehors, mais uniquement dans d'autres pièces, tandis que les fenêtres donnent sur des paysages étranges, voire une absence de paysages. Soudain a lieu une réplique sismique : effrayés, ils sortent avec précipitation par une fenêtre vers ce qui semble être un paysage désertique d'un autre monde, et se retrouvent en fait dans le Parc national de Joshua Tree, à de là. Lorsqu'ils retournent sur le site de construction de la maison, celle-ci a totalement disparu. Et lorsque Teal envisage de reconstruire une telle maison, il évite de peu une gifle de Matilda. Analyse L'idée d'un logement s'étendant dans une quatrième dimension spatiale a également été développée en 1957 par Clifford D. Simak dans Copie carbone (). Le titre original paraphrase la comptine . Dans le film Cube 2, en 2002, les personnages sont, comme ceux de la nouvelle d'Heinlein, prisonniers d'un tesseract qui s'effondre peu à peu sur lui-même. Critique Déclarant qu'elle , Carl Sagan a cité La Maison biscornue en 1978 comme un exemple d'. Éditions En anglais dans Astounding Science-Fiction, 26, 6, février 1941, 68–83 . dans (dir.), , Copernicus, 1958, 70–90 . En français dans Après-demain, la Terre…, Casterman, « Autre temps, autres mondes / Anthologies », 1971. dans Le Livre d'or de la science-fiction : Robert Heinlein, Pocket (5102), 1981 , rééd. Longue Vie, « Le Grand Temple de la S-F », 1989 . dans Histoires de la quatrième dimension, Le Livre de poche, « La Grande Anthologie de la SF » (3783), 1983 (rééd. 1986) , . dans Nouvelles des siècles futurs, Omnibus, « Science-fiction / fantastique », 2004 . Références Voir aussi Articles connexes Hypercube Tesseract Liens externes Texte complet en anglais, sur le site de la chaîne télévisée Sci-Fi (version archivée au ) Dates de publication sur un blog SF Nouvelle de science-fiction de Robert A. Heinlein Nouvelle américaine parue en 1941 1941 en science-fiction Nouvelle publiée dans l'anthologie Histoires de la quatrième dimension
Clément Isnard, né au à Nice (alors comté de Nice des États de Savoie) et mort le à Nice, est un prélat français du et du début du . Biographie Clément Isnard est issu de l'une des plus anciennes familles de Nice et il est l'oncle d'Octave Isnard, évêque de Glandèves après lui. Toutefois ses origines familiales précises et sa carrière pré épiscopale demeurent inconnues. Il nait à Nice vers 1560 mais on ignore l'identité de ses parents. Il doit son élévation à l'épiscopat aux conditions politiques en Provence au début de la décennie 1590 à l'époque de la tentative d'annexion par les États de Savoie dont il est le sujet. Le siège épiscopal de Glandèves est vacant en 1592 et Clément Isnard obtient sa nomination en août 1593 du duc de Savoie Charles-Emmanuel qui s'est auto proclamé en 1590 « Comte de Provence » et non par du duc Charles de Mayenne représentant de La Ligue. Après la reprise en main de la région par les forces royale en 1595-1596 il réussit à se maintenir grâce à une vigoureuse intervention de la curie romaine, mais il doit abandonner au pouvoir royal représenté désormais par Henri IV de France une partie des revenus de son diocèse. En présence d'Honoré du Laurens, archevêque d'Embrun, il unit à son chapitre, ruiné par les guerres et les injures du temps, tous les prieurés ruraux simples et les autres bénéfices. Cette disposition a pour but de dédommager les chanoines des pertes qu'ils ont faites pendant les guerres civiles et de les aider à bâtir une nouvelle cathédrale dans la ville d'Entrevaux où, depuis le commencement du , ils se sont retirés, abandonnant le quartier de la Sedz. En 1605 il résigne son siège en faveur de son neveu Octave Isnard et il meurt le 11 mai 1612 Notes et références Voir aussi Sources et bibliographie La France pontificale Personnalité de la Renaissance Personnalité française du XVIe siècle Personnalité française du XVIIe siècle Évêque de Glandèves Date de naissance non renseignée (XVIe siècle) Naissance à Nice Naissance dans le comté de Nice Décès en mai 1612 Décès à Nice
Yves Matthey, né en 1964, est un réalisateur suisse de langue française. Biographie En 1983, il sort diplômé de l'École de Photographie de Vevey. De 1988 à 1991, il est caméraman et monteur à la TSR. Depuis 1991 il est réalisateur indépendant. En 2002 il crée « ZORRR production ». Filmographie Cinéma 2013 : Bob et les Sex Pistaches Télévision 1993 : L'Ours Maturin et la Famille Wallace 1994 : Les Gros Cons 2001 : Paul et Virginie 2009 : Petites Vacances à Knokke-le-Zoute Documentaire 1997 : Retour à la mer Courts métrages 1998 : Les minuits font de la télé 1999 : Homo Helveticus 2003 : Intime Conviction Lien externe Réalisateur suisse Naissance en 1964 Personnalité liée à la commune de Pregny-Chambésy
La bataille de Harlem Heights est une bataille de la guerre d'indépendance des États-Unis livrée le sur l'île de Manhattan, dans l'actuel quartier de Morningside Heights et de l'Ouest d'Harlem. Elle s'inscrit dans le cadre de la campagne de New York et du New Jersey. L'Armée continentale, dirigée par le général George Washington, le major-général Nathanael Greene et le major-général Israel Putnam, qui comprenait environ , tint une série de hauteurs dans le Nord de Manhattan contre une division britannique d'environ sous le commandement du major-général Alexander Leslie. Les troupes britanniques commirent une erreur tactique en faisant résonner au clairon, au cours d'une poursuite, « l'appel de vénerie » signalant que le renard s'enfuit, la meute étant à ses trousses, insulte adressée à Washington, qui pratiquait la chasse des renards depuis qu'il l'avait apprise auprès de Lord Fairfax durant la guerre de la Conquête. Cette moquerie rendit furieux les Continentaux, qui étaient en retraite ordonnée ; loin de l'effet escompté, elle les galvanisa tandis qu'ils maintenaient leurs positions. Après avoir attaqué le flanc des attaquants britanniques, les Américains les repoussèrent lentement en arrière, si bien que les Britanniques se replièrent. Washington ordonna ensuite à ses troupes d'arrêter la poursuite. La bataille permit de restaurer la confiance de l'Armée continentale, qu'avaient sévèrement diminuées plusieurs défaites. Ce fut la première victoire de Washington sur le champ de bataille dans la guerre d'indépendance américaine. Après un mois sans aucun affrontement majeur entre les armées, Washington fut contrait de se retirer avec son armée jusqu'à White Plains lorsque les Britanniques se déplacèrent dans le comté de Westchester et menacèrent de piéger Washington dans Manhattan. Le général subit deux autres défaites, à White Plains (bataille de White Plains) et à Fort Washington (bataille de Fort Washington) ; il battit en retraite par la suite dans le New Jersey et la Pennsylvanie. La campagne de New York et du New Jersey prit fin après les victoires américaines à Trenton (bataille de Trenton) et Princeton (bataille de Princeton). Contexte Le , des troupes britanniques commandées par le général William Howe attaquèrent les flancs d'une armée américaine et la vainquirent au cours de la bataille de Long Island. Howe déplaça ses forces et cerna les Américains à Brooklyn Heights en plaçant l'East River à leur arrière. La nuit du , le général George Washington, commandant en chef de l'Armée continentale, fit évacuer toute son armée, forte de , avec tout l'équipement, jusqu'à Manhattan. Le , Howe débarqua ses forces sur Manhattan à Kips Bay. Après un bombardement des positions américaines sur la rive, et Hessiens débarquèrent au cours de la bataille de Kips Bay ; les Américains commencèrent à s'enfuir à la vue de l'ennemi et refusèrent d'obéir à Washington une fois qu'il fut sur place. Après avoir dispersé les Américains à Kips Bay, Howe engagea sur l'île mais ne coupa pas la retraite américaine depuis New York. Washington avait regroupé toutes ses troupes dans la ville en direction d'Harlem Heights à de l'après-midi, et ils les atteignirent à la tombée de la nuit. Bataille Le matin du , Washington apprit que les Britanniques avançaient. Le général, qui s'attendait à une attaque, envoya une troupe de reconnaissance de , placée sous le commandement du lieutenant-colonel Thomas Knowlton, pour sonder les lignes britanniques. À l'aube, les troupes de Knowlton furent repérées par les piquets de l'infanterie légère adverse. Les Britanniques envoyèrent deux ou trois compagnies à l'assaut. L'escarmouche dura pendant plus d'une demi-heure, consistant en des combats dans les bois séparant deux champs agricoles. Lorsque Knowlton comprit que les Britanniques, supérieurs en nombre, essayaient de lui faire tourner le flanc, il sonna la retraite, qui eut lieu sans confusion, ni perte humaine. Les Britanniques, rejoints par le deuxième et troisième bataillons d'infanterie légère et le 42nd Regiment of Foot (Highlanders), poursuivirent rapidement les Américains. Durant la retraite, les troupes légères britanniques firent jouer leurs clairons comme pour signaler une chasse au renard, ce qui rendit furieux les Américains. Le colonel Joseph Reed, qui avait accompagné Knowlton, chevaucha jusqu'à Washington pour l'informer de la situation, et l'encouragea de renforcer ses Rangers. Au lieu de battre en retraite, Washington, dans ce qu'Edward G. Lengel appelle un , conçut un plan visant à piéger les forces légères britanniques, en organisant avec quelques troupes une feinte qui permettrait d'attirer l'ennemi dans un chemin creux et de l'encercler à l'aide d'un autre détachement jusqu'alors caché. 150 soldats furent volontaires pour organiser la feinte. S'engageant dans le chemin creux, ils commencèrent à attaquer les Britanniques. Une fois ceux-ci entrés dans le chemin, aux 150 volontaires se joignirent 900 autres hommes. Les deux camps étaient situés trop loin l'un de l'autre pour causer beaucoup de dégâts. L'autre détachement était composé des Rangers de Knwolton et de trois compagnies de fusiliers, soit au total 200 hommes. Comme ils s'approchaient, un officier accidentellement induit en erreur fit commencer l'assaut sur le flanc des Britanniques et non à l'arrière. Comprenant qu'elles étaient presque encerclées, les troupes britanniques battirent en retraite dans un champ bordé par une clôture. Les Américains les poursuivirent rapidement et les attaquèrent ; Knowlton fut tué durant le combat, mais ses troupes poussèrent les Britanniques au-delà de la clôture vers le sommet d'une colline. C'est là que les Britanniques reçurent des renforts, dont quelques engins d'artillerie. Pendant deux heures, les Britanniques tinrent cette position, jusqu'à ce que les Américains les forcent une fois encore à battre retraite dans un champ de sarrasin. Au départ, Washington était peu disposé à poursuivre les troupes ennemies ; mais, une fois qu'il eut constaté que ses hommes gagnaient lentement du terrain, il envoya des renforts et permit à ses troupes de lancer des attaques directes. Une fois tous les renforts arrivés, environ étaient engagés dans le champ. Pour diriger la bataille, l'état-major de Washington, dont faisait partie Nathanael Greene, fut envoyé sur le terrain. À ce moment, les Britanniques avaient eux aussi été renforcées et comptaient environ . La bataille continua une heure et demie sur ce même champ et dans les hauteurs environnantes jusqu'à ce que les Britanniques, , se retirent. Les Américains les poursuivirent de près jusqu'à ce qu'ils apprennent que les troupes de réserve arrivaient ; Washington, craignant un piège, donna l'ordre de se retirer. Cet ordre fut accueilli par un vigoureux, et les Américains quittèrent le champ en ordre. Après la bataille Les pertes britanniques furent officiellement établies par le général Howe, qui indiqua 14 morts et 78 blessés. Toutefois, un membre de son état-major écrivit dans son journal qu'il y avait eu 14 morts et 154 blessés. David McCullough fournit des nombres beaucoup plus élevés, avec 90 morts et 300 blessés. Les Américains quant à eux dénombrèrent 30 morts et 100 blessés, parmi lesquels le lieutenant-colonel Knowlton (tué) et le major Andrew Leitch. La victoire américaine profita au moral dans les rangs, même auprès de ceux qui n'avaient pas participé à la bataille. Ce fut également la première victoire d'une armée placée directement sous le commandement de Washington durant la guerre d'indépendance. Pendant le mois suivant, il y eut peu de combats ; cependant Washington déplaça son armée à White Plains en après avoir appris que les Britanniques essayaient de l'encercler dans Manhattan. Après une défaite à la bataille de White Plains et une autre à Fort Washington, le général et son armée, poursuivis par l'ennemi, gagnèrent la Pennsylvanie en passant par le New Jersey. La perte de Knowlton fut un coup dur pour les opérations des jeunes renseignements américains, puisqu'il les avait créés, et avait mené la première unité de ce genre dans l'Armée continentale, sous la direction de Washington. Annexes Notes de traduction Références Bibliographie . . . . . . Harlem Harlem Heights Bataille de 1776 Septembre 1776
L'unité urbaine de Molsheim est une unité urbaine française centrée sur les deux villes de Molsheim, une des sous-préfectures du Bas-Rhin, et de Mutzig, formant la troisième agglomération urbaine du département. Données générales En 2010, selon l'Insee, l'unité urbaine était composée de dix communes. En 2020, à la suite d'un nouveau zonage, elle est composée des dix mêmes communes. En , avec , elle représente la unité urbaine du département du Bas-Rhin et occupe le dans la région Grand Est. En 2020, sa densité de population s'élève à . Par sa superficie, elle ne représente que 1,41 % du territoire départemental mais, par sa population, elle regroupe 2,37 % de la population du département du Bas-Rhin. Composition de l'unité urbaine en 2020 Elle est composée des dix communes suivantes : Évolution démographique Voir aussi Articles connexes Données générales Unité urbaine Aire d'attraction d'une ville Aire urbaine (France) Liste des unités urbaines de France Données démographiques en rapport avec l'unité urbaine de Molsheim Aire d'attraction de Strasbourg (partie française) Arrondissement de Molsheim Données démographiques en rapport avec le Bas-Rhin Démographie du Bas-Rhin Liens externes Données statistiques (dossier complet) de l'Insee concernant l'unité urbaine de Molsheim sur le site de l'Insee Références Molsheim Molsheim
La Longue Route de Bernard Moitessier est le récit autobiographique de son périple pendant la première course autour du monde en solitaire du Golden Globe, en 1968. C'est son troisième livre, après Vagabond des Mers du Sud et Cap Horn à la voile. Contexte Alors qu'il ne se remet pas d'avoir bâclé son dernier récit, relatant son voyage de noces en Polynésie et le retour par le Cap Horn, le navigateur et écrivain Bernard Moitessier décide, après avoir d'abord sérieusement pensé au suicide, pour se racheter, d'écrire un autre livre. Un livre qui raconterait un voyage encore plus fabuleux. Il décide alors de ce tour du monde en solitaire sans escale. Apprenant qu'un Britannique, , prépare le même voyage, le Sunday Times organise une course au règlement simplifié : chacun partira entre le et le du port britannique de son choix ; il suffira ensuite de boucler le tour du monde par les trois grands caps, sans toucher terre et sans assistance. Deux récompenses à la clé : un chèque de sterling pour le plus rapide, et un trophée (le Golden Globe), au premier arrivé. Le Golden Globe Challenge est créé. Après un premier refus, Moitessier accepte de participer à cette course. Il rejoint alors l'Angleterre, afin de finir de préparer son voilier. Il part le de Plymouth, à bord de Joshua, son ketch en acier de douze mètres, dont les mâts sont des poteaux télégraphiques. Il emporte avec lui un transistor radio pour écouter la météo mais pas d'émetteur radio pour communiquer sa position, jugeant ce matériel trop encombrant. Il embarque également un petit magnétophone pour raconter son aventure, une caméra Beaulieu et douze bobines de film. Deux autres partent dans la même période : Loïck Fougeron et Bill King, avec qui il a partagé énormément pendant ses préparatifs. Un long périple Très vite, La Longue route prend une tournure toute autre que les précédents livres de Moitessier. Il y explique sa vision de la mer, du monde actuel et de ses dérives. Il raconte les calmes de l'océan Indien où il passe ses journées à nourrir les oiseaux. Moitessier n'est plus en course. Il a dit avant de partir qu'il courrait la course à sa façon, et c'est effectivement ce qu'il fait. Quand il pousse son bateau au maximum, rajoutant des bonnettes sous la trinquette, c'est pour voir Joshua avaler les milles et ne pas rester trop longtemps sous les hautes latitudes, où il ne fait pas bon de traîner. Quand il s'inquiète de savoir où sont les autres, c'est par crainte qu'il leur soit arrivé quelque chose. Et le marin passe le cap Leeuwin, au large de l'Australie, puis le cap Horn. Il remonte ensuite vers le Nord, pour s'éloigner de la zone des icebergs, se reposer et décide, comme il l'avait décidé quelque temps après Leeuwin, de continuer vers le Pacifique, sans escale. « Je continue sans escale vers les îles du Pacifique » Alors que tout le monde l'attend en vainqueur (au train où il avance, il dépasse bientôt Robin Knox-Johnston, parti bien avant lui), Bernard passe pour la seconde fois le cap de Bonne-Espérance. Le , il catapulte à l'aide d'un lance-pierre un jerrican sur un cargo dans la baie de Cape-Town. Il annonce à la stupeur générale : . Le , trois mois après ce message, après avoir traversé une nouvelle fois l'océan Indien, passé le cap Leeuwin une deuxième fois, mis quatre fois les mâts dans l'eau au cours d'une tempête, Joshua tire des bords pour rejoindre le port de Papeete. Les plaisanciers voient passer la longue carène aux traînées de rouille. Bernard Moitessier jette une ancre, lance les amarres. Parmi ceux qui les saisissent, Pierre Deshumeurs, avec qui, 18 ans plus tôt, il a tenté de rejoindre l'Australie en partant d'Indochine française sur un bateau pourri de la quille jusqu'à la pomme du mât. Après de mer, le périple est fini. Une course teintée de malheurs Knox-Johnston arrive le à Falmouth, après de mer. Il remporte les deux trophées, puisqu'il est le seul à boucler la course. En effet, sur neuf partants, il n'y a que lui qui est rentré. Fougeron et Bill King ont abandonné. Quant à Donald Crowhurst, parti juste avant la date limite, son bateau est retrouvé, le , à la dérive. À bord, on y retrouve deux livres de bord. Le premier dévoile une navigation imaginaire autour du globe, l'autre un parcours réel qui n'a pas quitté l'Atlantique. En effet, Crowhurst, voyant sa progression laborieuse, a très vite eu l'idée de bouchonner dans l'Atlantique Sud, tout en envoyant de fausses positions. Il fait même escale pendant deux jours près de Río Salado en Argentine, pour réparer un flotteur endommagé. Se croyant rattrapé par Crowhusrt, Nigel Tetley désagrège son trimaran en remontant l'Atlantique. Mais l'abandon de Bernard Moitessier et la désagrégation du trimaran de Tetley font que Crowhurst pourrait arriver en Angleterre en réalisant le tour autour du monde le plus rapide. Il comprend alors que sa navigation va être décortiquée, et la supercherie découverte. Il met fin à ses jours. On retrouve également un recueil de , sorte de long testament philosophique, que Crowhurst a écrit en sept jours, avant de se suicider. Knox-Johnston remet la bourse de sterling à la famille endeuillée de Crowhurst. Rédaction du livre Même si son éditeur lui a donné un an pour rédiger son livre, Bernard Moitessier prend deux ans pour décrire les dix mois passés seul en mer, où il recrée « le fidèle reflet du fabuleux sillage ». Alors qu'il s'apprête à remettre le manuscrit à son éditeur, il ajoute un ultime chapitre. Puisqu'il a tourné le dos à l'Europe et son progrès en continuant vers le Pacifique, il ne peut se renier en acceptant les droits d'auteur. Il lègue alors tous les droits, français et étrangers, au pape Paul VI, pour « aider à la reconstruction du monde ». Et si le Vatican ne veut pas de cet argent, la somme ira aux Amis de la Terre. Cette opération est un coup d'épée dans l'eau, car personne ne s'intéresse à cette somme pourtant rondelette, et deux ans après la parution de La Longue Route, l'argent dort encore sur le compte de l'éditeur. En moins de trois ans, les ventes dépassent les cent mille exemplaires, et, comme son Vagabond des Mers du Sud, le troisième livre de Bernard Moitessier devient une référence dans le domaine de la littérature maritime. Plusieurs années après, il monte un film à partir des rushs tournés pendant la traversée, avec une caméra Beaulieu. Éditions Paris : Arthaud, 1971 Réédition en fac-similé : Paris : Arthaud, coll. « Mer », 2005. , . J'ai lu, 1995 Bernard Moitessier, La Longue Route, Incontri Nautici, Rome, documentaire de . Notes et références Notes Références Annexes Bibliographie Peter Nichols, Golden Globe, Éditions Glénat, 2002, Articles connexes Golden Globe Challenge Littérature maritime Œuvre littéraire se déroulant à bord d'un bateau Autobiographie française
Apôtre de l'Éducation peut désigner : Francois-Xavier Stanislas Lafrance, prêtre acadien ; Jean-Baptiste de La Salle, professeur français ; François-Marcel Richard, prêtre canadien ; Nicolas Roland, chanoine français ; Frère Marie-Victorin, éducateur canadien.
Actovegin est la marque d'un médicament produit par le laboratoire norvégien Nycomed. Composition L'actovegin est composé d'extraits de sang de veau déproténéisé commercialisé sous le forme de gélules, gel ou ampoules. Propriétés L'activegin permet d'améliorer la circulation sanguine, traiter les insuffisances artérielles, ou dynamiser la cicatrisation de blessures musculaires. Usages L'agence mondiale antidopage ne condamne pas l'utilisation de l'Actovegin, sauf en cas d'administration par intra-veineuse En France, son utilisation est interdite depuis 1992. Durant l'Euro 2008, un scandale de dopage à l'Actovegin impliquant plusieurs joueurs de l'équipe de France de football a éclaté. Notes et références Médicament
Le Football Club de Nancy est un club de football français, fondé en 1901 (sous le nom de «Stade Universitaire Lorrain») et qui fusionne en 1968 avec le COS Villers-lès-Nancy, sous le nom de ce dernier. Palmarès 15 saisons en D1 8 saisons en D2 Championnat de France D2 (2) : Champion : 1946, 1958. Vice-champion : 1960. Coupe de France : Finaliste : 1953, 1962. Repères historiques Le « Stade Universitaire Lorrain », club omnisports fondé en 1901, fait figure d'outsider en matière de football face aux autres clubs de la ville. Ses résultats sont d'ailleurs modestes avant la Grande Guerre. Le club prendra le nom de Cercle des Sports Stade Lorrain de 1904 à 1920. La guerre achevée, le SUL, qui recrute principalement ses joueurs en milieu universitaire, devient un club ambitieux. Meilleure illustration de ce nouvel état d'esprit, le président Marcel Picot obtient la mise en chantier d'une enceinte digne de ce nom sur un terrain de l'Université. Le « stade du Parc des Sports du Pont d'Essey » (parfois appelé « stade de l'Université ») est inauguré le . Pendant les travaux (saison 21-22), le SUL évolue sur le terrain de l'US Frontière (stade Drouot). Au printemps 1935, le Stade Universitaire Lorrain évolue en Promotion d'Honneur au grand désespoir de ses supporters. Auguste « Napoléon » Schalbar mène alors campagne pour créer une section professionnelle au sein du SUL. Malgré nombre de difficultés, son dossier est accepté le . Nancy aura une équipe professionnelle dès 1935-1936. Le nom adopté est « Football Club de Nancy ». La funeste réforme du colonel Pascot dépossède le FC Nancy de son équipe pro en 1943. Le club change même de nom pour adopter celui de « Stade Lorrain ». Une équipe fédérale de « Nancy-Lorraine » est alors mise en place dans la cité nancéienne. Elle s'appuie en fait majoritairement sur des joueurs sochaliens. Cette formation « nancéienne » étonne et enlève la Coupe de France 1944. Ce trophée séjourne à Nancy dans la vitrine du chapelier Marcel Picot, toujours président du Stade Lorrain / FC Nancy. Le FCN retrouve vite un visage normal dès l'été 1944 mais ne reprend sa place parmi les pros et son nom de FC Nancy qu'en 1945, les compétitions étant impossibles en Lorraine en raison des combats. La Coupe de France 1944-1945 permet toutefois aux Nancéiens d'atteindre les huitièmes de finale (défaite 10-0 face au RC Lens). Roger Piantoni rejoint Nancy en juillet 1950. Il a 19 ans. En sept saisons au FCN, il inscrit 92 buts en championnat, remportant le titre de meilleur buteur de D1 dès 1951, avec 28 buts. Déjà demi-finaliste en 1948 et 1951, Nancy atteint la finale de la Coupe de France 1953 à la faveur d'un tirage au sort clément. Lille est donné favori mais peine face aux Lorrains. À dix minutes du coup de sifflet final, la décision n'est pas encore faite, le Lorrain Belaid ayant égalisé () après l'ouverture du score lilloise par Vincent (). Hélas, le Dogue Lefèvre trouve la faille à la , anéantissant les espoirs nancéiens. Le FCN reste toutefois l'une des toutes meilleures formations françaises. Excellente illustration de ce nouveau statut, la splendide victoire 4-2 au stade Chamartin face au Real Madrid. Malgré une nouvelle belle campagne en Coupe de France qui conduit les Nancéiens en demi-finales, les impératifs financiers contraignent le club à céder en 1957, contre 25 millions, Piantoni au Stade de Reims. Léon Deladerrière, ailier international, est transféré la saison suivante. Démantelant ainsi sa superbe aile gauche, Nancy ne tarde pas à chuter en D2 après 11 saisons consécutives parmi l'élite. Une période de turbulences marque alors le club qui enchaîne montées et descentes. En 1962, pourtant, le FCN semble remis sur de bons rails. Charles Boileau est désormais président. Le maintien parmi l'élite est enfin assuré, le FCN obtenant même une excellente . Toujours en 1962, nouvelle participation nancéienne à la finale de la Coupe de France après un parcours délicat, Nancy devant éliminer Reims et Metz. Seulement spectateurs sont recensés à Colombes, concurrence télé oblige, dont plus de venant de Lorraine. Malgré ce soutien, Saint-Étienne s'impose, à la suite d'un but de Baulu. Les Lorrains étaient pourtant donnés largement favoris face aux Verts, relégués en D2. Les Rouge et Blanc connaissent une saison 1963-1964 catastrophique à l'issue de laquelle le club replonge en Division 2. La moyenne de spectateurs chute dangereusement à quelque unités, mettant en péril la pérennité du club. La saison 1964-1965 voit l'agonie du FC Nancy qui se traîne en bas de tableau de D2. Le stade Marcel-Picot est déserté par le public ; 873 spectateurs assistent à l'ultime rencontre à domicile cette saison. « Chaque mois, nous perdions un million » explique Charles Boileau qui préfère « tirer un trait ». C'est l'abandon du statut professionnel. On vilipendera longtemps la municipalité de Nancy, accusée d'avoir laissé mourir le club sans réaction. Continuant en CFA, avec son équipe première amateur, le club est rétrogradé en Promotion d'Honneur à l'issue de la saison 1965-1966. Une nouvelle mauvaise saison l'amène en Première Division, ou le club évoluera, avant la fusion avec le CO Villers-lès-Nancy en juillet 1968. Entraîneurs du FC Nancy Gaston Henri Boé (1935-1936) Louis Cazal (1936-1937) Karl Heinlein (1937-1938) Stanley Hillier (1938-1939) Paul Wartel (1943-1944) René Dedieu (1945-1946) Kaj Andrup (1946-1947) Pierre Brembilla (1948- septembre 1951) Jean Mathieu (septembre 1951- remplacé en cours de saison 1952-1953) Jacques Favre (1953-1955) Camille Cottin (1955-1957) André Gérard (1957-1959) Mario Zatelli (1959-1964) Léon Deladerrière (1964-1965) Internationaux français du FC Nancy (matches pour l'équipe tricolore) Léon Deladerrière (11, 1952-1958, 3 buts) Bruno Ferrero (1, 1962) Jean Hédiart (1, 1956) Roger Piantoni (20, 1952-1957, 12 buts) Georges Sesia (1, 1948) Quelques joueurs du FC Nancy Christian Baehr (1935-1936) Roberto Aballay (1950-1952) Marcel Adamczyk (1960-1963) Georges Amanieu (1960-1964) Jean Claude Barbier (1950-1957) Bachir Belaid (1952-1953) Mohamed Ben Brahim (1947-1952) Wladislaw Bialazyk (1946-1947) Edmond Biernat (1960-1963) Christian Bottollier (1949-1958) Pierre Brembilla (1945-1948) Stéphane Brezniak (1959-1962) Helge Bronée (1948-1950) Louis Cazal (1935-1936) Léo Cecchini (1945-1955) Michel Chevalier (1959-1964) Jacques Chrétien (1959-1964) Kurt Clemens (1951-1953) Hervé Collot (1952-1964) Émile Daniel (1950-1952) Léon Deladerrière (1947-1959) Jacques Favre (1949-1954) Bruno Ferrero (1957-1963) José Oscar Florindo (1961-1964) Orlando Gauthier (1959-1963) Brynley Griffiths (1954-1959) Antoine Groschulski (1960-1963) Albert Guðmundsson (1947-1948) Jean Hédiart (1953-1957) David Ickovitz (1945-1947) Gérard Jacob (1958-1962) Antoine Keller (1955-1956) Jozef Kuta (1948-1953) Juan Carlos Lorenzo (1952-1955) Jean Mathieu (1935-1938 et 1945-1948) Roland Merschel (1963-1964) Roger Mindonnet (1951-1955) Georg Monsen (1950-1951) Aurelio Moyano (1962-1964) Alberto Muro (1959-1962) Pierre Nabat (1957-1959) Ernest Nunge (1949-1953) Léon Papas (1937-1939) Roger Piantoni (1950-1957) René Pleimelding (1948-1952 puis 1957-1958) Marcel Poblome (1943-1948) Gustav Pollak (1937-1939) Antoine Redin (1954-1960) Max Sellal (1949-1951) Salvatore Serrau (1954-1963) Georges Sesia (1945-1948) Henri Skiba (1950-1951) Gustav Toegel (1937-1938) Pierre Valentek (1956-1964) Oscar Vega (1950-1953) Daniel Viaene (1961-1962) Josef Wana (1937-1939) Notes et références Lien externe Nancy FC Nancy FC Nancy FC Club sportif à Nancy Nancy FC
Le barrage de Myitsone (birman , ; lit. barrage de la confluence) est un projet de barrage hydroélectrique sur l'Irrawaddy, dans le nord de la Birmanie. Actuellement suspendu, le projet prévoyait de terminer en 2017 un des vingt plus grands barrages hydroélectriques du monde. Haut de , il est construit par le gouvernement birman et la compagnie China Power Investment Corporation. On estime qu'il produira entre d'électricité pour le Yunnan. Emplacement Le barrage est situé à sous la confluence de la Mali et de la N'Mai, environ au nord de Myitkyina, la capitale de l'État de Kachin. La source des deux rivières se trouve dans les glaciers de l'Himalaya, aux alentours du de latitude nord. La N'Mai, qui coule à l'Est, est la plus importante : elle n'est pas navigable, en raison de forts courants. À l'ouest, la Mali, au contraire, est navigable, malgré quelques rapides. Projet Le barrage de Myitsone est le plus grand d'un ensemble de sept barrages en projet sur l'Irrawaddy, la N'Mai et la Mali. China Power Investment Corporation est l'architecte du projet La production totale de ces barrages doit être de mégawatts. L'électricité du barrage de Myitsone est principalement destinée à China Southern Power Grid, par l'intermédiaire de sa filiale Yunnan Power Grid Company, au Yunnan, et de là aux régions côtières de la Chine, grosses consommatrices d'énergie, selon la politique du Gouvernement central de « Transmission d'Ouest en Est ». Le projet procède d'un accord signé fin 2006 entre l'entreprise publique China Power Investment Corporation (CPI) et le Ministère birman de l'énergie. La construction du barrage et de son réservoir est sous la responsabilité du gouvernement birman, en coopération avec China Southern Power Grid et plusieurs sous-traitants. Le , l'ambassadeur birman Thein Lwin et le président de China Power Investment Corporation Lu Qizhou ont signé un accord entre le Département birman du développement hydroélectrique et China Power Investment Corporation pour le développement, l'exploitation et le transfert des projets hydroélectriques de Maykha, Malikha et du bassin supérieur de l'Irrawaddy. Le principal sous-traitant est Asia World Company, fondée par l'ancien trafiquant de drogues Lo Hsing Han et maintenant dirigée par son fils Tun Myint Naing (Steven Law), une des cibles des sanctions internationales contre le régime birman. Parmi les autres contractants, on trouve Yunnan Machinery Equipment Import & Export Company et au moins une entreprise japonaise, Kansai Electric Power Company. Conception Il s'agit d'un barrage en remblai en enrochement, haut et large de et destiné à produire à partir de 2017. Cela correspond à 16 % des du barrage des Trois-Gorges, le plus gros barrage hydroélectrique du monde. En outre, l'eau du réservoir doit irriguer une gigantesque plantation dans la vallée de Hukawng, une zone comprenant la réserve naturelle de Hukawng, la plus grande réserve mondiale pour le tigre du Bengale et la plus grande zone protégée d'Asie du Sud-Est continentale. L'installation de cette plantation se fera au détriment des populations indigènes, de la faune locale et de l'environnement. Préliminaires En 2002, l‘Irawaddy Myitsone Dam Multipurpose Water Utilization Project a été lancé par Myanmar Electrical Power Enterprise et le ministère birman de l'agriculture et de l'irrigation. La société japonaise Kansai Electric Power Company (KEPCO) construisit une petite station météorologique dans le village de Tang Hpre village, près de la confluence. Une équipe de KEPCO vint deux fois sur place en 2003. En février 2004, les sociétés chinoises Yunnan Machinery Equipment Import & Export Company (YMEC) et Kunming Hydropower Institute of Design, étudièrent le site envisagé pour le barrage. En novembre 2005, YMEC et le ministère birman de l'électricité signèrent un accord à Kunming pour le développement en coopération du bassin versant de la N'Mai. En août 2006, la compagnie de système d'information géographique birmane Suntac Technologies Co. Ltd. installa un bureau au monastère de Tang Hpre et étudia à son tour le site. Ils installèrent un camp temporaire dans le village de Washawng pour faciliter le transport du matériel de Yunnan Machinery Equipment Import & Export Company. En octobre, Asia World Company construisit un camp sur une colline au-dessus du site, à de la confluence. Quand celui-ci fut achevé, des ingénieurs chinois s'y installèrent pour poursuivre cinq mois durant les études. En décembre, le ministère birman de l'électricité et China Power Investment Corporation signèrent un memorandum pour un barrage de à Myitsone et un de à Chibwe. Asia World Company était également représenté à la cérémonie. En janvier 2007, le Changjiang Design Institute of China envoya plusieurs groupes faire des forages géologiques, des études du futur lac et des mesures hydrogéologiques à proximité du site En avril eut lieu la cérémonie du premier coup de pelle d'un petit barrage de sur la rivière Chibwe, destiné à fournir l'énergie pour la construction des barrages de Myitsone et Chibwe. En mai, le journal New Light of Myanmar a rapporté que le ministère birman de l'énergie et China Power Investment Corporation (CPI) construiraient sept barrages hydroélectriques sur la Mali, la N'Mai et l'Irawaddy. Le bureau de supervision du projet a ouvert officiellement le premier mai à Myitkyina. Fin 2007, le d'infanterie légère birmane a été déplacé dans la région de Myitsone pour assurer la sécurité du chantier. Il s'est installé dans la bibliothèque du village de Tang Hpre, à du site, plutôt que dans le camp préparé pour lui à proximité. Les soldats ont racketté les marchands et se sont servis dans leurs boutiques, volant aussi des légumes, des porcs et de la volaille aux paysans. En janvier 2008, une vingtaine d'ingénieurs chinois et quelques ingénieurs birmans travaillaient sur le site, plus environ d'Asia World Company. En octobre 2009, environ chinois étaient employés par Asia World Company à l'exploitation forestière, la recherche d'or et le creusement de tunnels sur le site : ils avaient été amenés de nuit par petit groupes depuis la frontière chinoise. En novembre 2009, une centaine d'éléphants ont été réquisitionnés par Asia World Company pour le transport des grumes à proximité du site du barrage. Le 21 décembre, la cérémonie officielle de lancement du chantier du barrage a eu lieu en présence de représentants de l'armée birmane, de China Power Investment Corporation et d'Asia World Company. Impact Si le barrage est terminé, son réservoir couvrira , engloutissant et déplaçant plus de qui y vivent. L'importante présence militaire, les transferts de population, la déforestation et l'inondation vont de pair avec la construction. Le barrage submergera aussi des temples, des églises et des sites culturels importants pour les Kachins. Leur héritage culturel et historique dans la région sera dévasté(photo). Des routes seront aussi englouties, ce qui aura un impact sur toute la population de la région, des terres agricoles disparaîtront, ainsi que certaines espèces de poissons qui ne pourront plus remonter le fleuve. Le Kachin Development Networking Group, un réseau de groupes de la société civile et d'organisations de l'État de Kachin avertit que cela appauvrira certainement les pêcheurs (photo). Comme les autres grands barrages, celui de Myitsone modifiera les caractéristiques hydrologiques du fleuve, empêchant les riches alluvions himalayennes d'atteindre les régions de plaines en aval, qui leur doivent une grande partie de leur productivité agricole. Cela pourrait avoir un impact jusque dans le delta du fleuve, la principale région productrice de riz de la Birmanie. Les questions écologiques se concentrent sur l'inondation d'une zone considérée comme la limite entre le point chaud de biodiversité Indo-birman et celui des Montagnes de la Chine Occidentale. La confluence de la Mali et de la N'mai se trouve dans les forêts pluviales Mizoram-Manipur-Kachin, ajoutées par le World Wide Fund for Nature à sa liste des régions à la biodiversité exceptionnelle. En matière de santé publique, les impacts directs anticipés sont l'augmentation de l'incidence de la malaria et de la bilharziose et l'empoisonnement par le méthylmercure des mines d'or submergées. Opposition En février 2004, les villageois de Tang Hpre ont envoyé une lettre aux principales organisations Kachin. En plus des impacts environnementaux, du déplacement des communautés et des menaces pour leurs sites culturels, les habitants s'opposent au projet parce qu'il se trouve à moins de de la faille de Sagaing, entre les plaques tectoniques eurasienne et indienne, ce qui menace les habitants du bassin si un séisme fragilise le barrage ou provoque un glissement de terrain dans le lac. Si le barrage de Myitsone était détruit par un tremblement de terre, plusieurs centaines de milliers de personnes en aval seraient en danger (Myitkyina, la plus grande ville de l'État, n'est qu'à ). Des séismes récents, comme celui du près de la frontière sino-birmane (d'une sur l'échelle de Richter) ont incité Naw Lar, coordinateur du Kachin Development Networking Group (KNG) dam research project, à demander à la junte de reconsidérer ses projets En mai 2007, de l'État de Kachin ont envoyé une lettre au général Than Shwe et au ministère de l'électricité pour demander que le projet soit retardé. En décembre, le Burma Rivers Network a envoyé une lettre au gouvernement chinois pour demander que les compagnies chinoises opérant en Birmanie effectuent des études d'impact environnemental et social, publient leurs informations et intègre les communautés concernées dans leurs processus de décision. Aucune de ces lettres n'a reçu de réponse. Le , la Kachin National Organization (KNO, basée à Londres) a protesté contre la construction du barrage devant les ambassades de Birmanie au Royaume-Uni, au Japon, en Australie et aux États-Unis (cette date était le de la création de l'Armée Kachin pour l'indépendance (KIA), la branche militaire de l'Organisation Kachin pour l'Indépendance (KIO). La poursuite des travaux a provoqué la colère de milliers d'habitants déplacés de force dans des zones sans ressources et la KIA a repris les combats en juin 2011 après dix-sept ans de cessez-le-feu. Dans une lettre adressée le 26 septembre au secrétaire général de l’ONU, les indépendantistes Kachin ont demandé l'intervention de la communauté internationale, cependant que l'opposition au barrage se généralisait dans la région et mobilisait les opposants politiques dont Aung San Suu Kyi, qui a publié un manifeste « Sauvez l’lrrawaddy » . Le , contre toute attente, le président Thein Sein a annoncé au Parlement la suspension de la construction du barrage, afin de « respecter la volonté du peuple », ajoutant toutefois : « du moins sous sa forme actuelle ». Notes et références Voir aussi Articles connexes l'Irrawaddy Énergie en Birmanie Liens externes Libre, Ryan, Proposed dam to flood Burma, while powering China (2-1-2010) Minn Post, MinnPost.com, Myitkyina, Burma Kachin News Group, Exiled Kachins urge China to stop Irrawaddy Myitsone dam project (1-27-2010) Burma News International Burma Rivers Network, Irrawaddy/N'Mai/Mali Dams (2010). Sources Kachin National Organization sent a protest letter to His Excellency Hu Jintao, President of the People's Republic of China « Letter to His Excellency Hu Jintao » Map of detailed project layout, see: page A-10 of "Resisting the Flood" Kachins plea to China over the Myitsone Dam Press Release 3-3-2010 Video recording du 5 février 2010 : protest at the Burmese Embassy in London Map of Sagaing Fault Line in an earthquake-prone area Barrage hydroélectrique en Birmanie Barrage en Birmanie Système hydrologique de l'Irrawaddy Projet de barrage
La Coupe d'Allemagne de football en salle (en all. DFB-Hallen-Pokal) est un ancien tournoi de football régi par la Fédération allemande de football (DFB) qui a existé entre 1987 et 2001. Cette compétition rassemblait des clubs des deux plus hautes divisions (Bundesliga et 2. Bundesliga) ainsi que des clubs amateurs, voire occasionnellement des clubs étrangers. La compétition se déroulait en salle durant la trêve hivernale afin de préparer les équipes sans risquer de les blesser. Mais, au fil des années, les spectateurs se firent de moins en moins nombreux. Le rétrécissement de la pause hivernale fut un élément supplémentaire de la suppression de cette coupe. C’est le seul trophée national manquant au Bayern Munich, et seul le Borussia Dortmund l'a remporté à plusieurs reprises. Palmarès Clubs les plus souvent victorieux Lien externe dfb-hallenpokal.de Compétition de football disparue en Allemagne
Tiga Race Cars est une marque de voiture de sport anglaise fondée en 1974 par deux anciens pilotes de Formule 1 : Tim Schenken et Howden Ganley. Les modèles construits étaient destinés à la Formule Ford, la Formule Libre, les Sports 2000, le CanAm, les courses IMSA... Histoire La compétition automobile commence avec la reprise en 1975 de MRE (Motor Racing Enterprises), un petit constructeur de monoplace britannique dont les voitures étaient dessinées par Max Boxstrom, un ingénieur suédo-canadien qui fera une carrière en Formule 1 par la suite. Après de bons résultats obtenus avec l'aide de l'écurie Spice Engineering en 1985, cette dernière décida de développer ces propres châssis ce qui ne permettra pas à Tiga de conserver son niveau de performance. La structure a survécu quelques années en participant aux championnats IMSA mais l'entreprise cessa son activité en 1989. En 2013, l'homme d'affaires et pilote Mike Newton rachète la marque avec de nouveaux projets. En , le projet de participation de Tiga avec la Tiga LM 214 LMP2 aux 24 Heures du Mans s'éloigne. Palmarès Vainqueur en 1982 et 1983 du Championnat d'Australie des pilotes avec Alfredo Costanzo sur une McLaren M26 reconstruite et renommée Tiga FA81 Vainqueur de la catégorie C2 des 24 Heures du Mans 1985 Vainqueur de la catégorie C3 du Championnat du monde des voitures de sport 1985 Vainqueur de la catégorie GTP Light des 24 Heures de Daytona en 1988 et 1989 Vainqueur du championnat IMSA Camel Lights en 1988 et 1989 Châssis construits Ce chapitre reprend certains châssis réalisés par la marque pour des courses d'endurance. La Tiga GC84, dont le châssis 250 a remporté en 1984 la catégorie C2 des 1 000 kilomètres du Nürburgring, 1 000 km de Brands Hatch, 1 000 kilomètres de Spa, 1 000 kilomètres d'Imola et 1 000 km de Sandown La Tiga GC85, dont le châssis 279 a remporté le titre de la catégorie C2 du Championnat du monde des voitures de sport 1985 La Tiga GC287, dont le châssis 360 a remporté en 1987 la catégorie C2 des 1 000 kilomètres du Nürburgring La Tiga GC288, dont le châssis 365 a remporté en 1988 la catégorie C2 des 1 000 kilomètres du Nürburgring La Tiga GC289, dont le châssis 372 a remporté en 1989 la catégorie C2 de la Wheatcroft Gold Cup Notes et références Liens externes Écurie de sport automobile au Royaume-Uni Constructeur de voitures de sport Écurie du championnat du monde des voitures de sport Entreprise fondée en 1974 Tiga Race Cars
La bataille de Marseille est l'ensemble des actions et combats, du 21 au , qui conduisent à la libération de Marseille occupée par les Allemands depuis novembre 1942. Ces combats opposent les forces françaises du général Monsabert et les Forces françaises de l'intérieur (FFI) aux Allemands de la 244 division d'infanterie du général Hans Schaefer. Les combats dans Marseille sont une bataille urbaine qui se produit presque en même temps que la libération de Paris. La grève générale est déclarée le et le 23, Gaston Defferre installe un pouvoir insurrectionnel à l'Hôtel de Ville. Les FFI contrôlent la ville mais ne sont pas en mesure de résister à un retour en force possible des Allemands. Ils réclament l'arrivée des troupes régulières débarquées le 15 août. La d'infanterie algérienne ( DIA) du général Monsabert arrive alors, aidée des tabors marocains et des blindés de la 1re division blindée (1 DB). Les soldats français entrent dans Marseille le 23 août. Le général Monsabert propose au général Hans Schaefer, chef de la 244 DI allemande, de capituler. Il refuse. La résistance allemande est particulièrement localisée autour du fort Saint-Nicolas et de la basilique Notre-Dame-de-la-Garde. La bataille se développe autour du centre de la ville, où le de tirailleurs algériens ( RTA) et les blindés de la 1 DB mènent les combats, et en périphérie, où les tabors marocains combattent pour terminer l'encerclement de la ville. La marine et l’aviation bombardent également les batteries allemandes du Cap Janet. Le 27 août, le fort Saint-Nicolas est pris et le 28 août, le général Schaefer capitule. Les Français comptent environ , blessés et disparus et les Allemands en dénombrent avec environ dans Marseille et ses alentours. Présentation Le a lieu le débarquement en Provence. À cette occasion, l'occupant se retranche dans ses bunkers, se terre mais continue de se battre contre la résistance et fait sauter les installations portuaires : plus de 200 navires sont coulés et le célèbre pont transbordeur de Marseille détruit. Le 19 août 1944, le général de Lattre de Tassigny reçoit l'ordre du général Patch, commandant la américaine, de prendre Toulon et Marseille. Deux groupements sont constitués afin d'attaquer les deux ports simultanément : premier groupement aux ordres du général de Larminat, commandant le d’armée, chargé d'attaquer Toulon : principalement de la de marche d’infanterie ( DMI) et de la d'infanterie coloniale ( DIC). second groupement, aux ordres du général de Goislard de Monsabert, chargé d'attaquer Marseille : , essentiellement de la d'infanterie algérienne ( DIA), des groupements de tabors marocains (GTM) et du CC1 (Combat Command 1) de la blindée ( DB). Les FFI de Marseille commandés par Henri Simon (et comptant dans leurs rangs Gaston Defferre) préparent la libération de la ville. Le lundi 21 août, ils lancent l'insurrection accompagnée d'un mot d'ordre de grève générale. Ils occupent rapidement nombre de bâtiments et de carrefours mais, mal armés et peu nombreux, leur position est critique jusqu'à l'arrivée des tirailleurs algériens de la d'infanterie algérienne ( DIA) du général de Monsabert et des goumiers marocains du général Guillaume appuyés par le Combat Command 1 (CC1) de la blindée ( DB) qui pénètrent dans Marseille le mercredi 23. Les Allemands se méprennent tant quant à l'importance de l’insurrection qu'à celles des forces régulières en présence, bluffés par les actions des différents partis de la résistance et par la rapidité de l'extension de l'offensive depuis le débarquement qui les mènent à des erreurs stratégiques : le rapport de force serait de 4 pour un en faveur des Allemands si l'on s'en tient aux forces régulières selon certains. Les combats avec l'armée allemande se poursuivront malgré tout plusieurs jours, jusqu'à la capitulation du général Schaeffer le 28 août. Le bombardement de Marseille a été évité et s'est limité aux batteries des iles du Frioul. Le 29, le général de Lattre assiste au défilé de l’armée d'Afrique sur la Canebière, Déroulement des opérations La prise de Marseille est anticipée du fait de la rapidité du déroulement des opérations sur Toulon. Ces deux batailles sont d’ailleurs très similaires dans leur déroulement en trois phases (investissement, resserrement et assaut final). L’opération débute le matin du par la prise du carrefour du Camp au Nord Ouest de La Ciotat par le de cuirassiers ( RC) (CC1 de la DB) aux ordres du Général Bonjour qui luttaient depuis la veille, ouvrant ainsi la route d'Aubagne au de tirailleurs algériens ( RTA) du colonel Léon Chappuis, ainsi qu'aux trois groupements de tabors marocains (GTM). Après de durs combats, les 21 et 22 août, le RC et le porté de zouaves (CC3 de la DB), renforcés par le GTM, s’emparent d'Aubagne. Une partie des effectifs du RTA, le bataillon (Cdt FINAT-DUCLOS, qui tombera devant la batterie du Canet, à l'Ouest) a traversé le Garlaban à dos de mules un peu au Nord par le plan de l'Aigle et fait la jonction avec la résistance au col de Cante Perdrix (maquis Attila) avant d'atteindre Allauch. Le 22 août, la ville de Peypin est investie par les CC1 (partiel), CC2 et le GTM. Une autre colonne du RTA, la est acheminée au carrefour de la pomme (La Bouilladisse) par camion puis gagne Mimet où il passe la nuit. Le lendemain, un parti passe la crête à dos de mules au niveau du pilon du Roi et contourne le verrou de la route des termes en passant la chaîne de l'étoile par Mimet et redescendra sur Plan de Cuques direction les Chartreux, tandis que le deuxième bataillon se porte sur la Gavotte et Septemes. Ce même jour, outrepassant les ordres, le colonel Chapuis avec le du RTA et les chars d'un escadron du RC s’introduisent dans Marseille. Les et du RTA sont quant à eux sérieusement accrochés respectivement au nord et au nord-est de la ville : les troupes passée par Simiane sont bloquées à Septemes par une petite garnison, jusqu'à ce que les troupes passées par les cols à l'Est du massif ne les prennent à revers. Malgré le soulèvement FFI et la pénétration du RTA et du RC jusqu’au centre de la ville (carrefour de la Madeleine), les Allemands résistent et leurs défenses restent intactes notamment en périphérie. Après une tentative infructueuse de règlement à l’amiable le 23 août, les combats reprennent dès le 24. De Lattre engage alors le de tirailleurs algériens ( RTA) en provenance de Toulon. Les affrontements des jours suivants sont violents et meurtriers notamment pour la prise de la colline de Notre-Dame-de-La-Garde le 25 et 26 août (II/ RTA, I/ RTA, RCA, RC et FFI) et de la gare Saint-Charles (III/ RTA). Mais c’est au nord, au carrefour de la Gavotte, que les défenses sont les plus sérieuses avec l’ouvrage en béton de la « Feste » Fouresta à l'emplacement de l'actuelle cité du Plan d'Aou ( GTM et II/ RTA). Parois épaisses de 3 à 4m, DCA, barbelés, mines 6 pièces de flak de 88 desservis par des souterrains sur le plateau de Foresta : 1 an de travaux. Ce n'est que le 27 aout également que la position de Tante Rose/Verduron Haut/Moulin du Diable au dessus de la Gavotte/sud-ouest de Septèmes sera conquise. Le 26, André Diethelm et le général de Lattre sont à Marseille. À la suite de sa réflexion sur la tenue des tirailleurs qui leur rendent les honneurs, le général Goislard de Monsabert dit au général de Lattre de Tassigny : . Au sud, malgré quelques accrochages ( Tabor marocain du GTM à Saint-Loup), la progression est plus aisée pour les et GTM. Ce dernier, après un dernier combat au Fort Napoléon du cap Croisette, contrôle le 28 août l’ensemble du littoral sud. Le GTM quant à lui remonte sur le centre-ville et vient renforcer les tirailleurs algériens. Le 27 août la plus grande partie de la ville est libérée, l’ennemi ne tient plus que les installations portuaires et quelques points au nord de la ville. Le 28 août il se rend finalement au GTM qui vient d’être renforcé par des éléments blindés du CC1 de la DB. Seul résiste encore le commandant du fortin du Racati qui ne croit à la capitulation que lorsqu'on l'amène au QG. Bilan Au cours des combats pour la libération de Marseille, le nombre de soldats de l'Armée française et FFI tués et blessés s'élèvent à entre et selon les sources, dont près de la moitié parmi les goumiers marocains (150 tués et 540 blessés). Du côté allemand, on dénombre environ et . Le Général de Montsabert écrira dans son rapport sur la bataille de Marseille : « Onze mille prisonniers, un grand nombre de pièces d'artillerie intactes, des stocks de munitions et de vivres, les installations portuaires sauvées de la destruction totale sont le bilan de cette libération victorieuse pour laquelle se sont mêlés le sang des cavaliers, des goumiers, des tirailleurs, des vieux artisans de la Victoire d'Italie et des F.F.I. locaux ». Forces en présence France groupements de tabors marocains (GTM) du général Guillaume (et son adjoint le colonel Émile Hogard) GTM : colonel Leblanc GTM : colonel Boyer de Latour GTM: colonel Masset du Biest plusieurs unités de la d'infanterie algérienne ( DIA) du général de Monsabert dont de tirailleurs algériens ( RTA) : colonel de Linares () de tirailleurs algériens ( RTA) : colonel Chappuis de chasseurs d'Afrique ( RCA) : colonel Van Hecke plusieurs unités de la blindée ( DB) du général Sudre dont de cuirassiers ( RC) : régiment de chars de Zouaves : infanterie portée FFI Au sein de ces unités combattent les : Goumiers marocains : un goum, l'équivalent d'une compagnie, regroupe environ 200 goumiers. En période de guerre, les goums sont regroupés en Tabor, équivalent d'un bataillon, de trois à quatre goums. Enfin, le Groupement de tabors marocains (GTM), l'équivalent d'un régiment, est composé de trois tabors. Durant la Seconde Guerre mondiale, chaque GTM comporte près de dont un peu plus de 200 officiers et sous-officiers. La proportion de Maghrébins dans un GTM est de 77 à 78 %. Tirailleurs algériens : durant la Seconde Guerre mondiale, un régiment de tirailleurs nord-africains comporte un peu plus de (dont près de 500 officiers et sous-officiers) et 200 véhicules. La proportion de Maghrébins atteint 69 % pour le régiment, 74 % pour le bataillon, 79 % pour la compagnie de fusiliers-voltigeurs, 52 % pour la compagnie antichar et 36 % pour la compagnie de canons d'infanterie. Chasseurs d'Afrique : durant la Seconde Guerre mondiale, un régiment de chasseurs d'Afrique comporte environ 900 hommes majoritairement Européens (80%). Allemagne dont appartiennent à la Luftwaffe et à la Kriegsmarine. L'infanterie de la 244° Infanterie Division commandée par le général Hans Schaefer est principalement composée de trois régiments de grenadiers (932, 933 et 934 Grenadier-Regiment) et d'un régiment d’artillerie. Hommages Lieux portant le nom de soldats et de résistants morts lors de la Libération de Marseille Boulevard du capitaine Gèze et station Gèze du métro de Marseille, en hommage à Arnaud Gèze. Rue Joël Recher, lieu où il fut fusillé avec quatre autres résistants. Voies portant le nom d'acteurs de la libération de Marseille Rue du colonel Henri Simon en hommage au chef des FFI de la région R2. Voies portant le nom des goums ou des tabors marocains Avenue des Goumiers à Marseille (Bouches-du-Rhône) Rue des Goums à Aubagne (Bouches-du-Rhône) Place des Tabors à Les Pennes-Mirabeau (Bouches-du-Rhône) Rue des Goumiers à Chatenois (Bas-Rhin) Rue des Tabors marocains à Lapoutroie (Haut-Rhin) Col « Aux Goums Marocains » dans les hautes Vosges (Vosges), avant de redescendre sur La Bresse Hommages des généraux alliés « C'est avec le plus grand plaisir que je vous transmets les félicitations personnelles du Chef d'État-Major Général de l'Armée américaine, le général George Marshall, pour avoir anéanti si brillamment et si rapidement la résistance allemande à Toulon et à Marseille. Mes plus profondes félicitations à vous et à votre splendide Armée, pour un fait d'armes qui demeurera à travers l'histoire comme une épopée militaire. Inscriptions de bataille L'inscription de bataille Marseille 1944 est attribuée aux drapeaux des : régiment de tirailleurs algériens ( RTA) régiment de cuirassiers ( RC) Monuments et plaques commémoratives de la libération de Marseille Stèle en hommage aux Goumiers marocains, avenue des Goumiers à Marseille : Plaque commémorative située à l'angle de la rue Joël Recher et de l'avenue de la Corse pour rappeler que les résistants Recher Joël, Coli Noël, Del Vecchio Adrien, Agnei Léon et Volan Noël y sont morts pour la France, le 22 août 1944. Monument au régiment de tirailleurs algériens ( RTA) Plaque Commémorative et impacts d'obus visibles sur la façade nord de la Basilique Notre-Dame de la Garde Citations militaires Notes et références Voir aussi Articles connexes Débarquement de Provence Bataille de Toulon Bibliographie . Jean de Lattre de Tassigny, Histoire de la première armée française, Plon, 1949. Liens externes La libération de Notre Dame de la Garde le 25 août 1944 Sur la Canebière, la jeep du colonel Chappuis arborant des drapeaux blancs, Marseille, 22-23 août 1944, Musée de la Résistance Le général de Monsabert et le colonel Chappuis en août 1944 à Marseille, site ImagesDéfense du ministère des Armées Marseille Seconde Guerre mondiale dans les Bouches-du-Rhône Événement en Provence-Alpes-Côte d'Azur Marseille Débarquement de Provence Marseille 1944 en France Août 1944
Antilly est une commune française située dans le département de la Moselle, en région Grand Est. Géographie Hydrographie La commune est située dans le bassin versant du Rhin au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par le ruisseau la Bevotte et le ruisseau d'Argancy. Le ruisseau la Bevotte, d'une longueur totale de , prend sa source dans la commune de Vry et se jette dans la Moselle à Argancy, après avoir traversé . La qualité des eaux des principaux cours d’eau de la commune, notamment du ruisseau la Bevotte, peut être consultée sur un site dédié géré par les agences de l'eau et l'Agence française pour la biodiversité. Urbanisme Typologie Antilly est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Metz, dont elle est une commune de la couronne. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de . Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (99,6 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (99,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (92,9 %), zones agricoles hétérogènes (6,5 %), forêts (0,4 %), prairies (0,2 %). L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui). Toponymie Évolution du nom du village (date à laquelle le nom apparait) : Antiley (1297) ; Antillon (1424) ; Antilley (1435) ; Antillei (1474) ; Antelley (1493) ; Antely (1641) ; Anthilly (1756) ; Antullen (1915–1918) ; Antingen (1940–1944). Anc’hi en lorrain roman. Enderchen et Enterchen en francique lorrain. Histoire Une voie romaine traverse le ban communal. Autrefois, la commune dépendait de l'ancienne province des Trois-Évêchés et était un village du Haut-Chemin dans le Pays messin, fief épiscopal de grandes familles de Metz. Le village fut incendié en 1223 et 1404, puis dévasté par Bernard de Lutzelbourg en 1493. En 1817, Antilly, village de l'ancienne province des Trois-Évéchés, avait pour annexe le hameau, château de Buy. À cette époque, il y avait 229 habitants répartis dans 34 maisons. Politique et administration Démographie Économie Culture locale et patrimoine Lieux et monuments Buy château de Buy du ; restes d'enceinte, dont quatre tours d'angle, puits dans la cour (IMH) ; ouvertures du , cheminées anciennes, toit du puits en pierre à l'impériale ; croix « à la mémoire de Charles Ancillon de Buy, commandant de cavalerie, chevalier de la Légion d’honneur, le . Priez pour lui. Veillez car vous ne savez pas à quelle heure le seigneur doit venir. » puits à roue. Antilly château construit au appartenant entre autres aux familles Goussaud et de Turmel est devenu par la suite une habitation d'exploitation agricole. Le bâtiment actuel a été remanié mais a tout de même conservé une partie de ses ouvertures d'origine. Au début du , le château appartenait encore à Joseph de Turmel, maire de Metz et député de la Moselle de 1820 à 1830. voie romaine traverse le ban communal ; voies vertes ; calvaire de la Résurrection des morts, restauré en partie, la croix manque ; calvaire au milieu du village, 1753 (?) ; croix érigée y la gloire de Dieu par Chistine Nicolas, on peut y lire l'inscription « En mémoire du défunt derpastemps son mary Leovel, décédé le . Eriez eieu pour son âme et pour celle de Eominique Demange. Fait par Jean Gama. » ; pigeonnier de la ferme. Édifice religieux église Saint-Barthélémy de style néo-gothique a été construite en 1863. Personnalités liées à la commune Héraldique Pour approfondir Bibliographie Articles connexes Liste des communes de la Moselle Liens externes Site de la mairie Notes et références Notes et cartes Notes Cartes Références Commune en Moselle Aire d'attraction de Metz
L’église Saint-Martin de Pont-à-Mousson est une ancienne collégiale située sur la commune française de Pont-à-Mousson dans le département de Meurthe-et-Moselle et la région Lorraine. Elle a été construite du au siècles et a été classée Monument historique par la liste de 1840. Historique Cette église conventuelle de l'ordre des Antonins est édifiée à la fin du sous le vocable de Saint-Antoine en complément d'une maladrerie qui existait déjà dans la ville. Elle est consacrée par le vicaire général de l'évêque de Metz, Adhémar de Monteil. Une première consécration de l'église intervient en 1335. Dès la fin du XIVe siècle ce premier édifice est remplacé par l'actuel, achevé au début du siècle suivant. À la suite de la création de l'université en 1572 par le pape Grégoire XIII, l'église est attribuée, en 1574, aux jésuites qui l'utilisèrent jusqu'en 1768, date de leur expulsion du duché de Lorraine. En 1776 elle est rattachée à l'ordre des chanoines réguliers, qui en font la chapelle du collège et de l'École royale militaire. Le elle remplace l'église paroissiale du quartier de la rive droite de la Moselle, sous le vocable Saint-Martin, après de nombreuses années de tractations entre les habitants de la paroisse, les magistrats de la ville, les chanoines et l'évêque de Toul. Classée Monument Historique en 1841, ses restaurations sont menées par différents curés, la municipalité s'en désintéressant au point d'en demander le déclassement en 1880. En 1860 le portail sud est reconstruit dans le style néo-gothique. De 1860 à 1878 le portail occidental est restauré, des sculptures sont placées dans les niches vides. Architecture Façade Les tours de l'église reprennent la forme octogonale, en proportions plus réduites, des tours de la cathédrale Saint-Étienne de Toul, ce qui explique la richesse de leur décor comparé au soubassement des tours d'un gothique plus ancien. Ces tours serviront de modèle à l'extraordinaire façade flamboyante de la cathédrale de Toul. La rosace et la verrière qui la soutient renvoient plutôt à la fameuse verrière d'Hermann de Münster sur la façade de la cathédrale de Metz. On peut également admirer le portail richement décoré, cette fois encore inspirée de la cathédrale de Toul, mais dont la statuaire fut refaite au d'après les originaux détruits à la Révolution. On trouve un transept non-saillant, mais nettement visible en élévation, comme souvent dans la tradition Lorraine, c'est à cet emplacement que se trouvait le jubé, réutilisé au comme tribune d'orgue. Intérieur La sobriété du chœur gothique du et l'élégance de la nef du tranchent avec les éléments décoratifs du , de style classique, et intégrés dans le respect de l'édifice médiéval. L'ancien jubé, l'un des rares jubés de Lorraine à être conservés, sert de tribune d'orgue et témoigne de la finesse d'un gothique flamboyant, encore très en vogue dans la Lorraine jusqu'au . Il a été déplacé là par les jésuites autour de 1610. De nombreux éléments héraldiques évoquant les antonins furent supprimés par les jésuites au début du XVIIe siècle. Après de longues procédures, ceux-ci furent contraints de les restaurer dans les années 1740. Tous les éléments classiques sont des apports dus aux jésuites, actifs dans l'université de Pont-à-Mousson, face à l'église : ainsi, le maître-autel et les décorations du chœur furent intelligemment mis en place dans une configuration qui rappelle encore la cathédrale de Toul. Les tableaux sont surmontés d'une corniche supportant des reliquaires en bois doré et des statues de saints ; la chaire est réalisée en 1739 sur les dessins du frère prémontré Thomas. Les tableaux de Jacques Durand sont réalisés entre 1745-47. La voûte est restaurée en 1746. Le maître-autel, construit en 1608, est repris en 1748. la chapelle Saint-Pierre-Fourier est décorée dans un style très italien utilisant marbre noir et pierre blanche ; la chapelle Saint-François-Xavier est représentative du style baroque, peu fréquent en Lorraine. Au Moyen Âge il eut un mur séparant le peuple et les antonistes. Le peuple venait se faire soigner. Œuvres d'art Le « Sépulcre de Pont-à-Mousson » Mise au tombeau à treize personnages, réalisée vers 1420 par le Maître de Pont-à-Mousson dans lequel l'influence allemande du « Heilige Grab », et la finesse des écoles champenoises et flamandes, aurait été commandé par Baldemar-Johannis de Biebelnheim, qui dirigea la maison des Antonistes de Pont-à-Mousson de 1415 à 1430. Toutefois les recherches récentes mettent en avant le mécénat de Robert de Bar. C'est un des plus anciens monuments de ce genre en Lorraine qui de par la profusion des personnages et influencera toutes les mises au tombeau successives de Champagne et de Lorraine, en partie les œuvres de Ligier Richier notamment son fameux Sépulcre. Quelques gisants médiévaux d'un chevalier et d'une princesse de Bar y sont également remarquables, sous un enfeu plus récent ; tombeau armorié de Geoffroi de Kaysersberg, mort en 1358, dans le bas-côté sud, à gauche du Sépulcre ; monument funéraire mural d'Esther d'Aspremont, morte en 1592, du côté nord. Galerie d'images Notes et références Voir aussi Antonins (chanoines). Grange des Antonistes à Metz. Université de Pont-à-Mousson, première université de Lorraine. Jésuites. Bibliographie Pierre Lallemand, Pont-à-Mousson, éd. Pierron, 1994 . Georges Fréchet, La Mise au tombeau de l'église Saint-Martin de Pont-à-Mousson, Bulletin de la Société de l'histoire de l'art français, 1991. Georges Fréchet, L'église Saint-Martin de Pont-à-Mousson, dans Congrès archéologique de France. . Les Trois-Évêchés et l'ancien duché de Bar. 1991, 255-271, Société française d'archéologie, Paris, 1995. Articles connexes Liste de collégiales de France Liste des monuments historiques de Pont-à-Mousson Liens externes Église Saint-Martin à Pont-à-Mousson - patrimoine-histoire.fr Paroisse Saint Pierre Fourier en Pays Mussipontain - Messe.info Pont-a-Mousson Monument historique à Pont-à-Mousson Pont-à-Mousson Monument historique classé en 1840 Pont-a-Mousson
Olite en espagnol ou Erriberri en basque est une municipalité de la communauté forale de Navarre, dans le Nord de l'Espagne. Elle est située dans la zone linguistique mixte de la province. Elle est chef-lieu de la mérindade d'Olite et appartient à la circonscription judiciaire de Tafalla. Géographie Olite se trouve dans la zone centrale de la Navarre, sur le Zidacos, à au sud de Pampelune et au nord de Tudela. Villes limitrophes Tafalla San Martín de Unx Beire Pitillas Murillo el Cuende Caparroso Marcilla Falces Démographie Histoire Grâce aux vestiges archéologiques, l'on sait qu'à l'époque impériale romaine (), une robuste muraille défendait un petit bourg sur lequel allait être fondé plus tard la ville d'Olite. Par ailleurs, ont été trouvées autour du noyau urbain actuel, des restes de villas romaines. Saint Isidore de Séville, dans Historia de regibus gothorum donne la première référence écrite sur Olite : selon ledit évêque de Séville, le roi wisigoth Swinthila fonda la cité en 621 et entreprit de la refortifier afin de faire face aux Vascons. Par un privilège donné à Estella en 1147, le Restaurateur, roi de Navarre, octroie à Olite son premier fort, le Fuero de los francos de Estella (le fort des Francs d'Estella), et donne par là-même à la cité des terres de culture. La promulgation du fort entraîne une rapide expansion d'Olite : il fournit à la ville une personnalité juridique propre permettant sa libre administration, et de notables avantages fiscaux. Le , à Saint-Denis, Thibaud II de Navarre concède à Olite quinze jours de foire annuelle, comme à Estella, foire qui se tient à partir du mai. À compter de cette même année 1266, des Cortes (Parlement où étaient représentés la noblesse, le clergé et les villes) se tiennent à Olite. En , le roi de Navarre Philippe II et sa femme Jeanne, accédant aux demandes de la cité, déplacent la foire annuelle, qui commence désormais le . Les chaînes de Navarre seraient une concession accordées par le roi de Navarre aux habitants de Beire qui, avec ceux d'Olite et de Tafalla, furent les premiers à briser les chaînes entourant la tente du roi maure, lors de la bataille de Las Navas de Tolosa, en 1212. Après des temps obscurs, la ville connaît une période de splendeur durant le Bas Moyen Âge, lorsqu'elle se trouve être un des lieux de résidence favoris des rois de Navarre. À partir du , le roi Charles III de Navarre, dit « le Noble », et son épouse, Eléonore de Trastamare, commencent la construction du splendide palais royal de Navarre, reflet d'une époque brillante. Olite est le siège de la mérindade du même nom, créée par Charles III le Noble en 1407. Philippe IV, roi d'Espagne, lui octroie le statut de ville en 1630. Entre son époque de splendeur au et le , Olite traverse une période de déclin politique et démographique. Au début du , la ville connaît de graves problèmes communaux et adhère au mouvement corporatiste agricole (la première coopérative de Navarre - troisième d'Espagne - fut alors fondée à Olite). Patrimoine Patrimoine civil Le palais vieux (Palacio Viejo), dit des Thibault, Sur les fondations d'une construction romaine, l'on bâtit un premier château défensif à l'époque du roi Sanche VII le Fort, château qui sera consolidé par ses successeurs et (Theobaldo en espagnol, d'où le nom du château). La forteresse abrite actuellement un Parador. Le palais neuf des rois de Navarre est un des châteaux de la couronne du royaume de Navarre. Sa construction a commencé à partir du sous le règne de , restauré. On peut voir une tour octogonale à triple couronnement. Patrimoine religieux Église de San Pedro : église romane (avec agrandissements gothiques et baroques), notable pour son cloître et sa tour gothique. Église de Santa María La Real : église gothique du , célèbre pour son portail. Personnalités Johan Periz de Maillata : notaire et secrétaire du roi Charles III le Noble et de sa fille doña Blanca. Il accompagna cette dernière pour la séparation d'avec Martín, roi de Sicile. De plus il rédigea les Nuevas Ordenanzas de Olite (nouvelles ordonnances d'Olite) de 1412. Fut maire d'Olite. Miguel de Oronsuspe : théologien qui assista au concile de Trente et prêcha dans celui-ci. Manuel Antonio Gurrea : contemporain du général Juan Antonio de Zaratiegui, bien que d'idées opposées. Jeune, il se lance au champ pour lutter contre les troupes françaises pendant la guerre d'Indépendance espagnole. Dans la première guerre carliste il lutta aux côtés des bandes libérales, face aux carliste. Il meurt à Andoain le dans une valeureuse action militaire et est enterré sur le mont Urgull de Saint-Sébastien (Donosti en basque). Jesús García Leoz (Olite, - Madrid, ): compositeur. Étudia au conservatoire de Madrid avec Joaquín Turina (musicien) et Conrado del Campo. Fut un lecteur insatiable qui durant toute sa vie cultiva une fertile sensibilité. Parmi sa production prolifique on remarquera de nombreuses collaborations avec de grands artistes et littéraires. Il composera les bandes son des films comme Bienvenido Mister Marshall, Las Inquietudes de Shanti Andía, Balarrasa... : naquit dans une famille aisée d'Olite et depuis très jeune participera dans des actions militaires. Il deviendra très vite le bras droit du général Zumalacárregui. Il arrivera à occuper les charges de maréchal de champ dans la bande carliste et, celle-ci terminée, il devra s'exiler à l'étranger où il écrira une œuvre intéressante de caractère militaire Vida y Hechos del General Zumalacárregui. Victoriano Flamarique Biurrun (Beire, 1872 - Tarazona, 1946): curé et sociologue de Beire, fut un des principaux impulseurs au début du , d'initiatives sociales en faveur des classes ouvrières et paysannes. Il étudie la sociologie avec le jésuite Antonio Vicent à Valence et à son retour se charge d'appliquer les connaissances de la doctrine sociale de l'église dans la Ribera de Navarre. En 1900 il fonde la Caja Rural, pour contenir la fuite de l'argent des champs vers la ville. Il tentera toute sa vie durant d'améliorer la situation sociale et économique des petits travailleurs du milieu rural, raison pour laquelle il est aujourd'hui très reconnu. (Olite, - Eibar, ) : cycliste professionnel entre 1926 et 1943, période durant laquelle il totalisera plus de 100 victoires. Il avait de bonnes qualité pour le contre la montre et la montagne. Il participe à la première édition du Tour d'Espagne, disputée en 1935, terminant second. Il participera également au Tour d'Italie et au Tour de France. Rafael Marañón (1948) : joueur de football international qui sa carrière principalement au Real Club Deportivo Español et au Real Madrid. Jumelage . Fêtes Fêtes patronales, du 13 au . Marché médiéval, organisé chaque année durant un week-end du mois d'août Santa Brígida, pèlerinage à l'ermitage de Sainte-Brigitte, sur le mont Encianar, célébré chaque année le samedi le plus proche du . Virgen del Cólera. . Notes et références Voir aussi Sources et bibliographie Alejandro Díez, Olite, historia de un reino, Gráficas Lizarra, 1984. Liens externes Site de la mairie Site non officiel sur Olite Olite sur l'encyclopédie Auñamendi Olite sur turismo.navarra.com Castillo-Palacio Real d'Olite Castillo Palacio d'Olite sur CastillosNet.org Commune en Navarre Royaume wisigoth
Le (en hongrois, []) ou Slaná (en slovaque) est une rivière, qui coule sur en Slovaquie et sur en Hongrie. Géographie La rivière naît dans les montagnes près de Dobšiná en Slovaquie. Il descend pour être rejoint par la Rimava. Il passe la frontière, puis reçoit plus loin la Bódva et encore plus loin il est rejoint par son principal affluent, la rivière Hernád. Il rejoint finalement la Tisza. Le nom hongrois Sajó (Anonymus, 1200 : Sou-jou) est formé de l'équivalent só, sav- « sel, salé » du nom slave Slaná, et du mot ancien jó « rivière » (cf. finnois joki). Notes et références 1Sajo Cours d'eau en Hongrie Cours d'eau en Slovaquie
Boletus radicans, ou Caloboletus radicans, le Bolet radicant, est une espèce de champignons basidiomycètes du genre Boletus de la famille des Boletaceae. Liens externes Espèce de champignons (nom scientifique) radicans
La place de la Nation, ancienne « place du Trône » puis « place du Trône-Renversé », est une place de Paris située à la limite du 11 et du arrondissement de la ville. Situation et accès La place est desservie par les lignes 1, 2, 6 et 9 du métro de Paris à la station Nation, par la gare du RER A, ainsi que par les lignes 26, 56, 57, 71, 86, 215 et 351 du réseau de bus RATP, et, la nuit, par la ligne N11 du réseau de bus Noctilien. Elle accueille en son centre le jardin de Marianne et Le Triomphe de la République du sculpteur Jules Dalou. Voies partant de la place de la Nation Dans le sens des aiguilles d’une montre en commençant par l'avenue du Trône entre les deux colonnes : l’avenue du Trône continuant jusque la porte de Vincennes en passant par le cours de Vincennes ; l’avenue du Bel-Air ; la rue Fabre-d'Églantine ; la rue Jaucourt ; l’avenue Dorian ; le boulevard Diderot ; la rue du Faubourg-Saint-Antoine, menant à la place de la Bastille ; le boulevard Voltaire menant à la place de la République en passant par la mairie du ; l’avenue Philippe-Auguste menant au cimetière du Père-Lachaise ; la rue de Tunis ; l’avenue de Bouvines ; l’avenue de Taillebourg. Aménagement contemporain Durant son mandat de maire de Paris, Anne Hidalgo lance le réaménagement de plusieurs places dont celles de la Nation en 2018 et 2019 afin de réviser le partage de l'espace public jusque-là essentiellement dévolu à la circulation (l'anneau central passant de 26 à ) afin d'accroître les espaces destinés aux piétons, aux cyclistes, aux espaces verts et aux terrasses. Des aménagements provisoires permettent de finaliser les projets en lien avec les riverains. Il avait été proposé que la place puisse être en correspondance avec la ligne de tramway T3a ou la ligne de tramway T3b qui auraient été prolongées depuis la porte de Vincennes, ce qui aurait permis aux utilisateurs de ces lignes de bénéficier d'une correspondance avec les lignes de métro 2, 6 et 9 du métro de Paris ainsi qu'avec la ligne A du RER à la station Nation, mais ce projet ne progresse pas. Origine du nom Cette place a été ainsi dénommée à l'occasion de la fête nationale du , qui fait apparaître la devise Liberté, Égalité, Fraternité sur les frontons de toutes les institutions publiques françaises. Historique Cette place est située sur la route qui allait de Paris à Vincennes. Naissance de la place du Trône Quand le tracé du mur des Fermiers généraux est porté au-delà de la ville construite, qui n'est en fait qu'une campagne s'étirant de maisons en jardins, de cloîtres en lieux de prières, on laisse un vaste espace herbeux et raboteux. Ce vaste espace, qui se prolonge en vignes et jardins maraîchers jusqu'à l'enceinte et aux murs des jardins de l'ancien village de Pique-Puce occupé par des couvents, des maisons d'éducation ou de retraite, est à l'origine de la place. Un trône est installé sur cet espace le pour l'entrée solennelle dans Paris de Louis XIV et de Marie-Thérèse d'Autriche, revenant de leur mariage à Saint-Jean-de-Luz, d'où son premier nom de « place du Trône ». Les projets d’arc de triomphe de Claude Perrault et Charles Le Brun Pour commémorer cet événement, Colbert ordonne l'érection d'un arc de triomphe sur les lieux et organise un concours en 1669 auquel participent Charles Le Brun et Claude Perrault. C’est le second qui l’emporte. Le projet prévoit une statue équestre du roi qui domine à cinquante mètres de hauteur les trois ouvertures flanquées de couples de colonnes corinthiennes. La première pierre de l’arc de triomphe de la place du Trône est posée le . Cependant, les travaux s’arrêtent rapidement et ce qui avait été construit est démoli en 1716. Les colonnes de Ledoux En 1787, Claude-Nicolas Ledoux fait ériger deux colonnes pour encadrer la barrière d'octroi (mur des Fermiers généraux) et l'entrée du cours de Vincennes. Elles n'étaient pas encore surmontées des statues de Philippe Auguste et saint Louis qui ne sont ajoutées qu'en 1845. La place du Trône-Renversé Sous la Révolution, le , la place est rebaptisée « place du Trône-Renversé ». Elle n'est encore qu'un terrain vague. C'est dans la partie sud, la plus ombragée, près du pavillon de droite construit par Ledoux, que la guillotine y est déplacée de la place de la Bastille le . Face à la lassitude et aux critiques des Parisiens devant le sang versé elle y reste jusqu'au . Sur les guillotinées à Paris pendant la Révolution, le sont place du Trône-Renversé, du au , soit une moyenne de 30 exécutions par jour. Les dépouilles sont jetées dans deux fosses communes du cimetière de Picpus. Parmi les personnalités guillotinées, on peut citer : Charles de Sartine, maître des requêtes et sa femme, Charlotte-Rose-Émilie de Sainte-Amaranthe, salonnière, le ; Cécile Renault, ses parents et son frère, le 29 prairial II ; Henri Admirat, et 53 prétendus complices, le 29 prairial II ; Jean-Baptiste Michonis, le 29 prairial II ; Denis Pierre Jean Papillon de La Ferté, intendant des Menus-Plaisirs du roi, le ; Josse-François-Joseph Benaut, organiste et compositeur, le ; Les seize carmélites de Compiègne, le ; André Chénier et Jean-Antoine Roucher, le ; Marie-Thérèse de Choiseul-Stainville, princesse Joseph de Monaco le . Projets d’aménagement au En 1841, le conseil municipal imagine d'ériger l'éléphant initialement prévu pour la place de la Bastille au centre du rond-point de la barrière du Trône. Faute de fonds suffisants, le projet est abandonné en 1843. Sous le Second Empire, Napoléon III décide, pour faire pendant à l’arc de triomphe de l’Étoile, d’élever un édifice du même ordre, place du Trône. Il doit être dédié aux armées victorieuses de Crimée, d’Italie, de Chine, de Cochinchine et d’Algérie. Le projet retenu est celui de Victor Baltard. Lors de l’inauguration du boulevard du Prince-Eugène (actuel boulevard Voltaire), le , les Parisiens découvrent une maquette en grandeur réelle de l’arc de triomphe de trente mètres de hauteur, percé d’une seule ouverture, décoré de colonnes que surmontent des statues symbolisant les divers corps de troupe. Au-dessus de l’attique se trouve un quadrige entouré de quatre Renommées. Deux autres éléments doivent compléter la décoration de la place : autour de la place : un portique circulaire pourvu de piliers toscans ; au centre de la place : une fontaine peuplée d'hippocampes dominés par une Victoire distribuant des couronnes. Le projet d'Hector Horeau prévoit de dresser une porte triomphale sur la place du Trône. Appuyée sur des massifs quadrangulaires où des proues de navires, des statues et des trophées accompagnent des couples de colonnes, une arche unique de très grande portée, au tracé brisé, est couronnée d’un fronton triangulaire, orné des armoiries de l’Empire français. Un groupe sculpté est juché au sommet de la plus haute des trois pyramides incurvées qui coiffent le tout. Hector Horeau propose également de multiplier les colonnes sur la place, en répliquant les colonnes de Ledoux. La place de la Nation La place prend le nom actuel de « place de la Nation » à l’occasion de la fête nationale du , sous la Troisième République. Le monument central, Le Triomphe de la République est un groupe en bronze commandé en 1879 par la ville de Paris au sculpteur Jules Dalou. Il a fait l’objet de deux inaugurations : en 1889 pour le centenaire de la Révolution française dans une version en plâtre peint, puis en 1899 pour sa version définitive en bronze. La République, au sommet d'un char tiré par deux lions, est encadrée par diverses figures allégoriques : le Génie de la Liberté qui guide le char, le Travail symbolisé par un forgeron qui pousse le char, aidé par l'allégorie de la Justice, enfin l'Abondance qui clôt le cortège en semant des fruits symboles de prospérité. Des enfants accompagnent ou assistent les figures principales. La statue centrale préservée est tournée vers la place de la Bastille, créant ainsi un axe républicain fréquemment utilisé pour des manifestations populaires. Les alligators et le bassin de la place de la Nation Le groupe sculpté de la place de la Nation se trouvait jusqu'en 1941 au centre d'un bassin agrémenté de monumentaux alligators en bronze crachant de l'eau. Ces statues furent détruites avec quantité d'autres, sur ordre de l'occupant aux autorités françaises, pour en récupérer le métal, pendant la Seconde Guerre mondiale. Peu avant leur fonte, elles ont été photographiées par Pierre Jahan. Elles avaient été photographiées par Auguste Léon en 1918 pour les Archives de la Planète (collection Albert-Kahn). Références Articles connexes Réseau viaire de Paris Nation (métro de Paris) Jules Dalou Jardin de Marianne Place dans le 11e arrondissement de Paris Place dans le 12e arrondissement de Paris Emplacement de la guillotine à Paris lors de la Révolution française Voie à Paris s'étendant sur deux arrondissements
Bontoc est une municipalité de située dans la Mountain Province aux Philippines. Selon le recensement de 2010 sa population est de . Barangays Bontoc est divisée en 16 barangays. Démographie Municipalité dans la province de Mountain Province Division administrative fondée en 1908 Capitale provinciale aux Philippines
Alias Systems Corp. est une entreprise en solutions graphiques 3D. Alias développe des logiciels destinés aux marchés du cinéma et de la vidéo, des jeux, de l’Internet, des médias interactifs, du design industriel et de l’automobile, de l’éducation et de la visualisation. Le siège social d’Alias se situe à Toronto, avec un Centre de Développement Clients à Santa Barbara. Leur principaux produits sont : Maya ; StudioTools ; MotionBuilder ; SketchBook ; PortfolioWall ; mental ray Standalone. Historique Alias Research fondé en 1987. Wavefront Technologies fondé en 1988. Alias Research et Wavefront Technologies sont absorbés par SGI en 1996, pour former Alias|Wavefront. Alias|Wavefront change de nom et devient simplement Alias en . La société mère Silicon Graphics revend Alias à Accel-KKR et Ontario Teachers' Pension Plan en pour 57.5 millions de dollars. Alias fait l'acquisition de Kaydara Inc. en . Le , Autodesk annonce l'acquisition d'Alias pour 181 millions de dollars. Notes et références Voir aussi Lien externe Site officiel Alias Systems Corp. (redirection vers le site de Autodesk depuis le ) Éditeur de logiciel ayant son siège au Canada
Alfred Jean Nicolas de Rauch, né le à Varsovie (Pologne) et mort le dans le 8e arrondissement de Paris, est un joueur international français de hockey sur glace actif de 1908 à 1932. Il est capitaine de l'équipe de France entre 1920 et 1928 et conduit la sélection française aux Jeux olympiques de 1920, 1924 et 1928. Biographie Fils d'Alfred-Édouard-Henri de Rauch, ancien colonel de la Garde russe, chevalier de la Légion d'honneur, et d'Emma-Élise Manton, Alfred de Rauch naît le à Varsovie en Pologne et passe ses premières années à Saint-Pétersbourg avant de revenir en France. Sa famille descend de la lignée noble des von Rauch, ancienne famille originaire de Bavière. Pratiquant également le rugby à XV, Alfred de Rauch joue au hockey sur glace au niveau international à partir de 1908. Il fait partie du Club des Patineurs de Paris dont il est le capitaine pendant près de vingt ans. Durant la saison 1911-1912, il bénéficie des conseils du montréalais Edmond « Quigg » Baxter venu jouer dans le club parisien. Ce dernier lui transmet de nombreuses astuces de jeu et devient son mentor. Son activité sportive est interrompue par la Première Guerre mondiale, durant laquelle il sert au sein de l'armée française. Alfred de Rauch, dont le surnom est Didi, devient capitaine de l'équipe de France en 1920, poste qu'il occupe jusqu'en 1928. Avec la sélection tricolore, il participe aux Jeux olympiques d'Anvers de 1920 puis aux premiers Jeux olympiques d'hiver de Chamonix en 1924. La même année, il remporte avec son équipe la médaille d'or des championnats d'Europe, après avoir été vice-champion l'année précédente. Toujours en tant que capitaine, il participe à ses troisièmes et derniers Jeux olympiques à Saint-Moritz en 1928. À son époque, il forme avec Léonhard Quaglia et Albert Hassler, un des trios offensif de l'équipe de France dans les années 1920. Cette ligne mène la France à la médaille d'argent aux championnats d'Europe de 1923 et à la médaille d'or lors de ceux de 1924. Alfred de Rauch passe ultérieurement en défense et joue jusqu'à l'âge de 44 ans (saison 1931-1932). Il devient ensuite arbitre. Vie privée Alfred de Rauch appartient à une classe d'amateurs fortunés aujourd'hui disparue. Parmi ses amis figure le photographe Jacques-Henri Lartigue qui le cite à plusieurs reprises dans ses mémoires. La femme d'Alfred de Rauch est la créatrice de haute couture Madeleine de Rauch. Ils se sont unis le à la mairie du de Paris. Il est naturalisé français le . Statistiques internationales partielles Pour les significations des abréviations, voir statistiques du hockey sur glace. | 1920 || France || Jeux olympiques || 1 || 0 || 0 || 0 || || place |- | 1924 || France || Jeux olympiques || || 3 || 0 || 3 || || place |- | 1924 || France || Championnat d'Europe || || 7 || || || || |- | 1928 || France || Jeux olympiques || 3 || 2 || 0 || 2 || || place Notes et références Liens externes Naissance en juin 1887 Naissance à Varsovie Décès en juillet 1948 Décès dans le 8e arrondissement de Paris Décès à 61 ans Joueur de hockey sur glace aux Jeux olympiques de 1920 Joueur de hockey sur glace aux Jeux olympiques d'hiver de 1924 Joueur de hockey sur glace aux Jeux olympiques d'hiver de 1928 Joueur international français de hockey sur glace Attaquant de hockey sur glace
La garde du corps du roi est une unité de cavalerie de la maison militaire du roi de France, sous l'Ancien Régime et la Restauration. Histoire La première unité des gardes du corps est la garde écossaise créée par le roi Charles VII vers 1422. Cette unité est composée de soldats écossais portant le titre d’archers du corps du roi. Le terme d'archer désigne à l'époque un cavalier légèrement armé, à la différence des gens d'armes ou cavaliers cuirassés. Louis XI adjoignit à cette garde deux compagnies d'archers français. Une quatrième compagnie est créée par François en 1515. Dès cette époque, la compagnie écossaise compte plus de Français que d'Écossais. Les quatre compagnies de gardes du corps — ce terme supplantant au celui d'archer du corps — n'ont toutefois aucun lien entre elles. Elles sont dirigées par des capitaines différents, souvent de haut rang. La compagnie écossaise est ainsi souvent commandée par des membres de la famille royale d'Écosse, les compagnies françaises par des maréchaux de France. En 1664, Louis XIV dote les gardes du corps d'un état-major commun. Les compagnies de gardes du corps sont supprimées en 1791. Nombre d'entre leurs membres participent à la contre-révolution. Le corps est rétabli en 1814 et définitivement supprimé en 1830. Le recrutement et les fonctions Benoît Defauconpret dans son ouvrage Les preuves de noblesse au écrit : Les gardes du corps - vêtus de bleu, veste, culotte et bas rouges, le tout galonné d'argent - . Leur service consistait . Ils sont la protection rapprochée du prince. Avec les Cent-Suisses, les gardes du corps veillent sur le roi à l'intérieur de son palais. Ils assurent la garde des portes du palais la nuit. Dans un déplacement ou une bataille, ils se tiennent à la droite du souverain. Dans la compagnie écossaise sont choisis vingt-quatre gardes parmi les plus anciens, qui portent le titre de « gardes de la manche ». Ils sont chargés d'escorter la personne du roi en permanence. Parmi les gardes de la manche, on distingue encore six « gardes écossais », chargés des mêmes fonctions lors de cérémonies exceptionnelles telles que sacre ou mariage. Les gardes de la manche se distinguent par le port d'un hoqueton, sorte de casaque blanche brodée d'or portée par-dessus leur uniforme. Ils assurent également la garde du corps du souverain défunt et sa mise en bière. Privilèges Les gardes du roi occupent le premier rang de la maison militaire du roi, devant les chevau-légers et les gendarmes de la Garde. De par leur place près du roi, l'accès aux compagnies de gardes du corps est un privilège envié. Jusqu'au règne de Louis XIV, les places de gardes du corps sont vendues par les capitaines des quatre compagnies. Le roi-soleil met fin à ce privilège en 1664. Il s'attache à faire des gardes du corps une troupe d'élite en y intégrant les meilleurs éléments des régiments de cavalerie de ligne. Les gardes bénéficient de privilèges de noblesse à titre viager. Le rang de garde du corps équivaut à celui de sous-lieutenant de cavalerie et, au terme de de service, à celui de capitaine de cavalerie. Quartiers À Versailles, les gardes du corps du roi sont logés entre la rue de l'Orangerie et l'avenue de Sceaux. Ils ont également des garnisons à l'extérieur de Versailles : Saint-Germain, Chartres et Beauvais. Insignes Les gardes portent un habit bleu sur une veste, des culottes et des bas rouges. Cet uniforme leur vaut le surnom de « maison bleue du roi ». Ils sont en effet l'un des seuls corps de la maison militaire du roi à porter le bleu comme couleur principale. Les gardes du corps du roi ont d'abord pour devise Erit haec quoque cognita monstris (On les reconnaîtra, eux aussi, à leurs actions d'éclat), puis au temps du roi Louis XIV, Nec pluribus impar (À nul comparable (le soleil)). Sur leurs épées, on peut lire l'inscription : Vive le Roy. D'un point de vue héraldique, les capitaines, chefs de corps des compagnies, pouvaient poser leur écu sur deux bâtons d'ébène à pomme d'ivoire disposés en sautoir. Combats et batailles : Combat de Leuze 1740-1748 : Guerre de Succession d'Autriche : Ordre de bataille lors de la bataille de Fontenoy Organisation Le nombre de gardes du corps augmente entre le règne de François et celui de Louis XIV de à . Au , l'effectif se stabilise autour de . En 1737, chaque compagnie compte , organisés en deux escadrons et six brigades. ( écossaise) Capitaines ou chefs de corps : 1440 : Robert Patilloch ; 1449 : Mathieu d'Harcourt, sire de Rugny 1455 : Claude de Châteauneuf (), garde du corps de Charles VII 1456 : Michel de Beauvilliers (1462-1462), seigneur de La Ferte-Hubert, du Lude et de Thoury ; 1462 : William Stuyers ; 1466 : Thomas Stuyers ; 1471 : Geffrey Coowran ; 1473 : Robert Coningham ; 1480 : Jean Coningham ; 1495-1508 : Bérault Stuart (1452-1508), sire d'Aubigny ; -1512 : John Stewart († 1512), seigneur d'Henrichemont ; 1512 : Robert Stewart (1570-1544), sire d'Aubigny, maréchal de France (1515) ; 1514-1544 : Jean Stuart († 1551), sieur de Vézinnes et de Fontaine ; 1544 : Jacques de Montgomery (vers 1485-1560), seigneur de Lorges ; 1557 : Gabriel de Montgommery (vers 1530-1574), seigneur de Lorges ; 1559 : Jacques II de Montgommery († 1562), seigneur de Lorges ; 1562-1563 : Jean d'O (vers 1510-vers 1578), seigneur de Maillebois ; 1563-1569 : Jean de Losse, écuyer, seigneur de Bannes ; 1569-1599 : Joachim de Châteauvieux (1545-1615), gouverneur de la Bastille ; 1599-1605 : Jean-Paul d'Esparbès de Lussan († 1616), seigneur de La Serre, chevalier du Saint-Esprit ; 1605-1611 : Antoine-Arnaud de Pardaillan de Gondrin (1562-1624), marquis de Montespan, chevalier du Saint-Esprit ; 1611-1612 : Philibert de Nerestang († 1620), marquis de Nerestang ; 1612-1616 : Charles d'Estournel, seigneur de Blainville ; 1616-1623 : Charles de La Vieuville (1583-1653), marquis de de La Vieuville ; 1623-1642 : Guillaume de Simiane († 1642), marquis de Gordes (février 1615), chevalier du Saint-Esprit ; 1642-1642 : François de Simiane (vers 1622-1680), marquis de Gordes, fils du précédent ; 1642-1651 : François, vicomte de Rochechouart (1611-1696), comte de Limoges (1661), marquis de Chandenier 1651 : Anne de Noailles (1620-1678), duc de Noailles ; 1678 : Anne-Jules de Noailles (1650-1708), comte d'Ayen, duc de Noailles, maréchal de France (1693), fils du précédent ; 1707 : Adrien Maurice de Noailles (1678-1766), duc de Noailles, maréchal de France (1734), fils du précédent ; 1731 : Louis de Noailles (1713-1793), duc d'Ayen, duc de Noailles, maréchal de France (1775), fils du précédent ; 1758-1791 : Jean-Louis-Paul-François de Noailles (1739-1824), duc d'Ayen, duc de Noailles, fils du précédent ; 1814-1825 : Joseph-Anne-Maximilien de Croÿ d'Havré (1744-1839) : se démet de sa fonction en 1825 en faveur de son gendre, mais en conserva les honneurs ; la Cie est connue comme "la compagnie d'Havré". 1825-1830 : Emmanuel-Marie-Maximilien de Croÿ-Solre (1768-1848) ( française) Louis XI, par édit du , avait institué pour la garde de son corps (c’est au roi que l'on doit cette dénomination singulière) une compagnie de d’armes français, sous le commandement d’Hector de Galard. Cette troupe fut longtemps connue sous le sobriquet de « gentilshommes au bec de corbin », parce qu’ils portaient, dans le service, une hache équilibrée sur son manche par une pointe recourbée. Chacun de ces gentilshommes devait entretenir à ses frais deux archers. En vertu de lettres patentes données à Rouen le , le roi dispensa ces gentilshommes de l’entretien des archers ; il prit ceux-ci à sa solde et en forma une compagnie particulière dont il confia le commandement à Jean Blosset, seigneur du Plessis-Pâté. Cette compagnie des archers s’appelait « la petite garde du roi », pour la distinguer de la (garde écossaise) que l’on désignait officiellement sous le titre de « Cent lances des gentilshommes de l’hôtel du roy », ordonnée pour la grande garde de son corps, c'est-à-dire de son escorte. La petite garde servait aussi bien à pied qu’à cheval, c'est-à-dire dans les appartements et dans l’intimité du roi. C’est cette petite garde, transformée par François en compagnie de d’armes, qui est devenue en 1515, la française des gardes du corps. Cette compagnie s’est distinguée des autres, à partir du règne de Louis XIV, par la couleur bleue de ses étendards, bandoulières, banderoles et équipages. Elle avait ses quartiers ordinaires à Coulommiers et servait à Versailles le quartier d’avril. Capitaines ou chefs de corps : 1474 : Hector de Galard de Brassac (1415-1475), chambellan de Louis XI ; : Jean Blosset du Plessis-Pâté († avant 1500), baron de Torcy ; : Hervé de Chalnay ; 1482 : Jacques de Silly (1450-1503), seigneur de Launay et de Vaulx, chambellan de Charles VIII, bailli et capitaine de Caen, grand maître de l'artillerie de France ; 1482 : Jacques de Crussol, vicomte d'Uzès ; 1524 : Louis II Mitte de Miolans († 1529), seigneur de Chevrières, sénéchal du Bourbonnais (1525), et bailli de Gévaudan (1528) ; 1530 : Antoine de Raffin, seigneur de Puycalvary, de Beaucaire et d'Azay-le-Rideau, gouverneur des enfants de France, gouverneur de Cherbourg, de Marmande et La Sauvetat ; 1551 : Louis de Talaru, seigneur de Chalmazel. : Eustache de Conflans, vicomte d'Ouchy (vers 1526-1574), gouverneur de Saint-Quentin, chevalier de l'ordre du roi, se distingue à la retraite de Meaux et à la bataille de Saint-Denis où il servait comme maréchal général des camps et armées du roi. : Nicolas d'Angennes (1533-1611), marquis de Rambouillet, vidame du Mans, chevalier des ordres du roi. 1580 : Jean d'O, seigneur de Manou, chevalier des ordres du roi. : Louis de L'Hospital († 1611), marquis de Vitry, chevalier des ordres du roi. : Nicolas de L'Hospital, marquis de Vitry, fils du précédent. : François de L'Hospital, marquis du Hallier, frère du précédent. : Charles II de Lévis, comte de Charlus (1611-1662), marquis de Lévis, seigneur de Lurcy et Champeroux. : Louis de Béthune (1605-1681), duc de Chârost (1672), capitaine des gardes du corps du roi, maréchal des camps et armées du roi, lieutenant-général des ville et citadelle de Calais, chevalier des ordres du roi. : René du Plessis, marquis de Jarzé (1613-1676), le Beau Jarzé. : Louis de Béthune (1605-1681), duc de Chârost. 1663 : Louis Armand de Béthune (1640-1717), fils du précédent, duc de Chârost, chevalier des ordres du roi. : Jacques Henri de Durfort (1652-1704), duc de Duras, maréchal de France, chevalier du Saint-Esprit. : Louis François de Boufflers (1644-1711), duc de Boufflers, maréchal de France. : Armand de Béthune (1663-1747), duc de Chârost, baron d'Ancenis. : Paul François de Béthune (1682-1759), fils du précédent, duc de Chârost. : Gaston-Pierre de Lévis-Mirepoix (1699-1757), duc de Mirepoix. : Charles-Juste de Beauvau-Craon (1720-1793), prince de Beauvau. : Philippe-Louis de Noailles (1752-1819), prince de Poix, duc de Mouchy. : Charles-Anne des Escotais (1772-1822), comte des Escotais ( française) Louis XI, satisfait des services de ses « petits gardes » de la française, créa en 1479 une seconde compagnie semblable, et en donna le commandement à Claude de La Châtre. Elle devint, comme la précédente, compagnie des gardes du corps au commencement du règne de François . Capitaines ou chefs de corps : 1479 : Claude de La Châtre (mort en 1499), seigneur de Nançay ; 1490 : Abel de La Châtre (mort en 1496), fils cadet du précédent ; 1499 : Gabriel de La Châtre (mort en 1538), baron de La Maisonfort, seigneur de Nançay, frère aîné du précédent ; 1529 : Joachim de La Châtre (mort en 1546), baron de La Maisonfort, fils du précédent ; 1549 : François, seigneur de La Ferté (mort en après 1564), gentilhomme ordinaire de la Chambre du roi ; ???? : Gaspard de La Châtre (vers 1539-1576), seigneur de Nançay, fils de Joachim de La Châtre ; 1580 : Charles de Balsac d’Entragues (1545-1599), surnommé « le bel Entraguet » (voir le duel des Mignons) ; 1590 : François du Plessis, seigneur de Richelieu (1548-1590), grand prévôt de France, conseiller d'État ; 1590 : Charles de Choiseul, marquis de Praslin (1563-1626), maréchal de France ; : René Potier (1579-1670), : Louis Potier (1612-1645), marquis de Gesvres, fils du précédent : François Potier (1612-1646), marquis de Gesvres, frère du précédent ; 1646 : Léon Potier (vers 1620-1704), duc de Gesvres, frère du précédent ; Lauzun, qui perdit, en 1669, la charge de colonel général des dragons, reçut celle de capitaine de cette compagnie, grâce à l'appui (ou la passion que lui vouait) de de Montpensier qui, non seulement obtint l’agrément du roi, mais paya cette charge au duc de Gesvres. 1646 : Antonin Nompar de Caumont (1633-1723) duc de Lauzun ; 1673 : François-Henri de Montmorency (1628-1695), duc de Piney, maréchal de France ; 1693 : François de Neufville (1664-1730), duc de Villeroy, maréchal de France, fils du précédent ; 1708 : Louis Nicolas de Neufville (1663-1734), duc de Villeroy, fils du précédent ; 1734 : Louis François Anne de Neufville (1695-1766), duc de Villeroy, fils du précédent ; 1758 : Gabriel Louis François de Neufville (1731-1794), duc de Villeroy, neveu du précédent ; 1791-1830 : Antoine VIII, duc de Gramont (1755-1836), neveu du précédent. ( française) À son avènement à la couronne, François possédait une compagnie des ordonnances qui était commandée par un capitaine-lieutenant, Raoul de Vernon, seigneur de Montreuilbouyn. Il avait aussi une garde personnelle commandée par Louis Leroy de Chavigny. Souhaitant disposer de cinq compagnies des gardes du corps, toutes organisées sur le pied de la compagnie écossaise, il transforma donc en 1515, comme dit précédemment, les deux compagnies d'archers de la petite garde de Louis XI, et en ajouta deux autres formées avec ses gardes personnelles et avec des détachements de compagnies d'archers de Crussol et de La Chatre. En 1545, il remania l'organisation des gardes du corps, et il n'en conserva que . La avait ses étendards, bandoulières et équipages de couleur jaune. Elle faisait le service à la cour du au , et était habituellement casernée à Dreux. Capitaines ou chefs de corps : 1553 : Louis d'Humières, sieur de Contay. 1557 : Philippe de Maillé, seigneur de Brézé, vicomte de Verneuil. 1575 : Nicolas de La Haulle, seigneur de Grémonville. 1592 : Jacques Nompar de Caumont, duc de La Force. -1651 : Antoine d'Aumont de Rochebaron, duc d'Aumont, marquis de Villequier, capitaine des gardes du corps de Louis XIII ; -1669 : Louis Marie Victor d'Aumont de Rochebaron, duc d'Aumont, marquis de Villequier, capitaine des gardes du corps de Louis XIV ; -1675 : Henri Louis d'Aloigny, marquis de Rochefort, capitaine des gardes du corps de Louis XIV ; 1676-1696 : Guy Aldonce II de Durfort, comte de Lorges, duc de Quintin (dit « duc de Lorges »), maréchal de France en 1676 ; 1696-1702 : Guy Nicolas de Durfort, duc de Lorges ; 1703-1718 : Henry d'Harcourt, duc d'Harcourt ; 1718-1750 : François d'Harcourt, duc d'Harcourt ; 1750-1764 : Charles Frédéric de Montmorency, duc de Luxembourg ; 1764-1784 : Charles de Montmorency-Luxembourg, . 1784-1790 : Paul de Montmorency-Luxembourg. 1790-1790 : Christian de Montmorency-Luxembourg, . 1815-1830 : Pierre Louis François Paultre de Lamotte (1774-1840), maréchal de camp, commandant de la des gardes du corps (Luxembourg). (ex-gardes du corps de Monsieur) La Restauration française rétablit les compagnies de gardes du corps, par ordonnances des et (elles furent licenciées le ). Le comte de Provence et le comte d’Artois avaient chacun deux compagnies de gardes du corps (celles de Provence avaient été créées en 1771 et celles d'Artois en 1773), qui ont été supprimées le , sans laisser d’autres traces dans l’histoire que les noms de leurs capitaines et la description de leurs uniformes : Les compagnies de Monsieur avaient l’habit entièrement bleu, et la culotte et les bas rouges : La se distinguait par la bandoulière et l’ aurore, et fut successivement commandée par deux Lévis La eut la bandoulière et l’équipage en violet et avait pour capitaine le comte de Chabrillan. Les compagnies du comte d’Artois portaient l’habit vert-saxe, avec le collet, les parements, la doublure, la culotte et les bas cramoisis. La , commandée par le prince d'Hénin avait la bandoulière et l’équipage bleu céleste. La , commandée par le chevalier de Crussol, les avait de couleur rose. Pierre-Octave de Milleville s'illustra ici en mai 1775 lorsque, suffisamment courageux pour s'opposer au marquis de Louvois -maître de camps au Royal-Roussillon, il le fit condamner par un tribunal. Les deux compagnies du comte d’Artois ont reparu pendant le règne de Louis XVIII. À la mort de ce dernier (1824), la compagnie des gardes du corps S.A.R. Monsieur, frère du roi (Charles Philippe, comte d'Artois) devient la des gardes du corps de S. M. Charles X. Capitaines ou chefs de corps : 1821-1828 : Charles de Riffardeau, duc de Rivière (1763-1828). Personnalités ayant servi au sein des gardes du corps du roi Règne de Charles VII Étienne Pellorde ou Pelourde (mort après 1462), écuyer de la garde du roi, échanson du Roy, capitaine de la grosse tour de Bourges. Règne de Charles IX Gaspard de La Châtre (1539 - 1576), seigneur de Nançay, qui protégea Marguerite de Valois lors de la Saint-Barthélémy. Règne de Henri IV Gabriel Anselmet, écuyer, seigneur des Bruneaux, capitaine-exempt des gardes du corps de Sa Majesté et gentilhomme ordinaire de sa chambre, chevalier de l'Ordre du roi. Jérôme du Buisson (mort en 1622), écuyer, seigneur de La Marsaudière, garde du corps du roi (1602, 1610-1615, ), fauconnier du roi (chef du vol pour Corneille de la grande fauconnerie du roi (1605-1615)), conseiller du roi en ses conseils d'État et privé et son ambassadeur en Angleterre. Antoine Grimoard de Beauvoir, baron du Roure (mort en 1622), baron de Banne et de Grisac, capitaine de cent hommes d'armes, lieutenant de la garde écossaise, lieutenant des gardes du corps du roi (compagnie écossaise). Jean II de Mazelière, seigneur de Douazan et de Nazareth, capitaine exempt des gardes du corps du roi. Règne de Louis XIV Charles Joseph d'Ailleboust, sieur des Musseaux (1621-1700), garde du corps du roi (avant 1648), commandant de Montréal en Canada, juge civil et criminel. Michel Danican Philidor (1683-1723) timbalier des gardes du corps du roi (1703), puis timbalier des Plaisirs du Roi. Louis de Forbin (1632-1684), , abbé commendataire de Preuilly (1678-1684), capitaine-lieutenant de la des mousquetaires du roi, major-général des quatre compagnies des gardes du corps du roi. Gabriel de Monchy, dit le comte d'Hocquincourt, (1643 - tué le 25 juillet 1675 - à Gramshusen, lors de l'attaque de l'église tué d'un coup de mousquet à la tête), exempt des gardes du corps du roi (1671, de Rochefort), commandant des Dragons de la Reine (1673). Antoine de Guillebon de Wavignies (1675-1758) Brigadier des Gardes du corps du Roi, compagnie du duc de Villeroy (1708), Capitaine de cavalerie, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis. Antoine de Montlezun (mort en 1715), baron de Viane, lieutenant des gardes du corps (à la de Villequier en 1650), brigadier des armées du roi, maréchal de camp, chevalier de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis. Pierre de Voyer d'Argenson (1625-1709), vicomte de Mouzay, enseigne des gardes du corps du roi (1650), gouverneur de la Nouvelle-France (1658-1661). Règne de Louis XV François-Emmanuel Guignard, comte de Saint-Priest (1735-1821), exempt des gardes du corps du roi, ambassadeur des rois Louis XV et Louis XVI, dernier ministre de la Maison du roi et premier ministre de l'Intérieur, lieutenant général des armées du roi, pair de France. Étienne Guinot, marquis de Monconseil (1695-1701), lieutenant des gardes du corps du roi, lieutenant général des armées du roi, inspecteur général d'infanterie, commandant de Colmar, introducteur des ambassadeurs. François Marc de La Boussardière de Beaurepos (1702-1772), chevalier, sieur de Beaurepos, garde de corps du roi (1738 et 1741). Louis Romain de Lastic, vicomte de Saint-Jal (1709-1785), aide-major des gardes du corps du roi ( de Villeroy), colonel, mestre de camps de cavalerie, chevalier de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis. Guillaume Bonnot, chevalier de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis, brigadier des grades du corps du Roi, capitaine de cavalerie, mort à la bataille de Dettingen en 1743.Charles de Riberolles de Beaucene (1752-1827), garde du corps du roi sous Louis XV et Louis XVI, châtelain de Ravel, chevalier de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis. Règne de Louis XVI Antoine-Jean, vicomte d'Agoult (1750-1828), aide-major-général des gardes du corps du roi, mousquetaire du Roi, lieutenant d'artillerie, colonel de la de volontaires étrangers de la marine, lieutenant général des armées du roi, gouverneur de Saint-Cloud, pair de France, chevalier des Ordres du roi, grand croix de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis, commandeur de Saint-Lazare, officier de la Légion d'honneur. Jean Antoine, comte d'Agoult (1753-1826), seigneur de Voreppe, garde du corps du roi, député de la noblesse du Dauphiné aux États généraux de 1789, officier de la Légion d'honneur. Louis Annibal de Saint-Michel d'Agoult (1747-1810), élève à l'École militaire de Paris (1756), lieutenant des gardes du corps du roi (1776), maréchal de camp (1788) réformé en 1791, général d'Empire (général de brigade, 1806). Jacques-Marie d'Astorg (1752-1822), sous-lieutenant des gardes du corps du roi, écossaise, lieutenant général des armées du roi (1815). Charles Paul Nicolas de Barentin de Montchal (1737-1823), vicomte de Montchal, lieutenant des gardes du corps du roi, député aux États généraux de 1789, général de division (Premier Empire), commandant de dépôts de remonte (1809-1816), inspecteur général (1828). Alexandre Emmanuel Louis, duc de Bauffremont (1773-1833), garde du corps du roi (1787, de Noailles), pair de France, chevalier de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis. François-Frédéric de Béon (1754-1802), capitaine au régiment du roi, sous-lieutenant des gardes du corps du roi (1791), de Luxembourg, émigré en août 1791, fut un des principaux chefs de l'armée royale à l'expédition de Quiberon (hussards de la Légion de Béon). Charles François de Bicqueley (1738-1814), écuyer, garde du corps du roi, écossaise, mathématicien. Alexandre-Joseph de Boisgelin (1770-1831), marquis de Boisgelin (1827), garde du corps de Louis XVI en 1791, maréchal de camp, député (seconde Restauration) puis pair de France (1827-1830). Nicolas Ernault des Bruslys (1757-1809), garde du corps (1775, de Noailles), général de division, adjoint à l'ambassade de Perse, gouverneur de Bourbon (1806-1809). François Pierre Gontier de Biran (1766-1824), dit Maine de Biran, garde du corps dans la de Noailles en 1785, député, sous-préfet de Bergerac et philosophe, ainsi que son cousin François Gontier de Biran, dit Biran l'Amour. Charles Griffon de Plenneville (1764-1802), sous-lieutenant des gardes du corps du roi ( de Villeroy), seigneur de Plenneville, distingué lors de la campagne des princes. Claude-Antoine de Guillebon (1752-1816), garde du corps du roi 1776, de Luxembourg. lieutenant des Maréchaux de France à Montdidier (1787). Martial de Guillebon (1773-1861), garde du corps du roi, de Luxembourg, seigneur puis maire du Frestoy-Vaux, il se tint aux côtés de Louis XVI lors des journées des 5 et 6 octobre 1789. Guy François Marc de La Boussardière de Beaurepos (1738-1789), Seigneur de Beaurepos, des Chaponnières, de Villiers, de La Grande Sauvagère, garde de corps du roi (1789), capitaine, aide-major au régiment provincial d'Alençon, officier-major du régiment de La Rochefoucault grenadiers royaux, chevalier de l'Ordre du Roi, chevalier de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis. Auguste Laget de Bardelin (1768-1852), lieutenant des gardes du corps du roi (1782), de Gramont. Jean-Antoine Marbot (1754-1800), capitaine des gardes du corps du roi (avant 1782), puis administrateur de la Corrèze, député à l'assemblée législative, général de division, député élu deux fois président du Conseil des Anciens. Louis-Alexandre-Élysée de Monspey (1733-1822), de Monspey, colonel de cavalerie en 1770, exempt dans les gardes du corps du roi 1766, écossaise, lieutenant des gardes du corps (1780), lieutenant chef de brigade (1791), maréchal de camp (1787), Honneurs de la Cour (1788), député aux États généraux de 1789, lieutenant général des armées du roi, grand croix de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis. Jean-Pascal Charles de Peyssard (1755-1808), seigneur de la Petite Fouillousse, garde du corps du roi, de Villeroy, député de la Dordogne à la Convention nationale (régicide). Alexandre Louis Joseph de Sainte-Aldegonde (1760-1844), sous-lieutenant des gardes du corps du roi 1791, de Luxembourg, maréchal de camp (1814), lieutenant général des armées du roi (1815), pair de France (1827), membre du conseil général de l'Aisne, maire de Villequier-Aumont. Olivier de Saint-Georges de Vérac (1768-1858), garde du corps du roi (1783), maréchal de camp (Restauration), pair de France (1815). Jean-Baptiste Bernard Viénot de Vaublanc, garde du corps du roi (1783), de Villeroy, Membre du Conseil du Portugal (1808), Inspecteur en chef aux revues de la Grande Armée (1812). Guillaume François Tardivet du Repaire, garde du corps du roi, Lieutenant-colonel dans la écossaise à la suite de son acte héroïque du 6 octobre 1789 ayant protégé la reine des assaillants, lors de l'attaque de ses appartements à Versailles, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis,. Règne de Louis XVIII Hippolyte de Barrau (1794-1863), saint-cyrien, garde du corps du roi, officier de cavalerie, fondateur et président d'une société savante, conseiller puis secrétaire général de préfecture, historien et généalogiste. Antoine Guillaume de Tournemire (1799-1885), garde du corps du roi Louis XVIII et du roi Charles X. Joseph-Alexandre Berthier (1792-1849), garde du corps du roi, sous-lieutenant avec grade de major, dans la de Wagram (on trouve aussi de Noailles), maréchal de camp. Charles Louis de Chasseloup de La Motte (1792-1860), lieutenant des gardes du corps du roi en 1814, avant de passer aux cuirassiers d’Angoulème, qui après sa carrière militaire deviendra statisticien. Pierre Jean-Baptiste Victor Chebrou de Lespinats (1802-1875), garde du corps du roi, de Luxembourg du au , puis garde à pied avec rang de sous-lieutenant (27 février 1820), participe à l'expédition d'Espagne en 1823 aux chasseurs à cheval de la Vienne, capitaine au de grenadiers à cheval de la garde royale, (1825-1828), chef d’escadron aux cuirassiers d’Orléans (1842), lieutenant-colonel aux services des remontes (1847), officier de la Légion d’honneur (1851). Robert Claret de Fleurieu (1792-1847), garde du corps du roi Louis XVIII (1814), lieutenant aux chasseurs à cheval de la garde royale, héritier de Charles Pierre Claret, comte de Fleurieu et de son titre (ce dernier n'ayant eu que des filles). Alexandre Théophile Courlet de Boulot (1793-1863), lieutenant de cavalerie sortant des gardes du corps du roi, entré au régiment des gardes d'honneur (juin 1813), brigadier (juillet 1813), fourrier (août 1813), maréchal des logis chef (octobre 1813), garde du corps du roi (juin 1814). A accompagné le roi à Béthune. Constantin de Dax, marquis d'Axat (1797-1868), garde du corps du roi (1814), lieutenant au de dragons stationné à Carcassonne, participe avec son Corps à l'expédition d'Espagne, capitaine (1824), officier supérieur des dragons à cheval de la garde royale, chevalier de l'Ordre royal et militaire de Saint-Ferdinand d'Espagne (1823). Charles Mathias Durant de La Pastellière (1779-1814), garde du corps du roi, capitaine de cavalerie dans l'armée de Stofflet, aide de camp du marquis de Grignon (1795, guerres de Vendée). Jean-Marie de La Croix d'Azolette (1770-1842), garde du corps du roi, capitaine commandant la gendarmerie royale du département de la Loire, chevalier de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis et de la Légion d'honneur, anobli par Louis XVIII (1815). Alphonse de Lamartine (1790-1869), garde du corps du roi (1814), poète, homme politique. Alexandre Louis de La Taille (1793-1875), brigadier des gardes du corps du roi, de Luxembourg, officier de la Légion d'honneur (1814). Jean-Bonnoy de Laroze (1791-1875), garde du corps de Louis XVIII et de Charles X, commandant de la place de Boulogne-sur-Mer, chevalier de la Légion d'honneur et de l'Ordre royal et militaire de Saint-Ferdinand d'Espagne. Paul de Lavenne de Choulot (1794-1864), garde du corps du roi, paysagiste. Pierre Louis François Paultre de Lamotte (1774-1840), lieutenant des gardes du corps, de Luxembourg, le , général de brigade. Bonabes Louis Victurnien Alexis, marquis de Rougé (1778-1839), pair de France, colonel premier lieutenant français des gardes à pied ordinaires du corps du roi. Guillaume François Tardivet du Repaire, lieutenant des gardes du corps du roi (1814), maréchal de camp, Commandeur de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis, Officier de la Légion d'honneur.. Règne de Charles X François de Riffardeau, duc de Rivière (1763-1828), capitaine des gardes de S. A. R. Monsieur, frère du roi, devenus, depuis la mort de Louis XVIII, des gardes du corps de S. M. Charles X, chevalier des Ordres du roi, grand-croix de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, officier de la Légion d'honneur. Louis-Marie Joseph de Guillebon (1803-1890), officier d'infanterie, garde du corps de Charles X de 1827 à 1830, maire de Loye-sur-Arnon.. Jean Antoine Stanislas Pascal, baron de (1830), officier de la première compagnie des gardes du corps du roi (1814), commandant provisoire de la place d'Arras (1814), nommé colonel (1817), puis intendant de la laiterie royale de Rambouillet, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis. Notes et références Notes Références Annexes Bibliographie . Joseph Durieux, Le Périgord militaire: Gardes du corps du Roi au , dans Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, 1918, tome 45 , , 1920, tome 47 , 1921, tome 48 , , , , , 1922, tome 49 Léon de Forges de Parny, Les Gardes du corps du roi, imprimerie Devaye, Cannes, 1972 J.-F. Labourdette, La Compagnie écossaise des gardes du corps du roi au siècle : recrutement et carrières, dans Histoire, économie & société, 1984, , (lire en ligne) Chagniot, Jean, "Maison militaire du roi", Dictionnaire de l'Ancien régime, Lucien Bély dir., Paris, PUF, 1996 Grouvel, François, Histoire des Gardes du Corps du Roi pendant la Période Révolutionnaire, Coudoux, F.G.C. 1998 Barbiche, Bernard, Les Institutions de la monarchie française à l'époque moderne, Paris, PUF, 1999 O'Brien, David, '"Traditional virtues, Feudal ties and Royal Guards: The Culture of service in the Eighteen-century 'Maison Militaire du Roi'", French History, Vol.17, No.1, Oxford, Oxford University Press, 2003, Bodinier, Gilbert, Les Gardes du corps de Louis XVI, Versailles, Service historique de l'armée de terre, Ed. Mémoire & Document, 2005 Drévillon, Hervé, L'Impôt du sang, Paris, Tallandier, 2005 Cont, Alessandro, Diplomazia, riflessioni politiche e sociabilità: l'Europa di Antonio Micheroux tra conservazione e rivoluzione (1783-1790), "Atti della Accademia Roveretana degli Agiati", ser. 9, vol. 5, A (2015), pp. 57-77: 71-73 Articles connexes Garde écossaise (France) Liens externes Régiment de cavalerie français d'Ancien Régime Maison militaire du roi de France Cour royale sous l'Ancien Régime Unité de protection rapprochée Unité ou formation militaire créée en 1423 Unité ou formation militaire dissoute en 1830
Pavel Petrovitch Dournovo, en russe : Павел Петрович Дурново, né le , décédé le . Officier de la Marine impériale de Russie, les et , il prit part à la bataille de Tsushima au grade de capitaine (grade correspondant à celui de lieutenant-colonel dans l'infanterie ou l'armée de l'air). Issu de la noblesse de Saint-Petersbourg, il épousa Sofia Petrovna, princesse Volkonsky. - Pavel Petrovitch Dournovo entra dans le Corps des cadets de la Marine. - il fut admis en service actif dans la Marine impériale de Russie. , il fut promu au grade de garde-marine (grade en vigueur dans la Marine impériale de Russie de 1716 à 1917). - nommé feldfebel (grade de sous-officier en vigueur en Russie jusqu'en 1917). - il reçut son affectation pour servir à bord de l'Amiral Nakhimov. - Assistant navigateur à bord de l'Amiral Nakhimov. - Navigateur sur le croiseur Cloche. - Navigateur sur la canonnière Koretch. - Pavel Petrovitch Dournovo fut transféré sur l'Amiral Nakhimov. - Chef de quart sur la canonnière Koreetch. - Officier principal sur le cuirassé Peresvet. - Officier de navigation de . 12 avril au - Officier principal de navigation sur le cuirassé de défense côtière Amiral général Apraxine. 1er octobre 1899 - Officier principal de navigation sur le cuirassé Peresvet. - Officier principal de navigation sur le croiseur Asie. au - En service à bord du Peresvet. au - Chef du Bureau hydrographique - Adjudant-général de Son Altesse Impériale le Grand-duc Alexis Alexandrovitch de Russie. - Commandant à bord du destroyer Bravyi. 27 mai au - Participation à la bataille de Tsushima. - Promu capitaine . - Commandant de la canonnière Kivinetch. - Affecté dans le naval. - Supprimé de la liste des marins en activité dans la Marine impériale de Russie. Distinctions : Ordre de Sainte-Anne () : Ordre de Saint-Georges () Sources Famille Dournovo Naissance en juillet 1874 Décès en janvier 1909 Noblesse russe du XIXe siècle Décès à 34 ans
Orphée est une tragédie lyrique du compositeur baroque français Louis Lully sur un livret de Michel Duboullay, créée en 1690 à Paris. L'opéra, distribué en un prologue et trois actes et ballets, s'inspire du mythe d'Orphée dans les Métamorphoses d'Ovide. Historique Orphée est l'unique tragédie lyrique de Louis Lully, fils ainé de Jean-Baptiste Lully, composée à l'âge de vingt-six ans, trois ans après la mort de son père. L'œuvre est composée en collaboration avec son frère Jean-Baptiste Lully fils. Le librettiste avait par ailleurs déjà écrit pour Louis Lully, avec les paroles pour sa comédie-ballet Zéphyre et Flore de 1688. L'ouvrage est représenté pour la première fois à l'Académie royale de musique le en présence du Dauphin. Cette première représentation ne rencontra aucun succès, et l'ouvrage ne sera plus joué par la suite. Dangeau rapporte dans son journal que les auteurs et leur œuvre furent sifflés pendant la représentation. De plus, aucun journal de cette époque ne font mention de cet opéra, témoignant de son insuccès. La partition est publiée en 1690 par Christophe Ballard. L'éditeur dut cependant intenter une action en justice pour se faire rembourser les frais d'impression des livrets, face à l'échec qu'avait subi l'ouvrage. Orphée servit cependant de base à l'opéra Orpheus de Georg Phillip Telemann. Le compositeur allemand fit reprendre le livret de Michel Duboullay et ajouter des passages en italien et français à la traduction allemande. Postérité L'ouvrage est joué en 2015 au Théâtre du Nymphée à Vaison-la-Romaine à l'occasion de la XVI semaine de théâtre antique, dirigé par Pierre Guiral et mis en scène par Fanny Gioria. Analyse Dans cette version de l'histoire, le librettiste reprend le dénouement tel qu'écrit chez Ovide, qui fait retourner Orphée au moment fatidique par crainte de la perdre sans qu'Eurydice ne lui reproche son amour trop fort. De même, Orphée est tué hors-scène par les Bacchantes sur scène. Orphée reprend le schéma des opéras italiens en trois actes, ce qui marque l'influence de la musique transalpine en France. De même, les louanges traditionnelles adressées au roi sont presque invisibles ici. Le prologue, d'ordinaire réservé à chanter la gloire du souverain, préfère ici appuyer le thème de la tragédie, en faisant chanter Vénus à la mémoire d'Orphée. Références Voir aussi Liens externes Partition manuscrite complète, sur Gallica. Opéra français Opéra en français Opéra créé à Paris Tragédie lyrique Opéra inspiré par le mythe d'Orphée Opéra des années 1690
Trois classes de navires de lUS Navy portent le nom de Virginia : la , une classe de cinq cuirassés qui participent à la Première Guerre mondiale ; la , une classe de quatre croiseurs lance-missiles en service de 1976 à 1998 ; la , une classe d'environ trente sous-marins nucléaires d'attaque dont dix sont déjà en service.
Murieta est une municipalité de la communauté forale de Navarre, dans le Nord de l'Espagne. Elle est située dans la zone linguistique mixte de la province, dans la mérindade d'Estella et à de sa capitale, Pampelune. Elle a le même secrétaire de mairie qu'Abáigar. Géographie Localités limitrophes Histoire Économie Administration Démographie Patrimoine Patrimoine civil Patrimoine religieux Personnalités Notes et références Voir aussi Sources Commune en Navarre
Quand passent les cigognes (titre original , ) est un film soviétique de Mikhaïl Kalatozov sorti en 1957. Il s'agit de l'adaptation cinématographique de la pièce de Rozov, Éternellement vivants. En 1958, le film reçoit la Palme d'or au festival de Cannes. Ce film symbolise le dégel, c’est-à-dire l'assouplissement du régime soviétique sous Nikita Khrouchtchev. Synopsis Pendant la Seconde Guerre mondiale, Veronika attend le retour de son fiancé Boris, parti sur le front. Elle finit par succomber aux avances du cousin de celui-ci, Mark, un planqué peu glorieux, égoïste et distant. Délaissée, Veronika s’implique à sa manière dans le conflit en investissant son énergie dans l’aide et le réconfort aux soldats blessés rapatriés. Elle prend conscience de l’horreur de la guerre. Commentaires Avec ce film, le cinéma soviétique se démarque de tout l’élan patriotique de sa production précédente en montrant une histoire d’amour filmée dans un esprit neuf. Certaines scènes sont marquantes et novatrices : Le préambule calme de l’avant-guerre permettant à Veronika et Boris d'envisager leur amour, tournés vers l'avenir. Un vol de grues traverse le ciel. La scène tourbillonnante de l’escalier gravi par Boris (une première technique pour l’époque). Le moment où Veronika, terrorisée par le bombardement et à bout de forces, cède à Mark en répétant à l’infini sa négation qu’elle ne peut plus contrôler. La scène à l'hôpital où un blessé apprend que sa fiancée l'a trompé ; le docteur, Fiodor Ivanovitch, le père de Boris, le console en s'adressant à toute la salle pour fustiger le comportement de certaines filles qui ne font pas preuve de courage : elles ne méritent pas l'estime d'héroïques combattants. Veronika, qui se trouve dans la salle, culpabilise en l'écoutant, car elle n'a pas attendu Boris qui était au front, et a épousé Mark. (Cette scène peut être comparée à la scène finale du film, La Femme du boulanger, où Aimable Castanier s'adresse à sa chatte Pomponette, revenue après une escapade amoureuse, devant son épouse Aurélie qui l'avait quitté pour son amant et qui est de retour. Fiodr Ivanovitch tout comme Aimable Castanier s'adressent à un tiers, le blessé pour Fiodor Ivanovitch et la chatte Pomponette pour Aimable Castanier, pour délivrer un message de reproches, adressé en réalité à Veronika ou Aurélie.) La mort de Boris, qui voit défiler devant ses yeux l'avenir rêvé avec Veronika. La scène qui montre certains « planqués », à l'arrière, passant du bon temps et se livrant à des trafics pour satisfaire leurs caprices frivoles alors que tout manque. La scène finale : à la gare, Veronika, un bouquet de fleurs à la main, traverse la foule en liesse (autre prouesse technique) qui acclame les soldats de retour au pays. Elle arrive à Stepan, l'ami de Boris, qui lui apprend la mort de ce dernier et veut lui remettre la photo d'elle qu'il gardait sur lui. Le film se conclut pourtant sur une note d'espoir : Stepan, debout sur la locomotive, fait un discours énergique sur le retour de la paix et la nécessaire reconstruction, et Veronika, en larmes, se réconforte dans la solidarité collective en distribuant ses fleurs aux gens présents, tandis qu'un vol de grues passe dans le ciel. Prouesses techniques Ce film est réputé pour ses somptueux mouvements d'appareil, qui restent de vrais exploits techniques. On se souviendra notamment de la montée d'escalier de Boris, citée ci-dessus ; il est suivi du début à la fin par la caméra, qui reste à sa hauteur et en panoramique à 360 degrés tout en montant. (On notera que le point nodal effectue donc un vissage, ce qui n'est pas si fréquent.) L'opérateur portait vraisemblablement la caméra en étant pendu à un câble... qui montait tout en tournant. En fait, les studios Mosfilm avaient construit une tour en acier sur laquelle était arrimée une nacelle qui montait ou descendait comme un ascenseur et l'ensemble tournait. La nacelle accueillait l'opérateur et quelques projecteurs. Claude Lelouch a filmé le tournage de cette scène en 1957 pour son reportage Quand le rideau se lève, puis a utilisé cette technique dans son film Les Uns et les autres (1981). Ensuite, un plan très réputé (minutes 23:46 à 24:21) suit Veronika depuis un tramway en circulation, dans lequel elle est assise. Elle se lève pour descendre, suivie par la caméra, court dans la foule pour voir le défilé, tandis que la caméra effectue pour la suivre un travelling latéral assez rapide. Arrivée à une barrière, Veronika s'arrête tandis que la caméra s'élève jusqu'au très grand ensemble. Ce plan séquence commence en caméra portée ; à la descente du tramway, l'opérateur suspend sa caméra, à l'aide d'un électro-aimant, à un travelling sur câble. Au bout de celui-ci, un opérateur récupère l'appareil, pour l'accrocher à une grue qui l'élève jusqu'au très grand ensemble. Le film doit au chef opérateur Sergueï Ouroussevski son originalité photographique et sa richesse formelle. Fiche technique Titre : Quand passent les cigognes Titre original : Летят журавли (Letiat jouravli) Réalisation : Mikhaïl Kalatozov Scénario : Viktor Rozov Photographie : Sergueï Ouroussevski, prix de la Commission supérieure technique du festival de Cannes 1958 Distribution : États-Unis : Warner Bros. Pictures Décors : Evgueni Svideteliev Costumier : Leonid Naoumov Musique : Mieczysław Weinberg Montage : Maria Timofeïeva Son : Igor Maïorov Production : Ministerstvo Kinematografi Durée : 98 minutes Format : 35 mm - Noir & Blanc - 1,37 : 1 Date de sortie en Union soviétique : Date de sortie en France : 1958 Distribution Tatiana Samoïlova (V.F : Nadine Alari) : Veronika, mention spéciale d'interprétation au festival de Cannes 1958 Alexeï Batalov (V.F : Roland Ménard) : Boris Vassili Merkouriev (V.F : Pierre Morin) : Fiodor Ivanovitch, le père de Boris Alexandre Chvorine (V.F : Jean-Louis Jemma) : Mark Svetlana Kharitonova (V.F : Denise Bosc) : Irina Constantin Nikitine (V.F : Jean-Claude Michel) : Volodia/Vladimir Valentin Zoubkov (V.F : Claude Bertrand) : Stepan Ekatérina Kouprianova : Anna Mikhaïlovna Boris Kokovkine : Tchernov : Grand-mère Maïa Boulgakova : femme d'un soldat Récompenses 1958 : Palme d'or au festival de Cannes 1958 . Prix spécial du I festival cinématographique de l'URSS à Moscou Diplôme du IX festival international du film de travailleurs (Tchécoslovaquie) Mention du I festival annuel à Vancouver Diplôme d'honneur au festival des festivals à Mexico Prix Selznick du meilleur film étranger de l'année aux États-Unis Critiques À la sortie du film, le cinéaste Éric Rohmer a écrit : Rohmer, encore critique à cette époque-là, tempérait toutefois son jugement en ajoutant : Jacques Doniol-Valcroze, autre critique devenu réalisateur, émettait, quant à lui, ce point de vue : , estimait, plus tard, Georges Sadoul. Box-office En URSS, de soviétiques voient le film pendant l'hiver 1957. En France, le film est un des plus gros succès de l'année 1958 avec 5 414 915 d'entrées. Il se classe troisième au box-office français de 1958, derrière le péplum américain Les Dix Commandements de Cecil B. DeMille et Les Misérables de Jean-Paul Le Chanois, une adaptation du roman de Victor Hugo avec Jean Gabin dans le rôle de Jean Valjean . Autour du film Un rapprochement peut être effectué entre le film et Un long dimanche de fiançailles de Jean-Pierre Jeunet. Plus que le thème, les deux films ont certains passages en commun : les deux héroïnes attendent la lettre de leurs fiancés et se lancent des paris étranges et superstitieux, dont l'issue serait, selon elles, décisive quant à l'accomplissement de leurs espoirs. À la même époque (début des années 1950), rares sont les réalisateurs à se montrer aussi inventifs ; en France par exemple, Max Ophuls dans Madame de... crée des mouvements de caméra et des raccords éblouissants d'une perfection très en avance sur son temps. Il est à noter qu'en 1980 dans Les Uns et les Autres, Claude Lelouch, peut-être en hommage à Kalatozov, filme exactement de la même manière en un plan séquence, la montée en vrille d'un personnage dans une cage d'escalier mais au ratio 2,35:1. Dans un supplément on voit Lelouch caméra à l'épaule, assis sur une plate-forme suspendue à un treuil élévateur, tandis qu'un technicien hors-champ monte rapidement les marches en poussant une barre fixée à l'ensemble qui tournoie ainsi jusqu'en haut à la même vitesse que le comédien. Édition vidéo Le film sort en France en combo DVD + Blu-ray le , édité par Potemkine. Le disque comprend une restauration 4K du film. Notes et références Liens externes Quand passent les cigognes : Histoire d'un malentendu, Françoise Navailh Film soviétique sorti en 1957 Film dramatique soviétique Film soviétique en noir et blanc Film de Mosfilm Palme d'or Film sur le front est de la Seconde Guerre mondiale Film nommé aux BAFTA Awards Prix CST de l'artiste technicien Film réalisé par Mikhaïl Kalatozov Film tourné dans l'oblast de Moscou Film en russe
Claude Mangot, né en 1556 et mort en 1624, seigneur de Villeran, d'Orgères et de Villarceaux à Voves, est un parlementaire et homme d'État français. Biographie Issu d'une famille estimée de parlementaires originaire du Loudunois, il est le fils de Claude Mangot (1520-1593), époux de Geneviève Sevin, dame de Villeran, de Dreville, d'Orgères et du Moulin (par contrat du 30 avril 1545) avocat au parlement de Paris, anobli par lettres de noblesse datées de Vauluisant, septembre 1555, et enregistrées en la chambre des comptes le 10 janvier 1556, ambassadeur de la duchesse de Longueville à Neuchâtel de 1592 à 1593. Claude Mangot commence sa carrière au Parlement où il est reçu comme conseiller lai le 20 mai 1588 et affecté aux Requêtes du Palais. Il prête serment à la Sainte-Union en qualité de membre du Parlement ligueur le 26 janvier 1589. Le 4 décembre 1589, il est reçu au parlement royal à Tours. Il devient maître des requêtes le février 1600. Le 9 avril 1607 il est commis procureur général de la chambre de justice instituée pour juger les malversations des financiers. Le 17 avril 1614, il est commis pour instruire le procès de Philippe de Gondi, fermier de la gabelle. La même année, il obtient des lettres patentes le chargeant d'instruire sur les troubles du Poitou et de pacifier cette province. Toujours en 1614, il devient conseiller d'État. Le 25 janvier 1616, il est nommé premier président du Parlement de Bordeaux charge qu’il n’exerce pas et qu’il vend dès janvier 1617. Protégé par le maréchal d'Ancre (Concini), il est nommé par commission le 9 août 1616 secrétaire d'État de la Guerre et aux affaires étrangères. Il négocie la séparation du Duc de Nevers d'avec les princes ligués et la réduction de la ville de Péronne, dont le duc de Longueville s'était emparé. Lors du remaniement du Conseil du 25 novembre 1616, fidèle de Concini, il est nommé par lettres patentes garde des Sceaux à la place de Guillaume du Vair qui démissionne, tandis que Richelieu reprend sa charge de conseiller d'État. Lors de la chute du maréchal d'Ancre orchestrée par Louis XIII le 24 avril 1617, il est démis de ses fonctions par le roi qui rétablit du Vair. « Ayant pour plusieurs grandes et importantes considérations, retiré des mains du sieur Mangot les sceaux de France, dont nous lui avions depuis quelque temps commis la garde, nous avons estimé les devoirs rendre ès mains de notre cher et féal le sieur du Vair, garde des sceaux de France […] des mains duquel ils avaient été contre notre gré ôtés par les mauvais et sinistres artifices de quelques-uns qui, abusant de notre nom et autorité, tramaient de mauvais desseins contre nous et notre État ». Disgracié, Mangot est, selon certaine sources, embastillé et meurt peu de temps après son incarcération, ou, selon d'autres se retire pour vivre « en personne privée en sa maison ». En 1594 il avait épousé Margueritte Le Beau dame de Villarceaux. Son fils Anne Mangot (baptisé le 3 septembre 1594, mort le 10 juin 1655) est conseiller au Grand Conseil (27 septembre 1619), conseiller au parlement de Bretagne puis de Paris (23 février 1623) enfin maître des requêtes (18 mars 1627). Notes et références Sources Manuscrit Mémoires sur l'Établissement des Secrétaires d'Estat et des Clercs Notaires et Secrétaires du roy et Secrétaires des Finances, 1300-1647, consultable sur le site The Ranums' Panat Times Jean-François Labourdette et alii, Monarchies, noblesses et diplomaties européennes : mélanges en l'honneur de Jean-François Labourdette, éd. Presses Paris Sorbonne, 2005, , extrait en ligne Lucien Bély, Georges-Henri Soutou, Laurent Theis, Maurice Vaïsse, Dictionnaire des ministres des affaires étrangères, Fayard, 2005, Ministre d'Henri IV de France Ministre de Louis XIII Ministre français de la Justice Garde des sceaux de France Naissance en 1556 Décès en 1624
Le canton de Valdahon est un canton français du département du Doubs créé par le décret du et entrée en vigueur lors des élections départementales de 2015. Histoire Un nouveau découpage territorial du Doubs entre en vigueur à l'occasion des élections départementales de mars 2015, défini par le décret du , en application des lois du (loi organique 2013-402 et loi 2013-403). Les conseillers départementaux sont, à compter de ces élections, élus au scrutin majoritaire binominal mixte. Les électeurs de chaque canton élisent au Conseil départemental, nouvelle appellation du Conseil général, deux membres de sexe différent, qui se présentent en binôme de candidats. Les conseillers départementaux sont élus pour au scrutin binominal majoritaire à deux tours, l'accès au second tour nécessitant 12,5 % des inscrits au . En outre la totalité des conseillers départementaux est renouvelée. Ce nouveau mode de scrutin nécessite un redécoupage des cantons dont le nombre est divisé par deux avec arrondi à l'unité impaire supérieure si ce nombre n'est pas entier impair, assorti de conditions de seuils minimaux. Dans le Doubs, le nombre de cantons passe ainsi de 35 à 19. Le canton de Valdahon est formé de communes des anciens cantons de Vercel-Villedieu-le-Camp (), de Maîche (), du Russey (), de Pierrefontaine-les-Varans (), d'Ornans () et du Pont-de-Roide (). Avec ce redécoupage administratif, le territoire du canton s'affranchit des limites d'arrondissements, avec incluses dans l'arrondissement de Pontarlier, 10 dans l'arrondissement de Montbéliard et 2 dans celui de Besançon. Le bureau centralisateur est situé à Valdahon. Représentation Résultats détaillés Élections de mars 2015 À l'issue du des élections départementales de 2015, trois binômes sont en ballottage : Sylvie Le Hir et Thierry Vernier (Union de la Droite, 40,52 %), Léon Bessot et Isabelle Nicod (DVG, 30,99 %) et Audrey Dumain et Yannick Flour (FN, 28,49 %). Le taux de participation est de 60,65 % ( sur ) contre 52,68 % au niveau départemental et 50,17 % au niveau national. Au second tour, Sylvie Le Hir et Thierry Vernier (Union de la Droite) sont élus avec 46,03 % des suffrages exprimés et un taux de participation de 61,53 % ( pour et ). Sylvie Le Hir a quitté LR pour LREM. Élections de juin 2021 Le premier tour des élections départementales de 2021 est marqué par un très faible taux de participation (33,26 % au niveau national). Dans le canton de Valdahon, ce taux de participation est de 39,28 % ( sur ) contre 34,1 % au niveau départemental. À l'issue de ce premier tour, deux binômes sont en ballottage : Patricia Lime Vieille et Thierry Vernier (Union au centre, 39,22 %) et Sylvie Le Hir et Michel Morel (DVD, 26,89 %). Le second tour des élections est marqué une nouvelle fois par une abstention massive équivalente au premier tour. Les taux de participation sont de 34,3 % au niveau national, 35,83 % dans le département et 41,18 % dans le canton de Valdahon. Patricia Lime Vieille et Thierry Vernier (Union au centre) sont élus avec 58,05 % des suffrages exprimés ( pour et ). Composition Lors de sa création, le canton de Valdahon comprenait soixante-quatre communes entières. Après la fusion des communes d'Athose, Chasnans, Hautepierre-le-Châtelet, Nods, Rantechaux et Vanclans au pour former la commune nouvelle des Premiers-Sapins, le canton était constitué de cinquante-neuf communes. Par arrêté du , les communes de Étalans, de Charbonnières-les-Sapins et de Verrières-du-Grosbois fusionnent le pour former la commune d'Étalans. Cependant, cette commune nouvelle est partagée entre les cantons de Valdahon et d'Ornans en raison de l'appartenance de la commune déléguée de Charbonnières-les-Sapins à ce dernier. Le décret du entraîne le rattachement complet du territoire de la commune nouvelle d'Étalans au canton de Valdahon. Le , Charbonnières-les-Sapins (située dans le canton d'Ornans) et Verrières-du-Grosbois fusionnent avec Étalans ; le canton comprend désormais cinquante-huit communes entières. La nouvelle composition du canton est actée par un arrêté du . Démographie Notes et références Notes Références Voir aussi Doubs Arrondissements du Doubs Liste des cantons du Doubs Liste des communes du Doubs Liste des conseillers départementaux du Doubs Valdahon
Le Coq d'or (en ; ) est un opéra en trois actes de Nikolai Rimski-Korsakov. Vladimir I. Bielski en a composé le livret intégral, d'après le conte en vers de Pouchkine Le Coq d'or. La création du dernier opéra de Rimski-Korsakov eut lieu le à Moscou au théâtre Solodovnikov, sous la direction d'Emil Cooper. Les intentions satiriques du compositeur envers le tsarisme sont indiscutables : cet opéra, composé une dizaine d'années avant la révolution de , montre que Rimski sentait venir l'orage. La censure en interdit la représentation du vivant du compositeur<ref>Le guide de l'Opéra - Fayard - 1986.</ref>. Histoire de la composition Nikolaï Rimski-Korsakov avait considéré son précédent opéra, La Légende de la ville invisible de Kitège et de la demoiselle Fevronia (1907), comme sa dernière déclaration artistique dans le domaine, et, en effet, cette œuvre a été qualifiée de somme de la tradition opératique nationaliste de Glinka et des Cinq. Cependant, la situation politique de la Russie de l'époque l'incite à prendre la plume pour composer une " satire acérée de l'autocratie, de l'impérialisme russe et de la guerre russo-japonaise ". Par ailleurs, les précédentes œuvres de Rimski-Korsakov inspirées des poèmes d'Alexandre Pouchkine, en particulier Le Conte du tsar Saltan (1899-1900), s'étaient avérées très réussies. Quatre facteurs ont influencé le compositeur dans l'écriture de l'opéra : Pouchkine. Toutes les autres œuvres de Rimski-Korsakov inspirées des œuvres du grand poète, en particulier Le Conte du tsar Saltan, avaient été de grands succès. On retrouve la même magie dans Le coq d'or. Bilibine. Ivan Bilibine avait déjà réalisé des scènes pour Le Coq d'or, avec le même goût pour le folklore russe traditionnel que pour Le Conte du tsar Saltan. La Guerre russo-japonaise. Sous le tsar Nicolas II, la Russie a mené une guerre contre le Japon qui était très impopulaire parmi les Russes et qui s'est soldée par un désastre militaire et une déroute pour la Russie (dans la pièce, le tsar Dodon décide follement d'attaquer un État voisin, provoquant un grave désordre et une effusion de sang. Le tsar lui-même consacre plus d'attention à ses plaisirs personnels et finit mal). La révolution russe de 1905. De nombreux Russes n'étaient pas seulement mécontents de la guerre avec le Japon, mais aussi de leurs conditions de vie misérables. Le 9 janvier 1905, une manifestation pacifique menée par un prêtre devant le Palais d'Hiver pour réclamer de meilleures conditions de travail s'est soldée par un massacre perpétré par les troupes tsaristes : ce jour est entré dans l'histoire sous le nom de "Dimanche rouge". Cette nouvelle a provoqué d'autres troubles dans le pays, notamment la célèbre mutinerie du cuirassé Potemkine. Les étudiants du conservatoire de Saint-Pétersbourg manifestent également contre le tsar, avec le soutien de Rimski-Korsakov : en conséquence, il est démis de ses fonctions à la tête du conservatoire ; en signe de protestation, Alexandre Glazounov et Anatoli Liadov démissionnent également. Rimski-Korsakov décide alors de composer un opéra pour dénoncer le désastreux régime tsariste et, en 1906, il commence à travailler sur Le Coq d'or. Le livret est confié à Vladimir Bel'skij, qui apporte quelques modifications et introduit de nouveaux personnages par rapport à l'histoire de Pouchkine. L'écriture de l'opéra progresse rapidement et, en septembre 1907, la partition est achevée et publiée. À la fin du mois de février 1908, le directeur des Vladimir Telyakovskiy transmit la partition à l'agence de censure afin d'obtenir une approbation pour le Théâtre Bolchoï. La partition fut renvoyée sans avoir été éditée, mais elle fut soudainement reprise le lendemain. Cette fois, de nombreux changements furent demandés pour le livret ainsi que pour le texte original de Pouchkine. Rimski-Korsakov soupçonne une dénonciation de la part de quelqu'un et s'oppose à tout changement. Il continue à travailler sur l'orchestration tout en luttant contre une maladie progressive. En juin 1908, Telyakovskiy l'informa que le gouverneur général de Moscou était très opposé à l'opéra. Rimski-Korsakov est contraint d'accepter les exigences de la censure, mais demande que les livrets avec le texte original complet soient vendus séparément de la représentation dans la version originale. Dans sa dernière lettre, Rimski-Korsakov demanda à son ami et éditeur de musique Boris Jurgenson de contacter Michel Dimitri Calvocoressi et de lui suggérer de mettre en scène Le coq d'or à Paris. Il mourut deux jours plus tard et n'assista donc jamais à la création de son dernier opéra. La première représentation a eu lieu au théâtre Solodovnikov de Moscou le 24 septembre 1909, un an après la mort du compositeur, et a été jouée avec de nombreux changements imposés par la censure. Personnages le tsar Dodon (basse) le tsarévitch Aphron (baryton) le tsarévitch Gvidon (ténor) l'Astrologue (ténor léger) Polkan (basse) la reine de Chemakha (soprano) Amelfa (alto) la voix du Coq d'or (soprano) La suite symphonique Rimski-Korsakov a réalisé l'arrangement pour orchestre suivant :Introduction et procession de mariage de l'opéra Le coq d'or (1907) (Введение и свадебное шествие из оперы "Золотой петушок"). De cet opéra, symphoniquement très riche, a été tirée, après la mort du compositeur, une suite en quatre mouvements compilée par Alexandre Glazounov et Maximilian Steinberg dont la première audition a eu lieu en 1913 : le tsar Dodon dans son palais (regroupe l'introduction de l'ouvrage et scènes du comme l'apparition de l'astrologue) le tsar Dodon sur le champ de bataille (début du ) le tsar Dodon et la reine Chemakha (principalement la danse de la reine) la noce et la fin pitoyable de Dodon (début du , marche nuptiale et mort du tsar tué par le Coq) Le violoniste Efrem Zimbalist a écrit une fantaisie-concerto d'après Le Coq d'or pour violon et piano sur des thèmes de la suite. Résumé L'action se déroule à une époque non précisée et dans un lieu imaginaire, bien qu'une ville appelée Šemacha (Şamaxı) existe bel et bien et soit située en Azerbaïdjan. À l'époque de Pouchkine, la ville était importante, étant la capitale de ce qui allait devenir le gouvernement de Bakou. Mais le royaume dont il est question dans son poème n'a pas grand-chose à voir avec la ville royale et son territoire : il est probable que Pouchkine ait choisi ce nom uniquement pour donner une connotation exotique à un royaume inventé. Prologue : l'Astrologue annonce le début de l'histoire et que celle-ci aura une morale. Acte I : le roi Dodon convoque le chef de ses armées le général Polkan ainsi que ses fils Guidon et Afron pour qu'ils aillent combattre les ennemis du pays et que lui puisse retourner se coucher. Guidon et Afron font des propositions que Polkan rejette. L'Astrologue présente un coq d'or qui perché sur un clocher préviendra des invasions ennemies. Dodon, enchanté, promet à l'Astrologue la récompense que ce dernier précisera plus tard. Le roi s'endort, veillé par sa gouvernante, et rêve d'une belle princesse. Acte II : en plein brouillard de nuit, Dodon découvre que son armée a été vaincue et que ses fils se sont entre-tués. À l'aube apparait une tente dont sort la reine de Chemakha. Elle célèbre le Soleil levant et déclare vouloir envahir le royaume de Dodon. Elle lui enjoint de chanter et danser jusqu'à épuisement. Dodon, sous son charme, la demande en mariage alors qu'elle se prépare à envahir son pays. Acte III : Dodon rentre chez lui avec la reine de Chemakha, accompagné de nains, de géants, d'esclaves et d'animaux bizarres. L'Astrologue arrive et vient réclamer son dû pour le coq d'or : il déclare vouloir épouser la reine. Dodon essaie de l'en dissuader, mais en vain, et finit par le tuer avec son sceptre. Alors d'un violent coup de bec, le coq tue le roi. Survient alors un violent orage pendant lequel la reine, l'Astrologue et le coq disparaissent. Epilogue : l'Astrologue renait et déclare que dans cette histoire, seuls la reine et lui sont réels. Extraits particulièrement marquants de l'opéra le prologue et l'entrée de l'Astrologue (Ia koldoun. Naoukoi tainoi) le monologue du roi Dodon (Ia vas zdiès zatièm sozval) le projet d'Afron (Ty zavralsia) le sommeil de Dodon (Tsarstvoui lioja na bokou!) le rêve du roi Dodon (Kirikikoukou!) la danse de la reine Chemakha (Vyplyvaiou ia snatchala) le chœur des esclaves (Siostry, kto khromaièt riadom) le chœur du peuple de Dodon (Strachno, bratiki!) Le Coq d'or est l'un des rares opéras de Rimski-Korsakov joués en Occident, même s'il ne figure pas régulièrement à l'affiche des théâtres lyriques. Instrumentation Bois : 1 piccolo, 2 flûtes, 2 hautbois, 1 cor anglais, 2 clarinettes (en la-), 1 clarinette basse (en la-), 2 bassons, 1 contrebasson. Cuivres : 4 cors d'harmonie (en fa), 2 trompettes (en ut), 1 trompette contralto (en fa), 3 trombones, 1 tuba. Percussions : timbales, triangle, caisse claire, tambourin, glockenspiel, cymbales, grosse caisse, xylophone, tam-tam. Autres : célesta, 2 harpes Cordes : violons, altos, violoncelles, contrebasses. Analyse Le Coq d'or possède une structure plus compacte que les autres opéras de Rimski-Korsakov, son étonnante orchestration témoigne également d'une plus grande économie de moyens, ainsi que d'un sens marqué du style. La mise en scène spectaculaire exigée par le livret et l'écriture vocale pour la reine, soprano colorature, ont contribué à la popularité de l'opéra, généralement considéré comme le meilleur du compositeur. Ces mêmes éléments établissent un lien direct entre Rimski-Korsakov et son disciple le plus célèbre, Stravinsky, dont le premier opéra, Le Rossignol utilise exactement les mêmes caractéristiques ; l'écriture du Rossignol est commencée un an après Le Coq d'or, mais sera interrompue par la création d’œuvres majeures telles L'Oiseau de feu. Préface au Coq d'or par le librettiste V. Belsky (1907) Autres éléments Rôles lors des premières à Moscou Historique des représentations La première a eu lieu le 7 octobre (A.S. 24 septembre) 1909, au Théâtre Solodovnikov de Moscou, lors d'une représentation de l'. Le chef d'orchestre est Emil Cooper ; les décors sont l'œuvre de Ivan Bilibine. L'opéra fut donné au Théâtre Bolchoï de la ville un mois plus tard, le 6 novembre, sous la direction de et dans des décors de Konstantin Korovine. Les premières à Londres et à Paris eurent lieu en 1914 ; à Paris, il fut mis en scène au Palais Garnier par les Ballets russes sous la forme d'un opéra-ballet, chorégraphié et dirigé par Michel Fokine, avec des décors et des costumes conçus par Natalia Gontcharova. La première aux États-Unis a eu lieu au Metropolitan Opera le 6 mars 1918, avec dans le rôle-titre, Adamo Didur et Maria Barrientos dans les rôles principaux actuels, et Pierre Monteux à la direction. Le Metropolitan Opera (Met) a joué l'œuvre régulièrement jusqu'en 1945. Toutes les représentations du Met avant la Seconde Guerre mondiale étaient chantées en français ; lors de la dernière saison de l'œuvre au répertoire du Met, le Coq d'or était chanté en anglais. Les traducteurs anglais étaient Antal Doráti et James Gibson. L'œuvre n'a pas été jouée au Met depuis la guerre, mais elle a été mise en scène au New York City Opera voisin de 1967 à 1971, toujours en anglais, avec Beverly Sills chantant la Tsarine de Chemakha face au Dodon de Norman Treigle, et Julius Rudel dirigeant la production de . En Italie, Il gallo d'oro a été créé au Teatro Regio de Turin le 18 février 1925. En Espagne, la première a eu lieu au de Barcelone le . Au Covent Garden de Londres, l'opéra fut présenté en janvier 1954 dans une production de Robert Helpmann dirigée par Igor Markevitch (qui faisait ses débuts à Covent Garden) ; la distribution comprenait Hugues Cuénod dans le rôle de l'astrologue, dans le rôle de Dodon, et Mattiwilda Dobbs dans le rôle de la reine de Chemakhan. En 1998, la compagnie du Royal Opera a présenté une nouvelle production au Sadler's Wells Theatre produite par Tim Hopkins et dirigée par Vladimir Jurowski avec Jean-Paul Fouchécourt dans le rôle de l'astrologue, dans le rôle de Dodon et Elena Kelessidi dans le rôle de la Reine. Le 13 décembre 1975, la BBC diffusa une représentation en anglais en direct du Theatre Royal Glasgow avec le BBC Scottish Symphony Orchestra sous la direction d'Alexander Gibson, et avec Don Garrard dans le rôle du Tsar Dodon, John Angelo Messana dans le rôle de l'Astrologue et Catherine Gayer dans le rôle de la Reine. Le Théâtre Mariinsky a mis en scène une nouvelle production du Coq d'or le 25 décembre 2014, sous la direction de Valery Guerguiev. La mise en scène et la conception des costumes ont été confiées à Anna Matison. L'opéra a été présenté en russe pendant la saison d'hiver 2015 par l'opéra de Saratosa sous la direction de Ekhart Wycik, dans des décors de David P. Gordon, avec Grigory Soloviov dans le rôle du Tsar Dodon, Alexandra Batsios dans le rôle de la Reine de Chemakha, Timour Bekbossounov dans le rôle de l'Astrologue, et Riley Svatos dans le rôle du Coq d'Or. Le théâtre royal de La Monnaie/De Munt a mis en scène une nouvelle production à Bruxelles en décembre 2016. Il s'agissait d'une coproduction avec le Teatro Real de Madrid et l'Opéra national de Lorraine (Nancy). Le metteur en scène et costumier était Laurent Pelly et le chef d'orchestre, Alain Altinoglu. Le rôle du tsar Dodon a été partagé entre Pavol Hunka et Alexey Tikhomirov ; celui de la tsarine a été partagé entre Venera Gimadieva et Nina Minasyan. Alexander Kravets a pris le rôle de l'astrologue et le rôle chantant du coq a été joué par Sheva Tehoval avec Sarah Demarthe dans le rôle du coq sur scène. Le ballet En 1914, Michel Fokine chorégraphie un ballet sur la musique de Rimski-Korsakov pour les Ballets russes de Serge de Diaghilev. Les décors étaient la création de Nathalie Gontcharova. Enregistrements On note six versions, dont trois réalisées en studio. Il faut préciser que les opéras de Rimski-Korsakov sont peu enregistrés et s'exportent mal en Occident. Dès qu'ils le sont, ils demeurent pour la plupart introuvables. Orchestre de la RAI (M. Freccia) (live de 1960) : dans cette version chantée en italien, l'orchestre et les chanteurs sont d'un niveau acceptable, sans plus ; le son est plutôt précaire. Orchestre de la radio de Moscou (A. Kovaliov & E. Akoulov) (studio de 1962) : cette version reste la référence, grâce à l'excellence de l'orchestre, des chœurs et des chanteurs (notamment Pitchaïev, dans le rôle de l'astrologue) ; le son est très satisfaisant pour l'époque. Orchestre de l'Opéra de New York (Rudel) (live de 1971) : cette version, chantée en anglais est surtout intéressante pour l'interprétation de Beverly Sills, qui y incarne la reine de Chemakha ; malheureusement, les conditions techniques sont relativement médiocres. Orchestre de l'Opéra de Sofia (D. Manolov) (studio de 1985) : cette version est une des seules sur le marché actuellement. L'interprétation ne marque pas les esprits (orchestre sans grand relief et chanteurs de qualité trop variable) ; en revanche, la qualité sonore est excellente (enregistrement numérique). Orchestre philharmonique de Moscou (D. Kitaenko) (studio de 1987). Orchestre du Théâtre Bolchoï de Moscou (E. Svetlanov) (live de 1988). Vidéos 1986 : Grigor Gondjian (Tsar Dodon), Ruben Kubelian (Tsarevitch Gvidon), Sergueï Chouchardjian (Tsarévitch Afron), Ellada Tchakhoyan (Reine de Chemakha), Susanna Martirosian (le coq d'or), Haroutun Karadjian (le général Polkan), Grand Aivazian (l'astrologue). Alexander Spendiaryan State Academic Theatre Orchestra, Yerevan, Aram Katanian. 1989 : version en trois actes du Bolchoï dirigée par Evgueny Svetlanov : Directeur scénique: Gueorgui Ansimov ; Décors: Marina Sokolova ; Roi Dodon: Maxime Mikhaïlov ; Prince Gvidon: Arkady Michenkine ; Prince Afron: Mausar Mintsaev ; Reine de Chemakha: Irina Jourina ; Général Polkan: Nikolaï Nizienk; Intendante du roi Amelfa: Elena Zaremba ; l'astrologue: Youri Markelov ; le Coq d'or: Irina Oudalova ; Ballet du Bolchoï ; Chœur du Théâtre du Bolchoï ; Orchestre du Théâtre du Bolchoï ; Evgueny Svetlanov, chef d'orchestre. Enregistrement: Tokyo Bunka Kaikan, 12 juillet 1989. 2002 : Albert Schagidullin (Tsar Dodon), Olga Trifonova (la Reine), Barry Banks (Astrologue), Orchestre de Paris, Kent Nagano 2016 : Pavlo Hunka (Tsar Dodon), Venera Gimadieva (la Reine de Chelmaka), Alexander Kravets (l'asrologue), Chœur et orchestre symphonique de La Monnaie, Bruxelles, Alain Altinoglu Inspiration pour d'autres œuvres Marina Frolova-Walker considère Le Coq d'or comme le précurseur des idées antipsychologiques et absurdes qui allaient culminer dans des anti-opéras du tels que L'Amour pour trois oranges (1921) de Sergei Prokofiev et Le Nez (1930) de Dmitri Chostakovitch. Dans son dernier opéra, Rimski-Korsakov a posé . En 1978-1979, le compositeurs Kaikhosru Shapurji Sorabji a écrit "Il gallo d'oro" da Rimsky-Korsakov : variazioni frivole con una fuga anarchica, eretica e perversa" (). Bibliographie Notes et références Articles connexes Groupe des Cinq Liens externes . Opéra russe Opéra des années 1900 Opéra créé à Moscou Œuvre de Rimski-Korsakov Octobre 1909 1909 en Russie Coq dans la culture Coq
Jean Starobinski, né le à Genève et mort le à Morges (canton de Vaud, Suisse), est un historien des idées, théoricien de la littérature et médecin psychiatre suisse. Ayant suivi des études de lettres classiques et de psychiatrie à l'université de Genève, il fut titulaire à la fois d'un doctorat ès lettres (avec une thèse sur Jean-Jacques Rousseau) et d'un doctorat en médecine obtenu à l'université de Lausanne, avec une thèse portant sur l'histoire du traitement de la mélancolie. Biographie Jean Starobinski est le fils d'Aron Starobinski et de Szajndla Frydman, tous deux d'origine juive polonaise. Il ne fut naturalisé suisse qu'en 1948. En 1957, paraît sa thèse de lettres « La Transparence et l’Obstacle » consacrée à Jean-Jacques Rousseau, avant qu'il ne s'intéresse aux autres auteurs des Lumières, dont plus particulièrement Diderot. Il a enseigné la littérature française à l’université Johns-Hopkins, à l'université de Bâle, ainsi qu’à Genève, où il a aussi assuré des cours d’histoire des idées et d’histoire de la médecine. Ses livres, traduits en une douzaine de langues, ont enrichi les vues sur . Il a également consacré à la création poétique contemporaine, ainsi qu’aux problèmes de l’interprétation et de l'herméneutique. Ses essais sur l’art et la littérature du (en particulier Rousseau, Diderot et Voltaire) sont devenus des classiques du genre et ont renouvelé la compréhension de ces auteurs. Son expérience de médecin et de psychiatre l'a amené à étudier l'histoire de la mélancolie (notamment dans Trois Fureurs, 1974). Il est le premier, en 1964, à publier les recherches de Ferdinand de Saussure sur les anagrammes. Il participe également au comité de rédaction de la Nouvelle Revue de psychanalyse, aux côtés de Jean-Bertrand Pontalis. Jean Starobinski fut membre de l’Académie des sciences morales et politiques (Institut de France), ainsi que de plusieurs académies françaises, européennes et américaines. Il fut docteur honoris causa de nombreuses universités en Europe et en Amérique. En 2010, il confie sa bibliothèque personnelle, constituée de plus de , aux archives littéraires de la Bibliothèque nationale suisse. Il meurt le à Morges. Vie privée En , Jean Starobinski se marie à une médecin ophtalmologiste, Jacqueline Sirman, avec qui il a trois fils. Théorie littéraire Jean Starobinski décrit sa méthodologie critique notamment dans un ouvrage intitulé La Relation critique. Il y explique vouloir s'attacher à coordonner à la fois les méthodes de la stylistique, de l'histoire des idées et de la psychanalyse. C'est ce qu'il nomme une « critique de la relation ». Cette approche éclectique est parfois qualifiée de « thématique » et se rattache comme les œuvres de Georges Poulet, Marcel Raymond ou Jean Rousset à l’École dite de Genève. La singularité de l'approche de Starobinski réside dans sa volonté assumée d'investir une œuvre pour lui « rendre sens » en évitant le double écueil du « mimétisme » total et celui de la distance trop grande susceptible de diluer l’œuvre. La pertinence et la pérennité de son œuvre et de son regard critique sur la médecine se révèlent lors de la crise sanitaire de la pandémie de Covid-19. Carrière Sociétés et associations Membre ou associé d'académies Doctorats honoris causa Œuvre Ouvrages (choix de textes et présentation) Stendhal, coll. « Le Cri de la France », série 1, , Fribourg, LUF, 1943 (traduction et présentation) Franz Kafka : La Colonie pénitentiaire, nouvelles suivies d'un Journal intime, Fribourg, LUF, 1945 (avec Paul Alexandre et Marc Eigeldinger) Pierre Jean Jouve : poète et romancier, Neuchâtel, À la Baconnière, 1946 Montesquieu, coll. « Microcosme » « Écrivains de toujours », Paris, Le Seuil, 1953 ; édition corrigée et augmentée, 1994 Jean-Jacques Rousseau : La Transparence et l’Obstacle, Paris, Plon, 1957 ; rééd. Collection Bibliothèque des Idées, Gallimard, 1971 ; rééd. Collection Tel, Gallimard, 1976 Montaigne en mouvement, Paris, N.R.F, février 1960 ; Paris, Gallimard, 1982 L’Œil vivant : Corneille, Racine, La Bruyère, Rousseau, Stendhal, Paris, Gallimard, 1961 Histoire de la médecine, en collaboration avec Nicolas Bouvier éd. Rencontre et ENI, 1963; rééd.: 2020, avec une introduction de Vincent Barras, éd. Héros-Limite, . L’Invention de la Liberté, Genève, Skira, 1964 « Hamlet et Freud », introduction à Ernest Jones, Hamlet et Œdipe, Paris, Gallimard, 1967 ; rééd. coll. « Tel » La Relation critique, Paris, Gallimard, 1970 ; rééd. coll. « Tel », 2000 Portrait de l’artiste en saltimbanque, Genève, Skira, 1970 ; nouvelle édition revue et corrigée, Paris, Gallimard, coll. « Art et artistes », 2004 Les Mots sous les mots : les anagrammes de Ferdinand de Saussure, Paris, Gallimard, 1971 1789 : Les Emblèmes de la Raison, Paris, Flammarion, 1973 Trois Fureurs, Paris, Gallimard, 1974 « La Conscience du corps », dans Revue française de psychanalyse, 1981, /2 « Recettes éprouvées pour chasser la mélancolie », in Nouvelle Revue de psychanalyse, , 1985 (édition critique et présentation) Pierre Jean Jouve, Œuvre I et Œuvre II, Paris, Mercure de France, 1987 Claude Garache, Paris, Flammarion, 1988 Table d’orientation, Lausanne, L’Âge d’homme, 1989 Le Remède dans le mal. Critique et légitimation de l’artifice à l’âge des Lumières, Paris, Gallimard, 1989 La Mélancolie au miroir. Trois lectures de Baudelaire, Paris, Julliard, 1990 Diderot dans l’espace des peintres, Paris, Réunion des musées nationaux, 1991 Largesse, Paris, Réunion des musées nationaux, 1994 La Caresse et le fouet, André Chénier, avec des eaux-fortes de Claude Garache, Genève, Editart, D. Blanco, 1999 La Poésie et la guerre, chroniques 1942-1944, Genève, Zoé, 1999 Action et réaction. Vie et aventures d’un couple, Paris, Seuil, 1999 Les Enchanteresses, Paris, Seuil, 2005 Largesse, Paris, Gallimard, 2007 La parole est moitié à celuy qui parle… : entretiens avec Gérard Macé, Genève, La Dogana, 2009 « Questions sur un ramage », dans L’Amuse-Bouche : La revue française de Yale. The French Language Journal at Yale University, 1(1), pp. 92-95, 2010. Accuser et séduire, Paris, Gallimard, 2012 Diderot, un diable de ramage, Paris, Gallimard, 2012 La Beauté du monde – La littérature et les arts, édition établie sous la direction de Martin Rueff, Paris, Gallimard, 2016. Le Corps et ses raisons, 2020, éd. Le Seuil, coll.Librairie du 20ème siècle, . Articles Avec Pascal Griener et Stéphanie Cudré-Mauroux, « Jean Starobinski et les arts : une relation critique », Perspective, 2 | 2006, 158-166 [mis en ligne le 31 mars 2018, consulté le 07 février 2022. URL : http://journals.openedition.org/perspective/344 ; DOI : https://doi.org/10.4000/perspective.344 ]. Jean Starobinski, Médecine et Anti-médecine, Cahiers de la Faculté de Médecine, no 13, Université de Genève, 1986. Récompenses Bibliographie Le Magazine littéraire, « Jean Starobinski », , . Critique, , numéro spécial Jean Starobinski dirigé par Patrizia Lombardo, Paris, Éditions de Minuit, août- - textes de Françoise Balibar, Jean-Claude Bonnet, Bernard Böschenstein, Jean-Loup Bourget, Martine Broda, Françoise Coblence, Danièle Cohn, Carmelo Colangelo, Antoine Compagnon, Yves Hersant, Jackie Pigeaud, Jean-Yves Pouilloux, Michel Schneider, avec un texte inédit de Jean Starobinski « Mémoire de Troie ». Critique, , « Le beau triptyque de Jean Starobinski », Paris, Éditions de Minuit, 2013/4 - textes de Philippe Roger, Yves Hersant, Jean-Claude Bonnet, Martin Rueff, entretien de Jean Starobinski avec Patrizia Lombardo. Critique, , Haute fidélité : Jean Starobinski, Paris, Éditions de Minuit, juin- - textes de Philippe Roger, Laurent Jenny, Joanna Stalnaker, Jean Starobinski, Anthony Vidler, Lucien Nouis, Martin Rueff, Julien Zanetta. Europe, , Jean Starobinski, Jean-Pierre Richard, dirigé par Michel Delon et Jean-Claude Mathieu, - textes Michel Delon, Marta Sábado Novau, Guy Poitry, Bénédicte Prot, Martin Rueff, Jacques Berchtold, Olivier Pot, Charles Vincent, Jean Starobinski, Jean-Christophe Abramovici, Stéphanie Cudré-Mauroux, François Rosset, Michel Porret, Daniel Maggetti. Aldo Trucchio, Les deux langages de la modernité : Jean Starobinski entre littérature et science, Lausanne, BHMS, 2021. Fonds d'Archives Notes et références Annexes Articles connexes École de Genève Histoire des Juifs en Suisse Liens externes Interview de Jean Starobinski, pour la revue Lexnews (12/12/2013) Naissance en novembre 1920 Naissance à Genève Étudiant de l'université de Genève Professeur suisse Enseignant à l'École polytechnique fédérale de Zurich Universitaire suisse Professeur à l'université de Genève Professeur à l'université de Bâle Professeur à l'université Johns-Hopkins Écrivain suisse du XXe siècle Écrivain suisse du XXIe siècle Écrivain suisse d'expression française Écrivain et médecin Médecin genevois Médecin suisse du XXe siècle Psychiatre suisse Historien des idées Critique littéraire suisse Théoricien de la littérature Spécialiste de Diderot Personnalité de la psychanalyse Personnalité scientifique genevoise Personnalité liée au canton de Genève Histoire de la psychiatrie Docteur honoris causa de l'université libre de Bruxelles Docteur honoris causa de l'université de Lausanne Docteur honoris causa de l'université de Lille Docteur honoris causa de l'université de Chicago Docteur honoris causa de l'université Columbia Docteur honoris causa de l'université Johns-Hopkins Docteur honoris causa de l'Université de Montréal Docteur honoris causa de l'université de Neuchâtel Docteur honoris causa de l'université de Turin Docteur honoris causa de l'université d'Oslo Docteur honoris causa de l'université d'Urbino Docteur honoris causa de l'université Babeș-Bolyai Docteur honoris causa de l'École polytechnique fédérale de Zurich Lauréat du grand prix de la francophonie Lauréat du prix Balzan Lauréat du prix Prince-Pierre-de-Monaco Lauréat du prix européen de l'essai Charles-Veillon Lauréat de la médaille d'or du Círculo de Bellas Artes Membre de la British Academy Membre de l'Académie américaine des arts et des sciences Membre de l'Académie des Lyncéens Membre de l'Académie des sciences morales et politiques Membre de l'Académie des sciences de Turin Membre de l'Académie allemande pour la langue et la littérature Page sans Infobox SHS souhaitée Docteur en littérature française Décès à 98 ans Décès à Morges Décès en mars 2019 Auteur publié par les éditions Gallimard
Le xian de Junlian (筠连县 ; pinyin : Jūnlián Xiàn) est un district administratif de la province du Sichuan en Chine. Il est placé sous la juridiction de la ville-préfecture de Yibin. Démographie La population du district était de en 1999. Notes et références Voir aussi Liens externes Site gouvernemental Page descriptive Junlian
Avon Inflatables est une marque britannique de bateaux semi-rigides ou Rigid-hulled inflatable boat Cette marque est la propriété du groupe Zodiac Marine and Pool. Lien externe Site officiel Marque britannique
Le temple de Vénus Genitrix (en latin : ) est un temple romain dédié à la déesse romaine Vénus, fondatrice légendaire de la . Sa conception est promise par Jules César en 48 av.J.-C. peu avant la bataille de Pharsale qui l'oppose à son rival Pompée le Grand en échange de la victoire. Il est alors intégré au forum de César, premier des forums impériaux de Rome, dont les travaux ont déjà commencé. Il est dédié à la déesse le par Jules César. Il bénéficie de plusieurs campagnes de reconstruction et de restauration sous les règnes des empereurs Domitien, Trajan et Dioclétien. Il est définitivement fermé au . Au Moyen Âge, le secteur du temple devient une zone de culture. À partir du , des travaux de réhabilitation sont entrepris. Des fouilles archéologiques sont confiées à Corrado Ricci à partir de 1930 à la demande de Benito Mussolini lors de l'aménagement de la Via dell'Impero. De nouvelles fouilles archéologiques sont menées dans les années 1990. Un plan du temple est créé en 2000. Les fragments découverts lors des différentes fouilles sont conservées dans différents musées de Rome. Le temple est octostyle d'ordre corinthien. Il repose sur un podium en . La façade comprend huit colonnes et neuf colonnes sur chaque côté, toutes corinthiennes. Il est pourvu de décorations sur le thème de la mer. Contexte général et localisation Jules César souhaite construire un nouveau forum destiné à devenir le nouveau centre politique de Rome pour compléter le Forum Romain. Le site choisi se situe au nord de la Curie bordé par le Forum Romain et la colline du Capitole. Les dimensions choisies sont importantes de longueur pour de largeur. Une double galerie à colonnes entoure le forum. Deux accès permettent d'accéder à ce nouveau forum : l'Argilète pour le sud-est et le pour le sud-ouest. Pour Jules César, son forum doit servir pour l'exercice de la justice et de l'administration, et non pour les négociations commerciales qui se déroulent au Forum Romain. Lors de la guerre civile qui l'oppose à Pompée le Grand, Jules César affronte son rival à la bataille de Pharsale en 48 av. J.-C.. Pour remporter la victoire, il fait le vœu de la construction d'un temple dédié à Vénus Genitrix considérée comme la fondatrice légendaire de la et la mère d'Énée. Après sa victoire, il choisit donc de dédier un temple sur son nouveau forum en l'honneur de Vénus Genitrix. Le temple est placé au fond du forum à l'extrémité nord-ouest de la place centrale du forum de César dans l'axe de symétrie du complexe et face à la statue équestre de Jules César pour former une sorte d'« axe sacré ». Le temple ferme un des côtés du forum. Histoire République romaine À partir de 54 av. J.-C., Jules César projette de construire un nouveau forum au nord du Forum Romain, dans une zone déjà occupée par des édifices privés. Il commence donc par racheter les terrains pour une somme comprise entre et , initialement jusqu'à l'. Cette opération est confiée à Cicéron, elle est longue et les travaux ne peuvent débuter qu'en 51 av. J.-C.. En 48 av. J.-C., après sa victoire lors de la bataille de Pharsale qui l'oppose à Pompée, Jules César voue un temple à Vénus en échange de la victoire. Le temple est alors ajouté au forum. Les gros œuvres se terminent en 46 av. J.-C. , puis le temple est inauguré le , à l'issue des quatre jours de triomphe que Jules César célèbre après sa victoire à Thapsus. Le temple est définitivement achevé par Octave, après la mort du dictateur. Empire romain En 80, la zone est endommagée par le feu. L'empereur Domitien commence probablement à le reconstruire, mais c'est sous Trajan que le temple est à nouveau reconstruit, en parallèle des travaux d'excavation de l'ensellement entre le Capitole et le Quirinal commencés sous Domitien afin d'aménager l'espace nécessaire à la construction du forum de Trajan. Toutes les structures de la zone sont altérées, le forum est agrandi vers l'ouest et certaines disparaissent comme l' et d'autres sont modifiées et adaptées à la nouvelle topographie comme le temple de Vénus. Ce dernier est de nouveau consacré le , en même temps que la colonne Trajane. La reconstruction du temple semble avoir été totale puisque aucun vestige de l'époque césarienne ne nous est parvenu, contrairement aux portiques du forum. Après un nouvel incendie sous le règne de Carin en 283 qui détruit la basilique Julia, la Curie, le Graecostadium et le temple de Saturne, une importante campagne de restauration est lancée sous Dioclétien, entre la fin du et le début du qui permet la rénovation du temple de Vénus. La façade du temple est comblée par un mur de brique laissant les colonnes à demi-engagées. De part et d'autre du podium du temple, des passages voûtés percés dans le mur qui se prolonge jusqu'aux portiques permettent de circuler tout autour du temple. Le péristyle et l'abside du temple sont reconstruits à la même époque. Les trois colonnes encore visibles appartiennent à cette restauration. Le temple est encore utilisé au , mais ferme lors de la persécution des païens à la fin de l'empire romain. Moyen Âge et époque moderne Après la chute de l'Empire romain d'Occident, au , le secteur commence à être abandonné, des débris et des déchets sont stockés sur place. Au , les dalles au sol sont supprimés pour y permettre l'installation de cultures et de maisons pauvres construites en argile et avec des matériaux de récupération dans la zone. Ce phénomène s'amplifie jusqu'au . Des travaux de réhabilitation sont entrepris à partir du . Deux campagnes de restauration sont donc réalisées par les architectes italiens Antonio Abaco en 1552 et Andrea Palladio en 1570. Description Son architecture général ressemble à celle du temple de Mars vengeur et du temple de Minerve sur le forum de Nerva. Les chapiteaux et l'entablement ont de fortes ressemblances avec la colonnade du forum de Nerva, le Panthéon et le temple de Vespasien. L'espace situé derrière le temple, vallonnée à l'origine, est pavé et doté d'escaliers qui permettent l'accès au forum de César. Le mur arrière est décoré. Deux arcs monumentaux relient chaque côté du temple à la colonnade du forum qui lui fait face. Extérieur du temple Le temple, dont l'un des objectifs est d'impressionner les visiteurs, se dresse sur un podium en entièrement recouvert de marbre, est octostyle, corinthien, pycnostyle comme le mentionne l'architecte romaine du Vitruve et périptère , c'est-à-dire qu'il dispose de huit colonnes corinthiennes en façade et neuf sur les côtés, séparées entre elles d'un espace égal à une fois et demi leur diamètre. La disposition architecturale monumentale est revendiquée par Jules César lui-même lorsque, contrairement à l'usage, il reçoit le Sénat sur le forum, installé assis en avant du temple (, tel un dieu vivant. Ce geste, qui révèle clairement les ambitions absolues du dictateur, lui vaudra d'être particulièrement impopulaire auprès des sénateurs, jusqu'à son assassinat aux Ides de mars 44 av. J.-C.. Les décorations situées entre et sont très détaillées et finement réalisées, mais elles restent peu visible à cette hauteur. Des élements tels que des coquillages, des dauphins et des tridents y sont représentés, ainis que des divinités regroupés autour de Vénus sortant de la mer, avec à sa gauche le dieu de la guerre et son époux Mars et à sa droite Énée. À chaque extrémité du fronton, des sont représentés. Le podium du temple est haut afin de donner une impression de position dominante, mais sans un grand escalier central pour y accéder. Le centre de celui-ci date de l'époque de Jules César, celui-ci s'étend vers l'arrière du bâtiment afin de soutenir l'abside. L'accès au podium se fait par deux escaliers étroits de chaque côté du temple qui mènent à un palier, puis de ce dernier un large escalier mène au pronaos, puis à la . Deux hypothèses permettent d'expliquer l'étroitesse du moyen d'accès : soit une considération esthétique ou soit le faible nombre de personnes autorisé à accéder au temple. En avant du podium se trouvent deux bassins sur lesquels les historiens ont souvent pensé que se trouvaient les statues des Appiades (nymphes) de Stéphanos mentionnées par Ovide mais il s'avère que celles-ci étaient en fait placées dans l' d'après Pline l'Ancien. Autour du pronaos, deux colonnes sont alignées avec les murs de la . Les colonnes situées de chaque côté s'ouvrent sur des terrasses. Selon les principes développés par Vitruve, le mur du fond est aveugle, probablement posé contre la muraille Servienne pendant une période donnée jusqu'à la construction du forum de Trajan. Le style « italique » s'applique à l'arrière du temple où les colonnes ne portent pas la . Intérieur du temple Époque césarienne Le temple de Vénus est l'un des premiers de ce type. De l'époque de Jules César, les archéologues estiment que les principaux matériaux utilisés sont le marbre et la pierre de stuc locale. Nous ne connaissons pas précisément le revêtement de la partie inférieure des murs. Les archéologues avancent l'hypothèse de la présence de pilastres d'angle et de dalles simples. Les côtés de la ne devaient sans doute pas être décorés du fait de la présence d'absides latérales. Il n'est pas possible de savoir si à l'époque de Jules César, le temple bénéficiait de niches entre les colonnes. La partie avant de la devait être décorée par des dessins en l'honneur de Vénus et au fond de cette dernière se dresse la statue de culte dédiée à Vénus et réalisée par Arcésilas. Restauration trajanienne Après la restauration de Trajan, la décoration intérieure est entièrement refaite à cette époque en marbre blanc du Proconnèse et de Carrare. Deux rangées de colonnes superposées de ornent les murs intérieurs latéraux de la . Des briques de marbre rouge sont également présentes. Deux inscriptions sont découvertes sur celles-ci : CPO[---] et [---]TIF. En 1947, H. Bloch propose de développer ces deux inscriptions sous la forme C . PONTI . F. (). La peristasis est également refaite et les colonnes soutiennent un entablement, réalisé en marbre de Carrare, dont l'architrave est décorée de nombreuses figures conservées aux musées du Capitole représentant des Érotes, créatures associées à Vénus. Dans l'espace entre les colonnes, les niches comportent des reliefs sur le thème de l'amour inspiré de l'époque césarienne. Chaque Érote dessiné dans le temple porte un attribut d'un dieu romain. Deux reliefs nous sont partiellement parvenus : le premier est composé de deux fragments d'Érotes séparés par un candélabre central et le deuxième des Érotes de dos. Sur chacun des reliefs, les Érotes sont assis sur la croupe d'un taureau sacrificiel. Ces deux reliefs devaient faire partie d'un ensemble comportant un troisième relief composé de deux Érotes séparés par un candélabre central, ce qui donnerait la vue d'ensemble suivante : le relief central au milieu entouré de chaque côté par un relief. Un autre relief en partie reconstitué représente un Érote tenant une guirlande dans sa main gauche et un ruban sinueux dans sa main droite, mais la taille du relief qui ne tient pas entre les pilastres ne permet pas de définir sa localisation dans le temple. Les hypothèses émises par les archéologues pour re dernier relief est qu'il devait comporter trois Érotes et deux guirlandes sur sa longueur totale. La est à l'époque couverte par une voûte. Les angles nord-ouest et sud comportent des pilastres en travertin. La comporte une frise qui représente les attributs des principaux dieux comme le cratère pour Bacchus, le carquois pour Diane et Apollon ou encore le bouclier avec une tête de Gorgone pour Minerve. Du butin de guerre et des figures d'Amours jouant ensemble sont également représentés. Les murs sont ornés de panneaux de marbre sur lesquels figure un décor aux motifs dionysiaques composés de grappes de raisin et de vignes. Une base de pilastre proche de l'abside comporte des feuilles de vigne dans lesquelles se cachent de petits animaux. Musée antique À l'époque antique, le temple sert aussi de lieu d'exposition pour des œuvres d'art de contemporains de Jules César comme la statue de culte de Vénus genitrix d'Arkesilaos, une statue en bronze doré de la reine égyptienne Cléopâtre VII ou des tableaux du peintre grec Timomaque représentant Médée et Ajax et payés 80 talents par le dirigeant romain, mais également des gemmes. Du temps de Pline l'Ancien, le temple comporte de nombreux autres objets comme six dactylothecae (des pierres précieuses taillées) et une cuirasse consacrée par César à Vénus ornée de « perles de Bretagne ». Des socles où sont mentionnées des écritures laissent supposer la présence d'autres statues disparues à ce jour comme celle dédiée par les habitants de la ville de Sabratha en 138 à la femme de l'empereur Hadrien Sabine ou celle rendant hommage vers 408 au préfet Nicomachus Flavianus à l'époque de l'empereur Arcadius. Historiographie et archéologie Historiographie Époque antique Le premier à mentionner le temple de Vénus et le forum de César est l'homme d’État romain et orateur du Cicéron lors de sa correspondance avec son ami Atticus en 54 av. J.-C.. Pline l'Ancien, écrivain et naturaliste romain du , évoque dans son Histoire naturelle l'achat des terrains nécessaires à la construction du forum, mais pour une somme plus élevée que Cicéron. Ovide, poète romain du et du , et Pline l'Ancien sont en désaccord sur l'emplacement des statues des Appiades. La recherche historique donnant raison à Pline l'Ancien. Plus tard, Suétone, haut fonctionnaire romain de la fin et du début du mentionne le temple de Vénus dans son œuvre Vie des douze Césars en relatant l'épisode de la réception du Sénat par Jules César installé au milieu du podium du temple nouvellement construit et du prix élevé de l'achat des terrains. Sous le règne de Trajan, en 113, les Fastes d'Ostie mentionnent la restauration et l'inauguration du temple. Époques moderne et contemporaine En 1936, Olindo Grossi dans son article « The Forum of Julius Caesar and the Temple of Venus Genitrix » évoque le fait que les publications des années 1920 et du début des années 1930 traitent peu du temple alors qu'une campagne de fouilles est organisée pendant cette période. Il mentionne également la faiblesse des données sur le temple et le forum dans les revues scientifiques de l'époque. Il critique les restaurations réalisées par les architectes italiens du Antonio Abaco en 1552 et Andrea Palladio en 1570. En 1991, Carla Maria Amici publie une monographie dénommée Il Foro di Cesare, ouvrage de référence sur le forum de César et sur les éléments qui le constitue. Elle s'appuie en partie sur les travaux menés par l'ingénieur hongrois Alfréd Bardon au début des années 1930 lors de la découverte du forum. Archéologie Avant les années 1930 Les Fastes d'Ostie, documents épigraphiques romains découverts à Ostie, mentionnent les travaux de reconstruction effectués par l'empereur Trajan au début du . Années 1930 Une campagne de fouilles est organisée sous Benito Mussolini entre 1930 et 1932. Elle est dirigée par Corrado Ricci, permettant de remettre au jour des vestiges du temple à l'occasion des travaux d'aménagement de la Via dell'Impero. La documentation graphique des fouilles est faite par l'ingénieur hongrois A. Bardon et est conservée à la Ripartizione del Comune di Roma. Seul le tiers de la surface du forum est alors dégagé, le secteur ouest où se situe le temple étant la partie la plus excavée. Des fragments de marbre blanc de l'époque césarienne y sont découverts provenant d'une architrave décorée de deux baguettes entourée par une astragale, d'un chapiteau corinthien et d'une base d'un chapiteau attique. Les fouilles menées en 1932 ont été photographiées et conservées au palais Braschi. Les matériaux découverts étant conservés aux musées du Capitole. Les documentations graphiques et photographiques d'A. Bardon, ainsi que les archives d'Antonio Maria Colini ne permettent pas de donner une cohérence des murs romains découverts. Entre 1932 et 1934, des tentatives de reconstruction sont entreprises. En 1936, les fouilles archéologiques du site ne sont encore que partielles. Du temple, il ne reste que le cœur du podium et de nombreux fragments de l'architrave et du fronton sont présents au sol. Seules trois colonnes ont pu être reconstituées, les parties manquantes ayant été comblées par de la brique. L'anastylose réalisé en 1934 diffère également des indications fournies par Vitruve sur la hauteur des colonnes pour ce type de temple, ce qui amène à une différence de hauteur de entre la reconstitution et les indications antiques. Après les années 1930 Les nouvelles fouilles archéologiques menées dans les années 1990 portent principalement sur le secteur sud-est du forum, à l'opposée du temple. En 2000, les trois colonnes de la peristasis sont rénovées. Un plan est également créé pour l'occasion à l'échelle 1/50 comprenant également les colonnes (1/20) et l'entablement (1/10), puis une maquette en trois dimensions du temple à l'époque de Trajan et enfin une représentation en perspective axonométrique réalisée par la société Inklink. Toujours au cours des années 2000, avant d'être déplacé au musée des forums impériaux pour son inauguration le , des fragments de marbre sont à nouveau examinés. Les fragments sont alors triés par objet et par type. Ce nouvel examen a permis de faire des découvertes sur la décoration du temple et des arcades. Massimo Vitti a daté une partie des fragments qu'il a analysé du début du règne d'Hadrien. Une incertitude de datation demeure pour les éléments en marbre du Proconnèse. Des fragments comportant des animaux fantastiques, peut-être des griffons, continuent d'être étudiés. Les musées du Capitole conservent aujourd'hui une partie des Érotes découverts. Les vestiges de la décoration sculptée de l'époque de Trajan sont eux exposés dans les boutiques du forum. Notes et références Sources antiques Guide des sites archéologiques de la ville éternelle Guide archéologique de Rome « The Forum of Julius Caesar and the Temple of Venus Genitrix » « Tempio di Venere Genitrice : nuovi dati sulle fasi costruttive e decorative » Autres sources modernes Annexes Articles connexes Liste des monuments de la Rome antique - Architecture romaine - Temple romain Forums impériaux (Forum de César) Bibliographie Sources antiques . . . Sources modernes Ouvrages généraux . . . . Ouvrages sur le forum de César . Ouvrages sur le temple de Vénus Genitrix . . . . . . Liens externes . . . Venus Genitrix Forums impériaux Temple de Vénus Architecture religieuse au Ier siècle av. J.-C.
Jobst Edmund, baron von Brabeck, né le à Letmathe et mort à Hildesheim le , est un prélat. Biographie De la famille Brabeck, il suivit des études de théologie et de droit canon (entre autres à l'Université d'Orléans). Il réalise un grand tour d'Europe entre 1649 et 1650, voyageant en Italie, à Malte, ... Il est ordonné prêtre de Münster en 1667. Il est prince-évêque de Hildesheim de 1688 à 1702. Il est nommé vicaire apostolique de l'Allemagne du Nord. Notes et références Sources Adolf Bertram: Fürstbischof Jobst Edmund v. Brabeck (PDF; 10,7 MB). In:Geschichte des Bistums Hildesheim, Band 3, Hildesheim/Leipzig 1925, S. 86–105 Arno Herzig: Brabeck, Jobst Edmund Freiherr von. In: Heimatbund Märkischer Kreis (Hrsg.): Markante Köpfe aus dem Märkischen Kreis. Lebensdaten bedeutender Persönlichkeiten aus Iserlohn; mit Stadtteilen Letmathe, Hennen und Sümmern. Verlag Mönnig, Iserlohn 1997 , S.18f. Évêque de Hildesheim Vicaire apostolique Naissance en novembre 1619 Naissance à Iserlohn Décès en août 1702 Décès à Hildesheim Décès dans la principauté épiscopale de Hildesheim Décès à 82 ans
Dominique Frot, née le à Rochefort, est une actrice française. Biographie Après une double formation, celle du Conservatoire national supérieur d'art dramatique de Paris et celle de l’École normale de musique de Paris, Dominique Frot a travaillé au théâtre. Au cinéma, elle tourne avec Gilles Paquet-Brenner, dans Elle s’appelait Sarah, après le tournage de Le Roi, l'Écureuil et la Couleuvre, et celui de Les Mains libres. Elle intervient dans Le Père de mes enfants, sur un scénario inspiré de la vie de Humbert Balsan, producteur français. Elle a travaillé avec Éric Summer, dans Profilage, Bernard Stora Elles et moi, Philippe Triboit La Commune, Renaud Bertrand Sa raison d'être, Julien Maury et Alexandre Bustillo À l'intérieur. Elle a participé, dans un rôle central, à l’aventure des Quiches, dans le film Foon. Elle a aussi tourné avec Laurent Bénégui Qui perd gagne !, avec Bertrand Van Effenterre Tout pour l'oseille, mais aussi avec Werner Schroeter Deux, Cédric Klapisch Peut-être, Claude Chabrol La Cérémonie, Manuel Poirier La Petite Amie d’Antonio, Claude Miller Mortelle randonnée, Robert Enrico Au nom de tous les miens, avec Gérard Oury La Vengeance du serpent à plumes, avec Romain Goupil, À mort la mort !. En Allemagne, elle travailla durant trois années à Berlin, dans la troupe de la Schaubühne, en langue allemande. Dominique Frot met en scène et interprète des auteurs de la littérature contemporaine. En mars 2000, elle interprète La Fin de l'amour de Christine Angot, repris en 2001. En 2005, elle met en scène Du hérisson d'Éric Chevillard, à la MC93 Bobigny. Elle a aussi participé au clip College Boy d’Indochine en tant que figurante. Famille Elle est la sœur de la comédienne Catherine Frot. Engagement politique En 2019, elle se présente aux élections européennes, sur la liste Urgence Écologie menée par Dominique Bourg. Filmographie Cinéma Télévision Théâtre 1982 : Les Rustres de Carlo Goldoni, mise en scène Claude Santelli, Eldorado 1984 : L'Heureux Stratagème de Marivaux, mise en scène Jacques Lassalle, Théâtre national de Strasbourg, Théâtre national de l'Odéon 1986 : Le Parc de Botho Strauss, mise en scène Claude Régy, Théâtre national de Chaillot 1988 : Par les villages de Peter Handke, mise en scène Jean-Claude Fall, Théâtre de la Bastille 1989 : Les Parisiens ou l'été de la mémoire des abeilles de Pascal Rambert, mise en scène l'auteur, Festival d'Avignon, Théâtre de la Commune 1994 : Félicité de Jean Audureau, mise en scène Pascal Rambert, Théâtre de la Commune 1997 : L'Héritage de Bernard-Marie Koltès, mise en scène Catherine Marnas, Théâtre des Abbesses 1998 : Phèdre de Jean Racine, mise en scène Luc Bondy, Théâtre Vidy-Lausanne 2000 : La Fin de l'amour de Christine Angot, mise en scène Hubert Colas, Théâtre des Bernardines, Marseille. 2009 : 12 sœurs slovaques de Sonia Chiambretto, mise en scène Hubert Colas, Théâtre de la Cité internationale 2013 : Eyolf de Henrik Ibsen, mise en scène Hélène Soulié, Théâtre de l'Archipel, Théâtre de l'Aquarium, tournée 2017 : Une hache pour briser la mer gelée en nous de Noëlle Renaude, mise en scène Grégoire Strecker, théâtre des Amandiers 2023 : Joyeuses Pâques de Jean Poiret, mise en scène Nicolas Briançon, théâtre Marigny Notes et références Liens externes Dominique Frot sur le site du Centre national du théâtre Actrice française de cinéma Élève du Conservatoire national supérieur d'art dramatique Élève de l'École normale de musique de Paris Naissance en août 1957 Naissance à Rochefort (Charente-Maritime) Actrice française de théâtre
Le xian de Karakash (墨玉县 ; pinyin : Mòyù Xiàn ; ouïghour : قاراقاش ناھىيىسى / Karakaş Nahiyisi) est un district administratif de la région autonome du Xinjiang en Chine. Il est placé sous la juridiction de la préfecture de Hotan. Démographie La population du district était de habitants en 1999. Notes et références Voir aussi Articles connexes Makan Map Lien externe Site gouvernemental Karakash
Les Maiar (nom quenya, au singulier : Maia) sont des personnages de fiction issus du légendaire (legendarium) de l'écrivain britannique , présents dans les romans et les Contes et légendes inachevés. Étymologie Le nom signifie « beau » en quenya. Caractéristiques Les Maiar font partie des Ainur, les divinités issues de l'esprit d'Ilúvatar, le dieu créateur. Ce sont cependant des esprits de second rang, servant les esprits supérieurs, les Valar. Ils sont beaucoup plus nombreux que ces derniers, mais seule une petite partie d'entre eux est nommée. Liste Les serviteurs des Valar Eönwë, héraut et porte-bannière de Manwë, messager des Valar. Ilmarë, disciple de Varda. Ossë, au service d'Ulmo, seigneur des mers intérieures, qui apprend aux Falathrim à bâtir des nefs. Uinen, épouse d'Ossë, maîtresse des eaux calmes. Melian, disciple de Vána et d'Estë, elle épouse Elwë, un prince elfe qui devient seigneur des Elfes Gris. Arien, esprit du feu, fidèle de Vána, gardienne de Laurelin, l'Arbre doré. Elle devint la conductrice du soleil après la mort de Laurelin. Tilion, serviteur d'Oromë, gardien de Telperion, l'Arbre blanc, guide de la Lune après la mort de Telperion. Salmar, qui fabriqua les trompes d'Ulmo (les Ulúmuri). Thorondor, le roi des Aigles, envoyé par Manwë. Les Istari : Curunír, que les Elfes et les Hommes appellent Saroumane, est envoyé par Aulë et est le chef des Istari. Olórin, majoritairement connu en Terre du Milieu sous le nom de Gandalf de même que Mithrandir pour les Elfes, Dúnedain et Gondoriens, est envoyé par Manwë et est le plus sage des Maiar. Aiwendil, appelé en outre Radagast en Terre du Milieu, est envoyé par Yavanna. Alatar, parfois surnommé Morinehtar, est l'un des deux Ithryn Luin (soit les « magiciens bleus ») et est envoyé par Oromë (ou par Mandos et Nienna). Pallando, aussi appelé Rómestámo, est l'autre magicien bleu et est également envoyé par Oromë (ou par Mandos et Nienna). Les Istari Les Istari, au nombre de cinq, sont connus en Terre du Milieu comme « l'Ordre des Magiciens », chaque magicien étant associé à une couleur et prenant la forme d'un vieillard habillé d'une tunique longue assortie à la couleur qui lui est associée. Ils ont été envoyés par les Valar en Terre du Milieu pour surveiller les actions de l'Ennemi (Sauron). Les trois principaux magiciens de l'ordre ont été envoyés à la partie du monde où Sauron est le plus susceptible de demeurer et d'agir, c'est-à-dire le quadrant nord-ouest de la Terre du Milieu. Il s'agit de Saroumane le Blanc (Curunír, le principal de l'ordre), Gandalf le Gris (Olórin) et Radagast le Brun (Aiwendil). Les deux autres sont les magiciens bleus, Alatar et Pallando, qui, du fait d'avoir été envoyés à l'extrême oriental du continent (pour surveiller d'éventuelles actions de Sauron dans cette partie du monde) n'interviennent que très peu dans les œuvres de Tolkien. Lorsque Saroumane s'allia à Sauron il perdit l'attribut de « Blanc » et Gandalf le Gris le remplaça dans le rôle de principal de l'ordre, devenant ainsi « Gandalf le Blanc ». Tom Bombadil Parmi les hypothèses avancées sur la nature de Tom Bombadil et de son épouse Baie d'Or, deux personnages intervenant dans le roman Le Seigneur des anneaux, il y a celle selon laquelle celui-ci serait un Maiar. Les serviteurs de Melkor Sauron, le fidèle vassal de Melkor (Morgoth), est l'un des plus puissants Maiar. Il poursuivit l'œuvre de Melkor après sa chute. Gothmog, est le deuxième vassal de Melkor. Il commandait aux Balrogs et était un Maia corrompu par Melkor. Les Balrogs, dont Gothmog est le prince. Ils étaient également des Maiar. Glaurung, père des Dragons. Draugluin, chef des Loups-Garous, et Thuringwethil, chauve-souris messagère de Sauron, qui apparaissent tous deux dans le Lai de Leithian. Conception et évolution Les Maiar furent longtemps, dans la pensée de Tolkien, des enfants des Valar : ainsi Eönwë et Ilmarë étaient-ils les enfants de Manwë et Varda, tandis que Gothmog était le fils de Melkor. Cette idée d'enfants des Valar () fut abandonnée par la suite : le texte intitulé Ósanwë-kenta explique que les Valar pouvaient procréer, mais n'en faisaient rien. Les Maiar furent d'abord appelés « Vanimor », puis « Mairi » et enfin « Maiar », le sens de leur nom « beaux » étant toujours conservé. Notes et références Bibliographie . . . . Divinité de la Terre du Milieu
est un album du groupe de rock écossais Travis, sorti le , chez Small/Sony. Pistes Sing Dear Diary Side Pipe Dreams Flowers in the Window The Cage Safe Follow the Light Last Train Afterglow Indefinitely The Humpty Dumpty Love Song Liens externes Album musical sorti en 2001 Album de Travis Album numéro un au Royaume-Uni Album produit par Nigel Godrich
Catégories est le titre donné à une œuvre d'Aristote, placée en tête de son Organon (l'ensemble de ses traités de logique). Aristote développe dans ce traité les bases de sa logique et de son ontologie, en étudiant la façon dont l'être peut se dire dans le langage, particulièrement dans la langue grecque. Le terme « catégorie » vient du grec ancien (katêgoria) qui signifie « qualité attribuée à un objet », et chez Aristote, ce terme est souvent synonyme d'« affirmation ». Les catégories sont ainsi les manières d'affirmer l'Être et ses attributs, c'est-à-dire les différentes façons de signifier et de désigner ce qui est en général. L'élaboration des premiers éléments du discours sur l'être dans ce traité pose les bases de la théorie des propositions prédicatives (ou jugements), théorie qui sera exposée dans le traité qui suit les Catégories, à savoir le traité De l'interprétation, et qui sera formalisée par les logiciens modernes à la fin du et au début du , sous le nom de calcul des prédicats. Traduites en latin dès l'antiquité, les Catégories ont servi, d'une part, de base pour la discussion de thèses ontologiques et épistémologiques à travers toute l'histoire de la philosophie, et, d'autre part, comme . Présentation de l'œuvre Titre Vu les commentaires abondants et la transmission diverse, le traité fut débaptisé par Andronicos et ses successeurs. On hésite, d'après les commentateurs comme Archytas ou Adraste entre Catégories, Genres, Prédication ou Avant les Lieux. Plan de l'ouvrage Le traité des Catégories peut être divisé en trois parties : Une introduction (ch. 1-3) définit l'homonymie, la synonymie, la paronymie ; puis elle fait la distinction entre paroles simples () et complexes () ; enfin elle classe les choses qui sont : les êtres (entités, étants), d'après leur rapport à ce qu'on en dit : les prédicats. La deuxième partie (ch. 4-9) traite des dix catégories ou dix acceptions de l'être, qui se disent . Enfin, la troisième partie (ch. 10-15) traite des post-prédicaments, qui sont cinq notions censées compléter le système catégorial. La question de l'authenticité Plusieurs raisons en apparence solides, tirées d'indices à la fois internes et externes, militent contre l'attribution traditionnelle du traité des Catégories à Aristote, mais la thèse de l'inauthenticité de l'ouvrage n'a jamais réussi à emporter la conviction d'une majorité de spécialistes de la philosophie antique, qui continuent pour la plupart, dans leurs travaux, à citer le traité comme étant de la main d'Aristote, bien que les néoplatoniciens fussent déjà divisés sur la question. Il faut dire que l'œuvre n'est pas datable et l'intitulé authentique fait défaut. L'un des principaux arguments en faveur du caractère apocryphe du texte est l'extrême brièveté du chapitre 9 qui traite des six dernières catégories. Ce chapitre introduit une rupture importante dans le fil du texte. Les autres arguments contre l'authenticité se basent sur les différences avec les autres écrits du philosophe notamment le livre alpha de la Métaphysique, ainsi que la liste des écrits d'Aristote établie par Théophraste, liste plutôt ambiguë. Le professeur Jules Tricot considère le traité comme authentique, avec un léger doute concernant la partie sur les post-prédicaments, doute déjà exprimé par Andronicos de Rhodes en son temps. La nette différence de style dans la rédaction de la première moitié des Catégories (ch. 1-9, contenant l'introduction et l'étude des catégories proprement dites) et la deuxième (ch. 10-15, contenant l'étude des post-prédicaments) plaide en faveur de l'inauthenticité du texte. Le contenu de la partie sur les post-prédicaments et son existence au sein du traité des Catégories n'apparaissent pas comme nécessaires au premier abord. Jules Tricot considère néanmoins que le de l'argumentation, ainsi que le fait qu'Aristote cite le traité des Catégories dans d'autres ouvrages de sa main, ne permettent pas de mettre en doute l'authenticité de l'œuvre. Le commentateur ancien Simplicius ajoutait un troisième argument en faveur de l'authenticité des Catégories : le fait que toute la philosophie d'Aristote ne serait pas cohérente, serait comme « sans tête », sans les fondements que pose ce traité. Néanmoins, comme le pense Martin Achard, cet argument semble reposer sur une vision postérieure et systématisante de la pensée d'Aristote qui ne trouve pas d'appui précis dans ses écrits. Frédérique Ildefonse et Jean Lallot, dans leur édition et traduction du texte, pensent que le traité des Catégories est incontestablement fidèle à la pensée aristotélicienne, mais émettent un doute quant au fait qu'il n'y aurait pas eu d'interventions d'autres auteurs qu'Aristote dans la rédaction de l'œuvre qui nous est parvenue. Selon les traducteurs, une pour déterminer ce qui a effectivement été écrit par Aristote, et ce qui n'est pas de lui mais des premiers péripatéticiens, tel que Théophraste. En fait, l'authenticité du traité est toujours sujette à contestation, potentiellement apocryphe mais le texte en lui même est très fidèle à Aristote, Syrianos déclara que si les Catégories ne sont pas authentiques, il y a eu deux Aristote. Richard Bodéüs justifie l'édition du traité sous le nom d'Aristote comme ceci : . Le contexte : la critique du platonisme Le traité des Catégories appartient vraisemblablement aux écrits « acroamatiques » ou « ésotériques » d'Aristote, c'est-à-dire réservés aux seuls initiés. La difficulté de l'œuvre est en effet considérable. Le traité se présente comme une reprise et une critique des positions fondamentales exprimées par Platon. Plusieurs commentateurs ont constaté une grande ressemblance entre les Catégories et le livre Delta de la Métaphysique, notamment le répertoire. Mais globalement des différences existent par rapport au sommaire. La proximité est plus concordante avec les Topiques, proche de la dialectique, il semble que les Catégories s'en inspirent. Distinctions de base Homonyme/synonyme/paronyme Homonyme : ce qui n'a de commun que le nom, mais l'énoncé de l'essence, la définition de ce que c'est, pour une chose, d'être tel, est propre (exemple d'Aristote : « le terme « homme » est aussi bien un homme réel qu’un homme en peinture ; ces deux choses n’ont en fait de commun que le nom, alors que la notion désignée par le nom est différente ») ; Synonyme : ce qui à la fois a le même nom, et dont l'énoncé de l'essence est aussi le même (exemple d'Aristote : « l’animal est à la fois l’homme et le bœuf », l'un et l'autre réalisent l'essence de l'animal selon la même définition) ; Paronyme : ce qui tire d'un autre une appellation en rapport avec son nom par différenciation flexionnelle (exemple d'Aristote : « ainsi de grammaire vient grammairien, et de courage, homme courageux »). Ce qui se dit : en combinaison : « (l') homme court » ; sans combinaison : « homme », « court ». Ce qui est : ce qui se dit d'un sujet tout en n'étant dans aucun sujet (« par exemple, homme ») ; ce qui est dans un sujet, mais ne se dit d'aucun sujet (« par exemple, une certaine science grammaticale » est dans l'âme ; « la blancheur » est dans le corps) ; ce qui se dit d'un sujet, et est dans un sujet (par exemple, la Science est dans un sujet, à savoir dans l’âme, et elle est aussi affirmée d’un sujet, la grammaire) ; ce qui n'est ni dans un sujet, ni ne se dit d'un sujet : les substances individuelles (« cet homme, ce cheval »). Note à propos des substances individuelles : d'une manière générale, les substances premières, c'est-à-dire les individus ne sont jamais prédicat d'un sujet. Par contre, certaines singularités accidentelles (et non substantielles), comme « une certaine science grammaticale » se disent dans un sujet. Espèce, genre, différence : tout ce qui se dit du prédiqué se dira également du sujet ; pour les genres distincts (non subordonnés entre eux), les différences également sont d'espèce distincte ; des genres rangés les uns sous les autres peuvent avoir les mêmes différences ; les genres supérieurs sont prédicats des genres inférieurs. Les catégories Dans une hiérarchie de divisions qui va des individus aux genres en passant par les espèces, les catégories sont les genres les plus généraux de l'être. Elles correspondent aux différentes manières de signifier quelque chose en employant le verbe être (en grec). C'est pourquoi Aristote les appelle catègoriai (« qualités ») de l'être. En grec, les catégories veulent dire attribution, prédication, imputation. Les catégories sont les , c'est-à-dire qu'aucun de ces termes, en lui-même et par lui-même, n'affirme ni ne nie : c'est seulement par la liaison de ces termes entre eux que se produisent l'affirmation et la négation. Par conséquent, elles ne sont ni vraies ni fausses (seules l'affirmation et la négation pouvant être vraies ou fausses). Aristote donne une liste de dix catégories : la substance (ou essence), la quantité, la qualité, la relation, le lieu, le temps, la position, la possession, l'action, la passion. La quête des catégories divisa beaucoup à travers les distinctions entre la substance, quantité, relatif et qualité ainsi que les dix genres dans l'imputation et les dix genres subordonnées. C'est potentiellement les genres de l'être. L'hypothèse d'une distinction grammaticale est rejetée. Cette liste est suivie d'exemples illustrant chaque catégorie : substance (ou essence) : homme ou cheval ; quantité : long-de-deux-coudées, long-de-trois-coudées ; qualité : blanc ou grammairien ; relation : double, moitié, plus grand ; lieu : dans le Lycée, à l'Agora ; temps : hier ou l'an dernier ; position : couché, assis ; possession : chaussé, armé ; action : coupe, brûle ; passion : coupé, brûlé. Ainsi, quand nous disons : « X est un chien », nous employons le verbe être sous la catégorie de l'essence « X est professeur », nous employons le verbe être sous la catégorie de la qualité « X est dans son bureau », nous employons le verbe être sous la catégorie du lieu « X est habillé », nous employons le verbe être sous la catégorie de la possession ... À cette liste s'ajoutent les opposés, les contraires, l'antérieur, le simultané et la mobilité. La substance Attention de bien distinguer le sens donné ici du sens donné à essence (ousia) (voir Substance (Aristote)). Il y a en effet ici une distinction dans l'interprétation. Au sens fondamental, premier, la substance est différente de l'ousia, elle est ce qui ne se dit pas d'un sujet ni n'est dans un sujet, mais est le substrat de tout ce qui est le sujet singulier : tel homme donné, tel cheval donné ( Aristote, Les Catégories, VI). Les substances secondes sont ce à quoi appartiennent les substances premières, qui permettent de les différencier : les espèces (homme, cheval) et les genres de ces espèces (animal). Il n'en existe que deux, et entre elles, l'espèce est plus substance que le genre, car plus proche de la substance première. Toute substance semble donc signifier un ceci (tode ti), un singulier, parce qu'elle s'applique à une substance première qui désigne un « numériquement un ». Les substances secondes correspondent plutôt à un groupe qualificatif (c'est-à-dire dont la définition comprend une pluralité), mais un groupe rapporté à une substance première, et donc considéré singulièrement. La quantité Aristote distingue entre les quantités discrètes (nombre, discours oral) et continues (ligne, surface, solide, temps et lieu), soit celles constituées de parties ayant une position l'une à l'égard de l'autre ou non. Une quantité continue est dite telle si elle admet des limites de contact communes à ses différentes parties : ainsi les limites communes des parties d'une ligne sont le point, d'une surface, la ligne, et du solide, ligne et surface. Le temps présent tient à la fois au passé et au futur; quant au lieu, il admet des limites communes avec chacune de ses parties qui soit occupées par un corps, donc avec ce ou ces corps. Il en est autrement pour les nombres et le discours, qui restent des entités séparées : 5 et 5 ou 3 et 7 sont bien des parties de 10, mais ils n'ont pas de limite commune. De même, les syllabes ne se rencontrent jamais, tout au plus se joignent-elles pour former des mots, mais elles sont distinctes en elles-mêmes et par elles-mêmes. La distinction se fait également entre les quantités dont les parties ont entre elles une position réciproque, c'est-à-dire qu'on peut situer, ou non. Ce n'est pas le cas pour le nombre, le discours et le temps (le second étant compris dans le dernier) : on préférera parler d'ordre, au sein duquel il y a un antérieur et un postérieur vis-à vis d'une position (un nombre, une syllabe, un instant). Le relatif Est relatif ce qui est tel que ce qu'il est lui-même dit être d'autre chose, ou relativement à autre chose. Par exemple, le plus grand est dit plus grand que. Lhabitus, en grec l' / hexis, « la manière d'être », ainsi que la sensation et la connaissance, sont des relatifs. La qualité Aristote distingue quatre sortes de qualités : L'état (durable) et la disposition (facile à mouvoir) ; La capacité ou l'incapacité de faire ou de pâtir ; Les qualités affectives et affections ; La figure et la forme. Les qualifiés viennent des qualités de manière paronymique. L'action, passion, temps, avoir, lieu et position Critique Emmanuel Kant Dans la Critique de la raison pure, Emmanuel Kant propose à la suite d'Aristote, une table des catégories. Tout en saluant la tentative d'Aristote, Kant se place dans un projet différent et pointe quelques incohérences logiques dans le choix que celui-ci a opéré. Alors que Kant propose une table des catégories de l'entendement pur a priori (c'est-à-dire de la pensée strictement conceptuelle détachée de toutes sensations et de l'expérience), il remarque qu'Aristote a mêlé dans ses catégories des facultés propres à la sensibilité pure et des concepts correspondants au mode empirique, ce que Kant exclut. La catégorie de position (situs) par exemple, est pour Kant trop proche de la sensibilité et ne correspond pas à son projet de catégories de l'entendement pur a priori. Émile Benveniste S'interrogeant sur les relations entre catégories de pensée et catégories de langue, le linguiste Émile Benveniste examine les catégories d'Aristote et arrive à la conclusion suivante : Transmission Les Catégories furent très commentées et annotées, le plus commenté du Corpus Aristocleum. Cependant, cela peut compromettre l'état du texte. La tradition directe est abondante : 160 manuscrits entre le et le . Le traité fut souvent édité avec lOrganon, précédé de lIsagogè de Porphyre. Les manuscrits se divisent en cinq groupes : Outre les manuscrits, des extraits lacunaires d'un papyrus d'Oxyrhynque du sigla Π, furent retrouvés, donnant l'état antérieur du texte avant les éventuelles corruptions de l'antiquité et de l'époque médiévale. La tradition directe qui souffre de plusieurs vicissitudes et distorsions ne suffit pas, il faut utiliser la tradition indirecte, moins corrompue et annotée. Les références anciennes sont présentes dans la sixième Ennéade de Plotin ou chez Alexandre d'Aphrodise ainsi que dans les commentaires des néoplatoniciens Porphyre, Ammonios, Simplicius, Olympiodore, Philopon et David (Pseudo-Elias) mais des citations peuvent être des paraphrases. Les traductions hors du grec présentent l’avantage d’offrir le texte complet et ont lu un texte différent de nos manuscrits, avant Porphyre mais la plupart des ouvrages sont perdus. Ainsi une traduction arménienne, jadis attribuée à David l'Invincible datée du , est idéale car l'arménien est plus proche du grec que le latin. Les traductions en latin sont celles de Boèce et auparavant, de Marius Victorinus, celle-ci est perdue. Il existe plusieurs traductions syriaques du dont trois conservées en entier et une traduction arabe, la plus connue est celle du fils d'Hunayn ibn Ishaq. Notes et références Notes Références Bibliographie Éditions grecques et bilingues Aristote, Catégories, Texte grec et traduction de J. Barthélemy Saint-Hilaire, 1838. Aristote, Catégories, éd. Seuil, coll. « Points Essais », 2002, édition bilingue grec-français, trad. et prés. par F. Ildefonse et J. Lallot. Aristote, Catégories. Sur l'interprétation. (Organon I-II), éd. Flammarion, coll. « GF Philosophes », 2007, trad. et prés. par M. Crubellier, C. Dalimier et P. Pellegrin. Aristote, Catégories. De l'interprétation. (Organon I et II), éd. Vrin, coll. « Bibliothèque des textes philosophiques », 2008, trad. et prés. par Jules Tricot. Études Sur les prédicats Émile Benveniste, « Catégories de langue et catégories de pensée », in Problèmes de linguistique générale, Paris, Gallimard, 1966. Emmanuel Kant, Critique de la raison pure, éd. GF Flammarion, 2001, trad. et prés. par Alain Renaut. Sur Aristote et les Catégories . Pierre Aubenque, Le problème de l'être chez Aristote, éd. P.U.F., coll. « Quadrige Grands textes », 2005. Franz Brentano, Aristote. Les significations de l'être, éd. Vrin, coll. « Bibliothèque des textes philosophiques », 2000. Jean-François Courtine, Les catégories de l'être : Études de philosophie ancienne et médiévale, éd. P.U.F., coll. « Épiméthée », 2003. . . Jules Vuillemin, « Le système des catégories », in De la logique à la théologie. Cinq études sur Aristote, éd. Peeters, coll. « Aristote. Textes et Études », 2008. Commentaires aux Catégories Plotin, Ennéades, VI, 1 à 3 (« Sur les genres de l'être »). Ils ont été édités comme Traités 42-44, éd. Flammarion, coll. « GF », 2008, trad. et prés. Luc Brisson et J.-F. Pradeau. Porphyre, Isagogè, éd. Vrin, coll. « Sic et non », 2000, trad. et prés. par A. de Libera et Alain-Philippe Segonds Porphyre de Tyr, Commentaire aux Catégories d'Aristote, éd. Vrin, coll. « Bibliothèque des textes philosophiques », 2008, 485 , trad. et prés. par Richard Bodéüs (Présentation en ligne) . Voir aussi Articles connexes Substance Puissance et acte Entéléchie Le Sophiste (Platon) Isagogè (Porphyre) Cinq universaux Boèce Gilbert de la Porrée Logica vetus Liens externes Aristotle's Categories de Paul Studtmann (Stanford Encyclopedia of Philosophy) Aristotle's Theory of Categories avec une bibliographie annotée Œuvre d'Aristote Œuvre de logique Concept aristotélicien
Le Cardinal () est un film dramatique américain réalisé par Otto Preminger, sorti en 1963. Il s’agit de l’adaptation du roman de . Synopsis Stephen Fermoyle est un prêtre américain, originaire de Boston et issu d'une famille catholique. C'est un intellectuel polyglotte, auteur d'un livre sur l'histoire de l'Église. Le film nous fait découvrir son ascension progressive et les problèmes qui surgissent lorsque sa sœur veut se marier avec un homme de confession juive. Quand ce dernier refuse finalement de se convertir au catholicisme, le mariage est refusé. Stephen Fermoyle, futur cardinal, est pris entre les contradictions de son rôle de prêtre et de frère, alors que sa sœur lui avoue en confession qu'elle a eu des relations avec cet homme israélite dont elle est amoureuse. Elle finit par quitter le domicile et disparaît. Il la retrouve quelques années plus tard, devenue danseuse de tango et égarée dans des milieux de danseurs marginaux. Elle finit par mourir en couches, alors qu'il a refusé que le bébé soit tué pour sauver la mère, ce qui est l'occasion pour Stephen Fermoyle de remettre en question sa vocation sacerdotale dans un contexte où il est très culpabilisé de ne pas avoir pu aider sa sœur comme il le fallait. Il se retrouve à Vienne comme enseignant d'anglais, toujours lié par ses vœux mais se questionnant sur un retour à l'état laïc. Il rencontre Annemarie (Romy Schneider), qui l'aime. Après avoir hésité, il finit par retourner vers sa vocation de prêtre, au grand désespoir d'Annemarie. Les années passent. On le retrouve bientôt très haut placé dans la hiérarchie et la diplomatie de l'Église. Refusant de rester passif devant la demande d'aide d'un curé de paroisse noir américain, il retourne incognito aux États-Unis pour aider ce prêtre victime du racisme du Ku Klux Klan. Finalement les racistes sont condamnés grâce à son action, ce qui lui vaut une promotion supplémentaire par le pape. Les années passent encore. On le retrouve à Vienne où il a été envoyé pour fermer la nonciature et faire pendant à l'archevêque de Vienne jugé trop complaisant vis-à-vis des Nazis. Ce dernier s'est en effet laissé séduire par les promesses de Hitler et a demandé à voter oui pour le référendum de rattachement de l'Autriche à l'Allemagne. Dans le même temps, Stephen Fermoyle retrouve Annemarie, qui s'est mariée par dépit. Son mari se jette par la fenêtre à l'arrivée de la Gestapo, car il s'était opposé à la montée du nazisme. Poursuivie à son tour, elle se réfugie dans la nonciature auprès de celui qu'elle aimait, très culpabilisée de n'avoir pas compris à temps son mari. Peu à peu, l'archevêque de Vienne comprend qu'il s'est fait berner par Hitler, et assiste impuissant à l'invasion de l'archevêché par une horde nazie vociférante et anticatholique. Annemarie est arrêtée par la police, et dit adieu à son ex-ami dans une scène pathétique et bouleversante. Il finit par être promu Cardinal. Fiche technique Titre original : Titre français : Le Cardinal Réalisation : Otto Preminger Scénario : Robert Dozier, d'après le roman de Henry Morton Robinson Costumes : Donald Brooks Photographie : Leon Shamroy Montage : Louis R. Loeffler Musique : Jerome Moross Production : Otto Preminger Société de production : Otto Preminger Films Société de distribution : Columbia Pictures Graphismes et conception du générique : Saul Bass Pays d'origine : Langue originale : anglais Format : couleur (Technicolor) ; Panavision - 2,20:1 en 70mm (négatif : super35) - Stéréo 6 pistes VO et 2,35:1 Anamorphique en 35mm mono VF Genre : drame Durée : 175 minutes (projeté en deux parties séparées par un entracte avec intermède musical reprenant les différents thèmes) Date de sortie : Distribution Autour du film Le film suit assez fidèlement le roman de Henry Morton Robinson, mais y ajoute la romance à Vienne entre Stephen Fermoyle et l'étudiante Annemarie, jouée par Romy Schneider. Huit ans plus tôt, dans le film Sissi (1955) réalisé par Ernst Marischka, Romy Schneider jouait déjà avec les acteurs du Cardinal suivants : Vilma Degischer (la sœur Wilhelmina, une nonne viennoise qui, à la demande de l’évêque Fermoyle (Tom Tryon) va accueillir Annemarie von Hartman (Romy Schneider) avant que celle-ci ne se livre aux Nazis) y interprète l'archiduchesse Sophie, mère de l'empereur François-Joseph, belle-mère de Sissi (et d'abord sa tante, la mère de Sissi étant sa sœur) ; Josef Meinrad (le cardinal viennois Theodor Innitzer, qui fraye d'abord avec les Nazis avant de se rendre compte qu'il a été manipulé) y interprète le maladroit gendarme Böckl, futur colonel et garde du corps de Sissi dans Sissi impératrice (1956) et Sissi face à son destin (1957) ; Peter Weck (Kurt von Hartmann, le mari d'Annemarie von Hartmann (Romy Schneider), un banquier viennois qui se suicide sous ses yeux lorsque la Gestapo vient l'arrêter en raison de son ascendance juive) y joue l'archiduc Karl-Ludwig, frère de l'empereur François-Joseph, beau-frère (mais d'abord cousin germain) de Sissi, épris d'elle dans leur tendre jeunesse. Le cardinal Joseph Ratzinger, futur Benoît XVI, fut conseiller délégué par le Vatican sur l'écriture et le tournage du film. Notes et références Voir aussi Bibliographie Jean d'Yvoire, « Le cardinal », Téléciné , Fédération des Loisirs et Culture Cinématographique (FLECC), Paris, , . Liens externes Le Cardinal sur dvdclassik.com Film américain sorti en 1963 Film dramatique américain Film réalisé par Otto Preminger Adaptation d'un roman américain au cinéma Film sur le catholicisme Film tourné en Autriche Film sur la Seconde Guerre mondiale Golden Globe du meilleur film dramatique
Claude Estier, né Claude Ezratty le dans le de Paris et mort le à Ivry-sur-Seine, est un journaliste et un homme politique français. Biographie Famille, jeunesse et formation Il est le fils d'Henri Ezratty, sympathisant de la SFIO, et de Lucie Bemerbe. Il baigne dans une culture socialiste jusqu’à l’adolescence, où ses convictions se renforcent sous l’influence de ses professeurs Robert Verdier et Maurice Merleau-Ponty. Il fait ses classes au lycée Carnot puis à l'École libre des sciences politiques (section Économie privée, promotion 1946). Engagement S'engageant dans la Résistance en 1942, il effectue des transports d'armes et de journaux à Lyon jusqu'en 1944. Chargé des rapports d’écoute de Radio Londres et de Radio Alger, il finit la guerre dans les FFI. Il devient alors, en 1945, adhérent de la SFIO. Il couvre le procès de Pétain pour Le Progrès de Lyon, puis, en 1946, il entre au Populaire. C'est pour un article sur Jules Moch, publié dans la Bataille socialiste, qu'il est exclu, fin 1947, du Populaire pour lequel il suivait la politique gouvernementale. Il milite en 1948 au Parti socialiste unitaire, où il rencontre, entre autres, Gilles Martinet et Pierre Stibbe. Hésitant entre l'adhésion au PCF et un simple compagnonnage de route, il assume sa sensibilité communisante et neutraliste quand il intègre le noyau originel de France Observateur. Il y joue alors un rôle important dans son service politique, tout en conservant son poste au Progrès de Lyon et en effectuant des piges à Libération. Se situant dans la mouvance anticonformiste, il est proche du cartel d'action des gauches indépendantes, comme de nombreux rédacteurs de France Observateur. Fervent soutien de la cause algérienne, il noue des liens avec les nationalistes algériens comme Ferhat Abbas. Cet engagement en faveur de l'indépendance de l'Algérie lui vaut une visite de la direction de la Surveillance du territoire (DST), qui, comme , saisit une .  La crise de mai 1958 constitue une rupture majeure dans son itinéraire politique, dans la mesure où son antigaullisme l’amène à quitter Le Monde pour lequel il travaillait depuis 1955. En effet, en , il apparaît comme le seul des rédacteurs du service politique (Raymond Barrillon (1921-1983), Georges Mamy, Alain Guichard (1918-2010)) à aller au bout de son opposition à l'attitude attentiste adoptée par Hubert Beuve-Méry face au nouveau pouvoir. Il amorce alors un rapprochement vers François Mitterrand, devient rédacteur en chef de Libération (en 1958), et continue sa collaboration à France Observateur. Fin 1964, le quotidien Libération disparaît. Parallèlement à son activité de journaliste, il rallie l'équipe de campagne de Mitterrand où il assure la liaison avec les communistes. Il est ainsi aux premiers rangs pour couvrir la candidature de Mitterrand, pour qui il surveille de près la ligne politique suivie par Le Nouvel Observateur. Lors de la campagne présidentielle, il s’oppose ainsi à Gilles Martinet à propos d'une « une » jugée trop défavorable à son candidat. Élu député aux élections législatives en 1967 face à Alexandre Sanguinetti, il cesse alors le journalisme. La prise de pouvoir mitterrandienne au PS en 1971 l’amène à se consacrer à l'hebdomadaire L'Unité. Ensuite, il est réélu député (), président de la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale de 1983 à 1986. Parallèlement, de 1981 à 1988, il participe à l'émission Vendredi Soir sur France Inter avec Jean d'Ormesson, Pierre Charpy et Roland Leroy. Par décret paru au Journal officiel du , il perd son nom de naissance, Claude Ezratty. En 1986, il est élu sénateur et devient, en 1988, président du groupe socialiste au Sénat. Il se présente ainsi plusieurs fois à la présidence du Sénat, mais échoue face aux candidats de la droite. Il reste président du groupe socialiste jusqu'à sa retraite, en . Il participe activement à la campagne de Lionel Jospin pour l'élection présidentielle de 2002. Il se consacre ensuite à nouveau à la littérature en publiant plusieurs ouvrages politiques. Une promenade porte son nom à Paris, dans le , le long de la « Petite Ceinture ». Agent supposé des services secrets communistes En 1999, Vassili Mitrokhine, ancien archiviste du KGB, révèle les noms d'un certain nombre de Français qui auraient travaillé pour le KGB dont celui de Claude Estier. Celui-ci taxe alors ces révélations de « tissu d'inepties ». En 2016, selon L'Express, la déclassification d'archives en Roumanie révèle que Claude Estier aurait 1982 à 1986, sous le nom de code Stanica avec la Securitate, la police secrète de Nicolae Ceaușescu, afin d'influencer le gouvernement. . Raymond Nart (ex-directeur adjoint de la direction de la Surveillance du territoire (DST)), Jean-François Clair (ex-directeur adjoint de l'anti-terrorisme) et Michel Guérin (ex-chef de l'inspection générale de la DST) confirment, dans leur essai La DST sur le front de la guerre froide édité en , que la DST estime qu'il fut un agent soviétique, notamment grâce à des renseignements fournis spontanément par , la Fédération de la gauche démocrate et socialiste. Mandats Député de Paris de 1967 à 1968 et de 1981 à 1986. Conseiller de Paris de 1971 à 1989. Sénateur de Paris de 1986 à 2004. Membre de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des forces armées de l'Assemblée nationale de 1983 à 1986. Président du groupe socialiste au Sénat de 1988 à 2004. Publications . . . . . . . . Décoration Notes et références Liens externes Naissance en juin 1925 Naissance dans le 17e arrondissement de Paris Résistant français Élève du lycée Carnot (Paris) Personnalité de la Section française de l'Internationale ouvrière Personnalité du Parti socialiste unifié Personnalité de la Convention des institutions républicaines Député européen membre du Parti socialiste (France) Sénateur de Paris Député européen élu en France 1979-1984 Journaliste français du XXe siècle Journaliste français du XXIe siècle Collaborateur du Nouvel Observateur Collaborateur du Monde Collaborateur du Progrès Sénateur de la Cinquième République française Député de Paris Conseiller de Paris Député de la IIIe législature de la Ve République Député de la VIIe législature de la Ve République Décès en mars 2016 Décès à Ivry-sur-Seine Décès à 90 ans
Ryōji Noyori ( à Kobe, Japon) est un chimiste japonais. Il est colauréat avec William Standish Knowles de la moitié du prix Nobel de chimie de 2001 , réactions qui permettent la préparation de nombreuses molécules pharmaceutiques. Biographie Noyori entre à l'université de Kyoto en 1957 et obtient un BScen 1961 et un MSc en 1963. Il entre alors dans le groupe du professeur Hitosi Nozaki comme instructor et obtient un doctorat en 1967. Il devient ensuite associate professor à l'université de Nagoya et passe une année à Harvard dans le laboratoire d'Elias James Corey comme post-doctorant. Il est nommé professeur en 1972 et est en ce moment directeur du centre de recherche en matériaux de l'université de Nagoya. Noyori a contribué avec William S. Knowles à l'étude de la chiralité des réactions d'hydrogénation catalysées, pour laquelle il est corécipiendaire avec Knowles de la moitié du prix Nobel de chimie de 2001 (l'autre moitié a été remise à K. Barry Sharpless). Distinctions et récompenses 1997 : Arthur C. Cope Award 2001 : prix Wolf de chimie 2001 : prix Nobel de chimie 2000 : docteur honoris causa de l'université Rennes-I où il enseigna comme professeur invité en 1995 2005 : membre étranger de la Royal Society 2009 : médaille Lomonossov Notes et références Liens externes Chimiste japonais du XXe siècle Chimiste japonais du XXIe siècle Étudiant de l'université de Kyoto Professeur à l'université de Nagoya Docteur honoris causa de l'université Rennes-I Docteur honoris causa de l'université d'Alicante Lauréat du prix Nobel de chimie Lauréat japonais du prix Nobel Membre de l'Académie des sciences du Japon Membre de l'Académie pontificale des sciences Membre de l'Académie américaine des arts et des sciences Membre de l'Académie nationale des sciences Membre de l'Académie polonaise des sciences Membre étranger de la Royal Society Personne de mérite culturel Récipiendaire de l'ordre de la Culture Naissance en septembre 1938 Naissance à Kobe Lauréat du prix Wolf de chimie Naissance à Ashiya
Les championnats du monde de patinage artistique 1953 ont lieu du 8 au à la patinoire extérieure de Davos en Suisse. C'est la dixième fois que la ville grisonne reçoit les mondiaux de patinage artistique. Qualifications Les patineurs sont éligibles à l'épreuve s'ils représentent une nation membre de l'Union internationale de patinage (International Skating Union en anglais). Les fédérations nationales sélectionnent leurs patineurs en fonction de leurs propres critères. L'Union internationale de patinage autorise chaque pays à avoir de une à cinq inscriptions par discipline. Podiums Tableau des médailles Détails des compétitions Messieurs Dames Couples Danse sur glace Voir aussi Articles connexes Palmarès des championnats du monde de patinage artistique Union internationale de patinage Les autres championnats du monde organisés à Davos : 1899 (M), 1900 (M), 1906 (D), 1910 (M), 1912 (D), 1922 (D-C), 1925 (D), 1927 (M), 1948 (M-D-C) et 1966 (M-D-C-Danse) Championnats d'Europe de patinage artistique 1953 Championnats d'Amérique du Nord de patinage artistique 1953 Références externes 1953 Patinage artistique Patinage artistique 1953 Monde 1953 Sport en Suisse en 1953
Yao Mawuko Sènaya, né le à Lomé au Togo, est un footballeur international togolais. Biographie Avec l'équipe du Togo, Sènaya a participé à la Coupe d'Afrique en 1998, en 2000 et en 2002. De façon surprenante, il a réussi à réintégrer l'équipe du Togo en . C'est le frère de Yao Junior Sènaya. Liens externes Naissance en octobre 1979 Naissance à Lomé Footballeur international togolais Joueur de l'AS Cannes Joueur du Toulouse FC Joueur du Red Star Joueur du FC Granges Joueur du FC Bienne Joueur du FC Wohlen Joueur du SC Young Fellows Juventus
Les commandos Nord Viet-Nam constituent une unité spéciale du corps expéditionnaire français en Extrême-Orient qui a été créée en Indochine par le général de Lattre de Tassigny. Les commandos opéreront de septembre 1951 à juillet 1954 du nord Viêt Nam (ex-Tonkin) au Laos. Le rôle de ces unités, qui ont compté plus de cinq mille hommes, est le renseignement et la tactique de contre-guérilla en riposte à la guerre non conventionnelle menée par le Viet-Minh. Historique Création Le , le général de Lattre, commandant le CEFEO pour la campagne 1950-1951, crée cette unité à partir de huit commandos et en confie l'organisation au chef de bataillon Louis Fourcade issu du de chasseurs à pied qui est un ancien membre du commando Conus. Ces commandos sont composés de troupes autochtones et encadrées par un officier ou un sous-officier européen. Quatre de ces éléments précurseurs, dont l'efficacité est particulièrement remarquée, serviront de modèle aux futures unités. Il s'agit des commandos du capitaine Jean-Louis Delayen (), des lieutenants Charles Rusconi () et Michel Romary () et de l'adjudant-chef Roger Vandenberghe (). Le 10 juillet, le général de Lattre porte le nombre de commandos à trente et, le 19 novembre 1951, à quarante-cinq, soit un effectif total de plus de . Organisation Le format retenu pour ces commandos est de 120 hommes de troupes recrutés localement principalement au sein des compagnies légères de supplétifs militaires (CLSM) existant en Indochine. Ils sont encadrés par un officier issu des unités parachutistes déployées en Indochine. Les hommes sont entrainés dans l’École de commando de Vat-Chay, près de Hong Haï en bordure de la baie d'Along. L’école est commandée par le capitaine Michel Legrand. Bilan Les statistiques publiées par l'Armée française à l'occasion de la décision du Ministre de la défense et des forces armées du 19 octobre 1955 de décerner une citation à l'ordre de l'Armée à cette unité, font état de , et de infligés aux forces du VietMinh. Liste des commandos Liste des commandants chef de bataillon Louis Fourcade commandant Magdelein chef de bataillon Ducasse (fait prisonnier à Nam Mau en novembre 1953), capitaine Ignace Mantei chef de bataillon Souquet Voir aussi Références articles connexes Groupement de commandos mixtes aéroportés Corps léger d'intervention Bibliographie Commandos Nord-Vietnam 1951-1954, Jean Pierre Pissardy, Indo Editions, 1999 Vanden Le Commando Des Tigres Noirs, Bernard Moinet, éditions de La Seine,1988 Liens externes Unité de renseignement ou d'actions spéciales française Unité militaire française dissoute Service de documentation extérieure et de contre-espionnage Guerre d'Indochine Unité ou formation militaire créée en 1951 Unité ou formation militaire dissoute en 1954
Marielle Thompson, née le à North Vancouver, est une skieuse acrobatique canadienne spécialiste du ski cross. Elle devient championne olympique de ski cross lors des épreuves de ski acrobatique des Jeux olympiques d'hiver 2014 à Sotchi. Elle remporte le classement de la coupe du monde de la spécialité en 2011-2012, 2013-2014 et 2016-2017. Carrière Elle a débuté en Coupe du monde en et remporte sa première victoire le à Blue Mountain. Aux Championnats du monde 2013, elle devient vice-championne du monde de skicross derrière la Suissesse Fanny Smith à Voss (Norvège). Le , lors des Jeux olympiques de Sochi, elle gagne sa première médaille d'or olympique. Le , lors des , elle termina au deuxième rang derrière sa compatriote Kelsey Serwa. Une chute lors d'un entraînement en Suisse en lui occasionne une rupture des ligaments croisé antérieur et collatéral interne. De retour à la compétition pour les Jeux olympiques de Pyeongchang, elle termine en tête de la phase de qualification, devant Kelsey Serwa et Brittany Phelan, avant d'être éliminé en huitièmes de finales. Elle renoue avec les podiums lors de la coupe du monde 2018-2019. Lors de cette saison, elle remporte le titre mondial, s'imposant lors des mondiaux à Deer Valley aux États-Unis, devant a Suissesse Fanny Smith et la Française Alizée Baron . Elle remporte ensuite la victoire lors d'une épreuve de coupe du monde à Veysonnaz, place qui lui permet de terminer troisième du classement général de la discipline remporté par Fanny Smith. Lors de la coupe du monde 2019-2020, elle remporte trois succès, à Montafon, Arosa et Megève, terminant troisième du classement de la discipline derrière Sandra Näslund et Fanny Smith. Palmarès Jeux olympiques d'hiver Championnats du monde Coupe du monde Meilleur classement général : en 2012 et 2017. 3 petits globe de cristal : Vainqueur du classement skicross en 2012, 2014 et 2017. 58 podiums dont 25 victoires. Championnats du monde juniors Médaille d'or en 2013 à Chiesa in Valmalenco. Références Liens externes Skieuse acrobatique canadienne Skieuse acrobatique aux Jeux olympiques d'hiver de 2014 Skieuse acrobatique aux Jeux olympiques d'hiver de 2018 Skieuse acrobatique aux Jeux olympiques d'hiver de 2022 Championne olympique de ski acrobatique Championne olympique canadienne Championne du monde de ski acrobatique Naissance à North Vancouver Naissance en juin 1992 Médaillée aux Jeux olympiques d'hiver de 2014 Médaillée aux Jeux olympiques d'hiver de 2022 Médaillée d'argent olympique canadienne
est un film muet américain réalisé par Francis Ford et sorti en 1916. Synopsis Fiche technique Réalisation : Francis Ford Scénario : Grace Cunard Durée : 20 minutes Genre : Drame Date de sortie : : Distribution Francis Ford Grace Cunard Jack Holt Neil Hardin Notes et références Liens externes Film américain sorti en 1916 Court métrage américain Film dramatique américain Film muet américain Film américain en noir et blanc
L'opération Dorca, déclenchée à l'initiative de la France, est une opération militaire ayant eu lieu du 31 juillet au au Tchad. Elle a pour but de soutenir l'UNHCR et les ONG travaillant à la frontière au Tchad, le long de la frontière avec le Darfour (province située à l'ouest du Soudan). Ces organismes œuvrent pour assurer la sécurité des populations et l'accueil des réfugiés à la suite de la crise dans cette région. Cette crise a mis en fuite plus de , réfugiés dans 12 camps à l'est du Tchad. Dorca Dorca Nom de code Relations entre la France et le Tchad
Isabelle Wingerter-Seez est une chercheuse française en physique des particules. Vu son importante contribution à la mise en place du calorimètre à argon liquide d'ATLAS, elle a été nommée responsable du projet « ATLAS France » en . Récompenses et distinctions Médaille d'argent du CNRS (2013) Lien externe Notes et références Physicien français Lauréat de la médaille d'argent du CNRS Date de naissance non renseignée (XXe siècle)
Rudno (en serbe cyrillique : ) est un village de Serbie situé sur le territoire de la Ville de Kraljevo, district de Raška. Au recensement de 2011, il comptait 199 habitants. Un autre village portant le nom de Rudno est situé à proximité. Démographie Évolution historique de la population Répartition de la population par nationalités (2002) Notes et références Voir aussi Articles connexes Église Saint-Nicolas de Rudno Localités de Serbie Villes de Serbie Liens externes Localité dans la municipalité de Kraljevo
L'histoire du Royaume-Uni, État souverain englobant les quatre nations constitutives que sont l’Angleterre, l’Écosse, le pays de Galles et l’Irlande du Nord, est indissociable de celle du Parlement du Royaume-Uni. Elle débute en 1707 avec les actes d'Union qui opèrent une union politique du Royaume d'Angleterre (incluant le pays de Galles) et du Royaume d'Écosse et marquent la naissance du Royaume de Grande-Bretagne. En 1801, un nouvel Acte d'Union lie celui-ci au royaume d'Irlande pour former le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande. En 1921, à l'issue de la guerre d'indépendance irlandaise, l'État libre d'Irlande obtient son indépendance et se sépare de l'Irlande du Nord, qui demeure une partie du Royaume-Uni. Depuis 1922 , son nom officiel est « Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord » . À partir de la fin du , l'Angleterre établit des comptoirs commerciaux puis des colonies d'outre-mer pour finalement former un empire composé de nombreux dominions, colonies, protectorats, mandats et autres territoires gouvernés ou administrés par le Royaume-Uni. Une série de guerres avec la France place l'Amérique du Nord sous le contrôle du Royaume-Uni à l'issue de la guerre de Sept Ans (1756-1763), juste avant la perte des Treize colonies à la suite de la guerre d'indépendance des États-Unis (1775-1783). Durant le XIX siècle, le Royaume-Uni connaît la révolution industrielle et devient la première nation industrialisée. Bien que ruiné par la Première Guerre mondiale, l'Empire britannique atteint son extension maximale après le Traité de Versailles en 1919 (par lequel il acquiert un territoire grand de ). Il est le plus grand espace colonial, s'étendant sur de km² (22 % des terres émergées), et recouvre un quart de la population mondiale, soit environ d'habitants. Sorti vainqueur mais très affaibli à l'issue de la Seconde Guerre mondiale, le Royaume-Uni ne peut que constater la suprématie des deux superpuissances américaine et soviétique. De plus, dans le cadre de la décolonisation, la plupart des territoires et colonies, à commencer par l'Inde en 1947, obtiennent leur indépendance, et l'Empire entre en déclin. Au début des années 1960, le Royaume-Uni cherche à intégrer la CEE (Communauté économique européenne) mais, en France, le général de Gaulle s'y oppose à plusieurs reprises en posant catégoriquement son véto. Le pays a opéré un rapprochement avec les Américains : sans toutefois y envoyer de troupes, le gouvernement soutient les États-Unis dans la guerre du Viêt Nam. Débuté à la fin des années 1960, le conflit nord-irlandais voit les premiers attentats éclater au début des années 1970 et manque de se transformer en une véritable guerre civile à plusieurs occasions jusqu'en 1998. Le pays intègre finalement la CEE en 1973 avec l'accord du Premier Ministre Edward Heath, ce que confirme un référendum organisé en 1975. Dans les années 1980, les trois mandats de Margaret Thatcher sont marqués à l'extérieur par la guerre des Malouines (1982) et son opposition à l'URSS dans le cadre de la Guerre froide, et à l'intérieur par une politique économique libérale. La fin des années 1990 connaît l'avènement du travailliste Tony Blair (1997-2007), qui a vu dans l'Union Européenne un grand marché, soutenant les candidatures de presque tous les pays d'Europe de l'Est, et qui a soutenu les États-Unis dans la guerre d'Irak, malgré une opinion publique britannique plutôt défavorable. Il démissionne en 2007, pour laisser la place à son ministre des finances Gordon Brown, lui-même battu aux élections de 2010 par le conservateur David Cameron. C'est sous le ministère de ce dernier que se tient un référendum sur l'indépendance de l'Écosse en 2014 (indépendance rejetée par les Écossais) et un référendum sur le maintien du Royaume-Uni dans l'Union européenne en 2016, lequel aboutit à un résultat favorable à une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne. Conquêtes et unions jusqu'en 1707 La conquête de l'Irlande au Moyen-Âge La conquête de l'Irlande commence en 1169, sous Henri II. À l'origine, ce n'est pas strictement une conquête anglaise, puisqu'elle est déclenchée par un petit groupe de Normands n'agissant pas au nom de la Couronne anglaise. Richard FitzGilbert de Clare, dit « Strongbow », baron normand du pays de Galles, dépossédé de ses terres, fait équipe avec Diarmait MacMurrough, roi d'Irlande en exil, pour aider celui-ci à reconquérir son royaume de Leinster. Par la suite, les Normands prennent pied en Irlande, et s'emparent de Dublin en 1170. Inquiet de la puissance montante de Strongbow, Henri II décide d'envahir lui-même l'Irlande en . Il parvient à contrôler Dublin et ses alentours. Les Tudors Henri VIII, roi d'Angleterre de 1509 à 1547, s'engage dans un conflit contre l'Église catholique romaine à cause de son divorce avec Catherine d'Aragon. Bien qu'Henri VIII ne soit pas forcément protestant, ce conflit sépare définitivement l'Angleterre de Rome. Une victime notable du schisme est le chancelier d'Henri VIII, Thomas More. Suit une période de troubles religieux et politiques conduisant à la Réforme et la dépossession des abbayes par la royauté. Les filles d'Henri VIII Tudor, Marie et Élisabeth ont des positions bien différentes. Le règne de Marie est marqué par des conflits religieux. Marie épouse le roi catholique Philippe II d'Espagne et monte sur le trône en 1553. Dès son avènement, Marie essaie d'éradiquer le protestantisme, sans succès. L'histoire l'appellera plus tard « Marie la Sanglante. » La Réforme écossaise provoque un conflit entre la « vieille » religion (le catholicisme romain) et la nouvelle (l'Église écossaise ou presbytérienne.) La reine Marie (dite Mary, Queen of Scots) est contrainte d'abdiquer après un véritable coup d'État, et de fuir pour l'Angleterre en abandonnant son fils Jacques VI à des tuteurs protestants. En Angleterre, les doutes à propos de la légalité du mariage d'Henri VIII avec Anne Boleyn font que beaucoup perçoivent Mary comme une prétendante plus légitime au trône d'Angleterre que sa cousine protestante Élisabeth (l'arrière-grand-père de Marie fut le grand-père d'Élisabeth, Henri VII, par un mariage d'alliance entre l'Angleterre et l'Écosse). Élisabeth, méfiante, assigne sa cousine à résidence puis, pour conjurer les rumeurs d'un complot visant à la renverser, la fait exécuter pour haute trahison. La reine Élisabeth meurt en 1603 sans héritier direct. En 1541, le Parlement reçoit l'ordre de changer le statut de l'Irlande en royaume, avec Henri VIII proclamé roi. Celui-ci, qui se présentait toujours comme au-dessus des lois du Parlement, se montre comme roi d'Irlande l'année suivante. Cet acte crée une union des couronnes. Pendant le reste du , les monarques Tudors étendent leur autorité sur l'Irlande à partir de la région autour de Dublin, l'English Pale, et finissent par contrôler la totalité de l'île en 1603. Lors de la reconquête de l'Irlande par les Tudors se déroulent des épisodes particulièrement violents, comme les deux révoltes des comtes de Desmond (1569-1573 et 1579-1583) et la guerre de Neuf Ans. Le voit aussi la création des « plantations d'Irlande » : pour renforcer l'influence anglaise en Irlande, des terres sont confisquées à leurs propriétaires irlandais et distribuées à des colons anglais. L'Union des Deux Couronnes (1603) Jacques VI, maintenant roi d'Écosse, succède à sa cousine Élisabeth et prend le titre de Jacques d'Angleterre en 1603, tout en conservant son titre de Jacques VI, roi d'Écosse. Les Stuart sont maintenant la famille royale de « Grande-Bretagne », mais les deux royaumes conservent des parlements séparés. L'Union des Deux Couronnes a préparé une éventuelle unification des deux royaumes. Cependant, pendant le siècle suivant, de fortes différences politiques et religieuses continuent à diviser les deux royaumes, et la royauté unique ne parvient pas à empêcher des guerres intestines. L'Écosse, jusqu'en 1707, reste un royaume indépendant et résiste à l'expansion de la domination anglaise. À cause du climat, de la géographie physique et de la densité de la population, le royaume d'Écosse a, d'un point de vue économique et militaire, tendance à être considéré comme inférieur à son voisin au sud, le royaume d'Angleterre. Cependant, l'« Auld Alliance » avec le royaume de France inquiète les gouvernements anglais successifs, et la volonté de séparer l'Écosse de son alliée catholique est une constante de la politique anglaise vis-à-vis de l'Écosse jusqu'à l'union des couronnes, en particulier pendant la Réforme protestante. Le Commonwealth et l'annexion temporaire de l'Écosse et de l'Irlande L'accession du fils de Jacques , Charles , au trône en 1625 marque le début d'une période de conflit entre le Roi et le Parlement. L'adhésion de Charles à la doctrine de la monarchie de droit divin attise une bataille de suprématie entre le Roi et le Parlement, qui culmine avec la guerre civile anglaise (1642-1651). En 1649, Charles est décapité. C'est le début de la République, ou Commonwealth (de 1649 à 1653), suivie par une période de gouvernement personnel du Lord Protector Olivier Cromwell. Le nouveau régime est impopulaire, et la mort de Cromwell en 1658 provoque un vide politique que le gouvernement de son fils Richard (1658-1659) ne parvient pas à combler. En 1659, on tente de revenir au système antérieur au Protectorat de Cromwell mais, en définitive, la volonté de stabilité politique pousse le Parlement à négocier la Restauration de la monarchie en 1660. Le fils de Charles , Charles II, monte sur le trône. La période des crises entre le parlement et Charles dans les années 1620 jusqu'à la restauration de la monarchie en 1660 est de plus en plus surnommée la Révolution anglaise par les historiens. Pendant la période du Commonwealth l'Irlande et l'Écosse sont annexées par l'Angleterre et leur autonomie législative, abolie. L'Irlande est particulièrement touchée par la période des guerres civiles ; en effet, après la conquête de Cromwell, la classe terrienne irlandaise catholique est dépossédée de ses terres et remplacée par une classe dirigeante britannique et protestante. L'autonomie nominale de l'Irlande et de l'Écosse sont restaurées après la Restauration. Néanmoins, pendant la période des Guerres des Trois Royaumes, les rois anglais (1639-1651) consacrent beaucoup de temps à établir la primauté de l'Angleterre sur les deux autres royaumes de la monarchie Stuart. Le conflit entre la Couronne et le parlement s'achève lors de l'invasion du pays par une armée hollandaise en 1688, qui débouche sur la Glorieuse révolution britannique et son volet économique, la révolution financière britannique. Les Actes d'Union (1707) Une intégration politique plus profonde est le projet de la reine Anne de Grande-Bretagne (1702–1714) qui succède au trône en 1702 comme dernière monarque Stuart de Grande-Bretagne et d'Irlande. Un Bill d'Union est établi sous l'égide de la reine et de ses conseillers, les négociations commencent pour de bon en 1706. Les circonstances de l'acceptation de l'Écosse sont discutées. Les partisans écossais croient que l'échec de l'accession au Bill provoquera l'imposition de l'union dans des conditions beaucoup moins favorables ; ils craignent de longs conflits des deux côtés qui conduiront à un désordre civil, surtout à Édimbourg, dont la population est coutumière (Edinburgh Mob). Le projet d'une union des deux royaumes est très impopulaire parmi la population écossaise cependant, après le désastre du projet Darién, le parlement d'Écosse pratiquement en faillite, accepte les propositions à contre-cœur (les petites incitations financières pour les parlementaires écossais ainsi que les manœuvres de l'armée anglaise dans le nord de l'Angleterre jouent également un rôle dans la prise de décision). En 1707, les actes d'union reçoivent la sanction royale, les parlements d'Angleterre et d'Écosse sont abolis pour créer le Royaume-Uni de Grande-Bretagne avec un parlement unique, le Parlement de Grande-Bretagne. Anne devient formellement la première occupante du trône britannique uni et envoie 45 membres au nouveau parlement à Westminster. Le plus grand bénéfice de cette union est pour l'Écosse le fait de profiter du libre-échange avec l'Angleterre et son empire colonial d'outre-mer. Elle reçoit également des subsides, appelés « l'Équivalent », d'un montant égal à la part de la dette publique anglaise qu'elle assume. Pour l'Angleterre, un allié possible des états européens hostiles à l'Angleterre est neutralisé, et la succession protestante au trône, sécurisée. Cependant, certains aspects des royaumes auparavant indépendants sont maintenus. Certaines institutions anglaises et écossaises n'ont pas fusionné dans le système britannique : l'Écosse conserve son système judiciaire de même que son système bancaire. L'église presbytérienne et l'église anglicane demeurent séparées, tout comme le système d'éducation. Le renommage prévu par l'Acte d'Union de l'Angleterre en « Bretagne du Sud » (South Britain) et l'Écosse en « Bretagne du Nord » (North Britain) n'a guère trouvé de partisans et il est abandonné (en Angleterre, les termes dEngland et Britain continuent d'être souvent interchangeables, cependant, la même situation ne s'est jamais produite en Écosse). La Grande-Bretagne au Pendant le , la Grande-Bretagne émerge comme une grande puissance en Europe et dans le monde entier. Le siècle est marqué par une rivalité avec la France, qui se prolonge à leurs colonies outre-mer en Amérique du Nord, aux Antilles, et en Inde. Dans la guerre de Sept Ans (1756-1763), la Grande-Bretagne triomphe sur ces trois fronts, conquérant la Nouvelle-France (le Canada) ainsi que des îles dans les Antilles mais aussi et surtout, gagne de manière décisive le contrôle du sous-continent indien. Cependant, le triomphe britannique en Amérique du Nord est de courte durée. En 1775, 12 ans après la défaite de la France en Amérique du Nord, ses treize colonies lancent une guerre d'indépendance. Les coûts financiers de la guerre de sept ans avaient ruiné le pays qui avait alors augmenté d'autorité les taxes des colons américains. Avec l'assistance de la France motivée par l'envie de revanche, les États-Unis gagnent leur indépendance en 1783. Sur le continent européen, la Grande-Bretagne maintient le statu quo. La Révolution française préoccupe le gouvernement britannique, qui déclare la guerre contre la nouvelle République française en 1793. La guerre continuera au (guerres napoléoniennes). Les changements économiques importants du Avec l'arrivée d'un protestant hollandais Guillaume III d'Orange sur le trône, après la glorieuse révolution de 1688, la vie parlementaire est marquée par l'élection et le débat d'idées. Financiers, navigateurs, experts dans l'art des voies navigables, les hollandais donnent à une Angleterre encore très peu peuplée des ressorts pour se lancer dans une économie d'exportation et d'innovations technologiques. Une économie irriguée par la finance et les voies navigables À la révolution, l'Angleterre se dote d'un parlement, élu par une dizaine de milliers d'aristocrates. À l'époque où Richelieu tente d'interdire les duels, le parlement anglais devient le lieu de joutes oratoires et du débat d'idées. Il offre des prix aux inventeurs et organise des concours, comme celui de 1734 pour créer un chronomètre de marine, gagné par John Harrison. La création en 1694 de la banque d'Angleterre, qui prête directement à l'État, précède d'un siècle celle de la Banque de France. Pour moderniser le pays, le nouvel État s'endette. En 1720, l'écrivain Daniel Defoe, père de Robinson Crusoé, fustige l'activisme des Hollandais qui tiennent le centre financier de Londres et multiplient les astuces pour placer la dette publique : loteries, obligations sur la marine, ou emprunts convertibles en actions. Le budget de l'État britannique s'élève en 1783 à 15 millions de livres sterling contre 16 millions en France, où le PNB est pourtant 2,5 fois plus élevé (160 millions de livres sterling contre 68 millions pour le Royaume-Uni) selon l'historien Fernand Braudel. Revers de la médaille, l'impôt pèse 22 % du PNB au nord de la Manche contre 10 % au sud. Mais selon Braudel les prélèvements de l'Église et des nobles sont plus élevés en France. Louis XIV a mené quatre guerres grâce à la fiscalité directe sur une population trois fois plus nombreuse. Le nouvel État britannique, dirigé par les hollandais, s'inspire du triomphe maritime de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales depuis 80 ans : il arme une flotte rivalisant avec celle de la France, trois fois plus peuplée. Critiquée pour sa dette, Londres surveille ses dépenses. Les guerres deviennent plus courtes : 7 ans pour prendre le Canada en 1764, 7 aussi pour céder l'indépendance des États-Unis en 1783. L'État britannique investit surtout pour aménager le réseau fluvial, dans le premier quart du , portant les voies navigables à , afin de compléter une intense activité de cabotage, selon Fernand Braudel. Le canal du Midi construit par Colbert de 1666 à 1681 est visité par des aristocrates anglais, dont Lord Bridgewater, qui en 1761 s'endette pour relier ses mines de charbon aux voies navigables, par un canal privé. Son succès inspire d'autres canaux, financés par une Bourse qui fonctionne à plein régime. Les inventions des années 1770, le puddlage de l'acier et la machine à vapeur nécessitent un charbon deux fois moins coûteux à livrer grâce aux rivières aménagées puis aux canaux. Le rôle spécifique d'une révolution agricole britannique est relatif car le PNB français progresse de 110 % entre 1715 et 1800 contre +82 % pour l'Angleterre. Trois fois plus peuplée, la France a beaucoup plus de campagnes arriérées que l'Angleterre mais également plus de campagnes riches, de commerçants et d'artisans dynamiques. Et elle profite plus que l'Angleterre de la traite vers les colonies sucrières les plus rentables, comme Saint-Domingue. La nouvelle banque d'Angleterre devient le pivot du développement des grandes banques privées de Londres. En 1807 elles sont au nombre de 73. En province, les petites banques de comté se multiplient : une douzaine dès 1750, puis 120 en 1784, 200 aux environs de 1797 et 370 en 1800, selon Braudel. Ces nouveaux banquiers de proximité diffusent l'épargne et le crédit dans les villes nouvelles, en exigeant des fonds propres, incitant les entrepreneurs-inventeurs du coton, comme Richard Arkwright et Edmund Cartwright à trouver des associés. Le boom du coton recentre la croissance sur des régions peu peuplées du nord-est, alors en retard, et se diffuse aux autres secteurs vers 1880, via le charbon, l'acier et la machine à vapeur. En 1698, les spéculateurs hollandais délaissent le Royal Exchange, où leurs nouvelles techniques déconcertent les Anglais, pour se retrouver au Jonathan's Coffee-House ; celui-ci brûle en 1748, devient un club de 161 courtiers en 1661 et érige en 1773 son propre bâtiment, le Stock Exchange, féroce rival du Royal Exchange dont il triomphe rapidement. Rodés, les courtiers sont prêts à accompagner la révolution industrielle. La croissance du commerce extérieur Le commerce extérieur de la Grande-Bretagne connaît au une croissance exceptionnelle. De 1700-1701 à 1797-1798, la valeur des importations passe d’un peu moins de six millions de livres sterling à 24 millions. La valeur des exportations de biens produits en Grande-Bretagne passe de 4,5 millions de livres sterling à 18,3 millions. La valeur des réexportations passe de 2,1 à 12 millions de livres sterling. Cette importante croissance s'explique par trois phénomènes majeurs : la demande croissante en Grande-Bretagne en produits exotiques en provenance d’Amérique et d’Asie (tabac, sucre, thé, café, produits colorants comme l’indigo) ; la demande croissante dans les pays d’Europe de l’Ouest et du Nord pour les mêmes produits, qui sont importés en Grande-Bretagne avant d’être réexportés ; la demande croissante dans les colonies américaines, où vivent 1,5 million de personnes, dont seulement esclaves, en 1750 à la fois en produits manufacturés et en produits réexportés venus d’Asie. La région composée de l'Angleterre et du Pays de Galles, de l'Écosse, de l'Irlande, des colonies d'Amérique et des Antilles, et dans une certaine mesure des côtes d'Afrique de l'Ouest, fonctionne au comme une zone de libre-échange, dans laquelle les marchands britanniques peuvent commercer librement. C'est en revanche une zone protégée de la concurrence étrangère par les Navigation Acts. Une autre cause de la croissance phénoménale du commerce extérieur britannique est le développement d'un marché du crédit particulièrement performant, soutenu par les principaux grossistes et marchands internationaux, et par des institutions comme la Banque d'Angleterre, et qui permet de pallier la pénurie constante de numéraire. Le taux du crédit est particulièrement bas dans la Grande-Bretagne du : autour de 3 à 4 % en moyenne, ce qui correspond grosso modo aux taux actuels, alors que dans le reste de l'Europe, il est rare de pouvoir emprunter à moins de 10 %. Les prémices de la Révolution industrielle La croissance des exportations britanniques au s'explique aussi en grande partie par l'explosion, dans les vingt dernières années du siècle, d'un nouveau commerce, celui de produits cotonniers fabriqués non plus dans des manufactures artisanales mais dans de vraies entreprises industrielles, profitant des progrès technologiques apportés par les inventions des premiers entrepreneurs du coton britannique qui lancent la révolution industrielle à partir de 1777. La croissance du coton décolle dès 1771 et accélère encore en 1787, au fil des progrès technologiques : sur seulement 37 ans, entre 1771 et 1808, les importations de coton brut de l'Angleterre sont multipliées par douze. Les exportations de produits cotonniers finis, avec leur valeur ajoutée sont encore plus importantes. Jusqu'en 1760, le coton joue au contraire un rôle mineur, avec seulement 10 % des exportations contre environ 25 % pour la laine. De l'Acte d'Union de 1800 à la mort de Guillaume IV L'Acte d'Union de 1800 L'invasion de l'Irlande par les Anglo-Normands en 1170 est suivie par des siècles de lutte. Tour à tour, les rois anglais cherchent à conquérir et à piller l'Irlande. Au début du commence une colonisation majeure de la province de l'Ulster par des protestants écossais et anglais ; beaucoup de catholiques irlandais sont contraints de quitter leurs terres. Depuis le temps de la première invasion normande, l'Irlande est un sujet de contrôle et de régulations de la part de l'Angleterre et plus tard de la Grande-Bretagne. Les Irlandais ont profité de la Première Révolution anglaise pour tenter de recouvrer leur indépendance. Cromwell débarque à Dublin (été 1649) avec ses soldats, les « Côtes de Fer » William Lamb, et organise un véritable massacre. Suivant les sources, entre le tiers et la moitié de la population de l'île est massacrée. Après sa défaite, l'Irlande est soumise à l'autorité et aux lois de l'Angleterre et les terres du nord du pays sont confisquées et attribuées à des colons venus d'Écosse et d'Angleterre. La guerre de l'Indépendance américaine (1775-1783) trouve un puissant écho au sein du peuple irlandais. En effet, des associations de volontaires militaires irlandais usent de leur influence pour parler en faveur d'une plus grande indépendance du parlement irlandais. Ce souhait est réalisé en 1782 par l'obtention de droit au commerce autonome et de l'indépendance législative de l'Irlande. Cependant, avec l'attrait des principes de la Révolution française, les demandes de réforme de la Constitution se radicalisent. La Society of United Irishmen, composée de presbytériens de Belfast et d'anglicans et catholiques de Dublin, fait campagne pour la fin de la domination britannique. À leur tête se trouve Theobald Wolfe Tone (1763–1798) qui travaille avec la Convention catholique en 1792 pour abolir la loi pénale. N'arrivant pas à gagner le soutien du gouvernement britannique, Tone embarque pour Paris où il peut encourager quelques forces navales françaises qui l'aideront lors des soulèvements en Irlande. Les paysans se soulèvent à Wexford et, quoique insuffisamment armés, combattent avec bravoure. Dublin est en danger, mais les insurgés sont défaits par les forces régulières à Vinegar Hill. Une force française de mille cent hommes, menée par le général Humbert, débarque dans la baie de Killala ; elle arrive trop tard pour apporter une assistance efficace. Néanmoins, les rébellions ont enfin convaincu le Premier ministre britannique William Pitt (dit William Pitt Le Second) qu'il devait mettre un terme à l'indépendance de l'Irlande. La loi promulguant l'Union reçoit l'assentiment royal le . L'union législative de la Grande-Bretagne et de l'Irlande est scellée le par les deux parlements irlandais et anglo-saxons sous l'Acte d'Union de 1800. Le pays est alors nommé « Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande » (United Kingdom of Great Britain and Ireland). Dès lors, l'Irlande dispose de à la Chambre des communes (House of Commons), dont 64 élus par les comtés, 35 par les et 1 par l'université de Dublin de Westminster et 28 pairs à la Chambre des lords (House of Lords). Cependant, la lutte armée pour l'indépendance continue sporadiquement durant le . Une République d'Irlande s'autoproclame à Dublin en 1916 et est approuvée en 1919 par Dáil Éireann, le parlement lui aussi auto-déclaré. Une guerre anglo-irlandaise a lieu entre les forces de la couronne et l'Armée républicaine irlandaise (IRA) de janvier 1919 à juillet 1921. Le traité anglo-irlandais de 1921, négocié entre les représentants de Grande-Bretagne et d'Irlande et approuvé par trois parlements, établit l'État libre d'Irlande qui quitte le Commonwealth britannique et devient une république après la Seconde Guerre mondiale, sans lien constitutionnel avec le royaume britannique. Cependant six comtés majoritairement protestants du nord de l'Irlande choisissent de rester dans le Royaume-Uni. Le Premiers ministres : William Pitt le Jeune | Lord Grenville | Duc de Portland | Spencer Perceval | Lord Liverpool | George Canning | Lord Goderich | Duc de Wellington | Lord Grey | Lord Melbourne | Sir Robert Peel | Lord John Russell | Lord Derby | Lord Aberdeen | Lord Palmerston | Benjamin Disraeli | William Ewart Gladstone | Lord Salisbury | Lord Rosebery Périodes : Époque georgienne - Époque victorienne - Époque édouardienne Le est marqué par de grandes avancées en géologie et en paléontologie, ainsi qu'en génie civil, avec des ingénieurs tels qu'Isambard K. Brunel, William Jessop ou John Rennie. Le Royaume-Uni est le premier pays à connaître un essor fulgurant du chemin de fer puis un recours massif à la monnaie de papier, alors que les métaux précieux restent dominants ailleurs, en particulier aux États-Unis, où la Panique de 1837 montrent qu'ils restent primordiaux. Sur le front social, le chartisme, de 1838 à 1848, mobilise des millions de personnes pour obtenir le suffrage universel. Le syndicalisme prend forme dans les années 1860, avec les Trades Union Congress (TUC, congrès des syndicats), et s'étend dans les années 1880 au-delà des seuls ouvriers qualifiés. L'Irlande Une partie des négociations autour de l'Acte d'Union de 1800 stipulait que la loi pénale serait abrogée ainsi que l'émancipation catholique garantie. Cependant le roi George III bloque l'émancipation en argumentant que de l'accepter irait à l'encontre de son serment de défendre l'Église anglicane. Une campagne menée par l'avocat et politicien Daniel O'Connell ainsi que la mort du roi George mène à la concession de l'émancipation catholique en 1829, les catholiques sont autorisés au Parlement. O'Connell essaie ensuite de faire abroger l'Acte d'Union, une campagne sans succès. Quand l'épidémie de mildiou atteint l'île en 1846, une majeure partie de la population rurale n'a plus rien à manger. Cependant, les politiciens britanniques comme le Premier ministre Robert Peel pratiquent le laissez-faire qui consiste en la non-intervention du pouvoir notamment dans le domaine économique. Par ailleurs, des sommes énormes sont levées par des particuliers et des associations caritatives (, la reine Victoria donne l'équivalent de €) mais l'inactivité du gouvernement britannique (ou au moins une activité inadéquate) mènent à la catastrophe. La classe des laboureurs des champs est pratiquement anéantie dans ce qui sera connu sous le terme de Famine des pommes de terre en Irlande (Irish Potato Famine). La plupart des Irlandais élit des membres du Parlement libéraux et conservateurs appartenant aux grand partis politiques britanniques (les pauvres n'avaient pas le droit de vote à l'époque). Une minorité significative élit également des unionistes qui défendent la maintenance de l'Acte d'Union. Un avocat tory qui fait de la campagne à l'échelle nationale, Isaac Butt, établit un nouveau mouvement nationaliste modéré, la Home Rule League, dans les années 1870. Après la mort de Butt, la Home Rule League ou plutôt l'''Irish Parliamentary Party comme elle est appelée à présent, devient une force politique majeure sous William Shaw et le propriétaire protestant radical Charles Stewart Parnell. L'Irish Parliamentary Party domine la politique irlandaise, à l'exclusion des partis libéraux, conservateurs et unionistes qui existaient auparavant. Le mouvement de Parnell rencontre un succès global, parmi les propriétaires conservateurs comme chez la Land League qui fait campagne pour une réforme fondamentale des propriétés irlandaises, la plupart des fermes sont louées par des grands propriétaires aristocratiques. Le mouvement de Parnell fait campagne pour la Home Rule qui signifie que l'Irlande s'autogouvernera en tant que région du Royaume-Uni, à l'opposition d'O'Connell qui souhaite une indépendance entière avec un monarque et une couronne partagée. Deux Home Rule Bills sont introduits par le premier ministre Gladstone mais aucun ne parvient au statut de loi, surtout à cause de l'opposition de la Chambre des lords. La question divise l'Irlande, une minorité significative (surtout en provenance de l'Ulster) sont contre la Home Rule et craignent qu'un parlement catholique-nationaliste à Dublin n'entraîne des mesures discriminantes et impose des tarifs sur l'industrie ; bien que la majorité de l'Irlande vit de l'agriculture, six comtés de l'Ulster sont le siège d'industries lourdes qui seraient alors le plus affectés par de nouveaux tarifs. En 1912, un autre Home Bill passe par la Chambre des communes mais se heurte, tout comme en 1893, à la Chambre des lords. Cependant, la Chambre des lords à cette époque a perdu son droit de véto en matière législative et ne peut que retarder le Bill de deux ans - jusqu'en 1914. Pendant ces deux années, l'Irlande est constamment menacée d'une guerre civile avec la création des Unionist Ulster Volunteers et de leur contrepartie nationaliste, les Irish Volunteers. Les deux groupes s'arment en important des fusils et des munitions, et s'entraînent publiquement. Quand la Première Guerre mondiale éclate en 1914, la question de l'Irlande est oubliée pour la durée de la guerre. Les forces unionistes et nationalistes rejoignent l'armée britannique et souffrent de pertes considérables dans les tranchées. Jusqu'en 1918, l'Irish Parliamentary Party reste le parti politique dominant en Irlande bien que divisé depuis la fin du après l'affaire du divorce d'O'Shea. Parnell, surnommé « roi sans couronne d'Irlande » (Uncrowned King of Ireland), vivait avec la femme d'un de ses parlementaires, et fut le père de nombreux enfants. Quand le scandale éclate, les non-conformistes religieux britanniques, qui étaient l'appui du parti libéral irlandais, forcent W. E. Gladstone d'abandonner la cause irlandaise aussi longtemps que dure ladultère de Parnell. Le parti se divise en pro- et anti-Parnellites qui se battent pendant les élections. Une République irlandaise est unilatéralement déclarée à Dublin en 1916 lors de l'insurrection de Pâques (Easter Rising). L'insurrection est assez vite matée par les forces britanniques et les chefs sont exécutés. Cela augmente le nombre des partisans de l'insurrection en Irlande et la déclaration d'indépendance est ratifiée par le Dáil Éireann, le parlement de la république auto-déclarée en 1919. De 1919 à 1921, les forces de la Couronne et l'armée de la République irlandaise sont en guerre. Le traité anglo-irlandais de 1921 négocié entre les représentants britanniques et irlandais et ratifié par quatre parlements établit l'État libre d'Irlande (Irish Free State) d'abord considéré comme un dominion de l'Empire britannique, comme le Canada ou l'Afrique du Sud, mais qui quitte le Commonwealth britannique et devient une république après la Seconde Guerre mondiale sans aucun lien constitutionnel avec le Royaume-Uni. Six comtés du nord, majoritairement protestants, restent attachés au Royaume-Uni (Irlande du Nord). Royaume-Uni et Commonwealth Le contrôle de l'Empire britannique sur ses colonies diminue au cours de l'entre-deux-guerres. Le nationalisme prend une part importante dans plusieurs zones de l'Empire, notamment aux Indes et en Égypte. Entre 1867 et 1910, l'Australie, le Canada et la Nouvelle-Zélande reçoivent le statut de dominion (une indépendance au sein de l'Empire). Ils deviennent des membres fondateurs du Commonwealth britannique (connu sous le nom de Commonwealth of Nations depuis 1949), une organisation informelle qui réunis les anciennes colonies britanniques. L'indépendance des Indes et du Pakistan en 1947 parachèvent la décolonisation de l'Empire. Aujourd'hui, la plupart des anciennes colonies britanniques font partie du Commonwealth, pratiquement toutes en tant que membre indépendant. Restent cependant treize colonies britanniques anciennes qui décident de garder leur lien politique avec Londres, ce sont les territoires britanniques d'outre-mer. Bien que faisant souvent preuve d’un nationalisme économique et politique, le Commonwealth délègue au Royaume-Uni les affaires concernant les pays en développement ; il tient lieu de pour les problèmes de ces pays. À noter que l'Irlande, les États-Unis ainsi que les anciennes colonies et protectorats du Moyen-Orient ne font pas partie du Commonwealth. De plus, le Commonwealth aide à préserver des institutions calquées sur le modèle britannique, comme la démocratie parlementaire westminsterienne, dans ces pays. Histoire sociale De retour des tranchées, beaucoup éprouvent de la rancœur face à l'indifférence des civils et, compte tenu de leur propre sacrifice (en France, un phénomène semblable a lieu), la conscription brasse des populations d'origines et rangs divers et ce nivellement de masse accélère le changement social d'après-guerre. Les réformes sociales du siècle dernier donnent naissance en 1900 au Parti travailliste, qui n'accède cependant au pouvoir qu'en 1922. En 1919, la loi sur le logement social du Premier ministre Lloyd George fait sortir les gens de leurs taudis de banlieue de l'époque victorienne. Cependant, les tramways utilisent la fée électricité bien avant les habitations. Le droit de vote est reconnu aux femmes en 1918, mais le suffrage universel ne voit le jour qu'en 1928. La Grande Dépression de 1929 frappe durement le nord de l'Angleterre et le Pays de Galles (70 % de chômeurs dans certaines régions). Auparavant déjà, la grève générale de 1926 est proclamée en solidarité avec les mineurs et leurs salaires diminués. Le roman Le Quai de Wigan de George Orwell décrit bien les conditions d'existence de la classe ouvrière du nord de l'Angleterre durant les années 1930. Alors commence le lent déclin de l'industrie charbonnière du Royaume-Uni qui atteint son paroxysme au début des années Thatcher (1979) avec la longue grève des mineurs (un an, sans grande compensation). Le début de la Seconde Guerre mondiale est l'occasion d'une relance de l'emploi (défense, armement). Elle commence par la « drôle de guerre » ou rien de sérieux ne se produit du à mai 1940 (débuts du Blitz et de l'attaque allemande en Europe et en Angleterre). Les enfants sont tôt évacués loin des agglomérations. Le nombre des pertes humaines est deux fois moindre qu'en 1914-1918 mais les « progrès » dans la guerre aérienne accroissent le nombre de civils touchés. D'ailleurs les sévères bombardements aériens par la Luftwaffe sur les grandes villes forgent l'esprit britannique de résistance à l'ennemi. On assiste alors à un « retour » des populations vers les champs, l’agriculture et les jardins individuels pour subvenir aux besoins alimentaires. Les femmes prennent largement part à cet effort de guerre (usines mais aussi agriculture) : les « Land Girls » (les filles de la terre), cinq cent mille femmes dans les forces armées. Même la princesse et future reine Élisabeth II contribue à l'effort de guerre en conduisant des camions. La révolution sexuelle commence déjà avec cette émancipation. Époque victorienne Victoria devient reine en 1837. Son long règne (1837-1901) voit le Royaume-Uni à son apogée en termes de puissance économique et politique. Guerre de Crimée Guerre de Sécession Expansion de l'Empire La Grande Famine en Irlande Début du Époque édouardienne (1901-1914) Première Guerre mondiale Le Royaume-Uni entre en guerre le . Au début, les Britanniques n'envoient que quelques divisions sur le continent sous le commandement du général John French, ces soldats participent à la bataille de Mons, à la première bataille de la Marne puis à la course à la mer. Par la suite, de nouvelles divisions arrivent en France et sur d'autres fronts. Durant cette guerre, les Britanniques font la plus meurtrière bataille de leur histoire, la bataille de la Somme, avec environ et blessés. Finalement les Britanniques remportent la guerre avec l'entente. Entrée en guerre Lié à la France par l'Entente cordiale depuis le XIX siècle, le Royaume-Uni était membre de la Triple Entente, un accord diplomatique l'unissant depuis 1907 à la Russie (elle-même alliée à la France), conclu en réaction aux rodomontades des puissances de l'Axe : Empire allemand, Autriche-Hongrie et Empire Ottoman. Les Britanniques déclarent la guerre à l'Empire allemand le , après avoir reçu « une réponse non satisfaisante » à leur demande de respecter la neutralité de la Belgique. Opposition à la guerre Opposés à la guerre, John Burns et John Morley, respectivement et lord président du Conseil, démissionnent à l'annonce de l'engagement du Royaume-Uni dans le conflit. Le parti travailliste et les , d'abord opposés à la guerre, s'y rallient en . Seule une minorité de travaillistes est pacifiste, ils sont représentés dans le Cabinet de coalition formé en , et possèdent même trois ministres, plus tard, dans le . Des intellectuels libéraux remettent également en cause les raisons et les origines du conflit et forment en l' (UDC) pour promouvoir la paix par la coopération internationale. Le mouvement gagne petit à petit du terrain, notamment chez les Fabiens et dans l', une composante du . La majorité des travaillistes se rallie au pacifisme à partir de 1917, alors que la guerre est devenue extrêmement impopulaire. En , ils signent avec les syndicats un « Mémorandum sur les buts de la guerre » demandant l'arrêt du conflit. Parmi les signataires figurent Ramsay MacDonald, Sidney Webb et Arthur Henderson, un démissionnaire du gouvernement. Conflit En l'espace de quelques semaines, le Front de l'Ouest tourne au massacre : des centaines de milliers d'hommes perdent la vie, sans que les forces de la Triplice ne parviennent à imposer leur guerre de mouvement ; mais désormais, la stabilisation du front exige du Royaume-Uni un renfort continu d'hommes et de munitions. La Royal Navy domine les mers, et elle inflige une série de défaites aux bâtiments de surface de la marine impériale allemande, d'abord à Heligoland (1914) puis sur le Dogger Bank (1915), et ferme l'accès de la Mer du Nord. Désormais, ses ports entourés de mines, l'Allemagne subit un blocus, provoquant une interruption du ravitaillement de l'Outre-mer et à terme, une véritable disette. La stratégie navale de l’Allemagne se tourne donc exclusivement vers l'emploi des U-Boote pour tenter de faire plier les Britanniques, au risque de frapper des navires neutres : le Haut commandement allemand proclame « zone de guerre » les eaux territoriales britanniques ce qui signifie que tout navire y pénétrant devient une cible légitime. C'est ainsi qu'en , les submersibles allemands envoient par le fond le paquebot Lusitania, tuant plus de 100 passagers américains. Les protestations des États-Unis poussent l'Allemagne à renoncer à cette guerre sous-marine. La Grande-Bretagne s'engage à fond dans le conflit, mais les Catholiques d'Irlande, décidés à rompre avec la Couronne, fomentent une rébellion en 1916 ; elle échoue, mais la dureté de la répression qui s’ensuit marque le début d'une nouvelle hostilité envers les Britanniques. Dès 1916, la lassitude de la guerre faisant ses effets, les engagements volontaires diminuent : ce changement pousse le gouvernement britannique à imposer la conscription (hormis en Irlande), afin de maintenir ses effectifs sur le Continent. Confrontés à une mobilisation laborieuse de leur appareil industriel, les Britanniques remplacent en leur premier ministre Asquith par un homme à poigne, David Lloyd George. La nation réussit alors à mobiliser sa main d’œuvre, masculine et féminine, son industrie, ses finances, ses colonies et sa diplomatie pour abattre l’Empire allemand et ses alliés. La Royal Navy affronte la marine impériale allemande (Hochseeflotte) lors de la seule grande bataille navale de la guerre, la Bataille du Jutland en 1916. Les Américains, quoiqu'ils n'aient pas officiellement rejoint la coalition de l’Entente, fournissent désormais les Alliés en argent, nourriture et matériel. Outre-mer, les Britanniques, les Français, les Australiens et les Japonais s'emparent des colonies allemandes, désormais livrées à elles-mêmes. Le Royaume-Uni croit alors venu le moment d'abattre l’Empire Ottoman, mais il essuie une série de défaites lors de la bataille des Dardanelles puis en Mésopotamie, et tâche de soulever les minorités arabes contre les Turcs. Pourtant, en 1917, l'échec des offensives en France a porté le moral du pays au plus bas, et seule l'entrée en guerre des Américains () donne quelque espoir. Ayant obtenu la capitulation de la Russie, les Allemands essayent au printemps 1918 d'être maîtres à l'Ouest avant que les millions de soldats Américains ne viennent bouleverser l'équilibre à leur détriment ; ils reprennent ainsi l'offensive sur le front et même la guerre sous-marine, en vain. La formation de convois fortement armés sur l'Atlantique met un terme à la menace des U-Boote. Débordés au début de l'automne par le débarquement de Américains par jour, les Allemands, réalisant que l'équilibre était rompu, acceptent en novembre un armistice, qui est à vrai dire une capitulation. L’économie britannique connaît une croissance remarquable de 14 % entre 1914 et 1918, malgré l'absence de centaines de milliers d'ouvriers mobilisés ; dans le même temps, l’économie allemande baisse de 27 %. La consommation intérieure a baissé au bénéfice de l'industrie d'armement. La part des investissements publics dans le PIB est passée de 8 % en 1913 à 38 % en 1918 (elle atteindra toutefois jusqu'à 50 % en 1943). La guerre a forcé la Grande-Bretagne à puiser dans ses réserves financières et à emprunter massivement auprès des banques new-yorkaises. Après l'entrée en guerre des États-Unis en , le Trésor de la Couronne empruntera directement à la Réserve fédérale. Le mode de vie et les idéaux victoriens, qui s'étaient épanouis à l'Époque édouardienne, sont bouleversés par la Première Guerre mondiale. L'armée n'avait jamais auparavant été un gros employeur : ses effectifs culminent à hommes au début du conflit ; or en 1918, plus de d'hommes sont sous les drapeaux et la toute nouvelle Royal Air Force, créée par fusion du Royal Naval Air Service (RNAS) et du Royal Flying Corps (RFC), rassemble à elle seule pratiquement le même effectif que l'armée du début de 1914. Les et plus de , la génération perdue du poète écrivain T.S. Eliot, affectent la nation britannique ; malgré cela, plusieurs auteurs jugent que leur sacrifice a été sous-estimé, comme en témoigne par exemple le poème Blighters de Siegfried Sassoon, qui reproche l'esprit va-t-en-guerre de la population de l'arrière-front. La flotte commerciale et militaire est en grande partie détruite. Le Royaume-Uni a du mal à assurer le commerce avec ses colonies, et l'activité économique ralentit. Pour reconstruire sa flotte le Royaume uni fait appel au crédit américain. Les États-Unis prennent la place de première puissance maritime. Question irlandaise L'Irlande du Nord est créée par le Government of Ireland Act (« Acte du Gouvernement d'Irlande ») négocié en 1920 et ratifié par les parlements britanniques et irlandais en 1921. Face aux demandes divergentes des nationalistes irlandais et des unionistes (les nationalistes votent pour un parlement unique qui pratique la Home Rule (dévolution du pouvoir) sur l'île entière, les unionistes s'opposent à toute forme de la Home Rule) et à la crainte d'une guerre civile entre les deux groupes, le gouvernement britannique de David Lloyd George passe l'Acte créant ainsi deux Irlande sous Home Rule, l'Irlande du Nord et l'Irlande du Sud. L'Irlande du Sud ne parviendra jamais à s'établir en tant qu'État et est remplacé par l'État libre d'Irlande en 1921. Aujourd'hui, l’État est connu sous le nom de République d'Irlande. Alors que certains comme Sir Edward Carson y étaient farouchement opposés, l’Irlande du Nord reçoit, sans l'avoir demandée, l’indépendance en 1920. Le gouvernement de l'Irlande du Nord pratique sous James Craig et ses successeurs une politique de discrimination envers la minorité catholique et nationaliste. L'Irlande du Nord devient, selon les mots du lauréat du prix Nobel, chef du parti unioniste et Premier ministre d'Irlande du Nord David Trimble « a cold place for Catholics ». Des localités sont arbitrairement découpées en circonscriptions électorales pour assurer un contrôle protestant des conseils locaux aux élections gouvernementales locales. Des arrangements donnent aux entreprises commerciales le droit de vote et règlementent le salaire minimal vont dans ce sens. Dans les années 1960, le Premier ministre unioniste modéré Terence O'Neill (plus tard Lord O'Neill du Maine) tente de réformer le système mais se heurte à une opposition générale des chefs protestants comme Ian Paisley. Les pressions de la part des nationalistes et des unionistes extrêmes augmentent et conduisent à des mouvements qui luttent pour les droits civiques avec à leur tête des personnages comme John Hume, Austin Currie. Des désaccords entre les manifestants et le Royal Ulster Constabulary conduisent à des différends au niveau communal. L'armée britannique est envoyée en Irlande du Nord en 1969 par le secrétaire d'État britannique James Callaghan pour protéger les nationalistes. Cependant, le meurtre de treize personnes civiles sans armes en 1972 à Londonderry par des troupes paramilitaires britanniques (« Bloody Sunday ») enflamme la situation et les nationalistes du Nord se tournent contre l'armée britannique. L'apparence de l'« Armée républicaine irlandaise provisoire » (IRA) qui se sépare de l'IRA officielle de plus en plus marxiste, et une campagne de violence orchestrée par des groupes terroristes locaux comme l'Ulster Defence Association et d'autres, poussent l'Irlande du Nord au bord d'une guerre civile. Au cours des années 1970 et 1980, des extrémistes des deux côtés commettent des meurtres en masse, les victimes sont souvent des personnes civiles innocentes. Les bombardements de Le Mon, d'Enniskillen et d'Omagh en sont des manifestations. Certains hommes politiques britanniques comme le ministre Tony Benn du parti travailliste sont pour un retrait britannique de l'Irlande, mais les gouvernements irlandais successifs sont opposés à cette politique. Ils prévoient les résultats d'un retrait britannique, le « Doomsday Scenario » : des différends locaux à l'échelle nationale suivis par un exode en masse de milliers d'hommes, de femmes et d'enfants qui se réfugient de « leur côté » de la province, des nationalistes se sauvant à l'Ouest de l'Irlande du Nord, des unionistes à l'Est. La peur la plus grave est celle d'une guerre civile qui ne concernera pas uniquement l'Irlande du Nord mais également la République d'Irlande ainsi que l'Écosse, les deux ayant des liens étroits avec l'une ou l'autre communauté. Plus tard, l'impact possible d'un retrait britannique est appelé la « balkanisation » de l'Irlande du Nord à l'image de l'éclatement de la Yougoslavie. Au début des années 1970, le Parlement de l'Irlande du Nord est reporté après le refus du gouvernement unioniste de Brian Faulkner de transmettre le pouvoir au gouvernement britannique qui instaure le Direct Rule (gouvernement direct) de Londres à partir du . Les nouveaux systèmes de gouvernement essayés s'avèrent tous des échecs : l'Accord de Sunningdale (Sunningdale Agreement), une dévolution progressive (Rolling devolution) et l'Accord anglo-irlandais (Anglo-Irish Agreement). Dans les années 1990, l'IRA n’obtient pas le soutien public, ni le retrait britannique, cela en particulier après le désastre d'Enniskillen suivi d'un changement de pouvoir avec le départ de Ruairí Ó Brádaigh et l'arrivée de Gerry Adams ; elle délaisse le conflit armé pour une politique d'accords. Ces changements sont suivis par de nouveaux chefs à Dublin (Albert Reynolds), à Londres (John Major) et à la tête des unionistes (David Trimble). Des pourparlers initiés par Adams et Hume, chef du parti social-démocrate et travailliste, débouchent sur des discussions entre partis qui aboutissent à l'Accord du Vendredi Saint (Good Friday Agreement) en 1998, approuvé par la majorité des communautés en Irlande du Nord ainsi que par la République d'Irlande ; la constitution Bunreacht na hÉireann est modifiée pour remplacer une revendication sur le territoire de l'Irlande du Nord en reconnaissant l'existence de l'Irlande du Nord, mais en reconnaissant également le désir des nationalistes d'une Irlande unifiée. À la suite de l'Accord du Vendredi Saint, officiellement « Accord de Belfast », une nouvelle assemblée nord-irlandaise est élu pour former un parlement nord-irlandais. Tout parti ayant atteint un quota de suffrages peut nommer un membre du parti au gouvernement et prétendre à un ministère. L'unioniste David Trimble de l'Ulster devient Premier ministre de l'Irlande du Nord. Le député et leader du SDLP, Seamus Mallon, devient député Premier ministre de l'Irlande du Nord ; il sera plus tard remplacé par Mark Durkan, nouveau leader du parti. Le parti unioniste d'Ulster, le SDLP, le parti unioniste démocrate et le Sinn Féin ont tous des ministres de droit dans l'assemblée. L'assemblée ainsi que son exécutif sont pour l'instant tous les deux suspendus à cause de menaces des unionistes dues au retard de l'IRA dans son processus de désarmement et également à cause de la découverte d'un cercle d'espionnage lié à l'IRA qui opère au cœur du service civil (ceci s'est révélé faux, Denis Donaldson qui avait les documents accusant l'IRA travaillait pour l'intelligence britannique). Le gouvernement est à nouveau entre les mains du Secrétaire d'État pour l'Irlande du Nord, Peter Hain qui a à ses côtés une équipe ministérielle britannique. L'entre-deux guerres Au début des années 1920, la principale préoccupation britannique était la nouvelle position dominante de la France sur le continent européen. Par esprit de revanchisme, la France considérait l'application à la lettre du traité de Versailles comme une nécessité vis-à-vis de l'Allemagne. En 1923, la France alla jusqu'à occuper militairement la Ruhr, et se porter en protecteur des nations de la Petite Entente. À partir de 1922 les États-Unis, la Grande-Bretagne et le Japon se lancent dans d’énormes programmes de construction navale. Ces trois nations, s'avisant qu'une course aux armements pourrait avoir des conséquences funestes, négocient une limitation des armes à la conférence navale de Washington : ces pourparlers débouchent sur le traité naval de Washington, signé en dans lequel la France et l'Italie furent également associés, suivi en 1930 du premier traité naval de Londres. Arrivé au pouvoir en lors des élections générales de 1923, le premier ministre Ramsay MacDonald négocia le plan Dawes permettant un aménagement des réparations de guerres imposées à l'Allemagne. En 1926, les accords de Locarno décrispèrent les relations franco-britanniques. Le 15 novembre de la même année, la déclaration Balfour reconnaît la souveraineté totale des dominions de l'Empire britannique. Au mois de mai, une importante grève générale affaiblit la position des syndicats britanniques. Faisant écho à au krach de 1929, le Royaume-Uni se voit contraint de dévaluer la livre sterling en 1931, entraînant une explosion du taux du chômage dans les grands pays européens libéraux. La ligne politique des années 1930 fut la volonté d'apaisement (en anglais : Appeasement) face à l'Allemagne et l'Italie. Profitant d'une tendance pro-nazi au sein de l'aristocratie britannique et d'une opinion britannique pacifiste, Hitler appliqua une politique de sur-enchère afin de réarmer l'Allemagne. Dans la première moitié des années 1930, les marqueurs les plus flagrants de cette tendance de sympathie vis-à-vis du chancelier allemand sont la formation du Cliveden set, la fondation de la British Union of Fascists de Sir Oswald Mosley en 1932, les sorties médiatiques des sœurs Mitford et enfin les relations intimes que développait le roi Édouard VIII avec les dignitaires pourrait être une des causes de son abdication. En 1935, Winston Churchill s'oppose avec David Lloyd George au traité naval germano-britannique de juin 1935, qui permit à l'Allemagne d’acquérir une supériorité sous-marine. En 1938, faisant suite à la politique agressive allemande en Tchécoslovaquie, le premier ministre Neville Chamberlain et son homologie français Édouard Daladier « capitulent » lors des accords de Munich. La Seconde Guerre mondiale Winston Churchill, qui hésite entre les libéraux et les conservateurs depuis qu'il est élu député en 1900, a déjà une longue expérience en politique lorsqu'il arrive au pouvoir, d'abord comme Premier Lord de l'Amirauté en septembre 1939 puis comme Premier ministre en . Il a beaucoup d'opposants ; les syndicats, auxquels il est hostile, les grèvistes, les soldats de Gallipoli, bataille dont il a conçu la désastreuse expédition ayant causé la perte de britanniques, et les conservateurs, qui imputent l'échec électoral des années 1920 à sa politique économique. Sa défense de la présence britannique en Inde et ses sympathies pour Benito Mussolini et Francisco Franco l'empêchent de considérer le fascisme comme un ennemi, malgré son opposition à l'Allemagne nazie. L'après-guerre L'expérience travailliste (1945-1951) À l'issue de la Seconde Guerre mondiale, le est devenu l'une des deux principales forces politiques du pays, annonçant le principal clivage qui perdurera tout au long du . Clement Attlee, dirigeant du depuis 1935 et Vice-Premier ministre travailliste du gouvernement de coalition mené par Winston Churchill entre 1940 et 1945, est porté au pouvoir par le raz-de-marée électoral de 1945, avec pour la première fois une majorité suffisante pour former un gouvernement. Au programme : la nationalisation des services, des transports et la création d'un État-Providence moderne pour la protection sociale, la santé, l'assurance maladie, les retraites, etc. Aneurin Bevan, premier secrétaire pour la Santé, crée le Service national de santé britannique (NHS) contre l'avis général du corps médical. Les travaillistes l'emportent aux élections de 1950 mais avec une majorité faible, ce qui provoque de nouvelles élections en 1951. Les travaillistes perdent ces élections à cause du système électoral (plus de voix qu'en 1945, et plus de voix que les conservateurs, mais moins de sièges). Politique sociale Les réformes sociales travaillistes sont consensuelles dans la classe politique jusqu'au thatchérisme, les libéraux et conservateurs disposant en effet des mêmes projets dans leurs programmes électoraux. Volet le plus attendu du programme travailliste, la mise en place de l’État providence intervient pour l'essentiel entre 1946 et 1948. En 1946 tout d'abord, le permet aux résidents au Royaume-Uni d'être assuré, et ceci obligatoirement, en matière de chômage, maladie, retraite (dont l'âge est fixé à 60 ans pour les femmes et 65 ans pour les hommes), maternité et décès, ainsi que veuvage. La même année, le est créé par le ministère de Bevan, assurant à chaque Britannique des soins gratuits, et ce quelles que soient ses ressources De 1945 à 1951, près de 1,2 million de logements sociaux sont construits, c'est-à-dire bien moins qu'avant la guerre, alors que les besoins sont bien plus importants du fait des bombardements. Des préfabriqués sont installés, mais la demande est trop importante (de l'ordre de 3 millions en 1945) ; les sans-logis manifestent et occupent de nombreux logement vacants dans les grandes villes. Les travaillistes, en taxant plus fortement le capital et en améliorant la progressivité de l'impôt, parviennent à diminuer quelque peu la part de la richesse nationale des plus fortunés : en 1950, les 1 % les plus riches en possèdent 42 %, contre 56 % en 1936. Nationalisations Deux phases de nationalisations surviennent, l'une consensuelle entre 1946 et 1947, l'autre conflictuelle entre 1948 et 1951. Lors de la première, le capital de la Banque d'Angleterre passe entièrement sous contrôle de l’État. Celle-ci peut désormais émettre de la monnaie, contrôler le change, gérer la masse monétaire et le crédit, fixer le taux d'escompte, réguler la zone sterling et même conseiller le Cabinet en matière économique et financière. Le , une loi à effet immédiat est votée et nationalise l'aviation civile, la et la , qui s'ajoutent à la , déjà publique depuis 1939. À partir du , les mines et les charbonnages sont nationalisés et placés sous la houlette du . Irlande du Nord En 1949, le gouvernement Attlee fait une loi interdisant à l'Irlande du Nord de quitter le Royaume-Uni sans le consentement du Parlement de la province. La décolonisation et le déclin de l'Empire britannique Prémices et première vague d'indépendances Les prémices de la décolonisation se faisaient déjà sentir avant le début de la Seconde Guerre mondiale. Pendant le conflit, les Japonais s'étaient emparés de la Malaisie, de Singapour, de la Birmanie, de Hong Kong, ce qui avait affaibli le pouvoir britannique. Sur fond de tensions entre hindouistes et musulmans, l'Inde se révolte et, en , des révoltes au nord du pays font plusieurs centaines de milliers de morts. L'indépendance intervient le , mais le Royaume-Uni laisse un pays divisé en trois territoires : l'Inde à majorité hindouiste, et le Pakistan musulman, lui-même fragmenté entre une moitié occidentale et une moitié orientale (qui deviendra le Bangladesh), distants de km. Cette partition entraîne le transfert de 14 millions de personnes et provoque des massacres sanglants faisant, selon les historiens, de quelques centaines à un million, voire deux millions de morts. Malgré tout, le Royaume-Uni estime avoir réussi son retrait. Elle conserve des liens étroits avec l'Inde et corrects avec le Pakistan, qui acceptent tous deux d'intégrer le Commonwealth. La première vague de décolonisation asiatique prend fin en 1948 avec la proclamation d'indépendance de Ceylan et de la Birmanie. Le pays souhaitant garder la main sur l'étain et l'hévéa, l'indépendance de la Malaisie ne survient qu'au début des années 1960. Le , Winston Churchill est de retour au pouvoir en tant que Premier ministre. Il s'attache à entretenir la « relation spéciale » avec les États-Unis, s'alignant sur les positions américaines dans le cadre de la guerre froide ou de la problématique coréenne. Il doit affronter les soubresauts des crises internationales, souvent liées au réveil des nationalismes dans les ex-colonies, et le déclin du prestige et de la puissance de l'Empire britannique. Par exemple, la crise anglo-iranienne au sujet du pétrole : le Parlement iranien vote en la nationalisation de l'Anglo-Iranian Oil Company, fortement soutenue par le vieux leader Mohammad Mossadegh. La Cour internationale de justice propose un partage des profits, que Churchill rejette. Les Britanniques envisagent un coup d'État qui finalement se forme au sein même de l'armée et de factions pro-britanniques au Majlis. Anthony Eden, arrivé au pouvoir le , se concentre sur l'Alliance avec les États-Unis d'Eisenhower même s'il ne parvient pas à s'entendre avec le secrétaire d'État John Foster Dulles. La crise du canal de Suez En , le président égyptien Gamal Abdel Nasser annonce la nationalisation de la compagnie franco-britannique exploitant le canal de Suez. Après des mois d'intenses négociations et de tentatives de médiation, le Royaume-Uni, la France réagissent en attaquant et occupent la zone du canal. L'URSS et surtout les États-Unis, tous deux partisans de la décolonisation, s'y opposent chacun de leur côté ; l'opinion internationale est majoritairement défavorable à l'intervention. Face à ce tollé diplomatique, la France et la Grande-Bretagne cèdent et retirent leurs troupes. Il apparaît ainsi que ces deux pays ne sont désormais plus les grandes puissances d'avant-guerre. Très critiqué jusque dans son camp, Eden est contraint de démissionner en . Seconde vague d'indépendances À partir de la fin des années 1950, une seconde vague d'indépendances survient, cette fois sur le continent africain : la Gold Coast (actuel Ghana) en 1957, le Nigeria en 1960, puis dans le reste de l'Afrique. En Méditerranée et aux Caraïbes, Chypre suit en 1960, la Jamaïque en 1962, Malte en 1964, Trinidad et Tobago, la Barbade en 1966, l'Ile Maurice en 1968 et enfin les Bahamas en 1973. Une difficile adhésion à la Communauté économique européenne Harold Macmillan (-1963), spécialiste des affaires économiques et financières, vise le plein emploi contre l'avis de ses collaborateurs, qui doivent finalement démissionner. Il crée la Commission nationale de contrôle des revenus dans le cadre de sa politique subtile de croissance « sans inflation ». Il supervise de près la politique étrangère du pays, recherche un rapprochement avec l'Europe et explore les pistes d'une entrée dans la CEE. Il confirme sa politique de décolonisation en accordant l'indépendance au Ghana et à la Malaisie (1957), au Nigeria (1960), au Kenya (1963), mais dans son discours « Wind of Change » de 1960, il maintient la présence britannique au Moyen-Orient (Irak, Oman). Il mène les Conservateurs à la victoire en . La technologie nucléaire (militaire) n'étant pas encore au point, il se rapproche des États-Unis pour l'améliorer (loi Mac Mahon, 1957). Il signe le traité d'interdiction partielle d'essais nucléaires en 1962. En 1961, il annonce la candidature du pays à la Communauté économique européenne, mais De Gaulle s'y oppose. En effet, celui-ci est en désaccord avec la politique britannique qu'il estime soumise à celle des États-Unis, d'une part ; et que d'autre part cette candidature intervient à la suite de la tentative ratée du Royaume-Uni de créer une Alliance concurrente de la CEE. Il gèle les salaires en 1961 en raison d'un déficit dans la balance des paiements, ce qui provoque une baisse de popularité croissante et, malgré un changement de cabinet en 1962, doit démissionner en 1963. Une seconde candidature à la Communauté économique européenne est déposée en 1967, mais elle se heurte de nouveau au refus de de Gaulle. En 1971, le Premier ministre Edward Heath réussit à convaincre Georges Pompidou et le , le pays intègre finalement la CEE. Harold Wilson, arrivé au gouvernement en 1974, forme un gouvernement minoritaire en attendant les élections d'octobre, où il n'obtiendra qu'une mince majorité. Les travaillistes veulent renégocier les termes de l'accord d'entrée dans la CEE. Les Communes votent pour rester dans la CEE en en renégociant les termes, mais en 1975 un référendum (une première dans les institutions) confirme l'ancrage de la Grande-Bretagne dans la CEE. La crise économique perdure et Wilson démissionne en . La question de l'Irlande du Nord Harold Wilson (1964-1970), chef du Parti travailliste, remporte les élections mais avec une faible majorité de cinq sièges. Ce n'est pas suffisant pour gouverner. Aussi, d'autres élections sont décidées en . La majorité est alors plus nette (quatre-vingt-dix-neuf sièges). Il dévalue la livre sterling en . Plusieurs anciennes colonies connaissent des crises (Rhodésie, futur Zimbabwe, et Afrique du Sud). Le gouvernement soutient les États-Unis dans sa guerre du Viêt Nam mais refuse d'y envoyer des troupes. Le pays considère que les problèmes socio-économiques nationaux sont traités de façon inadéquate. Les marins font grève durant six semaines sitôt Wilson réélu en 1966, ce qui accroît ce sentiment. Edward Heath (1970-1974) doit affronter la question de l'Irlande du Nord. Les premiers attentats éclatent, les morts tombent dans les « camps » catholiques et protestants. (Bloody Sunday, 1972 : quatorze hommes sont tués lors d'une manifestation catholique non autorisée à Londonderry). Il se défendra en 2003, d'avoir autorisé l'usage illégal des armes par la troupe. Les unionistes (en faveur du maintien de la Grande-Bretagne en Irlande du Nord) cessent de soutenir les conservateurs au Parlement, ce qui va amener Heath à démissionner plus tard. En 1973 cependant, il réussit à faire entrer le pays dans la Communauté économique européenne. Mais il doit faire face à l'opposition grandissante des syndicats (Trade Unions Congress : TUC). L'inflation est galopante, une grave crise énergétique doublée du choc pétrolier à la suite de la guerre du Kippour (1973) oblige le pays à ne travailler que trois jours par semaine. Aux élections de , les parlementaires unionistes d'Irlande du Nord refusent de soutenir le gouvernement. Les négociations échouent aussi avec les libéraux pour former un gouvernement et Heath démissionne. Les grèves de l'hiver 1978 James Callaghan, Premier ministre à partir d', avait occupé les postes successifs de chancelier de l'Échiquier (ministre des Finances), secrétaire au (ministère de l'Intérieur), puis au (ministère des Affaires étrangères) sous Wilson. Il a du mal à asseoir son autorité : il est principalement choisi par les travaillistes comme une alternative à la droite et au centre et pour contrer Michael Foot, que l'on trouve trop à gauche, et sa majorité est faible aux Communes. Son gouvernement est minoritaire et il doit s'allier aux libéraux pour former un gouvernement stable (le pacte « Lib-Lab »). Majoritaire dans les sondages, il a la possibilité de provoquer des élections anticipées en 1978. Il ne le fait pas et le regrettera l'année d'après. Callaghan souhaite limiter les hausses de salaires à moins de 5 % ; il parvient dans un premier temps à convaincre les dirigeants du . Mais l'inflation est importante (16 % en 1977, 8 % en 1978) et il y a de nombreuses grèves pour l'augmentation des salaires. En 1978, Callaghan impose le plafonnement des 5 %, les dirigeants du TUC le lâche, et l'« hiver du mécontentement » () les grèves de meilleurs salaires continuent chez les ouvriers de Ford, chez les boulangers et les pompiers, puis au début de l'année 1979 chez les camionneurs, les éboueurs et les travailleurs du secteur public et de la santé. La TUC et le gouvernement passent un accord pour tenter de limiter l'inflation à 5 % à trois ans mais cette année-là, celle-ci augmente de 13 %. Il se résigne à augmenter les salaires. Son impopularité est grandissante. La chambre des Communes vote une motion de censure en . Les élections générales de 1979 lui sont fatales, elles sont remportés par les conservateurs menés par Margaret Thatcher avec 44 % des voix dont une forte majorité aux Communes. De Thatcher à Truss Margaret Thatcher et la À la tête du parti conservateur depuis 1975, arrivée au pouvoir en 1979, Margaret Thatcher est la première femme Premier ministre du Royaume-Uni. Elle est réélue aux deux élections suivantes, en 1983 et en 1987. L'arrivée de Margaret Thatcher au pouvoir marque un tournant politique à bien des égards : le libéralisme et l'anticommunisme exacerbés, la rupture avec le keynésianisme, la lutte contre les syndicats sont autant de transformations marquantes, dans les années 1980, du paysage politique britannique. Aux trois mandats de Thatcher succède celui de John Major en 1990, marqué notamment par la guerre du Golfe. Premier mandat (1979-1983) et guerre des Malouines Margaret Thatcher réduit fortement l'intervention de l'État dans l'économie. Elle entend mettre un terme aux politiques socialistes menées depuis trente ans, selon son mentor Keith Joseph. Sur de nombreux thèmes (à l'exception notable des déficits publics) elle est au diapason avec les idées de Ronald Reagan (les Reaganomics), élu un an après elle. Ses grands inspirateurs économiques sont Friedrich von Hayek et Milton Friedman. Elle élève les taux d'intérêt pour diminuer la masse monétaire, préfère l'impôt indirect à l'impôt sur le revenu, élève la TVA de 8 à 15 % (un record à cette époque). Le nombre de chômeurs, à 2,8 millions à la fin de l'année 1981, atteint les 3,3 millions à l'hiver 1982-1983, pour la première fois depuis la crise des années 1930. Entre 1979 et 1981, le pays perd 15 % de la capacité industrielle et entre 1979 et 1983, ce sont 2 millions d'emplois qui sont supprimés, pour la majorité industriels, masculins, à plein-temps, souvent situés dans le Nord, au pays de Galles ou en Écosse. On note une baisse de 30 % de la main-d'œuvre industrielle et la fermeture de de 1979 à 1984. Les industries soutenues par des subventions disparaissent, entraînant une hausse massive du chômage. Par la suite, les emplois tertiaires en plein essor compensent la chute des emplois industriels. Les opposants de Thatcher dénoncent la précarité des nouveaux emplois et la dérèglementation de l'emploi. La lutte menée par Thatcher contre l’inflation est une réussite, grâce au freinage des dépenses publiques. Margaret Thatcher baisse aussi les impôts durant son mandat. Le , éclate la guerre des Malouines (la guerre des îles Falklands pour les Britanniques). L'Argentine revendique ces îles depuis longtemps et les envahit, pensant que le Royaume-Uni sur le déclin cédera. Le gouvernement britannique envoie un corps expéditionnaire de et de guerre. Le , l'armée argentine est défaite et les Malouines sont de nouveau sous contrôle britannique. Le conflit fait plus de , dont plus des trois quarts du côté argentin. La cote de popularité de Margaret Thatcher, la plus basse atteinte par un Premier ministre, remonte alors fortement. Pendant ce temps, le Parti travailliste se radicalise, s'éloignant aussi de sa base. Thatcher relie les réformes économiques et la victoire aux Malouines, s'exclame-t-elle, et fait de cette victoire son principal atout pour briguer un second mandat. Second mandat (1983-1987) Grève des mineurs et affaiblissement des syndicats Margaret Thatcher est résolue à réduire la puissance des syndicats. En 1984-1985, la longue grève des mineurs dure onze mois et est ponctuée de violents affrontements avec la police. La grève, déclarée illégalement par le syndicat des mineurs dirigé par le leader Arthur Scargill, échoue : les mineurs grévistes reprennent le travail sans avoir rien obtenu. Les syndicats réalisent alors qu'ils ne peuvent pas faire plier un gouvernement élu légalement. Elle reste intraitable face à la grève des mineurs de 1984-1985. À la suite de l’échec d’une des grèves les plus importantes de l’après-guerre, le Premier ministre réduit considérablement le pouvoir des syndicats, pour la plupart très puissant à l’époque, cela marque la fin d’une époque pour le syndicalisme anglais. Attentats de l'IRA Margaret Thatcher, souvent qualifié d’intransigeante, ne cède pas face à la grève de la faim de certains prisonniers de l’IRA en 1981, pour obtenir de Londres le statut de prisonnier politique. Dix d'entre eux meurent — dont un élu au Parlement pendant la crise — avant que les prisonniers n'abandonnent. Durant le congrès du Parti conservateur à Brighton, un attentat de l'IRA la prend pour cible le , mais elle y échappe de justesse. L'attentat fait cependant quatre morts parmi les participants. Privatisation Le thatchérisme interdit à l’État toute conduite directe des affaires économique. Ce désengagement se traduit par la plus grande vague de privatisation qu’est jamais connue le pays. Le secteur privé prend donc le rôle majeur dans l’économie du pays. La privatisation des entreprises publiques s'accompagne d'une réduction de leur volume d'activité. On observe aussi une volonté de rendre aux citoyens le sens de leurs responsabilités avec des mesures de déréglementation. Politique extérieure En 1984 Margaret Thatcher obtient de la CEE le rabais britannique (avec la célèbre phrase apocryphe « I want my money back »), très populaire au Royaume-Uni, Thatcher s'opposant ainsi à l'idée que le Royaume-Uni soit un contributeur net de la CEE. Elle dénonce derrière le discours communautaire, la recherche hypocrite par chaque État de son intérêt particulier. Elle est d'accord avec Ronald Reagan pour sa politique de défense contre l'Union soviétique (Guerres des étoiles), au grand dam de l'Union européenne qui recherche la détente et de bonnes relations. Mais Mikhaïl Gorbatchev arrivant au pouvoir en 1985, elle révise sa position hostile. Elle appuie le raid aérien contre la Jamahiriya arabe libyenne au départ de bases en Grande-Bretagne alors que les autres membres de l'Otan s'y opposent. Michael Heseltine, son ministre de la Défense, démissionne lorsqu'elle défend le projet américain d'hélicoptères Sikorsky contre le projet européen Agusta Westland. Par la suite, il s'oppose ouvertement à elle. Dernier mandat et démission (1987-1990) L'économie est prospère et assainie, ce qui consolide sa popularité et sécurise son troisième mandat. C'est la première fois qu'un Premier ministre obtient un troisième mandat depuis Edward Geoffrey Smith Stanley en 1868. Elle est populaire dans la plupart des quotidiens, sauf pour le Daily Mirror et le Guardian. Elle est haïe par la gauche et de nombreuses chansons s'en prennent à elle. En 1988, elle s'oppose aux propositions européennes qui touchent à la fédéralisation et à la centralisation des décisions de l'Union. Elle ne reconnaît à l'Union qu'un rôle de facilitateur de libre échange et craint que les changements stratégiques opérés par l'Union ne détruisent son travail à l'intérieur de son pays. Elle lutte contre l'union économique et monétaire, la monnaie unique alors en préparation, se retrouvant minoritaire. À partir de 1989, l'économie souffre de taux d'intérêt trop élevés. Margaret Thatcher fait endosser cet échec par le chancelier Nigel Lawson qui aurait mené contre ses consignes une politique d'intégration économique européenne. Elle doit affronter une fronde de certains députés en qui appuient un rival potentiel : Anthony Meyer, candidature test pour évaluer le soutien de la Première ministre et mettre en scène des rivaux plus puissants au sein de son parti le cas échéant. Elle introduit en Écosse puis en Angleterre et au Pays de Galles la Poll tax, un impôt local par tête, indépendant des revenus et des biens, avec des abattements pour les bas revenus. C'en est trop pour ses partisans en Écosse. Une immense manifestation contre cette taxation a lieu le et dégénère ; beaucoup refusent de payer et protestent devant les tribunaux. Même les socio-professionnels du secteur économique et marchand, sa propre base, contestent ses décisions économiques. Elle doit céder sa candidature aux élections de 1990 à son ministre de l'Économie et des Finances : John Major. Mandat de John Major (1990-1997) Premier ministre durant la guerre du Golfe, John Major affronte la récession mondiale. Donné perdant aux élections futures de 1992 face au leader travailliste Neil Kinnock, il mène une campagne adroite et populaire dans les rues, perché sur une caisse à savon. Il remporte la victoire, mais de justesse. Sitôt au gouvernement, il gère la sortie du Royaume-Uni du serpent monétaire (ERM) le (le « mercredi noir »). Les rivalités internes se font jour mais la droite gronde au sein du parti et de son cabinet, surtout pour la ratification du traité de Maastricht. Son autorité est menacée, après un vote de confiance acquis avec seulement 40 voix de majorité, en 1993. Sa défaite aux élections de 1997 est immense : les travaillistes l'emportent par 418 sièges contre 165 aux conservateurs et 46 aux libéraux démocrates. Guerre du Golfe Ratification du traité de Maastricht Tony Blair et le Le leader travailliste, Tony Blair, arrive au pouvoir à l'issue des élections législatives britanniques de 1997. Que ce soit dans la politique économique, la politique sociale ou les relations internationales, il n'y a pas de réelle rupture avec le thatchérisme, si ce n'est peut-être sur la question de l'Europe. Dans le domaine social, la principale innovation consiste en la création d'un salaire minimum. Les mandats de Tony Blair et de son successeur Gordon Brown en 2007 sont aussi marqués par le maintien de la flexibilité du marché du travail et la faible protection juridique des salariés, l'intégration de la Convention européenne des droits de l'homme à la législation britannique et les nombreuses lois « antiterroristes ». Les moyens pour l'éducation sont accrus mais l'orientation est la même. Politique économique Blair transforme le parti travailliste en un parti du centre ; il le rebaptise « » (« nouveau parti travailliste »), abandonne l'article 4 des statuts du parti, s'éloigne des et rend plusieurs fois hommage à la politique libérale de Margaret Thatcher. Aussitôt nommé en 1997, il charge Gordon Brown, le ministre de l'Économie, d'accorder à la Banque d'Angleterre la prérogative de fixer elle-même le taux de base de l'intérêt. Le parti était depuis un certain temps en bons termes avec la City et les opérateurs économiques accueillent favorablement cette mesure. Décidé à limiter la dette publique les deux premières années, il rassure ceux qui appellent à la « prudence fiscale ». Cependant, des difficultés naissent avec Gordon Brown en matières fiscale et économique. Lui ayant laissé carte blanche, il commence à se sentir écarté des grandes décisions en ce domaine. Pire, Brown refuse le projet Turner sur les retraites, défendu par Blair. Brown avait conclu un accord avec Blair qui lui laisserait le poste de Premier ministre après deux mandats. Guerres en Iraq et en Afghanistan En politique extérieure, Blair se présente comme un « europhile » mais d'un type différent des Français. Il ne milite pas dans son pays en faveur ni de l'euro ni des accords de Schengen et est persuadé que l'Europe doit être un grand marché et non une puissance politique et militaire, soutenant ainsi les candidatures de presque tous les pays d'Europe de l'Est. Il préfère aligner ses troupes avec celles des États-Unis dans la guerre d'Irak malgré la position de la France et de l'Allemagne et une opinion publique britannique plutôt défavorable. Les Britanniques jouent un rôle fondamental dans la conquête du pays : prise des stations pétrolières de la péninsule de Fao et de la ville de Bassora. Cette guerre et l'absence d'armes de destruction massive contredisant ses allégations sur leur existence altéreront sa popularité. Après les attentats de Londres du 7 juillet 2005, il lance une politique sécuritaire visant à mieux contrôler les milieux islamistes du Royaume-Uni, en particulier le « Londonistan ». Sous la pression de factions travaillistes et en raison de l'accord passé avec Gordon Brown, il démissionne en 2007. Gordon Brown est le seul candidat aux élections pour le remplacer. En 2007, Tony Blair se retire du poste de Premier ministre et laisse place à Gordon Brown. Il forme un nouveau gouvernement et mène le parti travailliste aux élections en . Après des péripéties et des impairs médiatiques, il est battu par le candidat conservateur David Cameron, dont le parti sera pourtant minoritaire au Parlement. La reine nomme Cameron Premier ministre le . Le gouvernement de coalition de 2010 Choisi en 2005 pour diriger les , David Cameron emporte la victoire aux élections générales britanniques de 2010 avec 36 % des voix, ramenant les conservateurs au pouvoir pour la première fois depuis 1997. Le mandat de David Cameron est marqué par la crise économique mondiale des années 2008 et suivantes. En 2010, il lance un plan d'austérité dans le but d'y faire face : les budgets sociaux sont fortement réduits et de la fonction publique (environ 10 % des effectifs) sont supprimés. En , le référendum britannique sur le mode de scrutin proposant le remplacement du scrutin uninominal majoritaire à un tour par le vote alternatif pour l'élection des députés à la Chambre des communes est rejeté par plus des deux tiers des votants. En , des émeutes visant les symboles de richesse éclatent dans plusieurs villes anglaises à la suite de l'assassinat par la police d'un jeune noir, Mark Duggan, à Tottenham (quartier de Londres). L'indépendance de l’Écosse en question Le , un référendum sur l'indépendance de l'Écosse se tient à l'initiative de Cameron. Celui-ci est réélu contre Ed Miliband, le leader travailliste, en . Sortie de l'Union européenne Le , le Royaume-Uni se prononce pour une sortie de l'Union européenne à 51,89 %. Theresa May devient Première ministre du Royaume-Uni le . Historiographie Notes et références Notes Références Bibliographie Histoire des îles britanniques The Penguin Illustrated History Of Britain And Ireland From Earliest Times To The Present Day, 2004, Norman Davies, The Isles: A History, Macmillan, 1999. Jeremy Black, A history of the British Isles, Macmillan, 1996. Histoire de l'Angleterre Bernard Cottret, Histoire de l'Angleterre - De Guillaume le Conquérant à nos jours, Paris, Tallandier, 2011 . Philippe Chassaigne, Histoire de l'Angleterre : Des origines à nos jours, Flammarion, Champs histoire, 4 édition 2021. André Maurois, Histoire d'Angleterre, Fayard, 1967. Relations entre les Nations Frank Welsh, The Four nations: a history of the United Kingdom, Yale, 2003. Hugh Kearney, The British Isles: a history of four nations, Cambridge, 1989. G. Williams, Wales and the Act of Union, 1992. S. Ellis et S. Barber (dir.), Conquest and Union: Fashioning a British State, 1485–1725, 1995. Linda Colley, Britons: Forging the Nation, 1707–1837, New Haven, 1992. R.G. Asch (dir.), Three Nations: A Common History? England, Scotland, Ireland and British History c. 1600–1920, 1993. S.J. Connolly (dir.), Kingdoms United? Great Britain and Ireland since 1500, 1999. Histoire de l'Empire britannique Histoire contemporaine Royaume-Uni dans la Première Guerre mondiale Arthur Marwick, The Deluge: British Society and the First World War (1965) Histoire sociale Histoire politique Vernon Bogdanor, The British constitution in the twentieth century, ''Oxford University Press, Oxford, 2005. Voir aussi Articles connexes Histoire des îles Britanniques Histoire de l'Angleterre Histoire de l'Écosse Histoire du pays de Galles Histoire de l'Irlande Liens externes L'histoire de l'Angleterre, de la Grande-Bretagne, du Royaume-Uni Texte de l'Acte d'Union de 1800 Documents sur l'histoire du Royaume-Uni Histoire britannique en ligne Bibliothèque virtuelle de l'Acte d'Union Souverains du Royaume-Uni.
Le Championnat du monde de moto-cross, régi par la Fédération internationale de motocyclisme (FIM), rassemble les meilleurs pilotes mondiaux du moto-cross, et les meilleures équipes. Chaque épreuve se déroule sur un week-end en deux manches qui sont chacune comptabilisées dans le cadre du championnat. Le vainqueur du est le pilote totalisant le plus de points dans les deux manches. En cas d'égalité entre deux pilotes, le classement de la seconde manche est privilégié. Format Les épreuves des différentes catégories du Championnat du monde se déroulaient sur des circuits différents. Afin de donner plus d'intérêt au motocross, les épreuves MX1 et MX2, sont maintenant regroupées le même week-end sur le même circuit comme pour les Grand Prix de Vitesse moto. Le MX3 a son propre calendrier associé à partir de 2011 au championnat féminin WMX (FIM Women's Motocross World Championship), une catégorie souvent oubliée. De 2004 à 2013, les catégories étaient nommées MX1, MX2 et MX3, la catégorie reine étant le MX1. À partir de 2014, la catégorie MX3 disparaît et la catégorie MX1 devient MXGP, une désignation qui rappelle le MotoGP dans la moto de vitesse. Palmarès par année Les années avec fond rose correspondent au championnat européen. Championnat du monde MX1 puis MXGP Ouvert aux motos : au-dessus de jusqu'à pour des moteurs 2-temps. au-dessus de jusqu'à pour des moteurs 4-temps. Championnat du monde MX2 Ouvert aux motos : au-dessus de jusqu'à pour des moteurs 2-temps. au-dessus de jusqu'à pour des moteurs 4-temps. Championnat du monde MX3 (2004 - 2013) au-dessus de pour des moteurs 2-temps. au-dessus de pour des moteurs 4-temps. Championnat du monde MXJ 125 Championnat du monde MXJ 85 Coupe du monde MXJ 65 Championnat du monde WMX Anciennes catégories Championnat du monde Championnat du monde Championnat du monde Statistiques constructeurs et pilotes Titres constructeurs En gras, les constructeurs vainqueurs en 2022. Titres pilotes Màj à la fin de la saison 2023. Victoires en Grand Prix Seules les victoires en Grand Prix sont comptabilisées, le résultat est obtenu par l'addition des résultats des courses quand le Grand Prix est disputé sur deux manches. Mise à jour le 28 Septembre 2023. Références Voir aussi Articles connexes Championnats du monde de side-car cross Championnat d'Europe de motocross Liste de vainqueurs de Grands Prix de motocross Motocross des nations Moto-cross SuperMotocross World Championship Liste de motos spécialement conçues pour le motocross Fédération internationale de motocyclisme (FIM) Liens externes Site de la Fédération Internationale de Motocyclisme
Événements 3 novembre (Formule 1) : Grand Prix automobile d'Australie. 6 novembre : le dirigeant conservateur Aníbal Cavaco Silva est nommé Premier ministre du Portugal. Il reste celui qui occupa le plus longtemps cette fonction (fin du mandat en 1995). 13 novembre : Éruption catastrophique du Nevado del Ruiz en Colombie, faisant (du fait d'un lahar) : un géographe français, J.-C. Thouret, avait cartographié les impacts possibles d'une telle catastrophe mais les autorités n'avaient pas jugé opportun de faire évacuer la ville. Les télévisions retransmettent le décès en direct d'une fillette. 15 novembre : sommet anglo-irlandais de Hillsborough, au terme duquel sont signés des accords qui reconnaissent un droit de regard à l’Irlande du Sud sur les affaires de l’Ulster et instaurent un conseil intergouvernemental discutant des problèmes et de l’avenir politique de la province. 19 novembre : sommet de Genève amorçant une coopération entre les États-Unis et l'URSS. 20 novembre : sortie de Windows 1.0, première version du système d'exploitation de Microsoft. 21 novembre : déclaration conjointe Reagan-Gorbatchev à l'issue du sommet de Genève. discours de Ronald Reagan devant le congrès au sujet du sommet de Genève. Naissances : Mehdi Savalli, matador français. 10 novembre : « Morenito de Aranda » (Jesús Martínez Barrios), matador espagnol. 11 novembre : Luton Shelton, joueur de football jamaïcain († ). 15 novembre : Victoria Petrosillo, chanteuse française. 20 novembre : Floriane Stadelmann, star française. 21 novembre : Jesús Navas, footballeur espagnol. Carly Rae Jepsen, chanteuse canadienne. 28 novembre : Shy'm, chanteuse de R'n'b française. Magdolna Rúzsa, chanteuse hongroise. Lefa, rappeur français. 30 novembre : Kaley Cuoco, actrice, mannequin américaine Décès 9 novembre : Marie-Georges Pascal, actrice française (° ). 17 novembre : Lon Nol, président de la République cambodgienne (° ). 24 novembre : René Barjavel, écrivain et journaliste français (° ). 28 novembre : Karl Abt, peintre allemand (° ). Voir aussi Articles connexes Liens externes Notes et références
La rue d’Ulm est une voie du de Paris, dans le quartier du Panthéon et les quartiers administratifs du Val-de-Grâce () et de la Sorbonne (). Situation et accès Longue d'environ 500 mètres, la rue d’Ulm commence à la place du Panthéon et finit à l'intersection de la rue Claude-Bernard et de la rue Gay-Lussac. Elle accueille principalement les locaux des écoles de l'université PSL comme le Collège de France, l'École nationale supérieure de chimie de Paris, l'École nationale supérieure des arts décoratifs ou l'École normale supérieure, qui de ce fait est souvent appelée par métonymie « ENS Ulm » ou « Ulm » tout court. Origine du nom Son nom se réfère à la ville allemande d’Ulm et plus précisément à la bataille qui y eut lieu peu de temps avant le baptême de l'artère. Elle se solda par une victoire de Napoléon. Historique Cardo de Lutèce Le cardo de Lutèce était l’axe nord-sud qui correspondait aux actuels rue Saint-Jacques et boulevard Saint-Michel, traversant notamment la montagne Sainte-Geneviève. Le lycée Louis-le-Grand, le Collège de France et le Conservatoire national des arts et métiers (CNAM) sont directement situés sur le cardo, tandis que l’École normale supérieure et l’ancienne École polytechnique sont disposées un peu en retrait. La rue actuelle Cette voie est ouverte sous sa dénomination actuelle par décret du . Ce décret prévoyait le percement de la voie jusqu'au champ des Capucins (boulevard de Port-Royal). Une décision ministérielle du avait approuvé le même projet conçu dès 1793 par la Commission des artistes. En 1870, Émile Gaboriau décrit « cette belle et large rue d'Ulm, qui commence à la place du Panthéon et se termine brusquement à la rue des Feuillantines. Les magasins y sont peu somptueux et si rares qu'on les compterait. Il y a un marchand de vin, à gauche, à l'angle de la rue de la Vieille-Estrapade, puis la petite boutique de La Jeunesse, puis une blanchisseuse et un relieur. On trouve, à droite, l'imprimerie du Bulletin de l'Observatoire, un marchand de bois nommé Chanson, un serrurier, un fruitier, un boulanger, et c'est quasi tout. Le reste de la rue est occupé par de vastes établissements à façades austères entourés de jardins. C'est le couvent des Sœurs de la Croix, et ensuite la maison des Dames de l'Adoration réparatrice du Sacré-Cœur. Plus loin, vers la rue des Feuillantines, on reconnaît l'Ecole normale, et en face un dépôt de la Compagnie des omnibus ». En langage courant, les expressions « avoir fréquenté la rue d’Ulm » ou, plus trivialement, « avoir fait Ulm » désignent les anciens élèves de l’École normale supérieure — Université PSL. Rue d’Ulm est d'ailleurs le titre d'un livre de souvenirs publié par Alain Peyrefitte en 1946. « Éditions Rue d'Ulm » est le nom des Presses de l'École normale supérieure. Bâtiments remarquables et lieux de mémoire À un numéro inconnu vécut le président de la République Emmanuel Macron durant sa scolarité secondaire. 1 : locaux de l'institut Michel-Villey pour la culture juridique et la philosophie du droit. 3 : une partie des locaux du Collège de France. 15-17 : l'église Notre-Dame du Liban, église maronite de culte catholique oriental. Foyer franco-libanais. 26 : l’une des entrées du campus Curie de Sorbonne Université et de l'université PSL qui héberge notamment l’Institut Curie, l’Institut de biologie physico-chimique du CNRS, le laboratoire de chimie, physique, matière et rayonnement de Sorbonne Université, des laboratoires de l’École nationale supérieure de chimie de Paris — Université PSL, les instituts Henri-Poincaré (CNRS – Sorbonne Université), géographique et océanographique, la Fondation sciences mathématiques de Paris, la Société mathématique de France et la Société de mathématiques appliquées et industrielles. Du côté de l’Institut Curie furent découvertes en 1989, dans le remplissage d'une pièce souterraine, lors d'une fouille de sauvetage le long de la rue d’Ulm, deux statues acéphales du de notre ère, identifiées comme représentant le couple Mercure et Rosmerta ou Maïa, déesse de l'Abondance. Le 29 abrita de 1955 jusqu’au début des années 1970 une salle de cinéma de la Cinémathèque française. Il accueille aujourd'hui une partie des locaux de lʼÉcole normale supérieure. 31 : École nationale supérieure des arts décoratifs, fondée au . 45 : l'École normale supérieure qui est devenue synonyme de « rue d’Ulm ». Le laboratoire où Louis Pasteur mena ses recherches de 1864 à 1888 à l’ENS se trouve à l’extrémité de la rue. 44-48 : annexe de lʼÉcole normale supérieure, accueillant des laboratoires de biologie, des services administratifs, des logements de fonction et une partie de lʼinternat de lʼÉcole. Notes et références Voir aussi Ulm Ulm Ulm Odonyme se référant à une bataille
Alain Hyardet, né le à Aix-en-Provence, est un ancien joueur de rugby à XV. Il a joué avec l'équipe de France, évoluant au poste de trois-quarts centre (). En 2017, il est entraîneur du club Austin Elite Rugby au Texas en Major League Rugby. Carrière de joueur En club Ecole de rugby de l'AS Romagnat (63) 1981-1984 : AS Montferrand des cadets A aux juniors Reichel Montchanin Avignon 1986-1994 : AS Béziers 1994-1996 : Castres olympique Il a disputé la première coupe d'Europe de l'histoire avec le Castres olympique en 1995-96 (1 match à Swansea). En équipe nationale Il a disputé son premier test match le , contre l'équipe d'Italie, son deuxième et dernier test match fut contre l'équipe d'Argentine, le 21 octobre, 1995. Carrière d'entraîneur 1996-1999 : USA Perpignan 1999-2002 : AS Béziers 2003-2004 : ASM Clermont 2006-2009 : Montpellier RC En 2009 il rejoint le club de Marseille Vitrolles en Fédérale 1. 2009-2011 : Stade phocéen Marseille Vitrolles 2014-2015 : USA Perpignan 2017- : En 2017 il rejoint le nouveau club d'Austin Elite Rugby au Texas qui évolue en Major League Rugby. Palmarès de joueur En club Championnat de France de première division : Vice-champion (1) : 1995 En équipe nationale Sélections en équipe nationale : 2 Sélections par année : 2 en 1995 Notes et références Liens externes Joueur international français de rugby à XV Joueur de l'ASM Clermont Auvergne Joueur de l'AS Béziers Hérault Joueur du Castres olympique Centre (rugby à XV) Entraîneur français de rugby à XV Entraîneur de l'USA Perpignan Entraîneur du Montpellier HR Naissance à Aix-en-Provence Naissance en novembre 1964 Entraîneur de l'ASM Clermont Auvergne
Ashley Graham peut faire référence à : (né en 1984), joueur australien de rugby à XIII ; Ashley Graham (née en 1987), mannequin grande taille américain ; Ashley Graham (née en 1989), actrice pornographique américaine. Personnage fictif Ashley Graham, personnage de Resident Evil 4.
Le Spartak Primorie Vladivostok est un club russe de basket-ball issu du kraï du Primorié (la salle se situe à Vladivostok). Le club évolue en Superligue de Russie, la deuxième division russe. Historique Palmarès Champion de Superligue B () : 2005 Entraîneurs successifs Depuis ? : Sergueï Babkov Effectif actuel Joueurs célèbres ou marquants Liens externes Site officiel Vladivostok Sport à Vladivostok
Kupiuka murici est une espèce d'araignées aranéomorphes de la famille des Salticidae. Distribution Cette espèce est endémique d'Alagoas au Brésil. Description Le mâle holotype mesure . Étymologie Son nom d'espèce lui a été donné en référence au lieu de sa découverte, Murici. Publication originale Ruiz, 2010 : Proposal of Kupiuka and Plesiopiuka, two new genera of jumping spiders from Brazil (Araneae: Salticidae: Heliophaninae). Zootaxa, , . Liens externes Notes et références Salticidae Espèce d'araignées (nom scientifique) Faune endémique de l'Alagoas
André Delachanal dit André Daix, né le à Dreuil-Hamel dans la Somme et mort le à Vincennes, est un auteur de bande dessinée français. Après avoir travaillé dans l’animation, dans les années 1930, il se recentre sur le dessin de presse en publiant des dessins humoristiques. Il connaît un grand succès en créant en 1934, Les Aventures du Professeur Nimbus. Quelques années plus tard, il adhère au mouvement franciste et s’engage dans la collaboration entre la France et l’Allemagne nazie durant la Seconde Guerre mondiale. Inquiété après guerre, il choisit la fuite pour éviter les représailles. Il continue le dessin tout en délaissant un peu la bande dessinée sous de fausses identités notamment au Portugal et en Amérique du Sud. Après une vie précaire durant ces années d’exil, il est de retour en France où il continue de dessiner pour la presse jusqu’à sa mort en 1976. André Daix : de ses débuts à la consécration D’André Delachanal à André Daix André Pierre Delachanal naït à Dreuil-Hamel, ancienne commune française du département de la Somme, le dans la ferme de ses parents. Il est issu de la classe populaire. Il effectue les premières années de sa scolarité dans la commune voisine d’Oisemont puis à Aumale au sein du collège privé Saint-Joseph. En , après avoir obtenu son brevet de capacité de l’enseignement primaire, il devient instituteur. C’est durant cette période qu’il quitte la ferme de ses parents pour tenter sa chance à Paris. Durant quelque temps, il parvient à gagner un peu d’argent en vendant des journaux dans les rues de la capitale puis il part travailler à l’étranger comme illustrateur et journaliste. En 1919, il se trouve au Royaume-Uni et est diplômé de la John Hassal Correspondence School of Art de Londres. À partir de ce moment-là, il commence à publier plusieurs de ses dessins dans le Gest Journal, une revue publicitaire pour les représentants de l’entreprise Gestetner. En 1923, il est de retour en France pour y réaliser son service militaire. En 1924, il se marie avec une vendeuse lilloise, Germaine Van Aken, et leur fille Yvonne naît l’année suivante. La famille s’installe aux Pays-Bas et en 1928 c’est la naissance de son fils François. De 1928 à 1929, il travaille pour le quotidien d’Amsterdam Algemeen Handelsblad. En 1929, tandis que femme et enfants s’installent dans le Val-d'Oise, André Delachanal travaille à Paris. Son fils Jean naît en 1931. Durant cette période, il essaye de percer dans l’animation et de se faire un nom donc il perfectionne sa signature. Dans un premier temps, il signe D’Aix en référence au nom de famille de sa femme : Van Aken qui signifie en français «de la ville d’Aix-la-Chapelle». Entre 1929 et 193, il réalise six courts métrages avec des chiens comme héros : Zut Détective, Zut chez les Sorcières, Zut chez les sportifs, Zut avocat, Zut épouse Flûte, Zut, Flûte et Trotte en famille, mais cette production ne remporte pas le succès escompté. Il retourne vers le dessin de presse et commence à publier des dessins humoristiques : en 1929 dans Le Pêle-Mêle et Pierrot, dans L’Almanach en 1931. Le héros de ses dessins est souvent « Le père Lafraise » mais c’est véritablement en 1934 qu’il connaît un succès international. Les Aventures du Professeur Nimbus : un succès incontesté En 1934, la carrière d’André Pierre Delachanal, désormais signant sous le nom d’André Daix, démarre réellement. Il crée le personnage du Professeur Nimbus pour l’agence de presse Opera Mundi de Paul Winkler, qui lui demande de créer une bande comique pour le quotidien Le Journal. Pour créer le personnage de Nimbus, André Daix s’inspire de deux modèles. D’Adamson d’Oscar Jacobsson, il emprunte l’idée d’un personnage presque chauve à l’exception de quelques cheveux sur le crâne, et de Pitche d’Aleksas Stonkus il reprend l’idée d’un décor épuré mais pas négligé. Le succès est immédiat. Ce strip muet apparaît pour la première fois le dans Le Journal sous le nom de Les Aventures du professeur Nimbus. La bande est adaptée en dessins animés en 1936. Il est par la suite publié dans Le Matin de à . De 1936 à 1939, les éditions Hachette publient six albums des Aventures du Professeur Nimbus. La maison d’éditions développe une politique d’albums destinés à la jeunesse dès les années 1920. Elle collecte notamment des albums transmédiatiques que l’on peut classer en trois catégories. On retrouve les bandes dessinées françaises paraissant dans la presse nationale, hebdomadaire comme la production d’Alain Saint-Ogan avec Zig et Puce, ou encore Les Aventures du Professeur Nimbus d’André Daix. On retrouve par ailleurs des comics strips comme Felix le Chat, Pim Pam Poum ou encore Tarzan, et enfin la production des studios Disney composée de dessins animés adaptés en bandes dessinées. C’est dans cette volonté de développer une politique d’albums depuis les années 1930 que l’on retrouve cette production hétérogène. Les œuvres d’André Daix sont publiées dans une période où la production d’Hachette est dominée par la production Disney et par celle d’Alain Saint-Ogan. Pour revenir aux Aventures du Professeur Nimbus, il convient de mentionner que c’est une des rares bandes à être publiée dans la presse américaine. En effet, elle est éditée dans quelques journaux de provinces de 1938 à 1940. Après la Libération, Nimbus apparaît le dans Résistance sous la signature de J. Darthel. C’est en réalité un pseudonyme qui regroupe un ensemble de dessinateurs anonymes parmi lesquels Rob-Vel, de son véritable nom Robert Velter, qui assure les bandes de 1970 à 1974. En 1985 c’est au tour des éditions Futuropolis de publier dans leur collection Copyright l’ensemble des Aventures du Professeur Nimbus de la période allant de 1934 à 1940. Opera Mundi choisit d’arrêter de produire la série après le départ de Rob-Vel en 1974. Cependant, Nimbus n’a pas réellement disparu de la presse puisque Le Progrès de Lyon en propose une sélection depuis le . Il constitue une reprise des gags conçus entre 1990 et 1991 par Pierre Le Goff qui reprend la série pendant une dizaine d’années à partir de 1981. Le héros, prénommé Nimbus, est d’apparence sérieuse, chauve à l’exception d’un cheveu dressé sur le haut de crâne en forme de point d’interrogation. Il incarne le prototype du savant distrait qui fait beaucoup rire le lectorat. Nimbus est vêtu d’une queue-de-pie avec un nœud papillon et des souliers vernis. Les histoires sont courtes et rassemblent une succession de gags pour distraire les lecteurs. En effet, lorsqu’il ne dispense pas des cours, il exerce des activités diverses comme chef d’orchestre, garçon de café, chirurgien ou encore explorateur. Par ailleurs, l’absence de bulle semble accentuer le côté mime du personnage. Les décors sont limités, tout comme le nombre de personnages secondaires. La série est anodine politiquement à l’inverse d’autres productions d’André Daix et c’est une des bandes quotidiennes les plus connues par sa longévité et son humour simplement visuel. Une œuvre abondante jusqu’au déclenchement de la Seconde Guerre mondiale Après le succès des Aventures du Professeur Nimbus, la collaboration d’André Daix avec Opera Mundi continue. Il s’agit davantage d’une production à destination de la jeunesse. L’agence de presse lui confie la réalisation des Aventures des Fratellini, une planche hebdomadaire reprenant les trois clowns Fratellini en l’adaptant en bandes dessinées. La bande est publiée de 1935 à 1937 dans Ric et Rac. À la différence des Aventures du Professeur Nimbus, il ne s’agit pas d’une bande dessinée muette. La bande, en noir et blanc, met en scène les aventures de trois clowns. Elle est présente sur une demi-page du journal. Elle est courte puisqu’elle est à destination des enfants comme cela est mentionné sur la page du journal. Des points communs avec le reste de sa production sont à mentionner. En effet, tout comme dans Les Aventures du Professeur Nimbus, on retrouve la présence d’un décor simple mais présent ainsi que des personnages secondaires restreints au minimum. Par exemple, dans la publication de , les trois clowns sont seulement accompagnés d’un aviateur pour leur permettre d’arriver à destination. En 1936 pour Le Turbulent, André Daix crée deux bandes : Saladin, bande dessinée muette dont le personnage principal est inspiré de Nimbus, qui parait aussi dans Marseille Matin de 1937 à 1939, ainsi que Les Exploits de Taupinet une série animalière. Cette série porte la marque du dessin d’André Daix et présente elle aussi des ressemblances frappantes au niveau du dessin des personnages avec Les Aventures du Professeur Nimbus. Nous retrouvons le même coup de crayon, les mêmes formes de visage et le décor sommaire. En 1939 Daix publie Polycarpe pour L’Auto. De plus, pour Opera Mundi, il publie Chiffonnette dans Paris-Soir de 1939 à 1940. Ce n’est pas une bande dessinée au service de l’effort de guerre mais plutôt une bande pour distraire le lectorat, à l’inverse de la production engagée qu’il publie durant la Seconde Guerre mondiale. Chacune de ces séries est composée d’une succession de vignettes sans phylactères : ce sont donc des bandes muettes. Chiffonnette représente la naïveté et l’insouciance d’une jeune fille qui est là pour divertir la gent masculine et pour profiter de la vie durant cette période où les effets de la guerre ne se font pas encore cruellement sentir. Si elle reste dans un registre divertissant et léger, la bande n’est pas en premier lieu destinée à la jeunesse comme ce fut le cas des bandes présentées précédemment. Un dessinateur engagé Un militant antisémite de la première heure En , le parti franciste est créé en France par Marcel Bucard sur les ruines du Parti socialiste national de Gustave Hervé. André Daix y adhère en 1933, quelques mois après sa création et y reste durant toute la guerre un fidèle partisan. C’est un parti proche du fascisme italien et du parti national socialiste d’Hitler. En effet, Marcel Bucard, combattant ultranationaliste est un grand admirateur de Benito Mussolini et souhaite retranscrire en France le parti fasciste italien. Le parti antisémite et anticommuniste reçoit le soutien financier de l’Italie fasciste mais ne réussit pas à fédérer autour de lui un grand nombre d’adhérents. L’idéologie du parti est diffusée par le biais de son propre journal, Le Franciste, qui est tiré à quinze mille exemplaires en 1933. Les militants sont fermement opposés à la franc-maçonnerie, aux juifs, au capitalisme américain ainsi qu’aux socialistes et aux communistes. Par ailleurs, très opposés au gouvernement du Front populaire, ils participent aux émeutes en portant l’uniforme traditionnel du parti. Il s’agit d’une chemise et d’un béret bleus ainsi que d’une ceinture en cuir avec un revolver. Le parti est dissous en 1936, avec les autres ligues d’extrême droite, par le Front populaire nouvellement élu. Malgré une reconstruction en 1938 sous le nom de Parti unitaire français d’action socialiste et nationale, le parti n’a plus de réel poids politique. Dès 1934, André Daix met sa production au service du groupuscule puisqu’il réalise des dessins politiques et des caricatures pour le journal du parti Le Franciste. Le caractère antisémite d’André Daix est indéniable. Il partage les thèses extrémistes du parti et est même correspondant de la Welt-Dienst, le centre allemand de la propagande antijuive basé à Erfurt. Par ailleurs, alors que la Seconde Guerre mondiale éclate, André Daix est mobilisé mais continue son travail de dessinateur. Une production mise au service des Allemands durant la Seconde Guerre mondiale Durant la guerre, André Daix est présent dans plusieurs journaux de la presse d’Occupation qui est une presse autorisée à paraître et contrôlée par les Allemands. Elle propage donc les thèses nazies. Par exemple de à novembre 1940 dans La France au travail, il publie Les Avatars de Monsieur Lebouché. En 1941 dans Le Petit Courrier il publie Les Tribulations du père Lafraise. En 1942, dans Jeune Force, journal édité par les Jeunesses maréchalistes, il publie Les Mésaventures de Placide. Dans le même temps, entre et , il publie dans Le Matin, Le Baron de Crésus dont le personnage ressemble à Nimbus. Le Matin est un journal qui adhère aux thèses nazies et c’est par ailleurs un des premiers à réapparaître après l'entrée des troupes allemandes dans Paris. En effet, journal puissant à partir de 1897, il connaît un déclin à l’orée de la Première Guerre mondiale qui s’affirme davantage au début des années 1930. Le journal dérive vers l’extrême droite dès 1932 puis termine par être un actif partisans de la collaboration entre la France et l’Allemagne nazie de 1939 à 1944. Ainsi, les idées antisémites et nationalistes d’André Daix trouvent leur place dans les colonnes de ce journal. Par ailleurs, dès 1940, il reprend contact avec les francistes qui se sont reformés en 1938. Sous le pseudonyme d’A. Duhamel, en référence à Dreuil-Hamel, le village où il est né, il publie des dessins dans le journal du parti jusqu’en 1942 et finit même par ne plus se cacher et utilise André Daix comme signature. Il réalise des bandes engagées contre ce qu’il considère comme « les mauvais Français » : juifs, francs-maçons, résistants… En 1941 il est chargé par le journal du parti de réaliser une bande de propagande s’inspirant du Baron de Crésus mais la bande ne voit jamais le jour. L’engagement d’André Daix est clairement perceptible à travers la brochure qu’il réalise de la fin de l’année 1941 au début de l’année 1942. Il s’agit des Aventures de Célestin Tournevis qui fait l’apologie du travail volontaire en Allemagne en incitant les Français à s’y engager. Cette brochure était destinée à être distribuée dans les bureaux de recrutement pour donner envie aux Français de tenter l’« aventure ». Il s’agit d’un dépliant de recto-verso correspondant donc à huit pages mesurant dans l’ensemble . Sur une face, une bande dessinée est représentée tandis qu’à l’arrière un texte illustré défend le bénéfice à tirer pour les volontaires du travail en Allemagne. L’histoire raconte le dialogue entre Célestin, un pauvre ouvrier, et son ami Tétembois. Ce dernier le met en garde contre les méfaits du travail volontaire et Célestin finit par trouver plusieurs avantages à l’engagement. Il est donc convaincu, et, de retour en France, il vante les mérites à son ami pour essayer de le convaincre qu’il doit lui aussi s’engager. Il s’agit bien d’une bande dessinée moralisatrice et très explicite en termes de propagande pour le régime nazi. Il passe toute la période d’Occupation à réaliser brochures, bandes dessinées, dessins au service du régime de Vichy. Inquiété et traqué après guerre À la fin de la guerre, alors que l’Allemagne nazie et le régime de Vichy sont vaincus et que les résistants sont auréolés de gloire, les collaborateurs sont traqués et pourchassés. C’est le cas d’André Daix qui choisit de fuir pour éviter l’arrestation et les poursuites. Pour redorer l’image de son père et éviter les problèmes, son fils tente d’atténuer le passif de son père en affirmant qu’il aurait tenté de sauver un couple de résistants. Quoi qu’il en soit, en , à la suite de la libération de Paris, sa collaboration durant la guerre est connue de tous et, le , André Daix est jugé par contumace et trouvé coupable d’avoir « entretenu avec l’Allemagne ou ses agents avec intention de favoriser les entreprises de l’Allemagne au préjudice de la France et de ses alliés ». Il est condamné à vingt ans de travaux forcés, à l’indignité et à la dégradation nationale ainsi qu’au remboursement des frais du procès. Cependant, André Daix est déjà loin, il disparaît et ses terres dans le département de la Somme sont confisquées. Il semble s’éloigner de la bande dessinée. Fuir pour survivre Vingt-cinq ans d’exil entre le Portugal et l’Amérique du sud : une vie précaire Dès 1947, André Daix n’existe plus car il se procure des faux papiers pour passer inaperçu et tenter de continuer sa carrière. Il devient Albert André Maniez et commence par fuir en Belgique puis en Suisse pour finalement s’installer à Lisbonne en . Le choix de Daix de se tourner vers le Portugal est favorisé par le caractère autoritaire et nationaliste du régime Salazar depuis 1933. André Daix y est protégé, il reprend sa carrière de dessinateur et publie dans les journaux catholiques. Par exemple dans Diabrete il publie O Tesorro de Velho Indio, No Reino de Oero Negro, O Rapto de Josefina, O Regente Desapareceu mais il dessine aussi une adaptation du roman de Jules Verne : Aventuras de Capitao Hatteras. Il y collabore jusqu’à la disparition de la revue en 1951. Il réalise des romans en images et travaille aussi pour la presse traditionnelle. Il essaye de gagner sa vie comme il peut en cumulant les petits boulots et vit donc une vie d’exil assez précaire. Il renouvelle plusieurs fois son passeport pour pouvoir rester au Portugal et, à la fin de l’année 1952, il part quelque temps en Amérique du Sud. Il se rend en Colombie puis au Costa Rica et continue son travail de dessinateur. Cependant, dessinateur de bandes dessinées n’est plus son travail à part entière. De retour au Portugal au début des années 1960, il réalise en 1975 un dictionnaire de termes d’économie en plusieurs langues : Pequeño Dicionário de Economica. Par ailleurs, Alain Beyrand, responsable du Catalogue encyclopédique des bandes horizontales françaises dans la presse adulte de 1946 à 1975, pense que Daix a sûrement continué anonymement la série Nimbus. Selon Alain Beyrand un élément majeur permet de l’affirmer. Le beau frère de Paul Winkler, Firmin Dablanc détenait des droits sur Nimbus et était resté ami avec Daix puisqu’il était du côté du régime de Vichy. Il aurait abandonné ses droits contre l’autorisation de laisser Daix reprendre Nimbus. Toujours selon Alain Beyrand, il aurait continué à animer le personnage de Taupinet à travers Les exploits de Taupinet, une série animalière qu’il avait publié dans Turbulent en 1936. En effet, la bande réapparaît en 1947 et est publiée dans Nord Matin de 1950 à 1958 avec plus de 400 bandes. Selon Beyrand il est impensable qu’André Daix ait pu constituer avant guerre autant de bandes sans les publier. Malgré ces affirmations, rien ne permet de confirmer ou de démentir cette information avancée par Alain Beyrand. Quoi qu’il en soit, après d’exil, André Delachanal choisit de revenir en France où en raison des prescriptions il n’a plus la crainte d’être inquiété pour ses condamnations de . Le retour en France : André Daix dessinateur jusqu’à sa mort En 1974, alors que la révolution des Œillets éclate au Portugal, André Delachanal, se sentant menacé, rentre en France. Il reprend son identité originelle et s’installe chez sa fille à Lyon. Son adhésion aux thèses antisémites ne l’a pas quitté et il renoue avec Henry Coston, un ami antisémite lui aussi collaborateur et auteur d’une œuvre abondante contre les juifs et la franc-maçonnerie. Inquiet à la suite de la défaite des nazis, Coston fuit en Allemagne en , et est arrêté en 1946 en Autriche. Jugé et condamné à des travaux forcés en 1947, il finit par être gracié en 1952. Henry Coston est, au moment où André Daix est de retour en France, directeur des Lectures françaises, une revue d’extrême droite. Daix participe à la rédaction de certains articles dès 1974 sous le pseudonyme de Tio Zoé puis par la suite sous sa véritable identité. Le alors qu’il se trouve à Paris, André Delachanal est victime d’un infarctus en pleine rue. Il décède à Vincennes et est inhumé au cimetière nouveau de Vincennes sous son vrai nom. Publications Les Aventures du Professeur Nimbus, Paris, Hachette, 1936. Encore Nimbus !, Paris, Hachette, 1937. Toujours Nimbus !, Paris, Hachette, 1937. Nimbus toujours en vacances, Paris, Hachette, 1938. Nimbus rentre, Paris, Hachette, 1938. Nimbus cent pour cent, Paris, Hachette, 1939. Les Aventures du Professeur Nimbus, Paris, Le Matin, 1943. Les Aventures du Professeur Nimbus, Paris, Le Matin, 1944. Les Aventures du Professeur Nimbus 1934-1940 (introduction de Jean-Claude Glasser), Futuropolis, 1985. Notes et références Annexes Bibliographie Ouvrages relatifs à la bande dessinée Michel Bera, Michel Denni, Philippe Mellot, Trésors de la bande dessinée : BDM. Catalogue encyclopédique, Paris, Éd. de l’Amateur, 2014, Alain Bayrand, Catalogue encyclopédique des bandes horizontales françaises dans la presse adulte de 1946 à 1975 de Lariflette à Janique Aimée, Angoulême, Pressibus, 1995, Henri Filippini, Dictionnaire encyclopédique des héros et auteurs de BD, Grenoble, Glénat/Opera mundi, 1998-2000, , p. 606. Patrick Gaumer, Claude Moliterni, Dictionnaire mondial de la bande dessinée, Paris, Larousse, 2001, Ouvrages relatifs au contexte politique français avant et pendant la Seconde Guerre mondiale Jean-Paul Cointet, Histoire de Vichy, Paris, Perrin, 2003, Pascal Ory, Les collaborateurs, 1940-1945, Paris, Seuil, 1980, Dominique Pinsolle, Le Matin, Une presse d’argent et de chantage (1884-1944), Presses universitaires de Rennes, 2012. Michel Winock, Nationalisme, antisémitisme et fascisme en France, Paris, Le Seuil, 1990, Revues Julien Baudry, Marie-Pierre Litaudon, « Hachette entre héritage et renouvellement (1920-1960) : comment « faire collection » face au défi des albums « transmédiatiques » ? », Strenæ, . Alain Beyrand, Hop, , , . Antoine Sausverd, Léonard De Sa, « Aventures et Mésaventures d’André Daix », Le Collectionneur de Bandes Dessinées, printemps 2007, , . Antoine Sausverd, Léonard De Sa, « Aux sources du Graphic Novel, André Daix, Sports et BD, Saint-Ogan", Le Collectionneur de Bandes Dessinées, automne 2007, . Liens externes Auteur français de bande dessinée Dessinateur français de bande dessinée Naissance en janvier 1901 Naissance dans la Somme Décès en décembre 1976 Décès à Vincennes Nom de plume Décès à 75 ans
Un ovni dans les yeux (Ufo In Her Eyes) est un film allemand réalisé par Guo Xiaolu en 2010. Synopsis Dans un village campagnard de la Chine, la jeune paysanne Kwok Yun est bouleversée quand elle pense voir à travers un étrange objet lumineux un ovni. Elle déclare ensuite ce qu'elle a vu à Chang, la cheffe de village, dont celle-ci communique cette information jusqu'à Pékin. Très vite, enquêteurs, journalistes et touristes viennent envahir la commune. Fiche technique Titre original : Ufo In Her Eyes Titre français : Un ovni dans les yeux Réalisation et scénario : Guo Xiaolu Photographie : Michal Tywoniuk Musique : Mocky Montage : Nikolai Hartmann Son : Philippe Ciompi Direction artistique : Jun Yao Costume : Julia Strauss Production : Klaus Maecke Sociétés de production : Corazon International, NDR, Arte Pays d'origine : Langues originales : Mandarin, anglais Format : Couleur et noir et blanc - 2.35:1 Cinemascope - Dolby Digital Genre : Comédie dramatique Durée : 1h50 minutes Date de sortie : Distribution Shi Ke : Kwok Yun, ouvrière et paysanne Mandy Zhang : Chief Chang, cheffe du village Y. Peng Liu : Le réparateur de vélo Zhou Lan : Yee, professeur Massela Wei : Secrétaire Zhao, informaticien Dou Li : Vieux Kwok, paysan Udo Kier : Steve Forst Liens externes Film allemand sorti en 2012 Comédie dramatique allemande Film se déroulant en Chine Film se déroulant à Pékin Film partiellement en noir et blanc
Michael Potts est un acteur américain. Biographie Michael Potts est notamment connu pour avoir joué dans les séries télévisées Sur écoute et True Detective, ainsi que dans la comédie musicale The Book of Mormon. Filmographie Cinéma 2018 : Here and Now de Fabien Constant 2020 : Le Blues de Ma Rainey (Ma Rainey's Black Bottom) de George C. Wolfe : Slow Drag 2023 : Rustin de George C. Wolfe : Cleveland Robinson Télévision 1997-2003 : Oz : Reinhardt 2002-2008 : Sur écoute : Brother Mouzone 2014 : True Detective : Maynard Gilbough 2014-2015 : Gotham : Bunderslaw 2015 : Show Me a Hero Liens externes Acteur américain Date de naissance non renseignée (XXe siècle) Date de naissance incertaine (XXe siècle)
Félix Máriássy est un cinéaste hongrois né le à Márkusfalva (aujourd'hui Markušovce en Slovaquie) et décédé le à Szőny (Hongrie). Biographie Félix Máriássy commence sa carrière cinématographique comme assistant réalisateur et comme monteur (à ce titre, il participe au montage et collabore au scénario de Quelque part en Europe de Géza von Radványi en 1947, et à celui d'Un lopin de terre (Talpalatnyi föld) de Frigyes Bán en 1948). Il réalise son premier long métrage en 1949 : Sa réussite (Szabóné), histoire, au ton très « réaliste socialiste », d'une ouvrière qui réussit à être admise par ses collègues masculins grâce à ses qualités professionnelles. La première œuvre vraiment réussie demeure Un bock de blonde (Egy pikoló világos), réalisée en 1955 et récompensée au Festival de Karlovy Vary en 1956 par un Grand Prix. Toujours en 1955, Printemps à Budapest illustre avec justesse le roman de Ferenc Karinthy sur la libération de Budapest en 1945. Les films suivants La Légende du faubourg, Contrebandiers et Les Années blanches, réalisés entre 1957 et 1959, le consacreront comme une des figures les plus représentatives de la première génération d'après-guerre participant au renouveau du cinéma magyar, aux côtés de Károly Makk et Zoltán Fábri. Au cours des années 1960, bien que ses capacités ne soient pas contestées, l'apparition de nouvelles sensibilités dans le cinéma hongrois comme Miklós Jancsó, András Kovács ou István Gaál semble relativiser son apport. Toutefois, avec Imposteurs, son ultime film, Félix Máriássy (Jean-Loup Passek, in : Dictionnaire du cinéma, Éditions Larousse). Il faut noter aussi que Félix Máriássy fut, à l'École supérieure du théâtre et de l'art cinématographique de Budapest, un professeur unanimement respecté. À ce titre, il participa à l'éclosion de la génération suivante des cinéastes hongrois, formée entre 1956 et 1961 et qu'on appela d'ailleurs « promotion Máriássy ». Parmi ceux-ci figurent István Szabó, Ferenc Kardos, Zsolt Kézdi-Kovács… Filmographie Réalisateur Cinéma 1948 : A mi kis tervünk 1949 : Sa réussite 1950 : Le Mariage de Catherine (Kis Katalin házassága) 1951 : Teljes gözzel 1954 : Rokonok 1954 : Vidám verseny 1955 : Printemps à Budapest 1955 : Egy pikoló világos 1957 : Külvárosi legenda 1958 : Contrebandiers 1959 : Álmatlan évek 1960 : Fapados szerelem 1960 : Hosszú az út hazáig 1961 : Próbaút 1962 : Nedele ve vsední den 1964 : Bábolna, 1964 1964 : Ezer év 1964 : Karambol 1964 : Nem az én ügyem 1965 : Mersuch és a szamár 1966 : Fügefalevél 1967 : Ha hívnak... 1968 : Kötelék 1969 : Imposztorok Courts-métrages 1948 : Dunavölgyi népek barátsága 1948 : Munkaversennyel gyöz a 3 éves terv 1953 : Színes szöttes Télévision Téléfilms 1961 : A pékinas lámpása 1971 : Angyal a karddal 1971 : Áradat 1972 : Csak egy kutya 1972 : Hazai történetek 1974 : Próbafelvétel Monteur Cinéma 1942 : A tökéletes család 1943 : Kalotaszegi Madonna 1944 : A gazdátlan asszony 1944 : Afrikai völegény 1944 : Ez történt Budapesten 1944 : Ördöglovas 1948 : Quelque part en Europe 1948 : Tüz 1948 : Un lopin de terre 1949 : Díszmagyar 1965 : Mersuch és a szamár Scénariste Cinéma 1948 : Quelque part en Europe 1958 : Csempészek 1962 : Megszállottak 1966 : Fügefalevél 1968 : Kötelék Liens externes Réalisateur hongrois Naissance en juin 1919 Naissance en Autriche-Hongrie Décès en janvier 1975 Décès dans le comitat de Komárom-Esztergom Décès à 55 ans
La XX Bitter est une bière belge, blonde amère, très fortement houblonnée, produite par la brasserie De Ranke à Dottenijs dans le Hainaut. C'est une bière de fermentation haute. Elle fait figure de pionnière dans la montée en puissance des bières amères depuis 2001, date à laquelle elle était la bière la plus amère de Belgique. Variantes XX Bitter, une bière blonde ayant un taux d'alcool de 6,2% ; XXX Bitter, une bière blonde ayant un taux d'alcool de 6%, brassée à partir de 2013 à la demande de l'importateur de bières belges aux États-Unis. Notes et références Bière belge Marque de bière
Alexander Prokofieff de Seversky ( – ) est un pionnier de l'aviation et militaire russe, naturalisé américain par la suite, fervent défenseur du bombardement stratégique. Biographie Jeunesse en Russie De filiation noble russe, Seversky est né à Tbilissi, faisant alors partie de l'Empire russe et appelé Tiflis (aujourd'hui en Géorgie). Il est entré dans une école militaire à 10 ans. Le père Seversky était l'un des premiers aviateurs russes à posséder un avion (une version modifiée du Blériot XI construits par ) et à 14 ans, quand Seversky est entré à l'École navale de la Russie impériale, son père lui avait déjà appris à voler. Ingénieur diplômé en 1914, le lieutenant Seversky servait en mer dans une flottille de destroyers quand la Première Guerre mondiale a débuté. Première Guerre mondiale Seversky, sélectionné pour servir en tant que pilote dans l'aéronavale, a été transféré à l'École militaire d'aéronautique de Sébastopol, en Crimée. Après avoir terminé un programme de troisième cycle sur l'aéronautique en 1914-1915, il a été affecté en tant que pilote l'été 1915 dans une unité d'aviation de la flotte de la Baltique. Stationné dans le golfe de Riga, pour sa première mission, il a attaqué un destroyer allemand, mais fut touché par l'ennemi, l'avion prit en feu avant d'avoir pu larguer ses bombes. Les bombes ont explosé dans le crash, tuant son navigateur et blessant grièvement Seversky. Les médecins ont dû amputer sa jambe au-dessous le genou et bien qu'il ait été équipé d'une jambe artificielle et malgré ses protestations, les autorités l'on jugé inapte à retourner au combat. Pour prouver à ses supérieurs qu'il pouvait encore voler, Seversky est apparu à l'improviste dans un spectacle aérien, mais a été arrêté à la suite de sa performance aérienne téméraire. Le tsar Nicolas II est intervenu pour lui et en , Seversky est retourné en mission de combat, abattant son premier avion ennemi le troisième jour. Le , il est forcé d'atterrir en territoire ennemi, mais réussit à revenir en sécurité dans ses propres lignes. Il a ensuite volé 57 missions de combat, abattant six avions allemands (ses revendications de 13 victoires feraient de lui le troisième as russe de la Première Guerre mondiale, ces victoires sont contestées). En , il assure le commandement du détachement du Naval Fighter, jusqu'à ce qu'il soit grièvement blessé dans un accident ; un wagon tiré par des chevaux a cassé sa jambe valide. Après avoir servi à Moscou, en tant que chef de l'aviation de poursuite, Seversky retourne au combat. Seversky est le premier as de la marine russe dans le conflit.Pour ses faits de guerre, il a reçu l'Ordre impérial et militaire de Saint-Georges (), l'Ordre de Saint-Vladimir (), l'Ordre de Saint-Stanislas ( et ) et l'Ordre de Sainte-Anne (, et ). Émigration aux États-Unis Pendant la Révolution de 1917, Seversky, stationné à Saint-Pétersbourg, est resté sous l'uniforme, à la demande du commandant en chef de la Flotte de la Baltique. En , il est nommé assistant à l'attaché naval de la mission de l'aviation navale russe aux États-Unis. Seversky quitte la Russie via la Sibérie et tandis qu'il est aux États-Unis, il décide d'y rester plutôt que de revenir vers une Russie déchirée par la Révolution. Il s'installe à Manhattan où il a brièvement tenu un restaurant. Carrière dans l'aviation En 1918, Seversky offre ses services au ministère de la Guerre en tant que pilote, le général Kenly, chef du Signal Corps, le nommant ingénieur-conseil et pilote d'essai assigné à la production d'avion du district de Buffalo. Après l'armistice, Seversky devient l'assistant du général Billy Mitchell défenseur de l'aviation, l'aidant dans ses efforts pour prouver que la force aérienne peut couler des cuirassés. Seversky a déposé et obtenu le premier brevet de ravitaillement en vol en 1921. Au cours des années suivantes, 364 demandes de brevets seront déposées, parmi lesquelles le premier viseur de bombardement gyrostabilisé, que Seversky a développé avec la Sperry Gyroscope Company en 1923. Seversky Aircraft Corporation Utilisant les provenant de la vente de son viseur de bombardement au gouvernement américain, Seversky crée la Seversky Aero Corporation en 1923. Spécialisée dans la fabrication de pièces et d'instruments d'avion, la petite entreprise a été incapable de survivre à l'effondrement boursier de 1929. Le , avec le soutien du milliardaire de Wall Street, Edward Moore, et d'autres investisseurs, il ressuscite l'entreprise en tant que New Seversky Aircraft Corporation à Long Island, New York. S'installer dans l'ancienne usine d'hydravions de à College Point, Long Island et les brevets de Seversky étaient les principaux atouts de la nouvelle société, résolu à investir dans la recherche et la conception plutôt que de compter sur la fabrication sous licence. Nombre des ingénieurs de Seversky Aircraft étaient des russes ou géorgiens que Seversky avait sauvés des purges de Staline en les amenant aux États-Unis, y compris les ingénieurs en chef et Alexander Kartveli. Avec Seversky, les concepteurs ont commencé un hydravion monoplan tout métal multiplace : le . Cette conception révolutionnaire allait permettre de battre de nombreux records de vitesse dans les National Air Races de 1933 à 1939, souvent piloté par Seversky lui-même qui était le plus grand « porte parole » de l'entreprise. Le , volant à une vitesse d'un peu plus de , Seversky a établi le record mondial de vitesse pour les hydravions à moteur à pistons. Seversky a également établi un record de vitesse transcontinental en 1938. Le SEV-3 a finalement été l'ancêtre d'une famille d'avions de combat avancés comprenant le SEV-3XLR, le 2-XP (expérimental à deux places), le BT-8 de formation et le chasseur SEV-1P (monoplace). La modification la plus radicale s'est produite lorsque le train fixe du SEV-1P est remplacé par un train se rétractant en arrière sous le fuselage qui a donné le prototype de la série de chasseurs P-. Le bureau d'études de Seversky Aircraft dirigé par Seversky était chargé de 25 différents projets innovants, beaucoup d'entre eux sont « mort-né », y compris le Seversky Super-Clipper, un octomoteur de d'envergure, destiné au transport transocéaniques, doté d'un train tricycle et à haute vitesse. Le SEV-S2, pratiquement identique au P-35, qui a été l'objet d'essais en 1937, a dominé les trois dernières courses du Trophée Bendix, en commençant par 1937, lorsque Frank Fuller l'a remporté à une vitesse moyenne de . La Seversky Aircraft Company acquiert de nouvelles installations à Long Island en 1936, achetant trois usines, un terrain d'aviation avec un hangar avec une base de montage d'hydravion à Famingdale et Amityville. Malgré l'attribution de plusieurs contrats gouvernementaux, Seversky Aircraft Company n'a jamais été capable de faire des profits sous la gestion de Seversky et en , la société a dû être renflouée à nouveau par Paul Moore (le frère et héritier d'Edward). Il accepta de financer le sauvetage de la société à condition que Seversky, en tant que président, effectue des coupes dans son personnel, tandis que le conseil d'administration donnait plus de pouvoirs au directeur-général Wallace Kellett. Un contrat controversé que Seversky négocia en secret avec les Japonais concernant 20 chausseurs SEV-2PA-B3 créa un antagonisme avec le ministère de la Guerre, conduisant inévitablement à la pression du gouvernement américain sur l'USAAC pour limiter le P-35 au premier lot de 76 appareils. Tandis que Seversky est en Europe pour une tournée de ventes durant l'hiver 1938-1939, le conseil réorganise la compagnie le , rebaptisée Republic Aviation Corporation avec Kellett comme nouveau président. Seversky attaque en justice pour réparation, mais tandis que les actions juridiques traînaient en longueur, le conseil d'administration vote son éviction de la société qu'il avait créée. Republic Aviation allait devenir un mastodonte industriel pendant la Seconde Guerre mondiale avec la conception et la production du P-47 Thunderbolt et dans les années d'après-guerre, une lignée réussie d'avions de chasse, avant d'être rachetée par Fairchild en 1965. La défense de l'Air Force Comme la Seconde Guerre mondiale approchait, Seversky s'absorba dans la formulation de ses théories de la guerre aérienne. Peu après le , jour de l'attaque de Pearl Harbor, il a écrit Victory Through Air Power (Victoire dans les airs), publié en , préconisant l'utilisation stratégique des bombardements aériens. Le livre est un best-seller, (1 sur la liste des best-seller du New York Times), dont la première édition parait à la mi- et reste à la première place pendant quatre semaines), avec cinq millions d'exemplaires vendus. La popularité du livre et son message percutant conduit Walt Disney à l'adapter en un film d'animation du même nom (1943), où Seversky (qui a également servi de conseiller technique) et le Général Mitchell - grâce à des images d'archives - font le commentaire. Le film d'animation de Disney a reçu un accueil mitigé du box-office et des critiques qui pensaient que c'était contraire à la vocation des studios Disney que l'envoi d'un message de propagande puissant basé sur un argument politique abstrait. L'influence à la fois du livre et du film, en temps de guerre, a été significative, stimulant la conscience populaire et conduisant à un débat national sur la puissance aérienne stratégique. Seversky a été un des nombreux défenseurs de la stratégie aérienne dont la vision a été réalisée en 1946 la création du Strategic Air Command et le développement d'avions tels que le Convair B-36 et le B-47 Stratojet. Seversky continue à faire connaître ses idées sur les avions et les armes innovantes, notamment le Ionocraft en 1964 qui devait être un aéronef monoplace, propulsé par le vent ionique issu d'une décharge à haute tension. Une démonstration en laboratoire établit qu'il fallait pour soulever un modèle de deux onces () et aucune version pilotée n'a jamais été construite. Dans les années d'après-guerre, Seversky a continué à tenir des conférences et à écrire sur l'aviation et l'utilisation stratégique de la force aérienne. il a ainsi écrit : Air Power: Key to Survival (1950) et America: Too Young to Die! (1961). Vie personnelle En 1923, Seversky épouse Evelyn Olliphant (1907-1967), personnalité mondaine de La Nouvelle-Orléans. Elle était également connue en tant que pilote. Ils se sont installés à New York (40 Central Park South) en 1927. En 1927, Seversky a été naturalisé citoyen des États-Unis. En 1967, de Seversky est morte à son domicile d'Asharoken Beach, Northport (Long Island) à l'âge de 60 ans. Souvent décrit comme « flamboyant » et « showman », Seversky était toujours efficace pour capter l'attention du public, et était considéré comme une célébrité médiatique. En 1942, le New York Times a même publié une de ses adresses, signalant que « le concepteur d'avion loue un appartement : le Major Seversky, un des sept nouveaux locataires du 40 South Central Park ». Seversky a été un fondateur et administrateur du New York Institute of Technology qui en 1972 a acquis une élégante demeure construite à l'origine par Alfred I. du Pont. Elle a été rebaptisée « The DeSeversky Center » en son honneur, et c'est un lieu populaire pour les mariages. Seversky est mort en 1974 au Memorial Hospital de New York, et a été enterré dans le Cimetière de Woodlawn dans le Bronx. Honneurs Il a reçu en 1939 le Trophée Harmon pour les progrès de l'aviation. Pour son travail sur la force aérienne Seversky a reçu la Medal of Merit en 1945 par le président Harry Truman et le en 1969 en reconnaissance de son service en tant que consultant spécial pour les chefs d'état-major de l'USAF. En 1970, Seversky a été inscrit dans le National Aviation Hall of Fame. Avions Seversky Avant la création de la Republic Aircraft Corporation, la Seversky Aircraft Corporation a produit les avions suivants, qui étaient tous des variantes du même thème : Seversky P-35 Seversky XP-41 Seversky EP-106 (Export Intercepteur) Seversky Navy Type S Chasseur biplace Liens externes Alexander de Seversky interviewé par Mike Wallace on The Mike Wallace Interview, Références Bibliographie Boyne, Walter. "Sever the Sky." Air Classics, Volume 4, no. 3, February 1968. . Hucker, Robert. "Seversky: Innovator and Prophet." , 1984. Voir aussi Seversky P-35 Republic Aviation Company Liens externes Naissance en juin 1894 Naissance à Tbilissi Naissance dans le gouvernement de Tiflis Décès en août 1974 Décès à New York Aviateur américain Aviateur russe de la Première Guerre mondiale Récipiendaire de l'ordre de Saint-Vladimir de 4e classe Ingénieur américain Ingénieur aéronautique Noblesse russe du XXe siècle Russe blanc Personnalité inhumée au cimetière de Woodlawn Personnalité des Forces armées des États-Unis Récipiendaire de l'ordre de Saint-Georges de 4e classe Récipiendaire de l'ordre de Saint-Stanislas (russe) Récipiendaire de l'ordre de Sainte-Anne Théoricien militaire Récipiendaire du trophée Harmon Décès à 80 ans Personnalité américaine née d'un parent russe Officier des United States Army Air Forces Militaire géorgien
The Butcher signifie le boucher en anglais. Cinéma et télévision The Butcher est un long métrage américain réalisé par Edward Gorsuch en 2006. The Butcher est un long métrage coréen réalisé par Kim Jin-Won en 2007. The Butcher est un court métrage américain réalisé par Joseph A. Garcia en 2007. The Butcher est un film américain réalisé par Jesse V. Johnson en 2009. The Butcher est un film américain de 2012 avec Jean-Claude Van Damme. Musique The Butcher est une chanson de Leonard Cohen présente sur l'album Songs from a Room sorti en 1969. The Butcher est une chanson de Radiohead présente sur l'album The King of Limbs sorti en 2011. Voir aussi
Sir Charles William Wilson, né à Liverpool le et mort le , est un officier britannique qui fut cartographe, archéologue et géographe. Biographie Charles Wilson poursuit ses études à Liverpool au Liverpool College Institution, puis au Chelteham College. Il entre ensuite à l'Académie royale militaire de Woolwich et devient officier des Royal Engineers en 1855. Il est chargé en 1864 de travaux topographiques à Jérusalem, qui joueront un rôle décisif dans la création du Fonds d'exploration de la Palestine par les Britanniques en 1865. Il est recruté alors par cette société pour étudier la Palestine occidentale. Wilson se rend avec son équipe à Beyrouth, afin d'explorer un itinéraire au sud qui doit le mener à l'intérieur de la Palestine. De novembre 1865 à avril 1866, il relève donc les sites archéologiques. Il identifie en 1866 la synagogue de Capharnaüm, où Jésus prêcha. En 1867, il devient membre du comité du Fonds d'exploration de la Palestine et se porte volontaire en 1868 pour explorer le Sinaï, puis il fouille différents sites de Jérusalem. Il reçoit pour ses travaux un diplôme du Congrès géographique international et il est élu en 1872 au conseil de la Société d'archéologie britannique. Il entre à la Royal Society en 1874. À son retour en Grande-Bretagne, il est nommé directeur du département topographique du War Office, et sert au service du renseignement. Il devient chevalier de l'Ordre du Bain en 1876. Il dirige ensuite lOrdnance Survey Ireland. Il est nommé consul général d'Anatolie entre 1879 et 1882, puis prend part à l'expédition de Wolseley en Égypte à l'été 1882 pour mater la rébellion. Il devient chef du département du renseignement de l'expédition en 1884. De retour en Angleterre, Wilson est directeur-général de l'Ordnance Survey et directeur-général de l'éducation militaire. Sir Charles Wilson est président du Fonds d'exploration de la Palestine de 1901 à 1906. Références Voir aussi Mission Saint-Alexandre de Jérusalem Liens externes Biographie sur le site des Royal Engineers Naissance à Liverpool Naissance en mars 1836 Décès en octobre 1905 Décès à 69 ans Militaire britannique du XIXe siècle Géographe britannique du XIXe siècle Diplomate britannique du XIXe siècle Archéologue britannique du XIXe siècle Archéologie de la Bible Cartographe anglais Cartographe du XIXe siècle Membre de la Royal Society Ingénieur militaire britannique Général de l'armée de terre britannique Guerre des mahdistes
OpenVPN est un logiciel libre permettant de créer un réseau privé virtuel (VPN). Son développement a commencé le grâce à James Yonan. Introduction OpenVPN permet à des pairs de s'authentifier entre eux à l'aide d'une clé privée partagée à l'avance, de certificats électroniques ou de couples de noms d'utilisateur/mot de passe. Il utilise de manière intensive la bibliothèque d'authentification OpenSSL ainsi que le protocole SSLv3/TLSv1. Disponible avec une multitude d'environnements tel que Solaris, OpenBSD, FreeBSD, NetBSD, Linux (Debian, Redhat, Ubuntu, etc.), Mac OS X, Windows 2000, XP, Vista, 7, 8 ,10 et 11 il offre de nombreuses fonctions de sécurité et de contrôle. OpenVPN n'est pas compatible avec IPsec ou d'autres logiciels VPN. Le logiciel contient un exécutable pour les connexions du client et du serveur, un fichier de configuration optionnel et une ou plusieurs clés suivant la méthode d'authentification choisie. Notes et références Annexes Liens externes Logiciel libre sous licence GPL Logiciel libre de sécurité informatique Réseaux privés virtuels
Le BNP Paribas Primrose Bordeaux est un tournoi international de tennis masculin de l'ATP Challenger Tour qui se déroule à la Villa Primrose à Bordeaux. Il se joue depuis 2008. Ce tournoi sur terre battue se déroule au mois de mai. De par sa position dans le calendrier et sa dotation de plus de , il attire des joueurs du Top 100 mondial car il sert de préparation à Roland-Garros. Les matchs ont lieu sur le court central Patrice Dominguez qui peut accueillir plus de spectateurs ainsi que sur les deux courts annexes qui le jouxtent. Entre 1979 et 1995, le tournoi de Bordeaux, alors connu sous l'appellation Grand Prix Passing Shot, se déroulait dans le cadre de l'ATP World Tour. Quelques-uns des meilleurs joueurs de la planète ont foulé la terre battue de la Villa Primrose : Ivan Lendl, Yannick Noah, Sergi Bruguera, Thomas Muster, Emilio Sánchez, Andreï Medvedev, Guy Forget mais aussi Ilie Nastase, Guillermo Vilas et Björn Borg à la fin de leur carrière. Les éditions 2020 et 2021 ont dû être annulées à cause de la pandémie de Covid-19 et de la suspension des compétitions par l'ATP. Primes et points ATP Lors de l'édition 2023, la dotation totale du tournoi est de . Le vainqueur obtient 175 points ATP et empoche . En détail, la dotation est répartie de la façon suivante : Palmarès Simple |-style=background-color:#CFCFCC | ||align=right|1996-2007||colspan=8 align=center|Pas de tournoi |-style=background-color:#CFCFCC | align=right|– ||align=right|2020-2021||colspan=8 align=center|Tournoi annulé Double |-style=background-color:#CFCFCC | ||align=right|1996-2007||colspan=8 align=center|Pas de tournoi |-style=background-color:#CFCFCC | align=right|– ||align=right|2020-2021||colspan=8 align=center|Tournoi annulé Notes et références Liens externes du tournoi actuel Ancien site officiel du tournoi ATP Navigation Bordeaux Bordeaux Événement sportif à Bordeaux Bordeaux Tennis en Nouvelle-Aquitaine BNP Paribas
L'Étang de Chareyziat est un étang, classé ZNIEFF de type I, situé sur la commune de Saint-Étienne-du-Bois dans le département de l'Ain. Statut Le site est classé zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique de type I sous le numéro régional n°01030004 Description Ce petit étang fait partie d'une série de petits étangs du sud de la Bresse. Il est situé en bordure de la forêt de Chareyziat. Cette forêt a été coupée en deux par l'autoroute A39. Flore Laîche de Bohême: Carex bohemica Écuelle d'eau ''Hydrocotyle vulgaris, protégée dans tout le département Faune La Pie-grièche écorcheur affectionne les buissons en bordure de l'étang, de mai à septembre. Références Voir aussi Articles connexes Étang de But ZNIEFF de type I dans l'Ain Patrimoine naturel dans la Bresse Saint-Étienne-du-Bois (Ain) Chareyziat
est un film américain réalisé par Ted Post, sorti en 1973. Synopsis Au Harrad College, où des situations de vie étudiante controversées sont établies, les étudiants sont forcés de confronter leur sexualité d’une manière que la société avait auparavant ignorée. Une partie de l’expérience consiste à jumeler des membres incompatibles du sexe opposé comme colocataires afin de les faire rejeter le concept traditionnel de monogamie. Les deux premiers "couples" du film sont le fou de sexe Stanley et Sheila ultra-timide, et Harry qui manque de confiance en lui avec Beth la libertine. Le Prof. Philip et son épouse, Margaret, sont en charge de l'"expérience" et semblent apprécier la tension qu’ils instillent, ainsi que les épisodes sexuels qui se déroulent. Fiche technique Titre original : Réalisation : Ted Post Scénario : Michael Werner, d'après le roman de Robert H. Rimmer. Genre : Comédie dramatique et romance Durée : 97 min Interdiction aux moins de 15 ans (UK) Distribution James Whitmore : Philip Tenhausen Tippi Hedren : Margaret Tenhausen Don Johnson : Stanley Cole Bruno Kirby : Harry Schacht (as B. Kirby Jr.) Laurie Walters : Sheila Grove Victoria Thompson : Beth Hillyer Elliott Street : Wilson Robert Middleton : Sidney Bower Billy Sands : Jack Sharon Ullrick : Barbara (as Sharon Taggart) Maggie Wellman : Cynthia Michael Greene : Yoga Instructor Ron Kolman : Evan Eric Server : Workman Robert C. Ross : Workman Acteurs non crédités Melanie Griffith : Une étudiante Gregory Harrison Liens externes Film américain sorti en 1973 Comédie dramatique américaine Film romantique américain Film réalisé par Ted Post Adaptation d'un roman au cinéma
Le passage Foubert est une voie du de Paris, en France. Situation et accès Le passage Foubert est situé dans le de Paris. Il débute au 175 ter, rue de Tolbiac et se termine au 10, rue des Peupliers. Origine du nom Cette rue fait référence au nom d'un propriétaire des terrains. Historique Cette voie est ouverte vers 1905 et prend sa dénomination actuelle la même année. Annexes Articles connexes Liste des voies du 13e arrondissement de Paris Liste des voies de Paris faisant référence à un propriétaire Liens externes Passage Foubert (mairie de Paris) Références Foubert Foubert
Madagascar participe aux Jeux olympiques depuis 1964 et a envoyé des athlètes à chaque jeu depuis cette date sauf en 1976 et en 1988. Le pays a participé trois fois aux Jeux d'hiver en 2006, 2018 et 2022 sans remporter de médaille. Le Comité national olympique de Madagascar a été créé en 1963 et a été reconnu par le Comité international olympique (CIO) en 1964. Références
Le groupe scolaire Jean-Jaurès et la mairie annexe de Canon sont deux monuments historiques situés au 211 et 215 avenue Jean-Jaurès à Mézidon-Canon. Histoire Commune en pleine croissance démographique, la municipalité radical-socialiste de Canon menée par le maire H. Lefebvre, envisage en 1929 de bâtir un ensemble regroupant école pour fille (une école pour garçons a été bâtie en 1923) et mairie avec bains-douches sur un terrain acheté par la commune à proximité des voies ferrées à l'entrée de la commune. Les frères Wilkin, architectes à Colombelles, imaginent deux bâtiments Art déco non symétriques à la silhouette cubique et aux murs traités en polychromie par l'usage du béton et de la pierre. Le projet est adopté le en conseil municipal, et les travaux confiés à l'entreprise générale Laugeois exceptés le chauffage et le sanitaire qui sont réalisés par l'entreprise Chatelain. Architecture Autour d'une cour, à laquelle on accède par un portail à colonnettes, avec de chaque côté un pavillon d'entrée, les classes prennent place dans le bâtiment principal au fond, et les logements des instituteurs, devenus logements sociaux indépendants de l'école, dans les ailes. L'ensemble est dotée d'un toit en terrasse. La façade de la mairie arbore une frise géométrique sous les corniches et des motifs floraux sur le fronton de l'étage et l'encadrement des fenêtres du rez-de-chaussée. Par arrêté préfectoral du , les façades et les toitures du groupe scolaire (y compris les anciens logements de fonction et le portail) et de la mairie annexe avec le vestibule d'entrée et l'escalier avec sa cage sont inscrits au titre des monuments historiques. Notes et références Voir aussi Articles connexes Liste des édifices labellisés « Patrimoine du XXe siècle » du Calvados Socialisme municipal Liste des monuments historiques du Calvados Monument historique inscrit en 2010 Monument historique dans le Calvados Immeuble monument historique en France Architecture Art déco dans le Calvados Édifice labellisé « Patrimoine du XXe siècle » dans le Calvados