instruction stringclasses 1 value | input stringlengths 1 13.9k | output stringclasses 1 value |
|---|---|---|
[←15]
Amasis, roi de la XXVIe dynastie, vers 169 avant J | ||
-C | ||
Cf | ||
Hérodote, II, 162 sqq | ||
[←16]
Phoroneus, fils du fleuve Inachos et de Mélia, fut roi d’Argos | ||
Clément d’Alexandrie dit que
Platon suit ici le vieil historien Acusilaos, qui appelle Phoroneus le premier des hommes | ||
[←17]
Il ne faut pas confondre cette Niobè, fille de Phoroneus, avec la fameuse Niobè, épouse
d’Amphion | ||
Niobè, fille de Phoroneus, eut de Zeus un fils appelé Argos, qui donna son nom à la
ville d’Argos | ||
[←18]
Les Grecs appelaient médiété soit une série de trois termes formant une progression
continue, soit le moyen terme qui unit entre eux les deux termes extrêmes de la progression | ||
[←19]
Platon reconnaît dans le Timée sept mouvements : le mouvement circulaire et les
mouvements de droite à gauche et de gauche à droite, d’avant en arrière et d’arrière en avant, de
haut en bas et de bas en haut | ||
Dans les Lois, X, 893 e-894 a, il en énumère dix | ||
[←20]
Il faut se figurer le composé des trois ingrédients comme une longue bande que le dieu
coupe en morceaux suivant deux proportions géométriques dont les termes sont 1, 2, 4, 8 et 1, 3,
9, 27 | ||
Platon les place sur une seule rangée à des intervalles correspondant aux longueurs de ces
morceaux dans l’ordre 1, 2, 3, 4, 8, 9, 27 | ||
Puis il remplit les intervalles de nombres additionnels,
jusqu’à ce qu’il obtienne une série représentant des notes musicales aux intervalles d’un ton ou
d’un demi-ton | ||
Cette série couvre quatre octaves plus une sixte majeure | ||
[←21]
Pour l’explication de ce passage très compliqué, voir H | ||
Martin, note XXIII, p | ||
383-421, de
son édition du Timée, Rivaud, notice sur le Timée, p | ||
42-52, Cornford, édition commentée du
Timée, p | ||
66-72 | ||
[←22]
Voici ce que Timée entend par là | ||
Le plan du zodiaque est oblique par rapport à celui de
l’équateur comme la diagonale d’un rectangle l’est à ses côtés | ||
Ce rectangle doit être inséré entre les deux tropiques AB et CD, la diagonale du rectangle
est CB | ||
Le mouvement du même est le mouvement de toute la sphère de gauche à droite ou de
l’Est à l’Ouest dans le plan de l’équateur EF | ||
Le mouvement de l’autre est en sens inverse et
dans le plan de la diagonale CB qui est le diamètre de l’écliptique | ||
Le zodiaque est une large
bande contenant les douze constellations au centre desquelles court l’écliptique | ||
[←23]
Les trois cercles dont les vitesses sont égales sont ceux du soleil, de Vénus et de Mercure | ||
Les quatre autres sont la lune, Mars, Jupiter et Saturne | ||
Sur les difficultés qu’offre l’explication
de ce passage, voyez Cornford, ouvrage cité, p | ||
74-88 | ||
[←24]
Platon emploie indifféremment les mots ciel, univers, le tout, pour désigner l’ensemble du
monde | ||
[←25]
Ce pouvoir contraire à celui du soleil consiste en ce que ces deux astres tantôt le devancent,
tantôt le suivent | ||
[←26]
« D’après le système astronomique exposé dans le Timée, tout le ciel et par conséquent tous
les corps célestes, sans excepter les planètes, sont emportés dans le mouvement de la nature du
Même, dans le mouvement invariable, c’est-à-dire dans la révolution diurne du huitième cercle,
celui des étoiles fixes | ||
Mais les sept planètes ont en outre chacune un mouvement particulier
dans le ciel, et, par l’effet combiné du mouvement diurne et de leur mouvement oblique, elles
décrivent en réalité une spirale dans l’espace, comme Proclus et Chalcidius l’expliquent fort
bien | ||
Par exemple, le soleil qui, dans ce système, est une planète, décrit du solstice d’hiver au
solstice d’été, sur la surface d’une sphère dont sa distance au centre de la terre est le rayon, une
spirale ascendante entre les deux tropiques, puis il redescend du solstice d’été au solstice d’hiver,
en décrivant sur la même sphère une spirale inverse de la première | ||
Ces deux spirales réunies
font autant de tours qu’il y a de jours dans l’année | ||
Les tours de ces deux spirales, tracées ainsi
sur la surface d’une sphère, sont d’autant plus grands qu’ils se rapprochent plus de l’équateur ;
mais ils sont tous parcourus en des temps égaux | ||
» A | ||
Martin, 2e vol | ||
, p | ||
75-6 | ||
[←27]
Ces astres sont les planètes qui montent ou descendent d’un tropique à l’autre | ||
[←28]
Ce sont les cinq mouvements dont il a déjà été question, de droite à gauche et de gauche à
droite, de haut en bas et de bas en haut, et d’arrière en avant | ||
« En résumé, d’après Platon, les étoiles fixes ont deux mouvements, savoir le mouvement
diurne du ciel autour de la terre et un mouvement propre de rotation sur elles-mêmes | ||
Outre ces
deux mouvements, les planètes en ont un troisième, par lequel elles changent de position dans le
ciel | ||
Le mouvement du corps de chaque astre lui est imprimé par son âme ; le mouvement de
translation autour de la terre, simple pour les étoiles fixes, double pour les planètes, leur est
imprimé par les cercles de l’âme du monde | ||
Nous avons vu que le double mouvement de
translation des planètes se résout en un mouvement en spirale | ||
Aristote au contraire nie que les
corps célestes tournent sur eux-mêmes | ||
Il n’accorde le mouvement de rotation sur soi-même qu’à
la sphère entière du ciel, et il suppose que les corps célestes n’ont point d’autre mouvement que
celui des cercles auxquels ils sont attachés | ||
» H | ||
Martin, II, p | ||
85 | ||
[←29]
Cette expression « dieux de dieux » s’explique difficilement | ||
H | ||
Martin croit qu’elle
s’adresse à la fois aux astres et aux dieux populaires, aux astres, qui sont les premiers fils du
démiurge, et aux dieux populaires, qui sont fils les uns des autres, et il traduit en conséquence
dieux, fils de dieux comme Cicéron : Vos qui deorum satu orti estis | ||
Peut-être pourrait-on
entendre : dieux qui commandez à des dieux, les premiers étant des dieux supérieurs et les autres
des dieux inférieurs | ||
[←30]
Platon dérive le mot ϊσθησις, sensation, du verbe αϊσσειυ, bondir, se précipiter, s’agiter
violemment | ||
[←31]
Le courant de la vision est le feu visuel qui sort de l’œil et qui rencontrant le feu qui vient
de l’objet extérieur se combine avec lui et forme une sorte de corps qui communique par le feu
extérieur avec l’objet et par le feu intérieur avec l’âme | ||
[←32]
« Suivant la théorie de Platon, le rayon bd parti de la droite de l’oeil (voir la figure)
rencontre le rayon fd parti de la droite de l’objet ef, s’il faut que les angles formés avec la ligne
gh par les rayons qui se rencontrent soient égaux | ||
De même le rayon gauche ac rencontre le
rayon gauche ec, tandis que dans la vision directe, le rayon parti de la droite de l’oeil rencontre le
rayon parti de la gauche de l’objet qui est en face | ||
Donc ce qui paraît la droite dans la vision
directe doit paraître la gauche dans la vision réfléchie et réciproquement | ||
Ainsi la droite de
l’image qu’on voit dans un miroir plan représente la gauche de l’objet | ||
Telle est la théorie de
Platon | ||
» H | ||
Martin, H, p | ||
165 | ||
[←33]
Pour la plupart des interprètes, la troisième réalité, outre l’être et le devenir, est le lieu | ||
Aristote prétend que dans le Timée la matière et le lieu sont une seule et même chose | ||
Voyez une
autre explication dans Rivaud, Notice sur le Timée, p | ||
63-70 | ||
[←34]
La figure ci-dessous montre comment Platon comprend l’assemblage des 6 triangles
formant un triangle équilatéral | ||
« Aristote reproche à Platon d’avoir supposé que les corps se composent de plans et déclare
qu’au contraire les corps se composent évidemment de solides et que tant de plans que l’on
voudra ne formeront jamais une épaisseur quelconque | ||
Il lui reproche en outre d’avoir considéré
comme indivisibles les triangles primitifs dont ces plans se composent, tandis que toute grandeur
est nécessairement divisible | ||
Il comprend dans une même réfutation l’indivisibilité des atomes de
Démocrite et celle des triangles de Platon | ||
« Au second de ces reproches Platon aurait pu répondre que mathématiquement toute
grandeur est en effet divisible, mais que physiquement la division de ces triangles ne peut avoir
lieu, parce qu’ils ne sont soumis à l’action d’aucune force capable de l’opérer | ||
Quant au second
reproche, peut-être Platon regarde-t-il les triangles et carrés comme des feuilles minces de
matière corporelle ; mais alors la dissolution de ces enveloppes vides et leur recomposition en
d’autres enveloppes n’est pas aisée à concilier avec la négation du vide | ||
» H | ||
Martin, II, p | ||
240 | ||
[←35]
La terre se compose de cubes, l’eau d’icosaèdres, l’air d’octaèdres et le feu de tétraèdres ou
pyramides | ||
La cinquième combinaison est le dodécaèdre | ||
[←36]
Platon pense qu’il n’y a qu’un seul monde | ||
Démocrite en admettait une infinité | ||
[←37]
Pourquoi cinq ? Autant qu’il y a de polyèdres réguliers | ||
[←38]
Platon a dit plus haut que les quatre éléments pouvaient se transformer les uns dans les
autres | ||
Il restreint ici son affirmation aux trois éléments de l’air, du feu et de l’air | ||
[←39]
En effet, séparez les 20 bases triangulaires d’un icosaèdre régulier : puisque 20 = 8 X 2 + 4,
vous avez de quoi former les bases de 2 octaèdres réguliers et d’une pyramide régulière, c’est-à-
dire que 1 corpuscule d’eau peut donner 2 corpuscules d’air plus 1 de feu | ||
De même, puisque
8 = 4 X 2, dans un octaèdre vous trouvez les bases de 2 pyramides, c’est-à-dire qu’un corpuscule
d’air peut donner 2 corpuscules de feu | ||
Réciproquement, puisque 4 X 2 = 8, 2 corpuscules de feu
peuvent se réunir en 1 corpuscule d’air, et puisque 8 X 2 + 8/2 = 20, 2 corpuscules d’air, divisés
suivant leurs bases, peuvent se réunir en 1 corpuscule d’eau | ||
» H | ||
Martin, II, p | ||
251 | ||
[←40]
Ce scion d’or n’est pas le diamant | ||
Le mot άόάμχς ne se trouve pas dans cette acception
avant Théophraste | ||
C’est peut-être le platine ou l’hématite | ||
« Remarquons que Platon semble croire que la dureté, c’est-à-dire la cohésion des parties,
est toujours proportionnelle à la densité | ||
C’est une erreur : le verre est moins dense et plus dur
que le plomb ; de même l’airain, qui est plus dur que l’or, lui est inférieur en densité, quoique
Platon dise le contraire dans la phrase suivante | ||
» H | ||
Martin, II, p | ||
259 |
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