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				<title>Les mots qui comptent : Résilience</title>
				<author>Julien Damon</author>
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					<name>Bertrand Gaiffe</name>
					<name>Vincent Meslard</name>
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        Creative Commons - Paternité - Pas d'Utilisation Commerciale - Partage des Conditions Initiales à l'Identique 2.0 France (CC BY-NC-SA 2.0)
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				<note type="resume">Régulièrement, de nouveaux mots surgissent dans les débats d’idées et de
          société. Ils se répandent comme une traînée de poudre à travers revues et médias. En
          s’appuyant sur les statistiques de l’AFP, Julien Damon analyse chaque mois l’un de ces top
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						<title>Les mots qui comptent : Résilience</title>
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					<monogr>
						<title level="j">Sciences Humaines</title>
						<title level="a">L'art de convaincre d'Aristote à Obama</title>
						<imprint>
							<date when="2009-10-09">novembre 2009</date>
							<publisher>Sciences Humaines</publisher>
							<biblScope type="issue" n="209">Mensuel n° 209</biblScope>
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				<head>Les mots qui comptent : Résilience</head>
				<head type="author">Julien Damon</head>
				<head>Régulièrement, de nouveaux mots surgissent dans les débats d’idées et de société. Ils se
          répandent comme une traînée de poudre à travers revues et médias. En s’appuyant sur les
          statistiques de l’<abbr>AFP</abbr>, Julien Damon analyse chaque mois l’un de ces <hi rend="em">top ten</hi> de
          notre vocabulaire.</head>
				<p>La résilience a fait une entrée récente et importante dans la famille des concepts à
          emploi varié. Ses occurrences dans les dépêches AFP ne débutent véritablement qu’au début
          des années 2000, avec la présentation et la reprise d’ouvrages de l’éthologue et
          psychiatre Boris Cyrulnik qui ont fait le succès de la notion. En 1986, deux dépêches,
          traitant d’acier, utilisent néanmoins le terme ; mais c’est en l’employant dans un sens
          originel de résistance des matériaux aux chocs.</p>
				<p>La notion, désignant la capacité à renaître de sa souffrance, est utilisée en psychologie
          depuis le milieu du XXe siècle pour décrire les conditions de sortie de traumatismes vécus
          par des enfants. L’œuvre de B. Cyrulnik, rencontrant un large public de chercheurs, de
          professionnels et de parents, va populariser le vocable. Celui-ci va être de plus en plus
          souvent convoqué en matière de droits des enfants, de chocs affectifs, de divorces, et de
          toute expérience traumatisante, allant du chômage au terrorisme.</p>
				<p>Signe de son implantation, la résilience va également être appelée pour décrire des
          phénomènes de résistance et d’adaptation dans le cas des antilopes africaines, des crises
          boursières, des quartiers défavorisés, des récessions ou encore du changement climatique.
          D’extraction relativement claire, la résilience, qui donne lieu à réussites éditoriales et
          débats universitaires, est devenue une notion à extension indéfinie et peut-être infinie.
          C’est là l’exemple d’une prospérité sémantique.</p>
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