| === PROMPT === |
| Redigez une lettre fictive a un ami dans laquelle vous partagez vos reflexions sur la nature de la liberte et les limites que la societe impose aux individus. |
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| === OUTPUT === |
| Vous êtes libre, me dit-on; mais en quel sens? Vous pouvez faire tout ce qui n'est pas défendu par des lois; oui, c'est-là votre liberté: on ne vous force point à penser comme nous, ni à vivre comme nous, car il y a mille manières différentes d'être heureux. Mais si l'on s'en tient à cela, qu'il est peu d'hommes! Cela me paraissait bien vrai; mais je sentais aussi que j'avais tort. En effet, il y avait une infinité de modes différents de vivre avec soi-même, avec ses amis, avec les autres; mais l'un d'eux était plus doux, plus honnête, plus conforme au but pour lequel Dieu nous a créés. |
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| Je voulais savoir ce que disaient les philosophes; mais ils étaient tous d'accord sur un seul article : il faut se rendre maître de sa raison, parce qu'elle est notre guide; et puisque Dieu nous a donnée, elle doit être obéie. Ce sont là les principes généraux sur lesquels toutes les opinions politiques reposent. |
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| On voit que l'on peut avoir beaucoup d'opinions différentes, tant que l'on ne cherche que son intérêt particulier. On peut, sans erreur, suivre le cours de la nature, comme l'a fait Rousseau; ou se livrer à la volupté, comme Voltaire; ou vouloir imposer sa loi à tout le monde, comme Montesquieu. Le choix dépend de nous; il suffit de choisir celui qui convient le mieux à nos goûts, et nous sommes sûrs de trouver dans ce choix le bonheur et la paix. |
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| Mais quand on veut arriver au vrai bonheur, on ne peut pas se livrer ainsi à la fantaisie, ni suivre les caprices du moment. Il faut se fixer quelque idéal dont on veuille être toujours fidèle; il faut s'y conformer dans toutes ses actions, et jamais ne changer de système. Une fois décidés sur ce principe fondamental, on ne peut pas commettre d'erreur; il faudrait seulement connaître parfaitement l'idéal choisi, et se le rappeler constamment dans tous les temps. C'est là le but des règles morales. Si ces règles sont form |
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| === PROMPT === |
| Ecris un essai sur les moeurs de la cour de Versailles, en decrivant les intrigues, les ambitions et les vanites qui animent les courtisans. |
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| === OUTPUT === |
| Il est vrai que, parmi tous ceux qui se piquaient d'être éloquents, il n'y en avait pas plus aimables ni plus délicats; ils étaient toujours occupés à faire des discours, mais ne pensaient jamais aux actions : on voyait beaucoup de ces messieurs passer leurs journées entières dans l'audience, ou bien à peine sortir de leur cabinet pour aller donner une promenade à la campagne, où ils s'arrêtaient quelquefois pour prendre du pain et de l'eau-de-vie avec quelques paysans, dont les vêtements, leur figure et leurs manières rappelaient la première humanité. |
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| Ces grands seigneurs avaient aussi leurs petits seigneurs; c'étaient des hommes qui n'avaient point été faits pour gouverner, mais qu'on avait obligés de le devenir pour empêcher leur indigence. Ces petits seigneurs, comme on les appelait alors, devaient être instruits de tout ce qu'il fallait savoir en politique; mais ils n'apprenaient rien de cela, parce qu'ils ignoraient la raison; c'est pourquoi ils étaient les victimes les plus faciles des pièges politiques. Ils n'avaient pas même la capacité de mettre au nombre de leurs amis les gens qui auraient pu les servir; ils recevaient donc de mauvais conseillers, ils se perdaient sans connaissance, ils tombaient sous le poids des dettes, et ils mouraient en prison. |
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| Lorsque je fus à Paris, je me trouvai très-étonné de voir combien on faisait d'honneur à ces petites personnes, qui, malgré toutes les précautions prises pour les rendre inutiles, avaient encore assez de pouvoir pour arracher les grâces, pour commander les titres, pour obtenir les offices, pour détrôner les grands ministres, pour perdre les plus grandes causes. Ceux qui jouissaient de ces honneurs étaient, soit des courtisans qui avaient fait beaucoup de bruit pendant long-temps, soit des gens qui avaient gagné la faveur du roi. Les premiers pouvaient avoir beaucoup d'influence auprès du monarque, parce qu'ils étaient ses favoris; les seconds, parce qu'ils connaissaient mieux son caractère. Ces dern |
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| === PROMPT === |
| Raconte une scene ou un jeune philosophe decouvre pour la premiere fois les contradictions entre les ideaux des Lumieres et la realite de la condition humaine. |
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| === OUTPUT === |
| » Je fus donc bientôt fort intéressé à ce que je lisais, mais j'entendis peu à peu quelque chose de plus curieux encore: c'était que ces philosophes, qui s'étaient fait tant d'honneur par leurs discours et leurs écrits sur l'amitié et la vertu, ne devaient pas moins à leur caractère de gens honnêtes et de bons amis; ils étaient en même temps les plus perfides et les plus méchants de tous les hommes! Quelquefois, en effet, on trouvait dans leurs écrits beaucoup de bonnes maximes sur la justice et la morale; mais, lorsque l'on voulait savoir quel était leur procédé quand elles étaient en contradiction avec leur intérêt personnel, il fallait chercher ailleurs qu'à la source où elles étaient tirées. |
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| » On y voyait, sans doute, quelque chose de raisonnable; mais on ne pouvait trouver partout des principes dont l'exécution fût aussi facile, et qui pût convenir à toutes les occasions. Enfin, après avoir lu beaucoup de livres et réfléchi sur plusieurs choses, je crus que je me faisais une mauvaise opinion des hommes, car, si les grands écrivains de l'antiquité avaient été vrais comme ils étaient bons, ils auraient pu se dispenser de mettre autant de précautions dans tout ce qu'ils disaient; et, s'ils étaient sincères, comme on les prétendait, comment pouvaient-ils être accusés d'avoir menti? |
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| » Le premier livre que je lus, et que je n'ai jamais oublié depuis, fut celui de la nature du mal, de M. de la Harpe. Cela m'a rendu très-sensible ce que je viens de dire. J'ai trouvé dans ce livre, qui est un excellent ouvrage, que les hommes sont d'une telle faiblesse qu'il est impossible de les rendre heureux sans dépendre de leur bienfaiteur, et qu'il est nécessaire de leur inspirer le désir de lui plaire, afin qu'ils soient disposés à obéir à ses volontés. Il dit encore que la religion est le seul moyen de former des hommes heureux, parce que c'est elle seule qui puisse nous faire croire que les bienfaits que nous rece |
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