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des Transports, je ne peux m’en |
Si le premier ministre lui-même a publiquement renouvelé |
une « mise au point » ou un simple « rendez-vous de travail », |
et de solutions. Mais il s’agit bien |
pour le gouvernement de marquer le coup et d’obtenir des réponses. |
C’est la « priorité absolue » du |
« mettre le paquet sur les trains de |
été menés pour supporter la hausse du nombre de voyageurs et rénover les infrastructures (50 % |
des ponts, tunnels et autres maîtrises d’art ont plus de 100 ans). |
L’État et SNCF Réseau, le gestionnaire du réseau ferroviaire français, y ont investi 9,8 milliards. |
5,2 milliards sur 1 600 chantiers. |
Cet effort sera pérennisé : il y a un |
des deux tiers des lignes de trains |
à grande vitesse sont déficitaires. |
travaux lancés en 2014 : 5 milliards d’euros d’investissements |
par an, sur plus de 1 600 chantiers par an. |
en mettant en garde, « cela alimente un sentiment de perte de maîtrise des fondamentaux du service |
Depuis l’été 2017, plusieurs pannes, aux causes et à la gravité variées, ont remis sur le devant de la |
(voir ci-dessous). Elles ont surtout |
clair : si l’État a mis la main à la |
34 milliards sur dix ans dans le |
dans le fonctionnement de l’entreprise publique freinait son efficacité économique. |
Aujourd’hui, seuls le fret et les |
à la concurrence. Mais le calendrier européen prévoit de faire de |
11 morts, c’est un lot de pannes |
dans le système d’aiguillage de la |
jours. Quatre mois plus tard, rebelote avec une interruption totale du trafic le 3 décembre dans |
fin de travaux de modernisation. |
Une semaine plus tard, nouvelle |
Mise en cause après les mégapannes de l’été et de la fin d’année |
2017, la SNCF a débloqué une enveloppe de 150 millions d’euros, |
portée récemment à 200 millions, |
pour améliorer l’efficacité de ses |
en gare…). Une priorité pour limiter l’effet boule de neige en cas |
3 milliards par an, elle devrait dépasser 65 milliards d’ici à 2025. La |
tout en évitant de trop désorganiser les rames au quotidien. |
d’une ligne pendant un week-end |
trains arrivent à l’heure, il connaît |
passées dans cette station de ski des |
qu’il n’y a personne en interne pour |
assurer une transition douce. » |
En 1982, ce fils de bonne famille |
pouvoir. « Il y a quelque chose de |
C’est l’une des passions de sa vie. » |
une brève expérience à la tête de la |
les relations n’ont pas toujours été |
« Au guidon de son scooter électrique, il peut passer sans se forcer |
poste plus difficile que la présidence de la SNCF, et je n’ai jamais vu quelqu’un intriguer pour |
au moindre problème et où tu passes ton temps à gérer les ordres et |
l’issue de son mandat en 2020, pas |
Billets hors de prix, service et propreté laissant à désirer… sur les réseaux sociaux, les mécontents de la |
n’ont pas manqué de s’offusquer de |
l’avion. Le début des vacances tombait le week-end de Noël, et le trafic |
a été beaucoup plus important que |
« Pour la troisième année consécutive, il n’y a pas d’augmentation des |
Depuis plus de dix ans, la SNCF |
management ». En d’autres termes, |
les prix évoluent au fil du temps en |
fonction de l’offre et de la demande. |
car les prix de dernière minute sont |
monde n’est pas capable d’organiser des semaines à l’avance son |
voyage. À cela s’ajoute qu’il n’y a |
plus un prix par train, mais plusieurs. Ce n’est plus une affaire de |
par mois). Au total, 75 % des clients |
son statut, a une mission de service |
public sur tout le territoire. « La |
associations d’usagers des transports. Dans les faits, la SNCF module ses prix comme elle veut. |
cher en Grande-Bretagne et en Allemagne. Mais dans ces pays, les cartes de réduction et d’abonnement |
Les licenciements économiques plus faibles dans l’industrie |
Le retour à l’emploi y est toutefois plus difficile. Mais les pénuries sectorielles offrent des perspectives d’avenir. |
l’heure où les fermetures d’usines et |
la concurrence internationale, l’industrie connaît un taux de licenciements pour motif économique plus |
faible (2,3 % de la main-d’œuvre) |
que les métiers protégés de la mondialisation (3,3 %) comme, par |
de la Fabrique de l’industrie, publiée en décembre. « Les travailleurs qui font face à la mondialisation ne sont pas forcément plus |
vulnérables que les autres », poursuit le laboratoire d’idées, qui a |
ainsi l’idée selon laquelle le libreéchange constitue une réelle menace pour l’emploi industriel. « On |
Fabrique de l’industrie. Un des facteurs est sans doute l’importance des |
une usine, ce qui engendre une forte |
inertie. Il est bien plus difficile de fermer des sites industriels que, par |
salariés du secteur industriel de retrouver un emploi. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : trois ans après |
avoir été licenciés, seulement 47 % |
de ces salariés ont retrouvé un poste, alors qu’ils sont 54 % dans les |
Certes, le retour sur le marché du |
armé que, par exemple, une femme |
dans le centre de la France. Mais |
« même en tenant compte des carac- |
les travailleurs licenciés du secteur |
concentration géographique, indique le laboratoire d’idées. |
le même secteur à moins de déménager dans un autre bassin d’emploi. Aussi, bien souvent, les travailleurs licenciés préfèrent changer |
qu’ils ne pourront pas mettre à profit leurs compétences acquises. Bon |
du libre-échange, mais souvent peu |
dans les secteurs de la sécurité, du |
une idée reçue, rester dans l’industrie |
d’idées, qui constate que plus de |
de fortes chances de se poursuivre |
du fait de l’importante pénurie de |
l’automobile et l’aéronautique. |
Bref, l’industrie offre des perspectives d’avenir. ■ |
privé, pesant sur l’île très affectée par les ouragans. |
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