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1802 L'année 1802 est une année commune qui commence un vendredi. |
1900 L'année 1900 est une année séculaire et une année commune qui commence un lundi. C'est la dernière année du et une année bissextile commençant un samedi dans le calendrier julien alors en usage en Russie. En conséquence, le calendrier julien a 12 jours de retard sur le calendrier grégorien jusqu'au mercredi 28 février ( julien) et 13 jours de retard depuis le jeudi ( julien). |
1944 L'année 1944 est une année bissextile qui commence un samedi. |
1995 L'année 1995 est une année commune qui commence un dimanche. Distinctions internationales. Prix Nobel. Les lauréats du Prix Nobel en 1995 sont : |
2001 L'année 2001 est une année commune qui commence un lundi. C'est la 2001 année de notre ère, la première année du , du et la de la décennie 2000-2009. Les attentats du 11 septembre, ainsi que le début de la seconde guerre d'Afghanistan, constituent les événements marquants de l’année et même des vingt dernières années. Les attentats du sont parfois considérés comme le fait déclencheur de la guerre contre le terrorisme et mis en parallèle avec la chute du mur de Berlin en 1989 qui a marqué la fin de la guerre froide. Autres calendriers. L'année 2001 du calendrier grégorien correspond aux dates suivantes : Distinctions internationales. Prix Nobel. Les lauréats du Prix Nobel en 2001 sont : |
2002 L'année 2002 est une année commune qui commence un mardi. C'est la 2002 année de notre ère, la du et du et la de la décennie 2000-2009. Autres calendriers. L'année 2002 du calendrier grégorien correspond aux dates suivantes : Distinctions internationales. Prix Nobel. Les lauréats du Prix Nobel en 2002 sont : |
1980 L'année 1980 est une année bissextile qui commence un mardi. |
1988 L'année 1988 est une année bissextile qui commence un vendredi. |
1994 L'année 1994 est une année commune qui commence un samedi. Distinctions internationales. Prix Nobel. Les lauréats du Prix Nobel en 1994 sont : |
1998 L'année 1998 est une année commune qui commence un jeudi. Chronologie thématique. Crise écologique. Les catastrophes environnementales ont été nombreuses. Selon la Croix-Rouge, l'année 1998 a été « la pire de toutes celles enregistrées et a connu plus de dommages que jamais auparavant, obligeant 25 millions de personnes à devenir des réfugiés », dont le nombre a dépassé, « pour la première fois, les personnes déplacées pour cause de guerre. » Distinctions internationales. Prix Nobel. Les lauréats du Prix Nobel en 1998 sont : |
1976 L'année 1976 est une année bissextile qui commence un jeudi. |
1972 L'année 1972 est une année bissextile qui commence un samedi. |
1968 L'année 1968 est une année bissextile qui commence un lundi. |
1964 L'année 1964 est une année bissextile qui commence un mercredi. |
1956 L'année 1956 est une année bissextile qui commence un dimanche. C'est la de notre ère, la du , la du et la de la décennie 1950-1959. |
1969 L'année 1969 est une année commune qui commence un mercredi. |
1962 L'année 1962 est une année commune qui commence un lundi. |
1975 L'année 1975 est une année commune qui commence un mercredi. |
1936 L'année 1936 est une année bissextile qui commence un mercredi. |
1948 L'année 1948 est une année bissextile qui commence un jeudi. |
1901 L'année 1901 est une année commune qui commence un mardi. C’est la première année du . Prix Nobel. L’année 1901 marque l’attribution des premiers prix Nobel, qui ont été décernés aux lauréats suivants : |
1989 L'année 1989 est une année commune qui commence un dimanche. |
1981 L'année 1981 est une année commune qui commence un jeudi. |
1945 L'année 1945 est une année commune qui commence un lundi. |
1996 L'année 1996 est une année bissextile qui commence un lundi. Distinctions internationales. Prix Nobel. Les lauréats du Prix Nobel en 1996 sont : |
1974 L'année 1974 est une année commune qui commence un mardi. |
1939 L'année 1939 est une année commune qui commence un dimanche. |
1931 L'année 1931 est une année commune qui commence un jeudi. |
1986 L'année 1986 est une année commune qui commence un mercredi. |
Attentats du 11 septembre 2001 Les attentats du (communément appelés , ' en anglais) sont quatre attentats-suicides islamistes perpétrés le même jour aux États-Unis et provoquant la mort de , dans le centre de Manhattan à New York, à Arlington en Virginie et à Shanksville en Pennsylvanie, en moins de deux heures, entre et . Ils sont réalisés par des membres du réseau djihadiste Al-Qaïda, deux jours après l'attentat-suicide de l'organisation tuant le commandant anti-talibans et ancien ministre de la Défense Ahmed Chah Massoud en Afghanistan. Ils visent des bâtiments symboliques du nord-est du pays, dont le World Trade Center déjà attaqué en 1993. L'opération Bojinka, découverte en janvier 1995, est considérée par les services de renseignement américains comme un plan précurseur de ces attentats. Au matin du mardi , dix-neuf terroristes détournent quatre avions de ligne. Deux avions sont projetés sur les tours jumelles du World Trade Center (WTC) à Manhattan (New York) et un troisième sur le Pentagone, siège du département de la Défense, à Washington, tuant toutes les personnes à bord et de nombreuses autres travaillant dans ces immeubles. Les deux tours du World Trade Center, dont les sommets culminent à un peu plus de de hauteur, s'effondrent moins de deux heures plus tard, provoquant la destruction de deux autres immeubles. Le quatrième avion, qui vole en direction de la capitale fédérale sans que l'on sache quel bâtiment gouvernemental il visait, s'écrase en rase campagne à Shanksville, en Pennsylvanie, après que des passagers et membres d'équipage, prévenus par téléphone de ce qui se passe alors ailleurs, tentent en vain d'en reprendre le contrôle. Les attentats du sont les attentats les plus meurtriers jamais perpétrés, le bilan officiel est de et . L'attaque des tours jumelles provoque à elle seule la mort de personnes, dont 343 pompiers et 60 policiers, mais seules victimes sont formellement identifiées entre 2001 et 2021. Le , Mary Robinson, chargée du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme, qualifie ces attentats de crimes contre l'humanité, alors qu'ils font par ailleurs l'objet de multiples théories du complot, dénoncées comme des théories , voire . La Commission nationale sur les attaques terroristes contre les États-Unis est créée en 2002 pour expliquer comment ces attentats peuvent se produire et surtout éviter que cela ne se reproduise. Dans son rapport publié fin juillet 2004, elle établit la responsabilité du réseau Al-Qaïda, en affirmant que les dix-neuf terroristes auteurs de ces attentats-suicides en sont membres et que le commanditaire en est Oussama ben Laden, qui les revendique à plusieurs reprises. Khalid Cheikh Mohammed est désigné comme le principal organisateur de ces attaques et reconnaît les faits, lors d'interrogatoires préliminaires à son procès, qui s'ouvre le . Le rapport final de la commission nationale sur les attaques terroristes contre les États-Unis estime que le coût pour Al-Qaïda de la préparation et de l'exécution des attentats du 11 septembre est de . Les attentats du 11 septembre 2001 sont vécus presque en temps réel par des centaines de millions de téléspectateurs à travers le monde et provoquent un choc psychologique considérable, les images de l'avion heurtant la deuxième tour du World Trade Center, ainsi que celles de l'effondrement complet en quelques secondes des tours jumelles, étant diffusées en direct. Plusieurs lieux sont évacués par précaution à travers le pays, dont le siège des Nations unies, la statue de la Liberté, les parcs Disney et Universal en Floride et Californie, mais aussi la tour CN à Toronto et le Parlement du Canada. Le gouvernement fédéral des États-Unis et celui de nombreux autres pays réagissent en renforçant leur législation antiterroriste. L'administration américaine lance ensuite une , notamment en Afghanistan dès octobre 2001 (dont le régime taliban favorable à Al-Qaïda héberge Ben Laden et oppose une fin de non recevoir aux demandes américaines de le leur livrer) et en Irak en mars 2003, dont le régime baasiste est désigné par l'administration américaine comme un soutien du terrorisme international et détenteur d'armes de destruction massive. Oussama ben Laden est finalement repéré au Pakistan et tué par un commando américain le . Le Pentagone est réparé en un an, tandis que six nouvelles tours, dont le One World Trade Center (la plus haute des États-Unis), un mémorial et musée installé sur l'emplacement des tours jumelles et une nouvelle gare sont construits et en service, ou en cours d'achèvement, sur le site du World Trade Center. Attentats : les faits. Avec leur charge (partielle) en carburant estimée à quarante-six mille litres chacun, les avions, deux Boeing 757 et deux Boeing 767 ont été utilisés comme bombes incendiaires volantes. Des quatre avions détournés, seul le vol United Airlines 93 ne put atteindre sa cible, s'étant écrasé en Pennsylvanie alors qu'il se dirigeait vers la capitale. Quelques passagers et membres d'équipage ont pu passer des appels téléphoniques, principalement du vol United 93, mentionnant la présence de pirates de l'air armés de couteaux à lame rétractable ("" en anglais), qu'ils ont utilisés pour menacer ou tuer du personnel navigant et des passagers lors de la prise de contrôle de l'avion. Un témoin rapporte aussi l'utilisation d'un produit chimique de type gaz lacrymogène utilisé dans le vol American 11 pour tenir les passagers à l'écart de la première classe. La Commission nationale sur les attaques terroristes contre les États-Unis a pu établir que deux des pirates de l'air avaient récemment acheté des couteaux multifonction Leatherman. Des menaces de bombe ont été faites sur trois des avions (pas sur l'American 77). Détournements. Le contrôle du trafic aérien des États-Unis est confié à la Federal Aviation Administration, cette surveillance est assurée par vingt-deux centres de contrôle régionaux (') dont ceux de Boston, New York, Washington, Cleveland et Indianapolis au Nord-Est du pays. Les différents centres de contrôle sont placés sous la direction de l" chargé de centraliser les informations. La surveillance militaire de l'espace aérien nord-américain est, quant à elle, confiée au NORAD ('). Il est composé de plusieurs secteurs de surveillance dont le NEADS (') pour le Nord-Est des États-Unis. En février 2002, le NTSB publie les trajets effectués par les vols AA11, UA175, AA77 et UA93. Les trajectoires des avions se basent sur les données recueillies par les centres de contrôle régionaux, par les aéroports John-F.-Kennedy et Washington-Dulles et par le . À cela s'ajoutent les informations enregistrées par les boîtes noires des vols AA77 et UA93 retrouvées dans les décombres des scènes de crime. Le matin du 11 septembre 2001, quatre avions de ligne, deux Boeing 767 et deux Boeing 757, furent détournés par dix-neuf terroristes dans le but de les faire s'écraser contre des lieux hautement symboliques des États-Unis. Les quatre avions de ligne devaient décoller entre et , mais ils firent face à des retards allant de dix à quarante et une minutes. Ainsi le vol AA11 décolla à , le vol UA175 à , le vol AA77 à et le vol UA93 à . Après sa prise de contrôle par les terroristes, le vol 11 fut maintenu pendant treize minutes dans une direction (le Nord-Ouest) qui l'éloignait de l'objectif des terroristes (WTC 1). Le vol 175 fit un détour au-dessus du New Jersey, avant de revenir par le Sud sur Manhattan et sur sa cible (WTC 2). La prise de contrôle tardive des vols AA77 et UA93 entraîna pour chacun un éloignement important de son but (Pentagone et Washington D.C.). Vol AA 11. Le vol American Airlines 11, un Boeing 767 transportant quatre-vingt-un passagers et onze membres d'équipage, décolla à avec quatorze minutes de retard de l'aéroport international Logan de Boston, dans le Massachusetts. Il avait pour destination Los Angeles, en Californie. L'appareil fut détourné vers , après quinze minutes de vol, par l'Égyptien Mohammed Atta et les Saoudiens Satam al-Suqami, Waleed al-Shehri, Wail al-Shehri et Abdulaziz al-Omari, présents parmi les passagers. Durant le détournement, Betty Ong, hôtesse de l'air, alerta la compagnie American Airlines du détournement de l'avion. Le centre de contrôle de Boston commença à informer la chaîne de commandement à en commençant par le ' et le '. Ce dernier informa ensuite le ' à . Le centre de contrôle de Boston alerta ensuite le ' (NEADS) à , soit dix-huit minutes après la première alerte. Ce fut la première information reçue par les militaires concernant le détournement d'un avion le matin du 11 septembre. Le vol American Airlines 11 percuta la face Nord de la Tour Nord (WTC 1), entre le et le étage du World Trade Center, à après trente-deux minutes de détournement. Vol UA 175. Le vol United Airlines 175, un Boeing 767 transportant cinquante-six passagers et neuf membres d'équipage, quitta l'aéroport international Logan de Boston à avec seize minutes de retard. Il devait également rejoindre Los Angeles. À , après une demi-heure de vol, les Émiriens Marwan al-Shehhi, Fayez Banihammad et les Saoudiens Mohand al-Shehri, Ahmed al-Ghamdi et Hamza al-Ghamdi détournèrent l'appareil. Dix minutes plus tard, un contrôleur aérien alerta le centre de contrôle de New York du détournement du vol, qui à son tour alerta à le "FAA Command Center". À , soit dix-huit minutes après la prise de contrôle de l'appareil par les terroristes, le vol 175 United Airlines percuta le côté Sud de la Tour Sud (WTC 2), entre le et le étage. Plus de deux cents personnes furent tuées sur le coup. Au même moment, le centre de contrôle de New York alerta la défense aérienne (NEADS) du détournement du vol. Vol AA 77. À , le vol American Airlines 77, un Boeing 757 avec cinquante-huit passagers et six membres d'équipage, décolla avec dix minutes de retard de l'aéroport international de Washington-Dulles à en Virginie, près de Washington, pour Los Angeles. Après une demi-heure de vol, l'avion fut détourné à par Hani Hanjour, Nawaf al-Hazmi, Salem al-Hazmi, Khalid al-Mihdhar et Majed Moqed, cinq Saoudiens qui se trouvaient parmi les passagers. À , ces derniers coupèrent le transpondeur de l'appareil. Le "FAA headquarters" fut alerté du détournement du vol à , soit vingt-sept minutes après sa disparition. Puis à , le NEADS fut prévenu, au même moment l'avion commença un virage de 330 degrés avant de s'écraser sur la partie ouest du Pentagone à , après quarante-quatre minutes de détournement. Le crash tua les soixante-quatre personnes à bord du vol AA77 ainsi que cent vingt-cinq personnes dans le Pentagone. Vol UA 93. À , le vol United Airlines 93, un Boeing 757 avec sept membres d'équipage et trente-sept passagers, décolla avec quarante et une minutes de retard à cause du trafic matinal assez dense de l'aéroport international Liberty de Newark au New Jersey près de New York City. Il avait pour destination San Francisco. Le vol 93 fut détourné par le Libanais Ziad Jarrah et les Saoudiens Saeed al-Ghamdi, Ahmed al-Nami et Ahmed al-Haznawi à . Deux minutes plus tard, l'un des terroristes déclara à la radio qu'il y avait une bombe à bord. Le message fut intercepté par le centre de contrôle de Cleveland, qui alerta immédiatement le "FAA Command Center", ce dernier informa le "FAA headquarters" à . À , le transpondeur fut coupé. À , les passagers du vol 93 se révoltèrent contre les terroristes. À , après trente-trois minutes de détournement, le vol United Airlines 93 s'écrasa au sud-est de Pittsburgh dans le comté de Somerset, en Pennsylvanie alors qu'il se dirigeait vers la capitale Washington. Il n'y eut aucun survivant. Réactions de la défense aérienne. Les procédures de coordination entre l'aviation civile et le Commandement de la défense aérospatiale de l'Amérique du Nord (NORAD) sont en place depuis les années 1960. Au matin du 11 septembre, quatorze avions de chasse étaient disponibles pour protéger l'espace aérien des États-Unis contigus. Ainsi le NEADS ("") disposait de quatre avions de chasse, deux à la base aérienne d'Otis à Cap Cod dans le Massachusetts et deux autres à la base aérienne de Langley à Hampton en Virginie, prêts à défendre le Nord-Est du pays, les autres bases ayant besoin de temps pour préparer et armer des chasseurs. Selon la commission Kean, les premiers chasseurs, des F-15 du 101st Fighter Squadron du Massachusetts ANG décollèrent à , soit après le détournement du vol AA11, de la base aérienne d'Otis, proche de Boston, éloignée de de New York. Après avoir grimpé en altitude et volé à Mach 1,4 en direction de l'aéroport Kennedy, ils prirent un circuit d'attente au large de Long Island en attendant de savoir où se trouvaient le ou les avions de ligne qu'ils devaient intercepter, car ceux-ci, transpondeurs débranchés, avaient disparu des écrans de contrôle du trafic aérien. Ils se trouvaient à de New York lorsque le vol UA175 percuta la tour Sud. Après avoir atteint New York à , ils furent affectés à la patrouille de l'espace aérien new-yorkais. Pensant que le vol 11 était toujours en l'air, le NORAD faisait décoller à trois chasseurs F-16 du 119th Fighter Wing du North Dakota ANG de la base aérienne de Langley, située à au sud de Washington. Les chasseurs furent dirigés vers Washington. Lorsque le vol 77 s'écrasa dans le Pentagone à , les chasseurs étaient à . Ils arriveront sur le Pentagone plus tard. La base aérienne d'Andrews située à quinze kilomètres de la capitale, dont trois chasseurs F-16 n'emportant que des munitions d'entraînement participaient à un exercice en Caroline du Nord ce matin-là reçut de son côté l'ordre par les services secrets de préparer une patrouille armée. Mais une demi-heure plus tard, à la réception de l'ordre de la Présidence de faire décoller ces chasseurs à la suite de l'attentat contre le Pentagone, ils n'étaient pas encore prêts. À , deux F-16 non armés du 121st Fighter Squadron du District of Columbia ANG décollaient d'Andrews, après la mise en alerte et devaient éventuellement éperonner leur cible. Après le troisième crash, le directeur des opérations nationales de la FAA, Ben Sliney, ordonne à la fermeture totale de l'espace aérien américain et Transports Canada déclenche l'opération Ruban jaune, bloquant au sol les avions devant décoller et déroutant vers le Canada les vols internationaux en provenance d'Europe et d'Asie. Tous les vols commerciaux aux États-Unis sont annulés (et tous les vols internationaux volant en leur direction redirigés vers le Canada), et les aéroports de Los Angeles et San Francisco fermés. Les quatre mille cinq cents avions civils alors en vol sont forcés d'atterrir en urgence et l'aviation civile reste clouée au sol jusqu'au 14 septembre. Le secrétaire de la Défense Donald Rumsfeld déclenche le DEFCON 3 à . Vers , le commandant du NORAD, Ralph Eberhart, déclenche le plan d'urgence SCATANA qui force tous les avions à atterrir et donne le contrôle militaire sur l'espace aérien. À , plus aucun vol commercial ou privé ne survole les États-Unis. À , George W. Bush met l'armée américaine en alerte et déclenche le FPCON DELTA, le plus haut niveau d'alerte terroriste. L'United States Navy annonce à le déploiement de deux porte-avions et d'autres navires venant de la base navale de Norfolk au large de New York et de Washington et d'un groupe aéronaval au large de Los Angeles. Environ deux heures après le dernier crash, une centaine de chasseurs patrouillait dans l'espace aérien américain et, depuis le 14 septembre, une opération baptisée "Noble Eagle" doit assurer la couverture aérienne des États-Unis . Celle-ci a coûté quarante milliards d'euros pour ses sept premières années et sérieusement personnel et matériel. Parmi les unités militaires déployées en renfort sur le lieu du désastre, une unité de guerre bactériologique de la garde nationale des États-Unis fut chargée d'analyser l'air afin de déterminer si des germes pathogènes avaient été répandus. Mise en alerte quelques minutes après le second impact, elle confirma à l'absence de risques en ce domaine. Les attentats auront duré moins de deux heures, le premier détournement commençant à sur le vol 11 et le dernier avion de ligne détourné s'écrasant à 10 h 03, soit plus tard ( s'écoulant entre le moment où la tour Nord du WTC est percutée par un avion et le moment où les deux tours se sont effondrées). Aucun des avions de chasse ayant été mis en œuvre ne réussit à intercepter les vols détournés. Le NORAD déclara que cette faillite majeure du système de protection de l'espace aérien était due aux délais de transmission des incidents de vol ( pour les ) ou à leur non-transmission. Reprenant les données du NORAD, la Commission Kean exposa que les militaires auraient été avertis quelques minutes seulement avant les impacts des vols 11 et 77, et après les impacts pour les autres. L'échec du NORAD n'empêcha pas non plus les hauts responsables, tels les généraux Eberhard et Myers, d'être confirmés dans leurs fonctions, voire promus. Cet échec était aggravé par le fait que le WTC avait été reconnu comme cible privilégiée dès l'explosion du camion chargé d'explosifs de 1993. Utilisation d'avion comme arme terroriste. En 1994, un expert commandité par le Pentagone soulignait la valeur symbolique des tours et envisageait qu'une attaque terroriste consisterait certainement en . Durant les deux années précédant les attentats, le NORAD effectua des exercices dans lesquels des avions de ligne détournés étaient utilisés contre divers objectifs, dont le WTC. Par ailleurs, les services de renseignement de plusieurs pays, européens entre autres, avaient plusieurs mois auparavant prévenu leurs homologues américains d'une préparation de détournements d'avions civils sur le territoire des États-Unis. Le rapport de la Commission nationale sur les attaques terroristes contre les États-Unis relate que la menace terroriste en utilisant des avions était envisageable : Les rapports de menace mentionnent également la possibilité d'utiliser un avion rempli d'explosifs. Le plus important d'entre eux mentionnait un éventuel complot visant à faire voler un avion chargé d'explosifs dans une ville américaine. Ce rapport, diffusé en septembre 1998, provenait d'une source qui s'était rendue à pied dans un consulat américain en Asie de l'Est. En août de la même année, la communauté du renseignement avait reçu des informations selon lesquelles un groupe de Libyens espérait faire s'écraser un avion sur le World Trade Center. Dans aucun des deux cas, l'information n'a pu être corroborée. En outre, un groupe algérien a détourné un avion de ligne en 1994, probablement dans l'intention de le faire exploser au-dessus de Paris, mais peut-être aussi de le faire s'écraser sur la tour Eiffel. Impacts et dommages rapportés. Environ se trouvaient dans les deux tours au moment des collisions et la plupart d'entre elles eurent la possibilité d'évacuer les lieux avant leur destruction. Il s'agissait du deuxième attentat touchant le complexe depuis sa mise en service, le premier attentat datant de 1993. Les vols AA 11 et UA 175 qui furent détournés pour percuter les tours 1 et 2 du World Trade Center de New York étaient deux Boeing 767-200ER. La masse du vol AA11 fut estimée à () et transportait près de () de carburant au moment de l'impact, le vol UA175 en transportait plus de (). WTC1. À (heure locale, soit en UTC), le vol AA11 percutait quasi perpendiculairement en son centre la face nord-est de la tour jumelle Nord, son inclinaison (25°) résultant en une emprise sur cinq étages (93 à 97). Animé d'une vitesse estimée à , l'avion laissait dans la façade son empreinte partielle ( pour d'envergure), les extrémités des ailes n'occasionnant que des dégâts superficiels. Les dommages occasionnés à la structure externe ont été chiffrés à 35 colonnes sectionnées sur les soixante qui composent la face Nord de la tour. Selon le rapport du NIST, 6 colonnes centrales auraient été sectionnées lors de l'impact et 3 autres auraient été lourdement endommagées (à elles seules, les quarante-sept colonnes centrales supportaient 60 % de la charge statique). Selon le rapport de la FEMA qui reprend à son compte l'opinion d'experts exprimée le 11 septembre lors d'interviews, le sommet des tours se serait déplacé de six à huit mètres au moment des impacts. Mais, d'après l'étude qui fit suite des ingénieurs commandités par le NIST, le déplacement maximal de la tour Sud (au niveau de l'impact), obtenu par simulation, n'aurait été que de quarante centimètres, résultat que confirment les calculs du professeur Bazant du MIT (quarante-cinq centimètres). Seule une petite partie de train d'atterrissage ressortit par la face opposée, après avoir perdu environ 95 % de son énergie, et sera retrouvée à un coin de rue plus loin. Le FBI affirmera avoir retrouvé à proximité le passeport intact de l'un des terroristes, Satam al-Suqami. Avec tous les ascenseurs en panne et les escaliers rendus impraticables, les personnes se trouvant au-dessus des étages atteints furent piégées et enfumées. Les dégâts constatés dans le hall du rez-de-chaussée, rapportés notamment par les pompiers (vitres et portes d'ascenseurs soufflées, plaques de marbre murales décollées) et secouristes (personnes brûlées) sont habituellement attribués au kérosène pulvérisé autour du , lequel aurait alors parcouru les quelque quatre cents mètres d'une cage d'ascenseur, accordant à sa combustion en atmosphère libre la capacité de produire une puissante onde de choc. Selon ces témoins, les ascenseurs concernés étaient ceux du centre, dits locaux, qui desservaient les étages inférieurs et les sous-sols. WTC2. À 9 h 03, le vol UA175 pénétrait de biais (15° environ) la face sud de la tour Sud, à sept mètres de son centre. L'événement a pu être largement enregistré par les télédiffuseurs qui couvraient l'attentat contre la tour Nord. Selon le rapport publié par le NIST, la vitesse de l'avion lors de l'impact fut estimée à , ce qui lui accordait 50 % de plus d'énergie que le vol AA11. Mais, frappant la tour entre les étages 78 et 83, il laissait une empreinte plus courte ( d'envergure) malgré un angle de gîte plus important (38°) car à ce niveau la structure extérieure était (deux fois) plus résistante qu'au niveau de l'étage 95. L'angulation de la direction de vol a fait que la moitié tribord de l'appareil ne pouvait pas rencontrer la structure interne des poteaux porteurs, permettant ainsi à des parties de moteur, de train d'atterrissage et de carlingue de ressortir par l'angle est du bâtiment et d'être retrouvés jusqu'à quatre cents mètres de distance. L'avion sectionna 32 des 60 colonnes extérieures de la face Sud sur cinq étages, dommages auxquels il faut ajouter ceux réalisés dans l'angle oriental par la sortie des morceaux de moteur et de train droits. L'empreinte laissée par l'avion avait une surface tout à fait comparable à celle de WTC1. Les dommages subis par la structure centrale sont tout aussi inconnus que ceux de la tour Nord, au moins un escalier resta praticable. Le Pentagone. À , le vol AA77 a pénétré la partie centrale de l'aile occidentale du Pentagone, l'avion filant à la vitesse estimée de . L'avion pénétra au centre d'une section en achèvement de rénovation, la façade extérieure venant d'être renforcée pour résister à une attaque terroriste (poteaux d'acier, couverture de kevlar). La rangée de colonnes d'acier fut détruite sur une largeur d'une dizaine de mètres à hauteur du rez-de-chaussée. Tout un ensemble de colonnes de soutien des étages en béton fut également détruit immédiatement en arrière de l'impact, mais aussi à une distance importante, sectionné à la base. D'où l'effondrement de la section d'étages une demi-heure plus tard. À cent mètres de l'impact, exactement dans l'axe de vol, une perforation circulaire de de diamètre avait été faite par l'un des réacteurs dans le mur interne de l'anneau C du bâtiment, marqué au-dessus de l'orifice d'un important dépôt de résidus gazeux de combustion et de traces d'une onde de choc (vitres brisées). L'impact et le feu allumé par le carburant qui s'est rapidement répandu dans la structure ont tué les de l'avion ainsi que 125 occupants du Pentagone. Shanksville. À , le vol UA93 s'écrasa sur le territoire de la commune de Shanksville, en Pennsylvanie, tuant les se trouvant dans l'avion. L'appareil se trouvait à environ de la capitale Washington (environ de vol) lorsqu'il percuta le sol à la vitesse de . L'appareil s'écrasa avec un angle de 44 degrés, laissant un cratère de de profondeur et de large. Incendies. Instantanément libéré par l'éclatement des ailes contre les façades des tours, le kérosène (autour de trente-cinq mille litres par avion) se répandit largement avec les débris dans la direction donnée par les impacts jusqu'à ressortir en partie par la façade d'entrée et celles opposées, s'enflamma à la suite de nombreux courts-circuits électriques au sein des immeubles et des réacteurs eux-mêmes, formant d'énormes boules de feu (brûlant ainsi 20 % du combustible) allant du jaune à l'orangé, (dû à la combustion des particules de l'élément carbone) engendrant des feux qui allaient se déplacer au fur et à mesure de l'épuisement des combustibles (selon le NIST, le maximum d'échauffement résultant de la combustion d'une partie du kérosène — 40 % — et de l'ameublement était atteint vingt minutes après l'impact), et de l'embrasement de nouveaux matériaux. Cette combustion rapide provoqua une pénurie d'oxygène, les fumées, grises et légères à la suite des boules de feu, virant au noir au bout d'un quart d'heure. Nulle part ne fut constaté de rougissement de parties en acier (à partir de ), ni même d'éclatement de vitres (au-dessus de ), même à proximité des brèches de sortie des pièces d'avions où devaient s'être accumulés les débris de toutes sortes (meubles, équipement, etc.), témoignant de la relative faiblesse des incendies. Analysés par le NIST, les échantillons de poutres externes des étages touchés indiquent pour la plupart une exposition à une température maximale de , une faisant exception avec une température supérieure, mais en dessous de . Les calculs réalisés par cet organisme ont indiqué des températures maximales d'environ . Ces résultats sont cohérents avec les données d'expérimentations réalisées par l'industrie métallurgique où des feux d'hydrocarbures dans des parkings n'ont pas été capables d'échauffer les poutres d'acier non protégées à plus de . La puissance de ces feux reste par ailleurs très inférieure à celle d'incendies de tours répertoriés, tel celui du One Meridian Plaza (sur huit étages, pendant dix-huit heures) ou de la First Interstate Bank (sur cinq étages, durant trois heures et demie). Quant aux effets de ces feux, il faut souligner que le rôle des protections passives anti-incendies est apprécié dans la perspective d'une qui n'indique pas le temps durant lequel un immeuble doit rester debout, mais celui durant lequel l'incendie doit être contenu dans l'espace où il a pris naissance. Malgré l'épuisement immédiat de l'essentiel du kérosène, la médiocrité de résistance des feux à l'effondrement et l'aspersion d'eau sur les gravats accumulés, des zones de hautes températures (au-dessus de ) ont persisté des jours durant d'après une étude de la US Geological Survey. Cent jours après, ces foyers étaient encore actifs. WTC1. Les feux restèrent contenus dans les espaces opposés à l'impact, à l'exception d'un surgissement au qui exhiba l'unique émergence de flammes du bâtiment. L'effondrement de la tour Sud induit une réactivation des feux à l'intérieur du bâtiment (fumée plus volumineuse et plus grise). La béance laissée par l'impact, mettant le cœur du bâtiment, resta en permanence un trou noir, signalant ainsi l'absence d'incendie au niveau de la cage des services. WTC2. L'inclinaison de l'impact fit que le kérosène de l'aile droite ressortit par les façades en trois énormes boules de feu. Il s'ensuivit que l'incendie consécutif fut bien moindre que pour la tour Nord et resta très localisé au coin "est" de la tour, avec cependant un phénomène inhabituel mentionné par le NIST : peu avant l'effondrement fut enregistré un flash lumineux intense suivi, plusieurs minutes durant, d'un écoulement de métal en fusion. Au moment de l'effondrement, les feux donnaient des indications d'étouffement, seule une fumée noire étant visible, qui s'échappait du bâtiment. L'équipe de pompiers qui était arrivée au avait signalé la présence de deux feux résiduels et demandé l'envoi de lances pour les éteindre. Quelques minutes plus tard, la tour s'effondrait avant que pût être transmis l'ordre d'évacuation émis par le poste de commandement des urgences situé dans le WTC7. Au moins dix-huit personnes qui étaient situées dans les étages supérieurs avaient pu entretemps traverser sans difficulté la zone sinistrée par l'un des trois escaliers du noyau de services (où sont groupées les colonnes de la structure interne de soutien). WTC7. Atteint par des débris métalliques chauds projetés sur sa face sud (en son tiers oriental) lors de l'effondrement de la tour Nord, ce gratte-ciel de quarante-sept étages était la proie de quelques incendies, avec des flammes sporadiquement et partiellement visibles (niveaux 11 à 13 et 28 à 30). En août 2008, le NIST a publié un rapport concernant l'effondrement de WTC7, concluant que le feu en était la cause principale. Le Pentagone. L'incendie consécutif à l'impact fut relativement violent mais circonscrit à la partie nord de l'aile frappée (dans le sens de l'axe de vol). Les pompiers ne purent jusqu'à approcher la zone d'impact en raison de son intensité et il était encore actif dix-huit heures plus tard. Il a été constaté que des vitres ont été liquéfiées, du béton fendu et qu'un camion pompier, en poste face à l'héliport au moment de l'impact, eut l'arrière partiellement fondu, témoignages d'une température élevée (proche de ). Effondrement des tours. À , cinquante-six minutes après avoir été atteinte, la tour Sud s'effondre. L'évènement est une surprise chez les pompiers aussi bien qu'à la mairie de New York. En effet, étant déjà intervenus à l'occasion d'un incendie et de l'attentat aux explosifs de 1993, les pompiers new-yorkais possédaient une parfaite connaissance des immeubles et croyaient qu'ils étaient aptes à soutenir de tels impacts. À cette occasion, Leslie E. Robertson, qui était l'un des concepteurs du plan initial de la structure des bâtiments du World Trade Center dans les années 1960, avait déclaré que les tours jumelles avaient été calculées pour résister à la collision d'un Boeing 707 ou d'un DC-8, en pleine charge et volant à (la vitesse de croisière maximale). Il avait ajouté que l'impact causerait . Les études portant sur de tels impacts avaient cependant sous-estimé l'effet des incendies en découlant. Un Boeing 767-200 mesure () de long pour une envergure de (), avec une capacité allant jusqu'à 62,2 (-200) à 91 (-200ER) m3 de carburant. En plus de rompre un certain nombre de colonnes portantes, les explosions résultant des impacts sur chacune des tours ont enflammé () de carburant et ont immédiatement propagé le feu sur plusieurs étages tandis que se consumaient papier, mobilier, moquette, ordinateurs, livres, murs, charpente et autres objets dans tous les étages touchés. La construction légère et la nature creuse des structures ont permis au carburant de pénétrer jusqu'à l'intérieur des tours, déclenchant de nombreux feux simultanément au-dessus d'une grande surface des étages touchés. Le carburant des avions brûla tout au plus quelques minutes mais l'intérieur des bâtiments brûla pendant une heure, voire une heure et demie. La température élevée des incendies affaiblit les colonnes et causa l'affaissement des étages, tirant les colonnes extérieures vers l'intérieur et réduisant leur capacité à supporter la masse supérieure de l'immeuble. Les feux ont atteint des températures qui, quoique bien en dessous du point de fusion, ont été suffisamment élevées pour affaiblir les colonnes de base de sorte qu'elles ont subi une déformation plastique et un fluage sous le poids des étages supérieurs. À , trente minutes après la tour Sud, c'était sa jumelle qui s'effondrait détruisant le Marriott World Trade Center et, à , la tour WTC7, tous deux fortement endommagés par la chute de la tour Sud. Une combinaison de trois facteurs a permis à la tour nord de rester debout plus longtemps : le point d'impact était plus haut (de sorte que la charge de la gravité sur la zone la plus endommagée était plus faible), la vitesse de l'avion était plus faible (et donc un impact moindre) et les étages touchés avaient subi un traitement anti-incendie. Dans un rayon de cent trente mètres environ, quantité de vitres des immeubles furent détruites par l'onde de choc produite par la destruction des tours jumelles. WTC2. Quelques minutes après la dernière communication avec l'équipe de pompiers qui, ayant atteint le , portait secours aux blessés et s'apprêtait à éteindre deux foyers résiduels, le chef pompier Ganci recevait le messager du bureau des urgences (OEM), Steve Moscillo déclarant que (interrogé par ABC News, le maire Giuliani, membre de l'OEM, reconnaissait qu'il n'avait fait que transmettre cette information et l'origine de cette prévision reste inconnue). Quelques minutes plus tard, la section au-dessus de l'impact s'inclinait vers le Sud, une rotation qui traduisait la perte totale du soutien de la structure interne, malgré la résistance de la partie intacte de la structure externe (le ). Puis, après une accélération jusqu'à un angle d'environ 25°, cette rotation cessa brusquement, laissant la place au développement d'un énorme nuage qui progressa à l'identique au long de la tour jusqu'à son pied, des éléments lourds (plusieurs dizaines de tonnes) étant projetés à cent vingt mètres de distance, les plus légers à plus de quatre cents mètres, le contenu des étages (ciment des sols, plâtre des cloisons, meubles, équipement, êtres humains) étant réduits en poussière ou fragments. La plupart des vestiges se sont ainsi trouvés répartis autour du pied de la tour et sur les immeubles environnants. WTC1. L'effondrement de la tour Nord s'est produit avec les mêmes caractéristiques que celle de sa jumelle, mis à part le fait que la partie sommitale s'est effondrée immédiatement – sans résistance – et de manière à peu près verticale, après que l'antenne – soutenue par la structure centrale – a oscillé sur sa base et précédé le mouvement de chute globale. La propulsion continue des vestiges pulvérisés ou fragmentés vers l'extérieur (au minimum ), c'est-à-dire leur non accumulation en tas dans l'empreinte de la tour, est le phénomène qui a permis la survie de rares rescapés () surpris dans les étages inférieurs qui se sont retrouvés soit à la surface des débris, soit enfouis à quelques mètres de profondeur, permettant à la plupart d'entre eux () de s'échapper des lieux immédiatement ou après quelques dizaines de minutes d'effort. WTC7. Plus d'une vingtaine de témoignages — essentiellement de pompiers — exposent que, vers , l'évacuation du bâtiment fut ordonnée pour la raison qu'il allait s'effondrer. Les déclarations du propriétaire, Larry Silverstein, indiquent que (en accord avec les chefs des pompiers) la lutte contre les feux devait être abandonnée, en raison du risque d'embrasement des réserves d'hydrocarbures situées dans les étages inférieurs. Pour qualifier la décision qu'il venait de prendre, il utilisa l'expression (littéralement : , mais qui dans le contexte peut prendre le sens d', de ), ce qu'il raconte lors d'un documentaire de la chaîne publique PBS diffusé le 10 septembre 2002, ce qui généra des spéculations. L'alerte est donnée signalant que cet immeuble allait s'effondrer. À , les pompiers assistèrent à la chute de l'immeuble, le bloc central qui en surplombait le sommet disparaissant d'abord. Un nuage de poussières se développa à partir de la base, le bâtiment descendant tel quel, comme s'il s'enfonçait dans le sol, l'effondrement créant un puits d'aspiration rendu visible par l'entraînement de la fumée des feux. Contrairement à ce qui fut constaté pour les tours jumelles, les vestiges se retrouvèrent en tas, dans l'empreinte de l'immeuble, les murs de la partie basse couchés vers l'intérieur. La médiatisation de cet effondrement fut très faible, et le rapport de la commission Kean ne fait pas mention de la tour WTC7. Opérations de secours. Lorsque le vol AA11 percuta le WTC 1 à , près de se trouvaient dans la tour. Environ furent tuées ou bloquées aux étages supérieurs à la suite de l'impact. Quand le vol UA175 percuta la deuxième tour à , environ des se trouvant dans la tour avaient déjà évacué, mais furent tuées ou bloquées lors de l'impact. La quasi-totalité des personnes se trouvant dans les étages inférieurs aux impacts a pu être évacuée avant l'effondrement des tours à (WTC 2) et (WTC 1), soit 87 % des présentes dans les tours ce matin-là. Au total, près de travaillant dans les tours 1 et 2 du WTC furent tués. En moins de trois heures, plus de 200 unités de pompiers du Service d'incendie de New York furent mobilisées sur les lieux des attaques, soit la moitié des unités de pompiers de la ville. Ce fut la plus grande intervention de l'histoire des pompiers de New York avec près de mille pompiers mobilisés ce jour-là. Employés municipaux de la ville de New York et policiers du New York City Police Department (NYPD) étaient également sur place. L'effondrement des tours jumelles entraîna la mort de 343 pompiers du Fire Department of the City of New York (FDNY), de 23 officiers de police du New York City Police Department et de 37 officiers du Port Authority Police Department. Parmi les personnes se trouvant dans les tours jumelles, seules une vingtaine de personnes survivront à leurs effondrements, dont qui se trouvaient dans l'escalier B de la tour Nord au niveau du . Après l'effondrement des tours, plus de dix-mille sauveteurs, secouristes et volontaires furent présents sur le site du World Trade Center à la recherche de survivants. Vers l'officier du Port Authority Police Department Will Jimeno est retrouvé vivant des décombres du WTC, il se trouvait dans le corridor souterrain qui relie les tours jumelles. Il sera extrait vers . Le lendemain matin, un peu après , le Sergent John McLoughlin, un second officier du PAPD qui se trouvait avec Will Jimeno, est extrait vivant des décombres. Puis vers , Genelle Guzman-McMillan est retrouvée vivante dans les décombres de la Tour Nord, soit après son effondrement. Cette dame sera la dernière des personnes retirées vivantes des décombres du WTC. Dans le cadre de l'Opération Noble Eagle, l'US Navy déploya durant le mois de septembre le navire-hôpital afin d'aider les secours présents sur le site du World Trade Center. Ainsi le navire fournit la nourriture et l'aide nécessaire aux dix mille sauveteurs, volontaires et ouvriers qui œuvraient à la recherche de rescapés. Bien que la mission principale du USNS "Comfort" fût d'ordre logistique, le navire a accueilli près de . Témoignages. Entre octobre 2001 et janvier 2002 ont été recueillis les récits de cinq cent trois pompiers et sauveteurs grâce à Thomas Von Essen, responsable du secteur incendies à la mairie de New York. Pendant trois ans, ces enregistrements sont restés inaccessibles malgré les demandes des familles de victimes. Traîné en justice par le "New York Times", le maire de la ville, Michael Bloomberg, a été finalement contraint de les rendre publics en août 2005. Bilan humain. L'attentat le plus meurtrier de l'Histoire. Les attentats du sont les attentats les plus meurtriers (, ) jamais perpétrés depuis le début de l'histoire (à la date du , depuis 2001, on dénombre en Europe (Russie et Turquie comprises) dans des attaques terroristes et près de ). Ce sont qui ont été tuées par les attentats. Une personne disparue la veille du () et trois personnes mortes après les attaques de maladies causées par le nuage de poussières toxiques créé lors des effondrements des tours du WTC ont été ajoutées au bilan de établi par la commission officielle. Sur les des attentats, 310 étaient de nationalité étrangère, dont , , , , , quatre Français et un Belge. La plus jeune victime avait , et la plus âgée avait . À la suite des attentats, on compte blessées. Près de dans la tour Nord et 600 dans la tour Sud ont été bloquées au-dessus et au niveau des impacts. Confrontées à une situation désespérée due à la fumée, environ 200 d'entre elles ont préféré sauter dans le vide, s'écrasant dans les rues et sur les toits des bâtiments adjacents. D'autres encore ont tenté d'atteindre le toit dans l'espoir d'un sauvetage par hélicoptère et se sont heurtées à des portes d'accès verrouillées. Seules ont pu s'échapper de la tour Sud. Marsh & McLennan Companies qui possédait des bureaux entre les et de la tour Nord a perdu tués sur le coup lors de l'impact du . Cantor Fitzgerald L.P. a perdu qui travaillaient entre le et le . La société Aon (entreprise) a également perdu . L'effondrement des tours a tué pompiers du FDNY, venant de différentes, qui portaient secours aux personnes bloquées dans les tours. Parmi eux se trouvait le chef de département Peter J. Ganci, Jr. ainsi que de bataillon. L'autorité du port (PANY/NJ) ont perdu dans les attentats dont de police. de police du NYPD ainsi qu'un agent du FBI et un agent du Secret Service ont également été tués lors de l'effondrement des tours. Des du Pentagone, 70 étaient des civils et 55 étaient des militaires. Timothy Maude, lieutenant général de l'US Army, était le militaire le plus haut gradé tué dans les attentats. Sur les ayant perdu la vie dans les tours jumelles ou près d'elles (dont ), seuls ont été retrouvés. En 2005, près du quart des d'os et de tissus récupérés a pu être attribué, laissant sans trace à cette date , selon l'agence "Associated Press". En , trois cents fragments osseux (de longueur inférieure à ) ont été découverts dans les débris accumulés sur le toit de l'immeuble de la Deutsche Bank, situé à quelque au sud de WTC2. L'institution qui a réalisé les identifications en utilisant les marqueurs ADN, le "", a rapporté . Finalement, entre 2001 et 2021, des du World Trade Center ont été formellement identifiées. Plus de ont perdu un ou deux parents. Les gigantesques nuages de poussière créés par ces destructions ont entraîné les plus grands mouvements de panique que la ville de New York ait connus. Ils ont en effet envahi tout le sud de la péninsule de Manhattan et même traversé l'East River pour atteindre Brooklyn. Il y a eu de nombreux blessés et un certain nombre de disparus, peut-être même des morts (jamais confirmées). Dans le cadre de l’"Air Transportation Safety and System Stabilization Act" signé par George W. Bush le , un fonds de compensation aux victimes des attentats est établi. Au total le fonds s'élève à de dollars destinés aux familles de ainsi qu'à dans les attentats. Tous les morts des attentats du ont reçu la Médaille d'or du Congrès à titre posthume. Personnalités. Parmi les tuées dans les quatre attaques-suicides, dont celles des Twin Towers du World Trade Center de New York, figurent les personnalités suivantes : Terroristes morts dans les attaques. Dix-neuf terroristes sont morts dans les attaques du : Bilan matériel. L'effondrement des tours jumelles a causé la destruction totale ou partielle des cinq autres immeubles composant le World Trade Center. L'église orthodoxe grecque Saint-Nicolas (1916), qui se trouvait au-dessous de la tour Sud, fut totalement détruite. Les débris produits par les effondrements ont causé de lourds dommages aux nombreux immeubles adjacents. Le Structural Engineers Association of New York (SEAoNY) a dénombré au total 48 immeubles endommagés près du site du World Trade Center. Au total, huit immeubles se sont partiellement ou totalement effondrés : le 1 World Trade Center (Tour Nord), le 2 World Trade Center (Tour Sud), le Marriott World Trade Center, le 4 World Trade Center, le 5 World Trade Center, le 6 World Trade Center, le 7 World Trade Center et l'église grecque orthodoxe Saint-Nicolas. Parmi les quarante-huit immeubles endommagés, onze ont subi de lourds dommages: le 2 World Financial Center, le 3 World Financial Center, le Winter Garden building, le 120 Cedar Street, le 114 Liberty Street, le Deutsche Bank Building, le 130 Cedar Street, le 90 West Street, le Verizon Building, le 45 Park Place et le 30 West Broadway. Séquelles médicales et environnementales. Contenu du nuage de pollution. L'effondrement des tours sur elles-mêmes (des centaines de milliers de tonnes de matériaux) et leur combustion pendant ont dispersé dans l'atmosphère de Manhattan un nuage de poussières, puis des cendres et des fumées (de combustion et de pyrolyse) contenant de nombreux polluants dangereux : de la dioxine, du plomb (dans les de chaque tour), de l'amiante, du mercure (dans les dizaines de milliers de tubes fluorescents), de l'américium 241 (élément radioactif présent dans les milliers de détecteurs de fumée) et de la fibre de verre dans des quantités importantes. Ainsi que des polycarbonates dans une concentration celle qui ait jamais été mesurée auparavant (dans un atelier du port) et des poussières ultra fines à un taux encore jamais constaté. L'Environmental Protection Agency (EPA), chargée de l'évaluation de la dangerosité de l'air, a enregistré des pics de concentration anormalement élevés d'autres composés organiques volatils comme l'éthylbenzène, le propylène, le styrène, et le toluène, ainsi que du bisphénol A. Des produits aérosols sous forme de particules inhabituellement fines, probablement associées à des hautes températures sous les débris, furent détectés par l'équipe de Thomas Cahill de l'Université de Californias Davis comme le soufre, le silicone, l'aluminium, le cuivre, le nickel, le fer, le baryum, et le vanadium. Le niveau moyen de concentration de benzène dans l'air enregistré par l'EPA d'octobre à novembre 2001 était de avec un pic à début novembre. Et l'EPA enregistrait encore plusieurs mois après des taux élevés de dioxine. Effets sur la santé. Des dizaines de milliers de personnes ont été directement ou indirectement exposées en commençant par les survivants, les pompiers et les employés ayant travaillé sur le site. Beaucoup sont affectés de problèmes pulmonaires, déficience respiratoire. En 2002, une étude en partie faite par le "State department of health's office of managed care" montre qu'à l'ouest de Brooklyn les cas d'asthme aggravé sont plus nombreux que dans le reste de la ville après le 11 septembre, avec plus d'hospitalisations. En 2006, un premier décès par fibrose pulmonaire est officiellement attribué à Ground Zero après autopsie ( seraient mortes à la suite de ce type d'affection selon le Levin du World Trade Center Medical Monitoring Programs au Mt Sinai Hospital). Ensuite de nouveaux cas de mésothéliome (affection due à l'amiante), ou asbestose sont régulièrement attribués à ce qu'on appelle localement . En 2010, à la demande notamment des pompiers de New York, une loi ouvre un programme de suivi de la santé de deux groupes de personnes victimes de la pollution générée par l’attentat : En 2011 ( après l'attentat), la plupart des pompiers et personnes exposées sur le chantier les 12 premiers mois présentent une nette diminution de capacité pulmonaire suivie d'un "plateau" (encore perceptible en 2006 et persistant en 2015, avec une fonction dégradée, par rapport à la moyenne des personnes du même âge). Ces personnes développent aussi plus d'asthme induit, de bronchites chroniques non spécifiques et de bronchiolites, souvent concomitantes à des rhinosinusites chroniques et à des maladies des voies respiratoires supérieures, avec parfois des reflux gastro-œsophagiens. Des sarcoïdoses et des fibroses pulmonaires interstitielles apparaissent aussi, deux pathologies à développement d'abord lent et silencieux, qui peuvent laisser sous-estimer la morbidité future. Selon le registre sanitaire () spécialement créé pour suivre les effets sanitaires de l'attentat en intégrant notamment les cancers déclarés depuis 2008 (participants pour la plupart volontaires), le risque de développer un cancer semble augmenter (environ 300 après selon le "New York Post" en 2006, chiffre réévalué après l'attentat à rien que pour les secouristes et travailleurs exposés aux fumées et déchets toxiques, selon le "New York Post" en 2015 (et souvent avec plus d'un type de cancer (principalement cancer de la thyroïde, du colon, cancer de la prostate et cancer du sang ou d'autres affections pulmonaires dont fibrose pulmonaire et myélomes), quelques centaines se sont adressées aux tribunaux pour obtenir réparation, estimant les institutions responsables de leur état par dissimulation de la pollution atmosphérique. Des biais sont possibles car ce registre est surtout composé de volontaires, et les personnes qui avaient déjà des problèmes de santé pourraient avoir été plus nombreuses à s'y inscrire que s'il s'était agi de gens pris au hasard parmi les personnes touchées par l'attentat ou concernées par les travaux de déblaiement, ce qui pourrait faire sous-estimer ou surestimer le lien entre certaines pathologies et l'attentat. De plus, les cancers mettent souvent deux à trois décennies à se déclarer, ce qui peut faire sous-estimer le nombre réel de cas induits par la pollution et le stress générés par la catastrophe. Les maladies auto-immunes augmentent nettement aussi chez ceux qui ont travaillé à long terme sur le site, avec principalement des polyarthrites rhumatoïdes (+ 37 % des cas), des spondylarthrites (+ 22 %), des myopathies inflammatoires (+14 %), des lupus érythémateux disséminés (+ 12 %), des Sclérodermies systémiques (+ 5 %), des syndromes de Sjögren (+ 5 %), et moindrement le syndrome des antiphospholipides (+ 3 %) et le Granulomatose de Wegener (+ 2 % des cas), selon un rapport publié en avril 2015 par la revue "Arthritis & Rheumatology" ; <br>Pour les secours et travailleurs exposés sur le site, le risque de développer l'une de ces maladies auto-immunes dans la décennie a statistiquement augmenté (+/- 13 % pour chaque mois à travailler sur le site). En 2017, des séquelles cardiométaboliques sont mises en évidence, chez des personnes qui étaient enfants ou adolescents quand elles ont été exposées au nuage de pollution : quinze ans plus tard, elles présentent un risque accru de développer une maladie cardiovasculaire (risque mesuré par la rigidité de la paroi artérielle, l'indice de masse corporelle, la résistance à l'insuline, le cholestérol total à jeun (+ 9,2%), les HDL, LDL et les triglycérides (15,1%) ; anomalies des lipides étant chez le jeune adulte un marqueur précoce d'athérosclérose et de plusieurs maladies cardiovasculaires). Ceci pourrait être dû aux substances perfluoroalkylées (PFAS) qu'ils ont inhalées en 2001 (produits retrouvés en grande quantité dans les eaux autour du site après l'attentat). C'est la conclusion d'une étude (2017) basée sur , dont 123 ayant été en contact direct avec les particules issues de l'effondrement des tours jumelles, et inscrit dans la cohorte du programme "World Trade Center Health" ( étaient à l'école ou présents dans la zone sud de Manhattan le 11 septembre 2001). Il avait été montré qu'environ après, les enfants figurant au registre de la santé du World Trade Center, présentaient encore des taux de PFAS sériques plus élevés que ceux de cohortes appariées, ce qui est plausible, au vu d'autres études montrant que les PFAS sont des polluants persistant dans l'environnement, mais aussi dans l'organisme humain (par ex. chez des ouvriers retraités), avec des demi-vies de voire plus. Ils sont d'ailleurs aussi été retrouvés dans l'organisme des sauveteurs. Rétrospectivement (en 2015), des chercheurs du Nelson Institute of Environmental Medicine (université de New York) constatent que les principaux symptômes n'étaient pas ceux associés aux PM2.5 et qu'on a à l'époque sous-estimé l'importance des très fortes concentrations de l'air en particules de plus grande taille et très alcalines qui contenaient probablement aussi beaucoup de substances toxiques, ce qui a conduit à une gestion des risques. Ces chercheurs invitent les organismes publics à mieux se préparer à fournir des conseils adéquats au public et à se doter de moyens plus pertinents d'évaluation de l'exposition aux polluants, d'évaluation des risques, ainsi qu'en termes de mesures préventives. De 2010 à 2019, le nombre de cancers et maladies induits par le nuage de pollution a continué à grandir chez les personnes exposées. Environ ayant participé aux secours ont développé un cancer selon le WTC Health Program - programme fédéral de soins réservé aux rescapés des attentats. Le nombre d’inscrits (volontairement) au registre de suivi s’est élevé : fin juin 2019, plus de d'entre eux étaient enregistrés dans le programme de soins (doublement depuis juin 2016) dont près de ont été diagnostiqués avec un cancer (prostate, du sein ou de la peau le plus souvent). <br>Selon David Prezant (médecin en chef des pompiers new-yorkais), entre 2001 et 2019 et il va encore augmenter avec le vieillissement des personnes exposées car les cancers du poumon ou le mésothéliome mettent pour être détectés. Rétention d'information par l'administration. Christine Todd Whitman, administratice de l'EPA, via cinq communiqués publiés dans les dix jours suivants l'attentat, a garanti aux Américains le caractère sain de l'atmosphère de Manhattan, ainsi que de l'eau de la ville. Le 21 août 2003, un rapport de l'EPA (signé par l'Inspecteur Général Nikki Tinsley) a révélé les modifications imposées par l'administration Bush aux énoncés de prudence rédigés pour prévenir du danger représenté par les poussières. En 2004, une étude des documents par le Sierra Club reproche à l'Agence de n'avoir pas immédiatement mis en garde le public, avant même de mesurer la pollution, car elle connaissait le danger présenté par certains matériaux constituant les immeubles. Et en 2006, on apprend que l'EPA avait même envisagé de classer les documents sur cette pollution. Les plaintes de malades ont été acceptées par les juges Deborah Batts et Alvin Hellerstein en février et octobre 2006. La priorité était que déplore-t-on près de plus tard. Compensation financière des dommages sanitaires. En 2007 (8 mars), à la demande de Jerrold L. Nadler, le "9/11 Heroes Health Improvement Act of 2007" devrait apporter de dollars ( d'euros) pour financer l'évaluation et des solutions aux problèmes de santé induits par le 11 septembre. Par ailleurs, L'Association de la santé mentale de New York (The Mental Health Association of New York City) indique début 2006 que ont sollicité une aide psychologique depuis 2002 à la suite de ce drame, cause de stress immédiat et post-traumatique élevés. plus tard (fin 2014), une étude publiée par le "Journal of Traumatic Stress" (décembre 2014) conclut à une prévalence toujours élevée de syndromes post-traumatiques, avec dépressions et co-morbidité chez près de sauveteurs ou personnes ayant contribué au déblaiement (résidents de Manhattan et autres personnes présentes le matin du 9/11). Mi-2019, présentent un trouble mental reconnu par le "World Trade Center Health Program" (hors des au programme et déjà décédées) En mars 2010, la municipalité de New York prévoit de débloquer un fonds de de dollars pour dédommager dix mille pompiers, policiers et ouvriers se plaignant de problèmes de santé après avoir travaillé dans les ruines de Ground Zero, mais l'accord est rejeté par le juge. Finalement, le , la justice approuve un nouvel accord qui prévoit un fonds d'indemnisation d'une valeur de de dollars. Enfin, le , la quasi-totalité des dix mille plaignants acceptent les de dollars proposés. Entre 2004 et 2010, 42 policiers sont décédés de maladies officiellement liées aux conséquences du 11 septembre. Adopté par le sénat le puis signé par Barack Obama le , le "James Zadroga 9/11 Health and Compensation Act", prévoit un fonds de compensation évalué à de dollars afin d'aider les personnes souffrant de lésions résultant de l'exposition à la poussière et aux débris toxiques du site du World Trade Center. Le , Cyrus Vance, procureur de Manhattan, révèle une vaste fraude à la pension d'invalidité de la part d'anciens policiers et pompiers new-yorkais ayant simulé des traumatismes prétendument causés par les attentats du et annonce plusieurs dizaines d'inculpations au terme d'une enquête ayant duré . En 2019, la date butoir de dépôt d’une demande au fonds fédéral spécial d'indemnisation est passée de 2020 à 2090 ; il devra donc être régulièrement abondé, sachant qu’en 2019, l’indemnisation moyenne est de par malade et de pour une personne décédée), le Congrès ayant même convenu que ce fond devait aussi couvrir . Thèses explicatives sur l'effondrement des tours. Effondrement des tours WTC1 et WTC2. Acier qui fond. Dès le 11 septembre, les médias présentaient les explications d'experts, la plupart ingénieurs de structures ou professeurs d'université, tels que Hyman Brown ou Richerd Ebeltoft pour qui les incendies, ayant dégagé une chaleur intense (proche de ), avaient fait fondre l'acier des structures. Le lendemain, un article du "New Scientist" soutenait une thèse identique. Cette explication par le , reprise un mois plus tard dans le "Scientific American", bien qu'ayant bénéficié de ces cautions, disparut du débat avec la publication d'études ultérieures. Thèse de l'affaiblissement fatal. Le 12 septembre, dans une revue technique de référence, le "Journal of Engineering Mechanics ASCE" paraissait un article du Bažant, sommité mondiale des structures en béton, intitulé : , dans lequel il exposait que . Cet article est à l'origine de la théorie de l'effondrement progressif des étages, détruits en cascade par la chute des blocs d'étages situés au-dessus des impacts. Puis, le magazine "Scientific American" a fait paraitre le 9 octobre un article exploitant les résultats d'une simulation effectuée par des ingénieurs des structures du MIT, . Le paramètre essentiel qui sous-tend les interventions de plusieurs experts en structures aurait été l'intensité des incendies qui, avec leur durée (hypothèse de l'accumulation de la chaleur dans les masses métalliques), aurait fini par faire perdre sa résistance à la structure centrale de soutien. Le modèle de simulation utilisé n'a cependant pas été publié, empêchant ainsi son évaluation. La thèse peut être résumée comme l'a fait , directeur de la firme qui a conçu le World Trade Center : . Décrochage des planchers. Le rapport commandé par la FEMA à l'Équipe d'évaluation du comportement des immeubles (BPAT), intitulé "WTC building Performance Study", était publié en mai 2002. Il présente une explication de l'effondrement des tours jumelles par l'intensité des incendies, lesquels avaient fini par affaiblir et déformer la structure métallique d'un étage au point qu'il rompit ses attaches aux structures porteuses, entraînant sa chute, laquelle provoqua successivement celle des étages inférieurs ("pancake theory"). Quant aux structures porteuses, elles auraient été incapables de se maintenir, privées du support apporté par les étages. Déshabillage des colonnes. Cependant, ces théories des feux comme origine des trois effondrements se heurtaient au fait qu'il n'existe pas d'exemple d'effondrement de gratte-ciel à structure métallique à la suite d'un incendie, aussi intense et durable qu'il ait été, l'exemple le plus probant étant celui du "One Meridian Plaza" de Philadelphie, en 1991. Par ailleurs, le travail du BPAT avait été réalisé sans les plans pertinents, aboutissant à une représentation erronée des structures porteuses centrales. Le gouvernement, sous la pression exercée par les associations de familles de victimes, se résolut à commanditer une seconde étude, qu'il confia au NIST. Durant trois années, cette agence du Département du Commerce fit effectuer (par les mêmes firmes expertes en structures que la FEMA avait chargées de sous-traitance) un travail de modélisation des étages atteints, des avions, de leur approche et des structures extérieure et interne des tours, utilisé dans une série de simulations des impacts et incendies, et délivra un rapport définitif concernant les tours jumelles en octobre 2005. Deux ans plus tard, le travail concernant la tour WTC7, qui a été confié en sous-traitance à la société ARA avec l'instruction de limiter l'étude aux étages 8 à 46, n'a toujours pas abouti. Son étude a été restreinte à la séquence des événements qui ont enclenché la chute des blocs d'étages situés au-dessus des impacts. La théorie présentée attribue l'effondrement à une combinaison de destruction de colonnes centrales par les avions, d'affaissement important des planchers () et de perte de résistance des colonnes intactes, ce par échauffement (une température atteignant ), échauffement rendu possible par la défaillance de l'isolation anti-incendie de toutes les colonnes, constituée d'un flocage fibreux (remplaçant l'amiante) qui n'aurait pas résisté aux impacts. Le processus étant le suivant : avec la tenue de leurs attaches aux structures porteuses (conclusion inverse de celles de la FEMA), l'affaissement des planchers tire les colonnes externes vers l'intérieur, les faisant plier et, finalement, se briser. L'évaluation de ce travail est rendu impossible par le refus du NIST de publier les simulations des effondrements que demandent des ingénieurs civils indépendants. Cependant, la modélisation des structures internes est affectée des mêmes insuffisances que celles qui avaient été constatées pour les travaux du BPAT (ainsi, le modèle montre les centrales comme identiques alors que étaient doubles des autres) et les simulations des impacts utilisent pour les deux tours le même modèle de structure interne, conduisant à l'obtention de dégâts plus importants pour WTC2 (niveau 80) que pour WTC1 (niveau 95). Mais surtout, le NIST n'a pas cherché à rattacher ces simulations aux résultats des tests qu'il avait fait réaliser sur la tenue des planchers (qui n'ont manifesté qu'une flèche de ), sur la résistance au feu de la structure centrale sous charge maximale par le laboratoire Underwriters (quatre essais durant sans effet notable), sur la tenue de l'isolant thermique sous l'impact de balles d'armes à feu (pas de décrochage), ni des analyses et calculs relatifs aux températures atteintes, au plus de ). Enfin, la faiblesse intrinsèque de la méthode choisie par le NIST reste la prise en compte de la seule section atteinte par les impacts, évitant ainsi la problématique de la non résistance des structures porteuses, notamment interne, au-dessous des étages frappés par les avions. Cette problématique est écartée avec le postulat selon lequel . Explosion provoquée par l'aluminium en fusion. Christian Simensen, un chercheur norvégien expert en matériaux auprès du SINTEF, la plus grande organisation indépendante de recherche en Scandinavie, a présenté en septembre 2011 une théorie selon laquelle de grandes quantités d'aluminium provenant des carlingues des avions seraient entrées en fusion sous l'effet de la chaleur provoquée par les incendies. Le contact de cet aluminium fondu avec l'eau projetée dans les étages par le système anti-incendie, aurait provoqué une . Effondrement de la tour WTC7. Pour ce qui est de la tour WTC7, le rapport commandé par la FEMA à l'équipe d'évaluation du comportement des immeubles (BPAT) concluait, en décembre 2001, à la nécessité d'un effort de recherche, d'analyse et d'enquête au vu du résultat provisoire selon lequel (ch. 5-7, 5-31). Pourtant, une analyse microstructurale d'un échantillon de poutre montra une , résultante de trois phénomènes : une oxydation, une sulfuration et une température proche de . L'étude du NIST (National Institute of Standards and Technology) et des compagnies privées d’ingénierie sur l'effondrement du WTC7, est publiée en août 2008. Basée sur les données classifiées, elle n’est cependant pas validée par la communauté scientifique. En 2020, paraît une étude dirigée par le professeur J.Leroy Hulsey, du département de génie civil de l’Université de l'Alaska de Fairbanks (UAF), qui démontre que, contrairement aux conclusions du NIST, le feu n’a pu causer l’effondrement du WTC7 le 11 septembre 2001 ; cet effondrement serait dû à une défaillance globale créée par la défaillance presque simultanée de chaque colonne du bâtiment. Enquêtes et polémiques. Revendication. Al-Qaïda revendique pour la première fois les attentats du 11 septembre dans un enregistrement vidéo diffusé le 17 avril 2002 par la chaîne de télévision arabe MBC. Dans cette vidéo, Souleymane Abou Ghaith, porte-parole d'al-Qaïda déclare : . Sur cette même cassette, Oussama ben Laden se félicite quant à lui des dégâts infligés à l'économie américaine. Le , alors qu'il témoigne lors de son procès à New York où il est inculpé de , de , de et de complicité avec Richard Reid, Souleymane Abou Ghaith, ancien porte-parole d'Al-Qaïda et gendre d'Oussama ben Laden, explique à la barre qu'au soir du ce dernier lui a confié avoir organisé les attentats. Oussama ben Laden a fait état de son rôle dans ces attentats dans plusieurs vidéos. Le , il déclare : Le , il précise : Selon le site As-Sahab, il revendique à nouveau ces attentats en 2009. Oussama ben Laden s'est d'autre part réjoui de ces destructions dans des vidéos diffusées en octobre et novembre 2001. Le , il affirme : . Enquête. Du renseignement humain et des écoutes téléphoniques révèlent une montée en puissance des réseaux islamistes clandestins, faisant craindre des attentats au passage de l'an 2000 : Al-Qaïda est déjà suspecté d'être à l'origine de ce (exemple : Ahmed Ressam, surnommé par la presse ). L'attentat ayant causé la mort du commandant Massoud le est perçu par nombre d'observateurs comme un préambule à ces attaques, avec pour objectif de priver les États-Unis d’un relais militaire avant la prévisible réplique américaine aux attentats. Les attentats sont attribués le jour même par les autorités américaines, l'ensemble des médias de masse et la quasi-totalité des gouvernements étrangers au réseau terroriste Al-Qaïda dirigé et financé par Oussama ben Laden, lequel avait, pour le compte de la CIA, été recruté avec d'autres par les services secrets d'Arabie saoudite pour exacerber la résistance "moudjahiddin" contre les troupes de l'Union soviétique durant la première guerre d'Afghanistan avant de se retourner contre les occidentaux en 1991. Les enquêteurs estiment que l'opération a été imaginée par Khalid Cheikh Mohammed, en s'inspirant de l'Opération Bojinka. Dans les jours qui ont suivi les attentats, le régime taliban au pouvoir en Afghanistan a démenti l'implication de Ben Laden, de même que l'intéressé. L'enquête de police sur ce crime fédéral fut confiée par l'Exécutif au Bureau Fédéral d'Enquête (FBI). Il reçut l'entière maîtrise des divers aspects de ces événements : des lieux, des vestiges, des témoignages des personnes et de toute communication d'informations vers le public. L'enquête du FBI, appelée PENTTBOM, a été, selon les dires de l'Agence, la plus importante et la plus complexe de l'histoire du FBI, mettant en jeu plus de . Dans les après les attaques, le FBI proposait les noms des de l'air décédés. À l'étranger, l'Intelligence Community américaine et les services de police et de renseignement de plusieurs nations participent à l'enquête. Concernant le site du WTC à Manhattan, du FBI et plus de policiers ont utilisé l', un ancien porte-avions transformé en navire musée comme quartier-général pour commencer leurs investigations. Après que le vol 77 s'est écrasé contre le Pentagone, des agents du FBI confisquent les enregistrements des caméras de surveillance de l'hôtel Sheraton, de la station service CITGO, ainsi que de l'organisme de régulation de la circulation automobile. Le FBI a rendu publiques les vidéos de la station service, qui n'ont pas filmé les attaques. Alors que l'incendie faisait rage, ils passèrent au peigne fin les alentours pour récupérer les débris projetés par l'explosion, les vestiges à l'intérieur (pour certains évacués sous bâche), et les boîtes noires. En Pennsylvanie, c'est le responsable local du FBI qui organisa le bouclage et l'enquête sur site où finit le vol 93. Les boîtes noires qui avaient été remises au NTSB pour leur déchiffrage furent récupérées par les services du FBI. Ce sont eux qui interdirent aux contrôleurs aériens de Cleveland de révéler quoi que ce soit de ce qu'ils avaient pu voir sur leurs écrans. Ils contraignirent également au silence les employés des compagnies aériennes et confisquèrent les enregistrements des communications entre les vols détournés et le sol . Dès novembre 2001, plusieurs personnes sont arrêtées à travers le monde dans le cadre de cette enquête dont Imad Eddin Barakat Yar en Espagne et Khalid Cheikh Mohammed, considéré comme l'organisateur des attaques, qui est interpellé au Pakistan en 2003. Après six mois de travail, Robert Mueller, directeur du Bureau, indiquait que . Les pirates de l'air ont en effet exploité les vulnérabilités du système pour ne pas être repérés : cabines téléphoniques, téléphones portables, cartes prépayées, financement des frais en plusieurs fois, par des sommes faibles, à travers les réseaux immatériels. Mueller indique que l'enquête a établi . D'autres responsables du FBI, tel que Dale L. Watson, ont fait ce même type de déclaration. Concernant Ben Laden, Rex Tomb, chef de l'Investigation Publicity, lors d'une interview de 2006, a avancé que le FBI ne disposait pas de preuve tangible – – pour le relier au 11 septembre. Commission nationale. La Commission nationale sur les attaques terroristes contre les États-Unis fut créée en novembre 2002 à la suite d'une loi du congrès des États-Unis dans le but d'étudier les circonstances entourant les attentats du 11 septembre 2001. Après deux années d'enquêtes, la Commission remet le , le rapport final de concernant les attaques terroristes qui sera publié fin août 2004. La Commission conclut que les étaient des membres de l'organisation terroriste Al-Qaïda dirigée par Oussama ben Laden. Le Congrès américain a également établi une Commission d'enquête bipartite, the "Senate and House Intelligence Committee", qui a eu accès aux documents classifiés et qui a terminé ses travaux en décembre 2002. Documents classifiés. Une partie du rapport de la commission d'enquête publié en 2002 était classée . Le sénateur Bob Graham, chef de la commission a notamment demandé à plusieurs reprises la déclassification des 28 pages intitulées qui mettraient en cause le consulat saoudien à Los Angeles, l'ambassade d'Arabie Saoudite à Washington ainsi que de riches Saoudiens installés à Sarasota en Floride. Il déclare : . Une résolution en ce sens a été déposée au congrès américain au cours de l'exercice 2014-2015, puis de 2015-2016 où elle compte fin mai 2016. Selon une communication sur Fox News du 14 avril 2016, le président américain aurait pris la décision de déclassifier les 28 pages litigieuses sous . Déclassifications et éléments publiés depuis. En juillet 2015, plusieurs documents de travail de la commission d'enquête, qui jusque-là n'avaient pas été mis à disposition du public, sont déclassifiés sous l'autorité de l'ISCAP (Interagency Security Classification Appeals Panel). Le Document doc17 mentionnerait notamment que parmi les documents enterrés par Ghasaan Al-Sharbi (qui s'était entraîné au vol avec les kamikazes du 11 septembre mais n'a finalement pas volé avec eux) peu avant son arrestation, se trouvait une enveloppe de l'ambassade saoudienne aux États-Unis contenant son certificat de vol. En juillet 2016, le Congrès des États-Unis a publié un document de crédibilisant les accusations de Zacarias Moussaoui, qualifié de par l'Arabie saoudite : Enquête interne de la CIA. Le Bureau de l'inspection générale de la CIA fut appelé à préparer un rapport sur la responsabilité des officiers de la CIA concernant la non-prévention des attentats du 11 septembre. Le rapport de plusieurs centaines de pages fut terminé en juin 2005 mais resta classé secret. Le , une décision du congrès force la CIA à réaliser un résumé du rapport, ainsi le , la CIA publia une partie du rapport : "OIG Report on CIA Accountability With Respect to the 9/11 Attacks". Le rapport affirme qu'aucun officier de la CIA n'a enfreint la loi mais souligne le manque de coopération entre la CIA et le FBI. Le rapport déclare qu'environ de la CIA étaient au courant de la présence de Nawaf al-Hazmi et Khalid al-Mihdhar aux États-Unis, munis de passeports en règle, mais qu'aucun d'entre eux n'a informé le FBI de la menace qu'ils pouvaient représenter. D'autre part, le rapport accuse l'ancien directeur de la CIA, George Tenet, de ne pas avoir fait son possible pour démanteler Al-Qaïda durant les années qui ont précédé les attentats de 2001. Enquête financière des autorités suisses. Dans la nébuleuse des Frères musulmans, la banque Al-Taqwa est considérée comme la ; c'est pourquoi, elle fait l'objet d'une enquête lancée par les autorités suisses, à la demande des États-Unis qui l'accusent d'avoir participé au financement des attentats du 11 septembre 2001 Selon Fabrice Maulion, Développement de théories du complot. Si la responsabilité d'Al-Qaïda dans ces attentats est revendiquée par son chef spirituel, Oussama ben Laden, et confirmée par la plupart des médias occidentaux, des gouvernements et des spécialistes, la polémique sur la nature de ces événements, ses causes, et les responsabilités en jeu n'a pas manqué d'apparaître rapidement. Dès le début de l'année 2002, le livre "L'Effroyable Imposture" du Français Thierry Meyssan, remettant en cause l'explication institutionnelle des attentats, a connu une diffusion internationale. Depuis, d'autres auteurs comme Jimmy Walter, Webster G. Tarpley ou David Ray Griffin ont également publié des livres sur ce sujet. Internet est le lieu privilégié d'exposition de ces thèses divergentes via de nombreux sites qui proposent des documents sous forme d'images d'archives, de vidéos et d'entretiens. Des documentaires, dont le plus connu est "Loose Change", ont également été consacrés à ces questions. Tous ont en commun de présenter des réfutations de certains aspects de la version – qualifiée par eux d' – des événements du 11 septembre. Certains affirment ou supposent l'implication — passive ou active et à un degré plus ou moins grand — du gouvernement américain, alléguant que certains faits observés ou rapportés ne sont pas pris en compte par ladite version ou ne sont pas expliqués par elle. Pour ces auteurs, les attentats auraient fourni le prétexte à l'administration Bush de modifier radicalement les politiques intérieure et extérieure des États-Unis, notamment avec les dispositions législatives du "Homeland Security Act" et des "Patriot Act" 1 et 2, et ainsi de justifier les invasions militaires de l'Afghanistan et de l'Irak qui ont suivi, projets qui nécessitaient, selon les principes de la guerre psychologique, un événement déclencheur pour être mis en place. Quelques hommes politiques soutiennent ouvertement cette hypothèse comme l'ancien ministre allemand Andreas von Bülow, qui a consacré un livre à cette question, et le député européen italien Giulietto Chiesa. En janvier 2008, le député japonais Yukihisa Fujita a exposé ses doutes devant les commissions de la défense et des affaires étrangères de son pays. Les partisans de la théorie du complot ont également essayé d'attribuer un soutien à cette hypothèse à l'ancien chef d'État italien Francesco Cossiga, qui avait affirmé que les sur les tours du World Trade Center ont été mises en scène par les services secrets américains et du Proche-Orient, mais il semble que la déclaration de Cossiga était au contraire teintée d'ironie à l'égard des défenseurs des théories du complot. Les promoteurs de ces théories les disent de plus en plus présentes dans l'opinion publique américaine à la suite des manifestations répétées des familles de victimes et aux conférences organisées par ces auteurs, avec parfois l'aide des médias locaux ou régionaux. Ces théories sont dénoncées comme , , , voire . À Mathieu Kassovitz qui pense qu'il est nécessaire de s'interroger sur certains aspects des attentats du 11 septembre 2001 et l'exprime sur le plateau de "Ce soir (ou jamais !)", le , Marin Karmitz répond : . Des sites web, par exemple le site Conspiracy Watch, observent les théories du complot, les analysent et les jugent fallacieuses et dénuées du moindre fondement scientifique. En France, Guillaume Dasquié et Jean Guisnel publient en 2002 aux éditions de La Découverte, un livre réfutant ces théories intitulé "L'effroyable mensonge. Thèses et foutaises sur les attentats du 11 septembre". En 2010, Jérôme Quirant publie "La farce enjôleuse du 11 septembre" aux éditions Books on Demand et "11 septembre et Théories du Complot, ou le conspirationnisme à l'épreuve de la science" aux éditions "Book-e-book.com". L'Association française pour l'information scientifique (AFIS) publie en juin 2011 un numéro spécial de sa revue "Science et pseudo-sciences" qui donne la parole à des scientifiques français. Ces experts, chacun s'exprimant dans son domaine de compétence, pointent l'inanité des thèses alternatives et leur caractère ascientifique. Le magazine "Science et Vie" publie en septembre 2011 un dossier intitulé . À ce sujet, le journaliste Julian Assange déclare : . Dans son livre , le journaliste d’investigation Fabrizio Calvi s’intéresse aux aspects organisationnels et humains de l’enquête, délaissant les aspects techniques, et conclut qu’il n’y a pas eu de connaissance précise et encore moins de de la part des Américains, mais qu’il y a très clairement eu faillite des renseignements, notamment due à la lenteur des procédures et à l’éparpillement des informations et responsabilités. Les renseignements ne savaient pas mais n’ont pas su relier toutes les informations à leur disposition, ont fermé les yeux sur la présence d’individus dangereux sur le sol américain, et les rapports d’enquête officielle ont, selon Fabrizio Calvi, totalement écarté ces aspects, opérant ainsi une sorte de mensonge par omission. Or ces mensonges, ou a minima ces zones d’ombres, alimentent les théories du complot. Fabrizio Calvi résume ainsi le du 11 septembre : James G. Quintiere, expert en physique du feu et ancien membre du NIST, considère que le rapport d’enquête est critiquable dans le fond et dans la forme, qu’il est arrivé trop tard et que, en conséquence, il n’est pas étonnant que des théories du complot se soient développées. Quintiere propose des éléments de réponse aux effondrements des tours jumelles quelque peu différents de ceux du NIST, notamment en ce qui concerne l’insuffisance de la protection thermique des structures métalliques. Conséquences. Émotion et condamnation internationales. Peu d'événements historiques ont reçu pareille couverture médiatique, dépassant de très loin tous les autres attentats commis auparavant. Le lieu, une des villes les plus connues au monde et siège de nombreuses agences de presse et de télévision, la présence de caméras et de journalistes sur les lieux dès le crash du premier avion, ont entraîné une médiatisation considérable et l'observation en direct du crash du puis de l'effondrement des tours. La plupart des télévisions du monde retransmirent l'événement en simultané, dès , heure locale de la côte Est. Ces attentats et leurs conséquences sont restés à la une des journaux plusieurs semaines. Ils ont créé un choc énorme pour la masse des Américains habitués à se considérer comme hors d'atteinte du terrorisme international puisque, à l'exception de l'attentat contre la tour Nord en février 1993, les seules attaques subies avaient eu pour objectifs les ambassades au Kenya et en Tanzanie le ou des dispositifs militaires au Yémen. Le soir des attentats, de nombreux chefs d'État se sont exprimés pour condamner les attaques terroristes, comme la Russie, le Japon, le Mexique et la Chine. Le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan condamna les attentats : Jacques Chirac, président de la République française au moment de ces événements, a tenu un discours télévisé sur TF1 à le dans lequel il déclarait : Le président de la fédération de Russie Vladimir Poutine condamna les attentats terroristes en déclarant : Le lendemain des attentats, le conseil de sécurité des Nations unies adopte la résolution 1368, condamnant ces actes terroristes : 1. Condamne catégoriquement dans les termes les plus forts les épouvantables attaques terroristes qui ont eu lieu le à New York, Washington (DC) et en Pennsylvanie et considère de tels actes, comme tout acte de terrorisme international, comme une menace à la paix et à la sécurité internationales ; 2. Exprime ses plus profondes sympathies et condoléances aux victimes et à leurs familles ainsi qu'au peuple et au gouvernement des États-Unis d'Amérique. Le , Mary Robinson, chargée du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme, qualifie ces attentats de crimes contre l'humanité. Dans le reste du monde, l'émotion provoquée par les attentats a produit de nombreuses réactions de compassion provenant des personnalités médiatiques et politiques. Mais il y eut aussi des réactions beaucoup moins empathiques de certains intellectuels et des partis situés aux extrêmes de l'échiquier politique. Il y eut également des réactions de joie d'une partie de la population mondiale, par exemple en Palestine. Le lendemain des attaques, la télévision d'État irakienne déclare : , puis qualifia les attaques d'. Le soir du 11 septembre, les télévisions montrent des images des rues de Gaza en fête et des foules faisant le "V" de la victoire devant les caméras et dans les voitures. Yasser Arafat, président de l'autorité palestinienne, se dit très choqué par les attentats, les condamne et présente de Gaza, ses condoléances au président et au peuple américain. Le chancelier allemand Gerhard Schröder déclare après les attentats : De nombreux pays renforcent leurs mesures de sécurité, par exemple la France qui augmenta le niveau d'alerte de son plan Vigipirate. Réponse du président des États-Unis. Le président des États-Unis, George W. Bush, apprend qu'il s'agit d'attentats, à (Chronologie des attentats du 11 septembre 2001), de la bouche d'Andrew Card ("A second plane hit the second tower. America is under attack."), alors qu'il assiste à une leçon de lecture dans une classe de l'école élémentaire Emma E. Booker, en Floride. Il improvise un discours dans la bibliothèque de l'école, devant plus de et journalistes, et déclare : Dans l'après-midi, il quitte Offutt Air Force Base où se trouve le United States Strategic Command. Vers , il arrive à la Maison-Blanche, puis à , il s'adresse au peuple américain depuis le bureau ovale en ces termes : Dans la soirée, le président réunit le National Security Council afin de discuter de la réponse à donner aux attentats. Le directeur de la CIA, George Tenet déclare qu'Al-Qaïda et les Talibans en Afghanistan sont essentiellement les mêmes. Bien que Bush soit favorable à une réponse militaire d'envergure, Tenet est plus prudent, rappelant que . Le , le président Bush s'adresse aux deux chambres du congrès des États-Unis réunies au Capitole, où il accuse le groupe terroriste Al-Qaïda, avec à sa tête Oussama ben Laden, d'avoir organisé les attentats. Il déclare . Opérations militaires. Le soir des attentats, le président des États-Unis George W. Bush s'adresse au peuple américain depuis la Maison Blanche. Il promet une réponse des États-Unis et de ses alliés aux attentats en déclarant la guerre contre le terrorisme ("war on terror"). L'impact militaire le plus direct est l'invasion de l'Afghanistan, désigné comme le siège opérationnel d'Al-Qaïda, dès le mois d'. Le régime taliban qui dirige le pays hébergeant des camps d'entraînement d'Al-Qaïda ainsi que leur leader Oussama ben Laden, le gouvernement américain exige . Mais ceux-ci déclarent n'avoir aucune preuve de sa culpabilité et opposent une fin de non-recevoir. La pose d'un ultimatum débouche sur l'invasion de l'Afghanistan et le renversement du régime des Talibans quelques mois plus tard par les forces armées américaines, britanniques, canadiennes, françaises, et autres. Ce renversement et l'établissement d'un gouvernement de transition s'accompagne de l'arrestation de nombreux musulmans soupçonnés d'êtres des terroristes, internés dans des camps disséminés autour de la planète, ce qui provoquera les vives réactions de nombreuses ONG, dont Amnesty International. La création de la prison de Guantanamo s'explique en partie par cet afflux important de prisonniers. Ben Laden, de son côté, parvient à échapper de justesse aux forces américaines à Tora Bora dans l'est afghan, en décembre 2001. Un des nombreux fils d'Oussama ben Laden, Omar ben Laden, a déclaré en 2010 au magazine Rolling Stone : . Assassiné deux jours avant les attentats du 11 septembre, Ahmed Chah Massoud (commandant du Front uni islamique et national pour le salut de l'Afghanistan, du Jamiat-e Islami et chef de l'Armée islamique ayant combattu contre l'occupation soviétique puis contre le régime des talibans de 1996 à 2001) avait essayé à plusieurs reprises d'attirer l'attention de la communauté internationale sur le danger représenté par Oussama ben Laden et préparait même une opération militaire d'importance avec l'appui des États-Unis contre les talibans et Al-Qaïda. Un second impact militaire d'importance est l'invasion de l'Irak et le renversement du régime de Saddam Hussein en 2003 par les forces armées américaines et britanniques. Bien que l'Irak de Saddam Hussein n'ait pas participé aux attentats du 11 septembre, le régime baasiste a été désigné par l'administration américaine comme un soutien actif du terrorisme international et un détenteur d'armes de destruction massive, malgré l'absence de preuves sur le terrain. Le régime de Saddam Hussein a été remplacé par un régime plus démocratique, notamment par la tenue d'élections et une représentation de la majorité chiite par rapport aux sunnites. L'invasion de l'Irak provoquera de houleux débats à l'ONU et des manifestations à travers le monde, protestant contre les véritables raisons qui seraient d'ordre économique et stratégique (indépendance énergétique vis-à-vis de l'Arabie saoudite notamment). Critiquant l'administration Clinton-Gore qu'il trouvait trop interventionniste, le candidat George W. Bush avait déclaré pendant sa campagne ; . Pour l'historien Jean-Michel Lacroix, . Pour José María Aznar, président du gouvernement espagnol durant les années 1996-2004, l'action internationale du président George Bush mérite d’être saluée. Selon Alexandre Adler, historien et expert géopolitique, doit être reconnu. Mesures de sécurité. Afin de prévenir toute nouvelle attaque aérienne sur le sol américain, l'opération Noble Eagle est déclenchée depuis le . Elle consiste à faire survoler en permanence l'espace aérien des États-Unis par des avions de chasse de la Garde Nationale. Ainsi les grandes villes des États-Unis sont survolées en permanence. Du au , l'Opération Eagle Assist mobilisa des AWACS et des soldats de l'OTAN pour soutenir l'opération. Le , la Transportation Security Administration est créée dans le cadre de l"'Aviation and Transportation Security Act". La TSA est une agence nationale de sécurité dans les transports, elle est chargée de la surveillance et de l'inspection des bagages dans les du pays. Le est créée la première Maritime Safety and Security Team dans le cadre du "Maritime Transportation Security Act of 2002". Les MSST sont des unités maritimes anti-terroristes placées sous la direction du United States Coast Guard, elles sont chargées de la sécurité des ports et des eaux intérieures. Le est créé un nouveau commandement interarmées, le United States Northern Command (NORTHCOM), sa mission est de protéger le territoire des États-Unis et d'apporter un appui aux autorités locales ou fédérales. Le , le Département de la Sécurité intérieure des États-Unis est créé dans le cadre du "Homeland Security Act". Son objectif est d'organiser et d'assurer la sécurité intérieure du pays. Il comprend actuellement de nombreuses agences dont les Garde-côtes des États-Unis, le Federal Protective Service, le United States Secret Service, l'agence fédérale des situations d'urgence, la Transportation Security Administration et l'US Border Patrol. Une zone sécurisée ("") a été créée le qui restreint l'accès à l'espace aérien de l'aviation générale à moins de autour de la ville de Washington. Depuis le , elle couvre un rayon d’environ de la capitale des États-Unis soit trois à cinq minutes de vol selon les appareils. À la demande des autorités de sécurité aérienne comme l'EASA et la FAA, des systèmes d'inviolabilité de la porte de la cabine de pilotage des avions sont mis en place sur tous les appareils commerciaux. Ces systèmes sont différents selon les appareils et les compagnies aériennes afin de ne pas avoir de norme standard et d’empêcher des terroristes éventuels de savoir comment cela fonctionne d’une compagnie à l’autre et d’un type d’avion à un autre : porte blindée (certaines compagnies disposant d'outils tels que des haches ou des pieds-de-biche pour briser la porte en cas d'urgence), vidéosurveillance devant la porte qui permet d'identifier depuis le cockpit qui veut entrer, digicode avec code secret, switch (unlock/norm/lock) qui peut refuser l'accès au poste de pilotage, panneau de type en cas de défaillance de la porte blindée. Procédures judiciaires. Des centaines de plaintes ont été déposées par des victimes des attentats contre plusieurs personnes, États, sociétés et organismes aux États-Unis et à l'étranger. Le , une plainte avec constitution de partie civile a été déposée auprès du Parquet de Paris par la famille de Thierry Saada, une des quatre victimes françaises des attentats. Le , environ des victimes déposent une plainte devant le tribunal fédéral de Washington contre sept banques étrangères, huit fondations islamiques, huit particuliers dont trois membres de la famille royale saoudienne (Prince Sultan Ben Abd el-Aziz, ministre de la Défense, Prince Turki al-Fayçal al-Saoud, ancien chef du renseignement et Prince Mohammad al-Fayçal al-Saoud, directeur de la Faisal Islamic Bank), deux entreprises et contre le gouvernement soudanais, accusés d'avoir financé Al-Qaïda. Une autre le à la cour du district sud de New York. Des actions judiciaires ont été autorisées en septembre 2002 par le juge Alvin Hellerstein contre les compagnies aériennes dont les avions ont été détournés, Boeing ainsi que les propriétaires du World Trade Center pour n'avoir pu prévenir les attentats ainsi que contre le Port Authority of New York and New Jersey qui n'a pu fournir de plans d'évacuation appropriés. Le juge fédéral Harold Baer a déclaré l'Irak coresponsable avec Al-Qaïda des attentats du 11 septembre dans son arrêt du et a accordé de dollars ( d'euros) de dommages et intérêts aux familles de victimes des attaques du 11 septembre et le , un juge fédéral new-yorkais, Richard Casey, a reçu la plainte déposée contre l'International Islamic Relief Organization, une organisation caritative impliquée dans le financement de réseaux islamistes. Aux États-Unis, la seule personne à avoir été jugée jusqu'à présent pour son implication directe avec les attentats du 11 septembre est le Français Zacarias Moussaoui. Arrêté moins d'un mois avant les attaques, il a été accusé par les autorités fédérales américaines d'avoir eu connaissance des attentats à venir mais de n'avoir pas communiqué ses informations. Le , au terme de deux mois de procès, il a été reconnu coupable par le jury du tribunal fédéral d'Alexandria en Virginie de six chefs d'accusation de complot en liaison avec les attentats terroristes du 11 septembre et condamné à la prison à perpétuité, sans possibilité de remise de peine. En Allemagne, le Marocain Mounir el-Motassadeq arrêté le , est condamné une première fois à quinze ans de prison en 2003 pour complicité dans ces attaques. Remis en liberté en février 2006 après que sa condamnation a été cassée, il voit sa première peine confirmée par le tribunal de Hambourg le . En Espagne, le Syrien Imad Eddin Barakat Yarkas, chef de la cellule locale d'Al-Qaïda est arrêté le , inculpé de conspiration en vue des attentats de septembre 2001. Il est condamné le à vingt-sept ans de prison. Khalid Cheikh Mohammed et Ramzi ben Al-Shaiba, soupçonnés d'être les organisateurs des attentats, sont en détention à Guantanamo depuis septembre 2006. Ils avaient revendiqué l'organisation logistique des attentats dans un entretien accordé en mai 2002 et diffusé à la télévision qatarie Al-Jazira les 5 et 8 septembre 2002. En mars 2007, ils passent devant une commission militaire chargée de déterminer leur statut. Leur procès devant un tribunal militaire américain installé dans la base navale américaine de Guantánamo avec trois autres coaccusés s'est ouvert le . "Le Monde" souligne que . Khaled Cheikh Mohammed, Ali Abd al-Aziz Ali et Wallid ben Attash ont plaidé coupable le . En novembre 2009, à la suite de la décision de fermer Guantánamo, leur procès devant une cour civile, le tribunal fédéral de New York, a commencé. En septembre 2015, des plaintes contre l'Arabie saoudite, initiées par des familles de victimes des attentats, sont rejetées au motif que le royaume saoudien bénéficie d'une immunité souveraine. En septembre 2016, Barack Obama oppose un véto à un projet de loi qui aurait permis d'engager de telles poursuites. Le "New York Times" révèle en 2015 que Zacarias Moussaoui aurait confessé aux magistrats d'une cour fédérale de New York l'implication de responsables saoudiens dans les attentats du . Moussaoui y avouerait que le chef des services secrets saoudien Turki Al-Fayçal, l'ambassadeur saoudien à Washington Bandar Ben Sultan, ainsi que le prince saoudien Al-Walid Ben Talal auraient participé au financement des attaques contre le World Trade Center. Aucune preuve matérielle n'a jamais confirmé les accusations de Moussaoui, réfutées ainsi par l'ambassade américaine de l'Arabie saoudite : . Mais en 2016, le "New York Post" détaille le rôle joué par la représentation saoudienne aux États-Unis. En janvier 2016, un projet de loi est adopté par la commission judiciaire du Sénat qui autorise les familles des victimes à attaquer les gouvernements impliqués dans des attentats contre des citoyens américains, en d'autres termes qui lève l'immunité dont bénéficiaient ces gouvernements. Il s'agit d'un accord bipartite. Le gouvernement saoudien doit se sentir visé car il menace de vendre les de dollars de bons du Trésor américains qu'il possède si le texte est voté par le Congrès. La Maison-Blanche réplique en le mettant en garde contre les désordres que cela provoquerait. Le 17 mai 2016, le Sénat adopte ce texte, Justice Against Sponsors of Terrorism Act), dit JASTA, par un vote unanime. En mai 2020, dans le cadre d'un dossier judiciaire, le FBI révèle accidentellement l'identité d'un responsable de l'ambassade saoudienne à Washington dont ses agents soupçonnent qu'il avait fourni un soutien crucial à deux des pirates de l'air d'Al-Qaïda. La divulgation est intervenue dans une nouvelle déclaration déposée devant un tribunal fédéral par un haut responsable du FBI en réponse à un procès intenté par des familles de victimes du 11 septembre qui accuse le gouvernement saoudien de complicité dans les attaques terroristes. Selon un porte-parole des familles des victimes du 11 septembre, cela représente une percée majeure dans cette affaire de longue date, fournissant pour la première fois une confirmation apparente que les agents du FBI enquêtant sur les attaques pensaient avoir découvert un lien entre les pirates de l'air et l'ambassade d'Arabie saoudite à Washington. Pour Michael Isikoff, correspondant principal des enquêtes de Yahoo News, cela met également en lumière les efforts déployés par les hauts responsables de l'administration Trump pour empêcher que des documents internes sur la question ne deviennent publics. Retombées économiques. La plupart des analystes économiques considèrent que les attentats du 11 septembre ont été à l'origine d'un ralentissement économique significatif (ou de l'amplification du freinage important qui avait été amorcé par l'éclatement de la bulle Internet en l'an 2000). Les attaques ont eu un impact économique important sur les États-Unis et les marchés mondiaux. La Bourse de New York (NYSE), le American Stock Exchange (AMEX) et le NASDAQ n'ont pas ouvert le matin du 11 septembre 2001 et sont restés fermés jusqu'au 17 septembre. Lors de la réouverture des marchés boursiers, le Dow Jones Industrial Average (DJIA) a chuté de 7,1 % et le NASDAQ de 6,5 %. Les marchés ont clôturé la semaine du 17 au 21 septembre avec de fortes chutes. En effet le Dow Jones a chuté de (14,26 %) pour finir à , le S&P 500 de (11,6 %) pour finir à et le NASDAQ de (16,1 %) pour finir à 1 423,19. Ce fut la pire semaine enregistrée par le Dow Jones depuis la Grande Dépression. Selon le du Fonds monétaire international de , l"'US National Income and Products Accounts" évalue les destructions et les dépenses qui leur sont directement liées, après le 11 septembre, à de dollars américains. Le , sept assureurs des tours du World Trade Center ont trouvé un accord extra-judiciaire avec le promoteur du complexe du World Trade Center, Larry Silverstein. Les compagnies Swiss Re, Travelers Companies, Zurich American Insurance Company, Allianz Global Risks Insurance Company, Employers Insurance Company of Wausau, et Royal Indemnity Company paieront au total de dollars au lieu des réclamés après les attentats. Plus de se sont retrouvés au chômage et des milliers d'entreprises (particulièrement dans le secteur tertiaire) ont disparu ou subi des pertes considérables à la suite de la destruction de ce centre d'affaires, qui était l'un des plus actifs de la planète. De nombreuses compagnies ont quitté Downtown pour s'installer à Brooklyn, Midtown, ou dans le Connecticut. Les compagnies aériennes mondiales, surtout celles des États-Unis, déjà en difficulté depuis quelques années, ont largement souffert de la chute de fréquentation de leurs lignes et des travaux de sécurité entrepris après ce quadruple détournement, malgré les aides des pouvoirs publics. Les primes d'assurance des immeubles et celles des avions de ligne ont fortement augmenté. Législations post-11 septembre. Les mesures législatives votées dans la foulée des attentats du 11 septembre ont apporté un surcroît de pouvoir à l'exécutif américain, aux services secrets (dont la CIA) et la police fédérale (Federal Bureau of Investigation), ainsi qu'aux militaires (budget du Pentagone notamment). L'USA PATRIOT Act a été soumis aux parlementaires dès le 24 septembre et voté le 26 octobre. Sous la simple affirmation de participation à la lutte antiterroriste, le FBI se voit attribuer le pouvoir d'espionner les associations politiques et religieuses sans que celles-ci soient suspectées d'activités criminelles. Le gouvernement peut poursuivre en justice les possesseurs de fichiers et de données qui révèleraient qu'ils ont dû procéder à des réquisitions d'informations. Il peut faire procéder à des perquisitions et saisir les documents et effets possédés par des citoyens. Sans devoir se justifier, il peut faire emprisonner quiconque, y compris des citoyens, ce indéfiniment et sans procès, sans que ces personnes soient accusées, ni qu'elles puissent être confrontées à celles qui auraient déposé contre elles. Le FBI ni la CIA ne sont contraints de répondre de leurs actions devant les élus. Cette liberté d'action ainsi accordée aux services secrets et à la police est toujours l'objet de débats sur la scène politique et dans l'opinion, car perçue comme opposée aux droits civiques. Deux sénateurs qui se sont employés à freiner l'adoption de ce projet, Patrick Leahy, président de la Commission judiciaire du Sénat, et Tom Daschle, chef de la majorité sénatoriale, furent les cibles d'envois d'enveloppes chargées d"'anthrax" militaire. Le Homeland Security Act a été présenté au Congrès dans les mois qui ont suivi et a été voté le 25 novembre 2002. Il crée le département de la Sécurité intérieure des États-Unis ("Department of Homeland Security") regroupant une vingtaine d'agences fédérales comme la FEMA, les Douanes, le Secret Service… Cette loi reprend le contenu d'un rapport de la commission dite Hart-Rudman ("US Commission on National Security for the 21 Century") créée en 1998 sous la présidence de Bill Clinton, intitulé "Road Map for national Security : Imperative for Change". Le "Total information Awareness office" (TIA), qui matérialise un projet de la Defense Advanced Research Projects Agency (une structure du Pentagone), se proposait de constituer une banque de de fiches, regroupant les informations de sources publiques et privées sur chaque Américain. Il autorise les réunions secrètes des Conseils présidentiels, la dispense de justification intervenant en opposition avec la loi 92-463 sur la transparence des réunions de l'exécutif. Il garantit l'immunité à quiconque fournit à une agence fédérale des informations relatives à des failles ou faillites, même à la suite d'une négligence ou d'une faute. Il permet, par transaction commerciale, l'accès par l'administration à des fichiers constitués par des firmes privées sur des citoyens, contournant ainsi la protection donnée par le amendement. Enfin, le "Military Commission Act", signé le 18 octobre 2006 par le président Bush, abroge, et avec effet rétroactif, le droit des personnes, jusqu'alors reconnu dans les traités internationaux signés par les États-Unis, en définissant une nouvelle classe d'individus, les . Ceux-là peuvent être indéfiniment détenus, sans l'obligation de fournir un acte d'accusation, sont exclus de la protection accordée par les Conventions de Genève, peuvent être soumis à des tortures psychologiques et physiques. Ces incluant la simulation de noyade ou d'exécution, le viol, la privation de nourriture et de sommeil, sont notamment utilisées sur des détenus du camp de Guantanamo et en Europe<ref name="Le Monde 12/09/2021"></ref>. Plusieurs rapports d'Amnesty International ont dénoncé cette violation des droits de la défense et ces pratiques de détention arbitraire, qui, par ailleurs, n'ont eu aucune efficacité. Fin 2007, une loi spécifique était en cours d'examen par le Congrès (loi sur la radicalisation violente et la prévention du terrorisme intérieur), loi destinée à lutter contre les idéologies et . Est spécifiquement visé Internet qui . Cette législation paraît largement inspirée des travaux de Brian Michael Jenkins (de la RAND Corporation) sur le terrorisme : . Une note de l'étude de la RAND Corporation intitulée (ch.4) attire l'attention sur les écologistes, antimondialistes et anarchistes, les désignant comme terreaux de terroristes potentiels. À la suite de l'incendie des tours jumelles, la législation sur l'utilisation des sprinklers a été étendue aux bâtiments existants d'une hauteur de plus de (soit environ ) dès 2019. Mémoriaux. Le "Tribute in Light" est une installation de 88 projecteurs mis en place le 11 mars 2002 sur le toit du Battery parking Garage, près du site du WTC. Les projecteurs sont dirigés vers le ciel et sont disposés en deux carrés, ils créent ainsi deux faisceaux de lumières verticaux dans le ciel rappelant les tours jumelles. Le "National September 11 Memorial & Museum at the World Trade Center" est une corporation à but non lucratif dont la mission est de réaliser un mémorial et un musée sur le site du World Trade Center. Portant le nom de "National September 11 Memorial & Museum", le mémorial est érigé à la mémoire des victimes des attentats du 11 septembre 2001 ainsi que des attentats du 26 février 1993. La zone du crash du vol UA 93 près de Pittsburgh en Pennsylvanie accueille le "Flight 93 National Memorial" en hommage aux et membres d'équipage qui sont morts en tentant de stopper les terroristes. Le 14 novembre 2001, le Congrès vote une résolution désignant chaque 11 septembre comme "Patriot Day" ; jour de recueillement à la mémoire des victimes des attaques terroristes. Ainsi chaque année, le président des États-Unis appelle le peuple américain à observer un moment de silence. En septembre 2003, d'acier récupérées sur le site du WTC sont utilisées pour la construction de l', un navire de guerre de la classe San Antonio, rebaptisé ainsi en la mémoire des victimes et inauguré en présence des familles de victimes, et des membres du NYPD et FDNY. Le 11 septembre 2006, Bill Clinton inaugure un , intitulé () et représentant une larme à travers une tour brisée. Cette sculpture, réalisée par Zourab Tsereteli, offerte et installée par la Russie, à l'initiative de son président, Vladimir Poutine, mesure de hauteur et pèse . Elle est installée à Bayonne (New Jersey), dans l'alignement de la Statue de la Liberté. Renouveau du site. Plus d' de tonnes de débris et gravats ont été enlevées du site du World Trade Center. En 2004, l'ancien site du World Trade Center, rebaptisé "ground zero", est déblayé et prêt à accueillir une nouvelle construction, tout d'abord désignée comme la Freedom Tower, pour laquelle un concours architectural a été ouvert pour un mémorial, un lieu de vie et d'activités. Un nouveau 7 World Trade Center a été inauguré en 2006 mais en 2008, . La reconstruction du site comprend en 2019 les projets achevés, chronologiquement le 7 World Trade Center, le mémorial du 11 Septembre et son musée, le One World Trade Center, plus haute tour de l'Amérique du Nord, le Four World Trade Center, la nouvelle Gare du PATH et le Three World Trade Center. Le centre artistique est en construction au pied du One WTC, et le Two World Trade Center en reste au stade des fondations. C'est sur ce site, ainsi qu'à Times Square et devant la Maison-Blanche, que des milliers d'Américains ont manifesté leur joie, les et 2 mai 2011, après l'annonce de la mort d'Oussama ben Laden. |
1908 L'année 1908 est une année bissextile qui commence un mercredi. |
1983 L'année 1983 est une année commune qui commence un samedi. |
1985 L'année 1985 est une année commune qui commence un mardi. |
Électricité L’électricité est l'ensemble des phénomènes physiques associés à la présence et au mouvement de la matière qui possède une propriété de charge électrique. L'électricité est liée au magnétisme, les deux faisant partie du phénomène de l'électromagnétisme, tel que décrit par les équations de Maxwell. Divers phénomènes courants sont liés à l'électricité, notamment la foudre, l'électricité statique, le chauffage électrique, les décharges électriques. La présence d'une charge électrique, qui peut être positive ou négative, produit un champ électrique. Le mouvement de cette charge représente un courant électrique, qui produit un champ magnétique. Lorsqu'une charge est placée à un endroit où le champ électrique est non nul, une force s'exerce sur elle. L'ampleur de cette force est donnée par la loi de Coulomb. Si la charge électrique se déplace dans le champ, celui-ci exerce un travail sur la charge. Nous pouvons donc parler de potentiel électrique en un certain point de l'espace, qui est généralement mesuré en volts. L'électricité est au cœur de nombreuses technologies modernes. L'énergie électrique est un vecteur énergétique, qui utilise le courant électrique pour alimenter des équipements. En électronique, elle est aussi un vecteur d'information, exploité dans les circuits électriques impliquant des composants électriques actifs tels que les tubes électroniques, les transistors, les diodes, les circuits intégrés, ainsi que les technologies d'interconnexion passives associées. Les phénomènes électriques sont étudiés depuis l'Antiquité, les progrès dans la compréhension théorique sont restés quasi nuls jusqu'aux . La théorie de l'électromagnétisme est développée au et, à la fin de ce siècle, les ingénieurs électriciens commencent à utiliser l'électricité à des fins industrielles et résidentielles. L'expansion rapide de la technologie électrique à cette époque a transformé l'industrie et la société, devenant la force motrice de la deuxième révolution industrielle. L'extraordinaire polyvalence de l'électricité lui permet d'être utilisée dans un nombre presque illimité d'applications, dont le transport, le chauffage, l'éclairage, les communications et l'informatique. La production d'électricité est en conséquence un secteur industriel clef de nombreux États. Histoire. Premières théories. Bien avant que l'électricité ne soit connue, l'être humain connaît les chocs provoqués par les poissons électriques. Des textes de l'Égypte antique datant de font référence à ces poissons comme « Tonnerre du Nil », et les décrivent comme les « protecteurs » de tous les autres poissons. Les poissons électriques sont de nouveau signalés des millénaires plus tard par des naturalistes et des médecins grecs, romains et arabes. Plusieurs auteurs de l'Antiquité, tels que Pline l'Ancien et Scribonius Largus, attestent de l'effet anesthésiant des chocs électriques délivrés par les Malaptéruridés et les Torpediniformes, et savent que ces chocs peuvent se propager le long d'objets conducteurs. Les patients souffrant de maladies telles que la goutte ou de maux de tête sont invités à toucher des poissons électriques dans l'espoir que la puissante secousse les guérisse. Les cultures antiques du pourtour méditerranéen savent que certains objets, tels que des baguettes d'ambre, peuvent être frottés avec de la fourrure de chat pour attirer des objets légers comme des plumes. Thalès fait une série d'observations sur l'électricité statique vers , à partir desquelles il croit que la friction rendrait l'ambre magnétique, contrairement à des minéraux comme la magnétite, qui n'auraient pas besoin d'être frottés. Selon une théorie controversée, les Parthes auraient eu des connaissances en galvanoplastie, d'après la découverte, en 1936, de la pile électrique de Bagdad, qui ressemble à une cellule galvanique, bien qu'il ne soit pas certain que l'artefact soit de nature électrique. Premières recherches et étymologie. L'électricité n'est guère plus qu'une curiosité intellectuelle pendant des millénaires, jusqu'en 1600, lorsque le scientifique anglais William Gilbert écrit "De Magnete", dans lequel il étudie minutieusement l'électricité et le magnétisme, en distinguant l'effet de la magnétite de l'électricité statique produite par le frottement de l'ambre. Il invente le nouveau mot latin ', tiré de « d’ambre » ou « comme l'ambre », de , ', le mot grec pour « ambre », pour désigner la propriété d'attirer de petits objets après avoir été frottés. Cette association donne naissance aux mots anglais « ' » et « ' », qui apparaissent pour la première fois dans l'ouvrage "Pseudodoxia Epidemica" de Thomas Browne en 1646 et sont plus tard empruntés par le français pour former « électrique » et « électricité » Découverte des principaux effets. D'autres travaux sont menés au et au début du par Otto von Guericke, Robert Boyle, Stephen Gray et Charles François de Cisternay du Fay. Plus tard, Benjamin Franklin mène des recherches approfondies sur l'électricité, vendant ses biens pour financer ses travaux. En , il aurait attaché une clé métallique au bas de la corde d'un cerf-volant humidifié et aurait fait voler l'ensemble dans un orage. Une succession d'étincelles sautant de la clé au dos de sa main démontre alors que la foudre était de nature électrique. Il explique également le comportement apparemment paradoxal de la bouteille de Leyde en tant que dispositif de stockage de grandes quantités de charges électriques positives et négatives. En 1791, Luigi Galvani publie sa découverte du bioélectromagnétisme, démontrant que l'électricité est le moyen par lequel les neurones transmettent des signaux aux muscles. La pile voltaïque d'Alessandro Volta en 1800, constituée de couches alternées de zinc et de cuivre, fournit aux scientifiques une source d'énergie électrique plus fiable que les machines électrostatiques utilisées auparavant. La reconnaissance de l'électromagnétisme, l'unité des phénomènes électriques et magnétiques, est due à Hans Christian Ørsted et André-Marie Ampère en 1819-1820. Michael Faraday invente le moteur électrique en 1821, et Georg Ohm analyse mathématiquement les circuits électriques en 1827. L'électricité et le magnétisme sont définitivement liés par James Clerk Maxwell, notamment dans son ouvrage "On Physical Lines of Force" en 1861 et 1862. En 1887, Heinrich Hertz découvre que des électrodes éclairées par un rayonnement ultraviolet créent plus facilement des étincelles électriques. En 1905, Albert Einstein publie un article expliquant les données expérimentales de l'effet photoélectrique comme étant le résultat de l'énergie lumineuse transportée en paquets quantifiés discrets, dynamisant les électrons. Industrialisation et arrivée de l'électronique. Si le début du a vu des progrès rapides dans le domaine de la science électrique, c'est la fin du qui voit les plus grands progrès dans le domaine de l'électrotechnique. Grâce à des personnes telles qu'Alexander Graham Bell, Ottó Bláthy, Thomas Edison, Galileo Ferraris, Oliver Heaviside, Ányos Jedlik, William Thomson, Charles Algernon Parsons, Werner von Siemens, Joseph Swan, Reginald Fessenden, Nikola Tesla et George Westinghouse, l'électricité passe du statut de curiosité scientifique à celui d'outil essentiel de la vie moderne, et participe également à la deuxième révolution industrielle. Le premier dispositif à semi-conducteurs est le « détecteur de crystal », utilisé pour la première fois dans les années 1900 dans les récepteurs radio. L'électronique à l'état solide s'impose ensuite avec l'émergence des transistors. Le premier transistor fonctionnel, un transistor à contact ponctuel à base de germanium, est inventé par John Bardeen et Walter Houser Brattain aux laboratoires Bell en 1947, suivi par le transistor bipolaire en 1948. Ces premiers transistors sont des dispositifs relativement volumineux et difficiles à fabriquer en masse. Ils sont suivis par le transistor à effet de champ à grille métal-oxyde (MOSFET) à base de silicium, inventé par Mohamed M. Atalla et aux laboratoires Bell en 1959. Il s'agit du premier transistor véritablement compact qui peut être miniaturisé et produit en masse pour une large gamme d'utilisations, ce qui conduit à la révolution du silicium et à ce qui est défini par certains comme une nouvelle époque historique : l'ère de l'information. Le MOSFET est depuis devenu le dispositif le plus fabriqué de l'histoire. L'électronique participe ainsi activement à la troisième révolution industrielle, notamment grâce au développement de l'automation mais aussi grâce aux progrès qu'elle a permis dans la communication. Concepts. Charge électrique. La présence d'une charge donne lieu à une force électrostatique : les charges exercent une force l'une sur l'autre, un effet qui est déjà connu, mais pas compris, dans l'Antiquité. Une boule légère suspendue à une ficelle peut être chargée en la touchant avec une tige de verre qui a elle-même été chargée en la frottant avec un tissu. Si une seconde balle est chargée par la même tige de verre, on constate qu'elle repousse la première : la charge éloigne les deux balles. Deux boules chargées par une tige d'ambre frottée se repoussent également. En revanche, si une boule est chargée par une tige de verre et l'autre par une tige d'ambre, les deux boules s'attirent. Ces phénomènes sont étudiés à la fin du par Charles-Augustin Coulomb, qui déduit que la charge se manifeste sous deux formes opposées. Cette découverte conduit à l'axiome bien connu : les objets de même charge se repoussent et les objets de charge opposée s'attirent. La force agit sur les particules chargées elles-mêmes, d'où la tendance de la charge à se répartir le plus uniformément possible sur une surface conductrice. L'ampleur de la force électromagnétique, qu'elle soit attractive ou répulsive, est donnée par la loi de Coulomb, qui relie la force au produit des charges et qui a une relation inverse au carré avec la distance qui les sépare. La force électromagnétique est très puissante, juste derrière l'interaction forte, mais, contrairement à cette dernière, elle agit sur toutes les distances. Par rapport à la force gravitationnelle, beaucoup plus faible, la force électromagnétique qui éloigne deux électrons est 1042 fois supérieure à l'attraction de la gravitation qui les rapproche. Une charge provient de certains types de particules subatomiques, dont les porteurs les plus connus sont les électrons et les protons. Une charge électrique donne naissance à une force électromagnétique, l'une des quatre forces fondamentales de la nature. La charge est une quantité conservée, c'est-à-dire que la charge nette au sein d'un système électriquement isolé restera toujours constante, quels que soient les changements qui se produisent dans ce système. Au sein du système, la charge peut être transférée entre corps, soit par contact direct, soit par passage le long d'un matériau conducteur, tel qu'un fil. La charge des électrons et des protons étant de signe opposé, une quantité de charge peut être exprimée comme étant négative ou positive. Par convention, la charge portée par les électrons est considérée comme négative, et celle des protons comme positive, une coutume qui trouve son origine dans les travaux de Benjamin Franklin. La quantité de charge est généralement désignée par le symbole Q et exprimée en coulombs ; chaque électron porte la même charge d'environ . Le proton a une charge égale et opposée, soit . La charge est possédée non seulement par la matière, mais aussi par l'antimatière, chaque antiparticule portant une charge égale et opposée à sa particule correspondante. La charge peut être mesurée par un certain nombre de moyens, l'un des premiers instruments étant l'électroscope à feuille d'or, qui, bien qu'il soit encore utilisé pour des démonstrations en classe, a été remplacé par l'électromètre électronique. Courant électrique. Le mouvement d'une charge électrique est connu sous le nom de courant électrique, dont l'intensité est généralement mesurée en ampères. Le courant peut être constitué de n'importe quelle particule chargée en mouvement ; le plus souvent, il s'agit d'électrons, mais toute charge en mouvement constitue un courant. Le courant électrique peut traverser certaines choses, les conducteurs électriques, mais ne traversera pas un isolant électrique. Par convention historique, un courant positif est défini comme circulant de la partie positive d'un circuit vers la partie négative. Le courant défini de cette manière va alors dans le « sens conventionnel ». Le mouvement des électrons dans un circuit électrique est ainsi considéré comme allant dans la direction opposée à celle du « sens conventionnel », les électrons étant chargés négativement. Le processus par lequel le courant électrique traverse un matériau est appelé conduction électrique, et sa nature varie en fonction de celle des particules chargées et du matériau qu'elles traversent. Parmi les exemples de courants électriques, on peut citer la conduction métallique, où les électrons circulent dans des conducteurs tel que le métal, et l'électrolyse, où les ions (atomes chargés) circulent dans des liquides ou dans des plasmas (étincelles électriques). Alors que les particules elles-mêmes peuvent se déplacer assez lentement, parfois avec une vitesse de dérive moyenne de seulement quelques fractions de millimètre par seconde, le champ électrique qui les anime se propage lui-même à une vitesse proche de celle de la lumière, permettant aux signaux électriques de passer rapidement le long des fils. Un courant provoque plusieurs effets observables, qui permettent de reconnaître sa présence. En 1800, William Nicholson et Anthony Carlisle découvrent que l'eau peut être décomposée par le courant d'une pile voltaïque, un processus maintenant connu sous le nom d'électrolyse de l'eau. Leurs travaux sont ensuite largement développés par Michael Faraday en 1833. Le courant traversant une résistance provoque un échauffement localisé, un effet que James Prescott Joule étudie mathématiquement en 1840. L'une des découvertes les plus importantes concernant le courant est faite accidentellement par Hans Christian Ørsted en 1820, lorsque, alors qu'il prépare une conférence, il voit le courant dans un fil perturber l'aiguille d'une boussole magnétique. Il découvre ainsi l'électromagnétisme, une interaction fondamentale entre l'électricité et le magnétisme. Le niveau des émissions électromagnétiques générées par un arc électrique est suffisamment élevé pour produire des interférences électromagnétiques qui peuvent nuire au fonctionnement des équipements adjacents. Dans les applications techniques ou domestiques, le courant est souvent décrit comme étant soit un courant continu (DC), soit un courant alternatif (AC). Ces termes font référence à la façon dont le courant varie dans le temps. Le courant continu, tel qu'il est produit par exemple à partir d'une batterie et requis par la plupart des appareils électroniques, est un flux unidirectionnel de la partie positive d'un circuit vers la partie négative. Si, comme c'est le cas le plus souvent, ce flux est transporté par des électrons, ceux-ci se déplacent dans la direction opposée. Le courant alternatif est un courant qui s'inverse de manière répétée ; il prend presque toujours la forme d'une onde sinusoïdale. Le courant alternatif est donc pulsé dans un conducteur sans que la charge ne se déplace sur une distance nette dans le temps. La valeur moyenne dans le temps d'un courant alternatif est nulle, mais il fournit de l'énergie dans un sens puis dans l'autre. Le courant alternatif est affecté par des propriétés électriques qui ne sont pas observées en régime permanent de courant continu, comme l'inductance et la capacité. Champ électrique. Le concept de champ électrique a été introduit par Michael Faraday. Un champ électrique est créé par un corps chargé dans l'espace qui l'entoure, et se traduit par une force exercée sur toute autre charge placée dans le champ. Le champ électrique agit entre deux charges de la même manière que le champ gravitationnel entre deux masses, et il s'étend vers l'infini en présentant une relation inverse du carré avec la distance. La gravité agit toujours par attraction, rapprochant deux masses, tandis que le champ électrique peut entraîner soit une attraction, soit une répulsion. Comme les grands corps tels que les planètes ne portent généralement pas de charge nette, le champ électrique à distance est généralement nul. La gravité est donc la force dominante à distance dans l'univers, bien qu'elle soit beaucoup plus faible. Le champ électrique se mesure en volts par mètre. Un champ électrique varie généralement dans l'espace et son intensité en un point donné est définie comme la force (par unité de charge) qui serait ressentie par une charge stationnaire négligeable si elle était placée en ce point. La charge conceptuelle, appelée « charge d'essai », doit être infiniment petite pour éviter que son propre champ électrique ne perturbe le champ principal et doit également être stationnaire pour éviter l'effet des champs magnétiques. Comme le champ électrique est défini en termes de force, et que la force est un vecteur, ayant à la fois une magnitude et une direction, il s'ensuit qu'un champ électrique est un champ de vecteurs. L'étude des champs électriques créés par des charges stationnaires est appelée électrostatique. Le champ peut être visualisé par un ensemble de lignes imaginaires dont la direction en tout point est la même que celle du champ. Ce concept a été introduit par Faraday, dont l'expression « lignes de force » est encore parfois utilisée. Les lignes de champ sont les chemins qu'une charge positive ponctuelle chercherait à emprunter lorsqu'elle est forcée de se déplacer dans le champ ; il s'agit cependant d'un concept imaginaire sans existence physique, et le champ imprègne tout l'espace intermédiaire entre les lignes. Les lignes de champ émanant de charges stationnaires ont plusieurs propriétés essentielles : premièrement, elles naissent à des charges positives et se terminent à des charges négatives ; deuxièmement, elles doivent pénétrer dans tout bon conducteur à angle droit ; et troisièmement, elles ne peuvent jamais se croiser ni se refermer sur elles-mêmes. Un corps conducteur creux porte toute sa charge sur sa surface extérieure. Le champ est donc nul en tout point du corps. Les principes de l'électrostatique sont importants lors de la conception d'équipements à haute tension. Il existe une limite finie à l'intensité du champ électrique que peut supporter un milieu quelconque. Au-delà de cette limite, une rupture électrique se produit et un arc électrique provoque un embrasement entre parties chargées. L'air, par exemple, a tendance à former un arc à travers de petits espaces lorsque l'intensité du champ électrique dépasse par centimètre, ce qui représente la limite de sa rigidité diélectrique. La manifestation naturelle la plus visible de ce phénomène est la foudre, qui se produit lorsque la charge est séparée dans les nuages par des colonnes d'air ascendantes et que le champ électrique dans l'air est supérieur à ce qu'il peut supporter. La tension d'un grand nuage de foudre peut atteindre et son énergie de décharge peut atteindre . L'intensité du champ est fortement influencée par la proximité d'objets conducteurs, et elle est particulièrement forte lorsqu'elle est forcée de s'incurver autour d'objets pointus. Ce principe est exploité dans le paratonnerre, dont la pointe acérée a pour effet d'encourager le coup de foudre à se développer à cet endroit, plutôt que vers le bâtiment qu'il sert à protéger. Potentiel électrique. Le concept de potentiel électrique est étroitement lié à celui de champ électrique. Une petite charge placée dans un champ électrique subit une force. Amener la charge à ce point, contre cette force, nécessite un travail. Le potentiel électrique en tout point est défini comme l'énergie nécessaire pour amener lentement une unité de charge d'essai d'une distance infinie à ce point. Il est généralement mesuré en volts, représentant le potentiel pour dépensé pour amener une charge de depuis l'infini. Cette définition du potentiel, bien que formelle, a peu d'applications pratiques, et un concept plus utile est celui de différence de potentiel électrique, l'énergie requise pour déplacer une charge unitaire entre deux points spécifiés. Un champ électrique a la propriété particulière d'être conservatif, ce qui signifie que le chemin emprunté par la charge d'essai n'est pas pertinent : tous les chemins entre deux points spécifiés dépensent la même énergie, et on peut donc énoncer une valeur unique pour la différence de potentiel. Pour des raisons pratiques, il est utile de définir un point de référence commun auquel les potentiels peuvent être exprimés et comparés. Bien que ce point puisse être à l'infini, une référence beaucoup plus utile est la Terre elle-même, qui est supposée être au même potentiel partout. Ce point de référence prend naturellement le nom de « terre ». La Terre est supposée être une source infinie de charges positives et négatives à quantités égales, et est donc électriquement non chargée . Le potentiel électrique est un scalaire, c'est-à-dire qu'il n'a qu'une magnitude et pas de direction. Il peut être considéré comme analogue à la hauteur : de la même manière qu'un objet relâché tombera d'une certaine différence de hauteur causée par un champ gravitationnel, une charge « tombera » d'une certaine différence de potentiel causée par un champ électrique. De la même manière que les cartes en relief montrent des courbes de niveau marquant les points de hauteur égale, des lignes de champ marquant des points à potentiel égal (connues sous le nom d'équipotentielles) peuvent être dessinées autour d'un objet chargé électrostatiquement. Les équipotentielles croisent toutes les lignes de force à angle droit. Elles doivent également être parallèles à la surface d'un conducteur, sinon cela produirait une force qui déplacerait les porteurs de charge pour égaliser le potentiel de la surface. Le champ électrique est formellement défini comme la force exercée par unité de charge, mais le concept de potentiel permet une définition plus utile et équivalente : le champ électrique est le gradient local du potentiel électrique. Généralement exprimé en volts par mètre, la direction du vecteur du champ est la ligne de plus grand potentiel, et l'endroit où les équipotentielles sont les plus proches l'une de l'autre. Champ magnétique. La découverte par Ørsted, en 1821, de l'existence d'un champ magnétique autour de tous les côtés d'un fil transportant un courant électrique indique qu'il existe une relation directe entre l'électricité et le magnétisme. De plus, cette interaction semblait alors différente des forces gravitationnelles et électrostatiques, les deux forces de la nature alors connues. La force exercée sur l'aiguille de la boussole ne la dirigeait pas vers ou à l'opposé du fil porteur du courant, mais agissait à angle droit par rapport à celui-ci. Ørsted a déclaré que . La force dépendait également du sens du courant, car si le flux est inversé, la force l'est aussi. Ørsted n'a pas compris complètement sa découverte, mais il observe que l'effet est réciproque : un courant exerce une force sur un aimant, et un champ magnétique exerce une force sur un courant. Le phénomène est approfondi par André-Marie Ampère, qui découvre que deux fils parallèles parcourus par un courant exercent une force l'un sur l'autre : deux fils conduisant des courants dans le même sens sont attirés l'un vers l'autre, tandis que les fils contenant des courants dans des directions opposées s'éloignent l'un de l'autre. Cette interaction est médiée par le champ magnétique que chaque courant produit et constitue la base de la définition internationale de l'ampère. La relation entre les champs magnétiques et les courants est extrêmement importante, car elle a conduit à l'invention du moteur électrique par Michael Faraday en 1821. Le moteur homopolaire de Faraday est constitué d'un aimant permanent placé dans un bain de mercure. Un courant électrique passe par un fil suspendu à un pivot au-dessus de l'aimant et plonge dans le mercure. L'aimant exerce alors une force tangentielle sur le fil, le faisant tourner autour de l'aimant aussi longtemps que le courant est maintenu. Les expériences menées par Faraday en 1831 ont révélé qu'un fil se déplaçant perpendiculairement à un champ magnétique développe une différence de potentiel entre ses extrémités. Une analyse plus poussée de ce processus, connu sous le nom d'induction électromagnétique, lui a permis d'énoncer le principe, désormais connu sous le nom de loi de Lenz-Faraday, selon lequel la différence de potentiel induite dans un circuit fermé est proportionnelle au taux de variation du flux magnétique à travers la boucle. L'exploitation de cette découverte lui a permis d'inventer le premier générateur électrique en 1831, avec lequel il a converti l'énergie mécanique d'un disque tournant de cuivre en énergie électrique. Circuits électriques. Un circuit électrique est une interconnexion de composants électriques permettant de faire circuler une charge électrique le long d'un chemin fermé (un circuit), généralement pour effectuer une tâche utile. Les composants d'un circuit électrique peuvent prendre de nombreuses formes : résistances, condensateurs, interrupteurs, transformateurs et composants électroniques. Les circuits électroniques contiennent des composants actifs, généralement des semi-conducteurs, et présentent généralement un comportement non linéaire, nécessitant une analyse complexe. Les composants électriques les plus simples sont ceux que l'on qualifie de passifs et linéaires : s'ils peuvent temporairement stocker de l'énergie, ils n'en contiennent aucune source et présentent des réponses linéaires aux stimuli. La résistance est peut-être le plus simple des éléments de circuit passifs : comme son nom l'indique, elle résiste au courant qui la traverse et dissipe son énergie sous forme de chaleur. La résistance est une conséquence du mouvement de la charge dans un conducteur : dans les métaux, par exemple, la résistance est principalement due aux collisions entre les électrons et les ions. La loi d'Ohm est une loi fondamentale de la théorie des circuits, qui stipule que le courant traversant une résistance est directement proportionnel à la différence de potentiel à ses bornes. La résistance de la plupart des matériaux est relativement constante pour une gamme de températures et de courants ; les matériaux dans ces conditions sont dits « ohmiques ». L'ohm, l'unité de résistance, a été nommé en l'honneur de Georg Ohm, et est symbolisé par la lettre grecque (oméga). est la résistance qui produit une différence de potentiel de en réponse à un courant continu de . Le condensateur est un développement de la bouteille de Leyde et est un dispositif qui peut stocker une charge, et ainsi stocker de l'énergie électrique dans le champ résultant. Il est généralement constitué de deux plaques conductrices séparées par une fine couche diélectrique isolante ; en pratique, de fines feuilles métalliques sont enroulées ensemble, ce qui augmente la surface par unité de volume et donc la capacité. L'unité de la capacité est le farad, nommé d'après Michael Faraday et est désigné par le symbole F ; est la capacité d'une charge de qui développe une différence de potentiel de . Un condensateur connecté à une tension d'alimentation génère initialement un courant lorsqu'il accumule une charge ; ce courant décroît toutefois au fur et à mesure que le condensateur se remplit, pour finalement tomber à zéro. Un condensateur ne permet donc pas le passage d'un courant continu stabilisé, mais le bloque. L'inducteur est un conducteur, généralement une bobine de fil, qui stocke de l'énergie dans un champ magnétique en réponse au courant qui le traverse. Lorsque le courant change, le champ magnétique change également, induisant une tension entre les extrémités du conducteur. La tension induite est proportionnelle à la vitesse de variation du courant. La constante de proportionnalité est appelée l'inductance. L'unité d'inductance est le henry, du nom de Joseph Henry, un contemporain de Faraday. est l'inductance qui induit une différence de potentiel de si le courant qui la traverse change à la vitesse de . Le comportement de l'inducteur est, à certains égards, inverse de celui du condensateur : il laisse passer librement un courant qui ne change pas, mais s'oppose à un courant qui change rapidement. Production et utilisation. Production et transmission. Au , le philosophe grec Thalès réalise des expériences avec des tiges d'ambre qui constituent les premières études sur la production d'énergie électrique. Bien que cette méthode, connue aujourd'hui sous le nom d'effet triboélectrique, puisse soulever des objets légers et produire des étincelles, elle est extrêmement inefficace. Il faut attendre l'invention de la pile voltaïque au pour disposer d'une source d'électricité viable. La pile voltaïque et son descendant moderne, la batterie électrique, stockent l'énergie sous forme chimique et la rendent disponible à la demande sous forme d'énergie électrique. L'énergie électrique est généralement produite par des générateurs électromécaniques actionnés par la vapeur produite par la combustion de combustibles fossiles, par la chaleur libérée par une réaction nucléaire, ou encore par d'autres sources telles que l'énergie cinétique extraite du vent ou de l'eau courante. La turbine à vapeur moderne, inventée par Sir Charles Algernon Parsons en 1884, produit aujourd'hui environ 80 % de l'énergie électrique dans le monde en utilisant diverses sources de chaleur. Ces générateurs ne ressemblent en rien au générateur à disque homopolaire de Faraday de 1831, mais ils reposent toujours sur son principe électromagnétique selon lequel un conducteur reliant un champ magnétique changeant induit une différence de potentiel à ses extrémités. L'invention du transformateur à la fin du permet de transmettre plus efficacement l'énergie électrique à une tension plus élevée mais à un courant plus faible. Une transmission électrique efficace signifie à son tour que l'électricité peut être produite dans des centrales électriques centralisées, où elle bénéficie d'économies d'échelle, puis être envoyée sur des distances relativement longues là où elle est nécessaire. Étant donné que l'énergie électrique ne peut pas facilement être stockée en quantités suffisantes pour répondre à la demande à l'échelle nationale, il faut produire à tout moment exactement la quantité nécessaire, ce qui oblige les compagnies d'électricité à prévoir soigneusement leurs charges électriques et à maintenir une coordination constante avec leurs centrales. Une certaine quantité de production doit toujours être maintenue en réserve pour protéger le réseau électrique contre les perturbations et les pertes inévitables. La demande d'électricité augmente très rapidement à mesure qu'une nation se modernise et que son économie se développe. Les États-Unis ont enregistré une augmentation de 12 % de la demande chaque année au cours des trois premières décennies du , un taux de croissance que connaissent les économies émergentes telles que celles de l'Inde ou de la Chine au . Historiquement, le taux de croissance de la demande d'électricité a dépassé celui des autres formes d'énergie. Les préoccupations environnementales liées à la production d'électricité ont conduit à mettre l'accent sur la production à partir de sources renouvelables, en particulier l'énergie éolienne et solaire. Bien que l'on puisse s'attendre à ce que le débat se poursuive sur l’impact environnemental des différents moyens de production d'électricité, sa forme finale est relativement propre. Applications. L'électricité est un moyen très pratique de transférer l'énergie, et elle est adaptée à un nombre énorme et croissant d'utilisations. L'invention d'une lampe à incandescence pratique dans les années 1870 a fait de l'éclairage l'une des premières applications publiques de l'énergie électrique. Bien que l'électrification ait apporté avec elle ses propres dangers, le remplacement des flammes nues de l'éclairage au gaz a considérablement réduit les risques d'incendie dans les maisons et les usines. L'effet Joule résistif employé dans les ampoules à filament est également utilisé plus directement dans le chauffage électrique. Bien qu'il soit polyvalent et contrôlable, il peut être considéré comme un gaspillage, puisque la plupart de la production d'électricité a déjà nécessité la production de chaleur dans une centrale électrique. Un certain nombre de pays, comme le Danemark, ont adopté une législation limitant ou interdisant l'utilisation du chauffage électrique résistif dans les nouveaux bâtiments. L'électricité reste cependant une source d'énergie très pratique pour le chauffage et la réfrigération, la climatisation et les pompes à chaleur représentant un secteur croissant de la demande d'électricité pour le chauffage et la climatisation, dont les effets sont de plus en plus pris en compte par les services publics d'électricité. L'électricité est utilisée dans les télécommunications, et le télégraphe électrique, dont la démonstration commerciale faite en 1837 par William Fothergill Cooke et Charles Wheatstone avec leur système est l'une de ses premières applications. Avec la construction des premiers systèmes télégraphiques transcontinentaux, puis transatlantiques, dans les années 1860, l'électricité permet de communiquer en quelques minutes à travers le monde. La fibre optique et la communication par satellite ont pris une part du marché des systèmes de communication, mais on peut s'attendre à ce que l'électricité reste un élément essentiel du processus. Les effets de l'électromagnétisme sont le plus visiblement employés dans les moteurs électriques, qui fournissent de l'énergie motrice propre et efficace. Un moteur stationnaire, tel qu'un winch, est facilement alimenté en énergie, mais un moteur qui se déplace avec son application, tel qu'un véhicule électrique, est obligé soit de transporter une source d'énergie, telle qu'une batterie, soit de capter le courant d'un contact glissant, tel qu'un pantographe. Les véhicules à moteur électrique sont utilisés dans les transports en commun, tels que les bus et les trains électriques, et un nombre croissant de voitures électriques à batterie en propriété privée. Les dispositifs électroniques utilisent le transistor, qui est peut-être l'une des inventions les plus importantes du vingtième siècle et un élément fondamental de tous les circuits modernes. Un circuit intégré moderne peut contenir plusieurs milliards de transistors miniaturisés dans une région de quelques centimètres carrés seulement. Dans la nature. Effets physiologiques. Une tension électrique appliquée à un corps humain provoque un courant électrique à travers les tissus, et bien que la relation ne soit pas linéaire, plus la tension est élevée, plus le courant est important. Le seuil de perception varie avec la fréquence d'alimentation et avec le trajet du courant, mais il est d'environ 0,1 à à la fréquence du réseau électrique, bien qu'un courant aussi faible que puisse être détecté comme un effet d'électrovibration dans certaines conditions. Si le courant est suffisamment élevé, il peut provoquer des contractions musculaires, une fibrillation cardiaque et des brûlures des tissus. L'absence de signe visible indiquant qu'un conducteur est sous tension électrique fait de l'électricité un danger particulier. La douleur causée par un choc électrique peut être intense, ce qui fait que l'électricité est parfois utilisée comme méthode de torture. La mort causée par un choc électrique est appelée électrocution. L'électrocution est encore le moyen d'exécutions judiciaires dans certaines juridictions, bien que son utilisation devienne de plus en plus rare. Phénomènes électriques. L'électricité n'est pas une invention humaine, et elle peut être observée sous plusieurs formes dans la nature, dont la plus connue est probablement la foudre. De nombreuses interactions familières au niveau macroscopique, comme le toucher, la friction ou les liaisons chimiques, sont dues à des interactions entre des champs électriques à l'échelle atomique. Le champ magnétique terrestre proviendrait d'une dynamo naturelle de courants circulant dans le noyau de la planète. Certains cristaux, comme le quartz, ou même le sucre, génèrent une différence de potentiel à travers leurs faces lorsqu'ils sont soumis à une pression externe. Ce phénomène est connu sous le nom de piézoélectricité, du grec "" (), qui signifie presser, et est découvert en 1880 par Pierre et Jacques Curie. L'effet est réciproque, et lorsqu'un matériau piézoélectrique est soumis à un champ électrique, une petite modification des dimensions physiques se produit. Certains organismes, tels que les requins, sont capables de détecter et de réagir aux variations des champs électriques, une capacité connue sous le nom d'électroperception, tandis que d'autres, qualifiés d', sont capables de générer eux-mêmes des tensions pour chasser ou se défendre. L'ordre des Gymnotiformes, dont l'exemple le plus connu est l'anguille électrique, détecte ou assomme ses proies grâce à des tensions élevées générées par des cellules musculaires modifiées appelées électrocytes. Tous les animaux transmettent des informations le long de leurs membranes cellulaires par des impulsions de tension appelées potentiels d'action, dont les fonctions incluent la communication par le système nerveux entre les neurones et les muscles. Un choc électrique stimule ce système et provoque la contraction des muscles. Les potentiels d'action sont également responsables de la coordination des activités dans certaines plantes. Dans la culture. Au et au début du , l'électricité ne fait pas partie de la vie quotidienne de nombreuses personnes, même dans le monde occidental industrialisé. La culture populaire de l'époque la dépeint donc souvent comme une force mystérieuse, quasi magique, capable de tuer les vivants, de ranimer les morts ou de détourner les lois de la nature. Cette attitude commence avec les expériences de Luigi Galvani en 1771, dans lesquelles il montre que les pattes de grenouilles mortes se contractent avec l'application d'électricité. La « revitalisation », ou la réanimation de personnes apparemment mortes ou noyées, est signalée dans la littérature médicale peu après les travaux de Galvani. Ces résultats sont connus de Mary Shelley lorsqu'elle écrit "Frankenstein ou le Prométhée moderne" (1819), bien qu'elle ne nomme pas spécifiquement la méthode de revitalisation du monstre. Cette méthode employant l'électricité est ensuite devenue un thème récurrent des films d'horreur. Au fur et à mesure que le public se familiarise avec l'électricité en tant qu'élément vital de la seconde révolution industrielle, les personnes qui la manipulent sont plus souvent présentées sous un jour positif, comme les ouvriers qui dans le poème ' (1907) de Rudyard Kipling. Walt Whitman inaugure une poésie de la modernité qui ('). Les véhicules électriques de toutes sortes occupent une place importante dans les récits d'anticipation tels que ceux de Jules Verne et les livres de "Tom Swift". Les maîtres de l'électricité, qu'ils soient fictifs ou réels sont généralement considérés comme ayant des pouvoirs de sorciers. L'électricité ayant cessé d'être une nouveauté pour devenir une nécessité de la vie quotidienne dans la seconde moitié du , la culture populaire ne lui accorde une attention particulière que lors de pannes électriques, un événement qui est généralement le signe d'une catastrophe. Les personnes qui la maintiennent en fonction, comme le héros sans nom de la chanson de Jimmy Webb "Wichita Lineman" (1968), sont encore souvent présentées comme des personnages héroïques aux allures de sorciers. Dans le domaine des arts plastiques, l'électricité est représentée sous forme de sculptures, comme "L'Électricité" réalisée pour l'exposition universelle de Paris de 1889 par Louis-Ernest Barrias et en peinture, comme "La Fée Électricité" de Raoul Dufy, conservée au musée d'Art moderne de Paris. L'électricité a également permis des avancées certaines dans le monde de la musique, à travers le développement de microphones et de haut-parleurs mais aussi l'arrivée d'instruments électroniques et de la musique électronique en général. Les films de David Lynch interrogent : dès "The Grandmother" (1970), |
1982 L'année 1982 est une année commune qui commence un vendredi. |
1978 L'année 1978 est une année commune qui commence un dimanche. En bref. 1978 est la dernière « Année des trois papes ». |
1920 L'année 1920 est une année bissextile qui commence un jeudi. |
2000 L'année 2000 est une année séculaire et une année bissextile qui commence un samedi. C'est la dernière année du et du . Le passage de 1999 à 2000 a été largement fêté, avec en plus le succès du projet mondial de passage informatique à l'an 2000, après un suspense sur ce que seraient les conséquences du bug de l'an 2000. Économiquement, 2000 est l'année du record de la bulle Internet où les bourses ont atteint leur niveau record, avant de perdre jusqu’à 80 % de leur valeur les années suivantes (cas du NASDAQ). Pour les catholiques, cette année a été celle du grand Jubilé de l'an 2000 (considéré comme Année sainte). Des odonymes (« Rue de l'An 2000 »,…) ont été créés pour rappeler le changement de millésime, qui n'est cependant pas l'année du changement de siècle ni de millénaire ; en effet, le et le ont débuté le . Distinctions internationales. Prix Nobel. Les lauréats du Prix Nobel en 2000 sont : |
1965 L'année 1965 est une année commune qui commence un vendredi. |
1951 L'année 1951 est une année commune qui commence un lundi. |
1932 L'année 1932 est une année bissextile qui commence un vendredi. |
1946 L'année 1946 est une année commune qui commence un mardi. |
1940 L'année 1940 est une année bissextile qui commence un lundi. Événements. Europe. « "Foudroyés aujourd’hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l’avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là." » |
1949 L'année 1949 est une année commune qui commence un samedi. |
1830 L'année 1830 est une année commune qui commence un vendredi. |
1836 L'année 1836 est une année bissextile qui commence un vendredi. |
1868 L'année 1868 est une année bissextile qui commence un mercredi. |
1999 L'année 1999 est une année commune qui commence un vendredi. Distinctions internationales. Prix Nobel. Les lauréats du Prix Nobel en 1999 sont : |
1952 L'année 1952 est une année bissextile qui commence un mardi. |
1958 il est né en 2020 est une année commune qui commence un mercredi. |
1916 L'année 1916 est une année bissextile qui commence un samedi. |
1930 L'année 1930 est une année commune qui commence un mercredi. |
1934 L'année 1934 est une année commune qui commence un lundi. |
1938 L'année 1938 est une année commune qui commence un samedi. |
1950 L'année 1950 est une année commune qui commence un dimanche. |
1954 L'année 1954 est une année commune qui commence un vendredi. |
1966 L'année 1966 est une année commune qui commence un samedi. |
1970 L'année 1970 est une année commune qui commence un jeudi. |
1990 L'année 1990 est une année commune qui commence un lundi. Distinctions internationales. Prix Nobel. Les lauréats du Prix Nobel en 1990 sont : |
1904 L'année 1904 est une année bissextile qui commence un vendredi. |
1942 L'année 1942 est une année commune qui commence un jeudi. |
1899 L'année 1899 est une année commune qui commence un dimanche. |
1879 L'année 1879 est une année commune qui commence un mercredi. |
1933 L'année 1933 est une année commune qui commence un dimanche. |
1921 L'année 1921 est une année commune qui commence un samedi. |
1902 L'année 1902 est une année commune qui commence un mercredi. |
Équation différentielle ordinaire En mathématiques, une équation différentielle ordinaire (parfois simplement appelée "équation différentielle" et abrégée en EDO) est une équation différentielle dont la ou les fonctions inconnues ne dépendent que d'une seule variable; elle se présente sous la forme d'une relation entre ces fonctions inconnues et leurs dérivées successives. Le terme "ordinaire" est utilisé par opposition au terme "équation différentielle partielle" (plus communément équation aux dérivées partielles, ou "EDP") où la ou les fonctions inconnues peuvent dépendre de plusieurs variables. "Dans la suite de l'article, le terme équation différentielle est utilisé pour signifier équation différentielle ordinaire". L'ordre d'une équation différentielle correspond au degré maximal de dérivation auquel l'une des fonctions inconnues a été soumise. Il existe une forme de référence à laquelle on essaie de ramener les équations différentielles ordinaires par divers procédés mathématiques : équation d'ordre 1 où X est la fonction inconnue, et t sa variable. Les équations différentielles représentent un objet d'étude de toute première importance, aussi bien en mathématiques pures qu'en mathématiques appliquées. Elles sont utilisées pour construire des modèles mathématiques de processus d'évolution physiques et biologiques, par exemple pour l'étude de la radioactivité, la mécanique céleste ou la dynamique des populations... La variable t représente alors souvent le temps, même si d'autres choix de modélisation sont possibles. Les objectifs principaux de la théorie des équations ordinaires sont la résolution explicite complète quand elle est possible, la résolution approchée par des procédés d'analyse numérique, ou encore l'étude qualitative des solutions. Ce dernier domaine s'est progressivement étoffé, et constitue l'un des composants principaux d'une vaste branche des mathématiques contemporaines : l'étude des systèmes dynamiques. Définition. Premiers exemples. Même si ce n'est pas la discipline qui a fait naître les équations différentielles, la dynamique des populations en illustre de façon simple des exemples parmi les plus accessibles. Ainsi, l'étude d'une population isolée dans un milieu produisant de la nourriture en abondance conduit au modèle suivant pour l'effectif formula_2 en fonction du temps formula_3 : c'est-à-dire que l'accroissement de population formula_5 est, à chaque instant, proportionnel à la taille de la population formula_6. Les solutions de cette équation font apparaître un phénomène de croissance exponentielle. Un système plus complexe, formé de deux espèces, proie et prédateur, conduit aux équations de Lotka-Volterra L'effectif des proies est formula_6, celui des prédateurs formula_9. On retombe sur le cas précédent si formula_10 est nul. La quantité formula_11 est une probabilité de rencontre, qui influe négativement sur une population (les proies), positivement sur l'autre (les prédateurs). À chaque instant, connaissant les populations en présence, on peut décrire la tendance. Ces deux équations sont couplées c'est-à-dire qu'il faut les résoudre ensemble. Mathématiquement, il faut les concevoir comme une seule équation d'inconnue le couple formula_12 . Si l'effectif initial des populations est connu, l'évolution ultérieure est parfaitement déterminée. Elle se fait le long d'une des courbes d'évolution figurées ci-contre, qui laissent apparaître un comportement cyclique. Une des plus célèbres équations différentielles est la relation fondamentale de la dynamique, de Newton : formula_13, où formula_14 est la masse d'une particule, formula_15 la force exercée sur celle-ci et formula_16 l'accélération qui en résulte. Dans le cas d'un mouvement rectiligne, si la force subie est fonction de la position (par exemple dans le cas d'un ressort) on obtient une équation de la forme Cette fois, pour déterminer parfaitement le mouvement, il faut se donner position et vitesse initiales. Équation différentielle, processus d'évolution et déterminisme. Les caractéristiques d'un système dynamique régi par une équation différentielle sont les suivantes : L'aspect déterministe des équations différentielles a des implications particulièrement fortes, et se concrétise mathématiquement par le théorème de Cauchy-Lipschitz. Définition générale. Soit "E" un espace vectoriel normé. Une équation différentielle ordinaire (appelée simplement "équation différentielle" dans la suite de l'article) est une équation de la forme formula_18 où "F" est une fonction continue sur un ouvert "U" de ℝ × "E", appelé domaine. L'ordre de cette équation différentielle est l'ordre "n" de la plus haute dérivée y apparaissant. Soient "y" une fonction de "x" définie d'un intervalle "I" dans "E" et "y'", "y"", …, "y" les dérivées successives de la fonction "y". Cette fonction "y" est dite solution si elle est de classe C et si formula_19 Résoudre une équation différentielle revient à trouver les fonctions solution "y". Par exemple, l'équation différentielle "y" + y "= 0 a une solution générale de la forme : "y"("x") = "A" cos "x + B" sin "x", où "A, B" sont des constantes complexes (qu'on peut déterminer si on ajoute des conditions initiales). Dans une équation différentielle, la fonction "y" peut être par exemple à valeurs dans un espace vectoriel de dimension finie, ainsi si "y" a pour composantes "y1" et "y2" : L'usage en physique est de parler alors de système d'équations différentielles couplées. Mais le point de vue fécond en mathématiques est de n'y voir qu'une seule équation, pour une fonction à valeurs vectorielles. On peut encore élargir la définition, en considérant des équations différentielles sur des variétés différentielles. Équation différentielle sous forme résolue. Une équation différentielle d'ordre "n" est mise sous forme résolue quand on peut exprimer la dérivée la plus forte en fonction de "x" et des dérivées précédentes formula_21 Réduction à 1 de l'ordre d'une équation. Une équation différentielle d'ordre "n" formula_22peut se lire aussi comme une équation du premier ordre à valeurs dans "E", de fonction inconnue L'équation se réécrit en effet, en notant "y "= "y" : formula_23 ou encore, en définissant "f "par "f"("x", "v", …, "v", "w", …, "w") = ("w" – "v", …, "w" – "v", "F"("x", "v", …, "v", "w")) : formula_24 Si l'équation d'ordre "n "était sous forme résolue formula_25 l'équation équivalente d'ordre 1 le sera aussi : formula_26 avec "g"("x", "v", …, "v") = ("v", …, "v", "G"("x", "v", …, "v")). De plus, dans les deux cas (forme implicite ou forme résolue), si l'équation d'ordre "n "était autonome, celle d'ordre 1 le sera aussi (c'est-à-dire que si "F "ou "G "ne dépend pas de la variable "x "alors "f "ou "g "non plus) et si l'équation était linéaire, elle le reste. Par exemple, l'équation différentielle linéaire d'ordre 2, résolue et autonome formula_27 se transforme en équation du premier ordre à valeurs dans ℝ : la fonction inconnue de la nouvelle équation différentielle est une fonction "x "↦ "v"("x") = ("y"("x"), "z"("x")) de ℝ dans ℝ et l'équation s'écrit : formula_28 Solutions. Durée de vie. Si "y" est solution d'une équation différentielle sur l'intervalle I, on peut considérer sa restriction à un intervalle J inclus dans I. Celle-ci restera solution de l'équation différentielle. Une solution est encore appelée courbe intégrale. Il est souvent judicieux de ne considérer que les solutions maximales, encore appelées courbes intégrales maximales, c'est-à-dire celles qui ne sont les restrictions d'aucune autre. L'intervalle de définition est nommé intervalle maximal. Il ne faut pas croire pour autant que les solutions maximales sont définies sur ℝ entier. Il est tout à fait possible qu'elles aient une durée de vie finie dans le futur ou dans le passé. Il en est ainsi des solutions de l'équation "y' = y", par exemple. Cependant, si une solution reste confinée dans un domaine compact, alors elle a une durée de vie infinie. Exemple. L'équation différentielle scalaire d'ordre 1 sous forme résolue : "y' = G"("x", "y"), admet une interprétation géométrique simple dans le plan ramené à un repère d'axes ("Ox"), ("Oy"). On peut représenter, attaché en chaque point de coordonnées "x", "y", le vecteur de composantes 1 et "G"("x", "y"), ce qui constitue un champ de vecteurs du plan. Les courbes solutions sont des représentations graphiques de fonctions continûment dérivables, dont la tangente en chaque point est donnée par le champ de vecteurs. Forme résolue et forme implicite. Les équations différentielles qui peuvent se mettre sous forme résolue jouissent de bonnes propriétés théoriques, avec – sous certaines hypothèses – un théorème d'existence et d'unicité de solutions : le théorème de Cauchy-Lipschitz. Dans le cas contraire, on dit que l'équation différentielle est sous forme implicite. On essaie, sur les domaines les plus grands possibles, de mettre l'équation différentielle sous forme résolue. Puis on doit procéder au raccordement des solutions obtenues. Le traitement des équations différentielles de ce type sera évoqué en fin d'article. Conditions initiales, théorème de Cauchy-Lipschitz. Une condition initiale (ou condition de Cauchy), pour une équation d'ordre "n" d'inconnue "y" est la donnée d'une valeur "x"0 et de "n" vecteurs "Y"0..., "Y""n"-1. La fonction solution "y" satisfait ces conditions initiales si Un problème de Cauchy est la donnée d'une équation différentielle avec un jeu de conditions initiales. Pour une équation différentielle "sous forme résolue", moyennant une certaine hypothèse de régularité (caractère localement lipschitzien à "x" fixé, par rapport au bloc des autres variables), le théorème de Cauchy-Lipschitz énonce que, pour chaque condition initiale : Conditions aux limites. Un autre problème classique est celui des conditions aux limites, pour lequel on prescrit les valeurs d'une fonction solution en plusieurs points, voire les valeurs des limites d'une fonction solution aux bornes du domaine. Ainsi le problème : Un tel problème (parfois appelé problème de Dirichlet) peut très bien n'avoir aucune solution ou au contraire une infinité de fonctions solutions. Dans l'exemple donné, les solutions sont les fonctions de la forme "x" ↦ "k" sin("x"), pour toute constante "k". Résolution explicite. La résolution par quadrature qui consiste à obtenir une forme explicite des solutions de l'équation différentielle à l'aide des fonctions usuelles et de l'opérateur de primitivation, est rarement possible. Un petit nombre d'équations possédant des formes particulières peuvent être ramenées par changements de variables successifs à l'équation la plus simple de toutes : l'équation formula_31, qui est une simple primitivation. Parmi les équations différentielles pouvant être entièrement résolues sont les équations linéaires scalaires d'ordre 1, les équations à variables séparées, les équations homogènes du premier ordre, l'équation de Bernoulli, les équations différentielles vectorielles à coefficients constants. D'autres peuvent être entièrement résolues dès lors qu'une solution particulière est connue, ainsi l'équation différentielle linéaire d'ordre 2, l'équation différentielle de Riccati. À défaut de résolution par quadrature, il est parfois possible de rechercher une expression au moins locale des solutions, sous forme de série entière. Cette démarche, employée de façon systématique sur certaines classes d'équations différentielles linéaires, porte le nom de méthode de Frobenius. Propriétés de continuité des solutions. Continuité par rapport aux conditions initiales et aux paramètres. La donnée des conditions initiales "x"0, "Y"0, … , "Y""n"–1 définit une unique fonction solution qu'on peut noter "S"("x"0, "Y"0, … , "Y""n"–1, "x"). On définit ainsi une fonction globale "S" qui prend le nom de flot (parfois appelé coulée ou encore courant) et qui rend compte de la façon dont les solutions varient avec les conditions initiales. Son domaine d'existence est un ouvert. En se plaçant dans les hypothèses du théorème de Cauchy-Lipschitz, les solutions dépendent continûment des conditions initiales, c'est-à-dire que la fonction "S" est une fonction continue de l'ensemble de ses variables. Si on fait dépendre continûment le système d'un paramètre λ, il y a également continuité de "S" par rapport à ce paramètre. En effet ajouter un paramètre peut se ramener à modifier le système. Il suffit de rajouter une composante Λ à la fonction cherchée, et lui demander de vérifier l'équation Λ' = 0 et la condition initiale Λ("x") = λ. Propriétés globales. Soit "y" une solution particulière de l'équation différentielle, avec pour conditions initiales "x"0, "Y"0, … , "Y""n"–1. La propriété de continuité permet de donner le comportement des solutions correspondant à des conditions initiales voisines. Stabilité des solutions. de l'équation différentielle "x' = f"("t", "x") est stable s'il existe une fonction de Liapounov. Effet papillon, chaos. Les propriétés de continuité précédentes sont à manier avec précaution, puisqu'elles n'apportent pas d'information quantifiée. Dans la pratique, on observe dans de nombreux systèmes une sensibilité extrême sur le long terme à de petites variations initiales, phénomène popularisé par Edward Lorenz sous le nom d'effet papillon. Pour rendre compte de façon satisfaisante de l'évolution d'un système physique sur un temps très long, il faudrait pousser les mesures de conditions initiales jusqu'à une précision inenvisageable. Ainsi il faudrait englober dans le calcul des prévisions météorologiques de très long terme jusqu'aux battements des ailes de papillon. Les systèmes régis par des équations différentielles, bien qu'étant en principe déterministes, peuvent arborer des comportements extrêmement complexes et paraissant désordonnés, chaotiques. Henri Poincaré fut le premier à éclaircir cette notion de chaos déterministe. Ses idées tarderont à être reprises, mais servent maintenant de fondement à la théorie des systèmes dynamiques. Classifications. Équation différentielle autonome. Un cas particulier important est celui où la variable n'apparaît pas dans l'équation fonctionnelle, alors qualifiée d'autonome : ainsi l'équation "y' = f"("y"). Les lois de la physique s'appliquent en général à des fonctions du temps, et se présentent sous forme d'équations différentielles autonomes, ce qui manifeste l'invariance de ces lois dans le temps. Ainsi si un système autonome revient à sa position initiale au bout d'un intervalle de temps "T", il connaît dès lors une évolution périodique de période "T". L'étude des équations autonomes est équivalente à celle des champs de vecteurs. Pour une équation du premier ordre, les solutions sont une famille de courbes qui ne se coupent pas (d'après le théorème de Cauchy-Lipschitz) et qui remplissent l'espace. Elles sont tangentes au champ de vecteurs en chaque point. Voir aussi « Théorème de Poincaré-Bendixson ». Équation différentielle linéaire. Une équation différentielle est dite linéaire quand l'expression de l'équation est linéaire (ou plus généralement affine) relativement au bloc de variables formula_32. Une équation différentielle linéaire scalaire d'ordre et d'inconnue est donc de la forme où formula_34 sont des fonctions numériques. Une équation différentielle linéaire vectorielle d'ordre "n" a le même aspect, en remplaçant les formula_35 par des applications linéaires (ou souvent des matrices) fonctions de "x". Une telle équation est parfois aussi appelée système différentiel linéaire. Particularités des équations différentielles linéaires sous forme résolue : Équation différentielle holomorphe. Une équation différentielle holomorphe est l'homologue, pour la variable complexe, d'une équation différentielle ordinaire. La théorie générale en est beaucoup plus complexe. Résultats locaux. Une équation différentielle holomorphe sous forme résolue vérifie l'analogue du théorème de Cauchy-Lipschitz : existence et unicité locales d'une fonction solution, elle-même holomorphe. En outre si l'équation dépend de paramètres de façon holomorphe, la solution aussi. Il y a aussi dépendance holomorphe en les conditions initiales. Cependant il n'y a plus en général raccordement en une unique solution maximale. Résultats globaux. On connaît des difficultés même pour l'équation différentielle la plus simple : le calcul de primitives. Par exemple la construction d'une fonction telle que le logarithme complexe n'est pas univoque. On peut chercher à construire des déterminations de la fonction logarithme sur les ouverts les plus grands possibles : par exemple des plans fendus. On peut aussi construire une primitive « le long d'un chemin ». Apparaît alors le phénomène de monodromie : si le chemin fait un tour dans le sens direct autour de l'origine, la primitive est modifiée d'une constante (2iπ). Pour rendre compte de la situation, il faut faire intervenir les concepts de revêtement, point de branchement. Les fonctions puissances sont également solutions d'équations différentielles simples et susceptibles de présenter de la monodromie. Ainsi l'équation "z' = –z" n'admet aucune solution non nulle holomorphe, ni même méromorphe sur le plan entier. Cas linéaire. La théorie des équations différentielles holomorphes linéaires sous forme résolue est très semblables à celle des équations pour la variable réelle, tant qu'on reste sur des domaines simplement connexes. Sinon elle donne également lieu à des problèmes de type point de branchement. Méthodes numériques. La résolution des équations différentielles par quadrature (c'est-à-dire à l'aide des opérations élémentaires et de la primitivation) n'est possible que dans un nombre de cas très restreints. Par exemple, même les équations différentielles linéaires scalaires d'ordre 2 n'admettent pas de telle formule de résolution générale. Il est donc indispensable de disposer de techniques de résolution approchée. Méthode d'Euler. Cette méthode, la plus ancienne et la plus simple, possède également un intérêt théorique puisqu'elle permet de prouver un résultat d'existence de solutions sous des hypothèses plus faibles que le théorème de Cauchy-Lipschitz : c'est le théorème de Cauchy-Peano-Arzela. On considère une équation différentielle d'ordre 1 sous forme résolue "y' = f"("x", "y"), avec la condition initiale "y"("x"0) = "y"0. Le principe est d'approcher la solution "y" sur ["a", "b"] par une fonction affine par morceaux, en opérant une discrétisation du paramètre : on pose La fonction affine par morceaux joindra donc les points de coordonnées ("xi", "yi"), et il s'agit de proposer un algorithme pour construire les "yi" à partir de "y"0. Sur chaque intervalle ["xi", "x""i"+1] on prend pour pente du segment affine celle que suggère l'équation : "f"("xi", "yi"). Autres méthodes. Les plus classiques sont les méthodes de Runge-Kutta, la méthode de Newmark, la méthode des différences finies ou la méthode des éléments finis qui est plus adaptée pour les E.D.P. Équation différentielle sous forme implicite. Traitement d'un exemple. Soit l'équation différentielle implicite Pour l'étudier on effectue un régionnement du plan : on distingue les valeurs ("x", "y") pour lesquelles l'équation formula_39 admet 0, 1 ou 2 solutions. On obtient trois régions "U", "V", "W". La région "V" est la parabole d'équation formula_40, les régions "U" et "W" sont les deux ouverts qu'elle délimite. On commence par s'intéresser aux solutions qui ne sont tracées que sur un des trois domaines Chacune de ces deux équations vérifie le théorème de Cauchy-Lipschitz. Si on se restreint à l'ouvert "W", il y a donc exactement deux solutions pour chaque couple de solutions initiales. Elles sont tracées en bleu sur la figure ci-contre. Dans le cas présent il s'agit d'ailleurs de droites, d'équation Elles sont tangentes à la parabole d'équation formula_40. Plus précisément, les solutions tracées sur "W" sont ces droites, arrêtées au point de tangence puisqu'on sort de "W". On peut maintenant faire l'étude de l'équation différentielle sur le plan entier. Il existe alors des solutions « hybrides » formées en raccordant de façon C un arc de parabole (verte) avec les solutions rectilignes (bleues). Ainsi la solution représentée en rouge : Un tel raccordement ne peut se faire qu'en un point de "V". La description de l'ensemble de toutes les solutions se ferait en discutant en fonction de la condition initiale "x0, y0" Généralisation. Pour généraliser cette étude il faut se placer dans un espace à trois dimensions, de coordonnées notées ("x", "y", "p"). À l'équation différentielle est associée la surface d'équation "F"("x", "y", "p") = 0 (la coordonnée "p" permet de représenter "y' "). Les solutions sont des courbes tracées sur la surface. Les difficultés rencontrées viennent de ce que ces courbes sont projetées sur le plan ("x", "y"). L'application de projection connaît des points critiques aux points où le gradient de "F" est « vertical ». Ce sont ces points qui se projettent en la parabole verte. Finalement, le cadre d'étude des "équations différentielles implicites" est le même que celui de la théorie des enveloppes. La parabole, solution singulière est ici l'enveloppe de la famille des droites, solutions régulières. |
Éthane L'éthane est un hydrocarbure de la famille des alcanes de formule brute . C'est un gaz combustible, incolore et inodore que l'on peut trouver dans le gaz naturel et aussi dans les gaz du pétrole. Utilisation. L'éthane est le réactif de base pour la synthèse de l'éthylène via le vapocraquage, du monochloro-, du 1,1-dichloro-, et du 1,1,1-trichloroéthane par chloration. En combinant la chloration avec l'oxychloration, le chlorure de vinyle peut être synthétisé et la réaction de l'éthane avec l'acide nitrique en phase gazeuse permet la formation du nitrométhane et du nitroéthane. L'éthane est un constituant du gaz de pétrole liquéfié qui est un combustible utilisé comme remplaçant du gaz naturel pour des applications particulières. Propriétés physico-chimiques. L'éthane se décompose à partir d'une température de . Sa solubilité dans l'eau et dans l'alcool est meilleure que celle du méthane puisque, à , celle-ci est de pour d'eau et de pour d'alcool. Production et synthèse. L'éthane est principalement issu de la purification du gaz naturel ou extrait du gaz de pétrole liquéfié, une fraction du pétrole. Transport. Il est actuellement transporté liquéfié, mais pourrait aussi un jour l'être sous forme d'hydrate d'éthane (clathrate). Écologie. L'éthane est un polluant atmosphérique classé parmi les COV (Composé organique volatil). C'est l'un des précurseurs de la pollution photochimique, qui conduit notamment à la pollution par l'ozone troposphérique. Il est en outre considéré comme un "traceur" intéressant car il est associé aux émissions de méthane géologique (gaz de schiste, gaz naturel, émanations de pétroles légers), mais non aux émissions de méthane biogénique (ce pourquoi il fait depuis quelques années l'objet d'un suivi (dont à partir de l'espace) et de modélisations). Émissions naturelles et anthropiques. Sur Terre, on mesure des dégagements de l'ordre de quinze mégatonnes de ce gaz dans l'atmosphère par an : Éthane et gaz de schiste. Une étude publiée en mai 2015 dans la revue "Atmospheric Environment" montre que l'éthane est un bon traceur des fuites de gaz liés à l'exploitation du gaz de schiste. Ces fuites peuvent être ainsi détectées à des centaines de miles sous le vent des zones d'extraction, y compris aux États-Unis dans les États qui interdisent ou contrôlent strictement le fracking. Cette étude a fait suite à des anomalies détectées dans la teneur de l'air en éthane aux États-Unis à partir de 2010 où on l'a détecté en quantité importante dans des États où il n'était pas censé être émis : Alors qu'il y avait eu une diminution globale des émissions de COV non méthaniques et une amélioration de la qualité de l'air depuis 1996, le taux d'éthane dans l'air a, de 2010 à 2013, brutalement grimpé passant de 7 à 15 % du total du carbone organique non méthanique présent dans l'air, soit une augmentation . À cette époque, les émissions de méthane n'étaient pas assez suivies dans le pays pour que l'on puisse les lier à ces anomalies du taux d'éthane de l'air. Alors que rien ne pouvait dans le Maryland expliquer l'augmentation du taux d'éthane, il a rapidement été constaté que les valeurs horaires mesurées par les stations de surveillance photochimique de Baltimore et de Washington DC étaient fortement corrélées à la direction du vent et à l'évolution des activités de fracking dans le Bassin de Marcellus (où le gaz de schiste est massivement exploité depuis quelques années), à une grande distance en amont (par rapport au vent) du point de mesure. Les modèles météorologiques (appuyés sur la rose des vents, et la vitesse des vents) ont confirmé que le Maryland était exposé aux queues de panache d'émissions distantes provenant de Pennsylvanie, de Virginie-Occidentale et l'Ohio. Dans le Maryland, les vents dominants proviennent du Bassin de Marcellus les 2/3 du temps. Les auteurs de l'étude ont pu exclure des causes toutes les sources capables d'expliquer l'apparition de ces pics d'éthane dans l'air (dont véhicules, fuites de gazoducs ou de stockage de gaz naturel dans le comté de Garrett, Md., Situé à 155 miles de la zone couverte par l'étude). Ils ont en outre constaté que la même analyse ne révélait pas ces pics d'éthane pour Atlanta, Ga. qui est situé dans une région non concernée par l'exploitation généralisée de gaz naturel et sans nouvelles opérations pétrogazières. Cette étude confirme les travaux précédents montrant que l'on a sous-estimé la pollution par le méthane induite par l'exploitation des gaz de schiste, et elle montre que cette pollution peut avoir des effets distants (sachant que l'éthane est ici considéré comme traceur d'autres gaz plus nocifs (mercure) ou plus réactifs issus des puits, mais aussi des installations et travaux de forage, de complétion, réactivation et de mise en sécurité en fin de vie des puits (oxydes d'azote, pollution particulaire, dioxyde de soufre et vapeurs d'hydrocarbures également sources de pollution de l'air). Pour R. Subramanian (chercheur du Carnegie Mellon, spécialisé dans l'étude des particules atmosphériques, dont les travaux ont montré que l'éthane est un excellent marqueur des émissions de méthane provenant de l'exploitation et du transport de gaz naturel), cette étude montre la contribution potentielle de l'extraction de gaz de schiste en Pennsylvanie à la qualité de l'air dans les États sous le vent, et la nécessité d'envisager le transport inter-États de cette pollution dans la formulation de règlements environnementaux concernant la pollution particulaire et le contrôle de l'ozone troposphérique. Pour Ehrman, ces résultats sont aussi des indices forts qu'on ne peut plus parler de pollution locale, mais qu'il y a un '. Il ajoute que les auteurs ont voulu par cette publication '. Biodégradabilité dans la nature. On connait depuis quelques décennies des microbes méthanotrophes, notamment trouvés dans certains sédiments marins. Bien que la réaction biochimique nécessaire soit complexe et thermodynamiquement peu probable, des chercheurs pensaient donc qu'il peut aussi exister des microbes capables de consommer l'éthane (émis à hauteur de 10 % environ des panaches de gaz naturels localement trouvés dans les grands fonds marins et qui après remontée vers la surface composent 5% environ du méthane atmosphérique). Un premier microorganisme capable consommer de l'éthane en condition anaérobie a été découvert dans les fonds marins (publication 2019) : l'archée "Argoarcheum ethanivorans" ; il oxyde l’éthane grâce à une symbiose avec un autre microorganisme qui lui fournit du dioxygène, dans une action mutualiste (syntrophie), en réduisant le sulfate en sulfure. |
1947 L'année 1947 est une année commune qui commence un mercredi. |
1906 L'année 1906 est une année commune qui commence un lundi. |
1905 L'année 1905 est une année commune qui commence un dimanche. |
1898 L'année 1898 est une année commune qui commence un samedi. |
1856 L'année 1856 est une année bissextile qui commence un mardi. |
1864 L'année 1864 est une année bissextile qui commence un vendredi. |
1941 L'année 1941 est une année commune qui commence un mercredi. |
1492 L'année 1492 est une année bissextile qui commence un dimanche. Cette année, marquée par la fin de la Reconquista dans la péninsule Ibérique, par l'expulsion des juifs des royaumes de Castille et d'Aragon et par la découverte par Christophe Colomb d'îles des Bahamas et des Caraïbes, qu'il croit faire partie des « Indes » (l'Asie), mais qui appartiennent en fait au continent américain, marque, dans l'historiographie traditionnelle, la fin du Moyen Âge (476-1492) et le début de l'Époque moderne (1492-1789). Son importance historique a été très vite reconnue par la reine Isabelle de Castille et le roi Ferdinand d'Aragon, qui la décrètent « "annus mirabilis" » et la commémorent en 1502 par la construction du Tempietto de San Pietro in Montorio. Exploration et colonisation européennes en Afrique, Asie et Amérique. En 1488, les Portugais ont découvert le cap de Bonne-Espérance, passage vers l'océan Indien et les Indes. Depuis 1485, Christophe Colomb, navigateur génois venu du Portugal, sollicite la reine de Castille et le roi d'Aragon pour obtenir les moyens d'aller aux Indes en naviguant vers l'ouest, à travers l'océan Atlantique. La fin de la guerre de Grenade permet à Colomb d'obtenir enfin leur soutien. Europe. État bourguignon (règne de Philippe le Beau, régence de Maximilien d'Autriche). L'État bourguignon est un rassemblement de fiefs français ou impériaux (les plus nombreux) entre les mains des ducs de Bourgogne de la maison de Valois, puis de leurs descendants Habsbourg, dont Philippe le Beau, fils de Marie de Bourgogne et de Maximilien d'Autriche, est le premier. Castille et Aragon (règne d'Isabelle de Castille et de Ferdinand II d'Aragon). Isabelle de Castille et Ferdinand II d'Aragon, mariés depuis 1469, règnent depuis 1479 et se sont surtout consacrés à la guerre contre le royaume de Grenade, dernier État musulman dans la péninsule Ibérique depuis le . |
1789 L'année 1789 est une année commune qui commence un jeudi. Événements. Europe. France. En France, pendant la Révolution française, plusieurs évènements se sont déroulés. Cet été-là, quatre grands évènements ont « changé » la nation française. |
1977 L'année 1977 est une année commune qui commence un samedi. |
1955 L'année 1955 est une année commune qui commence un samedi. |
1971 L'année 1971 est une année commune qui commence un vendredi. Décès en 1971. |
1834 L'année 1834 est une année commune qui commence un mercredi. |
1819 L'année 1819 est une année commune qui commence un vendredi. |
1813 L'année 1813 est une année commune qui commence un vendredi. |
1960 L'année 1960 est une année bissextile qui commence un vendredi. |
1840 L'année 1840 est une année bissextile qui commence un mercredi. |
1843 L'année 1843 est une année commune qui commence un dimanche. |
1743 L'année 1743 est une année commune qui commence un mardi. |
1992 L'année 1992 est une année bissextile qui commence un mercredi. Distinctions internationales. Prix Nobel. Les lauréats du Prix Nobel en 1992 sont : |
1903 L'année 1903 est une année commune qui commence un jeudi. |
1848 L'année 1848 est une année bissextile qui commence un samedi. |
1882 L'année 1882 est une année commune qui commence un dimanche. |
1987 L'année 1987 est une année commune qui commence un jeudi. Événements. Asie et Pacifique. attentat nord-coréen contre le vol 858 Korean Air, qui explose en plein vol au-dessus de la mer d’Andaman (115 victimes). |
Éducation L’éducation est l'apprentissage et le développement des facultés intellectuelles, morales et physiques, les moyens et les résultats de cette activité de développement. L'éducation inclut des compétences et des éléments culturels caractéristiques du lieu géographique et de la période historique, l'éducation a pour but de faire progresser, améliorer et penser par soi-même d'un sujet et la création de cultures. Selon l'Unesco, en 2008, vingt-huit millions d'enfants étaient privés d'éducation, en raison des conflits armés. Éducation, instruction ou enseignement. Le mot « éducation » est directement issu du latin "educatio" de même sens, lui-même dérivé de "ex-ducere" ("ducere" signifie conduire, guider, commander et "ex", « hors de ») : faire produire (la terre), faire se développer (un être vivant). Il convient cependant de noter la différence pointée par Mialaret entre les deux étymologies educare (nourrir) et educere (élever) pour saisir la double instance liée au concept d'éducation et dont la conciliation est une problématique pédagogique majeure : nourrir/remplir de connaissances et élever c'est-à-dire maximiser les potentialités des individus selon Mialaret. Pour Émile Durkheim, l'éducation est une « Socialisation méthodique pour la jeune génération ». Enseigner, c'est transmettre à la génération future un corpus de connaissances et de valeurs de la vie sociale. Il faut distinguer enseignement et éducation. Le terme enseignement, de son côté, se réfère plutôt à une instruction précise au cours d'un cycle d'étude précis, par exemple, l'enseignement supérieur. L'éducation ne se limite pas à l'instruction "stricto sensu" qui serait relative seulement aux purs savoir et savoir-faire. Elle vise également à assurer à chaque individu le développement de toutes ses capacités (physiques, intellectuelles, morales et techniques). Ainsi, cette éducation lui permettra d'affronter sa vie personnelle, de la gérer en étant un citoyen responsable dans la société dans laquelle il évolue. En pratique, tout le monde est d'accord pour considérer que certains savoirs essentiels font partie du bagage minimum du citoyen, et qu'inversement il n'est pas d'enseignement possible sans un minimum de pures conventions (comme l'alphabet par exemple) et de capacités relationnelles, donc d'éducation. Instruction et éducation sont souvent confondues. Les différences, subtiles, restent la base de controverses depuis longtemps, le Littré en fait foi dans son choix d'exemple pour sa définition d'éducation (voir le Littré à ce mot) : « Mais il faut remarquer que l'instruction s'enseigne, et que l'éducation s'apprend par un autre mode d'action du maître, quel qu'il soit. » Au début du , la "science de l'éducation" désignait la pédagogie. Aujourd'hui, en France, depuis la création en 1967 du département universitaire de "Sciences de l'éducation" l'expression s'emploie au pluriel. Les problèmes d'éducation s'étudient en empruntant à plusieurs disciplines des sciences humaines (sociologie, psychologie, biologie, économie, philosophie de l'éducation). Influences de l'histoire, des cultures et des croyances et théories implicites. L'éducation est influencée par l'environnement historique et culturel, ainsi que par les théories, explicites ou implicites, qui motivent les éducateurs (parents, professeurs, etc.). Selon l'historien Paul Veyne, « Il est exceptionnel, dans l'histoire, que l'éducation prépare l'enfant à la vie et soit une image de la société en réduction ou en germe ; le plus souvent, l'histoire de l'éducation est celle des idées que l'on s'est faites sur l'enfance et ne s'explique pas par la fonction sociale de l'éducation. [...] L'enfance est un âge que l'on déguise pour l'embellir et lui faire incarner une vision idéale de l'humanité ». En Europe, au siècle des lumières, les philosophes John Locke et Jean-Jacques Rousseau ont publié des ouvrages très influents, qui, reposant sur des conceptions différentes de l'enfance, donnaient des conseils parfois opposés aux parents. Ainsi, Rousseau écrivait-il : Locke, plusieurs décennies auparavant, avait ouvert la voie à l'éducation raisonnée des enfants. Types d'apprentissages. Savoir, savoir-faire, savoir-être. Schématiquement, on peut distinguer quatre grands domaines éducatifs : le savoir, le savoir-faire, l'être et le savoir-être. Le savoir correspond aux connaissances intellectuelles. Les recherches en éducation relatives au savoir ont pour objectif de trouver les moyens pédagogiques permettant aux apprenants d'acquérir des connaissances : observation, lecture, écriture, mathématiques, connaissances de l'Homme et de l'Environnement, métaconnaissances… Le savoir-faire correspond à des compétences pratiques, à la maîtrise par l'expérience de l'exercice d'une activité artisanale, artistique, domestique, intellectuelle ou sportive. Ces compétences s'acquièrent par la pratique d'une activité et par l'apprentissage d'automatismes moteurs. Les recherches en éducation relatives au savoir-faire ont pour objectif de trouver et d'appliquer les moyens pédagogiques permettant aux apprenants d'acquérir des compétences et des habiletés pratiques ou intellectuelles. Le savoir-être correspond à la capacité de produire des actions et des réactions adaptées à la société humaine et à l'environnement. Cette capacité s'acquiert en partie par la connaissance de savoirs et de savoir-faire spécifiques. Les recherches en éducation relatives au savoir-être ont pour objectif de trouver les moyens pédagogiques permettant aux apprenants d'acquérir au mieux la maîtrise d'actions et de réactions adaptées à leur organisme et à l'environnement : préservation, hygiène, empathie, contrôle personnel, comportement adéquat, respect, action collective, entraide, affirmation de soi, maîtrise, communication, gestion des conflits… La notion de savoir-être est parfois contestée car elle impliquerait une modification de l'essence et du caractère de l'individu. L'être correspond à l'état biologique et psychique d'un individu. Les recherches en éducation relatives à l'existence de l'être ont pour objectif de trouver les moyens pédagogiques permettant, dans les situations éducatives, de favoriser et d'atteindre l'état d'être optimal : état de santé, de bien-être, de motivation, de confiance et de satisfaction des besoins naturels et psychiques (joie, plaisir, liberté, perception, reconnaissance, sécurité, justice, intégrité, authenticité, capacité, intimité, diversité, confort, créativité, affection). Taxonomie de Robert Mills Gagné. Les travaux de Robert Mills Gagné disent que l'on peut distinguer cinq grands types d'apprentissages : Les apprentissages moteurs sont ce que l'on appelle couramment les savoir-faire. Les apprentissages verbaux et lexicaux sont ceux qui correspondent à l'apprentissage de l'alphabet, des lettres, des chiffres et de l’orthographe des mots. Ces apprentissages impliquent ce que les chercheurs appellent la mémoire lexicale, qui stocke lettres, mots, nombres, chiffres, etc. Il s'agit le plus souvent de connaissances verbalisables, ayant trait à la maîtrise de la langue, qui n'ont pas de signification en soi, et doivent le plus souvent être appris par cœur. Les apprentissages conceptuels sont ceux qui impliquent la compréhension : ils visent à faire comprendre (et apprendre) des concepts, des idées, des catégories d'objets à l'apprenant. Les apprentissages de stratégies de résolution de problèmes visent à apprendre comment résoudre une classe plus ou moins importante de problèmes. Cela peut passer par l'apprentissage d'algorithmes de résolution de problèmes, applicables dans certaines circonstances, à des apprentissages plus évolués. Les apprentissages verbaux et lexicaux, conceptuels et catégoriels ainsi que ceux de stratégie et de résolution sont englobés dans la notion de savoir. Les apprentissages socio-émotionnels quant à eux correspondent au savoir-être. Méthodes pédagogiques. Construire son savoir. La pédagogie moderne considère que la transmission traditionnelle simple (instruction) doit laisser la place à une pédagogie où l'élève construit (et non crée) son savoir lui-même. Par exemple, selon cette conception, il semble plus important qu'un élève soit capable de construire le concept de département et d'en identifier un à partir d'une carte ou d'un dictionnaire, plutôt que de connaître par cœur tous les départements sans en savoir les attributions, le fonctionnement, etc. De même, il semble plus important de savoir consulter internet ou un dictionnaire, que de connaitre par soi-même un répertoire étendu de vocabulaire, avec son orthographe correcte. Critiques. Mais ce concept est contesté, avec parfois des mots très durs (terrorisme intellectuel, dressage, formatage, coterie des IUFM…), par les professeurs dits traditionalistes, qui voient l'éducation comme une « transmission de connaissances ». Il lui est reproché de porter une part de responsabilité dans l'échec scolaire et social actuellement imputé au système. Les opposants dénoncent comme artificielle, inefficace et stressante la « construction » par les élèves d'un savoir qui suppose en réalité un niveau supérieur au leur, parfois universitaire voire doctoral (exemple : construction des nombres et d'une opération aussi simple que la soustraction, en primaire, par la méthode ensembliste), quand elle ne suppose pas des prises de risques inconsidérés (à propos du code de la route ou autres situations potentiellement dangereuses, par exemple). Ils soutiennent que les enfants peuvent et doivent, avec non moins de plaisir et de motivation, apprendre « par cœur » et par obligation si nécessaire, sinon les départements, du moins l'alphabet, les tables de multiplication, les principales règles de toutes sortes (sociales, grammaticales, mathématiques, physiques…). Ces contestataires, à leur tour, se voient accusés de démarches rétrogrades et réactionnaires, de mauvaise foi, etc. Elle est également critiqué par des psychologues d'orientation cognitiviste. Éducation formelle et éducation non formelle en France. Ces concepts résultent de textes internationaux, OMS et UNESCO notamment mais ont en France un retentissement particulier. L'éducation formelle, l'école ou l'université, n'est, et tant s'en faut, pas l'unique lieu d'éducation. C'est ainsi que la première source d'éducation reste la famille et l'entourage, avec tous les enjeux de « reproduction sociale » que cela implique. En France, Bourdieu et Passeron ont montré dans "La Reproduction" que le système scolaire, au lieu de corriger les inégalités sociales, a tendance à les renforcer du fait de sa relative incapacité à s'adresser à une population devenue très hétérogène culturellement et socialement. Les classes sociales en difficulté sociale et culturelle ne peuvent contrairement aux couches aisées de la population compenser cette faiblesse du système éducatif. Les familles les mieux adaptées aux codes et usages de la société ou les plus aisées financièrement profitent d'un plus grand accès à la culture qu'elles transmettent à leurs enfants pour qu'ils accèdent en haut de l'échelle sociale. En outre, à côté de ses missions d'éducation et d'instruction, le système éducatif est contesté pour opérer, par construction, une sélection (orientation vers des métiers, ou vers de hautes carrières administratives) : l'élève reçoit une instruction gratuite, mais il payerait cette gratuité en étant transformé en un produit relativement passif du « système (de production) scolaire ». L'école exige de l'élève qu'il s'intègre à l'institution scolaire, à travers la maîtrise d'un certain nombre de connaissances de base dont l'ensemble n'est pas toujours formalisé. D'autre part, elle ne peut transmettre qu'un corpus rationalisé et fait l'impasse sur une grande partie du fond commun culturel (le « bon sens », les tabous, la communication non verbale, etc.). Enfin, malgré les progrès de la formation continue, elle ne dure qu'un temps relativement bref dans la vie d'un individu. Pour toutes ces raisons, il apparaît utile à certains d'élargir la réflexion sur l'éducation, sans la réduire au cadre scolaire. Ainsi, l'éducation non formelle, qui apporte des compétences spécifiques à l'individu et que celui-ci ne peut acquérir dans le cadre de l'éducation formelle, est notamment délivrée au sein des organisations de jeunesse. Malgré tout cela, l'éducation a permis, historiquement, en France, à une grande partie des classes défavorisées d'accéder à un statut de classe moyenne. Pour certains, son orientation actuelle vers une professionnalisation précoce d'une partie de la jeunesse serait contradictoire avec sa finalité de culture générale des élèves pour leur épanouissement dans la société en tant que citoyen. Pour d'autres, elle peut faciliter au contraire cette intégration dans la vie sociale et professionnelle, objectif tout aussi essentiel de l'éducation. Éducation familiale. Cette éducation est généralement accomplie par les parents de l'enfant, bien que le gouvernement et la société aient également un rôle. Dans de nombreux cas, les orphelins ou les enfants abandonnés reçoivent une éducation familiale de la part de parents non-biologiques. Les autres peuvent être adoptés, élevés par une famille d'accueil, ou être placés dans un orphelinat. Comme exemple, voici dans la pièce "Hamlet" de William Shakespeare, comment Polonius transmet quelques derniers préceptes d'éducation à son fils Laërte, quand celui-ci décide de partir pour la France. Éducation parentale. L’éducation parentale est, selon Pourtois (1984), une activité volontaire d’apprentissage de la part de parents qui souhaitent améliorer les interactions nouées avec leur enfant, pour encourager l’émergence de comportements jugés positifs et réduire celle de comportements jugés négatifs. Pour Terrisse (1997), elle a pour but d’aider les parents à mieux actualiser leurs potentialités éducatives, en développant leur sentiment de compétence et en utilisant le mieux possible les ressources que leur offre leur environnement. L’éducation parentale comprend les mesures prises par l'État afin de la promouvoir, soit en donnant plus de temps aux parents pour éduquer leurs enfants, soit en leur proposant une initiation ou une formation. Systèmes éducatifs. Les systèmes éducatifs sont très variables dans l'espace et dans le temps, l'éducation étant parfois plus adaptée aux exigences socio-économiques des adultes (besoin de la main d'œuvre enfantine, travail des adultes et tout particulièrement des femmes, etc.) qu'aux besoins des enfants. Cependant, on distingue des formules à peu près généralisées : Systèmes éducatifs de différents pays. Europe. L'Union européenne s'est engagée depuis 1999 dans le processus de Bologne qui a pour but de construire un espace européen de l'enseignement supérieur avant 2010. Il ne s'agit pas de mettre en place un système universitaire unique mais bien de placer les systèmes nationaux diversifiés dans un cadre commun. L’un des domaines de travail du Conseil de l’Europe depuis sa création en 1949 a été l’histoire et l’enseignement de l’histoire. Comme le souligne la Convention culturelle européenne de 1954, l’enseignement de l’histoire joue un rôle pour surmonter les différences et rassembler les peuples en favorisant la compréhension mutuelle et la confiance entre les peuples d’Europe. Nota: La Russie est à cheval sur l’Asie du Nord (74,7 % de sa superficie) et sur l’Europe (25,3 % de sa superficie, mais 78 % de ses habitants sont en Europe). Afrique. Le système éducatif algérien est divisé en plusieurs niveaux : préparatoire, primaire, moyen (qui avant 2007 étaient regroupés sous le nom de "fondamental"), secondaire, professionnel et enfin l'enseignement supérieur. Il faut prendre également en compte la formation continue qui est assurée par l'université de la formation continue. Le système éducatif burkinabé est divisé en trois niveaux : Le système éducatif marocain, se divise en plusieurs niveaux : la maternelle principalement en établissements privés dès , le primaire, le secondaire et l'enseignement supérieur avec les universités et les écoles privées supérieures. L'enseignement s'y fait en arabe et en français dès la du primaire. Le Maroc intègre à ses modules d'enseignement des cours de religion islamique, l'État et le religieux allant de pair. Asie. Dans la Chine, l'éducation n'était disponible que pour les familles aisées. Cependant, l'accession au pouvoir du Parti communiste chinois en 1949 apporta des décennies de révolution dans le système scolaire. Aujourd'hui, le gouvernement s'oriente vers une éducation primaire universelle et vers la formation de la main d'œuvre. En Corée du Sud, le système éducatif est probablement le plus élitiste au monde. Après une journée de cours, la plupart des élèves prennent plusieurs heures de cours particuliers dans d'autres écoles, et rentrent tard le soir. À la fin du lycée, les élèves passent le fameux concours final, autrement appelé le Suneung. Le système éducatif japonais est très proche du modèle anglo-saxon. Contrairement à l'Allemagne et dans une moindre mesure à la France, il n'y a pas d'orientation avant l'entrée en université. Le système universitaire étant très élitiste, les écoliers travaillent dur depuis l'école maternelle jusqu'à l'entrée en université. Beaucoup d'écoles maternelles recrutent même sur concours, les questions étant bien sûr adaptées à l'âge des enfants (concernant les formes, les couleurs et des connaissances simples sur la nature). De plus, les sont presque une règle pour les lycéens. Le lycée ne se termine non pas par un examen mais par les concours d'entrée en université. Amériques. Le système éducatif des États-Unis est décentralisé, la plupart des décisions sur les programmes et sur le financement étant prises par des instances locales : les "school boards". Les programmes éducatifs sont en général établis par chaque état. Le gouvernement fédéral intervient surtout dans le financement de l’éducation. Les écoles privées élaborent leur programme librement et dans le système public, seulement 22 États établissent une liste de manuels recommandés. Dans la majorité des États, la liberté de choix est totale. Les assemblées législatives de chaque état fédéré établissent un socle minimum commun de connaissances dans les programmes. Les programmes ne sont pas les mêmes d'un état à l'autre. Le secondaire souffre de carences nombreuses mais l'enseignement supérieur est l'un des plus réputés du monde. , , , (Français), , , , , , Québec. Dans ces territoires là, le système commence par une éducation préscolaire, puis le système primaire et secondaire compte d'étude. Le système scolaire secondaire se termine par un diplôme. Puis il y a trois voies : (Anglais), ,. Dans ces provinces, le système débute par une éducation préscolaire, suivi par dans le système primaire, puis en cycle moyen, pour finir par supplémentaires dans le système secondaire. Le système scolaire secondaire se termine par un diplôme. Puis il se divise en trois voies : Dans ce territoire, le système débute par dans le système primaire avec la maternelle comme première année, puis dans le système secondaire. Le système scolaire secondaire se termine par un diplôme. Puis il y a trois voies : L'apprentissage des deux langues officielles du pays, soit le français et l'anglais, est obligatoire. Le Québec étant officiellement francophone, le français est la langue d'enseignement de toutes les matières scolaires, sauf de l'anglais, appelé langue seconde. Cette règle est inversée pour la minorité anglo-québécoise qui administre ses propres écoles et seule à y avoir accès (Loi québécoise sur l'enseignement public et Loi 101 : dispositions sur la langue française). L'école, ou une éducation équivalente prise en charge par les parents, est obligatoire dès l'âge de jusqu'à . L'éducation préscolaire est la maternelle pour les 4 et les . L'école primaire a six années (âge de 6 à ) et l'école secondaire a cinq années (âge de 12 à ) ; si l'élève n'a pas réussi , il redouble. Vient ensuite le cégep (collège d'enseignement général et professionnel). Unique au Canada, le cégep québécois permet aux étudiants d'effectuer un programme pré-universitaire de deux ans, permettant d'entrer en enseignement universitaire, ou un programme technique de trois ans. Le programme technique permet d'accéder au marché du travail, mais il existe une passerelle entre le programme technique et l'enseignement universitaire. Les programmes scolaires pour l'enseignement primaire et secondaire diffèrent selon les provinces. Cependant, l'apprentissage de l'anglais est obligatoire dès le second cycle scolaire. Le français, l'italien, l'allemand, le portugais, et le russe peuvent également être étudiés selon les écoles. L'enseignement primaire est obligatoire, il existe autant d'établissements publics que d'établissements privés, ces derniers étant fréquentés surtout par la classe moyenne haute ou aisée. La scolarisation primaire d'un élève argentin moyen coûte environ ARS à sa famille, soit US. Les programmes scolaires pour l'enseignement primaire et secondaire sont les mêmes dans tout le pays. L'enseignement primaire en Uruguay est gratuit et obligatoire. Cependant, il existe des écoles privées à Montevideo et autres villes du pays. Le système éducatif uruguayen est quasiment le même qu'en Argentine. L'éducation scolaire est régie par législation fédérale (Lei de diretivas bàsicas, LDB 1996) et comporte deux niveaux : l'éducation de base (bàsica) et l'éducation supérieure. L'éducation de base compte trois étapes : l'éducation infantile (pré-scolaire), l'éducation fondamentale (primaire) et l'enseignement moyen (ensino médio). L'éducation fondamentale obligatoire et gratuite entre l'âge de 6 à . Sa gratuité est garantie aussi à toute personne, y compris au-delà de l'âge qui correspond au parcours scolaire régulier. Le gouvernement fédéral (l'Uniâo) est le responsable pour l'offre éducative minimale aux deux niveaux. Cette offre est ouverte aux institutions créées et maintenues par initiative privée selon des conditions prévues dans la LDB. Le Fédéral compte sur les États, les municipalités et le secteur privé pour répondre la demande de services éducatifs aux deux niveaux. Statistiques. Plusieurs bases de données en ligne peuvent être consultées, notamment le centre de données de l’ISU et la base Edstats de la Banque mondiale. Les indicateurs sur l’éducation proviennent de trois sources principales : les données administratives recueillies par le biais de questionnaires auprès des établissements scolaires, les enquêtes auprès des chefs d’établissements, enseignants, élèves et ménages et enfin les résultats des élèves aux examens ou évaluations standardisées. Au niveau mondial, l’Institut de Statistiques de l’UNESCO (ISU), créé en 2001, est l’entité des Nations unies responsable de la collecte et de la diffusion des données sur l’éducation. Les informations sont collectées à travers des questionnaires adressés aux États membres, qui servent à calculer des indicateurs comparables publiés dans le "Recueil Mondial" de Statistiques sur l’Éducation et dans des publications thématiques. L’OCDE, avec l’aide d’Eurostat, fournit à l’UNESCO les informations pour ses États membres et publie également une série d’indicateurs dans la publication annuelle "Regards sur l’éducation". L’"International Association for the Evaluation of Educational Achievement" (IEA), créée en 1960, coordonne deux enquêtes internationales sur les acquis scolaires, une sur la lecture (PIRLS) et l’autre, sur les mathématiques et les sciences (TIMSS). Pour les pays en développement, des enquêtes auprès des ménages financées respectivement par l'UNICEF et l'USAID : ' (MICS) et ' (DHS) complètent ces informations en renseignant par exemple les dépenses d’éducation ou permettent de lier indicateurs socio-économiques avec la fréquentation de l’école. Les indicateurs sont classés en plusieurs catégories: le niveau d’études ou d’alphabétisation de la population adulte, les taux de scolarisation calculés en divisant effectifs scolaires par la population en âge de fréquenter l’école, les indicateurs d’efficacité interne (redoublements, abandons), les mesures de la qualité bien souvent basées sur les résultats à des tests standardisés, les indicateurs d’efficacité externe (effet du diplôme sur les revenus ou la chance de trouver un emploi) et enfin les données financières renseignant sur les budgets alloués à l’éducation. L’UNESCO publie un guide détaillé sur ces indicateurs. Tableau 1 : population entre 25 et étant parvenue à une formation secondaire : Tableau : taux d'obtention d'un diplôme de l'enseignement secondaire dans la population en âge typique de l'obtenir : Tableau 3 : taux d'accès à l'enseignement supérieur : Tableau 4 : taux d'obtention d'un diplôme d'enseignement supérieur en trois à six ans : Enjeux. L'éducation est en général considérée comme quelque chose d'essentiel, en tant que véhicule de transmission aux générations ultérieures et en tant que moyen de défense et de domination des personnes éduquées ou, au contraire, d'asservissement de personnes soumises à un endoctrinement (racisme, xénophobie, légitimation de la violence contre un ennemi, inculcation du caractère normal d'une position sociale inférieure, etc.). L'éducation comporte de nombreux enjeux éthiques. En effet, l'immigration et les diversités culturelles apportent de grands changements à notre société en matière d'éducation. Une carence d'éducation mathématique induit chez les adolescents des niveaux d'inhibiteurs cérébraux réduits dans une zone clé pour le raisonnement et l'apprentissage. En effet, une étude montre que la pratique des raisonnements mathématiques chez l'adolescent augmente la concentration d'acide γ-aminobutyrique (GABA), un neurotransmetteur inhibiteur, crucial pour la plasticité cérébrale, dans le gyrus frontal moyen, une zone du cerveau impliquée dans le raisonnement, la résolution de problèmes, la mémoire et l'apprentissage. Inclusion scolaire. Le secteur de l’éducation a la responsabilité d’offrir des environnements d’apprentissage sûrs et inclusifs qui permettent à tous les enfants et les jeunes d’avoir accès à une éducation de qualité. Un apprentissage efficace exige des écoles sûres et inclusives pour la totalité des enfants et des jeunes. Lors d'une consultation d’experts sur la lutte contre la violence dans les écoles, le Gouvernement norvégien, le Conseil de l’Europe et le Bureau de la Représentante spéciale du Secrétaire général chargée de la question de la violence contre les enfants ont reconnu que :Une école qui est ouverte à tous les enfants est bonne pour tous les enfants. L’éducation interculturelle, inclusive – c’est-à-dire un apprentissage qui promeut le respect et la compréhension des autres cultures et sert tous les enfants, quelles que soient leurs caractéristiques individuelles – est un élément essentiel pour éliminer la discrimination et encourager le respect entre les enfants et entre le personnel enseignant et les élèves. En d’autres termes, la diversité peut devenir une ressource pédagogique qui contribue à une expérience éducative de meilleure qualité et plus sûre pour tous les enfants, et cette expérience a le potentiel requis pour se diffuser au-delà de l’école dans l’ensemble de la société.En Suisse, l’inclusion scolaire des enfants ayant une déficience s’inscrit dans le vaste chantier de la réforme des politiques d’accompagnement des personnes en situation de handicap, politiques qui ont fait de l’intégration leur cheval de bataille. La refonte du système scolaire en faveur de l’inclusion des enfants ayant des besoins spécifiques, bien que perçue comme un réel progrès, crée de nouveaux défis pour les familles (organisation entre vie familiale et vie professionnelle, systèmes de garde). Droit à l'éducation. Le droit de toute personne à l'éducation, a été consacré dans la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948 (article 26), le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels de 1966 (articles 2, 13 et 14), la Convention internationale sur l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale (articles 1, 2 et 5), la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes (articles 1 et 10) et la Convention relative aux droits de l'enfant (articles 2, 9, 28 et 29). Il est aussi présent dans la Charte sociale européenne du Conseil de l'Europe. Lors du Forum mondial sur l'éducation de Dakar (), un Cadre d'action a été adopté, qui « réaffirme l'objectif d'éducation pour tous formulé lors de la Conférence mondiale sur l'éducation pour tous » (Jomtïen, Thaïlande, 1990) et engage les États signataires à réaliser les objectifs d'une éducation de base de qualité pour tous d'ici à l'an 2015, en mettant particulièrement l'accent sur l'accès de tous à l'école primaire et de l'éducation des filles. En 2016, les États membres ont adopté une décision sur le rôle de l’UNESCO pour ce qui est d’encourager les filles et les femmes à exercer un leadership dans les STEM, y compris les arts et le design. Les objectifs de l'Éducation pour Tous. Les objectifs dits de l'« Éducation pour Tous » (EPT) établis à Dakar en 2000 et qui ont été aussi affirmés par la Déclaration du Millénaire de l'ONU sont : Chaque année, une équipe de l'UNESCO rédige un rapport de suivi de l'EPT, qui contient des indicateurs et de nombreuses données et études de cas. Interprétation du droit à l'éducation. La Rapporteuse du Comité des droits de l'homme de l'ONU a énuméré quatre caractéristiques de l’éducation : Un droit reconnu au niveau international. Selon la Convention des droits de l'enfant, l'éducation est un droit garanti par les États, et doit avoir les objectifs suivants : Investir dans l'éducation. L'économie de l'éducation s'est développée à partir des années 1960, pour étudier l'influence de l'éducation sur le développement économique. La théorie du capital humain présentée en 1964 par Gary Becker associait l'éducation à un investissement pour l'individu, pour leurs employeurs et plus généralement pour la société. Il affirme que les savoir transmis par l'éducation améliorent directement les performances des individus. Cet investissement est alors considéré comme avantageux si les gains de productivités futurs sont plus importants que les coûts de la formation. L’équation de Mincer établit la relation entre gains (salaires), nombre d’année d’études et expérience professionnelle à partir des données du recensement américain de 1950 et 1960. Cette théorie peine cependant à expliquer l'attrait de filières éducatives privilégiant la culture générale par rapport à celle proposant une formation opérationnelle des individus, a priori plus mobilisables sur le marché du travail. Une hypothèse alternative, la théorie du signal, a donc été développée dans les années 1977 par le Canadien Michael Spence. On retrouve des idées similaires dans le rôle de filtrage assigné au système éducatif par Kenneth Arrow. Marché éducatif. L'éducation est un service qui est effectué soit par des écoles publiques, soit par des écoles privées. L'instruction au domicile est également possible mais reste minoritaire, cependant elle tend à se développer. L'hypothèse de l'existence d'un « marché éducatif » conduisant à des déséquilibres dans la répartition sociale des élèves dans les établissements scolaires est évoquée. Les facteurs favorisant l'existence de ce marché seraient, d'une part, le capital financier (ex : habitat dans un quartier aisé proche d'une école considérée comme de qualité et/ou possibilité de payer les frais pédagogiques pour accéder à certains établissements privés) et, d'autre part, le capital culturel (connaissance des stratégies pour accéder aux meilleurs établissements et classes, notamment par le jeu d'options), sachant que les deux facteurs peuvent être cumulatifs. Il semble que dans plusieurs pays, l'argent soit important dans la réussite éducative : il donne la possibilité d'accéder à des soutiens tels que les cours du soir, les voyages linguistiques, les activités culturelles ou permet de payer les frais d'entrée dans des établissements sélectifs du primaire, du secondaire ou du supérieur. Selon les pays, la répartition public/privé diffère, tout comme les montants d'aides publiques destinées aux écoles privées, ainsi que les conditions des contrats liés à l'obtention des subventions publiques. De plus, les frais d'inscription, de scolarité et de fournitures peuvent varier. Canada. Les écoles privées sont payantes, le montant des frais peut être un obstacle à la mixité sociale. Le montant des subventions publique est plafonné. France. En France, l'école publique est gratuite jusqu'à la fin de la scolarité obligatoire (de 3 à 16 ans). Des frais variés sont souvent exigés dans les écoles privées, et peuvent conduire à exclure l'accès des élèves des familles les plus précaires, ce qui va à l'encontre du principe d'accessibilité visé par l'Éducation pour tous. |
1841 L'année 1841 est une année commune qui commence un vendredi. |
1973 L'année 1973 est une année commune qui commence un lundi. |
1846 L'année 1846 est une année commune qui commence un jeudi. |
1997 L'année 1997 est une année commune qui commence un mercredi. Distinctions internationales. Prix Nobel. Les lauréats du Prix Nobel en 1997 sont : |
1849 L'année 1849 est une année commune qui commence un lundi. |
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