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À ces crédits budgétaires s’ajoutent des subventions d’investissement hors budget général relevant de l’opération Campus et du plan de relance, qui ont accéléré le rythme des réhabilitations des cités U en prenant en charge la rénovation de 4 161 chambres et la création de 2 860 places supplémentaires. |
Il faudra encore quatre ans d’investissement pour que les anciennes cités U soient toutes rénovées. Pendant cette période, l’essentiel de la dotation en fonds propres allouée par l’État au réseau sur les crédits du titre VII de l’action 2 du programme 231 pour couvrir ses investissements immobiliers sera encore utilisée pour financer les rénovations. Cela ne laisse que peu de moyens pour étendre le parc dans une proportion comparable à la hausse des effectifs étudiants et du nombre de boursiers. |
Cela explique aussi pourquoi les plans de construction de nouvelles résidences étudiants font moins appel aux subventions publiques qu’aux emprunts aidés et aux aides fiscales, laissant l’initiative aux bailleurs sociaux et aux investisseurs privés qui se sont constitués progressivement leurs propres parcs de logements étudiants en marge de celui des CROUS. |
Le régime juridique de la location meublée a aussi attiré sur le marché du logement étudiant des investisseurs institutionnels faisant appel à l’épargne publique, qui se sont constitués un parc de résidences étudiantes. La plupart de leurs résidences, à la différence des précédentes, ne sont pas conventionnées et n’ont pas la qualification de logements sociaux, en dépit du fait que les étudiants qui y résident peuvent percevoir l’ALS. |
Ces investisseurs peuvent conserver la propriété des résidences construites tout en confiant leur gestion à des exploitants. Ils peuvent aussi les revendre comme des placements financiers à des particuliers. Cet investissement est devenu très intéressant lorsqu’il a bénéficié d’une aide fiscale, introduite dans la loi de finances pour 2009 par un amendement de notre ancien collègue Michel Bouvard. Elle a étendu le bénéficie de la réduction d’impôt dite Scellier dans l’investissement locatif à l’acquisition de logements destinés à la location meublée avec prestations de services, exercée à titre non professionnel. |
L’avantage fiscal a soutenu pendant quatre ans le marché des résidences étudiantes avec services comme le présente le tableau suivant. Il ne devrait toutefois pas être reconduit l’année prochaine, le niveau des loyers et les conditions de récupération de la TVA sous le régime de la location meublée devant suffire à soutenir la construction de ces résidences. |
Sources : FPI, SNRT, AIRES, SYNERPA (Syndicat des résidences pour personnes âgées) ; Rapport général n° 3805 de la commission des finances sur le projet de loi de finances pour 2012 |
En l’absence d’une réelle programmation par l’État des investissements publics dans la construction de nouveaux logements étudiants, ce sont donc bien souvent les communes qui prennent l’initiative d’installer sur un terrain une résidence sociale pour étudiants. Elles le font d’autant plus volontiers que les résidences étudiantes conventionnées sont prises en compte dans l’appréciation du taux communal de logements sociaux, alors que leurs occupants, dont les revenus sont mal connus, n’appartiennent pas nécessairement aux populations les plus défavorisées. |
Les rapports Anciaux attribuaient ces 50 000 places au réseau des œuvres. Ils laissaient toutefois entendre que l’offre de logements étudiants à bas coût ne pourrait sans doute pas reposer entièrement sur l’effort financier consenti par l’État en faveur du réseau. Il encourageait parallèlement les bailleurs sociaux et le secteur privé à développer des locations spécifiquement destinées aux étudiants. |
Le CNOUS, dont les chiffres sont repris par le ministère de l’enseignement supérieur, compte 22 699 logements neufs subventionnés par le programme 231. Le ministère chargé du logement décompte les décisions d’attribution d’un prêt locatif aidé à un programme enregistré sous la qualification de logement étudiant. |
Ce n’est que selon ce dernier décompte que les objectifs du plan ont été tenus avec une moyenne annuelle de 5 377 constructions. La différence entre les bilans est attribuable aux bailleurs sociaux, comme l’indiquent les attributions de prêts locatifs sociaux, qui permettent de connaître les catégories de bailleurs ayant enregistré leur dossier d’agrément sous la rubrique « résidence étudiante » : |
Pour le financer, la dotation d’investissement immobilier du CNOUS reçoit, comme on l’a vu, 20 millions d’euros supplémentaires. Il y a donc tout lieu de croire que les 40 000 nouvelles places annoncées sur la législature viendront compenser les pertes de places dues aux rénovations et accroître le seul parc du réseau des œuvres, pour le porter à 210 000 logements en 2017. |
Pour autant, la programmation des constructions et donc le succès du nouveau plan du Gouvernement dépendent non pas tant des dotations d’investissement allouées par l’État que de deux considérations locales que le second rapport Anciaux décrivait comme étant aussi les deux principaux obstacles rencontrés par le plan national, à savoir la coordination des acteurs locaux et la rareté du foncier disponible à très faible coût dans les agglomérations les plus déficitaires, où le prix du m2 constructible est souvent trop élevé pour le taux de rentabilité d’une résidence étudiante sociale. |
Le foncier mis à disposition par les communes, resterait encore à résoudre le problème de la coordination des acteurs et de la conciliation de stratégies locales qui peuvent être divergentes. Les nouvelles constructions seront-elles concentrées dans les trois ou quatre agglomérations les plus déficitaires ou bien réparties sur l’ensemble des sites universitaires du territoire ? Et qui choisira leur implantation et le mode de financement adapté à chaque opération ? |
Il n’existe pas, pour le moment, de schéma directeur des implantations nécessaires. Le CNOUS s’efforce de tenir une stratégie d’ensemble mais sa cartographie des besoins et de l’état du marché entre offres et demandes, telle qu’elle apparaît dans le tableau repris page 24, reste imprécise. |
2. Le pilotage national du plan de construction |
Pour atteindre 8 000 livraisons par an, le réseau des œuvres devra doubler le rythme des constructions atteint pendant les deux dernières années du plan Anciaux. La programmation des constructions de 2013 étant déjà faite, c’est sur les budgets des années 2014 à 2017 que devra porter l’effort supplémentaire, alors même que le programme de rénovation des cités U se poursuivra à un rythme soutenu. |
Elle comprend 101 logements installés dans des containers maritimes aménagés par la pose d’isolant thermique, le percement de portes et fenêtres, l’installation et le raccordement d’équipements électriques et sanitaires. Le coût du projet, de 5,45 millions d’euros, a été couvert à 43 % par des subventions publiques, le solde de 3 millions d’euros venant de prêts locatifs sociaux contractés sur 20 ans. |
Ces programmes ont aussi supporté les charges nouvelles entraînées par la suppression des dérogations accordées auparavant aux résidences pour étudiants concernant l’accessibilité de tous les locaux construits aux personnes handicapées. L’article 41 de la loi n° 2005-102 du 11 février 2005 qui modifie le code de la construction et de l’habitation renvoyait à un décret en Conseil d’État les modalités de l’obligation d’accessibilité. |
3. La recherche d’une alternative aux unités cellulaires en béton |
Ces difficultés juridiques et pratiques auraient dû favoriser l’émergence d’une colocation organisée par les CROUS ou par des intermédiaires professionnels spécialisés, pour lesquels une réglementation des baux aurait pu être adaptée. Les essais réalisés par quelques CROUS les ont rapidement découragés et ni les bailleurs sociaux ni les gestionnaires de résidences étudiantes ne sont enclins à produire une offre colocative pour laquelle ils estiment qu’il n’y a pas de demande et qui est pour eux une source de problèmes. |
Certaines de ces résidences seront peut-être confiées à la gestion des CROUS, d’autres à celles des établissements d’enseignement supérieur qui les accueillent. Une mission nationale aurait pu étudier avec les futurs gestionnaires les modalités d’expérimentation de logements collectifs dans ces résidences. De telles solutions de logement seraient certes nouvelles en France mais elles ont depuis longtemps fait leurs preuves dans des pays proches, pour des étudiants en première année comme pour des collectifs d’étudiants plus âgés, réunis par un projet associatif commun. |
Lors de sa fondation en 1970, l’université catholique de Louvain-La-Neuve s’est vue concéder en pleine propriété des terrains situés à l’époque en pleine campagne. À mesure qu’elle se développait, elle a veillé à mêler les bâtiments d’enseignement, les logements, les bureaux ainsi que des locaux industriels et commerciaux pour parvenir à développer une ville entière. |
À ce bail individuel est annexé un règlement d’ordre intérieur qui donne au service du logement un droit d’accès permanent aux parties communes et fixe les obligations des étudiants. Ces parties communes sont nettoyées chaque semaine par un prestataire extérieur qui maintient un lien social entre la colocation et les services de l’université et signale les problèmes d’isolement, de conflit ou de désordre. Les logements sont répartis en secteurs gérés par un responsable et une équipe technico-administrative. |
Cette initiative originale, encouragée, contrôlée et soutenue financièrement par l’université, a permis de fondre la vie étudiante et la vie urbaine d’une ville neuve. Elle favorise la responsabilisation des étudiants et développe chez eux l’esprit de partage comme celui d’entreprise. |
Ce site a ensuite repris les offres auparavant proposées par le service « logement en ville » par lequel les CROUS avaient noué des relations avec des propriétaires intéressés par la location d’un appartement à des étudiants. Le site recense, à la rentrée 2012, 66 971 logeurs inscrits, proposant 94 575 logements dans 2 341 villes. Il est ouvert aux particuliers à condition qu’ils s’engagent à mettre à jour leurs offres dès qu’un bail est conclu. |
La Commission examine, pour avis, au cours de sa séance du mardi 30 octobre 2012, les crédits pour 2013 de la mission « Recherche et enseignement supérieur » sur le rapport de M. Patrick Hetzel (Recherche) et de Mme Isabelle Attard (Enseignement supérieur et vie étudiante). |
M. Patrick Hetzel, rapporteur pour avis des crédits de la recherche. Le débat en commission élargie du mardi 23 octobre dernier consacrée au budget de l’enseignement supérieur et de la recherche pour 2013 a renforcé les différents éléments qui conduisent à ne pas accepter en l’état les crédits proposés pour cette mission déterminante. |
Si le projet de loi de finances pour 2013, défendu par la nouvelle majorité, présente un budget de la recherche préservé dans ses grandes lignes, cette apparente stabilité recouvre une évolution interne et des baisses de moyens significatives, touchant au premier chef l’Agence nationale de la recherche, l’ANR, dont les crédits baissent de plus de 10 %. |
Permettez-moi de concentrer maintenant mon propos sur le crédit d’impôt recherche (CIR). |
Le crédit d’impôt recherche bénéficie d’un réel consensus, y compris au Parlement, et ce depuis sa création en 1983, comme l’a montré encore récemment le rapport du sénateur Michel Berson. Il est le principal levier visant à permettre à la recherche et développement français d’atteindre l’objectif, fixé au niveau européen, d’un taux d’investissement de 3 % de PIB. |
Un autre avantage, moins intuitif, est apparu lors des auditions, celui de dépasser l’effet de mode qui peut s’emparer de la recherche publique. La recherche en entreprise est davantage conduite à persévérer, pour rentabiliser les crédits engagés. Le crédit d’impôt recherche peut donc servir à développer des recherches qui n’auraient pas bénéficié autrement de l’attention des organismes publics. Cet effet vertueux incite à continuer de stimuler les relations entre public et privé en la matière. |
Les améliorations importantes du dispositif depuis 2008 ne doivent cependant pas dissimuler un certain nombre de difficultés, que les auditions ont permis de préciser. |
Si le projet de loi de finances pour 2013 n’a pas cédé à la tentation de réduire le crédit d’impôt recherche, il propose cependant, dans son article 55, d’en modifier certaines modalités. |
Mme Isabelle Attard, rapporteure pour avis des crédits de l’enseignement supérieur et de la vie étudiante. Suivant l’usage, j’ai choisi de consacrer mon avis budgétaire à un thème d’investigation principal, le logement étudiant. |
Un rapport de la mission d’évaluation et de contrôle de la Commission des finances, déposé en décembre dernier, reconnaissait que les décaissements liés au plan Campus étaient faibles et les raisons des lenteurs imputables à la complexité des opérations. La ministre de l’enseignement supérieur souligne plutôt le manque d’engagement des collectivités territoriales dans ces projets immobiliers, puisque celles-ci sont tenues à l’écart des instances qui les conduisent. Elle s’est engagée à remettre à plat les partenariats les moins avancés. |
Outre les crédits des bourses et l’aide sociale aux étudiants, le programme 231 couvre également une partie des dépenses de l’État en faveur du logement étudiant. Le gouvernement a annoncé un nouveau programme de construction de 40 000 logements sociaux pour les étudiants. Il a augmenté pour cela de 20 millions d’euros la dotation d’investissement immobilier du Centre national des œuvres universitaires et scolaires, le CNOUS. |
La ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche a confirmé la semaine dernière que la dotation supplémentaire serait reconduite dans les années à venir et qu’elle ne serait pas diminuée par une baisse des investissements des futurs contrats de projets État-région. |
Elle a également confirmé qu’une mission conjointe de son ministère et du ministère du logement serait mise en place pour piloter ce nouveau plan. Je m’en réjouis particulièrement car on était dans le flou depuis l’annonce du mois de juin. Ce suivi interministériel avait manqué au plan précédent, le plan Anciaux, qui visait d’abord la rénovation des anciennes cités universitaires, devenues vétustes et inadaptées. Cette rénovation a pris du retard. Elle se poursuit encore, sur un rythme moins rapide que prévu, mais sur des crédits budgétaires renouvelés chaque année et sans endettement des centres régionaux des œuvres universitaires et scolaires, les CROUS. |
Ce modèle de logement collectif est peu pratiqué en France mais largement répandu dans les pays proches, notamment la Belgique, les Pays-Bas ou la Grande-Bretagne. Il a fait ses preuves à tous points de vue, financier, pédagogique et social. Les logements sont moins chers à la location, plus économes en énergie et plus agréables à vivre pour les étudiants. |
Ces logements collectifs coûtent peu, rapportent plus qu’ils ne coûtent et favorisent les études comme l’épanouissement et la socialisation des étudiants qui y habitent. Qu’attend-on pour les développer en France ? |
Ils doivent être pensés dès l’élaboration du projet architectural de construction des 40 000 logements. Ils doivent pouvoir s’appuyer sur une administration solide qui répartit, entretient et anime les immeubles, tout en veillant au bien être des étudiants. Il est encore temps d’inciter le réseau des œuvres universitaires à multiplier les expérimentations de cette nature dans les programmes de construction qu’il va financer. |
Puisque le réseau des œuvres reprend la maîtrise d’ouvrage de ses investissements immobiliers, c’est l’occasion pour lui de définir un nouveau standard de résidence étudiante, en construisant non plus seulement des unités individuelles mais des logements collectifs de quatre ou cinq chambres distribuées autour de pièces communes. |
Je compte beaucoup sur la mission interministérielle qui doit piloter le nouveau plan de construction pour aider le réseau des œuvres à inventer un standard français du logement collectif étudiant. La mission pourra mobiliser les services des ministères, voire des équipes d’architectes. Elle pourra suivre les résidences pilotes depuis leur conception et veiller à l’équilibre des plans de financement selon les sites. Ce modèle pourrait ensuite être repris par les résidences étudiantes que construisent les établissements d’enseignement et les bailleurs sociaux. On pourrait même imaginer qu’il s’étende à la colocation privée. |
Mais cela ne pourra se fait qu’à deux conditions : d’une part, que le régime des baux surmonte les inconvénients actuels des baux collectifs indivis pratiqués dans la colocation privée ; d’autre part, qu’une intermédiation locative entre le propriétaire et les étudiants s’impose pour éviter les abus de loyers ainsi que les contentieux sur la répartition des charges et la durée des cautions. |
Le pilote interministériel du nouveau plan de construction de 40 000 places dans les CROUS devra inciter les bâtisseurs et les bailleurs, au moment où de nouveaux campus sortiront de terre et s’entoureront, pour certains, de villes nouvelles, à adopter des techniques de construction plus économes en énergie et moins chères à la location. |
M. Émeric Bréhier. L’avis de M. Patrick Hetzel traduit une divergence légitime dans le contexte actuel. Je conçois qu’il regrette la diminution des crédits de l’ANR ou la modification du crédit d’impôt recherche à l’article 55 du projet de loi de finances. Mais n’est-il pas quelque peu contradictoire de solliciter la mise en place d’une nouvelle autorité administrative indépendante alors que nous déplorons tous la montée en puissance de ces instances qui, par nature, ôtent des capacités d’intervention aux services de l’État, dont les charges de personnel se sont accrues et qui n’ont guère participé aux efforts budgétaires du pays ? |
Enfin, le fait que le nombre de recrutements de l’Institut universitaire de France passe de 150 à 110 ne remet pas en cause l’excellence de cet établissement, reconnue par tous depuis 21 ans comme vous l’avez fait remarquer. |
Bref, le groupe SRC ne partage par les conclusions du rapporteur pour avis. Il se félicite au contraire, comme il l’avait fait au cours de la commission élargie, des évolutions budgétaires et des précisions apportées par la ministre à ce sujet. |
Mme Dominique Nachury. Je remercie les rapporteurs pour leurs avis qui ouvrent le champ à de nouvelles réflexions, notamment en matière de crédit d’impôt recherche. |
S’agissant du logement étudiant, n’oublions pas les nombreuses initiatives locales. Celle qui est menée Lyon par le CROUS, par exemple, commence à prendre forme. |
Nous sommes satisfaits, je le redis, que le budget ne remette pas en cause la loi LRU. Nous regrettons en revanche la diminution des crédits destinés aux établissements privés, ainsi que la baisse des aides au mérite. |
Dans le domaine de la recherche, nous nous interrogeons sur la cohérence des orientations en matière d’énergie nucléaire et sur le lien entre innovation et possibilité de se développer pour les entreprises. |
Le budget du programme « Vie étudiante » augmente de 7,2 %. C’est un excellent signal envoyé aux étudiants. Aujourd’hui encore, le taux de pauvreté des jeunes de moins de vingt-cinq ans est presque le double de celui des adultes en activité et 35 % des étudiants doivent cumuler études et emplois. Or on sait combien ce cumul est source d’échec en premier cycle. Nous saluons ce changement d’approche qui redonne confiance. |
Alors que nous connaissons une crise du logement étudiant sans précédent, nous saluons également l’augmentation de la dotation du CNOUS pour relancer la construction. Nous faisons nôtres les préconisations d’Isabelle Attard au sujet des logements collectifs. Les expérimentations de logements coopératifs menées à l’étranger ou, de manière encore trop confidentielle, en France méritent que l’on s’y intéresse bien d’avantage. |
Au-delà du logement, nous pensons que le coup de pouce du gouvernement aux étudiants boursiers devrait aller plus loin. Les enfants scolarisés ont droit à une allocation de rentrée. Or, alors que la rentrée universitaire peut être bien plus coûteuse que celle des lycéens ou des collégiens, aucune aide de ce type n’existe pour les étudiants. Nous espérons donc que la réforme des aides directes aux étudiants sera rapidement mise en route. |
En matière de santé, beaucoup reste à faire pour assurer un meilleur suivi sanitaire de la population étudiante et garantir l’accès aux soins pour tous. |
Nous saluons le choix qu’a fait le gouvernement de diminuer les crédits alloués à l’ANR. Cette agence a besoin d’être réformée. Son système de financement par projets contribue grandement, d’ailleurs, à nourrir la précarité. |
La même vigilance devrait peut-être s’exercer à l’égard d’autres opérateurs. Ainsi, tous les acteurs du monde académique s’accordent pour estimer que l’AERES doit être réformée en profondeur. Dans un tout autre domaine, je pense également au CEA, dont les crédits pour 2013 augmentent de 7 %. |
Enfin, la recherche a besoin d’un soutien public pour éclairer les choix de société, comme vient de nous le rappeler la controverse soulevée par l’étude du professeur Gilles-Éric Séralini. |
M. Thierry Braillard. L’exercice auquel vous avez dû vous livrer était malaisé, monsieur Hetzel : comment arriver à dire non quand on a envie de dire oui ? Alors que cela n’était pas annoncé aussi nettement, l’enseignement supérieur et la recherche apparaissent comme des priorités du budget pour 2013. |
Vous avez trouvé à redire en matière de recherche. Vous êtes cependant un peu dur au sujet de l’ANR, dont le projet de loi de finances reconduit les moyens de fonctionnement. Il n’y a ni coupe claire ni RGPP. Mais il est vrai que les thématiques de l’Agence se trouvent réorientées, voire limitées, comme l’on dit mes collègues. |
Vous auriez pu avoir un mot sur les 100 millions de plus consacrés à la recherche publique, sur le maintien de tous les emplois de chercheurs et sur les moyens supplémentaires dégagés pour les programmes européens, de l’Agence spatiale européenne à ITER. La France affirme sa volonté d’investir dans la recherche. |
Dans un contexte budgétaire exigeant, les moyens du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche progressent de plus de 2 %. Ce projet de budget place donc la réussite étudiante au cœur des priorités nationales. On ne peut que s’en féliciter. |
Nous nous réjouissons de la création de 1 000 emplois nouveaux correspondant à un effort de 28 millions d’euros. Nous approuvons aussi la programmation pluriannuelle, qui traduit une volonté à moyen terme. |
En matière de vie étudiante, la hausse des crédits de 7,2 % et l’augmentation du budget des bourses à hauteur de 9 % méritent d’être saluées. Pour répondre à la question du logement étudiant, certaines initiatives locales se font jour, par exemple dans ma circonscription de Lyon. Pour autant, il s’agit souvent de simples intentions. D’un point de vue quantitatif, leur réalisation n’est pas adaptée aux besoins. L’avis de la rapporteure dégage de très bonnes pistes. Nous devrons continuer à y travailler avec la ministre. |
Enfin, le groupe RRDP estime que le rôle des instituts universitaires de technologie (IUT) doit être réaffirmé, réajusté et mieux mis en valeur dans la politique de l’enseignement supérieur. |
M. Patrick Hetzel, rapporteur pour avis. Lorsque j’ai évoqué une possible intervention de l’AERES dans le rescrit fiscal, monsieur Bréhier, l’idée n’était nullement de créer une nouvelle agence mais bien d’utiliser l’instance existante. Celle-ci a d’ailleurs fait évoluer ses propres procédures d’évaluation : la périodicité est passée de quatre à cinq ans, si bien qu’elle a sans doute la possibilité d’assumer cette tâche. On apporterait un peu plus de réactivité – et c’est là une demande des chercheurs – par rapport à OSEO et à l’ANR. |
Reste à savoir, bien entendu, quel est le bon quantum. La discussion reste ouverte à ce sujet. |
Mais revenons, madame Pompili, sur l’AERES. Cette agence s’est installée dans le paysage. Les travaux de Christine Musselin montrent qu’une large part des enseignants-chercheurs et des chercheurs en reconnaissent la légitimité. Nous avons besoin d’instances d’évaluation et celle-ci joue un rôle important à cet égard. |
J’ai examiné organisme par organisme les moyens supplémentaires dont vous faites état, monsieur Braillard, et il m’est apparu que ces augmentations correspondent à l’euro près à des crédits prévus par les programmations pluriannuelles des contrats d’objectifs de ces organismes. De plus, les 80 millions retranchés du budget de l’ANR seront disponibles dans ce cadre. |
Mme Isabelle Attard, rapporteure pour avis. Il existe en effet, madame Nachury, des exemples de logements collectifs étudiants à Lyon, à Angers, à Poitiers. J’ai constaté sur le terrain que le système s’était également développé au Havre, et pas seulement dans des conteneurs. Si cette initiative a pu donner une image négative, les erreurs du début ont été corrigées dès la deuxième année. Je précise que l’économie réalisée n’a porté que sur la durée de la construction, qui est passée de 36 à 18 mois. |
Mais il manque à la France un dispositif national facilitant et encourageant la colocation. La comparaison avec les autres pays européens met en évidence certains blocages. Il faut rassurer les bailleurs qui s’engagent dans cette démarche : lorsque les locaux comportent plusieurs chambres et des espaces communs, l’étudiant est responsable de sa chambre et paie son loyer ; s’il quitte la colocation, le CROUS pourra trouver un autre étudiant qui le remplacera sans qu’il y ait de risque pour le bailleur – qu’il soit privé ou public, d’ailleurs. |
S’agissant du revenu d’autonomie, madame Pompili, il conviendra d’attendre les résultats des Assises de l’enseignement supérieur et de la recherche. Une réflexion est en cours pour regrouper les différentes aides proposées aux étudiants, mais les associations étudiantes ne sont pas forcément toutes d’accord. |
Je partage votre opinion sur les PPP, monsieur Braillard : loin d’être un modèle de développement pour le logement étudiant, ils constituent plutôt un frein. Les universités se sont désengagées des projets de construction en acceptant les solutions « clés en main » proposées par certains bailleurs, alors qu’elles auraient pu poursuivre les idées qu’elles avaient pour construire des logements correspondant mieux à l’épanouissement des étudiants. Comme beaucoup, j’ai habité une chambre de CROUS de 9 mètres carrés relativement insalubre. Des améliorations sont intervenues depuis mais on peut aller plus loin. Mme Bonnafous estime que l’échec des étudiants de première année est d’abord dû à un problème d’orientation. Pour ma part, je pense que la précarité étudiante, le coût et les conditions de logement pèsent lourd dans la balance lorsqu’il s’agit de réussir sa première année. |
La Commission donne un avis favorable à l’adoption des crédits pour 2013 de la mission « Recherche et enseignement supérieur ». |
Le reste de la troupe va. Pour le temps, c' est froid et gris. Fait chier pour un mois de mai ... |
Christine, tu as raison de laisser les tomates en pots, car c' est pas le moment de planter dans l' eau. Sinon, risque de maladie immédiat. Ou alors, faut planter du riz .....on a le sol pour cela |
Pas drôle ce temps. On ne peut rien faire dans le jardin. C' est démoralisant. |
Les loustics ronflent, j'en ferais bien autant, mais après je ne dors plus la nuit ! |
Alors je navigue sur e-bay, et là je vais aller faire un peu de repassage pendant que JC regarde le rugby. |
j'ai 2 énormes figuiers, ils aiment l'eau oui mais a ce point j'ai des doutes sur la production, seront elles sucrées ??????????????????????? |
car cette année je voulais aller au marché des producteur vendre une bonne récolte l'an dernier le kg etait entre 8 et 9 € le kilo |
Je ne saurais pas te dire pour tes figues Christine. |
je sens que je vais investir dans un petit mouton |
je ne sais pas vers qui je dois m'adresser ni le cout mais là meme un bon rotofil je pense que ca ne suffit pas [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] |
j'ai retrouvé mon casque de moto de ma jeunesse le crane a un peu grossi comme le corps !!!!!!!!!!!!!! |
Le Sam de Sylvette ne va pas bien, elle l'emmène chez le véto demain. |
je vais aller lire ce qui ce passe pour le beau SAM ! |
je me console en me disant que Paris ce n est pas fait en 1 jour donc j'ai tout mon temps jusqu a"*+" la canicule yes |
Aujourd'hui ça a été le pompon ! |
Pluie, brouillard ce soir, on se croirait en novembre ! |
Ben chez nous c'est du soleil, 20°, les chiens roupillent en plein soleil, ils ont l'air d'apprécier ! nous sommes envahi par les tiques, hier soir j'en avais une qui etait entrain de s'installer dans les cheveux je vais aussi me passer au frontline si ça continue ! |
Nany je pense arriver chez toi Lundi prochain vers 16H30 si cette heure vous convient, j'en ai pour 4/5h de route selon la circulation vu qu'il n'y a pas beaucoup d'autoroute, pratiquement que de la nationale donc Radar ! |
sur ce Bonne journée a vous ! et a ce soir ! |
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Totionnaire non mais alors c'est pas parceque toi tu t'éclates qu'il n'a pas le droit lui aussi |
Mais SI j'ai un reste de blonde quand j'ai pas le casque [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] |
je te rassure tu n'es pas la seule hum pas pour tout [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] |
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