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Économie de la république populaire de Chine - Science et technologie (1) | 738 | [
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"source_text": "\n\nLa Chine est le deuxième pays du monde par son produit intérieur brut (PIB) nominal, derrière les États-Unis. En 2014, elle est devenue, selon les dernières estimations de la Banque mondiale, le premier pays au monde pour le PIB à parité de pouvoir d'achat (PPA), passant devant les États-Unis. En 2017, le produit intérieur brut (PIB) en PPA chinois s'est élevé à environ 23 120 milliards de US$ contre 19 360 milliards de US$ approximativement pour les États-Unis, ce qui confirme bien le dépassement chinois à long terme.",
"title": "Contexte"
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"source_text": "La science et technologie en Chine a développés rapidement au cours des dernières décennies. Le gouvernement a mis l'accent sur le financement, la réforme, et le statut social de la science et la technologie, comme un élément fondamental de l'évolution socio-économique du pays et le prestige national. La Chine a fait des progrès rapides dans des domaines tels que l'éducation, l'infrastructure, de la fabrication de haute technologie, les publications académiques, les brevets, les applications commerciales, et est maintenant dans certains domaines et par certaines mesures un leader mondial (par exemple la construction de TGV, ou la fabrication de smartphones avec Huawei qui est devenu en 2019 le deuxième plus gros vendeur devant Apple). La Chine vise l'innovation indigène comme une priorité, dans le cadre de son objectif de se transformer d'une économie de fabrication à une fondée sur la connaissance et savoir faire dans la décennie à venir. À cet égard, la Chine a obtenu 7,26 millions de diplômés de l'université en 2014, sept fois plus qu'en 1999.\n\n",
"title": ""
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"source_text": "En 2012, la Chine a déposé plus de brevets que tout autre pays. Les sceptiques affirment que ce sont des idées triviales, où les normes sont bien moins élevés; et donc non vraiment «novateurs». Mais une étude réalisée par l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle de l'ONU montre qu'une proportion faible, mais croissante rapidement de brevets chinois sont des normes mondiales. Ainsi, Huawei et ZTE comptent pour 29 % des demandes de brevets chinois étrangère, tandis que d'autres entreprises telles que Lenovo, Sinopec et BYD sont également à la hausse. En fait, Foxconn est 5e, en déposant plus de 12 000 brevets étrangers - pour les machines, la technologie informatique et audio-vidéo - montrant que sa réputation comme un atelier clandestin de faible technologie est largement périmé. Alors, selon l'UNESCO, la Chine a maintenant 80 technopôles, comparés avec 23 au Japon et 18 en Corée du Sud.\n\n",
"title": " Recherche et développement : les innovations technologiques chinoises "
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] | wik-geo-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Économie_de_la_république_populaire_de_Chine |
Unification allemande - Populations germanophones en Europe centrale au début du XIXe siècle (1) | 1,941 | [
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"source_text": "\n\nL'unification de l'Allemagne sous la forme d'un État-nation eut officiellement lieu le 18 janvier 1871 dans la galerie des Glaces du château de Versailles, en France. Les princes allemands s'y rassemblèrent après leur victoire lors de la guerre franco-prussienne pour proclamer Guillaume Ier de Prusse empereur du nouvel Empire allemand. Cependant, le processus de rassemblement des populations germanophones d'Europe avait commencé depuis le début du siècle.",
"title": "Contexte"
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"source_text": "Avant 1806, les germanophones d'Europe centrale se répartissaient entre plus de 300 entités politiques différentes, la plupart faisant partie du Saint-Empire romain germanique ou des territoires héréditaires des Habsbourg. Leurs états variaient en taille, des petits et complexes territoires princiers des Hohenlohe aux vastes étendues du royaume de Prusse et de l'électorat de Bavière. Leurs modes de gouvernement étaient également très variés, des villes libres d'Empire (telles que la puissante Augsbourg ou la minuscule Weil der Stadt), des territoires ecclésiastiques (comme la riche abbaye de Reichenau ou l'influent électorat de Cologne) et des États dynastiques (comme le Wurtemberg). Ces terres formaient le territoire du Saint-Empire romain germanique qui comporta jusqu'à plus de 1 000 entités. À partir du XVe siècle, les princes-électeurs de l'Empire choisissaient un membre de la maison des Habsbourg pour porter le titre d'empereur du Saint-Empire. Parmi les États germanophones, l'Empire fournissait les mécanismes administratifs et juridiques permettant la résolution des conflits entre les paysans et les propriétaires terriens, ou entre différentes juridictions. À travers l'organisation des cercles impériaux (Reichskreise), des groupes d'États consolidaient leur unité et développaient leurs intérêts militaires et économiques, .\n\nLa Guerre de la Deuxième Coalition (1799-1802) déboucha sur la défaite des forces impériales et de leurs alliés face à Napoléon Bonaparte. Les traités de Lunéville (1801) et d'Amiens ainsi que le Recès d'Empire de 1803 transférèrent de larges portions de l'Empire à des États dynastiques. Les territoires ecclésiastiques et la plupart des villes libres d'Empire disparurent et leur population dut offrir son allégeance à de nouveaux ducs ou rois. Ce transfert accrut particulièrement les territoires du Wurtemberg et de Bade. En 1805, Napoléon vainquit les Autrichiens et les Russes à la bataille d'Austerlitz et imposa ensuite le Traité de Presbourg qui démantelait le Saint-Empire romain germanique. En 1806, Napoléon envahit la Prusse et écrasa les armées prussiennes à Iéna et Auerstaedt, ce qui confirma sa domination sur les territoires germaniques.\n\n",
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"source_text": "Sous l'hégémonie du Premier Empire de Napoléon Bonaparte (1804-1814), le nationalisme allemand se développa au sein des États allemands réorganisés. L'expérience de la domination française, avec une organisation unifiée, fit émerger l'idée que l'« Allemagne » devait être perçu comme un seul État. Pour le philosophe Johann Gottlieb Fichte :\n\n« Les premières, véritables et uniques frontières naturelles d'un État sont sans aucun doute leurs propres frontières internes. Ceux qui parlent le même langage sont unis les uns aux autres par une multitude de liens invisibles […] ; ils se comprennent tous et ont le pouvoir de continuer à se comprendre de mieux en mieux ; ils sont ensemble et forment par nature un tout indivisible. »\n\nUne langue commune aurait pu servir de base pour définir une nation, mais, comme les historiens allemands du XIXe siècle l'écrivirent, il faut plus qu'une similitude linguistique pour unifier les centaines d'entités politiques. L'expérience des peuples germanophones d'Europe centrale durant les années d'occupation françaises joua un rôle dans la cause commune visant à chasser les troupes françaises et à récupérer le contrôle de leurs terres. Les campagnes de Napoléon en Pologne, en Espagne et la désastreuse invasion de la Russie en 1812 désabusèrent de nombreux Allemands, qu'ils soient princes ou paysans. Le blocus continental imposé par Napoléon ruina l'économie de l'Europe centrale. 125 000 Allemands participèrent à la Campagne de Russie et les nombreuses pertes incitèrent les Allemands à envisager une Europe sans Napoléon. La création de milices comme les corps francs illustra cette évolution.\n\nLe désastre de Russie affaiblit considérablement l'emprise française sur les princes allemands. En 1813, Napoléon mena une campagne dans les États allemands pour les ramener dans le giron français. La Guerre de la Sixième Coalition ou « Guerre de Libération » pour les Allemands, atteignit son paroxysme lors de la Bataille de Leipzig également connue sous le nom de « Bataille des Nations ». En octobre 1813, plus de 500 000 soldats participèrent à cet engagement qui dura trois jours, en faisant la plus grande bataille du XIXe siècle. La victoire décisive de la coalition composée de l'Autriche, de la Prusse, de la Russie, de la Suède et de la Saxe mit fin à la domination française à l'est du Rhin. Les forces coalisées poursuivirent Napoléon en France et ce dernier fut capturé puis exilé sur l'île d'Elbe. Durant la brève période des Cent-Jours, en 1815, une nouvelle coalition menée par le Britannique Arthur Wellesley et par le Prussien Gebhard Leberecht von Blücher écrasa l'armée française à la Bataille de Waterloo le 18 juin 1815. Le rôle décisif joué par les troupes de Blücher, particulièrement après leur retraite à Ligny aida à renverser le cours de la bataille contre les Français. La cavalerie prussienne poursuivit les débris de l'armée française le soir du 18 juin, scellant la victoire de la coalition. Du point de vue allemand, les actions des troupes de Blücher à Waterloo et les efforts combinés à Leipzig offrirent un point de ralliement et de fierté. Cette interprétation devint l'un des facteurs clés dans la construction du mythe « borussien », promu par les nationalistes pro-prussiens plus tard dans le XIXe siècle, selon lequel le destin de la Prusse était de réaliser l'unification de l'Allemagne.\n\n",
"title": " Développement du nationalisme allemand durant les Guerres napoléoniennes "
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"source_text": "Après la défaite de Napoléon, le congrès de Vienne (1815) mit en place un nouvel ordre européen basé sur l'équilibre des puissances. Cet ordre réorganisa l'Europe sous la forme de sphères d'influence qui, souvent, ne tenaient pas compte des aspirations nationales, comme dans l'empire d'Autriche, en Italie, ou en Allemagne. La Prusse (élargie depuis 1803) et 38 autres États sont rassemblés dans la sphère d'influence de l'Empire Autrichien. Le congrès établit une Confédération germanique aux pouvoirs limités dirigée par l'Autriche avec une « diète fédérale » (appelée Bundestag ou Bundesversammlung) située à Francfort. En reconnaissance de la position impériale traditionnellement occupée par les Habsbourg, les empereurs d'Autriche devinrent les présidents de ce parlement. Cependant, cette domination apparente autrichienne ne tient pas compte de l'émergence de la Prusse dans les affaires impériales. Depuis que le Prince-Électeur de Brandebourg s'était proclamé Roi en Prusse au début du XVIIIe siècle, leur domaine s'est considérablement agrandi à travers les guerres et les mariages. Cette montée en puissance était devenue évidente lors de la Guerre de Succession d'Autriche et de la Guerre de Sept Ans sous Frédéric II de Prusse. Lorsque Marie-Thérèse d'Autriche et Joseph II du Saint-Empire tentèrent de restaurer l'hégémonie des Habsbourg dans le Saint-Empire, Frédéric II créa le Fürstenbund (ligue des princes) en 1785. La rivalité entre l'Autriche et la Prusse influait fortement dans les affaires impériales. Cet équilibre des forces fut incarné par la Guerre de Succession de Bavière. Avant même la fin du Saint-Empire, cette compétition influença la croissance et le développement des mouvements nationalistes au XIXe siècle.\n\n",
"title": " Réorganisation de l'Europe centrale et montée du dualisme allemand "
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] | wik-hist-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Unification_allemande |
Romulus et Rémus - Le récit traditionnel (1) | 3,582 | [
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"source_text": "\n\nL'histoire légendaire des fondateurs de Rome, Romulus et Rémus, fait partie de la mythologie romaine. L'épisode le plus connu de la légende constitue le moment où les jumeaux nouveau-nés sont abandonnés et sont recueillis par une louve qui les allaite. Le meurtre de Remus par son frère et d'autres récits de leur histoire ont inspiré les artistes de tous les temps. Depuis l’Antiquité, l'image des jumeaux allaités par une louve est un symbole de la ville de Rome et de son peuple.\n\nBien que l'histoire se déroule avant la fondation de Rome vers 750 av. J.-C., le plus ancien récit écrit du mythe date de la fin du IIIe siècle avant notre ère.\n\n",
"title": "Contexte"
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"source_text": "Les historiens romains, à commencer par Tite-Live, mettent l'accent sur le caractère poétique et légendaire de ce récit fondateur : \n\n« Quant aux récits relatifs à la fondation de Rome ou antérieurs à sa fondation, je ne cherche ni à les donner pour vrais ni à les démentir : leur agrément doit plus à l'imagination des poètes qu'au sérieux de l'information. On accepte que les Anciens mêlent les dieux aux affaires humaines pour donner plus de majesté à leur ville […] Toutefois quelle que soit l'attention ou la valeur qu'on accorde à ces récits et à d'autres semblables, je ne leur accorderai pas beaucoup d'importance. J'aimerais au contraire que l'intérêt se concentre sur le climat social et moral, sur les individus, sur les moyens civils et militaires qui ont permis et développé la puissance romaine. »\n\n— Tite-Live, Histoire romaine, Préface du Livre I.\n\n",
"title": " Statut du récit "
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"source_text": "Romulus et son frère jumeau Rémus sont les fils de la vestale Rhéa Silvia et du dieu Mars. Une variante de cette légende, rapportée par Plutarque, fait néanmoins des deux jumeaux les fils de Vulcain, lequel se serait manifesté sous la forme d'un phallus - image d'un Feu divin - auquel la servante de la fille du roi se serait unie. Cette version pourrait être l'originelle, antérieure à l'essor du culte de Mars à Rome et supplantée plus tard par la variante faisant la part belle au dieu de la Guerre.\n\nRhéa Silvia, elle, est la fille de Numitor, roi de la légendaire ville latine d'Albe-la-Longue (fondée par Ascagne, fils d'Énée) et dépossédé du trône par son frère Amulius. Celui-ci, craignant que ses petits-neveux ne réclament leur dû à l'âge adulte, prend prétexte qu'ils sont les fils d'une vestale, qui avait fait vœu de chasteté, et ordonne qu'on les jette dans le Tibre.\n\nMais l'ordre est mal exécuté, les nouveau-nés sont abandonnés dans un panier sur le fleuve, survivent (par la probable protection des dieux), et sont découverts sous un figuier sauvage (le Ficus Ruminalis) situé devant l'entrée de la grotte du Lupercal, au pied du Palatin, par une louve qui les allaite. Un pivert, l'oiseau de Mars, veille sur eux.\n\nTite-Live et Plutarque rapportent une autre explication de la légende : les jumeaux auraient été découverts dans la grotte du Lupercal par le berger Faustulus, gardien des troupeaux d'Amulius. Celui-ci les aurait confiés aux bons soins de sa femme Acca Larentia, une prostituée — que les bergers appelaient lupa. Ce serait donc par un jeu symbolique que d'autres auteurs latins auraient créé le mythe de la louve biologique mère de Rémus et Romulus, tirant parti de la puissance redoutable de l'animal au profit de leur cité.\n\nSelon une autre version rapportée par Plutarque dans La Vie de Romulus les jumeaux seraient les enfants d'une esclave et du dieu Mars. Une curieuse histoire du sexe viril du dieu Mars descendu par la cheminée et flottant dans la pièce est avancée, l'esclave remplaçant la princesse Rhéa Silvia qui refusait d'assouvir le désir du Dieu. En fait ils seraient d'Amulius, alors roi d'Albe-la-Longue, puis confiés au berger Faustulus.\n\nPlus tard, les jumeaux, à qui est révélé le secret de leur naissance, tueront Amulius (égorgé par Rémus selon certains, transpercé par l'épée de Romulus selon d'autres) et restaureront leur grand-père Numitor sur le trône d'Albe.\n\nUne explication rationaliste de cette légende rappelle que le mot latin lupa possède deux sens, « louve » et « prostituée », allusion au métier de prostituée qu'exerçait Acca Larentia, l'épouse de Faustulus.\n\n",
"title": " La louve "
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"source_text": "Selon Tite-Live, Romulus et Rémus ont vécu une enfance et une adolescence totalement campagnardes, en compagnie de Faustulus. « Cette vie active les développe physiquement et moralement ». Plutarque donne quant à lui une version très différente de cette période de la vie des deux frères. Dans son récit, loin d'être abandonnés de tous, Romulus et Rémus sont discrètement aidés par leur grand-père Numitor, qui fournit de la nourriture aux parents adoptifs. Par la suite, ils sont conduits à Gabies, où on leur donne une éducation correspondant à leur statut social réel.\n\n",
"title": " La louve - Variante hellénistique "
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"source_text": "Rémus et Romulus décident de fonder une ville et choisissent pour emplacement « l'endroit où ils avaient été abandonnés et où ils avaient passé leur enfance ». Selon Tite-Live, c'est le droit de nommer la ville et donc celui de la gouverner qui serait à l'origine du conflit fratricide. L'Urbs (la Ville) est fondée le 21 avril 753 av. J.-C. (début du calendrier romain).\n\nPour se départager, les jumeaux consultent les auspices ; Romulus se place sur le mont Palatin, Rémus sur l'Aventin. L'interprétation du présage est problématique : Rémus le premier aperçoit six vautours, mais Romulus finit par en observer douze.\n\n",
"title": " Fondation de la ville de Rome - Les vautours "
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"source_text": "L'historien latin Tite-Live rapporte deux versions de la mort de Rémus. Selon la première, Rémus tombe pendant la bagarre qui suit le décompte des auspices ; selon l'autre, Romulus, plus rusé, tente de tromper son frère sur l'issue d'un défi, celui de savoir qui des deux sera le premier capable d'apercevoir des vautours dans la vallée Murcia (celle du futur cirque Maximus). Une dispute éclate et Rémus franchit par dérision le sillon sacré (pomœrium) que vient de tracer Romulus, qui le tue sous le coup de la colère — selon une autre version, le meurtrier serait un sicaire étrusque, Celer. Romulus se serait alors écrié : « Sic deinde, quicumque alias transiliet mœnia mia. » (« Il en sera de même pour tous ceux qui oseront franchir mes remparts »). On raconte que finalement, pris de remords, Romulus enterre son frère sous la colline de l'Aventin avec tous les honneurs.\n\n",
"title": " Fondation de la ville de Rome - La mort de Rémus "
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"source_text": "Romulus entreprend la construction de sa ville, qu'il nomme Roma (Rome), d'après son propre nom, dit la légende. Selon d'autres hypothèses, le nom de la cité nouvelle viendrait de l'étrusque « rumon » (fleuve) faisant référence au fleuve Tibre ou de l'osque « ruma » (colline) faisant référence aux sept collines.\n\nTrès vite, la nouvelle cité attire vagabonds et esclaves, qui y trouvent refuge. Selon Plutarque, chacun d'eux apporte de son pays d'origine une poignée de terre pour la jeter dans la fosse de tradition étrusque, appelée Mundus et creusée à l'emplacement du Comitium situé au centre du périmètre des remparts.\n\n",
"title": " Fondation de la ville de Rome - La construction de la ville "
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"source_text": "Mais la nouvelle cité, lieu de refuge des hommes désormais libres souhaitant changer d'existence, manque singulièrement de femmes. Une pénurie qui condamne le projet à brève échéance. Comme les tentatives de mariage dans les « villes » avoisinantes trouvent toutes de méprisantes fins de non-recevoir, Romulus décide de voler des femmes. Prétextant la découverte fortuite d'un autel consacré à une divinité, il instaure la fête de « Consualia » en l'honneur de Neptune le 18 août, et y convie les Sabins et les peuples de plusieurs « villes » alentour : Cænina, Crustumerium, Antemnæ. Tandis que l'attention des hommes est détournée, les femmes sont enlevées par surprise.\n\nPlutarque s'interroge longuement sur le nombre exact d'enlèvements : 30 vierges, qui donnèrent leurs noms aux 30 curies romaines selon certains, 527 selon Antias, 683 selon Juba. Plus loin, il avance le nombre de près de 800. Le biographe rejette comme invraisemblable l'assertion selon laquelle leur nombre se serait limité à 30 et l'intention profonde de Romulus aurait été « moins des mariages que la guerre ». Il précise encore qu'aucune des filles enlevées n'était mariée, sauf Hersilie, capturée par erreur.\n\nLe hasard des enlèvements induit un mélange entre classes sociales. Certaines des victimes, de haut rang, « épousent » des Romains de basse condition, mais « les plus belles filles étaient réservées aux notables ». Ainsi Thalasius, à qui échoit une fille de très grande beauté et qui sera félicité pour sa chance par un cortège spontané et admiratif tandis qu'on emmène la jeune fille chez lui. Ce serait l'origine de l'expression prononcée durant les mariages solennels, dans lesquels on mime l'enlèvement de la mariée. Une autre explication serait que « Thalasius » fut le signal de déclenchement des enlèvements.\n\n",
"title": " Fondation de la ville de Rome - L'enlèvement des Sabines "
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] | wik-histoire-geographie-sixieme | https://fr.wikipedia.org/wiki/Romulus_et_Rémus |
Système solaire - Découverte et exploration (1) | 3,844 | [
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"source_text": "\n\nLe Système solaire (avec majuscule), ou système solaire (sans majuscule), est le système planétaire du Soleil, auquel appartient la Terre. Il est composé de cette étoile et des objets célestes gravitant autour d'elle : les huit planètes confirmées et leurs 214 satellites naturels connus (appelés usuellement des « lunes »), les cinq planètes naines et leurs neuf satellites connus, ainsi que des milliards de petits corps (la presque totalité des astéroïdes et autres planètes mineures, les comètes, les poussières cosmiques, etc.). \n\nLe Système solaire fait partie de la galaxie appelée Voie lactée, où il réside dans le bras d'Orion. Il est situé à environ 8 kpc (∼26 100 a.l.) du centre galactique, autour duquel il effectue une révolution en 225 à 250 millions d'années. Il s'est formé il y a un peu moins de 4,6 milliards d'années à partir de l'effondrement gravitationnel d'un nuage moléculaire, suivi de la constitution d'un disque protoplanétaire selon l'hypothèse de la nébuleuse.",
"title": "Contexte"
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"source_text": "Pendant la plus grande partie de l'Histoire, l'humanité ne connaît pas le concept d'un système planétaire. En effet, la plupart des érudits jusqu'au Moyen Âge tardif puis à la Renaissance perçoivent la Terre comme stationnaire au centre de l'Univers et considèrent qu'elle est catégoriquement différente des objets qui se déplacent dans le ciel. Tout d'abord, le Soleil est perçu comme en rotation autour de la Terre afin d'expliquer le cycle du jour et de la nuit, tandis que les étoiles sont imaginées sur une sphère également en rotation autour de la Terre et que les comètes font partie de l'atmosphère terrestre.\n\nToutefois, les cinq planètes les plus proches de la Terre (Mercure, Vénus, Mars, Jupiter et Saturne) sont connues depuis la Préhistoire car visibles à l'œil nu. Les astronomes mésopotamiens parviennent dès le IIe millénaire av. J.-C. à arithmétiquement décrire leurs mouvements dans le ciel terrestre, l'étude de ces positions étant le fondement de leur divination, ; l'astronomie chinoise remplit également ce rôle proche de l'astrologie. Les astronomes grecs, notamment Eudoxe de Cnide puis Aristote (IIIe siècle av. J.-C.), utilisent eux la géométrie et supposent l'existence de sphères concentriques pour chaque planète — qu'ils nomment πλανήτης ou planētēs, signifiant « errant » — s’agençant de façon complexe afin de justifier leurs mouvements irréguliers vus depuis la Terre. Avec le Soleil et la Lune, il s'agit des seuls membres du Système solaire connus avant les observations instrumentales. Les sept astres sont alors associés et ont une influence dans la culture, étant par exemple à l'origine des noms des jours de la semaine.\n\nTous les astres sont supposés sphériques, comme le sont la Lune ou la Terre, afin de respecter une forme de « perfection divine ». Le modèle géocentrique d'Aristote est ensuite simplifié par Hipparque (IIe siècle av. J.-C.) puis perfectionné par Ptolémée (IIe siècle) dans son Almageste grâce à l'épicycle, qui suppose une rotation de la Terre sur elle-même et des astres assimilés à des étoiles fixes ; ce modèle sera dominant parmi les savants jusqu'au XVIe siècle, .\n\nLe philosophe grec Aristarque de Samos est le premier à spéculer sur une organisation héliocentrique du cosmos au IIIe siècle av. J.-C.. Certains historiens soutiennent que l'astronome indien Aryabhata l'aurait également fait de façon indépendante vers le Ve siècle — ce qui demeure très contesté.. Bien plus tard, l'astronome polonais Nicolas Copernic est le premier à développer un modèle héliocentrique mathématiquement, au XVIe siècle, notamment dans son traité Des révolutions des sphères célestes, . Alors que le modèle géocentrique nécessite des tracés complexes, le sien est plus simple et permet de mettre en relation la distance des planètes au Soleil et leur période de révolution. Cependant, son système est considéré absurde par ses contemporains, souvent par considérations religieuses, mais également parce que Tycho Brahe lui oppose l'absence de déplacement visible des étoiles fixes au cours de l'année par parallaxe ; celle-ci existe pourtant, mais est trop faible pour être mesurée avec les instruments de l'époque. Tycho Brahe propose aussi un compromis, le système tychonique où les planètes tournent autour du Soleil et celui-ci tourne autour de la Terre, mais le modèle héliocentrique devra attendre l'avènement des observations instrumentales pour s'imposer.\n\n",
"title": " Observations pré-télescopiques "
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] | wik-svt-cinquieme | https://fr.wikipedia.org/wiki/Système_solaire |
Biomasse (énergie) - Limites et conditions de durabilité (1) | 3,759 | [
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"source_text": "\n\nDans le domaine de l'énergie, la biomasse est la matière organique d'origine végétale (microalgues incluses), animale, bactérienne ou fongique (champignons), utilisable comme source d'énergie (bioénergie). Cette énergie peut en être extraite par combustion directe, comme pour le bois énergie, ou par combustion après un processus de transformation de la matière première, par exemple la méthanisation (biogaz, ou sa version épurée le biométhane) ou d'autres transformations chimiques (dont la pyrolyse, la carbonisation hydrothermale et les méthodes de production de biocarburants ou « agrocarburants »). Trois modes de valorisations de la biomasse existent : thermique, chimique et biochimique.\n\nLa biomasse intéresse à nouveau les pays riches, confrontés au changement climatique et à la perspective d'une crise des ressources en hydrocarbures fossiles ou uranium.",
"title": "Contexte"
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"source_text": "L'énergie issue de la biomasse n'est renouvelable et durable qu'à certaines conditions :\n\npas de surexploitation de la ressource ;\n\npas de mise en péril de la fertilité des milieux qui la produisent (sol, zones humides, océans) ;\n\npas d'impacts excessifs sur la biodiversité ;\n\npas d'émissions de gaz à effet de serre ou destructrices de la couche d'ozone qui ne soient compensées.À ces conditions, elle présente des avantages pour le développement local (ex : emplois non délocalisables pour les usages en filières locales, valorisation locale de déchets, etc.).\n\nMais elle peut aussi être polluante (CO, fumées, goudrons) si mal utilisée ou si la biomasse utilisée est polluée par des métaux lourds, métalloïdes toxiques, radionucléides, etc. (sachant que les ressources fossiles, en particulier profondes, sont également naturellement contaminées par des métaux (mercure notamment) et radionucléides, souvent plus que le bois). La biomasse énergie est notamment la première source de pollution de l'air par les particules fines en France. La production de bois peut aussi entrer en concurrence avec d'autres activités pour l'usage des ressources (terres arables, eau, etc.).\n\nComme dans le cas des ressources fossiles, il s'agit d'une forme de stockage de l'énergie solaire par l'intermédiaire du carbone, provenant originellement du CO2 capté par les plantes ou le phytoplancton. En brûlant, elle libère ce CO2, comme le charbon, le gaz ou le pétrole, mais avec une différence importante : ce carbone a récemment été extrait de l'atmosphère via la photosynthèse, et il peut - théoriquement - être à nouveau capté par des plantes, alors que ce processus a eu lieu il y a des millions d'années pour les ressources fossiles. Les plantes et algues marines ne suffisent cependant plus à absorber le carbone issu des hydrocarbures fossiles. Dans l'absolu, le bilan quantitatif CO2 d'une installation est nul quand toute l'énergie qu'il a fallu dépenser pour extraire du combustible de la biomasse provient elle aussi de la biomasse. En régime industriel établi, il est possible d'utiliser de la biomasse pour le fonctionnement de l'installation, en veillant à ne pas libérer d'autres gaz à effet de serre, comme le méthane (CH4) notamment qui a un pouvoir réchauffant environ 21 fois plus important que le CO2 à court terme, mais qui disparaît plus vite que celui-ci. Une fuite conséquente dans une installation de méthanisation rendrait son bilan GES très négatif.\n\nQuatre chercheurs américains du National Center for Atmospheric Research, et de la Société Max-Planck, rappellent en 1979 dans la revue Nature que la combustion de biomasse est rarement neutre : elle est une source importante de CO2, et d'autres gaz polluants (plus ou moins selon la quantité et le type de biomasse, et selon le type de combustion) : CO, N2O, NO, CH3Cl et COS.\n\nLa culture et la combustion d'une quantité excessive de biomasse peuvent à la fois affecter la biodiversité, les émissions de gaz à effet de serre et la couche d'ozone et émettre de nombreux autres polluants potentiels si le bois ou la biomasse brûlée étaient pollués par exemple par du sel, des pesticides, des métaux ou métalloïdes. Brûler de la biomasse (ou le bio gaz ou biocarburant qui en est extrait) peut « largement contribuer aux budgets de plusieurs gaz importants dans la chimie atmosphérique. Dans plusieurs cas, l’émission est comparable à la source technologique. La plupart des incendies ont lieu sous les tropiques à la saison sèche et sont causés par les activités de l'homme ».\n\n",
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}
] | wik-svt-seconde | https://fr.wikipedia.org/wiki/Biomasse_(énergie) |
Histoire de la Sicile - Époque moderne (2) | 2,564 | [
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"source_text": "\n\nL'histoire de la Sicile a vu l'île être contrôlée par des puissances méditerranéennes (Romains, Vandales, Ostrogoths, Byzantins, Arabes, Aragonnais), mais connaître aussi de longues périodes d'indépendance, comme sous les Sicéliotes d'origine grecque et plus tard comme l'émirat autonome des Kalbites, puis le Royaume de Sicile, fondé en 1130 par Roger II, membre de la famille normande de Hauteville. Parfois, l'île a été au cœur des grandes civilisations, parfois elle n'a été qu'un territoire colonial, terre d'immigration et d'émigrants à travers les époques.\n\nPlus grande île de la Méditerranée, la Sicile tire dès l'antiquité sa richesse de sa situation centrale pour les routes commerciales et de ses ressources naturelles. Par exemple, Cicéron et al Idrissi décrivent respectivement Syracuse et Palerme comme les plus grandes et les plus belles villes du monde hellénique et du Moyen Âge.",
"title": "Contexte"
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"source_text": "Charles II d'Espagne meurt en 1700, et désigne Philippe d'Anjou, un petit-neveu, comme héritier. En réaction, l'Angleterre, les Provinces-Unies, le Portugal et du Saint-Empire romain germanique forment la Grande Alliance. Le traité d’Utrecht de 1713 fait de Victor-Amédée II de Piémont-Savoie, beau-père de Philippe, le nouveau roi de Sicile, couronné à Palerme, tout en laissant au roi d'Espagne le bénéfice et l'autonomie politique et fiscale de ses possessions (dont le comté de Modica), estimées au dixième de l'île. Le duc de Savoie reste une année en Sicile, qui n'avait plus accueilli son souverain depuis Charles Quint, rouvre l'université de Catane et tente de relancer l'économie avec de nouvelles manufactures de papier et de verre, par l'agriculture et la construction navale. Il cherche à assainir les institutions politiques et à confisquer les biens des barons ayant créé des bourgs sans autorisation royale. Il s'aliène également une partie de la population lors de la « controverse de Lipari » qui l'oppose en 1715 au Pape Clément X, lequel supprime la légation apostolique remontant à Roger II. Aussi, les Siciliens accueillent-ils favorablement les troupes espagnoles qui débarquent en juin 1718, sont défaits par les Anglais au large de Capo Passero mais remportent les batailles de Francavilla et de Milazzo contre les soldats de l'empereur autrichien Charles VI qui souhaite échanger la Sardaigne contre la Sicile. Les combats dévastent l'île et poussent les Espagnols à la reddition le 6 mai 1720. Le 8 août, le duc de Savoie donne la Sicile à l'Empereur. De sa courte aventure sicilienne, Victor-Amédée conserve auprès de lui l'architecte messinois Filippo Juvarra et les juristes Francesco d'Aguirre et Nicolo Pensabene.\n\nAnimés par les principes mercantilistes, les vice-rois autrichiens échouent à réformer les impôts et à refaire de Messine un port de premier rang. Ils confient les mines d'argent et d'alun à une main-d’œuvre originaire de Saxe et de Hongrie, que rejette la population locale nostalgique de la domination espagnole. N'ayant prononcé aucune exécution depuis 1658, le Saint-Office rallume ses bûchers en 1724 et 1731. L'aristocratie s'européanise, fonde des académies dont la première est l'académie du bon goût à Palerme en 1718, construisent des palais et des villas, financent des artistes.\n\n",
"title": " 1713 - 1735 : l'intermède savoyard et autrichien "
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] | wik-hist-seconde | https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_Sicile |
Unification allemande - Première tentative d'unification (1) | 1,945 | [
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"source_text": "\n\nL'unification de l'Allemagne sous la forme d'un État-nation eut officiellement lieu le 18 janvier 1871 dans la galerie des Glaces du château de Versailles, en France. Les princes allemands s'y rassemblèrent après leur victoire lors de la guerre franco-prussienne pour proclamer Guillaume Ier de Prusse empereur du nouvel Empire allemand. Cependant, le processus de rassemblement des populations germanophones d'Europe avait commencé depuis le début du siècle.",
"title": "Contexte"
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"source_text": "Il manquait au rassemblement de Wartbourg en 1817 et au festival de Hambach en 1832 un programme clair en vue de l'unification. À Hambach, les déclarations des orateurs permettaient d'entrevoir les différentes pistes envisagées. Rassemblés uniquement par l'idée d'unification, les moyens de la réaliser différaient largement mais s'accordaient sur l'idée nébuleuse que le Volk (le peuple), s'il était bien éduqué, pourrait réaliser l'unification par lui-même. Les grands discours, les étendards, les étudiants volontaires et les rassemblements festifs ne se concrétisèrent pas dans l'appareil politique, bureaucratique ou administratif. Si l'idée de constitution était très débattue, aucun texte ne sortit de ces discussions. En 1848, les nationalistes songèrent à remédier à ce problème.\n\n",
"title": ""
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"source_text": "Les Révolutions de 1848-1849 en Allemagne visaient l'unification et une unique constitution allemande. Les révolutionnaires firent pression sur les gouvernements, particulièrement en Rhénanie, pour obtenir une assemblée constituante chargée de rédiger une nouvelle constitution pour l'Allemagne. La plupart des révolutionnaires de gauche espéraient que celle-ci établirait un suffrage masculin universel, un parlement national permanent et une Allemagne unifiée. Le nouveau gouvernant de cette nouvelle entité aurait pu être le roi prussien qui était le choix le plus logique : la Prusse était l'État le plus vaste mais également le plus puissant. De manière générale, les révolutionnaires de droite et du centre préféraient une forme d'unification plus souple dans laquelle les États conserveraient une large autonomie. De nombreux systèmes de vote furent créés des suites de l'action révolutionnaire. Par exemple le système des trois classes prussien qui accordait à certains groupes, principalement les plus riches et les propriétaires terriens, une plus large représentation.\n\nLe 27 mars 1849, le Parlement de Francfort vota la Paulskirchenverfassung (Constitution de l'Église Saint-Paul) et en avril 1849, il offrit le titre de « Kaiser » (empereur) au roi de Prusse Frédéric-Guillaume IV. Ce dernier le refusa pour plusieurs raisons. Publiquement, il répondit qu'il ne pouvait accepter la couronne sans le consentement des États, c'est-à-dire les princes. En privé, il craignait l'opposition des autres princes allemands et l'intervention militaire de la Russie et de l'Autriche ; il n'aimait également pas l'idée d'accepter une couronne de la part d'un parlement élu par le peuple. Il ne pouvait en effet pas accepter une couronne d'« argile », une couronne « de boue et de sang », ce « collier de servitude offert par des maîtres boulangers » selon ses mots. En dépit des obstacles légaux, le parlement de Francfort réussit à rédiger une constitution et s'accorda sur la solution petite-allemande. Le parlement de Francfort se termina en un échec partiel : si les libéraux n'avaient pas réussi à achever l'unification, ils avaient réussi à faire passer de nombreuses réformes avec les princes allemands.\n\n",
"title": " Révolution de 1848 et le parlement de Francfort "
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"source_text": "La question des succès et des échecs du parlement de Francfort a généré des décennies de débats parmi les spécialistes de l'histoire allemande, et contribua à l'historiographie de la construction de la nation allemande. Une école de pensée, qui émergea après 1918 et qui connut le succès après la Seconde Guerre mondiale, expliquait que la soi-disant défaillance des libéraux allemands du parlement de Francfort mena à un compromis entre la bourgeoisie et les conservateurs, principalement les propriétaires terriens de Prusse (Junker) donnant naissance par la suite au Sonderweg allemand (l'autre chemin) au XXe siècle, . Cette école, menée par Hans-Ulrich Wehler, avançait que l'échec de l'unification en 1848 entraîna la formation tardive de l'État-nation en 1871, ce qui retarda le développement des valeurs nationales positives. De plus, l'« échec » de 1848 réaffirma la nostalgie de l'aristocratie parmi la classe moyenne allemande. Par conséquent, ce groupe ne développa jamais un programme de modernisation.\n\nDes universitaires contemporains, comme Geoff Eley et David Blackbourn, se sont opposés à cette idée, avançant que l'Allemagne n'avait pas un véritable Sonderweg (chemin à part), ou en tout cas pas plus que n'importe quelle autre nation qui au cours de son histoire s'est distinguée. Au lieu de cela, ce nouveau groupe d'historiens prétend que 1848 marque une véritable avancée pour les politiciens libéraux ; un grand nombre de leurs idées et programmes furent par la suite incorporés au sein des programmes sociaux de Bismarck (par exemple, la sécurité sociale, les programmes d'éducations et une large définition du suffrage). De plus, la notion de « chemin à part » repose sur le fait que le chemin d'autres nations (dans ce cas, celui du Royaume-Uni) est la norme. Ce nouvel argument pose problème au modèle britannique et des études récentes sur le développement national en Grande-Bretagne et dans d'autres États dits « normaux » (par exemple, la France et les États-Unis) ont proposé que même dans ces États, la nation moderne ne s'est pas développée régulièrement mais était largement une proposition datant du milieu du XIXe siècle. Dans les années 1990, cette dernière vision devint la théorie acceptée même si certains historiens, continuent d'utiliser l'idée du Sonderweg pour comprendre la période du national-socialisme.\n\n",
"title": " Analyse rétrospective de 1848 et du parlement de Francfort "
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] | wik-hist-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Unification_allemande |
Géographie sociale - Géographie sociale et géographie culturelle (1) | 794 | [
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"source_text": "\n\nLa géographie sociale est une branche de la géographie qui étudie les rapports entre les espaces et les sociétés. L'accent est mis sur la dimension sociale des dynamiques spatiales afin de comprendre les interactions entre ces derniers à différentes échelles.\n\nL'objectif est d'appréhender l'organisation des sociétés et d'apporter une prise de conscience aux problèmes sociaux. Elle est marquée par les engagements politiques et sociaux des chercheurs.\n\n",
"title": "Contexte"
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"source_text": "La géographie culturelle, née en Allemagne avec Friedrich Ratzel, est pourtant demeurée une spécificité de la géographie américaine, notamment à partir des thèses de l’École de Berkeley. Les travaux de Peter Jackson ont influencé et fait évoluer celle-ci. Il publie en 1989 le premier manuel moderne de géographie culturelle dans le monde anglo-saxon Maps Of Meaning et emprunte aux Cultural Studies de Stuart Hall le titre de son ouvrage en mettant l’accent sur la construction sociale et culturelle. Il propose une conception plus large de la culture « plus ouverte que celle qui limite son attention aux artefacts physiques et aux traits du paysage ». P. Jackson ne considère plus la géographie culturelle dans sa dimension matérielle mais au niveau du discours. Il a introduit des thèmes tels que les inégalités sexuelles, le racisme ou l’impérialisme linguistique des groupes dominants mais aussi des pratiques culturelles plus marginales comme le graffiti ou la prostitution. Pour Jackson, la géographie sociale est « une perspective en interaction qui étudie comment la géographie sociale est constituée géographiquement à travers la structure spatiale des relations sociales. »\n\n",
"title": " La géographie culturelle : un courant américain ? "
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"source_text": "Par définition, la géographie culturelle (dans son sens large) place l’homme et la société au centre de sa démarche. Jacques Lévy l'a ainsi désignée comme étant un modèle élargi d'anthropologie structurale appliqué à l'espace. Le « tournant culturel » a en effet abouti à une « anthropologisation » des sciences sociales et la géographie culturelle emprunte alors ses concepts et ses méthodes à l'ethnographie et à l'ethnologie. Dans une certaine mesure elle entre donc en concurrence avec la géographie sociale qui se veut « l’étude des rapports existant entre rapports sociaux et rapport spatiaux ». En réalité la question fait débat. Les limites entre les deux disciplines sont floues et se confondent. Cette confusion vient du fait de l’objet même de ces deux disciplines : les sociétés. Aussi, la géographie culturelle a souvent été assimilée à un sous-ensemble de la géographie sociale. Elles se disputent des thèmes communs ou qui semblent toujours pouvoir être qualifiés tant de « culturels » que de « sociaux ».\n\n",
"title": " Géographie culturelle et géographie sociale, deux disciplines en concurrence "
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"source_text": "La géographie sociale s’est institutionnalisée avant la géographie culturelle. Selon Christine Chivallon, elle place la société au premier plan, devant l’espace. La majorité de ses travaux ont porté sur l’étude des sociétés caribéennes et américaines aux passés et fondements esclavagistes, ainsi qu’à la violence culturelle des rapports sociaux en leurs seins. Dans ses recherches elle associe les dimensions culturelles, mémorielles et matérielles afin d’étudier l’impact des médiations matérielles sur les représentations sociales. Pour cela elle a étudié la trajectoire des anciens esclaves à la Martinique, les réseaux pentecôtistes des migrants jamaïcains au Royaume-Uni, la mémoire des esclaves dans les ports négriers européens et les registres mémoriels sur l’esclavage dans les Caraïbes. La méthode de son étude consiste à mettre constamment en lien la production des savoirs avec une exigence réflexive. Ses travaux comportent également une dimension épistémologique, elle s’intéresse aux variantes du postmodernisme, aux « cultural studies », aux études postcoloniales, à la variabilité du sens des concepts et au « material turn » dans une analyse comparative entre les espaces académiques français et anglo-américains. Enfin, elle a consacré un volet important de ses travaux sur le concept de diaspora.\n\nPour Pierre George, elle étudie les sociétés elles-mêmes et leur rapport à l’espace. Ainsi elle recouvre deux aspects : la socialité de l’espace d’une part et les questions sociales de l’autre (telles que la ségrégation, les inégalités, les écarts sociaux via l’espace etc.). En ce qui concerne la géographie culturelle, Paul Claval l’a théorisée dans la revue L'Espace géographique en 1981. Il parle d’ « approche culturelle en géographie ». Cette discipline prend en compte les systèmes de valeurs, les idéologies, les langages, les symboles et leur traduction dans l’espace. Elle étudie ainsi les représentations. Pour Paul Claval, elle constitue une dimension supplémentaire du cultural turn (tournant culturel). La complexité du champ géographique est synthétisé par Joël Bonnemaison sous la formule suivante : il considère l’espace à trois étages, le premier est objectif, c’est l’espace physique des structures, le second est l’espace vécu et le troisième correspond à l’espace culturel qui comprend les affectivités et significations. Ainsi, géographie sociale et culturelle n’entrent pas en concurrence mais constituent deux entrées différentes de la discipline. La géographie culturelle peut aussi être décrite comme une « approche humaniste des phénomènes sociaux ».\n\n",
"title": " Géographie sociale et géographie culturelle, deux approches distinctes mais complémentaires "
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"source_text": "Plusieurs auteurs ont reproché à la géographie culturelle d'oublier la présence d'une instance dominante : le social. Guy Di Méo refuse ainsi la séparation entre géographie sociale et géographie culturelle, tout en affirmant le primat de la dimension sociale sur la composante culturelle en géographie. Pour éviter l’écueil culturaliste souvent reproché à la géographie culturelle, il propose une géographie « cognitive et critique », qui se veut à la fois sociale et culturelle. La géographie culturelle tendrait à regrouper toutes les démarches qui affirment le « retour du sujet ou de l'acteur » dans l'analyse des dispositifs spatiaux mais elle sous-estimerait l'impact des marqueurs sociaux sur le rapport spatial. Or, d'après lui, la culture se transforme en permanence avec les rapports sociaux et spatiaux mais elle contribue également à les signifier. Il conviendrait alors de parler d'approche culturelle au sein de la géographie sociale plutôt que de géographie culturelle. D'autre part, selon Alain Touraine, reconnaître le multiculturalisme ne remet nullement en cause les valeurs universelles, essentielles à la géographie sociale, que sont pas exemple la justice ou l'égalité de droit des individus. Pour Jacques Lévy notamment, c'est mettre la culture au premier plan qui constitue un danger puisque cela revient à effacer le social et le politique dans les faits géographiques.\n\nGuy Di Méo plaide donc, tout comme Jean-François Staszak, pour une géographie marquée par une consubstantialité du social et du culturel, ce que fait la géographie des pays anglophones depuis 1998 notamment M. A. Crang. En France cependant et malgré la création d'une école de géographie sociale au début des années 1980 qui a fait naître une géographie sociale et culturelle, peu nombreux sont les géographes qui revendiquent cette double approche dans leurs recherches. \n\n",
"title": " Approche sociale de la géographie culturelle, approche culturelle de la géographie sociale : un débat qui reste ouvert "
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] | wik-geo-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Géographie_sociale |
Louis XIV - Roi de France et de Navarre (3) | 819 | [
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"source_text": "\n\nLouis XIV, dit « le Grand » ou « le Roi-Soleil », né le 5 septembre 1638 au château Neuf de Saint-Germain-en-Laye et mort le 1er septembre 1715 à Versailles, est un roi de France et de Navarre. Son règne s'étend du 14 mai 1643 — sous la régence de sa mère Anne d'Autriche jusqu'au 7 septembre 1651 — à sa mort en 1715. Son règne d’une durée de 72 ans est l'un des plus longs de l'histoire d'Europe et le plus long de l'histoire de France.\n\nNé Louis, surnommé Dieudonné, il monte sur le trône de France au décès de son père, Louis XIII, quelques mois avant son cinquième anniversaire, ce qui fait de lui l'un des plus jeunes rois de France. Il devient ainsi le 64e roi de France, le 44e roi de Navarre et le troisième roi de France issu de la dynastie des Bourbons.",
"title": "Contexte"
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"source_text": "La guerre des Réunions qui, entre 1683 et 1684, oppose la France et l'Espagne, se termine par la trêve de Ratisbonne, signée pour permettre à l'empereur Léopold Ier de combattre les Ottomans. De 1688 à 1697, la guerre de la Ligue d'Augsbourg oppose Louis XIV, alors allié à l'Empire ottoman et aux jacobites irlandais et écossais, à une large coalition européenne, la ligue d'Augsbourg menée par l'Anglo-Néerlandais Guillaume III, l'empereur du Saint-Empire romain germanique Léopold Ier, le roi d'Espagne Charles II, Victor-Amédée II de Savoie et de nombreux princes du Saint-Empire romain germanique. Ce conflit se déroule principalement en Europe continentale et dans les mers voisines. En août 1695, l'armée française, menée par Villeroy, procède au bombardement de Bruxelles, opération qui suscite l'indignation des capitales européennes. \n\nLe conflit n'épargne pas le territoire irlandais, où Guillaume III et Jacques II se disputent le contrôle des îles Britanniques. Enfin, ce conflit donne lieu à la première guerre intercoloniale, opposant les colonies anglaises et françaises et leurs alliés amérindiens en Amérique du Nord. Finalement, la guerre aboutit au traité de Ryswick (1697), par lequel la France reconnaît la légitimité de Guillaume d'Orange au trône anglais. Si le souverain anglais sort renforcé de l'épreuve, la France, surveillée par ses voisins de la ligue d'Augsbourg, n'est plus en mesure de dicter sa loi. Globalement, ce traité est mal accueilli en France. La guerre de Succession d'Espagne, quant à elle, oppose encore la France à quasiment tous ses voisins, à l'exception de l'Espagne. Elle se conclut par les traités d'Utrecht (1713) et le traité de Rastatt (1714). Ces traités sont écrits en français, qui devient langue diplomatique, situation qui perdurera jusqu'en 1919.\n\n",
"title": " Maturité et période de gloire (1680-1710) - Affaires étrangères "
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"source_text": "La fin du règne est assombrie par la perte, entre 1711 et 1714, de presque tous ses héritiers légitimes et par une santé déclinante. En 1711, le Grand Dauphin, seul fils légitime survivant, décède de la variole à 49 ans. En 1712, une épidémie de rougeole prive la famille de l'aîné de ses trois petits-fils. Le nouveau dauphin, l'ex-duc de Bourgogne, meurt à 29 ans avec son épouse et son fils de 5 ans (un premier enfant était déjà mort en bas âge en 1705). Ne survit qu'un petit garçon de deux ans, Louis, sauvé de l'épidémie (et des médecins) par sa gouvernante, mais qui reste affaibli : il est le dernier arrière-petit-fils légitime du roi régnant, d'autant plus isolé qu'en 1714, son oncle, le duc de Berry, le plus jeune des petits-fils du roi, meurt sans héritier, des suites d'une chute de cheval. Pour tenter de faire face à un manque d'héritier légitime, Louis XIV décide de renforcer la maison royale en accordant, par un édit du 29 juillet 1714, le droit de succession, « à défaut de tous les princes de sang royal », au duc du Maine et au comte de Toulouse, deux fils bâtards légitimés qu'il avait eus de Madame de Montespan. Cette décision viole les lois fondamentales du Royaume, qui ont toujours écarté du trône les enfants bâtards et se heurte à une forte incompréhension. Il semble que le roi soit prêt à renier les vieilles lois de succession pour écarter du trône et de la régence son neveu Philippe d'Orléans, son successeur potentiel, qu'il trouve paresseux et débauché.\n\n",
"title": " Dernières années (1711-1714) "
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"source_text": "Le 1er septembre 1715, aux alentours de 8 h 15 du matin, le roi meurt d'une ischémie aiguë du membre inférieur, causée par une embolie liée à une arythmie complète, compliquée de gangrène, à l'âge de 76 ans. Il est entouré de ses courtisans. L'agonie a duré plusieurs jours. Sa mort met un terme à un règne de soixante-douze années et cent jours dont cinquante-quatre années de règne effectif.\n\nLe Parlement de Paris casse son testament dès le 4 septembre, ouvrant une ère de retour en force des nobles et des parlementaires. Pour la plupart de ses sujets, le souverain vieillissant est devenu une figure de plus en plus lointaine. Le cortège funéraire est même hué ou raillé sur la route de Saint-Denis. Cependant, de nombreuses cours étrangères, même traditionnellement ennemies de la France, ont conscience de la disparition d'un monarque d'exception ; ainsi Frédéric-Guillaume Ier de Prusse n'a besoin de donner aucune précision de nom lorsqu'il annonce solennellement à son entourage : « Messieurs, le roi est mort ».\n\nLe corps de Louis XIV est déposé dans le caveau des Bourbons, dans la crypte de la basilique Saint-Denis. Son cercueil est profané le 14 octobre 1793 et son corps jeté dans une fosse commune attenante à la basilique, vers le nord.\n\nAu XIXe siècle, Louis-Philippe Ier commande un monument dans la chapelle commémorative des Bourbons à Saint-Denis, en 1841-1842. L'architecte François Debret est chargé de concevoir un cénotaphe, en remployant plusieurs sculptures d'origines diverses : un médaillon central représentant un portrait du roi de profil, réalisé par l'atelier du sculpteur Girardon au XVIIe siècle, mais dont l'auteur précis n'est pas connu, entouré de deux figures de Vertus sculptées par Le Sueur et provenant du tombeau de Guillaume du Vair, évêque-comte de Lisieux, et surmonté d'un ange sculpté par Jacques Bousseau au XVIIIe siècle, provenant de l'église de Picpus. De part et d'autre de cet ensemble de sculptures sont placées quatre colonnes en marbre rouge provenant de l'église Saint-Landry, et des bas-reliefs provenant du tombeau de Louis de Cossé à l'église du couvent des Célestins de Paris (les génies funéraires provenant du même tombeau ont été déplacés par Viollet-le-Duc au musée du Louvre).\n\n",
"title": " Mort du roi et succession "
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] | wik-geo-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_XIV |
Transformations de Paris sous le Second Empire - 1853 : un empereur moderniste et décidé face à une capitale médiévale (1) | 1,861 | [
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"source_text": "\n\nLes transformations de Paris sous le Second Empire, ou travaux haussmanniens, désignent et constituent l'ensemble des modernisations qui ont eu lieu dans la capitale française sous le Second Empire de 1853 à 1870, menées à bien par l'empereur des Français Napoléon III et le préfet de la Seine de l'époque Georges Eugène Haussmann, souvent appelé baron Haussmann.\n\nLe projet a couvert tous les domaines de l'urbanisme, aussi bien au cœur de Paris que dans ses quartiers extérieurs : rues et boulevards, réglementation des façades, espaces verts, mobilier urbain, égouts et réseaux d'adduction d'eau, équipements et monuments publics, tout comme l'extension de la capitale à travers l'annexion de plusieurs communes limitrophes, passant ainsi de douze à vingt arrondissements.",
"title": "Contexte"
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"source_text": "Au milieu du XIXe siècle, le centre de Paris, contrairement aux idées reçues, n'est plus une cité du Moyen Âge. Paris s'est toujours reconstruite sur elle-même, mais il est vrai que la croissance démographique de la capitale, au XVIIIe siècle et dans les premières décennies du XIXe siècle, provoque une densification considérable des quartiers du centre, c'est-à-dire les quartiers situés à l'intérieur de l'ancienne enceinte de Charles V rectifiée sous Louis XIII. Un lacis de rues étroites gêne la circulation (en 1851 à Paris, il y a 60 259 voitures qui, mises en ligne avec leur attelage, occuperaient 300 kilomètres alors que la longueur de toutes les rues de la ville réunies atteint 500 kilomètres) et les maisons accueillent une population pauvre de plus en plus nombreuse, à l'origine d'une insalubrité dénoncée par les hygiénistes. Selon les idées de l'époque, l'étroitesse des rues et la hauteur des maisons empêchent la circulation de l'air et la dispersion des « miasmes » porteurs de maladies et de mort. Les classes riches tendent de plus en plus à quitter ces quartiers pour s'installer au large dans les faubourgs du nord et de l'ouest. C'est à ce processus de paupérisation du centre, avec la dangerosité politique qui l'accompagne, que, fondamentalement, les grands travaux du XIXe siècle vont s'attaquer.\n\n",
"title": ""
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"source_text": "En 1608, le roi Henri IV fait ouvrir une nouvelle voie qui doit relier le pont Neuf à la porte de Buci, sur l'enceinte de Philippe-Auguste, et au bourg Saint-Germain : c'est la rue Dauphine. Bien que le caractère de l'opération ne soit pas pleinement public et qu'elle traverse des jardins, la rue Dauphine est la première rue droite et moderne de Paris.\n\nAu cours du XVIIe siècle, les avenues plantées construites par le pouvoir royal à la périphérie de la ville peuvent difficilement être qualifiées d'urbaines. La seule véritable percée est la rue du Roule ouverte en 1689 et qui relie le pont Neuf aux Halles.\n\nAussi, au début du XVIIIe siècle, la percée du centre de Paris est-elle présentée comme une nécessité par les autorités : l'aménagement des quais de la Seine et la destruction des maisons sur les ponts, dans les années 1780, obéissent à ce souci à la fois de circulation, d'hygiène et de contrôle de l'espace. Sous la Révolution française, en 1794, la « Commission des artistes » réalise un plan qui propose de nouvelles percées dans Paris. Une rue doit relier en ligne droite la place de la Nation à la grande colonnade du Louvre, dans le prolongement de l'actuelle avenue Victoria : elle préfigure le futur grand axe est-ouest et démontre un souci de mieux mettre en valeur les monuments publics.\n\nNapoléon Ier amorce, à l'emplacement de propriétés ecclésiastiques devenues biens nationaux, une rue monumentale le long du jardin des Tuileries. En 1807 commence l'édification des premières arcades de la rue de Rivoli, dont le prolongement jusqu'à l'Hôtel-de-Ville sera largement entamé sous la Seconde République et achevé au tout début du Second Empire. Cet axe, qui emporta de nombreuses maisons, sera plus efficace sur le plan de la circulation que celui du plan des Artistes. Il se sert aussi d'un outil juridique ancien : la servitude d'alignement par laquelle les propriétaires ne peuvent reconstruire leurs immeubles tombant en ruine qu'en reculant leur façade derrière la ligne arrêtée par l'administration. Cette disposition toutefois entraînait une très grande lenteur du processus d'élargissement des voies publiques. Toujours en 1807, l'empereur décrète le percement de la rue d'Ulm, qui joint l'église Sainte-Geneviève (l'actuel Panthéon) à la rue des Feuillantines, derrière l'hôpital du Val-de-Grâce. Il s'agira de la première rue ouverte par voie d'expropriation.\n\nAu cours des années 1830, le préfet Rambuteau constate les embarras de la circulation et les problèmes d'hygiène qui se posent dans les vieux quartiers surpeuplés : il faut « donner aux Parisiens de l'eau, de l'air et de l'ombre ». En 1836, la rue qui porte son nom est percée dans le centre de Paris, entre la rue des Francs-Bourgeois et Saint-Eustache. De plus, les insurrections populaires dont Paris est alors le théâtre inquiètent fortement le régime en place, né lui-même d'une révolution en juillet 1830 : ainsi Rambuteau réalise au même moment une opération qui entraîna aussi beaucoup de destructions et dont l'objectif de sécurité est évident : l'isolement et l'agrandissement du périmètre de l'Hôtel-de-Ville. Mais le pouvoir de l'administration restait limité par les règles d'expropriation. La loi du 3 mai 1841 s'efforça quelque peu de les adapter, mais la loi restait du côté des propriétaires, toujours largement indemnisés grâce à un jury attentif à les défendre.\n\nAu début du Second Empire, des dispositions réglementaires nouvelles furent introduites qui, conjointement avec la loi de 1841 sur l'expropriation pour cause d'utilité publique et un recours systématique à l'emprunt, formeraient les bases de la politique édilitaire du nouveau préfet de la Seine nommé par l'Empereur. En 1834, le réformateur social français Victor Considérant écrit : « Paris, c’est un immense atelier de putréfaction, où la misère, la peste et les maladies travaillent de concert, où ne pénètrent guère l’air ni le soleil. Paris, c’est un mauvais lieu où les plantes s’étiolent et périssent, où sur sept petits enfants il en meurt six dans l'année ». Le plan de rue sur l'île de la Cité et dans le quartier des Arcis, entre le Louvre et l'Hôtel de Ville, avait peu changé depuis le Moyen Âge. La densité de population dans ces quartiers était extrêmement élevée par rapport au reste de Paris. Dans le quartier des Champs-Élysées, la densité de la population était estimée à 5 380 habitants/km²[Information douteuse] ; dans les quartiers d'Arcis et de Saint-Avoye, dans l'actuel 3e arrondissement, il y avait un habitant pour trois mètres carrés. En 1840, un médecin a décrit un bâtiment dans l'île de la Cité où une chambre simple de cinq mètres carrés au quatrième étage était occupée par vingt-trois personnes, adultes et enfants. Dans ces conditions, la maladie se propageait très rapidement. Deux épidémies de choléra ravagèrent la ville en 1832 et 1848. Cinq pour cent des habitants de ces deux quartiers[Lesquels ?] périrent au cours de celle de 1848.\n\n",
"title": " Les premières tentatives de modernisation "
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] | wik-hist-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Transformations_de_Paris_sous_le_Second_Empire |
L’Asie du Sud, premier foyer de peuplement (1/2) | 115 | [
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"img": [
"https://assets.lls.fr/pages/57478906/g615inf8.png"
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"source_text": " L'Asie du Sud regroupe six pays : l'Inde, le Pakistan, le Bangladesh, le Sri Lanka, le Bhoutan, le Népal. Presque un humain sur quatre habite cet espace, qui est le premier foyer de peuplement au monde.\n \n \n\n Comment la population est-elle répartie en Asie du Sud ?\n ",
"title": "Introduction"
},
{
"img": [],
"source_text": " En septembre 2019, le monde compte 7,714 milliards d'habitants.\nAvec une densité moyenne de 57 hab./km2, la planète apparaît donc assez faiblement peuplée. Néanmoins, la croissance démographique récente a généré un processus d'accumulation sur quelques régions bien identifiées [...]. L'Asie regroupe 5,97 habitants sur 10 et compte 7 pays de plus de 100 millions d'habitants. La Chine et l'Inde arrivent en tête, avec 2,8 milliards d'individus, soient plus d'un tiers de la population mondiale (36,3 %).\n\nOlivier David, La Population mondiale, Armand Colin, 2020.",
"title": "Doc. 2 L'exception démographique asiatique"
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{
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"source_text": " La densité de population : nombre moyen d'habitants par km2.\n\nUn foyer de peuplement : région du monde qui concentre une population importante.\n\nLe taux d'urbanisation : pourcentage de la population habitant en ville.",
"title": "Notions"
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] | lls-histoire-geographie-sixieme | https://www.lelivrescolaire.fr/page/57478906 |
Ce que j'ai appris | 358 | [
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"source_text": " La diversité des sociétés méditerranéennes\n◆ Les sociétés qui vivent sur le pourtour du bassin méditerranéen sont à la fois très différentes (langues, religions) et assez semblables, notamment en ce qui concerne les structures sociales, économiques et politiques.\n\n➤ S’opposent en particulier des chrétiens catholiques occidentaux, qui reconnaissent l’autorité du pape de Rome, et des chrétiens byzantins, dits plus tard « orthodoxes », dirigés par un empereur et par le patriarche de Constantinople.\n\n➤ Les musulmans, qui dominent toute la moitié sud et l’est de la Méditerranée, sont divisés depuis le VIIe siècle entre chiites et sunnites. Ils ne sont pas majoritaires avant le XIIIe siècle : pour intégrer les très nombreux juifs et chrétiens vivant sur leur territoire, ils mettent en place le statut de dhimmi. Au Xe siècle, le califat unique se fragmente en plusieurs ensembles politiques rivaux.",
"title": "COURS 1"
},
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"source_text": " Violences et affrontements\n◆ Les princes méditerranéens ne cessent de mener des guerres, qui touchent d’abord leurs plus proches voisins, souvent de la même religion qu’eux.\n\n➤ La période est marquée par l’expansion des Occidentaux, qui font peu à peu de la Méditerranée un « lac latin ».\n\n➤ Les affrontements sont souvent motivés ou justifiés par des considérations religieuses. Une pensée de la guerre sainte s’élabore en Occident (croisade), à laquelle répond la redécouverte de l’idée de djihad en Orient.",
"title": "COURS 2"
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"source_text": " Des échanges commerciaux intenses\n◆ La Méditerranée est un carrefour commercial où s’échangent des marchandises du monde entier. Les productions de ses différentes rives sont complémentaires.\n\n➤ Les grandes puissances commerciales fondent des comptoirs commerciaux dans les ports méditerranéens. Ces ports sont des lieux d’échanges et de rencontres.\n\n➤ Les marchands, en particulier les marchands italiens, s’imposent comme des intermédiaires incontournables et s’enrichissent fortement. Du XIe au XVe siècle, les techniques commerciales, financières et navales progressent fortement.",
"title": "COURS 3"
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"source_text": " La circulation des hommes et des idées\n◆ Avec la croissance économique du XIe au XVe siècle, les mouvements de marchandises et d’hommes en Méditerranée s’accélèrent. En voyageant, les individus font circuler les idées et les savoirs.\n\n➤ Les conquêtes amènent plusieurs espaces à devenir multiconfessionnels : c’est le cas de l’Espagne, des États latins d’Orient ou encore de la Sicile. Ces cohabitations et ces mouvements d’hommes contribuent à des métissages culturels.\n\n➤ Les Latins découvrent de nouveaux savoirs en traduisant des textes scientifiques arabes.",
"title": "COURS 4"
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{
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"source_text": " • « al-Idrîsî, la Méditerranée au XIIe siècle », exposition de la BnF, 2001.\n\nUne riche exposition virtuelle explorant l’atlas du géographe al-Idrîsî.",
"title": "À explorer"
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{
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"source_text": " • Anno 1404, Ubisoft, 2009.\n\nJeu vidéo de stratégie-gestion où l’on doit développer son économie et développer des échanges entre mondes catholique et islamique.",
"title": "À jouer"
}
] | lls-histoire-seconde | https://www.lelivrescolaire.fr/page/6388001 |
Femmes pendant la Première Guerre mondiale - Rôle des femmes selon les Pays (1) | 2,371 | [
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"source_text": "\n\nLes femmes pendant la Première Guerre mondiale ont connu une mobilisation sans précédent. La plupart d'entre elles ont remplacé les hommes enrôlés dans l'armée en occupant des emplois civils ou dans des usines de fabrication de munitions. Plusieurs centaines de milliers ont servi dans les différentes armées dans des fonctions de soutien, par exemple en tant qu'infirmières. Certaines, en Russie par exemple, ont participé aux combats. D'autres encore sont restées inconditionnellement pacifistes.\n\nLes femmes n'ont pas non plus été épargnées lors des nombreux massacres, répressions de rébellion, génocides et famines dont cette guerre fut émaillée.",
"title": "Contexte"
},
{
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"source_text": "Les Allemandes ne furent pas employées par l'armée. Elles eurent des emplois rémunérés dans l'industrie. Beaucoup s'engagèrent comme volontaires dans des services divers. Les banques, les compagnies d'assurance et les offices publiques engagèrent pour la première fois des femmes pour les tâches administratives. En décembre 1917, la moitié des employés des industries chimiques métallurgiques et de l'outillage étaient des femmes. Les lois protégeant les femmes au travail furent assouplies. Le fonctionnement des exploitations agricoles leur incomba avec l'aide de prisonniers de guerre.\n\nPour les populations des Empires centraux la guerre est vue aussi comme une « guerre de la faim » (Hungerkrieg) subie par l'ensemble de la population et surtout par les femmes, l'approvisionnement des soldats étant prioritaire. Les réquisitions dans les zones occupées (Belgique, Serbie, Pologne, Ukraine, Roumanie, Nord de la France) étendent le problème. La guerre sous-marine à outrance a pour but de faire subir les mêmes privations aux autres populations de l'Entente, sans arriver au même résultat, mais touche aussi les pays neutres, en particulier le Danemark, les Pays-Bas et la Norvège qui sont en outre sommés de nourrir à la fois Allemands et Britanniques.\n\nToutes les côtes des Empires centraux furent soumises à un blocus par les flottes alliées sauf celles de la Baltique, l'Allemagne ayant obligé le Danemark à miner les entrées de cette mer. Cela permit à la Suède, neutre mais bienveillante envers l'Allemagne, de participer à ses approvisionnements (comme le Danemark). De plus l'Allemagne réussit à obtenir des céréales de l'Autriche-Hongrie et de l'Empire ottoman (une des causes de la grande famine du Mont-Liban) en échange de l'envoi de troupes de soutien, alors que la situation alimentaire y était pire. Le blocus de la Mer du Nord par la Grande-Bretagne fut par contre étanche. La nourriture devint rapidement le principal problème à l'arrière. Elle fut aggravée par l'abattage de millions de porcs (Schweinemord (de)) à qui on reprochait de manger les céréales destinées aux humains. Cette mesure se révéla une bévue pour les petites exploitations car les porcs y étaient en partie nourris de déchets et elle les privait de fumier alors qu'il y avait pénurie d'engrais ; elle contribua à la baisse des rendements. Il n'y eut rapidement plus ni pommes de terre ni farine de blé. Il ne resta guère que des rutabagas réputés d'ordinaire immangeables par les Allemands et de la farine de seigle. L'hiver 1916-1917 est resté dans l'histoire comme « der Steckrübenwinter », l'hiver des rutabagas. On incita fortement les ménagères à tenir des potagers et à utiliser toute sorte de recettes pour accommoder les légumes disponibles (rutabagas, choux-raves, topinambours). Il était ainsi fréquent en hiver de n'avoir que des menus à base de rutabaga tout au long de la journée, on faisait même de la confiture et du café de rutabaga. Un rationnement efficace permit à la population de survivre mais favorisa la montée des mouvements socialistes et pacifistes et des protestations en général. En 1918, du fait d'une bonne récolte, du travail des prisonniers de guerre (plus d'un million de Russes) et de réquisitions à grande échelle dans les pays de l'Est de l'Europe, la situation s'améliora un peu. Les femmes souffrirent bien plus que les hommes de la disette. Des officiers britanniques visitant les hôpitaux de Berlin en 1919 rapportent que les femmes enceintes y mourraient à un rythme effrayant.\n\nLes socialistes Clara Zetkin et Rosa Luxemburg s'opposent à l'entrée en guerre puis militent pour l'arrêter. Elles participent à la fondation de la Ligue spartakiste révolutionnaire en 1915 puis du Parti communiste d'Allemagne en décembre 1918. Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht sont assassinés par les Corps francs le 15 janvier 1919 lors de la Révolte spartakiste de Berlin. Le corps de Rosa Luxemburg est jeté dans un canal.\n\n",
"title": " Empire allemand "
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"source_text": "En Grande-Bretagne, des femmes se sont portées volontaires et ont servi dans des unités non-combattantes. À la fin de la guerre, 80 000 étaient enrôlées. Elles servaient majoritairement en tant qu'infirmieres dans la Queen Alexandra's Imperial Military Nursing Service (QAIMNS), dans la First Aid Nursing Yeomanry (FANY), la Voluntary Aid Detachment (VAD), et à partir de 1917 dans l'armée quand le Queen Mary's Army Auxialiary Corps (en) (WAAC) fut créé. Le WAAC était divisé en quatre sections : cuisine, mécanique, clergé et divers. La plupart sont restées à l'arrière, mais environ 9000 ont servi en France.\n\nEn Irlande, le mouvement Inghinidhe na hÉireann (Femmes d'Érin), féministe et nationaliste fondé par Maud Gonne était opposé à la conscription. Constance Markievicz, commandant en second de l'Irish Citizen Army (ICA) lors de l'insurrection de Pâques 1916, Helena Molony, Rose Mc Namara, Marie Perolz et dix autres femmes y prirent les armes. Les soldats irlandais de l'armée britannique, soupçonnés souvent d'être pro-allemands, n'eurent même pas le droit de porter les fanions brodés par leurs femmes.\n\nBeaucoup de femmes étaient volontaires à l'arrière en tant qu'infirmières, enseignantes, et dans des travaux traditionnellement masculins.\n\nBeaucoup ont travaillé dans les usines d'armement.\n\n",
"title": " Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande "
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] | wik-hist-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Femmes_pendant_la_Première_Guerre_mondiale |
Londres - Environnement (1) | 583 | [
{
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"source_text": "\n\nLondres (/lɔ̃dʁ/ ; en anglais : London, /ˈlʌndən/ ) est la capitale et plus grande ville d'Angleterre et du Royaume-Uni. La ville est située près de l'estuaire de la Tamise dans le sud-est de l'Angleterre. Londinium est fondée par les Romains il y a presque 2 000 ans. La Cité de Londres, le noyau historique de Londres avec une superficie de seulement 1,12 miles carrés (2,9 km2) conserve des frontières qui suivent de près ses limites médiévales. Londres est gouvernée par le maire de Londres et l'Assemblée de Londres.",
"title": "Contexte"
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"source_text": "Le Grand Londres se situe à 50 km à l'ouest de l'estuaire de la Tamise et s'étend sur 1 579 km2, ce qui en fait la commune la plus vaste d'Europe après Moscou, et au 37e rang mondial.\n\nL'altitude y varie du niveau de la mer jusqu'à 245 m (Biggin Hill, au sud de l'agglomération).\n\nLe fleuve, qui traverse la ville d'ouest en est sur 42 kilomètres, a eu une influence majeure sur le développement de la ville. Londres a été fondée à l'origine sur la rive nord de la Tamise et n'a disposé, pendant plusieurs siècles, que d'un seul pont, le pont de Londres (London Bridge). Le foyer principal de la ville s'est en conséquence cantonné sur cette rive de la Tamise, jusqu'à la construction, au XVIIIe siècle, d'une série d'autres ponts. La ville s'est alors étendue dans toutes les directions, cette expansion n'étant gênée par aucun obstacle naturel, dans une campagne presque dépourvue de reliefs, à l'exception de quelques collines (Parliament Hill, Primrose Hill).\n\nLa Tamise était autrefois plus large et moins profonde qu'aujourd'hui. Les rives du fleuve ont été massivement aménagées, la plupart des affluents ont été détournés et sont à présent souterrains, parfois transformés en égouts (ainsi, la rivière Fleet dont le nom subsiste dans Fleet Street, l'ancienne rue des journaux). La Tamise est sujette à la marée et Londres est largement inondable. Les menaces d'inondation augmentent d'ailleurs avec le temps compte tenu de l'élévation régulière du niveau de l'eau à marée haute et de la lente inclinaison de la Grande-Bretagne (relèvement au nord, abaissement au sud) causée par un phénomène de relèvement isostatique. Un barrage, la barrière de la Tamise, a été construit à travers la Tamise à Woolwich dans les années 1970, pour pallier cette menace. En 2005 cependant, il a été suggéré la construction d'un barrage d'une quinzaine de kilomètres de long plus en aval afin de parer les risques futurs d'inondation.\n\n",
"title": " Relief et hydrographie "
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"source_text": "Avec ses 40% d'espaces verts et aquatiques, Londres est considérée comme une des capitales les plus vertes au monde. La société d'histoire naturelle de Londres y a recensé plus de deux mille espèces de plantes à fleurs à travers la ville ainsi que 60 espèces d'oiseaux, 47 variétés de papillons et 270 sortes d'araignées. Les amphibiens sont également très présents sur l’ensemble de la ville, avec les tritons, les grenouilles rousses et les crapauds notamment. Les reptiles, avec les lézards vivipares, les couleuvres et les vipères se trouvent en revanche quasi exclusivement dans l'Outer London. La ville compte ainsi 38 sites d'intérêt scientifique particulier, deux réserves naturelles nationales ainsi que 76 réserves naturelles locales. Parmi la faune présente à Londres, on trouve également une population de 10 000 renards. Ceux-ci sont nettement moins craintifs que leurs congénères de la campagne. Ils côtoient les piétons dans la rue, et élèvent leurs petits dans les jardins des maisons.\n\n",
"title": " Patrimoine naturel "
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"source_text": "Le climat de Londres symbolise parfaitement le climat de type océanique. Les précipitations sont régulières toute l'année souvent sous forme de bruine, contrairement à l'Ouest du Royaume-Uni où elles sont d'intensité plus forte. La moyenne annuelle des précipitations s'établit à 622,5 mm, février étant le mois le plus sec de l'année. Ce niveau est inférieur à Rome ou Sydney. Londres est en fait une des capitales européennes les plus sèches, disposant de ressources d'eau par personne inférieures à celles d'Israël par exemple, l'impression de temps maussade vient surtout du fait que l'ensoleillement annuel est faible. Des villes aussi pluvieuses mais avec un ensoleillement élevé ne provoquent pas cette impression de temps maussade qu'on trouve à Londres.\n\nLes étés sont tempérés, les jours de fortes chaleurs sont rares et les hivers sont froids mais rarement glaciaux. Le mois le plus chaud est juillet avec une température moyenne à Kew Gardens de 18.0 °C n'excédant que rarement les 33 °C, quoique des niveaux plus élevés soient devenus plus fréquents récemment, les températures estivales en journée varient généralement entre 20 et 25 °C. La plus haute température fut de 38,1 °C, mesurée dans les jardins botaniques royaux de Kew, le 10 août 2003, pendant la canicule de 2003. Le mois le plus froid est janvier avec des températures moyennes de 2,4 °C à 7,9 °C. La température la plus froide fut de −16,1 °C, le 1er janvier 1962 à Northolt.\n\nLes chutes de neige abondantes sont presque inconnues. Au cours des hivers les plus récents, la neige a rarement excédé un pouce d'épaisseur (soit moins de 3 cm). Ceci est notamment dû au fait que la vaste agglomération londonienne crée un microclimat, avec une chaleur enfermée par les immeubles de la ville. La nuit, la température y est parfois de 5 à 9 °C supérieure aux zones environnantes. Le célèbre smog londonien, mélange de brouillard et de fumée, est devenu rarissime dans les rues de la capitale anglaise. En 1952, l'épisode de grand smog avait provoqué la mort de 4 000 à 12 000 personnes.\n\n",
"title": " Climat "
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] | wik-geo-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Londres |
Géographie - Évolution et étendue de la notion de géographie (1) | 884 | [
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"source_text": "",
"title": "Contexte"
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"source_text": "La première personne à utiliser le mot « géographie » était Ératosthène (276-194 av. J.-C.) pour un ouvrage aujourd'hui perdu mais l'arrivée de la géographie est attribuée à Hérodote (484-420 av. J.-C.) ; aussi considéré comme étant le premier historien. Pour les Grecs, c'est la description rationnelle de la Terre en comprenant principalement la géographie physique. Il s'agit d'une science qui répond à une curiosité nouvelle, et qui va déterminer la géopolitique en définissant les territoires à conquérir et à tenir, ce qui implique la réalisation de cartes. Pour Strabon, la géographie est la base de la formation de celui qui voulait décider.\n\nQuatre traditions historiques dans la recherche géographique sont l'analyse spatiale des phénomènes naturels et humains (la géographie comme une étude de la répartition des êtres vivants), des études territoriales (lieux et régions), l'étude des relations entre l'Homme et son environnement, et la recherche en sciences de la terre.\n\nAvec l'évolution de la recherche scientifique, plusieurs domaines de la géographie ont évolué vers un statut de science à part entière. On peut citer la climatologie, l'océanographie, la cartographie, etc. ce qui a eu pour effet de principalement recentrer les activités du géographe sur les interactions humaines (aspect social) et de son rapport à son environnement (aspect spatial). Les géographie physique et mathématique sont les branches de la géographie qui ont le plus subit cette évolution des sciences alors que la géographie humaine a profité de ce changement pour passer de la géopolitique à une étude plus rationnelle et enrichie des rapports humains et des relations qu'ils entretiennent avec leurs environnements à travers des disciplines nouvelles.\n\nNéanmoins, la géographie moderne est une discipline englobante qui cherche avant tout à mieux comprendre notre planète et toutes ses complexités humaines et naturelles, non seulement où les objets sont, via l'élaboration de cartes, mais comment ils ont changé et viennent à l'être. Longtemps les géographes ont perçu leur discipline comme une discipline carrefour (Jacqueline Bonnamour), « pont entre les sciences humaines et physiques ». L'approche géographique d'un phénomène ne se limite pas uniquement à l'utilisation de la cartographie (l'étude des cartes). La grille de questionnement, associée à la cartographie, permet d'ajuster l'analyse de l'objet — l'espace — et d'expliquer pourquoi on trouve tel ou tel phénomène ici et pas ailleurs. La géographie s'applique donc à déterminer les causes, aussi bien naturelles qu'humaines ; et lorsqu'ils observent des différences, leurs conséquences.\n\nAujourd'hui, une division de la géographie en deux branches principales s'est imposée à l'usage, la géographie humaine et la géographie physique.\n\nCependant la géographie reste par excellence une discipline de synthèse qui interroge à la fois « les traces » laissées par les sociétés (mise en valeur des espaces ou impacts) ou la nature (orogenèse des montagnes, impact du climat…) et les dynamiques en œuvre aussi bien dans les sociétés (émergence socio-économique de la façade asiatique pacifique, désindustrialisation progressive des pays développés à économie de marché) qu'au sein de l'environnement physique (« Changement global », montée du niveau marin…). La géographie s'intéresse donc à la fois aux héritages (physiques ou humains) et aux dynamiques (démographiques, socioéconomiques, culturelles, climatiques, etc.) présents dans les espaces.\n\nPar ailleurs cette discipline tend à intégrer divers champs culturels tels que la peinture paysagiste, le roman ou encore le cinéma.\n\n",
"title": ""
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] | wik-geo-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Géographie |
Léonard de Vinci - Léonard de Vinci polymathe (11) | 3,307 | [
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"source_text": "\n\nLéonard de Vinci (italien : Leonardo di ser Piero da Vinci, dit Leonardo da Vinci), né le 14 avril 1452 du calendrier actuel à Vinci (Toscane) et mort le 2 mai 1519 à Amboise (Touraine), est un peintre italien polymathe, à la fois artiste, organisateur de spectacles et de fêtes, scientifique, ingénieur, inventeur, anatomiste, sculpteur, peintre, architecte, urbaniste, botaniste, musicien, philosophe et écrivain.\n\nEnfant naturel d'une paysanne, Caterina di Meo Lippi et d'un notaire, Pierre de Vinci, il est élevé auprès de ses grands-parents paternels dans la maison familiale de Vinci jusqu’à l’âge de dix ans. À Florence, son père l'inscrit pour deux ans d’apprentissage dans une scuola d’abaco et ensuite à l'atelier d'Andrea del Verrocchio où il côtoie Botticelli, Le Pérugin et Domenico Ghirlandaio.",
"title": "Contexte"
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"source_text": "Tous les sujets de l'architecture sont explorés par Léonard de Vinci au cours de sa carrière : architecture religieuse (notamment églises à plan centré) ; architecture civile (demeures, villas, palais et les éléments qui les constituent comme les escaliers) ; architecture militaire (fortifications et les éléments qui constituent ces dernières). Son travail est principalement connu à travers les centaines de pages de dessins et de croquis qu'il a laissés et dans lesquelles il ne laisse que peu de réflexions et indications écrites. Néanmoins, les réalisations concrètes issues de ses plans sont rares et ne sont pas toujours attribuables avec certitude. De fait, son travail dans le domaine est surtout théorique : cela ne porte cependant aucun préjudice à sa réputation auprès de ses contemporains, car le projet et sa réalisation ont alors une valeur identique.\n\nC'est au service de Ludovic Sforza à Milan dans les années 1480 que naît sa réputation d'architecte, alors qu'il participe à un concours pour la construction de la tour-lanterne de la cathédrale de Milan : son projet n'est certes pas retenu, mais il semblerait qu'une partie de ses idées aient été reprises par le vainqueur du concours, Francesco di Giorgio. Si bien que dans les années 1490 il devient avec Bramante et Gian Giacomo Dolcebuono un ingénieur urbaniste et architectural de premier plan sous le titre d'« ingeniarius ducalis ».\n\nLéonard a pour modèles des devanciers de la première partie de la Renaissance comme Filippo Brunelleschi, Francesco di Giorgio ; ses travaux s'inscrivent dans la lignée de la première Renaissance visible surtout au nord de l'Italie et sont marqués d'archaïsme. Il se singularise donc parmi ses contemporains comme Bramante qui s'inspirent de l'architecture antique et de la redécouverte des ruines de Rome. C'est pourquoi ses idées sont particulièrement goûtées en France où il « n'introduit pas des formes nouvelles, mais des idées audacieuses ».\n\nSa vision de l'architecture est hygiéniste : considérant que le bâtiment doit s'insérer dans son environnement comme un organe dans un organisme, il se voit volontiers comme un médecin agissant sur un corps malade. Par ailleurs, il montre sa préoccupation de la bonne santé du bâtiment aussi bien dans ses matériaux le composant que sa structure : nature des matériaux, jeu des équilibres et prise en compte des faiblesses inhérentes aux formes qui sont dessinées. Enfin, salubrité et circulation deviennent des considérations centrales dans le cadre du bien-être des habitants.\n\nSa méthodologie de travail met en avant la représentation en perspective aérienne, ce qui est assez unique chez les architectes de son époque qui préfèrent la présentation plan/coupe/élévation. Il élabore différents dessins en fonction de différents points de vue du même lieu comme s'il faisait le tour de son objet d'étude. En revanche, à l'instar de ses confrères, il utilise couramment la maquette en bois, considérée comme une étape essentielle pour l'élaboration de son œuvre.\n\nSon apport à l'architecture est d'allier un cadre rigoureux au service d'une imagination foisonnante. De plus, sa force tient dans l'interdisciplinarité de sa réflexion, contrairement à des architectes spécialisés dans leur domaine. De plus, concernant l'architecture privée, Léonard s'écarte résolument des propositions de ses contemporains et demeure attaché à la fonctionnalité des bâtiments qu'il dessine dont l'escalier constitue un élément central.\n\nSi son intérêt pour l'architecture est très variable puisqu'il allège voire suspend son travail dans le domaine entre 1490 et 1506, son intérêt pour l'architecture militaire demeure constant : ses principaux employeurs dans ce dernier domaine seront Venise, et César Borgia dit « le Valentinois ». Il s'appuie en outre sur les réflexions de Francesco di Giorgio Martini, Baccio Pontelli, Giuliano da Sangallo et son frère Antonio da Sangallo le Vieux.\n\nSi ses contemporains ne sont tout d'abord pas convaincus de l'expertise qu'il revendique dans le domaine, ce n'est qu'après 1492 qu'il est pris au sérieux, après s'être formé auprès des ingénieurs militaires milanais. De fait, il reprend les idées de ses contemporains et promeut la forme circulaire, l'idée d'abaissement des fortifications et l'accent mis sur les bastions. Pour autant, il ne se contente pas de reprendre ces idées mais il va jusqu'au bout de leur logique : primauté donnée à l'abaissement, à l'horizontalité et à la forme ronde.\n\n",
"title": " L'ingénieur et le scientifique - L'architecte, l'urbaniste et le cartographe - Architecture "
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"source_text": "Les réflexions de Léonard de Vinci à propos de l'urbanisme sont conduites en quatre grands moments : sous le règne de Ludovic Sforza, alors qu'il se trouve à Milan ; pour l'envoyé du roi de France à Milan, Charles d'Amboise ; lors de son second séjour à Florence à partir de 1512 ; puis, finalement, lors de son séjour en France de 1516 à 1519.\n\nLe thème de la « ville nouvelle » ou « ville idéale » qui émerge après l'épisode de peste à Milan de 1484-1485 constitue l'origine de ses réflexions sur le domaine : afin de corriger les problèmes de surpopulation des centres urbains, il imagine ainsi une « ville à deux niveaux » dans laquelle la gestion des flux d'eau est étudiée en détail. Il reprend ces idées lorsqu'il est chargé par François Ier en 1516 de réfléchir à l'élaboration d'un nouveau château à Romorantin mais le projet sera abandonné.\n\nDans le domaine, il bénéficie de l'influence des travaux de Bernardo Rossellino et Leon Battista Alberti. Néanmoins, il apporte certaines réflexions tout à fait novatrices sur la circulation et la salubrité : rues et voies ; circulation et fonction de l'eau, ; et bien-être des habitants.\n\n",
"title": " L'ingénieur et le scientifique - L'architecte, l'urbaniste et le cartographe - Urbanisme "
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"source_text": "Plusieurs nécessités président à la création de dessins cartographiques par Léonard de Vinci et sont liées à son activité d'ingénieur civil et militaire : à des fins militaires ; dans le cadre de relevés hydrographiques (assèchement de marais, navigabilité de fleuves et des canaux, systèmes d'irrigation, régulation de cours d'eau) ; dans l'optique d'une connaissance topographique du nord et du centre de l'Italie. Néanmoins, les travaux cartographiques de Léonard ne connaissent pas de réalisation pratique.\n\nSes sources d'inspiration sont multiples au premier rang desquelles se trouve le traité sur la Géographie de Claude Ptolémée, daté du milieu du IIe siècle, Leon Battista Alberti, Paolo Toscanelli qu'il côtoie et l'initie au travail de géomètre et Danesio dei Maineri.\n\nIl réalise deux types de dessins cartographiques : de simples dessins réalisés à la plume ; des cartes colorées (comme la représentation du Val di Chiana par exemple). Or ces représentations sont considérées comme des œuvres d'art en soi : de fait, à la Renaissance, la cartographie relève souvent de grands artistes comme Léonard de Vinci ou Albrecht Dürer. Ainsi, le Plan d'Imola est décrit par Daniel Arasse comme la carte « la plus impressionnante, la plus réussie, la plus belle » de Léonard et, selon Frank Zöllner, comme le « plus important des dessins cartographiques de Léonard », « considéré comme un incunable de la cartographie moderne ».\n\nLongtemps, Léonard a été tenu pour le créateur de la cartographie moderne : par le mode de représentation selon la vue orthogonale au plan et en utilisant des différences de tons selon les altitudes, ; par sa méthodologie ensuite lorsqu'il utilise sur le Plan d'Imola comportant un système d'arpentage, qui utilise un point central correspondant au centre du cercle tracé sur la carte, permettant de mesurer avec précision les dimensions des édifices et les rues.\n\n",
"title": " L'ingénieur et le scientifique - L'architecte, l'urbaniste et le cartographe - Cartographie "
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] | wik-histoire-geographie-cinquieme | https://fr.wikipedia.org/wiki/Léonard_de_Vinci |
Histoire de la Sicile - Moyen Âge (2) | 2,561 | [
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"source_text": "\n\nL'histoire de la Sicile a vu l'île être contrôlée par des puissances méditerranéennes (Romains, Vandales, Ostrogoths, Byzantins, Arabes, Aragonnais), mais connaître aussi de longues périodes d'indépendance, comme sous les Sicéliotes d'origine grecque et plus tard comme l'émirat autonome des Kalbites, puis le Royaume de Sicile, fondé en 1130 par Roger II, membre de la famille normande de Hauteville. Parfois, l'île a été au cœur des grandes civilisations, parfois elle n'a été qu'un territoire colonial, terre d'immigration et d'émigrants à travers les époques.\n\nPlus grande île de la Méditerranée, la Sicile tire dès l'antiquité sa richesse de sa situation centrale pour les routes commerciales et de ses ressources naturelles. Par exemple, Cicéron et al Idrissi décrivent respectivement Syracuse et Palerme comme les plus grandes et les plus belles villes du monde hellénique et du Moyen Âge.",
"title": "Contexte"
},
{
"img": [],
"source_text": "Les razzias arabes sur les côtes siciliennes commencent dès le VIIe siècle, à partir de l'attaque des côtes et des terres en 652 par les hommes du calife Othmân ibn Affân et du pillage de Syracuse en 669. Après la prise de Pantelleria en 700, elles se poursuivent par des attaques en 704 puis entre 727 et 740, quand les musulmans assiègent Syracuse.\n\nLes raids reprennent au début du IXe siècle, et l'émir aghlabide Ziadet-Allah de Kairouan dépêche son câdi Assad ibn al-Furat à la tête d'une armée à la demande du rebelle byzantin Euphèmios. Il est probable que l'objectif initial des faqîh de Kairouan d'un simple raid de représailles ait été détourné par la volonté d'Assad de conquérir l'île, lequel troque l'expérience militaire contre une glorification du djihad. Les Aghlabides débarquent à Mazara del Vallo en 827, prennent Mineo et Agrigente mais échouent à faire tomber Syracuse, devant laquelle meurt Asad, et Enna, où est tué Euphémios. Grâce à l'appui de 300 vaisseaux envoyés par les Omeyyades de l'émirat de Cordoue en 830, Palerme tombe en 831 aux mains des musulmans qui en font leur capitale. Messine est prise en 842 ou 843, Enna en 859, Syracuse en 878 à l'issue d'un siège de neuf mois, Taormine en 902, Rometta en 965. Après un siècle et demi de conquête, les musulmans dominent enfin toute la Sicile.\n\nLa Sicile passe, en 916, sous contrôle des Fatimides conquérants de l'Afrique du Nord appuyés par les Kabyles de la tribu Kutâma. Les Kalbites des Banû Abî l-Husayn en deviennent les émirs héréditaires quasiment indépendants jusqu'en 1040.\n\nLes juifs et chrétiens bénéficient d'une relative tolérance religieuse par le statut de dhimmi, et sont soumis au djizîa (impôt par tête) et au kharâj (impôt foncier). Selon Michele Amari, « il était interdit aux dhimmi de porter les armes ; de monter à cheval, de mettre des selles sur leurs ânes et mulets ; de construire leurs maisons plus grandes ou même aussi grandes que celles des musulmans ; de porter des prénoms musulmans ou d'utiliser des cachets avec le lettrage arabe. Par ailleurs, il leur était interdit de boire du vin en public, d'accompagner leurs morts au cimetière avec la pompe funèbre et les lamentations. Il était interdit aux femmes d'entrer dans les bains publics fréquentés par les femmes musulmanes, ou de rester si des femmes musulmanes arrivaient. Et afin qu'ils n'oublient à aucun moment leur statut inférieur, les dhimmi devaient inscrire sur leur porte une marque distinctive, porter également un signe distinctif sur leurs vêtements, utiliser des turbans avec une couleur distincte et surtout porter une ceinture en cuir ou en laine. Dans la rue, ils devaient laisser le passage aux musulmans. S'ils étaient assis en groupe, ils devaient se lever à l'arrivée ou au départ d'un musulman. [Était interdit] la construction de nouvelles églises et monastères, mais non la restauration des bâtiments, […] de montrer des croix en public, de lire l'Évangile si fort que les musulmans pourraient l'entendre, de parler avec eux du Messie; ou de faire sonner les cloches vigoureusement ou de frapper dans les mains bruyamment. »Aux Xe et XIe siècles, de nombreux colons arabes et berbères s'installent, principalement dans le Val di Mazara, pour fuir les conflits et les famines d'Afrique du Nord. La rivalité entre ces deux peuples les amènent majoritairement à s'installer dans deux zones distinctes : les premiers à Palerme, les seconds à Agrigente. Des musulmans arrivent également d'Espagne, de Syrie, voire de Perse et d'Inde, créant une hétérogénéité et des tensions. L'ouest de l'île compte de nombreux convertis, l'est demeure majoritairement chrétien sans plus de relation avec Rome ou Constantinople.\n\nLes fouilles (Ségeste, Palerme, Val di Noto) prouvent une continuité de l’habitat, de l'urbanisme et de l'artisanat entre les périodes byzantines et musulmanes. L'incastellamento concentre la population dans une centaine de villes fortifiées, dotées d'un château et d'une mosquée.\n\nLa Sicile connaît une lente orientalisation de la vie quotidienne, de l'artisanat céramique, et l'introduction de la religion d’État chiite. Les filles nées des mariages mixtes qui se multiplient, sont élevées selon la religion chrétienne, les garçons selon l'islam. Une langue arabo-sicule se forme et perdurera dans le sicilien par les termes agricoles.\n\nLa Sicile se conforme alors au modèle économique des principautés d'Orient : production agricole destinée au marché et au palais, en particulier le coton, la soie, et les produits de luxe. Mazara, à l'extrémité sud-ouest de l'île, est alors le port central des échanges en Méditerranée.[réf. nécessaire] Un renouveau agricole permet l'émergence d'une classe rurale des petits propriétaires libres née du morcellement partiel des latifundia à l'Ouest. L'irrigation est améliorée et de nouvelles cultures (mûrier, canne à sucre, oranger, palmier dattier, coton, aubergine, épinard, fraise, artichaut, abricotier, papyrus, melon, pistaches, henné) introduites. Les industries minière et textile avec la soie se développent. Les Arabes ayant la maitrise de la Méditerranée, la Sicile est au centre d'un système commercial maritime allant de l'Espagne à la Syrie, et Palerme qui s'impose face à l'antique Syracuse, devient plus particulièrement un port commercial couru par les marchands méditerranéens.\n\nAu début du XIe siècle, débute une grave crise politique. En 998, l'émir de Sicile, Youssouf al-Kalbi nommé par le calife fatimide du Caire, est atteint d'une hémiplégie. Affaibli, il est secondé par son fils Dja'far qui est contesté en 1014-1015 par son frère, Ali, soutenu par les Berbères et les esclaves noirs. Les soldats de Dja'far attaquent les rebelles le 30 janvier 1015, font de nombreuses victimes et capturent le prince Ali, exécuté sur ordre de son frère qui exile tous les Berbères de Sicile en Ifriqiya et massacre tous les esclaves noirs. Il n'incorpore plus que des Siciliens dans son armée qui s'émousse.\n\nFace aux dîmes trop fortes et au pouvoir de leurs dirigeants, les Siciliens assiègent le palais de l'émir, en mai 1019, qui démet Djafar au profit d'un autre de ses fils, Ahmad al-Akhal, et rejoint l’Égypte après Dja'far. Al-Akhal soutient une politique militaire contre les infidèles hors de l'île et s'allie les Ifriqiyens de l'île contre les Siciliens, les exonérant d'impôts sur leurs propriétés. En 1035-1036, les Siciliens vont à Kairouan se plaindre auprès de l'émir ziride Al-Muizz ben Badis et se placer sous son autorité direct, menaçant de livrer le pays aux chrétiens. Al-Mu'izz envoie son fils 'Abd Allah, qui assiège al-Akhal dans la Khalisa de Palerme. Mais une partie des Siciliens se retourne contre les Zirides qui, battus, perdent huit cents hommes. Hasan al-Samsam, frère d'al-Akhal, devient gouverneur mais est rapidement expulsé de Palerme quand des caïds indépendants prennent le pouvoir dans les cités de l'île : 'Abd Allah b. Menkut à Mazara, Trapani et autres lieux ; 'Ali b. Ni'ma ou Ibn al-Hawwas à Castrogiovanni, Agrigente et autres lieux ; Ibn al-Thimna, époux de la sœur du précédent, à Syracuse et à Catane… Ibn al Thimna assiège son beau-frère à Castrogiovanni mais doit se retirer jusqu'à CataneLes Byzantins profitent de ces querelles dynastiques pour lancer, en 1037, une nouvelle expédition de reconquête qu'ils confient au général Georges Maniakès. Appuyés par 15 000 chrétiens siciliens et des mercenaires normands prêtés par le prince lombard Guaimar IV de Salerne, ils prennent Messine et plusieurs places autour de l'Etna. Mais le rappel du général à Constantinople permet aux Arabes de regagner en 1042 toutes les places perdues.\n\n",
"title": " 827 - 1091 : Sicile musulmane "
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] | wik-hist-seconde | https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_Sicile |
Karl Marx - Politique (3) | 3,000 | [
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"source_text": "\n\nKarl Marx (/kaʁl maʁks/ ; en allemand : /kaːɐl ˈmaːɐks/), né le 5 mai 1818 à Trèves dans le grand-duché du Bas-Rhin et mort le 14 mars 1883 à Londres, est un philosophe, historien, sociologue, économiste, journaliste, théoricien de la révolution, socialiste et communiste prussien.\n\nIl est connu pour sa conception matérialiste de l'histoire, son analyse des rouages du capitalisme et de la lutte des classes, et pour son activité révolutionnaire au sein du mouvement ouvrier. Il a notamment été un des membres dirigeants de l'Association internationale des travailleurs (Première Internationale). Des courants de pensée se revendiquant principalement des travaux de Marx sont désignés sous le nom de marxisme. Marx a eu une grande influence sur le développement ultérieur des sciences humaines et sociales. Ses travaux ont marqué de façon considérable le XXe siècle, au cours duquel de nombreux mouvements révolutionnaires et intellectuels se sont réclamés de sa pensée.\n\n",
"title": "Contexte"
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"source_text": "Chez Marx, les prolétaires ne sont pas que les pauvres. Les prolétaires sont le résultat de la dynamique du système capitaliste, et d'un mouvement historique irréversible.\n\nLa prolétarisation est la double conjonction de la transformation de l'Homme en prolétaire et de l'augmentation de leur nombre.\n\nQu'est-ce qu'un prolétaire ? C'est un individu qui ne possède que sa seule force de travail, et pas les moyens de la production. Il est par conséquent obligé de vendre sa force de travail au capitaliste sous forme de salaire pour subvenir à ses besoins. Tout travailleur salarié est un prolétaire.\n\nMarx avait très bien anticipé le développement du taylorisme à ce sujet. La division du travail est en effet un mouvement constant du capitalisme. Il est dû à l'amélioration des techniques et notamment des machines, qui ont fait apparaître les ouvriers spécialisés. Il est également la conséquence d'une recherche de rentabilité accrue.\n\nChaque salarié du système capitaliste ne devient capable que d'assurer une infime partie de la production. Son travail n'a pas de sens en lui-même. Il n'est qu'un rouage d'un immense mécanisme. Il ne peut plus avoir de vie individuelle.\n\nDe plus, du fait de cette division continue du travail, et du développement des techniques, le chômage est appelé à se développer. C'est l'« armée de réserve », et celle-ci, par sa simple présence, exerce une pression sur les salariés, qui ont peur de se retrouver au chômage. Le chômage empêche les travailleurs de se révolter. Les salaires ont donc une tendance continue à la baisse à long terme relativement aux possibilités qu'offre l'époque dans laquelle vivent les travailleurs, et la concentration du capital est aussi inéluctable.\n\nLa prolétarisation est donc la « corrélation entre l'accumulation de richesses et l'accumulation de misères ».\n\nLe prolétaire possède également d'autres caractéristiques, telle que l'absence de propriété.\n\nComment sortir de cette misère (parfois matérielle, mais aussi surtout psychologique) ? Il faut, selon Marx, que la société se libère du capitalisme par la révolution. Cette révolution doit libérer le prolétariat, mais aussi toutes les classes sociales, notamment les classes dominantes, qui sont également aliénées (par l'argent notamment, comme on l'a vu plus haut). C'est donc une révolution pour toutes les classes visant à abolir les classes elles-mêmes (société sans classes). Cette révolution doit être globale.\n\n",
"title": " Théorie du prolétariat "
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] | wik-hist-seconde | https://fr.wikipedia.org/wiki/Karl_Marx |
Érosion - Mécanismes de l'érosion (1) | 3,771 | [
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"source_text": "\n\nEn géomorphologie, l’érosion est le processus de dégradation et de transformation du relief, et donc des sols, roches, berges et littoraux qui est causé par tout agent externe (donc autre que la tectonique).\n\nUn relief dont le modelé s'explique principalement par l'érosion est dit « relief d'érosion ». Les facteurs d'érosion sont :\n\nla physique (dureté) et la chimie (solubilité par exemple) de la roche ;\n\ndes facteurs écologiques et pédologiques (présence/absence de faune, fonge, couverture végétale et lichénique…) et leur nature ;\n\nl'histoire tectonique (fracturation par exemple) ;\n\nl'action humaine (pratiques agricoles telle que labours, surpâturage, minéralisation des sols, cultures sur pentes…), déforestation, imperméabilisation, artificialisation, urbanisation qui dans le monde prend une importance croissante et préoccupante.L'érosion agit à différents rythmes et peut, sur plusieurs dizaines de millions d'années, araser des montagnes, creuser des vallées, faire reculer des falaises.",
"title": "Contexte"
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"source_text": "Dans les processus d'érosion, on distingue généralement trois phases distinctes :\n\ndestruction du matériel rocheux (ablation du matériel) ;\n\naccumulation des débris (dépôt du sédiment).L'érosion implique une désagrégation superficielle de la roche ou du sol et le transport de ces matériaux, ce qui la distingue de la météorisation. Elle se produit sur place, et produit des débris .\n\nLe degré d'érosion dépend des caractéristiques de la roche :\n\nde la dureté (voir échelle de Mohs) et de la cohésion de ses minéraux ;\n\ndes réactions chimiques possibles entre ses minéraux et le milieu.\n\n",
"title": ""
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"source_text": "La désagrégation mécanique se produit sous l'action d'une force physique qui arrache des morceaux de roche plus ou moins volumineux :\n\néclatement dû au gel ou à la chaleur ;\n\nusure par frottement : glacier, écoulement d'eau (cavitation[réf. nécessaire]) ou vent ; ce sont les débris charriés par ces facteurs (rochers, graviers, quartz ou sable) qui sont efficaces dans le processus d'érosion. L'érosion mécanique est particulièrement active dans les milieux froids (gels et dégels) et/ou arides.\n\n",
"title": " Érosion mécanique "
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"source_text": "Elle est mécanique et chimique, avec comme principales altérations : l'hydroclastie, l'effet splash (impact des gouttes d'eau qui tombent sur le sol), la reptation, la solifluxion. L'érosion par l'eau est renforcée par la pente (torrents) et est un facteur de transport à plus ou moins longue distance de polluants du sol (dont pesticides agricoles ou de la vigne). Sur le littoral, il faut tenir compte des vagues et des courants. Dans les fleuves ou canaux, c'est le batillage qui accélère l'érosion.\n\nSi un fluide comme l'eau coule, il peut se charger de particules en suspension. La vitesse de sédimentation est la vitesse minimale qu'un flot doit avoir pour transporter, plutôt que déposer, des sédiments et est donnée par la loi de Stokes :\n\n {\\displaystyle w={\\frac {(\\rho _{p}-\\rho _{f})gr^{2}}{4.5\\mu }}}\n\n où w est la vitesse de sédimentation, ρ est la masse volumique (les indices p et f indiquent particule et fluide respectivement), g est l'accélération due à la gravité, r est le rayon de la particule et μ est la viscosité dynamique du fluide.\n\nSi la vitesse de l'écoulement est plus grande que celle de dépôt, le granulat continue vers l'aval. Comme il y a toujours des diamètres différents dans le flot, les plus gros se déposent (décantation) tout en pouvant continuer à descendre par des mécanismes comme la saltation (collisions particules-paroi), roulant et glissant, dont les traces sont souvent conservées dans les rochers solides, et peuvent être utilisées pour estimer la vitesse du courant.\n\nLe ruissellement est le type d'érosion le plus fréquent sur terre. Il peut être concentré (torrents, oueds) ou diffus (films d'eau issus de la fonte des neiges, érosion littorale).\n\nL'érosion fluviatile est produite par des cours d'eau. Elle peut être une érosion régressive.\n\nHydroclastie : alternance humectation-dessiccation.\n\nEffet splash : impact des gouttes d’eau sur le sol.\n\nL'érosion fluvioglaciaire : la glace exerce une forte pression sur elle-même qui la rend fluide et donc érosive avec des cailloux.\n\n",
"title": " Érosion mécanique - Érosion par l'eau "
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"source_text": "L'érosion éolienne attaque les roches en enlevant des particules, abrasion ou en polissant la surface. Elle est d'autant plus efficace que les obstacles sont inexistants et que le vent est puissant, régulier et chargé de poussières\n\nElle conduit à une dégradation environnementale sévère par l’appauvrissement des sols et le déplacement de volumes élevés de particules par le vent. L’érosion éolienne est le principal facteur physique d’épuisement des terres agricoles et, par l’ensablement, constitue une des gênes majeures dans les aires urbaines et oasiennes des écosystèmes secs.\n\n",
"title": " Érosion mécanique - Érosion par le vent "
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"source_text": "Dans les régions de forte amplitude thermique (climat continental, polaire, déserts, haute montagne, etc), les chocs thermiques répétés par la succession des cycles jour/nuit, fend puis fait éclater certaines roches, à différentes échelles micro et/ou macroscopique ; c'est la thermoclastie.\n\nL'érosion liée à la température fait également intervenir l'eau comme agent d'érosion en présence de roches poreuses et/ou de fissures qui éclatent en cas de gel. La cryoclastie est un exemple d'érosion par thermoclastie : la roche éclate à cause de l'alternance gel-dégel de l'eau qui s’infiltre, lorsque l'eau gèle, elle occupe plus de volume et exerce une force capable de faire exploser une roche. Les morceaux libérés par le gel sont appelés gélifracts. Le cycle gel/dégel est saisonnier (en Sibérie par exemple) ou quotidien en haute montagne.\n\nCe sont les processus de la gélifraction ou gélivation. En montagne, la cryoclastie produit des phénomènes de chute de bloc(s) ou parfois, collectivement, des éboulements, qui peuvent former des éboulis en pied de pente.\n\n",
"title": " Érosion mécanique - Érosion liée aux écarts de température "
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"source_text": "Les mouvements des glaciers, principalement gravitaires provoquent d'importantes contraintes sur le substratum rocheux essentiellement causées par les blocs de roches prisonniers dans la base de la tranche de glace, contraint d'avancer avec l'écoulement du glacier. Ces blocs \"grattent\" donc le substrat rocheux de la vallée, lissant les reliefs et creusant des stries glaciaires et à long terme générant les morphologies des vallées glaciaires. Lors de périodes de déglaciation, des blocs de glace auparavant fixes sur le plancher océanique peuvent se déplacer avec les courants de marées et géostrophiques, imprimant sur le plancher océanique des spirale d'iceberg.\n\n",
"title": " Érosion mécanique - Érosion liée à la glace "
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"source_text": "La décomposition chimique des roches donne naissance à des modelés de désagrégation.\n\nUn processus important est la dissolution, en particulier des calcaires par la pluie plus ou moins acide, on parle alors de karst.\n\nLa dissolution est une forme de météorisation qui affecte essentiellement les massifs calcaires. Elle donne lieu à des paysages de karst. L'eau, chargée en acides organiques et en dioxyde de carbone, s'infiltre par les fissures et modèle les roches carbonatées ; elle constitue un « complexe d'altération ». Elle libère les éléments chimiques de la roche sous forme d'ions dissous dans l'eau. En effet, contrairement au grès siliceux, les calcaires sont particulièrement vulnérables à la dissolution. Aussi, d'autres roches et minéraux sont solubles :\n\nla silice, relativement peu soluble\n\nles carbonates, d'autant plus soluble que l'eau est acide\n\nle gypse, d'autant plus soluble que l'eau est chaude\n\nles chlorures de sodium et de potassium (solubilité extrêmement importante)\n\nL'altération chimique modifie les minéraux des roches : hydratation, oxydation, oxydo-réduction, hydrolyse.\n\nDans la zone intertropicale, l'altération des roches feldspathiques par lessivage permet la formation de latérites, roches rouges ou brunes constituées d'hydroxydes d'aluminium et de fer et qui forment une véritable cuirasse à la surface des plateaux des régions chaudes et humides.\n\nL'hydrolyse est le processus de rupture des liaisons chimiques des minéraux. Elle donne naissance à des oxydes tels que la limonite, ou des argiles et finit par former un sol.\n\n",
"title": " Érosion chimique "
},
{
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"source_text": "Mollusques perforateurs, pholades par exemple\n\nVégétaux peuvent concourir à l'érosion par leurs racines par exemple\n\nÉrosion anthropique (par l'humain) : déforestation, labours (érosion aratoire), urbanisations\n\n",
"title": " Érosion causée par les êtres vivants "
}
] | wik-svt-seconde | https://fr.wikipedia.org/wiki/Érosion |
Deuxième croisade - La croisade passe au Portugal et en Espagne (1) | 2,736 | [
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"source_text": "\n\nLa deuxième croisade commença en 1146 après avoir été lancée en décembre 1145 par le pape Eugène III à la suite de la chute d'Édesse en 1144. Elle s'acheva en 1149 par un échec pour les croisés, qui rentrèrent en Europe sans avoir remporté de victoire militaire en Orient.\n\n",
"title": "Contexte"
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"source_text": "À la mi-mai 1147, une flotte de près de deux cents navires quitta le port de Dartmouth en Angleterre et se dirigea vers la Terre sainte. Elle emmenait une armée de croisés composée de Flamands, de Frisons, de Normands, d'Anglais, d'Écossais, ainsi que de quelques Germains et Français. Ni prince ni roi ne prit part à la croisade à ce stade ; de fait, l'Angleterre connaissait à ce moment une période d'anarchie.\n\nLa flotte longeait les côtes, mais le mauvais temps les fit s'arrêter le 16 juin à Porto où l'évêque du lieu les convainquit de poursuivre jusqu'à Lisbonne afin de prêter main-forte au roi Alphonse Ier de Portugal qui voulait délivrer la ville alors occupée par les Maures. Puisqu'il s'agissait aussi de combattre les musulmans, les croisés, sous la conduite du flamand Arnoul d'Arschot, acceptèrent de se joindre à Alphonse. Le siège de Lisbonne commença le 1er juillet 1147 ; la ville tomba le 24 octobre, et les croisés se livrèrent au pillage avant de remettre la ville au roi du Portugal. Certains s'installèrent à Lisbonne, parmi lesquels Gilberto de Hastings, qui fut élu évêque ; mais la plus grande partie de la flotte reprit sa route en février 1148.\n\nPresque au même moment, dans une autre partie de la péninsule Ibérique, Alphonse VII de Castille, aidé de Garcia Ramirez, roi de Navarre, de Raimond-Bérenger IV, comte de Barcelone, et aussi de croisés venus d'Italie et de France, réussit à reprendre Almería le 17 octobre 1147; en 1148 et en 1149, ce furent aux villes de Tortosa, Fraga et Lérida de revenir dans le giron de la chrétienté.\n\n",
"title": ""
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] | wik-hist-seconde | https://fr.wikipedia.org/wiki/Deuxième_croisade |
Réforme protestante - Apparition de la Réforme dans le Saint Empire (3) | 3,071 | [
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"source_text": "\n\nLa Réforme protestante ou « la Réforme », amorcée au XVIe siècle, est le mouvement de transformation du christianisme qui s’étend de la fin du Moyen Âge jusqu’au début du XVIIe siècle et entend revenir aux sources et à la forme première du christianisme. Elle a été représentée par des acteurs de nature diverse : théologiens, prédicateurs, rois, princes, bourgeois, paysans, intellectuels... La Réforme avait des motivations religieuses, politiques et économiques et elle a transformé en profondeur les sociétés européennes et les cultures soumises à l’influence de l’Europe, notamment en Amérique du Nord et dans une moindre mesure l'Amérique du Sud et l'Asie.",
"title": "Contexte"
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"source_text": "À Zurich, Ulrich Zwingli, curé de la ville, expose le 29 janvier 1523, les 95 thèses en présence des magistrats de la ville et du vicaire général de l'évêque de Constance, dont la ville dépend sur le plan religieux. Pour lui, baptême et cène sont des cérémonies symboliques, alors que les partisans de Martin Luther les voient comme des sacrements, ce qui rend impossible tout accord avec les Allemands.\n\nLe point de vue de Ulrich Zwingli l'emporte progressivement. Ulrich Zwingli obtient la sécularisation des couvents et crée en 1524 une école d'exégèse biblique. En 1525, les magistrats de la ville interdisent la messe dans la ville. Elle est remplacée par un culte très dépouillé. Un tribunal matrimonial est créé la même année. Ses compétences finissent par s'étendre à toute la vie morale et sociale des citoyens.\n\nLe canton de Bâle passe lui aussi à la réforme en 1529 grâce à l'action de Jean Huschin, de même que Glaris, Berne, Bienne, Schaffhouse, Mulhouse et Saint-Gall. Les succès protestants divisent la Suisse en deux camps prêts à en découdre. Ulrich Zwingli voudrait créer une coalition entre les protestants suisses et allemands. Mais, la rencontre de Marbourg, en 1529, ne permet pas une pleine communion avec ces derniers. En 1531, Ulrich Zwingli est tué et sa petite armée est battue à Kappel, par les cantons catholiques exaspérés par le blocus économique dont ils font l'objet. En Suisse romande, la Réforme gagne d'abord Neuchâtel puis Genève et le pays de Vaud en 1536. Après la mort de Zwingli et celle d'Œcolampade (la même année), Heinrich Bullinger encourage Zurich à signer avec d'autres villes la Première Confession helvétique, qui est saluée par Martin Luther comme un texte plus orthodoxe, bien que non satisfaisant à ses yeux. En 1549, après une correspondance volumineuse avec Jean Calvin (et au prix de quelques modifications doctrinales) Heinrich Bullinger parvient à se rapprocher de l'Église de Genève, au moyen du Consensus de Zurich. Heinrich Bullinger est une personnalité célèbre de l'Europe protestante de l'époque grâce à l'étendue de sa correspondance, à la diffusion de ses ouvrages, à l'hospitalité qu'il accorde aux persécutés (il héberge Anna Reinhart la veuve de Ulrich Zwingli après sa mort) et à son rôle de conseiller auprès de l'anglicanisme. Il rédige aussi la Confession helvétique postérieure, reconnue en 1566 par la plupart des Églises réformées suisses et acceptée en Écosse, en Hongrie et en Pologne.\n\nStrasbourg se réforme de façon originale sous l'influence de prédicateurs locaux comme Matthieu Zell qui commente avec succès l'épître aux Romains sur le Salut, Wolfgang Capiton, prédicateur de talent et grand érudit et Martin Bucer, passionné par l'enseignement de Luther. En 1524, des prédicateurs enseignent l'Évangile dans les paroisses de la ville et le culte est simplifié. Il sécularise les biens des couvents. Occupant une position médiane entre Martin Luther et Ulrich Zwingli, Martin Bucer est jugé trop proche de ce dernier par Martin Luther, au colloque de Marbourg. C'est la raison pour laquelle, en 1530, Strasbourg présente avec les villes de Constance, Lindau et Memmingen, la Confession tétrapolitaine, à mi-chemin sur le plan eucharistique entre Martin Luther et Ulrich Zwingli.\n\nEn 1533, un synode élabore une constitution ecclésiastique qui instaure une assemblée hebdomadaire du clergé avec la participation de trois laïcs (le convent). La discipline ecclésiastique est confiée aux laïcs ou anciens. En mai 1536, Martin Bucer et les représentants de diverses Églises de la Confession Tetrapolitaine (et d'autres, comme Augsbourg ou Bâle) signent avec Martin Luther et les Églises de Saxe, la Concorde de Wittemberg, à laquelle se ralliera l'ensemble du protestantisme, excepté principalement Zurich. Strasbourg, où Jean Calvin fait un séjour et enseigne entre 1538 et 1541, fait donc alors double usage de la Confession tétrapolitaine et de la Confession d'Augsbourg et les autorités ne permettent pas de diffuser des enseignements contraires à cette doctrine. Toutefois, à partir de 1563, les autorités de Strasbourg ne reconnaissent plus que la Confession d'Augsbourg comme norme doctrinale.\n\n",
"title": " La Réforme zwinglienne en Suisse et en Alsace "
}
] | wik-hist-seconde | https://fr.wikipedia.org/wiki/Réforme_protestante |
Londres - Gastronomie (1) | 599 | [
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"source_text": "\n\nLondres (/lɔ̃dʁ/ ; en anglais : London, /ˈlʌndən/ ) est la capitale et plus grande ville d'Angleterre et du Royaume-Uni. La ville est située près de l'estuaire de la Tamise dans le sud-est de l'Angleterre. Londinium est fondée par les Romains il y a presque 2 000 ans. La Cité de Londres, le noyau historique de Londres avec une superficie de seulement 1,12 miles carrés (2,9 km2) conserve des frontières qui suivent de près ses limites médiévales. Londres est gouvernée par le maire de Londres et l'Assemblée de Londres.",
"title": "Contexte"
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"source_text": "Londres est une capitale gastronomique et propose des plats internationaux éclectiques. Les Londoniens parlent souvent de la cuisine. Les pubs et la nourriture qu'ils proposent sont très à la mode. Enfin des plats britanniques typiques comme le fish and chips (poisson-frites), le haggis (panse de brebis farcie), les pies (tourtes à l'anglaise de diverses garnitures) ou encore le Sunday roast (le rôti de bœuf du dimanche, ou roast beef à l'origine du terme français rosbif) font aussi partie de la gastronomie londonienne.\n\n",
"title": ""
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] | wik-geo-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Londres |
Londres - Médias (1) | 598 | [
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"source_text": "\n\nLondres (/lɔ̃dʁ/ ; en anglais : London, /ˈlʌndən/ ) est la capitale et plus grande ville d'Angleterre et du Royaume-Uni. La ville est située près de l'estuaire de la Tamise dans le sud-est de l'Angleterre. Londinium est fondée par les Romains il y a presque 2 000 ans. La Cité de Londres, le noyau historique de Londres avec une superficie de seulement 1,12 miles carrés (2,9 km2) conserve des frontières qui suivent de près ses limites médiévales. Londres est gouvernée par le maire de Londres et l'Assemblée de Londres.",
"title": "Contexte"
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{
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"source_text": "Londres est un des premiers centres de communication au monde avec la présence d'un grand nombre d'entreprises de communication. La plupart des grands médias britanniques et tous les grands réseaux de télévisions nationaux, dont BBC News, le plus important service d'information au monde, ont leur siège à Londres. Environ 53 % des emplois britanniques liés à la télévision et à la radio sont concentrés à Londres. Cette concentration a souvent amené certains commentateurs à critiquer le centrage du Royaume-Uni sur Londres. Cela a amené certains grands médias à délocaliser certains de leurs locaux : la BBC a annoncé en juin 2004 que ses services sport et jeunesse seraient transférés à Manchester, au nord de l'Angleterre. Les autres réseaux installés à Londres comptent parmi eux ITV, Channel 4, Channel 5 et BSkyB. Tout comme la BBC, ces médias produisent parfois leurs programmes ailleurs au Royaume-Uni mais Londres reste tout de même le principal lieu de production. Les programmes locaux sont proposés par les services régionaux des principaux réseaux : BBC London sur BBC One et ITV London sur ITV1.\n\nIl existe de nombreuses chaînes de radio disponibles à Londres. Les radios locales comprennent Capital Radio, Heart 106.2, Kiss 100 et Xfm. Les radios d'informations et de débats comprennent BBC London, LBC 97.3 et LBC News 1152.\n\nLe marché des journaux à Londres est dominé par les éditions nationales des grands journaux britanniques, tous édités dans la capitale. Jusque dans les années 1970, la plupart des journaux nationaux étaient concentrés sur Fleet Street mais dans les années 1980, ils ont été délocalisés dans des entrepôts plus spacieux, susceptibles d'accueillir des imprimeries automatiques. La plupart se trouvent aujourd'hui dans l'Est de Londres. À Wapping, en 1986, SOGAT 82, le syndicat des imprimeurs s'est fortement opposé à ces délocalisations, menant à de nombreux affrontements avec les forces de police. La dernière grande agence de presse de Fleet Street, Reuters, a déménagé à Canary Wharf en 2005 mais Fleet Street reste un terme toujours fortement associé à la presse nationale.\n\nIl existe deux journaux locaux à Londres, l'Evening Standard et Metro, tous les deux gratuits. Ils sont disponibles dans la rue ainsi que dans le métro et les gares. Time Out Magazine, un guide indépendant hebdomadaire fournit la liste des concerts, films, pièces de théâtre et autres activités culturelles depuis 1968. Il existe de nombreux autres journaux locaux dans l'agglomération londonienne, rapportant des informations très locales.\n\nLondres est au centre de l'industrie télévisuelle et cinématographique britannique, avec les principaux studios à l'ouest de la ville et un important secteur de post-production basé à Soho. Londres est, avec New York, un des deux principaux centres d'édition de langue anglaise.\n\n",
"title": ""
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"source_text": "Tout au long de l'année il y a de très nombreux événements, à commencer par le défilé du nouvel an (relativement récent), un feu d'artifice au London Eye ; La deuxième plus grande fête de rue au monde, le carnaval de Notting Hill, a lieu chaque année à la fin août. Les défilés traditionnels incluent le Lord Mayor's Show (Procession du Lord Maire) de novembre, un événement séculaire célébrant la nomination annuelle d'un nouveau Lord-maire de la City de Londres avec une procession dans les rues de la ville, et Trooping the Colour, un spectacle militaire officiel organisé par les régiments du Commonwealth et britanniques pour célébrer l'anniversaire officiel de la Reine. Le Boishakhi Mela est un festival du nouvel an bengali célébré par la communauté bangladaise britannique. Il s'agit du plus grand festival asiatique en plein air d'Europe, et du deuxième plus grand festival de rue du Royaume-Uni, attirant plus de 80 000 visiteurs de tout le pays.\n\n",
"title": " Manifestations culturelles "
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"source_text": "Au XXe siècle, Londres a accueilli à de nombreuses occasions des événements sportifs d'envergure mondiale, comme les Jeux olympiques d'été à trois reprises, en 1908, en 1948 et en 2012, ce qui en fait la première ville à recevoir les J.O. à trois reprises. En 1934, les Jeux du Commonwealth se sont également tenus dans la capitale britannique.\n\nLe sport le plus populaire à Londres est le football (tant par le nombre de joueurs que par le nombre de spectateurs). La ville possède quatorze clubs de foot de Football League dont six qui évoluent en Premier League pour la saison 2020/2021 (Arsenal, Chelsea, Crystal Palace,Tottenham Hotspur, West Ham United et Fulham), les autres clubs évoluant dans les trois divisions inférieures (l'AFC Wimbledon, Brentford, Charlton Athletic, Dagenham & Redbridge, Watford, Leyton Orient, Millwall et Queens Park Rangers). Il existe également de nombreux clubs non-leagues ou amateurs. Londres compte quatre clubs de rugby évoluant dans le championnat d'Angleterre (London Irish, Saracens, London Wasps et Harlequins) bien que seuls les Harlequins jouent vraiment à Londres (les autres clubs jouent en dehors du Grand Londres). Le club des Harlequins Rugby League évolue lui en Super League. Les autres clubs londoniens de rugby sont Richmond FC, Blackheath RC, Rosslyn Park et Barnes R.F.C. Londres accueille aussi tous les ans un tournoi de rugby à sept comptant pour les World Rugby Sevens Series, le London rugby sevens.\n\nTwickenham, dans l'Ouest de Londres, est le stade national de rugby et peut accueillir 82 000 spectateurs. Le nouveau stade de Wembley peut accueillir désormais jusqu'à 90 000 spectateurs pour l'équipe d'Angleterre de football ainsi que pour les finales de la Coupe d'Angleterre de football, la Coupe de la ligue de football et de rugby. Les autres stades de football principaux sont l'Emirates Stadium pour Arsenal (60 000 places), Stamford Bridge pour Chelsea (41 000 places), Tottenham Hotspur Stadium (62 000 places) pour Tottenham, Craven Cottage pour Fulham. Le club de West Ham United a quitté son stade d'Upton Park en 2016 pour s'établir dans le stade olympique de Londres construit à l'occasion des JO 2012.\n\nLe cricket se joue principalement à Londres sur deux terrains de test cricket, le Lord's Cricket Ground (qui accueille le Middlesex CC) à St. John's Wood et l'Oval (qui accueille le Surrey CC) à Kennington. Le baseball devient de plus en plus populaire avec Londres ayant plusieurs ligues et équipes fortes comprenant Croydon Pirates et London Mets. Les autres rendez-vous annuels sportifs à Londres incluent le mythique tournoi de Wimbledon qui se tient au All England Lawn Tennis and Croquet Club à Wimbledon, le plus ancien et le plus prestigieux tournoi de tennis au monde, le marathon de Londres qui accueille 35 000 participants, la Boat Race qui, depuis 153 ans, voit s'affronter sur la Tamise, entre Putney et Mortlake, les clubs d'aviron, de l'université de Cambridge et d'Oxford, et également le meeting international d'athlétisme London Grand Prix.\n\n",
"title": " Sport "
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"source_text": "Londres a accueilli les Jeux olympiques d'été en 2012. La Lower Lea Valley est choisi pour devenir le parc et le village olympique. Les installations sont reliées entre elles par une navette à haute vitesse, surnommé The Olympic Javelin. Des transports sont créés pour être capables de déplacer 240 000 personnes par heure. Après la clôture des jeux, la région est transformée en un grand parc urbain, en bureaux et en logements.\n\n",
"title": " Sport - Jeux olympiques de 2012 "
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] | wik-geo-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Londres |
Gouvernance environnementale - Propositions (1) | 879 | [
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"source_text": "\n\nL’environnement et les ressources naturelles doivent être considérés comme des biens communs mondiaux, qui appartiennent aux catégories spécifiques des biens non manufacturés qui, lorsqu’ils sont partagés, peuvent être soit divisés soit détruits. Le caractère mondial de ces biens découle de l’appartenance de chacun des éléments qui le composent à un système intégré. Chacun peut profiter de l’atmosphère, du climat et de la biodiversité (entre autres) et, en même temps, la planète tout entière souffre des effets dramatiques du réchauffement global, de la réduction de la couche d'ozone ou de l’extinction des espèces. Cette dimension planétaire incite à une gestion partagée.",
"title": "Contexte"
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{
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"source_text": "La problématique fondamentale pour l’ensemble de la société est de trouver le moyen d’élaborer des systèmes de gouvernance effectifs, stables et légitimes, à l’échelle locale, nationale et internationale, qui garantissent la coévolution de la nature et des sociétés humaines, avec pour objectif principal un modèle de développement durable efficace et intégral, véritable alternative au modèle déprédateur actuel.\n\nL’Institut international pour le développement durable propose un “ programme de réforme ” de la gouvernance mondiale. Son principal argument est qu’il semble exister un consensus tacite, mais puissant, sur les objectifs du système de gouvernance environnementale au niveau international, qui seraient :\n\nL’établissement de la connaissance à la base d’une politique environnementale solide ;\n\nUne cohésion et une coordination efficaces ;\n\nUne bonne gestion des institutions qui composent le système de gouvernance environnementale ;\n\nLa diffusion des préoccupations et des actions environnementales dans d’autres domaines de la politique et de l’action internationale.\n\n",
"title": ""
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{
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"source_text": "Le numéro de la revue Inforesources Focus consacré aux Conventions globales et (à la) gouvernance environnementale signale quatre obstacles fondamentaux au sein de la gouvernance environnementale mondiale et énumère certaines mesures qui devraient permettre de lever ces obstacles. Ces obstacles sont :\n\nDes structures parallèles et concurrentes, sans une stratégie cohérente d’observation et de mise en place qui coordonne les différents acteurs institutionnels ;\n\nDes contradictions et des incompatibilités, avec des exemples de conventions qui se contredisent et se nuisent mutuellement, en raison de leur proximité thématique, sans chercher de solutions de compensation lorsque le cas se présente ;\n\nLa prolifération d’une concurrence entre des accords provenant d’organisations différentes avec des objectifs, des règles et des processus différents, l’exemple le plus significatif étant celui de l’OMC. Il n’existe pas de stratégie commune cohérente entre les accords commerciaux, les conventions environnementales et les programmes de lutte contre la pauvreté ;\n\nLe maillon manquant entre l’échelle mondiale et l’échelle locale : il faut inventer des formes flexibles de combinaison des voix populaires avec les directives mondiales.Les mesures consistent à :\n\nRéaliser les objectifs du Millénaire et appliquer les conventions dont la mission commune est la gestion soutenable de la Terre, la réduction de la pauvreté et l’équité des bénéfices ;\n\nMettre en place une approche par pays pour combiner les échelles mondiale et locale : depuis quelque temps, on considère à nouveau les États comme l’échelle fondamentale intermédiaire, car ils disposent d’infrastructures et d’institutions. Ils sont, en outre, les acteurs principaux de la coopération internationale et les signataires des conventions ;\n\nInstaurer une coordination et une division du travail : il faut envisager une approche multilatérale, afin de mieux soutenir le travail des pays dotés de peu de ressources financières et organisationnelles grâce à une meilleure coordination entre les pays donateurs et les institutions ;\n\nUtiliser les “ documents stratégiques pour la réduction de la pauvreté ” (“ Poverty Reduction Strategy Papers ”, PRSPs) actuels, qui doivent être l’instrument essentiel de la planification pour le développement, tout en les améliorant en augmentant la coordination entre des politiques sectorielles jusqu’ici fragmentées ;\n\nPasser des conflits suscités par le chevauchement thématique concurrentiel entre les accords, conventions et plans à des arrangements compensatoires, en identifiant et en évaluant les possibilités d’action entre les stratégies sectorielles, en tenant compte des impératifs sociaux à court terme et environnementaux à long terme, et en établissant un dialogue ouvert entre les responsables gouvernementaux, les personnes concernées et les experts.\n\n",
"title": " Cohérence et coordination entre instruments et acteurs "
},
{
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"source_text": "Après 2002, certains auteurs, ont vu dans le processus du Sommet de la terre (Rio 1992, Johannesburg 2002) un espace d’innovation démocratique capable de bouleverser les schémas de l’ordre international et d’ouvrir la voie à une forme de “ démocratie d’acteurs ” ou “ démocratie des parties ” (stakeholder democracy) dans la gouvernance environnementale mondiale, dans laquelle s’est déroulé un processus délibératif (et non pas seulement participatif) avec des acteurs fondamentaux comme les ONG, les femmes, les peuples indigènes, les entreprises et les commerçants, qui ont pris part aux processus de décision aux côtés des États et des organisations internationales. Avant, pendant et après chacun des sommets, il y a eu des forums, des dialogues et des accords de partenariat, en parallèle avec des processus formels de relations entre acteurs étatiques et non étatiques. Le mode privilégié pour cette forme de gouvernance a été la négociation multilatérale, qui se caractérise par :\n\nL’importance accordée aux considérations scientifiques et techniques durant la négociation ;\n\nLa participation officielle et officieuse de nombreux acteurs ayant des compétences hétérogènes, voire contradictoires ;\n\nL’incertitude croissante, qui caractérise une partie des questions négociées ;\n\nUne nouvelle lecture du droit international et des modèles d’organisation sociale à partir de nouveaux concepts et principes.Une des caractéristiques de base de ce “ nouveau modèle de démocratie ” est toutefois, on l’a dit, l’absence de règles communes quant à la nature des acteurs et à leur représentativité, avec pour conséquence le développement de relations non transparentes et favorables aux acteurs les plus puissants. Certaines voix critiques signalent ainsi que la gouvernance environnementale est plus un espace de lobbying dépourvu de règles démocratiques dans lequel des groupes d’intérêts spécifiques peuvent influer sur la possibilité d’installer au pouvoir un type de gouvernement susceptible de privilégier leurs intérêts à l’échelle internationale. La mise en place de standards communs, de règles précises, d’objectifs définis, de champs d’action, de règles de conduite, de systèmes d’organisation efficaces... constituerait une alternative à ces espaces de concertation mal organisés et donc peu efficaces.\n\n",
"title": " Démocratisation de la gouvernance environnementale mondiale "
}
] | wik-geo-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Gouvernance_environnementale |
Origine de la vie | 3,848 | [
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"source_text": "L'origine de la vie sur Terre demeure incertaine. Les plus anciens micro-organismes fossiles observés sont datés d'au moins 3,5 Ga (milliards d'années) durant le Paléoarchéen. Une étude publiée en 2015 sur des inclusions de carbone considérées comme d'origine organique leur assigne un âge de 4,1 milliards d'années et plus récemment des précipités hydrofuges sous-marins trouvés dans des roches sédimentaires ferrugineuses de la ceinture de roches vertes de Nuvvuagittuq (Québec) ont été interprétés comme de possibles traces de vie (organismes filamenteux) il y a au moins 3,77 milliards d'années et peut-être 4,28 milliards d'années. Si leur origine biologique est confirmée, la vie pourrait donc être apparue dès l'Hadéen.\n\nCette question a donné naissance à une branche des sciences du vivant et de la cosmochimie, l'abiogenèse.\n\n",
"title": ""
}
] | wik-svt-cinquieme | https://fr.wikipedia.org/wiki/Origine_de_la_vie |
Amérique latine - Démographie (1) | 615 | [
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"source_text": "\n\nL’Amérique latine (en espagnol et en portugais : América Latina) est généralement définie comme la partie de l'Amérique dans laquelle les pays ont pour langue officielle des langues romanes, c'est-à-dire dérivées du latin (espagnol, portugais et français).",
"title": "Contexte"
},
{
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"source_text": "Les pays d'Amérique latine sont peuplés de façon bien différentes, en particulier en termes d'importance de la population de chaque pays. Ainsi le Brésil a 206 millions d'habitants et le Mexique compte un peu plus de 119 millions d'habitants, alors que l'Uruguay compte moins de 4 millions d'habitants. Deux pays possèdent plus de 100 millions d'habitants, deux plus de 40 millions, quatre autres entre 10 millions et 16 millions, cinq pays comptent entre 5 et 10 millions d'habitants.\n\n",
"title": " Importance de la population "
},
{
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"source_text": "La population d'Amérique latine est également remarquable par la diversité de ses origines ethniques, car le continent - où l'homme est apparu beaucoup plus tardivement que sur la plupart des autres continents - a vu arriver successivement plusieurs vagues de peuplement d'origines diverses.\n\n",
"title": " Origines de la population "
},
{
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"source_text": "La population amérindienne est issue de peuplements pré-coloniaux. Ces populations amérindiennes, originaires d'Asie, ont été décimées au moment de la conquête espagnole, en particulier au Mexique, au contact des maladies venues d'Europe (telles que la variole), auxquelles elles n'ont pu opposer aucune défense naturelle. Indépendamment de la maladie, la conquête elle-même et l'exploitation de la population par les Espagnols et les Portugais ont décimé la population : l'estimation la plus élevée de la mortalité provoquée par l'exploitation des mines de Potosi est de 8 millions d'Amérindiens, notamment en raison de l'utilisation du mercure pour extraire l'argent des mines. Au début du XXIe siècle, la population amérindienne est la majorité seulement en Bolivie (55 % de la population). Elle est très importante au Pérou, avec 45 % de la population, Guatemala 47 %, et en Équateur (25 %), mais est très minoritaire au Mexique (12 %, soit de l'ordre de 13 à 14 millions d'habitants) et en le reste d'Amérique centrale, ou encore plus petite au Venezuela (5 % de la population) et en Colombie (3 % de la population).\n\n",
"title": " Origines de la population - Populations amérindiennes "
},
{
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"source_text": "Elle est au départ essentiellement d'origine portugaise au Brésil ou espagnole ailleurs. Des vagues d'immigration ultérieures sont venues ensuite : par exemple l'immigration italienne en Argentine.\n\nLes latino-américains de type caucasien sont les descendants de fondateurs européens venus en Amérique durant les périodes coloniales et post-indépendantes. Ils sont principalement originaires d'Espagne, d'Allemagne, d'Italie et du Portugal. Bien que minoritaire au regard des 18 millions d'Allemands ou des 31 millions d'Italiens du Brésil, on estime à pas moins d'un million la communauté de Français ou de descendants de Français dans les pays latino-américains.\n\nLes personnes d'ascendance européenne constituent le groupe ethnique le plus important en Amérique latine, et, avec les personnes d'ascendance partiellement européenne, elles constituent jusqu'à 80% de la population de certains pays, voire plus. Les pays comptant la plus forte proportion de population d'origine européenne sont l'Uruguay (80 %), Costa Rica (64 %), l´Argentine (60 %) et Puerto Rico (54 %). Au Chili, les habitants d'origine européenne représentent 45 %. Viennent ensuite le Brésil (41 %), Cuba (36 %) et Venezuela (31 %). En Colombie les blancs atteignent un cinquième de la population (20 %). Dans les pays comme le République dominicaine, Mexique, Pérou et Nicaragua environ 15-16 % de la population est criollo ou blanche, principalement d'origine espagnole. Au Panama, Guatemala, au Salvador, en Équateur et en Bolivie entre 8 et 11 %. Au Haïti est 5 %. Le pays avec la plus petite population d'origine européenne est le Honduras (4 % de la population).\n\n",
"title": " Origines de la population - Populations d'origine européenne "
},
{
"img": [],
"source_text": "L'arrivée de ces populations en Amérique latine est due à l'esclavage. En effet, la résistance « insuffisante » des populations locales, en particulier face aux maladies importées de l'Ancien monde, a poussé les exploitants français, espagnols et portugais à faire venir une population d'esclaves, plus résistante, venue d'Afrique.\n\n",
"title": " Origines de la population - Populations d'origine africaine "
},
{
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"source_text": "Les habitants d'Amérique latine sont issus d'une variété d’ascendance et le continent est composé de divers groupes ethniques. Il est possible de décomposer les populations métissées en plusieurs catégories : les mestizos ou castizos (populations d'ascendance européenne et amérindienne), les mulatos (ascendance européenne et africaine) ou encore les zambos, un terme utilisé dans les anciens empires coloniaux portugais et espagnol pour désigner les enfants nés de parents indiens et africains, .\n\n",
"title": " Origines de la population - Populations métisses "
}
] | wik-geo-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Amérique_latine |
Mégapole | 663 | [
{
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"source_text": "Une mégapole (« megacity » en anglais) est une très grande agglomération, qui se caractérise généralement par la présence en son sein de fonctions politiques et économiques majeures. Elle possède une aire d'influence d'ordre international, voire mondial. L'ONU a fixé le seuil d'une mégapole à 10 millions d'habitants (anciennement 8 millions).\n\nLe terme de « mégapole » peut parfois être employé comme synonyme de métropole, à condition que l'agglomération en question soit en tête du réseau urbain dont elle fait partie, qu'elle concentre des fonctions économiques, culturelles et organisationnelles importantes, et qu'elle exerce un rayonnement d'envergure internationale. Cela explique qu'une mégapole peut, malgré un nombre d'habitants important, ne pas atteindre obligatoirement le statut de métropole.\n\nÀ ne pas confondre avec une mégalopole (« megalopolis » ou parfois « megaregion » en anglais, un espace urbanisé formé de plusieurs agglomérations dont les banlieues et couronnes périurbaines s'étendent tellement qu'elles finissent par se rejoindre) ou une métropole (« metropolis » en anglais, une ville principale d'une région géographique ou d'un pays).\n\n",
"title": ""
}
] | wik-geo-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Mégapole |
Louis XIV - Économie (4) | 830 | [
{
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"source_text": "\n\nLouis XIV, dit « le Grand » ou « le Roi-Soleil », né le 5 septembre 1638 au château Neuf de Saint-Germain-en-Laye et mort le 1er septembre 1715 à Versailles, est un roi de France et de Navarre. Son règne s'étend du 14 mai 1643 — sous la régence de sa mère Anne d'Autriche jusqu'au 7 septembre 1651 — à sa mort en 1715. Son règne d’une durée de 72 ans est l'un des plus longs de l'histoire d'Europe et le plus long de l'histoire de France.\n\nNé Louis, surnommé Dieudonné, il monte sur le trône de France au décès de son père, Louis XIII, quelques mois avant son cinquième anniversaire, ce qui fait de lui l'un des plus jeunes rois de France. Il devient ainsi le 64e roi de France, le 44e roi de Navarre et le troisième roi de France issu de la dynastie des Bourbons.",
"title": "Contexte"
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{
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"source_text": "Lorsqu'il prend le pouvoir, le 13 avril 1655, le roi, alors âgé de 16 ans, décrète dix-sept édits visant à renflouer les caisses de l'État, ce qui a pour effet de faire passer le total des revenus fiscaux du royaume de 130 millions de livres en 1653 à plus de 160 millions en 1659-1660. La guerre entraîne dès 1675 un accroissement du déficit public, qui passe de 8 millions en 1672 à 24 millions en 1676. Pour faire face, Colbert augmente les impôts existants, ressuscite d'anciens impôts et en crée d'autres. Il invente aussi une sorte de bons du trésor et crée une caisse des emprunts. La guerre de Hollande marque la fin du colbertisme, car l'État n'est plus en mesure de soutenir l'industrie ni directement par des aides ni indirectement par ses commandes.\n\nEn 1694, pour faire face aux dépenses notamment militaires, Louis XIV crée un impôt sur le revenu qui touche tout le monde, y compris le dauphin et les princes : l'impôt de capitation. Cet impôt distingue vingt et une classes de contribuables à partir d'une analyse multicritère qui ne tient pas seulement compte des trois classes (noblesse, clergé, tiers état), mais aussi des revenus réels des personnes. La capitation sera supprimée en 1697 puis rétablie en 1701, mais elle perd alors sa fonction d'impôt sur le revenu, car celui-ci est repris par le dixième denier (« dixième ») inspiré par la dîme royale, préconisée par Vauban. En 1697, la monarchie établit une taxe sur les étrangers et leurs héritiers, abandonnée au bout de quelques années et dont le résultat financier est décevant.\n\nSelon Jean-Christian Petitfils, Il ne faudrait pas exagérer le poids des impôts en France sous Louis XIV. Une étude anglaise a en effet montré que, en 1715, les Français sont moins taxés que les Anglais. Les impôts ne représentent alors que 0,7 hectolitres de grain de froment par contribuable en France, contre 1,62 en Angleterre. En fait, la France est alors un pays qui thésaurise beaucoup, et de ce point de vue ce ne sont pas tant les sujets dans leur ensemble qui sont pauvres, que l'État qui n'a pas réellement modernisé son système fiscal. Des études menées dans les années 1980 se sont interrogés sur la question du financement de l'État. En particulier deux choses les ont frappés, tout d'abord les impôts sont toujours payés et d'autre part le pays au moins jusque vers 1780 a été de plus en plus prospère.\n\nLes études montrent que le roi et l'appareil d'État délèguent à des financiers le prélèvement des impôts tout en exigeant d'eux en contrepartie le paiement de sommes forfaitaires. De la sorte, ils font supporter par les financiers les aléas économiques. Ces financiers que très longtemps on a cru de basse extraction en fait sont très bien intégrés dans la société et servent de prête-noms à des aristocrates fortunés. De sorte que comme l'écrit Françoise Bayard « l'État réussit ce tour de force inouï de faire payer volontairement les riches » même si ceux-ci reçoivent en compensation des intérêts. Par ailleurs le Conseil du roi conserve la maîtrise des financiers et si nécessaire n'hésitent pas à recourir à la justice comme ce fut le cas pour Fouquet. C'est à cette époque que se développe la notion de rente. C'est-à-dire de prêt à l'État qui rapporte un revenu fixe, relativement bien assuré. La rente constitue rapidement une part notable du patrimoine non seulement des gens d'affaires mais aussi de la dot des épouses. \n\nÀ la mort de Louis XIV, la France connaît une « crise financière sans précédent », conséquence des guerres incessantes et des grands travaux. Les embarras financiers de l'État deviennent « l'élément le plus fâcheux de la situation du royaume » en 1715, ce qui compliquera la tâche du régent Philippe d'Orléans. À la mort de Louis XIV, la dette s'élève à 3,5 milliards de livres — soit entre 25 et 50 milliards d'euros en 2010 — équivalant à dix années de recettes fiscales. Louis XIV n'a pas su doter la France d'une Banque centrale comme l'ont fait les Anglais avec la Banque d'Angleterre, ce qui aurait permis de rationaliser le financement de l'État. Sous la régence, John Law créera une nébuleuse de sociétés autour de la Banque générale, au capital de 6 millions de livres, fondée le 2 mai 1716 sur le modèle de la Banque d'Angleterre, avec des actions échangeables contre les créances sur l'État, mais qui se soldera par un échec financier.\n\n",
"title": " Problèmes financiers et impôts "
}
] | wik-geo-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_XIV |
Paris - Culture et patrimoine (9) | 703 | [
{
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"source_text": "\n\nParis (/pa.ʁi/) est la capitale de la France. Divisée en vingt arrondissements, elle est le chef-lieu de la région Île-de-France et le siège de la métropole du Grand Paris.",
"title": "Contexte"
},
{
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"source_text": "L'histoire de France et celle de sa capitale sont depuis longtemps intimement liées, du « Paris vaut bien une messe » (attribué à Henri IV qui y laissa sa vie) au « Paris, Paris outragé ! Paris brisé ! Paris martyrisé ! mais Paris libéré ! » (célèbre phrase du général de Gaulle prononcée lors de son discours donné à 19 heures, sur la place de l'Hôtel-de-Ville, le soir du 25 août 1944, jour même de la Libération de Paris).\n\n",
"title": " Paris dans les arts et la culture - Le Paris des mots célèbres "
},
{
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"source_text": "Selon une enquête réalisée par le journaliste et historien de l'art Didier Rykner, certains édifices religieux tels que Saint-Eustache, Saint-Paul-Saint-Louis, Saint-Augustin, la Trinité, Sainte Clotilde, etc. sont mal entretenus, des jardins publics sont à l'abandon, une partie du mobilier urbain du Second Empire est remplacée, une avalanche de publicités pourrait s'abattre sur Paris à la faveur des Jeux olympiques d'été de 2024. Le journaliste dénonce un « vandalisme idéologique » qui détruit la capitale à grande vitesse.\n\n",
"title": " Menaces sur le patrimoine culturel "
}
] | wik-geo-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Paris |
Première Guerre mondiale - Conséquences économiques, politiques, sociales et culturelles (4) | 784 | [
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"source_text": "\n\nLa Première Guerre mondiale, aussi appelée la Grande Guerre, est un conflit militaire impliquant dans un premier temps les puissances européennes et s'étendant ensuite à plusieurs continents, qui s'est déroulé de 1914 à 1918. D'ailleurs, elle est parfois désignée par le chrononyme guerre de 14-18.\n\nLe 28 juin 1914, à Sarajevo, un jeune nationaliste serbe originaire de Bosnie, Gavrilo Princip, assassine le couple héritier du trône austro-hongrois, le prince François-Ferdinand d'Autriche et son épouse la duchesse de Hohenberg. L'Autriche-Hongrie réagit à l'attentat en formulant un ultimatum à l'encontre du royaume de Serbie, en accord avec son allié allemand. L'une des exigences austro-hongroises étant jugée inacceptable par les Serbes, l'Autriche-Hongrie déclare la guerre à la Serbie. Ce qui aurait pu n'être qu'une guerre balkanique de plus, dégénère en guerre mondiale par le jeu des alliances entre les grandes puissances européennes qui sont à la tête d'empires s'étendant sur plusieurs continents.",
"title": "Contexte"
},
{
"img": [],
"source_text": "La guerre va entraîner des séquelles psychiques. S’ajoutent aux graves séquelles psychiques et sanitaires : gueules cassées, trauma psychologiques, le choc et contre-choc de la grippe espagnole qui a fait entre 20 et 50 millions de morts.\n\nIl existe également des non-dits notamment quant aux répressions des mutineries de 1917 chez les Français, les Allemands et les Britanniques, comme la mutinerie d'Étaples. En quatre ans, 2 400 « poilus » auront été condamnés à mort et 600 exécutés, les autres voyant leur peine commuée en travaux forcés. Parmi ces soldats fusillés pour l'exemple, quelques-uns dont Félix Baudy ont été rétablis dans leur honneur dans les années 1920 ou 1930. Sans oublier le sort réservé aux déserteurs, fusillés au début du conflit puis déportés au bagne quand ils refusent de se soumettre, comme Robert Porchet[réf. nécessaire]. Ce conflit mondial laisse des millions d’orphelins, de désœuvrés et surtout, un esprit de haine et de revanche qui prépare déjà la Seconde Guerre mondiale[réf. nécessaire]. Alors qu’en France et en Belgique on établit des ossuaires et des centaines de cimetières militaires, alors que chaque commune ou presque construit son monument aux morts, et alors qu’arrivent les années folles où l’on cherche avant tout à oublier, un vent pacifiste rapidement contrôlé par les États proclame que cette guerre sera « La Der des Ders »[réf. nécessaire]. Elle fut aussi parfois appelée « la guerre pour mettre fin à la guerre » ou « la guerre pour mettre fin à toutes les guerres » à cause de son échelle et de sa dévastation alors incomparable.\n\nLes premiers psychanalystes donnent aux névroses traumatiques de nouveaux contours, Sigmund Freud mesure les effets de cette affection chez un membre de sa famille. Il appréhende cette pathologie dans ses écrits de guerre et d’après guerre. Plusieurs de ses disciples vont occuper des postes de médecin militaire. Karl Abraham, parent d’Hermann Oppenheim, peut par son activité auprès de soldats souffrant de traumatismes physiques enrichir sa compréhension des traumatismes psychiques. Devenu psychiatre, il utilise dans sa pratique une « psychanalyse simplifiée ». À la fin de la guerre, il dirige à Allenstein, un service psychiatrique d’orientation psychanalytique, à partir duquel, il propose une contribution. Ernst Simmel utilise une thérapeutique à l’origine de la psychanalyse, la technique cathartique et obtient avec elle des succès. Sandor Ferenczi montre que la psychiatrie qui s’oppose à la psychanalyse, va durant la guerre, en utilisant sa terminologie, s’en rapprocher. Ernest Jones qui n’est pas mobilisé, peut poursuivre des psychanalyses avec des soldats choqués en demandant des délais aux autorités. Dans sa contribution, il insiste sur le conflit psychique et se rapproche de celle d’Abraham. Victor Tausk livre son expérience de psychiatre dans un texte où il s’intéresse aux psychoses de guerre, à la différence des autres psychanalystes tournés vers les névroses de guerre. Il fait part d’une contribution originale sur le phénomène de la désertion. Helene Deutsch étudie l’incidence symptomatologique de la guerre sur les femmes à partir d’un service dont elle a la charge à la clinique de Julius Wagner-Jauregg. Notons que parmi les patientes de la clinique, Helene Deutsch s’occupe d’une femme légionnaire. Magnus Hirschfeld rencontre lui aussi en consultation une femme soldat. À la même époque, Sigmund Freud s’appuie sur un cas semblable de femme. Pendant la guerre, Theodor Reik est mobilisé. Après la guerre, il s'intéressera à l'effroi dans plusieurs de ses travaux et articulera cette notion à celle de la névrose traumatique. Très tôt les pratiques de soins de la névrose traumatique font débat entre soignants (Sigmund Freud / Julius Wagner-Jauregg) et politiques (Julius Tandler/ Arnold Durig).\n\n",
"title": " Destructions matérielles - Séquelles de guerre - Séquelles psychiques et sociales "
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] | wik-geo-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Première_Guerre_mondiale |
Commune (France) - Maillage communal (1) | 719 | [
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"source_text": "\n\nEn France, la commune est, sur le plan institutionnel, à la fois une collectivité territoriale, à savoir une autorité administrative décentralisée bénéficiant de la personnalité morale, et disposant d'affaires propres, distinctes des affaires de l'État, et une circonscription administrative, à savoir une division administrative dépourvue de personnalité juridique, territoire d'exercice d'un service déconcentré de l'administration étatique ou d'un de ses représentants. Chacun de ces organes est caractérisé par une identité (un nom, un territoire et une population) et par des compétences qui leur sont dévolues par la loi. Sur le plan géographique, la commune est une division élémentaire du territoire national qui peut également servir de division de gestion ou de connaissance du territoire.",
"title": "Contexte"
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"source_text": "Au 1er janvier 2022, la direction générale des collectivités locales (DGCL) recense 35 041 collectivités territoriales relevant de la catégorie des communes : 34 826 dans la France métropolitaine, 129 dans les DROM et 86 dans les COM et la Nouvelle-Calédonie. Cette situation est le résultat d'une histoire où le pouvoir étatique tente par diverses mesures législatives à en réduire le nombre, qui prend son origine dans les près de 44 000 paroisses de l'Ancien Régime.\n\n",
"title": " Dénombrement des communes "
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"source_text": "En 1802-1803, la France compte environ 40 200 communes et 30 400 paroisses (ecclésiastiques). Le Premier Empire tente de réduire leur nombre. Mais après 1815, la densité de population dans les campagnes croit et les fidèles réclament de nouvelles paroisses : c'est au début du Second Empire que le nombre des paroisses ecclésiastiques culmine, avec 33 400 paroisses.\n\nExceptionnellement, les grands travaux d'urbanisme réalisés par le Second Empire conduisent celui-ci à faire absorber les faubourgs par les villes connaissant une forte croissance démographique. C'est ainsi que Paris voit ses limites adaptées à son extension, par absorption de 14 communes ou portions de commune en 1859, ou encore que Lyon en absorbe trois en 1852, ou encore que Lille, dénoncée dès avant 1850 comme un mouroir de la nouvelle industrie, quadruple sa superficie en absorbant quatre communes en 1858. D'autres, moins grandes, connaissent le même mouvement ; par exemple, Le Mans triple sa superficie en absorbant cinq entre 1855 et 1865. Au total, dans les mêmes limites qu'à la fin de la Révolution, la France contient en 1870 environ 37 600 communes.\n\nMais dès les dernières années de l'Empire libéral, les républicains promettent aux communes leur émancipation. À partir de 1871, parce que le pouvoir issu des événements de 1870-1871 se sait en sursis, celui-ci n'ose plus opérer de fusion, mais seulement des créations. Ainsi les régions côtières s'enrichissent-elles désormais de nouvelles communes pour cause de peuplement et, côté Méditerranée, pour cause de retour de la population des reliefs de l'arrière-pays vers le littoral (dont elles s'étaient éloignées à cause des raids barbaresques), tandis que le reste de la France voit s'accélérer l'exode rural sans voir s'accélérer le nombre d'opérations de fusion de communes. Globalement, après avoir stagné entre 1846 et 1870, le nombre de communes se met très légèrement à croître, pour atteindre le maximum de 38 014 en 1936. Alors que la révolution industrielle généralise l'exode rural à toutes les régions françaises à partir de 1881, et que la Grande Guerre accélèrent brutalement le phénomène dans les montagnes pauvres, les divisions administratives françaises n'évoluent quasiment plus.\n\n",
"title": " Évolution quantitative "
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"source_text": "L’hétérogénéité interne au maillage communal français été explorée par différents auteurs. André Meynier fait en 1945 une première étude parue dans les Annales de géographie en abordant les communes tant par leur dimensions que par leur forme, en tentant de relier terre, économie et société et constate qu’il n’y a pas forcément corrélation entre superficie et population d’une part et activité ou relief d’autre part. Au recensement de 1936, la France compte 38 014 communes, d'une superficie moyenne de 14 km2 chacune. Presque toutes peuvent être considérées comme rurales : en effet, dans 250 seulement d'entre elles, tous les habitants vivent en agglomération de caractère urbain (sans compter les 81 communes de la Seine). Les autres villes comprennent toutes dans Ieur territoire une certaine population rurale et sont donc le centre d'une commune rurale. Meynier découpe la France en deux secteurs homogènes :\n\nune zone de petites communes comprend le Nord et l'Est, le bassin de la Seine, la Normandie, le Jura, le couloir séquano-rhodanien jusqu'à Vienne, et une partie de l'Aquitaine et des Pyrénées.\n\nune zone de grandes communes s'étend sur l'Armorique, l'ensemble du bassin de la Loire, le Massif Central (sauf les départements de Loire, Rhône, Saône-et-Loire), le Nord de l'Aquitaine, les Alpes, la presque totalité des pays méditerranéens (sauf Hérault et Aude).Entre les deux secteurs, le passage est souvent brutal. Il y a bien une limite nette, et non une zone de transition où les deux types de communes se mélangeraient.\n\nDe même il montre que l’axiome selon lequel la commune actuelle succède exactement à la paroisse d'autrefois n’est souvent pas confirmé. Cette assertion serait surtout valable pour la zone des petites communes, où la Normandie, par exemple, compte 4 295 paroisses au XIVe siècle, 4 297 au XVIIIe siècle, 4 102 communes en l'an II, 4 407 en 1945. Mais ce n’est pas le cas pour la zone des grandes communes : dans le Pays Basque, on constate une réduction très sensible du nombre des communes par rapport à celui des anciennes paroisses. Dans l'ancien arrondissement de Rodez, 82 communes correspondent aux territoires de 155 paroisses de l'Ancien Régime ; certaines communes couvrent l'emplacement de 3, 5, et même 7 anciennes paroisses.\n\nAu cours des années 1960, la carte des communes est principalement utilisée à fin de preuve de l’inadaptation de la trame municipale française. Sa présentation doit rendre tangible le caractère du maillage désormais inadapté à la répartition du peuplement (quantité d’unités très faiblement peuplées alors que les agglomérations urbaines continues correspondent à plusieurs territoires communaux), donc aux nouvelles missions municipales. Elle est alors sans cesse comparée, opposée au dessin aéré produit par les trames étrangères. Ses tracés fins et complexes la discréditent.\n\nÀ partir du milieu des années 1970, l’usage de cette même image s’inverse. Cette inversion a été rendue possible, ou au moins très favorisée, par le développement d’un nouvel état d’esprit. Les valeurs de référence changent ; c’est le temps où l’on découvre que « small is beautiful », et des propos tenus au plus haut niveau de la hiérarchie consacrent ce revirement. C’est aussi une période marquée par l'affirmation du sentiment d’appartenance locale, par le renforcement de l'attachement au territoire à toutes les échelles, mais prioritairement aux échelles locales.\n\nPuis, c’est avec la diffusion de la crise, le temps du repli sur soi. Désormais, ancienneté de la trame se lit patrimoine, qui, à son tour, signifie : solidité, maintien, résistance, autonomie locale. Finesse du maillage devient synonyme d’échelle humaine. Le nombre élevé des communes n’est plus un archaïsme, mais une richesse, l’instrument incomparable de la diffusion des responsabilités locales. Quant aux effectifs restreints de population de la majeure part des communes, ils sont perçus comme les conditions favorables, voire les garanties, d’une démocratie véritable. Des agglomérations multicommunales, il n’est plus question.\n\nCette approche va changer dans les années 1990, avec l'évidente nécessité de procéder à des regroupements intercommunaux.\n\n",
"title": " Hétérogénéité du maillage communal : une perception variable dans le temps "
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"img": [],
"source_text": "En 2000, Simon Edelblutte, étudiant l’évolution du maillage communal depuis 1790, constate que les modifications, en réalité sont assez nombreuses et riches d’enseignements. Il y voit autant d’adaptations d’un cadre administratif réputé figé à l’évolution permanente de l’organisation spatiale, et surtout à la naissance et au déclin de géosystèmes successifs. Terme fréquemment utilisé en géographie physique pour désigner des systèmes produits par l’action conjuguée du relief, du climat et des sols, le géosystème est un espace cohérent aux éléments constitutifs interdépendants et aux liens étroits, s’inscrivant dans le paysage. Cette approche par géosystèmes permet de mieux cerner les ensembles industriels nés autour des usines au XIXe siècle ou d’autres ensembles plus vastes, construits autour des agglomérations urbaines actuelles.\n\n",
"title": " Approche par géosystèmes "
}
] | wik-geo-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Commune_(France) |
Londres - Éducation (1) | 595 | [
{
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"source_text": "\n\nLondres (/lɔ̃dʁ/ ; en anglais : London, /ˈlʌndən/ ) est la capitale et plus grande ville d'Angleterre et du Royaume-Uni. La ville est située près de l'estuaire de la Tamise dans le sud-est de l'Angleterre. Londinium est fondée par les Romains il y a presque 2 000 ans. La Cité de Londres, le noyau historique de Londres avec une superficie de seulement 1,12 miles carrés (2,9 km2) conserve des frontières qui suivent de près ses limites médiévales. Londres est gouvernée par le maire de Londres et l'Assemblée de Londres.",
"title": "Contexte"
},
{
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"source_text": "Londres est un centre mondial de recherche et d'enseignement dans le supérieur et possède la plus grande concentration d’instituts d’enseignement supérieur en Europe. Selon le classement QS des universités de 2015/16, Londres est la ville avec la plus forte concentration d'universités de première classe dans le monde et sa population étudiante internationale de 110 000 est plus grande que toute autre ville dans le monde. Une étude menée en 2014 par PricewaterhouseCoopers annonce Londres comme la capitale mondiale de l'éducation dans le supérieur.\n\nUn certain nombre d'établissements d'enseignement de premier plan sont basés à Londres. Dans le classement 2015 de QS, l'Imperial College London atteint la 2e place mondiale, University College London (UCL) la 5e, and King's College London (KCL) est classée 16e. La London School of Economics est souvent décrite comme une institution phare pour la recherche en sciences sociales. La London Business School est considérée comme l'une des meilleures écoles de second cycle universitaire en économie et administration. En 2015, son programme MBA est classé deuxième mondial par le Financial Times.\n\nAvec plus de 120 000 étudiants à Londres, l'université fédérale de Londres est la plus grande université du Royaume-Uni. Elle inclut cinq universités indépendantes — City, King's College London, Queen Mary, Royal Holloway et UCL — et des institutions plus petites et plus spécialisées telles que Birkbeck, le Courtauld Institute of Art, Goldsmiths, Guildhall School of Music and Drama, la London Business School, la London School of Economics, la London School of Hygiene & Tropical Medicine, la Royal Academy of Music, la Central School of Speech and Drama, le Royal Veterinary College et la School of Oriental and African Studies. Les membres de l'université de Londres ont leur propres procédures d'admission, et certaines offrent leur propre diplôme.\n\nIl existe d'autres universités n'étant pas affiliées à l'université de Londres, comme le prestigieux Imperial College London ou encore Brunel University, Kingston University, London Metropolitan University, University of East London, University of West London, University of Westminster, London South Bank University, Middlesex University, et la University of the Arts London (qui est la plus grande université d'arts en Europe). Il existe de plus trois universités internationales à Londres — Regent's University London, Richmond, The American International University in London et Schiller International University.\n\nLondres inclut cinq écoles de médecines de pointe — Barts and The London School of Medicine and Dentistry (Queen Mary), l'école de médecine de King's College London (la plus grande école médicale d'Europe), l'école de médecine de l'Imperial College, l'école de médecine de UCL et St George's, University of London. C'est l'un des plus grands centre de recherche biomédicale avec notamment l'institut Francis Crick fondé par l'Imperial College, King's College et UCL.\n\nIl y a un grand nombre d'écoles de commerce à Londres, dont la London School of Business and Finance, la Cass Business School, la Hult International Business School, ESCP Europe, l'European Business School London, l'Imperial College Business School, la London Business School et la UCL School of Management.\n\nLa ville abrite également trois des dix meilleures écoles d’arts de la scène au monde (classées par le QS World University Rankings 2020 : le Royal College of Music (classé 2e au monde), la Royal Academy of Music (classée 4e) et la Guildhall School of Music and Drama (6e).\n\n",
"title": ""
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] | wik-geo-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Londres |
Pollution de l'air - Principales sources de la pollution (1) | 909 | [
{
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"source_text": "\n\nLa pollution de l'air (ou pollution atmosphérique) est une altération de la qualité de l'air pouvant être caractérisée par des mesures de polluants chimiques, biologiques ou physiques (appelés « aérocontaminants »). Elle peut avoir des conséquences préjudiciables à la santé humaine, aux êtres vivants, au climat, ou aux biens matériels.\n\nLes polluants peuvent être d'origine naturelle ou anthropique et concerner l'air atmosphérique ou l'air intérieur des espaces clos (véhicules, maisons, usines, bureaux). Ils constituent généralement des cocktails de polluants tels que des particules en suspension, ou autres substances dont la concentration et les durées de présence suffisent à produire un effet toxique ou écotoxique. Ils peuvent interagir avec la lumière (pollution photochimique).",
"title": "Contexte"
},
{
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"source_text": "On distingue deux types de sources :\n\nanthropiques, par exemple : émissions des poêles et chaudières (chauffage domestique, notamment le chauffage au bois, et le chauffage industriel), moteurs (trafic routier, maritime et aérien), usines (industries des produits chimiques et pharmaceutiques, des peintures et des enduits, usines d'incinération…), agriculture, etc. ;\n\nnaturelles, par exemple : feux de forêt, érosion éolienne, émissions naturelles de méthane (marécages).Cette distinction est parfois difficile à établir ; la dégradation anthropique des sols (ex : réchauffement des pergélisol) peut favoriser des émissions de méthane qu'on jugera ou non naturel, de même qu'une aridification anthropique induite par le drainage, le surpâturage, la salinisation et dégradation des sols favorise des envols de poussière qu'il est difficile de différencier des envols naturels à partir des déserts supposés naturels ou originels.\n\n",
"title": ""
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{
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"source_text": "Dans le rapport annuel du gouvernement français sur la qualité de l'air pour 2014 (paru le 30 septembre 2015), les principaux polluants sont caractérisées comme suit :\n\nLa pollution de l'air résulte donc principalement des installations de chauffage, des centrales thermiques et des installations industrielles, des moyens de transport dont les véhicules à moteur (sauf ceux électrique) et de l'agriculture.\n\n",
"title": " Principales sources anthropiques en France "
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{
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"source_text": "Le dispositif de gestion des pics de pollution est mis en œuvre localement par les préfets. Ce dispositif a été renforcé en 2010 avec l'abaissement, par décret du 21 octobre 2010, des seuils d'information et recommandation pour les particules PM10 (passage pour le seuil d'alerte de 125 à 80 µg/m3 et le seuil d'information/recommandation passant de 80 à 50 µg/m3. Par ailleurs, l'arrêté du 26 mars 2014 relatif au déclenchement des procédures préfectorales en cas d'épisodes de pollution de l'air ambiant permet d'harmoniser les conditions de gestion, de déclenchement des mesures préfectorales. Il liste des mesures d'urgence dans tous les secteurs d'activité tout en laissant le soin aux préfets de les adapter en fonction du contexte local et du type d'épisode de pollution. Les mesures de restriction visent en priorité, selon le type de pollution :\n\nl'utilisation d'appareils de chauffage au bois ;\n\nles activités industrielles génératrices de pollutions ;\n\nles épandages agricoles.(Source : page 20 du rapport gouvernemental sur la qualité de l'air 2014 en France)\n\n",
"title": " Principales sources anthropiques en France - Gestion des pics de pollution "
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"source_text": "La combustion de biomasse (feux de cheminée, feux agricoles et feux de jardins) y est une source importante de pollution. L'hiver, 50 à 70 % de la masse des aérosols carbonés vient de la combustion de biomasse, au niveau du sol comme en altitude. Le programme de recherche européen Carbosol (2001-2005) a distingué les aérosols carbonés issus de la combustion de biomasse de ceux émis par la combustion des combustibles fossiles via des traceurs chimiques (notamment le lévoglucosane, sucre produit lors de la combustion incomplète de la cellulose) et au carbone 14, concluant que « la manière la plus efficace de limiter cette pollution à l'échelle continentale, notamment en hiver, consisterait à s'attaquer principalement à la combustion de biomasse par des évolutions technologiques et une réglementation sévère limitant ses modes d'utilisation ». « De telles mesures sont d'autant plus nécessaires, que de récentes études épidémiologiques ont souligné la similarité des effets sur la santé entre les fumées de combustion de biomasse et les produits pétroliers (gazole), tant dans la nature que dans la fréquence des troubles engendrés (affection respiratoire, cancer du poumon…). De nombreux États ont d'ailleurs interdit depuis longtemps les feux de cheminées ouvertes, les feux agricoles et ceux de jardins ». Les cheminées à foyer ouvert, anciennes ou de conception moderne, « sont à éviter, en raison de leurs piètres performances au regard de la pollution qu'elles génèrent ».\n\nSelon l'OMS, dans l'Europe des Quinze, la combustion du bois dans les petits appareils domestiques (« combustion of wood in domestic stoves ») deviendrait, à l'horizon 2020, la principale source de particules fines (PM2.5), reconnues les plus dangereuses pour la santé.\n\nModes de combustion de la biomasse\n\n",
"title": " Combustion de biomasse - Europe "
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"source_text": "Le nuage brun d'Asie est un immense nuage de poussière qui, tous les hivers de décembre à avril, recouvre le sud de l'Asie. Une équipe de l'université de Stockholm, en collaboration avec des chercheurs indiens a étudié l'origine des particules de ce nuage. Grâce à une datation au carbone 14, ils ont prouvé que ce nuage provient pour deux tiers de la combustion de la biomasse et pour un tiers de la combustion de combustibles fossiles. « Pour lutter contre ce fléau, il conviendra donc de lutter parallèlement contre ces deux sources de particules ».\n\n",
"title": " Combustion de biomasse - Asie "
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{
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"source_text": "Les polluants atmosphériques émis par les véhicules à moteur sont :\n\nle dioxyde de carbone (CO2), non toxique mais reconnu comme l'une des causes de l'effet de serre ;\n\ndes gaz dont la toxicité est avérée (monoxyde de carbone, oxydes d'azote…), cela jusque dans la haute atmosphère avec les avions et fusées ;\n\ndes particules en suspension (PM10 et PM2,5) : un quart des particules PM10 rejetées dans l'air francilien proviennent du trafic routier ;\n\ndes COV (composés organiques volatils) dont les plus toxiques sont le benzène et autres composés aromatiques, libérés par évaporation (remplissage, réservoirs, fuites) et par les gaz d'échappement imbrûlés.Ce problème devenant un problème de santé publique avec l'accroissement du trafic automobile, les gouvernements des principaux pays sont intervenus en réglementant les émissions polluantes des véhicules à moteur (voir norme d'émission des véhicules (en)). En Europe, les premières normes européennes d'émissions sont entrées en vigueur en 1990 pour les poids lourds et en 1992 pour les véhicules légers. Elles ont évolué environ tous les cinq ans depuis, imposant une réduction drastique des émissions de polluants atmosphériques, exprimées en milligrammes par kilomètre parcouru, compensées en partie par l'augmentation du trafic des automobiles et poids-lourds. Les oxydes d'azote sont parmi les polluants les plus importants associés au secteur du transport. Leurs émissions ont baissé dans la région Union européenne, Association européenne de libre-échange et Turquie ; elles se sont réduites de plus de moitié depuis 1990, aussi bien dans le secteur des transports que dans les autres secteurs. La contribution du secteur des transports a légèrement baissé de 1990 à 2018. Au sein du secteur des transports, le principal contributeur reste le transport routier, mais sa part a légèrement baissé, de 88 à 82 %. Alors que la contribution des poids lourds avait dépassé celle des véhicules particuliers au début en 1999, ces derniers sont repassés en tête en 2014 et sont redevenus le premier contributeur pour ce polluant, au sein du secteur des transports.\n\nDans le cadre de la lutte contre l'effet de serre, entérinée à l'échelle mondiale par le Protocole de Kyoto, des réglementations limitant sévèrement les émissions de CO2 des véhicules à moteur ont également été mises en place. Le principe est d'exiger que la gamme de véhicules de chaque constructeur automobile respecte une émission moyenne limitée à 130 g/km pour 2015, puis à 95 g/km en 2020, ce qui correspond à des consommations de 4,0 L/100 km en essence, 3,6 L/100 km en gazole.\n\nLe problème de pollution concerne aussi la pollution intérieure dans les véhicules. Les embouteillages ou le trafic peuvent accentuer cette pollution à l'intérieur même de ces véhicules à moteurs. Selon une étude du docteur Fabien Squinazi, membre du collège d'experts de l'Association de recherche clinique en allergologie et asthmologie (ARCAA), les passagers des véhicules sont les plus exposés à la pollution de l'air en raison d'une double exposition. Le passager est soumis à l'intérieur aux particules fines et aux moisissures allergisantes et à l'extérieur au monoxyde de carbone.\n\n",
"title": " Véhicules à moteur "
}
] | wik-geo-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_de_l'air |
Amérique latine - Tourisme (1) | 612 | [
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"source_text": "\n\nL’Amérique latine (en espagnol et en portugais : América Latina) est généralement définie comme la partie de l'Amérique dans laquelle les pays ont pour langue officielle des langues romanes, c'est-à-dire dérivées du latin (espagnol, portugais et français).",
"title": "Contexte"
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"source_text": "Dans la liste des destinations touristiques mondiales, en 2018, le Mexique était le septième pays le plus visité au monde, avec 41,4 millions de touristes internationaux (et un revenu de 22,5 milliards de dollars EU), dont une bonne partie par frontière avec les États-Unis. Argentine était le 47e pays le plus visité, avec 6,9 millions de touristes (et des revenus de 5,5 milliards de dollars EU); Brésil était le 48e pays le plus visité avec 6,6 millions de touristes (et des revenus de 5,9 milliards de dollars EU); République dominicaine à la 49e place avec 6,5 millions de touristes (et des revenus de 7,5 milliards de dollars EU); Chili à la 53e place avec 5,7 millions de touristes (et un revenu de 2,9 milliards de dollars EU); Pérou en 60e position avec 4,4 millions de touristes (et un revenu de 3,9 milliards de dollars EU); Colombie 65e avec 3,8 millions de touristes (et des revenus de 5,5 milliards de dollars EU); Uruguay 69e avec 3,4 millions de touristes (et un revenu de 2,3 milliards de dollars EU); Costa Rica 74e avec 3 millions de touristes (et des revenus de 3,9 milliards de dollars). Notez que le nombre de touristes ne reflète pas toujours le montant monétaire que le pays tire du tourisme. Certains pays pratiquent un tourisme de niveau supérieur, obtenant plus d'avantages.\n\n",
"title": ""
}
] | wik-geo-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Amérique_latine |
Pollution de l'air - Mesures et statistiques mondiales (1) | 921 | [
{
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"source_text": "\n\nLa pollution de l'air (ou pollution atmosphérique) est une altération de la qualité de l'air pouvant être caractérisée par des mesures de polluants chimiques, biologiques ou physiques (appelés « aérocontaminants »). Elle peut avoir des conséquences préjudiciables à la santé humaine, aux êtres vivants, au climat, ou aux biens matériels.\n\nLes polluants peuvent être d'origine naturelle ou anthropique et concerner l'air atmosphérique ou l'air intérieur des espaces clos (véhicules, maisons, usines, bureaux). Ils constituent généralement des cocktails de polluants tels que des particules en suspension, ou autres substances dont la concentration et les durées de présence suffisent à produire un effet toxique ou écotoxique. Ils peuvent interagir avec la lumière (pollution photochimique).",
"title": "Contexte"
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"source_text": "Note : la Russie et la Chine ne font pas partie de l'OCDE.\n\nSelon l'Agence d'information sur l'énergie américaine, les rejets de CO2 aux États-Unis ont chuté de 1,3 % en 2006 à cause d'un hiver moins rigoureux.\n\nEn 2008, l'Association médicale canadienne estime que 700 000 Canadiens vont décéder prématurément des suites de maladies causées par la pollution atmosphérique au cours des deux décennies suivantes. Parmi eux, 21 000 devaient mourir en 2008 des suites de maladies pulmonaires ou cardiaques.\n\n",
"title": " Pays de l'OCDE "
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{
"img": [],
"source_text": "Le développement industriel rapide de la Chine provoque une augmentation de la pollution atmosphérique, en particulier dans les grandes agglomérations du pays.\n\nEn 2006, la Chine est le premier pays du monde pour les émissions de dioxyde de soufre, qui ont progressé de 27 % entre 2000 et 2005. Le dioxyde de soufre est aussi un composant de la formation des pluies acides, nuisibles aux écosystèmes tels que les forêts et les lacs. Selon le New York Times, « La Chine va supplanter les États-Unis en tant que premier émetteur de CO2 d'ici à 2009 ». Les émissions d'oxydes d'azote et de dioxyde de soufre sont huit à neuf fois plus élevées que dans les pays développés.\n\nLes conséquences de la pollution atmosphérique sur la santé des Chinois sont dramatiques : on estime qu'elle est responsable de 358 000 morts et 640 000 hospitalisations en 2004.\n\nEn tant que pays émergent, la république populaire de Chine n'est pas contrainte de respecter le protocole de Kyoto. Pourtant, le pays est affecté par le réchauffement global de la Terre : 80 % des glaciers de l'Himalaya se sont réduits, ce qui a des conséquences sur les cours d'eau qui naissent dans ces montagnes et coulent en Chine[réf. nécessaire]. En 2006, le Sichuan a connu une grave sécheresse[réf. nécessaire].\n\nLe 21 février 2011, la pollution de l'air à Pékin bat un record, selon le service d'observation de l'ambassade des États-Unis de Pékin.\n\nLa qualité de l'air ne respecte pas les normes de l'Organisation mondiale de la santé dans 495 des 500 plus grandes villes chinoises. Une nouvelle loi de protection de l'environnement va entrer en vigueur en 2015, avec des amendes quotidiennes, et nettement plus dissuasives qu'auparavant, pour les pollueurs, ainsi que des inspections pour vérifier les émissions de polluants des usines ; 180 sociétés, souvent de grands groupes d'État, se sont vu intimer l'ordre de publier quotidiennement leurs niveaux d'émission de polluants.\n\nEn 2018, un rapport ministériel annonce que le niveau moyen de particules de 2,5 micromètres de diamètre (PM2,5) dans les 338 villes étudiées s'est établi à 39 µg/m3, en baisse de 9,3 % sur un an, après une baisse de 6,5 % en 2017.\n\n",
"title": " Chine "
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"source_text": "Le top 100 des pollueurs atmosphériques, établi depuis 2002 par l'université du Massachusetts à Amherst, mesure la pollution atmosphérique des entreprises industrielles aux États-Unis en se fondant sur les préconisations du Clean Air Act et de l'Agence américaine de protection de l'environnement.\n\n",
"title": " États-Unis "
},
{
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"source_text": "De 2000 à 2018, la qualité de l'air en France s'améliore pour quatre des cinq polluants les mieux suivis : la concentration de ces polluants dans l'air extérieur diminue, sauf pour l'ozone. La France demeure cependant régulièrement confrontée à des épisodes de pollution à l'ozone ou aux particules fines, et les normes européennes sont dépassées chaque année.\n\nSelon Sylvia Médina, coordinatrice du programme Air et santé de l'agence nationale de santé publique, l'impact de la pollution de l'air est probablement sous-estimé.\n\nUne commission d’enquête parlementaire indique en 2015 que la pollution de l'air représente un coût annuel de 101,3 milliards d’euros pour la France.\n\n",
"title": " France "
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{
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"source_text": "À la suite de poursuites contre l'État engagées par une mère et sa fille souffrant de maux respiratoires, le tribunal administratif de Montreuil a, dans une décision rendue le 25 juin 2019, établi la responsabilité de l'État, coupable de « carence » dans la mise en œuvre du « plan de protection de l’atmosphère » en Île-de-France.\n\nEn 2020, le Conseil d'État menace le gouvernement d'une astreinte de 10 millions d'euros par semestre afin d'inciter à la prise de mesure contre la pollution de l'air. La pollution de l'air, notamment du fait des particules fines, est responsable de 48 000 à 67 000 décès prématurés par an. Cette sanction vise à induire la prise de mesures et d'un plan d'action pour ramener les concentrations en dioxyde d'azote et en particules fines en dessous des plafonds.\n\n",
"title": " France - Responsabilité de l'État "
},
{
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"source_text": "Selon les statistiques officielles du Central Pollution Control Board indien, compilées par Greenpeace, le niveau de microparticules inférieures à 2,5 µm, les plus dangereuses, s'établissait en moyenne sur l'ensemble de 2013 à 153 µg/m3 à Delhi, alors qu'à Pékin, le chiffre correspondant était de 89,5. Ce niveau de pollution est 3,8 fois supérieur à la norme nationale indienne. Ce calcul corrobore le classement publié en mai 2014 par l'OMS, où Delhi arrivait largement en tête des capitales mondiales pour la dégradation de l'air. Alors qu'à Pékin la pollution fait régulièrement les gros titres de la presse nationale et internationale et a suscité des actions exceptionnellement fortes pour limiter l'utilisation des voitures, les émissions industrielles et celles provenant du charbon, à Delhi la population semble peu sensibilisée au problème et les autorités ne font rien pour le résoudre.\n\nLa région du sous-continent indien est la plus fortement touchée. Le directeur exécutif de Greenpeace pour l’Asie du Sud-Est, Yeb Sano, explique que « En mettant de côté les pertes humaines, le coût global estimé s’élève à 225 milliards de dollars en coût du travail et à des trillions pour les coûts médicaux ».\n\n",
"title": " Inde "
},
{
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"source_text": "En Suisse, selon le rapport « Coûts et bénéfices externes des transports en Suisse », la pollution de l'air a causé 2 200 décès prématurés en 2015 ainsi qu'un total annuel de 14 000 jours d’hospitalisation. Les coûts pour la santé causés par la pollution atmosphérique due à la circulation en 2016 sont estimés à 3,4 milliards de francs.\n\n",
"title": " Suisse "
}
] | wik-geo-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_de_l'air |
Énergie en France - Prospective et recherche (2) | 3,374 | [
{
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"source_text": "\n\nLe secteur économique de l'énergie en France comprend la production locale et l'importation d'énergie primaire, leur transformation en énergies secondaires et le transport et la distribution d'énergie jusqu'au consommateur final. Le secteur de l'énergie représentait 1,8 % du PIB français en 2019, et la facture énergétique 1,8 % du PIB. Le taux d'indépendance énergétique est de 54,6 % en 2019.\n\nLa consommation d'énergie finale (au niveau des consommateurs) de 2019 se répartissait comme suit par source d'énergie :\n\ncombustibles fossiles : 64,4 % (charbon 0,8 %, pétrole 43,9 %, gaz naturel 19,6 %) ;\n\nénergies renouvelables thermiques : 8,4 % (biomasse-déchets 8,2 %, géothermie 3,0 %) ;\n\nchaleur : 2,5 %.L'électricité provenait en 2019 pour 69,9 % du nucléaire, pour 20,6 % de sources d'énergies renouvelables (production hydroélectrique : 10,8 %, éolien : 6,1 %, solaire : 2,1 %, bioénergies : 1,5 %) et pour 9 % de centrales thermiques fossiles (surtout gaz : 6,9 %). ",
"title": "Contexte"
},
{
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"source_text": "La recherche dans le domaine de l'électricité est traitée dans l'article Électricité en France.\n\n",
"title": " Recherche "
},
{
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"source_text": "Trois pôles de recherche existent en France :\n\nDERBI (Développement des énergies renouvelables pour le bâtiment et l'industrie), en Languedoc-Roussillon ;\n\nTenerrdis (Technologies, énergies nouvelles, énergies renouvelables, Rhône-Alpes, Drôme, Isère, Savoie et Haute-Savoie) ;\n\nCapÉnergies (énergies non émettrices de gaz à effet de serre), en régions Provence-Alpes-Côte d'Azur et Corse.\n\n",
"title": " Recherche - Recherche dans le secteur des énergies renouvelables "
},
{
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"source_text": "La recherche sur les bioénergies, dont les biocarburants, mobilise de nombreux laboratoires français à travers des projets collaboratifs (197 recensés entre 1994 et 2014 pour 450 organisations partenaires), disposant de financements variés. Ils s'organisent principalement en cinq thèmes : ressources, procédés thermochimiques, procédés biochimiques, évaluation économique ou environnementale, essais moteurs (esters).\n\nParmi ces laboratoires, le LBE de l'Inra à Narbonne est reconnu internationalement pour ses travaux sur la méthanisation. Le projet GAYA vise l'expérimentation du biométhane de « 2e génération », un gaz de synthèse obtenu après transformation de biomasse ligneuse (bois, sous-produits agricoles) à proximité des lieux de récolte ; le 24 octobre 2013 a été posée la première pierre de la plateforme R&D de Saint-Fons.\n\n",
"title": " Recherche - Recherche dans le secteur des énergies renouvelables - Biomasse "
},
{
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"source_text": "Un Commissariat à l'énergie solaire a été créé en 1978, qui a depuis fusionné avec l'ADEME.\n\nDans le domaine de l'énergie solaire thermique, les panneaux sont d'ores et déjà rentables et amortis sur une durée raisonnable, mais la recherche permettra peut-être encore des améliorations.\n\n",
"title": " Recherche - Recherche dans le secteur des énergies renouvelables - Solaire thermique "
}
] | wik-histoire-geographie-cinquieme | https://fr.wikipedia.org/wiki/Énergie_en_France |
Économie de la république populaire de Chine - Données sectorielles (4) | 731 | [
{
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"source_text": "\n\nLa Chine est le deuxième pays du monde par son produit intérieur brut (PIB) nominal, derrière les États-Unis. En 2014, elle est devenue, selon les dernières estimations de la Banque mondiale, le premier pays au monde pour le PIB à parité de pouvoir d'achat (PPA), passant devant les États-Unis. En 2017, le produit intérieur brut (PIB) en PPA chinois s'est élevé à environ 23 120 milliards de US$ contre 19 360 milliards de US$ approximativement pour les États-Unis, ce qui confirme bien le dépassement chinois à long terme.",
"title": "Contexte"
},
{
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"source_text": "La politique monétaire chinoise vise à maintenir une valeur stable de renminbi et à contribuer à la croissance économique en concordance avec « la Loi sur la Banque populaire de Chine » (la BPC). La BPC ne suit pas les règles monétaires pour atteindre ses objectifs politiques, mais intervient directement pour fixer les taux d'intérêt, en variant les réserves obligatoires des banques commerciales et en ciblant les prêts à certains secteurs ou régions, en réponse aux priorités du gouvernement central. À cet égard, elle ressemble aux banques centrales interventionnistes des années 1930 à 1950 en Europe et aux États-Unis, même si une plus grande libéralisation des taux d'intérêt a été introduite au cours de la dernière décennie, dans son effort pour rendre le yuan une monnaie de commerce international.\n\nLa monnaie de la république populaire de Chine est le yuan (sinogramme : 元), officiellement appelé renminbi (monnaie du peuple), et abrégé par les institutions financières en CNY ou parfois RMB. La façon dont sa valeur est déterminée a varié au fil du temps. De 1995 à 2005, le taux de change était indexé sur le dollar. Depuis, il est fixé par rapport à un panier de monnaies comprenant, outre le dollar, l'euro, le yen et le won. Les détails du mécanisme sont assez mal connus du public, et ont fait l'objet de différentes études économétriques. Il semble que sur le court terme, les autorités monétaires évitent, avant tout, les modifications brusques dans la valeur du dollar. Sur le plus long terme, les taux de change dépendent, de manière plus large, du cours des différentes grandes monnaies.\n\nLa Chine est souvent accusée de maintenir volontairement un taux de change bas pour faciliter ses exportations. Cette accusation a cependant été démentie par le Trésor américain qui, dans son rapport semestriel du 19 décembre 2007, reconnaissait que Pékin ne manipule pas sa monnaie pour en tirer des bénéfices commerciaux, même s'il considérait encore que le yuan est sous-évalué par rapport au dollar.\n\nDepuis lors, la sous-évaluation de la monnaie chinoise a disparu : le Fonds monétaire international (FMI) qui a indiqué dans son rapport de mai 2015 sur la Chine, que « l’appréciation effective et substantielle du renminbi a ramené son taux de change à un niveau qui n’est plus sous-évalué ». Le cours du yuan en dollars a en effet progressé de 33 % en dix ans. Pour la Chine, c’est un pas de plus dans le processus d’internationalisation du yuan et de bon augure pour Pékin qui souhaite que sa monnaie intègre la liste des devises utilisées dans les droits de tirage spéciaux du FMI (DTS). En novembre 2015, le Conseil exécutif du FMI a annoncé que le yuan sera inclus dans les DTS à partir du 1er octobre 2016.\n\nSelon l'index du FMI, entre 2007 à 2014, le renminbi s'est apprécié de 32 % en termes réels (pondérés par les exportations-importations). Ainsi, en mai 2015, son appréciation totale depuis 2007 avait atteint 40 %, et a été significativement surévaluée. En août 2015, le pays dévalue sa monnaie de 4,6 % en trois jours, en réaction à la baisse de ses exportations de 8,3 % en un an. Cette baisse n'a cependant qu'une importance très relative, car les importations ont diminué d’autant, grâce à la chute du prix de l’énergie et des matières premières, qui s'est répercutée naturellement sur la valeur des exportations ; l’excédent commercial chinois atteignait malgré tout un record historique, avec plus de 60 milliards de dollars certains mois de 2015.\n\nEn décembre 2015, la Chine a annoncé que le yuan ne serait plus fixé par rapport au dollar des États-Unis, mais en fonction d'un panier de devises pondéré de ses 13 principaux partenaires commerciaux (26,4 % pour le dollar américain, 21,4 % pour l’euro et 14,7 % pour le yen japonais). Cette action va donner à la Chine une plus grande flexibilité en allégeant la pression à la hausse sur le yuan, si comme on prévoit généralement que le dollar américain se apprécier[Quoi ?] en réponse à des taux d'intérêt plus élevés vis-à-vis Japon et l'Europe à l'avenir. En conséquence, les fluctuations du yuan par rapport au dollar US vont probablement augmenter. Au 2 décembre 2016, le yuan s'était dévalué de 7,74 % par rapport à l'année précédente, la plus grande baisse depuis 20 ans. Pourtant, la dévaluation aurait été plus grande sauf pour une réduction de réserves officielle de 33,6 milliards de dollars en novembre 2016 soit une réduction de 1,1 trillion de dollar depuis la dévaluation en août 2015. Pour réduire l'impact d'un dollar fort sur la performance globale du panier, les autorités chinoises ont annoncé le 28 décembre 2016 que le poids du dollar dans le panier tomberait de 26,4 % à 22,4 % à partir du 1er janvier. Ce changement sera obtenu grâce aux ajouts du won sud-coréen, du rand sud-africain, du dirham des Émirats arabes unis, du riyal d'Arabie Saoudite, du forint de Hongrie, du zloty de la Pologne et de la livre turque.\n\n",
"title": " Politique monétaire "
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] | wik-geo-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Économie_de_la_république_populaire_de_Chine |
Louis XVII | 1,419 | [
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"source_text": "Louis-Charles de France, plus connu sous le nom de Louis XVII, né à Versailles le 27 mars 1785 et mort à Paris le 8 juin 1795, est le deuxième fils de Louis XVI et de Marie-Antoinette. Titré duc de Normandie à sa naissance, il devient dauphin de France en 1789 à la mort de son frère aîné, puis prince royal aux termes de la Constitution de 1791 à 1792.\n\nDurant la Révolution française, la famille royale est emprisonnée le 10 août 1792 à la Tour du Temple, puis Louis XVI est exécuté le 21 janvier 1793. Louis-Charles est alors reconnu par les gouvernements des puissances coalisées contre la France et par son oncle, le futur Louis XVIII, comme le titulaire de la couronne de France, sous le nom de « Louis XVII ». Il meurt en captivité en 1795, à l’âge de dix ans.\n\nL'éventualité de sa survie a longtemps suscité la curiosité de certains auteurs.\n\n",
"title": ""
}
] | wik-hist-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_XVII |
Pollution de l'air - Produits polluants (sources, diffusion, effets) (2) | 912 | [
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"source_text": "\n\nLa pollution de l'air (ou pollution atmosphérique) est une altération de la qualité de l'air pouvant être caractérisée par des mesures de polluants chimiques, biologiques ou physiques (appelés « aérocontaminants »). Elle peut avoir des conséquences préjudiciables à la santé humaine, aux êtres vivants, au climat, ou aux biens matériels.\n\nLes polluants peuvent être d'origine naturelle ou anthropique et concerner l'air atmosphérique ou l'air intérieur des espaces clos (véhicules, maisons, usines, bureaux). Ils constituent généralement des cocktails de polluants tels que des particules en suspension, ou autres substances dont la concentration et les durées de présence suffisent à produire un effet toxique ou écotoxique. Ils peuvent interagir avec la lumière (pollution photochimique).",
"title": "Contexte"
},
{
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"source_text": "Les particules solides en suspension dans l'air sont principalement constituées :\n\nde suies : particules cancérogènes riches en carbone, résidus de combustion incomplète (dues notamment aux moteurs Diesel ou à essence à injection directe), à l'activité industrielle et à la combustion de biomasse, dont le chauffage au bois, émetteur largement majoritaire dans le secteur résidentiel, et le brûlage à l'air libre ;\n\nde poussière : provenant de l'érosion des sols ou de procédés industriels ;\n\nde particules d'origine biologique : pollen, virus, bactéries, spores, excréments d'acariens (tout ou partie de l'année). Les pollens peuvent être rendus plus allergènes par contact avec les polluants oxydants (ozone en particulier) ou à la suite d'un long séjour dans l'air ou exposé aux ultraviolets.Le poids de ces particules et leur taille, de l'ordre du micromètre à la centaine de micromètres de diamètre, leur permettent de se diffuser au gré des vents, voire pour les nanoparticules de se comporter comme des gaz. Une fois émises, elles peuvent rester en suspension pendant des heures et même des jours ou des mois (voir Particules en suspension).\n\nElles peuvent pénétrer profondément dans les poumons et ce d'autant plus que leur taille est réduite (particules fines, plus petites que 2,5 μm). Dépendant de leur constitution (mélange comprenant plusieurs éléments), de leur concentration et des durées d'exposition, les particules peuvent causer des allergies, des difficultés respiratoires ou encore des lésions pouvant entraîner des cancers dans certains cas.\n\nLa pluie, en lessivant l'atmosphère, ramène de nombreux polluants au sol, y compris des polluants organiques. Mais une partie d'entre eux, pourra, une fois déshydratée, repartir dans l'air. Certains polluants plus légers que l'eau ou liposolubles sont provisoirement fixés par les océans, dans le biofilm de surface, mais ils peuvent repasser dans le compartiment atmosphérique par évaporation ou via les embruns emportés par le vent à des dizaines voire des centaines de kilomètres lors des tempêtes.\n\nValeurs à ne pas dépasser pour les particules (selon l'OMS en 2005) :\n\n50 µg.m−3 moyenne sur 24 hEn septembre 2021, l'OMS réduit ces seuils, notamment pour les particules très fines (PM2,5), :\n\n",
"title": " Particules "
},
{
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"source_text": "On estime que les matières particulaire de 2,5 µm (PM2,5) seraient responsables d’environ trois à quatre millions de morts prématurées par an dans le monde, .\n\nEn mars 2011, l'Institut de veille sanitaire a publié l'étude Aphekom. Menée dans douze pays européens, elle a démontré que la diminution des particules fines dans l'air de nos villes permettrait d'augmenter l'espérance de vie. Par exemple, à Marseille, si on respectait l'objectif de qualité de l'Organisation mondiale de la santé, soit 10 µg.m−3, l'espérance de vie augmenterait de huit mois. Dépasser ces recommandations entraîne également une augmentation des pathologies chroniques. Cette étude a montré que le fait d'habiter à proximité du trafic routier serait à l'origine de 15 % des asthmes chez l'enfant et de l'augmentation de maladies respiratoires et cardiovasculaires chez les plus de 65 ans. À la suite de la publication de cette étude, une association de 2 500 médecins, l'Association santé environnement France (ASEF), a décidé de mener elle aussi une étude sur la qualité de l'air et les microparticules 2,5 (PM2,5) à Aix-en-Provence. L'association a mesuré que les taux de PM2,5 n'étaient quasiment jamais inférieurs à 20 µg.m−3. Un résultat semblable avait été trouvé pour d'autres villes françaises par l'étude Aphekom : Marseille apparaissait comme la plus polluée des villes étudiées, devant Paris et Lyon.\n\n",
"title": " Particules - Effets sur la santé "
},
{
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"source_text": "Les gaz à effet de serre ont peu d'effets directs sur la santé.\n\n",
"title": " Gaz à effet de serre (sources, effets) "
},
{
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"source_text": "Bien que le dioxyde de carbone (CO2) ne soit pas toxique, les scientifiques ont mis en évidence son rôle dans le réchauffement climatique, si bien qu'il peut être considéré comme une forme de pollution. C'est notamment pourquoi le protocole de Kyoto, entré en vigueur en 2005, a établi un calendrier de réduction des émissions de ce gaz.\n\n",
"title": " Gaz à effet de serre (sources, effets) - Dioxyde de carbone "
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{
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"source_text": "Le méthane (CH4) contribue fortement à l'effet de serre. Son potentiel de réchauffement global sur une durée de 100 ans atteint 25 fois celui du CO2. Son impact sur une durée de 20 ans est encore plus fort, 72 fois celui du CO2, mais le méthane se dégrade assez rapidement dans l'atmosphère, à la différence du CO2.\n\nLe méthane provient de la fermentation (voir biogaz), de la digestion des animaux d'élevage (ruminants notamment), de la culture du riz et des fuites de gaz naturel[réf. souhaitée].\n\n",
"title": " Gaz à effet de serre (sources, effets) - Méthane "
},
{
"img": [],
"source_text": "Le protoxyde d'azote (N2O) est un gaz à effet de serre très important malgré des concentrations assez faibles, en raison de son potentiel de réchauffement global sur une durée de 100 ans égal à 298 fois celui du CO2. La production du N2O est essentiellement une conséquence de l'utilisation d'engrais azotés en agriculture. Dans le domaine de l'énergie, les émissions de N2O sont relativement marginales ; en France métropolitaine elles sont principalement induites par la combustion du gaz naturel, du bois, du gazole et des combustibles minéraux solides. Le protoxyde d'azote n'est pas classé avec les autres oxydes d'azote (NOx) examinés plus bas.\n\n",
"title": " Gaz à effet de serre (sources, effets) - Protoxyde d'azote "
},
{
"img": [],
"source_text": "Dès les années 1980, il a été démontré que les chlorofluorocarbones (CFC), dits « fréons », ont des effets potentiellement négatifs ; destruction de la couche d'ozone dans la stratosphère ainsi qu'importante contribution à l'effet de serre. Le protocole de Montréal a mis un terme à la production de la grande majorité de ces produits néanmoins ils étaient utilisés :\n\ndans les systèmes de réfrigération et de climatisation pour leur fort pouvoir caloporteur, ils s'en échappent à l'occasion de fuites des appareils ou sont libérés lors de la destruction des appareils hors d'usage ;\n\ncomme propulseurs dans les bombes aérosols, une partie est libérée à chaque utilisation. Les bombes aérosols utilisent désormais comme gaz de propulsion de l'air comprimé, ou du dioxyde de carbone.\n\n",
"title": " Gaz à effet de serre (sources, effets) - CFC et assimilés "
}
] | wik-geo-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_de_l'air |
Trois Glorieuses - Causes (1) | 1,563 | [
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"source_text": "\n\nLa révolution de Juillet est la deuxième révolution française, après celle de 1789. Elle porte sur le trône un nouveau roi, Louis-Philippe Ier, à la tête d'un nouveau régime, la monarchie de Juillet, qui succède à la Seconde Restauration. Cette révolution se déroule sur trois journées, les 27, 28 et 29 juillet 1830, dites « Trois Glorieuses ».\n\nAprès une longue période d’agitation ministérielle, parlementaire et journalistique, le roi Charles X tente par un coup de force constitutionnel de freiner les ardeurs des députés libéraux par ses ordonnances de Saint-Cloud du 25 juillet 1830. En réponse, des Parisiens se soulèvent, dressent des barricades dans les rues et affrontent les forces armées, commandées par le maréchal Marmont, duc de Raguse. L'émeute se transforme rapidement en insurrection révolutionnaire.",
"title": "Contexte"
},
{
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"source_text": "Lors des élections de 1827, les libéraux deviennent majoritaires à l'Assemblée et Charles X consent à nommer un Premier ministre à mi-chemin entre ses opinions ultraroyalistes et l'orientation de la nouvelle chambre. Il appelle le vicomte de Martignac à former un ministère semi-libéral, semi-autoritaire. Mais, continuant sur sa lancée, l'opposition libérale grandit et s’affirme.\n\n",
"title": ""
},
{
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"source_text": "Constatant l'échec de cette tentative de compromis, Charles X prépare, en sous-main, un revirement de politique : pendant l’été 1829, alors que les Chambres sont en vacances, il renvoie subitement le vicomte de Martignac et le remplace par le prince de Polignac. Publiée dans Le Moniteur le 9 août, la nouvelle fait l’effet d’une bombe parmi les libéraux. Le nouveau ministre des Affaires étrangères, qui apparaît rapidement comme le chef du ministère, évoque pour eux les pires souvenirs de la cour de Versailles — il est le fils de l’amie intime de Marie-Antoinette, la très impopulaire duchesse de Polignac —, et de l’émigration, durant laquelle il a été le compagnon de Charles X en Angleterre. Emprisonné en 1802 à la suite du complot Cadoudal, il est resté prisonnier jusqu'en 1814. À ses côtés, le comte de La Bourdonnaye, ministre de l'Intérieur, est un ultra, qui s’est signalé en 1815 en réclamant « des supplices, des fers, des bourreaux, la mort, la mort » pour les complices de Napoléon Ier durant les Cent-Jours, tandis que le ministre de la Guerre, le général de Bourmont, est l'homme de la trahison à la veille de la bataille de Ligny, celui qui a quitté le corps de Ney pour passer aux avant-postes prussiens.\n\nLa réaction de l'opinion est extraordinaire bien au-delà de l'opposition (Chateaubriand démissionne de son ambassade à Rome). La presse se déchaîne. Les formules du Journal des débats sont restées célèbres. Le 10 août : \n\n« Le voilà encore brisé ce lien d'amour et de confiance qui unissait le peuple au monarque. Voilà encore la cour avec ses vieilles rancunes, l’émigration avec ses préjugés, le sacerdoce avec sa haine de la liberté qui viennent se jeter entre la France et son roi. »\n\n« Coblentz, Waterloo, 1815 : voilà les trois principes, voilà les trois personnages du ministère. Tournez-le de quelque côté que vous voudrez, de tous les côtés il effraie, de tous les côtés il irrite. Pressez, tordez ce ministère, il ne dégoutte qu’humiliations, malheurs et chagrins. »\n\nRien ne permet d’affirmer que, comme l’a prétendu l’opposition, Charles X et Polignac pensaient à un « coup d'État » pour rétablir l'Ancien Régime. Tout indique au contraire que ce sont deux conceptions de la monarchie constitutionnelle, c’est-à-dire deux interprétations de la Charte de 1814, qui s’affrontent en 1829-1830, le débat tournant autour des pouvoirs du roi. En cas de conflit entre le roi et les Chambres, la Charte ne dit rien. Les ministres ne peuvent être renversés par un vote du Parlement. L’article 14 attribue au roi le droit de légiférer par ordonnance « pour l’exécution des lois et la sûreté de l’État ». Les députés peuvent seulement refuser l'impôt en ne votant pas le budget. Représentatif, le régime n'est pas parlementaire.\n\n",
"title": " Raidissement de Charles X : constitution du ministère Polignac "
},
{
"img": [],
"source_text": "Au début de 1830, le climat politique en France est électrique. L’opposition est chauffée à blanc par sa popularité croissante face aux maladresses du ministère. L’hiver 1829-1830 a été particulièrement rigoureux, les autres saisons plutôt pluvieuses. 1830, comme 1827 et 1828 avant elle, est une année de médiocres récoltes impliquant des prix élevés pour les denrées, un report du pouvoir d'achat sur le pain et par voie de conséquence une montée du chômage pour les ouvriers des manufactures, textiles notamment. L'économie est morose. Dès 1828, des troubles éclatent. En ville, les revendications portent sur les questions de la cherté de la vie, des salaires insuffisants et le chômage, tandis que les émeutes dans les campagnes sont dirigées contre le départ de convois de grains ou, sur les marchés, contre les prix des céréales. Des bandes de miséreux errent dans les campagnes. Des incendies d’origine inconnue, dont libéraux et ultras se rejettent mutuellement la responsabilité, plongent la Normandie dans la peur.\n\nAdolphe Thiers, Armand Carrel, François-Auguste Mignet et Auguste Sautelet fondent un nouveau quotidien d’opposition, Le National, dont le premier numéro paraît le 3 janvier 1830. Ce journal d'opinion milite farouchement pour une monarchie parlementaire, et évoque ouvertement la « Glorieuse Révolution » anglaise de 1688, à l’issue de laquelle le roi Jacques II, a été déposé et remplacé par son gendre Guillaume d’Orange à l'appel de la grande bourgeoisie marchande, les Sept immortels. D’autres journaux comme Le Globe et Le Temps relaient ces attaques, de plus en plus ouvertes, contre le roi et le gouvernement, tandis que Le Constitutionnel et le Journal des débats défendent eux aussi, mais avec plus de mesure, les idées libérales.\n\nLe 2 mars 1830, lors de l’ouverture de la session parlementaire, Charles X prononce un discours du trône dans lequel il annonce l’expédition militaire d’Alger et menace implicitement l’opposition de gouverner par ordonnances en cas de blocage des institutions. Commençant à délibérer, la Chambre établit la liste des cinq noms qu’elle propose au roi pour la présidence : Royer-Collard, qui est nommé, suivi de Casimir Perier, Delalot, Agier et Sébastiani. Les députés abordent ensuite la discussion du projet d’adresse élaboré par la commission nommée à cet effet, et qui est examiné les 15 et 16 mars.\n\nLe projet est une véritable motion de défiance à l’encontre du ministère :\n\n« Sire, la Charte que nous devons à la sagesse de votre auguste prédécesseur, et dont Votre Majesté a la ferme volonté de consolider le bienfait, consacre comme un droit l’intervention du pays dans la délibération des intérêts publics. Cette intervention devait être, elle est, indirecte […], mais elle est positive dans son résultat, car elle fait du concours permanent des vues politiques de votre gouvernement avec les vœux de votre peuple la condition indispensable de la marche régulière des affaires politiques. Sire, notre loyauté, notre dévouement nous condamnent à vous dire que ce concours n’existe pas. »\n\nDans la charte constitutionnelle de 1814, l'Assemblée dispose du pouvoir législatif, mais n'a aucun droit de censurer un gouvernement.\n\nDeux cent vingt-et-un députés libéraux votent l’Adresse le 16 mars. Le 18 mars, à la délégation de la Chambre venue au palais des Tuileries lui en donner lecture, Charles X répond que « [ses] résolutions sont immuables ». Le lendemain, une ordonnance ajourne la session au 1er septembre, ce qui met le Parlement en vacances pour six mois. À ce moment, le roi est déterminé à aller jusqu’au bout : « J’aime mieux monter à cheval qu’en charrette », dit-il.\n\n",
"title": " Adresse des 221 "
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] | wik-hist-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Trois_Glorieuses |
Femmes pendant la Première Guerre mondiale - Rôle des femmes selon les Pays (2) | 2,372 | [
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"source_text": "\n\nLes femmes pendant la Première Guerre mondiale ont connu une mobilisation sans précédent. La plupart d'entre elles ont remplacé les hommes enrôlés dans l'armée en occupant des emplois civils ou dans des usines de fabrication de munitions. Plusieurs centaines de milliers ont servi dans les différentes armées dans des fonctions de soutien, par exemple en tant qu'infirmières. Certaines, en Russie par exemple, ont participé aux combats. D'autres encore sont restées inconditionnellement pacifistes.\n\nLes femmes n'ont pas non plus été épargnées lors des nombreux massacres, répressions de rébellion, génocides et famines dont cette guerre fut émaillée.",
"title": "Contexte"
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{
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"source_text": "La propagande, sous forme d'affiches incitant les femmes à rejoindre les usines pendant la Première Guerre mondiale, ne présentait pas les aspects dangereux des conditions de travail des femmes en temps de guerre. Ces affiches n'ont pas réussi à concilier une représentation précisément la réalité et la création d'un intérêt satisfaisant pour les femmes qui rejoignaient les effectifs et jouaient leur rôle pendant la guerre. Conçue pour les femmes afin de persuader leurs hommes de rejoindre les armées, l'une de ces affiches de propagande est une vision romantique où les femmes regardent la nature au loin par la fenêtre pendant que les soldats marchent à la guerre. L'affiche possède un charme sentimental et romantique quand la réalité de la situation était que beaucoup de femmes rencontraient d'extrêmes difficultés quand leurs maris s'engageaient. C'était ce cadre narratif de fausse réalité véhiculé par la propagande visuelle qui visait à motiver l'effort de guerre.\n\nLa construction sociale édouardienne des genres supposait que les femmes devaient être passives et émotives, dotées d'une vertu morale et d'une responsabilité domestique. De leur côté, les hommes étaient censés être actifs et intelligents, et assurer l'avenir de leurs familles. C'était cette idée de répartition des rôles en fonction du sexe que la propagande visait à inverser. Dans une affiche de propagande intitulée These Women Are Doing Their Bit (« Ces femmes jouent leur rôle »), une femme est représentée comme faisant un sacrifice en rejoignant l'industrie des armes pendant que les hommes sont au front. La femme, dans cette affiche particulièrement persuasive, est représentée comme étant joyeuse et belle, garantissant que son devoir patriotique ne réduira en rien sa féminité. Ces affiches ne communiquent pas la réalité des conditions de travail dans le domaine des munitions. Il n'y a aucune référence aux éléments chimiques explosifs, ou aux maladies dues à l'environnement de travail. Les images persuasives de femmes idéalisées ainsi que de décors idylliques avaient pour but de solliciter l'implication des femmes dans la guerre, et ont grandement influencé l'idée de ce que devait être un comportement féminin approprié dans la Grande-Bretagne en guerre. Par conséquent, beaucoup de femmes ont quitté leur vie domestique pour prendre un emploi dans l'industrie d'armement, attirées par ce qu'elles pensaient être de meilleures conditions de vie, un devoir patriotique et un salaire élevé. Selon Hupfer, le rôle des femmes dans la sphère sociale s'est étendu parce qu'elles ont occupé des professions dangereuses et précédemment à prédominance masculine. Hupfer remarque que les comportements concernant les capacités des femmes pendant l'effort de guerre ont reflué pour revenir aux rôles précédemment idéalisés des femmes et des hommes une fois la guerre finie. Les femmes sont retournées à leurs occupations dans leurs foyers car elles ont perdu leur travail au profit des soldats démobilisés, et les statistiques concernant le travail féminin ont chuté et sont revenues au même niveau qu'avant la guerre. Ce n'est pas avant 1939 que l'expansion du rôle des femmes dans la société se produira à nouveau.\n\n",
"title": " Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande - Propagande et image des femmes au Royaume-Uni "
},
{
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"source_text": "D'abors séparées, les forces d'Australie et de Nouvelle- Zélande furent regroupées dans le corps d'armée australien et néo-zélandais (Anzac).\n\nLe rôle des femmes australiennes et néo-zélandaises pendant la Première Guerre mondiale était principalement concentré sur leur engagement dans les soins infirmiers. 2 139 infirmières australiennes ont servi pendant la Grande Guerre. Leurs contributions ont été plus importantes qu'il n'était prévu initialement, et entraînèrent un plus grand respect pour les femmes exerçant des professions médicales.\n\nCertaines femmes faisaient des gâteaux ANZAC pour les envoyer aux soldats. Ces biscuits étaient préparés en utilisant une recette qui leur permettait de rester comestibles longtemps sans réfrigération.\n\nLe 10 octobre 1915 dix infirmières néo-zélandaises périrent dans le torpillage du SS Marquette.\n\nLa princesse maori Te Puea Herangi s'opposa à la conscription des Maoris et recueillit des réfractaires dans sa ferme mais fit preuve d'un grand dévouement en s'occupant d'une centaine d'orphelins de victimes de la grippe en 1918.\n\n",
"title": " Australie et Nouvelle-Zélande "
}
] | wik-hist-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Femmes_pendant_la_Première_Guerre_mondiale |
Urbanisation | 646 | [
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"source_text": "L'urbanisation est un mouvement historique de transformation des formes de la société que l'on peut définir comme l'augmentation du nombre d'habitants en ville par rapport à l'ensemble de la population. C'est donc un processus de développement des villes et de concentration des populations dans celles-ci. Le processus spatio-temporel de l'urbanisation se fait différemment selon les pays et les villes.\n\nL'urbanisation peut se faire autour de villes déjà existantes, généralement dans des territoires jugés attrayants ou pour des raisons culturelles et historiques (capitales) ou religieuses (ex. : La Mecque, Lourdes), ou sur des zones commercialement, industriellement ou militairement stratégiques (ex. : bases militaires). Certaines villes champignons sont nées autour de ports et d'industries positionnés autour de ressources minérales, énergétiques ou humaines (main-d'œuvre bien formée et/ou bon marché).\n\nL'urbanisation présente un caractère exponentiel (nettement avéré depuis les années 1800) qui semble être vécu comme une fatalité par la plupart des gouvernements et aménageurs. En 2007, le taux d'urbanisation mondial dépasse les 50 %.\n\n",
"title": ""
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] | wik-geo-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Urbanisation |
Paris - Politique et administration (1) | 682 | [
{
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"source_text": "\n\nParis (/pa.ʁi/) est la capitale de la France. Divisée en vingt arrondissements, elle est le chef-lieu de la région Île-de-France et le siège de la métropole du Grand Paris.",
"title": "Contexte"
},
{
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"source_text": "Paris est depuis le 1er janvier 2019 une collectivité à statut particulier qui exerce les compétences d'une commune et d'un département. Elle est divisée en arrondissements, comme les villes de Lyon et de Marseille, au nombre de vingt (les quatre premiers formant un secteur unique). Elle est également la collectivité centrale de la métropole du Grand Paris, créée en 2016.\n\nLe préfet de la région Île-de-France est également préfet de Paris et l'État dispose à Paris d'administrations de niveau départemental. Toutefois le domaine de la sécurité, pour lequel l'État dispose de prérogatives particulières, est du ressort du préfet de police de Paris. Les pouvoirs de police administrative sont partagés entre le maire de Paris et le préfet de police qui se prêtent réciproquement leurs moyens d'action à cet effet. Ce dernier peut siéger au conseil de Paris et doit lui soumettre chaque année son budget et son compte (bien que ce budget reste décidé par l'État). Le maire est impliqué dans la politique de sécurité même si les pouvoirs en ce domaine restent entre les mains du préfet de police.\n\n",
"title": " Statut et organisation administrative "
},
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"source_text": "Le statut de la ville de Paris a changé plusieurs fois.\n\nLors de son extension territoriale de 1860, la Ville de Paris est divisée en vingt arrondissements municipaux, en remplacement des douze arrondissements qui existaient auparavant depuis le 11 octobre 1795, et en dix-huit circonscriptions électorales.\n\nDu 26 mars au 22 mai 1871, Paris fut le siège d'un pouvoir insurrectionnel, la Commune de Paris, avec une assemblée démocratiquement élue. La Troisième République fut dirigée au début par des conservateurs effrayés par cet épisode. Ceux-ci édictèrent la loi du 5 avril 1884 qui donnait le pouvoir exécutif au préfet de la Seine et les pouvoirs de police au préfet de police. Le conseil de Paris, élu lors des élections municipales, désignait chaque année un président dont la fonction était principalement représentative. Paris n'avait alors pas de maire. Le budget de la ville devait être approuvé par l'État.\n\nLa réorganisation de la région parisienne qui entre en vigueur le 1er janvier 1968 fait de Paris à la fois une commune et un département : le conseil municipal de Paris et le conseil général de la Seine sont remplacés par le conseil de Paris, qui exerce à la fois les compétences d'un conseil municipal et celles d'un conseil général. Celui-ci est mis en place au 1er janvier 1968. Mais il faut attendre la loi du 31 décembre 1975 (entrée en vigueur lors des élections municipales de 1977) pour que Paris retrouve un statut similaire à celui des autres collectivités avec la restauration du poste de maire de Paris, élu par le conseil de Paris et détenteur du pouvoir exécutif. Des commissions d'arrondissements, dont les membres sont choisis à parité entre les électeurs, le maire de Paris et le Conseil de Paris, ont un rôle consultatif et d'animation. Le préfet de police, nommé par l'État, conserve les pouvoirs de police. Enfin, la loi PLM du 31 décembre 1982, entrée en vigueur à Paris lors des élections municipales de 1983, porte à 163 le nombre de conseillers de Paris, étend les pouvoirs du conseil de Paris (principalement en matière budgétaire) et crée les conseils d'arrondissements.\n\nÀ partir de 1987, sur le plan administratif, la fusion des services de la commune et du département imbrique profondément les deux institutions que sont la commune et le département. En 2015, la Chambre régionale des comptes, appuyée par la maire de Paris, recommande de fusionner le département de Paris et la commune de Paris en une collectivité unique. La maire de Paris propose en janvier 2016 un vœu au conseil municipal reprenant cette proposition, mais aussi la fusion des quatre premiers arrondissements à l'horizon 2020. La population de ce nouvel arrondissement serait alors d'un peu plus de 100 000 habitants. Un projet de loi est présenté en août 2016 et la loi est promulguée en février 2017. Le 1er janvier 2019, le département et la commune fusionnent en une collectivité à statut particulier, la « Ville de Paris », exerçant à la fois les compétences du département et de la commune.\n\nLe 11 juillet 2020, à la suite des élections municipales de mars et juin 2020, les quatre premiers arrondissements sont regroupés dans un secteur unique (le secteur 1) appelé Paris Centre, sans que ces arrondissements ne disparaissent pour autant. Chacun des autres arrondissements constitue un secteur propre (de même numéro que l'arrondissement).\n\n",
"title": " Statut et organisation administrative - Historique "
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"source_text": "Contrairement aux autres métropoles françaises, il n'a longtemps pas existé d'intercommunalité à fiscalité propre entre Paris et sa banlieue. Paris n'était que membre de certains syndicats intercommunaux comme le Syndicat interdépartemental pour l'assainissement de l'agglomération parisienne (SIAAP) ou le Syndicat des transports d'Île-de-France (STIF), après avoir longtemps externalisé ses équipements, tels les cimetières ou usines d'incinération, hors de Paris. Le territoire parisien ne couvre que le centre de la métropole, contrairement aux autres grandes métropoles internationales. Ce manque structurel est considéré comme un des problèmes majeurs de l'agglomération parisienne, alors que l'organisation des besoins collectifs (transports, logement, etc.) dépassent de loin le cadre communal. La région Île-de-France ne peut organiser la métropole alors que 80 % de l'espace régional reste rural.\n\nLa fiscalité locale est de même très concentrée dans certaines communes riches en entreprises et/ou populations aisées. C'est le cas exemplaire de Neuilly-sur-Seine qui bénéficie des rentrées fiscales d'une population parmi les plus aisées de France et de nombreuses entreprises de La Défense, tout en ne comptant que 2,8 % de logements sociaux, alors que les charges qu'entraîne l’afflux sur un territoire de populations de conditions modestes sont supportées par des communes qui n’ont pas toujours la possibilité de trouver dans leurs limites administratives les ressources nécessaires pour les compenser. A contrario, Clichy-sous-Bois est ainsi une des villes les plus pauvres du pays qui cumule une population jeune et défavorisée avec des ressources fiscales propres très limitées, vivant essentiellement de dotations de l'État ne permettant pas d'assurer des services comparables à ceux des communes aisées.\n\nCes difficultés, manifestes après les émeutes de 2005 dans les banlieues françaises, sont à l'origine de la Conférence métropolitaine de l’agglomération parisienne qui s'est réunie à l'initiative de la ville de Paris pour la première fois en mairie de Vanves le 7 juillet 2006, après que l'adjoint Pierre Mansat a renoué le dialogue de Paris avec les communes riveraines. Le président de la République Nicolas Sarkozy se saisit de cet enjeu dans son discours du 26 juin 2007, critiquant le projet de schéma directeur de la région Île-de-France (SDRIF), se disant repenser « l'organisation des pouvoirs » et créer une communauté urbaine, imposant de fait la vision d'une reprise en main par l'État. Le projet heurte de nombreux élus locaux de l'agglomération. Christian Blanc puis Maurice Leroy sont chargés de la Région Capitale au gouvernement. La Société du Grand Paris reçoit pour mission de construire le projet de métro automatique Grand Paris Express. Mais c'est le gouvernement Ayrault qui donne après 2012 une traduction institutionnelle au périmètre identifié par le projet de transports en créant la Métropole du Grand Paris, définie par la loi du 27 janvier 2014 dans le cadre de l'Acte III de la décentralisation. Au 1er janvier 2016, elle regroupe Paris, les communes de la petite couronne et sept communes de la grande couronne.\n\n",
"title": " Intercommunalité "
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"source_text": "La particularité du mode de scrutin par arrondissement fait que lors de sa première élection en 2001, Bertrand Delanoë était minoritaire en nombre de voix mais avait été élu grâce à un nombre supérieur de conseillers de Paris.\n\n",
"title": " Liste des maires "
}
] | wik-geo-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Paris |
Transformations de Paris sous le Second Empire - 1853 : un empereur moderniste et décidé face à une capitale médiévale (2) | 1,862 | [
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"source_text": "\n\nLes transformations de Paris sous le Second Empire, ou travaux haussmanniens, désignent et constituent l'ensemble des modernisations qui ont eu lieu dans la capitale française sous le Second Empire de 1853 à 1870, menées à bien par l'empereur des Français Napoléon III et le préfet de la Seine de l'époque Georges Eugène Haussmann, souvent appelé baron Haussmann.\n\nLe projet a couvert tous les domaines de l'urbanisme, aussi bien au cœur de Paris que dans ses quartiers extérieurs : rues et boulevards, réglementation des façades, espaces verts, mobilier urbain, égouts et réseaux d'adduction d'eau, équipements et monuments publics, tout comme l'extension de la capitale à travers l'annexion de plusieurs communes limitrophes, passant ainsi de douze à vingt arrondissements.",
"title": "Contexte"
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"source_text": "Président de la République depuis 1848, le neveu de Napoléon Ier devient empereur le 2 décembre 1852, après le coup d'État de l'année précédente.\n\nNapoléon III a la volonté de moderniser Paris. Ayant vécu à Londres de 1846 à 1848, il y a vu une grande capitale pourvue de grands parcs et de réseaux d'assainissements et un pays transformé par la Révolution industrielle. Il reprend les idées de Rambuteau. Sensible aux questions sociales, il veut améliorer les conditions de logement des classes pauvres : en 1860, la densité moyenne de population de Paris avant son agrandissement est d'environ 36 400 personnes au kilomètre carré, tandis que dix ans plus tôt celle du quartier des Halles approchait déjà les 100 000 personnes au kilomètre carré , dans des conditions d'hygiène très précaires. Cependant, s'il n'est pas toujours prévu de solution pour accueillir les familles délogées par les grands travaux, qui doivent aller habiter la périphérie de la ville, Louis-Napoléon est à l'origine de la construction des 86 premiers logements sociaux de Paris à la cité Rochechouart en 1851, qu'il fait financer par le sous-comptoir du commerce et de l'industrie pour le bâtiment afin de pallier la défaillance du conseil municipal de Paris. Suivant ces mêmes principes inspirés par les phalanstères de Charles Fourier et par l'Icarie d'Étienne Cabet, il dessine lui-même le plan d'un ensemble de 41 pavillons destinés à l'usage des classes ouvrières situés avenue Daumesnil et qui seront présentés à l'Exposition Universelle de 1867 (Villa Napoléon). Enfin, il s'agit pour l'autorité publique de mieux contrôler une capitale dont les soulèvements populaires ont renversé plusieurs régimes depuis 1789. Des propriétaires eux-mêmes, soucieux aussi de la mise en valeur de leurs propriétés et de leur quartier, réclament des voies larges et droites afin de faciliter les déplacements de troupes.\n\nPour mettre en œuvre ces ambitions, le nouvel empereur dispose d'un pouvoir fort, capable de passer outre toutes les résistances, ce qui manquait à ses prédécesseurs.\n\nIl reste à Napoléon III à trouver un homme capable de diriger des opérations de grande ampleur. C'est le rôle que va remplir Georges Eugène Haussmann, homme d'action rigoureux et organisé, qu'il nomme préfet de la Seine en juin 1853 avec pour mission « d'aérer, unifier et embellir la ville ». Les deux hommes formeront un tandem efficace. L'empereur soutiendra le préfet contre ses adversaires jusqu'en 1870. Haussmann, quant à lui, se montrera fidèle en toute circonstance, tout en sachant faire avancer ses propres idées, comme le projet du boulevard Saint-Germain.\n\nUne œuvre aussi considérable demande l'intervention de nombreux acteurs. Victor de Persigny, ministre de l'Intérieur, qui a présenté Haussmann à Napoléon, s'occupe des montages financiers avec l'aide des frères Pereire. Adolphe Alphand s'occupe des parcs et des plantations avec le jardinier Jean-Pierre Barillet-Deschamps. Haussmann souligne le rôle fondamental du service du Plan de Paris, dirigé par l'architecte Deschamps, qui trace les nouvelles voies et contrôle le respect des règles de construction : dans ce domaine, « la géométrie et le dessin graphique jouent un rôle plus important que l'architecture proprement dite », note Haussmann . D'autres architectes participent aux travaux : Victor Baltard aux Halles, Théodore Ballu pour l'église de la Sainte-Trinité, Gabriel Davioud pour les théâtres de la place du Châtelet, le vétéran Hittorff pour la gare du Nord et la place de l'Étoile.\n\n",
"title": " Louis-Napoléon Bonaparte "
}
] | wik-hist-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Transformations_de_Paris_sous_le_Second_Empire |
Paris - Culture et patrimoine (7) | 701 | [
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"source_text": "\n\nParis (/pa.ʁi/) est la capitale de la France. Divisée en vingt arrondissements, elle est le chef-lieu de la région Île-de-France et le siège de la métropole du Grand Paris.",
"title": "Contexte"
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"source_text": "Paris constitue un thème et un cadre pour d'innombrables chansons et œuvres musicales.\n\nLa tradition musicale à Paris remonte au Moyen Âge avec la création à la fin du XIIe siècle de l'école polyphonique de Notre-Dame dont les œuvres expriment la foi médiévale. Sous François Ier naît à Paris l'imprimerie musicale française et les premières chansons populaires apparaissent. Sous le règne de Louis XIV, les grands opéras sont représentés à Paris : Lully s'y installe et devient responsable de la musique de la Cour. Ses ballets sont représentés au Louvre à partir de 1655. Au XVIIIe siècle, Rameau accentue le rôle de l'orchestre dans ses opéras-ballets, la musique s'impose dans les salons. L'Histoire de France influence également la musique parisienne : de nombreuses chansons populaires sont créées durant la Révolution française ; La Carmagnole devient l'hymne des Sans-culottes en 1792. Au XIXe siècle, Paris devient la capitale de la musique, plus par les grands maîtres étrangers comme Rossini et Gaetano Donizetti et même Richard Wagner qu'elle attire par son rayonnement que grâce à ses propres compositions. La musique évolue progressivement vers le romantisme incarné par exemple par Frédéric Chopin et Franz Liszt. Gounod renouvelle l'opéra lyrique tandis que Berlioz importe la musique descriptive.\n\nLa musique festive de danses de Paris au XIXe siècle est célèbre dans le monde entier. Jouée notamment au moment du carnaval de Paris, elle influence des musiques traditionnelles et des compositeurs étrangers. Au nombre de ceux-ci, on trouve Johann Strauss père, venu à Paris, à l'invitation de Philippe Musard, alors très célèbre. Ce dernier, ainsi que des dizaines d'autres compositeurs parisiens très fameux à l'époque (Jullien, Tolbecque, etc.).\n\nAprès 1870, Dukas, Saint-Saëns ou Bizet font de la France la maîtresse de la musique de ballet. Le caractère national de la musique revient avec Ravel et Debussy, musiciens impressionnistes. La fin du XIXe siècle est aussi l'époque des chansonniers dont Le Chat noir est le lieu de représentation emblématique, immortalisé par Toulouse-Lautrec. Au XXe siècle, les chansons d'Édith Piaf, la « môme de Paris », ainsi que celles de Maurice Chevalier incarnent la chanson populaire parisienne dans le monde entier. Plus récemment, Jacques Dutronc chante en 1968 « Il est 5 heures, Paris s'éveille » et Dalida devient l'une des plus célèbres Montmartroises, une place de la Butte porte son nom et un buste a été érigé en son hommage dix ans après son décès.\n\n",
"title": " Paris dans les arts et la culture - Paris dans la musique et la chanson "
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"source_text": "Dès l'invention de la photographie, de nombreux artistes ont cherché à capter l'atmosphère de la ville et sa vie quotidienne prise sur le vif. Initiée par Eugène Atget (1857-1927), la photographie de scènes de rues et petits métiers aujourd'hui disparus est incarnée par Robert Doisneau (1912-1994), un des premiers grands photographes de Paris. Les scènes insolites constituaient ses sujets de prédilection : les enfants jouant dans les rues, les concierges, les bistrots, les marchés, etc. Ses photographies sont pleines d'humour et de tendresse, la plus célèbre étant Le Baiser de l'Hôtel de Ville. Les images de Willy Ronis évoquent le Belleville et le Ménilmontant d'autrefois, saisissante illustration d'une atmosphère populaire à jamais disparue. Marcel Bovis (1904-1997) a, quant à lui, représenté la magie de Paris la nuit.\n\n",
"title": " Paris dans les arts et la culture - Paris dans la photographie "
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"source_text": "Paris est une des villes les plus filmées au monde. Outre l'importante production française, les réalisateurs étrangers qui l'ont choisie pour cadre sont nombreux.\n\nParmi une longue liste de films, quelques chefs-d'œuvre du cinéma français sont devenus des classiques. Hôtel du Nord (1938) fut le cadre de la célèbre réplique d'Arletty « Atmosphère, atmosphère, est-ce que j'ai une gueule d'atmosphère ? » ; le petit hôtel au bord du canal Saint-Martin, où le film ne fut d'ailleurs pas tourné est devenu un lieu de pèlerinage cinéphile.\n\nLa Traversée de Paris (1956) et Le Dernier Métro (1980) rappellent une certaine réalité de l'Occupation, tandis que Paris brûle-t-il ? (1966) évoque la libération de Paris en août 1944. Plus récemment, Chacun cherche son chat (1996) est une tranche de vie d'un immeuble parisien montrant l'isolement dans une grande métropole et la solidarité qui peut pourtant y exister. Enfin, le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain (2001), conte contemporain dans un Paris mythique et intemporel, a rencontré un succès populaire international et amené de nombreux cinéphiles à Montmartre à la recherche des lieux emblématiques du tournage.\n\nDe grands succès du cinéma international, comme Tout le monde dit I love you (1996) ou Minuit à Paris (2011) de Woody Allen, Moulin Rouge ! (2001) ou Da Vinci code (2006), ont choisi la ville pour cadre. En 2007, grâce à son image et à sa position de capitale de la gastronomie, Paris a été choisie comme cadre de l'action du film d'animation américain Ratatouille.\n\nDe plus, Paris apparaît dans de nombreux films récents comme La Mémoire dans la peau (2002) avec Matt Damon, qui se déroule en grande partie à Paris, ou Tout peut arriver (2003) avec Jack Nicholson, qui dîne dans le restaurant Le Grand Colbert à la fin du film. Le film choral de Cédric Klapisch Paris (2008) s'y déroule exclusivement. En 2010, Paris est aussi le lieu de résidence de Fabrice Luchini dans Les Femmes du 6e étage. Paris apparaît également dans le film Inception (2010) ainsi que dans une grande partie de Mission impossible : Fallout (2018).\n\n",
"title": " Paris dans les arts et la culture - Paris au cinéma "
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"source_text": "L'argot « parisien » révélé par les écrivains du XIXe siècle comme Victor Hugo, Eugène Sue ou Balzac reste très vivace à Paris jusqu'aux années 1950. L'évolution sociologique et ethnique de la population parisienne explique en grande partie cette « mort » de l'argot parisien, qui ne se pratique plus vraiment dans la rue mais qui fit longtemps la joie des lecteurs de romans comme San Antonio, des spectateurs de films dialogués par Michel Audiard ou des auditeurs de chansons de Pierre Perret, de Renaud (titi parisien par excellence) ou de sketches de Coluche. Depuis, l'embourgeoisement de la capitale et l'arrivée massive de populations provinciales et étrangères contribuent progressivement à la disparition de l'argot parisien, supplanté par le verlan et par de nouvelles formes d'expression développées en banlieue, éventuellement ponctuées de mots empruntés aux langues étrangères, telles que l'anglais ou l'arabe.\n\nOn appelle souvent Paris la « Ville lumière ». L'origine de cette périphrase vient de la création de l’éclairage public à Paris par Gabriel Nicolas de La Reynie, au XVIIe siècle.\n\nParis est surnommée familièrement « Paname », surnom donné au début du XXe siècle aux Parisiens qui avaient adopté le chapeau dit panama, mis en vogue par les ouvriers qui creusaient le canal du même nom au début du XXe siècle. Cette coiffe très pratique s'exportait principalement vers les États-Unis et l'Europe ; elle avait fait fureur à Paris où tous les hommes portaient un panama. Ce chapeau a donné lieu à de nombreuses chansons, notamment le Paname de Léo Ferré, mélancolique déclaration d'amour à la capitale, qui vaudra au chanteur son premier grand succès.\n\nPlus anciennement, Paris et aussi Pantin, une de ses proches banlieues, étaient surnommées argotiquement « Pantruche » (d'où le nom de la Compagnie carnavalesque parisienne « les Fumantes de Pantruche », présente au Carnaval de Paris).\n\n« Parigot » est un terme d'argot qui désigne un Parisien. Ce terme est généralement considéré comme péjoratif ou au moins moqueur.\n\n",
"title": " Paris dans les arts et la culture - Paris dans la culture populaire "
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] | wik-geo-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Paris |
Histoire de l'industrie en France - Les différentes révolutions industrielles (1) | 758 | [
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"source_text": "\n\nL'histoire de l'industrie en France prend sa source d'une manière différente d'autres pays très industriels comme la Belgique ou le Royaume-Uni, et ne semble pas particulièrement liée à la révolution industrielle.\n\n",
"title": "Contexte"
},
{
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"source_text": "L’industrie désigne les activités de production liée à la transformation de la matière au moyen de machines et de processus plus ou moins complexes. Il vise en particulier le travail de standardisation, dont l’objectif est de produire des biens en grande série et de réaliser ainsi des économies d’échelle.\n\nLes révolutions industrielles désignent de grands cycles d’innovation qui ont profondément transformé, non seulement la production industrielle et son organisation, mais aussi la dynamique économique dans son ensemble. On en recense en général 3 :\n\nLa première débute dans la 2de moitié du XVIIe siècle\n\nLa 2e apparaît à la fin du XIXe siècle\n\nLa 3e commence dans les années 1990Ces phénomènes trouvent leur origine dans des progrès technologiques majeurs qui interviennent dans de très nombreux secteurs comme la machine à vapeur pour la première, l’électricité pour la 2e et les technologies de l’information et de la communication pour la 3e.\n\nCes cycles s’accompagnent à chaque fois d’une transformation des modes de production et de l’organisation du travail : le factory system de la fin du XVIIe siècle rassembla autour des machines, des salariés autrefois dispersés dans différents corps de métier ; le 2e se caractérise par l’apparition du travail à la chaîne sous l’influence du taylorisme ; le dernier voit se développer, dans le sillage du « toyotisme », des méthodes d’organisation privilégiant le contrôle qualité, la polyvalence et le juste-à-temps.\n\nChacune de ces révolutions s’accompagnent d’un processus de « destruction créatrice » (Schumpeter) : les innovations et les performances des nouveaux secteurs font vieillir rapidement le capital existant, en même temps qu’elles ouvrent de nouvelles perspectives de création de richesses qui profitent à l’ensemble de l’économie.\n\nDernière caractéristique : ces révolutions s’accompagnent en général d’avancées dans la production d’énergie (exploitation du charbon dans la 1er révolution industrielle, découverte de l’électricité lors de la 2e). Seule la 3e révolution industrielle semble se dérouler sans innovation énergétique notable, ce qui pourrait e limiter le développement, les ressources fossiles, notamment en Europe, étant en voie d’épuisement et leurs prix augmentant rapidement. Mais c’est peut être sans compter avec les investissements réalisés aujourd’hui dans le domaine des énergies renouvelables, dont les technologies sont en évolutions rapides.\n\n",
"title": ""
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] | wik-geo-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_l'industrie_en_France |
Amérique latine - Définition de l'Amérique latine (1) | 610 | [
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"source_text": "\n\nL’Amérique latine (en espagnol et en portugais : América Latina) est généralement définie comme la partie de l'Amérique dans laquelle les pays ont pour langue officielle des langues romanes, c'est-à-dire dérivées du latin (espagnol, portugais et français).",
"title": "Contexte"
},
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"source_text": "L'expression « Amérique latine » peut être diversement comprise, même si la définition du périmètre correspondant n'est pas toujours précise, on considère assez généralement que l'Amérique latine est constituée de 19 pays, listés ci-dessous, sans y inclure systématiquement Porto Rico, « associé » aux États-Unis, Haïti, pays indépendant parlant une langue romane, ni les Antilles et la Guyane françaises. Toutefois, une définition restreignant l'Amérique latine aux pays issus de la colonisation ibérique la rend synonyme du terme d'Ibero-Amérique : il peut sembler logique de les différencier.\n\nL’effondrement de l’Empire espagnol après 1808 donne naissance au même moment, après une quinzaine d'années de guerres de libération, à de nouveaux pays qui font appel à la Bourse de Londres pour financer leur industrie minière et la moderniser, mais leurs destins divergent ensuite, le rêve de Simón Bolívar d'une grande fédération ne se réalisant pas.\n\nD'autre part, l’examen attentif de l’histoire et de la culture de l’Amérique latine montre que cette dernière ne constitue pas un ensemble culturellement homogène : l’expression « Amérique latine » efface le passé précolombien de la région, pour ne s'attacher qu'à la langue des colonisateurs. Une définition souvent rencontrée, fait ainsi de l'Amérique latine l'addition des 18 pays indépendants de langue espagnole d'un côté (« l'Amérique espagnole »), du Brésil (de langue portugaise) et Haïti de l'autre.\n\nCette définition de l'Amérique latine est cohérente avec le concept du « partage du monde » signé en 1494 par l'Espagne (alors Castille) et le Portugal lors du Traité de Tordesillas, établi pour définir le partage du Nouveau Monde — considéré comme terra nullius — entre les deux puissances coloniales émergentes, avec pour ligne de partage un méridien nord-sud localisé à 370 lieues (1 770 km) à l'ouest des îles du Cap-Vert, méridien qui se situerait aujourd'hui à 46° 37' ouest.\n\n",
"title": " Histoire et périmètre de l'Amérique latine "
}
] | wik-geo-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Amérique_latine |
Urbanisation - Modes d'urbanisation (1) | 649 | [
{
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"source_text": "\n\nL'urbanisation est un mouvement historique de transformation des formes de la société que l'on peut définir comme l'augmentation du nombre d'habitants en ville par rapport à l'ensemble de la population. C'est donc un processus de développement des villes et de concentration des populations dans celles-ci. Le processus spatio-temporel de l'urbanisation se fait différemment selon les pays et les villes.\n\nL'urbanisation peut se faire autour de villes déjà existantes, généralement dans des territoires jugés attrayants ou pour des raisons culturelles et historiques (capitales) ou religieuses (ex. : La Mecque, Lourdes), ou sur des zones commercialement, industriellement ou militairement stratégiques (ex. : bases militaires). Certaines villes champignons sont nées autour de ports et d'industries positionnés autour de ressources minérales, énergétiques ou humaines (main-d'œuvre bien formée et/ou bon marché).",
"title": "Contexte"
},
{
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"source_text": "La morphologie urbaine permet d'étudier les différentes formes d'urbanisation. Les villes peuvent se développer grâce à l'ERP de façon verticale ou horizontale, voire les deux à la fois. Le développement horizontal est tantôt concentrique, dendritique, ou linéaire (fréquent dans les vallées ou le long d'axes importants), en fonction du contexte biogéographique, politique ou historique (notamment de l'évolution des conditions historiques de propriété). L'urbanisation peut être concentrée ou diffuse L'urbanisme s'appuie généralement sur l'existant, sur le réseau de transport et sur un ou plusieurs centres ou pôles (développement multipolaire). De nombreuses villes nouvelles ont été créées dans les années 1960 en France à la suite de la politique des villes nouvelles (comme Lille-Est, Évry ou Cergy-Pontoise par exemple).\n\nHormis dans le cas de villes champignons liées à la découverte de filons d'or, de ressources rapidement épuisées, ou dans le cas de cités touchées par les retombées de Tchernobyl, depuis les années 1700, il est rare que les villes se stabilisent, disparaissent ou décroissent. Même Hiroshima et Nagasaki, ou les villes rasées durant la Première Guerre mondiale ou durant la Seconde Guerre mondiale, ou lors d'autres conflits ont rapidement été reconstruites et se sont développées. Ce n'est pourtant que dans les années 1970 avec les villes nouvelles, et dans les années 1990 que les urbanistes ont commencé à réfléchir aux conditions de soutenabilité du développement urbain. Et il faut attendre les années 2000 pour voir apparaître les premiers quartiers HQE (Bedzed par exemple à Londres) et 2006 pour le premier projet de ville HQE (en Chine).\n\n",
"title": ""
}
] | wik-geo-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Urbanisation |
Transformations de Paris sous le Second Empire - La coopération entre la normalisation publique et l'initiative privée (1) | 1,863 | [
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"source_text": "\n\nLes transformations de Paris sous le Second Empire, ou travaux haussmanniens, désignent et constituent l'ensemble des modernisations qui ont eu lieu dans la capitale française sous le Second Empire de 1853 à 1870, menées à bien par l'empereur des Français Napoléon III et le préfet de la Seine de l'époque Georges Eugène Haussmann, souvent appelé baron Haussmann.\n\nLe projet a couvert tous les domaines de l'urbanisme, aussi bien au cœur de Paris que dans ses quartiers extérieurs : rues et boulevards, réglementation des façades, espaces verts, mobilier urbain, égouts et réseaux d'adduction d'eau, équipements et monuments publics, tout comme l'extension de la capitale à travers l'annexion de plusieurs communes limitrophes, passant ainsi de douze à vingt arrondissements.",
"title": "Contexte"
},
{
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"source_text": "Influencés par le saint-simonisme, Napoléon III et des ingénieurs comme Michel Chevalier ou des entrepreneurs comme les frères Pereire croient au volontarisme économique, qui peut transformer la société et résorber la pauvreté. C'est à un pouvoir fort, voire autoritaire, d'encourager les capitalistes à lancer de grands travaux qui bénéficieront à l'ensemble de la société et en particulier aux plus pauvres. Le pivot du système économique est la banque, qui se développe considérablement. Ces principes trouvent un champ d'application idéal dans les projets de rénovation de Paris. Les travaux d'Haussmann seront donc décidés et encadrés par l'État, mis en œuvre par les entrepreneurs privés et financés par l'emprunt.\n\n",
"title": ""
},
{
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"source_text": "Dans un premier temps, l'État exproprie les propriétaires des terrains concernés par les plans de rénovation. Puis il détruit les immeubles et construit de nouveaux axes avec tous leurs équipements (eau, gaz, égouts). Haussmann, contrairement à Rambuteau, a recours à des emprunts massifs pour trouver l'argent nécessaire à ces opérations, soit de 50 à 80 millions de francs par an. À partir de 1858, la Caisse des travaux de Paris est l'outil privilégié du financement. L'État récupère l'argent emprunté en revendant le nouveau terrain sous forme de lots séparés à des promoteurs qui doivent construire de nouveaux immeubles en se conformant à un cahier des charges précis. Ce système permet de consacrer chaque année aux travaux une somme deux fois plus élevée que le budget municipal.\n\nOr le système se fissure peu à peu. Les emprunts massifs de la Caisse creusent une dette qui s'élève à 1,5 milliard de francs en 1870 et contribue à discréditer les grands travaux. Jules Ferry dénoncera le trou financier dans un pamphlet paru en 1867 : Les comptes fantastiques d'Haussmann.\n\n",
"title": " Le système haussmannien "
},
{
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"source_text": "Haussmann bénéficie d'un cadre législatif et réglementaire aménagé pour faciliter les travaux et assurer l'homogénéité des nouvelles artères.\n\nLe décret du 26 mars 1852 relatif aux rues de Paris, adopté un an avant la nomination d'Haussmann, met en place les principaux outils juridiques :\n\ndisposition essentielle : l'administration décide seule du périmètre des expropriations. Il devenait donc possible de tailler large dans le vieux tissu urbain, les parcelles non utilisées par la voie publique, bénéficiant d'une très forte plus-value, restaient la propriété de la ville, et échappaient aux anciens propriétaires. Cependant, il n'était pas question de réduire les indemnités dues à ces derniers. Ce sont sur ces dispositions qu'Haussmann allait surtout s'appuyer pour mener sa politique de grands travaux, très dispendieuse mais très efficace. Cet outil permit de raser une bonne partie de l'île de la Cité ou encore tout le quartier, extrêmement peuplé, situé entre le Châtelet et l'Hôtel-de-Ville situé dans le quartier des Arcis. Après 1860, toutefois, le Conseil d'État réduisit le pouvoir discrétionnaire de l'administration, rendant plus difficiles les expropriations.\n\nobligation pour les propriétaires à nettoyer leurs façades et à les rafraîchir tous les dix ans.\n\nrèglementation du nivellement des voies de Paris, de l'alignement des immeubles, du raccordement à l'égout.Les pouvoirs publics interviennent à la fois sur l'épannelage des immeubles par la voie réglementaire, et sur l'aspect esthétique même des façades par le moyen des servitudes :\n\nle règlement de 1859 permet de faire monter les façades jusqu'à 20 mètres de hauteur dans les rues de 20 mètres de largeur qu'Haussmann est en train de percer, alors que la hauteur maximale était de 17,55 mètres auparavant. Les toits doivent toujours s'inscrire sous une diagonale à 45 degrés.\n\nla construction d'immeubles le long des nouvelles voies est soumise à des conditions particulières sur l'aspect des façades. Les maisons mitoyennes doivent avoir « les mêmes hauteurs d'étage et les mêmes lignes principales de façade ». L'utilisation de la pierre de taille est obligatoire sur les nouveaux boulevards.Le rôle capital joué par les architectes voyers, chargés de la gestion de la voirie, marque l'importance prise par les ingénieurs au sein des grands corps de l'État.\n\n",
"title": " La régulation publique "
}
] | wik-hist-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Transformations_de_Paris_sous_le_Second_Empire |
Paris - Urbanisme (3) | 674 | [
{
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"source_text": "\n\nParis (/pa.ʁi/) est la capitale de la France. Divisée en vingt arrondissements, elle est le chef-lieu de la région Île-de-France et le siège de la métropole du Grand Paris.",
"title": "Contexte"
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"source_text": "La hausse continue des prix de l'immobilier explique le remplacement progressif des populations modestes ou intermédiaires par une nouvelle classe plus aisée. On constate ce processus de gentrification dans de nombreuses autres mégapoles comme Londres ou New York. À Paris, cette évolution a vulgarisé le terme de bobos (pour bourgeois-bohème, terme flou mais très usité, sauf par les sociologues qui y font rarement référence) avant de provoquer une mutation sociale de quartiers encore récemment considérés comme populaires, tels le 10e arrondissement ou certaines communes de proche banlieue comme Montreuil en Seine-Saint-Denis. Ainsi, la part des cadres et des professions intellectuelles est passée de 24,7 % de la population active en 1982 à 46,4 % en 2013.\n\nParis est la 12e ville de France de plus de 20 000 habitants pour la proportion d'assujettis à l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF), soit 34,5 foyers fiscaux pour 1 000 habitants. 73 362 foyers fiscaux déclaraient un patrimoine moyen de 1 961 667 euros en 2006. Le 16e arrondissement arrive en tête pour le nombre de redevables avec 17 356 contribuables. Avec 27 400 euros de revenu moyen par unité de consommation en 2001, les ménages parisiens sont les plus aisés de France. Les quatre autres départements en tête du palmarès sont tous franciliens : Hauts-de-Seine, Yvelines, Essonne et Val-de-Marne, ce qui reflète la concentration de professions très qualifiées à haut revenu dans la région Île-de-France.\n\nMais si Paris a une image d'une « ville de riches » avec une proportion de classes sociales élevées plus importante qu'ailleurs, sa sociologie intra-muros reste en réalité très contrastée. Selon l'indice de parité de pouvoir d'achat (PPA), les revenus réels des Parisiens sont très inférieurs à leurs revenus nominaux : le coût de la vie intra-muros (à commencer par celui du logement) est particulièrement élevé, et certains types de denrées coûtent plus cher à Paris que dans le reste de la France. De plus, au contraire du revenu médian, le revenu moyen cache les disparités, quelques très hauts revenus pouvant éclipser de très bas revenus beaucoup plus nombreux. Dans le cas de Paris, le seuil des 10 % de revenus les plus hauts (9e décile) s'élève à 50 961 euros annuels, ce qui explique en partie le haut revenu moyen de la capitale et l'écart important entre le revenu moyen et le revenu médian.\n\nLes différences sociales sont traditionnellement marquées entre les habitants de l'Ouest de Paris (essentiellement aisés) et ceux de l'Est. Ainsi, le revenu moyen déclaré dans le 7e arrondissement, le plus élevé, était de 31 521 euros par unité de consommation en 2001, soit plus du double de celui du 19e arrondissement qui n'était que de 13 759 euros, valeur proche de la médiane des revenus de la Seine-Saint-Denis de 13 155 euros. Les 6e, 7e, 8e et 16e arrondissements sont classés au niveau des dix communes franciliennes au revenu moyen le plus élevé alors que les 10e, 18e, 19e et 20e arrondissements sont au niveau des communes les plus pauvres d'Île-de-France.\n\nOn note enfin de très fortes disparités de revenus au sein même de tous les arrondissements : le rapport interdécile (le seuil des 10 % des revenus les plus élevés divisé par le seuil des 10 % des revenus les plus bas) le plus faible est 6,7 dans le 12e arrondissement, contre 13 pour le 2e arrondissement (qui présente la plus forte dispersion de revenus). Plus globalement, Paris se classe parmi les départements métropolitains aux seuils de bas revenus les plus faibles (81e rang), et présente un rapport interdécile de 10,5 qui en fait le département français où se concentrent les plus fortes disparités sociales.\n\nOn y constate également des formes de ségrégation sociale dans certains quartiers du nord-est parisien comme celui de Barbès - Rochechouart. En effet, la sociologie de certains arrondissements de l'Est de Paris (comme le 19e) ressemble à celle de quelques quartiers sensibles de banlieue ne constituant que l'extension extra-muros de la cartographie sociale de la ville : le 16e arrondissement se prolonge par des communes de banlieue aisées, alors que le Nord-Est de la ville a pour appendice les communes de la Seine-Saint-Denis, réputées pauvres. Au début des années 2000, la population la plus démunie est concentrée dans les arrondissements du nord-est : 40 % des foyers concernés résident dans les 18e, 19e et 20e arrondissements, contre 2 % dans les 4e et 6e arrondissements. 32,6 % des familles parisiennes d'origine étrangère hors Union européenne vivent sous le seuil de pauvreté ; ce n'est le cas que pour 9,7 % des Français dont la personne de référence est française. Aujourd'hui, on constate une arrivée de plus en plus importante de cadres, aux dépens de la classe ouvrière historiquement installée dans ces quartiers. Cela induit un phénomène de gentrification qui se traduit par une augmentation du prix du foncier et des mutations du paysage urbain. Au quartier de la Goutte-d'Or, l'apparition de la brasserie Barbès caractérisée par une carte chère et une architecture classieuse est représentative de l'embourgeoisement des quartiers du nord-est parisien.\n\nCertains quartiers se caractérisent par des regroupements communautaires : le quartier du Marais a la particularité d'attirer une importante communauté homosexuelle à proximité de la communauté juive ashkénaze dont l'implantation autour de la rue des Rosiers remonte au XIIIe siècle. Le 13e arrondissement regroupe quant à lui une importante communauté asiatique dans le quartier des Olympiades.\n\nLa sociologie d'un quartier peut varier selon les heures. Celui de la place de la Bastille, par exemple, avec ses nombreux bars et lieux de vie nocturne, est animé le soir par beaucoup de jeunes tandis que, dans la journée, il jouit d'une relative tranquillité.\n\nLes catégories socioprofessionnelles les plus favorisées représentent en 2018 86 % des transactions de logements contre 69 % en 1998. Inversement, la part des employés et ouvriers achetant un logement n’a cessé de fondre en 20 ans. Leur proportion a été divisée par trois, passant de 15 % à 5 %.\n\n",
"title": " Sociologie urbaine "
}
] | wik-geo-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Paris |
Société des Nations - Échecs de la SDN (2) | 2,393 | [
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"source_text": "\n\nLa Société des Nations (SDN ou SdN) était une organisation internationale introduite par le traité de Versailles en 1919, et dissoute en 1946. Ce même traité est élaboré au cours de la conférence de paix de Paris, pendant laquelle est signé le Covenant ou le Pacte qui établit la SDN, afin de préserver la paix en Europe après la fin de la Première Guerre mondiale. Basée à Genève, dans le palais Wilson puis le palais des Nations, elle est remplacée en 1945 par l’Organisation des Nations unies, qui reprend un certain nombre de ses agences. Le principal promoteur de la SDN est le président des États-Unis Woodrow Wilson. Le dernier des dits Quatorze points de Wilson de janvier 1918 qui préconise une association des nations constitue la base politique officielle. Toutefois, le Sénat américain, en s’opposant à la ratification du Traité de Versailles, vote contre l’adhésion à la Société des Nations et les États-Unis n’en font pas partie.",
"title": "Contexte"
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"source_text": "L’incident de Mukden fut un autre échec de la SDN et agit comme catalyseur pour le retrait du Japon de l’organisation. Lors de l’incident de Mukden, également connu sous le nom d’« incident mandchou », le Japon impérial prit le contrôle du chemins de fer de Mandchourie du Sud dans la région chinoise de Mandchourie. Il prétendit, le 18 septembre 1931, que les soldats chinois avaient saboté le chemin de fer, qui était une voie commerciale importante entre les deux pays.\n\nEn fait, on pense que le sabotage avait été conçu par des officiers japonais de l’armée de Kwantung, sans que le gouvernement japonais en soit informé, afin de déclencher une invasion complète de la Mandchourie. En représailles, l’armée japonaise, et contrairement aux ordres du gouvernement civil du Japon, occupa la région entière et la renomma en Manchukuo. Ce nouveau pays ne fut reconnu internationalement que par le Salvador (mars 1934), le Vatican (avril 1934), l'Espagne, puis l’Italie (novembre 1936) et l’Allemagne (février 1938) ainsi que par des pays alliés ou occupés par les puissances de l'Axe durant la Seconde Guerre mondiale comme la Hongrie, la Slovaquie, la Roumanie, la Bulgarie, la Finlande, le Danemark, la Croatie, le reste du monde continuant à considérer la Mandchourie comme une région chinoise.\n\nEn 1932, l’armée de l’air et la marine japonaises bombardèrent la ville chinoise de Shanghai déclenchant une guerre courte, le premier incident de Shanghai. Le gouvernement chinois demanda l’aide de la SDN mais le long voyage par bateau des officiels de la Société qui voulaient enquêter eux-mêmes occasionna des délais. Quand ils arrivèrent, les officiels furent confrontés aux allégations chinoises d’une invasion japonaise illégale tandis que les Japonais prétendaient avoir agi pour maintenir la paix dans la zone. Malgré la haute position du Japon au sein de la Société, le rapport Lytton déclara que le Japon avait tort et demanda que la Mandchourie retourne à la Chine. Cependant, avant le vote du rapport à l’Assemblée, le Japon annonça son intention de poursuivre l’invasion de la Chine. Lorsque le rapport fut approuvé à l’Assemblée selon l’article 42-1 en 1933 (seul le Japon vota contre), le Japon se retira de la Société.\n\nSelon sa propre Convention, la SDN aurait dû décider de sanctions économiques contre le Japon, ou rassembler une armée et lui déclarer la guerre. Néanmoins, rien ne se passa. En effet, d'une part, les sanctions économiques avaient été rendues de fait inopérantes par le refus des États-Unis d’Amérique de faire partie de la SDN : pour un État frappé de sanctions économiques, le commerce avec les États-Unis d’Amérique permettait aisément de contourner la sanction. D'autre part, aucune armée ne fut jamais mise sur pied, du fait des intérêts propres de beaucoup d'États membres. Ainsi, cela occasionna le refus de la Grande-Bretagne et de la France de monter une armée commune au profit de la Société, occupés qu’ils étaient déjà à leurs propres affaires (comme de garder leur contrôle sur leurs vastes empires coloniaux), particulièrement après la tourmente de la Première Guerre mondiale.\n\nLe Japon conserva le contrôle de la Mandchourie jusqu’à ce que l’Armée rouge soviétique déclenche l'invasion de la région en 1945 et la restitue à la Chine à la fin de la Seconde Guerre mondiale.\n\n",
"title": " Invasion de la Mandchourie (1931-1933) "
},
{
"img": [],
"source_text": "La SDN ne put empêcher la guerre du Chaco, en 1932, entre la Bolivie et le Paraguay dans la région aride du Chaco boréal (Amérique du Sud).\n\nBien que la région ait été peu abondamment peuplée, elle donnait le contrôle du río Paraguay qui aurait donné un accès à l’océan Atlantique à l’un de ces deux pays enclavés au milieu des terres.\n\nS’y ajoutèrent également les spéculations, fausses comme il fut démontré plus tard, que le Chaco pourrait être riche en pétrole. Les escarmouches à la frontière tout au long des années 1920 ont abouti à une guerre totale en 1932 quand l’armée bolivienne, suivant les ordres du président Daniel Salamanque Urey, attaqua une garnison paraguayenne à Vanguardia. Le Paraguay fit appel à la SDN, mais celle-ci renonça à agir quand la Conférence pan-américaine offrit de négocier à sa place.\n\nCette guerre fut un désastre pour les deux camps, causant 100 000 victimes et conduisant les deux pays au bord du désastre économique. Avant qu’un cessez-le-feu ne fut négocié le 12 juin 1935, le Paraguay s'était emparé du contrôle de la majeure partie de la région. La nouvelle situation fut avalisée lors d’une trêve en 1938 durant laquelle les trois quarts du Chaco boréal lui furent attribués.\n\n",
"title": " Guerre du Chaco (1932) "
},
{
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"source_text": "C'est peut-être le plus célèbre échec de la Société. En octobre 1935, Benito Mussolini envoie le général Pietro Badoglio avec 400 000 hommes de troupe envahir l’Abyssinie, l'Éthiopie actuelle. L'armée italienne, moderne, défait aisément une armée abyssinienne mal équipée et prend Addis-Abeba en mai 1936, forçant l’empereur Haïlé Sélassié à la fuite. Lors du conflit, l'armée italienne fait usage d'armes chimiques (gaz moutarde) et de lance-flammes. La Société condamne l’agression italienne et impose des sanctions économiques en novembre 1935, mais elles sont en grande partie inefficaces.\n\nSelon le Premier ministre britannique Stanley Baldwin, la cause en est l'insuffisance voire l'absence de forces militaires mises au service de la SDN, qui auraient été capables de résister à une attaque italienne. De plus, le 9 octobre 1935, les États-Unis, sans même être membres, refusent de coopérer à toute action de la Société. Ils mettent l’embargo sur les exportations d’armes et de matériel de guerre aux belligérants conformément à leur nouvelle loi de neutralité le 5 octobre. Le 29 février 1936, ils tentent de limiter les exportations de pétrole et d’autres matériaux au niveau normal du temps de paix. Les sanctions de la SDN, décrétées le 4 juillet 1936, restent donc lettre morte.\n\nEn décembre 1935, une tentative de mettre fin au conflit en Abyssinie, due au secrétaire d'État aux Affaires étrangères britannique Hoare et au Premier ministre français Laval, et donc connue sous le nom de pacte Hoare-Laval, est lancée. Il s'agit de diviser l’Abyssinie en deux parties : un secteur italien et un secteur abyssinien. Mussolini aurait été prêt à accepter le pacte, malgré des informations parcellaires. Les opinions publiques britanniques et françaises réagissent de façon véhémente et accusent la SDN de vouloir brader l’intégrité de l'Abyssinie. Hoare et Laval sont forcés de revenir sur leur proposition. Leurs gouvernements respectifs s’en dissocient.\n\nComme dans le cas de la Chine et du Japon, les grandes nations réagissent mollement, considérant que le destin d'un pays pauvre et éloigné, habité par des non-Européens, n’est pas d’un intérêt majeur pour elles. Le 11 décembre 1937[source insuffisante], l'Italie quitte la Société des Nations.\n\n",
"title": " Invasion italienne en Abyssinie (1935-1936) "
},
{
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"source_text": "La SDN est impuissante (et la plupart du temps silencieuse) face aux événements majeurs qui conduisent à la Seconde Guerre mondiale, comme la remilitarisation de la Rhénanie, l’occupation des Sudètes et l’Anschluss par l'Allemagne, ce qui était interdit par le traité de Versailles.\n\nComme le Japon, le Troisième Reich en 1933 — prenant pour prétexte l’échec de la Conférence mondiale pour le désarmement à établir la parité des armements avec la France — et l’Italie en 1937 préfèrent quitter la Société plutôt que de se soumettre à ses jugements. Le commissaire de la Société à Danzig est incapable de gérer les revendications allemandes sur la ville, un facteur qui contribue au déclenchement de la Seconde Guerre mondiale. Le dernier acte significatif de la SDN est d’en exclure l’Union soviétique en décembre 1939 après son invasion de la Finlande.\n\n",
"title": " Réarmement de l’Allemagne (1936), puis des futures puissances de l'Axe "
}
] | wik-hist-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Société_des_Nations |
Paris - Une ville internationale (2) | 686 | [
{
"img": [],
"source_text": "\n\nParis (/pa.ʁi/) est la capitale de la France. Divisée en vingt arrondissements, elle est le chef-lieu de la région Île-de-France et le siège de la métropole du Grand Paris.",
"title": "Contexte"
},
{
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"source_text": "Paris est la capitale mondiale du luxe en 2019 selon le cabinet Brand Finance.\n\nCe que l'on appelle « la mode » a une très ancienne origine en France où elle remonte au XIVe siècle, puis se développe à la Cour de Versailles de Louis XIV à Louis XVI où Rose Bertin fournissait la reine Marie-Antoinette en robes.\n\nLanvin, créée en 1889 par Jeanne Lanvin, est la plus ancienne maison de couture française encore en activité.\n\nEn 1900, il existait une vingtaine de maisons labellisées « haute couture » à Paris, en 1946 une centaine, et quinze au début des années 2000. À la fin des années 2010, parmi les plus anciennes et les plus prestigieuses figurent Chanel, Dior, Yves Saint Laurent ; d'autres sont également installées à Paris comme Jean Paul Gaultier, Christian Lacroix, Pierre Balmain, nouveaux créateurs qui se font un nom au-delà de la France.\n\nCes maisons de haute couture excellent dans la mode, et parfois dans la parfumerie par l'entremise de sociétés tierces. Il faut rappeler que déjà sous l'Ancien Régime, la reine de France, Marie-Antoinette, avait un parfumeur, qui était également celui de la Cour, en la personne de Jean-Louis Fargeon. Ainsi, les parfums No 5 de Chanel ou Arpège, apparus dans les années 1920, sont devenus incontournables, tout comme Miss Dior dans les années 1940.\n\nDepuis le XIXe siècle, à côté du marché de la mode se développe celui des accessoires avec la parfumerie, la maroquinerie, le prêt-à-porter, les bijoux, les chaussures, les sacs à main, avec Hermès (1837), Vuitton (1854), Lancôme (1935), Longchamp (1948), Givenchy (1952), Christian Louboutin (1991), etc.\n\nAu début du XXIe siècle, Paris doit faire face à la concurrence de New York, Londres et Milan, toutefois en 2020 la Semaine de la mode de Paris reste la plus prestigieuse des quatre principales semaines de défilés internationales et Paris reste la capitale de la mode, . Par ailleurs, le statut « haute couture » n'existe qu'à Paris. Dans les autres villes ce ne sont que des défilés de prêt-à-porter.\n\nLa ville occupe ainsi une place éminente sur la scène mondiale dans les secteurs liés au luxe. En 2017, Paris s'est classée première ville dans le monde, devant Londres, pour le nombre d'ouvertures dans le secteur du luxe et des produits premium. Les boutiques sont essentiellement concentrées dans les 1er, 2e et 8e arrondissements : rue de la Paix, place Vendôme, rue Saint-Honoré, rue du Faubourg-Saint-Honoré, rue Royale, avenue Montaigne, entre autres. Sur la place Vendôme se trouvent notamment une boutique Cartier, les joailliers Chaumet et Boucheron, mais aussi Chanel et Dior. Rues Saint-Honoré et du faubourg Saint-Honoré se trouvent Louis Vuitton, Guerlain, d'autres grandes marques de luxe, et à l'angle avec la rue Boissy-d'Anglas, Hermès et Lanvin. Avenue Montaigne, le siège de Dior, une autre boutique Louis Vuitton, et des grands noms de la haute couture française et étrangère. Rue Cambon, la boutique historique de Chanel. À côté des marques françaises se trouvent également des marques de luxe étrangères (Chopard, Gucci, etc.).\n\nÀ Paris se trouvent les sièges de Kering (famille Pinault actionnaire majoritaire, 3e groupe de luxe mondial) et de LVMH (Groupe Arnault actionnaire majoritaire, 1er groupe de luxe mondial), leaders mondiaux dans le secteur du luxe, mais aussi de nombreux points de vente ainsi que les boutiques de toutes les marques de luxe indépendantes ou affiliées à de grands groupes.\n\nParis est la ville qui compte le plus de palaces au monde.\n\nLes marques de luxe françaises telles Chanel, groupe LVMH (Christian Dior, Louis Vuitton, etc.), groupe Kering (Yves Saint Laurent, Boucheron, Balenciaga, etc.), Hermès et L'Oréal sont les plus appréciées, les plus valorisées et les plus influentes au monde pour la mode et la beauté, .\n\nEn 2019, six (dont les trois premières) des dix marques de luxe les plus rentables au monde sont françaises et ont leur siège social à Paris.\n\nL'Oréal (famille Bettencourt actionnaire majoritaire) est numéro un mondial de l'industrie cosmétique, et le siège social du groupe est situé à Paris.\n\n« LVMH — Kering — Hermès — L'Oréal. Un quatuor qui, selon divers classements et autres palmarès a hissé la France au firmament du luxe mondial. »\n\nDes créateurs de renommée mondiale ont exercé leur métier à Paris, tels Charles Frederick Worth (1825-1895), Jeanne Paquin (1869-1936), Paul Poiret (1879-1944), Gabrielle Chasnel, dite Coco Chanel (1883-1971), Elsa Schiaparelli (1890-1973), Christian Dior (1905-1957), Pierre Balmain (1914-1982), Pierre Cardin (1922-2020), André Courrèges (1923-2016), Karl Lagerfeld (1933-2019), Yves Saint Laurent (1936-2008), Kenzō Takada (1939-2020), Thierry Mugler (1948-2022), ou l'exerce toujours tel John Galliano (1960), etc.\n\nEn 2017, Paris a été classée comme la ville la plus élégante au monde.\n\nParis est le siège du Comité Colbert qui fait la promotion à l'international du luxe à la française.\n\nParis est aussi une des capitales du shopping avec par exemple les Galeries Lafayette ou le Printemps. La ville a vu naître les grands magasins modernes, fondés sur l'idée révolutionnaire, à l'époque, de présenter un assortiment large et profond, des prix fixes et apparents, un accès direct et une mise en valeur de la marchandise dans un espace de vente dont l'agencement, la composition et les décors ont été réfléchis. Le premier exemple du genre est Le Bon Marché, transformé en 1852.\n\n",
"title": " Luxe, haute couture, joaillerie "
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"source_text": "Au cœur de la capitale française, le Musée du Louvre est le musée d'art le plus grand et le plus visité au monde. C'est au sein de ce musée que se trouve La Joconde qui est le tableau le plus célèbre au monde et l'objet d'art le plus visité au monde.\n\nTous les ans, se tient à Paris la Foire internationale d'art contemporain (FIAC), « le plus grand musée du monde durant quatre jours ».\n\nL'Organisation internationale de la francophonie (OIF) a son siège à Paris.\n\nElle est la ville ayant accueilli le plus grand nombre d'expositions internationales (sept depuis le XIXe siècle), devant les villes américaines, Londres, etc.\n\nÀ Paris, se trouve le Ballet de l'Opéra national de Paris qui est la compagnie de danse classique la plus ancienne au monde (l'Académie royale de danse a été fondée en 1661 sous le règne du roi Louis XIV) et l'une des plus prestigieuses.\n\nÀ Paris, se trouve également le siège de la fédération internationale de l'automobile.\n\n",
"title": " Œuvres d'art, langue française, culture, danse, fédérations "
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"source_text": "À Paris et dans son agglomération, se trouve la plupart des grandes écoles françaises.\n\nIl y a aussi le campus de Paris-Saclay qui est un pôle de recherche international.\n\n",
"title": " Enseignement, recherche "
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"source_text": "Le repas gastronomique des Français a été inscrit au patrimoine mondial de l'humanité en 2010.\n\nSur les dix meilleures tables du monde en 2018, quatre se trouvent à Paris, ce qui en fait la ville la mieux dotée au monde.\n\nDans le passé, des chefs cuisiniers ont officié à Paris comme Marie-Antoine Carême (1784-1833) par exemple. De nos jours des chefs trois étoiles au guide Michelin exercent leur art culinaire ou ont certains de leurs établissements à Paris et dans son agglomération, tels Alain Ducasse, Guy Savoy, Yannick Alléno, Éric Frechon, Kei Kobayashi, Frédéric Anton, etc.\n\nParis est également le siège d'entreprises telles que Fauchon, Hédiard, Dalloyau, Debauve & Gallais, qui comptent parmi les plus anciennes et prestigieuses maisons de la haute gastronomie française et aussi dirigées vers l'international.\n\nDans la banlieue parisienne, se trouve le marché d'intérêt national de Rungis qui est le plus grand marché au monde de produits agricoles.\n\n",
"title": " Gastronomie "
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] | wik-geo-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Paris |
Histoire de l'industrie en France - Des années 1940 à nos jours (1) | 756 | [
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"source_text": "\n\nL'histoire de l'industrie en France prend sa source d'une manière différente d'autres pays très industriels comme la Belgique ou le Royaume-Uni, et ne semble pas particulièrement liée à la révolution industrielle.\n\n",
"title": "Contexte"
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"source_text": "La France a terminé la guerre dans le camp des vainqueurs. Elle a été confirmée dans son statut de grande puissance politique. On remarque que la France de 1940 est libérée et victorieuse mais affaiblie. En effet, les pertes humaines sont lourdes et les destructions s’étendent sur tout le territoire. Il faudrait deux à trois ans du revenu national d’avant guerre pour remplacer ce qui a disparu. L’appareil productif est grippé et ce sont toutes les branches qui sont atteintes : les transports, le charbon mais aussi les constructeurs automobiles avec le manque de matières premières. Produire, moderniser et intervenir semble à présent une priorité. L’engagement du mouvement ouvrier dans la bataille de production est fort, l’industrie est à la base de l’indépendance et de la puissance du pays. L’idée de nationalisation a cheminé dans le mouvement ouvrier français depuis la fin du XIXe siècle. L’intérêt général et national ne pouvait qu’en bénéficier. Les nationalisations industrielles avaient une double fonction économique : accélérer la transformation des secteurs concernés et entraîner la croissance des autres branches. La modernisation bien avancée, la croissance de la fin des années 1940 a un prix : la paupérisation populaire. Au printemps 1947, le pouvoir d’achat ouvrier a reculé d’un tiers depuis 1938. La colère ouvrière éclate donc à l’égard des patrons et se manifeste à travers des grèves. Chaque vague de grèves a pris naissance dans la métallurgie ou dans les mines et a rallié un large spectre de professions : textile, chimie, fonction publique, services … Si les grèves échouent en 1947-1948 malgré le potentiel de mécontentement c’est bien parce qu’une partie de mouvement ouvrier refuse de se laisser entraîner dans une aventure politique. Ceux-là se reconnaissent dans la CFCT et dans Force ouvrière. Jusqu’en 1953, le front du travail sera plus calme. Le patronat est en position de force.\n\n",
"title": " Le redressement après la Deuxième Guerre Mondiale "
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"source_text": "Quelle place la France allait prendre dans la division internationale du travail ?\n\nJean Monnet disait : « La France est vouée au commerce internationale ».\n\nSur le plan industriel il paraissait nécessaire d’associer les forces en Europe à la fois pour éviter un dangereux tête à tête avec l’Allemagne et pour contrebalancer partiellement la puissance américaine. Le traité fondant la Communauté Européenne du charbon et de l’acier (CECA) est signé à Paris le 18 avril 1951 entre la France, l’Allemagne, l’Italie et les trois pays du Benelux. La part des produits industriels s’élève à environ un tiers pour les importations et deux tiers pour les exportations. La France intègre le Marché Commun car sans lui elle ne pèserait pas dans le concert mondial. Le traité de Rome, quant à lui, organisait la disparition de toute entrave à la circulation des marchandises, capitaux et des hommes à l’intérieur de la CEE. On constate alors que le commerce extérieur de la France a cru beaucoup plus vivement, depuis le début des années 1950, que le produit intérieur brut. La part du commerce extérieur dans le PIB est passée de 22,7 % en 1950 à 34,1 % en 1973. La France est de plus en plus intégrée aux échanges internationaux. Elle a rejoint la norme des pays développés et l’économie française s’est ancrée dans le commerce international. Les échanges intracommunautaires font plus de la moitié du commerce extérieur de la France. L’élargissement du Marché Commun à l’Irlande, Grande Bretagne et Danemark évidemment accentué la tendance. La vente hors des frontières est devenue l’obsession des firmes et souvent leur meilleur atout. Elles y font des bénéfices plus élevés qu’en France et en tirent des économies d’échelle que le marché intérieur ne dégagerait pas. Egalement, les investissements français à l’étranger ont cru très fortement dans les années 1960-1970. À la fin des années 1970, elle est au sixième rang mondial des investisseurs.\n\n",
"title": " L’ouverture au monde "
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"source_text": "En 1952, la reconstruction de l’industrie est pratiquement achevée. L’industrie française comme toute l’économie d’ailleurs fait preuve d’un dynamisme sans précédent. Le taux de croissance annuel de l’économie a été de 5,5 % entre 1952 et 1972, celui de l’industrie avoisine les 6 %. Les progrès de l’industrie toutes branches confondues lui donnent un poids croissant dans l’économie nationale. En termes de PIB, elle compte pour 41 % en 1973 soit une augmentation d’un tiers depuis les années 1950. La population active occupée par l’industrie s’est stabilisée depuis 1958 autour de 38 % du total. La chimie fait exemple d’industrie exemplaire des Trente Glorieuses.\n\nCependant, de 6 millions en 1946, la population active engagée dans l’agriculture est tombée à 2.2 millions en 1974. Au début de l’après guerre, les travaux agricoles retenaient un actif sur quatre, à l’issue des Trente Glorieuses, ils n’en occupent plus qu'un sur dix. L’agriculture s’industrialise, elle s’équipe vigoureusement : le tracteur est le symbole de la modernité. Les exploitants doivent entrer dans la course aux rendements.\n\nDans les années 1960, la France était une « société de consommation ». Consommation de masse et production de masse sont dépendantes l’une de l’autre. On ne peut espérer accroître la consommation des ménages sans une augmentation continue de leur pouvoir d’achat. Pouvoir d’achat en hausse et facilité d’obtention d’un crédit permettent à la France de se convertir à la civilisation automobile. Le taux d’équipement n’était pas négligeable au milieu des années 1950 puisque 22,5 % des ménages possédaient une automobile. Toutefois, la progression est forte. En effet, le taux d’équipement est de 61,5 % vingt-cinq ans plus tard.\n\n",
"title": " Les années Glorieuses "
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"source_text": "La production de masse qui explique la croissance intensive des années Glorieuses n’a-t-elle pas créé en même temps qu’un nouveau consommateur un nouvel ouvrier ?\n\nEn 1970, le travail posté concerne 17,8 % des établissements appartenant aux industries de transformation groupant 22,5 % du total de la main d’œuvre. Le travail posté est une machine à déqualifier. Il décomplexe les travaux complexes en unités simples. Il facilite aussi l’exécution des tâches puisqu'une partie de la dépense physique n’incombe plus aux ouvriers. Néanmoins, la fatigue est tout de même présente à travers les bruits, les vibrations, les postures, on parle également de lassitude d’un travail imposé et machinal.\n\nÉgalement, dans les années 1970, un ouvrier sur cinq est une ouvrière. L’augmentation de la part féminine dans le monde ouvrier s’est faite pour l’essentiel après 1968. De plus, un ouvrier sur dix travaillant en France est un étranger. Les travaux de force des industries peu mécanisées leur sont largement ouverts puisque les français s’en détournent. En 1974, les tiers des ouvriers spécialisés (OS) de l’automobile sont des étrangers.\n\nEn 1966, 53 % des ouvriers travaillent au moins quarante-huit heures par semaine. Si le pouvoir d’achat ouvrier augmente de 4,5 % par an de 1960 à 1973, les plus bas progressent moins vite. Les salaires des femmes sont inférieurs d’un tiers à ceux des hommes.\n\nMai 68 compte 5 millions de grévistes dans l’industrie. L’insatisfaction s’accumule dans le monde ouvrier. La modernisation des structures au cours des années 1960 a des conséquences graves sur l’emploi. Les restructurations entraînent des réductions de la durée de travail donc des salaires. La mobilité géographique et professionnelle de l’emploi, la disparition rapide de certains métiers et qualification nourrissent le chômage : il se chiffre à 350 000 en 1967 contre 200 000 en 1962. Enfin, les disparités de rémunération pour un même travail entre Paris et la Province sont de plus en plus mal supportées. Ces grèves sont fréquemment l’occasion de heurts entre les salariés et la police. Les étudiants pourtant loin des préoccupations ouvrières se joignent aux ouvriers et le mouvement de grèves se généralise. Toutefois, les grèves de mai 68 ont conduit à l’augmentation du SMIG, des autres salaires, du pouvoir d’achat mais aussi à la reconnaissance de la section syndicale d’entreprise, l’enrichissement des tâches, les horaires variables et l’autonomie des équipes.\n\n",
"title": " Métamorphose du monde ouvrier "
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] | wik-geo-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_l'industrie_en_France |
France - Économie (4) | 637 | [
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"source_text": "\n\nLa France, en forme longue depuis 1875 la République française, est un État souverain transcontinental dont le territoire métropolitain s'étend en Europe de l'Ouest et dont le territoire ultramarin s'étend\n\ndans les océans Indien, Atlantique, Pacifique, ainsi qu'en Antarctique et en Amérique du Sud. Le pays a des frontières terrestres avec la Belgique, le Luxembourg, l'Allemagne, la Suisse, l'Italie, l'Espagne, Monaco et l'Andorre en Europe, auxquelles s'ajoutent les frontières terrestres avec le Brésil, le Suriname et les Pays-Bas aux Amériques. La France dispose d'importantes façades maritimes sur l'Atlantique, la Méditerranée, le Pacifique et l'océan Indien, lui permettant de bénéficier de la deuxième plus vaste zone économique exclusive du monde.",
"title": "Contexte"
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"source_text": "Le secteur bancaire français a longtemps été caractérisé par sa faible concentration, par la ferme réglementation qui l'encadrait et par la part importante du secteur public, mais cette situation a changé au cours des années 1990 et 2000. Les banques françaises BNP Paribas, Société générale et Crédit agricole se placent respectivement aux quatrième, neuvième et dixième places mondiales du secteur en 2009. Le secteur des assurances occupe également une place importante dans l'économie française, Axa étant la première compagnie d'assurance européenne.\n\nLa bourse de Paris, filiale d'Euronext depuis 2000, est le marché officiel des actions en France. L'indice CAC 40 est un indice pondéré en fonction de la capitalisation boursière flottante qui reflète la performance des 40 actions les plus importantes et les plus activement échangées cotées sur Euronext Paris. Au 30 septembre 2020, la capitalisation boursière totale des composantes du CAC 40 était de 1 529 milliards d'euros. La capitalisation boursière médiane des composantes de l'indice était de 23,77 milliards d'euros, et LVMH, Sanofi et Total étaient les trois plus grosses entreprises de l'indice.\n\n",
"title": " Principaux secteurs d'activité - Finance et assurance "
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"source_text": "En 2018, selon le FMI, le PIB nominal de la France s'élevait à 2 775,25 milliards de dollars ; selon ce critère, la France est la 7e économie mondiale. Selon le Crédit suisse, la France disposait en 2018 d'une richesse totale (en) estimée à 13 883 milliards de dollars, faisant de la France le 6e pays la plus riche du monde et le 3e plus riche d'Europe selon ce critère.\n\nD'après le Global Competitiveness Report 2018 publié par le Forum économique mondial, la France est la 17e (sur 140) économie la plus compétitive du monde (gain d'une place par rapport à l'année 2017). Le rapport salue la qualité des infrastructures françaises et le haut niveau de santé publique, mais il reproche à la France son nombre trop important de régulations, les faibles compétences numériques de sa main d'œuvre, le nombre trop faible d'enseignants à l'école, le nombre trop élevé de barrières non-tarifaires, le manque de flexibilité de son marché du travail et le niveau trop élevé d'imposition. Dans le 2019 Index of Economic Freedom de l'Heritage Foundation, qui mesure le degré de liberté économique de chaque pays dans le monde, la France n'obtient que la 71e place (sur 186 pays classés) à cause du niveau élevé de ses dépenses publiques, des régulations rigides de son marché du travail et de son important taux de prélèvements obligatoires.\n\nL'économie française est fortement extravertie, notamment vis-à-vis de ses partenaires européens (65 % des exportations françaises). Cette situation est en partie liée à l'épuisement ou à l'insuffisance des ressources minières et énergétiques du pays, qui l'obligent à importer, et à la taille relativement réduite de ce pays. Mais elle s'explique également par l'importance des exportations. Selon l'OMC, en 2017, la France est le 8e exportateur (535 milliards de dollars d'exportations) et le 6e importateur (625 milliards de dollars d'importations) mondial de marchandises. En ce qui concerne les services, elle en est le 4e exportateur (248 milliards de dollars d'exportations) et 4e importateur (240 milliards de dollars d'importations) mondial.\n\nNéanmoins, le commerce extérieur de la France connaît d'importantes difficultés. Depuis 2004, la France connaît un déficit de sa balance commerciale, de plus en plus creusé (−75,4 milliards de dollars en 2009), une situation qui s'explique en partie par le niveau élevé de l'euro face au dollar. Entre 1990 et 2006, la part de marché mondiale de la France dans les exportations de marchandises est passée de 6,3 à 4,1 % ; la France n'est plus en 2009 que le cinquième importateur et le sixième exportateur mondial. Selon Eurostat, cette dégradation du commerce extérieur français serait en partie due à une augmentation des coûts salariaux horaires. Le solde commercial continue d'être déficitaire en 2017 : le solde des biens et services enregistre un déficit de 38,3 Md€ (26,8 Md€ en 2016). Cette dégradation reflète principalement la dynamique de la demande intérieure française portée par la reprise de la consommation des ménages et de l'investissement des entreprises qui ont soutenu les importations de biens : +6,8 % à 535,5 Md€ après +0,1 % en 2016. Par ailleurs, la facture énergétique (39 Md€) s'alourdit en 2017 et pèse fortement sur la balance commerciale, équivalant à 63 % du déficit total.\n\n",
"title": " Place de la France dans l'économie mondiale "
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] | wik-geo-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/France |
Louis XIV - Politique étrangère (3) | 826 | [
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"source_text": "\n\nLouis XIV, dit « le Grand » ou « le Roi-Soleil », né le 5 septembre 1638 au château Neuf de Saint-Germain-en-Laye et mort le 1er septembre 1715 à Versailles, est un roi de France et de Navarre. Son règne s'étend du 14 mai 1643 — sous la régence de sa mère Anne d'Autriche jusqu'au 7 septembre 1651 — à sa mort en 1715. Son règne d’une durée de 72 ans est l'un des plus longs de l'histoire d'Europe et le plus long de l'histoire de France.\n\nNé Louis, surnommé Dieudonné, il monte sur le trône de France au décès de son père, Louis XIII, quelques mois avant son cinquième anniversaire, ce qui fait de lui l'un des plus jeunes rois de France. Il devient ainsi le 64e roi de France, le 44e roi de Navarre et le troisième roi de France issu de la dynastie des Bourbons.",
"title": "Contexte"
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"source_text": "La fragilité de la santé de Charles II d'Espagne, resté sans enfant, pose très tôt le problème de sa succession, que se disputent les Bourbons de France et les Habsbourg d'Autriche. Le problème est quasi insoluble : tant la solution française que l'autrichienne a pour effet de créer un déséquilibre des forces en Europe. Il s'ensuit nombre de pourparlers en vue d'élaborer un partage équilibré, qui n'aboutissent à rien de concret. Finalement, les Espagnols convainquent Charles II que le mieux serait un candidat français au trône, une position que, pour des raisons internes à l'Italie, le pape Innocent XII soutient. Louis XIV hésite beaucoup à accepter l'héritage que lui offre Charles II. Le Conseil d'en haut, qu'il consulte, est divisé. En effet, accepter le testament, c'est mettre un Bourbon sur le trône d'Espagne et non pas agrandir la France comme le permettrait un traité. C'est d'ailleurs la position défendue par Vauban. D'un autre côté, laisser l'Espagne aux Habsbourg, c'est risquer l'encerclement. Enfin, économiquement, l'Espagne est alors un pays exsangue, avec moins de 6 millions d'habitants en métropole, et difficile à redresser, comme le constateront les Français un temps employés à cette tâche. Finalement, Louis XIV accepte parce qu'il ne peut s'empêcher de voir le testament comme un « ordre de Dieu ».\n\nLes Autrichiens prennent cette décision comme un casus belli et font alliance avec l'électeur palatin, l'électeur de Hanovre et celui de Brandebourg, que les princes germaniques autorisent à se nommer roi de Prusse. Guillaume d'Orange en Angleterre et Anthonie Heinsius en Hollande ne sont pas favorables au testament, mais se heurtent à des opinions publiques qui ne veulent pas de guerre. Si la guerre est malgré tout enclenchée, c'est en partie à la suite des maladresses de Louis XIV, qui veut conserver au nouveau roi d'Espagne des droits sur le royaume de France et qui « bouscule » des garnisons hollandaises en Belgique sans respecter les clauses prévues dans les traités.\n\nDe son côté, le nouveau roi d'Angleterre, Guillaume d'Orange, s'active à réarmer son nouveau pays et est d'autant plus opposé à Louis XIV que celui-ci a soutenu le roi déchu Jacques II. Aussi, et bien que le « Grand Roi » ait tenté le dialogue, le 14 mai 1702, l'Angleterre, la Hollande et l'empereur lui déclarent la guerre, rejoints par le Danemark, le roi de Prusse et de nombreux princes et évêques allemands. Les animateurs militaires de cette coalition sont le prince Eugène de Savoie, Anthonie Heinsius et le duc de Marlborough. De son côté, si la France compte des maréchaux médiocres comme Villeroy ou Tallard, elle compte aussi deux chefs, Vendôme et Villars, dont les capacités militaires sont à la mesure de celles de leurs adversaires, Marlborough et le prince Eugène.\n\n",
"title": " Guerre de succession d'Espagne (1701-1714) - Contexte "
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"source_text": "La guerre commence par une série de défaites, excepté la percée victorieuse de Claude Louis Hector de Villars en Allemagne. La Provence est envahie et Toulon assiégé en 1707. En Flandre, la mésentente entre le duc de Vendôme et le duc de Bourgogne conduit à une retraite désastreuse en 1708. Au Conseil d'en haut, des divergences se font jour tandis que la situation financière se dégrade. Aussi Louis XIV demande-t-il, en 1709, une suspension des combats et l'ouverture de négociations de paix. Le problème est que ses adversaires font preuve de beaucoup d'exigences. Ils veulent notamment le contraindre à reconnaître un Habsbourg comme souverain de l'Espagne.\n\nFace à cette situation difficile, Louis XIV rédige ou fait rédiger par Torcy un appel au peuple, où il explique sa position. Il écrit notamment : \n\n« Je passe sous silence les insinuations qu'ils ont faites de joindre mes forces à celle de la Ligue, et de contraindre le roi, mon petit-fils, à descendre du trône, s'il ne consentait pas volontairement à vivre désormais sans États, à se réduire à la condition d'un simple particulier. Il est contre l'humanité de croire qu'ils aient seulement eu la pensée de m'engager à former avec eux pareille alliance. Mais, quoique ma tendresse pour mes peuples ne soit pas moins vive que celle que j'ai pour mes propres enfants ; quoique je partage tous les maux que la guerre fait souffrir à des sujets aussi fidèles, et que j'aie fait voir à toute l'Europe que je désirais sincèrement de les faire jouir de la paix, je suis persuadé qu'ils s'opposeraient eux-mêmes à les recevoir à des conditions également contraires à la justice et à l'honneur du nom FRANCAIS. »\n\nLe mot français, écrit en majuscule dans le texte original, est un « appel au patriotisme ». Le roi, en opposition avec la pensée absolutiste, ne demande pas l'obéissance mais le soutien du peuple. La lettre, lue aux troupes par le maréchal de Villars, provoque un sursaut chez les soldats, qui, lors de la bataille de Malplaquet, font preuve d'une grande combativité. S'ils doivent finalement battre en retraite, ils infligent à leur ennemi des pertes deux fois plus importantes que celles qu'ils ont à déplorer.\n\n",
"title": " Guerre de succession d'Espagne (1701-1714) - Défaites militaires, pourparlers de paix dilatoires et appel au peuple "
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"source_text": "En avril 1710, les Tories arrivent au pouvoir en Angleterre et, sous l'impulsion du vicomte Bolingbroke, considèrent que l'objectif premier de la politique étrangère anglaise se trouve désormais sur mer et dans les colonies. Selon J.-C. Petitfils, cette décision fait vraiment entrer ce pays « dans le concert des grandes puissances mondiales ». Les Anglais, qui ne veulent ni d'une Espagne française ni d'une Espagne autrichienne, acceptent, lors des Préliminaires de Londres, que Philippe V d'Espagne reste roi d'Espagne, à condition que Louis XIV s'engage à ce que le roi d'Espagne ne puisse pas être aussi roi de France. Les autres belligérants trouvent cela insuffisant. Mais les Anglais sont déterminés et exercent une pression notamment financière sur leurs alliés. Comme de son côté le maréchal de Villars gagne la bataille de Denain et triomphe d'une armée qui menaçait d'envahir la France, les membres de la Grande Alliance acceptent finalement de négocier et de signer les Traités d'Utrecht (1713). Philippe conserve le trône d'Espagne, les Anglais reçoivent l'île Saint-Christophe, la baie et le détroit d'Hudson, l'Acadie et Terre Neuve, et la France leur consent, au niveau commercial, la clause de la « nation amie ». Les Hollandais rendent Lille à la France, qui conserve l'Alsace. Les Habsbourg sont confirmés dans leur possession des ex-Pays-Bas espagnols, du Milanais, du royaume de Naples et de la Sardaigne. Victor-Amédée II recouvre la souveraineté de la Savoie et du comté de Nice.\n\n",
"title": " Guerre de succession d'Espagne (1701-1714) - Paix voulue par la France et l'Angleterre : traités d'Utrecht "
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] | wik-geo-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_XIV |
Gestion des ressources naturelles - Exploitation non durable des ressources (1) | 895 | [
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"source_text": "\n\nLa gestion des ressources naturelles est une gestion qui permet à ces ressources de se renouveler et d'être conservées de manière pérenne, sans être menacées par la surexploitation. \n\nLa surexploitation a été identifiée dès le XVIIIe/XIXe siècle comme cause de stagnation voire de recul économique par David Ricardo et Thomas Malthus. \n\nCette gestion durable est une condition et un enjeu de survie pour l'humanité et de nombreuses autres espèces qui partagent la biosphère avec elle. Elle est un des éléments du développement soutenable.\n\nEn économie, le principe de la rente d'Hotelling (ou « rente de rareté ») postule qu'une rente est rendue possible par la quantité limitée de ressources non renouvelables ; situation qui peut conduire à la surexploitation d'une ressource fut elle vitale (ex : surpêche).",
"title": "Contexte"
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{
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"source_text": "Depuis la Préhistoire, l'exploitation de la nature et de la plupart de ses ressources s'est faite d'une manière de moins en moins durable, voire de manière insoutenable (avec disparition totale de la ressource concernant par exemple un grand nombre d'espèces animales chassées ou pêchées ou la variété génétique des plantes cultivées). Ceci est la cause de dégâts environnementaux, mais aussi sociaux, économiques, climatiques ou sanitaires croissants, et au-delà de crises écologiques, de sorte que l'exploitation non-durable des ressources naturelles peut menacer l'existence humaine.\n\nLa surexploitation s'est largement amplifiée depuis l'époque moderne, et surtout depuis le XIXe siècle. Elle peut être vue comme le résultat de l'application de certaines philosophies, comme par exemple l'industrialisme et le saint-simonisme : le premier numéro du journal saint-simonien Le Producteur (1er octobre 1825) expose en effet les grandes lignes de cette philosophie :\n\n« Il s'agit de développer et de répandre les principes d'une philosophie nouvelle. Cette philosophie, basée sur une nouvelle conception de la nature humaine, reconnaît que la destination de l'espèce, sur ce globe, est d'exploiter et de modifier à son plus grand avantage la nature extérieure ».On peut voir dans ce type de philosophie une des causes de la surexploitation de combustibles fossiles depuis la révolution industrielle au XIXe siècle. Sans doute, le paradigme mécaniste a-t-il conduit l'être humain à se comporter comme un exploitant, et non comme un gérant des ressources naturelles qui ont été mises à sa disposition.\n\n",
"title": ""
}
] | wik-geo-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Gestion_des_ressources_naturelles |
France - Politique et administration (3) | 629 | [
{
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"source_text": "\n\nLa France, en forme longue depuis 1875 la République française, est un État souverain transcontinental dont le territoire métropolitain s'étend en Europe de l'Ouest et dont le territoire ultramarin s'étend\n\ndans les océans Indien, Atlantique, Pacifique, ainsi qu'en Antarctique et en Amérique du Sud. Le pays a des frontières terrestres avec la Belgique, le Luxembourg, l'Allemagne, la Suisse, l'Italie, l'Espagne, Monaco et l'Andorre en Europe, auxquelles s'ajoutent les frontières terrestres avec le Brésil, le Suriname et les Pays-Bas aux Amériques. La France dispose d'importantes façades maritimes sur l'Atlantique, la Méditerranée, le Pacifique et l'océan Indien, lui permettant de bénéficier de la deuxième plus vaste zone économique exclusive du monde.",
"title": "Contexte"
},
{
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"source_text": "La France a le cinquième budget de la Défense au monde, selon les données du SIPRI. Elle est la septième puissance militaire mondiale, l'un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies et, à ce titre, juridiquement reconnue comme un des cinq « États dotés d'armes nucléaires » (EDAN) par le traité sur la non-prolifération des armes nucléaires. Elle est l'un des membres de l'OTAN où elle dispose du commandement allié Transformation (ACT), qui est un des deux postes de commandement militaires. L'Armée française est l'une des cinq plus dotées financièrement dans le monde et assure avec l'Armée britannique l'essentiel des opérations militaires européennes. La France lui consacre 2,2 % de son PIB en 2013 (soit un budget de 45,32 milliards d'euros).\n\nLes forces militaires sont divisées en quatre armées principales : l'Armée de terre, la Marine nationale, l'Armée de l'air et de l'espace et la Gendarmerie nationale.\n\nDepuis 1996, l'Armée est devenue professionnelle et le service militaire obligatoire a été remplacé par une Journée défense et citoyenneté mixte. D'une capacité d'environ 350 000 hommes, elle est déployée à travers le monde, dans le cadre d'opérations extérieures au Sahel (Mali et Tchad notamment), en République centrafricaine, au Liban et en Irak, mais aussi dans le cadre de forces pré-positionnées en vertu de traités internationaux à Djibouti, au Sénégal, en Côte d'Ivoire, au Gabon et aux Émirats arabes unis, sans oublier les troupes positionnées dans la France d'outre-mer. Elle mobilise en outre plus de 1 000 hommes dans le cadre du plan Vigipirate.\n\nLe pays est par ailleurs le troisième plus gros exportateur mondial d'armement et est à ce sujet critiqué et mis en cause par plusieurs organisations non gouvernementales pour le rôle que jouent ces armes dans différents conflits internationaux.\n\n",
"title": " Défense "
},
{
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"source_text": "La France est l'un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies et participe à la vie de multiples organisations internationales, comme l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (OTAN), l'Organisation mondiale du commerce (OMC), l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), le Conseil de l'Europe, le G7, le G20 ou l'Organisation internationale de la francophonie.\n\nDepuis 1945, quelle que soit la majorité au pouvoir, l'Europe est un axe majeur de la politique étrangère française. Deux des sept Pères de l'Europe — Jean Monnet et Robert Schuman — sont français, ; l'un des objectifs était alors d'éviter une nouvelle guerre mondiale en facilitant la réconciliation franco-allemande. Néanmoins, le positionnement de la France et des Français vis-à-vis de l'Europe a souvent été ambigu : du rejet par l'Assemblée nationale du traité créant la Communauté européenne de défense en 1954 à celui par référendum du traité établissant une constitution pour l'Europe en 2005, les coups d'arrêt français à la construction européenne ont été nombreux.\n\nDepuis le traité de Maastricht en 1992, les domaines dans lesquels l'Union européenne a compétence exclusive sont de plus en plus nombreux. Une grande partie du droit applicable en France est en 2010 d'origine européenne, d'autant plus qu'actuellement le droit européen prime sur le droit national. La France, cinquième puissance, pèse encore davantage sur la scène mondiale grâce à l'Union européenne. L'unification du marché européen et l'instauration d'une monnaie unique en 1999 ont entraîné de profondes mutations de l'économie française, dont le caractère bénéfique fait débat. Même si la France est le premier bénéficiaire de la politique agricole commune, elle fait partie des pays contributeurs nets au budget de l'Union européenne.\n\n",
"title": " Appartenance à des organisations internationales "
},
{
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"source_text": "Depuis la présidence du général de Gaulle (1958-1969), la politique étrangère de la France est caractérisée par une volonté d'indépendance, notamment vis-à-vis des États-Unis, ce qui s'est traduit par la mise au point par la France d'armes nucléaires et par le retrait de la France du commandement intégré de l'OTAN de 1966 à 2009. La France est vue des années 1960 au début des années 2000 comme un allié du monde arabo-musulman, critique vis-à-vis de la politique de l'État d'Israël.\n\nLe réseau des représentations diplomatiques de la France est le troisième du monde, avec actuellement 156 ambassades et 97 postes consulaires répartis sur les cinq continents.\n\nLa France aide les pays en développement, notamment d'Afrique. L'aide publique au développement représente 0,36 % du revenu national brut français en 2014, un taux en baisse, et inférieur à ceux du Royaume-Uni ou de l'Allemagne.\n\n",
"title": " Politique étrangère et diplomatie "
},
{
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"source_text": "Selon la constitution de la Cinquième République, la France possède plusieurs emblèmes, datant pour l'essentiel de la Révolution française. Le drapeau de la France est constitué de trois bandes verticales d'égale largeur, de couleurs bleu, blanc et rouge. L'hymne national est La Marseillaise, un chant composé par Rouget de Lisle à Strasbourg pendant la Révolution française et parfois critiqué depuis pour la violence de son texte. Enfin, la République française a pour devise : Liberté, Égalité, Fraternité.\n\nEn outre, plusieurs symboles officieux existent pour représenter la France. En particulier, le buste de Marianne, une femme portant le bonnet phrygien, orne les mairies, et son visage est représenté sur les timbres-poste et les faces françaises des centimes d'euro.\n\nDepuis 1999, le Gouvernement français s'est doté d'un logotype rappelant le drapeau et la devise du pays, ainsi que la figure de Marianne. Ce logo figure en entête de tous les documents publiés par l'administration française. En 2020, la charte graphique gouvernementale est modernisée pour s'adapter aux nouveaux formats et aux nouveaux usages de la communication.\n\n",
"title": " Symboles républicains "
}
] | wik-geo-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/France |
Spermatozoïde humain - Sélection du spermatozoïde fécondant (1) | 3,789 | [
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"source_text": "\n\nLe spermatozoïde humain est la cellule reproductrice (ou gamète) de l'homme. Lors de la fécondation, le spermatozoïde s'unit à un ovule. La combinaison des deux formera une cellule-œuf, qui se développera ensuite en embryon, puis en fœtus, et donnera naissance à un nouvel être humain.\n\nLe spermatozoïde est une cellule haploïde, qui ne contient qu'un seul exemplaire de chaque chromosome. Son union avec l'ovule, lui aussi haploïde, permet de constituer une cellule-œuf diploïde, qui contient deux exemplaires (une paire) de chaque chromosome.\n\n",
"title": "Contexte"
},
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"source_text": "Contrairement à une idée autrefois répandue, et comme le montrent les vidéos de spermatozoïdes entourant l'ovule, le premier spermatozoïde arrivé auprès de l'ovule n'est pas toujours celui qui le féconde. Chez de nombreuses espèces, plusieurs spermatozoïdes au contact de l'ovule « mettent en commun » le contenu de leurs acrosomes, c'est-à-dire des enzymes, pour rendre la membrane de l'ovule perméable à un seul d'entre eux.\n\nLa chimio-attraction ou chimiotaxie du spermatozoïde par l'ovule permet la rencontre des gamètes. \n\nElle est expérimentalement démontrée chez des espèces animales à fécondation externe comme l'oursin, l'ascidie ou des méduses. La chimiotaxie est clairement documentée chez certains vertébrés (harengs par exemple), mais reste sujette à débats pour les mammifères. \n\nDes molécules émises par l'ovule seraient perçues par le spermatozoïde à extrêmement faibles concentrations (de type hormonale), chaque espèce reconnaissant sa signature propre. La chimiotaxie n'est efficace qu'à proximité immédiate de l'ovule qui attire ainsi graduellement un groupe croissant de spermatozoïdes en augmentant les chances de rencontre des gamètes.\n\n",
"title": ""
}
] | wik-svt-seconde | https://fr.wikipedia.org/wiki/Spermatozoïde_humain |
France - Géographie (1) | 619 | [
{
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"source_text": "\n\nLa France, en forme longue depuis 1875 la République française, est un État souverain transcontinental dont le territoire métropolitain s'étend en Europe de l'Ouest et dont le territoire ultramarin s'étend\n\ndans les océans Indien, Atlantique, Pacifique, ainsi qu'en Antarctique et en Amérique du Sud. Le pays a des frontières terrestres avec la Belgique, le Luxembourg, l'Allemagne, la Suisse, l'Italie, l'Espagne, Monaco et l'Andorre en Europe, auxquelles s'ajoutent les frontières terrestres avec le Brésil, le Suriname et les Pays-Bas aux Amériques. La France dispose d'importantes façades maritimes sur l'Atlantique, la Méditerranée, le Pacifique et l'océan Indien, lui permettant de bénéficier de la deuxième plus vaste zone économique exclusive du monde.",
"title": "Contexte"
},
{
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"source_text": "La partie européenne de la France, appelée France métropolitaine, est située à l'extrémité occidentale de l'Europe, et sa délimitation est restée inchangée depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale et le traité de Paris en 1947. Elle est bordée par la mer du Nord au nord, la Manche au nord-nord-ouest, la mer Celtique à l'ouest-nord-ouest, le golfe de Gascogne à l'ouest et la mer Méditerranée au sud-est. Elle est frontalière de la Belgique au nord-nord-est, du Luxembourg au nord-est, de l'Allemagne à l'est-nord-est, de la Suisse à l'est, de l'Italie à l'est-sud-est, de Monaco au sud-est et de l'Espagne et Andorre au sud-sud-ouest.\n\nLes frontières à l'est, au sud-est et au sud-ouest du territoire métropolitain sont établies en s'appuyant sur des cours d'eau et des massifs montagneux, à savoir le Rhin, le Jura, le Léman, les Alpes et les Pyrénées, tandis qu'au nord-est la frontière ne se fonde pas sur des éléments naturels.\n\nLa France est également composée de nombreux territoires situés en dehors du continent européen, couramment appelés France d'outre-mer, qui lui permettent d'être présente dans tous les océans du monde sauf l'océan Arctique.\n\nCes territoires ont des statuts variés dans l'administration territoriale de la France et sont situés :\n\nen Amérique du Nord : Saint-Pierre-et-Miquelon ;\n\ndans les Antilles : la Guadeloupe, la Martinique, Saint-Barthélemy et Saint-Martin ;\n\ndans l'océan Pacifique : la Nouvelle-Calédonie, la Polynésie française et Wallis-et-Futuna, ainsi que l'île Clipperton ;\n\ndans l'océan Indien : La Réunion et Mayotte, ainsi que les îles Éparses, les îles Kerguelen, l'archipel des Crozet et les îles Saint-Paul et Amsterdam qui forment les Terres australes et antarctiques françaises (TAAF) ;\n\ndans l'océan Atlantique : les domaines français de Sainte-Hélène ;\n\ndans l'océan Austral : les îles Kerguelen ;\n\nau Moyen-Orient : le domaine national français en Terre sainte ;\n\nen Antarctique : la Terre Adélie également incluse dans les TAAF ;\n\nen Arctique : la base Jean Corbel une base de recherche scientifique française située à proximité de Ny-Ålesund, sur l'archipel du Svalbard.La France possède des frontières terrestres avec le Brésil et le Suriname en Guyane, ainsi qu'avec les Pays-Bas sur l’île de Saint-Martin dans les Antilles.\n\nLa longueur du littoral de la France métropolitaine est de 5 853 km et atteint 15 945 km en incluant les territoires d'outre-mer.\n\nSelon l'Insee, la France métropolitaine couvre 543 940 km2, tandis que l'IGN, qui prend en compte toutes les surfaces jusqu'à la laisse de basse mer, comptabilise une superficie de 551 695 km2 qui constitue la valeur officielle.\n\nDes différences similaires apparaissent pour la superficie de la France métropolitaine et des DOM qui s'établit à 633 109 km2 pour l'Insee (superficie cadastrale) et à 641 184 km2 pour l'IGN (superficie géodésique). La superficie de la France entière, comprenant les DROM, les COM et les TOM, mais hors Terre Adélie s'établit à 672 051 km2.\n\nLa France est le 42e plus grand État du monde par sa surface terrestre. C'est aussi le troisième plus grand pays d'Europe, après la Russie et l'Ukraine, ou le deuxième si on inclut les départements ultra-marins, et le plus grand de l'Union européenne.\n\n",
"title": " Localisation, frontières et superficie "
}
] | wik-geo-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/France |
Paris - Population et société (2) | 689 | [
{
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"source_text": "\n\nParis (/pa.ʁi/) est la capitale de la France. Divisée en vingt arrondissements, elle est le chef-lieu de la région Île-de-France et le siège de la métropole du Grand Paris.",
"title": "Contexte"
},
{
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"source_text": "La population de la ville est relativement jeune : en 2008, selon l'Insee, le pourcentage d'habitants âgés de moins de 35 ans est de 46 %, soit quatre points de plus que la moyenne nationale, qui est de 41,8 %.\n\nParis rassemble, comme toutes les métropoles, plus d'étudiants, de jeunes adultes actifs et de personnes âgées que la moyenne du pays ; les familles sont par conséquent sous-représentées. En 2008, la commune comptait 501 836 familles regroupant 1 433 376 personnes (soit 68 % de la population parisienne), pour 1 148 720 ménages. 51,4 % des ménages étaient composés d'une seule personne : ces 590 122 personnes vivant seules représentaient donc près de 28 % de l'ensemble des Parisiens. Il reste donc 4 % de Parisiens qui ne vivent ni seuls, ni en famille. 43 % des familles parisiennes sont constituées d'un couple sans enfant de moins de 25 ans ce qui représente 433 000 personnes, 39,3 % des familles sont des couples avec au moins un enfant et 17,6 % des familles avec au moins un enfant sont monoparentales (contre 13,5 % en France métropolitaine). En 2008, 70,2 % des couples parisiens (soit 27,5 % de la population totale de Paris) sont formés de deux personnes mariées, contre 76,9 % des couples de France métropolitaine ; 21,5 % des couples parisiens sont formés de deux personnes célibataires. Ces structures familiales s'expliquent en partie par l'importance du nombre de divorces, Paris étant en tête des départements français pour le nombre de nouveaux divorcées pour 1 000 personnes mariées (20,5 en 2006-2008 selon une étude de l'Ined). C'est aussi à Paris que sont signés le plus de Pacs en France.\n\nÀ l'inverse, l'indicateur conjoncturel de fécondité, de 1,57 enfant par femme en 2008, est inférieur à la moyenne régionale (2,01) et nationale (2,0). Le nombre d'enfants par foyer est faible : 43 % des familles n'ont aucun enfant de moins de 25 ans et près de 25 % n'ont qu'un enfant ; la part des familles nombreuses (8,9 % de familles de trois enfants et plus) est inférieure à la moyenne régionale (11,8 %) et nationale (9,6 %), essentiellement à cause de la petite surface des logements et des prix élevés de l'immobilier.\n\n",
"title": " Démographie - Familles et ménages parisiens "
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{
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"source_text": "Les établissements d'enseignement de la ville de Paris relèvent de l'académie de Paris (zone C). Christophe Kerrero est le recteur de l'académie de Paris depuis juillet 2020.\n\n",
"title": " Enseignement "
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{
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"source_text": "Durant l'année scolaire 2005-2006, 263 812 élèves étaient scolarisés dans le secteur public, dont 135 570 dans le premier degré et 128 242 dans le second degré, ainsi que 138 527 dans le secteur privé, dont 91 818 sous contrat. Paris possède des établissements en zone d'éducation prioritaire (ZEP) ou en réseau d'éducation prioritaire (REP) : 214 écoles et 32 collèges (soit un enfant parisien sur cinq) relèvent de ces classements.\n\nEn 2007, la ville totalisait 881 établissements publics dont 323 écoles maternelles, 334 écoles élémentaires, six établissements spécialisés (écoles à l’hôpital), 110 collèges, 72 lycées généraux et technologiques, 34 lycées professionnels et deux lycées expérimentaux publics. S'ajoutent 256 établissements privés sous contrat : 110 écoles maternelles et élémentaires, une école spécialisée, 67 collèges, 73 lycées généraux et technologiques et cinq lycées professionnels privés sous contrat.\n\nDans l'enseignement secondaire, les lycées Louis-le-Grand et Henri-IV ont une envergure nationale voire internationale.\n\n",
"title": " Enseignement - Établissements scolaires "
},
{
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"source_text": "L'enseignement supérieur regroupait en 2007 environ 585 000 étudiants en Île-de-France, soit plus du quart du total français.\n\nIl existe une certaine volonté de décentralisation qui a notamment conduit dans les années 1990 au transfert de l'ENA à Strasbourg et d'écoles normales supérieures à Lyon. Toutefois, la plupart des établissements nationaux les plus prestigieux se trouvent toujours en région parisienne, comme les grandes écoles d'ingénieurs (Fondation ParisTech, Arts et Métiers, CentraleSupélec, Polytechnique), grandes écoles de commerce (HEC Paris, ESSEC et ESCP Europe) ou encore les grands établissements tels que Sciences Po et Paris-Dauphine.\n\n",
"title": " Enseignement - Vie universitaire "
},
{
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"source_text": "Dès le XIIe siècle, Paris est un des grands centres intellectuels d'Europe, particulièrement en matière de théologie et de philosophie. On retient symboliquement 1200 comme date de fondation de l'Université de Paris, lorsque Philippe Auguste accorde un statut particulier à la corporation (maîtres et élèves) en l'affranchissant de la justice et de la police publiques, les faisant alors relever de la justice ecclésiastique. Les collèges, résidences de maîtres et d'élèves où se déroule également l'essentiel de l'enseignement, sont organisés en facultés. La création de la Sorbonne remonte à 1257. L'université vit essentiellement autour de la montagne Sainte-Geneviève, au sein du quartier latin qui s'étale sur une large partie des 5e et 6e arrondissements. Le quartier est aujourd'hui encore un centre universitaire de grande importance.\n\nÀ partir du XVIIIe siècle, des écoles spécialisées sont créées pour certaines professions. Elles sont à l'origine des grandes écoles actuelles. L'École polytechnique et l'École normale supérieure sont fondées pendant la Révolution. L'Université de Paris moderne est constituée au XIXe siècle de six facultés : droit, médecine, pharmacie, littérature, théologie et science. Au XXe siècle, le nombre d'étudiants croît fortement. Après la révolte des étudiants de mai 1968 dont la Sorbonne est l'épicentre, l'Université de Paris est réorganisée en treize établissements autonomes (Paris I à Paris XIII), chacun spécialisé dans un domaine relativement délimité.\n\n",
"title": " Enseignement - Historique "
},
{
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"source_text": "Paris intra-muros reste le centre universitaire français majeur. Les universités Paris I à VII sont regroupées rive gauche sur trois arrondissements (5e, 6e et 13e). Le quartier latin conserve ainsi une place importante, avec les implantations les plus anciennes : la faculté des lettres de Sorbonne Université, l'École normale supérieure (Université PSL) et le Collège de France. D'autres institutions d'enseignement supérieur se trouvent aussi dans ce quartier dont l'Institut d'études politiques de Paris (Sciences Po), l'université de Paris II Panthéon-Assas, la faculté des sciences et ingénierie de Sorbonne Université, ou encore l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS), etc.\n\nL'université Paris-Dauphine (Université PSL) est néanmoins excentrée. De plus, il se manifeste une certaine volonté d'étendre le quartier universitaire vers l'est de la ville, dans le 13e arrondissement où est implantée la Bibliothèque nationale de France et où plusieurs bâtiments universitaires ont ouvert, comme l'université Paris VII - Diderot, devenue l'université de Paris en 2019 (fusion avec l'université Paris V - René Descartes) et anciennement établie dans le 5e arrondissement. La ville accueille depuis 1912, le campus principal des Arts et Métiers près de la place d'Italie.\n\n",
"title": " Enseignement - Situation actuelle - Paris intra-muros "
}
] | wik-geo-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Paris |
Commune (France) - Collectivité territoriale (2) | 709 | [
{
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"source_text": "\n\nEn France, la commune est, sur le plan institutionnel, à la fois une collectivité territoriale, à savoir une autorité administrative décentralisée bénéficiant de la personnalité morale, et disposant d'affaires propres, distinctes des affaires de l'État, et une circonscription administrative, à savoir une division administrative dépourvue de personnalité juridique, territoire d'exercice d'un service déconcentré de l'administration étatique ou d'un de ses représentants. Chacun de ces organes est caractérisé par une identité (un nom, un territoire et une population) et par des compétences qui leur sont dévolues par la loi. Sur le plan géographique, la commune est une division élémentaire du territoire national qui peut également servir de division de gestion ou de connaissance du territoire.",
"title": "Contexte"
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{
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"source_text": "Au moment de la formation des communes, la règle anciennement établie de la supériorité par possession du clocher s’applique pour la désignation du chef-lieu. L’article 1 du décret du 20 janvier 1790 qui place le siège de l’assemblée municipale « où est le clocher » confirme cette règle. Toutes les communes n’ayant pas de clocher, « on a proposé de dire que le chef-lieu des communes était à l’endroit où se trouvait le siège de l’administration municipale ».\n\nAvec les modifications territoriales, se pose la question de la position du chef-lieu. La loi du 10 mai 1838 attribue aux conseils généraux et aux conseils d’arrondissement un pouvoir consultatif sur la désignation des chefs-lieux des communes de leur ressort, le préfet statuant définitivement. La loi du 10 août 1871 donne au conseil général le droit de statuer définitivement sur la désignation du chef-lieu de la commune, lorsqu’il y a accord des conseils municipaux. À partir de 1884, si le transfert de chef-lieu de la commune est accompagné d’une demande de changement de nom, la compétence appartient, non plus au conseil général, mais au gouvernement, seul habilité à autoriser les changements de nom de communes.\n\nAujourd’hui, la fixation ou le transfert de chef-lieu sont pris par arrêté préfectoral, sauf si les modifications communales dont ils découlent entraînent des changements aux limites cantonales (dans ce cas, un décret en Conseil d'État est nécessaire).\n\n",
"title": " Territoire - Chef-lieu "
},
{
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"source_text": "À la différence des autres circonscriptions établies par l'Assemblée constituante, la commune n’a pas été définie à partir d’un territoire, mais est née du regroupement naturel et spontané de ses habitants. Les communautés d’habitants qui ont donné naissance aux communes correspondaient tantôt à des paroisses fiscales, tantôt à des paroisses ecclésiastiques, tantôt à des regroupements plus informels. Les limites territoriales des communes ont commencé à être définies formellement avec la levée du cadastre de 1791, mais il faut attendre l’achèvement du cadastre napoléonien, opération longue mais mieux orchestrée, pour que chaque commune (ou presque) dispose, dans les années 1850, d’un acte administratif de reconnaissance formelle de son territoire.\n\n",
"title": " Territoire - Délimitation du territoire communal "
},
{
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"source_text": "Devant l’important morcellement du territoire, il est rapidement apparu la nécessité de regrouper les communes pour en diminuer le nombre et donc, parallèlement, de définir un cadre réglementaire pour ces modifications territoriales. Plusieurs lois se succèdent ainsi pour réglementer les réunions, divisions, créations de communes ou simplement modifications territoriales (1801, 1806, 1837, 1871, 1884). La législation actuelle a conservé les dispositions de la loi de 1884, à la différence près que, depuis le décret du 5 novembre 1926 (art. 18), un arrêté préfectoral suffit lorsqu’il s’agit de réunir des communes situées dans un même canton, et qu’il y a accord des conseils municipaux ou des commissions syndicales intéressées.\n\n",
"title": " Territoire - Modifications de territoires (période 1790-1971) "
},
{
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"source_text": "Avec la loi du 16 juillet 1971, dite « loi Marcellin », le Gouvernement renoue avec la volonté de regrouper les petites communes dans un souci de bonne administration. Dans chaque département, une commission d’élus devait, entre autres, examiner et proposer au préfet une liste des communes susceptibles d’être fusionnées. Le préfet était ensuite chargé de dresser « un plan des fusions de communes à réaliser et des autres formes de coopération intercommunale à promouvoir », qui comportait différentes propositions : la création de communautés urbaines, la fusion d’une ou plusieurs communes voisines, des regroupements en districts ou en syndicats intercommunaux à vocation multiple (SIVOM). Les propositions de fusion de communes étaient soumises, par le préfet, aux conseils municipaux concernés, et s’ils en étaient d’accord, la fusion était prononcée par arrêté préfectoral. Toutefois, les conseils municipaux pouvaient demander que la fusion s’opère avec d’autres communes que celles proposées par le préfet.\n\nPour encourager les fusions, la loi prévoyait que certains avantages puissent être laissés aux communes : en particulier, elles pouvaient opter pour le statut de commune associée qui leur permettait de conserver leur nom et une certaine individualité administrative (art. 7 de la loi du 16 juillet 1971), mais pas leur personnalité juridique. Les communes associées pouvaient ensuite décider de fusionner définitivement.\n\nMais la « loi Marcellin » ne rencontra pas le succès escompté. Face à la résistance de nombreux élus locaux, les préfets, pourtant dotés de tous les pouvoirs, ne réalisèrent pas les plans de fusions prévus. Toutefois, ce bilan doit être nuancé, la volonté plus ou moins forte de certains préfets explique les disparités géographiques constatées. Sur les 3 482 fusions prévues, concernant 9 671 communes, seules 838 (intéressant 2 045 communes) ont eu lieu entre 1972 et décembre 1977. En tenant compte des défusions, ce sont finalement 1100 communes qui sont réellement supprimées entre 1971 et 2009.\n\n",
"title": " Territoire - Fusion-association de communes (période 1971-2015) : loi Marcellin "
},
{
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"source_text": "La politique de fusion de communes prend une nouvelle tournure avec les lois du 16 décembre 2010, du 16 mars 2015 et du 1er août 2019. L'essentiel est en fait dans la loi de 2010 où s'ajoute à la « fusion horizontale » (entre communes) une « fusion verticale » (à partir d'un EPCI). En effet, la création d'une « commune nouvelle » peut se trouver adossée à l'existence préalable d'un établissement public de coopération intercommunale dont la fusion des communes membres marque, en quelque sorte, la dernière étape de leur rapprochement.\n\nLa création d'une « commune nouvelle » se ramène à trois cas : soit à la demande unanime de communes « contiguës », soit à la demande d'un EPCI à fiscalité propre (émanant de la majorité qualifiée de ses communes membres ou du conseil « le rétablissement avec accord de la majorité qualifiée de ces communes), soit à l’initiative du préfet avec accord de la majorité qualifiée des communes intéressées.\n\nNovatrice par ses possibilités de création, la « commune nouvelle » demeure classique dans ses procédures de création qui laissent une place encore essentielle à la libre volonté locale et à son pouvoir de s'opposer. Elle incite donc au scepticisme touchant l'aptitude à apporter à la cause d'une réduction significative du nombre de communes françaises, des résultats considérables. Si les premiers résultats sont encourageants (517 communes nouvelles fusionnant 1760 communes début 2017, abaissant à 35 416 le nombre de communes françaises), c'est sans doute parce que cette loi est regardée comme un remède financier dans un contexte budgétaire où les communes ne disposent plus des ressources qu’exige leur équipement. C’est sans doute la raison pour laquelle le processus intéresse principalement des petites communes. Au 1er janvier 2020, 799 communes nouvelles avaient été créées.\n\n",
"title": " Territoire - Création de communes nouvelles (depuis 2015) "
},
{
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"source_text": "Les rattachements aux départements évoluent également. Ainsi :\n\nla commune de Pont-Farcy était jusqu'en 2018 rattachée au département du Calvados ; elle fait désormais partie de celui de la Manche au sein de la commune nouvelle de Tessy-Bocage ;\n\nla commune de Han-devant-Pierrepont était jusqu'en 1997 rattachée au département de la Meuse ; elle fait désormais partie de celui de Meurthe-et-Moselle ;\n\nla commune de Locunolé était jusqu'en 1857 rattachée au département du Morbihan ; elle fait désormais partie de celui du Finistère.\n\n",
"title": " Territoire - Singularité : changements de territoires inter-départements "
}
] | wik-geo-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Commune_(France) |
Londres - Politique et administration (1) | 588 | [
{
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"source_text": "\n\nLondres (/lɔ̃dʁ/ ; en anglais : London, /ˈlʌndən/ ) est la capitale et plus grande ville d'Angleterre et du Royaume-Uni. La ville est située près de l'estuaire de la Tamise dans le sud-est de l'Angleterre. Londinium est fondée par les Romains il y a presque 2 000 ans. La Cité de Londres, le noyau historique de Londres avec une superficie de seulement 1,12 miles carrés (2,9 km2) conserve des frontières qui suivent de près ses limites médiévales. Londres est gouvernée par le maire de Londres et l'Assemblée de Londres.",
"title": "Contexte"
},
{
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"source_text": "La gestion de Londres s'effectue sur deux niveaux : au niveau de la ville, sous l'autorité du Greater London Authority (GLA) et à un niveau plus local au sein des 33 districts londoniens.\n\nLe Greater London Authority est responsable du plan londonien définissant la stratégie de développement de Londres, des services de police (Metropolitan Police Authority), de lutte contre les incendies (London Fire Brigade), de la plupart des transports (Transport for London) et du développement économique (London Development Agency). Le GLA est composé du maire de Londres, qui dispose des pouvoirs exécutifs, et de la London Assembly qui examine les propositions du maire et vote ou rejette ses propositions de budget chaque année. Le GLA est une administration relativement récente (2000) créée afin de remplacer le Greater London Council (GLC) aboli en 1986. Le siège de la Greater London Authority et du maire de Londres (City Hall) se trouvent au bord de la Tamise, près du Tower Bridge.\n\nDepuis le 6 mai 2016, le poste de maire de Londres est occupé par le travailliste Sadiq Khan.\n\nLes 33 districts sont formés des 32 boroughs et de la Cité de Londres et sont responsables des services locaux non pris en charge par le GLA tels que l'aménagement local, les écoles, les services sociaux, les routes locales et le ramassage des ordures. Chacun des districts a à sa tête un conseil (council) élu tous les quatre ans. La cité de Londres n'est pas dirigée par une autorité locale classique mais par la Corporation of London élue par les résidents et les entreprises et qui n'a pratiquement pas changé de forme depuis le Moyen Âge. La Corporation of London a à sa tête le Lord Mayor of London, qui est un poste différent de celui du maire de Londres.\n\nLa Cité de Londres possède sa propre force de police, la City of London Police indépendante du Metropolitan Police Service qui est responsable du reste du Grand Londres.\n\nLes services de santé sont gérés par le gouvernement national grâce au National Health Service, sous la responsabilité, à Londres, d'un seul NHS Strategic Health Authority.\n\n",
"title": " Administration locale "
},
{
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"source_text": "Un code postal « postcode » sert à délivrer le courrier et correspond ainsi à une adresse particulière. En Grande-Bretagne, un code postal se présente de la manière suivante WY11 1ZZ. Les deux premières lettres pour la ville, les numéros pour une région, les lettres et numéros à une zone résidentielle. Un code postal indique la rue de résidence mais aussi de quel côté de la rue on habite.\n\nLes codes postaux de Londres sont divisés en Nord, Nord-Ouest, Sud-Est, Sud-Ouest, Ouest et Est. Chaque code postal débute par N, NW, SE, SW, W ou E et les zones du centre-ville par EC et WC. Chaque zone correspondant à un code postal mesure 1-10 km2 selon la densité de population, en donnant la première lettre du code postal on indique tout de suite dans quel endroit on habite à Londres. Londres est aussi divisée en arrondissements, qui sont une subdivision administrative de la ville.\n\nDonc, la zone postale de Londres ne correspond pas au Grand Londres. La majorité de la banlieue de Londres a les codes postaux différents, représentant les quartiers principaux. Ces codes postaux débutent par BR, CR, DA, HA, EN, IG, KT, RM, SM, TW et UB, qui signifient respectivement Bromley, Croydon, Dartford, Harrow, Enfield, Ilford, Kingston upon Thames, Romford, Sutton, Twickenham et Uxbridge.\n\n",
"title": " Codes postaux de Londres "
},
{
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"source_text": "Londres est le siège du gouvernement du Royaume-Uni situé au palais de Westminster à Westminster. Plusieurs annexes du gouvernement sont situées aux alentours du Parlement, particulièrement le long de Whitehall où se trouve la résidence du Premier ministre au 10 Downing Street.\n\nBien qu'utilisée pour la première fois au XIXe siècle par John Bright pour décrire l'Angleterre elle-même, l'expression Mother of the Parliament (mère des parlements) est souvent utilisée pour faire référence au parlement britannique car il est souvent considéré comme le premier à avoir instauré un système composé d'une chambre haute et d'une chambre basse élues et a été suivi par beaucoup d'autres systèmes politiques, notamment en Europe et dans les pays du Commonwealth.\n\nDans le cadre des élections à la Chambre des communes, Londres est divisée en 73 circonscriptions électorales qui élisent chacune un Membre du Parlement (Member of Parliament, MP). Lors des élections de 2015, le Parti travailliste a emporté 45 des 73 sièges londoniens, le Parti conservateur 27 et les Libéraux-démocrates le dernier.\n\n",
"title": " Administration nationale "
},
{
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"source_text": " New York (États-Unis).Des relations sont en construction avec Tokyo (Japon) et Shanghai (Chine).\n\n",
"title": " Jumelages "
},
{
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"source_text": " Croix de la Légion d'honneur, remise par Emmanuel Macron le 18 juin 2020 à l'occasion des 80 ans de l'Appel du 18 Juin, en présence du prince Charles.\n\n",
"title": " Honneurs "
}
] | wik-geo-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Londres |
Développement durable - Enjeux et objectifs (1) | 853 | [
{
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"source_text": "\n\nLe développement durable (en anglais : sustainable development, parfois traduit par développement soutenable) est une conception du développement qui s'inscrit dans une perspective de long terme et en intégrant les contraintes environnementales et sociales à l'économie. Selon la définition donnée dans le rapport de la Commission mondiale sur l'environnement et le développement de l'Organisation des Nations unies, dit rapport Brundtland, où cette expression est apparue pour la première fois en 1987, « le développement durable est un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs ».",
"title": "Contexte"
},
{
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"source_text": "La révolution industrielle du XIXe siècle introduit des critères de croissance essentiellement économiques, principal critère aisément mesurable : ainsi le produit intérieur brut dont l'origine remonte aux années 1930 est souvent vu comme l'indicateur de la richesse d'un pays. Des corrections ont été apportées dans la deuxième moitié du XXe siècle sur le plan social, avec d'importantes avancées sociales. L'expression « économique et social » fait depuis partie du vocabulaire courant.\n\nMais les pays développés ont pris conscience depuis les chocs pétroliers de 1973 et de 1979 que leur prospérité matérielle reposait sur l'utilisation intensive de ressources naturelles finies, et que par conséquent, outre l'économique et le social, un troisième aspect avait été négligé : l'environnement (comme dans l'exemple de l'impact environnemental du transport routier). Pour certains analystes, le modèle de développement industriel n'est pas viable ou soutenable sur le plan environnemental, car il ne permet pas un « développement » qui puisse durer. Les points cruciaux en faveur de cette affirmation sont l'épuisement des ressources naturelles (matières premières, énergies fossiles pour les humains), la pénurie des ressources en eaux douces susceptible d'affecter l'agriculture, la destruction et la fragmentation des écosystèmes, notamment la déforestation qui se manifeste par la destruction des forêts tropicales (forêt amazonienne, forêt du bassin du Congo, forêt indonésienne), ainsi que la diminution de la biodiversité qui diminuent la résilience de la planète ou encore le réchauffement climatique dû aux émissions de gaz à effet de serre et de manière générale la pollution due aux activités humaines. Les catastrophes industrielles de ces trente dernières années (Seveso (1976), Bhopal (1984), Tchernobyl (1986), Exxon Valdez (1989), etc.) ont interpellé l'opinion publique et les associations telles que le WWF, les Amis de la Terre ou encore Greenpeace (Voir aussi Chronologie de l'écologisme). En faisant le pari du « tout technologique » dans l'optimisation de la consommation énergétique et la lutte contre le changement climatique, notre civilisation recourt de façon accrue aux métaux que nous ne savons pas bien recycler. La déplétion de ces ressources pourrait devenir un enjeu mondial au même titre que la déplétion du pétrole.\n\nAu problème de viabilité subsiste une pensée humaine à adapter. Ce qui s'ajoute à un problème d'équité : les pauvres subissent le plus la crise écologique et climatique, et il est à craindre que le souhait de croissance des pays les moins avancés ou en développement vers un état de prospérité similaire à celui des pays les plus développés, fondé sur des principes équivalents, n'implique une dégradation encore plus importante et accélérée de l'habitat humain et peut-être de la biosphère. Ainsi, si tous les États de la planète adoptaient l'American way of life (qui consomme près de 25 % des ressources de la Terre pour 5 % de la population), il faudrait cinq planètes pour subvenir aux besoins de tous selon l'association écologiste WWF.\n\nLe développement actuel étant consommateur de ressources non renouvelables et considéré par ces critiques comme très gourmand en ressources compte tenu de la priorité donnée aux objectifs patrimoniaux à courte vue, tels que la rentabilité des capitaux propres, voire inéquitable, une réflexion a été menée autour d'un nouveau mode de développement, appelé « développement durable ».\n\nEn 2020, les économistes Jérôme Ballet et Damien Bazin plaident pour une meilleure prise en compte du pilier social dans les politiques de développement durable, sur la base de trois critères, la cohésion sociale, l'équité et la sécurité. Ils recommandent la prise en compte de ces critères dans les politiques qui s'intéressent plus spécifiquement à la durabilité environnementale.\n\n",
"title": " Crise écologique et sociale "
},
{
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"source_text": "C'est le philosophe allemand Hans Jonas qui a le premier théorisé la notion de développement durable dans Le Principe responsabilité (1979). Selon lui, il y a une obligation d'existence des générations futures, qui pourrait être remise en cause par la forme qu'a prise le progrès technique à l'époque contemporaine. Il s'agit donc pour les générations présentes de veiller, non aux droits des générations futures, mais à leur obligation d'existence. « Veiller à l'obligation des générations futures d'être une humanité véritable est notre obligation fondamentale à l'égard de l'avenir de l'humanité, dont dérivent seulement toutes les autres obligations à l'égard des hommes à venir ». Le problème du développement durable ne se pose donc pas seulement sous l'angle des droits, mais aussi des obligations et des devoirs.\n\n",
"title": " Responsabilité à l'égard des générations futures "
}
] | wik-geo-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Développement_durable |
Première Guerre mondiale - Guerre nouvelle (2) | 776 | [
{
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"source_text": "\n\nLa Première Guerre mondiale, aussi appelée la Grande Guerre, est un conflit militaire impliquant dans un premier temps les puissances européennes et s'étendant ensuite à plusieurs continents, qui s'est déroulé de 1914 à 1918. D'ailleurs, elle est parfois désignée par le chrononyme guerre de 14-18.\n\nLe 28 juin 1914, à Sarajevo, un jeune nationaliste serbe originaire de Bosnie, Gavrilo Princip, assassine le couple héritier du trône austro-hongrois, le prince François-Ferdinand d'Autriche et son épouse la duchesse de Hohenberg. L'Autriche-Hongrie réagit à l'attentat en formulant un ultimatum à l'encontre du royaume de Serbie, en accord avec son allié allemand. L'une des exigences austro-hongroises étant jugée inacceptable par les Serbes, l'Autriche-Hongrie déclare la guerre à la Serbie. Ce qui aurait pu n'être qu'une guerre balkanique de plus, dégénère en guerre mondiale par le jeu des alliances entre les grandes puissances européennes qui sont à la tête d'empires s'étendant sur plusieurs continents.",
"title": "Contexte"
},
{
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"source_text": "L'utilisation des armes chimiques pendant la Première Guerre mondiale remonte au mois d'août 1914 où les troupes françaises utilisent contre les troupes allemandes un gaz lacrymogène, le bromure de xylyle, un gaz développé par les forces de police parisiennes. Par la suite, les différents camps ont cherché à fabriquer des armes chimiques plus efficaces bien que les conférences de La Haye de 1899 et 1907 aient interdit l'utilisation d'armes toxiques.\n\nL'Empire allemand, manquant cruellement de matières premières, utilise alors des produits qu'il possède en abondance, dont le chlore, produit rejeté par les industries chimiques et disponible en grandes quantités. Les troupes allemandes emploient donc le chlore en le présentant comme un gaz irritant et non mortel, ne portant ainsi pas atteinte aux accords des conférences de la Haye. Le premier emploi massif de gaz a lieu le 22 avril 1915 lors de la deuxième bataille d'Ypres. Cent cinquante tonnes de dichlore sont lâchées faisant 5 000 morts et 10 000 blessés : la guerre du gaz avait commencé. Si tous les belligérants la condamnent, la majorité d'entre eux utiliseront les gaz de combat, notamment via des unités spécialisées comme les compagnies Z en France.\n\nLes armes chimiques sont contenues dans des bonbonnes, des obus, des bombes ou des grenades. Les gaz utilisés sont très volatils : dichlore, phosgène, « gaz moutarde », arsines ou encore chloropicrine. La détection de certaines de ces armes chimiques est à l'époque quasi impossible. En effet, les conséquences de leur inhalation sur le corps humain n'étant visibles que trois jours après, on ne peut savoir à temps s'il y a eu contamination ou pas. D'où la production de défenses préventives telles que les masques à gaz.\n\nDurant la Grande Guerre, près d'un milliard de munitions d'artillerie ont été utilisées sur l'ensemble des fronts, ce qui représente quatre millions de tonnes d'explosifs et 150 tonnes de produits chimiques encore actifs et toxiques, notamment l'arsenic et le mercure dans l'enveloppe métallique des obus conventionnels et l'ypérite dans les obus chimiques, sources de pollution chimique car cette enveloppe se corrode ou provoque de graves accidents lorsqu'ils explosent. Les modalités d'élimination de ces restes explosifs de guerre sont différentes selon les États : déminage, immersion, mise en décharge sauvage, combustion à ciel ouvert ou décontamination dans des installations spécifiquement conçues et équipées.\n\n",
"title": " Nouvelles armes et nouvelles tactiques - Armes chimiques "
}
] | wik-geo-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Première_Guerre_mondiale |
Ressource minérale - Durée d'exploitation (1) | 900 | [
{
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"source_text": "\n\nUne ressource minérale est une concentration de matériau présent naturellement, sous forme, solide, liquide ou gazeuse, dans la croûte terrestre, sous une forme et une quantité telles que son extraction à des fins économiques est effectivement ou potentiellement faisable. Ces ressources sont simplement évaluées et ne sont pas toutes découvertes. \n\nLes réserves minérales prouvées sont une partie des ressources à la fois repérées géologiquement et susceptibles d'être exploitées dans des conditions techniques et économiques rentables. Les réserves minérales non prouvées ne sont pas géologiquement connues.\n\nL'évaluation de la quantité d'une ressource dans une zone donnée dépend de nombreux paramètres du gisement, dont la localisation, la profondeur, la taille, la configuration, la nature minérale, la qualité, la densité, les caractéristiques géologiques, la proximité de ressources voisines. Pour le pétrole, la porosité de la roche, la viscosité la pression et la température entrent également en jeu.\n\n",
"title": "Contexte"
},
{
"img": [],
"source_text": "Il est courant d'estimer la capacité de production d'un gisement en années d'exploitation, en calculant le rapport des réserves prouvées sur la production annuelle à une date donnée. Cette estimation est souvent traduite littéralement en années de consommation restantes, en supposant que ni la production, ni les connaissances géologiques du gisement n'évolueront. Ce raccourci est susceptible d'amener à des biais cognitifs pour plusieurs raisons :\n\nLes techniques d'exploitation sont susceptibles de s'améliorer ;\n\nLes connaissances géologiques du gisement sont également susceptible de s'affiner ;\n\nLa plupart des productions minières ont tendance à croître pour répondre à la croissance économique ;\n\nCertaines réserves déclarées sont l'objet d'enjeux économiques et varient ainsi davantage selon les positionnements politiques que selon les connaissances scientifiques. C'est en particulier le cas du pétrole;\n\nPlus le gisement s'épuise, plus la production annuelle diminue et plus le coût de production augmente. D'une part, cette variation modifie les conditions économiques dans lesquelles ont été faites les estimations. D'autre part, l'augmentation du prix de la matière première peut favoriser un effet de rareté avant que le gisement ne commence à être épuisé.\n\nContrairement à, par exemple, un réservoir d'essence, l'évolution de la production d'une matière première suit plutôt un pic de Hubbert, c'est-à-dire une courbe en cloche.\n\nCertaines ressources minérales sont essentiellement des sous-produits ou des coproduits d'autres ressources. L'évolution de leur production future est en conséquence beaucoup plus complexe à prévoir. C'est par exemple le cas du Cobalt, du Sélénium, du Tellure, de l'Indium, du Cadmium, du Germanium, du Thallium, de l'Antimoine, du Bismuth ou du Gallium.\n\n",
"title": ""
}
] | wik-geo-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Ressource_minérale |
France - Économie (3) | 636 | [
{
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"source_text": "\n\nLa France, en forme longue depuis 1875 la République française, est un État souverain transcontinental dont le territoire métropolitain s'étend en Europe de l'Ouest et dont le territoire ultramarin s'étend\n\ndans les océans Indien, Atlantique, Pacifique, ainsi qu'en Antarctique et en Amérique du Sud. Le pays a des frontières terrestres avec la Belgique, le Luxembourg, l'Allemagne, la Suisse, l'Italie, l'Espagne, Monaco et l'Andorre en Europe, auxquelles s'ajoutent les frontières terrestres avec le Brésil, le Suriname et les Pays-Bas aux Amériques. La France dispose d'importantes façades maritimes sur l'Atlantique, la Méditerranée, le Pacifique et l'océan Indien, lui permettant de bénéficier de la deuxième plus vaste zone économique exclusive du monde.",
"title": "Contexte"
},
{
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"source_text": "Depuis les années 1970, le secteur du commerce a été bouleversé par l'irruption de la grande distribution, qui représente les deux tiers des dépenses alimentaires des Français en 2008. Par conséquent, de nombreux petits commerces ont disparu, même si l'on assiste en 2009 à une timide reprise, notamment dans les centres-villes. La puissance de quelques grandes entreprises de la grande distribution — Carrefour par exemple est le deuxième groupe mondial du secteur — leur permet d'imposer, dans une certaine mesure, des prix bas aux producteurs.\n\nMalgré la concurrence des entreprises industrielles, l'artisanat de son côté est parvenu à conserver une place importante dans l'économie française.\n\n",
"title": " Principaux secteurs d'activité - Commerce et artisanat "
},
{
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"source_text": "La France est la quatrième puissance industrielle mondiale. Malgré la tertiarisation de l'économie française, les entreprises industrielles représentaient 12,6 % du PIB et 96,5 % des exportations françaises en 2014.\n\nSon industrie est caractérisée par des évolutions contrastées : à côté d'industries modernes et dynamiques, qui font de la France l'un des chefs de file mondiaux dans de nombreux domaines (automobile, aéronautique, aérospatiale, agroalimentaire, électronique, nucléaire civil, pharmacie, cosmétique, luxe…), de nombreuses industries traditionnelles (mines, textile, bois, chaussure, construction navale, sidérurgie…) voient leurs effectifs et leurs chiffres d'affaires chuter, obligeant des régions entières (Nord-Pas-de-Calais et Lorraine notamment) à une douloureuse reconversion. À la décentralisation industrielle des années 1960, qui a permis le développement de nombreuses villes de l'ouest et du sud du pays, a succédé une période de croissance faible de la production industrielle, qui s'explique parfois par des délocalisations vers des pays à la main-d'œuvre peu onéreuse.\n\nMême si la production se fait de plus en plus souvent à l'étranger, les entreprises françaises restent prédominantes dans de nombreux domaines, certaines occupent la première place du marché mondial dans leur domaine (par exemple L'Oréal dans les cosmétiques ou Michelin dans les pneumatiques). En 2018, 28 entreprises françaises figurent dans le classement Global 500 du magazine Fortune, ainsi la France est le cinquième pays avec le plus d'entreprises dans le classement, derrière les États-Unis, la Chine, l'Allemagne et le Japon. Les six entreprises françaises figurant dans le top 100 sont Axa (rang 27), Total (rang 28), BNP Paribas (rang 44), Carrefour (rang 68), Crédit agricole (rang 82) et EDF (rang 94).\n\nL'industrie française de l'armement représente 165 000 emplois en 2013. Elle couvre un large spectre avec notamment la construction navale (Naval Group), l'aviation militaire (Dassault Aviation, Airbus, Safran) et les systèmes d'armement (MBDA, Thales), la fabrication de véhicules blindés (Nexter, Arquus). L'ensemble du complexe militaro-industriel est coordonné par la direction générale de l'Armement (DGA). La France est en outre un acteur mondial majeur dans le secteur de la défense : les exportations d'armement de la France atteignaient 16 milliards d'euros en 2015 et plus de 20 milliards d'euros en 2016.\n\n",
"title": " Principaux secteurs d'activité - Industrie "
},
{
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"source_text": "Après la disparition complète de la production française de charbon en 2005, le pétrole, le gaz et surtout l'électricité sont les principales énergies consommées en France. Si la France ne produit plus de pétrole brut que de façon marginale, les treize raffineries implantées sur le territoire permettent de satisfaire plus de 90 % de la demande nationale. Le groupe français Total, qui possède des concessions dans le monde entier, est la sixième entreprise mondiale et la cinquième du secteur. La part du gaz dans la consommation énergétique française a fortement augmenté depuis les années 1970, mais il s'agit à 97 % de gaz importé, notamment de Russie, d'Algérie et de la mer du Nord. En revanche, la France produit plus d'électricité qu'elle n'en consomme, notamment grâce à 56 réacteurs nucléaires en 2021 (le deuxième parc mondial après le parc américain) qui produisaient en 2013 près de 74 % de l'électricité du pays, permettant à l'électricité française d'être très peu carbonée, mais dont le bilan environnemental est l'objet de débats. La France possède la plus puissante centrale nucléaire d'Europe de l'Ouest à Gravelines, exploitée par EDF. Quant aux énergies renouvelables, leur part dans la production électrique française augmente et représente en 2019 17,2 % de la consommation finale brute d'énergie, en grande partie grâce à l'hydroélectrique.\n\n",
"title": " Principaux secteurs d'activité - Énergie "
},
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"source_text": "Outre l'aviation civile, le général de Gaulle fait de l'espace une priorité nationale pour préserver l'indépendance de la France. La plus importante agence spatiale en Europe, le CNES est créé en 1961, et permet à la France de devenir en 1965, la troisième nation, après l'Union soviétique (Spoutnik 1, 1957) et les États-Unis (Explorer 1, 1958), à envoyer un satellite dans l'espace par ses propres moyens ; la fusée Diamant A envoie le satellite Astérix A1 depuis la base d'Hammaguir (Algérie). En 1973, la France propose aux pays européens un lanceur commun, Ariane, exploité par l'Agence spatiale européenne depuis 1975 depuis le sol français, au Centre spatial guyanais. Le programme continue depuis et constitue un important succès technologique et commercial. En 2011, le lanceur russe Soyouz décolle pour la première fois du sol français, marquant le début d'une collaboration très poussée avec le secteur spatial russe.\n\nEnfin, la France participe au projet Galiléo est le système européen de positionnement par satellite visant à concurrencer le système américain GPS, ainsi qu'à diverses sondes d'exploration interplanétaires (Rosetta, BepiColombo, Mars Express, etc.).\n\n",
"title": " Principaux secteurs d'activité - Une nation avec un programme spatial autonome dans un cadre européen "
},
{
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"source_text": "La France consacre une part moyennement élevée de son PIB à la recherche et développement (2,02 % en 2009), mais ces dépenses sont davantage financées par le secteur public (41 % en 2008) et consacrées à la recherche fondamentale que dans les autres pays de l'Union européenne et a fortiori de l'OCDE. Si la recherche française est à l'origine de nombreuses découvertes et a été récompensée à de multiples reprises (voir infra), le nombre de brevets déposés par des entreprises françaises est relativement faible, d'autant que les relations entre les entreprises privées et la recherche publique sont souvent jugées médiocres.\n\nEn 2015, environ 280 000 chercheurs travaillaient en France, dont 170 000 en entreprise et 110 000 dans la fonction publique. Ces derniers sont regroupés dans des universités ou dans des établissements publics comme le CNRS (généraliste), le CEA (nucléaire), l'INRIA (informatique et mathématiques appliquées), l'INRA (agronomie). Parmi ces établissements, le LETI se positionne comme l'un des principaux laboratoires en microélectronique et nanotechnologies dans le monde, jouxtant le complexe Minatec, principal centre de recherche en Europe sur les nanotechnologies.\n\nLa France accueille par ailleurs sur son territoire de grands instruments de recherche internationaux comme l'European Synchrotron Radiation Facility, l'Institut Laue-Langevin ou l'Institut de radioastronomie millimétrique et demeure un acteur majeur du CERN. Depuis 2002, la plupart de ces centres de recherche sont organisés en réseaux avec des universités et des entreprises, pour former des pôles de compétitivité (71 en 2007).\n\n",
"title": " Principaux secteurs d'activité - Recherche "
}
] | wik-geo-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/France |
France - Géographie (4) | 622 | [
{
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"source_text": "\n\nLa France, en forme longue depuis 1875 la République française, est un État souverain transcontinental dont le territoire métropolitain s'étend en Europe de l'Ouest et dont le territoire ultramarin s'étend\n\ndans les océans Indien, Atlantique, Pacifique, ainsi qu'en Antarctique et en Amérique du Sud. Le pays a des frontières terrestres avec la Belgique, le Luxembourg, l'Allemagne, la Suisse, l'Italie, l'Espagne, Monaco et l'Andorre en Europe, auxquelles s'ajoutent les frontières terrestres avec le Brésil, le Suriname et les Pays-Bas aux Amériques. La France dispose d'importantes façades maritimes sur l'Atlantique, la Méditerranée, le Pacifique et l'océan Indien, lui permettant de bénéficier de la deuxième plus vaste zone économique exclusive du monde.",
"title": "Contexte"
},
{
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"source_text": "La France métropolitaine est marquée par des déséquilibres spatiaux multiples. D'une part, elle possède l'originalité d'avoir une capitale six fois plus peuplée que la deuxième aire d'attraction du pays, regroupant un quart des étudiants et la quasi-totalité des sièges de grandes entreprises du pays. D'autre part, la ligne Le Havre–Marseille est souvent considérée comme la limite entre un ouest longtemps resté agricole et qui bénéficie actuellement d'un important essor démographique et économique, et un est à l'industrie et à l'urbanisation anciennes, aujourd'hui[Quand ?] en déclin. Enfin, des Ardennes au nord-est aux Landes au sud-ouest se dessine une « diagonale des faibles densités », caractérisée par un peuplement faible comparé au reste du pays et une économie souvent en difficulté.\n\nAprès un long exode rural au XIXe siècle et jusque dans la deuxième moitié du XXe siècle, le solde migratoire des campagnes françaises est redevenu positif dans les années 1990. L'essentiel de la croissance urbaine se fait dans les zones périurbaines, de plus en plus éloignées de l'agglomération-centre. Le tableau ci-dessous liste les principales villes du pays en 2017, classées par défaut en fonction de la population de leur aire urbaine (plus de 500 000 habitants).\n\n",
"title": " Répartition spatiale des hommes et des activités "
},
{
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"source_text": "En raison de sa situation géographique qui forme un carrefour européen, la France est un pays de passage. Elle est, en effet, le passage obligé pour les hommes et les marchandises circulant par voie terrestre entre la péninsule Ibérique et le reste de l'Europe ainsi que, depuis l'ouverture en 1994 du tunnel sous la Manche, entre le Royaume-Uni et le continent. Héritages de l'histoire, les réseaux de transports français sont très centralisés autour de Paris ; cette centralisation est particulièrement forte dans les transports ferroviaires et aériens, même si elle commence à diminuer.\n\nLe transport routier est le principal mode de transport utilisé en France, en 2014, il représentait 83 % des trafics voyageurs et 85 % des trafics marchandises. La France compte près d'1,1 million de kilomètres de routes en 2014, dont la quasi-totalité est revêtue. Depuis la Libération, la France s'est dotée d'un réseau autoroutier étendu, qui totalise 11 560 km en 2014. Depuis quelques décennies, les politiques publiques s'attachent à réduire les accidents mortels sur la route, dont les principales causes identifiées sont la vitesse et l'alcool, et cherchent à promouvoir d'autres moyens de transport moins polluants que la voiture individuelle.\n\nLe réseau ferré national date pour l'essentiel du milieu et de la fin du XIXe siècle ; en 2018, il compte environ 28 000 km de lignes, dont plus de la moitié sont électrifiées et 2 800 km de lignes à grande vitesse. L'essentiel du trafic est géré par la société anonyme à capitaux publics SNCF sur des lignes appartenant à l'État et attribuées à SNCF Réseau, une filiale de la société. Depuis les années 1980, le trafic voyageurs augmente en France grâce à la prise en charge par les régions du trafic régional et local et surtout grâce à la naissance et à l'extension continue du réseau de lignes à grande vitesse parcouru par le TGV. En revanche, le trafic fret est en constante diminution. Par ailleurs, les principales villes du pays sont dotées d'un réseau ferroviaire urbain, de type métro (Paris, Lyon, Lille, Marseille, Toulouse et Rennes), tramway (Paris, Lyon, Marseille, Nantes, Strasbourg, Bordeaux, Toulouse, Grenoble, Montpellier et Nice notamment) ou RER (Paris) ; le métro de Paris, né en 1900, forme l'un des réseaux les plus anciens et denses au monde.\n\nLe transport aérien est particulièrement centralisé : les deux aéroports parisiens — Roissy-Charles-de-Gaulle et Orly — ont accueilli 101,5 millions de passagers en 2017, alors que le premier aéroport régional, Nice-Côte d'Azur, en accueillait 13,3 millions. Les aéroports régionaux sont, en effet, concurrencés par le TGV pour le trafic national, tandis que les aéroports parisiens accueillent la quasi-totalité du trafic long-courrier. La France est également le siège de l'une des premières compagnies aériennes mondiales en nombre de passagers transportés (Air France-KLM) et du premier constructeur aéronautique civil (Airbus,) d'Europe, deuxième du monde.\n\nD'autres modes de transport sont utilisés en France, mais ils sont plus marginaux. Le trafic fluvial assure une part négligeable du trafic voyageurs et très secondaire du trafic marchandises, principalement en raison de l'inadaptation d'une grande partie du réseau au trafic moderne. Le trafic maritime est important : Calais est le deuxième port mondial pour le trafic de passagers. En ce qui concerne le fret maritime, les ports de Dunkerque, du Havre, de Nantes–Saint-Nazaire et de Bordeaux sont moins importants que leurs rivaux de la mer du Nord comme ceux de Rotterdam, d'Anvers et de Hambourg et sont désormais largement devancés par ceux d'Amsterdam et de Brême-Bremerhaven ; le port de Marseille, au premier rang français par son trafic, et un des premiers terminaux d'Europe pour les croisières, est le deuxième port de la Méditerranée, derrière Algésiras (Espagne).\n\nÀ noter également le développement des réseaux urbains de pistes cyclables et à la mise en place de vélos en libre-service dans plusieurs villes du pays. Néanmoins, la qualité de ces aménagements est très inégale selon les territoires. \n\n",
"title": " Axes de communication et transports "
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] | wik-geo-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/France |
Géographie sociale - Méthode de la géographie sociale (1) | 792 | [
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"source_text": "\n\nLa géographie sociale est une branche de la géographie qui étudie les rapports entre les espaces et les sociétés. L'accent est mis sur la dimension sociale des dynamiques spatiales afin de comprendre les interactions entre ces derniers à différentes échelles.\n\nL'objectif est d'appréhender l'organisation des sociétés et d'apporter une prise de conscience aux problèmes sociaux. Elle est marquée par les engagements politiques et sociaux des chercheurs.\n\n",
"title": "Contexte"
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"source_text": "La méthode en science humaine et sociale est une des composantes de la méthodologie, avec les techniques et les outils. Elle est à la base de la démarche scientifique. Elle définit l’ensemble des procédés intellectuels grâce auxquels une discipline va pouvoir accéder à la vérité qu’elle vise et l’éprouver (Madeleine Grawitz, 1990). Elle est aussi une manière d’aborder un sujet. Elle désigne alors une posture prise vis-à-vis de l’objet étudié et détermine une certaine manière d’organiser et d’aborder la recherche. Il faut cependant faire une distinction entre technique et méthode. Le premier terme désigne des étapes précises de la recherche, des principes concrets et pratiques, le second subsume ces opérations par une démarche raisonnée. Les outils, quant à eux, constituent d’une part un intermédiaire entre le sujet et le milieu, et d’autre part un lien entre l’anticipation d’une action et sa réalisation (Dictionnaire des concepts fondamentaux des didactiques, 2007).\n\nIl existe deux grands types de raisonnements utilisés par le chercheur. L’induction qui s’interroge sur des faits observables en émettant des hypothèses et la déduction qui part d’une hypothèse qu’elle confronte à la réalité. Toutes deux permettent d’énoncer des règles générales.\n\nLa géographie sociale a pour spécificité d’avoir plusieurs approches. Cette pluralité dans l’analyse sociale s’explique notamment par un « renversement de l'ordre des facteurs » (Renée Rochefort). Ce n’est plus l’espace qui est premier mais la société. Ce changement de paradigme a des conséquences directes sur la discipline, « l’objet de la géographie sociale est - avant - tout l’étude des rapports existants entre rapports sociaux et spatiaux » (Guy Di Méo, Introduction à la géographie sociale). Elle vise donc à produire une explication des phénomènes géographiques à caractère social.\n\nUn des pionniers de la discipline est Élisée Reclus. Ce géographe libertaire, du XIXe siècle atypique – car resté à l’écart de l’école vidalienne – va poser les fondations de ce courant en s’intéressant à des thèmes encore inexplorés par la géographie. Il va notamment étudier les tensions créées par les systèmes de classes et de castes, expliciter le lien entre sociétés et milieux naturels, mais aussi rompre avec le déterminisme ou le possibilisme en démontrant que l’homme par ses décisions individuelles est capable de progrès. Ce sont ses premiers questionnements qui vont structurer le champ de la géographie sociale et permettre une ouverture pluridisciplinaire. Elle va donc emprunter des procédés d’enquête à des disciplines telles que la sociologie qui permet une approche plus sensible tel que l'a fait Armand Frémont avec sa théorie de « l'espace vécu » - l’analyse de données statistiques, mais va aussi se baser sur des données plus subjectives, telles les cartes mentales, dispositif apparenté à l’anthropologie. On retrouve cette méthodologie dite « mixte » dans l’ouvrage\n\nd’Isabelle Danic, Olivier David et Sandrine Depeau, Enfants et jeunes dans les espaces du quotidien, dans une étude de terrain visant à définir la visibilité des jeunes dans la ville selon leurs âges.\n\n",
"title": ""
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"source_text": "Cette thématique sociale s’interroge sur les différentes périodes de vie d’un individu ou groupe générationnel et de ses rapports entretenus à l’espace. La démographie est la première à s’intéresser aux grandes étapes de l’existence à travers des études statistiques. Les relations entre cette discipline et la géographie sont précoces. Elles se tissent notamment autour de la géographie de la population et de l’outil cartographique qui ont recours aux indicateurs démographiques. La notion d’âge recouvre des comportements, des pratiques et des conditions de santé qui vont influencer les individus dans leur représentation et utilisation spatiales. Autant de phénomènes qui « constituent, un problème social qui concerne la société tout entière ».\n\nAvec l’essor économique des années 1960, l’organisation sociale va être bouleversée. On observe un accroissement de la population qui se traduit par une forte augmentation des naissances, mais aussi une baisse du taux de mortalité et donc un nombre de plus en plus important de vieux. C’est d’abord à l’échelle nationale que ces phénomènes sont constatés. Renée Rochefort, dans son article « Pour une géographie sociale de la vieillesse » (1965), observe que la population âgée est plus vulnérable aux inégalités et à l’exclusion. Une mobilité réduite, des conditions de santé plus fragiles, des revenus souvent amoindris, exigent un aménagement du territoire spécifique pour ne pas affaiblir davantage les aînés. \n\nL’enfance et la jeunesse sont aussi des enjeux pour la géographie. Elle s’intéresse tout particulièrement au rôle de l’espace public dans la sociabilité de l’enfant, mais aussi aux perceptions spatiales des jeunes, aux politiques publiques mises en œuvre pour les intégrer ou les exclure. Isabelle Danic, Olivier David et Sandrine Depeau dans Enfants et jeunes dans les espaces du quotidien analysent l’évolution, le rôle, les représentations et les limites des espaces de l’enfance et de la jeunesse à différentes échelles avec une approche pluridisciplinaire.\n\n",
"title": " Géographie des âges "
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"source_text": "Cette branche de la discipline est en lien avec l'anthropologie, la sociologie mais aussi l'aménagement du territoire. L'objet d'étude porte sur le handicap, sa répartition, son accessibilité et toute autre problématique liée à l'espace. Il faut savoir que la définition du handicap varie d'un État à un autre, évoluant avec le temps. Le questionnement apparaît dans les années 1970 durant l'émergence de la Nouvelle Géographie. Les premières études s'inscrivent dans cette logique. Les outils utilisés pour comprendre la répartition de « l'incapacité ou la capacité mentale » sont la cartographie et les statistiques. Il faut attendre les années 1990 et la géographie sociale pour envisager le handicap « sensoriel dans un espace » puis en 2009, avec une conception plus « biomédicale et sociale » (Jason Borioli, 2010). Actuellement, Mathilde Mus est considérée comme la géographe de référence dans ce domaine. Chargée d'étude, elle a fait du handicap en géographie un sujet d'actualité. Selon elle, la géographie peut répondre aux questionnements sur les disparités spatiales du handicap et envisager des solutions. Le handicap est reconnu mais sa place dans la société n'est pas encore acquise car l'intégration, sous forme d'icônes dans les espaces publics et aménagement, suscitent encore une forme de mise à l'écart (Mathilde Mus, 2011).\n\nÀ travers les différents travaux érigés sur la géographie du handicap, il en ressort deux dimensions. La première met en avant l'aspect matériel de l'espace à travers la géographie de l'aménagement. Les études permettent de soulever la question de l'accessibilité, quelles sont les actions effectuées. La seconde s'intéresse aux pratiques sociales et aux espaces vécus, avec la géographie sociale pour comprendre le processus de mobilités des personnes atteintes d'un handicap. Il va de fait que l'espace noue les humains entre eux. Mais cet espace est normé pour une personne sans handicap. L'évolution de la définition du handicap a donné lieu à de nouvelles distributions de l'espace et de changement au niveau de la législation française (Mathilde Mus, 2011). En effet, en 2005 une loi a été promulguée pour faciliter l'accès des espaces publics pour les personnes atteintes d'un handicap. La géographie cherche à identifier les discontinuités spatiales afin de permettre à trouver des solutions pour une meilleure intégration des personnes handicapées dans la société.\n\n",
"title": " La géographie du handicap "
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] | wik-geo-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Géographie_sociale |
Commune (France) - Communes d'outre-mer (1) | 714 | [
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"source_text": "\n\nEn France, la commune est, sur le plan institutionnel, à la fois une collectivité territoriale, à savoir une autorité administrative décentralisée bénéficiant de la personnalité morale, et disposant d'affaires propres, distinctes des affaires de l'État, et une circonscription administrative, à savoir une division administrative dépourvue de personnalité juridique, territoire d'exercice d'un service déconcentré de l'administration étatique ou d'un de ses représentants. Chacun de ces organes est caractérisé par une identité (un nom, un territoire et une population) et par des compétences qui leur sont dévolues par la loi. Sur le plan géographique, la commune est une division élémentaire du territoire national qui peut également servir de division de gestion ou de connaissance du territoire.",
"title": "Contexte"
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"source_text": "Les communes situées en département d'outre-mer ont le statut de collectivité territoriale, par contre les communes situées dans les collectivités d'outre-mer, ne disposant pas de la libre administration, ont un statut à part.\n\n",
"title": ""
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"source_text": "L'article 6 de la loi organique du 27 février 2004 énonce pour la première fois le principe selon lequel « Les communes de la Polynésie française, collectivités territoriales de la République, s'administrent librement dans les conditions prévues par la Constitution, la présente loi organique et les dispositions législatives qui leur sont applicables ». Cet article marque, en droit, une étape décisive dans l'attribution d'un régime identique à celui de métropole et dans le renforcement du rôle des 48 communes polynésiennes.\n\nLa qualification, par la loi organique, de collectivités territoriales de la République, implique que les communes polynésiennes se voient pleinement appliquer l'article 72 de la Constitution, qui affirme le principe de libre administration des collectivités territoriales et exclut toute hiérarchisation entre collectivités. En effet, l'article 72 de la Constitution dispose qu'« aucune collectivité territoriale ne peut exercer une tutelle sur une autre ». Toutefois les communes ont des ressources propres très faibles, en contradiction avec le principe de libre administration. Les recettes tant de fonctionnement que d’investissement des communes de Polynésie française proviennent essentiellement des dotations ou subventions de l'État.\n\nLa loi organique no 2019-706 du 5 juillet 2019 modifie le statut d'autonomie de la Polynésie française et consacre une reconnaissance toujours plus forte du rôle des communes dans le paysage institutionnel polynésien. Les articles 43, 45 et 52 de la loi de 2004 sont en particulier modifiés et prévoient désormais de faciliter l’exercice concomitant par les communes et la Polynésie française de certaines compétences et témoignent d’une prise en compte accrue du rôle des communes. Toutefois, le défaut de libre administration caractérisant ce processus inabouti conduit la DGCL à ne pas classer ces communes comme des collectivités territoriales.\n\n",
"title": " Polynésie française - Statut de collectivité territoriale : un processus inabouti "
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"source_text": "L'article 43 du statut défini par la loi organique du 27 février 2004 réserve des compétences d'attribution aux communes, dès lors que la Polynésie française exerce une compétence de principe. Dans le cadre des règles édictées par l'État et par la Polynésie française, il s'agit :\n\nde la construction, de l'entretien et du fonctionnement des écoles du premier degré ;\n\nde la distribution d'eau potable ;\n\nde la collecte et du traitement des ordures ménagères, de la collecte et du traitement des déchets végétaux ;\n\nainsi que de la collecte et du traitement des eaux usées.La loi organique du 5 juillet 2019 modifiant le statut d'autonomie de la Polynésie français élargit la liste des compétences concernées par des interventions conjointes de la Polynésie française et des communes. Le texte avait prévu initialement que le développement économique et l’aménagement de l’espace ainsi que la jeunesse et le sport pourraient désormais faire l’objet d’actions conjointes des communes et de la Polynésie française, dans un cadre juridique fixé par cette dernière. Mais le Sénat a souhaité élargir les secteurs concernés par ces possibilités d’intervention des communes polynésiennes. Ces dernières pourront ainsi, dans les conditions prévues par une loi du pays, intervenir dans trois autres domaines : la protection, la mise en valeur de l’environnement et le soutien aux actions de maitrise de l’énergie ; la politique du logement et du cadre de vie ; et la politique de la ville.\n\n",
"title": " Polynésie française - Compétences "
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"source_text": "Les communes ont des ressources propres limitées et demeurent structurellement dépendantes des subventions de l’État et du Pays tant pour le financement du fonctionnement que de leurs investissements. La fiscalité locale est caractérisée par des impositions anciennes, peu nombreuses, et se révèle embryonnaire car la compétence relève avant tout du Pays.\n\n",
"title": " Polynésie française - Moyens "
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] | wik-geo-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Commune_(France) |
Louis XIV - Roi de France et de Navarre (2) | 818 | [
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"source_text": "\n\nLouis XIV, dit « le Grand » ou « le Roi-Soleil », né le 5 septembre 1638 au château Neuf de Saint-Germain-en-Laye et mort le 1er septembre 1715 à Versailles, est un roi de France et de Navarre. Son règne s'étend du 14 mai 1643 — sous la régence de sa mère Anne d'Autriche jusqu'au 7 septembre 1651 — à sa mort en 1715. Son règne d’une durée de 72 ans est l'un des plus longs de l'histoire d'Europe et le plus long de l'histoire de France.\n\nNé Louis, surnommé Dieudonné, il monte sur le trône de France au décès de son père, Louis XIII, quelques mois avant son cinquième anniversaire, ce qui fait de lui l'un des plus jeunes rois de France. Il devient ainsi le 64e roi de France, le 44e roi de Navarre et le troisième roi de France issu de la dynastie des Bourbons.",
"title": "Contexte"
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"source_text": "À la mort de Mazarin, le 9 mars 1661, la première décision de Louis XIV est de supprimer la fonction de ministre principal et de prendre personnellement le contrôle du gouvernement, dès le 10 mars 1661, par un « coup de majesté ».\n\nLa situation financière dégradée, dont l'informe Jean-Baptiste Colbert, et le fort mécontentement des provinces contre la pression sont préoccupants. Les causes en sont la guerre ruineuse contre la maison d'Espagne et les cinq années de Fronde, mais aussi l'enrichissement personnel effréné de Mazarin, dont Colbert lui-même a profité, et celui du surintendant Fouquet. Le 5 septembre 1661, jour de ses 23 ans, le roi fait arrêter Fouquet au grand jour, par d'Artagnan. Il supprime, par la même occasion, le poste de surintendant des finances.\n\nLes raisons de l'incarcération de Nicolas Fouquet sont nombreuses et vont au-delà d'un problème d'enrichissement. Pour comprendre le problème, il convient de noter que Louis XIV, après la mort de Mazarin, n'est pas pris au sérieux et a besoin de s'affirmer. Or, précisément, Nicolas Fouquet peut être perçu comme une menace politique : il fait fortifier sa possession de Belle-Île-en-Mer, il cherche à se constituer un réseau de fidèles et n'hésite pas à faire pression sur la mère du roi en soudoyant son confesseur. Il tente même de corrompre l'amie de Louis XIV, Mademoiselle de La Vallière, pour qu'elle le soutienne, ce qui la choque profondément. Par ailleurs, il est proche des dévots, à un moment où le roi n'adhère pas à cette doctrine. Enfin pour Jean-Christian Petitfils, il convient de prendre en compte la jalousie de Colbert vis-à-vis de Fouquet. Le premier nommé, s'il est un ministre de qualité que les historiens radicaux de la Troisième République ont honoré, est aussi « un homme brutal... d'une froideur glaciale », à qui Madame de Sévigné a donné le sobriquet « Le Nord » et, partant, un adversaire redoutable.\n\nLouis XIV crée une chambre de justice pour examiner les comptes des financiers, dont ceux de Fouquet. En 1665, les juges condamnent Fouquet au bannissement, sentence que le roi commue en emprisonnement à vie à Pignerol. En juillet 1665, les juges renoncent à poursuivre les fermiers et les traitants (financiers participants à la collecte des impôts) amis de Fouquet, moyennant le versement d'une taxe forfaitaire. Tout cela permet à l'État de récupérer une centaine de millions de livres.\n\n",
"title": " Début de la direction du gouvernement (1661-1680) - Prise de pouvoir à la mort de Mazarin "
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"source_text": "Le roi gouverne avec divers ministres de confiance : la chancellerie est occupée par Pierre Séguier, puis par Michel Le Tellier, la surintendance des finances est entre les mains de Colbert, le secrétariat d'État à la guerre est confié à Michel Le Tellier, puis à son fils le marquis de Louvois, le secrétariat d'État à la maison royale et au clergé passe aux mains de Henri du Plessis-Guénégaud, jusqu'à la destitution de ce dernier.\n\nLe roi a plusieurs maîtresses, dont les plus notables sont Louise de La Vallière et Madame de Montespan. Cette dernière, qui a en commun avec le roi « le goût du faste et de la grandeur », le conseille dans le domaine artistique. Elle soutient Jean-Baptiste Lully, Racine et Boileau. Louis XIV, alors dans la quarantaine, semble pris d'une frénésie sensuelle intense et mène une vie sentimentale peu chrétienne. Les choses changent au début des années 1680, quand, après la mort de Madame de Fontanges, sous l'influence de Madame de Maintenon, le roi se rapproche de la reine puis, après la mort de sa femme, épouse secrètement Madame de Maintenon. L'affaire des poisons contribue également à cette conversion.\n\nLes jésuites se succèdent au poste de confesseur royal. Il est d'abord occupé de 1654 à 1670 par le père Annat, un anti-janséniste farouche attaqué par Pascal dans Les Provinciales, puis par le père Ferrier de 1670 à 1674, auquel succède le père de la Chaize de 1675 à 1709, et enfin par le père Le Tellier.\n\n",
"title": " Début de la direction du gouvernement (1661-1680) - Méthode de gouvernement "
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"source_text": "Durant cette période, Louis XIV mène deux guerres. D'abord la guerre de Dévolution (1667-1668), provoquée par le non-paiement des sommes dues pour le renoncement de la reine au trône d'Espagne, puis la guerre de Hollande (1672-1678). La première se conclut par le traité d'Aix-la-Chapelle (1668), par lequel le royaume de France conserve les places fortes occupées ou fortifiées par les armées françaises pendant la campagne de Flandre, ainsi que leurs dépendances : des villes du comté de Hainaut et la forteresse de Charleroi dans le comté de Namur. En contrepartie, la France rend à l'Espagne la Franche-Comté, territoire qui lui reviendra dix ans plus tard par le traité de Nimègue (10 août 1678), qui conclut la guerre de Hollande.\n\nLouis XIV pratique une politique répressive forte envers les Bohémiens. Dans la droite ligne du décret du roi de 1666, l'ordonnance du 11 juillet 1682 confirme et ordonne que tous les Bohémiens mâles, dans toutes les provinces du royaume où ils vivent, soient condamnés aux galères à perpétuité, leurs femmes rasées et leurs enfants enfermés dans des hospices. Les nobles qui leur donnaient asile dans leurs châteaux voient leurs fiefs frappés de confiscation. Ces mesures visent aussi à lutter contre le vagabondage transfrontalier et l'utilisation de mercenaires par certains nobles.\n\n",
"title": " Début de la direction du gouvernement (1661-1680) - Guerres pendant le règne "
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"source_text": "Vers 1681, le roi revient à une vie privée décente, sous l'influence conjuguée de ses confesseurs, de l'affaire des poisons et de Madame de Maintenon. L'année 1683 est marquée par la mort de Colbert, un de ses principaux ministres et l'« agent de cet absolutisme rationnel qui se développe alors, fruit de la révolution intellectuelle de la première moitié du siècle ». La reine Marie-Thérèse meurt la même année, ce qui permet au roi d'épouser secrètement Madame de Maintenon, lors d'une cérémonie intime qui eut lieu vraisemblablement en 1683 (les dates de janvier 1684 ou janvier 1686 ont aussi été avancées). En 1684, la dévotion s'installe en force à la cour, qui a emménagé à Versailles depuis 1682. En 1685, la révocation de l'édit de Nantes, qui octroyait la liberté religieuse aux protestants français, redore le prestige de Louis XIV vis-à-vis des princes catholiques et lui restitue « sa place parmi les grands chefs de la chrétienté ».\n\n",
"title": " Maturité et période de gloire (1680-1710) - Mutations des années 1680 "
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"source_text": "Pendant trente ans, jusque vers 1691, le roi gouverne en arbitrant entre ses principaux ministres : Colbert, Le Tellier et Louvois. Leur mort (le dernier, Louvois, décède en 1691) change la donne. Elle permet au roi de répartir le secrétariat d'État à la guerre entre plusieurs mains, ce qui lui permet de s'impliquer davantage dans le gouvernement quotidien. Saint-Simon note que le roi prend alors plaisir « à s'entourer de « fort jeunes gens » ou d'obscurs commis peu expérimentés, afin de mettre en relief ses capacités personnelles ». À partir de cette date, il devient à la fois chef d'État et de gouvernement.\n\n",
"title": " Maturité et période de gloire (1680-1710) - Montée de l'absolutisme "
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] | wik-geo-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_XIV |
Louis XIV - Religion (4) | 834 | [
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"source_text": "\n\nLouis XIV, dit « le Grand » ou « le Roi-Soleil », né le 5 septembre 1638 au château Neuf de Saint-Germain-en-Laye et mort le 1er septembre 1715 à Versailles, est un roi de France et de Navarre. Son règne s'étend du 14 mai 1643 — sous la régence de sa mère Anne d'Autriche jusqu'au 7 septembre 1651 — à sa mort en 1715. Son règne d’une durée de 72 ans est l'un des plus longs de l'histoire d'Europe et le plus long de l'histoire de France.\n\nNé Louis, surnommé Dieudonné, il monte sur le trône de France au décès de son père, Louis XIII, quelques mois avant son cinquième anniversaire, ce qui fait de lui l'un des plus jeunes rois de France. Il devient ainsi le 64e roi de France, le 44e roi de Navarre et le troisième roi de France issu de la dynastie des Bourbons.",
"title": "Contexte"
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"source_text": "Le rapprochement entre Louis XIV et Innocent XI était très difficile voire impossible, en raison d'une opposition de fond. Quand il est élu, le pape ambitionne de devenir le directeur spirituel du roi. Dans une lettre de mars 1679, il demande au chargé d'affaires de la nonciature que, par l'intermédiaire du père de La Chaize, confesseur du roi, il soit conseillé à Louis XIV de bien vouloir « réfléchir au moins pendant dix minutes et bénir le Seigneur tout en s'efforçant aussi de méditer souvent sur la vie éternelle et sur la caducité de la gloire et des biens temporels ». Par ailleurs, ce pape n'est pas sans sympathie pour l'austérité et la rigueur des jansénistes. Dans l'affaire de la régale, il donne d'ailleurs raison à deux évêques jansénistes, ce qui pousse le roi à adopter une attitude strictement gallicane. Enfin leurs politiques respectives envers les musulmans et les protestants sont radicalement différentes : le pape voudrait que le roi soutienne l'empereur dans sa lutte contre les Turcs, ce que Louis XIV ne fait qu'à reculons, car ce n'est pas dans l'intérêt de la France. De même au moment de la guerre de Neuf Ans, ce pape favorisera les intérêts de l'empereur lors de la succession à l'évêché de Cologne. En ce qui concerne les protestants, ce pape est plutôt en faveur de la concorde et guère favorable à l'édit de Fontainebleau.\n\nL'élection d'Alexandre VIII en 1689 change la donne. Celui-ci fait cardinal Forbin-Janson, que soutient le roi et qui, par reconnaissance, lui restitue Avignon et le Comtat Venaissin. Son successeur Innocent XII, élu en juillet 1691, commence à régler la question des évêques dont la nomination n'avait pas été validée par le Vatican depuis 1673. En 1693, le roi obtient des évêques français le retrait des quatre articles fondateurs du gallicanisme puis, peu à peu, l'affaire de la régale s'éteint. En 1700, au début de la guerre de Succession d'Espagne, le nouveau pape Clément XI aide Louis XIV en soutenant son candidat pour l'archevêché de Strasbourg, contre celui de l'Empereur.\n\n",
"title": " Problèmes religieux de la fin du règne - Amélioration des relations avec le Vatican "
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"source_text": "À la fin du règne de Louis XIV, le clergé français est majoritairement proche d'un augustinisme modéré teinté de jansénisme, animé par l'archevêque de Paris Louis-Antoine de Noailles, par l'archevêque de Reims Charles-Maurice Le Tellier (frère de Louvois), et par Jacques-Bénigne Bossuet, évêque de Meaux, prédicateur et rédacteur des Quatre articles de l'église gallicane. Le père Pasquier Quesnel, vu comme un continuateur du jansénisme, vient interrompre cette progression lente du jansénisme, en défendant des thèses d'un gallicanisme radical dans la continuité de la pensée d'Edmond Richer. Il veut notamment l'élection des évêques et des curés par les chrétiens. Parallèlement, les jansénistes durs lancent « l'affaire du cas de conscience », portant sur l'absolution à donner ou non à un prêtre qui n'admet pas que les cinq propositions du jansénisme condamnés par le pape figurent dans l'Augustinus. Fénelon, qui veut s'imposer contre Bossuet, adopte les thèses jésuites et insiste pour que Rome se prononce pour le refus de l'absolution, ce que fait le pape en promulguant la bulle Vinean Domini Sabaoth en 1705. Parallèlement, on assiste à un durcissement de l'attitude des dernières sœurs de Port-Royal, qui refusent d'accepter la position conciliante de l'archevêque de Paris. Elles sont alors excommuniées et le roi fait raser l'abbaye par un arrêt de janvier 1710.\n\n",
"title": " Problèmes religieux de la fin du règne - Amélioration des relations avec le Vatican - Bulle Vinean domini "
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"img": [],
"source_text": "Le père Le Tellier, nouveau confesseur du roi, et Fénelon, veulent obtenir une condamnation franche des thèses du père Quesnel, à la fois pour des raisons religieuses et peut-être par ambition personnelle. En effet, ils espèrent ainsi obtenir la révocation ou la démission du cardinal de Noailles, archevêque de Paris proche des thèses gallicano-augustiennes. Le pape, d'abord réticent par crainte de relancer un conflit dans le clergé français, finit par céder et publie la bulle Unigenitus (1713), qui développe une vision hiérarchisée et dogmatique de l'Église. Les instigateurs français de la bulle imposent alors une interprétation dure du texte à l'intention du clergé français. Le cardinal de Noailles s'y oppose tout comme une large partie du bas clergé et des fidèles. Le roi et le pape ne parviennent pas à s'accorder sur la manière de faire obéir le cardinal, car le roi s'oppose à tout acte d'autorité pontificale qui mettrait en cause les libertés gallicanes. Le Parlement et la haute administration s'opposent de leur côté à l'enregistrement de la bulle, et le roi meurt sans avoir pu les y forcer.\n\n",
"title": " Problèmes religieux de la fin du règne - Amélioration des relations avec le Vatican - Bulle Unigenitus "
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] | wik-geo-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_XIV |
Pollution de l'air - Impacts sanitaires (1) | 916 | [
{
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"source_text": "\n\nLa pollution de l'air (ou pollution atmosphérique) est une altération de la qualité de l'air pouvant être caractérisée par des mesures de polluants chimiques, biologiques ou physiques (appelés « aérocontaminants »). Elle peut avoir des conséquences préjudiciables à la santé humaine, aux êtres vivants, au climat, ou aux biens matériels.\n\nLes polluants peuvent être d'origine naturelle ou anthropique et concerner l'air atmosphérique ou l'air intérieur des espaces clos (véhicules, maisons, usines, bureaux). Ils constituent généralement des cocktails de polluants tels que des particules en suspension, ou autres substances dont la concentration et les durées de présence suffisent à produire un effet toxique ou écotoxique. Ils peuvent interagir avec la lumière (pollution photochimique).",
"title": "Contexte"
},
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"source_text": "La pollution de l'air semble avoir des conséquences globales, en affectant la santé de nombreux êtres vivants évolués, et même d'espèces réputées primitives et résistantes (lichens, algues, invertébrés). La pollution peut directement tuer des organismes (ex. : lichens sensibles à la pollution acide de l'air). Elle a aussi des impacts indirects (par exemple en dégradant les odeurs, fragrances florales, hormones ou phéromones avant qu'elles atteignent leurs cibles), ce phénomène pouvant pour partie expliquer le déclin de certaines populations pollinisatrices (dont certains oiseaux, chauve-souris nectarivore) constaté dans tous les pays industriels et agricoles. Il pourrait aussi expliquer les difficultés qu'ont les individus de certaines espèces (lézards, serpents, amphibiens, certains mammifères) à se reproduire (mâle et femelles ne se retrouvant plus ou moins bien) ou de certaines espèces à se nourrir (l'individu ne percevant plus aussi bien l'odeur qui le conduisait à sa source de nourriture). Certaines phytohormones pourraient moins bien jouer leur rôle de médiateur biochimique, rendant certains végétaux plus fragiles et vulnérables à leurs prédateurs. Les relations prédateurs-proies pourraient être également affectées là où l'air est pollué.\n\n",
"title": " Sur les êtres vivants "
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"source_text": "La qualité de l'air respiré influe sur la santé humaine. Les enfants sont beaucoup plus vulnérables aux polluants et à une mauvaise qualité de l'air que les adultes, en raison notamment de l'immaturité de leurs systèmes respiratoire et immunitaire et de leur plus grande proximité avec les polluants concentrés au sol.\n\n====== Appareils respiratoire et digestif ======\n\nLa pollution de l'air entraîne une augmentation des maladies respiratoires (comme asthme, angines, insuffisance respiratoire ou bronchiolite) et cardiovasculaires et est source de surmortalité. Principalement à cause des particules fines, elle cause 348 000 décès prématurés par an en Europe dans la population de plus de 30 ans et 42 090 décès prématurés en France. Chaque hausse de 10 μg de PM2,5 par mètre cube d'air (µg/m3) entraîne une augmentation de 6 % du risque de mortalité par maladies chroniques.\n\nCertains polluants passent au travers de la barrière cutanée ou pénètrent la peau via les follicules pileux, en contribuant au vieillissement cutané, notamment en interagissant avec le récepteur d'hydrocarbures aryliques (RHA, un facteur de transcription activé par ligand récemment découvert, lequel régule et protège les kératinocytes, mélanocytes et les fibroblastes).\n\n====== Appareil cardiovasculaire ======\n\nL'exposition chronique à un taux important de microparticules dans l'air accroît sensiblement le nombre de maladies cardiovasculaires (infarctus du myocarde, accidents vasculaires cérébraux, angine de poitrine) et est associée à un risque accru de décès et d'infarctus fatal. Une étude nord américaine récente a conclu qu'une augmentation de l'exposition aux particules PM10 de 10 µg m−3 en moyenne sur un an, se traduit par une augmentation de 16 % du taux de mortalité global et un accroissement de 43 % du taux de mortalité par infarctus (le tabagisme et l'excès de poids étant deux facteurs aggravant le risque de mortalité), plus encore chez la femme ménopausée.\n\nLes pesticides respirés à faible dose mais de manière chronique sont suspectés d'affecter la santé, notamment la santé reproductive de l'Homme ainsi que celle d'un nombre croissant d'espèces animales et végétales.\n\nOn connaissait déjà les effets délétères pour la reproduction de nombreux métaux lourds ou de produits chimiques qualifiés de leurres hormonaux ou mimétiques hormonaux. Il semble aussi que les polluants les plus courants puissent avoir des effets sur la fertilité.\n\nSelon une méta-analyse récente d'études internationales (de Pologne, Tchéquie, Brésil, États-Unis), les polluants communs de l'air auraient aussi un impact sur différentes étapes de la reproduction humaine masculine et féminine (gamétogénèse, conception, développement intra-utérin, naissance).\n\nLes particules PM2,5 inhalées par la femme enceinte diminuent le poids de son bébé à la naissance, .\n\nEn France, selon l'épidémiologiste Isabella Annesi-Maesano, directrice de recherche à l'Institut national de la santé et de la recherche médicale, et son équipe du laboratoire d'épidémiologie des maladies allergiques et respiratoires (EPAR), 45 % des cas d'hypotrophie seraient imputables aux particules fines, soit environ 8 300 cas par an ; l'hypotrophie entraîne souvent des séquelles d'ordre neurologique : retards de langage, problèmes de coordination motrice fine, difficultés d'apprentissage et scolaires et, dans les cas les plus sévères, une déficience intellectuelle globale se traduisant par un score anormalement bas aux tests de quotient intellectuel.\n\nDans le monde en 2015, une modélisation estimait que la pollution de l'air causait plus de trois millions de décès prématurés par an, soit bien plus que ceux dus au VIH / SIDA ou au paludisme. Durant les guerres ou pour les pratiquants de tir, les fumées de tir peuvent aussi avoir des effets délétères.\n\nEn 2018, une nouvelle étude estime que le vrai nombre de morts a été très sous-estimé parce qu'on a négligé les pays pauvres où très peu d'études ont été faites sur le sujet, notamment en Afrique subsaharienne où l'on manquait de données sur la qualité de l'air, alors que les fumées domestiques, la pollution routière (véhicules anciens, et usage tardif d'essence plombée), les feux de décharge et de déchets, la poussière, les feux de brousse ou de savane cumulent leurs effets néfastes, notamment chez les enfants de moins de cinq ans. Pour la pollution microparticulaire, ce déficit de données a pu être contourné par l'utilisation de la télédétection associée à une modélisation de la qualité de l'air au niveau du sol. Ces résultats ont été croisées avec 65 enquêtes sur la santé des ménages de la zone subsaharienne, mettant en exergue une forte corrélation entre la mort des nourrissons et la pollution de l'air. Dans les pays étudiés, la mauvaise qualité de l'air semble expliquer plus de 20 % des décès de nourrissons (et bien d'autres décès que ceux induits par des infections respiratoires) ; soit environ 400 000 décès infantiles supplémentaires pour l'année 2015. Ce travail apporte des éléments permettant de faire des liens entre certains seuils ou niveaux de pollution et la mortalité infantile réelle. Il montre que même de modestes améliorations de la qualité de l'air auraient des effets importants pour la santé infantile de ces régions, et qu'il faut mieux comprendre les causes de mortalité autres qu'infectieuses induites par la pollution de l'air.\n\nRéduire les fines particules en suspension dans l'air augmente l'espérance de vie. En effet, une étude réalisée en Chine a démontré qu'une réduction de 10 μg/m3 des PM2,5 peut accroître l’espérance de vie de 0,98 année. Respirer un air propre pourrait contribuer jusqu'à 15 % de l'espérance de vie globale. Certains industriels proposent des solutions de purification de l'air domestique à l'aide d'appareils de filtration, épuration, combustion, photocatalyse de l'air ainsi que le traitement de l'air au plasma froid d'oxygène afin de réduire les risques des impacts sanitaires de la pollution sur l'organisme à partir d'une analyse des différentes sources de pollution de l'air.\n\n",
"title": " Sur les êtres vivants - Chez l'Homme - Épidémiologie "
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] | wik-geo-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_de_l'air |
Exode rural - Voir aussi (1) | 814 | [
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"source_text": "\n\nL’exode rural, appelé aussi migrations rurales (expression privilégiée par certains historiens et géographes), désigne le déplacement durable de populations quittant les zones rurales pour aller s'implanter dans des zones urbaines.\n\nCette forme de migration est observée tout au long de l'histoire humaine et se déroule aujourd'hui encore à l'échelle planétaire selon une intensité et des modalités diverses.\n\nEn Europe, l'exode rural fait souvent référence aux déplacements de population qui se produisent à l’époque de la révolution industrielle, soit dès le XVIIIe siècle en Grande-Bretagne, et à partir du XIXe siècle dans de nombreux pays comme l’Allemagne puis la France ; mais de timides exodes ruraux eurent lieu dès le XIe siècle et pendant la Renaissance du XIIe siècle, en même temps que le développement de l'urbanisation, l'apparition de la bourgeoisie et la fondation des premières universités.\n\nL'exode rural alimente de façon significative :",
"title": "Contexte"
},
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"source_text": "Histoire de la France rurale, tomes 3 (1789-1914) et 4 (1914-1974), sous la direction de Georges Duby et A. Wallon, Seuil, 1981. Portail de l’agriculture et l’agronomie Portail de la sociologie Portail de l’économie\n\n",
"title": " Sources "
}
] | wik-geo-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Exode_rural |
Transformations de Paris sous le Second Empire - Le déroulement des opérations (1) | 1,864 | [
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"source_text": "\n\nLes transformations de Paris sous le Second Empire, ou travaux haussmanniens, désignent et constituent l'ensemble des modernisations qui ont eu lieu dans la capitale française sous le Second Empire de 1853 à 1870, menées à bien par l'empereur des Français Napoléon III et le préfet de la Seine de l'époque Georges Eugène Haussmann, souvent appelé baron Haussmann.\n\nLe projet a couvert tous les domaines de l'urbanisme, aussi bien au cœur de Paris que dans ses quartiers extérieurs : rues et boulevards, réglementation des façades, espaces verts, mobilier urbain, égouts et réseaux d'adduction d'eau, équipements et monuments publics, tout comme l'extension de la capitale à travers l'annexion de plusieurs communes limitrophes, passant ainsi de douze à vingt arrondissements.",
"title": "Contexte"
},
{
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"source_text": "Le déroulement des opérations reflète l'évolution de l'Empire : autoritaire jusqu'en 1859, plus souple à partir de 1860. On détruit 20 000 maisons pour en construire plus de 40 000 entre 1852 et 1870. Les travaux gigantesques comprennent l'arasement de buttes ou monceaux pour assurer la continuité du profil des voies ouvertes, butte de Saint-Jacques-de-la Boucherie et une partie du monceau Saint-Gervais pour le prolongement vers l'est de la rue de Rivoli, butte des Moulins et butte Saint-Roch pour l'avenue de l'Opéra. Ces opérations de nivellement se sont étendues largement au-delà des terrains en bordure immédiate des axes créés, entrainant la reconstruction de quartiers entiers, tel celui de l'Hôtel-de-Ville entre la place du Châtelet et la rue de Lobau.\n\nCertaines de ces opérations d'urbanisme se poursuivront sous la Troisième République, après le départ d'Haussmann et de Napoléon III. Paris absorbe en 1860 ses faubourgs jusqu'aux « fortifications » qui ont été construites par Thiers en 1844 (elles seront démolies à partir de 1919). Les douze anciens arrondissements laissent la place à vingt nouveaux arrondissements, qui ne reprendront ni le découpage, ni la numérotation des précédents.\n\n",
"title": ""
},
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"source_text": "Lorsque Rambuteau avait percé une voie nouvelle importante en plein centre de la ville, les Parisiens avaient été étonnés par sa largeur : 13 mètres. Haussmann va reléguer la rue Rambuteau au rang de voie secondaire avec un réseau de percées nouvelles de 20 et même 30 mètres. L'avenue Foch, quant à elle, mesure près de 120 mètres de large avec ses contre-allées monumentales. Il commencera ses travaux par la réalisation du boulevard Diderot, conséquence de l'élargissement de l'ancienne rue Mazas. Le réseau des artères haussmanniennes et post-haussmanniennes constitue, aujourd'hui encore, l'ossature du tissu urbain parisien.\n\n",
"title": " Un réseau de grandes percées "
},
{
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"source_text": "De 1854 à 1858, Haussmann met à profit la période la plus autoritaire du règne de Napoléon III pour réaliser ce que seule cette décennie, peut-être, pouvait faire dans toute l'histoire de Paris : transformer son centre en y perçant une croisée gigantesque.\n\nLa construction de l'axe nord-sud, du boulevard de Sébastopol au boulevard Saint-Michel, fait disparaître de la carte de nombreuses ruelles et impasses. Il forme une grande croisée au niveau du Châtelet avec la rue de Rivoli : cette dernière rue, tracée initialement par Napoléon Ier le long des Tuileries, est prolongée sous le Second Empire jusqu'à la rue Saint-Antoine.\n\nPendant ce temps, Victor Baltard et Félix-Emmanuel Callet aménagent les Halles, projet lancé par Rambuteau, tandis que l'Île de la Cité est en grande partie rasée et réaménagée. Ses ponts sont reconstruits ou font l'objet de travaux importants. La rue des Halles est réalisée en 1854, afin de relier les Halles de Paris à la place du Châtelet.\n\nLes premiers travaux sur la rive gauche commencent dès 1854. Le percement de la rue des Écoles jusqu'à la rue des Fossés-Saint-Bernard, déjà projeté avant l'entrée en fonction du préfet Haussmann, permet à son achèvement une meilleure desserte du quartier latin et de ses collèges.\n\nHaussmann complète cette grande croisée par des axes qui relient la première couronne de boulevards au centre, tels que l'avenue de l'Opéra sur la rive droite ou la rue de Rennes sur la rive gauche. Il est à signaler que les travaux de l'avenue de l'Opéra ne seront entrepris pour leur majorité qu'à partir de 1876 et ne seront totalement terminés qu'en 1879. Quant à la rue de Rennes, qui devait rejoindre la Seine, elle ne sera jamais achevée.\n\n",
"title": " La grande trouée nord-sud et est-ouest "
},
{
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"source_text": "Haussmann poursuit l'œuvre de Louis XIV. Il élargit les grands boulevards et construit ou planifie de nouveaux axes à grand gabarit comme le boulevard Richard-Lenoir.\n\nLes quartiers ouest bénéficient d'une opération de prestige : douze avenues, pour la plupart construites sous le Second Empire, se rejoignent à la place de l'Étoile. Parmi elles, l'avenue Foch, bordée de jardins, se distingue par sa largeur exceptionnelle de 120 mètres. À l'opposé de cette dernière, l'avenue de Friedland est la première partie d'un axe qui, après l'achèvement du boulevard Haussmann, joindra la place de l'Étoile au quartier de l'Opéra.\n\nLe boulevard Voltaire facilite le contournement du centre à partir de la place de la Nation et l'avenue Daumesnil dégage les quartiers riverains de la gare de Lyon, tout en assurant un accès au bois de Vincennes.\n\n",
"title": " L'achèvement des couronnes de boulevards "
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{
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"source_text": "Dans les dernières années de son mandat, Haussmann commence à aménager les arrondissements créés sur l'emplacement des communes annexées en 1860. Il crée ainsi une très longue voie sinueuse qui dessert les 19e, 20e et 12e arrondissements : rue de Puebla, rue des Pyrénées, avenue du Général-Michel-Bizot.\n\nCertains des axes relient les grands boulevards de Louis XIV à ceux qui longent le mur des Fermiers généraux. Les derniers tronçons du boulevard Haussmann et la ligne droite de la rue La Fayette, réalisés partiellement avant 1870, assurent une meilleure desserte des quartiers de la Chaussée-d'Antin et du Faubourg Montmartre à partir des arrondissements extérieurs.\n\nSur la rive gauche, comme les « boulevards du midi », qui passent par la place d'Italie, la place Denfert-Rochereau et Montparnasse sont trop éloignés du centre, l'idée d'une autre traversée est-ouest s'impose. Haussmann double la rue des Écoles, dessinée par Napoléon III, de son projet personnel : le boulevard Saint-Germain, qui prolonge sur la rive gauche les grands boulevards de la rive droite.\n\nD'autres axes tels que le boulevard Malesherbes ou encore les boulevards Barbès et Ornano, tous deux vers la gare du Nord, permettent de traverser ces arrondissements extérieurs en direction du centre.\n\n",
"title": " Le troisième réseau : les arrondissements périphériques "
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{
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"source_text": "L'interconnexion entre les grands axes de circulation — boulevards, avenues ou autres — impose la création de places à leur mesure. La place du Châtelet, aménagée par Davioud, est au carrefour entre les deux grands axes traversant Paris du nord au sud et de l'est à l'ouest. Les travaux d'Haussmann réaménagent d'autres grandes places déjà existantes à travers tout Paris telles la place de l'Étoile, la place du Château-d'Eau (actuelle place de la République) ou la place de l'Hôtel-de-Ville. D'autres sont créées de toutes pièces comme les places Malesherbes, de l'Alma, Pereire, de Puebla, du Prince-Eugène ou bien encore de l'Opéra.\n\n",
"title": " Les places-carrefours "
},
{
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"source_text": "Haussmann fait construire la gare de Lyon en 1855 par François-Alexis Cendrier et la gare du Nord en 1865 par Jacques Hittorff.\n\nIl rêve d'interconnecter les gares parisiennes par des voies ferrées mais devra se contenter de faciliter leur accès en les reliant par des axes importants. Depuis la gare de Lyon, la rue de Lyon, le boulevard Richard-Lenoir et le boulevard de Magenta permettent ainsi de gagner la gare de l'Est. Deux axes parallèles, rue La Fayette et boulevard Haussmann d'une part, rue de Châteaudun et rue de Maubeuge d'autre part, joignent le quartier de la gare de l'Est et de la gare du Nord à celui de la gare Saint-Lazare. Sur la rive gauche, la rue de Rennes dessert la gare Montparnasse, alors située à l'emplacement actuel de la tour Montparnasse.\n\n",
"title": " Les gares "
}
] | wik-hist-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Transformations_de_Paris_sous_le_Second_Empire |
Géographie sociale - Grands thèmes de la géographie sociale (2) | 796 | [
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"source_text": "\n\nLa géographie sociale est une branche de la géographie qui étudie les rapports entre les espaces et les sociétés. L'accent est mis sur la dimension sociale des dynamiques spatiales afin de comprendre les interactions entre ces derniers à différentes échelles.\n\nL'objectif est d'appréhender l'organisation des sociétés et d'apporter une prise de conscience aux problèmes sociaux. Elle est marquée par les engagements politiques et sociaux des chercheurs.\n\n",
"title": "Contexte"
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{
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"source_text": "La géographie engagée analyse et dénonce la production des écarts sociaux à travers l’espace. L’engagement implique une redéfinition de la discipline qui ne doit plus être\n\nneutre, mais utile à la société. \n\nLes premiers tenants de ce revers épistémologique et politique sont les géographes anglo-saxons de la géographie radicale. David Harvey dans Social Justice and the City (1973) développe une théorie marxiste de la ville inspirée des travaux d’Henri Lefebvre (Le droit à la ville, 1968). William Bunge, autre géographe « radical » organisa des « expéditions géographiques » dans des quartiers urbains pauvres de Detroit (Michigan) pour y dénoncer les inégalités intrinsèques au capitalisme et l’utilisation de l’espace pour la reproduction de ce système. William Bunge intégra l’avis des personnes concernées à son analyse, le savoir produit devant être transmis pour servir à la contestation politique du pouvoir en place. \n\nRichard Peet, dans son ouvrage Inequality and Poverty : a Marxist-Geography Theory (1975), étudie les concentrations perpétuelles de pauvreté et de problèmes sociaux dans certains quartiers urbains qu’il nomme alors « urban underclass » (notion empruntée à la sociologie).\n\nC’est avec la même approche et durant la même décennie que David Sibley écrit son ouvrage Outsiders in an Urban Society (1981). Ce sont les études menées par l’auteur sur les gitans anglais aux environs de Hull qui seront à l’origine de ces textes. Si par la suite Sibley s’est ensuite concentré sur le lien entre marginaux (outsiders) et la construction de l’espace, il a élargi ses cas d’étude, passant ainsi des enfants gitans aux dynamiques familiales et à l’espace domestique. Ce qui l’amènera à publier Geographies of Exclusion (1995), un ouvrage clé dans la littérature géographique sur l’identité et la marginalisation. Dans cet ouvrage il définit la tendance des groupes dominants à purifier l’espace à travers l’exclusion des groupes minoritaires vus comme sales (dirty). Pour cet apport, l’influence des théories féministes, de la géographie humaine et, en particulier, de la psychanalyse est sûrement fondamentale. Pour Sibley, l’importance accordée par la psychanalyse aux processus de maintien de sa propre identité (self-identity), s’exprime dans un désir, souvent inconscient, de maintenir une pureté et propreté autour de soi [ii]. Les groupes hégémoniques sont amenés à identifier dans les groupes marginaux et perçus comme déviants, cette saleté qu’ils échappent inconsciemment. L’importante contribution de ce travail doit être trouvée dans l’idée que le processus de marginalisation noue des liens avec l’imaginaire stéréotypé des groupes sociaux à un niveau psychologique.\n\nEn France la géographie des inégalités est moins radicale. La géographie sociale s’est beaucoup développée dans les années 1960-1970. En 1975, Jacques Lévy fonde la revue interdisciplinaire EspacesTemps centrée sur l’analyse de l’espace social. Celle-ci se concentra dans ses débuts sur l’analyse de la dialectique social / spatial. Dans La géographie sociale publiée en 1984, Armand Frémont affirme que l’inégalité sociale est aussi une inégalité spatiale. L’exclusion sociale\n\ndevient alors synonyme de marginalisation géographique et inversement.\n\nLa géographie sociale française souhaite aussi impliquer les sociétés dans l’analyse de l’espace et surtout dans son aménagement. Ainsi, Antoine Bailly prône une « géographie par le bas » à l’écoute des populations. \n\nLe postmodernisme dynamisa les études géographiques engagées traitant des inégalités. En effet ce nouveau courant s’oppose aux discours dominants en les déconstruisant et en valorisant les points de vue des opprimés. Cette géographie affirme donc son caractère militant en voulant agir sur les représentations de l’espace et des sociétés. C’est le cas de Robert Hérin, un géographe contemporain, dont les travaux portent sur les rapports collectifs au travail, à la reproduction biologique, à la santé, à l'éducation, à l'habitat, aux loisirs, à l'information, notamment face à l’amplification de l'individualisme et aux crises économiques dans les pays développés au cours des années 50-60. Ce géographe engagé a participé à de nombreuses études concernant la répartition de la formation et du travail en France. Dans son article « Chemin faisant, Parcours en géographie sociale », il soutient l'idée selon laquelle « le travail est une valeur essentielle, créatrice de lien social et moteur de socialisation, et levier d'épanouissement personnel et de reconnaissance sociale ».\n\nC’est également dans cette géographie postmoderne que s’épanouit la géographie postcoloniale, qui analyse les rapports à l’espace des groupes minoritaires, et les géographies féministes. Les constructions genrées au sein du savoir géographique est une des recherches principales de Gillian Rose, une géographe britannique des années 1990, notamment connue pour son ouvrage Feminism and Geography, publié en 1993. Elle y critique l’approche dite-masculiniste de la géographie. Elle questionne la manière dont les géographes ont forgé une géographie qui légitime les formes masculines de savoir géographique en isolant les manières féminines de savoir et d’aborder la science. Ce privilège du masculin sur le féminin est connecté à la construction d’un dualisme de nature dominant « nature/culture ». Elle illustre cette binarité avec deux courants de pensées distincts : le courant de pensée scientifique-social, qui se réclame de vérités rationnelles et objectives, et le courant de pensée esthétique, qui féminise les lieux et les paysages. En montrant que les géographes culturels étudient des paysages qui incarnent des perspectives masculines, elle cherche à démontrer comment la compréhension et les expériences mises en place ont été marginalisées dans la discipline. Parallèlement, Gillian Rose intervient dans les débats féministes méthodologiques. Elle fait appel au concept de performativité introduit par Judith Butler pour critiquer l’utilisation féministe de la notion de réflexivité comme stratégie pour situer les connaissances géographiques. On a reproché à Rose de ne pas interroger les catégories de genre, de classe, d’ethnicité, de nationalité ou de sexe. Avec Writing women and space, Colonial and Post-colonial geographies, elle évoque les multiples sens de subjectivité des femmes, illustrés par des représentations écrites de différenciation spatiale. Elle fournit des exemples empiriques de recherche en géographie féministe, tout en soulignant le manque de savoir centrés sur la femme.\n\nEn 1991, Kimberlé Crenshaw créé le terme « intersectionnalité » désignant « la situation de personnes subissant simultanément plusieurs formes de discrimination dans une société » (Elsa Dorlin). Des études sont alors menées sur les « femmes noires aux États-Unis » par exemple. Ces études souvent très militantes se sont plus développées dans les pays anglo-saxons.\n\n",
"title": " Inégalités et géographie engagée "
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] | wik-geo-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Géographie_sociale |
Transformations de Paris sous le Second Empire - Le déroulement des opérations (2) | 1,865 | [
{
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"source_text": "\n\nLes transformations de Paris sous le Second Empire, ou travaux haussmanniens, désignent et constituent l'ensemble des modernisations qui ont eu lieu dans la capitale française sous le Second Empire de 1853 à 1870, menées à bien par l'empereur des Français Napoléon III et le préfet de la Seine de l'époque Georges Eugène Haussmann, souvent appelé baron Haussmann.\n\nLe projet a couvert tous les domaines de l'urbanisme, aussi bien au cœur de Paris que dans ses quartiers extérieurs : rues et boulevards, réglementation des façades, espaces verts, mobilier urbain, égouts et réseaux d'adduction d'eau, équipements et monuments publics, tout comme l'extension de la capitale à travers l'annexion de plusieurs communes limitrophes, passant ainsi de douze à vingt arrondissements.",
"title": "Contexte"
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"source_text": "Napoléon III et Haussmann ponctuent la ville de réalisations de prestige. Charles Garnier construit l'Opéra dans un style éclectique et Gabriel Davioud conçoit deux théâtres symétriques sur la place du Châtelet. L'Hôtel-Dieu, la caserne de la Cité, qui deviendra la préfecture de police de Paris et le tribunal de commerce remplacent les quartiers médiévaux de l'Île de la Cité. Chacun des vingt nouveaux arrondissements reçoit sa mairie.\n\nIls prennent soin d'inscrire ces monuments dans la ville en ménageant de vastes perspectives. Ainsi l'avenue de l'Opéra est pensée pour offrir un cadre grandiose à l'édifice de Garnier, mais ce dernier trouvait cette avenue trop étroite et dut rehausser sa façade pour lutter contre les hauteurs devenues excessives des bâtiments qui l'entouraient, tandis que les maisons qui, selon eux, empêchaient de contempler Notre-Dame laissent la place à un grand parvis.\n\nDans le domaine religieux, le Second Empire voit l'avènement de l'église Saint-Eugène (aujourd'hui église Saint-Eugène-Sainte-Cécile), de l'église de la Sainte-Trinité, de l'église Saint-Ambroise et de l'église Saint-Augustin. Cette dernière est remarquable par sa voûte très haute sans contreforts, rendue possible par l'utilisation d'une charpente métallique, et sa situation emblématique au croisement de plusieurs grands boulevards. Elle était destinée à devenir la nécropole des Napoléonides[réf. nécessaire].\n\n",
"title": " Les monuments "
},
{
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"source_text": "La rénovation de Paris se veut globale. L'assainissement des logements implique une meilleure circulation de l'air mais aussi un meilleur approvisionnement en eau et une meilleure évacuation des déchets.\n\nEn 1852, l'eau potable vient principalement de l'Ourcq. Des machines à vapeur extraient aussi l'eau de la Seine, dont l'hygiène est déplorable. Haussmann confie à l'ingénieur Belgrand la réalisation d'un nouveau système d'alimentation en eau de la capitale, qui aboutira à la construction de 600 kilomètres d'aqueduc entre 1865 et 1900. Le premier, celui de la Dhuis, ramène une eau captée près de Château-Thierry. Ces aqueducs déversent leur eau dans des réservoirs situés à l'intérieur de la capitale. À l'intérieur de la capitale et à côté du parc Montsouris, Belgrand érige alors le plus grand réservoir d'eau du monde pour recevoir l'eau de la Vanne, le réservoir de Montsouris.\n\nUn second réseau, consacré à l'eau non potable, continue à puiser l'eau de l'Ourcq et de la Seine, utilisée pour le nettoyage de la voirie et l'arrosage des espaces verts.\n\nL'évacuation des eaux usées et des déchets va de pair avec l'adduction d'eau potable. Ici encore, c'est le Second Empire qui donne l'impulsion décisive à la modernisation du réseau des égouts de Paris. La loi de 1852 impose le raccordement des immeubles à l'égout lorsque la rue en comporte un. Les rues qui n'en ont pas vont bénéficier de l'installation d'un réseau d'égout entièrement visitable : plus de 340 kilomètres d'égouts sont construits sous la direction de Belgrand entre 1854 et 1870. Le réseau est unitaire : les eaux de pluie coulent par la même galerie que les eaux usées. Les égouts ne se déversent plus dans la Seine en plein Paris mais loin en aval, à Asnières. Pour y parvenir, un siphon inversé installé sous le pont de l'Alma permet aux canalisations de la rive gauche de faire passer leurs eaux sur la rive droite.\n\nCes deux réseaux, étendus et perfectionnés au cours des époques suivantes, sont toujours en place aujourd'hui.\n\nNapoléon III réorganise aussi la distribution du gaz dans Paris. En 1850, il confie une concession à une compagnie unique, la Compagnie parisienne du gaz , tout en conservant la maîtrise des prix. La consommation de gaz d'éclairage, sous-produit de la transformation (polluante) de houille en coke, et qui avait fait son apparition à Paris sous la monarchie de Juillet, augmente de façon importante. L'industriel et chimiste Payen écrit ainsi :\n\n« En effet, tandis que dans un intervalle de quatorze années, de 1848 à 1862, la population de Paris, en y comprenant celle du territoire annexé, ne s'était guère accrue que de moitié, la consommation du gaz se trouvait quintuplée. En présence d'une semblable progression, il est temps d'aviser, car on peut prévoir que, dans un avenir peu éloigné il n'y aurait pas un seul arrondissement de Paris absolument à l'abri des émanations de ces usines. »\n\nDans le même temps, Haussmann confie à Davioud la mise au point d'un mobilier urbain encore largement présent de nos jours sur les trottoirs et dans les jardins de la capitale.\n\nDans la même volonté d'amélioration de l'hygiène, le problème funéraire faillit être traité. Les cimetières intra-muros de Paris étaient saturés et l'inhumation au sein de la ville était toujours pratiquée, bien qu'étant interdite depuis la loi du 23 prairial an XII. En 1863, Haussmann proposa de fermer tous les cimetières intra-muros, avec transfert obligatoire des corps, et de créer une grande nécropole à Méry-sur-Oise reliée par voie ferrée, à l'image du cimetière de Brookwood à Londres. L'opinion publique s'opposa à ce projet qui ne se concrétisa pas, bien qu'ultérieurement, Eugène Belgrand, Adolphe Alphand, Ferdinand Hérold et Léon Say tentèrent de le relancer.\n\n",
"title": " Des équipements publics modernes "
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"source_text": "Les espaces verts sont rares à Paris, ville qui s'est toujours développée à l'intérieur d'enceintes qui, malgré les extensions successives, finissaient par la corseter.\n\nSéduit par les vastes parcs londoniens, Napoléon III confie à l'ingénieur Adolphe Alphand, futur directeur des Travaux sous la République, la création de plusieurs parcs et bois. Le bois de Boulogne et le bois de Vincennes bordent la ville à l'ouest et à l'est. À l'intérieur de l'enceinte de Thiers, le parc des Buttes-Chaumont et le parc Montsouris offrent des promenades aux habitants des quartiers trop éloignés des grands bois extérieurs. Le parc Monceau, ancienne propriété de la famille d'Orléans, est en partie loti et construit. Chaque quartier reçoit aussi des petits squares (environ 80 squares pour les 80 quartiers de Paris, la volonté étant que n'importe quel habitant de Paris puisse trouver un square à moins de dix minutes de marche de son domicile), tandis que des rangées d'arbres bordent certaines avenues (on estime à 80 000 le nombre d'arbres plantés dans les rues de Paris durant cette période).\n\n",
"title": " Les espaces verts "
},
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"source_text": "Louis Lazare indique que ces travaux avaient supprimé 57 rues ou passages, 2 227 maisons jetées à terre et plus de 25 000 habitants, presque tous ouvriers, contraints d'abandonner le centre de la ville étaient repoussés vers les extrémités. Ce déplacement, qui suivit la progression des travaux dans le centre de Paris, fut une émigration forcée. La population se porta majoritairement dans les quartiers avoisinants l'ancien mur d'octroi, principalement vers les faubourgs du Temple, Saint-Antoine et Saint-Marceau, mais également en banlieue : principalement dans les communes de Belleville, Ménilmontant, Charonne, Ternes, Montrouge, Vaugirard et Grenelle.\n\n",
"title": " Bilan "
}
] | wik-hist-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Transformations_de_Paris_sous_le_Second_Empire |
Transformations de Paris sous le Second Empire - Les critiques de la politique urbaine de Napoléon III et le départ d'Haussmann (1) | 1,866 | [
{
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"source_text": "\n\nLes transformations de Paris sous le Second Empire, ou travaux haussmanniens, désignent et constituent l'ensemble des modernisations qui ont eu lieu dans la capitale française sous le Second Empire de 1853 à 1870, menées à bien par l'empereur des Français Napoléon III et le préfet de la Seine de l'époque Georges Eugène Haussmann, souvent appelé baron Haussmann.\n\nLe projet a couvert tous les domaines de l'urbanisme, aussi bien au cœur de Paris que dans ses quartiers extérieurs : rues et boulevards, réglementation des façades, espaces verts, mobilier urbain, égouts et réseaux d'adduction d'eau, équipements et monuments publics, tout comme l'extension de la capitale à travers l'annexion de plusieurs communes limitrophes, passant ainsi de douze à vingt arrondissements.",
"title": "Contexte"
},
{
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"source_text": "Des artistes et des architectes (Charles Garnier) dénoncent la monotonie étouffante de cette architecture monumentale. Des hommes politiques et des écrivains mettent en cause l'étendue des spéculations et de la corruption (La Curée de Zola) et certains accusent à tort Haussmann d'enrichissement personnel. De nombreuses critiques portent toutefois sur des motifs de fond et vont finir par faire chuter le préfet.\n\n",
"title": ""
},
{
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"source_text": "Des contemporains de Napoléon III ont accusé l'Empereur d'avoir caché sous des préoccupations sociales et hygiénistes un projet essentiellement policier : la construction de voies larges aurait eu pour objectif principal de faciliter les mouvements de troupe et l'établissement de rues droites aurait permis de tirer au canon sur une foule en émeute et ses barricades.\n\nMais l'ampleur même des travaux montre que les visées de Napoléon ne pouvaient pas se limiter à l'aspect sécuritaire : au-delà du percement des boulevards qui en forme la partie la plus spectaculaire, la transformation porte avant tout sur l'amélioration de la circulation ordinaire et des transports dans Paris (pour l'approvisionnement, l'évacuation des déchets, le commerce, le passage des matériaux de construction), la modernisation de l'hygiène, l'établissement de réseaux modernes en sous-sol, l'installation d'un mobilier urbain efficace en surface ainsi que la grandeur et l'harmonisation d'une architecture de prestige le long des rues nouvelles. Il est toutefois vrai que Napoléon est aussi soucieux d'établir un ordre strict. Haussmann n'hésite pas à expliquer que ses percements faciliteront le maintien de l'ordre pour promouvoir ses projets auprès du Conseil de Paris ou des propriétaires locaux. La dimension stratégique et sécuritaire est donc présente, mais elle ne constitue qu'un élément parmi les autres. Elle est peut-être plus importante lorsqu'il s'agit de relier les principales casernes entre elles.\n\nHaussmann n'est pas chargé de la police. Son mandat correspond au contraire à un affaiblissement du préfet de police au profit du préfet de la Seine, qui récupère des attributions telles que les problèmes liés à l'insalubrité, l'éclairage et le nettoyage des rues confiées au service des promenades d'Alphand en 1859 à l'occasion de l'annexion des communes limitrophes.\n\n",
"title": " Sur un objectif sécuritaire des grandes artères "
},
{
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"source_text": "Malgré les idéaux sociaux qui sont en partie à l'origine des transformations de Paris dans l'esprit de Napoléon III, de nombreux observateurs contemporains dénoncent les effets démographiques et sociaux des opérations d'urbanisme menées par Haussmann.\n\nLouis Lazare, auteur sous le préfet Rambuteau d'un important dictionnaire des voies parisiennes, estime, en 1861, dans la Revue municipale que les travaux haussmanniens contribuent à faire croître démesurément la population assistée en attirant à Paris une population pauvre. De fait, Haussmann lui-même a ralenti dans une certaine mesure les travaux afin d'éviter un afflux trop massif d'ouvriers à Paris.\n\nD'autre part les critiques dénoncent, dès les années 1850, les effets des rénovations sur la composition sociale de Paris. D'une manière un peu schématique, on trace un portrait de l'immeuble parisien pré-haussmannien comme synthèse de la hiérarchie sociale parisienne : bourgeois au deuxième étage, fonctionnaires et employés aux troisième et quatrième, petits employés au cinquième, gens de maison, étudiants et pauvres sous les combles. Toutes les classes sociales se côtoyaient ainsi dans le même immeuble. Cette cohabitation, qui doit bien entendu être nuancée selon les quartiers, a disparu en grande partie après les travaux d'Haussmann. Ceux-ci ont eu deux effets sur le plan de la répartition de l'habitat dans Paris :\n\nles rénovations du centre-ville ont entraîné une hausse des loyers qui a contraint les familles pauvres à partir vers les arrondissements périphériques. On le constate sur les données de population :certains choix d'urbanisme ont contribué à déséquilibrer la composition sociale de Paris entre l'ouest, riche, et l'est, défavorisé. Ainsi aucun quartier de l'est parisien n'a bénéficié de réalisations comparables aux larges avenues entourant la place de l'Étoile dans les 16e et 17e arrondissements. Les pauvres se concentrent alors dans les quartiers laissés de côté par les rénovations.En réponse, Haussmann met en avant la création, très complexe, du bois de Vincennes, destinée à fournir aux populations d'ouvriers une promenade comparable au bois de Boulogne. Par ailleurs, les quartiers insalubres « nettoyés » par Haussmann n'abritaient guère de bourgeois.\n\nAinsi s'est mise en place une forme de zonage qui domine toujours la distribution de l'habitat et des activités dans Paris et sa proche banlieue : au centre et à l'ouest les bureaux et les quartiers bourgeois, à l'est et à la périphérie les habitats les plus pauvres et les activités industrielles, ceci provenant notamment des vents d'ouest dominants qui poussaient vers l'est la pollution, due à cette époque au mode de chauffage des logements.\n\n",
"title": " La rupture d'un équilibre social "
},
{
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"source_text": "À la fin des années 1860, le système de financement connait des dysfonctionnements. L'annexion des communes environnantes en 1860 a coûté cher : les travaux à réaliser dans ces quartiers suburbains sont plus importants que dans le centre-ville, déjà pourvu de certains équipements. Les budgets prévus au départ sont largement insuffisants. D'autre part, l'assouplissement du régime rend plus difficiles les expropriations, la jurisprudence du Conseil d'État et de la Cour de cassation intervenant en faveur des propriétaires.\n\nD'autre part les Parisiens supportent mal les travaux qui paralysent la ville depuis près de vingt ans. Les réseaux de boulevards qui encombrent les arrondissements extérieurs de travaux n'ont pas une utilité aussi évidente que le percement du boulevard de Sébastopol ou du boulevard Saint-Germain.\n\nJules Ferry se fait un nom à travers une série d'articles de presse regroupés sous le titre Les Comptes fantastiques d'Haussmann. Il dénonce l'ambition exagérée des derniers projets et leur financement incertain. Ces projets sont en effet financés, non par l'emprunt, mais par des bons de délégation émis par la Caisse des travaux de Paris, hors du contrôle du Parlement.\n\nHaussmann est finalement renvoyé au début de 1870, quelques mois avant la fin du Second Empire qu'il a accompagné pendant toute sa durée. Les dettes contractées seront finalement résorbées assez rapidement sous la Troisième République.\n\n",
"title": " La crise du système de financement "
}
] | wik-hist-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Transformations_de_Paris_sous_le_Second_Empire |
Reproduction humaine - Régulation de la fonction de procréation chez l'homme (1) | 3,795 | [
{
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"source_text": "\n\nLa reproduction humaine ou procréation humaine est l'ensemble des processus par lesquels un homme et une femme engendrent un nouvel individu. Elle est le résultat de la fécondation humaine.\n\nMédicalement, elle relève du domaine de la médecine de la reproduction, dont fait partie la procréation médicalement assistée.\n\n",
"title": "Contexte"
},
{
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"source_text": "La spermatogenèse s’exerce dans les tubes séminifères (une centaine de tubes pelotonnés). Dans la paroi de ces tubes, des cellules germinales souches subissent de nombreuses mitoses (divisions cellulaires à l'identique) et une méiose (division aboutissant aux futurs gamètes contenant la moitié du patrimoine génétique)centripète.\n\nLes spermatozoïdes sont libérés dans la lumière du tube puis gagnent l’épididyme où ils acquièrent leur mobilité et leur capacité à féconder l'ovule. Cette étape est appelée « capacitation ». Ils se mélangent au cours de l’éjaculation aux sécrétions prostatiques et séminales (80 % du volume) pour former le sperme. Les spermatozoïdes sont des cellules spécialisées dans leur fonction de reproduction (ils ne contiennent que des organites indispensables à leur fonction : transférer l'information génétique mâle à l'intérieur du gamète femelle).\n\nLa testostérone produite par les cellules interstitielles de Leydig stimule la spermatogenèse en se fixant sur les cellules de la paroi des tubes séminifères. Les cellules de Sertoli (rôle de soutien et de nutrition) sécrètent une protéine indispensable à la fixation de la testostérone sur les tubes séminifères et testiculaire.\n\n",
"title": " Activité testiculaire : une double fonctionnalité - Production de spermatozoïdes "
},
{
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"source_text": "La testostérone, seule hormone testiculaire mâle de l’adulte, est sécrétée localement et dans la circulation sanguine.\n\nElle est active en très petite quantité, et sécrétée de manière pulsatile, par pulses de quelques minutes (espacés de périodes de non sécrétions). Mais la testostéronemie oscille autour d’une valeur globalement constante.\n\nElle stimule aussi la spermatogenèse au niveau des tubes séminifère et provoque la mise en place et le maintien des caractères sexuels secondaires à partir de la puberté.\n\nRemarque : Chez certains mammifères, la testostérone est sécrétée en grande quantité lors de périodes particulières.\n\n",
"title": " Activité testiculaire : une double fonctionnalité - Synthèse de testostérone "
},
{
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"source_text": "Les pulses de testostérone sont déclenchés par des pulses de LH (Hormone lutéinisante). La pulsatilité de LH est indispensable a la sécrétion pulsatile de testostérone.\n\nLa FSH (Hormone Folliculo Stimulante) stimule les cellules de Sertoli a synthétiser une protéine(APB) indispensable à la fixation de la testostérone sur la paroi des tubes séminifères.\n\nL’anté-hypophyse contrôle donc, indirectement, la spermatogenèse grâce à ces deux gonadostimulines.\n\n",
"title": " Contrôle hormonal du fonctionnement du testicule : 3 niveaux de contrôle - Rôle de l’anté-hypophyse "
},
{
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"source_text": "Sous l’influence de certains facteurs environnementaux externes (luminosité, température) et internes (adrénaline) des neurones hypothalamiques sécrètent une neurohormone GnRH de manière pulsatile et périodique qui déclenche les pulses de LH et de FSH\n\n",
"title": " Contrôle hormonal du fonctionnement du testicule : 3 niveaux de contrôle - Rôle du complexe hypothalamo-hypophysaire "
},
{
"img": [],
"source_text": "Le maintien d’une testostéronemie globalement constante est assuré par un rétrocontrôle négatif (ou rétroaction négative) exercé par la testostérone sur le CHH (il existe donc des récepteurs à testostérone) lorsque la testostéronémie dépasse une valeur seuil.Ce rétrocontrôle négatif induit une diminution de la production de GnRH et donc de LH ce qui provoque une diminution de la production de testostérone. Ceci permet de garder le taux de testostérone aux alentours de 5 ng/L.\n\n",
"title": " Contrôle hormonal du fonctionnement du testicule : 3 niveaux de contrôle - Rôle du testicule lui-même : rétrocontrôle négatif "
}
] | wik-svt-seconde | https://fr.wikipedia.org/wiki/Reproduction_humaine |
Agent infectieux - Pouvoir pathogène (1) | 3,802 | [
{
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"source_text": "\n\nUn agent infectieux est un agent biologique pathogène responsable d'une maladie infectieuse.\n\nLes agents infectieux sont majoritairement des micro-organismes, notamment des bactéries et des virus. Cependant, certains agents pathogènes ne sont pas des organismes (les prions), d'autres ne sont pas microscopiques (les vers parasites).\n\nLe pouvoir pathogène d'un agent infectieux mesure sa capacité à provoquer une maladie chez un organisme hôte.\n\nLa virulence d'un agent infectieux mesure sa capacité à se développer dans un organisme (pouvoir invasif) et à y sécréter des toxines (pouvoir toxique).\n\n",
"title": "Contexte"
},
{
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"source_text": "Le pouvoir pathogène (grec ancien πάθος [pathos], « souffrance » ; id. γένος [genos], « naissance ») — ou pathogénicité — d'une bactérie mesure sa capacité à provoquer des troubles chez son hôte. Il varie selon la souche (sérovar) et dépend de son pouvoir invasif (capacité à se répandre dans les tissus et à y établir un ou des foyers infectieux), de son pouvoir toxicogène (capacité à produire des toxines) et de sa capacité à se reproduire.\n\nOn distingue trois catégories de bactéries pathogènes :\n\nles bactéries pathogènes strictes (ou spécifiques), qui provoquent des troubles quel que soit le patient (à l'exception des porteurs sains) ; par exemple : Salmonella Typhi et Vibrio cholerae ;\n\nles bactéries pathogènes opportunistes, qui provoquent des troubles lorsque les défenses immunitaires de l'hôte sont affaiblies ou que la personne est âgée (on parle aussi de sujets immunodéprimés) ; par exemple : Pseudomonas aeruginosa.\n\nles bactéries pathogènes occasionnelles, qui sont le plus souvent inoffensives mais dont certaines souches sont pathogènes. On retrouve dans cette catégorie des bactéries commensales comme Escherichia coli ou Staphylococcus aureus.\n\n",
"title": ""
}
] | wik-svt-seconde | https://fr.wikipedia.org/wiki/Agent_infectieux |
Microbiote intestinal humain - Exemple de pathologies associées au microbiote intestinal (1) | 3,819 | [
{
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"source_text": "\n\nLe microbiote intestinal humain, - du grec mikrós \"petit\", et biôtós, adjectif verbal de bióô \"vivre\" - anciennement appelé flore intestinale humaine, est l'ensemble des microorganismes (archées, bactéries et levures — et les virus qui les infectent) du tractus digestif humain, c'est-à-dire le microbiome intestinal et de tout le système gastrointestinal (estomac, selles)[pas clair]. Il constitue le plus grand réservoir du microbiote de l'organisme humain et un réservoir d’activités enzymatiques essentiel pour la digestion et la physiologie humaines. À ce titre, il influe sur la santé.\n\nCe microbiote et son hôte humain sont un exemple de symbiose mutualiste (coopération entre différentes sortes d’organismes impliquant un avantage pour chacun) et de commensalisme. Le microbiote peut réguler l’expression de certains gènes de l'hôte, ce qui fait évoquer des relations symbiotiques avancées.",
"title": "Contexte"
},
{
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"source_text": "« Toutes les maladies commencent dans l'intestin.. »\n\n— Citation attribuée à Hippocrate.\n\nIl y a depuis le début des années 2000 un consensus médical sur l'importance du microbiote pour la santé. Les données acquises chez l'animal de laboratoire et chez l'humain laissent penser qu'un microbiote intestinal normal améliore le métabolisme de son hôte en accroissant le rendement énergétique et la qualité de la digestion. Le microbiote intervient aussi en modifiant certains composés dérivés de l'hôte et certaines voies métaboliques, et en améliorant l'immunité.\n\nUn déséquilibre du microbiote intestinal peut induire ou permettre le développement de pathologies telles que l'obésité, les maladies cardiovasculaires et certains syndromes métaboliques (diabète de type 2 notamment), notamment via la production d'inflammasomes.\n\nUn déséquilibre du microbiote peut entraîner l'augmentation drastique de certaine espèce bactériennes comme C. difficile, normalement présente en quantité très faible dans le microbiote sain. Cette affection provoque des diarrhées extrêmement débilitantes. Le traitement le plus efficace à ce jour est la transplantation fécale qui supplante les antibiotiques dans ce cas précis.\n\nCependant, la grande complexité de cette communauté microbienne, virale et fongique fait que les liens de cause à effet sont encore mal compris. Des techniques récentes permettent de déduire la nature du microbiote individuel par analyse de l'haleine.\n\nLes études actuelles montrent que :\n\npour la maladie de Crohn, le microbiote intestinal des patients atteints montre une modification du rapport Firmicutes/Bacteroidetes, avec un rapport qui s’échelonne de 1/1 à 3/1 au lieu de 10/1 chez le sujet sain. On constate un déficit marqué du groupe Firmicutes, à la fois en nombre d’espèces et en proportion ;\n\npour le syndrome métabolique une altération de la richesse en espèce et en gène a été observée ;\n\npour le syndrome du côlon irritable une diminution des symptômes est constatée lors de l'administration de probiotiques ou d'un placebo. Une altération de la microflore est retrouvée chez les patients. Leur biofilm est moins diversifié que celui des sujets sains avec une prédominance de clotridies et d'eubactéries ;\n\nun individu obèse aurait un déséquilibre de son microbiote avec un ratio Firmicutes/Bacteroidetes de l’ordre de 100/1 (associé à un fort déficit en Bacteroidetes). La perte de poids semble liée à l’augmentation de la proportion de Bacteroidetes avec un changement du ratio qui évolue vers 10/1 ;\n\nla durée d'une diarrhée infectieuse aigüe ou d'une diarrhée persistante chez l'enfant est diminuée par absorption de probiotiques ;\n\ngastro-entérite, ulcère gastro-duodénal et autres pathologies intestinales d'origine infectieuse ou inflammatoire sont étroitement liés à un déséquilibre du microbiote, ;\n\nles personnes souffrant de constipation ont une augmentation de la composante méthanogène et bifidogène de leur microbiote intestinal. La production de méthane semble être associée à un ralentissement du transit intestinal ;\n\ndans le cas du cancer colorectal une étude israélienne a explicité en janvier 2015, un processus qui expliquerait l'inhibition des cellules immunitaires par la bactérie Fusobacterium nucleatum. La bactérie Escherichia coli présente en quantité favoriserait le développement de tumeurs existantes par la production d'une toxine, la colobactine. Une étude française a montré un microbiote spécifique des malades atteints de ce type de cancer, ce qui pourrait avoir des effets sur la prévention, voire le traitement. Certaines bactéries secrètent en effet des substances qui ont un pouvoir cancérigène.\n\ndans le cas du cancer de l'estomac la bactérie Helicobacter pylori, inhibe entre autres la protéine protéine P53, ce qui permet aux cellules cancéreuses de proliférer ;\n\ndans le cas des AVC, la flore bactérienne jouerait un rôle clef dans les mécanismes de formation.\n\nDans les cancers on peut trouver des modifications des microbiotes qui pourraient avoir une influence sur l'efficacité des traitements anticancereux.Mieux comprendre le fonctionnement des interactions entre le microbiote et son hôte devrait donc permettre d'améliorer les traitements de maladies métaboliques (probiotiques, prébiotiques, bactériothérapie fécale, etc.). L'exploration du métagénome (association du génome humain de l'hôte et de celui, bien plus riche du génome du microbiote) pourrait y contribuer.\n\n",
"title": ""
}
] | wik-svt-seconde | https://fr.wikipedia.org/wiki/Microbiote_intestinal_humain |
Transformations de Paris sous le Second Empire - Conséquences (1) | 1,867 | [
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"source_text": "\n\nLes transformations de Paris sous le Second Empire, ou travaux haussmanniens, désignent et constituent l'ensemble des modernisations qui ont eu lieu dans la capitale française sous le Second Empire de 1853 à 1870, menées à bien par l'empereur des Français Napoléon III et le préfet de la Seine de l'époque Georges Eugène Haussmann, souvent appelé baron Haussmann.\n\nLe projet a couvert tous les domaines de l'urbanisme, aussi bien au cœur de Paris que dans ses quartiers extérieurs : rues et boulevards, réglementation des façades, espaces verts, mobilier urbain, égouts et réseaux d'adduction d'eau, équipements et monuments publics, tout comme l'extension de la capitale à travers l'annexion de plusieurs communes limitrophes, passant ainsi de douze à vingt arrondissements.",
"title": "Contexte"
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{
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"source_text": "L'haussmannisme ne se contente pas de tracer des rues et de créer des équipements. Il intervient aussi sur l'aspect esthétique des immeubles privés.\n\nLe front sur rue de l'îlot est conçu comme un ensemble architectural homogène. L'immeuble n'est pas autonome et doit construire un paysage urbain unifié avec les autres immeubles sur la percée nouvelle. Néanmoins, l'îlot haussmannien est toujours hétérogène : seules les parcelles sises sur l'emprise de la percée nouvelle sont affectées par la modernisation, et, les autres parcelles de l'îlot antérieur n'étant pas détruites, des constructions des siècles précédents y cohabitent avec les constructions neuves, et, au hasard des parcelles inconstructibles, dévoilent parfois le dos de leurs constructions sur cour au sein des nouveaux alignements.\n\nLa réglementation et les servitudes imposées par les pouvoirs publics favorisent la mise en place d'une typologie qui mène à son terme l'évolution classique de l'immeuble parisien vers la façade caractéristique du Paris haussmannien :\n\nrez-de-chaussée et entresol avec mur à bossage ;\n\ndeuxième étage « noble » avec un ou deux balcons ; troisième et quatrième étage dans le même style mais avec des encadrements de fenêtre moins riches ;\n\ncinquième étage avec balcon filant, sans décorations ;\n\ncombles à 45 degrés.La façade s'organise autour de lignes horizontales fortes qui se poursuivent souvent d'un immeuble à l'autre : balcons, corniches, alignement parfait des façades sans retraits ni saillies importantes. Le modèle de la rue de Rivoli s'étend à l'ensemble des nouvelles voies parisiennes, au risque d'une uniformisation de certains quartiers. Sur la façade, les progrès des techniques de sciage et de transport permettent d'utiliser la pierre de taille en « grand appareil », c'est-à-dire sous forme de gros blocs et non en simple placage. Les rues produisent un effet monumental qui dispense les immeubles de recourir à la décoration : les sculptures ou moulages ne se multiplieront que vers la fin du siècle.\n\n",
"title": " L'esthétique haussmannienne : la « rue-mur » "
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{
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"source_text": "Les transformations haussmanniennes ont amélioré la qualité de vie dans la capitale. De grandes épidémies, notamment celles de choléra, disparaissent, (mais pas la tuberculose), la circulation est améliorée, les nouveaux immeubles sont mieux construits et plus fonctionnels que les anciens. Mais n'étant intervenu que ponctuellement sur les quartiers anciens, des zones d'insalubrité demeurent, ce qui explique la résurgence des idées hygiénistes au siècle suivant, puis la radicalité de certains des urbanistes du vingtième siècle.\n\nLe Second Empire a tellement marqué l'histoire urbaine de Paris que tous les courants architecturaux et urbanistiques postérieurs seront forcés de s'y référer, soit pour s'y adapter, soit pour le rejeter, soit encore pour tenter d'en reprendre certains éléments.\n\nOn peut dater la fin de l'haussmannisme « pur » aux règlements de 1882 et 1884, qui rompent avec l'uniformité de la rue classique en permettant les saillies et les premières fantaisies au niveau du toit, qui se développeront considérablement après le règlement de 1902. Toutefois il ne s'agit encore que d'un « post-haussmannisme », qui ne rejette que l'austérité du modèle napoléonien sans remettre en cause l'agencement général des rues et des îlots.\n\nAprès la Seconde Guerre mondiale, en revanche, les nouveaux besoins de logements et l'avènement, un siècle après Napoléon III, d'un nouveau pouvoir volontariste avec la Cinquième République gaulliste ouvrent une nouvelle ère de l'urbanisme parisien. Celle-là rejette presque complètement l'héritage haussmannien au profit des idées de Le Corbusier en abandonnant l'alignement sur rue, la limitation du gabarit et la rue elle-même, abandonnée à la voiture au profit d'espaces piétons sur dalles. Ce nouveau modèle est rapidement remis en cause dans les années 1970, qui marquent le début d'une redécouverte de l'héritage haussmannien : le retour à la rue multifonctionnelle s'accompagne d'un retour à la limitation du gabarit et, dans certains quartiers, d'une tentative de retrouver l'homogénéité architecturale des îlots du Second Empire.\n\nL'opinion publique parisienne a aujourd'hui une vision positive de l'héritage haussmannien, au point que certaines villes de banlieue, à l'exemple d'Issy-les-Moulineaux ou de Puteaux, construisent des quartiers qui revendiquent celui-ci jusque dans leur nom (« Quartier haussmannien »). Ces quartiers sont en réalité des pastiches de l'architecture post-haussmannienne du début du XXe siècle avec ses fenêtres arquées et ses loggias.\n\n",
"title": " Postérité de l'haussmannisme "
}
] | wik-hist-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Transformations_de_Paris_sous_le_Second_Empire |
Histoire économique de la France - Après 1945 (1) | 1,900 | [
{
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"source_text": "\n\nL'histoire économique de la France s'écrit à partir de 476, lors de la « chute de l'Empire romain ».\n\nPour la situation économique pendant la période précédente, voir Économie romaine.\n\n",
"title": "Contexte"
},
{
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"source_text": "La reconstruction se fait peu à peu, et la confiance dans l’avenir revient ; avec le pic de natalité (commencé dès 1942) la France retrouve une natalité forte.\n\nLe rattrapage technologique des Trente Glorieuses se fait grâce en particulier à une forte augmentation des heures travaillées. \n\n",
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"source_text": "Il faudra de nombreuses années pour réparer les lourdes pertes matérielles – combats et bombardements ont détruit villes, usines, ponts, infrastructures ferroviaires. On compte 1 200 000 immeubles détruits ou endommagés.\n\nEn 1945, le gouvernement provisoire, présidé par Charles de Gaulle et composé de communistes, de socialistes, de démocrates-chrétiens et de gaullistes, nationalise les secteurs clés de l’économie (énergie, transport aérien, banques de dépôt, assurances) et des grandes entreprises (Renault…), crée la Sécurité sociale et les comités d’entreprise. Un véritable État-providence se met en place. La planification économique est mise en place, avec la création du Commissariat général du Plan en 1946 dont la direction est confiée à Jean Monnet ; le premier « Plan de modernisation et d’équipement », pour la période 1947-1952, concerne les activités de bases (énergie, acier, ciment, transports, matériel agricole) ; le IIe Plan (1954-1957) aura des objectifs élargis : construction de logements, aménagement du territoire, recherche scientifique, industries de transformation.\n\n",
"title": " La reconstruction et l’État-providence "
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"source_text": "Entre 1947 et 1973 la France connaît une période de forte croissance (en moyenne 5 % par an) que l’économiste Jean Fourastié a, a posteriori, qualifiée de Trente Glorieuses, titre d'un livre publié en 1979. Cette croissance est essentiellement due à des gains de productivité et à des durées de travail très importantes. En effet, la population active ne connaît qu’une faible croissance, le pic de natalité étant pour un temps compensé par l’allongement de la durée des études.\n\nCes gains dérivent du rattrapage technologique vis-à-vis de la puissance dominante, les États-Unis. Ainsi en 1950, le revenu moyen d’un Français représente à peine plus de la moitié de celui d’un Américain (0,55), il atteint quatre cinquièmes en 1973. La fin du rattrapage coïncide donc avec la fin de la période de forte croissance.\n\nPour souligner que la période n'est pas celle d'un miracle économique, mais d'un simple rattrapage d'années gâchées, l'historien Jacques Marseille note qu'avec la poursuite de la croissance de la « Belle Époque » le niveau de richesse atteint au début des années 1970 ou au début des années 1980 aurait été semblable à celui effectivement constaté après la forte croissance des Trente glorieuses\n\n",
"title": " Les Trente Glorieuses "
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"source_text": "Pour décrire la profondeur des changements de vie, Fourastié présente au début de son livre deux villages :\n\nMadère est un village de 534 habitants chrétiens, parmi lesquels 279 sont « actifs », les autres étant des jeunes de moins de 14 ans ou des femmes « ménagères ». Une quinzaine de personnes sont retraitées. On peut dénombrer 208 agriculteurs (les trois quarts de la population actives), 27 artisans, une douzaine de commerçants, un nombre comparable d’ouvriers et un peu plus d’« employés ». Les trois quarts de leur consommation sont destinés à leur alimentation, composée pour moitié de pain et de pommes de terre. Pour acheter un poulet, le travailleur moyen de Madère doit travailler 8 heures.\n\nCessac est un village de 670 habitants. Pour acquérir un poulet, l’habitant de Cessac a besoin de 45 minutes de travail seulement, 11 fois moins que l’habitant de Madère. Bien que la population soit plus importante qu’à Madère, Cessac recense moins d’actifs : ils sont 215. Parmi ces derniers, seuls 53 sont agriculteurs, plus de 100 ont des activités de services.\n\nOn pourrait en conclure que Madère est un village dans un pays « en voie de développement », alors que Cessac est un village de pays riche. En réalité, il s’agit en quelque sorte dans les deux cas du même village, Douelle près de Cahors, analysé à deux moments différents de l'histoire. Madère, c’est Douelle en 1946, alors que Cessac est le Douelle de 1975. Les différences entre les deux résultent d’une « révolution invisible » qui en trente ans a transformé la France.\n\nÀ l'appui de la thèse de Fourastié, le sociologue et historien français Henri Mendras a qualifié les transformations économiques et géographiques de la France de \"Seconde Révolution Française\", du nom de son ouvrage. Il montre à quel point la société française a changé rapidement (l'étude de Mendras porte sur la période 1965-1984) mais dans une révolution silencieuse et sans violence. Les principales évolutions économiques décrites sont la « fin des paysans », le déclin relatif du nombre d'ouvriers, qui demeure toutefois important, les prémices de la mondialisation, l'effacement des secteurs primaires et secondaires devant le secteur tertiaire. Mendras note, sur le plan sociologique, la déchristianisation, le développement de l'enseignement, la décentralisation et l'explosion des divorces.\n\n",
"title": " Les Trente Glorieuses - Transformations socio-économiques : la « révolution invisible » "
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"source_text": "La IVe République met en place un système dit d'économie mixte : les grandes entreprises sont, pour beaucoup, nationalisées. L’État domine le secteur bancaire et énergétique ; il est acteur du progrès technologique dans l’aéronautique ou l’informatique (plan Calcul) et du progrès social (la quatrième semaine de congés payés est attribuée par Renault, entreprise publique). Par son contrôle d’un grand nombre d’entreprises et grâce à la planification incitative, il assure les grandes orientations de l’économie. Il encourage aussi la concentration des entreprises françaises afin de créer des « champions nationaux » tels que Saint-Gobain, PSA ou Pechiney-Ugine-Kuhlman.\n\nTout au long de la période, l'État est aussi l'instigateur des grands travaux d'infrastructures et de logements. Il développe ainsi le réseau électrique et autoroutier, ainsi que les chemins de fer.\n\nL’État espère aussi que l’ouverture extérieure, grâce à la création de la Communauté européenne du charbon et de l'acier (1951) puis de la Communauté économique européenne (1957) poussera, par la contrainte de la concurrence, les entreprises françaises vers la modernisation. Cette politique aboutit à la création d’une zone de libre-échange avec la plupart des pays voisins et à la stimulation de la production agricole grâce à la Politique agricole commune à partir de 1962.\n\nL'inflation est fréquente durant les Trente glorieuses, mais elle n'est que ponctuellement combattue (par Antoine Pinay en 1952 par exemple). Elle constitue une forme de financement de l’économie : en assurant la dépréciation des dettes elle contribue à la faiblesse des taux d’intérêt réels.\n\nL’arrivée de de Gaulle au pouvoir en 1958 se traduit par une libéralisation relative de l’économie : Jacques Rueff est chargé de la mise en place d’un nouveau franc d’une valeur de cent anciens francs et parvient à résoudre les équilibres économiques (déficit budgétaire, inflation…), dont certains sont aggravés par la guerre d'Algérie. \n\nÀ partir du milieu des années 1960, le gouvernement met en place la législation favorable à une économie de marché financier et libéralise l’activité bancaire. Les lois Debré de 1966 et 1967 annoncent par exemple la fin de la spécialisation bancaire (séparation légale entre banque de dépôt et banques d’affaires) héritée du XIXe siècle.\n\n",
"title": " Les Trente Glorieuses - Politique économique "
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] | wik-hist-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_économique_de_la_France |
Gouvernance environnementale - Acteurs (2) | 877 | [
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"source_text": "\n\nL’environnement et les ressources naturelles doivent être considérés comme des biens communs mondiaux, qui appartiennent aux catégories spécifiques des biens non manufacturés qui, lorsqu’ils sont partagés, peuvent être soit divisés soit détruits. Le caractère mondial de ces biens découle de l’appartenance de chacun des éléments qui le composent à un système intégré. Chacun peut profiter de l’atmosphère, du climat et de la biodiversité (entre autres) et, en même temps, la planète tout entière souffre des effets dramatiques du réchauffement global, de la réduction de la couche d'ozone ou de l’extinction des espèces. Cette dimension planétaire incite à une gestion partagée.",
"title": "Contexte"
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"source_text": "La gouvernance environnementale à l’échelle de l’État\n\nLe respect des agendas de l’environnement que les différents États du monde ont commencé à développer au cours des dernières années est accompagné de timides tentatives de contrôle mutuel entre États voisins, c’est-à-dire que la gouvernance environnementale apparaît comme un espace d’action idéal pour le développement de mécanismes de coopération entre ces deux niveaux (États et ensemble régional), même si l’essentiel reste à faire. Ces mécanismes sont souvent développés par des entités régionales. L’Union européenne est un exemple d’institutionnalisation avancée de la gouvernance environnementale commune, par le biais d’une coopération à l’échelle des États à partir des différentes institutions et organismes consacrés à l’environnement. Les domaines fondamentaux concernés sont l’observation et la production d’informations, conduites par l’Agence européenne pour l’environnement (AEE), la production de normes et le contrôle de leur mise en place par les États ou les institutions locales.\n\nLa participation des États dans la gouvernance environnementale mondiale\n\nLa vision différente et souvent contraire qu’ont les États entre eux est une source d’inquiétude, car ce sont les États, concrètement les pays du Nord, qui tirent les ficelles du financement des institutions internationales et qui peuvent freiner ou accélérer les différents processus. Un exemple significatif de ce point de vue est le refus des derniers gouvernements des États-Unis (Bill Clinton et George W. Bush) de ratifier les accords environnementaux les plus importants, ce qui a suscité des tensions avec l’Europe et le Japon, qui faisaient pression pour leur adhésion.\n\nCes tensions renvoient le problème de la gouvernance environnementale mondiale à son origine, car ces pays sont les principaux donateurs des institutions internationales et contrôlent leur politique. Le refus nord-américain a donc eu des conséquences désastreuses sur la crédibilité et l’application de ces accords. Le système de gouvernance imaginé par les pays du Nord perd en effet de sa légitimité face aux pays du Sud, auxquels on demande d’assumer leurs responsabilités alors même qu’ils assistent à une absence de coopération et de coordination entre les pays donateurs. La persistance des tensions augmente en outre le risque d’une réduction de la coopération entre institutions et d’une suspension des financements.\n\nC’est notamment le cas de la Convention sur la diversité biologique, du protocole de Kyoto ou du PNUD. Le gouvernement de Barack Obama prétend cependant donner une nouvelle tournure à la politique environnementale nord-américaine et bien qu’il ne se soit pas engagé à signer le protocole, l'attitude des États-Unis semble avoir évolué au cours de la conférence des Nations unies, qui a eu lieu à Copenhague en décembre 2009. Ainsi, les États-Unis pourront “ prendre le train en marche ” et participer à la définition de l’accord post-Kyoto qui devrait être négocié.\n\n",
"title": " États "
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"source_text": "La gouvernance environnementale des entreprises correspond au pilier environnemental d'une notion plus vaste que l'on appelle responsabilité sociétale des entreprises, qui est l'application des principes du développement durable aux entreprises.\n\nLa gouvernance environnementale des entreprises prend en considération la gestion qu’une compagnie a de ses impacts, de ses risques, elle sert à évaluer ses actes et possibilités d’action dans le domaine environnemental. Elle implique de prendre en compte certains aspects fondamentaux dans le développement industriel, qui sont : \n\nLes valeurs environnementales (vision, mission, principes) ;\n\nLa politique environnementale (stratégie, buts, objectifs) ;\n\nLes perspectives environnementales (responsabilité, direction, formation, communication) ;\n\nLes processus environnementaux (systèmes de gestion, initiatives, contrôle interne, surveillance et révision, dialogue entre acteurs, transparence, information et évaluation environnementales) ;\n\nL’action environnementale (utilisation d’indicateurs fondamentaux d’actions, benchmarking, éco-efficacité, réputation, tolérance, obligations, développement économique)En pratique, les entreprises cherchent à mettre en conformité leurs sites industriels par rapport à la norme environnementale ISO 14000.\n\nCertaines études, comme celle de White et Klernan, indiquent une corrélation entre la bonne gouvernance environnementale des entreprises et la rentabilité financière. Cette corrélation est, selon les auteurs, plus importante dans les secteurs où l’impact environnemental est plus élevé, ce qui est vraisemblablement dû à une plus grande sensibilité de l’opinion publique à l’orientation environnementale de l’entreprise concernée. Cela étant, il n’existe pas encore au sein du système financier une véritable perception de l’importance de la gouvernance environnementale dans les entreprises comme facteur positif pour améliorer le rendement de ces dernières.\n\nCertains aspects affectant l’environnement, qui ont une relation directe avec les activités productives et économiques, sont répertoriés et combattus dans le cadre de la gouvernance environnementale. Il s’agit des émissions toxiques, de la réduction de la biodiversité, des rejets et des déchets, des risques d’émission, des responsabilités historiques des entreprises et du changement climatique.\n\n",
"title": " Entreprises "
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] | wik-geo-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Gouvernance_environnementale |
Commune (France) - Typologies communales (1) | 721 | [
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"source_text": "\n\nEn France, la commune est, sur le plan institutionnel, à la fois une collectivité territoriale, à savoir une autorité administrative décentralisée bénéficiant de la personnalité morale, et disposant d'affaires propres, distinctes des affaires de l'État, et une circonscription administrative, à savoir une division administrative dépourvue de personnalité juridique, territoire d'exercice d'un service déconcentré de l'administration étatique ou d'un de ses représentants. Chacun de ces organes est caractérisé par une identité (un nom, un territoire et une population) et par des compétences qui leur sont dévolues par la loi. Sur le plan géographique, la commune est une division élémentaire du territoire national qui peut également servir de division de gestion ou de connaissance du territoire.",
"title": "Contexte"
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{
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"source_text": "En France, deux délimitations officielles et administratives des montagnes se superposent. Les zones dites de montagne d'une part (elles relèvent d’une approche sectorielle dédiée en priorité à l’agriculture au titre de la reconnaissance et de la compensation des handicaps naturels) et d’autre part des massifs construits pour promouvoir l’auto-développement des territoires de montagne.La zone de montagne se caractérise par des handicaps liés à l’altitude, à la pente, et/ou au climat, qui ont pour effet de restreindre de façon conséquente les possibilités d’utilisation des terres et d’augmenter de manière générale le coût de tous les travaux. Ce classement sert notamment au calcul de la dotation globale de fonctionnement des communes par la DGCL.\n\n",
"title": " Typologies géographiques - Communes classées en zone montagne "
},
{
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"source_text": "Le massif englobe, non seulement les zones de montagne, mais aussi les zones qui leur sont immédiatement contigües : piémonts, voire plaines si ces dernières assurent la continuité du massif. La notion de massif est une approche uniquement française, permettant d'avoir une entité administrative compétente pour mener à bien la politique de la montagne, mais est à différencier de la notion de montagne. Il existe six massifs en France métropolitaine.\n\nTrois massifs ont été définis dans les DOM : Guadeloupe, Martinique et Hauts de la Réunion.\n\n",
"title": " Typologies géographiques - Communes classées en massifs "
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{
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"source_text": "Une typologie des campagnes françaises a été réalisée en 2011, à la demande de la Datar, par un groupement de laboratoires de recherche, afin de prendre en compte les évolutions socio-économiques du territoire. L'étude a aussi permis de dresser des typologies pour les espaces à enjeux spécifiques que sont la montagne et le littoral.\n\nLa typologie de la montagne concerne les six massifs de France métropolitaine délimités par la loi montagne : les Alpes, le Jura, le Massif central, la Corse, les Pyrénées et les Vosges. Quatre groupes ont été identifiés :\n\n",
"title": " Typologies géographiques - Communes catégorisées selon une approche socio-économique des massifs "
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"source_text": "La prise de conscience de l'importance économique du littoral et des multiples convoitises dont il fait l'objet a rendu indispensable l'intervention d'une norme de valeur juridique supérieure chargée d'arbitrer entre les multiples utilisations du littoral. C'est l'objet de la loi 3 janvier 1986, dite « loi littoral », qui s'applique aux côtes métropolitaines et d'outre-mer, aux étangs salés et aux plans d'eau intérieurs de plus de 1 000 hectares. Elle vise à préserver les espaces rares et sensibles, gérer de façon économe la consommation d'espace par l'urbanisation et les aménagements touristiques notamment, ouvrir plus largement le rivage au public, comme les plages, afin d'accueillir en priorité sur le littoral les activités dont le développement est lié à la mer.\n\n",
"title": " Typologies géographiques - Communes classées au titre de la loi littoral "
},
{
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"source_text": "L'étude de 2013 dressait des typologies pour les espaces à enjeux spécifiques que sont la montagne mais aussi le littoral. La typologie du littoral a été établie en prenant en compte les communes situées à moins d’une heure de voiture de la côte où vivent 19 millions d'habitants. Elle fait apparaître des différences notables entre la façade atlantique et la façade méditerranéenne. Une transposition sur la géographie communale 2020 a été faite par l’observatoire des territoires. Dans le cas de fusion de communes de classe identique, la nouvelle commune reprend cette classe. Dans le cas de fusion de communes de classes différentes, la nouvelle commune est exclue de la typologie. Quatre groupes ont ainsi été identifiés :\n\n",
"title": " Typologies géographiques - Communes dans la frange littorale "
},
{
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"source_text": "Plusieurs approches peuvent permettre de catégoriser les communes : morphologique (unités urbaines ou densités de population), fonctionnelle (aires urbaines) ou par croisement des deux.\n\n",
"title": " Typologies urbanistiques "
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{
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"source_text": "La notion d'unité urbaine repose sur la continuité du bâti et le nombre d'habitants. On appelle unité urbaine une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de 200 mètres entre deux constructions) qui compte au moins 2 000 habitants. Les communes rurales sont, d’après les définitions diffusées sur le site insee.fr, les communes qui n’appartiennent pas à une unité urbaine. Il s’agit donc d’une définition « par défaut » de la ruralité. Plus précisément, les communes rurales correspondent aux communes sans zone de bâti continu de 2 000 habitants ou plus, et celles dont moins de la moitié de la population municipale est dans une zone de bâti continu.\n\nSelon le nouveau zonage de 2010, l'Insee a délimité 2 293 unités urbaines en France, dont 60 dans les départements d'outre-mer (en incluant Mayotte). Selon cette définition, 23 % de la population de France métropolitaine habite en 2015 dans une commune rurale.\n\n",
"title": " Typologies urbanistiques - Communes urbaines et rurales : typologie morphologique selon la continuité du bâti "
},
{
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"source_text": "L’Insee évalue la densité de population des communes en s’appuyant sur la distribution de la population à l’intérieur de la commune en découpant le territoire en carreaux de 1 kilomètre de côté. Elle repère ainsi des zones agglomérées. C’est l’importance de ces zones agglomérées au sein des communes qui permet de les caractériser (et non la densité communale habituelle correspondant à la simple division de la population par la superficie). Quatre catégories de communes sont ainsi définies, :\n\n",
"title": " Typologies urbanistiques - Typologie morphologique selon la densité de population "
},
{
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"source_text": "Une autre approche consiste à évaluer l’influence des villes au-delà de leurs limites physiques définies par la continuité du bâti. C’est ce que l’Insee fait avec les aires urbaines qui sont des ensembles de communes, chacun d'un seul tenant et sans enclave, constitué par un pôle urbain (unité urbaine) de plus de 10 000 emplois, et par des communes rurales ou unités urbaines dont au moins 40 % de la population résidente ayant un emploi travaille dans le pôle ou dans des communes attirées par celui-ci (couronne périurbaine).\n\nIl convient toutefois de noter que, si le nouveau zonage de 2010 a affiné la notion de pôle urbain en distinguant les pôles « grands » (plus de 10 000 emplois), « moyens » (entre 5 000 et 10 000 emplois), et « petits » (entre 1 500 et 5 000 emplois), elle a surtout conduit à la disparition complète, du point de vue statistique, des espaces à dominante rurale. Dans un rapport d'information de janvier 2020, le sénat souligne que l'approche par bassins de vie et par la grille de densité est plus respectueuse de la réalité de la ruralité.\n\n",
"title": " Typologies urbanistiques - Typologie fonctionnelle selon l'influence des villes : le zonage en aires urbaines "
},
{
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"source_text": "Pour mieux décrire le système éducatif français, en particulier les conditions de scolarisation, mais aussi les parcours des élèves, le Ministère de l’Education a élaboré une grille croisant les approches morphologiques et fonctionnelles et permettant de distinguer plusieurs types de communes rurales et urbaines. Neuf catégories sont ainsi définies : quatre caractérisant les communes rurales et cinq décrivant les communes urbaines. La carte ci-contre présente les résultats.\n\n",
"title": " Typologies urbanistiques - Typologie croisée morphologique et fonctionnelle "
}
] | wik-geo-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Commune_(France) |
Unification allemande - Populations germanophones en Europe centrale au début du XIXe siècle (2) | 1,942 | [
{
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"source_text": "\n\nL'unification de l'Allemagne sous la forme d'un État-nation eut officiellement lieu le 18 janvier 1871 dans la galerie des Glaces du château de Versailles, en France. Les princes allemands s'y rassemblèrent après leur victoire lors de la guerre franco-prussienne pour proclamer Guillaume Ier de Prusse empereur du nouvel Empire allemand. Cependant, le processus de rassemblement des populations germanophones d'Europe avait commencé depuis le début du siècle.",
"title": "Contexte"
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"source_text": "En dépit du terme de « diète » (assemblée ou parlement), cette institution n'était pas constituée de représentants élus par le peuple. De nombreux États n'avaient pas de constitution et dans ceux qui en avaient une, comme le Grand-duché de Bade, le droit de vote était conditionné par la possession d'une certaine quantité de biens, ce qui réduisait le nombre d'électeurs à une faible portion de la population masculine. De plus, la construction de la confédération ne reflétait pas le nouveau statut de la Prusse en Allemagne. Malgré sa défaite totale à Iéna - Auerstaedt en 1806, elle avait réalisé un prodigieux retour à Waterloo. Par conséquent, les dirigeants prussiens entendaient jouer un rôle majeur dans la politique allemande.\n\nL'expérience en commun des Allemands pendant la période napoléonienne fit monter leur nationalisme. Initialement alliée au libéralisme, celui-ci modifia les relations politiques, culturelles et sociales entre les États allemands. L'organisation étudiante Burschenschaft et les manifestations populaires comme celles du château de Wartbourg en octobre 1817 contribuèrent à accroître le sentiment d'unité des germanophones. De plus, les promesses implicites et parfois explicites faites durant la Guerre de Libération firent croître les revendications pour la souveraineté populaire et une participation accrue dans la vie politique. Toutefois ces attentes furent largement déçues après la signature du traité de paix. L'agitation causée par les organisations étudiantes mena les dirigeants conservateurs comme Klemens Wenzel von Metternich à craindre le développement d'un sentiment national ; l'assassinat du dramaturge August von Kotzebue en mars 1819 par un étudiant radical donna l'opportunité de mettre en place les Décrets de Carlsbad : des mesures visant à contrer les idées libérales et nationalistes. Ces décrets rendirent le Burschenschaft clandestin en étendant la censure de la presse et de la correspondance privée et en limitant les débats académiques. Ces décrets furent le sujet du pamphlet de Joseph Görres Teutschland und die Revolution (L'Allemagne et la Révolution) de 1820 dans lequel il concluait qu'il était impossible et non souhaitable de réprimer la libre parole de l'opinion publique avec des mesures réactionnaires.\n\n",
"title": " Problèmes de réorganisation "
}
] | wik-hist-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Unification_allemande |
Unification allemande - Vormärz et libéralisme (1) | 1,944 | [
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"source_text": "\n\nL'unification de l'Allemagne sous la forme d'un État-nation eut officiellement lieu le 18 janvier 1871 dans la galerie des Glaces du château de Versailles, en France. Les princes allemands s'y rassemblèrent après leur victoire lors de la guerre franco-prussienne pour proclamer Guillaume Ier de Prusse empereur du nouvel Empire allemand. Cependant, le processus de rassemblement des populations germanophones d'Europe avait commencé depuis le début du siècle.",
"title": "Contexte"
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"source_text": "La période de répression et de forte censure précédant les Révolutions de 1848, menée par la Prusse et l'Autriche, devint largement connue sous le nom de Vormärz (l'« avant-mars »), en référence à mars 1848. Durant cette période, le libéralisme européen commença à gagner en importance et à imposer son agenda politique, social et économique. La plupart des libéraux européens du Vormärz souhaitaient l'unification sous des principes nationalistes, l'expansion du suffrage masculin et la transition vers le capitalisme. Les plus « radicaux » voulaient le suffrage universel pour les hommes, les autres étaient prêts à faire des concessions sur ce point.\n\n",
"title": ""
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"source_text": "Malgré la réaction, les aspirations à l'unité se développèrent et se mêlèrent à celles à la souveraineté nationale dans les terres germaniques. Plus de 30 000 personnes participèrent à la fête de Hambach qui eut lieu du 27 au 30 mai 1832. Présentée comme une fête communale, ses participants célébrèrent la fraternité, la liberté et l'unité nationale, et marchèrent vers les ruines du château de Hambach sur les hauteurs de la petite ville de Hambach dans la province du Palatinat, qui faisait partie du royaume de Bavière. Une fois arrivés, ils écoutèrent des discours d'orateurs nationalistes de tout l'échiquier politique. Le contenu général des discours mettait en évidence une différence fondamentale entre le nationalisme allemand des années 1830 et le nationalisme français de la Révolution de Juillet : l'accent étant mis sur le fait que le nationalisme allemand devait reposer sur l'éducation du peuple. Une fois celui-ci éduqué au niveau suffisant, l'unification serait inévitable. La rhétorique de Hambach insistait sur la nature pacifique du nationalisme allemand : il n'était pas question de construire des barricades, une forme très « française » de nationalisme mais plutôt de réaliser des « ponts émotionnels » entre les groupes.\n\nComme il l'avait fait en 1819, après l'assassinat de Kotzebue, Metternich utilisa la manifestation populaire de Hambach pour renforcer la politique répressive conservatrice en matière sociale. Les « Six Articles » du 28 juin 1832 réaffirmaient le principe d'autorité monarchique. Le 5 juillet, la diète de Francfort vota dix articles supplémentaires qui prolongeaient les règles existantes concernant la censure, la restriction des organisations politiques et la limitation des autres activités publiques. De plus, les États membres acceptaient d'envoyer une assistance militaire à un gouvernement menacé par un soulèvement. Le Prince Wrede mena ainsi la moitié de l'armée bavaroise dans le Palatinat pour soumettre la province. Plusieurs orateurs malchanceux de Hambach furent arrêtés, jugés et emprisonnés. L'un d'entre eux, Karl Heinrich Brüggemann (1810-1887), un étudiant en droit et représentant du Burschenschaft clandestin fut envoyé en Prusse où il fut condamné à mort avant d'être gracié.\n\n",
"title": " Fête de Hambach : nationalisme libéral et réponse conservatrice "
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"source_text": "Plusieurs autres facteurs compliquèrent l'expansion du nationalisme dans les États allemands. Les facteurs humains incluaient les rivalités politiques entre les membres de la confédération allemande, particulièrement entre les Autrichiens et les Prussiens, et la compétition socio-économique entre les intérêts de la bourgeoisie commerçante et les intérêts de l'aristocratie et des propriétaires terriens. Les facteurs naturels provoquèrent de mauvaises récoltes dans les années 1840, en particulier en 1845 et 1847, mais aussi en 1828 et 1830. D'autres phénomènes comme l'exode rural modifièrent profondément la société allemande.\n\nLa dislocation économique, culturelle et sociale de la société, les difficultés d'une économie en transition et la pression des désastres météorologiques contribuèrent à aggraver les problèmes en Europe centrale. L'échec de la plupart des gouvernements sur la question de la crise alimentaire du milieu des années 1840 causée par la mildiou de la pomme de terre (responsable de la grande famine en Irlande) et les nombreuses années de mauvais temps firent que de nombreuses personnes considéraient que les riches et les puissants n'étaient pas intéressés par les problèmes des petites gens. Les dirigeants étaient inquiétés par l'agitation grandissante des travailleurs et la désaffection de l'intelligentsia. La censure, les amendes, l'exil ou l'emprisonnement ne semblaient plus capables de contenir les critiques. De plus, il devenait de plus en plus clair que l'Autriche et la Prusse voulaient unifier le pays sous leur coupe, et chacun d'entre eux allait empêcher l'autre d'y parvenir.\n\n",
"title": " Libéralisme et réponse aux problèmes économiques "
}
] | wik-hist-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Unification_allemande |
Unification allemande - Première tentative d'unification (3) | 1,947 | [
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"source_text": "\n\nL'unification de l'Allemagne sous la forme d'un État-nation eut officiellement lieu le 18 janvier 1871 dans la galerie des Glaces du château de Versailles, en France. Les princes allemands s'y rassemblèrent après leur victoire lors de la guerre franco-prussienne pour proclamer Guillaume Ier de Prusse empereur du nouvel Empire allemand. Cependant, le processus de rassemblement des populations germanophones d'Europe avait commencé depuis le début du siècle.",
"title": "Contexte"
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"source_text": "En 1859, Guillaume était devenu régent pour son frère malade Frédéric-Guillaume IV de Prusse ; Helmuth von Moltke était le chef d'état-major du quartier général prussien tandis qu'Albrecht von Roon occupait le poste de ministre de la guerre. Von Roon et Guillaume (qui prenait une part active dans ces discussions) réorganisèrent l'armée prussienne et Moltke modifia la défense de la Prusse en simplifiant le commandement opérationnel. Ces réformes (et la manière de les financer) provoquèrent une crise constitutionnelle car le parlement et le roi, via son ministre de la guerre, voulaient contrôler le budget militaire. Guillaume, couronné en 1862 sous le titre de Guillaume Ier, nomma Otto von Bismarck au poste de ministre-président de Prusse. Ce dernier résolut la crise en faveur du ministre de la guerre.\n\nLa guerre de Crimée de 1854-1855 et la Deuxième Guerre d'indépendance italienne perturbèrent les relations entre la France, la Grande-Bretagne, l'Autriche et la Russie. Dans le désordre qui s'ensuivit, la réorganisation de l'armée et la diplomatie de Bismarck influencèrent la reconstruction de l'équilibre des forces en Europe. Cela eut pour conséquence, l'établissement de la Prusse comme la puissance allemande dominante grâce à une combinaison de triomphes diplomatiques soutenus par la puissance militaire prussienne et un conservatisme teinté de pragmatisme : la Realpolitik.\n\nBismarck exprima l'essence de la Realpolitik dans son fameux discours du « Fer et du Sang » au comité du budget de la chambre des représentants de Prusse le 30 septembre 1862, peu après sa nomination au poste de ministre-président : « Les grandes questions de notre temps ne se décideront pas par des discours et des votes à la majorité, mais par le fer et le sang ». Les termes de « fer » et de « sang » ont été parfois mal interprétés comme des preuves de la soif allemande pour le sang et le pouvoir. Premièrement, son discours, et la phrase « les grandes questions de notre temps ne se décideront pas par des discours et des votes à la majorité » est souvent interprétée comme un refus du processus politique, une position dont Bismarck ne s'est jamais fait l'avocat. Deuxièmement, son expression « le fer et le sang » n'implique pas une puissance militaire sans rivale de l'armée prussienne mais plutôt deux aspects importants : premièrement, la capacité des différents États allemands à produire du fer (et les matériels guerriers dérivés) et en second, la volonté de les utiliser si et quand cela serait nécessaire.\n\n",
"title": " Réformes en Prusse et Realpolitik "
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] | wik-hist-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Unification_allemande |
Unification allemande - Unification politique et administrative (1) | 1,953 | [
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"source_text": "\n\nL'unification de l'Allemagne sous la forme d'un État-nation eut officiellement lieu le 18 janvier 1871 dans la galerie des Glaces du château de Versailles, en France. Les princes allemands s'y rassemblèrent après leur victoire lors de la guerre franco-prussienne pour proclamer Guillaume Ier de Prusse empereur du nouvel Empire allemand. Cependant, le processus de rassemblement des populations germanophones d'Europe avait commencé depuis le début du siècle.",
"title": "Contexte"
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"source_text": "Le nouvel Empire allemand comportait 25 États ; trois d'entre eux étaient des villes de la Hanse. L'Empire réalisait la solution petite-allemande en excluant l'Autriche. L'unification des différents États en un seul demandait plus que des victoires militaires même si celles-ci ont joué un rôle décisif. Elle nécessitait en effet une évolution des comportements culturels, sociaux et politiques.\n\n",
"title": ""
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"source_text": "Bien que souvent désigné comme une fédération de monarques, l'Empire allemand, au sens strict du terme, fédérait un groupe d'États :\n\n Grand-duché de Mecklembourg-Schwerin\n\n Grand-duché de Mecklembourg-Strelitz\n\n Grand-duché de Saxe-Weimar-Eisenach\n\n Principauté de Reuss branche aînée\n\n Principauté Reuss branche cadette\n\n Principauté de Schaumbourg-Lippe\n\n Principauté de Schwarzbourg-Rudolstadt\n\n Principauté de Schwarzbourg-Sondershausen\n\n",
"title": " États de l'Empire allemand "
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"source_text": "La constitution de la Confédération d'Allemagne du Nord devint (avec quelques ajustements) la Constitution de l'Empire allemand de 1871. Avec cette dernière, la nouvelle Allemagne obtenait quelques caractéristiques démocratiques et notamment le Reichstag, qui, contrairement au parlement de Prusse, constitué de la Chambre des seigneurs de Prusse et de la Chambre des représentants de Prusse, accueillait des représentants élus au suffrage universel direct de tous les hommes de plus de 25 ans. La transparence des élections enorgueillissait le parlement national.\n\nCependant, la législation imposait l'accord du Bundersrat, le conseil fédéral des députés des différents États et sur lequel la Prusse avait une forte influence. Le pouvoir exécutif incarné par le roi de Prusse en tant que Kaiser, qui nommait le chancelier, accroissait l'influence de la Prusse sur la vie politique. Ce dernier n'était responsable que devant l'empereur et n'obéissait qu'à lui. De plus, à l'exception des années 1872-1873 et 1892-1894, le chancelier impérial était simultanément le ministre-président de Prusse. Le Bunderstag avait le droit de faire passer, d'amender ou de rejeter la loi mais ne pouvait pas initier sa rédaction, rôle réservé au chancelier. Les différents États conservaient leurs propres gouvernements mais les forces militaires des plus petits États passaient sur contrôle prussien. Les armées des plus grands États (comme la Bavière ou la Saxe) conservaient une certaine autonomie mais subirent de larges réformes pour s'adapter aux principes militaires prussiens et passaient sous contrôle fédéral en temps de guerre.\n\n",
"title": " Structure politique de l'Empire "
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] | wik-hist-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Unification_allemande |
Troisième République (France) - Belle époque de la Troisième République (1879-1914) (1) | 1,970 | [
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"source_text": "\n\nLa Troisième République, ou IIIe République, est le régime républicain en vigueur en France de septembre 1870 à juillet 1940, soit pendant presque 70 ans, le premier à s'imposer en France dans la durée depuis 1789. En effet, la France vient de connaître, en 80 ans, sept régimes politiques : trois monarchies constitutionnelles, deux républiques, deux empires ainsi qu'une guerre civile opposant plusieurs communes insurrectionnelles françaises au gouvernement dit « de Versailles ». Ces difficultés contribuent à expliquer les hésitations de l'Assemblée nationale, qui met neuf ans, de 1870 à 1879, pour renoncer à la royauté et proposer une troisième constitution républicaine. La victoire sur les communards lors de la campagne de 1871 à l'intérieur permet toutefois dès 1871 d'exclure l'adoption d'un régime de démocratie directe et de maintenir le cadre de la démocratie représentative.",
"title": "Contexte"
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"source_text": "Jules Grévy est élu président de la République le 30 janvier 1879, à la suite de la démission de Mac Mahon.\n\nLe 14 février 1879, La Marseillaise est faite hymne national. Elle l'est en fait depuis 1795, selon la loi, car le décret qui l'a établi en tant qu'hymne n'a jamais été abrogé par les précédents régimes.\n\nLe 21 juin 1879, les chambres sont autorisées à siéger à Paris, sauf pour l'élection du président de la République, le Congrès se déroulant encore à Versailles.\n\nLe 6 juillet 1880, le 14 juillet est déclaré fête nationale, commémorant la fête de la Fédération de 1790.\n\nLe 11 juillet 1880, les communards sont amnistiés.\n\nL'historien Maurice Agulhon explique : « tout un ensemble d'actes symboliques singuliers et localisés accompagne et démultiplie cette série de décisions. On baptise en grand nombre de rues, places et avenues de la République, en attendant d'honorer les héros bientôt disparus : Gambetta ou Victor Hugo ».\n\n",
"title": " République opportuniste : une mise en place pragmatique (1879-1898) "
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"source_text": "Les républicains sont, en 1879, divisés entre un centre gauche (modérés en politique et conservateurs en matière sociale), la gauche républicaine de Jules Ferry, l'Union républicaine de Gambetta et les radicaux (avec Clemenceau). Les élections législatives de 1881 renforcent cette majorité puisque les républicains sont désormais 457 contre 88 conservateurs.\n\nJules Ferry est la personnalité dominante des premiers gouvernements républicains de 1879 à 1885, chargé soit de l’Instruction publique, soit des Affaires étrangères. Il engage alors une série de réformes touchant l'école, la magistrature et d'une certaine manière la constitution.\n\n",
"title": " République opportuniste : une mise en place pragmatique (1879-1898) - Gouvernements Jules Ferry (1879-1885) "
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"source_text": "Dans l'esprit des républicains, l'école doit être le moyen pour les Français de lutter contre l'ignorance, « d'éclairer chaque jour davantage le suffrage universel » (Gambetta) et aussi de rattraper son retard vis-à-vis de l'Allemagne. En effet, il est couramment admis que « Sedan était la victoire du maître d'école allemand ». Il faut donc que l'école soit gratuite, obligatoire et laïque, conformément au programme de Belleville de 1869. L'objectif principal de Jules Ferry est de mettre en place une école républicaine qui forme des citoyens éclairés et qui puisse réunir sur les bancs de l'école les enfants que mêlera plus tard le service militaire.\n\nDeux décrets du 29 mars 1880 disposent que la Compagnie de Jésus, largement investie dans l'éducation, doit être dissoute dans les trois mois après publication desdits décrets, et que les autres congrégations auraient trois mois pour déposer une demande d'autorisation sous peine de dissolution. La loi Ferry du 16 juin 1881 établit la gratuité de l'enseignement primaire dans les écoles publiques et la nécessité de l'obtention par les instituteurs d'un brevet de capacité. Elle est complétée par la loi du 28 mars 1882 qui affirme l'obligation pour les enfants de 6 à 13 ans de fréquenter les bancs de l'école qui serait désormais laïque. La fin des études primaires est sanctionnée par un certificat d'études, décerné après un examen public. Quant au personnel enseignant, il est aussi laïcisé par la loi Goblet du 30 octobre 1886, et sa formation est encadrée par la loi Paul Bert du 9 août 1879 : chaque département doit avoir une école normale primaire d'instituteurs et d'institutrices, les cadres de ces écoles sortant de l'école normale supérieure de Fontenay-aux-Roses pour les femmes et de l'école normale supérieure de Saint-Cloud pour les hommes.\n\n",
"title": " République opportuniste : une mise en place pragmatique (1879-1898) - Gouvernements Jules Ferry (1879-1885) - Œuvre scolaire "
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"source_text": "Il est difficile d'obtenir la révision des lois constitutionnelles de 1875 car il y a des divergences au sein du Parlement quant à la teneur de cette révision, même entre les républicains. Les radicaux embrassent la conception jacobine de la chambre unique, issue du vote direct du peuple, comme l'était la Convention entre 1792 et 1795, et par conséquent, veulent la suppression du Sénat. Au contraire, les républicains libéraux veulent maintenir le Sénat comme contrepoids de la Chambre des députés. Alors, Jules Ferry se fait le défenseur du Sénat qui, en échange de ce soutien, cède sur la question scolaire, surtout sur la laïcité.\n\nLa loi constitutionnelle, votée le 14 août 1884, supprime les prières publiques à l'ouverture des sessions parlementaires, dispose que les princes sont inéligibles à la présidence de la République, et qu'il sera impossible de réviser la forme républicaine de gouvernement. Enfin, la loi constitutionnelle du 9 décembre 1884 supprime le renouvellement des sénateurs inamovibles et modifie leur recrutement électif. Il n'est pas question de la présidence de la République (que beaucoup de républicains voulaient voir disparaître) car la « Constitution Grévy », en neutralisant la fonction, avait écarté tout danger du retour d'un Louis-Napoléon.\n\n",
"title": " République opportuniste : une mise en place pragmatique (1879-1898) - Gouvernements Jules Ferry (1879-1885) - Révision constitutionnelle "
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"source_text": "Le régime républicain met fin aux mesures prises par le gouvernement de l'Ordre moral. La loi du 29 juillet 1881 établit un régime libéral en matière de presse, en substituant le régime de déclaration au régime d'autorisation. La loi du 30 juin 1881 accorde la liberté de réunion publique sans autorisation qui, en fait, est remplacée par une déclaration préalable (la déclaration préalable sera supprimée en 1907). Sur le plan social, la loi Waldeck-Rousseau du 21 mars 1884 légalise les syndicats, sauf au sein de la fonction publique et des corps dépendant de l'État tandis que, sur le plan familial, la loi Naquet du 27 juillet 1884 rétablit le divorce pour faute. Enfin, du point de vue administratif, la loi du 5 avril 1884 consacre le principe de l'élection du conseil municipal au suffrage universel masculin (tous les 4 ans jusqu'en 1929) et le principe de l'élection du maire et de ses adjoints par le conseil municipal.\n\n",
"title": " République opportuniste : une mise en place pragmatique (1879-1898) - Gouvernements Jules Ferry (1879-1885) - Grandes libertés républicaines "
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"source_text": "Après l'épuration antirépublicaine ayant suivi le 16 mai, les républicains se lancent à leur tour dans une campagne d'épuration sans précédent : ceux des préfets fraichement promus par le gouvernement de Broglie et qui n'ont pas démissionné de leur propre chef sont remplacés. Certains corps de l'administration, notamment celui de la magistrature, restent des milieux conservateurs. Pour les républicains, il est urgent d'écarter ces hauts fonctionnaires qui pourraient s'opposer à eux. 600 magistrats sont suspendus pour 3 ans, le 24 mars. Déjà, lors de l'application des décrets anticongréganistes du 29 mars 1880, 200 magistrats avaient refusé d'expulser les jésuites et avaient démissionné, et au total, entre avril 1880 et juin 1884 ce sont 600 d'entre eux qui procèdent à une « auto-épuration ». Par la loi du 30 août 1883, Jules Ferry touche à l'inamovibilité des magistrats du siège en la suspendant pendant trois mois, le temps pour le gouvernement de mettre à la retraite ceux qui étaient hostiles à la République. Sont notamment visés « les magistrats qui, après le 2 décembre 1851, ont fait partie des commissions mixtes » (article 11, alinéa 4 de la loi de 1883), c'est-à-dire ceux qui avaient prêté main-forte à Louis-Napoléon Bonaparte contre la République. En purgeant le corps judiciaire, les républicains s'assurent désormais que les décisions de justice ne contrecarreront pas la volonté du législateur.\n\n",
"title": " République opportuniste : une mise en place pragmatique (1879-1898) - Gouvernements Jules Ferry (1879-1885) - Épuration des conservateurs "
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"source_text": "Pour Jean-Marie Mayeur, le temps des fondateurs de la République s'achève avec Jules Ferry : « une période nouvelle s'ouvre, marquée par une instabilité ministérielle accrue par la montée des oppositions ennemies au régime. »\n\n",
"title": " République opportuniste : une mise en place pragmatique (1879-1898) - Crise boulangiste "
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] | wik-hist-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Troisième_République_(France) |
Troisième République (France) - Belle époque de la Troisième République (1879-1914) (2) | 1,971 | [
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"source_text": "\n\nLa Troisième République, ou IIIe République, est le régime républicain en vigueur en France de septembre 1870 à juillet 1940, soit pendant presque 70 ans, le premier à s'imposer en France dans la durée depuis 1789. En effet, la France vient de connaître, en 80 ans, sept régimes politiques : trois monarchies constitutionnelles, deux républiques, deux empires ainsi qu'une guerre civile opposant plusieurs communes insurrectionnelles françaises au gouvernement dit « de Versailles ». Ces difficultés contribuent à expliquer les hésitations de l'Assemblée nationale, qui met neuf ans, de 1870 à 1879, pour renoncer à la royauté et proposer une troisième constitution républicaine. La victoire sur les communards lors de la campagne de 1871 à l'intérieur permet toutefois dès 1871 d'exclure l'adoption d'un régime de démocratie directe et de maintenir le cadre de la démocratie représentative.",
"title": "Contexte"
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"source_text": "Les élections de 1885 sont marquées par un renforcement des extrêmes, c'est-à-dire par un retour en force des conservateurs et une forte poussée des radicaux. La Chambre, qui est formée de trois tendances (conservatrice, opportuniste et radicale), est ingouvernable ; de là procède l'instabilité ministérielle. À la chute de Ferry en 1885, se succèdent, jusqu'en 1889, pas moins de sept gouvernements (Brisson, Freycinet, Goblet, Rouvier, Tirard, Floquet, Tirard). L'opinion s'exaspère de ces changements perpétuels de cabinets, et l'instabilité ministérielle crée le terreau du boulangisme : l'antiparlementarisme.\n\nLa IIIe République reste ainsi connue pour son instabilité ministérielle : 104 gouvernements se sont succédé entre 1871 et 1940, certains ayant une durée de vie d'une seule journée. Cette apparente instabilité cache cependant une réelle stabilité, celle d'une centaine d'hommes qui se sont maintenus au pouvoir. L'instabilité ministérielle est caractérisée par un changement des combinaisons de gouvernement, par un échange de portefeuilles, alors qu'il s'agissait des mêmes hommes dans les formations gouvernementales. D'où la célèbre boutade de Clemenceau qui se défendait d'avoir été un « tombeur de ministères ».\n\n",
"title": " République opportuniste : une mise en place pragmatique (1879-1898) - Crise boulangiste - Élections de 1885 et instabilité gouvernementale "
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"source_text": "Outre la « valse des ministères » qui déplaît à la population, le peu de mesures sociales prises par les gouvernants (et notamment les radicaux) suscite le mécontentement des Français (grève des ouvriers du bâtiment à Paris en 1888).\n\nSelon l'ouvrage Une Histoire populaire de la France de Gérard Noiriel, marqué par une lecture marxisante de l'histoire, à l'inverse de l'école ou de la presse, en matière économique et sociale les républicains mènent une politique beaucoup moins en rupture avec celle du régime conservateur précédent[style à revoir]. Or, le pouvoir républicain est pris au dépourvu — ils minimisent les alertes signalant un retournement de conjoncture — lorsque démarre la première grande crise du capitalisme, restée dans l'histoire sous le nom de Grande Dépression. Partie de Vienne, la crise bancaire de 1873 s'étend rapidement, suivie, en 1882, par le krach boursier à Paris provoqué par la faillite de l'Union générale, qui conduit à de nombreuses tensions sociales et économiques en France.\n\nMais ce qui alimente la vague d'antiparlementarisme est le scandale des décorations, qui éclate en octobre 1887 : le gendre du président Grévy, le député Daniel Wilson, se livre à un trafic de légions d'honneur. Cette affaire pousse Jules Grévy à la démission. Pour le remplacer, Sadi Carnot est élu face à Jules Ferry, personnalité trop forte pour un poste qui demande de l'effacement[réf. nécessaire]. De là, ce sentiment chez beaucoup de gens que les parlementaires forment une oligarchie d'affaires, corrompue.\n\nÀ cet état d'esprit s'ajoute le nationalisme revanchard. Selon l'expression de Barrès, la France a été amputée de ses « deux sœurs » (l'Alsace et la Moselle) lors du traité de Francfort en 1871, et le sentiment de revanche sur l'Allemagne resurgit. La Ligue des patriotes veut « développer les forces morales et physiques de la nation » pour reprendre ce qui a été enlevé à l'issue de la guerre. Elle prône donc l'abandon de la colonisation, qui détourne les Français de leur vraie tâche, et souhaite la fin du parlementarisme, qui pousse à la colonisation, « la grande aventure des temps modernes ».\n\nUne caractéristique du boulangisme est de rassembler tous les mécontents du parlementarisme, que ce soit les monarchistes qui y voient une occasion de renverser le régime, des républicains convaincus (radicaux souvent) qui refusent la corruption et demandent des mesures sociales, ou des nationalistes en quête de revanche sur l'Allemagne. Il faut voir dans le boulangisme un mouvement à la fois hétérogène en ce qu'il rassemble des personnes aux tendances politiques différentes, mais également homogène en ce qu'il réunit les opposants au parlementarisme absolu. Le juriste français Raymond Saleilles affirme que « le phénomène du boulangisme n’a pas d’autre explication que le besoin d’un pouvoir fort et d’une volonté de la part du gouvernement. On ne peut expliquer autrement pourquoi tant de gens honnêtes et même sérieux, sans parler de républicains absolument sincères n’ayant jamais rêvé de coups d’État, se sont laissés entrainer dans le mouvement ».\n\nOfficier républicain, à gauche, de tendance presque radicale, le général Georges Boulanger est soutenu par ses amis d'extrême-gauche (notamment Georges Clemenceau) comme celui qui inculque à l'armée — bastion monarchiste — des convictions républicaines. Il obtient en 1886 le portefeuille de la Guerre dans le gouvernement Freycinet III et s'illustre auprès de la troupe par des mesures qui améliorent son quotidien. Il fait remplacer le fusil Gras par le fusil Lebel et rend l'armée populaire. C'est également là où Drumont distille ses thèses antisémites. Les républicains radicaux et les modérés en général l'apprécient en cette heure de « boulangisme jacobin » (Adrien Dansette). Boulanger s'affirme antiparlementariste et prône la révision de la Constitution. Il veut, selon ses mots, rendre la parole au peuple, rétablir la souveraineté confisquée par le parlementarisme. Son slogan est : « dissolution, constituante, révision ».\n\nLe soir du 27 janvier 1889, des manifestants le poussent au coup d'État, mais il refuse.\n\n",
"title": " République opportuniste : une mise en place pragmatique (1879-1898) - Crise boulangiste - Origines du boulangisme "
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"source_text": "Le « boulangisme revanchard » (Dansette) déplaît aux républicains. Après l'affaire Schnæbelé en 1887, les républicains, inquiets de la surenchère nationaliste de Boulanger face à l'Allemagne, de l'augmentation dangereuse de sa popularité et de sa capacité à canaliser les opposants au parlementarisme, commencent à se détacher de lui, et même à vouloir s'en débarrasser. Boulanger est menacé de passer en Haute Cour de justice pour « crime d'attentat à la sûreté de l'État, détournement des deniers publics, corruption et prévarication » et s'exile à Bruxelles, où il arrive le 3 avril 1889. Le lendemain, 4 avril, la Chambre lève son immunité parlementaire par 333 voix contre 190. Il se suicide le 30 septembre 1891, au cimetière d'Ixelles, sur la tombe de sa maîtresse Marguerite de Bonnemains, « mourant comme il a vécu, en sous-lieutenant » (Clemenceau).\n\nLa loi du 17 juillet 1889 interdit les candidatures multiples qui avaient profité à Boulanger et remplace le scrutin de liste par le scrutin d'arrondissement. Ces mesures avantagent ainsi les personnalités républicaines maintenant bien implantées, et ce malgré les souhaits initiaux de certains fondateurs de la République, comme Gambetta, qui redoutaient une personnalisation excessive des scrutins électoraux.\n\nLa République parlementaire sort renforcée de cet épisode, ayant su défaire ses adversaires et écarter ses éléments présidentialistes. La défaite de Boulanger contribue, selon Dansette, à « décimer et disperser les adversaires de droite, assagir ses fidèles de gauche », ce qui a pour conséquence que le radicalisme perd Paris et s'installe dans les campagnes.\n\n",
"title": " République opportuniste : une mise en place pragmatique (1879-1898) - Crise boulangiste - Réaction républicaine "
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] | wik-hist-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Troisième_République_(France) |
Troisième République (France) - Belle époque de la Troisième République (1879-1914) (3) | 1,972 | [
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"source_text": "\n\nLa Troisième République, ou IIIe République, est le régime républicain en vigueur en France de septembre 1870 à juillet 1940, soit pendant presque 70 ans, le premier à s'imposer en France dans la durée depuis 1789. En effet, la France vient de connaître, en 80 ans, sept régimes politiques : trois monarchies constitutionnelles, deux républiques, deux empires ainsi qu'une guerre civile opposant plusieurs communes insurrectionnelles françaises au gouvernement dit « de Versailles ». Ces difficultés contribuent à expliquer les hésitations de l'Assemblée nationale, qui met neuf ans, de 1870 à 1879, pour renoncer à la royauté et proposer une troisième constitution républicaine. La victoire sur les communards lors de la campagne de 1871 à l'intérieur permet toutefois dès 1871 d'exclure l'adoption d'un régime de démocratie directe et de maintenir le cadre de la démocratie représentative.",
"title": "Contexte"
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"source_text": "Jules Ferry relance l’expansion coloniale par deux entreprises audacieuses : il impose le protectorat de la France sur la Tunisie à la barbe de l’Italie (1881) et sur l'Annam, le Tonkin et certains territoires de la Chine continentale, lors de la guerre franco-chinoise (1881-1885). Il bénéficie de la bienveillance de Bismarck, qui y voit un dérivatif au ressentiment contre l'Allemagne.\n\nLa politique coloniale des républicains opportunistes a plusieurs motifs :\n\nd'abord économique, car la conquête a pour but de prolonger les débouchés économiques : « La question coloniale… C’est la question des débouchés » dit Ferry ;\n\nensuite, patriotique : faire de la France une puissance coloniale, c'est lui redonner sa grandeur, faire d'elle la puissance qu'elle était autrefois, lui restaurer son rang et donc préparer la revanche ;\n\nenfin et surtout, pour ces hommes convaincus du rôle civilisateur de la France auprès des populations indigènes, la France républicaine est porteuse d'un messianisme humanitaire : « L’œuvre civilisatrice qui consiste à relever l’indigène, à lui tendre la main, à le civiliser, c’est l’œuvre quotidienne d’une grande nation » affirme Ferry.L'opposition à la politique coloniale se fait entendre aussi bien à droite qu'à gauche : la droite monarchiste et nationaliste ainsi que la gauche radicale estiment que les guerres coloniales détournent la France de la « ligne bleue des Vosges » et de la revanche sur l'Allemagne.\n\n",
"title": " République opportuniste : une mise en place pragmatique (1879-1898) - Nouvelle république dans le monde - Choix de l'expansion coloniale "
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"source_text": "À partir de ses bases en Algérie, au Sénégal et sur la côte congolaise, la France crée le domaine colonial le plus important d'Afrique, avec l'Afrique-Équatoriale française, l'Afrique-Occidentale française et Madagascar.\n\nL'expansion coloniale en Afrique met la France en concurrence avec le Royaume-Uni, ce qui l'amène à :\n\nabandonner sa forte position en Égypte : le Royaume-Uni profite de l'affaiblissement de la France pour prendre une importante participation financière dans le canal de Suez (1875) et imposer son protectorat à l'Égypte (1882) ;\n\npuis renoncer à toute la vallée du Nil (incident de Fachoda en 1898).Cela complique pour un temps les relations diplomatiques entre les deux pays.\n\n",
"title": " République opportuniste : une mise en place pragmatique (1879-1898) - Nouvelle république dans le monde - Conquêtes en Afrique et difficultés avec le Royaume-Uni "
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"source_text": "La diplomatie européenne est dominée en cette fin de XIXe siècle par deux antagonismes. En Europe de l’ouest, la France n’a pas renoncé à l’Alsace-Lorraine, alors que le but de la politique allemande est de maintenir le statu quo. En Europe de l'Est, l’Autriche-Hongrie et la Russie sont rivaux pour la domination des Balkans.\n\nÀ l’occasion du congrès de Berlin (1878), qui fixe les modalités d’un nouveau reflux de l'Empire ottoman, la Russie affiche des exigences ambitieuses, que l’Autriche-Hongrie met en échec avec l’appui de l’Angleterre. L’Autriche-Hongrie demande une alliance privilégiée à l’Allemagne, ce qu’elle obtient (1879). L’Italie se joint plus tard à elles pour former la Triple Alliance.\n\nFace à cette coalition, la France se rapproche progressivement de la Russie. Ce rapprochement franco-russe présente plusieurs intérêts :\n\nil est d’abord financier, la France a une importante épargne à placer en Europe et la Russie est un pays en plein développement qui manque de capitaux ;\n\nil est ensuite militaire, par la conclusion d’une alliance : le 17 août 1892, une convention secrète prévoit la mobilisation mutuelle des armées des deux pays en cas de menace allemande pour la France ou de menace austro-hongroise pour la Russie. Pour inaugurer cette nouvelle amitié, le tsar Nicolas II effectue une visite d'État en France en octobre 1896 ; l'année suivante, c'est le président de la République, Félix Faure, qui se rend à Saint-Pétersbourg ;\n\nsur le plan politique, l'intérêt est cependant moins évident, entre une république parlementaire et un empire autocratique.La France, longtemps isolée diplomatiquement depuis les guerres révolutionnaires, a enfin un allié.\n\n",
"title": " République opportuniste : une mise en place pragmatique (1879-1898) - Nouvelle république dans le monde - Alliance franco-russe "
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"source_text": "En 1894, le capitaine Dreyfus, accusé à tort d'espionnage au profit de l'Allemagne, est condamné à la déportation à vie sur l'île du Diable en Guyane. Plusieurs personnalités tentent, en vain, de démontrer l'innocence de Dreyfus. En janvier 1898, dans le journal L'Aurore de Georges Clemenceau, Émile Zola publie « J'accuse… ! », un article dans lequel il accuse l'armée d'avoir condamné un innocent et de ne pas vouloir le reconnaître. On parle alors de l'affaire Dreyfus. Pour les révisionnistes, ou « dreyfusards », il faut, au nom de la justice, faire éclater la vérité quelles qu'en soient les conséquences pour l'armée. Beaucoup se rassemblent dans la Ligue des droits de l'homme, créée à cette occasion. Pour les « antidreyfusards », la raison d'État, le prestige de l'armée, l’intérêt national exigent de ne pas revenir sur la chose jugée. Certains se retrouvent dans la Ligue de la patrie française ou la Ligue des patriotes. En 1899, quelques-uns tentent même d'organiser un coup d'État pour mettre en place un régime autoritaire. À la suite d'un procès en révision en 1899, Dreyfus est condamné à dix ans de détention, avant d'être gracié par le président de la République puis réintégré dans l'armée en 1906.\n\n",
"title": " République radicale : une évolution résolument progressiste (1898-1914) - Affaire Dreyfus (1894-1906) "
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"source_text": "L’affaire Dreyfus se traduit en termes électoraux par une nouvelle poussée à gauche aux élections de 1898, contre les partisans d’un ordre plus autoritaire dont on identifie des bastions dans l’armée et dans l’Église. Le républicain modéré Méline cède la présidence du conseil au progressiste Waldeck-Rousseau. Celui-ci constitue un ministère de défense républicaine : il prend même au ministère du travail un socialiste, Millerand. Il épure la hiérarchie militaire et fait adopter la loi de 1901 sur les associations, qui soumet les congrégations religieuses à autorisation administrative.\n\nLes partis se forment durant les premières années de 1900, dans un but électoral. L'Action française est fondée en 1899, le Parti radical et l'ARD en 1901, l'Action libérale populaire en 1902 et le Parti socialiste en 1905. L'entrée de Millerand au gouvernement pose un problème aux socialistes : un socialiste peut-il participer à un gouvernement bourgeois ? Les indépendants sont pour (comme Jaurès) et les guesdistes sont contre.\n\nLes élections de 1902 sont un triomphe pour le parti radical-socialiste, allié aux socialistes de Jaurès dans le Bloc des gauches. Émile Combes, président du conseil de juin 1902 à janvier 1905, fait voter la séparation des Églises et de l'État (1905). L'État ne nomme plus les évêques et ne rémunère plus les prêtres : l’Église devient totalement indépendante et doit subvenir par elle-même à ses besoins financiers.\n\nGeorges Clemenceau succède à Émile Combes d'octobre 1906 à juin 1909. Aristide Briand, ministre des Cultes, met en œuvre avec pragmatisme la séparation des Églises (en pratique, essentiellement l'Église catholique) et de l'État, tandis que Joseph Caillaux, ministre des Finances, propose l'instauration de l’impôt sur le revenu, que le Sénat n’accepte finalement qu’en 1914.\n\nEntre avril et juin 1907, les viticulteurs du Languedoc et du Roussillon dénoncent la fraude sur les vins et déclenchent de gigantesques manifestations, la plus importante ayant lieu à Montpellier. Clemenceau n’hésite pas à recourir à l’armée. L’arrestation des meneurs provoque des troubles, la troupe tire sur la foule à Narbonne. Environ 500 soldats du 17e régiment d'infanterie se mutinent et sont accueillis chaleureusement par les habitants de Béziers. Clemenceau réplique par de nouvelles démonstrations de force. Le 23 juin, est votée une loi qui réprime la chaptalisation massive des vins.\n\n",
"title": " République radicale : une évolution résolument progressiste (1898-1914) - Séparation des Églises et de l’État "
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] | wik-hist-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Troisième_République_(France) |
Guerres napoléoniennes - Héritage militaire (1) | 1,498 | [
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"source_text": "\n\nLes guerres napoléoniennes sont en partie le prolongement des guerres engendrées par la Révolution française de 1789, et durèrent tout au long du Premier Empire de Napoléon Ier. Il n’existe pas de consensus sur leur point de départ. Certains considèrent qu’elles commencent lors du coup d'état du 18 Brumaire an VIII (9 novembre 1799) par le général Bonaparte. D’autres prolongent les guerres de la Révolution française jusqu’en 1802, et estiment que la déclaration de guerre du Royaume-Uni à la France en 1803, après la courte période de paix qui suit le traité d'Amiens (1802), est le point de départ des guerres napoléoniennes.",
"title": "Contexte"
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"source_text": "« De Clausewitz, qui le tenait pour le dieu de la guerre, au maréchal Foch, qui reprit la théorie napoléonienne de l'offensive à outrance, tous les experts en art militaire reconnaissent le génie de Napoléon. Cette réputation est-elle surfaite ou fait-elle partie de la légende ? »\n\n— André Champagne, Les grands personnages historiques\n\nLes guerres napoléoniennes bouleversent complètement les conceptions sur l’art de la guerre. Avant Napoléon, les États européens avaient des armées relativement petites, avec une forte proportion d’étrangers et de mercenaires combattant parfois leur pays d’origine pour une puissance étrangère. Les innovations militaires de la deuxième moitié du XVIIIe siècle préparent cependant le concept de nation en guerre.\n\nNapoléon innove dans l’usage de la mobilité pour compenser son infériorité numérique, comme il en fait des démonstrations brillantes lors de la campagne d’Italie ou de la bataille d'Austerlitz. Le rôle de l’artillerie se retrouve considérablement accru lors de la bataille, qui forme désormais des unités mobiles et indépendantes, et plus seulement en appui des autres unités comme auparavant (changement préparé à la fin de l’Ancien Régime par plusieurs réformes). Napoléon standardise les calibres de canons, de façon à faciliter les approvisionnements et à assurer une meilleure compatibilité entre les pièces. Il sait aussi se servir de la science, notamment dans l’amélioration de l’intendance des armées. Surtout, la conduite de la guerre est changée : le but recherché est la destruction des armées adverses (et donc de lui infliger des pertes maximales pendant et après la bataille, par une poursuite de cavalerie légère).\n\nAvec la quatrième plus importante population du monde à la fin du XVIIIe siècle (27 millions d’habitants, contre 12 millions de Britanniques et 35 à 40 millions de Russes), la France est bien placée pour pratiquer la levée en masse. La Révolution française et Napoléon ont bien retenu le concept des guerres commerciales et dynastiques du siècle précédent (qu’ils n’ont pas inventé), et les ont appliqués à grande échelle.\n\nTout le mérite ne revient pas non plus à Napoléon, qui disposait d'une armée façonnée par Lazare Carnot qui joue un rôle fondamental dans sa réorganisation en 1793-1794, lorsque le sort de la France se jouait, avec des armées devant faire face sur tous les fronts. L’augmentation de la taille des armées donne également une indication sur le changement dans la façon de faire la guerre. Lors de la guerre de Sept Ans, dernière guerre importante en Europe avant la Révolution française, peu d’armées dépassaient les 200 000 hommes. Dans les années 1790, l’armée française atteint les 1,5 million de conscrits. Au total, durant ces vingt-trois années de guerre, près de 2,8 millions de Français servirent dans l’armée de terre, et près de 150 000 sur mer.\n\nLe Royaume-Uni mobilise 750 000 hommes de 1792 à 1815, dont un tiers dans la Royal Navy. Il est plus difficile de faire le compte des autres armées, mais en 1812, la Russie compte 900 000 hommes dans son armée de terre, donc avait plus d’un million d’hommes mobilisés. Les forces autrichiennes atteignent 576 000 hommes au maximum ; l’Autriche étant l’ennemi le plus persistant de la France, il est raisonnable de penser que plus d’un million d’Autrichiens servirent dans l’armée durant cette période. La Prusse et le Royaume-Uni eurent jusqu’à 320 000 sous les armes, l’Espagne environ 300 000. L’Empire ottoman, le royaume d’Italie, le royaume de Naples et le grand-duché de Varsovie mobilisent eux aussi plus de 100 000 hommes (à l’époque, les États-Unis ont 286 000 hommes sous les drapeaux). Comme on peut le voir, même de petites nations ont eu des armées rivalisant avec celles des grandes puissances des guerres précédentes.\n\nPlusieurs historiens voient dans les guerres de la Révolution française et les guerres napoléoniennes certaines des premières étapes de la Révolution industrielle. Il devient courant de produire des armes en masse et d’équiper des troupes bien plus importantes. Le Royaume-Uni est le principal fabricant d’armes de cette période, car il fournit la plus grande partie des armes utilisées par les puissances coalisées (et lui-même n’utilise qu’une faible partie des armes qu’il fabrique). La France est le deuxième producteur, pour ses propres besoins d’abord, mais aussi pour équiper la Confédération du Rhin et d’autres alliés.\n\nLa guerre répand certaines innovations technologiques, comme le télégraphe Chappe, qui permet à Carnot de communiquer avec les armées françaises combattant sur les frontières. Ce système perdure après 1815. C’est durant la bataille de Fleurus que l’on utilise la première fois des ballons pour espionner les positions ennemies.\n\n",
"title": ""
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] | wik-hist-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Guerres_napoléoniennes |
Microbiote intestinal humain - Rôles du microbiote intestinal (2) | 3,813 | [
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"source_text": "\n\nLe microbiote intestinal humain, - du grec mikrós \"petit\", et biôtós, adjectif verbal de bióô \"vivre\" - anciennement appelé flore intestinale humaine, est l'ensemble des microorganismes (archées, bactéries et levures — et les virus qui les infectent) du tractus digestif humain, c'est-à-dire le microbiome intestinal et de tout le système gastrointestinal (estomac, selles)[pas clair]. Il constitue le plus grand réservoir du microbiote de l'organisme humain et un réservoir d’activités enzymatiques essentiel pour la digestion et la physiologie humaines. À ce titre, il influe sur la santé.\n\nCe microbiote et son hôte humain sont un exemple de symbiose mutualiste (coopération entre différentes sortes d’organismes impliquant un avantage pour chacun) et de commensalisme. Le microbiote peut réguler l’expression de certains gènes de l'hôte, ce qui fait évoquer des relations symbiotiques avancées.",
"title": "Contexte"
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"source_text": "30 à 50 % des personnes autistes souffrent de problèmes gastrointestinaux chroniques, comme des douleurs abdominales, diarrhée et constipation. La cause étant un déséquilibre entre « bonnes » et « mauvaises » bactéries dans l'intestin et l’absence de certaines souches bénéfiques comme Bifidobacteria et Prevotella[réf. nécessaire]. Cette altération du microbiote intestinal peut provoquer de l'irritabilité et affecter négativement la capacité d'attention, les capacités d'apprentissage et le comportement des personnes autistes (TSA).[réf. nécessaire]Selon Robel et al., il n'est pas démontré que la fréquence des troubles digestifs serait plus élevée chez les enfants autistes que chez les enfants neurotypiques, ce qui « suggère qu'il s’agit de l’association fortuite de deux troubles, plutôt qu’un phénomène impliqué dans la physiopathologie de l'autisme ».\n\nEn 2019, une étude publiée dans Scientific Reports a suggéré des effets positifs à long terme la thérapie de transfert du microbiote (MTT) chez les enfants autistes.\n\nDes greffes fécales personnalisées de microflore intestinale ont été effectuées sur 18 enfants âgés de 7 à 17 ans souffrant de problèmes gastrointestinaux, dans le but de rétablir la diversité bactérienne dans le tube digestif.\n\nDeux ans après le traitement, les chercheurs observent concernant les troubles du comportement lié au TSA que :\n\nla sévérité des symptômes typiques est diminuée de 47 % (contre 20 % au bout de 2 mois) ;\n\n17 % des participants sont diagnostiqués autistes graves contre 83 % avant le traitement ;\n\n83 % sont considérés avoir un TSA léger ou modéré contre 17 % avant le traitement.Les parents ont également signalé une réduction lente mais constante des symptômes du TSA pendant le traitement. Le traitement a augmenté considérablement la diversité microbienne intestinale des sujets et deux ans après la greffe fécale, celle-ci était encore plus élevée et les bactéries essentielles Bifidobacteria et Prevotella étaient toujours présentes.\n\nEn raison de la petite taille de l'échantillon utilisé, des recherches supplémentaires sont nécessaires pour vérifier l'utilité thérapeutique du traitement par transfert de microbiote. L’équipe de recherche envisage de continuer le suivi ces 18 enfants et de réaliser prochainement un essai sur des adultes et une autre population placebo.\n\nLa Revue médicale suisse nuance fortement les conclusions portées dans la presse grand public, notant que « les matières fécales sont actuellement portées au firmament par la communauté scientifique » et que « Chaque mois, d’autres indications thérapeutiques de la transplantation fécale viennent s’ajouter à la longue liste des vertus fantasmées ».\n\nQuelques études ont tenté de comparer les microbiotes de personnes autistes et non autistes : des changements en composition bactérienne peuvent significativement apparaître mais cela n'a pas été confirmé dans toutes les études. De plus, il est difficile d'établir si ces changements sont une cause ou une conséquence de l'autisme.\n\n",
"title": " Axe cerveau/intestin - Autisme "
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"source_text": "Des études mettent en avant la possibilité d'un rôle clé du microbiote intestinal dans la pathogénie de la schizophrénie.\n\n",
"title": " Axe cerveau/intestin - Schizophrénie "
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] | wik-svt-seconde | https://fr.wikipedia.org/wiki/Microbiote_intestinal_humain |
Empreinte génétique - Utilisation dans le domaine judiciaire (2) | 3,746 | [
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"source_text": "\n\nUne empreinte génétique, ou profil génétique, est le résultat d'une analyse génétique de l'ADN, rendant possible l'identification d'une personne à partir d'une petite quantité de ses tissus biologiques (bulbe de cheveux, sang, salive, sécrétion vaginale, sperme).\n\nL'empreinte génétique repose sur le fait suivant : bien que deux humains aient une large majorité de leur patrimoine génétique identique, un certain ensemble de séquences dans leur ADN reste spécifique à chaque individu (en raison du polymorphisme). Ce sont ces séquences spécifiques d'un individu que l'analyse d'empreinte génétique permet de comparer. Si un échantillon de cellules présente la même empreinte génétique qu'un individu, on peut soutenir que ces cellules proviennent de cet individu, ou de son éventuel jumeau monozygote.",
"title": "Contexte"
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"source_text": "L'affaire Diana Sylvester est un cold case datant de 1972 : une infirmière californienne est violée et tuée par un homme inconnu dont le signalement trop vague (blanc, barbu et moustachu, cheveux bruns, costaud et grassouillet) ne permet pas l'identification. Des échantillons de sperme de l'assassin sont récupérés mais ne peuvent à l'époque pas être exploités. Celui-ci est finalement comparé en 2003 à une liste de 380 000 profils de délinquants sexuels californiens connus des services de police correspond à celui d'un homme de 65 ans non soupçonné à l'époque des faits : John Puckett. L'échantillon prélevé en 1972 étant dégradé, seuls 5 locus et demi sur 13 sont préservés, ce qui donne à la probabilité qu'une personne prise au hasard ait un profil qui corresponde de 1 sur 1,1 million.\n\nDe nombreuses erreurs de raisonnement peuvent alors survenir. La probabilité de 1 sur 1,1 million n'est pas une probabilité de culpabilité, au contraire : puisqu'il y a 300 millions d'habitants aux États-Unis, 300 environ ont un profil ADN compatible avec celui du coupable et la probabilité que l'un d'eux prix au hasard soit l'assassin est donc d'environ seulement 1 sur 300. De plus il a été avancé que puisque la base de données fouillée contenait un peu moins de 400 000 profils ADN, la probabilité d'en trouver un qui corresponde à celui de l'assassin par simple hasard était d'un tiers : la défense a donc affirmé que la probabilité que Puckett soit innocent est d'une chance sur trois. Ce raisonnement est cependant erroné car il ne tient pas compte de ce que Puckett soit blanc (\n\n ), ait correspondu à la description de l'assassin à l'époque des faits, soit californien (\n\n ), ait un âge compatible avec celui de l'assassin et ait un passé de délinquant sexuel (\n\n {\\displaystyle p\\sim 0,0006175}\n\n ). En utilisant le théorème de Bayes on peut grâce à ces informations supplémentaires et indépendantes estimer grossièrement la probabilité de trouver par hasard aux États-Unis un individu ayant toutes ces caractéristiques sans pour autant être le coupable à approximativement 1 sur 70 ; cette estimation n'a pas été donnée lors des procès de Puckett.\n\nEn considérant la liste de questions fournie à la section précédente pour évaluer la fiabilité d'un test d'ADN positif, on obtient donc :\n\nPeut-il y avoir une coïncidence aléatoire ? : Oui, avec une probabilité faible mais non négligeable d'environ \n\n {\\displaystyle {\\frac {1}{70}}}\n\nL’échantillon a-t-il été pollué ? : On ne sait pas.\n\nLe suspect a-t-il laissé cet ADN au moment du crime ? : Oui, vu les faits reprochés.\n\nSi oui, est-ce que cela signifie que l'accusé est coupable du crime ? : Oui, car le témoin n'a vu qu'une seule personne agresser Diana Forester.\n\n",
"title": " Aspects législatifs et juridiques - Analyse d'un cas concret : l'affaire Diana Sylvester "
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"source_text": "On peut voir la pertinence des analyses d'ADN comme preuves légales à la lumière d’affaires récentes, où les criminels ont laissé des échantillons de « faux » ADN sur les scènes de crimes.\n\nDans une affaire, un coupable a même dissimulé le faux ADN dans son propre corps : en 1992, le docteur John Schneeberger au Canada a violé une de ses patientes en la droguant auparavant. La Police a fait une prise de sang à Schneeberger et l’a comparé à l'ADN trouvé sur la scène du crime. À trois reprises sans jamais constater une concordance entre les deux ADN (celui du sperme et celui du sang). Il s’avère que le docteur s’était chirurgicalement implanté dans le bras un drain Penrose rempli d’un mélange d’anticoagulants et du sang de quelqu’un d’autre.\n\nLa question n'est donc pas celle d'une erreur technique (qui reste certes possible) mais bien du contournement des nouveaux moyens d'investigation par les criminels. C'est là que se situe la principale limite de la preuve génétique dans l'avenir : « la génétique ne devrait représenter dans l'esprit de tous qu'un élément, tout à fait nécessaire, mais non suffisant, pour le raisonnement. (…) le test d'ADN ne doit pas se substituer à l'enquête. Mais il faut aller plus loin. L'enquêteur doit impérativement, dans le cadre de son analyse et de ses réflexions, faire la critique de cette preuve génétique et imaginer les hypothèses où elle peut fausser l'interprétation des faits ».\n\n",
"title": " Erreurs dues aux analyses d'ADN "
},
{
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"source_text": "L'analyse des mêmes échantillons par différents laboratoires montre que les résultats peuvent varier au point d'aboutir à des conclusions contradictoires.\n\n",
"title": " Erreurs dues aux analyses d'ADN - Caractère aléatoire des analyses d'ADN "
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"source_text": "Dans les années 1920, Anna Anderson déclarait qu’elle était la grande-duchesse Anatasia Romanova de Russie. Dans les années 1980, un prélèvement de tissu conservé dans un hôpital a été testé et a montré qu'elle n’avait aucun lien de parenté avec les membres restants de la lignée des Romanov.\n\nLa technique des empreintes génétiques mise au point par Alec Jeffreys a été utilisée pour la première fois en 1986 dans une affaire jugée par un tribunal de Pennsylvanie.\n\nEn 1987, le boulanger britannique Colin Pitchfork fut le premier criminel confondu par une analyse d'ADN à Leicester, la ville où furent mises au point les techniques d'analyse d'ADN.\n\nLe 6 novembre 1987 en Floride, le violeur Tommie Lee Andrews a été la première personne aux États-Unis à être condamnée à 22 ans de prison sur la base d'une analyse d'ADN pour le viol d’une femme au cours d’un cambriolage.\n\nEn 1989 à Chicago, Gary Dotson a été le premier suspect innocenté par un test d'ADN.\n\nEn 1992, un test d'ADN prouva que le médecin nazi Josef Mengele avait été enterré au Brésil sous le nom de Wolfgang Gerhard.\n\nEn 1994, O. J. Simpson fut acquitté alors que l’accusation était persuadée avoir présenté un dossier solide et attendait une condamnation. Notamment, les expertises d'ADN furent durement critiquées par la défense qui dénonça les procédures désordonnées ayant contaminé les échantillons.\n\nEn 1994, des tests d'ADN sur des poils de chat permirent de condamner un homme pour le meurtre de sa femme. Ce fut une première dans l’histoire de la médecine légale, de l’utilisation d'un ADN non humain pour identifier un criminel.\n\nEn 1998, le docteur Richards J. Schmidt a été déclaré coupable de tentative de meurtre quand il fut montré un lien entre l’ADN de la souche virale VIH qu’il a été accusé d’avoir inoculé à sa compagne et celle d’un de ses patients atteint du Sida. Ce fut la première fois qu’un ADN viral a été utilisé comme pièce à conviction.\n\nEn 2003, le Gallois Jeffrey Gafoor a été convaincu du meurtre de Lynette White quinze ans plus tôt. En réexaminant les éléments de la scène du crime collectés et archivés en 2000, des tests d'ADN utilisant les nouvelles techniques Mlva, permirent de confondre le neveu de la victime. Il s'agit du premier exemple connu d’identification d’un criminel par la « proximité de l'ADN familial ».\n\nEn mars 2003, Josiah Sutton a été relâché après avoir purgé 4 années de prison sur 12 pour sa condamnation pour agression sexuelle. Les échantillons d'ADN douteux furent retestés, ainsi que beaucoup d’autres, après la découverte de graves négligences au laboratoire de la police de Houston.\n\nEn juin 2005, grâce à une analyse d'ADN, Dennis Halstead, John Kogut et John Restivo ont gagné la révision de leur procès après leur condamnation pour meurtre. Les trois hommes avaient déjà purgé dix-huit des trente années de leur peine de prison.\n\nLe procès Robert Pickton est remarquable car les analyses d'ADN ont été utilisées principalement pour identifier « les victimes » et dans de nombreux cas pour prouver leur existence.\n\n",
"title": " Cas remarquables "
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"source_text": "Earl Washington est libéré le 12 février 2001 après neuf années passées dans le couloir de la mort : il avait avoué en 1982 le viol et le meurtre d'une jeune femme et avait été condamné à la peine capitale bien qu'aucune preuve matérielle n'ait pu être retenue contre lui.\n\nEn décembre 2005, Robert Clark a été innocenté pour une agression sur une femme en 1981 à Atlanta après 24 ans de détention. Il est la 164e personne aux États-Unis, la 5e dans l'État de Géorgie à être libéré après condamnation par un test d'ADN.\n\nEn juin 2009, la Cour suprême a refusé de faire du test d'ADN après condamnation un droit constitutionnel (District Attorney's Office v. Osborne).\n\n",
"title": " Cas remarquables - Disculpation d'accusés et de condamnés "
}
] | wik-svt-seconde | https://fr.wikipedia.org/wiki/Empreinte_génétique |
Femmes pendant la Première Guerre mondiale - Rôle des femmes selon les Pays (3) | 2,373 | [
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"source_text": "\n\nLes femmes pendant la Première Guerre mondiale ont connu une mobilisation sans précédent. La plupart d'entre elles ont remplacé les hommes enrôlés dans l'armée en occupant des emplois civils ou dans des usines de fabrication de munitions. Plusieurs centaines de milliers ont servi dans les différentes armées dans des fonctions de soutien, par exemple en tant qu'infirmières. Certaines, en Russie par exemple, ont participé aux combats. D'autres encore sont restées inconditionnellement pacifistes.\n\nLes femmes n'ont pas non plus été épargnées lors des nombreux massacres, répressions de rébellion, génocides et famines dont cette guerre fut émaillée.",
"title": "Contexte"
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"source_text": "En décembre 1914, Julia Grace Wales publia le Plan Canada, une proposition pour organiser une médiation sous forme de conférence réunissant des intellectuels des nations neutres, qui travailleraient pour trouver une solution durable à la Première Guerre mondiale. Le plan fut présenté au Congrès des États-Unis, mais, bien qu'il ait éveillé l'attention du président Wilson, fut abandonné quand les États-Unis entrèrent en guerre.\n\nPendant la Première Guerre mondiale, il n'y avait virtuellement aucune présence féminine dans les forces armées canadiennes, à l'exception de 3 141 infirmières qui servaient à l'étranger ou à l'arrière. Parmi ces femmes, 328 ont été décorées par le roi George V, et 46 ont péri en faisant leur devoir. Même si un certain nombre de ces femmes reçurent des décorations pour leurs efforts, beaucoup de haut-gradés pensaient qu'elles n'avaient pas les compétences requises pour ce travail. Adversaire célèbre de cette participation féminine, le colonel Guy Carleton Jones (en) a écrit que « Le service actif est extrêmement dur, et une grande partie des R.N. (registered nurse (en), infirmières diplômées) sont complètement incapables de le supporter, mentalement ou physiquement ». Même si la participation effective à la guerre n'a pas été officiellement ouverte aux femmes, elles en ressentaient la pression à la maison. Un fossé s'est creusé dans le monde du travail quand les hommes se sont engagés : beaucoup de femmes s'efforçaient de les remplacer tout en maintenant leurs responsabilités dans leur foyer. Quand la guerre éclata, Laura Gamble (en) s'est enrôlée dans le Corps Médical de l'Armée Canadienne (CMAC) car elle savait que son expérience à l'hôpital de Toronto serait un atout pour l'effort de guerre. Les infirmières canadiennes étaient les seules infirmières des armées alliées qui avaient le grade d'officiers. Gamble se vit décerner la Croix Rouge Royale, médaille de seconde classe, pour avoir montré « le plus grand tact imaginable et une dévotion extrême à son devoir. » Elle lui a été décernée à Buckingham Palace lors d'une cérémonie spéciale pour les infirmières canadiennes. Le personnel médical devait gérer des pathologies qu'il n'avait jamais rencontrées auparavant. Le chlore gazeux utilisé par les Allemands causait des dégâts pour lesquels aucun protocole de traitement n'avait été développé. Le seul traitement qui apaisait les soldats canadiens affectés par le chlore était les soins fournis par les infirmières. Les infirmières canadiennes étaient réputées pour leur gentillesse.\n\nLes Canadiens s'attendaient à ce que les femmes soient compatissantes face à l'effort de guerre, mais l'idée qu'elles y contribuent d'une manière si physique semblait absurde à la majorité d'entre eux. En raison du soutien que les femmes leur apportaient depuis le début du conflit, les gens ont commencé à voir leur valeur dans cette guerre. En mai 1918, une réunion a été organisée pour débattre de la possible création d'un corps de femmes canadiennes. En septembre la proposition fut acceptée, mais le projet a été mis de côté car la fin de la guerre s'annonçait.\n\nÀ l'arrière, les femmes canadiennes pouvaient participer à l'effort de guerre de différentes manières. Lois Allan a ainsi rejoint le Corps des services agricoles (Farm Services Corps) en 1918, afin de remplacer les hommes envoyés au front. Allan fut placée chez E.B. Smith and Sons où elle décortiquait les fraises pour en faire de la confiture. Des emplois se créaient aussi dans les usines, en raison de l'augmentation de la production industrielle. Les journées de travail pour ces femmes duraient de dix à douze heures, six jours par semaine. Ces journées consistant en un long travail monotone, de nombreuses femmes créaient des parodies de chansons populaires pour passer le temps et améliorer leur moral. En fonction des régions, les femmes pouvaient dormir soit dans une baraque, soit dans une tente, à l'usine ou à la ferme qui les employait.\n\nD'après un brochure du ministères des services publics du Canada, il existait plusieurs endroits où il était approprié pour les femmes de travailler. Ceux-ci étaient les suivants :\n\nDans les fermes de fruits et légumes ;\n\nDans des camps pour cuisiner pour les employés ;\n\nDans des exploitations pratiquant la polyculture ou la fabrication de produits laitiers ;\n\nDans les fermes pour aider à nourrir ceux qui s'occupaient des récoltes ;\n\nDans des conserveries, pour la mise en boîte des fruits et légumes ;\n\nDans la prise en charge des tournées de lait.De plus, beaucoup de femmes étaient impliquées dans des organisations caritatives comme le Club des femmes canadiennes d'Ottawa (Ottawa Women’s Canadian Club), qui a aidé à subvenir aux besoins des soldats, des familles de ces derniers ainsi que des victimes de guerre. Les femmes étaient considérées comme des « soldats de l'arrière », encouragées à économiser à peu près tout et à être frugales afin de réserver des provisions à l'effort de guerre.\n\nDes femmes iroquoises fondèrent la Six Nations Women’s Patriotic League en 1914 qui fournit des chaussettes aux troupes canadiennes et un soutien aux réfugiés belges.\n\nAu Canada même, les populations civiles souffrirent lors de l'explosion du cargo de munitions français Mont-Blanc dans le port de Halifax en 1917 (le cinquième de la puissance de la bombe d'Hiroshima, 2000 morts, 9000 blessés) et de la grippe espagnole ramenée par les militaires en 1919 (50 000 morts).\n\nÀ Terre-Neuve, environ 15000 femmes furent impliquées dans l'effort de guerre (fourniture de vêtements et couvertures aux soldats...) et 40 furent infirmières de guerre (Women's patriotic association (en))\n\n",
"title": " Canada et Terre-Neuve "
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{
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"source_text": "Les femmes du grand-duché de Finlande, territoire autonome de l'Empire russe, avaient été les premières, avec les néo-zélandaises, à acquérir le droit de vote en 1906. Leur situation légale d'inférieures aux hommes n'avait cependant pas évolué et, comme dans tout l'Empire russe, la condition des ouvrières était proche de l'esclavage, ce qui autorisait tous les abus. Lorsque l'Empire s'effondra en 1917, deux factions indépendantistes se formèrent en Finlande, l'une communiste et l'autre conservatrice. Elles mirent sur pied des organisations paramilitaires puis militaires : La Garde rouge et la Garde blanche qui s'affrontèrent lors de la guerre civile finlandaise de février à mai 1918.\n\n2000 femmes, formées selon le modèle des bataillons féminins russes, servirent dans la Garde rouge féminine comme auxiliaires ou combattantes (Female Red Guards of the Finnish Civil War (en)). Ces femmes, en très grande majorité des ouvrières, furent moquées et diabolisées par la faction conservatrice. Les soldats blancs furent encouragés à ne pas les considérer comme des combattantes mais des « bêtes sauvages à chasser dans les bois »; même le chef de l'Église luthérienne de Finlande, l'archevêque Gustaf Johansson (en) en rajouta. Il est pourtant reconnu aujourd'hui que ces femmes se battirent vaillamment et efficacement. Les Blancs aidés par des troupes allemandes (division de la Baltique), les volontaires de la brigade suédoise et de la Légion polonaise l'emportèrent sur les Rouges aidés par les Russes. Plus de 600 femmes y compris des femmes enceintes et de très jeunes filles, combattantes ou soupçonnées de l'être (a fortiori si elles étaient ethniquement russes) furent massacrées et parfois violées avant leur exécution à la fin de la guerre civile. Les soldats allemands s'opposèrent fréquemment aux massacres mais participèrent parfois aux viols. Cet épisode reste l'un des plus noirs de l'histoire de la Finlande, les recherches historiques n'ont pu commencer que dans les années 1990.\n\nLotta Svärd, une organisation finlandaise de volontaires auxiliaires féminines, est créée le 11 novembre 1918, jour qui marque aussi l'affirmation internationale de l'indépendance de la Finlande.\n\n",
"title": " Finlande "
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] | wik-hist-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Femmes_pendant_la_Première_Guerre_mondiale |
Origine de la vie - Apparition de la vie sur Terre (1) | 3,849 | [
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"source_text": "\n\nL'origine de la vie sur Terre demeure incertaine. Les plus anciens micro-organismes fossiles observés sont datés d'au moins 3,5 Ga (milliards d'années) durant le Paléoarchéen. Une étude publiée en 2015 sur des inclusions de carbone considérées comme d'origine organique leur assigne un âge de 4,1 milliards d'années et plus récemment des précipités hydrofuges sous-marins trouvés dans des roches sédimentaires ferrugineuses de la ceinture de roches vertes de Nuvvuagittuq (Québec) ont été interprétés comme de possibles traces de vie (organismes filamenteux) il y a au moins 3,77 milliards d'années et peut-être 4,28 milliards d'années. Si leur origine biologique est confirmée, la vie pourrait donc être apparue dès l'Hadéen.\n\nCette question a donné naissance à une branche des sciences du vivant et de la cosmochimie, l'abiogenèse.\n\n",
"title": "Contexte"
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"source_text": "Les premières interrogations sur l'origine des espèces sont bien antérieures à Darwin. Les religions traditionnelles font typiquement intervenir une divinité créatrice, responsable de cette création ex nihilo.\n\nFondant les sciences naturelles, Aristote et la philosophie grecque antique posent la théorie de la génération spontanée, qui a continué à être envisagée, y compris dans les milieux universitaires, jusqu'au XIXe siècle. D'après cette théorie, des animaux « inférieurs » qualifiés de « vermines » se forment spontanément à partir de matières en décomposition, comme les pucerons sur la rosée des plantes, les larves de mouches sur la viande, ou les souris dans du foin sale. Une théorie connexe et complémentaire était l'hétérogenèse, pour laquelle certaines formes de vie pouvaient émerger d'autres, comme les papillons des vers, ou les abeilles des fleurs. Avec la découverte des premiers micro-organismes en 1665 par Robert Hooke, beaucoup ont estimé que leur existence était une preuve à l'appui de la génération spontanée, car ils semblaient trop simplistes pour la reproduction sexuelle, et la reproduction asexuée par division cellulaire n'avait pas encore été observée.\n\nLes travaux d'Antoni van Leeuwenhoek lui ont permis de contester ces idées courantes à l'époque, grâce à l'invention du microscope et à des expériences comme celles de l'incubation de viande scellée et ouverte par Redi, ou l'étude des bouillons de culture par Pasteur. Il a été progressivement démontré que, du moins dans le cas de tous les organismes supérieurs et facilement visibles, le sentiment antérieur concernant la génération spontanée était faux. Dans les années 1680, van Leeuwenhoek s'affirmait ainsi convaincu que la génération spontanée était incorrecte. L'hypothèse alternative était la biogenèse, selon laquelle chaque chose vivante provenait d'une chose vivante préexistante (« omne vivum ex ovo », « chaque chose vivante provient d'un œuf »).[réf. nécessaire]\n\nAujourd'hui, les scientifiques s'accordent à dire que toute la vie actuelle découle d'une vie antérieure, qui est devenue progressivement plus complexe et s'est diversifiée grâce au mécanisme d'évolution par sélection naturelle décrit par Charles Darwin. L'une des premières spéculations à ce sujet a été faite dans la lettre de Darwin à Joseph Dalton Hooker du 1er février 1871, dans laquelle il suggère que « l'étincelle de vie d'origine peut avoir commencé dans une petite mare chaude, où étaient présents toutes sortes de produits de base, ammoniac et sels phosphoriques, la lumière, la chaleur, l'électricité, etc., et c'est là qu'un composé protéique s'est formé chimiquement, prêt à subir des changements encore plus complexes. ». Il poursuivait en expliquant que « à l'heure actuelle, une telle matière serait immédiatement dévorée ou absorbée, ce qui n'aurait pas été le cas avant la formation de créatures vivantes. ». Mais il avait lui-même conscience du caractère très conjectural, voire évanescent, de ces propositions, puisqu'il avait déjà écrit à Hooker en 1863 cette déclaration \"définitive\" : « Toutes ces spéculations sur l'origine de la vie sont bonnes à jeter au panier ; on pourrait tout autant spéculer sur l'origine de la matière. », ce qui ne l'empêchait manifestement pas de continuer à s'interroger (et cette interrogation sera reprise par de nombreux chercheurs jusqu'à nos jours, comme d'ailleurs celle sur l'origine de la matière). Toujours est-il que dans L'Origine des espèces, Darwin se contenta de dire que la vie avait été « créée [qu'elle était apparue] par un processus totalement inconnu », mais il avait rapidement regretté d'utiliser le terme « création », issu de l'Ancien Testament.\n\n",
"title": " Histoire conceptuelle "
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"source_text": "Qualitativement, un certain milieu disposant d'un gradient chimique a permis la création de composés organiques et de réactions variées. Certaines réactions conduisent à des polymérisations (polynucléotides), et certains composés formés agissent comme catalyseurs à d'autres. Dans un tel système complexe, dès qu'une chaîne de réactions s'auto-catalyse, elle tend à dominer et épuiser les ressources disponibles, et peut alors être à la base de nouvelles complexités.\n\nDans cette complexification croissante, il n'y a pas de limite franche entre un système autocatalytique et « la vie » ; dans les deux cas la compétition conduit à une sélection naturelle favorisant différentiellement ce qui est le plus efficace en matière de reproduction et d'utilisation efficiente de ressources. Dès que le système devient assez stable et robuste pour assurer une reproduction suffisamment fidèle, dans des conditions environnementales plus variées, il peut être qualifié d'autopoïétique : « la vie » commence et se répand dans tous les environnements connexes, en quelques centaines ou milliers d'années.\n\nLa voie exacte suivie par les origines de la vie, qui remonteraient à environ 3,5 à 3,8 milliards d'années, demeure incertaine, et la date d'apparition exacte de la première cellule n'est pas connue par les scientifiques. Mais d'une manière ou d'une autre, la vie a finalement pris la forme d'une « cellule », capable de maintenir l'intégrité d'un « individu » par rapport à l'environnement, capable de maintenir un métabolisme cohérent par des échanges chimiques avec le milieu environnant, et capable de se répliquer en produisant d'autres « individus » semblables.\n\nCes trois fonctions de base sont essentielles à la vie. La délimitation d'un « individu » par rapport à un environnement « extérieur » renvoie à ce qu'est une membrane plasmique, capable d'assurer une telle séparation. La réplication à l'identique d'un système formel renvoie au codage génétique de l'information nécessaire à cette cellule, probablement d'abord sous forme d'un monde à ARN, puis sous forme stabilisée par l'ADN. Mais c'est le métabolisme de ces cellules qui va s'avérer essentiel pour décrire leur évolution et leur influence sur l'histoire de la Terre, à travers l'impact que cette biochimie aura sur l'évolution de la planète.\n\n",
"title": " Les premières cellules "
}
] | wik-svt-cinquieme | https://fr.wikipedia.org/wiki/Origine_de_la_vie |
Micro-organisme - Interactions entre l'homme et les microbes (1) | 3,888 | [
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"source_text": "\n\nUn micro-organisme ou microorganisme (du grec μικρός, mikrós, « petit » et de ὀργανισμός, organismós, « organisme ») ou microbe (du grec μικρός, mikrós, « petit » et βίος, bíos, « vie ») est un organisme vivant qui, individuellement invisible à l'œil nu, ne peut être observé qu'à l'aide d'un microscope. Ce sont tous des organismes unicellulaires.\n\nLes trois domaines du vivant sont représentés parmi les microorganismes : bactéries, archées et eucaryotes unicellulaires (protistes et champignons). Certains microbiologistes y ajoutent les virus alors que d'autres ne les considèrent pas comme des êtres vivants à part entière, puisqu'ils ne peuvent métaboliser ni se répliquer de manière autonome, hors d'une cellule-hôte. Quoi qu'il en soit, le monde vivant est essentiellement microbien.",
"title": "Contexte"
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{
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"source_text": "Les interactions entre l'homme et les microbes (en) sont nombreuses et variées, aussi bien négatives (maladies) que positives : conservation des aliments, fermentation alimentaire, apports de vitamines quand celles des aliments stockés ont disparu (croûtes de fromages orangés à brévibactéries riches en carotène, un précurseur de la vitamine A, Lactobacillus et Streptococcus des yaourts apportant des vitamines du groupe B, les bactéries lactiques des choux fermentés sont une source de vitamine du groupe C, Bacillus subtilis natto dans le soja fermenté apporte de la vitamine K). Dans un être humain en bonne santé, il y a plus de cellules microbiennes que de cellules humaines.\n\n",
"title": ""
}
] | wik-svt-cinquieme | https://fr.wikipedia.org/wiki/Micro-organisme |
Seconde Guerre mondiale - Bilan (1) | 2,212 | [
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"source_text": "\n\nLa Seconde Guerre mondiale, ou Deuxième Guerre mondiale, est un conflit armé à l'échelle planétaire qui dure du 1er septembre 1939 au 2 septembre 1945. Ce conflit oppose schématiquement les Alliés et l’Axe.",
"title": "Contexte"
},
{
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"source_text": "Ce conflit fut le plus coûteux en vies humaines de toute l’histoire de l’humanité. On recense plus de 55 millions de morts (dont 39 millions d'Européens) avec plus de victimes civiles que militaires. L’URSS a payé le plus lourd tribut avec plus de 26 millions de victimes (26 600 000 en réalité), civils et militaires (14 % de sa population).\n\nDes peuples entiers sont presque décimés : les trois quarts des Juifs d’Europe ont péri par suite du génocide. Le plus terrible s’est produit en Europe centrale et orientale : la Pologne a perdu 18 % de sa population, la Yougoslavie plus de 10,6 %, et la Biélorussie(au sein de l'URSS), entre 25 et 33% de sa population. Combats, pillages, terres brûlées et sabotages ont ravagé l'économie. Les populations en sortent démunies.\n\nNombre de régions et de villes ont connu des bombardements ravageant plusieurs quartiers : Rotterdam, Bruxelles, Liège entre autres. D'autres sont radicalement ravagées : Caen, Le Havre, Rouen, Saint-Lô, Hiroshima, Nagasaki, Tokyo, Hambourg, Dresde, Stalingrad, Leningrad, Sébastopol, Kharkov, Varsovie, Budapest, Berlin sont les plus connues. Un grand nombre de pays demandent également réparation de guerre à l'Axe. Les Pays-Bas vont jusqu'à proposer un Plan d'annexion d'une partie de l'Allemagne, et renvoient en Allemagne les citoyens allemands ayant aidé le Reich lors de son occupation du pays.\n\n",
"title": ""
}
] | wik-hist-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Seconde_Guerre_mondiale |
Femmes pendant la Première Guerre mondiale - Rôle des femmes selon les Pays (4) | 2,374 | [
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"source_text": "\n\nLes femmes pendant la Première Guerre mondiale ont connu une mobilisation sans précédent. La plupart d'entre elles ont remplacé les hommes enrôlés dans l'armée en occupant des emplois civils ou dans des usines de fabrication de munitions. Plusieurs centaines de milliers ont servi dans les différentes armées dans des fonctions de soutien, par exemple en tant qu'infirmières. Certaines, en Russie par exemple, ont participé aux combats. D'autres encore sont restées inconditionnellement pacifistes.\n\nLes femmes n'ont pas non plus été épargnées lors des nombreux massacres, répressions de rébellion, génocides et famines dont cette guerre fut émaillée.",
"title": "Contexte"
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"source_text": "Voir aussi Arrière en France pendant la Première Guerre mondiale : les conditions de vie.\n\nLes femmes ont un rôle important dans les campagnes, les industries ou au foyer, ainsi que, dans les arts, dans l'aide au front par le biais de portraits envoyés aux familles comme l'a fait Louise Catherine Breslau, ou de la propagande, comme Madeleine Zillhardt via ces célèbres objets décoratifs aujourd'hui préservés dans les collections du musée de l'Air et de l'Espace du Bourget.\n\n",
"title": " France "
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"source_text": "Puisque les hommes sont au front, les femmes doivent assumer les travaux des champs à partir de l’été 1914. Le président du Conseil René Viviani lance ainsi un appel aux femmes paysannes en s’adressant à elles comme à des soldats : elles se rendront donc aussi à l'usine. Des ouvrières travaillaient déjà dans la métallurgie en 1914 ; à cette date, elles représentaient 5 % de la main-d'œuvre en région parisienne. En 1918, les ouvrières représentent, en région parisienne, près d'un tiers de la main-d'œuvre. L'apogée de cette mobilisation a été atteint à la fin de 1917. À l'échelon national, le personnel féminin dans l’industrie française est passé de 32 à 40 % entre l’avant-guerre et 1917. Leur contribution à l'effort de guerre se fait sentir dans les usines d'armement, où les conditions de travail sont très difficiles.\n\nLes ouvrières ne reçoivent aucune formation, sinon par imitation et de manière improvisée. En 1917, des postes de « surintendantes » sont créés et une école forme des femmes susceptibles de superviser et d'adapter le travail des femmes dans les usines et d'orienter les services sociaux et de santé aux nouveaux besoins.\n\nEn région parisienne, les entreprises qui travaillent pour la défense offrent des salaires relativement élevés. Ces entreprises attirent trois réservoirs de main-d’œuvre féminine : les femmes demeurées jusqu’alors inactives, les ouvrières des secteurs en crise (textile, cuirs et peaux, etc.) ainsi que les provinciales, au recrutement parfois facilité par le déracinement lié à la guerre.\n\n",
"title": " France - Travaux des champs et industrie "
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"source_text": "Les femmes ont des difficultés pour gérer seules les foyers familiaux : elles manquent de nourriture à cause des mauvaises récoltes mais aussi à cause de la répartition de la nourriture, principalement destinée à l’effort de guerre et aux poilus. Des allocations sont versées aux femmes de mobilisés et de prisonniers.\n\n",
"title": " France - Difficultés rencontrées "
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"source_text": "De nombreuses femmes de tous âges, les marraines de guerre, offrirent une aide morale aux soldats du front en entretenant des correspondances. Ces envois de lettres étaient souvent doublés de colis.\n\n",
"title": " France - Soutien moral "
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"source_text": "La Croix-Rouge française, composée de trois sociétés (l'Association des Dames françaises, l'Union des Femmes de France, la Société française de secours aux blessés militaires ou SSBM) est animée par des femmes bénévoles. Elle utilise près de 72 000 infirmières, dans toutes les structures de soins à l'arrière ou dans les ambulances près du front, rattachées au service de santé de l'armée. 950 seront décorées de la Croix de guerre à ce titre, 105 sont tuées sous les bombardements, 4 600 reçoivent la médaille d'honneur des épidémies. Les infirmières militaires sont environ 100 000, par exemple, Marie-Thérèse de Poix, dont la vocation n'était en aucun cas militaire, s'engage comme infirmière aux armées dès sa sortie d'école, en 1914, à 20 ans, et y reste toute la durée du conflit.\n\n",
"title": " France - Infirmières "
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"source_text": "En zone occupée, il y eut des résistantes comme Henriette Moriamé, une religieuse, et Louise Thuliez, qui faisaient passer des soldats anglais en France libre. Louise de Bettignies est à l'origine d'un important réseau de résistance en Belgique et dans le Nord de la France occupés, le réseau Alice (de son nom de guerre Alice Dubois) qui opère pour le MI6 britannique. Arrêtée pour espionnage, elle meurt en 1918 à la suite de mauvais traitements subis dans les prisons allemandes.\n\nLa célèbre Mata Hari, accusée d'espionnage au profit de l'Allemagne, fut fusillée par les Français en 1917 à la suite d'un procès controversé.\n\nL'aviatrice Marie Marvingt avait conçu en 1914 un modèle d'avion-ambulance qui ne fut pas construit. Elle participa à la guerre successivement comme infirmière-major, pilote, journaliste, soldate dans les tranchées et enfin infirmière et correspondante de guerre aux Chasseurs alpins avec des missions à ski. Surnommée « la fiancée du danger », elle fut la première femme pilote de bombardier au monde et est la femme la plus décorée de l'histoire de France.\n\nMarie Curie a organisé des unités de radiologie mobiles utilisables près du front (les Petites Curies) et des unités fixes. Elle y a servi elle-même ainsi que sa fille Irène qui n'a que 17 ans en 1914. En 1915, Irène passe un diplôme d'infirmière qui lui sert aussi pour la formation à la radiologie qu'elle doit donner aux médecins militaires. Marie et Irène ont aussi dirigé la formation de 150 aides-radiologistes militaires, essentiellement de jeunes infirmières.\n\n",
"title": " France - Personnalités féminines de la Première Guerre mondiale "
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"source_text": "La guerre fit 630 000 veuves et entraîna un déficit de 800 000 mariages (en partie différés) bien qu'on eût mis en place un système de mariage par procuration sur le Front.\n\n",
"title": " France - Impact de la guerre a posteriori "
}
] | wik-hist-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Femmes_pendant_la_Première_Guerre_mondiale |
Appareil digestif humain - Mode d'action (2) | 3,883 | [
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"source_text": "\n\nLe système gastro-intestinal (ou appareil digestif) est le système d'organes des animaux pluricellulaires qui prend la nourriture, la digère pour en extraire de l'énergie et des nutriments, et évacue le surplus en matière fécale.\n\nLa digestion est importante pour décomposer les aliments en nutriments, que le corps utilise pour l'énergie, la croissance et la réparation des cellules.\n\nQuand on mange, les aliments sont mâchés et transformés en grosses molécules. Elles sont ensuite transformées en molécules suffisamment petites (nutriments) pour être absorbées dans la circulation sanguine. Le reste est ensuite éliminé par le corps sous forme de déchets (selles).\n\nLe tube digestif varie d'une espèce animale à l'autre. Par exemple, certains animaux ont des estomacs à plusieurs chambres.\n\nAu niveau embryologique, le tube digestif est constitué de plusieurs feuillets embryonnaires : la cavité buccale et l'anus sont d'origine ectodermique, alors que le reste du tube est d'origine endodermique.",
"title": "Contexte"
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"source_text": "La digestion est en grande partie régulée par le système nerveux autonome, le système sympathique l'inhibant, le système parasympathique la favorisant. En effet, une stimulation sympathique (noradrénaline) entraîne : une diminution de la motricité, une contraction des sphincters, une inhibition des sécrétions digestives, notamment pancréatiques. À l'inverse, une stimulation parasympathique (acétylcholine) entraîne : une augmentation de la motricité, un relâchement des sphincters, une stimulation des sécrétions digestives. Deux types de nerfs permettent de contrôler l’action du système digestif. Des nerfs extrinsèques (para- et ortho-sympathiques), utilisant deux neurotransmetteur, l'acetylcholine et l'adrenaline. L’acetylcholine permet aux muscles du système digestif d’écraser avec plus de force et de pousser la nourriture et les liquides dans le tube digestif. L’acetylcholine permet également à l’estomac et au pancréas de produire plus de sucs gastriques. L’adrénaline relâche les muscles de l’estomac et diminue le flux de sang vers ces organes.\n\nPlus important encore, les nerfs intrinsèques forment un réseau très dense dans les parois de l’œsophage, de l’estomac, de l’intestin grêle et du côlon. Les nerfs intrinsèques sont amenés à agir lorsque les parois des organes vitaux sont étirés par la nourriture. Ils libèrent de nombreuses substances variées qui vont accélérer ou ralentir les mouvements de la nourriture et la production de sucs par l’appareil digestif.\n\n",
"title": " Contrôle des processus digestifs - Régulateurs nerveux "
}
] | wik-svt-cinquieme | https://fr.wikipedia.org/wiki/Appareil_digestif_humain |
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