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La difficile conquête de la Bretagne | 69 | [
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"source_text": " La Bretagne antique correspond à la Grande-Bretagne actuelle. Elle est en partie conquise sous l'empereur Claude (41-54 après J.‑C.) et devient une province romaine. Mais les Romains ne contrôlent jamais toute l'île.\n Comment la conquête de la Bretagne se déroule-t-elle ?",
"title": "Introduction"
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"source_text": " Au IIe siècle après J.‑C., Suétone écrit l'histoire de douze empereurs. Il raconte la conquête de la Bretagne, même s'il n'a jamais connu l'empereur Claude.\n\nL'empereur Claude ne fit qu'une seule expédition militaire et elle fut peu considérable. Le Sénat lui avait décerné les ornements du triomphe1. Mais, trouvant que c'était trop peu pour la majesté de son rang, il voulut un triomphe complet, et choisit pour le champ de ses exploits la Bretagne, qui n'avait pas été attaquée depuis Jules César [...]. [Une fois en Bretagne], sans combat et sans effusion de sang, il reçut en très peu de jours la soumission de l'île, revint à Rome six mois après son départ, et célébra un triomphe complet.\n\nSuétone, Vie des douze Césars, 17, IIe siècle après J.‑C.1. La couronne de laurier et la toge pourpre.",
"title": "Doc. 2 La conquête racontée par Suétone"
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"source_text": " Boudicca est une reine celte. Elle prend la tête d'une révolte contre les Romains en 60 après J.‑C., sous le règne de l'empereur Néron.\n\nIl arriva en Bretagne un malheur terrible : deux villes furent prises d'assaut, quatre-vingt-dix mille hommes furent massacrés, et l'île échappa à la domination romaine. [...] Le chef qui poussa les Bretons à se révolter, qui les décida à la guerre contre les Romains, qui fut jugé digne d'être à leur tête et qui les commanda durant toute la guerre, ce fut Boudicca, femme bretonne, de race royale et d'un courage au-dessus de son sexe. Elle rassembla une armée d'environ cent vingt mille hommes, et monta sur une tribune faite de terre, à la manière des Romains. [...] Alors, prenant en main une lance, afin de frapper tout le monde de terreur, elle leur fit un discours. Dion Cassius, Histoire romaine, vers 200 après J.‑C.",
"title": "Doc. 3 La révolte de Boudicca"
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"source_text": " Agricola1\n voulait habituer les Bretons à vivre paisiblement et à occuper agréablement le temps libre. Il aidait à édifier des temples, à aménager des places publiques, à construire de vraies maisons. [...] Eux qui naguère méprisaient notre langue, ne désiraient-ils pas maintenant la parler couramment ? Par la suite, cela fit bien de s'habiller comme nous et beaucoup adoptèrent la toge. Peu à peu, les Bretons apprirent à apprécier [...] les thermes et le raffinement des festins. Tacite, Vie d'Agricola, 98 après J.‑C.1. Général qui achève la conquête du sud de la Bretagne.",
"title": "Doc. 4 La romanisation de la Bretagne"
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"https://assets.lls.fr/pages/53729087/his67dossiermur-hadrien-retoucheok.png"
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"source_text": " Une portion du mur d'Hadrien, à 1,5 km du fort romain de Housesteads (Royaume-Uni actuel).\n\nSeul le sud de la Bretagne est contrôlé par les Romains et romanisé. En 122 après J.‑C., l'empereur Hadrien lance la construction d'un mur pour protéger la frontière.",
"title": "Doc. 5 Les vestiges du mur d'Hadrien"
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"source_text": " Une province : région soumise à l'autorité de Rome et située en dehors de l'Italie.\nLa romanisation : diffusion du mode de vie, des croyances et de la langue des Romains dans les provinces de l'empire.",
"title": "Notions"
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] | lls-histoire-geographie-sixieme | https://www.lelivrescolaire.fr/page/53729087 |
Grande Peur - Une révolte sociale ? (1) | 1,503 | [
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"source_text": "\n\nLa Grande Peur est un mouvement de jacqueries et de révoltes engendrées par une peur collective, qui se sont répandues en France, essentiellement du 20 juillet 1789 au 6 août 1789, mais se sont prolongées au-delà.\n\nPeu réprimées, elles ont signalé l'effondrement de l'autorité de l'Ancien Régime et engendré un important mouvement d'émigration de la noblesse. Elles ont également provoqué la surprise — et l'inquiétude des nouvelles autorités politiques et ont entraîné, en termes de réponse immédiate de celles-ci, l'abolition des privilèges.\n\n",
"title": "Contexte"
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"source_text": "Les insurgés se firent peur mutuellement et firent peur aux « aristocrates » et aux tenants de l'autorité monarchique, provoquant généralement la fuite de la noblesse et des intendants ; il y eut très peu de résistance militaire. Georges Lefebvre décrit cinq courants dans son livre La Grande peur de 1789. Il semble n'y avoir eu aucune concertation entre ces divers foyers d'insurrection qui furent pourtant animés par des causes et des buts communs. En brûlant les châteaux et en détruisant les terriers, les paysans exprimaient le souhait de la suppression de la féodalité. C'est ainsi tout du moins que l'assemblée nationale le comprit ; elle décréta pour mettre fin aux désordres l'abolition des privilèges le 4 août 1789.\n\nGeorges Lefebvre est loin de réduire le phénomène de la « Grande Peur » à un complot « aristocratique », voire à une émotion collective de « peur des brigands ». Il titre un de ses développements : La révolte paysanne. Il relie les troubles de l'été 1789 aux révoltes antérieures, comme en Franche-Comté (1788). Il note aussi la présence parmi les insurgés du Mâconnais, de nombreux paysans, mais encore de nombreux artisans locaux qui donnent à la révolte une connotation sociale qui dépasse les troubles frumentaires, anti seigneuriaux, voire les troubles hallucinatoires de la farine française. Pour le seul exemple Mâconnais, on arrêta :\n\n« Des domestiques, des vignerons à gages, des grangers ou métayers, des artisans et des boutiquiers; les laboureurs, fermiers, meuniers, brandeviniers. Plusieurs sont propriétaires. Parmi les gens compromis on trouve un maître d'école, des huissiers, des gardes seigneuriaux, etc. »Plus loin, il note l'avis du lieutenant criminel du bailliage de Chalon, où la révolte s'était étendue :\n\n« Tous (24 pour Chalon) s'étaient attroupés comme d'un commun accord dans l'intention de dévaster les châteaux et maisons, et de s'affranchir des redevances en brûlant les Terriers ; l'on pourrait même ajouter qu'ils étaient encore excités par la haine qu'ont toujours eue les pauvres contre les riches. (…) Mais aucun ne nous a paru avoir été dirigé par cette impulsion secrète qui est en ce moment l'objet des recherches de la Respectable Assemblée ».Selon Mary Matossian, l'ergot de seigle — présent en grande quantité dans la farine de l'époque et présentant des caractéristiques hallucinatoires — aurait fait partie des causes de la Grande Peur.\n\n",
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] | wik-hist-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Grande_Peur |
Barbare | 2,666 | [
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"source_text": "Le mot barbare a en français plusieurs significations. Au fil de l’histoire, le terme a revêtu différentes acceptions :\n\nselon Hérodote : « Les Égyptiens appellent barbares tous ceux qui ne parlent pas leur langue » ;\n\ndurant l'Antiquité :– les peuples non gréco-romains,– un membre des peuples migrateurs qui, sporadiquement depuis le IIIe siècle av. J.-C. (expansion celtique) jusqu’au XIIIe siècle (invasions mongoles/tatares), mais avec un pic du IVe siècle au VIIe siècle (période dite des « Invasions barbares »), ont cherché, venant d'outre-Rhin et d'outre-Danube ou d’Asie, les ressources et les terres dont ils ne disposaient plus dans leurs régions d’origine, soit pour des raisons climatiques et environnementales, soit en raison de leur croissance démographique, soit pour en avoir été évincés par d’autres peuples, soit par l'appât du gain ;\n\ndurant l’expansion coloniale de l’Europe, le terme « barbare » a servi, avec d’autres mots tels que « sauvage » ou « primitif », à désigner les indigènes — les opposant par là au « civilisé », à l’européen —, et à justifier ainsi la « mission civilisatrice » visant à les « civiliser » ;\n\nune époque, région, population, tradition, pratique, idée ou idéologie dont les coutumes, concepts ou préceptes légitiment ou semblent justifier, aux yeux de la personne qui en parle, des violences, la coercition, le pillage, l’aliénation, des injustices ou des crimes de masse ;\n\nune personne réputée brutale, inculte, intolérante, violente, destructrice, et le comportement, le langage, les mœurs de cette personne (lorsque les destructions sont physiques, on parle aussi de « vandalisme » par référence au peuple des Vandales).\n\n",
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] | wik-hist-seconde | https://fr.wikipedia.org/wiki/Barbare |
Inégalités femmes-hommes en France - Inégalités de capital (1) | 1,183 | [
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"source_text": "\n\nLes inégalités femmes-hommes en France touchent plusieurs domaines : vie familiale, études, vie professionnelle, santé, vie politique...\n\n",
"title": "Contexte"
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"source_text": "Entre 1998 et 2015, la différence de capital entre hommes et femmes en France est passée de 9 % à 16 %. Les inégalités de patrimoine s'expliquent notamment par le fait que lors des transmissions d'héritages, les femmes bénéficient davantage de compensations financières que de biens structurants (tels que des biens immobiliers ou des entreprises, qui sont susceptibles de prendre de la valeur au fil du temps). Parmi les autres raisons, figurent le fait que les femmes s'appauvrissement plus que les hommes lors d'une séparation (30 % contre 3 % en moyenne). Cela tient au fait que la transformation en capital des pensions compensatoires versées sous forme de rente jusqu'au début des années 2000 a vu une forte diminution des sommes actualisées versées, qui sont passées d'une moyenne de 93 000 € à 25 000 €. D'autre part, les pensions alimentaires pour les enfants, défiscalisées, sont plus calculées en tenant compte des moyens de ceux qui la versent, que des besoins de ceux qui la reçoivent. Comme ce sont majoritairement les femmes qui reçoivent ces pensions, il leur appartient de chercher par d'autres moyens, souvent par l'aide sociale, comment compléter les revenus nécessaires. Ces faits se conjuguent pour rendre difficile la conservation de la propriété du logement, si le couple était dans ce cas de figure. Et en cas de violences conjugales dans les couples hétérosexuels propriétaires, les femmes qui quittent le logement conjugal sacrifient souvent les négociations sur le montant de leur part au profit d'une résolution rapide de la séparation.\n\n",
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] | wik-geo-seconde | https://fr.wikipedia.org/wiki/Inégalités_femmes-hommes_en_France |
L’industrie automobile : un système productif en forte mutation | 549 | [
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"source_text": " L’industrie automobile, l’une des plus grandes pourvoyeuses d’emplois directs et indirects en France, fait face depuis plusieurs années à des difficultés qui ont des répercussions sur la production nationale, sa localisation et ses acteurs.",
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"source_text": " En 2013, la France n’était plus que le treizième producteur mondial et troisième producteur européen (après l’Allemagne et l’Espagne), alors qu’elle se plaçait encore au quatrième rang mondial et au second rang européen en 2000. Ainsi, et alors que 6 % des véhicules produits dans le monde étaient français en 2000, cette part est passée à moins de 2,5 % en 2013. La géographie de la production automobile mondiale s’est donc largement transformée. Le centre de gravité s’est déplacé vers l’Est et les pays émergents d’Asie s’imposent désormais comme de grands centres de production automobile. […] La France accuse des baisses de production qui se répercutent sur l’emploi et sur les territoires. […] Les choix de localisation se posent désormais à l’échelle mondiale et fonctionnent de plus en plus en réseaux. […] La mondialisation a rompu le contrat tacite qui liait les entreprises aux États‑nations. L’État s’engageait à protéger les entreprises de la concurrence internationale en recourant aux barrières douanières et à d’autres mesures protectionnistes. L’entreprise, quant à elle, s’engageait à créer de la richesse. Or, la mondialisation a modifié la donne et ces deux entités ne se situent plus sur les mêmes échelles.\n\nDalila Messaoudi, « Les territoires français de l’automobile à l’épreuve des mutations des systèmes productifs », Bulletin de l’association de géographes français, 2015",
"title": "2 Une géographie de la production profondément transformée"
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"source_text": " La « filière automobile » rassemble les constructeurs automobiles implantés sur le territoire, les principaux équipementiers et fournisseurs, ainsi que de nombreux sous‑traitants appartenant à des secteurs très divers (mécanique, plasturgie, emboutissage, fonderie, électronique, etc.). Elle comprend également les constructeurs de véhicules poids lourds, bus et autocars, ainsi que les carrossiers. […] Le volet aval de la filière comprend les entreprises de service qui représentent un écosystème d’ETI, de PME et de TPE particulièrement dense. […] Enfin, la filière comprend également de nombreux acteurs de la R&D, notamment les pôles de compétitivité et les grands organismes de la recherche publique.\nSi les indicateurs de la filière automobile sont, pour l'heure, repassés au vert, la filière est néanmoins confrontée à des défis majeurs :\n- en premier lieu, elle est confrontée à une disruption technologique, liée notamment à l’agenda environnemental, avec le moteur électrique et l’évolution du mix énergétique qui vont profondément impacter l’ensemble de la filière; \n- elle est également confrontée à une disruption numérique avec le véhicule connecté, intelligent, autonome, et l’émergence de sujets aussi complexes que la protection des données détenues par un véhicule; \n- enfin, à une disruption sociétale, avec de nouvelles offres de mobilité et une profonde évolution du rapport à la voiture.\n\nAinsi, conformément à l’orientation donnée par le Conseil national de l'industrie (CNI), la filière a élaboré un plan d’actions portant sur un nombre limité de projets structurants à forts enjeux.\n\nExtrait du site Internet Economie.gouv.fr, 2019",
"title": "5 Les défis de l’industrie automobile française"
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"source_text": " La visite du chef de l’État à l’usine Toyota d’Onnaing, à côté de Valenciennes, était destinée à fêter l’annonce d’un investissement total de 300 millions d’euros pour moderniser l’usine et en accroître les capacités. Une somme à laquelle s’ajoute une enveloppe de 100 millions consacrée à la formation, selon les syndicats de l’entreprise. […] À terme, 700 emplois en CDI y seront créés. Cet investissement est emblématique à plus d’un titre : il est le plus important dans l’industrie automobile en France depuis de nombreuses années, et il symbolise l’espoir d’une renaissance industrielle dans une région lourdement touchée par la crise.\n\nGrégoire Poussielgue, Les Échos, 22 janvier 2018",
"title": "7 Toyota Valenciennes, dernière‑née des grandes usines automobiles en France"
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"https://assets.lls.fr/pages/6711319/doc7V2.jpg"
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"source_text": "La Toyota Yaris est produite dans l’usine d’Onnaing, près de Valenciennes.",
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"source_text": " Après Bosch, Hitachi, Magneti Marelli ou Toyota, l’arrivée il y a un an de Renault avec son Software Labs au moment même où Mercedes annonçait sa prochaine installation avec un centre de design a, d’un coup, fait émerger la technopole comme la nouvelle vallée dédiée au véhicule connecté […]. La venue de la marque au losange ajoute une brique supplémentaire à la filière automobile, déjà présente, mais en train de fortement se structurer. Le signe de cette structuration prend forme quelques mois plus tard, avec la création, fin 2017, du Smart Vehicle Côte d'Azur, groupe de travail qui fédère start‑up, acteurs académiques, grands groupes et institutionnels. […] Les compétences reconnues de Sophia Antipolis en intelligence artificielle nourrissent aussi cet écosystème.\n[…] Chez Toyota, présent sur la technopole depuis 1999, le centre de design développe les futurs véhicules Toyota et Lexus du Groupe. C'est par exemple ici que sont nées la Yaris 1 et, dernièrement, la C‑HR de Toyota ou l'UX de Lexus - et s'il est axé vers la création de nouveaux modèles, « indéniablement, la structuration ou l'apparition d'un nouveau cluster sera un important facteur d'attractivité de talents pour le proche avenir. L'incidence positive pour nous c'est, avant tout, que plus il y aura d'acteurs locaux, plus important sera le développement, à l'avenir, de la formation et donc du nombre d'experts dans ce domaine », indique François Elziere, le directeur du site sophipolitain.\n[…] « Le véhicule autonome est bardé de capteurs générant des données qu'il faut analyser sans délai. Les ressources locales possèdent de fortes expertises et l'écosystème qui est en train de se créer ici forme un pool de compétences. » « Comment Sophia Antipolis devient une “Automative Valley” », La Tribune, 18 février 2019",
"title": "8 Une « Automotive Valley » à Sophia Antipolis ?"
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] | lls-geographie-premiere | https://www.lelivrescolaire.fr/page/6711319 |
Renaissance | 2,969 | [
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"source_text": "La Renaissance est un mouvement de l'histoire européenne associé à la remise à l'honneur de la littérature, de la philosophie et des arts de l'Antiquité gréco-romaine. Ce mouvement a pour point de départ l'Italie, et se situe chronologiquement à cheval entre le Moyen Âge tardif et l'époque moderne. Une Pré-Renaissance se produit dans plusieurs villes d'Italie dès le XIVe siècle (Trecento). La Renaissance s'exprime au XVe siècle dans la plus grande partie de l'Italie, et quelques autres pays européens, sous la forme de ce que l'on appelle la Première Renaissance (Quattrocento). La Renaissance concerne presque toute l'Europe au XVIe siècle (Cinquecento).\n\nOn parle de Renaissance artistique au sens où les œuvres de cette époque s'inspirent davantage de l'art gréco-romain, et moins de l'époque médiévale.\n\nSelon l'historien britannique Peter Burke, la Renaissance se caractérise par la remise à l'honneur de la culture antique dans la littérature et les arts, qui supplante la culture de l'Europe médiévale tardive, caractérisée par l'art gothique, l'idéal de la chevalerie et la philosophie scolastique.\n\nElle s'accompagna aussi d'un changement de représentation du monde, de réformes religieuses, de nouveaux modes diffusion de l'information (l'imprimerie), des grandes découvertes et d'un dynamisme économique favorisé par de nombreuses innovations.\n\n",
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] | wik-hist-seconde | https://fr.wikipedia.org/wiki/Renaissance |
Histoire économique de la France de 1789 à 1815 - Cadre technique (1) | 1,460 | [
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"source_text": "\n\nL' histoire économique de la France de 1789 à 1815 est constituée par l'ensemble des faits qui marquèrent l'histoire économique de ce pays sous la Révolution, le Consulat et le Premier Empire.\n\n",
"title": "Contexte"
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"source_text": "Le 7 avril 1795, la Convention adopte un décret relatif aux poids et mesures officialisant l'usage du système métrique et fixant entre autres une nouvelle nomenclature de mesures de poids basée sur le gramme; un arrêté du 13 brumaire an IX (4 novembre 1800) rendant l'usage de ce système obligatoire.\n\n",
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] | wik-hist-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_économique_de_la_France_de_1789_à_1815 |
Guerre froide - De la nouvelle détente initiée par Gorbatchev à la fin du bloc soviétique (1985-1991) (3) | 2,305 | [
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"source_text": "\n\nLa guerre froide (en anglais Cold War ; en russe Холодная война, Kholodnaïa voïna) est le nom donné à la période de fortes tensions géopolitiques durant la seconde moitié du XXe siècle, entre d'une part les États-Unis et leurs alliés constitutifs du bloc de l'Ouest et d'autre part l'Union des républiques socialistes soviétiques (URSS) et ses États satellites formant le bloc de l'Est. La guerre froide s'installe progressivement à partir de la fin de la Seconde Guerre mondiale dans les années 1945 à 1947 et dure jusqu'à la chute des régimes communistes en Europe en 1989, rapidement suivie de la dislocation de l'URSS en décembre 1991.",
"title": "Contexte"
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"source_text": "Le pouvoir de Gorbatchev est de nouveau affaibli par le putsch de Moscou du 19 août 1991 fomenté par des conservateurs, qui échoue notamment par l'action d'Eltsine dont le prestige en sort considérablement renforcé. À la faveur de l’échec du putsch, le Congrès des députés du peuple d'Union soviétique octroie de larges pouvoirs aux Républiques, le « centre » ne conservant que la tutelle de la politique étrangère et militaire. Mais les Républiques sont de plus en plus réticentes à accepter une limitation de leur souveraineté et quittent l’Union soviétique les unes après les autres, entre août et décembre 1991. Dès lors, la dislocation de l’URSS s’avère inéluctable..\n\nLe 8 décembre 1991, les présidents de la Biélorussie, de l’Ukraine et de la RSFSR, constatant que « l’URSS n’existe plus », signent l’accord de Minsk créant la Communauté des États indépendants (CEI), ouverte à tous les États membres de l’URSS. Le 21 décembre 1991, lors d'une réunion à Alma-Ata avec les trois mêmes présidents, les présidents de huit autres ex-Républiques soviétiques, l’Arménie, l’Azerbaïdjan, la Moldavie et les cinq républiques d’Asie centrale, rejoignent la nouvelle Communauté et signent avec eux un ensemble de déclarations et d'accords politiques et militaires. Les Républiques baltes et la Géorgie n’adhèrent pas à la CEI. La Fédération de Russie, dirigée par Boris Eltsine, succède en droit à l'URSS et hérite notamment de son siège de membre permanent au Conseil de sécurité des Nations Unies. Le 25 décembre 1991, chef d’un État qui n’existe plus, Gorbatchev démissionne de la présidence de l’URSS.\n\n",
"title": " Implosion de l'Union soviétique - Putsch manqué d'août 1991 et dislocation finale "
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] | wik-hist-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_froide |
Objectifs de développement durable - Les initiatives de mise en œuvre des ODD (1) | 1,029 | [
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"source_text": "\n\nLe nom d'Objectifs de développement durable (ODD) (en anglais : Sustainable Development Goals, ou SDGs) est couramment utilisé pour désigner les dix-sept objectifs établis par les États membres des Nations unies et qui sont rassemblés dans l'Agenda 2030. Cet agenda a été adopté par l'ONU en septembre 2015 après deux ans de négociations incluant les gouvernements comme la société civile. Il définit des cibles à atteindre à l'horizon 2030, définies par ODD. Les cibles sont au nombre de 169 et sont communes à tous les pays engagés. \n\nElles répondent aux objectifs généraux suivants : éradiquer la pauvreté sous toutes ses formes et dans tous les pays, protéger la planète et garantir la prospérité pour tous (voir : trois piliers du développement durable). \n\nDans un souci d'appropriation et de communication, elles sont parfois regroupées en cinq domaines, les « 5P » : peuple, prospérité, planète, paix, partenariats.",
"title": "Contexte"
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"source_text": "Atteindre les ODD suppose des actions à plusieurs niveaux, correspondant à différents types d'acteurs.\n\nCe peuvent être des actions collectives, relevant d'une part des institutions internationales, nationales, locales et d'autre part d'organisations de la société civile (comme des fédérations d'entreprises, des syndicats de salariés, des associations et organisations non gouvernementales, des établissements d'enseignement). \n\nDes guides existent ainsi pour proposer des pistes aux entreprises, comme le guide réalisé par le \"Global compact France\" et l'entreprise BL-évolution .\n\nLes organisations non gouvernementales ont de même une gamme d'actions possibles comme le plaidoyer en direction des pouvoirs publics, la mise en place d'actions propres à l'atteinte de tel ou tel ODD ou la formation d'alliances à cette fin .\n\nLes collectivités locales se sont aussi engagées dans la mise en oeuvre des ODD, notamment dans des Etats décentralisés comme l'Allemagne ou l'Espagne . En France, il semble que l'entrée principale à ce jour soit constituée des actions de coopération et de solidarité internationales. Il existe encore peu de publications rendant compte de l'action plus globale des collectivités en faveur des ODD hormis des documents de sensibilisation ou des rapports d'étude . Des actions de sensibilisation des collectivités et acteurs territoriaux ont été organisées dans les différentes régions françaises par des associations regroupant entreprises et collectivités, le Global compact France ou le Comité21 .\n\nUn guide à l'attention des enseignants a été produit par l'UNESCO Ce peuvent être des actions individuelles. L'association \"Solidarités climatiques\" indique ainsi des actions possibles pour une personne ou un ménage, en les précisant pour les divers ODD. Par exemple, elle indique pour l'atteinte de l'ODD 7 :\n\npasser chez un fournisseur d'énergies renouvelables\n\ndégivrer son congélateur deux fois par an\n\néteindre ses appareils en veille la nuit\n\nchoisir des appareils ménagers qui consomment moins\n\nchauffer son logement entre 19 et 21 °C\n\n",
"title": " Les types d'initiatives "
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{
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"source_text": "Pour soutenir leur ambition et favoriser la mise en œuvre des 17 objectifs de développement durable, plusieurs initiatives ont été lancées à l'instar de :\n\nL'initiative participative Objectif 2030 mise en place par l'OIF à travers sa Représentation auprès des Nations unies et son organe subsidiaire, l'Institut de la Francophonie pour le développement durable (IFDD).\n\n",
"title": " Liste d'initiatives - L'initiative participative Objectif 2030 mise en place par l'OIF "
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{
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"source_text": "Le Festival international de courts métrages Le Temps Presse, qui a lieu chaque année à Paris vise à sensibiliser un large public aux ODD mais aussi de mettre en lumière des réalisateurs qui s'engage dans un cinéma responsable. Il trouve son origine dans la sortie en 2010 du film \"8\", long-métrage composé de 8 courts-métrages sur les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) réalisés par huit réalisateurs internationaux : Jane Campion, Mira Nair, Gael Garcia Bernal, Jan Kounen, Gaspar Noé, Abderrahmane Sissako, Gus Van Sant et Wim Wenders, et poursuit notamment les interrogations et les débats soulevés par le film.\n\n",
"title": " Liste d'initiatives - Le Temps Presse : un festival de courts métrages sur les ODD "
}
] | wik-geo-seconde | https://fr.wikipedia.org/wiki/Objectifs_de_développement_durable |
Religion (histoire des idées) - Antiquité tardive : la religion christianisée (7) | 2,834 | [
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"source_text": "\n\nLe mot religion vient du latin religio. Ce terme, ses équivalents et ses dérivés ont été définis et utilisés de façons diverses selon les époques, les lieux et les auteurs. Ainsi, avec La Religion en Occident, Michel Despland a proposé une histoire des idées de la religion dans laquelle il formule quarante définitions correspondant aux divers usages et significations du terme dans l'histoire. ",
"title": "Contexte"
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{
"img": [],
"source_text": "L'usage d'appeler « païens » (paganus) ceux qui ne sont ni juifs ni chrétiens est apparu au IVe siècle. Avant de servir à désigner les non-chrétiens, paganus désignait les gens ordinaires, ceux du lieu ou du terroir, ceux qui habitent la campagne, les bourgs ou les villages. En un sens voisin, le terme était aussi employé pour désigner les civils, c'est-à-dire ceux qui ne sont pas militaires. Le terme paganus a commencé à être employé pour désigner les non-chrétiens comme un sobriquet populaire, tandis qu'il a été repris dans les écrits des Pères de l'Église et des textes législatifs une fois qu'il était devenu d'usage courant en ce sens.\n\nLa première attestation de l'emploi de ce terme pour désigner ceux qui ne sont pas chrétiens se trouve sur l'épitaphe de la tombe d'une enfant de Sicile, Julia Florentina, ayant vécu quelques mois durant les premières décennies du IVe siècle. L'épitaphe fait état de sa brève vie en indiquant qu'elle est née païenne (nata pagana), puis qu'à l'âge de 18 mois, quelques heures avant son dernier souffle, elle fut baptisée. L'épitaphe évoque ensuite la douleur des parents et l'inhumation par un prêtre dans un lieu où reposaient des martyrs. Ce que signale cette inscription à propos du terme paganus est que, selon un usage du début du IVe siècle, des gens naissent « païens » tandis qu'ils peuvent devenir chrétiens par le baptême. \n\nAu milieu du VIe siècle, Marius Victorinus est le premier auteur chrétien à employer le terme paganus en son sens nouveau. Alors qu'il commente un passage de la lettre de Paul aux Galates où il est question des Juifs et des Grecs, Marius Victorinus précise : « les Grecs, c'est-à-dire les païens (apud Graecos, id est apud paganos) ». À cette époque, ceux qui sont désignés comme « les Grecs » sont les anciens philosophes dont les œuvres sont à la base de toute éducation littéraire. Marius Victorinus identifie ainsi les païens aux hommes unanimement reconnus comme comptant parmi les plus savants de l'histoire. Au VIIe siècle, Isidore de Séville reprendra cette idée en proposant une étymologie fantaisiste du terme païen. Il affirme que paganus vient du grec pagos, comme dans Aréopage. Le nom pagos aurait ainsi, selon Isidore, désigné les habitants d'Athènes. Mais en fait, dans Aréo-pagos, le grec pagos signifie simplement « colline », l'Aréopage étant la « colline de Mars ». Le terme paganus vient quant à lui du latin pagus qui désignait les paysans ou ce qui est de la campagne, et certainement pas les habitants d'Athènes. Augustin écrit pour sa part qu'il nomme païens : « les adorateurs de la multitude des faux dieux ». Orose considère tout simplement que les païens sont des paysans. Pour ce qui concerne les textes législatifs, le terme apparaît en premier lieu dans une loi promulguée en 370 par l'empereur Valentinien, il est ensuite assez fréquemment employé dans un ensemble de lois religieuses promulguées de 381 à 423 et regroupées dans le livre XVI du code de Théodose. Selon ces lois, les païens sont ceux qui pratiquent la magie, qui sont considérés comme superstitieux ou dans l'erreur. \n\nIl ressort des sources les plus anciennes à avoir parlé de « païens » que ce terme est évasif, il a une acception ambiguë ou plusieurs définitions qui ne s'accordent pas entre elles. Il peut avoir le sens relativement neutre de « Gentils », c'est-à-dire ceux qui ne sont ni juifs, ni chrétiens ; il peut désigner ceux qui ont de nombreux dieux par opposition à ceux qui n'en ont qu'un ; il peut enfin avoir le sens péjoratif d'ignorant ou bien au contraire désigner ceux qui étaient unanimement reconnus comme les plus savants de l'histoire, c'est-à-dire les philosophes grecs. Enfin, il s'applique en premier lieu aux non-chrétiens mais peut aussi désigner, par exemple chez Salvien de Marseille, des chrétiens jugés mal convertis ou tièdes dans leur foi. Les païens n'ont ainsi pas formé un parti ou un groupe particulier dans l'Antiquité, si ce n'est sous forme de fiction littéraire, pour les besoins de l'argumentation des auteurs chrétiens. En ce sens Lucien Jerphagnon qualifie le paganisme combattu par Augustin dans La Cité de Dieu contre les païens de « paganisme de papier ». Les Pères de l'Église pouvaient ainsi tranquillement commenter et démolir la doctrine des païens sans offenser qui que ce soit, sachant que cette doctrine n'est de personne ou de tout le monde, le païen étant l'« autre » autant que l’indécis, ou celui qui reste au fond de chacun de ceux qui se sont convertis.\n\nLe paganisme comme une religion a quant à lui été inventé en deux temps. Il y a d'abord eu le moment des Pères de l'église qui, pour les besoins de leur cause, ont donné un nom et un semblant de forme générale aux doctrines dont ils exposaient les incohérences. Le second moment de l'invention du paganisme est la modernité dans laquelle il faut nécessairement que ce qui est religieux soit d'une religion particulière avec ses adhérents et son système de croyances. La littérature patristique a dès lors fourni un abondant matériel pour les travaux de description, d'étude et d'analyse du paganisme comme une d'une religion parmi d'autres. Cette façon de voir les choses pose cependant problème. Pour Pierre Gisel : « Paganisme et christianisme ne s'opposent pas comme deux systèmes de croyances ». Étant donné le rapport qu'ont entretenu les auteurs chrétiens avec la pensée de ceux qu'ils ont désignés comme païens, les auteurs de l'antiquité, qu'ils soient païens ou chrétiens, sont à la fois païens et chrétiens : Platon, Aristote ou Cicéron sont des païens chrétiens dans la mesure où leur doctrine est récupérée ou validée dans le christianisme, tandis que Tertullien, Lactance ou Augustin sont des chrétiens païens dans la mesure où ils justifient leur doctrines par celles des païens.\n\n",
"title": " Formation d'un vocabulaire chrétien de la religion - Païens "
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] | wik-hist-seconde | https://fr.wikipedia.org/wiki/Religion_(histoire_des_idées) |
Grèce antique - Organisation politique (3) | 2,495 | [
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"source_text": "\n\nLa Grèce antique est une civilisation de l'Antiquité des peuples de langue et de culture grecque développée en Grèce et dans la partie occidentale de l'Asie Mineure, puis, à la suite de plusieurs phases d'expansion, dans d'autres régions du bassin méditerranéen (Chypre, Sicile, Italie du sud, Égypte, Cyrénaïque) et du Proche-Orient (Syrie, Palestine), constituant des points d'implantation jusqu'en Espagne à l'ouest et en Afghanistan (Bactriane) à l'est. ",
"title": "Contexte"
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"source_text": "Pour ce qui concerne les relations entre cités (et plus largement entre États), dans le vocabulaire des affaires extérieures la notion de « liberté » (eleutheria) indique qu'une cité ne subit pas de contrainte extérieure, tandis que celle d'« autonomie » (autonomia) renvoie au fait qu'une cité est passée sous la coupe d'une puissance dominante mais conserve une indépendance plus ou moins limitée et peut s'auto-administrer. Il existe des alliances militaires (symmachies) de durée limitée ou indéfinie. Les secondes sont désignées comme des « ligues » ou « confédérations » dans la littérature moderne, car elles peuvent aboutir à l'unification de la politique extérieure des membres. Les amphictyonies, groupements d’États servant pour l'administration de lieux de cultes majeurs (Delphes avant tout) ont également un rôle politique. Ces groupements sont placés à l'époque classique sous l'égide d'une puissance dominante : Sparte pour la ligue du Péloponnèse, Athènes pour la ligue de Délos, Thèbes pour la confédération béotienne, le royaume de Macédoine pour l'amphictyonie de Delphes et la ligue de Corinthe. L'époque classique est en effet marquée par des tentatives d'imposer une hégémonie de la part d'une de ces grandes puissances, quand bien même elles promettent liberté et autonomie, ce qu'on désigne généralement comme un « impérialisme » (ou « empire athénien » pour la ligue de Délos), sans pour autant que cela n'accouche sur la constitution d'un État territorial.\n\n",
"title": " Institutions civiques et vie politique - Relations entre cités "
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"source_text": "Durant l'époque hellénistique, les cités grecques sont certes pour la plupart dominées par des royaumes (certaines restent indépendantes, comme Rhodes, Sparte, aussi Athènes par périodes) mais elles préservent leurs institutions et la gestion de leurs affaires internes. Les rois continuent régulièrement de leur promettre liberté et autonomie, mais elles doivent désormais composer et négocier avec eux (et leur versent souvent un tribut) et n'ont généralement pas d'armée (ce qui ne les empêche pas de conduire des affaires diplomatiques avec d'autres cités). Elles ont pour la plupart adopté des institutions de type démocratique. Leur financement repose de plus en plus sur les contributions de leurs riches citoyens, qui deviennent des bienfaiteurs réguliers finançant toutes sortes de constructions et prestations (financement de spectacles, d'écoles, distributions alimentaires). C'est le phénomène qui a été désigné comme l'« évergétisme » (néologisme dérivé du grec eu ergein, « bien agir »). Les rois hellénistiques sont au départ d'importants bienfaiteurs, mais quand leur pouvoir s'affaiblit ils laissent la place aux élites locales, . \n\nLe pouvoir romain fait aussi des cités la base de son administration, et après leur avoir à son tour promis la liberté il les place sous le contrôle de gouverneurs provinciaux. Le gouvernement des cités évolue vers l'oligarchie, favorisée par les conquérants. Les conseils des cités ne sont plus renouvelés, ils sont accaparés par les citoyens les plus riches, qui exercent également la plupart des magistratures importantes, d'autant plus qu'il faut que leur détenteur les finance en bonne partie sur ses propres deniers. L'évergétisme prend alors une place plus importante que par le passé, devenant un mode de financement normal de la cité, avec de plus en plus un caractère contraignant pour le bienfaiteur. Beaucoup cherchent d'ailleurs à se dégager de cette charge, par une autorisation impériale.\n\n",
"title": " Institutions civiques et vie politique - Époques hellénistique et romaine "
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"source_text": "Durant l'Antiquité tardive il est progressivement remplacé par une obligation pour les détenteurs de charges civiques de financer la cité, et les institutions charitables chrétiennes (hôpitaux, hospices), qui ne réservent plus leurs services aux seuls citoyens mais les ouvrent en principe à tous, en priorité aux pauvres. L'élite locale foncière conserve le pouvoir, elle peut participer au financement des églises et organisations caritatives. Les institutions ecclésiastiques, en particulier les évêques (choisis après élection par des clercs et des laïcs), prennent un rôle croissant dans la vie locale. Cela est renforcé quand les institutions civiques disparaissent avec la crise urbaine des VIe – VIIe siècles, le système provincial impérial prenant le relais pour la direction des affaires locales. Les institutions civiques sont formellement abolies par Léon VI le Sage (886-912) mais certains de leurs éléments sont préservés dans l'administration des villes byzantines.\n\n",
"title": " Institutions civiques et vie politique - La fin des institutions civiques "
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"source_text": "Alors que la cité se met en place durant l'époque archaïque, une autre forme d'organisation politique domine la Grèce du Nord et de l'Ouest, l’ethnos (ethnè au pluriel). Il se trouve par exemple en Haute Macédoine, Épire, Thessalie, Phocide, aussi en Achaïe et Messénie dans le Péloponnèse. Le monde grec ne peut donc être réduit au monde des cités grecques, les deux modèles coexistant, et se superposant dans plusieurs cas (Achaïe, Béotie, Acarnanie). L’ethnos doit être vu comme une autre forme étatique évoluant aux côtés de la cité-État, et non comme une forme primitive de celle-ci, moins bien organisée. Il regroupe également une communauté d'habitants, a une dimension territoriale, et on peut y trouver des villes, bien que les régions concernées soient en général de peuplement plus clairsemé que celles où la cité domine. Les ethnè sont également de tailles très diverses, certains regroupent une population très importante. Ils semblent en général avoir été plus ouverts que les cités quant à l'admission de nouveaux membres, ce qui explique sans doute comment plusieurs d'entre eux ont pu connaître une croissance importante aux IVe – IIIe siècles alors que les cités sont souvent en butte à un problème d'érosion de leur corps de citoyens. Leurs institutions sont régies par des lois et organisées selon différents niveaux territoriaux (village, districts, puis ethnos), disposent d'assemblées, elles peuvent être dirigées par des rois, dont le pouvoir est contrebalancé par celui des magistrats et des coutumes qui limitent leur champ d'action.\n\n",
"title": " L’ethnos "
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"source_text": "Les « États fédéraux » ou « ligues » sont des formes d'organisation regroupant un ensemble d'entités politiques, cités ou ethnè. Ils sont appelés koinon dans l'Antiquité, terme qui désigne « ce qui est commun » (aux membres du groupement). Cette forme d'organisation s'affirme surtout à la fin de l'époque classique et durant l'époque hellénistique, avec l'émergence d'entités puissantes telles que la Béotie (autour de Thèbes), l'Étolie, l'Épire et l'Achaïe. Ils se distinguent des autres formes de groupement de cités et ethnè (alliances militaires, groupements religieux) par le fait qu'il existe une citoyenneté propre au koinon, qui se surimpose à celle des cités et ethnè qui le composent, suivant un principe d'organisation pyramidal. Ses membres font généralement partie d'un même ensemble culturel, un peuple (ethnos dans le sens non-politique du terme) parlant un même dialecte, unifié autour de cultes communs. Ils mettent en commun leurs moyens militaires et diplomatiques, peuvent frapper une monnaie. À leur tête se trouve soit un exécutif exercé par un roi (en Épire) ou des magistrats militaires, par exemple un collège de stratèges en Acarnanie, et un conseil représentant les communautés fédérées. Une assemblée regroupe périodiquement tous ses membres (une fois par an en Étolie, au printemps). Les institutions fédérales disposent d'un pouvoir plus ou moins étendu selon le koinon. Les fédérations sont vaincues par Rome, elles peuvent ensuite survivre mais elles sont dépouillées de leurs pouvoirs politiques et militaires.\n\n",
"title": " La fédération "
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] | wik-hist-seconde | https://fr.wikipedia.org/wiki/Grèce_antique |
Démocratie athénienne - Genèse de la démocratie (2) | 2,592 | [
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"source_text": "\n\nLa démocratie athénienne désigne le régime politique de démocratie directe mis en place progressivement dans la cité d'Athènes durant l'Antiquité et réputée pour être l'ancêtre des démocraties modernes. Le terme démocratie vient des mots grecs δῆμος / dêmos («le peuple») et κράτος / krátos («la puissance, le pouvoir»). Il s'agit donc d'un régime où les décisions sont prises par le peuple.\n\n",
"title": "Contexte"
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"source_text": "Athènes est en pleine crise politique et sociale lorsque les adversaires se mettent d'accord pour choisir Solon comme arbitre. Archonte de -594 à -593, législateur, auteur d’un code de lois, il aurait effacé les dettes, interdit l’esclavage pour dettes et défait les lois draconiennes.\n\nIl a surtout effectué des réformes constitutionnelles qui lui valurent la réputation d'être le père de la démocratie. Le système qu'il a proposé est un peu différent de la ploutocratie. Il existerait alors quatre groupes socio-économiques à Athènes :\n\nles aristocrates, ou Eupatrides, composés des propriétaires fonciers les plus riches ;\n\nles gémoroi, cultivateurs, constitués des autres propriétaires fonciers ;\n\nla classe populaire, qui compose le reste de la population et vit de son salaire ou du commerce ;\n\nles esclaves, considérés comme des biens et non comme des hommes libres.Des hommes libres, Solon tire quatre classes censitaires. D'après le nombre de mesures de blé, de vin et d'huile que le citoyen possède, il appartient à l'une des quatre « classes » suivantes :\n\nles pentacosiomédimnes, qui possèdent plus de 500 médimnes de céréales ;\n\nles hippeis, cavaliers (plus de 300 médimnes) ;\n\nles zeugites, laboureurs (plus de 200 médimnes) ;\n\nles thètes (moins de 200 médimnes).Les plus hautes magistratures ne sont accessibles qu'aux plus hautes classes ; les thètes n'ont accès qu'à l'Ecclésia et aux tribunaux. L'accès aux charges passait toutefois par une élection à l'Ecclésia. Aristote affirme qu'il aurait créé un deuxième Conseil de quatre cents membres (à raison de 100 par tribu) au fonctionnement probouleumatique mais aucune preuve de son existence n'a été découverte à ce jour.\n\nLa véritable originalité de Solon réside toutefois dans ses réformes judiciaires : il créa l'Héliée, un tribunal populaire ouvert à tous où, chose nouvelle, chacun avait le droit d'intervenir en justice contre quiconque aurait enfreint les lois, affirmant ainsi la responsabilité collective des citoyens.\n\n",
"title": " Les réformes politiques - Réformes de Solon "
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"source_text": "À travers sa réforme de -508, Clisthène, membre d’une des plus grandes familles d’Athènes, les Alcméonides, concéda au peuple la participation non seulement aux décisions politiques mais aussi aux fonctions politiques en échange de son soutien. Cette réforme repose sur la réorganisation de l’espace civique. Les anciennes structures politiques fondées sur la richesse et les groupes familiaux furent remplacées par un système de répartition territoriale. Un citoyen athénien ne se définit désormais plus que par son appartenance à un dème, circonscription administrative de base de la vie civique ; chaque citoyen athénien doit être admis dans son dème lors de ses dix-huit ans. Les Athéniens sont désormais appelés par leur « démotique » : le nom de leur dème qui leur sert de patronyme (par exemple, Ἀρίσταρχος Θορικός - Aristarque Thorikos).\n\nL'Attique est divisée en trois ensembles : l'aire urbaine (asty), l'aire littorale (paralie) et l'intérieur (mésogée). Dans chaque ensemble se trouvent dix groupes de dèmes, nommés trittyes. La réunion de trois trittyes, une de chaque ensemble, forme une tribu, phylè : il y a donc dix tribus. Chaque tribu regroupe plusieurs membres ; ils sont mélangés et non pas classés par culture, région et classes sociales afin que la population soit répartie de manière homogène et que les goûts (politiques et culturels) et les envies soient tous entendus. Ce système, sur lequel se base la nouvelle organisation des institutions, casse la pratique du clientélisme traditionnel. On parle d'isonomie, ce qui ne signifie pas « égalité devant la loi », comme on l'affirme souvent, mais « égale répartition » (du verbe grec νέμω, répartir, distribuer).\n\nÀ la structure sociale et administrative hiérarchisée :\n\nDème ⊂ Trittye ⊂ Tribu ⊂ Cité,Clisthène fait correspondre une structure hiérarchisée du pouvoir :\n\nJuges ⊂ Héliée ⊂ Ecclésia.La Boulè passe ainsi de 400 à 500 membres, 50 pour chaque nouvelle tribu, et sert non plus à éclairer l'Aréopage mais à définir l'ordre du jour de l'Ecclésia. Malgré la création des tribunaux de l'Héliée, la mainmise sur le pouvoir judiciaire de l'Aréopage reste prédominante.\n\nLa réforme ne retint pas le vote comme mode principal de désignation des responsables politiques, lui préférant des tirages au sort (pour la désignation des bouleutes et des héliastes) et un système d'alternance régulière pour les prytanes, ce qui fait, pour partie, de la démocratie athénienne une stochocratie.\n\nD'autre part, lorsque Thémistocle convainquit les Athéniens de construire une flotte de combat pour leur défense contre les Perses, en 483 av. J.-C., il fallut embarquer des milliers de citoyens de la quatrième classe, les thètes : à raison de 174 rameurs par bâtiment, pour une flotte de deux cents trières, ces citoyens pauvres acquéraient un poids politique bien plus important que celui des hoplites. Cet essor naval d'Athènes conditionna aussi la démocratie proprement dite.\n\n",
"title": " Les réformes politiques - Réformes de Clisthène et poussée politique des thètes "
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"source_text": "Vers le milieu du Ve siècle av. J.-C., en 451 av. J.-C. Périclès mit en place une indemnité journalière de présence au sein de l'Héliée et de la Boulê, ainsi qu'aux spectacles des Panathénées : c’est le misthoï (« salaire ») destiné à faire participer les citoyens les plus pauvres et résidant le plus loin de la ville. Elle leur permettait de chômer un jour pour assurer leurs fonctions civiques et politiques. Le montant de cette indemnité ou misthos passa de deux à trois oboles par jour sous Cléon, soit l'équivalent du faible salaire d'un ouvrier. Cette mesure renforça le caractère démocratique du régime athénien.\n\nCependant, Périclès se distingua plus par ses actions militaires et diplomatiques et par les grands chantiers qu'il entreprit que par sa rénovation des institutions politiques.\n\nEn -451, Périclès fit adopter un décret qui imposa, pour devenir citoyen, d'être né de l'union légitime d'un père citoyen et d'une mère, fille de citoyen.\n\n",
"title": " Les réformes politiques - Réformes de Périclès "
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] | wik-hist-seconde | https://fr.wikipedia.org/wiki/Démocratie_athénienne |
Mercantilisme - Critiques, évolution et disparition (1) | 3,130 | [
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"source_text": "\n\nLe mercantilisme est un courant de la pensée économique contemporain de la colonisation du Nouveau Monde et du triomphe de la monarchie absolue, depuis le XVIe siècle jusqu'au milieu du XVIIIe siècle en Europe.\n\nIl considère que « le prince, dont la puissance repose sur l'or et sa collecte par l'impôt, doit s'appuyer sur la classe des marchands et favoriser l'essor industriel et commercial de la Nation afin qu'un excédent commercial permette l'entrée des métaux précieux ».",
"title": "Contexte"
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"source_text": "L'importance accordée à l'or fait l'objet de critiques, même si de nombreux mercantilistes ont pris leurs distances avec le bullionisme (accumulation de métaux précieux). Adam Smith montre que l'or est une marchandise comme les autres, et ne mérite donc pas un traitement spécial ; l'or n'est rien d'autre qu'un métal jaune qui a une valeur élevée uniquement du fait de sa rareté.\n\nDe nombreux économistes ou philosophes, comme John Locke ou David Hume, font valoir que le commerce n'est pas un jeu à somme nulle, mais comme un jeu à somme positive.\n\nDavid Ricardo, qui développe la notion d'avantage comparatif, contribue à faire mieux comprendre les effets de la spécialisation internationale. Ainsi le Portugal est un producteur beaucoup plus efficace de vin que l'Angleterre, alors que cette dernière est relativement plus efficace dans la production de vêtements. Ainsi, si le Portugal se spécialise dans le vin et l'Angleterre dans l'habillement, les deux pays sont gagnants dans le cadre des échanges du commerce international.\n\nDe ce point de vue, la mise en place de restrictions aux importations et de droits de douane, doit être conduite avec le plus grand discernement sous peine de contribuer à un appauvrissement des pays.\n\nLa critique de la « théorie mercantile » ou du « système mercantile » vient en France de l'école des physiocrates et en Angleterre d'Adam Smith (Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations 1776). Cependant, les arguments des physiocrates n'ont pas toujours été bien compris et la présentation faite (notamment par Smith) des idées mercantilistes s'avère souvent simpliste.\n\nAssimilée par beaucoup de ses contemporains à la défense statique d'intérêts particuliers, la pensée mercantiliste est en réalité une dynamique de rupture qui s'amorce et profite d'une période de changements importants dans les jeux de pouvoir.\n\n",
"title": ""
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"source_text": "Le mercantilisme change de nature après la Révolution : la venue au pouvoir d'une classe moyenne très agressive soutient les projets visant à en découdre et en finir avec la suprématie hollandaise. Le Parlement obtient le pouvoir de subventionner non plus des monopoles pour des individus – comme les marchands aventuriers – pouvoir jusqu'alors réservé au monarque, mais des activités économiques. Ainsi se met en place une politique globale de protection des intérêts commerciaux de la Grande-Bretagne au sein de laquelle une compétition peut s'engager entre entreprises nationales.\n\nLes lois mercantilistes sont progressivement supprimées tout au long du XVIIIe siècle en Grande Bretagne, au fur et à mesure que s'affirme son hégémonie, notamment après l'élimination de la suprématie hollandaise sur le commerce maritime contre laquelle elles avaient été conçues. Au cours du XIXe siècle, le gouvernement britannique choisit le libre-échange et le « laissez-faire » en matière économique, attribués par le Premier ministre William Pitt aux travaux d'Adam Smith.\n\n",
"title": " En Grande-Bretagne "
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"source_text": "Le processus d'évolution fut différent.\n\nEn France, le contrôle économique demeure entre les mains du pouvoir royal et le mercantilisme prospère jusqu'au traité de commerce franco-anglais, dit traité d'Eden, de 1786. Mais dans les faits, des historiens comme Patrick O'Brien ont montré que les droits de douane anglais étaient bien plus élevés en Angleterre qu'en France. Il faudra attendre le traité franco-anglais de 1860, négocié par le saint-simonien Michel Chevalier, pour aller vers une égalisation progressive des droits de douane anglais et français, avant un retour au protectionnisme avec la récession de la fin du XIXe siècle.\n\nEn Allemagne, le mercantilisme demeure une idéologie importante au cours du XIXe siècle – notamment du fait des travaux de l'économiste Friedrich List – et jusqu'au début du XXe siècle, période durant laquelle l'École historique allemande bénéficie d'une place importante.\n\n",
"title": " Sur le continent "
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] | wik-hist-seconde | https://fr.wikipedia.org/wiki/Mercantilisme |
Génocide arménien - Bilan des massacres (1) | 2,325 | [
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"source_text": "\n\nLe génocide arménien (en arménien : Հայոց ցեղասպանություն, Hayots tseghaspanoutyoun ; en turc : Ermeni Soykırımı), ou plus précisément le génocide des Arméniens, est un génocide perpétré d'avril 1915 à juillet 1916, voire 1923, au cours duquel les deux tiers des Arméniens qui vivent alors sur le territoire actuel de la Turquie périssent du fait de déportations, famines et massacres de grande ampleur. Il est planifié et exécuté par le parti au pouvoir à l'époque, le Comité Union et Progrès (CUP), plus connu sous le nom de « Jeunes-Turcs », composé en particulier du triumvirat d'officiers Talaat Pacha, Enver Pacha et Djemal Pacha, qui dirige l'Empire ottoman alors engagé dans la Première Guerre mondiale aux côtés des Empires centraux. Il coûte la vie à environ un million deux cent mille Arméniens d'Anatolie et d'Arménie occidentale.",
"title": "Contexte"
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"source_text": "Lorsque, à la fin de 1916, les observateurs font le bilan de l'anéantissement des Arméniens de Turquie, ils peuvent constater que, à l'exception de trois cent mille Arméniens sauvés par l'avancée russe et de quelque deux cent mille habitants de Constantinople et de Smyrne qu'il était difficile de supprimer devant des témoins, il ne persiste plus que des îlots de survie : des femmes et des jeunes filles enlevées, disparues dans le secret des maisons turques ou rééduquées dans les écoles islamiques comme celle que dirige l'apôtre du turquisme Halide Edip Adıvar ; des enfants regroupés dans des orphelinats pilotes ; quelques miraculés cachés par des voisins ou amis musulmans ; ou, dans des villes du centre, quelques familles épargnées grâce à la fermeté d'un vali ou d'un kaïmakan. Ces massacres auront coûté la vie à un nombre d'individus variant, selon les auteurs, de six cent mille à un million et demi de personnes, représentant entre la moitié et les deux tiers de la population arménienne de l'époque.\n\nUne estimation du nombre de victimes est donnée par Talaat Pacha en personne dans son carnet personnel révélé en 2005, surnommé le « carnet noir ». Il y fait estimation d'un nombre de 1 617 200 Arméniens en 1914 contre seulement 370 000 après les massacres, soit environ 1 247 200 disparus, c'est-à-dire 77 % de la population arménienne. Talaat donne aussi des estimations par région géographique : 77 % de la population à Karesi, 79 % à Niğde, 86 % à Kayseri, 93 % à Izmit, 94 % à Sivas, 95 % à Hüdavendigâr (Bursa).\n\n",
"title": " Nombre de victimes "
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"source_text": "Les dommages matériels et financiers sont aussi très lourds. En plus de la saisie du patrimoine immobilier des Arméniens (dont l'emblématique palais de Çankaya, résidence présidentielle turque jusqu'en 2014, spoliée à la famille de Kasapyan lors du génocide), les comptes bancaires et les polices d'assurance sont saisis.\n\nLe gouvernement turc a déposé en 1916 cinq millions de livres or turques à la Reichsbank provenant en grande partie des comptes bancaires des Arméniens spoliés. La liste des Arméniens possédant un compte saisi n'a toujours pas été révélée aujourd'hui. Selon Henry Morgenthau Senior dans ses mémoires, Talaat Pacha lui demande en 1916 la liste des Arméniens qui possèdent une assurance-vie dans des compagnies américaines pour que l'argent de ces comptes soit transféré au gouvernement ottoman au motif qu'ils sont tous morts sans laisser d'héritiers. Une demande similaire fut envoyée à toutes les compagnies d'assurance à travers le monde.\n\nLes dommages immobiliers sont aussi très importants, estimés à 2 500 églises, 451 monastères et 1 996 écoles détruits ou spoliés. Un rapport récent estime que les dommages financiers en dollars courants varient de 41 500 000 000 $ à 87 120 217 000 $ sur la période 1915-1919, et de 49 800 000 000 $ à 104 544 260 400 $ sur la période 1915-1923.\n\nLa prédation des biens arméniens permit d'accentuer l’enrichissement de la nouvelle bourgeoisie turque.\n\n",
"title": " Spoliations et dommages matériels "
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"source_text": "Après le génocide, les survivants arméniens sont dispersés autour du territoire de la Turquie actuelle. Plusieurs centaines de milliers sont réfugiés en Arménie russe, d'autres en Perse, et une partie des survivants aux camps de concentration de Syrie et de Mésopotamie sont réinstallés dans des camps de réfugiés à la frontière entre la Syrie et la Turquie. Près de 200 000 Arméniens sont réinstallés en Cilicie protégés par les troupes françaises mandataires de la Syrie. Mais en février 1920, celles-ci furent attaquées par les Turcs de Mustapha Kemal. Les Français évacuent dans la nuit du 10 au 11 février 1920 la ville de Marach sans en prévenir les habitants chrétiens qui seront massacrés par les Turcs le matin du 11 février 1920. Au total, 30 000 Arméniens furent massacrés par les Turcs lors de l'abandon de la Cilicie par l'armée française, dont 12 000 à Marach, 13 000 Arméniens et Grecs à Hadjine et dans les villages environnants, 3 000 à Zeïtoun. Les Arméniens survivants s'exilent en Syrie, au Liban ou dans les pays européens. Des milliers d'Arméniens se réfugient également dans la région de Tunceli, sauvés par des chefs tribaux comme Seyid Rıza, et nombreux d'entre eux se convertissent et deviennent des Kurdes alévis pour échapper aux massacres. Selon Nuri Dersimi, environ 36 000 Arméniens sont ainsi sauvés. Cette aide des Alévis aux Arméniens est l'une des raisons qui ont mené au massacre de Dersim en 1938 par les forces d'Atatürk. Encore aujourd'hui, certains descendants d'origine arménienne essayent tant bien que mal de retrouver leur identité perdue. On estime entre 100 000 et 200 000 le nombre d'Arméniens qui ont été sauvés de cette manière par des familles turques et kurdes.\n\nDes pays plus lointains reçoivent eux aussi un afflux important de réfugiés comme la France, les États-Unis, ou encore les pays de l'Amérique latine (Uruguay, Brésil, Argentine, Venezuela). Les Arméniens en France reçoivent le statut d’apatride avec mention « retour interdit » (qui deviendra « sans retour possible ») écrite sur les documents officiels ; une partie sera logée dans des camps de réfugiés, notamment le camp Oddo. Peu à peu les Arméniens réfugiés obtiennent des passeports Nansen leur garantissant un statut de réfugié reconnu internationalement. Les réfugiés politiques arméniens venus de l'Union soviétique à la suite de la révolution bolchevique s'ajouteront à ceux du génocide au cours des années suivantes. La diaspora sera renforcée par de nombreuses vagues d'émigration successives (notamment depuis le Moyen-Orient et le Caucase) au gré des événements politiques des pays dans lesquels ils sont établis.\n\nEnfin, une partie des Arméniens survivants restent sur place, cachés en Turquie après les massacres et tout au long du XXe siècle, sauvés par des Justes turcs ou alors enlevés, adoptés et islamisés de force. L'historien Ara Sarafian estime qu'entre cent et deux cent mille arméniens survivent cachés en 1923 pour former aujourd'hui une communauté dont les estimations varient de 1 à 3 millions de personnes ayant un degré plus ou moins élevé de parenté avec un survivant des massacres.\n\n",
"title": " Exil des survivants "
}
] | wik-hist-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Génocide_arménien |
Grandes découvertes - L'océan Atlantique (1419-1507) (3) | 2,888 | [
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"source_text": "\n\nL’expression « les grandes découvertes » sert généralement à désigner les explorations maritimes entreprises par les puissances européennes aux XVe et XVIe siècles. Durant cette période, les monarchies et de riches compagnies commerciales financent de grandes expéditions dans le but d'explorer le monde, cartographier la planète et établir des contacts directs avec l'Afrique, l'Amérique, l'Asie et l'Océanie. L'expression « âge des découvertes » est également utilisée par les cartographes.\n\nLes Portugais vont explorer les côtes de l'Afrique sous l'impulsion du prince Henri dit « le Navigateur ». Dinis Dias découvre les îles du Cap-Vert en 1444. Le Sénégal est visité par Alvise Cadamosto en 1455 ; quant à la Gambie, elle est remontée par Diogo Gomes en 1456. Bartolomeu Dias atteint l'océan Indien en 1488 en contournant le cap de Bonne-Espérance : il identifie d’ailleurs le cap en « revenant sur ses pas », après avoir peu pénétré le nouvel océan.",
"title": "Contexte"
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"source_text": "En 1497, le nouveau roi Manuel Ier de Portugal envoie une flotte d'exploration vers l'Est menée par Vasco de Gama pour achever le projet de ses prédécesseurs de trouver une route vers l'Inde. En juillet 1499, ce dernier revient à Lisbonne avec un important chargement d'épices et la nouvelle selon laquelle les Portugais ont atteint l'Inde se répand rapidement en Europe. Alors que Colomb organise deux nouveaux voyages vers l'Amérique centrale, une seconde expédition portugaise est assemblée pour partir en Inde. La flotte de treize navires et 1 500 hommes quitte Lisbonne le 9 mars 1500. Le commandant est Pedro Álvares Cabral et il est accompagné par les marins Bartolomeu Dias, Nicolau Coelho et le notaire Pero Vaz de Caminha. Pour éviter les eaux sans vent du golfe de Guinée, la flotte s'oriente vers le sud-ouest. Le 21 avril, une montagne apparaît à l'horizon et est nommé Monte Pascoal ; le 22 avril, la flotte accoste sur la côte du Brésil et trois jours plus tard, elle jette l'ancre dans une baie nommée Porto Seguro. Cabral soupçonne que cette nouvelle terre se trouve à l'est du méridien de Tordesillas et renvoie un navire vers le Portugal avec l'importante nouvelle. Pensant avoir découvert une île, Cabral nomme cette terre Ilha de Vera Cruz (île de la Vraie Croix). Certains historiens soutiennent que les Portugais connaissaient l'existence du saillant sud-américain auparavant d'où l'insistance du roi Jean II pour déplacer le méridien de Tordesillas vers l'Ouest.\n\nÀ l'invitation du roi Manuel Ier de Portugal, Amerigo Vespucci, Florentin travaillant à Séville pour la banque des Médicis, organise deux expéditions vers la Guyane avec Juan de la Cosa. Voyages rendus célèbres par la publication entre 1502 et 1504 de trois lettres qui lui sont attribuées. Pour les Européens, il devient de plus en plus clair que Colomb n'a pas atteint l'Asie mais plutôt un Nouveau Monde, l'Amérique ainsi nommée en 1507, à Saint-Dié-des-Vosges, par les cartographes lorrains Martin Waldseemüller et Mathias Ringmann. Probablement en référence à Amerigo Vespucci premier Européen à avoir suggéré que ces terres ne sont pas l'Asie mais bien un « Nouveau Monde ». Le Mundus novus, titre latin d'un document basé sur les lettres de Vespucci à Lorenzo di Pierfrancesco de Médicis connait un grand succès en Europe.\n\n",
"title": " Les « Vraies Indes » et le Brésil "
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] | wik-hist-seconde | https://fr.wikipedia.org/wiki/Grandes_découvertes |
Art aztèque | 3,276 | [
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"source_text": "L’art aztèque s'inscrit dans une tradition culturelle millénaire dont toute la production fait partie du cœur de l'espace mésoaméricain. Les Mexicas, autre nom des Aztèques, héritiers de plus de trente siècles de civilisation, adoptent et améliorent en effet les techniques artistiques et architecturales des peuples qui, avant eux, dominèrent le Mexique central. \n\nLa production artistique et architecturale de la civilisation aztèque date de l'Époque postclassique récente, du XIVe siècle au début du XVIe siècle (conquête espagnole). De nombreux objets ont été détruits ou envoyés en Europe.\n\n",
"title": ""
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] | wik-histoire-geographie-cinquieme | https://fr.wikipedia.org/wiki/Art_aztèque |
Empire byzantin - Institutions (6) | 2,720 | [
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"title": "Contexte"
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"source_text": "L'Empire byzantin est un État de droit. Tout au long son histoire, le droit est précisément codifié, dans la droite ligne de Rome. Dès le Ve siècle, Théodose Ier fait compiler le Code théodosien qui organise un droit romain parfois foisonnant et incohérent. Justinien poursuit cet objectif au travers du célèbre Code justinien, complété des Institutes, un manuel de droit et du Digestes, un recueil de jurisprudence. C'est le Corpus juris civilis. Ces deux codes sont déterminants dans l'évolution juridique de l'Europe qui reprend une grande partie des principes qui y sont édictés, en particulier dans la fondation des États modernes. Pour autant, ils ne sont pas figés dans le temps. Au-delà de cette codification, les empereurs sont attentifs à s'adapter aux situations nouvelles. Justinien publie de nombreuses novelles qui complètent son œuvre juridique. Par la suite, l’Ecloga de Léon III, dans lequel le grec prend le pas sur le latin, ou les Basiliques de Léon VI le Sage adaptent et rénovent l'édifice juridique fondé par Justinien.\n\nAu VIIIe siècle, « la mutilation de la langue, de la main et du nez était un élément du système pénal (…). L'Église approuvait parce que le pécheur privé de sa langue avait le temps de se repentir ».\n\n",
"title": " Droit "
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] | wik-hist-seconde | https://fr.wikipedia.org/wiki/Empire_byzantin |
Siècle des Lumières - « Des espaces publics critiques » (1) | 3,183 | [
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"source_text": "\n\nLe siècle des Lumières est un mouvement philosophique, littéraire et culturel bourgeois que connaît l'Europe au XVIIIe siècle (de 1715 à 1789) et qui se propose de promouvoir le rationalisme, l'individualisme et le libéralisme, contre l'obscurantisme et la superstition de l'Église catholique et contre l'arbitraire de la royauté et de la noblesse, avec pour modèle la philosophie empirique, l'économie libérale et la monarchie constitutionnelle anglaise.",
"title": "Contexte"
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"source_text": "À la faveur de ces évolutions apparaissent des espaces nouveaux où se diffusent les Lumières, entretenues par relations privées et quelquefois par le mécénat d’État. L’Europe des Lumières a ainsi ses lieux privilégiés : cénacles des grandes villes thermales, cours des capitales européennes, chambres de lectures, théâtres, opéras, cabinets de curiosités, salons littéraires et salons artistiques, voire salons de physique à l’instar de celui animé par l’abbé Nollet, Académies, loges maçonniques, cafés mondains, clubs politiques à l’anglaise. Dans ces cadres nouveaux ou renouvelés, les gens de lettres prennent le pouvoir de la critique et font vivre débats esthétiques, querelles littéraires, réflexions politiques.\n\nCes lieux où se croisent les anciennes et les nouvelles élites, les artistes sans fortune et leurs mécènes, les agents de l’État et les aventuriers, sont le creuset d’une communauté cosmopolite et hétérogène, faite d’entre soi et d’exclusion. Ils participent à l’affirmation d’une « sphère publique bourgeoise », faite d’affrontements et de spectacles, où se déroulent, et plus particulièrement dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, les grandes affaires et les « causes célèbres » (Mémoire judiciaire) prérévolutionnaires. Dans ces nouveaux espaces de liberté se manifeste un véritable engouement pour les affaires européennes et se développe l’anglomanie.\n\nDans le cadre français, les Lumières voient basculer dans les années 1750 leur centre de gravité de Versailles à Paris qui apparaît comme la nouvelle capitale intellectuelle et artistique, comme une capitale des Lumières. Ce brassage implique une redéfinition sociale de l’écrivain.\n\nLe phénomène se développe également en province, où magistrats et érudits locaux, gagnés par les Lumières, forment une classe sociale dirigeante aux nouvelles préoccupations.\n\n",
"title": ""
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"source_text": "Le phénomène des salons commence à la fin du XVIIe siècle, dans un contexte prospère. On s'adonne à l'art de la conversation, il s'agit là d'un phénomène parisien et plutôt français. Les salons sont tenus essentiellement par des femmes, souvent issues de la bourgeoisie et ayant des connaissances (Madame du Deffand, Madame Lambert, Claudine Guérin de Tencin, Marie-Thérèse Geoffrin, etc.). Pour que son salon connaisse le succès, la maîtresse du lieu doit s'attacher les services d'un philosophe qui lance les débats. Tenir un salon est l'une des activités les plus recherchées par les femmes, la qualité des invités témoigne de leur pouvoir d'attraction et la réputation du salon repose sur les invités.\n\nLes salons sont des lieux de diffusion de la culture. La liberté d'expression apparaît, ainsi que la notion d'égalité. Ils permettent aux encyclopédistes de faire passer leurs idées. Helvétius et Holbach exposent leurs idées matérialistes.\n\nC'est un lieu de culture qui demeure mondain, en effet, le divertissement en est le but premier. On y expose ses idées mais il n'y a pas de combat pour la vérité. Ce qui compte, c'est la bonne compagnie, les récits amusants, il ne faut pas que les débats soient trop sérieux, le risque serait de passer pour quelqu'un d'ennuyeux.\n\nLes vrais et grands philosophes se méfient de ces endroits de diffusion, mais pas de production d'idées. Jean-Jacques Rousseau dénonçait la futilité des discussions qui s’y tenaient et parlait de « Morale du bilboquet » pour toute personne qui s’en tenait à l’écart. Les salons sont des lieux de regroupement pour les philosophes, les mathématiciens, etc.\n\n",
"title": " Salons "
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"source_text": "Quoique l’histoire des académies en France au siècle des Lumières remonte à la fondation à Caen de l’Académie de physique de Caen, en 1662, c’est l’Académie des sciences fondée en 1666, étroitement liée à l’État français et agissant comme l’extension d’un gouvernement en sérieux manque de scientifiques, qui a contribué à promouvoir et à organiser de nouvelles disciplines, en formant de nouveaux scientifiques et en contribuant à l’amélioration du statut des scientifiques sociaux qu’elle considérait comme « les plus utiles de tous les citoyens ». Les Académies démontrent à la fois l’intérêt croissant pour la science ainsi que sa laïcisation accrue, comme en témoigne le petit nombre d’ecclésiastiques qui y appartenaient (13 %).\n\nEn dépit de l’origine bourgeoise de la majorité des académiciens, cette institution était uniquement réservée aux élites scientifiques, qui se voyaient en « interprètes de la science pour le peuple ». C’est par exemple dans cet esprit que l'Académie entreprit de réfuter le magnétisme animal, pseudo-science qui inspire alors un enthousiasme populaire.\n\nL’argument le plus fort en faveur de l’appartenance des académies à la sphère publique vient des concours qu’elles ont parrainés dans toute la France. Comme l’a fait valoir Jeremy L. Caradonna dans un récent article paru dans les Annales, « Prendre part au siècle des Lumières : le concours académique et la culture intellectuelle au XVIIIe siècle », ces concours étaient peut-être la plus publique de toutes les institutions du siècle des Lumières. L’Académie française a remis au goût du jour une pratique médiévale en relançant les concours publics au milieu du XVIIe siècle. Vers 1725, le sujet des essais, de la poésie ou la peinture qui tournait jusque-là autour de la religion et/ou la monarchie, s’est radicalement élargi et diversifié pour inclure la propagande royale, les batailles philosophiques et les réflexions critiques sur les institutions sociales et politiques de l’Ancien Régime. Caradonna montre que les sujets controversés n’étaient pas toujours évités en citant les théories de Newton et de Descartes, la traite négrière, l’éducation des femmes, et de la justice en France comme exemples. L’ouverture à tous des concours et l’anonymat obligatoire des soumissions garantissaient l’impartialité du jugement eu égard au sexe et au rang social des candidats. En dépit de l’appartenance de la « vaste majorité » des participants aux couches les plus riches de la société (« les arts libéraux, le clergé, la magistrature et la profession médicale »), il existe des cas de membres de la classe populaire à avoir soumis des essais et même à les avoir remportés.\n\nUn nombre important de femmes a également participé – et remporté – des concours. Sur un total de 2 300 concours dotés de prix proposés en France, les femmes en ont remporté 49, la majorité à des concours de poésie. Ce chiffre est certes faible par rapport aux normes modernes, mais très important à une époque où la plupart des femmes ne recevaient pas de formation scolaire avancée sauf, justement, dans un genre comme la poésie.\n\nEn Angleterre, la Royal Society de Londres a également joué un rôle important dans la sphère publique et la propagation des idées des Lumières en agissant comme centre d’échange pour la correspondance et les échanges intellectuels et jouant, en particulier, un rôle important dans la propagation à travers l’Europe de la philosophie expérimentale de Robert Boyle qui, comme l’ont fait valoir Steven Shapin et Simon Schaffer, était « l’un des fondateurs du monde expérimental dans lequel vivent et fonctionnent aujourd’hui les scientifiques ». La méthode de Boyle basée sur la connaissance et sur l’expérimentation ayant besoin de témoins pour assurer sa légitimité empirique, la Royal Society a joué un rôle avec ses salles d’assemblée qui constituaient des endroits idéaux pour des manifestations relativement publiques nécessaire à cet « acte collectif » de témoignage. Tous les témoins n’étaient pourtant pas jugés crédibles : « Les professeurs d’Oxford étaient considérés plus fiables que les paysans de l’Oxfordshire ». Deux facteurs étaient pris en compte : la connaissance d’un témoin dans la région et la « constitution morale » du témoin. En d’autres termes, seule la société civile était prise en considération pour le public de Boyle.\n\n",
"title": " Académies et sociétés littéraires "
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] | wik-hist-seconde | https://fr.wikipedia.org/wiki/Siècle_des_Lumières |
Bataille de la Somme - Lieux de mémoires (1) | 2,260 | [
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"source_text": "\n\nLa bataille de la Somme en 1916 lors de la Première Guerre mondiale, a opposé les Alliés britanniques et français aux Allemands, à proximité du fleuve Somme, essentiellement dans le département de même nom. Il s'agit de l'une des tragédies les plus sanglantes du conflit.\n\nConçue en décembre 1915, par Joffre, commandant en chef des armées françaises, l'offensive de la Somme dut être amendée du fait du déclenchement de la bataille de Verdun, le 21 février 1916. Foch fut chargé par Joffre de sa mise en œuvre. Les Français, qui devaient fournir l'effort principal, épuisés par la bataille de Verdun, durent la confier aux Britanniques.",
"title": "Contexte"
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"source_text": "La bataille de la Somme a été d'une ampleur considérable, par le nombre de nationalités impliquées, de morts, de disparus ou de blessés de part et d'autre, par l'ampleur des destructions et par les traces qu'elle a laissées dans le sol même. Le circuit du Souvenir permet de se recueillir et de découvrir les principaux sites des champs de bataille.\n\n",
"title": ""
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"source_text": "Beaumont-Hamel : mémorial terre-neuvien de Beaumont-Hamel (avec cimetières militaires)\n\nContalmaison : monument au 12e bataillon du Manchester Regiment écossais, le « Bataillon de McCrae ».\n\nGueudecourt : mémorial terre-neuvien\n\nGuillemont : monument à la 16e division irlandaise, dédié également à tous les Irlandais tombés au cours de la Première Guerre mondiale.\n\nmémorial national sud-africain du bois Delville (avec cimetières militaires)\n\nmémorial national néo-zélandais de Longueval\n\nMametz : mémorial à la 38e division galloise\n\nmémorial à la 1re division australienne et le Gibraltar (vestiges de blockhaus),\n\nmoulin à vent de Pozières : monument aux chars, stèle aux Australiens, monuments aux animaux victimes de la guerre\n\nMémorial de Thiepval (avec cimetière militaire)\n\nTour d'Ulster (mémorial nord-irlandais) à Saint-Pierre-Divion (avec cimetière militaire)\n\nVillers-Bretonneux : mémorial national australien de Villers-Bretonneux (avec cimetière militaire), qui commémore également les combats de l'été et de l'automne 1918 pour la défense d'Amiens et la contre-attaque jusqu'à Péronne puis dans l'Aisne, ayant mené à la victoire finale\n\nNoyelles-sur-Mer : cimetière des auxiliaires chinoisÀ ces mémoriaux du Commonwealth, il faut ajouter les très nombreux cimetières militaires britanniques disséminés sur les anciens champs de bataille de la Somme.\n\n",
"title": " Mémoriaux du Commonwealth "
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"source_text": "La chapelle du Souvenir français et la nécropole nationale de Rancourt\n\nla nécropole nationale du bois des Loges à Beuvraignes\n\nLa nécropole nationale de Dompierre-Becquincourt\n\nLa nécropole nationale de Maucourt\n\nLa nécropole nationale de Maurepas\n\nLa nécropole nationale de Saint-Acheul à Amiens\n\nLa nécropole nationale de Villers-Carbonnel\n\n",
"title": " Principales nécropoles nationales françaises "
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{
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"source_text": "Le cimetière militaire allemand de Fricourt\n\nLe cimetière militaire allemand de Manicourt à Curchy\n\nLe cimetière militaire allemand de Montdidier\n\nLe cimetière militaire allemand de Proyart\n\nLe cimetière militaire allemand de Rancourt\n\nLe cimetière militaire allemand de Roye\n\nLe cimetière militaire allemand de Vermandovillers\n\nLe cimetière militaire allemand de Villers-au-Flos\n\n",
"title": " Principaux cimetières militaires allemands "
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{
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"source_text": "Le Trou de mine de La Boisselle (Lochnagar Crater), le plus grand trou de mine de la Première Guerre mondiale, encore visible, à Ovillers-la-Boisselle\n\n",
"title": " Autres lieux de mémoire "
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"source_text": "L'Historial de la Grande Guerre à Péronne et son annexe de Thiepval;\n\nLe musée sud-africain du bois Delville à Longueval;\n\nLe musée franco-australien de Villers-Bretonneux.\n\n",
"title": " Musées "
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] | wik-hist-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_la_Somme |
Scribe dans l'Égypte antique - Formation et attributs symboliques (1) | 3,514 | [
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"source_text": "\n\nLe scribe (du latin scriba, de scribere, écrire) désigne dans l'Égypte antique un fonctionnaire lettré, éduqué dans l’art de l’écriture et de l’arithmétique. Omniprésent comme administrateur, comptable, littérateur ou écrivain public, il fait fonctionner l’État de Pharaon au sein de sa bureaucratie, de son armée ou de ses temples. Le scribe royal domine l’administration centrale. Les scribes supérieurs font partie de la cour du pharaon, ils ne paient pas d’impôts et n’ont pas d’obligations militaires.\n\n",
"title": "Contexte"
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"source_text": "Associée initialement à la déesse Seshat (celle qui écrit ; lit. celle qui est un scribe), la profession de scribe passa sous la protection du dieu Thot, au cours des dernières dynasties. D’abord recruté dans l’entourage de la famille de pharaon, le développement de l’administration à la fin de l'Ancien Empire supposa qu’une large caste d’administrateurs soit formée et renouvelée. La position de scribe est héréditaire. Elle se lègue de père en fils mais suppose une bonne transmission des connaissances, en particulier par une sérieuse éducation, dès l’âge de cinq ans et pendant une douzaine d’années, à la grammaire, aux textes classiques, au droit, aux langues, à l’histoire, à la géographie et la comptabilité, enseignements donnés dans une maison de vie, dépendant du temple, lieu tenant tout à fois d’une bibliothèque, où l’on conserve les précieux papyrus et où savants et lettrés se retrouvent, et de centre de formation pour les scribes et les prêtres.\n\nLe scribe maîtrise les différentes formes de caractères écrits : écriture hiéroglyphique, à base de symboles, écriture hiératique, à forme cursive et logographique, écriture démotique, de type logo-syllabique et ancêtre du copte (le hiéroglyphique, le démotique et le grec ancien sont les trois langues de la fameuse pierre de Rosette). Maître de l’écrit et du savoir, le scribe en a les attributs symboliques. Représenté vêtu simplement d’un pagne, le calame (roseau taillé en pointe) à la main, un papyrus ou un ostracon (tesson de poterie) dans l’autre, le scribe exerce une profession respectée, que le texte célèbre dit « de l'enseignement de Khéty » consacre comme l’activité la plus noble et honorable dans la société égyptienne. Il est d’ailleurs remarquable que la représentation de l’unité monétaire la plus élevée du royaume soit le hiéroglyphe du scribe. À l’époque tardive, le babouin est l’animal qui lui est consacré et qui sert à le représenter.\n\n",
"title": ""
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] | wik-histoire-geographie-sixieme | https://fr.wikipedia.org/wiki/Scribe_dans_l'Égypte_antique |
Sédimentation marine - Modélisation (1) | 3,779 | [
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"source_text": "\n\nLa sédimentation marine comprend tous les processus conduisant à la formation de sédiments marins (sédimentation littorale ou côtière, océanique, bathyale, abyssale, etc.).\n\n",
"title": "Contexte"
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"source_text": "On sait (avec certaines limites dans des milieux complexes tels que les estuaires ou très mouvantes (ex. : en cas de dunes sous-marines très mobiles ou en zone de méandrage estuarien) mesurer la sédimentation in situ. Mais il est utile pour les études de prospective, de gestion et simulation de production de ressources naturelles marines et/ou géologiques, pour certaines études d'impact et de gestion portuaire... de pouvoir l'anticiper et donc la modéliser.\n\nDans le domaine de la géomodélisation, des modèles 3D sont en cours de développement pour mieux décrire les évolutions des faciès sédimentaire (défini par des critères rhéologiques, lithologiques, biologiques et sédimentologiques, incluant notamment la porosité, perméabilité, ou mouillabilité du sédiment, ainsi que le transport passif ou dynamique et l’érosion de différents types de sédiments et leur évolution physicobiologique dans l'espace et le temps) et bénéficient de l'amélioration des connaissances en matière de géométrie et des propriétés des corps géologiques de la subsurface.\n\n",
"title": ""
}
] | wik-svt-seconde | https://fr.wikipedia.org/wiki/Sédimentation_marine |
Histoire de l'agriculture - Premiers systèmes agraires (3) | 2,794 | [
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"source_text": "\n\nL’histoire de l'agriculture est l'histoire de la domestication des plantes, des animaux et du développement, par les êtres humains, des techniques nécessaires pour les cultiver ou les élever, puis de la modification des écosystèmes cultivés, transformés en agroécosystèmes. L'agriculture est apparue indépendamment dans différentes parties du monde lors de la Révolution néolithique, il y a parfois plus de dix mille ans. On peut supposer que cela a débuté par une agriculture de subsistance. Puis, peu à peu, s'est créée une agriculture de production et de négoce.",
"title": "Contexte"
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"source_text": "Lorsque les villages pratiquant l'abattis-brûlis se retrouvent éloignés des forêts primaires, parce que la zone est cultivée depuis longtemps et que le front pionnier s'en est éloigné, ou lorsque ce front atteint une limite géographique (bord de mer, de désert, montagne...), il n'est plus possible de faire face à l'accroissement démographique par l'émigration et la création de nouveaux villages. La taille de la population augmente, la durée de la friche forestière est raccourcie et au bout d'un certain temps, lorsque les parcelles sont exploitées trop fréquemment (tous les dix ans ou moins, par exemple), la friche forestière ne se reconstitue plus, c'est la déforestation.\n\nCe processus est d'autant plus rapide que la forêt est facile à abattre. Cela a probablement été le cas des savanes arborées et des forêts subtropicales à saison sèche qui couvraient le proche et le Moyen-Orient et le Sahara aux débuts de l'agriculture. Dans ces régions, la déforestation commence au VIIe millénaire av. J.-C., et au Ve millénaire av. J.-C. se produit un mouvement de désertification.\n\nLes landes atlantiques de l'Europe de l'Ouest apparaissent ainsi au début de l'Âge du Fer. L'effet de l'introduction de la chèvre et du mouton sur la composition floristique des prairies est visible en France dès le IVe millénaire av. J.-C.. Ces modifications de l'environnement peuvent entrainer l'apparition de nouvelles espèces (par exemple Pseudorchis straminae, dérivée de Pseudorchis albida, une orchidée, et diverses espèces d'adventices). D'autres espèces : insectes ravageurs des cultures, phytopathogènes, pathogènes et insectes du bétail, ravageurs des aliments stockés se propagent également en accompagnant l'agriculture, dissimulées dans les lots de semences ou sur le bétail. La forêt méditerranéenne est déboisée progressivement, d'est en ouest, entre -2 000 et l'an 1. Les forêts feuillus de l'Europe tempérée sont déboisées dans les premiers siècles de notre ère. La forêt tropicale à saison sèche, au sud du Sahara, disparaît aux premiers siècles de notre ère. Elle a laissé la place aux écosystèmes de savane tropicale. La forêt équatoriale subit actuellement ce processus de déforestation.\n\nLa déforestation entraîne une baisse de la teneur du sol en matière organique, ainsi qu'une baisse de la quantité de nutriments restitués au sol lors du brûlis. Sous les climats chauds, la teneur en matière organique peut descendre sous les 1 %, tandis qu'elle peut se maintenir autour de 2 % en zone tempérée. Ceci entraîne une chute de la fertilité du sol (diminution de la réserve hydrique, de la taille du complexe argilo-humique et des flux de minéralisation). En zone de subtropicale, des phénomènes de latérisation peuvent se produire.\n\nLes sols déforestés sont soumis à l'érosion et les alluvions et colluvions emportés par les eaux provoquent le comblement des vallées et des golfes marins et l'accroissement des deltas. Les zones recevant ces éléments peuvent devenir de nouvelles terres particulièrement fertiles pour l'agriculture. La déforestation provoque également un assèchement du climat pouvant aller jusqu'à la désertification. Ce phénomène est dû à la diminution des stocks d'eau contenus dans la biomasse forestière, au dessèchement du sol et à la diminution du flux d’évapotranspiration entre la biosphère et atmosphère. Ce phénomène affecte les régions victimes de la déforestation mais également les régions distantes qui recevaient les pluies issues de l'évapotranspiration forestière.\n\nDans son essai Effondrement, Jared Diamond présente plusieurs sociétés dont l'effondrement pourrait avoir été causé au moins en partie par la dégradation des sols due à l'agriculture.\n\nPour Mazoyer et Roudart, la déforestation à l'échelle planétaire entraînée par l'intensification des systèmes sur abattis-brûlis est le « plus grand bouleversement écologique de l'histoire », qui a détruit « à l'échelle des continents des mégatonnes de biomasse, de réserves d'eau et d'humus ».\n\n",
"title": " Déforestation - Causes d'origine agricole "
},
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"source_text": "Ces propos doivent cependant être relativisés :\n\nla forêt brûlée peut être rapidement remplacée par des formations herbacées ou arbustives qui ne comportent pas tous les inconvénients précités,\n\nL'aridification semble avoir commencé dès - 6500, sans doute un peu avant les phases d'expansion des premiers foyers néolithiques.D'autres activités, dès le début du néolithique, concourent à la déforestation : la fabrication de la chaux, du plâtre, le séchage du sel et des céramiques demandent énormément de bois de chauffage. S'y rajouteront bientôt la métallurgie et la fabrication du verre.Les pratiques d'agriculture sur brûlis ont également parfois mené à la formation de sols riches en matière organique similaires aux tchernozems, comme la terra preta en Amazonie où vivait une population relativement dense jusqu'à l'arrivée des Européens.\n\nDes systèmes mixtes agriculture-élevage-forêt étaient déjà pratiqués. En Europe occidentale, les défrichements commencés dès l'époque de Hallstatt semblent avoir permis l'établissement de populations importantes et l'agriculture gauloise était réputée encore sous l'Empire romain. Cette agriculture comportait des éléments d'agroforesterie et associait l'élevage qui facilitait la fertilisation des terres sans doute dès le début des défrichements. Il en était probablement de même en Chine.En même temps ou à la suite de ces crises, différents systèmes alternatifs ont été conçus pour les surmonter : systèmes agraires hydrauliques, systèmes rizicoles, systèmes de savane, systèmes de culture attelée légère...\n\n",
"title": " Déforestation - Les activités agricoles ont-elles réellement entrainé une baisse de fertilité des sols ? "
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] | wik-hist-seconde | https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_l'agriculture |
Amérique latine - Origine de l'expression (1) | 609 | [
{
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"source_text": "\n\nL’Amérique latine (en espagnol et en portugais : América Latina) est généralement définie comme la partie de l'Amérique dans laquelle les pays ont pour langue officielle des langues romanes, c'est-à-dire dérivées du latin (espagnol, portugais et français).",
"title": "Contexte"
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"source_text": "L'expression « Amérique latine » a été utilisée pour la première fois par le poète colombien José María Torres Caicedo en 1856 et par le socialiste chilien Francisco Bilbao, tous deux proches de Lamennais.\n\nLe concept d'une Amérique catholique et latine s’opposant à une Amérique anglo-saxonne et protestante a été repris par l’entourage de Napoléon III. En 1861, c’est au nom de la défense de ces pays « latins », considérés comme culturellement proches de la France, que l'empereur envoie une expédition du Mexique dans un contexte de pan-latinisme.\n\nLe développement de l'expression « Amérique latine » est donc lié aux visées coloniales de Napoléon III dans cette région, aux alentours de 1860, lors de l'aventure mexicaine. C'est le Français Michel Chevalier qui mit alors en avant un concept de « pan-latinité » destiné à promouvoir les ambitions françaises en opposant les régions de langue romane (espagnol, portugais, et français) dans les Amériques, aux régions de langue anglaise. Cette sorte d'« ingérence » est toujours combattue, au nom des droits de la mère patrie, par Madrid, où le concept d'Amérique latine n'a toujours pas droit de cité, mais où prévaut au contraire le concept d'hispanité. Les Espagnols ont toujours préféré les expressions Hispanoamérica ou encore Iberoamérica pour la désigner. Plus récemment, les géographes utilisent l'expression « Extrême-Occident » pour parler de l'Amérique latine. L'Académie française définit l’Amérique latine comme « l'ensemble des pays d'Amérique anciennement colonisés par l'Espagne et par le Portugal ».\n\n",
"title": " Étymologie et apparition de l’idée d’Amérique latine "
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"source_text": "La définition la plus fréquente de l'Amérique latine retient en pratique les dix-huit pays indépendants de l'« Amérique hispanique », dont la langue officielle principale est l'espagnol, en y ajoutant le Brésil, dont la langue officielle est le portugais ; Haïti y est parfois inclus si on considère que le français, par son caractère de langue romane, pourrait justifier d'inclure cet État dans l'Amérique latine. L'expression, sans définition ni périmètre universellement admis, peut par exemple aujourd'hui désigner :\n\nselon un critère linguistique, l’ensemble des pays du continent américain où l’on parle l’espagnol, le portugais ou le français. L’Amérique latine comprend donc la majeure partie de l'Amérique du Sud, de l’Amérique centrale et une partie de l’Amérique du Nord : le Mexique. Le Canada français (Québec et le Nouveau-Brunsiwck principalement), même si l'on y parle une langue romane, le français, n'est pas considéré comme appartenant à l'Amérique latine, du fait de son intégration depuis longtemps au Canada, à l'instar des anciens territoires espagnols que sont la Floride, la Californie, etc.. Victor Armony, professeur de sociologie à l'université de Québec à Montréal, plutôt que parler de Latins du Nord ou d'Amérique latine préfère évoquer « latinité américaine du Québec ». Les autres territoires américains de langue française (que cela soit Saint-Pierre-Et-Miquelon, la Guadeloupe, la Martinique, Saint-Martin et Saint-Barthélémy ou la Guyane, qui sont encore des territoires français ou bien Haïti) ne sont généralement pas inclus non plus dans la notion.\n\nselon un critère géographique et culturel, tout l’espace compris de la Mexamerica au Nord, à la Terre de Feu au sud et comprenant, le Mexique, l’Amérique centrale, les Caraïbes, les pays traversés par la cordillère des Andes : le Venezuela, la Colombie, l'Équateur, le Pérou, la Bolivie, le Chili et l'Argentine, les pays du Cône Sud (Argentine, Chili et Uruguay) et le Brésil. Ce vaste ensemble de 22 millions de km2 et de plus de 550 millions d’habitants connaît de profondes disparités mais trouve son identité dans des histoires coloniales et des conquêtes d’indépendances similaires, des modes d’occupation de l’espace et des rapports sociaux comparables ;\n\nselon un critère géopolitique, une « représentation […] qui va à l’encontre de la division classique et géologique du continent en trois parties », un ensemble que l’on peut opposer à l’Amérique du Nord anglo-saxonne.\n\n",
"title": " Différentes approches possibles "
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] | wik-geo-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Amérique_latine |
Amérique latine - Infrastructure (1) | 613 | [
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"source_text": "\n\nL’Amérique latine (en espagnol et en portugais : América Latina) est généralement définie comme la partie de l'Amérique dans laquelle les pays ont pour langue officielle des langues romanes, c'est-à-dire dérivées du latin (espagnol, portugais et français).",
"title": "Contexte"
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"source_text": "Le transport en Amérique du Sud se fait essentiellement en utilisant le mode routier. C'est le mode de transport le plus développé de la région. Il existe également un nombre considérable d'infrastructure tels que les ports et aéroports. Le secteur ferroviaire et fluvial, bien qu'il ait du potentiel, est généralement traité de manière secondaire.\n\nLe Brésil compte plus de 1,7 million de km de routes. Parmi celles-ci, 215 000 km sont revêtus et environ 14 000 km sont des routes à voies rapides. Les deux autoroutes les plus importantes du pays sont BR-101 et BR-116. L'Argentine compte plus de 600 000 km de routes, dont environ 70 000 km sont revêtus et environ 2 500 km sont des voies rapides. Les trois autoroutes les plus importantes du pays sont Route 9, Route 7 et Route 14 . La Colombie compte environ 210 000 km de routes et environ 2 300 km sont des voies rapides. Le Chili compte environ 82 000 km de routes, dont 20 000 km revêtus, et environ 2 000 km sont des voies rapides. L'autoroute la plus importante du pays est la Chili Route 5 (Route panaméricaine). Ces 4 pays sont ceux qui ont la meilleure infrastructure routière et le plus grand nombre d'autoroutes à double voie. Le réseau routier mexicain s'étend sur 366 095 km, dont 116 802 km sont revêtus. Parmi celles-ci, 10 474 km sont des autoroutes à plusieurs voies : 9 544 km sont des autoroutes à quatre voies et le reste compte 6 voies ou plus.\n\nEn raison des Cordillère des Andes, Rivière Amazone et Forêt amazonienne, il y a toujours eu des difficultés à mettre en place des autoroutes transcontinentales ou biocéaniques. Pratiquement, la seule route qui existait était celle qui reliait le Brésil à Buenos Aires, en Argentine et plus tard à Santiago, au Chili. Cependant, ces dernières années, grâce à l'effort combiné des pays, de nouvelles routes ont commencé à émerger, comme le Brésil-Pérou (Pacific Highway) et une nouvelle autoroute entre le Brésil, le Paraguay, le nord de l'Argentine et le nord du Chili (Corridor biocéanique).\n\nIl y a plus de 2 000 aéroports au Brésil. Le pays possède le deuxième plus grand nombre d'aéroports au monde, derrière les États-Unis seulement. Aéroport international de São Paulo, situé dans la région métropolitaine de São Paulo, est le plus grand et le plus fréquenté du pays - l'aéroport relie São Paulo à pratiquement toutes les grandes villes du monde. Le Brésil compte 44 aéroports internationaux, tels que ceux de Rio de Janeiro, Brasília, Belo Horizonte, Porto Alegre, Florianópolis, Cuiabá, Salvador, Recife, Fortaleza, Belém et Manaus, entre autres. L'Argentine possède d'importants aéroports internationaux tels que Buenos Aires, Córdoba, Bariloche, Mendoza, Salta, Puerto Iguazú, Neuquén et Usuhaia, entre autres. Le Chili possède d'importants aéroports internationaux tels que Santiago, Antofagasta, Puerto Montt, Punta Arenas et Iquique, entre autres. La Colombie possède d'importants aéroports internationaux tels que Bogotá, Medellín, Carthagène, Cali et Barranquilla, entre autres. Le Pérou possède d'importants aéroports internationaux tels que Lima, Cuzco et Arequipa. Les autres aéroports importants sont ceux des capitales de l'Uruguay (Montevideo), du Paraguay (Asunción), Bolivie (La Paz) et Équateur (Quito). Les 10 aéroports les plus fréquentés d'Amérique du Sud en 2017 étaient: São Paulo-Guarulhos (Brésil), Bogotá (Colombie), São Paulo-Congonhas (Brésil), Santiago (Chili), Lima (Pérou), Brasilia (Brésil), Rio de Janeiro. (Brésil), Buenos Aires-Aeroparque (Argentine), Buenos Aires-Ezeiza (Argentine) et Minas Gerais (Brésil).\n\nIl y a 1 834 aéroports au Mexique, le troisième plus grand nombre d'aéroports par pays dans le monde. Les sept plus grands aéroports - qui absorbent 90% des voyages aériens - sont (par ordre de trafic aérien): Mexico, Cancún, Guadalajara, Monterrey, Tijuana, Acapulco, et Puerto Vallarta. Compte tenu de toute l'Amérique latine, les 10 aéroports les plus fréquentés en 2017 étaient: Mexico (Mexique), São Paulo-Guarulhos (Brésil), Bogotá (Colombie), Cancun (Mexique), São Paulo-Congonhas (Brésil), Santiago (Chili), Lima (Pérou), Brasilia (Brésil), Rio de Janeiro (Brésil) et Tocumen (Panama).\n\nÀ propos de ports, le Brésil possède certains des ports les plus fréquentés d'Amérique du Sud, tels que Port de Santos, Port de Rio de Janeiro, Port de Paranaguá, Port d'Itajaí, Port de Rio Grande, Port de São Francisco do Sul et Port de Suape. L'Argentine a des ports tels que Port de Buenos Aires et Port de Rosario. Le Chili possède d'importants ports à Valparaíso, Caldera, Mejillones, Antofagasta, Iquique, Arica et Puerto Montt. La Colombie possède des ports importants tels que Buenaventura, Cartagena Container Terminal et Puerto Bolivar. Le Pérou possède des ports importants à Callao, Ilo et Matarani. Les 15 ports les plus actifs d'Amérique du Sud sont : Port de Santos (Brésil), Port de Bahía de Cartagena (Colombie), Callao (Pérou), Guayaquil (Équateur), Buenos Aires (Argentine), San Antonio (Chili), Buenaventura (Colombie), Itajaí (Brésil), Valparaíso (Chili), Montevideo (Uruguay), Paranaguá (Brésil), Rio Grande (Brésil), São Francisco do Sul (Brésil), Manaus (Brésil) et Coronel (Chili).\n\nLes quatre principaux ports maritimes concentrant environ 60% du trafic de marchandises au Mexique sont Altamira et Veracruz dans le Golfe du Mexique et Manzanillo et Lázaro Cárdenas dans l'océan Pacifique. Compte tenu de toute l'Amérique latine, les 10 plus grands ports en termes de mouvement sont : Colón (Panama), Santos (Brésil), Manzanillo (Mexique), Bahía de Cartagena (Colombie), Pacífico (Panama), Callao (Pérou), Guayaquil (Équateur), Buenos Aires (Argentine), San Antonio (Chili) et Buenaventura (Colombie).\n\nLe réseau ferroviaire brésilien a une extension d'environ 30 000 kilomètres. Il est essentiellement utilisé pour transporter des minerais. Le rail argentin , avec 47 000 km de voies, était l'un des plus importants au monde et continue d'être le plus étendu d'Amérique latine. Il en est venu à disposer d'environ 100 000 km de rails, mais le soulèvement des voies et l'accent mis sur le transport automobile l'ont progressivement réduit. Il a quatre sentiers différents et des connexions internationales avec le Paraguay, la Bolivie, le Chili, le Brésil et l'Uruguay. Le Chili compte près de 7 000 km de voies ferrées, avec des liaisons vers l'Argentine, la Bolivie et le Pérou. La Colombie ne compte qu'environ 3 500 km de voies ferrées.\n\nParmi les principales voies navigables brésiliennes, deux se distinguent: Hidrovia Paraná-Tietê (qui a une longueur de 2 400 km, 1 600 sur le fleuve Paraná et 800 km sur le fleuve Tietê, drainant la production agricole des États du Mato Grosso, du Mato Grosso do Sul, de Goiás et d'une partie de Rondônia, Tocantins et Minas General) et Hidrovia do Solimões-Amazonas (il comporte deux tronçons: Solimões, qui s'étend de Tabatinga à Manaus, avec environ 1 600 km, et Amazonas, qui s'étend de Manaus à Belém, avec 1 650 km. Le transport quasi intégral de passagers depuis la plaine amazonienne se fait par cette voie fluviale, en plus de pratiquement tout le transport de marchandises qui est dirigé vers les grands centres régionaux de Belém et Manaus). Au Brésil, ce transport est encore sous-utilisé: les tronçons fluviaux les plus importants, d'un point de vue économique, se trouvent dans le sud-est et le sud du pays. Sa pleine utilisation dépend toujours de la construction d'écluses, de grands travaux de dragage et, principalement, de ports permettant une intégration intermodale. En Argentine, le réseau de voies navigables est composé des fleuves La Plata, Paraná, Paraguay et Uruguay. Les principaux ports fluviaux sont Zárate et Campana. Le port de Buenos Aires est historiquement le premier en importance individuelle, mais la zone connue sous le nom de Up-River, qui s'étend le long de 67 km de la partie Santa Fé du fleuve Paraná, rassemble 17 ports qui concentrent 50% des exportations totales de le pays.\n\n",
"title": ""
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] | wik-geo-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Amérique_latine |
Paris - Histoire (1) | 676 | [
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"source_text": "\n\nParis (/pa.ʁi/) est la capitale de la France. Divisée en vingt arrondissements, elle est le chef-lieu de la région Île-de-France et le siège de la métropole du Grand Paris.",
"title": "Contexte"
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{
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"source_text": "Un habitat permanent est attesté dans les limites du Paris actuel à partir de la période chasséenne (entre 4 000 et 3 800 avant notre ère) au village de Bercy ; les restes de trois pirogues néolithiques aujourd'hui visibles au musée Carnavalet ont ainsi été retrouvés, sur la rive gauche d'un ancien bras de la Seine dans le 12e arrondissement, où la présence humaine semble avoir été continue durant le Néolithique.\n\nDe façon générale, l'histoire du site parisien est toutefois mal connue jusqu'à la période gallo-romaine. Seule certitude, les Parisii, l'un des 98 peuples gaulois, vivent dans cette région en 52 avant notre ère, au moment d'être soumis à Rome. Ainsi, on ne connaît pas précisément l'emplacement de la cité gauloise mentionnée dans les sources latines : il pourrait s'agir de l'île de la Cité (aucun vestige archéologique antérieur à Auguste n'y a toutefois été retrouvé), de l'île Saint-Louis, d'une autre île aujourd'hui rattachée à la rive gauche, voire du site de Nanterre, où a été découverte en 2003 une importante agglomération ordonnée, . Dans tous les cas, la cité romaine s'étend sur la rive gauche et sur l’île de la Cité ; elle prend le nom de Lutetia (Lutèce).\n\nÀ l'époque gallo-romaine, Lutèce n'est qu'une cité relativement modeste du monde romain avec une population de l'ordre de dix mille habitants à son apogée, ; en comparaison, Lugdunum (Lyon), capitale des trois Gaules (dont la lyonnaise qui englobe la région de Lutèce), aurait compté au IIe siècle de 50 000 à 80 000 habitants. Elle connait toutefois une certaine prospérité grâce au trafic fluvial. Suivant la tradition, la cité aurait été christianisée par saint Denis, martyrisé vers 250.\n\nLa position stratégique de Lutèce face aux grandes invasions en fait un lieu de séjour pour l'empereur Julien entre 357 et 360, puis Valentinien Ier en 365-366. La cité prend le nom de Paris à cette époque. Si ses faubourgs subsistent encore au IVe siècle, la population se replie au Ve siècle dans l'île de la Cité, fortifiée par la récupération de pierres prises aux grands édifices ruinés. En 451, sainte Geneviève, future patronne de la ville, serait parvenue à convaincre les habitants de ne pas fuir devant les Huns d'Attila, qui s'en détournent effectivement sans combat.\n\n",
"title": " Préhistoire et Antiquité "
}
] | wik-geo-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Paris |
La ville du futur au cinéma | 96 | [
{
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"source_text": " La ville de demain n'inspire pas seulement les architectes. Les cinéastes aiment aussi imaginer à quoi elle pourrait ressembler.\n Comment le cinéma imagine-t-il les défis de la ville du futur ?",
"title": "Introduction"
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"https://assets.lls.fr/pages/57440086/geo611edc5eme-element-retoucheok.png"
],
"source_text": " Image extraite du film Le Cinquième Élément de Luc Besson, 1997. Dans cette ville fictive, les gratte-ciel mesurent plus d'un kilomètre de haut et les voitures volantes naviguent sur plusieurs niveaux ! Les habitants occupent des espaces très réduits : une seule pièce par personne.",
"title": "Doc. 1 Des villes de plus en plus verticales ?"
},
{
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"source_text": " Quelquefois, ce sont les dessins animés qui se projettent dans le futur. Les studios Pixar, en 2008, sortent WALL-E, un film d'animation retraçant les aventures d'un petit robot chargé de nettoyer la terre de ses déchets. L'activité humaine s'est d'ailleurs délocalisée dans l'espace à cause de la pollution engendrée par les déchets accumulés de ces mêmes humains.\n\nLe dessin animé prédit donc un avenir où les villes s'exportent dans l'espace suite au chaos écologique présent sur terre. La gestion des déchets et la préservation des écosystèmes planétaires sont des problématiques auxquelles les villes sont déjà confrontées actuellement, espérons que la mise en place de solutions environnementales empêchera les hommes de quitter la planète Terre ! « Le cinéma prédit-il l'avenir ? », Lumières de la Ville, 23 mai 2019.",
"title": "Doc. 2 Des villes dans l'espace ?"
}
] | lls-histoire-geographie-sixieme | https://www.lelivrescolaire.fr/page/57440086 |
Auschwitz - Lieu de mémoire (1) | 2,432 | [
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"source_text": "\n\nAuschwitz (en allemand : Konzentrationslager Auschwitz , « camp de concentration d'Auschwitz ») est le plus grand complexe concentrationnaire du Troisième Reich, à la fois camp de concentration et centre d'extermination. Faisant auparavant office de camp militaire, il est situé dans la province de Silésie, à une cinquantaine de kilomètres à l'ouest de Cracovie, sur le territoire des localités d'Oświęcim (Auschwitz en allemand) et de Brzezinka (Birkenau en allemand), annexées au Reich après l'invasion de la Pologne en septembre 1939.\n\nLe camp de concentration, dirigé par les SS, est créé le 27 avril 1940 à l'initiative de Heinrich Himmler ; il est complété par un centre d’extermination (dont la construction démarre à la fin de 1941) et par un second camp de concentration destiné au travail forcé (créé au printemps 1942). Ces camps sont libérés par l'Armée rouge le 27 janvier 1945.",
"title": "Contexte"
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"source_text": "Après sa libération en 1945, Auschwitz reste abandonné pendant deux ans. Le Parlement polonais décide en 1947 de faire d'Auschwitz un musée à la mémoire des victimes.\n\nLe musée s'étend sur 191 hectares : 20 à Auschwitz I et 171 à Auschwitz II-Birkenau. Il ne reste rien aujourd'hui de l'usine IG Farben de Monowitz, Auschwitz III. Auschwitz-Birkenau fait partie depuis 1979 du patrimoine mondial de l'Unesco.\n\nLe camp souche, Auschwitz I, a été restauré et ses blocks 4 et 5 utilisés depuis les années 1950 par les Polonais pour réaliser une exposition permanente qui veut présenter les conditions de vie des prisonniers, principalement à partir d'objets récupérés dans les restes du camp de Birkenau à la libération du camp. S'y trouvent notamment des effets personnels de déportés : vaisselle, lunettes, chaussures etc., exposés dans des vitrines. L'une d'elles montre des cheveux qui devaient être utilisés pour fabriquer du tissu. Tout ce qui provenait des victimes devait resservir et profiter au Reich. Depuis les années 1960, certains blocks hébergent des « expositions nationales » réalisées par les divers pays d'où les Juifs furent déportés à Auschwitz. Au rez-de-chaussée du block 20 se trouve l'exposition française, inaugurée en janvier 2005, d'une grande qualité muséographique.\n\nEn 1948, des travaux sont effectués dans le bâtiment de l'ancien Crématoire I, transformé par les nazis en abri anti-aérien en 1943, afin de restaurer, selon les informations disponibles alors, le crématoire et la chambre à gaz dans leur état supposé d'origine : des fours sont réinstallés, la cheminée est reconstruite, les murs qui divisaient l'ancienne chambre à gaz sont abattus, la porte et une partie des orifices d'introduction du Zyklon B sont rouvertes.\n\nAuschwitz II a volontairement été laissé en l'état comme témoin de l'ampleur du crime. Seule une rangée de baraques en bois du camp de quarantaine des hommes a été reconstruite. Un monument international à la mémoire des victimes, situé entre les crématoires II et III, a été inauguré en 1967. C’est un lieu de recueillement dans ce qui peut être considéré comme le plus grand cimetière de l'histoire de l'humanité.\n\n« Que ce lieu où les nazis ont assassiné un million et demi d'hommes, de femmes et d'enfants, en majorité des Juifs de divers pays d'Europe, soit à jamais pour l'humanité un cri de désespoir et un avertissement. Auschwitz - Birkenau 1940 - 1945 ». Ce texte est inscrit sur 21 dalles fixées sur le sol du monument, toutes traduites dans des langues différentes.L'emplacement de la « maison rouge » (le bunker I), totalement détruit par les nazis, n'est précisément identifié qu'à la fin des années 1990. Il est aménagé en lieu de mémoire, marqué par une stèle. De même, il ne demeure que l'emplacement des murs de la « maison blanche » (le bunker II), marqué par quelques lignes de briques. Les grands Krema II, III, IV et V apparaissent en revanche plus visiblement, sous forme de ruines pour les deux premiers.\n\nDepuis peu des espaces en périphérie des deux camps principaux et en dehors de l'espace du musée sont mis en valeur. C'est le cas de la rampe ferroviaire (Judenrampe) située à 1,5 kilomètre de Birkenau, où sont arrivés les trains convoyant les déportés de mars 1942 à avril 1944. Ce n'est qu'à partir de la fin du printemps 1944 que la prolongation de la voie ferrée, décidée par les nazis pour accélérer l'extermination des Juifs hongrois, arrive à proximité immédiate des chambres à gaz, à l'intérieur du camp.\n\nPendant la Guerre froide, les chiffres furent gonflés par le gouvernement communiste polonais. Le caractère essentiellement juif des victimes, dans un climat d'antisémitisme persistant, tendant à être nié ou du moins minimisé.\n\nL'installation d'un carmel dans l'enceinte du camp d'Auschwitz, dans les années 1980, a provoqué une longue controverse, les organisations juives dénonçant une tentative de gommer la spécificité juive du lieu au profit d'une « christianisation » et d'une récupération de la Shoah. Jean-Paul II trancha la question en 1993 en ordonnant le départ des carmélites, mais la polémique sur la « christianisation de la Shoah » fut relancée en 1998 lors de la canonisation d’Edith Stein, puis de l’érection d’une nouvelle croix haute de huit mètres.\n\nLe 27 janvier 2005 marque la célébration solennelle du 60e anniversaire de la libération du camp en présence des derniers survivants et de nombreuses personnalités du monde entier. La même année, le 1er novembre, l'Assemblée générale des Nations unies décrète, par la résolution 60/7, que le 27 janvier sera désormais Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l'Holocauste.\n\nDepuis septembre 2006, Piotr Cywiński est nommé le directeur du musée.\n\nChaque année se déroule à la synagogue Charles Liché à Paris une commémoration en souvenir de la libération des camps d’Auschwitz.\n\nLe site est visité par environ un million de personnes par an. Son entretien est principalement financé par l’État polonais. En décembre 2011, l'Autriche effectue un don de 6 millions d'euros pour la sauvegarde d'Auschwitz. Pour Jean-Charles Szurek, chercheur au CNRS, malgré les abus liés au tourisme de masse, « Il n'y a pas vraiment, chez les intellectuels qui travaillent autour du génocide, de débat moral sur le fait d'avoir transformé Auschwitz en lieu de visite. Ces bus de touristes sont la contrepartie d'un travail de mémoire qui est devenu massif et s'incarne ici. Même si ce voyage d'un jour fait en charter depuis une capitale européenne me paraît absurde, un jeune qui est arrivé en rigolant ne repartira peut-être pas sans avoir perçu quelque chose. ».\n\n",
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] | wik-hist-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Auschwitz |
Histoire de l'agriculture - Europe : les révolutions agricoles de 1650 à 1850 (2) | 2,808 | [
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"source_text": "\n\nL’histoire de l'agriculture est l'histoire de la domestication des plantes, des animaux et du développement, par les êtres humains, des techniques nécessaires pour les cultiver ou les élever, puis de la modification des écosystèmes cultivés, transformés en agroécosystèmes. L'agriculture est apparue indépendamment dans différentes parties du monde lors de la Révolution néolithique, il y a parfois plus de dix mille ans. On peut supposer que cela a débuté par une agriculture de subsistance. Puis, peu à peu, s'est créée une agriculture de production et de négoce.",
"title": "Contexte"
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"source_text": "La rotation quadriennale semble être apparue au Pays de Waes en Flandre au début du XVIe siècle. Très vite elle est adoptée en Belgique, aux Pays-Bas et en Flandre française. Son expansion s'est ensuite heurtée à des obstacles de taille. Cette rotation est en effet incompatible avec les principes de l'assolement triennal et de la vaine pâture qui utilise la sole en jachère comme pâcage accessible à tous. Son application est dépendante de changements politiques:\n\nAux Pays-Bas, après la Guerre de Quatre-Vingts Ans et le départ des aristocrates espagnols, 40 % des paysans se retrouvent propriétaires de leurs terres, les autres peuvent obtenir des baux de 21 ans avec un véritable statut du fermage, l'agriculture hollandaise fait figure de modèle.\n\nEn Angleterre et au Pays de Galles, le Mouvement des enclosures dont les prémices datent de 1235 (Provisions de Merton) s'intensifie vers 1600. Il s'appuie sur des textes juridiques (Inclosure Acts) qui permettent au seigneur d'enclore d'abord landes et communs à son bénéfice puis finalement d'évincer les paysans de leurs terres. Il se heurte à une forte résistance des paysans pauvres mais ceux-ci peuvent retrouver du travail dans l'industrie naissante. Il reste alors une élite de fermiers riches formés aux traités des agronomes et disposant parfois de capitaux considérables. La rotation quadriennale y est appelée rotation de Norfolk : navets (turneps), orge, trèfle, blé. Le mouvement des enclosures correspond à un affermissement du droit des seigneurs qui usurpent ceux des paysans et les chassent de leurs terres.\n\nDans le Nord de l'Allemagne et en Prusse, on observe une tendance similaire (Bauernlegen (Geschichte) (de), expropriation des paysans) aboutissant à la formation de grands domaines seigneuraux comme ceux des junkers de Prusse, Saxe et Silésie et des barons baltes (dans l'Empire russe), et à terme à la modernisation de l'agriculture.\n\nAu Danemark, la contestation du système féodal aboutit pacifiquement à la réforme agraire de 1786. Les paysans danois restent nombreux et s'enrichissent sur des surfaces modestes grâce aux nouvelles méthodes d'élevage. Le Danemark est aussi un précurseur dans la mise en place de l'instruction agricole.\n\nEn Suède, Finlande et Norvège , la sortie du système d'openfield et de répartition de l'ensoleillement demandera plusieurs remembrements (Storskiftet) et réformes agraires étalés entre 1749 et 1827 mais, comme au Danemark, les paysans restent nombreux.\n\nEn France, les changements expérimentés et souhaités par les physiocrates ne peuvent être appliqués de façon générale qu'à partir de la Révolution qui abroge les servitudes liées au régime féodal. Ainsi Marc-René d'Argenson, ministre de la Guerre de Louis XV, dirigea (en tant que gouverneur militaire) l'assainissement des marais de Rochefort, fut directeur des Haras nationaux où il importa d'Angleterre les méthodes modernes d'élevage des chevaux. Il fit la promotion des cultures de trèfle et de sainfoin, prépara la venue d'un troupeau de Mérinos à la bergerie de Rambouillet (l'Espagne interdisait l'exportation de son cheptel mérinos) et expérimenta sur ses propres domaines. Les meilleures techniques sont détaillées dans les planches de l'Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers qui consacre un de ses livres à l'agriculture. L'Encyclopédie est d'ailleurs dédiée à Marc-René d'Argenson. Cependant les grandes propriétés et grandes métairies peuvent échapper à l'assolement obligatoire. Dans le Grand-Ouest et le Massif Central, le maillage du bocage avec des haies régulières se poursuit d'autant plus que le droit d'affouage disparaît.En Écosse après les Actes d'Union (1707) avec l'Angleterre, le droit rural anglais est imposé, les grands propriétaires (les leirds qui n'étaient jusqu'alors que des chefs de clan) prennent le contrôle total de leurs terres comme en Angleterre lors du mouvement des enclosures. Leurs métayers (tenants), qui pratiquaient une agriculture diversifiée, sont évincés au profit de l'agriculture nouvelle et de l'élevage moderne des moutons qui demande beaucoup moins de main-d'œuvre. Lors des crises, ils émigreront par centaines de milliers vers les Amériques (Scottish Agricultural Revolution (en)). Le processus est plus lent dans les Highlands, cependant les chefs de clans, survivants des nombreux conflits, finissent par se servir des nouvelles lois aussi. Ce sont les Highland Clearances qui provoquent le déplacement des tenants vers les crofts, de toutes petites tenures le long des côtes où ces paysans vivent de la pomme de terre et du ramassage du kelp (varechs) et de la tourbe. L'apparition du mildiou dans les années 1840 provoque la famine de la pomme de terre dans les Highlands. Les aides alimentaires anglaises sont limitées et subordonnées à la fourniture d'importantes corvées par les paysans, les rébellions sont matées par l'armée. Au total 1,7 million d'Écossais quittent leur patrie entre 1846 et 1852 sur des bateaux souvent affrêtés par les grands propriétaires eux-mêmes, responsables de cette situation. Cette famine, ainsi que celle similaire d'Irlande (Grande Famine en Irlande, 1 million de morts, 2 millions de réfugiés), profite aux grands propriétaires et à l'Empire britannique qui se débarrasse de populations majoritairement catholiques et celtophones, promptes aux révoltes, tout en peuplant les provinces outre-mer.\n\n",
"title": " Suppression de la jachère et des servitudes féodales "
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"source_text": "Cette période est aussi le temps d'une amélioration significative des méthodes de transformation et conservation des produits agricoles. Les légumes-racines, en particulier pour les animaux, sont conservés en silos semi-enterrés, recouverts de paille et abrités sommairement. La pomme de terre se conserve en cave et le topinambour simplement en terre. Les salaisons, les fabrications fromagères et la vinification se développent considérablement. La méthode champenoise est définitivement mise au point vers 1700 (Dom Pérignon).\n\nLe petit pois et le haricot vert ne sont pas de nouvelles espèces mais des variétés dont on mange les grains ou les gousses avant maturité. Ce sont des innovations italiennes qui se répandent dans toute l'Europe à partir de 1700.\n\nLa culture des asperges violettes ou blanches à gros turions est mise au point progressivement aux Pays-Bas et en France par la pratique du buttage et l'obtention de nouvelles variétés.\n\nLa culture du fraisier cultivé apparaît à partir de 1850 en Bretagne (fraises de Plougastel) et en Angleterre à la suite des travaux d'Antoine Nicolas Duchesne.\n\nLes cultures sur couches chaudes (terreau mélangé à du fumier en cours de fermentation) ou en serres, alors coûteuses, commencent. La culture du champignon de couche en cave est mise au point en France et celle de la barbe-de-capucins et des endives (des variétés de Cichorium intybus, la chicorée) en Belgique durant cette période. La France est aussi un pays très réputé pour son pain. Cette situation serait due à l'excellence de sa meunerie où l'on utilise comme meules des pierres meulières comme celles de La Ferté-sous-Jouarre qui sont, par ailleurs, largement exportées.\n\n",
"title": " Innovations dans les productions et les méthodes de conservation "
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] | wik-hist-seconde | https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_l'agriculture |
Histoire de l'agriculture - L'agriculture : comment et pourquoi ? (2) | 2,782 | [
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"source_text": "\n\nL’histoire de l'agriculture est l'histoire de la domestication des plantes, des animaux et du développement, par les êtres humains, des techniques nécessaires pour les cultiver ou les élever, puis de la modification des écosystèmes cultivés, transformés en agroécosystèmes. L'agriculture est apparue indépendamment dans différentes parties du monde lors de la Révolution néolithique, il y a parfois plus de dix mille ans. On peut supposer que cela a débuté par une agriculture de subsistance. Puis, peu à peu, s'est créée une agriculture de production et de négoce.",
"title": "Contexte"
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"source_text": "Une fois les conditions climatiques adéquates pour l'agriculture, il fallait encore, pour les chasseurs-cueilleurs, surmonter les contraintes et les freins liés à leur organisation sociale, et au besoin développer de nouvelles formes d'organisation adaptées à la gestion d'une activité agricole. En effet, l'agriculture nécessite au moins un début de sédentarisation pour le suivi des ressources disponibles ; cette condition est acquise au Proche-Orient dès le Natoufien.\n\nT. Watkins (Université d'Édimbourg) pense que la néolithisation a nécessité une évolution cognitive et culturelle de grande ampleur chez les humains qui passe par l'élaboration de représentations symboliques nouvelles qui facilitent la vie en villages et l'acceptation du travail. On pense au langage, aux représentations de « vénus fécondes » et aux ensembles architecturaux monumentaux comme Göbekli Tepe qui précèdent immédiatement le Néolithique précéramique A (abrégé PPNA).\n\nIl faut fournir aux paysans des outils d'une qualité suffisante pour défricher et travailler le sol. La rusticité de ces outils fait que l'on rencontre souvent les premiers villages de paysans à proximité de zones aux sols meubles, c'est-à-dire présentant une structure à dominante sableuse ou sablo-limoneuse. On rencontre ces sols, avec la disponibilité de l'eau, dans les oasis, les grandes vallées ou au bord des lacs. En plus d'être faciles à travailler, ces sols permettent d'enfoncer facilement des pieux nécessaires à la confection de clôtures de protection pour les récoltes, d'enclos pour les animaux, de tuteurs pour les jeunes arbres ou de greniers pour les réserves.\n\nProtéger les cultures obligeait à tenir à distance les grands animaux, les oiseaux et les rongeurs susceptibles de les détruire. En plus de la confection de clôtures, cela pouvait obliger à une entente avec les chasseurs éventuellement aidés de chiens, domestiqués au Paléolithique.\n\nPar exemple, chez les Amérindiens d'Amérique du Nord, les hommes sont restés chasseurs tandis que les femmes cultivaient de petites parcelles auprès des campements. Les immenses troupeaux de bisons ou les nuées de pigeons migrateurs (tourte voyageuse, ectopistes migratorius) n'auraient pas permis la culture de parcelles importantes ou éloignées. Les colons le comprendront si bien que ce pigeon est aujourd'hui une espèce éteinte, le bison échappant de peu au même sort. De même, la pratique de l'irrigation, indispensable dans les zones subdésertiques, ne peut se faire sans une organisation sociale élaborée.\n\nDès que les grains constituent une part importante de la ration alimentaire, il faut la corriger avec un apport de sel (voir histoire du sel). Sur le site d'Aşıklı Höyük en Cappadoce, une population sédentarisée pratiquait à la fois chasse, cueillette et agriculture sur des niveaux datés de 11 500 à 7 000 ans environ. On y a relevé les premières traces d'un commerce du sel et quelques-unes des premières perles en cuivre natif, ce qui laisse supposer des échanges actifs.\n\nIl semble également que l'apparition de l'agriculture ait entraîné une aggravation des inégalités hommes-femmes, en particulier dans les zones pratiquant la culture des céréales, peut-être du fait de la nécessité d'organiser la défense des greniers, ce qui semble apparaître dans les plus anciens sites néolithiques, Tell Qaramel ou Tell es-Sultan où des tours défensives ont pu être associées à des stockages. La croissance des inégalités semble moins forte chez les populations pratiquant une agriculture basée sur les légumes-racines et caractérisées par une différence de dimorphisme sexuel moins marquée. Les travaux des archéologues et anthropologues féministes depuis la fin du XXe siècle considèrent que la division sexuelle du travail, source d'inégalités, était moins présente avant le développement de l'agriculture, proposant même le modèle de la « femme collectrice » pour le substituer à celui de « l'homme chasseur ». Selon l'hypothèse de l'archéologue Jacques Cauvin sur le rôle prépondérant des femmes, ce sont elles qui auraient assuré une continuité entre la cueillette au Paléolithique (activité supposée féminine), et la domestication des plantes à partir des graines tombées et germées accidentellement. « Avec le développement de l'élevage et la maîtrise de nouvelles techniques, les hommes auraient progressivement remplacé les femmes dans les travaux liés à l'agriculture. L'exploitation des animaux pour la laine ou le lait aurait entraîné un cantonnement accru des femmes dans l'espace domestique ». Le développement des sociétés patriarcales et la généralisation de la patrilocalité auraient accentué ces inégalités.\n\n",
"title": " Nouvelles représentations mentales et répartition des tâches "
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"source_text": "Les raisons du passage du mode de vie chasseur-cueilleur au mode de vie agricole sont encore discutées et font l'objet de plusieurs hypothèses.\n\nAu XIXe siècle, 20 % de l'humanité vivait encore de la chasse, de la pêche et de la cueillette, y compris dans des zones parfaitement adaptées à l'agriculture (Californie, Argentine, Grand Bassin des États-Unis) illustrant l'importance des choix de société dans le passage à l'agriculture. Selon Bettinger et al., les chasseurs-cueilleurs qui développent des stratégies de maximisation de la quantité d'aliments récoltés, y employant tout leur temps disponible, sont plus susceptibles de passer à l'agriculture que les groupes de chasseurs-cueilleurs qui cherchent à minimiser le temps passé à obtenir leur alimentation, se limitant à répondre aux besoins alimentaires de base. Néanmoins, tous les groupes maximisant la quantité récoltée ne se sont pas convertis à l’agriculture et certains se sont maintenus jusqu'à l'époque moderne.\n\nLa théorie démographique proposée par Carl Sauer, adaptée ensuite par Lewis Binford et Kent Flannery postule une population de plus en plus sédentaire qui augmenta jusqu'à dépasser les capacités de l'environnement local et qui nécessitait plus de nourriture qu'elle ne pouvait en recueillir.\n\nPar ailleurs, les populations vivant principalement de la chasse et de la cueillette ont pu pratiquer une activité agricole à petite échelle, comme dans le cas des Amérindiens du Nord-Ouest des États-Unis. Cette situation a pu conduire à remettre en cause le concept de chasseur-cueilleur. De nombreux cas sont également attestés, par exemple au Proche-Orient ou dans la vallée du Nil, d'expériences locales d'agriculture qui sont ensuite abandonnées.\n\nCela rejoindrait les théories de Marshall Sahlins selon lequel les sociétés de chasseurs étaient des sociétés d'abondance et qu'être chasseur-cueilleur demandait beaucoup moins d'effort qu'être agriculteur. On peut objecter à ces idées, qu'à partir du moment où l'agriculture était possible, les chasseurs, qui possédaient des armes, pouvaient obliger une autre partie de la population à cultiver, ne serait-ce d'ailleurs que par le poids des habitudes culturelles, comme cela semble avoir été le cas chez les Amérindiens ou chez les Badjoué (peuple) du Sud-Cameroun.\n\n",
"title": " Le passage à l'agriculture est-il un choix de société ? "
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] | wik-hist-seconde | https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_l'agriculture |
Bartolomé de las Casas - Las Casas dans la culture populaire (1) | 2,920 | [
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"source_text": "\n\nBartolomé de las Casas, né en 1484 à Séville et mort le 17 juillet 1566 à Madrid, est un homme d'Église espagnol, membre de l'ordre dominicain, missionnaire, écrivain et historien, particulièrement connu pour sa dénonciation des pratiques des colonisateurs espagnols en Amérique et pour sa défense des droits des autochtones, points de vue qu'il a soutenus lors de la controverse de Valladolid face à Juan Ginés de Sepúlveda.\n\nLe 2 octobre 2002, son procès en béatification a été ouvert par l'Église catholique. \n\nIl est fêté le 20 juillet selon le calendrier des saints de l'Église d'Angleterre et le 17 juillet selon le calendrier luthérien.\n\n",
"title": "Contexte"
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"source_text": "La Controverse de Valladolid, téléfilm réalisé en 1992 par Jean-Daniel Verhaeghe, adaptation du roman éponyme de Jean-Claude Carrière ; le rôle de Las Casas est interprété par Jean-Pierre Marielle, Sepúlveda est joué par Jean-Louis Trintignant et le légat du pape par Jean Carmet.\n\nMême la pluie (2010) d'Icíar Bollaín, avec Carlos Santos dans le rôle de las Casas.\n\n",
"title": " Cinéma et télévision "
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] | wik-hist-seconde | https://fr.wikipedia.org/wiki/Bartolomé_de_las_Casas |
Ville mondiale - Tableau de classements (1) | 606 | [
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"source_text": "\n\nUne ville mondiale, ville globale ou ville-monde sont différentes appellations pour désigner une ville qui exerce des fonctions stratégiques à l'échelle mondiale, un centre qui organise des flux et s'inscrit dans des réseaux, un pôle de commandement dans la mondialisation.\n\n",
"title": "Contexte"
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"source_text": "En 1991, Saskia Sassen propose le concept de « ville mondiale » (global city). Elle cite comme exemples de villes mondiales New York, Londres, Tokyo et Paris. Contrairement à ce qui est parfois indiqué, Saskia Sassen ne limite pas le concept de ville mondiale à New York, Londres, et Tokyo, bien que ces trois villes constituent l'objet d'étude principal de son livre. Hong Kong, Paris et São Paulo semblent également entrer dans cette catégorie.\n\n",
"title": " La ville mondiale selon Saskia Sassen "
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"source_text": "Le cabinet de conseil A.T. Kearney propose depuis 2008 un classement des « villes mondiales » (Global Cities) qui se fonde sur cinq ensembles de données : capital humain, activité économique, expérience culturelle, échange d'informations, engagement politique.\n\nVoici la liste du classement pour 2022 :\n\n",
"title": " Le classement ATKearney "
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"source_text": "L'Institut des stratégies urbaines de la Mori Memorial Foundation (Tokyo) propose un classement qui se fonde sur un indice composite agrégeant 70 indicateurs, dans 6 domaines : économie, recherche et développement, interaction culturelle, habitabilité, environnement et accessibilité. Dans le classement de 2022, 48 villes sont identifiées comme des villes mondiales puissantes\n\n",
"title": " Le classement Global Power Cities de la Mori Memorial Foundation "
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"source_text": "Le Réseau d’étude sur la mondialisation et les villes mondiales (Globalization and World Cities Research Network, GaWC) a été créé par Peter J. Taylor en 1998 au sein du département de géographie de l'université de Loughborough (Royaume-Uni) et est devenu l'un des think-tanks de référence sur la question de l'insertion des villes dans la mondialisation. Son classement des villes mondiales, créé par Peter J. Taylor, Jonathan V. Beaverstock et Richard G. Smith (en), au sein de l'enquête « The World According to GaWC », « devrait être interprété comme indiquant l'importance des villes comme nœuds dans le réseau urbain mondial (i.e. participant de la mondialisation de l'économie) ». Le classement, bisannuel, a été initié en 1998, et sa dernière version est celle de 2020.\n\nDe façon atypique par rapport à la plupart des autres classements analogues, les résultats du GaWC s’appuient sur des données relationnelles, mesurant l'insertion de la ville dans le réseau des producteurs de services avancés aux entreprises. Celles-ci sont obtenues à partir d'enquêtes quantitatives et qualitatives réalisées au sein de 175 entreprises de première importance dans le secteur tertiaire supérieur de 707 villes. L’accent des analyses est mis sur des prestations de service « business to business (B2B) » – autrement dit adressées aux entreprises « avancées », c'est-à-dire à haute valeur ajoutée et à forte intensité en capital humain. Celles-ci, relevant de ce que l'on qualifie classiquement d'« économie du savoir », sont ici divisées en quatre principales catégories :\n\ndes sociétés de conseils aux entreprises et des conseillers fiscaux ;\n\nle secteur de finance, les banques ;\n\nle conseil juridique.Le classement distingue plusieurs niveaux de villes mondiales, les villes « alpha » étant jugées davantage intégrées que les villes « bêta », elles-mêmes mieux intégrées que les ensembles villes « gamma ». À cette échelle, le GaWC ajoute quelques raffinements, en distinguant plusieurs sous-catégories au sein de chaque niveau (par exemple pour le niveau Alpha : Alpha++, Alpha+, Alpha, Alpha−), et en ajoutant à la liste des ensembles urbains « disposant d'un degré suffisant de services de sorte à n'être pas, ou pas manifestement dépendantes d'autres villes mondiales », aussi désignés sous le qualificatif de « villes à forte propension de devenir une ville mondiale », classés en villes de « haute autonomie » et « autonomie ».\n\nTableau à jour du classement 2020 :\n\n",
"title": " Le classement du GaWC "
}
] | wik-geo-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Ville_mondiale |
Sandro Botticelli - Biographie (3) | 3,006 | [
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"source_text": "\n\nAlessandro di Mariano di Vanni Filipepi, dit Sandro Botticelli, est un peintre italien, né à Florence le 1er mars 1445, et mort le 17 mai 1510 dans la même ville. Botticelli est l'un des peintres les plus importants de la Renaissance italienne et de l'histoire de l'art.\n\n",
"title": "Contexte"
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"source_text": "Les néo-platoniciens offrent la revalorisation la plus convaincante connue de la culture antique depuis la période de l'antiquité, réussissant à combler le fossé qui s'était formé entre les premiers partisans du mouvement humaniste et la religion chrétienne, qui condamnait l'antiquité comme païenne ; non seulement ils proposent de nouveau avec force les « vertus des anciens comme modèle éthique » de la vie civile, mais ils parviennent à réconcilier les idéaux chrétiens avec ceux de la culture classique, s'inspirant de Platon et des divers courants de la mystique païenne tardive qui témoignaient de la profonde religiosité des communautés préchrétiennes.\n\nL'influence de ces théories sur les arts figuratifs est profonde. Dans le système néoplatonicien, les thèmes de la beauté et de l'amour deviennent centraux parce que l'homme, poussé par l'amour, peut s'élever du royaume inférieur de la matière vers le domaine supérieur de l'esprit. La mythologie est entièrement réhabilitée et on lui attribue le même rang que les thèmes des sujets sacrés ; cela explique aussi la raison pour laquelle les décorations profanes connaissent alors une si large diffusion.\n\nVénus, la déesse la plus pécheresse de l'Olympe païen, est totalement réinterprétée par les philosophes néoplatoniciens et devient l'un des sujets les plus fréquemment représentés par les artistes selon une double typologie : la Vénus céleste, symbole de l'amour spirituel qui pousse l'homme vers l'ascèse, et la Vénus terrestre, symbole de l'instinct et de la passion qui le font tomber.\n\nLa lutte entre un principe supérieur et un principe inférieur (par exemple Mars apprivoisé par Vénus ou les monstres tués par Hercule), est un autre thème souvent représenté selon l'idée d'une tension continue de l'âme humaine, suspendue entre vertus et vices ; l'homme dans la pratique tend vers le bien, mais est incapable d'atteindre la perfection et est souvent menacé par le danger de retomber vers l'irrationalité, dictée par son instinct ; le drame existentiel de l'homme néoplatonicien, conscient de devoir pourchasser toute sa vie une condition qui ne peut être atteinte de manière définitive, découle de cette conscience de ses propres limites.\n\nBotticelli, ami des philosophes néoplatoniciens, a pleinement accepté leurs idées et réussit à rendre visible la beauté qu'ils théorisent, avec son interprétation personnelle au caractère mélancolique et contemplatif, qui souvent ne coïncide pas avec celle proposée par d'autres artistes liés au même environnement culturel.\n\n",
"title": " Influence néoplatonicienne "
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"source_text": "En 1474, Botticelli est appelé à Pise pour peindre un cycle de fresques dans le Camposanto monumentale. Preuve de son habileté, on lui demande un retable avec l'Assomption, mais aucune des deux commandes n'est achevée pour des raisons qui demeurent inconnues.\n\n",
"title": " Pise "
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] | wik-hist-seconde | https://fr.wikipedia.org/wiki/Sandro_Botticelli |
Chapelle Sixtine - Description (3) | 3,022 | [
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"source_text": "\n\nLa chapelle Sixtine (en italien, Cappella Sistina), appelée originellement chapelle de Sixte, est une des salles des palais pontificaux du Vatican et fait partie des Musées du Vatican. Remplaçant la chapelle Pauline, puis le palais du Quirinal, la chapelle Sixtine est le lieu où, traditionnellement depuis le XVe siècle, les cardinaux réunis en conclave élisent le nouveau pape, et obligatoirement depuis la constitution apostolique édictée par Jean-Paul II en 1996, intitulée Universi Dominici gregis.\n\nDédiée à l'Assomption de Marie, elle est la chapelle principale du palais apostolique, ainsi que l'un des trésors culturels et artistiques les plus célèbres de la Cité du Vatican. Elle a été construite entre 1475 et 1481 environ, à l'époque du pape Sixte IV della Rovere, dont elle tire son nom.",
"title": "Contexte"
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"source_text": "Le Jugement dernier est une fresque peinte par Michel-Ange, alors âgé de 60 ans, sur le mur de l'autel de la chapelle Sixtine. Commandé par le pape Clément VII, le travail dura six ans et fut inauguré par son successeur Paul III le 1er novembre 1541 ;\n\nEn 1532, Michel-Ange revient à Rome après un séjour de plusieurs années à Florence, où il a pris parti contre Clément VII dans le conflit qui l'opposait à l'empereur Charles Quint. Le pape, qui a pardonné, lui demande de remplacer les peintures des deux extrémités de la chapelle Sixtine par deux grandioses représentations : La Chute des anges rebelles et Le Jugement dernier. Presque aussitôt, le peintre entame les études nécessaires à ce projet démesuré. En septembre 1534], Clément VII meurt et Michel-Ange espère pouvoir renoncer à cette tâche écrasante pour se remettre au tombeau de Jules II, qu'il regrette de n'avoir pu achever. Mais le nouveau pape Paul III entend que le projet de son prédécesseur soit mené à terme. Par bref apostolique de 1535, il nomme Michel-Ange architecte, peintre et sculpteur du Vatican. Michel-Ange ne peut se dérober. Toutefois seul Le Jugement dernier sera exécuté. La Chute des anges rebelles fut confiée à Matteo da Lecce, collaborateur de Michel-Ange, mais le projet n'aboutit pas ;\n\nLa fresque s'étend sur un vaste mur de 20 mètres de haut sur 10 mètres de large, en forme de double lunette. Michel-Ange y compose une scène saisissante. À la fois ordonnée et bouillonnante, elle offre une vision torturée très éloignée de la calme majesté des représentations traditionnelles ;\n\nPour suggérer la profondeur de l'espace, Michel-Ange choisit de peindre le fond de la scène en bleu lapis-lazuli, ce qui retarda le début des travaux car il lui fallut se procurer les pigments ; la figure du Christ surprend par son apparence inhabituelle de jeune homme viril et athlétique où Michel-Ange exprime la puissance divine plutôt que sa miséricorde ;\n\nÀ l'époque, l'œuvre fait scandale, car ses quelque quatre-cents personnages sont entièrement nus, y compris le Christ. Paul IV envisagera même de détruire la composition mais il se contentera d'en faire voiler pudiquement certains personnages par Daniele da Volterra, qui y gagnera le surnom d'il braghettone (le culottier). Au XVIIe siècle, Clément XII fera ajouter d'autres voiles. Cette entreprise se poursuivra encore en plein XXe siècle, sous le pontificat de Pie XI ;\n\nLa restauration effectuée de 1981 à 1992 a permis une vision neuve de l'œuvre.\n\n",
"title": " Fresques - Le Jugement dernier "
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"source_text": "Lors de cérémonies importantes, la partie inférieure des parois latérales, ornée de fresques de faux rideaux, était recouverte d'une série de dix tapisseries, réalisées par la manufacture flamande de Pieter van Aelst d'après des dessins de Raphaël. Ils reproduisent les événements des récits des principes apostolorum Pierre et Paul, tirés des Évangiles et des Actes des apôtres.\n\nSous les Histoires du Christ, sont disposées quatre tapisseries avec des Histoires de saint Pierre à partir de la pêche miraculeuse ; de l'autre côté, sous les Histoires de Moïse, il y avait six Histoires de saint Paul, du Martyre de Saint Etienne jusqu'au Sermon de Saint Paul aux Athéniens situé au-delà de la porte.\n\nRaphael, conscient de la comparaison avec Michel-Ange, a conçu des dessins au « style tragique », commencés avec l'Incendie de Borgo, simplifiant les schémas et mettant l'accent sur les gestes et les expressions faciales des personnages, pour les rendre plus significatifs et « universels ».\n\nSept des dessins originaux de Raphael nous sont parvenus et sont maintenant conservés au Victoria and Albert Museum de Londres. Les tapisseries proprement dites se trouvent dans la Pinacothèque du Vatican, où elles sont exposées dans la salle VIII. Diverses répliques des tapisseries de la Sixtine ont été tirées des propres dessins de Raphaël ou de copies d'entre eux, qui sont actuellement conservées dans plusieurs lieux en Italie tels que Mantoue et Lorette.\n\n",
"title": " Tapisseries "
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"source_text": "Un orgue à tuyaux est installé dans le coin droit de la contre-façade. L'instrument a été inauguré le 14 décembre 2002 avec un concert de l'organiste Gianluca Libertucci en présence de diverses autorités vaticanes, telles que le cardinal Angelo Sodano et Mgr Piero Marini, ainsi que Hermann Mathis, directeur de Mathis Orgelbau, la société de fabrication d'orgue qui l'a construit. L'orgue dispose de deux claviers de 56 touches chacun et d'un pédalier de 30 touches. Il est entièrement à transmission mécanique.\n\n",
"title": " Orgue "
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] | wik-hist-seconde | https://fr.wikipedia.org/wiki/Chapelle_Sixtine |
Énergie en France - Ressources énergétiques (8) | 3,360 | [
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"source_text": "\n\nLe secteur économique de l'énergie en France comprend la production locale et l'importation d'énergie primaire, leur transformation en énergies secondaires et le transport et la distribution d'énergie jusqu'au consommateur final. Le secteur de l'énergie représentait 1,8 % du PIB français en 2019, et la facture énergétique 1,8 % du PIB. Le taux d'indépendance énergétique est de 54,6 % en 2019.\n\nLa consommation d'énergie finale (au niveau des consommateurs) de 2019 se répartissait comme suit par source d'énergie :\n\ncombustibles fossiles : 64,4 % (charbon 0,8 %, pétrole 43,9 %, gaz naturel 19,6 %) ;\n\nénergies renouvelables thermiques : 8,4 % (biomasse-déchets 8,2 %, géothermie 3,0 %) ;\n\nchaleur : 2,5 %.L'électricité provenait en 2019 pour 69,9 % du nucléaire, pour 20,6 % de sources d'énergies renouvelables (production hydroélectrique : 10,8 %, éolien : 6,1 %, solaire : 2,1 %, bioénergies : 1,5 %) et pour 9 % de centrales thermiques fossiles (surtout gaz : 6,9 %). ",
"title": "Contexte"
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"source_text": "EDF : est de loin le premier producteur, transporteur, distributeur et fournisseur d'électricité en France, no 2 en Grande-Bretagne et en Italie ; 6e capitalisation du CAC 40 au 27 février 2014. À l'échelle mondiale, EDF a produit 642,6 TWh d'électricité en 2012 (dont 84,7 % sans CO2) avec un parc de 139,5 GW et desservi 39,3 millions de clients ; son chiffre d'affaires a atteint 72,7 milliards d'euros, et ses investissements 13,4 milliards d'euros. EDF est en 2012 le 8e propriétaire mondial d'infrastructures. EDF étend son activité au gaz, en s'appuyant sur l'expérience de sa filiale italienne Edison ; c'est actuellement le principal concurrent de GDF Suez dans le gaz en France, et GDF Suez est son principal concurrent dans l'électricité.\n\nEDF est le principal concurrent d'Engie sur le marché du gaz, avec plus d'un million de clients (9,5 %) au début 2015.\n\nLe secteur Énergie au sens large compte donc 3 des plus grosses capitalisations boursières : Total, GDF Suez et EDF ; on peut de plus, en remontant vers l'amont, ajouter Legrand et Schneider Electric (matériel électrique) ainsi qu'Alstom (transport et énergie) et Technip (ingénierie pétrolière) ; on arrive alors à 7 entreprises fortement impliquées dans l'énergie sur les 40 du CAC40. Cela permet de mesurer l'importance capitale de ce secteur pour l'économie française.\n\n",
"title": " Principaux acteurs - EDF "
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"source_text": "Depuis l'ouverture à la concurrence impulsée par l'Union européenne, quelques acteurs nouveaux, souvent étrangers, ont émergé :\n\nno 1 allemand de l'électricité, 15e société mondiale au classement Fortune 500 de 2013, a racheté en 1995 à Endesa la société SNET qui exploite les anciennes centrales à charbon des ex-Charbonnages de France ; E.ON France prévoit de fermer cinq centrales et de les remplacer par des cycles combinés gaz sur les mêmes sites. Le site web d'E.ON France présente les chiffres clés 2012 d'E.ON en France : « Effectif : 889 salariés ; Chiffre d'affaires : 1609 M€ (1987 M€ en 2011) ; ventes d'électricité et de gaz : 10,1 TWh d'électricité et 4,8 TWh de gaz (13,1 TWh d'électricité et 6,9 TWh de gaz en 2011) ; capacité installée : plus de 3,2 GW ; production d'électricité : 7,4 TWh. 4 centrales thermiques, 2 cycles combinés gaz, 6 parcs éoliens et 2 fermes solaires » ;\n\npétrolier et gazier italien, 17e société mondiale au classement Fortune 500 de 2013, déjà présent en France dans la distribution de produits pétroliers (180 stations-services AGIP, bitumes, lubrifiants, etc.) tente depuis 2004 de se lancer dans la commercialisation de gaz avec la marque Altergaz, qui a été remplacée par la marque ENI au 1er octobre 2012. ENI se présente comme premier fournisseur \"nouvel entrant\" avec une part de marché d'environ 14 % et un volume vendu en 2011 en France de 74,2 TWh. ENI a franchi la barre des 500 000 clients gaz en France au début 2015, avec 460 000 clients résidentiels et 60 000 clients professionnels fin mars 2015. En octobre 2015, l'entreprise a annoncé devenir fournisseur d'électricité en France dès 2016. ENI prévoit d'atteindre 600 000 clients en France fin 2015, dont 540 000 clients particuliers, avec un chiffre d'affaires de 1 milliard d'euros ; il se place au 3e rang du marché du gaz, derrière Engie (9 millions de clients) et EDF (environ 1 million de clients) ; il compte désormais sur l'électricité pour sa croissance à venir, et table sur environ 1,5 million d'abonnés en 2018, et sur un chiffre d'affaires de 2 milliards ; les trois-quarts de cette croissance viendront de l'électricité .\n\nqui a racheté Poweo le 11 juillet 2012 ; ces deux entreprises de fourniture d'électricité et de gaz étaient apparues en 2002 et 2003, à la suite de l'ouverture de ces marchés à la concurrence. En juin 2009, le fondateur de Poweo, Charles Beigbeder vend sa participation à l'autrichien Verbund, le premier producteur d'électricité d'Autriche ; en juillet 2011 Direct Énergie annonce le rachat de la participation majoritaire de l'autrichien, prélude à la fusion de 2012. Le capital de la société est détenu à 60,8 % (72,6 % des droits de vote) par François 1er Énergie, société holding détenue en majorité par Financière Lov et dirigée par Stéphane Courbit. Son site web la présente comme « le 3e acteur français de l'électricité et du gaz qui a déjà conquis et fidélisé plus d'un million de clients (798 000 sites clients en électricité et 227 000 en gaz au 31/12/2012). Le groupe est un acteur intégré de l'énergie en France, depuis la production et la fourniture d'électricité et de gaz, jusqu'aux services dans le foyer ». Son chiffre d'affaires 2012 était de 740 M€ pour 8,6 TWh d'énergie livrée. Son parc de production comprend surtout un cycle combiné gaz : Pont-sur-Sambre (412 MW), ainsi que des petites centrales hydrauliques et des éoliennes en gérance ; en février 2012, Direct Énergie a remporté, en partenariat avec Siemens, un appel d'offres portant sur la construction d'une centrale à cycle combiné au gaz naturel (CCGN) d'une puissance d'environ 400 MW sur la commune de Landivisiau (Finistère) (mise en service prévue fin 2016), projet qui s'inscrit dans le Pacte électrique breton ; Direct Énergie développe un autre projet cycle combiné au gaz à Hambach en Moselle (deux tranches de 446 MW), mais le Tribunal Administratif de Strasbourg a prononcé l'annulation du permis de construire et de l'autorisation d'exploiter en février 2012.\n\n",
"title": " Principaux acteurs - Nouveaux acteurs "
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] | wik-histoire-geographie-cinquieme | https://fr.wikipedia.org/wiki/Énergie_en_France |
France - Politique et administration (2) | 628 | [
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"source_text": "\n\nLa France, en forme longue depuis 1875 la République française, est un État souverain transcontinental dont le territoire métropolitain s'étend en Europe de l'Ouest et dont le territoire ultramarin s'étend\n\ndans les océans Indien, Atlantique, Pacifique, ainsi qu'en Antarctique et en Amérique du Sud. Le pays a des frontières terrestres avec la Belgique, le Luxembourg, l'Allemagne, la Suisse, l'Italie, l'Espagne, Monaco et l'Andorre en Europe, auxquelles s'ajoutent les frontières terrestres avec le Brésil, le Suriname et les Pays-Bas aux Amériques. La France dispose d'importantes façades maritimes sur l'Atlantique, la Méditerranée, le Pacifique et l'océan Indien, lui permettant de bénéficier de la deuxième plus vaste zone économique exclusive du monde.",
"title": "Contexte"
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"source_text": "Le système politique français, et notamment le suffrage uninominal majoritaire qui prévaut lors des élections présidentielles et législatives, tend à une bipolarisation ou à une tripolarisation de la vie politique. Par conséquent, on observe depuis les débuts de la Cinquième République une tendance au regroupement des partis avec de fréquents retours en arrière. Cependant, l'audience des principaux partis tend à diminuer au profit des petites formations. Le paysage politique français connaît trois évolutions majeures depuis les années 1980 : la chute de l'audience du Parti communiste français, la baisse progressive de l'électorat centriste et la hausse du vote pour des partis d'extrême droite. Par ailleurs, l'abstention concerne un nombre de plus en plus élevé d'électeurs.\n\nDepuis les années 1990, les deux principaux partis français sont Les Républicains (LR) — Rassemblement pour la République (RPR) avant 2002, puis Union pour un mouvement populaire (UMP) de 2002 à 2015 — et le Parti socialiste (PS). Le mouvement Les Républicains est un parti de droite et de centre-droit, membre du Parti populaire européen. Le Parti socialiste est un parti de gauche et de centre-gauche, membre du Parti socialiste européen. En 2012, le président de la République, le Premier ministre, la plupart des ministres, des députés, des sénateurs et des présidents de conseils régionaux ou généraux en sont membres. De nombreux autres partis participent à la vie politique de la France : les plus importants sont le Front national (FN, extrême-droite nationaliste, populiste, souverainiste et opposé à l'immigration), l'Union des démocrates et indépendants (UDI, centre et centre-droit), le Mouvement démocrate (MoDem, centre), le Mouvement radical, social et libéral (centre-gauche à centre-droit), Europe Écologie Les Verts (écologistes), le Parti communiste français (PCF, gauche communiste) et La France insoumise (gauche radicale et écosocialiste).\n\nLes élections présidentielles puis législatives de 2017 ont toutefois abouti à une recomposition du paysage politique français, marquée par une élimination dès le premier tour des candidats des deux partis ayant occupé la présidence de la République auparavant, et l'élection d'un jeune candidat entré en politique active sous la présidence de François Hollande sans être membre actif du PS, Emmanuel Macron. Le mouvement créé par ce dernier sur une ligne centriste, europhile et sociale-libérale, et réunissant des personnalités du centre-gauche, du centre, du centre-droit et de la société civile, La République en marche, obtient ensuite la majorité à l'Assemblée nationale. Cette formation reste toutefois encore peu représentée au Sénat et dans les assemblées des collectivités locales.\n\nDes mouvements indépendantistes, nationalistes périphériques ou régionalistes existent dans plusieurs territoires métropolitains ou ultramarins, mais peu d'entre eux ont acquis une importance effective (par le biais d'une représentation parlementaire ou la participation aux exécutifs locaux), par exemple : l'Union démocratique bretonne (UDB, gauche à centre-gauche socialiste et social-démocrate, régionaliste et autonomiste) et Pour la Bretagne ! (gauche écologiste, socialiste et régionaliste) en Bretagne ; la coalition Pè a Corsica (nationaliste, unissant des autonomistes et des indépendantistes) en Corse ; le Partit occitan (POC, gauche écologiste, occitaniste et autonomiste) dans le Midi ; le Mouvement indépendantiste martiniquais (MIM, gauche indépendantiste et régionaliste), le Parti pour la libération de la Martinique (PALIMA, extrême-gauche indépendantiste), le Parti progressiste martiniquais (PPM, gauche socialiste et autonomiste) et le Rassemblement démocratique pour la Martinique (RDM, centre-gauche social-démocrate autonomiste) en Martinique ; le Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS, constitué lui-même de plusieurs partis, nationaliste kanak, indépendantiste et socialiste mélanésien) en Nouvelle-Calédonie ; le Tavini huiraatira (ou simplement Tavini, gauche à centre-gauche indépendantiste) en Polynésie française.\n\n",
"title": " Tendances politiques, partis et élections "
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"source_text": "En France, les prélèvements obligatoires représentaient 46,2 % du PIB en 2017, soit le taux le plus élevé parmi les pays membres de l'OCDE, et ce taux a tendance à augmenter. Les cotisations sociales représentent près de 38 % du total, dix points de plus que la moyenne des pays de l'OCDE ; à l'inverse, la France est le pays développé où les impôts sur le revenu et sur les sociétés représentent la part la plus faible du total des prélèvements obligatoires.\n\nMalgré le taux élevé des prélèvements obligatoires, les dépenses publiques les dépassent nettement, totalisant 56,8 % du PIB en 2015. Dès lors, le déficit public est élevé, atteignant 2,68 % du PIB en 2017, il baisse cependant de manière continue depuis 2009, année à laquelle il avait atteint 7,17 % du PIB. Depuis 1974, la France n'a jamais réalisé d'excédent budgétaire.\n\nLa dette publique de la France s'établit à 98,4 % du PIB à la fin de l'année 2018, soit 2 315,3 milliards d'euros. Depuis 2002, la dette publique de la France n'a jamais été inférieure à 60 % du PIB. La France est néanmoins tenue de respecter les critères du Pacte de stabilité et de croissance de la zone euro, qui limite le déficit budgétaire à 3 % du PIB et la dette publique à 60 % du PIB, ainsi que les critères du Pacte budgétaire européen de 2012 qui limite le déficit structurel à 0,5 % du PIB pour l'objectif budgétaire à moyen terme.\n\nJusqu'en 2012, les trois principales agences de notation financière attribuaient toutes à la France leur notation maximale. Cependant, à cause de la dégradation de l'état des finances publiques françaises à la suite de la crise économique de 2007-2008, elles revoient leur notation à la baisse. Le 19 novembre 2012, Moody's rabaisse sa note de Aaa à Aa1, puis le 18 novembre 2015, de Aa1 à Aa2. Standard & Poor's baisse sa note de AAA à AA+ le 13 janvier 2012, puis de AA+ à AA le 8 novembre 2013. Enfin, l'agence Fitch revoie sa note de AAA à AA+ le 12 juillet 2013, puis de AA+ à AA le 12 décembre 2014. Les agences de notation ont salué l'élection d'Emmanuel Macron à la présidence de la République en 2017 et ont relevé leur perspective de notation. Au 19 avril 2018, l'agence de notation chinoise Dagong attribuait la note de A à la France avec une perspective stable, elle estimait que, malgré l'amélioration de la situation économique du pays, les réformes menées par le gouvernement pour réduire le niveau de la dette publique et accélérer le taux de croissance étaient trop lentes.\n\n",
"title": " Finances publiques "
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] | wik-geo-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/France |
Socialisme - Histoire (12) | 1,585 | [
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"source_text": "\n\nLe mot socialisme recouvre un ensemble très divers de courants de pensée et de mouvements politiques, dont le point commun est de rechercher une organisation sociale et économique plus juste. Le but originel du socialisme est d'obtenir l'égalité sociale, ou du moins une réduction des inégalités et, notamment pour les courants d'inspiration marxiste, d'établir une société sans classes sociales. Plus largement, le socialisme peut être défini comme une tendance politique, historiquement marquée à gauche, dont le principe de base est l'aspiration à un monde meilleur, fondé sur une organisation sociale harmonieuse et sur la lutte contre les injustices. Selon les contextes, le mot socialisme ou l'adjectif socialiste peuvent qualifier une idéologie, un parti politique, un régime politique ou une organisation sociale. La notion de socialisme s'exprime également par une forme spécifique de morale sociale laïque et non-religieuse véhiculant des valeurs morales individuelles et collectives.",
"title": "Contexte"
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"source_text": "Le conflit mondial bouleverse les destinées du mouvement socialiste mondial en provoquant la chute de l'Empire russe : le régime tsariste, déconsidéré par son autocratie et par les défaites sur le Front de l'Est, est renversé par la révolution de février 1917. Un gouvernement provisoire, auquel participe le Parti socialiste révolutionnaire en la personne d'Aleksandr Kerenski (chef du gouvernement à partir de juillet) est mis sur pied. Mais les dirigeants bolcheviks et mencheviks, revenus sur le sol russe, ne tardent pas à entretenir une agitation révolutionnaire. Lors de la révolution d'Octobre, les bolcheviks prennent le pouvoir et, alliés dans un premier temps aux socialistes-révolutionnaires de gauche (scission des S-R), mettent en place le régime de la Russie soviétique. Dans sa brochure La Révolution prolétarienne et le renégat Kautsky, publiée en 1918, Lénine défend ses conceptions de la révolution et de la dictature du prolétariat : il s'en prend violemment à Kautsky — dont il a dénoncé pendant la guerre l'opportunisme politique — et, plus largement, au réformisme et à l'idée d'une révolution socialiste non violente. La même année, les bolcheviks se rebaptisent du nom de Parti communiste, destiné selon Lénine à souligner leur identité révolutionnaire.\n\nEn Allemagne, l'Empire tombe lors de la révolution de novembre 1918. Friedrich Ebert, chef du SPD, devient chef du gouvernement puis le premier président de la République. Alors que la Ligue spartakiste réclame un gouvernement dirigé par les conseils d'ouvriers et de soldats apparus peu avant le renversement de l'Empire, le SPD souhaite éviter au pays les affres de la révolution russe et, soutenu par l'assemblée des délégués des conseils d'ouvriers et de soldats, engage l'Allemagne sur une voie réformiste. La Ligue spartakiste se constitue en Parti communiste d'Allemagne (KPD). La situation ne tarde pas à tourner à l'affrontement entre modérés et révolutionnaires : en janvier 1919, la tentative d'insurrection des spartakistes est écrasée par les autorités, le ministre SPD Gustav Noske s'appuyant sur les corps francs pour organiser la répression. Deux des principaux leaders spartakistes, Karl Liebknecht et Rosa Luxemburg, sont assassinés par des militaires.\n\nDans la Finlande nouvellement indépendante, une partie de l'appareil du Parti social-démocrate de Finlande mène, durant l'année 1918, une guerre civile contre les forces politique du Sénat conservateur. Un gouvernement révolutionnaire, dirigé par Kullervo Manner, est proclamé, mais les « rouges » sociaux-démocrates sont finalement vaincus par les « blancs » conservateurs. Le parti finlandais connaît alors une scission : les révolutionnaires, réfugiés sur le sol de la Russie soviétique, rebaptisent leur tendance Parti communiste de Finlande, tandis que ceux qui n'ont pas participé à la guerre civile conservent le nom de Parti social-démocrate et s'intègrent à la vie politique de leur pays.\n\nEn mars 1919 les bolcheviks organisent une conférence internationale au cours de laquelle est constituée l'Internationale communiste (Komintern), soit la Troisième Internationale que Lénine appelait de ses vœux pour remplacer la Deuxième Internationale discréditée par son attitude durant la guerre. Des partis communistes apparaissent dans la plupart des pays, souvent par scission des partis socialistes, une partie des cadres socialistes étant sensibles aux thèses léninistes et au rayonnement d'une révolution réussie.\n\nEn Italie, le courant « maximaliste » (ce mot étant à l'origine une mauvaise traduction de « bolchevik ») prend en septembre 1918 le contrôle du Parti socialiste italien, adhère dès mars 1919 à l'Internationale communiste et mène durant deux ans une politique d'agitation (le biennio rosso, soit les « deux années rouges ») qui échoue faute de direction politique. En 1921, le PSI se divise sur la question du maintien ou non dans le Komintern : les partisans de l'intégration à la Troisième Internationale font sécession pour donner naissance au Parti communiste d'Italie. L'année suivante, c'est l'aile réformiste du PSI qui quitte le parti pour former le Parti socialiste unitaire. La scission de la gauche italienne intervient au pire moment, le fascisme étant alors en pleine ascension : fondée par Benito Mussolini - devenu, après son exclusion du PSI, farouchement anti-socialiste - cette nouvelle mouvance politique mêle dans son idéologie des emprunts au socialisme révolutionnaire et au nationalisme radical. En 1926, quatre ans après son arrivée au pouvoir, Mussolini promulgue une série de « lois fascistissimes » qui mettent en place un régime dictatorial. Les partis socialiste et communiste sont interdits ; de nombreux cadres et militants socialistes italiens, dont leur chef historique Filippo Turati, sont réduits à l'exil.\n\nEn France, L-O Frossard et Marcel Cachin, envoyés par la SFIO en Russie soviétique, en reviennent conquis par les idées du nouveau régime : en décembre 1920 se tient le congrès de Tours de la SFIO, au cours duquel une majorité de délégués de la SFIO choisit d'adhérer à l'Internationale communiste, fondant la Section française de l'Internationale communiste, qui se rebaptise ensuite Parti communiste français. Léon Blum s'oppose quant à lui résolument aux thèses léninistes qui lui apparaissent comme un nouvel avatar du blanquisme, soit de la prise du pouvoir non par les masses mais par une minorité organisée entraînant ces dernières. Une minorité de délégués, conduite par Blum et Jean Longuet, refonde aussitôt la SFIO. Blum, lors de son intervention au congrès de Tours, condamne sévèrement les pratiques des bolcheviks qui lui apparaissent non comme la dictature du prolétariat, mais comme celle d'un petit groupe. Pour Blum, les thèses de Marx, dont il juge la métaphysique « médiocre » et la doctrine économique caduque, ne sauraient constituer le fondement du socialisme : récusant le matérialisme historique et le déterminisme sociologique, Blum conçoit le socialisme comme devant assurer « l'égal bien-être et le bonheur commun des hommes » en installant « la raison et la justice là où règnent aujourd'hui le privilège et le hasard ». Pour lui, si une phase transitoire de dictature du prolétariat est inévitable après une prise du pouvoir victorieuse et dans un contexte de vacance de la légalité, la révolution doit se comprendre comme la transformation de la société, et non comme la prise du pouvoir elle-même : en outre, une révolution n'a pas à être cruelle et sanglante, Blum ne la concevant pas comme une insurrection ou une guerre civile. Devenu le « chef moral » de la SFIO, il estime de son devoir de « garder la vieille maison » dans laquelle il espère voir la famille socialiste française se réunifier. Mais au cours des années 1920, les deux « frères ennemis » du socialisme français demeurent séparés par une hostilité grandissante. La SFIO reprend rapidement l'avantage par rapport au PCF, qui s'enferme dans des positions sectaires. Avec le reflux de la vague révolutionnaire en Europe, les communistes français perdent de nombreux militants : bien que gagnant certains bastions électoraux, ils sont nettement distancés par les socialistes lors des élections de 1924. Fait unique jusque-là, un parti formé d'exclus et de dissidents parvient à se reconstituer sur des bases solides et à dominer largement l'adversaire.\n\nEn Norvège, le Parti travailliste adhère en 1919 à l'Internationale communiste mais rompt avec elle quatre ans plus tard, provoquant la scission du Parti communiste norvégien. Dans l'Allemagne de Weimar, le SPD perd un tiers de ses sièges lors des élections de 1920 et doit quitter la chancellerie ; il demeure cependant le parti le plus important en termes de militants et revient au pouvoir en 1928. Tout en continuant d'utiliser un vocabulaire radical et des références marxistes, le SPD a abandonné toute perspective révolutionnaire ; il doit affronter sur sa gauche le KPD, devenu un parti de masse et qui lui est irrémédiablement hostile depuis les évènements de 1919.\n\n",
"title": " Première Guerre mondiale et rupture de 1917 - La révolution russe et la scission du socialisme "
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] | wik-hist-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Socialisme |
Fronde (histoire) - Les facteurs explicatifs des troubles (1) | 3,154 | [
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"source_text": "\n\nLa Fronde (1648-1653), est une période de troubles graves qui frappent le royaume de France alors en pleine guerre contre l’Espagne (1635-1659), pendant la minorité du roi Louis XIV (1643-1651). Cette période de révoltes marque une brutale réaction face à la montée de l’autorité monarchique en France commencée sous Henri IV et Louis XIII, renforcée par la fermeté de Richelieu et qui connaîtra son apogée sous le règne de Louis XIV. Après la mort de Richelieu en 1642, puis celle de Louis XIII en 1643, le pouvoir royal est affaibli par l'organisation d'une période de régence, par une situation financière et fiscale difficile due aux prélèvements nécessaires pour alimenter la guerre de Trente Ans, ainsi que par l'esprit de revanche des grands du royaume subjugués sous la poigne de Richelieu. Cette situation provoque une conjonction de multiples oppositions aussi bien parlementaires, qu’aristocratiques et populaires.",
"title": "Contexte"
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"source_text": "Il est possible de distinguer trois facteurs d'explication : au niveau fiscal (une pression croissante de la fiscalité royale), au niveau social (une remise en cause des privilèges des parlementaires parisiens) et au niveau politique (le pouvoir royal entend gouverner seul dans le cadre d'une monarchie absolue, qui amènerait un renforcement monarchique).\n\n",
"title": ""
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"source_text": "La Fronde naquit tout d'abord d'un mécontentement général. Celui-ci prenait sa source dans la crise économique et l'augmentation de la pression fiscale en vue de faire face aux dépenses de la guerre de Trente Ans. Les dépenses de l'État ont quintuplé entre 1600 et 1650, alors qu'elles avaient déjà doublé entre 1515 et 1600. L'espoir d'un allègement des impôts, que la régente Anne d'Autriche avait fait naître après la mort de Louis XIII, se trouve vite déçu. En effet, le cardinal Mazarin demande au surintendant des finances Particelli d'Émery, d'élargir l'assiette de nombreux impôts. Ce dernier a cherché par tous les moyens à augmenter les recettes notamment par l'édit du Toisé (1644), la taxe des Aisés et l'édit du tarif (1646). L’objectif était d’étendre l’assiette fiscale parisienne afin de compenser le manque à gagner de la taille car les villes en étaient alors exemptées et le gouvernement avait promis au peuple une remise du quart de la taille due depuis 1647. L'opposition du Parlement obligea le ministre à revenir sur ces réformes ou à en réduire les effets.\n\nEn janvier 1648, sept nouveaux édits fiscaux sont soumis à enregistrement auprès du Parlement de Paris (lit de justice du 15 janvier). En dépit de protestations, notamment de l’avocat général Omer Talon, le Parlement doit s’effacer. Toutefois, il est farouchement hostile à ces mesures qui touchent la plupart de ses membres qui, jusque-là, ne payaient pas ou peu d’impôts. En ce sens, la Fronde est un soulèvement des gens de biens, ne souhaitant pas payer d’impôts ou d’augmentation d’impôts. Les Parisiens suivent et soutiennent les parlementaires. Le mécontentement se généralise.\n\n",
"title": " Une ponction fiscale de plus en plus forte "
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"source_text": "Outre l’aspect fiscal, la monarchie touche également aux privilèges de ces parlementaires. En effet, toujours dans un souci de trouver des fonds, elle multiplie la création des offices. Or, les gens du Parlement en ont pour la plupart acheté le leur et sont opposés à de nouvelles créations car l’augmentation de l’offre fait baisser le cours du prix de l’office.\n\nDe plus, la monarchie rogne sur les revenus des officiers. Un office produit en effet des revenus (que l’on appelle des gages), et le pouvoir royal supprime pour quatre années tous les gages des officiers parlementaires (avril 1648). Par conséquent, tous les officiers de robe de toutes les cours souveraines (parlements, Chambre des comptes, Cour des aides et Cour des monnaies) sont solidaires pour défendre leurs privilèges.\n\n",
"title": " Une atteinte aux privilèges des officiers de robe "
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"source_text": "Le développement de la monarchie absolue signifie concrètement que la direction du pouvoir est entre les mains du roi seul, sans l’assistance de corps constitués tels que les états généraux. Au cours du XVIIe siècle, le roi s’est peu à peu passé de telles assemblées. Au contraire, le pouvoir monarchique s’est confiné dans une construction bicéphale où le roi place sa confiance en une seule personne (Richelieu pour Louis XIII et Mazarin pour la régente Anne d’Autriche). Cependant, l’« absolutisme royal » est tempéré aujourd'hui par l'historiographie, le roi étant toujours tenu de prendre conseil, de respecter les lois du royaume et les droits de ses sujets.\n\nLors de la minorité de Louis XIV, non seulement la noblesse, mais aussi les élites de robe n’acceptent pas l’idée que le pouvoir réside entre les mains du cardinal Mazarin, jugé trop puissant. Dès la première année de régence, le cardinal doit faire face à une cabale des Importants et fait emprisonner le duc de Beaufort, petit-fils en ligne légitimée de Henri IV et donc cousin germain du roi. Le peuple parisien exprime son aversion à l'égard du cardinal dans des mazarinades. L’opposition se déplace ainsi sur le terrain politique. Le Parlement ambitionne de participer au gouvernement du royaume alors qu'il n'est à l'origine qu'une institution judiciaire. Certains princes du sang font également valoir leurs prétentions quant à la direction des affaires.\n\nEn effet, face au gouvernement, se dressait d'abord rien moins que la famille royale. Gaston de France (le Grand Monsieur), oncle du roi et qui avait été longtemps l'héritier du trône, éternel comploteur, ne cachait pas son opposition à Mazarin, non plus que sa fille, Anne-Marie-Louise d'Orléans, la Grande Mademoiselle. Le prince de Condé dit « le grand Condé » et sa sœur, la duchesse de Longueville, espéraient entrer au conseil de régence. Outre ces aspirations politiques, il en est d'autres plus personnelles. Jean-François Paul de Gondi, futur cardinal de Retz, coadjuteur de Paris, était ambitieux. Il voulait lui aussi jouer un rôle politique de premier plan.\n\n",
"title": " Une volonté d'abaisser l'influence politique des ordres du royaume "
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] | wik-hist-seconde | https://fr.wikipedia.org/wiki/Fronde_(histoire) |
Biomasse (énergie) - État des lieux (1) | 3,758 | [
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"source_text": "\n\nDans le domaine de l'énergie, la biomasse est la matière organique d'origine végétale (microalgues incluses), animale, bactérienne ou fongique (champignons), utilisable comme source d'énergie (bioénergie). Cette énergie peut en être extraite par combustion directe, comme pour le bois énergie, ou par combustion après un processus de transformation de la matière première, par exemple la méthanisation (biogaz, ou sa version épurée le biométhane) ou d'autres transformations chimiques (dont la pyrolyse, la carbonisation hydrothermale et les méthodes de production de biocarburants ou « agrocarburants »). Trois modes de valorisations de la biomasse existent : thermique, chimique et biochimique.\n\nLa biomasse intéresse à nouveau les pays riches, confrontés au changement climatique et à la perspective d'une crise des ressources en hydrocarbures fossiles ou uranium.",
"title": "Contexte"
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"source_text": "La biomasse énergie est utilisée depuis la préhistoire (maîtrise du feu). Elle reste la première énergie renouvelable utilisée dans le monde, pour le chauffage et la cuisson des plats de cuisine, mais essentiellement dans les pays peu industrialisés.\n\nSelon l'Agence internationale de l'énergie, en 2019, « biomasse et déchets » ont représenté 56 813 PJ (pétajoules), soit 9,2 % de la consommation mondiale d'énergie primaire. Sur ce total, 9,1 % sont utilisés pour la production d'électricité, 5,9 % pour la production combinée d'électricité et de chaleur (cogénération), 0,95 % pour les chaufferies des réseaux de chaleur et 76,4 % pour la consommation finale directe, en particulier 48,9 % par le secteur résidentiel (chauffage individuel, cuisine), 17,4 % par l'industrie et 7 % par les transports (agrocarburants). La biomasse et les déchets couvrent 3,3 % de la consommation d'énergie des transports.\n\nLa biomasse (hors déchets) assure 2,0 % de la production mondiale d'électricité en 2019. Avec 20,5 % du total mondial, la Chine est le premier producteur d'électricité à partir de la biomasse, devant les États-Unis (10,3 %), le Brésil (10,1 %), l'Allemagne (8,2 %), le Royaume-Uni (6,2 %) et l'Inde (5,7 %). La part de la biomasse dans la production d'électricité reste modeste, en-dehors du cas du Royaume-Uni (10,4 % du fait de la conversion au bois de la centrale de Drax) : 1,5 % en Chine, 1,3 % aux États-Unis, 1,1 % en France.\n\nSelon l'Agence internationale de l'énergie, en 2060, la biomasse devrait couvrir près de 17 % de la consommation d'énergie finale contre 4,5 % en 2015. En 2016, les agrocarburants couvraient environ 4 % des besoins d'énergie du transport routier.\n\n",
"title": " Dans le monde "
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"source_text": "Avec 60 % en 2013, la biomasse-énergie est la première source d'énergie renouvelable, devant l'énergie hydraulique (17 %).\n\nLa Commission européenne a estimé que (si le changement climatique n'affecte pas négativement cette ressource) la bioénergie pourrait couvrir jusqu'à environ 13 % de la demande énergétique de l'UE (telle qu'elle était en 2018).\n\nSelon une étude du cabinet conseil Material Economics publiée en juin 2021, l'Union européenne mise beaucoup trop sur ses forêts et les cultures végétales pour produire de l'énergie verte et atteindre la neutralité carbone en 2050. Pour atteindre les objectifs fixés par Bruxelles, il faudrait consacrer entre 350 000 et 400 000 km2 supplémentaires de terres à la production de biomasse d'origine végétale par des cultures énergétiques, soit une superficie équivalente à l'Allemagne tout entière ; il faudrait en plus prélever environ 340 millions de tonnes de bois par an dans les forêts, soit plus des trois-quarts de la croissance annuelle de tous les massifs européens. La biomasse est bien plus utile pour des usages matériels (construction, textile et chimie) que lorsqu'elle est brûlée ; l'utilisation de l'énergie tirée de la biomasse doit être « extrêmement sélective » et « concentrée sur quelques niches » : chauffage industriel, aviation et transport maritime.\n\nune association European Biomass Association (AEBIOM) et\n\ndepuis 1996 une Association européenne des industries de la biomasse (European Biomass Industry Association, EUBIA), qui représente les forces du marché, les fournisseurs de technologie et les centres de connaissances, du secteur de la biomasse.\n\n",
"title": " En Europe "
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] | wik-svt-seconde | https://fr.wikipedia.org/wiki/Biomasse_(énergie) |
Trois Glorieuses - Révolution de Juillet (1) | 1,565 | [
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"source_text": "\n\nLa révolution de Juillet est la deuxième révolution française, après celle de 1789. Elle porte sur le trône un nouveau roi, Louis-Philippe Ier, à la tête d'un nouveau régime, la monarchie de Juillet, qui succède à la Seconde Restauration. Cette révolution se déroule sur trois journées, les 27, 28 et 29 juillet 1830, dites « Trois Glorieuses ».\n\nAprès une longue période d’agitation ministérielle, parlementaire et journalistique, le roi Charles X tente par un coup de force constitutionnel de freiner les ardeurs des députés libéraux par ses ordonnances de Saint-Cloud du 25 juillet 1830. En réponse, des Parisiens se soulèvent, dressent des barricades dans les rues et affrontent les forces armées, commandées par le maréchal Marmont, duc de Raguse. L'émeute se transforme rapidement en insurrection révolutionnaire.",
"title": "Contexte"
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"source_text": "La publication des ordonnances le lundi 26 juillet crée la stupeur. L'opposition s’attendait à un coup de force, mais on n’imaginait pas que le roi agirait avant la réunion des Chambres prévue pour le 3 août. L’effet de surprise est donc total, alors que la plupart des opposants ne sont pas encore rentrés à Paris.\n\nDès le début de l’après-midi, les propriétaires du Constitutionnel organisent une réunion chez leur avocat, André Dupin, par ailleurs député libéral et avocat du duc d’Orléans. Y assistent quelques journalistes, dont Charles de Rémusat et Pierre Leroux du Globe, et des avocats comme Odilon Barrot et Joseph Mérilhou. Dupin estime que les ordonnances sont contraires à la Charte, donc illégales, mais, sur la suggestion de Rémusat de rédiger une protestation, il objecte que la réunion se tient dans son cabinet d’avocat et ne saurait donc prendre un tour politique. Rémusat et Leroux se rendent alors dans les bureaux du National où des journalistes sont réunis autour de Thiers, Mignet et Carrel. Le journal publie une édition spéciale appelant à la résistance par la grève de l’impôt. Thiers et Rémusat proposent d’élever une protestation solennelle qui est rédigée sur-le-champ et publiée le lendemain dans les journaux Le National, Le Globe et Le Temps. C'est la Protestation des 44 journalistes du 26 juillet 1830 :\n\n« Le régime légal est […] interrompu, celui de la force est commencé. Dans la situation où nous sommes placés, l’obéissance cesse d’être un devoir. […] Aujourd’hui donc, des ministres criminels ont violé la légalité. Nous sommes dispensés d’obéir. Nous essaierons de publier nos feuilles sans demander l’autorisation qui nous est imposée. »\n\n— Protestation des 44 journalistes du 26 juillet 1830.\n\nAu même moment, les députés libéraux présents à Paris cherchent à s’organiser, mais redoutent la réaction du gouvernement. Alexandre de Laborde et Louis Bérard sont les plus allants. Une première réunion a lieu chez Casimir Perier dans l’après-midi du 26, où se retrouvent Bérard, Bertin de Vaux, Laborde, Saint-Aignan, Sébastiani et Taillepied de Bondy. Bérard propose une protestation collective, mais ses collègues refusent de s’engager. Déçu, il se rend, accompagné par Laborde, dans les bureaux du National où il se joint à la protestation de Thiers.\n\nDans la soirée, une quinzaine de députés se réunissent chez Laborde, parmi lesquels Bavoux, Bérard, Lefebvre, Mauguin, Perier, Persil, Schonen. Bérard propose à nouveau une protestation collective, mais les députés présents se dérobent au motif qu’ils ne sont pas suffisamment nombreux. On se borne à décider de se revoir le lendemain à quinze heures chez Casimir Perier qui, quoique visiblement embarrassé, n’ose pas refuser son salon.\n\nAu même moment, quelques attroupements commencent à se former au Palais-Royal, place du Carrousel, place Vendôme. On crie : « Vive la Charte ! À bas les ministres ! À bas Polignac ». Des manifestants reconnaissent la voiture de Polignac qui, en compagnie du baron d’Haussez, rentre à l’hôtel des Affaires étrangères, alors sis rue Neuve-des-Capucines. Des pierres sont lancées en direction de l’équipage, une vitre est brisée dont les éclats égratignent d’Haussez, mais le cocher parvient à entrer au grand galop dans la cour de l’hôtel dont les gendarmes referment aussitôt la porte. Un début d'agitation de la capitale mais qui ne va guère loin. La nuit très calme rassure les autorités.\n\n",
"title": " Lundi 26 juillet : début de la révolte "
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] | wik-hist-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Trois_Glorieuses |
Second Empire - Caractéristiques économiques et sociales sous le Second Empire (5) | 1,624 | [
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"source_text": "\n\nLe Second Empire est le système constitutionnel et politique instauré en France le 2 décembre 1852 lorsque Louis-Napoléon Bonaparte, premier président de la République française, devient le souverain Napoléon III, empereur des Français, un an jour pour jour après son coup d'État du 2 décembre 1851. Ce régime politique succède à la Deuxième République.\n\nDepuis L'Histoire de la France contemporaine d'Ernest Lavisse, le Second Empire est analysé en deux périodes par les historiens : la première qualifiée d'Empire autoritaire qui s'étend globalement de 1852 à 1860 s'oppose à la seconde, dite de l'Empire libéral, s'étalant globalement de 1860 à 1870.\n\nLe Second Empire se termine le 4 septembre 1870 à la suite de la défaite de Sedan, lors de la guerre contre la Prusse, puissance montante en Europe dirigée par le chancelier impérial Otto von Bismarck. La Troisième République lui succède et inaugure la pérennité du régime républicain en France.\n\n",
"title": "Contexte"
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"source_text": "À partir de 1862, sa politique sociale se montre plus audacieuse et novatrice que durant la décennie écoulée. En mai 1862, il fonde la Société du prince impérial, destinée à prêter de l'argent aux ouvriers et à aider les familles temporairement dans le besoin. Son projet de loi visant à créer une inspection générale du travail, pour faire respecter la loi de 1841 sur le travail des enfants, est cependant révoqué par le Conseil d'État. La même année, sous les encouragements des parlementaires réformistes (Darimon, Guéroult) et de l'élite ouvrière, il subventionne l'envoi d'une délégation ouvrière conduite par Henri Tolain à l'Exposition universelle de Londres. Pour l'économiste et homme politique socialiste Albert Thomas, « si la classe ouvrière se ralliait à lui [Napoléon III], c'était la réalisation du socialisme césarien, la voie barrée à la République. Jamais le danger ne fut aussi grand qu'en 1862. » De retour de Londres, la délégation ouvrière demande l'application en France d'une loi permettant aux travailleurs de se coaliser sur le modèle de ce qui se faisait en Grande-Bretagne et, dans le contexte des élections de 1863 et de celles complémentaires de 1864, Tolain et les militants ouvriers, dont Zéphirin Camélinat, rédigent le manifeste des soixante, un programme de revendications sociales qui affirme son indépendance vis-à-vis des partis politiques, notamment les républicains, et présente des candidats (qui sont finalement battus). Une loi du 23 mai 1863 donne aux travailleurs la possibilité, comme au Royaume-Uni, d'économiser de l'argent en créant des sociétés coopératives. L'empereur appuie néanmoins le vœu de Tolain sur le droit de coalition qui est relayé au parlement par Darimon et le duc de Morny. Malgré les réticences du Conseil d'État, le projet de loi préparé par Émile Ollivier est adopté par 221 voix contre 36 par le Corps législatif et par 74 voix contre 13 au Sénat. Ratifiée et promulguée par Napoléon III, la loi du 25 mai 1864 reconnaît pour la première fois le droit de grève en France du moment qu'il ne porte pas atteinte à la liberté du travail et s'exerce paisiblement.\n\n",
"title": " Situation sociale sous le Second Empire - L'ouverture vers les prolétaires "
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"source_text": "De nombreux ouvriers sont alors séduits par la politique sociale de l'Empereur mais leur ralliement au régime n'est cependant pas massif. Certains refusent aux « bourgeois-républicains » le droit de parler en leur nom mais les tentatives de Tolain pour donner à ces ouvriers ralliés une représentation parlementaire ont échoué. Le ralliement est aussi limité par les incertitudes de la politique économique du gouvernement, par la persistance de la crise du coton et par le début d'une récession au début de l'année 1866.\n\nEn dépit de la reconnaissance du droit de grève, les syndicats proprement dits demeurent prohibés. Une circulaire impériale du 23 février 1866 demande d'abord aux préfets de laisser se tenir les rassemblements ayant des revendications purement économiques. Puis le droit d'organisation des salariés dans des associations à caractère syndical est reconnu dans une lettre du 21 mars 1866 et par un décret du 5 août 1866 portant création d'une Caisse impériale des associations coopératives. Le 30 mars 1868, les chambres syndicales sont officiellement tolérées par le gouvernement mais les syndicats eux-mêmes ne seront pas autorisés avant la loi Waldeck-Rousseau en 1884. Par ailleurs, la classe ouvrière est progressivement gagnée par les théories collectivistes et révolutionnaires de Karl Marx et de Bakounine, mises en avant dans les congrès de l'Association internationale des travailleurs.\n\n",
"title": " Situation sociale sous le Second Empire - Le droit d'organisation des salariés "
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"source_text": "Les contacts pris à Londres avec les représentants ouvriers de divers pays ont abouti à la création, en 1864, de l'Association internationale des travailleurs (AIT) alors « dominée par les réformistes et les proudhoniens ». Bien que tiraillée entre diverses tendances, c'est Karl Marx qui en rédige l'Adresse inaugurale et les statuts selon lesquels « l'émancipation des travailleurs doit être l'œuvre des travailleurs eux-mêmes » et reposent « implicitement sur le dogme de la lutte des classes ». L'AIT ouvre un bureau en France en 1865, dirigé par Henri Tolain et animé par les partisans de Proudhon.\n\nEn 1866, lors du congrès de Genève, les représentants du courant mutuelliste présentent un mémoire dans lequel ils prônent l'apolitisme et condamnent « les grèves, les associations collectivistes de 1848, l'instruction publique et le travail des femmes ». Néanmoins, en février 1867, l'AIT apporte un soutien financier à la grève victorieuse des ouvriers bronziers menée par la société de crédit mutuel et de solidarité des ouvriers du bronze, dirigée par Zéphirin Camélinat. En septembre 1867, lors du congrès de Lausanne, sous l'influence des partisans de Marx venus en nombre et des « éléments radicaux » de plus en plus nombreux, l'AIT proclame que « l'émancipation sociale des travailleurs devait s'accompagner d'une émancipation politique » et ce « en complète rupture avec l'esprit du mutuellisme proudhonien et avec le manifeste des soixante », même si la ligne des partisans de Proudhon s'impose finalement de justesse. Deux jours plus tard, lors du congrès de la paix et de la liberté à Genève, « l'Internationale s'en prend vivement aux armées permanentes et aux gouvernements autoritaires », visant notamment Napoléon III. De retour de ces congrès, les membres du « bureau parisien de l'Internationale, autour de Tolain », qui étaient déjà de plus en plus « enclins à intégrer la politique dans leur projet de transformation sociale » renoncent au « réformisme proudhonien pour se lancer dans la lutte active et organiser des manifestations ». La section parisienne ne tarde pas à être perquisitionnée tandis que Tolain est arrêté et condamné en justice. La section est finalement dissoute pour avoir participé à des manifestations à caractère politique comme des protestations contre l'envoi à Rome de troupes françaises. À la fin de l'année 1868, une seconde section française est créée, dirigée par Eugène Varlin et Benoît Malon dont l'un des mots d'ordre est de faire la « révolution politique », alors que l'AIT « passe définitivement sous l'influence marxiste » lors du Congrès de Bruxelles. Si le gouvernement envisage alors la légalisation des syndicats avec, pour corollaire, leur ralliement au socialisme césarien, il ne peut tolérer un ralliement au socialisme international marxiste qui semble se profiler au travers de l'AIT. Pour couper court, plusieurs militants sont poursuivis, condamnés et emprisonnés (dont Albert Theisz, Varlin et Malon) au cours de trois procès de l'AIT tenus entre 1868 et 1870. Mais lors des élections législatives de 1869, pour la première fois, les ouvriers rallient en majorité les candidats républicains, ce qui sonne comme un échec pour la politique d'ouverture sociale de Napoléon III. En 1870, une fédération parisienne de l’AIT ouvre de nouveau ses portes à Paris mais, quelques jours plus tard, le 30 avril, « l’arrestation « de tous les individus qui constituent l’Internationale » est ordonnée ». Le 8 juillet, elle est déclarée dissoute bien que non effective dans les faits à la suite de la déclaration de guerre.\n\n",
"title": " Situation sociale sous le Second Empire - L'échec du ralliement des ouvriers "
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"source_text": "En dépit de toutes ces déconvenues pour se rapprocher des ouvriers, Napoléon III décide de maintenir ce qu'il considère être son œuvre sociale. Des soupes populaires sont organisées pour les pauvres alors que se mettent en place les premiers systèmes de retraites et qu'une loi fonde une Caisse d’assurance décès et une Caisse d’assurance contre les accidents du travail (1868). Le 2 août 1868, une loi abroge un article du Code civil qui donnait primauté, en cas de contentieux, à la parole du maître sur celle de l’ouvrier. Le 23 mars 1869, le Conseil d’État refuse de valider le projet de suppression du livret ouvrier, une demande récurrente de Napoléon III. En décembre, la bourse du travail est inaugurée à Paris.\n\nSur la période, si la grande misère recule et si le niveau de vie des ouvriers reste précaire, leur pouvoir d'achat a cependant réellement augmenté alors que les périodes de sous-emploi se font plus brèves.\n\n",
"title": " Situation sociale sous le Second Empire - Les œuvres sociales "
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] | wik-hist-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Second_Empire |
Empire allemand - La société allemande : la caste dirigeante (1) | 1,937 | [
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"source_text": "\n\nL'Empire allemand (en allemand : Deutsches Reich) est le régime politique de l'Allemagne de 1871 à 1918. État-nation historique de l'Allemagne, l'Empire allemand est une monarchie parlementaire autoritaire avec une organisation territoriale fédérale.",
"title": "Contexte"
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"source_text": "Trois empereurs se succédèrent de 1871 à 1918. Guillaume Ier (1797-1888), roi de Prusse depuis 1861, n'avait tout d´abord pas voulu être empereur, s´adonna donc surtout à son royaume et ordonna à Bismarck la direction de l'Empire allemand. À sa mort, son fils Frédéric III (1831-1888) monta sur le trône mais ne régna que quelques mois. On le disait favorable au libéralisme mais frappé par la maladie il mourut avant d'entreprendre de vastes changements. Il en alla tout autrement pour Guillaume II (1859-1941). Lorsqu'il accède à la dignité impériale, il est âgé de 29 ans et régnera 30 ans sur la Prusse et le Reich. Jeune et impétueux, il aspire à gouverner par lui-même, et, en 1890, Bismarck finit par démissionner. Les chanceliers qu'il nommera par la suite ne seront que les instruments dociles de sa volonté. Dans ce Reich qui est encore une monarchie semi-féodale, l'empereur va imposer ses conceptions personnelles à des chanceliers et secrétaires d'État pusillanimes, choisis pour leur connaissance de la bureaucratie plus que pour leurs qualités politiques.\n\nPersonnalité complexe, esprit doué mais impulsif, vaniteux, despotique, il ne supporte pas ceux qui osent le critiquer et entend tout régenter : le conflit avec Bismarck était donc inévitable. Complexé par un bras gauche atrophié, Guillaume II essaie de compenser ce handicap par une agitation fébrile et brouillonne (il voyage constamment, prononce d'innombrables discours, change d'uniforme plusieurs fois par jour…), et par l'affirmation incessante de la grandeur de l'Allemagne pour laquelle il revendique une « place au soleil ». Personnalité « médiatique » avant l'heure, il est omniprésent, par ses discours, ses interviews retentissantes et par le culte dont il fait l'objet : portraits, souvenirs commémoratifs, et jusqu'à son port de moustaches que ses sujets s'empressent d'imiter.\n\nPlus que tout autre souverain allemand, Guillaume II aura su être en adéquation avec les aspirations de son peuple et s'identifier au désir de reconnaissance et aussi d'expansion de la nouvelle Allemagne impériale (à qui on a pu donner le nom d'Allemagne wilhelmienne, Wilhelm signifiant Guillaume). Il a su cristalliser sur sa personne les peurs et les désirs de ses sujets, et a, aux yeux de l'étranger, souvent personnifié un aspect agressif du nationalisme allemand.\n\n",
"title": " L'empereur "
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"source_text": "Quatre royaumes, six grands-duchés, cinq duchés et sept principautés, ont, dans ce nouveau Reich, conservé d'importantes prérogatives. Si Berlin va progressivement devenir la capitale politique et économique de l'Allemagne, les capitales des États souverains perpétuent la tradition culturelle des Residenzstädte (de). Les rois de Saxe essayèrent de maintenir la grande tradition qui avait fait de Dresde un des plus importants centres artistiques d'Allemagne. Le duc de Saxe-Meiningen pouvait se vanter d'accueillir dans sa résidence une des meilleures troupes de théâtre d'Allemagne. Munich était un des centres artistiques et intellectuels de tout premier plan qui cherchait à contrebalancer l'influence de Berlin.\n\nMais à côté de ces États brillants, dans lesquels se développait une vie politique active, existaient des États beaucoup plus rétrogrades, comme les deux duchés de Mecklembourg (Schwerin et Strelitz), restés à l'écart des grandes transformations politiques et économiques du XIXe siècle.\n\nSi les princes régnants surent demeurer très populaires parmi leurs sujets, c'est qu'ils incarnaient une légitimité parfois teintée du particularisme, comme en Bavière, et qu'ils perpétuaient aussi une tradition culturelle qui s'opposait aux appétits hégémoniques de la Prusse. Par l'intermédiaire du Bundesrat, ils surent mettre en échec les velléités centralisatrices du Reich.\n\nNéanmoins, les grandes mutations que connut l'Allemagne dans les deux dernières décennies du siècle se firent sans eux. L'essor industriel, le développement des grands centres urbains, l'expansion commerciale ont modelé une Allemagne nouvelle, fort différente des traditions archaïques et désuètes que pouvait incarner l'Allemagne des Princes.\n\n",
"title": " Les princes souverains "
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] | wik-hist-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Empire_allemand |
Commune (France) - Collectivité territoriale (4) | 711 | [
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"source_text": "\n\nEn France, la commune est, sur le plan institutionnel, à la fois une collectivité territoriale, à savoir une autorité administrative décentralisée bénéficiant de la personnalité morale, et disposant d'affaires propres, distinctes des affaires de l'État, et une circonscription administrative, à savoir une division administrative dépourvue de personnalité juridique, territoire d'exercice d'un service déconcentré de l'administration étatique ou d'un de ses représentants. Chacun de ces organes est caractérisé par une identité (un nom, un territoire et une population) et par des compétences qui leur sont dévolues par la loi. Sur le plan géographique, la commune est une division élémentaire du territoire national qui peut également servir de division de gestion ou de connaissance du territoire.",
"title": "Contexte"
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"source_text": "Une commune étant une collectivité territoriale, elle est une personne morale de droit public et dispose ainsi d’un budget propre, acte par lequel le conseil municipal prévoit et autorise les recettes et les dépenses de l’exercice budgétaire (du 1er janvier au 31 décembre). Préparé par le maire, avec la collaboration des services municipaux, il est soumis au vote du conseil municipal.\n\nLes recettes d'une commune sont de quatre types :\n\ndes recettes fiscales se répartissant en :\n\nimposition des entreprises : cotisation foncière des entreprises (CFE), cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE), imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux (IFER), taxe sur les surfaces commerciales (TASCOM)\n\nimposition des ménages : taxe d'habitation et taxe foncière\n\ndes transferts financiers de l’État (sous forme de dotations, de compensations fiscales ou encore de fiscalité transférée) ;\n\ndes recettes tarifaires et patrimoniales ;\n\ndes fonds structurels européens.L'examen des comptes des communes de 2012 à 2017 a permis de dégager cinq profils budgétaires et financiers des communes : Les plus forts budgets par habitant, les plus faibles budgets par habitant, les communes « investisseuses-emprunteuses », les communes avec « une aversion au risque financier » et les communes en difficultés. Cette dernière classe regroupe 5 % des communes qui, avec des dépenses de fonctionnement par habitant supérieures aux recettes, ont une épargne brute négative. Elles ont également un besoin de financement élevé (-109 €/h, alors qu’en moyenne les communes dégagent une capacité de financement de +13 €/h). Les communes rurales y sont surreprésentées et elles ont le revenu moyen par habitant le plus faible des cinq classes (11 660 €/h).\n\n",
"title": " Moyens pour l'action municipale - Moyens financiers "
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"source_text": "Les communes disposent de moyens humains qu'est l'ensemble des agents communaux, recrutés sous le statut de fonctionnaire de la fonction publique territoriale, dont le statut dépend de deux lois : loi du 13 juillet 1983 dite loi Le Pors, pour les dispositions générales, et loi du 26 janvier 1984 pour les dispositions propres à la fonction publique territoriale.\n\nAu 31 décembre 2015, 1 021 856 agents étaient employés dans les communes, soit 54 % de la fonction publique territoriale (1 889 310 agents) et 19 % de la fonction publique dans son ensemble (5 450 619 agents), qui comprend la fonction publique d'État, la fonction publique territoriale et la fonction publique hospitalière.\n\nLes communes comptent, en 2019, 14,3 agents agents territoriaux par habitant en équivalent temps plein pour 1 000 habitants. Ce taux d'administration est plus faible dans les petites communes et plus élevé dans les grandes.\n\n",
"title": " Moyens pour l'action municipale - Moyens humains "
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"source_text": "Les moyens juridiques pour la mise en œuvre de l'action communale sont les mêmes que pour toute collectivité territoriale : la mise en œuvre (régie locale, établissement public, comme les CCAS), le recours aux contrats publics (marchés publics, marchés de partenariat, délégations de service public, conventions, services publics locaux, contrats de recrutement d’agents publics) ou la mise en œuvre de sociétés commerciales (SEM ou SPL).\n\n",
"title": " Moyens pour l'action municipale - Moyens juridiques "
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"source_text": "La commune dispose de biens propres et en particulier du domaine public comme les routes communales, les bâtiments publics, etc.\n\n",
"title": " Moyens pour l'action municipale - Moyens matériels "
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"source_text": "Comme l'ensemble des autres collectivités territoriales, la commune est soumise à trois types de contrôles : un contrôle a posteriori, exercé après l’entrée en vigueur des actes et n’étant pas une condition de cette dernière, un contrôle juridictionnel (les juridictions administratives sont désormais seules compétentes pour annuler les actes contraires à la légalité) et un contrôle de légalité exercé par le préfet.\n\n",
"title": " Contrôle de l'action municipale "
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] | wik-geo-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Commune_(France) |
Économie de la république populaire de Chine - Transports et infrastructures (1) | 737 | [
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"source_text": "\n\nLa Chine est le deuxième pays du monde par son produit intérieur brut (PIB) nominal, derrière les États-Unis. En 2014, elle est devenue, selon les dernières estimations de la Banque mondiale, le premier pays au monde pour le PIB à parité de pouvoir d'achat (PPA), passant devant les États-Unis. En 2017, le produit intérieur brut (PIB) en PPA chinois s'est élevé à environ 23 120 milliards de US$ contre 19 360 milliards de US$ approximativement pour les États-Unis, ce qui confirme bien le dépassement chinois à long terme.",
"title": "Contexte"
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"source_text": "La Chine a la même surface géographique que les 48 états des États-Unis continentaux. Par conséquent, le développement des transports et des infrastructures jouent un rôle essentiel dans son économie et la défense nationale. Bien que son système de transport a connu des développements majeurs depuis 1949, l'accès aux zones intérieures reste difficile et un obstacle majeur au développement économique.\n\nImmédiatement après que la république populaire de Chine ait été fondée, l'objectif principal était de réparer l'infrastructure de transport existante afin de répondre aux besoins du transport militaire et logistiques ainsi que de renforcer l'intégrité territoriale. Durant les années 1950, de nouveaux liens routiers et ferroviaires ont été construites, et les anciens liens ont été améliorées. Pendant les années 1960, une grande partie de l'amélioration du transport régional sont devenus la responsabilité des gouvernements locaux, et de nombreux petits chemins de fer ont été construits. L'accent a également été mis sur le développement des transports dans les zones rurales, montagneuses et forestières éloignées, afin d'intégrer les régions les plus pauvres du pays et d'aider à promouvoir les économies d'échelle dans le secteur agricole.\n\nAvant que l'ère des réformes ait commencé dans les années 1970, les réseaux de transport étaient surtout concentrés dans les zones côtières et l'accès aux régions intérieures était généralement médiocre. Cette situation a été considérablement améliorée depuis lors, les chemins de fer et des routes ont été construites dans les régions reculées et frontalières du nord-ouest et sud-ouest.\n\nDans le même temps, le développement du transport international a également été poursuivi, et du champ d'application la navigation maritime a été considérablement élargi. La Chine est devenue au 1er janvier 2010 la troisième nation maritime du monde avec 3633 navires pour 104,452 millions de tonnes de port en lourd. Une part importante de ce tonnage (60,72 %) est immatriculée à l'étranger. À ces nombres, il faut rajouter la flotte de Hong Kong (8e mondiale), qui s'élève à 34,41 millions de tonnes de port en lourd répartis sur 680 unités. Le trafic portuaire de la Chine est également très important: avec des ports comme Shanghai, Shenzhen ou Guangzhou qui comptent parmi les plus importants du globe, son trafic conteneurs total s'élevaient au 1er janvier 2009 à 115 934 578 TEUs, ce qui place le pays en première position pour cette spécialité.\n\nLe transport de marchandises est principalement assuré par le transport ferroviaire. Le secteur ferroviaire est monopolisé par la compagnie nationale China Railway, qui était anciennement le Ministère des chemins de fer et il y a une grande variation dans les services fournis. En 2007, la Chine a lancé son propre train à grande vitesse (TGV) développé localement. Une ligne TGV de Pékin à Shanghai a été ouverte en 2011 qui couvre les 1 300 km en 5 heures, à une vitesse de pointe de 300 km/h. À la fin de 2015, la Chine a construit un réseau ferroviaire à grande vitesse de plus de 19 000 km, dépassant de loin celle de tout autre pays et un réseau à grande vitesse plus grand que l'ensemble de l'Union européenne. En outre, ses capacités technologiques et d'ingénierie a fait la Chine un acteur global, lui permettant de construire le premier système de TGV des États-Unis en Californie. Des projets similaires ont été signés pour la Russie, la Thaïlande et l'Indonésie et seront encore renforcé quand la Banque d'infrastructure en Asie devient opérationnel.\n\nLe système de l'aviation civile Chinoise reste relativement peu développé par rapport à son système de TGV, pourtant il est le marché le plus dynamique dans le monde. En novembre 2012, il y avait 182 aéroports commerciaux en Chine. Dans le cadre du plan national, 82 nouveaux aéroports commerciaux sont à construire entre 2011 et 2015. Entre 2009 et 2014, le nombre total de passagers a augmenté de plus de 47 % à 390,2 millions, étant second seulement aux États-Unis en 2014. La Chine compte actuellement 13 lignes aériennes internationales et environ 30 compagnies aériennes nationales.\n\nParadoxalement, malgré son progrès rapide, l'investissement dans l'infrastructure de la Chine a été souvent critiqué comme excessif. Pourtant certains économistes soutiennent la thèse que l'écart de développement entre la Chine et d'autres économies émergentes comme le Brésil, l'Argentine et l'Inde peut être attribuée dans une large mesure de la priorité donnée au début sur les projets d'infrastructure ambitieux: alors que la Chine a investi près de 9 % de son PIB à l'infrastructure dans les années 1990 et des années 2000, la plupart des économies émergentes ont investi seulement 2 % à 5 % de leur PIB. Cet écart de dépenses considérable a permis à l'économie chinoise à croître rapidement, tandis que de nombreux pays en développement souffrent de goulots d'étranglement de développement (réseaux de transport pauvres, le vieillissement des réseaux électriques, des écoles médiocres...).\n\n",
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}
] | wik-geo-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Économie_de_la_république_populaire_de_Chine |
Bernard de Clairvaux - Reliques (1) | 2,754 | [
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"img": [],
"source_text": "\n\nBernard de Fontaine, abbé de Clairvaux, né en 1090 à Fontaine-lès-Dijon et mort le 20 août 1153 à l'abbaye de Clairvaux, est un moine bourguignon, réformateur de la vie religieuse catholique.\n\nDirecteur de conscience et important promoteur de l'ordre cistercien (ou ordre de Cîteaux), il recherche l'amour du Christ par la mortification la plus dure. Bernard de Fontaine fait preuve, toute sa vie, d'une activité inlassable pour instruire ses moines de Clairvaux, pour émouvoir et entraîner les foules, pour allier son ordre avec la papauté et pour élaborer un dogme militant que son ordre et toute l'Église catholique mettront en œuvre.\n\nC'est aussi un conservateur, qui fustige les mutations de son époque, la « Renaissance du XIIe siècle », marquée par une profonde transformation de l'économie, de la société et du pouvoir politique.\n\nMort en 1153, il est canonisé dès 1174 et devient ainsi saint Bernard de Clairvaux. Il est proclamé Docteur de l'Église catholique (Doctor mellifluus) en 1830 par le pape Pie VIII.\n\n",
"title": "Contexte"
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"source_text": "Le crâne (chef) de Bernard de Clairvaux repose à la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Troyes dans une châsse avec une relique de Malachie d'Armagh. D'autres reliques sont au musée d'Art sacré de Dijon. Autrement de nombreux ossements et objets personnels du saint ont été dispersés pour être vénérés notamment dans différents monastères de son Ordre ou dans des églises, comme par exemple, à l'église Saint-Martin de Ville-sous-la-Ferté, à la basilique Notre-Dame-de-l'Assomption de Maastricht, et à l'église Saint-Jean-Baptiste à Burtscheid près d'Aix-la-Chapelle. \n\nEn 1965, des pèlerins allemands apportèrent un coffret contenant des reliques de sainte Hildegarde de Bingen et de Bernard de Clairvaux au sanctuaire de Lourdes. Elles sont conservées dans la chapelle Pax Christi à la basilique Saint-Pie-X.\n\nReliques d'Hildegarde de Bingen et de Bernard de Clairvaux (Lourdes, chapelle Pax Christi)\n\n",
"title": ""
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] | wik-hist-seconde | https://fr.wikipedia.org/wiki/Bernard_de_Clairvaux |
Napoléon III - Empereur des Français (1852-1870) (8) | 1,780 | [
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"source_text": "\n\nCharles Louis Napoléon Bonaparte, dit Louis-Napoléon Bonaparte, né le 20 avril 1808 à Paris et mort le 9 janvier 1873 à Chislehurst (Royaume-Uni), est un monarque et un homme d'État français. Il est à la fois l'unique président de la Deuxième République, le premier chef d'État français élu au suffrage universel masculin, le 10 décembre 1848, le premier président de la République française, et, après la proclamation de l'Empire le 2 décembre 1852, le dernier monarque du pays sous le nom de Napoléon III, empereur des Français.",
"title": "Contexte"
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"source_text": "Passionné par les sciences et bien informé sur les dernières inventions, Napoléon III entretient des rapports privilégiés avec les savants dont il se plait à écouter les conférences et à suivre les expériences. Celui qui obtiendra le plus de ses faveurs est Louis Pasteur qu'il rencontre pour la première fois en 1863 après que celui-ci a réfuté la thèse de la génération spontanée et démontré l'existence des animalcules (plus tard appelés microbes). Devenu familier de l'Empereur et de l'Impératrice qui lui ôtent tout souci matériel pour poursuivre ses travaux, il est nommé à la commission chargée de la réforme de l'enseignement supérieur, envoyé dans le Gard pour lutter contre l'épidémie de pébrine qui menaçait les élevages de vers à soie, avant d'être nommé sénateur en juillet 1870.\n\nL'appui de Napoléon III au projet de Ferdinand de Lesseps, par ailleurs cousin de l'Impératrice, de percer le canal de Suez est déterminant à plusieurs occasions. Après plusieurs hésitations, l'Empereur accepte de patronner l'entreprise et de faire pression diplomatiquement sur l'Empire ottoman, hostile au projet. Il sauvera encore à plusieurs reprises les travaux en les soutenant face au vice-roi d'Égypte (1863-1864), une nouvelle fois face au Sultan (1865-1866) et encore en 1868 en consentant un emprunt pour renflouer la compagnie de Lesseps au bord de la faillite. Cependant, le contexte politique et social ainsi que sa santé précaire ne lui permettent pas de se rendre en Égypte pour voir l'achèvement des travaux, laissant son épouse assister seule à l'inauguration du canal de Suez le 17 novembre 1869.\n\n",
"title": " Politique intérieure - Politique sociale - Mécénat et dons "
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"source_text": "Désireux de faire apparaître son règne comme celui du « progrès scientifique et social, de l’industrie et des arts, de la grandeur retrouvée de la France », Napoléon III trouve en la photographie (son invention est traditionnellement datée de 1839) un instrument moderne permettant de réaliser cette ambition politique pour diffuser largement son image et les événements de son règne au côté des techniques plus traditionnelles qu'étaient notamment la peinture et la sculpture.\n\nLa Mission héliographique témoigne de cet intérêt des pouvoirs publics permettant la notoriété et le succès de Léon-Eugène Méhédin, de Gustave Le Gray (à qui Louis-Napoléon commande la première photographie officielle d'un chef d'État), d'Auguste Mestral, d'Hippolyte Bayard ou d'Henri Le Secq tout comme le traduisent les commandes publiques passées par la suite à Désiré Charnay, Auguste Salzmann, Adolphe Braun, Jean-Charles Langlois, Charles Nègre, Pierre-Louis Pierson et Pierre-Ambroise Richebourg, dont le but in fine reste toujours de rendre compte de l’action menée par l’Empereur et ses ministères dans les plus divers des domaines, y compris à l'étranger.\n\n",
"title": " Politique intérieure - Activités culturelles sous Napoléon III - Essor de la photographie "
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"source_text": "Durant la période de l'Empire autoritaire et dans une moindre mesure dans les années 1860, le domaine des arts et des lettres est soumis à la censure. Prêché par l'Église, le retour à l'ordre moral, appuyé par l'Impératrice Eugénie, est l'une des préoccupations du régime. Néanmoins, en 1863, alors que Jean-Léon Gérôme et les grands peintres officiels sont célébrés au Salon de peinture et de sculpture, Napoléon III permet l'ouverture d'un « salon des refusés » où exposent Courbet et les futurs impressionnistes.\n\nCette période est cependant caractérisée par la richesse de sa littérature, de Flaubert à George Sand ou aux frères Edmond et Jules de Goncourt. La construction de l'opéra Garnier illustre l'importance accordée au monde du spectacle, élément de la « fête impériale ». Les spectacles en ville se développent notamment l'opéra-bouffe, un genre dans lequel triomphe le compositeur Jacques Offenbach, mais aussi les pièces de théâtre comme celles d'Eugène Labiche qui remportent un franc succès. Bien que ces deux personnalités assument leur bonapartisme, leurs œuvres se livrent à une « critique corrosive mais souriante de la société impériale ».\n\nDoté d'une forte pension officielle et d'une très confortable liste civile, les fêtes et les réceptions grandioses de l'Empereur et de l'Impératrice aux Tuileries, à Saint-Cloud ou à Compiègne confèrent aussi à la « fête impériale » un rôle de propagande. De nombreux artistes tels Eugène Delacroix, Gustave Flaubert, Prosper Mérimée mais aussi des personnalités du monde scientifique comme Louis Pasteur participent notamment aux séries, des fêtes données pendant toute une semaine au palais de Compiègne par le couple impérial.\n\nPassionné d'histoire, Napoléon III écrit une monumentale Histoire de Jules César, aidé d'une équipe de collaborateurs dont il assure la direction, comprenant notamment Alfred Maury, Prosper Mérimée et Victor Duruy. La préface est rédigée par l'Empereur (ainsi que principalement les deux premiers volumes) et reprend les thèmes exposés dans sa jeunesse. Paru chez Plon en 1865 et 1866 pour les deux premiers volumes, qui vont jusqu'au début de la guerre civile en 49 av. J.-C., l'ouvrage compte six volumes au total et est complété, du moins pour les trois derniers volumes, sous la plume du baron Eugène Stoffel. Bien ultérieurement, l'ouvrage reçoit la reconnaissance et la caution scientifique des historiens Claude Nicolet et Christian Goudineau, spécialistes de l'histoire romaine et de la Gaule.\n\nParallèlement à ses recherches sur l'artillerie romaine, l'Empereur joue un rôle important dans la mise en œuvre d'une véritable archéologie nationale. En juillet 1858, il constitue une commission topographique chargée de dresser une carte de la Gaule. Il institue des chaires d'antiquité à l'école normale, à l'école des Chartes et au collège de France. Sur ses deniers personnels, il achète les jardins Farnèse sur le Palatin en 1860 et y exhume le palais impérial de Rome. Il envoie parallèlement des missions archéologiques en Espagne, Macédoine, Syrie, Algérie, Tunisie, Grèce ou encore en Asie Mineure. En 1862, il fait ouvrir le musée des Antiquités nationales à Saint-Germain-en-Laye et ériger une statue de Vercingétorix au mont Auxois. Sur ses deniers personnels, il finance plus de 8 millions de francs en recherches archéologiques, études expérimentales et travaux cartographiques et fait réaliser des fouilles à Alise-Sainte-Reine, identifiée comme étant le site d'Alésia, qu'il visite en 1861, avant celui de Gergovie, ainsi qu'à Bibracte.\n\n",
"title": " Politique intérieure - Activités culturelles sous Napoléon III - Arts et lettres "
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"source_text": "En 1851, préparant la restauration impériale, Louis-Napoléon Bonaparte cherche à rassurer l'opinion française et européenne en déclarant à Bordeaux : « L'Empire, c'est la paix ! » (9 octobre 1852). L'ordre européen alors en place est pourtant celui issu du congrès de Vienne de 1815 qu'il récuse, non seulement parce qu'il a été établi par les vainqueurs de Napoléon Ier afin de contenir les ambitions territoriales et politiques de la France mais aussi parce qu'il méconnaît le principe des nationalités dont Louis-Napoléon est un ardent défenseur. Le Royaume Uni se tient sur ses gardes. De fait, en octobre, le Premier Ministre — Lord Derby — communique au Secrétaire du Foreign Office, l’information obtenue de source sûre, selon laquelle le Prince-Président nourrit le projet d’envahir la Grande-Bretagne, et s’y verra même bientôt « contraint par les aspirations du peuple français, la ferveur de l’armée et la nécessité impérieuse dans laquelle il se trouve. Il lui faudra alors un nouveau coup de théâtre (en français dans le texte). »\n\n",
"title": " Politique étrangère sous le Second Empire "
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] | wik-hist-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Napoléon_III |
Gouvernance environnementale - Enjeux (2) | 872 | [
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"source_text": "\n\nL’environnement et les ressources naturelles doivent être considérés comme des biens communs mondiaux, qui appartiennent aux catégories spécifiques des biens non manufacturés qui, lorsqu’ils sont partagés, peuvent être soit divisés soit détruits. Le caractère mondial de ces biens découle de l’appartenance de chacun des éléments qui le composent à un système intégré. Chacun peut profiter de l’atmosphère, du climat et de la biodiversité (entre autres) et, en même temps, la planète tout entière souffre des effets dramatiques du réchauffement global, de la réduction de la couche d'ozone ou de l’extinction des espèces. Cette dimension planétaire incite à une gestion partagée.",
"title": "Contexte"
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"source_text": "La théorie anthropogénique prévoit que le réchauffement global se poursuivra si les émissions de gaz à effet de serre (GES) continuent. Le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) ou International Panel on Climate Change (IPCC) indique que « [...] la plupart des augmentations observées dans les températures moyennes de la planète depuis le milieu du XXe siècle sont très probablement dues à l’augmentation observée dans les concentrations des GES anthropogéniques\n\nÉtant donné ses effets potentiels sur la santé humaine et sur l’économie ainsi que son impact sur l’environnement, le réchauffement global reste un sujet de grande préoccupation. On a observé les processus liés à ce réchauffement, dont certaines conséquences (notamment la diminution de la couche de glace, l’élévation du niveau des mers et les changements météorologiques) peuvent influer sur les activités humaines et les écosystèmes.\n\nLe protocole de Kyoto a été élaboré pour agir sur le changement climatique. Il s’agit d’un accord qui encourage la réduction des émissions polluantes (principalement le CO2). Mais ce protocole a été, à plusieurs occasions, qualifié d’injuste, car le développement économique s’accompagne traditionnellement d’une augmentation des émissions. Son respect affecterait donc davantage les régions les moins développées. Le protocole de Kyoto a néanmoins mis en marche des principes légaux de solidarité entre les États, comme celui d’un partage de la charge. En décembre 2007, à Bali (Indonésie), ont eu lieu la troisième réunion de suivi ainsi que le XIIIe sommet sur le climat (CdP 13 ou CoP 13), axé sur des questions liées à l’intensification des mesures après 2012. On est parvenu à un accord sur un processus de deux ans (ou “ feuille de route de Bali ”), qui avait pour objectif de mettre en place pour la XVe conférence sur le changement climatique (appelée également XVe sommet sur le climat, CdP 15 ou CoP 15), prévue en décembre 2009 à Copenhague (Danemark), un processus de négociation du régime de lutte contre changement climatique post-2012.\n\nForce est de constater toutefois, deux décennies après le rapport Brundtland, qu’il n’y a aucune amélioration dans les indicateurs clés signalés dans ce document. Les émissions de CO2 ont augmenté de 35 % depuis 2000 (alors que le protocole de Kyoto a été signé en 1997).\n\nUne des alternatives les plus importantes pour tenter de réduire les effets du changement climatique à moyen et à long terme est la mise en place de véritables politiques de “ décarbonisation ” des économies. Il s’agit de remplacer massivement l’utilisation d’énergies émettrices de CO2 par des énergies renouvelables non polluantes appelées également énergies “ propres ” (biomasse, énergie hydraulique, énergie solaire, énergie éolienne, géothermie, énergie marémotrice). Les sources d’énergie renouvelable diffèrent des combustibles fossiles ou des centrales nucléaires par leur diversité et leur abondance. On considère que ces sources d’énergie (radiations solaires, vent, pluie, etc.) seront encore approvisionnées durant quatre mille millions d’années. Le premier avantage présenté par certaines sources d’énergies renouvelables est qu’elles ne produisent ni gaz à effet de serre ni d’autres émissions, contrairement aux combustibles fossiles ou renouvelables. Certaines sources d’énergie renouvelable n’émettent pas de dioxyde de carbone additionnel, hormis les émissions provoquées par la construction des structures ou par leur fonctionnement. Elles ne présentent pas non plus de risque supplémentaire, comme c’est le cas pour le nucléaire.\n\n",
"title": " Gestion du changement climatique "
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"source_text": "Au cours du XXe siècle, on a pu observer une accélération croissante de la destruction de la biodiversité. Les estimations sur les proportions exactes de cette destruction sont variées : l’évaluation concernant la disparition journalière d’espèces varie de quelques espèces à deux cents. Mais tous les scientifiques reconnaissent que la proportion actuelle d’extinction de certaines espèces est la plus importante de toute l’histoire de l’humanité. Dans le règne végétal, on estime qu’environ 12,5 % des espèces connues sont menacées. Tout le monde s’accorde à dire que les disparitions sont dues à l’activité humaine, par le biais de la destruction directe de plantes ou d’habitat. Il existe également une inquiétude croissante suscitée par l’introduction humaine d’espèces extérieures dans des habitats déterminés, ce qui modifie la chaîne trophique.\n\nPour faire face à l’altération de la biodiversité causée par les activités humaines, la Convention sur la diversité biologique (CBD) a été signée à Rio en 1992. Ses objectifs étaient \" la conservation de la biodiversité, l’utilisation durable de ses composants et le partage juste et équitable des bénéfices résultant de l’utilisation des ressources génétiques \". La Convention est le premier accord global juste qui aborde tous les aspects de la diversité biologique : ressources génétiques, espèces et écosystèmes. Elle reconnaît pour la première fois que la conservation de la diversité biologique est \"une préoccupation commune à toute l’humanité\" et qu’elle doit faire intégralement partie du processus de développement. Pour atteindre ses objectifs, la Convention – conformément à l’esprit de la Déclaration de Rio sur l’environnement et le développement – encourage constamment la collaboration entre pays. Ses dispositions sur la coopération scientifique et technologique, sur l’accès aux ressources génétiques et sur le transfert de techniques saines pour l’environnement constituent la base de cette collaboration.\n\n",
"title": " Gestion de la biodiversité "
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"source_text": "Le World Water Development Report (Rapport mondial sur le développement de l’eau) de l’Unesco (2003) indique que dans les vingt prochaines années, la quantité d’eau disponible diminuera de 30 %. De nos jours, 40 % des habitants de la planète ne disposent pas de la quantité nécessaire à une hygiène minimale. En l’an 2000, plus de 2,2 millions de personnes sont mortes du fait de maladies liées à la consommation d’eau contaminée, ou par noyade. En 2004, l’organisation caritative WaterAid, du Royaume-Uni, rapportait qu’un enfant mourait toutes les quinze secondes de maladies liées à l’eau et qui auraient pu être facilement évitées.\n\nD’après le Cahier de propositions relatives à la question de l’eau de 2001, de l’Alliance 21, \n\n« L’eau est un droit inabrogeable de tout être humain. À tous les niveaux, l’approvisionnement en eau est nécessaire et indépendant. Une approche intégrale des zones de captation doit tenir compte des besoins d’irrigation, des villes conjointement et non pas séparément, comme c’est souvent le cas. Il faut chercher l’équipement pour avancer vers une thésaurisation de l’eau et augmenter son efficacité dans les systèmes d’irrigation et les processus industriels. La responsabilité financière de l’eau doit être assumée par l’individu et par la communauté selon les principes de responsabilité et d’usage, tout en respectant l’éthique et la démocratie. La gouvernance de l’approvisionnement en eau doit s’établir selon les principes de développement durable. Il faut utiliser la science et la technologie pour réunir les conditions requises par les communautés à la fois dans les domaines de l’approvisionnement en eau potable et des moyens sanitaires. Toute la gouvernance en matière d’approvisionnement en eau doit encourager l’éducation sur l’eau, au public en général pour une plus grande prise de conscience de la nécessité d’économiser l’eau et de protéger les ressources. »\n\n",
"title": " Gestion de l’eau "
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] | wik-geo-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Gouvernance_environnementale |
Société des Nations - Survol historiographique (3) | 2,398 | [
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"source_text": "\n\nLa Société des Nations (SDN ou SdN) était une organisation internationale introduite par le traité de Versailles en 1919, et dissoute en 1946. Ce même traité est élaboré au cours de la conférence de paix de Paris, pendant laquelle est signé le Covenant ou le Pacte qui établit la SDN, afin de préserver la paix en Europe après la fin de la Première Guerre mondiale. Basée à Genève, dans le palais Wilson puis le palais des Nations, elle est remplacée en 1945 par l’Organisation des Nations unies, qui reprend un certain nombre de ses agences. Le principal promoteur de la SDN est le président des États-Unis Woodrow Wilson. Le dernier des dits Quatorze points de Wilson de janvier 1918 qui préconise une association des nations constitue la base politique officielle. Toutefois, le Sénat américain, en s’opposant à la ratification du Traité de Versailles, vote contre l’adhésion à la Société des Nations et les États-Unis n’en font pas partie.",
"title": "Contexte"
},
{
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"source_text": "L’implication du président Wilson dans le mouvement pour la création de la Société des Nations est abordée dans toutes les sources présentées dans la liste des références. Cependant, ce n’est pas le cas de Léon Bourgeois. Les différents auteurs ne s’entendent pas sur le rôle respectif de chacun dans l’élaboration de l’idée de la Société et dans la création de l’organisation. Certains en attribuent tout le mérite à Léon Bourgeois. Pour d’autres, c’est Wilson qui est le personnage le plus important dans le projet. Certains auteurs ne se situent pas dans ces deux conceptions du rôle respectif de chacun. Ils définissent plutôt leurs différentes contributions.\n\nDans son discours prononcé à l’occasion du congrès de la Ligue française des Droits de l’Homme, qui eut lieu à Paris le 1er novembre 1917, Georges Lorand, député belge et président de la Ligue belge des Droits de l’Homme, mentionne que l’idée de la Société des Nations aurait été élaborée par deux principaux utopistes : Léon Bourgeois et Thomas Woodrow Wilson.\n\nCertains auteurs estiment que l’idée de la Société des Nations aurait été élaborée par certains des conseillers du président américain. Ce dernier, ancien professeur de sciences politiques à Princeton, et pour qui la diplomatie secrète était la cause principale de la Première Guerre mondiale, aurait formulé l’idée dans ses Quatorze points pour ensuite la soumettre à ses alliés. « Un projet de Société des Nations fut mis en œuvre par les conseillers du Président à partir d’idées doctrinales apparues aux États-Unis dès 1915 dans le cadre de la League to enforce peace. Les projets nord-américains rencontrèrent un accueil très favorable en Grande-Bretagne, car ils correspondaient à une conception anglo-saxonne de l’organisation de la paix. La conception française était différente, reposant essentiellement sur l’existence de procédures et d’organes. Les projets américains l’emportèrent sans difficulté devant la commission pour l’élaboration d’un projet de pacte […] ».\n\nToutefois, selon Alexandre Niess, Léon Bourgeois, qui a été oublié pendant longtemps, serait lui aussi un « père » de la Société des Nations, en sa qualité de théoricien de la paix internationale par l'intermédiaire d'une telle organisation. « Bourgeois « tient […] une place centrale dans la construction de la conception française de la Société des Nations et dans le projet présenté par les États-Unis à leurs Alliés. […] [L’]œuvre majeure [de Léon Bourgeois] est la création de la Société des Nations, bien que la postérité ne lui reconnaisse que peu la paternité du projet, laissant à Thomas Woodrow Wilson la place de choix. ». De ce fait, Niess ne nie pas l'importance de l'intervention de Wilson et de la diplomatie américaine dans le processus de création de la Société des Nations mais il pense que ces derniers ont adhéré à l'idée théorisée par Bourgeois tout en la dévoyant au service de leurs intérêts particuliers.\n\nD'autres auteurs soutiennent que les deux hommes ont joué un rôle important, mais différent, dans la création de la Société des Nations. Bourgeois serait celui qui aurait élaboré l’idée, Wilson y aurait adhéré, donnant un grand retentissement au projet. « [L’]adhésion officielle du président américain Woodrow Wilson à l’idée de Société des Nations incita tous les partisans français d’une telle institution à redoubler d’ardeur pour en préciser les détails et la faire adopter par l’opinion. Une véritable mystique wilsonienne s’empara ainsi de certains groupes de la population et les premières organisations spécifiquement dédiées au combat en faveur de la Société des Nations virent le jour fin 1916-début 1917 ».\n\n",
"title": " Rôle de Léon Bourgeois et de Thomas Woodrow Wilson "
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"source_text": "Certains auteurs soulignent, dans leur ouvrage ou dans leur article, que la Société des Nations a constitué un véritable échec.\n\nAvant la création de la Société des Nations, l’idée d’une organisation internationale pour assurer la paix définitive était porteuse d’espoir. L’espoir était le même dans les premières années d’existence de la société. Cependant, lors de la Seconde Guerre mondiale, l’opinion fut de plus en plus critique à l’égard de la Société des Nations. Celle-ci avait échoué dans son mandat. De plus, en général, plus l’historiographie est récente, moins elle est critique à l’égard de l’organisation internationale. Le même phénomène peut être constaté en ce qui concerne les traités de paix, notamment le traité de Versailles. Ce dernier était-il responsable de la Seconde Guerre mondiale? Dans son ouvrage Pourquoi la 2e Guerre mondiale ?, Pierre Grosser trace le parcours historiographique de la question. Grosser conclut que, comme mentionné précédemment, l’historiographie récente est moins critique : « [L]e traité de Versailles est vu depuis les années 1970 de manière moins négative. Les contraintes nationales et internationales étaient considérables, et limitaient les marges de manœuvre. Le continent semblait sombrer dans l’anarchie, et il fallait rédiger les traités assez rapidement pour l’éviter. La rédaction témoignait des compromis difficiles entre les dirigeants en définitive pragmatiques et modérés, mais elle permettait aussi des ajustements ».\n\nDans son discours prononcé à l’occasion du congrès de la Ligue française des droits de l’homme, qui eut lieu à Paris le 1er novembre 1917, Georges Lorand mentionne que la Société des Nations est la seule solution possible pour contrer l’anarchie internationale et le brigandage. Il affirme que la Société des Nations était la « seule solution juridique qui pouvait sortir de la guerre ».\n\nÀ l’opposé, dans son article « L’insécurité collective. L’Europe et la Société des Nations dans l’entre-deux-guerres », Jean-Michel Guieu cite le Comte de Saint-Aulaire au sujet de la Société des Nations. La citation date de 1936. Elle constitue une critique de l’organisation. À l’époque, l’organisation internationale avait subi des échecs. Elle avait, à plusieurs reprises, failli à son mandat. Nous pouvons notamment penser à « l’affaire de Mandchourie », à « l’échec de la conférence du désarmement », aux problèmes avec l’Allemagne, à « la violation des clauses militaires du traité de Versailles », à « l’affaire éthiopienne », etc. Voici la citation du comte de Saint-Aulaire : « […] ce ne sont là que peccadilles vénielles à côté du péché mortel dont vit surtout [la Société des Nations], péché mortel seulement pour les peuples qui croient en elle : l’organisation de l’insécurité collective que, par application de son seul principe immuable, le travestissement de toutes choses en leur contraire, elle appelle la sécurité collective. Là est l’origine des catastrophes actuelles et, si on n’y pourvoit pas à temps, des catastrophes prochaines ».\n\nPour terminer le survol historiographique, l’ouvrage de Jean-Michel Guieu, Le rameau et le glaive, les militants français pour la Société des Nations, témoigne bien de l’évolution de l’historiographie. Il offre une position moins critique à l’égard de la Société des Nations. Selon Guieu, la Société des Nations n’a pas entièrement échoué, et a été bénéfique à plusieurs reprises. Une partie de l’ouvrage, intitulée « Ce n’est pas la Société des Nations qui a échoué », démontre la récente vision historiographique : « […] [L’]échec était loin d’être complet, l’organisation genevoise ayant bien travaillé notamment dans les domaines de la coopération intellectuelle, de l’hygiène, du transit, des réfugiés, de la restauration financière et monétaire de certains pays ou des questions sociales. Et même sur le plan politique, comme le soulignait Théodore Ruyssen, elle avait remporté des “succès appréciables”, puisque jusqu’à décembre 1938, elle avait été saisie “d’une quarantaine de différends, dont une moitié environ [avait] été résolue de manière satisfaisante et durable”. […] Les responsabilités principales de l’échec de la SDN ne résidaient […] pas aux yeux de ses militants dans son régime juridique, mais avant tout dans l’attitude des États ».\n\n",
"title": " Critiques "
}
] | wik-hist-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Société_des_Nations |
Enquête sur la fiabilité d'un site internet | 200 | [
{
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"source_text": " Votre frère s’énerve devant son smartphone : « J’en ai marre ! l’image de ma vidéo est toute pixellisée ! » Même si cela vous fait bien rire, vous vous demandez quand même d’où vient ce drôle de mot, « pixellisée ». Cherchez l’origine du mot et enquêtez sur la fiabilité des sites internet ! La démarche d’investigation va vous amener à étudier un site, puis à le confronter à d’autres, afin d’établir la vérité.",
"title": "Objectif"
},
{
"img": [
"https://assets.lls.fr/pages/15110194/emc5.7.ipad1.png"
],
"source_text": "Résultats du moteur de recherche Google.fr, le 20 août 2015.",
"title": "Recherche internet"
},
{
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"source_text": " Se poser des questions préalables : avant de lancer la recherche, se demander ce que l’on cherche exactement. Cela permet d’éviter de formuler une mauvaise recherche, qui ne renverra aucun résultat pertinent.\nChoisir les bons mots-clés : éviter les mots trop généralistes (comme les verbes), ou trop vagues. Les phrases complète renvoient certes des résultats de plus en plus précis (« D’où vient le mot pixel »), mais les suites de mots-clés restent encore les plus adaptée (« Origine mot pixel »).\nLire le résumé et vérifier l’URL : avant de cliquer sur le lien, décrypter la structure de l’adresse URL pour identifier la nature du site. Le résumé permet aussi de vérifier s’il s’agit bien de ce que l’on recherche.",
"title": "Doc. 1 Méthode pour faire une recherche sur internet"
},
{
"img": [],
"source_text": " Wikipédia : « Le pixel (souvent abrégé px) est l’unité de base permettant de mesurer la définition d’une image numérique matricielle. Son nom provient de la locution anglaise picture element, qui signifie “élément d’image”.\n\n»Wiktionnaire : « Étymologie : de l’anglais pixel, mot forgé (1969) à partir de pix (variante de pics, pluriel de pic, abréviation de picture, “image”) et de el(ement), “élément”, littéralement “élément d’image”.\n\n»Clashinfo : « Une image est constituée d’un ensemble de points appelés pixels. Le mot pixel provient d’une abréviation de l’expression britanique PICture Element. Le pixel représente ainsi le plus petit élément constitutif d’une image numérique. »",
"title": "Doc. 2 Les résultats sur les autres sites"
},
{
"img": [],
"source_text": " Se poser les bonnes questions : Qui est l’auteur du site ? Est-il connu comme un spécialiste de cette question ? De quand date l’information ? Ce site est-il mis à jour régulièrement ? Chercher les rubriques « Contact », « Dernière mise à jour » ou « Mentions légales ».\nChercher si le site renvoie vers d’autres travaux ou s’il cite ses sources.\nComparer avec d’autres sites internet et confronter les résultats.",
"title": "Doc. 3 Méthode pour étudier la fiabilité d’un site internet"
}
] | lls-histoire-geographie-cinquieme | https://www.lelivrescolaire.fr/page/15110194 |
Antibiotique - Thérapeutique (3) | 2,930 | [
{
"img": [],
"source_text": "\n\nUn antibiotique (du grec anti : « contre », et bios : « la vie ») est une substance naturelle ou synthétique qui détruit ou bloque la croissance des bactéries. Dans le premier cas, on parle d'antibiotique bactéricide et dans le second cas d'antibiotique bactériostatique. Lorsque la substance est utilisée de manière externe pour tuer la bactérie par contact, on ne parle pas d'antibiotique mais d'antiseptique.\n\nUn antibiotique peut être à la fois bactéricide et bactériostatique, tout dépendant de sa dose.",
"title": "Contexte"
},
{
"img": [],
"source_text": "Des nausées, des vomissements peuvent être observées avec toutes les classes d'antibiotiques.\n\nChez l'humain, le tube digestif contient une flore intestinale commensale importante qui contribue au processus de digestion. Les traitements antibiotiques et en particulier ceux utilisant des composés à large spectre tuent non seulement les bactéries pathogènes responsables des infections, mais de manière collatérale certaines de ces bactéries commensales. Ceci conduit à un déséquilibre momentané de la flore bactérienne digestive et peut ainsi causer des troubles du transit intestinal plus ou moins importants qui se manifestent en général par des diarrhées pendant la durée du traitement.\n\nDes diarrhées motrices sont essentiellement observées après la prise de macrolides ou d'acide clavulanique. Les tétracyclines peuvent entraîner des œsophagitesPlus rarement, et jusqu'à deux mois après l'arrêt du traitement, cela peut faciliter aussi la recolonisation du tube digestif par des bactéries pathogènes. Certaines de ces bactéries sont susceptibles de favoriser des infections bénignes ou graves, par exemple Clostridium difficile ou Klebsiella Oxytoca.\n\nL'administration ou la consommation de probiotiques tels que Lactobacillus et Bifidobacterium, pourrait permettre de réduire le risque de développement d'une infection à C. difficile lors d'une antibiothérapie. Une telle administration n'a cependant pas pour l'instant démontré d'impact significatif en termes de morbi-mortalité des infections digestives graves à C. difficile (colite pseudomembraneuse). Ces « substances d'origine microbienne » ont en commun l'absence de démonstration d'une activité clinique spécifique.\n\n",
"title": " Effets secondaires - Système digestif "
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"source_text": "Une étude épidémiologique a aussi mis en évidence, que la prise d'antibiotiques était statistiquement associée à une augmentation modeste mais significative du risque de contracter certains cancers chez les participants ayant eu des prescriptions répétées d'antibiotiques. Cette augmentation était de 20 à 50 % du risque relatif par rapport aux personnes non-exposées (comparée à 2300 % pour l'usage du tabac dans le cancer du poumon). Ces études montrent aussi qu'il n'y a pas de lien causal direct et cet effet n'est pas clairement expliqué.\n\n",
"title": " Effets secondaires - Antibiotiques et cancer "
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"source_text": "Des nourrissons exposés aux antibiotiques dans les premiers six mois de leur existence montrent une augmentation de 22 % du risque d'obésité à un âge plus avancé. Cette étude épidémiologique suggère que l'antibiothérapie élimine des espèces bactériennes commensales du microbiote intestinal humain essentielles à l'équilibre nutritionnel.\n\n",
"title": " Effets secondaires - Antibiotiques et obésité "
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] | wik-hist-seconde | https://fr.wikipedia.org/wiki/Antibiotique |
Napoléon III - Titulature (1) | 1,792 | [
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"source_text": "\n\nCharles Louis Napoléon Bonaparte, dit Louis-Napoléon Bonaparte, né le 20 avril 1808 à Paris et mort le 9 janvier 1873 à Chislehurst (Royaume-Uni), est un monarque et un homme d'État français. Il est à la fois l'unique président de la Deuxième République, le premier chef d'État français élu au suffrage universel masculin, le 10 décembre 1848, le premier président de la République française, et, après la proclamation de l'Empire le 2 décembre 1852, le dernier monarque du pays sous le nom de Napoléon III, empereur des Français.",
"title": "Contexte"
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"source_text": "20 avril 1808 – 13 juillet 1810 : Son Altesse Impériale et Royale le prince Charles-Louis de Hollande, prince français\n\n13 juillet 1810 – 6 avril 1814 : Son Altesse Impériale le prince Charles-Louis Napoléon, prince français\n\n6 avril 1814 – 20 mars 1815 : Son Altesse Impériale le prince Charles-Louis Napoléon, « prince français »\n\n20 mars 1815 – 8 juillet 1815 : Son Altesse Impériale le prince Charles-Louis Napoléon, prince français\n\n8 juillet 1815 – 20 décembre 1848 : Son Altesse Impériale le prince Charles-Louis Napoléon, « prince français »\n\n20 décembre 1848 – 2 décembre 1852 : Son Excellence le prince Louis-Napoléon Bonaparte, président de la République française, ou Son Altesse Impériale Louis-Napoléon Bonaparte, le prince-président\n\n2 décembre 1852 – 1er mars 1871 : Sa Majesté Impériale l'empereur des Français\n\n1er mars 1871 – 9 janvier 1873 : Sa Majesté Impériale l'empereur Napoléon III\n\n",
"title": ""
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] | wik-hist-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Napoléon_III |
Économie de la république populaire de Chine - La Chine dans l'économie mondiale (1) | 734 | [
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"source_text": "\n\nLa Chine est le deuxième pays du monde par son produit intérieur brut (PIB) nominal, derrière les États-Unis. En 2014, elle est devenue, selon les dernières estimations de la Banque mondiale, le premier pays au monde pour le PIB à parité de pouvoir d'achat (PPA), passant devant les États-Unis. En 2017, le produit intérieur brut (PIB) en PPA chinois s'est élevé à environ 23 120 milliards de US$ contre 19 360 milliards de US$ approximativement pour les États-Unis, ce qui confirme bien le dépassement chinois à long terme.",
"title": "Contexte"
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"source_text": "La forte croissance économique et l'essor commercial donnent à la république populaire de Chine une place croissante dans le système économique mondial et renforcent considérablement son poids politique. En 2020, le PIB de la Chine est supérieur à celui de l'Union européenne, à la fois en valeur nominale et en parité de pouvoir d'achat. Les forts besoins du pays en matières premières et ses productions massives de produits manufacturés bon marché redessinent certains circuits commerciaux. Sa puissance financière modifie les équilibres macro-économiques.\n\nLe Center for Economics and Business Research prévoit que la Chine dépassera le PIB des États-Unis en 2030 pour devenir la première économie mondiale.\n\n",
"title": ""
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"source_text": "En 2013, la Chine est la première puissance commerciale avec 4 160 milliards de dollars de biens échangés.\n\nRelativement autarcique dans les années 1970, la Chine a, depuis les 1980, mené une politique de développement des exportations. En 2008, les exportations chinoises s'élevaient à 1 430 milliards de dollars et les importations à 1 130 milliards. Relativement au produit intérieur brut, le commerce international joue un rôle bien plus important en Chine que dans les autres grands pays du monde.\n\nEn moyenne, le volume des exportations a augmenté de 14 % entre 1990 et 1999, et de 20,5 % entre 2000 et 2008. Les importations ont progressé un peu moins vite : 13 % par an pendant la décennie 1990, et 16 % entre 2000 et 2008. La Chine réalise environ 9 % des exportations et 7 % des importations mondiales en 2008, contre 1,2 et 1,1 % en 1983.\n\nLa place de la Chine dans le commerce mondial varie selon les secteurs. Elle est plus grande pour les produits manufacturés, où le pays réalise 13 % des exportations mondiales que pour les produits agricoles ou miniers. Au sein de l'industrie, il y a de grandes inégalités selon les produits. Ainsi, le pays effectue 33 % des exportations mondiales de vêtement, mais seulement 3 % de celles de denrées agroalimentaires et 2 % de celles de produits automobiles. Un fait remarquable dans les années 2000 est la progression d'exportation à relativement forte teneur technologique. Ainsi, en 2008, la Chine a réalisé plus du quart des exportations en équipement de télécommunication mondiales.\n\nLes partenaires commerciaux dépendent nécessairement du type de produit. Pour les importations, la part de l'Asie dépasse les 50 %. Pour les exportations, l'Amérique du Nord et l'Europe tiennent une grande place.\n\n",
"title": " Puissance commerciale "
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"source_text": "La Chine effectue environ la moitié de ses échanges avec l'Asie (CEI et Moyen-Orient non compris). C'est en Asie du Sud-Est que la Chine est la plus active. Elle y a remplacé le Japon comme première puissance commerciale et a réorganisé autour d'elle les circuits commerciaux. Les échanges sont de nature divers, mais on note forte division internationale du travail. Certains produits passant par de nombreux pays au cours de leur fabrication. Ainsi, en 2003, 60 % des importations chinoises en provenance de Hong Kong, de Taïwan et de la Corée du Sud étaient en fait destinées à être réexportées. Il s'agit, par exemple, de produits électroniques dont les composants à forte teneur technologique sont réalisés à Taïwan et l'assemblage en Chine. Dans certains cas toutefois, la Chine se trouve en situation de rivalité commerciale avec d'autres pays de la région. En raison de son importance numérique et de son faible coût, la main-d'œuvre chinoise peut entrer en concurrence avec celle des pays les moins avancés de la région, tels que le Vietnam ou l'Indonésie, dont l'avantage comparatif en termes de production manufacturière réside dans des produits simples et faisant appel à des travailleurs faiblement rémunérés. Néanmoins, la Chine renforce sa coopération économique avec l'Asie du Sud-Est. La constitution d'une zone de libre échange avec l'ASEAN représente une étape importante. Celle-ci, décidée en 2002, est effective depuis janvier 2010 avec la plupart des pays. Elle doit être étendue en 2015 aux pays les moins avancés de l'association : Vietnam, Cambodge, Laos, Birmanie.\n\n",
"title": " Rôle de la Chine en Asie orientale et du Sud et de l'Est et de l'Ouest et du Nord "
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"source_text": "La Chine a développé une puissance financière considérable dans les années 2000. Celle-ci est due notamment à ses réserves de change, les plus élevées au monde, qui, début 2010, atteignent les 2 400 milliards de dollars. La majeure partie des réserves chinoises sont placées en bons du Trésor américains. Il s'agit là d'investissements peu risqués, ce qui entraine des rendements moyens limités. Afin de diversifier ses avoirs, la république populaire de Chine a annoncé en 2007 la création d'un fonds souverain, la Chinese Investment Corporation . Sa dotation initiale en capital s'élevait à 200 milliards de dollars, qu'elle a notamment utilisés pour effectuer des placements en actions en Chine ou à l'étranger. Elle a par exemple acquis 10 % de la banque américaine Morgan Stanley.\n\nLes investissements chinois à l'étranger ne se limitent pas à ces investissements de portefeuille : les entreprises chinoises, publiques ou privées, réalisent également des investissements directs, qui suscitent parfois un émoi dans les pays où ils sont effectués. À cet égard l'événement le plus commenté a sans doute été la proposition, faite en 2005 par le groupe pétrolier public CNOOC de racheter l'américain Unocal. L'offre a été refusée par Unocal, après de vives réactions médiatiques et politiques aux États-Unis.\n\nDans les pays en développement, d'abord en Amérique latine, puis en Afrique, la présence chinoise s'est considérablement accentuée dans les années 2000, et vise notamment à s'assurer l'accès aux ressources pétrolières ou minières. Des analystes estiment que la frontière entre investissement et aide publique au développement est ténue pour la Chine. En effet, Pékin a signé avec différents pays des accords qui consistent à la fois en prêts et en accords économiques impliquant des entreprises publiques chinoises. En décembre 2015, lors d'une réunion avec les dirigeants d'Amérique latine et les Caraïbes, la Chine a promis d'investir 250 milliards de $ et fixé un objectif de 500 milliards de $ dans le commerce bilatéral au cours des 10 prochaines années. Selon la Commission économique des Nations unies pour l'Amérique latine et les Caraïbes, les investissements directs de la Chine a atteint un total record de 173,4 milliards de $ en 2012. Ces accords portent surtout sur l'exploitation des ressources naturelles (51 %) le secteur manufacturier (12 %) et les services (37 %). Malgré, le rôle croissant de la Chine au cours des dernières années, les flux d'investissements directs étrangers reste dominé par les États-Unis et Europe - pour des raisons historiques et géopolitiques.\n\nEn revanche, le rôle et l'influence grandissante de la Chine peuvent être mieux calibrés en Afrique, qui présente un terrain de jeu géopolitique plus égal entre les États-Unis et la Chine. En Afrique, ils ont connu un développement soudain à partir de 2005-2006.\n\nLes données précises de flux d'investissements directs chinois en Afrique sont difficiles à trouver, comme les données officielles sont incomplètes et même le nombre de sociétés chinoises présentes est incertain. Néanmoins, selon les données officielles, les flux d'investissements directs chinois ont augmenté de 390 millions de $ en 2005 à 3,3 milliards de $ en 2014, tandis que le stock d'investissement est passé de 1,6 milliard de $ à 32,35 milliards de $ sur la même période. Même en ignorant la présence de petites et moyennes entreprises qui ne sont pas capturés dans les statistiques officielles, les investissements chinois en Afrique sont en croissance à un taux annuel impressionnant de plus de 20 % avec 2 372 d'entreprises présentes officiellement en 2013.\n\n",
"title": " Investissements chinois à l'étranger "
}
] | wik-geo-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Économie_de_la_république_populaire_de_Chine |
Civilisation carthaginoise - Histoire (1) | 2,440 | [
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"source_text": "\n\nLa civilisation carthaginoise ou civilisation punique est une ancienne civilisation située dans le bassin méditerranéen et à l'origine de l'une des plus grandes puissances commerciales, culturelles et militaires de cette région dans l'Antiquité.",
"title": "Contexte"
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"source_text": "L'Afrique du Nord qui, au départ, n'est vraisemblablement pour les Phéniciens qu'une simple étape sur la route des métaux d'Espagne, connaît des installations phéniciennes permanentes de façon très précoce, comme Utique qui est fondée en 1101 av. J.-C. selon Pline l'Ancien. Le XIIe siècle av. J.-C. aurait vu également une installation à Lixus au Maroc et la fondation de Gadès en Espagne.\n\nLa date de la fondation de Carthage par Didon, une princesse tyrienne, a toujours fait l'objet d'un débat, non seulement durant l'Antiquité mais encore de nos jours. Deux traditions antiques se sont affrontées : la plus diffusée la situait en 814 av. J.-C., à la suite d'écrits de Timée de Tauroménion dont il ne reste que des fragments réutilisés par d'autres auteurs. L'autre légende plaçait quant à elle la naissance de Carthage aux alentours de la guerre de Troie, tradition reprise par Appien.\n\nLes fouilles archéologiques n'ayant rien livré d'une date aussi ancienne, certains historiens ont émis l'hypothèse d'une fondation beaucoup plus tardive (vers 670 av. J.-C.), voire d'une double fondation, un comptoir ayant précédé la naissance de la cité au sens strict selon Pierre Cintas. Les historiens les plus récents se fondent sur l'analyse des annales de Tyr, utilisées comme source par Ménandre et Flavius Josèphe, pour accepter une datation autour du dernier quart du IXe siècle av. J.-C.\n\n",
"title": " Des origines au Ve siècle - Phéniciens en Afrique "
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"source_text": "À l'époque des premières installations phéniciennes, l'Afrique du Nord est occupée par des populations libyennes importantes, dont la continuité avec les Berbères du Maghreb a été défendue par Gabriel Camps. Il a été considéré qu'il y avait un hiatus chronologique trop important et surtout des vagues d'invasions successives trop nombreuses pour n'avoir pas marqué les populations locales de façon durable. Les Égyptiens mentionnent les Libyens sous le nom de Lebou dès le XIIe siècle av. J.-C. comme étant les populations situées immédiatement à l'ouest de leur territoire.\n\nL'origine des populations libyennes a été relatée par un grand nombre de légendes et de traditions, plus ou moins fantaisistes, certaines faisant état d'une origine mède, voire perse, selon Procope de Césarée. Mieux informé, Salluste évoque l'origine des Libyens dans sa Guerre de Jugurtha. Strabon a également décrit leurs différentes tribus, les divers noms n'entraînant pas nécessairement une distinction ethnique et ne remettant donc pas en cause l'unité du peuplement de cette région au moment de l'arrivée des Phéniciens.\n\n",
"title": " Des origines au Ve siècle - Substrat libyen "
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"source_text": "Il est très difficile de distinguer, à partir des fouilles archéologiques menées dans l'ensemble du domaine phénico-punique, ce qui relève des Phéniciens de ce qui relève des Puniques. Ainsi, les archéologues ne signalent pas de rupture comme pour certains sites anciens (Bithia et Nora en Sardaigne). La fondation d'Ibiza, traditionnellement datée de 675 av. J.-C., a donc pu être le fait des uns comme des autres.\n\nL'« empire » punique, dont la formation et le fonctionnement ne relèvent pas d'un impérialisme au sens strict, est désormais considéré comme une sorte de confédération des colonies préexistantes derrière la plus puissante d'entre elles au moment du déclin de la cité mère, Tyr. Carthage aurait été chargée d'assurer la sécurité collective et la politique extérieure, voire commerciale, de la communauté.\n\nLes Phéniciens d'Occident puis les Puniques ont eu des relations précoces avec d'autres civilisations, surtout les Étrusques, avec lesquels des liens commerciaux se tissent. L'archéologie témoigne de ces échanges, avec en particulier les lamelles de Pyrgi de Caere et certaines découvertes effectuées dans les nécropoles carthaginoises : vases de production étrusque dits bucchero mais aussi inscription en étrusque sur laquelle un Carthaginois se présente. L'alliance avec les Étrusques a aussi visé à entraver l'expansion des Phocéens d'Occident, l'opération aboutissant à la défaite phocéenne d'Alalia. À partir du déclin des Étrusques, l'alliance devient cependant inopérante.\n\n",
"title": " Expansion en Méditerranée et en Afrique - Mainmise sur les possessions phéniciennes en Méditerranée occidentale et colonisation punique "
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{
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"source_text": "La prospérité de Carthage, liée au commerce maritime, entraîne une rivalité avec les Grecs sur le territoire sicilien. C'est pourquoi l'île reste longtemps une zone d'affrontements locaux, dus à la volonté des protagonistes d'implanter des comptoirs ou des colonies sur ses côtes.\n\nAu début du Ve siècle av. J.-C., le conflit change de nature : Gélon, tyran de Syracuse, tente d'unifier l'île avec le soutien de plusieurs cités grecques. La guerre, inévitable, éclate avec Carthage, qui obtient peut-être l'aide de l'Empire perse. Hamilcar de Giscon, commandant les troupes puniques, est battu à la bataille d'Himère en 480 av. J.-C.\n\nVers 410 av. J.-C., Carthage s'est remise de ce revers ; son implantation africaine est plus puissante, et les expéditions lointaines d'Hannon et d'Himilcon confortent sa maîtrise des mers. Hannibal de Giscon prend alors pied en Sicile en 409 av. J.-C. et remporte des victoires localisées qui ne touchent cependant pas Syracuse. En 405 av. J.-C., la seconde expédition est plus difficile, le chef de l'armée ayant succombé à une épidémie de peste lors du siège d'Agrigente. Himilcon, qui succède à Hannibal, parvient à négocier avec Denys une cessation des hostilités qui est davantage une trêve qu'une paix réelle. Dès 398 av. J.-C., Denys attaque en effet Motyé, qui tombe mais est reprise par la suite. Un nouveau siège a lieu devant Syracuse et dure jusqu'en 396 av. J.-C., année où la peste oblige sa levée. La guerre continue durant soixante ans entre les belligérants. En 340 av. J.-C., l'armée carthaginoise reste cantonnée uniquement au sud-ouest de l'île.\n\nEn 315 av. J.-C., Agathocle de Syracuse s'empare de Messine et, en 311 av. J.-C., envahit les derniers comptoirs carthaginois de Sicile. Hamilcar mène la riposte ; en 310 av. J.-C., il contrôle la quasi-totalité de la Sicile et met le siège devant Syracuse. L'expédition menée par Agathocle sur le continent africain représente une victoire puisque Carthage est contrainte de rappeler son armée pour défendre son propre territoire ; la guerre dure trois années et s'achève par la fuite d'Agathocle.\n\n",
"title": " Expansion en Méditerranée et en Afrique - Antagonisme avec les Grecs : les guerres siciliennes "
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"source_text": "Selon le point de vue le plus communément admis, Carthage s'est tournée vers son arrière-pays à la suite de la défaite d'Himère en 480 av. J.-C.. Toutefois, cette thèse est de plus en plus remise en cause par des historiens qui estiment que l'implantation africaine était devenue plus importante de manière tardive. Le Ve siècle n'aurait vu dans cette optique qu'une extension de l'espace nécessaire à l'alimentation d'une population croissante.\n\n",
"title": " Expansion en Méditerranée et en Afrique - Ve siècle et naissance d'un empire africain "
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"source_text": "Les premières relations avec Rome sont pacifiques, comme le prouvent les traités conclus en 509 av. J.-C. – transmis par l'œuvre de Polybe – puis en 348 av. J.-C. et 306 av. J.-C. ; ils garantissent à Carthage l'exclusivité du commerce depuis l'Afrique du Nord et l'absence de pillage mené contre les alliés de Rome en Italie. La durée de plus en plus brève entre ces traités a été considérée comme significative des tensions croissantes entre les deux puissances.\n\n",
"title": " Antagonisme avec Rome et fin de la Carthage punique - Premières relations avec Rome : les traités "
}
] | wik-hist-seconde | https://fr.wikipedia.org/wiki/Civilisation_carthaginoise |
Renaissance - Aspects religieux (1) | 2,975 | [
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"source_text": "\n\nLa Renaissance est un mouvement de l'histoire européenne associé à la remise à l'honneur de la littérature, de la philosophie et des arts de l'Antiquité gréco-romaine. Ce mouvement a pour point de départ l'Italie, et se situe chronologiquement à cheval entre le Moyen Âge tardif et l'époque moderne. Une Pré-Renaissance se produit dans plusieurs villes d'Italie dès le XIVe siècle (Trecento). La Renaissance s'exprime au XVe siècle dans la plus grande partie de l'Italie, et quelques autres pays européens, sous la forme de ce que l'on appelle la Première Renaissance (Quattrocento). La Renaissance concerne presque toute l'Europe au XVIe siècle (Cinquecento).\n\nOn parle de Renaissance artistique au sens où les œuvres de cette époque s'inspirent davantage de l'art gréco-romain, et moins de l'époque médiévale.",
"title": "Contexte"
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"source_text": "On ne peut comprendre la Renaissance et ses aspects religieux que si l'on a en tête les événements qui l'ont précédée et scandée. L'historien Jean Delumeau distingue une période de grande angoisse - de 1348 à 1660 - au cours de laquelle les malheurs se sont plus particulièrement accumulés en Europe, y suscitant un ébranlement durable des esprits : la Peste Noire qui marque en 1347-1352 le retour des épidémies meurtrières, les soulèvements qui se relaient d'un pays à l'autre du XIVe au XVIIe siècle, l'interminable guerre de Cent Ans, l'avance turque inquiétante à partir des défaites de Kosovo (1389) et Nicopolis (1396) et alarmante à partir du XVIe siècle, le grand schisme d'Occident, les croisades contre les hussites, la décadence morale de la papauté avant le redressement de la Réforme catholique. Il se produisit à partir du XIVe siècle un renforcement et une plus large diffusion de la crainte des derniers temps, qui a suscité des peurs eschatologiques, renforcées par les moyens de diffusion : l'imprimerie et la gravure jouèrent un grand rôle dans la sensibilisation du public à l'attente des derniers jours.\n\nAinsi, la naissance de la Réforme protestante se comprend mal si on ne la replace pas dans l'atmosphère de fin du monde qui régnait alors en Europe et notamment en Allemagne.\n\n",
"title": " Une angoisse collective "
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"source_text": "Au Moyen Âge, la plupart des fidèles n'avaient pas accès à la Bible dans leur langue maternelle. La version officielle de l'Église catholique était la Vulgate, traduction en latin de la Bible par saint Jérôme (347-420), et il était techniquement difficile d'en assurer une large diffusion.\n\nL'arrivée de l'imprimerie va bouleverser cette situation : la Vulgate est imprimée dès 1455 par Gutenberg (voir Bible de Gutenberg). Néanmoins, au XVIe siècle, les réformateurs protestants en Europe multiplient les traductions en langues vulgaires pour que les fidèles puissent lire et interpréter la Bible par eux-mêmes, sapant de ce fait le monopole de l’interprétation des Écritures que l’Église romaine s’était arrogé.\n\nLa première édition imprimée de la Bible en italien est l'œuvre de Nicolò Malermi (imprimée à Venise en 1471).\n\nUne traduction complète en français de la Vulgate et du Nouveau Testament en grec fut l'œuvre du théologien catholique Lefèvre d'Étaples (imprimée à Anvers, 1530, 1534, 1541).\n\nDu fait des réticences catholiques, comme on l'a vu ci-dessus, les premières traductions en langues vernaculaires de la Bible ont souvent été réalisées par des protestants :\n\nPour la traduction en allemand : Martin Luther publie le Nouveau Testament en 1522 et l'Ancien Testament en 1534, voir Bible de Luther ;\n\nPour la traduction en anglais moderne naissant : William Tyndale publie le Nouveau Testament en 1525-1526 et le Pentateuque en 1530 (voir Bible Tyndale) ; la première traduction complète de la Bible en anglais moderne est la Bible de Coverdale (1535) ;\n\nLes traductions en espagnol ont été effectuées par des protestants en dehors d'Espagne, l'Inquisition ayant interdit en 1511 toute traduction de la Bible en Espagne.Lors du concile de Trente (1545-1563), qui inaugure la « Contre-Réforme » l’Église a jugé nécessaire de proclamer officiellement l’édition de la Vulgate comme la seule version authentique des Saintes Écritures, déclaration qui du coup discréditait aux yeux des catholiques toutes les versions en langues vulgaires et les rendaient nulles et non avenues. L’Église ne toléra que les traductions accompagnées d’annotations fiables tirées des écrits des pères et docteurs de l’Église catholique.\n\n",
"title": " Diffusion et traduction de la Bible en langues vernaculaires "
},
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"source_text": "Le mouvement de renouveau en Europe s'accompagne d'un enrichissement jugé excessif de l'Église, ce qui provoque l'indignation de certains chrétiens, qui veulent revenir aux sources de la Bible. D'autre part, à cette époque, certains chefs de l'Église étaient jugés trop proches des autorités politiques.\n\nAu XVe siècle, plusieurs réformateurs dont John Wyclif en Angleterre et Jan Hus en Bohême, tentent de réformer l'Église, mais se heurtent à l'intransigeance des clercs. Jan Hus est condamné par l'Église, ce qui laissera une blessure durable en Europe centrale. Le moine dominicain Savonarole défia l'Église à Florence. Il mourut sur le bûcher.\n\nAu XVIe siècle, de nouveaux réformateurs apparurent :\n\nLuther, théologien et réformateur germanique, s'indigne des indulgences accordées par Rome et publie ses 95 thèses (1517) ;\n\nCalvin, réformateur français, installé à Genève, en Suisse ;\n\nThomas More, qui ne peut éviter la séparation de l'Église anglicane.L'Église catholique tient plusieurs conciles dont le concile de Constance (1414-1418), le concile de Bâle (1431-1441) et le concile de Trente (1545-1563), ce dernier en réaction à la Réforme protestante, d'où le nom de contre-réforme donné aux décisions de ce concile.\n\n",
"title": " Réforme protestante et contre-réforme "
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"source_text": "Alors que les Juifs avaient été des acteurs des précédentes Renaissances, les populations juives sont exclues de ce mouvement de Renaissance, par la multiplication de mesures d'exclusion, soit religieuses, soit politiques : des expulsions de plusieurs pays (Angleterre, Espagne…), des mesures discriminatoires et la multiplication des ghettos.\n\nNéanmoins, l'hébreu, langue de l'Ancien Testament, commença à être pris au sérieux par un cercle international d'érudits chrétiens. Quelques rares humanistes italiens se sont intéressés à l'hébreu dès le XVe siècle, notamment Pic de la Mirandole a pris des leçons auprès d'érudits juifs, Élie del Medigo à Padoue et Jochanna ben Isaac Alemanno à Florence. Au début du XVIe siècle, l'hébreu était solidement établi dans plusieurs universités européennes : Alfonso de Zamora l'enseigna à Salamanque en 1511. En 1517 fut fondé le célèbre « Collège trilingue » de l'université de Louvain, consacré aux trois langues des Écritures : le latin, le grec et l'hébreu. Un collège du même type fut créé à Alcalá. L'enseignement de l'hébreu commença en 1519 à l'université de Heidelberg, en 1529 à Bâle et en 1530 au nouveau Collège royal de Paris.\n\nCertains humanistes chrétiens s'intéressaient à l'hébreu également pour comprendre la kabbale, tradition (sens du mot kabbala) secrète, « occulte » des érudits juifs : Pic de la Mirandole, et surtout Johannes Reuchlin qui publia en 1517 un livre sur la kabbale, qu'il dédicaça au pape Léon X ; il y affirmait que cette tradition juive donnait accès à la « philosophie symbolique » perdue de Pythagore, qui tenait sa sagesse de l'Orient . Ce dernier livre fut l'objet d'une polémique antijudaïque.\n\n",
"title": " Judaïsme, intérêt pour l'hébreu "
}
] | wik-hist-seconde | https://fr.wikipedia.org/wiki/Renaissance |
La fureur de vivre : les risques à l'adolescence | 201 | [
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"source_text": " L’adolescence est le passage du monde de l’enfance à celui des adultes. Pour certains, c’est un moment de perte des repères et de tests. Défis lancés entre amis, risques à l’encontre de soi-même : des pratiques dangereuses sont essayées, pour trouver sa place dans un groupe. Comment reconnaitre et réagir face aux pratiques à risque ?",
"title": "Objectif"
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"source_text": " À la fin du jeu, réunissez tous les groupes. Les représentants de chaque rôle expliquent ce qui s’est passé au sein de leur groupe, de leur point de vue.\nLes « abstinents » expliquent ce qu’ils ont ressenti et comment ils ont vécu les attitudes des autres.\nImaginez les situations réelles lors desquelles des pressions sont exercées sur les autres.\nDiscutez ensemble des attitudes à adopter : pourquoi chacun a-t-il le droit d’avoir des réactions et des envies différentes des autres ? Pourquoi n’est-ce pas toujours facile à exprimer ?",
"title": " Le débat"
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{
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"source_text": " La tante de Sidonie passe ses après-midis au café : elle achète les jeux à gratter. Elle adore le moment où le résultat apparait. Dès qu’elle gagne, elle en achète un autre. Et parfois, même si elle n’a rien gagné, uniquement pour le plaisir de gratter à nouveau. Ce qu’elle espère, c’est gagner un jour une grosse somme d’argent.",
"title": " Les jeux d’argent"
},
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"source_text": " Bastien a 15 ans. Il fume au collège, le matin avant les cours et pendant les récréations, même quand il fait très froid dehors. Il se vante de fumer un joint chaque soir avant de dormir. Son professeur principal l’a déjà envoyé à l’infirmerie, car il avait les yeux rouges en classe. Mais Bastien raconte à tout le monde qu’il peut s’en passer quand il veut - il en est sûr, même s’il n’a encore jamais essayé.",
"title": " Les drogues, le tabac ou l’alcool"
},
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"source_text": " Gaëlle a les yeux rougis tous les matins. Elle joue très tard dans la nuit et ne dort pas assez ! Elle adore League of Legends et Fallout. Elle a fini ce dernier jeu en moins de 10 jours ! Elle ne voit presque plus que Louis, son meilleur ami, qui joue aussi. Ils en discutent à toutes les récréations. Louis en est encore au niveau 12, il joue surtout le week-end et rarement le soir.",
"title": " Les jeux vidéo"
},
{
"img": [
"https://assets.lls.fr/pages/15110263/emc4.3.tweet-police-nationale.jpg"
],
"source_text": " Les neknominations ont tué quatre jeunes hommes en février 2014, en Angleterre et en irlande. Un jeune homme est mort noyé dans le Morbihan en juin 2014.\n\nTweet de la Police nationale, 11 juin 2014.",
"title": "Doc. 3 Tweet"
},
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"source_text": " Les neknominations (Neck your drink signifie boire son verre d’une traite, en anglais) : se filmer, face caméra, en buvant un verre d’alcool d’une traite.\n« Photo d’enfance ou un restau ! » : publier en photo de profil un portrait de son enfance.\n« À l’eau ou au restau » : se jeter à l’eau (dans la mer, un étang) tout habillé, et si possible déguisé.",
"title": " Des exemples de défis"
}
] | lls-histoire-geographie-cinquieme | https://www.lelivrescolaire.fr/page/15110263 |
Victor Hugo - Influence et postérité (3) | 2,015 | [
{
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"source_text": "\n\nVictor Hugo est un poète, dramaturge, écrivain, romancier et dessinateur romantique français, né le 26 février 1802 (7 ventôse an X) à Besançon et mort le 22 mai 1885 à Paris. Il est considéré comme l'un des plus importants écrivains de la langue française. Il est aussi une personnalité politique et un intellectuel engagé qui a eu un rôle idéologique majeur et occupe une place marquante dans l'histoire des lettres françaises au XIXe siècle.\n\nAu théâtre, Victor Hugo s'est imposé comme un des chefs de file du romantisme français en présentant sa conception du drame romantique dans les préfaces qui introduisent Cromwell en 1827, puis Hernani en 1830, qui sont de véritables manifestes, puis par ses autres œuvres dramatiques, en particulier Lucrèce Borgia en 1833 et Ruy Blas en 1838.",
"title": "Contexte"
},
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"source_text": "Les romans et pièces de théâtre de Victor Hugo ont donné lieu à de nombreuses adaptations au cinéma et à la télévision, avec quelque deux-cents productions adaptées ou librement inspirées de ses œuvres, tous formats confondus (longs métrages, courts métrages, animation, séries télévisées).\n\nSon œuvre la plus souvent adaptée est le roman Les Misérables avec une cinquantaine d'adaptations pour le cinéma et la télévision. En 1897, les frères Lumière tournent un film très court nommé Victor Hugo et les principaux personnages des Misérables. Les adaptations les plus marquantes du roman sont : Le Chemineau d'Albert Capellani (1905), Les Misérables \n\nd'Henri Fescourt (1925), Les Misérables de Raymond Bernard (1934), Les Misérables de Richard Boleslawski (1935), Les Misérables de Riccardo Freda (1948), Les Misérables de Jean-Paul Le Chanois (1958), Les Misérables de Robert Hossein (1982), Les Misérables de Claude Lelouch (1995) et Les Misérables de Tom Hooper (2012). Si la plupart des productions sont françaises, ainsi que britanniques, américaines et italiennes, des adaptations ont été faites dans d'autres pays, comme le film japonais La Légende du géant (1938), et plus récemment, dans d'autres genres, l'anime japonais Les Misérables: Shoujo Cosette (2007) et le telenovela mexicain Los miserables (2014).\n\nÉgalement très adapté à l'écran, Notre-Dame de Paris le fut pour la première fois en 1905 avec La Esmeralda, film muet réalisé par Alice Guy. Parmi les adaptations les plus notables figurent Notre-Dame de Paris de Wallace Worsley (1923), Quasimodo de William Dieterle (1939), Notre-Dame de Paris par Jean Delannoy (1956) et, plus récemment, le film d'animation Le Bossu de Notre-Dame de Walt Disney Pictures (1997).\n\nLes adaptations des autres romans de Victor Hugo incluent L'Homme qui rit de Paul Leni (1928) et L'Homme qui rit de Sergio Corbucci (1966), ainsi que Les Travailleurs de la mer d'André Antoine (1918) et La Belle Espionne de Raoul Walsh (1953), adaptés du roman Les Travailleurs de la mer.\n\nLes pièces de théâtre de Victor Hugo ont aussi fait l'objet d'adaptations, comme Marion de Lorme (1918), Rigoletto (1946), Ruy Blas (1948) et, surtout, La Folie des grandeurs (1971), adaptation de Ruy Blas réalisée par Gérard Oury et ayant connu un grand succès sur les écrans français.\n\nCertaines adaptations sont inspirés de l'œuvre poétique de Victor Hugo, comme le téléfilm français L'Année terrible (1985), inspiré du recueil de poèmes éponyme, et le film français Les Neiges du Kilimandjaro (2011), inspiré par un poème de La Légende des siècles.\n\nEn 2016, le film documentaire Ouragan, l'odyssée d'un vent a utilisé le texte de Hugo intitulé La Mer et le Vent pour l'essentiel de sa narration, accompagnant les images dédiées à l'ouragan.\n\n",
"title": " Adaptations - Cinéma et télévision "
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"source_text": "Les romans de Victor Hugo ont fait l'objet d'adaptations au théâtre, comme la pièce Les Misérables écrite et jouée en 1863 à Bruxelles par Charles Hugo, fils de l'écrivain. Les pièces de théâtre de Victor Hugo elles-mêmes furent adaptées dans d'autres pièces, telles que Don César de Bazan, écrite en 1844.\n\n",
"title": " Adaptations - Pièces de théâtre "
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"source_text": "Plus d'une cinquantaine d'opéras ont été inspirés par les œuvres de Victor Hugo. Victor Hugo lui-même écrit en 1836 les paroles de l'opéra La Esmeralda avec une musique de Louise Bertin, d'après son roman Notre-Dame de Paris, seul opéra dont il ait été le librettiste. Il fut retiré de la scène à la sixième représentation, n'obtenant pas tout le succès attendu.\n\nLes adaptations qui ont eu le plus de succès et de notoriété sont les deux opéras que Verdi a composés : Ernani, adapté de la pièce Hernani en 1844, et surtout Rigoletto, d'après la pièce Le Roi s'amuse en 1851. Avant lui, Gaetano Donizetti avait composé Elisabetta al castello di Kenilworth en 1829, d'après Amy Robsart, et Lucrezia Borgia en 1833, d'après Lucrèce Borgia. Victor Hugo intenta sans succès un procès contre Donizetti pour s'être inspiré de ses pièces. Parmi les autres adaptations notables figurent Ruy Blas, composé en 1869 par Filippo Marchetti d'après Ruy Blas, et La Gioconda, composé en 1876 par Amilcare Ponchielli d'après Angelo, tyran de Padoue.\n\n",
"title": " Adaptations - Opéras "
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"source_text": "Parmi les comédie musicales créées d'après des œuvres de Victor Hugo, Les Misérables, une adaptation réalisée en 1980 par Alain Boublil et Claude-Michel Schönberg pour Robert Hossein, est celle qui a connu le plus grand succès. Sa version anglophone, lancée au Royaume-Uni en 1985, a connu un grand succès international et détient le record mondial de longévité d'une comédie musicale. Le spectacle a ensuite été traduit dans une vingtaine de langues et représenté dans une quarantaine de pays.\n\nOn peut également citer la comédie musicale Notre Dame de Paris, adaptée du roman du même nom en 1998 par Luc Plamodon et Richard Cocciante. Cette comédie musicale fut un énorme succès francophone et fut traduite en plusieurs langues dont l'anglais, l'italien, le coréen et le polonais. On peut citer parmi ses chansons les plus connues le titre Belle, interprété par Garou, Daniel Lavoie et Patrick Fiori, qui resta plus de 60 semaines dans le Top 50, dont 18 en première position.\n\n",
"title": " Adaptations - Comédie musicales "
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"source_text": "Victor Hugo est un des poètes dont les textes ont été les plus adaptés en musique au XIXe siècle. Ses poèmes les plus souvent mis en musique par les principaux compositeurs de son temps sont Guitare, L'Extase, L'Attente, Rêverie et L'Aurore. Des parties de ses pièces ont aussi été adaptées, en particulier des passages de Ruy Blas, Marie Tudor et Lucrèce Borgia.\n\nLe premier grand compositeur à adapter ses œuvres fut Hector Berlioz avec ses mélodies La Captive (1832) et Sara la baigneuse (1834), adaptées de poèmes des Orientales. Le compositeur Franz Liszt, proche de Victor Hugo, composa plusieurs œuvres musicales tirées de ses poèmes, parmi lesquelles les poèmes symphoniques Ce qu'on entend sur la montagne (1850) et Mazeppa (1851), ainsi que huit lieders. Beaucoup d'autres compositeurs ont mis en musique des poèmes de Victor Hugo, notamment Camille Saint-Saëns, Georges Bizet, Gabriel Fauré, Charles Gounod, Édouard Lalo, Jules Massenet, Léo Delibes, César Franck, Reynaldo Hahn et Richard Wagner.\n\nLe chanteur Georges Brassens a repris des poèmes de Victor Hugo pour écrire ses chansons Gastibelza (1954) et La Légende de la nonne (1956).\n\n",
"title": " Adaptations - Musique "
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"source_text": "Les romans de Victor Hugo influencèrent assez tôt les auteurs de comics américains, puisque la création du Joker, un personnage de l'éditeur DC Comics, a été directement inspiré par le film L'Homme qui rit (1928), adapté du roman éponyme de l'écrivain. Dans les années 1940, quatre romans de Victor Hugo ont été adaptés en comic book dans la collection Classics Illustrated : Les Misérables, Notre-Dame de Paris, Les Travailleurs de la mer et L'Homme qui rit. En 1976, une adaptation du roman Notre-Dame de Paris a été publiée par Marvel Comics. En France, plus récemment, sont parus aux éditions Delcourt les albums Le Dernier Jour d'un condamné (2007) et L'Homme qui rit (2007-2008), et aux éditions Glénat les albums Les Misérables (2017) et Notre-Dame de Paris (2017), dans la collection Les Grands Classiques de la littérature en bande dessinée.\n\n",
"title": " Adaptations - Bande dessinée "
}
] | wik-hist-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Victor_Hugo |
Génocide arménien - Contexte et déroulement (1) | 2,322 | [
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"source_text": "\n\nLe génocide arménien (en arménien : Հայոց ցեղասպանություն, Hayots tseghaspanoutyoun ; en turc : Ermeni Soykırımı), ou plus précisément le génocide des Arméniens, est un génocide perpétré d'avril 1915 à juillet 1916, voire 1923, au cours duquel les deux tiers des Arméniens qui vivent alors sur le territoire actuel de la Turquie périssent du fait de déportations, famines et massacres de grande ampleur. Il est planifié et exécuté par le parti au pouvoir à l'époque, le Comité Union et Progrès (CUP), plus connu sous le nom de « Jeunes-Turcs », composé en particulier du triumvirat d'officiers Talaat Pacha, Enver Pacha et Djemal Pacha, qui dirige l'Empire ottoman alors engagé dans la Première Guerre mondiale aux côtés des Empires centraux. Il coûte la vie à environ un million deux cent mille Arméniens d'Anatolie et d'Arménie occidentale.",
"title": "Contexte"
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{
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"source_text": "Au moment où la Première Guerre mondiale est sur le point d'éclater, les Arméniens sont conscients qu'ils courent le danger d'être pris entre l'Empire russe et l'Empire ottoman. Dès l'été 1914, les dirigeants jeunes-turcs demandent aux notables arméniens de Van et d'Erzurum d'organiser une révolte des Arméniens contre les Russes, formulée notamment lors du huitième congrès de la Fédération révolutionnaire arménienne (ou FRA). Les notables refusent, soutenant que les Arméniens doivent combattre loyalement pour l'État dont ils font partie. Le 1er novembre 1914, après avoir été depuis août sollicité par l'Allemagne, l'Empire ottoman entre dans la Guerre mondiale aux côtés des puissances centrales.\n\nLa tension s'accroît dès l'automne 1914, lorsque la section transcaucasienne de la FRA participe à la formation d'unité de volontaires arméniens pour l'armée russe, en violation des conclusions de son huitième congrès. De même, en octobre 1914, la FRA met en place un réseau de contrebande avec la Russie pour armer la population arménienne de Van, ce qui sera considéré plus tard par le dirigeant de la FRA Hovannès Katchaznouni comme une « erreur ».\n\nHenry Morgenthau Senior relate la montée en tension progressive durant la fin de l'année 1914 : « Durant l'automne et l'hiver de 1914-1915, des signes précurseurs d'événements graves se produisirent, et, cependant les Arméniens observèrent une retenue admirable. Depuis des années, la politique turque consistait à provoquer la rébellion des Chrétiens, qui devenait alors le prétexte comme l'excuse des massacres. De nombreux indices révélèrent au clergé arménien et aux leaders politiques que les Turcs voulaient employer leurs vieilles tactiques ; aussi, exhortèrent-ils le peuple au calme, lui recommandant de supporter toutes les insultes, voire les outrages, avec patience, afin de ne pas fournir aux Musulmans l'occasion qu'ils cherchaient : « Brûleraient-ils même quelques-uns de nos villages, conseillèrent-ils, ne vous vengez pas, car la destruction d'un petit nombre de nos hameaux est préférable au meurtre de la nation entière. » ».\n\nLa troisième armée ottomane, qui s'est engouffrée sans préparation logistique en Transcaucasie, est écrasée par l'armée russe en janvier 1915, à Sarikamish. Ismail Enver accuse les Arméniens de la région de pactiser avec les Russes, causant la défaite à Sarikamish, ce qui est démenti par les observateurs sur place. Le 18 avril 1915, 60 000 Arméniens sont massacrés dans la région de Van, berceau historique de l'Arménie. La justification avancée pour les massacres est qu’il s’agit d’une réaction face aux désertions d’Arméniens, et surtout face aux quelques actes localisés de résistance. Les survivants se replient dans la ville de Van et organisent leur défense, ce qui sera présenté par le gouvernement comme une révolution, version démentie par tous les rapports des témoins italiens, allemands ou américains (consuls, missionnaires, enseignants…) qui expliquent que les Arméniens ont organisé une défense de la ville pour éviter de subir un massacre.\n\nLa destruction des populations arméniennes est opérée en deux phases : d'avril 1915 à la mi-automne 1915 dans les sept provinces — vilayets — orientales d'Anatolie — dont les quatre proches du front russe : Trébizonde, Erzurum, Van, Bitlis, trois en retrait : Sivas, Kharpout, Diyarbakır — où vivent près d'un million d'Arméniens ; puis, de la fin de 1915 jusqu'à l'automne 1916, dans d'autres provinces de l'Empire.\n\n",
"title": " Arméniens face à la Première Guerre mondiale "
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"source_text": "En février 1915, le comité central du parti et des ministres du cabinet de guerre, Talaat Pacha et Enver en particulier, met secrètement au point un plan de destruction qui sera exécuté dans les mois suivants. Il est présenté officiellement comme un déplacement de la population arménienne — que le gouvernement accuse de collaborer avec l'ennemi russe — loin du front. En fait, la déportation n'est que le masque qui couvre une opération d'anéantissement de tous les Arméniens de l'Empire ; l'éloignement de nombre des victimes du front, lors des différentes phases des massacres, enlève toute vraisemblance à l'accusation de collaboration avec l'ennemi.\n\n",
"title": " Première phase du génocide (avril-automne 1915) "
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"source_text": "La première mesure, prise dès février 1915, est le désarmement des soldats et gendarmes arméniens enrôlés dans l'armée ottomane, bien qu'Ismail Enver, à l'issue d'une inspection sur le front du Caucase en février 1915 déclare que « les soldats arméniens de l'armée ottomane ont rempli scrupuleusement tous leurs devoirs sur le champ de guerre, ce dont je puis témoigner personnellement. Je vous prie d'exprimer toute ma satisfaction et ma reconnaissance au peuple arménien dont le parfait dévouement au gouvernement impérial ottoman est bien connu ». Ils sont relégués dans des bataillons spécialement créés et affectés aux travaux et à la voirie, puis éliminés par petits groupes au cours de l'année 1915, par les gendarmes chargés de leur encadrement ou par les Kurdes appelés en renfort.\n\n",
"title": " Première phase du génocide (avril-automne 1915) - Désarmement des conscrits arméniens "
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{
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"source_text": "Le 24 avril 1915, le ministre de l'intérieur Talaat Pacha du gouvernement Jeunes-Turcs donne l'ordre de l'arrestation des intellectuels arméniens. L'opération débute à 20 heures à Constantinople et est conduite par Bedri Bey, le chef de la police de Constantinople.\n\nDans la nuit du 24 au 25 avril 1915, 235 à 270 intellectuels arméniens sont alors arrêtés, en particulier des ecclésiastiques, des médecins, des éditeurs, des journalistes, des avocats, des enseignants, des artistes et des hommes politiques dont des députés au parlement ottoman. Une seconde vague d'arrestation est lancée le 25 avril et conduit à l'arrestation de cinq cents à six cents Arméniens. Au total on estime que 2 345 notables arméniens ont été arrêtés en quelques jours, avant d'être déportés puis massacrés dans leur majorité dans les mois suivants.\n\nQuelques semaines plus tard, le 15 juin 1915, vingt leaders du parti social-démocrate Hentchak sont pendus à Constantinople, accentuant encore la mise à mort des élites arméniennes.\n\n",
"title": " Première phase du génocide (avril-automne 1915) - Rafle du 24 avril 1915 "
},
{
"img": [],
"source_text": "Dans les provinces orientales, l'opération se déroule en tous lieux de façon similaire. Les notables sont systématiquement arrêtés au motif d'un prétendu complot contre le gouvernement et leurs maisons perquisitionnées à la recherche d'armes et d'indices. Ceux-ci sont ensuite torturés pour soutirer des aveux, déportés vers une destination inconnue puis massacrés dans les environs. Un avis de déportation est publié en vertu duquel toute la population (les personnes inaptes à la mobilisation générale) doit être évacuée vers les déserts de Syrie et de Mésopotamie en convois de femmes, d'enfants et de personnes âgées qui quittent la ville à intervalles réguliers, à pied, avec peu ou pas de bagages, accompagnés de gendarmes à cheval. Au total, 306 convois de déportés sont dénombrés entre avril et décembre 1915, avec un total de 1 040 782 personnes recensés comme faisant partie de ces convois.\n\nLes hommes restants sont systématiquement massacrés dès le départ du convoi, les plus belles femmes et les enfants sont enlevés pour être revendus en tant qu'esclaves, tandis que le reste du convoi est décimé à chaque étape du convoi, tant par les gendarmes chargés de les escorter que par des tribus kurdes et autres miliciens recrutés à cette fin. Seuls quelques milliers de personnes survivent à cette déportation. Dans les vilayets de Bitlis et de Diarbékir, presque tous les Arméniens sont assassinés sur place.\n\nConstatant les massacres, les gouvernements alliés font une déclaration le 24 mai 1915 dans laquelle ils accusent la Turquie de « crimes contre l'humanité et la civilisation » et s'engagent à tenir pour responsable les membres du gouvernement ottoman ainsi que toute personne ayant participé aux massacres. En représailles, le 27 mai 1915, le gouvernement ottoman promulgue la loi Tehcir (loi provisoire de déportation) autorisant l'expulsion de la population arménienne hors de l'Empire ottoman, sous couvert de « déplacement de populations suspectes d'espionnage ou de trahison ». Elle sera abrogée officiellement le 4 novembre 1918 par le parlement ottoman d'après-guerre, la déclarant inconstitutionnelle.\n\n",
"title": " Première phase du génocide (avril-automne 1915) - Déportation vers les camps "
}
] | wik-hist-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Génocide_arménien |
Guerre franco-allemande de 1870 - La guerre de 1870 dans les arts (1) | 1,925 | [
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"source_text": "\n\nLa guerre franco-allemande de 1870-1871, parfois appelée guerre franco-prussienne ou guerre de 1870, est un conflit qui oppose, du 19 juillet 1870 au 28 janvier 1871, la France à une coalition d'États allemands dirigée par la Prusse et comprenant les vingt-et-un autres États membres de la confédération de l'Allemagne du Nord, ainsi que le royaume de Bavière, celui de Wurtemberg et le grand-duché de Bade.",
"title": "Contexte"
},
{
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"source_text": "La guerre de 1870-1871 a été abondamment représentée par des photographies et des estampes, gravures et caricatures, ainsi que des images d’Épinal.\n\n",
"title": ""
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{
"img": [],
"source_text": "La guerre de 1870 a également inspiré de nombreux peintres :\n\nEugen Adam, Le Drapeau allemand hissé sur le fort de Vanves le 29 janvier 1871\n\nAlbert Anker, Les Bourbakis à Neuchâtel\n\nNapoléon III lors de la bataille de Sedan\n\nNapoléon III et Bismarck après la Bataille de Sedan\n\nPanorama circulaire mesurant 112 mètres sur 10 représentant la retraite de l'armée de l'Est (Bourbaki) et son internement en Suisse (1881-1885).\n\nLa Bataille de Champigny (panorama) avec Alphonse de Neuville\n\nPanorama de la Bataille de Rezonville\n\nLa Ligne de feu, souvenirs de la bataille de Rezonville (1886)\n\nLe Siège de Paris (1884) - musée d'Orsay - Paris\n\nAdolf von Menzel, Départ pour le front du roi Guillaume le 31 juillet 1870\n\nLes Dernières Cartouches (1873) - maison de la dernière cartouche - (Bazeilles)\n\nBivouac après le combat du Bourget (1873)\n\nÉpisode de la guerre franco-prussienne (1875)\n\nAttaque d'une maison barricadées à Villersexel (1875)\n\nLe Bourget, 30 octobre 1870 (1878)\n\nDéfense de la porte de Longboyau (1879)\n\nLa Bataille de Champigny (1880, panorama avec Édouard Detaille)\n\nLe Cimetière de Saint-Privat (1881)\n\nCombat de Bagneux, 13 octobre 1870 - Musée de la Révolution française, Vizille\n\nChristian Sell, 4 Westphalien régiment d'infanterie no 17 (probablement scène de la bataille du Mans)\n\nLe prince héritier de Prusse Frédéric se recueillant devant le corps du général Douay après la bataille de Wissembourg\n\nLa proclamation de l'Empire allemand à Versailles\n\n",
"title": " Peinture "
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{
"img": [],
"source_text": "Parmi les nombreux monuments commémoratifs de la guerre de 1870, certaines œuvres ont eu un rayonnement particulier, on peut citer, entre autres, les œuvres des sculpteurs suivants :\n\nLouis-Ernest Barrias : La Défense de Paris (1883)\n\nAuguste Bartholdi : Le Lion de Belfort (1875-1879)\n\nAntoine Bourdelle : Le Monument aux Combattants et Défenseurs du Tarn-et-Garonne de 1870-1871 (1897-1902)\n\nAntonin Mercié : Gloria Victis (1875)\n\nAuguste Rodin : La Défense ou l'Appel aux armes (1879) - œuvre non retenue par le jury. Plusieurs versions de différentes tailles ont été réalisées par la suite dont une pour commémorer la bataille de Verdun.\n\n",
"title": " Sculpture "
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{
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"source_text": "Victor Hugo, L'Année terrible, recueil de poèmes, 1872. Texte en ligne (ABU)\n\nLe Rêve de Bismarck, 25 novembre 1870.\n\n",
"title": " Littérature - Poèmes "
},
{
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"source_text": "La guerre franco-prussienne et l'annexion de l'Alsace-Lorraine ont suscité la création d'un certain nombre de chansons, la plupart dans le style revanchard propre à l'époque, parmi lesquelles :\n\nLa Strasbourgeoise, créée en 1870 ;\n\nVous n'aurez-pas l'Alsace et la Lorraine, créée en 1871, certainement la plus connue ;\n\nLa Ligue anti-prussienne, créée en 1873 ;\n\nLa Fiancée alsacienne, créée en 1874 ;\n\nLe Fils de l'Allemand, créée en 1882 ;\n\n",
"title": " Chansons "
},
{
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"source_text": "La guerre franco-prussienne a été portée sur grand écran dès le début du cinéma muet dans des productions cinématographiques diverses :\n\nLa Défense du drapeau de Georges Hatot.\n\nLes Dernières Cartouches de Georges Hatot.\n\nÉpisodes de la guerre de 1870-1871 : Mort du clairon, anonyme, studio Pathé.\n\nBombardement d'une maison est un film français muet réalisé par Georges Méliès.\n\n1903 : Les Dernières Cartouches de Georges Méliès.\n\n1908 : Un episodio della guerra franco-prussiana, anonyme, Itala Film.\n\nUne évasion en 1870, anonyme, film d’Art-Pathé Frères.\n\nVeglia tragica, anonyme, Milano Films.\n\nIl piccolo patriota de Giuseppe De Liguoro.\n\n1912 : Vaincre ou mourir d’Henri Desfontaines.\n\n1870-1871 est un film français d'Henri Andréani.\n\n1914 : Le Vieux Sergent de Paul Landrin.\n\nL’Ennemi (Il nemico) de Giuseppe De Liguoro.\n\nUne page de gloire de Léonce Perret.\n\n1940 : Bismarck de Wolfgang Liebeneiner.\n\n1944 : Mademoiselle Fifi de Robert Wise sorti aux États-Unis, inspiré par la nouvelle du même nom de Maupassant.\n\n1945 : Boule de suif de Christian-Jaque, inspiré par la nouvelle du même nom de Maupassant.\n\n1950 : C’est arrivé un jour (Es kommt ein Tag) de Rudolf Jugert.\n\n1952 : Amour et Jalousie d’Alessandro Blasetti.\n\n1956 : I Spy, épisode File Clerk de William Berke.\n\n1959 : Sans tambour ni trompette, film franco-allemand de Helmut Käutner, inspiré par l'ouvrage de Jean L'Hôte.\n\n1985 : L’Intruse de Bruno Gantillon.\n\n1987 : Champ d'honneur est un film français réalisé par Jean-Pierre Denis.\n\n",
"title": " Cinéma "
},
{
"img": [],
"source_text": "La guerre franco-prussienne a été porté sur le petit écran dans des productions télévisuelles diverses :\n\n1962 : Deux amis de Carlo Rim (30 minutes).\n\n1970 : Journal 1870/71 de Hans-Joachim Kurz.\n\n1979 : Isabelle de Paris, série anime japonaise dont l'histoire se déroule en France de 1870 à 1871 et débute pendant la guerre ; les personnages vivent les événements de la guerre, du siège de Paris, puis de la commune de 1871 découlant de la défaite.\n\n1983 : Les Tilleuls de Lautenbach de Bernard Saint-Jacques.\n\n1996 : Les Alsaciens ou les Deux Mathilde, téléfilm français de Michel Favart, composé de quatre épisodes de 90 minutes, qui retrace la période trouble qu'a connue l'Alsace-Lorraine entre 1870 et 1953. Le premier épisode se déroule durant la guerre de 1870.\n\n1870 – La bataille décisive de Sedan (1870 – Die Entscheidung von Sedan) de Hannes Schuler.\n\nDeux amis, téléfilm de Gérard Jourd'hui dans le cadre du cycle Chez Maupassant sur France 2.\n\nLa Forteresse assiégée, téléfilm de Gérard Mordillat, coproduit par Arte France.\n\n1870-1871 : la Guerre franco-prussienne de Hermann Pölking-Eiken et Linn Sackarnd.\n\nLa Guerre de 1870 - les dernières cartouches de Éric Deroo.\n\nLes photographies de la Guerre de 1870 de Grit Lederer.\n\n2021 : 1871 : Grand Jeu impérial à Versailles de Christian Twente.\n\n",
"title": " Télévision "
}
] | wik-hist-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_franco-allemande_de_1870 |
Développement durable - Application opérationnelle dans les entreprises (1) | 862 | [
{
"img": [],
"source_text": "\n\nLe développement durable (en anglais : sustainable development, parfois traduit par développement soutenable) est une conception du développement qui s'inscrit dans une perspective de long terme et en intégrant les contraintes environnementales et sociales à l'économie. Selon la définition donnée dans le rapport de la Commission mondiale sur l'environnement et le développement de l'Organisation des Nations unies, dit rapport Brundtland, où cette expression est apparue pour la première fois en 1987, « le développement durable est un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs ».",
"title": "Contexte"
},
{
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"source_text": "La mise en œuvre d'une démarche de développement durable dans une entreprise est un processus complexe, qui a pour objectif la triple performance (économique, sociale et écologique) de l'entreprise.\n\nElle engage tous les domaines de l'entreprise. Il s'agit de mettre en place une véritable gestion de programme transverse, avec des correspondants dans les principales entités de l'organisation, en impliquant les parties prenantes dans un modèle d'entreprise durable. Nous donnons ci-dessous quelques exemples de domaines d'application particulièrement concernés par la mise en œuvre d'une démarche de développement durable ou de responsabilité sociétale.\n\n",
"title": ""
},
{
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"source_text": "Les ventes et la logistique sont particulièrement impactées par les questions de développement durable. La fonction administration des ventes des entreprises est en effet responsable de la livraison au client final, qui fait appel le plus souvent au transport routier, fortement consommateur de produits pétroliers.\n\n",
"title": " Ventes et logistique "
},
{
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"source_text": "Il s'agit d'identifier les opportunités et les menaces dans le contexte d'une sensibilité accrue des consommateurs et du marché aux enjeux du développement durable, en accord avec les parties prenantes. Le marketing doit aussi véhiculer vers les autres domaines de l'entreprise les valeurs demandées par le marché. Certaines sociétés se contentent parfois d'opérations de communication plutôt que de vraiment changer le fonctionnement de l'entreprise ; on parle alors d'écoblanchiment (en anglais : greenwashing).\n\nÉlizabeth Reiss montre que les entreprises ont intérêt à créer des produits et des services responsables, parce que les clients le demandent, et parce que c'est rentable. Elle donne des pistes pour revoir les modes de production et de communication. L'entreprise peut dans certains cas y gagner en productivité et fidéliser ses équipes de salariés et ses clients.\n\nChristophe Sempels et Marc Vandercammen analysent le comportement du consommateur responsable, et soulignent le rôle du marketing dans la mise en œuvre d'innovations durables et dans leur acceptation par les marchés. Ils cherchent à créer le lien entre une demande et une offre plus responsables, en passant d'une logique « produit » à une logique « service ».\n\nPlusieurs programmes de fidélisation ayant pour but la modification des comportements de consommations au travers d'outils marketing ont vu le jour ces dernières années. C'est par exemple le cas de RecycleBank (en) aux États-Unis ou encore du programme Green Points en France. Ces types de programme utilisent le principe de prime pour motiver le consommateur à changer ses habitudes de consommation.\n\n",
"title": " Marketing "
},
{
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"source_text": "Les caractéristiques du développement durable que sont les échelles temporelles et spatiales multiples, et l'interconnexion des problèmes, conduisent à des problématiques nouvelles de recherche et développement, à la recomposition de certains champs de recherche, et à l'apparition de nouvelles disciplines. La réponse aux demandes du développement durable passe par un accroissement des travaux de nature interdisciplinaire, entre sciences de la nature et sciences humaines et sociales. Il est nécessaire de structurer la recherche scientifique de manière plus fédérative, en organisant des institutions transversales et internationales. La demande d'expertise nécessite souvent la coopération de disciplines différentes. La recherche pour le développement durable nécessite de meilleures données, plus abondantes, et des outils plus performants dans le domaine de la modélisation et de la prospective. La recherche doit imaginer de nouvelles formes de coopération avec les autres acteurs, responsables politiques, entreprises, associations, syndicats, et autres composantes de la société civile.\n\nLe marketing doit répondre à la question de savoir s'il faut investir dans le recyclage ou investir dans de nouveaux produits propres, ce qui impose des choix dans la recherche et développement. La recherche peut se faire dans des laboratoire de recherche internes aux entreprises, ou en partenariat avec des laboratoires publics, par exemple dans le cadre de pôles de compétitivité.\n\nLa recherche et développement peut avoir besoin d'outils de gestion des connaissances pour améliorer l'efficacité de ses recherches. Elle doit procéder à une veille technologique orientée vers des objectifs de développement durable.\n\n",
"title": " Recherche et développement "
},
{
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"source_text": "Sur le plan règlementaire, le développement durable se traduit par un ensemble de textes juridiques, qui peuvent être établis soit au niveau européen (directives de l'Union européenne), soit au niveau des États. Quelques exemples de règlements européens sont le règlement REACH sur les substances chimiques, ou la directive sur les déchets d'équipements électriques et électroniques (DEEE), pour ce qui concerne le pilier environnemental.\n\nAu niveau des États, le droit de l'environnement et le droit social s'appliquent sur chacun de ces piliers environnemental et social (en France le code de l'environnement et le code du travail).\n\nLa charte de l'environnement, de valeur constitutionnelle, stipule à l'article 6 que « les politiques publiques doivent promouvoir un développement durable. À cet effet, elles concilient la protection et la mise en valeur de l'environnement, le développement économique et le progrès social ».\n\nLes marchés publics, soumis à une réglementation stricte, peuvent intégrer des clauses environnementales et sociales, en vertu des articles L.2111-1 et L.2112-2 du code de la commande publique. Le code de la commande publique concerne les entreprises en tant que fournisseurs des organismes publics.\n\nLa loi relative aux nouvelles régulations économiques, dans son article 116, impose aux entreprises cotées en bourse de produire des rapports d'activité qui rendent compte des conséquences environnementales et sociales de leur activité.Les services juridiques des entreprises doivent procéder à une veille juridique, éventuellement pour les petites et moyennes entreprises (PME) avec l'aide des chambres de commerce et d'industrie.\n\nOutre cette veille, les services juridiques sont amenés à vérifier la conformité des actions de développement durable de l'organisation dans ses déclinaisons économiques, sociales et environnementales par rapport aux normes applicables et la communication extra-financière qui l'accompagne.\n\n",
"title": " Aspects juridiques "
}
] | wik-geo-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Développement_durable |
Agent infectieux - Diversité des agents infectieux (1) | 3,801 | [
{
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"source_text": "\n\nUn agent infectieux est un agent biologique pathogène responsable d'une maladie infectieuse.\n\nLes agents infectieux sont majoritairement des micro-organismes, notamment des bactéries et des virus. Cependant, certains agents pathogènes ne sont pas des organismes (les prions), d'autres ne sont pas microscopiques (les vers parasites).\n\nLe pouvoir pathogène d'un agent infectieux mesure sa capacité à provoquer une maladie chez un organisme hôte.\n\nLa virulence d'un agent infectieux mesure sa capacité à se développer dans un organisme (pouvoir invasif) et à y sécréter des toxines (pouvoir toxique).\n\n",
"title": "Contexte"
},
{
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"source_text": "Chez les humains, 1 415 espèces infectieuses ont été inventoriées. Environ 600 sont connues pour le bétail et environ 400 pour les chats et les chiens. Les données concernant la faune sauvage sont trop parcellaires pour qu'un chiffre puisse être donné. Parmi ces agents infectieux on compte :\n\ndes protéines : les prions (agents dits non conventionnels car exempts d'acide nucléique) ;\n\ndes virus (217 espèces infectieuses) ;\n\nprocaryotes : certaines bactéries (538 espèces infectieuses),\n\neucaryotes : les protozoaires parasites et certaines levures (66 espèces infectieuses) ;\n\ndes organismes pluricellulaires :\n\ncertaines moisissures (307 espèces infectieuses),\n\nles vers parasites ou helminthes (287 espèces infectieuses),\n\ncertains arthropodes (acariens, pou).\n\n",
"title": ""
}
] | wik-svt-seconde | https://fr.wikipedia.org/wiki/Agent_infectieux |
Microbiote intestinal humain - Traitement des maladies et désordres liés au microbiote intestinal humain (1) | 3,817 | [
{
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"source_text": "\n\nLe microbiote intestinal humain, - du grec mikrós \"petit\", et biôtós, adjectif verbal de bióô \"vivre\" - anciennement appelé flore intestinale humaine, est l'ensemble des microorganismes (archées, bactéries et levures — et les virus qui les infectent) du tractus digestif humain, c'est-à-dire le microbiome intestinal et de tout le système gastrointestinal (estomac, selles)[pas clair]. Il constitue le plus grand réservoir du microbiote de l'organisme humain et un réservoir d’activités enzymatiques essentiel pour la digestion et la physiologie humaines. À ce titre, il influe sur la santé.\n\nCe microbiote et son hôte humain sont un exemple de symbiose mutualiste (coopération entre différentes sortes d’organismes impliquant un avantage pour chacun) et de commensalisme. Le microbiote peut réguler l’expression de certains gènes de l'hôte, ce qui fait évoquer des relations symbiotiques avancées.",
"title": "Contexte"
},
{
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"source_text": "Un prébiotique est un ingrédient non digestible qui a des effets bénéfiques sur la santé en stimulant sélectivement la croissance ou l'activité d'une bactérie spécifique (ou d'une population bactérienne restreinte) du côlon. Selon l'OMS/FAO, un probiotique « est un microorganisme vivant qui, ingéré en quantité suffisante, produit des effets bénéfiques sur la santé de celui qui le consomme ».\n\n",
"title": " Prébiotique et probiotique "
},
{
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"source_text": "La bactériothérapie fécale, également appelée greffe microbienne fécale, consiste à utiliser le microbiote d’un individu sain, qui agit comme donneur de selles, comme le traitement d’un patient dont le microbiote intestinal est perturbé. Cette technique est pour le moment principalement utilisée pour le traitement des infections récurrentes par Clostridium difficile, mais est également envisagée pour le traitement d’autres maladies.\n\n",
"title": " Bactériothérapie fécale "
}
] | wik-svt-seconde | https://fr.wikipedia.org/wiki/Microbiote_intestinal_humain |
République romaine - Crises de la République (fin IIe et Ier siècles av. J.-C.) (5) | 3,580 | [
{
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"source_text": "\n\nLa République romaine est la phase de la civilisation de la Rome antique qui commence en 509 av. J.-C., à la chute de la royauté dont le dernier représentant, Tarquin le Superbe, un Étrusque, est chassé du pouvoir par l'aristocratie patricienne. La République romaine prend fin entre 44 av. J.-C., avec l'assassinat de Jules César, et 27 av. J.-C., au moment où Octave reçoit le titre d'Auguste. L'année 31 av. J.-C., celle de la bataille d'Actium, qui oppose Octave à Marc Antoine, est aussi une date clé avec le dernier affrontement entre deux magistrats de la République romaine, et le début d'une ère où les terres romaines seront dominées par un seul homme : celui que l'on appellera le princeps, ou « empereur ».",
"title": "Contexte"
},
{
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"source_text": "La période qui commence avec Jules César franchissant le Rubicon en 49 av. J.-C., et qui se finit quand Octavien revient à Rome après la bataille d'Actium en 29 av. J.-C., voit l’évolution constitutionnelle accélérer et atteindre son apogée.\n\nAmorcée durant l’été de 54 av. J.-C., une vague de corruption politique et de violence balaie Rome. Le 1er janvier de 49 av. J.-C., le Sénat passe une résolution qui déclare que si César ne jette pas les armes avant juillet de cette même année, il sera considéré comme un ennemi de la République. Le 7 janvier, le Sénat use du senatus consultum ultimum et investit Pompée des pouvoirs dictatoriaux. En guise de réponse, César franchit le Rubicon avec son armée de vétérans et marche sur Rome. L’avance rapide de César force Pompée, les consuls et le Sénat à abandonner Rome pour la Grèce, ce qui laisse la voie libre à César pour prendre possession de la ville.\n\nAprès avoir vaincu Pompée et ses soutiens, César veut s’assurer que son contrôle sur le gouvernement est incontesté. Les pouvoirs qu’il s’est attribués lui-même seront finalement utilisés par ses successeurs impériaux. Il assure ses pouvoirs en augmentant sa propre autorité et en abaissant celle des autres institutions politiques de Rome. César détient à la fois la dictature et le tribunat, mais alterne entre le consulat et le proconsulat. En 48 av. J.-C., il se voit donner les pouvoirs tribuniciens de façon permanente, ce qui rend sa personne sacrosainte, lui donne le pouvoir de s’opposer au Sénat par son veto et l’autorise à dominer le concile plébéien. De ce fait, il peut ratifier n’importe quelle loi sans aucune opposition. En 46 av. J.-C., il obtient les pouvoirs censoriaux, qu’il utilise pour remplir le Sénat de ses propres partisans. Il augmente ensuite le nombre des membres du Sénat à 900, ce qui enlève son prestige à l’aristocratie sénatoriale et assure sa soumission. Bien que les assemblées continuent de se réunir, il choisit tous les candidats aux élections et toutes les actions à appliquer. Par conséquent, les assemblées deviennent impuissantes et sont incapables de s’opposer à César. Vers la fin de sa vie, César commence à se préparer pour une guerre contre les Parthes. Comme son absence lui rendra la tâche plus difficile pour installer ses propres consuls, il promulgue une loi qui l’autorise à nommer tous les magistrats en 43 av. J.-C., ainsi que tous les consuls et tribuns en 42 av. J.-C. Les magistrats qui étaient jusque-là des représentants du peuple deviennent des représentants du dictateur.\n\nUne fois Jules César assassiné, en 44 av. J.-C., Marc Antoine forme une alliance avec le fils adoptif et petit neveu de César, Octavien, ainsi qu'avec Lépide, connue sous le nom de Second triumvirat. Ils détiennent des pouvoirs à peu près identiques à ceux de César, de sorte que le Sénat et les assemblées restent impuissants, même après la mort de César. En effet, il n’existe aucune différence constitutionnelle entre un individu détenant le titre de dictateur et celui de triumvir. Bien que les conspirateurs ayant assassiné César aient été défaits à la bataille de Philippes en 42 av. J.-C., la paix qui en résulte est seulement temporaire. Marc Antoine et Octavien se livrent une dernière bataille. Marc Antoine est défait lors de la bataille navale d'Actium en 31 av. J.-C., et se suicide en 30 av. J.-C..\n\nEn 29 av. J.-C., Rome a fini sa transformation de cité-État avec son réseau de dépendances en une capitale d’un empire mondial (pour l'époque). Octavien arrive à Rome comme maître incontesté de l’État, où il fait vraisemblablement passer une série de réformes constitutionnelles mettant fin à l’ancienne République. Le règne d’Octavien, connu sous le nom d’Auguste, le premier empereur romain, marque la rupture définitive entre la République romaine et l’Empire romain.\n\n",
"title": " Fin de la République - Transition de la République à l'Empire "
}
] | wik-histoire-geographie-sixieme | https://fr.wikipedia.org/wiki/République_romaine |
Sandro Botticelli - Style (1) | 3,012 | [
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"source_text": "\n\nAlessandro di Mariano di Vanni Filipepi, dit Sandro Botticelli, est un peintre italien, né à Florence le 1er mars 1445, et mort le 17 mai 1510 dans la même ville. Botticelli est l'un des peintres les plus importants de la Renaissance italienne et de l'histoire de l'art.\n\n",
"title": "Contexte"
},
{
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"source_text": "Le style de Botticelli connait plusieurs évolutions au fil du temps, mais conserve certains traits fondamentaux qui le rendent encore reconnaissable aujourd'hui, même pour le vaste public. Les apports fondamentaux de sa formation artistique sont essentiellement ceux de Filippo Lippi, Andrea del Verrocchio et Antonio del Pollaiolo.\n\nDe Lippi, son premier véritable maître, il apprend à peindre des visages élégants et une beauté idéale raréfiée, le goût pour la prédominance du dessin et du contour, des formes lâches, des couleurs délicatement assorties, la chaleur domestique des figures sacrées. De Pollaiolo, il a acquiert un dessin à la ligne dynamique et énergique, la capacité de construire des formes expressives et vivantes grâce à la force du contour et du mouvement. De Verrocchio, il apprend à peindre des formes solennelles et monumentales, fusionnées avec l'atmosphère grâce aux beaux effets de lumière, et dotées d'effets de matière dans le rendu des différents matériaux.\n\nDe la synthèse de ces enseignements, Botticelli puise l'expression originale et autonome de son propre style, caractérisé par la physionomie particulière des personnages, à la beauté intemporelle subtilement voilée de mélancolie, par un grand intérêt réservé à la figure humaine par rapport aux arrière-plans et à l'environnement, et à la linéarité qui modifie parfois les formes selon le sentiment recherché (« expressionnisme »), ce dernier point étant remarquable surtout dans la phase tardive de son activité.\n\nDe temps en temps, selon les sujets et la période, des composantes linéaires ou coloristes, ou enfin expressionnistes, prévalent.\n\nDans sa dernière production, le dilemme s'est posé dans le contraste entre le monde de la culture humaniste, avec ses composantes courtoises et paganisées, et celui de la rigueur ascétique et réformatrice de Savonarole, qui conduit l'artiste à repenser et à une crise mystique qui se lit même dans ses œuvres. Les sujets deviennent de plus en plus introspectifs, presque exclusivement religieux ; les scènes sont plus irréelles, avec la renaissance consciente d'archaïsmes tels que le fond d'or ou une perspective signifiante. Dans cette crise, cependant, il y a aussi le germe de la rupture de l'idéal de la rationalité géométrique du début de la Renaissance au profit d'une disposition plus libre des sujets dans l'espace qui prélude à la sensibilité du XVIe siècle.\n\n",
"title": ""
}
] | wik-hist-seconde | https://fr.wikipedia.org/wiki/Sandro_Botticelli |
Le « faux Moyen Âge » : l’histoire revisitée ! | 150 | [
{
"img": [
"https://assets.lls.fr/pages/15110346/h5.5.hda.les-tournois-de-chevaliers.jpg"
],
"source_text": "\n\n\n\n\n\n\nAu Moyen Âge, les chevaliers montrent leur courage lors des tournois.\n\nEnluminure du XIVᵉ siècle.",
"title": "Doc. 1 Les tournois de chevaliers"
},
{
"img": [
"https://assets.lls.fr/pages/15110346/h5.5.hda.joute.jpg"
],
"source_text": "\n\n\n\n\n\nLa série Game of Thrones (2011) met en scène le Tournoi de la Main (saison 1).\n",
"title": ""
},
{
"img": [],
"source_text": " La fantasy [...] fait évoluer ses personnages dans un univers imaginaire proche [...] du Moyen Âge [...], qui pourrait se résumer souvent à quelques mots : féodalité, château/citadelle, cheval, épée. Pour compléter [ce] « lexique », il faudrait également prendre en compte l’imaginaire médiéval et ajouter à notre liste « êtres et bêtes merveilleux » : des « donjons » et des dragons. Le Moyen Âge de la fantasy est donc un Moyen Âge bricolé.\n\n Anne Rochebouet et Anne Salamon (historiennes), Cahiers de recherches médiévales, 2008.",
"title": "Doc. 2 Le succès de la fantasy"
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"img": [
"https://assets.lls.fr/pages/15110346/h5.5.hda.affiche-hobbit.jpg"
],
"source_text": " Le réalisateur Peter Jackson a adapté Le Hobbit (2014), roman de l’écrivain J.R.R. Tolkien (1937) qui a créé un monde imaginaire. S’y côtoient chevaliers, tireurs à l’arc, elfes, nains, magiciens et créatures fantastiques inspirés du Moyen Âge.\n\nAffiche du film Le Hobbit de Peter Jackson, 2014.",
"title": "Doc. 3 Une source d'inspiration pour la culture populaire"
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"img": [
"https://assets.lls.fr/pages/15110346/h5.5.hda.le-dragon.jpg"
],
"source_text": "Miniature, Lancelot combattant les dragons du Val sans retour, manuscrit, vers 1470.",
"title": ""
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{
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"source_text": " Les Grandes Médiévales d’Andilly, qui sont un festival sur le Moyen Âge, attirent plus de 40 000 visiteurs chaque année.\nAu cœur d’une forêt enchanteresse, dans un cadre merveilleux, laissez-vous transporter à travers les siècles jusqu’au Moyen Âge. Imaginées et jouées par plus de 500 artistes et un millier de figurants, les Grandes Médiévales d’Andilly sont un dépaysement complet ! [...] En dehors des spectacles, beaucoup d’autres rencontres vous attendent : troubadours et saltimbanques, fées et ensorceleurs, hommes d’armes, artisans et boutiquiers vous surprendront au détour des chemins.\n La fête médiévale d’Andilly (Haute-Savoie).",
"title": "Doc. 4 Le succès des fêtes médiévales"
},
{
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"https://assets.lls.fr/pages/15110346/h5.5.hda.troubadours1.jpg"
],
"source_text": "Un seigneur entouré par des ménestrels, miniature, XIIIᵉ siècle.",
"title": ""
},
{
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"source_text": " La période du Moyen Âge, dénigrée à la Renaissance et aux époques suivantes, est aujourd’hui très populaire. Les fêtes médiévales connaissent un grand succès et de nombreuses oeuvres de fiction prennent le Moyen Âge comme cadre temporel et culturel.\n Ce Moyen Âge est plus « moyenâgeux » que réellement « médiéval » : beaucoup de libertés sont prises avec la réalité ! Les chevaliers, les seigneurs et les paysans côtoient... des elfes, des fées, des ogres et des dragons !",
"title": "Synthèse"
}
] | lls-histoire-geographie-cinquieme | https://www.lelivrescolaire.fr/page/15110346 |
Lumières (philosophie) | 3,168 | [
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"source_text": "Les Lumières sont un courant de pensée européen , philosophique, littéraire et intellectuel qui émerge dans la seconde moitié du XVIIe siècle avec des philosophes comme Descartes, Spinoza, Locke, Bayle et Newton, avant de se développer dans toute l'Europe, notamment en France, au XVIIIe siècle. Par extension, on a donné à cette période le nom de siècle des Lumières.\n\nPar leur engagement contre les oppressions religieuses et politiques, les membres de ce mouvement se voyaient comme une élite avancée œuvrant pour un progrès du monde. Combattant l’irrationnel, l’arbitraire, l’obscurantisme et la « superstition » des siècles passés, ils ont procédé au renouvellement du savoir, de l’éthique et de l’esthétique de leur temps. L’influence de leurs écrits a été déterminante dans les grands événements de la fin du XVIIIe siècle que sont la Déclaration d'indépendance des États-Unis et la Révolution française.\n\nLe mouvement de renouveau intellectuel et culturel des Lumières reste, au sens strict, européen avant tout, et il découle presque exclusivement d’un contexte spécifique de maturation des idées héritées de la Renaissance. La pensée des Lumières s’est étendue à l’Europe, quoique la traduction de ce terme dans les autres langues européennes ait toujours privilégié l'idée d'une « illumination » provenant de l’extérieur, alors que le terme français privilégie le fait que les Lumières viennent de soi-même. De manière très générale, sur les plans scientifique et philosophique, les Lumières voient le triomphe de la raison sur la foi et la croyance ; sur les plans politique et économique, le triomphe de la bourgeoisie sur la noblesse et le clergé.\n\n",
"title": ""
}
] | wik-hist-seconde | https://fr.wikipedia.org/wiki/Lumières_(philosophie) |
Renaissance - Histoire économique de la Renaissance (1) | 2,981 | [
{
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"source_text": "\n\nLa Renaissance est un mouvement de l'histoire européenne associé à la remise à l'honneur de la littérature, de la philosophie et des arts de l'Antiquité gréco-romaine. Ce mouvement a pour point de départ l'Italie, et se situe chronologiquement à cheval entre le Moyen Âge tardif et l'époque moderne. Une Pré-Renaissance se produit dans plusieurs villes d'Italie dès le XIVe siècle (Trecento). La Renaissance s'exprime au XVe siècle dans la plus grande partie de l'Italie, et quelques autres pays européens, sous la forme de ce que l'on appelle la Première Renaissance (Quattrocento). La Renaissance concerne presque toute l'Europe au XVIe siècle (Cinquecento).\n\nOn parle de Renaissance artistique au sens où les œuvres de cette époque s'inspirent davantage de l'art gréco-romain, et moins de l'époque médiévale.",
"title": "Contexte"
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{
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"source_text": "Après une longue période de difficultés économiques au XIVe siècle et au début XVe siècle, ayant vu de mauvaises récoltes, disettes, guerres civiles et étrangères (guerre de Cent Ans), et surtout la peste noire qui dévasta le continent pendant trois ans, de 1348 à 1350, un redémarrage économique se produisit d'abord en Italie, dès la première moitié du XVe siècle. C'est en Italie en effet que furent mis au point de nouveaux instruments de commerce : assurances maritimes, lettres de change, comptabilité en partie double. Même si certaines de ces techniques avaient été inventées auparavant, c'est durant la Renaissance qu'elles se répandirent dans la Péninsule puis au-dehors. L'utilisation du zéro, originaire d'Inde, et transmis par les Arabes, connu à Florence au XIIIe siècle fut un autre facteur de développement. Il mit deux ans à s'acclimater en Europe.\n\nQuelques autres techniques permirent un renouveau économique et commercial, inventées ou importées d'autres régions du monde. L'horloge mécanique apparaît en Europe dans les années 1270-1330 et remplace les sabliers et horloges à eau pendant la Renaissance.\n\nL'usage de la verrerie et des vitres se développa au XVIe siècle. L'île de Murano fut un important centre de production dès la fin du XIIIe siècle. Dans le textile, le rouet et le tricot furent perfectionnés et généralisés. Le procédé de l'amalgame apparaît pour le traitement de l'argent.\n\nL'exploration de nouvelles terres permit également la découverte de nouvelles plantes, comme l'ananas, l'avocat, la cacahuète, le cacao, les cucurbitacées (courge du Mexique, potiron, courge musquée), la goyave, le haricot, le maïs, la papaye, la patate douce, la pomme de terre, les poivrons et piments, le tabac, la tomate, le topinambour, le tournesol, le quinoa, la vanille, le manioc, la noix de pécan pour ne citer que les principales.\n\n",
"title": " Innovations "
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{
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"source_text": "Vers la fin du XIIIe siècle, des raisons politiques et le développement de nouvelles routes de commerce mettent fin à la primauté des foires de Champagne. Les nouvelles routes des Alpes suisses par le col du Saint Gothard et du Simplon relient l'Italie du Nord au pays rhénan et surtout de nouvelles routes maritimes, permettent aux Italiens un accès plus sûr, plus rapide et moins cher à Bruges dès 1297.\n\nLes hommes d'affaires de la Renaissance faisaient le commerce des textiles, des grains, des épices, etc. ; ils possédaient des mines ; ils assuraient des navires, prêtaient de l'argent aux particuliers et aux princes. Les Médicis, au milieu du XVe siècle, avaient opté pour une organisation décentralisée avec un bureau central à Florence, et possédaient la majorité des parts dans diverses compagnies ne portant pas forcément le nom de « Médicis ». Les Fugger d'Augsbourg, les plus grands hommes d'affaires européens de la première moitié du XVIe siècle, préférèrent tenir en main, grâce à des « facteurs » salariés et révocables, les implantations locales de leur firme.\n\nAu début de la Renaissance, il existe en Europe une véritable passion pour les épices : poivre, cannelle, gingembre, clous de girofle, safran, muscade, etc. Les épices servaient à relever la cuisine, et à conserver les viandes. On leur prêtait aussi des propriétés médicinales. Les épices provenaient d'Inde, de Ceylan, des îles de la Sonde (Indonésie) et de la Chine. De cette dernière provenaient aussi les laques et les soieries. La route de la soie, qui permettait d'acheminer les produits chinois, fut coupée par l'avancée des Turcs. un des grands motifs des voyages portugais vers l'Inde, et bientôt la Malaisie et l'Indonésie, fut le désir de parvenir sur les lieux mêmes de la production des épices. Les Espagnols découvrirent chez les Aztèques du Mexique l'usage de la vanille et du cacao, qu'ils firent connaître en Europe. La canne à sucre, qui avait pénétré grâce aux Arabes dans le bassin méditerranée, fut introduite par les Espagnols et les Portugais aux Canaries et à Madère, puis ils implantèrent sa culture dans les Antilles et dans les régions chaudes et humides de l'Amérique.\n\nLes voyages de la Renaissance mirent en place pour la première fois dans l'histoire, une économie mondiale fondée sur les échanges réguliers : plus de 18 000 bateaux au total naviguèrent au total entre l'Espagne et le Nouveau Monde. Des améliorations techniques avaient permis, avant même la découverte de l'Amérique, une relance de la production d'argent dans les mines européennes, qui facilita le redémarrage économique des XVe et XVe siècles. L'implantation européenne en Amérique eut pour conséquence d'accroître encore la quantité de métaux précieux - or et argent - disponible sur le vieux continent. Les Pazzi, riches banquiers florentins du début du XIVe siècle auraient disposé d'un capital équivalent à 147 kilos d'or fin. Celui des Médicis, vers 1460, aurait été de 1,75 tonne. Celui des Fugger, en 1546, de 13 tonnes. Dans la décennie 1526-1535, 85 tonnes d'argent auraient été produites chaque année en Europe, chiffre comparable à ceux du XIXe siècle.\n\n",
"title": " Dynamisme économique "
}
] | wik-hist-seconde | https://fr.wikipedia.org/wiki/Renaissance |
Bassin méditerranéen - Populations (1) | 2,685 | [
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"source_text": "\n\nLes notions de bassin méditerranéen et de monde méditerranéen désignent les régions se trouvant autour de la mer Méditerranée. Ces régions méditerranéennes couvrent l'Europe du Sud (Espagne, France, Italie, Malte, Slovénie, Croatie, Monténégro, Albanie, Grèce et Chypre), le Proche-Orient (Turquie, Syrie, Liban, Israël, Palestine), et l'Afrique du Nord (Maroc, Algérie, Tunisie, Libye, Égypte). Des critères culturels ou historiques permettent de délimiter la région méditerranéenne, mais surtout la présence d'un climat commun : le climat méditerranéen. La culture ou la civilisation méditerranéenne est alors définie par un héritage antique ou médiéval fort, lié aux civilisations gréco-romaine, judéo-chrétienne et islamique. Cette culture se matérialise dans l'alimentation par la prédominance des légumes, des fruits, du poisson et des dérivés du blé (pain, etc.), de l'olivier (huile d'olive, etc.) et de la vigne (vin, etc.) ainsi que de l'élevage caprin et ovin.",
"title": "Contexte"
},
{
"img": [],
"source_text": "La mer Méditerranée est bordée par 21 États souverains officiellement reconnus (dont la principauté de Monaco), plus l’État Palestinien (Bande de Gaza) et Chypre du nord, au statut disputé. On y parle entre 11 et 20 langues différentes selon si l'on prend en compte les nombreux dialectes (catalan, bosnien…), langues de racines romane (français, espagnol, italien), hellénique (grec), slave (slovène, serbo-croate), balkanique (albanais), berbère (kabyle), sémitique (arabe, hébreu, maltais), et altaïque (turc).\n\nLes États qui bordent la Méditerranée sont :\n\nAu niveau de ces pays, la Méditerranée est le lieu de processus accentués de littoralisation et d'urbanisation plus ou moins spontanées. Sur 30 ans, de 1970 à 2000, les populations côtières sont passées de 96 millions d’habitants à 145 millions, soit 51 % d’augmentation, dont 17,2 % pour la rive Nord et 84 % pour les rives Est et Sud. Sur la même période, la population urbaine côtière a progressé de 10 millions d’habitants sur la rive Nord et de 30 millions d’habitants sur les rives Sud et Est.\n\n",
"title": ""
}
] | wik-hist-seconde | https://fr.wikipedia.org/wiki/Bassin_méditerranéen |
Énergie en France - Réseaux de chaleur (1) | 3,367 | [
{
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"source_text": "\n\nLe secteur économique de l'énergie en France comprend la production locale et l'importation d'énergie primaire, leur transformation en énergies secondaires et le transport et la distribution d'énergie jusqu'au consommateur final. Le secteur de l'énergie représentait 1,8 % du PIB français en 2019, et la facture énergétique 1,8 % du PIB. Le taux d'indépendance énergétique est de 54,6 % en 2019.\n\nLa consommation d'énergie finale (au niveau des consommateurs) de 2019 se répartissait comme suit par source d'énergie :\n\ncombustibles fossiles : 64,4 % (charbon 0,8 %, pétrole 43,9 %, gaz naturel 19,6 %) ;\n\nénergies renouvelables thermiques : 8,4 % (biomasse-déchets 8,2 %, géothermie 3,0 %) ;\n\nchaleur : 2,5 %.L'électricité provenait en 2019 pour 69,9 % du nucléaire, pour 20,6 % de sources d'énergies renouvelables (production hydroélectrique : 10,8 %, éolien : 6,1 %, solaire : 2,1 %, bioénergies : 1,5 %) et pour 9 % de centrales thermiques fossiles (surtout gaz : 6,9 %). ",
"title": "Contexte"
},
{
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"source_text": "En 2019, 47 TWh de chaleur destinés à la vente ont été produits en France. Nets des pertes de distribution, 43 TWh ont été livrés aux consommateurs, dont plus de la moitié provenant des réseaux de chaleur, le tiers restant étant issu de centrales de cogénération. On dénombre près de 800 réseaux de chaleur, dotés d'une puissance thermique totale d'environ 23 GWth, dont près de 10 GWth en Île-de-France. Ils ont livré 26 TWh en 2019, en progression de 0,7 % ; leur consommation d'énergie primaire de 34 TWh est dominée par le gaz naturel (35 %), suivi de la chaleur issue de l'incinération des déchets urbains (24 %), puis de la biomasse (23 %) ; le fioul et le charbon, dont la part était de 60 % en 1990, ne représentent plus que 4 % du bouquet énergétique des réseaux ; la part des énergies renouvelables a plus que doublé depuis le début de la décennie, pour atteindre 44 % en 2019, en progression de 3 points en un an ; avec les énergies de récupération telles que la part non renouvelable des déchets urbains et la chaleur industrielle récupérée, la part d’énergies renouvelables et de récupération atteint 56 %. Plus du quart des réseaux de chaleur (27 %) possèdent un équipement de cogénération ; la chaleur produite par ces équipements représente environ 5 TWh, soit 17 % du total des livraisons des réseaux.\n\nLa production simultanée de chaleur et d'électricité en cogénération permet des rendements énergétiques globaux supérieurs à leur production séparée ; c'est pourquoi les pouvoirs publics, à la fin des années 1990, ont soutenu leur développement. C'est également une priorité européenne, une directive sur la cogénération ayant été adoptée en 2004, remplacée et complétée par la directive 2012/27/UE du 25 octobre 2012 relative à l’efficacité énergétique.\n\nEn 2019, les installations de production d’électricité avec procédé thermique de cogénération, hors réseaux de chaleur, ont produit 46 TWh de chaleur, dont 22 TWh ont été livrés, nets des pertes de distribution, à des utilisateurs tiers, le reste étant auto-consommé par l'entreprise productrice. Ces installations ont brûlé principalement du gaz naturel (39 %), des déchets urbains (15 %), du bois et déchets agricoles (12 %), des produits pétroliers (10 %), des résidus de papeterie (10 %), des produits charbonniers (5 %) et du biogaz (4 %). Les réseaux de chaleur sont généralement utilisés par des collectivités locales pour chauffer, via une chaufferie collective, des bâtiments publics ou privés de leur territoire ; des initiatives privées sont aussi en place. Leur taille varie du petit réseau à biomasse rurale à celui de Paris, alimenté par plusieurs centrales de production et assurant un tiers du chauffage collectif de la capitale.\n\nCes réseaux de chaleur ont été alimentés de 169,2 PJ (47 TWh) en 2019, soit 1,1 % de la production mondiale de chaleur, loin derrière la Chine (5 499 PJ, 35,5 %), la Russie (5 322 PJ, 34,4 %) et l'Allemagne (457 PJ, 3,0 %). En 2020, la production de chaleur est estimée à 160,2 PJ. Cette production de chaleur se répartit entre les centrales de cogénération (57 %) et les chaufferies (43 %).\n\nLe plus gros réseau de chaleur est géré par la Compagnie parisienne de chauffage urbain (CPCU). Il est alimenté par les centrales de cogénération du groupe TIRU, qui brûlent des déchets urbains de Paris et d'une partie de la région parisienne. Metz alimente un réseau de chaleur par l'Usine d'électricité de Metz. Grenoble a aussi un réseau de chaleur et celui de Toulouse, alimenté par l'incinération de déchets, doit en sus récupérer la chaleur des supercalculateurs de l'espace de recherche Clément Ader. À Strasbourg, ES Services Énergétiques (filiale d'Électricité de Strasbourg), issue de la fusion d'Ecotral et de Dalkia Bas-Rhin, gère des réseaux de chaleur dont à Strasbourg, avec trois grandes installations représentant un total de 400 GWh et alimentant 40 000 logements.\n\n",
"title": " Production de chaleur "
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"source_text": "En 2019, la consommation de chaleur atteignait 156,1 PJ, dont 43,5 % dans l'industrie, 34,5 % dans le secteur résidentiel, 21,5 % dans le tertiaire et 0,5 % dans l'agriculture. Elle représentait 2,5 % de la consommation finale d'énergie du pays.\n\n",
"title": " Consommation de chaleur "
}
] | wik-histoire-geographie-cinquieme | https://fr.wikipedia.org/wiki/Énergie_en_France |
Système éducatif en France - Organisation scolaire (3) | 1,120 | [
{
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"source_text": "\n\nLe système éducatif en France est dirigé par le ministère de l'Éducation nationale et de la Jeunesse et le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.\n\nDepuis la Loi pour une école de la confiance (aussi dite « réforme Blanquer ») de 2019, l'instruction est obligatoire en France de 3 à 16 ans, et la formation obligatoire de 16 à 18 ans. Il peut dans ce cas s'agir d'une scolarisation, d'un apprentissage, d'une insertion professionnelle ou encore d'un service civique. Ce système est divisé en trois grandes étapes successives : l'enseignement primaire (école maternelle et école élémentaire), l'enseignement secondaire (collège, lycées et certaines formations spécifiques) et l'enseignement supérieur (université, grandes écoles, formations spécifiques, etc.). Il existe environ 60 000 établissements scolaires. Les établissements privés représentent 17 % des élèves, dont 97 % sont sous contrat.",
"title": "Contexte"
},
{
"img": [],
"source_text": "Une des critiques de l'enseignement secondaire est qu'il reste une machine à trier les bons et les mauvais élèves. Ceci est en décalage avec la volonté affichée de conduire un nombre de plus en plus grand d'élèves aux portes de l'enseignement supérieur afin d'y acquérir les formations qualifiantes dont la société moderne a besoin. Pourtant, divers modes de prise en charge de la difficulté scolaire existent au sein du Collège. Des programmes personnalisés de réussite éducative (PPRE) peuvent ainsi être mis en place comme c'est le cas dans le cadre de l'enseignement primaire.\n\nLes sections d'enseignement général et professionnel adapté (SEGPA) et les établissements régionaux d'enseignement adapté (EREA) accueillent des élèves en difficulté scolaire. L'orientation en enseignement général et professionnel adapté (EGPA) peut se faire par deux biais : soit la Commission départementale d'orientation (CDO), soit la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH). La Maison départementale des personnes handicapées a pour mission d'informer, d'orienter et d'accompagner les personnes handicapées et leur famille. Dans cette seconde possibilité, il s'agit d'un élève ayant déjà un dossier à la MDPH (par exemple un élève venant de CLIS).\n\n",
"title": " L'enseignement secondaire - Prise en charge de la difficulté scolaire "
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"source_text": "La loi pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées du 11 février 2005 définit le handicap scolaire comme :\n\n« Toute limitation d'activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d'une altération substantielle, durable ou définitive d'une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d'un polyhandicap ou d'un trouble de santé invalidant »\n\nCette loi mentionne également que « toute personne handicapée a droit à la solidarité de l'ensemble de la collectivité nationale, qui lui garantit, en vertu de cette obligation, l'accès aux droits fondamentaux reconnus à tous les citoyens ainsi que le plein exercice de sa citoyenneté ». Dorénavant, le droit juridique à la scolarisation est inscrit dans la loi.\n\nComme dans l'enseignement primaire, on retrouve les différentes formes de scolarisation : la scolarisation en milieu ordinaire, avec ou sans aménagement (matériel, auxiliaire de vie scolaire (AVS, devenu accompagnant des élèves en situation de handicap (AESH)), la scolarisation dans un dispositif d'intégration collective au collège : l'Unité Localisée pour l'Inclusion Scolaire (ULIS-collège ou l'ULIS-lycée), la scolarisation au sein d'un établissement spécialisé (de type institut médico-éducatif (IME), institut thérapeutique, éducatif et pédagogique (ITEP)) permettant une prise en charge globale (dans ces établissements, une préprofessionnalisation peut avoir lieu).\n\n",
"title": " L'enseignement secondaire - La scolarisation des élèves en situation de handicap "
},
{
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"source_text": "Le baccalauréat est le premier diplôme universitaire bien qu'il couronne une scolarité secondaire. Une fois obtenu, l'élève peut devenir étudiant. L'enseignement supérieur français est composé de différents types d'établissements (aux statuts juridiques qui peuvent être différents les uns des autres) et parcours. Les conditions d'entrée sont différentes selon les systèmes. Depuis le Processus de Bologne, qui voulait rapprocher les systèmes éducatifs supérieurs européens, il y a souvent une déclinaison en crédits ECTS et une structuration en trois cycles d'études supérieures : licence en trois ans, master en deux années supplémentaires, puis doctorat en trois années supplémentaires.\n\nL'étudiant a la possibilité de choisir des études courtes et obtenir, en deux ans, un brevet de technicien supérieur (BTS) ou un diplôme universitaire de technologie (DUT) dans un secteur spécialisé du tertiaire ou technologique.\n\nLes universités proposent des formations dans tous les domaines en vue d'obtenir une licence (Bac+3), un master (Bac+5) ou un doctorat (Bac+8) ou des diplômes spécialisés (professions de santé par exemple).\n\nDe nombreuses grandes écoles proposent des formations et un diplôme prestigieux à bac+5. On peut y accéder directement après le bac ou après deux années de classes préparatoires et un concours. Certains grands établissements comme le Collège de France et le Conservatoire national des arts et métiers proposent des formations non diplômantes de très haut niveau.\n\nDu début des années 1980 à la fin des années 1990, les effectifs de l'enseignement supérieur sont passés de 1,2 million à 2,1 millions. En 2014, selon l'OCDE, 44,7 % des Français âgés de 25 à 34 ans disposaient d'un niveau d'éducation supérieur, contre 28 % des Allemands de cette tranche d'âge.\n\nAujourd'hui, les universités françaises se heurtent à un fort échec des étudiants en premier cycle (environ 30 % d'échec à la licence dans les formations généralistes), principalement parmi les étudiants issus d'un milieu modeste. Une des causes de ces échecs est à rechercher dans la manière dont sont orientés les lycéens, surtout les plus faibles. Les filières courtes universitaires ou technologiques sont autorisées à sélectionner leurs élèves. Elles écartent donc les plus fragiles. Conçues au départ comme un débouché pour les élèves issus des filières technologiques et professionnelles, elles accueillent jusqu'à deux tiers d'élèves issus des filières générales. Les premiers se rabattent donc sur les premiers cycles généralistes des universités pour lesquels ils sont peu préparés, ce qui explique un échec massif mais sans surprise de ces étudiants : près de 80 %. En revanche, les élèves issus des filières secondaires généralistes, même dans le cadre d'un cursus non sélectif, obtiennent un diplôme à 80 % dans la mesure où leur niveau est plus en adéquation avec le fonctionnement et les attentes du système universitaire.\n\nLa démocratisation des études supérieures n'a en rien modifié le taux de chômage des jeunes, qui fluctue entre 20 et 25 % pour ceux agées de 16 à 25 ans. L'idée s'est donc imposée que les diplômes supérieurs sont de simples marqueurs sociaux, enrichissants du point de vue personnel mais inefficaces au niveau de la société dans son ensemble. Mais les taux de chômage semblent des indicateurs trop simplistes. En effet, il faut bien remarquer que les jeunes de 16 à 24 ans exclus du marché du travail sont les moins diplômés ou n'ont commencé à chercher du travail que depuis quelques mois. Il convient donc de mesurer le taux de chômage par niveau d'études.\n\n",
"title": " L'enseignement supérieur - Organisation des filières "
},
{
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"source_text": "Cette liste qui classe les diplômes de niveau du moins élevé (niveau 1) au plus élevé (niveau 8). L'ancienne classification de 1969 allait du niveau V (CAP, BEP) au niveau I (Master). Elle a été remplacée début 2019. La nomenclature de 2019 va donc du niveau 1 (niveau maternelle) au niveau 8 (doctorat). Établie en 2019, elle vise à faciliter la lecture internationale des niveaux de formations. Elle est basée sur la classification internationale type de l'éducation de 2011 établi par l'Unesco et le Cadre européen des certifications établi par l'Union européenne. La nomenclature de 1969 (du niveau V au niveau I) allait à l'encontre de nombreux systèmes étrangers.\n\nLa nomenclature des niveaux de formation est utilisée, notamment à des fins statistiques, pour mesurer les études accomplies par un individu. Elle est utilisée au sein de l'Éducation nationale, des autres ministères délivrant des diplômes d'état mais aussi par Pôle emploi pour classer les demandeurs d'emploi par niveau de formation, par l'Insee dans le cadre du recensement.\n\n",
"title": " L'enseignement supérieur - Nomenclature des niveaux de diplômes de 2019 "
}
] | wik-geo-seconde | https://fr.wikipedia.org/wiki/Système_éducatif_en_France |
Énergie en France - Politique énergétique (3) | 3,372 | [
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"source_text": "\n\nLe secteur économique de l'énergie en France comprend la production locale et l'importation d'énergie primaire, leur transformation en énergies secondaires et le transport et la distribution d'énergie jusqu'au consommateur final. Le secteur de l'énergie représentait 1,8 % du PIB français en 2019, et la facture énergétique 1,8 % du PIB. Le taux d'indépendance énergétique est de 54,6 % en 2019.\n\nLa consommation d'énergie finale (au niveau des consommateurs) de 2019 se répartissait comme suit par source d'énergie :\n\ncombustibles fossiles : 64,4 % (charbon 0,8 %, pétrole 43,9 %, gaz naturel 19,6 %) ;\n\nénergies renouvelables thermiques : 8,4 % (biomasse-déchets 8,2 %, géothermie 3,0 %) ;\n\nchaleur : 2,5 %.L'électricité provenait en 2019 pour 69,9 % du nucléaire, pour 20,6 % de sources d'énergies renouvelables (production hydroélectrique : 10,8 %, éolien : 6,1 %, solaire : 2,1 %, bioénergies : 1,5 %) et pour 9 % de centrales thermiques fossiles (surtout gaz : 6,9 %). ",
"title": "Contexte"
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"source_text": "La loi no 2005-781 du 13 juillet 2005 fixant les orientations de la politique énergétique, dite loi POPE, a posé deux objectifs :\n\nmaîtriser les consommations énergétiques et encourager les économies d'énergie ;\n\ndévelopper une offre diversifiée s'appuyant en priorité sur les filières de production d'énergie sans émission de gaz à effet de serre, tout en limitant la dépendance vis-à-vis des approvisionnements en combustible fossile.Les sous-objectifs sont :\n\natteindre une baisse de l'intensité énergétique finale de 2 % par an d'ici à 2015 (rapport entre la consommation d'énergie et la croissance économique) et de 2,5 % sur la période 2015 à 2030 ;\n\nproduire 10 % des besoins énergétiques français à partir d'énergies renouvelables avant fin 2010 (avec objectifs chiffrés pour chaque vecteur énergétique en 2010) ;\n\nproduction intérieure d'électricité d'origine renouvelable à hauteur de 21 % de la consommation en 2010 ;\n\naugmenter de 50 % la production de chaleur renouvelable (soit environ +5 Mtep) ;\n\naugmenter la part des biocarburants et autres carburants renouvelables dans les carburants utilisés pour le transport : 5,75 % au 31 décembre 2008, 7 % au 31 décembre 2010 et 10 % au 31 décembre 2015 ;\n\ndévelopper la recherche sur l'efficacité énergétique, les agrocarburants ou carburants synthétiques de deuxième génération issus de la biomasse, le captage et le stockage géologique du CO2, le photovoltaïque, l'hydrogène et les piles à combustible, le stockage de l'énergie et le développement conjoint de la chimie du végétal et de bioénergies au sein de bioraffineries.En 2007, dans le cadre du Grenelle de l'environnement, des objectifs ont été définis, notamment en faveur des énergies renouvelables.\n\n",
"title": " Loi POPE (2005) "
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"source_text": "Les objectifs de la loi POPE ont été précisés en 2006 dans le cadre de la programmation pluriannuelle des investissements d'électricité (PPI), mise à jour et étendue à la production de chaleur en 2009, définie par deux arrêtés concernant l'électricité et la chaleur.\n\nLorsque les capacités de production ne répondent pas aux objectifs de la PPI, l'autorité administrative peut recourir à la procédure d'appel d'offres, ce qu'elle a fait à plusieurs reprises.\n\nLa PPI de 2009 a ainsi fixé les objectifs suivants pour le développement de la production électrique à partir d'énergies renouvelables :\n\nLa PPI a également prévu la mise en service de deux réacteurs nucléaires de troisième génération d'ici à 2017, tandis que le parc de production d'électricité à partir d'énergies fossiles serait modernisé afin d'en réduire les impacts environnementaux, mais la construction et livraison de ces réacteurs a pris beaucoup de retard.\n\nPour la chaleur, les objectifs de développement de la production à partir d'énergies renouvelables fixés par la PPI sont les suivants, en termes de production globale :\n\nLa loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte remplace en 2016 les trois documents de programmation préexistants sur les investissements de production d’électricité, de chaleur et ceux du secteur gazier par les programmations pluriannuelles de l’énergie (PPE), qui concernent la métropole continentale et les zones dites non interconnectées (ZNI). La PPE de métropole continentale est élaborée par le Gouvernement tandis que les PPE des ZNI sont co-élaborées avec les autorités locales. La PPE est encadrée par les dispositions des articles L.141-1 à L.141-6 du code de l’énergie, modifiés par la loi du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte.\n\n",
"title": " Programmation pluriannuelle des investissements (PPI) "
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{
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"source_text": "La France est partie prenante de la politique énergétique de l'Union européenne, dans le cadre de laquelle elle s'est engagée à respecter des objectifs :\n\nl'objectif européen des « 3 × 20 en 2020 » ;\n\nle principe du « Facteur 4 » (division par quatre de ses émissions d'ici à 2050, pour stabiliser les émissions de gaz à effet de serre au niveau de 1990) ;\n\nl'augmentation de la production d'énergie renouvelable pour atteindre ou dépasser 20 % d'énergies renouvelables dans la consommation finale d'énergie en 2020.La France contribue aux décisions dans le cadre européen, notamment avec la Commission européenne. Ces décisions aboutissent à des recommandations ou des obligations.\n\n",
"title": " Politique énergétique européenne "
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{
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"source_text": "En octobre 2022, le gouvernement présente deux projets de loi consacrés à l'accélération des procédures préalables au lancement de projets d'énergies renouvelables et de centrales nucléaires. Il explique s'être lancé dans une course contre la montre pour donner des perspectives de sortie de la crise énergétique mondiale de 2021-2022 ainsi que pour tenir les délais imposés par sa feuille de route de sortie des énergies fossiles. Des mesures réglementaires ont également été adoptées : les développeurs dont les projets sont prêts à être construits peuvent vendre leur électricité à titre exceptionnel sur les marchés de gros pendant dix-huit mois avant d'activer les contrats d'achat à prix plafonnés avec l'État ; des directives ont été envoyées aux préfets pour accélérer les délais d'examen des projets.\n\n",
"title": " Lois sur l'accélération des énergies renouvelables et du nucléaire (2022) "
}
] | wik-histoire-geographie-cinquieme | https://fr.wikipedia.org/wiki/Énergie_en_France |
Géographie sociale - Géographie sociale à l'étranger (3) | 801 | [
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"source_text": "\n\nLa géographie sociale est une branche de la géographie qui étudie les rapports entre les espaces et les sociétés. L'accent est mis sur la dimension sociale des dynamiques spatiales afin de comprendre les interactions entre ces derniers à différentes échelles.\n\nL'objectif est d'appréhender l'organisation des sociétés et d'apporter une prise de conscience aux problèmes sociaux. Elle est marquée par les engagements politiques et sociaux des chercheurs.\n\n",
"title": "Contexte"
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{
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"source_text": "Benno Werlen est l'un des plus célèbres géographes allemands de ces trois dernières décennies et a inspiré les nouvelles générations de chercheurs en géographie humaine. Spécialiste de la géographie sociale, qu’il étudie à travers l’analyse spatiale, contrairement à la géographie francophone qui elle s'oppose à cette approche. Werlen la définit comme le « rapport entre société et espace » et la résume en 3 termes : « Société, Action, Espace ». Selon lui, la géographie sociale et son analyse se fondent sur le « faire », c’est-à-dire qu’elle s'appuie sur la théorie de l'action qui englobe tous les paramètres et situations de la vie de tous les jours. \n\nWerlen s'est longtemps inspiré de la géographie humaine anglo-saxonne, reprenant l’idée de « turns » (linguistique, culturel, spatiale) qui expliquent les motivations des théories et engagements empiriques. Ces « turns » ont permis d'avoir une reconnaissance universelle de l'idée de « socially constructed », soit « socialement construit », selon laquelle l'espace est considéré comme un récipient où les structures et les événements sociaux importants se produisent. En outre, l'humain est considéré tel un acteur social et Werlen lui accorde un niveau de liberté suffisant pour faciliter les interprétations de leurs motivations, pensées, intentions, mémoires, expériences et désirs et finalement il crée et construit d’où le terme « socially constructed ». \n\nL'existence des intentions humaines et du vouloir (l’envie) est bien réelle mais ces derniers ont le statut de simple « référence » c’est-à-dire qu’elles justifient les actions déjà commises, contrairement à l'action qui semble parler d'elle-même. Autrement dit, l’action conduit à des résultats évident contrairement aux envies qui restent souvent des pensées et des projets non mis en œuvre, Toujours selon Werlen, l'espace est créé à travers l'action humaine; c’est ce qu’il nomme le « space making ». \n\nL’espace est considéré par le géographe comme un corps central mais dénué d'existence à priori de l'action humaine, aussi l'espace et la société comme deux blocs qui s'opposent. Pour finir, l'action a plus d’importance que les motivations qui l'anime, ce que le géographe allemand résume par la phrase : « the focus is on the latter », l’importance est sur le résultat.\n\n",
"title": " Géographie sociale en Allemagne "
},
{
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"source_text": "L’Argentine a commencé avec deux courants de géographie sociale depuis le début du XIXe siècle. Le premier était celui de l’épistémologie naturaliste lequel a été intégré dans le programme scolaire en fassent partie des livres ainsi que des encyclopédies utilisées par les écoles primaires. Le deuxième courant connu comme l’étude anthropogéographique ce concentrait sur la culture matérielle ainsi que sur la toponymie pour faire des analyses géographiques. Ce deuxième courant est devenu marginal dans les années 1940 parce que les géographes naturalistes tels que Federico Daus ont décrit la géographie de Vidal comme plus appropriée pour décrire la situation du territoire argentin.\n\nLa modernisation de la géographie a eu lieu en Argentine avec Elena Chiozza vers la seconde moitié du XXe siècle. Elle a enrichi ses perspectives à travers ses études dans différents domaines et c'est à ce moment que la professionnalisation des sciences sociales a eu lieu. Ceci est un tournant important car auparavant, les études de géographie étaient orientées vers le monde académique tandis qu'avec l'approche sociale; la recherche, le travail et les professions non-académiques ont commencé à se développer. Autrement dit, la géographie de l'action a également été établie en Argentine à travers la géographie sociale.En reprennent la citation précédente de Guy Di Méo et Pascal Buleon, c’était dans ce moment-là que le concept d’espace est introduit dans les études géographiques ainsi que les relations entre la société et l’organisation spatiale. \n\nCe nouveau courant est conflictuel avec la géographie de Richard Hartshorne (un géographe Américain naturaliste) laquelle était prédominante à l’époque ; la modernisation de la géographie avait éléments de la théorie de la dépendance ainsi que marxistes, un exemple est la création du Journaux géographiques « El País de los Argentinos » lequel parlait de inégalités, peuplements traditionnels face à l’économie moderne, entre autres. Ce journaux fut diffusé entre 1974 et 1974 en s’arrêtent en raison de la dictature militaire (entre 1976 et 1983) et ce n’est jusqu’à les années 1980 que la géographie sociale a pu être rediffusée avec les nouveaux ouvrages « Aportes para el Estudio del Espacio Socioeconómico » entre 1986 et 1989. Cette nouvelle phase montre des renouvelassions de perspectives, nous retrouvons encore des aspects marxistes inspirés par le géographe brésilien Milton Santos qui reconnaît par exemple que l’espace social est construit de l’espace physique avec les caractéristiques de culture, pouvoir, et production, du lieu.\n\nMalgré l'influence marxiste persistante dans l'histoire de la géographie argentine, aujourd'hui les thèmes de recherche ont été renouvelés en se concentrant sur quatre thèmes principaux ; les questions environnementales, où les risques et la vulnérabilité sociale sont au centre des études sur la dégradation de l'environnement, en second lieu, les études rurales et urbaines ont gagné en popularité, principalement dans l'analyse des dynamiques rurales et urbaines et comment cela se traduit par la production de zones rurales périphériques, comme l'a indiqué Barros. Parmi les sujets les plus étudiés dans ce domaine figurent également des études sur la mondialisation, les flux migratoires et leur contexte social, le renouvellement urbain et les politiques néolibérales, qui sont également pertinentes pour la géographie sociale italienne. Troisièmement, la géographie du genre a eu son époque populaire à la fin des années 1990 avec les mouvements féministes, mais aujourd'hui la géographie du tourisme est un étude qui gagne plus d'intérêt dans la politique et économie du pays, ainsi que par rapport aux impacts de l'environnement, le patrimoine et le développement de la localité.\n\n",
"title": " Géographie sociale en Argentine "
}
] | wik-geo-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Géographie_sociale |
Louis XIV - Culture, arts et sciences : instruments de rayonnement et de pouvoir (3) | 837 | [
{
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"source_text": "\n\nLouis XIV, dit « le Grand » ou « le Roi-Soleil », né le 5 septembre 1638 au château Neuf de Saint-Germain-en-Laye et mort le 1er septembre 1715 à Versailles, est un roi de France et de Navarre. Son règne s'étend du 14 mai 1643 — sous la régence de sa mère Anne d'Autriche jusqu'au 7 septembre 1651 — à sa mort en 1715. Son règne d’une durée de 72 ans est l'un des plus longs de l'histoire d'Europe et le plus long de l'histoire de France.\n\nNé Louis, surnommé Dieudonné, il monte sur le trône de France au décès de son père, Louis XIII, quelques mois avant son cinquième anniversaire, ce qui fait de lui l'un des plus jeunes rois de France. Il devient ainsi le 64e roi de France, le 44e roi de Navarre et le troisième roi de France issu de la dynastie des Bourbons.",
"title": "Contexte"
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"source_text": "Dans sa jeunesse, Louis XIV danse lors des ballets donnés à la cour, tel le Ballet des Saisons, à l'été 1661. Il dansera son dernier ballet en 1670. Au ballet succéderont les comédies-ballets tel Le Bourgeois gentilhomme de Molière. En 1662 est fondée l'Académie royale de danse. Le roi chante aussi en s'accompagnant à la guitare. Robert de Visée, musicien à la Chambre du Roi, compose deux livres de pièces pour la guitarre dédiées au Roy. La musique fait partie de la vie de cour. Il ne passe pas un jour sans musique à Versailles. Tous les matins, après le conseil, Louis XIV écoute trois motets à la chapelle royale.\n\nGrand amateur de musique italienne, Louis XIV fait de Jean-Baptiste Lully le surintendant de la musique et le maître de musique de la famille royale. Toujours à l'affût de nouveaux talents, le roi lance des concours de musique : en 1683, Michel-Richard de Lalande devient ainsi sous-maître de la Chapelle royale et composera plus tard ses Symphonies pour les Soupers du Roy.\n\nAccordant une grande place au théâtre, Louis XIV « a orienté certains écrivains, moins par son goût et sa culture que par son prestige, vers la décence et la noblesse, vers le bon sens et la justesse ». Son influence est considérable car il se comporte en mécène et finance les grandes figures culturelles de l'époque, dont il aime s'entourer. Artistes et écrivains rivalisent d'efforts et de talent pour mériter son appréciation. Ayant très tôt découvert le génie comique de Molière, il fait restaurer pour lui, en 1661, la salle du Palais-Royal, où le comédien jouera jusqu'à sa mort. Pour le récompenser, le roi octroie six mille livres de pension à sa troupe, qui devient officiellement « La Troupe du Roi au Palais-Royal » (1665) ; la même année, il devient le parrain de son premier enfant.\n\nEn même temps que la comédie acquiert avec Molière ses lettres de noblesse, la tragédie continue de s'épanouir et « tend à devenir une institution d'État », atteignant un sommet avec Racine, que le roi récompensera du succès de Phèdre (1677) en le nommant son historiographe. Selon Antoine Adam, \n\n« La grandeur historique de Louis XIV avait été de donner au royaume un style. Que ce soit Bossuet ou La Rochefoucauld, ou Mme de Lafayette, que ce soient les héroïnes de Racine, tous et toutes ont en commun le sens de l'attitude, non pas théâtrale, mais magnifique. Ils sont comme portés à ce haut niveau par l'orgueil de la race ou du rang social, par le sentiment de leurs devoirs et de leurs droits. C'est aux environs de 1680 que ce style s'est affirmé avec le plus de force, c'est à cette époque que la France monarchique a eu le mieux conscience de vivre un moment exceptionnel de l'histoire. »\n\nLa référence à l'antiquité romaine s'impose en art. Le roi est représenté par les peintres comme étant le nouvel Auguste, comme Jupiter, vainqueur des Titans, comme Mars, dieu de la guerre ou Neptune. La nouvelle cosmologie s'oppose à la morale héroïque de Corneille. Elle vise à « redéfinir autour de la monarchie un nouvel ordre, un nouvel ensemble de valeurs ». À partir de 1660-1670, Nicolas Boileau fait l'éloge du bon sens et de la raison, ce qui contribue à ruiner « l'emphase tragique à la Corneille » caractéristique de l'aristocratie frondeuse du début du siècle. L'art vise alors à imposer à l'aristocratie des valeurs plus « romaines » destinées à « discipliner ses folles impulsions ». Vers la fin du siècle, la tragédie s'essouffle et subit la désaffection du public.\n\nEn 1648, est fondée l'Académie royale de peinture et de sculpture, où sont formés tous les grands artistes du règne. Placée sous la protection de Colbert, elle est dirigée par Charles Le Brun et compte parmi ses fondateurs les plus grandes figures de la peinture française du milieu du siècle, tels Eustache Le Sueur, Philippe de Champaigne, et Laurent de La Hyre. Conçue sur le modèle des académies italiennes, elle permet aux artistes titulaires d'un brevet du roi d'échapper aux règles contraignantes des corporations urbaines, qui régissent depuis le Moyen Âge le métier de peintre et de sculpteur. Les membres de l'Académie mettent au point un système élaboré d'enseignement, de copie d'après les maîtres, de conférences destinées à théoriser le « beau » au service du monarque, et créent même une Académie de France à Rome, où sont envoyés les élèves les plus méritants. La plupart des grandes commandes du règne, dont les décors peints et sculptés du château de Versailles, sont réalisées par les élèves formés dans cette nouvelle Académie royale. En 1664, Colbert invite Le Bernin, alors au sommet de sa gloire, pour la restructuration du Louvre; si son projet est écarté, l'architecte-sculpteur italien réalise cependant un buste du roi en marbre blanc et une statue équestre qu'il livre vingt ans après son retour à Rome : d'abord « exilée » dans un coin peu prestigieux du parc de Versailles, celle-ci est aujourd'hui conservée dans l'Orangerie du château (tandis qu'une copie orne actuellement la place devant la Pyramide du Louvre à Paris). Cette dernière statue a été dévoilée à Versailles en même temps que le Persée et Andromède du sculpteur français Pierre Puget, dont le célèbre Milon de Crotone orne déjà le parc depuis 1682.\n\nEn 1672, Louis XIV devient le protecteur officiel de l'Académie française : « Sur les conseils de Colbert, le roi lui offrit un domicile — au Louvre — un fonds pour couvrir ses besoins, des jetons pour récompenser la présence aux séances ; il lui offrit aussi quarante fauteuils — signe de l'égalité totale entre académiciens. » En 1688, il fonde l'Académie des sciences, destinée à concurrencer la Royal Society de Londres. Son règne voit aussi la réorganisation du Jardin des plantes et la création du Conservatoire des machines, arts et métiers.\n\n",
"title": " Patron des arts et des sciences "
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] | wik-geo-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_XIV |
Exode rural en France - La fin de l'exode rural et le retournement démographique depuis 1975 (1) | 1,858 | [
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"title": "Contexte"
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"source_text": "D’après l’Insee, l’exode rural s’est grosso modo terminé en France en 1975 après le remembrement de 1965. Depuis cette date, le solde migratoire campagne/ville s’est stabilisé. La population rurale n'a ainsi pas diminué entre 1975 et 1982, augmentant même légèrement, ce qui s'est accentué depuis le début des années 1990 aux alentours des grandes régions urbanisées. De 1999 à 2007, la population rurale a augmenté de 9 % quand celle des villes ne progressait de 4,6 %. L'exode rural est remplacé par un autre phénomène de grande ampleur qui s'observe dans la plupart des pays développés : la périurbanisation. Elle touche des couronnes successives de plus en plus éloignées, et même, après 1990, les espaces ruraux. Des citadins s’installent à la campagne, mais gardent un mode de vie urbain, un travail en ville. Ce phénomène de « rurbanisation » produit un « mitage » du paysage par un bâti parsemé, ou réparti en lotissements souvent à proximité des noyaux villageois existants. On trouve par exemple ce type d'organisation de l'espace autour de Grenoble, dans une zone distante de 30 à 40 km du centre-ville, dans le Grésivaudan, la cluse de Voreppe, les pentes des massifs de la Chartreuse, du Vercors, de Belledonne, mais aussi autour de villes plus modestes, telles qu'Aubenas ou Privas en Ardèche.\n\nLa présence des ex-citadins a fait évoluer la vie sociale, politique et économique locale. En octobre 2011, par exemple, ce sont, entre autres, ces nouveaux habitants des campagnes qui ont fait basculer le Sénat à gauche. La progression socialiste dans des départements aussi marqués historiquement à droite que le Morbihan ou le Loiret a étonné les observateurs. Grâce aux néoruraux, c'est aussi la vie commerciale des villages qui a été largement transformée. Entre 1993 et 2008, le nombre de commerces a augmenté de 1 % par an dans l'espace rural contre 0,6 % en ville. L'évolution est spectaculaire dans des secteurs comme celui des agences immobilières ou des coiffeurs. Un grand bémol, la pénurie des médecins, qui persiste.\n\nLes habitants des villages ne représentent que 20 % de la population française, mais leur nombre est en constante augmentation depuis les années 2000. Ce phénomène devrait s'amplifier dans les quinze prochaines années. L'arrivée de citadins modifie la physionomie des villages depuis les années 2000. La population y est désormais presque aussi jeune, riche et éduquée que dans le reste du pays. Elle exerce dans les mêmes catégories socioprofessionnelles.\n\n",
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] | wik-hist-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Exode_rural_en_France |
Bataille des Dardanelles - Contexte (1) | 2,175 | [
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"source_text": "\n\nLa bataille des Dardanelles, également appelée bataille de Gallipoli (ou campagne des Dardanelles, ou campagne de Gallipoli), est un affrontement de la Première Guerre mondiale qui opposa l'Empire ottoman aux troupes britanniques et françaises dans la péninsule de Gallipoli dans l'actuelle Turquie du 18 mars 1915 au 9 janvier 1916.",
"title": "Contexte"
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"source_text": "Au début du XXe siècle, l'Empire ottoman était surnommé l'« homme malade de l'Europe » en raison de son instabilité politique, des revers militaires et des tensions sociales liées à un siècle de déclin. En 1908, un groupe d'officiers appelés les Jeunes-Turcs prit le pouvoir lors d'un coup d'État ; le sultan Abdülhamid II fut renversé et son frère Mehmed V lui succéda même s'il n'avait plus aucun pouvoir. Le nouveau régime lança de nombreuses réformes afin de moderniser l'économie et l'administration de l'Empire. L'Allemagne était déjà un soutien de l'Empire et elle finançait plusieurs projets de modernisation comme le chemin de fer Berlin-Bagdad. Son influence s'accrut aux dépens de la présence britannique traditionnelle et des officiers allemands participèrent à la réorganisation de l'armée. Malgré ces investissements, les ressources de l'Empire furent épuisées par les guerres balkaniques en 1912 et 1913. La faction pro-allemande menée par Enver Pacha, l'ancien attaché militaire ottoman à Berlin, s'opposa à l'influence britannique au sein du gouvernement et renforça les liens de l'Empire avec l'Allemagne, . Ce rapprochement se traduisit en décembre 1913 par l'arrivée à Constantinople d'une mission militaire allemande menée par le général Otto Liman von Sanders. Dans le même temps, la position géographique de l'Empire signifiait que sa neutralité revêtait une importance considérable pour la Russie et ses alliés français et britanniques dans le cas d'une guerre en Europe.\n\nDurant la crise de juillet, en 1914, les diplomates allemands proposèrent aux Ottomans de former une alliance contre la Russie en échange de gains territoriaux dans le Caucase et dans le nord-ouest de la Perse. La faction pro-britannique était alors isolée du fait de l'absence de l'ambassadeur britannique. Le 30 juillet, deux jours après le début de la Première Guerre mondiale, les dirigeants ottomans approuvèrent une alliance secrète avec l'Allemagne contre la Russie mais l'accord ne les contraignait pas à entreprendre des actions militaires. Le 2 août, le gouvernement britannique réquisitionna deux cuirassés, le Sultan Osman I et le Reşadiye, construits par les chantiers navals britanniques pour le compte de l'Empire ottoman ; cela affaiblit les partisans du Royaume-Uni à Constantinople malgré les propositions d'indemnisation si l'Empire restait neutre. À la suite de cet incident diplomatique, le gouvernement allemand offrit deux croiseurs en remplacement, le SMS Goeben et le SMS Breslau, pour accroître son influence. Les Alliés tentèrent d'intercepter les navires mais ces derniers s'échappèrent quand le gouvernement ottoman les autorisa à traverser les Dardanelles jusqu'à Constantinople. L'Empire était cependant neutre et la convention de Londres signée en 1841 interdisait tout passage de navires de guerre dans les Dardanelles ; en autorisant l'entrée des navires allemands, ces derniers confirmaient leurs liens avec l'Allemagne.\n\nEn septembre, la mission navale britannique à Constantinople créée en 1912 par l'amiral Arthur Limpus (en) fut rappelée du fait de l'entrée en guerre, apparemment imminente, de l'Empire ottoman ; le commandement de la marine ottomane fut transmis au contre-amiral Wilhelm Souchon de la marine allemande. Sans en référer au gouvernement ottoman, le commandant allemand des fortifications des Dardanelles ordonna la fermeture du détroit le 27 septembre. La présence navale allemande et les succès militaires de l'Allemagne sur les différents fronts du conflit poussa le gouvernement ottoman à déclarer la guerre à la Russie. Le 27 octobre, les deux croiseurs de la marine ottomane Yavuz Sultan Selim et Midilli (antérieurement le Breslau et le Goeben) entrèrent en mer Noire, bombardèrent le port russe d'Odessa et coulèrent plusieurs navires. Les Ottomans refusèrent d'expulser les missions allemandes comme le demandaient les Alliés et ils entrèrent officiellement en guerre aux côtés des Empires centraux le 31 octobre, ; la Russie déclara la guerre à l'Empire le 2 novembre. Le lendemain, l'ambassadeur britannique quitta Constantinople et une escadre britannique bombarda les forts de Kumkale et de Seddulbahir à l'entrée méditerranéenne du détroit. Le Royaume-Uni et la France déclarèrent à leur tour la guerre à l'Empire le 5 novembre et les Ottomans passèrent à l'offensive dans le Caucase à la fin du mois. Les combats éclatèrent également en Mésopotamie lorsque les Britanniques débarquèrent dans le golfe Persique pour prendre le contrôle des installations pétrolières de la région. Les Ottomans planifièrent une offensive contre l'Égypte britannique au début de l'année 1915 pour occuper le canal de Suez et couper les liens entre le Royaume-Uni et ses colonies indiennes. L'historien Hew Strachan estime que rétrospectivement l'entrée en guerre ottomane ne faisait aucun doute après l'arrivée du Goeben et du Breslau et que les retards étaient plus liés à l'impréparation ottomane qu'à des hésitations sur la politique à tenir.\n\n",
"title": " Entrée en guerre de l'Empire ottoman "
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"source_text": "Après les succès allemands au début du conflit, le front de l'Ouest s'était enlisé à la suite des contre-attaques alliées sur la Marne et à Ypres. L'impossibilité de la guerre de mouvement poussa les deux camps à créer des tranchées qui s'étendirent rapidement de la mer du Nord jusqu'à la frontière suisse. La situation était similaire à l'est et le front s'était figé sur une ligne allant de la mer Baltique à la mer Noire. Pour les Alliés, la neutralité de l'Empire ottoman et l'ouverture des Dardanelles revêtaient une importance capitale car le détroit était le seul lien entre la Russie d'un côté et la France et le Royaume-Uni de l'autre. En effet, les routes terrestres étaient contrôlées par l'Allemagne et l'Autriche-Hongrie, la mer Blanche au nord et la mer d'Okhotsk en Extrême-Orient étaient bloquées par les glaces l'hiver et éloignées des théâtres d'opérations tandis que l'accès à la mer Baltique était bloqué par la marine allemande. Tant que l'Empire restait neutre, la Russie pouvait être ravitaillée par la mer Noire mais le détroit fut fermé et miné par les Ottomans en novembre.\n\nEn novembre, le Royaume-Uni proposa de payer l'Empire ottoman pour qu'il reste neutre tandis que le ministre français de la Justice, Aristide Briand, suggéra de lancer une attaque préventive ; les deux propositions furent rejetées. Plus tard dans le mois, le premier lord de l'Amirauté, Winston Churchill présenta un projet d'attaque navale contre les Dardanelles fondé sur des rapports erronés sur les défenses ottomanes. Churchill voulait redéployer en Méditerranée les cuirassés obsolètes ne pouvant opérer contre la Hochseeflotte allemande afin d'organiser une opération navale suivie d'un débarquement limité. L'opération avait également pour objectif de pousser la Bulgarie et la Grèce, deux anciennes possessions ottomanes, à rejoindre le camp des Alliés. Le 2 janvier 1915, le grand-duc Nicolas de Russie demanda l'aide britannique alors que les Ottomans lançaient une grande offensive dans le Caucase. Les préparations de l'opération navale commencèrent immédiatement pour soulager les Russes en obligeant les Ottomans à redéployer leurs forces dans les Dardanelles.\n\nLes routes de mer et de terre qui conduisent à Constantinople\n\n",
"title": " Stratégie alliée "
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] | wik-hist-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_des_Dardanelles |
Économie de la république populaire de Chine - Données sectorielles (1) | 728 | [
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"source_text": "\n\nLa Chine est le deuxième pays du monde par son produit intérieur brut (PIB) nominal, derrière les États-Unis. En 2014, elle est devenue, selon les dernières estimations de la Banque mondiale, le premier pays au monde pour le PIB à parité de pouvoir d'achat (PPA), passant devant les États-Unis. En 2017, le produit intérieur brut (PIB) en PPA chinois s'est élevé à environ 23 120 milliards de US$ contre 19 360 milliards de US$ approximativement pour les États-Unis, ce qui confirme bien le dépassement chinois à long terme.",
"title": "Contexte"
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"source_text": "Bien qu'une proportion importante de la population travaille dans le secteur agricole, la particularité de la Chine réside dans la forte contribution du secteur manufacturier à la production nationale.\n\n",
"title": ""
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"source_text": "Dans les années 1990 et 2000, la part de l'agriculture dans l'économie nationale a rapidement diminué, bien qu'elle constitue encore un secteur d'activité important. Sa contribution à la richesse nationale est faible par rapport à la main-d'œuvre qu'elle emploie. Selon les données officielles, environ 40 % de la population active occupée travaillait dans l'agriculture, et produisait environ 11 % du produit intérieur brut. En 1990, il s'agissait encore de 60 % de la population et de 27 % du PIB. En 2010, 38,1 % de la main-d'œuvre était mobilisée par l'agriculture qui ne générait que 9,6 % du PIB. Comparativement à l'agriculture des États-Unis, la même année, l'agriculture chinoise a produit huit fois plus que le secteur primaire américain (avec 9,6 % du PIB pour la Chine et 1,2 % du PIB américain) mais a mobilisé cinquante-quatre fois plus de travailleurs (soit 38,1 % des travailleurs chinois contre 0,7 % de la main-d'œuvre américaine). Plus de 800 millions de personnes vivent dans les zones rurales.\n\nLa Chine ne dispose que de 11 % de la superficie cultivable mondiale et doit nourrir 20 % de la population mondiale. Le végétal domine toujours l'agriculture, bien que l'élevage connaisse un essor rapide. Le riz constitue l'aliment de base de la majorité de ses habitants. Bien qu'en baisse, la population agricole reste importante par rapport aux superficies arables. Dans les années 2000, 200 millions de foyers exploitant chacun, en moyenne, une superficie de 65 ares. De plus, du fait de l'urbanisation croissante, de la pollution et de la désertification, on estime que la surface cultivable diminue d'environ 2 500 km2 par an. Pourtant, entre 1990 et 2003, la production agricole a augmenté de 90 %.\n\nBien que le parti communiste, sous l'impulsion de Mao Zedong se soit appuyé sur les paysans pour prendre le pouvoir, et qu'ils constituent donc la base de sa légitimité, ces derniers ont connu des fortunes diverses, reflétant les différentes options idéologiques suivies ces dernières décennies. Pourtant, les aides publiques ne représentent que 6 % environ du revenu des agriculteurs, contre 20 % aux États-Unis, 34 % dans l'Union européenne et 58 % au Japon.\n\nLes revenus des agriculteurs chinois ont cependant plus que triplé entre 1980 et 2000 ce qui a largement contribué à la diminution de la pauvreté dans le pays. 400 millions de Chinois vivant dans les zones rurales sont sortis de la pauvreté entre 1979 et 2002. Ceci n'empêche pas l'inégalité croissante entre ruraux et citadins. De ce fait, la Chine est confrontée à un exode rural important. Face aux conditions de plus en plus difficiles de leur vie et au taux de chômage élevé en campagne, les paysans émigrent massivement vers les zones urbaines. On estime qu'environ 8 millions de paysans quittent la campagne chaque année pour rechercher un emploi, et que depuis 1979, entre 80 et 200 millions de paysans auraient émigré en ville.\n\nLes terres proches des grandes agglomérations sont convoitées pour faire face au développement urbain. Zhou Tianyong, un économiste influent, estime que, depuis le début des réformes jusqu'en 2003, environ 6 700 000 hectares ont été soustraits à l'agriculture. Les paysans n'ont été indemnisés qu'à hauteur de 10 % du prix du marché.\n\nLe 14 mars 2006, lors d'une conférence de presse, tenue à Pékin peu après la clôture de la session annuelle de la 10e Assemblée populaire nationale (APN, parlement chinois), le Premier ministre chinois Wen Jiabao annonce que la Chine infligera une punition sévère à tout individu qui réquisitionnera illégalement des terres de paysans.\n\nIl faut souligner un paradoxe. Tandis que des terres agricoles sont menacées par l'étalement urbain, la construction des voies de communication et le développement d'une industrie rurale (de sous-traitance) mais aussi par des phénomènes de désertification, de lessivage des sols et d'érosion, la Chine a sur son territoire des fronts pionniers. Ces fronts pionniers sont différents de ceux que l'on trouve au Brésil. Ils ressemblent plutôt à des oasis : en effet ils sont installés dans des zones désertiques ou semi-désertiques de manière ponctuelle. On les trouve en particulier dans la région autonome du Xinjiang, où ils sont gérés par le Corps de construction et de production du Xinjiang.\n\nÉlevageEntre 1991 et 2002, la consommation de viande des Chinois a été multipliée par quatre (52,4 kg par personne en 2002 vis-à-vis 124,8 kg. par personne aux États-Unis). En 2013, les statistiques de la production de bétail et la volaille, a atteint 83,73 millions de tonnes, en légère hausse de son chiffre record de 82 millions de tonnes en 2012. Toutefois, la production semble être en voie d'atteindre l'objectif de 85 millions de tonnes pour 2015. Le porc représentait l'essentiel de la production en 2013 - 54,93 millions de tonnes. Les élevages industriels de porcs et de volailles se concentrent sur le littoral et en accentuent la pollution. En même temps, la forte hausse de production et consommation de viande ont des conséquences majeures pour l'environnement, comme cette industrie contribue directement ou indirectement à 14,5 % d'émissions de gaz de serre globales.\n\n",
"title": " Secteur primaire - Agriculture "
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] | wik-geo-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Économie_de_la_république_populaire_de_Chine |
Trois Glorieuses - Révolution de Juillet (2) | 1,566 | [
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"source_text": "\n\nLa révolution de Juillet est la deuxième révolution française, après celle de 1789. Elle porte sur le trône un nouveau roi, Louis-Philippe Ier, à la tête d'un nouveau régime, la monarchie de Juillet, qui succède à la Seconde Restauration. Cette révolution se déroule sur trois journées, les 27, 28 et 29 juillet 1830, dites « Trois Glorieuses ».\n\nAprès une longue période d’agitation ministérielle, parlementaire et journalistique, le roi Charles X tente par un coup de force constitutionnel de freiner les ardeurs des députés libéraux par ses ordonnances de Saint-Cloud du 25 juillet 1830. En réponse, des Parisiens se soulèvent, dressent des barricades dans les rues et affrontent les forces armées, commandées par le maréchal Marmont, duc de Raguse. L'émeute se transforme rapidement en insurrection révolutionnaire.",
"title": "Contexte"
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"source_text": "La première des Trois Glorieuses, appelée Journée des pierres, finit par des coups de fusil.\n\nLe National, Le Temps, Le Globe paraissent sans autorisation et publient la protestation des journalistes. Les deux grands journaux, les Débats et Le Constitutionnel se sont abstenus. Aussitôt, le préfet de police, Claude Mangin, ordonne la saisie des presses des journaux en cause et le parquet lance des mandats d’arrêt contre les signataires de la protestation. De vives échauffourées ont lieu entre la police et les ouvriers typographes, qui redoutent de perdre leur emploi. Beaucoup de boutiques ferment, mettant sur le pavé leurs employés.\n\nC'est seulement vers midi que Polignac remet au maréchal Marmont l'ordonnance qui le nomme commandant de la division de Paris. Marmont est un vieux soldat de Napoléon, expérimenté mais impopulaire. En 1814, après avoir perdu la bataille de Paris et estimant la situation sans issue, il a livré son corps d'armée aux alliés. Napoléon, de retour de l'île d'Elbe l'a dénoncé comme traître. L’annonce de sa nomination exaspère la foule. Par ailleurs, Marmont n'est pas enthousiaste d'avoir été choisi pour cette opération qu'il juge peu glorieuse. Il déteste Polignac et garde rancune au pouvoir de n’avoir pas été choisi pour commander le corps expéditionnaire en Algérie.\n\nPour rétablir l'ordre, il dispose de 11 500 hommes. Les régiments de la garde royale, dont un régiment de Suisses, soit 5 500 hommes sont considérés comme sûrs. Le reste est composé de régiments d'infanterie de ligne peu préparés à tirer sur la population parisienne. Marmont s'installe aux Tuileries, met en place son dispositif et commence à disperser les attroupements autour de la place du Palais-Royal.\n\nÀ quinze heures, une trentaine de députés libéraux se réunissent chez Casimir Perier sous la présidence de leur doyen d’âge, le député d’extrême gauche Labbey de Pompières qui s’était rendu célèbre en demandant, en 1829, la mise en accusation du ministère Villèle. La plupart des députés présents sont inquiets, et se demandent s’ils ont le droit de se réunir. Bérard, qui trouve Casimir Perier « remarquable par un air de gêne et de contrainte extrêmement prononcé », propose une nouvelle fois de rédiger une protestation. Villemain suggère une simple lettre à Charles X et Dupin, des protestations individuelles. Après de nouvelles tergiversations, seul Guizot s’offre pour préparer un projet de refus de l'impôt qu’il soumettra le lendemain. Vers dix-sept heures, les députés se séparent une fois de plus sans avoir rien résolu de clair. En réalité, la majorité des députés n’a aucune envie de créer l’irréparable avec Charles X et les ministres, et s’accommoderait d’un retrait des ordonnances et d’un changement de ministère.\n\nPendant ce temps, les premiers groupes d’émeutiers ont commencé à se heurter à la police et à la gendarmerie aux alentours du Palais-Royal. Poussés par quelques meneurs, les manifestants harcèlent les troupes à coups de pavés, de briques ou de pots de fleurs à la galerie de Nemours. Ils crient : « Vive la Charte ! A bas les ordonnances ! A bas les ministres ». Débusqués par la troupe ils se replièrent sur la rue de Montpensier puis la rue du Lycée poursuivis par les gendarmes pendant qu'un escadron de cavalerie faisait évacuer la place du Palais-Royal. La troupe a tiré et les premières victimes sont tombées.\n\nLouis Rozet raconte dans sa Chronique de Juillet 1830\n\n« Vers cinq heures, la première barricade fut faite dans la rue Saint-Honoré, allant de l'angle de la rue de Richelieu à celui de la rue de Rohan, au moyen de trois grosses voitures. À l'abri de ce rempart, les Parisiens assaillirent à coups de pierres un détachement de gendarmerie posté sur la place du Palais-Royal, qui recevait aussi des pierres du côté de la rue du Lycée. Quelques coups de fusil furent tirés (…) Un cri de « Vive le duc d'Orléans » s'était fait entendre. Un peloton de lanciers, fut envoyé au galop enfilant les rues de Rohan et de Richelieu par-derrière la barricade, dispersa la foule sans faire usage des armes.\n\nÀ peu près en même temps, une autre barricade avait été formée au coin de la rue de l'Échelle et de la rue Saint-Honoré, au moyen d'un Omnibus renversé et d'une voiture de porteur d'eau. Le maréchal envoya pour la détruire un de ses aides-de-camp, avec quinze hommes d'infanterie. Cet officier se lança dessus au pas de course ; des pierres furent jetées contre lui et son détachement ; et comme il sautait par-dessus le timon de l’Omnibus, un coup de bâton le renversa par terre ; mais les défenseurs de la barricade prirent la fuite. L'officier défendit que l’on tirât sur eux, et fit emmener les voitures. »\n\nMarmont fait occuper sans grandes difficultés les places et les grands carrefours. :\n\nle 1er régiment d'infanterie de la Garde sur le boulevard des Capucines, avec 2 pièces * le 3e régiment d'infanterie de la Garde avec 4 pièces de canon, 150 lanciers et la gendarmerie d'élite, au Carrousel ;\n\nles Suisses (7e régiment d'infanterie de la Garde) avec 6 pièces de canon, sur la place Louis XV ;\n\nle 5e de ligne, sur la place Vendôme ;\n\nle 53e de ligne, sur les boulevards Poissonnière et Saint-Denis ;\n\nle 50e de ligne, avec le 1er régiment de cuirassiers de la Garde, à la place de la Bastille.Il donne l’ordre à ses troupes « d’employer la baïonnette si on leur résiste et de ne faire feu que dans le cas où on ferait feu sur elles. Elles tireront cependant des coups de fusil aux fenêtres d'où on leur jetterait des pierres. Elles marcheront avec résolution et en battant la charge. Il est important que ce mouvement ait lieu avant la nuit et qu'il s'opère à sept heures (du soir). » \n\nDans la soirée, on commença à voir des armes dans la foule, soit des armes de chasse, soit celles de la garde nationale, licenciée en 1827, mais non désarmée. Pour en avoir davantage, on pilla les boutiques des armuriers dont la boutique du célèbre arquebusier Le Page (devenu Fauré Le Page en 1868) située rue de Richelieu, à proximité du Palais-Royal.\n\nLa foule porte sur la place de la Bourse, en criant vengeance, le corps d'un homme tué près du Palais-Royal dans le but d’émouvoir la troupe et les gendarmes. Rapidement les pierres volent vers le poste de garde où se sont réfugiés les gendarmes. Ils sortent quand on les menace de mettre le feu et se retirent sans riposter. Le feu est mis au corps-de-garde et les pompiers, qui viennent pour l'éteindre sont repoussés. Plusieurs détachements de la Garde et de la ligne se succèdent sur la place de la Bourse, et tentent de la faire évacuer. Il y a des pierres lancées, mais on ne tire ni d’un côté ni de l’autre.\n\nVers 22h30, l'agitation est retombée et Marmont rapatrie la ligne dans ses casernes pour reposer les soldats. Paris est plongé dans le noir, les réverbères ont été cassés.\n\nLe bilan de la journée semble favorable au gouvernement. Personne n’envisage, même chez les opposants à Charles X, des plus modérés aux plus radicaux, que le peuple de Paris, qui n’a pas suivi lors des émeutes de novembre 1827 où des barricades ont déjà été dressées rue Saint-Denis, puisse faire basculer le rapport de force.\n\n",
"title": " Mardi 27 juillet : la journée des pierres "
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] | wik-hist-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Trois_Glorieuses |
Deuxième croisade - Rupture avec Byzance (1) | 2,738 | [
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"source_text": "\n\nLa deuxième croisade commença en 1146 après avoir été lancée en décembre 1145 par le pape Eugène III à la suite de la chute d'Édesse en 1144. Elle s'acheva en 1149 par un échec pour les croisés, qui rentrèrent en Europe sans avoir remporté de victoire militaire en Orient.\n\n",
"title": "Contexte"
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"source_text": "Les croisés français, sous la conduite du roi Louis VII, partent de Metz en juin 1147. Ils rejoignent l'armée germanique conduite par Conrad III de Hohenstaufen, dans la vallée du Danube. L’indiscipline de l’élément populaire, surtout dans la croisade germanique, provoque des incidents au passage de l’armée dans les Balkans.\n\nL’armée française, est ralentie par plusieurs facteurs : passant après l’armée germanique, et sur une seule route, elle a du mal à se ravitailler en Hongrie. Elle est aussi un peu ralentie par la suite des épouses, Aliénor d'Aquitaine en tête (mais aussi Sybille d'Anjou (en), Faydide de Toulouse), et par leurs bagages[réf. nécessaire]. La présence de très nombreuses suivantes, que les chevaliers ont du mal à ne pas convoiter[réf. nécessaire], détourne pour les chroniqueurs l’esprit de pèlerinage (castra non casta, campements qui n’ont rien de chaste). Ainsi ralenti, parti le 12 juin, le convoi met environ quatre mois pour atteindre Constantinople, le 4 octobre.\n\nLe basileus, Manuel Ier Comnène, craint que les troupes des croisés ne renforcent la principauté d’Antioche où il veut rétablir sa souveraineté, et qu’elles affaiblissent l’alliance germano-byzantine contre Roger II de Sicile. En effet, pendant que Conrad III et Louis VII refusent de prêter hommage au basileus à l’automne, et retiennent ainsi les troupes byzantines, Roger II s’empare de Corfou et de Céphalonie, pille Corinthe et Thèbes. Manuel Ier Comnène doit conclure un traité avec le sultan Mas`ûd Ier de Rum.\n\n",
"title": ""
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] | wik-hist-seconde | https://fr.wikipedia.org/wiki/Deuxième_croisade |
Troisième République (France) - Hésitations initiales entre république et monarchie (1870-1879) (4) | 1,969 | [
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"source_text": "\n\nLa Troisième République, ou IIIe République, est le régime républicain en vigueur en France de septembre 1870 à juillet 1940, soit pendant presque 70 ans, le premier à s'imposer en France dans la durée depuis 1789. En effet, la France vient de connaître, en 80 ans, sept régimes politiques : trois monarchies constitutionnelles, deux républiques, deux empires ainsi qu'une guerre civile opposant plusieurs communes insurrectionnelles françaises au gouvernement dit « de Versailles ». Ces difficultés contribuent à expliquer les hésitations de l'Assemblée nationale, qui met neuf ans, de 1870 à 1879, pour renoncer à la royauté et proposer une troisième constitution républicaine. La victoire sur les communards lors de la campagne de 1871 à l'intérieur permet toutefois dès 1871 d'exclure l'adoption d'un régime de démocratie directe et de maintenir le cadre de la démocratie représentative.",
"title": "Contexte"
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"source_text": "En juillet 1874, Auguste Casimir-Perier, un républicain conservateur, prend l’initiative d’une demande d’ouverture des travaux sur la future constitution. Le 30 janvier 1875, est adopté l'amendement Henri Wallon, qui prévoit que « le président de la République est élu à la majorité absolue des suffrages par le Sénat et la Chambre des députés réunis en Assemblée nationale. Il est nommé pour sept ans ; il est rééligible ». L'amendement est adopté en première lecture à une seule voix de majorité, 353 contre 352. Ce premier texte est important en ce qu'il établit l'impersonnalité de la fonction présidentielle (jusqu'alors, la loi du 20 novembre 1873 confiait le pouvoir spécifiquement à Mac Mahon, duc de Magenta). Sont ensuite votées les trois lois constitutionnelles qui fixent le régime :\n\nla loi du 24 février 1875 porte sur le Sénat, établi comme la chambre haute, composée de 300 sénateurs, dont 75 inamovibles. Les républicains, fidèles à la tradition de la Ire République, ne voulaient qu'une seule Chambre, élue par le peuple français au suffrage universel masculin ; l'idée d'une seconde Chambre, élue par les pouvoirs locaux, s'accorde avec la pensée orléaniste du parlementarisme. Mais, devant la nécessité de trouver une constitution pour le pays, les républicains se résignent à accepter un Sénat, quitte à le supprimer plus tard, en échange de la reconnaissance de la République. Selon Albert de Broglie, « Le vrai moyen de sortir de nos embarras était de vendre au centre gauche la reconnaissance de la République au prix de la constitution d’un Sénat vraiment conservateur » (dans Mémoires du Duc de Broglie) ;\n\nla loi du 25 février 1875 porte sur l'organisation des pouvoirs publics. Elle donne au président de la République des pouvoirs étendus, notamment par son article 3 : « Le président de la République a l’initiative des lois, concurremment avec les membres des deux autres chambres. Il promulgue les lois lorsqu’elles ont été votées par les deux chambres ; il en surveille et en assure l’exécution. Il a le droit de faire grâce ; les amnisties ne peuvent être accordées que par la loi. Il dispose de la force armée. Il nomme à tous les emplois civils et militaires. Il préside aux solennités nationales… » De plus, l'article 5 lui donne le droit de dissoudre l'Assemblée nationale. L'Assemblée nationale de 1871 devient la Chambre des députés ; le terme d'« Assemblée nationale » désigne dorénavant la réunion du Sénat et de la Chambre en vue de la révision des lois constitutionnelles ;\n\nla loi du 16 juillet 1875 porte sur les rapports des pouvoirs publics.« C’est un monument incohérent dont on ne pourrait même pas désigner l’architecte, tout le monde y ayant mis la main » écrit Gabriel Hanotaux à propos des institutions de la IIIe République. En effet, contrairement aux deux premières républiques, bâties par des républicains de convictions, les lois constitutionnelles de 1875 sont des lois de compromis, entre une majorité monarchiste divisée et une forte minorité républicaine, pour un régime qui ne semble que provisoire : provisoire pour les monarchistes qui se préparent à une restauration, et provisoire pour les républicains qui attendent de pouvoir modifier les institutions de ce régime si peu conforme à leurs idéaux. Ces institutions vivront pourtant 65 ans.\n\nAyant rempli son rôle, l'Assemblée nationale se sépare le 31 décembre 1875.\n\n",
"title": " Premiers temps de la IIIe République - Évolution vers un régime républicain - Lois constitutionnelles de 1875 "
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"source_text": "Les élections sénatoriales du 30 janvier 1876 donnent une très légère majorité à la droite : la victoire échappe de peu aux républicains, qui remportent 149 sièges (84 pour le centre gauche, 50 pour la gauche, et 15 pour les radicaux), contre 151 à droite (98 pour le centre droit orléaniste, 40 pour les bonapartistes, et 13 pour les légitimistes). Les élections législatives du 20 février 1876 sont marquées par une très nette victoire des républicains (360 républicains, 200 conservateurs dont 80 bonapartistes) malgré une forte censure de la presse républicaine par le gouvernement. Les bastions républicains réunissent sans surprise la capitale, les grandes villes de France, le Nord-Est, le Sud-Est et l’Ouest du Massif central ; le Sud-Ouest s’affirme Bonapartiste, le reste de la France monarchiste.\n\nMac Mahon forme alors un gouvernement de centre gauche, avec à sa tête Jules Dufaure, homme du centre gauche, républicain conservateur et catholique. Par décret du 9 mars 1876, Dufaure prend le titre de président du Conseil pour affirmer son autorité de chef de gouvernement face au président de la République. Les tensions entre la Chambre des députés et le président du Conseil commencent à se faire sentir lorsque les débats s'engagent sur l’invalidation des députés hostiles à la République, l’épuration de l’administration préfectorale ou l’amnistie des communards. Perdant la confiance de la majorité républicaine, Dufaure démissionne le 3 décembre 1876. Mac Mahon choisit alors de nommer à la tête du gouvernement Jules Simon, ancien ministre de Thiers, professeur de philosophie à la Sorbonne, « profondément républicain et profondément conservateur », le 13 décembre 1876. Un grand débat a lieu à la Chambre en cette année 1877 : la publicité éventuelle des réunions des conseils municipaux. Les royalistes sont contre, les républicains pour. Mac Mahon estime que la constitution lui donne les droits d'imposer sa ligne politique. Le 16 mai 1877, Simon trouve sur son bureau une lettre de Mac Mahon, lui disant que le gouvernement a singulièrement manqué d'énergie pour s'opposer à des mesures qu'il considérait dangereuses, et qu'il pense que Simon n'a pas d'autorité sur la Chambre. Jules Simon, ne pouvant résister à l'opposition de Gambetta, démissionne après une demande d'explication de Mac Mahon, le 16 mai 1877. Ignorant la couleur politique de la Chambre, Mac Mahon rappelle à la présidence du Conseil Albert de Broglie, le 17 mai 1877, qui lance une autre épuration : 62 préfets et la quasi-totalité des sous-préfets sont remplacés, et 1385 fonctionnaires sont révoqués. La Chambre refuse de voter sa confiance à de Broglie, de sorte que Mac Mahon la dissout le 25 juin. « Nous partons 363, nous reviendrons 400 », affirme alors Gambetta, qui prononcera cette phrase restée célèbre : « Quand la France aura fait entendre sa voix souveraine, croyez-le bien, Messieurs, il faudra se soumettre ou se démettre. »\n\nLa campagne pour les élections est très animée, et la participation aux élections des 14 et 28 octobre 1877 est exceptionnellement forte : 80,6 %, soit six points de plus qu'en février-mars 1876. Les républicains perdent 40 sièges, passant de 363 à 323 députés, mais restent majoritaires. Mac Mahon refuse les résultats du suffrage universel et envisage une seconde dissolution, que le Sénat lui refuse. Mac Mahon commence alors par se « soumettre » : le 13 décembre 1877, il consent à rappeler à la tête du gouvernement Jules Dufaure, qui intègre des personnalités de la gauche, comme Charles de Freycinet aux Travaux publics. Le 6 janvier 1878, les élections municipales donnent une majorité républicaine, et le 5 janvier 1879, les élections au premier tiers sortant du Sénat sont une éclatante victoire des républicains, qui obtiennent la majorité des sièges (179 contre 121). Mac Mahon finit par se « démettre » : isolé, ne pouvant plus compter sur le Sénat et refusant de signer un décret de révocation épurant l'armée, il préfère démissionner de sa fonction présidentielle, le 30 janvier 1879.\n\nDes plans de travaux publics de grande ampleur, dont le plan Freycinet lancé en 1878-1879, sont mis en place, destinés à donner accès au chemin de fer à tous les Français, afin de favoriser le développement économique du pays et désenclaver les régions reculées.\n\n",
"title": " Premiers temps de la IIIe République - Évolution vers un régime républicain - Crise du 16 mai 1877 et victoire des républicains "
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] | wik-hist-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Troisième_République_(France) |
Femmes pendant la Première Guerre mondiale - La condition féminine vers 1914 et les prémices de la guerre (1) | 2,369 | [
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"source_text": "\n\nLes femmes pendant la Première Guerre mondiale ont connu une mobilisation sans précédent. La plupart d'entre elles ont remplacé les hommes enrôlés dans l'armée en occupant des emplois civils ou dans des usines de fabrication de munitions. Plusieurs centaines de milliers ont servi dans les différentes armées dans des fonctions de soutien, par exemple en tant qu'infirmières. Certaines, en Russie par exemple, ont participé aux combats. D'autres encore sont restées inconditionnellement pacifistes.\n\nLes femmes n'ont pas non plus été épargnées lors des nombreux massacres, répressions de rébellion, génocides et famines dont cette guerre fut émaillée.",
"title": "Contexte"
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"source_text": "Si les femmes se sont déjà faite une place en littérature, peinture ou dans les spectacles (Sarah Bernhardt, première femme à qui la France accordera des obsèques nationales, la seconde étant Colette) ou comme infirmières (Florence Nightingale), il n'en est pas de même en sciences ou en politique. Les universités de médecine ont seulement commencé à s'ouvrir aux femmes aux États-Unis, au Royaume-Uni et dans les Pays scandinaves puis en France (Suzanne Noël, Nicole Mangin) et aux Pays-Bas (Aletta Jacobs). L'accès aux facultés de sciences leur est encore difficile, quelques pionnières commencent malgré les embûches des carrières d'exception prouvant que le génie n'est pas l'apanage des hommes : Marie Curie (deux fois prix Nobel), Lise Meitner, Thekla Resvoll, Anna Johnson Pell Wheeler, Emmy Noether. En France en 1914, seules 35 000 jeunes filles fréquentent les établissements d'enseignement secondaire.\n\nAu Royaume-Uni, Annie Besant avait publié dès 1877 une brochure présentant des méthodes de contrôle des naissances pour laquelle elle fut condamnée.\n\nEntre 1914 et 1918, la paléobotaniste écossaise et féministe Marie Stopes fit des études sur le charbon à la demande du gouvernement britannique. Cela ne l'empêcha pas de publier en 1918 Married Love, un manuel d'éducation sexuelle qui affirme le droit au plaisir des femmes mariées, Wise Parenthood qui aborde le contrôle des naissances et des versions abrégées destinées aux classes défavorisées. Ces livres, les premiers à être basés sur une approche scientifique du cycle sexuel féminin, prônent aussi une relation équilibrée entre partenaires. Ils connurent un énorme succès d'édition bien que leur importation aux États-Unis fut interdite. La psychanaliste Marie Bonaparte (la princesse de Freud) sera l'une des premières à se préoccuper des conséquences de l'excision des femmes en Afrique.\n\nEn Inde, l'écrivaine et érudite en Sanskrit, Pandita Ramabai Medhavi, s'investit pour l'éducation et l'émancipation des femmes. Selma Lagerlöf écrivaine, féministe et pacifiste suédoise est la première femme à recevoir le prix Nobel de littérature en 1909.\n\nLa poétesse japonaise Akiko Yosano publie en 1914 à Paris Pari yori, « journal de Paris », où elle revendique pour les japonaises l'accès libre à l'éducation. L'Extrème-Orient est en effet dominé par la philosophie néo-confucianiste défavorable, dans son interprétation d'alors, à l'émancipation des femmes.\n\n",
"title": " Éducation, sexualité et contrôle des naissances "
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"source_text": "Dans la seconde moitié du XIXe siècle, l'hygiène quotidienne a considérablement évolué dans les pays occidentaux, grâce aux travaux de Louis Pasteur et du médecin hongrois Ignace Philippe Semmelweis, au mouvement hygiéniste, aux démonstrations de Florence Nightingale concernant l'hygiène dans les hôpitaux et aux armées, à la volonté publique et à la possibilité qu'ont désormais toutes les classes sociales de se fournir en produits antiseptiques devenus bon marché. De grandes usines, les soudières, fournissent, en masse à partir du sel, chlore, soude, bicarbonate de soude nécessaires à la fabrication de l'eau de javel, des savons, lessives et à la purification de l'eau. Les usines de distillation fournissent à partir de la betterave l'alcool industriel à bas prix utilisé aussi pour l'élaboration de l'eau de Cologne et de l'alcool antiseptique. Même les plus petits villages possêdent leur puits ou leur fontaine aménagée et leur lavoir. Les blanchisseries se développent. L'approvisionnement en eau, le nettoyage et le lavage du linge reposent très souvent sur le travail des femmes.\n\nLa mode féminine évolue vers des vêtements et sous-vêtements plus confortables et fonctionnels (le soutien-gorge commence à remplacer le corset). On peut rapprocher la pratique occidentale du corset de celle des pieds bandés des femmes Han en Chine théoriquement interdite en 1912, les deux ayant des justifications érotiques : taille de guêpe dans le premier cas, démarche chaloupée dans le second. Ces pratiques réduisent considérablement la mobilité des femmes (les vapeurs des dames en Europe, en Chine les Mandchoues, qui ne se bandaient pas les pieds, étaient considérées comme bien plus dynamiques que les femmes Han). On peut remarquer que la pratique des talons hauts (qui accentue la cambrure du bassin, autre justification érotique) était déjà discutée à l'époque mais n'a guère évolué.\n\nLa guerre en imposant à de nombreuses femmes un travail dans l'industrie va renforcer cette tendance. Pour des raisons de commodités et de sécurité, de nombreuses ouvrières adoptent des tenues masculines au travail ainsi que le port des cheveux courts à la garçonne. De même la pénurie de textiles provoquée par la guerre oblige à utiliser des fibres bon marché et les nouvelles fibres produites par l'industrie. Coco Chanel qui fonde son premier atelier de grande couture en 1915 à Biarritz sera fortement influencée (et influencera) ces tendances.\n\nDes stylistes comme Lilly Reich veulent améliorer l'environnement immédiat des femmes de toutes conditions et l'architecture d'intérieur. Elle participe à l'Exposition du Werkbund de 1914 à Cologne. Avec d'autres, elle présente la maison de la femme et défend l'idée que les femmes ne doivent pas se limiter à des travaux de dames ni même à des professions comme décoratrice ou architecte d'intérieur.\n\n",
"title": " Quelques aspects du quotidien "
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"source_text": "Des romans qui explorent la condition et la psychologie féminines connaissent un succès remarquable dès avant la guerre : Anna Karénine de Tolstoï, Madame Bovary de Flaubert, Nana de Zola, Tess d'Urberville de Thomas Hardy, Maria Chapdelaine de Louis Hémon, Marie-Claire de Marguerite Audoux. Au théatre, Une maison de poupée de Ibsen remet radicalement en cause la vision masculine de la femme. Les écrits ou le comportement d'écrivaines non-conformistes comme Katherine Mansfield, Renée Vivien (dite Sapho 1900) ou Colette choquent. La littérature ainsi que la psychanalyse naissante, où se distingueront Helene Deutsch et Marie Bonaparte, contribuent à changer l'image de la femme.\n\nCependant le travail des femmes et en particulier leurs apports dans le monde des sciences reste peu remarqué. Ainsi lorsqu'on s'avisa de proposer l'astronome Henrietta Swan Leavitt (1868-1921) pour le prix Nobel, on s'aperçut qu'elle était morte depuis trois ans.\n\n",
"title": " Image de la femme "
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] | wik-hist-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Femmes_pendant_la_Première_Guerre_mondiale |
Trois Glorieuses - Révolution de Juillet (4) | 1,567 | [
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"source_text": "\n\nLa révolution de Juillet est la deuxième révolution française, après celle de 1789. Elle porte sur le trône un nouveau roi, Louis-Philippe Ier, à la tête d'un nouveau régime, la monarchie de Juillet, qui succède à la Seconde Restauration. Cette révolution se déroule sur trois journées, les 27, 28 et 29 juillet 1830, dites « Trois Glorieuses ».\n\nAprès une longue période d’agitation ministérielle, parlementaire et journalistique, le roi Charles X tente par un coup de force constitutionnel de freiner les ardeurs des députés libéraux par ses ordonnances de Saint-Cloud du 25 juillet 1830. En réponse, des Parisiens se soulèvent, dressent des barricades dans les rues et affrontent les forces armées, commandées par le maréchal Marmont, duc de Raguse. L'émeute se transforme rapidement en insurrection révolutionnaire.",
"title": "Contexte"
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"source_text": "L’échec de l’offensive des troupes royales la veille renforce l’insurrection. Le matin du 29, une forte colonne d’étudiants républicains et de polytechniciens en uniforme où l’on remarque le jeune Charras, renvoyé de l’École peu de jours auparavant, se forme près du Panthéon et attaque les Tuileries par la rive gauche après avoir pris d’assaut la caserne des Suisses rue de Babylone (le polytechnicien Louis Vaneau est abattu en chargeant à la tête des insurgés).\n\nMarmont attend des concessions du roi. Ses troupes, contraintes à l’attente, ont le sentiment qu’il va céder. Deux régiments de ligne place Vendôme et rue de Richelieu font défection et fraternisent avec les insurgés. Pour colmater la brèche, Marmont doit retirer des troupes du Louvre. Un malentendu laisse dégarnie la colonnade du Louvre qui est occupée par les insurgés qui tirent sur les Suisses stationnés dans les cours intérieures provoquant en fin d'après-midi la débandade des troupes et la chute des Tuileries. Marmont parvient à regrouper ses troupes place de la Concorde et organise sa retraite vers la barrière de l’Étoile .\n\nAu petit matin, deux pairs, le marquis de Sémonville et le comte d’Argout, se rendent aux Tuileries pour demander à Polignac de démissionner et d’obtenir le retrait des ordonnances. À l’issue d’une entrevue orageuse, les deux pairs d’un côté, le président du Conseil de l’autre, se précipitent vers Saint-Cloud où ils arrivent en même temps, et s’opposent devant Charles X, pendant qu’on apporte à ce dernier la nouvelle de la débandade des troupes de Marmont. Le roi, qui n’a plus confiance en Marmont confie le commandement des troupes au duc d’Angoulème, Marmont restant son lieutenant.\n\nLe Conseil suggère au roi de constituer un ministère Mortemart – grand nom de la noblesse d’Ancien Régime, rallié à l’Empire (il a été officier d’ordonnance de Napoléon) - dans lequel entreraient, s’ils l’acceptaient, Gérard et Casimir Perier, pour retirer les ordonnances et convoquer les Chambres. Charles X accepte ces conditions et charge Sémonville, d’Argout et Vitrolles de retourner à Paris pour faire connaître son acceptation.\n\nAprès avoir perdu un temps considérable à franchir les barricades, Sémonville, d’Argout et Vitrolles, partis de Saint-Cloud en fin d’après-midi, n’arrivent à l’Hôtel de Ville qu’à huit heures du soir. Ils sont reçus par la commission municipale et La Fayette, qui demandent des preuves officielles du renvoi de Polignac, que les émissaires sont incapables de leur fournir. Découragé, Sémonville va se coucher au palais du Luxembourg, tandis que d’Argout se rend, non sans difficultés, chez Laffitte, où les députés réunis paraissent plutôt favorables au maintien de Charles X sur son trône avec le duc de Mortemart comme Premier ministre. À dix heures du soir, d’Argout repart pour Saint-Cloud pour aller chercher le duc de Mortemart. Les députés lui ont indiqué qu’ils l’attendraient jusqu’à une heure du matin. À une heure et demie, il n’est pas rentré, la réunion se disperse, les parlementaires vont se coucher.\n\nLa victoire des insurgés a pris par surprise tous les partis politiques. Deux pôles de pouvoir émergent : la Chambre des députés et l’Hôtel de Ville et deux hommes, La Fayette et Laffitte.\n\nDans la matinée, une réunion chez Laffitte rassemble députés et journalistes dans le but de porter le duc d'Orléans au pouvoir, mais l’idée ne s’est pas imposée. La Fayette est très méfiant et Guizot n’a pas rompu avec la dynastie. Laffitte a envoyé Oudard à Neuilly pour dire au duc d’Orléans qu’il est urgent qu’il prenne position. La Fayette, en dépit de ses 73 ans, annonce qu’il a accepté de prendre le commandement de la Garde nationale qui vient de se reconstituer. Contre l’avis des républicains qui, avec Audry de Puyraveau, voudraient la création d’un gouvernement provisoire, Guizot, appuyé par Bertin de Vaux et Méchin, propose de former une Commission municipale qui se chargerait d’administrer la capitale devant la carence des pouvoirs civil et militaire. Cette proposition est acceptée parmi les députés présents. Laffitte, qui ne veut pas être cantonné à un rôle municipal, et Gérard, qui va prendre le commandement des troupes parisiennes, se dérobent de sorte que la Commission est composée de Casimir Perier, Mouton de Lobau, Audry de Puyraveau, Mauguin et Auguste de Schonen. La Commission et La Fayette s’installent ainsi au milieu de l’après-midi à l’hôtel de ville. Politiquement, la Commission est divisée et ne s’entend que pour repousser la formation d’un gouvernement provisoire qui aurait à trancher sur la nature du régime.\n\nDans la nuit du 29, Laffitte reçoit chez lui les trois rédacteurs du National : Adolphe Thiers, Mignet, Carrel. Il ne craint pas la menace bonapartiste, car le duc de Reichstadt est en Autriche et la quasi-totalité des dignitaires de l’Empire sont ralliés à la monarchie capétienne, mais il redoute qu’avec l’arrivée imminente du duc de Mortemart, les députés ne se laissent séduire par une régence assortie de la proclamation du petit-fils de Charles X, le duc de Bordeaux, sous le nom de « Henri V ». Les quatre hommes conviennent qu’il faut prendre cette solution de vitesse en proclamant sans attendre le duc d’Orléans. Thiers et Mignet rédigent aussitôt un texte qui est imprimé sous forme d’affiche dans les ateliers du National et placardé partout dans Paris pour que les Parisiens le découvrent à leur réveil :\n\n« Charles X ne peut plus rentrer dans Paris : il a fait couler le sang du peuple.La république nous exposerait à d’affreuses divisions ; elle nous brouillerait avec l’Europe.Le duc d’Orléans est un prince dévoué à la cause de la Révolution.Le duc d’Orléans ne s’est jamais battu contre nous.Le duc d’Orléans a porté au feu les couleurs tricolores.Le duc d’Orléans peut seul les porter encore ; nous n’en voulons pas d’autres.Le duc d’Orléans s’est prononcé ; il accepte la Charte comme nous l’avons toujours voulue et entendue. C’est du peuple français qu’il tiendra sa couronne. »\n\n",
"title": " Jeudi 29 juillet : triomphe de l’insurrection "
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] | wik-hist-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Trois_Glorieuses |
Trois Glorieuses - Révolution de Juillet (5) | 1,568 | [
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"source_text": "\n\nLa révolution de Juillet est la deuxième révolution française, après celle de 1789. Elle porte sur le trône un nouveau roi, Louis-Philippe Ier, à la tête d'un nouveau régime, la monarchie de Juillet, qui succède à la Seconde Restauration. Cette révolution se déroule sur trois journées, les 27, 28 et 29 juillet 1830, dites « Trois Glorieuses ».\n\nAprès une longue période d’agitation ministérielle, parlementaire et journalistique, le roi Charles X tente par un coup de force constitutionnel de freiner les ardeurs des députés libéraux par ses ordonnances de Saint-Cloud du 25 juillet 1830. En réponse, des Parisiens se soulèvent, dressent des barricades dans les rues et affrontent les forces armées, commandées par le maréchal Marmont, duc de Raguse. L'émeute se transforme rapidement en insurrection révolutionnaire.",
"title": "Contexte"
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"source_text": "La situation évolue rapidement le 30 juillet, dans la matinée.\n\nDe retour de Saint-Cloud avec les ordonnances enfin signées à cinq heures du matin par le roi (annulation des précédentes, nomination d'un nouveau ministère et convocation des Chambres), le duc de Mortemart se rendant chez Laffite retrouver les députés, apprend stupéfait de Bérard que les concessions du roi ne sont plus d’actualité : « Charles X a cessé de régner. […] Il est trop tard, le moment où un traité était possible est passé, il ne reviendra jamais »A l’Hôtel de Ville, Guizot se rallie à la solution du duc d’Orléans. S’agissant de La Fayette, Charles de Rémusat, qui a épousé sa petite-fille, va le sonder dans la matinée. Le choix, lui dit-il, est entre le duc d’Orléans et la république. Dans le cas de la république, La Fayette accepterait-il d’en prendre la direction ? Le vieux général, qui n’a aucune envie de porter le fardeau du pouvoir, se dérobe : « Le duc d’Orléans sera roi », répond-il.\n\nRéunis au palais Bourbon, les députés, par 47 voix contre 3, décident d’offrir la lieutenance-générale du royaume au duc d’Orléans.\n\nIl ne reste plus qu’à convaincre le duc d’Orléans, qui n’a pas révélé ses intentions, d’accepter la couronne. Au matin du 30 juillet, rien ne démontre que Charles X est complètement hors jeu : il est encore à Saint-Cloud, vient de nommer un nouveau gouvernement, peut abdiquer en faveur du duc de Bordeaux… Le duc d’Orléans juge prudent d’attendre et, dans la matinée, son aide de camp, le général de Rumigny, l’a prévenu, de la part de quelques députés, que les parlementaires voudraient l’appeler sur le trône, mais que Charles X pourrait tenter de le faire arrêter. Aussi quitte-t-il discrètement son domaine de Neuilly par Levallois pour se rendre dans son château du Raincy, beaucoup plus éloigné de Saint-Cloud.\n\nDans la matinée, les députés ont décidé d’envoyer Henri de Rigny, accompagné de Jean Vatout, sonder le duc d’Orléans au château de Neuilly ; mais Thiers, muni par Laffitte et Sébastiani de lettres d’introduction et accompagné du peintre Ary Scheffer, familier de la famille d’Orléans, est parti à toute allure sur de bons chevaux prêtés par le prince de la Moskowa, gendre de Laffitte, pour leur griller la politesse. Thiers, arrivé le premier, ne trouve pas le duc d’Orléans à Neuilly, mais, tandis que la duchesse lui explique « qu’il est impossible que [son mari] accepte tant que le roi est encore à Saint-Cloud », Mademoiselle d’Orléans, sœur du duc, paraît lui accorder une attention beaucoup plus complaisante. Il faut éviter, dit-elle, de « donner à la révolution le caractère d’une révolution de palais, d’une intrigue du duc d’Orléans » et de provoquer une intervention des puissances étrangères. Thiers fait valoir que la solution orléaniste peut seule sauver la France de l’anarchie et que les puissances, soulagées de voir la France échapper à la république, ne pourront qu’approuver le changement de dynastie. En définitive, l’intrépide Mademoiselle d'Orléans conclut : « Si vous croyez que l’adhésion de notre famille peut être utile à la révolution, nous vous la donnons bien volontiers ! », et elle va même jusqu’à envisager de se rendre elle-même à Paris pour accepter la lieutenance générale au nom de son frère : « Il faut que la Chambre des députés se prononce, mais cela fait, mon frère ne peut hésiter, et, s’il le faut, j’irai moi-même à Paris et je promettrai en son nom, sur la place du Palais-Royal, au milieu du peuple des barricades ».\n\nElle envoie vers une heure Oudard au Raincy pour tenir Louis-Philippe au courant et lui conseiller de revenir sans tarder à Neuilly. Arrive, peu après, Lasteyrie, gendre de La Fayette, pour faire savoir de la part de ce dernier « qu’il faut se dépêcher parce qu’il est difficile de contenir le peuple ». La duchesse envoie aussitôt à son mari un second messager, le jeune Anatole de Montesquiou-Fézensac, qui parcourt à bride abattue les vingt kilomètres qui séparent Neuilly du Raincy, où il arrive en milieu d’après-midi.\n\nEn début de soirée, Louis-Philippe, accompagné de Montesquiou et d’Oudard, rentre à Neuilly et se cache dans le parc, au carrefour des Poteaux-Ronds. Dans le bosquet des Tourniquets, il est rejoint vers huit heures du soir par sa femme et par sa sœur. C’est là qu’il décide d’accepter la résolution des députés car celle-ci, ne précisant pas au nom de qui la lieutenance générale sera exercée, semble suffisamment vague pour préserver l’avenir. Il fait venir les douze commissaires envoyés par les députés et, à la lumière des torches, écoute la lecture de la proclamation et y donne son accord.\n\n",
"title": " L'avènement de la Monarchie de Juillet "
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] | wik-hist-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Trois_Glorieuses |
Joseph Fouché - Postérité (1) | 1,440 | [
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"source_text": "\n\nJoseph Fouché, dit Fouché de Nantes, duc d'Otrante, comte Fouché, est un homme politique français, né le 21 mai 1759 au Pellerin, près de Nantes, et mort le 26 décembre 1820 à Trieste, alors possession italienne de l'Empire autrichien. Personnage complexe qui a fasciné de nombreux auteurs, Fouché est particulièrement connu pour son implication dans la répression violente de l'insurrection lyonnaise en 1793, et pour avoir été ministre de la Police sous le Directoire, le Consulat, l'Empire et la Seconde Restauration.\n\n",
"title": "Contexte"
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"source_text": "La postérité ne lui a pas été favorable : aucune rue en France ne porte le nom de Joseph Fouché à ce jour. Cependant le personnage a beaucoup fasciné les romanciers. Stefan Zweig lui a consacré une copieuse biographie. Honoré de Balzac lui a plusieurs fois attribué le rôle du « méchant » (Les Chouans, Une ténébreuse affaire) et selon Zweig, Balzac aurait été le seul à reconnaître son génie tortueux. Dans Le Chevalier de Sainte-Hermine d'Alexandre Dumas, il est décrit comme une hydre, un être laid et malfaisant.\n\nJoseph-Liberté Fouché, l'un des fils de Joseph Fouché, souhaitant se démarquer de son père, a dilapidé sa fortune après sa mort. Au point qu'il négociera auprès de son notaire, à qui il devait de l'argent, une remise de dette en échange d'une partie des archives de son père.\n\nAprès la biographie de Louis Madelin datant de 1901 et couronnée par l'Académie française, l'écrivain Stefan Zweig s'intéresse surtout aux ressorts psychologiques de Fouché tandis que l'historien Jean Tulard, spécialiste du Premier Empire, apporte sa connaissance de l'épopée napoléonienne pour décrire les relations entre l'empereur et son ministre. L'historien Julien Sapori a constitué, en avril 2010 une \"Société d'Études sur Fouché et son temps\" avec une douzaine d'autres historiens, dont Bernard Hautecloque, Michel Kerautret, Michelle Sapori, Éric Vial, etc. Leur but est, sinon de réhabiliter Fouché, du moins de combattre sa légende noire en replaçant ses actes dans leur contexte. L'autre but de cette société est aussi la rédaction, et la publication d'un Dictionnaire Fouché, destiné à éclairer tous les aspects de la vie du personnage et de son époque[source secondaire souhaitée].\n\nEn 2014, Emmanuel de Waresquiel sort une biographie intitulée Fouché : Les Silences de la Pieuvre après découverte de nouveaux fonds d'archives. Il y aborde les aspects psychologiques du personnage, entrant parfois en désaccord avec d'autres historiens ayant déjà sorti un ouvrage à propos du personnage[source secondaire souhaitée].\n\n",
"title": ""
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] | wik-hist-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_Fouché |
Traité de Versailles - Conditions de la rédaction et de la signature du traité (1) | 2,406 | [
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"source_text": "\n\nLe traité de Versailles est un traité de paix signé le 28 juin 1919 entre l'Allemagne et les Alliés à l'issue de la Première Guerre mondiale.\n\nÉlaboré au cours de la conférence de Paris, le traité est signé le 28 juin 1919, date anniversaire de l'attentat de Sarajevo, dans la galerie des Glaces du château de Versailles, et promulgué le 10 janvier 1920. Il annonce la création de la Société des Nations (SDN) et détermine les sanctions prises à l'encontre de l'Allemagne et de ses alliés. Celle-ci, qui n'est pas représentée au cours de la conférence, est amputée de certains territoires et privée de ses colonies, et astreinte à de lourdes réparations économiques et à d'importantes restrictions de sa capacité militaire.\n\n",
"title": "Contexte"
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"source_text": "Les puissances victorieuses invitent des représentants de territoires du monde entier à la conférence de paix, mais n'invitent aucun responsable des États vaincus, ni de la Russie (désormais bolchevique), qui avait accepté un armistice séparé en 1917, avant d'être contrainte à signer le traité de Brest-Litovsk en 1918. Certaines personnalités ont une influence déterminante, ainsi les dirigeants de cinq des principales puissances victorieuses : Lloyd George, Premier ministre britannique, Vittorio Orlando, président du Conseil italien, Milenko Vesnić, ministre de Serbie, Georges Clemenceau, chef du gouvernement français et ministre de la Guerre, et Woodrow Wilson, président américain.\n\nChaque représentant est libre de travailler à la rédaction du traité, mais les positions de ces hommes divergent. Le président américain veut mettre en place la nouvelle politique internationale dont il a exposé les principes directeurs dans ses quatorze points. Pour lui, la nouvelle diplomatie doit être fondée sur le « droit des peuples à disposer d'eux-mêmes », tout en concédant la création juridique des mandats de la Société des Nations et sur la collaboration entre États. Il jouit d'un grand prestige et surtout d'une puissance économique sans égal (depuis 1913, les États-Unis sont la première puissance économique au monde), face aux pays européens, ruinés et saignés depuis le début de la guerre en août 1914, les États-Unis s'étant engagés dans la guerre seulement à compter de la fin de l'année 1917. Il cherche à ménager l'Allemagne, à la fois pour éviter tout revanchisme et pour y retrouver un partenaire économique.\n\nLloyd George, dans un premier temps, tient à « presser le citron jusqu’à ce que les pépins craquent ». Cependant, à partir de mars 1919, il considère que l'Allemagne est suffisamment affaiblie et veut au contraire éviter une suprématie française ; fidèle à la doctrine de l'équilibre des puissances continentales, George décide alors d'éviter qu'aucun des deux rivaux n'acquière une trop grande force.\n\nClemenceau, au contraire, cherche à imposer au vaincu le paiement de lourdes indemnités pour réduire sa puissance économique et politique et pour financer la reconstruction de la France. Il veut également réintégrer à la France l'Alsace-Lorraine, cédée à l'Allemagne impériale après le traité de Francfort de 1871 et pense à éventuellement annexer d'autres territoires (la Sarre, par exemple).\n\nOrlando tient essentiellement à récupérer les terres irrédentes.\n\nLe traité est contesté en France par le courant socialiste mené par Jean Longuet. Celui-ci souligne, dans un discours à la Chambre des députés les défauts de ce « traité imposé par les vainqueurs aux vaincus » qui, en soumettant l’Allemagne à des conditions trop lourdes, en procédant à des redécoupages territoriaux litigieux, en mobilisant les armées occidentales contre la Russie soviétique, préparait l’éclatement de nouveaux conflits sur le continent. Il défend une réorganisation de l’Europe sur des bases à la fois démocratiques, libérales et socialistes.\n\nLe traité est également critiqué en France par des courants catholiques ou monarchistes, notamment l'Action française, qui invoque l'irréalisme d'un traité qui condamne théoriquement l'Allemagne à de lourdes réparations mais n'exige pas assez de garanties concrètes ; Jacques Bainville dénonce le traité de Versailles comme une erreur qui pourrait entraîner un nouveau conflit : l'Allemagne est humiliée mais son unité est conservée et, avec elle, la possibilité d'un relèvement de sa puissance.\n\n",
"title": ""
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"source_text": "Le projet de traité est remis, sur convocation au Trianon Palace, le 7 mai, date anniversaire du naufrage du Lusitania, à la délégation allemande de la conférence de paix dirigée par Ulrich, comte von Brockdorff-Rantzau, ministre des Affaires étrangères, et qui comprenait également Walther Schücking, Johannes Giesberts, Otto Landsberg, Robert Leinert (de) et le banquier Carl Melchior[réf. souhaitée].\n\nLa communication des conditions alliées suscite de vives réactions de la population allemande, entretenue dans l’idée que son armée, qui avait protégé le territoire du Reich d’une invasion, n’avait pas été vaincue. Compte tenu des 14 points de Wilson, l'armistice du 11 novembre semblait préfigurer une paix sans vainqueur ni vaincu. Le chancelier Scheidemann exprimait bien cette réaction par sa célèbre déclaration « quelle main ne se dessécherait pas qui [en signant ce traité] se mettrait et nous mettrait dans de telles chaines ».\n\nContre Scheidemann et la majorité du gouvernement, le leader du Centre, Matthias Erzberger menait le combat pour l’acceptation en faisant ressortir qu’un refus conduirait l’Allemagne à l’aventure, voire à l’éclatement. La majorité des généraux était aussi opposée à la signature, suivant en cela Walther Reinhardt, ministre de la Guerre du gouvernement de Prusse. Il fallut toute l’énergie et l’habilité de Wilhelm Groener, quartier-maître général au haut-commandement alors à Kolberg et second du maréchal Hindenburg pour contrer l’opposition de ces généraux. Reinhardt soutenait en particulier le projet d’un certain nombre de dirigeants politiques et militaires d’entrainer les provinces de l’Est dans une sécession au cas où le gouvernement signerait le traité. Cet Oststaat (de), sorte d’État libre d'Allemagne orientale, aurait incarné la résistance et organisé la survie des valeurs prussiennes, plus précieuses que l’unité de l’Allemagne.\n\nDes contre-propositions ont été remises le 29 mai par notes écrites, les représentants allemands n’ayant pas été autorisés à s’exprimer oralement. La délégation allemande estime que le projet n’est pas conforme aux 14 points du président Wilson. Ces observations très détaillées n’aboutissent qu’à de très légères modifications (consultation populaire en Haute-Silésie) sous l’influence de Lloyd George. Le traité définitif est remis le 16 juin au gouvernement allemand avec ultimatum de cinq jours au-delà duquel l’Armée française envahirait l’Allemagne. Le chancelier Scheidemann, ne pouvant accepter l'humiliation, démissionne avec l'ensemble de son gouvernement. Le socialiste Gustav Bauer accepte le pouvoir et donne son consentement sous la menace, l’Armée allemande n’étant pas en état de résister. L’Assemblée allemande vote l’adoption du traité par 237 voix contre 138 pour éviter l’occupation. Le traité est signé, avec réserves, le 28 juin par deux membres du gouvernement constitué dans l’urgence, le ministre des Affaires étrangères Hermann Müller (SPD) et le ministre des Transports Johannes Bell (Centre).\n\n",
"title": " Acceptation contrainte de l'Allemagne "
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"source_text": "L'Assemblée allemande a ratifié le traité, qualifié par l'opinion publique de Diktat, dès avant sa signature. L'Assemblée allemande vote la ratification le 22 juin par 237 voix contre 138, mais sans accepter les articles 227 à 231, l'un accusant publiquement l'ex-empereur allemand, l'autre stigmatisant la responsabilité de l'État allemand et de ses alliés dans le déclenchement des hostilités. Clemenceau réagit en exigeant la « signature inconditionnelle dans les 24 heures ». L'Assemblée s'y résout le lendemain.\n\nLa Chambre des communes du Royaume-Uni le ratifie sans enthousiasme mais sans longs débats le 3 juillet 1919. En France, la ratification est précédée d'une longue phase de discussions. Le traité est examiné par une commission créée le 3 juillet 1919 présidée par René Viviani devant laquelle Clemenceau doit justifier ses concessions. Malgré les critiques, le vote de la Chambre des députés est acquis le 2 octobre 1919, celui du Sénat le 11 octobre 1919. Le traité ne sera pas ratifié par le Sénat américain.\n\n",
"title": " Ratification "
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] | wik-hist-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Traité_de_Versailles |
Angélique du Coudray, sage-femme au XVIIIe siècle | 425 | [
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"source_text": " Depuis l'Antiquité, la mortalité lors des accouchements est très importante, notamment parce que les femmes sont mal informées sur leur corps et son fonctionnement. Au XVIIIe siècle, Angélique du Coudray révolutionne la manière d'accoucher.\n ",
"title": ""
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"img": [
"https://assets.lls.fr/pages/51589081/livre.png"
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"source_text": " Madame du Coudray écrit un ouvrage, Abrégé de l'art des accouchemens, portant sur l'art d'accoucher en 1759. Elle explique son parcours et la volonté de diffuser les savoirs sur les accouchements Tout mon objet est de renfermer en peu de mots les vrais principes de cet Art, et de les faire comprendre par des Femmes peu intelligentes. Combien y en a‑t‑il de cette espèce [...] qui se mêlent d'accoucher ? Et combien de malheureuses deviennent‑elles pas les victimes de cette ignorance ? La seule compassion m'a rendue auteur, et n'écrivant point pour les personnes intelligentes, je ne serai trop me rendre intelligible1.\n\nAprès avoir appris dans la Capitale, l'Art que je professe, et l'avoir exercé l'espace de seize ans, mon fort2 me conduisit en Province. [...] J'annonçai que je donnerai volontiers mon avis aux pauvres femmes qui en auraient besoin. [...]. Le seul obstacle que je trouvais à mon projet, était la difficulté à me faire entendre par des esprits peu accoutumés à ne rien saisir que par les sens. Je pris le parti de leur rendre mes leçons palpables, en les faisant manœuvrer devant moi sur une machine que je construisis à cet effet, et qui représentait le bassin d'une femme [...]. J'y joignis un modèle d'enfant de grandeur naturelle [...]. \n\n Angélique du Coudray, Abrégé de l'art des accouchemens, avant‑propos, 1759.\n\n1. Qui est facile à comprendre. ",
"title": "1 Le constat d'Angélique du Coudray"
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"img": [
"https://assets.lls.fr/pages/51589081/abrege-des-accouchements-4.jpeg",
"https://assets.lls.fr/pages/51589081/abrege-des-accouchements-6.jpeg"
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"source_text": " Plusieurs planches en couleur accompagnent l'ouvrage d'Angélique du Coudray, ce qui montre la volonté pédagogique de l'ouvrage.\n\nAngélique du Coudray, illustrations issues de son livre Abrégé de l'art des accouchemens, 1759.",
"title": "2 Illustration d'un accouchement"
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"https://assets.lls.fr/pages/51589081/machine-de-madame-du-coudray-musee-de-l-homme.jpg",
"https://assets.lls.fr/pages/51589081/machine2.jpeg"
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"source_text": " La « machine » d'Angélique du Coudray, composée de cuir, de tissus et de rembourrage en coton, permet de dispenser un enseignement pratique, et de transmettre des savoir‑faire à des sages‑femmes qui ne savent ni lire et écrire. Rebecca Campeau, reproduction de mannequins pédagogiques d'accouchement créés par Angélique du Coudray en 1778, 2004, musée d'histoire de la médecine, Rouen.",
"title": "3 La « machine » d'Angélique du Coudray"
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"source_text": " Angélique du Coudray sillonne la France pendant 25 ans afin d'enseigner l'accouchement selon sa méthode. Elle reçoit en 1757 un brevet royal qui lui permet d'enseigner dans toutes les villes du royaume.\n\nCopie du certificat de MM. les chirurgiens de Rochefort Nous soussignés, chirurgiens ordinaires de la Marine et maîtres en chirurgie de la ville de Rochefort, certifions avoir fait, ainsi que nos élèves, un cours d'accouchement sous Madame du Coudray, maîtresse sage‑femme de Paris, brevetée du Roi pour démontrer, dans toute la France, l'art des accouchements [...].\n\nNous avons d'abord pris connaissance des accouchements simples et compliqués, ensuite la manière de faire l'extraction des enfants par le secours des instruments dans les vices de conformation des os du bassin; comme aussi de faire l'opération césarienne [...].\n\nÀ Rochefort, ce trentième avril 1766.\n\n Certificat signé par neuf chirurgiens dont Pierre Chapparre et Thibault du Mellier, avril 1766 à Rochefort.",
"title": "4 La ville de Rochefort accueille Angélique du Coudray"
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] | lls-histoire-seconde | https://www.lelivrescolaire.fr/page/51589081 |
Histoire de l'industrie en France - Un développement sans révolution (vers 1780 – vers 1880) (2) | 751 | [
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"source_text": "\n\nL'histoire de l'industrie en France prend sa source d'une manière différente d'autres pays très industriels comme la Belgique ou le Royaume-Uni, et ne semble pas particulièrement liée à la révolution industrielle.\n\n",
"title": "Contexte"
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"source_text": "Lorsqu'on est ouvrier on le demeure à travers un apprentissage et une pratique de travail dans lesquels se transmettent les savoir-faire, à travers un mode de vie. Sous le Premier Empire, 60 % des ouvriers travaillent dans le secteur textile. Ces chiffrent passent à 50 % au Second Empire. En 1866, les femmes correspondaient à 30 % des emplois industriels. Les femmes avaient le travail le moins qualifié, maintenues à l'écart d'occupations jugées trop dangereuses ou trop exigeantes en dépense musculaire, comme le travail au fond des mines ou au cœur des usines métallurgiques. Le travail à l'extérieur n'est pas continu dans la vie des femmes : il est plutôt réservé aux jeunes filles non mariées et aux femmes veuves. Quant aux enfants de moins de treize ans, ils représentent 15 % de l'effectif total des houillères du Nord-Pas-de-Calais en 1867. La loi du 22 ars 1841 interdit le travail des enfants de moins de huit ans et en limite la durée à huit heures pour les enfants jusqu'à douze ans et à douze heures pour les douze-seize ans dans les entreprises employant plus de vingt ouvriers.\n\nLe monde ouvrier, jusqu'aux années 1880 est un mélange complexe de travailleurs temporaires et d'ouvriers installés dans leur métier depuis plusieurs générations, de nomades et de sédentaires.\n\nLes contraintes : les travailleurs de la proto-industrialisation adoptaient ou délaissaient l'activité fabricante en fonction de la demande, de leurs besoins et de leurs autres occupations\n\nDans le processus d'industrialisation le travail est continu, les personnes à la mine travaillait environ 15 heures par jour en 1840 avec généralement trois pauses par jour.\n\nLa dynamique d'industrialisation et de désindustrialisation ne suit pas un schéma simple et n'adopte pas partout la même chronologie. Les désindustrialisations ne sont pas pour autant des échecs de développement. La mise en relation par le marché national des différentes zones accentue les avantages de position et de ressources. Des pôles apparaissent pour entraîner la structure des aires régionales. À une proto-industrie diffuse succède une industrialisation ramassée.\n\nLa France s'est industrialisée sans rupture majeure ce qui induit une hausse de la production manufacturière et par conséquent la création de la classe ouvrière.\n\nLa nouvelle agriculture fondée sur l'élevage extensif n'est guère prospère et se révèle peu compétitive.\n\nDe nombreux problèmes ont causé le manque de développement de certaines régions tels que le manque permanent de capitaux qui a pénalisé les entreprises qui souhaitaient investir dans l'équipement, mais aussi les handicaps géoéconomiques des régions principalement dus à la médiocrité des transports et à la liaison difficile avec la capitale.\n\nLes entreprises ont eu le souci constant d'élargir et de renouveler leurs gammes de produits, ce qui leur a permis à la fois de se prémunir contre les mutations de la demande et de gagner des marchés. Dans les régions où l'industrie s'est développée, le niveau d'alphabétisation et le nombre de personnes scolarisées sont plus élevés.\n\nPar exemple le Nord qui produisait 12 % du chiffre d'affaires de l'industrie lainière française en 1820 en fabrique plus de 50 % en 1878.\n\nL'industrialisation est source de disparités géographiques parce qu'elle crée des occasions et des contraintes, parce qu'elle met en relation des espaces de production.\n\n",
"title": " Les avantages et inconvénients de l'industrialisation - La genèse de la classe ouvrière "
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] | wik-geo-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_l'industrie_en_France |
Paris - Population et société (1) | 688 | [
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"source_text": "\n\nParis (/pa.ʁi/) est la capitale de la France. Divisée en vingt arrondissements, elle est le chef-lieu de la région Île-de-France et le siège de la métropole du Grand Paris.",
"title": "Contexte"
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"source_text": "Paris intra-muros, d’une superficie de 105 km2, compte 2 145 906 habitants au 1er janvier 2020, est la commune la plus peuplée de France. Son aire d'attraction, qui s'étend aujourd'hui sur 18 941 km2 et 1 929 communes, compte quant à elle 13 064 617 habitants au 1er janvier 2018, constituant ainsi l'aire d'attraction la plus peuplée de France et de l'Union européenne.\n\n",
"title": " Démographie "
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"source_text": "Depuis 2004, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu au moyen d'enquêtes annuelles par sondage.\n\n",
"title": " Démographie - Évolution du nombre d'habitants "
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"source_text": "Au 1er janvier 2019, l'agglomération définie par l'Insee comprend 411 communes et totalise 10 858 852 habitants. C'est la deuxième agglomération européenne, derrière Moscou et devant Londres, et la 25e du monde en 2014, selon l'ONU. Son aire d'attraction, incluant des communes situées dans une zone d'influence forte de la ville, comprend 1 929 communes et atteint 13 114 718 habitants au 1er janvier 2019, ce qui en fait la 29e aire urbaine du monde environ et l'une des trois plus grandes d'Europe avec Moscou et Istanbul.\n\n",
"title": " Démographie - Nombre d'habitants de l'agglomération et de l'aire d'attraction "
},
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"source_text": "Les recensements français, comme l'impose la législation, ne posent aucune question concernant l'appartenance ethnique ou religieuse mais recueillent des informations au sujet du lieu de naissance. Il est ainsi possible de déterminer que l'aire d'attraction de Paris est une des plus multiculturelles en Europe. Au recensement de 2018, 24,9 % de la population totale de l'Île-de-France était née hors de France métropolitaine (contre 22,6 % en 2008 et 19,7 % en 1999). Au recensement de 1999, 4,2 % de la population de l'aire urbaine de Paris était constituée d'immigrés récents (arrivés en France dans les cinq années précédant 1999), dans leur majorité de Chine et du continent africain. Par ailleurs, la zone métropolitaine de Paris compte également 15 % de musulmans.\n\nLa première vague massive d'immigration vers Paris commence vers 1820 avec l'arrivée des paysans allemands fuyant la crise agricole et « ouverts » à la France depuis la présence outre-Rhin des armées révolutionnaires et napoléoniennes. Plusieurs autres vagues migratoires ont ensuite suivi sans interruption jusqu'à nos jours : Italiens et Juifs d'Europe centrale pendant le XIXe siècle, Russes après la révolution de 1917, habitants des colonies françaises pendant la Première Guerre mondiale, Polonais entre les deux guerres mondiales, Espagnols, Italiens, Portugais et Maghrébins des années 1950 aux années 1970, Juifs séfarades après l'indépendance des pays d'Afrique du Nord, Africains et Asiatiques depuis lors.\n\nLa localisation des immigrés dans la ville varie en fonction de l'appartenance communautaire : les 18e et 19e arrondissements concentrent une forte part des immigrés originaires d'Afrique subsaharienne, en particulier dans le quartier de Château Rouge et près du boulevard Barbès (quartier de la Goutte-d'Or), tandis que le quartier de Belleville rassemble d'importantes communautés maghrébines et chinoises. Dans le 13e arrondissement se situe le quartier asiatique de Paris, plus important « Chinatown » d'Europe. Le 16e arrondissement fait partie des zones qui ont la plus forte concentration de migrants en provenance des États-Unis. Dans le 10e arrondissement, entre la gare du Nord et la station de métro La Chapelle, et vers le Faubourg Saint-Denis, se situent les quartiers indiens, pakistanais et sri-lankais, notamment celui de Strasbourg-Saint-Denis, et turcs.\n\nEn 2005 à Paris, 41,3 % des jeunes de moins de 18 ans avaient au moins un parent immigré dont 12,1 % d'origine maghrébine et 9,9 % d'Afrique subsaharienne.\n\n",
"title": " Démographie - Immigration "
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"source_text": "La démographie parisienne n'est pas autonome : elle est totalement liée à celle de son agglomération. Ce phénomène dérive de la petite taille administrative de Paris, qui implique que le partage de l'espace ne se fait pas à l'échelle de la ville mais de sa région.\n\nMalgré l'augmentation du nombre de logements, la population de Paris a connu un déclin important depuis les années 1950-1960, mais ce déclin est enrayé depuis 1999 : les chiffres du dernier recensement publié par l'Insee montrent une croissance de 125 700 habitants entre 1999 et 2011, la population de Paris s'élevant désormais à 2 249 975 personnes.\n\nLa principale explication réside dans l'évolution relative entre l'accroissement naturel (différence entre le nombre de naissances et celui des décès) et le solde migratoire (différence entre le nombre apparent des arrivées et celui des départs). L'accroissement naturel était positif mais relativement faible entre 1968 et 1990, alors que les départs l'emportaient largement sur les arrivées, avec un solde migratoire négatif. La différence entre ces deux soldes aboutissait à un solde total négatif, soit une diminution de la population. Depuis 1999, le solde naturel a augmenté, traduisant une augmentation du nombre des naissances (le taux de natalité est désormais supérieur à la moyenne nationale, avec 14,8 ‰ entre 1999 et 2006 et 14,1 ‰ entre 2006 et 2011), et une diminution du nombre des décès. Inversement, le déficit migratoire a diminué (- 0,2 % par an entre 2006 et 2011 et - 0,4 % par an de 1999 à 2006, contre - 0,7 % par an entre 1990 et 1999, - 0,6 % par an de 1982 à 1999, - 1,1 % par an de 1975 à 1982 et - 2,1 % par an de 1968 à 1975). Au total, la population parisienne recommence donc à augmenter et rajeunit.\n\nEnsuite, la capitale avait subi une baisse du nombre des résidences principales du début des années 1960 à 1990. Mais, depuis 1990, le mouvement s'est inversé, avec une accélération de la croissance de leur nombre depuis 1990 : 1 165 541 résidences principales en 2011 contre 1 111 721 en 1999 et 1 095 090 en 1990[réf. nécessaire]. Ce mouvement participe d'une tendance générale à l'augmentation de la population des villes centres des agglomérations métropolitaines en France et en Europe. Les statistiques de la construction à Paris montrent également un mouvement constant de transformation des locaux industriels et artisanaux, ou de commerces en étages, en habitation dans les quartiers centraux, qui s'ajoute à la politique municipale de construction de logement sociaux favorisée par les règles de pourcentage introduites notamment au plan local d'urbanisme et qui soutiennent la hausse du nombre de logements dans la capitale.\n\nEnfin, la taille moyenne des ménages parisiens a beaucoup baissé : le recul de la cohabitation des générations adultes et la réduction du nombre d'enfants par couple ont longtemps été les principales explications. Cependant, la fécondité étant désormais constante, voire en légère augmentation depuis 2000, la diminution de la taille des ménages parisiens s'explique aujourd'hui essentiellement par l'attraction des jeunes adultes qui, sans enfants, peuvent profiter des loisirs et des emplois de la capitale et faire face au coût de l'immobilier en se contentant de petites surfaces. À l'inverse, les couples faisant de nouveaux enfants ont tendance à migrer vers la banlieue dont les habitations sont plus adaptées et meilleur marché. Cette dynamique Paris-banlieue explique les spécialisations respectives de la capitale (dont 54,6 % des logements n'ont qu'une ou deux pièces) et du reste de sa région.\n\n",
"title": " Démographie - Déclin démographique de Paris et reprise récente "
}
] | wik-geo-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Paris |
France - Économie (2) | 635 | [
{
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"source_text": "\n\nLa France, en forme longue depuis 1875 la République française, est un État souverain transcontinental dont le territoire métropolitain s'étend en Europe de l'Ouest et dont le territoire ultramarin s'étend\n\ndans les océans Indien, Atlantique, Pacifique, ainsi qu'en Antarctique et en Amérique du Sud. Le pays a des frontières terrestres avec la Belgique, le Luxembourg, l'Allemagne, la Suisse, l'Italie, l'Espagne, Monaco et l'Andorre en Europe, auxquelles s'ajoutent les frontières terrestres avec le Brésil, le Suriname et les Pays-Bas aux Amériques. La France dispose d'importantes façades maritimes sur l'Atlantique, la Méditerranée, le Pacifique et l'océan Indien, lui permettant de bénéficier de la deuxième plus vaste zone économique exclusive du monde.",
"title": "Contexte"
},
{
"img": [],
"source_text": "L'économie française est largement tournée vers le secteur des services. Selon le World Factbook de la CIA, en 2017, les services composaient 78,8 % du PIB de la France, l'industrie 19,5 % et l'agriculture 1,7 %. Selon l'INSEE, en 2018, 76,1 % de la population en emploi travaillait dans le secteur tertiaire, 13,3 % dans le secteur de l'industrie, 6,7 % dans le secteur de la construction et 2,5 % dans le secteur de l'agriculture.\n\nPar branche d'activité, la production en euros courants en 2018 en France était, selon l'INSEE, de 2 215,2 milliards d'euros pour les services marchands (1 187,7 milliards d'euros en valeur ajoutée), 939,4 milliards d'euros pour l'industrie manufacturière (280,2 milliards d'euros en valeur ajoutée), 615,8 milliards d'euros pour les services non marchands (467,5 milliards d'euros en valeur ajoutée), 303,7 milliards d'euros pour la construction (117,4 milliards d'euros en valeur ajoutée) et 90,0 milliards d'euros pour l'agriculture (38,2 milliards d'euros en valeur ajoutée).\n\n",
"title": " Principaux secteurs d'activité "
},
{
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"source_text": "La France a connu, comme d'autres pays industrialisés, des phénomènes d'exode rural et de chute de l'emploi agricole, même si ce dernier reste proportionnellement plus important que dans les autres pays d'Europe occidentale. L'agriculture française a été considérablement modernisée et mécanisée dans la seconde moitié du XXe siècle, notamment au moyen de la politique agricole commune (PAC). La spécialisation régionale de la France par type de production s'accentue, et certaines appellations d'origine de produits agricoles (transformés ou non) sont préservées grâce au système AOC, qui prend en considération un terroir, c'est-à-dire un savoir-faire agricole populaire et historique attaché à un territoire. La France se tourne progressivement vers l'agriculture biologique depuis la fin du XXe siècle. Le label Agriculture biologique est créée en 1985 ; depuis 2009, il est aligné sur les critères du label bio de l'Union européenne.\n\nLa France compte 451 606 exploitations agricoles sur son territoire métropolitain en 2013. Elle en comptait 1,02 million en 1988. La superficie moyenne des exploitations agricoles est de 61 hectares. Le nombre d'exploitations d'agriculture biologique était de 25 000 en 2013.\n\nIl y a 885 400 exploitants agricoles en France en 2015 (-8 % par rapport à 2010). L'âge moyen des chefs d'exploitation, coexploitants et associés est de 51 ans. La part des femmes parmi les actifs permanents agricoles est de 30 %.\n\nLa production agricole française se chiffre pour l'année 2017 à 78,8 milliards d'euros en incluant les services et les subventions sur les produits, soit 3,5 % du PIB français, contre quelque 7 % en 1980. La France a dégagé en 2016, un excédent commercial agroalimentaire (produits bruts et transformés) de 6,1 milliards d'euros. L'agriculture française est généreusement soutenue par l'Union européenne. Elle a bénéficié en 2015 de 8,95 milliards d'euros de financement de la part de la PAC, soit 21 % de son budget total.\n\nLa France est le premier producteur agricole de l'Union européenne : elle représentait, en 2016, 17 % de la production totale de l'UE. La France est le premier producteur européen de viande bovine, d'œufs, de surimi, de céréales et de sucre de betteraves. Elle est le sixième producteur mondial de beurre et le premier exportateur mondial de pommes de terre. Elle est également le deuxième producteur mondial de vin, le deuxième producteur européen de lait et le troisième producteur européen de fruits et de légumes, .\n\nSelon l'ONUAA (données 2018), la France est le 8e producteur mondial d'abricots, le 8e producteur mondial d'artichauts, le 5e producteur mondial de blé, le 2e producteur mondial de céréales mélangées, le 6e producteur mondial de céréales entières, le 8e producteur mondial de champignons et truffes, le 1er producteur mondial de chanvre, le 8e producteur mondial de fibres de chanvre, le 9e producteur mondial de choux-fleurs et brocolis, le 4e producteur mondial de colza, le 7e producteur mondial d'épinards, le 7e producteur mondial de fèves sèches, le 7e producteur mondial de fruits à noyau, le 8e producteur mondial de graines de lin, le 9e producteur mondial de graines de tournesol, le 2e producteur mondial de haricots verts, le 8e producteur mondial de kiwis, le 1er producteur mondial de fibres et étoupes de lin, le 8e producteur mondial de maïs frais, le 9e producteur mondial de moutarde, le 10e producteur mondial de myrtilles, le 8e producteur mondial de noisettes, le 9e producteur mondial de noix, le 4e producteur mondial d'oeuillettes, le 2e producteur mondial d'orge, le 5e producteur mondial de poireaux, le 3e producteur mondial de pois frais, le 7e producteur mondial de pois secs, le 9e producteur mondial de pommes, le 8e producteur mondial de pommes de terre, le 2e producteur mondial de racines de chicorée, le 5e producteur mondial de raisins, le 3e producteur mondial de sarrasin, le 2e producteur mondial de betteraves à sucre et le 3e producteur mondial de triticales.\n\nLes émissions de gaz à effet de serre par l'agriculture française ont diminué au cours des dernières années, passant de 76 198 tonnes équivalent CO2 en 1995 à 69 353 tonnes équivalent CO2 en 2016, soit une baisse d'environ 10 %.\n\n",
"title": " Principaux secteurs d'activité - Agriculture et agroalimentaire "
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"source_text": "Grâce à la richesse de ses paysages naturels et de son patrimoine culturel, la France est le pays le plus visité au monde par les touristes étrangers avec près de 90 millions de visites en 2018. Près de 70 millions des touristes internationaux venant en France sont en provenance d'Europe.\n\nLes recettes liées au tourisme international en France s'élèvent pour l'année 2017 à 69,89 milliards de dollars américains. Ainsi, la France est le deuxième pays aux recettes touristiques les plus élevées, derrière les États-Unis et devant l'Espagne et la Thaïlande. En 2015, la consommation touristique intérieure s'élève à 160 milliards d'euros, soit 7,2 % du PIB de la France.\n\nEn 2017, Paris est la 3e ville la plus visitée au monde, avec 17,44 millions de touristes internationaux ; elle est devancée par Londres (19,83 millions de touristes) et Bangkok (20,05 millions de touristes). Cependant, si l'on considère Paris en tant qu'agglomération (comme c'est le cas pour Londres et Bangkok dans le classement car, dans leurs cas, la ville-centre se confond avec l'agglomération contrairement à Paris), le nombre de touristes internationaux monte à 33,8 millions. Le musée du Louvre est le musée le plus visité au monde (10 millions de visiteurs en 2018) et Notre-Dame de Paris est le monument le plus visité d'Europe (14 millions de visiteurs en 2018).\n\nLes motifs de ce tourisme sont variés : il s'agit tout à la fois d'un tourisme culturel (notamment à Paris), balnéaire (notamment sur la Côte d'Azur), naturel, d'affaires (Paris est la première destination mondiale pour ce type de tourisme), de loisirs (Disneyland Paris est de loin le parc d'attractions le plus fréquenté d'Europe) et de sports d'hiver (dans les Alpes du Nord notamment). Les sites touristiques payants les plus fréquentés sont, dans leur majorité, situés en Île-de-France (Disneyland Paris, musée du Louvre, tour Eiffel, château de Versailles…) ; quelques sites de région attirent également de nombreux touristes, comme les châteaux de la Loire, le mont Saint-Michel, Rocamadour, le château du Haut-Koenigsbourg, le musée Unterlinden de Colmar, le centre Pompidou-Metz ou le parc du Futuroscope.\n\n",
"title": " Principaux secteurs d'activité - Tourisme "
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] | wik-geo-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/France |
Géopolitique du Moyen-Orient au XXIe siècle | 1,194 | [
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"source_text": "La géopolitique du Moyen-Orient au XXIe siècle s'attache à la description et à l'analyse des relations des États de cette région entre eux et avec le reste du monde depuis le début de ce siècle. Cette description prend en considération les facteurs politiques, géographiques, économiques, démographiques et culturels qui les influencent. Le terme de géostratégie est aussi employé dans un sens voisin de celui de géopolitique.\n\nLe Moyen-Orient occupe une position charnière entre l'Europe, l'Asie et l'Afrique. La péninsule arabique est son centre géographique aux limites bien définies, mais aussi le berceau du peuple arabe et de l'islam qui marquent profondément de leur empreinte l'histoire, la culture et la géopolitique de la région et du monde. Le Moyen-Orient est depuis l'Antiquité traversé de voies terrestres et maritimes par lesquelles transite le commerce entre l'Europe et l'Asie ; de nos jours, cette situation stratégique est encore plus affirmée par la montée des échanges maritimes qui résulte de la globalisation de l'économie. Son extraordinaire richesse en hydrocarbures a aussi fait du Moyen-Orient depuis le milieu du XXe siècle un enjeu stratégique vital pour toutes les grandes puissances économiques du monde.\n\nLes guerres d'Afghanistan et d'Irak menées par des pays extérieurs à la région sont les deux plus importantes par les moyens engagés et le nombre de victimes. Par ailleurs, la proclamation de l'État d'Israël en 1948 en Palestine est également toujours au XXIe siècle à l'origine de crises périodiques et le risque d'une nouvelle guerre, après les trois qui ont eu lieu au siècle précédent, demeure, en l'absence d'un règlement de paix impliquant tous les acteurs régionaux. L'aggravation des inégalités explique en partie les contestations populaires qui se manifestent dans la région. Les extrémismes se sont aussi exacerbés. \n\nLe Moyen-Orient n'est pas dominé par une seule grande puissance régionale, ni même régi politiquement par un duopole. Quatre États ont des ambitions de domination régionale, deux sont arabes l'Arabie saoudite et l'Égypte, mais deux sont issus de l'empire perse, l'Iran, ou de l'empire ottoman, la Turquie. Un cinquième État, Israël, de par ses alliances, sa puissance militaire et économique, compte aussi parmi els acteurs principaux de la géopolitique régionale.\n\nCette région est aussi un enjeu de la géopolitique des grandes puissances dans leur ensemble et plus particulièrement des États-Unis depuis la Seconde Guerre mondiale et de la Chine depuis le début de ce siècle. Les raisons principales en sont le besoin d'assurer la sécurité de la production de pétrole et de gaz naturel dont la région est le premier exportateur et possède les plus grandes réserves au monde, et la nécessité de maintenir ouvertes les voies maritimes qui traversent la région et sont essentielles pour le commerce international.\n\n",
"title": ""
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] | wik-geo-seconde | https://fr.wikipedia.org/wiki/Géopolitique_du_Moyen-Orient_au_XXIe_siècle |
Première Guerre mondiale - Autres noms (1) | 788 | [
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"source_text": "\n\nLa Première Guerre mondiale, aussi appelée la Grande Guerre, est un conflit militaire impliquant dans un premier temps les puissances européennes et s'étendant ensuite à plusieurs continents, qui s'est déroulé de 1914 à 1918. D'ailleurs, elle est parfois désignée par le chrononyme guerre de 14-18.\n\nLe 28 juin 1914, à Sarajevo, un jeune nationaliste serbe originaire de Bosnie, Gavrilo Princip, assassine le couple héritier du trône austro-hongrois, le prince François-Ferdinand d'Autriche et son épouse la duchesse de Hohenberg. L'Autriche-Hongrie réagit à l'attentat en formulant un ultimatum à l'encontre du royaume de Serbie, en accord avec son allié allemand. L'une des exigences austro-hongroises étant jugée inacceptable par les Serbes, l'Autriche-Hongrie déclare la guerre à la Serbie. Ce qui aurait pu n'être qu'une guerre balkanique de plus, dégénère en guerre mondiale par le jeu des alliances entre les grandes puissances européennes qui sont à la tête d'empires s'étendant sur plusieurs continents.",
"title": "Contexte"
},
{
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"source_text": "En 1918, ce conflit est incontestablement la plus grande guerre qui ait jamais eu lieu. On l'appelle bientôt « la Grande Guerre ». Elle est également appelée « der des ders », c'est-à-dire la « dernière des dernières (guerres) », signifiant ainsi qu'il s'agit de la guerre après laquelle il n'y en aura plus. Ces noms montrent bien le sentiment qu'ont les contemporains juste après la guerre, supposant que son caractère horrible dissuaderait les pays d'en faire une autre.\n\nCette guerre ne peut recevoir son qualificatif de Première Guerre mondiale qu'à partir du moment où il y en a plus d'une. Le nom « Première Guerre mondiale » est donc l'exemple le plus célèbre de rétronymie. Dans d'autres langues, l'expression « Première Guerre mondiale » est utilisée pour la première fois dès septembre 1914 en allemand par le biologiste et philosophe allemand Ernst Haeckel qui écrit alors : « il ne peut subsister aucun doute que la conduite et le caractère de la redoutée \"Guerre Européenne\" […] va devenir la Première Guerre mondiale au sens le plus entier de l'expression »[réf. souhaitée].\n\nPour mieux représenter l'état d'esprit des personnes vivant dans l'entre-deux-guerres, on utilise encore l'expression « la Grande Guerre ».\n\nElle est parfois dite « guerre 1914 – 1918 », « guerre de 1914 – 1918 », « guerre 14-18 » ou « guerre de 14-18 », ce qui permet de mieux la situer dans le temps par rapport à la « guerre 1939 – 1945 », aussi appelée « guerre de 1939 – 1945 » ou encore « guerre 40 – 45 » en Belgique.\n\nToutefois, pour certains historiens, elle ne serait que le début d'une longue guerre civile européenne qui dura pendant toute la première moitié du XXe siècle.\n\n",
"title": ""
}
] | wik-geo-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Première_Guerre_mondiale |
Égypte antique - Histoire (1) | 3,494 | [
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"source_text": "\n\nL'Égypte antique est une ancienne civilisation du nord-est de l'Afrique, concentrée le long du cours inférieur du Nil, dans ce qui constitue aujourd'hui l'Égypte.\n\nLa civilisation de l'Égypte antique prend forme autour de −3150 avec l'unification politique de la Haute-Égypte au sud et de la Basse-Égypte au nord sous le règne du premier roi et se développe sur plus de trois millénaires. Son histoire est parsemée d'une série de périodes stables politiquement, entrecoupées de plusieurs périodes intermédiaires, plus troublées. L'Égypte antique atteint son apogée sous le Nouvel Empire puis entre dans une période de lent déclin. Le pays subit les assauts répétés de puissances étrangères dans cette période tardive et le règne des pharaons prend officiellement fin en −30, lorsque l'Empire romain conquiert l'Égypte pour en faire une province.",
"title": "Contexte"
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"source_text": "Les trois mille ans d'histoire de l'Égypte antique semblent receler autant de changements que de constantes. Les périodes fastes alternent régulièrement avec des périodes d'instabilité plus ou moins prononcées. Au fil du temps, la vie de l'État pharaonique paraît toutefois devenir plus chaotique. Aux cinq siècles de prospérité du Nouvel Empire succèdent sept siècles de troubles. Changements de maîtres et changements de frontières s'enchaînent jusqu'à l'avènement de la Pax Romana.\n\nPourtant, le caractère le plus remarquable de l'Égypte ancienne est sa prodigieuse continuité. Car au-delà des mutations territoriales et des bouleversements politiques, cette civilisation a perduré pendant plus de trois millénaires, fait unique dans l'Histoire. Depuis leur mise en place aux débuts de l’histoire écrite jusqu'à leur bannissement au triomphe du christianisme, les grands principes de la culture égyptienne se sont maintenus et préservés. Durant cette période, le mode de vie au bord du fleuve Nil a très peu évolué, toujours rythmé par la crue, les impôts et les dieux.\n\nSelon l'historien grec Hérodote, « l'Égypte est un don du Nil ». Il avait observé à juste titre que le fleuve est indissociable de l'identité égyptienne antique, car sans lui l'Égypte n’existerait pas. Il était donc tout naturel que les habitants de la « Terre noire » en fassent un dieu important de leur panthéon. D’autant plus important que ce dieu pouvait se montrer capricieux : une mauvaise crue et les récoltes étaient perdues, entraînant la famine. Avant la construction du haut barrage d'Assouan, les paysans ont toujours vécu dans cette crainte.\n\nAfin de pallier cette éventualité, une administration compétente s’est mise en place dès les origines. Les surplus de grains étaient prélevés par l’impôt et stockés en prévision d’années moins favorables où le besoin se ferait sentir. Une armée de scribes et d’intendants s’occupait scrupuleusement du recouvrement. Ce corps de fonctionnaires a constitué de tous temps le principal pilier du pouvoir royal, le socle de la richesse et de la puissance du pays jusqu’aux débuts de l’industrialisation.\n\nAu sommet de la hiérarchie, dirigeant l’ensemble, coordonnant les services, une seule autorité : Pharaon. Le roi tire directement son pouvoir des dieux. Il est à la fois leur descendant et premier serviteur, donc son autorité ne saurait être mise en doute. L’institution pharaonique est surtout le symbole de l’unité nationale et une condition essentielle de la stabilité du pays (donc de son exploitation). Les envahisseurs successifs ne s’y sont pas trompés et ont constamment pris soin de sacrifier à la coutume. En se faisant couronner pharaons ils garantissaient la continuité de l’État tout en gagnant une certaine légitimité auprès du peuple.\n\nCar le destin de celui qui exerce la fonction royale est intimement lié à celui de l’Égypte elle-même. Chaque affaiblissement du pouvoir central est potentiellement porteur de crise, alors que chaque fois qu’un homme fort occupe le trône, la paix du royaume est assurée. Ceci pourrait expliquer la facilité avec laquelle les Égyptiens ont accepté des rois étrangers, pourvu qu’ils respectent les traditions ancestrales.\n\nLe système a prouvé sa force plus de temps que nécessaire. Les siècles ont finalement révélé ses limites et ses faiblesses. Sa trop lente évolution et son incapacité à s’adapter à un environnement en mutation l’ont conduit à se faire supplanter et dominer par ses voisins.\n\n",
"title": ""
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"img": [],
"source_text": "Dans la période prédynastique, le climat égyptien est beaucoup moins aride qu'il ne l'est aujourd'hui. De vastes régions de l'Égypte sont recouvertes de savane arborée et traversée par des troupeaux d'ongulés. La flore et la faune y sont alors beaucoup plus prolifiques et la région du Nil abrite d'importantes populations de gibiers d'eau. La chasse est une activité commune pour les Égyptiens et c'est aussi à cette période que de nombreux animaux sont domestiqués pour la première fois.\n\nVers 5700 avant notre ère, de petites tribus vivant dans la vallée du Nil développent leur propre culture identifiable par leurs poteries et des objets personnels, tels que des peignes, des bracelets et des perles et démontrant d'importantes connaissances en agriculture et en élevage. En Haute-Égypte, la plus importante de ces cultures primales est la culture de Badari, connue pour ses céramiques de haute qualité, ses outils en pierre et son utilisation du cuivre. Dans le nord de l'Égypte, les cultures Nagada I (amratienne) et Nagada II (gerzienne) succèdent à la culture de Badari. Celles-ci développent un certain nombre d'améliorations technologiques et établissent des contacts avec les peuples de Canaan et de la cité portuaire de Byblos.\n\nDans le sud de l'Égypte, la culture Nagada, semblable à celle des Badari, commence à s'étendre le long du Nil à partir du quatrième millénaire avant notre ère environ. Dès la période de Nagada I, les Égyptiens prédynastiques importent de l'obsidienne d'Éthiopie pour façonner leurs lames et d'autres objets à partir d'éclats. Sur une période d'environ 1 000 ans, la culture Nagada se développe à partir de quelques petites communautés agricoles jusqu'à devenir une puissante civilisation où les dirigeants ont un contrôle total sur la population et les ressources de la vallée du Nil. Le centre du pouvoir s'établit en premier lieu à Hiérakonpolis, puis plus tard à Abydos, élargissant ainsi son contrôle de l'Égypte vers le nord. Ils établissent de nombreux échanges commerciaux avec la Nubie au sud, les oasis du désert occidental à l'ouest et les cultures de la Méditerranée orientale à l'est.\n\nLa culture Nagada fabrique une gamme très diversifiée de biens matériels, tels que de la céramique peinte, des vases en pierre de grande qualité, des palettes de maquillage, ainsi que des bijoux en or, en lapis-lazuli et en ivoire, reflétant la montée en puissance et la richesse de l'élite. Ils mettent également au point un émail céramique connu sous le nom de faïence qui est utilisé jusque dans l'époque romaine pour décorer des tasses, des amulettes et des figurines. À la fin de la période prédynastique, la culture Nagada commence à utiliser des symboles écrits qui vont évoluer jusqu'à devenir le système hiéroglyphique complet utilisé pour l'écriture pendant l'Égypte antique.\n\n",
"title": " Période prédynastique "
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] | wik-histoire-geographie-sixieme | https://fr.wikipedia.org/wiki/Égypte_antique |
Flux culturels mondiaux - Les cinq paysages (1) | 1,276 | [
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"source_text": "\n\nLes flux culturels mondiaux sont les flux de personnes, d'artefacts et d'idées à travers les frontières nationales en raison de la mondialisation. Les flux culturels mondiaux peuvent être observés dans cinq « paysages » ou dimensions interdépendantes, qui distinguent les disjonctions fondamentales entre l'économie, la culture et la politique dans l'économie culturelle mondiale.\n\nLes cinq dimensions du flux culturel mondial comprennent:,\n\npaysages ethniques (ethnoscapes) — flux de personnes, Migrations humaines ;\n\npaysages technologiques (technoscapes) — flux et configurations de la technologie ;\n\npaysages financiers (financescapes) — flux d'argent et des réseaux commerciaux mondiaux ;\n\npaysages médiatiques (mediascapes) — flux des réseaux d' industries culturelles ;",
"title": "Contexte"
},
{
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"source_text": "Le paysage ethnique fait référence aux migrations humaines, le flux de personnes au travers des frontières. Cela inclut les migrants, les réfugiés, les exilés et les touristes, entre autres individus et groupes en mouvement, qui semblent tous affecter la politique des nations et entre les nations à un degré considérable.\n\nLes paysages ethniques permettent à chacun reconnaître que leurs notions d'espace, de lieu et de communauté sont devenues beaucoup plus complexes — en effet, une « communauté unique » peut maintenant être dispersée à travers le monde., Appadurai affirme que cela ne veut pas dire qu'il n'y a pas de communautés et de réseaux relativement stables de parenté, d' amitié, de travail et de loisirs, ainsi que de naissance, de résidence et d'autres formes d'affiliation. Au contraire, cela met en évidence que la forme de ces stabilités est déformée par le mouvement humain, car de plus en plus de personnes sont confrontées à la réalité de devoir se déplacer ou aux désirs de vouloir se déplacer.Le tourisme, en particulier, permet généralement aux habitants des pays développés d'entrer en contact avec des habitants de pays en développement.\n\n",
"title": " Le paysage ethnique "
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"source_text": "Le paysage technologique est le flux de technologies (mécaniques et informationnelles) et la capacité de déplacer ces technologies à grande vitesse. Le flux de technologies augmente d'autant plus que le rythme de l'innovation technologique s'accélère.Par conséquent, l'introduction de nouvelles technologies (i.e Internet) accroît les interactions et les échanges culturels. Par exemple, les smartphones sont déplacés au travers des frontières et affectent radicalement la vie quotidienne des individus tout au long de la chaîne de fabrication.\n\n",
"title": " Le paysage technologique "
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{
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"source_text": "Le paysage financier fait référence au flux d'argent et aux réseaux commerciaux mondiaux à travers les frontières., Appadurai indique que lorsque l'on considère le cadre du paysage financier, il faut considérer comment le capital mondial se déplace, aujourd'hui, de manière de plus en plus fluide et non-isomorphe, contribuant ainsi à une imprévisibilité globale à l'ensemble des cinq aspects des flux culturels mondiaux.La fluidité du capital a été expliquée plus en détail par des sociologues tels qu'Anthony Giddens, qui, dans sa conférence BBC Reith de 1999 sur la mondialisation, affirme que l'avènement de lamonnaie électronique a rendu le transfert de capitaux et de financements dans le monde de plus en plus facile. Ce processus pose un changement de paradigme majeur. Giddens suggère que cette facilité a le potentiel de déstabiliser ce qui serait considéré auparavant comme des économies stables.\n\nAujourd'hui, le rythme de transfert d'agent à l'échelle mondiale n'a fait que s'accélérer, avec des transactions faites dans divers grands centres financiers internationaux (i.e NYSE) qui ont des effets presque immédiats sur les économies du monde entier.\n\n",
"title": " Le paysage financier "
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{
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"source_text": "Le paysage médiatique fait référence à la portée des médias électroniques et imprimés dans les flux culturels mondiaux; il renvoie à la fois à la répartition des capacités de production et de diffusion de l'information (journaux, magazines, télévision, films, etc.), ainsi qu'aux « imaginaires créées par ces médias ». De tels paysages médiatiques fournissent de vastes gisements d'images, de récits et de paysages ethniques aux spectateurs, mélangeant le « monde des marchandises » et le « monde de l'information et de la politique ».\n\nEn particulier, la publicité peut avoir un impact direct sur le paysage (sous forme d'affiches et de panneaux publicitaires) et aussi influencer subtilement, par des techniques persuasives et une présence de plus en plus omniprésente, la façon dont les gens perçoivent la réalité.\n\nLe terme paysages médiatiques est antérieur à l'utilisation qu'en fait Appadurai ; il est d'abord utilisé dans le commerce par la société américaine Mediascape Corporation[réf. souhaitée], créée en 1992, dans le but de fournir des médias interactifs via Internet et le Web. La société est le propriétaire américain de la marque fédérale pour l'utilisation de cette marque en relation avec des produits multimédias dans le commerce.\n\nLe terme paysage médiatique peut aussi décrire la culture visuelle. Par exemple, « le paysage médiatique américain devient de plus en plus partisan » ou simplement pour désigner « ce qui se passe » comme dans « une enquête rapide sur le paysage médiatique britannique montre à quel point Channel 4 s'est égarée ». Il est également utilisé comme terme générique pour décrire un artefact multimédia numérique où des éléments médiatique numérique sont associés à des régions de l'espace et peuvent ensuite être déclenchés par l'endroit où la personne éprouve le média. Ainsi, dans un paysage médiatique, une personne peut se déplacer dans cet espace et, ce faisant, elle entendra des sons, stockés numériquement, associés à différents endroits de cette zone.[réf. nécessaire]\n\n",
"title": " Le paysage médiatique "
},
{
"img": [],
"source_text": "Le paysage idéologique est le flux des idées et des idéologies, qui est composé de concepts, de termes et d'images. Ce mouvement des idées peut avoir lieu à petite échelle, comme un individu partageant ses opinions personnelles sur Twitter, ou il peut avoir lieu à un niveau plus large et plus systématique (comme avec les missionnaires).\n\nLe paysage idéologique est souvent politique et a généralement à voir avec les idéologies des États ainsi que les contre-idéologies de mouvements explicitement orientés vers la capture du pouvoir de l'État (ou une partie de celui-ci). Les paysages idéologiques peuvent donc consister en des idées telles que « la liberté, le bien-être, les droits, la souveraineté, le mandat représentatif et la démocratie ».\n\n",
"title": " Paysage idéologique "
}
] | wik-geo-seconde | https://fr.wikipedia.org/wiki/Flux_culturels_mondiaux |
Économie de la république populaire de Chine - Données sectorielles (2) | 729 | [
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"source_text": "\n\nLa Chine est le deuxième pays du monde par son produit intérieur brut (PIB) nominal, derrière les États-Unis. En 2014, elle est devenue, selon les dernières estimations de la Banque mondiale, le premier pays au monde pour le PIB à parité de pouvoir d'achat (PPA), passant devant les États-Unis. En 2017, le produit intérieur brut (PIB) en PPA chinois s'est élevé à environ 23 120 milliards de US$ contre 19 360 milliards de US$ approximativement pour les États-Unis, ce qui confirme bien le dépassement chinois à long terme.",
"title": "Contexte"
},
{
"img": [],
"source_text": "Conséquence d'une croissance rapide et axée sur l'industrie, la consommation énergétique chinoise a très fortement augmenté au cours des années 1990 et 2000. L'efficacité énergétique a augmenté plus vite qu'ailleurs, mais, en 2012, il fallait toujours 5,1 kg. d'équivalent pétrole pour produire un dollar de PIB (PPA 2011) en Chine (vis-à-vis 7,4 kg. aux États-Unis). Le charbon représente 70 % et le pétrole 20 % de l'énergie consommée. Il s'agit là de combustibles polluants, ce qui rend la situation environnementale assez préoccupante, générateurs de CO2, ce qui fait de la Chine le premier émetteur mondial de gaz à effet de serre.\n\nCharbonLe charbon représente la principale source d'énergie chinoise. Selon l'Energy Information Administration, la consommation du pays s'élevait 2,3 milliards de tonnes environ en 2007, soit près de 38 % du total mondial. Alors qu'elle ne dépassait pas les 2 % par an dans les années 1990, la croissance moyenne annuelle de la consommation atteint 10 % depuis 2000. La production est légèrement excédentaire, permettant des exportations. En 2010, la Chine a brûlé plus de 3 milliards de tonnes de charbon (plus que les États-Unis, l'Europe et l'Inde réunis). Des prévisions indiquent que le charbon fournira encore 70 % de son énergie en 2030 (soit, en quantité, deux fois plus qu'en 2011). Dans un rapport de 2010, Greenpeace cite les cendres toxiques de charbon comme la première source de déchets industriels solides en Chine - des déchets dispersés par le vent et la pluie. La plupart des centrales électriques fonctionnant au charbon sont situés au nord-ouest du pays, dans trois provinces – la Mongolie intérieure, le Shanxi et le Shaanxi – qui produisent 70 % du charbon consommé en Chine.\n\nLes conditions de travail dans les mines sont souvent très dures. Selon les statistiques officielles, plus de 9 200 personnes y ont trouvé la mort en 2008. Selon les données officielles chinoises, 2 631 travailleurs y auraient trouvé la mort en 2009. Par ailleurs, le charbon est source d'une importante pollution qui cause de graves problèmes de santé publique. En novembre 2015, la Chine a reconnu avoir brûlé 600 millions de tonnes de charbon de plus en 2012 que ce qui était auparavant déclaré. Cela représente plus d’un milliard de tonnes de CO2 sur les bilans en gaz à effet de serre du pays que pensé. Ce ne sont donc pas 9,9 milliards de tonnes de CO2 émis en 2012, mais presque 11 milliards de tonnes.\n\nPétroleSelon l'Energy Information Administration américaine, la Chine consommait environ 7,5 millions de barils par jour en 2008, ce qui la place en deuxième position mondiale, loin derrière les 19,5 millions de barils des États-Unis. La croissance moyenne annuelle se situerait à 6-7 % dans les années 1990-2000. En 2012, selon la même source américaine, la consommation de pétrole en Chine a atteint 10,1 millions de barils par jour.\n\nEn 2007, la production ne dépassait pas les quatre millions de barils par jour. La Chine doit donc importer près de la moitié de sa consommation. Le gouvernement chinois mène une politique active pour sécuriser son approvisionnement. La coopération avec la Russie voisine est très développée dans ce secteur. Les deux États coopèrent ainsi pour la construction de l'oléoduc Sibérie orientale - océan Pacifique qui fait parvenir le pétrole russe en Chine. Parmi les accords relatifs à cette question, on peut citer un prêt de 25 milliards de dollars consenti à des entreprises pétrolières publiques russes, contre l'engagement de livrer 300 000 barils de pétrole par jour pendant vingt ans. Dans les autres partenaires, le Soudan représente un fournisseur assez important.\n\nEn 2012, selon les données de la douane chinoise, l'importation de pétrole brut a atteint 271 millions de tonnes, en hausse de 6,8 % par rapport à 2011, et a coûté à la Chine 220,67 milliards de dollars américains, soit 12,1 % de plus qu'en 2011. D'ici 2020, le besoin chinois pourrait atteindre 700 millions de tonnes, les 2/3 étant couverts par les importations.\n\nBien que le charbon et le pétrole restent de loin les principales sources d'énergie dans le pays, la Chine s'efforce de développer d'autres sources d'énergie, en particulier pour la production d'électricité. Malgré la construction très médiatisée, et très controversée du barrage des Trois-Gorges, la part de l'énergie hydraulique dans la production électrique tend à baisser : 23 % en 1990, 19 % en 2000 et 15 % en 2007. Malgré un ambitieux plan de développement dans les années 2000, l'énergie nucléaire reste assez marginale : en 2007, elle ne produisait guère plus de 2 % de l'électricité consommée dans le pays.\n\n",
"title": " Secteur primaire - Énergie "
},
{
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"source_text": "L'industrie lourde est très développée en Chine. En 2008, le pays a produit 500 millions de tonnes d'acier, soit 38 % du total mondial, et 1,4 milliard de tonnes de ciment, la moitié du total mondial. La nouvelle industrie chinoise se développe de plus en plus grâce à de nombreuses améliorations venant de l'Europe (l'automatisation la mise en place des ERP...), les nouveaux moyens de communication sont des atouts majeurs pour les nouveaux marketeurs visant le marché chinois.\n\nEnviron 60 % du minerai de fer extrait dans le monde, 50 % du cuivre, 48 % de l’aluminium et 45 % du nickel est utilisé par la Chine.\n\nEntre 2000 et 2015, la Chine a triplé sa production d’acier; entre 2008 et 2015, la production d’acier chinois est passée de 660 millions à 1,12 milliard de tonnes.\n\nAujourd'hui la production chinoise d'acier compte pour 50 % de la demande mondiale et 20 % du commerce mondial.\n\nAinsi, en produisant plus d’un milliard de tonnes d'acier, la Chine est sur-capacitaire de 350 millions de tonnes. Cette surcapacité est supérieure à la production européenne qui n'est que de 170 millions de tonnes. Cette surcapacité induit des prix bas, qui en raison de la compétition excessive à l'égard des productions européennes et américaine ont conduit à une augmentation des taxes d'importation sur ces produits.\n\n",
"title": " Un secteur secondaire en pleine expansion - Industries lourdes "
},
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"source_text": "La production de véhicules motorisés a connu une forte croissance en Chine à partir des années 1980. Les investissements de groupes occidentaux et japonais, notamment par l'établissement de coentreprises, a eu un rôle très important. En 2008, la Chine a produit 9,5 millions de véhicules, ce qui la place au deuxième rang mondial après le Japon. General Motors et Volkswagen, par l'intermédiaire de leurs coentreprises, arrivaient en tête avec respectivement 11 % et 10 % des ventes. La Chine, sous-équipée, mais à la croissance économique forte et régulière, représente un marché considérable pour l'industrie automobile. En 2009, elle est devenue le premier marché automobile mondial, passant devant les États-Unis. En 2010, 18 millions d'automobiles ont été vendues en Chine. Le nombre de voitures privées en Chine est passé de 16,09 millions en 2000 à 154 millions en novembre 2014, soit près de 15 % du total mondial.\n\nEn parallèle, le gouvernement chinois a annoncé l'objectif de 5 millions de véhicules électriques et hybrides en circulation à l'horizon 2020. Pour y parvenir, les autorités ont déjà investi 54 milliards de dollars au cours des années 2000 pour développer la technologie des batteries des véhicules électriques, et promettent d'investir 10 milliards de dollars supplémentaires pour développer les infrastructures de recharge d'ici 2020.\n\n",
"title": " Un secteur secondaire en pleine expansion - Automobile "
}
] | wik-geo-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Économie_de_la_république_populaire_de_Chine |
Second Empire - Politique étrangère sous le Second Empire (5) | 1,630 | [
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"source_text": "\n\nLe Second Empire est le système constitutionnel et politique instauré en France le 2 décembre 1852 lorsque Louis-Napoléon Bonaparte, premier président de la République française, devient le souverain Napoléon III, empereur des Français, un an jour pour jour après son coup d'État du 2 décembre 1851. Ce régime politique succède à la Deuxième République.\n\nDepuis L'Histoire de la France contemporaine d'Ernest Lavisse, le Second Empire est analysé en deux périodes par les historiens : la première qualifiée d'Empire autoritaire qui s'étend globalement de 1852 à 1860 s'oppose à la seconde, dite de l'Empire libéral, s'étalant globalement de 1860 à 1870.\n\nLe Second Empire se termine le 4 septembre 1870 à la suite de la défaite de Sedan, lors de la guerre contre la Prusse, puissance montante en Europe dirigée par le chancelier impérial Otto von Bismarck. La Troisième République lui succède et inaugure la pérennité du régime républicain en France.\n\n",
"title": "Contexte"
},
{
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"source_text": "Sous le Second Empire, c’est par le biais de Gustave Duchesne de Bellecourt, ambassadeur de France au Japon (1859-1864) que les rapports entre les deux pays vont s’officialiser le 9 octobre 1858 autour du Traité de Paix, d’Amitié et de Commerce, ce traité prévoyant notamment l’ouverture de cinq ports au commerce et aux sujets français (d'Edo, de Kōbe, de Nagasaki, de Niigata et de Yokohama). Le 4 février 1860, l’ambassadeur apporte au Shôgun le traité franco-japonais ratifié. Napoléon III confiera par la suite l’ensemble de ses prérogatives concernant le Japon à Léon Roches qui succède à Duchesne de Bellecourt.\n\nC'est le Shôgun Yoshinobu Tokugawa qui règne alors sur le Japon ; il appartient à une dynastie (1603-1867) ayant su établir et préserver 250 ans de paix. Tokugawa subit des pressions intérieures et extérieures, de la part tant des partisans du rejet des étrangers qui vont se rapprocher progressivement de l’autorité impériale et pencheront pour la restitution du pouvoir à l'empereur, que des puissances étrangères qui forcent l’ouverture au commerce extérieur et hormis l’Empire français, favorisent la montée en puissance de l’empereur japonais.\n\nDe ce fait, Léon Roches, qui avait su gagner la confiance du Shôgun, tint une position privilégiée au regard du contexte hermétique du Japon hérité d’une culture multiséculaire. Suivant la volonté de l’Empire français, il parvient à établir une relation diplomatique, culturelle, commerciale, industrielle et militaire qui servira à la fois l’essor japonais et l’essor français sur des points cruciaux de leur histoire et de leur développement.\n\nEn 1865 est obtenue la création d’une ligne de navigation directe entre la France et le Japon, assurée par la Compagnie des Messageries Impériales (Messageries maritimes).\n\nDans les années 1850, l’élevage des vers à soie est fortement touché par la pébrine et la production française alors à son apogée au sein des maisons soyeuses de l’industrie lyonnaise se dégrade considérablement. Le Shôgun Tokugawa envoie en présent des cocons de soie à Napoléon III. À partir de 1865, le commerce des graines et des balles de soie entre Yokohama et Lyon se développe (le jumelage entre Lyon et Yokohama initié par le consul général du Japon Louis Michallet sous l’égide du club Lyon-Japon fait écho à cette période). En cinq ans Lyon devient la première place mondiale du commerce de la soie. En 1872, afin de répondre à la forte demande étrangère, la première filature de soie est construite à Tomioka au Japon, et la France joue un rôle de premier plan dans les exportations japonaises.\n\nPar la suite, le Shôgun confie à la France la construction du premier arsenal maritime japonais. L'Empire français envoie ses ingénieurs qui dispensent savoir-faire et technologies. De 1865 à 1876, François Léonce Verny initie la construction de l’arsenal de Yokosuka. De plus, en 1866, afin de résister à la montée de forces rebelles attisées par les politiques et les agressions extérieures, le Shôgun demande que soit envoyée une mission militaire française afin de moderniser et renforcer l’armée de terre qu’il mène. Napoléon III répond à cette demande par la vente d’armement français et la venue au Japon du lieutenant d’artillerie Jules Brunet (qui sera plus tard appelé « dernier samouraï » eu égard au service qu’il rendit inlassablement au Shôgunat, combattant à ses côtés). Il arrive ainsi sous les ordres du capitaine Jules Chanoine pour former l’armée du shôgun et instaurer une administration militaire fondée sur le modèle français.\n\nEn 1868, Napoléon III rappelle l’ambassadeur Léon Roches en France après la chute du Shôgunat tandis que l’ambassadeur britannique reste au Japon grâce à son soutien au parti de l'empereur. Le Japon moderne a rendu hommage aux liens étroits qui unirent l'Empire français et le Shôgunat Tokugawa au travers du Budokan Miyamoto Musashi dont le toit rappelle le bicorne, couvre-chef de l'oncle de Napoléon III.\n\n",
"title": " Relations franco-japonaises "
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] | wik-hist-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Second_Empire |
Population mondiale - Évolution à travers le temps (2) | 1,039 | [
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"source_text": "\n\nLa population mondiale est le nombre d'êtres humains vivant sur Terre à un instant donné. L’ONU l'estime à 8 milliards le 15 novembre 2022. Elle avait été estimée à 6,1 milliards pour 2000 ; entre 1,55 et 1,76 milliard pour 1900 ; entre 0,813 et 1,125 milliard pour 1800 et entre 600 et 679 millions d'habitants pour 1700. Cette augmentation de la population tend cependant à ralentir avec une baisse mondiale de l'indice de fécondité, plus ou moins importante selon les pays.\n\nLe taux annuel de la croissance démographique de la population mondiale est tombé de 2,1 % au début des années 1960 à moins de 1 % en 2020.\n\n",
"title": "Contexte"
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{
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"source_text": "Pour le démographe, se projeter à échelle mondiale au-delà de 50 ans est un exercice très difficile. En effet, des variations apparemment faibles de la fécondité considérée à un instant « t », combinées à une tendance à l'allongement de l'espérance de vie, conduisent après quelques décennies à de grandes différences dans la taille des populations. Ces différences, à partir d'un point de départ de 7 milliards d'habitants, se mesureront en centaines de millions ou en milliards de personnes en plus ou en moins 50 ou 100 ans plus tard. Et la différence entre les scénarios envisagés s'accentue avec le temps.\n\nIl faut enfin noter que des facteurs écoépidémiologiques, climatiques ou socio-économico-politiques imprévus peuvent influencer tous les scénarios et tendances.\n\nTous les deux ans, l'Organisation des Nations unies (ONU) publie une étude intitulée World Population Prospects qui détaille l'évolution passée et future de la population mondiale. La dernière étude, The 2022 Revision, a été publiée le 11 juillet 2022. Elle prévoit que la population mondiale passera à 8,5 milliards en 2030, 9,7 milliards en 2050 et entre 8,9 et 12,4 milliards en 2100.\n\nParmi les différents scénarios de l'ONU, on distingue : une variante basse, une variante moyenne qui est la plus probable et une variante haute. Le tableau ci-dessous résume ces trois scénarios :\n\nOn ignore à quel niveau la population humaine pourrait se stabiliser, ni même si elle se stabilisera (augmentera ou diminuera), compte tenu des incertitudes concernant l'évolution du comportement reproductif de l'espèce. En effet, il sera toujours difficile de prévoir si le taux de fécondité au niveau mondial augmentera, diminuera ou se stabilisera au niveau de 2021 : 2,3 enfants par femme. Le seuil de remplacement qui garantit une augmentation de la population à long terme est un taux de fécondité supérieur à 2,1. L'ONU prévoit que ce taux s'abaissera à 2,1 en 2050 ; plus précisément, il sera entre 1,88 et 2,42 avec une probabilité de 95 %.\n\nIl faut noter que même si la fécondité mondiale n’était que de 1,6 enfant par femme, la population mondiale continuerait d’augmenter pendant encore plusieurs décennies du simple fait de l'inertie démographique.\n\nL'ONU a d'abord supposé dans les années 1990-2000, et alors que le cap des 6 milliards de terriens était atteint vers 1999 que la population pourrait se stabiliser à la fin du XXIe siècle vers 9,5 milliards d'êtres humains (scénario moyen). En 2011, le Département des affaires économiques et sociales de l'ONU a fortement révisé (à la hausse) ses hypothèses et conclusions en termes de projection démographique (2010 Revision of World Population Prospects). Après une légère réduction des estimations, la dernière projection (2022, scénario moyen) porte la prévision 2100 à 10,4 milliards de personnes ;\n\nSelon ce scénario moyen, la population mondiale devrait atteindre 8 milliards d’habitants le 15 novembre 2022 et 10 milliards en 2059.\n\nLa principale novation de la prévision 2022 est qu'elle prévoit un pic de population en 2086 à 10,43 milliards, alors que les prévisions précédentes n'avaient jamais prévu de pic avant 2100. Cette prévision comporte des modifications substantielles des populations en 2050 par rapport à la prévision 2019 : -7 % pour la Chine, -1 à 4 % pour la plupart des pays d'Europe occidentale et les États-Unis ainsi que la Russie et le Japon, +2 % pour l'Inde, +5 % pour la Pologne ; pour 2100, les différences sont encore plus marquées : la population chinoise est révisée en baisse de près de 30 %, celles des États-Unis et de la Russie de 10 %, celle de la France de 7 %. Ces évolutions découlent en général de révisions des hypothèses sur les taux de fertilité, qui sont abaissés sur toute la période pour prendre en compte leur fort recul de 2,5 en 2017 à 2,3 en 2021. Une remontée des taux de fertilité dans les pays développés est cependant supposée.\n\nSelon les dernières prévisions, l'Afrique sub-saharienne est responsable de la majeure partie de l'accroissement démographique, alors que la population de plusieurs autres régions commencera à décroître ; elle deviendra à la fin des années 2060 la région la plus peuplée et pourrait atteindre 3,4 milliards d'habitants en 2100. Dans la prévision 2019, neuf pays étaient responsables de la majorité de l’augmentation démographique : le Nigeria, le Pakistan, la République démocratique du Congo, l’Éthiopie, la Tanzanie, l’Indonésie, l’Égypte, les États-Unis, et surtout l’Inde.\n\nEn juillet 2020, une étude de chercheurs de l’Institute for Health Metrics and Evaluation (IHME), parue dans The Lancet, prévoit une baisse de la démographie mondiale à partir de 2064, avec un pic à 9,7 milliards d'individus et un effectif de 8,8 milliards en 2100. La différence d'évaluation avec l'ONU, qui anticipe une poursuite de la croissance démographique jusqu'en 2100, s'explique principalement par la prévision d'une chute de la fécondité due à l'amélioration de l'accès à la contraception et l'éducation des filles et des femmes. Cette diminution est toutefois peu probable en raison de l'inertie démographique (voir au-dessus).\n\nLe 22 août 2022, James Pomeroy, économiste chez HSBC, publie une étude qui conclut que le recul du taux de fécondité, tombé en 2021 à 2,3 naissances par femme, pourrait continuer plus rapidement que prévu par l'ONU, qui prévoit qu'il serait à 2,1 en 2050. Selon lui, la population mondiale attendrait son pic vers 2043 (et non vers 2080 comme le prévoit l'ONU), et chuterait de moitié d'ici 2100, à environ 4 milliards.\n\n",
"title": " Projections de la population mondiale jusqu'en 2100 "
}
] | wik-geo-seconde | https://fr.wikipedia.org/wiki/Population_mondiale |
Antioche, l’une des premières communautés chrétiennes | 77 | [
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"source_text": " À la suite des voyages des apôtres, de nombreuses communautés chrétiennes se forment à travers le bassin méditerranéen. Elles s'organisent et construisent les premières églises. Antioche, en Syrie du Nord, accueille l'une des premières communautés chrétiennes bien organisée. Comment les premières communautés chrétiennes se développent‐elles ?",
"title": "Introduction"
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"https://assets.lls.fr/pages/53729205/his68dossiereglise-antioche-retoucheok.png"
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"source_text": " Façade de l'église Saint-Pierre d'Antioche, dont les plus anciens éléments trouvés datent du IVe-Ve siècle après J.‑C.Selon la tradition chrétienne, l'église aurait été fondée par l'apôtre Pierre.",
"title": "Doc. 1 L'église Saint-Pierre d'Antioche"
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"source_text": " Barnabas se rendit ensuite à Tarse, pour chercher Saul; et, l'ayant trouvé, il l'amena à Antioche. Pendant toute une année, ils se réunirent aux assemblées de l'église, et ils enseignèrent à beaucoup de personnes. Ce fut à Antioche que, pour la première fois, les disciples furent appelés « chrétiens ». ",
"title": "Doc. 2 Les premiers « chrétiens »"
}
] | lls-histoire-geographie-sixieme | https://www.lelivrescolaire.fr/page/53729205 |
Les symboles du christianisme | 80 | [
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"source_text": " Dès la diffusion des enseignements de Jésus, les chrétiens se reconnaissent par un ensemble de symboles en lien avec la figure du Christ et des passages de la Bible. Quand le christianisme devient religion officielle (au IVe siècle après J.‑C.), ces symboles sont associés à l'image de l'empereur romain.\n\nComment les symboles chrétiens évoluent‐ils au fil des siècles ?",
"title": "Introduction"
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"https://assets.lls.fr/pages/53728764/his68histoireartsstele-ichtus-retoucheok.png",
"https://assets.lls.fr/pages/53728764/his68histoireartsbague-os-retoucheok.png",
"https://assets.lls.fr/pages/53728764/his68histoireartschrist-croix-retoucheok.png",
"https://assets.lls.fr/pages/53728764/his68histoireartscatacombes-rome-retoucheok.png"
],
"source_text": " A\n \n \n Stèle funéraire, IIe siècle après J.‑C., musée de la Civilisation romaine, Rome.\n \n \n B Bague en os trouvée à Arles, IIIe siècle après J.‑C., Musée Arles antique. \n C Christ sur la croix, gemme servant pour une bague, IIe-IIIe siècle après J.‑C., British Museum, Londres. \n D Fresque des catacombes de Priscille, Rome, IIIe siècle après J.‑C. \n ",
"title": "Doc. 1 Images interactives De nouveaux symboles"
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{
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"https://assets.lls.fr/pages/53728764/h68inf9.png"
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"source_text": " Pièce de monnaie de l'empereur Flavius Arcadius (395-408 après J.‑C.), Cabinet des médailles de la BnF, Paris.\n\nSur cette pièce, on peut lire « Gloria Romanorum », « La gloire des Romains ».\nLe personnage central représente la déesse Rome, tenant un globe dans sa main; cette scène a été christianisée par l'ajout d'un chrisme à gauche.",
"title": "Doc. 2 Des symboles récupérés par l'empereur romain"
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{
"img": [
"https://assets.lls.fr/pages/53728764/his68histoireartschrist-souverrain-retoucheok.png"
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"source_text": " Représentation du Christ en souverain sur l'abside de la basilique Santa Pudenziana, Rome, IVe siècle après J.‑C. \n \n ",
"title": "Doc. 3 Une nouvelle représentation : Jésus « en majesté »"
}
] | lls-histoire-geographie-sixieme | https://www.lelivrescolaire.fr/page/53728764 |
Histoire de l'agriculture - Europe : les révolutions agricoles de 1650 à 1850 (1) | 2,807 | [
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"source_text": "\n\nL’histoire de l'agriculture est l'histoire de la domestication des plantes, des animaux et du développement, par les êtres humains, des techniques nécessaires pour les cultiver ou les élever, puis de la modification des écosystèmes cultivés, transformés en agroécosystèmes. L'agriculture est apparue indépendamment dans différentes parties du monde lors de la Révolution néolithique, il y a parfois plus de dix mille ans. On peut supposer que cela a débuté par une agriculture de subsistance. Puis, peu à peu, s'est créée une agriculture de production et de négoce.",
"title": "Contexte"
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"source_text": "À partir de 1650, au Danemark, aux Pays-Bas, en Angleterre et dans le nord de la France, l'agriculture commence une révolution dans son mode de production comme dans les techniques employées. Dans les régions méditerranéennes, on continue de parler parfois de « culture attelée lourde » pour cette première révolution agronomique, favorisée par des observations codifiées de travaux pionniers comme ceux d'Olivier de Serres (1539-1619) qui préconise l'abandon de l'assolement triennal et de rendre aux cultivateurs la pleine liberté quant à leur choix de cultures : rotations culturales plus variées, avec des cultures de légumineuses en tête de rotation (engrais verts, pois et fèves pour l'alimentation humaine, plantes fourragères pour l'alimentation animale, avec notamment la luzerne considérée comme la plus productive), des plantes sarclées avec fumure (betterave, carotte, légumes pour l'alimentation humaine) et des céréales (blé puis céréale secondaire) qui prennent la place de l'année de jachère céréalière et des périodes de retour à l'herbage.\n\nLes états tentent de réserver l'usage des grandes forêts à la fourniture de bois d'œuvre pour la construction immobilière et navale; pour cela ils imposent des méthodes de gestion rationnelle et sont bientôt imités par les autres propriétaires forestiers : en France, l'Ordonnance de 1669 de Colbert est ainsi à l'origine du Code forestier. Après avoir perdu le droit de piégeage, les paysans perdent alors progressivement le droit de panage (ou droit de glandage pour les porcs), le droit de pacage en forêt (pour tous les animaux) et le droit d'affouage (prélèvement de bois de feu). Il faut donc compenser la perte de ces ressources communes.\n\nCette « révolution » repose sur un cycle vertueux : la meilleure alimentation animale permet d'obtenir des chevaux et des bœufs plus puissants, pouvant tirer des machines plus imposantes. Les instruments agraires sont rapidement améliorés. On augmente ainsi la productivité des terres, tandis qu'on utilise les déchets organiques pour faire du fumier, ce qui autorise la suppression de la jachère. En France, un tel modèle perdurera jusqu'au XXe siècle, voire jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, tandis que les États-Unis avaient amorcé dès les années 1930 la révolution agronomique moderne.\n\nLe point-clé de ces changements est le passage de la rotation triennale avec jachère à la rotation quadriennale sans jachère. Toutefois, on trouve aussi des rotations de trois ou six ans mais toujours sans jachère ou encore des prairies de longue durée.\n\nPour conserver à la terre sa fertilité sans jachère, on cultive systématiquement des plantes améliorantes. Celles-ci sont de deux sortes :\n\nLes légumineuses (fabaceae) qui présentent la particularité d'enrichir le sol en azote (qui n'est pas encore connu) grâce à leurs nodosités. Pois, haricots, lentilles, vesces et gesses (jarosse) sont déjà connus, on y ajoute le trèfle et le sainfoin cultivé, fourrages très appréciés. La luzerne cultivée beaucoup plus exigeante apparaît en Espagne au XVIe siècle. En l'absence de fumure azotée ou organique la différence entre un blé cultivé après trèfle et un blé cultivé après une autre céréale est souvent spectaculaire.Les plantes sarclées, dites aussi nettoyantes parce qu'il faut les biner. Au prix d'un travail supplémentaire, on détruit les plantes adventices et leur cycle de reproduction est ainsi rompu. Parmi ces plantes, les plus appréciées sont celles qui possêdent une racine pivotante qui permet d'aller chercher en profondeur les éléments minéraux. Elles contribuent aussi à ameublir le sol. Elles se conservent l'hiver en terre s'il ne gèle pas trop ou en silo. Les variétés fourragères sont proches des variétés potagères et peuvent être consommées en cas de famine. Ce sont les raves : le navet, le rutabaga (navet de Suède, chou-navet), le radis fourrager (il existait des variétés géantes), le panais et la carotte fourragère. La betterave fourragère n'apparait que vers 1750 en Rhénanie.\n\n",
"title": " Nouvelles techniques "
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] | wik-hist-seconde | https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_l'agriculture |
Convention européenne des droits de l'homme - Contenu (2) | 2,041 | [
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"source_text": "\n\nLa Convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales (CSDHLF), communément appelée Convention européenne des droits de l'homme (CEDH, ou ConvEDH afin de ne pas être confondue avec la Cour européenne des droits de l'homme, qui en contrôle l'application et qui possède le même sigle), est un traité international signé par les États membres du Conseil de l'Europe le 4 novembre 1950 et entré en vigueur le 3 septembre 1953.\n\nElle a pour but de protéger les droits de l'homme et les libertés fondamentales en permettant un contrôle judiciaire du respect de ces droits individuels. La Convention se réfère à la Déclaration universelle des droits de l'homme, proclamée par l'Assemblée générale des Nations unies le 10 décembre 1948. Le respect des obligations par les États parties à la CEDH est contrôlé dans le cadre d’une procédure de plainte individuelle ou étatique.",
"title": "Contexte"
},
{
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"source_text": "L'article 12 définit le droit pour l'homme et la femme de se marier, à l'âge nubile, et de fonder une famille.\n\nMalgré de nombreuses saisines, la Cour a jusqu'à présent refusé d'étendre les dispositions de cet article aux mariages homosexuels. La Cour a justifié cette position en considérant que cet article ne s'appliquait qu'au mariage entre personnes de sexe différent, et qu'une large marge d'appréciation devait être laissée aux États dans ce domaine.\n\n",
"title": " Article 12 : droit au mariage "
},
{
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"source_text": "L'article 13 définit le droit à un recours effectif devant les autorités nationales en cas de violation de droits protégés par la Convention. L'incapacité à obtenir un recours devant une instance nationale pour une violation de droits de la Convention est ainsi, en soi, une infraction à la Convention, susceptible de poursuites séparées.\n\nLe droit à un recours effectif doit toujours être couplé à une autre liberté fondamentale qui doit être protégée. En effet, un recours effectif contre des atteintes mineures ou ne relevant pas des compétences de la Cour n'a pas de valeur.\n\n",
"title": " Article 13 : droit à un recours effectif "
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"source_text": "L'article 14 prohibe la discrimination. Cette interdiction est à la fois large et restreinte. En effet, d'une part, l'article interdit tout type de discrimination fondée sur n'importe quel critère. L'article énonce une liste de ces critères, dont le sexe, la race, la couleur, la langue, la religion, l'appartenance à une minorité nationale et plusieurs autres, et plus significativement indique que cette liste n'est pas exhaustive. D'autre part, le champ de cette interdiction est limité à la discrimination au regard des droits couverts par la Convention.\n\nVoir l'utilisation de cet article dans l'affaire E.B. C. France et l'affaire Fretté contre France\n\n22 mars 2012, Konstantin Markin c. Russie : condamnation pour violation de l'art. 8 et 14 en raison d'un refus d'accorder un congé parental à un militaire, qui officiait en tant qu'opérateur radio.\n\n",
"title": " Article 14 : interdiction de discrimination "
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"source_text": "L'article 15 autorise les États contractants à déroger aux droits garantis par la Convention en situation d'urgence. Cette possibilité a été utilisée, par exemple, par le Royaume-Uni pour adopter une loi autorisant la détention de certains prisonniers sans jugement (BBC 4 août 2004).\n\nAprès l'avoir déjà activée en 1985 concernant son application en Nouvelle-Calédonie, la France effectue cette démarche le 24 novembre 2015 après la prolongation de l'état d'urgence. Cette procédure vise à la prévenir d’éventuelles condamnations devant la CEDH. Selon l'ancien président de la Ligue des droits de l’homme Michel Tubiana, cette démarche « n’enlève aucune compétence à la Cour européenne des droits de l’homme pour juger d’éventuelles atteintes aux droits fondamentaux. Simplement, la cour jugera avec plus de souplesse », par exemple dans le cas où une personne visée par une perquisition administrative dans le cadre de l’état d’urgence voudrait en contester le bien-fondé devant la CEDH. Toutefois, une telle procédure ne saurait dispenser de respecter certains droits fondamentaux inaliénables comme l'interdiction de la pratique de la torture. Le Royaume-Uni a également fait usage de cette procédure pour une partie de son territoire : c’était en Irlande du Nord, entre fin 1988 et début 2001, ce qui lui permit la clémence de la CEDH en 1993 en ne condamnant pas des gardes à vue excessivement longues imposées à deux hommes suspectés de terrorisme, alors qu'il avait été condamné en 1988 pour le même type de faits. La Turquie en 1990, de la Géorgie en 2006 et l’Arménie en 2008 ont également sollicité des dérogations.\n\n",
"title": " Article 15 : dérogations "
},
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"source_text": "L'article 16 autorise les restrictions de participation à l'activité politique des étrangers.\n\n",
"title": " Article 16 : restrictions à l'activité politique des étrangers "
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"source_text": "L'article 17 dispose que nul ne peut utiliser les droits garantis par la Convention dans le but de rechercher l'abolition ou la limitation de ces mêmes droits.\n\n",
"title": " Article 17 : interdiction de l'abus de droit "
},
{
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"source_text": "L'article 18 dispose que toute limitation des droits prévue par la Convention ne peut être utilisée que dans le but pour lequel elle a été définie.\n\n",
"title": " Article 18 : limitation de l'usage des restrictions aux droits "
},
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"source_text": "Un protocole est une simple demande afin qu'il devienne un article à respecter\n\n",
"title": " Protocoles additionnels "
},
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"source_text": "L'article 1 établit la protection de la propriété privée. L'article 2 établit le droit à l'éducation, et le droit des parents d'éduquer leurs enfants en accord avec leurs convictions religieuses et philosophiques. L'article 3 définit le droit à des élections régulières, libres et justes.\n\n",
"title": " Protocoles additionnels - Protocole no 1 : propriété, éducation, élections "
},
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"source_text": "L'article 1 interdit l'internement de personnes pour cause d'« incapacité à remplir des obligations contractuelles ». L'article 2 garantit le droit de chacun à se déplacer librement à l'intérieur de son pays, aussi bien que le droit de quitter son pays. L'article 3 interdit l'expulsion des ressortissants nationaux. L'article 4 interdit l'expulsion collective d'étrangers.\n\n",
"title": " Protocoles additionnels - Protocole no 4 : emprisonnement civil, déplacements, expulsion "
},
{
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"source_text": "Le protocole no 6 demande aux parties prenantes de restreindre l'application de la peine de mort aux situations de guerre ou d'urgence nationale, ce qui aboutit à l'interdire en temps de paix.\n\n",
"title": " Protocoles additionnels - Protocole no 6 : peine de mort "
},
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"source_text": "L'article 1 interdit l'expulsion d'« étrangers en résidence régulière » sauf en cas de décisions prises dans le cadre de la loi, et leur garantit le droit de connaître les motifs de leur expulsion et d'obtenir un réexamen de leur cas. L'article 2 accorde le droit d'appel dans toutes les affaires pénales. L'article 3 accorde des compensations en cas de condamnation injustifiée. L'article 4 interdit la double incrimination. L'article 5 affirme l'égalité entre époux.\n\n",
"title": " Protocoles additionnels - Protocole no 7 : expulsion, appel en matière pénale, compensation, double incrimination, égalité entre époux "
},
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"source_text": "Le protocole étend l’interdiction de la discrimination à tous droits légaux, même si ceux-ci ne sont pas protégés par la Convention, pourvu qu'ils le soient en droit national.\n\n",
"title": " Protocoles additionnels - Protocole no 12 - interdiction de discrimination "
},
{
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"source_text": "Le protocole no 13 demande l'abolition totale de la peine de mort, en temps de paix comme en temps de guerre.\n\n",
"title": " Protocoles additionnels - Protocole no 13 - peine de mort "
}
] | wik-hist-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_européenne_des_droits_de_l'homme |
Économie de la république populaire de Chine - Données sectorielles (3) | 730 | [
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"source_text": "\n\nLa Chine est le deuxième pays du monde par son produit intérieur brut (PIB) nominal, derrière les États-Unis. En 2014, elle est devenue, selon les dernières estimations de la Banque mondiale, le premier pays au monde pour le PIB à parité de pouvoir d'achat (PPA), passant devant les États-Unis. En 2017, le produit intérieur brut (PIB) en PPA chinois s'est élevé à environ 23 120 milliards de US$ contre 19 360 milliards de US$ approximativement pour les États-Unis, ce qui confirme bien le dépassement chinois à long terme.",
"title": "Contexte"
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"source_text": "La Chine prévoit de supprimer en 201 645 millions de tonnes de capacité de production dans la sidérurgie et 250 millions de tonnes dans le charbon, mais simplement un tiers des fermetures prévues avaient été réalisées à la fin juillet, selon la Commission nationale du développement et de la réforme (CNDR). Le ministère de l'Industrie et de l'Information a publié le 12 août 2016 un projet de réglementation plus stricte et de mise en œuvre des normes pour résoudre le problème des surcapacités dans l'acier, le charbon, le ciment, le verre et l'aluminium : une « politique différentielle de crédit » sera appliquée : les sociétés pouvant se restructurer se verront accorder de nouveaux crédits tandis que les entreprises aux performances médiocres appelées à fermer se verront privées de financements ; les sociétés auront six mois pour se mettre en conformité avec les nouvelles normes d'efficacité énergétique ; elles seront fermées si elles ne progressent pas en ce sens, et celles qui continueront à dépasser des normes en matière de pollution de l'air et de l'eau se verront imposer des amendes quotidiennes, voire la fermeture dans les cas les plus graves ; l'eau et l'électricité seront coupées pour les sociétés qui ne répondront pas aux normes environnementales et de sécurité.\n\n",
"title": " Un secteur secondaire en pleine expansion - Surcapacités "
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"source_text": "En 2015, l'économie est sur la voie de sa croissance la plus faible en 25 ans ; sans une croissance rapide dans le secteur des services, le ralentissement aurait été encore plus marqué. Le secteur des services est estimé à 51 % du PIB en 2014, contre 44 % en 2011. En fait, la recherche récente montre que le PIB de la Chine était considérablement sous-évalué, par l'utilisation de pondérations périmées datant de 1993. Rosen et Bao ont montré que le PIB de 2008 était en réalité supérieur de 13 à 16 % aux chiffres officiels, tandis que le PIB de 2013 s'est élevé à 10 500 milliards de dollar des Etats-Unis au lieu des 9 500 milliards de dollar des Etats-Unis officiels, en utilisant des pondérations standards de 2008 de l'ONU. (1 000 milliards font un trillion sur l'échelle courte de la langue anglaise, et un billion sur l'échelle longue) Ainsi, le secteur tertiaire a dépassé le secteur industriel en 2009 et non en 2012 selon les chiffres officiels.\n\n",
"title": " Secteur des services - La tertiarisation progressive de l'économie "
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"source_text": "Forte de ses 641,6 millions d'internautes en 2014 (premier rang mondial), la Chine cherche à tirer parti des technologies de l'information et de la communication pour vendre ses propres produits à bas coûts. Elle a adopté la spécification technique sur le commerce électronique (ebXML). Ces technologies Web permettent aux entreprises chinoises et étrangères de se faire connaitre et de vendre leurs produits.\n\nLe blocage de nombreux sites occidentaux comme Facebook, YouTube, Dailymotion, a facilité l'éclosion d'alternatives locales comme Renren et Youku.\n\n",
"title": " Secteur des services - Les technologies de l'information et de la communication "
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"source_text": "En 2006, les Chinois disposaient théoriquement de trois semaines de congés payés par an. Le tourisme et la consommation ont fortement augmenté dans le pays : on estime que plus de 100 millions de Chinois ont parcouru et visité leur pays en 2003, et 128,5 millions en 2014. Le tourisme à l'étranger a augmenté encore plus rapidement, passant de 29 millions en 2004 à 97 millions en 2013, faisant des Chinois les plus grands dépensiers du monde, avant les touristes allemands et américains.\n\n",
"title": " Secteur des services - Le tourisme "
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"source_text": "Le taux d'épargne brut chinois est particulièrement élevé, même par rapport aux autres pays d'Asie : il s'élevait à 54 % du revenu national brut en 2008, contre 39 % en Inde. Cette forte épargne entraine des dépôts bancaires importants. En 2006, elle s'élevait à 1 400 milliards de dollars environ et servent essentiellement à financer des prêts aux entreprises publiques. En décembre 2014, le stock de monnaie dans le sens large était 20 070 milliards de dollars par rapport d'un PIB en termes nominaux de 10 360 milliards de dolalrs, indiquant le rôle dominant du système bancaire dans l'intermédiation financière. 1 000 milliards font un trillion sur l'échelle courte de la langue anglaise, et un billion sur l'échelle longue.\n\nPendant les trente premières années de la république populaire de Chine, le système bancaire était dominé par la banque populaire de Chine qui servait à la fois de banque centrale et de banque commerciale. Entre 1979 et 1984, le système a été réorganisé : la banque populaire est devenue une pure banque centrale alors que quatre grandes institutions financières spécialisées ont été créées ou considérablement développées pour intervenir dans certains grands domaines économiques. Ces quatre banques, comme beaucoup d'autres entreprises chinoises, sont généralement désignées hors de Chine sous leurs noms anglais : Bank of China, China Construction Bank, Industrial and Commercial Bank of China et Agricultural Bank of China. Elles ont toutes quatre été introduites en bourse, mais l'État détient la majorité des actions. À côté de ces quatre grandes banques, qui dominent toujours le marché, une multitude d'institutions plus petites, banques ou coopératives, ont été créées, notamment depuis la fin des années 1990.\n\n",
"title": " Système financier - Le système bancaire "
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"source_text": "Il existe trois grandes bourses en Chine : celle de Hong Kong, créée par les Britanniques au XIXe siècle, celle de Shanghai, recréée en 1990, et celle de Shenzhen, créée la même année. Souvent, les grandes entreprises sont cotées en même temps à Hong Kong et à Shanghai : pour des raisons historiques et juridiques, la première attire davantage les investisseurs étrangers et la seconde les Chinois.\n\nLes fortes capitalisations boursières sont des entreprises contrôlées par l'État dans lesquelles ont été effectuées des ouvertures de capital. En mars 2009, sept d'entre elles figuraient parmi les vingt premières du monde. Il s'agit des banques ICBC, CCB et BoC évoquées précédemment, de l'opérateur téléphonique China Mobile ainsi des groupes pétroliers Petrochina et Sinopec. Plus de 80 % du marché boursier chinois est dans les mains des petits porteurs.\n\nEn 2014, la capitalisation cumulée des bourses chinoises dépasse celle du Japon : 4 480 milliards de dollars contre 4 460 milliards, selon des calculs de l'agence Bloomberg. La Chine atteint ainsi le 2e rang mondial. Cette progression s'explique par la baisse du yen et surtout par la forte progression de la Bourse de Shanghai : +33 %, trois fois plus qu'à Tokyo.\n\nEn juin et juillet 2015, après plusieurs mois de forte valorisation des titres, les bourses chinoises perdent près de 3 000 milliards de dollars de capitalisation faisant craindre un krach boursier en Asie. Le risque dépasse le monde financier et celui des entreprises car de nombreux petits porteurs se sont endettés afin de profiter de l’envolée boursière. Ces emprunts se chiffreraient en trillion de yuans. Cette baisse très importante amène les observateurs à critiquer les risques présentés par les outils spéculatifs et par les produits structurés du marché financier chinois.\n\n",
"title": " Les marchés financiers "
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] | wik-geo-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Économie_de_la_république_populaire_de_Chine |
Monarchie de Juillet | 1,513 | [
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"source_text": "La monarchie de Juillet est le nom donné au régime politique du royaume de France entre 1830 et 1848. Instaurée le 9 août 1830 après la révolution dite des « Trois Glorieuses » les 27, 28 et 29 juillet 1830, elle succède à la Restauration. La branche cadette des Bourbons, la maison d’Orléans, accède alors au pouvoir. Louis-Philippe Ier n’est pas sacré roi de France mais intronisé roi des Français. Son règne, commencé avec les barricades de la révolution de 1830, est troublé par plusieurs soulèvements vite maîtrisés, républicains à Paris, légitimiste dans l'Ouest, une tentative avortée de coup d'État bonapartiste à Strasbourg, qui ne remettent guère en cause la paix intérieure. La monarchie de Juillet, qui a été celle d’un seul roi, fait suite à la monarchie dite « conservatrice » que constitue la Restauration entre 1814 et 1830. Plus libérale que celle qui la précède, elle est marquée par une renonciation à la monarchie absolue de droit divin (absolutisme) et un louvoiement permanent entre les factions parlementaires du « mouvement » et de la « résistance ». Louis-Philippe définit lui-même sa politique comme celle du « juste milieu ». Son régime s'appuie sur un suffrage censitaire élargi, et sur la Garde nationale bourgeoise. Sa politique extérieure en demi-teinte cherche à allier le reflet du prestige napoléonien et le souci de l'équilibre européen. Cependant, il maîtrise mal les bouleversements sociaux nés de l'industrialisation et son règne s’achève en 1848 par d’autres barricades, qui le chassent pour instaurer la Deuxième République.\n\n",
"title": ""
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] | wik-hist-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/Monarchie_de_Juillet |
George Sand | 1,689 | [
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"source_text": "George Sand [ʒɔʁʒ sɑ̃d], nom de plume d'Amantine Aurore Lucile Dupin de Francueil, par mariage baronne Dudevant, est une romancière, dramaturge, épistolière, critique littéraire et journaliste française, née à Paris le 1er juillet 1804 et morte au château de Nohant-Vic le 8 juin 1876. Elle compte parmi les écrivains les plus prolifiques, avec plus de 70 romans à son actif et 50 volumes d'œuvres diverses dont des nouvelles, des contes, des pièces de théâtre et des textes politiques.\n\nÀ l'image de son arrière-grand-mère, Louise Dupin, qu'elle admire, George Sand prend la défense des femmes, prône la passion, fustige le mariage et lutte contre les préjugés d'une société conservatrice.\n\nGeorge Sand a fait scandale par sa vie amoureuse agitée, par sa tenue vestimentaire masculine, dont elle a lancé la mode, par son pseudonyme masculin, qu'elle adopte dès 1829, et dont elle lance aussi la mode : après elle, Marie d'Agoult signe ses écrits « Daniel Stern », Delphine de Girardin prend, en 1843, le nom de plume de « vicomte Charles de Launay ».\n\nMalgré la misogynie de nombreux détracteurs comme Charles Baudelaire ou Jules Barbey d'Aurevilly, George Sand contribue activement à la vie intellectuelle de son époque, accueillant au domaine de Nohant ou à Palaiseau des personnalités aussi différentes que Franz Liszt, Frédéric Chopin, Marie d'Agoult, Honoré de Balzac, Gustave Flaubert, Eugène Delacroix, Henri Chapu, conseillant les uns, encourageant les autres. Elle a entretenu de nombreuses correspondances avec Victor Hugo bien que ces deux grandes personnalités ne se soient jamais rencontrées.\n\nElle s'est aussi illustrée par un engagement politique actif à partir de 1848, inspirant Alexandre Ledru-Rollin, participant au lancement de trois journaux : La Cause du peuple, Le Bulletin de la République, l'Éclaireur, plaidant auprès de Napoléon III la cause de condamnés, notamment celle de Victor Hugo dont elle admirait l'œuvre et dont elle a tenté d'obtenir la grâce après avoir éclipsé Notre Dame de Paris avec Indiana, son premier roman.\n\nSon œuvre est abondante et la campagne du Berry lui sert souvent de cadre. Ses premiers romans, comme Indiana (1832), bousculent les conventions sociales et magnifient la révolte des femmes en exposant les sentiments de ses contemporaines, chose exceptionnelle à l'époque et qui divisa aussi bien l'opinion publique que l'élite littéraire. Puis George Sand ouvre ses romans à la question sociale en défendant les ouvriers et les pauvres (Le Compagnon du Tour de France) et en imaginant une société sans classes et sans conflit (Mauprat, 1837 ; Le Meunier d'Angibault, 1845).\n\nElle se tourne ensuite vers le milieu paysan et écrit des romans champêtres idéalisés comme La Mare au diable (1846), François le Champi (1848), La Petite Fadette (1849), Les Maîtres sonneurs (1853).\n\nGeorge Sand a abordé d'autres genres comme l'autobiographie (Histoire de ma vie, 1855) et le roman historique avec Consuelo (1843) où elle brosse, à travers la figure d'une cantatrice italienne, le paysage artistique européen du XVIIIe siècle, ou encore Les Beaux Messieurs de Bois-Doré (1858) qui multiplie les péripéties amoureuses et aventureuses dans le contexte des oppositions religieuses sous le règne de Louis XIII. Vers la fin de sa vie, elle écrit une abondante œuvre théâtrale, restée largement inédite de son vivant.\n\n",
"title": ""
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] | wik-hist-premiere | https://fr.wikipedia.org/wiki/George_Sand |
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