summary
stringlengths
0
86.6k
text
stringlengths
0
949k
"C'est bon, ils sont tous là ?" Avec la multiplication des mutilations de chevaux survenues dans une vingtaine de départements ces derniers mois, propriétaires et responsables d'écuries tentent, en lien avec la gendarmerie, de protéger leurs bêtes par tous les moyens.
"Retirer les licols des chevaux" au pré, "si possible avoir une caméra de chasse", "effectuer des rondes la nuit" et "composer le 17" au moindre indice suspect: juché sur son imposant hongre bai, Sébastien Lucchina, cavalier de la Garde républicaine, récapitule la marche à suivre.Il fait partie d'une patrouille à cheval, rattachée à la gendarmerie de L'Isle-Adam (Val-d'Oise), qui se rend dans les établissements équestres pour délivrer ce message préventif. Gérant d'un club d'environ 80 chevaux ou poneys, Didier Fruchet respecte les consignes à la lettre. Et pour cause. "Tous nos chevaux, on les connait par cœur, on vit H24 quasiment avec, donc on est toujours très inquiet de voir ce qu'il se passe", confie-t-il.Depuis plusieurs mois, les autorités ont recensé plusieurs cas d'équidés tués, une vingtaine de cas d'oreilles coupées, des mutilations d'organes génitaux, des lacérations.Leurs motivations restent mystérieuses. Haine des animaux ? Dérives sectaires ? Défi macabre sur internet ? Causes naturelles parfois ? Les enquêteurs ne disposent d'aucune piste.Une seule certitude, résume à l'AFP le colonel Hubert Percie du Sert, coordinateur de la sous-direction de la police judiciaire de la gendarmerie: "la pluralité des auteurs et des modes opératoires".Cette incertitude inquiète les propriétaires. "C'est toujours stressant de se dire +il s'est passé quoi cette nuit ?+ Le matin quand on arrive de bonne heure, on se demande ce qu'on va trouver", glisse M. Fruchet. Face à cette menace floue, il n'a pas hésité à investir dans deux caméras de chasse, des petits boîtiers discrets et déplaçables, qui filment ou photographient les cibles en mouvement. "On ne regarde pas à la dépense quand on doit sécuriser nos chevaux", estime l'éleveur, qui veut aussi "rassurer" ses clients.- "Je flippe grave" -La gendarmerie a d'ores et déjà renforcé ses rondes. "Il y a une certaine psychose qui s'installe chez les gens", note M. Lucchina, en précisant qu'aucun acte n'a encore été recensé dans le département.Un peu plus à l'ouest aux confins du Vexin, à l'heure du hululement des chouettes, deux lampes-torches éclairent en silence les prés d'une écurie en bordure de forêt."1,2,3...", murmure Audrey Bernay, la gérante, qui vérifie que le compte est bon dans trois parcelles. Avec son compagnon, elle effectue deux rondes par nuit pour s'assurer que ses protégés vont bien."C'est un travail de groupe, collectif, qu'on met en place", assure la jeune femme, qui a convoqué l'ensemble des propriétaires à une réunion pour répondre aux inquiétudes. Comme d'autres, l'écurie s'efforce de rester discrète: le panneau publicitaire qui signale son entrée a été remisé en attendant des jours meilleurs.Sur les réseaux sociaux, certains internautes se rêvent en justiciers, d'autres partagent des informations qui ne sont pas toujours vérifiées, alimentant autant de rumeurs.Il faut "savoir ce qui est vrai, ce qui est faux, pour ne pas céder à la panique, et puis essayer de mettre en place toutes les mesures possibles pour que la sécurité règne", rationalise Mme Bernay."Après le Covid, les gérants sont au bout du rouleau", souffle une cavalière des Yvelines, qui préfère que son club reste anonyme. Les gérants ont posé des cadenas sur les portails et installé des cellules de détection reliées au téléphone."Je flippe grave... J'ai beaucoup de mal à dormir. Angoissée le matin au réveil, j'ai peur qu'il soit arrivé quelque chose et qu'on n'ait pas entendu", confie de son côté Peggy. Son cheval et son poney vivent dans une pâture derrière sa maison, dans un hameau reculé de l'Yonne, non loin d'un cas de mutilation répertorié.Comme tous les amoureux des chevaux, elle aimerait que cette saga macabre s'arrête et, surtout, "comprendre pourquoi".
Le bâtiment brûlait encore que les chasseurs de coïncidences et spécialistes autoproclamés d'architecture médiévale cherchaient d'éventuels coupables.
Comment expliquer l'incendie qui a ravagé Notre-Dame de Paris lundi 15 avril ? Pour certains, il n'est pas question de croire à la thèse de l'accident. Ils préfèrent voire dans la catastrophe un attentat, une diversion d'Emmanuel Macron ou encore une punition divine.Le bâtiment brûlait encore que les chasseurs de coïncidences et spécialistes autoproclamés d'architecture médiévale cherchaient d'éventuels coupables, alors que l'enquête s'annonce longue et complexe, et que les premiers éléments pointent une cause accidentelle. De nombreux internautes français ont notamment signalé, entre ironie et suspicion, que cet incendie avait poussé le président français Emmanuel Macron à repousser une allocution très attendue en pleine crise sociale. Des groupes Facebook de "gilets jaunes" ont d'ailleurs décidé de limiter temporairement les publications pour éviter la diffusion de rumeurs de ce type, qui se multipliaient.Un chroniqueur de Time Magazine a tweeté qu'un "ami jésuite" lui avait rapporté que des salariés de la cathédrale lui avaient affirmé que le feu était d'origine criminelle. Avant de supprimer son tweet et d'évoquer des "on-dit".Sur la chaîne américaine Fox News, un élu de Neuilly, dans l'ouest de Paris, s'est fait sèchement couper lundi soir quand il a commencé à évoquer l'hypothèse d'un attentat. Il était en train de dire que "le politiquement correct va vous faire croire à un accident" quand le journaliste Shepard Smith lui a rétorqué: "Nous n'allons pas spéculer ici sur des causes que nous ne connaissons pas". "Les théories conspirationnistes n'ont aucun intérêt et sont même souvent contre-productives", a poursuivi le journaliste. Aux États-Unis et en Corée du Sud, YouTube a mis de l'huile sur le feu en diffusant par erreur sous les images de la cathédrale en flammes un bandeau informatif évoquant les attentats du 11-Septembre.Le "gilet jaune" était un pompier, le pyromane une statuePlusieurs internautes, experts auto-proclamés en analyse d'images, ont également cru voir une personne vêtue d'un "gilet jaune" marcher près du toit en flammes... qui n'était en fait qu'un pompier. D'autres ont cru voir sur l'autre côté du toit une personne contempler le feu... alors que ce n'était qu'une statue. Des publications partagées plus de 15.000 fois sur les réseaux sociaux ont aussi affirmé immédiatement que les trois grandes rosaces de Notre-Dame avaient explosé lors de l'incendie. Faux, a répondu le porte-parole de Notre-Dame mardi matin. Plusieurs personnalités de l'opposition ont également joué sur l'ambiguïté dans les médias ou sur les réseaux sociaux, profitant immédiatement du drame pour faire passer un message politique. "Comment ne pas voir le lien entre l'incendie de ce chef-d'oeuvre du patrimoine religieux français et le président de la République française", a tweeté Christine Boutin, la présidente d'honneur du Parti chrétien-démocrate (droite). Avant de supprimer son tweet et de saluer une "belle intervention" d'Emmanuel Macron. Le président de Debout la France (droite) Nicolas Dupont-Aignan a demandé sur LCI à "savoir si c'est un accident ou si c'est un attentat". Des suppositions reprises aussi dans un tweet par le député UDI (centre-droit) Meyer Habib: "accident ou attentat criminel? Aucune piste à exclure"."On n'est pas responsable politique quand on se complaît dans le complotisme", a cinglé le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner.Plusieurs personnalités ont aussi profité de l'incendie de Notre-Dame de Paris pour faire un lien avec les violences faites aux chrétiens, invoquant l'incendie criminel qui a endommagé l'entrée de l'église parisienne Saint-Sulpice mi-mars, et la profanation de plusieurs églises françaises début février.L'incendie de la cathédrale a également donné lieu à des interprétations politico-religieuses beaucoup plus précises: deux tabloïds serbes ont évoqué une "punition divine" provoquée par la présentation d'un drapeau du Kosovo dans son enceinte lors d'une cérémonie en 2018, avant de retirer leurs articles. Et d'autres internautes y ont vu une vengeance contre un jeune Français, Hugo, auteur d'un tweet humoristique basé sur une photo de La Mecque, jugée blasphématoire par certains musulmans, et qui lui avait valu une avalanche de menaces de mort sur les réseaux sociaux.
Les températures élevées en mer Méditerranée favorisent la prolifération des espèces, en particulier sur le littoral des Alpes-Maritimes.
Pour elles aussi, c'est la haute saison. Les secouristes en poste sur les plages des Alpes-Maritimes ont fait face à un afflux de baigneurs touchés par des piqûres de méduses. En cette fin d'été, les épisodes d'invasions de ces espèces se multiplient en mer Méditerranée, du Var à la frontière italienne. Le portail d'observation de méduses en Méditerranée a fait état de la présence de méduses sur les plages de Toulon, Nice ou Juan-Les Pins. A Antibes, les postes de secours ont été pris d'assaut par les victimes de piqûres : plusieurs centaines en une journée, selon Nice-Matin, qui rapporte l'information mercredi 14 août. Si elles ne causent le plus souvent que des brûlures superficielles, le danger des méduses ne doit pas être négligé. "Ce qui est important de dire aux gens, c'est que même les méduses qui arrivent sur la plage sont encore urticantes", rapporte un responsable des pompiers des Alpes-Maritimes dans les colonnes du Parisien. "Il faut être vigilant, il faut s'informer, regarder si le drapeau n'est pas orange, regarder les indications que l'on donne au poste de secours. Et pour les personnes cardiaques ou allergiques, il est préférable de ne pas se baigner, car les piqûres de méduses peuvent causer des débuts de noyade".
Jeudi, la députée de Saine-Saint-Denis Clémentine Autain a, à son tour, réagi aux propos polémiques du philosophe Henri Peña-Ruiz lors de l'université d'été du parti.
Lors de l'université d'été de la France insoumise (LFI), le philosophe Henri Peña-Ruiz a revendiqué un "droit à être islamophobe". Si Clémentine Autain critique l'usage du terme "islamophobe", elle rappelle le droit de critiquer les religions, qui fait partie des "fondamentaux" du parti. "Je ne partage pas la phrase sortie du contexte, 'on a le droit d'être islamophobe', je ne la partage pas du tout", a-t-elle déclaré sur France Info jeudi 29 août. "Pour une raison simple, c'est que ce mot islamophobie désigne aujourd'hui le rejet des musulmans dans le langage courant", a expliqué la députée de Seine-Saint-Denis. Si "le droit de critiquer les religions" fait partie des "fondamentaux" de LFI selon Clémentine Autain, le terme d'islamophobie est inapproprié car "on ne peut pas utiliser les termes indépendamment de leur symbolique, de leur résonance aujourd'hui", a fortiori dans un "contexte" où il y a "une offensive de l'extrême droite, qui vise à stigmatiser les musulmans", a-t-elle souligné. Les dictionnaires Larousse et Robert définissent l'islamophobie comme l'hostilité envers l'islam et les musulmans. Vive polémique au sein du partiLors d'une conférence aux "Amphis", l'université d'été de LFI, qui s'est tenue à Toulouse du 22 au 25 août, Henri Peña-Ruiz a défendu le droit à l'islamophobie, tout en le distinguant du "racisme antimusulman". "Le racisme c'est la mise en cause d'un peuple ou d'un homme ou d'une femme comme tel. Le racisme antimusulman est un délit, la critique de l'islam, la critique du catholicisme, la critique de l'humanisme athée n'en est pas un, on a le droit d'être athéophobe comme on a le droit d'être islamophobe, comme on a le droit d'être cathophobe", a-t-il affirmé.La phrase d'Henri Peña-Ruiz a suscité une avalanche de réactions sur les réseaux sociaux et divise au sein même du parti. Mardi, les élus LFI de Saint-Denis ont publié un communiqué proclamant que "combattre l'islamophobie est un devoir". Mercredi, le député Bastien Lachaud a apporté sur son blog son soutien à Henri Peña-Ruiz. "La haine d'une personne ou d'un groupe de personnes en raison de sa religion est un délit qui doit être sévèrement puni. Mais la critique d'un dogme ne l'est pas (...) Les propos d'Henri Peña-Ruiz se rangent sans ambiguïté dans la critique du dogme", a-t-il expliqué.Vendredi, le parti a publié un communiqué précisant que "La France insoumise ne revendiquera jamais le droit d'être islamophobe et combat avec fermeté et détermination toutes les formes, actes, propos racistes et discriminants". Jean-Luc Mélenchon, qui n'était pas présent à l'université d'été de LFI, se trouvant au Brésil pour rencontrer Lula, n'a pas réagi à la polémique. Des réactions au sein du gouvernementLa phrase a également provoqué des réactions au sein du gouvernement. Le ministre du Logement Julien Denormandie a affirmé mercredi "même si ce n'était pas l'intention de l'auteur, les propos tenus (...) donnent le sentiment que c'est normal d'être islamophobe, ce dont beaucoup de Français sont victimes. Non, ce n'est pas normal, non, 'on n'a pas le droit' d'être islamophobe".La secrétaire d'État à l'Égalité entre les femmes et les hommes Marlène Schiappa a également réagi. "On peut partager, ou non, les opinions politiques d'Henri Peña-Ruiz (je ne les partage pas). Mais ses livres sur la laïcité sont des références. Sa rigueur intellectuelle est incontestable. Débattons sur la base de ses livres plutôt que d'un tweet tronqué et déformé", a-t-elle écrit. "Il n'est pas permis de discriminer ou d'insulter des croyants en raison de leur religion. Mais il est permis de débattre et de critiquer les religions. C'est le sens de son expression. Il me semble nécessaire de défendre ces deux affirmations", a-t-elle poursuivi.
Le dernier manager de Johnny Hallyday, Sébastien Farran, s'est confié au micro de RTL ce vendredi 15 juin, jour où le rockeur aurait célébré son 75e anniversaire.
Johnny Hallyday aurait eu 75 ans. Alors que des centaines de fans du rockeur s'étaient donné rendez-vous ce vendredi 15 juin à l'église de La Madeleine pour une messe en hommage au chanteur, son dernier manager Sébastien Farran s'est quant à lui confié au micro de RTL. L'occasion pour lui de revenir sur la bataille judiciaire qui oppose Laeticia Hallyday aux enfants aînés de Johnny, Laura et David. "À titre personnel, je pense qu'on a exagéré. C'était à la famille de régler ça en son sein et ce n'était pas la peine de dévoiler les choses de cette manière-là sur la place publique. Je pense que ça a été trop loin", confie le dernier manager de Johnny au micro de RTL.Soutien inconditionnel de Laeticia Hallyday depuis le décès de son mari, Sébastien Farran a profité de l'anniversaire du rockeur pour tendre la main vers Laura Smet et David Hallyday, dont il n'a plus aucune nouvelle. "J'adorerai en avoir, je n'en ai pas personnellement, mais ça viendra surement. Je ne désespère pas", a-t-il lancé sur les ondes. En ce jour d'anniversaire, les deux aînés du chanteur ont tenu à rendre hommage à leur père. Sur son compte Instagram, Laura Smet a publié une photo de son poignet où est tatoué un aigle, avec en simple légende : "Je t'aime". David Hallyday pour sa part a posté sur le réseau social une photo du ciel dans lequel les nuages semblent former là aussi un grand aigle, accompagné du message : "Ce jour, pas comme un autre, ressemble hélas à tous les autres... Tu me manques à chaque instant". Un symbole que Johnny Hallyday s'était fait tatouer sur un bras.
L'ex-sénatrice PS, dont les voix sont capitales pour l'élection du nouveau maire de Marseille, estime que sa demande d'être première adjointe de Mme Rubirola est "légitime".
"Je ne serai l'otage d'aucun chantage", lui a répondu cette dernière. A Marseille, seule ville de France à ne pas encore connaître son maire, après 25 ans de règne de Jean-Claude Gaudin, tout se jouera au "troisième tour", samedi, lors du premier conseil municipal, au cours duquel les 101 conseillers municipaux doivent élire le maire. Problème : pour la première fois depuis 1982 et la loi PLM (Paris-Lyon-Marseille) aucune majorité absolue n'est sortie des urnes. Arrivé largement en tête lors du second tour des municipales sur l'ensemble de la ville (38%) devant les listes Les Républicains de Martine Vassal (30%), le Printemps marseillais, l'union de la gauche et des écologistes menée par Michèle Rubirola, est loin d'avoir rassemblé une majorité de voix pour ce "troisième tour". Avec 42 sièges, quand la majorité absolue au conseil est à 51 voix, le Printemps sait l'importance des huit conseillers élus sur les listes de Samia Ghali.Très convoitée, la sénatrice, ex-PS, a répondu vendredi 3 juillet favorablement à l'appel de Mme Rubiola, qui souhaite travailler avec elle, mais à une condition : elle veut être sa première adjointe. "Cette demande me paraît légitime. D'abord parce qu'au-delà des valeurs que nous partageons, je suis celle qui peut lui permettre samedi d'être effectivement maire de Marseille. Ensuite et surtout parce que la volonté du rééquilibrage de notre ville et la prise en compte des quartiers populaires ne peuvent plus être de simples mots", explique Mme Ghali, réélue dimanche dans son secteur populaire du nord de la ville, dans un communiqué transmis à l'AFP."Hier (jeudi) soir, pour la première fois depuis l'élection qui s'est tenue dimanche dernier, j'ai rencontré Michèle Rubirola. Je lui ai clairement fait part de ma volonté sincère et loyale d'être à ses côtés afin de participer au rassemblement aujourd'hui indispensable pour permettre le changement à Marseille", écrit Mme Ghali. "Le moment de l'union de la ville, de la réconciliation entre son nord et son sud, de la prise en compte de tous ces gens oubliés et méprisés doit enfin arriver", poursuit-elle.A Marseille, le nord de la ville, où a été élue Mme Ghali, concentre les populations les plus paupérisées. "C'est donc en leur nom et pour qu'enfin ils soient reconnus à leur juste place que j'ai demandé à Michèle Rubirola d'être sa première adjointe. J'attends maintenant sereinement et en femme libre la réponse de Mme Rubirola. La balle est dans son camp", conclut Mme Ghali."Ce n'est pas pensable"La proposition de celle qui se présentait comme "la madone" de Marseille pourrait créer des remous au sein du Printemps marseillais. Jeudi matin, Olivia Fortin, qui avait fait sensation en battant dans un secteur réputé imperdable pour la droite la tête de liste LR Martine Vassal, avait écarté une telle possibilité."Ce n'est pas pensable. Le ou la première adjointe de Michèle Rubirola doit être quelqu'un qu'elle connaît bien, avec qui elle fonctionne depuis longtemps. Forcément quelqu'un issu du Printemps marseillais", avait-elle déclaré sur la radio France Bleu Provence.Divisions à droiteA droite aussi, les tractations continuaient vendredi, avec l'espoir de voir l'élection du maire aller jusqu'à un troisième tour devant le conseil municipal. En cas d'égalité entre des candidats lors de ce scrutin, c'est alors le plus âgé qui l'emporte. Chez LR, personne ne cache que c'est en grande partie ce qui a motivé le retrait de la course de Mme Vassal, annoncé jeudi, au profit du député Guy Teissier, 75 ans, vieux routier de la politique marseillaise issu des rangs de la droite dure.Mais le scénario imaginé s'est grippé avec l'apparition d'un nouveau candidat chez LR : le maire des 9e et 10e arrondissements de Marseille Lionel Royer-Perreaut, 47 ans, facilement réélu dans son secteur dimanche soir. Ancien proche de M. Teissier devenu rival acharné, il a expliqué sur Facebook avoir eu vent d'"ententes en cours avec le Front national", ce qu'il ne pouvait accepter. Depuis, de Martine Vassal à Guy Teissier, en passant par le président de la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur Renaud Muselier ou le président du parti Christian Jacob, tous les dirigeants de LR ont démenti une telle idée, Mme Vassal allant même jusqu'à promettre qu'elle demanderait à un candidat LR élu avec des voix RN de démissionner.Vendredi, Lionel Royer-Perreaut a quant à lui annulé la conférence de presse qu'il devait tenir. Avec un simple SMS transmis à l'AFP comme explication: "Je n'ai rien de plus à dire que ce que je dis depuis hier (jeudi) soir"."Je ne serai l'otage d'aucun chantage""L'avenir de Marseille ne doit pas se jouer autour d'une revendication individuelle. Je ne serai l'otage d'aucun chantage, je réfute ces pratiques bien éloignées des enjeux et j'invite Samia Ghali à faire de même", a répondu Mme Rubirola dans un communiqué. "J'ai rencontré Samia Ghali et je lui ai redit mon ambition de faire des quartiers Nord une priorité", poursuit Mme Rubirola en faisant référence aux quartiers populaires où Mme Ghali a été élue.Tout en refusant tout "chantage", Mme Rubirola a malgré tout tenté de faire basculer Samia Ghali dans le camp du Printemps marseillais. "A quelques heures de l'élection de la maire, je lui renouvelle mon appel au rassemblement et ma volonté totale (...) de les voir, elle et ses colistiers, prendre part à l'exécutif", ajoute Mme Rubirola."Par leur vote, les Marseillais ont dit leurs espoirs de changement, ils ont élu une équipe, validé notre projet et nous ont donné mandat pour le mettre en place au cours des six prochaines années", ajoute-t-elle encore, fustigeant aussi "les manoeuvres de bas-étages de la droite battue, ne reculant devant rien pour conserver son pouvoir et déposséder les Marseillais de leur victoire".
POLITIQUE. "En ce moment, aucun homme politique, pas même François Fillon, ne suscite autant de crispations" que Manuel Valls, s'inquiètent les sphères policières, rapporte Le Parisien.
Le principal intéressé dément.Défait à la primaire de la gauche, l'ancien Premier ministre du président le plus impopulaire de la Ve République est désormais député de la majorité présidentielle d'un Emmanuel Macron qu'il a de nombreuses fois critiqué. Un rôle pas toujours évident à tenir. Selon Le Parisien, Manuel Valls aurait même essuyé plusieurs fois des insultes en pleine rue cet été, "au point que ses officiers de sécurité ont dû intervenir pour maintenir les importuns à distance".Son entourage confirme dans les colonnes du journal que le député de l'Essonne a été plusieurs fois pris à partie verbalement dans les lieux publics. "C'est devenu une préoccupation au ministère de l'Intérieur et parmi ses proches", écrit le quotidien le 2 novembre. "En ce moment, aucun autre homme politique, pas même François Fillon, ne suscite autant de crispations", souligne-t-on dans les sphères policières. Contacté par Le Parisien, Manuel Valls a démenti. Il reconnaît seulement un seul incident, relayé par les médias. Le 19 octobre, un homme l'a importuné dans une brasserie proche de l'Assemblée nationale. "Cet homme était dans un état épouvantable, a-t-il affirmé. Il n'y a pas eu de menaces directes. Mais ses propos concernant la tour Eiffel et des parlementaires ont été pris au sérieux". L'homme, visiblement sous l'emprise de la drogue, avait été placé en garde à vue.
Comme l'explique La Voix du Nord, une taxe mise en place en Belgique pour lutter contre la pollution est très mal perçue de notre côté de la frontière. Les automobilistes français ont l'impression d'être injustement ciblés.
La Voix du Nord rapporte que des Français ayant l'habitude de circuler depuis longtemps en Belgique ont écopé d'amendes qu'ils estiment injustes. En cause : les zones de basses émissions mises en place, depuis février 2017 à Anvers et depuis janvier 2018 dans la région bruxelloise. Leur objectif est d'œuvrer pour l'environnement et les véhicules les plus polluants ne sont pas autorisés à y circuler. Ces derniers sont sanctionnés d'une amende de 350 euros et les autres sont autorisés à rouler librement... à condition d'être immatriculés en Belgique. Dans le cas contraire, et donc dans celui des Français, les automobilistes encourent une amende de 150 euros "même si le véhicule respecte les conditions d'accès de la zone de basses émissions", explique l'institut bruxellois pour la gestion de l'environnement, relayé par La Voix du Nord.Pour éviter cet écueil, il est néanmoins possible d'enregistrer au préalable son véhicule sur internet. Comme l'explique le quotidien régional, les amendes de la zone de basses émissions d'Anvers sont particulièrement redoutées, car elles résultent de flash sur le périphérique, alors que les amendes bruxelloises ne tombent qu'à l'issue d'un contrôle de police. Une "discrimination" en cause Face à ces dispositifs, des Français s'indignent. "Nous avons été flashés à Anvers début janvier pour véhicule polluant alors qu'il ne l'est pas du tout", déplore une femme à La Voix du Nord. Un avocat de Paris a en effet réuni les plaintes de 177 Français, dont la seule infraction est de ne pas avoir enregistré leur véhicule avant de se rendre à Anvers. Comment est-ce alors possible, pour un Français, de recevoir un PV belge à son domicile ? Grâce à "un accord bilatéral avec la France qui lui permet d'envoyer des amendes aux automobilistes français", tout simplement, précise Pauline Lorbat, la porte-parole de Bruxelles Environnement. Maître Thierry Vallat entend mener l'affaire devant la Cour de Justice de l'Union européenne, car il dénonce, d'après La Voix du Nord, une "discrimination indirecte en raison de la nationalité, contraire au droit de l'Union européenne."
L'ancien président, en déplacement en Indre-et-Loire a critiqué les responsables du parti Les Républicains. "Parfois, on a l'impression qu'ils s'aiment énormément...", a-t-estimé.
"La vie ce ne sont que des épreuves. Le bonheur n'est pas dans l'épreuve évitée, il est dans l'épreuve surmontée". Nicolas Sarkozy réagissait au cours d'une cérémonie de remise de la Légion d'honneur à l'ancienne secrétaire d'État à la famille Claude Greff, quelques jours après la validation par la justice de son renvoi en correctionnelle pour corruption. L'ancien président s'exprimait devant près de 200 invités à la mairie de Saint-Cyr-sur-Loire (Indre-et-Loire). "La vie est très difficile. Je ne connais pas une personne ici qui pourrait porter un témoignage inverse", a-t-il ajouté en allusion au décès de l'épouse de Philippe Briand, maire (LR) de Saint-Cyr-sur-Loire. Ce dernier, ancien trésorier de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2012, est mis en examen dans l'affaire Bygmalion. "Moi s'agissant d'épingler, j'ai de l'expérience", a-t-il affirmé, avant de faire référence à l'état de la droite française."J'ai toujours préféré le risque de l'élongation à celui de la rétraction""On ne peut faire de la politique que si on aime profondément les gens avant de s'aimer soi-même. Or, parfois, on a l'impression qu'ils s'aiment énormément... Je ne vise personne", a-t-il dit. "Dans ma longue carrière politique, on m'a reproché parfois, y compris mes propres amis, de trop élargir de trop rassembler des gens différents, mais moi je vous dis : on n'élargit jamais assez", a poursuivi l'ancien président. "J'ai toujours préféré le risque de l'élongation à celui de la rétraction", a-t-il ajouté. "Quand on commence à se replier sur un petit cénacle, quand on est sectaire, il n'y a jamais de fin. Quand vous rentrez dans le phénomène de rétractation sur vous-même, vous vous trouvez dans une situation où l'autre n'est jamais assez d'accord avec vous (...) Et à la fin, vous vous retrouvez tout seul", a conclu Nicolas Sarkozy. Le parti Les Républicains a réalisé le pire score de son histoire (8,5%) aux élections européennes de mai.
En marge du tournage pour une série de TF1, François Berléand a été victime d'un grave accident de ski, relate Le Parisien. Le comédien de 65 ans s'est cassé le fémur.
Accident de ski impressionnant pour le comédien François Berléand. Alors qu'il se trouvait à la montagne pour le tournage de la série "Chamois" de TF1, l'acteur a été victime d'une chute lors du week-end pascal, raconte Le Parisien. Le comédien de 65 ans effectuait une sortie sur une piste rouge en compagnie de ses jumelles et n'a pu éviter un enfant qui lui a semble-t-il fait une queue de poisson. "J'y allais pépère. J'étais avec mes filles quand un gamin a déboulé devant moi, je suis tombé et malheureusement je n'ai pas déchaussé, j'ai senti l'os craquer", a raconté François Berléand au Parisien qui l'a joint par téléphone.Selon le quotidien, l'acteur a chuté puis dévalé la piste sur plusieurs mètres et sa tête a "tapé le sol" précisant qu'il avait eu de la chance de "porter un casque". "Il faut le dire : mettez toujours un casque pour skier", a-t-il précisé, toujours avec humour. François Berléand a été opéré avec succès et se trouve désormais en béquilles, mais son retour sur pied prendra du temps.Déjà de retour sur les plateauxUn incident fort fâcheux, qui ne l'a pas empêché de reprendre le chemin des tournages. Lui qui tient la tête d'affiche de la série "Chamois" avec Isabelle Gélinas, Julie Depardieu et François Vincentelli dans la station des Gets (74), va poursuivre dès la semaine prochaine. Selon lui, le réalisateur Philippe Lefebvre ne changera rien au scénario, il devra seulement jouer assis. Et la suite de la série aura lieu en région parisienne.François Berléand a assuré qu'il serait présent pour reprendre Ramsès II aux Bouffes Parisiens. Selon Le Parisien, la pièce qui met notamment en scène Sébastien Thiéry et Éric Elmosnino et qui a été nommée aux Molières dans la catégorie de la meilleure comédie, pourrait être repoussée de quelques jours. Mais le personnage campé par l'acteur est déjà en fauteuil roulant !
Deux policiers ont été roués de coups après une intervention lors d'une soirée qui a dégénéré dans le Val-de-Marne. D'après les informations de BFM TV, deux personnes ont été interpellées.
Deux policiers ont été violemment agressés, dimanche soir à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne), dans le cadre d'une intervention lors d'une soirée qui a dégénéré. D'après les informations de BFM TV, plusieurs individus ont tenté d'entrer en force à une soirée privée.Ce lundi, le président de la République, Emmanuel Macron, a réagi avec fermeté sur son compte Twitter : "Les coupables du lynchage lâche et criminel des policiers faisant leur devoir une nuit de 31 décembre seront retrouvés et punis. Force restera à la loi. Honneur à la police et soutien total à tous les agents bassement agressés."Aux alentours de 23h30, la police arrive sur place avant d'essuyer des jets de projectiles. Une partie de l'effectif est alors prise à partie et deux policiers se retrouvent très sérieusement blessés. D'après le site internet de la chaîne, il s'agirait d'un capitaine et d'une policière, qui se sont vus prescrire respectivement 8 et 7 jours d'ITT. Des images et vidéos de l'agression de la policière ont été largement diffusées sur les réseaux sociaux, où on la voit au sol et rouée de coups. Deux personnes ont été interpellées et placées en garde à vue suite à cette double agression.
L'activité et l'emploi sur le site industriel seront préservés "au-delà de 2023", a déclaré le président des Hauts-de-France.
Le gouvernement français a validé un prêt garanti de 5 milliards d'euros pour aider le constructeur automobile Renault à surmonter la crise du coronavirus, estimant avoir levé les doutes sur l'avenir du site de Maubeuge.En difficulté financière, et victime de l'effondrement au printemps du marché automobile, Renault avait annoncé vendredi la suppression de 15.000 emplois dans le monde, dont 4.600 en France, avec des départs volontaires et sans licenciements, d'ici à 2023. L'entreprise avait sollicité en avril un crédit garanti par l'État, premier actionnaire du groupe. Mais le ministre de l'Économie Bruno Le Maire avait jusqu'ici réservé sa signature, réclamant une amélioration du dialogue social et des engagements sur l'emploi en France, notamment à l'usine de Maubeuge (Nord), menacée par un projet de fusion avec le site de Douai, à 70 km de distance. Finalement, il a annoncé mardi "un accord avec Renault, les syndicats, les élus locaux pour préserver l'emploi et les capacités industrielles à Maubeuge" dans une interview à France 3, à l'issue d'une réunion à Bercy. "Je l'ai dit à plusieurs reprises et je le confirme: Renault joue sa survie", a déclaré le ministre.Le ministre "signera aujourd'hui la garantie du prêt de 5 milliards d'euros qui doit être consenti à Renault", après avoir obtenu "que s'ouvre immédiatement un dialogue social et technique pour mettre au point un projet industriel d'avenir (...) qui devra garantir à long terme, au-delà de 2023, l'emploi et le niveau d'activité industrielle sur le site de Maubeuge", a-t-on expliqué à Bercy. Dans le cadre d'un plan d'économies de 2 milliards d'euros, le groupe au losange envisage de transférer la production des utilitaires électriques Kangoo de l'usine de Maubeuge (1.700 salariés, 2.100 avec les intérimaires) vers celle de Douai.
Environ 500 demandeurs d'asile ont été installés dans un nouveau camp sur l'île grecque de Lesbos qui doit accueillir des milliers de sans abri après la destruction du grand centre de Moria alors que de nombreux migrants manifestent, réclamant de quitter l'île.
"Dans cinq jours l'opération sera achevée. Tout le monde sera installé dans le nouveau camp", a assuré le ministre des Migrations, Notis Mitarachi, en visite à Lesbos depuis deux jours pour coordonner les travaux du nouveau camp.Situé à trois kilomètres du port de Mytilène, chef-lieu de l'île, ce camp "sera fermé pendant la nuit pour des raisons de sécurité", selon un communiqué ministériel."Tout est parti en fumée à Moria. On ne peut plus rester dans la rue, dans le camp ce sera mieux", a indiqué à l'AFP une Somalienne qui attendait son tour devant l'entrée du camp pour être enregistrée.Notis Mitarachi a estimé que "200 personnes" parmi les demandeurs d'asile pourraient être contaminées du Covid-19 et que des restrictions strictes sont prévues pour les sorties des migrants du nouveau camp.Des milliers de familles vivent sur le bitume, sur les trottoirs ou dans les champs à Lesbos depuis les gigantesques incendies de mardi et mercredi ayant détruit le centre d'enregistrement et d'identification de Moria, sans faire de victimes.Mis en place en 2015 pour limiter le nombre de migrants venant de la Turquie voisine à destination de l'Europe, ce centre abritait plus de 12.000 personnes dont 4.000 enfants, soit quatre fois plus que sa capacité initiale.Après l'Union européenne, le pape François, qui avait visité Lesbos en 2016, a exprimé dimanche "sa solidarité et proximité à toutes les victimes de ces événements dramatiques."- "Ne rêvez pas de quitter l'île" -Le manque d'hygiène et le surpeuplement du camp de Moria ont été critiqués à plusieurs reprises par les ONG de défense des droits des réfugiés, qui appellent régulièrement les autorités grecques à transférer les demandeurs d'asile les plus vulnérables vers le continent.Des migrants ont à nouveau manifesté dans le calme dimanche en fin matinée, réclamant leur transfert vers la Grèce continentale, selon des journalistes de l'AFP. "Dans le nouveau camp, on va tous mourir. Il est trop petit. Nous allons rester dans la rue jusqu'à ce qu'ils trouvent une autre solution", lance l'Afghan Nasrullah, 22 ans.De nombreux demandeurs d'asile refusent d'entrer dans le nouveau camp, disant leur ras-le-bol après avoir attendu dans celui de Moria durant des mois, certains des années, d'être transférés dans des structures en Grèce continentale.Mais le ministre des Migrations, Notis Mitarachi a souligné que "toute personne qui est dans la rue sera transférée dans le nouveau camp"."Ceux qui rêvent quitter l'île, il faut qu'ils l'oublient", a-t-il affirmé.Dimanche, une vingtaine de demandeurs d'asile s'alignaient devant la clôture de ce camp, en attendant leur enregistrement par les autorités, selon une journaliste de l'AFP sur place.En fin d'après-midi des milliers attendaient pendant deux heures la distribution des bouteilles d'eau et de nourriture sur le bord de la route près du camp.Une manifestation a eu lieu samedi non loin du nouveau camp, des demandeurs d'asile brandissant des pancartes clamant "Liberté!" ou "Nous voulons quitter Moria". Des manifestants ont jeté des pierres sur les policiers qui ont répliqué par du gaz lacrymogène.Dimanche, les forces anti-émeutes dépêchées d'Athènes ont bloqué l'accès des journalistes au nouveau camp.Les autorités locales s'opposent au nouveau camp estimant que le centre d'enregistrement de Moria a porté un coup important au tourisme de Lesbos et que les migrants doivent quitter l'île."Heureusement, la honte du camp de Moria c'est finie mais la tension et l'angoisse avec tous ces gens dans la rue depuis cinq jours se poursuit", a indiqué à l'AFP le maire de Mytilène, Stratis Kytelis.Selon lui, "le nouveau camp, tout près du port de Mytilène (chef-lieu de l'île ndrl), n'est pas une solution" et les migrants devraient être transférés vers le continent et pris en charge par des pays-membres de l'Union européenne.
Dans une interview à Ouest-France, Philippe Cainjo, alias "Fifi" dans la 8e saison de "L'amour est dans le pré", est revenu sur son parcours depuis son passage dans l'émission de M6. L'occasion pour lui de se confier sur sa vie privée.
"L'amour est dans le pré", ce ne sont pas que de belles histoires. Philippe Cainjo, candidat de la saison 8, peut en témoigner. Il y a quatre ans, l'éleveur de Locmaria-Grand-Champ rencontrait Nathalie dans l'émission. Une belle histoire qui prendra malheureusement fin à la naissance de leur fille. En janvier dernier, lors d'une émission spéciale "L'amour est dans le pré, que sont-ils devenus ?", Philippe racontait ne plus avoir de nouvelles de sa fille depuis 16 mois. Une révélation qui avait particulièrement ému les téléspectateurs. "Elle est partie, avec ma fille. Je n'ai pas vu Florina pendant 16 mois. J'ai déposé au moins une vingtaine de plaintes", affirme-t-il dans les colonnes de Ouest-France.Depuis, grâce à l'émission, Philippe Cainjo a enfin pu revoir sa fille, Florina, aujourd'hui âgée de 4 ans. "Grâce à l'émission de janvier, j'ai retrouvé ma fille. Grâce aussi à la mobilisation des services sociaux. Mais je n'ai eu le droit de la voir que trois heures par mois, dans un local spécial. Elle me dit : 'T'inquiète pas, papa'. Un enfant a besoin de ses deux parents pour se construire. Quand nous sommes ensemble, ma fille et moi faisons énormément de choses, mais le temps est si court... Elle me manque. J'irai jusqu'au bout, aussi loin que je peux, pour avoir ma fille avec moi", explique-t-il.Malgré tout, "Fifi" ne regrette rien. "L'émission est une bonne chose, c'est une amie qui en avait eu l'idée. La solitude m'avait poussé à m'investir dans cette démarche. Je cherchais une compagne, je n'ai pas trouvé la bonne personne, c'est tout", relativise l'ancien candidat de "L'amour est dans le pré", qui depuis son passage dans l'émission est également devenu animateur de soirées.
Pierre Palmade accorde sa première interview au magazine gay Têtu et il prévient ce sera sa "dernière interview sincère". L'occasion pour lui à bientôt 50 ans de se confier clairement sur son homosexualité qu'il a mis du temps à assumer.
Ça ne fait que 10 ans qu'il aborde le sujet dans ses spectacles. L'humoriste a mal vécu le passage des années 90 aux années 2000. "À cette époque, j'avais besoin de boire pour vivre mon homosexualité. En étant gay, j'avais l'impression de décevoir des gens qui comptaient pour moi", commente celui qui a été marié à Véronique Sanson de 1995 à 2001. "Je plaisais aux filles, je faisais rire les copains... Mais mon corps, lui, bandait plus pour les copains que pour les femmes. Pourtant je ne vivais bien le rapport de séduction et le romantisme qu'avec des femmes. Ça commence à me lâcher un peu mais je me trouvais romantiquement hétéro et sexuellement homo", analyse-t-il dans les colonnes du magazine Têtu. Celui qui a dit à plusieurs reprises être "triste d'être homo" pense toujours qu'il aurait été plus heureux hétéro, mais confie que depuis trois ans, il va mieux. En 2013, au moment du débat sur le mariage pour tous, il est d'abord réticent avant d'assister à deux cérémonies qui l'ont bouleversé. "Je suis comme ça : je commence toujours par réagir comme le camp Fillon puis je finis par penser comme Hollande !", commente avec humour Pierre Palmade qui précise n'avoir jamais en couple plus de six mois avec un garçon.
L'ancien président de la République a été hospitalisé lundi après-midi pour des problèmes respiratoires, a expliqué son fils à Franceinfo.
L'ancien président de la République Valéry Giscard d'Estaing, 94 ans, a été hospitalisé lundi 14 septembre à l'hôpital parisien Georges Pompidou. Contacté par Franceinfo son fils Louis a indiqué que son état n'inspirait pas d'inquiétude immédiate. Que sait-on de l'hospitalisation de Valéry Giscard d'Estaing?par BFMTVIl a par ailleurs confirmé que son père avait été hospitalisé pour des problèmes respiratoires. Lundi après-midi, le Samu était venu chercher l'ancien chef de l'Etat vers 15H00 à son domicile parisien, après un week-end passé dans sa résidence de campagne à Authon dans le Loir-et-Cher, selon une autre source de son entourage. Sa femme Anne-Aymone l'avait accompagné à l'hôpital avant de revenir à son domicile.Valéry Giscard d'Estaing, qui a fêté ses 94 ans le 2 février, a déjà été hospitalisé à Pompidou, dans le XVe arrondissement de Paris, en cardiologie à plusieurs reprises il y a quelques années pour la pose de stents, a précisé son entourage.
Pour la réouverture, 70 décollages et atterrissages quotidiens sont prévus, contre 600 en temps normal. L'aéroport attend 8.000 passagers.
Réveil programmé à l'aéroport d'Orly. Vendredi 26 juin, à 6 heures du matin, un premier vol commercial partira à destination de Porto (Portugal), signe d'un lent redémarrage du trafic aérien après une paralysie quasi-totale de cet aéroport du sud de Paris pendant près de trois mois, à cause de l'épidémie de coronavirus. A partir de vendredi, quelque 25 destinations seront desservies au départ d'Orly avec environ 70 décollages et atterrissages par jour vers les Antilles, La Réunion, l'Italie, l'Espagne, le Portugal, l'Islande, la Croatie, la Guyane ou encore la Corse ou Rodez, des lignes d'obligations de service public (OSP). En temps normal, ce sont 600 décollages et atterrissages qui ont lieu en moyenne chaque jour. Environ 8.000 passagers sont attendus pour la réouverture, soit moins de 10% du trafic habituel de 90.000 passagers en moyenne par jour. Le trafic évoluera à partir du début juillet en fonction notamment de l'ouverture ou non des frontières par le Maroc, la Tunisie et l'Algérie.L'aéroport centenaire avait été fermé aux vols commerciaux le 1er avril en raison de l'effondrement du trafic aérien sous l'effet des fermetures de frontières pour limiter la propagation du virus. En mai, il s'est écroulé de 97,8% à Paris-Charles -de-Gaulle (CDG), au nord de Paris, où a été concentré tout le trafic pendant le pic de la crise, avec seulement 200.000 passagers accueillis.Pour s'adapter à un ciel encore très incertain en raison de l'attentisme des voyageurs pour leur réservation, de la levée des restrictions de voyages en ordre dispersé et de possibles recrudescences épidémiques, la réouverture sera partielle avec d'abord le redémarrage d'Orly 3, puis progressivement d'Orly 4, 1 et 2. "On a une crise qui est extrêmement brutale et qui est longue et surtout on se prépare à un redémarrage qui va être un peu lent, pour ne pas dire extrêmement lent", a prévenu mardi Alain Battisti, le président de la Fédération nationale de l'aviation marchande (Fnam).Sur le plan de la sécurité sanitaire, plus de 7.000 affiches et autocollants pour marquer la distanciation physique ont été apposés dans l'aéroport par son gestionnaire ADP ainsi que 150 distributeurs de gel et 137 plexiglas installés sur tous les comptoirs d'accueil, banques d'enregistrement et d'embarquement. Une caméra thermique a été installée à l'arrivée pour prendre la température des voyageurs et détecter d'éventuels cas de contamination par le coronavirus.En 2019, Orly a accueilli 31,9 millions de passagers essentiellement sur des vols dits de "point à point", de Paris vers la province, la Corse, l'Outre-mer ou encore l'Europe du Sud et le bassin méditerranéen. Les principales compagnies présentes à l'aéroport étaient Air France (29,6% du trafic), Transavia (17,5%), easyJet (9,2 %), Vueling (8,8%) et Air Caraïbes (4,1%) et 40% de son trafic était porté par des compagnies low-cost.L'Association internationale du transport aérien (Iata) table sur un retour du trafic au niveau de 2019 pas avant 2023. De nombreuses incertitudes pèsent en fonction de la situation sanitaire, mais aussi du comportement des voyageurs, en particulier ceux à haute valeur ajoutée des classes affaires qui ont pu prendre goût à la visioconférence pendant le confinement.Comme partout dans le monde, à Paris le trafic reprendra d'abord pour les vols intérieurs puis le moyen-courrier et enfin en dernier lieu le long-courrier et les liaisons intercontinentales. Si la période de quasi-arrêt du trafic a représenté un "uppercut" pour les compagnies aériennes, la période "de redécollage" restera "difficile", a commenté mardi Marc Rochet, président d'Air Caraïbes Atlantique. "Le redécollage, il peut tuer. Parce que personne ne sait dire sa longueur, quand les clients vont revenir, comment ils vont remplir les avions..."
Christiane Taubira aurait pu être à la Culture plutôt qu'à la Justice. L'ex-garde des Sceaux a raconté au Journal du Dimanche comment la littérature a forgé ses convictions politiques.
Depuis sa démission, l'ex-ministre de la Justice s'est faite rare sur la scène médiatique, se tenant en retrait de la vie publique. La femme de lettres, férue de poésie, s'est confiée au JDD dans un entretien consacré non pas à la politique ou à l'actualité, mais à son rapport à la littérature et à son parcours personnel. "J'aurais pu être une boule de haine" en découvrant l'histoire de l'esclavage, explique la militante pour l'indépendance guyanaise devenue une figure incontournable de la gauche française. "Vous dites que la littérature vous a sauvée. De quoi ?", interroge le journaliste. Réponse de l'intéressée : "De l'aliénation, du ressentiment. La littérature m'a aidée à m'accepter telle que je suis. (Elle)m'a permis de sortir de ma condition immédiate et de pénétrer d'autres imaginaires". "Sans la littérature, je n'aurais pas été aussi attentive aux autres. C'est ma maman qui, très tôt, m'a donné le goût de lire. Elle rapportait constamment des livres et des revues à la maison", relate encore Christiane Taubira. Les livres lui ont permis de s'ouvrir au monde autant qu'ils ont participé à la maturation de ses idées et opinions. "À Cayenne, je fréquentais aussi assidûment la bibliothèque de mon école confessionnelle. La pire menace des bonnes sœurs était de me priver de livres."- UNE HEURE DE SOMMEIL PAR NUIT -Malheureusement, les longues heures de lecture sont rarement compatibles avec l'emploi du temps d'un membre du gouvernement. "Je me suis arrêtée de lire deux mois, en arrivant à la chancellerie en 2012." Une souffrance pour elle. "Je n'avais plus le temps, je rentrais tous les soirs à 23 heures avec des dossiers pour travailler. Une après-midi, j'ai dit à mon cabinet que j'en avais assez de tout ça. J'ai pris mon vélo, je suis allée dans une librairie du boulevard Saint-Germain et je suis ressortie avec deux gros sacs remplis. La nuit suivante, j'ai enfin recommencé à lire, en plus du reste. C'est d'ailleurs peu de temps après que j'ai fait un malaise lors d'un discours à Bordeaux. Je dormais une heure par nuit à cette époque."- TAUBIRA À LA CULTURE ? -Celle qui fut ministre de la Justice successivement sous Jean-Marc Ayrault et Manuel Valls avoue qu'elle aurait pu prendre en charge le porte-feuille de la Culture. "Au remaniement d'avril 2014, j'ai eu le choix, oui", avoue-t-elle. Visiblement, elle a préférer séparer le travail et la passion personnelle. Cet été, elle sera l'une des invités du Festival d'Avignon, le rendez-vous des amoureux du théâtre.
La pollution sonore, qui a un effet sur le bien-être et la santé des personnes, est responsable chaque année de 12.000 morts prématurées en Europe et entraîne des troubles cognitifs chez 12.500 enfants, selon l'Agence européenne de l'environnement.
Klaxons intempestifs, bruits de circulation, de trains ou d'avions... La pollution sonore touche un Européen sur cinq, met en garde l'Agence européenne de l'environnement (EEA) dans un communiqué publié jeudi 5 mars. Or ces nuisances, qui mettent en danger la santé de tous, augmentent. "L'objectif fixé pour 2020 de réduire la pollution sonore (...) ne sera pas atteint. (Elle) devrait augmenter en raison de la croissance urbaine future et de la demande accrue de mobilité", regrette l'EEA qui déplore l'incapacité de l'Union européenne à respecter ses engagements sur le sujet.Ces nuisances sonores, notamment la nuit, affectent la santé publique, le bruit pouvant troubler le sommeil, le métabolisme, les capacités cognitives et cardio-vasculaires des individus. D'après les estimations de l'EEA, la pollution sonore est responsable chaque année de quelque 12.000 morts prématurées et entraîne des troubles cognitifs chez 12.500 enfants en Europe.Selon les chiffres mis en avant par l'agence européenne, quelque 113 millions de personnes souffrent de nuisances sonores liées à la circulation routière. 22 millions d'Européens souffrent de pollution sonore causée par le train et 4 millions de nuisances sonores causées par l'aviation. "Dans la plupart des pays européens, plus de la moitié de la population urbaine est exposée à des niveaux de bruits de la route supérieurs ou égaux à 55dB (décibels, ndlr)", au-delà donc des 53dB recommandés par l'Organisation mondiale de la Santé, a indiqué l'EEA. Les décideurs européens, aussi bien au niveau national que local, doivent redoubler d'efforts pour encadrer et réduire le bruit, juge l'agence. "S'intéresser vraiment à la mobilité urbaine et s'éloigner du transport motorisé pour se tourner vers d'autres mobilités, faciliter les modes de transport actifs comme le vélo et la marche, mais aussi les transports publics, peut vraiment avoir l'impact le plus significatif", a estimé lors d'un point presse, la responsable du département Pollution de l'air, environnement et santé à l'EEA, Catherine Ganzleben.Ces mesures, dont certaines ont commencé à être engagées notamment sur la gestion de la circulation des voitures, permettront d'améliorer également la qualité de l'air, a-t-elle souligné.
Quel est le poids des énarques dans la Ve République ? Au total, la moitié des présidents, un tiers des Premiers ministres et un ministre sur sept sont passés par les bancs de la prestigieuse École nationale d'administration, qu'Emmanuel Macron veut faire disparaître.
► Quatre présidents de la République, huit chefs du gouvernementParmi les huit présidents qui se sont succédé depuis 1958, quatre sont énarques. Il s'agit de Valéry Giscard d'Estaing, Jacques Chirac, François Hollande et Emmanuel Macron. C'est également le cas de huit des 22 Premiers ministres. Jacques Chirac bien sûr, qui fût chef du gouvernement sous la présidence de François Mitterrand, entre 1986 et 1988, mais aussi Laurent Fabius, Michel Rocard, Édouard Balladur, Alain Juppé, Lionel Jospin, Dominique de Villepin et Édouard Philippe. Au sein du gouvernement, sur les 656 ministres et secrétaires d'État que compte pour le moment la Ve République, 96 ont fait l'ENA, selon le décompte de l'AFP.► Valéry Giscard Giscard, le pionnierLe 8 janvier 1959, lorsqu'est nommé le premier gouvernement de la Ve République, Valéry Giscard d'Estaing, secrétaire d'État aux Finances, est, à 32 ans, le seul énarque. En 1974, il sera encore le tout premier énarque à être élu président. Ses prédécesseurs étaient nés trop tôt pour avoir pu faire l'ENA, qui a été créée après-guerre, en 1945.► Sous Pompidou, l'ère des énarquesS'ils ne sont qu'une poignée sous la présidence de Charles de Gaulle, entre 1958 et 1969, les énarques connaissent leur apogée sous celle de Georges Pompidou. Entre 1969 et 1974, sur les 69 ministres de ses gouvernements successifs, 23% sortent de l'ENA. Une proportion qui est montée à 37% dans l'un de ses gouvernements, d'avril 1973 à février 1974, un record inégalé depuis.► Mitterrand et Chirac pas en restePar la suite, François Mitterrand et Jacques Chirac font également confiance aux anciens élèves de l'école, avec respectivement 18,2% et 20,6% de ministres issus de ses rangs. Les énarques se sont taillé la part du lion pendant les périodes de cohabitation : 32% lorsque Jacques Chirac était le Premier ministre de François Mitterrand, puis 29% lorsque Lionel Jospin était celui de Jacques Chirac. ► Plus de conseillers que de ministresMalgré cette importance dans les hautes sphères de la République, les énarques se font de plus en plus rares depuis la présidence de Nicolas Sarkozy. Si Emmanuel Macron et Édouard Philippe sortent tous deux de cette école, ils n'ont nommé que sept ministres énarques depuis 2017, parmi lesquels Bruno Le Maire, en charge de l'Économie, et la ministre des Armées Florence Parly.Les énarques gardent néanmoins un poids conséquent dans l'entourage des ministres et du président. Un tiers des membres de l'équipe d'Emmanuel Macron à l'Élysée.► Dans quels ministères y a-t-il le plus d'énarques ?Les deux ministères qui ont vu passer le plus d'énarques (41%) sont la Culture et les Affaires étrangères, même si leur passage à la tête de ces ministères était souvent bref. Dans ce dernier, ont défilé notamment Hubert Védrine, Dominique de Villepin, Alain Juppé et Laurent Fabius. viennent ensuite le ministère de la Défense (35%), les grands ministères économiques et financiers (31%) puis le ministère de l'Intérieur (28%). À l'inverse, les ministères de la Justice et de l'Éducation sont bons derniers, avec seulement 13% d'anciens élèves de l'ENA.
Le jour de "libération fiscale" correspond à la date à partir de laquelle les Français travaillent pour eux et non plus pour les services publics.
Jusqu'à présent, les Français travaillaient pour financer les dépenses publiques. Mais ce vendredi 27 juillet marque la "libération fiscale", soit la date où les Français se débarrassent du poids des impôts pour le reste de l'année 2018, selon les calculs de l'institut Molinari (IEM) et du cabinet EY.Pour établir cette date, le think tank libérale et le cabinet d'audit ont pris en compte le "salaire complet" (à savoir salaire brut + charges patronales) d'un salarié moyen, soit 56.815 euros en 2018. Puis ils ont retiré l'ensemble des prélèvements obligatoires (impôts et cotisations sociales), soit 56,7%, ou 32.333 euros. Rapporté au calendrier de l'année, ce taux représente 207 jours, ce qui correspond en 2018 au jeudi 26 juillet. Donc depuis ce vendredi 27 juillet, les Français travaillent uniquement pour eux. Passé du 26 juillet en 2010, au 28 juillet en 2014 puis au 29 juillet en 2016 et 2017, ce jour de "libération fiscale" arrive plus tôt pour la deuxième année consécutive, mais après tous nos voisins européens. Toujours selon ce même mode de calcul, les Allemands ont commencé à gagner de l'argent pour eux-même à partir du 10 juillet, les Italiens le 8 juillet, les Polonais le 15 juin, les Britanniques le 8 mai et les Chypriotes... le 27 mars! La France est ainsi depuis trois ans le pays européen où la fiscalité est la plus élevée. De nombreux économistes remettent néanmoins en cause ce mode de calcul. L'association Contribuables associés n'a notamment pas la même méthode.
Le rappeur britannique Wiley s'est excusé mercredi "pour avoir fait des généralités" sur les juifs, tout en défendant ses publications jugées antisémites sur Twitter, qui lui ont valu d'être banni définitivement du réseau social.
"Je tiens à m'excuser pour avoir fait des généralités et des commentaires qui ont été considérés comme antisémites", a-t-il déclaré à la chaîne de télévision Sky News."Je ne suis pas raciste, vous savez. Je suis un homme d'affaires", a affirmé le rappeur de 41 ans, un des plus populaires du Royaume-Uni, dont le vrai nom est Richard Cowie. "Mes commentaires n'auraient pas dû viser tous les juifs ou le peuple juif."Son ancien manager, John Woolf, qui est juif, a "coupé les liens" avec l'artiste qu'il ne souhaite plus représenter. Six jours après la publication de ces messages, Twitter a fermé mercredi le compte du rappeur et présenté ses excuses pour avoir tardé à réagir. Le réseau social s'était retrouvé sous le feu des critiques, notamment de la part du gouvernement britannique."Après enquête, nos équipes ont suspendu de manière permanente le compte en question pour des violations répétées de notre politique en matière de contenus haineux", a déclaré un porte-parole de Twitter. "Nous condamnons fermement l'antisémitisme" et "sommes désolés de ne pas avoir agi suffisamment rapidement".L'association de lutte contre l'antisémitisme "The Campaign against antisemitism" s'est réjouie que Twitter ait fini par agir, tout en estimant que le réseau social a fait "trop peu, trop tard"."C'est au moins un début pour ce réseau social profondément irresponsable", a ajouté l'association dans un communiqué.Wiley, considéré comme l'un des pionniers de la musique grime, avait dans un premier temps été banni de Twitter et d'Instagram vendredi dernier pour sept jours après une série de commentaires, ensuite supprimés, sur lesquels la police a lancé une enquête.Il avait notamment comparé la communauté juive au Ku Klux Klan et affirmé que les juifs contrôlaient le commerce et qu'ils devaient quitter Israël car "ce n'est pas votre pays".Facebook (propriétaire d'Instagram) avait banni le rappeur de ses plateformes mardi.La ministre britannique de l'Intérieur Priti Patel a écrit aux géants des réseaux sociaux pour demander pourquoi ces messages étaient restés visibles plus de 12 heures avant d'être retirés.Les critiques ont donné lieu à un mouvement de boycott de 48 heures de Twitter lancé lundi au Royaume-Uni.Wiley a expliqué mercredi que ses commentaires s'adressaient aux juifs qu'il a rencontrés dans l'industrie musicale, et pas à tous les juifs. "Je parlais de la communauté juive au sein de l'industrie musicale avec qui j'ai travaillé ces 20 dernières années", a-t-il dit, jugeant "idiot" de suggérer qu'il était raciste de dire que "la communauté juive est puissante" dans son milieu."C'est du racisme systémique de leur part", a-t-il affirmé, sans plus de précisions.
Michael Jordan a reconnu que sa réticence à s'exprimer sur le terrain politique au cours de sa carrière en NBA était "probablement égoïste", ajoutant ne s'être "jamais considéré comme un activiste", dans l'épisode 5 du documentaire "The Last Dance" diffusé dimanche sur ESPN.
"Je félicite Mohamed Ali d'avoir défendu ses convictions", a déclaré Jordan. "Mais je ne me suis jamais considéré comme un activiste. Je me considérais comme un basketteur. Je me concentrais sur mon métier. Etait-ce égoïste? Probablement. Mais c'est là que mon énergie était", a-t-il expliqué.Si l'extraordinaire parcours sportif du plus grand basketteur de tous les temps occupe une place centrale dans "TLD", des sujets moins glorieux sont abordés, tel son refus quand il était joueur de faire entendre sa voix sur les questions politiques ou sociétales de son pays.En 1990, il lui avait été reproché de ne pas soutenir le candidat démocrate noir Harvey Gantt dans la course sénatoriale en Caroline du Nord contre l'élu républicain Jesse Helms, connu pour ses positions racistes."Les républicains achètent aussi des sneakers", avait alors plaisanté en privé Jordan, qui nia longtemps avoir prononcé cette phrase polémique."Je ne pense pas que cette citation doive être corrigée parce que je l'ai dite en blaguant dans un bus avec (mes coéquipiers) Horace Grant et Scottie Pippen", a-t-il révélé."Elle a été sortie de son contexte. Ma mère a demandé de faire une déclaration publique en faveur de Gantt, et j'ai dit: +écoute, maman, je ne parle pas comme ça de quelqu'un que je ne connais pas. Mais j'enverrai une contribution pour le soutenir+. C'est ce que j'ai fait", a-t-il dit.- Obama déçu -Interrogé par le site The Undefeated, l'homme politique, qui fut le premier maire noir de Charlotte (1983-1987), a affirmé qu'il "n'en voulait pas" à Jordan. "Ca a pris d'énormes proportions. Ca laisse croire que s'il avait soutenu ma campagne, nous aurions gagné. Nous ne le savons pas", a-t-il dit, rappelant sans malice qu'"on parle de quelqu'un qui n'était pas (encore) en 1990 le meilleur joueur de tous les temps".Dans le documentaire, Barack Obama a néanmoins confié avoir été déçu par la phrase de "MJ". "Je vais être honnête, pour quelqu'un qui se préparait à l'époque à une carrière en droit civil et sachant ce que Jesse Helms représentait, je voulais voir Michael y aller plus fort."Jordan a affirmé n'avoir pas de regret."Cela ne suffira jamais à tout le monde", a-t-il dit. "Parce que tout le monde a une idée préconçue de ce que je dois faire et ne pas faire. La façon dont je gère ma vie est de donner des exemples. Cela vous inspire? Génial, je continuerai à le faire. Sinon? Alors peut-être que je ne suis pas la personne que vous devriez suivre."Le succès de The Last Dance ne faiblit pas puisque les épisodes 5 et 6 ont rassemblé en moyenne 5,5 millions de téléspectateurs sur ESPN, soit 5,8 millions sur les six premiers. En rediffusion à la demande, chaque épisode a réuni entre 10,9 et 13,1 millions de personnes supplémentaires.
S'asseoir confortablement devant une projection sur grand écran appartenait au passé pour des Madrilènes confinés depuis dix semaines, mais l'expérience est désormais possible grâce à un drive-in en plein air.
Le soleil se couche sur un parking décoré façon années 1950 et annonce la séance d'ouverture. Un ballet de voitures se gare sous la direction des employés qui contrôlent le respect des distances de sécurité.A Madrid comme aux quatre coins du globe, les cinéma drive-in sont revenus à la mode depuis que les salles de cinéma ont fermé à cause de la pandémie, offrant une sortie sécurisée durant le confinement. Deux jours après que la capitale espagnole a commencé à sortir d'un des confinements les plus strictes au monde, le Madrid Race a rouvert ses portes en projetant la comédie musicale "Grease" (1978)."Nous avons l'espace de divertissement le plus sûr de Madrid. Il semble que le drive-in soit fait pour coexister avec ce type de virus", assure à l'AFP sa cofondatrice, Cristina Porta, précisant que tous les billets du mois ont été vendus en un jour.Pour ce lieu, la pandémie et les restrictions sanitaires ont ouvert tout un champ de nouvelles opportunités."On a déjà programmé sept concerts et nous allons faire du théâtre, des messes, de la comédie, un peu de tout", se félicite la gérante.- "L'extension de votre maison" -La nuit tombée, les lumières s'allument sur le camion-restaurant en métal chromé qui vend des seaux de pop-corn, tandis que la bière coule à flot au bar, le tout servi avec gants et visière par le personnel. "On était déjà venus il y a quelques années, on a aimé et on s'est dit que ce serait une option sûre", explique Belen Perez, 22 ans, venu avec sa colocataire en sortant de son école de professorat.En temps normal, le cinéma peut accueillir 375 voitures, mais les places ont été limitées à 100. Madrid émerge prudemment du confinement, dans un pays parmi les plus endeuillés par le nouveau coronavirus avec plus de 27.000 morts.C'est pourquoi le restaurant reste fermé au public et les clients sont servis dans leur voiture après avoir commandé grâce à une application."C'est comme si votre voiture était l'extension de votre maison", fait valoir Porta: "avec ces mesures, nous pensons que c'est suffisant pour qu'il n'y ait aucun risque de contagion".- Première fois -"Chacun a son espace privé. Il n'y a pas beaucoup de surfaces pour la contamination parce que personne ne sort de sa voiture durant le film", constate Belen Perez. "C'est une très bonne option pour se divertir avec précaution", résume-t-elle.Beaucoup découvrent le drive-in pour la première fois, en regardant le film à travers leur pare-brise et en écoutant la bande originale diffusée sur une fréquence radio. "Honnêtement, ça semble plus sûr que la plupart des autres choses, y compris aller faire ses courses", juge Daniel Martin, 28 ans et ingénieur dans l'aéronautique."C'est vraiment appréciable, même si on se sent un peu à l'étroit (...) Au moins on socialise un peu, même si nous sommes séparés, et c'est déjà quelque chose", apprécie-t-il. "Même si nous avons vu le film plus de dix fois, ça donne vraiment une autre sensation. Nous n'étions jamais venus dans un cinéma drive-in auparavant, donc on fait d'une pierre deux coups!".
Mélanie Lemée, gendarme de 25 ans, a été tuée samedi dernier par un chauffard qui tentait d'échapper à un contrôle routier. Elle a reçu à titre posthume la Légion d'honneur l'ors d'une cérémonie présidée par Gérald Darmanin.
Elle a reçu, à titre posthume, les honneurs militaires. Mélanie Lemée, la gendarme de 25 ans tuée par un chauffard lors d'un contrôle routier samedi 4 juillet dans le Lot-et-Garonne, a été décorée par la Légion d'honneur ce jeudi à la caserne de l'état-major de la région de gendarmerie de Nouvelle-Aquitaine, à Mérignac (Gironde), où elle exerçait.Gérald Darmanin a présidé la cérémonie, où le cercueil de la jeune femme, recouvert du drapeau tricolore, avait été déposé au centre d'une place d'armes figée par l'émotion. Le ministre de l'Intérieur a loué "l'engagement professionnel sans faille" de la fonctionnaire. Une "combattante" qui "incarnait les valeurs les plus nobles" Entouré des parents et du frère de Mélanie Lemée, Gérald Darmanin l'a décorée chevalier de la Légion d'honneur à titre posthume après l'avoir élevée au rang de major. Le ministre a rendu hommage au "don de soi" de la jeune femme, dont il a salué le parcours professionnel et sportif. La Normande avait représenté la France aux Mondiaux militaires de judo en 2016 en Suisse et venait de réussir l'examen d'officier de police judiciaire. Il a aussi insisté sur la jeunesse de la gendarme, réserviste à 19 ans, une "combattante" qui "incarnait les valeurs les plus nobles, celles de la République, de la justice (...) la protection les plus faibles", lui remettant la médaille militaire de la Gendarmerie nationale palme de bronze et la médaille d'or de la sécurité intérieure.Après avoir détaillé les noms de gendarmes morts en service, le ministre a tenu aussi à afficher son soutien à ses troupes, gendarmes et toutes les forces de l'ordre: "la République veut vous dire que votre engagement n'est pas vain (...) au contraire, vous êtes l'honneur de la république".Tout juste nommé, le ministre avait réservé mardi son premier déplacement en province aux gendarmes de Port-Sainte-Marie (Lot-et-Garonne), près de la brigade d'Aiguillon où la gendarme était affectée depuis 2016. Elle a été fauchée à un contrôle routier par un conducteur de 26 ans qui avait refusé de s'arrêter alors qu'il roulait, sans permis, à plus de 130 km/h et transportait "vraisemblablement de la cocaïne" selon le parquet d'Agen. Le suspect, au casier judiciaire chargé pour des affaires de stupéfiants et de délit routier, a été mis en examen pour "homicide volontaire sur personne dépositaire de l'autorité publique" et incarcéré provisoirement.
La polémique, récurrente depuis les années 1980, a été relancée cette année.
L'année 2019 a été marquée par le retour des polémiques sur le voile et la laïcité : des thèmes qui ont secoué les partis politiques et divisé le gouvernement sur fond de menace terroriste persistante. Mais ces débats ont ulcéré des musulmans, qui dénoncent instrumentalisation et stigmatisation.Le 3 octobre, Mickaël Harpon, un informaticien employé depuis 16 ans à la préfecture de police de Paris et converti il y a une dizaine d'années à l'islam, y tue quatre de ses collègues. À ce stade, les enquêteurs ne peuvent dire s'il a agi par radicalisation islamiste ou si c'est un coup de folie solitaire. Mais cette attaque, au cœur même de cette institution policière, décuple les tensions.Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner invite à détecter les "signes" possibles de radicalisation, citant "le port de la barbe" ou la pratique "régulière"de la prière. Et le président Emmanuel Macron appelle à "faire bloc" face à "l'hydre islamiste", en construisant une "société de vigilance". De quoi donner l'impression d'un "maccarthysme 'musulmanophobe'", juge alors l'islamologue Rachid Benzine.Quelques jours plus tard, un élu du Rassemblement national (RN), Julien Odoul, s'en prend à une mère voilée qui accompagne une sortie scolaire au conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté, lui demandant de retirer son voile. "Après l'assassinat de nos 4 policiers, nous ne pouvons pas tolérer cette provocation communautariste", écrit-il, en postant une vidéo de la scène, visionnée ensuite des centaines de milliers de fois. Selon un avis du Conseil d'État de 2013, les accompagnants ne peuvent être considérés comme des agents auxiliaires du service public et ne sont donc pas soumis à la neutralité religieuse imposée aux enseignants. La polémique, récurrente depuis les années 1980, est relancée. L'extrême droite et la droite s'emparent du sujet, la gauche exhorte à ne pas l'instrumentaliser.La majorité gouvernementale affiche ses divisions: le ministre de l'Éducation Jean-Michel Blanquer rappelle la loi mais affirme que "le voile en soi n'est pas souhaitable dans notre société", aussitôt critiqué par le député LREM Aurélien Taché, qui déplore que le RN puisse "récupérer" ces mots. D'anciennes lignes de fractures ressurgissent : entre partisans d'une laïcité "apaisante", libérale, facteur de paix civile d'un côté, et de l'autre, défenseurs d'une laïcité stricte et combative. Les seconds reprochent aux premiers d'être trop accommodants face au communautarisme notamment.Accusé d'inertie - son discours sur la laïcité a été repoussé à plusieurs reprises -, le chef de l'État durcit le ton vis-à-vis des autorités du culte musulman. S'il appelle "à ne pas (les) stigmatiser", il convoque en urgence le Conseil français du culte musulman (CFCM) à l'Élysée. Avec un message : il faut que celui-ci soit plus offensif dans la lutte contre la radicalisation et l'islamisme politique. window.pvp_4349f8962a1193870060e6a337138ae7 = new Pvp('dmpublic', {idDM: "x7o9phq", mediaType: "dm-public"}, { 'sequenceUrl': "//pms.orange.fr/module/pm/1892/videoInfoEdito/extId/x7o9phq/adCategory/embed", 'domNode': "pvpContainer_4349f8962a1193870060e6a337138ae7", "origin": "embed", "mute": true, "autoplay": false
Le député de la France insoumise François Ruffin est apparu portant une veste vendredi 28 juillet à l'Assemblée nationale. Une tenue soignée, avec la chemise bien rentrée dans le pantalon, qu'il n'a pas manqué de souligner au début de sa prise de parole dans l'hémicycle.
Son choix vestimentaire tranche avec sa présentation de l'avant-veille. Mercredi 26 juillet, le député de la Somme était apparu trop négligé pour plusieurs de ses collègues du palais Bourbon. Sans veste, chemise sortie du pantalon, il avait été hué par de nombreux députés du parti Les Républicains, dont son président de groupe Christian Jacob. Vendredi, François Ruffin a retenu la leçon. "Avec la veste, avec la chemise dans le pantalon et tout", débute-t-il alors que la présidente de séance lui laisse la parole. Une première remarque qui a suscité les rires et les applaudissements des députés de gauche comme de droite. "Ça ne plaît pas à monsieur Jacob mais ça ne plaît pas non plus à ma mère", justifie le réalisateur de "Merci Patron !". La tenue vestimentaire n'est pas la seule chose qu'il fallait retenir de l'intervention de François Ruffin vendredi à l'Assemblée nationale. Il a également plaidé pour une rétablissement du "rôle du parlement en matière de législation". "Ce n'est pas ici que nous légiférons. On fait de la figuration. Les vrais projets sont aujourd'hui portés par la présidence de la république, relayés par le gouvernement et nous venons retoucher à la marge un certain nombre de ces projets", a-t-il dénoncé face à ses collègues.
Le ministre de l'Action et des Comptes publics Gérald Darmanin a été élu samedi matin maire de Tourcoing (Nord) par le conseil municipal de la ville, tenu à huis clos mais retransmis sur les réseaux sociaux.
M. Darmanin, 37 ans, qui retrouve un siège occupé entre 2014 et 2017, va cumuler du moins un temps, les deux fonctions, s'affranchissant ainsi de la règle non écrite, en vigueur depuis 1997, qui veut qu'un ministre ne peut pas être à la tête d'un exécutif local.La liste "Le choix de Tourcoing" qu'il menait aux élections municipales l'avait emporté haut la main dès le premier tour, le 15 mars, en recueillant 60,9% des voix mais sur fond d'abstention record (74,6%).Samedi matin, M. Darmanin a été élu sans surprise par le conseil municipal par 46 voix sur 53 et a été aussitôt proclamé maire par le doyen d'âge, Jean-Marie Vuylsteker.Ce dernier s'était vu confier les clefs de la ville par le ministre depuis février 2019, après la mort de Didier Droart, fidèle parmi les fidèles de Gérald Darmanin.Le ministre a ensuite ceint l'écharpe tricolore, en présence notamment de son ami, le président du Conseil régional des Hauts-de-France Xavier Bertrand (ex-LR)."Maire ou ministre, il faut choisir. Ah non, puisque le président Macron vous a autorisé à vous affranchir des règles et à cumuler les deux postes, preuve encore de son intérêt flagrant pour le lien de proximité et la vie locale", avait ironisé au début du conseil municipal l'élu d'opposition Rémi Meurin (Rassemblement national)."M. Darmanin, pendant cette campagne, vous avez menti sciemment aux habitants (...) Malgré les apparences, vous ne serez pas vraiment maire. Maire à temps partiel, ministre à temps partiel...", l'a accusé M. Meurin.Le ministre-maire a indiqué que, pendant qu'il cumulait, il ne toucherait "évidemment pas" ses indemnités municipales, qu'il reversera à la Société protectrice des animaux (SPA).En 2014, M. Darmanin, alors sous l'étiquette UMP, avait arraché la ville au PS. Il est membre depuis 2017 de La République en marche.
Au cœur d'une période de vives tensions dans certaines banlieues de région parisienne après l'affaire "Théo", chaque mot est remarqué. Le ministre de l'Intérieur a provoqué des réactions indignées ce mardi 14 février 2017, en qualifiant la violente interpellation du jeune Théo, victime d'un viol présumé, "d'accident".
Bruno Le Roux a pris la parole à l'Assemblée nationale, dans le cadre de la séance de questions au gouvernement."Vous parlez de la situation qui a été générée par l'accident, le tragique accident dont a été victime le jeune Théo. Je voudrais d'abord, en appelant à la sérénité et au calme, dire et rappeler que la justice est saisie et que rien ne peut justifier la moindre exaction aujourd'hui dans nos quartiers, que la justice passera, le président de la République l'a réaffirmé." a t-il lancé en réponse à Éric Ciotti (LR), qui demandait au gouvernement d'interdire toute manifestation contre les forces de l'ordre.Le qualificatif "d'accident" correspond à la sémantique utilisé par la police des polices pour évoquer le viol présumé du jeune homme de 22 ans, alors qu'un des policiers impliqués dans l'affaire a bel et bien été mis en examen pour "viol".Quelques heures plus tard, le ministre a corrigé ses propos, évoquant l'usage d'un terme "inapproprié"Plus tôt dans la journée, Bruno Le Roux saisi l'IGPN après de nouvelles accusations de violences visant le policier. Dans un témoignage au Nouvel Observateur, Mohamed K., un ami de Théo, raconte avoir été passé à tabac une semaine avant ce dernier par des policiers dont l'agent mis en examen pour viol. "Ce sont des accusations graves portées sur le même fonctionnaire, qui méritent que l'on fasse évidemment toute la lumière. Immédiatement informé, le ministre a saisi l'IGPN", a déclaré le porte-parole du ministère Pierre-Henry Brandet.
Pour l'acte 23 des gilets jaunes, baptisé "ultimatum 2", les manifestations seront interdites aux abords Notre-Dame-de-Paris, après l'incendie la cathédrale. Face au risque important de "casseurs", 60.000 policiers et gendarmes seront mobilisés dans toute la France.
L'interdiction de manifester durera toute la journée de samedi, dans un périmètre qui comprend essentiellement l'île de la Cité, sur laquelle se trouve la cathédrale, et ses abords immédiats sur la rive gauche de Paris. C'est ce qu'a annoncé la préfecture jeudi, avant la nouvelle journée de mobilisation des gilets jaunes prévue samedi 20 avril.Pour cet acte 23, et comme chaque samedi depuis plusieurs semaines, les Champs-Élysées et les abords du palais de l'Élysée seront également interdits à la manifestation.La décision concernant les abords de Notre-Dame a été prise car "aucune manifestation revendicative ne saurait se tenir aux abords" du périmètre d'interdiction mis en place après l'incendie "pour des raisons de sécurité". La préfecture a également justifié sa décision car "certains appels invitent à des rassemblements, rendez-vous ou fins de parcours à proximité de la cathédrale".Les dons pour Notre-Dame font débat chez les gilets jaunesLa vague de dons pour la reconstruction de Notre-Dame, qui a dépassé le milliard d'euros en une poignée de jours, a suscité des critiques, alors que les "gilets jaunes" réclament depuis des mois dans la rue une hausse de leur pouvoir d'achat et que l'aide aux associations qui s'occupent des plus démunis est en baisse.Des figures du mouvement, comme Ingrid Levavasseur ou Benjamin Cauchy, ont pris la parole pour dénoncer une générosité sélective. Cette semaine, beaucoup de gilets jaunes ont d'ailleurs rappelé que Victor Hugo "était derrière Notre-Dame, mais aussi derrière Les Misérables".Interdiction de manifester dans le centre-ville de BordeauxPas de trêve après l'incendie, donc. Sur les réseaux sociaux, de nombreux appels à manifester ont été partagés pour cette nouvelle journée de mobilisation, baptisée "ultimatum 2", en référence au 16 mars dernier. Cet "ultimatum 1" avait été marqué par d'importantes violences. Et cette semaine encore, malgré les interdictions systématiques prononcées par la préfecture depuis le 16 mars, plusieurs appels ont été lancés pour aller manifester sur les Champs-Élysées, avenue symbolique de la contestation populaire.Pour cet acte 23, plusieurs autres événements Facebook appellent à manifester à Lille, Lyon ou encore Toulouse, déjà désignée "capitale" du mouvement samedi dernier.À Bordeaux, la préfecture a d'ores et déjà interdit les manifestations dans le centre-ville. Des mesures ont également été prises "pour réglementer la vente, le transport et l'utilisation d'artifices de divertissement, de carburants, d'acides et produits inflammables ou chimiques du 19 au 21 avril".Une manifestation "non pacifique et jaune"Mais le principal point de mobilisation pour ce samedi reste à Paris. Plusieurs appels "à converger" de toute la France vers la capitale ont été lancés sur les réseaux sociaux. La page intitulée "Acte 23 Ultimatum 2 appel National Et International Tous à Paris", compte environ 18.000 personnes "intéressées". "Nous appelons tous nos citoyens à se rendre à Paris de manière non pacifique et jaune... Quant à "Notre Dame", c'est bon les milliardaires ont su trouver 1 milliards €, mais 140.000 SDF, tout le monde s'en fout!", écrit un des administrateurs de cette page. Un autre événement baptisé "ACTE 23: les Gilets Jaunes honorent le patrimoine du peuple" a lancé l'idée d'une marche de la basilique de Saint-Denis pour relier le centre de Paris. "Notre-Dame n'appartient ni à Macron ni aux oligarques qui se rachètent une image charitable en donnant 100 millions pour une restauration", indiquent les organisateurs.Des "casseurs" attendusLors d'une conférence de presse vendredi, Christophe Castaner a affirmé que les "casseurs seront à nouveau au rendez-vous". Le préfet de police, Didier Lallement, a quant à lui indiqué que les projets de rassemblement de "gilets jaunes" aux abords de Notre-Dame relevaient de la "pure provocation". "Plus de 60.000 policiers et gendarmes seront mobilisés dans toute la France pour accomplir leur mission: assurer la sécurité des Français et garantir la liberté de manifester sans danger", a déclaré le ministre de l'Intérieur.Selon Christophe Castaner, les "casseurs se sont à nouveau donné rendez-vous demain, dans certaines villes de France, à Toulouse, à Montpellier, à Bordeaux et "en particulier à Paris". "Leur objectif affiché est clair: reproduire le 16 mars", a poursuivi le ministre en référence à l'acte 20 des gilets jaunes, pendant lequel les Champs-Elysées avaient été l'objet de saccages et de scènes de chaos, entraînant le limogeage du préfet de police de Paris.Le préfet Lallement a également annoncé avoir interdit deux manifestations, dont le trajet initial prévoyait un départ depuis le secteur de Bercy, dans l'est de la capitale pour rejoindre les Halles ou la place de l'Etoile.
Anne Hidalgo a été ridiculisée dans un stand à la Fête des Tuileries, un évènement qui a longtemps été dirigé par son ennemi Marcel Campion.
L'éternel affrontement entre le célèbre forain Marcel Campion et Anne Hidalgo ne cesse d'être alimenté. Selon les informations de BFM Paris, un stand de la Fête des Tuileries a tourné en ridicule la maire de la capitale. Un énième épisode dans la guerre qui oppose ces deux acteurs majeurs de la vie parisienne.Au Parc des Tuileries, dans le 1er arrondissement, l'historique fête foraine propose de nombreux stands. Parmi eux, un chamboule-tout original a suscité la polémique. Les clients y avaient l'occasion de faire chuter à l'aide d'un ballon une pyramide de tonneaux en plastique. Sauf que tous étaient décorés à l'effigie d'Anne Hidalgo. Dans le fond, il était possible d'y distinguer une banderole « Shoot Anne au foot ». « Nous (forains) on appelle ça des casse-boites. Ça a toujours existé », assure le roi des forains à LCI. « Le stand n'est pas nouveau, il existait déjà l'année dernière. On le trouvait à la Foire du Trône et à la Fête à Neuneu. Ça fait rigoler les gens. Si ça ne faisait pas rire, le gérant du stand aurait arrêté. Je me souviens que Nicolas Sarkozy y avait joué, il a shooté sur Anne Hidalgo et ça l'a fait beaucoup rire. »Campion n'y voit aucune attaqueMarcel Campion a affirmé à LCI ne plus être l'organisateur de la Fête des Tuileries. Malgré tout, il n'hésite pas à prendre la parole pour défendre son collègue. Il considère ce stand comme une simple blague. « Le forain qui fait ça a mis Anne Hidalgo mais aussi d'autres personnes qui ont fait l'actualité. C'est juste un jeu. Le propriétaire a voulu faire ça, c'est de l'humour ! Là ce sont des politiques, mais souvent ce sont les rois de France. Ce n'est pas une guerre », assure-t-il à BFM Paris. Contactée par LCI, la maire de Paris a refusé de s'exprimer. Les deux personnalités ne cessent de s'opposer depuis plusieurs années. A l'origine de ce conflit, Marcel Campion reproche à Anne Hidalgo d'avoir mis un terme à son fameux marché de Noël sur les Champs-Elysées en 2017. Depuis, le roi des forains a même annoncé vouloir se présenter face à elle lors des élections municipales à Paris en 2020.
Grâce à son programme phare D&CO, Valérie Damidot était l'image emblématique de M6. Mais depuis son départ de la chaîne en 2015, l'animatrice s'est peu à peu effacée. Une situation qui devrait bientôt changer avec son arrivée sur TF1.
Pétillante, Valérie Damidot a enchaîné les pas dans l'émission Danse avec les stars sur TF1. Outre ses prestations techniques et artistiques, ce sont ses talents d'animatrice qui ont apparemment tapé dans l'oeil de la première chaîne.De M6 à l'échec NRJ12Dès 2006, Valérie Damidot fait les beaux jours de M6 avec son émission D&CO. Rencontrant rapidement le succès avec ce programme, elle se fait connaître auprès du grand public et en profite pour tourner dans diverses fictions telle que Victoire Bonnot. Cependant, neuf ans plus tard, l'animatrice quitte la chaîne pour vivre de nouvelles aventures sur NRJ12. Malheureusement, ses deux émissions, Le Labo de Damidot et Mission Plus-Value, ne rencontreront pas le succès escompté et seront vites déprogrammées. Si son arrivée sur TF1 se voit être concrétisé, cela lui permettra peut-être de revenir sur le devant de la scène ! Valérie Damidot en charge d'une nouvelle émissionL'animatrice s'est, en effet, enrichie de son expérience de Danse avec les stars et souhaite visiblement continuer son chemin avec le groupe TF1. Selon une information donnée sur le compte Twitter Le Zappeur fou et confirmée par Télé Star, la première chaîne offrirait les commandes de l'émission Eureka à Valérie Damidot. Ce nouveau programme est en projet et devrait être diffusé en pré-access (vers 18h, ndlr). Prenant des allures de divertissement, comme Bienvenue chez nous et L'addition s'il vous plaît, Eureka s'intéresserait à des inventeurs en compétition. Les candidats devront donc innover et confronter leurs créations face à un jury.Cependant, avant que tout cela soit officialisé, il va falloir que le pilote de l'émission parvienne à convaincre la direction de TF1. Mais en attendant, Valérie Damidot ne risque pas de s'ennuyer. En effet, lors d'un passage sur le plateau de La Nouvelle Edition sur C8, l'humoriste Jarry avait annoncé qu'il produirait l'animatrice pour un one-woman show. L'occasion pour elle de s'évaluer seule sur scène face à un public.
En déplacement à l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle, le chef du gouvernement a indiqué que les tests de dépistage au Covid-19 vont être rendus obligatoires à l'arrivée pour les voyageurs en provenance de 16 pays, dont les Etats-Unis et l'Algérie. De l'autre côté des Pyrénées, la situation en Catalogne espagnole inquiète l'exécutif, qui demande aux ressortissants français de ne pas se rendre dans la région.
Les règles de déplacement à l'international vont être durcies pour faire face à la pandémie de Covid-19, a indiqué le Premier ministre Jean Castex, vendredi 24 juillet. Le gouvernement a "décidé de renforcer la sécurité sanitaire aux frontières", a déclaré le patron de Matignon en marge d'une visite à l'aéroport de Roissy. Les tests de dépistage vont être généralisés, avec une attention particulière portée sur les voyageurs en provenance de 16 pays, placés sur "liste rouge", dont les Etats-Unis, Israel, l'Algérie, la Turquie, l'Afrique du sud, le Brésil, le Chili, les Emirats-Arabes-Unis, l'Inde, le Mexique, la Serbie, le Qatar, le Monténégro, le Pérou et le Koweit. Pour ces pays, les voyageurs "devront disposer d'un test attestant qu'ils ne sont pas porteurs du virus". Le Maroc ne figure pas à ce stade dans la liste contrairement à de premières informations données de source gouvernementale. Dans les aéroports, "3000 personnes seront testées par jour", a promis le Premier ministre.Jean Castex a par ailleurs "vivement recommandé" aux Français d'"éviter" de se rendre en Catalogne, dans le nord-est de l'Espagne, en raison de la recrudescence de l'épidémie de coronavirus. "Nous recommandons vivement aux Français d'éviter de se rendre, tant que la situation sanitaire ne s'améliore pas" en Catalogne, a déclaré Jean Castex à l'aéroport de Roissy. "Nous sommes en discussion avec les autorités espagnoles et catalanes pour que celles-ci veillent à ce que, dans l'autre sens, les flux soient les plus limités possibles", a-t-il ajouté.
À une vingtaine de jours du début du déconfinement, le directeur général de la Santé, Jérôme Salomon, a indiqué que des mesures seraient prises pour éviter de trop grands mouvements de population.
Un déconfinement progressif, c'est le message qu'essaie d'envoyer le gouvernement aux Français, impatients de pouvoir à nouveau sortir de chez eux. Pour éviter une remontée brutale de l'épidémie de Covid-19, les déplacements de population entre les zones touchées par le virus et celles moins affectées seront limitées. "Ce qu'il faudra éviter ce sont les transports interrégionaux et les échanges de population entre des zones massivement touchées et des zones peu touchées, (ou) c'est comme ça qu'on va réactiver la circulation du virus", a indiqué le Jérôme Salomon, le directeur général de la Santé, Jérôme Salomon, interrogé par la mission d'information de l'Assemblée nationale sur le Covid-19. "C'est une attitude que l'on doit avoir lors du déconfinement, d'être très attentifs aux flux interrégionaux"."On n'a pas d'explication sur la circulation virale et le fait qu'il y ait ou non des zones touchées. Les départements français sont touchés de façon extrêmement hétérogène alors que nous avons un système de santé assez homogène sur le territoire," a-t-il ajouté. "Le risque de reprise épidémique existe, il faut nous y préparer", a-t-il insisté, relevant que "l'immunité actuelle est faible, elle est faible dans le monde entier". Selon les spécialistes, il faudrait qu'une proportion importante de la population, de l'ordre de 60 à 70%, ait été contaminée et ait développé des anticorps afin de générer une immunité collective, permettant l'extinction de la circulation du virus."On ne va pas souhaiter une immunité collective""On ne va pas souhaiter une immunité collective alors qu'on part de 5,6 % (estimation par l'Inserm du taux de la population qui aura été infectée au 11 mai, ndr) et qu'on souhaite atteindre les 60%, parce qu'il n'est pas question que la circulation virale se poursuive à un très haut niveau, il n'est pas question que nous acceptions de nouveaux morts en grand nombre ou de nouvelles personnes en réanimation avec des drames humains," a poursuivi le Pr Salomon."L'objectif est bien que nous ayons la circulation virale la plus faible, le nombre de malades le plus faible, le nombre d'admissions le plus faible. Et toutes les mesures barrière, les mesures de distanciation physique, les mesures de distanciation sociale qui vont se poursuivre avec le télétravail et la réduction des contacts pendant des semaines et des mois, ont pour objectif d'attendre que nous ayons des stratégies thérapeutiques et des stratégies vaccinales," a-t-il indiqué."C'est pourquoi le confinement doit être réussi, car il a un objectif très clair: réduire l'impact de cette première vague. On a réduit de 83% l'impact de cette première vague (...) et nous devons poursuivre ce confinement pour arriver au plus faible niveau de circulation du virus le 11 mai", a expliqué le numéro 2 du ministère de la Santé.Il a par ailleurs réaffirmé l'objectif de pouvoir effectuer 700.000 tests par semaine le 11 mai et qu'il faudrait "discuter tous ensemble", d'une possible utilisation obligatoire des masques, notamment dans les transports collectifs.
Les dissensions dans le parti présidentiel sont étalées en place publique depuis plusieurs jours. A moins de deux ans de la prochaine élection présidentielle, la question d'une "nouvelle coalition" se pose.
Ils ne se cachent plus. Quatre ans après leur naissance, les "marcheurs" connaissent une rentrée troublée, marquée par un bureau exécutif explosif où le délégué général de La République en marche Stanislas Guerini est apparu affaibli. Le numéro deux du parti, Pierre Person, a lui démissionné, semant un peu plus le trouble sur l'état de LREM à 18 mois de l'élection présidentielle. "Il y a un malaise qui est profond, en effet", reconnait mercredi 23 septembre Aurore Bergé. La députée "marcheuse" a claqué la porte de l'instance dirigeante du parti présidentiel, tout en restant dans le groupe à l'Assemblée nationale. "On est un jeune parti, que 4 ans d'existence, qui emportent beaucoup d'attentes. On a retrouvé l'envie de faire de la politique à travers LREM", a t-elle estimé à l'antenne de RMC-BFMTV, faisant valoir le projet de "réconcilier les Français avec la vie démocratique politique". "Cette espérance, on n'a pas le droit de la décevoir en 'chicayas' internes. Il faut qu'on se ressaisisse pour être à la hauteur de ce qui s'est passé pendant la campagne présidentielle", a t-elle abondé. Aurore Bergé se dit par ailleurs favorable à l'ouverture vers une "nouvelle coalition" : "On doit continuer à nous élargir. On peut pas se restreindre", estime t-elle.Du côté des "alliés", François Bayrou a prévenu les responsables de LREM que ce n'est "pas le moment de se livrer à des guerres internes". Evoquant sur Europe 1 les conséquences de la pandémie de Covid-19, le leader du MoDem, qui vient d'être nommé Haut-commissaire au Plan, a souligné que "nous sommes dans le temps de crise le plus aigü que la France ait traversé depuis plus d'un siècle et peut-être beaucoup plus, avec des secousses, des répliques, qui vont venir". "Et donc, ce n'est pas le moment de se livrer à des rivalités internes", a-t-il dit. "Quand la crise est si brûlante, ce n'est pas le moment de se livrer aux guerres internes".Admettant qu'il y a au sein du parti présidentiel, auquel le MoDem est allié, "des difficultés de ligne très importantes car il y a des problèmes d'enracinement" local, il a remarqué qu'"il y a dans la majorité, j'espère que nous en incarnons un, des pôles d'équilibre, de stabilité". Dans la perspective de 2022, si Emmanuel Macron a certes "un contact direct" avec les Français, il a aussi "besoin autour de lui d'équipes solidaires, de gens qui s'entraident, qui s'entendent", a-t-il aussi remarqué.
Sandro Gozi dénonce de "viles attaques" et souhaite ainsi "retrouver sa pleine liberté de parole" et "éviter toute instrumentalisation politique qui pourrait porter préjudice au chef du gouvernement".
Soupçonné d'avoir collaboré avec le gouvernement maltais tout en travaillant pour Matignon, le conseiller d'Édouard Philippe Sandro Gozi a annoncé mercredi 23 octobre sa démission dans un courrier transmis à l'AFP. Ancien secrétaire d'État italien aux Affaires européennes, Sandro Gozi était devenu fin juillet chargé de mission auprès du Premier ministre. Il s'est retrouvé lundi au cœur d'une polémique après que des médias ont affirmé qu'il travaillait également pour le Premier ministre maltais Joseph Muscat. Matignon lui a alors demandé de s'expliquer. Dans sa lettre, Sandro Gozi dénonce de "viles attaques" et indique préférer démissionner pour "retrouver la pleine liberté de parole" afin de se défendre et "éviter toute instrumentalisation politique qui pourrait porter préjudice au chef du gouvernement". "Le contrat maltais mentionné dans la presse régit légalement une mission de conseil effectuée en tant que consultant externe auprès des autorités maltaises", écrit-il dans son courrier. Cette collaboration "a cessé à (sa) demande après le résultat des élections européennes en France", poursuit-il. Il affirme également avoir remis des preuves de ses affirmations.Après son embauche au cabinet du Premier ministre, l'Italien affirme avoir réalisé ses "obligations déclaratives en tant que conseiller ministériel auprès de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique" (HATVP). Il ajoute qu'il a ensuite effectué "un complément déclaratif après avoir réalisé que la législation française exigeait la déclaration non seulement des activités publiques mais également des activités professionnelles privées". Promettant que "ses activités professionnelles n'ont jamais été dissimulées", Sandro Gozi assure "que la HATVP n'a pas encore rendu de résultat conclusif de l'examen de sa déclaration". Sandro Gozi, nouvellement chargé de mission à Matignon, taxé de trahison à Romepar euronews (en français)Candidat LREM aux élections européennes où il a élu en 22e position, Sandro Gozi ne siégera qu'après le Brexit. Il est devenu fin juillet chargé de mission auprès du Premier ministre pour suivre la mise en place des nouvelles institutions européennes et des relations avec le Parlement européen. Cette nomination a fait polémique en Italie.
Le taux de participation du second tour des élections municipales 2020 est baisse. Il s'établit à midi à 15,29%.
Les bureaux de vote ont ouvert ce matin à 8h en France métropolitaine et en Outre-Mer. A la ma mi-journée, la participation était en baisse par rapport au premier tour. Le taux de participation est de 15,29%, un des plus bas jamais enregistré. Lors du premier tour, la participation était de 18,38% selon les chiffres du ministère de l'Intérieur. La participation, qui est l'un des enjeux majeurs du scrutin, est inférieure de 4,5 points à midi à celle du second tour des municipales de 2014 (19,83%), et de plus de 8 points par rapport à 2008 (23,68%).Ce dimanche matin, Edouard Philippe qui se représente à la mairie du Havre a voté dès l'ouverture des bureaux de vote.LREM en difficultéCette abstention massive mi-mars n'avait pas vraiment favorisé le parti présidentiel, la République en Marche (LREM). Distancé à Paris et Marseille ou Lille, forcé à des alliances avec la droite à Lyon ou Bordeaux, il n'est en position de force dans aucune ville majeure pour le second tour.Mesures de sécurité renforcéesA cause de l'épidémie de coronavirus, les mesures de sécurité ont été renforcées pour ce second tour des municipales. Chaque bureau de vote devra être équipé d'un point d'eau avec du savon ou du gel hydroalcoolique et toutes les personnes présentes devront porter un masque.Comme au premier tour, les bureaux de vote ont été aménagés pour assurer une distance d'au moins un mètre entre chaque personne.Le nombre d'électeurs pouvant accéder simultanément dans un même bureau sera limité et priorité donnée aux personnes vulnérables pour voter.
Près de 25 ans après les faits, l'ancien Premier ministre Edouard Balladur et son ex-ministre François Léotard seront jugés par la Cour de justice de la République (CJR) pour le financement présumé occulte de la campagne présidentielle de 1995. Les deux hommes sont soupçonnés de "complicité d'abus de biens sociaux" dans cette affaire, portant sur le volet financier de l'affaire Karachi. Entre contrats d'armement, soupçons de rétrocommissions et attentat meurtrier: les principales étapes de ce dossier tentaculaire.
♦ 1994-95: contrats d'armement et annulationPlusieurs gros contrats d'armement sont conclus en 1994 par le gouvernement d'Edouard Balladur: trois sous-marins au Pakistan pour environ 830 millions d'euros et deux frégates à l'Arabie saoudite pour 3 milliards d'euros.Arrivé à l'Elysée en 1995, Jacques Chirac fait stopper un an plus tard les versements de commissions à des responsables locaux, légales jusqu'en 2000, en raison de soupçons de rétrocommissions en France, qui, elles, sont illégales.♦ 2002: l'attentatLe 8 mai 2002, un attentat fait 15 morts à Karachi (sud du Pakistan), dont 11 salariés français de la Direction des constructions navales (DCN) travaillant à la construction d'un sous-marin.En septembre et novembre, des notes rédigées par un ancien de la DST, les "rapports" Nautilus, évoquent la thèse d'un attentat ourdi en rétorsion à la décision de Jacques Chirac d'arrêter le versement de commissions à des responsables pakistanais.♦ 2009-10: Des représailles?Après avoir privilégié la piste islamiste, l'enquête du juge Marc Trevidic s'oriente en 2009 vers l'hypothèse de représailles pakistanaises après l'arrêt des versements de commissions. Après une plainte pour corruption des familles de victimes en 2010, les juges d'instruction Renaud van Ruymbeke et Roger Le Loire sont chargés d'enquêter sur le volet financier de l'affaire.♦ 2011-12: mises en examenEn 2011, l'intermédiaire Ziad Takieddine est mis en examen pour complicité et recel d'abus de biens sociaux dans ce volet financier. Thierry Gaubert, ex-conseiller du président Nicolas Sarkozy, l'est ensuite. Sa femme l'accuse d'avoir, dans les années 1990, rapporté de l'étranger avec Ziad Takieddine des valises d'argent remises à Nicolas Bazire, directeur de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995.Suivront Nicolas Bazire et Renaud Donnedieu de Vabres, ex-conseiller de François Léotard au ministère de la Défense, ainsi qu'un ex-dirigeant de la Direction des constructions navales, Dominique Castellan. En juin 2012, visé par un mandat d'arrêt, l'intermédiaire Abdul Rahman El Assir, qui vit en Suisse, est mis en examen. ♦ 2013-16: Edouard Balladur et François Léotard mis en causeEn juin 2013, Ziad Takieddine déclare aux juges avoir œuvré au financement occulte de la campagne d'Edouard Balladur, à la demande de Nicolas Bazire et Thierry Gaubert. En février 2014, les juges d'instruction souhaitent que la CJR, seule compétente pour examiner le cas des ministres, enquête sur MM. Balladur et Léotard. Le 12 juin, Takieddine, Gaubert, Donnedieu de Vabres et El Assir sont renvoyés en correctionnelle, ainsi que Castellan et Bazire, qui font appel. Le 23 juin, la CJR se déclare compétente pour instruire le dossier d'Edouard Balladur et François Léotard. Le 18 juin 2015, la cour d'appel rejette les recours de MM. Bazire et Castellan, mais le 10 février 2016 la Cour de cassation annule cet arrêt et confie le dossier entier à la cour d'appel de Lyon.♦ 2017: le dossier s'accélèreLe 20 janvier 2017, la cour d'appel de Lyon confirme le renvoi en correctionnelle des six prévenus. Leur pourvoi est rejeté peu après. Le 29 mai, Edouard Balladur est mis en examen par la CJR pour "complicité d'abus de biens sociaux", et recel de ces délits. Un mois auparavant, Nicolas Sarkozy, qui était son ministre du Budget et son porte-parole, avait été entendu comme témoin. Le 4 juillet, François Léotard, ministre de la Défense en 1993-1995 est mis en examen pour "complicité d'abus de biens sociaux".♦ 2019 : l'annonce des procèsEn mars 2019, le procès de MM. Takieddine, Bazire, Gaubert, Donnedieu de Vabres, El Assir et Castellan est fixé aux 7-31 octobre au tribunal correctionnel de Paris.Le 1er octobre, la CJR décide de juger Edouard Balladur et François Léotard.
Très critiqué par les forces de l'ordre, Christophe Castaner les a assurées de son soutien et de la solidarité du gouvernement.
"Nous serons là pour défendre votre honneur, à chaque fois qu'il sera attaqué ". Confronté à une fronde les forces de l'ordre, Christophe Castaner est en opération reconquête. Vendredi 26 juin, il a assuré son soutien aux forces de l'ordre, qui sont "la main de la justice et de la loi", en leur lançant: "nous sommes là et nous serons là pour vous défendre". Comme la veille devant des gendarmes, le ministre de l'Intérieur, qui était accompagné du secrétaire d'Etat Laurent Nuñez, a multiplié les gestes de confiance envers les policiers.Venu à l'école nationale de la police à Saint-Cyr-au-Mont-d'Or, il a insisté sur "le respect" dû aux policiers. "Lorsqu'on vous résiste, lorsqu'on vous attaque, vous êtes fondés à utiliser la force. Vous l'utiliserez toujours avec discernement et proportionnalité, mais sans craindre d'accomplir votre mission", a-t-il affirmé aux nouveaux officiers et commissaires de police qui achèvent leur formation. "Vous n'êtes pas seuls. Nous sommes solidaires de vous et pouvez compter sur notre soutien", a-t-il promis.Depuis son discours du 8 juin au cours duquel il a annoncé la fin de l'enseignement d'une méthode d'interpellation dite de "la clé d'étranglement", le ministre doit faire face à la colère des policiers. Ils reprochent au ministre de ne pas les soutenir suffisamment contre les accusations "de violences policières" et de "racisme" dans leurs rangs.Les exhortant à être "fiers quels que soient les obstacles et les procès d'intention", Christophe Castaner a insisté sur les "grandes exigences" que le gouvernement a envers eux, les policiers."Nous vous demandons de faire vivre le sens de la déontologie, de l'éthique, de l'exemplarité". "Nous avons pris en la matière des décisions nécessaires que nous assumons", a-t-il dit, ajoutant: "mais nul ne doit être inquiété parce qu'il a accompli sa mission dans les règles".
Si pour l'instant les températures ont été douces, Météo-France annonce un retour de froid imminent pour le week-end du 18 et 19 janvier.
C'était à se demander si nous étions bien en hiver, avec des températures qui pour l'heure étaient au dessus des normales de saison. Le froid est bel et bien de retour dès ce week-end du 18 et 19 janvier. La pluie qui arrive de la Bretagne va s'étendre d'ouest en est pour balayer tout le pays. Samedi 18 janvier, la masse d'air froid venue des îles britanniques s'abattra sur la France. Le mercure aux normales de saison Dans certains départements comme en Corrèze ou dans le Cantal, le thermomètre atteindra même la barre des 0°C. Météo-France met en garde : "le mercure va ainsi retrouver des températures de saison dès samedi 18 janvier". Peu abondante jusqu'à présent, la neige va faire son apparition en plaine dans les Pyrénées tandis que le soleil dominera le Sud-Est de l'hexagone.Ce ne sera qu'à partir de dimanche 19 que le froid arrivera dans la moitié sud du pays. Du gel est attendu sur une grande majorité de la France avec des températures qui descendront jusqu'à -3°C dans les Hautes-Alpes et les Alpes-de-Haute-Provence. À l'ouest en revanche, pas de gel à prévoir, mais un ciel très nuageux.Dans la nuit de dimanche à lundi, les pressions seront plus élevées sur la face nord-ouest de la France et feront chuter le mercure pour la journée du lundi. Pour celle-ci, les hautes pressions resteront sur les îles britanniques et feront baisser fortement les températures sous les normales de saison qui attireront les gelées sur tous l'hexagone en début de semaine prochaine.
Le pape François invite l'humanité, dans un message publié samedi, à "tendre la main aux pauvres", fustigeant au passage "le cynisme" et "l'indifférence" de ceux qui déplacent des fortunes depuis leur ordinateur, ou s'enrichissent en vendant armes et drogues.
"En ces mois où le monde entier a été submergé par un virus qui apporté douleur et mort, détresse et égarement, combien de mains tendues nous avons pu voir!", a apprécié le pape dans un message destiné à la Journée mondiale des pauvres du 15 novembre prochain.Rendant une nouvelle fois un hommage appuyé aux médecins, infirmiers, pharmaciens, bénévoles ou prêtres qui se sont dévoués en première ligne au péril de leur vie durant la pandémie, le pape a estimé qu'ils ont "défié la contagion et la peur pour apporter soutien et consolation". Une générosité qu'il oppose "à ceux qui gardent leurs mains dans leurs poches et ne se laissent pas émouvoir par la pauvreté, dont ils sont souvent complices". "L'indifférence et le cynisme sont leur nourriture quotidienne", a assené le pape, en évoquant "des mains tendues qui touchent rapidement le clavier d'un ordinateur pour déplacer des sommes d'argent d'une partie du monde à l'autre, décrétant la richesse des oligarchies et la misère de multitudes ou la faillite de nations entières"; Ou encore "des mains tendues pour accumuler de l'argent par la vente d'armes que d'autres mains, même celles d'enfants, utiliseront pour semer la mort et la pauvreté".Le souverain pontife argentin a mis dans le même sac les revendeurs de drogue vivant dans le luxe, les personnes corrompues, ou les législateurs qui n'appliquent pas leurs propres lois.A l'inverse, "la générosité qui soutient le faible" constitue "la condition d'une vie pleinement humaine", insiste le pape. Même s'il reconnaît que "l'Église n'a pas de solutions globales à proposer" face "aux cris silencieux de nombreux pauvres".Jorge Bergoglio est revenu longuement dans son message sur le bouleversement provoqué par le confinement de la moitié de la planète."Cette pandémie est arrivée à l'improviste et nous a pris au dépourvu, laissant un grand sentiment de désorientation et d'impuissance", analyse-t-il."Ce moment que nous vivons a mis en crise beaucoup de certitudes. Nous nous sentons plus pauvres et plus faibles parce que nous avons fait l'expérience de la limite et de la restriction de la liberté"."La perte du travail, des relations affectives les plus chères, comme l'absence des relations interpersonnelles habituelles, a tout d'un coup ouvert des horizons que nous n'étions plus habitués à observer. Nos richesses spirituelles et matérielles ont été remises en question et nous avons découvert que nous avions peur. Enfermés dans le silence de nos maisons, nous avons redécouvert l'importance de la simplicité et d'avoir le regard fixé sur l'essentiel", conclut-il.Cette semaine, le pape qui est aussi l'évêque de Rome, a lancé un fond doté d'un million d'euros, don de l'Eglise pour aider les travailleurs précaires de la capitale italienne, particulièrement touchés par la pandémie, comme les journaliers, les stagiaires, les travailleurs domestiques, les petits entrepreneurs et les indépendants. Lançant cette "alliance pour Rome", il a appelé citoyens et institutions à y participer, alors que la ville de Rome et la région ont chacune participé à ce fonds à hauteur d'un million d'euros.
Donald Trump a tenté jeudi, avec difficulté, de clore la polémique née de la série d'entretiens qu'il a accordés au journaliste Bob Woodward, auteur d'un livre explosif le visant.
"Pourquoi avez-vous menti aux Américains?": la première question adressée au président américain sur les raisons pour lesquelles il a, de son propre aveu, minimisé la menace du Covid-19, a donné le ton d'une conférence de presse organisée à la hâte."Je n'ai pas menti! (...) La façon dont vous avez posé cette question est une honte", a répondu le dirigeant de la première puissance mondiale, à moins de 60 jours d'une élection où il briguera un second mandat de quatre ans face au démocrate Joe Biden."Je fais preuve de force en tant que dirigeant", a-t-il poursuivi, très remonté. "Il n'y a pas de mensonge (...) Je ne veux pas sauter dans tous les sens et commencer à crier: mort! mort!".L'épidémie de coronavirus a fait, à ce jour, plus de 190.000 morts aux Etats-Unis.Au lendemain de la publication d'extraits de "Rage", qui doit sortir mardi, le président américain s'en est aussi pris à son auteur, rendu célèbre pour avoir révélé, avec Carl Bernstein, le scandale du Watergate dans les années 1970."Bob Woodward avait mes déclarations depuis plusieurs mois", a-t-il souligné dans un tweet, reprenant à son compte les critiques qui visent le célèbre journaliste, figure de Washington."S'il pensait qu'elles étaient graves ou dangereuses, pourquoi ne les a-t-il pas publiées immédiatement afin d'essayer de sauver des vies?", a-t-il poursuivi."J'ai voulu toujours minimiser (le danger)", déclarait le président dans un échange avec Bob Woodward le 19 mars. Or, plusieurs semaines plus tôt, le 7 février, il expliquait au même journaliste combien le Covid-19 était "un truc mortel".Naïveté? Déconnexion de la réalité? Le président américain a accordé, entre décembre 2019 et juillet 2020, 18 interviews au célèbre journaliste. Par téléphone, ou en face-à-face dans le Bureau ovale ou dans son club de Mar-a-Lago en Floride.Le milliardaire républicain ne pouvait pourtant pas espérer un éclairage positif sur son mandat de la part de l'auteur de "Peur, Trump à la Maison Blanche", livre publié il y a deux ans dressant le portrait d'un président inculte, colérique et paranoïaque."Depuis le début, Donald Trump est son propre directeur de la communication", résumait David Axelrod, qui fut conseiller de Barack Obama pour les campagnes victorieuses de 2008 et 2012."Sa décision d'essayer d'amadouer Bob Woodward à travers 9 heures d'échanges réparties en 18 interviews (...) pourrait être la plus coûteuse politiquement de sa présidence".Karl Rove, ancien stratège de campagne de George W. Bush, formulait lui une observation en guise d'avertissement: "Si le président ne se concentre pas (...) l'occupant du Bureau ovale pourrait bientôt changer".- "Si Biden gagne..." - La gestion de l'épidémie vaut à Donald Trump de très vives critiques, de la part de ses adversaires mais aussi de scientifiques et de certains élus de son propre camp.Il est accusé d'avoir envoyé des signaux contradictoires et confus, mais aussi d'avoir manqué de compassion face aux ravages provoqués par ce virus. Sondage après sondage, une très large majorité d'Américains jugent sévèrement son action sur ce front."Je ne veux pas que les gens aient peur, je ne veux pas créer de panique": l'argument mis en avant mercredi pour expliquer sa réaction a surpris de la part d'un président qui agite depuis plusieurs semaines le spectre d'une Amérique plongée dans "l'anarchie" si Joe Biden l'emportait.Tout au long de la journée de jeudi, il a encore alimenté les prédictions apocalyptiques."Si Biden gagne, la Chine gagne. Si Biden gagne, les émeutiers, les pyromanes et les brûleurs de drapeaux gagnent", a-t-il lancé depuis Freeland, dans le Michigan."Mais je ne m'inquiéterais pas trop, parce qu'il ne va pas gagner", a-t-il ajouté dans les rires devant une foule conquise.Selon le dernier sondage CBS News, il accuse un retard de 6 points (44% contre 50%) face à Joe Biden dans cet Etat qu'il avait emporté en 2016 d'extrême justesse face à Hillary Clinton.
Donald Trump n'a pas digéré les propos d'Emmanuel Macron sur la création d'une armée européenne.
Leur amitié semble bel et bien consommée. Le président américain Donald Trump a violemment critiqué son homologue français dans une série de messages publiés sur son compte Twitter, mardi 13 novembre. Il reproche notamment à Emmanuel Macron ses propos sur la création d'une armée européenne. Il y a quelques jours, il avait déjà jugé très "insultants" les propos du chef de l'État sur la création d'une telle force militaire. L'Élysée a relativisé la portée de la série de tweets , estimant qu'ils étaient "faits pour les Américains"."Emmanuel Macron a suggéré la création de leur propre armée pour protéger l'Europe contre les États-Unis, la Chine et la Russie. Mais c'était l'Allemagne dans la Première et la Seconde Guerre mondiale", a-t-il écrit sur Twitter, deux jours après son retour de Paris où il a participé aux commémorations, avec de nombreux chefs d'Etat, du centenaire de l'armistice de la Grande Guerre. "Comment ça a marché pour la France ? Ils commençaient à apprendre l'allemand à Paris avant que les Etats-Unis n'arrivent", a-t-il ironisé, faisant référence, semble-t-il, à l'occupation allemande pendant la Seconde Guerre mondiale. "Paie pour l'Otan ou non", a-t-il poursuivi.Dans un autre message, il a raillé la faible cote de popularité du président français. "Le problème est qu'Emmanuel Macron souffre d'une très faible cote de popularité en France, 26%, et un taux de chômage à près de 10%, a écrit le locataire de la Maison Blanche. Il essayait juste de changer de sujet. Au fait, il n'y a pas de pays plus nationaliste que la France"MAKE FRANCE GREAT AGAIN", a-t-il rédigé, dans un dernier tweet, M. Trump, en écho à son slogan de campagne, "Rendre à l'Amérique sa grandeur". La colère du 45e président américain n'est pas retombée après les propos d'Emmanuel Macron sur la nécessité d'"une vrai armée européenne" pour se défendre. Le président français justifiait ainsi une telle idée pour "protéger" l'Europe "à l'égard de la Chine, de la Russie et même des Etats-Unis d'Amérique", en évoquant la décision américaine de se retirer d'un traité de désarmement nucléaire datant des années 80.La présidence française s'est refusé "à tout commentaire" officiel à la suite des cinq messages tweetés par le président américain deux jours après sa venue à Paris pour le centenaire de l'armistice de 1918. Un conseiller de la présidence a cependant estimé que ces tweets étaient "faits pour les Américains, sinon ils ne seraient pas écrits en anglais". "Nous n'avons pas à commenter les contenus qui sont dédiés à ses concitoyens", selon lui. "Donald Trump est arrivé parmi les premiers à Paris, et a réservé son premier entretien au président Macron. Ces signaux ont une valeur bien plus grande que des tweets dont on sait comment et pourquoi ils sont faits", a-t-il ajouté au cours d'un déjeuner organisé par l'Association de la Presse présidentielle.Pour lui, "la relation entre Emmanuel Macron et Donald Trump n'est pas toujours facile mais elle est continue (...) Au-delà des tweets, ce qui importe c'est qu'ils se parlent plusieurs fois par semaine, et qu'ils évoquent les sujets qui perturbent la marche du monde".
Le sergent-chef Morgan Henry, de la force Barkhane, a été découvert mort dimanche 16 février au sein de son campement. Les causes du décès ne sont pas encore connues.
Un soldat de la force française Barkhane, déployée au Sahel pour lutter contre les jihadistes, a été retrouvé mort dans son campement au Burkina Faso, a indiqué lundi 17 février le ministère des Armées. Notre armée doit-elle se retirer du Sahel ? - 27/11par BFMTVMembre du 54e régiment de transmissions de Haguenau (Bas-Rhin) depuis 2015, le sergent-chef Morgan Henry "a été découvert au sein de son campement dimanche", a indiqué le ministère dans un communiqué. "Les causes du décès ne sont pas connues", a-t-il précisé. Une enquête de gendarmerie a été ouverte. Le chef d'état-major de l'armée de Terre a exprimé sa "profonde tristesse". Le militaire de 28 ans opérait au sein de Barkhane depuis novembre dernier. La force Barkhane vient d'annoncer son passage de 4.500 à 5.100 hommes d'ici fin février, concrétisation de la volonté de la France d'inverser le rapport de forces sur le terrain.Les groupes jihadistes du Sahel multiplient depuis des mois les attaques, entretenant une insécurité chronique pour les civils et infligeant des pertes régulières aux armées locales. La France a notamment perdu 13 soldats en novembre au Mali, dans un accident entre deux hélicoptères au combat. Le groupe État islamique avait revendiqué la responsabilité de cet accident, ce qui avait été fermement démenti par le chef d'état-major.
Escalade à venir? Incident sans lendemain? L'armée israélienne a revendiqué mercredi des frappes aériennes contre des positions du Hezbollah au Liban en "réponse" à des tirs du mouvement chiite vers ses soldats, à l'avant-veille du renouvellement prévu du mandat de la mission de l'ONU qui surveille la frontière libano-israélienne.
"Il y a eu des tirs depuis le Liban vers des soldats israéliens (...) Les soldats ont répliqué à l'aide de fusées éclairantes et de tirs. Puis, au cours de la nuit, des hélicoptères de combat et des avions ont frappé des postes du Hezbollah", a indiqué l'armée israélienne, qui n'a pas fait état de victime dans ses rangs.Selon l'armée libanaise, les hélicoptères israéliens ont lancé treize missiles vers des cibles de l'ONG "Vert sans frontières" qui sert, selon l'Etat hébreu, de couverture aux activités du Hezbollah dans des villages du Liban-Sud.La mission de l'ONU au Liban (Finul) a aussi fait état d'une "activité intense" de drones dans des villages libanais le long de la frontière."Je conseille au Hezbollah de ne pas tester la force d'Israël. Le Hezbollah met une fois de plus le Liban en danger à cause de son agression", a réagi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, en vacances à Safed, ville située à une quarantaine de kilomètres de la frontière.L'Etat hébreu considère avec "une extrême gravité" les tirs vers des soldats israéliens, a-t-il ajouté, promettant une réponse "énergique" à toute nouvelle attaque.- "Près de notre maison" -Des fusées éclairantes sont tombées près de maisons du village libanais de Houla mais certaines n'ont pas explosé, selon un vidéaste de l'AFP."Il y avait des bombardements sur tout le village et l'une des bombes est tombée près de notre maison mais n'a pas explosé", a raconté Hussein Hijazi, un habitant de Houla qui se trouvait alors chez lui avec sa famille. Dans le village voisin de Mays al Jabal, un vidéaste de l'AFP a vu mercredi des débris de fusées dans des champs."Les Israéliens ont bombardé les abords du village de 23H30 à environ 01H30 du matin. Pendant plus de deux heures, ils bombardaient sans raison", a précisé un villageois ne voulant pas être identifié. La situation était revenue au calme mercredi du côté israélien de la frontière, notamment dans le kibboutz de Manara près duquel l'armée israélienne avait fait état la veille d'un "incident sécuritaire" avec le Liban.- Mandat de la Finul -Ce nouvel incident intervient après que le Hezbollah a annoncé ce week-end avoir abattu un drone israélien ayant franchi la frontière avec le Liban. C'est aussi à l'avant-veille du renouvellement prévu vendredi de la mission de la Finul.Quelque 10.500 Casques bleus surveillent la frontière libano-israélienne et veillent à l'application de la résolution 1701 du Conseil de sécurité adoptée après la guerre de 2006 entre Israël et le Hezbollah, pour prévenir un nouveau conflit.Israël a appelé la semaine dernière à une réforme de cette mission qu'elle a accusée de "partialité" et "d'inefficacité" car n'ayant, selon l'Etat hébreu, pas accès à toutes les zones du sud du Liban, notamment à des secteurs qui seraient contrôlés par le Hezbollah."Le Liban est attaché au renouvellement de la Finul, sans modification de son mandat ou de ses effectifs", a affirmé cette semaine le chef de la diplomatie libanaise Charbel Wehbé, s'alignant notamment sur la position du Hezbollah.Israël accuse plus précisément l'Iran et son allié le Hezbollah de chercher à transformer au Liban des roquettes en missiles de précision pouvant déjouer le bouclier antimissile israélien "Dôme de fer" et ainsi causer des dommages importants aux positions stratégiques israéliennes.L'Etat hébreu accuse aussi le Hezbollah de creuser des tunnels sous la frontière pour, par exemple, passer en Israël, y mener des opérations furtives puis repartir au Liban.Israël a affirmé fin juillet avoir repoussé une tentative d'infiltration de combattants du Hezbollah sur son sol. Mais le mouvement chiite libanais a nié toute implication dans l'incident.La Finul a diligenté mercredi une "enquête urgente" sur les derniers incidents frontaliers, appelant les parties à "collaborer pleinement" pour établir les "faits".
Les syndicats dénoncent déjà l'absence d'ouverture de nouveaux lits ou de recrutement de personnels.
Des mesures pour désengorger les services, mais pas plus de personnels ou de lits. La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a présenté lundi 9 septembre son plan pour "la refondation des services d'urgences", touchés par un mouvement de grève inédit de près de six mois. "Plus de 750 millions d'euros" y seront consacrés entre 2019 et 2022.Cette somme, qui ne s'ajoutera pas au budget déjà prévu pour les dépenses de santé mais sera puisée dans des crédits existants, servira à financer diverses mesures visant à désengorger les urgences en s'appuyant davantage sur la médecine de ville et en accélérant les prises en charge. Mais à ce stade, le ministère ne prévoit pas d'ouvertures de lits ni de recrutements de personnels, comme le réclament les grévistes.La création d'un "service d'accès aux soins" (SAS) figure ainsi parmi la douzaine de mesures présentées lundi par la ministre aux représentants des personnels et dirigeants hospitaliers, ainsi qu'aux syndicats de médecins libéraux et au collectif Inter-Urgences, à l'origine de la grève. En ligne ou par téléphone, 24 heures sur 24, ce service orientera les patients vers une consultation en ville ou une téléconsultation ou vers les urgences, éventuellement via l'envoi d'une ambulance. D'un montant évalué à 340 millions d'euros, il doit être mis en place "à l'été 2020", a précisé Mme Buzyn, pour qui "l'heure n'est plus aux constats mais aux solutions". Au total, ce sont 12 mesures qui ont été annoncées par Mme Buzyn, dont une réforme du financement des urgences et le développement de protocoles permettant des prises en charge par les kinésithérapeutes ou les pharmaciens. La ministre "se refuse complètement à revaloriser les métiers soignants, il y a un tel déni des professions paramédicales, c'est assez fou", a regretté auprès de l'AFP Hugo Huon, le président du collectif Inter-urgences à l'origine du mouvement de grève. Il a notamment déploré qu'il n'y ait "rien sur les lits, rien sur les postes". Rappelant que le collectif doit se réunir mardi en Assemblée générale, il a estimé que "les gens sont très sceptiques" sur ces annonces. De son côté, la CGT, qui a appelé à manifester mercredi, a dénoncé des "annonces décevantes" qui ne seront "effectives qu'à moyen voire long terme".
Le président a souligné qu'une telle décision serait contraire au droit international et menacerait les relations entre Israël et l'Union européenne.
C'est la première fois qu'Emmanuel prends position en personne sur le controversé plan américain d'annexion par Israël de territoires palestiniens. Le président français a demandé au Premier ministre Benjamin Netanyahu d'y renoncer, sous peine de nuire à la paix, a rapporté l'Élysée vendredi 10 juillet.Lors d'un entretien téléphonique jeudi, Emmanuel Macron a "rappelé" à Benjamin Netanyahu "l'engagement de la France pour la paix au Proche-Orient et lui a demandé de s'abstenir de prendre toute mesure d'annexion de territoires palestiniens", indique un communiqué de la présidence française. "Il a souligné qu'une telle mesure serait contraire au droit international et compromettrait la possibilité d'une solution à deux États comme l'établissement d'une paix juste et durable entre Israéliens et Palestiniens".Selon l'accord conclu entre Benjamin Netanyahu et son ex-rival Benny Gantz, leur gouvernement d'union peut se prononcer sur l'application du plan américain pour le Proche-Orient, qui prévoit notamment l'annexion par Israël de la vallée du Jourdain et de colonies juives établies en Cisjordanie, un territoire palestinien que l'Etat hébreu occupe depuis 1967. Pour sa part, Benjamin Netanyahu "a indiqué qu'Israël agissait selon le droit international", selon le bureau du Premier ministre israélien. "Il a souligné que les formules du passé avaient conduit à un échec pendant plus de 53 ans et que leur répétition entraînerait un nouvel échec. Le plan du président Trump contient des idées nouvelles qui permettent de réelles avancées et Israël est prêt à mener des pourparlers de paix sur cette base. Le refus palestinien de négocier ce plan de paix et les plans précédents est ce qui empêche de progresser", a-t-il ajouté. Par la voie du ministre des Affaires étrangères Jean-Louis Le Drian, Paris avait déjà mis en garde fin juin Israël contre une telle annexion, qui "affecterait" ses relations avec l'UE et souligné que Paris restait "déterminé" à reconnaître "le moment venu" l'État palestinien.Et mardi, la France, l'Allemagne, l'Egypte et la Jordanie ont encore exhorté Israël à abandonner le projet, par la voix de leurs ministres des Affaires étrangères. Le Royaume-Uni s'est aussi exprimé contre le projet, pour lequel les autorités israéliennes ont une fenêtre de tir de quelques mois, jusqu'aux élections américaines, sources d'incertitudes pour le maintien du soutien américain, vu que le candidat démocrate Jo Biden y est opposé."Nous avons passé un message clair à Israël, un message préventif, passé en coordination avec Boris Johnson et Angela Merkel, pour dire à Benjamin Netanyahu de ne prendre aucune mesure d'annexion", a souligné l'Élysée. "Des mesures graves sont envisagées, il ne faut pas les prendre, pour des raisons de sécurité, de stabilité et pour préserver la possibilité même de pouvoir négocier une solution juste et durable", a insisté la présidence française. Répétant être favorable à une solution à deux États, avec chacun Jérusalem pour capitale, elle a estimé que "cela ne peut pas être le raccordement de quelques villages en Cisjordanie et éventuellement à Gaza par un jeu de tunnels et de trains"."Le président de la République s'est dit disponible pour relancer les efforts internationaux", a encore indiqué l'Élysée. Lors du même entretien jeudi, Emmanuel Macron a "réitéré l'engagement indéfectible de la France pour la sécurité d'Israël et sa détermination à œuvrer pour l'apaisement des tensions au Moyen-Orient. Il a exprimé son attachement à l'amitié et à la confiance qui lient la France et Israël", assure l'Elysée.
La Ligue allemande de football (DFL) a lancé lundi son appel d'offres pour l'attribution des droits TV pour la période 2021-2025, vitaux pour les clubs professionnels, mais sans certitudes sur l'impact de la crise du coronavirus.
Les résultats de ces enchères, qui portent sur les saisons 2020-2021 à 2024-2025, doivent être annoncés publiquement le 22 juin, après information des 36 clubs de D1 et D2 concernés.Actuellement, les clubs allemands se partagent un gâteau de 1,2 milliard d'euros par an pour les droits de la zone germanophone, plus quelques centaines de millions venus de l'international. L'importance vitale de ces droits a été mise en lumière par la crise du coronavirus: c'est pour récupérer ces sommes et éviter la faillite de plusieurs clubs que la DFL a fait des pieds et des mains pour obtenir du pouvoir politique le droit de redémarrer la saison. Le championnat a repris le 16 mai et doit se terminer fin juin.En l'absence d'informations précises sur l'état des entreprises concernées, les experts sont divisés sur les conséquences de la crise. Les uns estiment que les prix risquent de chuter, parce que les grands médias se sont appauvris pendant la crise. D'autres au contraire anticipent l'arrivée dans la bataille d'Amazon - qui a profité de la crise -, qui pourrait faire flamber les tarifs.Le géant américain, qui avait acquis quelques droits modestes cette saison, a les moyens "de mettre les actuels offrants habituels comme Sky, DAZN ou Telekom", affirme l'expert en marketing sportif Karsten Petry. Parmi les possibles candidats, la presse allemande cite aussi Netflix, Apple et même Disney.
"La transition écologique est bien engagée dans la France de 2019", et les Français "peuvent en être fiers".
Édouard Philippe a appelé à garder espoir dans la lutte contre le réchauffement climatique, mettant en garde contre "l'effondrement (...) de nos volontés". "L'humanité est loin d'avoir dit son dernier mot", a promis lundi 2 décembre le Premier ministre dans une tribune au Huffington Post."Le seul effondrement qui nous menace pour l'instant, c'est celui de nos volontés", a souligné le Premier ministre, qui s'est rendu lundi matin à Madrid pour l'ouverture de la 25e conférence climat de l'ONU (COP25). "Or, quand je vois la formidable mobilisation des jeunes générations, la rapidité de certains changements, l'importance que la préservation de l'environnement prend dans le débat public, je me dis que l'humanité est loin d'avoir dit son dernier mot", a-t-il poursuivi.Dans cette tribune, M. Philippe a rappelé avoir fait de "l'accélération écologique" l'un des thèmes de l'acte II du quinquennat, citant notamment la mise en place d'une convention citoyenne sur le climat dont les travaux sont en cours, ou les "milliers d'initiatives" prises par les collectivités. "On trouvera toujours -et c'est normal- des personnes pour dire que 'ce n'est pas suffisant' ou que 'cela ne va pas assez vite'. Mais ces initiatives publiques, privées, nationales, locales me font dire que la transition écologique est bien engagée dans la France de 2019, et que les Français peuvent en être fiers", a insisté M. Philippe, en plaidant pour une "écologie souriante", c'est à dire "non punitive et non culpabilisante".Le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres a dénoncé dimanche à la veille de la COP25 les engagements "totalement insuffisants" de la communauté internationale pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, appelant l'Humanité à mettre fin à sa "guerre contre la nature".
La plainte pour "agression sexuelle" et "harcèlement sexuel" a été déposée par une femme ayant travaillé au domicile de Pierre Joxe entre septembre 2017 et décembre 2018.
Le parquet de Paris a annoncé mercredi avoir ouvert une enquête pour examiner la plainte déposée la veille par une ancienne employée à domicile de Pierre Joxe qui accuse l'ancien ministre d'agression et de harcèlement sexuels en 2018. L'enquête a été confiée à la police judiciaire parisienne. Cette plainte pour "agression sexuelle" et "harcèlement sexuel", dévoilée mercredi 13 novembre par Le Monde et consultée par l'AFP, provient d'une femme ayant travaillé au domicile de Pierre Joxe entre septembre 2017 et décembre 2018. Elle s'y occupait de son épouse, atteinte d'une lourde maladie dégénérative et aujourd'hui décédée. La plainte a été déposée mardi, a confirmé une source judiciaire. Une manipulation "facile à démonter" "Mon client conteste fermement ces accusations et apportera la preuve que tout cela est faux", a déclaré auprès de l'AFP l'avocat de l'ancien ministre, Me Jean-Yves Dupreux. "Comme par hasard, cette histoire, encore plus rocambolesque que l'autre, débarque à quelques jours de l'audience au tribunal de Paris, car le dossier en face est vide", a réagi Pierre Joxe, joint par l'AFP. "La manipulation qui est en cours sera facile à démonter", a-t-il assuré.La plaignante, une Haïtienne de 40 ans arrivée en Ile-de-France au début des années 2010, avait déposé une main courante fin juillet 2018 au commissariat de Bondy (Seine-Saint-Denis), évoquant des attouchements répétés, sans toutefois porter plainte. Selon un témoignage, consulté par l'AFP et qui doit être évoqué à l'audience, l'auxiliaire de vie était alors impliquée dans un conflit avec ses employeurs et ses collègues qui se relayaient au chevet de Mme Joxe.Pierre Joxe "pressant et grossier" La plainte affirme que Pierre Joxe avait d'abord installé "un climat d'incertitude dans l'esprit" de la plaignante "sur la pérennité de son contrat de travail". Il se serait ensuite livré à des attouchements "d'une manière répétitive et quotidienne", de sorte qu'elle "était contrainte de recourir à un arrêt de travail en date du 2 juillet 2018 afin d'éviter les agressions permanentes de M. Joxe qui se faisait de plus en plus pressant et grossier".L'audience prévue lundi au tribunal de Paris concerne, elle, l'assignation en diffamation lancée par Pierre Joxe contre Ariane Fornia, alias Alexandra Besson, fille de l'ex-ministre sarkozyste Eric Besson. En octobre 2017, en plein mouvement #MeToo, la jeune femme avait accusé l'ex-président de la Cour des comptes de l'avoir agressée lors d'une représentation à l'Opéra Bastille à Paris en mars 2010, en lui mettant à plusieurs reprises la main sur la cuisse. Pierre Joxe, figure de la mitterrandie aujourd'hui âgé de 84 ans, avait dénoncé "un tissu de contre-vérités" et demandé "des excuses écrites et publiques", ce que l'écrivaine s'était refusée à faire. "Non seulement il n'aura pas mes excuses, mais je maintiens absolument tout ce que j'ai dit", avait-elle rétorqué.
Les propos de Julien Courbet n'ont visiblement pas plu à Cyril Hanouna. Il y quelques semaines, le chroniqueur donnait du pronostic au journal Télé 2 Semaines.
Évoquant le présentateur de Touche Pas à Mon Poste, il disait d'Hanouna qu'il a "pris du recul", affirmant que "l'année prochaine sera plus calme". Des propos qui ne sont pas tombés dans l'oreille d'un sourd. Cyril Hanouna a réagi dès vendredi 5 août et a fermement démenti les propos de son confrère. Sur le réseau social Twitter, le boss de TPMP a été direct : "Les amoures, j'ai lu des conneries comme quoi j'allais être plus calme la saison prochaine ! Je vous rassure, c'est faux ! Ça va être pire !!" a-t-il twitté. Un message par la suite relayé par environ 1 600 internautes. Julien Courbet affirmait dans son interview de Cyril Hanouna était "agacé" par les polémiques qui entourent l'émission, telles que départ de Bertrand Chameroy et l'enquête du magazine Society qui avait créé la controverse sur le plateau. En niant ces propos, l'animateur phare de D8 laisse traîner des indices sur la rentrée de septembre. De nouveaux chroniqueurs sont attendus, ainsi qu'un renouveau dans les thématiques. Mais le message est clair : l'énergie insolente, signature de Touche Pas à Mon Poste, devrait être au rendez-vous.
En pleine crise du coronavirus, les mesures de restriction se multiplient dans le monde. La dernière en date : l'interdiction aux Européens d'entrer aux États-Unis pendant un mois, annoncée dans la nuit de mercredi à jeudi par Donald Trump.
Une décision qui constitue une "catastrophe" pour les voyagistes français, qui estiment notamment à 100.000 le nombre de personnes concernées.Sa décision est une "catastrophe" pour les voyagistes français. Dans la nuit de mercredi à jeudi, Donald Trump a annoncé l'interdiction aux Européens d'entrer aux États-Unis pendant un mois. Une mesure radicale qui concerne 100.000 personnes, selon les professionnels du voyage. "C'est la pire des nouvelles pour les compagnies aériennes, et c'est la pire des dispositions pour nous", a réagi René-Marc Chikli, président du Seto, la fédération des tour-opérateurs, qui regroupe l'essentiel de la profession. Entre 300.000 et 400.000 doivent voyager aux États-Unis dans les trois prochains mois"On se demande ce qu'il nous reste à vendre comme destinations. Au total, entre les voyages à forfait (hébergement et vols) et les prestations sèches (vols principalement), on estime qu'il y a 100.000 clients concernés au niveau des tour-opérateurs français sur mars et avril", a détaillé René-Marc Chikli.Jean-Pierre Mas, le président des Entreprises du voyage, qui représente les agences de voyage de l'Hexagone, a pour sa part estimé que "entre 300.000 et 400.000 Français doivent voyager aux États-Unis dans les trois prochains mois pour les loisirs ou le travail". "C'est dramatique et catastrophique pour l'industrie du voyage d'affaires comme de loisirs. Et on s'imagine que le virus va s'arrêter aux frontières !", a-t-il déploré.Objectif : "maintenir en vie les entreprises les plus fragiles"Vendredi, le secrétaire d'État au ministère de l'Europe et des Affaires étrangères, chargé du Tourisme, Jean-Baptise Lemoyne, va rencontrer les responsables du secteur. "Notre seul objectif va être maintenant de maintenir en vie les entreprises : les plus fragiles n'ont que quelques semaines de trésorerie devant elles, les plus solides peut-être six mois", a souligné René-Marc Chikli."Les États-Unis sont un marché énorme pour nous, qui était en croissance à deux chiffres. Si ça ne dure qu'un mois, on peut encore sauver la saison d'été. Il y avait déjà une vingtaine de pays qui refusaient les Européens", rappelle-t-il.
Star du club de foot du fils de Saddam Hussein, roc en défense de l'équipe nationale, commentateur des très regardées chaînes satellitaires arabes et justicier des instances sportives en Irak: Adnane Dirjal, a endossé jeudi un nouveau maillot, celui de ministre des Sports.
L'homme de 60 ans, visage long et nez aquilin surmontant une éternelle moustache plus ou moins touffue au fil des décennies, est de loin le plus populaire des quinze ministres qui ont obtenu dans la nuit de mercredi à jeudi la confiance du Parlement, après cinq mois de vacance du pouvoir.Capitaine d'équipes ayant remporté le championnat national, décisif dans plusieurs matches de Coupe du Golfe et avec trois Jeux Olympiques au compteur, Adnane Dirjal écrase la concurrence sans grand effort, en foot comme en politique.Il est même, fait historique, l'un des très rares ministres chiites désignés par un parti sunnite, dans un pays où les portefeuilles sont attribués aux formations politiques qui nomment ensuite leur homme.- "Capitaine Dirjal" -"Le capitaine Dirjal est au-dessus des calculs confessionnels", a allègrement tweeté le chef --sunnite-- du Parlement Mohammed al-Halboussi, accompagnant son message d'une vidéo d'un but mémorable contre la Corée du Sud en 1982. Mais, soufflent d'autres, Adnane Dirjal, proche des dirigeants du Golfe où il vit depuis 25 ans, est aussi un pont bienvenu vers des alliés riches et enclins à soutenir la cause des sunnites en Irak.Contrairement à la plupart des politiciens actuels --exilés sous Saddam Hussein et rentrés au pays à sa chute en 2003--, le footballeur a eu une carrière presque parallèle à celle du dictateur.En 1979, le premier prend le pouvoir et le second fait ses débuts, d'abord pour trois saisons au club Azzawrah, le plus populaire de Bagdad. Puis, en 1984, il est repéré par Oudaï Saddam Hussein, le fils du dictateur qui régnait en maître sur les sports dans l'Irak de l'époque. Adnane Dirjal rejoint alors son club, al-Rachid, pour cinq saisons.En 1992, au moment où son pays vient d'en finir avec la Guerre du Golfe, Dirjal devient l'entraîneur de l'équipe nationale. A l'heure de l'embargo international et de la disette générale, les matches de foot --sport roi en Irak-- sont de rares moments de liesse générale.Il quitte l'Irak trois ans plus tard, pour le Qatar où il entraîne plusieurs clubs avant d'abandonner les bancs et les terrains en 2014 pour rejoindre les plateaux de télévision du petit émirat gazier, où il décrypte pour des dizaines de millions de téléspectateurs matches arabes et internationaux.Il ne revient en Irak pour la première fois qu'en 2018, pour y mener un nouveau combat: prendre la tête de la Fédération nationale de football. Ecarté pour un différend autour de son CV, jugé "frauduleux" par le chef de la Fédération, il réplique en saisissant la justice et obtient des sanctions.- "Réformer le pays" -Aujourd'hui au ministère, il hérite d'un sujet brûlant concernant une autre instance sportive: le Comité olympique irakien, dissous par les Américains en 2003 car celui-ci était dirigé sous Saddam Hussein par... son fils Oudaï.Depuis, le comité a repris ses fonctions avec de nouveaux membres, sans encombre pendant 15 ans, avant que soudainement, le ministère de la Jeunesse et des Sports ne fasse annuler l'élection de son bureau en 2018, prétextant qu'aucune loi n'encadrait l'existence de cette institution dans l'Irak post-2003.Au-delà des querelles administratives, M. Dirjal a un avantage de poids, assure à l'AFP Jazaïr al-Sahlani, directeur exécutif du Comité olympique irakien."Il est proche des sportifs et cela va l'aider à résoudre de nombreux problèmes et à faire retrouver une stabilité au sport", parent pauvre dans un pays secoué par une succession de guerres depuis 40 ans.Et l'homme entend aussi se saisir des préoccupations des Irakiens, lui qui plaidait lors d'une conférence de presse en février pour que "les sportifs fassent partie de ceux qui vont réformer le pays" en proie alors à une révolte populaire inédite réprimée dans le sang.
Les ministres Muriel Pénicaud et Elisabeth Borne ont toutes deux réfuté ce dimanche un recours à l'article 49.3 pour faire passer en force la réforme des retraites, ainsi que l'avance Le Journal du Dimanche.
Le retrait par le gouvernement du fameux "âge pivot" de la réforme des retraites ouvre la voie à une sortie de crise avec le retour à la négociation des syndicats réformistes. Mais les opposants ne désarment pas, écartant l'hypothèse d'une fin rapide du conflit, qui entame ce dimanche 12 janvier son 39e jours. L'intersyndicale (CGT, FO, CFE-CGC, FSU, Solidaires et organisations de jeunesse) a appelé samedi à poursuivre le mouvement et à défiler le 16 janvier pour la sixième fois depuis le début du conflit le 5 décembre.En plus des syndicats, le Premier ministre va devoir affronter l'Assemblée nationale et ses détracteurs. La réforme est en effet décriée par l'ensemble de l'opposition. Pour s'éviter une âpre bataille parlementaire, certains membres du gouvernement plaide pour avoir recours à l'article 49.3, révèle ce 12 janvier Le Journal du Dimanche. L'article 49.3 de la Constitution permet l'adoption sans vote d'une loi. Le projet est considéré comme adopté, sans être soumis au vote, sauf si une motion de censure est déposée dans les vingt-quatre heures qui suivent et si elle est votée selon des conditions très précises. Sous François Hollande, le Premier ministre Manuel Valls y avait notamment eu recours pour faire passer la loi Travail et la loi Macron. "On entre dans les municipales, les régionales, les départementales ; on se rapproche de la présidentielle... A-t‑on vraiment envie de se taper une réforme des retraites qui dure des mois et des mois ?, aurait insisté un ministre. Une option qui n'aurait néanmoins pas convaincue Édouard Philippe selon l'hebdomadaire. "C'est une fausse information"Une information démentie par Elisabeth Borne. "C'est une idée venue de nulle part. Je pense qu'on peut dire que c'est une fausse information", a affirmé la ministre de la Transition écologique, également en charge des Transports, lors de l'émission BFM Politique en partenariat avec journal Le Parisien."Il y a un calendrier qui a été présenté par le Premier ministre, un texte qui est présenté en conseil des ministres le 24 janvier, une discussion qui s'engage dans la foulée à l'Assemblée nationale, un projet de loi qui sera voté d'ici l'été, donc on a le temps, sur un sujet qui est si important il faut prendre le temps d'avoir un vrai débat", a ajouté la ministre.Également interrogée sur un éventuel usage du 49.3, la ministre du Travail Muriel Pénicaud a de son côté déclaré qu'il s'agissait "d'une idée saugrenue". "Je ne sais pas d'où vient cette idée saugrenue, je n'ai jamais entendu le Premier ministre en parler et je n'y crois pas une seconde", a-t-elle assuré, invitée du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI.
Le mouvement de grève des cheminots pourrait durer plus longtemps que prévu, informe Le Parisien. L'intersyndicale devrait se réunir dans la semaine afin de discuter d'un éventuel prolongement du mouvement aux vacances d'été.
Une menace que les syndicats pourraient rapidement mettre à exécution. D'après les informations du Parisien, l'intersyndicale CGT-Unsa-Sud-CFDT de la SNCF envisage de prolonger la grève des cheminots lors des vacances d'été. "On étudie le calendrier", indique une source syndicale du Parisien. Avant d'ajouter : "On souhaite prévenir les Français le plus tôt possible pour qu'ils puissent organiser leurs vacances."Une décision consécutive au refus d'Édouard Philippe, vendredi, de rencontrer les différents syndicats pour "pouvoir définir des éléments de méthode afin de mener une négociation utile et profitable au système ferroviaire, aux citoyens et aux cheminots", écrivent-ils dans un courrier adressé au Premier ministre dont Le Parisien a pu prendre connaissance.S'ils avaient décidé, jeudi, de suspendre leurs participations à la concertation avec la ministre des Transports, Benjamin Griveaux, lui, se veut impassible. "On ne choisit pas son interlocuteur, le meilleur moyen pour discuter n'est pas de quitter la table et claquer la porte", précise le porte-parole du gouvernement."Ce gouvernement ne veut rien négocier, c'est lui qui nous pousse à prolonger en juillet et août", tranche un responsable syndical. Avant de poursuivre : "On s'attendait à un mouvement marathon, c'est pour cela que nous avions présenté un calendrier de grève jusqu'en juin. Puisque le gouvernement n'entend toujours rien, on prépare celui de juillet et août."
Lorsque le coronavirus a fait sa première victime dans le bidonville indien de Dharavi en avril, les épidémiologistes craignaient le pire. Mais trois mois plus tard, Bombay semble avoir contenu l'épidémie dans cette enclave pauvre et surpeuplée grâce à une "traque" agressive.
Hébergeant un million d'habitants sur à peine deux kilomètres carrés, Dharavi ne compte à ce jour que 81 morts de la maladie Covid-19, sur 2.200 cas déclarés. Une fraction infime du lourd bilan humain de Bombay, l'une des villes indiennes les plus touchées par la pandémie, actuellement établi à 4.500 morts sur 75.000 cas confirmés.Avec des familles d'une dizaine de membres dormant parfois dans la même pièce, des toilettes publiques partagées par des centaines de personnes, les autorités locales ont tôt compris que les gestes barrières comme la distanciation physique ou le lavage fréquent des mains relevaient du mirage.Elles ont alors pris la décision de "traquer le virus, plutôt que d'attendre que le désastre survienne", résume Kiran Dighavkar, un responsable de la municipalité de Bombay."La distanciation physique était impossible, l'isolement à domicile n'était pas une option, et le traçage des contacts un problème énorme car tant de gens utilisent les mêmes toilettes", explique-t-il à l'AFP. Un premier plan a consisté à vérifier l'état de santé des résidents en faisant un porte-à-porte dans les allées étroites du bidonville. Une idée vite abandonnée après que les soignants, opérant dans la chaleur lourde et humide de Bombay, se sont retrouvés à suffoquer sous les multiples couches de leur équipement de protection.Mais le nombre de cas grimpait de façon alarmante dans ce quartier où vivent nombre de petites mains de la capitale économique indienne. La ville s'est alors lancée dans ce que ses responsables ont dénommé "Mission Dharavi".- Guerre en mouvement -Chaque jour, des soignants ont déployé un "camp de fièvre" dans une zone différente du bidonville. Les habitants pouvaient s'y présenter pour vérifier s'ils avaient des symptômes du Covid-19 et être testés si besoin.Les autorités ont aussi réquisitionné des écoles, salles de mariage et infrastructures sportives pour en faire des centres de quarantaine, qui offraient des repas gratuits, des comprimés de vitamines et des sessions de "yoga du rire".Les quartiers les plus touchés de Dharavi ont été barricadés, avec interdiction d'y entrer ou d'en sortir, quitte à utiliser des drones pour surveiller l'application des restrictions. Une armée de volontaires a porté de la nourriture aux 125.000 personnes bloquées chez elles."Nous sommes au bord de la victoire, je me sens très fier", affirme à l'AFP Abhay Taware, un médecin de 44 ans qui, au pic de la crise, recevait une centaine de patients par jour dans sa petite clinique.Ce père de deux enfants a dû mener son propre combat contre le nouveau coronavirus, qu'il a contracté au mois d'avril, mais n'a "jamais douté" qu'il retournerait au travail."Je me suis dit que je pouvais montrer à mes patients qu'un diagnostic positif ne signifie pas nécessairement la fin", témoigne-t-il.A l'inverse d'Abhay Taware, bien des résidents et responsables de Bombay pensent cependant qu'il est trop tôt pour déclarer le virus vaincu à Dharavi."Les gens doivent prendre le plus de précautions possibles. Les chiffres ont peut-être diminué mais ils peuvent remonter rapidement", prévient un membre de l'équipe médicale du porte-à-porte initial, qui a requis l'anonymat car il a contracté le virus et craint d'être victime de discrimination.L'épidémie de Covid-19 est en pleine expansion à travers l'Inde, avec déjà plus d'un demi-million de cas déclarés, et Dharavi reste vulnérable à une seconde vague de contaminations."En ce moment, nous avons le sentiment de contrôler la situation", indique Kiran Dighavkar, le responsable de la municipalité. "Le véritable défi sera lorsque les ateliers rouvriront", dit-il, en référence aux industries du cuir et du recyclage qui forment la colonne vertébrale économique de Dharavi."C'est une guerre. Tout est en mouvement."
Le gouvernement souhaite le généraliser deux ans avant la date initialement prévue. Le dispositif est aujourd'hui expérimenté sur la base du volontariat.
Le service national universel (SNU) sera-t-il obligatoire pour tous les jeunes français âgés de 16 ans dès 2024 ? C'est en tout cas le souhait affiché par le gouvernement. "La généralisation était envisagée initialement pour 2026, mais nous espérons être en mesure d'anticiper cette date de deux ans", a annoncé le secrétaire d'État en charge de la Jeunesse Gabriel Attal dans un entretien à Ouest France publié samedi 1er février. Voulu par Emmanuel Macron, le SNU est expérimenté depuis l'an dernier sur la base du volontariat. Le dispositif a vocation à se généraliser au fil des années pour concerner à terme l'ensemble d'une classe d'âge, soit 800.000 adolescents. Il sera alors obligatoire. "Le dispositif va s'amplifier, avec près de 30.000 jeunes engagés en séjour de cohésion cette année", a indiqué Gabriel Attal au quotidien régional. En 2019, 2.000 volontaires de 16 ans avaient été sélectionnés pour effectuer un séjour de cohésion en internat puis une mission d'intérêt général de deux fois deux semaines. Le gouvernement s'est fixé l'objectif d'accueillir 100.000 jeunes en 2021 puis 200.000 en 2022, soit un jeune de 16 ans sur quatre. Cette année, le SNU aura lieu du 22 juin au 3 juillet dans l'ensemble des départements, toujours sur la base du volontariat, avec l'obligation d'effectuer son service hors de son département d'origine. Un site d'information et de recrutement (www.snu.gouv.fr) a été mis en ligne par le gouvernement pour tous ceux qui souhaiteraient avoir des renseignements.Si le séjour de cohésion sera encore organisé partout à la même date cette année encore, "cela ne sera plus possible lors de la généralisation du SNU à l'ensemble d'une classe d'âge", souligne Gabriel Attal. Ainsi, dès 2021, les sessions seront réparties sur l'ensemble de l'année, "pendant les vacances scolaires, à l'exclusion des périodes de Noël et du 15 juillet au 15 août".Lorsqu'il sera pleinement opérationnel, le dispositif "devrait coûter entre 1 et 1,5 milliard par an", "soit 1 à 1,5 % du budget annuel dédié à la jeunesse", a précisé M. Attal.
L'administration pénitentiaire tire la sonnette d'alarme quant à la surpopulation chronique des prisons.
La France n'a jamais compté autant de prisonniers sur son sol. Selon l'administration pénitentiaire, qui a publié ses chiffres jeudi 26 juillet, le nombre de détenus a atteint un nouveau record au 1er juillet, avec 70.710 personnes incarcérées dans les prisons françaises, qui souffrent d'une surpopulation chronique. Le nombre de détenus était au 1er juin de 70.400. Le précédent record, établi au mois de mai, était de 70.633 personnes incarcérées, selon les statistiques visibles sur le site du ministère de la Justice et actualisées chaque mois.60 suicides depuis le début de l'annéePlusieurs suicides de détenus ont eu lieu dans les dernières semaines. Un homme de 76 ans incarcéré en juin au centre pénitentiaire d'Orléans-Saran (Loiret) dans le cadre d'une affaire d'agressions sexuelles sur mineures a ainsi été retrouvé pendu dans sa cellule début juillet. Quelques jours plus tard, un détenu d'une quarantaine d'années s'est suicidé jeudi 19 juillet dans sa cellule de la prison de Riom (Puy-de-Dôme). L'homme a été découvert jeudi en début de soirée au cours d'une ronde par des surveillants qui lui ont prodigué les gestes de premiers secours, en vain, et ont alerté les pompiers, selon la même source, en précisant que le quadragénaire était écroué depuis le 14 avril. Depuis le 1er janvier, 60 détenus se sont donné la mort dans les prisons françaises, selon un décompte de l'administration pénitentiaire au 23 juillet. Au total en 2017, 117 suicides ont été comptabilisés dans les prisons françaises, soit un taux de 14,6 pour 10.000 écroués.
À la suite de ses propos polémiques sur le maintien du plan de suppression de lits au CHU de Nancy, fortement touché par la crise du Covid-19, le directeur de l'Agence régionale de santé Grand Est a été démis de ses fonctions.
C'est une sortie qui avait fait grand bruit et qui lui aura coûté finalement son poste. Le gouvernement a mis fin, mercredi 8 avril, aux fonctions de directeur de l'Agence régionale de Santé Grand Est de Christophe Lannelongue. Il avait suscité un tollé en estimant qu'il n'y avait pas de raison d'interrompre les suppressions de postes au centre hospitalier régional de Nancy, a-t-il indiqué à l'AFP. "Le directeur de cabinet du ministre de la Santé m'a contacté ce matin pour me dire que le gouvernement souhaitait mettre fin à mes fonctions en raison du débat sur le CHU de Nancy", a expliqué Christophe Lannelongue."Il y a un malentendu. A aucun moment je n'ai remis en doute la légitimité du ministre (de la Santé) à décider, ce qu'il a fait dimanche puisqu'il a annoncé qu'il y avait bien suspension du projet et que la question serait reprise plus tard", a ajouté Christophe Lannelongue, expliquant retourner à l'Inspection générale des affaires sociales (IGAS)."Je pense que les équipes médicales sont très satisfaites de la manière dont l'ARS a réagi" à la crise du coronavirus, a-t-il estimé. "On a multiplié par trois les capacités de réanimation, on a fait en sorte que dans la région Grand Est, tous les malades aient été pris en charge", a-t-il souligné, alors que la région est l'une des plus gravement touchées de France par l'épidémie.Interrogé vendredi lors d'une conférence de presse téléphonique sur la situation épidémique dans le Grand Est, Christophe Lannelongue avait estimé qu'il n'y avait "pas de raison de remettre en cause" le comité interministériel de la performance et de la modernisation de l'offre de soins hospitaliers (Copermo), qui prévoit la suppression sur cinq ans de 174 lits (sur 1.577 en 2018) et de 598 postes au CHRU de Nancy (sur environ 9.000)."La trajectoire reste la même""Nous aurons quelques semaines de retard mais la trajectoire restera la même", avait-il ajouté. Des propos qui ont suscité l'ire de nombreux élus lorrains, plusieurs écrivant au ministre de la Santé, Olivier Véran.Celui-ci avait ensuite annoncé la suspension de tous les plans de réorganisation. "À Nancy comme partout, l'heure est à la mobilisation de tous pour faire face au #COVID19. L'heure viendra de tirer les enseignements de cette crise sans précédent et de refonder notre hôpital. Tous les plans de réorganisation sont évidemment suspendus à la grande consultation qui suivra", avait écrit le ministre sur son compte Twitter.
Trois sauveteurs en mer sont morts vendredi 7 juin au large des Sables-d'Olonne après le chavirage de leur vedette sortie en pleine tempête Miguel pour porter assistance à un bateau de pêche. Dimanche, l'épouse du pêcheur disparu a tenu à réagir sur France 2 affirmant que son mari n'avait rien "d'un casse cou".
"Mon mari a commencé à travailler comme marin-pêcheur à l'âge de 15 ans. Il connaissait parfaitement le métier et la région", assure Evelyne Guibert. "Lorsqu'il est parti vendredi matin à 6 heures, j'étais avec lui. Il n'y avait pas de tempête. La gendarmerie maritime, qui m'a convoquée, m'a confirmé qu'il n'y avait pas de tempête à ce moment-là. Quand il est parti, il a même croisé un bateau qui rentrait au port, donc on pouvait naviguer", explique-t-elle. Sables d'Olonne : Mais qui était vraiment ce pêcheur sorti en mer que les sauveteurs voulaient secourir en pleine tempête ?par Jeanmarcmorandini.comIl avait pris la mer "juste pour faire deux coups de chalut"Selon elle, son mari, Tony Guibert, âgé de 59 ans, n'était en rien un amateur. "Il a longtemps fait les campagnes de pêche en Ouest Irlande pour un patron", précise-t-elle. "Retraité, il continuait à pêcher très régulièrement. Vendredi, il avait pris la mer "juste pour faire deux coups de chalut", souligne-t-elle s'étonnant par ailleurs que le centre régional de secours ait d'abord envoyé un "vieux bateau" pour le secourir au lieu "d'un hélicoptère". Vendredi, le préfet maritime de l'Atlantique Jean-Louis Lozier a déclaré qu'il n'y avait plus d'espoir de retrouver le corps du propriétaire du chalutier. Lundi 10 juin, la ville des Sables-d'Olonne organise une marche silencieuse en hommage aux trois marins.
Lors d'un point presse vendredi pour le premier anniversaire de l'Institut des sciences sociales économiques et politiques (Issep) qu'elle a fondé à Lyon, Marion Maréchal a lancé un appel aux électeurs du parti Les Républicains, "plus proches des idées de droites originelles, plus proches du Rassemblement national".
Marion Maréchal a de nouveau plaidé pour une alliance des droites. Lors d'une conférence de presse à Lyon (Rhône), à l'occasion du premier anniversaire de l'Institut des sciences sociales économiques et politiques (Issep) dont elle est directrice, l'ancienne députée du Vaucluse a affirmé ne pas vouloir revenir dans un parti politique mais a lancé un appel aux électeurs du parti Les Républicains "proches du Rassemblement national". "Aujourd'hui moi je suis chef d'entreprise, je suis à mon compte. On a monté une école qui de A à Z qui a son autonomie. Moi-même je suis sortie du champ électoral même si je ne m'interdit pas d'aller sur le champ des idées. À partir de là, je ne souhaite pas me remettre dans le giron d'un mouvement politique, ce qui me transformerait mécaniquement en porte-parole de ce parti, rôle que je ne souhaite pas", a déclaré Marion Maréchal. "Ce qui ne veut absolument pas signifier que je renie ou que je regrette mes engagements passés, j'en suis très fière. Mais je pense qu'on a aussi besoin d'engagements dans la société civile qui sont complémentaires aux engagements électoraux et qui sont importants pour faire bouger les lignes d'une autre manière", a-t-elle poursuivi. "A court et moyen terme, je suis impliquée quasi à temps complet dans mon école. Ce n'est pas un levier électoral, ni un levier personnel", a-t-elle assuré. "Je n'ai pas d'autre projet pour l'instant mais je ne m'interdirai pas de m'associer à des initiatives (...), ni d'intervenir dans le débat public". Ce qu'elle a fait en défendant l'idée d'une alliance des droites après la débâcle de LR aux élections européennes.L'appel aux électeurs LR Marion Maréchal a d'ailleurs appelé Les Républicains à "une clarification". "Je ne parle pas de l'ensemble de LR puisque précisément je crois qu'il y a une clarification nécessaire à avoir dans ce mouvement qui est d'une part tiraillé entre ceux qui souhaitent encore s'allier au centre et qui sont les plus macron-compatibles et ceux qui sont plus proches des idées de droites originelles, plus proches du Rassemblement national, plus proches même de la majorité des électeurs LR qui est pour des alliances avec le Rassemblement national". Interrogée sur la procréation médicalement assistée (PMA) pour toutes par BFM TV, en marge du point presse, Marion Maréchal s'est dite dans "un combat identitaire" sur ce terrain. Le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé mercredi que le projet de loi sur la bioéthique, qui comprend cette mesure sur la procréation médicalement assistée pour toutes, serait examiné fin septembre à l'Assemblée.Plaidoyer contre la PMA La PMA, "même si ça ne concernait que quelques dizaines, centaines de personnes, on rompt un principe qui va nous conduire inexorablement vers la gestation pour autrui". Que le corps d'une femme puisse être "traité comme un produit de consommation, c'est une approche de la société qui me terrifie", s'est-elle exclamée.
Les buralistes espèrent pallier les pertes engendrées par la baisse des ventes de paquets de cigarettes.
Les buralistes sont "prêts à commercialiser" du cannabis, si ce dernier devient légal, a annoncé Philippe Coy, le président de la Confédération des buralistes dans un entretien au Parisien, samedi 21 juillet. "Nous sommes pour le cannabis récréatif s'il est réglementé. Et nous sommes prêts à en commercialiser dans nos bureaux de tabac", a affirmé Philippe Coy au quotidien. Les buralistes demanderaient même "l'exclusivité" de sa distribution pour contrebalancer la baisse des ventes de cigarettes : "Le 18 juin, j'ai même proposé à la ministre de la Santé d'aller plus loin et de devenir le premier réseau de référence du cannabis s'il est, un jour, légalisé dans l'Hexagone", a précisé le président de la Confédération des buralistes. "Si le CBD et plus largement le cannabis sont autorisés, on veut être présent sur ce marché"Depuis quelques mois, les "coffee shops", vendant des produits à base de cannabidiol (CBD), ont fait leur apparition en France. Certains des gérants ont été mis en examen, notamment pour "transport, détention, offre ou cession, acquisition ou emploi de stupéfiants." Ces nouveaux commerces profitent d'un flou juridique qui autorise le CBD si la teneur en THC (delta-9-tétrahydrocannabinol), composant du cannabis ayant un effet psychotrope, n'excède pas 0,2%. "Si le CBD et plus largement le cannabis sont autorisés, on veut être présent sur ce marché. On demande même l'exclusivité. On est dans un plan de transformation, car les ventes de cigarettes sont amenées à baisser. Il faut donc saisir toutes les opportunités", a ajouté l'homme qui tient un bureau de tabac à Lescar (Pyrénées-Atlantiques), près de Pau. "Une chose est sûre, on est le réseau le plus adapté et le plus légitime", a-t-il conclu.Depuis l'entrée en vigueur du paquet neutre et les hausses régulières du prix des cigarettes, les ventes de tabac en France ont reculé de 1,48 % en volume, selon un bilan établi par Logista France, fournisseur de la quasi-totalité des buralistes, en 2017.
Il de nouveau estimé que la crise allait durer plusieurs années.
"L'économie française redémarre doucement", a estimé jeudi 14 mai sur BFMTV le ministre de l'Économie Bruno Le Maire. "Le redémarrage est progressif... Je préfère un redémarrage par étape que brûler les étapes et risquer l'interruption", a déclaré le ministre face au risque d'une seconde vague épidémique.Il s'agit d'"une crise violente, durable, l'affaire d'années, pas de mois", a encore jugé Bruno Le Maire, après un confinement qui a fait perdre à l'économie un tiers de son activité durant deux mois. Le ministre a souligné l'importance de mobiliser pour la reprise l'épargne des Français, qui ont réduit leur consommation. "Cet argent n'est pas fait pour être taxé par l'État, je veux que nous les incitions à investir dans l'économie française pour qu'elle redémarre", a souligné le ministre. Mais il a ajouté qu'il ne pensait pas "que la baisse de la TVA soit la bonne mesure pour les secteurs" touchés par la crise ni "la bonne solution pour l'économie française". Souvent invoquée comme un moyen de relancer la consommation, elle coûterait en outre "des dizaines de milliards d'euros" aux finances publiques.Bruno Le Maire a aussi fermé la porte à un rétablissement de l'impôt sur la fortune (ISF), supprimé en 2018 par le gouvernement, tout en assurant que ce dernier ne reviendrait pas sur les baisses d'impôts décidées depuis 2017."C'est très facile de rétablir l'ISF. Si je voulais être populaire, j'irai demain annoncer (...) nous allons rétablir un 'impôt sur les riches' et la France ira mieux. Mais ce n'est pas vrai, c'est un pur mensonge, c'est de la pure démagogie: on l'a fait pendant des années, ça n'a pas marché, ça n'a pas enrichi la France, pas amélioré la prospérité", a affirmé le ministre de l'Économie et des finances.En outre, "je ne crois pas que revenir sur les baisses d'impôts que nous avons faites serait un bon choix, puisqu'au contraire ça donnait des résultats. La politique fiscale que nous avons menée a rendu le pays plus attractif, a amené des investissements, a donné de la croissance et de la prospérité", a-t-il dit. "Il y a un combat plus difficile à mener", c'est "la taxation des géants du digital", selon Bruno Le Maire qui avait appelé la semaine dernière l'Union européenne à rouvrir ce dossier alors que les travaux engagés dans le cadre de l'OCDE "marquent le pays".
Il s'est fait gronder comme un écolier pris la main dans le sac. Le secrétaire d'Etat chargé des relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen, s'est fait sèchement recadrer par le Premier ministre Manuel Valls, lors d'un discours en Côte d'Ivoire, a rapporté mardi 1er novembre l'émission télévisée Quotidien.
Le premier accompagnait le deuxième dans une tournée en Afrique, qui s'est achevée mardi à Abidjan.Dimanche soir, Manuel Valls s'est arrêté au milieu d'une phrase -lors d'un discours prononcé devant la communauté française d'Abidjan- pour recadrer son ministre, qui pianotait visiblement sur son téléphone portable. "L'Afrique, c'est le continent de... l'avenir. Monsieur Le Guen, laissez tomber votre téléphone. Vous êtes avec moi, donc vous n'avez aucune raison de la prendre", a tancé Manuel Valls. Quelques secondes plus tôt, il avait déjà lancé un regard noir à son subordonné, sans effet.Une fois sa proie attrapée, l'autoritaire Manuel Valls, voulant peut-être faire un exemple, ne l'a pas relâchée si facilement. "Je ne vous appelle pas. Il n'y a pas de problème au Parlement, nous sommes dimanche", a-t-il insisté, usant de l'ironie, après sa première pique très sèche.
L'ancienne Miss France a accordé une interview à Télé 7 Jours dans laquelle elle dit vouloir avoir plusieurs enfants. À 25 ans, elle commence à y songer sérieusement.
Iris Mittenaere est prête à pouponner ! L'ancienne Miss France et Miss Univers 2016 songe de plus en plus à devenir maman. Dans un entretien avec Télé 7 jours, la jeune femme de 25 ans confie que l'une de ses priorités actuelles est de pouvoir enfin fonder une famille. "Je suis heureuse. J'ai beaucoup de chance, une famille que j'aime et un travail que j'adore... Que demander de plus ? (...) J'aspire à réussir ma vie professionelle mais devenir maman est ma priorité", affirme ainsi Iris Mittenaere. Et un, deux, trois... bébésEt la jeune femme, qui animera prochainement l'émission Ninja Warrior sur TF1, de préciser qu'elle "[n'hésitera] pas à mettre carrière entre parenthèses pour faire des bébés". Idéalement, la Française aimerait donner naissance à trois enfants. La question reste donc de savoir qui pourrait bien être le père de ces enfants. Depuis plusieurs mois, il se dit qu'Iris Mittenaere est en couple avec l'humoriste Kev Adams, mais les deux stars n'ont jamais vraiment officialisé leur relation, bien qu'elles aient été vues à plusieurs reprises ensemble. En juin dernier, le comédien avait plus ou moins confirmé être en couple avec l'ancienne Miss France lors de son passage dans l'émission de télévision "Au Tableau". Un enfant lui demandait alors s'il avait une petite-amie et comment il avait rencontré Miss Univers 2016 et le jeune homme avait terminé sa réponse par un : "je préfère garder ça pour moi... Mais oui, c'est elle".
Les faits se sont déroulés dans la nuit de samedi à dimanche.
C'est en l'église traditionaliste Saint-Nicolas-du-Chardonnet à Paris, en présence de fidèles, que le prêtre a officié une messe. Pour cet office, le religieux a été verbalisé pour non-respect du confinement.Les policiers ont été prévenus dans la soirée de samedi par des riverains de l'église, située dans le Ve arrondissement de la capitale, qui avaient entendu de la musique émanant des lieux, selon la source policière, confirmant une information du Point.A leur arrivée, les portes de l'église, connue pour son rite conservateur et notamment la messe en latin, étaient fermées. A minuit, une personne est sortie et a déclaré aux forces de l'ordre qu'il y avait effectivement une quarantaine de fidèles à l'intérieur. Les policiers ont pris contact avec le prêtre qui a été verbalisé.Les participants s'étant éclipsés, ils n'ont pu être verbalisés par les policiers, a ajouté une source policière.En mars un prêtre avait écopé d'un rappel à la loi pour avoir célébré une messe, dans un camping privé en Isère, tandis que les treize fidèles présents avaient été verbalisés pour non respect du confinement lié au coronavirus.
L'Australie a dévoilé vendredi son projet de loi visant à contraindre Google et Facebook à rémunérer les médias pour leurs contenus, une initiative qui devrait être combattue par les géants de la tech.
C'est le ministre australien des Finances Josh Frydenberg qui a rendu public ce "code de conduite contraignant" censé gouverner les relations entre des médias en grandes difficultés financières et les géants qui dominent l'Internet, après 18 mois de négociations qui n'ont pas permis de rapprocher les deux parties.Outre l'obligation de payer en échange des contenus, le code traite de questions comme l'accès aux données des usagers, la transparence des algorithmes et l'ordre d'apparition des contenus dans les flux d'information des plateformes et les résultats de recherches."C'est rien de moins que l'avenir du paysage médiatique australien qui est en jeu avec ces changements", a déclaré M. Frydenberg au cours d'une conférence de presse Il a précisé que le projet de loi serait présenté au parlement dans les prochaines semaines et qu'il prévoirait "d'importantes pénalités" qui en cas d'infraction coûteraient aux groupes concernés des centaines de millions de dollars.Le code s'appliquera à terme à toute plateforme numérique utilisant des contenus provenant des médias australiens, mais il se concentrera dans un premier temps sur Facebook et Google, deux des compagnies les plus riches et les plus puissantes du monde.L'initiative australienne est suivie de près à travers le monde à un moment où les médias souffrent dans une économie numérique où les revenus publicitaires sont de plus en plus captés par Facebook, Google et d'autres grandes firmes de la tech.La crise des médias a été aggravée par l'effondrement économique provoqué par la pandémie de coronavirus. En Australie, des dizaines de journaux ont été fermés et des centaines de journalistes licenciés au cours des derniers mois.Facebook et Google sont fortement opposés à toute mesure qui les contraindrait à partager les revenus publicitaires. Ils ont laissé entendre que si des paiements obligatoires étaient introduits, ils pourraient simplement boycotter les médias australiens.Mais M. Frydenberg a prévenu que le futur code interdirait toute "discrimination" envers les médias australiens de la part de ces compagnies."Le projet de loi présenté aujourd'hui va attirer l'attention de nombreuses agences de régulation et de nombreux gouvernements à travers le monde", a prédit le ministre australien.
Ses "étoiles" ne lui ont été d'aucun secours. Couronné l'an dernier "meilleur restaurant du monde", Die Wolfgat subit de plein fouet comme toutes les autres tables d'Afrique du Sud les effets désastreux du coronavirus.
Les établissements du pays africain le plus touché par la pandémie n'ont plus accueilli le moindre client depuis le 27 mars dernier et le début du confinement imposé par les autorités pour freiner la progression de la maladie.Depuis le début du mois de mai, ceux qui le souhaitent ont pu reprendre un semblant d'activité en obtenant le feu vert pour livrer des plats à domicile."On a été sacrément secoués", résume le chef et propriétaire de Die Wolfgat - le coin du loup en langue afrikaans, situé dans la cité côtière de Paternoster, à deux heures de route de l'agglomération du Cap (sud-ouest). "Tout est arrivé très vite et façon radicale".Ouvert en 2016, son restaurant a été classé l'an dernier meilleur de la planète grâce à un menu étonnant de sept plats qui mêlent avec gourmandise les ingrédients exclusivement du cru comme algues et fruits rouges.Dès mars, le chef van der Merwe a vu ses tables se vider de leurs touristes étrangers, la moitié de sa clientèle."Avant même l'entrée en vigueur du confinement en Afrique du Sud, nos invités internationaux ont annulé leurs réservations à cause de la situation dans leur pays".Dès qu'il a pu rallumer ses fourneaux, le cuisinier a commencé à préparer des plats pour deux qu'il a, malgré la distance, livrés jusqu'au Cap à des prix très inférieurs à ceux que son statut lui aurait permis d'exiger."On s'est lancé là-dedans parce qu'on ne savait pas quand on pourrait rouvrir", explique-t-il."Il s'agissait de tout faire pour essayer de compenser des pertes financières énormes et sans réelle perspective de revenus à venir. Ce n'est qu'une goutte d'eau dans l'océan mais ça nous a maintenu motivés et créatifs".Malgré ces difficultés, Kobus van der Merwe s'estime chanceux d'avoir pu puiser dans les réserves accumulées grâce à la réputation de son établissement."Avec une saison normale, peut-être n'aurions-nous pas tenu aussi longtemps", confie-t-il.Cette semaine, le président sud-africain a donné un peu d'oxygène à la profession en annonçant que les restaurants allaient bientôt pouvoir rouvrir, mais à une date et dans des conditions à préciser."On est impatients de pouvoir retrouver nos clients mais on a compris que cela ne se ferait pas dans des conditions normales", souligne le chef en évoquant les restrictions sanitaires qui lui seront forcément imposées."Le retour à une forme de normalité va prendre du temps", s'inquiète-t-il, "rien ne sera plus comme avant".
"Ce serait un énorme coup", "c'est une référence morale". Dans l'entourage d'Emmanuel Macron, la perspective d'un débauchage Bertrand Delanoë provoque de la fébrilité.
Depuis le soutien affiché de l'ancien maire de Paris en mars 2017, le contact n'a jamais été rompu entre les deux hommes. Et les tractations pourraient avoir été relancées, rapporte Le Parisien lundi 11 décembre.Pour preuve, l'échange fugace entre les deux hommes, à la fin d'une cérémonie à l'Élysée, le 21 novembre dernier. Au moment de partir, Bertrand Delanoë se serait approché pour glisser quelques mots à l'oreille du président, dans l'esprit "voyons-nous", rapporte Le Parisien, qui cite des témoins directs. C'est une sorte de reprise de contact, alors que l'ancien maire de Paris venait de rentrer de plusieurs mois passés dans sa ville natale de Bizerte, en Tunisie. Même si, en réalité, assure Le Parisien, les deux hommes se parlent régulièrement.En mars 2017, Bertrand Delanoë annonçait son soutien au candidat Emmanuel Macron. Après son élection, ce dernier a tout fait pour convaincre le socialiste influent de rejoindre le gouvernement, notamment en lui proposant les Affaires étrangères. En vain : homme de gauche et de convictions, Bertrand Delanoë a refusé d'entrer dans un gouvernement dirigé par un homme de droite."FRACTURER ET FRACTURER À GAUCHE"Mais le président est loin d'avoir renoncé. Et ses proches essaient d'imaginer un rôle pour l'ancien édile. Peut-être dans la prochaine campagne pour les élections européennes ? Quoi qu'il en soit, "ce serait un énorme coup", estime un député LREM proche de l'Élysée. Effectivement, Bertrand Delanoë est une "référence morale", selon un macroniste historique, cité par Le Parisien. Et surtout, obtenir son ralliement, décomposerait encore un peu plus le Parti socialiste. "Il faut continuer à fracturer et fracturer à gauche", a dit le président à son entourage, selon le quotidien local."Si c'est du débauchage, ça ne marchera pas. Mais qu'il ait envie d'aider Macron à réussir, c'est juste", a confié au Parisien un ami de l'ancien maire. Un autre prévient : "Aujourd'hui, c'est quelqu'un de très indépendant et il ne jouera pas les alibis. Il a une forte éthique et beaucoup de loyauté. S'il n'est pas à l'aise, il n'ira pas."
Treize militaires de la force Barkhane ont trouvé la mort dans la collision accidentelle de deux hélicoptères dans la région du Liptako, aux confins du Mali, du Burkina Faso et du Niger. L'émotion est générale.
Avec treize soldats tués dans l'accident de deux hélicoptères, l'armée française a subi ce lundi 25 novembre au Mali sa plus lourde tragédie depuis 1983. Le président de la République Emmanuel Macron salue "avec le plus grand respect la mémoire de ces militaires de l'armée de terre, six officiers, six sous-officiers, et un caporal-chef, tombés en opération et morts pour la France dans le dur combat contre le terrorisme au Sahel". Le Premier ministre Edouard Philippe a quant à lui salué des "héros tombés pour leur pays". Qui sont les treize militaires français morts au Mali dans l'accident de deux hélicoptères ?par BFMTVDerrière le couple exécutif, les réactions se multiplient :• Florence Parly. La ministre des Armées s'est exprimée par l'intermédiaire d'un communiqué où elle présente ses condoléances aux familles des victimes et annonce l'ouverture d'une enquête.• François Hollande, ancien président de la République (2012-2017)L'ancien chef de l'Etat avait décidé d'engager l'armée française au Mali en 2013, dans le cadre de l'opération Serval, menée en réponse à un appel à l'aide officiel du gouvernement malien.• Nicolas Sarkozy, ancien président de la République (2007-2012)• Christophe Castaner (ministre de l'Intérieur)• Richard Ferrand (président de l'Assemblée nationale)• François Bayrou (président du Modem et maire de Pau)• Christian Jacob (président de LR)"Pensées émues pour les familles et les frères d'armes de nos 13 soldats morts au Mali. Honneur à eux, partis se battre contre la barbarie islamiste, qui ont donné leur vie pour la France".• Olivier Faure (secrétaire national du PS)• Marine Le Pen (présidente du Rassemblement national)Le gouvernement du Mali et le président du Burkina Faso, deux pays où opère Barkhane, ont exprimé mardi leur solidarité. "Le Mali est aux côtés de la France dans cette épreuve qui endeuille nos deux armées", a dit sur les réseaux sociaux le porte-parole du gouvernement malien et ministre de la Communication Yaya Sangaré.Dans un message destiné au président français Emmanuel Macron et posté sur Twitter, le président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré "salue (la) mémoire" des soldats disparus et "adresse (ses) sincères condoléances à leurs familles ainsi qu'à l'ensemble du peuple français".
Cet enseignant, soupçonné de dizaines d'agressions sur des élèves, s'est suicidé en prison en 2016, après avoir été mis en examen en 2015. Les familles d'enfants victimes accusent les autorités de "non assistance à personne en danger et mise en danger de la vie d'autrui".
Sept familles d'élèves victimes de l'instituteur, Romain Farina, ont déposé plainte contre l'Éducation nationale pour "non assistance à personne en danger et mise en danger de la vie d'autrui", a annoncé leur avocat mercredi 27 juin. Cet enseignant aurait durant plusieurs années abusé sexuellement et violé des dizaines d'enfants lors "d'ateliers du goût" qu'il organisait dans sa classe, au fil de ses affectations dans des écoles de Vénissieux (Rhône), des Avenières, de Saint-Clair-de-la-Tour puis de Villefontaine, en Isère. Il a été mis en examen et écroué en mars 2015, avant de se suicider dans sa cellule un an plus tard. La justice a rendu une ordonnance de non-lieu en raison de l'extinction de l'action publique.Obtenir l'ouverture d'une enquête Les familles souhaitent désormais "des investigations approfondies relatives aux fautes susceptibles d'être relevées à l'égard de sa hiérarchie", explique Me Fabien Rajon, précisant que la plainte avait été déposée vendredi auprès du parquet de Grenoble. "Notre objectif est l'ouverture d'une information judiciaire afin qu'un juge d'instruction enquête (...) au sujet des manquements et infractions pénales susceptibles d'être relevées à l'encontre de divers services de l'Éducation nationale", dans le respect de la présomption d'innocence, précise l'avocat. L'inspection de l'Éducation nationale, le rectorat de l'académie de Grenoble et la direction des services départementaux de l'Éducation nationale de l'Isère sont particulièrement visés par la plainte. Les familles s'interrogent sur "le sérieux et la vigilance de l'Éducation nationale" à l'égard de cet enseignant, relève Me Rajon. Les familles se demandent ce que cachent ses mutations fréquentesEn effet, l'instituteur, muté cinq fois en huit ans, avait été visé une première fois en 2001 par une plainte pour atteintes sexuelles sur mineur dans le cadre de ses fonctions. Les familles se demandent ce que cachent ces mutations si fréquentes. Romain Farina avait aussi fait l'objet, en 2008, d'une condamnation pour détention d'images pédopornographiques, dont sa hiérarchie assure ne pas avoir eu connaissance. "Comment l'Éducation nationale a-t-elle pu l'ignorer et le laisser au contact d'enfants ? Elle ne pouvait pas ne pas savoir", s'indigne la mère d'une victime alors en maternelle, qui fait partie des plaignants. "Dans toutes les écoles où il est passé, les parents se plaignaient de son comportement anormal avec les enfants", ajoute cette mère. "Rien n'a été fait".
Soixante-dix féminicides ont été dénombrés depuis le début de l'année par le Collectif des proches et familles de victimes de féminicides.
Deux hommes ont été placés en garde à vue dans deux affaires différentes, après la mort de leurs compagnes respectives.Le premier est soupçonné d'avoir tué mercredi sa compagne enceinte à Saint-Denis, en Seine-saint-Denis. C'est un voisin qui a prévenu les secours après avoir entendu des cris, a indiqué à l'AFP la mairie, ajoutant que la jeune femme, enceinte de trois mois, avait déposé la veille une main courante après des violences conjugales contre son conjoint, âgé de 22 ans. D'après RMC, la victime a été découverte inconsciente par un voisin, portant des traces de coup. Elle a été ranimée par les secours avant d'être prise en charge à l'hôpital Delafontaine, où elle a succombé à ses blessures.Selon les premières conclusions du légiste révélées par la presse, la jeune femme présentait une grossesse extra-utérine qui pourrait être à l'origine de son décès, les coups seuls ne pouvant expliquer sa mort. Le médecin a relevé des traces de coups sur son visage, a précisé à l'AFP une source proche de l'enquête. En garde à vue, son compagnon a reconnu l'avoir giflée mardi matin. Dans sa main courante, elle avait de son côté évoqué des "coups de poing", selon cette même source. Un ami du compagnon de la victime, présent au moment des faits, a par ailleurs été placé en garde à vue pour non-assistance à personne en danger.Victime percutée par une voitureDans la Marne, le second suspect, âgé d'une trentaine d'années, a été interpellé et placé en garde à vue, soupçonné d'avoir tué sa conjointe à Thil dans la nuit de mercredi à jeudi. La victime, âgée de 37 ans, est morte pendant son transfert à l'hôpital par les pompiers qui l'ont prise en charge sur une place de ce village de 300 habitants, selon le parquet de Reims confirmant une information de la presse locale. D'après l'Union, elle aurait été percutée par une voiture. Une autopsie devait avoir lieu jeudi après-midi. Le parquet a ouvert une enquête de flagrance pour meurtre aggravé, confiée à la brigade de recherches de Reims.Avant ces décès, 70 féminicides avaient été dénombrées en 2019 par le Collectif des proches et familles de victimes de féminicides. En 2017, 125 personnes sont mortes, victimes de la violence de leur partenaire ou de leur ex-partenaire, dont 109 femmes et 16 hommes, selon les derniers chiffres communiqués par le gouvernement. Ainsi, une femme meurt tous les troiss jours du fait de la violence de son conjoint ou ex-conjoint. Et 70 autres ont été tuées depuis le début de l'année, selon un décompte rendu public fin juin par le Collectif des proches et familles de victimes de féminicides.La ministre de la Justice, Nicole Belloubet, a indiqué au début de la semaines vouloir "généraliser" l'utilisation d'un bracelet électronique permettant de maintenir à distance les ex-conjoints violents pour lutter contre les violences conjugales. Utilisé dans plusieurs pays européens dont l'Espagne, où les chiffres des meurtres de femmes ont baissé de manière significative depuis 10 ans, le port de ce bracelet est prévu par la loi en France depuis février 2017. Mais il n'a encore jamais été testé, malgré les demandes répétées de la juridiction de Pontoise (Val-d'Oise) pour une expérimentation.
Le mois de février va débuter avec des températures exceptionnellement clémentes. Jusqu'à 25°C sont attendus localement, tandis que nous perdrons 10 degrés, voire plus, dès la semaine prochaine.
D'après les prévisions publiées par Météo France ce jeudi 30 janvier, février 2020 commencera sous les meilleurs auspices. Des records de températures pourraient bel et bien tomber. Malgré la présence de pluie sur les trois quarts nord du pays, la douceur pour la saison sera rarement vue et ressentie. Les températures s'échelonneront ainsi entre 10 et 16 degrés. « Des valeurs certes très élevées mais quand même sous les valeurs record pour un début février (par exemple, Paris-Montsouris avait connu une température record de 19 °C le 2 février 1957 », explique le prévisionniste national sur son site. Pour les records de douceur, il faudra donc descendre vers le Sud qui bénéficiera d'un temps sec et printanier. A Biarritz, Pau, Tarbes, Perpignan ou Montpellier notamment, le mercure grimpera jusqu'à plus d'une vingtaine de degrés et pourra atteindre les 24°C.Le site actuToulouse, qui cite Pascal Boureau, prévisionniste pour Météo France dans la ville rose se réjouit du pic de chaleur attendu dimanche 2 février, jour de chandeleur, avec 21°C prévus. « C'est énorme pour cette période », affirme l'expert. Plus notables encore, les « températures dignes du mois d'avril avec 25°C dans le Béarn et dans le sud des Landes », poursuit-il.Retour de températures négatives jeudiCes conditions météorologiques devraient prendre fin en milieu de semaine avec un très net rafraîchissement. Mardi 4 et mercredi 5 février, Météo France évoque une « baisse radicale » des températures.Mercredi, le mercure descendra aux alentours des 10°C et chutera même jusqu'à des températures négatives jeudi et vendredi en tout début de journée. Mieux vaut donc ne pas ranger directement au placard les écharpes, les gants et les bonnets !
L'écrivaine américaine est morte le 31 janvier, entourée par ses proches. Elle a écrit une cinquantaine de livres écoulés à quelque cent millions d'exemplaires.
Elle était surnommée la "reine du suspense". L'écrivaine américaine Mary Higgins Clark est décédée "paisiblement" vendredi 31 janvier, à l'âge de 92 ans, "entourée par sa famille et ses amis", a annoncé samedi 1er février son éditeur. "C'est avec une profonde tristesse que nous disons au revoir à la 'Reine du suspense' Mary Higgins Clark", écrit Simon and Schuster. La romancière, l'une des plus vendues au monde, est née à New York, dans le Bronx, le 24 décembre 1927, dans une famille modeste d'origine irlandaise. Mary Theresa Eleanor Higgins Clark a expliqué avoir attrapé le virus de l'écriture à l'âge de 7 ans, les Irlandais étant souvent "des conteurs-nés". Après un début de carrière difficile, elle a enchaîné les best-sellers. Elle a ainsi écrit une cinquantaine de livres écoulés à quelque cent millions d'exemplaires, dont plus de 80 millions aux États-Unis, depuis son premier grand succès en 1975, "La maison du guet".Des drames familiaux la convaincront que le pire peut toujours arriver et c'est ce moment où tout bascule qu'elle aime décrire dans ses livres. Mary Higgins Clark est âgée de 10 ans lorsqu'une crise cardiaque emporte son père. Sa mère, se retrouvant seule avec trois enfants, est contrainte de partager sa maison avec des locataires. Jeune fille, elle perd ensuite son frère aîné, mort brusquement d'une méningite, puis son neveu de 15 mois, tombé d'une fenêtre.Mary devra travailler très jeune, comme standardiste dans un hôtel puis dactylo. Elle se marie à 20 ans et devient hôtesse de l'air pour la Pan Am. Elle cessera ensuite de parcourir le monde pour élever ses enfants. Mais la reine du suspense n'arrête jamais d'écrire : entre 5 heures et 7 heures du matin, elle écrit dans sa cuisine avant l'heure de l'école.Mary a 35 ans lorsque son mari meurt brusquement d'une crise cardiaque à l'âge de 44 ans. Elle se retrouve veuve avec cinq enfants à charge. Elle redevient dactylo mais rêve toujours de vivre de son écriture. Après des nouvelles, des feuilletons pour la radio, une biographie de George Washington, publiée mais sans succès, elle se lance dans le roman policier."La maison du guet" est un best seller dès sa parution, en 1975, comme "La nuit du renard" (1977) qui en fait une millionnaire, incitant son éditeur français, Albin Michel, à créer une collection Spécial Suspense. Mary est alors enfin une romancière populaire reconnue mais, pour rattraper le temps perdu, elle s'inscrit à l'université de Fordham, à New York, où elle obtient une licence en philosophie, son premier diplôme universitaire, à 50 ans. En 1987, lui revient l'honneur de présider le Mystery Writers of America et, l'année suivante, l'International Crime Congress, à New York. En 2000, Mary surprend en publiant "Trois jours avant Noël", un polar co-signé avec sa fille Carol. Mère et fille en publieront quatre autres.Nombre de ses romans policiers ont été adaptés pour la télévision ou le cinéma comme La nuit du renard (A Stranger is Watching, Sean S. Cunningham, 1982), La maison du guet (Where are The Childen, Bruce Malmuth, 1986), Nous n'irons plus au bois (All around The Town, Paolo Barzman, 2002).Dans ses mémoires, "Entre hier et demain" (2003), celle qui depuis 1996 est l'épouse de l'influent homme d'affaires John Conheeney, assure qu'elle écrira jusqu'à sa mort car si "gagner à la loterie, rend heureux un an, faire ce que l'on aime rend heureux toute une vie".
VIDÉO. Nicolle Nicolic-Beltrame et Damien Beltrame saluent la mémoire du lieutenant-colonel de gendarmerie tué par Radouane Lakdim, vendredi à Trèbes (Aude), après avoir pris la place d'une otage du tueur.
La maman du militaire demande "qu'on n'oublie pas et que son acte serve". Pour son frère, " il faut que ce symbole puisse perdurer et nous inspirer".L'émotion reste immense, trois jours après la mort de quatre personnes dans l'Aude, tuées par Radouane Lakdim, un jihadiste franco-marocain de 25 ans. Parmi les victimes : Arnaud Beltrame, un gendarme de 44 ans, qui s'est substitué à une otage dans le supermarché de Trèbes pour lui sauver la vie. Poignardé au cou, il est mort des suites de ses blessures dans la nuit de vendredi à samedi. Deux de ses proches saluent sa mémoire et son courage. Sa mère, Nicolle Nicolic-Beltrame, et son frère Damien se sont exprimés dimanche 26 mars dans le 20 Heures de TF1 et sa maman a à nouveau pris la parole lundi sur RTL. Nicolle Nicolic-Beltrame n'est "absolument pas" surprise par la décision de son fils de prendre la place d'une otage : "Je connais Arnaud : loyal, fonceur, altruiste... Depuis tout petit, il est au service des autres, engagé pour la patrie", a-t-elle expliqué sur RTL. "C'est quelqu'un qui avait une mission à accomplir. Je ne suis pas surprise, même si la douleur est là", a-t-elle poursuivi. "C'était évident qu'il se comporterait comme ça (...) quand j'ai entendu qu'un lieutenant-colonel était blessé, je savais pertinemment que c'était lui", se souvient-elle. • "Arnaud n'aurait pas souhaité qu'on baisse les brasAprès avoir effectué des missions dangereuses, en France et dans le monde, Arnaud Beltrame s'était fait muter à Carcassonne pour se rapprocher de Marielle, sa femme depuis août 2016. Ils allaient se marier religieusement le 9 juin près de Vannes, dans le Morbihan. Sa mère savait "bien sûr" qu'il pouvait mourir. Mais "là, j'étais rassurée, en me disant : 'enfin, il va avoir une vie familiale (...) il va enfin pouvoir se poser et puis être heureux en famille", a-t-elle expliqué sur RTL. "Mais "il aimait la vie, ce n'était pas du tout aller se sacrifier" , a-t-elle assuré sur TF1. "Ce sont les épreuves de la vie. Il faut (...) que ça serve et qu'on soit fort", enjoint Nicolle Nicolic-Beltrame. "Arnaud n'aurait pas souhaité qu'on baisse les bras. C'est pour l'honorer que je suis là, que je parle. Qu'on n'oublie pas et que son acte serve, qu'on soit un peu plus humain, un peu plus tolérant (...) pour un monde meilleur", demande-t-elle. Selon elle, ce drame doit permettre "qu'on soit un peu plus solidaire". "Il faut agir (...) en tant que citoyen", a-t-elle encore demandé sur RTL. Elle appelle à "aimer la vie, tout simplement". • "Il faut montrer la photo des héros, pas des tueurs et des monstres"Quant à l'assassin de son fils, elle ressent pour lui "de l'indifférence et le plus grand des mépris (...). Pour agir comme ça, on n'est pas bien dans sa tête", juge-t-elle. Pour elle, il ne faut "pas en parler. Surtout, ne pas montrer sa photo.Il faut montrer la photo des héros, pas des tueurs et des monstres". Et d'expliquer : "afficher les images des tueurs (...) c'est faire une émulation pour tous ces gens qui n'existent que parce qu'ils s'approprient quelque chose qui ne correspond pas du tout à une religion", a-t-elle jugé sur RTL. • "Que ce symbole puisse perdurer et nous inspirer"Le frère d'Arnaud Beltrame, Damien, salue lui aussi l'héroïsme de son frère. "Il était extrêmement courageux. Il a fait ce qu'il devait faire en tant que gendarme, en tant que militaire, mais aussi en tant qu'homme", a-t-il expliqué dimanche sur TF1. "Sa vocation première, c'était le bouclier de la nation, des gens. C'était le gendarme, le militaire, dans son sens le plus noble", a souligné Damien Beltrame. "C'est devenu un symbole, ça a dépassé la frontière de la famille et maintenant il faut que ce symbole puisse perdurer et nous inspirer", demande également le fère de la victime. Il faut "se dire que des gens sont capables de faire ça".
Fait rare dans cette prestigieuse enceinte où se rassemblent tous les ans les 193 États membres de l'ONU, le début de l'allocution du 45e président des États-Unis a été marqué par... quelques rires.
Les chefs d'État et de gouvernement, ministres et ambassadeurs des 193 pays membres de l'ONU réunis ce mardi 25 septembre au siège de New York sont sans doute moins habitués que les Américains aux satisfecit et superlatifs que s'octroie à longueur d'interventions publiques le président américain. C'est sans doute pour ça que la nouvelle sortie de Donald Trump à la tribune de l'Assemblée générale de l'organisation mondiale les a fait rire. Rappelant avoir évoqué il y a un an, lors de cette même grand-messe annuelle des Nations unies, "les menaces auxquelles est confronté notre monde", le chef d'État américain a expliqué vouloir "partager les progrès extraordinaires qui ont été faits". "En moins de deux ans, mon administration a accompli plus que quasiment toute autre administration dans l'Histoire de notre pays", a-t-il lancé, provoquant les sourires de ses interlocuteurs. "C'est tellement vrai", a-t-il alors insisté, provoquant à ce moment-là des rires plus francs. "Je ne m'attendais pas à cette réaction, mais ça va", a-t-il ajouté en souriant lui-même. Avant d'enchaîner avec la longue liste de ce qu'il considère être ses succès. Quand Trump loue "le courage" de Kim Jong UnOutre cette déclaration qui a détendu l'atmosphère, le locataire de la Maison Blanche s'est montré menaçant. Martelant son attachement à la "souveraineté américaine", il s'en est pris tour à tour aux pays de l'Opep, aux pratiques commerciales de la Chine ou encore la Cour pénale internationale (CPI) accusée de n'avoir "aucune légitimité". Il a néanmoins opté pour un ton moins agressif qu'en 2017. Dans un contraste saisissant avec sa première allocution, lorsqu'il avait menacé, dans un discours enflammé, de "détruire totalement" la Corée du Nord, il a vanté le dialogue "audacieux" amorcé avec le régime reclus en vue de sa dénucléarisation. Propos longtemps inimaginables dans la bouche d'un président des États-Unis, il est allé jusqu'à louer le "courage" de l'homme fort de Pyongyang, Kim Jong Un, jadis affublé du surnom moqueur de "Rocket Man".L'Iran et la Chine visésC'est, sans surprise, au régime de Téhéran qu'il a réservé ses flèches les plus aiguisées. "Nous ne pouvons pas permettre au principal soutien du terrorisme dans le monde de posséder les armes les plus dangereuses de la planète" ou de "menacer l'Amérique" ou Israël, a-t-il martelé. "Nous demandons à toutes les nations d'isoler le régime iranien tant que son agression se poursuit" et "de soutenir le peuple iranien", a-t-il ajouté.Tout en restant évasive sur sa stratégie à moyen terme, la Maison Blanche se défend régulièrement de chercher à provoquer un changement de régime dans ce pays, avec lequel les États-Unis n'ont plus de relations diplomatiques depuis près de 40 ans. Quelques heures avant de prendre la parole, M. Trump avait coupé court aux spéculations sur un éventuel tête-à-tête avec le président iranien Hassan Rohani, assurant que ce n'était pas d'actualité. "Peut-être un jour, à l'avenir. Je suis sûr que c'est un homme absolument charmant!", avait-il tweeté.Il a par ailleurs une nouvelle fois fait l'éloge du "patriotisme", rejetant "l'idéologie du mondialisme" et promettant de ne jamais abandonner la souveraineté américaine à "une bureaucratie mondiale non élue et irresponsable". Donald Trump a aussi défendu avec force le bien-fondé des guerres commerciales qu'il a engagées sur plusieurs fronts, Chine en tête. Le déséquilibre commercial avec Pékin "ne peut être toléré", a-t-il tonné.
Israël poursuivra ses opérations militaires en Syrie tant que l'Iran ne se retirera pas de ce pays, a averti mardi le ministre de la Défense Naftali Bennett évoquant un "Vietnam" pour Téhéran, après une série de frappes imputées à l'armée israélienne en territoire syrien.
"L'Iran n'a rien à faire en Syrie (...) et nous n'arrêterons pas tant qu'ils (les Iraniens) n'auront pas quitté la Syrie", a-t-il déclaré lors d'une interview à la chaîne Kan 11, sans toutefois revendiquer explicitement les raids que médias d'Etat syriens et ONG ont attribués à l'aviation israélienne. Lundi soir, quatorze combattants iraniens et irakiens ont été tués dans des raids nocturnes en Syrie, pays en guerre et voisin d'Israël, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) en affirmant que les frappes avaient été menées "probablement" par Israël.Depuis le 21 avril, cette ONG et des médias d'Etat syriens ont fait état d'au moins six frappes imputées à Israël contre des positions iraniennes ou de groupes proches de l'Iran, y compris le Hezbollah libanais, en Syrie.L'Iran et le Hezbollah, bêtes noires d'Israël, aident militairement le régime syrien de Bachar al-Assad dans sa guerre contre les rebelles et les jihadistes. L'Iran est "entré" en Syrie dans le cadre de la guerre dans ce pays et cherche à "s'implanter" à la frontière israélienne afin de "menacer" des villes comme "Tel-Aviv, Jérusalem et Haïfa", a ajouté M. Bennett. - "Leur Vietnam" -"L'Iran est devenu un fardeau. C'était auparavant un actif pour les Syriens, ils (les Iraniens) ont aidé Assad contre Daech (un acronyme en arabe du groupe jihadiste Etat islamique), mais ils sont devenus un fardeau", a martelé le ministre israélien, appelant le pouvoir iranien à faire face à la crise du nouveau coronavirus plutôt qu'à poursuivre son "aventure terroriste".Chef de la formation de la droite radicale Yamina, Naftali Bennett avait été nommé ministre de la Défense à l'automne 2019 mais il pourrait perdre ce titre dans les prochains jours.A la faveur d'un accord pour un gouvernement d'union et d'urgence face à la pandémie, le Premier ministre Benjamin Netanyahu et son ex-rival électoral Benny Gantz ont conclu un accord sur le partage du pouvoir pendant les trois prochaines années.Or Benny Gantz, un ancien chef d'état-major, a déjà indiqué qu'il serait ministre de la Défense pendant les 18 premiers mois du futur gouvernement, avant de remplacer Benjamin Netanyahu à la tête du gouvernement. Naftali Bennett dit, lui, craindre de voir les forces pro-iraniennes s'enraciner dans le sud de la Syrie, notamment dans le Golan, à la frontière israélienne. Une partie du Golan syrien est occupée par Israël."Dans un an, nous risquons de nous réveiller avec 10.000, 20.000 missiles nous menaçant. Pour eux (l'Iran), ce sera une aventure, ils seront à 1.000 km de chez eux... mais ce sera aussi leur Vietnam d'une certaine manière", a-t-il dit. - Missiles -Depuis le début en 2011 du conflit en Syrie, Israël a mené des centaines de frappes dans ce pays contre les forces du régime mais aussi contre celles de l'Iran et du Hezbollah.Israël accuse aussi l'Iran de développer un programme de missiles de précision depuis le Liban, ce qui impliquerait le transport de matériel stratégique via la Syrie. Ces missiles pourraient faire plus de dommages en Israël que des simples roquettes, estiment responsables militaires israéliens.Pour le chercheur à l'Institut national de recherches sécuritaires (INSS) de Tel-Aviv, Yoram Schweitzer, "il semble y avoir une augmentation (des opérations israéliennes, ndlr) ces deux dernières semaines, mais c'est la continuation d'une même tendance". Ces "opérations", a déclaré M. Schweitzer mardi à l'AFP, se sont intensifiées soit "en réaction à une accélération" des activités du Hezbollah et de l'Iran, soit parce qu'avec "les répercussions de la crise du coronavirus et de la crise économique (en Iran, ndlr), certains estiment que le timing est propice pour accroître" la pression. "Mais ça pourrait aussi être ces deux facteurs à la fois".Déclenché par la répression de manifestations pro-démocratie, le conflit en Syrie s'est complexifié avec l'intervention de plusieurs acteurs régionaux et internationaux. Il a fait plus de 380.000 morts.
Le chef de l'Etat a pris la parole devant les édiles de France, déclarant son intention de "tout mettre en oeuvre pour résorber" les "fractures" mises au jour par le grand débat national. "Je veux être jugé sur mes actes", a t-il martelé, rendant hommage aux élus réunis à Paris
Pour son "grand oral" du 102e Congrès des maires, Emmanuel Macron a rendu hommage aux édiles, rassemblés à la porte de Versailles à Paris."J'ai tant appris de vous", leur avait-il adressé avant sa prise de parole, ce mardi 19 novembre.Au pupitre, le président de la République a martelé sa reconnaissance aux élus et membres de l'Association des maires de France. "Nous ne nous sommes jamais quittés", a t-il lancé face à François Baroin, qui l'avait précédé à la tribune. "Durant les déplacements, c'est votre visage que je vois par mi les premiers, c'est votre sens du terrain qui m'apprend"."Je ne suis certes pas maire d'une commune de France, mais je me sens à votre contact maire de la commune France", a t-il poursuivi. Le chef de l'Etat a par ailleurs énuméré les "actes" sur lesquels il souhaite être jugé. Il a ainsi listé l"'augmentation de la couverture numérique", l'ouverture des premières maison France services en janvier 2020, le "choix résolu des commerces de proximité pour revitaliser les centre-villes" ou encore "les 42 quartiers de 'reconquête républicaine' qui bénéficient de renforts policiers".A quatre mois des élections municipales, Emmanuel Macron a par ailleurs promis de nouvelles mesures contre le communautarisme "dans les prochaines semaines" mais s'est prononcé contre l'interdiction des listes communautaires pour le scrutin de mars prochain.
Invité de "L'Émission politique" sur France 2, le Premier ministre a laissé la porte ouverte à une candidature aux municipales de 2020 dans son fief, le Havre, où qu'il dirigeait jusqu'à sa nomination à Matignon.
Édouard Philippe pourrait revenir au Havre. Interrogé jeudi 27 septembre sur une possible candidatures aux prochaines élections municipales, le chef du gouvernement a estimé que cette option "n'était pas du tout exclue", mais uniquement pour retourner dans sa ville du Havre, où il fût maire de 2010 à 2017. "C'est évidemment une question qu'on me pose régulièrement et que je me pose parfois", a-t-il déclaré au cours d'une séquence enregistrée dans son bureau, à Matignon. Edouard Philippe : Le Havre en 2020? "Ce n’est pas du tout exclu"par franceinfoÀ l'inverse, le Premier ministre a écarté l'idée de se présenter à la mairie de Paris : "Je n'y pense pas du tout", a-t-il déclaré. "En tout cas, plus je suis Premier ministre, plus je vois ce que c'est d'être président. Ça m'encourage à faire mon boulot de Premier ministre", a-t-il ajouté. Au cours de l'émission, diffusée en direct jeudi soir, Édouard Philippe a tenté de défendre l'action de l'exécutif sur les principaux dossiers chauds. La soirée s'est conclue par un échange glacial avec président des Républicains Laurent Wauquiez.
Apolline de Malherbe va remplacer Jean-Jacques Bourdin à la présentation de la matinale de RMC/RMC Découverte à la rentrée, mais le journaliste va garder l'interview politique de 8H35, a confirmé mardi la maison-mère de ces médias, NextRadioTV.
Figure de la chaîne d'info, et jusqu'ici joker de Jean-Jacques Bourdin, Apolline de Malherbe, 40 ans, "donnera rendez-vous aux auditeurs et téléspectateurs pour une nouvelle matinale info", a indiqué le groupe dans un communiqué, confirmant des informations de presse.Jean-Jacques Bourdin va "donner la priorité" à Bourdin Direct, son interview de 8H35 diffusée sur RMC/BFMTV, avait indiqué le groupe plus tôt, plaçant cette décision "dans la perspective de l'élection présidentielle", et "alors que le groupe met en œuvre son projet de reconquête".Jean-Jacques Bourdin, 71 ans, animait la matinale depuis 2001 sur RMC, qu'il avait rejoint après une longue carrière à RTL. Avec son ton incisif, il a en fait un des principaux rendez-vous politiques de la journée.Le "projet de reconquête" de NextRadioTV inclut un plan d'économies prévoyant la suppression de 330 postes en CDI, pour faire face à l'impact de la crise du Covid-19. La filiale d'Altice, qui est largement bénéficiaire, anticipe un écroulement des recettes publicitaires post-crise sanitaire. Les salariés du groupe ont lancé mercredi 24 juin une grève inédite contre ces mesures, poussant la direction de la première chaîne d'info française à annuler sa soirée électorale.Les salariés ont suspendu leur grève lundi "pour permettre la reprise des négociations dans des conditions favorables au plus tôt".
Air France et ses filiales ne contrôlent plus l'identité des passagers au moment de l'embarquement depuis lundi, rapporte Europe 1 mardi 23 janvier. Une mesure qui inquiète -jusqu'au maire de Nice-, dans un contexte de menace terroriste.
La procédure est obsolète, assure de son côté la compagnie.La mesure concerne les vols en France et à l'intérieur de l'espace Schengen des compagnies Air France, Hop! et Transavia, explique Europe 1. De quoi provoquer la colère du maire de Nice, Christian Estrosi, qui a constaté le changement de procédure depuis les premières loges. "Navette Air France de 6h30 entre Paris et Nice : plus de contrôle d'identité. Inacceptable. Je demande le rétablissement pour toutes les compagnies", a tweeté l'ancien secrétaire d'État.Mais, pour le directeur de la sûreté aérienne d'Air France, Gilles Leclair, ces contrôles sont devenus inutiles depuis la levée de l'état d'urgence, le 1er novembre dernier. "D'abord, il ne s'agit pas d'un contrôle d'identité", a-t-il expliqué sur Europe 1. Il s'agit simplement de vérifier la concordance entre le nom indiqué sur la carte d'embarquement et celui sur la carte d'identité. "La deuxième chose, c'est que les personnes qui se présentent à la porte d'embarquement sont censées être sécurisées, puisqu'elles sont passées à l'inspection-filtrage et qu'elles ont subi les contrôles habituels", a-t-il encore dit. Cependant, du côté des pilotes, c'est l'inquiétude. "Au moindre souci, on ne pourra pas identifier le passager qui aura utilisé un billet, a déploré le président du syndicat des pilotes d'Air France (SPAF). Avec cette mesure, vous pouvez avoir un passager dans l'avion qui vient pour essayer de commettre un acte de malveillance. Heureusement, les bagages sont filtrés, mais globalement, vous pouvez très bien avoir un passager dans l'avion qui a fait acheter son billet par quelqu'un d'autre pour de mauvaises raisons". Il pourrait par exemple s'agir d'un jihadiste qui fuirait le territoire. "Il suffit qu'il échange son billet avec quelqu'un d'autre, et vous ne pourrez pas le repérer et savoir où il est allé", a indiqué le syndicaliste.Sur son site, Aéroports de Paris indique que ce contrôle n'est pas obligatoire, mais que les compagnies sont invitées à le réaliser, rapporte Europe 1.
Le docteur Jean-Daniel Flaysakier quitte France Télévisions. Il était connu pour ses chroniques santé dans les JT de France 2.Il n'est pas aussi connu que Michel Cymès.
Mais son nœud papillon a sa notoriété. Jean-Daniel Flaysakier, expert ès santé, quitte France 2 à la fin du mois d'octobre. Il l'a annoncé lui-même dimanche sur Twitter : Il aura travaillé 33 ans pour le service public, d'abord dans Télématin de 1985 à 1991 et puis dans les JT de France 2, où il est devenu le médecin attitré et le rédacteur en chef adjoint de la rédaction au fil des années. Ce journaliste-médecin âgé de 67 ans, qui a développé le premier vaccin contre l'hépatite B à Tours, sa ville natale, avant de partir en Afrique, au Japon et aux États-Unis, a contribué à vulgariser la médecine à la télévision.Le Dr Flaysakier, qui portait toujours un nœud papillon, ne quitte pas France 2 pour prendre sa retraite. Sur Twitter, il affirme "remettre la blouse blanche pour bosser dans une équipe sur la qualité de vie des patientes traitées pour un cancer du sein" et il continuera à alimenter son blog : docteurjd.comEnfin, toujours sur son compte Twitter, il a rendu hommage à Bernard Pivot :
Un visiteur sous l'emprise de la drogue a sauté dans un plan d'eau du parc, rapporte Le Parisien. À la suite d'une forte mobilisation, il a été retrouvé.
Énorme inquiétude vendredi soir à Disneyland. Quand les enfants cherchaient encore à rencontrer Minnie ou Mickey, les secours, eux, étaient à la recherche d'un homme disparu. Comme le rapporte Le Parisien, un homme de nationalité suisse était tombé dans un plan d'eau au moment où le parc fermait ses portes. Selon les premiers éléments de l'enquête, sa compagne lui aurait donné juste avant des comprimés de LSD, une drogue connue pour ses effets hallucinogènes ou euphoriques. Les pompiers - au moins une trentaine - appelés par la jeune femme, ont tenté pendant des heures de retrouver l'homme âgé de 32 ans, accompagnés de policiers, de chiens et de 80 salariés du parc. Un hélicoptère équipé d'une caméra thermique a même été déployé pour essayer de le retrouver.Ce n'est que vers 00h30 que l'homme a été localisé, finalement sain et sauf errant sur une berge, précise Le Parisien. Le couple, qui avait donc consommé des produits stupéfiants a été placé en garde à vue. Le parc qui venait de fermer, n'a subi aucun désagrément et a pu rouvrir ses portes ce samedi matin.Peu d'incidents Il faut dire que les incidents sont rares à Disneyland Paris, un des parcs les plus sécurisés de France. En janvier 2016, un vent de panique avait soufflé, alors que des policiers avaient interpellé un homme dans un des hôtels du parc. Il avait sur lui des armes de poing, des cartouches et un Coran. Il avait alors dit vouloir se protéger. Au mois de mars, une autre rumeur d'attentat avait circulé dans le parc au niveau de la station RER. Des gens avaient dit avoir entendu des détonations, provoquant des mouvements de foule, rappelle l'Indépendant. Il s'agissait en fait d'un escalator qui était tombé en panne. Les accidents, chutes et noyades sont en revanche un peu plus fréquents dans les parcs d'attractions. En avril 2011, cinq personnes avaient été blessées sur l'attraction "Le train de la mine", une des plus prisées. Quatre étaient ressorties avec des blessures légères et une avec un traumatisme crânien. Un rocher en résine s'était détaché dans un tunnel avant de tomber sur une des locomotives du train. L'exploitant du parc d'attractions avait été relaxé en mai dernier.
L'écrivain et journaliste était connu pour ses engagements politiques, notamment en faveur de son ami Jacques Chirac. A droite comme à gauche, les hommages affluent pour saluer un "gaulliste" convaincu, à l'oeuvre littéraire conséquente.
L'écrivain Denis Tillinac est décédé à 73 ans dans la nuit de vendredi à samedi 26 septembre, des suites d'une crise cardiaque, a-t-on appris auprès des éditions Plon. Journaliste et responsable d'une maison d'édition, il a écrit plus de soixante ouvrages (romans, récits, essais, nouvelles, poésies, etc.), dont son dernier "Dictionnaire amoureux du Général (De Gaulle)" aux éditions Plon (2020). Ami de Jacques Chirac, mort il y a un an jour pour jour, il fut récompensé de nombreux prix le prix Roger Nimier pour "L'été anglais" (Robert Laffont) ou encore le Grand Prix de littérature Henri-Gal, récompense de l'Institut de France sur proposition de l'Académie française, pour l'ensemble de son œuvre. Connu pour ses engagements à droite, Denis Tillinac fut d'abord chiraquien avant de rallier le camp de Nicolas Sarkozy. Parmi les nombreux hommages à l'annonce de sa mort, le Premier ministre Jean Castex a salué un "gaulliste" attaché à la terre qui l'avait vu naître"."Nous n'avions pas les mêmes idées mais nous pouvions avoir les mêmes sentiments", a quant à lui réagi François Hollande."Ta fidélité va tellement nous manquer", s'est quant à elle émue la présidente de la région Île-de-France Valérie Pécresse, tandis que Bruno Retailleau a salué un "grand amoureux de la France".
Selon les informations de France 3, un Toulousain a écopé d'une contravention pour avoir donné de l'argent à une mendiante dans le hall d'une gare. Une amande finalement annulée par la SNCF.
Il pensait bien faire. Mercredi 20 novembre, aux alentours de 17 heures, un Toulousain a donné quelques pièces de monnaie à une mendiante installée dans le hall de la gare SNCF Matabiau de la Ville Rose. "Je lui ai dit que je n'avais pas d'argent à lui donner. J'étais d'ailleurs en train de retirer de l'argent. Elle a insisté, avec quelques mots de français, me demandant de lui acheter à manger. Comme je n'avais pas le temps je me suis donc décidé à voir s'il me restait quelques pièces dans mon portefeuille", explique l'intéressé à France 3. Alors que son geste pouvait sembler bienveillant, l'individu a eu la mauvaise surprise d'être interpellé par une équipe de la police ferroviaire. "Un des policiers m'a répondu que si je lui donnais les pièces que j'avais encore dans la main, j'étais passible d'une contravention. C'était tellement stupéfiant que j'ai cru que ce n'était pas sérieux et que j'ai lâché mes 70 centimes dans la main de la femme", raconte le Toulousain. Un geste qui n'a pas été du goût de la police. Selon les précisions de France 3, le policier a sorti son carnet à souche et verbalisé le jeune homme d'une contravention de 100 euros."Il est hors de question que je paye 100 euros d'amende pour avoir donné 70 centimes à une mendiante. C'est inadmissible", s'emporte le jeune homme de 31 ans. Contactée par France 3, la SNCF a confirmé la véracité de la verbalisation et l'amende de 100 euros. "Si cette contravention a été dressée c'est qu'il y avait une bonne raison de le faire. De toute façon entre la personne verbalisée et le policier, ce sera parole contre parole", a déclaré le service communication de la SNCF. L'entreprise a finalement décidé d'annuler cette contravention, comme indiqué par LCI, avançant "une maladresse de la part de (ses) équipes". Pour rappel, la mendicité dans les lieux publics est interdite.
La glace, l'un des petits plaisirs favoris des Italiens, devrait sortir de la pandémie sans dommages, sa consommation étant repartie de plus belle avec le déconfinement, selon la Coldiretti, principal syndicat agricole italien.
"La grande chaleur et l'envie de marcher en plein air sauve les 39.000 glaciers qui emploient environ 150.000 personnes pour un chiffre d'affaires annuel de 2,8 milliards d'euros", des chiffres qui font de l'Italie le leader mondial de la glace artisanale, selon l'organisation.Ce secteur, malgré les difficultés de la période de déconfinement, "semble avoir résolument redémarré aussi parce que de nombreux Italiens, après une longue période passée à la maison, ont choisi de se rafraîchir avec une glace, y compris pendant la semaine, à la pause déjeuner", précise la Coldiretti. Rien qu'à Rome et son littoral, près de 240 tonnes de crème glacée ont été consommées le week-end dernier, "mais le succès est généralisé dans toute la péninsule, aussi bien en ville que dans les stations balnéaires", relève-t-elle.Si 94% des Italiens sont des consommateurs réguliers de glace, il sont sept sur dix à la préférer sous forme de cône contre trois qui la dégustent en petit pot.Chacun d'eux en consomme plus de six kilos en moyenne par an et "c'est de loin la glace artisanale aux saveurs historiques qui est préférée, même si les glaciers ont de plus en plus tendance à proposer des spécialités maison répondant aux goûts des consommateurs pour le naturel, l'exotique, le diététique ou le vegan".Quelque 220 millions de litres de lait, 64 millions de kilos de sucre, 21 millions de kilos de fruits frais et 29 millions de kilos d'autres produits sont utilisés chaque année par l'ensemble des glaciers italiens, "avec un impact positif évident sur les fournisseurs", selon la Coldiretti.La consommation en ce début 2020 est soutenue par des températures supérieures de 1,41 degré à la moyenne qui classent l'année en cours comme la plus chaude depuis le début des relevés en 1800, selon le syndicat qui se base sur une étude de l'Institut des sciences de l'atmosphère et du climat (Isac-Cnr) sur les quatre premiers mois.
Selon les informations du Sun, le pilote d'un vol Air France aurait menacé de se suicider en crashant son avion, après qu'on lui ait interdit d'embarquer avec l'un de ses effets personnels.
Grosse frayeur pour les passagers d'un vol Édimbourg-Paris. Il y a quelques jours, un pilote de la compagnie Hop !, filiale d'Air France, aurait menacé de crasher l'appareil qu'il s'apprêtait à piloter, rapporte le Sun. La raison ? Son coupe-cigare lui aurait été confisqué par le personnel au sol écossais lors de son passage aux contrôles de sécurité. "Il insistait pour pouvoir emporter son coupe-cigare avec lui dans l'avion et assurait que la sécurité ne devrait pas s'en inquiéter. Il se plaignait bruyamment qu'il était le pilote et qu'il pouvait faire tout ce qu'il voulait. Il a même dit de façon alarmante qu'il pourrait crasher l'avion s'il le voulait", a raconté une passagère choquée au tabloïd britannique, soulignant qu'il agissait "comme un terroriste".Après l'intervention des forces de l'ordre, le pilote a finalement accepté d'embarquer sans son coupe-cigare. Contactée par Le Parisien, Air France a confirmé cet incident. "Les propos et le comportement de notre pilote n'étaient pas corrects. En revanche, si ça ne l'excuse pas, sa réaction peut s'expliquer par le fait qu'il a été pris par surprise. Ce pilote, il fume le cigare, il voyage depuis de nombreuses années avec ce coupe-cigare à travers le monde, y compris à Édimbourg, c'est la première fois qu'on lui demande de s'en séparer", a nuancé la compagnie. Selon les informations du quotidien, le pilote incriminé n'aurait pas été sanctionné.
La première mission arabe en direction de Mars, prévue à la mi-juillet pour étudier l'atmosphère de la planète rouge, est destinée à inspirer les jeunes de la région et ouvrir la voie à des avancées scientifiques, selon des responsables émiratis.
Après avoir envoyé un astronaute dans l'espace l'année dernière, les Emirats arabes unis vont lancer le 15 juillet la première sonde arabe en direction de la planète Mars, depuis le Japon.Les préparations sont actuellement dans leur phase finale pour la mise en orbite d'une sonde sans pilote, appelée "Amal" (espoir, en arabe), autour de la planète rouge.La "mission Mars des Emirats" (Emirates Mars Mission) s'inscrit dans le cadre des projets lancés par ce riche pays du Golfe pour s'affirmer comme une puissance scientifique et spatiale.A long terme, les Emirats envisagent de construire une "Cité des sciences" pour reproduire les conditions environnementales de Mars en vue de l'établissement d'une colonie humaine sur la planète rouge d'ici 2117.Outre ces ambitieux objectifs scientifiques, la mission vers Mars est destinée à rappeler l'âge d'or de la région dans les domaines culturel et scientifique, explique mardi le directeur du projet, Omrane Charaf."Les Emirats veulent envoyer un message fort à la jeunesse arabe et lui rappeler le passé, que nous étions un temps des générateurs de connaissance", souligne-t-il à l'AFP."Des gens de différents horizons et religions cohabitaient et partageaient une identité similaire", dit-il à propos d'un monde arabe, aujourd'hui divisé et secoué par les conflits.- Créneau étroit -"Mettez vos différences de côté, concentrez-vous sur l'édification de la région, vous avez une riche histoire et vous pouvez faire beaucoup plus".Pour Sarah al-Amiri, responsable adjointe du projet, "il ne s'agit pas d'une mission de courte durée, mais plutôt d'une mission continue qui donnera lieu à d'importantes découvertes scientifiques."La sonde va fournir une image globale de la dynamique météorologique dans l'atmosphère de Mars à l'aide de trois instruments scientifiques.Le premier est un spectromètre infrarouge pour mesurer la basse atmosphère de la planète rouge et analyser la structure de la température. Le deuxième est un imageur haute définition qui fournira des informations sur l'ozone, et le troisième est un spectromètre ultraviolet pour mesurer les nivaux d'oxygène et d'hydrogène d'une distance allant jusqu'à 43.000 km de la surface.Les trois outils vont permettre aux chercheurs d'observer la planète rouge "à tous les moments de journée et d'observer la planète tout entière à tous ces moments différents", explique Mme Amiri à l'AFP. "Nous voulons mieux comprendre les causes de la perte d'atmosphère et si le système météorologique sur Mars a des répercussions sur la perte d'hydrogène et d'oxygène", ajoute-t-elle en référence aux deux composants de l'eau.M. Charaf a indiqué que le chargement de combustible doit commencer la semaine prochaine. La sonde doit être lancée du centre spatial de Tanegashima, au Japon, et retourner sur Terre en février 2021."Si nous ratons cette opportunité de lancement, entre la mi-juillet et début août, nous devrons attendre deux ans pour en voir une autre opportunité", a-t-il précisé.Mais ils ont grand espoir que la sonde sera bien lancée à la date prévue, sans être perturbée par la pandémie de coronavirus, pour laquelle l'équipe à dû se mettre en quarantaine au Japon par précaution.
Le nombre de nouveaux cas confirmés de coronavirus en France poursuit son augmentation, avec "plus de 1.000 ce jour", et "10 nouveaux" foyers de cas groupés détectés depuis la veille, selon un bilan dévoilé jeudi par la Direction générale de la Santé (DGS).
Le nombre de patients testés positifs au Covid-19 connaît une tendance continue à la hausse depuis trois semaines consécutives et cette "augmentation s'intensifie", souligne jeudi Santé publique France dans son point hebdomadaire sur l'épidémie. Ce même jour, "plus de 1.000 nouveaux cas" ont été confirmés. 3.589 nouveaux cas ont été détectés la semaine dernière en France métropolitaine, soit une hausse de 27% par rapport à la semaine précédente, après des hausses hebdomadaires de 21% et 13%, détaille l'agence sanitaire. Depuis deux semaines, le nombre de cas détectés progresse plus rapidement en pourcentage que le nombre de tests effectués, qui ont eux augmenté de 3% la semaine dernière et de 14% la semaine précédente, ajoute-t-elle.Une circulation favoriséeL'augmentation du nombre de patients positifs ne peut donc pas être mise uniquement sur le compte de l'intensification du dépistage. "Cette tendance de fond indique que nos habitudes récentes" (relâchement de l'application des gestes barrière, augmentation du nombre de contacts à risques...) "favorisent la circulation du virus depuis déjà plusieurs semaines", souligne la Direction générale de la Santé (DGS) dans un communiqué. "Au moindre symptôme, il est plus que jamais nécessaire de se faire dépister par test virologique, en s'isolant avant même d'avoir un rendez-vous puis dans l'attente du résultat", pour éviter que "des chaînes de transmission, parfois importantes, se forment" et empêcher "l'épidémie de rebondir", ajoute-t-elle.Environ 361.000 personnes ont réalisé un test virologique de dépistage la semaine dernière, dont 344.400 en métropole, selon Santé publique France.L'agence sanitaire pointe aussi une augmentation du nombre de patients "testés tardivement", c'est-à-dire dont les symptômes étaient apparus 5 à 7 jours avant le prélèvement. Sept départements métropolitains ont enregistré la semaine dernière un taux d'incidence au-dessus du seuil de vigilance, fixé à 10 cas positifs pour 100.000 habitants: la Mayenne, les Vosges, le Finistère, le Val d'Oise, le Haut-Rhin, Paris et la Seine-Saint-Denis."Vulnérabilité élevée" pour la Mayenne, Mayotte et la GuyaneA partir de la synthèse de plusieurs indicateurs, la Mayenne (incidence de 72/100.000, nombre de cas toujours en augmentation), la Guyane et Mayotte sont classés en "vulnérabilité élevée", tandis que la Gironde, le Finistère et les Vosges sont en "vulnérabilité modérée"L'épidémie a fait 10 morts depuis mercredi dans les hôpitaux, portant le nombre total de décès à 30.182 personnes.Depuis le début de l'épidémie, 19.666 personnes sont décédées au sein des établissements hospitaliers et 10.516 en établissements sociaux et médico-sociaux (Ehpad) où le bilan général a été revu à la baisse mardi. Au total, 5.957 personnes sont hospitalisées pour Covid-19, dont 436 en réanimation, soit 9 de moins que mercredi.Les admissions ne diminuent plus83 nouveaux patients ont été admis en réanimation la semaine dernière, contre 78 la semaine précédente, précise Santé publique France, soulignant que ce chiffre "a arrêté de diminuer pour la seconde semaine consécutive".Depuis le 9 mai, 570 cas groupés (ou "clusters") ont été détectés mais 361 sont "clôturés", relève la DGS. 209 foyers sont donc encore actifs au 23 juillet, dont 10 nouveaux détectés depuis la veille. Un "cluster" est défini par la survenue d'au moins trois cas confirmés ou probables, dans une période de 7 jours, qui appartiennent à une même communauté ou ont participé à un même rassemblement.
Rescapé de l' attentat de Charlie Hebdo le 7 janvier 2015, le chroniqueur Philippe Lançon témoigne dans un livre "Le lambeau", dont Le Monde publie les bonnes feuilles. Il revient notamment sur la matinée sanglante de l'attentat.
C'est un miraculé. Philippe Lançon a survécu à l'attentat de Charlie Hebdo. C'était le 7 janvier 2015. Plus de trois ans après, il sort un livre, "Le lambeau", dont Le Monde publie les premiers extraits. L'écrivain y revient avec précision et en longueur sur la matinée sanglante.Le récit commence par le début de la conférence de rédaction, juste avant l'attaque. « Pourquoi étais-je toujours en retard à la conférence, moi qui ne le suis presque jamais ? ». Quelques pages plus loin, Phillipe Lançon rentre au cœur du sujet : l'attentat, les balles, la terreur. "J'entendais de mieux en mieux le bruit sec des balles une par une et, après m'être recroquevillé, ne voyant plus rien ni personne, coincé comme au fond d'un caisson, je me suis agenouillé puis allongé doucement, presque avec soin, comme pour une répétition, en pensant que je ne devais pas (...) me faire mal en tombant."Le journaliste s'écroule, il est touché à plusieurs reprises et la douleur devient indolore. "Je n'ai rien senti et n'en ai pas pris conscience. Je me croyais indemne. Non, pas indemne. L'idée de blessure n'avait pas encore fait son chemin jusqu'à moi." Phillipe Lançon est assez lucide pour entendre les paroles du terroriste. "Il n'y avait pas de rafales. Celui qui avançait vers le fond de la pièce et vers moi tirait une balle et disait : 'Allah akbar !' Il tirait une autre balle et répétait : 'Allah akbar !' Il tirait encore une autre balle et répétait encore : 'Allah akbar !' ""Je faisais le mort"Le temps est long pour Philippe Lançon. Sans doute plus que ce qu'il imagine. "Il y a eu encore des balles, des secondes, des 'Allah akbar !' Tout était à la fois brumeux, précis et détaché. Mon corps était allongé dans l'étroit passage entre la table de conférence et le mur du fond ; ma tête, tournée vers la gauche." Instinct de survie ou non, celui qui est aussi écrivain fait le mort. Pour sauver sa peau. "J'ai fermé les yeux, puis je les ai de nouveau ouverts, comme un enfant qui croit que nul ne le verra s'il fait le mort ; car je faisais le mort."S'ensuivent alors de longs moments de détresse, où le chroniqueur comprend qu'il est blessé au visage, à la main. Un jeu à deux, de questions-réponses terrifiantes, entre lui et son subconscient. "L'œil est passé sur la main et il a vu au-delà, à un mètre, le corps d'un homme allongé sur le ventre dont j'ai reconnu la veste à carreaux et qui ne bougeait pas." Et d'ajouter : "Il est remonté jusqu'au crâne et il a vu entre ses cheveux la cervelle de cet homme, de ce collègue, de cet ami, qui sortait un peu du crâne. Bernard est mort, m'a dit celui que j'étais, et j'ai répondu, oui, il est mort, et nous nous sommes unis sur lui..."Un retour à la réalité cruel, parfois émaillé de "bonnes nouvelles" notamment lorsqu'il découvre que son confrère Fabrice Nicolino est lui aussi en vie, "comme moi jusque-là, il faisait sans doute le mort". Il termine enfin en faisant un parallèle avec son enfance, alors qu'il a la bouche ensanglantée. "J'ai tourné la langue dans ma bouche et j'ai senti des morceaux de dents qui flottaient un peu partout. Après quelques secondes de panique, celui qui n'était pas tout à fait mort a pensé, 'Tu as la bouche pleine d'osselets' ". Des osselets avec lesquels il avait l'habitude de jouer dans sa chambre. "Je n'étais pas assez vivant pour retomber tout à fait en enfance ou dans ma jeunesse, dans la vie qu'on mord à pleines dents, expression qui prenait un sens comique au moment où je perdais les unes en ayant failli perdre l'autre."
Pour la deuxième fois depuis le début de la pandémie de coronavirus, Edouard Philippe s'exprimait dimanche pour faire un point sur la crise du coronavirus. Lors de sa conférence de presse il s'est attardé sur la gestion des masques en France.
Il avait promis à ses équipes qu'il le referait après sa première intervention il y a trois semaines et voilà qu'Edouard Philippe tient parole. Dimanche 19 avril, il s'exprimait pour faire un point sur l'épidémie de coronavirus qui sévit en France et dans le monde. Le Premier ministre a notamment évoqué le stock de masques qui a fait polémique depuis le début de la crise. Personnels soignants comme personnalités politiques ont vigoureusement critiqué l'exécutif pour sa gestion de l'approvisionnement en masques. Dimanche, Édouard Philippe a ainsi tenu à préciser que la France produit actuellement 8 millions de masques de manière hebdomadaire, ce qui n'est qu'une étape pour le Premier ministre. Il a ainsi souligné : "Nous allons continuer à augmenter la capacité de production nationale de masques".Vers un élargissement de la politique de distributionMais, la production nationale ne suffit pas et la France a dû en importer au cours des dernières semaines. Ces importations ont permis d'avoir assez de masques par rapport aux besoins des hôpitaux et permettent de voir plus loin à l'avenir comme l'a précisé le Premier ministre : "Ces bons chiffres nous permettent d'envisager un élargissement de la politique de distribution de masques dans les prochaines semaines."Par exemple, aujourd'hui, le plus gros avion cargo du monde l'Antonov An-225 Mriya a atterri en France avec à son bord près de huit millions de masques en provenance de Tianjin (Chine).Une distribution à encadrerInterrogé par la suite sur l'éventuelle distribution des masques à la population au moment du déconfinement, le Premier Ministre a avancé un scénario principal : "Nous travaillons sur un certain nombre d'hypothèses, l'une d'elle est le fait que la puissance publique garantisse à partir du 11 mai la distribution initiale de ces masques et qu'ensuite nos concitoyens puissent dans des conditions naturelles et normales les trouver dans le commerce."
Stupeur et tremblement au matin du 1er mars dans une résidence universitaire de Nancy. Une étudiante a été réveillée par un agent du Crous, entré dans sa chambre pendant son sommeil, raconte L'Est Républicain fin avril.
Vision d'effroi au réveil pour Camila, une étudiante en médecine logée dans la cité universitaire du Vélodrome à Vandœuvre-lès-Nancy (Meurthe-et-Moselle). La journée du 1er mars a commencé du mauvais pied pour elle. "Je ne savais plus où j'étais ! Si c'était un cauchemar ou la réalité !", témoigne-t-elle près d'un mois après dans L'Est Républicain.Peu avant 9 heures, alors qu'elle dormait sur le ventre dans son lit, elle a soudainement entendu des coups frappés sur la cloison en bois qui fait office de tête de lit.En ouvrant les yeux, Camila découvre alors un homme au pied de son lit. "Je ne sais pas depuis combien de temps, il était là. J'étais dénudée dans mon lit. J'ai eu très peur. J'en avais des palpitations. J'ai immédiatement rabattu ma couette sur moi", confie l'étudiante au quotidien régional.L'individu se révèle être un agent technique du Crous. Il a justifié sa présence par une réparation de la chasse d'eau. Mais il ne devait pas venir ce jour-là ni à cette heure-ci. Le rendez-vous avait été prévu pour la veille et n'avait pas été honoré.Pour Camila, le cauchemar ne s'est pas arrêté à ce réveil brutal et angoissant. L'employé n'a pas voulu quitter les lieux. "Je voulais qu'il sorte. Même cinq minutes seulement. Pour que je puisse m'habiller. Mais il a refusé. Il m'a dit qu'il allait réparer la chasse d'eau. J'ai dû insister pour qu'il finisse par sortir", se souvient-elle. La jeune femme n'a pas porté plainte, mais n'a pas gardé cette mésaventure pour elle pour autant. Elle a découvert que récemment son amie Kenza avait failli voir débouler deux responsables du Crous dans sa chambre alors qu'elle dormait elle aussi. "Ils essayaient d'ouvrir ma porte pour un contrôle, mais j'avais ma clé dans la serrure et ils n'ont pas pu entrer. Il est en revanche fréquent que des agents passent en notre absence", déplore Kenza.Il s'avère que plusieurs étudiantes se plaignent de ces intrusions irrespectueuses du règlement intérieur. L'article 10 prévoit qu'il n'est pas possible, sauf urgence, de débarquer à l'improviste dans les chambres.Mais pour la direction du Crous, il était impératif de réparer la chasse d'eau de Camila pour "solutionner le problème à la veille d'un week-end afin de ne pas dégrader les conditions de vie des locataires", a-t-elle écrit dans un communiqué. Si l'organisme "regrette la situation rencontrée par les deux étudiantes", il "souligne le caractère exceptionnel au vu du nombre d'interventions réalisées, près d'un millier chaque semaine".
L'émission Quotidien a diffusé une vidéo montrant le chef de l'État et l'un de ses gardes du corps blaguant ensemble, lors d'un déplacement officiel. Alors qu'Emmanuel Macron lance une pique à l'agent, celui-ci le traite d'"enfoiré".
Le tout dans une ambiance potache.L'atmosphère est visiblement très détendue entre Emmanuel Macron et ses gardes du corps. Dans son émission du vendredi 26 janvier, Yann Barthès montrait un échange qu'on peinerait à imaginer.Face à des dizaines d'enfants qui lui réclament des autographes, le président de la République réclame un support pour écrire. Son agent de protection lui tend, faute de mieux, sa sacoche pare-balles en kevlar. "Ce n'est pas un truc blindé en fait, c'est de la daube", s'amuse alors le chef de l'État. Devant la foule, Emmanuel Macron s'amuse à taquiner encore son personnel et laisse entendre au public que ses gardes du corps ne savent pas écrire. "Enfoiré !", lui lance alors l'agent. "Oh le salaud !", lâche-t-il encore sur un ton bon enfant.
Le candidat malheureux à l'élection présidentielle a trouvé son point de chute dans la finance. François Fillon va rejoindre la société de gestion d'actifs et d'investissement Tikehau Capital.
Dans un communiqué, la marque a annoncé qu'il allait intégrer l'entreprise en tant qu'associé. "L'ancien Premier ministre François Fillon rejoindra la société en tant qu'associé le 1er septembre 2017, portant le nombre d'associés à 30", détaille le groupe. Avant d'ajouter : "Son expérience internationale (...) et sa connaissance aiguë des problématiques économiques françaises et européennes constituent des atouts majeurs pour accompagner le développement de la société de gestion et d'investissement".Récemment, Le Parisien avait annoncé que l'ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy comptait travailler dans le privé. Il pourrait également créer une fondation pour les chrétiens d'Orient. Le quotidien avait aussi révélé que l'ex-candidat à la présidentielle avait rendu 900 000 euros aux Républicains, ce qui correspond à une partie des dons amassés pendant la campagne.
Le Parisien a pu s'entretenir avec l'un des jeunes hommes qui a posé avec Emmanuel Macron à Saint-Martin. La photo, où l'on aperçoit l'un deux faisant un doigt d'honneur, a suscité de vives réactions.
Samedi 29 septembre, lors d'une visite à Saint-Martin, Emmanuel Macron a été photographié entre deux jeunes gens prenant la pose, deux cousins. L'un d'eux apparaît torse nu, faisant un doigt d'honneur face à l'objectif. Le cliché, posté sur le réseau social Instagram, a suscité de vives critiques, notamment chez les opposants politiques d'Emmanuel Macron. Le Parisien a pu joindre par téléphone l'un des deux hommes, qui encadrent le président sur la photo. Réaulf Flemming revient évidemment sur le geste grossier de son cousin, âgé de 19 ans. "Le doigt d'honneur, je sais que ce n'est pas bon. Mais ce n'était pas du tout contre le président. Sur le moment, il a juste fait ça pour le style. Il a fait ça envers les gars qui ne veulent pas qu'on avance dans la vie... Pour les gars qui n'aiment pas nous voir avec le président", a-t-il confié au quotidien local. Selon le jeune homme de 22 ans, son cousin "regrette que tout le monde parle de ça et que ça cause des problèmes au président". "Le président est comme un frère pour nous. On l'aime beaucoup, c'est un homme bon", poursuit-il. "On était tellement content qu'il vienne"Réaulf Flemming, ancien braqueur, est aussi celui à qui Emmanuel Macron a fait la morale afin qu'il se mette en quête d'un travail. "Il ne faut pas rester comme ça et ne pas refaire des bêtises. Le braquage c'est fini, a ordonné le président. Ta mère mérite mieux que ça". "On était tellement content qu'il vienne voir ce qui se passe vraiment ici. Après cette rencontre, je me suis senti bien, raconte Réaulf Flemming. (...). Il a dit qu'il allait m'aider à trouver du travail et aider ma mère malade. Ce président-là m'a donné une grande motivation". Le jeune homme voudrait devenir plombier et espère suivre une formation.
Des masques et des visières de luxe côtoient peintures, graffitis, photos, sculptures, morceaux de musique et vidéos, dans une exposition à Prague consacrée à l'art inspiré par la pandémie de Covid-19.
L'exposition itinérante, qui comprend plus de 2.000 pièces créées par 500 personnes de 60 pays, se veut un hommage aux artistes dont le travail a permis aux gens de rester "sains d'esprit" pendant la pandémie, a déclaré à l'AFP le commissaire de l'initiative. "Une des principales motivations" pour cette exposition, "c'était le fait que les artistes nous ont aidés à survivre mentalement à la pandémie, c'est donc une façon de les remercier", a déclaré Pavel Stastny, artiste lui-même. Lorsque l'épidémie de Covid-19 a frappé Prague au printemps, Pavel Stastny a posé un masque sur un grand graffiti représentant le visage de John Lennon, sur l'emblématique mur Lennon de Prague. Ce mur est célèbre pour avoir servi de point de rencontre à ceux qui aspiraient à la liberté sous le régime communiste de l'ancienne Tchécoslovaquie, jusqu'en 1989. Selon M. Stastny, le dessin de Lennon masqué a attiré l'attention du collectionneur français Blaise Runart, qui a ajouté l'image à sa collection d'art en ligne. "J'ai rejoint un groupe d'artistes dont les travaux étaient concentrés sur le Covid-19", a indiqué M. Stastny.Il s'est mis à collectionner des images d'œuvres de ses pairs du monde entier via des réseaux sociaux. Certaines parmi les œuvres exposées à Prague ont bénéficié de la médiation d'ambassades et plusieurs vidéos ont été tournées et fournies par l'Unesco, dans le cadre de sa campagne Next Normal, axée sur la vie après la pandémie. "Les œuvres sont fantastiques, elles capturent les idées et les impressions des artistes pendant la pandémie", a déclaré à l'AFP la visiteuse Terezie Pokorna. "L'un s'en moqué d'elle, l'autre l'a prise très au sérieux", a-t-elle fait remarquer. De Prague, l'exposition partira vers d'autres villes tchèques, peut-être aussi à l'étranger. "Nous sommes en pourparlers avec la Belgique, Paris, la Serbie, les Emirats arabes unis, Oman et la Thaïlande", a indiqué M. Stastny.
Une dizaine d'ADN inconnus ont été retrouvés sur un matelas saisi en 2003 dans la maison de la soeur défunte du tueur en série Michel Fourniret, à Ville-sur-Lume (Ardennes), a indiqué mardi à l'AFP une source proche du dossier, confirmant une information du Parisien.
Le 21 août, l'avocat de son ex-femme Monique Olivier, Me Richard Delgenes, avait indiqué que l'ADN partiel d'Estelle Mouzin, une fillette de 9 ans disparue en 2003, avait été retrouvé à deux endroits sur ce même matelas, saisi dans la maison où le tueur en série est soupçonné de l'avoir séquestrée.La révélation de cette preuve matérielle, bien que souvent contestée car les traces ADN peuvent être transportées, s'ajoutait aux aveux mi-août de Mme Olivier. Cette dernière avait affirmé que son ex-mari avait séquestré, violé et tué dans cette maison la fillette de neuf ans, disparue le 9 janvier 2003 à 200 km de là, à Guermantes (Seine-et-Marne).Interrogé par l'AFP, l'un des avocats de la famille Mouzin, Me Didier Seban, a indiqué mardi avoir déposé avec Me Corinne Hermann sept requêtes auprès des juges d'instruction en charge du dossier pour savoir si ces traces ADN coïncidaient avec celles de personnes disparues.Selon le Parisien, la dizaine d'ADN inconnus relevés sur le matelas de Ville-sur-Lume seront comparés avec des ADN de victimes ou de disparues de dossiers non élucidés.A 78 ans, le tueur en série Michel Fourniret, dont les déclarations alambiquées et les problèmes de mémoire compliquent la tâche des enquêteurs, avait fini par avouer en mars sa responsabilité dans l'affaire Estelle Mouzin: "Je reconnais là un être qui n'est plus là par ma faute", avait-il déclaré à la juge.Il avait aussi estimé "pertinent" le fait que le corps de la fillette puisse être dans l'une de ses anciennes propriétés des Ardennes.Michel Fourniret a été déclaré coupable en 2008 des meurtres de sept jeunes femmes ou adolescentes entre 1987 et 2001 et condamné à la perpétuité incompressible, avant d'être à nouveau condamné en 2018 pour un assassinat crapuleux.Il est également mis en examen pour les disparitions et la mort de Marie-Angèle Domece et Joanna Parrish, qu'il a avouées devant la juge Sabine Khéris.
L'ex-patron de Renault-Nissan a fui le Japon, où il était sous le coup d'une enquête, pour le Liban.
Personne ne peut "s'exonérer" de l'application de la loi, a déclaré mardi le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner après la fuite au Liban de l'ex-PDG de Renault-Nissan Carlos Ghosn. L'ex-patron de l'alliance Renault-Nissan "n'est pas au-dessus des lois", avait déjà affirmé dans la matinée la secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Economie Agnès Pannier-Runacher. "C'est un ressortissant libanais, brésilien et français et le soutien consulaire lui est acquis comme (à) tous les Français", avait-elle ajouté sur France Inter. Placé en liberté conditionnelle au Japon avec interdiction de quitter le territoire, l'ancien PDG a confirmé mardi se trouver au Liban d'où il promet de parler "librement" aux médias, provoquant la consternation à Tokyo.Mme Pannier-Runacher s'était également dite "très surprise" par l'annonce de la fuite du magnat déchu de l'automobile. "Il faut qu'on comprenne exactement ce qu'il s'est passé", a-t-elle ajouté.Le ministère français des Affaires étrangères a assuré avoir appris "par la presse" l'arrivée de Carlos Ghosn au Liban et n'avoir "aucune connaissance" des circonstances de sa fuite.Carlos Ghosn avait été arrêté à Tokyo le 19 novembre 2018 et est inculpé au Japon d'abus de confiance et de dissimulation de revenus. Depuis son arrestation, ses avocats et sa famille ont vivement dénoncé ses conditions de détention et la façon dont la justice japonaise mène la procédure.
D'après les informations du Parisien, un nouveau couple va faire son apparition, dès la rentrée prochaine, dans "Scènes de ménages", la série à succès diffusée chaque soir sur M6. Un couple incarné par deux jeunes acteurs prometteurs, Claire Chust et Vinnie Dargaud.
Un vent de jeunesse et d'insolence souffle sur "Scènes de ménages". Ils s'appellent Léo et Leslie et sont âgés respectivement de 26 et 25 ans. Ce tout jeune couple de citadins, amoureux depuis un an, va franchir le pas et emménager dans une sorte d'entrepôt meublé de fourbis et autres vieilleries en tous genres. De quoi promettre des scènes de haute volée pour ces deux amoureux transis prêts à expérimenter un nouveau mode de vie."Depuis bientôt dix ans, nous n'avions pas encore traité la toute première fois d'un jeune couple qui découvre les défauts de l'autre au quotidien", détaille Yann Goazempis au Parisien. Une situation qui concerne de nombreux jeunes couples français et qui, enfin, semble matérialisée dans la série. "Leslie et Léo s'installent et travaillent ensemble, affrontent la précarité des débuts et sont issus de milieux différents", poursuit le chef de la fiction sur M6. Et pour cause : si l'un est fils à papa, sa compagne se distingue par son tempérament de débrouillarde, les deux se lançant ensemble dans une entreprise d'impression de T-shirts.Pour incarner ces deux tourtereaux "hyperconnectés et plutôt fêtards", Le Parisien explique que la chaîne a misé sur deux jeunes acteurs qui ont l'âge de leur personnage et démarrent également leur carrière. "Léo me ressemble : c'est un fils à papa. Il a été assisté sans s'en rendre compte, mais c'est un mec bien, sympa et généreux", explique Vinnie Dargaud. Cet acteur de 26 ans, passé par les classes libres du Cours Florent, a notamment été remarqué dans "Clem" (TF1) et "Commissariat Central" (M6).Son binôme partage avec son personnage une enfance passée en grande banlieue parisienne. Originaire de l'Essonne, Claire Chust compte déjà des apparitions remarquées dans le cinéma. À tout juste 25 ans, elle a été remarquée dans le film "La crème de la crème" de Kim Chapiron, et plus récemment dans la comédie réalisée par Éric Judor, "Problemos". Elle porte sur son personnage un regard bienveillant : "Elle est vive, elle a appris à grandir vite et a des choses à prouver." Avant d'ajouter : "Quand je regardais, je ne pouvais m'identifier à aucun couple. Leslie et Léo vont davantage parler aux jeunes". Les quelque 3.8 millions de fidèles devront patienter jusqu'à la saison prochaine avant de s'enticher de ce couple prometteur.
L'ancien président de la République a réagi à l'incarcération du maire de Levallois-Perret, qui a passé sa première nuit à la prison de la Santé vendredi 13 septembre.
"Quand vous êtes dans la tourmente, il n'y a plus personne". Quelques heures après le verdict des juges, qui ont condamné Patrick Balkany à quatre ans de prison avec incarcération immédiate pour fraude fiscale, Nicolas Sarkozy a adressé ses pensées à l'édile de Levallois-Perret, ce samedi 14 septembre. "J'ai une réaction personnelle et humaine. J'ai de la peine pour lui. Je pense à lui", a t-il expliqué, estimant que "c'est certainement pas quand les gens sont dans la difficulté qu'il faut les abandonner". "Un peu d'humanité ne fait pas de mal", ajoute t-il encore.Lui-même sous le coup de plusieurs procédures judiciaires à son encontre, dont l'affaire des "écoutes" ou "Bygmalion", l'ex-chef de l'Etat a livré un avis personnel : "C'est la règle dans la vie politique et médiatique : quand vous êtes dans la tourmente, il n'y a plus personne", a-t-il déclaré face aux micros de plusieurs médias dont BFM-TV. "C'est un ami d'enfance, ça me fait de la peine pour lui, et ça m'a fait de la peine pour elle (Isabelle Balkany, ndlr). J'espère qu'ils vont tenir le coup", a t-il encore précisé, appelant à faire preuve "d'un peu de pudeur". "Peut-être qu'on peut les laisser tranquille", a t-il conclu. Quelles sont les conditions de détention de Patrick Balkany ?par BFMTVPatrick Balkany a dormi en prison ce vendredi 13 septembre, après avoir été condamné à Paris, pour fraude fiscale, à quatre ans de prison avec incarcération immédiate. Son avocat Me Dupond-Moretti a immédiatement annoncé son intention de faire appel, avant que l'édile ne dépose dans la foulée une demande de mise en liberté. Cette requête sera examinée par la cour d'appel de Paris, qui doit statuer dans les deux mois.