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Philibert Gobelin |
Akarova Marguerite Acarin, dite Akarova, est une danseuse, chorégraphe, sculptrice et artiste peintre belge née à Saint-Josse-ten-Noode (Bruxelles) le et décédée à Ixelles le . Biographie. Marguerite Acarin est née à Saint-Josse-ten-Noode le 30 mars 1904 dans un milieu artistique. Sa mère pratique la peinture et le dessin. Dès l'âge de treize ans, elle suit des cours de solfège, de déclamation et de chant au conservatoire de Bruxelles ainsi que de piano. Elle suit des cours de danse à l'école de Marthe Roggen, puis à l'Institut Jaques-Dalcroze de Bruxelles. Elle entre ensuite au corps de ballet de l'Opéra d'Anvers, mais le quitte bientôt pour raisons d'incompatibilité avec la maîtresse de ballet Sonia Korty. En 1922, elle assiste aux conférences du danseur Raymond Duncan, frère de la célèbre danseuse américaine Isadora Duncan. Elle a d'ailleurs souvent été qualifiée d'«"Isadora Duncan belge"». Elle y fait la connaissance du peintre, créateur de meubles et critique d'art Marcel-Louis Baugniet, pour lequel elle pose et qu'elle épouse le 1923. Il lui invente le nom de scène d'Akarova. Elle entre ainsi dans les cercles de la revue d'avant-garde "7 Arts". En 1928, elle se sépare de Marcel-Louis Baugniet mais continue cependant à travailler sporadiquement avec lui sur les décors et costumes de ses spectacles. Marcel-Louis Baugniet, décédé en 1996, reste son voisin, il habite au Jardin du Roi. Le , elle épouse en secondes noces Louis Lievens, expert en écriture et mécène avec lequel elle vivait depuis quatre ans. Ce mariage se terminera aussi par une séparation en 1939. Akarova décède le 24 juin 1999 dans son studio aménagé au-dessus de son ancienne salle de spectacle de l'avenue de l'Hippodrome à l'âge de 95 ans et est inhumée au cimetière d'Ixelles. Liens familiaux. Sa sœur aînée, Germaine Acarin (1898-1969), est également artiste peintre. La danse. En 1926, Akarova arrête de pratiquer le chant afin de se consacrer pleinement à la danse qu’elle sortira des ornières du ballet classique. Figure de proue du modernisme de l'entre-deux-guerres, elle compose de nombreuses œuvres chorégraphiques dans la mouvance des Ballets russes, qu'elle danse sur les musiques de ses contemporains, entre autres Claude Debussy, Paul Dukas, Maurice Ravel, Darius Milhaud et Igor Stravinsky. Sa danse se veut tantôt vigoureuse, tantôt hiératique, où les décors et les costumes, dont ses costumes constructivistes — qu'elle réalise elle-même — utilisent des lignes brisées ou ondulées, des motifs asymétriques, des polychromies discordantes. Elle compose une cinquantaine de pièces chorégraphiques, pour la plupart des solos qu’elle interprète elle-même. Préférant Bruxelles à une carrière internationale, Akarova donne de nombreux récitals de chant et de danse dans différents théâtres ou dans des demeures privées comme les jardins de Van Buuren, le Palais des Beaux-Arts et le Palais Royal de Laeken. Akarova installe en 1934 un studio réservé à ses élèves au 45 rue Jean d'Ardenne à Ixelles. Elle y donna également des représentations. En 1931, elle est invitée par Herman Teirlinck à se produire à l'Institut supérieur des arts décoratifs dans le théâtre aménagé par Henry van de Velde. Dans son souci de contrôler totalement ses scénographies, Akarova demande à l'architecte Jean-Jules Eggericx de construire pour elle une salle de spectacle au sous-sol de sa maison, 72 de l'avenue de l'Hippodrome à Ixelles, inaugurée le , et où se déroula la partie la plus importante de sa carrière. La salle ferme ses portes en 1957 . La salle, de style Art déco, est aujourd'hui sauvegardée. Pour l'inauguration, le , Akarova danse "Les Biches" de Poulenc, "Le Boléro" de Ravel et cinq danses du "Sacre du printemps" de Stravinsky. De son vaste répertoire, on retiendra encore son interprétation de "L'Histoire du soldat" de Stravinsky, du "Prélude à l'après-midi d'un faune" de Claude Debussy ou encore de "L'Amour sorcier" de Manuel de Falla. "L'Orestie" de Darius Milhaud et la chorégraphie de la "Tragédie de Salomé" de Florent Schmitt seront présentées en 1931 à l'Institut supérieur des arts décoratifs, La Cambre. En 1994, la Biennale Charleroi-Danses présente "Langage secret", un spectacle réalisé et dansé par Michèle Noiret. Akarova, depuis les coulisses lit un de ses textes, et accompagne aux percussions. Akarova a fait don de ses costumes et décors de scène au Musée des Archives d'architecture moderne, marquant par là sa volonté d'inscrire son œuvre dans le contexte plus large de l'architecture, entendue comme une synthèse des arts. La peinture et la sculpture. Une de ses premières sculptures, en 1938, est le buste de son second époux, Louis Lievens. En 1943, elle sculpte "Le Faune" pour le Prélude à l'après-midi d'un faune de Claude Debussy. Après la fermeture de sa salle, en 1957, Akarova se consacre essentiellement à la peinture et à la sculpture. Elle peint principalement des sujets religieux, des portraits et autoportraits, des compositions abstraites ainsi que des projets de costumes et de décors de théâtre. Au début de sa carrière de peintre, elle peint principalement des églomisés, avant d'abandonner ce support par crainte de bris lors d'expositions. Son style est caractérisé par une juxtaposition d'images parfois mêlées de motifs abstraits et d'un emploi quasi tachiste de la couleur. Les amis peintres qu'elle fréquente sont Jean-Jacques Gailliard et surtout Anto Carte et Floris Jespers qui tous deux dessineront des costumes pour la danseuse. L'influence de ces peintres est perceptible dans l'œuvre d'Akarova. Son premier époux, le peintre, designer Marcel-Louis Baugniet (1890-1995) l'épaula également dans la réalisation de costumes de scène. Akarova sculpte des portraits et réalise les bustes de nombreux artistes et amis, comme Maurice Carême, Charles Bertin, André Baillon ou Géo Libbrecht. Elle conçoit aussi des œuvres monumentales, entre autres pour les villes de Bruxelles, Mons ou Tirlemont. Son style est puissant et quelque peu stylisé. Elle correspond avec le sculpteur Maurice Xhrouet et expose aux onze éditions biennales de la Sculpture de plein air de Belgique, à la Maison d'Érasme d'Anderlecht. Akarova est membre de la Fédération Féminine Artistique Belge. |
Église évangélique assyrienne L'Église évangélique assyrienne est une Église protestante née de l'activité de l'église presbytérienne dans la communauté assyrienne au Proche-et-Moyen-Orient en 1870 . Organisation. Il existe des Églises évangéliques assyriennes dans plusieurs pays du Proche-et-Moyen-Orient (Iran, Irak, etc.), ainsi que dans les pays où se sont installées des communautés assyriennes (principalement aux États-Unis). Cependant elles sont très minoritaires par rapport aux Églises orientales traditionnelles. |
Asher Benjamin Asher Benjamin est un architecte américain, (1773-1845) né à Hartland dans le Connecticut. Il est l'un des représentants du style Greek Revival en Amérique. Articles connexes. Architecture aux États-Unis |
Parti socialiste des travailleurs (Royaume-Uni) Le Parti socialiste des travailleurs ("", "SWP") est un parti politique britannique trotskiste. Caractéristiques, idéologie. Le SWP est un parti d'extrême gauche en Grande-Bretagne. Il se réclame du socialisme révolutionnaire, en fait du trotskisme. Il a développé plusieurs critiques du trotskisme tel qu'il a évolué depuis les années quarante, ce qui l'a amené à se différencier des partis et groupes trotskistes « orthodoxes ». Il fait partie de la Tendance Socialiste Internationale. Son fondateur, Tony Cliff, a développé une analyse de l'URSS comme « capitaliste bureaucratique d'État », ce qui a amené le SWP à adopter le slogan « Ni Washington, ni Moscou, le socialisme international ! » durant la guerre froide . Le SWP ne participe pas en tant que tel aux élections, mais il a été membre de la COALITION RESPECT qui était dotée d'un député au parlement britannique (George Galloway) et de plusieurs conseillers municipaux, et a participé en 2010 à la TUSC ("Trade Union and Socialist Coalition" avec le Parti socialiste, Solidarité et Socialist Resistance; le TUSC obtient le 1 % des voix (où il participe aux élections). En Écosse, le SWP formait une plateforme du Parti socialiste écossais jusqu'en septembre 2006, date à laquelle celui-ci a scissioné. Les militants écossais de la plateforme Socialist Worker militent à présent dans un nouveau parti, Solidarité . Le SWP a un département industriel qui coordonne son travail avec le mouvement ouvrier et une section étudiante. Ses membres jouent un rôle important localement, et parfois nationalement, dans plusieurs syndicats. Dernièrement, le parti s'est particulièrement impliqué dans la construction du mouvement contre la guerre en Irak - notamment à travers la Coalition Stop the War - et contre l'islamophobie . Il existe trois petites organisations en France qui se réclament des idées du SWP (GB) - Socialisme par en bas (qui a des rapports plus ou moins directs avec la direction du SWP), Socialisme international et l'association Marxistes Unitaires. Les deux premières étaient constituées en courant au sein de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) et la dernière, si elle comprenait des militants de la LCR, se définit comme une association œuvrant au rapprochement de la gauche antilibérale et anticapitaliste. Le Nouveau Parti anticapitaliste français entretient des relations avec le SWP. 2013. En 2013, 700 membres ont démissionné lors de la dissimulation et du traitement des femmes faisant des allégations de viol contre le leadership du parti. |
Jacques Donzelot Jacques Donzelot est un historien du social et sociologue de l'urbain français né en 1943. Biographie. Assistant puis maître de conférences à l'Université de Nanterre depuis 1970, il a été de 1990 à 1993 évaluateur de la politique de la ville. Conseiller scientifique du « Plan Urbanisme Construction Architecture » depuis 1999, il dirige aux PUF une collection intitulée « La ville en débat » depuis . |
Engoulevent d'Europe L'Engoulevent d'Europe (Caprimulgus europaeus) est une espèce d'oiseaux de la famille des Caprimulgidae. Comme tous les engoulevents, c'est un oiseau crépusculaire et nocturne. Il possède un plumage cryptique très complexe, mêlant le gris, le beige et le brun, qui lui confère un camouflage efficace le jour, lorsqu'il reste posé au sol ou perché, immobile, le long d'une branche. En vol, le mâle arbore cependant des taches blanches bien visibles sur les coins de la queue et au bout des ailes. Le cou est court, portant une grosse tête munie d'un petit bec. Les ailes et la queue sont longues et étroites ; les pattes sont courtes. L'Engoulevent d'Europe se nourrit d'une grande variété d'insectes volants, qu'il attrape en vol, souvent en chassant depuis un perchoir. Il chasse à vue, utilisant ses yeux relativement grands et munis d'une couche réfléchissante qui améliore sa vision de nuit. Il ne semble pas utiliser son ouïe pour chasser, et ne fait pas d'écholocalisation. Il boit et se baigne au vol. L'Engoulevent d'Europe mâle occupe un territoire au printemps, et rappelle sa présence par son chant nocturne caractéristique. Celui-ci ressemble à un ronronnement roulé et modulé, continu sur plusieurs minutes, audible à plusieurs centaines de mètres et répété pendant des heures. Le mâle patrouille sur son territoire avec les ailes remontées en « V », la queue étalée, chassant les intrus en claquant des ailes et en criant. Le claquement des ailes sert aussi à la parade, quand le mâle poursuit la femelle dans un vol en spirale. L'Engoulevent d'Europe ne construit pas de nid, mais pond ses œufs directement sur le sol. Ceux-ci éclosent après d'incubation, et les poussins acquièrent leur plumage après supplémentaires. L'Engoulevent d'Europe se reproduit dans la majeure partie de l'Europe et en Asie, et hiverne en Afrique subsaharienne. Il privilégie généralement les zones ouvertes et sèches, avec quelques arbres et de petits buissons, comme les landes, les clairières, les coupes ou les jeunes pinèdes. Depuis la description originale de l'espèce en 1758, six sous-espèces ont été distinguées. Elles varient de façon clinale avec la géographie, les oiseaux étant de plus en plus petits et pâles en allant vers l'est. Bien que l'espèce soit exposée à la prédation et au parasitisme, elle est surtout menacée par la perte de son habitat, le dérangement et la diminution du nombre d'insectes causée par l'usage de pesticides. En dépit de la décroissance des populations, les effectifs encore larges et l'immense aire de reproduction font que l'espèce est considérée comme de « préoccupation mineure » par l'Union internationale pour la conservation de la nature. Le nom de genre de l'Engoulevent d'Europe, "Caprimulgus", fait référence à un vieux mythe selon lequel l'engoulevent tèterait les chèvres, les empêchant alors de donner du lait. Description. Plumage et mensurations. L'Engoulevent d'Europe mesure de longueur pour une envergure de . Le mâle pèse de et la femelle de . Le plumage a des couleurs cryptiques, mêlant le gris, le beige et le brun, qui permettent à l'oiseau de se fondre dans son environnement, qu'il soit sur un tapis de feuilles mortes ou posé le long d'une branche. Chez la sous-espèce type, l'adulte a les parties supérieures brun-grisâtre avec des marques sombres, un demi-collier chamois pâle sur la nuque et une moustache blanche. L'aile pliée apparaît grise, tachée de chamois, et les parties inférieures sont brun-grisâtre, avec des rayures marron et des taches beiges. Le bec est noirâtre, l'iris est brun foncé et les pattes, courtes, sont marron. Les longues ailes pointues et le doux plumage de l'Engoulevent d'Europe rendent son vol léger et silencieux. Le sexe des individus peut être déterminé quand les oiseaux sont en vol, le mâle ayant une tache blanche au bout des ailes, parcourant trois rémiges primaires, et les coins de la queue blancs également de chaque côté, sur les deux rectrices externes. Les femelles n'ont aucune trace de blanc en vol. Les poussins ont un duvet brun et beige, et les jeunes qui viennent de s'emplumer sont similaires aux femelles. Les adultes commencent à muer après la reproduction, à partir de juin. La mue cesse ensuite pendant la migration d'automne, puis reprend sur les zones d'hivernage, où elle concerne alors les rectrices et les rémiges. La mue finit entre janvier et mars. Les oiseaux immatures muent comme les adultes, à l'exception des individus de couvées tardives qui muent intégralement lors de l'hivernage, en Afrique. Espèces similaires. D'autres espèces d'engoulevents se trouvent dans les zones de reproduction et d'hivernage de l'Engoulevent d'Europe. L'Engoulevent à collier roux ("Caprimulgus ruficollis") niche dans la péninsule Ibérique et le nord-ouest de l'Afrique ; il est plus grand, plus gris et a de plus longues ailes que l'Engoulevent d'Europe, avec un large collier ocre-roux et des marques blanches plus distinctes sur les ailes et la queue du mâle. Le bord d'attaque de l'aile de l'Engoulevent à collier roux est grisâtre, plus pâle que chez l'Engoulevent d'Europe chez lequel le bord d'attaque est brun sombre. Les zones d'hivernage de l'Engoulevent d'Europe peuvent chevaucher celles de l'Engoulevent sombre ("C. fraenatus") et de l'Engoulevent à joues rousses ("C. rufigena"). Ces deux derniers ont la nuque chamois plus visible, et leurs couvertures alaires sont plus tachées. L'Engoulevent sombre est aussi bien plus sombre que son cousin européen. Étant donné leurs mœurs nocturnes, leur plumage cryptique et la difficulté à les observer précisément, l'observation des engoulevents reste . Écologie et comportement. Voix. Le chant du mâle est un trille soutenu, stridulant, émis de façon continue pendant de longues minutes et répété pendant des heures, avec quelques modulations dans la vitesse ou le ton. Cette sorte de ronronnement peut être transcrite en "errrrrrrurrrrrrrurrrrrerrrrrrr…" continu, sonore, rapide, dur. Ce chant ressemble fortement aux stridulations de la Courtilière ("Gryllotalpa gryllotalpa"), mais le chant de l'insecte ne comporte aucune modulation. Le mâle chante depuis un perchoir, et peut avoir plusieurs postes de chants sur son territoire. Le chant est généralement entendu au crépuscule et à l'aube, plus que pendant la nuit, et il est réduit par mauvais temps. Il peut être clôturé par un trille pétillant et un claquement d'ailes, indiquant possiblement l'approche d'une femelle. Les oiseaux en migration ou en hivernage chantent parfois. Les individus mâles peuvent être distingués entre eux par l'analyse du taux et de la longueur des pulsations de leurs chants. Même un mâle chanteur peut être difficile à localiser ; l'oiseau perché est difficile à repérer par faible luminosité, et l'oiseau semble être ventriloque, pouvant bouger la tête tout en continuant à chanter. Le chant s'entend facilement à , et peut être perçu jusqu'à dans de bonnes conditions. La femelle ne chante pas, mais en vol les deux sexes peuvent émettre un court cri en "cuick, cuick", aussi utilisé pour chasser les prédateurs du nid. Le cri de contact est un "krruit" coassant et sonore, et l'oiseau alarmé émet divers cris, variations d'un "chuck" aigu. Les adultes sifflent quand ils sont manipulés, et les poussins lorsqu'ils sont dérangés. Au nid, l'Engoulevent d'Europe produit un assortiment de sons retranscrits dans la littérature anglophone par "wuk, wuk, wuk", ou des "oak, oak" étouffés et des murmures. Les jeunes oiseaux adoptent une posture défensive, et sifflent bruyamment, la bouche grande ouverte. Habitudes de vie. L'Engoulevent d'Europe est un oiseau crépusculaire et nocturne. Il reste au repos le jour, allongé sur le sol, souvent dans un endroit partiellement ombragé, ou perché le long d'une branche ou d'un perchoir bas similaire. Son plumage cryptique le camoufle le jour durant, et s'il n'est pas à l'ombre, l'oiseau peut tourner de temps à autre pour faire face au soleil et ainsi minimiser son ombre. S'il se sent menacé, l'engoulevent s'aplatit au sol les yeux presque clos, et ne s'envole que si l'intrus s'approche à moins de deux ou cinq mètres. En partant, il peut crier ou claquer des ailes, et se reposer jusqu'à de là où il a été dérangé. Dans ses quartiers d'hiver, l'espèce se repose souvent au sol, mais peut se percher jusqu'à de hauteur. Que ce soit en période de reproduction ou en hivernage, l'Engoulevent d'Europe utilise les mêmes emplacements de repos régulièrement s'ils sont tranquilles, parfois pendant plusieurs semaines. Comme les autres engoulevents, l'Engoulevent d'Europe peut se poser sur les routes ou les chemins la nuit durant ou planer pour surveiller les intrus de grande taille comme les cerfs ou les humains. Il peut être harcelé par les oiseaux pendant qu'il fait encore jour, et par les chauves-souris, par d'autres espèces d'engoulevents ou par la Bécasse des bois ("Scolopax rusticola") durant la nuit. Les prédateurs nocturnes comme les chouettes, hiboux et le Renard roux ("Vulpes vulpes") peuvent quant à eux être houspillés par l'Engoulevent d'Europe, mâle comme femelle. Comme d'autres oiseaux très aériens, tels les martinets et les hirondelles, les engoulevents ne font qu'un rapide plongeon dans l'eau pour se laver. Ils ont la particularité de posséder une griffe médiane dentelée, en forme de peigne, dont ils se servent pour se toiletter et qui leur permet peut-être d'ôter les parasites. Par temps froid ou peu clément, plusieurs espèces d'engoulevents peuvent ralentir leur métabolisme et tomber en torpeur, notamment l'Engoulevent de Nuttall ("Phalaenoptilus nuttallii"), qui peut maintenir cet état durant plusieurs semaines. L'Engoulevent d'Europe a été observé en captivité maintenir un état de torpeur pendant au moins huit jours sans problèmes, mais il n'est pas sûr que cette observation soit transposable aux oiseaux sauvages. Au repos dans la journée, il entre en « torpeur diurne » et sa température est comprise entre . Elle augmente ensuite à l'arrivée du crépuscule, passant progressivement de , pour sa période de chasse. En fin de vol, elle baisse pour revenir à sa valeur initiale. Lorsque les conditions atmosphériques sont dégradées au point de raréfier drastiquement la présence d'insectes nocturnes, il peut entrer en « sommeil de jeûne », abaissant sa température corporelle à un niveau proche du milieu ambiant, économisant ainsi son énergie pour une période plus faste. Alimentation. L'Engoulevent d'Europe se nourrit d'une grande variété d'insectes volants, comme des papillons de nuit, des coléoptères, des mantes, des libellules, des blattes et des diptères. Une étude de 1969 portant sur une nichée et sur près de rapportées par les parents, a trouvé 179 espèces d'insectes différentes, dont 62 % de lépidoptères, 12 % de diptères, 7 % de coléoptères, autant de phryganes, et 5 % de névroptères. Il peut aussi attraper à terre des grillons ou des bousiers, et des vers luisants sur la végétation. Il absorbe aussi du gravier (gastrolithes) pour faciliter la digestion de ses proies, mais les végétaux et les invertébrés non volants qu'il peut consommer ne sont que des prises accidentelles attrapées pendant la chasse d'autres ressources alimentaires. Les jeunes poussins ont été observés mangeant leurs propres excréments. L'Engoulevent d'Europe chasse dans les habitats ouverts, les clairières et les lisières de forêts, et peut être attiré par les insectes se concentrant autour des lumières artificielles, près des animaux de ferme ou au-dessus des mares stagnantes. Il se nourrit généralement de nuit, mais s'aventure parfois en plein jour si le temps est nuageux. L'Engoulevent d'Europe poursuit les insectes avec un vol léger et manœuvrant, ou chasse en décollant d'un perchoir à la manière d'un gobemouche ; plus rarement, il peut attraper des proies sur le sol. Il boit en vol, en rasant la surface de l'eau. En Europe, les oiseaux nicheurs s'éloignent en moyenne de de leur nid pour se nourrir. Les oiseaux en migration vivent de leurs réserves de graisse. L'Engoulevent d'Europe chasse à vue, repérant ses proies contrastant avec le ciel de nuit. Il chasse généralement depuis un perchoir les nuits de pleine lune, mais vole sans cesse les nuits plus sombres lorsque les proies sont plus difficiles à voir. La fréquence de chasse se réduit au milieu de la nuit. Cependant, dans la partie la plus septentrionale de son aire de répartition, il peut voler en été jusqu'à cinq heures par nuit claire, notamment en période de pleine lune. Bien qu'il ait un petit bec, l'engoulevent peut ouvrir sa bouche de façon béante quand il attrape les insectes. Il a de longs poils sensibles autour du bec, qui pourraient l'aider à localiser ses proies ou à les conduire dans son bec comme un entonnoir. Les parties d'insectes qu'il ne digère pas, comme leur exosquelette en chitine, sont régurgitées sous forme de pelotes de réjection. Les engoulevents ont des yeux relativement grands, chacun muni d'un "tapetum lucidum" (une couche réfléchissante derrière la rétine) qui les rend brillants lorsqu'ils sont éclairés par une lampe de poche, et qui améliore la détection de la lumière au crépuscule, à l'aube et au clair de lune. La rétine des oiseaux nocturnes, comme les engoulevents, est adaptée pour une vision à faible luminosité et a une densité plus élevée de bâtonnets et beaucoup moins de cônes que celle de la plupart des oiseaux diurnes. Ces adaptations favorisent une bonne vision nocturne au détriment de la discrimination des couleurs. Chez beaucoup d'espèces volant de jour, la lumière passe à travers des gouttelettes lipidiques de couleur dans les cellules de cônes pour améliorer la vision des couleurs. En revanche, les engoulevents ont un nombre limité de cônes, et n'ont que quelques gouttelettes lipidiques ou pas du tout. La vision nocturne des engoulevents est probablement équivalente à celle des chouettes et hiboux. Bien qu'il ait une bonne ouïe, l'Engoulevent d'Europe ne semble pas compter sur les sons pour repérer les insectes, et n'utilise pas l'écholocation. Migration. Les migrations de cette espèce sont nocturnes. Les engoulevents peuvent parcourir de longues distances. Ceci implique une consommation importante d'énergie et donc, des périodes de repos et de réalimentation. Ces temps de migration sont contrôlés par le cycle lunaire. Une étude récente (2019) a montré que le temps quotidiennement passé par l'engoulevent à rechercher de la nourriture est plus que doublé lors des nuits où la lune brille, probablement parce qu'il lui est plus facile de se ravitailler quand la nuit est claire. On a aussi constaté que l'intensité des mouvements migratoires est corrélée à la lune, avec parfois jusqu'à 100 % des oiseaux migrant simultanément après des périodes de pleine lune. Ces phases cycliques de prédation ont comme conséquence de probables effets induits en aval sur les communautés et les écosystèmes associés. Reproduction. La reproduction a généralement lieu entre fin-mai et août, mais peut avoir lieu bien plus tôt dans le nord-ouest de l'Afrique et dans l'ouest du Pakistan. Les mâles reviennent sur les sites de reproduction deux semaines environ avant les femelles et établissent leur territoire. Ils le surveillent en vol, tenant leurs ailes en « V » avec la queue étalée, et chassant les intrus en claquant des ailes et en criant. Les mâles concurrents peuvent se battre entre eux, en vol ou au sol. Le mâle établi exécute une parade nuptiale pour la femelle, durant laquelle il claque des ailes fréquemment en la poursuivant en montant en spirale. Si elle se pose, il continue ses avances en hochant la tête et en battant des ailes jusqu'à ce que la femelle étende ses ailes et sa queue pour engager la copulation. Celle-ci a parfois lieu sur un perchoir plutôt que sur le sol. Dans des habitats propices, il peut y avoir jusqu'à vingt couples par kilomètre carré. L'Engoulevent d'Europe est monogame. Le couple ne construit pas de nid, et la femelle, après avoir nettoyé la zone des brindilles gênantes, pond à même le sol parmi les plantes et les racines d'arbre, ou sous un buisson ou un arbre. L'emplacement de la ponte peut être un sol à nu ou couvert de litière de feuilles ou d'aiguilles de pin, et est réutilisé pendant plusieurs années. La couvée compte généralement un ou deux œufs blanchâtres, rarement unis mais normalement marbrés de marron et de gris. Les œufs mesurent en moyenne pour un poids de dont 6 % de coquille. Plusieurs espèces d'engoulevents sont connues pour être plus susceptibles de pondre dans les deux semaines précédant la pleine lune que lorsque la lune est descendante, possiblement car il est de plus en plus facile d'attraper les insectes au fur et à mesure que la lune croît. Une étude s'intéressant à l'Engoulevent d'Europe en particulier a montré que les phases lunaires influençaient les oiseaux couvant en juin, mais pas les nicheurs plus précoces. Cette stratégie implique que les secondes nichées entreprises en juillet seraient aussi influencées par les phases de la lune. Les œufs sont pondus à d'intervalle et l'incubation, principalement prise en charge par la femelle, commence dès le premier œuf pondu. Le mâle couve pour de petites périodes, surtout à l'aube et au crépuscule, mais passe la journée perché, parfois en dehors de son territoire ou près d'autres mâles. Si la femelle est dérangée au nid, elle part en courant ou en voltigeant le long du sol, simulant une blessure pour attirer le prédateur au loin. Elle peut également déplacer les œufs sur de courtes distances avec son bec. Chaque œuf éclot au bout de . Les poussins sont couverts de duvet et sont mobiles dès leur sortie de l'œuf, mais sont toujours couvés pour les garder au chaud. Ils acquièrent leur plumage juvénile en et deviennent indépendants environ après leur éclosion. Une seconde nichée peut être entreprise par les nicheurs précoces, auquel cas la femelle délaisse sa première nichée quelques jours avant qu'elle soit emplumée. Le mâle s'occupe alors seul des premiers poussins et assiste la femelle pour la seconde couvée. Les deux adultes prennent part au nourrissage des jeunes, avec des boules d'insectes qui sont, soit régurgitées dans le bec des poussins, soit directement attrapées par les poussins dans le bec ouvert des adultes. Les couvées qui échouent ratent généralement lors de la couvaison. Une étude britannique a montré que seuls 14,5 % des œufs arrivent à l'éclosion, mais une fois cette étape franchie, les jeunes arrivent très souvent à maturité. Les Engoulevents d'Europe nichent pour la première fois quand ils sont âgés d'un an, et vivent généralement quatre ans. Le taux de survie annuel des adultes est de 70 %, mais celui des juvéniles est inconnu. Le plus grand âge connu atteint dans la nature est de . Prédateurs et parasites. Les œufs et les poussins de cet oiseau nichant au sol sont vulnérables à la prédation par le Renard roux ("Vulpes vulpes"), la Martre des pins ("Martes martes"), le Hérisson commun ("Erinaceus europaeus"), la Belette ("Mustela nivalis") et les chiens domestiques, ainsi que par des oiseaux comme les corneilles ("Corvus"), la Pie bavarde ("Pica pica"), le Geai des chênes ("Garrulus glandarius") et les chouettes et hiboux (Strigidae). Les serpents, comme la Vipère péliade ("Vipera berus"), peuvent aussi piller le nid. Les adultes peuvent être capturés par certains oiseaux de proie, comme l'Autour des palombes ("Accipiter gentilis"), le Busard Saint-Martin ("Circus cyaneus"), l'Épervier d'Europe ("Accipiter nisus"), la Buse variable ("Buteo buteo"), le Faucon pèlerin ("Falco peregrinus") et le Faucon concolore ("Falco concolor"). Les ectoparasites signalés chez l'Engoulevent d'Europe comprennent une seule espèce de pou mâcheur trouvé sur les ailes ("Mulcticola hypoleucus") et un acarien des plumes qui vit uniquement sur les marques alaires blanches ("Rhinonyssus nitzschi"). Le paludisme aviaire a également été signalé chez cet engoulevent, mais "Leucocytozoon", un genre de parasites sanguins, est rare chez cet oiseau et représenté par l'espèce "Leucocytozoon caprimulgi". La rareté de ce dernier, le fait qu'il est le seul de son genre trouvé chez les engoulevents et sa ressemblance avec "L. danilewskyi" suggèrent qu'il est dérivé de proches parents qui infectent normalement les hiboux. Parmi les parasites internes, on compte les nématodes "Subulura subulata" et "Capillaria hirundinis", les cestodes "Metadilepis caprimulgina", "M. globacantha" et "Nyctibiolepis megacantha", et les trématodes "Brachylecithum donicum", "Lyperosomum transversogenitale sylvestris", "Eumegacetes triangularis" et "Plagiorchis elegans". Répartition et habitat. L'Engoulevent d'Europe se reproduit dans la majeure partie de l'Europe jusqu'au nord, et jusqu'au nord en Asie, sa chasse crépusculaire ne pouvant s'accommoder de zones où la lumière solaire est permanente en été. Sa zone de présence estivale s'étend à l'est jusqu'au lac Baïkal et l'est de la Mongolie. Au sud, il niche jusque dans le nord-ouest de l'Afrique, l'Irak, l'Iran et le nord-ouest de l'Himalaya. L'Engoulevent nichait, mais ne niche plus, en Syrie et au Liban. Toutes les populations sont migratrices, et la plupart des oiseaux hivernent en Afrique, au sud du Sahara, avec seulement de rares signalements d'hivernants au Pakistan, au Maroc et en Israël. Les oiseaux migrent principalement de nuit, seuls ou en groupes comptant jusqu'à vingt oiseaux. Les nicheurs européens traversent la Méditerranée et l'Afrique du Nord, alors que les populations de l'est passent par le Moyen-Orient et l'Afrique de l'Est. Par conséquent, certains nicheurs asiatiques peuvent traverser une centaine de degrés de longitude lors de leur migration. La majorité des oiseaux passe l'hiver dans l'est et le sud-est de l'Afrique, bien que certains individus de la sous-espèce nominale hivernent en République démocratique du Congo ; les autres hivernants en Afrique de l'Ouest pourraient appartenir la sous-espèce "C. e. meridionalis". La migration d'automne a lieu en août et septembre, et les oiseaux retournent à leurs quartiers estivaux à partir de mai. Des individus erratiques ont été signalés en Islande, sur les îles Féroé, et aux Seychelles aux Açores, à Madère et sur les îles Canaries. L'Engoulevent d'Europe privilégie les habitats secs, aux paysages ouverts avec quelques arbres et de petits buissons, comme les landes, les pâturages, les brandes, les coupes en forêts ou les jeunes boisements. En période de reproduction, il évite les zones sans arbres ou à l'inverse les boisements trop denses, les villes, les montagnes, les terres cultivées, mais il se nourrit souvent dans les zones humides, les cultures ou les jardins. En hiver, il peuple une plus grande diversité de milieux ouverts comme les steppes à acacia, les zones sablonneuses et les régions montagneuses. Il a été trouvé jusqu'à d'altitude dans son aire de reproduction et jusqu'à sur les zones d'hivernage. Systématique. Taxinomie et relations phylogénétiques. Les engoulevents forment la grande famille des Caprimulgidae, qui compte près d'une centaine d'oiseaux principalement nocturnes et insectivores. Le genre principal, comptant le plus d'espèces et le plus répandu, est "Caprimulgus". Il se caractérise par la présence de soies raides autour de la bouche, par de longues ailes pointues, une griffe médiane en forme de peigne et un plumage à motifs. Les mâles ont souvent des marques blanches sur les ailes ou la queue, et les femelles en ont parfois. Dans le genre "Caprimulgus", les plus proches parents de l'Engoulevent d'Europe sont l'Engoulevent sombre ("C. fraenatus") et l'Engoulevent à joues rousses ("C. rufigena"). En Asie, l'Engoulevent d'Europe est remplacé par l'Engoulevent jotaka ("C. jotaka") et "C. indicus", qui peuplent des habitats similaires. L'Engoulevent d'Europe est décrit par le naturaliste suédois Carl von Linné, dans la de son "" en 1758 sous son nom scientifique actuel. Le nom de genre, "Caprimulgus", provient du latin "capra", « chèvre », et "mulgere", « traire », et fait référence à un vieux mythe qui voulait que les engoulevents suçassent le lait des chèvres. La dénomination spécifique, "europaeus", vient du latin pour « européen ». Sous-espèces. Six sous-espèces sont généralement reconnues. Les différences entre elles sont principalement clinales, avec les oiseaux devenant plus petits et plus pâles en allant vers l'est, et les mâles ayant de plus grandes taches blanches. Des oiseaux d'apparence intermédiaire sont observés là où les sous-espèces cohabitent. Selon le Congrès ornithologique international, les sous-espèces se répartissent selon les aires de reproductions suivantes : Il existe peu de données fossiles, mais il semblerait que ces sous-espèces mal définies aient divergé les unes des autres lors d'un réchauffement climatique survenu dans les dernières années. Seul un fossile de l'espèce date possiblement d'avant la fin de l'Éocène. Une espèce dénommée Engoulevent de Vaurie (en l'honneur de Charles Vaurie qui l'a décrite) était anciennement reconnue, sur la base d'un spécimen récupéré en 1929 dans le Xinjiang. Une analyse moléculaire de 2020 a cependant déduit qu'il s'agissait d'un synonyme de "C. e. plumipes", probablement juvénile, ce qui explique les différences de taille. Cette synonymie est désormais reconnue par les principales autorités taxonomiques. L'Engoulevent d'Europe et l'Homme. Menaces et protection. La population européenne de l'Engoulevent d'Europe est estimée entre et plus d'un million d'oiseaux, suggérant une population mondiale totale de deux à six millions d'individus. Bien qu'il semble y avoir une baisse des effectifs, ce déclin n'est pas suffisamment rapide pour justifier un statut de vulnérabilité selon les critères définis par l'Union internationale pour la conservation de la nature. Au contraire, la population importante et l'immense aire de reproduction font que l'espèce est considérée comme de « préoccupation mineure » par l'UICN. Les plus grosses populations de reproducteurs se trouvent en Russie, qui compte jusqu'à , en Espagne () et en Biélorussie (). La France compte à . Les populations ont connu des déclins un peu partout dans l'aire de répartition de l'espèce, mais notamment dans le nord-ouest de l'Europe. Parmi les facteurs expliquant cette diminution des effectifs, il y a l'usage de pesticides causant la diminution des proies, le dérangement des oiseaux, la perte de leur habitat et les collisions avec les véhicules, l'oiseau chassant principalement en lumière crépusculaire étant aveuglé par les phares et n'ayant pas le réflexe suffisant pour fuir à temps. Comme les autres oiseaux nichant au sol, l'Engoulevent d'Europe est particulièrement sensible au dérangement en période de reproduction, notamment par les chiens qui peuvent détruire le nid ou avertir les corneilles ou les mammifères prédateurs de la présence de celui-ci. Le succès reproducteur est plus élevé dans les zones qui ne sont pas accessibles au public. Ailleurs, et particulièrement là où les propriétaires de chiens ne tiennent pas leur animal en laisse, les nichées réussissent mieux si elles sont loin des sentiers ou des habitations humaines. En Grande-Bretagne et ailleurs, la sylviculture commerciale a créé de nouveaux habitats propices à la reproduction de l'Engoulevent d'Europe. Le nombre d'individus reproducteurs a augmenté, mais ces effets sont susceptibles d'être temporaires, au fur et à mesure que les coupes repoussent et redeviennent impropres à l'espèce. Au Royaume-Uni, l'Engoulevent d'Europe figure sur la liste rouge comme espèce préoccupante, et il est proche de l'extinction en Irlande. En France, l'espèce est considérée comme de préoccupation mineure sur la liste rouge des oiseaux nicheurs de France métropolitaine. En Wallonie, l’espèce est classée en catégorie CR (en danger critique) dans la liste rouge des espèces menacées. Dans la culture. D'anciennes légendes font de l'Engoulevent d'Europe un « suceur de chèvre », qui lui vaut le nom français de « tête-chèvre », ou « ' » en anglais. Ce mythe se retrouve chez les premiers naturalistes historiques, dont Aristote, Pline l'Ancien et Élien, et veut que l'engoulevent tèterait les chèvres, les empêchant alors de donner du lait ou les rendant aveugles. Des noms équivalents se retrouvent dans d'autres langues européennes, comme dans l'allemand ' ou l'italien ', mais malgré l'origine ancienne de la croyance, ces appellations n'ont pas d'équivalents dans les traditions arabes, chinoises ou hindoues. Il est probable que cette légende vienne d'engoulevents attirés par les insectes volant autour des animaux domestiques, et qui, étranges créatures nocturnes, auraient ensuite été blâmées pour tout malheur frappant la bête. Un ancien nom anglais, « ' », a d'ailleurs servi à désigner à la fois l'oiseau et une maladie des animaux de ferme, en réalité causée par des larves d'œstres sous la peau. Le nom français d'« engoulevent » est formé à l'aide du verbe engouler, et signifie « qui avale le vent », en référence à sa méthode de chasse. Le chant du mâle a valu à l'Engoulevent d'Europe l'appellation d'« oiseau mobylette » ou encore « crapaud volant » pour ses cris coassants. Divers autres noms imagés l'ont également désigné, comme « coucou rouge », « hirondelle à queue carrée » ou « corbeau de nuit ». En philatélie, l'espèce a été représentée sur les timbres de nombreux pays, comme l'Albanie (août 1965), la Finlande (mai 1999), la Lituanie (février 1997), la Roumanie (août 1998) et l'Union des républiques socialistes soviétiques (septembre 1979). |
Michael Luttig J. Michael Luttig, né le à Tyler (Texas) est un juge américain à la Cour d'appel des États-Unis pour le quatrième circuit. Il était l'un des candidats pressentis au remplacement de Sandra Day O'Connor comme juge assesseur ("Associate Justice") à la Cour suprême des États-Unis. Le choix du président s'est finalement porté sur Samuel Alito. Parcours. Michael Luttig est diplômé de l'université Washington and Lee en 1976. Il suit ensuite les cours de la "Virginia School of Law" de l'université de Virginie et devient docteur en droit ("Juris Doctor") en 1981. Il travaille brièvement à la Maison-Blanche avant de devenir l’assistant du juge Antonin Scalia, alors juge à la Cour d'appel des États-Unis pour le circuit du district de Columbia de 1982 à 1983, puis du "Chief Justice" de la Cour suprême des États-Unis Warren Burger de 1983 à 1984. En 1985. Il travaille ensuite pour un cabinet privé à Washington (district de Columbia). En 1989 il intègre le ministère de la Justice ("Department of Justice") jusqu'à sa nomination à la cour d’appel pour le quatrième circuit. Le président George H. W. Bush le nomme pour le siège nouvellement crée de juge à la Cour d’appel des États-Unis pour le quatrième circuit le . Le Sénat confirme sa nomination le . Assassinat de son père. En 1994, le père de Luttig est abattu lors d’un vol de voiture par un adolescent, Napoleon Beazley. Le dossier judiciaire de Beazley est, après son procès, envoyé devant la Cour suprême. Le juge Antonin Scalia se récuse de ce dossier puisque Luttig a été son assistant ainsi que les juges David Souter et Clarence Thomas puisque Luttig faisait partie de l'administration Bush lors de leur confirmation au poste de juge à la Cour suprême. . . Candidature à la Cour suprême. Les opinions judiciaires très conservatrices de Luttig en avaient fait l'un des favoris du président George W. Bush pour être nommé à la Cour suprême en cas de remplacement. Bush a décidé de présenter d’abord John G. Roberts Jr. avec succès pour le siège de William Rehnquist puis Harriet Miers pour remplacer Sandra Day O'Connor. La candidature de Miers est un échec et Bush la retire le , le nom de Luttig revient alors avec insistance à côté de celui de Samuel Alito. Le 31 octobre, le président choisit de nommer Alito pour remplacer Sandra Day O'Connor à la Cour suprême. Boeing. En 2006, Luttig démissionne de son poste de juge et devient responsable des affaires juridiques et vice-président de Boeing. |
Schiphol |
Caprimulgus europaeus |
Rock israélien Le rock israélien désigne le rock interprété par des groupes et artistes israéliens. Histoire. Le rock pénètre en Israël dans les années 1960 avec le succès de groupes anglais et américains comme les Beatles. Des artistes locaux s'essaient au genre comme Arik Einstein et Shalom Hanoch. Le premier groupe de rock israélien important est Kaveret qui chante en hébreu. Au début des années 1970, Israël possède une scène de rock progressif bourgeonnante. Elle commence notamment avec Shlomo Gronich et son premier album "Why Didn't You Tell Me?!" en 1971 bien que Danny Ben Israel ait sorti l'année précédente un album. On peut aussi citer The Churchills, Zingale, et Sheshet. Un nouveau style de metal et de rock a aussi émergé sous le nom de metal oriental. Entre le death metal et le doom metal, il est aussi très influencé par les anciennes traditions juives et la culture orientale, tant dans la mélodie que dans les paroles : Asaf Avidan & Mojos, des groupes de metal oriental, Salem et Orphaned Land. À la fin des années 2000, la musique mizrahi se popularise significativement en Israël, affaiblissant en parallèle le rock local. |
Manchot de Magellan Le Manchot de Magellan () est une espèce sud-américaine d'oiseaux qui se reproduit sur les côtes de la Patagonie et sur les îles Malouines, avec des migrations vers le Brésil. Ils sont les plus nombreux des manchots appartenant au genre "Spheniscus". Les espèces les plus apparentées sont le Manchot du Cap, le Manchot de Humboldt et le Manchot des Galapagos. Description morphologique. Aspect général. Les manchots de Magellan sont de taille moyenne (jusqu'à ), et de couleur noir et blanc. Ils ont une tête noire entourée d'une bande blanche. Ils ont le dos gris-noirâtre et le ventre blanchâtre, avec deux bandes noires entre la tête et la poitrine, la bande inférieure en forme de fer à cheval inversé. Il n’existe pas de dimorphisme sexuel réel, mais les mâles ont des dimensions légèrement plus importantes que les femelles avec un front très légèrement plus bombé. Outre la différence de corpulence, celles-ci possèdent un bec plus fin que les mâles. Mensurations. La masse de cet oiseau est généralement plus élevée juste avant la mue, car il devra jeûner plusieurs semaines en attendant la restauration de son plumage. Comportement. Locomotion. Comme tous les manchots, ce sont de bons nageurs. Ils peuvent atteindre lorsqu'ils poursuivent une proie et plonger jusqu'à de profondeur. Des individus porteurs de balises de localisation par satellite ont permis de déterminer que cette espèce fait couramment une centaine de kilomètres à la nage pour se rendre de leur colonie de nidification jusqu'aux sites de nourrissage. Certains individus provenant des colonies d’Argentine ont même réalisé un voyage de pour trouver suffisamment de nourriture à rapporter au nid. Alimentation. Ils se nourrissent de poisson, notamment d'anchois et plus particulièrement de l'espèce "Engraulis anchoita", mais aussi de jeunes merlus argentins, de sprats de l'espèce "Sprattus fuegensis", de merlan bleu austral, etc. Ils consomment aussi des calmars tels que "Gonatus antarcticus" et "Loligo gahi", du krill et d'autres crustacés, telle que la galatée naine "Munida gregaria". Régulation thermique. Bien que morphologiquement adaptés aux faibles températures, ces manchots ont développé des stratégies pour lutter contre la chaleur. Durant l'été, ils perdent les plumes sur une bande située entre leur bec et leurs yeux, ce qui leur permet de dissiper de la chaleur à ce niveau. Si cela s'avère insuffisant, ils peuvent haleter comme des chiens et étendre leurs ailes au vent. Ils peuvent aussi se réfugier dans leur nid, placé dans l'ombre d'un buisson ou, mieux encore, dans la fraîcheur d'un terrier. Relations inter et intraspécifiques. Relations interspécifiques. Les relations que le Manchot de Magellan entretient avec les autres espèces sont essentiellement des relations de prédation. Alors que lui-même consomme diverses espèces aquatiques (voir le paragraphe "Alimentation"), il subit la prédation de divers animaux, aussi bien terrestres qu'aquatiques. Sur terre, les œufs et les poussins sont la proie du Goéland dominicain, du Labbe antarctique, du petit et du grand Grison et des tatous, notamment du "grand tatou velu". Le Renard gris d'Argentine et le Renard de Magellan), le Colocolo et le Puma, sont aussi capables de s'attaquer aux jeunes plus âgés et aux adultes. Les prédateurs marins de cette espèce s'attaquent aux jeunes et aux adultes. Les orques les chassent au large, tandis que le Pétrel géant et l'Otarie à crinière peuvent aussi les pourchasser sur les plages. Relations intraspécifiques. Les mâles attirent les femelles en poussant des cris puissants qui ressemblent aux braiements d'un âne. Au cours de la saison de reproduction, les individus se regroupent en grandes colonies pouvant réunir jusqu'à oiseaux. Reproduction. Ces manchots montrent une grande fidélité, non seulement envers leur partenaire, mais aussi envers leur site de nidification. Presque tous les individus retournent nicher dans la colonie où ils sont nés, et bien souvent réutilisent le même buisson ou le même terrier pour placer leurs œufs, année après année. Ce sont des oiseaux monogames non seulement sur une saison, mais aussi d'une saison à l'autre. La Wildlife Conservation Society a ainsi suivi un couple dont les partenaires sont restés liés durant 16 ans. Les deux parents prennent part égale à l'élevage des petits. Ils se relaient pour couver les œufs puis nourrir les poussins. Un manchot de Magellan peut vivre 30 ans en liberté. Habitat et répartition géographique. Cette espèce niche au sud de l'Amérique du Sud, aussi bien sur les côtes atlantiques que pacifiques, en Patagonie, et sur les îles Falkland. Les individus hivernent en mer, au large du Brésil, de l'Uruguay et du nord de l'Argentine côté Atlantique, et au large du Chili et du Pérou côté Pacifique. Taxonomie et découverte. La première description scientifique du manchot de Magellan fut réalisée en 1781 par le naturaliste allemand Johann Reinhold Forster. Le nom de cette espèce est un hommage au navigateur et explorateur portugais Fernand de Magellan, qui avait aperçu cet oiseau en 1520 au cours de son voyage au sud du continent sud-américain. Le manchot de Magellan et l’homme. Statut de conservation. Évaluation de la population mondiale. La population mondiale de Manchot de Magellan est estimée en 2008 à par BirdLife International. Cette population est répartie comme suit : environ nichent sur les côtes de l'Argentine, un peu plus de au Chili, et approximativement sur les îles Falkland. L'évolution de ces populations, bien qu'en décroissance globale, montre des nuances selon les zones considérées. En Argentine, par exemple, la colonie de Punta Tombo a perdu près de 30 % de ses effectifs depuis 1987, mais celle de la presqu'île de Valdés est passée de deux couples dans les années 1960 à dans les années 1990. De même, les îles Falkland ont perdu 50 % de leur effectif, mais la colonie de l'Isla Deseada, petite île de l'estuaire du Río Gallegos, a doublé dans le même laps de temps. Cependant, les gains de population des petites colonies ne compensent pas les pertes des grandes, ce qui, en conjonction avec les menaces pesant sur l'espèce, a poussé BirdLife International et l'UICN à placer le Manchot de Magellan dans la catégorie "Near Threatened" (NT), c'est-à-dire « espèce quasi menacée ». Menaces pour l'espèce. La principale menace de cette espèce est la pollution marine aux hydrocarbures, due aux dégazages illégaux, qui tue plus de adultes et jeunes chaque année au large des côtes de l'Argentine et sur les sites de nidification des îles Malouines. Bien que la fréquence des dégazages a diminué récemment, la situation risque de redevenir préoccupante si l'extraction de pétrole off-shore se développe au large de ce même archipel. La surpêche est une autre menace pour l'espèce. Outre la surpêche des anchois, qui prive les oiseaux d'une de leurs principales ressources alimentaires, de nombreux individus sont pris dans les filets et, incapables de remonter pour respirer, meurent noyés. De façon plus confidentielle, à Punta Arenas au Chili, certains pêcheurs chassent et tuent des manchots pour s'en servir comme appât. À la prédation exercée par les espèces sauvages ou introduites (voir le paragraphe Relations interspécifiques) s'ajoute la collecte des œufs par les humains au niveau de certaines colonies. La pression humaine liée au tourisme est aussi un problème pour ces individus nicheurs, qui sont alors dérangés lors des soins aux poussins. Des évènements climatiques tels que El Niño peuvent aussi causer des morts massives chez les poussins. Cet évènement, qui peut provoquer une diminution drastique des ressources alimentaires par déplacement des bancs de poissons, a aussi une conséquence au niveau du régime des précipitations, qui augmente dans les zones occupées par les colonies du côté océan Pacifique. Si plus de de pluie tombe au cours de la saison de reproduction, la plupart des poussins mourront soit d'hypothermie, soit à la suite de l'effondrement des terriers de nidification. Le manchot de Magellan et la culture. L’image du manchot de Magellan est utilisée en philatélie. Elle figure sur un timbre de édité par le CTT Correios du Portugal en 2004 en l’honneur de l’oceanarium de Lisbonne. |
Antoine Bertin Antoine Bertin, dit le chevalier Bertin, est un poète français né à l'île Bourbon le et mort à Saint-Domingue le . Biographie. Fils de François-Jacques Bertin, Antoine Bertin fut emmené en France à l'âge de neuf ans et, « transplanté dans Paris », selon sa propre formule, il fit de brillantes études à la pension Colin de Picpus puis au collège du Plessis. Il entra dans la carrière des armes et fut lieutenant puis capitaine de cavalerie au régiment de Franche-Comté avant de devenir en 1777 écuyer du comte d'Artois. Il fut un familier de la cour de Louis XVI et de la reine Marie-Antoinette. Attiré par la poésie, il commença par imiter Claude-Joseph Dorat. Ami et commensal d'Évariste de Forges de Parny, son compatriote de l'île Bourbon, il faisait partie de sa « société de la Caserne », à Marly, société fort libre, et mêlait avec lui les plaisirs de la vie et ceux de la poésie. Dès 1772, Bertin avait collaboré à l"'Almanach des Muses". En 1777, il publia un "Voyage en Bourgogne" mêlé de prose et de vers, à l'imitation du célèbre "Voyage" de Chapelle et Bachaumont. Vers 1773, Antoine Bertin s'éprit de la créole de Bourbon Marie-Catherine Sentuary sœur de Michelle de Bonneuil, toutes les deux très jolies et membres, comme lui, de la société anacréontique dite de la Caserne. Leur liaison dura sept ans. La jeune femme est décrite dans "Les Amours" sous le nom d'Eucharis. Lorsqu'elle mourut prématurément d'un « mal lent et funeste », en 1783, il lui consacra quelques-uns de ses plus beaux vers. Il voyagea en Italie où il fut séduit par les ruines antiques. Par la suite, Antoine Bertin se lia avec une jeune créole de Saint-Domingue âgée de 16 ans, Hélène de Lestang, surnommée Catilie. Il semble qu'il prit part à la Guerre d'indépendance des États-Unis. De retour en France métropolitaine, il effectua vers 1782 un voyage à Cauterets pour y soigner une santé compromise. C'est de là qu'il adressa une lettre restée célèbre à Évariste de Parny. Peu avant la Révolution française, Bertin s'embarqua pour Saint-Domingue afin d'épouser Hélène de Lestang. Il arriva épuisé, et le mariage dut être retardé. Il fut enfin célébré en juin 1790 dans la chambre du poète, qui s'évanouit sitôt après avoir prononcé le « oui ». Il mourut âgé de seulement 38 ans, 17 jours plus tard, le 30 juin, emporté par le typhus. Œuvre. Bertin n'a pour ainsi dire rien composé que des élégies, réunies sous le titre "Les Amours" (1773, 1780). Elle lui ont valu le surnom de « Properce français ». Il imite souvent Tibulle et Ovide. Ses vers sont harmonieux, spirituels, de bon ton, plein de grâce et de sentiment, ils ne manquent pas de sensualité, mais l'auteur reste un poète du , académique et relativement monotone. Ses "Œuvres complètes" ont été réunies à Paris en 1802 et en 1824, 1 volume in-8. |
Arita est un bourg du district de Nishimatsuura situé dans la préfecture de Saga, sur l'île de Kyūshū, au Japon. Arita est connu pour être le premier lieu au Japon où a été réussie la cuisson de la porcelaine. Géographie. Situation. Arita est situé dans l'ouest de la préfecture de Saga. Démographie. Lors du recensement national de 2010, la population d'Arita était d’environ répartis sur une superficie de . Au , la population était de . Histoire. Le bourg moderne d'Arita a été créé en 1889. Culture locale et patrimoine. Porcelaine d'Arita. Arita, Imari, Hizen : des lieux de production ou d'expédition. Arita doit sa célébrité à la décorée, dans les premiers temps, en bleu sous couverte (1620-1630), et plus tard (1640-1650) en remplaçant le simple décor bleu sous couverte par de riches émaux colorés sur couverte. On produisit cette porcelaine depuis le et les Hollandais la firent connaître à l’Europe. Vers 1655-1690, la palette s'enrichit encore avec les "kutami" verts et rouges. Mais on dit aussi « porcelaine d'Imari », par allusion au village voisin d’où on expédiait toutes les porcelaines. Les lieux de production, d'abord situés à l'ouest (Karatsu), se seraient déplacés ensuite à l'est d'Arita. Ils se sont rapidement dispersés tout autour, dans l'ancienne province de Hizen qui est, jusqu'à la fin du , le seul fournisseur de porcelaine au Japon. Toutes les porcelaines de Hizen étant regroupées dans le port d'Imari. Un musée, le parc de porcelaine d'Arita, permet d'en apprécier toutes les variations, tous les types de décors et de pouvoir faire la comparaison, sur place, avec les productions occidentales. Arita abrite également la plus grande foire de céramique de l'ouest du Japon, la Foire de céramique d'Arita. Cet événement a lieu du 29 avril au 5 mai pendant la Golden Week. Chaque année, des milliers de magasins et d'étals sont installés sur la rue principale, sur six kilomètres de long. Premières porcelaines, "shoki imari". Les "shoki imari", premiers "imari" ou "imari" primitifs, présentent déjà des décors variés. la couverte peut être transparente, mais aussi brune, céladon ou lapis. Goût Karatsu (vers 1620-1630). À la fin du , les premiers décors peints en oxyde de fer sous couvertes sur des grès sont élaborés dans les fours de Mino et Karatsu. Il est probable que les échanges entre eux et la Corée donnèrent à Karatsu un four en escalier, grimpant ("noborigama"). Les décors sont similaires et d'un trait rapide qui plait aux amateurs de thé. À Mino, ces décors sont en association avec des éclaboussures vertes. La technologie est alors au point pour produire des porcelaines. Ces premières porcelaines (vers 1620-1630) ne portent que quelques décors en bleu sous couverte. On les désigne comme de style Karatsu, pour les premiers sites de production dans un quartier occidental d'Arita. Le décor en bleu de cobalt sous couverte est exécuté rapidement, dans le style des grès de Karatsu. Style sino-japonais (1637-1645). Les "ko-sometsuke", en bleu sous couverte et en bleu pulvérisé, ont une couverte épaisse qui présente souvent des défauts (« trous de vers »). Ce sont soit des ustensiles pour la préparation du thé, soit des plats utilisés au cours du repas qui accompagne la cérémonie du thé. Premiers émaux sur couverte. Style "kutani" ancien à cinq couleurs. Suscitée par l'introduction des porcelaines chinoises à cinq couleurs, "wucai", les premières sont réalisées en Chine (à Jingdezhen) à la demande des maîtres de thé. Avec l'arrivée des Mandchous en 1644, la production chinoise est arrêtée. Les potiers japonais parviennent alors à percer le secret des émaux sur couverte. Le bleu est peint sous couverte et les émaux rouges, verts et jaunes sur la couverte. La présence du brun apparait d'abord sur les lèvres des récipients. Maîtrise des techniques à Arita. "Kutani" verts et "kutani" rouges (1655-1680). Au début, ces nouveaux procédés entièrement aux émaux sur couverte seraient apparus à Kutani, mais très vite repris à Arita. Ces porcelaines sont les premières à être exportées vers l'Occident. Le décor des "kutani" anciens verts couvre la totalité de la surface. Le décor où le rouge est employé pour des tracés géométriques est plus aéré et annonce le développement ultérieur de la palette "imari" ancien, "ko-imari" et de la palette "kakiemon". Décors en bleu sous couverte et céladon (vers 1650-1690). Les monochromes céladon, brun de fer et lapis continuent. Le bleu soufflé disparait, une autre joue sur de subtils effets de réserve. Réalisés dans de petits plats pour la cérémonie du thé, ils reprennent des motifs des traités de peinture chinoise ou ceux de l'école Kanō qui trouve son inspiration en Chine. Les céladons imitent avec précision ceux fabriqués dans les fours de Longquan. Ils disparaissent au . Style Nabeshima (vers 1660-1720). Les productions peu nombreuses de porcelaine de style Nabeshima se classent en deux grandes catégories : les « bleu et blanc », avec un décor positionné sous la glaçure et les représentations polychromes qui ont bénéficié d'une cuisson supplémentaire afin de fixer d'autres couleurs, sur la glaçure cette fois. Porcelaine d'exportation. Premières exportations. La Compagnie des Indes Orientales (VOC, Vereenigde Oostindische Compagnie) aura le monopole de l'exportation de la porcelaine dès 1650. Dès 1653, elle effectue la commande de formes occidentales. De 1655 à 1680, les fours d'Arita alimentent ce marché de décors bleu et blanc, mais aussi polychrome. Ces premières porcelaines reprennent le style des "kraak porselein" chinois de l'époque Wanli (1573-1620) et des débuts de la Transition (1621-1683). Style Kakiemon. Le potier japonais ayant vécu entre 1596 et 1666 est généralement cité comme le premier Japonais à avoir découvert le secret des décorations à l'émail sur couverte de la porcelaine japonaise, la technique "akae". Il est probable que ce nom « Kakiemon » tienne à la couleur des émaux développés par Sakaida, dont les tons rouge-orangé rappellent ceux du kaki. Vers 1640, le bleu reste sous couverte, le rouge, le vert sont utilisés avec parcimonie. Le palette caractéristique s'élargit ensuite de rouges clairs, de jaune, de bleu lapis et de vert turquoise clair. À la fin des années 1940, la gamme a foncé (jaune, vert foncé, rouge orangé, bleu, aubergine). Au milieu du , la production augmente considérablement et remplace ce qui reste de l'importation chinoise. Elle est exportée en masse. Style "imari kinrande", « "imari" de brocard d'or » (1680-1720). Il s'agit encore de porcelaine à décor d'émaux sur couverte. La référence au brocard tient à la densité du décor, comme une peur du vide qui tendrait à saturer tout l'espace, surtout le marli. Il est souvent désigné en tant que « style Imari » avec sa palette plus foncée, souvent enrichie de dorures. Le style "kinrande" se reconnaît à ses trois couleurs dominantes : le bleu de cobalt, le rouge de fer tirant sur le safran et le fond blanc de la porcelaine (ces couleurs ne sont pas exclusives) ; le tout est rehaussé par de l’or. Le registre iconographique, très floral, intègre des éléments issus du règne animal et du monde minéral. L’effet brocart (de tissu) souvent obtenu, à la fois par les motifs, par le jeu des couleurs et par la composition, ne pouvait que flatter les cours européennes, fin , avides de dorures et de riches ornements. L'apparition de ce style est annoncé par le "ko-imari" ("imari" ancien) dont le bleu est placé sous la couverte, tandis que les émaux (sans or) sont placés sur la couverte. Transports. Arita est desservi par la ligne Sasebo de la JR Kyushu et la ligne Nishi-Kyūshū de la Matsuura Railway. La gare d'Arita est la principale gare du bourg. Jumelage. Arita est jumelé avec : |
Chevalier de Bertin |
Maréchal Berthier |
Gaia (satellite) Gaia est une mission spatiale astrométrique consacrée à la mesure de la position, de la distance et du mouvement des étoiles, développée par l'Agence spatiale européenne (ESA). Le projet est retenu en 2000 comme pierre angulaire du programme scientifique . Le satellite "Gaia" est lancé avec succès le , pour une mission de cinq ans qui est prolongée en cours d'opération jusqu'à fin 2020. Il prend la suite du satellite "Hipparcos", lancé en 1989, qui a brillamment démontré les capacités des engins spatiaux dans le domaine de l'astrométrie. "Gaia" a pour objectif de mesurer les caractéristiques de plus d'un milliard d'objets célestes, (étoiles, astéroïdes, galaxies) jusqu'à la . Les données collectées devraient améliorer nos connaissances concernant la structure, la formation et l'évolution de la Voie lactée, et apporter des contributions significatives dans les domaines scientifiques traitant des planètes extrasolaires, du Système solaire, des galaxies extérieures ainsi qu'en physique fondamentale. "Gaia" est un satellite d'environ deux tonnes qui utilise, pour effectuer ses mesures, deux télescopes formant des images se superposant sur un plan focal commun, constitué par 106 capteurs CCD de . Ceux-ci se répartissent entre trois instruments : un instrument astrométrique destiné à la mesure de la position et du déplacement des étoiles, un instrument spectrophotométrique qui mesure l'intensité lumineuse dans deux bandes spectrales et un spectromètre à haute résolution qui doit permettre notamment de calculer la vitesse radiale des objets observés les plus lumineux. Placé autour du , le satellite en rotation lente balaie l'ensemble de la voûte céleste, de manière à cumuler à l'issue de sa mission au minimum 60 observations de tous les objets identifiables par ses instruments. Pour pouvoir produire le catalogue des objets observés à partir des quelque de données collectées par "Gaia", un consortium de laboratoires, baptisé DPAC, développe des programmes particulièrement complexes nécessitant une infrastructure informatique lourde. La version finale du catalogue résultant de ce retraitement des données doit être diffusé en 2022, mais plusieurs versions intermédiaires seront publiées, dont les deux premières l'ont été en septembre 2016 et avril 2018. Contexte. L'astrométrie cartographie l'Univers. "Gaia" est un satellite d'astrométrie. Cette branche de l'astronomie est consacrée à la mesure des positions et des mouvements des objets célestes : étoiles, planètes, astéroïdes et galaxies. L'astrométrie joue un rôle essentiel dans notre compréhension de l'Univers, dans lequel nous vivons. Elle a notamment permis d'établir que la Terre orbite autour du Soleil, révélé l'existence des galaxies et permis d'estimer la dimension de l'Univers. Pour déterminer la position d'un objet dans le ciel, il est nécessaire de connaître : Les caractéristiques les plus difficiles à mesurer sont la distance au Système solaire et le mouvement propre de l'étoile. La principale technique utilisée pour déterminer la distance d'une étoile est la parallaxe : lorsque la Terre décrit son orbite autour du Soleil, les étoiles les plus proches changent légèrement de position apparente par rapport à leur arrière-plan d'étoiles. En mesurant, à six mois d'intervalle, la différence d'angle sous laquelle se présente une étoile donnée, on peut en déduire sa distance. Mais cet angle est extrêmement faible : pour une étoile située à seulement - comme 61 du Cygne - la parallaxe est de . Dans ces conditions, les mesures effectuées depuis le sol n'avaient permis d'établir une distance fiable que pour un nombre très restreint d'étoiles (parallaxe avec une précision de d'arc, pour seulement , alors que notre Galaxie en compte environ 400 milliards). Les mesures effectuées depuis l'espace permettront d'obtenir une précision bien plus importante, mais pas au point d'évaluer directement les distances d'objets situés au-delà de la Galaxie. Le mouvement propre est déterminé en mesurant le changement de la position de l'étoile sur une longue durée. La vitesse radiale, quant à elle, est déterminée en s'appuyant sur l'effet Doppler-Fizeau qui modifie le spectre lumineux de l'étoile en fonction de cette vitesse. La naissance de l'astrométrie spatiale : "Hipparcos" (1989). En 1980, l'Agence spatiale européenne (ESA) décide de développer un satellite consacré à l'astrométrie, baptisé "Hipparcos". C'est la première fois qu'un engin spatial est conçu pour mesurer les distances entre les étoiles et, malgré les déboires rencontrés par le satellite lors de sa mise en orbite en 1989, les résultats font progresser de manière radicale cette branche de l'astronomie, révélant le positionnement de plus de dans le ciel, avec une précision supérieure à , soit mieux que ce qui se faisait jusque-là. Dans les années 1990, les progrès technologiques permettent d'envisager le développement d'un engin encore plus performant. Les premières études industrielles du successeur d'Hipparcos sont financées par l'ESA vers 1995, tandis que des études destinées à mettre au point les technologies nécessaires sont lancées. Le projet résultant est proposé à l'Agence spatiale européenne sous l'appellation "GAIA", acronyme de "". Mais la technique de mesure proposée utilise l'interférométrie, une solution qui sera abandonnée par la suite. De la sélection du projet à sa mise en orbite (2000-2013). Le 15 septembre 2000, le comité du conseil scientifique spatial SSAC () de l'Agence spatiale européenne (ESA) recommande la sélection du satellite d'astrométrie "Gaia" comme "pierre angulaire " du programme scientifique Horizon 2000+ de l'ESA. Le 12 octobre, l'ESA entérine ce choix avec celui de quatre autres missions, en fixant la date de lancement à 2012 au plus tard. Mais le Conseil des Ministres des pays membres de l'Agence spatiale, en novembre 2001 à Édimbourg, décide une progression plus modeste que prévu du budget alloué au programme scientifique de "Horizon 2000+" , ce qui entraîne une diminution de des fonds disponibles pour les missions scientifiques. Confronté à cette réduction de budget, le comité du programme scientifique de l'ESA décide, le , d'opter pour une version allégée de "Gaia", en demandant de remplacer la fusée "Ariane 5", prévue à l'origine pour son lancement, par le lanceur "Soyouz", moins coûteux. Ce changement nécessite de faire passer la masse du satellite de à , tout en maintenant les performances prévues. Pour y parvenir, les concepteurs du satellite choisissent de superposer sur le même plan focal les images des deux télescopes, tout en allongeant le chemin optique pour supprimer les distorsions de l'image. Parallèlement, la résolution du spectromètre est améliorée d'un facteur deux, tandis que les capacités de l'instrument photométrique sont accrues. Le 8 juin 2003, sur la base de cette nouvelle conception, la date de lancement est fixée à 2011 par le comité du programme scientifique de l'ESA. Le 5 mars 2004, l'engin spatial entre en phase de définition détaillée (phase B1), puis la phase B2 de réalisation du projet est approuvée le par le comité, et la maîtrise d'œuvre est confiée au constructeur EADS Astrium. L'établissement de Toulouse a la responsabilité de mener à bien le développement, tandis que les sous-ensembles sont confiés aux établissements de la société, au Royaume-Uni et en Allemagne. Deux autres industriels jouent un rôle important : BOOSTEC qui réalise la structure du télescope en carbure de silicium et e2v qui fournit les CCD. Le , un appel d'offres est lancé pour le traitement et l'analyse des données collectées par "Gaia", qui nécessite des moyens particulièrement importants. Le , le comité du programme scientifique confie cette mission au consortium DPAC ("Data Processing and Analysis Consortium"), rassemblant plusieurs centaines de scientifiques et d'ingénieurs. Le coût total de la mission est évalué à environ 740 millions d'euros (2013), en incluant la fabrication, le lancement et les opérations au sol, mais sans le traitement scientifique des données au sol, qui reste à la charge des États membres de l'Agence spatiale européenne. Principes de mesure. Tout comme son prédécesseur Hipparcos, "Gaia" observe simultanément, par le biais de deux télescopes, deux directions de visée écartées de 106,5°, en tournant de manière continue à la vitesse de 1 degré d'angle par minute de temps, soit une rotation complète sur lui-même toutes les . Un champ d'étoiles observé par le premier télescope est de nouveau observé par le deuxième, 106 minutes 30 secondes plus tard. L'axe de rotation de "Gaia" n'est pas fixe : il est maintenu écarté de 45° de la direction du Soleil, tout en décrivant un cercle autour de cette direction (mouvement de précession). Un cercle complet est parcouru en 63,12 jours. Ces mouvements, combinés avec la rotation continue du satellite autour du Soleil, permettent d'observer la totalité de la voûte céleste. L'angle avec le Soleil (α) est un compromis : En mesurant précisément les positions relatives des objets des deux directions de visée séparées par un grand angle, on obtient une grande rigidité du système de référence, en supprimant l'accumulation des erreurs inhérente à des mesures d'angles entre étoiles proches. L'échantillonnage régulier sur 5 ans et les 70 observations en moyenne par objet permettront d'effectuer des observations de leur aspect dynamique : "Gaia" peut par exemple déterminer les orbites d'astéroïdes ou de systèmes binaires ou détecter les étoiles variables. Ces mesures permettront la fixation des paramètres astrométriques des étoiles : deux pour la position angulaire sur le ciel, deux pour leur dérivée par rapport au temps (mouvement propre), ainsi que la parallaxe annuelle. La mesure de la parallaxe permet à "Gaia" d'en déduire la distance des objets, de manière objective, sans présupposés sur la nature physique de l'objet, avec une plus grande précision, et pour des objets bien plus lointains qu'avec les mesures d'Hipparcos. Ces mesures de distance absolue permettent de calibrer les chandelles standard avec une précision inédite. Le sixième paramètre, la vitesse radiale, est obtenue grâce à la mesure de l'effet Doppler-Fizeau par le spectromètre, également à bord de "Gaia". Architecture de la mission et du satellite. Le déroulement de la mission "Gaia" et l'architecture technique du satellite ont été largement déterminés par la nécessité d'obtenir la précision de mesure exceptionnelle requise pour atteindre les objectifs fixés. Toutes les sources de vibration ou de changement thermique, susceptibles d'entraîner des modifications dans la géométrie des télescopes, ont été systématiquement exclues. Ainsi, une fois opérationnel, le satellite ne comporte aucune pièce mobile : le gyromètre à fibre optique a été préféré au gyroscope mécanique, le contrôle thermique est purement passif pour éviter l'utilisation de pompes, et l'antenne grand gain orientable, utilisée habituellement lorsqu'il faut transmettre de grands volumes de données, est remplacée par une antenne réseau à commande de phase fixe. Les paramètres de l'orbite ont été en partie dictés par la nécessité de maintenir un flux thermique constant tout au long de la mission : l'orientation de l'axe du satellite fait un angle fixe de 45° avec la direction du Soleil tout au long de la mission, tandis que l'orbite autour du maintient "Gaia" à l'écart de la zone de pénombre située sur l'arrière de la Terre. La protection thermique a été particulièrement soignée pour que la température des instruments ne varie que très faiblement. Le pare-soleil de grande dimension, caractéristique apparente la plus frappante de "Gaia", permet de maintenir dans son ombre l'ensemble du satellite, malgré son orientation de biais par rapport au Soleil. Les télescopes et instruments sont séparés de la plateforme contenant les équipements générateurs de chaleur par un plancher recouvert de matériaux isolants. La charge utile n'est reliée à la plateforme que par trois bipodes, tandis qu'une « tente thermique », percée de seulement trois ouvertures pour les instruments et le radiateur du plan focal, recouvre la charge utile. Les pièces des deux télescopes et le banc optique qui les supporte sont réalisés en carbure de silicium, un matériau caractérisé par un coefficient de dilatation thermique extrêmement faible. Des interféromètres sont utilisés pour mesurer de manière continue les micro-déformations géométriques inévitables des télescopes, afin d'incorporer des corrections au moment de l'exploitation des données. Par ailleurs, une propulsion capable de délivrer une poussée d'une très grande précision a été spécifiquement développée pour la mission. Déroulement de la mission (2013-). Lancement et mise à poste autour de (décembre 2013-janvier 2014). "Gaia" a été lancé par une fusée Soyouz-Fregat, le 19 décembre 2013 à (), depuis la base de Kourou en Guyane, et placé sur une trajectoire qui lui permet de rejoindre en 30 jours les environs du , situé à environ de kilomètres de la Terre dans la direction opposée au Soleil. Le pare-soleil est alors immédiatement déployé et le satellite mis en rotation lente pour être stabilisé. Durant son transit vers , des manœuvres de correction ont été effectuées le et le , tandis que le fonctionnement des équipements et des instruments a été vérifié. L'insertion en orbite autour de , qui a lieu le , est réalisée en utilisant la propulsion à ergols liquides pour créer un changement de vitesse d'environ . Deux jours après cette manœuvre, une correction d'orbite est effectuée pour que celle-ci soit parfaitement conforme aux objectifs. Le présente l'avantage d'offrir un environnement thermique extrêmement stable, tout en restant à proximité de la Terre et en l'accompagnant dans son périple autour du Soleil. En restant près de le débit des données envoyées vers la Terre reste à la fois constant et important. "Gaia" décrira une orbite de type Lissajous autour du point , qui s'inscrit dans un quadrilatère de , avec une période de . Cette orbite lui garantit d'éviter toute éclipse - même partielle - du Soleil par la Terre, durant 6,3 années : un tel évènement, en modifiant le flux thermique reçu par le satellite, pourrait affecter la précision des mesures. L'orbite a été définie de manière que l'angle créé entre la direction du Soleil et celle de la Terre, soit constamment inférieur à 15° pour permettre les observations programmées. Recette et étalonnage (janvier - juillet 2014). À la suite de la mise à poste autour du débute la recette du satellite et l'étalonnage des instruments. Cette phase, qui devait s'achever fin mai, se termine fin juillet à la suite de plusieurs anomalies constatées dans l'espace. La recette comprend plusieurs tâches : Les premières mesures effectuées montrent que la quantité de lumière parasite venant frapper le plan focal est nettement plus importante que prévu. L'hypothèse retenue est qu'un dépôt de glace, ayant pour origine la vapeur d'eau dégazée par les composants du satellite, se serait formé en différents points à l'intérieur de la tente thermique qui entoure la charge utile. Cette glace, par un phénomène de diffraction, enverrait de la lumière vers le plan focal. Contrairement au plan focal et aux miroirs, la tente thermique ne comporte pas de résistances chauffantes qui permettraient de faire s'évaporer la glace. Une solution étudiée serait de modifier temporairement l'orientation du satellite pour permettre aux rayons du Soleil de pénétrer dans la tente et de faire s'évaporer la glace. Cette solution, qui comporte des risques pour les instruments, a été étudiée mais a été écartée. L'alternative serait de modifier le logiciel embarqué chargé de traiter les données, pour tenter de prendre en compte ce phénomène. Une deuxième source de la lumière parasite est constituée par les objets les plus lumineux du ciel. Une évaluation précise de l'impact est difficile à réaliser, car l'ampleur du phénomène varie en fonction du temps et affecte différemment les instruments. Les chiffres avancés en juin 2014 sont les suivants : l'erreur moyenne de parallaxe passerait de 290 microsecondes d'arc (objectif prévu) à 430 microsecondes d'arc en fin de mission pour le milliard d'étoiles les moins brillantes (magnitude 20), et cette dégradation par rapport aux objectifs irait en décroissant avec la diminution de la magnitude, jusqu'à être nulle pour les étoiles de magnitude 15 (erreur moyenne de 25 microsecondes d'arc comme prévu). En ce qui concerne les mesures spectroscopiques, l'erreur moyenne sur les étoiles de magnitude 20 passerait de 4 à 6-8 %, et celle sur les étoiles les plus brillantes serait de 0,4 % comme prévu. Ce serait le spectromètre assurant la mesure de la vitesse radiale (RVS) qui serait le plus affecté avec une perte de sensibilité de 1,5 magnitudes. Un deuxième problème concerne l'angle de base entre les miroirs, dont les variations, inévitables, sont mesurées toutes les quelques minutes par un interféromètre laser : sur la base de ces mesures, des corrections sont apportées aux données afin de maintenir la précision des mesures d'angle à 5 microsecondes d'arc. La phase de commission a mis en évidence que les variations de cet angle sont beaucoup plus importantes que prévu. Des analyses sont réalisées courant juin pour déterminer les impacts éventuels. Les ingénieurs espèrent pouvoir modéliser le phénomène, et ainsi en annuler l'effet sur les données. Toutefois la majeure partie des objectifs de la mission doivent être remplis avec les données portant sur les étoiles dont la magnitude est 15 ou moins, et donc ne seraient pas affectés par les anomalies détectées. La phase de commission s'est achevée mi-juin, et Gaia a enchainé avec une phase d'observation opérationnelle continue de 28 jours. À l'issue de cette phase un bilan est effectué. Le 28 juillet, cette phase de test est considérée comme achevée, et la mission scientifique débute. Les membres du bureau chargés de prononcer la recette du satellite considèrent que le satellite est opérationnel : Phase de collecte des données (depuis juillet 2014). La mission scientifique qui débute en juillet 2014 a une durée planifiée de 5 ans, au cours de laquelle les observations se font de manière quasi continue : il est prévu que le satellite n'interrompe ses observations que pendant 2 % de son temps. Tout au long de la phase opérationnelle, le satellite effectue 80 observations astrométriques par seconde sur chacun des neuf CCD consacrés à cette fonction, ainsi que 50 observations spectroscopiques sur chacun des trois CCD utilisés pour ces mesures. Les données sont transmises vers l'antenne parabolique de de la station terrestre de Cebreros, près de Madrid en Espagne, par jour, avec un débit compris entre 4 et par seconde. Là, elles subissent un premier traitement à l'ESAC situé à Villafranca, avant d'être transmises aux scientifiques réunis au sein du consortium DPAC, chargés de traiter les données et de publier le catalogue reprenant les résultats obtenus. Comme la majorité des missions de l'Agence spatiale européenne, "Gaia" est contrôlé depuis la station de l'ESOC, à Darmstadt en Allemagne. Fin 2017 le comité scientifique de l'Agence spatiale européenne (SPC) donne son accord pour le prolongement de la mission Gaia de 18 mois entre le et le . Traitement des données et publication du catalogue "Gaia". Traitement des données. Malgré la sélection effectuée à bord de l'observatoire spatial par les ordinateurs, le satellite "Gaia" transmet un grand volume de données, estimé à par jour. Les de données accumulées en cinq ans d'observation doivent être analysées et assemblées pour aboutir à la publication d'un catalogue fournissant les informations astrométriques, photométriques et spectroscopiques d'environ un milliard d'objets célestes. Ces données sont reliées entre elles de manière complexe et leur traitement nécessite une puissance de calcul aux limites de l'état de l'art : il faut traiter environ en virgule flottante. Pour mettre au point les traitements permettant de remplir cet objectif, une équipe internationale rassemblant 300 personnes, scientifiques et développeurs informatiques, au sein du Consortium de traitement et d'analyse de données (DPAC) développe des traitements informatiques permettant de transformer les données brutes. Les tâches de développement sont distribuées entre huit équipes spécialisées (CU) chacune dans un domaine technique (architecture système, simulation) ou tournées vers le type de données manipulé (traitement des données photométriques…). Les programmes sont exécutés dans six centres de traitement informatique (DPC) installés à Madrid, Genève, Toulouse (au CNES), Turin, Barcelone et Cambridge. Le catalogue Gaia. Le catalogue Gaia, synthétisant les résultats obtenues grâce aux données collectées, est publié en plusieurs versions pour permettre aux scientifiques de bénéficier des résultats sans attendre la version finale. Première version (septembre 2016). Un premier catalogue intermédiaire d'étoiles, réalisé à partir des données collectées par Gaia durant 14 mois (du 25 juillet 2014 au ), est publié le . Ce catalogue, baptisé Gaia DR1 ("), contient : Deuxième version (avril 2018). La deuxième version du catalogue (Gaia DR2, ") est diffusée le 25 avril 2018. Basée sur les observations effectuées durant (entre le et le ), elle comprend la position, les parallaxes et les mouvements propres de plus de d'étoiles ainsi que leur magnitude dans différentes couleurs. Cette version fournit également la vitesse radiale de plus de d'étoiles, la température estimée de d'étoiles, la courbe de lumière d'un demi-million d'étoiles variables dont des céphéides et des variables de type RR Lyrae, ainsi que les positions de plus de dans le Système solaire (principalement des astéroïdes) basés sur d'observations. Troisième version (décembre 2020 - 2022). Une version préliminaire du troisième catalogue (Gaia EDR3), réalisé à partir des données collectées par Gaia durant 34 mois (du au ), est publiée le 3 décembre 2020. Elle fournit des données astrométriques et photométriques plus précises que Gaia DR2. En moyenne, la précision des parallaxes est ainsi améliorée de 30 % et les mouvements propres sont deux fois plus précis. Ces paramètres sont désormais fournis pour plus de . La version complète du catalogue, Gaia DR3, publiée en juin 2022, répertorie près de 1,8 milliard d'étoiles et indique la luminosité, la couleur, la position et la distance pour 1,5 milliard d'entre elles. En plus des données de Gaia EDR3, elle comprend la classification de dix millions d'étoiles variables, les systèmes planétaires et des données relatives à binaires ou multiples. Elle inclut aussi le "Gaia Andromeda Photometric Survey" (GAPS), qui contient les observations photométriques de toutes les sources situées dans un champ d'un rayon de 5,5 degrés centré sur la galaxie d'Andromède. Les données incluent la composition (métallicité) des étoiles et la distribution de la poussière interstellaire. Enfin, le catalogue indique le mouvement propre de certaines étoiles et le déplacement des astéroïdes du Système solaire. Caractéristiques techniques du satellite. "Gaia" est un satellite de au lancement, dont pour la plateforme, pour la charge utile, d'ergols utilisés par les moteurs-fusées chargés des manœuvres jusqu'au début de la phase scientifique de la mission et de gaz utilisé par les propulseurs à gaz froid utilisés durant le reste de la mission. La structure principale a la forme d'un prisme hexagonal de de haut pour de diamètre, en excluant le pare-soleil qui porte le diamètre à . "Gaia" comprend trois sous-ensembles : Plateforme. La plateforme SVM ("") de "Gaia", hébergeant les équipements chargés de faire fonctionner le satellite, forme un cylindre d'environ de hauteur pour de diamètre. Située à la base du satellite, elle est constituée de deux plateaux reliés entre eux par un cône hexagonal occupant la partie centrale, qui assure la transmission des efforts mécaniques entre le lanceur et le satellite. Cette structure est réalisée en aluminium avec des cloisons en plastique à renfort fibre de carbone. Le cône central est occupé par les réservoirs d'ergols, tandis qu'à l'extérieur de celui-ci se trouvent les différents équipements. Propulsion. "Gaia" dispose d'un système de propulsion à ergols liquides chargé des corrections de trajectoire, du contrôle d'orientation de la mise en rotation et de l'injection sur l'orbite définitive durant la première phase de la mission. Il est constitué de huit moteurs-fusées d'une poussée nominale de modulable entre . et consommant un mélange hypergolique de UDMH et de peroxyde d'azote. L'impulsion spécifique est de . Le satellite emporte environ d'ergols. Une fois le satellite entré dans sa phase opérationnelle, le système de propulsion liquide est relayé par des propulseurs à gaz froid redondants, qui permettent de contrôler l'orientation du satellite : ceux-ci sont regroupés en quatre groupes de tuyères dont la poussée est modulable entre 1 et . Ils sont alimentés par de l'azote stocké à une pression de , dans deux réservoirs contenant chacun d'azote. Durant toute la durée de la mission autour du point , le système de propulsion chimique est utilisé une fois par mois pour effectuer les corrections d'orbite. Énergie. Des panneaux solaires, constitués de cellules solaires à base d'arséniure de gallium triple jonction, fournissent d'énergie. Ils sont situés sur la base du satellite tournée en permanence vers le Soleil. Une partie () est située à la base de la plateforme, tandis que six panneaux représentant une surface totale de sont fixés sur le pare-soleil déployé en orbite. L'énergie est stockée dans des batteries lithium-ion ayant une capacité totale de . Ordinateur de bord. L'ordinateur de bord utilise un microprocesseur durci ERC32. Il utilise des unités d'entrées-sorties spécialisées pour manipuler le grand volume de données. Le PDHU ("") est chargé de stocker, en attendant leur transmission vers la Terre, les images issues des télescopes. Le milliard de pixels des CCD placés au plan focal a nécessité une mémoire de masse d'une capacité exceptionnelle (dans le domaine spatial) de constituée de SDRAM de . Le PDHU communique avec ces CCD via redondants de type , ayant chacun un débit de par seconde . Contrôle d'attitude. Pour remplir sa mission, "Gaia" doit utiliser un système de contrôle d'orientation d'une très grande précision et ne générant aucune vibration, ce qui exclut les gyroscopes mécaniques. Le satellite utilise trois gyromètres à fibre optique pour détecter les changements d'orientation et les variations de vitesse de translation ou radiales. Ce dispositif est complété par des viseurs d'étoiles et trois capteurs solaires de précision. Traitement des données et leur transmission. Du fait des changements d'orientation du satellite, la direction de la Terre est constamment modifiée. Or une antenne à moyen gain, à faisceau étroit, doit être utilisée pour transmettre le très grand volume de données généré par les instruments. Il faut donc pouvoir orienter le faisceau. Pour éviter les vibrations générées par une antenne orientable, les constructeurs ont opté pour une antenne réseau à commande de phase de de diamètre, qui permet de modifier l'orientation du faisceau de 60° sans déplacement mécanique, et qui a un gain de pour une puissance consommée de . L'antenne, en forme de cône tronqué de de haut, se situe au centre la base du satellite tournée vers le Soleil. Elle permet de transmettre environ 1 mégabit par seconde en moyenne durant des sessions qui durent environ huit heures par jour. Il faut donc le reste du temps stocker les données collectées alors que le contenu du plan focal représente plusieurs gigabits par seconde. Les données produites par les CCD sont donc analysées et retraitées par un système interne pour ne conserver que l'information utile (quelques dizaines de pixels autour des objets identifiés comme des étoiles), avant transmission. Ce choix permet, contrairement à l'option alternative reposant sur un catalogue prédéfini d'étoiles à observer, de suivre les astéroïdes détectés ou bien encore de découvrir de nouveaux objets. En contrepartie, il impose un traitement complexe par les ordinateurs embarqués du satellite, lorsque les télescopes sont pointés vers les champs stellaires les plus denses. L'antenne moyen gain est complétée par deux antennes faible gain omnidirectionnelles, utilisées pour transmettre les télémesures et recevoir les commandes du sol. Pare-soleil et protection thermique du satellite. Le pare-soleil déployable DSA (""), qui entoure la base du satellite, porte son diamètre à . Il est constitué de 12 panneaux de sur , dont la structure est constituée par des tubes en composite fibre de carbone renforcé, s'articulant à la base de la plateforme, et qui sont recouverts par deux épaisseurs de matériaux isolants. Lors du lancement, les panneaux sont repliés le long du satellite et maintenus par des boulons explosifs dans cette position. Une fois "Gaia" dans l'espace, les boulons sont détruits par un dispositif pyrotechnique et le pare-soleil est déployé par des ressorts assistés de deux moteurs électriques. Le système de déploiement fonctionne à la manière des baleines d'un parapluie. L'envergure particulièrement importante du pare-soleil a été choisie pour maintenir en permanence tout le satellite à l'ombre, en tenant compte de l'angle de 45° formé par son axe de rotation avec la direction du Soleil. La plateforme rassemble tous les équipements générateurs de chaleur et elle est séparée de la charge utile par des matériaux isolants. Pour limiter les transferts thermiques par conductivité, la charge utile est fixée sur un tore relié au reste du satellite uniquement par trois bipodes. Enfin, une « tente thermique » recouvre entièrement la charge utile, mis à part trois orifices percés pour les télescopes et le radiateur du plan focal. Cette tente est constituée d'une structure en fibre de carbone renforcé, fixée à la plateforme recouverte d'un isolant multi-couches. Son rôle consiste également à arrêter les micrométéorites et à protéger la charge utile du rayonnement externe. Charge utile. La charge utile de "Gaia", qui a pour rôle de remplir les objectifs assignés à la mission, est contenue dans un cylindre de de haut pour de diamètre. Elle comprend deux télescopes qui observent dans deux directions différentes formant un angle de 106,5°. Ils sont caractérisés par une ouverture de , un champ optique de et une longueur focale de . Chaque télescope comporte un miroir primaire d'une superficie de . Les rayons lumineux sont successivement réfléchis par six miroirs. Les trois premiers (M1 à M3 et M'1 à M'3) sont propres à chaque télescope. Les images captées par les deux télescopes sont combinées au niveau du (M4/M'4), puis réfléchies par deux miroirs communs M5 et M6. Les images superposées arrivent alors au plan focal commun de . Sa taille constitue un nouveau record pour un télescope envoyé dans l'espace. Le plan focal contient 106 CCD de , soit un milliard de pixels en tout, qui transforment les photons émis à l'origine par les astres observés en image et en spectre. Les miroirs et le plan focal sont fixés sur un banc optique en forme de tore hexagonal, qui joue le rôle de support pour tous les équipements. Les miroirs comme le banc optique sont réalisés en carbure de silicium. Ce matériau présente l'avantage d'être léger et peu sensible aux variations de température. Or la précision des mesures effectuées par "Gaia" dépend en grande partie de la stabilité des dimensions de sa structure. "Gaia" dispose de trois instruments scientifiques, qui utilisent tous comme détecteurs les CCD placés au niveau du plan focal, mais qui se différencient par les dispositifs optiques (prismes, réseau de diffraction) placés sur le chemin de la lumière collectée par les télescopes : Fonctionnement. "Gaia" est en rotation lente et les images formées par les télescopes traversent le plan focal au fur et à mesure de sa rotation, franchissant successivement les 17 colonnes de CCD à la vitesse d'un CCD toutes les . Tous les CCD, sauf ceux chargés de la correction de la géométrie des télescopes et ceux effectuant la première détection des objets célestes (""), fonctionnent en mode fenêtrage : seuls les pixels correspondant aux objets sont lus, ce qui permet d'éliminer d'emblée une grande quantité de données non porteuses d'information. BAM et WFS : les systèmes de correction de la géométrie des télescopes. La préservation de la géométrie de l'ensemble de la partie optique - en particulier le maintien de l'angle formé par les axes optiques des deux télescopes - est fondamentale pour parvenir à obtenir une précision des mesures conforme aux objectifs. Différents facteurs peuvent porter atteinte à la géométrie désirée : des petites erreurs de réglage au sol, immédiatement après le lancement, la relaxation de la structure se retrouvant en apesanteur, ou encore les variations thermiques. Les deux CCD inférieurs de la première colonne du plan focal, formant le "BAM" ('), sont utilisés pour analyser l'image réfléchie par les miroirs M2 et M'2 qui a traversé auparavant un interféromètre de Young. L'image qui se forme sur ces CCD permet de mesurer l'écart de l'angle formé par les axes des deux télescopes par rapport à la valeur cible. Ce contrôle est complété par les données fournies par les deux CCD, dits WFS ('), qui sont des analyseurs de front d'onde de type Shack-Hartmann. Les deux types de détecteur, BAM et WFS, déclenchent si nécessaire les corrections à apporter aux résultats, pour tenir compte des faibles variations de la géométrie du télescope. La précision de la mesure des instruments est inférieure à (microsecondes d'arc) pour les étoiles d'une magnitude apparente de 15, et les concepteurs de "Gaia" estiment que l'erreur induite par les changements thermiques, lors de la rotation complète du satellite en , pourrait atteindre un maximum de . SM : l'identification des étoiles. Les deux colonnes suivantes de CCD sont les « repéreurs d'étoiles » du "SM" (") : ils sont chargés d'identifier les objets célestes (étoiles…) qui apparaissent dans le plan focal, de repérer leur position et de mesurer leur déplacement. Une des colonnes n'est éclairée que par le premier télescope, l'autre par le second (la lumière provient du miroir M4/M'4 lorsque les deux images n'ont pas encore été combinées). Le logiciel embarqué, Pyxis, sait, une fois que l'objet a traversé ces CCD, de quel télescope il provient et quelle va être sa position lors de sa traversée des colonnes suivantes de CCD. Il reconstitue ces informations en exploitant les données fournies par le système de contrôle d'attitude, qui lui indique comment le satellite modifie son orientation dans le ciel. Avec ces informations, seuls les pixels utiles, c'est-à-dire entourant la position de l'objet au fur et à mesure de sa progression dans le plan focal, seront exploités par la suite. AF : les mesures astrométriques. Les neuf colonnes de CCD suivantes, formant l'AF ('), sont utilisées pour déterminer les données astrométriques, c'est-à-dire la position de l'étoile, son vecteur de déplacement et sa parallaxe. La première colonne est également utilisée pour confirmer la détection des objets réalisée par le '. Cela permet d'éliminer notamment les fausses détections liées à l'impact de rayons cosmiques sur les CCD du ". Le nombre de CCD (généralement neuf) que traverse l'image permet d'accroître la quantité d'information accumulée sur chaque objet identifié. Le champ de carré, projeté sur le plan focal, permet de multiples mesures dans toutes les directions entre les étoiles du même champ (télescope 1 ou 2), mais également avec les étoiles du champ situé dans une direction quasi orthogonale (étoiles observées par le télescope 1 par rapport à celles observées par le télescope 2). BP et RP : les mesures photométriques. L'objet observé traverse ensuite deux colonnes de CCD permettant d'effectuer des observations photométriques, c'est-à-dire de mesurer la dispersion spectrale de l'énergie émise par l'étoile. À cet effet, les rayons lumineux parvenant jusqu'à ces CCD traversent auparavant un prisme qui étale la lumière sur une longueur d'environ , au niveau des CCD, le long de l'axe de déplacement. Le prisme à dispersion réduite est fixé à très faible distance du plan focal, sur le radiateur situé à l'avant de celui-ci. Il y a successivement deux spectrophotomètres BP (') et RP (') avec, à chaque fois, un prisme et une colonne de CCD. Ils fournissent des spectres à basse résolution (~100), respectivement pour les longueurs d'onde 330 à , avec une résolution qui varie de 3 à , et ∼640 à , avec une résolution qui varie de 7 à . RVS : les mesures spectrométriques. Enfin l'objet observé traverse trois colonnes de CCD limitées à quatre CCD en hauteur du spectromètre RVS (""), qui fournissent la vitesse radiale des étoiles dont la magnitude apparente est inférieure à 17. Les rayons lumineux frappant ces CCD ont traversé auparavant un spectroscope à réseau de diffraction, qui décompose la lumière avec une résolution spectrale moyenne d'environ . Le spectre observé est limité au proche infrarouge (entre 847 et ), ce qui correspond au pic d'intensité lumineuse des étoiles de type G et K. Celles-ci représentent la majorité des étoiles observées, compte tenu des capacités du spectromètre. Les mesures sont effectuées sur les étoiles d'une magnitude apparente inférieure à 17. Caractéristiques des CCD. Les CCD utilisés dans le plan focal sont de type photodétecteur à report et intégration (TDI), c'est-à-dire que l'image de l'étoile (par exemple), qui se forme sur le premier CCD du plan focal, continue à se renforcer au fur et à mesure de l'avancée de l'image : les charges électriques générées par les photons sont transférées de pixel en pixel à la même vitesse que la progression de l'image. Chaque CCD dispose de et , avec une taille de pixel de , de manière à obtenir une résolution élevée dans la direction du déplacement de l'image. L'image traverse les d'un CCD en . Les CCD ont été réalisés dans trois variantes optimisant l'efficacité quantique en fonction des longueurs d'onde exploitées. Les CCD de l'instrument astrométrique regroupant SM et AF sont réalisés en silicium standard, avec une couche anti-réflexion à large bande. Les CCD de l' se caractérisent par un traitement du bleu amélioré sur le dos du composant et au niveau de la couche anti-réflexion. Les CCD des instruments RP et RVS sont réalisés dans un silicium à plus forte résistivité, avec une couche anti-réflexion optimisée pour améliorer la réponse au proche infrarouge. Compte tenu des caractéristiques des CCD, l'instrument astrométrique AF remplit ses objectifs de détection (Magnitude jusqu'à 20) lorsque la densité d'étoiles est inférieure ou égale à par degré carré. Au-delà de cette densité, seules les étoiles les plus brillantes sont détectées et la magnitude 20 n'est pas atteinte. L'instrument spectroscopique peut atteindre des objectifs d'une magnitude allant jusqu'à 16, lorsque la densité des étoiles est inférieure ou égale à par degré carré Objectifs scientifiques. La justification de la mission spatiale "Gaia" découle de plusieurs constats : La conception de "Gaia" repose sur ces constats. Des contraintes techniques imposent des limites au nombre d'objets observés, à la capacité à observer les objets peu lumineux et à la précision qui peut être obtenue. Compte tenu de celles-ci, les performances prédites sont les suivantes : Sur la base de modèles et des performances nominales, "Gaia" devrait contribuer significativement aux thématiques suivantes : Structure et histoire de la Voie lactée. Notre Galaxie, la Voie lactée, est constituée de plusieurs sous-ensembles — disque mince, disque épais, bras spiraux, bulbes et barres, halos, amas globulaires, zones de formation d'étoiles (pouponnières d'étoiles), amas ouverts — dont les caractéristiques et les composants élémentaires (environ d'étoiles) sont mal connus. La Galaxie a évolué depuis sa formation initiale et les phénomènes qui lui ont donné sa configuration actuelle peuvent potentiellement être reconstitués à travers les déplacements actuels des étoiles. "Gaia", en recensant avec une grande précision les positions et les déplacements d'un milliard d'étoiles situées dans la Galaxie (1 % de la population totale), dans un grand nombre de cas, doit permettre : De manière plus générale, "Gaia" va permettre, pour la première fois, de confronter les modèles de formation des galaxies les plus lumineuses, telle que la Voie lactée, avec des données quantitatives significatives. Celles-ci permettront de reconstituer l'histoire de la formation des étoiles et la distribution de l'abondance en éléments chimiques, qui permettent de déduire l'histoire de l'accrétion des gaz et la cinématique des astres. Ces trois processus sont à l'origine de la formation des galaxies. "Gaia" doit permettre ainsi de répondre à des questions telles que : est-ce que les grandes galaxies résultent de la fusion de plusieurs petites galaxies ? Est-ce que la formation des étoiles débute dans un puits gravitationnel dans lequel la majeure partie du gaz qui va les constituer s'est déjà accumulé ? Comment et quand se forme le bulbe galactique ? Détection d'exoplanètes. "Gaia" détectera de nombreuses planètes extrasolaires par la méthode du transit (modification de l'intensité lumineuse d'une étoile lorsqu'une planète passe devant celle-ci) et par astrométrie. Pour les transits il est prévu que ces variations puissent être détectées par les CCD de l'instrument AF, pour les étoiles ayant une magnitude apparente inférieure à 16, et qu'une variation de 0,001 magnitude puisse être mesurée pour les étoiles d'une magnitude inférieure à 14 (c'est-à-dire plus brillante que la magnitude 14). À titre d'illustration, lorsqu'une planète de type Jupiter passe devant une étoile de la taille de notre Soleil, la baisse du flux lumineux parvenant de l'étoile est environ de 0,01 magnitude. En se basant sur le nombre actuel de découvertes d'exoplanètes, on estime que "Gaia" devrait détecter en fin de mission environ par la méthode des transits et par astrométrie. Pour les étoiles situées à moins de du Soleil et ayant une magnitude apparente inférieure à 13, les mesures astrométriques seront suffisamment précises pour déterminer les caractéristiques orbitales et la masse des planètes de la taille de Jupiter. "Gaia" mesurera les caractéristiques de plusieurs milliers d'entre elles au cours de sa mission de cinq ans. Système solaire. Les instruments de "Gaia" devraient observer plusieurs milliers d'astéroïdes se déplaçant dans la ceinture d'astéroïdes entre Mars et Jupiter. Ils devraient également pouvoir mesurer les caractéristiques de plusieurs milliers de géocroiseurs dont l'orbite se situe en partie à l'intérieur de celle de la Terre. Le satellite est particulièrement bien placé pour observer ces objets dont la majeure partie de l'orbite n'est pas visible depuis la Terre car située dans la direction du Soleil. Il est également mieux placé que la majeure partie des observatoires terrestres pour observer des objets circulant sur des orbites exotiques c'est-à-dire éloignés de l'écliptique. "Gaia" permettra la détermination des orbites des astéroïdes avec une précision inégalée. Lorsqu'un astéroïde s'approche suffisamment près d'une planète, "Gaia" mesurera la faible déviation liée aux forces gravitationnelles. On estime que "Gaia" mesurera ainsi, sur la durée de sa mission, la masse d'environ 150 astéroïdes, avec une incertitude maximale de 50 % (en 2009, seuls 20 astéroïdes ont leur masse connue avec cette précision). Les données photométriques fourniront des indications sur les propriétés de la surface des astéroïdes, permettant d'affiner leur classification. Peu d'objets de la ceinture de Kuiper seront visibles par "Gaia". On ne connaît que 65 objets ayant une magnitude apparente inférieure à 20 - la limite de détection de "Gaia" - et on estime qu'ils constituent 75 % d'entre eux. Le satellite devrait donc en détecter au plus quelques dizaines supplémentaires. Sa contribution principale devrait alors porter sur les objets circulant avec une forte inclinaison ou dans la direction de la Voie lactée, deux régions difficilement observables depuis la Terre. Enfin "Gaia" pourrait déterminer l'albédo et la masse des objets les plus importants de la classe des Centaures circulant entre Jupiter et Saturne. La genèse des constitue une énigme. "Gaia", en mesurant précisément leurs positions, leurs déplacements et leurs propriétés photométriques, pourrait contribuer à identifier leur mode de formation. La Terre a connu par le passé des extinctions massives, provoquées sans doute par des impacts d'astéroïdes de grande taille sur son sol. L'origine de ces bombardements pourrait être le passage d'une étoile à proximité du nuage de Oort, qui constitue un réservoir identifié de comètes. Selon cette hypothèse, les perturbations gravitationnelles engendrées par le passage d'une étoile auraient lancé certains des objets contenus dans le nuage de Oort sur des orbites croisant les planètes internes du Système solaire. Les données fournies par "Hipparcos" ont ainsi permis d'établir que, environ 7 millions d'années auparavant, l'étoile Algol est passée à du Soleil. Mais ce passage - comme ceux d'autres étoiles répertoriées - ne permet pas d'expliquer les orbites des comètes à très longue période, issues du nuage de Oort circulant actuellement. Toutefois Hipparcos n'a pu recenser que 20 % des étoiles figurant à moins de du Système solaire, c'est-à-dire susceptibles d'être parvenues suffisamment près du Système solaire pour le perturber. "Gaia" devrait identifier pratiquement toutes ces étoiles proches (cf. schéma), y compris les naines blanches, soit environ . Les données collectées permettront de déterminer si les trajectoires de certaines d'entre elles pourraient expliquer les bombardements subis par la Terre. Galaxies et système de référence. Les objets célestes situés au-delà d'une certaine distance sont trop éloignés pour qu'on puisse mesurer leur distance par la méthode directe de la parallaxe. Bien que disposant de la meilleure instrumentation existante, "Gaia" ne peut pas faire de mesures sur des objets situés au-delà de notre Galaxie, à l'exception des étoiles les plus brillantes des nuages de Magellan, ce qui constitue d'ailleurs une première. La mesure des distances des objets plus éloignés repose donc sur des mesures indirectes. Il s'agit d'objets célestes identifiables en tant que tels, dont la luminosité et donc la magnitude absolue sont connues. Ces objets baptisés chandelles standard sont principalement les céphéides, les étoiles RR Lyrae et les Supernovae de type Ia. Mais il existe des incertitudes sur l'homogénéité des différentes catégories d'objets concernées. Par exemple, il a été découvert tardivement qu'il existait au moins deux populations de céphéides avec des caractéristiques différentes et donc des luminosités distinctes. "Gaia" devrait pouvoir observer notamment de , et . Pour un nombre important d'entre elles, les instruments du satellite effectueront des mesures directes de distance, ce qui permettra de vérifier l’homogénéité des populations et de calibrer les règles de luminosité en fonction d'un grand nombre de paramètres (masse, âge, métallicité) : Physique fondamentale. Du fait de la présence de la masse du Soleil (et des autres planètes du Système solaire), on s'attend à une déflexion des rayons lumineux de chaque étoile. Dans un formalisme post-newtonien, cette déflexion est proportionnelle à (1+γ)/2 où le paramètre γ vaut 1 dans le cadre de la relativité générale : "Gaia" devrait obtenir une précision de l'ordre de , fournissant ainsi un test supplémentaire de la relativité générale. D'autres contributions seront possibles avec les objets du Système solaire (par exemple, avance du périhélie). Enfin, grâce aux observations de la luminosité des naines blanches, "Gaia" devrait fournir une contrainte quant à une variation (hypothétique) de la constante gravitationnelle. Voir aussi. Bibliographie. Documents de référence. "(Ordre antichronologique)" |
Belletti |
Sept jours pour agir Sept jours pour agir ("Seven Days") est une série télévisée américaine en de , créée par Zachary Crowe et Christopher Crowe, et diffusée entre le et le sur le réseau UPN. En France, la série a été diffusée à partir du sur M6. Synopsis. Dans le désert du Nevada, une base secrète des États-Unis d'Amérique a développé une machine capable d'envoyer un homme dans le passé afin qu'il prévienne les évènements catastrophiques du futur. Frank Parker, ancien soldat, courageux mais un peu fou, est recruté pour cette mission : il retournera sept jours dans le passé pour rendre l'avenir un peu meilleur. Commentaires. Certaines localisations géographiques sont fantaisistes ; par exemple dans l'épisode "Le roi de Las Vegas", un village de cases situé de façon assez surprenante à Annaba est attaqué, alors qu'un tel village aurait plutôt eu sa place dans un pays d'Afrique subsaharienne. Répétitions et manque de budget ont usé la série. |
Satellite gaia |
Twm twm ("Timeless Windows Manager") est un gestionnaire de fenêtres utilisé dans l’environnement graphique "X Window System". C’est un logiciel libre maintenu par le projet X.Org et distribué selon les termes de la licence X11. Il fournit des barres de titre, des fenêtres formées et la gestion d’icônes. Extrêmement configurable, simple et léger, on l‘utilise souvent comme outil de test. Histoire. Le logiciel "twm" est créé par Tom LaStrange, en 1987, comme alternative à , un gestionnaire de fenêtres développé deux ans plus tôt pour le système d’exploitation ULTRIX par la société Digital. LaStrange travaillait encore au sein de la société lorsqu’il distribue la version initiale, en . Une version pour X11R1 est publiée deux mois plus tard sur le réseau Usenet, le . Il est approché neuf mois plus tard par le consortium X du MIT, par l’intermédiaire d’un certain Jim Filton. On lui propose de poursuivre la maintenance du logiciel dans le cadre dudit consortium. LaStrange accepte et travaille au sein du groupe au respect des nouvelles conventions de communication inter-clients. On ajouta aussi à la nouvelle version le support des barres de titres. "twm" devient le gestionnaire de fenêtres standard de l’environnement graphique "X Window System", depuis la "version X11R4", en lieu et place du logiciel propriétaire "Ultrix Window Manager". Son nom est un acronyme récursif qui signifiait alors « "Tom's Windows Manager" », puis « "Tab Window Manager" » après l’intégration du projet au sein du consortium X, et plus récemment, « "Timeless Windows Manager" ». Ce logiciel fait toujours partie du projet X.Org. Sa dernière version a été réalisée en . X.Org. Si "twm" a été supplanté par des gestionnaires de fenêtres plus conviviaux, il n’en reste pas moins l’environnement de test privilégié du serveur X.Org, avant l’installation d’un environnement graphique. Il est souvent recommandé durant l’installation manuelle du système d’exploitation GNU/Linux, notamment par Daniel Robbins. Communauté. On lui reconnait un certain impact dans le développement des autres gestionnaires de fenêtres. Son code a inspiré moult projets, notamment swm, un autre logiciel créé par LaStrange, mais aussi ("Virtual Tabbed Window Manager"), , ("Claude's Tab Window Manager"), FVWM ("F Virtual Window Manager"), etc. Bon nombre de projets ont repris ses innovations. Utilisation. Ce logiciel n’est plus utilisé par défaut dans les environnements graphiques modernes. Il est tantôt considéré obsolète par les utilisateurs, tantôt comme le gestionnaire de fenêtres de dernier ressort. D’autres l’ont toutefois adopté pour sa simplicité et sa légèreté, souvent comme outil de test. Il est fortement personnalisable. Son interface graphique est différente de celles habituellement trouvées dans les environnements de bureau modernes. Il est en cela difficile à comprendre sans lire le manuel. Il est toutefois disponible dans la plupart des distributions du système d’exploitation GNU/Linux. Notice pratique. Dans sa configuration par défaut, il affiche une barre de titre à deux boutons : Il n’y a pas de bouton sur la barre de titre pour fermer la fenêtre. Un clic gauche sur le bureau affiche un menu qui comporte une option pour fermer la fenêtre. Un "clic gauche" sur la barre de titre affiche la fenêtre au-dessus de la pile de fenêtres ; un "clic du milieu" déplace la fenêtre ; un "clic droit" la déplace en dessous de la pile. La cible de saisie graphique suit le pointeur de la souris, elle ne se trouve pas sur la fenêtre qui a été cliquée en dernier. Quand une nouvelle fenêtre est créée, une grille est affichée suivant le pointeur de la souris, attendant que l’utilisateur clique à l’endroit où il souhaite que la fenêtre apparaisse. Un "clic gauche" permet de faire apparaître ladite fenêtre dans cette position avec cette taille, un "clic du milieu" permet de la redimensionner avant sa création, enfin, un "clic droit" la fait apparaître à cet endroit mais avec une taille verticale suffisamment longue pour atteindre le bas de l’écran. Bon nombre de ces comportements peuvent être configurés. Mainteneurs. Outre le créateur du projet, Tom LaStrange, on peut citer parmi les premiers contributeurs, alors membres consortium, les dénommés Jim Fulton, Keith Packard, Dave Sternlicht, ou Steve Pitschke, passé ensuite chez , enfin, Dave Payne, lequel travaillera plus tard pour Apple. |
IPodLinux iPodLinux est une distribution Linux basée sur µCLinux faite pour fonctionner sur les appareils iPod d'Apple. En plus du noyau Linux, iPodLinux propose en tant que composant principal Podzilla ( ), une application qui fournit : Le "firmware" Apple ne disparaît pas, au moyen d'un "bootloader" il est possible de sélectionner entre Apple et Linux On peut aussi y inclure au bootloader Rockbox qui est un autre firmware alternatif compatible avec l'iPod, et qui permet de lire beaucoup plus d'extensions, d'ajouter des jeux ("Doom", etc.) sous extension "*.wad", de personnaliser l'iPod grâce aux thèmes téléchargeables sur rockbox.org et de régler de nombreux paramètres de l'iPod. Pour les iPod Nano de deuxième génération, voir IPod Nano 2G Linux ou iLoader. D’après le site officiel de la distribution, l’utilisation de ce système n’annule pas la garantie Apple et assure que le service après-vente de Apple confirme cette information. Dans la plupart des cas, il est possible de faire un 'retour en arrière' grâce au programme de restauration Apple, ce qui peut s'avérer utile en cas d'incompatibilité de l'iPod ou de mauvaise manipulation. Appareils supportés. Plus d'infos chez Video. Pour lire des vidéos sous Ipod linux il faut les convertir, soit en .avi non compressé qui se lit uniquement avec podzilla legacy, soit en format vidéo mvpd qui se lit avec un programme spécialement conçu pour les iPod sous linux. Les fichiers mvpd sont beaucoup plus petits que les fichiers .avi mais les fichiers .avi ont une meilleure qualité |
Rock turc Le rock turc, ou rock anatolien, est un genre musical mêlant rock et musique populaire turque. Le style est popularisé dans les années 1960 par des artistes comme Cem Karaca, Barış Manço, Erkin Koray, Fikret Kızılok et Murat Ses ou le groupe Moğollar. Histoire. Le rock fait son apparition en Turquie à la fin des années 1950 avec l'arrivée de The Shadows. Le style se développe durant les décennies suivantes grâce à la popularité croissante de la musique occidentale avec la diffusion de rock britannique et américain comme les Beatles, les Rolling Stones, Led Zeppelin, Yes, Status Quo et Omega. En parallèle à l'arrivée de ces groupes, la société turque commence à être parcourue par des changements significatifs dans sa culture et ses mentalités notamment avec l'amélioration du niveau d'éducation et l'avènement d'une démocratie multi-partiste dans le pays. Le quotidien turc Hürriyet voyant le genre musical se répandre, décide d'organiser l'Altin Mikrofon (le Microphone d'Or) un concours ouvert aux groupes amateurs. Afin de pouvoir se présenter au concours, les participants devaient jouer avec des instruments électriques occidentaux mais écrire leurs textes en turc et introduire des sonorités orientales dans leurs compositions. La première édition en 1965 a vu se présenter 41 artistes et formations dont seulement dix furent retenus pour l'enregistrement de leurs morceaux et d'une tournée dans les grandes villes du pays (Ankara, Adana, Izmir et Istanbul). À l'issue d'un vote, Yıldırım Gürses remporte ce premier concours suivi des groupes Mavi Işıklar et Silüetler. Ce concours est réédité chaque année jusqu'en 1968, et permet à de nombreux artistes de se faire connaitre. Le concours est organisé de nouveau en 1972 par le journal "Günaydın" puis en 1979 par le journal Saklambaç. De 1966 à 1975, le rock psychédélique devient très populaire en Turquie notamment grâce au travail du guitariste Erkin Koray. D'autres musiciens ou groupes ont permis de populariser le style tels Cem Karaca ou Moğollar dont les albums "Safinaz" et "Düm-tek" menèrent le rock anatolien vers une voie plus progressive. En 1971, le groupe Moğollar remporte le grand prix du disque de l'Académie Charles-Cros pour leur album "Danses et Rythmes de la Turquie d'Hier à Aujourd'hui". Le claviériste Murat Ses, auteur des compositions de l'album, est considéré comme le père de l'Anadolu Pop (Pop anatolienne en français). Groupes connexes. Durant les dernières décennies le rock turc se diversifie en même temps que la diffusion d'autres genres musicaux apparentés au rock. De nombreux groupes se sont créés adoptant des styles allant du grunge au heavy metal en passant par le rapcore. Dès lors, le rock anatolien réfère à la fusion entre les différents mouvement rock venus d'Occident avec des sonorités traditionnelles de la musique turque ou encore de la musique rock avec des paroles écrites en turc. Parmi ces groupes on peut citer Mor ve Ötesi, Gece Yolcuları, Almôra, Kurban, Kargo, Duman, Vega, Çilekeş, Redd, Makine, Gripin, Replikas et maNga ainsi que des artistes tels Haluk Levent, Kâzım Koyuncu, Şebnem Ferah, Gültekin KAAN, Barış Akarsu, Ogün Sanlısoy, Demir Demirkan, Hayko Cepkin, Aslı Gökyokuş, Nev, Aylin Aslım, Emre Aydın, Özlem Tekin et Teoman. La fin des années 1980 assiste à la naissance de plusieurs groupes de metal comme Mezarkabul (Pentagram), Diken, Volvox et Dr. Skull. Il existe de nombreux festivals de musique rock en Turquie dont les plus célèbres sont Rock'n Coke, RockIstanbul, Masstival, Radar Live, Unirock Open Air Festival, Rock Station Festival, Barışarock et le Sonisphere Festival. |
Rock anatolien |
Erebouni Erebouni est une ancienne forteresse de l'Urartu, bâtie par les rois Argishti et Sarduri II au début du , en 782 selon une inscription en écriture cunéiforme sur une dalle de basalte trouvée sur le site, pour « asseoir la puissance du pays et intimider ses ennemis ». Elle se trouve actuellement en Arménie, sur le site d'Arin Berd, situé dans les faubourgs d'Erevan. Cette ville tire d'ailleurs probablement son nom de celui de ce site antique. Le site a été fouillé durant les années 1950 et 1960 par des archéologues soviétiques. Les résultats des fouilles sont en particulier exposés au Musée Erebouni. Bâtiments. Le monument le plus important d'Erebouni est son palais. Il était organisé autour d'une cour centrale à portiques. À droite se trouvait la salle du trône, à laquelle on accédait par trois petites salles faisant office de vestibule. Le reste du bâtiment était formé par des résidences et entrepôts au nord de la cour centrale, ainsi qu'une petite chapelle dans le style urartéen, bien qu'ayant la particularité d'être rectangulaire. Plus au sud se trouvait un bâtiment à la fonction indéterminée. On y accédait par une cour centrale, par laquelle on parvenait à des cours intérieures. La partie de la cour par laquelle on accédait à la grande salle latérale était pourvue de deux rangées de colonnes constituant un portique. À l'époque achéménide, durant laquelle le site a été réoccupé, cette cour a été transformée en salle hypostyle. |
Eshnounna |
Armorial Suisse |
Biscotte La biscotte est une tranche de pain passée par deux cuissons. Étymologie. Le substantif féminin « biscotte » est un emprunt à l'italien ', composé du préfixe "bis-" et de ', participe passé de "" (), signifiant « cuit deux fois ». Le "Trésor de la langue française" mentionne un usage du mot dès le début du , en 1807. Fabrication. Pour fabriquer des biscottes, on mélange de la farine très fine (ingrédient principal pouvant atteindre jusqu'à 97 % du produit fini), de l'eau, du sucre, des matières grasses végétales, du beurre, du lait écrémé en poudre, de la levure et du sel. Une fois mélangée, on obtient une pâte que l'on fractionne en pâtons (petites boules de pâte). Ceux-ci sont alors mis au repos pour être soumis au processus de fermentation dans une salle d'étuvage. La pâte est ensuite pétrie de nouveau et façonnée en forme de quenelles, déposées dans un moule avec couvercle où s’opère une seconde fermentation. Après cuisson, cela donne une sorte de pain de mie qu’on laisse reposer pendant 24 heures. Ce temps de repos imposé permet une répartition uniforme de l’humidité, le « ressuage ». Ce pain est ensuite découpé en tranches, avant de subir sa seconde cuisson. Les biscottes contiennent très peu d’eau, c’est ce qui leur donne cet aspect croustillant et leur permet une longue conservation. Économie. Si dans les années 1970 plus de 300 biscotteries fonctionnaient en France, il n'en restait plus que six en 2014. Cinq d'entre elles, comme les Biscottes Roger, font de la production industrielle. La dernière artisanale, La Chanteracoise, est implantée en Dordogne, à Saint-Germain-du-Salembre. |
Rottnest Island Rottnest Island est une île australienne située à neuf milles nautiques () de la côte de l'Australie-Occidentale, près de Fremantle et de Perth. D'une longueur de 11 kilomètres et d'une largeur maximale de 4,5 kilomètres, elle fait de surface. Elle est classée réserve naturelle et il ne peut y avoir de propriété privée. Rottnest Island était habitée par les aborigènes depuis environ ans, rattachée au continent jusqu'il y a ans où elle en a été séparée par la montée des eaux. Elle n'avait plus d'habitants à l'arrivée des Européens au mais on retrouve des vestiges d'occupation humaine remontant de ans à ans. En langage aborigène Noongar, l'île porte le nom de "Wadjemup". Histoire. L'île est explorée par différents marins hollandais à partir de 1610, notamment Frederick de Houtman en 1619, puis les trois navires "Waekende Boey", "Elburg" et "Emeloort" en 1658. L'île doit son nom au capitaine hollandais Willem de Vlamingh le . Il avait décrit le marsupial local : le quokka comme un gros rat (« Rottnest » signifiant « nid à rats » en hollandais). D'autres explorateurs s'arrêtèrent sur l'île : le français Nicolas Baudin en 1801 et 1803, Philip Parker King en 1822 et le capitaine anglais James Stirling en 1827. À l'époque ils ont tous décrit l'île comme boisée, ce qui n'est plus le cas aujourd'hui. En 1830, peu après la création de la colonie britannique de la Swan River près de Fremantle, un colon Robert Thomson s'installa sur l'île avec femme et enfants : il y créa des prairies à l'Ouest du lac et exploita le sel des différents lacs de l'île qu'il exporta vers le continent où il jouait un grand rôle pour la conservation des aliments. Le campement de « Thomson Bay » à l'extrémité Est de l'île, lui doit son nom. D'août 1838 jusqu'en 1931, des prisonniers aborigènes furent envoyés sur l'île ; elle servit d'établissement pénitentiaire pour les aborigènes du continent condamnés pour vol de bétail, incendie de forêt ou vol de légumes. On estime à 369 le nombre d'aborigènes enterrés sur l'île et à le nombre total de prisonniers aborigènes ayant séjourné sur l'île. Pendant les deux guerres mondiales l'île servit de prison pour les ennemis : Allemands et Autrichiens pendant la Première Guerre mondiale, Italiens pendant la Seconde. Durant ce dernier conflit, une batterie de canons fut également installée au sommet de la colline de "Oliver Hill", une éminence située au centre de l'île. Tourisme. À l'heure actuelle, l'île compte environ 300 habitants travaillant pour la plupart dans le secteur du tourisme, prépondérant sur l'île. De nombreux touristes du continent y séjournent en été, la population pouvant alors passer à près de personnes. Annuellement, ce sont environ personnes qui séjournent sur l'île. 70 % des visiteurs limitent leur séjour à une journée : l'île est en effet reliée au continent par des bacs assurant plusieurs fois par jour la liaison entre le port de Rottnest et les villes de Perth, Fremantle et Hillarys. Les principales activités sur Rottnest Island sont les promenades à vélo (les véhicules à moteur sont interdits), la baignade, la pêche et la plongée sous-marine. Certaines régions de l'île sont également propices au surf : ainsi, "Strickland Bay", "Salmon Bay", "Stark Bay" ou "Rocky Bay", dans la partie occidentale de l'île, sont des endroits fréquentés. La présence de dangereux récifs entourant l'île fut la cause de nombreux naufrages au cours des siècles passés. Ceci explique la présence de plusieurs épaves à proximité des côtes, celles-ci étant devenues des attractions touristiques. Parmi celles-ci notons l'épave du trois-mâts "Mira Flores", au large de la "Lady Edeline Beach". Ce navire sombra en 1886. Dans la partie orientale de l'île, les "Henrietta Rocks" ont causé le naufrage de trois navires. Enfin, dans la partie septentrionale de l'île, la "City of York Bay" porte le nom d'un navire qui y fit naufrage en 1899. Plusieurs expositions consacrées à ces épisodes de l'histoire locale sont visibles au "Rottnest Museum". |
Diego (football, 1985) Diego Ribas da Cunha, plus connu sous le nom de Diego, né le à Ribeirão Preto, est un footballeur international brésilien. Il occupe le poste de milieu de terrain offensif avec Flamengo. Il a remporté deux Copa América, une coupe intercontinentale et une médaille de bronze aux Jeux olympiques d'été de 2008. Biographie. Formé et révélé au pays. Formé dès l'âge de six ans au Comercial Futebol Clube de Ribeirão Preto, Diego est invité trois ans plus tard par Marivaldo Campos Degan, le président du Clube Atlético Paulistinha, pour participer à des tournois en Argentine et au Chili. Ravi par cette expérience, il décide à partir de cette date de s'investir totalement dans le football, et s'inscrit à plusieurs stages pour s'aguerrir et se faire remarquer par un bon club. À onze ans, sollicité par plusieurs écuries, Diego choisit de rester dans l'état de São Paulo et signe au Santos Futebol Clube, l'une des meilleures équipes du pays. Éloigné de sa famille, il éprouve des difficultés à s'intégrer et à montrer ses qualités, et pense même à abandonner. Mais poussé par ses parents et son entraîneur Eduardo Jenner, il décide de continuer sa formation. En 2001, à seize ans, il intègre l'équipe professionnelle, dirigée par Celso Roth. Pour sa première saison à Santos, Diego dispute vingt-deux matches et marque huit buts. C'est dans ce club que Diego se fait remarquer, après avoir remporté à seize ans le tournoi Rio-São Paulo. La même année, il gagne le championnat du Brésil, formant un duo talentueux avec Robinho. La saison suivante, Diego manque de rejoindre Tottenham, mais son transfert est annulé dans les dernières minutes du mercato par le président de Santos. Le , il fait ses débuts avec le Brésil, contre le Mexique en match amical à Guadalajara (match nul 0-0). Il est aussi appelé pour disputer avec l'équipe nationale la Copa América de 2004, où il se distingue grâce à ses bonnes performances, conclues par un tir au but victorieux en finale face à l'Argentine. Avec Santos, Diego dispute cent-trente-trois matches et marque trente-huit buts. Passage manqué à Porto. Diego rejoint le club portugais du FC Porto en juillet 2004, mais il n'y trouve pas sa place et n'est pas souvent titularisé par Co Adriaanse. C'est notamment pour cela que Diego ne figure pas dans le groupe brésilien appelé a disputer la Coupe du monde 2006. Au Portugal, il découvre la Ligue des champions sous les couleurs du tenant du titre. Son équipe rejoint un groupe composé de Chelsea, le PSG et le CSKA Moscou. Elle atteindra les huitièmes de finale, où elle chutera face à l'Inter Milan et échouera à la deuxième place du championnat. L'explosion au Werder. En mai 2006, Diego signe un contrat le liant au Werder Brême jusqu'en 2010, pour la somme de six millions d'euros. Il arrive à Brême en juillet, et participe, pour son premier match, à la finale de la Coupe de la Ligue face au Bayern Munich. C'est ce jour, le 5 août, que Diego remporte son premier titre avec sa nouvelle équipe (victoire 2-0). Diego débute parfaitement la saison 2006-07, en inscrivant le premier but de son équipe en Bundesliga lors du déplacement à Hanovre (victoire 4-2). Le match suivant est du même niveau, et se solde par une victoire de Brême 2-1 face au Bayer Leverkusen. Grâce à ses superbes performances, Diego est nommé "meilleur joueur du mois d'août". Il écœure ses adversaires par sa technique, et devient indispensable dans le jeu brêmois, tout comme son coéquipier Torsten Frings. À eux deux, ils forment le meilleur milieu de terrain en Allemagne, et permettent au club de monter sur la première marche du classement. Il est ensuite nommé "meilleur joueur du mois d'octobre", puis du "mois de décembre", et enfin "meilleur joueur de la première partie de saison". Fort de « ses titres » obtenus avec le club allemand, Diego est de nouveau appelé par l'équipe du Brésil en novembre, qui dispute un match amical face à la Suisse. Après la trêve hivernale, Diego « s'éteint » quelque peu, tout comme son équipe en Ligue des Champions. Mais il retrouve son jeu lors du quart de finale retour de Coupe UEFA, qui l'oppose à l'AZ Alkmaar. Lors de ce match, Diego délivre deux passes décisives, l'une à Tim Borowski et l'autre à Miroslav Klose, et inscrit un but en fin de partie. Le 15 avril, Diego retrouve le chemin des filets en championnat, avec un but sur coup franc face au Borussia Dortmund, qui porte le score à 2-0. Cinq jours plus tard, et face à Aix-la-Chapelle, il marque un but exceptionnel des , et permet à son équipe de passer la barre des 60 points. En avril 2007, le Real Madrid souhaite s'entretenir avec le joueur, mais Klaus Allofs, le manager du Werder, refuse toute négociation. Diego annonce par la suite son souhait de rester au club : « "Je suis très heureux ici à Brême, et en ce moment je vis les plus beaux moments de ma carrière" ». Malgré la obtenue par son équipe, Diego est sacré par les journalistes allemands "meilleur joueur de la saison" avec un peu plus de 50 %, devançant Theofánis Ghékas et Mario Gómez. On parle de lui au Bayern Munich pour combler le vide du milieu de terrain laissé par Michael Ballack. Finalement, il décide de prolonger son contrat avec Brême jusqu'en 2011. La saison suivante est tout aussi prolifique pour le génial joueur brésilien. Avec Franck Ribéry, il fait partie des deux meilleurs milieux de terrain de Bundesliga. Il devient le leader de l'équipe, à la suite des absences conjuguées de Torsten Frings et de Tim Borowski. Il est de nouveau élu "« Joueur du mois »" (en septembre). En Ligue des Champions, il marque toutes les rencontres de son empreinte, comme face au Real Madrid de Bernd Schuster, qui était déjà intéressé par son profil lors du mercato d'été 2007. Il continue sa marche en avant tout au long de la saison, synonyme de celle de son club. En championnat, le Werder finit la saison à la , synonyme une nouvelle fois de Ligue des Champions. Cette qualification permet au club de retenir sa pépite brésilienne, convoitée par les plus grands clubs européens. Durant le mois d'août 2008, Diego participe aux Jeux olympiques avec le Brésil, bien que son club ait refusé de le laisser partir. Faisant figure « d'ancien » dans le groupe brésilien, il dispute tous les matches de son équipe, et inscrit deux buts contre la Chine et lors de la petite-finale face à la Belgique. Pour la saison 2008-2009, Diego et le Werder démarrent timidement. À la traîne en championnat, le club allemand déçoit en Ligue des Champions, et accroche sur le fil la d'un groupe pourtant à sa portée. Cette mauvaise période est liée à la baisse de régime du joueur. À l'hiver 2008, les rumeurs de transfert s'amplifient donc. La Juventus s'invite dans la course pour arracher le joueur au Werder, profitant de la mauvaise première partie de saison des Brêmois pour pouvoir l'engager. Toujours aussi décisif avec Brême, Diego annonce cependant vouloir rester au Werder la saison prochaine, malgré le mauvais classement de son club en championnat, mais son bon parcours en Coupe d'Allemagne et d'Europe. Perturbé par les rumeurs et tout l'agitation créé autour de lui, Diego ne parvient plus à développer son jeu, et par conséquent celui du Werder. Largué en Bundesliga, le Werder ne peut compter que sur les coupes pour sauver sa saison. Après s'être qualifié pour la finale de la "DFB-Pokal", le Werder parvient à retourner la situation en Coupe UEFA grâce à son meneur de jeu. Mais lors de cette manche retour décisive, Diego reçoit bêtement un carton jaune, qui le prive de la finale. Ne pouvant faire ses adieux sur la scène européenne, quittée sur une ultime défaite contre le Chakhtar Donetsk, Diego profite de la finale de la Coupe d'Allemagne pour saluer une dernière fois les supporters brêmois, et leur offrir avec une passe décisive délivrée à Mesut Özil, son futur successeur, le seul titre de l'année et la qualification pour la Ligue Europa, unique satisfaction de la saison. Peu de temps auparavant, il avait signé à la Juventus pour cinq ans, la transaction s'élevant à 24 millions d'euros. Désillusion à la Juventus. La Juve achète Diego pour en faire son joueur central, un numéro 10 comme l'a été Zidane. Le , Diego est titularisé pour la première fois sous le maillot de la Juventus. Portant le numéro 28, il marque son premier but avec la "Vieille Dame" contre Seongnam en Peace Cup. Après une bonne première rencontre de Calcio où il finira passeur décisif lors de la victoire du club bianconero un but à zéro à domicile face au Chievo Vérone, il fait parler son talent lors de la deuxième journée de Serie A sur le terrain de l'AS Roma en réalisant un doublé, lors de la victoire 3-1 de son club. Après ce début de saison la Juventus croyait avoir trouvé le successeur de Nedved. Pourtant, Diego se blesse à la cuisse droite contre la Lazio, et c'est en quelque sorte le début de la fin. Il se montre plus irrégulier et ne montre pas le talent qui était le sien au Werder. À l'image de la "Vieille Dame", qui est très irrégulière, et qui n'exploite que par à-coups son potentiel. En plus de cela, Diego participe à la déroute de la Juventus en Ligue des Champions, qui se fait éliminer dès la phase de poules (ce qui ne lui était plus arrivé depuis 2000) par le Bayern Munich, se faisant par la même occasion humilier sur son propre terrain, et encaissant sa plus grande défaite à domicile (1-4) de toute son histoire dans cette compétition. Les débuts de Diego à la Juve restent donc somme toute mitigés, comme Zidane qui a connu un temps d'adaptation avant d'exploser. Retour en Allemagne. Le , il signe un contrat de quatre ans avec le club allemand de Wolfsburg. Le montant du transfert atteindrait les quinze millions d'euros, plus quelques bonus selon les résultats du club et en cas de qualification pour la Ligue des Champions. Le transfert en Espagne. Diego est prêté en toute fin du mercato estival 2011 vers l'Atlético de Madrid. Fin janvier 2014, il y est de nouveau prêté. Le , Diego marque le seul but de son équipe contre le FC Barcelone en quart de finale aller de la Ligue des champions au Camp Nou. Le 10 juillet, il s'engage en faveur de Fenerbahce pour un contrat de 3 ans. Arrivée en Turquie. Après six mois à l'Atlético de Madrid, Diego rejoint le club turc de Fenerbahçe le 10 juillet 2014. À l'occasion de son premier match amical sous ses nouvelles couleurs, il délivre une passe décisive (victoire 1-0). Le brésilien connaît une première saison très mitigée, ne s'illustrant qu'en Coupe de Turquie où il inscrit deux buts. Rarement titularisé en championnat, Diego ne parvient pas à se faire une place au sein de l'effectif et, pour ses rares apparitions, il ne se montre pas décisif. Pour ses 21 premiers matchs de championnat, il ne marque aucun but, ayant seulement 3 passes décisives à son actif. Il brise la glace avec les supporters turcs, qui le trouvent trop insuffisant pour être le successeur du génie Alex, en réalisant une excellente prestation face à Balikesirspor pour le compte de la journée : tout d'abord, il offre la passe décisive d'une magnifique talonnade à Caner Erkin qui inscrit le premier but du match, puis il égalise lui-même quand son équipe est menée 2-1. Il offre pour finir la passe décisive à Moussa Sow qui égalise une nouvelle fois quand le Fener est de nouveau mené 3-2. Diego et les siens remportent finalement le match, sur un score de 4-3 avec un nouveau but de Sow. La semaine suivante, il marque une nouvelle fois et contribue à la victoire de son équipe 3-2 face à Sivasspor. La renaissance au Flamengo. De retour au pays, après avoir signé avec Flamengo en 2016, il est convoqué pour disputer les matches de la Seleçao, neuf ans après sa dernière sélection, mais n'est pas convoqué par Tite pour disputer la Équipe du Brésil de football à la Coupe du monde 2018. En 2019, sous les ordres de Jorge Jesus, il remporte la Copa Libertadores, puis échoue en finale de la Coupe du monde des clubs face au Liverpool FC de Jürgen Klopp. |
300 (nombre) |
Metasyrphus |
Buducnost Podgorica (volley-ball masculin) Le Buducnost Podgoricka Banka est un club monténégrin de volley-ball, fondé en 1936 et basé à Podgorica. Effectif de la saison en cours. "Entraîneur : Igor Kolaković ; entraîneur-adjoint : Srđan Popović " |
Ieseg |
Juan Piquer Simón Juan Piquer Simón, né le à Valence (Espagne) et mort le dans la même ville), est un réalisateur et scénariste espagnol. Il avait plusieurs pseudonymes, comme Juan Piquer et Alfredo Casado, mais aussi J. Piquer, J. Piquer Simon, J.P. Simon ou encore Piquer Simón. Biographie. Juan Piquer Simón vit à Madrid où il a réalisé et produit des films d'exploitation pendant plus de 20 ans. Il possède son propre studio et crée de nombreux effets spéciaux. Il a grandi dans l'amour du cinéma américain. Il a travaillé avec des réalisateurs américains célèbres qui tournèrent dans les années 1960 en Espagne (voir Liste de films tournés à Almería) avant de devenir réalisateur lui-même. |
Armoriaux |
Suied |
Strep b |
Hamid Hazzaz Hamid Hazzaz, né le à Fès et mort le dans la même ville, est un footballeur marocain. Carrière. C'est l'un des plus prestigieux gardiens de but de l'histoire du Maghreb de Fès (MAS) et de l'équipe nationale du Maroc avec laquelle il a remporté la Coupe d'Afrique des nations 1976. Il fut également sélectionné pour la Coupe du monde 1970 avec le Maroc. Il a été président du Comité directeur de la section d'athlétisme du MAS et président de la ligue Fès-Boulemane d'athlétisme de 1986 à 2018. Palmarès. Maghreb de Fès |
La Baie des Anges La Baie des Anges est un film français écrit et réalisé par Jacques Demy, sorti en 1963. Synopsis. Jean Fournier, jeune employé de banque, est initié au jeu par son collègue Caron. Favorisé par la chance, il décide de partir pour Nice contre l'avis de son père et est ainsi chassé de chez lui. Dans un casino, il rencontre sa reine, une certaine Jackie (jouée par une Jeanne Moreau ici blonde platine), dont il tombe immédiatement amoureux. Jackie n'est pas insensible au charme de Jean, mais la passion qu'ils portent au jeu et leur amour vont s'avérer incompatibles. L'amour finit par l'emporter sur la passion du jeu et sauve le couple de la chute. Production. Genèse et développement. "La Baie des Anges" est le deuxième film de Jacques Demy, écrit et réalisé en 1962. Cette année-là, il est à Cannes et cherche, avec Mag Bodard, un financement pour "Les Parapluies de Cherbourg." Il y découvre l'univers du jeu et, de retour à Paris, il écrit le scénario en quelques jours. Influencé par l'austérité de Robert Bresson, le film est réalisé sur une économie de moyens : sobriété des dialogues, noir et blanc. Le thème du jeu est abordé de manière frontale, loin de l'univers de bonbon acidulé qui sera celui de Demy par la suite. Après le succès de "Lola", il est boudé par la critique. Le cinéaste montrera par la suite plus de fantaisie. Analyse. Le film montre le mécanisme d'une passion, celle du jeu, qui fait approcher de l'absolu au risque d'entraîner la chute. Le jeune Fournier est initié par le cynique Caron. Bien que méfiant au début et conscient du risque de sombrer dans le jeu comme on sombre dans la drogue, il finit par céder. La tentation l'emporte ainsi sur la raison, la sienne et celle de son père, horloger maître du temps qui prétend gouverner le hasard. Ce dernier le chasse et Fournier cède à une autre passion, celle du voyage, du hasard, de l'aventure. Il quitte Paris et se rend à Nice, où il plonge sans retenue dans le jeu et où il fait la rencontre de Jackie, dont il tombe amoureux. C'est cet amour qui les sauvera l'un comme l'autre de leur vice. |
Nombre premier de Chen En mathématiques, un nombre premier de Chen est un nombre premier "p "tel que "p" + 2 est premier ou semi-premier (c'est-à-dire produit de deux nombres premiers). En 1966, Chen Jingrun a démontré qu'il existe une infinité de tels "p". Liste de nombres premiers de Chen. Les premiers nombres premiers de Chen sont : Les premiers nombres premiers de Chen qui ne sont pas le plus petit d'une paire de nombres premiers jumeaux sont : Les premiers nombres premiers qui ne sont pas de Chen sont : Propriétés des nombres premiers de Chen. Tout nombre premier super-singulier est un nombre premier de Chen. Rudolf Ondrejka a découvert le carré magique 3 × 3 suivant, avec neuf nombres premiers de Chen : formula_1 Le plus petit membre d’un couple de nombres premiers jumeaux est toujours un nombre premier de Chen. En , le plus grand couple de nombres premiers jumeaux connu est de chiffres. En date de ce record, le plus grand nombre premier de Chen "non jumeau "connu reste celui découvert en par Micha Fleuren et l'e-groupe PremierForm : avec chiffres. Terence Tao et Ben Green ont prouvé en 2005 qu’il y a une infinité de progressions arithmétiques à 3 termes de nombres premiers de Chen. |
Phénacétine La phénacétine est un analgésique retiré du marché en 1983 car néphrotoxique et probablement cancérigène. Elle est utilisée par les dealers pour couper la cocaïne. Histoire, usages. Elle a été synthétisée en 1878 par Harmon Northrop Morse et mise sur le marché par Bayer en 1887. Elle a principalement été utilisée comme analgésique. Elle a également été utilisée pour traiter la polyarthrite rhumatoïde, la névralgie intercostale persistante et certaines formes d'ataxie. En 1983, la phénacétine a été retirée du marché, après que l'on a montré qu'elle pouvait causer ou aggraver des néphropathies. Tout comme le lévamisole (un autre médicament toxique, qui a également été utilisé contre polyarthrite rhumatoïde), la phénacétine est un produit de plus en plus fréquemment détecté comme adultérant, utilisé pour couper la cocaïne par ses producteurs ou dealers. Description. Son effet se fait sentir pour des doses comprises typiquement entre et par jour. Principe thérapeutique. L'effet analgésique est dû à l'action de la phénacétine sur les zones sensorielles de la moelle épinière. De plus, la phénacétine a une action calmante sur le cœur où elle agit comme inotrope négatif. C'est également un antipyrétique qui agit sur le cerveau pour diminuer la température. Le paracétamol (qui est un métabolite de la phénacétine), possède des propriétés analgésiques et antipyrétiques similaires, mais sans ses effets secondaires. Toxicité, écotoxicité. Des études ont montré que la phénacétine est cancérogène chez l'animal. Chez l'homme, de nombreux cas de cancer du rein et également vésical ont montré un lien avec la prise de produits contenant de la phénacétine. Une étude prospective a montré que la prise de phénacétine pourrait augmenter les risques de décès dus à des maladies des reins, à des cancers et à des maladies cardiovasculaires. |
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Tikhon de Moscou Saint Tikhon de Moscou (né Vassili Ivanovitch Bellavine, en , le , mort le ) est, entre 1917 et 1925, patriarche de Moscou et de l'Église orthodoxe de Russie. Il est canonisé en 1989. Dernier patriarche de l'Église russe, il est détenu jusqu'à sa mort dans le monastère Donskoï. Il avait prédit : . Il est enterré au cimetière du monastère, où il est rejoint en l'an 2000 par l'écrivain Ivan Chmeliov, mort en exil et le 3 octobre 2005, par les cendres du général Anton Dénikine et du philosophe russe Ivan Iline. Le peintre Pavel Korine qui a assisté en 1925 aux obsèques du patriarche, a voulu lui rendre hommage en lui consacrant un tableau intitulé "Requiem pour la Russie qui disparaît". Commencée en 1926 cette œuvre n'a jamais pu être achevée. Jusqu'au patriarcat. De 1878 à 1883, il fait ses études au Séminaire théologique de Pskov. En 1888, à l'âge de 23 ans, il passe ses examens à l'Académie théologique de Saint-Pétersbourg en tant que laïc. Il revient ensuite au séminaire de Pskov pour y devenir professeur de morale et de théologie dogmatique. En 1891, à l'âge de 26 ans, il prononce ses vœux monastiques et reçoit le nom de Tikhon en l'honneur de saint Tikhon de Zadonsk. Il est consacré évêque de Lublin, le . Le , il est nommé évêque des Îles Aléoutiennes et de l'Alaska. En tant que chef de l'Église orthodoxe russe en Amérique, il réorganise son diocèse et en change le nom en « Diocèse des Îles aléoutiennes d'Amérique du Nord » en 1900. Pendant qu'il vit aux États-Unis, l'archevêque Tikhon reçoit la nationalité américaine. Il a deux évêques auxiliaires aux États-Unis : (Poustynsky) en Alaska, et Mgr Raphaël de Brooklyn. En , il donne sa bénédiction pour la création du monastère Saint-Tikhon en Pennsylvanie. Le , il bénit la première pierre de la Cathédrale Saint-Nicolas de Brooklyn, et il s'investit également dans la création d'autres églises en Amérique du Nord. Le , il célèbre la première liturgie en la Cathédrale Saint-Nicolas de Brooklyn pour les immigrants arabophones relevant du patriarcat orthodoxe d'Antioche. Deux semaines plus tard, il la consacre. En 1907, il revient en Russie, et est nommé évêque de Iaroslavl, puis transféré à Vilna (aujourd'hui Vilnius en Lituanie), le . Le , il est élu évêque de Moscou par le Congrès diocésain des clercs et des laïcs. Le , il est élevé à la dignité de métropolite de Moscou. Le de la même année, après que Tikhon ait été élu comme l'un des trois candidats au Patriarcat de Moscou qu'on venait de restaurer, le Métropolite Vladimir de Kiev annonce qu'il a été choisi pour le poste après tirage au sort comme nouveau patriarche de l'Église orthodoxe de Russie. Patriarcat. Pendant la guerre civile russe, le Patriarche est généralement considéré comme anti-bolchévique et de nombreux membres du clergé orthodoxe sont emprisonnés ou exécutés par le nouveau régime. Tikhon condamne publiquement l'assassinat de la famille impériale en 1918, et proteste contre les attaques violentes des bolcheviks contre l'Église. En 1922, Lénine ordonne unilatéralement la saisie de tous les biens de l'Église, officiellement comme contribution pour lutter contre la famine qui sévit dans le pays. Le Patriarche accepte la cession de tous les biens non-sacrés, mais proteste contre la saisie des biens sacrés. En conséquence, le Patriarche est accusé d'être un saboteur par le gouvernement communiste, et est pour ce motif incarcéré d' à au monastère Donskoï. Parmi les actes qu'on lui reproche figure sa protestation publique contre la nationalisation des biens de l'Église. Cette persécution a une résonance internationale et est l'objet de plusieurs notes adressées au gouvernement soviétique. Sous la pression des autorités, le patriarche Tikhon publie plusieurs messages aux croyants dans lesquels il dit notamment qu'il n'est « plus ennemi du pouvoir soviétique ». Une analyse textuelle de ces messages montre des similitudes avec un certain nombre de documents sur l'Affaire Tikhon retrouvés au Politburo bolchevique. Malgré sa déclaration de loyauté, il continue à jouir de la confiance de la communauté orthodoxe en Russie. En 1923, il est « déposé » par un concile de la prétendue Église vivante, dirigé en sous-main par les Soviets, qui décrète que « désormais il n'était plus que le simple citoyen Andreï Bellavine ». Cette déposition n'est jamais reconnue comme un acte libre de l'Église orthodoxe russe, et est de ce fait considérée comme nulle. En 1924, le patriarche tombe malade et est hospitalisé. Le , il sert sa dernière Liturgie Divine, et meurt deux jours plus tard, jour de la fête de l'Annonciation. Il est enterré le à l'église d'hiver du monastère Donskoï à Moscou. Dès le moment de sa mort, il est généralement regardé comme un martyr ou un confesseur de la foi. Canonisation. Tikhon est canonisé par les hiérarques de l'Église orthodoxe russe hors frontières en 1981, dans le cadre de la grande glorification des nouveaux martyrs et confesseurs victimes de la persécution soviétique. Il est ensuite canonisé par l'Église orthodoxe russe (Concile des évêques du ). Cette canonisation ultérieure est généralement considérée comme un signe du dégel des relations entre l'Église et le pouvoir soviétique pendant la Glasnost. Le (selon une autre source, le ) ses reliques sont retrouvées presque intactes. Elles sont placées dans un superbe reliquaire et le , cinquante évêques les transférèrent solennellement à la principale cathédrale du monastère Donskoï en un lieu d'honneur à proximité du sanctuaire). |
Les Femmes d'Alger (homonymie) Les Femmes d'Alger est le titre de plusieurs œuvres : |
Un Aller Simple |
Compétitivité hors-prix |
Zalophus californianus |
Dudu Cearense Dudu Cearense, de son vrai nom Alexandro Silva de Sousa, est un footballeur brésilien né le à Fortaleza (Brésil). Il jouait au poste de milieu défensif avec l'équipe du Brésil. Il a notamment remporté la Copa América. Carrière de joueur. Il a 16 sélections avec l'équipe du Brésil, la première en août 2003. |
Christian Marazzi Christian Marazzi (Lugano, 1951) est un économiste suisse. Il analyse la financiarisation comme le mode opératoire du capitalisme post-fordiste et ne croit pas à la possibilité de sortir de la crise actuelle par les politiques de rigueur qui sont mises en œuvre par les gouvernements. Il est diplômé en sciences politiques à l'Université de Padoue (Italie), master en sciences économiques de la London School of Economics et docteur en sciences économiques de la City University de Londres. Il a enseigné aux Universités de Lausanne, Padoue, New York et Genève. Il est actuellement chargé de cours auprès de la , dans le canton du Tessin, où il a été responsable de l’action sociale. Publications. Liens externes. |
Le Massacre de Scio |
Rana catesbeiana |
Penaeus subtilis |
FCPE FCPE est un sigle français de quatre lettres qui peut signifier : |
Discus commun Le Discus commun (Symphysodon aequifasciatus) est une espèce de poissons d'eau douce originaire de l'Amazone. Il en existe plusieurs sous-espèces très difficiles à distinguer. D'ailleurs, toutes les variétés du genre "Symphysodon" (ou discus) se ressemblent beaucoup, physiquement et comportementalement et peuvent produire une grande variété d'hybrides appréciés en aquariophilie. Les conditions et précautions d'élevage sont donc communes au genre "Symphysodon". Sous-espèces. le Discus vert. Le discus vert ("Symphysodon aequifasciatus aequifasciatus", Pellegrin 1904) se rencontre principalement à l’ouest de l’Amazonie dans une zone qui s’étend du rio Puru jusqu’aux frontières colombiennes, équatoriennes et péruviennes. Chez ce poisson, la nageoire anale est de couleur bleu vert irisée uniforme, agrémentée sur certains sujets de points ou de vermicules rouges. le Discus brun. Le discus brun ("Symphysodon aequifasciatus axelrodi", Schultz 1960) se rencontre depuis l’embouchure de l’Amazone à Belém jusqu’à Manaus. Il tient son nom du docteur Herbert Axelrod qui en pêchait dans les années 1960 pour les réexpédier aux États-Unis. Sa couleur peut varier d’une manière considérable suivant les régions. Elle va du brun clair façon caramel cuit en passant par les différentes déclinaisons de rouge, orangé et jaune, certains spécimens peuvent être mauve. C’est un poisson qui est très peu vermiculé. le Discus bleu. Le discus bleu ("Symphysodon aequifasciatus haraldi", Schultz 1960) est lui présent depuis le rio Puru, le lago Manacapuru et le rio Manacapuru jusqu’au-delà de Santarem. Ses patrons de colorations sont les mêmes que ceux de l’"S. a. axelrodi", mais, chez lui, les vermicules bleues irisées sont beaucoup plus nombreuses, notamment au niveau du front et sur le dernier tiers inférieur du corps. Certains d’entre eux peuvent être vermiculés sur tout le corps : on leur donne alors l’appellation royal (bleu ou rouge). Maintenance en aquarium. Le discus d'élevage ("Symphysodon aequifasciatus) |
Tiyi (épouse d'Amenhotep III) Tiyi (ou Tiy, Tiye, Teje) est une reine d'Égypte de la , épouse d' et mère d'Amenhotep IV, qui se fit appeler Akhenaton à la de son règne (il règne entre 15 et 18 ans). La reine Tiyi fut élevée, par son époux, à un degré quasi équivalent à celui du roi lui-même, ce qui indique que le règne précédant celui d'Amenhotep était bien dans un processus de réforme. En effet, elle assuma l'aspect féminin de rôles divins au cours d'actes rituels. C'est ce qui explique qu'elle porte, dans l'étrange « portrait » sculpté du musée de Berlin (Neues Museum), la couronne aux doubles plumes avec le disque solaire et les cornes associées à la déesse Hathor. Biographie. Elle est la fille de Youya, un riche propriétaire terrien qui fut prophète de Min à Akhmîm (ou Ipou — non loin de la ville moderne de Sohag, au nord d'Abydos). Sa mère est Touya, chanteuse d'Hathor, chanteuse d'Amon, chef des musiciens chargés du divertissement d'Amon et Min et supérieure du harem de Min. Elle serait née vers 1400/1399 avant notre ère à Akhmîm. Depuis le début de la , certaines reines avaient tenu un rôle important. La position de Tiyi fut encore plus éminente : son époux l'associa à toutes les manifestations de son règne, lui attribuant une fonction d'officiante à la cérémonie de son jubilé ou même de sphinx terrassant les ennemis. L'importance de Tiyi n'est pas purement rituelle : la correspondance d'Amarna révèle en effet qu'elle mena la diplomatie égyptienne quand la maladie diminua son époux à la fin de son règne. Elle exerça une régence de fait sinon de droit. Bien qu'elle fût l'initiatrice des grandes réformes religieuses qui poussèrent Amenhotep à développer le culte d'Aton à l'échelle nationale, on ignore la portée de son influence par la suite durant la réforme amarnienne de son fils Amenhotep, mais elle était suffisamment importante auprès du roi pour que le souverain du Mittani lui écrive personnellement afin d'infléchir la politique du pharaon, comme l'indique la correspondance diplomatique d'Amarna. Tiyi résida, ou pour le moins séjourna à Akhetaton, en compagnie de sa fille Baketaton, comme cela est montré dans une des tombes du nord d'Amarna, et ne mourut qu'après l'an du règne de son fils, probablement vers l'an . Généalogie. Sa famille jouissait d'une position importante dans l'élite locale et fut finalement très proche de la famille royale, mais nous ne connaissons pas les liens exacts. Ce qui est sûr, c'est que les parents de Tiyi devinrent des intimes d'. Dès le règne de , ils possédaient déjà une influence certaine, mais on ne sait pas vraiment, faute de documents, comment cette famille réussit à accéder au cercle très fermé des hauts fonctionnaires. Par cette famille paternelle, il est supposé par Cyril Aldred un lien de parenté avec la reine Moutemouia, une des épouses de , le beau-père de Tiyi. Si tel était le cas, ce serait le lien possible avec la famille royale. Tiyi épouse au plus tard lors de la deuxième année du règne (-1388). Pour qu'elle puisse porter le titre de grande épouse royale, le roi fait émettre des scarabées la consacrant. Ils ont six ou sept enfants : Amenhotep qui devient pharaon et épouse Néfertiti ; Satamon, Iset, Henouttaneb, Nebetâh, Baketaton ; et Thoutmôsis, dont l’existence est incertaine. Postérité. Des temples furent consacrés au couple royal, comme celui de Seddeinga en Nubie. avait aménagé un grand bassin d'irrigation au nom de la reine, dans sa province natale, et fait commémorer l'événement par une émission de scarabées. Des archéologues de l'université Johns-Hopkins ont découvert une statue la représentant dans le temple de Mout (Karnak) sur le site de Karnak à Louxor au début de l’année 2006. Les archéologues du Conseil suprême des Antiquités ont confirmé que c'était bien une statue de la reine Tiyi et précisent qu'elle fut découverte sous l'une des deux statues d' qui se trouvent à l'entrée du deuxième pylône de Karnak. Cette statue de granit noir mesure de haut et de largeur. Bien qu'elle ait perdu ses pieds ainsi que ses bras, elle est dans un bon état de conservation. Sa tête est surmontée d'une grande couronne portant onze cartouches du nom de son époux, deux cobras ainsi qu'un petit vautour. Sur le dos de la statue se trouvent deux colonnes portant des inscriptions hiéroglyphiques... ... montrant que la statue a été réutilisée probablement durant la puisqu'elle porte des inscriptions concernant la reine Hénout Taouy de cette dynastie. |
Dominique Bagouet Dominique Bagouet est un danseur et chorégraphe français né le à Angoulême et mort le à Montpellier. Il fut une grande figure de la danse contemporaine et de la nouvelle danse française. Biographie. Dominique Bagouet entame une formation en danse classique à Cannes, dans l’école de Rosella Hightower, et obtient ses premiers engagements au Ballet du Grand Théâtre de Genève dirigé par Alfonso Cata, où il danse le répertoire de Balanchine. Après une période où il est interprète chez Félix Blaska, puis chez Maurice Béjart à Bruxelles, il découvre l'enseignement de Carolyn Carlson à l'Opéra de Paris, celui de Peter Goss, et fait partie de "Chandra", le groupe d'anciens danseurs de Mudra. En 1974, il part pour les États-Unis où il acquiert les techniques de Martha Graham et de José Limón avant d'aborder la danse postmoderne avec Merce Cunningham, Trisha Brown et Lar Lubovitch, entre autres. De retour en France en 1976, il présente sa première chorégraphie, "Chansons de nuit", au Concours de Bagnolet, pour laquelle il obtient le premier prix. Il fonde la compagnie Dominique Bagouet et s'établit à Montpellier où il devient directeur, dès 1980, de l'un des premiers Centres chorégraphiques régionaux (devenu Centre chorégraphique national en 1984). Dès lors les créations s'enchaînent. En 1981, il crée le premier Festival international Montpellier Danse. Pour l'accompagner dans ses créations chorégraphiques, il fait appel à de nombreux artistes, des musiciens comme Gilles Grand, Denis Levaillant, Tristan Murail, Pascal Dusapin mais aussi des plasticiens comme Christian Boltanski, William Wilson ou Christine Le Moigne. Il se soucie particulièrement de l'enseignement et de la formation du danseur et il élabore le projet d'aménagement du bâtiment des Ursulines pour le développement du Centre chorégraphique. Dominique Bagouet est au cœur du renouveau de la danse d'auteur des années 1980, mouvement également appelé nouvelle danse française. L'association Les Carnets Bagouet, créée après sa disparition en 1992 par les membres de sa compagnie (notamment Olivia Grandville), préserve et diffuse son œuvre sous diverses formes. Bagouet est désormais entré au répertoire de nombreuses troupes en France et à l'étranger (Ballet de l'Opéra national de Paris, Lyon Opéra Ballet, ballet du Grand Théâtre de Genève, Dance Theater of Ireland). Dominique Bagouet meurt en 1992 du sida alors qu’il était sur le point de commencer les répétitions de "Noces d'or", en l'honneur des 50 ans de mariage de ses parents. Cette création est reléguée au stade de projet. Treize ans plus tard, Marie-Hélène Rebois fait revivre dans un film documentaire un portrait de l'artiste et ce qu'aurait été l'œuvre ultime du chorégraphe. Le récit d'une représentation posthume de sa pièce "Jours étranges" ouvre la pièce-hommage "Les Idoles" de Christophe Honoré. Dominique Bagouet est enterré au cimetière de Bardines d'Angoulême. |
VK Jihostroj České Budějovice Le VK České Budějovice, ou Jihostroj České Budějovice pour des raisons de sponsoring, est un club tchèque de volley-ball, fondé en 1944 puis refondé en 1994 et basé à České Budějovice. |
Solde commercial Le solde commercial se calcule par la différence des exportations et des importations (exportations - importations) au cours d'une période déterminée, qui est le plus souvent un mois, un trimestre ou une année. On parle aussi de balance commerciale. Lorsque le solde est supérieur à 0, on parle d'excédent commercial, alors que s'il lui est inférieur, on parle de déficit commercial. Chiffres. En France le solde commercial était déficitaire de 60 milliards d'euros en 2013, se réduit à 53,8 milliards d'euros fin 2014 puis 45,7 milliards d'euros en 2015 grâce en particulier à la chute des prix du pétrole. |
Air America Air America, anciennement Civil Air Transport ou CAT, était une compagnie aérienne américaine de transport de passagers et de fret secrètement détenue et exploitée par le gouvernement des États-Unis de 1950 à 1976. Elle était utilisée comme société écran pour les opérations de la CIA (Central Intelligence Agency) en Indochine. La CIA n'avait pas assez de ressources humaines pour gérer la societé, et le Conseil de sécurité nationale US en a confié la gestion courante à diverses entités gouvernementales, comprenant l'US Air Force, l'US Army, l'Agence des États-Unis pour le développement international et même la France pendant un bref moment. Air America fut secrètement utilisée pour mener des opérations militaires, dans des zones où les forces armées américaines ne pouvaient pas se rendre en raison des restrictions imposées par les traités contenues dans les Accords de Genève de 1954 et 1962, sous couvert d'être un transporteur aérien civil. Le nom Air America fut ressuscité au milieu des années 1980 et utilisé par une compagnie de transport aérien régulier basée à Los Angeles qui exploitait des avions de ligne Lockheed L-1011 TriStar avec des vols desservant Baltimore (BWI), Detroit (DTW), Honolulu (HNL), Londres (LGW) et Los Angeles (LAX). Cette version d’Air America, auparavant exploitée sous le nom de Total Air. Origines. Lorsque Mao Zedong commença à menacer les forces du Kuomintang, après la fin de la seconde guerre sino-japonaise, le général américain Claire Lee Chennault, créateur des Tigres volants, retourna en Chine pour y fonder en 1946, avec Whiting Willauer, le Civil Air Transport, une compagnie aérienne d'apparence commerciale. Les pilotes du CAT avaient pour mission d'assurer la logistique de l'armée de Chine nationaliste soutenue par les États-Unis et accessoirement de ravitailler les communautés prises dans la tourmente de la guerre civile chinoise. Après la victoire du Parti communiste chinois en 1949, le CAT suivit son employeur, le général Tchang Kaï-chek, et l'armée nationaliste en fuite, à Taïwan. Il devint un acteur important du transport aérien en Asie du Sud Est. En , la CIA, sous la direction du Conseil de sécurité nationale, créa une société du Delaware, nommée Airdale. Airdale forma une filiale : CAT Inc, qui racheta 40% des actifs de Civil Air Transport. Soixante pour cent des parts restèrent détenues par des investisseurs chinois. CAT Inc créa également Asiatic Aeronautical Company Ltd, une société de la république de Chine. En 1957, Airdale prit le nom de Pacific Corporation. Avec la poussée des communistes en Indochine française au milieu des années 1950, les États-Unis décidèrent de s'engager plus massivement en Asie du Sud Est et la CIA chercha une compagnie aérienne susceptible d’effectuer discrètement des transports pour son propre compte. Chennault, qui avait alors des difficultés financières offrit ses services, peu avant sa mort en 1958. D'abord filiale, le nom de « Air America » remplaça définitivement celui de « CAT » après avoir réglé les objections d'Air France en 1959. Le Civil Air Transport continua d'exister tout au long du mandat d'Air America de 1950 à 1976 et fut pendant plusieurs années la compagnie nationale de la république nationaliste de Chine. Elle perdra toutefois ce statut après un accident lors de l'atterrissage de l'un de ses avions. China Airlines prendra sa place et Civil Air Transport deviendra ensuite une compagnie de billetterie principalement utilisée pour les voyages interentreprises. La compagnie. Le slogan d'Air America était « "N'importe quoi, n'importe où, n'importe quand, professionnellement" ». Les avions employés par la compagnie ont acheminé de nombreux types de fret vers des pays tels que la république du Vietnam, le royaume du Laos et le Cambodge. Ils opéraient à partir de bases situées dans ces pays, en Thaïlande et même depuis Taiwan et le Japon. Il y eut également des missions top secrètes organisées en Birmanie ainsi qu'en république populaire de Chine. Le siège d’Air America déménagea à plusieurs adresses au cours de son existence, notamment au 808 17th St NW (1964), au 801 World Center Bldg (fin 1964), au 815 Connecticut Ave NW (juillet 1968) et au 1725 K Street NW (1972), toutes situés à Washington D.C. La principale base de maintenance continentale se trouvait à Pinal Airpark, à Marana, en Arizona. Boun Oum Airways. Boun Oum Airways, ou BOA, était une compagnie aérienne laotienne appartenant au Prince Boun Oum. Après 1965, BOA utilisa des appareils prêtés par Continental Air Services Inc (CASI). Les avions de la BOA ne portaient ni logo ni titre et leurs pilotes thaïlandais furent intégrés à la CASI début 1967. La CIA a créé la BOA en 1964 en utilisant les ressources d’Air America et de Bird & Son, une autre société écran. BOA appartenait apparemment au prince Boun Oum du Laos et avait été créée dans l'intention de mener des missions au Laos avec des équipages asiatiques (par opposition aux équipages de race blanche d'Air America) prétendument pour leur déni plausible. BOA était basée à Savannakhet, au Laos. En raison de son taux de perte élevé d’aéronefs, BOA fut entièrement intégrée à la CASI au milieu de 1967 et cessa -officiellement- d’exister. Opérations durant la Guerre du Vietnam. Au début des années 1960, aucune force militaire américaine n’étant autorisée à opérer depuis le Laos, la CIA utilisa des pilotes d'Air America pour transporter et ravitailler les troupes irrégulières anticommunistes laotiennes ainsi que les Special Forces en missions clandestines (dites «Black Ops» ou «Covert Ops») et effectuer des missions de sauvetage en . De 1959 à 1962, la compagnie aérienne fournit un soutien direct et indirect aux forces spéciales américaines "Ambidextrous", "Hotfoot" et "White Star", qui entraînaient les forces armées royales régulières laotiennes. En 1966, dans le cadre du , les États-Unis fourniront clandestinement de nombreux formateurs pour les techniciens des Forces Aériennes Royales du Laos, ainsi que des observateurs aériens avancés ("Raven Forward Air Controllers") pour guider les opérations aériennes tactiques. De 1962 à 1975, Air America a inséré et extrait du personnel américain, fourni un soutien logistique à l'armée royale lao, à l'armée Hmong sous le commandement du général major de l'armée royale lao, Vang Pao, et aux forces combattantes thaïlandaises volontaires, au transport de réfugiés et à des missions de reconnaissance photographique qui fournissaient des renseignements sur les activités du FNL. Des engins portant des marques civiles étaient fréquemment utilisés, sous le contrôle de la Seventh/Thirteenth Air Force, permettant de lancer des missions de recherche et de sauvetage pour les pilotes américains abattus dans toute l’Asie du Sud-Est. Les pilotes d’Air America étaient les seuls employés privés américains connus à exploiter des avions militaires non certifiés par la Federal Aviation Administration dans le cadre de missions de combat. C'est durant cette période, le 12 janvier 1968, que deux employés d'Air America, Ted Moore et Glenn Woods, qui étaient aux commandes d'un hélicoptère UH-1D de la société, remportèrent la première victoire aérienne d'un hélicoptère contre un avion : celle-ci fut remportée quand deux Antonov An-2 de la Force aérienne populaire vietnamienne, alors en mission de bombardement sur une station radar américaine, furent abattus au-dessus du Laos par Woods à l'aide d'un fusil d'assaut AK-47. Une équipe de terrain de la CIA qui parviendra jusqu'aux épaves confirmera ces deux victoires. La base américaine tombera quelque temps après lors de la bataille de Lima Site 85. Au milieu des années 1970, la compagnie aérienne comptait deux douzaines d'avions de transport bimoteurs, une autre douzaine d'avions à décollage et atterrissage courts et 30 hélicoptères dédiés aux opérations en Birmanie, au Cambodge, en Thaïlande et au Laos. On comptait plus de 300 pilotes, copilotes, mécaniciens de vol et spécialistes du fret aérien qui étaient basés dans ces pays. En 1970, Air America a livré 21 000 tonnes de nourriture au Laos et le temps de vol des hélicoptères a même atteint plus de 4 000 heures par mois. Air America transporta des civils, des diplomates, des espions, des réfugiés, des commandos, des équipes de sabotage, des médecins, des blessés de guerre, des agents de la DEA et même des personnalités de marque comme Richard Nixon, et ce dans toute l'Asie du Sud-Est. Une partie des opérations de soutien de la CIA au Laos, par exemple, impliquait un soutien logistique aux tribus locales combattant les forces nord-vietnamiennes et le Pathet Lao. Des politiques d'urbanisation forcées, comme l'application généralisée de l'Agent Orange sur les terres vietnamiennes, ayant perturbé la production alimentaire locale, des milliers de tonnes de denrées alimentaires ont donc été acheminées par avion, notamment des poulets vivants, des porcs, des buffles d'eau et des bovins. En plus des largages de nourriture (appelés « rice drops »), les exigences logistiques pour la guerre elle-même furent prises en compte, et les pilotes d’Air America effectuèrent des milliers de vols de transport et de largages de munitions et d'armes afin de ravitailler les alliés des États-Unis. Lorsque l'armée nord-vietnamienne envahit le sud du Vietnam en 1975, des hélicoptères d'Air America participèrent à l'opération Frequent Wind, évacuant à la fois des civils américains et des ressortissants sud-vietnamiens associés au régime de Saigon. La célèbre photo illustrant la dernière évacuation du photographe néerlandais, Hubert van Es, était un hélicoptère d'Air America évacuant des personnes dans un immeuble du 22 Gia Long St, utilisé par les employés de l'USAID et de la CIA. Trafic de drogue. Les avions d’Air America transportaient de la drogue pendant la guerre secrète de la CIA au Laos, bien qu’il y ait un débat sur la question de savoir si Air America et la CIA étaient activement impliqués ou permettaient simplement à d’autres tiers de transporter de la drogue. Au cours de cette guerre, la CIA a utilisé la population Meo (Hmong) pour combattre les rebelles du Pathet Lao. À cause de la guerre ces derniers, les Hmong dépendaient de la culture du pavot qui était leur revenu principal. La Plaine des Jarres avait été capturée par les rebelles en 1964, ce qui empêchait l’armée de l’air laotienne de débarquer leurs C-47 dans la plaine pour effectuer le transport de l’opium. L’aviation laotienne n’avait pratiquement aucun avion léger pouvant atterrir sur les pistes en terre battue près des champs de pavot situés près des montagnes. N'ayant aucun moyen de transporter leur opium, les Hmong étaient confrontés à une situation économique des plus compromettantes. Air America était la seule compagnie aérienne disponible dans le nord du Laos. "Selon plusieurs sources non prouvées, Air America aurait commencé à expédier de l'opium depuis des villages de montagne situés au nord et à l'est de la plaine des Jarres jusqu'au siège du général Vang Pao à Long Tieng." Air America aurait profité du transport de l'opium et de l'héroïne pour le compte du dirigeant hmong Vang Pao, ou "fermé les yeux" sur l'armée laotienne qui elle en aurait profité. Cette allégation a été appuyée par Anthony Poshepny (alias Tony Poe), ancien paramilitaire de la CIA au Laos, d'anciens pilotes d'Air America et d'autres personnes impliquées dans la guerre. C'est ce qui est décrit dans le film "Air America". Cependant, l'historien William M. Leary de l'Université de Géorgie, écrivant pour le compte d'Air America, affirme que les employés de la compagnie aérienne n'étaient pas activement impliqués et que la compagnie aérienne ne tirait aucun bénéfice du transport de drogues. Curtis Peebles nie l'allégation, citant comme preuve l'étude de M. Leary, aujourd'hui décédé. L'historien Alfred W. McCoy a déclaré que : Après la guerre. Après s'être retiré du Sud-Vietnam en 1975, il y eut une tentative de maintenir la présence d'une entreprise en Thaïlande. Air America fut ensuite dissoute le . Air Asia, la société qui détenait tous les actifs d’Air America, a ensuite été rachetée par Evergreen International Airlines. Toutes les recettes, soit entre 20 et 25 millions de dollars, ont été reversées au Trésor américain. Les employés ont été congédiés sans cérémonie, sans éloge ni avantages, même pour ceux qui souffraient d'une invalidité de longue durée ou qui furent tués au combat. De rares compensations furent versées par les assurances, notamment pour des causes d'accidents du travail, dont peu de gens avaient connaissance. Ces avantages et autres compensations ne furent pas accordées facilement. En vertu de la loi fédérale ("Federal Longshoremen's Act"), de nombreux pilotes handicapés ont finalement été indemnisés après de longues batailles contre les bureaucrates de la CIA qui ont nié leur lien avec la compagnie aérienne pendant des années. Beaucoup sont morts de leurs blessures avant de pouvoir être indemnisés de manière adéquate. Les rapports d'accidents auraient été falsifiés, rédigés et cloués au mur par des responsables de la CIA qui ont continué de nier tout lien avec les événements décrits dans ces documents. Air Asia. Air Asia était une filiale détenue à 100 % d'Air America qui fournissait des services techniques, de gestion et d'équipement au Civil Air Transport de Formosa. La compagnie avait son siège à Taipei et ses principales installations étaient à Tainan, à Taiwan. Il est maintenant situé dans l'aéroport de Tainan. Il s'agit de la seule compagnie de la Pacific Corporation à avoir survécu, mais elle appartient actuellement à la Taiwan Aerospace Corporation et n'a plus aucun lien avec la CIA. Flotte. Au cours de son existence, Air America a exploité une flotte diversifiée d’aéronefs, dont la plupart étaient capables d'effectuer des décollages et atterrissages courts (ADAC, ou STOL en Anglais). Il y avait une certaine "fluidité" des avions entre certaines compagnies comme Air America, Boun Oum Airways, Continental Air Services Inc et la l'US Air Force. Il n'était pas rare que des unités de l'US Air Force et de l'aviation de l'armée américaine prêtent des avions à Air America pour des missions spécifiques. Air America avait tendance à immatriculer ses avions à Taiwan. Ils ont opéré au Laos sans le préfixe de nationalité B. Les avions militaires américains étaient souvent utilisés avec les "trois derniers" chiffres du numéro de série militaire comme marquage civil. Les deux premiers transports d'Air America sont arrivés à Vientiane (Laos) le . Les activités d'Air America à Udon Thani (Thaïlande) ont été fermées le . L'autorité d'exploitation d'Air America fut annulée par l'ACR le . Avions Hélicoptères |
Sutherland Sutherland est originellement un toponyme anglais issu du vieux norrois "Suðrland" (« Terre du sud », considérée depuis Orkney et les Shetland). C'est aussi un patronyme fréquent, d'origine britannique. Anthroponyme. Prénom. Sutherland est également employé comme deuxième prénom, notamment porté par : |
Tenerife (volley-ball masculin) |
Rue Albert Thomas |
Grâce efficace et grâce suffisante La grâce efficace est une position théologique défendue par saint Augustin, et dont les Jansénistes se sont servis dans leur polémique contre les Jésuites. Selon sa définition, les hommes n'accèdent au salut et ne peuvent gagner le Paradis que si Dieu leur a accordé la grâce. Seule cette grâce divine peut les soutenir dans la foi. Le mérite et les efforts dans le monde terrestre ne sont donc pas suffisants pour atteindre la grâce, réservée aux élus du Seigneur. Ce dogme est développé à l'origine par saint Augustin dans son débat des thèses du moine britannique Pélage. À l'inverse, la grâce suffisante, défendue par les Jésuites, est un concept théologique consistant à considérer la grâce comme donnée à tous les hommes par Dieu, selon leur libre-arbitre et leurs œuvres. |
Villette-lès-Arbois Villette-lès-Arbois est une commune française située dans le département du Jura en région Bourgogne-Franche-Comté. Les habitants se nomment les Velotiers et Velotières. Urbanisme. Typologie. Villette-lès-Arbois est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Arbois, dont elle est une commune de la couronne. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de . Occupation des sols. L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (48,3 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (48,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (48,3 %), prairies (19,1 %), cultures permanentes (13,7 %), zones agricoles hétérogènes (11,1 %), zones urbanisées (7,8 %). L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui). |
Rue de La Faisanderie |
Air America (film) Air America est un film américain réalisé par Roger Spottiswoode, sorti en 1990. Synopsis. En 1969, Billy Covington, pilote civil aux États-Unis, est privé de sa licence de vol américaine par la Federal Aviation Administration à la suite d'une faute professionnelle. Il est alors recruté par Air America, compagnie aérienne privée, émanation officieuse de la CIA et qui opère en Asie du Sud-Est pendant la guerre du Viêt Nam. Billy débarque au milieu d'une bande de pilotes plus ou moins allumés qui effectuent des ravitaillements clandestins au Laos dans des conditions souvent périlleuses. Il va se retrouver impliqué malgré lui dans un trafic d'héroïne, mis sur pied par des responsables militaires américains avec la complicité des autorités locales. Il va heureusement pouvoir compter sur l'aide de Gene Ryack, avec qui il va se lier d'amitié. Production. Le film est librement inspiré du livre non-fictionnel éponyme du journaliste britannique Christopher Robbins, paru en 1979. L'ouvrage retrace l'histoire d'Air America depuis sa création lors de la Seconde Guerre mondiale jusqu'à la fin des années 1970. De nombreuses anecdotes réelles sont retranscrites à l'écran, comme les cendres du pouce coupé conservées en pendentif par l'un des pilotes, ou encore les coups de feu tirés sur la balle lors de la partie nocturne de mini-golf. La production a bénéficié de l'aide officielle de la force aérienne royale thaïlandaise, qui a mis à sa disposition une base aérienne et du matériel américain utilisé pendant la Guerre du Viêt Nam et toujours en service à l'époque du tournage (Fairchild C-123 Provider, Pilatus PC-6, Lockheed C-130 Hercules, Bell UH-1 Huey, Schweizer 300). Ce matériel, repeint aux couleurs d'Air America, ainsi que le tournage en décors naturels et une utilisation réduite à son minimum des images de synthèse, donnent aux séquences aériennes souvent spectaculaires un cachet d'authenticité rarement atteint dans une production hollywoodienne. Le tournage des scènes de la base aérienne s'est déroulé à Mae Hong Son, ville du nord-ouest de la Thaïlande. Le spectateur attentif remarquera facilement le lac et les temples Shan si particuliers à la cité, notamment lors de la scène du survol en hélicoptère par Billy Covington comateux. Dans la réalité, cette fameuse base américaine se situait dans la vallée de Long Cheng dans l'ex zone spéciale de Xaysomboun, située au nord de Vientiane. Elle réalisa effectivement, comme indiqué dans le film, jusqu'à plus de 400 décollages par jour. Bande originale. La bande originale contient beaucoup de chansons de l'époque de la guerre du Viêt Nam, comme "Love Me Two Times" des Doors (ici reprise par Aerosmith) ou encore "Gimme Shelter" interprétée par The Rolling Stones. Cependant, cette dernière n'est pas présente sur l'album commercialisé par MCA Records. D'autres chansons présentes dans le film sont absentes de l'album comme "Run Through the Jungle" de Creedence Clearwater Revival, "One More Ride" et "Tumbling Tumbleweeds" de Sons of the Pioneers, "A Horse with No Name" d'America ou "Come Fly with Me" de Frank Sinatra. Accueil. Le film reçoit des critiques globalement négatives. Sur l'agrégateur américain Rotten Tomatoes, il récolte 13% d'opinions favorables pour 15 critiques et une note moyenne de . Sur Metacritic, il obtient une note moyenne de pour 13 critiques. Le film n'est pas un succès au box-office. Il totalise de recettes sur le sol américain et dans le monde . En France, "Air America" enregistre . |
OK Budvanska Rivijera Le OK Budvanska Rivijera est un club monténégrin de volley-ball basé à Budva. |
Revatio |
Emploi Un emploi, en économie, consiste à utiliser des personnes actives de la population à des activités économiques. Il s'agit souvent d'un contrat passé entre deux parties, l’employeur et le salarié, pour la réalisation d’un travail contre une rémunération, par l’exercice d'une profession, ou bien pour un travailleur indépendant, la réalisation de multiples contrats implicites ou explicites dans le cadre de l’exercice d’une profession. Une personne bénévole n'occupe pas un emploi au sens strict du terme. Définition. Il existe plusieurs définitions du concept d'emploi. Par exemple le BIT et l'INSEE n'utilisent pas la même définition. La notion d'emploi est souvent associée avec celle de salariat. En réalité la rémunération peut tout aussi bien prendre la forme : Au niveau macroéconomique, l"'emploi" représente l’ensemble du travail fourni au sein d’une économie nationale, par l’ensemble de la population active qui n’est pas au chômage. L’emploi peut être dans le secteur public ou dans le secteur privé, il peut être subventionné par les pouvoirs publics. Le fonctionnement et la situation du marché du travail national ou local peuvent être évalués au moyen du taux d'emploi et du taux de chômage. Dans le jargon de la GPEC, un "emploi" est un ensemble de tâches et de compétences sous-jacentes, qui permettent de contribuer à l'activité de l'entreprise. Un emploi se décline en "postes de travail" inscrits (ou non) à l'organigramme de l'entreprise, occupés (ou non) par des employés qui ont les capacités nécessaires pour occuper l'emploi. Au sens comptable, qu'il s'agisse de comptabilité nationale ou de comptabilité d'entreprise, l"'emploi" désigne le fait d'affecter des ressources à une utilisation donnée. Création et destruction d'emplois. Les emplois sont fréquemment détruits et créés. Des emplois sont détruits lorsqu'une entité diminue ses effectifs ; un emploi est créé lorsqu'une entité augmente ses effectifs. Par exemple, en France en 2005, on estime à le nombre d'emplois créés et le nombre d'emplois détruits chaque jour. La notion de création (ou de destruction) d'emplois est à distinguer de la création de postes. Pour créer un emploi, l'entreprise justifie qu'elle a besoin d'une personne supplémentaire pour accroissement de travail existant, pour création de nouveaux postes de travail ou pour remplacer quelqu'un qui est promu à un autre poste. Pour supprimer un emploi, plusieurs raisons sont avancées, comme le manque de rentabilité de l'emploi ou les difficultés financières de l'entreprise. Il arrive également que la raison soit lié à des motivations actionnariales, ou des mesures d'économie. Pour augmenter la quantité d'emplois, il est parfois proposé de recourir au partage du temps de travail, proposition critiquée en particulier par les libéraux mais aussi par un certain nombre d'économistes (Sophisme d'une masse fixe de travail). En France. Droit à l'emploi. Le droit d'obtenir un emploi est reconnu par la Constitution de 1958, par l'intermédiaire de son préambule, qui fait référence au préambule de la Constitution de 1946 : Statistiques. En 2015, il existe d'emplois dans des entreprises étrangères implantées en France. Alors que les entreprises se trouvaient sous le contrôle de firmes multinationales étrangères en France soit moins de 1 % des entreprises en France dans les secteurs marchands non agricoles et non financiers elles emploient 11 % des effectifs des entreprises présentes sur le sol français. En 2013, ce sont les grands pays occidentaux qui sont les plus gros employeurs : États-Unis devant l’Allemagne , le Royaume-Uni et la Suisse . |
Rue Auguste Perret (Paris) |
Esmoriz Ginásio Clube L'Esmoriz GC est un club portugais de volley-ball fondé en 1967 et basé à Esmoriz. |
Yan Ni |
Laxisme Le laxisme (du latin "laxus", large, relâché), dans son sens plus général, est défini comme un système qui tend à limiter les interdictions de la société, causant ainsi une tolérance excessive. Dans le cadre plus restreint d'éthique ou de la philosophie morale, il consiste à soutenir qu'en cas de doute concernant la moralité d'une action, il est permis de suivre une opinion dont la probabilité n'est que mince, et ceci à l'encontre des normes morales établies. Bien que cette doctrine n'ait jamais été présentée comme un système moral authentique, certains auteurs, en particulier au (Antonio Escobar y Mendoza, Tomás Tamburini, Esteban Bauny, Juan Caramuel), ont soutenu des maximes morales considérées comme laxistes par le Magistère de l'Église, et condamnées comme telles . Dans le sillage du mouvement janséniste, Blaise Pascal lança à travers ses "Provinciales", publiées en 1656-1657, une attaque mémorable contre ce qu'il jugeait être le « laxisme moral » des jésuites. Innocent XI condamna le laxisme en 1679. Aujourd'hui, le laxisme est utilisé pour définir une « politique de relâchement » à l'encontre des infractions, délits et crimes. |
Cœlentérés |
Benfica Lisbonne (volley-ball masculin) Le Benfica Lisbonne est un club portugais de volley-ball basé à Lisbonne, Portugal. Il s'agit d'une section du club omnisports Sport Lisboa e Benfica. |
Puckowe |
Attraction (loisir) Une attraction est un lieu ou un spectacle qui attire des visiteurs. Il existe de nombreux types d'attractions, notamment le spectacle de rue, les expositions, les manèges ou les montagnes russes. Historique. Curiosités originales et spectacles de cirque. À l'origine, les attractions étaient des artistes présentant leur talent seul ou en groupe (jongleurs, funambules, contorsionnistes…). Afin d'attirer davantage les foules, des personnes ayant des dons inhabituels ou des caractéristiques particulières (nains, géants, femmes à barbe, homme éléphant…), étaient présentées dans des tentes mises en retrait des lieux de spectacles. Ce type de spectacle, bien que s'étant progressivement raréfié au profit des manèges à sensations attirant davantage le public et également par souci d'humanité et respect des personnes, existe toujours dans quelques fêtes foraines et parcs d'attractions, comme actuellement les hommes géants les plus grands de France et du Monde, au Parc Saint-Paul, occasionnant souvent la photo familiale souvenir, et les spectacles de cirque fréquents dans les fêtes et parcs. Manèges à sensations fortes. Avec les progrès techniques, des attractions utilisant des principes mécaniques ont pu voir le jour à la fin du Moyen Âge. En marge des foires commerciales européennes, ces rassemblements donnent naissance aux cirques et aux foires de loisirs. La plupart des foires commerciales européennes ont vu leur fonction de loisir être dissociée en un événement à part, comme la foire du Trône. C'est principalement après la Renaissance et au , époques de loisirs pour les nantis, que des attractions voient le jour, avec les premiers manèges et les premières montagnes russes. Au milieu du , certains cirques décident de s'établir dans des lieux fixes, à proximité des cours royales, devenant ainsi des « parcs d'attractions ». Dans le même temps, des bourgeois entrepreneurs ou des commerçants ouvrent des attractions dans des lieux touristiques comme les bords de mer ou les places commerçantes. À partir de 1950, Walt Disney redéfinit le concept du parc d'attractions et énonce le principe des parcs à thèmes avec Disneyland. Les attractions, au lieu d'être juxtaposées les unes à côté des autres, sont regroupées et thématisées. Le découpage des parcs en pays fait également son apparition. Les technologies modernes ont permis l'émergence d'attractions toujours plus impressionnantes et fortes en sensations, comme les autos-tamponneuses, les « montagnes russes », les « bûches », les tours de chute ou les trains fantômes. Types d'attractions. Les manèges à sensations fortes ont pour but de créer aux passagers des effets d'adrénaline voire de peur sous différentes formes. Montagnes russes. Elles sont constituées de véhicules sur un circuit et sont formées d'un train propulsé ou lancé par gravité possédant un à plusieurs wagonnets, de chariots ou de nacelles pivotantes, effectuant un parcours déterminé en suivant un guide, formé d'un rail simple, double ou tubulaire Elles sont le point fort de la majorité des parcs d'attractions. Manèges. On nomme populairement manèges, l'ensemble des attractions ayant des mouvements circulaires ou cycliques. |
Jacques Du Roure Jacques Du Roure (début du - vers 1685) est un philosophe français du , et l'un des premiers partisans de Descartes en France. Sa vie reste très méconnue, et il a publié la plupart de ses livres à compte d'auteur. Il semble avoir fait partie du cercle de Claude Clerselier et avoir rencontré le cartésien néerlandais (d'origine allemande) Johann Clauberg lors du passage de ce dernier à Paris. En 1654, il publie son ouvrage "La philosophie divisée en toutes ses parties", qui peut être considéré comme le premier manuel cartésien publié en France. En 1665, son audacieux "Abrégé de la philosophie" dans lequel on peut lire : « Parce qu’encore dans la philosophie, on considère les choses et les sociétés purement naturelles, je n’y traite pas des religions. Outre que – la nôtre exceptée, dont les principaux enseignements sont la justice et la charité, c’est-à-dire le bien que nous faisons à ceux qui nous en ont fait, et aux autres – elles sont toutes fausses et causes des dissensions, des guerres, et généralement de plusieurs malheurs. » ("Morale", § 69). |
L'Usage du monde L'Usage du monde est un récit de voyage de l'écrivain suisse Nicolas Bouvier illustré par Thierry Vernet et publié pour la première fois en 1963 à compte d'auteur à la Librairie Droz. Cet ouvrage raconte le voyage de Bouvier et Vernet de Genève à la passe de Khyber de à , à bord d'une petite Fiat 500 Topolino (le récit commence en réalité à Travnik en ). Au fil des années et des rééditions, le livre devient un grand classique de la littérature de voyage. En plus de la description factuelle de son voyage, l'auteur accorde une grande place aux personnes rencontrées et invite le lecteur à s'émerveiller du monde au gré des flâneries et à se laisser « remodeler » par le voyage. Ces mêmes thèmes reviendront dans plusieurs autres œuvres de Bouvier comme "Chronique japonaise", "Le poisson-scorpion" ou "Journal d'Aran et d'autres lieux". En 2006, les éditions L'Âge d'Homme publient sous le titre "Peindre, écrire chemin faisant" la correspondance que Thierry Vernet envoya presque quotidiennement à sa famille tout au long de ce voyage. Résumé. Le livre est un récit du voyage effectué par les deux amis de la Yougoslavie à l'Afghanistan, entre et . La route, effectuée en Fiat Topolino, les mène de Belgrade jusqu'à la Turquie, l'Iran (où ils passent l'hiver 1953-1954 à Tabriz), le Pakistan (dont une longue halte à Quetta), et l'Afghanistan (ils se séparent à Kaboul, le récit de Nicolas Bouvier continuant jusqu'à la passe de Khyber). Pour gagner le peu d'argent nécessaire au fil du voyage, Thierry Vernet vend des peintures et Nicolas Bouvier écrit des articles pour des journaux suisses ou autres, fait des conférences, donne des cours de français. Réception critique. Pour l'essayiste Mona Chollet, Nicolas Bouvier fait preuve dans ce , d'une et . L'universitaire Rachel Bouvet estime que . Pour cette autrice, la posture de Nicolas Bouvier voyageur s'inscrit dans la géopoétique, . |
Wilhelm Stern |
Coupe UEFA 2005-2006 La Coupe UEFA 2005-2006 est la compétition de la Coupe UEFA qui, en 2005-2006, a mis aux prises des clubs de football du continent européen, dont les vainqueurs des Coupes nationales. 120 équipes de 51 associations de football y ont pris part. La compétition qui a débuté le par le premier tour préliminaire et s'est terminée le par la finale au PSV Stadion à Eindhoven a vu le sacre du Séville FC. C'est la première coupe de l'UEFA remportée par les Sévillans. Cette édition de la compétition confirme le retour en forme d'équipes d'Europe de l'Est : Après la victoire du CSKA Moscou et le bon parcours de l'Austria Vienne l'année précédente, on assiste à un quart de finale inédit entre deux clubs de la capitale de la Roumanie, le Rapid Bucarest et le Steaua Bucarest, voyant ces derniers passer tout près d'atteindre la finale. Le FC Bâle et le Levski Sofia atteignent tous deux également les quarts de finale, contre toute attente, alors que ce sont des équipes à première vue relativement faibles, n'ayant plus de résultat au niveau européen depuis longtemps. Tours préliminaires. Premier tour préliminaire. Les champions des deux fédérations classées entre aux et le du classement UEFA, les vice-champions des 24 fédérations classées entre le et le (le Liechtenstein, , n'ayant pas de championnat national), les vainqueurs ou finalistes des Coupes nationales des 21 fédérations classées entre le et le ainsi que Viking Stavanger, FSV Mainz 05 et Esbjerg fB qualifiés grâce au prix du fair play jouent en matchs aller-retour. Les 25 vainqueurs sont qualifiés pour le deuxième tour préliminaire. * - aux buts à l'extérieur ** - au match aller, Bashkimi Kumanovo gagne par forfait, le NK Zepce ayant aligné un joueur non qualifié Deuxième tour préliminaire. Les 25 vainqueurs du tour précédent, les vice-champions des 9 fédérations classées entre le et le du classement UEFA, les troisièmes des 12 fédérations classées entre le et le ainsi que les vainqueurs ou finalistes des Coupes nationales des 16 fédérations classées entre le et le jouent en matchs aller-retour. Les 31 vainqueurs sont qualifiés pour le premier tour. * - aux buts à l'extérieur ** - après prolongations *** - aux tirs au but Premier tour. Les 31 vainqueurs du tour précédent, le CSKA Moscou, tenant du titre, les troisièmes des 2 fédérations classées entre aux et le du classement UEFA, les quatrièmes des 5 fédérations classées entre le et le , les cinquièmes des 8 fédérations classées entre le et le , les sixièmes des 2 fédérations classées aux et (le FC Liverpool participant finalement à la Ligue des Champions), les vainqueurs ou finalistes des Coupes nationales des 12 fédérations classées entre le et le ainsi que les 3 vainqueurs de la Coupe Intertoto et les 16 perdants du troisième tour préliminaire de la Ligue des Champions jouent en matchs aller-retour. Les 40 vainqueurs sont qualifiés pour la phase de groupes. Phase de groupes. Les 40 vainqueurs du tour précédent sont répartis en huit groupes de cinq équipes. Chaque équipe joue une fois contre les quatre autres équipes du groupe. Les trois premiers de chaque groupe sont qualifiés pour les seizièmes de finale. En cas d'égalité dans un groupe u terme des six matchs, les critères suivants sont utilisés pour départager les équipes : Groupe E. À la suite des incidents en match de qualification contre l'Inter Zapresic, l'Étoile rouge de Belgrade a joué le match contre le FC Bâle à huis clos. À noter que, chose peu banale, toutes les équipes ont marqué sept buts. Seizièmes de finale. Les trois premiers de chaque groupe ainsi que les troisièmes de chaque groupe de la Ligue des Champions s'affrontent en matchs aller-retour. Les 16 vainqueurs sont qualifiés pour les huitièmes de finale. |
Concupiscence La concupiscence est, dans la théologie chrétienne, le penchant à jouir des biens terrestres, soit, de manière plus générale, le désir des plaisirs sensuels, assimilant ce qu'est la concupiscence au « foyer du péché » ("concupiscentiam vel fomitem"). La concupiscence est parfois confondue avec la seule libido freudienne, c'est-à-dire la forme primitive du désir sexuel. Étymologie. Le terme de concupiscence est la traduction française du terme latin "concupiscentia". C'est un dérivé du verbe "cupere" qui signifie littéralement « désirer ardemment ». D'autres dérivés de ce verbe sont par exemple le nom Cupidon, dieu latin de l’amour fou et du désir, ou encore le mot « cupidité ». Le terme de "concupiscentia" n’a pas été « inventé » avec le christianisme. Avant d’être une notion importante du christianisme, par les réflexions de saint Augustin, le terme appartient au vocabulaire des païens qui en font l'équivalent de ce que notre langue appelle la convoitise. La "concupiscentia" est, dans ce contexte, définie comme l’élan qui amène l'homme à désirer avec ardeur. La concupiscence ne fait cependant pas encore l’objet d'une attention particulière avant l'ère chrétienne et désigne originellement toute forme véhémente de désir humain. Concupiscence et christianisme. Dans le Nouveau Testament. Si le terme de "concupiscentia" est important pour le christianisme c'est qu'il s'agit d'un des termes centraux pour l'étude des écrits de saint Paul. Dès ses premiers écrits, les problématiques du désir, de la convoitise et de la tentation sont traitées par saint Paul. En effet, ayant vécu à la confluence du monde juif et du monde païen, l'apôtre eut très jeune la connaissance des textes qui y référaient chez les Anciens. Ainsi, l'œuvre de Platon où sont exposées les notions de θυμός ("Thumos") et d’επιθυμία ("Epithumia") traitant de cet idéal du désir ardent spécifique aux religions polythéistes du monde romain ne lui est pas étrangère. Si, à proprement parler, Paul n’utilisa pas le terme de concupiscence, puisque ce terme est d’origine latine et que l’apôtre écrivait en grec il reste pour la postérité celui qui fut à l’origine de sa thématique. Paul, dans ses écrits qui se voulaient des guides pour les nouvelles communautés chrétiennes, s’adressait d’abord à une société chrétienne surtout préoccupée par l’attente d’une proche consommation des biens et c’est dans un tel cadre que prit naissance la pensée de la concupiscence. C’est par deux de ses épîtres que Paul introduisit la thématique de la concupiscence : l’épître aux Galates et l’épître aux Romains. Considérant que le salut est accessible à tout homme uni au Christ, par la seule force de l’Esprit, c'est-à-dire de la foi, ces deux écrits ont en commun de montrer la voie chrétienne d’accession au salut. Dans l'épître aux Galates, rédigée vers 50-51, Paul exhorte à se laisser mener par l’Esprit pour ne pas se laisser guider par la convoitise charnelle. Elle apparaît ici comme ce qui réside dans la chair de l’homme et contre laquelle il faut agir en suivant cet impératif moral : . Paul affirme que la convoitise n’agit qu’en l’homme car s’opposant à la loi d’amour émanant de Dieu et accessible au seul Esprit. Dans la suite du passage où il discute la convoitise de la chair, celle-ci est déclinée à la faveur d’une énumération de ce qu'elle produit : , passions qui selon l’apôtre interdisent à ceux qui les commettent d’hériter du « royaume de Dieu », ajoutant . Cette idée est reprise dans l’épître aux Romains, puisque l’apôtre oppose à nouveau l’Esprit et la chair, affirmant : prouvant que . Ainsi s’assied le thème de la force qui pousse à commettre le mal malgré l’amour de Dieu et qui se trouve dans la chair. C’est à la lecture de ce passage des écrits de Paul que l’Église catholique romaine a toujours considéré la concupiscence comme un effet du péché originel subsistant après le baptême. En soi, elle n'est pas considérée comme un péché mais comme ce qui y induit et comme la résultante du péché originel. L’influence des épîtres de saint Paul sur le texte que la tradition retient sous le nom de première épître de Jean n’a pas été démontrée formellement. Cependant, la première épître de Jean a été écrite postèrieurement aux épîtres de saint Paul, et il existe une communauté d’esprit entre les deux œuvres. A l’idée de la convoitise de la chair, ce « péché qui habite en moi » et qui détourne l’homme du royaume de Dieu et du Seigneur, fait écho dans la première épître de Jean l’assertion que . Là où précisément l’épître de Jean se démarque des épîtres pauliniennes, c’est que sont distingués trois types de convoitises : la convoitise de la chair, la convoitise des yeux et l’orgueil de la vie. Il est loisible d’observer que l’apport de l’épître de Jean à la question de la concupiscence ne s’arrête pas là. Bien que cela tienne d’une contingence annexe à ses propres lignes, c’est dans cette épître que siège l’origine de l’utilisation chrétienne du terme latin de "concupiscentia". L’épître fut écrite en grec, comme tous les livres du Nouveau Testament, mais voilà ce que donne la traduction latine : C’est la traduction de l’épître de Jean en latin, effectuée au début du qui sortit véritablement le terme "concupiscentia" de son usage païen, faisant de cette notion un terme central de la pensée chrétienne. Postérité de la concupiscence dans la pensée chrétienne. Diffusion de la notion dans les premiers temps chrétiens. C'est d'abord aux premiers auteurs chrétiens que l'on doit la diffusion du concept de concupiscence. La thématique de la concupiscence est d'abord usée à des fins pratiques, par souci de prolongation de l'entreprise paulinienne. À cet égard, l'œuvre de Tertullien est significative. Dans ses écrits, principalement les traités "De Paenitentia" (« Sur la pénitence »), "De cultu feminarum" (« Sur la toilette des femmes ») et "Ad uxorem" (« Lettre à sa femme »), il s’agit d’exposer pédagogiquement, à l’usage des nouveaux chrétiens, les préceptes et les recommandations morales du christianisme où le terme de concupiscence est souvent utilisé pour exhorter les chrétiens à suivre la bonne voie. Ainsi, dans "Ad uxorem", Tertullien explique-t-il qu’ Robert Louis Wilken note qu’en tant que premier écrivain chrétien d’expression latine, Tertullien est un acteur important de la mise en place du vocabulaire et de la pensée chrétienne où s'affirme le caractère primordial de la concupiscence. À la suite de Tertullien, la notion de concupiscence est utilisée chez Ambroise, évêque de Milan, à des fins pédagogiques ou pour formuler les impératifs moraux afin . Concupiscence et libido chez saint Augustin. C'est avec un des Pères de l'Église, à savoir saint Augustin, que toute la force de la concupiscence en théologie et philosophie se développa. On peut distinguer deux temps dans la façon dont la concupiscence est traitée par saint Augustin. S'il consacra à la concupiscence plusieurs traités dont "Du mariage et de la concupiscence", c'est surtout au sein des "Confessions" et de "La Cité de Dieu" que le thème est développé. Concupiscence au sein des "Confessions". Avant même que lui soient connues les épîtres de Paul, avant même qu’il soit guidé par Ambroise dans sa vie de chrétien, Augustin fut tiraillé par la question du mal et par la façon dont les passions s’imposent à l’homme. C'est dans les Livres I à IX des "Confessions" qu'Augustin énumère des états où selon lui il fut victime de concupiscence. Aucun âge n’apparaît alors être épargné puisque l’énumération commence par l’analyse du comportement des enfants nouveau-nés. Pour Augustin, le péché se manifeste dès les premières années d’un homme lorsque bébé celui-ci convoite le sein maternel car (il s'adresse à Dieu) : Apparaît alors pour saint Augustin le caractère inné de la concupiscence allant en progressant, au fil des âges, changeant d’objet puisque par la suite du texte, commentant les fautes de son adolescence, qui le poussèrent à forniquer et à commettre des larcins, il témoigne : L’adolescence, avec l’apprentissage de la raison va de pair pour saint Augustin avec la prise en compte du caractère mauvais de ce qu’il commettait alors. Dans ces lignes, se voit donc l’importance,pour saint Augustin, de l’angoisse physique qui pousse l’homme à ressentir, au-delà des souffrances du corps la voie du péché qui se fixe sur tous les objets même l’amour, puisque, raconte-t-il : Même lorsqu’avec ses amis, il souhaita embrasser la foi chrétienne, Augustin ne pouvait concevoir de ne pas se marier car Ainsi, le second trait de la concupiscence augustinienne, au-delà du caractère inné, est l'abstinence : la voie du salut et de la connaissance de Dieu doit passer par l’abandon total de la concupiscence, surtout pour l’homme qui est attiré par les femmes et la satisfaction des appétits sexuels. "Les Confessions" toutefois ne sont pas à proprement parler le simple récit des fautes qu’il s’agit de remettre au Seigneur afin d’accéder au salut. "Les Confessions" ont été écrites aussi pour témoigner de la bonté divine et d’un chemin personnel vers Dieu doublé d’une réflexion philosophique sur le salut. C’est ce qui a poussé Augustin à ne pas seulement relater ses fautes mais à les comprendre sous la lumière de la connaissance de la concupiscence et c’est ce qui le pousse, dans le Livre X à ouvrir sa réflexion sur les différentes concupiscences, conceptualisant par là l’idée présente dans la première épître de Jean qu’il existe plusieurs concupiscences, trois exactement : C’est pourquoi j’ai considéré mes faiblesses de pécheur dans les trois concupiscences, et j’ai invoqué votre droite pour ma guérison. Car le cœur blessé, j’ai vu votre splendeur et, forcé de reculer, j’ai dit : . Vous êtes la vérité qui préside à toutes choses. Et moi, dans mon avarice, je ne voulais pas vous perdre, mais je voulais posséder à la fois, vous et le mensonge. C’est ainsi que personne ne peut mentir au point de ne pas savoir lui-même ce qui est vrai. Voilà pourquoi je vous ai perdu, car vous n’admettez pas qu’on vous possède avec le mensonge. Dans ce Livre X, en philosophe, Augustin établit avec rigueur un système dans lequel, l’idée s’associe à celle que . Ce faisant, il établit une hiérarchie des passions éloignant de Dieu à partir des trois concupiscences héritées de la première épître de Jean. À la concupiscence de la chair, « "concupiscentia carnis" », Augustin associe la volupté (Livre XXX) qui attache l’homme aux femmes par l’attirance sexuelle, l’intempérance, qui consiste en l’ivrognerie ou en la gourmandise (Livre XXXI), les plaisirs de l’odorat (Livre XXXII), les plaisirs de l’ouïe (Livre XXIII). À la concupiscence des yeux, cette du texte biblique, il associe la curiosité (XXXV). L’œil, nous le savons depuis les tragédies grecques, à travers ce devin qui vit la chute d’Œdipe bien qu’aveugle, est le symbole de l’attachement de l’homme aux perceptions des sens qui le pousse, métaphoriquement parlant, à être aveuglé ou extralucide. C’est de cet héritage que vient, pour Augustin, l’association de la concupiscence des yeux à toute expérience sensuelle trompeuse qui pousse parfois, loin de Dieu, à être berné par de fausses vérités et à adorer de faux dieux, tout en adorant les spectacles et à tenter Dieu par la demande d’oracles. Enfin, Augustin étudie cette « "superbia vitæ" », l’orgueil dont il est dit que (Livre XXXVIII). Pour Augustin, plus que toute autre, c’est la concupiscence de l’orgueil qu’il est impératif de rejeter, pour vivre au sein des disciples du Christ en toute humilité non feinte ; c’est aussi cette concupiscence qui pousse l’homme sacrilège à se croire l’égal de Dieu. De manière générale, que la concupiscence soit pur ressenti et la notion explicative des fautes passées pour Augustin, son désir de fonder le christianisme rationnellement, qui se manifeste au livre X des "Confessions", le pousse à considérer la concupiscence non plus comme cette notion si présente dans les sermons et les lettres des premiers chrétiens et en faire la pierre angulaire de toute une théorie du Salut. « Libido » dans "La Cité de Dieu". "Civitas Dei" ("La Cité de Dieu"), dans le prolongement des "Confessions", continue ce travail de saint Augustin d’explication des préceptes du christianisme. Cependant, il ne s’agit plus pour Augustin d’expliquer chaque concupiscence une à une, comme outil conceptuel ; il s’agit encore moins d’allier à cette analyse des considérations biographiques. La concupiscence, dans "Civitas Dei", recouvre un domaine tout à fait original puisque dorénavant, ce qui importe à Augustin c’est de montrer les conséquences à l’échelle politique de ce . Ce faisant, il s’arme de nouveaux concepts originaux. Ces concepts ne sont autres que la "Libido sciendi", la "Libido sentiendi" et la "Libido dominandi". Cette nouvelle conceptualisation est difficilement retranscrite par le français et ne doit pas se confondre avec la conception de Freud. La "libido", dans l’acception qu’en a Augustin, est cette tendance inhérente à l’homme qui le pousse à satisfaire sa concupiscence. Par "libido sentiendi", il serait difficile de ne voir que la seule concupiscence de la chair, définie auparavant dans "Les Confessions" ; elle est plus sûrement la tendance à satisfaire les désirs des sens qui se manifeste aussi bien dans la luxure que dans la gourmandise, la paresse ou encore la curiosité qui pousse à aller, par exemple, au théâtre. La "libido sciendi" désigne ce qu’Augustin définissait avant comme la curiosité ou la vanité de l’homme lorsque celui-ci, reposant sur ses doctes connaissances, prétend appréhender, par sa seule raison, la vérité. Enfin, la "libido dominandi" n’est rien d’autre que la volonté de puissance de domination sur l’autre homme qui pousse à l’orgueil. La réflexion politique et théologique de la concupiscence s'attache à une forme de réalisme au sein de "Civitas Dei". Pour saint Augustin, désormais, il ne s’agit plus de la rejeter totalement comme auparavant mais de montrer que le salut des faibles peut s’en accommoder sans pour autant la favoriser, en la jugulant au maximum. Il montre, par exemple, qu’il y a des moments dans la vie où elle est inactive bien que présente, reprenant sa réflexion, initiée au Livre X des "Confessions", sur la manifestation de la concupiscence dans le sommeil, s’interrogeant . Ainsi, la voie du salut n’est pas le rejet de la concupiscence mais de ne pas lui accorder sa volonté. Ainsi, pour Augustin la femme violée n’a pas favorisé la concupiscence car, ayant à subir les violences d’un homme, elle subit la concupiscence d’une autre volonté que la sienne. Cette réflexion sur la concupiscence trouve un développement favorable au sein du Livre XIV de "La Cité de Dieu" car pour Augustin, de même qu’il ne se plaint pas de vivre dans un corps comme le font les platoniciens, celui qui vit selon Dieu ne vit pas insensiblement sur cette terre comme le voudraient les stoïciens. Ainsi, pour Augustin, nos excès et nos vices n’exigent pas que nous nous élevions contre la nature et la chair, ce qui serait faire injure au Créateur. Il finit par voir dans la honte sexuelle et la désobéissance du désir à la volonté les conséquences du premier péché, celui d’Adam tenté par Ève. Différences d'interprétation entre catholicisme et protestantisme. L'origine des différences de conception entre protestants et catholiques vient de la querelle qui opposa Luther à Érasme. Luther entre en conflit avec Érasme sur le point du libre arbitre. En augustinien, Érasme soutient le libre arbitre, c’est-à-dire la responsabilité de l’homme devant Dieu concernant ses actes. En quelque sorte, l’homme peut refuser la grâce de la foi. Au contraire, se fondant notamment sur le péché originel, Luther défend la prédestination. Pour Luther, c’est Dieu qui décide. De là découle la différence fondamentale entre la conceptualisation protestante de la concupiscence et la conceptualisation catholique, venant du fait que pour les protestants la concupiscence est un péché, tandis que les catholiques la considèrent comme ce qui y mène et non pas comme un péché en lui-même. Cette différence est intimement liée aux traditions respectives concernant le péché originel. Les protestantismes considèrent que la nature première de l’humanité était intrinsèquement une tendance au bien ; la relation particulière d’Adam et de Ève, voulue par Dieu n’était pas due à un don surnaturel mais à leurs propres natures. Dès lors, dans l’interprétation protestante, la chute hors du Paradis n’est pas due à la destruction ou la perte d’un don surnaturel, ce qui rendrait l’humanité non coupable, mais à la corruption de sa nature elle-même. Si la nature actuelle de l’homme est corrompue par rapport à sa nature première, il s’ensuit qu’elle n’est pas bonne mais mauvaise. Ainsi, la concupiscence, qui a produit la déchéance hors du Paradis, est le mal même. Le catholicisme, de son côté, enseigne que la nature humaine ne contenait avant le péché originel aucune inclination au mal mais avait déjà besoin de la grâce pour demeurer dans l'état de « sainteté et de justice originel » (Catéchisme de l'Église catholique § 399.). Adam et Ève, en faisant mauvais usage de leur libre arbitre perdirent la grâce originelle. À la suite du concile de Trente, le catholicisme enseigne que la nature humaine déchue n’est pas intégralement corrompue par le péché originel bien que privée de la grâce sanctifiante et affectée par la concupiscence. Si le baptême restitue la grâce sanctifiante, toutefois la concupiscence ne peut pas au cours de la vie terrestre être complètement éradiquée et l'homme doit lutter sans cesse contre celle-ci (cf. Catéchisme de l'Église catholique § 405). « Au sens étymologique, la "concupiscence" peut désigner toute forme véhémente de désir humain. La théologie chrétienne lui a donné le sens particulier du mouvement de l'appétit sensible qui contrarie l'œuvre de la raison humaine. L'apôtre saint Paul l'identifie à la révolte que la "chair" mène contre l"esprit". Elle vient de la désobéissance du premier péché. Elle dérègle les facultés morales de l'homme et, sans être une faute en elle-même, incline ce dernier à commettre des péchés. » Le terme de concupiscence a donc une signification plus vaste dans la théologie protestante que dans la théologie catholique : c'est une convoitise généralisée qui marque tout notre être et pas une tendance qu'on peut combattre avec le soutien de la grâce de Dieu. De là découle, plus globalement, que pour les traditions protestantes, la concupiscence est le type premier du péché et ce terme est utilisé de manière générale comme synonyme du péché, tandis que les catholiques distinguent bien le péché et la concupiscence comme deux entités différentes. Usage non théologique de la concupiscence. Philosophie. À la suite de saint Thomas d'Aquin, Bossuet distingue les appétits concupiscibles et les appétits irascibles. Dans "Les Pensées", Pascal cite l'épître de Jean mais en la reformulant dans les termes de saint Augustin : "libido sentiendi, libido sciendi, libido dominandi". Nicolas Malebranche, en développant le concept d'attention comme , reformule la vertu qui est le remède à la concupiscence des yeux théorisée par saint Augustin. Dans "Entre nous", Levinas parle d'. Dans son ouvrage "Revitalisation des sciences de la religion" Al-Ghazâlî (1058-1111) dit : |
Wondjina Le terme « Wandjina » (aussi appelé « Wondjina ») désigne des peintures qui représentent des divinités aborigènes. Elles sont inspirées de la mythologie du Temps du Rêve des ancêtres spirituels de la région Kimberley en Australie. "Wandjina" se traduit littéralement par « proche de l'eau ». Histoire et localisation. Les peintures Wandjina ont été trouvées dans la région montagneuse du West Kimberley au Nord-Ouest de l’Australie. L’explorateur Sir George Gray les découvre pour la première fois en 1838. Il est le premier Européen à les apercevoir dans plusieurs grottes du site. Il entame une étude afin de comprendre et de déchiffrer la signification des peintures. Ces représentations aborigènes font partie d’un mouvement de peinture considéré comme l’un des plus anciens. On les date d'environ . Elles se situent principalement sur le territoire des tribus Worrorra, Ngarrindjeri et Wunambal : des sociétés de cultures et de langues similaires vivant de chasse et de cueillette. Des peintures semblables se trouvent également dans l’ancien territoire des Unggumi : une tribu éteinte dont la culture et la langue sont similaires aux trois précédentes. Ces peintures ont pour fonction de marquer l’interdépendance reconnue des différents clans. Cependant, chaque peuple aborigène d'Australie du nord possède sa propre représentation des esprits Wandjinas. Organisation des peuples aborigènes. Les différentes tribus aborigènes se distinguent par des pierres peintes au niveau de l’entrée de leurs grottes, mais surtout par leur représentation Wandjina. Chaque grotte porte un nom, tout comme chaque clan aborigène qui y habite. Dans chaque tribu, seul un artiste aborigène formé et initié a le droit de représenter le Wandjina de son clan. Ces peintures sont régulièrement entretenues et repeintes selon des rituels afin de préserver les pouvoirs qu'elles contiennent. Les grottes qui possèdent des peintures servent de lieu de rassemblement et d’union pour le clan lors de cérémonie qui renforce sa solidarité. Ces rassemblements réunissent également des hommes de différents clans qui coopèrent entre eux. Ces hommes se regroupent pour des activités comme la chasse commune, car c’est une période de l’année où beaucoup d'aborigènes vont dans d’autres tribus pour retrouver leurs familles. Représentation et signification. Certaines croyances par rapport aux Wandjinas sont propres à la communauté de Mowanjum. Ces croyances aborigènes ne renvoient en rien aux représentations divines d'autres religions. Les Wandjinas sont représentés seuls ou en groupes et peuvent mesurer plusieurs mètres de haut pour les plus grandes peintures. Chaque représentation de Wandjina porte un nom, tout comme le site sur lequel elle se trouve. On les observe surtout sur les parois des grottes mais d'autres supports sont aussi utilisés comme des écorces. Les peintures de ces esprits sont majoritairement de forme humaine mais n'ont pas de bouche. Les auteurs décrivant leur apparence les comparent parfois à des fantômes ou des chouettes car leur corps est clair et leurs grands yeux sont ronds et noirs. Leur forme arrondie renvoie à l'eau à laquelle les esprits sont associés. Les auréoles qui entourent leur visage représentent leur chevelure ou les nuages. Les marques blanches qui couvrent leurs corps représentent la pluie. Ils sont décrits comme des êtres surhumains (hommes ou femmes) dont le séjour est souterrain. Ils possèderaient le pouvoir de donner la vie et sont associés à la fécondité et aux "enfants esprits". La racine Win/Wan/Wun, très répandue en Australie et en particulier en Tasmanie , signifie eau : Wandjina se traduit donc littéralement par « proche de l'eau ». Mythes et légendes. Selon la légende, Walaganda, l'un des Wandjinas, devint la Voie lactée. Les Wandjinas auraient été engendrés par Ungud (le Serpent arc-en-ciel) pour continuer la création du monde qu'il avait initié pendant le Temps du Rêve. "L'image du Wandjina est devenue le prototype humain, et sur le modèle de ce prototype, Wandjina a créé tous les êtres humains". Un Wandjina aurait placé son reflet dans l'eau et s'en serait inspiré pour créer les hommes. Associés à la pluie, les esprits Wandjina contrôleraient les éléments et les utiliseraient pour punir les hommes s'ils se sentaient offensés. Actualité et postérité autour des peintures Wandjina. Les Wandjina sont une source d'inspiration pour plusieurs artistes contemporains. Ils continuent encore aujourd'hui de représenter ces figures emblématiques. C'est le cas de la famille Karedada , considérée comme chef de file de la tradition Wandjina dont les images incarnent l'histoire de leurs créations. Charlie Numbulmoore est aussi connu pour avoir peint plusieurs tableaux et les avoir vendus aux enchères. Leur but est de faire connaître cette culture et de montrer son influence. Des peintures représentant cet art sont également exposées dans des musées à travers le monde afin d'être connues du grand public, notamment dans Les Musées du Vatican à Rome et au Musée d'Art Contemporain, Les Abattoirs à Toulouse, dans le cadre d'une exposition sur le Temps des rêves. Les peintures pariétales contemporaines sont principalement réalisées sur toile et cela leur permet d'être conservées plus longtemps. Elles ne sont pas conservées de la même manière qu'en Occident . |
The Crow The Crow ( ou la corneille en français) peut faire référence à : |
Jacques Thibaud Jacques Thibaud est un violoniste français, né à Bordeaux le et mort accidentellement dans la catastrophe aérienne du Mont Cimet, près de Barcelonnette dans les Alpes françaises, le . Biographie. Il étudie d'abord le violon avec son père à Bordeaux avant d'entrer, à l'âge de treize ans, au Conservatoire de Paris où il reçoit l'enseignement de Martin-Pierre Marsick aux côtés de Georges Enesco. En 1896, il remporte, avec Pierre Monteux, le premier prix de violon. Il débute comme violoniste du rang, sous la direction notamment d'Édouard Colonne, avant d'entamer une carrière de soliste. Blessé durant la Première Guerre mondiale, il est contraint à un long réapprentissage de sa technique. Grand interprète de Mozart, il fut membre, avec le violoncelliste Pablo Casals et le pianiste Alfred Cortot, d'un trio de musique de chambre de réputation internationale. À côté de ses activités de concertiste, Jacques Thibaud se consacre également à l'enseignement à l'École normale de musique de Paris et à l'Académie Chigiana de Sienne. En 1943, il fonde, avec la pianiste Marguerite Long, le concours Long-Thibaud. Ami et disciple d'Eugène Ysaÿe, qui écrivit pour lui sa "Deuxième sonate", Jacques Thibaud incarne aujourd'hui encore le violoniste français au jeu élégant et charmeur. Le , alors qu'il se rend en Indochine en compagnie du pianiste René Herbin, son avion s'écrase dans les Alpes occidentales. Il n'y a aucun survivant. Disparaît dans l'accident son Stradivarius de 1709, le « Baillot » (qui avait auparavant appartenu à Pierre Baillot ; d'autres sources indiquent un violon de 1720). Il avait également joué sur deux autres Stradivarius, le "Bérou" (1714) et le "Colossus" (1716), ainsi que sur un Bergonzi ayant appartenu à Eugène Ysaÿe. Sa tombe est visible au cimetière ancien de Saint-Jean-de-Luz. Le Conservatoire de Bordeaux a été rebaptisé en son honneur, ainsi qu'une voie le long de la plage de Saint-Jean-de-Luz. |
Wuragag |
Indicateur industriel |
Emmentaler |
Imre Frivaldszky Imre Frivaldszky (ou Emerich von Frivald) ( à Bacskó, aujourd'hui Bačkov en Slovaquie - à Jobbágyi) est un botaniste et entomologiste hongrois. Il a été conservateur du Musée national de Budapest entre 1822 et 1851. |
Emerich von Frivald |
Organisation du Traité de l'Atlantique Nord |
L'Aurore (journal américain) L'Aurore est l'un des journaux prosélytes de l'Association des étudiants de la Bible (anglais : Dawn Bible Students Association), qui paraît deux fois par mois. Cette revue de 60 pages paraît en différentes langues et est accompagnée d'une cassette audio. Elle fut publiée pour la première fois en 1931, en anglais. Le contenu. Les contenus concernent la vie chrétienne, la prophétie, une étude et une présentation de la Bible. "L’Aurore" est . Du point de vue politique, elle est conservatrice avec optimisme. |
Yowie Le Yowie (ou Yowie-Whowie) est une créature légendaire dans la mythologie des Aborigènes d'Australie. Selon les descriptions, il résulte du croisement entre un lézard et une fourmi et sort du sol la nuit pour dévorer tout ce qu'il peut trouver, même des humains. On considère parfois qu'il se rapproche de la légende du Bunyip. Selon d'autres descriptions il s'agirait d'un cryptide de type simiesque se rapprochant de l'homme de par son mode de déplacement bipède. Cet être singulier, animal pour certains ou homme sauvage pour d'autres, mesurerait environ 1,75 m pour 130 kg et dégagerait une odeur nauséabonde. D'après s'appuyant sur de nombreux témoignages recensés depuis sa première apparition, il pourrait s'agir d'un cousin éloigné des fameux yétis et sasquatchs. Le Yahoo, décrit par Jonathan Swift dans son livre "Les voyages de Gulliver", pourrait également être apparenté au mythe du Yowie. |
The Crow (film) , ou Le Corbeau au Québec, est un film fantastique américain réalisé par Alex Proyas et sorti en 1994. Il s'agit de l'adaptation cinématographique de la série de comics du même nom parue en 1989. Malgré plusieurs revers de production dus à la mort de Brandon Lee, "The Crow" a été acclamé par la critique pour son style visuel unique, sa profondeur émotionnelle, la performance de Lee et son hommage à l'acteur décédé, jusqu'à en devenir un film culte. Il s'agit du premier volet d'une franchise, qui comprend trois suites et une série télévisée. Synopsis. Intrigue générale. Eric Draven, jeune guitariste de rock, et sa compagne Shelly Webster sont sauvagement assassinés, la veille de leur mariage, par un gang de criminels conduit par T-Bird. Eric assiste au viol et meurtre de sa fiancée avant d’être assassiné à son tour. Un an après leur mort, un mystérieux corbeau vient ressusciter Eric pour accomplir sa vengeance. Synopsis détaillé. Le , à Détroit, Eric Draven et Shelly Webster sont retrouvés dans leur appartement, la veille de leur mariage. Eric est passé par la fenêtre, mort sur le coup. Shelly meurt après avoir été torturée et violée. Eric et Shelly sont enterrés côte à côte. Leur amie, la petite Sarah, leur dépose des fleurs, mais un corbeau veille… À la nuit tombée, Eric revient d’entre les morts. Perturbé, déboussolé, il est guidé par le corbeau jusqu’à son appartement, abandonné dans l’état. Assailli par les souvenirs, les moments de bonheur lui reviennent, ainsi que sa mort, et celle de sa bien-aimée. Fou de colère, il se maquille à la façon d’un masque appartenant à Shelly, et sort ses vêtements gothiques. Enragé et invincible, il est bien décidé à prendre sa vengeance. Aidé par le corbeau, il traque et tue tous les responsables de la mort de Shelly les uns après les autres. La police, et notamment l’inspecteur qui a enquêté sur leurs morts, est sur ses traces. Eric retrouve également Sarah, qu’il protège. Aidé par l’inspecteur, il est bien décidé à réduire à néant le gang qui dirige la ville. Cependant ces derniers ont compris le lien entre le corbeau et Éric. Alors que ce dernier a fait un véritable massacre, il est blessé et le lien avec le corbeau est ainsi rompu. Sarah étant en danger, Eric n’abandonne pas. L’inspecteur étant blessé et Sarah en danger, Eric se sert des moments de souffrance de Shelly, captés à travers l’inspecteur qui est resté à son chevet, pour désorienter son adversaire. Une fois sa vengeance accomplie, la petite Sarah comprend qu’Eric ne reviendra plus. Portant la bague de Shelly, elle n’oubliera jamais la légende du corbeau, car l’amour véritable est éternel. Production. Genèse et développement. Le film s’inspire de la série de comics "The Crow" créée par James O'Barr. Elle met en scène un couple séparé par la mort. L’homme revient, aidé par un corbeau aux pouvoirs mystiques, pour se venger. L'auteur a utilisé cette histoire pour évacuer sa colère contre le destin (un chauffard ivre a tué sa fiancée en perdant le contrôle de son véhicule à Detroit) en s’inspirant de l’imagerie gothique et de groupes de rock. Son œuvre est d’une noirceur vertigineuse et totalement dépourvue d’humour. C’est un monde oppressant et violent. Distribution des rôles. Le rôle-titre a d'abord été proposé aux acteurs River Phoenix et Christian Slater. Cameron Diaz s'est quant à elle vue offrir le rôle de Shelley, mais elle s'est désistée à la suite d'un désaccord sur le script. Alex Proyas voulait engager Iggy Pop pour incarner le personnage de Funboy. Il ne put se libérer et apparaîtra dans le second volet : "". Tournage. Le tournage a eu lieu de février à à Los Angeles et Wilmington (Screen Gems Studios). Décès de Brandon Lee et conséquences sur le tournage. Dans la nuit du , l'acteur Michael Massee doit, pour les besoins d'une scène, tirer sur Brandon Lee avec un revolver chargé de cartouches à blanc. La détonation retentit et Brandon s'écroule sur le plancher, comme aux répétitions précédentes. Le réalisateur crie « Coupez », mais Brandon reste à terre. Au départ, personne ne réagit sur le plateau, Brandon étant connu pour son goût des plaisanteries. La réaction du personnel et des acteurs ne sera que tardive. Les secours sont finalement alertés et le transportent en ambulance à l'hôpital de Wilmington en Caroline du Nord. Un projectile est entré dans l'abdomen inférieur droit, a perforé l'estomac et d'autres organes vitaux, avant de finir sa course près de la colonne vertébrale. Les lésions étant trop importantes, les médecins ne peuvent stopper l'hémorragie interne et Brandon tombe dans le coma. Il meurt le , à l'âge de . L'enquête ultérieure révèle que, lors d'une précédente utilisation, le revolver avait été chargé à balles réelles et qu'un de ces projectiles était resté bloqué dans le canon. Les cartouches à blanc sont différentes des cartouches factices, car elles sont chargées avec de la poudre fortement explosive pour produire de la fumée associée à un flash lumineux au moment du coup de feu. Ainsi, la cartouche à blanc a fourni assez de puissance pour expulser la balle qui a tué Brandon. Il est inhumé au cimetière de Lakeview à Seattle, Washington, aux côtés de son père. Brandon devait épouser Eliza Hutton, sa fiancée, après la fin du tournage de "The Crow", le . Le film leur sera dédié à tous les deux. La mort de Brandon engendre des coûts supplémentaires de 15 millions de dollars. Le budget du film dépassera les 23 millions en raison du procédé de numérisation nécessaire pour tourner les scènes qu'il n'avait pas pu terminer. Musique. "Original Motion Picture Score". La musique du film est composée par Graeme Revell. Commentaires. Esthétique. L’esthétique du film est très fidèle à la bande dessinée. La mise en images, éclatée à souhait, avait pour but de retrouver le découpage, et d’entraîner les personnages dans un univers extrême, sophistiqué, romantique, porteur d’une certaine modernité dont la musique rock est le reflet. De plus, Brandon Lee ayant été tué accidentellement par un tir à bout portant lors du tournage du plan de la mort du personnage qu’il incarne, il a fallu lui substituer, pour toute une partie du film, doublure, créations synthétiques et trucages en tous genres. L’image a ainsi été retravaillée à outrance (et fort brillamment parfois, au point de nous faire croire que certains plans avaient effectivement été tournés par Brandon Lee), ce qui ne fait que renforcer la fragmentation plastique du film, et sa dissolution. La mise en scène repose sur cette idée d’une ville en noir et blanc, où il pleut tout le temps, et où les seules couleurs admises sont celles du sang et du feu. La photo très contrastée accentue encore la dureté de l’atmosphère, plombée enfin par une musique qui rassemble tout ce qu’il y a de plus représentatif en matière de rock torturé. La mise en scène, dynamique et stylisée, est particulièrement réussie dans les plongées sur la ville vues par "le corbeau" ; et, plus généralement, dans toutes les poursuites et combats impliquant des incrustations d’acteurs. L’effet d’ensemble est spectaculaire, et le film donne l’impression d’avoir coûté trois fois ce qu’il a coûté en réalité. Mais on n’oubliera pas que c’est la même exigence d’économie qui, d’un côté, a agi comme un formidable stimulant créatif, et, de l’autre a créé les conditions aboutissant à la mort de l’acteur principal. « Il utilise des filtres et des effets optiques spéciaux pour enlever la couleur et que le film ait l’air très lugubre. Les flash-backs seront de couleurs vives, en technicolor, avec des rouges et jaunes vifs. » « Dès le début, Alex et moi (Simon Murton, directeur artistique) avons parlé de supprimer les verts et les bleus, et de contrôler entièrement la palette. La pluie et la brume servent à filtrer les couleurs présentes. C’était vraiment un aspect très important. Nous avons censuré les couleurs froides, les bleus, les verts, et essayé de créer une palette monochromatique avec du rouge. Le rouge est la couleur de la revanche. » Le film s’inscrit dans le mouvement gothique par son esthétique sombre et son romantisme. Il s'enregistre aussi dans le genre "dark fantasy" ou fantaisie noire. Héritage. Plusieurs suites et une série ont suivi le film, ainsi qu'un et un roman. |
Emerich Frivaldszky von Frivald |
Nina Faliero Maria-Anna Starace, née en 1878 à Naples et morte en 1946 à Genève, de son nom d'artiste Nina Faliero, est une cantatrice suisse et italienne. Biographie. Originaire de Naples, Nina Faliero vient très jeune à Genève où elle étudie le chant avec Mme Deytard-Lenoir, puis à Paris avec Gabrielle Krauss, de l'Opéra. De retour à Genève elle étudie également avec Émile Jaques-Dalcroze, qu'elle épouse en 1899, et dont elle chanta de nombreuses œuvres vocales. Elle interpréta (en récital ou sur scène) Bach, Mozart, Berlioz, Mahler, Debussy, Fauré ou Ernest Bloch dont elle créa notamment "Quatre Historiettes au Crépuscule" pour mezzo et piano en 1906 à Genève. Elle devait entamer une carrière internationale au cours de laquelle la critique de l'époque est unanime à saluer son talent musical, son tempérament dramatique et la pureté de son timbre de soprano. Excepté quelques prestations ultérieures épisodiques elle interrompit, comme bien d'autres femmes artistes, ces débuts prometteurs à la naissance de son fils Gabriel mais resta l'interprète privilégiée de Jaques-Dalcroze, en prêtant sa voix à plusieurs créations comme le cycle lyrique pour soprano et orchestre "Tragédie d'amour" (1906), "Les Jumeaux de Bergame" (1908), La Fête de Juin (1914), la Fête de la Jeunesse et de la Joie (1923), Les Premiers Souvenirs et Le Petit Roi qui pleure (Grand Théâtre de Genève, 1932). Sources: |
Culture stratégique La culture stratégique est la mise en évidence des facteurs culturels qui influencent les choix stratégiques des décideurs. La recherche autour de cette notion de culture stratégique prend différentes formes : ce peut être l'étude d'une culture stratégique particulière, ou la comparaison de cultures stratégiques, voire la recherche de l'ensemble des facteurs qui peuvent intervenir dans la construction d'une culture stratégique. Selon Michel Liégeois, la culture stratégique est à la fois cause et conséquence des décisions prises, élément donc d'une boucle de rétroaction opérationnelle. Auparavant, Colin S. Gray ou Carnes Lord en avaient cerné les traits d'une façon très détaillée. Effets de la culture stratégique. Une culture de la stratégie se traduit dans un ensemble d’habitudes de penser, de se comporter et d’agir lorsque l’on doit atteindre un objectif. Les réalités physiques et de voisinage conditionnent objectivement les cultures respectives de la stratégie. L’expérience historique avec son lot de réussites et de tragédies y joue un rôle majeur tout comme la réflexion théorique qui se développe à son endroit. Les religions et les structures politiques et sociales les spécifient sans que pour autant celles-ci n’apprennent les unes des autres. Les références au Nouveau Testament ou à l'Ancien Testament de la Bible qui différencient entre les cultures catholiques et protestantes, au Jihad ou à L'Art de la guerre de Sun Tzu, les jeux emblématiques, les arts martiaux particuliers… sont sources de principes, de scénarios et d’attitudes disponibles lorsque des problèmes se posent, qu’il faut faire face, que l’action s’impose ou encore la relation à l’autre, aux autres. Stratégie et culture stratégique. La stratégie n’existe pas en soi mais toujours en rapport à des finalités et des objectifs à concrétiser, en ce sens, elle représente un art du « comment faire » variable selon les cultures. Les modes d’usage du temps diffèrent selon que l’on vit dans un pays immense qui autorise des réactions lentes comme en Russie ou si l’on occupe une bande littorale comme dans le cas du Portugal, des Pays-Bas ou du Koweït. Les petits pays sont enclins à rechercher l’alliance lointaine du maître des mers afin de préserver leur indépendance par rapport à des voisins puissants. L’hégémonie maritime se procure en retour des alliés, des relais et des points d’appui précieux contre leurs rivaux continentaux. L’anthropologue nord-américain Edward T. Hall distingue les cultures monochrones et polychrones. Dans les premières, on s’applique à ne faire qu’une chose à la fois là où chez les autres on éprouve le besoin de mener simultanément plusieurs tâches. Le nord de l’Europe serait plutôt monochrone alors que plus l’on descend vers le sud et la latinité, la polychronie serait la règle. L’ignorance de ces spécificités conduit à des malentendus et à des incompréhensions alors que chacun pense agir le plus correctement du monde, soit du point de vue de sa propre mentalité mono ou poly-chrone. Principe du recul stratégique. Dans un monde ouvert où se multiplient les interactions entre acteurs et collectifs de cultures différentes, la conscience de la particularité de sa propre culture de la stratégie mais aussi de celle des autres devient indispensable. L’ignorance de la spécificité de la culture des autres favorise autant la surdité et la cécité à leur égard que de soi-même : de ses forces et faiblesses, ainsi que de ses capacités d’apprentissage et d’amélioration. Pour ce faire, la prise de distance est essentielle. Selon Bernard Nadoulek, « le principe du recul stratégique est fondé sur cette vision de la diversité des cultures et sur la possibilité d’analyser les modes d’action des peuples et leurs comportements stratégiques à partir des éléments de continuité de leur histoire ». Les États-Unis ont ainsi pris une longueur d'avance dans le domaine de l'intelligence économique et stratégique, grâce à une sensibilité très forte aux questions de propriété intellectuelle qui vient de leur histoire (Thomas Jefferson), une culture très forte de la recherche de l'information (centre d'analyse de Londres pendant la Seconde Guerre mondiale), l'expérience de l'intelligence collective, la culture des leçons apprises lors des succès ou des échecs () et le prestige acquis par les armées des États-Unis lors des deux guerres mondiales. Le mode de raisonnement des États-Unis (pragmatisme) ou de l'Angleterre (empirisme) leur confère des forces sur le plan du management. Il s'agit ici d'un constat et non d'un jugement de valeur : on peut en effet critiquer le pragmatisme sur le plan de l'éthique. Ces forces confèrent aux entreprises américaines une certaine supériorité, même si leurs connaissances scientifiques et techniques ne sont pas forcément au même niveau que celles des Européens. En revanche, le mode de raisonnement français, inspiré de certains principes cartésiens, porte à des raisonnements souvent déductifs, alors que la complexité des interactions dans la mondialisation et le monde du web voudraient probablement que l'on raisonne davantage en mode inductif. Les Français ne regardent pas volontiers ce qui se passe à l'extérieur de leurs frontières. L'individualisme, l'idéologie, l'élitisme, la culture du sophisme ou des clichés véhiculés par l'Histoire sont d'autres freins au développement d'une véritable culture stratégique. Ces blocages ne sont pas propres aux administrations, mais se retrouvent, sous une forme ou une autre, dans l'ensemble des organisations, administrations centrales et locales, services publics, entreprises grandes et petites. Il semble qu'il y ait une sorte de divorce entre la vision et l'intendance. On connaît le mot du Général de Gaulle. L'intendance est pourtant indispensable, mais si elle n'est pas au service d'une vision, toute l'organisation en souffre. Napoléon Ier, qui ne manquait pourtant pas de vision, n'avait emporté qu'un seul atlas de la Russie en 1812. Les Américains, quant à eux, ont mis en place une logistique importante dans le Centre de la France pendant la Première Guerre mondiale (construction de voies ferrées), et les Allemands ont développé toute une industrie de la mécanographie qui démultipliait la production d'armements dans les années précédant la Seconde Guerre mondiale. Ce genre d'« oublis » de la mémoire collective est de nature à créer des blocages, qui empêchent la mise en valeur du potentiel important d'innovation scientifique et technique dont disposent la France et l'Europe en général. L'amiral Pierre Lacoste et l'ancien ministre Henri Plagnol ont très bien pris conscience des freins culturels qui bloquent de nombreuses organisations françaises. |
Buñol Buñol, en castillan et officiellement (Bunyol en valencien), est une commune d'Espagne de la province de Valence dans la Communauté valencienne. Elle est située dans la comarque de la Hoya de Buñol et dans la zone à prédominance linguistique castillane. Elle est située à une altitude de 441mètres d'altitude et sa population était de 9618 habitants en 2016. Il existe des preuves de peuplement dans la région depuis le Paléolithique, bien que le noyau urbain date de l'ère musulmane et soit apparu autour du château. Buñol et toute sa région ont été incorporés au royaume de Valence au milieu du XIIIe siècle lors de la conquête de Valence. L’expulsion des Morisques (1609) est une grave catastrophe démographique et économique. L’arrivée du chemin de fer en 1887 renforce l’industrie papetière qui, dans le dernier tiers du XIXe siècle, compte douze usines, avec une production diversifiée. L’industrialisation est restée forte à Buñol ; dans les années 1970, le secteur primaire représentait à peine 5 % de la population active, comparé à 75% pour l'industrie.Bien que le pourcentage industriel ait récemment diminué en faveur du secteur des services, l'industrie est toujours importante. La ville conserve un important patrimoine architectural, qui comprend le château, l'église de San Pedro, l'ermitage de San Luis Beltrán. L'événement le plus connu est la tomatina, fête déclarée d'intérêt touristique international en 2002. Toponymie. Le nom de lieu de Buñol est sûrement antérieur à la période musulmane, au cours de laquelle la localité s’appelait al-Buniúl, bien que son étymologie soit inconnue. La version la plus répandue (et plausible selon d'autres noms de lieux tels que Rafelbuñol ou Buñola) est celle du latin balneolum («lieu de [bain] [s])». Une autre option serait un dérivé de vignoble ou un terme similaire. Enfin, parallèlement à l'étymologie d'Albuñol, le terme pourrait dériver de boniol, diminutif de «bon». Géographie. D'une superficie la ville se situe à à l'ouest de Valence, le long de la rivière Buñol. Elle est entourée par les chaînes montagneuses la "Sierra de Las Cabrillas", la "Sierra de Dos Aguas" et la "Sierra de Malacara y Martés". Buñol est desservie par une ligne ferroviaire de la Renfe, la reliant à Valence. Les limites de Buñol sont au nord la municipalité de Chiva, à l'est Godelleta et Alborache, au sud Yátova et à l'ouest avec celui Siete Aguas et Requena. La ville de Buñol est à 40,1 km de Valence, capitale de la province et autonome. Localités limitrophes. Le territoire municipal de est voisin de celui des communes suivantes :Godelleta, Alborache, Yátova, Siete Aguas et Requena, toutes situées dans la province de Valence. Hydrographie. La municipalité de Buñol est traversée par la rivière Buñol, un affluent du fleuve Magro. Cette rivière, d'une longueur totale d'environ 30 km, relie la municipalité de Buñol à la rivière Juanes (ou Chico), puis se poursuit coulant vers le terminus Alborache. À l’ouest, coule la rivière Mijares, un autre petit affluent du fleuve Magro. Orographie. La municipalité de Buñol occupe 112,4 km². L'altitude moyenne de la municipalité est de 378 mètres, le point culminant de la ville étant à 441 mètres d'altitude. Cependant, la géographie de la région est si accidentée que les hauteurs varient considérablement dans l'agglomération urbaine. San Pedro Apóstol est à 352 mètres d'altitude, tandis que l'église de la Virgen de los Dolores (dans le quartier de Las Ventas) se trouve à 414 mètres d'altitude. Il est fréquent de donner à l'altitude la valeur de 352 mètres, hauteur à laquelle se situent l'hôtel de ville et la place du peuple. Le territoire municipal a une forme allongée d’ouest en est, avec un angle important vers le nord. La totalité de la Hoya de Buñol est formée de chaînes de montagnes alignées du nord-ouest au sud-est, coupées par des ravins qui forment des gorges profondes et qui laissent des plateaux isolés et des collines allongées à la suite de l'érosion. Les montagnes les plus importantes du district de Buñol sont la Sierra de Malacara à l'ouest (point culminant: Pico de la Nevera, à 1118 mètres d'altitude) et la Sierra de la Cabrera de Buñol au nord-ouest, à 798 mètres d'altitude. Dans la Sierra de la Cabrera on exploite de nombreux gisements géologiques: 4 carrières de calcaire, 2 carrières de gravier et 10 carrières de marbre. La zone forestière occupe 47% du territoire, bien que ce ne soit pas du bois pour l'essentiel. Le Portillo de Buñol est une colline situé à 595 m d'altitude, qui traverse un tronçon de l'A-3, entre Valence et Madrid. Jusqu'à la construction de la nouvelle route l'accs au col était difficile. Les pentes sud de ces montagnes sont les pentes ensoleillées, comme pour la Solana de la Cabrera. Au sud-est de la ville se trouvent les terres les plus basses du fleuve Buñol (à 280 mètres d'altitude) et à l'extrémité est du sommet géodésique de Miravalencia, à 442 mètres d'altitude. Climat. Bunol est situé à la frontière entre le climat méditerranéen et le climat méditerranéen continental. Les hivers sont relativement froids, avec des températures qui dépassent rarement 20 °C, mais plus fréquemment qui sont situées entre 9 et 13 °C. Les températures minimales peuvent tomber à environ -2 ou -3 °C les jours très froids (cela se produit 5 ou 6 fois par an, lors d'une vague de froid), mais généralement ils seront situés de 1 à 3 °C en hiver, avec une température maximale de 2 ou 3 °C et minimale -2 ou -3 °C. Les précipitations hivernales sont normales, sans être rares, avec des jours où il neige (0 à 5 jours de neige), bien que les hivers peuvent être secs. Il y a habituellement des gelées en hiver. La température enregistrée la plus basse était -12 °C en 1956. Les étés sont chauds, avec des températures qui peuvent atteindre dans des vagues de chaleur plus de 40 °C. Typiquement elles sont situées de 30 à 35 °C, bien qu'il y ait des jours où elles ne sont que de 28 °C. Les pluies sont rares en été et souvent lors d'orage. La température maximale enregistrée était de 45,7 °C en 1997. Les pluies annuelles sont généralement peu nombreuses. La quantité de précipitations se situe entre 350 et 650 mm de précipitations annuelles concentrées au printemps, en automne et en hiver. S'il le froid baisse en automne cette précipitation peut augmenter jusqu'à 900 mm soit le double. Histoire. Préhistoire et antiquité Les premiers vestiges de la vie humaine connus dans la région remontent à environ 50000 ans avant notre époque; le terme Buñol est riche en vestiges archéologiques. Les sites préhistoriques les plus anciens datent du Paléolithique moyen, dans le ravin de Carcalín (Moustérien), du Paléolithique supérieur (il y a environ 20 000 ans) dans la grotte de Turche; du mésolithique (il y a environ 10 000 ans), dans la Covalta de Ventamina; à partir de l'âge du bronze (il y a environ 3000 ans) sur les collines Mulet y Rotura. Sur la colline Mulet, il existe des vestiges allant du bronze à l'époque médiévale. La civilisation ibérique a remplacé celle de l'âge du bronze, après avoir trouvé de la poterie dans le Barranco de Monedi (Covalta); ainsi que des restes de murs dans le col de Umán et le départ de Turche. Peut-être ont-ils appelé leur ville, Bullon ou Billon. Les vestiges ibériques de la région ont survécu pendant la période romaine, comme c'est le cas des villes d'Oliveral, de Los Ríos et de Cañalarga1. Des vestiges sont apparus dans le Partior (tuiles); dans les rivières (murs et briques); dans les Cabrillas (monnaies et statues) et dans la Huerta Abajo (pierre tombale) .De plus, sur le rocher du château se trouvait initialement une fortification romaine et peut-être le village disparu de Mirabonell est-il d'origine romaine. Domination arabe et incorporation au royaume de Valence À l'époque de la domination arabe, ces lieux jouissaient déjà d'une certaine autonomie politique et administrative. La présence musulmane se manifeste dans la toponymie et la numismatique; dans les cimetières trouvés; dans les vestiges de l'aqueduc du gibier de la Turche et dans les murs et les puits du départ d'Oliveral; et, en particulier dans le château, construit au début du XIIIe siècle (il sera agrandi ultérieurement), dont la description plus détaillée est celle du docteur Facundo Tomás dans sa Topographie médicale de Buñol. Buñol et toute sa région ont été incorporés au royaume de Valence au milieu du XIIIe siècle lors de la conquête de Valence par Jaime I. Parmi ceux qui accompagnaient le roi se trouvait Don Rodrigo de Lizana. Une donation a eu lieu à . Néanmoins, la conquête de certaines de ces villes, comme Buñol, Turís, Yátova, Macastre, Alborache, Chiva ou Llombay, dura jusqu'en . Le , Rodrigo de Lizana a fait don de Buñol à l'ordre de l'hôpital. Cependant, cet acte n'a pas eu l'approbation réelle, donc il est revenu au monarque, qui a donné "Buñol, avec la place de Siete Aguas et tout inclus dans le trou et le mandat de Buñol à son fils naturel Pedro Fernández , Seigneur de Híjar. De 1304 à l'expulsion des morisques De juin 1304 à 1415, ils passèrent de main en main dans la couronne d'Aragon. Une tentative d'achat de Bernardo de Sarrió en 1304 a échoué, mais pas celle du roi Jaime II, qui l'a acquise en novembre de la même année pour 40 000 salaires. Ce roi en fit don le à son deuxième fils, le nouveau-né Don Alfonso. Alphonse IV en fit don à son fils Jaime en 1328, donation confirmée en 1337 par Pedro IV. Pedro IV le Cérémonieux lui-même a convenu avec le comte d'Urgel d'un échange de seigneuries incluant Buñol. Ainsi, à la mort de Martin Ier, Buñol était la propriété du comte d’Urgel. La mort de Martin ler entraina un conflit de succession auquel devaient faire face le comte d'Urgel (seigneur de Buñol) avec Fernando de Antequera. Le conflit sur la succession a été résolu dans l'Engagement de Caspe, avec l'élection en tant que roi de Fernando. Le , ce monarque résolut la confiscation des biens du comte d'Urgel, y compris Buñol. La population a été reprise par Juan Escrivà. En 1415, Fernando Ier fit don à son président excama et au maréchal Álvaro de Ávila, son maire, en récompense de ses services rendus dans les guerres de Grenade. Ávila le vendit à Alfonso V de Aragón, qui le vendit à son serveur Berenguer Mercader. Ainsi, la famille Mercader, une des plus représentatives de Valence, fut liée à la Hoya de Buñol de 1425 à 1836, date à laquelle le Señorío passa définitivement à la Couronne. En 1429, il y eut des affrontements frontaliers avec les Castillans, qui s'étaient emparés de Siete Aguas, qui fut récupérée par les Aragonais par Berenguer Mercader. Pendant la révolte des Germanias (1520-1522), Buñol et sa région restèrent du côté anti-Germanias . Avec Felipe III Buñol, avec Yátova, Siete Aguas, Macastre et Alborache, ils devinrent un comté, avec leur premier comte Gaspar Mercader et Carroz, le . De l'expulsion des Morisques au XIX L'expulsion des Maures (1609) a été un grave effondrement démographique et économique. La population est passée de 760 habitants en 1609 à 273 en 1646. Le , une lettre a été accordée à Buñol afin de la repeupler. Trente-trois personnes sont arrivées pour repeupler, venant de Majorque. La lettre peuplée recouvre le vassalisme, la fidélité et la reconnaissance de la seigneurie sur les maisons, terrains et autres biens en faveur du comte de Buñol, ainsi que l'obligation des résidents de résider sur place, les restrictions à la vente de biens et un ensemble d'obligations de tiers, dîmes, cinquièmes et autres quotas pour la production de divers produits agricoles (vin, bois de chauffage, blé, bétail, etc.), de la foresterie et des mines (chaux, gypse) . En 1634, la lettre fut modifiée pour réduire quelques charges, à la suite de l'augmentation de la population. Pendant la guerre de Succession, la région était favorable à l'archiduc Carlos. La pression subie par les habitants en raison des conditions des chartes des "pueblas", qui dans le comté de Buñol représentaient 20% de la valeur des maisons et des vergers, des oliveraies et des époques; un septième des terres sèches et des vignobles; et un sixième de celui de la canne à sucre a provoqué une opposition croissante des vassaux, qui s'est traduite par des révoltes anti-seigneuriales, mais également par des poursuites judiciaires. Ainsi, les voisins du comté ont offert 12 000 florins au comte de Buñol en 1797 pour rejoindre la couronne. Lorsque le comte n'accepta pas cette offre, un long processus commença jusqu'au , date à laquelle le ministère de la Grâce et de la Justice résolut de faire passer Buñol à une juridiction réelle moyennant le paiement de 70 588 reales et 8 maravedíes. Au cours de l'invasion napoléonienne, Buñol subit des dommages à la suite des représailles des troupes de Moncey après les combats de Las Cabrillas (1808), malgré les instructions adressées à leurs commandants. Au début de la première guerre carliste, certains partisans de Carlos María Isidro de Borbón se trouvaient dans la population, principalement après la proclamation de la régence de Maria Cristina, bien que la majorité fût libérale. Les milices urbaines de la population, ainsi que celles de Cheste et de Chiva, ont été vaincues par les carlistes à La Yesa. Buñol avait en 1835 une garnison dans son château, avec 30 hommes de la milice nationale commandés par un officier, mais cette force fut dissoute. En , Cabrera el Tigre del Maestrazgo passa par Buñol pour s'approvisionner, tuant plusieurs chrétiens et restant dans la région pendant un an. En 1837, Buñol récupéra sa garnison. Au cours de l'année 1837, des combats eurent lieu à Buñol et dans sa région. Dans l'un de ceux-ci, l'Action de Las Cabrillas du , le colonel Cristino Crehuet fut fait prisonnier, lequel fut tué par balle. Au milieu du XIXe siècle, le blé, l’orge, l’avoine, le maïs, la soie, le vin, l’huile, la caroube, les raisins secs, les légumineuses, les fruits et les légumes étaient produits à Buñol. La culture du riz a été abandonnée à cause de problèmes de santé. Il y avait sept moulins à papier, six moulins à farine et deux moulins à fouler, ceux-ci étant en décadence. Les communications avaient bénéficié de la construction de la route reliant Madrid à Valence par Las Cabrillas en 1765, mais le manque d'entretien la laissait dans un état déplorable. Elle était donc peu utilisée. Elle a été rouverte entre 1825 et 1847 à Las Cabrillas. En 1845, la construction du chemin de fer était comencée sur le même itinéraire. Ce chemin de fer sera achevé en 1887 avec la mise en service du tronçon Buñol-Venta Mina. La voie ferrée a permis la reprise de l’industrie papetière qui, dans le dernier tiers du XIXe siècle, comptait douze usines, avec une production plus diversifiée et de meilleures machines. L’expansion de l’industrie du papier et les vestiges de l’industrie en déclin signifiaient que plus de 50% de la population active de Buñolense y travaillait, contrairement à ce qui s’est passé dans le reste de la région, dans la région et dans la plupart des cas. d'Espagne. Avec l'amélioration des transports, la viticulture se développe et exporte sa production à l'étranger par le port d'El Grao. En 1862, il existait une usine de buffles à Buñol. La deuxième guerre carliste n’a pas eu d’impact sur la région, contrairement à la troisième. Des partis carlistes, comme celui qui, le , composa 8 000 reales et huit fusils de la milice nationale, brisèrent la pierre tombale de la constitution et brûlèrent le registre d'état civil. Au total, il a produit beaucoup moins de dégâts que la première. XX et XXI siècles En 1906, le phylloxera arriva à Chiva, ce qui signifiait ainsi que pour le reste de la région, l'achèvement de l'essor de cette production. La confrontation avec les seigneurs pendant une longue période créa un environnement que Teodoro Llorente décrivit comme la présence de "libéraux et progressistes" et «gente leída y discutidora». A cela s'ajoutait la présence d'un prolétariat industriel, d'abord dans l'industrie du papier, puis dans la cimenterie, ce qui conduisit à la création de noyaux socialistes et anarchistes dans la région. Ces groupes seront présents à la fois dans les manifestations pour la guerre du Maroc (1911) et dans les grèves de 1917 et 1919. Le candidat républicain a gagné à Buñol (bien qu'il ait perdu le district) en 1903. Aux élections de 1905 également, le candidat de l'UR l'emporta à Buñol, mais il fut également battu dans le district. Aux élections de 1907, le candidat républicain du district de Chiva - qui comprenait Buñol - était Félix Azzati Descalci. Cela a commencé (le ) et s'est terminée (le ) avec sa campagne à Buñol, considérée comme la population la plus républicaine et anticléricale de la région à cette époque. Le résultat électoral était similaire à celui des précédentes occasions. En 1912, l'Association socialiste est créée, fruit de la présence de Pablo Iglesias à Buñol pour des raisons de santé. Dans les années 1920, la population du PCE se sépara du PSOE. En 1918, après plusieurs élections sans candidats républicains remportés par les représentants de la boîte, fut présentée comme candidat par l'Alliance des A gauche Andrés Ovejero, du PSOE. Cela a encore gagné à Buñol, mais n’a pas obtenu le siège non plus. Ce résultat a été répété en 1919. En 1920, la rupture entre le PSOE et le PURA avait initialement conduit à la présentation de candidats par les deux, mais le PSOE s'était retiré en signe de protestation contre la répression subie. Ainsi, il a été répété qu'un candidat républicain, dans ce cas Vicente Lambíes del PURA, avait gagné à Buñol mais n'avait pas réussi à obtenir un siège après avoir été battu dans l'ensemble du district. Pendant la Première Guerre mondiale, l’approvisionnement en ciment français par la société Lafarge a été interrompu. En , la "Compañía Valenciana de Cementos" procéda à l'achat d'une petite usine de ciment naturel buñolense, qui modernisa les procédés et augmenta l'ampleur de la production. Entre 1923 et 1930, l’usine est agrandie, ce qui bénéficie de la demande découlant de la politique de travaux publics de la dictature de Primo de Rivera. La fin de celle-ci et la guerre civile ont entraîné une baisse importante de la production (passant de 104 200 tonnes en 1929 à 43 200 en 1939, la productivité est également tombée de 222 tonnes/homme/ an à 85) En 1919 ou 1920, l'école "blasquista de la Casa de la Democracia" organisa une colonie à Buñol. Cela conduisit à la construction d'un bâtiment spécifique dont les travaux, conçus par l'architecte Mora et dirigés par le maître d'œuvre Elías Matamales, ont débuté le . La maison de colonie a été inaugurée le de l'année suivante. Le bâtiment initial, d'une hauteur de 40 mètres sur 10, pouvait accueillir cent lits et des toilettes avec douches. L'entretien et l'assistance des colons étaient payés par abonnement populaire. Les enfants participants ont donc participé gratuitement, après une sélection minutieuse en fonction de leur état physique et de leurs besoins environnementaux et sociaux. La colonie scolaire Blasco Ibáñez a travaillé régulièrement depuis sa fondation jusqu'au début de la guerre civile. Pendant la guerre, le bâtiment était occupé par la fédération des écoles universitaires, qui y installa une colonie d'enfants évacués, qui assuma leur rôle jusqu'à la fin de la guerre civile. Au cours de la guerre civile, Vicente Furriol Ibáñez, du PCE, élu maire après le triomphe du Front populaire, a tenté de ne commettre aucun crime de sang. L'église a été épargnée et utilisée comme entrepôt sous paiement d’une taxe. Toute forme de diffamation contre des personnes ou des biens a été empêchée. Ainsi, Salvador Domingo Salvador, coadjuteur de la paroisse de San Pedro Apóstol, après la fin de la guerre et une action contre le maire de Buñol, est intervenu en son nom, comme beaucoup d'autres personnes dans la ville. À la fin du processus, Vicente Furriol a été acquitté de toutes les accusations. Dans les années 1970, le secteur primaire représentait à peine 5 % de la population active, contre 75 % dans l'industrie. Au cours de la seconde moitié de 1975 et jusqu'en , il y a eu un gros conflit dans la société Cointex. Il s’agissait d’une entreprise textile sous-traitante du groupe Sáez Merino. Le personnel était de 220 personnes, dont 190 femmes et ont travaillé dans des conditions précaires, en particulier à des températures dépassant les 40 °C (le maximum légal était de 28). A l'été 1975, une trentaine d'employés ont dû quitter leur emploi à cause de la chaleur. La société a considéré qu'il s'agissait d'une faute grave, prenant des mesures incluant le renvoi de certaines personnes impliquées. Cela a généré un conflit social, qui a été aggravé par la répression par la police des travailleurs rassemblés dans l'église de San Pedro Apóstol, un événement au cours duquel même le curé de la paroisse a été victime de violences policières. Même les membres de la mairie, y compris le maire Enrique Silla Criado, nommé à ce moment-là par le gouvernement, en sont arrivés aux poing. La pression sociale et syndicale a conduit à la fin du conflit le avec la rembauche des personnes licenciées et l'annulation des dossiers et des sanctions de l'entreprise. Démographie. En 1646, Buñol comptait environ 400 habitants. En 1789, ils étaient déjà 1670 et 4173 en 1877. La croissance se poursuivit au siècle suivant : 4747 en 1910, 7215 en 1960 et 9906 en 1991. Cette augmentation était due à un processus précoce d'industrialisation sur la base de l’élaboration du papier, qui s’est ajouté par la suite aux transformations métal / ciment, qui a attiré de nombreux immigrants. Ces dernières années, un certain ralentissement industriel a provoqué une diminution de la population. Administration. Buñol est gouvernée par des conseillers élus au suffrage universel tous les quatre ans, qui élisent à leur tour un maire. Le recensement électoral est composé de tous les résidents enregistrés à Buñol de plus de 18 ans et de nationalité espagnole et d'autres pays membres de l'Union européenne. Selon les dispositions de la loi sur le régime électoral général, qui fixe le nombre de conseillers éligibles en fonction de la population de la commune, la municipalité de Buñol est composée de 13 conseillers. Liste des maires, depuis les premières élections démocratiques. Économie. Les activités principales de la ville sont l'industrie et l'agriculture (culture de caroubiers, d'amandiers, d'oliviers, de vignes et d'arbres fruitiers). L'économie de Buñol repose principalement sur l'industrie et le secteur des services. L'agriculture occupe seulement 2% de la population active. La superficie cultivée occupe 1712 ha, 229 ha de terres irriguées et 1483 de terres sèches. Les principales cultures sont "el algarrobo" (517 ha), le vignoble (76 ha) , l'amandier (442 ha) et l'olivier (464 ha) . La Cooperative Valencienne vinicole de Buñol, fondée en 1932 en tant que successeur d'une autre coopérative du XIXe siècle, vinifie environ 60 tonnes de raisins par an. Elle produit également de l'huile et vend . Les ressources hydrauliques du territoire ont traditionnellement été utilisées pour l'irrigation selon deux systèmes: le premier utilise des sources situées sur la rive gauche de la rivière Buñol et le second utilise les eaux des rivières Buñol et Juanes à travers de petites rivières, barrages et fossés. L'activité industrielle occupe 48% de la population active et la construction à 10,5%. Les activités industrielles ont une longue tradition à Buñol, reflétant déjà l’existence d’usines à papier et de métiers à tisser en 1797. Les moulins à farine et les papeteries (dont on comptait au début du XXe siècle respectivement 11 et 7) utilisaient principalement les eaux traversant les fossés pour activer leurs machines. Plusieurs usines de papier sont toujours en activité, la principale activité industrielle étant la production de ciment (ce qui impliquait un flux continu d'immigrants au milieu du XXe siècle), suivie d'ateliers, entreprises de construction, de matériaux de construction et de machines. La production industrielle est répartie dans quatre zones principales: la rivière Buñol (production de papier traditionnel), la zone de rues Blasco Ibáñez (ancienne route menant à Valence), son propre noyau urbain et la zone industrielle d’El Llano à côté de l’A-3.1 Transports. Autoroute. Buñol est situé dans un carrefour important (El Portillo de Buñol) le Camino Real de Castilla, la route nationale N-III et, actuellement, l’autoroute A-3, qui relient toutes Madrid et Valence.1 Plusieurs routes locales relient Buñol aux villes voisines: Godelleta (V-3036), Alborache, Macastre et Yátova (V-3031) et Venta Quemada (V-3038) . Chemin de fer. La gare de Buñol a été ouverte à la circulation le avec l'achèvement du tronçon Valence-Buñol destiné à relier Valence à Cuenca, bien qu'elle ait finalement été arrêtée à Utiel. Les travaux ont été réalisés par la Société des chemins de fer de Cuenca à Valence et Teruel (en 1886 son nom était la Compagnie des Routes du Fer de l'Est de l'Espagne) jusqu'à la nationalisation du réseau ferré espagnol en 1941 et la création de RENFE. Depuis le , Renfe Operadora exploite la ligne, tandis qu’Adif est propriétaire des infrastructures. La station dispose de services qui la relient principalement à Madrid, Cuenca et Valence et fait partie de la ligne C-3 de Cercanías Valencia. Patrimoine. Fêtes. La population actuelle est d'environ en temps normal et de lors de la Tomatina, fête organisée annuellement le dernier mercredi d'août. Durant une journée, les gens se jettent des tomates : au total 130 tonnes. Les rues de la ville sont recouvertes de sauce tomate en moins d'une heure. Des personnes du monde entier viennent participer à ce festival d'été qui est l'un des plus importants en Espagne. Ce combat de tomates date des années 1940. C'est une bataille entre écoliers près d'un marchand de légumes qui est à l'origine de cette fête. L'année suivante le même événement se produit, mais cette fois les tomates furent jetées sur les passants. Les différentes fêtes : Urbanisme. La localité de Buñol s'est développée autour du château primitif (situé entre les rues Luis Vives et Che Guevara), probablement construite à la même époque sur une ancienne fortification romaine. Cette fortification a été remplacée par un second château sur un tertre situé plus sur le centre d'origine - délimité par les rues Mallorquines, Castaños et Spartaco - il est étroit, sinueux et de forte inclinaison. Depuis son origine jusqu'au 19e siècle, la zone urbaine s’étend vers le sud et le sud-ouest (rues Reyes Católicos, Goya et Luis Vives), en descendant vers le fleuve Buñol. A l'est, le ravin de Mudo (ou Borrunes), Au nord de la ville, de part et d'autre de Camino de Castilla (ou Camino Real de Madrid). Tout au long du et surtout depuis les années 1950, l'agglomération urbaine s'est développée très rapidement. L'inauguration du nouveau pont sous la Deuxième République a développé la croissance urbaine sur la rive droite du ravin des Mudos. Au milieu du siècle, la zone urbaine et le quartier de Las Ventas sont reliés physiquement par la construction du quartier de Gila. Dans les années 1960, est construit le quartier de San Rafael, conçu pour accueillir les travailleurs de la cimenterie. La rue Blasco Ibáñez, près de la gare de Buñol et de l'accès à l'autoroute A-3, est devenue la localisation de l'activité industrielle. |
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