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Boulevard Davout Le boulevard Davout est une voie du de Paris. C'est un élément de la ceinture de boulevards extérieurs dits « boulevards des Maréchaux ». Situation et accès. Le boulevard part du cours de Vincennes et, se dirigeant vers le nord, passe par la porte de Montreuil avant d'arriver à la porte de Bagnolet, où il laisse place au boulevard Mortier. Après avoir été accessible par la ligne de bus de Petite Ceinture, le boulevard Davout est désormais accessible par la ligne 3 du tramway . Origine du nom. Le boulevard doit son nom de Louis Nicolas Davout (1770-1823), duc d'Auerstædt, prince d'Eckmuhl, maréchal de France. Historique. Le boulevard Davout fait partie de la ceinture de boulevards créée à partir de 1861 le long de l'enceinte de Thiers, à la place la rue Militaire. Il prend son nom actuel en 1864. Fin , les travaux préparatoires à l'installation de la ligne 3b du tramway d'Île-de-France dit tramway des Maréchaux Est débutent sur le milieu de la voirie. La ligne est mise en service le .
Epsilon Pegasi Epsilon Pegasi (ε Peg / ε Pegasi) est une étoile dans la constellation de Pégase. Elle porte aussi le nom traditionnel d’Enif ou Énif. C'est une supergéante orange, environ 175 fois plus grande que le Soleil et 11 fois plus massive, dans la dernière phase de son évolution stellaire et peut donc être considérée comme une étoile mourante. Bien qu'Enif n'ait plus que quelques millions d'années devant elle, on ne sait toujours pas si elle va exploser en une supernova ou simplement devenir une naine blanche, car sa masse se trouve à la limite entre les étoiles destinées à exploser et celles destinées à s'effondrer. Elle est cataloguée comme étoile variable, car elle a procédé à l'éjection d'une vaste quantité de matière en 1972 qui a amené temporairement sa magnitude jusqu'à 0,70. Le nom "Enif" est dérivé du mot arabe pour "nez", car elle se trouve dans le museau de Pégase. Dans la fiction. Epsilon Pegasi est l'emplacement d'un avant-poste majeur dans le jeu "", la "Station Enif".
Les Médiums Les Médiums (") est une série télévisée américaine en treize épisodes de 42 minutes, créée par John Brancato et Michael Ferris et diffusée entre le et le sur le réseau NBC. En France, la série a été diffusée entre le et le sur TF6 et rediffusée à partir du sur Série Club, en Belgique sur Plug RTL, et au Québec à partir du sur Ztélé. Synopsis. Cette série met en scène un groupe de médiums capables de voir ce que d'autres ignorent et qui tentent, grâce à leurs visions et à leur don, d'aider les autres.
Boulevard Mortier Le boulevard Mortier est un boulevard du de Paris. C'est un élément de la ceinture de boulevards extérieurs dits boulevards des Maréchaux. Situation et accès. Le boulevard part de la porte de Bagnolet et arrive à la porte des Lilas, où il laisse la place au boulevard Sérurier. Il a une longueur de mètres pour une largeur comprise entre 37,5 et . À l’ouest, près de la porte de Bagnolet, se trouve le lotissement Campagne à Paris. Après avoir été accessible par la ligne de bus de Petite Ceinture, le boulevard Mortier est désormais accessible par la ligne 3 du tramway . Origine du nom. Il porte le nom d'Édouard Mortier (1768-1835), duc de Trévise, maréchal de France à compter de 1804. Historique. Le boulevard Mortier fait partie de la ceinture de boulevards créée à partir de 1861 le long de l'enceinte de Thiers, à la place de la rue Militaire. Il prend son nom actuel en 1864. Comprenant des tronçons assez étroits jusqu'au déclassement de l'enceinte en 1919, sa largeur est régularisée comme celle de l'ensemble des boulevards des maréchaux au début des années 1920.
Comète Encke
Kojak (série télévisée, 1973) Kojak est une série télévisée américaine en 118 épisodes de 48 minutes et 7 épisodes de 90 minutes, créée par Abby Mann et diffusée du au sur le réseau CBS. Puis une sixième saison fut diffusée dans le cadre du "ABC Mystery Movie" du au sur le réseau ABC. En France, la série a été diffusée du au sur Antenne 2 et rediffusée sur La Cinq à partir du . La sixième saison inédite sera diffusée du au sur La Cinq. La rediffusion de cette saison aura lieu du au sur France 2. Synopsis. Cette série met en scène les enquêtes du lieutenant Theo Kojak, élégant policier d'origine grecque au crâne rasé et grand amateur de cigares et de sucettes, dans le onzième district de police de New York. Produits dérivés. Jeu de société, jouets. En 1975, MB a publié un jeu de société "Kojak énigmes policières". Corgi toys a produit une version au 1/ de sa Buick « couleur bronze » (ou plus exactement cuivre) DVD. Elephant Films a publié l'intégralité des saisons 2 à 6 à la suite de l'abandon d'Universal Pictures. Elephant films sort l'intégrale de la série en un gros coffret sorti le . ASIN: B00LH42JA2. C'est l'éditeur Shout Factory qui a sorti l'intégralité des saisons 2 à 6 avec des copies restaurées. Mediumrare Entertainment a publié les saisons 2 & 3 en DVD dans les Zones 2 fin .
Manuel de Godoy
Astrochimie L'astrochimie est l'étude des éléments chimiques détectés dans l'espace lointain, habituellement, dans les nuages de gaz moléculaire. Elle étudie aussi leur formation, leurs interactions et leur destruction. L'astrochimie est une discipline liée à l'astrophysique, à l'interface entre l'astronomie et la chimie. Elle permet de caractériser les réactions se produisant dans le milieu interstellaire, en particulier lors des différents stades de la formation d'une étoile. La détection de certaines molécules-clés tels que les acides aminés pourrait avoir un impact sur notre compréhension de l'origine de la vie sur Terre. Moyens de détection. La spectroscopie est l'outil le plus utilisé pour détecter et caractériser les molécules. Dans les zones froides de l'univers (nuages moléculaires), les raies observées sont dues à des transitions rotationnelles ou vibrationnelles, ce qui nécessite l'observation dans le domaine submillimétrique pour éviter que la poussière et les nuages de gaz ne masquent leur émission. En raison de l'opacité de l'atmosphère à ces longueurs d'onde, les observations au sol ne peuvent se faire que dans une bande de longueur d'onde très étroite. Cette contrainte a été en partie levée par le lancement de télescopes spatiaux (Spitzer, Herschel...). Mécanismes de formation. En astrochimie, l'évolution de l'abondance d'une espèce atomique ou moléculaire est décrite par la somme des processus conduisant à sa production et de ceux conduisant à sa destruction. On parle d'état d'équilibre du nuage interstellaire lorsque les abondances des différents atomes et molécules ne varient plus au cours du temps. Les réactions physico-chimiques qui se produisent au sein d'un nuage interstellaire sont fortement influencées par les caractéristiques physiques du milieu qui les environne comme sa température, sa densité ou encore la présence ou non d'une étoile à proximité du nuage (exposition à un flux de photons UV). Les deux principaux types de réaction moléculaire connus à ce jour en astrochimie sont les réactions chimiques en phase gazeuse (réaction ion-molécule, réaction entre espèces neutres, photodissociation, association radiative) et celles qui se produisent à la surface des grains de poussière interstellaire. Molécules détectées à ce jour. Environ 200 molécules différentes ont été observées jusqu'à présent dans le milieu interstellaire. La molécule la plus répandue dans l'univers (H2) n'a pas de moment dipolaire, ce qui la rend difficilement détectable. Le monoxyde de carbone (CO), beaucoup plus facile à détecter, sert souvent de traceur car le rapport entre la luminosité émise par le CO et la masse de H2 est presque constant. Acides aminés. Bien que plusieurs fois annoncée, la détection de molécules aussi complexes que les acides aminés n'a pu être confirmée à ce jour. HAP. Les molécules détectées individuellement comptent jusqu'à 12 atomes mais on soupçonne que les espèces qui émettent des raies dans l'infrarouge moyen sont des HAP, hydrocarbures aromatiques polycycliques dont un bien connu sur Terre est le coronène. Ce sont des paraffines. Aucun HAP n'a pu être identifié individuellement mais on ne connait actuellement pas d'autre explication à l'existence de ces raies. Les HAP seraient des molécules énormes dont le nombre d'atomes de carbone est estimé entre 100 et 1000. D'actives recherches sont en cours pour déterminer la façon dont ces molécules se forment et interagissent.
Front (météorologie) Un front météorologique est une surface de discontinuité étendue, qui sépare deux masses d’air ayant des propriétés physiques différentes (ex : température, humidité, pression). Le concept a été développé au début du par les météorologues norvégiens pour expliquer le comportement de l'atmosphère dans les latitudes moyennes terrestres : la formation des nuages, des précipitations, des dépressions et des anticyclones ainsi que leur déplacement. Le développement de la météorologie depuis cette époque a permis de démontrer que les fronts sont une conséquence des forces en jeu plutôt que leur cause mais la représentation est maintenant tellement répandue qu'ils sont toujours largement utilisés dans les présentations météo. Histoire de l'analyse des fronts. L'histoire de l'analyse moderne des cartes de surface en météorologie débute au . L'invention du télégraphe en 1845 a permis de diffuser des observations prises à des endroits très éloignés les uns des autres dans un délai raisonnable pour pouvoir les utiliser à fin de prévision. Tant en Amérique qu'en Europe, des réseaux de stations d'observation météorologique se développent. La "Smithsonian Institution", sous Joseph Henry, établit le premier réseau de stations d'observations à partir des années 1840. Dès 1849, les premières cartes météorologiques de surface sont tracées en utilisant les déjà disponibles. Ce réseau couvrira la majeure partie du centre et de l'est des États-Unis en 1860. Pendant ce temps, le , une violente tempête provoque le naufrage de français en mer Noire, au cours de la guerre de Crimée. Cette tempête avait traversé toute l'Europe de l'Ouest, mais personne ne fut en mesure de la signaler, voire de prévenir du danger. Face à ce constat, Urbain Le Verrier, directeur de l'observatoire de Paris, décide de mettre en place un vaste réseau de stations météorologiques couvrant l'ensemble de l'Europe. Robert FitzRoy utilise également le télégraphe pour colliger les données météorologiques quotidiennes venant de toute l'Angleterre et tracer ses premières cartes synoptiques. En utilisant la variation de ces cartes dans le temps, il fait les premières prévisions qu'il commencera à publier dans le journal "The Times" en 1860. Le même mouvement se répand dans tout l'Empire britannique. Ainsi, en 1839, un observatoire météorologique est ouvert à Toronto et différents observatoires sont ouverts à travers les colonies britanniques du Canada par des enthousiastes ou des écoles. En 1871, des crédits de sont alloués au ministre de la Marine et des Pêches afin de mettre sur pied un réseau de prise de données météorologiques dont le but est de produire des avertissements de tempêtes. En Australie, c'est en 1877 que les premières cartes apparurent dans les journaux. L'Observatoire météorologie de Tokyo, l'ancêtre du service météorologique japonais, fait la même chose à partir de 1883. Les cartes de ces pionniers étaient généralement produites une fois par jour à partir des données colligées à une heure fixe le matin. Par exemple, les données américaines étaient prises à , temps solaire, et télégraphiées au "Smithsonian". Seules les données de pression étaient pointées et les lignes d'égale pression, ou isobares, étaient tracées. Il était donc possible d'identifier ainsi les dépressions et les anticyclones. Comme les données étaient prises à l'heure solaire locale, le pointage des données souffrait d'une certaine distorsion de la répartition spatiale de la pression due au manque de synchronisation. Il fallut attendre l'apparition du concept de fuseau horaire en 1879 et du temps universel coordonné pour remédier à ce problème. Cependant, l'acceptation de ces deux notions prit du temps et ce n'est qu'à la fin du qu’on les retrouve sur la plupart du globe. Dès 1841, Elias Loomis est le premier à suggérer la présence de fronts pour expliquer la météo mais ce n'est qu'après la Première Guerre mondiale, en 1919, que l'école norvégienne de météorologie impose ce concept. Ce n'est donc qu'à partir de cette époque que les fronts, séparant les différentes masses d'air recouvrant la planète et auxquels on associe le temps, sont analysés. Encore une fois, cette nouveauté a pris un certain temps à se répandre et ce n'est qu'après la Seconde Guerre mondiale que le National Weather Service américain commença à les indiquer sur ses cartes. Les cartes ont été analysées manuellement jusque dans les années 1970 lorsque l'introduction des ordinateurs a permis de développer des programmes de traçages automatiques des données des stations et des isobares. À partir des années 1990, l'ajout des données des satellites météorologiques, des radars météorologiques aux données de surface et d'altitude et le perfectionnement des programmes informatiques a permis de tracer par ordinateur un premier jet des fronts, mais le plus souvent les météorologues doivent encore raffiner l'analyse. Nomenclature. Masses d'air et fronts. Dans le modèle norvégien, il y a cinq masses d'air dans les latitudes moyennes de la planète. Les zones où ces masses d'air se rencontrent portent le nom de front et il y en a donc quatre. Ces divisions proviennent de la circulation atmosphérique générale et de la position des divers courants-jets. En général, chacun de ces fronts est identifié à la masse d'air la plus froide, presque toujours située sur sa facette nord : Ces fronts varient en latitude selon la saison. Ainsi le front arctique 2 fait rarement son apparition au sud des îles arctiques avant la fin de l'automne dans l'hémisphère nord alors que le Soleil illumine de moins en moins les régions nordiques et que l'air se refroidit graduellement. Les différences entre masses d'air maritime et continental de même nom est essentiellement due au contenu en humidité alors que les températures y sont assez similaires. D'autres fronts plus locaux ont également des noms : Type de fronts. À cause de la circulation de l'air le long de ces fronts, on distingue différents types de fronts : On retrouve également certaines lignes de démarcations de méso-échelle avec lesquelles on associe du temps et qui servent de limites entre masses d'air très locales : Frontogénèse et frontolyse. La "frontogénèse" est le processus de formation ou d'intensification d'un front ou d'une zone frontale par des influences physiques, comme le rayonnement solaire, ou cinématiques comme la direction des vents. La "frontolyse" est l'effet inverse, soit le processus d'atténuation ou de dissipation. La théorie classiques des fronts, de l'École de météorologie de Bergen, dit que lorsque deux masses d'air ayant différentes caractéristiques physiques entrent en contact, l'air froid, plus dense, tend à glisser sous l'air chaud qui s'élève en s'étendant (ascendance). Une fois l'air chaud refroidi dans les couches supérieures de la troposphère, l'humidité qu'il contient se condense en donnant naissance à des nuages caractéristiques (cirrostratus, altostratus, nimbostratus), qui donnent des précipitations (pluie, neige, grésil, bruine, etc.). Dans les dépressions importantes, le front froid s'engouffre violemment sous le front chaud en produisant un fort courant d'ascendance qui donne naissance à des nuages convectifs: cumulus, cumulus bourgeonnants et cumulonimbus). Ces derniers produisent des averses ou même des orages qui peuvent contenir de la grêle, produire des rafales descendantes violentes et des tornades. Dans les deux cas, se rétablit plus ou moins lentement un équilibre entre les deux masses d'air (front occlus), et le phénomène de glissement prend fin. Le passage des fronts froids ou chauds sur une région cause l'abaissement ou l'élévation de la température atmosphérique locale. En fait, les fronts ne sont que le résultat des mouvements de l'atmosphère et non leur cause. Les événements décrits ci-dessus sont le résultat des mouvements verticaux de l'atmosphère, un fluide en rotation, que l'on peut expliquer par la thermodynamique et la mécanique des fluides. Les zones de contrastes que marquent la présence de fronts causent ces mouvements et non les fronts eux-mêmes. L'air plus doux ne se soulève pas parce qu'il est repoussé vers le haut par l'air frais de surface mais bien parce que la convergence des vents dans la colonne d'air le long des fronts génère un mouvement ascendant.
Alain Fergent
Loi Sarbanes-Oxley Aux États-Unis, la loi de 2002 sur la réforme de la comptabilité des sociétés cotées et la protection des investisseurs est une loi fédérale, votée par le congrès, imposant de nouvelles règles sur la comptabilité et la transparence financière. Elle fait suite aux différents scandales financiers révélés dans le pays au début des années 2000, tels ceux d'Enron et de Worldcom. Le texte est couramment appelé « loi Sarbanes-Oxley », du nom de ses promoteurs : le sénateur Paul Sarbanes et le député Mike Oxley. Ce nom peut être abrégé en « SOX », « Sarbox », ou « Sarbane Oxley Act ». Cette loi a pour objectif d'accroître la responsabilité des entreprises, de rendre la communication de l'information financière plus fiable et de lutter contre les comportements déviants et frauduleux des entreprises. Cette loi est d'autant plus importante que c'est une des seules lois fédérales encadrant le système comptable américain. En effet les principes comptables (les , ou US GAAP) aux États-Unis sont développés par un organisme à but non lucratif et non gouvernemental, le Financial Accounting Standards Board (FASB). Les US GAAP ne sont qu'un cadre conceptuel qui donnent des objectifs généraux. Histoire. Ambitieuse et destinée à rappeler les grandes réformes de Roosevelt dans la banque et la finance, la loi est votée dans le contexte très particulier qui suit le krach boursier de 2001-2002, sur fond de crise de la dette des entreprises et de faillites retentissantes touchant les groupes Enron et WorldCom. C'est la manipulation des données comptables qui est à l'origine de ces scandales financiers. Des milliers d'investisseurs ont perdu toutes leurs économies à la suite de ces comportements frauduleux. Il faut rappeler que le système de retraite américain est financé en grande partie par des fonds de pension. À la suite de ces événements, un traumatisme s'est installé au sein de la population entrainant la perte de confiance des ménages dans le système capitaliste. Le gouvernement a donc dû réagir rapidement pour faire face à cette menace et c'est dans ce contexte que la loi Sarbanes-Oxley a été votée. Cette loi a créé un consensus au sein du congrès et du sénat américain. Le elle fut adoptée à la quasi-unanimité par ces derniers et officiellement promulguée par le président George W. Bush le . Contenu. La loi se compose de six parties : Cette loi oblige aussi à mettre en œuvre un contrôle interne s'appuyant sur un cadre conceptuel. En pratique le COSO est le référentiel le plus utilisé. Les critiques. Une des premières critiques sinon la plus importante est le coût engendré par cette nouvelle loi. En voulant respecter la loi, beaucoup d'entreprises n'arrivent pas à maintenir leurs coûts à un niveau raisonnable. Cette loi a également un effet pervers. Une entreprise connaissant des difficultés aura plus d'informations à fournir ce qui engendre des coûts supplémentaires et la défavorise encore plus. Avant de procéder à quelque opération de redressement, il faut suivre toute une démarche, qui commence par le signalement au système de registre suivi d'une demande d'autorisation au supérieur hiérarchique. Quelques jours plus tard la commission d'évaluation, après réflexion donne son aval ou non pour procéder. L'autre critique émise envers cette loi est qu'elle n'a pas eu l'effet attendu. Cette loi avait été créée pour éviter les scandales financiers comme Enron et WorldCom or elle n'a pas permis d'éviter la crise des subprimes, celle des dettes souveraines ni même les scandales comme l'affaire Madoff. L'impact sur les systèmes d'information. Les systèmes d'information doivent également se transformer notamment à cause des sections 409 « "Real Time Issuer Disclosure" » et 404 « "Management Assessment of Internal Controls" ». En outre, ces contrôles portent sur : Nombre d'entreprises se sont tournées vers une infrastructure COBIT qui détaille l'évaluation des contrôles TI. En effet, l'activité Ensure Systems Security s'adapte particulièrement à la loi Sarbanes-Oxley. Son principal objectif étant de « fournir des contrôles protégeant l'information contre toute utilisation, divulgation ou modification non autorisée et contre tout dommages ou pertes à l'aide de contrôles ». Applicabilité. Dans le cadre de la loi Sarbanes-Oxley toutes les entreprises américaines cotées ont l'obligation de présenter à la SEC des comptes certifiés par leur représentant. Cependant, cette loi n'influence pas que les entreprises américaines. En effet, il en va de même pour les entreprises européennes qui ont des intérêts liés aux États-Unis c'est-à-dire par exemple les sociétés qui ont des filiales aux États-Unis ou encore les sociétés qui ont des relations commerciales avec des entreprises américaines. Elle a également influencé la loi de sécurité financière mise en place par le gouvernement français.
José Oscar Bernardi José Oscar Bernardi, plus connu sous le nom d'Oscar, est un footballeur brésilien né le à Monte Sião (Brésil). Il évolue au poste de défenseur central, notamment avec le São Paulo FC et l'équipe du Brésil. Il devient par la suite entraîneur. Biographie. En équipe nationale. Il dispute la Coupe du monde 1978, la Coupe du monde 1982 et la Coupe du monde 1986 (en tant que remplaçant) avec l'équipe du Brésil. Oscar reçoit 67 sélections (dont 60 officielles) avec l'équipe du Brésil (47 victoires) ; il y inscrit deux buts.
Louis-Adolphe Robin-Morhéry Louis Adolphe Napoléon Robin-Morhéry ou Robin de Morhéry, né à Loudéac le , décédé à Paris le . Médecin, chansonnier, humaniste et homme politique français. Son nom de naissance "Robin-Morhéry" a été rectifié en "Robin de Morhéry" à titre posthume suivant jugement de la cour d'appel de Rennes du 15 décembre 1891. Conspirateur républicain sous Charles X, chef du Mouvement des Écoles pendant les Trois Glorieuses, il fut par la suite commissaire du gouvernement provisoire dans les Côtes-du-Nord et dans le Finistère (1848) puis député des Côtes-du-Nord à la Constituante (1848). Comme celui de tout le parti républicain, son rôle pendant les Trois Glorieuses, a été fortement occulté après l'élimination de la menace républicaine par les Orléanistes. Le Grand Larousse du le présente comme "un des hommes qui contribuèrent le plus à la Révolution de 1830". En 1997, l'historienne Jane Gilmore, dans son ouvrage "La République clandestine 1818-1848" a réhabilité le rôle de Morhéry et des étudiants républicains dans la préparation, le déclenchement et l'issue du conflit, décrivant Morhéry comme l'« un des hommes phares de la révolution de 1830, [qui] fit preuve d’une véritable envergure politique, avant, pendant et après les événements ». Biographie. Jeunesse. Né à Loudéac le , Morhéry fut élève au lycée de Pontivy, avec son cousin Ange Guépin. C'est sous l'impulsion du père de celui-ci, le libéral Victor Guépin, que les deux jeunes adolescents sont initiés très tôt à la politique. Ainsi, en 1822, ils entrent dans la Charbonnerie. En 1824, les deux cousins quittent la Bretagne pour étudier la médecine à Paris. Morhéry fut le disciple de François Broussais, à l'hospice de perfectionnement où il avait ouvert un cours particulier. Morhéry avait adopté les idées de Broussais tant en médecine qu'en politique. Il y était prédisposé par son ascendance. Ses grand-pères, Louis François Anne Robin de Morhéry et Toussaint Brélivet avaient adopté les idées de la Révolution et furent députés, le premier en 1789 et le deuxième en 1804. Son père, Olivier Robin-Morhéry, ancien capitaine pendant les guerres de la Révolution, établit marchand de toile à Loudéac et maire de la ville en 1800 fut victime du blocus continental et de la concurrence que subissait depuis près d'un siècle les toiles dites "Bretagnes". Il se trouvait en faillite depuis 1814, réduit à une modeste aisance et dut se résoudre à de lourds sacrifices pour assurer l'instruction de ses enfants. Le combattant de Juillet. À Paris, les études de Morhéry furent ralenties puis suspendues par son activité clandestine républicaine. Il se lia d'amitié avec d'autres conspirateurs étudiants et fut très vite à la tête de tous les étudiants engagés dans une action révolutionnaire et favorables à l’établissement de la souveraineté du peuple. Morhéry fut membre de la société jacobine Aide toi, le ciel t'aidera, et fut désigné par son État-Major, avec Marrast pour prendre la tête des funérailles du député Jacques-Antoine Manuel le . Le convoi, suivi de plus de représente la première manifestation publique contre la politique de Charles X. Pendant trois années consécutives, il est nommé commissaire du banquet breton où il prononça des toasts assez énergiques. Morhéry organisa et commanda l’Association de Janvier ou Conspiration La Fayette, organisation paramilitaire d’étudiants et d’ouvriers centralisée autour du journal "La Tribune des départements" et dont La Fayette était le commandant en chef honoraire. Durant les Trois Glorieuses, il prit la tête du Mouvement des Écoles, qui eut un rôle déterminant dans le déclenchement et dans l’issue du conflit. À la tête d’un groupe d’étudiants il repoussa par trois fois une colonne militaire qui s’approchait de l’hôtel de ville. Ayant mis toutes ses espérances en La Fayette, il fit de vives instances auprès du général afin qu’il se décida à proclamer la République lorsque le combat insurrectionnel semblait gagné. En vain, c’est le duc d’Orléans qui fut appelé. Le août, à l'Hôtel-de-Ville, Morhéry fut nommé par La Fayette et Odilon-Barrot, commissaire du gouvernement provisoire en Bretagne pour y organiser des moyens de défense contre une nouvelle chouannerie, mais au lieu de rejoindre son affectation, Morhéry prit la tête, le , de la protestation contre la nomination du duc d’Orléans, comme Lieutenant-général du royaume, puis le , il prit la tête d'une autre protestation à la chambre des Députés contre la « Charte Bérard ». Le , il est décoré de la médaille de Juillet mais refuse de prêter serment à la monarchie. Son comportement provocateur le fit rechercher par la police. Il put quitter in-extremis Paris le . Il gagna Strasbourg, où il obtint – non sans difficultés – l’autorisation de passer son doctorat en médecine. De retour à Paris, en 1831, il manqua une fois de plus de se faire arrêter et ne dut sa liberté qu’à l’énergique résistance de quelques amis. Il quitte finalement Paris et retourne à Loudéac où il soigne pauvres et ouvriers, avec un désintéressement sans exemple. Ses opinions, dont il ne se cachait pas ne troublaient en rien la popularité qu'il avait acquise. Même ses adversaires le respectaient. Il fut un des chefs de l’opposition à Loudéac, membre du conseil municipal, de la Chambre littéraire, membre du bureau de bienfaisance de la ville, et président du comice agricole du canton. On le considérait comme un véritable « ami du peuple ». Il s’efforça de favoriser les intérêts de la région en obtenant par exemple, un service de diligences entre Saint-Brieuc et Lorient, et un service de bateaux sur le canal de Nantes à Brest. Léon Dubreuil écrit de lui (1961) que son « influence était telle qu'il avait fait de l'arrondissement de Loudéac l'arrondissement le plus avancé des Côtes-du-Nord avec celui de Lannion ». Le constituant de 1848. Il constitua un réseau breton de sociétés des Droits de l'homme (sociétés secrètes républicaines), avec des sections à Loudéac bien sûr mais aussi dans toute la Bretagne. Son activité clandestine républicaine favorisa la Révolution de 1848 en Bretagne. Cette Révolution vit la République proclamée et bon nombre d’amis parisiens et de camarades de barricades de Morhéry, accéder à des charges importantes à Paris. Ledru-Rollin (ministre de l’Intérieur du gouvernement provisoire et ancien lieutenant de Morhéry en 1830) est à l'origine de sa nomination en tant que commissaire du gouvernement dans les Côtes-du-Nord le , mais la place étant déjà prise par Honoré Couard, Ledru-Rollin envoie Morhéry, le , comme commissaire du gouvernement à Quimper. Cependant, Jules Favre, secrétaire général de Ledru-Rollin y avait déjà nommé Tassel, et ainsi à l’issue d’un conflit resté célèbre, Morhéry fut envoyé comme commissaire-adjoint à Brest. Finalement, le Tassel fut révoqué et Morhéry prit sa place. Les élections au suffrage universel annoncées, barbe noire et vêtement très simple, Morhéry s’adresse aux marins, aux ouvriers, aux paysans et parle d’instruction gratuite, de liberté de la presse, d’affranchissement des esclaves noirs, de suppression du domaine congéable, de la défense des colons contre les châtelains, de faire défricher la Lande... Le , il fut élu avec voix (sur votants) à l’Assemblée Constituante pour les Côtes-du-Nord. Il prit place avec l’extrême gauche démocrate-socialiste et fit partie du comité de l’Intérieur. Il prit souvent la parole, de manière parfois énergique, notamment à l’occasion du cautionnement imposé aux entreprises de presse, ou encore au sujet de la nomination des magistrats. Il vota constamment avec la gauche radicale : pour le bannissement de la famille d’Orléans ; contre les poursuites à l'encontre de Louis Blanc et Caussidière ; pour l’impôt progressif ; contre l’incompatibilité des fonctions (il avait d’ailleurs lui-même démissionné de ses fonctions de commissaire du Finistère) ; pour l’amendement Grévy supprimant la présidence de la République ; contre la proposition Râteau ; contre l’expédition de Rome ... Il combattit vivement la politique napoléonienne de l’Élysée et signa, à l’occasion de l’écrasement de la république romaine par une armée française, la mise en accusation du président Louis-Napoléon Bonaparte. Mais la politique de réaction triomphant et son mandat de député n’ayant pas été renouvelé en 1849, il retourna à Loudéac, mais il ne cessa pas pour autant son activité politique. Le , au cours d’un voyage à Rennes, il prit contact avec les socialistes les plus ardents et ranima la société des « Travailleurs » forte d’environ 40 membres et dont le bureau, aux dires du procureur général, était composé des « hommes les plus ardents et les plus dangereux » de Bretagne. Il continuait son activité médicale et agricole étant toujours à la tête du comice agricole de Loudéac. Il avait mis au point un système pratique d’organisation agricole qu’il publia en 1859 et qui, disponible chez tous les principaux libraires, connut un certain succès. Conscient de l’importance de l’alphabétisation dans le cadre du développement du mouvement ouvrier, il avait mis au point, en 1861, avec un instituteur de Lonlay-l’Abbaye, une méthode de lecture qui accompagnait la publication de ses chansons, qui avaient fait sa notoriété lors des banquets politiques. Avec moins d’ardeur que dans sa jeunesse il s’intéressa toujours à la politique et publia, en 1863, à l’intention du prince Napoléon, une brochure politique sur Puebla et Varsovie () et la même année, publia une adresse politique dédié aux électeurs de Paris et intitulé « Le triomphe électoral ». Le médecin. Précurseur en médecine comme en politique, il s'était enthousiasmé pour "La Doctrine physiologique" de Broussais, qui ouvrait à la médecine des voies nouvelles. Ainsi, Morhéry avait soutenu sa thèse de médecine sur les passions et leur influences sur l’organisme à une époque où la médecine était tombée dans le plus profond matérialisme. Morhéry lui-même présentait sa thèse comme une protestation contre ce courant de la médecine organique et de la pharmacologie minérale. Il s’était aussi intéressé au spiritisme d’Allan Kardec, allant jusqu’à envisager – avec une réserve toute scientifique quand même - une médecine particulière liée au spiritisme, sur laquelle il avait fait quelques expériences en accueillant chez lui Désirée Godu, une jeune guérisseuse d’Hennebont. Il s'était aussi fortement intéressé aux traitements des maladies des femmes, la future gynécologie. En butte aux tracasseries cléricales et réactionnaires, et à la suite d'une saisie et de la vente aux enchères d'une partie de ses biens (dont le domaine du Plessis-Boudet, à Loudéac, où il vivait) il s’était installé à Paris vers 1860. Il y inventa un fixateur utéro-vaginal contre les descentes d'organes (prolapsus). Il avait épousé au Quillio, une parente : Marie-Françoise Ollitrault de Keryvallan (tante de dom Jean-Baptiste Ollitrault de Keryvallan), de qui il eut sept enfants pour qui la particule « Robin de Morhéry » fut rétablie en 1891.
Louis-Adolphe Robin de Morhéry
Louis-Adolphe Robin Morhéry
Robin-Morhéry
Robin de Morhéry
Alemão Ricardo Rogério de Brito, plus connu comme Alemão, était un footballeur brésilien né le à Lavras (Brésil). Il a joué milieu défensif, notamment avec Botafogo FR, SSC Naples et l'équipe du Brésil. Carrière de joueur. En club. Avec SSC Naples il a été champion d'Italie et a remporté une Coupe UEFA, ainsi qu'une supercoupe d'Italie. Tous ces titres ont été obtenus en compagnie de Diego Maradona. Il a été nommé « ballon d'argent brésilien » en 1985. En équipe nationale. Il a disputé les coupes du monde de football 1986 et 1990 avec l'équipe du Brésil. Alemão compte 39 sélections (3 non officielles) avec l'équipe du Brésil et a marqué 6 buts.
Baba Maal
Astrophysique théorique L'astrophysique théorique est une discipline qui cherche à expliquer les phénomènes observés par les astronomes en des termes physiques avec une approche théorique. Dans ce but, les astrophysiciens théoriciens créent et font évoluer des modèles et des théories pour reproduire et prédire les observations. Dans la plupart des cas, essayer de comprendre les implications des modèles physiques n'est pas facile et demande beaucoup de temps et d'efforts. Les astrophysiciens théoriciens utilisent une grande variété d'outils, incluant des modèles analytiques (par exemple, des polytropes pour approcher le comportement d'une étoile) et l'analyse numérique calculable. Chacun a ses avantages : les modèles analytiques d'un processus sont généralement meilleurs pour donner une connaissance intime de ce qui se passe, tandis que les modèles numériques peuvent révéler l'existence de phénomènes et d'effets qui seraient passés inaperçus autrement. Les théoriciens en astrophysique s'efforcent de créer des modèles théoriques et de déterminer les conséquences de ces modèles sur l'observation. Cette aide permet aux observateurs de rechercher des données qui pourraient contredire un modèle ou aider à choisir entre plusieurs modèles alternatifs ou conflictuels. Les théoriciens essayent également de générer ou de modifier des modèles prenant en compte de nouvelles données. Dans le cas d'une contradiction, la tendance générale est d'essayer d'apporter le moins de modifications possibles au modèle pour correspondre aux données. Dans certains cas, une grande quantité de données contradictoires peut amener à l'abandon total du modèle. Parmi la communauté astronomique, les théoriciens sont largement caricaturés pour être mécaniquement ineptes et malheureux dans leurs observations. Le fait d'avoir un théoricien dans un observatoire pourrait porter malheur à l'observation en cours, causer des pannes informatiques ou encore provoquer l'arrivée de nuages. Les sujets étudiés par les astrophysiciens théoriciens incluent : les dynamiques stellaires et l'évolution des étoiles ; la formation et l'évolution des galaxies ; les grandes structures de matière dans l'Univers ; l'origine des rayons cosmiques ; la relativité générale et la cosmologie. La relativité astrophysique sert d'outil pour jauger les propriétés de structures à grande échelle pour lesquelles la gravitation joue un rôle important et sert de base pour l'("astro")physique des trous noirs et l'étude des ondes gravitationnelles. Quelques théories/modèles largement acceptés incluent : le Big Bang, l'inflation cosmique, la matière noire, et les théories fondamentales de la physique. Une théorie astrophysique ayant des partisans mais se trouvant en désaccord avec les observations est la cosmologie des plasmas. Un exemple de théorie astrophysique n'étant pas largement acceptée mais se montrant suffisamment viable pour mériter quelques approfondissements est la théorie des dynamiques Newtoniennes modifiées. Dans la culture populaire. Le personnage de fiction Erik Selvig, qui apparaît dans plusieurs films de l'univers cinématographique Marvel, est professeur d'astrophysique théorique. Astrophysiciens célèbres. Le CNRS considère Evry Schatzman comme le père de l'astrophysique théorique en France.
Université de Georgetown L’université de Georgetown est une institution catholique d'enseignement supérieur dirigée par les jésuites. Fondée en 1789 par l’évêque John Carroll et sise à Washington, D.C. elle est régulièrement classée parmi les quinze premières universités des États-Unis. Historique. L'université de Georgetown fut fondée en 1789 selon la vision de John Carroll (1736-1815), jésuite et évêque de Baltimore (et premier évêque catholique aux États-Unis), né aux États-Unis et formé en Europe mais rentré au pays en 1773, lorsque la Compagnie de Jésus fut supprimée. Comme évêque de Baltimore en 1789 Carroll contribua à unifier et affermir le catholicisme américain en établissant une institution catholique prééminente de la plus haute érudition. Comme d'autres institutions l'université de Georgetown tira un profit de l'esclavage. Des esclaves noirs ont contribué à la construction des premiers bâtiments du campus. À la fin de la période esclavagiste (1838), l'université vend , et utilise une partie des recettes pour régler ses dettes. L'identité catholique et jésuite de Georgetown. La tradition intellectuelle riche et diverse du catholicisme fait depuis longtemps partie intégrale de la vie académique de Georgetown. Georgetown continue à enrichir la vie intellectuelle de l'Église au moyen des nombreuses contributions de ses programmes, professeurs et étudiants. La Société de Jésus a fait partie intégrante de l'université tout au long de son histoire. Alors que l'université et la communauté jésuite sont des entités distinctes qui sont gouvernées séparément, elles sont unies par une longue tradition et un esprit commun d'apprentissage et de foi qui caractérisent Georgetown. Les jésuites qui vivent et travaillent à l'université sont un signe visible de l'engagement progressif de Georgetown à son héritage catholique jésuite. Le président John J. DeGioia a créé un séminaire jésuite pour des membres du conseil de l'administration de Georgetown et autres officiers supérieurs de l'université pour discuter spécifiquement de la tradition catholique et jésuite et de l'association de la tradition avec la mission pédagogique de Georgetown, la diversité et les futures initiatives. Les formations. L'école des arts et sciences de Georgetown (CAS). L'expérience de l'école des arts et sciences de Georgetown (en anglais : ") est marquée par une vitalité intellectuelle, un point de vue global et une dédication au service. Son identité est distinctive dans la nation : l'excellence académique dans les sciences humaines combinée une mission jésuite et catholique, une perspective résolument internationale, et des locaux avantageux dans la capitale des États-Unis. Le cursus du premier cycle à Georgetown couvre toute une gamme de disciplines humanistes, scientifiques et sociales et est enrichi en outre par sa Faculté de Langues et Linguistique et une grande variété d'initiatives interdisciplinaires. Pour construire une fondation des sciences humaines durable, ses étudiants étudient la philosophie, la théologie, les sciences, les sciences humaines, les mathématiques, la littérature et l'histoire, parmi beaucoup d'autres options scolaires. De même que les étudiants de toutes nationalités viennent à Georgetown pour poursuivre leurs études, les étudiants sont encouragés à faire un séjour d'études à l'étranger. Les diplômés de Georgetown poursuivent des carrières prospères dans chaque coin du monde. Centre de droit (GULC). Fondée en 1870, le Centre de droit (en anglais : ") est l'une des écoles de droit les plus prestigieuses dans le monde et la deuxième plus grande aux États-Unis. Elle est régulièrement classée parmi les écoles de droit du pays (). Depuis 1890, bénéficie d'un campus distinct, situé à proximité des grands tribunaux de la ville, dont la Cour suprême des États-Unis, et jouit d'une réputation inégalée dans les domaines du droit fiscal et international. , le Centre offre une formation de à et des programmes de troisième cycle à . École des affaires étrangères (SFS). Fondée en 1919 avec l'objectif de préparer les étudiants pour des positions de haut rang sur la scène des affaires internationales, l'École des Affaires étrangères (en anglais : ') s'emploie à promouvoir la compréhension interculturelle et le service diplomatique sur la scène mondiale. Ces objectifs ont été depuis le début ceux de son fondateur et premier doyen, le révérend Edmund A. Walsh, S.J. , l'école offre un premier cycle pour plus de et des programmes de deuxième cycle (') et de master à environ . École de commerce de Robert Emmett McDonough (MSB). Offrant un accès incomparable aux chefs mondiaux du commerce, de la politique, et de la pensée, la à l'université Georgetown est située dans une des universités les plus prestigieuses de la nation dans une des villes les plus dynamiques et importantes du monde. L'école vise à former des dirigeants capables de prendre des décisions commerciales complexes dans un environnement global et qui sont consacrés à servir leurs compagnies, leur société, et l'humanité. École des études de santé (NHS). L'école des études de santé à l'université de Georgetown profite d'une tradition de de façonner le futur des professions de la santé pour des étudiants, des diplômés et des étudiants de la formation continue. L'École des études de santé est reconnue nationalement pour son innovation, son érudition interdisciplinaire et interactive, et ses recherches et entraînement cliniques empiriques. Troisième cycle. La formation du troisième cycle à Georgetown est fondée sur le principe des jésuites que la poursuite des connaissances et de la compréhension devrait aller de pair avec la responsabilité de contribuer au bien commun. Ce principe se manifeste dans le fait que beaucoup des programmes de master se focalisent sur des matières de politique publique. En plus, tous les doctorants apprennent à communiquer des idées intellectuelles dans plusieurs cadres sociaux, y compris en cours où ils participent à un dialogue avec quelques-uns des étudiants les plus doués du monde. Les plus grandes universités offrent des programmes plus nombreux et plus complets, mais Georgetown offre des programmes plus spécialisés, en occupant des niches de vie intellectuelle. Certains de ces programmes sont uniquement offerts à Georgetown. En outre, Georgetown reconnaît que beaucoup de projets innovateurs viennent tisser des nouveaux liens et les étudiants ont la possibilité de poursuivre des double-diplômes, y compris des programmes offerts conjointement avec une autre université. École de médecine. La situation de Georgetown dans la capitale nationale le rend unique. Plus important, cependant, est sa philosophie. L'école de médecine est héritière d'une longue et riche tradition catholique et jésuite : s'occuper des malades. Dès sa création, Georgetown s'est consacré à la poursuite de la connaissance afin de servir la communauté. L'expérience médicale de Georgetown se concentre sur le principe de ", soin de la personne intégrale, le psychologique, spirituel et social ainsi que le bien-être de l'individu et une dédication au soin d'autrui et aux besoins sanitaires de notre société. Cette philosophie s'exprime à travers la recherche et la pédagogie, ainsi que le dialogue de science et de service, de la foi et la technologie.
Courant jet
Déni (psychanalyse) Le déni (en allemand : "Verleugnung") est l'attitude de refus de prendre en compte une partie de la réalité, vécue comme inacceptable par l'individu. En psychanalyse, c'est un mécanisme de défense, par lequel le sujet refuse de reconnaître la réalité d'une perception ressentie comme menaçante et/ou traumatisante. Sigmund Freud recourt à la notion de déni ("Verleugnung") assez tardivement dans son œuvre, plutôt dans les domaines du fétichisme et de la psychose. Origine étymologique du terme et définitions. « Déni » en français, "Verleugnung" en allemand, traductions françaises. Le « déni » est, selon le "Dictionnaire historique de la langue française", un apparu vers 1250 et signifiant d'abord , qu'on rencontre en 1667 dans l'expression juridique « déni de justice ». Au (1160), « dénier » (du latin "denegare" : ) avait d'après "Le Robert" le , devenu moins courant aujourd'hui que le sens attesté à l'époque et resté en usage de . Pour Bardou, Vacheron-Trystramb et Cheref, le mot « déni » est déjà utilisé dans le contexte du droit au moins depuis le . Le droit français moderne l'utilise encore, avec un sens restreint, plutôt dans la jurisprudence. "Le Robert" observe que . Etymologiquement, le substantif allemand de genre féminin "Verleugnung" (formé sur "verleugnen") remonte à une racine en moyen / ancien allemand ("mhd / ahd") qui l'apparente à "Lüge" (mensonge), "lügen" (mentir). Les champs sémantiques de "Verleugnung" en allemand et de « déni » en français ne se recouvrent qu'en partie . « Déni », interférence de « (dé)négation ». Bertrand Penot note que le mot allemand "Verleugnung" peut être aussi traduit en français par « désaveu ». Jacques Lacan préfère traduire "Verleugnung" par « démenti », sans se servir de ce terme dans le domaine des psychoses où il privilégie la "" qu'il traduit par . Le « déni », en tant que serait à distinguer de la ("Verneinung") que Jean Laplanche et Jean-Bertrand Pontalis rapportent à la « négation » . En 1989, dans "Traduire Freud" et dans le cadre des nouvelles traductions des "Œuvres complètes de Freud / Psychanalyse", Jean Laplanche ne maintient pas l'ancienne traduction de "Verneinung" par « (dé)négation » de Laplanche et Pontalis en 1967, : le texte de Freud « "die Verneinung" », écrit Laplanche, a en effet . Chez Laplanche et Pontalis, le choix en 1967 de la traduction de "Verleugnung" par "déni", par rapport à "dénégation", repose sur la prise en compte des distinctions suivantes : ; déni ne porte pas seulement , mais aussi , et dans ce dernier cas, il s'agit d'un comme pour un déni de justice ou un déni d'aliments: le refus est illégitime. Définitions. Le déni peut désigner un mécanisme de défense pour traiter les conflits intrapsychiques et le rapport avec le monde extérieur. Selon Laplanche et Pontalis, le terme « déni » ("Verleugnung") est : il s'agit d'un . Sigmund Freud recourt à ce terme assez tardivement dans son œuvre, notamment dans les domaines du fétichisme et de la psychose. D'après André Bourguignon, la notion de déni inclut la scotomisation, processus faisant que le névrosé nie l'existence de faits qui ont été vécus mais qui lui sont intolérables. Bourguignon et Manus (1980) parlent aussi d' pour décrire ce qu'est le déni. Jean Bergeret considère que le terme s'étend à la réalité perceptive dans son ensemble et se rapporte généralement aux structures psychotiques. Bardou, Vacheron-Trystramb et Cheref (métaphoriquement) sont d'avis qu'une réalité reste déniée tant qu'elle reste non-métabolisable sur le plan psychique. Pour les mêmes auteurs, lorsque le déni n'est pas structurel, comme dans le cas de la perversion, il semble réversible et accessible aux soins. Dans son ouvrage "Figures du déni", Bernard Penot observe que ce mécanisme est souvent associé au clivage du Moi. Sur le plan clinique, Ionescu, Jacquet et Lhote décrivent comment la personne dans la dénégation passe alors à une phase d'acceptation de la réalité, souvent après avoir pu formuler son ressenti qui est une source de conflit (correspondant à un désir, une pensée, un sentiment jusqu'alors refoulé) ; elle le met à distance en niant qu'il lui appartient. Chez André Green, . Des auteurs comme Coste, Costey et Tangy (2008) différencient la « "dénégation" » (qui renverrait pour eux à la psychanalyse et à la constitution du sujet de la psychose), du « déni » que mobilisent certains chercheurs en sciences sociales : la dénégation correspondrait à un "" ayant des causes psychiques plus inconscientes, alors que le déni mobiliserait plus la volonté, dans un refus proactif de voir la réalité, le déni étant alors « plus contextuel ». Pour ces auteurs, le déni est parfois un opposé du consentement. Concept de déni chez Freud. Perla Dupuis-Elbaz souligne que le déni fait l'objet d'une élaboration progressive par Freud qui en aborde le mécanisme avec le déni de la spécificité sexuelle féminine par le petit garçon dans des textes de 1905 et 1908. Selon Plon et Roudinesco, la notion de déni apparaît pour la première fois chez Freud en 1923, dans un article sur l’organisation génitale infantile, puis est lié à la reconnaissance d'une réalité manquante dans la différence des sexes, pour devenir enfin un mécanisme propre à la psychose par opposition au refoulement dans la névrose, où le psychotique nie la réalité pour en reconstruire une sur le mode hallucinatoire. À la suite d'échanges sur la scotomisation avec René Laforgue en 1927, Freud fait du déni un mécanisme pervers où le sujet se reconnaît dans deux réalités contradictoires : l'absence de pénis chez la femme est à la fois refusée et reconnue. Le clivage du moi renvoie ainsi non seulement à la psychose mais également à la perversion. Perla Dupuis-Elbaz fait remarquer que dans l'article de 1923 sur l'organisation génitale infantile, Freud emploie le terme « nier », celui de déni n'est utilisé en tant que tel qu'à partir de 1925. Étapes. Entre 1924 et 1938 — d'après Laplanche et Pontalis — les références au processus désigné par "Verleugnung", au sens où Freud va employer le terme "Verleugnung", sont assez nombreuses, même s'il faut attendre 1938, pour en trouver , dans l' "Abrégé de psychanalyse" ("Abriss der Psychoanalyse") . Dans "L'organisation génitale infantile" ("Die infantile Genitalorganisation", 1923), Freud commence à décrire la "Verleugnung" en relation à la castration: devant l'absence du pénis chez la fille, il écrit que les enfants . Peu à peu, ils tiendront l'absence du pénis pour un résultat de la castration. Dans "Quelques conséquences psychiques de la différence des sexes" ("Einige psychische Folgen des anatomischen Geschlechtsunterschied", 1925), le déni vaut pour la petite fille comme pour le petit garçon, et Freud : , écrit-il, en ajoutant que si le processus , par contre chez l'adulte, il . En 1924, dans "La perte de la réalité dans la névrose et la psychose" ("Der Realitätsverlust bei Neurose und Psychose"), Freud précise en quoi le déni, qui constitue , dans la mesure où il s'oppose au refoulement chez le névrosé: tandis que . À partir de 1927, . Dans son étude sur cette perversion ("Le fétichisme [Fetischismus]", 1927), il montre . Cette coexistence indique ("Spaltung, Zwiespältigkeit") du sujet. Dans les textes de 1938, "Le clivage du moi dans le processus de défense" ("Die Ichspaltung im Abwehrvorgang", 1938) et l' "Abrégé de psychanalyse" ("Abriss der Psychoanalyse", 1938), la notion de clivage désormais mise en place . Le clivage du moi , où le déni, qui est celui d'une perception, porte sur la réalité extérieure: il s'agit alors de la . Jacques Lacan et le déni. Selon Perla Dupuis-Elbaz, Lacan, dans le cadre de la psychose, a mis en avant le terme de ' qu'il a traduit par « forclusion » tandis qu'il traduisait ' par « démenti » et qu'il voulait utiliser dans le cadre des rapports entre analysant et analyste. Dans une conférence de 1968, il rattache également la ' à la ', la « division du sujet ». La position de l'analyste peut se rapporter partiellement au clivage impliqué dans le déni : l'analyste prend la place de « sujet supposé savoir » alors même que le déroulement de la cure visera à l'en déloger. Selon Jacques Adam, en 1975, Lacan rattache également le démenti au réel. Pour Jacques Adam, la ' tel que le comprend Lacan, est un mécanisme d'un inconscient rusé (') dont Freud n'a pas pu terminer l'exploration et auquel Lacan a proposé, pour échapper aux ambiguïtés freudiennes, .
George Hadley George Hadley (Londres, - ) est un avocat et météorologue amateur anglais qui a proposé un modèle de circulation atmosphérique, la cellule de Hadley, qui explique les vents d'est constants dans les tropiques appelés alizés. Ceux-ci revêtaient une importante capitale pour la navigation à voile et la compréhension du phénomène était donc la bienvenue. Il est le frère de l'astronome John Hadley. Biographie. George Hadley est né à Londres, au Royaume-Uni, en 1685 de Katherine FitzJames et George Hadley. Après une enfance normale dans l'ombre de son frère ainé, John Hadley, astronome célèbre. Avec ce dernier, il a construit un télescope de Newton et pris goût aux sciences. Le , George Hadley est entré au Pembroke College (Oxford) et le de l'année suivante, il est devenu membre de l'école de droit Lincoln's Inn où son père avait acheté une "chambre" pour lui. Le , Hadley a été accepté du barreau mais il est resté intéressé par la physique. En particulier, il était intrigué par la circulation des vents d'est dans les tropiques que Sir Edmond Halley avait essayé d'expliquer en 1686, sa théorie restant largement répandue jusqu'au début du . Hadley est devenu membre de la Royal Society et succéda à William Derham comme interpréteur des journaux météorologiques tenus par des observateurs à travers le monde, principalement de Grande-Bretagne et de Scandinavie, et envoyés à la "Society". Il pouvait ainsi obtenir toutes sortes d'informations de température, de vents et de pression. Hadley émet donc une théorie sur la circulation des alizés qu'il publie le dans un court document de la revue "Philosophical Transactions of the Royal Society" (vol. 39, 1735, p. 58–62). Elle demeure dans l'ombre et plusieurs autres météorologues trouvent plus tard la même solution. L'un d'eux, John Dalton, retrouve le papier original de Hadley et remet son auteur comme le découvreur de l'explication. Durant la seconde moitié du , elle est donc graduellement reconnue comme le « principe de Hadley ». Pour son travail dans le domaine de la météorologie, Hadley élu "Fellow" de la "Royal Society" le , la même année qu'il publie sa théorie. Il ne s'est jamais marié et a vécu sur la fin de sa vie avec un de ses neveux, Hadley Cox, fils de sa sœur Elizabeth et prêtre anglican à Flitton, Bedfordshire. Il est mort le à l'âge de 83 ans et a été inhumé dans le cimetière de Flitton. Théorie. Le moteur de la circulation atmosphérique dans les tropiques est le réchauffement solaire. À cause de l'inclinaison de 23,5 degrés de l'axe de rotation de la Terre, le Soleil n'est jamais plus qu'à quelques dizaines de degrés du zénith à midi tout au long de l'année dans les tropiques ce qui donne un maximum de réchauffement autour de l'équateur géographique. Cette chaleur est transportée en grande partie dans l'atmosphère sous forme de relâchement de chaleur latente dans les orages tropicaux. Edmond Halley avait proposé une théorie pour expliquer la présence des alizés. Cependant, sa solution n'expliquait pas pourquoi les vents se dirigeaient vers l'ouest. George Hadley a proposé une variante décrivant une circulation fermée. Pour expliquer la direction vers l'ouest de la circulation de surface, il a tenu compte de la rotation de la Terre. En effet, une parcelle d'air se dirigeant vers le nord ou le sud, par rapport à un observateur au repos dans l'espace, semble se déplacer avec une composante ouest par rapport à un observateur terrestre parce que ce dernier se déplace vers l'est. Gaspard-Gustave Coriolis reprendra cette idée un siècle plus tard dans sa description des mouvements dans un repère en rotation. Le mécanisme de formation des "cellules de Hadley" se décrit donc ainsi : Sur l'image, on voit en (4) que l'air chaud et humide converge à l'équateur parce que le facteur de Coriolis y est négligeable et que les vents n'y ont pas de direction privilégiée. L'air se déplace alors vers les zones de pression plus basses (4) où ils s'élèvent en formant des orages (1). C'est la zone dite de convergence intertropicale où les précipitations sont très abondantes mais les vents faibles (le pot-au-noir). Quand les parcelles d'air chaud et humide atteignent la tropopause (limite entre la troposphère et la stratosphère), à environ 12 à 15 km d'altitude, elles ne peuvent monter plus haut ni ne peuvent rester à cet endroit à cause du flux constant venant des basses couches de l'atmosphère. Par conséquent, elles sont repoussées vers le nord (2a) ou le sud (2b) de l'équateur. En s'éloignant de l'équateur, la force de Coriolis augmente ce qui dévie les parcelles vers l'Est (du point de vue d'un observateur terrestre). En se déplaçant vers les Pôles, l'air se refroidit par échange avec l'environnement ce qui éventuellement le rend négativement instable et il commence à descendre (3). Lors de la descente, les parcelles d'air suivent la courbe de gradient thermique adiabatique sèche, ce qui fait qu'elles se réchauffent et que leur humidité relative tombe. Cela se produit autour de 30 à 35 degrés N et S où l'on retrouve la "zone de calme subtropicaux" aride dominée par un anticyclone. Finalement, l'air venant de l'anticyclone se dirige vers l'équateur pour compléter le cycle et cette fois, la force de Coriolis le dévie vers l'Ouest, ce sont les alizés qui soufflent du nord-est dans l'hémisphère nord et du sud-est dans celui du sud. Ces cellules sont multiples autour de la Terre et elles ne sont pas alignées exactement avec l'équateur géographique mais plutôt avec l'équateur défini comme le point au zénith du soleil ce qui amène une variation saisonnière vers le nord et le sud de la position de ces cellules. En plus, la différence de réchauffement local et la friction sous deux kilomètres d'altitude changent constamment la position d'une cellule particulière. Certains problèmes avec son explication ont fait surface dans la seconde moitié du . En effet, les calculs de sa théorie reposent sur l'hypothèse que la quantité de mouvement linéaire des masses d'air impliquées est constante en passant d'une latitude à l'autre. En fait c'est le moment angulaire qui est conservé ce qui double la valeur de ce paramètre dans les calculs. Malgré cela, elle reste une explication descriptive populaire.
Hadley Hadley peut faire référence à :
Mécanismes de défense
Saint-Bruno Quatre municipalités du Québec (Canada) sont nommées en l’honneur de Bruno le Chartreux : Bâtiments ecclésiastiques rendant hommage à Bruno le Chartreux : Il y a aussi :
Bruno de Cologne
Alan Kardec
Émerson Leão Émerson Leão, plus connu sous le nom de Leão, était un footballeur brésilien né le à Ribeirão Preto. Il évoluait au poste de gardien de but, notamment avec le club de Palmeiras et l'équipe du Brésil. Il remporte la Coupe du monde 1970 avec le Brésil. Il se reconvertit par la suite en entraîneur. Biographie. En club. Leão est sacré quatre fois champion du Brésil avec trois clubs différents. En équipe nationale. Il remporte la Coupe du monde 1970, et dispute également la Coupe du monde 1974, la Coupe du monde 1978 et la Coupe du monde 1986 avec l'équipe du Brésil. Leão reçoit 80 sélections (15 non officielles) avec l'équipe du Brésil. Carrière d'entraîneur. Il entraîne l'équipe du Brésil lors de la Coupe des confédérations 2001. Le Brésil termine quatrième du tournoi.
Michel Crépu Michel Crépu, né le à Étampes, est un écrivain et critique littéraire français ainsi que le rédacteur en chef de "La Nouvelle Revue française" de 2015 à 2022. Biographie. Comme journaliste, Michel Crépu est critique littéraire. Il a été responsable des pages littéraires du journal catholique "La Croix" avant de devenir en 2002 rédacteur en chef puis, en 2010, le directeur de la "Revue des deux Mondes". Il n'en fait plus partie à compter de fin 2014. En , il est nommé rédacteur en chef de "La Nouvelle Revue française" par Antoine Gallimard et entre au comité de lecture des éditions Gallimard. Michel Crépu est également critique littéraire au "Masque et la Plume" sur France Inter, à "Tout arrive" sur France Culture et collabore ponctuellement à diverses publications, dont l"'Observator cultural", magazine littéraire et culturel roumain. Écrivain, essayiste et romancier, il a notamment publié "Le Tombeau de Bossuet" ainsi que "Le Souvenir du monde", récompensés de plusieurs prix. Affaire « Penelope Fillon ». Dans le cadre de l'affaire Fillon, c'est à l'époque où Michel Crépu en était le directeur qu'aurait été embauchée Penelope Fillon à la "Revue des deux Mondes". Toutefois, il dit ne pas avoir été informé de ce poste par Marc Ladreit de Lacharrière, propriétaire de la revue et proche de François Fillon. Franz-Olivier Giesbert, compagnon de Valérie Toranian (actuelle directrice générale de la "Revue") et membre du comité éditorial, a un mot dans le numéro d' pour Michel Crépu qui, écrit-il, « participe à la curée » : « Les mauvaises langues prétendent que s’il y avait un emploi fictif dans cette publication, c’était bien le sien, mais nous ne prêtons aucun crédit à ces carabistouilles. »
Alexandre-Francois Desportes
Dirceu Dirceu José Guimarães, surnommé Dirceu, né le et décédé le d'un accident de voiture, est un joueur de football brésilien. Il a joué milieu offensif, notamment avec Botafogo FR et l'équipe du Brésil. Biographie. Dirceu a joué pour de très nombreux clubs, mais il n'a remporté des titres qu'avec Coritiba, Fluminense et Vasco de Gama. Il a disputé la Coupe du monde 1974, la Coupe du monde 1978 et la Coupe du monde 1982 avec l'équipe du Brésil. Dirceu a eu 44 sélections (14 non officielles) avec l'équipe du Brésil, il a marqué sept buts.
Alexandre I de Bulgarie
La Petite Patrie (roman) La Petite Patrie est un roman du Québécois Claude Jasmin publié en 1972. Le feuilleton télévisé "La Petite Patrie" basé sur le livre a été fort populaire au Québec et au Canada français. Jasmin y décrit la vie du quartier montréalais qui l'a vu naître, tout près de la Petite Italie. Situé dans le secteur des rues Jean-Talon et Saint-Denis, ce quartier se nomme maintenant Rosemont–La Petite-Patrie ou Villeray, son ancien mon. La Petite Patrie est située au sud de la rue Bélanger. Claude Jasmin affirme qu'il s'est inspiré d'un commentaire d'un critique pour un de ses précédents livres pour nommer La Petite Patrie :
Louis Fréchette
Lévis (Québec)
Perle d'art La perle d'art est un petit bijou de fabrication artistique et artisanale. Histoire. Au , les perles d'art, fabriquées à Venise ou à Maastricht, étaient assez précieuses pour servir de monnaie d'échange dans la traite négrière. Depuis la fin des années 1980, la perle d'art est redevenue un terrain d'expression pour de nombreux artistes américains et plus récemment européens. Peintres, sculpteurs, créateurs de vitraux, ont trouvé dans la perle d'art un nouveau terrain d'expression. Leur création sont des pièces uniques, à décor figuratif, destinées, non pas à être montées en collier, mais à être exposées en vitrine ou cachées au fond d'un tiroir. Aux États-Unis, où la vogue bat son plein, les perles d'art les plus recherchées peuvent se négocier à 750 $ alors qu'en Europe, les prix se situent plutôt entre 20 et 150 € (en 2005). Artistes. En France une quinzaine de perliers professionnels essayent de vivre de leur art. Quelques perliers d'art :
Fromage en grains Le fromage en grains, aussi appelé familièrement fromage en crottes, est un fromage cheddar caillé frais, originaire du Québec. C'est un ingrédient essentiel de la poutine. Il s'agit simplement d'un fromage cheddar qui n'a pas subi de pressage. Ce fromage est à son meilleur frais du jour, alors qu'il n'a pas été réfrigéré. Lorsqu'il est réfrigéré ou congelé, il perd sa texture ferme au goût texturé, il s'affermit et change beaucoup de goût. Ce fromage est aussi produit dans les autres provinces du Canada et au nord-est des États-Unis. Il est aussi appelé moins souvent fromage « skouik-skouik », par croyance populaire du bruit que ce fromage fait sous la dent, mais le nom provient de l'anglais "squeak" qui signifie « grincer ». Origine. On situe les origines de ce fromage dans la région Centre-du-Québec vers 1960. Il y avait à cette époque d'énormes surplus de lait en provenance des fermes, ce qui satura les usines de transformation. Les nombreuses laiteries de la région voulurent trouver une solution pour écouler les stocks vendus à perte. Elles développèrent une nouvelle variété de fromage, le fromage en grains. Facile et rapide à préparer, ce fromage devint rapidement très populaire. Le métier de fromager ambulant fut créé un peu plus tard, ce qui perpétua la tradition d'écouler ses surplus de lait en fabriquant du fromage en grains. Légende. Une légende situerait les origines du fromage en grains vers 1760. Les colons européens auraient voulu apprendre aux autochtones Abénakis à faire du fromage. Ceux-ci ayant manqué la recette, obtinrent un fromage émietté, semblable au fromage en grains actuel.
Júlio Baptista Júlio Baptista, de son nom complet Júlio César Clement Pereira Baptista, né le à São Paulo (Brésil), était un footballeur international brésilien. Il a évolué au poste d'attaquant ou de milieu offensif. Il est l'actuel entraîneur du Real Valladolid Promesas. Biographie. Carrière en club. Après avoir commencé sa carrière à São Paulo FC, Baptista signe en 2003 en faveur du club espagnol du FC Séville où il passe deux saisons, avec 63 matchs et 52 buts au total. Convoité par Arsenal et le Real Madrid en 2005, il signe finalement en faveur des espagnols qui déboursent 20 millions d'euros pour s'offrir le joueur brésilien, soit plus de huit fois la somme déboursée par Séville deux ans plus tôt. Baptista expliquera son choix de rester en Liga afin de pouvoir obtenir la nationalité espagnole. Au milieu des Zidane et Guti, le brésilien réussit quelques performances et marque 8 buts. Dans les derniers jours du mercato de l'été 2006 et alors que le joueur continue à clamer qu'il souhaite rester dans la capitale espagnole, le Real et Arsenal concluent un échange entre José Antonio Reyes et Baptista qui envoie la "bête" en Premier League pour un prêt d'une saison. Baptista peine à s'imposer en Angleterre ne marquant que 3 buts en 24 matchs de championnat. C'est en Coupe de la Ligue qu'il est prolifique avec six réalisations dont un quadruplé lors du quart de finale contre Liverpool. À la fin de la saison, après 10 buts en 35 matchs, le brésilien retourne à Madrid. Sous la direction du nouvel entraîneur Bernd Schuster, Baptista réussit à s'imposer dans l'attaque des "merengues" relayant Guti sur le banc. Il marque son premier but européen contre la Lazio de Rome puis en championnat lors du clásico contre Barcelone à la suite d'un formidable une-deux avec Ruud van Nistelrooy, un match remporté 0-1 par le Real. Le joueur s'engage le avec le club Italien de l'AS Rome pour un transfert d'un montant de 12 millions d'euros. Son salaire est estimé à 4.5 millions d'euros annuel. Le on apprend qu'il va s'engager avec le club de Malaga CF pour deux saisons et demi et un transfert évalué à deux millions d'euros dès l'ouverture de mercato hivernal. Il y effectue un retour tonitruant en Liga puisqu'en dix journées il inscrit la bagatelle de neuf buts. Le , Julio Baptista signe un contrat de deux ans avec Cruzeiro. Il remporte deux titres du Championnat du Brésil en 2013 et 2014. Sorti de sa retraite l'été 2018 pour rejoindre le Championnat roumain après un an et demi d'absence, Julio Baptista quitter le CFR Cluj le , après résiliation à l'amiable de son contrat. Sans club depuis un passage éphémère en Roumanie, en mars dernier, du côté du CFR Cluj, l’attaquant de 37 ans Júlio Baptista a pris la décision de mettre un terme à sa carrière. « Après plus de 20 ans dans l’élite du football, il est temps de s’écarter et d’annoncer que j’ai décidé de terminer ma carrière en tant que joueur. Je commence une nouvelle vie, et je veux montrer ma gratitude à tous ceux qui m’ont permis de réaliser mon rêve. Merci à tous », a publié l’ex-attaquant international brésilien, sur Twitter. Carrière en équipe nationale. Il joue 50 fois pour l'équipe du Brésil. Sa première sélection remonte à mai 2001 lors de la Coupe des confédérations et un match nul 0-0 contre le Japon. Il remporte l'édition 2005 puis l'édition 2009 de la Coupe des confédérations. Absent de la Coupe du monde 2006, il participe à la Copa América 2007 (3 buts en 5 matchs) profitant du refus de Zé Roberto de participer à la compétition. Le Brésil remporte la compétition en battant l'Argentine 3-0 en finale. Baptista ouvre le score pour la Seleção dès la quatrième minute du match. Cette performance permet au natif de São Paulo d'obtenir une place de titulaire au sein de l'équipe nationale même si celle-là reste éphémère, en effet le jeune Alexandre Pato se voit peu de temps après devenir titulaire à sa place. Il prit sa retraite le .
Omnia (groupe) Omnia est un groupe de musique néofolk et celtique néerlandais. Ils jouent de nombreux morceaux de leur propre composition, mais également quelques échantillons de musique en provenance d'Irlande, de Bretagne ou même d'Afghanistan. Leur musique était entièrement acoustique les premières années mais l'insertion d'un synthétiseur au sein du groupe leur a offert un panel de son plus large. Omnia charme aussi bien les fans de folk, de musique celtique, de musique scandinave, de gothique, de metal et de musique médiévale. Omnia a joué dans de nombreux festivals de gothic, de folk, de fantasy et de médiéval en Allemagne, aux Pays-Bas, en Belgique, au Luxembourg, en France, en Autriche et en Hongrie. Ils se produisent très régulièrement au festival de Castlefest en Lisse, Pays-Bas. Les artistes chantent selon les morceaux en anglais, en gaélique, en breton, en finnois, en allemand, en latin, ou encore en hindî. Ils jouent également de la harpe celtique, de l'harmonica, de la vielle à roue, du bodhrán, de la guitare, du violon, du bouzouki, du didgeridoo, de la flûte de toutes sortes, de la cornemuse, et de différents tambours et autres percussions. Biographie. En 1996 le groupe Omnia, alors néerlandais, débutait son histoire en tant que troupe de théâtre historique gallo-romain. Les spectacles comprenaient des performances historiques, tels que des combats de gladiateurs, ainsi que l'interprétation de musiques de cette période. Après quelques tâtonnements, Luka et Sic commencèrent à jouer plus de musiques celtiques. C'est à ce moment qu'Omnia a cessé ses fameux spectacles pyrotechniques qui incluait cracheurs de feu et combats d'épées enflammées. Jenny rejoignit Omnia en 2002. Le groupe se concentra alors complètement sur des sonorités celtiques. Le guitariste irlandais, Joe, commença à jouer avec le groupe en tant qu'invité pour l'album "Crone of War". Il fait dorénavant partie du groupe. De nos jours Omnia joue lors de festivals fantastiques, médiévaux, celtiques ou gothiques. Le groupe joue parfois sur scène avec leurs confrères de Faun, et "vice versa". Omnia est un groupe renommé dans les sous-cultures fantasy et folk-médiévale, connu pour sa musique, ses instruments originaux (parfois fabriqués par les musiciens) son sarcasme et son humour sur scène. On peut signaler que Alan Lee, un grand nom de l'illustration Fantasy qui s'avère être l'oncle de Jenny, a participé à la réalisation du design de l'album "Alive!". Le batteur Michel Rozek décide de quitter le groupe en . Luka décide de quitter le groupe en 2010. Le batteur Tom Spaan décide de quitter le groupe en 2011. Maral décide de quitter le groupe en 2011.
Renato (football, 1979) Renato Dirnei Florêncio, plus connu sous le nom de Renato, est un footballeur brésilien né le à Santa Mercedes. Il joue au poste de milieu de terrain avec le club brésilien de Santos FC. Carrière de joueur. En équipe nationale. Il a eu 28 sélections avec l'équipe du Brésil, sa première en septembre 2003 contre l'équipe de Colombie. Palmarès. Il a été « ballon d’argent brésilien » en 2003.
Dirnei Florêncio
Andriantsoly Andriantsoly (né "Tsi Levalou"), mort en 1847, est un monarque malgache (v. 1820-1824) et mahorais (1832-1843) de la première moitié du . Il est resté célèbre pour avoir préféré le rattachement de Mayotte au royaume de France, le , plutôt que de laisser ces îles être annexées par les royaumes voisins. La vente de Mayotte se fait contre l'attribution d'une importante rente personnelle et l'engagement pour la France de prendre en charge deux de ses enfants et de leur fournir une éducation à l'occidentale à La Réunion. Après avoir renoncé à la souveraineté, il sombre dans l'alcoolisme et les excès et meurt assassiné en 1847. Biographie. Tsi Levalou (ou "Tsy Levalou") comptait parmi les derniers héritiers du roi sakalava de Boina à Madagascar. Vers 1820, sous l'influence de ses conseillers Antalaotra, il se convertit à l'islam. Entre 1822 et 1824 (prise de Majunga), il est vaincu par Ramanetaka, commandant des troupes de Radama, le roi d'Émyrne (merina) soutenu par les Britanniques. En fuite puis placé en résidence surveillée à Marovoay, il continue cependant à fomenter des insurrections contre le roi merina et se rend à Zanzibar pour réclamer en vain l'aide de l'Imam de Mascate. À la mort de Radama, en 1828, Tsi Levalou est rappelé par sa sœur Ouantity (ou "Ouantitsi"). Cette tentative de restauration est cependant écrasée par les troupes de la reine Ranavalona commandées par le général Ramaromisy. En 1831, l'ancien roi de Boina se réfugie avec quelques membres de sa cour à Nosy Be puis à Mayotte, dirigée jusqu'en 1829 par son parent et ami Mwana Madi (ou "Mouana-Maddi", ou "Amadi"), tandis que sa sœur Ouantity fait allégeance à Ranavalona. À Mayotte, Tsi Levalou entre au service du sultan lors des opérations militaires menées par ce dernier contre ses rivaux, contre d'autres comoriens et contre les pirates. Il prend le nom d'Andrian Souly (puis "Andriantsoly") après son mariage avec une parente du sultan. Après avoir tout d'abord reçu une partie de l'île en récompense de sa loyauté, il hérite du sultanat en 1832 après avoir écarté Bwana Kombo (ou "Buanacombé", ou "Banakombo"), un fils de Mawana Madi, qui trouve refuge à Mohéli. Il doit alors défendre l'île contre les visées du hova Ramanetaka - devenu le maître de Mohéli sous le nom d'Abderahmane - et des sultans d'Anjouan, Abdallah puis Salim (1836). Considéré comme un simple gouverneur par Salim et réfugié à Pamandzi, Andriantsoly voudrait préserver l'autonomie de son île face aux autres souverains comoriens. Or, dépourvu d'allié contre ces derniers et contre la monarchie malgache soutenue par la Grande-Bretagne, il se sait menacé. Il se tourne alors vers les rivaux des Britanniques, les Français, qui viennent de s'emparer de Nosy Be. C'est dans ce contexte que, le , le sultan cède à la France sa souveraineté sur Mayotte par une simple vente, obtenant du capitaine Pierre Passot (envoyé par Anne Chrétien Louis de Hell), une rente viagère personnelle de mille piastres (5000 francs) et quelques promesses, comme celle d'élever deux enfants du sultan à La Réunion. Ce traité est ratifié par le gouvernement français en 1843. Déchargé de ses devoirs diplomatiques et militaires par le protectorat français, Andriantsoly se retire dans l'oisiveté et l'alcoolisme, comme en témoigne un officier français en 1845 : Quand nous nous rendîmes à la demeure d'Ardrian-Souli ["sic"], nous fûmes introduits près de lui par son intendant. Nous nous trouvâmes en face d'un gros homme trapu, au cou enfoncé dans les épaules, qui, accroupi sur une natte, achevait son repas du soir, entouré de ses serviteurs et de ses amis. En le voyant porter avidement à ses lèvres un énorme bol de tafia, nous nous expliquâmes l'air hébété et ignoble de cet homme, autrefois remarquable par son intelligence et son courage. Andriantsoly est assassiné en 1847 sur Petite-Terre, au croisement des chemins qui mènent vers les villes de Pamandzi et de Dzaoudzi. Son tombeau royal, érigé selon le modèle malgache, se situe au sommet de la Pointe de Mahabou au sud de Mamoudzou, en Grande-Terre. Ce tombeau est entretenu par des fidèles.
Zé Roberto (football, 1974) José Roberto da Silva Júnior, plus connu sous le nom de Zé Roberto, né le à São Paulo au Brésil, est un footballeur international brésilien évoluant au poste de milieu de terrain du milieu des années 1990 à la fin des années 2010. Ce gaucher réputé pour ses dribbles et ses centres, est l'une des figures majeures du championnat allemand de football où il a remporté quelques-uns de ses plus grands trophées. International brésilien depuis 1995, il a disputé la Coupe du monde 1998 et la Coupe du monde 2006. Biographie. Débuts Professionnels. Dès ses débuts, Zé Roberto s'est forgé une réputation dans le Championnat paulista, qui lui vaudra notamment d'être sélectionné très tôt avec le Brésil et de rejoindre les rangs du Real Madrid. En 1998, il fait partie de la sélection brésilienne finaliste de la Coupe du monde. Passage en Allemagne. C'est surtout au sein du Bayer Leverkusen qu'il rejoint en 1998, qu'il va véritablement acquérir une autre dimension. En 2002, le club allemand impressionne en s'alignant en finale de la Coupe d'Allemagne, en finale de la Ligue des champions et en occupant pendant une bonne partie de la saison, la tête du championnat allemand. Le Bayer Leverkusen ne remportera aucun de ces trois titres, mais permettra de faire connaître des joueurs comme Yildiray Bastürk, Michael Ballack, Lúcio, et Zé Roberto, véritables artisans du parcours de leur équipe. Les trois derniers cèderont rapidement aux offres alléchantes du Bayern Munich (12 M€ pour Ze Roberto). Dès la saison suivante, Zé Roberto fera les beaux jours du club bavarois. Pendant quatre saisons, Zé Roberto s'illustre en remportant des titres avec le Bayern (4 doublés Coupe-Championnat en 2003, 2005, 2006 et 2008). En 2006, en désaccord avec l'entraîneur, Felix Magath, il critique ouvertement le club et décide de signer un contrat d'un an pour le club brésilien de Santos FC. Il remporte le championnat paulista et retourne la saison suivante au Bayern Munich. En , il a annoncé qu'il ne reconduirait pas son contrat avec le Bayern Munich. En , il décide de quitter le club pour rejoindre le Hambourg SV pour une durée de deux ans. Le , il bat le record de matchs disputés par un étranger en Bundesliga lors du match opposant Hoffenheim à Hambourg. C'est son disputé en Allemagne. Il bat ainsi le record de Sergej Barbarez (330 matchs). Fin de carrière. À l'issue du Championnat du Brésil de football 2012, il termine avec son club en étant un des artisans de cette réussite avec 4 buts et 6 passes décisives. Le , il est récompensé de sa magnifique saison en figurant dans l'équipe type de la revue Placar pour le championnat national 2012. En 2015, Zé Roberto rejoint le club de Palmeiras, il devient champion du Brésil en 2016 puis prolonge pour une nouvelle saison supplémentaire à 42 ans. Il termine sa carrière à la suite d'un titre avec Palmeiras en novembre 2017, à l'âge de 43 ans. Il aura disputé près de mille matchs, pour un peu moins de cent buts et plus de cent trente passes décisives. En équipe nationale. Sa première apparition avec l'équipe nationale du Brésil en août 1995. Zé Roberto inscrit son premier but en sélection lors de la finale de la Copa América 1997, le face à la Bolivie. Les Brésiliens remportent le tournoi en gagnant ce match trois buts à un. Zé Roberto est titulaire lors de la Coupe du monde 2006, au poste de milieu central (et non à gauche où évoluait Ronaldinho). Sa performance fut ternie par l'élimination en quart de finale d'un Brésil peu convaincant lors de la compétition. Il prend sa retraite après la défaite lors de la Coupe du monde 2006 en quart de finale contre la France. Il compte un total de 84 sélections avec l'équipe du Brésil pour 6 buts. Statistiques. Statistiques détaillées. Ce tableau présente les statistiques en carrière de Zé Roberto :
Daniel Buffière
Theon Weber Theon Weber né le à Hilo (Hawaii), est un cinéaste américain. Il est cofondateur de la "Zapoid Team" et de sa filiale, "Italic Italian Productions", qui ont produit beaucoup de courts et longs métrages, ainsi que des documentaires populaires. Le projet le plus récent de Weber était un long métrage intitulé "Minutiae", sorti au printemps 2005. Lors de sa dernière année de lycée, Weber a participé au "Décathlon Académique", comme membre de l'équipe Hilo High School. L'équipe a gagné la compétition de l'État d'Hawaii et a participé à la compétition nationale, à Boise (Idaho). Elle a terminé à la sixième place, Weber ayant obtenu le score plus élevé, soit 8.300 points. Filmographie. Liste non-limitative
Sheldon Glashow Sheldon Lee Glashow (né le à New York) est un physicien américain, reconnu principalement pour ses importantes contributions à la théorie de l'interaction électrofaible. Pour ce travail, il est colauréat avec Abdus Salam et Steven Weinberg du prix Nobel de physique de 1979. En 2010, il est professeur de la chaire Arthur G.B. Metcalf de physique à l'université de Boston. Biographie. Premières années. Les parents de Sheldon Glashow sont des immigrés juifs de Russie qui s'installent à New York. Il étudie au "Bronx High School of Science" où il côtoie Steven Weinberg, futur corécipiendaire du prix Nobel de physique. Selon Glashow, lui et Weinberg étudiaient la physique dans le métro lors de leurs études pré-universitaires. Il eut aussi la chance d'apprendre le calcul intégral grâce à Dan Greenberger, un camarade de classe aujourd'hui devenu physicien. Il ressort diplômé d'un "Bachelor of Arts" en physique de l'université Cornell en 1954. Il obtient ensuite son doctorat de l'université Harvard en 1959 (son superviseur de thèse est Julian Schwinger, prix Nobel de physique en 1965). Il poursuit ses études post-doctorales dans divers institutions, dont l'Institut Niels Bohr, le CERN et le "California Institute of Technology". En 1961, il rejoint la faculté de physique de l'université de Californie à Berkeley à titre de professeur. Théorie électrofaible. Sa contribution majeure à la physique fut d'élaborer une extension à la théorie émise distinctivement par Weinberg et Salam dans les années 1960, nommée l'interaction électrofaible. Cette théorie, "grosso modo", émet le postulat que l'électromagnétisme et l'interaction faible sont, sous certaines conditions, une seule et même interaction. Dans sa version initiale, celle-ci ne s'appliquait qu'aux leptons, une famille de particules comprenant entre autres les électrons et les neutrinos. L'extension que Glashow proposa permet d'appliquer la théorie à toutes les classes de particules. Cette contribution majeure fut reconnue en 1979 : lui, Abdus Salam et Steven Weinberg sont colauréats du prix Nobel de physique de 1979 . Université de Boston. En 1982, Glashow rejoint le corps professoral de la faculté de physique de l'université de Houston et ensuite, en 1984, celui de l'université de Boston, à laquelle il est affilié depuis. Ses autres travaux portent, entre autres, sur la chiralité matière/anti-matière (qu'il a prouvé vraie), sur les neutrinos ainsi que sur différents tests pour la relativité restreinte d'Einstein. Il se fait aussi remarquer pour sa forte opposition à la théorie des supercordes, qu'il juge ne pas être de la science puisqu'elle n'émet aucune prédiction vérifiable empiriquement. Controverse. Luis González-Mestres a réagi aux affirmations de l'ouvrage de Lee Smolin "The Trouble With Physics" (version française : "Rien ne va plus en physique !") qui attribue à Sidney Coleman et Sheldon Glashow son idée originale sur la possible suppression de la limite de Greisen-Zatsepin-Kuzmin par une violation de la relativité restreinte. Le travail de Gonzalez-Mestres était déjà connu bien avant que Coleman et Glashow ne formulent la même proposition sans citer ce chercheur du CNRS français.
Juan dos Santos
Architecture à New York Cet article traite de divers aspects de l'architecture de New York. Connue pour ses gratte-ciel de Manhattan, la ville de New York recèle bien d'autres formes d'architecture qui constituent un résumé de l'histoire de l'architecture américaine et de l'architecture contemporaine. Historique. L'architecture coloniale. Faisant partie des 13 colonies britanniques de la côte orientale de l'Amérique du Nord, la ville de New York reçut d'abord les influences architecturales britanniques. La plus ancienne église de Manhattan, la chapelle Saint-Paul (1766), est un exemple de style anglais avec une flèche unique qui s'élève aujourd'hui au milieu des gratte-ciel. Après la guerre d'indépendance, le style georgien continue d'être utilisé (église Saint-Mark-in-the-Bowery, 1799, dans l'East village), mais se trouve bientôt relayé par le style Greek Revival au nord de Washington Square Park et dans le Federal Hall. L'architecture néo-gothique (). Le style néo-gothique apparaît et sera utilisé jusqu'au , y compris pour les gratte-ciel. Richard Upjohn (1802-1878) se spécialise dans les églises rurales du nord-est, mais son œuvre majeure reste "Trinity Church" à New York. Son architecture en grès rouge fait référence au européen. Toujours à New York, c'est à James Renwick Jr que l'on doit la cathédrale Saint-Patrick, synthèse élégante des cathédrales de Reims et de Cologne. Le projet lui fut confié en 1858, mais complètement achevé par l'élévation des deux flèches en façade en 1888. L'utilisation de matériaux plus légers que la pierre permet de se passer d'arc-boutant et contreforts extérieurs. Le Woolworth Building, œuvre de l'architecte Cass Gilbert (1913), avec ses 60 étages, dépassait alors la Metropolitan Life Tower. Les trois premiers niveaux sont parés d'un beau calcaire remplacé aux niveaux suivants par de la terre cuite. La tendance néogothique a poussé l'architecte à ajouter des faux contreforts et des gargouilles. Compte tenu du gigantisme de l'édifice, les éléments décoratifs ont été surdimensionnés afin d'être aperçus depuis la rue. En 1924, Raymond Hood s'occupe de l'American Radiator Building de New York qu'il habille de couleurs et qu'il coiffe d'une décoration de terre cuite dorée, éclairée la nuit. L'architecture commence alors à servir de support publicitaire. Dans la deuxième moitié du , New York connaît de profonds bouleversements : sa population augmente fortement. La révolution industrielle apporte de nouveaux matériaux et de nouvelles techniques. La bourgeoisie d'affaires se développe. Les "Cast-iron Buildings". Au milieu du , de nouvelles méthodes de fabrication directe de l'acier apparaissent (procédé Sidney Gilchrist Thomas, fours Bessemer et Siemens-Martin). Ces découvertes permettent la fabrication en masse d'un acier de « qualité » pour un coût de plus en plus réduit. Les fabricants de fonte font valoir les qualités du métal en architecture : les pièces standardisées réduisent le coût de la construction. Les risques d'incendie sont diminués grâce au procédé d'ignifugation de l'ossature. James Bogardus (1800-1874) est l'un de ces entrepreneurs qui fait la publicité de ce mode de construction lié à la révolution industrielle et appelé "cast-iron building". Plusieurs usines et magasins utilisent cette technique à New York, comme l'immeuble Haper, construit en 1854 et qui imite la façade d'un palais de la Renaissance. Daniel Badger (1806-1884) fabrique les éléments métalliques qui décorent la façade de l'E.V. Haughwout Building à SoHo, dont les plans sont dus à John P. Gaynor. Il est doté du premier ascenseur à vapeur Otis qui dessert les cinq étages. Les fenêtres sont encadrées par des colonnes corinthiennes et l'ensemble est surmonté d'une corniche minutieusement ornée. Le quartier de SoHo abrite la plus importante concentration de "cast-iron buildings" à New York. Ces immeubles, comme l'A. J. Dittenhofer Warehouse, comportent en général cinq à six étages. Leurs façades se caractérisent par de grandes baies vitrées et la présence d'escaliers extérieurs rajoutés au début du . Les éléments de décoration sont nombreux et empruntés à l'architecture classique européenne de styles Renaissance ou Second Empire : colonnes, arcades, corniche, balustrades, frises, etc. Aujourd'hui, beaucoup de ces anciens entrepôts ou usines sont reconvertis en lofts, en bureaux, en galeries d'art ou en boutiques. Ils font l'objet de restaurations depuis les années 1970. Les gratte-ciel. Le gratte-ciel est un immeuble de très grande hauteur. Il n'existe pas de définition officielle ni de hauteur minimale à partir de laquelle on pourrait qualifier un immeuble de gratte-ciel, la notion de gratte-ciel étant essentiellement relative : ce qui est perçu comme gratte-ciel peut varier fortement en fonction de l’époque ou du lieu. Toutefois la société Emporis qui recense les gratte-ciel de la planète utilise la limite inférieure de pour caractériser un gratte-ciel. Cette hauteur ne correspond pas à la hauteur maximale de l'édifice, mais correspond à sa hauteur « structurelle » c'est-à-dire qui ne prend pas en compte les antennes rajoutées par la suite (d'où les différents chiffres pour estimer la hauteur d'un gratte-ciel). Les débuts (1875). La construction et l'utilisation des gratte-ciel furent rendues possibles grâce à l'invention de l'ascenseur et au progrès de la sidérurgie. Le plan en damier et la spéculation foncière dans le centre de New York ne sont pas étrangers au succès de ce mode de construction. Enfin, le regroupement des entreprises et la compétition capitaliste incitent à l'élévation verticale des bâtiments. Il est difficile de dire quel a été le premier gratte-ciel de l'Histoire, certains architectes affirment qu'il s'agit du Home Insurance Building de Chicago (1885), d'autres pensent qu'il s'agit du New York Tribune Building (New York), dessiné par Richard Morris Hunt et terminé en 1875 (). Réflexions sur les gratte-ciel. Rapidement, plusieurs architectes américains (dont Louis Sullivan...) critiquent cette nouvelle architecture verticale. L'élévation vertigineuse des buildings empêche la lumière d'atteindre le sol. Le plan orthogonal entraîne un engorgement de la circulation. Enfin, des problèmes nouveaux de sécurité émergent, notamment en matière d'incendie. Dès 1916, pour répondre à ces difficultés, est adoptée à New York une loi sur le zonage ("Zoning Law"). Le règlement oblige les architectes à adapter la hauteur des immeubles à la largeur des rues. Il reste en vigueur jusqu'en 1961. Cela donne lieu à la construction d'édifices pyramidaux, ou en retrait par rapport à la rue tels que le "Seagram Building" (Ludwig Mies van der Rohe et Philip Johnson, 1958) qui ménage un retrait de par rapport à Park Avenue. Le pont de Brooklyn (1867-1883). Le pont de Brooklyn est emblématique de cette période et de la ville de New York. Il donne l'image positive du progrès en marche et il peut être comparé à la Tour Eiffel, car il est l'œuvre d'un ingénieur, John Augustus Roebling, et parce qu'il a été critiqué par une partie des contemporains. Les arcs en ogive rappellent la tendance historiciste, mais les câbles en acier ainsi que la performance technique ( de portée, une des constructions les plus hautes de la ville à la fin du ) en font un édifice résolument moderne. Quand il fut achevé, le profil aérodynamique du pont n'avait pas encore été mis à l'épreuve. À cette époque, on n'utilisait pas de soufflerie pour réaliser des essais sur modèles réduits. Le concepteur choisit d'être particulièrement prudent et fit construire des armatures six fois plus résistantes que celles qu'il estimait nécessaires. Il put ainsi continuer son ouvrage quand il constata que les câbles livrés par un sous-traitant étaient moins solides que prévu. À partir des années 1920, le style Beaux-Arts est concurrencé par la tendance Art déco. Pourtant, les grandes institutions new-yorkaises continuent d'être construites selon les normes des Beaux-Arts et en utilisant des éléments classiques. Les gratte-ciel Art déco (années 1920-1930). Dès les années 1920, l'influence de l'Art déco se fait sentir dans l'architecture new-yorkaise. Le parti pris de la simplification géométrique, de la stylisation et de l'emploi de matériaux luxueux s'illustre essentiellement dans les gratte-ciel du Chrysler Building, Empire State Building, Chanin Building, Daily News Building et McGraw-Hill Building). Mais le Rockefeller Center marque l'idée de construire une ville dans la ville à une période de doutes liée à la crise économique. La rapidité avec laquelle l'Empire State Building a été érigé témoigne de la rationalisation des techniques de construction : l’une des "sept merveilles du monde moderne" a nécessité un chantier qui dura moins de deux ans. Le style international (années 1930-1970). Des années 1930 aux années 1960, le Style international et l'influence de l'école du Bauhaus sont visibles dans la métropole new-yorkaise : le Style international se présente comme une tendance résolument moderniste et recherche le dépouillement dans la décoration. Le siège de l'ONU est l'illustration la plus remarquable du style international après 1945. Il fut construit le long de l'East River sur un terrain acquis grâce à une donation de John Davison Rockefeller Junior. Il a été inauguré le et devient le symbole de l'internationalisme et du progrès. Il applique la conception de bâtiments séparés selon leur fonction. Le gratte-ciel abritant le secrétariat des Nations unies culmine à et se présente sur deux faces comme un mur-rideau de verre et aluminium, alors que les autres côtés sont couverts de plaques de marbre. L'Allemand Walter Gropius enseigne l'architecture à Harvard et construit avec Pietro Belluschi l'immeuble controversé de la Pan Am à New York (1963). Il forme les grands architectes de la génération suivante. Ludwig Mies van der Rohe arrive aux États-Unis en 1937 et applique ses conceptions du classicisme moderniste dans le Seagram Building (1958). Les recherches d'un postmodernisme. Les années 1970 marquent un tournant dans l'architecture américaine : le choc pétrolier et la prise en compte du patrimoine du pays constituent la nouvelle donne pour les architectes. On assiste alors à la critique du style international et de sa tendance au minimalisme et à l'austérité. De nombreux architectes prennent le parti de réhabiliter le style Beaux-Arts, Art déco et n'hésitent pas à mélanger les styles. Les œuvres majeures du postmodernisme sont le Lincoln Center et le Metropolitan Opera (New York, 1962-1966). L'American Telephone and Telegraph Company dessiné par Philip Johnson dispose d'un arc d'entrée monumental sur 8 niveaux et d'un sommet en forme de fronton inachevé ; il a été largement critiqué. Enfin, les musées ont besoin d'un renouvellement architectural pendant cette période. On pense en premier lieu au musée Guggenheim. Le Metropolitan Museum of Art se dote de nouvelles ailes confiées à John Dinkeloo et Kevin Roche qui utilisent de grandes verrières (aile Sackler par exemple). Période actuelle. Les attentats du 11 septembre 2001 ont provoqué l'engagement d'une réflexion sur les gratte-ciel. Les exigences écologiques (architecture verte), l'utilisation de l'informatique ont bouleversé la façon d'appréhender la construction. Augmentation de la diversité grâce aux nouveaux matériaux (acier tendu, structures membranes). Les projets concernent des surfaces étendues, parfois des quartiers entiers : le Rockefeller Center en était un précurseur dans les années 1940. La réflexion est portée aussi sur la réhabilitation des centres-villes américains : rénovation du quartier de Harlem par Roberta Wash. Un des architectes les plus en vogue au début des années 2000 est l'Italien Renzo Piano qui travaille sur plusieurs projets : la Pierpont Morgan Library (terminée en ), la tour du New York Times sur la , l'agrandissement du Whitney Museum ou encore le nouveau campus de l'Université Columbia. Types d'architecture par quartier. Les buildings de SoHo, cast-iron Durant la période de prospérité à New York, la fonte était moins onéreuse et une bonne alternative à la pierre ainsi que la brique. Elle était également reconnue pour son utilité à fabriquer des ornements à partir de moules pour les façades. Le quartier de SoHo abrite de nombreux cast-iron buildings, la plus importante concentration à New York. D’ailleurs, une belle rangée est situé du côté de Greene Street, aux numéros 28-30. St Patrick’s Cathedral, néo-gothique Né au milieu du , le néogothique est un style gothique revisité, Il s’inspire de l’architecture médiévale. St Patrick’s Cathedral, au-delà d’être la plus grande église catholique de toute l’Amérique, est un bel exemple du style néogothique. Il n’y a qu’à voir ses ornements extérieurs, arcs brisés et voûtes d’ogives ! Un autre building marqué par ce style, c’est l’Argonaut. Moins connu alors qu’il est superbe. (vous pouvez en savoir plus sur le Groupe M1 sur Linkedin et son site officiel). Autrement, il y a aussi le Woolworth Building. ♥ St Patrick’s Cathedral : 5th Avenue New York Public Library, Beaux-Arts Lancé par des architectes formés aux Beaux-Arts à Paris, ce style marque le début du . L’imposante New York Public Library est le modèle parfait. Je vous en parlais dans l’article New York Public Library, 5th Avenue 42nd street. Ce bâtiment abrite un nombre impressionnant d’ouvrages. ♥ Fifth Avenue 42nd street Chrysler Building, gratte-ciel style Art Deco (1930) Reconnaissable à sa flèche en acier inoxydable, c’est pour moi le plus beau gratte-ciel, l’une des constructions les plus remarquables de la ville. Sa structure de verre et d’acier crée un effet visuel incroyable que l’on ne se lasse de prendre en photo. Le constructeur Walter Chrysler voulait en faire le plus haut gratte-ciel du monde. L’Empire State Building est aussi un gratte-ciel Art Deco. ♥ 405 Lexington Avenue Siège des Nations unies, International (années 1950-1980) Issu du mouvement contemporain, le style international est très simple, il entremêle verre et acier, représente des lignes droites. Les architectes de l’époque imaginent des bâtiments clairs, rectangulaires, dotés de murs-rideaux avec principalement du verre. L’ONU situé dans Lower Midtown est l’illustration la plus remarquable. Sur la photo ci-dessous prise depuis Roosevelt Island, vous pouvez l’apercevoir sous la gauche. One57, style contemporain du Conçu par le français Christian Portzamparc, One57 est l’immeuble résidentiel le plus haut de New York. Il reflète parfaitement le nouveau style architectural du . Avec ses allures de cascade, sa mince structure, il surplombe majestueusement Central Park. La photo ci-dessous n’est pas la mienne, elle a été prise par le photographe Joel Raskin. ♥ 157 W 57th street
Sheldon Lee Glashow
Style international Le style international est un courant architectural qui s'est épanoui entre les années 1920 et la fin des années 1980 dans le monde entier. Ce style, qui marque l'arrivée des idées du Mouvement moderne aux États-Unis, notamment par l'intermédiaire de Philip Johnson au MoMA à New York et de Ludwig Mies van der Rohe à Chicago, résulte du mariage des idées de l'école du Bauhaus et des techniques de construction en acier et en verre des États-Unis. Il caractérise une grande partie de l'architecture des Trente Glorieuses. Sa caractéristique principale est de construire des bâtiments en rupture totale avec les traditions du passé. Ses architectes décident de mettre en valeur les volumes par des surfaces extérieures lisses et sans ornementation. Ils souhaitent appliquer le principe de régularité et utiliser pour cela toutes les possibilités offertes par le béton, l'acier et le verre. Le style international se présente donc comme une tendance résolument moderniste et recherche le dépouillement dans la décoration. Sa critique aboutit au Postmodernisme. Contexte historique. Le style international est issu du "Mouvement moderne", animé par les pionniers des années 1920-1940 : l'école du Bauhaus en Allemagne, Le Corbusier et "l'Esprit nouveau" en France (les « Cinq points de l'architecture moderne » de Le Corbusier - 1926) caractérise les débuts de l'architecture moderne en rupture radicale avec le style Beaux-Arts du , mais dans le prolongement des idées fonctionnalistes d'Eugène Viollet-le-Duc et de l'Art nouveau. La transformation du "Mouvement moderne" en "style international" se fera après la diffusion des idées du Bauhaus aux États-Unis, notamment par l'intermédiaire de Philip Johnson qui organisa une exposition sur l'architecture moderne en 1932 au MoMA à New York, puis de l'arrivée des architectes du Bauhaus, chassés d'Allemagne par les nazis et notamment de l'enseignement de Ludwig Mies van der Rohe à l'Institut de technologie de l'Illinois à Chicago. Les idées du "Mouvement moderne" domineront ainsi une grande partie de l'architecture durant les Trente Glorieuses. L'expression « style international » apparaît pour la première fois en 1932 dans un ouvrage de l'historien de l'art Henry-Russell Hitchcock et Philip Johnson, rédigé à la suite d'une exposition du MoMA de New York intitulée "Modern Architecture". Elle a désigné alors aux États-Unis l'architecture du mouvement moderne européen des années 1930, le terme « modern style » y étant déjà utilisé pour l'Art nouveau, mais en Europe, on a tendance à distinguer en général le Mouvement moderne, qui caractérise le renouvellement stylistique de l'architecture, mais aussi des arts appliqués et de l'esthétique industrielle à partir de 1910 sous l'influence de Peter Behrens puis du Bauhaus, et le style international, qui caractérise plus l'épanouissement du Mouvement moderne dans sa seule expression architecturale, après son arrivée et celle des maîtres du Bauhaus aux États-Unis, puis surtout durant les trente glorieuses. Cet ouvrage fondateur du style, paru donc à l'occasion de cette exposition new-yorkaise, contient 138 photographies représentant des vues intérieures et extérieures ainsi que des plans classées par ordre alphabétique des noms des architectes afin de présenter toute présentation nationale. La préface est d'Alfred Barr. Le texte ne fait pas une présentation de chaque édifice, son approche est tout autre : il vise à déterminer un style, dans le sens de l'analyse formelle de l'histoire de l'art, de manière inductive à partir des caractères communs de la nouvelle architecture. La thèse fondamentale de l'ouvrage peut s'énoncer comme suit : les réalisations exposées représentent le style architectural contemporain en vigueur, et ce style se caractérise par son unité et sa totalité, à l'image des styles historiques que sont le gothique et le baroque par exemple. En 1933, l'école du Bauhaus ferma ses portes en Allemagne sous la contrainte des nazis, ses artistes pourchassés durent s'enfuir souvent aux États-Unis notamment à Chicago alors que leurs œuvres étaient, en Allemagne, systématiquement détruites. Ces artistes formeront alors le New Bauhaus. Le « style international » est le résultat de réflexions du CIAM et de la Charte d'Athènes. Il définit les quelques points qui permettent de donner une cohésion, une force, à une nouvelle vague d'architecte moderne. Il se veut apatride et libéré des contraintes géographiques et culturelles. Réalisations. Aux États-Unis. Les premières réalisations emblématiques du style international aux États-Unis sont les réalisations de Ludwig Mies van der Rohe à Chicago, le Centre technique de General Motors de Eero Saarinen à Detroit, le Seagram Building de Ludwig Mies van der Rohe et le Lever House de Skidmore, Owings and Merrill à New York. Le building de la "Philadelphia Saving Fund Society" (PSFS) présente un plan original en forme de T majuscule et joue sur les effets de dissymétrie. Ses concepteurs, George Howe et William Lescaze, sont parvenus à rendre un effet propre au style international, un effet de peau tendue sur un squelette métallique. La façade horizontale et les grands panneaux de verre du MoMa de New York participent également de cette tendance. Le siège de l'ONU à New York est l'illustration la plus remarquable du style international après 1945. Il fut construit le long de l'East River sur un terrain acquis grâce à une donation de John Davison Rockefeller Junior. Il a été inauguré le et devient le symbole de l'internationalisme et du progrès. Il applique la conception de bâtiments séparés selon leur fonction. Le gratte-ciel abritant le Secrétariat des Nations unies culmine à et se présente sur deux faces comme un mur-rideau de verre et aluminium, alors que les autres côtés sont couverts de plaques de marbre. Enfin, la période de l'après-guerre est marquée par les œuvres du Finlandais Eero Saarinen dont l’éclectisme se manifeste dans l'auditorium Kresge du Massachusetts Institute of Technology (1956), l'arche de Saint Louis (1967) ou encore dans son travail sur les terminaux des aéroports de New York et Washington DC. L'Allemand Walter Gropius, fondateur du Bauhaus, enseigne l'architecture à Harvard et construit avec Pietro Belluschi l'immeuble controversé de la Pan Am à New York (1963). Il forme les grands architectes de la génération suivante. Ludwig Mies van der Rohe arrive aux États-Unis en 1937 et applique ses conceptions du classicisme moderniste à New York (Seagram Building, 1958), Chicago (université à South Side). Il est l'architecte le plus fécond de tous. Le courant moderniste utilisa largement le béton dans l'architecture, le laissant à l'état brut dans plusieurs ouvrages des années 1960 et 1970 : le Carpenter Center for the Visual Arts sur le campus de Harvard est le seul bâtiment dessiné par Le Corbusier aux États-Unis. Les représentants les plus célèbres de la tendance brutaliste sont Paul Rudolph, Marcel Breuer, Bertrand Goldberg et Louis Kahn. En Europe. Les réalisations de Le Corbusier comme la villa Savoye de 1931 et la cité radieuse de 1933 sont significatives et sont les expressions de ce nouvel élan moderne. La Pyramide du Louvre conçue par Ieoh Ming Pei en 1989. L'Atelier De Grandi réalisé par Alberto Sartoris en 1939 (Corseaux - Vaud - Suisse).
Tétralogie (opéra)
Gino Soccio Gino Soccio, né à Montréal en 1955, est un producteur, auteur, compositeur, musicien multi-instrumentiste québécois. Biographie. Gino Soccio commence à étudier le piano à 8 ans. À 18 ans, il loue des claviers et synthétiseurs pour enregistrer dans son home-studio. L'année suivante, il devient producteur et écrit des chansons pour le groupe kebekelektrik (prononcé Québec Electric). Il enregistre la plupart des titres de l'album, gérant l'enregistrement. Le titre "War Dance" sera dans les dix premiers du classement US. Après ce succès, Gino Soccio quitte le lycée et avec l'argent recueilli, enregistre une démo. Après avoir vu l'effet de sa musique à Montréal il se lance dans la musique disco et le son Euro disco. En 1978, il travaille aux fameux Muscle Schoals Sound Studios sur un concept disco album de classic rock, "Witch Queen" qui atteindra les meilleurs classements avec "Bang A Gong". Il continue à produire pour le label Arista Records Karen Silver pour son premier album "Hold On I'm Comin'" qui sera aussi dans le top 10. Ray Caviano, à la tête de la major Warner/RFC, signe Gino Soccio en 1979 et inaugure son nouveaux label avec l'album "Outline" qui est devenu un classique disco. À 24 ans son premier album solo "Outline" est couronné par un succès, "Dancer" (#48 du classement US Billboard Hot 100). Il reste pendant six semaines à la première place des classements américains à deux reprises avec en 1979. Malgré le déclin de la disco il connaît encore le succès en 1980 avec son deuxième album "S-Beat". Toujours avec un style Euro disco il est influencé sur "Rhythms Of The World" par le son new wave émergent. Il reste le seul artiste disco à avoir trois singles de ses premiers albums dans les meilleurs classements musicaux. En 1981 il connaît ses plus grand succès populaires. Avec l'album "closer" il n'est plus seulement un artiste disco. Ses nouveaux titres "Try It Out" et "Hold Tight" sur un rythme lent (dowtempo) sont programmés sur de nombreuses radios R&B. Après la mort de la disco et les difficultés du style Hi-NRG pour s'imposer, il change résolument de style avec un troisième album, plus funky et downtempo. Les années suivantes il enregistre d'autres hits avec Karen Silver, "Fake" (1980), "Nobody Else" "Set Me Free" (1981), et "Clean Up Woman" (1982). "Face To Face", son troisième album solo, reste mid-tempo. Le titre "Remember" pourtant fait revivre la Hi-NRG et l'Europop. Une altercation avec la police en 1984 et le déclin du disco signent la fin de la carrière de Gino Soccio. Discographie. Gino Soccio a produit de nombreux albums pour divers artistes, Karen Silver, Witch Queen, Gotham Flasher, Guy Lafleur (the hockey player), Radiah Frye… Il a composé la bande originale du film "Babe" de Buddy Hackett et il a écrit quelques chansons pour Grace Jones.
Gilberto (football, 1976) Gilberto da Silva Melo, plus connu sous le nom de Gilberto, est un footballeur brésilien né le à Rio de Janeiro (Brésil). Il joue au poste de latéral gauche avec Cruzeiro EC et l'équipe du Brésil.
Steven Weinberg (physicien) Steven Weinberg, né le à New York et mort le à Austin, est un physicien américain. Il est le principal instigateur, avec Abdus Salam et Sheldon Glashow, de la théorie de l'interaction électrofaible, ce qui lui a valu de partager le prix Nobel de physique de 1979. En 2010, il occupe la chaire d'enseignement Josey-Welch en sciences du département de physique de l'université du Texas à Austin. Biographie. Né dans une famille d'origine juive, Steven Weinberg étudie au Bronx High School of Science et ensuite à l'université Cornell d'où il ressort avec un "Bachelor". Il y côtoie Sheldon Glashow, futur corécipiendaire du prix Nobel de physique. Il se dirige ensuite vers l'Institut Niels Bohr (Copenhague au Danemark) pour une année d'études, sous la direction de David H. Frisch et . Il retourne ensuite aux États-Unis, à l'université de Princeton, pour compléter ses études doctorales et décrocher un "Ph.D" (thèse de doctorat) en 1957 (son superviseur de thèse est Sam Treiman). La contribution la plus remarquée de Weinberg est la théorie de l'interaction électrofaible. Cette théorie émet le postulat que l'électromagnétisme et l'interaction faible sont, sous certaines conditions, une seule et même interaction. Weinberg et Salam ont établi séparément les bases de cette théorie. Glashow la généralise ensuite à toutes les familles de particules. Weinberg est colauréat avec Abdus Salam et Sheldon Glashow du prix Nobel de physique de 1979 . Weinberg a travaillé sur de nombreux sujets, notamment ce qui concerne les théories d'unification (dont la théorie des supercordes), l'astrophysique et la chromodynamique quantique. Steven Weinberg est aussi connu pour son attrait pour la promotion de la science. Il a été un des scientifiques à plaider pour le Superconducting Super Collider devant le Congrès des États-Unis. Il écrit aussi des articles pour le "New York Review of Books" et donne des conférences de vulgarisation scientifique. Il a aussi été consultant pour la "U.S. Arms Control and Disarmament Agency" et le président de la "Philosophical Society of Texas". Il a participé au comité JASON qui a conseillé le gouvernement lors de la guerre du Viêt Nam. Il meurt le à Austin.
Mont Darwin (Chili) Le mont Darwin, souvent confondu avec le mont Shipton, est un sommet culminant à d'altitude dans la cordillère Darwin en Terre de Feu. Situé en territoire chilien, au nord du canal Beagle, il fait partie de la cordillère des Andes (Amérique du Sud). Il est formé de schiste cristallin et des très gros glaciers couvrent ses pentes sud. Histoire. Il est baptisé durant second voyage du HMS "Beagle" par le capitaine du , Robert FitzRoy, en l'honneur du de Charles Darwin, le . FitzRoy pense alors qu’il s’agit du sommet le plus élevé de la cordillère Darwin. Un an auparavant, FitzRoy avait nommé l'étendue d'eau au sud-ouest de la montagne canal de Darwin afin de rendre hommage à l'action et au courage de Darwin lors du sauvetage des barques du navire après que de grosses vagues aient été produites par la chute d'une grande masse de glace dans l'eau. En 1961, l'alpiniste britannique Eric Shipton et trois Chiliens, Eduardo Garcia, Francisco Vivanco et Cedomir Marangunic, réalisent l’ascension d’un sommet qui leur semble le plus élevé de la cordillère Darwin et pensent qu’il s’agit bien du mont Darwin. Mais, en 1970, une expédition néozélandaise confirme l’existence de deux sommets très proches. L’expédition de Shipton aurait donc réalisé l’ascension d’un sommet inconnu situé au nord-ouest du mont Darwin et plus élevé de seulement que ce dernier. L’expédition néozélandaise propose alors aux autorités géographiques chiliennes de nommer ce sommet en l’honneur d'Eric Shipton. La proposition est acceptée.
Cicinho Cícero João de Cézare, plus connu sous le nom de Cicinho, est un footballeur international brésilien, né le à Pradópolis. Il joue au poste de latéral droit. Carrière. Avec São Paulo FC, Cicinho entre dans l'histoire de la Copa Libertadores en marquant le de la compétition. À la suite de grosses prestations durant la Coupe des confédérations en 2005 il est transféré au Real Madrid et intègre le club en janvier 2006 mais il ne parvient pas à s'imposer comme titulaire en deux saisons. Le , lors du match Bétis Séville-Real Madrid (0-1), Cicinho est victime d'une rupture des ligaments croisés du genou gauche, la première grosse blessure de sa carrière. Il est éloigné des terrains pendant sept mois, plus précisément jusqu'au , date à laquelle il fête son retour en tant que titulaire, et ce en délivrant une passe décisive. À l'été 2007 il rejoint l'AS Rome pour 9 millions d'euros et signe un contrat de cinq ans. Il dispose d'un temps de jeu plus important mais n'est pas non plus titulaire indiscutable en raison de la concurrence de Marco Cassetti et Christian Panucci. Après cette première saison 2007-08 de bonne facture à l'AS Rome, Cicinho en entame une deuxième d'un meilleur acabit, mais une grave blessure le coupe dans son élan. Le , lors d'un entrainement de son équipe, il est à nouveau victime d'une rupture des ligaments croisés, cette fois du genou droit. Commence alors un passage à vide qui durera trois ans, où après une convalescence de plus de huit mois, il enchaîne les prêts à São Paulo FC et au Villarreal CF à la recherche de temps de jeu et de son meilleur niveau. Il confesse par la suite qu'il a sombré dans l'alcool durant cette période et ne souhaitait plus jouer au football. En , il signe un an avec Sport Recife. En , il signe pour le club turc de Sivasspor.
Gustavo Nery Gustavo Nery de Sá da Silva, ou plus simplement Gustavo Nery, est un footballeur brésilien né le à Nova Friburgo (). Il joue au poste de latéral gauche avec le SC Internacional et l'équipe du Brésil. Carrière de joueur. En équipe nationale. Il a eu 8 sélections avec l'équipe du Brésil, la première en juillet 2004.
Mission Alamo L'Alamo ou fort Alamo ou mission San Antonio de Valero, sont les noms donnés à l'ancienne mission espagnole devenue forteresse improvisée à San Antonio, au Texas, rendue célèbre par le siège de Fort Alamo. Elle est aujourd'hui incluse dans le district historique d'Alamo Plaza. Le nom d'usage Álamo tire son origine d'une troupe de cent lanciers envoyée à San Antonio de Valero en 1803 pour lutter contre les raids des Amérindiens et escorter les convois. Elle portait le nom de Segunda Compañía volante de San Carlos de Parras et tenait précédemment ses quartiers à San José y Santiago del Álamo de Parras. Les habitants de Béxar abrégèrent son nom en Compañía del Álamo, puis par métonymie, Álamo devint le nom de l'ancienne mission reconvertie en presidio (poste militaire) servant de casernement à ces cavaliers. Illustrations. L'Alamo a été illustré de nombreuses fois par le cinéma, parmi lesquelles : Souvent le fort représenté ne ressemble pas beaucoup à la mission originale.
Péninsule du Yucatan
José Benito Churriguera José Benito Churriguera (1665 - 1725) est un architecte et sculpteur espagnol qui donna son nom à un style baroque espagnol, le churrigueresque. Il est notamment le concepteur du retable de l'église dominicaine de San Esteban, à Salamanque, dont les plans datent de 1693. Œuvre. José Benito Churriguera a notamment réalisé le , où sied l'Académie royale des Beaux-Arts Saint-Ferdinand.
Albatros à sourcils noirs L'Albatros à sourcils noirs (Thalassarche melanophris) est une espèce de grands oiseaux marins de la famille des Diomedeidae. C'est une espèce menacée, classée sur la liste rouge des espèces en danger de l'UICN, mais c'est l'espèce d'albatros la plus commune et la plus répandue. Morphologie. Cet oiseau ne présente pas de dimorphisme sexuel. Mensurations. L'Albatros à sourcils noirs mesure de 80 à 95 cm de long pour une envergure de 200 à 247 cm. Son poids moyen est de 3,7 kg, généralement entre 3 et 5 kg. Aspect général. C'est un grand oiseau blanc, dont le dessus des ailes est entièrement gris très sombre (presque noir) et qui présente une bande sombre sur la queue. On peut le distinguer des autres membres du genre "Thalassarche" par la bande oculaire sombre qui lui donne son nom et la large bordure noire tranchant sur le blanc du dessous des ailes. La tête est blanche, le bec est jaune orangé avec la pointe d'un orange plus soutenu. Les narines tubulaires qui surmontent le bec sont caractéristiques de cette famille. Les iris sont bruns. Les pattes sont rose chair. Aspect des juvéniles. Le bec est gris foncé chez les jeunes, plus sombre à l'extrémité, puis prend une coloration jaunâtre à pointe sombre avec l'âge. Les immatures ont aussi le dessous des ailes et la tête moins blancs, ainsi qu'un collier gris. Il est possible de confondre un juvénile de cette espèce avec un Albatros à tête grise, mais ces derniers ont le bec noir (bordé de jaune chez l'adulte) et la tête d'un gris plus nettement marqué. L'oisillon est une boule de duvet gris perle au bec noir (voir une vidéo de l'oisillon au nid). Comportement. Comportement social. Sur les zones de nourrissage, cet oiseau peut se présenter seul ou en petits groupes, mais il peut y avoir des rassemblements de ces oiseaux dans les zones riches en nourriture. Sur les sites de nidification, les albatros à sourcils noirs se réunissent en colonies denses. Vocalisations. Oiseau silencieux en vol, il peut faire entendre des grognements rauques lors de disputes pour de la nourriture. Sur les sites de nidification, il peut se manifester par des sortes de cancanements (voir une vidéo où cet oiseau vocalise). Vol. Du fait de la grande longueur de ses ailes, le vol battu est rapidement épuisant pour cet oiseau qui, comme la grande majorité des oiseaux ayant une grande envergure, utilise les courants ascendants, la vitesse du vent et la résistance de l'air pour décoller et réaliser du vol plané. Ceci explique sa répartition dans les zones où les vents sont forts, et le fait que les jours sans vent, on le trouve essentiellement flottant sur l'eau. Par conséquent, cet oiseau décrit en vol de grands cercles, montant et descendant, et battant rarement des ailes. Pour décoller, il est obligé de courir contre le vent sur une grande distance en terrain plat, mais il est plus facile pour lui de se laisser tomber d'une hauteur (falaise par exemple) s'il en a la possibilité. Alimentation. Cet albatros se nourrit de poissons, de poulpes et calmars, de crustacés et de méduses. Il est aussi charognard à l'occasion, il est ainsi attiré par les déchets de poissons rejetés par les bateaux de pêche. Opportuniste, il lui arrive de voler des appâts, ce qui le met en danger d'être pris au piège d'une palangre (voir le paragraphe Statut et préservation). Comme tous les procellariidae, cet albatros possède une glande de dessalage de l'eau lui permettant de rejeter le sel excédentaire au niveau des narines. Ceci lui permet de boire l'eau de mer. Reproduction. Les adultes peuvent commencer à se reproduire à 7 ans, mais peuvent procréer au moins jusqu'à 35 ans. Un Albatros à sourcils noirs peut vivre jusqu'à plus de 47 ans, voire jusqu'à 60 ans. Cette espèce est monogame à vie. Les couples retournent au mois de septembre toujours au même endroit sur le même nid. Ce dernier (souvent un simple monticule de terre) a été construit dans une zone venteuse permettant un décollage relativement aisé (bord de falaise ou à défaut, sommet de falaise ou rivage possédant suffisamment de place pour prendre son élan avant de décoller). Les albatros nichent en colonies parfois très denses (jusqu'à plusieurs milliers de couples aux îles Falkland). Le seul et unique œuf, pondu en octobre dans un nid constitué d'une coupelle de boue séchée, sera couvé par les deux parents pendant deux mois. L'oisillon restera au nid fort longtemps, jusqu'à fin mars ou début avril, moment où il prendra son envol. Répartition et habitat. Habitat. Cet oiseau pélagique vit la majeure partie de l'année au milieu des océans du Sud. Il choisit généralement pour nicher des îles aux côtes abruptes possédant des touffes d'herbes. Il niche préférentiellement sur les falaises ou sur le rivage. Migration. Outre l'alternance entre la vie en pleine mer et le retour annuel pour se reproduire sur une île, les mouvements de ces albatros sont très mal connus. On a constaté des mouvements migratoires vers le Nord, souvent chez des individus sexuellement immatures, parfois jusqu'au Tropique du Cancer, mais le but de ces déplacements est indéterminé. Bien que ce soit assez rare, on rapporte plusieurs cas d'Albatros à sourcils noirs égaré dans l'hémisphère Nord. Un des exemples les plus connus est celui d'une femelle qui s'est présentée chaque année pendant 34 ans pour estiver sur les îles Féroé, jusqu'en 1894. De même, un mâle a été observé, à plusieurs occasions sur une quarantaine d'années, estivant au milieu de colonies écossaises de Fou de Bassan ("Morus bassanus") sur les îles de Bass Rock, Unst et Sula Sgeir. Cet albatros, surnommé "Albert Ross", aurait été détourné au-delà de l'équateur par une tempête en 1967 jusque dans l'hémisphère Nord (son âge est estimé à plus de 47 ans). Une observation en mer du Nord au large de la Belgique en 2017. Répartition. L'Albatros à sourcils noirs a une répartition circumpolaire dans les océans du Sud. On le trouve généralement entre 30° S et 60 ° S. Sa population mondiale actuelle varierait entre 1 et 2,5 millions d'individus, dont 60 à 80 % nicherait aux îles Falkland. Des estimations plus précises indiquent de à couples. Cet oiseau niche à travers les îles sub-antarctiques. Systématique. Cet oiseau a longtemps fait partie de la famille des Diomedeidés, mais à la suite de la récente modification de la classification des espèces, l'Albatros à sourcils noirs a été intégré à la famille des Procellariidés. Autrefois appelé "Diomedea melanophrys", son nom de genre a été changé en "Thalassarche melanophris" en 1997 par l'American Ornithologists' Union. Lorsque l'espèce était appelée "Diomedea melanophris", elle était divisée en deux sous-espèces : Depuis 2005, après que l'espèce a été rebaptisée "Thalassarche melanophris" (la graphie "melanophrys" est considérée comme synonyme), elle a été divisée en 2 espèces considérées comme distinctes L'Albatros à sourcils noirs et l'Homme. Statut et préservation. La principale menace pour l'Albatros à sourcils noirs est le développement de la pêche industrielle (qui a un impact sur la raréfaction des proies) et de ses techniques (filets dérivants et palangres géants) dans tous les océans du Sud. Cet albatros est une des victimes les plus courantes de ces techniques dans l'hémisphère Sud, principalement de la palangre (certaines font 130 km de long et possèdent plusieurs milliers d'hameçons). De fait, l'Albatros à sourcils noirs a été classé par l'UICN dans la catégorie EN (en danger), et justifie cela par une estimation du déclin sur les trois générations à venir de sa population de 65 % sur les principaux sites de nidification, et de 50 % sur son aire de répartition totale. Il est de plus protégé par la Convention de Bonn (CMS), qui a classé cet oiseau en annexe II, et il figure en annexe I de l'ACAP (). Dans le même ordre d'idées, certaines des îles neo-zélandaises et chiliennes qui lui servent de sites de nidification ont été classées réserves naturelles. Mais la préservation de cette espèce devra passer par une révision des techniques de pêche. Philatélie. De nombreux états ont émis des timbres à l'effigie de cet oiseau: Aitutaki en 1981, l'Argentine en 1983 et 1986, le Chili en 1991, l'île Christmas en 1977 et 1978, les îles Falkland en 1960, 1975, 1984, 1985 (Falkland Islands Dependencies), 1990, 1995, 2002, 2003, 2004, 2006 et 2007, les Terres australes et antarctiques françaises en 1968 et 2007, la Grenade en 1998, la Namibie en 2007, les îles Pitcairn en 1981, la Dépendance de Ross en 1994, la Géorgie du Sud-et-les Îles Sandwich du Sud en 1999 et 2006, la Tanzanie en 1998 et enfin l'Uruguay en 2004 (voir la liste de ces timbres dans les liens externes ci-dessous).
Ricardo Oliveira Ricardo de Oliveira (né le à São Paulo au Brésil) est un footballeur international brésilien, qui joue au poste d'avant-centre avec l'Atlético Mineiro. Carrière en club. Portuguesa. Oliveira commence sa carrière à Portuguesa, inscrivant 23 buts en 46 matchs avant d'être transféré au Santos Futebol Clube. Santos. Oliveira inscrit 4 buts en 14 matchs de championnat durant son bref séjour à Santos, avant d'être transféré au Valence CF. En tout, Oliveira joue 34 matchs pour Santos, inscrivant 22 buts, la plupart en Copa Libertadores durant la saison 2003. Ses buts permettent même à Santos de disputer la finale de l'épreuve continentale. Mais avec ses prometteurs coéquipiers (Alex, Léo, Renato, Diego, Néné, Elano, Robinho) il s'incline lors des deux manches de la finale face au Boca Juniors de l'argentin Tevez (2-0 à l'aller ; 3-1 au retour). Valence. Sous les ordres de Rafael Benítez, Oliveira inscrit 8 buts en 21 matchs de championnat, signant notamment une fantastique remontée de terrain lors d'un match face au FC Barcelone. Remportant la Coupe de l'UEFAface à Marseille et le Championnat d'Espagne, il est transféré à la fin de la saison au Real Betis Balompié. Real Betis Balompié. Au Real Betis Balompié, il inscrit 22 buts en 37 matchs de championnat pour sa première saison au club. Il remporte la Coupe d'Espagne (Copa del Rey) en inscrivant un but lors de la finale face à Osasuna. IL inscrit 5 buts au total dans cette compétition. La saison suivante (2005-2006), Oliveira inscrit face à Anderlecht son premier but en ligue des champions. S'ensuivront deux autres, dont un superbe face à l'AS Monaco. Malheureusement le buteur brésilien subit une grave blessure au genou lors d'un match de Ligue des champions face à Chelsea. Il ne dispute donc que 9 matchs de championnat lors de cette saison pour 4 buts inscrits. São Paulo. À la suite de sa blessure, Oliveira est prêté en 2006 à São Paulo, pour essayer de gagner une place dans l'équipe qui disputera la Coupe du monde. Mais un temps de récupération plus long que prévu fait qu'il n'est pas retenu par le sélectionneur Carlos Alberto Parreira pour disputer le mondial 2006 qui se déroule en Allemagne alors qu'il était dans le groupe brésilien vainqueur de la Copa America 2004 et de la Coupe des Confédérations 2005. Lors de ce premier passage à Sao Paulo, il inscrit 5 buts dans le Brasileirao (Sao Paulo sera champion cette année-là) et un but en Copa Libertadores face aux mexicains de Chivas en demi-finale. . Oliveira retourne au Real Betis Balompié 9 jours plus tard que prévu. Le retard provient d'un match qui a été décalé par la CONMEBOL, à savoir la finale de la Copa Libertadores face à l'Internacional Porto Alegre que le joueur désire disputer. Oliveira essaie d'avoir un arrangement avec Séville pour pouvoir disputer la rencontre, mais le club espagnol refuse. Oliveira ne peut donc pas jouer cette finale qui aurait constitué le match le plus important de sa carrière. Sans lui, Sao Paulo, tenant du titre, perd la finale (2-1 ; 2-2) face aux coéquipiers du jeune Rafael Sobis qui sera le successeur de Oliveira au Betis. Milan AC. Oliveira signe au Milan AC le , soit le tout dernier jour de la période des transferts. En réalité, Oliveira a déjà consenti à rejoindre les "Rossoneri" presque une semaine auparavant, mais le joueur est entré en contact avec Milan sans obtenir une autorisation préalable de la part du Betis. De plus, le président du Betis, Manuel Ruiz de Lopera, n'est pas d'accord sur le prix à payer par le Milan. Le prix original du joueur est de 10 millions d'euros, le montant final obtenu par le Betis atteint les 15 millions d'euros plus un joueur, Johann Vogel. À Milan, Oliveira a la très lourde tâche de faire oublier Andriy Shevchenko, parti à Chelsea. Sa saison chez les Rossoneri est d'ailleurs difficile, puisqu'il ne fait que 22 apparitions en Serie A et ne participe pas à la finale de la Ligue des champions remportée par le Milan. Il inscrit seulement 3 buts en Championnat. Real Saragosse. N'ayant pu s'imposer dans l'effectif pléthorique du Milan AC, il retourne à la fin de la saison en Espagne, au Real Saragosse précisément, où il est prêté pour une saison. Sous ses nouvelles couleurs il inscrit un nombre honorable de 17 buts en 38 matchs de championnat, terminant par la même occasion meilleur buteur du club et formant, avec le puissant buteur argentin Diego Milito l'une des paires d'attaque les plus prolifiques de la Liga. Malgré ce duo, le club est relégué à l'issue de la saison en deuxième division. Le , par le biais d'une déclaration sur son site officiel, le Real Saragosse confirme qu'il lève l'option d'achat sur le joueur pour 11 millions d'euros pour un contrat portant sur les 4 prochaines saisons. Le but de cet achat est en réalité de faire une plus value sur le joueur : Saragosse, relégué en deuxième division espagnole et souhaite pouvoir vendre son attaquant au prix fort. Mais malgré tout, le temps passe, et Oliveira reste à Saragosse. Le joueur débute donc la saison 2008-2009 en deuxième division espagnole. Durant les cinq premiers mois, il inscrit 9 buts en 18 rencontres de championnat, soit une moyenne d'un but tous les deux matchs. Retour à Séville. En , tout à la fin du mercato d'hiver, Oliviera quitte Saragosse, et revient au Real Betis Balompié, où il avait déjà joué deux saisons. Le joueur signe un contrat de 3,5 ans et l'indemnité de transfert s'élève à 8,977 millions d'euros. Il réalise une bonne moitié de championnat sur un plan personnel car il inscrit 6 buts en 16 matchs, mais connaît une nouvelle fois la relégation à l'issue de la saison. Les Émirats. Il signe le aux Émirats arabes unis à Al Jazira pour 14 millions d'euros et un contrat de 3 ans. Il touchera 4.5 M€ pour ces 3 saisons. Retour à Sao Paulo. Au début de l'année 2010, il est prêté par le club du Golfe à Sao Paulo. En copa Libertadores, il atteint les demi-finales de la compétition mais Sao Paulo s'incline face à l'Internacional Porto Alegre malgré un but du joueur à l'aller (2-1/0-1). En championnat, Sao Paulo réalise un parcours peu convaincant puisqu'il termine seulement à la , tandis que Ricardo Oliveira inscrit seulement 7 buts. À l'issue de Sao Paulo qui souhaite le garder ne peut pas payer l'indemnité de transfert réclamée, de même que son ex-club également intéressé par le transfert. De fait le joueur retourne à Al Jazira. Parcours en Seleção. Olivera fait ses débuts en équipe du Brésil contre "catalan XI" le , inscrivant un but. Cependant, ce match n'est pas considéré comme un match amical "officiel" par la FIFA. Sa première cape n'est donc officiellement gagnée que durant la Copa América 2004 face au Chili (victoire 1-0 but de Luis Fabiano). Le brésil remporte la Copa America et Olivera inscrit un but en quart de finale face au Mexique pour une victoire éclatante du Brésil 4-0. Le Brésil remporte l'épreuve mais Ricardo Oliveira n'entre pas en jeu. Oliveira est ensuite régulièrement sélectionné, en compagnie de joueurs tels que Ronaldo, Adriano et Robinho. Il participe à la Coupe des confédérations 2005 se déroulant en Allemagne, que son équipe remporte. Mais il n'est pas retenu pour participer à la Coupe du monde 2006, à la suite d'une grosse blessure. Il passe alors un an sans être appelé en sélection nationale. Il est finalement rappelé par le nouvel entraîneur Dunga le pour un match amical face à la Suisse. Il connaît une nouvelle sélection face au Ghana début 2007, mais n'est pas retenu pour la Copa America qui clôture la saison. C'est à ce jour sa dernière sélection. Entre blessures et choix de carrière douteux, Ricardo Oliveira est sans doute passé à côté d'une carrière beaucoup plus glorieuse. L'attaquant de Santos, est à nouveau convoqué par Dunga à la suite d'une blessure de Roberto Firmino pour les deux premiers matchs de qualification pour la Copa américa 2018.
HMS Beagle Le HMS "Beagle" était un navire de la Royal Navy de la . Il est lancé le du port de Woolwich, sur la Tamise. Au mois de juillet de cette même année, le "Beagle" prit part à la célébration du couronnement du roi Georges IV. Le navire n'eut ensuite plus d'utilité jusqu'à ce qu'il soit réhabilité en navire de recherche. Il prit alors part à trois expéditions. Il fut célèbre pour avoir eu à son bord le naturaliste Charles Darwin, lors de la deuxième mission, de 1831 à 1836. Le récit de ce voyage est raconté dans le livre de Darwin, "Le Voyage du Beagle", publié en 1839. Le premier voyage. Le , le "Beagle" accoste à Woolwich pour des réparations et des travaux visant à réhabiliter le navire pour ses nouvelles fonctions. Son artillerie fut réduite de 10 à 6 canons et un troisième mât fut ajouté pour augmenter sa manœuvrabilité. Le , le "Beagle" quitte Plymouth pour son premier voyage, sous le commandement du capitaine Pringle Stokes. Sa mission était d'escorter un plus grand navire, le HMS "Adventure", pour une mission hydrographique en Patagonie et Terre de Feu. L'expédition entière est sous l'autorité du capitaine australien Philip Parker King. À la suite des difficultés de la campagne menée dans les eaux sombres de la Terre de Feu, le capitaine Stokes, peut-être en carence de vitamines, éprouve une sévère dépression : à Port Famine, dans le détroit de Magellan, il s'isole dans sa cabine pendant 14 jours. Lorsqu'il en émerge, il semble euphorique, fait part de son enthousiasme et évoque la préparation d'une nouvelle mission, puis il tente de se suicider, le . Après 4 jours de délire, Stokes paraît remis, mais finalement son état se détériore et il meurt le . Le capitaine Parker King remplace alors Stokes par l'officier exécutif du "Beagle", le lieutenant W.G Skyring. Ils naviguent ensuite vers Rio de Janeiro où, le , l'amiral Sir Robert Otway, commandant en chef de la flotte d'Amérique du Sud, nomme le lieutenant Robert FitzRoy comme capitaine (temporaire) du "Beagle". Le jeune aristocrate de 23 ans se révèle être un commandant compétent. C'est durant cette expédition que l'on nomma « canal du Beagle » le détroit séparant des îles de l'archipel de la Terre de Feu, à l'extrémité méridionale de l'Amérique du Sud. Pendant cette mission, les habitants aborigènes de la Terre de Feu se sont emparés de l'une des chaloupes : dans leurs usages coutumiers, c'était en échange des fruits de mer qu'ils apportaient, mais dans l'esprit des britanniques, c'était un vol, et FitzRoy prit leurs familles en otages. Quatre de ces otages, deux hommes, une fille et un garçon auquel on donna le nom de Jemmy Button, furent gardés sur le "Beagle" qui les ramena en Angleterre le . Le deuxième voyage. Lors du deuxième voyage, le commandant FitzRoy emmena à bord le naturaliste Charles Darwin, qui eut ainsi l'occasion d'observer l'environnement et ses habitants, d'en faire le récit et de collecter et envoyer à Londres lors des escales, d'innombrables pièces de collection d'histoire naturelle, géologiques, paléontologiques, botaniques, zoologiques et anthropologiques. Bien plus tard, lorsque Darwin publia son "Origine des espèces" mettant en cause le dogme créationniste auquel FitzRoy resta attaché, ce dernier déclara . Le troisième voyage. En 1837, le "Beagle" partit pour étudier une grande partie de la côte australienne sous les ordres du commandant John Clements Wickham, qui avait été le lieutenant durant le second voyage, avec l'assistance du lieutenant John Lort Stokes. Ils débutèrent par la côte occidentale entre le fleuve Swan (qui traverse de nos jours la ville de Perth (Australie-Occidentale)) et le Fitzroy (fleuve du Queensland). Ensuite l'équipage étudia le Détroit de Bass, qui se situe au nord de la Tasmanie. En , ils naviguèrent vers le nord pour examiner les rives de la Mer d'Arafura face à Timor. Le commandant Wickham tomba malade et fut remplacé en par le Lieutenant Stokes qui termina le périple. Le troisième voyage s’acheva en 1843. De nombreux endroits sur la côte ont été nommés par Wicklam puis par Stokes, souvent en l'honneur de personnes éminentes ou de membres d'équipage. Ainsi le , Port Darwin a été nommé en souvenir de leur ancien compagnon. La ville fut renommée Palmerston en 1839, puis Darwin en 1911. Durant ce voyage, le Beagle Gulf, qui est le golfe à l'entrée de la ville Darwin, fut nommé en l'honneur du navire. Les dernières années. En 1845, le "Beagle" a été réaménagé en navire de surveillance statique et transféré à l'administration des douanes et accises de Sa Majesté, et devait contrôler la contrebande dans les voies navigables au-delà de la rive nord de la Tamise. En 1851, le bateau fut renommé W.V-7 et en 1870 fut vendu pour le démantèlement. Réplique. Le , le Musée Nao Victoria, situé à Punta Arenas au Chili, annonce la construction de la première réplique 1:1 du "Beagle" à l'échelle réelle. La construction débuta le , et la presse nationale commença à s’intéresser au projet en travaux.
Diomedea melanophrys
Thalassarche melanophris
Thérèse de France (1736-1744) Marie-Thérèse-Félicité de France, née le à Versailles et morte le à Fontevraud, est la septième fille de Louis XV et Marie Leszczyńska. Élevée avec ses sœurs à l'abbaye de Fontevraud à partir de 1738, elle y mourut à l'âge de huit ans de la petite vérole. Biographie. Bien qu'elle fût la septième fille du couple royal, la cour l'appelait Madame Sixième du fait de la mort, trois ans avant sa naissance, de sa sœur Marie-Louise de France. En 1738, à l'âge d'à peine deux ans, elle est envoyée à l'abbaye de Fontevraud avec ses sœurs Victoire, Sophie et Louise. De santé fragile, la jeune Madame Sixième est souvent malade, supportant mal l'humidité des lieux. À l'automne 1744, la santé de la petite princesse se dégradant et les religieuses craignant pour sa vie et son Salut, l'abbesse de Fontevraud décide de la faire baptiser sous les prénoms de Marie-Thérèse-Félicité et reçoit pour parrain Martin Tascher, valet de chambre du duc d'Anjou, et pour marraine Marguerite Suzanne Milsion, sa gouvernante. En effet, le , Félicité meurt. Elle sembla être regrettée de l'abbesse et de ses sœurs, des témoignages d'époque rapportant qu'elle était la plus joyeuse et la plus pétillante des quatre filles du roi présentes à l'abbaye. La roi et la reine ne purent, pour des raisons d'étiquette principalement, entreprendre un si long voyage (une dizaine de jours) pour aller se recueillir sur le tombeau de leur fille. C'est néanmoins à la suite de la mort de la princesse qu'il n'avait pas vu grandir, que Louis XV commanda à Jean-Marc Nattier les célèbres portraits de ses trois filles Victoire, Sophie et Louise survivantes à l'abbaye de Fontevraud.
AfterStep AfterStep est un gestionnaire de fenêtres pour le système X Window. Au début, AfterStep était une variante de FVWM modifiée pour ressembler à NeXTSTEP, mais comme les développeurs (parmi lesquels Alfredo Kojima et Guylhem Aznar) ont poursuivi, ce gestionnaire de fenêtres a continué à diverger de ses racines FVWM. Actuellement il comprend plusieurs modules parmi lesquels un pager, une liste de fenêtres (qui aide à gérer les applications sous forme de fenêtres) et une fonctionnalité de docking appelée the Wharf (qui gère des applets). AfterStep prend également en charge les écrans virtuels et repose sur un ensemble de fichiers de configuration textes pour personnaliser son apparence. Pour la version 2.0 actuellement, son mainteneur actuel Sasha Vasko a réécrit Afterstep pour utiliser la fonctionnalité des nouvelles bibliothèques graphiques asimagelib. La version 2.0 est un logiciel libre distribué selon les termes de la licence GNU GPL. En 2000, le magazine "" sélectionne AfterStep comme un des meilleurs gestionnaires de fenêtres de l’année.
Fulmar boréal Le Fulmar boréal (Fulmarus glacialis), aussi appelé Pétrel fulmar et fulmar glacial, est une espèce d'oiseaux marins appartenant à la famille des Procellariidae. Il est caractéristique des eaux froides de l'hémisphère Nord, il est résolument en dehors de la saison de reproduction. Au cours du , il a connu une forte croissance de ses populations accompagnée d'une spectaculaire extension de son aire de distribution, essentiellement vers le sud. Morphologie. Mensurations. Long de 45 à , soit les dimensions d'un goéland, cet oiseau possède une envergure allant de à . Il pèse généralement de 700 à . Les mensurations du Fulmar Boréal seraient plutôt: long de 45-, Envergure 100-: Poids mâle 730- et la femelle 630-. Aspect général. Le Fulmar boréal a un aspect plus proche des goélands, avec lesquels il n'a pas de lien de parenté, qu'avec les autres pétrels. Cet oiseau a le dos et les épaules présentant un aspect écailleux, gris. L'extrémité de l'aile est gris sombre, mais présente une tache localisée pâle. Le croupion et la queue sont d'un gris plus clair que le dos. La tête, la gorge et le ventre sont blancs, le cou est épais et court. Le bec crochu présente les narines tubulaires proéminentes caractéristiques des Procellariiformes. La partie du bec portant les narines est grise et l'extrémité est jaune. Une zone sombre précède et parfois entoure l'œil, qui est marron foncé. Les pattes grises palmées sont faibles ; cet oiseau a en effet beaucoup de mal à se tenir debout. Il existe des individus plus sombres, parfois presque entièrement gris, voire gris-brun. Bien que les mâles soient légèrement plus gros, il n'y a pas de dimorphisme sexuel chez cette espèce. Aspect des juvéniles. Les juvéniles sont semblables aux adultes. Les oisillons sont de grosses boules de duvet gris ; la tête est souvent plus claire. Comportement. Comportement social. Cet animal est grégaire, on peut l'observer en bandes nombreuses, souvent en compagnie d'autres espèces d'oiseaux marins comme des Fous de Bassan, des mouettes ou des labbes. Pendant la saison de nidification, les colonies peuvent atteindre plusieurs dizaines de milliers d'oiseaux, comme sur les îles de Saint-Kilda. Quand ils sont dérangés, ces oiseaux régurgitent une substance jaune, huileuse, nauséabonde, composée en partie de poissons semi-digérés, normalement destinée à la nutrition des oisillons. Ils peuvent projeter cette substance à près d'un mètre avec une grande précision, ce qui a un effet dissuasif sur les intrus. Vocalisations. Ce sont essentiellement des caquètements rauques. Voir (et entendre) la vidéo correspondante (paragraphe "Photos et vidéos"), ou entendre la bande son sur cette page. Vol. Le Fulmar boréal est un bon voilier, capable d'utiliser les courants aériens pour réaliser le vol plané. Par temps calme, il pratiquera le vol battu. Il vole souvent au ras des vagues. En vol, ses ailes sont tendues, de sorte que leur bord d'attaque forme une ligne presque droite. Sa queue a alors un aspect arrondi (voir la vidéo correspondante dans le paragraphe "Photos et vidéos"). Alimentation. Cet oiseau consomme surtout du zooplancton et des céphalopodes. Il se nourrit aussi de petits poissons, de crustacés, de méduses et d'autres animaux marins. Il lui arrive souvent de suivre les bateaux de pêche pour profiter des déchets de poissons rejetés en mer. Le Fulmar boréal peut plonger jusqu'à une profondeur de . Sous l'eau, il utilise aussi bien ses ailes que ses pattes pour se propulser. Comme tous les Procellaridés, il peut boire de l'eau de mer : filtrée par les glandes à sel puis expulsée par les narines, une solution hypersaline (excès de sel) s'écoule à la pointe de leur bec, donnant l'impression qu'ils ont « la goutte au nez ». Reproduction. La maturité sexuelle ne survient qu'entre 8 et 10 ans chez cette espèce. La saison de nidification a lieu d'avril à juin. Le fulmar boréal installe son nid en hauteur, au sein de colonies, par exemple sur une pente inaccessible ou une falaise, voire sur un bâtiment. Ce nid, peu profond, est parfois garni d'herbe ou de petits cailloux, mais la ponte se fait souvent directement sur le sol. La ponte ne comprend qu'un seul œuf blanc. L'incubation est très longue, de 48 à 57 jours. Elle est assurée par les deux parents, qui se relaient à de très longs intervalles. De même, la période de dépendance du petit est assez longue (de 41 à 57 jours). Les deux parents assurent le soin au jeune : pendant qu'un des deux va pêcher en mer, l'autre s'occupe du petit et le maintient au chaud pendant au moins 15 jours. L'oisillon est nourri une seule fois par jour avec un liquide huileux (constitué en partie de proies semi-digérées) régurgité par un des parents. L'oisillon, qui ne pèse qu'une soixantaine de grammes à l'éclosion, devient rapidement très gras; il se servira de ces réserves de graisse lorsque, abandonné par ses parents, il devra attendre d'avoir son plumage d'adulte complet avant de pouvoir s'envoler. Longévité. Cet oiseau peut vivre de 20 à 30 ans, voire davantage. En Écosse, des Fulmars boréaux observés en 1951 nichaient encore en 1990, à un âge sans doute supérieur à 50 ans. Le record actuel constaté par baguage est de 43 ans et 10 mois, mais certains auteurs citent un âge record de 48 ans. Répartition et habitat. Répartition. Le Fulmar boréal vit dans l'Atlantique Nord ou le Pacifique Nord (voir la carte de répartition en haut de page). En Europe, les sites de nidification les plus au sud se situent sur les côtes du nord de la France, que cette espèce a commencé à fréquenter dans les années 1960. Habitat. Il vit le plus souvent au large, dans les océans aux eaux froides de l'hémisphère Nord, mais on peut le voir près des baies ou des estuaires, ou près des sites de nidification, même en hiver. Lors de la saison de nidification, on le trouve sur les côtes rocheuses et les falaises côtières de l'Atlantique Nord. Migration. Les populations les plus nordiques sont migratrices, et migrent vers le Sud au moins entre novembre et février. Les populations moins nordiques ne font que se disperser sur les océans, mais n'atteignent généralement pas les zones où les eaux sont chaudes. On rencontre cependant couramment des individus migrateurs dans le Golfe de Californie. Les juvéniles peuvent parfois réaliser des traversées entre les océans Pacifique et Atlantique (ou vice-versa). En Europe, des individus erratiques ont été signalés très au sud, comme en Méditerranée, à Madère, voire dans les terres en Tchécoslovaquie. Population. La population européenne est, en 2007, estimée à plus de 2,8 millions de couples (Russie et Groenland inclus). Elle se concentre autour des îles Britanniques, de l'Islande, de la Norvège et du Spitzberg. La population mondiale est estimée à entre 8 et 32 millions d'individus. Systématique. L'espèce "Fulmarus glacialis" a été décrite par le naturaliste suédois Carl von Linné en 1761 sous le nom initial de "Procellaria glacialis". Sous-espèces. Il existe 3 sous-espèces de Fulmar boréal: Étymologie. Le mot "fulmar" viendrait des vieux mots nordiques "full", puant et "mar", mouette, et ferait référence au fait que les oiseaux appartenant à ce genre sont capables de régurgiter une substance huileuse et nauséabonde quand ils sont dérangés. Ce terme a été latinisé en "fulmaris". Les termes "glacialis" (de la glace, en latin) et "boréal" (du latin "borealis", du nord) font référence à son aire de répartition très nordique. Le Fulmar boréal et l'homme. Statut et préservation. Une étude issue de l'université de Colombie Britannique a montré que 93 % des fulmars boréaux trouvés morts présentaient dans leur estomac des sacs en plastiques (et parfois des morceaux de papier aluminium), ingérés par erreur (sans doute par confusion avec les méduses, qui sont une de leurs proies habituelles). Dans une étude réalisée de 2002 à 2006, 94 % des Fulmars retrouvés morts en Mer du Nord ont du plastique dans l’estomac ; en moyenne, chaque fulmar retrouvé avait 32 morceaux de plastique (pour un poids de 0,3 g de plastique). Ce taux a légèrement diminué en 2016 mais reste problématique. Ils peuvent aussi être victimes des pollutions aux hydrocarbures. Malgré cela, les populations de l'océan Atlantique ont connu une forte croissance depuis 250 ans, surtout dans les dernières décennies. Cet accroissement, bien qu'existant, est moins sensible dans le Pacifique. Du fait de son importante aire de répartition (de à ²) et de cet accroissement de la population, l'UICN a classé cette espèce dans la catégorie LC (préoccupation mineure). Le Fulmar boréal est par contre protégé par le Migratory Bird Treaty Act, comme de nombreuses espèces migratrices, et aussi par la Convention de Berne, qui a classé cette espèce en annexe III (espèce protégée) depuis 2002. En Europe, en 2007, BirdLife International constate un accroissement de la population et considère cette espèce comme "sécurisée", de même que l'Agence européenne pour l'environnement. Relation homme/animal. Cette espèce était autrefois chassée pour en extraire de l'huile, utilisée dans les lampes ou dans la médecine traditionnelle. On s'en servait notamment comme d'un onguent pour guérir les douleurs musculaires. Les oisillons étaient aussi capturés au moment où ils sont le plus gras pour être mangés. Philatélie. Plusieurs États ont émis des timbres à l'effigie de cet oiseau : l'île d'Aurigny en 1994 et 2006, l'Allemagne de l'Est en 1968, le Groenland en 1987, Grenade en 1998, l'Île de Man en 1979, Jersey en 1998, les Maldives en 1986 et la Russie en 1993.
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Robert FitzRoy Le vice-amiral Robert FitzRoy, né le à Ampton, dans le Suffolk, et mort le à Londres, dans le quartier de Upper Norwood, est connu comme le capitaine du célèbre , chargé de missions hydrographiques et cartographiques en Terre de Feu. En 1839, il publia simultanément avec "Le Voyage du Beagle" de Charles Darwin son propre récit "Narrative of the Voyage of the HMS Beagle." Gouverneur général de Nouvelle-Zélande de 1843 à 1845, il essaye de protéger les Maoris de la vente illégale de leurs terres aux colons britanniques. Ce fut l'un des premiers météorologues, auteur de "Weather Book, Remarks on New Zealand", il popularisa un système de prévisions météorologiques à court terme appelé le baromètre de FitzRoy. Il devint en 1854, le premier directeur du "Meteorological Statist to the Board of Trade", l'ancêtre du service météorologique britannique actuel (Met Office). Il fut également hydrographe. Il se suicida en s'ouvrant les veines dans un bain chaud. Jeunesse. Robert FitzRoy naquit à , Ampton, dans le Suffolk, en Angleterre, dans la plus haute aristocratie britannique des grands commis de l’État. Par son père, le général Charles FitzRoy (1764-1829), Robert étant le petit fils au du roi Charles II d'Angleterre ; son grand-père paternel était Augustus FitzRoy (3e duc de Grafton) (1735-1811), duc de Grafton. Sa mère était la fille du premier marquis de Londonderry et la demi-sœur du vicomte Castlereagh, qui devint secrétaires d'État des Affaires étrangères. À partir de l’âge de quatre ans, Robert FitzRoy alla vivre avec sa famille à ou nommé aussi , leur résidence dans le Northamptonshire. Carrière. En , à l'âge de douze ans, Robert FitzRoy entre à l'Académie royale de la Marine au collège royal naval de Portsmouth, et l'année suivante dans la Royal Navy. À quatorze ans, il embarque comme étudiant volontaire à bord de la frégate , qui vogue vers l’Amérique du Sud durant le milieu de l’année 1820. Robert FitzRoy sert ensuite sur le comme aspirant. Il complète sa formation avec succès et est promu lieutenant le , après avoir passé ses examens avec la meilleure note possible. Après avoir servi sur le , il est engagé en 1828 comme "flag lieutenant" par le contre-amiral , commandant en chef de la flotte d'Amérique du Sud, à bord du . À cette époque, le , sous la direction du capitaine Pringle Stokes, menait une campagne de relevés hydrographiques en Terre de Feu. Le commandement général était assuré par le capitaine Phillip Parker King sur le . Pringle Stokes devint très dépressif au cours du voyage et se suicida. Sous la direction du lieutenant Skyring, le navire rejoignit Rio de Janeiro, où Otway engagea Robert FitzRoy comme capitaine (temporaire) pour le "Beagle", le . Lors du retour du bateau vers l’Angleterre, le , Robert FitzRoy y établit sa réputation d’ingénieur et de commandant. Durant son voyage, quelques-uns de ses hommes campèrent sur la plage à terre quand un groupe des habitants de la Terre de Feu (les Fuegiens ou Yagan) s’emparèrent de leur embarcation. Son bateau leur donna alors la chasse et après une échauffourée, les familles des coupables furent ramenées à bord comme otages. En fin de compte, FitzRoy se saisit seulement de deux garçons, une fille et deux hommes, mais l’un des hommes s’échappa. Comme il n’était pas possible de les débarquer de façon opportune, il décida de les emmener et de civiliser ces « sauvages » en leur apprenant l’anglais, les bases du christianisme et l’utilisation des outils les plus communs avant de les ramener ultérieurement comme missionnaires. Les marins donnèrent des noms à leurs captifs : la fille fut dénommée Fuegia Basket (ainsi dénommée parce que le remplacement de leur bateau volé fut un simple esquif improvisé : un coracle, qui ressemblait à un panier), le garçon Jemmy Button (Robert FitzRoy l'acheta contre des boutons), et l'homme fut nommé « York Minster » (d'après le nom d’un rocher près duquel il fut capturé). Le second garçon fut appelé « Boat Memory » Robert FitzRoy les ramena tous les quatre sur son bateau jusqu'en Angleterre. Malheureusement « Boat Memory » décéda à la suite d'une vaccination contre la variole. Les autres en guérirent et furent éduqués par le missionnaire Richard Matthews; jusqu'à ce qu'ils fussent considérés comme assez « civilisés » pour être présentés à la Cour durant l'été 1831. Le second voyage du HMS "Beagle". Au début de , Robert FitzRoy, de retour en Angleterre, se présenta comme candidat des Tory pour le siège d’Ipswich lors des Élections Générales, mais il fut battu. Ses espoirs pour obtenir un nouveau poste et pour organiser un projet de nouvelle expédition vers la « Terre de Feu » semblaient alors s’évanouir. Il s’arrangea néanmoins pour affréter un bateau à ses propres frais pour retourner voir les Fuegians avec Matthews, son ami d’alors : Francis Beaufort, qui était un hydrographe de la Navy de l’Amirauté. Son « oncle compréhensif », George FitzRoy, intercéda pour son compte auprès de l’Amirauté. Le , FitzRoy fut réengagé comme commandant sur le "Beagle". Il ne regarda pas à la dépense pour équiper le navire. Il était conscient de la solitude qu'impliquait le commandement. Il connaissait les suicides tant du capitaine Stokes que de son oncle, le vicomte Castlereagh, qui s’était sectionné la gorge en 1822, alors qu'il est en fonction au gouvernement. Robert FitzRoy en parla à Beaufort en , en lui demandant de trouver un compagnon de voyage, un agréable gentleman, capable de partager les tâches scientifiques, sachant faire bon usage des opportunités de l'expédition dans les recherches sur la nature, de dîner avec lui en égal et d'avoir de bonnes relations humaines. Alors que les premières approches de Beaufort ne se confirmaient pas, Robert FitzRoy prit en compte la proposition de Charles Darwin pour ce poste. Avant qu'ils ne quittent l'Angleterre, Robert FitzRoy donna à Darwin une copie du premier volume des "Principes de géologie" de Charles Lyell, un livre dans lequel le capitaine avait lu des explications sur les caractéristiques de la terre comme étant issue d'un processus graduel prenant place sur de très longues périodes. Robert FitzRoy avait pris en compte la demande de Lyell d'enregistrer les observations sur les phénomènes géologiques, tels que la présence de blocs de pierre erratiques. De fait, Robert FitzRoy et Charles Darwin s'entendirent bien, malgré les moments de tension inévitables durant les cinq longues années du voyage. Le capitaine avait un tempérament violent et ses déchaînements lui firent gagner le surnom de « café chaud », avec des querelles parfois « proches de la folie », comme le raconta plus tard Darwin. Lors d'une occasion mémorable en à Bahia, au Brésil, Darwin fut horrifié par la description du traitement des esclaves. Robert FitzRoy, bien qu'il n'approuvât pas les brutalités, raconta comment le propriétaire d'une "estancia" demanda, à son esclave s'il souhaitait être libéré et celui-ci lui répondit qu'il ne le voulait pas. Charles Darwin objecta à Robert FitzRoy, qu'il pensait que des esclaves ne pouvaient répondre sincèrement à une telle question, quand elle lui était posée par son maître, le capitaine perdit alors son calme et explosa, il dit à Darwin, que s'il remettait en doute ses paroles, ils ne pourraient plus continuer à vivre ensemble et il chassa Darwin de sa table. Mais avant que la nuit ne fût tombée, la colère de Robert FitzRoy s'était apaisée et il adressa ses excuses à Charles Darwin en lui demandant de « continuer à vivre avec lui ». À partir de ce moment-là, ils évitèrent le sujet de l'esclavage. Aucune de leurs querelles ne porta sur la religion; alors que de tels désagréments survinrent après leur retour de voyage. Sur l’île de Buttons Land en Terre de Feu, ils installèrent une mission. Quand ils revinrent neuf jours plus tard, le poste avait été mis à sac. Matthews renonça, rejoignant le bateau, laissant sur place les trois Fugéens occidentalisés afin de continuer le travail de la mission. Alors qu’il était aux îles Malouines, Robert FitzRoy acheta une goélette sur ses propres fonds pour aider aux relevés topographiques qui lui avaient été demandés. Il la fit réaménager et la renomma "Adventure", espérant que le coût en serait remboursé ultérieurement par l'Amirauté. Il retourna à la mission mise en place, mais ne retrouva que Jemmy Button. Celui-ci était revenu à son mode de vie ancien et refusa l'offre de retourner en Angleterre. À Valparaíso en 1834, alors que Charles Darwin était absent du bateau, explorant les Andes, l’Amirauté réprimanda Robert FitzRoy pour l’achat de l’"Adventure". Il prit très mal la critique, revendant aussitôt la goélette et annonçant qu'« ils aillent se faire voir pour le programme de recherche », démissionnant alors de son commandement et laissant planer des doutes sur sa santé mentale. Dès que Charles Darwin fut revenu au bateau, les officiers le persuadèrent de revenir sur sa démission et de continuer comme cela était planifié. Robert FitzRoy continua donc son voyage, naviguant vers les îles Galápagos, Tahiti, la Nouvelle-Zélande, l’Australie et l’Afrique du Sud. Il fit un détour par Bahia au Brésil lors du voyage de retour, afin de procéder à des relevés complémentaires pour s’assurer de l'exactitude de ses mesures de longitude avant de retourner en Angleterre. Après le retour de son voyage. Peu de temps après le retour du "Beagle"' le , Robert FitzRoy se maria avec une jeune femme avec qui il s'était fiancé depuis longtemps. Darwin fut stupéfait, car pas une seule fois en cinq ans de leur voyage Robert FitzRoy n'avait parlé de ce projet. Robert FitzRoy fut décoré d'une médaille d'or par la Royal Geographical Society en 1837. Des extraits de son journal quotidien, adressés à la société le comprenait l’observation suivante (page 115) : Robert FitzRoy écrivit sa part du récit du voyage, en y incluant l’édition des notes du capitaine précédent du "Beagle." Elles furent publiées en mai 1839 sous le titre de "Narrative of the Surveying Voyages of H.M.S. Adventure and Beagle", en quatre volumes. Elles incluaient le volume "Journal et Remarques, 1832—1836" de Charles Darwin, qui en constitue le troisième volume. La participation de Robert FitzRoy comprend une section sur des "Remarques avec référence au Déluge" dans laquelle, il admet qu’ayant lu les travaux des « géologues, qui sont en contradiction avec l’implication, si ce n’est avec les termes mêmes des Saintes Écritures » et « bien qu’attiré par le scepticisme », « il avait fait la remarque à un ami que les vastes plaines formées de matériel sédimentaire, qu’ils avaient traversées n’auraient jamais pu être le siège d’une inondation de . » Il écrivit que dans cette tournure d’esprit et ignorant les écritures, « il était disposé à ne plus croire dans les affirmations bibliques. » Mais se sentant concerné par le fait que de telles idées pouvaient « atteindre les yeux des jeunes matelots », il expliqua son engagement renouvelé pour une lecture littérale de la bible avec les arguments que les couches de rocher les plus hautes dans les montagnes, contenant des coquilles sont une preuve de cette inondation du temps de Noé ( et que les six jours de la création ne pouvaient pas s’être étendu sur des éternités, parce que l’herbe, les plantes et les arbres” seraient morts durant les nuits prolongées. R.D. Keynes dans son introduction de l'édition de 2001 du journal de Darwin, suggéra que Robert FitzRoy avait été l’objet d’une véritable conversion religieuse. Il se dissocia alors complètement des idées nouvelles de Charles Lyell, qu’il avait pourtant acceptées durant tout le voyage, et de la contribution de Darwin qui confortait ces idées. Sous l’influence de sa femme très dévote, il prit de nouveaux engagements concernant la doctrine officielle de l’Église d'Angleterre. En 1841 Robert FitzRoy fut élu comme membre du Parlement au titre des Torries pour la ville de Durham. Il fut engagé comme pour 1842. Robert Fitzroy gouverneur de la Nouvelle-Zélande. Le premier gouverneur de la Nouvelle-Zélande était le capitaine William Hobson de la Royal Navy, qui mourut à la fin de 1842. La Church Missionary Society, qui avait des intérêts importants en Nouvelle-Zélande, suggéra le nom de Robert FitzRoy pour être son successeur et il fut donc engagé par le gouvernement anglais. Il prit ses nouvelles fonctions en . Pendant le trajet pour aller jusqu’en Nouvelle-Zélande, il rencontra et en fit son secrétaire particulier. Ses instructions étaient de maintenir l’ordre et de protéger le peuple Māori, tout en satisfaisant le besoin de terre des colons, qui se déversaient dans le pays. Il avait reçu très peu de ressources militaires. Les revenus du gouvernement, provenant essentiellement des obligations coutumières, étaient déplorablement faibles et inadéquates pour assurer ses responsabilités. L’une de ses premières tâches fut de tirer au clair les circonstances entourant la rixe du « massacre de Wairau », au cours de laquelle avaient eu lieu des affrontements violents entre des colons et des Maoris. Il découvrit que les actions des colonisateurs européens avaient été quelque peu illégales et déclina leur demande d’agir contre le roi Te Rauparaha. Il n’avait d’ailleurs pas les troupes nécessaires pour l’affronter dans des conditions satisfaisantes. Mais la Compagnie de Nouvelle-Zélande et les colons se sentirent trahis et en furent furieux. Il engagea un superintendant « gouvernemental » pour s’occuper de cette zone et établir des règles de présence sur le terrain. Robert Fitzroy insista aussi pour que la Compagnie de Nouvelle-Zélande donne un prix satisfaisant aux Māoris pour les terres qu’ils déclaraient avoir achetées. Ces décisions le rendirent très impopulaire. La vente des terres continua avec un caractère très vexatoire pour les Maoris, les colons étaient avides d’achats de terres et certains Māoris de bonne volonté pour vendre, mais avec les réserves du traité de Waitangi, la vente des terres nécessitait désormais l’intervention du gouvernement comme intermédiaire, et elles furent alors extrêmement lentes. Robert FitzRoy changea donc les règles en permettant aux colons d’acheter directement les terres des Māoris, sous réserve d’une taxe de dix shillings par acre. Mais, les ventes des terres s’avérèrent toujours plus lentes qu’espérées par les colons. Pour assurer les échéances financières déficitaires, FitzRoy augmenta les taxes courantes, puis les remplaça par des taxes foncières et un impôt sur le revenu. Tous ces expédients échouèrent. Et en peu de temps, la colonie dut faire face à une véritable banqueroute et FitzRoy fut forcé de commencer l'introduction du papier monnaie (billet à ordre) sans avoir le soutien du gouvernement anglais. Moyennant quoi les Māoris de l’extrémité nord, autour de la baie des Îles, qui avaient été les premiers à signer le traité de Waitangi, se sentirent plein d’amertume quant aux changements qui survenaient en Nouvelle-Zélande. Pour signaler leurs ressentiments, le chef Hone Heke abattit le mât portant le drapeau anglais situé à Kororareka. Plutôt que de résoudre les problèmes, Robert FitzRoy fit réériger le mât et à nouveau, Hone Heke, quatre fois de suite, coupa ce mât, ce qui déclencha la première des guerres néo-zélandaises, parfois appelée la « guerre des mâts » ( ou la guerre du Nord. Robert FitzRoy réalisa rapidement qu’il n’avait pas les moyens pour mener à bien cette guerre dans des délais brefs. Pendant ce temps, le porte-parole de la Compagnie de la Nouvelle-Zélande, de retour en Angleterre, fit campagne contre le gouvernement de Robert FitzRoy, qui fut présenté à la Chambre des communes de manière très dépréciative. Le résultat fut donc qu’il fut ensuite rappelé rapidement et remplacé par George Grey, qui était alors gouverneur de l’Australie-Méridionale. Grey reçut les soutiens et les ressources financières dont Robert FitzRoy n’avait pu disposer quand il en avait besoin. La fin de sa vie et la météorologie. Robert FitzRoy ne fut pas disgracié pour autant. Après son retour en Angleterre, en , il fut nommé superintendant des chantiers navals («Woolwich Dockyard») à Woolwich. En , il reçut un dernier commandement en mer, sur la frégate . En 1850, Robert FitzRoy se retira du service actif, en partie du fait de sa santé défaillante. L’année suivante, en 1851, il fut élu à la Société royale (Royal Society avec le support de 13 compagnons, comprenant Charles Darwin. En 1854, comme protégé de Francis Beaufort, Robert FitzRoy fut appointé, sur les recommandations du président de la Société royale, comme chef du nouveau département chargé du recueil des données météo en mer. Son titre était "Meteorological Statist to the Board of Trade", et il avait une équipe de trois personnes. Ceci fut le précurseur du Bureau météorologique actuel (Met Office). Il s’arrangea avec des capitaines de bateaux pour lui fournir des informations, à l’aide d’instruments étalonnés dans ce but, et pour le traitement des données ainsi collectées. Robert FitzRoy commença bientôt à travailler sur les stratégies pour rendre les informations météo plus largement disponibles pour la sécurité des bateaux et des pécheurs. Il dirigea la mise au point et la distribution d’un type particulier de baromètre qui, sur ses recommandations, était fixé dans chaque port afin d’ être disponible pour tous les équipages pour la consultation avant de partir en mer. Un réceptacle en pierre pour un tel baromètre est toujours visible dans de nombreux ports de pêche. L’invention de plusieurs baromètres de types différents lui furent attribués. Ils devinrent très populaires et continuent à être produits tout le long du , gravés avec la mention "Admiral FitzRoy's special remarks" avec l’interprétation, telle que : « Quand il s’élève en hiver, le baromètre présage des gelées. » Une terrible tempête survenue en 1859 causa la perte du "", inspirant à Robert FitzRoy le développement de cartes qui puisent permettre la prédiction du temps, qu’il appela « prévisions météorologiques », introduisant donc le terme « prévision du temps ». à terre furent installées en utilisant le télégraphe nouvellement conçu pour lui transmettre des rapports journaliers sur temps à un moment donné. Le premier bulletin journalier fut publié dans le "Times" en 1860. La tempête de 1859 entraina la distribution sur les territoires de la couronne de lunette de tempête, maintenant connues comme "FitzRoy's storm barometers", dans de nombreuses colonies de pêcheurs dans toutes les îles dépendant de l'Angleterre. En 1860, l’année suivante, Robert FitzRoy introduisit un système pour donner l’alerte par les cônes de tempête dans les principaux ports quand un vent fort est attendu. Il donne l’ordre à la flotte de rester au port dans ces conditions. Le livre "Weather Book", qu’il publia en 1863, était très en avance sur l’opinion scientifique de son temps. De nombreux propriétaires de flottes de pêche rechignèrent sur l’envoi d’alertes de grains, qui imposaient que la flotte des bateaux reste à quai. Sous leur pression, le système de FitzRoy fut donc abandonné peu de temps après sa mort. Mais les armateurs de bateaux de pêche durent accepter à nouveau les alertes par le système des cônes sous la pression des pêcheurs, pour qui Robert FitzRoy avait été un véritable héros, responsable du sauvetage de nombreuses vies. En 1874 le système fut simplifié. Par contre, Robert FitzRoy démonta la méthode de prévision du temps basée sur la lune du lieutenant Stephen Martin Saxby en montrant qu’il s’agissait d'une pseudoscience. Saxby essaya de contrer les arguments de FitzRoy dans une deuxième édition de son livre "Saxby Weather System" (1864). "Les Origines des espèces". Quand le livre "De l'origine des espèces" fut publié par Charles Darwin, Robert FitzRoy fut consterné et se sentit coupable pour sa participation dans le développement de la théorie. Il était présent à Oxford, le , à la présentation de l’article sur les tempêtes et assistait à la réunion de la British Association for the Advancement of Science au cours de laquelle Samuel Wilberforce attaqua la théorie de Charles Darwin. Durant les débats, FitzRoy ressemblait à un « Romain aux cheveux gris pointant du nez les plus vieux des gentlemen », siégeant au centre de l’auditoire et brandissant une énorme Bible initialement à deux mains puis avec une seule main, l’autre portée sur la tête, « implorant solennellement l’assemblée de croire Dieu plutôt que les hommes. » Comme il l’admit, "L’Origine des espèces" lui avait causé une « douleur vive », mais la foule le renvoya. Vie personnelle. Robert FitzRoy s'est marié deux fois. En 1836, il épouse Mary Henrietta O'Brien, avec laquelle il eut quatre enfants : Emily-Unah, Fanny, Katherine et Robert O'Brien. Puis en 1854, après la mort de sa première femme, il se remarie avec Maria Isabella Smyth à Londres ; ils eurent une fille, Laura Elizabeth. Sa mort et son héritage. En 1863, Robert FitzRoy est promu vice-amiral du fait de son ancienneté, mais l’année suivante des troubles au sein de l’office de la météorologie (Met Office), mais surtout des problèmes financiers et une dégradation de sa santé, avec le développement d’une dépression sévère, sonnent le glas pour lui. Le , le vice-amiral FitzRoy se suicide en se coupant la gorge avec un rasoir. FitzRoy décéda en ayant utilisé toute sa fortune en dépenses publiques (, soit l’équivalent de d’aujourd’hui). Quand cela fut révélé, et dans le but d’éviter la perte des moyens de subsistance de sa femme et de sa fille, son ami et collègue devint l’administrateur du fonds testamentaire de l’amiral FitzRoy et réussit à obtenir du gouvernement le paiement rétroactif de sur cette somme à laquelle (Darwin contribua aussi pour plus de ). La reine Victoria concéda une faveur particulière en autorisant la femme et la fille de Fitzroy à utiliser gracieusement un appartement du palais de Hampton Court, et ce jusqu’à leur mort. Robert FitzRoy fut inhumé dans la cour de l’église de Tous-les-Saints à Upper Norwood à Londres. Son mémorial fut restauré par le Meteorological Office en 1981. Le livre de Robert FitzRoy "Sailing Directions for South America" conduisit un hydrographe chilien Francisco Hudson à émettre l’hypothèse de l’existence possible d’une route maritime directe à travers les eaux de l'archipel de Chiloé vers le détroit de Magellan. Mais il fut le premier à réaliser que l’isthme d'Ofqui rendait cette route impossible. Les mémorials à Fitzroy. Un mémorial pour Robert FitzRoy fut érigé au sommet de l’affleurement métamorphique près du dôme de Bahia Wulaia sur l’île Navarino, au Chili, une partie de l’archipel de la Terre de Feu en Amérique du Sud. Il fut présenté pour son bicentenaire (2005), commémorant la date du , où il mit pied à terre dans la crique de Wulaia. Un autre mémorial, présenté aussi pour le bicentenaire de Robert FitzRoy commémore son passage au cap Horn, où il fit escale le . Le mont Fitz Roy entre l’Argentine et le Chili, à l’extrême Sud du continent), fut dénommé ainsi par l’explorateur et scientifique argentin Francisco P. Moreno. Il culmine à de haut. Les aborigènes ne lui avaient pas donné de nom, mais utilisait le terme de Cerro "chaltén" (signifiant la montagne, qui fume). La rivière Fitzroy dans l’Ouest de l’Australie fut dénommée ainsi par le lieutenant John Lort Stokes, qui à l’époque, commandait le HMS "Beagle" (préalablement commandé par FitzRoy). Le conifère d’Amérique du Sud Fitzroya (ou "Fitzroya cupressoides") est dénommé ainsi que "Delphinus fitzroyi", une espèce de dauphins découvert par Charles Darwin durant son voyage à bord du "Beagle". Les îles Fitzroy, aux Malouines, la localité de Fitz Roy en Argentine, (Ontario) et un port Fitzroy, en Nouvelle-Zélande sont aussi dénommés en son honneur. La frégate (de classe capitaine) de la Deuxième Guerre mondiale fut nommée pour lui rendre hommage dans la mesure où c’était le navire-météo HMS "Amiral Fitzroy" (précédemment ). En 2010, l’Institut national de recherche néo-zélandais sur « l’eau et l’atmosphère » () nomma son nouveau super-ordinateur IBM "FitzRoy" en son honneur. Le , quand la zone de prévision météorologique Finisterre ( fut renommée pour éviter la confusion avec la zone de prévision française et espagnole, plus petite et du même nom, Cap Finisterre, le nouveau nom choisi par le département de la météorologie de l’Angleterre (Met Office) fut « FitzRoy », en l’honneur de son fondateur. FitzRoy a été commémoré par le "Fitzroy Building" à l’université de Plymouth, utilisé par l’École des sciences de la Terre, de l’Océan et de l’Environnement. Enfin le vice-amiral Robert FitzRoy fut commémoré par deux timbres émis par la poste royale (Royal Mail) pour les îles Malouines et les îles Sainte-Hélène. Dans la fiction. En 2005, une nouvelle dont le titre est "This Thing of Darkness" fut publiée par . Le thème de la nouvelle est la vie de FitzRoy, de Darwin et de quelques autres au cours de l’expédition du "Beagle", en les suivant pendant les années allant de 1828 à 1865. Elle fut nominée pour l’année 2005 pour le prix Booker (bien que Thompson décéda en ). En 1997, le jeu "FitzRoy" de Juliet Aykroyd fut le premier qui fut réalisé par l'université de Reading. Il a depuis été réalisé sous le titre "The Ostrich and the Dolphin (L’Autruche et le dauphin)" faisant allusion au nandou de Darwin et au dauphin obscur, nommé "Delphinus fitzroyi" par Charles Darwin – avant d’être publié sous le titre "Darwin & FitzRoy" en .
Laetitia Boudou
Robert Fitzroy
Urbanisme aux États-Unis L'urbanisme aux États-Unis est caractérisé par une très grande importance des banlieues ("suburbs") résidentielles, le centre-ville ("downtown") étant souvent délaissé aux populations les plus modestes. Mis à part quelques grandes villes, telles New York, elles ont une densité de population relativement faible, s'étendant sur des aires métropolitaines immenses (Los Angeles, Chicago, Dallas, etc.), le transport interurbain fonctionnant principalement à l'aide de la voiture. On distingue aujourd'hui, sur le territoire américain, quatre grandes régions urbaines : l'aire urbaine du nord-est (BosWash, qui s'étend de Boston à Washington), la côte californienne de San Francisco à San Diego, la région des Grands Lacs et le sud de Dallas à Miami. L'essor urbain touche aujourd'hui les métropoles de la "Sun Belt", dont la population augmente rapidement. Depuis les années 1980, l'urbanisme néo-traditionnel tente de populariser une approche urbanistique moins focalisée sur la voiture. Histoire. Les villes coloniales. Au se développe le style géorgien et le palladianisme à partir de la ville de Williamsburg en Virginie. Celle-ci bénéficie d'un plan d'urbanisme moderne, en damier. Deux voies principales se coupent à angle droit : l'une d'elles, la "duke of Gloucester Street" est large de et longue d'1,2 kilomètre. Elle relie le collège de Guillaume et Marie au capitole. L'axe nord-sud aboutit au palais du gouverneur, édifié en 1706-1720. Réforme pour l'hygiène publique (de 1820 à la fin du ). Tandis que les villes américaines avaient en 1800, ce nombre fut porté à en 1860 et atteint en 1920. Ainsi, devant la forte arrivée d'immigrants, la population passe de 6 % d'urbains en 1800 à 51 % en 1920. Les autorités prirent conscience que des mesures étaient nécessaires pour accompagner ce changement, s'intéressant particulièrement à deux problèmes. Le premier et principal était les mauvaises conditions sanitaires entraînées par la pauvreté des cités industrielles et propices aux épidémies de maladies contagieuses (typhus, choléra, variole…). Par exemple, les immeubles où les ouvriers s'entassaient étaient construits sur toute la surface du lot : un ensemble d'immeuble n'était donc pas séparé par des ruelles et le renouvellement de l'air était ainsi très faible. Lorsque ces immeubles n'étaient pas reliés aux égouts, le seul espace disponible devant servait à jeter les ordures. Le second problème était que la masse énorme du sous-prolétariat était potentiellement révolutionnaire. Répondant à la première préoccupation, la société médicale de l'État de New York décida en 1835 d'offrir un prix au meilleur essai sur le sujet. Le docteur Benjamin W. McCready le remporta, et mentionna la mauvaise ventilation des maisons parmi les facteurs de maladie ne pouvant être ignorés. Des institutions furent créées pour étudier ce problème d'épidémies, tels le Conseil d'hygiène et de Santé Publique de New York. La théorie du "miasma" était alors celle adoptée et fut résumée par Southwood Smith en 1846 : Autrement dit, la théorie médicale alors en vogue était de considérer que l'air traversant la matière organique en putréfaction était nuisible. Outre le nettoyage, l'action préconisée ayant d'importantes répercussions sur l'urbanisme était d'augmenter la ventilation. Pour cela, les immeubles compacts devaient être abandonnés et des espaces bien plus larges devaient être créés. Frederick Law Olmsted, architecte-paysagiste ayant conçu Central Park à New York, déclara ainsi que les problèmes sanitaires provenaient des ruelles étroites et de la surpopulation, concluant que avaient besoin d'espace. Réforme des immeubles (1900-1914). Les docteurs établirent que les épidémies n'étaient pas causées par un mauvais air mais par des bactéries se transmettant à travers des infections. Cependant, les tenants de la réforme déclarèrent que les conditions dans lesquelles les bactéries pouvaient vivre provenaient de l'environnement, ce qui continua de lier l'urbanisme à la santé publique. Les mauvaises conditions de la classe ouvrière étaient donc toujours un sujet de préoccupation, qui reçut une attention grandissante de la part des autres citoyens avec la publication en 1890 de "How the Other Half Lives", travail de photojournalisme de Jacob Riis dans les taudis de New York. Les bâtiments construits sous le Tenement House Act de 1901 devaient avoir une grande court intérieure et, sous l'influence de Lawrence Veiller, des limitations furent faites sur la hauteur des bâtiments ainsi qu'un espace obligatoire de chaque côté de la parcelle pour forcer la présence de lumière et une ventilation accrue. Mise en place du zonage (1907-1926). Tandis que les deux réformes précédentes visaient à améliorer les conditions de la classe ouvrière pour réduire les problèmes de santé publique, la création de plan d'utilisation des sols visait à protéger la santé et le confort financier des classes moyennes et aisées. Pour cela, des banlieues furent construites en interdisant tous les bâtiments jugés indésirables, c'est-à-dire usines, appartements, magasins de détail, etc. L'idée du plan provenait d'Allemagne, mais il y autorisait une utilisation des sols mixes (par exemple des appartements au-dessus de magasins) tandis que son application aux États-Unis fut celle d'une séparation complète des usages industriels, résidentiels et commerciaux. La séparation à l'intérieur d'une zone résidentielle était également faite selon le type d'habitations, visant à rassurer les acheteurs quant à leur investissement. Cette politique conduisit à une ségrégation des villes en des quartiers constitués selon la classe sociale et la race. La banlieue et les jardins (1898-1930). Dans Garden Cities of To-morrow, publié en 1898, l'urbaniste britannique Ebenezer Howard propose une combinaison de la ville et de la campagne, appelée "Cité-jardin". Chaque cité-jardin serait de forme circulaire, d'un rayon d'environ , et conçue selon un motif en couches : au plus proche du centre se trouvent les bâtiments administratifs, au milieu les logements (maisons séparées), à la périphérie les usines, et au-delà les espaces agricoles. Chaque ville était ainsi auto-suffisante, et les habitants pouvaient s'y déplacer en marchant contrairement aux trois mouvements urbains précédents qui augmentent les distances. Pour Howard, la nature était source de bénéfices sur la santé autant physique que mentale. Ce principe d'une entité urbaine séparée fut mis en pratique à travers le modèle du "superblock" construit à Sunnyside Gardens dans le Queens, puis à Radburn. Sunnyside héritait de la planification urbaine typique du début du aux États-Unis, avec son réseau routier en forme de grille, tandis que le projet de Radburn n'avait pas la contrainte de réutiliser un réseau routier et put ainsi innover. Le réseau routier de Radburn mit en place des Impasses et des routes secondaires ainsi que tertiaires. Le but était d'isoler au maximum le trafic automobile afin de permettre aux piétons de se déplacer en sécurité, ce qui était entièrement à l'opposé de la planification urbaine des années 1920 qui se concentrait sur la mobilité des voitures et ne construisait pas de trottoirs. Pour isoler le trafic, le réseau routier tortueux était conçu de façon telle qu'il soit beaucoup plus long de traverser le quartier plutôt que due d'emprunter les routes droites l'entourant. Par ailleurs, les routes entourant le quartier conduisait à son isolation des autres quartiers, réduisant la probabilité que des piétons souhaite traverser ce qui pourrait s'apparenter à une autoroute. Cette idée d'un quartier comme "unité" se retrouve dans les travaux de Clarence Perry, qui la présenta dans une conférence de sociologie en 1923, et considérait un quartier comme une entité dans laquelle il devait être possible de se déplacer à pied et de trouver des bâtiments éducatifs pour les enfants, des espaces de jeux, et des boutiques. Études de cas. La capitale fédérale : Washington, D.C.. Le Français Pierre Charles L'Enfant conçoit le "Federal Hall" à New York. Peu de temps après, il remporte le concours pour construire la capitale fédérale ("Federal City") sur les rives du Potomac. Le projet est lancé en 1791, mais ses plans ne sont que partiellement exécutés durant sa vie. Le projet lui est retiré et, par colère, il emporte ses plans avec lui. Cependant, ces derniers sont en grande partie reconstitués de mémoire par le mathématicien Benjamin Banneker. Au tournant des s, les tenants du mouvement "City Beautiful" rêvent de réaliser des villes néoclassiques en créant un cadre harmonieux et monumental. Plusieurs villes voulurent appliquer ce concept, mais Washington, D.C. semble la plus aboutie et la plus homogène. New York. À la fin du , plusieurs architectes américains (Louis Sullivan…) critiquent l'urbanisme des centres-villes américains, et particulièrement celui de la ville de New York. Le plan orthogonal entraîne un engorgement de la circulation. Des problèmes nouveaux de sécurité émergent, notamment en matière d'incendie. Dès 1916, pour répondre à ces difficultés est adoptée à New York une loi sur le zonage (Zoning Law). Le règlement oblige les architectes à adapter la hauteur des immeubles à la largeur des rues. Il reste en vigueur jusqu'en 1961. Cela donne lieu à la construction d'édifices pyramidaux tels que le Paramount Building (C.W. et George L. Rapp, 1927) ou l'Empire State Building (1931). Dans les années 1950-60, plusieurs quartiers de l'arrondissement de Manhattan sont rénovés en vertu du principe de "slum clearance" : plusieurs ilots sont tout simplement rasés pour être reconstruits. Mais en 1965, la "landmark preservation law" est fondée pour protéger les édifices historiques et remarquables de la ville. Actuellement, 65 quartiers de New York ont le statut de quartier historique. Avec la fermeture de nombreuses usines et d'ateliers dans les années 1960-1970, un grand nombre de bâtiments ont été désaffectés et des friches industrielles sont apparues dans certains secteurs. Plusieurs de ces locaux et entrepôts ont été réhabilités pour être transformés en lofts, accompagnant le phénomène de gentrification du centre : New York est la première ville ayant compté des lofts dans le monde. Aujourd'hui, la "City Planning Commission" est une organisation composée de treize membres qui participe à l'urbanisme de New York : elle octroie par exemple les permis de construire. Au début du , le plus grand chantier de la ville est le World Trade Center après les attentats du 11 septembre 2001 ; le One World Trade Center pour lequel un concours architectural a été ouvert pour reconstruire un mémorial, mais aussi un lieu de vie et d’activité rémunérée. La première pierre a été posée le , jour de la fête nationale des États-Unis. Ce gratte-ciel fut inauguré en 2012. Le Grand New York comptait plus de 22 millions d'habitants en 2010. Chicago. Les contraintes naturelles du site de Chicago posèrent des problèmes d'aménagement aux autorités. Chicago a souffert de l'environnement marécageux qui rendait très difficile la construction de routes et d'égouts. La boue envahissait les rues de la ville au printemps et l'image de Chicago était celle d'un endroit crasseux. Les autorités engagèrent des travaux importants afin de surélever les infrastructures et implanter un réseau d'évacuation des eaux usées dans les années 1850. En octobre 1871, ² de la ville furent réduits en cendres par le grand incendie de Chicago. Le bilan fut dramatique, avec 300 morts et bâtiments furent détruits, jetant à la rue environ personnes. Le feu se propagea facilement car un grand nombre d'infrastructures et d'habitations étaient construites en bois. L'incendie permit aux urbanistes de penser à une reconstruction de la ville selon des critères modernes. Quelques années plus tard fleurit l'école d'architecture de Chicago, qui eut un rayonnement international. Au centre de la naissante "Rust Belt", la ville devient le laboratoire d'expériences architecturales : en 1885, le premier gratte-ciel au monde y est construit (Home Insurance Building) en utilisant une armature d'acier. Avec la croissance démographique la plus rapide des États-Unis, la ville passe de près de habitants à presque 1,7 million d'habitants de 1870 à 1900. En 1909, le plan d'urbanisme de Daniel Burnham visant à restructurer le paysage urbain de la ville de Chicago fut mis en œuvre. La superficie des espaces verts fut étendue, et le centre-ville (Downtown Chicago) rendu plus sûr. Après la Première Guerre mondiale, les immigrants afro-américains du Sud des États-Unis investissent, en quête de travail, South Side, partie comprenant les quartiers sud de la ville de Chicago, juste au sud du centre-ville (downtown). South Side abrite le ghetto noir de Bronzeville, un quartier nommé ainsi en raison de la couleur de la peau de ses habitants, très affecté par la désindustrialisation des années Reagan, qui fit renommer la "Manufacturing Belt" en "Rust Belt". La ville de Gary, dans la banlieue sud-est de Chicago était un autre centre industriel, abritant les aciéries de US Steel, sévèrement affecté par la crise après le choc pétrolier de 1973. Le Millennium Park, aménagé entre 1997 et 2004 au sein de Grant Park, a montré la volonté du maire de Chicago Richard M. Daley (maire de 1989 à 2011), de faire de sa ville un foyer de l'art contemporain. L'un des derniers grands projets de la municipalité fut la Chicago Riverwalk, une voie piétonnière arborée située en bordure de la rivière Chicago. San Francisco. Située sur la côte ouest des États-Unis, la ville de San Francisco a une histoire urbanistique particulière : construite sur un site de collines, la ville grandit très rapidement après la ruée vers l'or de 1848-1849. La population de San Francisco passa d'environ habitants en 1848 à résidents permanents en 1850. Les infrastructures de San Francisco et des autres villes, véritables villes champignons (tels Bodie ou Sacramento, terminus du premier chemin de fer transcontinental dans les années 1860), aux environs des champs aurifères furent saturées par le flux soudain de population. Les hommes vivaient dans des tentes, des huttes en bois ou des cabines prélevées sur des navires abandonnés. Les quartiers portuaires du Nord ont été gagnés sur la mer, par poldérisation. La ville met en place quelques cable cars à la fin du . Si ces tramways ne sont guère utilisés aujourd'hui, mis à part par les touristes, la ville continue aujourd'hui à avoir l'un des réseaux de transports en commun les plus développés des États-Unis, gérés par le San Francisco Municipal Railway. Le séisme de 1906 et le grand incendie qui s'ensuivit transforma radicalement le visage de la ville. Le centre des affaires obéit à un cahier des charges très strict : tout nouveau gratte-ciel est soumis à discussion et doit répondre aux normes parasismiques. Dans le reste de San Francisco, les immeubles ne doivent pas dépasser deux étages. Lors de la Grande Dépression, la Work Projects Administration (WPA) finance la construction du Golden Gate Bridge. Huntsville (Texas) ou "Prison City". Certaines villes se sont spécialisées sur une fonction unique. Ainsi, Huntsville, au Texas, compte prisonniers dans sept établissements pénitentiaires différents (en 2008 ), pour un peu plus de habitants (en 2000), et en comptant les prisonniers. Une famille d'Huntsville sur deux a un de ses membres qui travaillent pour l'administration pénitentiaire locale, qui gère également personnes en liberté conditionnelle et plus de en liberté surveillée. Les "suburbs". En Amérique du Nord, les banlieues ("suburbs"), caractérisées par leurs zones résidentielles immenses, leurs "gated communities" et leurs centres commerciaux gigantesques, hébergeaient en général les classes moyennes et riches, tandis que les centres-villes étaient réservés aux classes pauvres : c’était le cas, par exemple, de Los Angeles. Mais cette situation comportait toujours les notables exceptions de New-York, San Francisco, Chicago, Boston et de certaines autres grandes villes avec centres 'résistants à la pourriture". En outre, il y a eu un retour progressif des classes moyennes et riches aux centres-villes depuis 1990 notamment à Los Angeles et Atlanta. Entre 1900 et 1940, la part de la population américaine résidant dans les "suburbs" passe de 8 à 25 % . Cette tendance fut fortement soutenue par les prêts de la Federal Housing Administration (FHA). Créée en 1934 par le "National Housing Act" promulgué par Roosevelt pour faire face à la crise, la FHA était en effet très influencée par l'école de Chicago, qui considérait cet étalement urbain comme inévitable, et évitait ainsi de financer des prêts "downtown", considérant ces quartiers comme inéluctablement sujets à la déréliction. Les pratiques de la FHA, qui permirent néanmoins à la classe moyenne d'accéder à la propriété en leur permettant d'avoir accès aux prêts immobiliers, favorisèrent aussi les procédés de "redlining" justifiant la ségrégation raciale dans l'espace urbain par des critères psychologiques et socio-économiques . Il fallut attendre le Civil Rights Act de 1968 et le Community Reinvestment Act de 1977 pour que ces pratiques soient interdites. La conurbation du Grand Los Angeles, qui regroupe plus de 171 municipalités, avait en 2005 une population estimée à plus de 17 millions d'habitants, répartis sur une surface totale de ², dont seulement la moitié est densément peuplée. Dans les trente dernières années, des "edge cities", ou « villes-lisières », concurrencent les centres-villes, en participant à la polynucléarisation des centres urbains (la Silicon Valley ou Princeton, près de New York, fournissant des exemples de telles villes). Administrativement, les banlieues et petites communautés entourant de grandes villes peuvent être des villes incorporées, c’est-à-dire des « municipalités » avec leurs propres gouvernements, ou elles peuvent être non-enregistrées, avec l’autorité gouvernementale donnée au comté. Certaines de celles-ci sont de véritables villes privées, ne dépendant d'aucune municipalité. Les plus célèbres d'entre elles sont Sun City, en Arizona, réservée aux plus de 55 ans et créée par Delbert E. Webb ; Irvine, une ville planifiée par Irvine Company dans les années 1960; ou Celebration, en Floride, administrée par Walt Disney Company, qui devait exemplifier Epcot (« Prototype expérimental d'une communauté du futur »). L'omniprésence des banlieues résidentielles et les migrations pendulaires expliquent l'utilisation importante de l'automobile, en l'absence de transports publics (mis à part quelques cas exceptionnels, tels le métro de New York). Ainsi, la majorité des Américains dépensent autant pour le transport que pour le logement, et les habitants de villes particulièrement dépendantes de l'automobile dépensent jusqu'à trois fois plus que leur Produit Régional Brut (GRP en anglais). Les habitants de Houston, Atlanta, Dallas-Ft.Worth dépensent à peu près 23 % de leur GRP pour le transport par rapport à 9 % pour Honolulu, New York, et Baltimore, et 7 % à Toronto. Ces statistiques datent de la fin des années 1990 avant la montée exponentielle du prix du pétrole, et n'incluent pas certains coûts cachés de la consommation de pétrole. Sous l'influence du nouvel urbanisme, ce modèle urbain couplé à l'usage intensif de l'automobile a récemment été mis en cause, pour des raisons diverses, lié à l'augmentation du coût du pétrole, au réchauffement climatique et autres préoccupations environnementales, et à la simple volonté d'améliorer le cadre de vie. Ainsi, Raleigh, ville de plus d'un million d'habitants en Caroline du Nord, et qui fait partie du Research Triangle Park, 2e pôle de recherche après la Silicon Valley, a préparé un plan d'urbanisme allant jusqu'à 2030, afin de mettre en place des trottoirs, jusqu'alors inexistants, de réduire le nombre de centres commerciaux, et de revivifier le centre-ville, quasiment désert, en le couplant par tramway aux quartiers résidentiels. Les autorités créent parfois des "community separator", zones vertes qui permettent de lutter contre l"'urban sprawl" ou expansion urbaine. Certaines villes, telles Greenbelt, dans le Maryland (créée lors du "New Deal" en tant que coopérative publique par Rexford Tugwell, responsable de la "Resettlement Administration"), ont des ceintures vertes ("Green Belt") tout autour d'elles-mêmes, afin de prévenir leur absorption dans une autre ville.
Procellariinae Les Procellariinae sont une sous-famille d'oiseaux de la famille des Procellariidae dont elle reprend l'ancienne définition. Elle comprend les 79 espèces de fulmars, pétrels, prions et puffins. Ces oiseaux de mer sont de taille moyenne à grande (de 25 à ) au corps compact, aux ailes longues et étroites et aux narines tubulaires. Ce sont des pélagiques à la répartition cosmopolite, et on les rencontre sur tous les océans, avec une plus grande diversité dans l'hémisphère Sud.
Fulmarus glacialis
Aubrac (homonymie)
Raphaël Barquissau Antony Jean Charles Raphaël Barquissau est un professeur, écrivain et historien réunionnais du , né le à Saint-Pierre et mort le à Paris. Enfance et jeunesse. Raphaël Barquissau vit ses premières années dans son île natale avant de suivre son père magistrat dans ses différents voyages, notamment aux Antilles. Il revient à la Réunion pour poursuivre ses études dans le collège qui porte son nom créé par son grand-père, Désiré Barquissau. Il vient ensuite au lycée à Saint-Denis, où il obtient chaque fois le premier prix d'excellence. Carrière de professeur. La mort de son père l'oblige à quitter l'île pour étudier à Paris. Il suit des cours à la Sorbonne et devient professeur. Il commence sa carrière à Alexandrie, en Égypte. Il rédige sa thèse de doctorat en Lettres sur les poètes réunionnais des siècles précédents, et spécialement sur Évariste de Parny et Antoine Bertin. Il obtient l'agrégation en Lettres en 1920 et enseigne ensuite à Nîmes, Sens et Orléans. Dans la première ville, il compte le futur général Raoul Salan parmi ses élèves. (Attention, erreur possible sur la rencontre de Barquissau et Salan au lycée de Nîmes. En effet, dans la bio de Raoul Salan, sur wiki, on peut lire : il s’engage pour la durée de la guerre le , est admis à École spéciale militaire de Saint-Cyr le dans la promotion La Fayette. Il en sort aspirant le , est affecté au Régiment d’infanterie coloniale (RIC) à Lyon le . Raphaël Barquissau revient pendant cinq ans dans son île natale pour y enseigner dans son ancien lycée. Entre ses cours, il assure la fonction de chargé de mission à Madagascar en 1923 et à l'île Maurice en 1925. Après ce retour aux sources, il se rend en Indochine pendant dix ans, et d'abord à Hanoï. Ironie du sort, le futur général Võ Nguyên Giáp qui affrontera Salan par la suite fait partie de ses élèves dans cette ville. Il s'établit ensuite à Saïgon, où il prend le poste de proviseur du lycée Chasseloup-Laubat. Il retourne finalement à Paris en 1936 pour y exercer en tant que professeur de lettres puis de philosophie au lycée Carnot. La retraite lui permet de rentrer à La Réunion. En 1936, il reçoit le prix Archon-Despérouses. Le Président Edgar Faure a eu l'occasion de lui rendre hommage à la radio en ces termes : . Œuvre littéraire. Admirateur de Leconte de Lisle, Raphaël Barquissau ne manquera pas de rendre hommage aux poètes réunionnais à travers son œuvre. Elle fête notamment Auguste Lacaussade, compatriote qui fut bibliothécaire au Sénat. Elle célèbre également la paix, l'égalité et la fraternité. Essais sur l'histoire coloniale, œuvres littéraires ou recueils de poèmes, les quelque trente ouvrages qu'il a produits révèlent une forme de délicatesse romantique à laquelle sera sensible l'Académie française en couronnant quatre d'entre eux. Parmi ces ouvrages : Le , il est élu à l'Académie des sciences d'outre-mer. Il en sera le président pendant l'année 1960. Il fut par ailleurs secrétaire général de l'Académie de la Paix (qu'il a fondée) et organisateur de soirées poétiques à Paris. Il est également connu pour son soutien à la communauté réunionnaise émigrée en métropole. Il fut à ce titre directeur et rédacteur en chef de "L'Écho de la Réunion", le premier journal de liaison créé pour cette communauté. En 1988, sa fille Hélène Minet-Barquissau offre à sa ville natale une partie de son importante bibliothèque.
Gisement Gisement est un substantif qui peut désigner :
Río Grande (Argentine) Río Grande est une ville argentine sur la partie Nord-Est de la grande île de la Terre de Feu. Elle est considérée comme la capitale industrielle de la province argentine de Terre de Feu, Antarctique et Îles de l'Atlantique Sud, Ushuaïa étant la capitale administrative de cette province. En 2010, un recensement comptabilisait . Comme dans beaucoup d'autres endroits en Patagonie, l'élevage des moutons est la raison principale de la colonisation depuis la fin du . Les rivières abondantes, la côte et de bons pâturages sont quelques-unes des raisons qui permirent la croissance de la population. Río Grande fut fondée le quand le gouvernement central argentin fit passer un décret reconnaissant cette localité sous le nom de « Colonie agricole de Río Grande ». Jusqu'à la réforme agraire de 1925, les terres étaient partagées entre quelques familles qui possédaient de grandes propriétés. L'élevage du bétail était une des principales activités économiques de la région. Renommée pour ses activités de pêche sportive dans les nombreux et poissonneux lacs et rivières, Rio Grande est désignée, à des fins touristiques, « capitale internationale de la truite ». Grâce à une loi en faveur du développement industriel, plusieurs entreprises de production de matériel électronique ont ouvert des usines à Rio Grande. Depuis le , son maire est Gustavo Melella (Unión Cívica Radical).
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Charles Bulfinch Charles Bulfinch est un architecte américain né à Boston (Massachusetts, États-Unis) le et mort dans la même ville le . Biographie. Diplômé de Harvard en mathématiques et en perspective, il voyage en Europe pour étudier l'architecture. À son retour à Boston, il s'établit comme architecte et tente de transposer l'urbanisme anglais et l'architecture européenne dans la culture américaine. La ville de Boston l'engage comme "Chairman of the Board of Selectmen" et surintendant de police. Sous sa direction, le centre civil de Boston prend un style classique qui se sépare progressivement de ses sources européennes. En 1818, Bulfinch succède à Benjamin Henry Latrobe en tant qu'architecte du Capitole de Washington, qui avait été incendié par les britanniques en 1814. Ce poste lui permet de continuer à développer un style néoclassique américain dans la simplicité et le raffinement. Avec une précision toute académique, il fait évoluer la forme et les matériaux de l'architecture néoclassique pour atteindre un juste mélange d'ascèse et de besoins structuraux. Il est enterré au cimetière de Mount Auburn à Cambridge au Massachusetts.
Héron pourpré Le Héron pourpré (Ardea purpurea) est une espèce d'oiseaux de la famille des Ardeidae. C'est un oiseau migrateur paléarctique, présent et nicheur en Europe et Afrique du Nord, hivernant occasionnellement en Europe de l'Ouest et du Sud, protégé. Description morphologique. Fin et longiligne, au long bec pointu jaune, . Mâles et femelles se ressemblent (les juvéniles sont plus bruns). Sa poitrine est brun-roux et l'abdomen noir avec flancs et scapulaires roux-pourpre.Les yeux sont jaune clair et sa tête est ornée d'une calotte noire, l'arrière du cou étant brun roussâtre et blanc sur le devant avec des stries noires en approchant du haut de la poitrine qui s'orne de plumes plus longues à la saison des amours. Les pattes jaunes tirant vers l'orange lui permettent de marcher dans l'eau et la vase. Des doigts inhabituellement longs pour un héron lui permettent de marcher sur les vases molles, les feuilles flottantes et de se poser sur les buissons. Comportement. Semblable à celui du héron cendré dont il partage le régime alimentaire (poissons, mollusques, crustacés, insectes aquatiques, larves, reptiles, amphibiens, petits rongeurs voire oisillons), mais il niche volontiers dans les roselières plutôt que les grands arbres. La femelle pond 2 à 5 œufs (de couleur bleu-vert clair) qui éclosent après 25 à 30 jours d'incubation assurée à tour de rôle par les deux parents qui vont ensuite nourrir (régurgitation dans leurs becs ou dans le nid) et défendre les poussins. Il est fréquent que le ou les plus faibles des poussins meurent les premières semaines. Les jeunes sortent du nid dès 10 jours environ pour se cacher dans les roseaux, revenant au nid pour quémander de la nourriture. Ils voleront vers trois mois, et pourront se reproduire après un an. Rôle écologique. Il joue un rôle majeur de prédateur des zones humides, contribuant à la régulation naturelle des populations de poissons, amphibiens et rongeurs. Répartition et habitat. Il niche des tropiques jusqu'aux zones semi-tempérées, dont en Europe, dans le sud de l'Asie et en Afrique. Les oiseaux européens hivernent presque tous en Afrique tropicale, avec parfois quelques oiseaux hivernant en Europe. En Europe, la Russie, l'Ukraine, l'Espagne, la France et l'Italie hébergent 80% de la population nicheuse européenne. Il préfère les eaux peu profondes, généralement douces, avec une couverture végétale sur les bords, en particulier des roseaux ("Phragmites"). Pour nicher, il utilise des roselière, mais parfois également des arbres. Statut de protection. C'est une espèce à faible effectif qui a régressé en Europe, en lien avec la correction des cours d'eau et la régression des roselières. Depuis les années 1960, les sécheresses au Sahel dans ses zones d'hivernage ont également augmenté la mortalité hivernale. L'espèce est protégée, et jugée dans une situation préoccupante, menacée par le recul et la pollution des zones humides, par les perturbations humaines et la chasse illégale. . Sa présence en Europe a légèrement augmenté entre 1997 et 2016, en lien avec des pluies plus abondantes au Sahel, selon le recensement du second Atlas des oiseaux nicheurs européens. Utilisation. Aucune utilisation de cet oiseau n'est connue. Protection. Le Héron pourpré bénéficie d'une protection totale sur le territoire français depuis l'arrêté ministériel du relatif aux oiseaux protégés sur l'ensemble du territoire. Il est inscrit à l'annexe I de la directive Oiseaux de l'Union européenne. Il est donc interdit de le détruire, le mutiler, le capturer ou l'enlever, de le perturber intentionnellement ou de le naturaliser, ainsi que de détruire ou enlever les œufs et les nids et de détruire, altérer ou dégrader leur milieu. Qu'il soit vivant ou mort, il est aussi interdit de le transporter, colporter, de l'utiliser, de le détenir, de le vendre ou de l'acheter. Taxonomie. L'espèce a été décrite par Linné en 1766. Aujourd'hui, quatre sous-espèces sont considérées: Philatélie. "Ardea (purpurea) bournei" figure sur un timbre émis par la République du Cap-Vert en 2003. "Ardea (purpurea)" figure sur 4 timbres émis par la Croatie en 2004.
Le Voyage du Beagle Le Voyage du Beagle ("The Voyage of the Beagle") est le titre le plus couramment donné au livre de Charles Darwin, publié en 1839 sous le titre Journal et Remarques ("Journal and Remarks") et qui lui valut la célébrité ainsi que le respect de ses pairs. Le titre se réfère à la seconde mission d'exploration du Beagle sous le commandement du capitaine Robert FitzRoy. Le navire quitta le port de Plymouth le . L'expédition prévue initialement pour deux ans en dura finalement presque cinq, le Beagle ne rentra en Angleterre que le . Darwin passa la plupart de son temps hors du bateau, 3 ans et 3 mois à explorer les terres accostées, 18 mois en mer. Le livre, également connu sous le nom Journal de recherche de Darwin (Darwin's "Journal of Researches") est un mémoire de voyage, vivant et excitant, ainsi qu'un journal scientifique de terrain détaillé couvrant des domaines tels que la biologie, la géologie et l'anthropologie, démontrant la capacité d'observation de Darwin, et écrit à une époque où l'Europe de l'Ouest était en train de découvrir et d'explorer le reste du monde. Même si Darwin visita certains endroits à plusieurs reprises lors de son voyage, les chapitres du livre sont classés selon des références géographiques, et non chronologiques, dans un souci de clarté. Les idées que Darwin développera plus tard dans sa théorie de l'évolution par la sélection naturelle sont évoquées dans ses notes et dans le livre. Plan du livre. Le livre est divisé en 21 chapitres, listant les lieux visités par Charles Darwin, dans un ordre sensiblement différent de la chronologie exacte : Éditions françaises. Une traduction originale par Edmond Barbier est éditée en 1875 par "C. Reinwald et Cie, libraires-éditeurs" à Paris sous le titre "Voyage d'un naturaliste autour du monde / fait à bord du navire Le Beagle de 1831 à 1836", . Les rééditions récentes sont : Dans la fiction. Alfred Elton Van Vogt, auteur canadien de science-fiction, reprendra le titre de l'œuvre de Charles Darwin. Il le réutilisera pour son livre The Voyage of the Space Beagle, dans lequel il décrit l'évolution de la vie extra-terrestre au travers de différentes histoires qui s'entremêlent. Dans l'album destiné à la jeunesse "Le voyage de Darwin", Giacomo Scarpelli retrace l'expédition du Beagle du point de vue d'un jeune mousse. Dans le film "" de Peter Weir (2003) le personnage de Stephen Maturin, chirurgien du HMS "Surprise", en escale aux îles Galápagos, s'y comporte en naturaliste précurseur de Darwin, et initie le cadet de marine Peter Calamy à l'histoire naturelle.
Peter Harrison Peter Harrison est un architecte américain
Air America (série télévisée) Air America est une série télévisée américaine en de , créée par Philip DeGuere, diffusée entre le et le en syndication. En France, la série a été diffusée à partir du sur TF6 puis rediffusée sur TF1. Synopsis. Un État Sud-américain est sous le contrôle de troupes paramilitaires. Une petite agence de transport aérien sert de couverture à deux hommes, Rio Arnett et Wiley Ferrell, qui sont en fait des agents de la CIA. Ils font en sorte de rendre plus sûre cette île d'apparence paradisiaque.
Prince des poètes Le titre de Prince des poètes a été décerné en France à plusieurs poètes à la mort de leur prédécesseur. Attribution. Le titre de "Prince des poètes" n’a pas été attribué de la même manière et n’a pas eu la même charge symbolique ou la même reconnaissance selon les époques. Ce titre (et l’élection qui l’accompagne) ont ainsi été critiqués — au , il fut même refusé par Saint-John Perse. Sens courant du terme. L'expression « prince des poètes », d'emploi plus large, est entrée dans l'usage (et est reprise par les critiques et les universitaires entre guillemets) pour désigner des poètes tels que Marot et Ronsard ; elle a également été de longue date utilisée en français pour désigner de grands poètes antiques comme Homère et Virgile, par excellence, et d’autres poètes européens comme ou Garcilaso de la Vega, par extension.
Hirondelle de rochers L'Hirondelle de rochers ("Ptyonoprogne rupestris") est une espèce de passereaux de la famille des Hirundinidae, hôte des escarpements rocheux. C'est une espèce monotypique (non subdivisée en sous-espèces), classée par certains auteurs dans le genre "Hirundo". Description. Son plumage entièrement sombre la caractérise, avec de larges ailes brunes, un dos un peu plus clair et surtout le dessous du corps foncé. Habitat et répartition. L’hirondelle de rochers se reproduit dans les montagnes de la péninsule ibérique, au nord-ouest de l'Afrique, au sud de l'Europe, dans le golfe Persique, dans l'Himalaya et jusqu'au sud-ouest et au nord-est de la Chine.   Les populations du nord sont migratrices, puisqu’elles hivernent en Afrique du Nord, au Sénégal, en Éthiopie et dans la vallée du Nil. Cependant, quelques spécimens européens restent au nord de la Méditerranée. Après la saison des amours, les individus asiatiques quant à eux se déplacent vers le sud de la Chine, l'Inde et le Moyen-Orient, à des altitudes plus basses. Les hirondelles de rochers vivent dans une zone où il fait 20 °C en juillet et ont besoin d'une température d'environ 15 °C pour hiverner, conditions nécessaires à la satisfaction de leurs besoins alimentaires, pour qu'il y ait suffisamment insectes.   Cette espèce est rare partout au nord de son aire de reproduction. Par exemple, il n'existe que huit signalements au Royaume-Uni, aucun en Irlande et le premier en Suède est relativement récent, il date de 1996. Au sud des zones où elle hiberne normalement, l’hirondelle de rochers a été vue en Gambie. Protection. L'Hirondelle de rochers bénéficie d'une protection totale sur le territoire français depuis l'arrêté du fixant la liste des oiseaux protégés sur l'ensemble du territoire, abrogé et remplacé par l'. Il est donc interdit de la détruire, la mutiler, la capturer ou l'enlever, de la perturber intentionnellement ou de la naturaliser, ainsi que de détruire ou enlever les œufs et les nids, et de détruire, altérer ou dégrader son milieu. Qu'elle soit vivante ou morte, il est aussi interdit de la transporter, colporter, de l'utiliser, de la détenir, de la vendre ou de l'acheter.
Bataille d'Ascalon La bataille d'Ascalon fut menée par l'armée croisée commandée par Godefroy de Bouillon, le . Elle peut être considérée comme le dernier événement de la première croisade. Prélude. Une première bataille oppose croisés et Fatimides à Ascalon en 1099, pendant la première croisade. L’armée d’Al-Afdhal, vizir fatimide d'Égypte, forte de trente mille hommes, atteint la Palestine vingt jours après la prise de Jérusalem par les croisés. Le vizir hésite à attaquer la Ville sainte, et prend position près d’Ascalon. L'armée chrétienne commandée par Godefroy de Bouillon se réunit pour repousser l'armée musulmane. Al-Afdhal envoie des émissaires à Godefroy de Bouillon, lui proposant un arrangement s’il quitte la Palestine. Les Francs, pour toute réponse, marchent sur Ascalon pour aller à la rencontre du vizir et de ses troupes. L'armée franque put franchir le fleuve Nahr-es-Sanye (situé entre Jérusalem et Ascalon) sans être inquiétée. Forces en présence. Les forces chrétiennes sont composées de : La bataille. L'attaque débuta contre l'aile droite fatimide, où s'étaient regroupés la plupart des soldats musulmans. Un assaut conjugué de l'infanterie et de la cavalerie franque disloqua les rangs ennemis, et après une courte résistance des mercenaires éthiopiens au service des Sarrasins, les Croisés dispersèrent l'armée fatimide. Conséquences. La victoire d'Ascalon remportée par les croisés sur les musulmans permet aux Francs de confirmer leur victoire à Jérusalem. L'armée du vizir Al-Afdhal s'est retiré après avoir subi de très lourdes pertes, et beaucoup de seigneurs arabes, plutôt que de combattre les Francs, proposent des traités et des alliances commerciales qui consolident l'installation des croisés en Terre Sainte. Cependant, à la suite d'un différend entre Godefroy de Bouillon et Raymond de Toulouse, la ville d'Ascalon n'est pas occupée par les forces chrétiennes, et n'est en leur possession qu'en 1153. Les croisés la prennent provisoirement aux Fatimides en 1102, mais la forteresse résiste jusqu’en 1153. En 1111, Baudouin de Jérusalem marche sur Ascalon. Le gouverneur fatimide de la ville, Chams al-Khilafa, effrayé, lui verse un tribut de 7000 dinars. La population palestinienne, qui se sent humiliée par cette capitulation, envoie des émissaires au Caire pour demander la destitution du gouverneur. Chams al-Khilafa expulse alors les fonctionnaires égyptiens et se met sous la protection de Francs. Baudouin lui dépêche trois cents hommes qui prennent en main la citadelle d’Ascalon. En juillet, Chams al-Khilafa est assassiné par un groupe de conjurés. La ville se révolte. Les citadins armés et la garde berbère du gouverneur assaillent la citadelle et massacrent les Francs. La ville, dernier bastion fatimide en Palestine, est prise par les Francs en 1153, au terme du second siège d'Ascalon. La ville est intégrée au royaume de Jérusalem par Baudouin III, puis reprise par Saladin le . Elle tombe aux mains de Richard Cœur de Lion après la capitulation d’Acre en 1191, qui y construit une forteresse qui menace l’Égypte. Saladin exige qu'elle soit démantelée en préalable à la paix de 1192. La ville lui est livrée. Ascalon produit une variété d’oignons rouges, rapportés par les Francs en Occident et qu’ils appelleront échalote.
Dorset Le Dorset (prononcé en anglais et en français) est un comté situé dans le Sud-Ouest de l'Angleterre, sur le littoral de la Manche. Son chef-lieu est Dorchester. D'une superficie de , le Dorset est un comté majoritairement rural, dont plus de la moitié de la population vit dans l'aire urbaine de Bournemouth. Les comtés voisins sont le Devon à l'ouest, le Somerset au nord-ouest, le Wiltshire au nord-est et le Hampshire à l'est. Le littoral du Dorset, la Côte jurassique, est inscrit au Patrimoine mondial de l'UNESCO et compte plusieurs curiosités géologiques, comme Lulworth Cove, l'île de Portland, Chesil Beach et Durdle Door. Le Dorset est traditionnellement un comté agricole, mais le tourisme joue un rôle croissant dans son économie, en particulier les stations balnéaires de Bournemouth, Poole et Weymouth, qui se sont développées à partir du début du . Les hivers sont doux, la région étant davantage protégée des vents d'ouest que le Devon voisin. Étymologie. Le Dorset tire son nom de la ville de Dorchester, son chef-lieu historique. Dorchester est fondée par les Romains au sous le nom de "", forme latinisée d'un toponyme brittonique qui pourrait désigner « l'endroit aux galets de la taille d'un poing ». Au Haut Moyen Âge, les Anglo-Saxons lui donnent le nom de "Dornwaraceaster", avec le suffixe "-ceaster" qui désigne les villes romaines en vieil anglais. Les habitants de la région sont alors désignés sous le nom de "Dornsæte", c'est-à-dire le peuple "(sæte)" de la région de "Dorn", forme courte de "Dornwaraceaster". Ce nom est mentionné pour la première fois dans la "Chronique anglo-saxonne", une série d'annales compilées à la fin du . Le nom de "Dorsetshire" est attesté quant à lui à partir du . Néanmoins selon Xavier Delamarre, la signification du nom du peuple celtique des Durotriges qui ont donné leur nom à la ville de Dorchester, puis au Dorset, est à interpréter différemment. Il voit ainsi dans le nom "Durotrages" (la graphie Durotriges semble douteuse) un composé *Dūro-trag-es signifiant « Aux-Pieds-d’Acier » ou « Coureurs-d’Acier », au regard du sens de "*dūro-" en brittonique, avec le premier membre Dūro- à rapporter à irl. dúr « rigide, solide, ferme »’, bret. dir « acier », gallois dur « acier ». Géographie. Hydrologie. Les principaux fleuves du Dorset sont la Frome, la Piddle et la Stour, qui coulent tous les trois du nord-ouest vers le sud-est. Les deux premières suivent des cours à peu près parallèles et se jettent dans le Poole Harbour, tandis que la Stour, qui prend sa source dans le Wiltshire, se jette dans la Manche plus à l'est, à Christchurch. C'est également là que se jette l'Avon, un fleuve dont la majeure partie du cours se situe dans le comté voisin du Hampshire. À l'inverse, l'Axe et la Yeo prennent leur source dans les Dorset Downs avant d'aller arroser le Devon et le Somerset respectivement. Le sud-ouest du Dorset est traversé par une série de fleuves côtiers dont les plus importants sont la Char, la Brit, la Bride et la Wey. Climat. Le Dorset connaît un climat océanique avec des étés chauds et des hivers doux. C'est en partie grâce à sa situation géographique : il s'agit du troisième comté le plus au sud du Royaume-Uni, et il est plus protégé des vents de l'Atlantique que ne le sont les Cornouailles ou le Devon. Les températures hivernales dans le sud-ouest de l'Angleterre oscillent en moyenne entre 4,5 et 8,7 °C, ce qui est supérieur à la moyenne britannique, mais le Dorset bénéficie en outre de températures estivales supérieures à celles des Cornouailles et du Devon, en moyenne entre 19,1 et 22,2 °C. Le Dorset figure parmi les comtés les plus ensoleillés du Royaume-Uni aux côtés du Hampshire, du Sussex de l'Ouest, du Sussex de l'Est et du Kent, avec entre et d'ensoleillement par an. La pluviométrie est variable. Dans les Dorset Downs, elle se situe entre et , ce qui est moins qu'en Cornouailles ou dans le Devon, mais davantage que dans les comtés plus à l'est. Histoire. La première présence humaine dans le Dorset est celle de chasseurs du Mésolithique, vers 8000 av. J.-C. Les premières traces d'occupation permanente remontent au Néolithique, vers 3000 av. J.-C. C'est de cette période que date le , une structure en terre levée à fonction cérémonielle ou rituelle de plus de de long. À partir de 2800 av. J.-C., les agriculteurs de l'âge du bronze commencent à déboiser la région et édifient de nombreux tumulus circulaires dans les collines de craie du comté. Durant l'âge du fer, la tribu celte des Durotriges fonde une série de collines fortifiées dans tout le Dorset, parmi lesquelles Maiden Castle, l'une des plus grandes d'Europe. Les armées romaines arrivent dans le Dorset peu après le début de leur conquête de la Grande-Bretagne, en 43 ap. J.-C. La légion menée par Vespasien s'empare de Maiden Castle et fonde une ville non loin de là, à . Au terme de la période romaine, la population locale édifie , une fortification de terre à la frontière du Hampshire. Cette fortification semble avoir retardé l'avancée des Anglo-Saxons pendant près d'un siècle et demi. Néanmoins, le Dorset est intégré au royaume des Saxons de l'Ouest au cours . C'est de cette période que date sa constitution en comté, avec des frontières qui ne changent guère par la suite, ainsi que l'établissement d'un diocèse à Sherborne. C'est dans le Dorset, près de l'île de Portland, que se déroule la première attaque connue des Vikings dans les îles britanniques, en 789. Le comté continue à subir leurs attaques durant les deux siècles qui suivent. Après la conquête normande, en 1066, le Dorset passe sous un régime féodal, et la majeure partie des terres du comté sont réparties entre la Couronne et l'Église. Les Normands assoient leur autorité au début du en construisant des châteaux à Corfe, Wareham et Dorchester. La population augmente au cours des deux siècles qui suivent, de même que la production agricole à travers le développement des enclosures. Le commerce de la laine et l'exploitation du marbre de Purbeck contribuent à la prospérité du comté, qui possède des ports actifs à Weymouth, Melcombe Regis, Lyme Regis et Bridport. La peste noire, qui arrive à Melcombe Regis en 1348, porte un coup d'arrêt à ce développement en exterminant un tiers de la population du Dorset. La dissolution des monastères (1536-1541) est accueillie sans grande résistance dans le Dorset, où de nombreuses abbayes sont vendues à des propriétaires privés, notamment celles de Shaftesbury, Cerne et Milton. Au début de la Première révolution, en 1642, le comté est entièrement contrôlé par les royalistes, à l'exception des villes de Poole et Lyme Regis, mais les parlementaires parviennent à le conquérir en l'espace de trois ans. En 1645, plus de , des habitants du cru cherchant à se défendre contre les déprédations commises par les deux camps, sont écrasés par l'armée de Thomas Fairfax à . La dernière forteresse royaliste du Dorset, le château de Corfe, tombe aux mains des parlementaires en 1646. En 1685, c'est dans le Dorset, à Lyme Regis, que débarque le duc de Monmouth, qui cherche à renverser le roi Jacques II. Après l'écrasement de sa révolte, une série de procès, les « Assises sanglantes », prennent place afin de condamner les rebelles. En l'espace de cinq jours à Dorchester, le juge Jeffreys rend 312 sentences, dont 74 condamnations à mort et 175 déportations. L'année suivante, le député organise une réunion dans son manoir de pour débattre de la possibilité de déposer Jacques II. C'est le point de départ de la Glorieuse Révolution. Au , le Dorset connaît d'importantes opérations de contrebande. Son littoral, avec ses grottes et ses plages de sable, se prête particulièrement bien à ce genre d'activité, dans laquelle s'illustre notamment le . Durant cette période, Poole devient le principal port du comté et développe des liens commerciaux avec les pêcheries de Terre-Neuve qui fournissent des débouchés aux manufactures de toile, de cordes et de filets des environs. Dans l'ensemble, la révolution industrielle ignore le Dorset, dépourvu de ressources en charbon, et le comté reste donc en majorité agricole. Le mouvement ouvrier britannique y trouve son origine en 1834, lorsque six paysans, les , forment un syndicat pour lutter contre la baisse des salaires. Condamnés à la déportation en Australie, ils sont finalement graciés, leur histoire ayant ému l'opinion publique. Le régiment du Dorsetshire est la première unité britannique à subir une attaque au gaz durant la Première Guerre mondiale. Il connaît des pertes particulièrement lourdes à la bataille de la Somme. Environ issus du Dorset trouvent la mort durant ce conflit, et parmi toutes les villes et villages du comté, seul Langton Herring peut se prévaloir de n'avoir vu aucun de ses résidents tués. Durant la Seconde Guerre mondiale, les préparatifs de la bataille de Normandie se déroulent en partie dans le Dorset, avec des exercices d'entraînement à Studland et Weymouth, ainsi que dans le village de Tyneham. Le Jour J, des dizaines de milliers de soldats partent des ports de Weymouth, Portland et Poole, tandis que des planeurs de la base aérienne de Tarrant Rushton larguent des troupes près de Caen dans le cadre de l'opération Tonga. Après 1945, le Dorset connaît un développement de son industrie touristique. Son littoral et ses stations balnéaires, popularisés dès la fin du par les visites du roi George III à Weymouth, attirent des millions de visiteurs chaque année, tout comme les paysages ruraux de l'intérieur des terres. Le déclin de l'agriculture a fait du tourisme le principal secteur économique du Dorset. Administration. Depuis 2019, le gouvernement local du Dorset comprend seulement deux entités : les autorités unitaires de Dorset et Bournemouth, Christchurch and Poole. Le conseil de comté du Dorset est fondé à la suite du qui fait du Dorset un comté administratif. Son statut évolue en 1974, à la suite du Local Government Act 1972 qui en fait un comté non métropolitain à deux niveaux de gouvernement, subdivisé en huit districts. Au même moment, les villes de Bournemouth et Christchurch, qui appartenaient historiquement au Hampshire, sont rattachées au Dorset afin que la conurbation à laquelle elles appartiennent soit située dans un seul et même comté. En 1997, les districts de Bournemouth et Poole deviennent des autorités unitaires, indépendantes du conseil de comté du Dorset, en accord avec les recommandations de la Local Government Commission for England. Bournemouth et Poole sont toujours considérées comme faisant partie du comté cérémoniel du Dorset. En 2019, le conseil du comté et les six autres districts qui restent sous sa contrôle (Christchurch, East Dorset, North Dorset, Purbeck, West Dorset et Weymouth and Portland) avec les autorités unitaires de Bournemouth et Poole, ont été tous abolies dans le cadre de la simplification des subdivisions anglaises. Politique. Aux élections locales de 2017, le Parti conservateur obtient la majorité des sièges au conseil de comté (32/46). Il détient également la majorité des sièges aux conseils de borough de Bournemouth (44/54) et Poole (31/42) depuis les élections locales de 2015. Pour les élections au Parlement, le Dorset est divisé en huit circonscriptions électorales. La plupart sont des bastions du Parti conservateur. Elles ont toutes été remportées par les candidats conservateurs lors des élections générales de 2017. Dans le North Dorset, Simon Hoare a été élu avec d'avance sur le candidat travailliste Pat Osborne : c'est le quatrième écart le plus important du pays. Pour les élections au Parlement européen, le Dorset appartient à la circonscription de l'Angleterre du Sud-Ouest. Démographie. Au recensement de 2011, le Dorset comptait , dont dans le comté non métropolitain, dans l'autorité unitaire de Bournemouth et dans l'autorité unitaire de Poole. Plus de la moitié des habitants du comté résident dans l'aire urbaine de Bournemouth. La population du Dorset est en moyenne plus âgée que celle du reste du pays. En 2013, 23,6 % des habitants du comté avaient plus de 65 ans, contre 17,4 % pour l'ensemble de l'Angleterre et du pays de Galles, et 18,6 % avaient moins de 17 ans, contre 21,3 % dans l'ensemble de l'Angleterre et du pays de Galles. La population en âge de travailler (entre 16 et 64 ans) est également moindre : 60 % dans le Dorset contre 64 % dans l'ensemble de l'Angleterre et du pays de Galles. Transports. Voies ferroviaires. Le Dorset est relié à Londres par deux axes ferroviaires majeurs : Il existe également une ligne locale, la , qui relie Weymouth à Bristol. Plus anecdotiquement, la est un chemin de fer touristique qui relie les gares de et Voies routières. Le Dorset fait partie des rares comtés anglais sans autoroutes. Les principaux axes routiers qui le traversent sont : D'autres routes importantes à l'échelle locale sont :
Pierre Ansart Pierre Ansart (né le à Corbeil et mort le à Paris) est professeur émérite de l'Université Paris-Diderot, spécialiste de Proudhon. Il mène ses recherches sur les idéologies politiques et les rapports entre philosophie et sociologie. Après avoir étudié les idéologies et utopies politiques occidentales (marxisme, proudhonisme, anarchisme) mais aussi asiatiques (confucianisme) et leurs significations socio-historiques, Pierre Ansart est conduit à analyser plus particulièrement leur dimension affective et émotionnelle. Son approche devient dès lors pluridisciplinaire, entre sociologie, histoire et psychologie politique. Biographie. Pierre Ansart naît du banquier Jules Désiré Fernand Ansart, directeur à la Banque nationale pour le commerce et l'industrie (BNCI), et de Charlotte Loilier, conseillère municipale de Corbeil et présidente de la Ligue féminine d'action catholique, qui donne son nom à l'« Espace Charlotte-Ansart » à Corbeil-Essonnes. Il est l'oncle de Jean-Paul Brouchon. Il fait ses études secondaires au collège Saint-Charles de Juvisy-sur-Orge, puis ses études supérieures de philosophie à la Sorbonne. Réfractaire au Service du travail obligatoire de 1942 à 1944, il entre dans la Résistance. Il est reçu à l’agrégation de philosophie en 1950. D'abord professeur de philosophie au lycée et à la faculté des lettres de Hanoï (Vietnam) de 1950 à 1953 puis au lycée Chasseloup-Laubat et à la faculté des lettres de Saïgon de 1953 à 1958, il s'oriente vers la sociologie. Ses publications sur Saint-Simon et sur l’anarchisme de Proudhon, ainsi que sa thèse sur « Marx et l’anarchisme » (1967) le conduisent à entrer comme maître assistant à la Sorbonne, puis comme enseignant à l’Université de Paris VII-Denis-Diderot en 1970. C'est là qu'il côtoie la communauté d'intellectuels de gauche de l'UFR de sociologie : Jean Duvignaud, Pierre Fougeyrollas, Gérard Namer, etc. Il fait soutenir à l'Université de -Denis-Diderot, en tant que directeur de thèses, vingt-deux thèses entre 1979 et 1995. En 1999, il signe la pétition « Les Européens veulent la paix » pour s'opposer à la guerre en Serbie, initiée par le collectif "Non à la guerre". Il s'y retrouve au coude à coude avec Alain de Benoist de la revue "Éléments" et les principaux responsables de la Nouvelle droite. Il meurt le , à Paris à l’âge de . Œuvres. Alain Pessin et Mimmo Pucciarelli ont publié un livre d'entretiens avec Pierre Ansart : "Pierre Ansart & l’anarchisme proudhonien", publié aux éditions de l'Atelier de création libertaire à Lyon en 2004 .
Fédération des conseils de parents d'élèves La Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE), avec la Fédération des parents d'élèves de l'enseignement public (PEEP) sont les deux fédérations de parents d'élèves des écoles publiques de France. La FCPE est la plus représentative de par son nombre d'adhérents et la première quant au nombre de voix obtenues aux élections des représentants des parents d'élèves. Lors des élections scolaires, auxquelles six millions de parents participent chaque année, elle a obtenu en début d'année scolaire 2019-2020 un total de 40,08 % des sièges dans les lycées et collèges, contre 10,6 % à la PEEP et 11% dans l'enseignement primaire, contre 2,01 % à la PEEP. Au Conseil supérieur de l'éducation, elle détient 8 sièges sur les 9 réservés aux représentants des parents d'élèves de l'enseignement public. Historique. Fondation en 1947. Peu après la Libération, sont apparus des « conseils de parents d'élèves » auprès des écoles primaires. Ces associations réunissaient en fait enseignants et parents adhérents en partant du principe que le but poursuivi par les uns et les autres était le même : l'épanouissement des élèves et la défense de l'école laïque malmenée par le régime de Vichy. Sous l'influence d'Henri Aigueperse, secrétaire général du Syndicat national des instituteurs et d'Albert Bayet, président de la Ligue française de l'enseignement a ensuite été créée la « Fédération des conseils départementaux de parents d'élèves », datée officiellement du 23 avril 1947 puis reconnue d'utilité publique en 1951et mouvement d'éducation populaire en 1982. Implantation dans le second degré après 1959. Après le vote de la loi Debré en 1959, qui accordait d'importants moyens financiers publics aux écoles privées, la fédération décide de s'implanter aussi dans le second degré où existaient déjà quatre ou cinq fédérations dont la Fédération des lycées et collèges qui deviendra par la suite la PEEP. . Mais jusqu’à la fin des années 1960, les parents étaient peu associés aux activités scolaires. Représentation des parents après 1968. Dès 1968, les fédérations de parents d’élèves sont admises pour les représenter aux conseils d’administration des lycées et collèges et à partir de 1975, elles sont également représentées dans des conseils d’école, à l'assise et la représentation élargie. Après l'instauration de ces nouveaux conseils d'école, une génération d'adhérents de la FCPE a très vite prôné le participationnisme et la pédagogie différenciée mais ses représentants issus des classes populaires n'ont pas suivi cette évolution et se sont fait plus rares. De en 1951, la FCPE passe en 1960 à avant d’atteindre un million d'adhérents à la fin des années 1960, puis son apogée en 1971 avec d’adhérents, chiffre qui reste à peu près stable sur les années 1970 mais avec un début de tassement sur leur fin. Parallèlement, la FCPE, bien qu'issue d'un syndicat d'enseignants et liée à la galaxie d'organisations apparentées, tente de s'en détacher, au moins sur le plan formel. À partir de 1971, la Fédération de l'Éducation nationale et ses syndicats ainsi que les organisations comme le Comité national d'action laïque, dont elle est membre, n'ont plus voix délibérative au conseil d'administration: la FCPE décide de supprimer leur statut de "membres de droit", mais reste proche de ces deux syndicats étudiants au cours des années 1970, attitude qui lui sera reprochée en interne en 1980, au point d'être l'une des raisons d'une succession anticipée à la présidence de la FCPE. En 1980, ces syndicats n'en sont plus membres. Au cours des années 1970, une partie des représentants de parents d’élèves a en effet jugé problématiques les liens entre la FCPE et les syndicats enseignants comme le Syndicat national des instituteurs (SNI), qui est particulièrement visé, mais c'est seulement à partir de 1980 que les syndicalistes ne sont plus systématiquement invités aux conseils d’administration de la FCPE en tant qu'invités sans voix. Cette évolution va de pair avec celle des positions sur la laïcité. En septembre 1978, la FCPE signe encore un texte commun avec le Syndicat national des instituteurs (SNI), déclarant que les associations représentant les parents s'interdisent mais dès 1977 son dirigeant Jean Cornec est critiqué au sein des modérés du Parti socialiste lorsqu'il lance des diatribes contre l'école privée catholique à Albi. Jean Andrieu succède à Jean Cornec en 1980. Alors que la loi a voulu favoriser la participation des parents d'élèves au milieu des années 1980, la FCPE l'a précédée en prenant son autonomie dès le début de la décennie. En 1980, la FCPE est confrontée à une baisse de la participation électorale dans le secondaire, et effectue sa première déclaration commune avec la CFDT. C'est dans ce contexte qu'au printemps 1980, Jean Andrieu succède à Jean Cornec à la tête de la FCPE, en tant que vice-président et dauphin indiscuté tandis qu'à la fédération concurrente, Jean-Marie Schleret succède exactement au même moment à Antoine Lagarde. Responsable du Lot-et-Garonne, arrivé à la direction nationale en 1972, Jean Andrieu était vice-président depuis 1977.  Plusieurs membres de la direction nationale ont insisté pour convaincre Jean Cornec, le "président historique", de partir un an avant la fin de son mandat, sur fond de critiques reprochant à la FCPE une complicité excessive envers la Fédération de l'Éducation nationale syndicat proche du Parti socialiste, mais aussi son aussi anticléricalisme virulent, et un recrutement social peu important en milieu ouvrier car trop centré sur les classes moyennes. On observe ainsi seulement 5 % d'ouvriers parmi les délégués, beaucoup moins que les cadres moyens (13,05 %), ou encore les enseignants et autres fonctionnaires (20 %). Lors du congrès, les relations se tendent entre socialistes et communistes. Une trentaine de départements se prononcent pour l'abrogation des stages en entreprise, prônée par la minorité communiste, et obtiennent 42,45 % des mandats.  Quelques mois après, Jean Andrieu se définit comme « un parent de 68 » et affirme avoir trouvé auprès du Parti socialiste et une laïcité  . Evoquant la selon lui nécessaire, et malgré l'importante opposition qui s'est manifestée sur ce point au congrès, il souligne avoir fait valoir aux dirigeants communistes qu'il . Malgré la présence d'encore  en 1982 leur nombre s'effondre lors de la décennie des années 1980. Il revient à environ en 1991 et seulement en 1994 . Ce déclin du « modèle militant » s'effectue, au plan qualitatif, avec une évolution vers le modèle des parents « consommateurs d’école » et plus interventionnistes sur le contenu enseigné. Il s'accélère en particulier avec le « tournant idéologique » de 1984. Le retrait du projet de loi Savary consécutif aux grandes manifestations en faveur de l’enseignement privé, qui culminent avec le rassemblement du 24 juin 1984 à Paris sont perçues comme  . Un sondage réalisé au même moment montre que 55 % des français voient dans la loi Savary  une atteinte aux libertés individuelles et que 85 % d’entre eux se disent favorables à la possibilité de choisir l’école de leurs enfants, privée ou publique. En 1985, Jean Andrieu prend acte de l'échec des organisations laïques: il exhorte ses adhérents à faire preuve d’ouverture et de dialogue après « l’électrochoc de 1984 ». Quatre ans après, la loi de 1989, précise pour les parents élus que . Crise du début des années 1990. Moins de dix ans après, alors que la chute des effectifs pèse sur les finances de la FCPE, la question laïque revient avec la loi Bourg-Broc autorisant le financement des investissements de l'enseignement privé, une proposition de loi, effectuée fin 1993 pour réformer la loi Falloux, qui sera ensuite en partie annulée par le Conseil constitutionnel. La FCPE est ainsi aux premières loges dans la mobilisation laïque quand un "collectif du 16 janvier" 1994 émerge après une grande manifestation parisienne pour la laïcité. Ses dirigeants prennent la tête du Comité national d'action laïque (CNAL). Un peu plus tard en 1994, à la rentrée, pour la première fois de son histoire, la FCPE change de "patron" entre deux congrès, après que son président Jacques Dufresne ait été contraint de mener une . Jacques Dufresne avait succédé à Jean-Pierre Mailles en juin 1991. Après sa démission " pour raisons familiales " en 1994, il est remplacé par Bernard Borecki. Les problèmes financiers viennent du lancement par la FCPE de sa propre assurance-élèves qui concurrence directement l'acteur existant sur ce marché, la MAE. Dans un mouvement qui avait commencé deux décennies plus tôt, le changement de direction à la tête de la FCPE la rapproche encore plus du syndicat enseignant SGEN-CFDT, qui a alors encore le vent en poupe, sur fond de difficultés de la FEN, confrontée à la création de la FSU. L'équipe dirigeante de la FCPE va ensuite rester rocardienne et proche de la CFDT  L'assurance scolaire autonome avait été lancée par la FCPE en 1989, avec un accord préalable donné par la Ligue de l'enseignement, mais pose problème après seulement deux ans. Dès le congrès de Bourges, en 1991, la direction de la FCPE, menée par Jean-Pierre Mailles, avait reconnu un gouffre financier, causé aussi par la baisse du nombre d'adhérents, nécessitant d'emprunter de francs, ce qui avait obligé à nommer un contrôleur de gestion. Le prêt représentait près des trois quarts de son budget, afin de combler les de déficit cumulés en deux ans par l'association FCPE-solidarité, chargée de gérer l'assurance élève lancée en 1989. La concurrente de cette dernière, la Mutuelle accidents élèves (MAE), accepte de donner sa garantie pour le prêt renflouant la FCPE. Une souscription auprès des adhérents pour éponger partiellement les dettes, lancée en 1990, recueille moins de . La FCPE n'a plus que , une fonte de plus des deux-tiers en une décennie, alors que la PEEP, sa grande rivale, affiche au contraire . La FCPE doit aussi faire face, à la fin des années 1980 au rôle grandissant des associations de parents d'élèves indépendantes. C'est l'époque où un courant, tente peu à peu de bouleverser, au sein de la FCPE le traditionnel équilibre interne entre la tendance socialiste (majoritaire) et la tendance communiste. Il dénonce la trop grande soumission au gouvernement Rocard . Résultat, les parents d'une quinzaine de départements mettent en avant leur droit à la différence au sein de la FCPE. Parallèlement, dans les écoles, la loi Jospin fait des déçus car la représentation inégale des différentes catégories d'acteurs élus limite les possibilités d'action des parents. La légitimité des enseignants, de plus en plus remise en cause par les parents, souffre au cours des années suivantes de nostalgie du « maître d’école » de jadis, et de l'aspiration parfois jugée contradictoire entre « une grande et belle École pour la France » et « une petite école sur mesure » pour ses propres enfants. Crise de 2015. En mai 2015, fait exceptionnel depuis vingt ans, le rapport d'activité de la FCPE n'est pas adopté. Paul Raoult, le président sortant n'est pas réélu. Cette situation est analysée par la presse comme le résultat du soutien affiché de l'équipe dirigeante « à la controversée réforme du collège » portée par la ministre de l'Éducation nationale Najat Vallaud-Belkacem. À la fin novembre 2018, le bureau national, autour de Raymond Artis, n'est plus majoritaire. Une nouvelle élection du bureau a lieu et sont élus pour la première fois deux coprésidents, Carla Dugault et Rodrigo Arenas. Sous leur impulsion, la Fédération s'engage davantage dans les combats sociétaux et porte des campagnes fortes sur l'égalité femme-homme, le bio dans les cantines, l'usage du numérique... Elle est aussi aux côtés des parents, des lycéens et des lycéennes dans leurs combats contre la mise en place des réformes de J.-M. Blanquer, par exemple les E3C. En plein mouvement des "Gilets jaunes", des lycéens manifestent dans plusieurs villes de France et certains subissent des tirs de flashball, en particulier dans le Val de Marne. La FCPE révèle qu'une vingtaine de mineurs interpellés « rien qu'à Créteil sont allés faire constater aux urgences les coups » reçus après avoir été interrogés par le juge des enfants . La fédération réclame dans la foulée une enquête de la Justice. En septembre 2019, la campagne pour les élections des conseils de parents d’élèves d'octobre est marquée par une photo montrant une femme voilée participant à une sortie scolaire, accompagnée d'un slogan "Oui, je vais en sortie scolaire, et alors ?". Dès son lancement, , selon "Le Monde". La campagne est vertement critiquée par le ministre Jean-Michel Blanquer, et contestée par de rares CDPE. En effet, la FCPE a toujours revendiqué son soutien à la loi : le Conseil d’Etat confirme que les parents accompagnateurs ne sont pas soumis au principe de neutralité. Ils n’exercent pas la mission de service public de l’éducation comme le font les enseignants. Cette polémique n'a pas modifié le score de la FCPE à ces élections, selon les résultats publiés le 5 novembre et l'opposition de certaines fédérations ne s'est pas étendue. Santé, guide de la laïcité et tenues scolaires, au congrès 2020. Pour venir en aide à ses adhérents lors du confinement, la FCPE ouvre son site aux parents afin qu'ils puissent échanger sur leurs problématiques et leurs solutions. La FCPE réclame dès le mois de février que les élèves puissent être testés. Elle critique, par la voix de son coprésident Rodrigo Arenas,le gouvernement qui n'a pas mis les moyens suffisants pour permettre l'application des gestes barrières à l'école. Après le confinement décidé au début du printemps 2020 pour freiner l'épidémie de coronavirus puis le déconfinement de l'été, la FCPE alerte sur les risques de mauvaise préparation, à l’approche de la rentrée scolaire, appelant le gouvernement français à . Son président Rodrigo Arenas dénonce des investissements qui ont été insuffisants, alors que selon lui environ . Fin septembre 2020, au cours du congrès national de la FCPE, dont le thème principal est la santé en milieu scolaire, il dénonce une gestion de la crise sanitaire dans les établissements scolaires, en particulier la disparité des moyens mis à disposition de leurs directeurs. Interrogé lors de ce congrès par "Ouest-France", sur la petite phrase du ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer souhaitant le respect d'une « tenue républicaine » au collège, certains établissements ayant pris des initiatives en la matière, Rodrigo Arenas se déclare contre les règlements intérieurs . La FCPE publie au cours de cette même rentrée 2020 un "Guide de la laïcité", rédigé dans un langage qu'elle juge plus accessible, avec l'Observatoire de la laïcité et la Ligue de l'enseignement. Réseaux sociaux et islamisme, l'attentat de 2020. L'attentat de Conflans-Sainte-Honorine, commis le 16 octobre 2020, a révélé la fragilité de la communauté scolaire face à l'islamisme et aux réseaux sociaux. Le coprésident national de la FCPE, Rodrigo Arenas, et une parente du collège, Corinne Grootaert, présidente départementale de la FCPE, avaient alerté une semaine avant. La direction de la FCPE a la vidéo d'un père d'élève appelant à la haine contre le professeur Samuel Paty, assassiné ensuite. Selon l'Agence Reuters, Rodrigo Arenas, inquiet de ce père extrêmement énervé, avait alerté le 9 octobre la mairie de Conflans-Sainte-Honorine, qui lui a répondu qu'elle a prévenu l'Éducation nationale. Le parent d'élève qui a diffusé cette vidéo sur les réseaux sociaux appelant au renvoi de Samuel Paty, avait directement contacté la FCPE du collège au moment de ses premières vidéos, une semaine avant l'attentat. Corinne Grootaert, président de la FCPE des Yvelines, et elle-même parente d'élève dans ce collège, affirme qu'après avoir comparé la version du parent et celle de l'établissement et du professeur et estimé que les propos tenus étaient des propos graves, avoir indiqué . Au même moment, Cécile Ribet-Retel, présidente locale de la PEEP, a dénoncé le rôle des réseaux sociaux et souligné que les enseignants de ce collège et que . Selon un reportage de Marie-Estelle Pech, journaliste éducation du "Figaro", de nombreuses personnes du collège, enseignants et collégiens, ont massivement signalé cette vidéo aux réseaux sociaux mais sans obtenir son retrait: elle sera vue fois, l'impact sur les réseaux sociaux s'accélérant avant l'assassinat. Le lendemain de l'attentat, Alixe Rivière, vice-présidente de la FCPE de la Seine-Saint-Denis, déclare à France Télévisions, qu'elle . Rodrigo Arenas estime que les plateformes hébergeant les contenus internet et appelle à . Dans une interview au magazine "Le pèlerin", il déplore l'impact des polémiques sur la laïcité et la religion qui sont amplifiées par les réseaux sociaux et rappelle que la FCPE participe régulièrement à des médiations dans les écoles, quand des familles s’opposent à la . Lui-même prône le recours à l'enseignement du droit très tôt, pour expliquer par exemple qu'un parent d’élève . En juillet 2021, au congrès de la FCPE, en reliant l'assassinat de Samuel Paty avec la dénonciation d'un enseignement « agressif » de la laïcité à l'école, la co-présidente de la Fédération des conseils de parents d'élèves, Carla Dugault, alimente de nouveau les tensions qui, selon "Le Figaro", traversent la FCPE sur les questions religieuses. Organisation. Elle regroupe des associations départementales, les "conseils départementaux de parents d'élèves" ainsi que des sections implantées dans les établissements scolaires français à l'étranger. La structure de base est le "conseil local de parents d'élèves" qui réunit les adhérents d'un établissement ou d'un groupe d'établissements proches. En 2020, peu avant son congrès, la FCPE revendiquait environ . La FCPE revendiquait en 2005 : La FCPE est dotée d'un conseil d'administration de 24 membres et d'un bureau de 8 membres. Dans le système représentatif français, elle envoie ses représentants et est régulièrement consultée dans toutes les instances où les parents ont voix au chapitre (conseil d'école, d'administration, conseil de classe, conseil départemental de l'Éducation nationale, Conseil supérieur de l'éducation, commissions spécialisées et groupes de travail, etc.) et ses mandataires dialoguent avec les chefs d'établissement, les recteurs d'académie, le ministère de l'éducation nationale, les élus, les syndicats, etc. Représentativité. Comme les autres associations de parents, la FCPE présente des candidats aux élections scolaires qui ont lieu en octobre, au début de chaque année scolaire, celle des représentants des parents aux conseils d'administration des lycées et collèges, aux conseils d'écoles de l'enseignement primaire, et pour lesquelles le ministère de l'Education nationale centralise les résultats. Environ six millions de parents y participent chaque année. Dans le primaire, la participation est plus forte, avec un scrutin dominé par la présence de très nombreuses listes de parents non constituées en association. Lors de l'année scolaire 2012-2013, la FCPE avait obtenu 48,08 % des sièges dans les lycées et collèges contre 10,46 % à la PEEP et 17,12 % dans l'enseignement primaire contre 2,43 % à la PEEP. Lors de l'année scolaire 2018-2019, elle avait obtenu 38,14 % des sièges dans les lycées et collèges, contre 8,69 % à la PEEP et 11,32 % dans l'enseignement primaire, contre 1,87 % à la PEEP. Le taux de participation s’est élevé à 47,36 % dans le premier degré et à 21,97 % dans le second degré. Lors de l'année scolaire 2019-2020, elle a obtenu 40,08 % des sièges dans les lycées et collèges, contre 10,6 % à la PEEP et 11% dans l'enseignement primaire, contre 2,01 % à la PEEP. Le taux de participation s’est élevé à 48,15 % dans le premier degré (plus de 4,4 millions de votants) et à 21,30 % dans le second degré (plus de 1,7 million), en légère hausse pour le premier et légère baisse pour le second. Valeurs. Bien que non engagée politiquement et revendiquant son indépendance partisane, la FCPE est fréquemment catégorisée comme proche des idées de gauche ou encore proche du Parti socialiste et du Parti communiste français contrairement à la PEEP, plutôt proche des idées de droite et des Républicains. Les valeurs de la FCPE sont précisées dans son projet éducatif adopté en 2011. En particulier, ce projet contient ces trois engagements collectifs : Polémiques. Crises internes. La FCPE, où se côtoient divers courants de gauche, n’a jamais connu de scission depuis sa création en 1947, mais de 2013 à 2015, l'association traverse une crise interne qualifiée de « crise d'organisation et de manque de démocratie ». Dès 2013, Jean-Jacques Hazan, président depuis cinq ans, se voit reprocher son « suivisme » envers le gouvernement et son soutien affiché à la réforme des rythmes scolaires. La critique concerne en particulier les votes de la FCPE au Conseil supérieur de l’éducation, consulté lors des projets de loi. Les syndicats enseignants peuvent bien, dans leur écrasante majorité, y refuser les réformes Vallaud-Belkacem, ils ne pèsent pas lourd dans cette "techno-structure", où la FCPE a tendance à voter systématiquement avec le gouvernement, résumera deux ans plus tard, dans "Le Point", l'enseignant et essayiste français Jean-Paul Brighelli, connu pour ses critiques du système éducatif français. À la présidence de la FCPE, Jean-Jacques Hazan cède sa place en 2015 à Paul Raoult, qui a manifesté lui aussi un « soutien très appuyé à la réforme du collège » menée par Najat Vallaud-Belkacem, est désavoué. Lors du congrès le 24 mai à Reims, le rapport d’activité présenté par la direction nationale est rejeté : il recueille seulement 41 % de votes positifs, avec 48 % de votes contre et 11 % d’abstentions, tandis que Paul Raoult, pourtant rééligible, n’est pas réélu comme administrateur, une première depuis 1947. Paul Raoult « dément formellement » que ce soit lié à la réforme du collège et évoque . Selon lui, Najat Vallaud-Belkacem, a au contraire été ovationnée au congrès. Cependant, entre 30 et 50 conseils départementaux de la FCPE se seraient déclarés hostiles à cette réforme, selon Sébastien Léger, président de la FCPE de Seine-Maritime. Selon la presse, les militants ont aussi mal reçu l'engagement politico-électoral de leur association, avec un communiqué de la FCPE entre les deux tours des élections départementales appelant voter contre le Front national. Rodrigo Arenas, secrétaire général adjoint de la FCPE, constate alors que ce vote du congrès "manifeste un mécontentement sur la façon dont notre fédération est gérée actuellement", tandis que Paul Raoult reconnait que "Les adhérents demandent visiblement plus de démocratie participative". Le 21 novembre 2018, le successeur de Paul Raoult démissionne, avec l'ensemble du bureau, pour être remplacé par deux co-présidents. En 2016, cinq administrateurs de la FCPE du Pas-de-Calais sont suspendus par l'association. Une polémique s'engage entre une partie des adhérents et la présidente de cette fédération départementale.. En 2018, la plainte déposée pour abus de confiance contre la présidente de la FCPE de l'Essonne, co-présidente de l'association est classée sans suite. Accusations de Bouvet et Blanquer en 2019 et Obin en 2020. À partir du 22 septembre 2019, la FCPE est confrontée à une autre polémique, lancée par Laurent Bouvet, fondateur du Printemps républicain et membre du Conseil des sages de la laïcité, institué par le ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer, puis le ministre lui-même. La polémique démarre l'avant-veille du séminaire sur la laïcité consacrée à la coordination des équipes académiques "Valeurs de la République", organisé par le ministère au lycée Louis-le-Grand, à Paris et vise un tract et une affiche montrant une femme voilée participant à une sortie scolaire. C'est l'une des 5 déclinaisons, intitulée #SeRespecter , de la campagne pour les élections aux conseils de parents d'élèves des 10 et 11 octobre, envoyées en interne par la FCPE à toutes ses sections départementales à la fin août, en laissant chacune choisir laquelle des 5 est la plus adaptée à son département. Les 4 autres portent sur la cantine scolaire, la gratuité de l’école, le harcèlement scolaire, et le nombre d’élèves par classe. « Oui, je vais en sortie scolaire, et alors ? », est-il écrit sous la photo, à côté de la mention « la laïcité, c’est accueillir tous les parents sans exception ». La loi du 17 mars 2004 avait interdit les signes religieux ostensibles (foulard, kippa etc.) à l’école publique. Puis, en 2012, une circulaire du ministre de l’Éducation Luc Chatel a demandé d'éviter le port de signe religieux ostentatoire pour les mères accompagnatrices des sorties scolaires, mais en 2013, le Conseil d’État a ensuite estimé que ces accompagnatrices ne sont pas soumises aux « exigences de neutralité religieuse ». Dans l'après-midi du dimanche 22 septembre 2019, Laurent Bouvet publie sur les réseaux sociaux des images parodiant l'affiche de la FCPE, sur laquelle la femme voilée est remplacée par deux djihadistes, puis d'autres photomontages ironiques dans la soirée . Quelques centaines d’internautes demandent le lendemain sa démission du "Conseil des sages de la laïcité" ou son désaveu par le ministre de tutelle. Parmi eux, un conseiller municipal de Saint-Denis, Madjid Messaoudene, lui-même controversé depuis plusieurs années pour ses messages sur les réseaux sociaux. Joint par "L’Obs" dans la soirée, le président de la FCPE, Rodrigo Arenas, refuse de réagir à la polémique et intervient auprès du cabinet de Jean-Michel Blanquer en estimant que seule la photo des deux terroristes barbus à la place de la maman voilée ne lui , tandis que Laurent Bouvet supprime sa caricature, mais maintient sa position, en plaidant « l’esprit Charlie ». Le lendemain matin, mardi 24 septembre, le ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer critique l'affiche de la FCPE, au micro de RMC-BFM TV, puis dans la journée, en marge du séminaire sur la laïcité, consacré à la coordination des équipes académiques "Valeurs de la République". Selon lui, cette campagne commet une erreur, car elle flatterait le communautarisme . , ajoute-t-il, en soulignant que l'histoire de la FCPE a été . La polémique continue sur les réseaux sociaux. Le sénateur communiste du Val-de-Marne Pascal Savoldelli interpelle par une question écrite le gouvernement. La FCPE considère que la polémique est instrumentalisée par des réseaux d’extrême droite pour influer sur les élections aux conseils de parents d'élèves. Laurent Bouvet lui répond qu'elle «renie 50 ans de combats pour la laïcité pour des raisons électorales». , s'indigne Rodrigo Arenas, le coprésident de la FCPE, en annonçant le 24 septembre que sa fédération porte plainte contre lui pour incitation à la haine . Finalement, la section Corse-du-Sud de la FCPE publie un communiqué se désolidarisant de l'affiche et la direction de la FCPE reconnaissait que d'autres départements font part en effet de leur gêne. Lors des élections aux conseils des parents d'élèves des 10 et 11 octobre, le score de la FCPE reste globalement inchangé. Camille Victor et Alice Pairo-Vasseur du Point considèrent qu'il « serait inexact de considérer que la FCPE serait unanimement complaisante avec les islamistes, même s'il faut tout de même relever que le nom de la FCPE s'est retrouvé à de multiples reprises associé à des personnalités ou événements qui mettent à mal son engagement laïque historique, et ce, depuis plusieurs années. ». Procès contre Jean-Pierre Obin. Des accusations semblables sont portées dans un livre publié en 2020 par l'ex-inspecteur général de l'Education nationale Jean-Pierre Obin qui accuse plusieurs organisations de gauche LDH , UNEF et la FCPE d'être entrées dans l'orbite « islamo-gauchiste » à la faveur de la prise de pouvoir de militants d'extrême gauches épaulés par « l'entrisme » d'activistes proches des Frères musulmans. Rodrigo Arenas considère que Jean-Pierre Obin « ment » et décide de porter plainte pour diffamation. Le 4 février 2021, la 17ieme chambre du tribunal de Paris déboute Arenas de toutes ses demandes, les juges ayant estimé que les écrits de Jean-Pierre OBIN relataient des faits réels. Il est vrai que Jean-Pierre Obin a reçu, lors de ce procès, le soutien de l'ancien premier ministre Manuel Valls et du journaliste spécialiste des questions sur les extrémismes religieux, Mohamed Sifaoui. Manuel Valls dira de la FCPE, qu'elle répond à la définition d'islamo-gauchisme par ses « accommodements avec les islamistes », les « compromis », voire les « compromissions ». « Les dirigeants de la FCPE, viennent de cette gauche-là. La FCPE était un bastion du combat laïque républicain dans ce pays. Elle ne l'est plus, à l'évidence. À la recherche de nouveaux militants, elle est allée pêcher très loin et a accepté de mieux représenter ce qui était en train de se passer dans ces quartiers. » . Quant à Mohamed Sifaoui, il a témoigné que Rodrigo Arenas faisait bien « preuve de clientélisme ». « L'entrisme, pour certains, c'est une vue de l'esprit, insiste le journaliste, mais la stratégie des islamistes et des Frères musulmans consiste à opérer une réislamisation par le bas à travers l'éducation. La présence même du voile incarne cette idéologie. » Mais le témoignage le plus déterminant viendra de Catherine Manciaux, ancienne proviseure du lycée Alfred-Nobel de Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) qui témoignera de la confrontation au quotidien des revendications identitaires et religieuses dans son lycée. Elle évoque, dès 2010, des difficultés grandissantes de son combat pour faire respecter les règles de la laïcité à l'école, comme l'interdiction du voile, contournée par certaines irréductibles ; ou par le port de longues abayas noires utilisées comme substitut de signe religieux. Ses positions laïques lui valent d'être accusée en permanence de discriminations par une mère d'élève soutenue par Rodrigo Arenas, alors président de la FCPE 93. Ce même Rodrigo Arenas qui, dit-elle "durant les élections en Tunisie, j'ai lu qu'il soutenait Ennahdha "(parti politique islamiste de Tunisie). Quelques jours après ce procès, le ministre de l'éducation nationale, Jean-Michel Blanquer confiera à l’ex-inspecteur Jean-Pierre Obin une mission sur la formation des enseignants à la laïcité. Subventions. En 2012, la FCPE reçoit une subvention de du ministère de l'Éducation nationale. En 2013, cette subvention est portée à . Selon le ministre Vincent Peillon, cette augmentation de subvention correspond à un par rapport au précédent quinquennat. Le magazine d'actualité d'opinion hebdomadaire "Valeurs actuelles", classé à droite ou à l'extrême droite de l'échiquier politique, fait le lien entre le changement d'attitude de la FCPE vis-à-vis de la réforme des rythmes scolaires et la subvention supplémentaire accordée par Vincent Peillon.
Église évangélique arménienne L'Église évangélique arménienne (en arménien Հայ Աւետարանական Եկեղեցի) est une dénomination chrétienne évangélique, née de l'activité de missionnaires évangéliques dans la communauté arménienne dans l'Empire ottoman à partir du . Histoire. La première Église évangélique arménienne fut fondée à Pera (près de Constantinople) le . En 1850, l'Empire ottoman reconnut la communauté des Arméniens évangéliques comme millet. Selon un recensement de la dénomination publié en 2000, elle aurait entre 50,000 et 70,000 de membres baptisés dans le monde. Organisation. Les Églises évangéliques arméniennes sont réunies dans plusieurs unions régionales :
Adaílton (football, 1979) Adaílton da Silva Santos, plus connu sous le nom de Adaílton, est un footballeur brésilien né le 26 décembre 1979 à Salvador (Brésil). Carrière de joueur. Comme beaucoup de joueurs brésiliens, Adailton a défendu les couleurs de plusieurs clubs avant de venir en Europe. L'ASNL l'a repéré à Criciúma, en troisième division, où il était prêté par son club de Gloria. Défenseur latéral droit, il aime participer au jeu offensif et déborder sur le côté droit. Il sera d'ailleurs titularisé à plusieurs reprises à un poste de milieu de terrain dans le couloir droit. Un violent choc avec le Strasbourgeois Yves Deroff (qui prendra d’ailleurs un carton rouge pour son geste avant d'être blanchi en commission de discipline) le va malheureusement écourter sa première saison à Nancy. Touché au Tibia et à la cheville, malgré une dizaine d'opérations, il n'a jamais pu rejouer un seul match. Le , il met à 28 ans un terme à sa carrière professionnelle. Il est devenu éducateur au COS Villers, club de la banlieue de Nancy avant de signer en 2010 au club chinois Xiangxue Sun Hei. Il travaille actuellement à la maintenance au centre d’entraînement de l’ASNL. Depuis l'année 2019, il tient le poste de responsable formation dans le club gs Neuves-Maisons dans la banlieue de Nancy.
Eva (Evangelion) Dans l'anime "Neon Genesis Evangelion" et ses adaptations, les Evas sont des géants artificiels conçus pour le combat. Elles donnent leur nom à la série, « Eva » étant la forme abrégée d'« Evangelion ». Concept. Une Eva est un humanoïde conçu dans le but de combattre les Anges, c'est-à-dire les monstres mystérieux menaçant la Terre. La plupart des personnages supposent que les Evas sont des robots, mais les spécialistes parlent d'« humain de synthèse ». Cela signifie en fait que les Evas sont des créatures organiques, fabriquées par rétro-ingénierie à partir du premier Ange découvert. Les Evas ne peuvent fonctionner qu'en présence d'un pilote. Le pilote est placé dans une capsule nommée Entry-Plug, insérée dans la nuque de l'Eva. Même si dans certains cas l'Eva échappe à tout contrôle, son fonctionnement dépend de la présence de l'humain. Cependant, les scientifiques qui les ont fabriquées finissent par développer un substitut au pilote humain, le Dummy Plug. Les Evas dans l'anime. L'Eva-00: Zerogōki. C'est la première Eva et la plus difficile à maîtriser, jusqu'à maintenant seule Rei Ayanami a réussi à la piloter. Son apparence est celle d'un cyclope de couleur orange dans un premier temps (les ébauches du Zerogōki avaient cependant cinq yeux) puis changée en bleu après le combat contre Ramiel. Comme la nature réelle de Rei n'est mentionnée que tardivement, le mystère de l'âme de l'Eva-00 n'a jamais été expliqué. L'Eva-01: Shogōki. Elle est l'Eva emblématique de la série. Ses teintes sont très sombres (noir, violet, vert) et son apparence est la plus bestiale (corne, bouche ornée d'un terrifiant rictus). Cette Eva est la plus particulière, car la mère de Shinji Ikari, Yui, s'est incorporée corps et âme dans sa Koa. Cet événement est la résultante de la synchronisation à 400% provoquée par la mère de Ritsuko. De ce fait Yui a tendance à protéger ostensiblement son fils en laissant l'Eva partir en folie furieuse (épisodes:2,16,19). Ces démonstrations de fureur font douter du contrôle de la NERV sur les Evas. Yui semble également tolérer la présence de Rei (elle est tout de même son clone) bien qu'elle la rejette dans l'épisode 21 pour montrer son opposition à Gendō. Dans le film, il devient clair que l'Eva-01 a un rôle à jouer dans le "Third Impact". L'Eva-02: Nigōki. Il s'agit de l'Eva écarlate d'Asuka. Selon ses dires, elle est la première Eva conçue pour le combat réel (contrairement aux Eva-00 et 01 qui ne sont que des prototypes). Asuka est très possessive envers cette Eva et n'autorise aucun des autres pilotes à la manier. Dans l'épisode 22 on sent qu'Asuka considère l'Eva simplement comme son jouet alors qu'il devient clair qu'elle est le corps d'emprunt de sa mère. Cette Eva sera fortement endommagée par l'attaque de Zeruel et sera utilisée par Kaworu pour affronter Shinji et l'Eva-01 durant le dernier combat opposant les Anges aux Evas. Si dans la série originelle l'Eva-02 est préservée, dans le film, elle s'oppose aux et est détruite par celles-ci. L'Eva-03: Sangōki. Cette Eva est celle qui est sous la responsabilité des États-Unis. Après « l'incident » provoqué par le complexe S2, elle est rapatriée au Japon. Cette Eva a un destin tragique, car durant le transport, le treizième ange, Bardiel en prend possession. Sous le contrôle de l'ange, l'Eva attaquera Shinji, Rei et Asuka mais sera finalement complètement déchiquetée par l'Eva-01 rendue folle furieuse par la Dummy-Plug. Elle contient probablement l'âme de la mère de Tōji qui est son pilote. L'Eva-04: Chigōki. Il s'agit d'une Eva dernière génération qui est la jumelle de l'Eva-03. Cette Eva est cependant blanche alors que Sangōki est noire. On ne la voit pas beaucoup, car la NERV essaie le nouveau système S2 sur cette Eva qui sera désintégrée durant le test. Les. Dans la série, elles ne sont qu'une rumeur dont on entend parler par Gendō. Il semble que les différents grands États en fabriquent chacun une et que leur nombre est bien plus grand que celles de la NERV. Cependant, c'est dans le film que l'on a l'occasion de les voir. Elles sont blanches et sans yeux. Techniquement parlant, elles sont nettement supérieures aux Evas de la NERV, puisqu'elles sont dotées du système S2 (source d'énergie permettant de fonctionner sur une durée illimitée) et d'ailes qui leur permettent de voler. Elles n'ont pas de pilote, mais fonctionnent avec des Dummy Plugs basées sur Kaworu Nagisa. Elles sont armées d'une longue épée qui se transforme en copie de la lance de Longin une fois en contact avec un A.T.Field, ce qui leur permet de facilement briser ce champ de protection. Elles sont toutes endommagées par l'Eva-02, mais finissent par se réactiver (il est possible qu'elles aient fait semblant d'être vaincues pour se jouer d'Asuka) et détruisent l'Eva-02 à court d'énergie. Par la suite elles neutralisent l'Eva-01 et forment avec elle l'arbre de vie pour provoquer le Impact. Dans les mangas. Manga adapté directement de la série. Le destin de chaque Eva est à peu près identique à ce qu'il est dans la série combinée au film "The End of Evangelion". Quelques combats sans impact majeur n'ont pas lieu. Dans le manga, pendant le combat au cours duquel l'Eva-00 est détruite, c'est Kaworu qui pilote d'Eva-02. Neon Genesis Evangelion: Campus Apocalypse. Ce manga n'a en commun avec l'Evangelion d'origine que les personnages humains. En hommage à la série d'origine, l'arme que portent les adolescents, qui leur donne de formidables capacités de combat, s'appelle une Eva. Plan de Complémentarité Shinji Ikari. Ce manga est une comédie romantique qui n'a en commun avec l'Evangelion d'origine que les personnages humains. Les Evas n'apparaissent donc pas du tout, sauf pour une scène à la fin du tome 1, dans laquelle Eva 01 et Zeruel discutent pour se plaindre de leur absence de cette série. Petit Eva - Evangelion@School. Dans ce manga, on trouve des robots à forme humanoïde et à taille d'enfants qui vont à l'école avec les héros humains de la série. Evamiral est un grand costaud. Evan a une allure féminine. Eva Jolie semble fabriquée à l'image d'Asuka. Dans Rebuild of Evangelion. L'Eva provisoire 05: Kasetsu Gogōki. Cette unité apparaît dans le film 2.0, son torse et sa tête sont gris, cependant contrairement aux autres unités, ses bras et jambes ne sont pas définitives, et sont remplacés par une lance pour le bras droit et une pince pour le bras gauche, ses jambes quant à elles sont remplacées par quatre membres se terminant par des roues. Cette unité est connecté à sa source d'alimentation par des pantographes, elle est pilotée par Mari illustrious Makinami. L'Eva-08: Hachigōki. Cette unité apparaît dans le film 3.0, elle est de couleur rose et blanche, et sa tête à une face noire avec plusieurs yeux de couleur vert. Tout comme l'Eva-02, elle possède deux versions, la version normale, et la version β, elle est pilotée par Mari illustrious Makinami. L'Eva Mark-04: Maaku.04. L'Evangelion Mark-04 est un ensemble d'unités apparaissant dans le film 3.0, la Mark-04 code A est un drone spatial muni de sortes de pinces et pouvant générer un anti-AT field et des lasers, la Mark-04 code B est également un drone spatial ressemblant à un disque pouvant déployer des fils métalliques et possédant elle aussi un anti-AT field, les Mark-04 code C sont des unités marines pouvant générer des colonnes d'énergie et des tentacules métalliques, elles sont rondes et au nombre de 4 unités, chargées d'empêcher le Wunder de décoller. Trois nouvelles Evangelions de cette série font leur apparition dans le quatrième filme de la tétralogie : la Mark-44-A : une Evangelion drone collées l'une à l'autre par le dos ayant des visages d'anges et armées d'une lance de longinus, la Mark-44-B : Une Evangelion olive et rouge sans tête ni bras se déplacant par paire et donc la tête est remplacé par un générateur électrique et la Mark-4444-C : une Evangelion composé de 4 unités olive posées sur un chassis se mouvant avec des tentacules tenant au dessus-d'elles un fusil à positron et ayant des têtes d'anges L'Eva Mark-06: Maaku.06. Cette unité apparaît dès le film 1.0, alors qu'elle n'est qu'en construction, son apparition officielle se fait dans le film 2.0. Cette unité de couleur bleue et jaune est le portrait craché de l'Eva-01 à l'exception de sa corne et du halo présent lors de son activation, elle est pilotée par Kaworu Nagisa. L'Eva Mark-07: Maaku.07. Unité apparaissant dans le dernier film, elles sont fabriquées en série, de couleurs blanches et noires leur apparence est très différente d'une unité standard, plus maigre, arborant une armure en croisillons laissant apparaître des files rouges, elles ont un cou noir, un halo, et leur tête sont des crânes humains L'Eva Mark-09: Maaku.09. Cette unité apparaissant dans le film 3.0 est le portrait craché de l'Eva-00, avec des différences mineures au niveau de la tête et de sa couleur qui est grise au lieu de blanche. Cette unité, tout comme les autres unités de la série Mark, semble posséder une source d'énergie interne illimitée. Cette unité est piloté par la seconde Rei Ayanami, au cours du film elle se métamorphosera en une unité noire et rouge possédant une tête à yeux multiples avec une corne et un halo appelée hôte des Adams. Les Eva Mark-09-A, Mark 10, Mark 11, Mark 12 : Maaku.09-A, Maaku.10, Maaku.11, Maaku.12. Ce sont des quadruplés faisant penser aux quatre cavaliers de l'apocalypse ; leur design général est similaire : la forme d'une unité classique à dominante noire, une tête ressemblant à celle d'un ange. les seules choses qui les différencient : les chiffres romains que représente le design des lignes de leur visage et leur couleur mineure : Mark 09-A : jaune Mark 10 : rouge Mark 11 : bleue Mark 12 : blancheMark.12 L'Eva-13. Cette unité apparaissant dans le film 3.0, est très semblable à l'Eva-01 à l'exception de ses yeux au nombre de quatre, de sa corne, et de sa poitrine. Cette unité a la particularité d'avoir besoin de deux pilotes : Kaworu Nagisa et Shinji Ikari. Au cours du film, des drones servant à générer un AT-field, et deux bras supplémentaires, scellés dans le torse, feront leur apparition. Cette unité comme la série des Mark n'a aucune source d'alimentation externe, elle est appelée . AAA Wunder. Le vaisseau AAA Wunder pour ou en français "Arche d'Assaut Autonome Wunder" est un cas spécial dans l'univers d'Evangelion. Introduit dans le film 3.0, cette arche a la forme d'un gigantesque oiseau squelettique, il est propulsé à l'arrière par deux ensembles de trois réacteurs, et il possède à l'avant quatre ensembles de réacteurs donnant un total de vingt réacteurs pour la rétropropulsion. Ce vaisseau est activé de la même façon qu'une Evangelion, et possède certaines caractéristiques appartenant aux anges comme les halo, le sang jaillissant de ses ailes lorsqu'elles sont endommagées par l'unité Mark-04 code C, ou un bruit de respiration et quelques fois de hululement. Tout comme les Evas et les Anges, ce vaisseau est capable de générer un AT-field. Servant de base à la Wille, ses systèmes sont régis par le super-ordinateur Magi Achiral, et l'énergie nécessaire à son activation complète est fournie par l'Evangelion-01 après sa capture par l'organisation. Il semble que le Adam à partir duquel a été fabriqué l'Eva Mark-09 soit son véritable maître. Dans le dernier film de la tétralogie, il est révélé que le véritable nom du vaisseau est NHG Buβe et qu'il fait partie d'un quatuor de vaisseaux liés aux Adams, et fabriqué par la Nerv, l'Evangelion Mark 09-A réussit à en reprendre le contrôle NHG Erlösung, NHG Erbsünde, NHG Gebet. Ces trois vaisseaux font partie de la même gamme de vaisseaux que le Wunder, mais en plus abouties : de couleur noires, possédant quatre ailes, des queues munies de piques et trois pyramides sur le dessus, ils sont chacun associés à une Evangelion : NHG Erlösung : l'Evangelion Mark.10, NHG Erbsünde : l'Evangelion Mark.11 et NHG Gebet : l'Evangelion Mark.12
Jeannette Vermeersch Jeannette Vermeersch, de son vrai nom Julie Marie Vermeersch, née le à La Madeleine (Nord) et morte le à Callian (Var), est une femme politique française. Elle est également connue sous le nom de Jeannette Thorez-Vermeersch. Compagne (1932-1947) puis épouse (1947-1964) de Maurice Thorez, secrétaire général du Parti communiste français, elle est députée puis sénatrice de la Seine entre 1945 et 1968. Biographie. Née dans une famille d'ouvriers du Nord , Jeannette Vermeersch est la plus jeune d'une fratrie de neuf enfants. Dès l'âge de onze ans, elle entre dans la vie active, d'abord placée comme servante chez un marchand de vins, puis dans une famille bourgeoise. En 1921, elle travaille comme ouvrière dans une usine de textiles, tout en continuant à assurer des ménages après ses heures de travail à l'usine. Débuts en politique. Son engagement syndical et politique commence en 1927. Elle adhère à la CGTU, à la Jeunesse communiste puis au Parti communiste. En 1929, elle est désignée pour aller avec une délégation d'ouvriers du textile à la découverte de l'Union soviétique. Elle rejoint la capitale russe malgré l'opposition de ses parents, avec un faux passeport. Jeannette Vermeersch choisit de rester plusieurs mois à Moscou, travaillant à l'Internationale syndicale rouge. Elle y rencontre pour la première fois Maurice Thorez venu assister au congrès du PCUS en 1930. Rencontre avec Maurice Thorez. Jeannette Vermeersch devient membre du secrétariat de la Jeunesse communiste du Nord, puis de la direction nationale de la JC en 1932. À cette date, elle devient permanente du parti et se rapproche de Maurice Thorez. Ils vivent en couple en 1934 et ont trois fils : Jean, né en 1936, Paul, né en 1940 à Moscou, et Pierre, né en 1946. Ils se marient le . Activité au Parti communiste. Sur le plan politique, Jeannette Vermeersch remplit des missions tout en restant un peu en retrait, organisant par exemple, sous la direction de Jacques Duclos, un congrès extraordinaire des Jeunesses communistes en 1933, afin de reprendre en main une direction soupçonnée de dérive « avant-gardiste ». Appartenant au secrétariat national de la Jeunesse communiste, elle travaille aussi, avec Danielle Casanova et Claudine Chomat, à une nouvelle organisation de jeunesse voulue par le Parti, l'Union des jeunes filles de France. Après l'éclatement de la guerre d'Espagne en 1936, elle se consacre aussi, en plus de ses autres responsabilités, à la mise sur pied d'un réseau de solidarités envers le camp républicain espagnol, chapeautant l'envoi de vivres et de matériels divers et organisant l'accueil des réfugiés politiques sur le sol français, au travers du réseau communiste présent jusque dans de petites bourgades de France. Au début de la Seconde Guerre mondiale, le , elle accompagne Mounette Dutilleul venue à Chauny porter à Maurice Thorez la consigne de désertion, transmise par Eugen Fried en provenance de l'IC. Conduits par Alphonse Pelayo, ils partent ensemble vers le Nord, mais passent séparément la frontière belge. Jeannette Vermeersch et son fils Jean rejoignent Maurice Thorez dans une datcha à Moscou en , rejoints quelques mois plus tard par Arthur Ramette et Raymond Guyot. Après le retour en France en 1945, Jeannette Vermeersch est élue députée au sein de l'Assemblée constituante qui siège du au , jusqu'au rejet du premier projet de constitution par référendum. Elle compte parmi les premières femmes députées. Elle sera ensuite réélue députée sans interruption jusqu'en 1958. Elle fait partie d'abord de la commission du travail et de la sécurité sociale, puis à partir de 1948 et jusqu’en 1951, elle intègre aussi la commission de la famille, de la population et de la santé publique, pour ne plus siéger que dans celle-ci de 1951 à 1958. Elle prend position de façon répétée sur les questions sociales, notamment sur le travail des domestiques, l'égalité des salaires entre hommes et femmes, déposant de nombreuses propositions de loi. Elle est ensuite sénatrice de 1959 à 1968. En 1950, année où Maurice Thorez est frappé d'hémiplégie et part se faire soigner en URSS jusqu'en 1953, Jeannette Vermeersch fait son entrée au Bureau politique du Parti communiste français, où elle siègera jusqu'en 1968. Pendant la période de convalescence de son mari, Jeannette Vermeersch assure la liaison entre lui et le Bureau politique, jouant un rôle de premier plan dans la dénonciation des rivaux, réels ou supposés, de Thorez : André Marty et Charles Tillon. Opposition au contrôle des naissances et à l'avortement. En 1956, Jeannette Vermeersch, s'exprimant en tant que vice-présidente de l'Union des femmes françaises prend parti contre le « contrôle des naissances » : . Cette position va à l'encontre de celles de nombreux militants, notamment dans les milieux médicaux. Thorez prend parti pour Jeannette en condamnant les thèses néo-malthusiennes. Dans "L'Humanité" du , Maurice Thorez déclare à Jacques Derogy à propos de l'avortement : . Deux jours plus tard, Jeannette Vermeersch déclare à propos de l'avortement : . Selon Jacques Derogy, cette opposition était destinée à écarter la remise en cause de Staline : , aurait déclaré Jeannette Vermeersch à Dominique Desanti. Ainsi, c'est une dizaine d'années plus tard, au Sénat en 1965, qu'elle approuve et signe une proposition de loi qui vise à abroger les lois réprimant l'avortement et la propagande anticonceptionnelle et à réglementer la commercialisation des moyens anticonceptionnels. La même année, elle vote pour la loi Neuwirth relative à la régulation des naissances. Soutien indéfectible de la vision stalinienne. Après la mort de Thorez en 1964, elle est souvent très critique à l'égard de la nouvelle direction, menée par le secrétaire général Waldeck Rochet, et préfère démissionner du Bureau politique en 1968, après que celui-ci eut manifesté sa désapprobation de l'intervention des troupes du Pacte de Varsovie en Tchécoslovaquie pour mettre un terme au « Printemps de Prague ». Elle met fin par la même occasion à sa carrière politique, tout en restant militante de base, en renouvelant son adhésion au Parti communiste jusqu'à sa mort. Ses rares interventions dans la presse sont pour critiquer l'action de Georges Marchais. Elle se retire à Callian (Var) dans sa maison dont le terrain avait été offert au couple Thorez par Nadia Léger. Dans un entretien accordé au "Figaro" en 1998, elle déclare que Staline et ajoute que auquel elle ne . Après son incinération, ses cendres sont transférées à Paris, au cimetière du Père-Lachaise, dans le caveau de Maurice Thorez. À l'occasion de sa mort, les dirigeants du PCF Robert Hue (président du parti) et Marie-George Buffet (secrétaire nationale et ministre de la Jeunesse et des Sports) soulignent que, s'ils étaient restés en désaccord avec la défunte sur de nombreux points, ils tenaient à saluer la fidélité à ses convictions et la permanence de son engagement. Jeannette Vermeersch a également fait usage, à partir de 1950, du nom « Jeannette Thorez-Vermeersch », mais est habituellement connue, notamment au sein du Parti communiste français, sous son pseudonyme historique. Elle n'a jamais utilisé l'appellation « Jeannette Thorez ».
Jeannette Thorez-Vermeersch
Star Tours ( « Voyages stellaires ») est une ancienne attraction des parcs Disney de type cinéma dynamique. Conçue par les équipes de la et de sous la direction de George Lucas, il s'agit d'un simulateur de vol permettant aux visiteurs de voyager dans l'univers de la saga "". À son ouverture, elle est considérée comme faisant partie des meilleures attractions des parcs Disney. La première version de l'attraction est inaugurée à en 1987, localisée à , elle remplace '. Dans les années qui suivent, d'autres versions pratiquement identiques ouvrent à , aux et au parc Disneyland. Sa technologie commençant à vieillir, elle est peu à peu remplacée dans les années 2010 par sa suite : '. Concept et création. Développement. Au début des années 1980, George Lucas, dirigeant de Lucasfilm et créateur de ', est approché par Ronald William Miller, le président-directeur général des , pour qu'une attraction dérivée de la saga soit construite dans ses parcs à thème. Après quelques années de négociations, Lucas et Michael Eisner, le nouveau dirigeant de Disney, parviennent à un accord. Lucas touche par attraction par parc par année. En contrepartie, Disney peut adapter les créations originales de dans ses parcs d'attractions. En 1984, la conception de la première attraction adaptée de "" commence. De nombreuses idées sont proposées par George Lucas auprès de la . Le premier projet consiste en des montagnes russes passant dans diverses salles où se trouvent des audio-animatronics des personnages iconiques de la saga. Cependant, le délai de trois ans imposé pour l'ouverture de l'attraction ne permet pas la réalisation de ce projet. Après une visite des simulateurs de vol de l'armée américaine, il est proposé de les réutiliser pour raconter une histoire dans laquelle les visiteurs montent à bord du "Faucon Millenium" et quitte Tatooine. Un film d'une durée de et est réalisé. Les effets spéciaux sont conçus par , une entreprise créée lors de la production du film "". La réalisation du film fait face à plusieurs difficultés. Comme il s'agit de ce qui peut être vu à travers la fenêtre du cockpit, ce ne peut être qu'un plan-séquence. De plus, les mouvements de la caméra sont limités par ceux du simulateur. Les concepteurs souhaitent utiliser une nouvelle technologie, le cinéma numérique, pour que ce ne soit pas toujours le même film projeté. L'idée n'est pas retenue pour des raisons économiques, le format coutant moins cher. Finalement, "" ouvre ses portes le à . Le succès est tel que l'attraction reste ouverte près de soixante heures d'affilée. Elle est dupliquée pratiquement à l'identique à et aux en 1989, et à Euro Disneyland en 1992. Technologie. La technologie des simulateurs de vol utilisée dans ' est inspirée de ceux employés par l'armée américaine pour la formation de ses pilotes. Le prix d'achat de chacun de ces simulateurs en 1986 est de . Dénommés ', ils sont produits en Angleterre par , une entreprise désormais détenue par Thales. Les visiteurs entrent et sortent des cabines de simulation par des plateformes rétractables. Le film est diffusé sur un écran situé dans la cabine par un projecteur localisé sous le cockpit grâce à un miroir. La bobine se trouve dans une boîte scellée et est maintenue en mouvement par des rouleaux pour éviter qu'elle ne s'abîme. Film. Synopsis. Présentation générale. L'univers de "" se déroule dans une galaxie, théâtre d'affrontements entre les Chevaliers Jedi et les Seigneurs noirs des Sith, personnes sensibles à la Force, un champ énergétique mystérieux leur procurant des pouvoirs psychiques. Les Jedi maîtrisent le Côté lumineux de la Force, pouvoir bénéfique et défensif, pour maintenir la paix dans la galaxie. Les Sith utilisent le Côté obscur, pouvoir nuisible et destructeur, pour leurs usages personnels et pour dominer la galaxie. Pour amener la paix, une République galactique a été fondée avec pour capitale la planète Coruscant. Mais, tout au long de son existence, elle est secouée par des sécessions et des guerres. Pour mettre fin à ceci, la République est remplacée en par un Empire galactique autoritaire et discriminatoire. Cette nouvelle entité est dirigée par le Sith Palpatine et son apprenti Dark Vador. Mais après plusieurs années, la brutalité du régime provoque l'apparition d'une opposition armée : l'Alliance rebelle. Sa première victoire se déroule lors de la bataille de Yavin, lorsque les rebelles parviennent à détruire l'arme absolue de l'Empire, la station spatiale Étoile de la mort. En , Dark Vador contre-attaque en détruisant la base principale des rebelles sur la planète Hoth. L'année suivante, les rebelles découvrent l'existence d'une seconde Étoile de la mort autour d'Endor. Lors de la bataille qui s'y déroule, ils parviennent à renverser l'Empire, à détruire sa nouvelle super arme et à vaincre l'Empereur et son disciple Dark Vador. La nouvelle entité qui gouverne la galaxie, la Nouvelle République, doit cependant poursuivre le combat contre les vestiges de l'Empire. Synopsis détaillé. Le visiteur entre dans un spatioport de la compagnie de vol spatial . Il commence par traverser la baie de maintenance où se trouvent les droïdes C-3PO et R2-D2 qui s'affèrent autour d'un 3000, le principal vaisseau de la compagnie. Il passe ensuite au niveau du « Secteur 2 » où G2-9T et G2-4T réparent d'autres droïdes. Le visiteur arrive enfin au niveau de l'aire d'embarquement où il est orienté vers l'une des portes qui mènent aux vaisseaux de la ligne Endor Express. Une fois à bord du 3000, le visiteur est accueilli par RX-24 ou R-3X alias Rex, tandis que R2-D2 est chargé sur la navette. Le capitaine Rex informe les passagers qu'il s'agit de son premier vol et qu'ils sont prêts à décoller pour Endor. Alors qu'il se dirige vers l'aire de décollage, le vaisseau dévie de sa trajectoire vers la baie de maintenance de laquelle il parvient à s'extirper de justesse. Le effectue ensuite un saut dans l'hyperespace vers Endor. Cependant lors de leur approche, il manque la lune et se retrouve à devoir traverser des comètes. À leur sortie, la navette est piégée par un Destroyer stellaire qui l'a captée dans son rayon tracteur. Elle est libérée par des de l'escadron « rouge » des forces de la Nouvelle République. Le capitaine Rex décide de rejoindre l'escadron pour combattre les forces impériales et reçoit la dénomination . Après avoir combattu quelques chasseurs TIE, l'escadron « rouge » se dirige vers la troisième Étoile de la mort toute proche. Quelques un de ses membres, dont le 3000, pénètrent dans la tranchée où ils portent un coup fatal à la station de combat. Rex décide alors de quitter le champ de bataille et saute à nouveau dans l'hyperespace pour rentrer. Le vaisseau se pose finalement dans un spatioport avec quelques difficultés à freiner. Localisations. La version de en Californie est la première à être construite. Elle est inaugurée le en présence de Michael Eisner, le PDG de , et George Lucas, le créateur de la saga "". L'engouement est tel que l'attraction reste ouverte soixante heures d’affilée. Elle est localisée à , où elle remplace '. Elle ferme le pour être réhabilitée et devenir '. La version japonaise ouvre le lors du second plan de développement de . Elle se trouve à , l'entrée est un hangar blanc où trois fenêtres permettent d'observer la zone thématique. L'attraction ferme le pour être réhabilitée et devenir "". La version des , alors nommé , en Floride, est inaugurée le . Située à , l'entrée se distingue par une reproduction de la forêt de la lune d'Endor et d'un TB-TT tourné vers les visiteurs. Elle ferme le pour être réhabilitée et devenir "". Parc Disneyland. La version française ouvre le en même temps que le parc Disneyland, alors nommé Euro Disneyland. Localisée au fond de , l'entrée de l'attraction est facilement visible grâce au qui y trône. La sortie se fait par L'Astroport Services Interstellaires, où les visiteurs peuvent interagir avec le droïde ROX-N. Ce lieu abrite pendant un temps des jeux sur écran tactile notamment. Ceux-ci visent à promouvoir le partenaire de l'attraction : IBM. À partir de 2005, il abrite une simple salle d'arcade. L'attraction ferme le pour être réhabilitée et devenir "". Adaptation. Séries télévisées. Il est fait référence à certains éléments de l'attraction dans des séries télévisées. C'est notamment le cas de la compagnie fictive de vol spatiaux . Des publicitaires pour cette compagnie sont visibles dans plusieurs épisodes de la série télévisée d'animation '. Les droïdes pilotes de série RX apparaissent dans les séries ' et "Le Livre de Boba Fett". Dans cette dernière, le droïde est notamment chargé de piloter le vaisseau de transport qui amène Le Mandalorien sur Tatooine. Figurines et jouets. De nombreuses figurines représentent des personnages ou des éléments de "". Ainsi en 2002, Hasbro sort une collection représentant les personnages de l'attraction ou de la file d'attente, notamment le droïde pilote RX-24 et G2-4T. En 2003, une version miniature du 3000 accompagnée de RX-24 et R2-D2, est mise en vente. Dans le même temps, de nouveaux personnages de la file d'attente s'ajoutent aux autres figurines déjà proposées à la vente. L'ensemble de ces figurines n'est vendu que dans les parcs Disney. En 2022, à l'occasion des trente-cinq ans de l'attraction, une figurine collector vendue en édition limitée du capitaine Rex est disponible dans les parcs Disney. Celle-ci porte autour du cou, un ruban rouge sur lequel est écrit . Réception. ' est l'une des attractions les plus populaires des parcs Disney dans le monde. Lorsqu'elle ouvre en 1987, le public est si intéressé pour la faire qu'elle reste ouverte soixante heures d'affilée. La fermeture définitive de celle-ci en 2016 avant sa transformation à Disneyland Paris s'accompagne d'une cérémonie à laquelle de nombreux fans de l'attraction et de la saga participent. En 2022, de nombreux hommages sont rendus à l'ancienne attraction, qui fête cette année-là ses . Lors de la convention D23 2022, une présentation de l'attraction et de son histoire est faite en présence notamment de Tony Baxter, un ' ayant conçu ', et d'Ashley Eckstein qui double le personnage d'Ahsoka Tano dans la version originale de '. L'anniversaire est accompagné de la sortie de produits dérivés collectors tels que des pin's ou des figurines. Dans un classement des meilleures attractions ' sur le site de fans de Disney , la version originale de ' se trouve quatrième ; il lui est notamment reproché d'être très ancrée dans les années 1980. Le personnage principal de l'attraction, le capitaine Rex, se trouve à la cinquième place d'un classement des meilleurs droïdes de la franchise réalisé par le site Internet .