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Mer des Laptev La mer des Laptev, ou mer de Laptev (en , "more Laptevykh"), est une mer bordière de l'océan Arctique, au nord de la Russie. Origine du nom. Elle porte le nom des explorateurs russes Dmitri Laptev et Khariton Laptev, deux cousins qui explorèrent et cartographièrent ses côtes au . À l'origine, elle s'appelait mer de Nordenskiöld (, "more Nordenchelda"), du nom de l'explorateur finlandais de l'Arctique Adolf Erik Nordenskiöld. Description. La mer des Laptev est délimitée à l'ouest par les côtes orientales de la péninsule sibérienne de Taïmyr, au nord-ouest par les trois îles majeures de la Terre du Nord, qui la séparent de la mer de Kara ; au sud par la côte de la Sibérie centrale et à l'est par l'île Kotelny et les îles de Nouvelle-Sibérie qui la séparent de la mer de Sibérie orientale. Sa limite septentrionale est une ligne partant du cap Arctique sur l'île Komsomolets à l'ouest () pour se terminer au cap Anissi à l'est. La surface de cette mer est approximativement de . Elle est navigable d'août à septembre. Sa profondeur moyenne est de pour une profondeur maximale de . Cette mer reçoit les eaux de la Léna, grand fleuve de Sibérie orientale qui forme un delta à son embouchure. Un peu plus à l'ouest, au bord de la péninsule de Taïmyr, on trouve le long estuaire du fleuve Khatanga. Ces deux formes d'estuaire sont symptomatiques des variations de courants provoquées par les fleuves sibériens dans la mer des Laptev. Ceux-ci déterminent également en grande partie le climat local. À environ à l'ouest de la Léna, le fleuve Oleniok se déverse également dans la mer des Laptev. Souvent balayée par de forts coups de vent, des blizzards et des tempêtes de neige, la mer des Laptev est soumise à un climat rude en hiver, et il n'est pas rare que le brouillard et des bourrasques de neige surviennent aussi en été. Elle est prise dans les glaces pendant la majeure partie de l'année, mais les brise-glaces permettent de dégager le principal port de cette mer, Tiksi dans la baie du même nom, près de l'embouchure de la Léna. Parmi la faune locale, on trouve le Morse ("Odobenus rosmarus"), le Phoque barbu ("Erignathus barbatus") et le Phoque commun ("Phoca vitulina"). Une équipe scientifique a relevé en 2020 des concentrations de méthane extrêmement élevées en mer de Laptev, ce qui pourrait être le signe de l’amorce du dégel des dépôts de ce puissant gaz à effet de serre. D’autres scientifiques restent cependant prudents sur cette hypothèse. Limites géographiques officielles. L'Organisation hydrographique internationale définit les limites de la mer des Laptev de la façon suivante : |
Frumence d'Aksoum Frumence ou Frumentius (ou Frēmnāṭōs en ge'ez), né à Tyr vers 315 et mort entre 380 et 383 à Aksoum, est le fondateur de l'Église chrétienne d'Éthiopie, deuxième pays chrétien après l'Arménie, et le premier évêque d'Aksoum. D'origine syrienne et de culture grecque, il fut esclave du roi Ella-Amida. Après la mort du roi, la reine fit de Frumentius le précepteur de son fils Ezana qu'il convertit au christianisme. Il est appelé "Abba Salama" (le « Père de la paix ») ou "Kassate Berhan" (le « Révélateur de la lumière ») dans la tradition éthiopienne. Biographie. Son histoire est racontée dans l"'Histoire ecclésiastique" de Rufin d'Aquilée (I, 9 ; récit repris par Socrate le Scolastique, I, 19 ; par Sozomène, II, 24 ; par Théodoret de Cyr, I, 22). Son oncle, le philosophe Mérope de Tyr, décida de se rendre en Inde à l'exemple de Métrodore, que ses voyages en ces contrées lointaines avait rendu célèbre sous le règne de Constantin. Il se fit accompagner par ses deux neveux, Frumence lui-même et son frère Édèse ("Édèsius", connu aussi sous le nom de Sydracos), qui étaient encore tout jeunes adolescents. Mais comme ils étaient sur le chemin du retour, ils eurent la malchance de faire halte dans un port du royaume d'Aksoum dans une période de rupture de trêve entre ce royaume et les Romains. Leur navire fut assailli, l'équipage et Mérope lui-même massacrés, Frumence et Édèse épargnés en raison de leur jeune âge et conduits chez le roi. Celui-ci fit d'Édèse son échanson et de Frumence, dont il remarqua l'intelligence et les connaissances, son secrétaire. Les deux frères occupèrent bientôt une place éminente au palais royal, et quand le roi mourut, il les affranchit. Mais la reine veuve devait affronter une régence difficile, et elle les supplia de rester auprès d'elle comme les seuls à qui elle pouvait se fier. Frumence assuma donc le gouvernement pendant la minorité du roi Ezana. C'est à cette époque qu'il commença à organiser le culte chrétien dans le royaume, au bénéfice notamment des commerçants originaires de l'Empire romain qui y résidaient ; il y fit construire les premières églises. Quand le roi Ezana atteignit sa majorité, les deux frères, malgré toutes les supplications du roi et de sa mère, décidèrent de rentrer au pays. Édèse se hâta de regagner Tyr pour embrasser ses proches. Mais Frumence ne songeait qu'à son devoir religieux, et à l'obligation de mener à terme la conversion de l'Éthiopie. Il se rendit à Alexandrie pour y rencontrer l'archevêque Athanase (alors, précise Rufin, au début de son épiscopat), lui décrivit les germes d'évangélisation qu'il avait semés, les communautés chrétiennes qui n'attendaient plus qu'un pasteur, et lui suggéra de nommer un évêque. Athanase, présidant un concile réuni sur cette question, lui répondit qu'il était le plus à même de remplir cette mission. Il l'ordonna et le renvoya à Aksoum. Rufin précise pour terminer qu'il avait recueilli cette histoire de la bouche d'Édèse qui était devenu prêtre par la suite. On possède sur Frumence un autre témoignage indépendant datant du , qui vient d'Athanase d'Alexandrie lui-même : expulsé de son siège en février 356 par les hommes de l'empereur Constance II et en fuite, il écrivit cette année-là, dans la clandestinité, une "Apologie pour Constance", où il cite une lettre adressée par l'empereur au roi Ezana et à son frère pour qu'ils renvoient Frumence à Alexandrie afin qu'il reçoive une nouvelle instruction de la part de l'archevêque arien substitué à Athanase, Georges de Cappadoce. Ces diverses données posent le problème de l'établissement d'une chronologie des événements. Rufin affirme qu'Athanase avait été « récemment » ("nuper") promu à l'épiscopat quand il reçut la visite de Frumence ; or, il fut consacré le . On en a traditionnellement déduit que le voyage malheureux de Mérope avait dû avoir lieu au début des années 310 environ. Mais Le Nain de Tillemont faisait déjà observer que cette chronologie ne s'accorde pas avec ce qu'on sait du philosophe Métrodore, dont Mérope aurait suivi l'exemple : d'après saint Jérôme, Ammien Marcellin et l'historien byzantin Georges Cédrène, son retour d'Inde, qui le rendit célèbre, date des années 326/328 (en tout cas après 324, puisqu'il fut reçu par l'empereur Constantin, qui ne régna sur l'Orient qu'à partir de cette date). D'autre part, les termes de la lettre de Constance II citée par Athanase en 356 paraissent impliquer une ordination assez récente de Frumence. Et si Rufin s'est entretenu personnellement avec Édèse, ce ne peut être qu'après 373, date de son arrivée en Orient. Tout cela plaide pour une chronologie légèrement plus tardive : Frumence a plutôt été ordonné par Athanase peu après le second rétablissement de celui-ci en octobre 346, et le voyage de Mérope serait plutôt à placer au début des années 330. Frumence est fêté le 27 décembre par Église orthodoxe éthiopienne, le 20 juillet par l'Église catholique, le 30 novembre par l'Église orthodoxe, et le 18 décembre par les Églises orthodoxes orientales. |
Haute école Albert Jacquard |
Second Nom commun. Second, dans la marine, désigne l'officier qui vient immédiatement après le capitaine : En restauration, le second est un adjoint du chef cuisinier qui le remplace en cas d'absence. Adjectif numéral ordinal. Selon certains grammairiens on emploierait plutôt "second" quand il n'y en a que deux (choses ou personnes). Considérés généralement comme synonymes, seul "deuxième" est utilisé dans les ordinaux composés (« vingt-deuxième », et non « vingt-second »). Si l'usage actuel, dans un style soutenu, préfère "second" à "deuxième" lorsque l'idée de rang n'est pas prépondérante ou que deux objets seulement sont considérés, l'analyse historique est différente : "Second" apparaît en 1119 et "deuxième" en 1306. Certains grammairiens ont suggéré de marquer cette distinction que déjà Littré trouvait arbitraire : Pour l’Académie française, pour toutes les éditions du dictionnaire jusqu’à celle de 1935, on avait : « février : le second mois de l’année » ; « lundi : le second jour de la semaine » et « personne : se dit aussi relativement à la conjugaison des verbes. La première, la seconde, la troisième personne du singulier, du pluriel ». Mais à la neuvième édition, c’est "deuxième" qui s’est imposé pour ces trois entrées, car devenu désormais plus courant, "second" étant considéré comme appartenant à la langue soignée. À la page "Questions de langue", article "Deuxième, second" : Pour le Trésor de la langue française : L’usage a toujours ignoré ces distinctions que des théoriciens pointilleux ont voulu établir : dans les chemins de fer, on a toujours parlé de "seconde" classe (même quand il existait encore la "troisième" classe). Dans l’armée, on parle d’un soldat de "deuxième" classe, et il n’y a pas de "troisième" classe. Dans les charades, on dit « Mon "second"… ». Très tôt dans l’automobile « on passe en "seconde" ». En mathématiques, on parle d’équation du "second" degré, de dérivée "seconde". À l'école, on passe de la classe de "troisième" à la classe de "seconde" (quand le lycée commençait dès la classe de sixième)… "Le Bon usage" de Grevisse cite également de nombreux exemples historiques. Nom propre. Hagionyme. Saints canonisés, par ordre chronologique de la mort : |
Économie de la Bolivie La Bolivie est un des pays les plus pauvres d'Amérique du Sud, avec un produit intérieur brut (PIB) de 37,78 milliards de dollars américains en 2017, cependant il est également l'un des pays les plus dynamiques du sous-continent avec une croissance du PIB de l'ordre de 4,2 % en 2017. Les réformes adoptées depuis 2006 ont fait du système économique bolivien le plus réussi et le plus stable de la région. Entre 2006 et 2019, le PIB s'est accru de 9 milliards, à plus de 40 milliards de dollars, le salaire réel a augmenté, le PIB par habitant a triplé, les réserves de change sont à la hausse, l’inflation a été pour l'essentiel éliminée, et l’extrême pauvreté a chuté, passant de 38 % à 15 %. Données chiffrées. En 2016 : La moitié de la population n'avait pas accès à l'eau potable en 2015, cette fracture est d'autant plus visible dans les campagnes avec 72,5 % des ruraux qui n'ont pas accès a une eau de qualité contre "seulement" 40 % des urbains. Dans une moindre mesure, il y a un inégal accès a l'électricité, en 2013, 90 % des urbains y avaient accès, contre 72 % des ruraux. La situation économique du pays s'est nettement améliorée au cours des années 2010. En 2016, la Bolivie a le taux de croissance économique le plus élevé et le taux de chômage le plus faible d’Amérique du Sud. L’extrême pauvreté a chuté de 38,2 % à 16,8 % au cours de la décennie 2007-2017 et le PIB par habitant est passé de à entre 2005 et 2013 . Agriculture. En 2018, la Bolivie a produit 9,6 millions de tonnes de canne à sucre, 2,9 millions de tonnes de soja, 1,2 million de tonnes de maïs, 1,1 million de tonnes de pomme de terre, 1 million de tonnes de sorgho, 700 000 tonnes de banane, 541 000 tonnes de riz, 301 000 tonnes de blé, en plus des rendements inférieurs d'autres produits agricoles, tels que mandarine, manioc, orange, haricot, graines de tournesol, coton etc. Près d'un tiers de la population travaille dans l'agriculture, laquelle représente 10 % du PIB national. Les paysans, ou petits agriculteurs, sont majoritaires: près de 770 000 unités productives sont de petites fermes familiales, d’une dimension moyenne de cinq acres. Tel n'a pas toujours été le cas: avant la réforme agraire de 1953, initiée par le "Movimiento Nacionalista Revolucionario" (MNR) à la suite de la révolution de 1952, 82 % des terres appartenaient à 4 % des propriétaires. Les exploitations mécanisées (tracteurs, etc.) se concentrent dans la région de Santa Cruz, à l'est du pays. Ainsi, Santa Cruz représente plus de 45 % de la production agricole du pays, voire beaucoup plus pour certains produits. Ainsi, sa contribution atteint 97 % pour les fibres (coton, 95 % pour les oléagineux (soja en particulier), 84 % pour le tabac et 78 % pour la canne à sucre. Au nord, le département de Beni est un important producteur de bétail, bénéficiant de grands pâturages naturels. Au niveau national, pomme de terre et le maïs sont parmi les premières plantes cultivées, avec un nouveau-venu, le riz. L'orge est également plantée, étant adaptée au plateau andin. Le pays est importateur net en blé: de façon générale, l'intégration de la Bolivie au Mercosur en 2012 a conduit à augmenter de façon importante les importations de produits agro-alimentaires. La culture du soja a décollé dans les années 1970-1980. La Bolivie est présente sur le marché de l'agriculture biologique, spécialisée dans le quinoa, le café et le cacao, qui représentent ensemble les 3/4 de la production bio. La coca. La coca est une culture traditionnelle chez les populations pré-colombiennes, remontant à plus de 5 000 ans. Du fait de ses différentes vertus, c'est une plante sacrée pour les Aymaras, pour qui Mama Coca est la fille de Pachamama. Elle est ainsi utilisée traditionnellement de la Colombie jusqu'au Chili aussi bien pour ses vertus stimulantes que dans le cadre de cérémonies religieuses, et aurait même servi de taxe d'imposition. En Bolivie, le coup d'État du général Hugo Banzer, dans les années 1970, est financé par la bourgeoisie rurale de Santa Cruz qu'il remerciera "via" diverses subventions gouvernementales qui serviront à développer la production de coca et sa transformation en cocaïne. Cette politique est poursuivie par le général Luis García Meza Tejada jusqu'en 1981 laissant un pays corrompu qui malgré les gouvernements démocratiques suivants n'arrive pas à enrayer l'expansion de la culture de coca. Hugo Banzer accède de nouveau au pouvoir par les urnes en 1997 et lance cette fois de grandes campagnes d'éradication dont les bons résultats sont largement attribués à la violente répression qui l'accompagne. Cette répression engendre un mouvement populaire, partiellement à l'origine de l'élection d'Evo Morales, lequel tente une nouvelle politique de lutte antidrogue visant à réhabiliter l'usage traditionnel de la coca afin de trouver des débouchés locaux à la production et détourner les paysans des trafiquants. Le , le président Morales expulse l'ambassadeur des États-Unis Philip Goldberg (qui avait précédemment travaillé en ex-Yougoslavie) qu'il accuse d'alimenter le séparatisme en Bolivie, alors que le gouvernement est confronté à une agitation venue de secteurs d'extrême-droite dans la province de Santa Cruz, la plus riche du pays. Le , il rompt sa collaboration avec la Drug Enforcement Administration l'accusant « d'espionnage politique et de financer des groupes criminels pour qu'ils commettent des attentats contre les autorités, voire contre le président lui-même ». Le département d'État américain a de son côté déclaré que ces accusations étaient « fausses et absurdes ». À la suite de cela, l'administration Bush a demandé au Congrès de retirer à la Bolivie le bénéfice de l'Andean Trade Promotion and Drug Eradication Act, décision qui affecterait plus particulièrement le secteur textile bolivien. En 2010, les États-Unis ont classé la Bolivie comme l'un des « mauvais élèves » de sa « guerre contre la drogue ». Ils continuent cependant à subventionner certains efforts contre le trafic de stupéfiants : la section des stupéfiants du Département d'État alloue plus de 22 millions de dollars aux agences de maintien de l'ordre boliviennes à cet effet, tandis que l'USAID a investi 60 millions de dollars dans des programmes de santé et d'agriculture visant à promouvoir des cultures substitutives. 49 000 acres (près de 20 000 hectares) de plantations de coca, dans les Yungas et le Chapare, sont légalement cultivées à des fins de consommation traditionnelles en Bolivie. En 2009, la Bolivie a détruit 16 000 acres (environ 6 500 ha) de plantations illégales, sur un total de plantations illégales, estimé par les États-Unis, à 37 000 acres (près de 15 000 ha). La Bolivie, qui tente de préserver les cultures traditionnelle en s'attaquant au trafic de cocaïne, dépense plus de 20 millions de dollars de ses fonds dans la lutte contre le trafic de stupéfiants. Par ailleurs, elle a investi 5 millions dans le dollars dans le programme "Coca Yes, Cocaine No", visant à industrialiser la coca à des fins de consommation légales (maté de coca, applications médicinales, etc.). Mais toute exportation de produits alcaloïdes est banni par la Convention de l'ONU de 1961 sur les stupéfiants, menant Morales à tenter de faire retirer la coca de cette liste. Ainsi, le il mâcha une feuille de coca lors d'une réunion de la Commission des stupéfiants de l'ONU à Vienne, avant de demander le retrait de la plante de la liste noire. Les estimations des États-Unis concordent rarement avec celles de l'ONU. Par ailleurs, ni le Pérou ni l'Équateur, qui produisent plus de coca que la Bolivie, n'ont été inclus sur cette liste. La production d'une boisson énergisante appelée Coca Colla vise notamment à réhabiliter l'image internationale de la feuille de coca, et de ses dérivés. |
Boulevard Soult Le boulevard Soult est une voie située dans le quartier du Bel-Air dans le de Paris. Situation et accès. Il constitue la section de la ceinture des boulevards extérieurs qui part de l'avenue Daumesnil à la porte Dorée et se termine à la porte de Vincennes, où il laisse la place au boulevard Davout. Après avoir été accessible par la ligne de bus de Petite Ceinture, le boulevard Soult est désormais accessible par la ligne 3 du tramway aux arrêts "Porte de Vincennes", "Alexandra David-Néel", "Montempoivre", "Porte Dorée", la ligne de métro à la station "Porte de Vincennes" et la ligne à la station "Porte-Dorée", ainsi que par plusieurs lignes de bus RATP . Origine du nom. Le boulevard a reçu le nom de Jean-de-Dieu Soult (1769-1851), duc de Dalmatie, maréchal de France. Historique. En 1859, le génie militaire cède, sous conditions, la jouissance de la rue à la Ville de Paris. Le boulevard Soult fait partie de la ceinture de boulevards créée à partir de 1861 le long de l'enceinte de Thiers, à la place la rue Militaire et prend sa dénomination actuelle en 1864. Le 8 mars 1918, durant la première Guerre mondiale, une bombe lancée d'un avion allemand explose boulevard Soult. Dans les années 1930, des logements sociaux (de type habitation à bon marché (HBM) furent construits sur l'ancien emplacement de la Zone, pour accueillir une population modeste souvent issue de l'exode rural de l'après-guerre. Ces logements ont été construits pratiquement tout le long du boulevard Soult entre la porte de Vincennes et la porte Dorée sur le côté extérieur (numéros pairs). Le , c'est dans un de ces immeubles, situé au numéro 64 du boulevard au niveau de la porte de Saint-Mandé, qu'un important incendie s'est déclaré dans les mansardes faisant un mort et ayant sinistré une grande partie du bâtiment. À la fin des années 2000 est lancé le projet de prolongement est de la ligne 3 du tramway qui emprunte l'ensemble de l'espace central du boulevard. Les travaux débutent en 2009 et finissent en décembre 2012, date d'inauguration du tronçon. Documentaire et littérature. Un documentaire de 31 minutes de Raphaël Girardot intitulé "11, boulevard Soult", et datant de 1997, relate la vie d'un immeuble réquisitionné par l'association Droit au logement. Le boulevard Soult est très présent dans le premier roman autobiographique d'Eva Ionesco, "Innocence" paru en 2017, puisqu'elle y a vécu son enfance avec sa mère Irina Ionesco dans les habitations à bon marché situées entre le lycée Paul-Valéry (qu'elle a fréquenté depuis le collège) et la porte Dorée. |
Boulevard Poniatowski Le boulevard Poniatowski est une voie située dans les quartiers du Bel-Air, de Picpus, et de Bercy du de Paris. C'est un élément de la ceinture de boulevards extérieurs dits « boulevards des Maréchaux ». Situation et accès. Le boulevard part du quai de Bercy et passe par la porte de Charenton avant d'arriver à la porte Dorée et à l'avenue Daumesnil, où il laisse place au boulevard Soult. Après avoir été accessible par la ligne de bus de Petite Ceinture, le boulevard Poniatowski est désormais accessible par la ligne de métro aux stations "Porte Dorée" et "Porte de Charenton" et la ligne 3a du tramway, ainsi que par les lignes de bus RATP. Origine du nom. Le boulevard a reçu son nom du prince Józef Antoni Poniatowski (1763-1813), maréchal de France. Historique. En 1859, le génie militaire cède, sous conditions, la jouissance de la rue à la ville de Paris. Le boulevard Poniatowski fait partie de la ceinture de boulevards créée à partir de 1861 le long de l'enceinte de Thiers, à la place de la rue Militaire. Il prend son nom actuel en 1864. |
Celle (Allemagne) Celle () est une ville de Basse-Saxe (Allemagne), à au Nord-Est de Hanovre. Elle est connue dans la région pour son centre-ville pittoresque (nombreuses maisons à colombages restaurées), son château et ses commerces et connue internationalement pour son haras national. Géographie. Celle se trouve dans la vallée de l'Aller, un affluent de la Weser. La ville comprend 17 quartiers dont quelques-uns étaient précédemment des villages indépendants : Altencelle, Altenhagen, Blumlage/Altstadt, Bostel, Boye, Garßen, Gross Hehlen, Hehlentor, Hustedt, Klein Hehlen, Lachtehausen, Neuenhaeusen, Neustadt/Heese, Scheuen, Vorwerk, Westercelle et Wietzenbruch. Histoire. Celle a été mentionnée pour la première fois dans un document officiel en 985 sous le nom de "Kellu". Elle est l'ancienne résidence des ducs de Brunswick-Lunebourg, et a donné son nom à plusieurs branches de cette maison (voir : "Principauté de Lunebourg-Celle"). La ville passe à la Réforme dès 1524. C'est le réformateur Urbanus Rhegius appelé à Celle par le duc Ernest Ier de Brunswick-Lunebourg qui organise et administre l'église luthérienne de Celle pendant plusieurs années à partir de 1530 en tant que surintendant. Un traité y fut conclu en 1679 entre la France et la Suède d'une part, et les ducs de Brunswick et de Wolfenbüttel de l'autre : ce traité complétait celui de Nimègue. Après la révocation de l'édit de Nantes, en France (1685), de nombreux réfugiés huguenots s'installèrent à Celle où existe encore une Église française-réformée, fondée par Éléonore Desmier d'Olbreuse, huguenote originaire du Poitou, la femme du duc Georges-Guillaume de Brunswick-Lunebourg et résidente de longue date du château de Celle. La reine du Danemark, Caroline-Mathilde vécut au château de 1772 à sa mort en 1775, après son bannissement du royaume et sa répudiation. En 1866, la ville, appartenant jusque-là au royaume de Hanovre, devient prussienne et est intégrée à la province de Hanovre. Pendant la seconde Guerre mondiale, un bombardement des alliés le 8 avril 1945 détruit 2,2 % de la ville (67 maisons à l'ouest de la ville, des zones industrielles et la gare). Un train dans lequel plusieurs milliers de prisonniers étaient transportés du camp de concentration de Neuengamme vers le camp de concentration de Bergen-Belsen est touché. Les bombes font de très nombreuses victimes mais plusieurs centaines de prisonniers réussissent à s'échapper dans les bois. Les gardes SS, la gestapo, des pompiers, des membres du parti nazi et des citoyens de la ville participent alors à une gigantesque « chasse ». Celle-ci fait entre 200 et 300 morts jusqu'au 10 avril 1945 et représente le chapitre le plus sombre de l'histoire de la ville. Plusieurs des auteurs ont ensuite été jugés et condamnés pour crime de guerre en décembre 1947 (voir ). La ville est prise, le 12 avril, par les unités du corps de la britannique. |
Louise-Félicité de Keralio Louise-Félicité Guynement de Kéralio, dite aussi Louise Robert (, Paris – , Bruxelles), est une femme de lettres française. Elle est également la première femme ayant fondé un journal, pendant la Révolution française. Biographie. Louise-Félicité de Kéralio est la fille de Louis-Félix Guynement de Kéralio (1731-1793), traducteur, écrivain et censeur royal, et de Françoise Abeille, traductrice et écrivain. Elle est née six mois avant le mariage de ses parents, ce qui explique la dissociation entre sa naissance et son baptême. Elle est née le à Paris dans la paroisse de Saint-Jean-en-Grève où elle a été ondoyée. Elle est baptisée dans la paroisse Saint-Jean de Valence le , mais son père n'a pas signé l'acte de baptême. Sa marraine, Marie Fox, Elle est la petite-fille de Joseph Abeille, la nièce de Louis Paul Abeille, d'Auguste et Agathon de Keralio. Avant la Révolution : historienne, traductrice, écrivaine et libraire. Louise-Félicité de Kéralio n’a que 16 ans lorsqu’elle se lance dans la carrière littéraire en traduisant, en 1772, "Les nouveaux extraits des mémoires de l’Académie de Sienne". Formée par son père, homme de lettres et professeur à l'École militaire, elle travaille beaucoup : traductions, recueils, fresque historique traitant de l'époque antérieure aux Stuarts de Catharine Macaulay et de l'histoire du règne d'Élisabeth Ie d'Angleterre. En 1773, un projet de mariage avec Bernardin de Saint-Pierre ne voit pas le jour en raison de l'échec de ce dernier à obtenir un poste à l'École royale militaire. Elle fréquente la Cour de Versailles entre octobre 1777 et avril 1782. Elle est membre de la Société patriotique bretonne depuis 1786 ou 1787. Elle est élue le à l'Académie des sciences, lettres et arts d'Arras. Robespierre, qui en est le président, préside la réception. En juin 1787, Jacques Mallet du Pan écrit dans le "Mercure de France" pour commenter "Histoire d""', reine d’Angleterre" : « Il existe une foule accablante d'histoires, d'historiographes et très peu d'historiens. Jusqu'ici nous n'avions pas vu en France d'historienne ; de Kéralio est je pense la première. » Elle crée, avec Jean Lagrange, par un acte de constitution du , une société « pour exploiter un commerce de librairie » qu'elle installe chez elle au 17 rue de Grammont à Paris. Cette dernière sera dissoute en . Ses parents se portent garants pour les dettes. Sous la Révolution : journalisme et engagement politique républicain. Le , Louise de Kéralio fonde, à Paris, le "Journal d'État et du citoyen" dont l'épigraphe est « Vivre libre ou mourir ». Elle est la première femme à être rédactrice en chef d’un journal. Elle dirige ensuite "Le Mercure national", ou "Journal d'État et du citoyen", puis "Le Mercure national" et "Révolutions de l’Europe" et enfin "Le Mercure national et étranger", ou "Journal politique de l’Europe". Elle termine sa carrière de journaliste en juillet 1791 quelques mois avant la naissance de sa fille, le . Elle anime, d'abord chez ses parents dans leur appartement du deuxième étage de l'immeuble situé au 17 rue de Grammont puis au 2 rue des Marais-Saint-Germain et enfin au 10 rue de Condé, un club dans lequel nait l'idée du républicanisme adapté à la France et le parti républicain. Alphonse Aulard décrit, dans un article en 1898, le rôle du salon de mademoiselle de Keralio en indiquant que . Elle soumet au Garde des Sceaux, conjointement avec Louis Potier de Lille, le projet d'une imprimerie du district des filles Saint-Thomas, qui lui est refusé, le , au motif que les femmes ne peuvent diriger une imprimerie. En , elle publie dans son journal un article intitulé « Sur l'influence des mots et le pouvoir du langage » où elle propose d'introduire le tutoiement en signe de fraternité. Elle est également à l'origine de la disparition des titres de civilité, Monsieur ou Madame, au profit de Citoyen et Citoyenne. Elle signe dès lors ses articles avec le mot Sœur (pour membre de la Société fraternelle de l'un et l'autre sexe) Louise Robert. Elle épouse par contrat du , un patriote ardent, le cordelier Pierre-François-Joseph Robert : elle habite alors avec ses parents rue de Grammont n°17 paroisse Saint-Eustache. Parmi ses témoins figurent Nicolas-Jean Hugou de Bassville, assassiné à Rome le , et Louis Potier de Lille, mort guillotiné le pour avoir participé à l'affaire des chemises rouges. Elle anime les « Sociétés de femmes », la Société fraternelle de l'un et l'autre sexe qui jouent un rôle dans le climat révolutionnaire. Elle fait écrire à son mari, dès : « Le Républicanisme adapté à la France » et dépense beaucoup d'argent pour la publication de ce journal. Elle se bat également contre l'esclavage colonial, sans être pour autant membre de la Société des amis des noirs. Elle figure en première ligne sur l'autel de la patrie, dans la terrible journée du (fusillade du Champ-de-Mars). Elle est très liée à Georges Jacques Danton, Etta Palm et Camille Desmoulins, mais Lucile Desmoulins et Manon Roland ne l'aiment guère. Le 6 août 1792, elle subit l'attaque de trois royalistes qui tentent de lui enlever sa cocarde, se défend seule « avec un petit couteau, des réponses fermes et un rouleau de musique » et les met en déroute. Elle fait le récit de l'attentat à la tribune des Jacobins. Après la Révolution : écrivain et châtelaine exilée en Belgique. La famille de son mari est particulièrement intégrée dans la région de Dourbes. Son oncle, Hubert Bonaventure Robert, proche de la famille de Hamel, a acquis la sieurie de Dourbes-le-Mont en 1779. Louise de Kéralio et Pierre-François-Joseph Robert achètent en 1799 le château des Hamel à Matagne-la-Petite et en deviennent les châtelains jusqu'en 1810, année où, ruinés, ils sont dans l'obligation de le vendre. Robert est nommé sous-préfet de Rocroi durant les Cent-Jours, mais, ayant voté la mort du roi, il doit s'exiler à Bruxelles lors du retour de Louis XVIII. Il y devient commerçant en alcools. Leur fille Adélaïde Robert épouse le musicologue belge François-Joseph Fétis. Œuvres et traductions. Elle édite de 1786 à 1789 14 volumes d’une "Collection des meilleurs ouvrages françois, composés par des femmes, dédiée aux femmes françoises". En ligne : ; ; Postérité. Notoriété. Louise-Félicité de Kéralio peut difficilement être considérée comme féministe, car elle ne prône pas l'égalité des sexes. Son idéal politique est une société sexiste. Dans son projet, les femmes sont exclues de la sphère politique, elles sont assignées à la sphère domestique. Par contre, elle est incontestablement une pionnière de l’activité politique féminine. Elle est la première femme à être rédactrice en chef d'un journal politique. Elle signe ses articles en son nom propre. Ses positions ne sont pas celles de son père ni de son mari. Elle demande l'intégration des femmes, par le port de la cocarde, dans la société politique en 1793. Elle a été accusée, à tort très vraisemblablement, d'avoir écrit "Les Crimes des reines de France, depuis le commencement de la monarchie jusqu'à Marie-Antoinette," publiés par L. Prudhomme, le plus violent pamphlet jamais écrit contre la présence des femmes au pouvoir, dont les deux éditions (1791, 1792) ont préparé l'opinion publique à l'exécution de la reine, et dont la réédition, de peu postérieure à l'évènement, l'a justifiée. |
Auguste Lantz Né le à Bouxwiller (Bas-Rhin), Jean Auguste Lantz est un naturaliste français à l'origine du développement important des collections du muséum d'histoire naturelle de La Réunion, dont il fut le premier conservateur de 1863 jusqu'à sa mort le à Saint-Denis de La Réunion. Préparateur au Muséum national d'histoire naturelle de Paris, il est retenu le pour le poste de conservateur du nouveau Muséum d'histoire naturelle de l'île de La Réunion sept ans après son inauguration en 1855. Voyages. Dès l'année qui suit son arrivée à la Réunion, Auguste Lantz voyage à Madagascar. En 1865, il participe à l'expédition d'Alfred Grandidier sur cette île. Deux ans plus tard, en 1867, il en parcourt l'ouest et notamment l'île de Nosy Be. Il ramène de cette expédition 703 oiseaux et 19 mammifères. En 1870, après avoir visité la côte est entre septembre et novembre 1868, il est cette fois dans la région de Tananarive. Il en reviendra avec 653 oiseaux et une vingtaine de mammifères. Auguste Lantz visite ensuite différentes îles des Seychelles d'avril à septembre 1877 à la demande d'Eugène Chevreul, alors directeur du muséum parisien. Il en ramène trois perruches à collier de Ward ("Psittacula wardi"), des oiseaux endémiques de l'archipel et aujourd'hui disparus. Un exemplaire fait toujours partie des collections du Muséum, et il n'y en a plus que treize au total dans le monde. En 1874, Auguste Lantz explore finalement l'île Saint-Paul et l'île Amsterdam. Il en revient avec une belle collection de poissons et oiseaux marins. De tous ses voyages, il ramène chaque espèce en double exemplaire au moins. Les doublons lui servent de monnaie d’échange avec des muséums d'histoire naturelle en France, parmi lesquels ceux de Boulogne-sur-Mer, Brest, Caen, Colmar, Douai, Foix, Nancy, Paris, Rouen et Strasbourg. Il échange aussi avec des homologues de Leyde aux Pays-Bas, Oslo en Norvège et Adélaïde en Australie. |
Morphologie agraire La morphologie agraire correspond à la division du finage où se situent les parcelles cultivées, aussi appelées champs en langage courant. L'aspect des parcelles, leur dessin, les chemins d'exploitation, la disposition des champs, la forme de la coupe des forêts, les pâturages forment les caractéristiques d'une morphologie agraire. En pays d'openfield par exemple, les parcelles sont toutes taillées en lanières (rubanées) et sont groupées par leur direction, elles sont généralement disposées le long des nombreux chemins d'exploitation, organisés en étoile, qui desservent le village. Les parcelles y sont appelées "quartiers". |
Boulevard Jourdan Le boulevard Jourdan est un boulevard du de Paris. C'est un élément de la ceinture de boulevards extérieurs dits « boulevards des Maréchaux ». Situation et accès. Le boulevard part de l'avenue Pierre-de-Coubertin et passe par la porte d'Arcueil avant de se terminer porte d'Orléans, au bout de l'avenue du Général-Leclerc, où il laisse la place au boulevard Brune. Il a une longueur de pour une largeur de . Il est desservi par la station de métro Porte d'Orléans. En outre, la gare de Cité universitaire, située sur la ligne B du RER, le dessert également à hauteur de la Cité internationale universitaire de Paris. Après avoir été accessible par la ligne de bus de Petite Ceinture, le boulevard Jourdan est désormais accessible par la ligne 3 du tramway . Origine du nom. Il a reçu son nom du comte Jean-Baptiste Jourdan (1762-1833), maréchal d'Empire en 1804. Historique. Le boulevard Jourdan fait partie de la ceinture de boulevards créée à partir de 1861 le long de l'enceinte de Thiers, à la place de la rue Militaire. "Le boulevard Jourdan à la porte d'Arcueil" |
Glashow, Sheldon |
Boulevard Brune Le boulevard Brune est un boulevard du de Paris. C'est un élément de la ceinture de boulevards extérieurs dits « boulevards des Maréchaux ». Situation et accès. Dans un axe nord-ouest/sud-est, le boulevard Brune, qui fait suite au boulevard Lefebvre, commence au pont du chemin de fer de la porte de Vanves, passe par les portes Didot, de Châtillon, de Montrouge et se termine à la porte d'Orléans où, par ailleurs, aboutit l'avenue du Général-Leclerc ; il laisse à cet endroit la place au boulevard Jourdan. Rectiligne, il a une longueur de pour une largeur de . Après avoir été accessible par la ligne de bus de Petite Ceinture, le boulevard Brune est désormais accessible par la ligne 3 du tramway aux stations "Porte de Vanves" et "Didot" et par la ligne 13 du métro à la station "Porte de Vanves". Origine du nom. Elle reçoit son nom en hommage à Guillaume Brune (1763-1815), maréchal de France. Historique. Précédemment faisant partie de la rue Militaire, la voie est classée dans la voirie parisienne le et reçoit le nom de « boulevard Brune » en 1864. Bâtiments remarquables et lieux de mémoire. Le groupe de rock français BB Brunes tire son nom à la fois de la chanson de Serge Gainsbourg, "Initials B.B." et du fait qu'il répétait à cet endroit. Une chanson de Manu Chao, faisant partie de l'album "Sibérie m'était contéee", fait référence à ce boulevard : "Petite blonde du boulevard Brune". |
Jean Hamon (médecin) Jean Hamon, né à Cherbourg le et mort à Paris le , est un médecin français. Janséniste et médecin de Port-Royal des Champs, il a écrit de nombreux livres médicaux et religieux. Biographie. Né dans la paroisse Sainte-Trinité de Cherbourg, Jean Hamon est le fils de maître René Hamon, sieur des Fontaines, avocat et bourgeois de la ville. Il est envoyé très jeune au collège de Valognes. Il poursuit ses études au collège d'Harcourt, où il s’attache à deux cotentinois, le proviseur Pierre Padet et le professeur de philosophie Jacques du Chevreuil. Entré à l’Université de Paris, il devient précepteur du petit-fils d’Achille de Harlay. Reçu docteur en médecine à la Faculté de médecine le , suivant ainsi son oncle, Pierre Hommest, étudiant à la Faculté de médecine entre 1625 et 1631. Il commence à exercer dans la paroisse Saint-Merri et acquiert par son habilité ainsi que son éloquence, une grande réputation. Il y fréquente les jansénistes Antoine Singlin et Antoine Arnauld. En 1650, âgé de 33 ans, ayant refusé les largesses que lui propose Harlay, il renonce à son mariage prévu avec une fille de médecin, vend tous ses biens au profit des pauvres et se retire chez les solitaires de Port-Royal-des-Champs. Il y fait office de jardinier puis de secrétaire d’Arnauld, avant de succéder comme médecin de l’abbaye à Victor Pallu (1604-1650), qui avait été condisciple de son oncle à la Faculté de médecine. Ainsi, il fait partie en 1656 des quatre médecins appelés à examiner le miracle de la Sainte-Épine. Comme solitaire, il adopte une vie humble, sans ménagement, , à jeuner régulièrement comme signe de pénitence. Il donne des cours aux Petites écoles et soigne les pauvres de la région. Tolérant, il participe peu aux controverses qui ébranlent l’abbaye contre les autorités religieuses. En 1664, alors que la plupart des solitaires doivent quitter Port-Royal, lui est autorisé à rester, et y exerce jusqu’en 1669, devenant . Il écrit plusieurs beaux ouvrages de réflexion. Boileau écrit sur lui Ayant eu Racine pour élève, celui-ci a énoncé le vœu dans son testament : . Quand Port-Royal fut rasé à la demande de Louis XIV en 1711, les cendres du dramaturge sont transférées par sa famille à l’église Saint-Étienne-du-Mont, tandis que les restes d’Hamon sont jetés avec les autres corps dans la fosse commune du cimetière de Saint-Lambert. Selon François Mauriac: « Ce médecin érudit était le plus tendre des solitaires, aussi attentif à consoler les cœurs des persécutés qu'à soigner leurs corps. Racine dut le préférer pour sa tendresse et parce qu'il pressentait que ce pur entre les purs était tourmenté dans sa chair ». Ouvrages. Il a traduit du latin "Le bonheur conjugal" de Saint Augustin, a rédigé la plupart des épitaphes latines du "Nécrologe de Port-Royal", a écrit plusieurs ouvrages médicaux non imprimés, dont "Dictionarium Medicum graeco-latinum" et "Medicinae principia". |
Plateau de Jos Le plateau de Jos (appelé auparavant plateau de Bauchi) est une région de plateaux couvrant , située à une altitude moyenne de mètres et culminant à aux , ce qui en fait la seule région au climat tempéré du Nigeria. Le plateau de Jos a donné son nom à l'État de Plateau où elle se trouve. Histoire. Au , le plateau de Jos était un refuge pour les populations voulant échapper au jihad mené par les musulmans peuls, comme Usman dan Fodio, dans le nord de Nigeria. Les populations du plateau sont très diverses : une soixantaine de groupes ethnolinguistiques ont pu être identifiés, les plus nombreux étant les Berom, dans la partie nord du plateau. En 1929, la culture du peuple Nok est redécouverte à l'occasion de recherches de gisements miniers sur le plateau de Jos. Après la colonisation britannique, la région devient, grâce à son climat, la destination touristique principale des étrangers résidents au Nigeria. Mais les heurts violents ayant opposés populations sédentaires et nomades (Fulani) et les émeutes urbaines opposant musulmans et chrétiens au début du font chuter l'activité touristique. Géologie. Le plateau de Jos est granitique avec certaines élévations d'origine volcaniques et recèle de grandes quantités d'étain, qui ont été exploitées au cours du . Des rivières importantes (Kaduna, Gongola, Hadejia et Yobe) prennent leur source à cet endroit. |
Boulevard Lefebvre Le boulevard Lefebvre est un boulevard du de Paris. C'est un élément de la ceinture de boulevards extérieurs dits « boulevards des Maréchaux ». Situation et accès. Sur son côté sud, on trouve les anciens locaux du Laboratoire central des ponts et chaussées et en face, au nord, un groupe d'immeubles dont l'un s'est effondré lors de sa construction en janvier 1964. Cet accident, qui fit au moins 20 morts et 18 blessés, est connu sous le nom de « catastrophe du boulevard Lefebvre ». Elle longe le parc des Expositions et le palais des Sports. Après avoir été accessible par la ligne de bus de Petite Ceinture, le boulevard Lefebvre est désormais accessible par la ligne 3 du tramway . Origine du nom. Le boulevard porte le nom de François Joseph Lefebvre (Rouffach, 1755 – Paris, 1820), duc de Dantzig, maréchal de France. Historique. Le boulevard Lefebvre fait partie de la ceinture de boulevards créée à partir de 1861 le long de l'enceinte de Thiers, à la place de la rue Militaire. Le boulevard a reçu son nom le . Le 30 mars 1918, durant la Première Guerre mondiale, un obus lancé par la Grosse Bertha explose au boulevard Lefebvre. |
Parcelle Une parcelle est généralement une superficie de terrain ayant une unité de propriété. Une parcelle peut être dans ce cas la propriété d'une personne privée ou publique, seule ou en groupe. Un ensemble des parcelles peut être désigné comme un « parcellaire ». Un certain nombre de taxes sont définies selon la taille et l'emplacement des parcelles, comme la taxe foncière. Cas particuliers. Selon le référentiel foncier ou d'organisation spatiale utilisé, le terme de parcelle peut s'appliquer à différents domaines : Calcul de superficie. En connaissant les coordonnées des bornes d'une parcelle, il est possible de calculer sa superficie à l'aide d'une formule. |
Punch et Judy Punch et Judy est un spectacle de marionnettes célèbre au Royaume Uni. Il fut d’abord transcrit par John Payne Collier qui s’était rendu à une taverne où Giovanni Piccini jouait. Maintenant, des personnages de cirque peuvent s’ajouter comme le clown ou le Singe. Scénario. Le scénario est le suivant : Punch, à qui sa femme Judy demande de surveiller leur bébé, jette l'enfant par la fenêtre. Quand Judy revient et constate qu'il a tué le bébé, elle tape son mari avec un bâton. Pour se venger d'elle, il la bat et la tue. Punch triomphe ensuite du policier qui veut l’arrêter, du crocodile qui veut lui prendre ses saucisses, de la Mort, ainsi que du Diable. Il parvient parfois également à séduire une jeune courtisane nommée Jolie Polly. Personnages. Punch. Punch est un bossu habillé en bouffon, et son nez crochu touche presque son menton. Il porte un bâton aussi grand que lui, qu'il utilise à son gré pour frapper les autres personnages. Il possède une voix rauque produite à l'aide d'un instrument appelé "swazzle" ou "swatchel" que le "Professor" (le marionnettiste) met dans sa bouche. Une réplique célèbre de Punch est : « "That's the way to do it !" » (« "C'est comme ça qu'il faut faire !" ») Judy. Elle est la femme de Punch. Elle fait des bisous à son mari, mais défend son bébé lorsqu’il le tue. C’est une version féminine de Punch avec le même nez et le même menton que lui. Elle est aussi coiffée d’une charlotte et n’a pas toujours la bosse de son mari. Elle s’appelait avant Joan. Histoire. Le spectacle de Punch et Judy tire ses origines de la "commedia dell'arte" italienne. Les personnages de Punch et Judy sont dérivés de ceux de Pulcinella et de Joan. Le premier compte rendu écrit sur le spectacle de Punch. et Judy date du . Son auteur, le diariste Samuel Pepys, assista à l'un des spectacles près de St. Paul's Church au Covent Garden à Londres. Le spectacle était mené par un italien du nom de Pietro Gimonde, et surnommé Signor Bologna. La première transcription du spectacle date des années 1840 et se trouve dans le livre "London Labour and the London Poor" d'Henry Mayhew. En 1841, Mr. Punch devient l'emblème et le nom d'un magazine humoristique illustré, "Punch", publié à Londres jusqu'en 2002. Aujourd’hui, les Punch-men se retrouvent chaque année à Covent Garden pour jouer leur spectacles en public. Spectacles similaires dans les autres pays : Références. Marillion, Elliot Smith, Bitch Magnet, et XTC en ont tiré diverses chansons. Dans l'animé "Cowboy Bebop", les deux présentateurs de l'émission Big Shots s'appellent Punch et Judy. Neil Gaiman a scénarisé une adaptation en comic de ce spectacle, dessinée par Dave McKean. Dans le roman "Les Apparences" de Gillian Flynn ("Gone girl" au cinéma), les marionnettes Punch et Judy sont un des éléments de l'intrigue. Dans la nouvelle "Théâtrale apparition d'un disparu" (The Story of a Disappearance and an Appearance, 1913) de M.R. James, une représentation de Punch et Judy permet d'élucider un meurtre, lorsque le fantôme de l'homme assassiné se glisse parmi les marionnettes. Les personnages de Punch et du bourreau Jack Ketch sont au centre de la nouvelle fantastique "Le pouvoir des marionnettes" (The Power of the Puppets, 1942) de Fritz Leiber. Les marionnettes de "Punch et Judy" sont animées par des êtres maléfiques qui prennent le contrôle sur le marionnettiste et causeront sa mort. Dans l'épisode "Clowneries" (saison 6 épisode 11) de "Chapeau melon et bottes de cuir" (The Avengers, 1968), Punch et Judy sont les chefs d'une bande de clowns meurtriers. Dans le chapitre 10 du comics Fables de Bill Willingham, Jack Ketch est responsable de l’exécution des traîtres en tant que bourreau. Le film "" réalisé par Mirrah Foulkes en 2019 est basé sur ce spectacle, il s'agit d'une comédie noire ayant pour personnages principaux des marionnettistes à qui il arrivera dans la vie ce qu'ils jouaient en spectacle (effet de mise en abyme). Dans ce film, le personnage Judy prend une place aussi importante que Punch afin de représenter les injustices qu'elle vit. Dans le roman policier fantastique Rivers of London, de Ben Aaronovitch, paru en 2011, de nombreux éléments de l’enquête sont empruntés au scénario de Punch et Judy. |
Plateau de Bauchi |
Boulevard Victor Le boulevard Victor est un boulevard du de Paris. C'est un élément de la ceinture de boulevards extérieurs dits boulevards des Maréchaux. Situation et accès. Le boulevard commence à hauteur du 6, boulevard du Général-Martial-Valin et finit à la porte de Versailles (où se termine la rue de Vaugirard) ; il laisse alors la place au boulevard Lefebvre. Il a une longueur de pour une largeur de 40 à . Après avoir été accessible par la ligne de bus de Petite Ceinture, le boulevard Victor est désormais accessible par la ligne 3 du tramway . Origine du nom. La voie rend hommage à Claude-Victor Perrin, dit Victor (1764-1841), duc de Bellune, maréchal de France. Historique. Le boulevard Victor correspond à une ancienne section du chemin de ronde intérieur de l'enceinte fortifiée de Thiers. Il reçoit son nom actuel le . Afin d'assurer le débouché rive gauche du pont du Garigliano, reconstruit en 1966, le boulevard Victor a vu son tracé rectifié suivant l'axe du pont. Cette partie a reçu le nom de « boulevard du Général-Martial-Valin ». L'ancien boulevard, à partir de la rue Ernest-Hemingway, a conservé son nom d'origine avant d'être renommé, en 1981, « rue Lucien-Bossoutrot » et est depuis en impasse, l'ancienne poterne sur le quai d'Issy-les-Moulineaux (porte du Bas-Meudon) ayant été supprimée avec la construction des voies d'accès à l'aval du pont du Garigliano. |
Philip Anselmo |
Éric Straumann Éric Straumann, né le à Colmar (Haut-Rhin), est un homme politique français. Membre du parti Les Républicains, il est député du Haut-Rhin de 2007 à 2020, président du conseil départemental du Haut-Rhin de 2015 à 2017 et maire de Colmar depuis 2020. Formation. Éric Straumann est scolarisé successivement à l'école Primaire de Houssen, au collège de Fortschwihr, au lycée Bartholdi de Colmar et à la faculté de droit de Strasbourg où il obtient une Maîtrise en Droit des affaires en 1988. Il est diplôme de l'Institut des techniques bancaires (Paris) en 1994. En 1995, il obtient l'agrégation d'économie et de gestion (concours externe). Il est titulaire d'un diplôme d'études supérieures spécialisées en administration des collectivités locales obtenu à l'université de Strasbourg en 1997. Auditeur de la 70° session de l’Institut des Hautes Etudes de Défense Nationale (IHEDN). Carrière professionnelle. Directeur d'une agence bancaire, Éric Straumann devient ensuite professeur agrégé d'économie et de gestion. En poste au lycée Camille-Sée de Colmar jusqu'à , il est titulaire d'une Maîtrise en droit en affaires et d'un DESS en administration des collectivités locales. Parcours politique. Débuts au niveau local. Il débute en politique lors des cantonales de 1998, et échoue face à Constant Goerg. En 2001, il est élu maire de Houssen (Haut-Rhin). Trois ans plus tard, il devient membre de l'UMP, et est élu conseiller général du Haut-Rhin. Réélu conseiller général dans le canton d'Andolsheim le avec 75,8 % des suffrages. Réélu conseiller départemental du canton de Colmar 2 avec son binôme Brigitte Klinkert le , avec 71,45 % des voix. Député du Haut-Rhin. Vice-président de la communauté d'agglomération de Colmar (CAC) à partir de 2003, il se présente contre le député et maire de Colmar, Gilbert Meyer, aux élections législatives de 2007. Le , il est élu avec 66,05 % des voix député de la première circonscription du Haut-Rhin, devenant ainsi le plus jeune parlementaire alsacien. Réélu député le avec plus de 62 % des voix, il rejoint la commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale. Réélu député le avec 66,6 %. Le il écrit au ministre de la Santé, Olivier Véran, pour que l’étude menée par le professeur Didier Raoult pour lutter contre le coronavirus soit étendue au Haut-Rhin. Il réitère sa demande dans l'hémicycle de l'Assemblé nationale le . Président du conseil départemental du Haut-Rhin. Seul candidat de la majorité départementale, il est élu président du conseil départemental du Haut-Rhin le , avec 31 voix sur 34. Il fait adopter le samedi une délibération qui subordonne le versement du RSA à un engagement bénévole. Le préfet du Haut-Rhin attaque cette décision du département en justice. La cour administrative d’appel de Nancy annule la délibération en . Le Conseil d’État estime, dans une décision prononcée le , que la cour de Nancy a commis une erreur de droit et reconnaît au conseil départemental le droit de demander des heures de bénévolat en contrepartie du versement du RSA. Éric Straumann démissionne du conseil départemental du Haut-Rhin en application des règles sur le non-cumul des mandats le . Brigitte Klinkert, son binôme dans le canton de Colmar 2 et députée suppléante, lui succède le . Opposition à la fusion des régions. Dès le , il se déclare hostile à l'idée d'une grande région Est. Le groupe majoritaire du conseil général du Haut-Rhin décide, sous son impulsion, de lancer le processus de réunion des conseils généraux du Rhin et du conseil régional. La décision de créer un conseil unique est approuvée le à la quasi-unanimité des membres du conseil régional d'Alsace, du conseil général du Bas-Rhin et du conseil général du Haut-Rhin. Le , la majorité socialiste vote le projet de fusion des régions. L'Alsace disparaît en tant que collectivité. Tous les parlementaires alsaciens ont voté contre le texte sauf les deux députés socialistes Philippe Bies et Armand Jung. À l'occasion de la séance commune du à Colmar, entre les conseillers départementaux du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, il se déclare favorable à la fusion des deux collectivités . Élections municipales de 2020. Il se déclare candidat aux élections municipales de Colmar le . Il arrive en tête au premier tour de scrutin avec 37,46 % des voix face au maire sortant Gilbert Meyer (LR) avec 32,47 % des voix. Il gagne largement au second tour des élections municipales du avec 63,88 % des suffrages. Il démissionne de son mandat de député le . Il est brièvement remplacé par Brigitte Klinkert. Autres. En , il accède à la présidence de l'Association départementale du tourisme du Haut-Rhin (ADT). Il poursuit son ascension politique en étant nommé, le , secrétaire départemental de l'UMP du Haut-Rhin (cette nomination est ratifiée par plus de 90 % des membres du comité départemental). Il est nommé membre du bureau politique de l'UMP (secrétaire national chargé de la politique de l'épargne) en . Il soutient Bruno Le Maire pour la primaire présidentielle des Républicains de 2016. En , dans le cadre de sa campagne, il est nommé conseiller pour les relations avec les députés, en tandem avec Yves Albarello. Il parraine Laurent Wauquiez pour le congrès des Républicains de 2017. Lors de son mandat de président du département du Haut-Rhin, Eric Straumann a fait du lobby pro-nucléaire en demandant des mesures compensatoires pour la fermeture de la centrale de Fessenheim. |
Alix de France (1003-ap.1063) |
Malibu (Californie) Malibu est une ville du comté de Los Angeles, dans l'État de Californie aux États-Unis. D'après le recensement de 2010, la ville comptait . Elle est connue pour ses chaudes plages de sable et pour être la ville où résident de nombreuses stars du cinéma et de la musique. Elle est la capitale du surf aux États-Unis. Les devises de la ville sont : Géographie. Située une heure à l'ouest de Los Angeles, la ville de Malibu est une bande longue de , qui s’étale le long de l’océan Pacifique, une cité balnéaire convoitée pour ses belles plages de sable blanc baignées de soleil toute l’année. Rien d’étonnant à ce que de nombreuses célébrités du monde du spectacle et du cinéma y aient élu domicile. La plupart des résidents vivent à proximité de l’autoroute (California State Route 1), qui traverse la ville. Malibu est mitoyenne de Topanga et Pacific Palisades à l’est, des monts Santa Monica au nord, de l’océan Pacifique au sud et du comté de Ventura au nord‑ouest et à l’ouest. Malibu State Beach et Topanga State Beach comptent parmi ses plus belles plages. Parmi les sites naturels, Malibu compte le Malibu Creek State Park et la Santa Monica Mountains National Recreation Area. Surfrider Beach, Broad Beach, Pirate's Cove, Zuma Beach et Trancas s’égrainent le long du littoral de Malibu. Point Dume est le point le plus septentrional de la baie de Santa Monica, offrant une vue panoramique s’étalant de la péninsule Palos Verdes jusqu’à l’île Santa Catalina. La ville occupe une surface de , ce qui fait d’elle une des plus grandes villes de Californie et des États-Unis en termes de surface terrestre et maritime : à terre et en mer (les limites de la ville débordent de sur l’océan). La situation géographique de Malibu la met à la merci de catastrophes naturelles : inondations, tremblements de terre, incendies et glissements de terrain. Une erreur largement répandue consiste à penser que les côtes de Californie vont uniformément du Nord au Sud, alors que le littoral de Malibu s’étend d’Est en Ouest. L’océan se trouve donc au Sud, le mont Santa Monica au Nord. Les habitants même de Malibu situent dans le langage courant le comté de Ventura au Nord et Santa Monica au Sud, alors qu’ils sont sensiblement à la même latitude. Les prix de l’immobilier de Malibu sont parmi les plus élevés des États-Unis, et les développements sont strictement contrôlés par le conservatoire du Mont Santa Monica. Historique. Malibu faisait autrefois partie du territoire de la tribu indienne des Chumash. Elle s’appelait alors « Humaliwo », qui se traduit par « où les vagues font du bruit », en langue chumash. L’explorateur portugais naviguant pour les Espagnols João Rodrigues Cabrilho aurait jeté l’ancre en 1542 dans le Malibu Lagoon, situé en extrémité d’estuaire du Malibu Creek, pour s’avitailler en eau potable. Les Espagnols revinrent sur site pour y établir une mission de en 1802. Le ranch passa intact entre les mains de Frederick Hastings Rindge en 1891. Lui et sa veuve, Rhoda May Rindge, défendirent jalousement leur propriété, en recrutant des gardiens chargés de chasser tout intrus. Ils engagèrent un procès de longue haleine contre la Southern Pacific pour empêcher la construction d’une ligne de chemin de fer. Peu de routes pénétraient encore la propriété en 1929, lorsque l’État remporta un nouveau procès l’autorisant à construire l’autoroute Pacific Coast Highway. May Rindge fut alors contrainte de subdiviser sa propriété et commença à vendre ou louer des parcelles. Malibu Colony, se situant sur la rive opposée au lagon, fut l’une des premières zones occupées. En 1926, afin d’éviter de vendre de nouvelles terres pour éponger ses dettes, Rhoda May Rindge monta une petite fabrique de tuiles en céramique, la Malibu Potteries. Au plus fort de son activité, elle employa , et produit des tuiles décoratives ornant plusieurs bâtiments publics de Los Angeles et des résidences privées de Beverly Hills. L’usine, située à une dizaine de kilomètres du quai, a été ravagée par un incendie en 1931. Bien qu’elle rouvrit partiellement en 1932, elle ne put surmonter les effets de la Grande Dépression qui entraînait un déclin brutal des projets immobiliers dans le sud de la Californie. Les tuiles artisanales et décoratives de Malibu sont aujourd’hui très recherchées. De beaux spécimens peuvent être vus à Adamson House et Serra Retreat, villa de dont la construction débuta dans les années 1920 comme résidence principale de Rindge et jouissant d’une vue panoramique sur le lagon. Le bâtiment, bien qu’inachevé, fut vendu à l’Ordre Franciscain en 1942 pour devenir un lieu de retraite. Il brûla en 1970 et fut reconstruit avec la plupart des tuiles originales. La maison fait aujourd’hui partie du Malibu Creek State Park, qui se situe entre le Malibu Lagoon et la plage Surfrider Beach, près du quai Malibu Pier, construit à l’origine pour y amarrer le yacht familial des Rindge. En 1991, Malibu, qui resta longtemps une zone non incorporée du comté de Los Angeles, obtint le statut de municipalité, facilitant l’exercice du pouvoir local. Avant cette date, les résidents durent se battre contre divers projets d’aménagement, comprenant la construction d’une autoroute, d’une centrale nucléaire et plusieurs plans d’assainissement. L’acteur Martin Sheen fut membre du conseil municipal de Malibu. Démographie. En 2000, on dénombrait , foyers et . La densité de population était de 244,4 hab/km². On comptait avec une densité de 119 unités/km². La composition ethnique de la ville était la suivante : 91,91 % de Blancs, 0,90 % d’Afro-Américains, 0,21 % d’Indiens, 2,49 % d’Asiatiques, 0,10 % des îles du Pacifique, 1,67 % d’autres groupes ethniques, 2,72 % de métis. 5,48 % de la population est d’origine hispanique. La ville comptait foyers, dont 25,3 % avait des enfants mineurs vivant avec leurs parents, 51,5 % étaient des couples mariés vivant ensemble, 6,7 % étaient des femmes célibataires, 38,4 % n’étaient pas des familles. 27,3 % des foyers étaient des célibataires vivant seuls et 6,7 % étaient des gens de et plus vivant seuls. La taille moyenne des foyers était de et la taille moyenne des familles de 2,86. 19,6 % avaient moins de , 7,9 % de 18 à 24 ans, 26,4 % de 25 à 44, 32,0 % de 45 à et 14,0 % de 65 ans et plus. L’âge médian était de . Pour , on dénombrait 97,8 hommes. Pour de plus de 18 ans, on comptait 95,6 hommes. Le revenu médian par foyer était de $, et par famille de $. Les hommes avaient un revenu médian de plus de $ contre $ pour les femmes. Le revenu médian par tête était de $. 7,6 % de la population et 3,2 % des familles vivaient sous le seul de pauvreté, de même que 6,8 % des mineurs et 1,1 % des plus de . Selon l""' pour la période 2010-2014, 86,19 % de la population âgée de plus de déclare parler l'anglais à la maison, 2,81 % déclare parler l'espagnol, 1,76 % l'allemand, 1,76 % le persan, 1,34 % une langue chinoise, 1,31 % le français, 0,72 % l'italien, et 4,11 % une autre langue. Tourisme. Malibu doit sa renommée à ses plages et ses résidents célèbres. La pratique du surf, près du quai de Malibu, marque l’emplacement par où ce sport est entré en l’Amérique continentale. Le temple hindou, construit en 1981, se situe près de Calabasas. Il est la propriété et est géré par la Hindu Temple Society of Southern California. Enseignement. L’académie offre un enseignement public en primaire et secondaire. Jusque dans les années 1980, les collégiens de Malibu devaient aller étudier en bus à Santa Monica au titre des lois américaines sur la mixité sociale. La Pepperdine University, dominant la plage, dispense un enseignement de qualité. Univers de fiction. De nombreux films et séries télévisées ont été filmés à Malibu, parmi lesquels "La Planète des singes", la série "Hannah Montana, La série Newport Beach" est également filmée en partie à Malibu notamment pour les plans extérieurs de la maison des Cohen. "Mon oncle Charlie" est une sitcom dont la majeure partie de l'action se situe dans une villa en bord de plage de Malibu, Mais la plus connue des séries tournées à Malibu est bien sûr "Alerte à Malibu". Malibu est aussi le lieu de résidence de Tony Stark dans "Iron Man 1, 2, 3". Dans la série animée "Les Simpson", Lisa fait souvent allusion à sa poupée nommée Malibu Stacy. Dans la série "Mentalist", Patrick Jane possède une résidence dans laquelle furent assassinés sa femme et sa fille. L'acteur qui l'incarne (Simon Baker) réside d'ailleurs actuellement à Malibu. Malibu est une chanson du groupe américain Hole. Le premier clip des One Direction, "Whats Makes Your Beautiful", a été tournée sur la plage de Malibu. En 2017, la chanteuse américaine Miley Cyrus sort un titre nommé "Malibu", le clip de ce dernier étant tourné dans les environs de la ville. La ville apparaît dans le jeu vidéo "Grand Theft Auto V" sous le nom de Chumash. De nombreux produits ont été nommés d’après la ville, bien qu’aucun ne soit fabriqué sur place : Dans les saisons 5 et 6 des "Totally Spies!", les trois espionnes étudient à l'université de Mali'U qui est un clin d'œil à Malibu. Elles étaient précédemment lycéenne à Beverly Hills, autre ville du comté de Los Angeles. |
Jacques-Olivier Boudon Jacques-Olivier Boudon, né le à Bordeaux, est un historien français. Il est professeur d'histoire contemporaine à la Sorbonne Université depuis 2003. C'est un spécialiste reconnu de l'histoire de la Révolution française et du Premier Empire. Il travaille également sur l'histoire religieuse contemporaine. Biographie. Formation. Jacques-Olivier Boudon est ancien élève de l'École normale supérieure (promotion L1984), agrégé d'histoire (1986) et docteur en histoire (1991). Carrière. Il exerce la fonction de maître de conférences à l’Institut d'études politiques de Paris dès 1992, jusqu'en 1994 d'une part et en histoire contemporaine à l’Université Paris-Sorbonne () de 1992 à 1998 d'autre part, avant de devenir professeur à l'université de Rouen jusqu'en 2003. En , il obtient l'habilitation à diriger des recherches en histoire par l’université Paris-Sorbonne (). Du au , il exerça la fonction de directeur du GRHIS (Groupe de recherches en histoire de l'université de Rouen) (FRE, puis EA). Depuis le , il est professeur à l’université Paris-Sorbonne (). Il exerce également la fonction de directeur du CIES-Sorbonne depuis le . Depuis 2012, il est membre du conseil scientifique du "Figaro histoire". Le , il fait partie des signataires d'une tribune de chercheurs et d'universitaires annonçant avoir voté Emmanuel Macron au premier tour de l'élection présidentielle française de 2017 et appelant à voter pour lui au second, en raison notamment de son projet pour l'enseignement supérieur et la recherche. Publications. Il a également dirigé les ouvrages suivants : Ainsi qu’une centaine d’articles ou contributions à des ouvrages collectifs. |
Boulevard Sérurier Le boulevard Sérurier est un boulevard du de Paris. C'est un élément de la ceinture de boulevards extérieurs dits « boulevards des Maréchaux ». Situation et accès. Le boulevard part de la rue de Belleville (porte des Lilas) et passe par les portes du Pré-Saint-Gervais, Brunet, Chaumont et de Pantin avant d'arriver au boulevard Macdonald, au niveau du canal de l'Ourcq. Il a une longueur de pour une largeur très variable (de 15 à ). Son tracé est assez atypique pour un des boulevards des Maréchaux. En effet, au niveau de la porte de Pantin, côté nord, il se dédouble, et le sens sud-nord passe sous le périphérique. De plus, au sud de la porte de Pantin, le boulevard s'éloigne vers le centre de Paris, tandis que la voie principale de circulation en continuité avec les boulevards des Maréchaux se fait sur le boulevard d'Indochine, puis le boulevard d'Algérie. Les deux boulevards se rejoignent au niveau de l'hôpital Robert-Debré, où le boulevard Sérurier redevient la voie principale de circulation. Il s'agit peut-être d'un vestige d'une voie de bus sur le boulevard d'Algérie qui était en sens unique hors bus Petite Ceinture, forçant le trafic allant vers le nord à continuer sur le boulevard Sérurier sur toute sa longueur. Ce tracé curieux le rend difficile à suivre, aussi bien sur une carte que sur le terrain. Après avoir été accessible par la ligne de bus de Petite Ceinture, le boulevard Sérurier est désormais accessible par la ligne de tramway ainsi que par les lignes à la station Porte de Pantin, Pré-Saint-Gervais et Porte des Lilas ainsi que par les lignes de bus RATP . Origine du nom. Il a reçu son nom du comte Jean Mathieu Philibert Sérurier (1742-1819), maréchal de France. Historique. En 1859, le génie militaire cède, sous conditions, la jouissance de la rue à la ville de Paris. Le boulevard Sérurier fait partie de la ceinture de boulevards créée à partir de 1861 le long de l'enceinte de Thiers, à la place la rue Militaire. Il prend son nom actuel en 1864. Le 13 avril 1918, durant la première Guerre mondiale, un obus lancé par la Grosse Bertha explose au boulevard Sérurier. |
Programme spatial de la Chine Le programme spatial de la république populaire de Chine a accompagné l'essor économique très rapide du pays durant les années 1990. La Chine dispose désormais d'une famille de lanceurs complète, les lanceurs Longue Marche, et a mis sur pied des programmes couvrant l'ensemble de l'activité spatiale : satellites de télécommunications, d'observation de la Terre, météorologiques, navigation, satellites de reconnaissance militaire. Elle a lancé par ailleurs un programme spatial habité qui s'est traduit par un premier vol humain en 2003 et la mise en orbite d'un embryon de station spatiale, Tiangong 1 en 2011. La Chine a un plan de développement ambitieux qui comprend à court terme la réalisation d'une station spatiale en orbite basse, l'envoi de robots à la surface de la Lune ainsi que le développement d'une nouvelle famille de lanceurs développée à partir de composants mis au point pour son premier lanceur lourd Longue Marche 5 dont le premier vol a eu lieu le . Historique. Coopération avec l'Union soviétique et développement des premiers missiles balistiques (1957-1966). Comme la plupart des autres puissances spatiales, la Chine a commencé par développer des missiles balistiques qui ont par la suite constitué le point de départ pour la réalisation de lanceurs. En 1956, la décision de développer un programme de missiles balistiques est prise. En octobre 1956, un institut de recherche rattaché au ministère de la Défense aux moyens modestes et baptisé Cinquième académie est fondé à Pékin pour développer un missile et un lanceur. La Chine profite du retour de plusieurs dizaines de chercheurs d'origine chinoise chassés des États-Unis par la paranoïa anticommuniste des années 1950 (voir "Maccarthysme"). Qian Xuesen chercheur de haut niveau ayant travaillé sur les programmes de missiles et de lanceurs américains est autorisé à rentrer en Chine en 1955 après de longues négociations entre les gouvernements américain et chinois et joue un rôle fondamental dans la fondation du programme des fusées chinoises en prenant la tête de la Cinquième académie. À l'époque, les dirigeants chinois entretiennent des liens étroits avec l'Union soviétique considérée comme un pays frère régi par les mêmes principes socialistes. Dans le cadre des accords de coopération signés entre les deux pays, l'URSS vend en 1956 des missiles R-1, puis, cède en décembre 1957 à la Chine la licence de construction du missile à courte portée R-2 qui est lui-même une version plus puissante du V2 allemand. Des experts soviétiques sont mis à disposition pour former des spécialistes chinois. Le lancement d'un satellite artificiel fait partie des objectifs inscrits dans la politique du Grand Bond en avant déclenchée par Mao Zedong en 1958 qui vise à rattraper le retard sur les pays occidentaux en 15 ans grâce à la mobilisation des masses. L'Institut de mécanique et d'électricité de Shanghai (SIMED) placé sous la tutelle de cette ville et de l'Académie des sciences, est également fondé à cette époque pour la réalisation de cet objectif et reçoit un outillage moderne. La construction de la base de lancement de Jiuquan en Mongolie-Intérieure à la limite du désert de Gobi est décidée en 1958. Mais courant 1959, les relations entre la Chine et l'Union soviétique se détériorent et la Chine doit poursuivre à compter de 1960 le développement de ses missiles sans aide étrangère. Le premier missile, copie du R-2, le Dongfeng 1 ("Vent d'est") ou DF-1 est lancé avec succès en novembre 1960. Malgré les conséquences désastreuses de la politique du "Grand Bond en avant" qui a entrainé une famine sans précédent (voir "Grande famine chinoise") et fait reculer le secteur industriel, les dirigeants chinois décident en juillet 1961 de poursuivre le développement du programme de missile balistique mais repoussent le lancement d'un satellite artificiel. Le premier missile de portée intermédiaire DF-2 capable de lancer une tête nucléaire est tiré avec succès en juin 1964 ce qui permet à la Chine à sa mise en service à la fin des années 1960 d'entrer dans le cercle restreint des pays possédant cette arme stratégique. Le premier satellite artificiel chinois (1965-1970). En mai 1965, la construction d'un satellite artificiel est remise à l'ordre du jour dans le cadre du projet 651. L'industrie spatiale est réorganisée en quatre « académies » dont l'Académie chinoise de technologie des lanceurs (abrégé en CALT en anglais) installée à Pékin et chargée de la réalisation du lanceur et l'Académie des technologies spatiales de Shanghai (abrégé en SAST en anglais) chargée de développer les satellites. L’Académie des sciences chinoise a la responsabilité de concevoir le satellite et mettre en place le réseau de stations au sol. La Commission de la Science et de la Technologie pour la Défense nationale coordonne l'ensemble du projet et construit les bateaux chargés du suivi des missions. Le missile intercontinental DF-4 en cours de développement sert de point de départ pour le développement du lanceur léger Longue Marche 1 capable de placer en orbite basse. La Révolution culturelle, déclenchée par Mao Zedong pour reconquérir le pouvoir, est à l'origine entre 1966 à 1969 de campagnes de harcèlement des intellectuels par les gardes rouges ; celles-ci touchent les chercheurs et ingénieurs travaillant dans le domaine spatial et désorganise celui-ci ; la hiérarchie des compétences est remise en question et les contrôles qualité ne sont plus respectés. Pour empêcher une paralysie du secteur spatial, Zhou Enlai place celui-ci sous la protection de l'Armée et fait décréter que toute interférence dans l'atteinte des objectifs sera considérée comme un acte antipatriotique. Alors que les excès de la Révolution culturelle s'estompent, la Chine teste secrètement son premier lanceur le , 4 ou 16 novembre 1969, cela sera un échec. Le second essai est une réussite et le premier satellite chinois, Dong Fang Hong 1 ("L'Orient est rouge"), est en orbite le à l'aide d'une fusée Longue Marche 1 tirée depuis la base de lancement de Jiuquan. La Chine, à la surprise des autres nations, devient la cinquième puissance spatiale après l'Union soviétique, les États-Unis, la France et le Japon. Lancement avorté d'un programme spatial habité et mise au point de nouveaux lanceurs (1968-1975). Les dirigeants chinois décident de fixer des objectifs plus ambitieux au programme spatial. Dès le milieu des années 1960, il avait été décidé de développer à partir du missile intercontinental DF-5 les lanceurs de moyenne puissance Longue Marche 2 (CZ-2) à Pékin et Feng Bao 1 (FB 1) à Shangaï. Une deuxième Xichang est construite dans une région montagneuse du Sichuan qui a été volontairement choisie parce qu'elle se situe à bonne distance de la frontière avec l'Union soviétique. Un réseau de poursuite et de guidage est construit à Xi'an. La construction du satellite d'observation lourd FSW ("Fanhui Shi Weixing" c'est-à-dire satellite récupérable en chinois) est lancée ; cet engin spatial à usage mixte civil/militaire (satellite de reconnaissance dans sa version militaire) comprend une capsule qui revient sur Terre avec le film photographique. La mise en place d'un programme de vols spatiaux habités sous-tendue par un premier rapport d'experts et la création d'un institut de recherche voué à la médecine spatiale en 1968, se concrétise en 1971 avec le lancement du projet 714 dont l'objectif est de placer sur orbite le premier astronaute chinois en 1973. 19 astronautes sont sélectionnés mais le programme est arrêté peu après par Mao Zedong qui annonce que d'autres projets sont plus prioritaires. Le premier vol du lanceur FB 1 a lieu le 10 août 1972 mais c'est un succès partiel. Le premier vol du lanceur CZ-2, qui a lieu le 5 novembre 1974, est un échec. Le deuxième tir parvient à placer en orbite le satellite FSW-0 1, le 26 novembre 1975. Cette série de satellites permet à la Chine de mettre au point les techniques de rentrée atmosphérique et d'atterrissage qui seront utilisées dans le cadre des vols spatiaux habités. La mort de Mao Zedong en 1976 entraine des bouleversements dans les priorités du pays qui touchent également le programme spatial. Néanmoins, le premier bâtiment de la série Yuan Wang destiné au suivi des trajectoires des missiles, lanceurs et satellites entre en service en 1979. Le premier missile balistique intercontinental chinois est tiré avec succès à sa portée maximale en mai 1980. Politique d'ouverture et priorité aux applications spatiales (1978-1984). Le nouveau dirigeant chinois Deng Xiaoping, qui prend les rênes du pouvoir en 1978, engage son pays dans une politique visant à rétablir l'unité politique et favoriser le décollage économique. L'organisation et les procédures en vigueur dans l'industrie spatiale sont revues dans une optique de plus grande efficacité. La politique d'ouverture politique et économique, qui s'oppose à la stratégie de développement préconisée par Mao s'appuyant sur des ressources purement nationales, se traduit dans le domaine spatial par l'achat de technologies à l'étranger et la mise en place de programmes de coopération avec de nombreux pays. Mais les bénéfices de cette politique sont relativement réduits car les positions idéologiques de la Chine, dans le contexte de la guerre froide, limitent la portée des accords contrairement à ce qui se passe pour l'Inde, pays non aligné qui à l'époque utilise la même stratégie pour développer son industrie spatiale. Le secteur spatial chinois a pour consigne de contribuer au développement économique et l'accent est mis sur les applications pratiques. Les programmes de prestige comme les vols spatiaux habités sont écartés tandis que la construction du satellite de télécommunications Shiyan Tongbu Weixing et celle du premier satellite météorologique de la série Feng-Yun sont lancées. Pour mettre le satellite de télécommunications en orbite géostationnaire, le lanceur Longue Marche 3 est développé à compter de 1980. Celui-ci comporte un troisième étage utilisant la combinaison très performante hydrogène liquide/oxygène liquide maitrisée jusque-là uniquement par les États-Unis et l'Europe. Le lanceur, qui peut placer une masse de en orbite de transfert géostationnaire, effectue son premier vol en 1984. Développement de l'activité commerciale (1985-1996). La disponibilité d'un lanceur capable de placer les satellites en orbite géostationnaire débouche sur la création de la Compagnie de la Grande Muraille qui est chargée à partir de 1985 de commercialiser des lancements auprès de clients étrangers. L'objectif est d'utiliser les revenus générés par cette activité pour financer l'amélioration progressive des lanceurs chinois. Mais les clients potentiels sont réticents à se tourner vers ce nouveau lanceur et il faut attendre le 7 avril 1990 pour que le premier satellite de télécommunications, commercial mais chinois, AsiaSat-1, soit lancé depuis la base de Xichang par une fusée Longue Marche-3. Après un démarrage relativement lent, cette activité commerciale débouche sur le lancement de 28 satellites entre 1990 et 1998. Des versions de plus en plus puissantes sont développées : la 3B permet ainsi de lancer en orbite de transfert géostationnaire. Mais, en février 1996, le premier exemplaire de cette version qui transporte le satellite de télécommunications américain Intelsat 708 explose immédiatement après le décollage en faisant un nombre indéterminé de victimes civiles. Cet incident et une politique américaine protectionniste pour tout ce qui touche aux composants électroniques sensibles limitent fortement par la suite l'attractivité des lanceurs chinois qui ne prendront à nouveau des parts de marché significatives qu'à la fin des années 2000. Réorganisation de l'industrie spatiale (1988-1998). Les réformes de Deng Xiaoping du début des années 1980 avaient touché l'organisation de l'industrie de la défense chargée jusque-là du domaine aérospatial et avait abouti en 1982 à la création d'un ministère de l'Industrie spatiale transformé à compter de 1988 en un ministère de l'industrie aérospatiale pour augmenter la synergie entre les industries aéronautiques et spatiales. La mise en place de l'« économie socialiste de marché » par le nouveau dirigeant chinois Jiang Zemin en 1993 touche également l'industrie spatiale. Dans le souci d'une plus grande efficacité, deux nouvelles entités remplacent à compter du 22 avril 1993 le ministère. Le CNSA (Agence spatiale nationale de la Chine) est chargée de définir, à l'image des agences spatiales étrangères, la stratégie spatiale de la Chine. Le CASC est chargée de réaliser les développements. En 1998, le CASC est éclaté en plusieurs sociétés qui sont toutes détenues par l’État mais qui sont gérées de manière autonome. Création du programme spatial habité chinois (1992). Après une première tentative avortée dans les années 1960, un projet de programme spatial habité (projet 863-204) est lancé en mars 1986. Il prévoit notamment le développement d'un vaisseau habité et d'une station spatiale. Ce projet est abandonné en 1992 au profit du projet 921. En lançant ce programme de prestige à l'opposé de la stratégie adoptée jusque-là, Jiang Zemin veut sans doute surtout profiter de l'opportunité créée par l'éclatement de l'Union soviétique qui permet à la Chine de se procurer à faible cout toute la technologie nécessaire à un vol habité. En 1995, des accords sont passés entre la Russie et la Chine portant sur l'acquisition des technologies du vaisseau russe Soyouz ainsi que l'achat d'exemplaires du vaisseau, de systèmes de support-vie, d'amarrage et de combinaisons spatiales. Les équipages chinois sont entrainés dans les installations de la Cité des Étoiles à Moscou. Le programme est baptisé Shenzou, c'est-à-dire vaisseau divin, allusion au nom poétique de la Chine (pays divin). Le premier vol du vaisseau spatial sans équipage, Shenzhou 1 a lieu le 20 avril 1999, une date choisie pour symbolisme puisqu'il s'agit du de la fondation de la République populaire de Chine. Le vaisseau Shenzhou a des caractéristiques très proches du vaisseau Soyouz. Il se différencie par des dimensions légèrement supérieures et une forme légèrement plus cylindrique. Le 15 octobre 2003, Yang Liwei devient le premier chinois à aller dans l'espace dans le cadre de la mission Shenzhou 5. La Chine devient la troisième nation spatiale après l'Union soviétique et les États-Unis capable de lancer des hommes dans l'espace. Deux autres vols ont lieu en 2005 avec deux astronautes et en 2008 avec une sortie extra-véhiculaire tandis qu'une mini station spatiale, Tiangong 1, est lancée fin 20110. Les années 2000. Les autorités chinoises publient pour la première fois en 2000 un livre blanc sur l'activité spatiale chinoise. Celui-ci est subdivisé en trois domaines : technologie, applications et science. Les bénéfices de la coopération et des échanges internationaux y sont mis en avant tandis que le programme spatial habité y occupe une place discrète. Au cours de la décennie, les réalisations du programme spatial chinois continuent à être mis en avant par les dirigeants comme la preuve de la réussite du socialisme chinois. Mais cette image projetée par le régime essentiellement à usage interne contribue à susciter une certaine méfiance de la part des autres puissances spatiales qui par ailleurs redoutent la montée en puissance d'un concurrent commercial aux coûts peu élevés. Cette méfiance est particulièrement exacerbée aux États-Unis où le rapport du sénateur républicain Cox, rédigé à la fin des années 1990, déclenche la mise en place de barrières limitant les transferts technologiques et les échanges commerciaux avec la Chine. La Chine accumule durant cette décennie les succès dans un grand nombre de domaines : déploiement du système de positionnement à usage militaire Beidou, développement de l'activité d'observation de la Terre et de systèmes de reconnaissance militaire, satellites d'observation et de recherche océanographique, systèmes de télécommunications couvrant toute la gamme des services, mise en place d'un réseau de satellites météorologiques, lancement de sondes spatiales lunaires. Le nouveau responsable chinois Hu Jintao arrivé au pouvoir en 2002 poursuit la politique pragmatique de son prédécesseur sans augmenter de manière visible la part budgétaire consacrée à l'espace. En 2003, avec le programme Shenzhou, la Chine devient la troisième puissance spatiale après la Russie et les États-Unis à lancer un homme dans l'espace. Les débuts de l'exploration du système solaire. Le premier projet de sonde spatiale lunaire chinoise est proposé dès 1962 par l'Université de Nankin. Mais lorsqu'en 1970, la Chine parvient à placer en orbite son premier satellite artificiel, les missions scientifiques ne constituent pas une priorité. Le sujet n'est à nouveau abordé par les responsables chinois qu'en 1994 à la suite du succès de la sonde spatiale Hiten lancée par le Japon, qui démontre que l'exploration lunaire n'est pas un monopole des deux principales puissances spatiales. Mais, une nouvelle fois, la priorité est donnée au programme habité. En 1995, le directeur de la recherche spatiale de l'Académie chinoise des sciences, Jiang Jingshan, annonce toutefois qu'un projet d'orbiteur lunaire est à l'étude. La première mission lunaire, baptisée Chang'e 1, est finalement approuvée le 28 février 2003 sous le nom officiel de projet 211, avec un budget de 1,4 milliard de yuans (140 millions d'euros). Pour réduire son cout, la première sonde spatiale chinois, d'une masse de , est dérivée d'un satellite de télécommunications de la série des DFH-3. L'objectif de la mission est de photographier la surface de la Lune en trois dimensions, de déterminer la composition du sol, de mesurer l'épaisseur du régolithe et d'évaluer l'environnement lunaire. Deux centres consacrés l'un aux technologies des sondes spatiales l'autre aux sciences planétaires, sont créés. Deux grandes antennes paraboliques sont construites sur le territoire chinois près de Pékin ( de diamètre) et Kunming dans le Yunnan () afin de pouvoir communiquer avec les sondes spatiales lointaines. Le lancement de Chang'e 1, qui a lieu le 24 octobre 2007, fait partie d'une vague d'engins spatiaux d'origine asiatique qui viennent réactiver l'exploration de la Lune et démontrent les ambitions de ces nouvelles puissances spatiales. Le lancement de la sonde spatiale chinoise est en effet précédé un mois plus tôt par celui de l'engin japonais Kaguya et suivi en 2008 par la sonde spatiale indienne Chandrayaan-1. Contrairement aux habitudes des autorités chinoises, les images du lancement de Chang'e 1 sont diffusées en direct. Ne disposant pas d'un lanceur suffisamment puissant, la sonde spatiale chinoise atteint la Lune après une série de manœuvres s'étalant sur deux semaines. La mission qui s'achève en mars 2009 avec l'écrasement contrôlé de la sonde spatiale à la surface de la Lune est un succès total sur les plans scientifique et techniques. Une sonde spatiale jumelle Chang'e 2 est lancée le octobre 2010 et atteint la Lune en cinq jours grâce à un lanceur plus puissant. Après avoir achevé sa mission primaire en juin 2011 la sonde spatiale, qui reste en parfait état de marche, est utilisée pour valider les capacités des contrôleurs de mission dans le domaine de la navigation spatiale. La sonde spatiale est dans un premier temps dirigée vers le du système Terre-Lune puis survole à une distance de l'astéroïde (4179) Toutatis. La planète Mars fait partie des destinations étudiées par le mis sur pied vers 2003 et consacré aux projets d'exploration du système solaire. Mais la priorité va au programme d'exploration lunaire, destination moins complexe à atteindre, qui doit permettre à la Chine de maitriser les technologies qui seront mises en œuvre par les missions martiennes. Toutefois la Russie donne l'opportunité à la Chine de lancer une mission vers Mars sans avoir à développer une sonde spatiale complète. Profitant d'une embellie économique intervenant au milieu de la décennie 2000, l'Agence spatiale russe a décidé de réactiver son programme d'exploration du système solaire qui n'a plus connu de succès depuis plus de . En elle lance le développement d'une mission ambitieuse, baptisée Phobos-Grunt, qui doit ramener des échantillons du sol de Phobos, une des deux lunes de Mars. Pour faciliter le financement du projet et donner de meilleures chances à son projet d'aboutir, la Russie décide de s'associer à la Chine en embarquant dans sa sonde spatiale un orbiteur martien chinois de petite taille qui doit être largué après l'insertion en orbite autour de Mars. L'accord avec la Chine est signé le . Le petit orbiteur de doit étudier la magnétosphère de Mars, son champ gravitationnel, l'interaction entre le vent solaire et l'atmosphère de la planète et identifier par quel processus Mars a perdu l'eau présente à sa surface. Le lancement par une fusée Zenit, prévu initialement en 2009, a finalement lieu le en profitant de l'ouverture de la fenêtre de lancement suivante vers Mars. Comme prévu la sonde spatiale est placée de manière provisoire sur une orbite de parking autour de la Terre. Mais la manœuvre suivante consistant à injecter la sonde spatiale sur une orbite de transfert vers Mars n'est pas déclenchée sans doute à la suite de la défaillance d'un équipement de Phobos-Grunt. L'engin spatial finit par effectuer une rentrée atmosphérique et s'écrase dans l'Océan Pacifique en . Les années 2010. Croissance de l'activité spatiale. De manière symbolique, la Chine dépasse en 2011 pour la première fois les États-Unis par le nombre de lancements dans l'année, avec 19 tirs effectués (un seul échec) contre 18 seulement (un échec également) pour les Américains. Les Russes restent toutefois bien devant avec 33 lancements, dont 3 échecs partiels ou totaux. En juin 2013, la Chine a lancé depuis son entrée dans l'ère spatiale 232 engins spatiaux, dont 26 étrangers. 105 sont encore opérationnels. En 2019, la Chine est premier rang en termes de lancement. On compte 34 tirs dont 2 échecs de la Chine - qui confie la totalité de ses satellites a ses lanceurs nationaux -, 27 pour les États-Unis et 22 pour la Russie. Mais au troisième rang en termes de tonnage mit en orbite avec , contre pour les États-Unis et pour la Russie. Missions scientifiques. Début 2011, le gouvernement chinois décide de donner un coup d'accélérateur aux missions spatiales scientifiques. Dans le cadre du quinquennal, il annonce la réalisation de cinq missions scientifiques ambitieuses (DAMPE, HXMT, QUESS, ShiJian-10 et KuaFu) qui doivent être placées en orbite entre 2015 et 2017. Par ailleurs des études de faisabilité d'une dizaine de missions scientifiques sont lancées. En parallèle, le gouvernement décide de confier au Centre national des sciences spatiales la responsabilité nationale de l'ensemble des missions scientifiques. En juillet 2018, une enveloppe de de yuans ( d'€) est débloqué pour la phase deux du programme scientifique. Celle-ci comprend quatre nouvelles missions scientifiques dont le lancement doit intervenir à partir de 2020 : GCAM (détection de la contrepartie électromagnétiques des ondes gravitationnelles), SMILE (étude de la magnétosphère terrestre) en collaboration avec l'Agence spatiale européenne, Einstein (télescope à rayons X mous pour la détection des objets transitoires) et ASO-S un observatoire solaire. Par ailleurs un projet. En 2014 les agences spatiales française, (CNES) et chinoise (CNSA) décident de développer ensemble l'observatoire spatial Space Variable Objects Monitor dont l'objectif principal est d'observer et caractériser les sursauts gamma. Lanceurs. La capacité de lancement chinoise était limitée à en orbite terrestre basse, en orbite héliosynchrone et en orbite de transfert géostationnaire par la première génération de ses fusées Longue Marche. En 2015 commence le déploiement d'une nouvelle génération de lanceurs (CZ-5, CZ-6, CZ-7 et CZ-11). Celui ci s'accompagne de l'inauguration de la base de lancement de Wenchang située en bord de mer à une latitude méridionale mieux placée pour les lancements en orbite géostationnaire et de manière générale limitant les risques liées aux retombées des corps de fusée. la CZ-5, qui vole pour la première fois en 2016 porte la capacité de lancement chinoise à en orbite terrestre basse, en orbite héliosynchrone et en orbite de transfert géostationnaire. Mais le deuxième vol en 2017 est un échec ce qui entraîne le report de plusieurs années de missions scientifiques et habitées dépendant de ces nouvelles capacités. Le déploiement de la CZ-7, censée remplacer en partie les lanceurs existants les plus puissants, n'a toujours pas pris effet fin 2019 (2 vols en tout depuis 2016). Le gouvernement chinois décide en 2014 d'ouvrir l'activité du lancement de satellites à la concurrence. Ces sociétés bénéficient d'une aide à la fois de l'agence nationale chargée de superviser les développements dans le domaine spatial (l'Administration d'État pour la Science, la Technologie et l'Industrie de la Défense nationale ou SASTIND) et du principal groupe industriel national impliqué dans le secteur spatial, la Société de sciences et technologies aérospatiales de Chine (CASC). Une dizaine de start-up chinoises sont créées au cours des années suivantes en développant dans un premier temps des micro-lanceurs : parmi celles-ci OneSpace iSpace, LandSpace. Le lanceur léger Hyperbola-1 de iSpace, une fusée de capable de placer sur une orbite basse, est le premier lanceur à réussir une mise en orbite le 25 juillet 2019. Jielong-1 un lanceur de capables de placer en orbite basse effectue également un premier vol réussi le 17 août 2019. Les lanceurs développés initialement sont le résultat d'assemblage d'étages de missile à propergol solide. Mais certaines de ces sociétés ont des objectifs plus ambitieux et développent leurs propres étages et système de propulsion comme LandSpace qui développe Zhuque-2 une fusée à ergols liquides pouvant placer en orbite basse. Les années 2020. Constellations en orbite basse. Suivant une démarche initiée dans les pays occidentaux la Chine étudie le déploiement de méga-constellations de satellites en orbite basse. En 2018 le CASC annonce le développement de la constellation Hongyang qui doit comprendre dans une première phase 320 satellites circulant à une altitude de 1100 kilomètres. En décembre 2018 un satellite prototype Hongyang 1 est placé en orbite. Il est prévu de déployer 60 satellites d'ici 2022. A la même époque l'autre grand conglomérat aérospatial, CASIC, annonce le développement de sa constellation Hongyun qui doit comprendre dans une première phase 156 engins spatiaux. Un prototype Hongyun 1 est placé en orbite en décembre 2018. Mais ces deux projets sont finalement abandonnés et la Chine communique en septembre 2021 son intention de déployer une méga-constellation Zhongguo Xingwang qui doit comporter satellites. Celle-ci doit être gérée par la société China Satellite Network Group Corporation créée dans ce but et basée dans la ville de Xiong'an. Programme spatial lunaire habité. Les projets de programme spatial lunaire habité se précisent au début des années 2020. Les responsables chinois prévoient de déposer deux astronautes à la surface de la Lune vers 2030. L'objectif à terme est de disposer d'un avant-poste occupé de manière semi-permanente au pôle sud de la Lune. Ce programme repose sur le Ces missions s'appuient sur deux lanceurs super-lourds : la Longue Marche 10 (27 tonnes en orbite de transfert lunaire), dont le premier vol est prévu en 2027, sera utilisée pour les premières missions lunaires. La Longue Marche 9 plus capacitaire (50 tonnes), dont le premier vol est prévu en 2030) permettra de lancer de poser des modules lunaires plus lourd à la surface de la Lune. Organisations spatiales chinoises. Les acteurs institutionnels. Les principaux acteurs institutionnels dans le domaine spatial chinois sont : L'industrie spatiale. L'industrie spatiale chinoise comprend à la fois des entreprises détenues par l'État chinois (CASTC et CACIS) et des sociétés privées. Les effectifs travaillant dans le domaine spatial sont évalués à environ soit l'équivalent des effectifs américains et le quintuple des effectifs européens. Les deux principales entreprises du secteur spatial appartiennent à l’État : Par ailleurs, le Centre chinois de lancement et de poursuite (CLTC) gère les centres de lancement et les différents moyens de suivi (navires, stations terrestres). Les centres de lancement. La Chine dispose en 2020 de quatre bases de lancement qui sont toutes sous la coupe de la Force du soutien stratégique de l'Armée populaire de libération et depuis juin 2019 d'une base de lancement flottante, déployée en mer Jaune : Les capacités offertes par ces bases sont les suivantes : Les lanceurs. Première génération. Jusqu'en 2016, la Chine utilise pour ses lancements la famille de fusées Longue marche ("Chang Zheng" abrégé CZ) qui permet de placer en orbite basse jusqu'à . Il existe trois sous-familles de lanceurs spécialisées chacune dans la desserte d'un type d'orbite : Les différentes sous-familles sont obtenues en combinant les mêmes étages. Il y a dans certains cas plus de points communs entre deux types de lanceurs appartenant à des sous-familles différentes qu'entre les lanceurs d'une même sous-famille. Les lanceurs chinois existants utilisent généralement des technologies anciennes avec des moteurs-fusées aux performances médiocres utilisant la combinaison d'ergols stockables mais toxiques UDMH/Peroxyde d'azote. Pour les lancements en orbite géostationnaire, la Chine a mis au point un étage supérieur propulsé par un moteur cryogénique (oxygène liquide/hydrogène liquide) aux performances toutefois assez médiocres Deux lanceurs ont été retirés très tôt du service : La deuxième génération des lanceurs Longue Marche. Au début des années 2000, la Chine utilise toujours sa première génération des lanceurs (Longue Marche 2, 3 et 4) dérivés de missiles balistiques intercontinentaux. Peu performants par rapport aux lanceurs des autres nations spatiales, ceux-ci utilisent des ergols UDMH/NO toxiques et coûteux qui sont en voie de bannissement partout dans le monde. Avec ses lanceurs, la Chine peut placer en orbite basse des engins spatiaux d'une masse maximale de environ : il manque un lanceur lourd capable de répondre aux besoins de son programme spatial en pleine expansion. Celui-ci nécessite désormais de placer en orbite géostationnaire des satellites de télécommunications lourds, de lancer des missions d'exploration du système solaire ambitieuses (mission de retour d'échantillon lunaire, rover martien) et d'assembler des composants de la station spatiale chinoise dont la masse unitaire approche les . Pour répondre à ces besoins le développement d'une nouvelle famille de lanceurs baptisée Longue Marche 5 et comprenant notamment un lanceur lourd est annoncé par le gouvernement chinois en février 2001 avec comme objectif un premier lancement en 2008. Mais les moyens financiers correspondant ne sont débloqués qu'en 2007. La famille comprend trois lanceurs de puissances différentes qui mettent en œuvre des moteurs modernes (YF-100 et YF-77) brûlant un mélange kérosène/oxygène liquide ou hydrogène liquide/oxygène liquide. Le lanceur lourd Longue Marche 5 a une capacité d'emport s'échelonnant entre et en orbite basse et entre et en orbite de transfert géostationnaire. Le lanceur de moyenne puissance Longue Marche 7 peut placer sur une orbite basse et en orbite géostationnaire et doit remplacer dans ses différentes variantes les lanceurs de la génération précédente en activité (Longue Marche 2, 3 et 4). Le troisième membre de la famille est le lanceur léger Longue Marche 6 qui peut placer en orbite basse. Les trois lanceurs effectuent leur premier vol en 2015 et 2016. Par ailleurs, deux lanceurs légers utilisant du propergol solide ont commencé leur carrière dans les années 2010. Le lanceur Kuaizhou d'une capacité de en orbite basse a été lancé pour la première fois en 2013. Le lanceur Longue Marche 11 qui peut placer en orbite basse a effectué son vol inaugural le 25 septembre 2015. La Chine développe un lanceur réutilisable d'une capacité intermédiaire, qui utilise la même technique que la fusée Falcon 9 pour récupérer le premier étage. La fusée Longue Marche 8 peut placer 7,6 tonnes en orbite et 4,5 tonne en orbite héliosynchrone. Le premier vol est planifié pour 2020. Développement de lanceurs super lourds. Après plusieurs études, la Chine a lancé à la fin des années 2010 le développement de deux lanceurs super lourds pour répondre aux besoins du programme spatial lunaire habité. Leurs spécifications ont été figées fin 2022. La fusée Longue Marche 10 sera la première disponible (2027). Elle sera capable de placer en orbite basse et 27 tonnes sur une orbite de transfert vers la Lune. Son architecture est similaire à celle de la fusée Falcon Heavy. La propulsion repose sur des moteurs-fusées YF-100 (1 et 2ème étage) et YF-75 (3ème étage). Il est prévu que deux exemplaires soient utilisés pour les missions lunaires : un exemplaire placera en orbite le vaisseau spatial habité chinois de nouvelle génération et le deuxième exemplaire le module lunaire chargé de déposer à la surface de la Lune les astronautes chinois. Les premières missions à destination du sol de la Lune utiliseront cette fusée. Une version allégée (relevant plus de la catégorie des lanceurs lourds) et réutilisable, baptisée Longue Marche 5ZRL sera développée pour développer l'orbite terrestre basse. Le lanceur Longue Marche 9 beaucoup plus puissante (150 tonnes en orbite basse, 50 tonnes sur une orbite de transfert vers la Lune) haute de 110 mètres pour un diamètre continu de 10 mètres, doit effectuer son premier vol en 2030 et permettra de lancer des modules lunaires beaucoup plus lourds. Elle met en oeuvre au niveau du premier étage 24 moteurs-fusées kerolox de 240 tonnes de poussée unitaire. Les deux lanceurs sont développés par l'Académie chinoise de technologie des lanceurs (CALT) et seront lancés depuis la base de Wenchang. Lanceurs "privés". Depuis 2015, date d'ouverture du marché des lancements spatiaux à la concurrence privée, une dizaine de start-up chinoises se sont lancées dans la réalisation de micro-lanceurs basés généralement sur des étages de missiles existants. Les principaux lanceurs sont : Les satellites d'application. Comme l'Inde, la Chine a d'énormes besoins qui peuvent être couverts par les systèmes spatiaux. Elle a donc comme ce pays développé en priorité les satellites d'application. Satellites de télécommunications. La Chine a cherché très tôt à développer sa propre famille de satellites de télécommunications en orbite géostationnaire, les Dong Fang Hong ("L'Orient est rouge"). Trois satellites utilisant la deuxième génération de plateforme (DFH-2) sont lancés en 1986-1988. Mais c'est surtout la troisième génération utilisant la plateforme DFH-3 développée en coopération avec la société allemande MBB qui permet la mise à disposition de satellites ayant des capacités opérationnelles notables. Deux satellites civils lancés en 1994 et 1997 utilisant cette plateforme avec un échec au lancement et une durée de vie abrégée pour le suivant. Une plateforme de quatrième génération est développée avec l'assistance technique de Thales Alenia Space pour des satellites d'une masse maximale de . Le premier satellite de la série a été lancé en 2007 et une quinzaine de satellites ont depuis été commandés dont la moitié à l'export. Toutefois la série rencontre des problèmes de fiabilité avec deux satellites tombés en panne une fois en orbite et un satellite à la durée de vie réduite pour huit lancements. Il existe plusieurs opérateurs de satellites chinois utilisant des satellites d'origine nationales ou non : China DBSat et ChinaSatcom sont des sociétés détenues par l'état chinois tandis que APT Group et AsiaSat sont des sociétés privées basées à Hong Kong. La Chine a lancé en 2008 et 2011 deux satellites relais Tianlian en orbite géostationnaire. Ces satellites de télécommunications doivent permettre, à l'image des TDRSS américains et de l'Artemis européen, d'assurer une couverture radio entre les vols spatiaux habités en orbite basse et la Terre et remplacent un réseau extensif de stations terrestres. Ces satellites reposent sur une plateforme DFH-3 Un troisième satellite doit être lancé en 2012. Constellations en orbite basse. Suivant une démarche initiée dans les pays occidentaux la Chine prévoit le déploiement d'une méga-constellation de satellites de télécommunications circulant en orbite basse comportant 13000 engins spatiaux. Annoncée en septembre 2020 elle est baptisée Zhongguo Xingwang et sa gestion est confiée à la société "China Satellite Network Group Corporation créée dans ce but et basée dans la ville de Xiong'an". Aucun information plus détaillée n'était disponible en juin 2021. Observation de la Terre. La Chine a plusieurs programmes d'observation de la Terre menés par différents acteurs privés ou publics avec une certaine absence de coordination favorisée par le rôle effacé joué par l'agence spatiale chinoise. Les satellites FSW à capsule récupérable ont été utilisés entre 1974 et 1995 à la fois à des fins civiles et militaires. Les satellites CBERS (China Brazil Earth Resources Satellite ou ZY Zi Yuan) ont été développés avec le Brésil. La première génération d'une masse de est placée sur une orbite héliosynchrone comprend trois satellites lancés entre 1999 et 2007. Une deuxième génération, dans laquelle la participation du Brésil monte à 50 %, doit commencer à être déployée à partir de 2012. La Chine a par ailleurs développé une version purement locale dont le premier exemplaire ZY 1C a été lancé fin 2011 et qui pourrait répondre à des besoins militaires. Les satellites DMC ("Disaster Monitoring Constellation") sont une série de micro-satellites embarquant une caméra et développés sous maîtrise d’œuvre du constructeur anglais Surrey Satellite Technology. Ces satellites assurent une couverture optique permanente destinée à la prévention et au suivi des catastrophes majeures. Le premier exemplaire, d'une masse de , a été lancé en 2003 et était exploité par plusieurs pays dont la Chine. Trois satellites de la version la plus récente DMC-3 ont une masse de embarquent une caméra panchromatique de de résolution et doivent être lancés en 2014. Les satellites sont financés par une entreprise privée chinoise 21AT et sa filiale BLMIT qui commercialise les images produites. Le Bureau d'État de la Mer lance des satellites d'observation des océans de la famille Haiyang (Océan). Les deux satellites de la première série HY-1 comprenait deux satellites (HY 1A et 1B) lancés respectivement en 2002 et 2007 placés en orbite polaire, stabilisés 3 axes et d'une masse de . La deuxième série a commencé à être déployée en 2011 (HY-2A) embarque un altimètre, un scattéromètre et un imageur fonctionnant en micro-ondes. En 2006, le CNSA propose le programme HDEOS d'observation de la Terre par satellite qui est approuvé par le gouvernement chinois en 2010. Ce programme est le premier en matière d'observation à haute résolution à usage civil chinois. Il se concrétise par la conception et la réalisation des satellites Gaofen dont le premier est lancé en 2013. Satellites météorologiques. La Chine dispose à la fois de satellites géostationnaires et de satellites à défilement pour recueillir les données météorologiques. Ces satellites baptisés Feng-Yun ("Vents et nuages") ont un numéro impair pour les satellites à défilement et un numéro pair pour les satellites géostationnaires. Deux générations ont été lancées ou sont en cours de déploiement. Le premier satellite géostationnaire de première génération FY 2A a été placé en orbite 1997 après une tentative infructueuse en 1994. La série de ces satellites spinnés de comprend 9 exemplaires dont le dernier est lancé en 2019. Ces satellites occupent la position 105° Est au-dessus de l'océan Indien. La nouvelle génération en cours de dépmoiement FY-4 est stabilisée 3 axes. Les deux premiers satellites ont été lancés en 2016 et 2021. Le satellite polaire de première génération, FY1A est lancé en 1988. Trois autres satellites de cette génération d'une masse de , ont été lancés entre 1990 et 1992. La deuxième génération d'une masse de et stabilisée trois axes, est en cours de déploiement avec quatre satellites lancés en 2008, 2010, 2013 et 2017 (durée de vie quatre ans). Satellites de positionnement. L'Armée chinoise a cherché à se doter très tôt d'un système de positionnement analogue au système GPS développé par les Américains. Ce système, baptisé Beidou moins sophistiqué que le GPS repose sur une constellation de satellites géostationnaires. Quatre satellites (trois sont suffisants) utilisant la plateforme DFH-3 - BD 1A à BD 1D - ont été lancés entre 2000 et 2007 (le dernier lancement a été un échec). Le recours à des satellites géostationnaires nécessite toutefois des terminaux à terre beaucoup plus lourds avec des antennes de et Beidou n'assure qu'une couverture régionale. La Chine a décidé officiellement en 2003 de mettre en place un système de positionnement aux caractéristiques comparables (précision et couverture) aux systèmes GPS et Galileo européen. Le système chinois baptisé Compass comprend à la fois des satellites géostationnaires BD-2Gx (4 déployés en 2009 et 2010) et des satellites placés en orbite elliptique haute (BD-2M et BD-2I) dont le déploiement a débuté en 2010. Le nouveau système devrait être complètement déployé vers 2020. Satellites militaires. La Chine dispose début 2018 d'une flotte particulièrement étoffée de satellites militaires. Peu d'informations officielles sont disponibles sur cette branche de l'activité spatiale. Les autorités chinoises soit passent sous silence les objectifs des satellites concernés soit leur attribuent une finalité civile. Le pays dispose de deux paires de satellites de télécommunications militaires en orbite géostationnaire basés sur la plateforme moderne DFH-4. Les deux satellites Feng Huo 2 (5,2 tonnes) assurent des communications en bande C et UHF. La paire de satellites Shen Tong 2 assure des liaisons en bande Ku et dispose de plusieurs antennes orientables permettant de maintenir les liaisons avec des unités en mouvement. Ces satellites remplacent une première génération de satellites déployées par les forces militaires chinoises à compter du début des années 2000. Au début des années 1970, la Chine lance des satellites d'observation Fanhui Shi Weixing (FSW) à vocation à la fois civile et militaire. Les satellites FSW utilisent la technique des capsules récupérables : une fois les images stockées sur une pellicule photo, celle-ci est renvoyée sur Terre dans une petite capsule qui a la capacité de survivre à une rentrée atmosphérique. Au début des années 2000, la série des Ziyuan 2 constitue, semble-t-il, la première génération de satellites de reconnaissance moderne. Depuis 2007, les satellites de reconnaissance militaires sont regroupés dans une série désignée officiellement Yaogan rassemblant des engins complètement différents. Chaque sous-série porte une désignation militaire JianBing suivie d'un numéro abrégé en JB-x. Tous transmettent directement les données par radio. Deux ou trois de ces sous-séries sont des satellites radar dont la série des trois satellites JB-5 lancés entre 2006 et 2010 et des satellites JB-7 lancés entre 2009 et 2014. Au cours de la dernière décennie les lancements se font avec une fréquence très rapprochée (31 satellites entre 2006 et 2017) . L'un des principaux objectifs de l'armée chinoise est de pouvoir repérer et suivre les flottes de porte-avions américains qui tenteraient de soutenir Taiwan en cas de menace militaire venue de la Chine continentale. Pour compléter leur système de reconnaissance optique et radar les militaires chinois disposent de constellations de satellites de satellites d'écoute électronique permettant d'intercepter et de localiser les vaisseaux ennemis : la série des 15 satellites JB-8 fonctionnant par triplette pour permettre une localisation par triangulation des émissions émanant des navires ennemis est sans doute en cours de remplacement par les Yaogan 30 qui ont commencé à être placés en orbite fin 2017. Le programme spatial habité. Premiers vols avec équipage. La Chine est devenue en 2003 avec le programme Shenzhou la troisième puissance spatiale après la Russie et les États-Unis à lancer un homme dans l'espace par ses propres moyens. À cet effet, elle construit des engins spatiaux avec l'aide de la Russie en reprenant dans leurs grandes lignes les caractéristiques des engins russes. Après quatre vols sans équipage entre 1999 et 2002 du vaisseau Shenzhou, celui-ci emporte le 15 octobre 2003 le premier astronaute chinois Yang Liwei lancé à bord d'engins spatiaux nationaux. Plusieurs missions avec équipage lui succèdent à un rythme relativement lent. En 2005 (équipage de 2 astronautes), 2008 (première sortie extravéhiculaire). L'étape suivante est la réalisation d'une station spatiale. Mais cet objectif requiert la disposition des lanceurs de la nouvelle génération, seuls capables de placer en orbite les masses nécessaires. Développement de stations spatiales. En 2011, le vaisseau spatial Tiangong 1, un prototype de station spatiale de petite taille (), est mis en orbite et reçoit deux équipages pour des missions d'une durée de deux semaines en testant les techniques de rendez-vous orbital et d'amarrage en mode automatique et manuel. Un deuxième prototype de station spatiale, plus sophistiquée, Tiangong-2 est lancé le 15 septembre 2016. La station spatiale est occupée durant un mois par l'équipage du vaisseau Shenzhou 11 qui a décollé le 17 octobre 2016. Tiangong-2 est ravitaillé en avril 2017 avec succès par le cargo spatial Tianzhou 1, qui effectue son vol inaugural à cette occasion. Développé pour ravitailler les stations spatiales chinoises Tianzhou a une masse à sec d'environ et est capable d'emporter environ de fret. Il peut s'amarrer de manière automatique à la station spatiale et est détruit à son retour durant la rentrée atmosphérique. La Chine a développé une station spatiale de grande taille () baptisée Grande station spatiale modulaire chinoise. Celle-ci comprend trois modules ayant chacun une masse d'environ 22 tonnes : le module central "Tian He" et les laboratoires spatiaux “Wengtian” et “Mengtian“. Chaque module a été placé en orbite par la lanceur Longue Marche 5 qui a effectué son vol inaugural en 2016. La mise en place a débuté en 2020 et l'assemblage de la station spatiale s'est achevé en 2022. Des équipages de 3 personnes y séjournent 6 mois en étant ravitaillés par le vaisseau cargo Tianzhou. Missions lunaires. La Chine étudie depuis les années 2010 le développement de Longue Marche 9 (CZ-9), un lanceur capable de placer 130 tonnes en orbite basse. Ce lanceur est associé à un projet de programme lunaire avec équipage. Toutefois l'échec du deuxième vol du lanceur Longue Marche 5 semble avoir entrainé un report du projet reposant sur le CZ-9. Un lanceur de capacité intermédiaire (70 tonnes) serait en développement et permettrait d'atteindre les mêmes objectifs en mettant en place une station spatiale lunaire à l'image de ce qui est envisagé pour le programme Artemis de la NASA. Les premiers astronautes chinois doivent se poser à la surface de la Lune vers 2030. Les premiers éléments de ce programme lunaire sont nouveau vaisseau spatial, remplaçant du vaisseau Shenzhou. Les premières images, montrant ce vaisseau (connu seulement sous l'appellation de vaisseau avec équipage de nouvelle génération) à un stade d'assemblage avancé, ont été publiées en 2019. Deux versions sont prévues : la version légère de 14 tonnes est utilisée pour la desserte de l'orbite basse. La version plus lourde (20 tonnes) permettrait d'emmener un équipage au-delà de l'orbite basse. Le vaisseau a une configuration classique avec un module pressurisé de forme conique où se tient l'équipage et un module de service cylindrique. L'architecture mixte des solutions retenues par CST-100 Starliner et Crew Dragon : les parachutes sont stockés à la base de la capsule pressurisée (Dragon), la propulsion est logée dans le module de service (CST-100) et l'atterrissage s'effectue sur terre à l'aide d'airbags gonflables (CST-100). Le vaisseau prendrait en charge aussi bien la relève des équipages que le ravitaillement remplaçant dans ce rôle le vaisseau Tianzhou. Le vaisseau effectue son premier vol d'essai en décollant le avant de venir se poser avec succès sur Terre le . Dans une première phase du programme une mission lunaire comprendra t deux lancements pris en charge par la fusée Longue Marche 9 : le premier emportant le module lunaire, le second le vaisseau spatial habité chinois de nouvelle génération avec l'équipage. Les deux modules s'amarrerait en orbite lunaire haute puis l'orbite serait abaissée pour permettre l'atterrissage sur la Lune. Le module lunaire pourrait embarquer un équipage de deux personnes et serait composé d'un étage de descente largué juste avant l'atterrissage et d'un module pressurisé de 5 tonnes (disposant d'un delta-V de 2640 m/s) contenant l'équipage qui serait chargé après une brève exploration de ramener en orbite les deux astronautes et de réaliser un rendez vous avec le vaisseau principal pour le transfert de l'équipage. La deuxième mission utiliserait un module lunaire disposant d'une capacité d'emport fortement accrue et s'appuierait sur une station spatiale en orbite autour de la Lune. Satellites scientifiques. Exploration du système solaire. Étude de la Lune. Les responsables chinois ont choisi comme l'Inde de faire leur début dans le domaine de l'exploration du système solaire en lançant des engins d'une sophistication croissante vers la Lune qui présente l'avantage d'être à faible distance et donc de réduire la complexité des missions. La première sonde spatiale chinoise Chang'e 1 est placée en orbite autour de la Lune en novembre 2007. Un des objectifs qui lui sont assignés est la recherche d'un isotope rare de l'hélium, l'hélium 3, qui pourrait avoir des applications dans la production d'énergie (fusion nucléaire). L'orbiteur lunaire Chang'e 2 est lancé en octobre 2010. À l'issue de sa mission il est dirigé vers le avant d'effectuer un survol de l'astéroïde (4179) Toutatis qui démontre la maitrise des ingénieurs chinois. Le programme spatial chinois effectue une grande avancée avec le lancement de la sonde spatiale Chang'e 3 le décembre 2013 qui emporte un astromobile (rover) baptisé "Yutu" et qui se pose le 14 décembre de la même année dans la mer des Pluies pour une mission d'une durée de 3 mois. Chang'e 3 est le premier engin spatial à se poser sur la Lune depuis l'atterrissage de la sonde spatiale soviétique Luna 24 qui avait ramené un échantillon de sol lunaire en 1976. À la suite de la réussite de la mission Chang'e 3, les responsables chinois décident de fixer un objectif original à l'engin spatial construit pour servir de doublure en cas d'échec. La mission "Chang'e 4" a pour objectif d'atterrir sur la face cachée de la Lune et d'explorer sa surface. Un satellite de télécommunications, baptisé "Queqiao", est placé quelques mois plus tôt au du système Terre-Lune pour jouer le rôle de relais, la Lune faisant obstacle aux communications entre "Chang'e 4" et la Terre. "Chang'e 4" est lancé le 8 décembre 2018 et atterrit sur la Lune le 2 janvier 2019 pour mener une exploration de la région avec son rover. Il s'agit du premier atterrissage en douceur d'un engin spatial sur cette face de la Lune. La Chine développe au début de la décennie 2010 la mission de retour d'échantillons lunaire Chang'e 5 dont l'objectif est de ramener 2 kilogrammes de matière lunaire. Le dernier retour d'échantillons lunaires sur Terre remonte à 1976 (programme Luna). Le site d'atterrissage retenu se situe à une latitude moyenne au nord-ouest de l’océan des Tempêtes, dans une zone compotant des roches volcaniques relativement jeunes. Le véhicule spatial qui doit emporter l'échantillon a été testé en 2014 dans le cadre de la mission Chang'e 5 T1. Cette mission prévue initialement en 2017 a été repoussée à la suite de l'échec du deuxième vol du lanceur lourd Longue Marche 5 mi 2017 et est programmée mi 2020. Chang'e 6, une mission analogue à Chang'e 5, qui doit être lancée vers 2023/2024, pourrait recueillir des échantillons de sol au niveau du pôle sud ou sur la face cachée de la Lune. Fin 2019, les Chinois étudient la mission lunaire Chang'e 7. Chang'e 7 est une sonde spatiale de 8,2 tonnes qui doit se poser près du pôle sud, dont l'intérêt est lié à la présence de poches de glace d'eau. L'engin spatial comprend un orbiteur, un atterrisseur et un satellite placé au du système Terre-Lune utilisé pour relayer les communications entre le sol lunaire et la Terre. L'atterrisseur emporte un astromobile et un petit drone pouvant prendre de la hauteur pour obtenir des images permettant de fournir un contexte aux observations ou éventuellement repérer la présence de glace d'eau. La date de lancement, encore incertaine, pourrait être 2027 ou 2030. Exploration de Mars. La Chine a développé le petit orbiteur Yinghuo 1 qui devait être transporté par la sonde spatiale russe Phobos-Grunt jusqu'à l'orbite martienne. Malheureusement le lancement qui a lieu fin 2011 s'achève de manière prématurée à la suite d'une défaillance de l'engin russe qui ne parvient pas à quitter l'orbite terrestre. En 2014 les responsables chinois décident de développer une mission à destination de Mars qui combine un orbiteur et un astromobile (rover) de 200 kg. Seule la NASA a jusqu'à présent réussi à tenir des objectifs techniques aussi ambitieux pour une mission martienne. Les objectifs scientifiques de la mission chinoise portent sur la géologie de Mars, la présence actuelle et passée d'eau, la structure interne de la planète, l'identification des minéraux et des différents types de roches à la surface, ainsi que la caractérisation de l'environnement spatial et de l'atmosphère de Mars. La sonde spatiale d'une masse totale de 4,9 tonnes, baptisée Tianwen-1, est lancée sur sa trajectoire interplanétaire en juillet 2020 par le lanceur lourd Longue Marche 5. Les responsables chinois ont décidé en septembre 2021 de lancer vers 2028 une mission de retour d'échantillons martiens baptisée Tianwen 3. Ce projet dont la complexité a jusqu'à récemment fait reculer la NASA et l'Agence spatiale européenne était déjà évoqué par les responsables chinois en 2017. Le scénario chinois repose sur le lancement de deux missions. La première serait chargée de se poser sur le sol martien, de prélever les échantillons de sol et de remonter en orbite, tandis que la deuxième mission serait chargé de récupérer le container d'échantillons en orbite martienne et de le ramener sur Terre. La première mission pourrait être lancée par une fusée Longue Marche 5 tandis que la seconde mission pourrait être prise en charge par une fusée Longue Marche 3B. Un scénario antérieur reposant sur l'utilisation d'une fusée lourde Longue Marche 9 est donc abandonné. Mi 2022 le retour sur Terre des échantillons sur Terre est prévu en 2031 soit deux ans avant la mission conjointe de la NASA et de l'ESA Mars Sample Return. La mission (anciennement "ZhengHe"), dont les premiers études remontent à 2018 doit ramener un échantillon du sol de l'astéroïde géocroiseur . Si la mission est lancée comme prévu en 2025, la capsule contenant l'échantillon devrait revenir sur Terre en 2028. Il est prévu que la mission se poursuive par l'étude "in situ" de (aussi désigné 133P/Elst-Pizarro), une comète de la ceinture principale. Planètes externes. La Chine a confirmé en septembre 2021 le développement de deux missions destinées à étudier les limites du système solaire sur les traces des sondes américaines Voyager. Les sondes spatiales baptisées IHP ("Interstellar Heliosphere Probe") ont pour objectif principal d'explorer l'héliosphère et l'héliopause, région de l'espace qui sépare la zone sous influence du vent solaire et l'espace interstellaire. La mission IHP-1 serait lancée vers 2025, utiliserait à deux reprises l'assistance gravitationnelle de la Terre (2025 et 2027), puis survolerait Jupiter (2029) avant d'atteindre l'héliopause vers 2049 date du 100 anniversaire du régime chinois. Selon l'étude de 2019 la sonde spatiale a une masse de 200 kilogrammes, est stabilisée par rotation, dispose de 200 watts d'énergie, emporte une charge utile de 50 kilogrammes et peut transférer un volume de données de 200 octets/seconde au niveau de l'héliopause. IHP-2, lancée une décennie plus tard (vers 2024) aurait le même objectif mais survolerait Jupiter et de Neptune. Le développement de deux missions plus particulièrement consacrées à l'étude des planètes externes du système solaire a été officialisé en 2022. Tianwen 4 lancée en 2030 comprendrait en fait deux sondes spatiales placées en orbite par le même lanceur. Après deux survols de la Terre et un survol de Vénus, la première sonde spatiale explorerait Jupiter et sa lune Callisto. La sonde se dirigerait vers Uranus qu'elle devrait atteindre en 2049. La deuxième mission à destination de Neptune serait équipée d'un réacteur nucléaire à fission pour produire 10 kilowatts d'énergie qui seront notamment utilisées par sa propulsion reposant sur des moteurs électriques (moteur ionique, ...). Après avoir utilisée l'assistance gravitationnelle de Jupiter elle se dirigera vers la planète Neptune autour de laquelle elle se placera en orbite , se placera en orbite autour de cette planète en 2043 au plus tot. La sonde spatiale emportera de petits atterrisseurs et pénétrateurs qui seront utilisés pour étudier Triton le plus grand satellite de la planète. Autres satellites scientifiques. Les satellites chinois à vocation scientifique ont été relativement peu nombreux depuis les débuts. 8 satellites Shin Jan ("pratique" en chinois) ont été lancés entre 1971 et 2006 : SJ-2 et SJ-3 ont recueilli des données sur les couches supérieures de l'atmosphère, SJ-1, SJ-4 et SJ-6 ont étudié les rayons cosmiques tandis que des expériences de microgravité ont été menées par SJ-5 et SJ-8. SJ-8 reprend la structure du satellite FSW et comporte à ce titre une capsule récupérable. Le projet Double Star mené en coopération avec l'agence spatiale européenne se traduit par le lancement de deux satellites en 2003 et 2004 chargés d'étudier les interactions entre le vent solaire et la magnétosphère. Dans le cadre du quinquennal l'Académie chinoise des sciences décide en 2011 le développement de cinq missions scientifiques beaucoup plus ambiteuses : KuaFu est une mission reposant sur une constellation composée de trois satellites et destinée à la météorologie spatiale. Elle devait être développée en coopération avec le Canada. Le projet a été reporté sine die à la suite du retrait du Canada. Trois missions scientifiques sont développées en coopération avec d'autres agences spatiales. Le satellite CFOSAT développé avec le CNES doit réaliser le suivi des vents et des vagues à la surface des océans et étude scientifique de la relation entre océans et atmosphère. Le satellite SVOM développé avec le CNES et un consortium de laboratoires français étudiera les sursauts gamma, explosions les plus violentes dans l'univers depuis le big bang. Courant 2018 quatre nouvelles missions scientifiques, dont le lancement doit intervenir entre 2020 et 2022, sont retenues parmi 25 propositions : Par ailleurs le télescope la Chine développe le télescope spatial Xuntian doté d'un miroir primaire de 2,4 mètres de diamètre (taille équivalente à celui du télescope Hubble) dont le lancement est prévue vers 2021/2022. Le télescope est associé à la future station spatiale chinoise auquel il pourra être amarré pour des opérations de maintenance ou le remplacement des instruments. Parmi les projets en cours d'étude courant 2018 figurent : |
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Monastère de Debre Damo Le monastère de Debre Damo (ou mieux Däbrä Dammo) est un monastère éthiopien orthodoxe situé dans la province de Tigré, à environ au nord-est d'Aksoum, non loin de la ville d'Enticho. Établi sur une plate-forme montagneuse ("amba"), il est accessible uniquement à l'aide de cordes en cuir d'une longueur de quinze mètres qui permet d'escalader une paroi rocheuse, et son accès est interdit aux femmes. Il compte plus de 600 moines. Tous les ans au , un pélérinage y attire des milliers de fidèles. Histoire. Selon la tradition, le monastère fut fondé au par Za-Mikael Aragewi, l'un des Neuf Saints qui vinrent de l'Empire byzantin pour diffuser le christianisme dans le Royaume d'Aksoum. Za-Mikael était le chef du groupe ("Aragewi" signifiant « l'Ancien »). Il reçut pour sa fondation l'appui du roi d'Aksoum Gabra Masqal, qui fit construire une rampe pour installer le monastère en hauteur, après quoi cette rampe fut détruite (le nom "Däbrä Damo" viendrait de « "dahmemo" », « démolis-la »). C'est le plus ancien monastère d'Éthiopie, et son église aurait été la seconde construite dans le pays après la cathédrale d'Aksoum. L'établissement aurait été détruit au par la reine juive Yodit (Judith), qui mit fin au Royaume d'Aksoum. Mais il fut restauré ensuite, et passe pour avoir été le principal centre monastique du pays jusqu'au . À cette époque, son supérieur "Abba" Yohanni fut le maître de deux des figures majeures de l'histoire du monachisme éthiopien : Iyasus Moa et Takla Haymanot, qui fondèrent de grands centres monastiques plus au sud, le premier le monastère de Däbrä Estifanos du lac Hayq, dans la province de Wello, et le second le monastère de Däbrä Libanos, dans la province de Shewa. Sous le règne d'Amda Seyon (1314-1344), le monastère fut impliqué dans les controverses politico-religieuse de l'époque, devenant un centre des partisans d'Ewostatewos contre l'autre grand courant du monachisme, celui de Takla Haymanot. Au (d'après ce qu'on comprend du récit de Miguel de Castanhoso, l'historien de l'expédition de Christophe de Gama en Éthiopie), le musulman Ahmed Gragne assiégea en vain pendant un an le monastère où était réfugiée la reine Sabla-Ouangel, veuve du roi Lebna-Dengel, qui y était lui-même mort (1540/41). Mais en septembre 1557, le Turc Özdemir Pacha incendia l'église et massacra les moines. Antonio Mordini, responsable du Service ethnographique colonial italien, en poste en 1936-1941, a fréquenté le monastère, et publié des relevés ("Archeologia" 97, 1959, pp.n 1-58 avec planches). La plupart des manuscrits et "trésors" subsistants auraient disparu dans un incendie en 1998. Destruction de 2021. Em , dans le contexte de la guerre du Tigré, il est victime d'une attaque par des troupes érythréennes. Il aurait été bombardé par les forces Érythréennes qui auraient ensuite pillé le monastère, puis pour finir, s’emparer de ses trésors et de ses archives. Une deuxième tentative de pillage aurait été stoppée par les moines. |
William Robert Woodman William Robert Woodman (1828 - ) était membre de la S.R.I.A. et fut un des fondateurs de l'Ordre hermétique de la Golden Dawn, dont il devint l'un des dirigeants en 1887. Woodman était très versé dans l'étude de la Cabale, ce qui explique l'importance qu'elle a eue au sein de la Golden Dawn, cependant il mourut en 1891 avant que l'Ordre ne soit vraiment développé. |
Jacques-Olivier BOUDON |
Boulevard Macdonald Le boulevard Macdonald est un boulevard du de Paris. C'est un élément de la ceinture de boulevards extérieurs dits « boulevards des Maréchaux ». Situation et accès. Le boulevard part du canal de l'Ourcq, passe par la porte de la Villette, traverse le canal Saint-Denis et arrive à la porte d'Aubervilliers et à la rue d'Aubervilliers, où il laisse la place au boulevard Ney. Il a une longueur de pour une largeur de 13,60 à . Son côté intérieur entre le canal Saint-Denis et la porte d'Aubervilliers était entièrement occupé par l'entrepôt Macdonald. Depuis 2015, les entrepôts ont été totalement restructurés, avec création de commerces de grande distribution en rez-de-chaussée (Leclerc, Décathlon, Leroy Merlin, Boulanger…), des bureaux et des logements en étages, avec une forte proportion de logements locatifs sociaux, ainsi qu'une école, un collège, un gymnase, une crèche et un centre social associatif. Après avoir été accessible par la ligne de bus de Petite Ceinture, le boulevard Macdonald est désormais accessible par la ligne 3 du tramway mais également par les stations de métro "Porte de la Villette", "Corentin Cariou" et "Porte de la Chapelle" et la station de RER, Rosa-Parks. Origine du nom. Il a reçu son nom, en 1864, d'Étienne Macdonald (1765-1840), duc de Tarente, maréchal de France. Historique. Le boulevard Macdonald fait partie de la ceinture de boulevards créée à partir de 1861 le long de l'enceinte de Thiers, à la place de la rue Militaire. La section de « voie publique » de la brigade des agressions et violences, créée en 1953 contre les agressions nocturnes, est située boulevard Macdonald, près de la porte de la Villette, afin de patrouiller « chaque nuit, entre 21 heures et 6 heures, dans les quartiers périphériques de la capitale à forte concentration maghrébine ». Le 30 mars 1918, durant la première Guerre mondiale, un obus lancé par la Grosse Bertha explose sur l'usine à gaz du boulevard Macdonald. Le 31 mai 1918 un autre obus tombe sur les voies ferrées des chemins de fer de l'Est. |
Décret contre les prêtres réfractaires Le Décret contre les prêtres réfractaires du est un décret de l'Assemblée législative visant les membres du clergé qui refusaient de prêter serment à la Constitution civile du clergé. Le serment obligatoire : 27 novembre 1790. Le texte de ce serment élaboré par l'Assemblée nationale constituante était le suivant : Ce décret dispose que le clergé s'engage à accepter et maintenir la Constitution civile du clergé. Le refus entraîne la destitution. Le décret du 27 novembre 1790 rend ce serment obligatoire. Celui-ci est sanctionné par le roi le 26 décembre. Voidel, député de la Moselle, évoque les mandements publiés par les évêques et les résistances des chapitres qui refusent leur dissolution et dénonce un "complot". L'obligation du serment veut faire disparaître cette menace. Décret contre les réfractaires : 29 novembre 1791. Les députés de l'Assemblée législative jugeaient que les prêtres réfractaires ne pouvaient être que des factieux. Gallois et Gensonné, commissaires envoyés en Vendée pendant l'été, indiquent en octobre que les troubles y sont dus aux prêtres insermentés auxquels la population reste attachée. En novembre, grossissant les faits, Delaunay signale des bandes armées de hommes en Maine-et-Loire constituées pour s'opposer à la garde nationale. Dans le même temps, au club des Jacobins, Robespierre réclame une politique de répression. Couthon à la barre de l'Assemblée législative dénonce les prêtres réfractaires. Celle-ci vote donc, le 29 novembre, un décret portant que tout prêtre réfractaire ne pouvait invoquer les droits de la Constitution ; qu'il serait en conséquence traité en suspect et soumis à une surveillance particulière ; et qu'en outre il perdrait tout traitement ou pension. Il pouvait être éloigné de son domicile si des troubles s'y produisaient à proximité. Quelques jours auparavant (23 novembre), il avait été décrété que les églises seraient réservées uniquement au clergé constitutionnel. Le 19 décembre 1791, Louis XVI mit son veto à ce décret. Décret de proscription : 26 mai 1792. Le 26 mai, la législative décrète que tout prêtre insermenté dénoncé par vingt citoyens actifs serait proscrit. Louis XVI met son veto. Il fait de même sur un autre texte concernant la création d'un camp de fédérés aux ordres de l'Assemblée. En dépit de l'opposition du roi, les ecclésiastiques sont rassemblés dans les villes pour y être détenus avec plus ou moins de sévérité. En juillet, des prêtres sont massacrés à Marseille, Limoges et Bordeaux. Ducos en rend le roi responsable : son refus de sanctionner les décrets a excité la haine des "patriotes". L'exil : août 1792. Le 14 août 1792, les prêtres, constitutionnels et réfractaires, comme tout Français percevant une pension ou traitement de l'État, doivent prêter un nouveau serment dit serment de "liberté-égalité" : Le 26 août, un décret bannit les réfractaires qui pourront choisir leur lieu d'exil. Selon le préambule, cette Les prêtres infirmes ou âgés de plus de soixante ans peuvent rester en France, rassemblés dans les chefs-lieux de département et sous la surveillance de la municipalité. Tous les membres du clergé qui n'avaient pas été contraints de prêter le serment à la Constitution civile peuvent être arrêtés sur une simple dénonciation. Les prêtres réfractaires doivent . Selon le mot du député Isnard : . La Commune de Paris y ajoute des mesures de déchristianisation. Une part importante des victimes des massacres de Septembre seront des prêtres réfractaires. |
Académies royales de Suède Les académies royales de Suède sont des organismes indépendants, créés à la demande des rois, et qui visent à encourager le développement des arts, de la culture et de la science en Suède. L'académie royale des sciences de Suède et l'académie suédoise désignent tous les ans les lauréats des différents prix Nobel en physique, chimie et littérature, ainsi que le « Prix Nobel » d'économie. Certaines des académies royales ont reçu ultérieurement ce statut. |
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Duralex Duralex International est une entreprise française, implantée à La Chapelle-Saint-Mesmin dans le département du Loiret, qui fabrique de la vaisselle en verre trempé. Duralex est également une marque sous laquelle sont vendus les produits fabriqués par cette entreprise, dont des verres, des assiettes ou encore des plats. L'entreprise appartient au groupe français La Maison française du verre depuis 2022. Le nom "Duralex" provient de la locution latine qui signifie « la loi est dure mais c'est la loi ». Une autre filiale de Saint-Gobain, Pyrex lança son produit "Pyrex-Sedlex". Historique. Origines. Créée en 1927 à La Chapelle-Saint-Mesmin dans l'agglomération orléanaise, par le vinaigrier Dessaux, la verrerie est vendue en 1930 au parfumeur François Coty, sous le nom de "Société des verreries de La Chapelle-Saint-Mesmin". Elle sert alors à fabriquer des flacons de parfum. En 1934, elle est acquise par Saint-Gobain. En 1935, l'usine compte . Cette entreprise française, qui a inventé le verre trempé à la fin des années 1930 (le processus est définitivement mis au point en 1944 et le brevet est déposé le ), fait alors produire par la verrerie de La Chapelle-Saint-Mesmin des feux d'éclairages et vitres pour automobiles, sous le nom de "Société d'exploitation verrière Beauce-Bourgogne (SEV)". Dans les années 1970, elle produit quelques articles sanitaires et dans les années 1980, des hublots de lave-linges. Création de la marque. La société imagine un autre débouché pour le verre trempé, la vaisselle, et dépose le la marque "Duralex". Le site de La Chapelle-Saint-Mesmin est alors transformée en usine de gobeleterie pour produire des « objets en verre pour usage culinaire, notamment en verre trempé ». Le verre de type "Gigogne" est lancé en 1946. Devenu culte depuis, cette timbale ronde est le premier article de vaisselle commercialisé par la marque. Des générations d'écoliers se sont amusées à comparer leur « âge » à partir du chiffre au fond de chaque verre. Il s'agit en fait du numéro de l'empreinte de l'un des servant à la fabrication des verres. Cinquante verres sont ainsi produits sur les presses composées de deux tables, chaque table étant dotée de . Mais seulement sont commercialisés, deux d'entre eux étant réservés au suivi de la qualité en cas de défaut de fabrication. Le modèle de verre "Picardie", à neuf facettes ou côtes, est lui créé en 1954. Les années 1960 et les Trente Glorieuses constituent l'âge d'or de Duralex. Un second site de production est ouvert à Rive-de-Gier dans le département de la Loire, et un spot télévisé de la marque remporte le prix du festival international du film publicitaire de Cannes en 1965. Hors des cantines scolaires, les créations dont les lignes Gigogne et Picardie, sont depuis connues dans le monde entier, jusqu'à la boutique design du MoMA, à New York. Vers cette époque, l'entreprise emploie environ . Difficultés. Le déclin de la marque débute à la fin des années 1970. Saint-Gobain cède cette branche de son activité en 1997 au verrier italien Bormioli Rocco. Une valse des actionnaires débute. En 2004, l'entreprise est revendue à un cadre de l'entreprise associé à des investisseurs. Elle est finalement contrainte au dépôt de bilan l'année suivante. L'entreprise est alors rachetée par Sinan Solmaz, un grossiste turc de et premier client de la marque. L'usine de Rive-de-Gier, qui avait déjà été menacée de fermeture en 2002 en raison de difficultés financières, et qui employait alors , ferme définitivement ses portes cinq ans plus tard. La société, employant alors , se déclare en cessation de paiement le puis est placée en liquidation judiciaire le . À la suite d'une plainte déposée par le mandataire judiciaire dans le cadre de cette procédure, il apparaît que de début 2007 à juillet 2008, Sinan Solmaz a organisé le départ pour la Turquie de machines, de moules et de de marchandises. Ces marchandises y ont été vendues à « 20 % de leur valeur réelle », entraînant un manque à gagner pour Duralex de plus de d'euros. De plus, plusieurs centaines de milliers d'euros de créances dues à Duralex ont été encaissés par Sinan Solmaz sur un compte qu'il possède à Dubaï. Enfin, il a augmenté artificiellement la dette de Duralex au profit de ses entreprises en Turquie, grâce à des jeux d'écriture comptable. L'homme d'affaires, visé depuis 2012 par un mandat d'arrêt européen, est condamné le à trois ans de prison ferme pour abus de biens sociaux et banqueroute par détournement ou dissimulation et d'amende par le tribunal correctionnel d'Orléans. Dès le , plusieurs offres de reprise sont déposées au tribunal de commerce d'Orléans. Le , ce dernier décide de confier les destinées de l'entreprise à Antoine Ioannidès, industriel franco-britannique, épaulé par deux cadres de Duralex et la famille Boulos composée d’importateurs grossistes libanais actifs dans la région du Proche et Moyen-Orient. La somme de € doit être investie et préservés sur que compte Duralex, 36 postes et 14 CDD sont supprimés. Ce sont finalement € qui sont investis au cours des dix-neuf premiers mois par les repreneurs, et ce sans soutien bancaire. Le premier exercice s'élève à de chiffre d'affaires et le bénéfice à , sur les dix-huit premiers mois. En 2010, les principaux débouchés commerciaux des produits Duralex sont le Proche et le Moyen-Orient, qui représentent près de la moitié du chiffre d'affaires de la société. En 2014, 87,6 % des activités de Duralex s'effectuent à l'export ; six ans plus tard, ce sont toujours environ les trois-quarts du CA qui se voient effectués à l'étranger, principalement en Europe de l'Ouest et au Moyen-Orient. En 2017, Duralex subit une difficulté d'ordre industriel. Lors du remplacement de son four, le racleur normalement associé à la machine est installé avec retard. Le ralentissement de la production qui en découle occasionne un manque à gagner important durant un an. En octobre 2019, Antoine Ioannides annonce avoir mandaté Ernst et Young France pour faire entrer des investisseurs au sein du capital de l'entreprise verrière, avant de s'orienter au printemps 2020 vers une cession intégrale de l'entreprise. Rachat par International Cookware. En , l'entreprise Duralex qui compte 248 salariés est placée en redressement judiciaire. En , le groupe français International Cookware, établi à Châteauroux, qui vend ses produits sous la marque américaine Pyrex, prend le contrôle de Duralex. Avec un prix de cession d'un montant de 3,5 millions d’euros, International Cookware promet de maintenir la majorité des emplois, de créer un plan de redressement à travers l'investissement de plusieurs dizaines de millions d'euros (entre autres en modernisant l'usine archaïque d'Orléans) et de faire naître des synergies commerciales avec Pyrex surtout pour le commercial et les achats. La savoir-faire de l'entreprise en matière de verre trempé, très résistant, intéresse la marque américaine, bien que l'outil industriel soit vétuste. De plus, l'image vintage de l'entreprise, avec ses deux meilleures ventes que sont le "Gigogne" et le "Picardie" plus d'un demi-siècle après leurs créations, reste également un frein à une évolution, la notoriété de Duralex n'allant pas au delà de ces deux modèles : la transformation vers une image plus moderne est l'un des gros chantiers de Pyrex. En 2022, le groupe International Cookware change de nom, pour devenir La Maison française du verre. Produits. Le verre qui compose la vaisselle est fondu à partir d'un mélange de sable siliceux, de calcaire, de carbonate de sodium et d'alumine. Y sont ajoutés quelques oxydes métalliques pour colorer ou décolorer. Le matériau permet de fabriquer différents éléments de vaisselle : verre à boire, assiette, saladier, plat rond, "etc". Le numéro gravé dans le fond du verre correspond au numéro de la machine qui a fabriqué le récipient, et non au numéro du moule. Un employé de Duralex déclare : . L'entreprise étant composée de cinquante machines, c'est pour cette raison que le numéro inscrit sur les verres Duralex ne dépasse jamais le nombre 50. Dans la culture. Arts. Le modèle de verre "Gigogne" fait partie des collections du musée des arts décoratifs de Paris. Il est par ailleurs proposé au MoMa Store, la boutique du Museum of Modern Art de New York. À Quimperlé, l'artiste Jean-Marc Pinson détourne des verres Duralex dans ses œuvres. L'artiste contemporain Michael Craig-Martin a pour sa part utilisé un verre Duralex dans son œuvre conceptuelle . Cinéma. Les verres Duralex apparaissent dans de nombreuses films, des classiques français de l’après-guerre aux films de la Nouvelle Vague. Le verre "Picardie" Duralex apparaît dans le film de James Bond, "Skyfall". C'est le verre dans lequel James Bond incarné par l'acteur Daniel Craig boit un whisky, un scorpion sur la main, avant d'enfermer le scorpion dans le verre en le retournant sur le comptoir. |
Guillaume Warmuz Guillaume Warmuz est un footballeur français, né le à Saint-Vallier en Saône-et-Loire. Évoluant au poste de gardien de but, sa carrière est marquée par les succès du Racing Club de Lens à la fin des années 1990. Il a aujourd'hui débuté une carrière d'entraîneur. Biographie. Parcours en club. Formé à l'ES Blanzy dans son département natal, il a comme modèle à cette période Jean-Luc Ettori. Avec Blanzy, il gagne la Coupe de Bourgogne. Il rejoint ensuite l'INF Vichy avec lequel il remporte la Coupe Gambardella en 1988<ref name="libé 12/2002"></ref>. Après deux ans à l'INF Vichy, il se fait remarquer par Michel Hidalgo qui lui fait rejoindre l'Olympique de Marseille avec un contrat de stagiaire. Il ne bénéficie pas de temps de jeu dans le pléthorique effectif phocéen où il est dans la hiérarchie des gardiens derrière Gaëtan Huard et Jean Castaneda. Néanmoins une blessure de Gaëtan Huard, la méforme de Castaneda et la non qualification en Coupe d'Europe de Pascal Rousseau recruté en renfort amènent l'encadrement technique marseillais à songer à faire jouer Warmuz en demi-finale de Coupe des clubs champions contre Benfica Lisbonne, ce qui ne se produit finalement pas en raison d'une luxation à une épaule contractée lors d'un entraînement. Il rejoint les rangs du CS Louhans-Cuiseaux en Ligue 2 en 1990 et bénéficie alors d'un contrat professionnel. Après deux saisons à ce niveau, il s'engage au Racing Club de Lens et remplace Bernard Lama parti au Paris Saint-Germain. Warmuz deviendra, au fil des ans, l'un des joueurs emblématiques du club surnommé « Gus » et est l'un des principaux artisans de la montée en puissance du club "Sang et Or". En 1993-1994, le RC Lens se signale en Coupe de France en atteignant la demi-finale. Les Lensois sont battus au stade Bollaert par le Montpellier HSC deux buts à zéro. À l'intersaison, le RC Lens domine cette fois les Montpelliérains en finale de la Coupe de la Ligue, une compétition non officielle organisée par la Ligue nationale de football. Warmuz dispute la finale remportée par trois buts à deux par le RC Lens. Il arrête notamment deux penaltys durant le match. La saison suivante, le RC Lens vise une place européenne. Le club termine cinquième du championnat et se qualifie alors pour la Coupe UEFA 1995-1996. Warmuz dispute les 38 matchs de championnat pour la troisième saison consécutive soit depuis son arrivée au club. Il est présent en 1995-1996 lors des qualifications européennes obtenues contre l'Avenir Beggen puis le Tchernomorets Odessa ainsi que lors de l'élimination en huitièmes de finale contre le Slavia Prague où le seul but au terme des rencontres aller-retour est inscrit par Karel Poborský en prolongation. C'est le seul but encaissé par Warmuz dans cette compétition. En championnat, le RC Lens, deuxième provisoire au terme de la vingt-et-unième journée, finit le championnat à nouveau en cinquième place et se qualifie pour la deuxième année consécutive pour la Coupe UEFA. Cette fois, Warmuz ne dispute pas tous les matchs, il se blesse en effet durant la journée contre Montpellier et doit être remplacé par la doublure Pegguy Arphexad qui termine la saison. Warmuz, atteint d'une rupture des ligaments du genou droit, est absent huit mois et le club recrute Jean-Claude Nadon à l'intersaison pour compenser cette absence. De retour à la compétition en cours de la saison 1996-1997, il voit le club terminer cette saison en treizième position du championnat. La saison suivante, il remporte le championnat de France et est finaliste de la Coupe de France. Durant cette saison, Warmuz n'encaisse pas de but entre la et la journée, période charnière qui voit Lens prendre la tête du classement aux dépens du FC Metz. La saison suivante commence par une défaite le lors du Trophée des champions contre le Paris Saint-Germain (1-0), match où Warmuz est le capitaine lensois. Il découvre ensuite avec le club la Ligue des champions de l'UEFA. Le tirage au sort amène Lens à affronter Arsenal, Panathinaïkos et le Dynamo Kiev. Warmuz dispute les six matchs du RC Lens dans cette compétition dont notamment la victoire à l'extérieur contre Arsenal au stade de Wembley qu'il déclare en 2002 être son meilleur souvenir. Le dernier match, disputé à Lens, peut permettre au club français de se qualifier en cas de victoire contre le Dynamo Kiev. Le club lensois est battu trois buts à un et est éliminé, Kiev se qualifiant pour les quarts de finale. Pour la deuxième année consécutive, Warmuz et le RC Lens jouent une finale de coupe au stade de France mais cette fois en Coupe de la Ligue. Le RC Lens retrouve son rival du championnat de la saison précédente, le FC Metz, et remporte le match un but à zéro sur un but de Daniel Moreira. Guillaume Warmuz traverse une grave crise de confiance à l'automne 2002. Après quelques grossières erreurs en championnat et en Coupe d'Europe, il décide de mettre sa carrière entre parenthèses et de quitter le RC Lens. Pour son dernier match pour le RC Lens, le 28 Novembre 2002, il vit un cauchemar sur la pelouse du FC Porto en faisant 2 erreurs grossières face à Helder Postiga en première mi-temps, permettant à l'attaquant portugais de s'offrir un doublé, Lens s'inclinera 3-0 et sera éliminé de la Coupe de l'UEFA, malgré une victoire 1-0 au match retour à Bollaert, au cours duquel Joël Muller titularisera sa doublure Charles Itandje, qui s'imposera ensuite comme gardien titulaire. Quelques semaines plus tard, il rebondit en intégrant la colonie française d'Arsenal en tant que gardien suppléant. Puis, en 2003, il rejoint le Borussia Dortmund, où après avoir gagné sa place de titulaire au cours de la première année, il se retrouve relégué sur le banc de touche la deuxième année par le jeune Roman Weidenfeller. Cela le conduit à revenir en France, en tant que doublure de Flavio Roma à l'AS Monaco. La blessure du gardien italien le conduira néanmoins à jouer de nombreux matchs avant qu'une grave blessure au genou ne l'arrête à son tour en mars 2006. En fin de contrat avec Monaco et victime de blessures à répétition au genou avec deux opérations en mars puis novembre 2006, il arrête finalement sa carrière à 37 ans, à l'issue de la saison 2006-2007. En 2022, le magazine "So Foot" le classe dans le top 1000 des meilleurs joueurs du championnat de France, à la . Carrière en sélection. Guillaume Warmuz obtient 11 sélections en équipe de France espoirs. Considéré ensuite comme l'un des meilleurs gardiens de but de France (malgré des sélections en équipe de France A' (3 sélections), il n'a toutefois jamais été appelé chez les A. À ce propos, Warmuz déclara dans un entretien fleuve accordé au site internet "Hors Format"' : "Très sincèrement, je n’ai pas de regret. Je n’ai pas ce regret. Je ne peux pas dire aujourd’hui que je suis frustré par rapport à l’équipe de France. Bien sûr, j’aurais aimé être à la place de Lionel (NDLR : Charbonnier, troisième gardien lors de la Coupe du monde) en 98. Mais des choix ont été faits et il faut reconnaître que les gardiens qui étaient devant moi étaient meilleurs, c’est tout. J’ai tout donné, j’ai toujours travaillé dur, je suis revenu de loin, j’étais l’une des valeurs sûres du championnat à mon poste, mais ce n’était pas suffisant. Que dire de plus ? Il faut savoir accepter le fait que les joueurs en place étaient plus forts". Sa reconversion. Le , Guillaume Warmuz s'engage en tant que directeur sportif avec Gueugnon, alors en grande difficulté en Ligue 2. Le club de Saône-et-Loire est en effet dernier de L2, à neuf points du premier non-relégable. Après seulement huit jours, le , il renonce à sa mission. Guillaume Warmuz est, à compter de début 2008, avec Serge Romano et Emmanuel Desgeorges, l'entraîneur de l'UNFP. Il est également consultant dans l'émission de Canal+ Sport « le 11 d'Europe » et s'occupe particulièrement de la Bundesliga. En 2009, il décroche le Brevet d'État d'éducateur sportif 2 spécifique. Lors de l'été 2012, il signe un contrat avec l'AJ Auxerre, où il retrouve Jean-Guy Wallemme. Il occupe le poste d'entraîneur des gardiens. En , il est contacté par le club de l'AS Beaune pour devenir entraîneur. Le club est alors en Division d'Honneur Bourgogne. Le , il est nommé entraineur et Manager Général du Football Club Montceau Bourgogne, club de CFA (Nationale 2 pour la saison prochaine). Le , il joue un match de Départementale 3 de Saône-et-Loire avec l"'Association Sportive Mellecey-Mercurey". Il est actuellement directeur sportif et entraîneur des gardiens au sein de l'Union du football mâconnais (UFM). En dehors des terrains. Guillaume Warmuz est en 2001 élu conseiller municipal de Wanquetin. Catholique et oblat bénédictin, il est aussi aumônier à partir de 2010 près de Montceau-les-Mines, en Saône-et-Loire. Il est conseiller municipal de Saint-Léger-sur-Dheune de 2014 à 2020. Carrière. Guillaume Warmuz dispute un total de 572 matchs dont 14 dans des sélections nationales. Avec 351 matchs de championnat de France avec le Racing Club de Lens, il est le troisième joueur ayant le plus évolué à ce niveau avec ce club derrière Éric Sikora (434) et Bernard Placzek (377). Le tableau ci-dessous résume les statistiques en match officiel de Guillaume Warmuz durant sa carrière de joueur professionnel. Palmarès. Durant les catégories de jeunes, Guillaume Warmuz, sous les couleurs de l'INF Vichy, est vainqueur de la Coupe Gambardella en 1988. Une fois passé professionnel, son palmarès se construit pendant son passage au Racing Club de Lens. Il remporte en 1994 la Coupe d'été. En 1998, Warmuz est champion de France et finaliste de la Coupe de France. Finaliste du Trophée des champions 1998, il est ensuite lauréat de la Coupe de la Ligue 1998-1999. Demi-finaliste de la Coupe UEFA 1999-2000, il est également vice-champion de France en 2001-2002. |
Sákis Rouvás Anastásios « Sákis » Rouvás (en grec ), né le sur l'île de Corfou en Grèce, est un chanteur, athlète, acteur et mannequin grec. Entre 1991 et 2009, ses ventes de disques sont estimées à deux millions d'albums. Biographie. La musique devient très vite une composante essentielle de la vie de Sákis Rouvás. À l'école, il fait déjà impression, en jouant des reprises de tubes devant ses camarades. Il pratique également la gymnastique et le saut à la perche, faisant partie de la sélection olympique grecque. En 1991, il est remarqué à Athènes par Polygram, qui lui propose un contrat. Son premier succès s'intitule "Πάρ’ τα" ("Par’ ta"). Quelques mois plus tard sort un premier album éponyme qui, à la suite de quelques concerts, le propulse au sommet des "charts" grecs. En 1997, la société Disney le choisit pour interpréter la bande son du dessin animé "Le Bossu de Notre-Dame" ("") en grec. Le sixième opus de Sákis Rouvás paraît en 1998 et devient disque d'or en quelques semaines, de même que son septième album, "Εικοστός πρώτος Ακατάλληλος" ("Ikostós prótos Akatállilos"). Il revient en 2002 avec un single intitulé "Disco Girl", produit par Desmond Child et mixé par Marc Olivier DJ, qui annonce un huitième album. Celui-ci, intitulé "Όλα καλά" ("Ola kala"), paraît en . C’est avec ce titre que les Français le découvrent. L'album "Όλα καλά" est réédité en 2003, avec une reprise de Mike Brant en français, "Dis-lui". En 2004, Sákis est sélectionné pour représenter son pays au Concours Eurovision de la chanson avec une chanson très rythmée, "Shake It". Sa prestation lui permet de se faire connaître du public européen, puisqu'il est classé au concours de l'Eurovision. Produit par Desmond Child, l'album "Όλα καλά" s'exporte la même année en Allemagne. La même année, il participe à la cérémonie de clôture des Jeux olympiques d'Athènes. Sákis Rouvás a présenté le Concours Eurovision de la chanson en 2006 en direct d'Athènes avec Maria Menounos. Sákis représente à nouveau la Grèce au Concours Eurovision de la chanson 2009 à Moscou avec la chanson «"This is our night"». Qualifié en finale, il finit à la du concours. Vie privée. Sákis Rouvás a une petite fille née en avec la top model grecque, Katia Zygouli. |
Programme spatial des États-Unis Le programme spatial des États-Unis est le programme spatial le plus important financièrement dans le monde. La Russie, la Chine et les États-Unis sont en 2018 les trois seuls pays au monde à avoir maîtrisé l'envoi d'hommes dans l'espace. Ce programme a commencé en 1958, pendant la course à l'espace, et a continué avec les programmes "Mercury" et "Gemini", créés en préparation du programme "Apollo", le plus célèbre des programmes des États-Unis. Après "Apollo", les États-Unis mirent sur pied divers programmes, tels que Skylab, pour mieux comprendre l'espace et pour donner une suite au programme Apollo. Ils créèrent aussi la navette spatiale, grâce à laquelle les astronautes ont pu effectuer des séjours de courte durée dans l'espace, afin de réaliser des expériences sur les effets de l'apesanteur ou de placer en orbite des satellites, comme le télescope spatial "Hubble". Histoire. Débuts (avant 1957). À la fin de la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis ont récupéré la technologie des missiles V2 allemand et capturé plusieurs de leurs concepteurs, dont celui qui deviendra le père de ce programme spatial : Wernher von Braun. C'est sous contrôle militaire (au sein de l'Armée de terre) que les États-Unis ont commencé à s'intéresser à l'espace à travers notamment le développement des V2 et de premières fusées telles que la Redstone et la Jupiter. « Course à l'espace » (1957-1975). Le premier satellite artificiel américain, Explorer 1, a même été placé en orbite par l'armée. Mais rapidement, le président Dwight David Eisenhower a voulu que le programme spatial américain habité et scientifique soit sous le contrôle d'une agence fédérale civile, c'est ainsi qu'est née la National Aeronautics and Space Administration (NASA) tandis les utilisations du domaine spatial à des fins militaires et de renseignement se développent à vive allure. Durant une bonne partie de la guerre froide, le programme spatial américain a été en concurrence avec celui de l'Union soviétique. On a ainsi mené une course à l'espace à qui ira le plus loin et le budget consenti à cet effort demeure à ce jour de loin le plus important et dépasse celui combiné de l'ensemble des autres États. Bien que l'Union soviétique ait été en tête de la conquête spatiale à la fin des années 1950 et durant une bonne partie des années 1960, ce sont les États-Unis qui les premiers ont envoyé des hommes sur la Lune lors de la mission Apollo 11 du programme Apollo. Cette réussite a donné un coup d'arrêt à l'exploration humaine dans le système solaire (en raison principalement des coûts énormes que cela engendre) et depuis les Hommes sont cantonnés à l'orbite terrestre tandis que des sondes spatiales comme celles du programme Voyager explorent les planètes de notre système. Vol inhabité. Premiers satellites. Pioneer Surveyor Télescopes spatiaux Viking Vol habité. Programme Mercury (1958 - 1963)Il s'agit du premier programme de vol habité américain, mis en place en 1958. C'est durant ce programme que, le , Alan Shepard devient le premier américain dans l'espace, lors d'un vol suborbital, et ce moins d'un mois après que les soviétiques aient réussi à mettre le premier homme dans l'espace et en orbite, avec le célèbre Youri Gagarine le . Il faudra attendre le vol du pour que John Glenn devienne le premier américain en orbite. Au total ce programme compta 19 vols non-habités et 6 vols habités. Les 7 astronautes de la première sélection de la NASA furent surnommés "Mercury Seven".Programme Gemini (1963 - 1966)Deuxième programme de vol habité américain, le programme Gemini se voulait bien plus avancé que Mercury. La capacité d'emport de la nouvelle capsule étant de 2 astronautes au lieu d'un seul, il permit d'appréhender le travail en orbite en équipage, les manœuvres orbitales, les amarrages et les sorties extravéhiculaires. C'est durant ce programme que Edward White devint le premier américain à effectuer une sortie extravéhiculaire (le ) moins d'un mois et demi après le russe Alexei Leonov. On peut également noté le célèbre incident impliquant Neil Armstrong, lors de Gemini 8, quand un propulseur de contrôle d'attitude de la capsule Gemini subit un dysfonctionnement majeur alors que celle-ci était arrimée à la fusée cible Agena, alors que l'équipage venait de réaliser le premier amarrage spatial de l'histoire.Programme Apollo (1966 - 1972)Il s'agit du programme spatial habité américain le plus connu. En effet ce programme a permis de nombreuses premières : premier vol habité au delà de l'orbite basse, premier vol habité autour de la Lune, première sortie extravéhiculaire au delà de l'orbite basse, premier alunissage habité, premiers pas de l'Homme sur la Lune, premier déplacement motorisé à la surface d'un autre astre. Fin anticipée du programmeProgramme Skylab (1973 - 1974)Le programme Skylab a lieu dans le contexte de réduction budgétaire après les missions Apollo. Il est alors décidé d'utiliser le 3ème étage d'une des 3 fusées Saturn V lunaire disponible à la suite de la fin anticipée du programme Apollo, pour en faire une station spatiale. Il s'agît donc d'une station "humide", car constituée d'un ancien réservoir réaménagé en orbite. 3 expéditions viendront séjourner dans la station Skylab entre 1973 et 1974, et dont la dernière dura 84 jours, un nouveau record de durée. Les principaux travaux scientifiques furent sur la compréhension des séjours de longue durée dans l'espace et l'observation du soleil. À la suite des retards de la Navette spatiale et de la perte d'altitude continue de Skylab, celle-ci se désintégra dans l'atmosphère le Apollo-Soyouz (1975) Apollo-Soyouz est la première mission spatiale internationale , regroupant États-Unis et URSS, et marque la fin de la Course à la Lune. La fin de l'intérêt du public pour le spatial Période des Navettes Spatiales (1975 - 2011). Dans les années 1970, le pouvoir public américain et la NASA décident de créer un véritable "bus" pour l'espace. Véhicule devant être réutilisable et abaisser drastiquement les coûts d'accès à l'espace, celui-ci aboutit au programme des navettes spatiales américaines.Conception (1968 - 1972)Essais (1972 - 1981)Vols commerciaux (1982 - 1985) La catastrophe de Challenger (1986)L'âge d'or scientifique (1988 - 2003)La catastrophe de Columbia (2003)Objectif ISS (2005 - 2011)Conclusion /!\ METTRE A JOUR /!\ Celle-ci a emporté la majorité des 329 astronautes américains qui sont allés dans l'espace au , ils représentent 64 % de l'ensemble des astronautes de la Terre. Coopération internationale (depuis 1992). Programme "Shuttle-Mir" (1992 - 1998) Station spatiale internationale (depuis 1998) New Space (depuis 2000). L'industrie privée, à partir des années 2000, commence à prendre une part active dans le domaine des vols habités, notamment dans le secteur du tourisme spatial alors que l'arrêt des vols de la navette spatiale américaine en 2011 fait que la NASA devra utiliser des lanceurs russes le temps qu'un successeur soit en service au début des années 2020. Le gouvernement américain adopte en 2020 un décret qui reconnaît officiellement le droit des entreprises privées américaines à revendiquer des ressources dans l’espace. Ce décret établit ainsi que « les Américains ont le droit de s’engager dans l’exploration commerciale, la récupération et l’utilisation des ressources dans l’espace extra-atmosphérique, conformément au droit applicable », et que les États-Unis ne considèrent pas l’espace comme un « bien commun mondial ». Retour de l'Homme sur la Lune (depuis 2004). Le président George W. Bush déclare le que les États-Unis ont l'ambition de retourner sur la Lune, pour ensuite aller sur Mars en lançant le programme Constellation mais il fut annulé par l'administration Obama. Le programme a aujourd'hui été relancé par l'administration Trump sous le nom de Programme Artemis. En 2019, on compte 21 lancement pour les États-Unis, 27 en incluant les 6 de Rocket Lab, depuis la Nouvelle-Zélande, contre 34 pour la Chine et 22 pour la Russie. Avec le critère de masse mise en orbite, les États-Unis occupent une première place avec environ 165 tonnes soit environ 42% de la masse totale mise en orbite contre 142 tonnes 2018. Loin derrière, la Russie et la Chine ont respectivement mis en orbite 83 tonnes (à comparer à 64 tonnes en 2018) et 75 tonnes (64 tonnes également en 2018). Programme spatial militaire. Celui-ci est d'importance vitale pour la sécurité nationale des États-Unis. À la fin de 2008, sur les 150 satellites militaires opérationnels en orbite, 76 étaient américains. La croissance de la consommation de débit binaire par les militaires américains est continue : en 1991, ils utilisaient 99 mégaoctets par seconde pendant l'opération Tempête du désert ; fin 2001, ils utilisaient environ 700 mégaoctets par seconde de bande passante durant la chute du régime taliban. L'un des programmes militaires les plus avancés actuellement aux États-Unis est l'avion spatial Boeing X-37B, dont les 2 exemplaires ont déjà effectué plusieurs vols orbitaux de longue durée (6 en ) pour le compte de l'US Air Force (OTV-1 à 5) et de la Space Force (OTV-6). Il s'agît d'un engin de type navette spatiale, entièrement automatisé, capable de modifier son orbite lui-même et de survivre à une rentrée atmosphérique, avant de se poser en vol plané, le tout en emportant des satellites et expériences dans son compartiment à charge utile. Le décollage s'effectue quant à lui sur des lanceurs dits "commerciaux". La durée de vol la plus longue effectuée par un X-37B est de 780 jours (). Une autre charge utile militaire célèbre du spatial américain est le satellite de reconnaissance "NROL-44", particulièrement connu du fait de ses nombreux reports de lancement, et de son design impressionnant comprenant une antenne dépliable de 100m de diamètre. Nous pouvons également citer le satellite secret "Zuma" dont le contact a été perdu après le lancement le . Au delà des missions, le changement le plus important pour le spatial militaire américain est la séparation de la branche spatiale de l'USAF pour en faire un nouveau corps indépendant, la United State Space Force, autrement surnommé "Space Force", le 20 décembre 2019. Elle est destinée à la conduite des opérations militaires américaines dans l'espace. Mais le projet le plus célèbre du programme spatial militaire américain est l'Initiative de défense stratégique (SDI), plus communément surnommée "Guerre des étoiles". Ce programme, mené à partir 1983 (sous l'administration Reagan), a été un échec retentissant. A vrai dire, il était impossible que celui-ci fût un succès, étant donné les technologies disponibles à l'époque. Le concept de ce programme était la mise en place d'un bouclier antimissile autour du sol américain, notamment via des satellites en orbite basse, capables de détruire les missiles intercontinentaux via des lasers. Utilisation des satellites militaires pour un usage civil. L'utilisation d'imagerie satellite destinée à l'origine à la communauté du renseignement et aux forces armées par des services civils remontent au début des années 1960 et au programme spatial lancée par la présidence Eisenhower. Toutefois, leur mise à disposition était restreinte et compliquée par le secret défense. Elle servait notamment à la cartographie, l'inventaire national des forêts, l'hydrologie, la surveillance de l'oléoduc en construction en Alaska, etc. La création du Civil Applications Committee chargé de l'interface entre les services demandeurs et les utilisateurs des satellites de renseignement en 1975, à la suite des recommandations de la commission Rockefeller, permit de rendre plus accessible l'utilisation des photos-satellites par les diverses administrations et organismes. En 1992, après la fin de la guerre froide, les scientifiques ont demandé des informations pour leurs recherches et en 1995, Bill Clinton a accepté de déclassifier datant de 1960 à 1972. Agences spatiales américaines et leur budget. Les dépenses publiques du programme spatial américain en 2019 se montent à 47,17 milliards US$ et représentent à elles seules 54 % des dépenses gouvernementales de toutes les puissances spatiales de la planète. Ces dépenses sont ventilées entre plusieurs agences spatiales spécialisées : À titre de comparaison, en 2019, les pays européens sont dépensé 9,5 milliards $ (8,62 milliards €) en cumulant le budget de l'Agence spatiale européenne (y compris les contributions de l'EUMETSAT et Union Européenne) et les budgets nationaux. Le DOD a des contrats très contraignants avec United Launch Alliance qui lui fournit ses lanceurs (Atlas et Delta) avec des exigences de service très fortes : disponibilité des lanceurs, un site de lancement avec ses équipes à Vandenberg et à Cap Canaveral pour chaque type de lanceur (donc quatre sites de lancement). La NASA utilise sa navette spatiale pour la desserte de la station spatiale internationale jusqu'en 2011 mais fait appel au secteur privé pour ses autres besoins (Delta II, Falcon 9...). |
Patsy Kensit Patricia Jude Francis Kensit, généralement dite Patsy Kensit, née le à Hounslow, quartier de Grand Londres, en Angleterre, au (Royaume-Uni), est une actrice et chanteuse anglaise. Biographie. Elle est la deuxième fille de James Henry et de l'attachée de presse Margaret Rose Kensit.<br>Dans son premier film, Gatsby le Magnifique en 1974, elle joue la fille de Mia Farrow. Quelques années plus tard, elle campe Mia Farrow dans sa biographie. En 1988, elle est la chanteuse du groupe pop Eighth Wonder qui connaît un succès éphémère mais planétaire avec le tube ', écrit et produit par l'un des plus prolifiques duos anglais, les Pet Shop Boys. Elle a chanté un duo avec Eros Ramazzotti, '. Au cinéma, elle a eu un rôle notable dans "L'Arme fatale 2" (1989). Depuis 2003, elle joue principalement dans des séries télévisées. En 2015, elle participe à l'émission "Celebrity Big Brother 15". Vie familiale. Son premier mari Dan Donovan fait partie du groupe Big Audio Dynamite. Son deuxième époux Jim Kerr est le chanteur et compositeur du groupe Simple Minds, avec qui elle a eu un fils, James. Son troisième mari Liam Gallagher est le chanteur du groupe Oasis avec lequel elle a eu un fils Lennon, qui a pour marraine Elizabeth Hurley. Son quatrième mari Jeremy Healy est un DJ anglais. Récompenses. Elle a gagné le un "Glammy Award" décerné par le magazine britannique Glamour qui récompense la femme de l'année. |
Boulevard Ney Le boulevard Ney est un boulevard du de Paris. C'est un élément de la ceinture de boulevards extérieurs dits « boulevards des Maréchaux ». Situation et accès. Le boulevard débute à la rue d'Aubervilliers, passe par la porte de la Chapelle, la porte des Poissonniers, la porte de Clignancourt et la porte de Montmartre et finit à l'avenue de Saint-Ouen et à la porte de Saint-Ouen, où il est suivi du boulevard Bessières. Il a une longueur de pour une largeur de 25 à . Après avoir été accessible par la ligne de bus de Petite Ceinture, le boulevard Ney est désormais accessible par la ligne 3b du tramway . Origine du nom. Le boulevard tient son nom du maréchal d'Empire Michel Ney (1769-1815), duc d'Elchingen, prince de la Moskova, maréchal de France. Historique. Le boulevard Ney fait partie de la ceinture de boulevards créée à partir de 1861 le long de l'enceinte de Thiers, à la place de la rue Militaire. Il prend son nom actuel en 1864. L'enclave ferroviaire, en friche, située entre l'entrepôt Ney, la rue d'Aubervilliers, la rue de l'Évangile et la rue de la Chapelle appelé communément « Zac Chapelle-Charbon » doit devenir à partir de 2020, un grand espace vert, le parc Chapelle-Charbon. L'autre enclave ferroviaire, dite de Chapelle international, accueille désormais un nouveau quartier autour de la rue Pierre Mauroy et de la rue des Cheminots, ainsi que la rue Eva Kotchever qui accueille notamment une nouvelle école parisienne et une crèche, au sud du boulevard Ney. Le 10 juin 1918, durant la Première Guerre mondiale, un obus lancé par la Grosse Bertha explose dans la caserne Clignancourt située boulevard Ney. Le , un nouvel obus tombe boulevard Ney devant la caserne Clignancourt. Bâtiments remarquables et lieux de mémoire. Mention littéraire. Jean Rolin dans "La Clôture", édité chez P.O.L en 2002, décrit la vie sur le boulevard Ney et à ses abords au début des années 2000. Sociologie. Le boulevard Ney est aussi l'un des lieux de la prostitution parisienne (hétérosexuelle et transgenre). |
Tell Leilan Tell Leilan est un site archéologique du Proche-Orient antique, en Haute Mésopotamie. Située dans la vallée du Khabour, sur le oued Djerrahi, un affluent de la rivière Khabour, il correspond à l'antique cité nommée Shekhna, capitale du pays d'Apum, aussi connue sous le nom de Shubat-Enlil lorsqu'elle fut la résidence du roi Samsî-Addu d'Ekallâtum. |
Ordre kabbalistique de la Rose-Croix |
Jean II d'Estrées Jean II d'Estrées, comte d'Estrées, né en 1624 à Soleure (Suisse) et mort à Paris en 1707, est un maréchal de France, grand capitaine de guerre de la marine de Louis XIV, qui fut vice-roi de la Nouvelle-France. Biographie. Origines et famille. Jean d'Estrées, issu de la maison d'Estrées, une famille de la noblesse picarde, est né le à Soleure, canton de la Confédération suisse, résidence à cette époque des ambassadeurs de France. Il est le deuxième fils de François-Annibal, duc d'Estrées, maréchal et pair de France en 1663, et de sa première femme, Marie de Béthune (1602-1628), fille de Philippe de Béthune, comte de Selles, frère cadet du duc de Sully. Il est donc à la fois le neveu de Gabrielle d'Estrées, favorite d'Henri IV, et un descendant de la maison de Béthune, une des plus anciennes familles nobles de France, dont l'origine remonte au . De l'union des parents de Jean naissent deux autres fils : Premières armes. Comme son père, Jean se lance très tôt dans la carrière des armes. À 23 ans il devient colonel du régiment de Navarre, à 25 ans, maréchal de camp et à 33 ans, lieutenant général. Il sert sous les ordres du Grand Condé à Lens le . Puis sert avec Turenne en Lorraine en 1652 et 1653 puis en Flandre. Il est fait prisonnier à Valenciennes en 1656. Il soutient la famille royale durant le Fronde. Durant la guerre de Dévolution, il se brouille avec Louvois (ce qui l'empêche d'accéder aux commandements les plus élevés) et, sur les conseils de Colbert avec lequel il entretient de bonnes relations, il quitte l'armée de terre pour la Royale en 1668. Il y retrouve son cousin le duc de Beaufort, grand-maître de la navigation, qui va aider à son intégration. Colbert est ravi de pouvoir faire une telle acquisition pour la Marine qu'il s'agissait à l'époque de créer plutôt que de rétablir. Service dans la Marine royale. Son ascension dans la Marine est fulgurante du fait de sa naissance et de ses protections familiales (son père étant maréchal de France). Il intègre celle-ci au grade de lieutenant général des armées navales et l'année suivante, en 1669, il est le premier à être promu au grade de vice-amiral du Ponant, puisque la fonction est instaurée à ce moment-là. Cependant, cette nomination s'avère en apparence plutôt curieuse. Outre une incompétence maritime, comme beaucoup de hauts responsables de la marine à l'époque, d'Estrées était doté d'un caractère détestable qui lui aliénait les sympathies. Colbert remarquait lui-même que . Ce qui a pu faire écrire au capitaine-de-frégate Daveluy (futur contre-amiral), en 1909 : "". Le jugement est sévère, au regard des responsabilités et des réussites de D'Estrées, mais M. Daveluy devait penser, en écrivant cette phrase, exclusivement au père D'Estrées, Jean-II, car le fils, Victor-Marie d'Estrées (1660-1737), eut une vie exceptionnelle de qualités maritimes et servit sous les ordres de Duquesne et de Tourville. Le nom de D'Estrées correspond en effet non pas à un homme seul, mais à une famille de serviteurs de l’État français. Cependant, une raison claire pousse Louis-XIV et Colbert à nommer d'Estrées : cette décision fait partie d'une plan de réforme plus vaste destiné à attirer les personnages issues de la haute noblesse vers la Marine, domaine qui ne les attirait point. Premières expéditions navales. Sa première campagne en 1668 l'envoie aux Antilles, affronter les Anglais. Il fera cinq campagnes aux Indes occidentales et devient le meilleur spécialiste de la Royale des îles d'Amérique. D'Estrée prône une stratégie offensive animée par la volonté farouche de renverser la puissance coloniale hispano-hollandaise. Cet esprit offensif et aventureux lui vaut d'être sévèrement jugé par les officiers de la Royale, mais nullement par le roi qui le nomme vice-amiral en 1669. Il affronte ensuite à la tête de six navires les corsaires en Méditerranée et sème la terreur à Salé (Maroc), ce qui conduit à signer la paix avec le dey d'Alger, puis avec Tunis en 1676. Il réalise aussi des explorations de la Côte d'Afrique pour Louis XIV, en vue de développer le trafic négrier. Guerre de Hollande. L'Europe. Durant la guerre de Hollande, il est promu au commandement en chef de l'escadre française, soit trente navires, qui combat aux côtés de la flotte anglaise. Sur le "Saint Philippe", il participe à la bataille de Solebay le et l'année suivante, sur "la Reine", à la bataille de Walcheren (la première bataille de Schooneveld et la seconde bataille de Schooneveld, en ), et enfin la bataille de Texel (). Les résultats sont mitigés mais les Hollandais ne parviendront jamais à aborder sur les côtes françaises, sauf à Belle-Île et Noirmoutier en , au cours d'une énorme opération dirigée par Cornelis Tromp impliquant 114 vaisseaux et tentant de rallier ainsi les bastions protestants du littoral ouest français : la nouvelle produit un effet terrible à Paris et la stratégie de d'Estrées à la fin de 1674 est jugée par certains partis inefficace, quand Abraham Duquesne, lui, était mobilisé en Méditerranée. Une enquête est diligentée par Seignelay. L'un de ses subordonnés, le marquis de Martel, mis en cause par d'Estrées, répond par une lettre vengeresse qu'il laisse publier en Angleterre. Cela lui vaut un séjour à la Bastille. Selon d'autres témoins du temps, ses prouesses sont louées par l'amiral en chef des Provinces-Unies, Michiel de Ruyter. Expéditions des Caraïbes. Durant l'été 1676, d'Estrées, soutenu par Colbert, se rend auprès du roi et suggère d'urgence d'armer des navires contre les possessions hollandaises situées aux Indes occidentales. La flotte hollandaise commandée par Jacob Binckes avait pris Cayenne en et avait ensuite repris Tobago aux Anglais, puis continué sa route vers le nord, pillant les comptoirs français de Saint-Domingue et Marie-Galante au profit de Tobago, où étaient stationnés 200 soldats. En octobre, d'Estrées appareille depuis Brest avec quatre vaisseaux de cinquante canons et quatre frégates armées, comprenant 400 hommes. Les noms des navires sont "le Glorieux", navire amiral, "le Fendant", "le Laurier", "le Soleil d'Afrique", "l'Intrépide" commandé par Louis Gabaret, "le Marquis", "la Friponne" et "la Fée". Le , ils reprennent Cayenne, de nuit. Le , depuis la Martinique, l'escadre française arrive au large de Tobago dans la baie de la Nouvelle-Walcheren où se tient, concentrée, celle des Hollandais. Grâce aux prisonniers faits à Cayenne, les Français sont informés des forces et faiblesses des ennemis. D'Estrées a l'idée de les attaquer à la fois par terre et par mer, puisqu'un certain nombre d'entre eux y sont occupés à construire un fort, mais ce plan échoue et provoque surtout la fuite des colons vers la mer où la plupart périrent. Le a lieu la « bataille de Tabago », durant laquelle, l'attaque française bien que repoussée, permet d'affaiblir sensiblement les forces hollandaises, grâce à un incendie qui se propagea à tous les navires. Mais "le Glorieux", "l'Intrépide", "le Précieux" et "le Laurier" sont, dans la panique, perdus ou endommagés par le feu. Au bout de trois jours, les rescapés de l'escouade française gagnent la Grenade. En , d'Estrées est revenu à Versailles puis réarme. Le novembre, il parvient à s'emparer de l'île de Gorée, la reprenant à 250 Hollandais. Le , il est de nouveau prêt à attaquer Tobago, faisant d'abord escale à La Barbade où informé des positions hollandaises par les Anglais, le rejoint le comte de Blénac. Le , les troupes françaises descendent à terre, non loin du fort. Le 12, les échanges commencent, à coup de canons, et la poudrière du fort explose, tuant Jacob Binckes et ses officiers, ainsi que près de 250 soldats hollandais. Par la suite, la flotte ennemie est capturée, soit seize vaisseaux. Le , la capitulation du fort de Tobago est signée. Ces succès sont à donc à mettre au crédit de d'Estrées. Cette campagne victorieuse est suivie par une catastrophe. Le , d'Estrées, ancré à Saint-Christophe, veut s'emparer de l'île hollandaise de Curaçao. Durant la préparation de l'attaque, il s'obstine à refuser de suivre les avis de ses officiers et pilotes qui connaissent mieux que lui la configuration et les dangers de ces eaux, et choisit un nouveau pilote qui ignore tout des lieux et est étranger au vaisseau. Cette décision, outre qu'elle vexe les officiers, provoque l'échouage de la plus grande partie de son escadre, soit 7 vaisseaux, 3 frégates et 7 navires auxiliaires, sur les récifs de l'archipel de Las Aves (îles des Oiseaux), lesquels n'étaient pas à l'époque marqués sur les cartes mais seulement connus comme zone périlleuse. Les marins sont pour la plupart néanmoins sauvés. Après avoir reçu une série de rapports sur l'incident, Colbert fait consigner d'Estrées en Nouvelle-France où il est chargé d'enquêter secrètement sur les agissements de l'Espagne, et ce, jusqu'à la paix. Fin de carrière. Louis XIV et Seignelay lui gardent toute leur confiance. Le , il est promu maréchal de France. Puis, en récompense de ses services de renseignements, il est élevé au titre honorifique de vice-roi d'Amérique. Entre avril et , prenant la suite d'Abraham Duquesne, il fait campagne contre les Barbaresques, se livrant au bombardement de Tripoli et obtenant du dey un traité de paix et d'énormes compensations financières (environ livres). Il poursuit les années suivantes en baie d'Alger, ces « bombarderies » que stigmatisera Vauban, mais qui sont en réalité le résultat du non-respect des traités obtenus en 1683 qui enjoignaient à la France de réclamer que les corsaires cessent leurs pirateries. En , il est nommé chevalier de l'ordre du Saint-Esprit. Il est nommé gouverneur de Nantes et lieutenant général en Bretagne en 1701. Il meurt à Paris le . Le fort d'Estrée sur l'île de Gorée a été baptisé ainsi en 1856 en son hommage. Il est aujourd'hui le musée historique du Sénégal à Gorée. Mariage et descendance. Il épouse en 1658 Marie Marguerite Morin (†1714). De cette union naissent : Annexes. Bibliographie. <br> |
Monastère de Debré Libanos Le monastère de Debré Libanos (en transcription précise Däbrä Libānos) est un monastère éthiopien orthodoxe situé à environ 120 km au nord-ouest de la capitale Addis-Abeba. C'est le plus important monastère du pays. Le titre d"'Itchégué du Siège de Takla Haymanot" que portait autrefois le supérieur du monastère, considéré comme le chef de tous les moines du pays, est aujourd'hui porté par le catholicos-patriarche, le primat de l'Église. Description. L'établissement est situé dans la vallée de la rivière Djamma, affluent du Nil Bleu, non loin de falaises où vivent les babouins géladas. L'actuelle église Saint-Takla-Haymanot a été construite au début des années 1960 à l'initiative de l'empereur Hailé Sélassié. Il y a aussi une église de la Sainte-Croix. Le monastère comprend cinq écoles religieuses. L'accès est interdit aux femmes. À quelque distance se trouve la grotte, aujourd'hui église, qui servit d'ermitage à Takla Haymanot ; elle contient une source miraculeuse, où les fidèles viennent en pèlerinage. Histoire. Le monastère a été fondé en 1284 par Takla Haymanot, dans un lieu appelé Gerarya. Il s'appelait à l'origine "Däbrä Asbo", et fut rebaptisé "Däbrä Libānos" le par décision de l'empereur Zara Yaqob. Takla Haymanot était un disciple de Iyasus Moa, fondateur vers 1250 du monastère Saint-Étienne du lac Hayq. Une rivalité exista longtemps entre les deux monastères : celui du lac Hayq semble avoir occupé une position prééminente jusqu'au , son abbé portant à la cour impériale le titre d' " 'aqabä sä'at" (« gardien des heures »), mais à partir du c'est l'abbé de Debré Libanos (l' "Itchégué") qui acquit une position dirigeante pour tous les moines du pays. C'est l'empereur Zara Yaqob, réformateur religieux (milieu du ), qui associa étroitement Debré Libanos à la monarchie. De même, une tradition ancienne associait Iyasus Moa à la restauration de la dynastie « légitime » des Salomonides par Yekouno Amlak en 1270 ; depuis le environ, une tradition concurrente a substitué Takla Haymanot à Iyasus Moa. Les bâtiments ont été reconstruits plusieurs fois. Particulièrement, le monastère fut entièrement pillé et incendié, et les moines massacrés, le par les troupes du conquérant musulman Ahmed Gragne. À partir du milieu du , la résidence des "Itchégués" fut en fait le palais d'Azazo, près de Gondar, la capitale impériale d'alors, et le monastère lui-même fut quelque peu délaissé. Le , les troupes d'occupation italiennes commirent un important massacre dans ce monastère : à la suite d'un attentat perpétré le par des résistants, à Addis-Abeba pendant une cérémonie, et où il fut grièvement blessé, le vice-roi Rodolfo Graziani ordonna un raid de représailles sur Debré Libanos, supposé être le foyer spirituel de la résistance. 297 moines et 23 laïcs furent massacrés par les soldats. « Le monastère est fermé, définitivement », écrivit Graziano à Mussolini. |
Jean II d’Estrées |
Emilie Jolie |
Nogomain Nogomain (ou Nogamain) est, dans la mythologie des Aborigènes d'Australie, un dieu qui peut donner des enfants-esprits à des parents mortels. Il se créa lui-même à partir de rien |
Andrea Corr Andrea Jane Corr, née le à Dundalk, est une chanteuse irlandaise. Elle fait partie du groupe irlandais The Corrs depuis le début des années 1990 (période à laquelle le groupe se forme). Elle joue du tin whistle (flûte traditionnelle irlandaise) et du piano, même si on la voit rarement en jouer, ainsi que du ukulélé. Outre sa carrière de chanteuse, Andrea a tourné quelques films et a joué dans deux pièces de théâtre (Dancing at Lughnasa en 2009 et Jane Eyre). Après une pause musicale avec sa famille, elle décide de sortir deux albums solo, Ten Feet High en 2007 et Lifelines en 2011. Biographie. Andrea Corr, née à Dundalk en Irlande dans le comté de Louth, est la fille de Jean et Gerry Corr, d'anciens musiciens. Elle a deux sœurs (Caroline, née en 1973 et Sharon, née en 1970) et un frère (Jim, né en 1964). Avec son , elle est la plus petite de la fratrie. Comme ses aînés, Andrea apprend très tôt à jouer du piano. Ceux-ci pratiquant également un second instrument, elle a alors envie de faire de même. On lui offre donc une tin whistle. Là encore, l'apprentissage est très rapide. La famille remarque vite qu'Andrea a une très belle voix et c'est donc elle qui devient la chanteuse du groupe au moment de sa formation. Andrea passe une enfance sans histoire. Comme ses sœurs, elle étudie au couvent de Dun Lughaidh (où elle est considérée comme l'une des meilleures élèves de sa classe). Elle étudie notamment le français, qu'elle parle couramment, car elle trouve cette langue belle. Andrea a écrit une bonne partie des textes des chansons de The Corrs. Sa carrière au cinéma. En 1990, les quatre frères et sœurs passent une audition pour le film "Les Commitments" d'Alan Parker. Seule Andrea est retenue pour un second rôle (celui de la petite sœur du personnage principal). Les autres n'ont que des rôles de figuration. Quelques années plus tard, en 1996, Andrea fait une apparition dans le film musical "Evita" du même réalisateur, mais c'est en 2002 qu'elle obtient son premier grand rôle dans "The Boys and Girl From County Clare". S'ensuivent deux autres rôles principaux dans le court-métrage "The Bridge" (2005) et le film "Broken Thread" (2006). Sa carrière solo. En 2006, Andrea profite d'une pause du groupe (son frère et ses sœurs ayant une vie familiale très chargée) pour enregistrer un premier album solo, produit par Nellee Hooper et Bono, le chanteur du groupe U2. Le site officiel du groupe The Corrs officialise la sortie de l'album qui se nomme "Ten Feet High". Le single "Shame On You" sort le et l'album sort le au Royaume-Uni et en France, le en Allemagne et en Suisse, le au Japon et le en Espagne. Malgré un manque de promotion dans plusieurs pays, l'album parvient à entrer dans le Top 100 en Allemagne, en Irlande, au Royaume-Uni et en Suisse. En France, l'album est entré pour sa première semaine d'exploitation à la . Une semaine plus tard l'album quittait déjà le Top malgré de bonnes critiques des acheteurs. Le sorti est "Champagne From a Straw". Le sort son dernier album "Lifelines" constitué de reprises de chansons ayant compté dans sa vie. Le premier single est Tinseltown in the rain, une reprise du groupe The Blue Nile. Sa vie privée. Andrea a été élue femme la plus sexy d'Irlande en 1999 et 2005. De 2001 jusqu'à 2002, Andrea eut quelques relations notamment avec Giles Baxendale, le manager de Charlotte Church. Puis en 2003, elle rencontre, sur le tournage du film ", Shaun Evans, un acteur britannique, mais le couple se sépare en 2006. Depuis début 2007, Andrea partage sa vie privée avec Brett Desmond, le fils du millionnaire irlandais Dermot Desmond, principal actionnaire du club de football du Celtic Glasgow. Brett et Andrea se sont fiancés le et se sont mariés le . Le samedi , il est annoncé via Twitter qu'Andrea a donné naissance à une petite fille prénommée Jean en souvenir de sa mère. Le mardi , la page Facebook « " » annonce la naissance du deuxième enfant d'Andrea — un petit garçon prénommé Brett — arrivé au monde le à 11 h du matin. Le 17 octobre 2019, Andrea sort ses mémoires intitulés "Barefoot Pilgrimage". Elle y évoque des anecdotes, des souvenirs d'enfance avec ses frères et sœurs, des secrets de famille. On y apprend également ses fausses couches qui ont été une épreuve dans son parcours vers la maternité. |
Nombre d'avogadro |
Sharon Corr Sharon Helga Corr née le , à Dundalk (Irlande, comté de Louth), est la violoniste du groupe irlandais The Corrs. Elle sait également jouer du piano et de la guitare et participe fortement en tant que chanteuse dans le groupe. C'est notamment elle qui a écrit les tubes "So Young", "Radio", "Long Night", "Rebel Heart" et les titres "Goodbye" (pour la démo sur laquelle elle fait la voix principale), "Hideaway", "All In A Day", "Say"… Elle entame une carrière solo en 2010. Biographie. Sharon a deux sœurs (Andrea, née en 1974 et Caroline, née en 1973) et un frère (Jim, né en 1964). Sharon joue du violon depuis l'âge de 6 ans et demi. De 7 à 14 ans elle a joué comme second violon dans un orchestre. Puis vient le début du groupe The Corrs dans les années 1990 avec son frère et ses deux sœurs. Tout comme sa fratrie, elle étudie le français. En 2000, elle participe à l'album Métamorphoses de Jean-Michel Jarre sur lequel elle joue le solo de violon du titre "Rendez-Vous à Paris". Sharon s'est mariée à Gavin Bonnar le à Cratloe (Irlande, comté de Clare). Le , le couple a eu un petit garçon appelé Cathal Robert Gerard Bonnar (appelé communément « Cal »). Le , Sharon a donné naissance à son deuxième enfant, une fille cette fois-ci prénommée Flori Jean Elizabeth. En 2019, Gavin s'affiche avec la sœur de la reine d'Espagne, Telma Ortiz. On apprend, ainsi, que Sharon s'est séparée de son mari après 18 ans de mariage. Sharon lance une carrière solo en 2010 avec un album ("Dream of you") qui sort le . Son premier single est "It's Not a Dream". On peut y trouver quelques reprises dont la chanson des Korgis, "Everybody's Got to Learn Sometime". Quelques autres titres de son album sont : "Ears Painted On", "Small Town Boy", "Cooleys Reel", "Dream Of You", "Over It" et "Jenny's Chickens". Une tournée suit la sortie de cet album. |
Caroline Corr Caroline Georgina Corr, née le , jour de la fête de la Saint-Patrick, à Dundalk (Irlande, comté de Louth) est la percussionniste du groupe irlandais The Corrs. Biographie. Elle joue de la batterie, du bodhrán (tambour traditionnel irlandais), du piano et chante parfois en seconde voix. Caroline a deux sœurs (Andrea, née en 1974 et Sharon, née en 1970) et un frère (Jim, né en 1964). |
Salyout |
Haft-Tappeh Haft-Tappeh (ou Haft-Tepe, en persan : هفت تپه, « les sept collines ») est un site archéologique situé dans la province du Khouzistan, dans le Sud-Ouest de l'Iran, découvert en 1908 et dont les fouilles sont toujours menées. Il est identifié à la ville antique de Kabnak, une des principales villes de l'Élam antique. La ville de Kabnak devient un important centre politique, sous le règne du roi élamite Tepti-Ahar (?/v.-1400), dernier roi de la dynastie Kidinuide, mais Kabnak existait déjà avant cette période. Tepti-Ahar l’a considérablement agrandi et en a peut-être fait sa capitale. On a du mal à identifier le territoire sur lequel s’étendait le pouvoir des rois de la dynastie Kidinuide : soit la région de Kabnak, soit la Susiane, ou encore tout l’Élam. Les textes semblent indiquer un état de fragmentation politique dans le pays élamite, avec notamment un autre royaume autour de Huhnur qui aurait, dans ce cas, été un rival de Kabnak. La chute de Tepti-Ahar est causée par une guerre avec le roi de Babylone, (ou Karizalzu, 1401- ou 1390-?), qui prend Kabnak et toute la Susiane, plaçant Ige-Halki sur le trône élamite, instaurant ainsi une nouvelle dynastie dans ce royaume. avancent que Tepti-Ahar aurait été enterré dans la ville. Après sa mort, le centre du pouvoir retourne dans l’ancienne capitale Suse. Quelques siècles plus tard, une autre ville a été construite à proximité, Dûr-Untash (ou Chogha Zanbil). Les excavations de Haft-Tappeh ont révélé un palais et un grand temple fondé par Tepti-Ahar où le dieu Kirwashir était adoré. C'était peut-être le dieu tutélaire de la cité car il n'est pas attesté ailleurs ni pour d'autres périodes. Sous le temple funéraire on a retrouvé un complexe funéraire souterrain destiné au roi et à sa famille. Des ossements ont été découverts dans la tombe, mais il n’est pas certain qu’ils appartiennent à un membre de la famille royale. Une autre grande structure retrouvée sur le site était peut-être les bases d'une ziggourat avec des cours et une suite de magasins. Le temple était décoré de plaques de bronze et de peintures murales. L’archéologie témoigne d'importantes influences mésopotamiennes et hourrites. Des tablettes avec des textes administratifs appartenant au règne de Tepti-Ahar et Inshushinak-Zunkir-Nappipir (v.-1445) ont également été retrouvées sur les lieux. Récemment, certaines statuettes d'argile de déesses de la fécondité ont été découvertes sur le site. Haft-Tappeh a d'abord fouillée par l'archéologue français Jacques de Morgan en 1908. Entre 1965 et 1978, une mission dirigée par l’archéologue iranien Negahban fouille à nouveau le site, suivie depuis 2003 par une équipe germano-iranienne, dirigée par Behzad Mofidi. |
Programme spatial soviétique et russe Le programme spatial russe regroupe l'ensemble des activités spatiales civiles ou militaires de la Russie. Celle-ci a hérité dans le domaine de l'astronautique de la majorité des réalisations de l'Union des républiques socialistes soviétiques qui avait dominé la scène spatiale au début des années 1960. Ce même programme qui a été créé par Sergueï Korolev le 31 juillet 1956. La Russie reste aujourd'hui la deuxième puissance spatiale mondiale avec des activités très diversifiées. Elle joue notamment un rôle majeur dans la Station spatiale internationale en fournissant un tiers des composants et en assurant pour le compte des autres participants à la fois la relève des équipages et une partie du ravitaillement en consommables. La Russie dispose d'une gamme complète de lanceurs qui sont utilisés à la fois pour satisfaire des besoins domestiques et pour répondre à la demande commerciale internationale. La Russie possède son propre système de navigation par satellite Glonass ainsi que d'un réseau national de télécommunications s'appuyant sur une constellation de satellites télécommunications placées à la fois en orbite haute (Molnia) et géostationnaire. La composante spatiale militaire est également importante avec une flotte de satellites de reconnaissance et de satellites d'alerte avancée. Des pionniers de l'astronautique tels que Constantin Tsiolkovski inspirent très tôt des ingénieurs talentueux comme Mikhaïl Tikhonravov, Sergueï Korolev et Valentin Glouchko. L'Union soviétique est la première nation sous l'impulsion décisive de Korolev à se lancer dans la réalisation d'un lanceur en utilisant les capacités de son premier missile balistique intercontinental R-7 Semiorka. Après avoir placé en orbite le premier satellite artificiel Spoutnik 1 en 1957, l'astronautique soviétique multiplie au cours des années suivantes les premières : premier homme placé en orbite (Youri Gagarine en 1961), première photo de la face cachée de la Lune, première sortie extravéhiculaire. Les États-Unis se lancent dans la course à l'espace et mettent sur pied le programme Apollo destiné à amener des hommes sur la Lune. L'Union soviétique après quelques hésitations décide de développer son propre programme lunaire mais échoue pour des raisons à la fois techniques et organisationnelles. Des réalisations soviétiques remarquables sont néanmoins réalisées dans les décennies suivantes avec les sondes spatiales, la navette Bourane, le lanceur lourd Energia et les stations spatiales Saliout et Mir. L'éclatement de l'Union soviétique et la crise économique qui s'ensuit mettent fin aux programmes les plus ambitieux et l'industrie spatiale russe traverse une période de crise aiguë : effondrement des budgets consacrés au spatial, désorganisation du tissu économique et "disparition" de pans entiers de l'industrie spatiale désormais localisés en Ukraine. Au cours des années 1990 l'industrie spatiale russe recherche des alliances pour sa survie. Elle devient un fournisseur majeur des constructeurs de fusée américains à travers des programmes comme Atlas ou Antares et commercialise ses capacités de lancement à travers des sociétés à capitaux mixtes comme ILS ou Starsem. L'outil industriel est restructuré. Malgré des moyens plus réduits qu'à ses débuts, les responsables russes nourrissent toujours aujourd'hui des ambitions spatiales importantes qui sont appuyées par la volonté politique du dirigeant russe Vladimir Poutine et le redressement économique de la Russie dans la deuxième moitié des années 2000. Le développement d'une nouvelle famille de lanceurs, longtemps retardée, passe dans une phase active : la fusée modulaire Angara doit notamment remplacer le lanceur Proton à la fin des années 2010. La Russie relance également son programme de sondes spatiales, complètement délaissé au cours des deux dernières décennies, notamment avec la sonde Phobos-Grunt ainsi que la réalisation de télescopes et observatoires spatiaux. Malgré le redressement économique, le programme spatial russe est confronté de manière chronique à des problèmes de financement qui entrainent un allongement anormal des délais. Il est par ailleurs miné par des problèmes croissants de fiabilité qui affectent à la fois les lanceurs et les véhicules spatiaux. Pour tenter d'améliorer ces points faibles, l'industrie russe, dont les effectifs ont été divisés par 5 depuis l'ère soviétique, a été profondément réorganisée avec la fusion de nombreuses entités et une renationalisation au sein de Roscosmos passant du statut d'agence spatiale à celui de conglomérat d'état. Historique. Les pionniers. Constantin Tsiolkovski. Constantin Tsiolkovski né en 1857 à Riazan est considéré comme le père et le théoricien de l'astronautique moderne. Il décrit une fusée à propergols liquides (hydrogène/oxygène) et aborde la technique du mélange des propergols, la forme de la chambre de combustion, son refroidissement par circulation du carburant, le guidage de la trajectoire par surfaces mobiles placées dans le jet de gaz, la stabilisation gyroscopique de la fusée, principes qui seront repris par la suite. Il écrit la loi fondamentale du rapport de masse impliquant le découpage de la fusée en plusieurs étages. L'entre deux guerres. Le régime communiste consolide son pouvoir dans les années 1920 et lance un programme massif de recherche et d'industrialisation. Dans ce contexte, deux organismes de recherche sont créés et vont faire un travail de pionnier dans le domaine de l'astronautique : À l'initiative du maréchal Mikhaïl Toukhatchevski, le GDL et le GIRD moscovite sont fusionnées au sein de l'Institut de recherche scientifique sur les moteurs à réaction (RNII). Le nouvel ensemble est dirigé par l'ancien responsable du GDL Kleïmenov, avec comme adjoint Korolev. Le nouvel ensemble poursuit un temps le travail de recherche fondamentale dans le domaine de la propulsion et du guidage des fusées, mais les purges staliniennes cassent cette dynamique en 1937 : certains des chercheurs les plus brillants, comme Korolev ou Glouchko, sont emprisonnés, déportés au Goulag ou exécutés sous des prétextes divers. Le RNII se consacre désormais essentiellement à des applications ayant des débouchés militaires immédiats comme les roquettes tirées d'avion ou depuis le sol (katiouchas) ainsi que les fusées utilisées pour l'assistance au décollage des avions. Le flambeau de la recherche fondamentale est toutefois en partie repris par un petit bureau d'études, SKB-293, installé à Khimki à compter de 1939 et dirigé par Viktor Bolkhovitinov qui travaille sur l'avion-fusée BI-1. Ce prototype de chasseur d'interception est propulsé par un moteur-fusée à ergols liquides fourni par le RNII qui a été rebaptisé en 1937 NII-3. Le SKB-293 regroupe plusieurs ingénieurs qui constitueront par la suite une bonne partie des ingénieurs qui poseront les fondations de l'astronautique soviétique avec Korolev : Boris Tchertok, Alexeï Isaïev, Vassili Michine, Constantin Boushouïev, Mikhail Melnikov. En 1944 ce bureau d'études est fusionné avec le NII-3 pour former le NII-1. Le développement des missiles balistiques (1945-1957). À la fin de la Seconde Guerre mondiale les États-Unis et l'Union soviétique récupèrent la technologie des missiles développée par le régime nazi (V2) ainsi que les spécialistes allemands. L'URSS acquiert rapidement la maitrise de ces techniques et se lance dans la production de missiles balistiques de plus en plus puissants. Sergueï Korolev est chargé de développer un missile balistique intercontinental capable de transporter une bombe H de sur . Il crée la fusée de R-7 dite « Sémiorka » en groupant plusieurs faisceaux de moteurs. Les débuts de l'ère spatiale. Sergueï Korolev et le premier satellite artificiel. En juillet 1955, les États-Unis et l'URSS annoncent, chacun de leur côté, qu'ils lanceront un satellite artificiel dans le cadre des travaux scientifiques prévus pour l'Année géophysique internationale (juillet 1957—décembre 1958). Début 1956, Korolev, réussit à convaincre les dirigeants soviétiques d'utiliser son missile comme lanceur spatial. À la surprise générale, le , l'Union soviétique est la première à placer en orbite le satellite Spoutnik 1. La course à l'espace. Les dirigeants soviétiques ne tardent pas à comprendre le prestige international que le régime peut retirer des succès de sa politique spatiale ; ils décident de se lancer dans un programme spatial ambitieux. Bien que réticent à investir massivement dans le spatial civil, le président américain Dwight D. Eisenhower décide le de la création d'une agence spatiale civile, la NASA, qui doit permettre de fédérer les efforts américains pour mieux contrer les réussites soviétiques : la course à l'espace est lancée. Les Soviétiques, qui disposent d'une avance importante et d'une fusée fiable pouvant emporter une grosse charge utile, continuent au cours des années suivantes de multiplier les premières : Le programme spatial lunaire. Lorsque les États-Unis mettent sur pied le programme Apollo destiné à amener des hommes sur la Lune, l'Union soviétique, après quelques hésitations, décide de se lancer secrètement dans un programme similaire. Mais l'astronautique soviétique ne dispose plus de l'avance technique qui avait permis ses succès éclatants à la fin des années 1950. Ses responsables ne font pas les bons choix techniques (la technologie du moteur cryogénique H2/O2 n'est pas développée) et le projet est handicapé par les lacunes de l'industrie soviétique dans le domaine électronique et informatique. Les équipes sont par ailleurs divisées et des projets concurrents sont développés en parallèle. Le programme spatial lunaire est finalement abandonné sans avoir pu lancer un seul cosmonaute. Maturité. Les stations spatiales. Le concept de station spatiale est une idée ancienne en Union soviétique puisque le pionnier de l'espace Constantin Tsiolkovski l'évoque dès 1903 dans ses écrits. Mais le bureau d'études de Korolev est au milieu des années 1960 accaparé par le développement des missions lunaires et ses projets de station spatiale restent sans suite. Le développement de la station spatiale se fait initialement sous l'appellation Almaz pour répondre aux besoins des militaires soviétiques. Lorsque le programme habité soviétique lunaire échoue face au programme Apollo en 1970, les dirigeants soviétiques, pour lesquels le spatial a une forte valeur de propagande, choisissent de soutenir le projet d'une station spatiale civile dérivée d'Almaz qui sera renommée Saliout. Parmi les huit stations Saliout lancées, trois sont néanmoins des stations militaires Almaz à l'architecture distincte dont les objectifs militaires sont ainsi dissimulés. Après des débuts difficiles marqués par la perte de plusieurs stations spatiales et la tragédie de Soyouz 11 les Soviétiques apprennent à maitriser tous les aspects des séjours prolongés dans l'espace. Le programme Saliout s'achève en 1986 avec le lancement du premier module de la station Mir largement inspirée de Saliout et dont l'architecture est reprise par la suite pour la réalisation du segment russe de la Station spatiale internationale. Pour ravitailler les stations spatiales et assurer la relève des équipages, les ingénieurs soviétiques mettent au point le vaisseau spatial Soyouz et en dérivent le cargo spatial Progress. Les conséquences de l'éclatement de l'Union soviétique et de la crise économique (1990-2000). En 1987, le programme spatial soviétique semble prospérer. Il emploie environ dans les unités de production, les centres de recherche et les installations fixes réparties sur tout le territoire. Cette année-là, l'Union soviétique effectue 97 lancements, un chiffre se situant dans la moyenne des écoulées. Le lanceur lourd Energia, aboutissement du projet le plus couteux et le plus sophistiqué du programme spatial soviétique, effectue en mai 1987 son premier vol avec succès. Les Soviétiques, qui maintiennent dans leur station spatiale Mir un équipage permanent pour des séjours d'une durée de , ont accumulé une expérience que la NASA mettra par la suite plusieurs années à acquérir. Tous les objectifs de la dernière mission d'exploration du système solaire, le programme Vega lancé en 1985, ont été remplis : les deux sondes spatiales ont largué leurs ballons dans l'atmosphère de Vénus, et envoyé des atterrisseurs sur son sol puis survolé la comète de Halley comme prévu. En 1988, Mikhail Gorbatchev est placé à la tête du pays pour tenter de remettre sur pied une économie soviétique déclinante, car handicapée notamment par une bureaucratie sclérosée et corrompue ainsi que par le poids du budget de la Défense (évalué à 15/20 % du PIB). Gorbatchev décide de mettre fin au régime autoritaire en encourageant la transparence. L'année suivante les deux sondes spatiales martiennes du programme Phobos échouent dans leur mission et pour la première fois des voix s'élèvent pour désigner les responsables. Le budget spatial atteint son pic en 1989 à de roubles (soit 1,5 % du PIB) mais l'année suivante il est âprement discuté par les députés qui obtiennent une diminution significative. Les premières répercussions touchent le programme de la navette Bourane qui a effectué son premier vol en 1988. Le vol suivant est d'abord repoussé à 1992 mais il apparait bientôt qu'on ne disposera sans doute pas des fonds permettant de poursuivre et les équipes à Baïkonour sont dispersées. Les lancements de la mission d'exploration Mars 94 et du module Spektr de la station Mir sont différés et plusieurs autres projets sont annulés. Le problème touche tous les domaines et se traduit par une baisse de 30 % des lancements d'engins spatiaux en 1991 (61 contre une moyenne de 90) amorçant une chute qui va se poursuivre jusqu'en 2000. Le janvier 1992 l'Union soviétique est dissoute et est remplacée par une structure plus lâche : la Communauté des États indépendants. La crise économique s'accentue et la Russie, qui a repris l'essentiel du programme spatial et des charges associées, n'a plus les moyens de payer les déplacements de la flotte chargée d'assurer le suivi de vols. Celle-ci est rapatriée dans son port d'attache en mer Noire. En 1993, les responsables du programme spatial russe annoncent l'arrêt des programmes Bourane et Energia. Les dépenses spatiales ne représentent plus en 1994 que 0,23 % du budget national et le secteur n'emploie plus que de . Le programme spatial russe en survie (1991-2000). Désormais beaucoup de salariés ne sont plus payés et de nombreuses entreprises sont en quasi-faillite. Le ministère de la Défense qui assurait à l'origine les trois quarts des lancements ne parvient plus à remplacer ses satellites de reconnaissance et télécommunication arrivés en fin de vie ; le nombre de tirs de fusée atteint son point le plus bas en 1995 avec à 24 tirs. En 1996, lors du lancement de la sonde spatiale Mars-96, les responsables n'ont pas les moyens de payer le déplacement dans le golfe de Guinée du navire chargé de contrôler l'allumage du dernier étage de la fusée Proton. Celle-ci est victime d'une défaillance et la sonde spatiale est perdue. Le coup de grâce est porté par la crise financière russe de 1998 qui accentue la récession économique et fait chuter le rouble. Les effectifs dans l'industrie spatiale ne sont plus que de et les salaires atteignent des valeurs plancher. La crise a des répercussions sur la qualité de la production : les quelques satellites qui sont encore fabriqués et le lanceur Proton accumulent les défaillances. La maintenance n'est plus assurée : un pas de tir de Baïkonour détruit par l'explosion de son lanceur n'est pas reconstruit tandis que l'unique exemplaire opérationnel de la navette Bourane est détruit lorsque, en 2002, le toit de son hangar s'effondre sur elle du fait d'un défaut d'entretien. Dans les années 1990, l'industrie spatiale russe tente pour survivre de trouver des débouchés à l'exportation en exploitant la qualité mondialement reconnue de ses produits (lanceurs, moteurs-fusées). Pour y parvenir elle noue la plupart du temps des partenariats avec des agences spatiales ou des sociétés étrangères travaillant dans le domaine, se tourne vers des activités commerciales comme le lancement de satellites de télécommunications et l'exportation de produits recherchés comme les moteurs-fusées ainsi que le développement du tourisme spatial. Accord de coopération avec la NASA sur le programme spatial habité. L'éclatement de l'Union soviétique met définitivement fin à la guerre froide qui opposait le pays avec les États-Unis. Celle-ci constituait un des motifs de soutien budgétaire du Congrès américain au programme de la station spatiale Freedom de la NASA. Pour sauver celle-ci l'agence spatiale américaine se met à la recherche de partenaires en Europe, au Japon et en Russie. En septembre 1993 les responsables américains et russes parviennent à un accord sur la réalisation de la Station spatiale internationale un projet développé en coopération qui doit prendre la suite de la station spatiale russe Mir. Le projet prévoit une série de vols d'entrainement des astronautes américains à bord de Mir, le programme Shuttle-Mir, puis la construction d'une partie des modules de la future station spatiale par l'industrie russe. Les États-Unis injectent des sommes qui contribuent à sauver la station spatiale Mir et plus généralement le programme spatial habité russe : $ sont réglés par la NASA au titre du programme Shuttle-Mir et celle-ci paie la construction d'un des deux modules russes de la future station spatiale. Développement de l'activité commerciale. À la suite de l'accord conclu entre la NASA et les responsables russes, une série de partenariats commerciaux se mettent en place. Le constructeur de fusées américain Lockheed crée avec Krounitchev une société commune, International Launch Services (ILS), pour commercialiser le lanceur Proton construit par cet industriel russe. Le prix très attractif ( US$) permet rapidement de garnir un carnet de commandes constitué de satellites de télécommunications étrangers. Les revenus engrangés permettent de rénover plusieurs installations du cosmodrome de Baïkonour et d'investir dans une salle blanche moderne. Boeing, le rival de Lockheed crée Sea Launch pour commercialiser le lanceur ukrainien Zenit, tiré depuis une plateforme pétrolière positionnée avant chaque lancement au niveau de l'équateur. En 1995, DaimlerChrysler et le constructeur astronautique russe Krounitchev créent Eurockot pour assurer la commercialisation du lanceur léger Rockot. Enfin, Arianespace crée avec le constructeur de la fusée Soyouz TsSKB Progress la société Starsem qui commercialise les vols de ce lanceur moyen. Starsem rénove en profondeur le site d'assemblage de Baïkonour et crée de nouvelles salles blanches ainsi qu'un hôtel. En 2001, 87 sociétés russes avaient créé des coentreprises avec des sociétés européennes et américaines permettant un redémarrage de l'industrie spatiale russe. L'Union soviétique accueillait traditionnellement de temps en temps dans les équipages de la station spatiale des représentants de nations étrangères pour de courts séjours. Désormais ces séjours deviennent payants : l'Agence spatiale européenne, le CNES ou l'agence spatiale allemande achètent ainsi des séjours pour des missions scientifiques qui sont facturés entre et US $. Cette monétisation de l'expertise spatiale donne naissance au tourisme spatial. La station spatiale Mir accueille des particuliers prêts à payer très cher pour effectuer un voyage dans l'espace. Le premier touriste spatial est un journaliste de chaine de télévision Toyohiro Akiyama dont le séjour dans l'espace en 1990 est payé par son employeur US $. La commercialisation de ce type de séjour est confié à la société américaine Space Adventures qui facture cette prestation US $. La reprise économique des années 2000. La reprise économique du début des années 2000, favorisée par l'augmentation du prix du pétrole, permet de dégager un budget de fonctionnement et d'investissement conséquent pour le domaine spatial. Ces investissements sont en grande partie effectués pour répondre aux besoins des militaires russes qui ont de plus en plus besoin de disposer d'un segment spatial performant pour la reconnaissance, l'écoute électronique et la navigation. Le budget spatial russe ( de $ en 2009) augmente fortement à compter de 2006 grâce à la reprise économique russe stimulée par l'envolée des cours de pétrole et du gaz. Les priorités définies en 2009 portent sur la nouvelle famille de lanceurs Angara, l'achèvement du système de positionnement par satellites GLONASS ainsi que le développement de satellites de télécommunications et d'observation de la Terre. La participation russe à la Station spatiale internationale utilise environ 50 % de ce budget, ce qui constitue une proportion nettement supérieure à celle des autres partenaires de la station spatiale. Toutefois, malgré ces conditions plus favorables, le secteur spatial russe reste en crise. La désorganisation persiste et les nouveaux programmes lancés pour remplacer des engins souvent conçus au début de l'ère spatiale rencontrent systématiquement des problèmes affectant leur coût, leur délai et la qualité du produit final. Le lancement des rares satellites scientifiques est régulièrement repoussé malgré la participation importante des agences spatiales étrangères. L'unique sonde spatiale lancée depuis 1996, Phobos Grunt, ne parvient même pas à quitter l'orbite terrestre en 2011. Ces mauvaises performances sont attribées à la perte d'expertise dans de nombreux domaines (radar, propulsion utilisant l'hydrogène, sources d'énergie nucléaire, etc.) et au départ du personnel qualifié qui a quitté le secteur au cours de la crise qui a duré 15 ans. Le tissu de sous-traitants gravitant autour des principaux donneurs d'ordre du secteur spatial a été brisé à la fois par l'éclatement de l'Union soviétique et par la crise financière. L'accroissement du budget spatial de la fin des années 2000 a été d'abord utilisé pour restaurer les outils de production, reformer le personner et recréer les industries situées désormais à l'extérieur des frontières de la Russie. Par ailleurs le secteur ne parvient plus à recruter les personnels les plus qualifiés car d'autres secteurs économiques (en particulier la finance) propose des salaires plus élevés. Tentatives de réorganisation de l'industrie spatiale russe. Le début de la décennie 2010 est marqué par un grand nombre d'échecs dans le domaine des satellites scientifiques (notamment Phobos-Grunt 2011) des lanceurs (4 échecs de la fusée Proton entre 2012 et 2015), des scandales financiers ainsi que des retards à répétition dans la réalisation des principaux programmes spatiaux. Poutine décide de renationaliser l'industrie spatiale qui est rassemblée au sein d'un holding d'état baptisé ORKK (« Entreprise Unifiée des Fusées et de l'Espace»). Fin 2015 cette entité est fusionnée avec l'Agence spatiale fédérale Roscosmos pour former un nouveau conglomérat d'état qui reprend l'appellation Roscosmos. Le devenir du segment russe de la station spatiale internationale (2020). Les tensions entre la Russie et les pays occidentaux, en particulier avec les Etats-Unis, se sont fortement accrues en 2014 à la suite du conflit en Ukraine qui a déclenché une série de sanctions économiques. La Russie envisage depuis de mettre fin à la coopération spatiale en cours dans la Station spatiale internationale. Trois scénarios sont envisagés en 2020 si la Russie décidait de mettre fin à sa participation dont les deux derniers sont proposés par la société RKK Energia constructeur des vaisseaux Soyouz et Progress : Dans les trois scénarios, la station spatiale russe ne serait pas occupée en permanence ce qui permettrait de réduire les coûts et de réaffecter une partie du budget actuel à d'autres programmes comme celui portant sur l'envoi de cosmonautes russes à la surface de la Lune. La station spatiale autonome serait placée sur un plan orbital plus facile à desservir depuis les bases de lancement russes c'est-à-dire permettant de lancer des charges utiles plus importantes : l'inclinaison orbitale serait de 71,6° au lieu de 51,6°. Toutefois compte tenu des problèmes rencontrés par le programme spatial russe (financement, organisation), le scénario d'une station entièrement nouvelle (ROSS) est peu probable. Les institutions spatiales. Le programme spatial civil russe est mis en œuvre par l'Agence spatiale fédérale russe (Roscosmos). Celle-ci est de création relativement récente (1992) car le programme spatial était auparavant géré directement par les institutions politiques. Son périmètre ne s'étend pas, contrairement à celui de la NASA, à la recherche aéronautique. L'Institut de recherche spatiale russe (IKI) est une branche de l'Académie des sciences de Russie dont le siège est à Moscou et qui pilote les projets spatiaux scientifiques. Les lanceurs. La Russie dispose d'une gamme complète de lanceurs lui permettant de placer en orbite basse des charges utiles allant jusqu'à . En 2009, sur les 78 tirs de fusée dans le monde, 25 ont été le fait de la Russie : 10 Proton, 13 Soyouz, 1 Kosmos-3M et 1 tir de Rockot. La conception des lanceurs utilisés actuellement remonte aux années 1960. Deux nouvelles familles de lanceurs sont en cours de développement pour remplacer la majeure partie des fusées existantes : Le projet de lanceur moyen Rus-M, capable de placer sur orbite basse et chargé de remplacer la fusée Soyouz pour la mise en orbite des cosmonautes russes a été abandonné. Le programme spatial habité. Le programme spatial habité russe se résume, comme du côté américain, au maintien d'un équipage permanent dans la Station spatiale internationale dont elle a fourni environ un tiers des modules depuis 1998, formant la partie russe. L'industrie astronautique russe a livré en 2009 le module Poisk et Rassvet (2010) et prévoit d'ajouter à la station le module Nauka (2017) qui doit clore la phase de construction. Les vaisseaux triplaces Soyouz sont utilisés pour effectuer la relève de l'équipage russe mais également des astronautes des autres pays participants. Les vaisseaux cargo Progress, qui peuvent transporter environ de fret et de carburant, assurent une partie du ravitaillement de la station et permettent, lorsqu'ils sont amarrés, de relever l'orbite de la station grâce à leurs moteurs. La conception du vaisseau Soyouz remonte aux années 1960. Il a été modernisé au cours des années 2000 au niveau de son électronique et pour permettre l'accueil de passagers de grande taille et plus lourds. La mini-navette Kliper a été proposée en 2004 pour remplacer Soyouz avec une participation européenne, mais le projet a été abandonné faute de moyens financiers. Les programmes scientifiques. Exploration du système solaire. Alors que les sondes spatiales soviétiques avaient joué un rôle majeur dans les années 1960 et 1970, La Russie a complètement abandonné l'exploration du système solaire après l'échec de la sonde Mars 96 (1996). Ces dernières années des projets ambitieux ont été lancés. Leur réalisation est toutefois ralentie par des problèmes de financement et il est difficile d'identifier parmi les projets évoqués ceux qui ont une chance réelle de se concrétiser. Le premier projet à aboutir est la sonde Phobos-Grunt qui devait ramener un échantillon du sol de la lune martienne Phobos. La mission a subi un échec dès sa mise en orbite. Deux autres projets voient leur date de lancement régulièrement repoussée : D'autres projets restent à l'état d'étude : L'astronautique russe réalise certains instruments scientifiques emportés par des sondes spatiales étrangères. Elle fournit ainsi les spectromètres de l'orbiteur européen Mars Express et des rovers américains Spirit, Opportunity et Mars Science Laboratory, construit le rover de la sonde lunaire indienne Chandrayaan-2 et les instruments permettant de détecter l'eau des orbiteurs Mars Odyssey et LRO. Les autres satellites scientifiques. Dans le domaine de l'astronomie, la Russie a lancé en 2011 l'observatoire Spektr-R et prévoit de lancer les observatoires Spektr-RG (rayons gamma et X) en 2017 et Spektr-UV pour l'ultraviolet vers 2020. Les programmes d'application. Les satellites d'observation de la Terre. Les satellites d'observation de la Terre sont les satellites ou familles de satellites Meteor M (météorologie, observation des océans), Canopus-V (gestion des catastrophes naturelles ou d'origine humaine), Electro-L (Collecte des données sur l'atmosphère), Resours-O1 (Gestion des ressources), Arcon (cartographie tous temps) et Arktika. Les satellites météorologiques. La Russie dispose de deux familles de satellite météorologique. Les satellites Meteor qui circulent sur une orbite polaire sont les plus anciens (premier lancement en 1964). Développé initialement comme un programme militaire, il est ouvert aux applications civiles au milieu des années 1970. Plusieurs versions ont été développées : Meteor-1 (1964-1977), Meteor-2 (1975-1993), Meteor-Piroda (1974-1981), Meteor-3M (2001). La version opérationnelle Meteor-M1/M2 a une masse de et emporte plusieurs capteurs permettant de mesurer la couverture nuageuse, prendre des images dans 6 canaux avec une résolution de , mesurer la température et l'humidité de l'atmosphère, de mesurer les vents de surface... . La Russie développe tardivement par rapport aux autres puissances spatiales (États-Unis, Europe, Japon, Chine), une famille de satellites météorologiques circulant en orbite géostationnaire. Après le prototype Elektro-1 lancé en 1994, le premier exemplaire de la série Elektro-L est lancé en 2011. Les satellites de télécommunications. Les russes héritent de l'ère soviétique trois familles de satellites de télécommunications à usage civil. Les satellites Molnia, qui sont d'usage à la fois civil et militaire, présentent la particularité de circuler sur une orbite qui porte leur nom pour fournir une couverture des régions nordiques qui représentent une part importante du pays. Les satellites Gorisont diffusent des chaines de télévision et assurent des liaisons téléphoniques tandis que les satellites Ekran diffusent uniquement des émissions de télévision et sont les premiers satellites pouvant être reçus avec des antennes individuelles. Tous ces satellites sont développés par la société NPO PM implantée à Krasnoïarsk. Depuis le début de l'ère spatiale, les télécommunications sont un domaine dans lequel le pays accuse un retard technique important. En particulier la durée de vie des satellites soviétiques et russes est de selon les modèles c'est-à-dire bien inférieure à celle des satellites construits par les fabricants occidentaux. Un premier effort couronné de succès est effectué dans les années 1990 pour allonger la durée de vie des séries existantes. En 1985 l'Union soviétique a commencé à déployer en orbite géostationnaire la série de satellites de télécommunications Loutch (également appelée Altaïr pour la première génération) destinés, entre autres, à servir de relais entre les satellites et stations spatiales en orbite basse d'une part et les stations terrestres. Il est prévu que cette constellation soit réactivée avec deux satellites de la série Loutch-5 lancés en 2011 et 2013 et un satellite plus lourd de type Loutch-4 en 2013. Les satellites militaires. L'activité spatiale militaire a toujours joué un rôle particulièrement important en Russie. En janvier 2018 ce pays gérait une flotte de 79 satellites consacrés à une activité civile pour 150 satellites à usage militaire. La plupart des satellites civils sont à usage mixte (civil/militaire). Après les deux décennies de déclin qui ont suivi l'éclatement de l'Union soviétique, les dirigeants russes ont massivement investi pour restaurer le parc des satellites militaires avec des succès inégaux. Les capacités dans les domaines à usage mixte civil/militaire (télécommunications, navigation, observation optique) ont été restaurées mais des problèmes de qualité subsistent. Les systèmes purement militaires comme la veille électronique ou l'alerte précoce ne sont en 2021 toujours pas revenus à un niveau satisfaisant. La Russie en dispose d'aucun satellite d'observation tous temps (observation radar). Les satellites de surveillance des océans et d'écoute électronique. Les satellites d'écoute électronique Lotos et Pion-NKS opérationnels en 2021 sont l'aboutissement du programme Liana qui a débuté en 1993 mais qui est particulièrement affecté par les conséquences de l'éclatement de l'Union soviétique. Durant la décennie 1990 et 2000 l'écoute électronique est prise en charge de manière intermittente par les satellites Tselina et US-PM dont la conception remonte aux années 1960. Les premiers satellites d'écoute électronique Lotos deviennent opérationnels à compter de 2014 avec des problèmes aigus de qualité et le premier (et seul) Pion-NKS est placé en orbite en 2021. Tous ces satellites sont consacrés de manière quasi exclusive à la détection des radars et des navires (RADINT/ELINT) et la Russie ne dispose pas de satellites pour le suivi des missiles balistiques (TELINT) ou l'interception des communications (COMINT) hormis de manière marginale l'unique satellite soupçonné d'intercepter les liaisons montantes de satellites de télécommunications. Le nombre actuel de satellites d'écoute électronique en orbite du programme Lana (Lotos et Pion-NKS) n'est pas suffisant pour identifier toutes les cibles potentielles en particulier les navires qui par définition se déplacent en permanence. La précision des localisations est insuffisante pour les missiles anti-navires à longue portée comme le Tsirkon. Si les navires maintiennent le silence radio, seul le radar des Pion-NKS permet de les localiser or avec un seul satellite de ce type en orbite, la couverture est nettement insuffisante. Par ailleurs il n'existe plus en 2021 qu'un seul satellite relais Loutch en orbite géostationnaire qui à lui seul ne peut couvrir qu'une partie d'une hémisphère. En synthèse le programme Liana ne répond pas en 2021 aux besoins de la Marine de guerre russe. Les satellites d'alerte précoce. Dès 1972, l'Union soviétique dispose d'un système de détection des missiles balistiques tirés depuis le territoire des États-Unis baptisé Oko reposant sur des satellites d'alerte précoce équipés de télescopes infrarouges capables de détecter le départ des missiles. Trois familles de satellites ont été développées. Les premiers sont les US-K (86 satellites lancés entre 1972 et 2010) placés sur une orbite elliptique élevée de 12 heures. Pour assurer une surveillance permanente, il est nécessaire de disposer de 4 satellites en orbite. Ce dispositif est complété à partir de 1975 par les satellites US-KS (7 satellites lancés) aux caractéristiques identiques mais placés en orbite géostationnaire au niveau de la longitude 24° permettant d'observer le territoire américain. À compter de 1991 les sont remplacés par des engins de seconde génération, les US-KMO (8 satellites lancés) qui doivent permettre de détecter également les missiles tirés par un sous-marin nucléaire lanceur d'engins depuis n'importe quel point de la surface. Toutefois cette capacité nécessite de disposer de 7 satellites en orbite géostationnaire. L'Union soviétique n'a jamais disposé d'une aussi grande quantité de satellites US-KMO opérationnels et le dispositif s'affaiblit encore avec la diminution des lancements conséquence de l'éclatement de l'Union soviétique. En 2012, la Russie disposait de 3 satellites US-K et un satellite US-KMO opérationnels. De l'aveu des responsables russes, le dispositif était considéré comme obsolète. Le dernier US-K a été lancé en 2010 et le dernier US-KMO en 2012. Une nouvelle génération de satellites d'alerte précoce, la série des Toundra ou "Edinaya Kosmicheskaya Systema" (EKS), a été conçue en 1999 et est en cours de développement. Mais le projet subit des retards importants et le premier lancement prévu initialement en 2007 a lieu en 2015. Un second satellite Toundra, sur les six prévus finalement est lancé en 2017. Les installations fixes. Les bases de lancement. La Russie dispose de plusieurs bases de lancement qui sont toutes situées à l'intérieur des terres et à une latitude relativement élevée ce qui rend les lancements de satellite géostationnaire particulièrement couteux. La base de Svobodny utilisée pour quelques tirs du lanceur Start-1 et située près de la ville éponyme et à quelques kilomètres de la base Vostotchny sur les bords de la rivière Zeya a été fermée après un dernier lancement en 2006. Les autres installations. Les stations de réception sont réparties dans plusieurs réseaux : L'industrie spatiale russe. L'industrie spatiale russe a été touchée de plein fouet par l'éclatement de l'Union soviétique (fin 1991) et les crises financières et économiques qui ont mis à mal les budgets consacrés au spatial. Les effectifs qui étaient de 1,3 million durant l'ère soviétique ont chuté à environ en 2016. Devenu un secteur peu attractif sur le plan des salaires, l'industrie spatiale doit faire face au départ à la retraite de ses personnels les plus qualifiés. Les problèmes récurrents de fiabilité, les dérapages des projets, la multiplication des scandales financiers ont conduit les responsables russes à réorganiser le secteur en fusionnant les entreprises puis en nationalisant en 2013 l'ensemble des sociétés et en les coiffant au sein du conglomérat d'État Roscosmos. Dans le système soviétique, le cœur de la production astronautique était constitué par les bureaux d'étude OKB ("Opitnoie Konstruktorskoie Buro") qui employaient à l'époque des milliers de personnes : ceux-ci concevaient, construisaient et testaient les prototypes des nouveaux matériels dont les concepts avaient été mis au point auparavant dans des instituts de recherche scientifiques NII ("Nauk Issledovatl Institut"). Une fois que les prototypes étaient jugés satisfaisants, le matériel était produit en série par une unité de production rattachée à l'OKB mais sa production pouvait être également sous-traitée à l'usine d'un bureau d'études concurrent. Cette organisation commune aux industries aéronautique et astronautique donnait un rôle clé au responsable du bureau d'étude, dont le nom reste souvent étroitement associé à l'entreprise qui subsiste aujourd'hui. Cette dernière résulte généralement de la fusion de l'ancien OKB avec l'unité de production associée donnant naissance à un NPO (Association de Science-Production). La diminution très importante de l'activité spatiale civile et militaire depuis l'éclatement de l'URSS a entrainé une baisse des effectifs et le regroupement des sociétés restantes en quelques grosses entités : Le secteur de l'industrie spatiale comporte également des entreprises de plus petite taille ou pour qui le spatial ne représente qu'une fraction de l'activité : Pour préserver leur activité qui s'était effondrée après l'éclatement de l'URSS, les entreprises russes ont développé une activité à l'export en capitalisant sur les points forts de l'astronautique russe. Elles tiraient en 2010 une grande partie de leurs ressources principalement de 4 types de produits / services La production de l'industrie spatiale russe est fortement imbriquée avec le même secteur en Ukraine. Ces liens remontent à l'époque de l'Union soviétique. Ils concernent plus particulièrement le bureau d'études Ioujnoïe et l'établissement industriel Ioujmach situés à Dnipropetrovsk, constructeur des lanceurs Tsyklon, Zenit et Dnepr. Les développements dans le domaine spatial s'appuient sur plusieurs laboratoires et instituts spécialisés dans la recherche et les tests : TsNIIMash, NITz RKP, Institut de mathématiques appliquées Keldych, TsIAM. |
Finage Le finage (du latin "finis", limite, clôture) correspond à l'étendue d'un territoire villageois . Très souvent le finage regroupe plusieurs terroirs permettant une diversification des ressources. En Europe, les limites des finages médiévaux se sont souvent transformées en limites de communes. Dispositions. Le finage est divisé en trois grandes parties de distribution souvent centripète : Il correspondait à un territoire sur lequel une communauté de paysans s'était établie et exerçait dès lors ses droits agraires sur cet espace. Le plan d'organisation d'un finage est défini par l'habitat ainsi que la morphologie agraire du territoire. Le finage contemporain. La spécialisation agricole peut être perçue comme une remise en question du finage dans les espaces qui ont adopté la monoculture. |
Eingana Dans la mythologie des Aborigènes d'Australie, Eingana est une déesse créatrice et mère des animaux et humains. Elle est une déesse-serpent de la mort qui vécut dans le Temps du rêve. N'ayant pas de vagin, le dieu Barraiya dut lui transpercer le corps, près de l'anus, pour qu'elle puisse accoucher. Eingana possède un lien avec chaque créature vivante. Si ce lien vient à être coupé, la créature attachée en meurt. |
Webern |
Cargo Progress |
Cryosat |
Famille Dugazon |
Melrose Place , ou Place Melrose au Québec, est un feuilleton télévisé américain constitué de dont deux épisodes de et de . Il a été créé par Darren Star et diffusé entre le et le sur le réseau FOX. C'est une série dérivée de "Beverly Hills 90210", elle a ensuite donné naissance à sa propre série dérivée "Models Inc." et à une reprise, ". En France, le feuilleton a été diffusé entre le et le sur TF1 puis rediffusé à partir du sur TMC, dès le sur NRJ 12, dès le sur Filles TV / June, depuis le sur Chérie 25 et entre le et le sur RTL9 puis reprise entre le et le sur RTL9 ainsi qu'à partir du sur AB1. Elle est rediffusée sur TF1 Séries Films en 2019 et sur TF6 en 2006. Au Québec, elle a été diffusée à partir du sur le réseau TVA. La série a également été diffusée en Belgique dès 1992 sur RTL-TVI puis La Deux au Luxembourg aussi sur RTL TV et en Suisse sur la TSR. Depuis le , la série est disponible sur la plateforme MY TF1 (France). La série a sa propre chaîne 24/24H sur la plateforme gratuite Pluto TV depuis le . Synopsis. Le 4616 est une résidence située à West California, en Californie où vit un groupe de trentenaires dans un petit complexe de huit appartements, avec une piscine au centre de la cour. La résidence a d'abord été gérée par Jane et Michael Mancini, pour le compte d'un propriétaire (qui n'a d'existence pour le téléspectateur que lorsque Michael lui téléphone) dans la première saison. Puis elle a été achetée par le père d'Amanda Woodward qui la lui cède dans la foulée. À la fin de la saison 7, Lexi Sterling rachète la propriété. La série met en scène un groupe de trentenaires célibataires ainsi que les différentes épreuves plus ou moins dramatiques auxquelles ils doivent faire face. Chacun d'entre eux sera au cours de la série frappé par un terrible malheur (accident de voiture, tentative de meurtre, vol de bébé, escroqueries, alcoolisme, folie, maladie, explosion du complexe immobilier, manigances, complots, chantage, infidélités qui ont rythmé l'ensemble des saisons de "). Leur vie sentimentale est également très aléatoire, chacun des membres de la résidences s'étant mis en couple à tour de rôle. Les personnages principaux: Amanda Woodward, Alison Parker, Billy Campbell, Michael Mancini et Sydney Andrews offrent à la série des intrigues assez mouvementées. Chaque saison a un rythme particulier. À compter de la saison 2, on peut observer une certaine cruauté qui s'installe. La saison 3 est axée sur la folie et le côté malsain et la saison 4 tournée sur la violence. À partir de la saison 5, le rythme s'adoucit pour laisser place a une ambiance plus mélodramatique. Distribution. La série a démarré avec huit acteurs principaux au générique. La distribution s'étoffe chaque saison pour atteindre jusqu'à quatorze acteurs crédités au générique de la saison 5. Pour l'ultime saison, et face à l'érosion des audiences, la distribution est réduite à huit acteurs. Thomas Calabro est le seul acteur présent dans la série du début jusqu'à la fin. Heather Locklear apparaît dans tous les épisodes à partir du 1.21 (soit 206 épisodes). Acteurs principaux. "Classement des acteurs en fonction du nombre d'épisodes dans lesquels ils sont apparus." Production. Développement. À la suite du succès de "Beverly Hills 90210", Darren Star et Aaron Spelling créent un spin-off centré sur des jeunes adultes indépendants de leurs parents et impliqués dans le monde du travail, notamment sur l'insistance des dirigeants de la chaîne FOX. Au départ, Spelling souhaite une série dérivée où les personnages sont étudiants à l'université. Darren Star préfère se focaliser sur la vie quotidienne de jeunes adultes : un bad boy marginal au grand cœur (Jake Hanson), une standardiste rêvant de faire carrière dans la pub (Alison Parker), un écrivain en devenir (Billy Campbell). Spelling insiste néanmoins sur un point : les personnages doivent être séduisants physiquement. Darren Star souhaite mettre l'accent sur le fait que ces jeunes adultes seront livrés à eux-mêmes loin de leur famille, leur seule attache va être le voisinage (d'où la résidence). Grant Show est choisi parmi 700 autres comédiens. Son personnage est introduit dans deux épisodes de la deuxième saison de "Beverly Hills" comme un ami de Dylan McKay qui séduit Kelly Taylor. Leur romance servira au lancement de " quelques mois plus tard. Spelling et Star souhaitent mettre en avant les minorités avec l'embauche de l'actrice noire Vanessa Williams et la mise en avant de l'homosexualité d'un personnage (Matt Fielding) ; les dirigeants de la Fox ne sont pas partants pour la deuxième idée car ils ne veulent pas choquer l'Amérique puritaine et les annonceurs. Spelling défendra l'idée en disant que c'est une idée avant-gardiste et que dans 20 ans être gay rentrera dans les mœurs. Josie Bissett (interprète de Jane Mancini) a passé l'audition de " en même temps que celle pour un film avec Robert De Niro. Elle a choisi la série parce qu'elle était déjà assurée d'être programmée. L'actrice Courteney Cox a passé le casting pour jouer le rôle d'Alison Parker finalement attribué à Courtney Thorne-Smith, de même que Julianna Margulies n'a pas décroché le rôle de Jo Reynolds remporté par Daphne Zuniga. L'acteur interprétant Billy Campbell a été changé à la dernière minute. Stephen Fanning avait été initialement recruté, il figure même sur des photographies promotionnelles. Mais il a été remplacé à la dernière minute, parce qu'il aurait pris du poids, par Andrew Shue sur la suggestion de la fille du profucteur Aaron Spelling, Tori. Grant Show a révélé tardivement que Shue était déjà dans sa loge quand Fanning est arrivé sur le plateau et a appris son licenciement. Les acteurs Paul Rudd et Matthew Perry ont aussi passé le casting. Changements. 1992-1993. À la suite de la chute d'audience constatée dès l'épisode 10 de la première saison, le personnage de Sandy interprété par Amy Locane disparaît définitivement. Darren Star décide de la remplacer par Jo Reynolds, une photographe new-yorkaise au caractère trempé venue à Los Angeles pour fuir son mari alcoolique et violent. Le rôle est confié à Daphne Zuniga, sa colocataire à l'époque où ils étaient étudiants à l'université de Los Angeles. Avec l'autorisation d'Aaron Spelling, Darren Star fait évoluer certains personnages fin 1992. Ainsi, Michael Mancini, le gentil mari de Jane employé dans un hôpital, entame une relation extra-conjugale avec sa collègue de travail Kimberly Shaw. Marcia Cross a déclaré qu'elle était embauchée au départ pour un épisode, puis autre et ainsi de suite. Elle restera finalement jusqu'au milieu de la cinquième saison, devenant l'un des personnages emblématiques de la série. Puis, début 1993, la production recrute Heather Locklear pour un arc de quatre épisodes afin qu'elle sème le trouble dans le couple formé par Alison et Billy. L'actrice a été révélée dans les années 1980 par les séries "Dynastie" et "Hooker". L'impact du personnage est tel que le contrat de Locklear est prolongé jusqu'à la fin de la première saison puis pérennisé dans la seconde. Et Darren Star, en respectant le célèbre adage , fait d'Amanda Woodward l'antagoniste principal du show. La comédienne sera quant à elle mieux payée que ses camarades. Au cours de la première saison le salaire des acteurs était de par épisode et celui de Locklear, plus célèbre, atteignait . Au cours de la saison 2, à la suite de la pérennisation du contrat de Locklear, son salaire passe à par épisode. Le développement du personnage de Sydney Andrews à partir de la saison deux contribuera également fortement au succès de la série. Ce n'est pas un hasard si la de "" sera lancée autour de ce personnage. 1995. Darren Star, le créateur de ', quitte l'écurie d'Aaron Spelling en niant tout désaccord avec le prolifique producteur. Il abandonne de fait son travail de showrunner de la série (ainsi que de "Beverly Hills") au terme de la troisième saison. L'auteur se consacre au développement d'une nouvelle fiction, Central Park West, puis adaptera quelques années plus tard "Sex and the City" avec davantage de succès. Les rênes de ' sont confiés à un scénariste historique, Frank South, qui prend le statut de producteur exécutif. La série perd en humour noir au profit d'un aspect plus mélodramatique. 1996-1997. "" enregistre le départ consécutif de sept acteurs principaux en deux ans : , a déclaré le producteur Charles Pratt Jr dans un entretien au "Los Angeles Times" en mai 1999. Le journal évoque des inflations de salaire et des négociations de contrat infructueuses comme cause première de ces départs. Daphné Zuniga quitte la série car elle est lassée de la tournure scénaristique qu'a prise la série qui selon elle a baissé en qualité. L’un des producteur exécutif Charles Pratt lui-même donnera un avis négatif sur cette saison en déclarant : Josie Bisset jette l'éponge en plein milieu de la saison cinq après une fausse couche, la production la délivre de son contrat qui devait se terminer à la fin de la saison cinq. Marcia Cross épuisée par le rythme de tournage (tournage de deux épisodes à la fois), quitte la série et reprend ses études universitaires en psychologie. Suivra le départ de Grant Show qui part d'un commun accord voulant se consacrer au cinéma. Laura Leighton quitte la série après des négociations de salaire infructueuses, TV Guide notifie que Laura Leighton a réclamé le même salaire que Heather Locklear ce qui lui sera refusé. Courtney Thornes-Smith quitte aussi l'hacienda, le producteur Charles Pratt évoque des problèmes personnels qui seraient à l'origine de son départ. Il déclare au magazine "Vulture" : La production anticipe cette situation en recrutant, dès le début de la cinquième saison en 1996, de nouveaux comédiens. Elle joue la carte de la sécurité en faisant appel à des visages connus, dont Rob Estes, révélé par "Les Dessous de Palm Beach", et David Charvet, l'un des sauveteurs du phénomène "Alerte à Malibu". Cependant, c'est le personnage sans scrupules de Taylor (jouée par Lisa Rinna) qui marque les esprits. En 1997, l'arrivée la plus commentée est celle d'Alyssa Milano ("Madame est servie"). 1998. La saison six déçoit les critiques et le public américains. Avec une moyenne de 10,2 millions de téléspectateurs, les audiences chutent de 12% par rapport à la saison précédente, constate en juillet 1998 le magazine "Entertainment Weekly". Le prime time serial est renouvelé "in extremis" pour une saison sept (annonce faite au mois de février 1998, très tardivement) mais le réseau exige dans un premier temps la déprogrammation de la saison six à compter du mois de mars. Les sept épisodes restants de la saison six seront diffusés pendant l’été : une manière de relancer l’audience du show qui connaissait de bonnes audiences lors de ses premières diffusions estivales, en période de concurrence moindre. La seconde concession est la restriction budgétaire concernant le casting, exit Linden Ashby (Coop), Brooke Langton (Samantha) et Alyssa Milano (Jenifer) leur contrat se termine en fin de saison, leurs personnages sont jugés plus faibles que les autres et ils ne réussissent pas à faire oublier aux fans Grant Show (Jake), Courtney Thornes-Smith (Alison) ou Laura Leighton (Sydney). Jamie Luner est sauvée grâce à son contrat d'une durée de deux ans, ce qui coûte sa place à Lisa Rinna dont le contrat se termine à la fin de la saison six, alors que son personnage est populaire parmi les fans. Enfin le contrat d'Andrew Shue se termine, l'acteur quitte la série à la suite de l'échec d'une renégociation salariale. Carol Mendelsohn l'une des productrices exécutives donne son avis sur l’échec de cette saison 6. Dans une ultime tentative de relancer la série, Josie Bissett après son retour en fin de saison six est de nouveau créditée au générique dans un casting resserré autour de huit protagonistes, parmi lesquels les vétérans Thomas Calabro et Heather Locklear, Jamie Luner (ex-"Savannah"), Jack Wagner, Kelly Rutherford et un inconnu John Haymes Newton dans le rôle du frère de Kyle (Rob Estes). Le showrunner Frank South démissionne après avoir piloté la série pendant trois saisons, il est remplacé par le duo Charles Pratt, Jr et Carol Mendelsohn. Ces derniers font partie de la production depuis longtemps, respectivement dès la première et la deuxième saison. Mais au début de l'année 1999, le couperet tombe: "Melrose Place" est annulé au terme de sa septième saison faute d'audience. Darren Star le créateur scénariste et producteur exécutif des trois premières saisons déclare au sujet de l'annulation: Notes : Kristin Davis (Brooke Armstrong) avait d'abord auditionné pour incarner Kimberly Shaw, le personnage joué par Marcia Cross. Les acteurs Rob Estes et Linden Ashby ont joué deux rôles différents dans la série : avant d'incarner Kyle McBride, le premier a joué Sam, le meilleur ami de Michael Mancini et amant de son épouse Jane ; avant d'interpréter Brett Cooper, le second a prêté ses traits à l'ex-mari violent de Jo Reynolds. Personnages principaux. Amanda Woodward. Le "Iago" de Melrose. Amanda est la garce par excellence, impitoyable, vindicative et ambitieuse, capable d'écraser n'importe qui pour arriver à ses fins. Elle est la fille de l'homme d'affaires Palmer Woodward. Elle fera néanmoins preuve de compassion lorsque des événements graves toucheront les résidents de . Par la suite les téléspectateurs découvriront que ce côté malveillant cherche surtout à cacher la grande sensibilité d'une femme meurtrie par l'abandon maternel. Alison Parker. L"'Othello" de Melrose. Alison est une jeune femme sage, intelligente, attachante avec une bonté et une générosité débordante. Originaire du Middle West, elle débarque dans la grande ville pour réaliser ses rêves dans le monde de la publicité et devra faire face au vice des hommes. Sa sensibilité, son manque de confiance accrue la feront plonger dans l'alcoolisme. Billy Campbell. Billy est le blagueur de la bande. Il rêve de devenir écrivain. Assez têtu, il peut parfois se montrer égoïste, c'est ce défaut qui lui coûtera sa relation avec Alison. Michael Mancini. Médecin que l'on prend au départ pour un mari attentionné et aimant, il révélera bientôt un côté vicieux, narcissique, vénal. Il commencera par tromper sa femme, Jane, ce qui provoquera leur divorce. Il n’hésite pas à manipuler son petit monde pour arriver à ses fins, ne faisant preuve d'aucune pitié. Sydney Andrews. Sydney est la peste du show qui se retrouve toujours dans des situations abracadabrantes. Elle n'est jamais prise aux sérieux par les Melrosien qui la considère comme étant insouciante et opportuniste. Néanmoins sa confiance en soi lui permettra de faire face avec aisance aux épreuves. Épisodes. Saison 1. Après une première moitié de saison trop tranquille, " évolue en drame sentimental où les couples se font et se défont grâce à l'addition de deux personnages cruciaux pour l'avenir, Amanda Woodward et Kimberly Shaw. Le ton reste toutefois au premier degré avec une certaine volonté de réalisme dans les événements. Saison 2. Un brin de dérision salvateur plane sur cette seconde saison qui promeut Amanda Woodward dans les résidents réguliers de l'hacienda et commence à torturer de façon savoureuse cette pauvre Sydney Andrews, de retour après une brève apparition dans la première saison. Le final de la deuxième saison, "Jusqu'à ce que la mort nous sépare", est l'épisode le plus regardé dans l'histoire de la série aux États-Unis avec 19,3 millions de téléspectateurs. Il aurait dû contenir une séquence dans laquelle Matt Fielding embrasse son amant, mais elle a été coupée à la demande de la chaîne FOX. Saison 3. Trahisons, vengeances, manipulations, jalousies et tentatives de meurtre permettent à " d'atteindre son paroxysme. À la dérision de la saison précédente s'ajoute un véritable grain de folie qui rend chaque épisode imprévisible. La troisième saison de " est citée parmi les programmes les plus influents de la saison 1994-1995 à la télévision américaines par le magazine numérique "Vulture". "La Théorie du Big Bang" est l'épisode le mieux noté de toute la série sur IMDB (9,3/10). Saison 5. La saison 5 marque un tournant dans la série avec l'introduction de cinq personnages (Taylor, Kyle, Megan, Jennifer et Craig) et surtout le départ successif de cinq piliers (Jane, Kimberly, Jake, Sydney et Alison). Le ton devient plus réaliste et mélancolique. Sydney s'assagit, Kimberly est mourante. Il faut compter sur Taylor pour créer des mélodrames avec Amanda et Peter. Et sur Michael pour toujours être à la hauteur en matière de coups bas. Saison 6. De nouveaux personnages apparaissent : Jennifer Mancini et Lexi Sterling. Quant à Taylor, elle est prête à tout pour briser le couple formé par Amanda et Kyle. La saison est marquée par le départ de Billy, Samantha, Jennifer, Taylor, Craig et Cooper. En revanche, Jane est de retour pour les ultimes épisodes. Saison 7. Le drame sentimental domine cette saison. Se sentant trahies par Peter qui dissimule ses sentiments pour Amanda, Lexi devient une garce impitoyable et Eve devient dangereusement dérangée. La dépression de Kyle est l'un des gros coups de mou de la saison. Quelques scènes divertissantes (l'effondrement du plafond de l’appartement de Jane, la cérémonie des agences publicitaires...) ne suffisent pas à relancer la série qui s'arrête à l'issue de cette saison plus courte que les précédentes. Écriture. Les trois premières saisons ont été supervisées par Darren Star, les trois suivantes par Frank South et l'ultime saison a été chapeautée par le duo formé par Charles Pratt, Jr et Carol Mendelsohn. Une douzaine de scénaristes ont œuvré sur la première saison, qui a cherché le ton juste entre juillet 1992 et janvier 1993, date de l'introduction salvatrice du personnage d'Amanda Woodward. Ensuite, ce sont une dizaine de scénaristes qui ont signé les histoires, dont un socle d'auteurs relativement stable pour les saisons deux, trois et quatre, aux grandes heures de la série (Kimberly Costello, Dee Johnson, Allison Robbins en plus de Star, Pratt, South et Mendelsohn). Darren Star a expliqué au magazine "Entertainment Weekly" qu'il lui était venu l'idée de sauver le personnage de Kimberly Shaw, après l'accident de voiture avec Michael, à la dernière minute. . En revanche, les scénaristes ont revu leurs plans pour le final de la troisième saison. Avant d'envisager l'explosion de la résidence, ils avaient imaginé que Kimberly ferait chuter un avion sur la résidence, a expliqué Carol Mendelsohn. Outre la démesure de ce scénario, ils l'ont abandonné parce que, quelques mois plus tôt, un avion s'était crashé près de la Maison Blanche. Si les scénaristes se disent fiers de l'arc scénaristique autour de Jo et son bébé (saison 3), ils regrettent d'avoir donné un cancer à Amanda : . Plusieurs scénarios ont été envisagés pour conclure la série au terme de sa septième saison, a révélé le journal Los Angeles Times en mai 1999. D'abord celui de faire un parallèle entre la résidence de et l'Enfer, en faisant revenir plusieurs personnages emblématiques décédés comme Kimberly, Sydney et Brooke. Mais cela aurait coûté trop cher à la production, a déclaré Aaron Spelling dans l'article. Cette idée a cependant fait l'objet d'un montage vidéo par un fan sur internet. Une réapparition de Kimberly a été envisagée mais les négociations n'ont pas abouti. Une actrice avait accepté de faire une apparition mais elle est tombée malade au moment du tournage. Ce n'est pas confirmé mais il s'agissait probablement de Courtney Thorne-Smith (Alison). Finalement, aucun ancien protagoniste de la série n'a fait son apparition dans l'ultime épisode. La seule allusion intervient dans la dernière scène, quand Amanda et Peter énumèrent les noms possibles de leurs futurs enfants, à l'exception de Kimberly. Tournage. La production tournait deux épisodes à la fois, comme le rapporte le reportage de Rolling Stone réalisé en 1994. C'est le moyen trouvé par la production pour accoucher de plus de trente épisodes par saison. C'est dix épisodes de plus que les séries habituellement diffusées par les réseaux américains. Les scènes filmées à l'extérieur laissent voir la façade originale du bâtiment du 4616 Greenwood Place à Los Angeles servant de décor principal à . Les scènes à l'intérieur de l'hacienda sont en général filmées en studio à Santa Clarita, au nord de Los Angeles. Une bonne dizaine de réalisateurs se relayaient chaque saison pour diriger la trentaine d'épisodes. Charles Correll est de loin le principal metteur en scène de la série avec 47 épisodes à son actif sur toute la durée de production, loin devant les 27 épisodes dirigés par Chip Chalmers. Les comédiens ont expliqué avoir eu des difficultés à interpréter des situations farfelues. La scène dans laquelle Kimberly enlève sa perruque et révèle une énorme cicatrice ("Une revenante", saison 2) a posé des difficultés à Marcia Cross : . Dans une scène mémorable, Amanda découvre dans son bureau son ancien patron, Bruce, pendu à une corde ("Rien ne va plus", saison 3). À la réalisatrice Victoria Hochberg qui lui demande de s'approcher du cadavre, Heather Locklear raconte avoir répondu : En raison de la grossesse de Heather Locklear qui ne pouvait être intégrée dans le scénario, les producteurs de "" ont avancé le tournage de la sixième saison de deux semaines et ont souvent filmé l'actrice en plan resserré. Une doublure a aussi été utilisée pour certaines scènes. Elle a également doublé son temps de tournage tandis que son temps à l'écran par épisode était réduit, ce qui lui a permis d'achever ses scène à la mi-septembre 1997. Lisa Rinna (Taylor) était également enceinte durant le tournage de cette sixième saison, mais sa grossesse a été intégrée dans l'intrigue concernant son personnage. C'est également le cas de la grossesse de Josie Bissett (Jane) durant la septième saison. Décors. Deborah Siegel est la principale décoratrice de la série entre 1992 et 1998. Elle a notamment travaillé sur la série ' avant d'être recrutée par la production de '. a-t-elle déclaré au magazine "Soap Opera Weekly" en 1995, mais au sein de la résidence, il n'y avait en réalité que deux appartements qui étaient continuellement réorganisés pour les tournages. Costumes. Denise Wingate a réalisé les costumes de la série pendant sa période faste, entre 1992 et 1996. Elle a rejoint l'équipe pour l'épisode 14 de la première saison ("Les Limites de la passion") et l'a quittée au terme de la quatrième saison (Obsession meurtrière). Dans une interview à The Pop Hub en 2017, elle raconte qu'elle profitait de la pause des fêtes de fin d'année pour dénicher de nouvelles tendances en Europe et en Asie : . Dans le même article, elle explique que l'arrivée du personnage d'Amanda a permis d'introduire des costumes moins et qu'elle a . Le GALA Commitee. En 1995, la production a été contactée par l'artiste conceptuel Mel Chin qui lui propose qu'un groupe de travail d'artistes fournisse gratuitement des œuvres d'art et des accessoires pour les décors de la série, avec des messages culturels codés sur des sujets tels que la politique étrangère américaine, l'alcoolisme ou la politique sexuelle. Cette expérimentation a débuté en 1996, au cours de la quatrième saison, mobilisant une centaine d'artistes méconnus réunies dans une communauté baptisée le GALA Committee pendant finalement près de deux ans jusqu'au terme de la cinquième saison. Dans un épisode de la cinquième saison de la série, Amanda (Heather Locklear) et Kyle (Rob Estes) visitent l'exposition "Uncommon Sense" au Museum of Contemporary Art de Los Angeles dans lequel des œuvres du Gala Committee sont exposées. Les artistes composent aussi des publicités exploitées dans l'agence fictive D&D ou des textiles (plaid, oreillers). La résidence. Le 4616 est une résidence fictive située sur , une artère réelle de Los Angeles (Californie). Il s'agit d'un complexe de huit appartements organisé dans la forme d'un fer à cheval avec, au centre, une cour extérieure non couverte et une piscine chauffée. Le loyer d'un appartement de la résidence est de . Chaque appartement possède généralement une cuisine semi-ouverture sur le salon, une à deux chambres et une salle de bain. La résidence est d'abord gérée par Jane et Michael Mancini pour le compte du propriétaire dont on ne sait pas grand-chose. Au terme de la première saison, Palmer Woodward rachète la résidence et la transmet aussitôt à sa fille, Amanda Woodward. À la fin de la septième saison, Amanda met en vente le complexe qui est acheté par sa rivale Lexi Sterling. Les lieux sont endommagés par une explosion déclenchée par Kimberly à la fin de la troisième saison. D'importants travaux de rénovation interviendront au début de la quatrième saison. Amanda Woodward, la propriétaire, s'inquiète d'ailleurs de savoir si son assurance couvre les dégâts des bombes. La piscine et la buanderie. Un bassin en dur est situé au centre de la cour de la résidence. C'est une piscine chauffée, puisqu'Amanda décide de recruter un concierge à la suite d'un incident technique au cours de la deuxième saison ("La Vipère"). Les sœurs Andrews, Jane et Sydney, se sont battues dans cette piscine. Sydney portait la robe de mariée réalisée par Jane pour son mariage avec Michael ("Marié malgré lui"). Dans la troisième saison, Alison et son amant Zach - ivres - prennent un bain de minuit qui réveille toute la résidence ("Justice aveugle"). Lorsque Kimberly fait exploser la résidence, elle est projetée dans la piscine. Elle échappe à la noyade grâce à l'intervention de Peter ("Folie furieuse"). En revanche, toujours dans la saison 4, il n'y avait personne pour sauver Brooke Armstrong quand elle a glissé dans le bassin sous l'emprise de l'alcool ("Désespoir 2/2"). Le personnage fera une apparition fantomatique qui traumatise Billy ("Vengeance diabolique"). Dans la cinquième saison, Amanda pousse Peter Burns dans la piscine parce qu'il rentre ivre d'une soirée avec le couple McBride ("Obsession"). Enfin, lors d'une coupure d'électricité générale, Lexi Sterling s'offre un bain de minuit sous les yeux de Ryan ("Panne de courant à "). Dans l'ultime épisode de la série, Michael prétend que c'est l'eau de la piscine qui rend fou les locataires de la résidence. Au moment de sa diffusion en , des bouteilles contenant l'eau de la piscine ont été mises aux enchères sur Ebay. Certaines offres ont dépassé . La buanderie est principalement connue pour être l'endroit choisi par Kimberly pour entreposer des bombes sous chaque appartement de la résidence et préparer le mécanisme qui servira à activer l'explosion. Parfois, c'est aussi à cet endroit que des résidents se rencontrent et ont des conversations privées. Générique. La musique du générique a été composée par Tim Truman. Une version longue (1'30) a été utilisée pour les deux premières saisons. Une version courte (1'02) a été utilisée pour les cinq saisons suivantes. Un générique différent a été utilisé exclusivement pour l'épisode pilote diffusé en 1992, composé par Jay Ferguson. Le générique présente les comédiens réguliers par ordre alphabétique, à l'exception de Heather Locklear qui figure à la fin avec la mention permanente traduite en français par . Cette mention distingue la comédienne dont l'arrivée a coïncidé avec une hausse des audiences aux États-Unis. Entre 1992 et 1999, ce sont 23 comédiens différents qui ont été crédités au générique. Thomas Calabro est le seul à figurer au casting des sept saisons. Amy Locane est celle qui y a figuré le moins longtemps . Deux comédiens réguliers n'ont jamais figuré au générique, Patrick Muldoon et Rena Sofer . : Nouvelle Génération. Cette série composée d'une seule saison de 18 épisodes est un remake de " mettant en scène cinq protagonistes de la série originale : La participation de Courtney Thorne-Smith et Grant Show a été évoquée sans être concrétisée. Marcia Cross a expliqué ne pour faire une apparition dans la série. En , Lisa Rinna révélait le projet " 2.0 et voulait en faire partie. Elle n'y a finalement jamais participé. Réception. Audiences. Les quatre premières saisons de la série attirent en moyenne près de 13 millions d'Américains avec des pics à plus de 19 millions de téléspectateurs, ce qui constitue un succès important pour le relativement jeune et modeste réseau de diffusion FOX. Recevant des critiques généralement positives pour ses deuxième et troisième saisons, la série a notamment été classée dans plusieurs listes établies par des magazines spécialisés. Les audiences ont commencé à chuter à la mi-temps de la quatrième saison, elle se sont stabilisées durant la cinquième et ont dégringolé ensuite. Le départ du créateur de la série Darren Star à la fin de la saison 3 et progressivement de la majorité des acteurs originaux entre les saisons 5 et 6 a été un coup dur. Récompenses et nominations. Heather Locklear a été nommée quatre fois consécutives à la cérémonie des Golden Globe, de 1994 à 1997, dans la catégorie meilleure actrice dans une série dramatique pour le rôle d'Amanda Woodward. Laura Leighton a été nommée une fois à la cérémonie des Golden Globe en 1995 dans la catégorie meilleure actrice de second rôle dans une série dramatique pour le rôle de Sydney Andrews. "" a reçu le prix de la meilleure série décerné par la Gay & Lesbian Alliance Against Defamation en 1993. La même année, elle a reçu le trophée de la meilleure nouvelle série dramatique aux People's Choice Awards. Critiques. D'abord accueilli de façon mitigée par la critique américaine et française, la série a changé de ton à partir de la deuxième saison et s'est imposé comme un programme populaire. En juillet 1992, le magazine "Time" estime que . De son côté, PopMatters écrit que . Le quotidien français Le Monde constate au visionnage des premiers épisodes que "Melrose Place" . Cela ne va pas durer. juge "Deseret News". Un ajoute "Entertainment Weekly". En (saison 2), alors que le show est à son apogée, les cinq actrices principales Heather Locklear, Courtney Thorne-Smith, Laura Leighton, Josie Bissett et Daphne Zuniga font la une du très réputé magazine "Rolling Stone". Le titre du reportage n'a rien d'ironique : (). "People Magazine" fait également sa couverture sur la en février de la même année. Le 6 juin 1998, alors que débute la diffusion de la cinquième saison sur TF1 en France, le quotidien "Le Parisien" écrit à propos de la série : . Également en juin 1998, Oriane Charpentier écrit dans le magazine "Télérama" : . Toutefois, aux États-Unis, dès la quatrième saison, les critiques sont moins élogieuses. "Entertainment Weekly" raille les tenues , les autour de Brooke Armstrong et de Bobby Parezi. Impact populaire. Tandis que la série est en production, un guide officiel, écrit par un collaborateur régulier du magazine "Rolling Stone" David Wild, est publié le sous le titre '. L'ouvrage est préfacé par le producteur exécutif Aaron Spelling. En , le magazine "Entertainment Weekly" publie une édition spéciale ' titrée "The Ultimate Viewer's Guide". Toujours en 1995, la comédie en tête des audiences américaines "Seinfeld" consacre un épisode entier ("The Beard") de sa sixième saison au plaisir coupable procuré par "Melrose Place" : le personnage principal, qui nie être un fan de la série, passe au détecteur de mensonges. Au cours des quatrièmes et cinquièmes saisons, la série était sponsorisée notamment par la marque Polaroid, comme l'indique cette publicité créée pour la cinquième saison. Lorsque la série s'arrête en mai 1999, de nombreux objets de décor ont été vendus aux enchères sur le site internet américain d'Amazon en partenariat avec les sociétés Spelling Television et Artists Direct. Le journal New York Post rapporte à l'époque que les objets ayant un lien avec Amanda Woodward connaissent le plus de succès, citant sa tête de lit et une couverture style léopard, de même que la robe de mariée portée par Sydney Andrews au moment de sa mort accidentelle ainsi que trois des fameuses portes vertes de la résidence. Une recette de plus de était attendue et devait être reversée à des œuvres de charité. Plus original, des bouteilles en plastique contenant de l'eau de la piscine de ont été écoulées sur le site internet américain d'Ebay. Elles avaient été offertes par la production avant la diffusion de l'épisode final, notamment à des journalistes. Les enchères ont dépassé . Avec le temps, la série est devenue culte. Le magazine "Vulture" considère que la troisième saison de ' fait partie des séries qui ont contribué à faire de la saison 1994-1995 l'une des plus influentes de la télévision américaine (avec "Friends", "Urgences", "Seinfeld" et "Angela 15 ans"). En 2009, TV Guide classe le de la saison 2 à la des 100 plus grands épisodes de fiction de ces 30 dernières années. En 2010, Entertainment Weekly classe le personnage d'Amanda Woodward à la des 100 plus grands personnages de fiction de ces 20 dernières années. En 2013, TV Guide classe Amanda Woodward à la des plus grands antagoniste du petit écran. En 2016, Rolling Stone classe le personnage d'Amanda Woodward à la des 40 plus grands antagonistes de fiction de ces 20 dernières années, enfin le magazine "Complex" place le personnage à la de sa liste des 25 plus grands antagonistes de tous les temps. En 2012, à l'occasion du vingtième anniversaire du lancement de ', le site internet français Allociné met à l'honneur de la série sous le titre . De son côté, le magazine américain "Entertainment Weekly" réunit la plupart des acteurs principaux pour une séance photos et recueille leurs souvenirs. Procès. En 1996, l'actrice Hunter Tylo est recrutée par la production de ' et décide de quitter le feuilleton "Amour, gloire et beauté". Or, elle est renvoyée de ' par le producteur Aaron Spelling avant même d'avoir tourné un seul épisode, après avoir annoncé qu'elle était enceinte. Le personnage qu'elle devait jouer, Taylor McBride, a été confié à une autre actrice, Lisa Rinna. Tylo, qui est rapidement réintégrée dans "Amour, gloire et beauté", attaque Spelling en justice pour discrimination et gagne devant un jury de Los Angeles. Spelling a expliqué que la grossesse de Tylo n'était pas compatible avec le personnage de séductrice qu'elle devait jouer. Lors du procès, Tylo a rendu publiques des photos d'elle montrant qu'elle avait gardé une silhouette fine pendant sa grossesse. Par ailleurs, la star de la série, Heather Locklear, tombé enceinte dans la période située entre le licenciement et le procès, a témoigné du fait que la production avait fait appel à une doublure pour une dizaine de prises. L'affaire est largement reconnue pour avoir établi le droit d'une actrice à continuer de travail pendant une grossesse d'après le magazine américain "Time", qui rappelle que Tylo était défendue par la célèbre avocate Gloria Allred, spécialisée dans les droits des femmes. Censure. En 1994, dans le double épisode final de la deuxième saison, le personnage homosexuel Matt Fielding devait embrasser à l'écran l'un de ses amants. La scène a été tournée et a été coupée à la demande des responsables de la chaîne FOX, a expliqué le producteur Darren Star dans un entretien donné au magazine "Variety" en 2015 : . Il a confirmé lors d'une interview à "The Hollywood Reporter" en 2017 que la scène a été filmée: . À l'écran, si le baiser n'apparaît, il est suggéré par un mouvement physique de Matt Fielding vers son amant et par la réaction de Billy Campbell, témoin de la scène depuis la fenêtre de son appartement. Vies privées. Andrew Shue (Billy) et Courtney Thorne-Smith (Alison) sont réellement sortis ensemble pendant le tournage des toutes premières saisons. Laura Leighton (Sydney) et Grant Show (Jake) ont eu une relation de plus de trois ans qui a été intégrée au scénario de la saison trois. Ils ont rompu puis, en 1998, Leighton a épousé un autre comédien rencontré sur le plateau, Doug Savant (Matt). Show aurait eu une aventure avec Thorne-Smith, d'après le producteur Charles Pratt Jr. Josie Bissett (Jane) et Rob Estes (Kyle) étaient réellement mariés à l'époque où ils jouaient dans la série. Leur romance a été utilisée dans les derniers épisodes de la septième saison. Huit ans après la fin de la série dont ils étaient un couple phare, de 2007 à 2011, Heather Locklear (Amanda) et Jack Wagner (Peter) ont eu une relation et ont été brièvement fiancés. DVD. Les DVD des sept saisons de " ont été édités aux États-Unis par CBS à partir de 2006 et sont disponibles à l'import sur Amazon. Ils ne comprennent aucune version française (ni audio, ni sous-titrage). |
Création du tribunal extraordinaire |
Michel Martin Drölling Michel Martin Drölling, né le à Paris, et mort dans la même ville le , est un peintre néoclassique français. Il est le fils du peintre Martin Drölling, et le frère de l'artiste peintre Louise-Adéone Drölling. Biographie. Michel Martin Drölling est l’élève de son père Martin Drölling, puis de Jacques Louis David en 1806. Sa "Colère d’Achille" lui vaut d’obtenir le prix de Rome en 1810. Après avoir séjourné à l’Académie de France à Rome, de 1811 à 1816, il se fait connaître pour sa "Mort d’Abel" exposé au Salon de 1817. Il reçoit dès lors de nombreuses commandes et produit notamment "La Loi descend sur terre, elle y établit son empire et y répand ses bienfaits" pour le plafond de la salle des Hommes illustres du palais du Louvre, "Les États-Généraux de Tours" en 1836 et "La Convention d'Alexandrie" en 1837 pour le musée de l'Histoire de France au château de Versailles, "Jésus au milieu des docteurs" pour l’église Notre-Dame-de-Lorette de Paris en 1840. Il est élu membre de l’Académie des beaux-arts de l'Institut de France en 1837, et il est nommé professeur à l'École des beaux-arts de Paris. Ses peintures d’histoire répondent au style néoclassique. Correspondance. Les lettres qu'il adresse à son père et à sa sœur, lors de son séjour à Rome entre 1811 et 1816, soit autographes à son père et qu'il reçut de son père, sont conservées à Paris au département des arts graphiques du musée du Louvre. Œuvre. Œuvres. "La force, Amien, Musée De Picardie". |
Wang Zhaojun Wang Zhaojun (chinois 王昭君 ; pinyin "Wáng Zhāojūn") est une femme du harem de Yuandi (汉元帝), l'empereur Yuan de la dynastie Han (48-33 av. J.-C.), qui fut donnée comme femme à Hu Hanye, "chanyu" (empereur) des Xiongnu. Elle est considérée comme une des quatre beautés de la Chine antique. Biographie. En 33 av. J.-C., Hu Hanxie, le "chanyu" () des Xiongnu, se rendit à Chang'an (actuellement Xi'an) pour rendre hommage à l’empereur de Chine. Il profita de cette occasion pour exprimer son désir de devenir un gendre de l'empereur (tradition du "heqin"). Au lieu d’honorer le "chanyu" avec une princesse, on lui montra cinq femmes du harem impérial, dont l’une était Wang Zhaojun. D’après le "Livre des Han postérieurs", Wang Zhaojun fut volontaire pour rejoindre le "chanyu". Quand elle fut convoquée à la cour, sa beauté surprit et l’empereur faillit reconsidérer sa décision de l’envoyer auprès du "chanyu" Xiongnu. Wang Zhaojun devint une favorite de Hu Hanxie, donnant naissance à deux fils. Seul l’un d’eux survivra, (). Ils eurent aussi au moins une fille, Yun (), qui devint la princesse Yimuo et plus tard devint une personnalité majeure du monde Xiongnu. Quand Hu Hanxie mourut en 31 av. J.-C., Wang Zhaojun souhaita revenir en Chine. L’empereur Han Chengdi (), cependant, lui ordonna de suivre la coutume du lévirat xiongnu et de devenir l’épouse du fils aîné de son mari. Elle eut deux filles de ce mariage. Influence sur la littérature. L’histoire de Wang Zhaojun inspira les écrivains et les poètes pendant des siècles. L'un d'eux raconte qu'elle serait entrée à la cour de l'empereur Yuan à la suite d'un concours de beauté. Les participantes devaient faire parvenir à l'empereur leur image, afin qu'il les sélectionne. Wang Zhaojun se fit faire un portrait par un peintre, mais, à court d'argent, elle ne put le payer. Pour se venger, celui-ci détériora sa beauté en déformant le tableau. L'empereur la sélectionna néanmoins, mais ne la visita jamais en personne. Il ne découvrit son véritable visage que quand il la désigna comme épouse du "chanyu" Hu Hanxie. Il en tomba alors éperdument amoureux, malheureusement trop tard. D'autre auteurs, en fonction des impératifs moraux confucéens, condamnaient soit l’exil de la mère patrie, soit la tradition du lévirat des barbares, qui auraient entraîné le suicide de Wang Zhaojun. |
GP2X La GP2X est une console de jeux vidéo portable utilisant le système d'exploitation Linux, sortie en novembre 2005, et permettant de lire des vidéos, de la musique, des photos, des documents et des jeux. L'architecture ouverte de la console permet à tout un chacun de lui développer des logiciels. Le firmware flashable offre la possibilité de faire des mises à jour (nouveaux formats de média, fonctionnalités, système d'exploitation, etc.). La GP2X supporte nativement les codecs et formats tels que les DivX, XviD, MP3 et Ogg Vorbis. De plus, comme le lecteur multimédia est basé sur le lecteur multimédia open-source MPlayer, il est possible d'ajouter des formats non-supportés officiellement. La GP2X est capable d'émuler les jeux de nombreuses consoles, entre autres les consoles NES, Master System, PC Engine, SNES, Game Boy, Mega Drive, Neo-Geo AES, Neo Geo CD, MAME et même PlayStation. Des classiques tels que "Doom", "", "Quake", "Quake II" et "Duke Nukem 3D" ont également été portés sur GP2X. À côté des émulateurs et de ports de classiques, il existe également de nombreux jeux originaux. En octobre 2006, soit onze mois après la sortie de la machine, environ exemplaires de GP2X ont été vendus. Le dernier modèle, la GP2X F-200, sortie en octobre 2007, est doté d'un écran tactile, de touches directionnelles à la place du stick directionnel, d'une interface plus rapide, et d'un système d'exploitation multitâche (il est alors possible d'écouter de la musique tout en visionnant des photos, par exemple). Le mai 2009, la GP2X Wiz a succédé à la GP2X. Histoire. Plusieurs années après la sortie de sa GP32, Game Park, la société coréenne, commence la conception de sa nouvelle console. Un désaccord interne à la société au sujet de la direction de ce système incite beaucoup de membres de l'équipe (incluant la majorité des ingénieurs) à démissionner et à créer leur propre société, GamePark Holdings (GPH) pour créer, produire et distribuer une console portable baptisée GP2X. En parallèle, Game Park a développé un système 3D similaire à la PlayStation Portable, appelé XGP. Mais elle ne sortira jamais. Le nom initialement prévu était « GPX2 », mais Gamepark Holdings risquait de s'exposer à un procès pour violation de marque déposée étant donné que ce nom pouvait être considéré comme trop similaire à la marque déposée « GPX » appartenant à une société d'imprimantes japonaise. Un concours pour trouver un nouveau nom fut donc annoncé le . Quelque 1500 noms furent soumis dans la période du 3 au 15 août 2005 mais des problèmes de marques déposées ont retardé l'enregistrement des 15 noms sélectionnés. Gamepark Holdings a décidé par la suite d'appeler sa console « GP2X » en raison de l'identification de la marque mais aussi parce que celle-ci était disponible en tant que marque déposée. Logiciel. Un kit de développement (SDK) est disponible et les utilisateurs sont libres de développer leurs propres programmes. La principale composante du SDK est l'utilisation de la bibliothèque Simple DirectMedia Layer (SDL) qui permet un accès facile au matériel graphique. Étant donné que le système utilise Linux, il est plus facile de porter des programmes sur la GP2X que ça ne l'était sur la GP32. Par exemple, le septembre 2005, Gamepark Holdings a porté un émulateur Gameboy Color vers la GP2X en moins de 30 minutes. Gestion des droits numériques (DRM). Il y a eu des discussions quant à l'inclusion de DRM (Digital Rights Management) dans la GP2X. Cependant, Gamepark Holdings a confirmé que les DRM ne seront utilisés que pour garantir la sécurité des jeux commerciaux développés pour le système. Les DRM ne seront pas utilisés pour restreindre ce que l'utilisateur peut charger sur son système (vidéo, musique, ou développement logiciel), d'autant plus que la quasi-totalité de la partie logicielle intégrée de la GP2X est open-source. Support media. Par l'utilisation d'un portage du lecteur FFPLAY, basé sur la bibliothèque FFMpeg, ou d'un portage de mplayer (version Linux), il est possible de lire une impressionnante variété de formats, tel que le (liste non complète) : Le support de ces formats reste dans certains cas lent. Caractéristiques techniques. MMSP2 161 Grammes (sans batterie) GNU/Linux Kernel 2.4.25 Définition : 320×240 (QVGA) |
Lucienne Velu Lucienne Velu-Chapillon épouse Odoul (née le dans le et morte le à Quincy-sous-Sénart) est une athlète et basketteuse française. Biographie. Athlétisme. Elle est recordwoman du monde du lancer du disque en septembre 1924 à Paris, avec 30,225 m, et 14 fois championne de France, pour 7 records nationaux (son dernier record, planétaire, tient 22 ans dans l’hexagone). Ses grandes rivales étaient deux autres Françaises, Lucie Petit, épouse Diagre, double recordwoman du monde un mois auparavant entre Paris et Bruxelles durant l'été 1924, avec des lancers à 27,70 m puis à 28,325 m, et Yvonne Tembouret, première recordwoman mondiale du disque en septembre 1923 à Paris avec un jet à 27,39 m. Au lancer du poids, Lucienne Velu fut 8 fois championne de France ; grande rivale de Violette Morris, elle fut aussi détentrice de 3 records nationaux durant 10 ans, et participa aux Jeux Olympiques de 1924, 1928 et de 1936. Finalement, sélectionnée à 24 reprises de 1923 à 1939, elle remporta 43 titres de championne de France, dont 33 seniors pour 47 podiums, aux 80 (toute proche du record du monde, en 9 s 4), 100 et 200 mètres, au disque, au poids, en relais (de plus médaille d'or au relais 4 × 200 m des Jeux mondiaux féminins, et du relais olympique 4 × 100 m en 1928 avec Georgette Gagneux, Marguerite Radideau et Simone Warnier en 50")… et en basket-ball (de 1928 à 1938) avec les Linnets (dès le ), qui introduisirent également le handball en France avant-guerre. Basket-ball. Lucienne Velu fut également capitaine de l’équipe de France féminine de basket-ball qui devint la première équipe nationale féminine championne du monde de l'histoire du sport français, en battant les États-Unis 34 à 23 le 11 août 1934, aux Jeux mondiaux féminins de Londres au White Hall. L'équipe vainqueur de l'épreuve : Gilberte Flouret-Picot, Yvonne Santais et Lucienne Velu des Linnet's Saint-Maur — très populaires aux actualités cinématographiques, et qui dominèrent le basket français de 1928 à 1938 (Marguerite Radideau en fit également partie) —, Simone Richalot de Reims, et Jeanine Garnier de Strasbourg. En 1930, lors des Jeux mondiaux, Lucienne avait déjà obtenu la médaille d'argent face au Canada, avec l'équipe Radideau, Rocle, Lunet et Moreau. Paradoxalement, Lucienne Velu ne compte officiellement aucune sélection en Équipe de France. En effet, Le basket féminin n'est reconnu qu'en 1937 par la FFBB et le premier championnat d'Europe féminin ne fut organisé qu'en 1938. Lucienne Velu n'y participa pas et du fait de la Seconde Guerre mondiale, il fallut attendre 1946 pour revoir un match de l'Équipe de France féminine. |
Immédiatement Immédiatement était une revue littéraire et politique, d'inspiration bernanosienne et gaulliste, fondée en 1996 par Luc Richard, et publiée en ligne de 2004 à 2005, date à laquelle elle a cessé de paraître. Historique. La revue, littéraire et politique, apparaît en 1996 d'une fusion entre publications liées à l'Action française. Elle est emblématique d'un romantisme contre-culturel du catholicisme littéraire. Elle est inspirée de la pensée de Georges Bernanos, Eugène Zamiatine et George Orwell. Son titre est tiré d'un livre de Dominique de Roux, éditeur et écrivain français proche de la beat generation et fondateur des Cahiers de l'Herne. Elle cesse son activité en 2005. La revue laisse la parole à Michel Houellebecq, sur la question de son rapport au catholicisme. La revue est d'abord, sous la houlette de Luc Richard et de Sébastien Lapaque, très littéraire. Elle connaît une crise marqué par le départ d'une partie de la rédaction en 2001. Puis, peu à peu, ses rédacteurs, étudiants ou lycéens y allient une critique de la société spectaculaire et marchande en s'inspirant largement de Guy Debord. Après le départ de Luc Richard, la revue est reprise par Falk van Gaver. Elle développe sa tendance écologiste, anarchiste et chrétienne. |
Communauté de communes Arbois, Vignes et Villages - Pays de Louis Pasteur La communauté de communes Arbois, Vignes et Villages - "Pays de Louis Pasteur" (CCAVV) est une ancienne communauté de communes française, située dans le département du Jura en région Bourgogne-Franche-Comté. Elle disparaît le et laisse place à la communauté de communes Arbois, Poligny, Salins – Cœur du Jura. Composition. La communauté de communes regroupait 14 communes : Histoire. En 1995, les 14 communes du canton d'Arbois se regroupent en un SIVOM du canton d'Arbois. Par arrêté préfectoral du , le SIVOM devient la communauté de communes du Val de Cuisance (CCVV) à compter du . Enfin, après les élections municipales de , elle prend le nom de communauté de communes Arbois, Vignes et Villages - "Pays de Louis Pasteur", tout en conservant le même sigle. Description. Le cours de la Cuisance, rivière qui prend sa source dans la reculée des Planches, sert d'épine dorsale à ce territoire. Malgré cela, comme le canton voisin de Poligny, celui d'Arbois est marqué par la coupure traditionnelle entre le "haut-canton" caractérisé par la zone viticole et la bordure forestière du premier plateau jurassien (le «Revermont») et le "bas-canton" au relief plus mou et aux petits villages d'éleveurs. Sa population est d'environ habitants, dont à la ville centre Arbois. Cette dernière est caractérisée par une activité viticole implantée de longue date ( AOC de France) et un magnifique patrimoine urbain générant une importante activité commerciale et touristique. Elle est entourée de petites communes rurales au contact de la plaine (Bresse jurassienne) et du plateau jurassien qui forme à cet endroit l'une de ses plus belles reculées. |
Club Voleibol Las Palmas L'Hotel Cantur Las Palmas Voleibol est un club espagnol de volley-ball féminin basé à Las Palmas de Gran Canaria. |
Salève Le Salève ou mont Salève est une montagne des Préalpes située dans le département de la Haute-Savoie, en France. On l'appelle aussi parfois le « balcon de Genève » car bien que situé intégralement en France, il est voisin de l'agglomération transfrontalière de Genève située au nord-ouest, la frontière passant au pied des falaises de l'extrémité nord de la montagne. Il offre l'un des points de vue les plus appréciés sur le canton de Genève et le Léman, étant facilement accessible par la route et par son téléphérique. Bien qu'appartenant d'un point de vue géologique au massif du Jura, ce crêt de calcaire plissé est rattaché aux Préalpes. Toponymie. « Salève » est un oronyme dérivant des mots latins et signifiant « sauter », « sortir », « jaillir » et désignant un saillant, une hauteur formant saillie, un promontoire rocheux. Selon Paul Guichonnet, la racine indo-européenne "*sal" désigne une pente à éboulis. La montagne est mentionnée dès le avec , puis au avec . C'est au siècle suivant qu'il semble prendre sa forme actuelle avec , puis au avec . La forme ' montre qu'il s'agit d'un toponyme d'origine gauloise. Dans la langue celtique continentale, le suffixe ' est une dérivation qui forme un nom de lieu. Les Gaulois vénéraient une déesse Sulevia dont le nom est un composé ' avec ' « bon » et ' « conductrice » ou « gouvernante ». ' pourrait donc être le domaine de '. « Collines et montagnes sont souvent, chez les peuples traditionnels, la demeure des dieux. » Il existe une autre possibilité : ' pourrait être une dérivation en ' du mot gaulois désignant le troupeau, '. Dans ce cas "" serait « le lieu où il y a le troupeau », « le pâturage ». Géographie. Situation. Le Salève est un relief préalpin isolé, situé à l'extrémité sud-ouest du plateau suisse. Il délimite aussi la bordure septentrionale du plateau des Bornes. La montagne se prolonge vers le sud-ouest par l'intermédiaire de la montagne de la Mandallaz et la montagne d'Âge. Elle est aussi voisine du massif du Chablais (est), du massif des Bornes (sud) et du Jura (nord-ouest) auquel il est lié du point de vue géologique. Le Salève se répartit entre les communautés de communes Annemasse - Les Voirons Agglomération, Arve et Salève, du Pays de Cruseilles et du Genevois. Il est aussi limitrophe de l'agglomération suisse de Genève et est entouré par les autoroutes A40, A41 et A410. De par sa position, le Salève offre un panorama sur l'agglomération genevoise, le Léman, le versant sud du massif du Jura, les Préalpes, le lac d'Annecy et le mont Blanc. Topographie. Le Salève s’étend sur de longueur entre Étrembières au nord et le pont de la Caille au sud. Il est régulièrement orienté du nord-est au sud-ouest, et il est constitué de trois parties d’inégales longueurs, séparées par deux dépressions : le Petit Salève qui culmine à d'altitude au Camp des Allobroges, le Grand Salève qui culmine à d'altitude et le massif Pitons-Plan parfois appelé Salève des Pitons ou simplement Les Pitons. Ce dernier massif culmine au Grand Piton () et comporte trois autres sommets nommés : la pointe de la Piollière (), le Petit Piton () au nord et la pointe du Plan au sud (). Entre le Petit et le Grand Salève, le vallon de Monnetier a une altitude de et entre le Grand Salève et le massif des Pitons, le col de la Croisette s’élève à et est franchi par la route départementale 45. Géologie. Configuration structurale. Le Salève correspond à un pli anticlinal déjeté vers le nord-ouest et chevauchant au milieu bassin d'avant-pays nord alpin. Mais l'identification d'un réseau de failles longitudinales le long du flanc sud-est notamment permet de considérer que le soulèvement du Salève résulte de l'action de failles de type « pop-up ». Le Salève sépare au nord le bassin molassique franco-genevois (affilié au bassin molassique suisse) et le plateau molassique des Bornes (affilié au bassin savoyard) au sud. À l'image du massif du Jura, il résulte du décollement puis du charriage des couvertures sédimentaire du domaine jurassien vers le nord à la suite du chevauchement des massifs cristallins externes sur le socle du Jura au Miocène. Le décollement s'est effectué le long d'une faille normale enracinée dans les couches triasiques qui a joué en sens inverse au cours de la collision alpine. Le raccourcissement de la couverture sédimentaire est estimé entre 2,5 à . Les couches du flanc oriental du Salève forme une pente structurale qui plonge sous la molasse du plateau des Bornes mais leur prolongation vers le sud-est est contrarié par des accidents longitudinaux, forçant les calcaires urgoniens de la formation de Vallorbe à former des plis coffrés ou kinks. Le long du versant occidental, elles forment un pli déjeté et faillé en grande partie démantelé. La moitié supérieure constituent des falaises où les bandes de végétation définissent des intervalles à dominante marneuse qui délimitent des alternances entre des couches calcaires. Sur la moitié inférieure, les couches sont subverticales à renversées et plongent sous le bassin molassique franco-genevois en constituant le flanc renversé du pli. Enfin des failles décrochantes senestres orientées sud-est - nord-ouest découpent le pli du Salève en plusieurs compartiments qui constituent à l'ouest les chainons latéraux de la montagne de la Mandallaz et de la montagne d'Âge jusqu'à la faille du Vuache. Ces failles, qui s'enracinent dans la couverture sédimentaire, absorbent les différences de raccourcissement du Jura entre ses extrémités et le centre et contribuent à sa morphologie arquée. Stratigraphie. Le Salève ainsi que les chaînons latéraux appartiennent au domaine jurassien. Ils se caractérisent par des séries calcaires de plateformes d'âge mésozoïque. Contrairement au massif des Bornes appartenant au domaine helvétique, le domaine jurassien comporte des faciès marins peu profonds à littoraux. Au Salève, les séries affleurantes se répartissent entre la formation des Etiollets (localement dénommée calcaires de Tabalcon) du Kimméridgien (Jurassique supérieur) et la formation de Vallorbe du Hauterivien - Aptien (Crétacé inférieur). À la suite de la mise en place du bassin d'avant-pays nord alpin et le passage du bourrelet frontal, le sommet de la série stratigraphique a émergé puis la formation de Vallorbe a été transformé en karst entre le Crétacé tardif et le Paléogène. Ce sommet fut ensuite recouvert et les karsts comblés par le grès sidérolithique à l'Éocène. Cette unité correspond à des dépôts fluviatiles à dominante quartzeuse (quartzarénite) et présentant localement une forte concentration en fer (d'où le terme sidérolithique) qui leur confère une teinte rougeâtre. Ces grès ont été par ailleurs exploités à partir du aux rochers de Faverges pour la production de métal à partir de l'extraction du fer. Des dépôts alluvionnaires et lacustres ont ensuite rempli au Rupélien des dépressions lacustres que l'on rencontre uniquement sur le flanc sud-est, au mont Gosse (poudingues de Mornex). Enfin la formation de Vallorbe, les grès sidérolithiques et les dépôts lacustres sont recouverts par la molasse dont seule subsiste la molasse rouge "auct" (aussi dénommée « Marnes et Grès bariolés ») qui daterait du Chattien (Oligocène). Quaternaire. Au cours des glaciations quaternaires, le Salève se situe à la convergence des glaciers du Rhône (est) et de l'Arve (sud), s'écoulant de part et d'autre du relief qui est recouvert par les glaces lors des phases paroxysmales (la surface du glacier est évaluée à d'altitude dans le Genevois). Le retrait qui suit la glaciation du Riss s'accompagne de l'abandon de nombreux blocs erratiques sur le plateau sommital du Salève. Ce sont surtout des granites du massif du Mont-Blanc et des gneiss provenant de la nappe de Siviez-Mischabel dans le Valais. La glaciation suivante du Würm n'entraine pas l'ennoiement du Salève sous la glace (surface à d'altitude) mais son retrait est marqué par une influence plus forte des apports du glacier de l'Arve qui se concentrent sur le Petit Salève. Malheureusement, une grande partie de ces blocs ont été exploités pour la construction dont celui du chemin de fer du Salève. À l'image du massif du Jura, le Salève comporte plusieurs grottes et autres cavités associées au développement du réseau karstique (Tanne à Damon, grotte d'Orjobet, grotte des faux-monnayeurs, Trou de la Tine), voire résultant de l’effondrement de blocs au pied du flanc occidental (grotte de Sous-Balme). Ce karst draine un important volume d'eau qui est acheminé jusqu'aux nombreuses résurgences distribués à la base du relief et dont le transit s'effectue en 1 à 2 jours. Cette ressource en eau est aujourd'hui captée sur trois sources (Eaux Belles à Étrembières, Douai dans la cluse des Usses et au Pas de l'Échelle) qui alimentent en eau les communes limitrophes. Elle fournit notamment 30 % des besoins de l'agglomération d'Annemasse - Les Voirons. La montagne est aussi entaillée de plusieurs gorges étroites et profondes, dont la Petite et la Grande Gorge. Parmi ces dernières, la Grande Varappe a donné son nom, à la fin du , à ce terme relatif à la pratique de l'escalade. Une intense activité se développe sur ce flanc abrupt à l'époque où cette discipline n'en est qu'à ses balbutiements. Ces gorges traduisent la présence des nombreuses failles décrochantes qui traversent le Salève. L'origine du vallon de Monnetier, qui sépare le Petit et le Grand Salève, demeure néanmoins débattue. Il est initialement attribué à une érosion fluviatile par Horace Bénédict de Saussure qui estime que . L'érosion s'interrompant avec le soulèvement du Salève, obligeant l'Arve à le contourner pour emprunter son lit actuel. Guillaume-André Deluc (1801) puis, son frère, Jean André Deluc (1818) suggèrent que le vallon résulterait d'une "cassure" formée lors du soulèvement de la montagne qui aurait engendré un affaissement. Alphonse Favre reprend ensuite l'idée de Guillaume-André Deluc et la complète en formulant que le vallon . Plus récemment, Quentin Deville (1991) propose que le vallon de Monnetier serait initialement une zone de fragilité du Salève parcourue par de nombreuses diaclases ce qui auraient favorisé la formation d'une dépression qui aurait ensuite été élargie au cours des glaciations quaternaires. Faune et flore. Le Salève est habité par des sangliers, des blaireaux (appelés localement "tassons"), des chevreuils ou encore des chamois. Le loup a par ailleurs été observé et filmé pour la première fois sur le Salève en mars et avril 2012. Enfin, il existe des indices concernant la présence de lynx. Histoire. Préhistoire. Il a abrité, entre et ans , un site magdalénien. À partir de 1833 le médecin genevois François Isaac Mayor, puis le pasteur Taillefer et le dentiste Thioly explorent le passé de la montagne ; la falaise en limite de Veyrier, côté français, se révèle avoir été un abri. Ossements (perdrix, rennes, cheval, marmottes...), silex et bois gravé sont retrouvés en une douzaine d'endroits, grotte, abris ou habitat. Un dolmen était à Aiguebelle. Lors du Néolithique et de l'âge du bronze, l'habitat devient plus sédentaire (Bossey, Chaffardon). Un oppidum est élevé (-1000) sur l'éperon du petit Salève, face au mont Vuache. Sur les cartes topographiques IGN le sommet () du Petit Salève est d'ailleurs nommé "Camp des Allobroges". Histoire contemporaine. En , la tour des Pitons, point culminant du Salève à , est construite par le notaire et administrateur Claude-François Bastian (1764-1838). La grande carrière de roche calcaire est exploitée depuis les années 1830. Le Grand Salève fut desservi de 1892 à 1935 par le chemin de fer du Salève, le premier train à crémaillère électrique au monde. Il y eut deux lignes : la ligne Étrembières - Monnetier - Treize-Arbres ouverte en décembre 1892, qui contournait le Petit Salève par l'est, puis la ligne directe et beaucoup plus pentue Veyrier-Monnetier, ouverte le 24 mars 1894. Ce train servait principalement au tourisme, mais permettait également de desservir l'Observatoire du Salève (1913). La première ascension du Salève par un engin motorisé est réalisée le par Henri et Armand Dufaux sur deux motocyclettes Motosacoche dont ils sont les concepteurs. La presse est convoquée pour assister à l'évènement dans le but de démontrer la fiabilité et l’efficacité de leur invention sur la route empierrée reliant Étrembières à la station des Treize-Arbres. Malgré une pente oscillant entre 12 et 20 %, ils atteignent sans effort leur destination. La première traversée du Salève en voiture est effectuée en par un équipage de cinq personnes, dont une femme, de la Société genevoise d’automobiles (SAG) à bord d'une voiture de marque Pic-Pic 20/24 HP. L'épreuve destinée à évaluer l’endurance de leurs véhicules sur un sol accidenté et rocailleux consistait à rallier Mornex à Saint-Blaise via Grande-Gorge, La Croisette, les Pitons et La Thuile. Plus tard, la section genevoise du Touring Club Suisse, avec le soutien du syndicat d’initiatives du Salève, organise en une course auto/moto entre Monnetier et les Treize-Arbres. La foule se masse le long de la route et un grand banquet réunissant est organisé au buffet des Treize-Arbre pour clôturer l'épreuve. Ces courses se poursuivent durant quelques années. Activités. Industrie. Plusieurs carrières ont été exploitées sur le Salève pour extraire des pierres. Une carrière de roche calcaire est particulièrement visible depuis Genève. Elle est en exploitation depuis les années 1830. Elle s'étend au maximum sur 57 hectares depuis 2003, avec 250 mètres de dénivelé, au bas des pentes du Salève, sous le passage du téléphérique, dans les communes d'Étrembières et Bossey. Vers 2016, elle produisait par année, livrées aux proches alentours à 70 % en France et 30 % en Suisse. Les pierres du Salève ont servi à bâtir de nombreux bâtiments en pierre à Carouge. Tourisme. Le Syndicat mixte du Salève a été créé en 1994 et regroupe 19 communes haut-savoyardes ( hab.) sur lequel s'étend le massif du Salève. Son objectif est de valoriser et de protéger le massif, qui est une « île préservée » au centre d'un territoire franco-suisse fortement urbanisé avec plus de sept cent mille habitants. Le syndicat ouvre, en septembre 2007, la Maison du Salève dans l'ancienne ferme de Mikerne, datant de 1733. Ce centre d'interprétation et de documentation présente le massif sous tous ses aspects : histoire, patrimoine, nature, sports et loisirs. La même année, il met en œuvre la « charte de développement durable » du Salève visant à concilier la préservation du massif avec l'accroissement de sa fréquentation, avec une vision à trente ans. Cette maison propose une exposition permanente, des expositions temporaires et un programme de visites guidées, sorties et conférences sur les thèmes du patrimoine local et de l'environnement. Le Syndicat associe à ses trois groupes de travail — agriculture et alpages, tourisme et loisirs, accès et transports — tous les usagers du Salève (communes, associations sportives, de protection de la nature, restaurateurs, paysans, chasseurs, offices du tourisme...) Activités sportives. Terrain de loisirs par excellence des Genevois de par sa proximité de la cité (), on y pratique l'escalade, la randonnée pédestre et à skis, le mountain bike et le VTT, le parapente, le deltaplane, l'aéromodélisme, le cerf-volant, la spéléologie ainsi que le ski au col de la Croisette. Le sentier du Pas de l'Échelle est un sentier historique, d'une longueur de , existant depuis au moins le (il est cité en 1320), et initialement connu sous le nom de "scalam de Munetier". La balade du Grand Piton (8,5 km, 627 mètres de dénivelé positif) est une des randonnées balisées classiques du Salève. Le point de départ se situe derrière l'église du village de Beaumont, passe au-dessus de la chapelle de Notre-dame de l'Espérance, puis par le sentier forestier en lacets de la Grande Paroi jusqu'à la ferme de la Thuile, un ancien alpage des Chartreux de Pomier. Après avoir rejoint les Petits Pitons et son parking, un court sentier mène au Grand Piton. Le Salève est un lieu historique dans l'histoire de l'escalade, puisque le terme « varappe », qui fait désormais partie du langage courant, est directement tiré du nom de deux couloirs rocheux du Salève, la "Grande Varappe" et la "Petite Varappe". Entre 1975 et 2005, l'observatoire accueille l'arrivée de la montée du Salève. Tour de France. Le Tour de France cycliste est passé quatre fois par le Salève, classé en première catégorie. En 1973, sur l'étape Divonne-les-Bains - Gaillard, Luis Ocaña passe en tête, remporte l'étape et endosse le maillot jaune. La course repasse par le Salève en 1974, en 1981 et en 1992. Dans la culture. Le Salève dans la littérature. <poem> </poem> <poem> </poem> En peinture. Le mont Salève figure dans la première peinture de l'histoire de l'art comportant un paysage réaliste : il s'agit de "La Pêche Miraculeuse" de Konrad Witz réalisé en 1444. On y voit en arrière-plan les Voirons à gauche, le Môle au centre, et le début de l'arête nord du Petit Salève à droite, vus depuis Genève ; derrière cette dernière arête on distingue même le sommet du mont Gosse. Au cinéma et dans les séries. Le Salève est un des lieux dans lesquels se situe l'action de l'épisode 4 "Cessez le feu" de la saison 5 de la série "MacGyver". C'est là que doit être signé un accord de paix entre les Azmirs et les Samadiens. L'épisode a en réalité été tourné au mont Grouse, au nord de Vancouver au Canada. En musique. Henri Kling, corniste et compositeur suisse d'origine allemande, installé à Genève, composa en 1877 "Le Salève", poème symphonique. Personnalités liées. Lors d'un séjour à Genève en 1932, Joseph Kessel écrit un article dans "Le Messager" sur le téléphérique du Salève, inauguré deux mois auparavant. Lors d'un séjour en Haute-Savoie en 1949, le commandant suprême Bernard Montgomery quitte Chamonix où il est fait citoyen d’honneur de la ville pour se rendre au château de Beauregard, son lieu de villégiature. Sur le trajet, il décide de faire escale au Salève. Il se rend à la gare d'arrivée téléphérique du Salève où il pique-nique en compagnie d’un officier anglais, de deux officiers français et de huit soldats. Il visite les installations du téléphérique puis profite de la vue depuis la terrasse avant de repartir vers Monnetier, où il fait une courte halte, avant de rejoindre Mornex où il se sépare de son escorte. |
Club Voleibol Albacete Le Club Voleibol Albacete est un club espagnol de volley-ball féminin fondé en 1984 et basé à Albacete. |
Jacques Haumont Jacques Haumont, né le à Paris, et mort dans la même ville le , est un éditeur et imprimeur-typographe français. Biographie. Chartiste de la promotion d'André Chamson (1924) à l'École nationale des chartes de Paris, Jacques Haumont a publié, entre 1930 et 1971, plus de 320 livres. Grand amoureux du livre et de son histoire, fin connaisseur des textes, stendhalien émérite, Jacques Haumont a laissé la trace d’un éditeur exigeant en matière d'art typographique, doublé d’un érudit, respectueux des lettres françaises, de la qualité de leur transmission et de leur reproduction. Famille. Jacques Haumont s'est d'abord fiancé, de 1921 à 1922, à Renée de Roustan, disparue la même année à l'âge de 23 ans. Il épousera ensuite en 1932 Madeleine Louise Odier, ingénieure chimiste. De cette première union naîtront quatre enfants, Élisabeth (1933-2011), Antoine (1935-2016), François (1939-1981) et Bernard (1938). En 1953, Jacques Haumont se remarie avec Madeleine Laval (1912-2002), germaniste. Ils auront trois enfants, Philippe (1953), Jean-Jacques (1955-2006) et Michel (1957). |
Katsuo est un manga de Takashi Hamori (qui fut aussi le dessinateur de "Noritaka") . Il compte 10 volumes, et est édité en France chez Glénat. Histoire. Il s'agit de l'histoire d'un lycéen chétif (et pervers), Katsuo, qui apprend à combattre afin de venger son meilleur ami, agressé par une bande de voyous. Plus tard, il sera amené à combattre d'autres ennemis encore plus forts. Il rencontrera aussi de nombreuses jeunes filles au physique plus qu'agréable. Ainsi, Katsuo est un manga dont le sujet est avant-tout porté vers la bagarre et les petites culottes. Publication. Ce manga compte 10 volumes, et est édité en France chez Glénat: |
MKS Kalisz Le MKS Kalisz est un club féminin de volley-ball polonais fondé en 1989 et basé à Kalisz évoluant pour la saison 2019-2020 en Liga Siatkówki Kobiet. |
Serge Ier de Moscou Serge (en , né Ivan Nikolaïevitch Stragorodski, en , le , Arzamas - mort le , Moscou) est primat de l'Église orthodoxe russe de décembre 1925 à 1944, d'abord comme remplaçant du "locum tenens" Pierre de Kroutitsy de 1925 à 1936, puis comme "locum tenens" de 1936 à 1943, puis comme "Patriarche de Moscou et de toute la Russie" du à sa mort. Le mot « sergianisme », tiré de son nom, fait allusion à la soumission du patriarcat de Moscou face à l'État soviétique. Biographie. Formé d'abord au séminaire théologique de Nijni Novgorod de 1880 à 1886, il entre ensuite à l’Académie de théologie de Saint-Pétersbourg. La science théologique et la prière liturgique sont ses seules préoccupations. Le , au monastère de Valaam, il prononce ses vœux de moine sous le nom en l'honneur de saint Serge de Valaam. Ordonné prêtre le , il s’intéresse aux problèmes de la pensée occidentale et produit sa thèse de licence : "les rapports de la foi et des œuvres" («Православное учение о вере и добрых делах») où il expose les thèses romaines et protestantes en face de l’orthodoxie. Tout au long de sa carrière ecclésiastique, il cherchera à vivre dans les espaces universitaires. Il part pour la mission orthodoxe à Tokyo en , revient à Saint-Pétersbourg en 1893, où il professe l’Écriture Sainte à l’Académie dont il deviendra d’ailleurs le Recteur en 1901. Le , Serge est consacré évêque de Jamburg, le vicaire du diocèse de Saint-Pétersbourg. En 1905, il est promu archevêque de l’Église orthodoxe de Finlande et s’occupe activement de la commission préparatoire du Concile de l’Église Russe, dont il est devenu le président en 1912. Après la révolution. Le , 1917, il est nommé archevêque de Vladimir et Chouïa et le de la même année le patriarche Tikhon est élevé au rang de métropolite. Le , Serge reçoit du synode (rassemblant ) le titre de « Sa Béatitude, le métropolite de Moscou et de Kolomna ». En 1936, fidèle à son intérêt pour les problèmes universels, il comprend l’aspiration occidentale vers l’orthodoxie et promulgue le célèbre « décret de 1936 » ouvrant la porte à « l’Orthodoxie Occidentale ». Le , le conseil des évêques l’élit à l’unanimité Patriarche de Moscou et de toutes les Russies ( en titre). Le patriarche Serge décède le . |
Méjean |
Les Clavicules de Salomon |
Darlington (autorité unitaire) |
Championnat de Pologne féminin de volley-ball Le Championnat de Pologne de volley-ball féminin ou Liga Siatkówki Kobiet est une compétition annuelle regroupant les douze meilleurs clubs de volley-ball féminin en Pologne, il est organisé par la Ligue professionnelle polonaise de volley-ball (Profesjonalna Liga Piłki Siatkowej S.A., PLPS S.A.). Le Championnat de Pologne de volley-ball féminin existe depuis 1929. |
Boulevard Bessières Le boulevard Bessières est une voie du de Paris. C'est un élément de la ceinture de boulevards extérieurs dits boulevards des Maréchaux. Situation et accès. Le boulevard part de l’avenue de Saint-Ouen et arrive à la porte de Clichy et à l’avenue de Clichy, où il laisse la place au boulevard Berthier. Il a une longueur de pour une largeur de . Après avoir été accessible par la ligne de bus de Petite Ceinture, le boulevard Bessières est désormais accessible par la ligne 3 du tramway . Origine du nom. Il a reçu son nom de Jean-Baptiste Bessières (1768-1813), duc d'Istrie, maréchal de France. Historique. Le boulevard Bessières fait partie de la ceinture de boulevards créée à partir de 1861 le long de l'enceinte de Thiers, à la place de la rue Militaire. Il prend son nom actuel en 1864. L’École de Plein Air y est fondée dans les années 1920 par la pionnière de l'éducation nouvelle Alice Jouenne. |
Coupe de Pologne féminine de volley-ball La Coupe de Pologne de volley-ball féminin est organisée par PLPS S.A. et PZPS, elle a été créée en 1932. |
Darlington (Royaume-Uni) Darlington est une ville anglaise du nord-est du pays, à 20 kilomètres de Durham et à quinze kilomètres à l'ouest de Middlesbrough. La ville est située sur la petite rivière , qui rejoint le fleuve Tees non loin de la ville. Elle est parfois surnommée « Darlo » par les gens de la région. Elle regroupe une bonne partie de la population du "borough", soit (2011). La ville est célèbre comme le lieu du premier chemin de fer de voyageurs. La gare est un arrêt important sur la ligne East Coast Main Line. Histoire. Darlington a été fondé par les anglo-saxons. Le nom Darlington vient du nom anglo-saxon "Daerthington", qui veut dire « la colonie du peuple de Deornoth », et le nom a changé au fil du temps. A Darlington il y a un marché historique, et l'église de saint Cuthbert (construite en 1183) est l'une des églises anciennes anglaises les plus importantes dans le nord de l'Angleterre. Pendant la première partie du , Darlington reste un petit bourg. Cependant dans la deuxième partie, les familles de Quaker et Pease emploient une quantité significative de la population d'abord dans l'industrie de la laine puis dans les mines de charbon. La tour horloge, la bibliothèque et le parc sont des cadeaux offerts à la ville par ces familles. Darlington est connue pour être le lieu de naissance du chemin de fer. Ceci est célébré au musée du rail dans la ville. Le premier voyage d'un train de voyageurs a eu lieu entre Shildon et Stockton-on-Tees via Darlington sur le chemin de fer de Stockton et Darlington à l'initiative de l'entrepreneur quaker Edward Pease. Celui-ci, pour réussir à lancer ce premier chemin de fer au monde, avait fait appel aux souscriptions de quakers de la région (on surnomme alors cette ligne de chemin de fer « la ligne des Quakers », tant l’investissement dans le projet est grand). La compagnie Stockton & Darlington Railway (S&DR) est fondée en 1821, avec pour promoteur et responsable financier Edward Pease. En 1822, l'ingénieur George Stephenson est engagé par Edward Pease comme ingénieur responsable de la ligne; il la fera passer de la traction hippomobile à la vapeur. La ville de Darlington a été aussi bien connue comme centre industriel dans le nord-est de l'Angleterre, mais la fermeture de plusieurs usines au cours du dernier siècle l'a fait significativement décliner. Administration. En 1974, cette ville a été rassemblée avec quelques autres localités pour former le "borough" de Darlington dans le comté de Durham. Depuis le , le "borough" de Darlington a le statut d'autorité unitaire qui l'a rendu autonome par rapport au comté de Durham, . Patrimoine. La ville est particulièrement fière de son patrimoine ferroviaire. Le "Darlington Borough Council" et Wm Morrison Supermarkets commandèrent à l'artiste David Mach en 1994 une sculpture à grande échelle intitulée "Train", destinée à être installée sur le site de Darlington pour commémorer le premier chemin de fer britannique : la ligne de Stockton à Darlington. C'est, avec de long, la plus grande sculpture en plein air jamais réalisée en Angleterre, qui a été inaugurée le . |
Aristide Frémine Aristide Frémine, né le à Bricquebec et mort à Issy-les-Moulineaux le , est un écrivain français. Biographie. Ami de Paul Arène, Camille Pelletan et Armand Silvestre, Aristide Frémine est l’auteur notamment d’une fameuse épopée en vers "Légende de Normandie", d’un roman intitulé "Une demoiselle de campagne" (1892), où il dépeint sa ville natale de Bricquebec sous le nom de « Bourg-des-Bois », et d’une étude "Les Français dans les îles de la Manche". Il a collaboré entre 1884 et 1888, au quotidien "Le Figaro" comme feuilletonniste, ainsi qu’à "la Jeune France". Il est souvent associé à son frère Charles, également écrivain, avec qui il a notamment publié la biographie du poète normand Armand Lebailly. Hommage, postérité. Une statue de Robert Delandre, inaugurée en 1929 à Bricquebec, le représente avec son frère Aristide et le sculpteur Armand Le Véel. Dans le bronze est gravée la formule : « Ils ont aimé et chanté leur pays. ». Cette formule figure dans le testament de Charles Frémine, frère d'Aristide, qui se suicida le 10 juin 1906. Il avait demandé qu'on mélangeât ses cendres et celles de son frère dans une urne, sur laquelle figurerait cette épitaphe (Revue "Nos Loisirs" n°3 du 15 juillet 1906, p.82). Deux rues commémorent les frères Frémine à Bricquebec et à Siouville-Hague. |
Christopher Lasch Christopher Lasch, né le à Omaha (Nebraska) et mort le à Pittsford (État de New York), est un historien et sociologue américain. Il est un intellectuel important de la deuxième moitié du . En France, Lasch est présenté par la "Revue du MAUSS" comme « spécialiste de l’histoire de la famille et des femmes, critique de la société thérapeutique et du narcissisme contemporains, pourfendeur des nouvelles élites du capitalisme avancé » et comme un « historien et philosophe d’inspiration marxiste » par la revue "Raisons politiques". Sa notice dans l"'Encyclopedia of Historians and Historical Writing" (1999) conclut : « Au cœur de sa pensée critique figurait la conviction que le respect intellectuel naît pleinement du désaccord constructif [...] [Lasch] continue de représenter un modèle pour la reconstruction de la vie intellectuelle (et même civique) à une époque d'adoption bien trop peu critique des idées de nos amis et de rejet trop sévère des idées de nos ennemis supposés. » Biographie. Il fait ses études à l'université Harvard et l'université Columbia, où il suit les cours de Richard Hofstadter. Il enseigne à l'université de l'Iowa (1961-1966), puis à l'université Northwestern (1966-1970) et termine sa carrière comme professeur d'histoire à l'université de Rochester de 1970 à sa mort, d'une leucémie foudroyante, en 1994. En 1986, il intervient à la BBC au côté de Cornelius Castoriadis dans une discussion animée par Michael Ignatieff sur la montée de l'individualisme. Travaux et idées. Culture, politique et société. Influencé par le courant idéologique de l'école de Francfort, Christopher Lasch pose un regard critique vis-à-vis des industries culturelles. Dans "Culture de masse ou culture populaire ?", il critique la définition de la culture de masse telle que la gauche « libérale-libertaire » la conçoit, et qui voit dans toute critique de la société des loisirs une pensée conservatrice. Les critiques contre l’industrialisation de la culture sont perçues comme des critiques de la démocratie elle-même. Pour le sociologue Bertrand Ricard, « Lasch montre avec finesse que l'avènement de l'individualisme, par la conjonction du droit et du capitalisme, a scié les racines de la culture populaire et ses ramifications sociales et sociologiques, telles que l'entraide mutuelle, l'autonomie des transmissions de la culture » mais « en un mot, si Lasch pose les bonnes questions pour l'avenir de la culture et du monde en général, celle du lien social par exemple, il répond à côté, lorsqu'il vilipende le recul d'expressions différentes et lorsqu'il s'inquiète de l'impossibilité donnée par la culture de masse à l'expression des conditions possibles minimales de l'espace public ». Véritable leurre selon lui, la visée de démocratisation de la culture aboutit à uniformiser les propositions culturelles et à manipuler les citoyens. Ces valeurs libérales s’ancrent selon lui dans la philosophie des Lumières, qui tait les particularismes et engage une révolution culturelle. Il reproche à cette idéologie de faire de la modernité un concept qui dissout et rompt avec toute forme de tradition. Comparant le développement de la France à celui de l’Amérique, il pense que la liquidation des racines et de l’enracinement au profit du « melting pot » est le chemin que prend la société française. Celui-ci se caractérise par la croyance selon laquelle seuls les déracinés peuvent accéder à une véritable liberté. Niant la conception selon laquelle il existe un double circuit culturel, l’un foulé par l’élite, l’autre par la masse, il considère que le système actuel dissout, par sa structure même, les cultures populaires dans le narcissisme de la culture de masse. L'individu contemporain et son narcissisme. C'est vers la fin des années 1970 que Lasch entreprend ses recherches sur l'apparition d'un nouveau type d'individu caractérisé par une « personnalité narcissique » (en même temps que les travaux de Richard Sennett sur le « repli sur le privé »). Pour Danilo Martuccelli, chez Lasch, « le narcissisme comme figure sociale de repli ou d’implosion vers soi apparaît comme une conséquence de l’effondrement de l’autorité et des sources possibles d’identification normative ». Postérité. En France, son œuvre a influencé notamment Jean-Claude Michéa et Philippe Muray, qui peuvent être considérés dans une certaine mesure comme ses continuateurs. "L'Archipel français" de Jérôme Fourquet (2019) reprend en partie son diagnostic. |
Spinning wait cursor Le (terme utilisé officiellement dans le "Apple Human Interface Guidelines"), appelé aussi familièrement par différents noms, comme Wheel of death, ou "roue de la mort", est la roue multicolore de macOS qui remplace le curseur lorsque l'application n'est plus en mesure d'interagir avec l'utilisateur. Ce terme est un équivalent à l'écran bleu de la mort du système d'exploitation Microsoft Windows. Il s'inspire aussi du Kernel panic des systèmes basés sur Linux et Unix, mais aussi du Guru Meditation d'AmigaOS. Le système finit souvent par rendre la main à l'utilisateur sur l'application concernée : le curseur en rotation représente un indicateur d'attente de ressource (processeur/mémoire/disque/réseau) et n'est pas un indicateur de plantage de l'application. Néanmoins, il arrive qu'un programme finisse par planter à la suite de l'apparition de ce curseur, la ressource demandée n'ayant pas été rendue disponible alors qu'elle était vitale pour celui-ci. Depuis la version macOS 10.11 El Capitan, Apple a modifié ce curseur à la façon d'un ballon de plage. Le pointeur comporte désormais des couleurs plus vives et adopte un design plus plat. |
Boulevard Berthier Le boulevard Berthier est un boulevard du de Paris. C'est une partie des boulevards des Maréchaux. Situation et accès. Le boulevard part de l'avenue de Clichy et arrive à l'avenue de Villiers, où il laisse la place au boulevard Gouvion-Saint-Cyr. Il a une longueur de pour une largeur de : Le boulevard Berthier est accessible par la ligne de bus de Petite Ceinture et par la ligne 3b du tramway mais également par les lignes et les stations de métro "Porte de Champerret" et "Porte de Clichy" et la ligne de RER par la gare de la Porte de Clichy. Origine du nom. La voie tient son nom de Louis Alexandre Berthier (1753-1815), prince de Neufchâtel puis de Wagram, maréchal de France. Historique. Le boulevard Bertier fait partie de la ceinture de boulevards créée à partir de 1861 le long de l'enceinte de Thiers, à la place de la rue Militaire. Il prend son nom actuel en 1864. Bâtiments remarquables et lieux de mémoire. De nombreux artistes renommés sont venus s'installer à la fin du le long de ce boulevard, tranquille à l'époque. Les peintres y trouvaient une lumière constante du côté des numéros impairs, exposé au nord. On y trouve également d'autres bâtiments culturels ou éducatifs. |
Boulevard Gouvion-Saint-Cyr Le boulevard Gouvion-Saint-Cyr est une voie du de Paris. C'est une partie des boulevards des Maréchaux. Situation et accès. Il part de l'avenue de Villiers et arrive à la porte Maillot, où il se continue par le boulevard de l'Amiral-Bruix. Il a une longueur de pour une largeur de 30 à . Le boulevard se divise en deux parties. La partie nord entre la porte Champerret et la porte de Villiers fait partie des boulevards des Maréchaux. Un peu au-delà de la porte de Villiers, en direction du sud, elle est prolongée en ligne droite par le boulevard Pershing avec lequel elle forme un carrefour. La partie sud s'incurve au-delà de ce carrefour, longe l’hôtel "Hyatt" et le Palais des congrès par l'est et l’hôtel "Méridien Étoile", situé juste en face, par l'ouest, pour rejoindre le boulevard Pereire et l'avenue de la Grande-Armée au bord de la place de la Porte-Maillot et de la gare de Neuilly - Porte Maillot du . Origine du nom. Ce boulevard a reçu son nom du marquis Laurent de Gouvion-Saint-Cyr (1764-1830), maréchal d'Empire et homme politique français. Engagé dans l'armée en septembre 1792, il participa aux guerres de la Révolution et aux guerres napoléoniennes. Il y connaît une ascension fulgurante jusqu'à obtenir son bâton de maréchal pendant la campagne de Russie. Après la chute de l'Empire, Gouvion-Saint-Cyr est fait ministre de la Guerre par le roi Louis XVIII à deux reprises, en 1815, puis de 1817 jusqu'en 1819. Mort d'une crise cardiaque, il fut enterré au cimetière du Père-Lachaise (cénotaphe division 37). Historique. C'est un tronçon de la route départementale, dite de la Révolte, créée vers 1750 sur l'emplacement d'un ancien chemin conduisant à Saint-Denis. Le boulevard Gouvion-Saint-Cyr fait partie de la ceinture de boulevards créée à partir de 1861 le long de l'enceinte de Thiers, à la place de la rue Militaire. Il prend son nom actuel en 1864. La topographie du boulevard s'explique par le fait qu'il était un tronçon de la rue Militaire (1844-1860), légèrement incurvé, longeant intérieurement l'enceinte fortifiée de Thiers, derrière les bastions à , entre les portes de Champerret et Maillot. La partie nord avait été un segment de l'ancienne route dite de la Révolte avant la construction des fortifications. Cette route très rectiligne (également appelée « route des Princes ») permettait d'aller de la porte Maillot à Saint-Denis. L'actuel boulevard Pershing en faisait également partie. La route fut interrompue par la construction du bastion des fortifications et l'on traça une voie contournant les bastions par l'extérieur. Ce tracé, très peu pratique, fut abandonné rapidement et l'on créa deux ouvertures qui furent nommées « porte de Sablonville » et « porte de la Révolte ». Elles figurent sur les plans dès 1872. Une « coulée verte » en 1913 ? En 1913, lors de la première session ordinaire du conseil municipal de Paris, M. Lampué, doyen d'âge, évoqua le rêve d'une coulée verte et évoqua la réutilisation de la Zone comme suit : Cela n'eut pas de suite à l'époque, en fait, il y fut édifié de nombreux immeubles HBM rouges et quelques immeubles haussmanniens, puis le périphérique soixante ans plus tard. Cependant, un reliquat de ce rêve a été réalisé tout à côté, lors de la couverture de la ligne du train d'Auteuil, au milieu du boulevard Pereire. Un des berceaux de l'automobile française. Dès la fin du , dans ce secteur du boulevard Gouvion-Saint-Cyr, dont seul le côté Paris était construit, se sont installées de nombreuses entreprises spécialisées dans la sellerie et la carrosserie. Attirés par ces compétences, de nombreux constructeurs et concessionnaires d'automobiles, de vélocipèdes et d'accessoires s’implantèrent sur ce boulevard (et sur l'avenue de la Grande-Armée proche) On y trouvait en particulier au le premier siège de Peugeot (associé à Michelin) mais aussi de nombreux fabricants, accessoiristes, concessionnaires, et garages comme : On y trouve encore aujourd'hui de nombreuses entreprises liées à l'automobile et aux cycles parmi lesquelles les concessionnaires de BMW, Ferrari, McLaren, Maserati, Mercedes-Benz, Rolls-Royce et autres… Bâtiments remarquables et lieux de mémoire. Dépôt de la Compagnie générale des Omnibus. Dans tout le triangle formé par le boulevard, l'avenue des Ternes et le boulevard Pereire se trouvait le dépôt des Ternes, l'un des plus importants de la CGO. Il desservait deux lignes régulières : Chaptal et son usine chimique. En 1797, entre le chemin de la Révolte (boulevard Gouvion-Saint Cyr), la rue de l'Arcade (rue Bayen) et la rue de Villiers (rue Guersant), Jean-Antoine Chaptal fonda la société Coustou et Cie, fabrique d'acides minéraux aux Ternes. Il y implanta une importante fabrique qui devait connaître que peu expansion mais ce fut, paraît-il, dans les laboratoires de l'usine des Ternes que Chaptal fit ses principales découvertes. À son époque, jusqu'à 150 ouvriers furent employés à fabriquer de l'acide sulfurique et de l'alun. La brigade de sapeurs-pompiers de Paris. Sur l'emplacement du bastion de l'enceinte de Thiers a été créée à la fin des années 1920 la place Jules-Renard. Légèrement en retrait du boulevard Gouvion-Saint-Cyr, elle est située à l'intersection formée par la rencontre des rues Alexandre-Charpentier et Claude-Debussy et abrite la caserne Champerret des sapeurs-pompiers de Paris et son état-major. |
Marie Lafarge Marie Fortunée Capelle, connue sous son nom d'épouse Marie Lafarge, née à Paris le et morte à Ussat dans le département de l'Ariège le , est une personnalité française soupçonnée, puis reconnue coupable par la justice de l'époque d'avoir empoisonné son époux, Charles Pouch-Lafarge, dit Charles Lafarge, donnant ainsi naissance à l'affaire Lafarge dont le procès fit l'objet de nombreux commentaires et qui sera à l'origine de nombreux ouvrages décrivant ou analysant l'affaire, ainsi qu'à des films au cinéma et à la télévision. Elle est condamnée en 1840 aux travaux forcés à perpétuité par la cour d'assises de Tulle et à l'exposition sur la place publique de cette ville, préfecture de la Corrèze. Certaines sources, évoquées dès l'époque du procès, font d'elle la supposée arrière-petite-fille de Philippe Égalité, et de Félicité de Genlis. Marie Lafarge a bénéficié d'une grâce présidentielle de la part du prince-président Louis-Napoléon Bonaparte, peu de temps avant sa mort, survenue en 1852. Sa tombe est située dans le cimetière d'Ornolac-Ussat-les-Bains. Biographie. Portrait. Marie Lafarge est décrite en ces termes sur un recueil publié très peu de temps après son procès :Madame Lafarge est d'une taille ordinaire mais dessinée avec délicatesse et pleine de grâce; sa figure, un peu taillée à la grecque, n'est pas d'une régularité parfaite; mais son front élevé, ses grands yeux noirs et sa physionomie pleine d'expression donnent à peine le temps de s'apercevoir de cette irrégularité et charment involontairement les yeux. Jeunesse. Marie-Fortunée Capelle est née au rue de Courcelles dans l'ancien de Paris (aujourd'hui, le arrondissement), le . Elle est la fille du baron Antoine Laurent Capelle (ou Cappelle), lieutenant-colonel au corps royal d'artillerie, et de Caroline Fortunée Collard (fille de Jacques Collard "de Montjouy", député de l'Aisne) qui, devenue veuve, se remariera ensuite avec le député bonapartiste Eugène Louis de Coëhorn. La petite Marie a une sœur, prénommée Antonine (future épouse de Félix Deviolaine, inspecteur des domaines de la Couronne et cousin d'Alexandre Dumas) et une demi-sœur utérine, Élisabeth de Coëhorn. Sa grand-mère maternelle Herminie Compton serait née d'une liaison entre la comtesse Félicité de Genlis et le duc d’Orléans Philippe Égalité. Cette ascendance supposée aura une influence considérable lors de son procès, qui a lieu durant la Monarchie de Juillet et le règne de Louis-Philippe, fils légitime de Philippe Égalité. La presse, que le pouvoir avait muselée par les lois de septembre 1835, allait s’empresser de dénoncer cette , et cela aurait pu faire vaciller le trône. Cette filiation royale est notamment représentée par un aristocrate britannique, Charles Strickland Standish (1790-1863), Lord of the Manor of Standish, gendre de Rose Henriette Péronne de Sercey (1770-1849), la nièce de Félicité de Genlis. Charles Standish de par son alliance, est un intime de la famille d'Orléans et il est l'hôte de la famille de Marie Lafarge à Villers-Hélon. Il décide de se rendre à la prison de Montpellier où est détenue Marie Lafarge mais le préfet lui refuse le droit de visite. Marie Capelle est élevée au château familial de Villers-Hélon situé dans le département de l'Aisne. Elle y reçoit une excellente éducation. Alors qu'elle a douze ans, son père, ancien colonel d'artillerie de la garde impériale et officier de la Légion d'honneur, meurt accidentellement à la chasse le . Sa mère, remariée, meurt sept ans plus tard. Selon l'écrivain et historien Marc Glotz, membre de la "société d’histoire du Sundgau", auteur d'un livre sur la noblesse alsacienne au , Marie Capelle a vécu dans le sud de l'Alsace une grande partie de son enfance, au sein de la famille de son beau-père, baron de Coëhorn, et elle a côtoyé le milieu de la noblesse alsacienne entre 1827 et 1835. Entre ses dix-huit et ses dix-neuf ans, Marie est adoptée par sa tante maternelle, Louise Madeleine Félicie Collard, épouse du baron Paul Garat, qui l'inscrit dans une école pour jeunes filles de la haute société. Mariage avec Charles Lafarge. Recherchant l'amour romantique, elle décline toutes les propositions de mariage. Elle avait pourtant envisagé de se fiancer avec le comte Charles Charpentier, fils du général Henri François Marie Charpentier, lequel habite un château voisin à Oigny-en-Valois, mais le comte ne semble pas prendre ce mariage au sérieux. Selon "Les grandes affaires criminelles", publié par les éditions Courtille, Marie fait ensuite connaissance du jeune Denis Guyot, dont elle apprécie la prestance et l'élégance, et avec qui elle entretient une liaison purement épistolaire. Le jeune bourgeois ne semblant pas pressé de se marier, l'oncle Garat demande qu'il soit mis fin à cette relation, ce qui est fait. Lorsqu'il apprendra l'arrestation et la condamnation de la jeune femme, Denis Guyot mettra fin à ses jours. À vingt-trois ans, par l'entremise de son oncle le baron Garat, gouverneur de la Banque de France, qui a contacté une agence matrimoniale, Marie Fortunée Capelle fait la connaissance d'un entrepreneur originaire de Corrèze en voyage d'affaires à Paris, Charles Pouch-Lafarge, dit Charles Lafarge, de cinq ans son aîné. Maître de forges au Glandier, dans la commune de Beyssac, il est également le maire de cette commune. Lors de l'entrevue, Charles et Marie font état de leurs garanties et de leurs bonnes mœurs puis, non sans précipitation, le mariage est célébré le en l'église Notre-Dame-des-Victoires. Croulant sous les difficultés financières, Charles Lafarge sait qu'en l'épousant, il recevra une dot de francs-or qui lui permettra d'éviter la faillite. Souvent présenté comme un « brave homme, mais un peu bourru », il est selon d'autres échos un personnage vil et corrompu, rongé par la violence, par ailleurs sujet à des crises d'épilepsie. Emma Pontier, cousine germaine de Charles Pouch-Lafarge, rapporte que la situation financière de ce dernier était connue de tout le pays : « Il devait essayer un nouvel emprunt, trouver un mariage d'argent à faire ou ne plus revenir. » Le Glandier. Le lendemain de la cérémonie de mariage, les jeunes époux quittent Paris pour rejoindre le département de la Corrèze et arrivent à Beyssac le . Pour Marie Lafarge, c'est la déception. Lorsqu'elle contemple sa nouvelle demeure et ses environs, elle constate un changement radical avec son mode de vie au château de Busagny à Osny. En fait, son mari lui avait laissé croire qu'il était le propriétaire du château de Pompadour à Arnac-Pompadour et elle découvre que sa nouvelle demeure du Glandier est une vieille masure délabrée, infestée de rats, et que certains paysans des alentours déclarent hantée. Le Glandier est une ancienne chartreuse, fondée en 1219, à la suite d'une donation d'Archambaud VI de Comborn, pour le salut de son âme et de celles de ses ancêtres, peut-être en expiation d'un crime. Le monastère fut soutenu au cours des siècles par de nombreux bienfaiteurs. Confisquée et saccagée lors de la Révolution, la propriété est acquise en 1817 par la famille Lafarge qui, en 1834, installe une forge industrielle en aval de la petite rivière qui la borde. Quelque temps après le procès, en 1860, les Chartreux rachèteront la propriété à la famille Lafarge et rebâtiront le monastère. Acquis par la ville de Paris en 1920, en vue d'y soigner des tuberculeux, elle abrite depuis la fin des années 1960 un centre de soins et d'hébergement accueillant des personnes handicapés mentales. Une mort suspecte. Désespérée, Marie Lafarge se retranche dans sa chambre et écrit une lettre à son époux, dans laquelle elle le supplie de la laisser partir, quitte à ce qu'il conserve la dot, et menace même de mettre fin à ses jours. Devant le refus de Charles Lafarge, elle fait dans un premier temps contre mauvaise fortune bon cœur et prend la maison en main, tandis que Lafarge cherche par tous les moyens à se procurer de l'argent. Revenue à de meilleurs sentiments envers son mari, elle lui adresse même des lettres d'amour enflammées. Ce dernier, touché par ce geste ou calculateur, fait un testament en sa faveur, lui léguant tous ses biens. Marie fait acte de réciprocité, sans se douter que son mari a refait dans la foulée un testament en faveur de sa mère et de sa sœur. En , Charles part de nouveau pour Paris en voyage d'affaires afin de tenter de régler ses problèmes financiers en déposant un brevet d'invention d'un procédé qu'il a mis au point et qui permet de diminuer les frais de chauffage dans la fabrication du fer. Il s'installe à l'hôtel de l'Univers, situé au 79, rue Sainte-Anne, pour un séjour qui doit être long. Durant son absence, Marie écrit à la pharmacie Eyssartier d'Uzerche afin de se procurer de la mort aux rats, car selon ses propres déclarations, l'ancienne chartreuse est infestée par les rongeurs. C'est l'un des domestiques, Denis Barbier, petit escroc parisien rencontré à Paris par Charles Lafarge, qui est chargé d'aller récupérer le produit. Barbier est en fait un homme-clé dans l'affaire car c'est lui qui lancera la thèse de l’empoisonnement. Marie demande également à la cuisinière de confectionner des gâteaux afin de les envoyer à son mari, accompagnés de son portrait. Après un voyage de quatre jours en diligence, le , les pâtisseries, faites avec du lait non pasteurisé arrivent à destination. Le jour même, le baron Lafarge tombe gravement malade. Il reste alité toute la journée, pris de nombreux vomissements et de migraines. Il décide alors d'écourter son séjour et de rentrer à Beyssac. Il arrive au Glandier le , et fait venir dès son arrivée le médecin de famille, qui diagnostique une banale angine. Il est contraint de garder le lit et sa femme entreprend de le soigner en lui faisant prendre des laits de poule. Dans le même temps, elle envoie de nouveau une lettre à M. Eyssartier, le pharmacien d'Uzerche, afin d'obtenir une fois de plus de la mort aux rats. L'état de Charles s'aggrave brusquement et le médecin rappelé à son chevet reste impuissant. Il meurt dans d'atroces souffrances, onze jours après son retour, le à 6 heures du matin. La mère du défunt a déjà fait courir le bruit que sa belle-fille a empoisonné son fils et prévient immédiatement le procureur du roi. Une instruction est ouverte. Le lendemain du décès, la gendarmerie perquisitionne et découvre de l'arsenic partout : sur les meubles, les aliments, de la cave au grenier. Sur les quinze analyses toxicologiques effectuées sur le corps de Charles Lafarge, les médecins de l'époque ne trouvent qu'une seule fois la présence « d'une trace minime d'arsenic ». Le , une autopsie est pratiquée mais elle ne révèle pas d'anomalie. Des organes sont cependant prélevés pour être soumis à expertise ultérieure. Le matin du , le brigadier Magne et le gendarme Déon (selon Gilles Castroviejo), ou Léon (selon Laure Adler), procèdent à l'arrestation de Marie Capelle-Lafarge, à son domicile de Glandier et la conduisent à la maison d'arrêt de Brive. Le , Jacques Antoine Desrote, commissaire de police de la ville de Paris, procède à la perquisition de l'appartement de Charles Pouch-Lafarge à Paris, afin de rechercher d'éventuels fragments de gâteaux, mais aucun élément suspect n'est retrouvé. Premier procès pour vol. Début février, le comte de Léautaud accuse Marie Lafarge du vol d'une parure de diamants appartenant à la comtesse. Le , les diamants sont découverts cachés dans le mur de sa chambre au Glandier. Marie Lafarge est alors inculpée d'avoir volé, en , cette parure de diamants au château de Busagny à Osny, près de Pontoise, au préjudice de madame de Léautaud. Le procès s'ouvre le et les jurés la déclarent coupable neuf jours plus tard, la condamnant à deux ans de prison. Le procès de Tulle. Ouverture du procès. Huit mois après le décès de son époux, Marie Lafarge, alors âgée de vingt-quatre ans, est inculpée de meurtre par empoisonnement et comparaît devant la cour d'assises de Tulle. Elle est défendue par quatre avocats : maîtres Lachaud (qui ne plaida donc pas pour elle, lors du procès lié à l'accusation de vol des bijoux de de Léautaud), Paillet (son avocat principal lors du procès d'assises), Desmont et Bac. Le procès débute le . Au fil des audiences, la foule est de plus en plus nombreuse et les badauds se bousculent dans la salle des pas-perdus pour y assister. Des dizaines de témoins vont se succéder à la barre. Entre une belle-mère machiavélique, voulant à tout prix préserver le patrimoine de la famille, et un avocat général borné (sans oublier une autre accusation de vol en marge de cette affaire), l’étau semble se resserrer progressivement sur Marie Lafarge. Bataille d'experts. Après les analyses effectuées par des chimistes de Tulle et de Limoges qui n'ont décèlé aucune trace d'arsenic, le ministère public demande une nouvelle autopsie du corps de Charles Lafarge. Mathieu Orfila, doyen de la faculté de médecine de Paris, inventeur de la toxicologie médico-légale et l'un des auteurs du manuel de l’appareil de Marsh qui détecte les traces d’arsenic, prince officiel de la science et royaliste convaincu proche du pouvoir orléaniste, est dépêché de Paris. À la surprise générale, il relève par des manipulations, considérées aujourd'hui comme douteuses, une quantité minime d’arsenic dans le corps du défunt. Sitôt après avoir effectué sa déposition, il repart pour Paris en emportant dans ses bagages les réactifs utilisés pour la contre-expertise. La présence de l'arsenic dans le corps de Lafarge constitue donc le fil rouge du procès. Maître Théodore Bac l'a bien compris et tente le tout pour le tout : il demande à Raspail, brillant chimiste de Paris, de mettre sa science au service de la défense. Raspail met trente-six heures pour arriver à Tulle, mais à son arrivée, cela fait déjà quatre heures que le jury s'est prononcé. Il est trop tard pour démontrer une présence dite « naturelle » de l'arsenic dans tous les corps humains – les os humains contiennent en effet de l'arsenic. Durant le procès, la piste de l'intoxication alimentaire n'a pas été abordée. Charles Lafarge s'est senti mal après l'absorption de choux à la crème envoyés par son épouse, d'où l'accusation d'empoisonnement. Mais il a pu tout aussi bien mourir à cause des gâteaux fait de crème et de beurre, non pasteurisés et qui avaient voyagé trois jours. Plaidoiries et condamnation. La plaidoirie de maître Paillet dure sept heures. Le verdict tombe après les nombreuses batailles entre experts et contre-experts et sans d’ailleurs que l'auditoire ait été convaincu par l’accusation. Le , Marie Lafarge est condamnée aux travaux forcés à perpétuité et à une peine d'exposition d'une heure sur la place publique de Tulle. Retentissement. Le retentissement de l'affaire est, à l'époque, considérable. Le milieu social de Marie Capelle-Lafarge et son probable cousinage avec Louis-Philippe, sa personnalité, l'énigme de l'empoisonnement, y contribuent. Le baron de Grovestins, qui fait partie des accusateurs de Marie, le note ainsi : Les critiques (Alfred Nettement, Grovestins...) proviennent des rangs conservateurs et catholiques : une femme qui lit, et qui lit de plus "Lélia" de George Sand et "Les Mémoires du diable" de Frédéric Soulié, poussée à l'immoralité par la lecture, est déjà coupable. Les soutiens sont plutôt des intellectuels et des modernistes, qui voient cette présomption de culpabilité primer sur l'inconsistance des preuves, comme Alexandre Dumas ou George Sand. La femme de lettre évoque ainsi, en réponse à Eugène Delacroix, dans une lettre qu'il s'agit d'une « affaire mal menée […] et salement poursuivie par le ministère public ». Détention et mort. Marie Lafarge est envoyée au bagne de Toulon. La rapide dégradation de son état de santé conduira Louis-Philippe à commuer sa peine en détention criminelle à perpétuité. Transférée dans l'une des tours de la prison de Montpellier, elle y contracte la tuberculose. Pour cette raison, le ministre de l’intérieur Pierre Jules Baroche accepte son transfert dans la maison de santé de Saint-Rémy-de-Provence, réservée aux aliénés depuis sa fondation en 1807 par le Dr Mercurin, mais qui jouit d’une grande réputation de salubrité en raison de son emplacement. Elle y vit des moments de bonheur, ainsi que l’atteste sa correspondance avec le prêtre et le médecin de l’établissement, comme avec son oncle M. Collard. Le prince-président Louis-Napoléon Bonaparte la gracie par décret et elle est libérée en . Elle meurt le de la même année à Ussat-les-Bains, petite commune thermale située dans le département de l'Ariège, où elle s'est retirée. Marie Lafarge est inhumée dans le cimetière d'Ornolac-Ussat-les-Bains. Durant toute la durée de son emprisonnement, elle écrit un journal intime publié sous le titre "Heures de prison", où Alexandre Dumas voit . Maître Lachaud, son défenseur lors de son procès, ne cessera d'entretenir sa tombe après sa mort et, lorsque, trente ans plus tard, lui-même fut gagné par la maladie, il demanda à l'épouse de Paul de Cassagnac de continuer à fleurir le tombeau : Postérité de l'affaire. Une énigme judiciaire. « Coup monté », « erreur judiciaire », « crime parfait », sont des termes quelquefois utilisés pour décrire ou commenter « l’affaire Lafarge » et qui restera, pour l’opinion publique, une des plus grandes énigmes judiciaires, à l’image d'autres affaires non complètement élucidées et laissant subsister de nombreux doutes. De nombreux écrivains, journalistes et juristes (voir la section Demande de révision), s’intéressent encore aujourd’hui à cette mort suspecte. Une enquête menée en 1978 aurait démontré que Charles Lafarge serait, en réalité, mort de la fièvre typhoïde, dont le bacille était à l’époque mal identifié. La généalogiste Chantal Sobieniak, en faisant des recherches en 2010 sur une affaire de justice à Brive, découvre dans un sac de procédure, concernant un procès jugé en 1818 mettant en cause la famille Lafarge et plus particulièrement la belle-mère de Marie Capelle, Adélaïde Pontier, ce qui donne lieu à la publication de l'ouvrage "Rebondissements dans l'affaire Lafarge". Alexandre Dumas, qui s'investira beaucoup pour faire adoucir la peine de Marie puis obtenir la grâce, laisse malgré tout une place au doute dans sa compassion : La demande de révision du procès. En 2011, soit plus de après le procès et la condamnation de Marie Lafarge, des membres de la famille souhaitent lancer une procédure de révision de son procès. Michel Gache, président de l'association « Cercle Marie Capelle - Marie Lafarge », et Edouard de Lamaze, avocat et arrière-petit-neveu de Marie Lafarge, déclarent avoir . L'association, qui a remis le dossier au ministère de la Justice, signale que celui-ci a bien été déposé sur le bureau du garde des Sceaux. Selon un article publié par le site de La "Dépêche du Midi", du , le collectif est dans l'attente d'une réponse du ministère. Autour de Marie Lafarge. Œuvres inspirées par l'affaire. Littérature. Certains historiens spécialistes de l'affaire jugent plausible que Marie Lafarge ait pu inspirer Gustave Flaubert dans l'élaboration du personnage principal de Madame Bovary. On évoque également l'écrivain russe Léon Tolstoï, pour certains traits du personnage d'Anna Karénine. Le cercle Marie Lafarge. Cette association dénommée « "Cercle Marie Capelle - Marie Lafarge" », créée en septembre 2009 par Michel Gache, défend le souvenir de Marie Lafarge. Elle participe à des conférences locales, ainsi qu'à des expositions et des projections de films consacrés à l'affaire. |
Louis Ducos du Hauron Louis Arthur Ducos du Hauron, né à Langon le et mort à Agen le , est l'un des inventeurs de la photographie en couleurs en 1868 avec Charles Cros. Il déposa plusieurs brevets sur la reproduction des sons et des images. Mais il est surtout connu pour avoir inventé la trichromie (procédé de photographie et d'impression polychrome), pour la photographie en couleurs. Il a également perfectionné la technologie des anaglyphes (et leur a donné ce nom), ces images qui restituent l'impression de relief quand on les regarde au travers de lunettes verte-rouge. En 2018, l'analyse d'échantillons de ses photographies à l'European Synchrotron Radiation Facility caractérise la composition chimique de celles-ci en révélant ses techniques et les constituants utilisés comme des pigments, de la gélatine bichromatée, du collodion ou encore de la résine. Biographie. La famille Ducos du Hauron est originaire d’Agen. Son père, Jérôme, est fonctionnaire des contributions indirectes, en poste à Langon. Louis ne fréquente pas l’école mais est instruit par des précepteurs. Il s’intéresse aux arts, à la peinture et joue remarquablement du piano (il entretiendra une correspondance suivie avec Camille Saint-Saëns). Mais il est surtout passionné par les sciences physiques et notamment l’optique et les couleurs, en lien avec son goût pour la peinture. Dans le même ordre d’idées, il s’intéresse à la photographie naissante et cherche à réaliser des photographies en couleurs, sur un plan plus théorique que pratique. À l’âge de vingt-deux ans, il présente devant la Société des arts et sciences d’Agen un mémoire sur l’"Étude des sensations lumineuses". Entretenu par son père qui encourage ses recherches, puis à la mort de celui-ci, par son frère aîné Alcide, il n’a pas d’emploi salarié mais se consacre entièrement à ses découvertes sans en tirer de véritable profit financier. Suivant son frère dans ses diverses affectations, il réside successivement à Auch, à Lectoure, à Agen. Il adopte le principe énoncé par l’Anglais Maxwell sur la trichromie pour la reproduction des couleurs. Se basant sur la théorie de Maxwell, le photographe Thomas Sutton a réalisé en 1861 une photographie en couleurs visible seulement en projection, sur la base de la synthèse additive, mais il n’est pas parvenu à obtenir une image stable sur papier. De son côté, Ducos du Hauron emploie la synthèse soustractive : utilisation des trois couleurs primaires bleu, jaune et rouge, obtenues par trois prises de vues successives au travers de trois filtres de couleurs complémentaires (respectivement orangé, violet et vert), chacune sélectionnant la couleur voulue. Chaque photographie est tirée dans la couleur correspondante sur un support transparent, la superposition des trois donnant une image en couleurs comme un vitrail, ou imprimée sur papier. Si le principe est simple, on se heurte aux difficultés techniques : faible sensibilité des plaques, longueur des poses (souvent plusieurs heures), couleurs des filtres, stabilité des pigments, impression des nuances limitée à la phototypie ou ses équivalents En 1868 à Lectoure, Ducos du Hauron travaille avec l’assistance d’un pharmacien local. Il dépose un brevet sur son invention. L’année suivante, il présente son invention devant l’Académie des sciences. À la même séance, un autre inventeur présente un projet identique, il s’agit de Charles Cros, chacun de son côté ayant abouti à des conclusions similaires. S’ensuit un débat pour déterminer qui a l’antériorité de l’idée. Charles Cros ayant déposé un pli scellé en 1867, mais il est établi que les recherches de Ducos du Hauron remontent à au moins dix années auparavant. Il n’y a pas de rivalité entre les deux hommes. Il dépose plusieurs brevets qui énoncent ce que sera le futur cinématographe des frères Lumière : succession d’images projetées sur un écran devant des spectateurs, effets de ralenti, d’accéléré ou de marche arrière, films enroulés sur des bobines et munis de perforations pour l’entraînement. Il envisage le dessin animé. Mais au moment où il décrit ces principes, la technologie n’est pas encore suffisamment avancée pour en permettre une mise en pratique. En 1870, Alcide Ducos du Hauron est nommé juge à Agen. Louis réalise des vues en extérieur, paysages d’Agen et aussi des vues de Lourdes. Il a fabriqué un appareil de prises de vues à triple objectif, chacun muni de son filtre couleur, qui lui permet d’obtenir simultanément les trois sélections trichromes. En 1874, il dépose le brevet du "mélanochromoscope", appareil photographique à objectif unique permettent, via deux miroirs semi-transparents, un miroir normal et trois filtres colorés, d’impressionner sur une seule plaque trois vues de 35 × 35 mm, correspondant à chaque couleur primaire. Le même appareil permet de visualiser une image en couleurs à partir de plaques positives. Il présente à l’exposition universelle de 1878 une collection importante de ses réalisations. L’imprimeur et photographe allemand Joseph Albert, de Munich, lui propose de venir travailler chez lui, mais Ducos du Hauron, par patriotisme, refuse. Louis Ducos du Hauron réalise en 1879 une des premières épreuves en trichromie, intitulée . En 1881, il suit toujours son frère Alcide, nommé conseiller à la cour d’appel d’Alger. En 1900, Alcide prend sa retraite et ils regagnent Paris. Cette même année, il reçoit la médaille du progrès de la Royal Photographic Society. Après la mort d’Alcide en 1909, Louis Ducos du Hauron vit à Savigny-sur-Orge, avant de revenir dans la région agenaise. |
Boulevard de l'Amiral-Bruix Le boulevard de l’Amiral-Bruix est un boulevard du de Paris. C’est une partie des boulevards des Maréchaux. Situation et accès. Le boulevard part de l’avenue de Malakoff et arrive à la place du Maréchal-de-Lattre-de-Tassigny, où il laisse la place au boulevard Lannes. Il a une longueur de pour une largeur de . Le boulevard de l'Amiral-Bruix est accessible par la ligne de bus de Petite Ceinture. Origine du nom. Il a reçu son nom d’Étienne Eustache Bruix (1759-1805), ministre de la Marine en 1798 puis amiral et commandant maritime du camp de Boulogne. Historique. Cette voie qui faisait initialement partie de la rue Militaire ouverte lors de la construction de l'enceinte de Thiers en 1844 a été remise conditionnellement à la Ville de Paris par le génie militaire en exécution d'une décision ministérielle du 28 juillet 1859. Classée dans la voirie parisienne par un décret du 23 mai 1863, la voie fait alors partie du boulevard Lannes qui longeait la ligne d'Auteuil, ouverte en 1854 et intégrée dans la ligne de Petite Ceinture en 1867. La tranchée de cette voie ferrée a été recouverte au cours des années 1930 entre la porte Maillot et la porte Dauphine, ce qui a permis l'élargissement du boulevard qui a pris sa dénomination actuelle par un arrêté du 29 juillet 1932. Il fait partie aujourd’hui d’un des trois boulevards des Maréchaux à ne pas porter le nom d’un maréchal de France. Bâtiments remarquables et lieux de mémoire. Cinéma. Dans le film "Le Samouraï" (1967) de Jean-Pierre Melville, la jeune femme qui sert d’alibi au héros réside « 11 avenue ["sic"] de l'Amiral-Bruix ». |
Foedus |
Boulevard Lannes Le boulevard Lannes est un boulevard du de Paris. C’est une partie des « boulevards des Maréchaux ». Situation et accès. Le boulevard part de la place du Maréchal-de-Lattre-de-Tassigny et se termine à l’avenue Henri-Martin, où il laisse la place au boulevard Suchet après la porte de la Muette. Il a une longueur de pour une largeur de entre l’avenue Foch et l’avenue de Pologne, et une largeur de ailleurs. Le côté intérieur du boulevard est essentiellement composé d’habitations tandis que, sur le côté extérieur, on trouve, au niveau de la place du Maréchal-de-Lattre-de-Tassigny, l’université Paris-Dauphine, la piscine Henry-de-Montherlant et l’ambassade de Russie en France. Le boulevard est desservi au nord par la ligne , à la station "Porte Dauphine", et par la ligne de RER à la gare de l'avenue Foch. La gare de l'avenue Henri-Martin se situe à proximité de son extrémité sud. Il est également desservi par les bus RATP de la Petite Ceinture. Origine du nom. Il a reçu son nom de Jean Lannes (1769-1809), duc de Montebello, maréchal de France. Historique. Le boulevard Lannes fait partie de la ceinture de boulevards créée à partir de 1861 le long de l'enceinte de Thiers, à la place de la rue Militaire. Il prend son nom actuel en 1864. Le boulevard de l'Amiral-Bruix a fait partie du boulevard Lannes jusqu’à ce que l’arrêté du l’en détache. |
Dyle (département) La Dyle est un ancien département français fondé en 1795 par la Première République après la Révolution française et l'annexion des Pays-Bas autrichiens, au même titre que les huit autres "départements réunis". Il disparait après la fin du Premier Empire et la création du royaume uni des Pays-Bas, duquel il devient une province, en 1815. Son chef-lieu était Bruxelles. Il tire son nom de la rivière qui le traverse : la Dyle. Il se voit attribuer le dans la liste des départements français de 1811 par l'administration postale. Histoire. Création. Après la victoire des troupes révolutionnaires de la Première République française sur les troupes coalisées, notamment du Saint-Empire romain germanique (à qui appartenaient ces territoires), lors de la bataille de Fleurus le , les Français occupent les Pays-Bas autrichiens et la principauté de Liège. Ces territoires sont officiellement annexés et rattachés à la jeune République lors de la convention nationale le 9 vendémiaire de l'an IV, soit le . Ils sont alors réorganisés en neuf départements appelés les "départements réunis", dont fait partie celui de la Dyle. Il est issu du partage en deux de la partie méridionale de l'ancien duché de Brabant : la première partie, au nord, devenant le département des Deux-Nèthes avec pour chef-lieu Anvers et la deuxième partie, au sud, devenant celui de la Dyle, du nom de la rivière qui le traverse. Son chef-lieu est Bruxelles. Évolution historique. Après sa défaite lors de la Campagne de France, Napoléon Ier est contraint d'abdiquer une première fois en avril 1814. Les territoires du Premier Empire sont alors dissouts et les frontières de la France sont fixées par le traité de Paris, signé le . Ce traité devait servir de base à la réorganisation future de l'Europe post-napoléonienne, mais Napoléon revient lors de l'épisode des Cent-Jours, puis est définitivement battu lors de la bataille de Waterloo le . Le Premier Empire est alors définitivement démembré et un nouvel État est créé par le Congrès de Vienne la même année : le Royaume uni des Pays-Bas. Le département de la Dyle devient alors la province du Brabant-Méridional. En juillet 1830 éclate la révolution belge qui provoque l'indépendance de la Belgique le . La province devient alors la province de Brabant, l'une des neuf provinces du nouveau royaume. Toutefois, après la quatrième réforme de l’État belge, la province est scindée et cesse d'exister le . Actuellement, l'ancien département de la Dyle correspond aux territoires des provinces du Brabant flamand, Brabant wallon et de la Région de Bruxelles-Capitale. Organisation du département. Le département est créé le . Initialement composé de trente-huit cantons, il est ramené à trente cantons (justices de paix) par l'arrêté du () et découpé en trois arrondissements : Liste des préfets. Le premier fonctionnaire nommé préfet de la Dyle est Charles François Luce Didelot, mais sa nomination reste sans suite. Le premier préfet installé est Louis-Gustave Doulcet de Pontécoulant. Histoire postale. Les départements conquis sont soumis aux mêmes règles administratives que les autres départements français. Dans les traitements postaux, les marques postales linéaires avec numéro de département sont donc naturellement utilisées. Dans ce contexte, la Dyle se voit affecter le numéro de département 94, et les lettres envoyées de Bruxelles reçoivent le cachet « 94 BRUXELLES ». Les villes qui possèdent des bureaux de poste utilisent de telles marques, et par exemple : Asse (avec l'orthographe ASSCHE), Diest, Genappe, Hal, Louvain, Nivelles, Tirlemont, Tubize (sous l'orthographe TUBISE), Vilvorde, Waterloo, Wavre. |
Nucléosquelette |
Subsets and Splits
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