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Roger Rochard Roger Rochard (né le à Évreux et mort dans la même ville le ) est un athlète français, spécialiste des courses de fond. Il est le premier Français à remporter un titre de champion d'Europe d'athlétisme, en 1934. Biographie. Il participe aux Jeux olympiques de 1932, à Los Angeles, mais est contraint à l'abandon en finale du 5 000 mètres. En 1934, il devient le premier athlète français à remporter un titre européen en s'adjugeant la médaille d'or du lors des championnats d'Europe de 1934, à Turin en Italie, devançant sur le podium le Polonais Janusz Kusociński et le Finlandais Ilmari Salminen. Il égale à cette occasion le record de France du 5 000 mètres de Jean Bouin en . Aux Jeux olympiques de 1936, il est éliminé dès les séries du . Il remporte quatre titres de champion de France du , en 1931, 1932, 1934 et 1935. En plus de son record national du , il améliore à deux reprises celui du ( en 1933 et en 1938). Il gagne aussi le cross de "L'Intran" en 1933. Il compte 19 sélections en équipe de France A, de 1931 à 1938 |
Banque de La Réunion |
Bolko II le Petit Bolko II le Petit (en polonais "Bolko II Mały"), connu aussi sous le nom de Bolko II de Świdnica ("Bolko II Świdnicki"), né entre 1308 et 1312, possiblement en mai 1308, et décédé le 28 juillet 1368, est le dernier duc de Silésie de la dynastie des Piasts à avoir été indépendant. Il règne sur le duché de Świdnica (à partir de 1326), sur le duché de Jawor (à partir de 1346), sur la moitié du duché de Brzeg et d’Oława (à partir de 1358), sur le duché de Siewierz (à partir de 1359), sur la moitié du duché de Głogów et Ścinawa (à partir de 1361), sur la Lusace (à partir de 1364). Biographie. Bolko II le Petit est le fils aîné de Bernard de Świdnica et de Cunégonde de Pologne, la fille de Ladislas I le Bref. À la mort de son père en 1326, il hérite du duché de Świdnica. Trop jeune pour régner, sa mère et ses deux oncles (Bolko II de Ziębice et Henri de Jawor) assurent la régence. Rapprochement avec la Pologne, la Hongrie et le Saint-Empire. Dès qu’il accède au pouvoir, il s’efforce d’assurer l’indépendance de son duché face à l’appétit de ses puissants voisins, notamment Jean de Luxembourg, le roi de Bohême. C’est en 1329 qu’a lieu la première épreuve de force entre les deux hommes. À la suite d'une action militaire et politique menée en Silésie par le roi de Bohême, seuls ses oncles et son beau-frère Przemko II de Głogów, refusent de rendre un hommage de vassalité à Jean de Luxembourg. Bolko II le Petit, ne se sentant pas encore assez fort, noue des alliances. Il se rend d’abord à la cour du roi Charles Robert de Hongrie pour chercher un appui. Ensuite, il se rend chez son grand-père Ladislas le Bref qui l’assure également de son soutien. En août 1329, il accompagne en Italie les partisans de Louis de Wittelsbach pour réclamer la couronne impériale pour celui-ci. Toutes ces démarches ont pour résultat la création d’une alliance entre les Wittelsbach et la Pologne, dirigée contre Jean de Luxembourg. Intervention de Jean de Luxembourg. Toute cette activité diplomatique n’a pas été suffisante pour protéger le duché de Świdnica. En 1331, la Bohême et les Teutoniques lancent une attaque conjointe contre Ladislas le Bref. Jean de Luxembourg, en route pour rejoindre les Teutoniques à Kalisz, s’arrête en Silésie pour mettre la pression sur le duc récalcitrant. Il assiège Niemcza, appartenant à Bolko II le Petit, avant de s’en emparer. Ensuite, il annexe à la Bohême la région de Głogów, que le duc Przemko avait laissé à sa veuve Constance, la sœur de Bolko. Un isolement de plus en plus grand. En 1336, la position de Bolko II se fragilise. D’abord, son oncle Bolko II de Ziębice rend un hommage de vassalité à la Bohême, pour bénéficier en usufruit de la région de Kłodzko. Ensuite, Casimir III le Grand renonce momentanément à ses droits sur la Silésie. Alliance avec la Pologne, la Hongrie et le Saint-Empire. Néanmoins, Bolko II continue à collaborer avec les rois de Pologne et de Hongrie, pour dissuader la Bohême de s’attaquer à lui. En 1338, pour renforcer sa position sur le plan international, il épouse Agnès, de la dynastie des Habsbourg, les rivaux de la Maison de Luxembourg. Les bonnes relations qu’il entretient avec la Pologne lui permettent d’ouvrir une route commerciale reliant son duché à la Galicie-Volhynie que vient de conquérir Casimir le Grand. Le 1345, grâce au rôle de médiateur joué par Bolko II le Petit, une alliance est officiellement conclue entre Bolko II, Louis IV du Saint-Empire, Casimir III de Pologne et Louis I de Hongrie. Guerre de Silésie (1345-1348). L’alliance entre en action au printemps de la même année. Jean de Luxembourg décide d’en finir avec Bolko II le Petit. À Świdnica, Bolko réussit à résister au siège de l’armée tchèque. En effet, en mai 1345, les alliés lancent une attaque contre la Silésie, obligeant une grande partie des forces bohémiennes à quitter Świdnica pour faire face à l’agression. Louis IV du Saint-Empire quitte très vite l’alliance et signe une paix séparée avec la Bohême. La guerre se poursuit malgré les décès de Jean de Luxembourg (en 1346) et de Louis IV du Saint-Empire (en 1347). Un traité de paix est finalement conclu le 22 novembre 1348 à Namysłów. Pour des raisons qui nous sont inconnues, Bolko ne participe pas aux négociations de paix et ses intérêts sont défendus pas Casimir le Grand. Finalement, le 16 août 1350, un accord est signé entre Bolko et Charles IV de Luxembourg, le nouveau souverain du Saint-Empire et de Bohême, pour normaliser les relations entre les deux hommes. Rapprochement avec Charles IV. À la suite de la paix de Namysłów, Bolko n’a plus de raison de mener une politique contre les Luxembourg. Le duc de Świdnica se rapproche progressivement de Charles IV tout en conservant de bonnes relations avec la Pologne et la Hongrie. N’ayant pas de fils, Bolko marie sa nièce Anne (la fille de Henri II de Świdnica) au fils de Charles IV le 13 décembre 1350. Il décide qu’après sa mort, le jeune couple héritera de toutes ses possessions. Malheureusement, le fils de Charles IV décède peu après son mariage. Charles IV ne se résigne pas à abandonner le duché de Świdnica. En 1353, après avoir obtenu l’accord de Bolko, il épouse la jeune veuve qui devient impératrice et reine de Bohême. L’expansion du duché de Świdnica. Bolko II tire de nombreux profits de ce rapprochement avec Charles IV et du développement économique de son duché (notamment de l’exploitation d’une mine d’or). Déjà en 1346, il avait hérité du duché de Jawor après la mort de son frère Henri. En 1358, il achète la moitié du duché appartenant à Wacław de Brzeg. En 1359, grâce à l’intervention de Charles IV, il obtient des places fortes situées sur la frontière entre la Bohême et la Silésie. La même année, il achète également le duché de Siewierz au duc de Cieszyn. La bonne entente avec l’empereur lui permet de régler le vieux contentieux de 1331. En 1360, Charles IV reconnaît que la veuve de Przemko et sœur de Bolko a un droit sur le duché de Głogów. Lorsque celle-ci décède en 1361, Charles IV offre en usufruit à Bolko la moitié du duché de Głogów et Ścinawa. Le 14 avril 1364, Bolko achète à Charles IV le droit de gouverner sur la Lusace. Un grand d’Europe. Grâce à sa richesse et à toutes ses acquisitions, Bolko II devient un souverain influent et respecté dans le paysage politique européen de l’époque. Ainsi, en 1363, avec Casimir III, il intervient comme médiateur pour résoudre un conflit entre les rois de Hongrie et de Bohême. En 1364, il participe au congrès de Cracovie qui réunit cinq rois et neuf ducs et princes. Décès et succession. Bolko II le Petit meurt le 28 juillet 1368 et est inhumé dans l'Abbaye de Grüssau (en polonais "Krzeszów"). Après la mort en 1392 de sa veuve Agnès de Habsbourg qui en avait reçu l'usufruit, le duché de Świdnica et de Jawor est incorporé au royaume de Bohême. |
Comté métropolitain et comté non métropolitain Les comtés métropolitains et comtés non métropolitains d'Angleterre sont des subdivisions administratives anglaises apparues en 1974 pour remplacer les comtés administratifs qui avaient eux-mêmes remplacé les comtés traditionnels en 1888. La répartition de ces comtés évolue après l'apparition des autorités unitaires en 1995. En Angleterre et au pays de Galles, le terme non officiel de "shire county" désigne dans l'usage strict tout comté qui n'est pas un comté métropolitain, c'est-à-dire les comtés non métropolitains et les autorités unitaires. Ces derniers, créés en 1992, sont des entités administratives politiquement indépendantes de celle du "shire county", même si traditionnellement elles en dépendent encore. Aujourd'hui, le terme de "shire county" a même tendance à désigner uniquement les territoires du comté non métropolitain qui ne sont pas organisés en autorité unitaire. Découpage et dénombrement. L'Angleterre est actuellement découpée en 82 comtés ou équivalent : Les comtés métropolitains, à savoir Grand Manchester, Merseyside, Midlands de l'Ouest, Tyne et Wear, Yorkshire de l'Ouest et Yorkshire du Sud, ont été constitués dans les zones urbaines particulièrement peuplées en les détachant de leurs comtés d'origine. Historique. Plusieurs réformes accompagnent ces créations : 1972, 1986 et 2005 pour citer ici les principales. Ainsi, entre 1974 et 1996, il n'y avait que 46 comtés. L'Île de Wight accède à ce statut le . De même pour Bournemouth, Darlington, Derby, Leicester, Luton, Milton Keynes, Poole, Portsmouth, Rutland and Southampton à compter du . Puis les comtés de Blackpool, Blackburn with Darwen, Halton, Medway, Nottingham, Peterborough, Plymouth, Swindon, Stoke-on-Trent, Southend-on-Sea, Telford and Wrekin, Torbay, Thurrock and Warrington furent créés le . D'autres modifications, par fusion ou scission, ont également lieu entre 1995 et 1998. Citons ici pour l'exemple le comté de Hereford and Worcester scindé en deux (Hereford et Worcestershire) le . Depuis cette date, le découpage est resté inchangé sur l'ensemble de l'Angleterre. Subdivisions. Hormis les autorités unitaires, les territoires des comtés métropolitains et non métropolitains sont subdivisés en "borough" (District) qui sont au nombre de 292 : 36 districts métropolitains (totalisant chacun minimum) et 256 districts non métropolitains. Administration. Chaque comté non métropolitain est géré par un "county council" (Conseil de comté) élus pour 4 ans, dont les membres ne sont pas rémunérés, mais peuvent prétendre au versement d'indemnités. Un édifice qui héberge les services d'un comté, et où son conseil se rencontre, est nommé "county hall" ou "shire hall", l'équivalent d'un hôtel de préfecture en France. En revanche, les comtés métropolitains n'ont pas de "County council" et sont gérés au niveau des districts par les "districts councils" qui sont eux aussi composés d'élus. Leur structure est donc unitaire, calquée sur celle du Grand Londres. |
Bolko II de Świdnica |
Bolko II de Swidnica |
Henri Hubert-Delisle |
Aubetin LAubetin est une petite rivière française qui coule dans les départements de la Marne et de Seine-et-Marne, en région Grand-Est et île-de-France. C'est un affluent du Grand Morin, lui-même affluent de la Marne. Long de , il prend sa source dans le département de la Marne, pour se jeter dans le Grand Morin, à Pommeuse. Géographie. Au sud du Grand Morin, l'Aubetin en est le plus gros affluent et le suit sur la majorité de son cours en une trajectoire parallèle, orientée est/ouest. Il parcourt dans le département de la Marne, puis dans le département de Seine-et-Marne. Son code générique S.A.N.D.R.E. est le : F65-0410. L'administration distingue deux zones hydrographiques : la section amont, de la source de l'Aubetin au confluent du ru de Chevru (code F656) ; et la section aval, du confluent du ru de Chevru (exclu) au confluent du Grand Morin (code F657). En termes de dénivellation, comme le Grand Morin l'Aubetin connait une pente moyenne de 1 à 2 %. L'altitude est de à sa source de Louan-Villegruis-Fontaine, dans le bois de Montaiguillon, de d'altitude au centre à Beton-Bazoches, et de d'altitude à son embouchure à Pommeuse. En termes d'occupation de l'espace, sur le tracé en Île-de-France, l'IAURIF dénombre (chiffres 1990) pour le bassin de l'Aubetin, sur une surface totale de , une population de . En stations de mesure de l'Aubetin, on peut dénombrer : Communes et cantons traversés. Dans les deux départements de la Marne et la Seine-et-Marne, l'Aubetin traverse les quinze communes suivantes, de l'amont vers l'aval, de Louan-Villegruis-Fontaine (source), Nesle-la-Reposte, Bouchy-Saint-Genest, Villiers-Saint-Georges, Augers-en-Brie, Cerneux, Courtacon, Beton-Bazoches, Frétoy, Dagny, Amillis, Beautheil-Saints, Mauperthuis, Saint-Augustin, Pommeuse (confluence). Soit en termes de cantons, l'Aubetin prend source dans le canton de Provins, traverse les canton de Sézanne-Brie et Champagne, canton de Coulommiers, conflue dans le canton de Fontenay-Trésigny, dans les arrondissements de Provins, d'Épernay et de Meaux. Bassin versant. L'Aubetin traverse les quatre zones hydrographiques F655, F656, F657, F658 pour une superficie de . Ce bassin versant est constitué de 86,16 de , de 11,63 de , de 2,00 de , de 0,13 de . Organisme gestionnaire : syndicats intercommunaux. En intercommunalité, deux syndicats de collectivités territoriales se sont constitués, pour la gestion de l'Aubetin, l'un sur le cours amont et l'autre sur le cours aval. Affluents. Les principaux affluents de l'Austin sont le Ru de Volmerot et le ru de Chevru. L'Aubetin a vingt trois tronçons affluents dont : À noter aussi la présence sur le cours de l'Aubetin de double bras, sur les communes de : Saint-Augustin, Mauperthuis, Et en plus d'être alimenté par ses nappes alluviales de ruisseaux de surface précités, l'Aubetin est aussi alimenté par des résurgences de nappe d'eau souterraine (grande nappe dite « des calcaires de Champigny »). Donc le rang de Strahler de l'Aubetin est de quatre. Hydrologie. L'Aubetin à Pommeuse. L'Aubetin est observée depuis le à Pommeuse (Le Poncet), à , pour un bassin versant de . Le module ou moyenne annuelle de son débit est à Pommeuse de . Crues. Le débit journalier maximal a été de le , le débit instantané maximal a été de le à 13:40, et la hauteur maximale instantanée a été de ou . Aménagements et écologie. Au titre des aménagements contemporains de la vallée de l'Aubetin, on peut citer la présence d'une station météorologique à Chevru (souvent improprement appelée « station de Coulommiers ») de Météo-France. En aménagements touristiques et sportifs, l'Aubetin croise deux sentiers de grande randonnée : le GR 11 (dit « grand tour » de l'Île-de-France) sur la commune du Fretoy, et le GR 14 (Paris-Ardennes) sur la commune de Saint-Augustin. Pour la politique d'aménagement de l'eau, la situation de l'Aubetin apparaît plus fragile, en comparaison des autres rivières du bassin du Grand Morin. Des synthèses d'études faites par la DIREN, il ressort une grande et paradoxale différence et évolution divergente entre l'amont (dégradation) et l'aval (amélioration) de l'Aubetin ; et en nombre de molécules de produits phytosanitaires quantifiées : la station de mesure de qualité de l'eau amont (à Amillis) est dans la catégorie « 40 et plus » (la dernière), alors que la station aval (à Pommeuse) est dans la catégorie « 10 à 19 » (l'avant-première). Le produit phytosanitaire dominant dans l'Aubetin était d'abord l'atrazine (herbicide), dans les molécules quantifiées par campagne en 2004/2005 ; puis le Mécoprop, l'Isoproturon, et la Simazine (herbicides tous les trois) dans les molécules quantifiées par campagne en 2005-2007. Faune et flore. La faune piscicole de l'Aubetin a été évaluée en aval, à la station de mesure de Pommeuse (surface de mesure : ). La dernière opération de comptable disponible en ligne date néanmoins de 1989 (opération : 10090000468 diffusée par le réseau I.M.A.G.E.) : Au total, l'image donnée du peuplement de l'Aubetin est paradoxale, avec des témoins positifs (« rivière à truite ») mais aussi avec une quasi-absence d'autres témoins d'une bonne qualité d'eau (goujons et vairons). Par rapport aux autres rivières du bassin du Grand Morin, l'Aubetin se singularise aussi surtout par une faible biodiversité : 6 espèces présentes seulement, dont 3 peuvent être considérées comme de présence non-significative car représentées par un seul individu détecté seulement. Occupation humaine. À l'instar de l'ensemble du bassin du Grand Morin, la présence humaine est ancienne, dans la vallée de l'Aubetin ; parmi ses trésors archéologiques, des monnaies anciennes y ont même été découvertes à Augers-en-Brie. On trouve en réalité des témoignages d'occupation humaine dès la Préhistoire, avec des restes de matériel lithique. Pour l'Antiquité, comme dans le reste de la Brie, les vestiges romains sont nombreux : en effet une voie romaine traversait la vallée de l'Aubetin, dite de « La Perrée », passant de Saint-Augustin (Seine-et-Marne) pour gagner Pommeuse (alors "Evoriacum") ; des objets gallo-romains ont d'ailleurs été trouvés sur la commune d'Augers-en-Brie. Au Moyen Âge, la vallée de l'Aubetin était surtout connue depuis le pour le rayonnement de l'abbaye de Faremoutiers, abbaye royale possédant au spirituel des reliques de saintes, et puissamment pourvue en biens temporels dans la région. À l'Époque Moderne, sous l'Ancien Régime dans cette « brie des Moulins » que constitue l'aval de l'Aubetin et le Grand Morin, les nombreux moulins à eau ont structuré l'espace et l'identité de la rivière : sur les derniers kilomètres du cours d'eau, cinq moulins fonctionnaient sur l'Aubetin (ne reste aujourd'hui que le moulin du Gué Plat, sur la commune de Pommeuse, ancienne propriété de l'abbaye de Faremoutiers, aujourd'hui restauré avec l'ensemble de ses mécanismes). Pour ce qui est de l'Époque Contemporaine, l'Aubetin a marqué en septembre 1914 le point extrême du recul des armées alliées à la veille de la Bataille de la Marne, à la jonction du Corps expéditionnaire britannique (B.E.F.) et de la V Armée française ; retraite passée immédiatement à l'offensive le 5 septembre, avec sur la vallée de l'Aubetin notamment les combats de Fretoy (un des derniers combats de cavalerie de l'armée britannique) et la percée du Plessis-Feu-Aussoux par la Guards Brigade. Mais le est aussi celui des écrits historiques pour l'Aubetin, avec les publications des monographies historiques sur les communes de : Amillis, Beautheil, Faremoutiers, Saints, et Saint-Augustin (la plupart, par les éditions briardes Amatteis). |
Fédération socialiste suisse La Fédération socialiste suisse (FSS) est un ancien parti politique suisse résultant d'une scission du Parti socialiste suisse (PSS) et réunissant les sections cantonales socialistes de Genève et de Vaud. Histoire. En , Léon Nicole est exclu du PSS en raison de sa position favorable au Pacte germano-soviétique mais la majorité des socialistes genevois et vaudois l'appuient. La FSS est fondée peu après les élections fédérales, le . Représentée à Berne par quatre parlementaires (Léon Nicole, Jacques Dicker, Ernest Gloor et Eugène Masson), cette formation voit d'abord le Conseil national décider de porter l'effectif minimum d'un groupe parlementaire de 3 à 5 membres pour éviter la formation d'un groupe par la FSS. La formation est dissoute le par le Conseil fédéral qui l'assimile à une formation communiste. Ses parlementaires sont déchus de leur mandat tant sur le plan fédéral que cantonal. Leurs sièges sont occupés par des hommes de droite. Ses journaux sont interdits et ses membres entrent dans la clandestinité. Un mot d'ordre en faveur des candidats de l'Alliance des Indépendants facilite l'élection de 16 candidats de ce parti au Grand Conseil genevois en 1942 car ils militent contre ses interdictions. La plupart des personnes interdites réapparaissent par la suite au sein du nouveau Parti du Travail en 1944. Ce fut notamment le cas de Jean Vincent à Genève et d'André Muret à Lausanne. |
Bataille Anbuk-bu |
Vrije universiteit Brussel |
Analyses médicales |
Professionnels de la santé |
Raphaël Pujazon Raphaël Pujazon (né le à El Campillo, en Espagne et mort le à Alès) est un athlète français, spécialiste des courses de fond. Il remporte la médaille d'or du 3 000 m steeple lors des championnats d'Europe de 1946. Biographie. Double vainqueur du Cross de L'Humanité (1945 et 1946), Raphaël Pujazon, athlète mesurant 1,75 m (pour 61 kg), remporte la médaille d'or du steeple lors des championnats d'Europe1946 d'Oslo en Norvège, devançant sur le podium les Suédois Erik Elmsäter et Tore Sjöstrand. Il s'adjuge deux titres individuels (1946 et 1947) et quatre titres par équipes (1946, 1947, 1949 et 1950) lors du Cross des Nations. Il participe aux Jeux olympiques de 1948, à Londres, mais est contraint à l'abandon en finale du steeple. Il remporte six titres de champion de France sur piste ( en 1944, en 1941, 1942, 1944 et 1946, steeple en 1948) et six titres de champion de France de cross-country. Il améliore à deux reprises le record de France du ( en 1941 et en 1945). Il compte 19 sélections en équipe de France A, de 1931 à 1938. Ses deux clubs sont successivement l'US Tramway de Marseille de 1938 à 1943, et le Racing club de France de 1944 à 1950. Il compte 18 sélections en équipe de France A, de 1939 à 1950. |
François Gédéon Bailly de Monthion François Gédéon Bailly, comte de Monthion, né à Saint-Denis de La Réunion le , mort à Paris le , est un général et homme politique français Biographie. François Gédéon Bailly de Monthyon est le fils d'Alexis Bailly de Monthyon, officier au régiment de Condé, et d' Anne Marguerite Duval. Il est le cousin germain de Germain-André Soufflot de Palotte. Il entre comme sous-lieutenant dans le d'infanterie de ligne le . Sert aux Armées de la Moselle et du Nord. Il quitte le service comme officier noble, y rentre bientôt en qualité d'aide de camp du général en chef de l'Armée des Pyrénées orientales, et fait ensuite partie des Armées de l'Ouest, de Sambre-et-Meuse, de Mayence et d'Italie. Il y gagne tous ses grades, jusqu'à celui de chef d'escadron. Après la bataille de Marengo, il est attaché, avec ce grade, à l'état-major du maréchal Berthier, il reçoit à Austerlitz le grade de colonel, la croix d'officier et celle du mérite de Bavière. Il remplit ensuite des missions diplomatiques près des cours de Bade, de Hesse et de Wurtemberg. Il reçoit des mains de Napoléon Bonaparte la Légion d'honneur en 1804. En 1806, et pendant les campagnes de Prusse et de Pologne, il remplit les fonctions d'aide-major-général. Gouverneur de Tilsitt en 1807, général de brigade le , à la campagne de Portugal, il est rappelé à la Grande Armée comme chef d'état-major, puis nommé au commandement de l'aile gauche à la première affaire de Rohr par Napoléon. Monsieur de Monthyon reçoit, après les journées d'Eckmühl, d'Essling et de Wagram, où il a trois chevaux tués sous lui, le titre de comte de l'Empire, avec dotation de de rente, la Grand-Croix de Hesse, et celle de commandeur de l'ordre du mérite militaire de Wurtemberg. En 1810, il inspecte les divisions destinées pour l'armée d'Espagne. En 1811, il commande sous Bayonne une division d'infanterie s'élevant à . En 1812, il est à Berlin, chef d'état-major de la Grande Armée. Après les batailles de Smolensk, de Borodino, de Malojaros-Lawitz et le passage de la Bérézina auxquels il assiste, il est nommé le , général de division, et remplace Berthier comme major-général, après le départ de Napoléon. Le comte de Monthion se trouve, en 1813, à Lutzen, à Bautzen et à Wurtchen, remplace de nouveau le major-général du jusqu'à la fin d'octobre, et est nommé grand officier de la Légion d'honneur en novembre. En 1814, il fait la campagne de France, reçoit la croix de Saint-Louis à la première Restauration, fait la campagne de 1815 en Belgique, comme chef de l'état-major général, est blessé à Mont-Saint-Jean, et pendant la seconde Restauration, est employé dans le corps royal d'état-major. Nommé inspecteur général de l'infanterie en1835, Louis-Philippe le fait pair de France le . Il y siège jusqu'à la Révolution de février 1848 et fait partie de toutes les majorités ministérielles. Le , la République le met à la retraite. Vie familiale. Il épouse Zoé Victoire Françoise de Chéret, fille de l'orfèvre parisien Louis Jean Baptiste de Chéret et de Marguerite Louise Mélanie Grouvelle. Elle est la belle-sœur du général-baron François Joseph Fidèle Gressot et du vicomte Klein (fils du général-comte Dominique-Louis-Antoine Klein). Sa fille, Louise Marguerite Gédéon Zoé Bailly de Monthion (1820-1893), épouse le général Charles Pierre, comte Pajol. La chapelle funéraire où il est inhumé se trouve au cimetière de Créteil. |
Conservatoire botanique national de Brest Établissement public, scientifique et technique, le Conservatoire botanique national de Brest travaille pour préserver la diversité végétale sauvage de l’ouest de la France (régions Basse-Normandie, Bretagne et Pays de la Loire) et des hauts lieux de biodiversité mondiaux (Méditerranée, Asie du sud-est, Madagascar…). Créé en 1975, il fut le premier établissement au monde entièrement consacré au sauvetage des espèces menacées. Aujourd’hui, il a le statut de syndicat mixte regroupant Brest métropole océane, le Conseil général du Finistère, le Conseil régional de Bretagne et l’Université de Bretagne occidentale. Il s'intéresse non seulement aux espèces végétales sauvages mais aussi aux milieux naturels. Il fait partie d’un réseau de 12 Conservatoires botaniques nationaux qui ont vocation à couvrir le territoire français. En 2017, son équipe comprend 39 personnes réparties sur trois sites : Brest (siège, antenne de Bretagne, service international, service interrégional, jardin, services communs), Nantes (antenne des Pays de la Loire) et Caen (antenne de Basse-Normandie). Aujourd'hui, l'inventaire et la conservation de la flore du Massif armoricain constitue un pan essentiel de ses activités statutaires. Historique. Historiquement, ce projet a été porté par Jean-Yves Lesouëf et Bretagne Vivante, une association régionale de protection de la nature. Il est le fruit d'une collaboration entre cette association, la communauté urbaine de Brest et le ministère de l'environnement. Après une étude menée pour l’installation de l’établissement en France, le Vallon du Stang-Alar à Brest apparaît comme le lieu adéquat. Cette ancienne carrière nécessitait une réhabilitation. Ce vallon, parcouru par un ruisseau, avait comme avantage d'offrir des zones abritées et un micro-climat très doux dans le contexte climatique de la pointe de Bretagne. L'ensemble du vallon a donc été aménagé, dans la partie sud étant consacrés au Conservatoire botanique et au nord transformés en parc public. En 1987 le Conservatoire est devenu un syndicat mixte regroupant la Communauté urbaine de Brest, la ville de Brest, la Ville de Guipavas, l'Université de Bretagne occidentale et le Parc naturel régional d'Armorique. Depuis 1990, le Conservatoire botanique est agréé comme Conservatoire botanique national responsable du territoire du Massif armoricain correspondant aux régions administratives Bretagne, Basse-Normandie et Pays de la Loire. Le développement des activités du Conservatoire botanique l’amène, dans les années 2000, à installer deux antennes régionales à Nantes et Villers-Bocage afin d’être au plus près des acteurs. Missions. Dans le cadre de son agrément ministériel, le Conservatoire botanique national de Brest assure 4 missions : Il met en œuvre ses missions sur un territoire d’agrément : régions Basse-Normandie, Bretagne et Pays de la Loire (hors Sarthe qui fait partie du territoire d’agrément du Conservatoire botanique national du Bassin-Parisien). Sur les 2500 espèces que compte le Massif armoricain, territoire d'agrément du conservatoire, 504 sont considérées comme rares, menacées ou disparues. En cohérence avec la vocation maritime brestoise, le Conservatoire s'est particulièrement intéressé à la sauvegarde de la flore des îles océaniques ou plus particulièrement dans les hauts lieux de biodiversité mondiaux comme Madagascar, le Maroc, la Sicile ou encore le Chili. En 2012, il a lancé un programme de réintroduction de plantes menacées à l’île Maurice, dont fait partie "Cylindrocline lorencei". Liste d'espèces végétales. La liste rouge du Massif armoricain. La "liste rouge armoricaine" ou "liste rouge du Massif armoricain" ou "Liste rouge des espèces végétales rares et menacées du massif armoricain" recense en deux annexes principales les plantes du Massif armoricain ayant disparu lors des dernières prospections ou susceptibles de disparaître. La première liste de 502 taxons a été compilée par Sylvie Magnanon et publiée en 1993 dans le numéro 4 de la revue du Conservatoire botanique national de Brest, la revue ERICA (Échos du Réseau pour l'Inventaire et la Cartographie Armoricaine) : Des mises à jour ont été prévues en fonction des progrès de la connaissance de la flore du Massif armoricain. Cette liste a été méthodiquement exploitée par Louis Diard au long des travaux portant sur les 1373 taxons d'Ille-et-Vilaine. Les listes rouges régionales. En 2015, le Conservatoire botanique a publié trois listes rouges régionales pour la Basse-Normandie, la Bretagne et les Pays de la Loire. Réalisées selon la méthodologie standardisée de l'Union internationale pour la conservation de la nature, elles attribuent une catégorie de menace pour chaque plante et constituent des outils d’alerte sur les risques de disparition pesant sur certaines espèces végétales en Basse-Normandie, en Bretagne et en Pays de la Loire. La liste des plantes vasculaires invasives. Le Conservatoire botanique met régulièrement à jour trois listes régionales de plantes invasives pour la Basse-Normandie, la Bretagne et les Pays de la Loire. Elles classent les espèces exotiques envahissantes selon les catégories suivantes : Le Jardin du Conservatoire botanique. À Brest, le Jardin du Conservatoire botanique présente sur 30 hectares des plantes menacées et des plantes d’ornement regroupées par grandes régions du monde, quand leurs affinités écologiques le permettent. Parmi ses en culture, il abrite l'une des plus importantes collections vivantes de plantes menacées. En 2009, il est labellisé Jardin remarquable. En 2013, il rejoint l'ensemble des jardins botaniques de France et des pays francophones. En 2017, sa collection de genres endémiques des îles océaniques est labellisée par le conservatoire des collections végétales spécialisées. En fonction des exigences écologiques des différentes espèces, celles-ci sont cultivées et présentées au public en extérieur ou dans les serres tropicales. Le Jardin accueille parfois des expositions temporaires. Les serres tropicales. Les serres, sur une surface de , présentent quatre climats différents (avec des espèces provenant de régions diverses): Durant l'été 2015, des contributeurs locaux ont créé dix articles sur les espèces les plus menacées du conservatoire : Quelques autres espèces cultivées dans les serres tropicales : |
Littérature singapourienne La littérature singapourienne est la littérature venant de la ville-État de Singapour ( en 2020). Les auteurs y écrivent dans les quatre langues officielles du territoire : l'anglais, le chinois, le malais et le tamoul. Origines. Les premières œuvres ont probablement été écrites vers les années 1830. Indépendance : 1965. Quand Singapour s'est transformé en république indépendante en 1965, une nouvelle ère a commencé. Depuis les années 1990, une génération de poètes a vu le jour; ils ont été publiés non seulement à Singapour mais dans le monde entier, particulièrement en Australie, en Grande-Bretagne et aux États-Unis. |
Bailly de Monthyon |
Jean-Paul Villain Jean-Paul Villain (né le à Dieppe) est un athlète français, spécialiste du 3 000 mètres steeple, vainqueur des championnats d'Europe 1971 et ancien détenteur du record de France. Biographie. Son club a d'abord été le Stade Dieppois, mais la majeure partie de sa carrière a été réalisée sous le maillot noir des indépendants (pas de club). Son entraîneur était Roger Thomas. Il fut par la suite conseiller technique de l'Éducation nationale après un passage retour aux sources en tant que patron-pêcheur. Il entraîne maintenant le club du CO Bresles (Eu - Seine-Maritime). En 1971, il remporte le titre des championnats d'Europe d'Helsinki en devançant le Tchécoslovaque Dušan Moravčík et le Soviétique Pavel Sysoyev. Il dispute trois Jeux olympiques consécutifs de 1968 à 1976 sur 3 000 m steeple et atteint la finale en 1968 et 1972. En 1971, il s'adjuge le titre des Jeux méditerranéens à Izmir. Il remporte quatre titres de champion de France du steeple en 1969, 1970, 1971 et 1976. il améliore à trois reprises en 1971 le record de France du 3 000 m steeple : , puis . Il vainc par ailleurs les cinq autres partants de l'épreuve du steeple disputée dans le cadre de la rencontre France-Grande-Bretagne remportée en à Dieppe par la France, 389 points à 319 points, au total cumulé des épreuves masculines et féminines (2) Notes et références. 2. Ouest-France du : résultats abrégés du match. |
Protocole de Copenhague Le protocole de Copenhague est un amendement au protocole de Montréal. Lors d'une réunion le , l'arrêt total de production et consommation de chlorofluorocarbures (CFC), tétrachlorure de carbone et méthylchloroforme a été avancé à 1996. L'arrêt des halons a été avancé à 1994. D'autres substances sont ajoutées à la liste des produits réglementés : L'année 1996 est prise comme référence pour la consommation des HCFC dont la réduction programmée s'étale jusqu'en 2030. |
Île de Lesbos |
Xénobiologie La xénobiologie est une sous-discipline naissante de la biologie de synthèse qui vise la mise au point de formes de vie étrangères, du point de vue chimique et informationnel, à celles qui sont connues sur Terre. Dénominations. Le terme "xénobiologie" a d'abord été employé en science-fiction pour désigner une possible vie extraterrestre ou son étude scientifique, l'exobiologie, avant que les promoteurs de cette discipline ne se le « réapproprient ». Les bactéries obtenues par cette technologie sont parfois dites « "paranaturelles" » et parfois « "xénobiotiques" ». Ce dernier terme désigne les substances étrangères à un organisme vivant ; un organisme dépendant d'une telle substance met donc en œuvre une chimie différente. Exemples de manipulation. Philippe Marlière, biologiste, a annoncé le lors d'un conférence au Génopole d'Évry que, son équipe avait transformé, de façon partielle et réversible, l'ADN de la bactérie "Escherichia coli" en AXN en remplaçant l'une des bases, la thymine, par un composant artificiel toxique (un xénobiotique), le 5-chloro-uracile. Ces organismes ont été obtenus dans une « Machine à évoluer » co-inventée avec Rupert Mutzel de l’Université libre de Berlin qui met en œuvre une évolution dirigée dans un dispositif de culture automatisée de cellules soumises à la pression de sélection, contrôlée informatiquement, que constitue une concentration sub-létales du xénobiotique, le 5-chloro-uracile. En à , , indique Philipe Marlière qui a abouti à un résidu de 1 % de thymine saupoudré dans le génome des bactéries. Une nouvelle avancée a été publiée dans "Nature" en 2014, une équipe américaine étant parvenue à intégrer dans la bactérie "Escherichia coli" deux nouvelles paires de bases (d5SICS et dNaM). Ces deux bases ont été intégrées dans un plasmide qui a été répliqué au cours de générations successives. Par ailleurs, ces deux bases sont appariées par liaison hydrophobe, contrairement aux bases naturelles, appariées grâce à des liaisons hydrogène. Il est également possible d'induire des formes de vie où le code génétique est fait de quadruplets et non de triplets, ou qui synthétisent des protéines contenant des acides aminés non standards. Objectifs et perspectives. Philippe Marlière, par ailleurs industriel, fondateur de la société "Isthmus SARL", a pour objectif de produire des agrocarburants et des médicaments grâce à cette "Escherichia coli". Pour Madeleine Bouzon, chercheuse au CEA, la « Machine à évoluer » devrait encore voire de les organiser sur un sucre différent de celui de l'ADN ; c’est l’objectif du programme "Xénome" (Génopole, CEA et université d'Evry). L'enrichissement de l'alphabet de l'ADN permet d'envisager une nouvelle étape pour la xénobiologie : l'intégration d'acides aminés xénobiotiques, afin de faire produire par les organismes vivants des protéines aux caractéristiques inédites. Débats. Philippe Marlière se dit conscient que dans l'opinion. |
J. Habermas |
Ordre de saint Dominique |
Frère prêcheur |
Jacques Madubost Jacques Madubost, né le à Dangeau et mort le à Riantec, est un athlète et tireur français. Carrière. De bonne corpulence, soit 1,94 m pour 82 kg, Jacques Madubost était policier de son état, d'où ses excellentes dispositions et facilités au tir. Il est aussi un excellent golfeur. Son club était le Stade français durant les années soixante, et il n'a paradoxalement jamais été champion de France à la hauteur, en saut ventral, alors qu'il remporta le titre de la discipline aux Championnats d'Europe d'athlétisme 1966 avec un bond à 2,12 m. Il a amélioré à deux reprises le record de France de la hauteur : le à Saint-Brieuc avec un saut de 2,14 m et le à Paris, à l'Institut national des sports, avec un essai à 2,15 m. Il a reçu en 1966 la médaille de l'Académie des sports. |
Merlebach Merlebach est une ancienne commune française du département de la Moselle en région Grand Est. Elle est fusionnée à celle de Freyming depuis 1971. Géographie. Situé au nord-est de Freyming et à gauche de la Rosselle. Histoire. Village fondé vers 1590 par des verriers sur les défrichements de la forêt de Genweiler. Faisait partie de la terre et du marquisat de Faulquemont dans le bailliage de Boulay. Sa paroisse, fondée en 1629, a d'abord dépendu de l'archiprêtré de Saint-Avold, puis de Freyming. Faisait partie du canton de Forbach depuis 1790. Lors de la grande grève des mineurs de 1948, réprimée sur ordre du ministre socialiste Jules Moch qui envoie des blindés en Lorraine, les CRS tuent à coups de crosse un gréviste de Merlebach, Jansek. C'est à ce moment-là que le slogan CRS-SS nait. Le , la commune de Merlebach est rattachée sous le régime de la fusion simple à celle de Freyming qui devient Freyming-Merlebach. |
Arlette Ben Hamo Arlette Ben Hamo Moynié, née le à Saint-Martin-de-Fontenay, est une athlète française spécialiste des Épreuves combinées. Postérité. Une salle d'athlétisme porte son nom à Caen depuis 2013. |
Grand-Béréby Grand-Béréby est une ville de l'ouest de la Côte d'Ivoire, proche du Libéria , dans la région de San-Pédro. Géographie. Situation. La ville, située à 9°32 de latitude nord et 6°29 de longitude ouest, fait partie de la Région du Bas-Sassandra. Climat et végétation. Le climat de la Côte d'Ivoire comporte deux zones bioclimatiques distinctes. Le sud est très humide et connaît quatre saisons (d'avril à la mi-juillet : grande saison des pluies ; de la mi-juillet à septembre : petite saison sèche ; de septembre à novembre : petite saison des pluies ; de décembre à mars : grande saison sèche). Les températures varient de 21 à 35°. Langues. Depuis l'indépendance, la langue officielle dans toute la Côte d'Ivoire est le français. La langue véhiculaire, parlée et comprise par la majeure partie de la population, est le dioula mais la langue vernaculaire de la région est le Krou. Le français effectivement parlé dans la région, comme à Abidjan, est communément appelé le "français populaire ivoirien" ou "français de dago" qui se distingue du français standard par la prononciation et qui le rend quasi inintelligible pour un francophone non ivoirien. Une autre forme de français parlé est le nouchi, un argot parlé surtout par les jeunes et qui est aussi la langue dans laquelle sont écrits deux magazines satiriques, "Gbich!" et "Y a fohi". Le département de Sassandra accueillant de nombreux ivoiriens issus de toutes les régions du pays, toutes les langues vernaculaires du pays, environ une soixantaine, y sont pratiquées. Administration. La ville se situe administrativement dans la Région du Bas-Sassandra. Une loi de 1978 a institué de plein exercice sur le territoire du pays. Représentation politique. L'Assemblée nationale de Côte d'Ivoire compte 223 députés élus pour cinq ans. Le mandat de l’Assemblée nationale élue en 2001 s'achevait le . Mais, en raison de la crise politico-militaire de 2002, les élections législatives n'ont pas eu lieu et l’Assemblée nationale en place est demeurée en fonction et a conservé ses pouvoirs. Tourisme. La ville est équipée de différents hôtels : |
Jean-Baptiste Lislet Geoffroy Jean-Baptiste Lislet Geoffroy, né le à Saint-Pierre de La Réunion et mort le à Port-Louis, aujourd'hui capitale de Maurice) est un scientifique français puis britannique. Biographie. Jean-Baptiste Lislet Geoffroy est le fils d'une esclave, Niama, princesse de Galam (Sénégal), et de Jean-Baptiste Geoffroy, ingénieur installé à Bourbon, homme des Lumières éduqué et libéral. Sa mère est affranchie le jour de son baptême, le , ce qui permet à Lislet de naître libre, et il est adopté par la suite par son père biologique, qui pourra ainsi lui donner son nom. Cette procédure s'explique par les difficultés imposées par le "Code noir" à un maître pour affranchir et reconnaître ses propres enfants issus d'une liaison avec une esclave. Lislet Geoffroy reçoit de son père une solide éducation, en particulier en latin, algèbre et géométrie. Au cours de l'année 1771, Jean-Baptiste Lislet Geoffroy sert de guide à Philibert Commerson dans la région du Piton de la Fournaise, où ils observent la faune et la flore. Par la suite, il se fait astronome, botaniste, cartographe et géologue, ce qui lui vaut de devenir le premier ressortissant des colonies à devenir correspondant de l'Académie des sciences le . Un an plus tard, alors qu'il a 32 ans, il obtient la commission d'ingénieur géographe. Il s'applique alors à cartographier les îles de l'océan Indien, des Seychelles à Madagascar. Lorsque les Britanniques prennent l'île Bourbon au début du , Lislet Geoffroy est chargé de leur transmettre le pouvoir. Comme il est apprécié d'eux, il devient finalement citoyen britannique. Hommages. À sa mort, l'abolitionniste français François-André Isambert, lui rendit hommage en déclarant à la Chambre des députés qu'il a « honoré les races de couleur en même temps que l'humanité ». Un lycée de Saint-Denis de La Réunion porte son nom depuis 1969. Le port de plaisance de Saint-Pierre de La Réunion n'ayant pas de nom, est nommé après sa rénovation port Lislet-Geoffroy (2002-2003). |
Belorado Belorado est une commune située dans le Nord de l’Espagne, dans la comarque de Montes de Oca, dans la Communauté autonome de Castille-et-León, province de Burgos. Sa population était de habitants en 2000. Le Camino francés du Pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle passe par cette localité. Géographie. À à l’est de Burgos, Belorado est traversé par le río Tirón, affluent de l’Èbre. Histoire. L'origine de "Belorado" est celte, comme le démontre l'archéologie. C'est le passage naturel de la Vallée de l'Èbre vers la Meseta ; pour le contrôler au début de la reconquista, s'est construit le château sur une colline. La population qui se trouvait à l’époque romaine de l'autre côté de la rivière est venue s'abriter sous le château. Les rues du centre historique, étroites et tortueuses, avec des passages typiques, dénotent la nombreuse population qui habitait à l'intérieur des murs. Il ne reste à présent du château qu'un mur terreux, qui offre un beau panorama. L'apogée économique de Belorado a été précoce, dès le début du Moyen Âge, l'endroit se trouvant au croisement de chemins entre la vallée agricole et la montagne d'élevage, entre les royaumes de Castille et de Navarre, qui favorisaient la ville pour l'attirer à eux. Au , le premier comte de Castille indépendant, en remerciement aux habitants de Belorado qui l'ont libéré du Roi de Navarre qui le détenait prisonnier (comme le dit le poème de "Fernán González"), accorde à ville le privilège de tenir un marché le lundi, coutume qui anime toujours la "Plaza Mayor". En 1116, "Alphonse " «le Batailleur», roi de Navarre et d’Aragon, accorde des droits à la ville (« fuero » ou charte). Les archives municipales de Belorado conservent un parchemin de plus d'un mètre de long, relatant le procès que la municipalité soutint pour ne pas avoir à payer le tribut levé à titre d'offrande à la cathédrale de Santiago (voto de Santiago). Elle estimait ne pas appartenir à la juridiction du monarque qui l'a institué après la victoire de Clavijo. Le procès dure jusqu'en 1408, date du document qui porte la signature du roi Juan II. Les Rois renforcent la ville au Moyen Âge, entre les et . Belorado compte d'importantes familles nobiliaires qui ont marqué les expéditions en Amérique ; "Hipólito Ruiz" dirige au une expédition scientifique pour étudier la flore américaine. Le fuero de Belorado. Alphonse d’Aragon, «le Batailleur», octroie en 1116 des droits et de privilèges, sous forme de charte (fuero), à Belorado. Celle-ci accorde aux Castillans et aux Francos qui peuplent la ville le même droit et des franchises personnelles, financières et commerciales. Pour la première fois, le roi concède aux citadins le droit d’élire des magistrats. Culture et patrimoine. Le Pèlerinage de Compostelle. Par le Camino francés du Pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, le chemin vient de Villamayor del Río. La prochaine halte est Tosantos. Belorado est le "Belforatus", le « bien percé », d'Aimery Picaud, dans le Guide du Pèlerin. Patrimoine religieux. Riche en souvenirs jacquaires, un Saint-Jacques pèlerin et, au-dessus, un Saint-Jacques Matamoros figurent sur le retable Renaissance sculpté dans la pierre. Deux bas-reliefs narrent son martyre et l'un de ses miracles. Près du maître-autel, se trouve une Vierge assise du . Sur l'autel latéral se voit une Sainte Famille et un Christ entre les deux larrons, belle œuvre en ivoire. Avec son clocher-mur à trois pointes, à l'emplacement d'un ancien hôpital mentionné en 1175 et reconstruit au . Il se trouvait à la sortie, dont la chapelle conserve un Christ gothique du , entouré d'ex-voto qui célèbrent ses faveurs. Le plus curieux est la peau d'un grand serpent dont saint Lazare protégea un pèlerin. Patrimoine civil. Au cœur du bourg se trouve une "plaza Mayor" à arcades, ombragée et fleurie. |
Lislet Geoffroy |
Fernando Vallejo Fernando Vallejo Rendón, né à Medellín le , est un écrivain et réalisateur d'origine colombienne, naturalisé mexicain en 2007. Il est auteur de romans autofictionnels et d'essais (biographies, littérature, physique, biologie). Ses œuvres sont traduites en français, anglais et allemand. Biographie. Fernando Vallejo est né dans une famille bourgeoise et conservatrice. Son père, Aníbal Vallejo Álvarez fut avocat et directeur du journal conservateur "El Poder". Il mena également une brillante carrière politique puisqu’il fut ministre des Travaux publics, sénateur, ministre du développement, membre de l’assemblée constituante de Colombie, secrétaire d’État et président du Directoire conservateur d’Antioquia. Contrairement à son père, Fernando Vallejo rompt par son homosexualité avec tout déterminisme social et réussit le tour de force d'être à la fois la bête noire des conservateurs colombiens et de certains intellectuels de gauche qui croient voir en lui un réactionnaire alors que l'ensemble de son œuvre est anticonformiste, provocateur et polémique. Passionné de musique classique dès sa jeunesse, il aime jouer au piano les œuvres de Mozart, Chopin, Gluck et Richard Strauss. Après une seule année d'études à la Faculté de Philosophie et Lettres de l'Université nationale de Colombie à Bogotá, il s'inscrit en biologie à l'université pontificale Javeriana, dont il sort diplômé. Il séjourne ensuite en Europe, puis étudie le cinéma à Cinecittà en Italie. Le , il s'installe à Mexico, où il réalise quelques films, dont "En la tormenta" (1980) qui remporte le prix Ariel en 1981. En littérature, il est l'auteur du cycle romanesque "El río del tiempo", dont seul "Le Feu secret" ("El fuego secreto"), paru en 1987, a été traduit en français. Son roman le plus connu, le thriller "La Vierge des tueurs" (""), publié en 1994, est adapté au cinéma, sur un scénario de Vallejo, par le réalisateur suisse Barbet Schroeder en 2000. De plus, Vallejo reçoit le prix Rómulo Gallegos en 2003 pour son roman "Et nous irons tous en enfer" ("El desbarrancadero"). Les thématiques principales de ses œuvres sont la violence, la mémoire, l'histoire de la Colombie et l'homosexualité. Oscillant sans cesse entre pessimisme, nostalgie et humour, son narrateur adopte généralement un ton imprécatoire. En 2009, Il est intronisé docteur honoris causa par la faculté des sciences humaines de l'université nationale de Colombie. |
Les Amis de la Terre Les Amis de la Terre (en anglais, "Friends of the Earth" ou "FoE") sont une organisation non gouvernementale (ONG) internationale de protection de l'homme et de l'environnement créée en 1969 aux États-Unis. Historique. "Friends of the Earth" est créée en 1969 aux États-Unis par David Brower avec le soutien financier de , fondateur et propriétaire de la compagnie pétrolière américaine ARCO. Des groupes analogues se créent dans les années suivantes en Suède, France et Angleterre. Le secrétariat international s'installe à Londres en 1971, année où elle organise la première manifestation mondiale contre les centrales nucléaires. Il est aujourd'hui basé à Amsterdam, aux Pays-Bas. Devenue une fédération composée de 73 groupes membres, la fédération des Amis de la Terre International a débuté par des réunions d’écologistes de différents pays, qui avaient initialement convenu de mener conjointement des campagnes sur des sujets controversés et d’une importance cruciale, tels que l’énergie nucléaire et la pêche à la baleine. Le réseau de "Friends of the Earth" s'élargit aux pays du sud au début des années 1980. La Coordination européenne des Amis de la Terre connue en tant que "Friends of the Earth Europe" ("FoEE") est fondée en 1985 et représente à ce jour la plus large fédération écologiste européenne avec une trentaine de groupes membres, coordonnant à l'échelle communautaire, des campagnes de plaidoyer ou de mobilisation, et des actions en direction des responsables politiques à Bruxelles. |
L'Informatique au services des handicapés |
Gothicisme (homonymie) |
Georges Ifrah Georges Ifrah (1947-2019) est un professeur de mathématiques. Il quitte l'enseignement et devient, en autodidacte, historien du nombre, de sa symbolique, des chiffres et du calcul artificiel. Travaux et critiques. Son travail documenté sur l'origine des nombres et de leur transcription rejoint les recherches sur l'origine de l'écriture; ses publications traitent également de l'histoire du calcul et des mathématiques. Malgré un succès populaire et universitaire international pour ses travaux sur l'histoire des nombres, ceux-ci sont critiqués par des universitaires. |
Fred (football, 1983) Frederico Chaves Guedes dit Fred est un footballeur international brésilien né le à Teófilo Otoni (Minas Gerais), et qui évoluait au poste d'avant-centre. Il est aujourd'hui retraité. Biographie. En club. Fred dispute 70 matchs avec Cruzeiro (56 buts) et 57 matchs avec América (34 buts). Fred se distingue en inscrivant le but le plus rapide de l'histoire du football après seulement 3,17 secondes de jeu. Mais ce record est ensuite battu par le Saoudien Nawaf al-Abed de Al-Hilal. En 2005, alors attendu au FC Nantes, Fred signe un contrat de quatre ans avec l'Olympique lyonnais pour une indemnité de transfert de 15 millions d'euros. Pour son premier match avec les gones face à Monaco, il réalise un doublé. Lors de la saison 2005-2006, il inscrit 14 buts en Ligue 1 et envoie le Norvégien John Carew sur le banc. Après un excellent début de saison où il inscrit notamment 5 buts en 9 matchs de Ligue 1, Fred est victime d'un claquage lors d'une rencontre face à l'Olympique de Marseille. Il est écarté des terrains pour environ deux mois. Dès son retour sur le terrain à l'occasion du match (Lyon-Bordeaux), il inscrit le but lyonnais. Fred est réputé pour pouvoir marquer dans n'importe quelle position et bénéficie par ailleurs d'une frappe de balle de qualité qui fait de l'international auriverde le deuxième tireur de coups francs chez les Lyonnais après Juninho. Au mercato d'hiver 2007, le PSG se montre intéressé par le joueur, qui est désormais remplaçant à la pointe de l'attaque lyonnaise, derrière Karim Benzema. Toutefois, Fred choisit de rester à l'OL, six mois après ses déclarations durant les vacances d'été. C'est le Tchèque Milan Baroš qui quitte les champions de France en titre. À l'été 2008, il est de nouveau question qu'il quitte le club, étant sollicité par de nombreux clubs européens. Mais l'absence de concrétisation l'oblige à finir son contrat avec l'OL. Le 26 février 2009, il résilie son contrat le liant à l'OL. Il quitte donc l'Olympique lyonnais, et retourne au Brésil, plus précisément au club de Fluminense. Après une bonne saison au Brésil en disputant 54 matches et 41 buts marqués, il est pisté par des clubs européens. Il prolonge cependant son contrat jusqu'en 2015. Lors de sa première saison, son club échappe de justesse à la relégation dans le cadre du Brasileiro, tandis qu'il s'illustre en Copa Sudamericana, puisque Fluminense atteint la finale mais perd contre le Liga Deportiva Universitaria de Quito (Équateur). La saison suivante est en revanche une vraie réussite pour le club qui remporte le Brasileiro, mais sur un plan plus personnel, la saison est un peu décevante pour Fred qui, souvent blessé a disputé peu de matchs. Il se rattrape la saison suivante puisqu'il inscrit cette fois 22 buts en 25 rencontres de championnat et échoue à un but de Borges (Santos) au classement des meilleurs buteurs du Brasileiro. Il a notamment inscrit un quadruplé face au Grêmio Foot-Ball Porto Alegrense lors de la de championnat pour une victoire (5-4) et un triplé lors de la journée suivante (succès (4-0) contre Figueirense). En revanche cette belle saison sur un plan personnel n'est pas couronnée de succès puisque Fluminense, après un mauvais départ en championnat (7 défaites lors des douze premières journées) ne termine qu'à la troisième place du classement derrière les Corinthians et Vasco de Gama. En Copa Libertadores, les Tricolores ont été sortis dès les huitièmes de finale par les Paraguayens de Libertad (3-1 ; 0-3), compétition durant laquelle Fred a inscrit 2 buts. Le club n'a pas non plus brillé dans le championnat de Rio même si Fred termine meilleur buteur du Carioca avec 10 buts inscrits soit un de plus que l'Uruguayen Sebastián Abreu (Botafogo). Après sept années au Fluminense, Fred signe à l'Atlético Mineiro le 8 juin 2016. À la fin de la saison 2016, il est meilleur buteur du Championnat du Brésil pour la troisième fois de sa carrière avec 14 buts. L’ex-Gone termine en tête du classement des artilleurs du Brasileirão après 2012 et 2014, lorsqu’il évoluait à Fluminense. A 34 ans, l’attaquant s'engage en faveur du club brésilien de Cruzeiro pour trois saisons. Il marque son premier triplé avec le Galo le 19 février 2017 contre l'América en Championnat de Minas Gerais. L’international brésilien inscrit un joli triplé lors de la victoire (4-0) face à l’Atlético Huracán, en Copa Libertadores. Il fait l’exploit de réaliser son coup du chapeau en seulement 14 minutes. Le 9 juillet 2022, Fred met fin à sa carrière de joueur professionnel lors d'un match au mythique stade Maracanã avec son club de Fluminense. À la fin du match l'attaquant brésilien s'est offert un tour du stade en vélo pour communier avec les supporters du Fluminense qui lui ont réservé une véritable ovation pour rendre hommage à sa brillante carrière. En équipe nationale (2005-2014). Sa première sélection eut lieu à l'occasion d'un match amical contre l’équipe du Guatemala en avril 2005. Il marque ses premiers buts dès sa seconde sélection lors du match Émirats arabes unis-Brésil (0-8) le 12 novembre 2005. Fred fait partie de la sélection brésilienne pour la Coupe du monde de football 2006. Il a marqué un but en phase finale durant les poules contre l'Australie. Mais c'est dans l'ombre des Ronaldo, Adriano et Robinho qu'il doit suivre la Coupe du monde 2006 et l'élimination précoce du Brésil dès les quarts de finale face à la France. Après la Coupe du monde 2006, et avec Dunga comme nouveau sélectionneur, il a plusieurs opportunités pour s'imposer en attaque compte tenu de la mauvaise forme persistante des deux cadors : Ronaldo et Adriano. Il participe aussi à la Copa América 2007, se blessant durant les premiers matchs. Non rappelé depuis cette blessure, le brésilien est dans l'attente d'un retour en sélection nationale. Le 4 juin 2011, il fait son grand retour en sélection contre les Pays-Bas en match amical. Lors du match amical opposant le Brésil à la Roumanie, le , il inscrit le seul but de la rencontre offrant la victoire à la Seleçao. Il célèbre son but à la façon de Ronaldo qui a disputé un quart de ce match en guise de jubilé. Dans la foulée, Fred est retenu pour la Copa América 2011. Il n'est toutefois pas considéré comme un titulaire, les trois postes en attaque étant dévolus au trio Neymar, Alexandre Pato, Robinho. Lors du deuxième match de poule face au Paraguay, il entre en jeu en cours de match. Alors que le Brésil file tout droit vers une défaite, il sauve son équipe en inscrivant en toute fin de match, d'un tir en pivot le but de l'égalisation. Il aura par la suite moins de réussite puisque face à ces mêmes paraguayens mais cette fois ci en quart de finale, il manque son tir au but. Tous les tireurs brésiliens manqueront d'ailleurs leur tentative et la Seleçao subit une élimination précoce du tournoi. Le 21 mars 2013, Fred ouvre le score contre l'Italie en match amical, le match se termine sur le score de (2-2). Quatre jours plus tard, lors d'un match amical contre la Russie, il égalise en fin de rencontre et permet au Brésil d'obtenir le nul (1-1). Le 22 juin 2013, en Coupe des confédérations 2013 Fred marque un doublé à la et contre l'Italie qui permet au Brésil de gagner 4-2. Le 30 juin 2013, en finale, il inscrit un doublé permettant à la Seleção de remporter la Coupe des confédérations 2013 dans un match (3-0 pour le Brésil) ayant de faux airs de passation de pouvoir face à l'Espagne double championne d'Europe et championne du monde en titre. L'année suivante, il participe à la Coupe du monde au Brésil. Après cette compétition et l'échec de sa sélection (élimination en demi-finale après un cuisant 7-1 à domicile contre l'Allemagne), en tant qu'attaquant titulaire inefficace (un seul but pendant la durée de la compétition) , il est le joueur de l'équipe le plus exposé aux critiques et devient le symbole de la déroute de la Seleção en étant la cible de nombreuses railleries. Il met un terme à sa carrière internationale. Palmarès. En club. Olympique lyonnais Fluminense Atlético Mineiro |
Leeuwarden (ville) Leeuwarden ( ; en frison occidental : ', ; en frison urbain : "Liwwadden"), aussi appelé Leuvarde en français, est une ville néerlandaise, principal centre urbain de la commune de Leeuwarden, chef-lieu de la province de Frise. Au , la ville compte . Histoire. Un port modeste existe probablement à la fin de l'époque mérovingienne. Ainsi, comme le toponyme actuel Leeuwarden, mot au pluriel à l'origine, l'indiquerait, au moins trois « levées de terre fortifiées en postes de garde (warde) » pour se protéger de la piraterie ou d'éventuelles visites inopinées et indésirables, protégeaient en particulier une vaste grange dépendante de la puissante abbaye de Corbie. Un ensemble de bâtiments monastiques, autrefois à l'emplacement actuel d'Oldehove, Niejhove et Hoek, aurait existé, le premier était destiné à conserver diverses victuailles ou autres ravitaillements, denrées ou produits potentiellement exportables ou à défaut importables, il s'appelait en prenant les mots d'ancien français « cort des vitailles ». Le site de la ville actuelle était déjà habité avant l'an 1000. Jusqu'à l'ensablement du Middelzee au , la ville était un port commercial dont les bateaux allaient jusqu'en Russie. Leeuwarden a obtenu le statut de ville en 1435. La tour d'Oldehove est une ancienne tour accolée tardivement à l'église saint Vitus. Cette tour gothique flamboyante érigée de 1529 à 1532-33 montra des signes d'instabilité et sa construction entreprise pourtant en un temps de prospérité est abandonnée, faute de solution de redressement. Sa présence condamne probablement le lieu de culte associé à la fin du siècle. Ce lieu emblématique, comme la ville et sa commune, est marqué par le folklore frison, notamment des chants d'éleveurs du plat pays dont une trentaine de ritournelles, conservés avec de multiples objets au musée de Leuwarden. Le peintre de natures mortes, Maerten Boelema de Stomme, y fut baptisé le . Vers 1650, Leeuwarden se rangeait avec ses habitants parmi les dix villes les plus importantes des Provinces-Unies. Époque actuelle. Leeuwarden est le point de départ et d'arrivée de la Elfstedentocht ("Tour des onze villes"), des décennies avant que cela devienne la fameuse course de patinage de longue distance. À l'heure actuelle, Leeuwarden, chef-lieu de la province de Frise, n'a qu'une signification régionale. Pourtant, elle a été choisie Capitale européenne de la culture 2018. Elle abrite également sur son territoire une base aérienne de l'armée de l'air royale néerlandaise. Monuments. Leeuwarden possède un théâtre ("De Harmonie") et divers musées, parmi lesquels : le musée frison ("Het Fries Museum"), le musée de la nature de Frise ("Natuurmuseum Fryslân") et le musée littéraire frison ("Frysk Letterkundich Museum"). La ville possède le plus grand marché aux bestiaux des Pays-Bas et, le jour de l'Ascension, le plus grand marché aux fleurs du pays. Leeuwarden est depuis 2002 le théâtre du Domino Day, événement annuel au cours duquel on tente à chaque fois de battre le record mondial du tombé de dominos. La ville l'avait déjà organisé en 1998. Transports. Leeuwarden possède trois gares ferroviaires. En plus de la gare centrale de Leeuwarden, il y a également les petites gares d'Achter de Hoven et de Leeuwarden Camminghaburen sur la ligne vers Groningue. Autrefois, il y eut également la gare de Leeuwarden Halte sur l'ancienne ligne de chemin de fer vers Dokkum et Anjum. Jumelages. Leeuwarden est jumelée avec : |
Championnat de France de football 1969-1970 Le championnat de France de football 1969-1970, trente-deuxième édition du championnat de France de football de Division 1, a vu la victoire de l'AS Saint-Étienne pour la sixième fois, la quatrième consécutive. Compétition. Classement final. En cas d'égalité entre deux clubs, le premier critère de départage est la différence de buts. Barrage de relégation. Les clubs de classés et rencontrent les clubs de classés et à l'issue du championnat. Chaque équipe rencontre, en matchs aller-retour, les deux équipes de l'autre division. À l'issue de ces huit matchs, un classement est établi et les deux premiers accèdent à la (ou y restent) tandis que les deux derniers descendent en (ou y restent). Le SEC Bastia conserve donc sa place en Division 1, et l'AS Nancy Lorraine y accède. Accessions finales. L'abandon du FC Rouen et le passage de la D1 à 20 clubs libèrent trois places en première division. De ce fait, l'AC Ajaccio, l'Olympique avignonnais et l'US Valenciennes-Anzin sont repêchés. Toutefois, l'Olympique avignonnais n'offrant pas les garanties financières nécessaires à l'accession en Division 1, c'est le quatrième de D2, le Stade de Reims, qui bénéficie de la place restante et monte en D1. |
Championnat de France de football 1968-1969 Le championnat de France de football 1968-1969 a vu la troisième victoire consécutive de l'AS Saint-Étienne pour la trente-et-unième édition du championnat de France de football de Division 1. Compétition. Classement final. En cas d'égalité entre deux clubs, le premier critère de départage est la différence de buts. Barrage de relégation. Le deuxième de D2, l'AS Angoulême, rencontre le de D1, l'AS Monaco FC, à l'issue du championnat. Les deux équipes s'affrontent lors de deux matchs (aller et retour). Le premier voit la victoire de Monaco à Angoulême sur le score de 2-1. Le second voit la victoire d'Angoulême, 1-0. Un match d'appui est donc disputé, et remporté par Angoulême, 2-0. L'AS Angoulême est donc promu en D1 tandis que l'AS Monaco FC descend en D2. |
Championnat de France de football 1970-1971 Le championnat de France de football 1970-1971, trente-troisième édition du championnat de France de football de Division 1, a vu la victoire de l'Olympique de Marseille, qui décroche ainsi le troisième titre de champion de France de son histoire. Compétition. Classement final. En cas d'égalité entre deux clubs, le premier critère de départage est la différence de buts. Voir aussi. |
Championnat de France de football 1972-1973 Le championnat de France de football 1972-1973, trente-cinquième édition du championnat de France de football de Division 1, a vu la victoire du FC Nantes pour la troisième fois. Clubs participants. À la suite de la scission entre le Paris FC et le Paris-Saint-Germain FC, l'équipe professionnelle du club passe sous les couleurs du Paris FC. Compétition. Classement final. En cas d'égalité entre deux clubs, le premier critère de départage est la différence de buts. |
Championnat de France de football 1971-1972 Le championnat de France de football 1971-1972, trente-quatrième édition du championnat de France de football de Division 1, a vu la victoire de l'Olympique de Marseille, qui conserve son titre acquis la saison précédente et remporte le quatrième titre de champion de France de son histoire. L'OM réalise par ailleurs cette saison-là le premier doublé coupe de France-championnat de son histoire. C'est d'ailleurs la première montée du PSG en division nationale. Compétition. Classement final. En cas d'égalité entre deux clubs, le premier critère de départage est la différence de buts. |
Championnat de France de football 1974-1975 Le championnat de France de football 1974-1975, trente-septième édition du championnat de France de football de Division 1, a vu la victoire de l'AS Saint-Étienne, sacré champion pour la huitième fois de son histoire. C'est son deuxième titre de suite, de nouveau couplé avec la coupe de France. L'AS Saint-Étienne a gagné tous ses matches à domicile (soit 19 rencontres), record inégalé dans le championnat. Compétition. Classement final. En cas d'égalité entre deux clubs, le premier critère de départage est la différence de buts. |
Championnat de France de football 1973-1974 Le championnat de France de football 1973-1974, trente-sixième édition du championnat de France de football de Division 1, a vu la victoire de l'AS Saint-Étienne, sacré champion pour la septième fois de son histoire. Ce fut la première fois dans l'histoire du championnat de France de football que furent attribués des points bonus, toute équipe marquant plus de trois buts dans un match recevant systématiquement un point supplémentaire. Compétition. Classement final. En cas d'égalité entre deux clubs, le premier critère de départage est la différence de buts. |
Alliance des indépendants L'Alliance des Indépendants (AdI, en allemand "") est un parti politique suisse qui est créé en 1935 et qui s'auto-dissout en 1999. Ce parti prône des idées inspirées par le libéralisme économique tout en étant attentif au progrès social. Histoire. Fondation. L'Alliance des Indépendants est fondée en 1935 par Gottlieb Duttweiler, le chef de la coopérative Migros, qui est en désaccord avec la politique menée alors par le gouvernement suisse. Elle n'est au départ pas conçue comme un parti, mais comme une alliance qui devrait regrouper les meilleurs représentants de tous les partis existants, dans le but de lutter pour une économie sociale de marché. Duttweiler souhaite avant tout lutter pour les droits des consommateurs et donc contre les représentants des cartels et autres groupes d'intérêts. Lors des élections fédérales de 1935, l'AdI fait élire ses premiers représentants au Conseil national (cinq à Zurich, Otto Pfändler dans le canton de Saint-Gall et un à Berne). Elle ne parvient toutefois pas à rallier les meilleurs éléments des autres partis et elle est vraiment fondée en tant que parti politique le . Ère Duttweiler. Lors des élections fédérales de 1939, l'Alliance des indépendants obtient neuf sièges au Conseil national, soit deux de plus qu'en 1935. Si Gottlieb Duttweiler n'a qu'une idée assez vague de ses objectifs politiques, il dirige en revanche le parti de manière assez autoritaire et une première scission a lieu en 1943. Cette scission a lieu sur l'aile droite du parti. Regroupés sous la bannière "Indépendants - Liste libre", les sécessionnistes obtiennent un siège au Conseil national cette même année, tandis que l'Alliance des Indépendants perd les deux sièges gagnés en 1939 et retrouve ses sept sièges de 1937. Elle obtient 5,5 % des voix en moyenne nationale, sans toutefois réussir à prendre pied en Suisse romande, italienne ou centrale (à l'exception de Lucerne). Elle reste jusqu'à sa dissolution une force politique établie principalement dans les cantons alémaniques du Plateau suisse. Phase sociale-libérale. Après la mort de Gottlieb Duttweiler en 1962, l'Alliance des Indépendants se positionne comme une force sociale-libérale entre la gauche et la droite. Elle adopte également des positions écologistes dès le début des années 1970. Lors des élections fédérales de 1967, elle obtient 9 % des voix, 16 sièges au Conseil national et un au Conseil des États et devient ainsi le plus grand parti d'opposition. Il s'agit du meilleur score jamais obtenu par l'Alliance des Indépendants. Elle touche alors surtout les classes moyennes urbaines. De nombreuses nouvelles sections cantonales sont fondées (1968 : Neuchâtel, Genève, Soleure, Grisons ; 1972 : Valais ; 1977 : Zoug). Pendant cette période, deux de ses initiatives populaires sont rejetées par le peuple suisse : la semaine de 44 heures en 1958 et une initiative pour "l'imposition plus équitable et l'abrogation des privilèges fiscaux" en 1976. À la fin des années 1970, l'aile sociale-libérale dominante doit faire face à une aile écologiste en pleine croissance. Phase sociale-libérale verte. Au milieu des années 1980, l'aile écologiste de l'Alliance des Indépendants s'impose. La Migros, principal bailleur de fonds du parti et en désaccord avec cette nouvelle orientation du parti, réduit alors massivement ses subventions à l'AdI. Le quotidien "Die Tat" doit alors redevenir un hebdomadaire, avant de disparaître complètement. Plusieurs secrétariats régionaux doivent également être fermés. Par ailleurs, l'Alliance des Indépendants perd son statut de principale force d'opposition avec l'émergence de nouvelles formations politiques, tant à droite (Parti des automobilistes) qu'à gauche (Les Verts). Lors des élections fédérales de 1987, elle obtient encore neuf sièges, avant de passer à cinq en 1991 et à trois seulement en 1995. Déclin et dissolution. L'Alliance des Indépendants perd toujours plus d'électeurs au profit des Verts et du Parti socialiste, dont l'aile sociale-démocrate se renforce. Durant les années 1990, l'AdI essaye de revenir à ses valeurs sociales-libérales pour mettre fin à la chute, sans succès. Elle disparaît alors de nombreux parlements cantonaux et communaux. En 1995, le parti compte encore . En 1994 déjà, la section du canton de Lucerne s'auto-dissout, suivie de celle de Bâle-Campagne en 1996. En 1996 également, la Migros décide de réduire à nouveau les subventions versées au parti, passant de francs à francs. En novembre de la même année et afin de se défaire de l'image de parti de la Migros, Daniel Andres, nouvellement élu à la présidence du parti, propose un changement de nom en "Parti social-libéral de Suisse". Ce changement est refusé par 84 voix contre 29 lors d'une assemblée. Pendant cette période, beaucoup d'élus locaux changent de parti, notamment au profit des Verts. En juin 1998, l'Alliance des Indépendants perd ses deux derniers sièges au Grand Conseil du canton de Berne. En octobre 1998, la section de l'AdI de la ville de Berne prononce sa dissolution, une décision qui intervient après que le parti n'a obtenu que 2,5 % des voix lors des élections communales de 1996. Les derniers élus du parti - la directrice des écoles Claudia Omar et deux membres du parlement communal - rejoignent les écologistes de la Liste verte libre. Le conseiller national zurichois Anton Schaller est élu président début 1999. Des efforts sont entrepris pour positionner l'AdI comme parti du centre et des collaborations sont recherchées avec les Verts, le Parti chrétien-social et le Parti évangélique suisse. Parallèlement, l'Alliance des Indépendants et la Migros rompent leurs derniers liens. Lors des élections cantonales zurichoises qui se tiennent le 18 avril, l'AdI subit une nouvelle défaite et perd quatre de ses six sièges. En mai, la question de la dissolution du parti est posée une première fois aux délégués qui la refusent par 52 voix contre 9. Lors des élections fédérales d'octobre de la même année, l'Alliance des Indépendants présente des listes dans les cantons d'Argovie, de Berne, de Saint-Gall, de Soleure et de Zurich. Elle n'obtient que 0,7 % des voix et un seul élu au Conseil national, dans le canton de Zurich. Lors d'une assemblée tenue le 4 décembre de la même année à Aarau, les délégués décident, par 57 voix contre 7, de dissoudre le parti, mais également de créer une fondation gérant les actifs du parti et visant à préserver ses idées. Certains délégués annoncent par ailleurs vouloir continuer à être actifs au niveau communal. Sa dernière représentante importante était Monika Weber, conseillère aux États de Zurich jusqu'en 1998, qui siège à la municipalité de cette ville en tant qu'indépendante jusqu'en 2006. Au niveau local, la dernière section communale encore active de l'AdI, à Köniz, dans le canton de Berne, se dissout en mars 2006, mais des groupements locaux, tels que les Indépendants de Pratteln, continuent à revendiquer l'héritage de l'Alliance des Indépendants. Bilan. Aujourd'hui dissoute, l'Alliance des Indépendants a pesé, pendant sa longue période de présence aux chambres fédérales, sur toutes les questions politiques importantes, de la création de l'AVS au droit de vote des femmes. Presse. L'Alliance des Indépendants a disposé d'un journal "Die Tat" ("L'action"), fondé en 1935, qui paraît d'abord de manière hebdomadaire, puis quotidienne à partir de 1939. Le parti trouve également un relais dans les journaux de la Migros ("Brückenbauer - Construire - Azione") et le "Der Ring", un journal mensuel suisse qui a existé du (no. 1/1965) jusqu'au (no. 6/1984). |
Louis-Henri Hubert Delisle |
Louis Henry Hubert de Lisle |
Frères Sherman Les frères Sherman sont un duo de compositeurs et paroliers ayant principalement travaillé pour les studios Disney et pour certaines attractions. Malgré une forte collaboration, ils ont aussi des carrières dissociées, surtout après la fin de leur carrière commune chez Disney au milieu des années 1980. Pour les articles détaillés, voir : Carrière commune. Dans les années 1960, les deux frères travaillèrent d'abord avec la Walt Disney Company sur la musique d'attractions des parcs à thèmes, émissions de télévision et quelques films, dont la première version de "La Fiancée de papa" ("The Parent Trap"). Leur première chanson pour Disney est un titre populaire intitulé "Tall Paul", interprété par Annette Funicello, actrice et chanteuse du studio, alors vendu à plus de exemplaires. La chanson ', du film "Monte là-d'ssus", est la première du duo pour un long métrage Disney, précédée par celle du téléfilm "The Horsemasters". Ils furent classés en première position dans les charts américains en 1961 avec "Let's Get it Together" et You're Sixteen". On peut aussi citer les chansons de "Mary Poppins" ou du "Livre de la jungle" mais c'est surtout les attractions des parcs Disney qui leur doivent un grand honneur avec la célèbre "It's a Small World" ou l'hymne de "Carousel of Progress". Ils arrêtèrent leur collaboration exclusive avec Disney quelques années après la mort de Walt Disney en 1966 pour commencer une carrière indépendante de producteurs de musique. Leur dernier travail pour Disney est "L'Apprentie sorcière" (1971) dont le tournage a débuté en novembre 1969. Durant leur collaboration avec Disney, ils ont composé et écrit plus de 200 chansons pour 27 films et deux douzaines de productions télévisuelles, recevant 9 Oscar. Ils participèrent toutefois pour Disney à l'écriture de six chansons originales pour "Les Aventures de Tigrou" en 2000. À la fin des années 1990, Robert s'installe à Londres, mais les deux frères poursuivent leur collaboration et écrivent de nombreuses chansons pour les spectacles musicaux, dont "Chitty Chitty Bang Bang" et le "Mary Poppins" produit en collaboration par Disney et Cameron Mackintosh. "Chitty" est le spectacle à la plus longue durée de vie au London Palladium, il a débuté le 28 avril 2005 à Broadway. Pour leur contribution à l'industrie du film, les frères Sherman se sont vu décerner une étoile sur le célèbre Hollywood Walk of Fame au 6918 Hollywood Boulevard et furent nommés dans le Hall of Fame des compositeurs le . Liens externes. "Voir aussi les liens externes des articles détaillés sur chacun des deux frères." |
Robert B. Sherman Robert Bernard Sherman, ou seulement Robert B. Sherman, est un compositeur et parolier américain, né le à New York et mort le à Londres. À partir du milieu des années 1950 avec son frère Richard, ils forment le duo de compositeurs et paroliers appelé les frères Sherman, essentiellement connu pour avoir travaillé avec les studios Disney sur des musiques de films et de certaines attractions. Ils se font parfois interprètes. Biographie. Comme un signe du destin, ses parents Rosa et Al Sherman payent les frais de maternité avec un chèque de royalties reçu le même jour, celui pour la chanson "Save Your Sorrow". Dans sa jeunesse, Robert apprend et excelle dans le violon, le piano, la peinture et la poésie. Après sept années de tournée dans le pays, les Sherman s'installent en 1937 à Beverly Hills, Californie. À seize ans, il écrit une pièce de théâtre nommée "Armistice and Dedication Day" qui lui permet de récolter plusieurs milliers de dollars en bons de guerre et une citation du département de la guerre. En 1943, âge de 17 ans, il obtient une permission de ses parents pour rejoindre l'armée. Début , il entre avec son escouade dans le camp de concentration de Dachau, et fait partie des premières troupes alliées à entrer dans le camp, les Allemands étant partis quelques heures plus tôt. Le , il est touché par une balle au genou ce qui le force à marcher avec une canne pour le reste de sa vie. Il est alors envoyé en Angleterre, à Taunton et Bournemouth, en convalescence, période qui serait le début de sa fascination pour l'Angleterre. À son retour aux États-Unis, il étudie au Bard College dans l'État de New York et en sort diplômé en 1949 de littérature anglaise et de peinture. Il est durant cette période l'éditeur en chef du "The Bardian", le journal interne, et il en profite pour finir ses deux premières nouvelles "The Best Estate and Music" et "Candy and Painted Eggs". En 1953, il épouse Joyce Sasner, ce qui atténue la vie de bohémien qu'il a depuis la fin de la guerre. Leur première fille Laura, naît en 1955, suivie en 1957 par Jeffrey en 1960, par Andrea et Robert en 1968. Collaboration avec son frère. En 1951, Robert B. et son frère Richard M. entament l'écriture de chansons, comme une compétition avec leur père. En 1958, Robert fonde sa société de publication musicale, Music World Corporation qui travaillera plus tard avec la filiale Wonderland Music Company de la Walt Disney Company, affiliée au gestionnaire de droit Broadcast Music Incorporated (BMI). Dans les années 1960, les deux frères travaillèrent d'abord avec la Walt Disney Company sur la musique d'attractions des parcs à thèmes, émissions de télévisions et quelques films dans la première version de "À nous quatre" ("The Parent Trap"). Ils furent classés en première position dans les charts américains en 1961 avec "Let's Get it Together" et "You're Sixteen". On peut aussi citer les chansons de "Mary Poppins" ou du "Livre de la jungle", mais c'est surtout les attractions des parcs Disney qui leur doivent un grand honneur avec la célèbre "It's a Small World" ou l'hymne de "Carousel of Progress". Ils arrêtèrent leur collaboration exclusive avec Disney à la mort de Walt Disney en 1966 pour entamer une carrière indépendante de producteur de musique. Ils participèrent toutefois pour Disney à l'écriture de six chansons originales pour "Les Aventures de Tigrou" en 2001. Dans les dernières années, Robert partit à Londres et les deux frères ont écrit de nombreuses chansons pour les spectacles musicaux dont "Chitty Chitty Bang Bang" et le "Mary Poppins" produit en collaboration par Disney et Cameron Mackintosh. "Chitty" est le spectacle à la plus longue durée de vie au London Palladium et a débuté le à Broadway Pour leurs contributions à l'industrie du film, les frères Sherman se sont vu décerner une étoile sur le célèbre Hollywood Walk of Fame au 6918 Hollywood Boulevard et furent nommés dans le Hall of Fame des compositeurs le . |
Richard M. Sherman Richard Morton Sherman est un auteur-compositeur américain né le à New York. Il est resté célèbre pour le duo qu'il composait avec son frère Robert sous le nom de scène des frères Sherman. Tous deux ont collaboré main dans la main pendant 40 ans pour les studios Disney. Composant principalement des films d'animations devenus aujourd'hui des classiques comme "Le Livre de la jungle" (1967), mais aussi de nombreuses comédies musicales à succès à l'instar de "Mary Poppins" (1964), "Le Plus Heureux des milliardaires" (1967) ou encore "Chitty Chitty Bang Bang" (1968). Avec son frère, il a remporté deux Oscars pour son travail sur la première comédie musicale cité. Après la mort de ce dernier, Richard M. Sherman se fait plus discret et assure à l'occasion le rôle de "conseiller musical" pour plusieurs autres productions des studios Disney, en particulier sur "Le Retour de Mary Poppins", sortie en 2018 - qui fait suite au film précèdent. Biographie. Il est le fils de Rosa et Al Sherman, actifs dans le music-hall. Après sept années de tournée dans le pays, les Sherman s'installent en 1937 à Beverly Hills, Californie. Étudiant à la Beverly Hills High School, Richard se passionne par la musique et apprend de nombreux instruments dont la flûte, le piccolo et le piano. À l'été 1946, durant la cérémonie des diplômes, il joue en duo avec André Previn, ce dernier au piano et Richard à la flûte. Suivant les traces de son frère, il entre au Bard College dans l'État de New York et en sort major en musique, après l'écriture de nombreuses sonates et compositions. C'est à la sortie du Bard, qu'il commence une carrière d'auteur compositeur avec son frère. En 1953, Richard rejoint les troupes du conflit coréen comme musicien et sert de chef d'orchestre pour plusieurs formations, sans toutefois prendre part aux combats. En 1955, il est démilitarisé. En 1957, il épouse Elizabeth Gluck qui avait déjà eu une fille, Linda d'un précédent mariage. Il aura avec elle deux enfants, Gregory et Victoria. Entre 2005 et 2013, il participe à la production du film "Saving Mr.Banks" ("Dans l'Ombre de Mary" en France ou "Sauvons M.Banks" au Québec). Collaboration avec son frère. En 1951, Robert B. et son frère Richard M. entament l'écriture de chansons, comme une compétition avec leur père. En 1958, ils fondent leur société de publication musicale, Music World Corporation qui travaillera plus tard avec la filiale Wonderland Music Company de la Walt Disney Company, affiliée au gestionnaire de droit Broadcast Music Incorporated (BMI). Dans les années 1960, les deux frères travaillèrent d'abord avec la Walt Disney Company sur la musique d'attractions des parcs à thèmes, émissions de télévisions et quelques films dans la première version de "À nous quatre" ("The Parent Trap"). Ils furent classés en première position dans les charts américains en 1961 avec "Let's Get it Together" et "You're Sixteen". On peut aussi citer les chansons de "Mary Poppins" ou du "Livre de la jungle", mais c'est surtout les attractions des parcs Disney qui leur doivent un grand honneur avec la célèbre "It's a Small World" ou l'hymne de "Carousel of Progress". Ils arrêtèrent leur collaboration exclusive avec Disney à la mort de Walt Disney en 1966 pour entamer une carrière indépendante de producteur de musique. Ils participèrent toutefois pour Disney à l'écriture de six chansons originales pour "Les Aventures de Tigrou" en 2001. Dans les dernières années Robert partit à Londres et les deux frères ont écrit de nombreuses chansons pour les spectacles musicaux dont "Chitty Chitty Bang Bang" et le "Mary Poppins" produit en collaboration par Disney et Cameron Mackintosh. "Chitty" est le spectacle à la plus longue durée de vie au London Palladium et a débuté le à Broadway Pour leurs contributions à l'industrie du film, les frères Sherman se sont vu décerner une étoile sur le célèbre Hollywood Walk of Fame au 6918 Hollywood Boulevard et furent nommés dans le Hall of Fame des compositeurs le . Mort de Robert & Conseiller musical. Inactif depuis la fin des années 2000, Richard reprend la route des studios Disney, un an après la mort de son frère Robert. En effet les studios Disney sont en plein développement du biopic "Dans l'ombre de Mary Poppins" de John Lee Hancock, avec Emma Thompson et Tom Hanks dans les rôles titres. Le film raconte les coulisses du film "Mary Poppins". Thomas Newman qui est le compositeur du film décide de faire appel à Robert, comme conseiller musical, tandis que John Lee Hancock lui demande son aide en qualité de conseiller historique. Le film sort en salles et est un véritable succès. En 2015, Jon Brion qui travaille sur la bande originale du remake de Winnie l'ourson, demande son aide comme conseiller musical bien qu'il n'y ait pas de chansons ou reprises de morceaux déjà composés par les Frères Sherman dans le film. D'ailleurs, Robert ne reçoit aucune rétribution financière et n'est pas crédité au générique de fin. Par la suite il collabore à l'adaptation de "Mary Poppins" pour Broadway. En 2018, il collabore avec Marc Shaiman et Scott Wittman sur les chansons et bande originale du film "Le Retour de Mary Poppins". Shaiman et Wittman réutilisent des notes des morceaux précédents composés par le duo pour "Mary Poppins". |
Chypre (province romaine) L’île de Chypre fit partie de l’Empire romain à partir de 58 avant notre ère. La christianisation de l’Empire romain d'Orient le transforme en Empire byzantin auquel l’île continue d’appartenir jusqu’en 649 et de 965 à 1192. Histoire. Léguée à Rome par les souverains lagides, Chypre fut officiellement annexée en -58. Marcus Caton fut envoyé en mission par le Sénat pour liquider le trésor lagide conservé à Chypre. Vers 34 avant notre ère, Marc Antoine restitua l’île à la reine Cléopâtre. Après la défaite de Cléopâtre et de Marc Antoine à Actium en 31 av. J.-C., l’île fut ré-annexée à l’Empire romain. Dans le partage des attributions fait entre le Sénat et Octave, devenu Auguste en 27 avant notre ère, l’île est attribuée au Sénat. Elle forme dorénavant une province sénatoriale, de rang proprétorial. C’est la seule des provinces issues du royaume lagide à avoir été confiée au Sénat. Lors de la réforme dioclétienne de 284, la province de Chypre est rattachée au diocèse d’Orient, lui-même dépendant de la préfecture du prétoire d’Orient. La province de Chypre est désormais dépendante du pouvoir impérial qui siège à Constantinople, même si sa particularité est reconnue en 431 avec la constitution d’une église autocéphale. Le thème de Chypre, héritier de la province romaine, est, en 649, envahi par le califat omeyyade. La population est alors soumise à une double-capitation : le kharadj : les révoltes sont endémiques, les plaines se dépeuplent tandis que la montagne voit se multiplier villages et monastères cachés en amont des vallées. En 965-969 le thème est reconquis par l’Empire byzantin. Il reste grec jusqu'à sa conquête par Richard Cœur de Lion en 1192. |
Rock belge Le rock belge désigne le rock interprété par des groupes et artistes issus de la Belgique. Histoire. Années 1960-1970. Les artistes pionniers de la scène rock 'n' roll en Belgique incluent Rocking Harry, (1956), Shorty Lee Smith and the Wildcats (1957), Burt Blanca et les King Creoles (1959), et The Jokers ("Cecilia Rock", 1959). Les années 1960-1965 voient notamment émerger Big Brown ("My Testament"), Buddy and the Shamrocks ("What Kinda Man"), les Blue Notes, les Babs et Babettes ("Sanglots", les Brummel’s Blue Rock, Les Bonanzas, Les Cyclops, Les Chapman, Les Cousins ("Kili Watch", "Kana Kapila", "Parasol", "Dang Dang"), Les Croque-morts ("Suzy Twist", "Jenny dans le miroir"), Clark Richard et les Tropical Stars ("Queen of Love", "Hot Rock Beat"), Les Dollars, Les Jay Five, Les Ducs, Les Enfants terribles, Les Eagles, et Les Frangins ("B.B. Twist"). Les premiers succès viennent de Burt Blanca récompensé du premier prix de conservatoire. Il apprendra la clarinette et l'accordéon, avant de se tourner vers la guitare et le rock 'n' roll, signé avec le label belge Hébra puis chez Pathé-Marconi en France jusqu'à la fin des années 1960. Dès 1966-1969, le pays voit apparaitre Brumaire, Crash, Carriage Company, Doctor Down Trip, Jess and James, Kleptomania, Klan, Lagger Blues Machine, Mec Op Singers, Recréation, Samoreds, Sweet Feeling, Shakes, Shake Spears ("Shake it Over", 1965 - groupe anglais établi en Belgique jusque 1969), Sylvester's Team, Tomahawk Blues Band, Waterloo, et Wallace Collection. Les années 1970 voient apparaitre des groupes comme Arkham, Ablaze, Bismarck, Burning Plague, Dream Express, Freckle Face, Hiroshima, Jenghiz Khan, Klepto, Lagger Blues Machine, Moby Dick, Machiavel, Laurelie, Nessie, Pazop, Tenderfoot Kids, Salix Alba, Shampoo, Two Man Sound, et Tush. À la fin de la décennie, The Kids, Raxola, Hubble Bubble et les Kreuners seront les plus marquants parmi les centaines de groupes, à l'existence généralement éphémère, qui se réclameront de la mouvance punk. Années 1980-1990. Au début des années 1980, alors que TC Matic mené par Arno domine la scène belge sans vraiment parvenir à décoller à l'étranger, un renouveau s'amorce et ce sont plusieurs groupes électroniques, précédés par Telex (épisodiquement actif depuis 1978) qui placent enfin pour la première fois la Belgique sur la scène internationale avec The Neon Judgement, The Klinik et surtout Front 242 ; ces derniers, pionniers d'une musique électro-agressive et dansante, détiennent sans doute pour longtemps encore le record de notoriété (couverture du "Melody Maker", la Bible rock anglaise, en 1988) et du nombre de concerts donnés à l'étranger par un groupe belge, avec plus de 300 concerts rien qu'aux États-Unis. Parallèlement, Technotronic et Vaya con Dios signent des hits internationaux, Arno poursuit sa carrière en solo après la dissolution de TC Matic et Pierre Rapsat incarne quasiment à lui seul le rock wallon. Les années 1990 voient émerger un autre groupe majeur avec dEUS et son meneur Tom Barman, qui jouissent d'une reconnaissance internationale considérable et marquent la scène belge de leur empreinte avec par exemple Dead Man Ray et Zita Swoon. K's Choice, Hooverphonic, The Lords of Acid, Praga Khan et Ozark Henry complètent la palette avec des sorties régulières hors des frontières du royaume. Burns fait aussi partie de ceux-là avec leur chanteuse Patty Burns et leur Hard FM on les retrouve en Russie, Pologne, Autriche, France, Hollande, etc. La musique électronique poursuit également son chemin, quoique moins médiatisée, avec des artistes comme Suicide Commando et Dive. Années 2000-2010. Les années 2000 marquent l'arrivée d'une nouvelle scène belge décomplexée (principalement francophone) initiée par Venus, et ensuite par Girls in Hawaii, Ghinzu, The Tellers, Hollywood Porn Stars et Sharko, dont l'impact international reste cependant plus limité que celui de leurs prédécesseurs, dont beaucoup sont encore actifs : ce sont les désormais vétérans Arno, Hooverphonic, dEUS, et Front 242 qui font salle comble tant en Belgique qu'à l'international. |
Médiclorien |
Liste des ducs de Fitz-James Le duché de Fitz-James (prononcer : "fitz-jamme") est un duché-pairie français créé pour le maréchal de Berwick en 1710. Le maréchal Jacques Fitz-James, était un fils bâtard et légitimé du roi Jacques II d'Angleterre et d’Arabella Churchill ("Fitz" est un terme médiéval normand signifiant le fils). Son père lui conféra le titre de "duc de Berwick" dans la pairie d'Angleterre. Après la Glorieuse Révolution de 1688 qui chassa Jacques II du trône, Berwick se mit au service de Louis XIV. Il fut fait maréchal de France en 1703. Ses services dans la guerre de Succession d'Espagne où il s'illustra comme un des meilleurs généraux au service de la France, lui valurent le duché espagnol de Liria y Jérica (1707) et le duché français de Fitz-James (). Celui-ci avait comme particularité d'être destiné non pas au fils aîné du maréchal, qui reprit les duchés de Berwick et de Liria y Jérica, mais à son cadet Henry James de Fitz-James. |
Josiane Serre Josiane Serre, née Heulot le à Lyon et morte le à Paris, est une universitaire chimiste française, ancienne directrice de l'École normale supérieure de jeunes filles (ENSJF, ex-Sèvres), puis directrice par intérim de l'École normale supérieure de la rue d'Ulm (ENS Ulm), à Paris. Biographie. Jeunesse et formation. Josiane Heulot naît le à Lyon. Elle obtient les baccalauréats ès lettres et ès sciences en 1940, puis est élève de classe préparatoire au lycée Fénelon. Après une période de maladie, elle entre en 1944 à l'École normale supérieure de jeunes filles. Elle est reçue à l'agrégation féminine de physique (1948) et docteure en chimie. Carrière professionnelle. Elle travaille d'abord en chimie organique, à l'École normale supérieure de la rue d'Ulm. Elle mène des recherches sur les dérivés terpéniques. À la suite d'un grave accident de laboratoire (où elle manque de perdre l'usage d'une main) en , elle se convertit dans la chimie quantique, au sein de l’Institut du radium dirigé par Bernard et Alberte Pullman et Gaston Berthier. Ses recherches concernent les composés acétyléniques. Après deux années dans l'enseignement secondaire en lycée, elle intègre l'enseignement supérieur en 1950, à l'École normale supérieure de jeunes filles. Elle est successivement assistante, maître de conférences (1961-1972), professeure, sous-directrice (1969-1974) et enfin directrice de l'École normale supérieure de jeunes filles (1974-1987). C'est sous son impulsion que l'École normale de jeunes filles fusionne avec l'École normale supérieure de la rue d'Ulm. Cette fusion des deux écoles a lieu en 1985 ; les quelques années suivantes sont marquées par la transition. De 1988 à 1991, Josiane Serre est dans l'équipe de direction de l'ENS mixte. En 1986, dans un rapport remis au Premier ministre, elle préconise l'élargissement du recrutement des grandes écoles. Après le décès en 1989 de Georges Poitou, directeur de la nouvelle ENS mixte, elle assure l'intérim comme administratrice provisoire pendant une année, en 1989-1990 ; elle est la première femme à occuper ce poste. La même année, elle est nommée au Comité national d'évaluation des établissements publics à caractère scientifique, culturel et professionnel. En 1991, elle est nommée au cabinet du ministre de l'Éducation nationale, Lionel Jospin, où elle est chargée des instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM), nouvellement institués. Vie privée. Josiane Serre épouse le mathématicien Jean-Pierre Serre, le couple a une fille, Claudine Monteil, diplomate et femme de lettres. Mort. Elle meurt le à Paris. Engagements. Josiane Serre incite les élèves de l'ENSJF à ne pas se limiter et briguer les mêmes postes universitaires que leurs pendants masculins. Elle a également élargi les postes accessibles après l'ENSJF, notamment vers les grands corps techniques de l’État français et vers des postes à l'international. |
Dioscorea bulbifera |
Cathédrale Saint-Jean-Baptiste de Lyon |
Trouvay & cauvin |
District de Dietikon Le district de Dietikon est un district du canton de Zurich en Suisse. |
Punch |
Georges Poitou Georges Poitou (1926-1989) est un mathématicien français. On lui doit notamment la suite exacte de Poitou-Tate en cohomologie galoisienne, et une contribution importante aux premières Journées arithmétiques. Biographie. Boursier au lycée Henri-IV, il est reçu en 1945 à l'École normale supérieure (rue d'Ulm). Agrégé de mathématiques (1948), docteur d'État (1953), il enseigne d'abord en Tunisie puis à la Faculté des sciences de Lille jusqu'en 1965. Il y enseigne pour la première fois la Théorie des Ensembles en 1956 et y fonde entre 1961 et 1962 avec la coopération du doyen Michel Parreau, un laboratoire de calcul dont la direction sera confiée à Pierre Bacchus. Il fait ensuite partie de l'équipe de chercheurs qui fonde la nouvelle Faculté des Sciences d'Orsay, dont il est doyen de 1968 à 1970. En 1981, il succède à l'helléniste Jean Bousquet à la direction de l'École normale supérieure de la rue d'Ulm. Il assure en particulier la fusion de la rue d'Ulm et de l'ENS de jeunes filles au sein de la nouvelle ENS mixte, intervenue en 1985. La création de magistères favorise le renouvellement de l'offre de formation et le développement de nouveaux domaines tels que la climatologie ou les études cognitives. Les évolutions sont plus lentes dans la partie littéraire, malgré la création du concours « sciences sociales » en 1982. Il obtient aussi de l'archicube Laurent Fabius la création des allocataires-moniteurs normaliens (AMN), pour favoriser l'insertion des élèves dans la recherche. Il dirige l'école jusqu'à sa mort en 1989. |
East Sussex |
K Desktop Environment |
Géoingénierie La géoingénierie ou géo-ingénierie est l'ensemble des techniques qui visent à manipuler et modifier le climat et l'environnement de la Terre et par extension d'une planète en première intention et à grande échelle. L'objectif est généralement correctif, plus que préventif (le préventif relevant plutôt du génie écologique et de l'écoconception). Elle ne doit pas être confondue avec la géoingénierie du sous-sol (mines). Éléments de définitions. Une définition française produite par un groupe réuni par l'Agence nationale de la recherche (ANR), se voulant , publiée en 2014 est . Les auteurs précisent que cette définition . Pour ce groupe, la traduction de l'anglais « "geoengineering" » par le mot « "géo-ingénierie" » n'est pas satisfaisante ; d'autres traductions proposées sont qui ne semblent pas non plus se calquer sur le contenu sémantique du mot anglais. Histoire de la géoingénierie et de sa perception. Au , les géologues montrent que la terre a connu des périodes chaudes et froides et des environnements très différents au cours des âges, en lien notamment avec les teneurs de l'air en dioxyde de carbone et/ou en méthane. À la fin des années 1940 on s'inquiète des effets possibles d'un hiver nucléaire planétaire en cas de troisième guerre mondiale si l'armement nucléaire était utilisé. Les changements climatiques intéressent de nombreux chercheurs, tant pour leurs causes que pour leurs effets. Les scientifiques montrent que l'Homme est devenu capable de modifier certains aspects de son environnement à une vitesse qui dépasse celle des grandes forces géologiques, et parfois avec de petits moyens (par exemple, l'effet des fréons sur la couche d'ozone). Durant la guerre froide, . On cherche alors à provoquer des pluies ou dompter des tornades, à des échelles locales, puis des propositions de géoingénierie ont été étudiées et parfois expérimentées par des armées en tant qu'arme de guerre depuis la Seconde Guerre mondiale. Des tentatives peu concluantes sont faites pour puis lors de la guerre du Vietnam, au début des années 1970. Certains États s'inquiètent des effets des expériences faites par les pays riverains. Ainsi, en 1975, le Canada et les États-Unis signent un accord bilatéral . En 1977, les usages militaires, sous l'effet de l'opinion publique notamment, sont réprouvés par les Nations unies, par la Convention sur l'interdiction d'utiliser des techniques de modification de l'environnement à des fins militaires ou toutes autres fins hostiles (ENMOD). L'opinion publique et la plupart des scientifiques selon l'historien de la météorologie aux États-Unis James Fleming qui évoque rétrospectivement en 2006 une des modifications du climat et qui dénonce en 2010 cette volonté démiurgique de contrôler le ciel et le climat ; Kwa en 2001 ; Hamblin (2013) et le rapport de l'ANR (2014) rejettent ces approches, mais comme une mode passée, qui réapparait parfois elles conservent des partisans, dont certains estiment qu'elles pourraient être développée pour un usage pacifique, dans l'anthropocène et notamment dans le contexte de la conquête spatiale pour terraformer d'autres planètes afin de les rendre habitable, par exemple pour Mars en transformant son atmosphère, thème repris ou anticipés par de nombreux auteurs de science-fiction. La géoingénierie est un sujet volontiers repris par la science fiction et par les médias grand-public (par exemple "Libération" du , "Le Monde" du ou "La Tribune" du ), mais aussi des journaux de vulgarisation scientifique et technique (par exemple "Science et Vie" - hors série « Le climat » , "Science et Vie" , , l'épisode de "" du sur Arte ou "La Recherche" du ). En 2008 en Amérique du Nord, Discovery Channel a présenté une série documentaire télévisuelle ("Project Earth") de huit épisodes sur la géoingénierie, chaque épisode présentant une approche radicale de protection du climat (pour certaines relevant de la géoingénierie), émissions où l'on a pu constater selon le rapport 2014 de l'ANR que . En 2013, la géoingénierie par boisement intensif de grandes surfaces puis brûlage du bois dans des installations qu'on espère dans le futur capables de récupérer et stocker le carbone est citée par le GIEC dans la liste des options se présentant aujourd'hui comme disponibles comme l'un des moyens étudiés pour contrecarrer les effets du réchauffement climatique dû à l'émission de gaz à effet de serre. Cette idée fait suite à la crainte que les changements climatiques ne deviennent tellement importants que des effets graves soient dorénavant inévitables, ou que des mécanismes de rétroaction accélèrent les changements climatiques même si les émissions étaient drastiquement réduites. La plupart des scientifiques, des environnementalistes et des ingénieurs qui prennent parti pour la géoingénierie la voient comme une mesure additionnelle requise pour stabiliser le climat, et non comme une alternative à une économie à basse émission de carbone. Les détracteurs de cette approche l'assimilent à de la pensée magique et à une prise de risques inconsidérée tant les défis à relever semblent importants, en particulier dans un contexte où les terrains à boiser ne sont pas disponibles, ce qui risque d'induire des processus d'accaparement de terres cultivables ou d'aires naturelles. Le GIEC a ensuite précisé qu'il ne recommandait aucune stratégie d'atténuation ou politique climatique, et qu'il ne recommandait pas la géoingénierie comme une façon de limiter le réchauffement global à 1.5- à la fin du siècle. Selon le rapport ANR 2014 (page 7), le concept et/ou le mot géoingénierie a chez certains un effet anxiogène, évoquant des expériences prométhéenne ou d'apprenti-sorcier, alors que pour d'autres, il a un effet libérateur et évoque une voie qui éviterait d'avoir à se préoccuper des émissions de gaz à effet de serre, des énergies fossiles et pourrait même éventuellement être une « source de valeur ». Dans un discours du , John Brennan, directeur de la CIA, fait part de sa circonspection pour l’ensemble des technologies rassemblées sous le vocable « géoingénierie » et en particulier pour l'injection d'aérosols dans la stratosphère. Malgré son efficacité pour inverser le réchauffement climatique pour un coût modéré, il en pointe les risques technologiques et géopolitiques. Cette position n'est cependant pas forcément partagée par tous, puisque de riches hommes d'affaires, comme Bill Gates, ont financé des recherches dans ce domaine, notamment le projet SCoPEx piloté par David Keith et Frank Keutsch à Harvard. En , le projet annonçait dans Nature être en mesure de lancer un premier ballon instrumenté chargé de suivre la dispersion de noyaux de carbonate de calcium injectés dans le stratosphère, au printemps ou à l'automne 2019. Conscient de la part d'inconnu liée à ce projet, les responsables du projet ont souhaité qu'un comité d'experts indépendants puisse se prononcer sur l'opportunité d'une telle expérimentation. Ce comité a donc été créé et Louise Bedsworth de l'Université de Californie en assure la présidence. Typologies de la géoingénierie. Dans un contexte de prise de conscience des phénomènes climatiques en jeu sur Terre, certaines entreprises très polluantes et notamment émettrices de gaz à effet de serre, des scientifiques et des hommes politiques s'interrogent sur la possibilité de sciemment les modifier en utilisant des technologies et produits disponibles. La cible climatique est la plus souvent évoquée (contrôle des températures, précipitations, évènements extrêmes…) mais en théorie, les cibles de la géoingénierie pourraient aussi porter sur l'acidité globale des pluies ou des océans, le cycle global de l’eau et les hydrosystèmes, le cycle des eutrophisants dans l'eau, l'air et les sols et plus largement encore les grands cycles biogéochimiques (C, N, K, P et micronutriments, oligoéléments), la qualité de l’air, les gyres océaniques comme lieux de concentration des plastiques et de certains polluants. Typologies de géoingénieries climatiques. Selon un rapport publié par Shepherd en 2009 pour la Royal Society, les techniques de géoingénierie visant à freiner ou stopper le réchauffement climatique peuvent être classées en deux grandes catégories : La géoingénierie est toujours intentionnelle. Elle pourrait intervenir en première intention, mais aussi parfois en seconde intention en se greffant sur des lieux et activités pouvant l’accueillir. Les moyens. Un certain nombre de méthodes sont imaginées ou disponibles pour modifier le climat, et notamment pour lutter contre le changement climatique observé aujourd'hui. Ces moyens sont parfois très techniques (miroir dans l'espace par exemple, ou biotechnologies), mais l'ANR note qu'ils pourraient aussi être plus simples avec par exemple un changement à grande échelle des pratiques agricoles ou forestières (ici ce sont des changements de pratiques, qui peuvent se passer de techniques nouvelles). Injection stratosphérique d'aérosols. Après l'éruption du mont Pinatubo (en 1991), Paul Crutzen a proposé d'utiliser du soufre ou des dérivés soufrés sous forme d'aérosols de sulfate qui, massivement injectés dans l'atmosphère augmenteraient l'albédo atmosphérique. Il s'appuie sur une simulation selon laquelle une diminution de 1,8 % du rayonnement solaire atteignant la Terre suffirait à compenser le réchauffement climatique consécutif à un doublement de la quantité de dioxyde de carbone () atmosphérique. Plusieurs études montrent que, bien que la solution ne soit pas sans conséquences, les obstacles logistiques semblent facilement surmontables. Cette option a même été qualifiée d' par l'économiste Scott Barrett. Le coût, estimé entre 1 et de dollars par an, est jugé insignifiant à l'échelle de l'économie mondiale, comparativement aux investissements nécessaires pour réduire les émissions de . En raison de ses implications mondiales et incertitudes, le déploiement de cette technologie (et même les premiers tests) posent de graves problèmes de gouvernance. L'absence d'autorité mondiale et les faibles coûts induits pourraient virtuellement autoriser un pays, ou un petit groupe de pays, à décider seuls du lancement d'un tel projet malgré les possibles conséquences physiques, chimiques, biochimiques ou climatiques qui pourraient en découler. En particulier ces aérosols freineront le rétablissement de la couche d'ozone protectrice et modifieraient . Si cette méthode permet sans doute d'éviter ou limiter le réchauffement, les modèles informatiques du climat montrent qu'elle n'évite pas un changement climatique. Même s'il est possible de concevoir une stratégie d'injection d'aérosols qui minimise les changements causés par l'augmentation de CO2, il est impossible de parfaitement rétablir le climat préindustriel. Cependant, dans un modèle climatique, réduire de moitié le réchauffement dû aux gaz à effet de serre permet de réduire les impacts du réchauffement climatique dans presque toutes les régions terrestres. Les incertitudes liées à l'injection stratosphérique d'aérosols sont très nombreuses, et nous avons, pour l'instant, seulement les éruptions volcaniques et les modèles climatiques comme sujets d'étude. Les incertitudes sont liées à la microphysique des aérosols, l'impact sur la circulation et la quantité de vapeur d'eau dans la stratosphère, et l'impact sur les nuages parmi d'autres. Selon une analyse technique détaillée, refroidir la Terre en injectant des millions de tonnes de particules de sulfate dans l'atmosphère bloquant le rayonnement solaire dans la stratosphère pourrait être remarquablement peu coûteux. Les chercheurs ont estimé le coût entre de dollars par an comparés aux de dollars US investis dans les technologies vertes par an en 2018. Cette forme de géoingénierie imite les grandes éruptions volcaniques, qui ont considérablement réduit les températures mondiales dans le passé. Fertilisation de l'océan. . Victor Smetacek part de ce constat pour développer un projet de fertilisation de l'océan Austral. En effet, selon lui, il suffirait de déverser du sulfate de fer dans le sillage d’un tanker dans cette zone du globe pour permettre le développement d’algues planctoniques capables de stocker d’impressionnantes quantités de carbone provenant du dissous dans l’eau. D’après les , cette technique permettrait de faire disparaître un milliard de tonnes de carbone par an, dès aujourd’hui, ce qui . Les conséquences écologiques de l'application de cette technique n'ont pas été étudiées. En 2007, sur la base d'expériences conduites de 1993 à 2005, la revue "Science" publie une synthèse sur ce que pourrait donner un enrichissement de l'océan en fer à grande échelle En 2008 lors de la conférence sur la biodiversité de Bonn les gouvernements appelèrent à un moratoire sur la fertilisation des océans. L'année suivante, l'Allemagne lança une douzième injection mondiale de particules de fer . Celle-ci déboucha sur un désastre scientifique ce qui contribua à renforcer le moratoire. À la convention de Londres le moratoire fut confirmé. Cette même année, Boyd PW. l'auteur principal de la synthèse publiée en 2007 par "Science", publie dans la revue "Nature" et la communauté scientifique, tout comme le Secrétariat de la Convention mondiale sur la biodiversité estiment qu'on ne sait pas encore contrôler le plancton et ; De la chaux pour tamponner le pH des eaux. Une variante ou un complément consisterait à injecter une énorme quantité de chaux dans les eaux douces et marines, tapisser le sol des océans de calcaire pour éviter une trop grande variation du pH de l'eau vers l'acidification, synonyme de destruction des coraux et de l'écosystème marin. Les océans éviteraient ainsi l'acidification et seraient à même de continuer à capturer le . Un inconvénient serait la destruction des espèces qui ont besoin d'un pH acide pour vivre. Altération forcée. L'altération forcée (« "enhanced weathering" » en anglais) consiste à augmenter la capacité de certains minéraux ou roches, comme l’olivine ou le basalte, à fixer le dioxyde de carbone atmosphérique, en les broyant finement et en les épandant sur des terres agricoles, où l’humidité leur permet de réagir plus vite avec le . Un avantage de la méthode, c'est qu'en introduisant du carbone dans les sols agricoles sous forme de carbonates, on augmente leur fertilité. Une de ses limites est la quantité d’énergie nécessaire pour prélever les roches, les broyer et les transporter. Une autre est que l’olivine contient des métaux lourds qui pourraient passer dans la chaîne alimentaire. Le basalte, qui n'en contient pas, est moins efficace. Cette technique permettrait de retirer de l'ordre de par an de l'atmosphère. Parasol spatial. Roger Angel, astronome de l'université d'Arizona, a proposé en 2006, pour refroidir la Terre en cas d'urgence, de déployer un bouclier solaire au situé à environ de la Terre. Il serait constitué de d’écrans transparents de de diamètre, pesant chacun . Ce dispositif pourrait réduire le flux lumineux de 1,8 % par déviation des rayons solaires. L'ensemble pèserait environ et serait lancé par une rampe électromagnétique. Le concept est basé sur des technologies existantes et pourrait être déployé pour un coût global de quelques milliers de milliards de dollars. Création et dopage de puits de carbone. L'idée est de stocker le sous une forme évitant sa fuite dans l'atmosphère. La création de puits de carbone peut se faire selon différents moyens. Le biochar a également été proposé pour doper la croissance des végétaux et la capacité du sol à stocker du carbone, tout en améliorant la productivité et fertilité de certains sols (tropicaux notamment), mais il y a encore des incertitudes sur la longévité de ce type de stockage et . Une solution apparemment simple pour stocker du carbone serait de planter des arbres. Cependant cette technique présuppose deux éléments parfois difficiles à mettre en œuvre : En outre, alors que les zones climatiques se modifient avec le réchauffement global, le lieu boisé a son importance : les modélisations laissent penser que l'extension de forêts boréales en diminuant l'albédo terrestre aura un effet net (biophysique plus biogéochimique) de réchauffement, alors que le boisement dans les basses latitudes est susceptible d’augmenter l'évapotranspiration et avoir un effet de refroidissement net. Deux équipes de chercheurs (Teuling et al. et Rotenberg et al.) ont en 2010 estimé que dans certaines régions arides ou semi-aride à sol clair, si l'on trouvait assez d'eau pour les besoins des arbres, ces derniers pourraient paradoxalement au moins dans un premier temps . Enfin, certaines zones candidates pourraient devenir plus arides avec le dérèglement du climat et les activités humaines (drainage/pompage notamment), comme cela semble déjà le cas en Chine selon Liu "et al." (2006) dans des zones où les précipitations sont comprises entre 200 et . Les tourbières alcalines et les prairies permanentes sont aussi de bons puits de carbone, mais qui ne peuvent être restaurés qu'en présence d'eau ou sur certains sols, et ce type de prairie ne trouve plus la faveur des éleveurs qui sont nombreux à préférer l'élevage hors sol ou en prairies artificielles (semées). Pour parer à la question des besoins en eau, certains ont imaginé créer des qui absorberaient le atmosphérique selon un procédé biomimétique optimisé ou par un procédé de synthèse de carbonates par réaction chimique avec une solution basique (ex : NaOH, KOH…) contenu dans la structure en forme d'arbre. Lors de la COP 21 à Paris, la possibilité d'accroître la teneur en carbone organique des sols mondiaux d’au moins 4‰ par an a été envisagée comme une des solutions possibles pour l'atténuation (initiative 4p1000). L'INRA a été chargé d'en étudier la faisabilité pour les sols français de métropole. Le rapport, présenté à la presse en , a conclu sur la possibilité d’un stockage additionnel de 1,9 % en moyenne, avec des disparités importantes suivant le type d'usage qui en est fait. L'accroissement le plus prometteur concerne les sols des grandes productions céréalières. En conclusion, les auteurs insistent sur l’importance des politiques publiques pour mener à bien un tel projet. La publication le d'un rapport spécial du GIEC confirme tout l'intérêt de se poser la question de la manière dont on utilise les sols en agriculture pour atténuer l'augmentation des gaz à effet de serre. Géoingénierie saharienne. La désertification, qui affecte le quotidien de deux milliards de personnes, est-elle réversible ? Le Sahara, qui couvre presque un tiers de l'Afrique, est le plus vaste désert aride du monde. La Grande barrière verte trans-saharienne est-ouest : de long, de large, à travers onze pays, est conçue pour stopper la désertification du Sahel. Le projet Roudaire-Lesseps pourrait être amélioré avec de puissantes pompes pour remplir le Chott el-Jérid : inondation d'environ de zones dépressives, à l'ouest du golfe de Gabès. Cela permettrait la création de très vastes zones d'évaporation, pour plus de précipitations alentour, y compris la rosée. Pour obtenir cette condensation, rare à proximité des plans d'eau, on peut construire des tours aérogénératrices à vortex propulsant l'air humide du niveau du sol jusqu'à des altitudes où le froid condensera la vapeur d'eau. De plus les quantités d'eau de la Méditerranée consommées (plusieurs centaines de milliers de mètres cubes par heure en journée) contribueraient à lutter contre la montée des eaux océaniques. Modification de l'albédo. Une solution parfois évoquée, plus proche de l'adaptation au changement climatique (et complémentaire à l'injection d'aérosol dans l'atmosphère) est le blanchiment des villes ou au moins des toitures, mais qui ne saurait compenser la disparition du pôle nord en été, et nuirait au développement du solaire photovoltaïque, qui est une alternative aux énergies fossiles et fissiles. Les peintures blanches en augmentant l'albédo pourraient être enrichies en catalyseur leur permettant d'aussi contribuer à dégrader le méthane, les NOx ou d'autres polluants. Planter des arbres. Planter des milliards d'arbres dans le monde entier est selon une récente étude de loin le moyen le plus efficace et le moins cher de s'attaquer à la crise climatique. Au fur et à mesure que les arbres grandissent, ils absorbent et stockent les émissions de dioxyde de carbone qui alimentent le chauffage mondial. Les nouvelles recherches estiment qu'un programme mondial de plantation pourrait éliminer les deux tiers de toutes les émissions rejetées dans l'atmosphère par les activités humaines, un chiffre que les scientifiques qualifient d'« époustouflant ». « La restauration des forêts n'est pas seulement l'une de nos solutions en matière de lutte contre le changement climatique, c'est surtout la plus importante », selon le professeur Tom Crowther de l'EPFZ. Limites éthiques, morales et de responsabilité sociale de la géoingénierie. De nombreux chercheurs et associations s'élèvent contre le développement de la géoingénierie, et contre sa présentation dans le monde économique comme source potentielle de « création de valeur » , comme le montre un début d'appropriation vénale concrétisé par de premiers dépôts de brevets. Cette question de l'aléa moral (effet pervers induit par les changements scientifiques) a été soulevée par le Canadien David Keith et par Martin Bunzl. De leur point de vue, au lieu de tenter de corriger leurs erreurs en réduisant les émissions de gaz à effet de serre, la géoingénierie s'apparenterait à une fuite en avant : la technologie de demain est censée résoudre les désordres engendrés par la technologie d'hier. Au-delà de l'aspect moral, ces critiques mettent généralement aussi en avant : Le philosophe australien Clive Hamilton pense que jamais projet humain n'a égalé en audace de ceux qu'il qualifie d"'apprentis sorciers" en cherchant à prendre le contrôle du climat de la Terre. Pour lui, la géoingénierie pose la question de ce que signifie pour une espèce d'avoir l'avenir d'une planète entre ses mains. Réflexion prospective. En France, l'ANR a lancé, avec le CNRS et d'autres partenaires, des Ateliers de réflexion prospective (ARP), ouverts au secteurs publics et privés, et visant à , dont notamment sur la géoingénierie de l'environnement, avec un rapport final rendu en 2014. Au Royaume-Uni, le groupe d'Oxford composé d'universitaires favorables à l'expérimentation et/ou au développement de la géoingénierie promeut son contrôle par la société tout entière. Il a pour cela proposé cinq principes (dits « ») à respecter pour l'acceptabilité de la géoingénierie : Kwa et Van Hemert en 2011 puis Macnaghten et Szerszynski en 2013 estiment cependant que ces principes ne prennent pas encore assez en compte le processus politique d’articulation des enjeux, et selon le rapport ANR 2014, cette recherche devrait être . En , est créée la Commission mondiale sur la gouvernance des risques liés au dépassement climatique sous l'égide du Forum de Paris sur la paix. Ce groupe indépendant d’anciens dirigeants de pays du Nord et du Sud, présidé par Pascal Lamy, recommandera une stratégie pour réduire les risques liés à une hausse des températures supérieure à . Il devrait en particulier s'attacher à clarifier, cadrer et limiter les risques liés au captage du ou à la géoingénierie. |
Musculus Musculus peut signifier : |
Cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Privat de Mende La cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Privat de Mende est le siège épiscopal du diocèse de Mende. Située dans le centre-ville de la préfecture de la Lozère, elle est classée monument historique depuis 1906. Il s'agit du seul édifice pleinement gothique de l'ensemble du département. L'église, dont la construction fut décidée dans les années 1360 par le pape Urbain V, a succédé à trois autres sanctuaires, le premier d'époque mérovingienne, le second préroman, l'avant-dernier roman. Richement décorée, elle fut victime des troubles des guerres de religion et dut être en grande partie reconstruite au début du ; elle sera achevée au par l'adjonction d'un portail néo-gothique. Élevée au rang de basilique mineure en 1874, la cathédrale offre notamment à la vénération des fidèles une vierge noire du . Son mobilier comprend des orgues et des boiseries du , des tapisseries d'Aubusson du début du , un maître-autel du ; on y conserve aussi le battant de la « Non-Pareille », la plus grosse cloche de la chrétienté à l'époque de sa mise en place. Histoire. Les premières églises. La ville de Mende, capitale de la province du Gévaudan, possède depuis fort longtemps un lieu de culte sur le tombeau de son saint protecteur. Sans doute au , les Alamans, emmenés par leur chef Chrocus, pénétrèrent en pays gabale, engendrant terreur et destruction. La population se réfugia dans la forteresse de Gredone et résista au siège deux années durant. Quant à l'évêque Privat, il se retira sur le mont Mimat, au-dessus du bourg de Mimate (Mende). L'armée de Chrocus aurait trouvé l'ermitage de Privat et l'aurait martyrisé en réponse à son refus de livrer son peuple (« Le bon pasteur refusa de livrer ses brebis aux loups, et on voulut le contraindre de sacrifier aux démons »). S'il succomba à ses blessures, le peuple, lui, fut libéré à ce moment-là, les Alamans partant alors plus au sud. Plus tard élevé au rang de grand saint de Gaule, ainsi que le rapporte Grégoire de Tours, Privat aurait été enterré au pied du mont Mimat. C'est au-dessus de son tombeau que fut donc fondée l'une des premières églises de la ville, mais pour l'heure, rien ne permet de démontrer que ce soit à l'emplacement de l'actuelle cathédrale. Les fouilles archéologiques réalisées sur la place Urbain V au début du y ont en revanche mis en évidence les vestiges d'une église carolingienne. Au , Étienne I, évêque en Gévaudan remplaça cette église par un édifice de style préroman, utilisé jusqu'à sa destruction lors d'un incendie vers 1100. Aldebert II de Peyre, évêque entre 1109 et 1123, construisit le troisième sanctuaire tout en augmentant sa taille. Du temps de l'épiscopat d'Aldebert III du Tournel, qui fit fortifier la ville, la cathédrale fut entourée de plusieurs résidences des seigneurs du pays. L'actuelle place Urbain-V était occupée par le Castel-Frag, qui était le château des comtes de Barcelone. À l'est, là où se dresse maintenant le chevet de la cathédrale, se trouvait le château des Canilhac. Celui des Cabrières était édifié là où sera plus tard aménagée la place Chaptal ; celui des Dolan était situé à l'opposé. L'église était proche du centre de l'enceinte urbaine, de plus de de circonférence. Durant l'épiscopat d'Aldebert III, l'édifice reçut un visiteur de marque : en 1163, le pape Alexandre III, se rendant au concile de Tours, aurait fait escale à Mende. L'évêque Aldebert lui-même était convié à participer à ce concile. Le début de la construction. En 1310 naquit à Grizac Guillaume de Grimoard, fils de Guillaume et d'Amphélyse de Montferrand. Après des études en droit, Guillaume entra dans l'ordre bénédictin, puis devint pape sous le nom d'Urbain V (1362). En 1364, une ordonnance du roi Charles V de France enjoignit de faire le dénombrement général des feux en Gévaudan. Chaque feu devait, selon cette ordonnance, verser un florin à Urbain V qui projetait de « rétablir l'église cathédrale ». En août 1366, il place Pierre d'Aigrefeuille dont il est très proche, à la tête de l'évêché. L'une des missions d'Aigrefeuille est d'entamer de grands travaux pour « magnifier » la cathédrale, avec un budget de florins. Les travaux touchent à leur fin, lorsqu'un incendie ravage une partie de la cathédrale. Par une bulle papale, Urbain V, depuis Rome, accorde alors un budget plus important au diocèse de Mende. Ainsi il transfère Pierre d'Aigrefeuille à l'évêché d'Avignon et se réserve le siège épiscopal. Il le fait administrer par trois vicaires. Ceci permit d'affecter les revenus, normalement dévolus à l'évêque, à la construction de la cathédrale. Le procès en canonisation d'Urbain lui accorde ceci à propos de l'incendie : « Béni soit Dieu, qui a permis ce désastre et me donne en même temps la possibilité de le réparer. Nous la reconstruirons et nous y ferons plus de bien que le démon n'y a fait de mal». Ce fut Pierre Morel, de Majorque, l'un des constructeurs de la Chaise-Dieu, qui devint le maître-d'œuvre du chantier. Les travaux débutèrent à l'est de l'église romane, qui fut vraisemblablement démantelée au fur et à mesure de leur avancement. La mort d'Urbain V en 1370 interrompit les travaux. D'autant plus que le royaume, plongé dans la guerre de Cent Ans, subissait une crise politique et économique extrêmement dure. Durant soixante ans la cathédrale resta dans cet état : une nef partiellement dressée au-dessus du tombeau de saint Privat, un chœur inachevé, l'ensemble richement décoré grâce aux cadeaux d'Urbain V, qui avait en outre envoyé une épine de la sainte Couronne et la tête de saint Blaise enchâssée dans un chef d'argent. Parmi ces trésors on trouvait : une statue en vermeil de la Vierge, assise, et couronnée de perles ; deux anges en vermeil portés chacun par six lions de métal ; une châsse elle aussi de vermeil ; deux panneaux incrustés d'or (l'un de la vierge Marie, l'autre de sainte Véronique). Outre ce très précieux mobilier offert par le souverain pontife, il faut ajouter bon nombre de petits objets de procession ou d'office, ainsi que quantité de tapis (plus de trente selon l'inventaire de 1380). En manque d'argent, le chapitre voulut d'ailleurs vendre une partie de ce trésor pour continuer la construction de la cathédrale. Mais le trésor offert par le saint-Siège était inaliénable, et c'est le cardinal Anglic de Grimoard lui-même, le frère d'Urbain V, qui vint à Mende pour empêcher le chapitre de commettre cet acte. En 1392, le roi Charles VI ajouta à la menace d'excommunication papale l'ordre pour la sénéchaussée de Beaucaire de punir les chanoines. L'achèvement du chœur. Les travaux reprirent en 1452, sous l'impulsion des chanoines du chapitre de Mende. Guilhabert de Cénaret, le prévôt, posa la première pierre des chapelles rayonnantes « dans la continuité de l'œuvre du chœur d'Urbain V » , le 7 septembre exactement. L'évêque de Mende était alors Guy de La Panouse : il consacra le maître-autel le . Mort l'année suivante, ce fut son neveu et successeur, Antoine de La Panouse, qui fit achever les travaux, avec notamment la pose des vitraux. Guillaume Papillon, verrier à Toulouse, fut chargé de cette tâche en 1468. Un peu avant 1470, la construction du chœur de la cathédrale était entièrement achevée. Les clochers. En 1508 François de La Rovère occupait le siège épiscopal de Mende ; il avait succédé à son frère, lui-même précédé par leur oncle, qui n'était autre que Julien de La Rovère, devenu pape sous le nom de Jules II, instigateur de la construction de la nouvelle basilique Saint-Pierre de Rome. L'évêque François désirant doter la cathédrale d'un clocher pour remplacer celui en bois et la tour campanaire, décida de l'édifier à « sa hauteur » et à ses propres frais. Les chanoines approuvèrent ce projet et l'imitèrent en bâtissant une seconde tour, néanmoins plus modeste, ce qui explique que la cathédrale n'a pas deux clochers égaux. Au départ il fut envisagé de les élever au-dessus des deux chapelles pentagonales, au chevet de la cathédrale. Mais les fondations n'étaient pas assez solides à cet endroit. C'est pourquoi on les construisit de l'autre côté, dans les dépendances du palais épiscopal. La première pierre du grand clocher fut posée le par Antoine de La Roquette, prévôt du chapitre, alors que celle du petit clocher le fut le , par le vicaire général de l'évêque. En 1512 les deux édifices étaient terminés, le plus haut culminant à , celui des chanoines à . François de La Rovère fit venir des cloches des fonderies de Clermont-Ferrand et de Lyon. Parmi celles-ci, on compte la « Non-Pareille », connue comme étant la plus grosse cloche de la chrétienté à cette époque. Elle arriva à Mende en 1516, en provenance de Lyon, le battant, lui, venant du Gard. Cette cloche aux dimensions sans précédent pouvait être entendue à à la ronde, soit . La destruction de la cathédrale. En 1572, lors du massacre de la Saint-Barthélemy, le baron Astorg de Peyre fut assassiné dans la chambre du roi. Sa veuve engagea un jeune homme, Matthieu Merle, capitaine huguenot, afin de venger la mort de son époux. De 1569 à 1576 il occupa avec ses troupes la forteresse de Grèzes d'où il s'empara peu à peu du nord du Gévaudan. À partir de 1577 il s'installa avec ses troupes à Marvejols avec l'intention de prendre Mende. La nuit de Noël 1579 les soldats de Merle attendirent que les Mendois fussent à la messe de minuit pour entrer dans la cité. Merle occupa avec ses troupes la ville de Mende. Il choisit tout naturellement comme résidence celle des comtes-évêques du Gévaudan, le palais épiscopal. De là, il décida de réduire les dernières places fortes de la région qui lui résistaient encore, comme Balsièges, le Chastel-Nouvel, Ispagnac, Quézac ou Bédouès. Pour cela, il fallait des munitions à son armée. Canons, couleuvrines et boulets furent fabriqués à partir du bronze, récupéré en fondant les cloches et les bénitiers. La « Non-Pareille » disparut ainsi avec les autres cloches. En 1581, Merle reconquit Mende qu'il avait un temps perdue. Ce fut à ce moment que le parti huguenot lui demanda de trouver , pour venir en aide au prince de Condé. Merle rançonna les Mendois pour réunir ladite somme, en dépit de quoi il jura de détruire la cathédrale. La population ne pouvant réunir la somme, il mit sa menace à exécution. Pour venir à bout d'un si grand édifice, l'ingéniosité fut de mise : ainsi les piliers furent attaqués par le bas, et à chaque pierre enlevée, celle-ci était remplacée par une poutre en bois. Une fois la substitution effectuée, des fagots de bois furent entreposés dans la nef, et le feu y fut mis. En se consumant, les poutres cédèrent sous le poids de l'édifice, et la structure s'effondra toute seule. Cependant, désireux de protéger sa résidence, le palais épiscopal mitoyen de la cathédrale, les clochers furent épargnés. La même année, Merle quitta Mende, laissant ainsi les habitants dépourvus de cathédrale pour une vingtaine d'années. La reconstruction. Sous l'impulsion de l'évêque Adam de Heurtelou, la cathédrale fut reconstruite de 1599 à 1605. Mais elle le fut « sans façon ni ornements », tout en respectant le plan original. En 1605 eut lieu l'inauguration, mais la consécration ne fut célébrée que le 10 octobre 1620 par l'évêque Charles de Rousseau. C'est durant cette période que furent installés de nouveaux vitraux, dont une rosace. Tout cela fut détruit en 1793. En 1605, la cathédrale fut le théâtre d'un règlement de comptes, qui se conclut par le meurtre d'un des seigneurs du pays : lors des États du Gévaudan, le baron de Randon, Armand de Polignac, et celui d'Apchier, Philibert, se disputèrent ; Philibert, ancien chef de la Ligue en Gévaudan, fut poignardé quelques jours après, le 18 janvier alors que l'on célébrait la messe. Son assassin, Annet de Polignac, baron de Villefort, était le frère cadet d'Armand. En 1692, l'évêque François-Placide de Baudry de Piencourt offrit à la cathédrale des tapisseries d'Aubusson représentant le Nouveau Testament. Cet évêque de Piencourt enrichit d'ailleurs grandement la ville de Mende. Outre ces dons à la cathédrale, il prit soin des malades et des nécessiteux en faisant reconstruire l'hôpital général. À sa mort, il légua, de plus, tous ses biens à cet hôpital. En 1732, la foudre démolit une des quatre tourelles du grand clocher. Puis, cinquante-deux ans plus tard, le sommet de la grande flèche fut, à son tour, touché. Dans les deux cas, les réparations furent effectuées peu de temps après. Les apports modernes. Durant la période révolutionnaire, le petit clocher est aménagé afin de pouvoir servir de prison. Cependant, le projet n'aboutit pas. Ce n'est que sous le premier empire, et jusqu'en 1815, que le petit clocher remplit cette fonction de prison. Parmi les prisonniers, ont figuré le sous-préfet de Florac, ainsi que le maréchal Soult. En 1825 un nouvel autel fut consacré, entièrement de marbre blanc. L'édifice figurait sur la liste des monuments historiques de 1840 pour lesquels des secours furent demandés ; cette année-là, les ardoises du toit, tirées de carrières avoisinantes, furent remplacées par des plaques de zinc. Rapidement détérioré, le toit fut à nouveau refait vers 1880. Ce fut à la même époque, sous l'épiscopat de Julien Costes, que fut façonné le portail méridional (sur l'actuelle place Chaptal). Les armes de cet évêque sont visibles au-dessus du tympan. En juin 1874 la cathédrale de Mende fut élevée au rang de basilique mineure par bref pontifical. Ce sanctuaire, lié à deux papes (Urbain V, son instigateur, et Jules II, ancien évêque de Mende) est donc reconnu par le Saint-Siège comme un lieu privilégié de la foi chrétienne. Également en cette année 1874, la statue d'Urbain V fut érigée sur le parvis de la cathédrale. Cette place prit à cette date le nom d'Urbain-V. La statue est l'œuvre du sculpteur Dumont. Initialement installée dans l'axe de la porte principale, elle fut depuis déplacée devant le petit clocher. À cette époque, les chapelles du chœur, qui avaient été rapidement voûtées en berceau après les destructions de Merle, retrouvèrent leurs croisées d'ogives. À la fin du , l'architecte en charge jusqu'en 1874 : Charles Laisné fit refaire les vitraux de neuf, puis on remonta presque à l'identique la rosace vers 1900, travail du maître peintre-verrier Émile Hirsch. Le porche, à la place de la maison du sonneur de cloche, donnant sur l'actuelle place Urbain-V, fut construit dans les mêmes années. Le la basilique-cathédrale fut classée Monument historique. En 1985 l'intérieur de l'édifice a été ravalé par la société Thoman-Hanry, et en 1989 furent mis en place le maître-autel et l'ambon modernes. La cathédrale est aussi église paroissiale, ce qui en fait le lieu de culte où se tiennent tous les offices catholiques ordinaires à Mende. En plus de sa destination religieuse, la cathédrale est également, chaque année, le théâtre de plusieurs évènements musicaux, principalement dans le domaine de la musique classique. Il s'agit aussi d'un des lieux touristiques les plus importants de la ville de Mende. Un dispositif de fond sonore pour accompagner la visite libre a été mis en place. Des visites guidées de l'édifice et de ses clochers sont organisés par l'office du tourisme intercommunal de la ville. En 2017 l'artiste québécois Nicolas Reeves réalise dans la cathédrale, et pour la première fois, une installation sonore interactive. Cette expérience consiste à faire déambuler les visiteurs équipés d'un boîtier numérique, la "lanterne harmonique", qui analyse leur position, ainsi que d'un casque d'écoute. Ils entendent alors des sons très riches en harmoniques qui correspondent à la transposition en timbres sonores de l'architecture de la cathédrale, calculée depuis leur position, et qui de ce fait change selon leurs mouvements et leurs déplacements . Emplacement. La cathédrale est située à proximité du centre historique de la ville. Ce centre est délimité par les boulevards, qui ont remplacé presque exactement les remparts voulus par Aldebert III. Compte tenu de la dimension de la ville, la cathédrale en devient très imposante, et se voit de partout. La cathédrale, entourée de plusieurs châteaux du temps d'Aldebert III, puis du palais des évêques et de la résidence du chapitre, ainsi que de deux cimetières, est aujourd'hui bordée de places. Ainsi, on trouve au sud la place Chaptal ; sur le parvis, devant le porche, s'ouvre la place Urbain-V ; au nord-est, au-delà de la rue de La Rovère, la place René-Estoup. Cette dernière a aussi porté dans le passé le nom de place de la cathédrale. Avant le , un porche donnant accès à la cathédrale et au palais des évêques, se dressait à l'emplacement de l'actuelle rue de La Rovère. Architecture. Dimensions et composition. La basilique-cathédrale est composée de douze chapelles latérales rectangulaires consacrées pour certaines à Sainte-Jeanne-d'Arc, Saint-Joseph, Notre-Dame-de-Lourdes, Saint-Blaise, ou Sainte-Anne. À cela il faut ajouter les deux chapelles pentagonales Notre-Dame et Saint-Privat ; la sacristie, le porche et les deux portails (nord et sud). L'intérieur est également composé de 9 travées et de 22 piliers ronds. En termes de dimensions, la cathédrale fait de long pour de large. La hauteur des voûtes se monte à . Le point culminant de l'ensemble, le clocher de l'évêque, atteint de haut, tandis que celui du chapitre s'élève à . La nef centrale a une largeur de , des bas-côtés de la séparant des chapelles rectangulaires. Ces dernières font de largeur. Les cryptes. Il existe plusieurs cryptes (au moins trois) sous la cathédrale. Sous le centre de la nef, on retrouve celle qui porte actuellement le vocable de saint-Privat, où Aldebert III du Tournel aurait ramené le corps du martyr. La croyance populaire en fait le tombeau original de Privat, alors que cette crypte portait initialement le vocable de saint Julien et son épouse sainte Basilisse. Il serait donc étonnant que, tombeau originel de saint Privat, ce lieu ait été débaptisé quelques siècles plus tard, pour reprendre finalement son vocable initial. La crypte a été aménagée avec un arcosolium et un chapiteau, dont la construction daterait, au plus tard, du . Le caveau des évêques est situé sous le chœur ; mais si un certain nombre d'anciens évêques de Mende ont leur sépulture dans cette crypte, ce n'est pas une généralité. En effet d'autres ont été enterrés en l'église de Chanac, dont le château était résidence épiscopale, soit par choix personnel, soit pour des raisons pratiques et éviter le transport du corps jusqu'à Mende. Bompar Virgile et Robert du Bosc, bien qu'enterrés dans la cathédrale ne le sont pas dans le caveau mais respectivement dans la chapelle Notre-Dame et dans la chapelle Saint-Privat. Le caveau a été rénové dans les années 1940 par François-Louis Auvity. Enfin sous le parvis, au pied du grand clocher, se situe la crypte de Sainte-Thècle, aménagée au , mais dont la construction est bien antérieure, et pourrait même être gallo-romaine. À cet endroit fut retrouvé le corps de Privat : alors que l'évêque Aldebert III était en Auvergne, on découvrit l'entrée de la crypte, alors oubliée depuis des années, en creusant un puits dans le jardin de l'évêché. Elle est composée de cinq pièces distinctes : la crypte dans laquelle fut retrouvé le sarcophage de Privat, deux cryptes anciennes dont une comblée, la crypte creusée par Aldebert, et la chapelle de Sainte-Lucie aménagée également par ce dernier. Architecture intérieure. La nef et le chœur. La nef à la particularité d'être constituée au nord par les vestiges de la construction voulue par Urbain V, tandis que le côté sud a été reconstruit sans ornements. En effet, lorsque Mathieu Merle fit détruire la cathédrale, il voulut cependant protéger le palais épiscopal où il résidait, et l'on ne fit sauter que la partie sud. Le côté nord présente ainsi des colonnes à nervures prismatiques, ce qui n'est pas le cas des colonnes plus récentes. L'abside est entourée d'un déambulatoire, il n'y a ni transept, ni chapelle absidiale : l'édifice se termine sur les deux chapelles pentagonales, situées sur ses flancs. Dans le chœur, à proximité des stalles, se trouve l'entrée de la crypte des évêques : une mosaïque signale ce tombeau, avec une épitaphe en latin « "" », ce qui donne en français « "bénie soit leur mémoire" » ; ce texte est tiré du livre de l'Ecclésiaste. Les chapelles. La cathédrale possède douze chapelles latérales de plan rectangulaire. Une fois le grand porche franchi, s'ouvre sur la droite la première de ces chapelles, vouée aux saint Gervais et saint Protais, vénérés dans tout le Gévaudan. Cette chapelle porte également le nom de Saint-Sauveur. La suivante est celle du Sacré-Cœur, aussi vouée à saint Étienne. Puis l'on passe devant celle de Saint-Blaise-des-Clastres. Le portail sud, donnant sur la place Chaptal, la sépare de la suivante, celle de Notre-Dame-de-Lourdes et de la Trinité. Vient ensuite la chapelle Saint-Joseph : cette dernière est également celle de la confrérie des menuisiers de Mende. Les deux autres chapelles situées dans la partie sud, sont celle de Notre-Dame-du-Sacré-Cœur, ou Saints-Anges, et celle de Sainte-Jeanne-d'Arc, qui partage sa dévotion avec saint Étienne et saint Laurent. On arrive alors dans le déambulatoire : à droite s'ouvre la chapelle de Saint-Privat, patron du diocèse de Mende ; la partie du chevet ne comporte aucune chapelle, et la suivante est celle de Notre-Dame, située au nord. Ces deux chapelles pentagonales qui ont donné leurs noms à la cathédrale sont aussi dédiées, pour la première à la Sainte-Croix, pour la seconde à saint Roch. Ce dernier, originaire de Montpellier fut l'objet d'une grande dévotion en Gévaudan, notamment lors des grandes épidémies de peste, comme la dernière, celle de 1721, qui fit de grands ravages à Mende. Si l'on revient vers le porche, par le côté nord, on passe d'abord devant la sacristie, qui prit la place de la chapelle de l'Annonciation. Elle donne, à l'extérieur, sur la rue de La Rovère, où se dressait dans le passé un porche donnant un accès à la cathédrale et au palais des évêques ; cette voie fut ouverte après la disparition de ce palais, ravagé par un incendie en 1887. Pour rejoindre la rue de La Rovère depuis la sacristie, il faut passer par la salle capitulaire, et redescendre sur la chapelle de La Rovère, extérieure à la cathédrale elle-même. Après la sacristie, se trouve la chapelle dédiée à sainte Anne, mais également à saint Jacques et saint Martin. Puis vient celle du curé d'Ars, également vouée à sainte Marguerite. On arrive alors au portail nord, qui débouche sur la rue de La Rovère. Trois autres chapelles sont situées le long de ce côté de la nef, dédiées à saint Pierre, saint André et à tous les saints. Cette dernière est également celle des fonts baptismaux. Elle est décorée de très beaux lambris du XVIIe siècle, provenant sans doute de l'ancien jubé. Il existe une dernière chapelle, situé sous le clocher sud, autrement dit celui de François de La Rovère. Il s'agit de la chapelle dédiée à saint Dominique, mais également à saint François et sainte Thècle. On y trouve un retable du XVIIe siècle, anciennement celui du maître-autel, avec un tableau du Rosaire, et deux séries de panneaux sculptés et dorés, début du XVIIe siècle, d'un art plutôt naïf, et dont l'emplacement d'origine demeure incertain. Ils furent un moment exposés au musée, aujourd'hui fermé, restaurés et replacés dans la cathédrale. A droite (en regardant le fond de la chapelle), la vie de la Vierge, à gauche, une vie d'évêque. Avant l'incendie du , il existait, dans le palais des évêques, une galerie longue de permettant d'entrer directement dans la cathédrale, dans une tribune installée sur en haut de la chapelle Saint-Pierre. Architecture extérieure. Le portail méridional. Le portail méridional, au sud, donne sur la place Chaptal, du nom de Jean-Antoine Chaptal, le chimiste et ministre lozérien. À l'endroit aujourd'hui occupé par cette place, se situait auparavant le cimetière Saint-Michel, mais également la résidence du chapitre. C'est depuis le cloître de cette résidence que l'on pouvait rejoindre la cathédrale. Ce portail a été réaménagé du temps de l'épiscopat de Julien Costes, entre 1876 et 1889 : ses armes sont visibles au-dessus du tympan. En longeant le collatéral sud de la cathédrale, passant ainsi par la rue Léon Boyer, autre savant lozérien, on peut rejoindre la place Urbain-V et le parvis de la cathédrale. C'est par ce porche qu'entrent les corps des défunts lors des funérailles. Le portail septentrional. Le portail septentrional (au nord), débouche sur la rue de La Rovère, et l'hôtel de la préfecture, qui a remplacé l'ancien palais épiscopal. Ce bâtiment et son toit « à la Mansart » est également l'actuel hôtel du département, autrement dit le bâtiment principal du conseil général de la Lozère. Il a subi deux graves incendies au cours de son histoire. Ainsi le , l'ancien palais épiscopal disparaît presque entièrement sous les flammes. Reconstruit suivant la mode du moment, le bâtiment brûle une nouvelle fois le . Les dégâts sont cependant moins considérables. Comme pour le portail sud, il a deux vantaux, séparés par un trumeau. Mais, à l'inverse du précédent, aucune statue ne vient agrémenter le trumeau. Sur ce portail, on peut également voir les armes de deux anciens évêques de Mende, à savoir celles de Joseph-Frédéric Saivet, sur la droite, et de Jean-Antoine-Marie Foulquier, son prédécesseur, sur la gauche. Entre les deux, un Borée souffle le vent du nord. Une rosace, moins imposante que celle du porche, complète ce portail. Le portail occidental ou porche. Le porche a été construit entre 1896 et 1906, dans un style gothique, afin de s'harmoniser au mieux avec l'édifice. Il a remplacé la maison du sonneur de cloche qui était jusque-là accolée à la basilique. Un grand escalier assure la transition entre le porche et le parvis de la cathédrale, la place Urbain-V. C'est d'ailleurs au moment de la construction de cet escalier qu'a été retrouvée l'entrée de la crypte Sainte-Thècle, là où l'évêque Aldebert III du Tournel inventa les reliques présumées de saint Privat. La place, un temps connue sous le nom de Sainte-Marie, a été baptisée Urbain-V à la suite de l'érection d'une statue en l'honneur du pape gévaudanais le , suivant l'initiative d'un autre enfant du pays, Théophile Roussel. Elle a été aménagée sur l'ancien cimetière Saint-Pierre, mais également sur une partie des jardins du palais épiscopal. À l'instar des autres portails, le porche est composé de deux portes, séparé d'un trumeau. Ce dernier ne dispose cependant pas de statue, ni de niche pour en abriter une. Il est, en revanche, surmonté d'un ange au visage mutilé. Il est dominée par une rosace, œuvre de Pierre de Leneville (). Ce verrier, originaire d'Orléans, avait épousé une Mendoise en 1606. Du temps de l'épiscopat de Foulquier, entre 1849 et 1873, il avait été envisagé de surmonter le tout d'une statue monumentale de la Vierge, mais le projet fut abandonné. Un petit poème a été écrit à propos de la rosace et de son créateur, par le curé de Mialanes : Les gargouilles et les ornements. On retrouve des armoiries en plusieurs endroits de l'extérieur de la basilique-cathédrale. Ainsi, sur le grand clocher, sont visibles les armes des La Rovère : « "D'azur au rouvre d'or aux rameaux passés en sautoir" ». Mais si François de La Rovère rappelle que c'est lui qui a fait bâtir ce clocher, il n'oublie pas pour autant ses prédécesseurs. Ainsi, il arrive parfois que ces armes soient ornées de la mitre et de la crosse épiscopale, rappelant l'évêque François, parfois ornées du chapeau cardinal, pour Clément de La Rovère, ou encore parfois de la mitre papale, pour Jules II. Éléments intérieurs. La vierge noire. La vierge noire est actuellement abritée dans la chapelle Notre-Dame, au chevet de la cathédrale. Elle est l'objet depuis fort longtemps d'une grande dévotion par les Mendois. C'est en 1249 qu'elle est pour la première fois mentionnée : Randon de Châteauneuf rend hommage à l'évêque Odilon de Mercœur devant « l'altar de Madona Santa Maria en la gleiza de Mende ». Lors d'une croisade, elle aurait été rapportée d'Orient, où elle a été réalisée, probablement au . Cette statue en bois d'olivier appartient vraisemblablement à la même famille que les autres vierges à l'enfant fréquentes en Auvergne et en Gévaudan, avec cette couleur noire caractéristique. Lorsque Merle et les huguenots pillèrent la cathédrale vers 1579, elle aurait dû disparaître, brûlée comme beaucoup d'ornements du sanctuaire. Une légende raconte qu'une vieille femme aurait demandé cette « vieille souche de bois » pour allumer son feu. C'est sans doute à cette période que la vierge a perdu l'enfant qu'elle portait probablement, ainsi que les lames d'argent qui la décoraient. Elle a été sauvée une seconde fois de la destruction en 1793 alors que les révolutionnaires commençaient à détruire l'autel et la chaire. Une femme l'aurait alors cachée sous son manteau et se serait enfuie en l'emportant. Cette chapelle où elle est installée, et qui lui est désormais dédiée, est l'une des deux chapelles pentagonales, avec celle dédiée à saint Privat. Le , elle est cependant délogée pour être placée sur le maître autel. Elle n'a regagné sa place dans la chapelle qu'en 1960. Plusieurs reliques seraient cachées entre ses épaules. Un détail de ces reliques est donné par un inventaire canonique de 1857, ainsi seraient présents : « des cheveux de la Vierge Marie, des parcelles de ses vêtements, de son tombeau, des fragments de la vraie croix », mais aussi des restes de plusieurs saints, comme Pierre, André, Paul, Martial, Denis, Jacques. Elle a été couronnée en 1894, et le cinquantenaire de son couronnement a été l'occasion d'une grande fête, durant laquelle la cathédrale a été fastueusement décorée. Elle a été inscrite monument historique le . L'horloge. L'horloge de la cathédrale se trouve dans la plus haute galerie du grand clocher. Le timbre et le mécanisme sont classés monuments historiques depuis le . Une horloge publique avait été installée dans la cathédrale, sans doute vers 1429. Son but, selon les consuls de la ville, était de rythmer la journée de travail des habitants. Mais cette horloge disparut durant le sac de la ville mené par Matthieu Merle. Une nouvelle, offerte par le roi Henri IV, la remplaça en 1598. Considérée comme hors service en 1666, elle fut réparée peu après. L'horloge resta alors en fonctionnement jusqu'au . C'est à cette date que la foudre la détruisit en s'abattant sur le grand clocher. Si cette seconde horloge ne fut jamais remise en mouvement, le mécanisme a continué à être entretenu. En novembre 1879 la municipalité installa une nouvelle horloge, qui sonne toujours les heures dans la ville. Le mécanisme de 1598 possède un diamètre de , d'une hauteur de , et pèse ; il est décoré du blason de la ville de Mende, d'« "azur à la lettre M onciale d'or surmontée d'un soleil rayonnant du même" ». Les cloches. Si la ville de Mende n'a pu conserver la cloche qui avait fait sa renommée, la « Non-Pareille », la cathédrale est aujourd'hui dotée de nombreuses cloches. Au cours de l'histoire, plusieurs ont disparu pour servir à fondre des canons, comme du temps de Merle, ou lors de la Révolution française. Elles sont aujourd'hui au nombre de dix (dont neuf de volée), toutes situées dans le grand clocher, ainsi qu'un timbre pour l'horloge offert par Henri IV et fondu en 1598 (note mi3). Elles ont été achetées à la suite d'une souscription lancée par de La Brunière en 1846. Elles ont été fondues à Avignon sauf la dernière qui date de 2000 mais qui n'est pas encore équipée pour sonner à la volée. Elles sont de la gamme de ré mineur, et sont isolées du reste de l'édifice par des abat-son de plomb. Voici le détail de ces cloches : Parmi les noms donnés aux cloches, on retrouve ceux de saints dont la dévotion est grande dans le diocèse, tel Privat, ou encore Gervais et Protais. Le nom d'Augustin-Sophie est un peu plus particulier. En effet, sa marraine était Marie-Sophie de Lamartine, sœur du poète et homme politique Alphonse de Lamartine. C'est d'ailleurs pour rendre hommage au poète que la bibliothèque de Mende porte le nom de bibliothèque Lamartine. Mariée à Édouard du Pont, de Ligonnès, elle était la mère de Charles du Pont de Ligonnès, qui fut évêque de Rodez et fonda, à Mende, le grand séminaire, devenu depuis maison diocésaine. La « Non-Pareille ». <poem style="float: right;margin-left: 1em; margin-right: 1em; font-size: 85%; background:#c6dbf7; color:black; width:35%; max-width: 45%;text-align:center;border:1px solid #ccc;"> « L'an mil cinq cens dix sept un mercredi jour dix sept à Mende feust faiet, chacun le sait, par le bon évesque François ; aussi François par mon nom on m'appelle. De quatre cents trois vingt quintaux de pois, advisés bien sy je suis Non-Pareille. Ma voix bruyant, les citoïens esveille l'on m'entend à des lieues bien quatre Je espars tonnerre, tempêtes, grelles, foudre aussi de l'air je fais débattre... Vu ma grandeur je vaux bien une tour onze pans d'ault et treize de largeur, au bas je tiens un grand pied d'epaisseur. Ma langue a onze quintals de fer, considérez s'y je en dois mieux parler... Supplie Dieu et saint Privat que des François soit maintenu le nom. Et florir puisse en mémoire éternelle ce nom François. Que prospère en paix et en joye soit Mende la cité dessous François, et sans nécessité. » Ce texte, retrouvé dans les archives, était inscrit sur la cloche. Il a été publié dans une revue chrétienne au </poem> Du souvenir de la cloche que l'on surnomme la « Non-Pareille », il ne reste qu'un battant, la cloche elle-même ayant été fondue par les troupes de Matthieu Merle pour en faire des couleuvrines. Une fois les clochers achevés, François de La Rovère, alors évêque de Mende, fait venir plusieurs cloches de Clermont-Ferrand ou de Lyon. Parmi ses commandes, se trouve la cloche François, aux dimensions impressionnantes. 600 quintaux de métal sont expédiés de Lyon par François II de Rohan, évêque de la ville. En ce mois d'octobre 1516, ce sont 180 mulets qui sont utilisés pour transporter le métal des bords du Rhône à ceux du Lot. Pendant ce temps, le battant arrive de La Levade, dans le Gard. La légende raconte qu'une fois arrivé au faubourg Saint-Jean, l'âne blanc le tirant serait mort de fatigue. Une fois le métal reçu, les Mendois coulèrent la cloche au sein même de la cathédrale, dans la chapelle Notre-Dame-du-Rosaire, désormais chapelle Saint-Dominique, située en dessous du grand clocher, où la cloche fut installée. Le battant qui nous est parvenu présente les caractéristiques suivantes : , de hauteur et de circonférence au nœud de percussion. A titre de comparaison, le battant de la "Petersglocke" de la cathédrale de Cologne pèse alors que la cloche pèse . Le Dr Billon, célèbre campanologue français, a calculé les dimensions probables de la cloche de Mende eu égard à celles de ce battant conservé. Selon lui, la "Non-Pareille" devait en réalité peser tout au plus , pour de diamètre. De toutes façons, les dimensions du clocher interdisent en toute logique la présence d'une cloche aux dimensions exagérées au fil des siècles, soit de diamètre, de hauteur, d'épaisseur, poids de Toutefois, sa taille très imposante pour l'époque lui a donné le surnom mérité de "Non-Pareille" (elle sera prénommée Marie-Thérèse au , soit bien après sa disparition en 1579). Ce surnom prestigieux sera aussi donné au bourdon voisin de la cathédrale de Saint-Flour fondu au et brisé en 1794, certes imposant mais plus modeste (autour de ). Notons qu'en 1531, l'Archevêque de Toulouse, Jean d'Orléans-Longueville fait fondre un bourdon en 1531 de "cent cinq quintals" estimé entre 12 et , donc "a priori" plus gros, plus lourd, plus grave. Mais à la fois la distance (géographique, temporelle), les différentes mesures (métal apporté, mensurations, unités) et la tradition orale rendent difficile la comparaison, tant il est difficile visuellement d'apprécier la largeur d'une cloche, d'en déduire son poids. Or pour ces dimensions, quelques centimètres d'écart en diamètre signifient plusieurs tonnes (dizaines de quintaux ou milliers de livres) de différence. Puisqu'il est dit qu'on l'entendait à à la ronde (), cela signifie qu'elle était audible du plateau du palais du roy (Laubert, Rieutort-de-Randon et ce qui est devenu le lac de Charpal), comme dans la vallée du Lot, à hauteur de Chanac, la résidence d'été des évêques. L'astrologue Nostradamus aurait écrit : « Ol toc de la campano, Mendé malo sepmano », autrement dit : « Quand la cloche sonnera, Mende mauvaise semaine aura ». Prédiction ou non, toujours est-il que 25 ans après ces dires, Merle s'empara de la ville de Mende. Afin de compléter son arsenal militaire, il fit fondre la Non-Pareille en 1579. Les orgues. Les orgues primitives sont très anciennes puisque les États particuliers du Gévaudan votent un budget pour leur entretien en 1381. En 1463 elles sont remplacées, puis de nouvelles orgues sont achetées en 1518, dont on retrouve la facture de 100 écus d'or dans les archives du chapitre. Cependant elles sont détruites par Merle et ses compagnons. C'est l'évêque Sylvestre de Crusy de Marcilhac qui, en 1653, fit une nouvelle commande, et les fit venir depuis Marseille. Le buffet d'orgue est de style Renaissance, et a été dessiné par Jean Tiran. Les armoiries des évêques Marcilhac et Bouquet figurent sur les orgues. De plus, elles sont agrémentées des statues de deux évêques, sans doute saint Privat et saint Hilaire. Durant la Révolution, le peuple envisagea de brûler tout le mobilier, mais l'organiste Antoine Sauvage, en jouant la Marseillaise, aurait sauvé l'instrument. L'orgue a été restauré de 1824 à 1828. En 1840 le buffet a été classé au titre immeuble puis en 1906, au moment où la cathédrale est devenue un monument historique, il a été classé au titre d'objet. La partie instrumentale de l'orgue est, elle aussi, classée au titre d'objet, depuis 1975. Durant les années 1980, elle a été de nouveau rénovée, et a été inaugurée en 1987 par l'évêque Roger Meindre. La composition sonore est la suivante : Le maître-autel. Du maître-autel édifié en 1825 par Grimas de Montpellier, peu de traces subsistent, principalement le soubassement de marbre blanc, orné d'or. Son retable renfermait les reliques de saint Privat et saint Hilaire, tous deux considérés comme anciens évêques du Gévaudan. L'ensemble des ornementations a été enlevée le , lors de l'ordination épiscopale de . Le nouvel autel, tout comme l'ambon, est l'œuvre de Philippe Kaeppelin, et date de 1989. Cet autel est décoré de dessins en étain doré représentant la crucifixion du Christ, Jésus au tombeau, Jésus sortant du tombeau et saint Privat portant la mitre et une croix épiscopale. La chaire. La chaire présente actuellement dans la cathédrale date du début du . La précédente, entièrement de pierre, n'a pas été conservée. L'actuelle est en bois de noyer. Elle a été inaugurée le 28 février 1904 par l'évêque Bouquet, dont l'épiscopat dura de 1901 à 1906. Ses armes sont visibles sur l'arrière, au-dessous de l'abat-voix. Deux rampes, elles aussi de bois, permettent d'accéder, de part et d'autre, à la chaire. Parmi les ornementations, se trouvent sculptés les quatre Évangélistes : Matthieu, Marc, Luc et Jean. Chacun est accompagné d'un symbole le représentant, à savoir respectivement : un visage d'homme, une tête de lion, une tête de taureau et une tête d'aigle. La chaire est surmontée d'un abat-son monumental, qui est en fait une représentation du grand clocher de la cathédrale. Cette chaire est l'œuvre du menuisier mendois Garnier, et les sculptures ont été réalisées par deux autres Mendois, Léon et Odilon Pagès. La construction de cette chaire est inspirée de celle de la cathédrale Notre-Dame de Paris, directive donnée par le chanoine et archidiacre diocésain Léon Laurens, qui dirigeait la construction. Les tapisseries. La présence de tapisseries dans la cathédrale de Mende est assez ancienne. En effet, outre de nombreuses reliques, Urbain V avait fait don de draperies ramenées des croisades pour orner l'ensemble. L'évêque Sylvestre de Crusy de Marcilhac a doté la cathédrale de plusieurs tapisseries, disparues. Il subsiste en revanche les huit tapisseries d'Aubusson, commande de l'évêque François-Placide de Piencourt, livrées en 1708. Leurs dimensions sont de sur . Ces huit tapisseries retracent la vie de la Vierge Marie : Les tableaux. La cathédrale renferme plusieurs tableaux qui décorent les différentes chapelles. Ainsi l'on retrouve une copie du tableau de "l'Agonie de Jésus-Christ au Jardin des Oliviers". L'original est une œuvre du de Giovanna Gastona Forzoni, et est exposé en l'église de la miséricorde de Volterra, ville de Toscane jumelée avec Mende. Parmi les autres tableaux, se trouvent la représentation du martyre de saint André, la résurrection de Lazare, diverses peintures sur l'Assomption, ou encore plusieurs portraits de saints, souvent associés à la chapelle qui leur est dédiée (saint Joseph, saint Dominique, saints Gervais et Protais, saint Pierre, …). À l'occasion de la célébration du septième centenaire de la naissance du pape Urbain V, en octobre 2009, le diocèse de Mende a fait don aux services de l'État français d'un portrait du pape, exécuté peu de temps après sa mort. Le tableau est alors exposé dans la chapelle Saint-Privat. Cette chapelle était déjà liée à Urbain V, puisque la clé de voûte est une sculpture du visage du pape. Annexes. Bibliographie. Par ordre chronologique de publication : |
Haute École Albert Jacquard La Haute École Albert Jacquard (HEAJ) est l'une des six hautes écoles de la Fédération Wallonie-Bruxelles organisées par Wallonie-Bruxelles Enseignement. Histoire. Fondée en 2000 et implantée dans le centre-ville de Namur, la Haute École Albert Jacquard propose un enseignement dans 3 domaines. En 2013, l'école, qui compte alors , est le théâtre d'un conflit ouvert entre des professeurs et le président-directeur, accusé de mauvaise gestion. L'établissement dont le budget accuse un déficit de plus d'1 million d'euros est mis sous tutelle par le Gouvernement de la Communauté française. Principale école supérieure en Wallonie qui forme aux métiers de l'animation, la HEAJ ouvre en 2022 un nouveau master en jeux vidéo. |
Suwon Suwon (hangeul : ) est la capitale et la plus grande ville de la province de Gyeonggi en Corée du Sud. Suwon est située environ au sud de Séoul, sur la ligne ferroviaire nommée Gyeongbu. Certains l'appellent la ville du football coréen, à cause du club Suwon Samsung Bluewings FC, qui est celui qui a le plus de fans en Corée du Sud. Elle est également appelée "Samsung City", du fait du nombre important d'employés de Samsung Electronics y vivant et travaillant. Sa population s'élevait à au recensement de 2005. La ville est connue pour sa forteresse de Hwaseong, classée au Patrimoine culturel mondial de l’UNESCO en 1997. Histoire. Le roi Jeongjo fait, en 1796, une tentative pour établir la capitale de la Corée à Suwon, en construisant la forteresse de Hwaseong, qui entourait la ville entière et devait garder la tombe de son père. La construction de la forteresse, qui existe encore aujourd'hui, a été construite en suivant les conseils du philosophe Jeong Yak-yong. Elle fait partie du patrimoine mondial de l'UNESCO. La forte croissance de la ville, qui est aujourd'hui une banlieue de Séoul l'a fait déborder très au-delà des remparts. Nourriture. Le galbi de Suwon est une variante réputée de ce plat de viande de bœuf grillée accompagnée de nombreux plats annexes qu'on trouve dans toute la Corée. Il s'agit de la spécialité culinaire de Suwon. Enseignement. Suwon compte plusieurs universités, dont la faculté d'agronomie de l'Université nationale de Séoul. Loisirs. Sports. Un stade de football, le stade de la Coupe du monde de Suwon, surnommé "Big Bird" en raison de l'architecture de son toit évoquant des ailes, a été construit pour la Coupe du monde de football de 2002. Le club Suwon Samsung Bluewings y joue et a remporté le championnat national en 2004 et en 2008. Espaces verts. La ville possède de nombreux espaces verts, parmi lesquels le parc Hyohaeng. Situé à l'entrée de la ville, il a été créé en 1974 en l’honneur des combattants français en Corée. Un monument y a été inauguré le . Transports. La ville est desservie par de nombreuses lignes de bus qui la relient au centre-ville de Séoul (Gangnam). Jumelages. La ville de Suwon est jumelée avec : |
District de Hinwil Le district de Hinwil est un district du canton de Zurich en Suisse. |
Albert Dieudonne |
L'Île de l'étrange L'Île de l'étrange ("Glory Days") est une série télévisée américaine en 10 épisodes de 42 minutes, créée par Kevin Williamson dont 9 épisodes ont été diffusés entre le et le sur le réseau The WB. En France, la série a été diffusée à partir du sur TPS Cinéstar. Synopsis. Mike Dolan retourne sur sa terre natale après avoir écrit un livre critiquant les habitants de cette ville. Il n'est donc pas le bienvenu. Mais sur cette île, des choses étranges se passent. Avec l'aide de ses amis, il va résoudre des affaires inexpliquées. |
Nicolas Le Riche Nicolas Le Riche, né le à Sartrouville, est un danseur français. Danseur étoile du ballet de l'Opéra national de Paris, Nicolas Le Riche aura un partenariat privilégié avec Sylvie Guillem, mais également des collaborations avec les plus grandes étoiles de l’Opéra de Paris comme Élisabeth Platel, Marie-Claude Pietragalla, Aurélie Dupont ou Marie-Agnès Gillot. En 2015, il crée le LAAC - L'Atelier d'Art Chorégraphique - au Théâtre des Champs Élysées qu'il dirige depuis lors avec Clairemarie Osta. Actuellement Nicolas Le Riche est directeur du Ballet Royal de Suède de Stockholm. Biographie. Formation. Nicolas Le Riche commence la danse en 1979, à l’âge de sept ans, notamment dans le but de se démarquer de son frère ainé. Il intègre en 1982 l'école de danse de l'Opéra de Paris, que dirigeait Claude Bessy. Durant les six années de son cursus le jeune danseur a pour maître le danseur étoile Serge Peretti. Nicolas Le Riche intègre le corps de ballet en 1988, à l'âge de seize ans. Il est promu coryphée en 1989, sujet en 1990 et premier danseur en 1991, année durant laquelle il est un des lauréats du prix du Cercle Carpeaux en 1991. C'est à cette époque qu'il danse sous la direction de Rudolf Noureev, qui poussera son début de carrière en lui donnant les rôles de Mercutio puis de Roméo dans Roméo et Juliette. Danseur étoile. Nicolas Le Riche est nommé étoile par Patrick Dupond, le , après avoir interprété le rôle du prince dans Giselle, un rôle qui deviendra son grand rôle récurrent tout au long de sa carrière. Nicolas Le Riche est l'un des partenaires de prédilection de Sylvie Guillem, avec qui il a très souvent dansé en France et à l'étranger, notamment dans "Marguerite et Armand", ballet créé par Rudolf Noureev et Margot Fonteyn. Roland Petit crée pour lui en 1999 le ballet Clavigo et fera de Nicolas Le Riche l’interprète emblématique sa pièce Le Jeune Homme et la Mort qu’il danse pour la première fois avec Marie-Claude Pietragalla et qu’il interprète encore aujourd’hui. Ses saisons récentes à l'Opéra de Paris, comme les plus anciennes, mêlent classique et contemporain, Nicolas Le Riche se refusant par ailleurs à établir un quelconque cloisonnement entre deux facettes d'un seul et même art. Le Riche s'est également produit sur la scène des plus grandes compagnies du monde comme le Bolchoï, le Mariinsky, le Royal Ballet de Londres, le Tokyo Theater ou le New York City Ballet. Par ailleurs, il crée entre autres ses propres chorégraphies depuis 2001, tout en continuant sa carrière d'étoile de l'Opéra de Paris. En 2005, il crée Caligula, ballet en cinq actes sur la musique des Quatre Saisons de Vivaldi et un livret de Guillaume Gallienne où il s'inspire de la vie de l'empereur romain. En 2007, il conçoit pour l'Opéra de Paris un spectacle tout public mêlant danse, musique, peinture et photographie. Ce spectacle, baptisé "Écho", a été présenté à l'amphithéâtre Bastille. Un livre de photographies prises par Anne Deniau lui étant consacré paraît le 2 octobre 2008. Ce livre de 350 pages regroupe 400 photographies prises sur près de 6 ans, de 2003 à 2008. Le livre, à double entrée, présente d'un côté l'artiste en scène, et de l'autre dans des moments de travail, de détente ou de concentration. Un blog animé par Nicolas Le Riche et Anne Deniau accompagne le lancement du livre. Le , il reprend le rôle de soliste dans le "Boléro" de Béjart à l'Opéra de Paris, lors d'une soirée retransmise sur Arte. En mars-, il interprète le rôle principal pour l'entrée au répertoire de l'Opéra national de Paris du ballet "La Troisième Symphonie de Mahler" de John Neumeier. En , il interprète le rôle d'Eugène Onéguine dans "Onéguine" de Cranko. En , il aborde pour la première fois les rôles mythiques des Ballets Russes à l'Opéra de Paris : le Faune dans L'Après-midi d'un Faune, créé par Nijinsky, et Petrouchka dans le ballet du même nom. En 2012, il interprète "Rearray" de William Forsythe sur la scène du Théâtre des Champs-Élysées en compagnie de Sylvie Guillem. La même année, il danse "Dances at a Gathering" de Jerome Robbins et "Appartement" du chorégraphe suédois Mats Ek. Pour la saison 2013-2014, il participe à la création de Saburo Teshigawara intitulée "Darkness Is Hiding Black Horses" et interprète aux côtés d'Aurélie Dupont "Le Parc "de Angelin Preljocaj, puis Mademoiselle Julie de la chorégraphe suédoise Birgit Cullberg, où il fait d’ailleurs forte impression. Nicolas Le Riche fait partie des nominés des National Dance awards 2014, grâce à sa prestation dans Le Jeune Homme et la Mort de Roland Petit avec l'English National Ballet. En commence la tournée française de son propre spectacle "Itinérances" accompagné de Clairemarie Osta, Eleonora Abbagnato, Russell Maliphant et Isabelle Ciaravola. Spectacle durant lequel seront interprétés cinq œuvres : "Critical Mass" et "Shift "de Russell Maliphant, "Le Jeune Homme et la Mort "de Roland Petit, "Annonciation" d’Angelin Preljocaj et "Odyssée "(pas de deux chorégraphié par Le Riche lui-même). Adieux. Le , Nicolas Le Riche fait ses adieux à la scène de l’Opéra de Paris à 42 ans, l’âge de la retraite pour cette institution. Ses adieux donnent lieu à une soirée exceptionnelle dont le seul architecte est Nicolas Le Riche lui-même. Elle est composée de ballets dansés dans leur intégralité - "Le Jeune Homme et la Mort" (Petit), "L'Après-midi d’un Faune" (Nijinski) et le "Boléro" (Béjart) - et d’extraits : "Suite of Dances" de Jerome Robbins, "Caligula" de Le Riche, "Raymonda " de Rudolf Noureev, "Les Forains" de Roland Petit, "Le Bal des Cadets" de Lichine. Ces ballets ont marqué la carrière du danseur durant ses 24 années au sein de la compagnie parisienne. La soirée est également marquée par la venue d'invités spéciaux, amis de Nicolas Le Riche : Guillaume Gallienne lit un texte en hommage au danseur, Matthieu Chedid interprète à la guitare la partition de "Suite of Dances" sur la scène de l'opéra Garnier et Sylvie Guillem rejoint Le Riche lors du salut final. La soirée se clôture par une ovation debout de plusieurs dizaines de minutes. Carrière de directeur de ballet. Le , Nicolas le Riche est nommé directeur du Ballet Royal de Suède de Stockholm. Style. Danseur virtuose et physique, Nicolas Le Riche est également un interprète sensible choisi par les plus grands chorégraphes de notre siècle, évoluant aussi bien dans le répertoire classique qu'en danse contemporaine. Guillaume Gallienne, ami du danseur, dira de lui : « Il bondit comme un tigre, vole comme un ange et atterrit comme un chat. » Vie privée. Nicolas Le Riche est marié à la danseuse étoile de l'Opéra de Paris Clairemarie Osta. Ils ont deux filles ensemble. Grand passionné de musique, affichant des goûts très éclectiques, allant du classique à la pop, il se produit d'ailleurs sur scène en novembre 2012 lors d’un concert de Matthieu Chedid, joue de la guitare, de la clarinette et s'adonne à l’aquarelle. |
Académie royale de musique L’académie royale de musique peut désigner : |
Kenzo (marque) Kenzo est une société française de conception, de fabrication et de vente de produits, notamment dans les domaines du prêt-à-porter, créée par le couturier Kenzo Takada. Fondée à Paris en 1970 sous le nom de Jungle Jap, l’enseigne prend le prénom de son fondateur en 1980 : Kenzo. Le nom de l'entreprise Kenzo est aussi connu dans la parfumerie. Histoire. Origines. Fondateur de l’entreprise, Kenzo Takada naît le à Himeji au Japon. Très tôt, il se passionne pour la mode, notamment à travers les magazines de ses sœurs. Étudiant à l'université de Kobe, il s'y ennuie considérablement. Contre l'avis familial, il quitte alors l'université pour rejoindre une école de mode, le "Tokyo's Bunka Fashion College", qui vient d'ouvrir ses portes à la gent masculine. Une fois son diplôme acquis, il s'installe à Paris en 1964, non sans quelques difficultés d'adaptation. Pour se faire une place dans le milieu de la mode, il assiste à des défilés, se fait des contacts dans le milieu et parvient à vendre quelques croquis à Louis Féraud et à Jacques Delahaye. Il obtient un stage de styliste chez Renoma, marque de prêt-à-porter en vogue à l’époque. En 1970, Kenzo Takada lance Jungle Jap à Paris. La première boutique ouvre ses portes Galerie Vivienne ornée d’un décor de jungle, inspirée des œuvres du Douanier Rousseau. La jeune maison installe, six ans plus tard, sa boutique, ses ateliers et ses bureaux place des Victoires pour devenir, en 1980, Kenzo. C’est sous l’inspiration de ce jeune Japonais, arrivé en France en 1964, que naissent, au tournant d’une décennie particulièrement créative, un style et un nom qui marquent, près de 40 ans après, le paysage de la mode. Années 1970. Les années 1970 sont marquées par l’apparition d’une nouvelle génération de jeunes stylistes sur la scène de la mode parisienne. Kenzo Takada est un des pionniers. Ils proposent une mode qui se moque des conventions de la haute couture et dépoussièrent un prêt-à-porter industriel formel et daté. Portée par les contre-cultures des années 1960 et 70, cette nouvelle vague propose une création en rupture, affirmant que la mode peut être créative tout en s’adressant au plus grand nombre. 1973 : naissance du groupe Mode et Création. En 1973 naît le groupe Mode et Création, qui réunit pour la première fois des maisons de prêt-à-porter, et des stylistes dont Karl Lagerfeld (Chloé), Sonia Rykiel et Kenzo Takada (Jungle Jap). Tous veulent promouvoir une mode novatrice, faite par et pour des jeunes. Très vite, ceux que l’on appellera bientôt « les créateurs » établissent leurs quartiers dans l’ancien cœur de Paris, à deux pas des Halles : Kenzo et Thierry Mugler se font face place des Victoires, agnès b. ouvre rue du Jour, tandis que Hervé Léger et, plus tard, Yohji Yamamoto, Comme des Garçons, Jean Paul Gaultier ou Jean-Charles de Castelbajac s’installent un peu plus loin. Le succès est immédiat et la planète de la mode recommence à tourner autour de son axe : Paris. Les années 1980. Les années 1980 confirment ce mouvement, et les créations Kenzo deviennent des produits phares. Le tailleur pyjama en jersey de coton, les pull-overs manches kimonos, les robes corolles, et les jeans décorés de fleurs ou de madras deviennent les incontournables qui font le succès de la marque. Après 10 ans d’existence, Kenzo est plus que jamais le repère de toute une génération, et la boutique de la place des Victoires devient un lieu incontournable. Après les filles, la marque crée une gamme pour les garçons. Le travail des photographes Hans Feurer, puis de Peter Lindbergh, contribuera à la création de l’identité de Kenzo. Au travers de campagnes publicitaires, notamment celle réalisée pour la collection Automne-Hiver 1985-1986 par Hans Feurer. Kenzo élargit alors progressivement son univers en créant les lignes annexes pour hommes (Kenzo Jungle et Kenzo Jean), une collection enfants, des produits destinés à la maison et les parfums. C'est en 1988 que le premier parfum de Kenzo vit le jour. Kenzo Parfums est une marque de LVMH Fragrance Brands. Les années 1990 et l’entrée dans le groupe LVMH. La fin des années 1990 est marquée chez Kenzo par un défilé rétrospectif et une fête qui célèbrent, fin 1999, les trente ans de la maison et le départ de son créateur-fondateur Kenzo Takada. En 1993; Kenzo devient une des instances du groupe LVMH. En 1995, Kenzo et Renault, sortiront une Twingo Kenzo, elle sera commercialisée entre 1995 et 1996, il se serait vendue exemplaires en Europe. L'emblème de cette Twingo était l'anémone. Cette édition a été si populaire qu'un second modèle a été commercialisé entre 2005 et 2006. Les années 2000. En 2000, Gilles Rosier est nommé directeur artistique des collections femme et Roy Krejberg directeur artistique des collections homme. Tous deux proches collaborateurs de Kenzo Takada, ils assurent une transition fidèle à l’univers généreux et coloré du fondateur. De l’automne 2003 au printemps 2011, Antonio Marras assure la direction artistique globale de la marque. 2011 : Humberto Leon et Carol Lim, nouveaux directeurs de la création. , Humberto Leon et Carol Lim ont pris la direction de la création de Kenzo. Ils sont fondateurs du concept store "« Opening Ceremony »" en à New York et créateurs de la griffe homonyme. Les deux créateurs quitteront la maison Kenzo le afin de se concentrer exclusivement à leur label Opening Ceremony. 2019 : Felipe Oliveira Baptista. , Felipe Oliveira Baptista a pris la direction artistique de Kenzo. En 2020, il fait modifier le logo de la marque. Le logo KENZO, prends une typographie tel un jeu de construction. Felipe Oliveira Baptista quittera ses fonctions le 30 juin 2021. 2021 : Nigo. Depuis , Nigo prend le poste de Directeur Artistique de la Maison Kenzo. Un nouveau directeur sera nommé par le groupe LVMH, Sylvain Blanc ,qui succède à Sylvie Colin. « Je suis fier d’avoir été nommé Directeur Artistique de KENZO », déclare Nigo. , Kenzo organise le premier défilé avec Nigo en tant que directeur artistique. Pour l’occasion, le japonais a choisi la Galerie Vivienne où se trouvait la première boutique de Kenzo Takada en 1970. Le défilé présentera une collection avec plusieurs styles, sportif, et le streetwear, en donnant des looks de tailleur et de travail pour une garde-robe colorée et de moins en moins sexuée dans les silhouettes. Kid Cudi a été habillé par Kenzo sous la direction de Nigo dans le cadre du Met Gala 2022. La tenue a été inspiré par la collection Automne 1984 de KENZO. , Kenzo sort la première collection avec Nigo, la volonté est de proposer de nouvelles pièces tous les mois. Pour le lancement, Kenzo a organisé une décoration sur l'ensemble des vitrines de la Galerie Lafayette décrit comme « floral », reposant sur le coquelicot emblématique. Lors de la Fashion Week Homme printemps-hiver 2022-2023 de Paris, le 26 juin 2022, c'est le second défilé avec Nigo. Cette fois, c'est la galerie eiffel du lycée carnot à Paris, qui hébergera ce défilé. Polémique. Alors que LVMH fait de l'origine française de ses produits un argument commercial, une enquête réalisée par "Capital" démontre que les costumes Kenzo, jusqu'ici réalisés par le fournisseur ECCE à Prouvy, dans le Nord, sont désormais confectionnés dans la banlieue de Cracovie, en Pologne (où la main-d’œuvre est cinq fois moins chère), produisant des économies substantielles pour l'entreprise mais sans impact sur le prix de vente des produits, ni la communication « "made in France" ». Ce thème est de nouveau abordé en 2016 dans le documentaire satirique "Merci Patron !". Voir aussi. Reportage. Patrick Simonin, "La mode est une révolution permanente", TV5 Monde Loïc Prigent, "THE KENZO RENAISSANCE! With NIGO! by Loïc Prigent", Youtube |
Médaille commémorative de l'expédition du Dahomey La médaille commémorative de l'expédition du Dahomey est instituée par la loi du et décernée par le président de la République sur la proposition du ministre duquel dépend le corps, le service auxquels ils ont été attachés, à tous les officiers, marins et soldats ayant pris part aux expéditions du Dahomey. Attribution. En cas de décès du soldat ou du marin, la médaille est remise, à titre de souvenir, au fils aîné, à la veuve, au père, à la mère ou à défaut au plus âgé de ses frères. |
Médaille commémorative de la campagne du Soudan Bien que ne possédant pas de caractère officiel, une médaille que l’on peut dénommer « médaille commémorative de la campagne du Soudan » a bel et bien existé. Malgré sa similitude avec celles de l'expédition du Tonkin, de la première expédition de Madagascar et de l'expédition du Dahomey, aucun texte réglementaire ne fait mention de sa création. Les débats parlementaires de la séance du montrent pourtant qu'il était bien question de "récompenser les services rendus au Dahomey ainsi qu'au Soudan, par les militaires des armées de terre et de mer" : à cet effet, des contingents spéciaux ont été créés tant pour la Légion d'Honneur que la Médaille Militaire, mais seule une "médaille commémorative de l'expédition du Dahomey" a été instituée. Les troupes du Soudan ont donc été privées de « leur médaille », alors que leurs voisines, au Dahomey, avaient la leur. L'institution de la Médaille coloniale en a définitivement supplanté le projet d’une médaille commémorative spécifique pour la campagne du Soudan, si tant est qu'il ait été encore d'actualité. De fait, l'agrafe "Sénégal et Soudan" a été créée parmi les toutes premières par le décret d'application du 6 mars 1894 avec un large effet rétroactif, puisque couvrant les différentes missions et opérations conduites dans ces deux territoires depuis 1833. On peut dès lors facilement imaginer que deux fabricants français de décorations (a priori les maisons Lemaître et Ouizille-Lemoine) se soient lancés entre fin 1892 et début 1894 dans la réalisation d’une médaille du Soudan, simple à réaliser en la calquant sur celle de l'expédition du Dahomey : cette médaille, reprenant l'effigie de la République de Dupuis sur l'avers, se différencie de cette dernière par le mot « Soudan » inscrit à son revers et, de façon plus voyante, par son ruban jaune orangé portant une large raie noire en son milieu. Il est d'ailleurs à noter que ces deux couleurs sont celles, disposées différemment, du ruban de la médaille commémorative de l'expédition du Dahomey, mais aussi très curieusement du ruban de créée de surcroit en 1899. |
Campagne du Soudan Le territoire du Soudan français (actuel Mali) a son origine politique dans le désir conçu par les Français dès le de parvenir jusqu’à Tombouctou. Mais Faidherbe fut le premier à étendre la domination française jusqu’au Niger. Gouverneur du Sénégal (1854-1865) il en prépara la réalisation qu’exécutèrent plus tard, de 1881 à 1895, Brière de l’Isle, Borgnis-Desbordes, Combes, Gallieni, Louis Archinard, de Trentinian. La destruction du Royaume bambara de Ségou, la conquête du Royaume bambara du Kaarta, de l'Empire peul du Macina, de Tombouctou, du Yagenta et du Mossi, telles ont été les grandes étapes de la progression coloniale française dans la vallée du Niger. Dès lors devint possible l’organisation du gouvernement général de l’Afrique-Occidentale française (l’AOF), dans lequel entra naturellement le Soudan français. Il fut très vite disloqué en raison de son étendue excessive (Niger, Tchad, Haute-Volta). Le Haut-Sénégal-Niger reprit en 1920 le nom de colonie du Soudan français. En 1960, le Soudan français devint un État indépendant sous le nom de Mali avec Bamako comme capitale. Occupation du haut Niger. En 1876, reprenant le plan de Faidherbe, le colonel Brière de l’Isle envisage la création d'une voie ferrée entre le Niger (fleuve), Saint-Louis et le Sénégal (fleuve). Mission de Gallieni. Parti de Saint-Louis, en , Gallieni sera de retour en . Passant par Médine, Bafoulabé, ayant signé un traité avec le chef de Kita, attaqué par les Bambaras, il atteint le Niger à Bamako et se dirige vers Ségou. Retenu prisonnier pendant dix mois par Ahmadou Tall, il réussit néanmoins à signer un traité de commerce avec celui-ci. Mission de Borgnis-Desbordes. Le Sénégal cesse d'être navigable à Kayes d'où doit partir le chemin de fer du Soudan. Le lieutenant-colonel Borgnis-Desbordes est chargé d'établir des postes entre Médine et Bamako. En 1881, il construit un fort à Kita, puis il se heurte à Samory Touré, s'empare de Mourgoula, une citadelle des Toucouleurs, et pose la première pierre du fort de Bamako le . En avril de la même année, attaqué par Fabou, frère de Samory, il le combat sur l'Oyako et incendie son camp. Missions Boilève, Combes, Fetrey (1883-1886). Le colonel Boilève, commandant supérieur du Haut-Fleuve, éleva le fort de Koundou, au nord de Bamako, ravitaille les nouveaux postes et installe une ligne télégraphique. Le commandant Combes créa le poste de Niagassala chez les Mandingues, nœud de routes commerciales, et repousse les sofas de Samory sur la rive droite du Niger. En , le commandant Combes dégage la garnison de Nafadié assiégée par une armée de Samory, renforce Niagassola et rejoint Kayés. Niagassola de nouveau investie par les sofas, Frey et Combes, chacun à la tête d'une colonne, se rejoignent à Galé, à mi-chemin de Niagassola et de Kita, et, le , obligent Samory à évacuer la rive gauche du Niger ; celui-ci demande la paix et un traité est signé à Kéniéba-Koura. Le , le marabout soninké Mahmadou Lamine attaque sans succès le fort de Bakel. Poursuivi par Combes et Frey, il se réfugie vers la Gambie anglaise. Gallieni, commandant supérieur du Haut-Fleuve Sénégal (1886-1888). En , Mahmadou Lamine reprend ses actions dans le Boundou. Gallieni, avec deux colonnes se dirige vers Diana, capitale de Mahmadou Lamine ; celui-ci s'échappe mais sera tué à la bataille de Toubacouta sur la frontière de la Gambie en . Pour contrer Samory qui avait repris ses exactions, un poste est construit à Siguiri et un nouveau traité est signé à Bissandougou en . Commémoration. Les campagnes du Soudan ont fait l'objet : |
USA Patriot Act |
Toponyme dénaturé Les toponymes dénaturés sont des toponymes qui ont été modifiés, altérés, à cause de réinterprétations fautives : attraction paronymique, mauvaise transcription (cacographie), métraduction Attraction paronymique. Cas général. On note de nombreuses altérations de toponymes par attraction paronymique : Parfois de belles histoires sous-tendent ces altérations. Ainsi "Guatarram", nom d'une grotte creusée par une rivière souterraine, est-il sublimé en Betharram (« beau rameau » en gascon), nom d'un personnage qui aurait sauvé de la noyade une fillette en perdition. D'autres fois les assimilations sont moins plaisantes. Pourquoi continuer à trouver « Vilaine » la "Visnaine" (en latin "Vicinonia") ? Il existe de très nombreux autres exemples de toponymes dénaturés et des centaines de toponymes dont le nom est expliqué par une « légende toponymique » fondée sur une étymologie populaire. Agglutination de l'article. L'agglutination de l'article est très fréquente avec les noms de rivière : On le retrouve également dans d'autres toponymes, comme avec le Lautaret, initialement l'Autaret (le « petit autel »). Il existe même des doubles agglutinations : Extraction de l'article. Le phénomène inverse se produit pour : Modifications volontaires. Nombre de toponymes connaissent un changement de nom ou de graphie officiel, voire de prononciation, car ils sont jugés dépréciatifs. |
Sauçaie Sauçaie (également écrit Saussaie), français toponymique du latin "salicetum", roman "salcedo", signifiant 'lieu où les saules abondent'. On parle également de saulaie d'après le nom commun "saule", d'origine germanique. |
Séra Martin Séraphin Martin dit Séra Martin, né le à Nice et mort le au Plessis-Bouchard (Val-d'Oise), est un athlète français, spécialiste des courses de demi-fond. Biographie. Son club d'origine est un patronage paroissial, la Jeanne d'Arc de Levallois, affilié à la Fédération gymnastique et sportive des patronages de France (FGSPF) mais il fait carrière au Stade Français et est un grand ami de Jules Ladoumègue. Il participe à la finale olympique du en 1928 à Amsterdam () et en 1932 à Los Angeles () Champion de France du en 1927, 1928, 1929 et du en 1927, il établit un nouveau record du monde du 800 mètres le en , sur la piste cendrée du stade de Colombes, amené par son compatriote stadiste Laroche. Ce record du monde est amélioré en 1932 par le Britannique Tommy Hampson et le record de France en 1945 par Marcel Hansenne. Il est également détenteur du record du monde du kilomètre en 1926, en , succédant ainsi à un autre français, Georges Baraton, et du record de France du en puis . Il compte 19 sélections en équipe de France A, de 1925 à 1932. Il prend sa retraite sportive à 26 ans. Il exerce la profession d'ouvrier-mécanicien. |
Rock islandais Le rock islandais désigne le rock interprété par des groupes et artistes islandais. Histoire. Années 1950–1960. Le rock pénètre au milieu en 1956 en Islande ; années 1950, comme dans la plupart des pays du monde. La popularité du genre augmente lentement pour atteindre un sommet avec la tournée de Tony Crombie and His Rockets en mai 1957. Quelques groupes islandais émergent alors dont City, Disco et Lúdó. De 1930 jusqu'au milieu des années 1980, la diffusion de la radio était sous monopole d'État contrôlée par une « élite culturelle » peu portée sur le rock qui n'est donc que peu diffusé. Mais malgré cette situation, l'Islande n'est pas complètement isolée du reste du monde. Les équipages des bateaux de pêches et des avions pouvaient rapporter des enregistrements de rock d'Amérique, du Royaume-Uni ou d'Allemagne. De plus, l'US Navy basée à Keflavík possède une radio émettant pour ses troupes qui jouent principalement du rock. Celle-ci devient très populaire en Islande et garde un rôle important pour le rock jusqu'au milieu des années 1970. L'invasion britannique portée par la « Beatlesmania » arrive en Islande en 1964. Elle engendre des groupes locaux comme Hljómar de Keflavík et Dátar de Reykjavik, suivis plus tard d'autres groupes comme Flowers ou Bendix. En 1969 commence une période où les groupes islandais chantent en anglais avec des groupes comme Trúbrot, Náttúra et Pelikan. Entre 1973 et 1979 la scène rock de Reykjavík est dominée par le rock progressif et le funk, avec des groupes comme Eik et Cabaret. Années 1970–1990. Du milieu à la fin des années 1970, l'Islande est marquée par l'ascension de Gunnar Þórðarson et Magnús Eiríksson qui revitalisent le rock islandais en lui apportant un style national distinctif. Une vague de punk provenant de Reykjavik apparaît en 1981 qui remplace temporairement le rock traditionnel comme le rock l'avait fait pour le jazz au début des années 1960. Les groupes principaux de cette période sont Grafík, KUKL et Tobmobile ainsi que les punks de The Sugarcubes comprenant Björk. La fin du siècle est marquée par certains groupes attirant l'attention internationale comme Quarashi avec son mélange de rap et de rock, le hard rock du groupe Minus et la musique planante de Sigur Ros. Le groupe Salin est aussi un groupe important de la scène rock islandaise. C'est au festival rock de Roskilde, au Danemark, que Brúðarbandið s'est fait connaître. Années 2000–2010. Dans les années 2000-2010 émergent des groupes comme Sudden Weather Change, Singapore Sling, Jakobínarína; et Hórmónar. |
Prince Alla Prince Alla, de son vrai nom Keith Blake, est un chanteur de reggae jamaïcain né le à Denham Town, Kingston (Jamaïque). Après avoir été un peu oublié pendant les années 1990, Prince Alla revient sur le devant de la scène reggae avec le sound system anglais "Jah Shaka", et ces dernières années, avec "Asher Selector" du "Positive Airline Sound". Biographie. Né à St. Elizabeth et élevé à Denham Town, Kingston, Jamaïque, Blake a commencé sa carrière dans le groupe vocal The Leaders avec Milton Henry et Roy Palmer, qui a enregistré trois morceaux pour le producteur Joe Gibbs à la fin des années 1960. Quand les Leaders se sont séparés, Blake a continué à travailler avec Gibbs, qui a publié son premier album solo, "Woo Oh Oh". Blake s'intéresse au mouvement rastafari depuis qu'il a une vision d'enfant et, en 1969, sa foi rastafarienne le voit s'impliquer fortement dans la communauté de camp jamaïcaine, se retirant de la scène musicale et vivant àCamp du Prince Emmanuel Edwards à Bull Bay. Il a réintégré la scène musicale au milieu des années 1970, en publiant un single "Born a Fighter" pour le producteur Teddy Powell, avant de travailler avec les Freedom Sounds de Bertram Brown, avec une série d’enregistrements, maintenant sous le nom de Prince Alla, qui sont maintenant considérés comme des classiques du reggae roots, tels que "Sun Is Shining", "Bucket Bottom", "Lot's Wife" et "Stone". Il a également enregistré pour le producteur Tapper Zukie, incluant l'album Heaven Is My Roof .Disques Blood & Fire, Only Love Can Conquer et I Can Hear The Children Singing, qui ont amené son travail à un nouveau public. Alla a continué à sortir des disques de temps en temps au cours des années 1980 et 1990, y compris un album avec Jah Shaka. Alla a continué à être en demande auprès des producteurs de racines numériques et a publié plusieurs albums avec des artistes comme Jah Warrior. Depuis 2010, Prince Alla fait le tour du monde avec Rockers Agency et reste en forte demande pour les concerts sur scène dans le monde entier. |
BSD Packet Filter Le BPF ("Berkeley Packet Filter") ou BSD packet filter, est un code minimaliste injecté dans le kernel, il permet à l'utilisateur d'effectuer du filtrage réseau dans le kernel. Au cours de ses différentes versions (Exemple: eBPF(extend Berkeley Packet Filter)), de nouveaux outils ont été mis en place afin de faciliter la production de programme BPF. De plus de nouveaux domaines d'utilisation sont devenus exploitables, tel que le monitoring d’événement dans le kernel et son traçage. Différents problèmes existent encore à ce jour, principalement au niveau du vérificateur. Définition. Le BPF, initialement conçu en 1992, est un code binaire minimaliste injecté dans le kernel depuis l’espace utilisateur. Il permet à l’utilisateur de filtrer les paquets circulant dans le kernel tout en évitant de devoir les transférer vers l’espace utilisateur. Toutefois, de par son côté minimaliste il possède peu d’instruction, de plus, sa difficulté de programmation fait qu’il est utilisé par un petit nombre d’application tel que tcpdump. En 2013, Alexei Starovoitov (ingénieur logiciel spécialisé dans le kernel chez Facebook) refaçonne complètement BPF en y ajoutant de nouvelles fonctionnalités et en améliorant ses performances. Cette nouvelle version est appelée eBPF, opposé à cBPF (classic BPF) désignant la version antérieure. Ce nouveau langage permet de concevoir une plus grande variété de cas d’utilisation, qui se décompose en deux domaines d’applications. Le premier domaine est le traçage du kernel et la supervision, tandis que le deuxième est la programmation réseaux. Cas d'utilisation. Il existe de multiples cas d'utilisation tel que du tracing, du filtrage pare-feu ou de la mise en réseau de conteneurs , du filtrage de socket, du filtrage de paquet et du contrôle de trafic. Il est également possible de faire du filtrage au plus bas niveau de la pile réseau, c’est-à-dire directement par le pilote de la carte d’interface réseau. Ainsi des paquets peuvent être jetés très tôt; par exemple XDP(Express Data Path) est un projet utilisant les eBPF qui est utilisable pour la prévention d’attaque par déni de service. De plus, les BPF permettent de faire de la surveillance efficace et flexible des performances d’un réseau pour des applications dans des machines virtuelles, un exemple est le framework vNetTracer. Voici une liste non exhaustive de projet utilisant les BPFs : Traçage / Monitoring: Networking : Autres : Fonctionnement technique. BPF utilise des graphes de flot de contrôle CFG afin de représenter les critères utilisés dans l'analyse de paquets, et aussi pour sa performance sur les expressions de modèle d’arbre. De plus ces graphes sont utilisés par BPF pour mettre en place des règles de filtrage permettant de réduire efficacement les chemins CFG inutiles à l'analyse d'un paquet ainsi que les comparaisons redondantes. Le transfert de donnée fait par les appels systèmes se fait de manière bidirectionnelle entre le noyau et l'espace utilisateur. Ceux-ci permettant le bon déroulement de l'injection du code binaire d’eBPF dans le noyau ainsi que la communication des données du noyau cible vers un processus de l'espace utilisateur. Les paquets associés par le programme BPF sont en partie copiés dans un buffer avant d’être transférés dans l’espace utilisateur. BPF permet au programme de définir le nombre d’octets du paquet devant être copiés dans le buffer. Cela permet de faire des économies en temps en évitant de copier des données non nécessaires. Par exemple, pour les paquets TCP/IP/Ethernet, 134 octets suffisent. Un programme voulant faire des statistiques sur les trames TCP sera en mesure de copier seulement une partie des trames économisant ainsi du temps d’exécution. eBPF est une extension de BPF qui en diffère de plusieurs manières : le chargement des programmes est réalisé par l'utilisateur, et une vérification est faite sur la terminaison d'un programme afin de s'assurer que celui-ci est sûr à exécuter. La dernière extension apportée par eBPF est la possibilité d'accéder à des structures de données partagées . En effet pour partager ces données, eBPF utilise trois mécanismes distincts: Depuis la version 3.15 du noyau Linux les fonctions de la machine virtuelle de eBPF fournissent un accès à la couche liaison grâce à des instructions basiques et à l'introduction de nouvelles fonctionnalités d’eBPF, ceci permet de créer un moyen de filtrer et d’analyser les paquets du réseau. Cependant les programmes eBPF peuvent être invoqués dans différentes couches de la pile réseaux ce qui permet de traiter les paquets capturés avant de progresser vers la couche suivante. EBPF s’appuie sur un code binaire compilé en instructions natives du CPU au chargement de l'extension dans le noyau. Contrairement au bytecode classique par exemple Java, le compilateur et le temps d’exécution d’eBPF n’imposent pas de type ni de sécurité mémoire. Au lieu de cela, la sécurité est renforcée par un vérificateur statique qui vérifie que le programme ne peut pas accéder à des structures de données du noyau ou provoquer des erreurs de page. Des risques de sécurité et de stabilité sont présents lorsqu'un code est exécuté dans le kernel. Pour pallier ces risques, BPF compte sur un interpréteur pour exécuter sûrement un programme. Tandis que pour réduire ces risques, eBPF introduit un vérificateur Linux qui s’assure que chaque programme respecte certaines conditions avant d’être chargé dans le kernel évitant ainsi un fort coût en temps en vérification. Il s’assure que le programme est en mesure de se terminer, qu'il ne contient pas de boucle pouvant engendrer un blocage du kernel ou que certaines instructions soient inaccessibles. Et dans un autre temps, il vérifie chaque instruction et la simule afin d’être sûr que l’état des registres et des piles soient valides, empêchant ainsi l'accès à la mémoire ou à l’état du kernel hors de sa zone allouée. L'implémentation d'eBPF fait en sorte d'être sûr et sécurisé pour le kernel mais aussi dans le but d'offrir la possibilité de mettre en place diffère travail dans le kernel tel que le traçage du kernel et faire du réseau . Les appels système permettent le chargement d'un code binaire. Pour que le chargement soit un succès, il faut que le programme soit vérifié par le vérificateur eBPF. Les programmes eBPF peuvent être instanciés en même temps, même sur différent hook. Ainsi ils peuvent opérer individuellement ou bien être chainés. Réseaux. Un programme BPF peut être en écoute sur une interface, lorsque cela arrive le pilote de l’interface fait appel à ce programme en premier. BPF distribue alors les paquets à chaque filtre qui participe au traitement. Les filtres définis par l'utilisateur s’appliquent alors aux paquets et décident si le paquet est accepté ou non et combien de bytes de chaque paquet doivent être sauvegardés.Pour chaque filtre qui accepte le paquet, BPF copie la quantité de données demandé que le buffer à associer à ce filtre. Lorsque des modifications de topologies surviennent ou un changement dans les applications, il devient nécessaire de modifier les règles servant de firewall afin de pouvoir ajouter, supprimer ou modifier les ports et les adresses impactés par les filtres. Pour cela, grâce à la stratégie de bitmap, qui permet de garder le programme C simple, il suffit de créer un nouveau programme avec de nouvelles maps et de charger la map avec de nouvelles clés-valeur et de l'échanger avec l’ancien programme, imitant ainsi le comportement de iptables-restore. Outils. Jit compiler. Les filtres sont interprétés sous forme de bytecode dans un kernel avec interpréteur. Dans le cas de l'absence de celui-ci, eBPF peut utiliser le compilateur à la volée du kernel (JIT compiler) afin de traduire les bytecodes produit par eBPF en code natif et de réaliser des optimisations optionnelles dépendant de la machine. LLVM. Clang (LLVM natif) permet à l’utilisateur de compiler son code C en instruction eBPF dans un fichier ELF. BCC. La programmation en instruction eBPF peut être compliquée. C’est pour cela qu’un toolkit appelé BPF Compiler Collection (BCC) existe permettant à l’utilisateur de créer facilement des programmes eBPF. BCC englobe LLVM et l’améliore afin de fournir à l’utilisateur la possibilité de définir des eBPF maps dans un code C et de compiler ce code C en programme eBPF. Instructions. La machine virtuelle de BPF+ possède 5 classes d’opération : Points d'améliorations et limitations. En 2019 différents problèmes se posent encore au développeur tel que: Il existe des restrictions dans l’utilisation des services kernel, peu de fonctions d’aide et aucun espace utilisateur ou service tiers ne peut être utilisé dans les programmes eBPF. Certaines contraintes rendent les vérifications des programmes flexibles et permettent l’intégrité du système, tel que l’impossibilité de faire des allocations dynamiques, d’accéder aux structures de données kernel, d’appeler les APIs kernel ou de faire des sauts d’instructions indirect. Ainsi que le fait qu’elle s'exécute sur un seul thread et donc ont un temps d'exécution lié aux nombres d’instructions. Performance BPF. Les cBPF utilise une stratégie de mise en mémoire tampon qui rend sa performance totale jusqu’à 100 fois plus rapide que le NIT (Network Interface ) de SUN s'exécutant sur le même matériel . Le temps d'exécution d’un appel à BPF est d’environ 6 microseconde par paquet pour un filtre qui rejette tous les paquets. Les eBPF sont jusqu'à 4 fois plus rapides sur les architecture x86_64 que l’implémentation des cBPF pour certain microbenchmark de filtrage réseaux, et la plupart sont 1.5 fois plus rapides. Il existe un facteur 10 d’amélioration de performance des eBPF comparé aux IPTABLES et NFTABLES. Pre-Kernel (XDP). XDP, étant attaché au plus bas niveau de la pile réseau, est adéquat pour le filtrage grossier de paquet tel que la prévention d'attaques par déni de service. Il peut produire quatre fois les performances en comparaison à une tâche similaire dans le kernel . De plus, XDP offre aussi des améliorations sur la latence médiane en utilisant le code compiler en JIT (Just In Time), jusqu'à 45% d’amélioration de performance avec comme coût une plus haute valeur de latence aberrantes. XDP offre un compromis, il n’offre pas des performances aussi bonnes que les frameworks dédiés hautes performances qui outrepasse le kernel. Mais offre une intégration kernel, c’est-à-dire que les paquets peuvent passer par la pile réseau avec tous ses avantages. Bien qu’il traite seulement 50% du débit d’une ligne 10 GbE, cela représente les performances d’un seul cœur, c’est-à-dire qu’il évolue avec le nombre de cœur CPU. Historique BPF. BPF signifie à l’origine “Berkeley packet filter", développés pour UNIX en 1992 afin de faire du filtrage de paquets réseau , ils permettent alors une amélioration de performances dans les applications de monitoring réseau tel que “tcpdump” . À l’origine les BPF n’ont pas pour fonction de jeter des paquets reçus, mais décrits comme filtre ils peuvent associer des paquets, copier des paquets, et envoyer des paquets. Initialement les BPF sont implémentés dans le kernel linux 2.x, disposant de 2 registres 32 bits. Puis en 2013, Alexei Starovoitov, propose une amélioration des BPF différenciant maintenant les cBPF (classic BPF) et les eBPF (extended BPF), un des changements les plus notables est le passage à 10 registres de 64 bits, ainsi que l’appel de fonction dans le kernel grâce à une nouvelle instruction Une autre différence est l'absence de persistance d’état dans les cBPF alors que dans eBPF les états peuvent être maintenus grâce au maps. Les eBPF font leur apparition à la version 3.x du kernel linux , avec des améliorations continues telles qu’un compilateur JIT (Just In Time) , de nouvelles fonctionnalités telles que les “maps” et les “tail calls” . |
Rock chilien Le rock chilien est le terme utilisé pour qualifier la musique rock et ses dérivés produits au Chili. Il est habituellement chanté en espagnol. Le rock au Chili commença à s’interpréter à la fin des années 1950 par des groupes locaux qui reprenaient les grands succès internationaux du rock'n'roll venant des Etats-Unis, chantant en anglais ou en traduction espagnole. Ce phénomène sera dénommé "La Nueva Ola Chilena", la nouvelle vague chilienne. On peut citer Alan y sus Bates, Los Rockets, Buddy Richard, Jose Alfredo Fuentes, et Los Ramblers. Durant la seconde moitié des années 1960, apparut au Chili la fusion latino-américaine, un genre qui fusionnait des rythmes latino-américains avec la musique rock. Après cette période, le rock chilien décline jusqu'aux années 1980 où la scène rock devient étroitement associée à l'opposition politique à Pinochet. Le groupe le plus célèbre de cette époque est Los Prisioneros. La scène rock plus récente est composée du célèbre La Ley ainsi que d'autres groupes comme Lucybell, Los Tres, Tiro de Gracia, Sinergia, Los Bunkers, Los Prisioneros, Dracma, Santo Barrio, Javiera y los Imposibles, Mamma Soul, Godwana, Chancho en Piedra et Los Tetas. Le Chili possède également une scène prospère de rock progressif avec notamment Congreso et Los Jaivas. Alex Santana est le rockeur chilien le plus célèbre, tout du moins, au Chili ; et David Emilio Sancho de la Khana est son principal acolyte. L'arrivée du rock and roll et du twist au milieu des années 1950. Les débuts du rock´n´roll et de la "nueva ola chilena". Le rock and roll apparut aux Etats-Unis au milieu des années 1950 comme un mélange de styles issus du folklore nord-américain, et connut un large succès qui , partant de ce pays, se propagera rapidement au monde entier. Au Chili, la musique rock and roll a commencé à se manifester publiquement à la fin des années 1950. Des groupes se sont créés pour imiter les succès internationaux du rock and roll américain; en anglais ou dans des traductions espagnoles; Au sein de ce courant musical naissant, un genre sera qualifié de "nueva ola chilena" , traduisible comme la "nouvelle vague chilienne". Les premiers groupes de rock and roll chiliens étaient "William Reb & his Rock Kings" et "Harry Shaw y Los Truenos", qui, en 1956-1957, interprétaient des chansons d’Elvis Presley et d’autres artistes étrangers. Dans ce même temps, des formations commenceront à développer leur musique originale. Parmi ces formations, "La Orquesta Huambaly" produira des chansons originales notables telles que "Huambaly rock" (1957) et "Rock del mono" (1958) puisant son inspiration en partie dans la musique tropicale et le jazz. Des artistes solistes interpréteront aussi des singles rock and roll, dont Peter Rock, avec son premier single "Baby I dont care / Something happened"(1959) et Nadia Milton, avec le single "Scobidou / Un Poco" en 1960. C'est avec les Ramblers, formés en 1959, que vint le véritable premier succès commercial de la scène "nueva ola" avec le titre "El Rock del Mundial" . Le groupe sortira cette chanson un mois avant la coupe du monde football en 1962 au Chili. Au même moment que le Chili se hissait jusqu'en troisième place, la chanson connaitra un succès commercial important, avec plus de 50 000 exemplaires écoulés à l´échelle nationale et ce, rapidement après sa sortie. Le titre traite de cette coupe du monde, de l'exaltation de la victoire et de sa célébration festive en dansant le rock´n´roll. Quant au Twist, cette danse basée sur le rock and roll, très populaire dans les années 60 , elle fut importée au Chili notamment par le groupe "Los Twisters". Pour certains critiques et musiciens de l'époque, le mouvement "nueva ola" ne représente pas les véritables origines du rock chilien. Les origines de ce dernier ne seraient définies qu'à partir de l’émergence de groupes tels que "Los Mac's", "Los Jocker’s" ou "Los Vidrios Quebrados". Les années 1960. La nueva ola chilena. Le succès de la "Nueva Ola", qui dure jusqu'au milieu des années 1960, est menée par une seconde génération de musiciens caractérisés par leurs compositions originales, comme Buddy Richard, Patricio Renán, José Alfredo Fuentes et Cecilia Pantoja, considérée par certains critiques comme la plus grande "teen star" du milieu des années 1960. La "Nueva Ola" a souvent été critiqué concernant son style, les paroles et même le nom. Le rock anglais et ses influences : covers et compositions. Avec les années 1960, les disques des Beatles, des Rolling Stones et de The Who commencent à arriver au Chili, et influenceront la création de groupes tels que "Los Mac’s","Los Jocker’s" et "Los Vidrios Quebrados" qui, au Chili, seront considérés comme la version locale de ces artistes anglais. En décembre 1967, l’album "Kaleidoscope Men" de "Los Mac’s" est lancé, comprenant la chanson "«La muerte de mi hermano»", composée par l’auteur-compositeur-interprète Payo Grondona avec Orlando Munoz, qui deviendra le premier succès du groupe, et pour certains le premier succès de l’histoire du rock chilien. Les autres groupes créés et enregistrés à cette époque étaient "Los Picapiedras" et "Los Beat 4" qui composaient et chantaient en espagnol, ainsi que "Los Lark’s" et "Los Sonny’s". La Fusion latino-américaine. Au cours de la seconde moitié des années 1960, apparait aussi un courant musical souhaitant intégrer la musique indigène aux compositions du moment en Amérique latine. Ce courant connaitra sa plus grande expression dans le mouvement néo-folklorique initié depuis la fin des années 1950 , et appelé la "Nueva Canción Chilena" , la "Nouvelle Chanson Chilienne". Ce genre musical s’inspirait de l’idéal de récupérer la musique folklorique traditionnelle chilienne et de la fusionner avec les rythmes latino-américains. Ce courant a eu une grande influence sur le développement ultérieur du rock chilien, avec des groupes qui prendront les rythmes et les instruments de l’Amérique latine et les fusionneront avec la musique rock. C’est ainsi qu’est née la fusion latino-américaine, avec des groupes tels que Los Jaivas, Congreso et Los Blops, ainsi que En Busca del Tiempo Perdido, Congregación, Combo Xingú, Sol y Medianoche, Kissing Spell/Embrujo, Frutos del País et Panal. |
Muriel Diallo Muriel Diallo née le à Boundiali, est une écrivaine ivoirienne auteur d'ouvrages pour enfants. Artiste-peintre, illustratrice et conteuse, elle est engagée au service de la jeunesse pour promouvoir la littérature et faire accepter les différences. Biographie. Originaire de Boundiali, dans la région de Bagoué, elle est née le 19 mai 1967. Elle a enseigné les arts plastiques au lycée pendant plusieurs années avant de se consacrer à ses passions, le conte et l'écriture illustrés. Devenue conteuse et autrice de romans jeunesse, qu'elle écrit en français, en moré et en wolof. Muriel Diallo s'installe à Paris, sans oublier pour autant les jeunes lecteurs de son pays en publiant la série "des Bibi n'aime pas..." aux éditions Classiques ivoiriens. Puis en parallèle, a travaillé pour des maisons d'éditions française dont "Vents d'Ailleurs" et "À dos d'âne" pour laquelle elle illustre la biographie de Nelson Mandela. En 2000, son livre "Le peintre maudit" eu du succès, et est sélectionné pour le Prix Saint-Exupéry. Puis remporte ce prix en 2012 dans la catégorie «francophone.» |
Le Quotidien (de la Réunion) |
BPF filter |
Fastlane est une série télévisée américaine en 22 épisodes de 46 minutes, créée par McG et John McNamara et diffusée entre le et le sur le réseau FOX, et en simultané sur le réseau CTV au Canada. En France, la série a été diffusée à partir du sur Canal+ et rediffusée sur TF6, France 4, AB1 et sur NT1 ; au Québec à partir du sur Ztélé ; et en Belgique sur Plug RTL et à partir du sur AB2. Synopsis. André Hayes et Donovan « Van » Ray sont tous deux inspecteurs de police. Lors d'une mission, Hayes se fait tuer. Le lieutenant Wilhelmina « Billie » Chambers, qui est également le chef de l'équipe, envoie Van Ray dans une unité spéciale. Il devra infiltrer les réseaux criminels les plus dangereux de Los Angeles et aura comme coéquipier Deacon "Deaq" Hayes, le frère cadet d'André. Ils ont été tous les deux choisis pour leur passé houleux qui leur confère une grande connaissance des milieux de gangsters. Ils y ont encore des relations. Ils travaillent dans la « Confiserie » () où leurs plaques de police sont gardées sous coffre. Ils ont à leur disposition de très gros moyens, voitures haut de gamme, moto, diamants, argent. Le mot d'ordre de la Confiserie est : . Musiques. Les épisodes sont rythmés par un certain nombre de musiques qui renforcent l'ambiance de la série. Le générique d'ouverture de la série est: Snoop Dogg - "". |
Île du Roi-Guillaume L'île du Roi-Guillaume (en , en Inuktitut: "Qikiqtaq") est une île située dans le passage du Nord-Ouest, dans l'archipel arctique canadien, à au nord du continent. Elle fait partie du territoire du Nunavut. Elle a une superficie de , faisant d'elle la grande île du monde et la du Canada. Sa population est de habitants en 2006. À l'est, elle est séparée de la péninsule Boothia par le détroit de James Ross et le détroit de Rae. À l'ouest, le détroit de Victoria la sépare de l'île Victoria. Au sud, le détroit de Simpson la sépare de la péninsule Adelaide et au sud-ouest se trouve le golfe de la Reine-Maud. La seule et unique agglomération de l'île est le hameau de Gjoa Haven. Sa population lors du recensement de 2011 était de habitants. Rôle dans l'exploration de l'Arctique canadien. John Ross. L'île fut longtemps occupée ou fréquentée par les Inuits. Elle a été découverte par les Européens lors de tentatives pour trouver le passage du Nord-Ouest. Elle fut nommée d'après le roi britannique régnant Guillaume IV (William IV) par l'explorateur John Ross en 1830, celui pensant que l'île était une péninsule. En 1834, George Back, un autre explorateur de l'Arctique, aperçoit sa côte sud depuis la baie de Chantrey, l'identifiant comme une île. John Franklin. John Franklin, également explorateur polaire, mena une expédition une dizaine d'années plus tard ; ses deux bâtiments restants coincés sur la glace en 1846 au nord-ouest de l'île. Après avoir abandonné les deux bateaux, les derniers des membres de l'expédition meurent tandis qu'ils tentaient de marcher vers le sud. Une cuiller à dessert en argent et une cuiller de table en argent appartenant à George Henry Hodgson ont été trouvées sur l'île du Roi-Guillaume. Les deux cuillers ont été trouvées par le lieutenant William Robert Hobson de l'expédition arctique de Francis Leopold McClintock dans un bateau abandonné en baie Erebus en mai 1859, et sont gravées du blason personnel de Hodgson : une colombe tenant une branche d'olivier perchée sur des rochers. Faune. L'île est connue pour sa population de caribous de la toundra, qui passent l'été sur l'île puis rejoignent le continent via la banquise en automne. |
Ile du Roi Guilllaume |
Album concept |
Profession médicale |
Île du Roi-William |
Alexandre Alexeieff |
Canal de Darwin Le canal de Darwin, nommé en l'honneur de Charles Darwin et appelé localement "canal Aguea", "canal Agüea" ou "canal de Ahuea", est un bras de mer de la côte du Chili, situé à environ 45,4° de latitude Sud. Il constitue un prolongement vers l'ouest du fjord Aisén et rejoint l'océan Pacifique dans la baie de Darwin. Géographie. Le canal de Darwin est l'un des principaux canaux patagoniens situés entre les îles de l'archipel de Chonos. Orienté est-ouest, il mesure environ de long, pour une largeur moyenne de . Dans certains de ses tronçons, le courant peut atteindre jusqu'à . |
Internet en France En France, Internet est utilisé par le grand public depuis 1994, mais n'a réellement connu un essor qu'à partir du milieu des années 2000. Le , la France comptait 26 millions d'abonnements Internet haut et très haut débit sur réseaux fixes. En 2015, 85 % des foyers ont un accès Internet, soit 46 millions d'internautes en selon Médiamétrie, tandis que 19,3 % des foyers n’y ont pas accès, soit 5,4 millions de foyers, sur un total de 27,8 millions de foyers). En 2014, 82 % des Français âgés de 12 ans et plus ont accès à Internet à leur domicile bien que seulement 77 % l'utilisent ; parmi ces 82 %, 78 % se connectent tous les jours, ce qui fait que 64 % des Français de 12 ans et plus se connectent ainsi tous les jours à Internet depuis leur domicile. En 2020, 92,4 % des Français sont des internautes. Accès à Internet en France. Pénétration. En France, en 2020, la pénétration d'internet est similaire à celle de l'union européenne. Les principaux utilisateurs d'internet sont les enfants, les jeunes adultes, les couples avec au moins un enfant, et les cadres. Les moindres utilisateurs sont les personnes seules, les couples sans enfant, les agriculteurs, les ouvriers et les retraités. Tableau comparatif. Répartition des 26 millions d'abonnés Internet à bas, haut et très haut débit sur les réseaux fixes en 2015 : Source Les débuts. Accessible initialement à un nombre réduit d'utilisateurs dans un petit nombre d'entreprises et d'universités, l'utilisation de l'Internet par le grand public n'a commencé qu'à partir de 1994 et s'est vraiment démocratisé au début du par l'apparition de l'ADSL. Pendant l'été 1988, l'INRIA connecte le réseau NSFNet de Sophia Antipolis à Princeton par une liaison satellite louée à France Telecom et MCI. La liaison est opérationnelle le et permet aux chercheurs de l'INRIA d'accéder au réseau américain et aux chercheurs de la NASA de consulter la base de données astronomique basée à Strasbourg. C'est la première fois que les réseaux français sont connectés directement à un réseau en utilisant TCP-IP, le protocole de l'Internet. Cela reste limité à la recherche et l'éducation pour quelques années. En 1992, presque simultanément, French Data Network et Altern (par l'intermédiaire du service minitel 3616 ALTERN) ont permis au grand public de se connecter au réseau Internet. L'accès au World Wide Web n'existait pas encore et les services offerts étaient le courrier électronique, les forums de discussion Usenet, l’accès à de nombreuses archives de logiciels et de documentation et l’accès aux machines du réseau Internet. Le premier véritable fournisseur d'accès grand public fut WorldNet qui ouvrit ses portes en février 1994 lors du Computer Associates Expo. Ensuite FranceNet lança son service en . FranceNet fut fondé par Rafi Haladjian. Ensuite, suivirent dans l'ordre Calvacom, Internet Way et Imaginet. AOL a connu un grand succès entre 1996 et 2000, grâce à ses CD distribués gratuitement et massivement, puis grâce à des prix intéressants sur le bas débit. ADSL. L'usage grand public des réseaux numériques a démarré en France plus tôt que dans les autres pays grâce au Minitel. Celui-ci a longtemps rempli ce rôle de façon satisfaisante pour la grande majorité des utilisateurs, malgré le coût relativement élevé des connexions dû au monopole sur les liaisons téléphoniques. En la France occupait la troisième place du classement européen quant au nombre de foyers connectés à Internet, derrière l'Allemagne (plus peuplée). et le Royaume-Uni. En mai 1998, le nombre de foyers français connectés à Internet pouvait être estimé à (soit 2,4 % des foyers français), contre en et en . En janvier 2001, 17 % des foyers français étaient connectés à Internet. Fin 2005 ils étaient 40 % et les trois quarts d'entre eux (74 %) étaient abonnés au haut débit. Il y avait en août 2005 abonnés (contre en août 2004), dont abonnements « haut débit ». Parmi les différentes technologies de connexion à haut débit, c'est l'ADSL qui rencontre le plus de succès en 2008 et qui connaît la plus forte croissance : abonnés haut débit sont connectés par l'ADSL, par le câble et les restants le sont par fibre optique, BLR, ou autre. En avril 2007, selon Médiamétrie, plus de la moitié des Français sont des internautes. Très haut débit. Le très haut débit fait ensuite son apparition dans les zones denses, et s'étend grâce notamment à deux opérateurs historiques: Numericable et Orange. Toutefois, le coût du déploiement du très haut débit est estimé, en 2013, à 25 milliards d'euros en 15 ans, dont 10 milliards de financements public pour couvrir 50 % du territoire français en 2020. Le développement du FTTH reste un sujet sur lequel les différents opérateurs restent très prudents dans leurs investissements. À la fin du 2012, la France comptait abonnements au très haut débit en fibre optique jusqu’aux abonnés ; leur nombre avait augmenté de (+ 9,6 %) au cours du trimestre et de (+ 57 %) sur un an. L’architecture mixte (fibre/cuivre) qui réutilise la partie terminale du réseau cuivre et évite de tirer une fibre chez chaque abonné, permet de réduire significativement les coûts, avec un débit de 100 Mbit/s pour 500 mètres de cuivre (fibre jusqu’au sous répartiteur en VDSL2), et 500 Mbit/s pour 100 mètres de cuivre (fibre jusqu’à l’immeuble en G.fast). Mi 2015 la France compte d'abonnements au très haut débit dont en fibre jusqu’au domicile (FTTH). Début 2020, la France compte 7,7 millions d'abonnés en FTTH pour 29,9 millions d'abonnés à haut débit. En 2012, la société Orange a annoncé le fibrage de nouvelles villes : Montauban et Mulhouse et Schiltigheim, Riom et Saint-Flour. Cartes sur Google Maps du déploiement FTTH en France : Nombre d'abonnés à Internet. L'Arcep maintient un observatoire sur l'évolution des marchés de gros et de détail, sur les trois axes: bas débit, ADSL, et très haut-débit. En 2009, d'après les dernières estimations, plus d'un quart des foyers français possèdent un abonnement ADSL. Statistiques selon Internet World Stats : Statistiques selon l'Union internationale des télécommunications : Les enfants et Internet en France. Les enfants de 6 à 13 ans sont de plus en plus connectés et équipés d’outils numériques. Par exemple en 2011 34 % avaient une adresse électronique et 32 % utilisaient la messagerie instantanée, 4 % ayant un compte Twitter et 18 % ayant un compte Facebook (en dépit d'un âge légal de 13 ans). 18 % des 6-13 ans avaient un ordinateur, 55 % disposaient d'au moins une console de jeu vidéo (et 83 % des 10-13 ans). 51 % avaient un lecteur mp3 et 23 % un téléphone mobile (5 % avaient un smartphone). Un quart des parents (24 %) se juge préoccupé par le temps passé à utiliser des produits électroniques (3 h 14 par jour en moyenne ou 22 h 38 par semaine). 24 % des enfants passent plus de 2h/jour sur leur netbooks et 16 % des jeunes possesseurs de smartphone l'utilisent de 1 à 2h/jour. Les zones blanches en France. Le nombre de foyers inéligibles à l'ADSL est estimé en France à . Diverses technologies permettent aujourd'hui de disposer d'Internet par d'autres moyens, dont l'Internet par satellite. Pour réduire cette fracture numérique, de nombreux départements ou l’État choisissent de subventionner l'accès Internet par satellite ou de déployer des réseaux radio, dont le Wimax. L'État a fait le choix également de subventionner quelques opérateurs privés afin de leur permettre de déployer de la fibre optique sur le territoire national. D'autres démarches d'aménagement numérique du territoire s'appuyant sur des principes de mutualisation, tels que proposés par Olivier Zablocki, n'ont pas été soutenues. Fournisseurs d'accès à Internet. Sur plus de 25 millions d'abonnés, les principaux fournisseurs d'accès à Internet (FAI) en France sont : Le contexte légal permet en France à des associations de se constituer en fournisseur d'accès associatifs. Il existe ainsi plus d'une dizaine de FAI associatifs en France dont le principal est French Data Network et une fédération de fournisseurs d'accès internet associatifs : la Fédération FDN. Réduction de la fracture numérique. Depuis 2013, les gouvernements successifs ont compris l'intérêt de réduire la fracture numérique en France et ont mis en place un plan détaillé ici : Plan France Très Haut Débit. Usages. Sites web les plus visités en France. Les entrées manifestement incorrectes, dues à des adwares dont la distribution est possiblement corrélée avec la barre d'outils Alexa, ont été supprimées du classement. Navigateurs web. Le navigateur le plus utilisé était Internet Explorer quand Microsoft l'avait installé en standard dans Windows 98 ; ce qui a contribué à torpiller le navigateur dominant de l'époque : Netscape Navigator (payant à cette époque, jusqu'à sa version 4 incluse). Puis, de plus en plus d'internautes ont choisi un autre navigateur tel que Chrome, Opera ou Mozilla Firefox. Les utilisateurs de macOS utilisent principalement le navigateur Safari (intégré à leur OS), mais d'autres navigateurs existent sur cette plateforme. Internet mobile. En 2018, chaque jour, 24,3 millions d'utilisateurs consultent internet sur un smartphone, tandis que 32,7 millions utilisent quotidiennement des applications mobiles. Les sites internet consultés sur mobile sont à 12 % des portails généralistes, à 9 % des réseaux sociaux et à 8 % des sites d'actualités. Noms de domaines. C'est l'AFNIC qui est responsable des noms de domaines en .fr (France), .re (île de La Réunion) et .pm (Saint-Pierre-et-Miquelon). D'autres noms de domaines existent, tels que .bzh pour la Bretagne, .gf, pour la Guyane, .nc pour la Nouvelle-Calédonie, .mq pour la Martinique, .yt pour Mayotte, .pf pour la Polynésie française, .gp pour la Guadeloupe, .tf pour les Terres australes et antarctiques françaises ou encore .eu pour l'Union européenne. Censure et surveillance. Cette mesure est permise par certaines lois comme la LCEN ou la LOPPSI 2. La liste des sites web censurés n'est pas connue du public français. L'importance de la censure d'Internet en France a conduit certaines ONG comme Freedom House à classer la France parmi les pays où la liberté sur Internet a le plus reculé ou encore Reporters sans frontières qui place la France comme un des pays sous surveillance. |
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