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Airais L'Airais est une ancienne circonscription de la province historique de Gascogne et une région naturelle à cheval sur les territoires actuels des départements des Landes et du Gers, située dans l'aire linguistique du gascon. Géographie. Défini comme région naturelle, l'Airais est situé à cheval sur les territoires actuels des départements des Landes et du Gers. Sa ville principale est Aire-sur-l'Adour. Histoire. Ancienne circonscription de la province historique de Gascogne, l'Airais comprenait jadis le Tursan. Culture. L'Airais est situé dans l'aire d'influence actuelle du gascon. Le français est la langue officielle, parlée et comprise par l'ensemble de la population. Le gascon, dialecte de l'occitan est la langue vernaculaire, encore en usage dans les zones rurales.
Martin Roche Martin Roche est un architecte américain né le et mort le . Il fait partie de l'école de Chicago. Il a travaillé avec William Le Baron Jenney et a fondé le cabinet d'architecte Holabird and Root avec William Holabird. Il a introduit l'art déco à Chicago.
Marcus Hanna Marcus Alonzo Hanna (connu sous le nom de Marcus A. Hanna et Mark A. Hanna) ( à Lisbon (Ohio) – à Washington DC) était un homme d'affaires et un homme politique américain. Il fut sénateur républicain de l'Ohio de 1897 à 1904. Il était un ami et un allié politique du président William McKinley. Il met à son service ses compétences et sa richesse pour soutenir les campagnes présidentielles de McKinley en 1896 et 1900. Après l'assassinat de William McKinley en 1901, il a travaillé pour la construction d'un canal au Panama, plutôt qu'ailleurs en Amérique centrale, comme cela avait été proposé précédemment.
Lactococcus lactis Lactococcus lactis (ou lactocoque lactique) est une bactérie à Gram positif, non mobile, non sporulante, mesurant en moyenne de 0,5 à . Les cellules de ce micro-organisme se regroupent habituellement en paires ou en courtes chaînes et sont communément isolées dans les produits végétaux, céréales, haricots, pois, pomme de terre, etc. Avec leur microflore fongique et microbienne très diversifiée, les lait crus de ruminants sont des milieux naturellement riches en lactocoques. On considère que la surface des trayons constitue la principale source de contamination du lait. "Lactococcus lactis" est une bactérie lactique homofermentaire, son métabolisme est hétérotrophe, anaérobie aérotolérante. Sa température optimale de croissance se situe aux environs de (elle est dite mésophile). Elle comporte habituellement un ou plusieurs plasmides portant des gènes codant des fonctions d'adaptation à l'environnement. Les deux sous-espèces lactiques "L. lactis" subsp. "lactis" et subsp. "cremoris" sont largement utilisées dans les levains laitiers pour la fabrication de fromages ou d'autres produits laitiers fermentés. Un biovar de la sous-espèce "lactis", nommé "diacetylactis", est capable de métaboliser les citrates en diacétyle et acétoïne, conduisant à la flaveur caractéristique des fromages frais. "L. lactis" est une bactérie modèle pour la recherche fondamentale qui est depuis plusieurs décennies, l'objet de très nombreuses études. C'est aussi la première bactérie lactique dont le génome a été entièrement séquencé. Taxonomie. Depuis les premières descriptions de "Lactococcus lactis" par Lister en 1873 puis par Orla-Jensen en 1919 sous deux autres noms, la classification taxonomique de cette bactérie a passablement changé. Elle fut d'abord désignée comme un streptocoque lactique car elle était en forme de coque et se regroupait en chaînettes de longueurs variables. Les études de Schleifer et coll. (1985) ont ensuite justifié la création d'un nouveau genre bactérien nommé "Lactococcus" regroupant la quasi-totalité des streptocoques d'un ancien groupe N. La bactérie fut donc nommée "Lactococcus lactis" et regroupée avec les espèces "garviae, piscium, plantarum, raffinolactis". C'est aussi à cette époque qu'elle fut reconnue comme agent primaire de l'acidification du lait caillé. Actuellement la taxonomie de "L. lactis" basée sur le phénotype comporte quatre sous-espèces : La sous-espèce "lactis" peut être distinguée par sa plus grande résistance au stress : elle est capable de croître à ou en présence de 4 % de NaCl. Elle est de plus capable de produire de l'ammoniac à partir d'arginine. Les souches de la biovar "diacetylactis" sont capables de métaboliser le citrate et de le convertir en diacétyle, un composé aromatique apprécié en fromagerie pour son arôme de beurre. "Les deux sous-espèces" "L. lactis" subsp. "lactis" et "L. lactis" subsp. "cremoris" "sont les plus intéressantes pour la production fromagère puisqu'elles entrent dans la composition de la quasi-totalité des levains fromagers". La sous-espèce "lactis" est mieux adaptée à la fabrication des fromages à pâte fraiche ou molle et la sous-espèce "cremoris" pour ceux à pâte pressée. Cette dernière est en outre réputée faire des fromages de meilleure qualité en raison de sa contribution spécifique à la saveur. En dehors de l'environnement laitier, la sous-espèce "L. lactis" subsp. "lactis" a été isolée sur des végétaux, dans l'appareil uro-génital féminin et le système gastro-intestinal de certains poissons d'eau douce. Par contre, les tentatives d'isoler des souches sauvages de phénotype "cremosis" ou "diacetylactis" dans l'environnement ont rencontré peu de succès. Les levains fromagers et en particulier ceux de phénotypes "cremosis" et "diacetylactis" ont été sélectionnés pour leur rôle dans la production de fromages et ont évolué en conséquence, si bien qu'ils ne sont plus aptes à survivre hors de l'environnement des laiteries. Les sous-espèces "hordniae" et "tructae" n'ont pas été isolées dans les produits laitiers mais la première a été isolée d'une cicadelle ("Hordnia circellata") et la seconde du mucus intestinal de la truite brune ("Salmo trutta") et de la truite arc-en-ciel ("Oncorhynchus mykiss") . Le séquençage du génome de la souche IL1403 de "Lactococcus lactis" ssp. "lactis" a été réalisée en 2001 par A. Bolotin et als. Par la suite, de nombreuses souches ont été séquencées. En 2013, étaient séquencées et disponibles dans la base de données GenBank (NCBI) les génomes des souches de "L. lactis" subsp. "cremoris" MG1363, NZ9000, SK11, A76, UC509.9 etc. et pour "L. lactis" subsp. "lactis" les souches IL1403, KF147, CV56, IO-1 etc. Parmi toutes ces souches, "L. lactis" subsp. "cremoris" MG1363 est sans conteste la souche modèle pour l'étude de la génétique des bactéries lactiques et le développement d'applications biotechnologiques. Cette souche qui ne contient aucun plasmide permet l'introduction de gènes de lactocoques supplémentaires et de gènes provenant d'un autre organisme (gènes hétérologues) en raison de la stabilité de son génome. De nombreuses fonctions essentielles pour la réussite de la fermentation sont portées par des plasmides. Le lait est un habitat privilégié des lactocoques où on les trouve à des niveaux pouvant varier de 10 à . Les multiples études génétiques des isolats de laiteries ont mis en évidence deux grands génotypes, nommés génotype "cremosis" et génotype "lactis", (voir tableau 1, les boîtes dans l'avant dernière colonne) qui ne correspondent pas toujours aux phénotypes. Ainsi dans le génotype "cremosis", on a des souches de phénotypes "lactis" (MG1363) et "cremosis" (SK11) et de même avec le groupe des génotypes "lactis", il y a des phénotypes "lactis" (KF147) mais aussi des phénotypes biovar "diacetylactis" (IL594). Pour illustrer ce phénomène, citons l'étude de Corroler (1999) menée dans la zone d'appellation « camembert de Normandie » sur la biodiversité des lactococoques originels des laits crus. La flore des "Lactococcus" de six exploitations laitières a été caractérisée sur les plans phénotypique et génotypique, au cours de deux saisons. L'analyse phénotypique a montré une représentation exclusive de "Lactococcus lactis" subsp. "lactis" alors que l'analyse génotypique révélait la présence des deux sous-espèces "lactis" et "cremosis" au sein des différentes exploitations. Métabolisme des glucides. La bactérie "Lactococcus lactis" est très utilisée dans la fabrication du fromage en raison de son aptitude à acidifier le milieu pour faciliter la formation du caillé mais aussi en raison de sa participation à la texture et à la saveur du produit fermenté. Le principal mécanisme détourné par l'homme est le "catabolisme des sucres" qui est naturellement utilisé par les lactocoques pour tirer leur énergie de l'environnement. La croissance de "L. lactis" dans le lait s'accompagne d'une "conversion rapide du lactose en acide lactique". C'est cette acidification du milieu qui protégera ensuite le produit fermenté de la contamination par des bactéries pathogènes ou d'altération, facilitera la formation du caillé et créera les conditions optimum pour l'affinage. Le lactose est le principal sucre du lait et son transport à l'intérieur de la bactérie, son métabolisme, la formation d'acide lactique et son expulsion extracellulaire ont été bien étudiés. Le lactose est un disaccharide formé d'un galactose lié à un glucose. Chez "L. lactis" le transport membranaire des sucres à l'intérieur est assuré principalement par deux procédés : le système phosphotransférase phosphoénolpyruvate dépendant ou PTS qui couple le transport et la phosphorylation du glucide et le système perméase qui couple la translocation du sucre à celle d'un proton, suivi d'une phosphorylation ultérieure dans la cellule. Le "système phosphotransférase spécifique du lactose" () a une forte affinité pour ce sucre et réalise un transport très efficace sur le plan énergétique puisqu'une molécule de lactose est transportée et phosphorylée au prix d'un seul équivalent ATP. Le lactose est ensuite hydrolysé par la P-β-galactosidase en glucose et galactose-6-P qui vont rejoindre la glycolyse suivant des voies différentes. Alors que le glucose emprunte directement la voie de la glycolyse, le galactose-6-P doit passer par la "voie du tagatose" avant d'entrer dans la glycolyse. L'opéron engagé dans cette fermentation homolactique rapide sont habituellement situés sur un plasmide ("lac"-plasmide). Les souches de "L. lactis" qui fermentent lentement le lactose produisent généralement divers produits finaux comme des acétates, formiates, éthanol et lactate. Le métabolisme lent du lactose est lié à un "système perméase-β-galactosidase" () qui ne se rencontre que chez peu de souches laitières de "L. lactis" comme IL1403, et chez deux souches non laitières (NCDO2054 et KF147 isolée dans les germes de haricots mungo). Après son transfert via le système perméase, le lactose est hydrolysé en glucose et galactose (par la β-galactosidase) qui rejoignent la voie de glycolyse par des voies différentes. Le glucose emprunte directement la voie de la glycolyse alors que le galactose est dirigé vers la "voie de Leloir" avant de rejoindre la glycolyse (voir figure 1). Finalement, il semble que le système perméase-β-galactosidase ne joue qu'un rôle mineur dans l'assimilation du lactose par les souches de "L. lactis". Les lactocoques cultivés dans un milieu riche en lactose comme le lait, absorbent le lactose mais en présence d'autres sucres, ils sont aussi aptes à les absorber et les métaboliser. Ainsi, le système de transport principal du glucose de "L. lactis" est le mannose-PTS () qui peut aussi transporter le mannose, la glucosamine et le fructose. Outre le lactose et le glucose, les systèmes PTS peuvent transporter aussi des β-glucosides tels que l'amygdaline, l'arbutine, le cellobiose, l'esculine et la salicine. À part l'amygdaline, ces molécules sont constituées d'un aglycone relié par une liaison β-glucoside à au moins un sucre. Le cellobiose est l'unité structurale du polymère le plus abondant sur terre, la cellulose. Après translocation par le système PTS, le P-glucoside est hydrolysé en glucose et glucose-6-P ou les divers aglycones. La glycolyse est la voie principale du métabolisme du glucose. Cette voie est rejointe directement ou en cours de route par les produits résultant du clivage du lactose (en glucose et galactose), via la voie de Leloir ou du la voie du tagatose. La glycolyse est un mécanisme de régénération d'énergie sous forme d'ATP qui ne nécessite pas d'oxygène. Une mole de glucose produit deux moles de pyruvate et deux moles d'ATP. Pour les bactéries lactiques homofermentaires comme le "Lactococcus lactis", le pyruvate est ensuite transformé en acide lactique (lactate), produit essentiel de la fermentation lactique anaérobie, grâce à une lactate déshydrogénase (LDH). Métabolisme du citrate. Les lactococoques lactiques comme certaines bactéries lactiques sont capables de métaboliser l'acide citrique (ou citrate) en condition d'anaérobiose pour produire des composés responsables des arômes des produits laitiers fermentés. L'acide citrique présent dans le lait est considéré comme le principal précurseur de la formation des composés aromatiques appréciés comme l'acétate, l'acétoïne (odeur de beurre), le diacétyle (odeur de fromage) et 2,3-butanediol (arôme beurré). Les de citrate contenu dans chaque litre de lait se trouve dans la phase liquide et partent en partie avec l'égouttage du petit-lait. Le citrate est transporté à l'intérieur de la cellule bactérienne par le biais d'une perméase protonique, codée par le gène "citP" inclus dans l'opéron "citQRP" d'un plasmide. La citrate perméase a une activité optimale à un pH compris entre 4,45 et 5,2. Le temps durant lequel le produit fermenté reste dans cette zone de pH est directement corrélé avec la quantité de diacétyle produit. Des expériences "in vitro" ont montré que le rôle de "citP" est de capter le citrate et en même temps d'excréter le lactate produit par la glycolyse. Plus il y a d'acide lactique et plus la dégradation du citrate est prononcée. En fin de fermentation lactique, le lactate s'est accumulé dans le milieu à des concentrations telles que la croissance est inhibée. Les bactéries capables de fermenter le citrate ont donc un moyen de résister aux effets inhibiteurs du lactate. Une fois à l'intérieur de la bactérie, le citrate est scindé en acétate et oxaloacétate qui est lui-même décarboxylé en pyruvate et dioxyde de carbone . Les deux enzymes qui contrôlent ces réactions sont codées par des gènes chromosomiques (resp. "sitE" et "sitF") constitutives des souches de "L. lactis" subsp. "lactis" biovar "diacetylactis". L'α-acétolactate est formé à partir de deux molécules de pyruvate. Cette molécule instable est décarboxylée en acétoïne (ou en diacétyle par voie chimique). Enfin, l'acétoïne est réduit en 2,3-butanediol. "Le 2,3-butanediol est responsable de l'arôme beurré, de l'odeur de crème et de l'arôme de noisette". Par contre, l'acétoïne qui a été décrit comme porteur de l'arôme de crème et d'amande, semble avoir peu d'intérêt olfactif direct. Une étude d'une collection de 36 souches domestiquées ou environnementales de "L. lactis" quant à la production de diacétyle ou d'acétoïne, a montré que les souches domestiquées appartenant au biovar "diacetylactis" étaient celles capables de produire de grandes quantités de diacétyle/acétoïne durant le début de leur croissance. Chez ces souches, la consommation de citrate a été identifiée comme le déterminant majeur de la production d'arômes. Le système protéolytique. Pour leur croissance, les "Lactococcus lactis" ont besoin d'acides aminés. La plupart des souches requièrent de l'isoleucine, leucine, histidine, méthionine et valine. Mais la concentration de ces derniers est très faible dans le lait et ne peut assurer qu'une part très limitée de la croissance. Un moyen pour obtenir suffisamment d'acides aminés est de recourir à la décomposition des protéines par la voie enzymatique. Ainsi, "L. lactis" utilise la caséine, la protéine la plus abondante du lait, comme source principale d'acides aminés nécessaires à sa croissance. La machinerie protéolytique du lactocoque est composée : La protéase de paroi PrtP, fixée à l'extérieur de la cellule, est une enzyme à sérine qui hydrolyse les caséines en oligopeptides. Ceux-ci sont ensuite transportés à l'intérieur de la cellule par trois transporteurs. Les peptides sont alors hydrolysés par plusieurs peptidases en acides aminés. En 2008, il y avait 41 peptidases connues ou potentielles chez "L. lactis" enregistrées dans les bases de données comme NCBI. Les peptides sont cassés de diverses manières par ces différentes peptidases. Les lactocoques jouent un rôle essentiel dans la transformation du lait en fromage. Nous avons vu que par la production d'acide lactique, ils contribuent à déstructurer les micelles de caséines et à provoquer leur coagulation. Une fois le caillé égoutté, celui-ci subit une phase d'affinage qui correspond à une digestion enzymatique. "La protéolyse est le phénomène dominant de l'affinage." Et à nouveau les lactocoques peuvent jouer un rôle important en raison de leur système protéolytique. Les peptidases intracellulaires peuvent être libérées dans le caillé à la suite de la lyse cellulaire. Elles deviennent alors les principales responsables de la formation de petits peptides et d'acides aminés libres dans le fromage. Écosystèmes du lait et des fromages. Les lactocoques lactiques jouent un rôle essentiel dans la production de laits fermentés et de fromages. Ils peuvent être présents en tant que : - bactéries lactiques sauvages, éléments naturels dans la flore du lait, apportées par les trayons, le matériel de traite et de stockage du lait et l'atelier de fabrication ou - ensemencées volontairement dans le lait. L'amélioration de l'hygiène dans les pratiques de la traite et du stockage du lait a permis de réduire considérablement la flore microbienne indésirable des laits crus (actuellement en France environ ). Plus de 200 espèces microbiennes ont été décrites dans les laits. Parmi celles-ci, certaines sont dangereuses pour la santé du consommateur et d'autres sont utiles à l'acidification des caillés et au développement des caractéristiques organoleptiques des fromages. "Lactococcus lactis" fait partie bien sûr de cette flore utile, dite "d'intérêt technologique". "À l'intérieur de la partie supérieure de la mamelle, le lait est stérile". Pour comprendre la source des milliers de micro-organismes qui colonisent le lait, Anne-Cécile Normand a mené une étude du cheminement des micro-organismes depuis l'étable jusqu'au lait. Elle a pu établir que la majorité des espèces bactériennes recensées dans le lait avait pour origine l'environnement de la salle de traite (air, nourriture utilisée pendant la traite, trayons). D'après une étude microbiologique du lait de vaches, faite sur 27 troupeaux dans la région de production du camembert de Normandie, durant les six premiers mois de l'année (Desmasures et als, 1997), il ressort que les lactocoques () sont les plus nombreux après les "Pseudomonas" (), suivi par les "Micrococcaceae" (). Les bactéries lactiques étaient généralement bien représentées dans tous les échantillons, avec un rapport lactocoques/germes totaux d'environ 10 %, soit un ratio bien moins élevé que dans les laits contaminés. Cette étude pionnière, de la flore globale du lait cru destiné à la fabrication de fromage, éclaire l'apport des micro-organismes du lait aux caractéristiques organoleptiques des fromages. Les études qui ont suivi ont confirmé ces résultats. Les micro-organismes habituellement trouvés dans les laits crus de vache sont des staphylocoques et des bactéries corynéformes (), les bactéries à Gram négatif (Entérobactéries et "Pseudomonas sp.") (), puis viennent cinq groupes à concentration moyenne semblable () : Lactocoques, Lactobacilles, Leuconostoques, Entérocoques, et les Levures. La suppression de la microflore par microfiltration ou pasteurisation du lait, entraine une perte de goût et une diminution de la richesse du goût du fromage. Sur le cantal, les écarts de profils aromatiques entre les fromages au lait cru et ceux au lait pasteurisé, ont pu être corrélés à des différences de niveaux de composés aromatiques mesurés dans la pâte. Sur les trois paramètres étudiés jouant un rôle sur l'arôme du cantal, on a découvert que la pasteurisation avait un effet négatif plus important que l'alimentation des vaches ou la durée d'affinage. Les « olfactogrammes » des fromages au lait cru ont été globalement plus riches en intensité et en nombre de pics, avec notamment une proportion élevée d’acide butyrique. Une étude de Verdier-Metz et als 2004, a montré l'intérêt de préserver des laits à des niveaux compris entre et parce qu'ils présentent un indice de diversité génétique plus élevé que les laits ultra-propres à moins de . Les laits ultra-propres (dits "pauci-microbiens") ont une acidification naturelle plus lente que les laits plus chargés. D'après une étude des flores bactériennes du "lait de chèvre", menée auprès de 38 fermes d'élevage caprin, productrices de Pélardon et Rocamadour AOP dans les régions du Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées, il ressort que le groupe dominant de micro-organismes (cultivé sur agar Elliker) est constitué de bactéries lactiques (173 colonies sur 177) avec principalement "L. lactis" et des entérocoques (161 colonies sur 173). La sous-espèce "L. lactis" subsp. "cremoris" semble spécifiques de seulement deux propriétés. D'autres études donnent en moyenne pour le lait de chèvre et pour le lait de brebis. La microflore du lait est la première à intervenir dans la fabrication du fromage. C'est pourquoi on retrouve dans les fromages les "Lactococcus", "Lactobacillus", "Enterococcus", "Leuconostoc", "Pediococcus" et "Streptococcus". La fonction de ces bactéries est de dégrader le lactose en acide lactique et de former les composés d'arôme du fromage. Du fait de ces propriétés, les "Lactococcus lactis" sont utilisés dans la plupart des levains laitiers mésophiles souvent associés à "Leuconostoc mesenteroides subsp. cremoris". Ces levains mésophiles sont en général employés pour la fabrication des fromages dont la température du caillé ne dépasse pas soit principalement les fromages à pâte fraiche et à pâte molle. Ainsi, pour faire du fromage blanc avec un lait ayant subi des traitements thermiques ou chimiques, il faut ensemencer avec des souches "Lactococcus lactis". Avec les fromages à pâte molle comme le camembert AOC de Normandie qui est produit avec du lait de vache n'ayant subi aucun traitement thermique, les lactocoques sont déjà présents dans le lait. Durant la phase de maturation primaire, ces lactocoques se développent significativement, contrairement aux lactobacilles et aux levures. Ils sont ensuite consolidés par l'ajout massif de levains lactocoques. Finalement, la flore lactique du camembert est dominée par la sous-espèce "Lactococcus lactis" subsp. "lactis" au plan phénotipique. Les lactocoques lactiques sont aussi couramment rencontrés dans les fromages à pâte pressée non cuite (salers, saint-nectaire, castelmagno) ou semi cuite (fontina) et les fromages à pâte persillée (stilton, gorgonzola, cabrales). Il a été observé que lors de la fabrication d'un fromage saint-paulin utilisant un levain de lactocoques, la conversion d'acides aminés en composés d'arômes s'obtenait grâce à une aminotransférase aromatique (AraT) de "L. lactis" subsp. "cremosis" NCDO763. Les aminotransférases (ou transaminases) catalysent une réaction entre un acide aminé et le acide α-cétonique correspondant. L'activité de la transaminase AraT conduit à la production d'isovalérate (arôme de fromage affiné), de 2-méthylbutanal (arôme fruité, malté), de benzaldéhyde (arôme d'amande amère) et de composés soufrés comme le méthanethiol (arôme de chou). Une autre transaminase BcaT intervenant dans la dégradation des acides aminés branchés, a été purifiée dans la même souche de "cremosis". Elle conduit à la production d'isobutyrate, d'isovalérate, d'aldéhydes et d'alcools. La technologie principale pour la "fabrication de fromages de chèvre fermiers ou de brebis sous AOP" (comme rocamadour, pélardon, picodon, selles-sur-cher, sainte-maure-de-touraine, crottin de Chavignol…) consiste à associer présure et ensemencement par des bactéries lactiques pour provoquer la coagulation. La déstabilisation des caséines est initiée par l'ajout de présure mais à une dose insuffisante pour obtenir un caillé ferme. C'est ensuite l'acidification produite par l'ajout de bactéries comme "Lactococcus lactis", associées aux bactéries indigènes du lait cru qui permet la formation du coagulum. L'ensemencement par les lactocoques se fait soit en utilisant des ferments lactiques industriels soit en utilisant le lactosérum prélevé au moment du moulage de la fabrication précédente. Le lactosérum, composé d'un ensemble de souches spécifiques d'une exploitation, contient majoritairement des "L. lactis" et contribue à la spécificité des fromages fermiers.
Le Monde en marche (film, 1934) Le Monde en marche (titre original : "") est un film américain réalisé par John Ford, sorti en 1934. Le film dépeint une grande fresque historique et familiale entre l'Europe et les États-Unis... Synopsis. En 1825, deux familles de négociants en coton vivant entre l'Angleterre et l'Amérique, ouvrent des succursales en France et en Prusse, après s'être jurés de se soutenir mutuellement. Les chefs de familles sont ainsi convaincus qu'une grande alliance entre eux, leur assurera la prospérité capable de résister à de futures calamités telle que les guerres napoléoniennes, dont l'Europe se remet lentement. De nombreuses décennies plus tard, la Première Guerre mondiale qui éclate et les années qui suivent mettent leurs entreprises à l'épreuve...
Strepsirrhini Les strepsirrhiniens sont des primates qui comprennent les lorisiformes (loris et galagos), les lémuriformes (lémuriens) et les chiromyiformes (le aye-aye). D'une manière générale, ce sont des vertébrés insectivores munis d'une queue recouverte de fourrure, d'une face allongée avec un rhinarium (museau sans poil et humide) et des yeux ronds. Ils correspondent à l'ancienne classification des prosimiens non tarsiers. Caractéristiques. Les strepsirrhiniens ont cinq doigts aux mains et aux pieds. La caractéristique principale qui les distingue des autres primates est la présence d'un peigne dentaire à l'avant de leur denture : c'est un ensemble de 6 dents constitué des 4 incisives et des 2 canines, toutes allongées et orientées vers l'avant. Ce peigne dentaire sert à récupérer la gomme des arbres dont ils se nourrissent, mais également à l'épouillage. Environ les trois quarts de toutes les espèces des strepsirrhiniens existantes sont nocturnes (alors que le groupe disparu des Adapiformes était diurne), dormant dans des nids conçus à partir de feuilles mortes ou des creux d'arbres. Leurs principales adaptations à l'activité nocturne sont des yeux relativement grands, de grandes oreilles mobiles, des poils tactiles sensibles, un sens développé de l'odorat et un tapetum lucidum derrière la rétine. Liste des familles. Selon la troisième édition de Mammal Species of the World, de 2005 : Protection. Toutes les espèces de primates sont inscrites à l'annexe II ou pour les plus menacées à l'annexe I de la CITES.
The World Moves On
Lancashire Le Lancashire , ou Lancastre, parfois abrégé Lancs, est un comté en Angleterre. Le nom de l'ancienne ville principale du comté est Lancastre. Le chef-lieu actuel est Preston. Jusqu'en 1974, Liverpool et Manchester faisaient partie du comté, jusqu'à ce que le Local Government Act 1972 crée les comtés de Merseyside et du Grand Manchester, comtés métropolitains. De même, jusqu'en 1974, la péninsule de Furness et une partie du Lake District constituaient une exclave du comté appelée « "Lancashire Beyond the Sands" », jusqu'à ce que ce même acte de 1972 crée le comté de Cumbria. Aucun de ces trois comtés ne fait plus partie du comté cérémonial. Le symbole du Lancashire est la rose rouge, emblème de la maison de Lancastre. Elle figure notamment sur le drapeau du Lancashire, reconnu par le Flag Institute en 2008. Historique. Le paysagiste William Sawrey Gilpin (1761/62 - 4 avril 1843) a travaillé dans le parc de Shaw Hill à Whittle-le-Woods.
Équation du radar L'équation du radar est un bilan des puissances sur le trajet aller-retour d'une onde émise par un radar. Celle-ci dépend des caractéristiques du radar (antenne, circuits électroniques, guide d'ondes, pertes de signal, etc.), de celles de la cible et du milieu traversé le long du trajet. Les premières sont constantes alors que les deuxièmes et troisièmes varient dans le temps et l'espace. Forme générale. Établir l’"équation du radar" consiste à faire le bilan de puissance sur le trajet aller/retour du signal émis. La puissance reçue par l'antenne réceptrice d'un radar est donnée par : "Pr" = Puissance reçue (watts) "Pt" = Puissance transmise (watts) "Gt" = gain de l'antenne émettrice "Gr" = gain de l'antenne réceptrice "λ" = longueur d'onde du radar (mètres) "σ" = section efficace ou surface équivalente radar (coefficient de réflexion de la cible, mètres carrés) "Rt" = distance cible-radar émetteur (mètres) "Rr" = distance cible-radar récepteur (mètres)
Mont Augustus Le mont Augustus est une montagne située dans l'Ouest de l'Australie, à environ au nord de la ville de Perth. Il est deux fois plus grand que le monolithe Uluru (Ayers Rock) mais, contrairement à ce dernier et malgré une croyance répandue, il s'agit d'un monoclinal composé de plusieurs types de roches. Datant d'environ 1,8 milliard d'années, il est haut de et couvre une superficie de . Le , Francis Gregory fut le premier européen à gravir le mont Augustus. Il le baptisa en hommage à son frère, Sir Augustus Charles Gregory (1819-1905). Géologie. Le mont Augustus est composé de sable et de conglomérat, une formation que les géologues appellent le sable du mont Augustus. Le sable du mont Augustus fut déposé par un ancien réseau de rivières et est un peu plus jeune que le granite en dessous (vieux de 1,64 milliard d'années). La disposition horizontale originale des strates fut par la suite désorganisée à cause de la tectonique des plaques.
Leicestershire Le Leicestershire , abrégé en « "Leics" », est un comté d'Angleterre situé au cœur des Midlands. Il est entouré par le Nottinghamshire, le Lincolnshire, le Rutland, le Northamptonshire, le Warwickshire, le Staffordshire et le Derbyshire. Le Leicestershire tire son nom de la ville de Leicester, qui est enclavée dans le comté et administrée séparément. Le comté cérémonial du Leicestershire (c'est-à-dire le comté non métropolitain plus la ville de Leicester) a une population totale estimée à un million d'habitants, dont la moitié vit dans l'aire urbaine de Leicester. Sa devise est "For'ard For'ard" (« En avant, en avant »). Histoire. Lors du grand recensement normand de 1086, le territoire du Leicestershire est découpé en subdivisions (nommées "Wapentakes", puis "hundreds"), et notamment dans le Domesday Book. La première utilisation connue du terme Leicestershire date de 1087, sous le nom de "Lægrecastrescir." Les frontières du Leicestershire ont très peu changées depuis cette époque. En 1974, le "Local Government Act 1972" fait fusionner le Leicestershire avec la ville de Leicester et le comté de Rutland. Cette décision est annulée le 1er avril 1997. Le symbole du comté est le renard. Le Leicestershire est considéré comme le lieu de naissance de la chasse au renard telle que pratiquée aujourd'hui. Son inventeur, , vivait à . De nombreuses associations de chasse au renard existent à Melton Mowbray et Market Harborough. Le Leicestershire est le dernier comté traditionnel d'Angleterre à adopter un drapeau officiel, en juillet 2021. On retrouve sur celui-ci le renard et une potentille, tous deux symboles associés au Leicestershire. Géographie. La rivière Soar et ses affluents constituent le principal bassin versant du comté. Cette dernière est un affluent du fleuve Trent, qu'elle rejoint au point de jonction du Derbyshire, du Leicestershire et du Nottinghamshire. L'Avon et la rivière Welland coulent également en bordure sud du comté. Le centre géographique de l'Angleterre se situe en Leicestershire, près du village de Fenny Drayton. La partie nord-ouest du comté, au niveau de Coalville, héberge la National Forest qui s'étend également dans le Derbyshire et le Staffordshire. L'altitude du Leicestershire est comprise entre 20 et 278 mètres, et son point culminant est Bardon Hill. Démographie. La population du Leicestershire (Leicester exclus) est de 609 578 personnes (en 2001). Leicester exclus, la ville la plus peuplée du Leicestershire est Loughborough. D'autres villes parsèment le comté : Ashhby-de-la-Zouch, Coalville, Hinckley, Market Harborough, Melton Mowbray, Oadby, et Lutterworth. Économie. Ingénierie. L'ingénierie est historiquement une activité économique importante du Leicestershire. La ville de Loughborough est reconnue pour produire des cloches d'églises depuis le XIV siècle. L'usine de John Taylor & Co est la plus grande fonderie de cloche d'églises au monde. La "Great Paul", le bourdon de la cathédrale Saint-Paul de Londres est produite à Loughborough en 1881. L'entreprise Norman & Underwood conçoit des vitraux d'églises depuis 1825. Coalville abritait des années 1820 jusqu'à 1986 trois mines de charbon. L'industrie automobile est également présente au Leicestershire, notamment Noble Automotive à Berwell ou encore Triumph Motorcycles à Hinckley. Il existe des partenariats entre le monde de l'ingénierie et les universités locales, notamment Loughborough University, Leicester University et De Montfort University. Le System Engineering Innovation Centre et le Centre for Excellence for low carbon and fuel cell technologies sont situés sur le campus de l'université de Loughborough. Agriculture. Le Leicestershire est une terre historique d'élevage, une pratique qui perdure encore aujourd'hui. Robert Bakewell, figure de la vivait à Dishley, près de Loughborough. Le Leicester Longwool est une race ovine d'Angleterre. Le Leicestershire County Show a lieu en mai, et comprend des expositions d'animaux, des expositions commerciales et des sauts d'obstacles. Le marché de Melton Mowbray est un important marché de bétail régional. L'économie rurale tient une place importante en Leicestershire, qui compte en nombre des chenils et des écuries. Gastronomie. Le Stilton et le Red Leicester sont des fromages locaux. Le Leicestershire est également célèbre en Angleterre pour sa tourte à la viande de porc. Le Leicestershire exporte également de la farine, de la viande de dinde, de l'eau de source, de la bière, du vin, et du chocolat. Le Leicester Market est le plus grand marché couvert en plein air d'Europe. Le festival annuel East Midlands Food & Drink se tient à Melton Mowbray et est le plus grand festival gastronomique régional britannique. Quelque 15 grands fabricants indiens de produits alimentaires sont basés à Leicester. Subdivisions. Le Leicestershire est divisé en sept districts et une autorité unitaire : Politique. Le Leicestershire comprend dix circonscriptions électorales. La circonscription de Rutland and Melton s'étend également sur le petit comté voisin de Rutland.
Equation du radar
Tursan Le Tursan est un terroir du département des Landes, appartenant au Pays de l'Adour landais. Localisation. Appartenant à l'ancienne province de Gascogne, le Tursan se situe en retrait de la côte et de la vaste forêt de pins. Encaissé dans le sud-est du département, il offre un paysage vert et vallonné où pousse le maïs qui sert à engraisser oies et canards. Le Tursan est bordé au nord par les Petites Landes, à l'ouest par la Chalosse, au sud par le Béarn, et à l'est par l'Armagnac. Avant la Révolution française, ce terroir s'étendait plus au sud, sur une dizaine de communes du Soubestre (autour d'Arzacq-Arraziguet), qui ont été rattachées en 1790 au département des Basses-Pyrénées. Description. En 1651 Pierre Duval, carte à l'appui, décrit ainsi le pays dans "Description de l'archiprêtré de Tursan (ou d'Urgons), diocèse d'Aire" : Villes. Les villes principales sont : Aire-sur-l'Adour et la bastide de Geaune Outre les communes composant la communauté de communes du Tursan, d'autres villes ajoutent le nom à leur toponyme pour les différencier de villes homonymes peu éloignées ; par exemple Castelnau-Tursan (voir aussi « Castelnau »), ou Vielle-Tursan, qui se distingue ainsi de Vielle-Saint-Girons, Vielle-Soubiran (Landes), Vielle-Adour, Vielle-Aure et Vielle-Louron (Hautes-Pyrénées). Géologie. Le Tursan présente des sols argilo-calcaires sur formation Tertiaire de l'Éocène. Pèlerinage de Saint Jacques. Le Tursan est traversé par le principal chemin de pèlerinage qui mène jusqu'à Saint Jacques de Compostelle au départ du Puy-en-Velay : la Via Podiensis. Principales étapes : Histoire. Protohistoire. Au début du le plateau du Tursan est, dit G. Fabre, « couvert de tumulus ». Quelques-uns ont été explorés par Pierre-Eudoxe Dubalen et son collègue M. Lummau qui lui succède dans les années 1920 au poste de conservateur du musée Dubalen de Mont-de-Marsan. Les tumulus de Vielle-Aubagnan, comme ils sont souvent nommés dans la littérature scientifique, sont sur Vielle-Tursan, proches d'Aubagnan. Ils ont été datés de la Tène (second âge du fer). L'un d'eux, exploré par Pierre-Eudoxe Dubalen en 1914, a livré les restes d'un casque portant des décorations celtiques, une trouvaille exceptionnelle dans la région ; et les vestiges de deux phiales portant chacune des inscriptions ibères, uniques dans le sud-ouest de la France (qui n'a fourni des inscriptions ibères que sur de très rares monnaies). Une partie des collections de P.-E. Dubalen se trouve au musée Dubalen à Mont-de-Marsan. Le groupe de mégalithes du Bahus comporte des menhirs et des dolmens, dont le menhir gravé de Guillay à Larrivière et l'allée couverte de la pierre de Pithyé à Fargues. Ce groupe du Bahus se trouve sur un plateau de d'altitude moyenne partagé, sur les communes de Buanes, Fargues, Classun, Larrivière et Montgaillard, entre l'Adour et le ruisseau du Bahus, affluent de rive gauche de l'Adour. Ce plateau a longtemps été couvert de landes, jusqu'au développement de la culture du maïs dans les années 1960 - et jusqu'aux grands remembrements des années 1960. Au sud, entre Thèze (Pyrénées-Atlantiques) et Lacajunte, le plateau forme un couloir étroit et la densité de tumulus y est importante ; les tertres y sont regroupés en nécropoles. De Lacajunte à Hagetmau le plateau s'élargit, les tumulus s'éparpillent et les nécropoles sont plus rares. Ainsi à Lacajunte se trouve un site comprenant un grand tumulus isolé, haut d'environ encore en 1987 ; une nécropole de 7 tertres plus petits et presque arasés (en 1987) que les anciennes études nomment « de Fratis » ; et une mare fossile avec un déversoir emmenant l'eau au ruisseau du Lous. À Arboucave en rebord de plateau, l'enceinte d'un site comprenant une petite nécropole et plusieurs tumulus est déjà complètement arasée en 1987. Ce site fait partie d'un ensemble de tumulus dit « nébuleuse tumulaire d'Arboucave ». Aux landes de Caraous, des parcelles contenant dix-sept tertres funéraires sont classées Monuments historiques depuis le 4 novembre 1971. Les tumulus peuvent servir de sépultures ou d'habitations, parfois des deux à la fois avec la partie Est pavée servant d'habitat et la partie Ouest non pavée servant de sépulture. F. Didierjean propose une hypothèse pour expliquer le choix des hauts de plateau pour l'établissement de tumulus : des landes couvrant les plateaux argilo-sableux auraient été des points d'attraction, notamment en regard des troupeaux qui pouvaient y paître et s'y abreuver aux mares. R. Arambourou (1971) avait suggéré que les populations de la Protohistoire avaient un mode de vie semi-nomadique lié à un élevage transhumant ; les plateaux allongés auraient été utilisés comme des couloirs naturels divergeant vers les Landes à partir du plateau du Ger. Ces plateaux sont d'ailleurs parcourus par des pouges, très anciens chemins qui suivent les lignes de crête et évitent autant que possible le franchissement de vallées. Ainsi on trouve le chemin de la Pouge, qui va vers Saint-Sever en passant par Samadet ; et le chemin de Saint-Pé, qui rejoint l'Adour en aval d'Aire. Mais cette hypothèse n'explique pas la dissémination des tumulus à certains endroits, et la continuation du chemin de la Pouge au-delà de Samadet n'est pas démontrée. Moyen Âge. Avant le , le Tursan est une mosaïque de petites seigneuries La plupart de ces seigneuries relèvent directement du duc de Gascogne. Cependant aux , les Miremont dominent le Tursan (ils apparaissent brièvement comme vicomtes de Miremont dans quelques actes, et certains auteurs les ont appelés à tort vicomtes de Tursan), mais sont vassaux du vicomte de Béarn. Le Tursan reste par la suite dans la mouvance du Béarn. Dans un acte de 1390 de Gaston III de Foix-Béarn est mentionnée pour la première fois la vicomté de Tursan. Ce titre passe ensuite aux maisons de Grailly, d'Albret et de Bourbon. En 1607, le dernier vicomte de Tursan, Henri IV réunit la vicomté au domaine royal. Vignoble. Appellation d'Origine Contrôlée, le vignoble de Tursan offre des vins blancs très secs, des rosés et des rouges. Thermalisme. Station thermale d'Eugénie-les-Bains, tenant son nom de l'impératrice Eugénie, épouse de Napoléon III. Le chef cuisinier Michel Guérard y a un restaurant.
Oni Les sont une sorte de "yōkai", des créatures du folklore japonais, présents dans les arts, la littérature et le théâtre japonais. Leur apparence diverge de source en source, mais ils ont habituellement une forme humanoïde, une taille gigantesque, des griffes acérées, deux cornes protubérantes poussant sur leur front, des poils ébouriffés et un aspect hideux. Cependant, comme leur forme n’est pas totalement définie, certains détails de leur anatomie varient énormément comme le nombre d’yeux, de doigts ou d’orteils qu’ils possèdent, ou bien la couleur de leur peau, qui est cependant généralement rouge ou bleue. Quoi qu’il en soit, ils entretiennent des similitudes avec les trolls et les ogres ; en français, on traduit leur nom par « ogre », voire par « démons » ou « diables ». Les "" sont couramment dépeints portant des pagnes de peau de tigre et maniant un gourdin de fer appelé . De cette représentation découle l'expression , c'est-à-dire être invincible ou imbattable. Elle peut aussi être utilisée dans le sens « de fort au-delà de fort », ou celui de voir une ou plusieurs de ses habiletés naturelles améliorées grâce à l’utilisation d’un outil. Origines. L’origine du mot ' dérive, semble-t-il, de la lecture ' du caractère « » signifiant « cacher » ou « dissimuler », car les ' étaient à l’origine des esprits ou des dieux qui causaient des désastres, des maladies et d’autres manifestations désagréables. Selon le livre "Les Créatures mythologiques", les ' auraient été plutôt à l'origine des esprits qui protégeaient les humains de certaines créatures malfaisantes, mais dont la proximité avec les forces des ténèbres aurait avili la nature pacifique. Ces créatures obscures pouvaient aussi prendre une variété de formes pour tromper (et parfois dévorer) des humains. Ainsi, le caractère chinois « », signifiant « fantôme », vint à être employé pour ces créatures polymorphiques. Les ' invisibles s’anthropomorphiseront pour prendre leur aspect moderne, qui rappelle celui de l’ogre, partiellement par syncrétisme avec des créatures importées du bouddhisme comme le ', le ', les fantômes affamés appelés ' (ou ") et les subalternes diaboliques de Enma-Ō. Une autre source possible de l’apparence du ' moderne est un concept provenant de la Chine et du . La direction nord-est était précédemment dénommée et était considérée comme une direction malchanceuse par où les mauvais esprits passaient. En raison de l’attribution des points cardinaux aux douze animaux du zodiaque chinois, le ' était aussi connu comme le ou la direction du « bœuf-tigre ». Cela expliquerait l’origine de ses cornes de bovin, de ses griffes de félin et de son pagne en peau de tigre. Fait intéressant, les temples et monastères japonais sont souvent construits face à cette direction pour repousser les ". Par exemple, le monastère sur le mont Hiei est au nord-est du centre de Kyoto et le temple se situe dans la même direction par rapport au château d'Edo. De plus, les bâtiments japonais comprennent parfois une indentation en forme de « L » au nord-est pour la même raison. Finalement, au , la capitale japonaise se déplaça au nord-est de Nagaoka à Kyoto. Culture traditionnelle. Certains villages tiennent des cérémonies annuelles pour faire fuir les ', particulièrement au début du printemps. Dans le même ordre d’idées, durant le festival ', les gens jettent des graines de soya à l’extérieur de leur maison et s’exclament : . Par ailleurs, les statues de singes sont aussi réputées pour prémunir contre les ', car le mot japonais ' est un homophone pour « partir » dans cette langue. De surcroît, dans la version japonaise du jeu du loup, la personne qui joue le rôle du loup est appelée ". Plus récemment, les ' perdent de temps en temps un peu de leur méchanceté originelle pour jouer un rôle plus protecteur. Ainsi, des hommes en costumes d’' prennent souvent la tête de parades au Japon pour chasser le malheur et les bâtiments japonais incluent parfois des tuiles avec un visage d’" appelées sur leur toit pour éloigner la malchance de façon similaire aux gargouilles dans la tradition occidentale. Dans la littérature, les ' sont spécialement bien représentés dans l’histoire japonaise pour enfants (« garçon de pêche ») et le livre '. Certains samouraïs avaient pour bouton sur leur kimono un petit " d'ivoire. Culture populaire. Il existe de nombreuses références à l’" dans la culture populaire, parmi lesquels : Proverbes et expressions. Plusieurs expressions et proverbes japonais font référence aux '. Par exemple, l’expression , signifiant littéralement « un enfant qui ne ressemble pas à ses parents est l’enfant d’un ' », est utilisée pour référer au fait que tous les enfants prennent certaines caractéristiques de leurs parents ; dans le cas contraire, cela voudrait dire que les parents biologiques de ceux-ci ne sont pas ceux qui les ont élevés. Dépendant du contexte où elle est utilisée, cette expression peut aussi avoir comme connotation que les enfants qui n’agissent pas comme leurs parents ne sont pas des êtres humains. Enfin, elle peut être utilisée par un parent qui réprimande un enfant s’étant mal conduit. Il existe d’autres variantes de cette expression comme : et .
Lincolnshire Le Lincolnshire est un comté d'Angleterre situé sur le littoral de la mer du Nord. Il a pour voisins, du nord au sud, les comtés du Yorkshire de l'Est, du Yorkshire du Sud, du Nottinghamshire, du Leicestershire, du Rutland, du Cambridgeshire et du Norfolk. Il est quelquefois abrégé "Lincs" en anglais. Son chef-lieu est la ville de Lincoln, et sa devise est "Land and God" (La terre et Dieu). Histoire. Historiquement, le comté de Lincolnshire est divisé en trois parties, les : le Lindsey au nord, le Kesteven au sud-ouest et le Holland au sud-est. Lors de la mise en place des county councils, en 1888, chacun d'eux dispose de son propre conseil. Cette situation dure jusqu'en 1974 et la réforme des autorités locales qui aboutit à la fusion des trois conseils. Le Lincolnshire perd également à cette occasion des terres au nord, le long de la rive sur du Humber, qui en sont détachées pour rejoindre le nouveau comté de Humberside. En 1996, le Humberside est aboli et deux autorités unitaires prennent sa place : le North Lincolnshire et le North East Lincolnshire, qui relèvent du Lincolnshire dans le cadre des comtés traditionnels, mais sont autrement rattachés à la région du Yorkshire-et-Humber. Géographie. Le sol du Lincolnshire est principalement constitué de calcaire (dans la région de Lincoln) et de craie du Crétacé, ainsi que de sable et de gravier dans la région de Woodhall Spa et de Kirkby. Le comté ayant passé une grande partie de la préhistoire submergé, la majorité des fossiles qui y sont retrouvés sont des invertébrés marins, accompagnés de quelques fossiles d'ichthyosaure et de plésiosaure. L'altitude moyenne est faible, le point le plus haut culminant à (lieu-dit Wolds Top). Les principales rivières du Lincolnshire sont la Trent, dont le cours remonte vers le nord vers l'estuaire du Humber en délimitant le nord-ouest du comté, et la Witham, qui prend sa source à South Witham, arrose le centre du Lincolnshire, et se jette dans la mer du Nord à l'estuaire de The Wash. Bien que la géographie du comté soit relativement variée, on peut cependant délimiter quelques zones distinctes : Subdivisions. Le Lincolnshire est divisé en sept districts et deux autorités unitaires : Politique. Le Lincolnshire comprend sept circonscriptions électorales : Culture. Population. Son isolement relatif, son caractère rural et son éloignement des principaux centres de population ont conduit à une diversité de population extrêmement faible. Cependant, certaines personnes en provenance du Sud de l'Angleterre viennent s'y installer pour leur retraite, attirées par cette tranquillité et par les prix immobiliers souvent plus bas que dans le reste du pays. La proportion croissante de retraités se reflète ainsi dans la majorité des services, commerces et activités locales. La ville de Sleaford, par exemple, est l'une des villes avec le plus forte croissance de sa population des Midlands de l'Est, de nombreux professionnels et habitants étant attirés par ses prix raisonnables et sa faible criminalité. Musique. La cornemuse du Lincolnshire, instrument traditionnel jadis très apprécié dans le comté, est tombée dans l'oubli après le décès du dernier musicien en jouant en 1851. Le compositeur australien Percy Grainger a composé en 1937 la suite "Lincolnshire Posy", pour orchestre d'harmonie, qui est une compilation de plusieurs chansons populaires notées lors de ses voyages dans le comté et arrangées par le compositeur. La chanson traditionnelle "" (« le braconnier du Lincolnshire ») est considérée comme l'hymne officieux du comté.
Pierre Kohler Pierre Kohler, né le à Delémont (originaire du même lieu et d'Elay) , est une personnalité politique suisse du canton du Jura, membre du Parti démocrate-chrétien (PDC). Biographie. Pierre Kohler naît le à Delémont, chef-lieu du canton du Jura. Il est originaire de la même commune et d'Elay, dans le Jura bernois. Il est fils d'agriculteur et a un frère agriculteur. Après sa maturité au Collège Saint-Michel à Fribourg, il obtient une licence en droit à l'Université de Fribourg. Il obtient son brevet d'avocat en décembre 1992 et exerce la profession de notaire stagiaire à Saignelégier jusqu'à son élection au gouvernement jurassien. Il administre un important parc immobilier et plusieurs entreprises (dans le domaine des champignons, de l'insémination artificielle et des constructions). Il a le grade de fourrier à l'armée. Il est marié à une enseignante et père de deux enfants. Parcours politique. Il adhère au PDC à l'âge de 15 ans et fonde la section delémontaine des Jeunes démocrates-chrétiens en 1983. En 1989, il devient président des jeunes démocrates-chrétiens du Jura. Il est conseiller de ville suppléant (législatif) à Delémont de au , puis conseiller de ville de au . Il est candidat en 1987 au Conseil national sur la liste des Jeunes démocrate-chrétiens, mais n'est pas élu. En parallèle, il est député-suppléant du Parlement du canton du Jura du au , puis député du au . Gouvernement jurassien. Il est élu en juin 1993, à l'âge de 29 ans, au Gouvernement jurassien avec 62,7 % des voix après s'être présenté contre l'avis de son parti, distançant les candidats officiels socialiste (43 %) et libéral-radical (41%). Plus jeune membre d'un gouvernement cantonal de l’histoire suisse, il y dirige le département de l'environnement et de l'équipement du au . Il est réélu de justesse en 1998 et préside le gouvernement en 1995 et 2000. Deux mois après son élection, il rompt la collégialité en refusant de défendre un projet de centre administratif de la Transjurane, dit de la Tour Mangeat, auquel il s'était opposé lors de sa campagne électorale et qui sera ensuite refusé par le peuple. Il se voit retirer de ce fait l'ensemble du dossier de la Transjurane, confié à son collègue Jean-Pierre Beuret. Plus tard, il soutient un référendum contre la taxe au sac. En 1999, il lance le programme de développement durable Juragenda 21. Lors de sa seconde année de présidence, il accueille en Ajoie le président allemand Johannes Rau. Un de ses plus grands succès politiques est la décision d'exiger, dès , de la chimie bâloise l'assainissement complet de la décharge industrielle de Bonfol. Son assainissement, dont le coût est évalué à 200 millions d'euros, a débuté en 2009. En août 2001, il annonce sa démission pour la fin de l'année 2002 et son intention de se porter candidat au Conseil des États lors des prochaines élections fédérales. Il doit cependant se rabattre sur le Conseil national après que son parti décide de présenter deux femmes à la Chambre haute. Conseil national. Il est élu au Conseil national en octobre 2003, prenant la place du sortant François Lachat candidat à sa réélection. Il y siège du au . Pendant ce mandat, il est membre de la Commission des finances. Il y obtient notamment le financement de la liaison Delémont-TGV Rhin-Rhône. En parallèle, il est vice-président du mouvement Écologie libérale de 2003 à 2008. En 2007, Laurent Schaffter laisse entendre que Pierre Kohler, qui avait des raisons familiales de lui en vouloir, a envoyé des messages électroniques usurpant son identité afin qu'il ne conserve pas son département. En avril de la même année, Pierre Kohler annonce qu'il ne se représentera pas pour un nouveau mandat au Conseil national « pour favoriser la carrière professionnelle de sa femme ». L'enquête diligentée sur l'envoi des faux courriels à la suite de la plainte de Laurent Schaffter se clôt pour sa part sur une non-décision, « l'usurpation d'identité par courriel n'étant pas pénalement punissable ». Maire de Delémont. Alors qu'il déclarait début septembre ne pas vouloir se présenter, il annonce en novembre 2008 briguer la mairie de Delémont, détenue par le Parti socialiste depuis plus de 50 ans. Le , il est élu maire de la commune, remportant plus de 53 % des suffrages. Il entre en fonction le . Il est réélu tacitement en 2012. Le , il est élu au Parlement jurassien pour la législature 2011-2015. Il devient ainsi député-maire de Delémont. Le , à la surprise générale, il annonce son intention de démissionner de son poste de maire de la ville de Delémont. Il dépose sa démission le , près de 3 ans avant la fin de son second mandat. Des élections anticipées se tiennent le la même année et Damien Chappuis (Parti chrétien-social indépendant) lui succède au terme du second tour. Ses six années à la mairie de Delémont, où il lance de nombreux chantiers, qui modifient en profondeur l'urbanisme de la ville. Candidature au Conseil des États et retrait. Dans les semaines suivant sa démission, il annonce dans les médias qu'un siège au Conseil des États l'intéresserait. Il se présente à l'élection en octobre 2015 et termine au troisième rang, largement devancé par sa colisitère Anne Seydoux-Christe ainsi que par Claude Hêche (PS). Prenant acte de cet échec, il annonce mettre un terme à sa carrière politique. Il démissionne du PDC en à la suite du refus par le Parlement jurassien de lever l'immunité des juges cantonaux dans une plainte pour violation de ces derniers de leur secret de fonction. Autres mandats et activités. Pierre Kohler a été premier président notamment de Minergie et de la Fourchette verte. Au niveau international, il a été vice-président, aux côtés de Jean-Pierre Chevènement et ensuite Jean-Marie Bockel, de l'Association TransEurope TVG Rhin-Rhône. Il est un des fondateurs et le président de l'Université d'été du cinéma suisse, association créée en dont le siège est à Delémont. Il lance en la semaine suisse des Oscars intitulée « De Delémont à Hollywood », où est désigné officiellement le film qui représente la Suisse aux Oscars à Hollywood. En 2002, il est désigné par le Conseil fédéral pour représenter les cantons suisses au Sommet de la Terre à Johannesburg. Il y intervient en séance plénière au sujet de « L'eau, bien public ». En 2016, il ouvre un espace culturel, le PoPa (pour Porrentruy Optical Art, en référence au MoMA de New-York) dans une maison bourgeoise qu'il avait acquise à Porrentruy. En 2018, il adhère au fOrum culture, fédération des acteurs culturels du canton du Jura, du Jura bernois et de la ville de Bienne. Film. En 2012, un film retraçant l'élection de Miss China Cosmos 2006 organisée par Pierre Kohler — alors conseiller national — en Suisse et plus particulièrement dans le Jura, est tourné à Delémont. Cette comédie intitulée "Win Win" est produite par Pierre-Alain Meier et réalisée par Claudio Tonetti. L'acteur principal, Jean-Luc Couchard, incarne Pierre Kohler, renommé ici Paul Girard. Cheng Xiao-xing, Guy Lecluyse, Didier Flamand, Jean-Luc Bideau, Laurent Bateau et Frédéric Recrosio font partie des principaux acteurs. Carlo Varini est le chef images.
Société lyonnaise de transports en commun
Funky cops
Peugeot 907 La Peugeot 907 est un concept-car GT de luxe du constructeur automobile Peugeot (PSA). Motorisée par le premier moteur V12 de la marque, elle est présentée au Mondial de l'automobile de Paris 2004. Histoire. Le design néo-rétro de cette GT d'exception est développé par le centre de design Peugeot du chef designer Gérard Welter. Marquée par la griffe stylistique de la marque, elle est inspirée des Peugeot 607, avec carrosserie monocoque en fibre de carbone, pare-brise géant, toit panoramique entièrement vitré, arrière fastback, et aileron mobile. Le décor intérieur, luxueux et raffiné, est habillé en cuir, alcantara, chrome, verre, et bois précieux, avec un ensemble de bagages en cuir spécialement conçu pour elle. La 907 fait référence aux succès et victoires du sport-prototype Peugeot 905 à moteur V10 engagée en compétition par Jean Todt (directeur emblématique de Peugeot Sport) victorieuse en particulier du championnat du monde des voitures de sport 1992, et des 24 Heures du Mans 1992 et 24 Heures du Mans 1993... Elle est motorisée par le premier moteur V12 de la marque (deux moteurs V6 couplés de Peugeot 607) de , de cylindrée, de couple, 0 à en environ 4,5 sec, pour plus de de vitesse de pointe. Les entrées des 12 trompettes d'admission du V12 sont visibles à travers une partie vitrée du capot, façon hot rod américain (ce V12 est une première esquisse du futur V12 Peugeot Sport Le Mans Prototype de Peugeot 908 HDi FAP et Peugeot 908 RC, victorieuse en particulier des Le Mans Series 2007, et double vainqueur des 24 Heures du Mans 2009). Concurrente potentielle des Ferrari 612 Scaglietti (2004), exposée au musée de l'Aventure Peugeot de Sochaux, elle inspire entre autres les Peugeot 407 (2004), Peugeot 407 Coupé (2005), prototype Peugeot 908 RC (2006), Peugeot RC Hybrid4 de 2008, Peugeot 408 et Peugeot RCZ de 2010...
Wotan
Petit Parc Football Club Petit Parc Football Club, couramment abrégé en PPFC, est un groupe de chanson française, originaire de Sceaux, dans les Hauts-de-Seine. PPFC annonce la cessation d'activité du groupe en 2013, et donne un dernier concert à Paris le . Un an après jour pour jour, le groupe édite le DVD et l'album live extrait de son ultime concert. Biographie. Durant son parcours, le groupe comptait sept membres : Claire Wils (violon, chant), Virgile Consoli (piano, chant), Henri Boutin (guitare électrique, basse), Étienne Bourget (saxophone alto), Damien de Vienne (violoncelle), Pierre-Marie Alméras (guitare, chant) et Alexis Campet (batterie et xylophone). Le groupe se fait connaître sur scène que PPFC et compte plus de 200 dates de concerts. Le groupe sort son premier EP 3 titres éponyme en 2002. Ils sortent ensuite 3 albums : "Le Décor de l'envers" en 2003, "Dans ma cité" en 2006, et "La Valse des enragés" en 2009. Il enregistrent leur dernier album sur la Seine, "Entre les ondes"
Olivier Todd Olivier René Louis Todd est un écrivain et journaliste français né le à Neuilly-sur-Seine, de père austro-hongrois et de mère britannique. Il est le père du démographe Emmanuel Todd, et du traducteur Samuel Todd. Biographie. Abandonné avant sa naissance par son père, Julius Oblatt, un architecte juif austro-hongrois, il est élevé par sa mère, une Britannique immigrée en France dans les années 1920, elle-même fille naturelle de , lesbienne revendiquée et rédactrice en chef de l'édition britannique du magazine américain "Vogue" dans le Londres des années 1922 à 1926. Ne parvenant pas à rejoindre le Royaume-Uni en 1940 la mère de Todd doit vivre de cours privés sous l’Occupation. Exprimant de vives sympathies communistes, elle vit à la Libération en concubinage avec le poète d’origine roumaine Claude Sernet, adhérent du Parti communiste français et membre actif du Conseil national des écrivains. Dans ce milieu intellectuel et communiste, Olivier Todd connaît une socialisation politique familiale qui lui offre une vision manichéenne du monde entre « les bons, rouges et roses » et les « affreux, blancs et fascistes », mais aussi trotskistes. Élève au lycée Henri-IV, puis au lycée Debussy de Saint-Germain-en-Laye, c'est en préparant son second baccalauréat qu’il se lie d’amitié avec Patrick Nizan, le fils de l’écrivain Paul Nizan (sous la tutelle de Sartre depuis la mort de son père en 1940). Il lui présente sa sœur, Anne-Marie (qui devient publicitaire), qu’il épouse en 1948 après son succès au baccalauréat. Le couple a deux enfants : Emmanuel (né en 1951 et avec qui Olivier Todd a longtemps une relation complexe) et Camille (née en 1965). Il passe alors une année à Londres chez sa grand-mère maternelle qui lui fait obtenir son entrée au Corpus Christi College de Cambridge. Athée, ne partageant pas le mélange d’anglicanisme et de science chrétienne de cette dernière, il se définit alors comme un progressiste, proche du Parti communiste français (PCF), mais ne pouvant y adhérer en raison des accusations de traîtrise dont le Parti accable son défunt beau-père, Paul Nizan. De 1948 à 1951, il suit des études de philosophie qui lui font découvrir la tradition empirique anglo-saxonne (Ludwig Wittgenstein, Alfred Jules Ayer, George Edward Moore). Il en sort imperméable à la philosophie sartrienne, à la métaphysique et à la « logorrhée » des penseurs français dont les œuvres relèvent, selon lui, davantage d’un souffle poétique que d’une exigence de clarté. Ainsi, si de retour à Paris, il amorce sa collaboration aux "Temps modernes" – parallèlement à diverses revues littéraires britanniques –, il ne se pose pas pour autant comme un disciple de Sartre. Il souhaite avant tout passer l’agrégation d’anglais. Or, s’il obtient à la Sorbonne sa licence et son DES, il échoue par deux fois au concours (1953 et 1954). Il doit alors se soumettre à ses obligations militaires, d’abord au sein du service de presse de l’armée, ensuite au Maroc. Il en tire son premier livre, "Une demi-campagne" (Julliard, 1956), qui s’en prend aux travers de l’armée française. Préfacé par Sartre, ce livre obtient un certain écho grâce aux "Temps modernes" qui en publient un extrait sous le titre "Les Paumés". À partir de 1956, il enseigne au lycée international du SHAPE à Saint-Germain-en-Laye tout en y occupant des responsabilités locales au sein du PSU. Ancien adhérent à la Nouvelle Gauche venu à la politique par anticolonialisme, son orientation progressive vers le journalisme l’oblige toutefois à s’en détacher progressivement. En effet, s’il a mis un pied dans le journalisme en assurant des piges pour le supplément littéraire du "Times", ce n'est qu’après l’échec critique de son deuxième roman, "La Traversée de la Manche" (Julliard, 1960), qu’il se tourne vers ce métier. Il se rapproche alors de Jean-François Revel qui partage son ouverture au monde et aux méthodes anglo-saxonnes. Or, ce dernier, qui est directeur de la rubrique littéraire de "France Observateur", l’invite à y publier des piges. Il y couvre la littérature anglo-saxonne puis la télévision sous la forme d’une chronique signée Pierre Maillard. En 1963, sa nomination au poste d’assistant à l’Institut audiovisuel de l’ENS Saint-Cloud ne le détourne que temporairement de sa nouvelle voie car le manque de moyens matériels et la conception du fait télévisuel qui y règne lui font vite abandonner ses espoirs de carrière universitaire. Ainsi, il n’hésite pas, en dépit de la perte d’un dixième de son salaire et des avertissements de Revel sur les risques de faillite du journal, à entrer à "France Observateur" lorsqu’on lui en fait la proposition. Remplaçant Jean-Noël Gurgand en , il abandonne ses fonctions universitaires et politiques. Période "Nouvel Observateur". S’il n’est pas directement associé aux négociations préalables au lancement du "Nouvel Observateur", il en fait partie dès son lancement, voyant dans la caution sartrienne un gage qu’il ne s’agit pas d’. Gilles Martinet lui fournit d’ailleurs, comme à tous les anciens membres de "France Observateur", l’argent pour en devenir actionnaire. Éloigné des querelles internes des premiers temps car il n’est pas vraiment considéré comme un ancien de "France Observateur", il s’entend vite bien avec le directeur de la rédaction. Ce dernier apprécie le caractère polyvalent et anglo-saxon de son travail mais aussi sa collaboration avec une institution aussi prestigieuse que la BBC qui a, entre autres, l’avantage de prendre en charge le coût de déplacements à l’étranger. Ainsi, alors même qu’il est encore néophyte dans le métier, il est envoyé en 1965 couvrir pendant deux mois la guerre du Viêt Nam. Sinon, il partage la ligne politique suivie par Jean Daniel et fait l’objet d’une certaine considération de la part de ce dernier si on en croit la publication (fréquente) de ses articles et le tutoiement dont il lui fait l’honneur. Il n’en est pas moins choqué par certaines pratiques en cours au journal telles que les augmentations salariales qu’on lui propose sous forme de notes de frais. Cette critique envers les méthodes de la direction transparaît en mai 1968 lorsque, avec René Backmann, il prend la tête de la contestation interne à Jean Daniel. À l’occasion d’une réunion du Comité de presse de la Sorbonne, il appelle même à mettre . Mais, s’il continue à contester la direction, il revient vite à des positions politiques plus modérées comme l’illustre son soutien aux lois d’Edgar Faure sur l’Université. Parallèlement, il collabore à différentes publications britanniques et américaines ("The Times Literary Supplement", "New Statesman", "Hudson Review") ainsi qu’à diverses émissions de la BBC ("Europa", "Twenty Four Hours"). En , il quitte "Le Nouvel Observateur" pour intégrer l'équipe Desgraupes comme responsable du magazine d'actualités "Panorama". Durant neuf mois, il y interviewe des personnalités comme Louis Vallon, Roger Garaudy ou Jean-Paul Sartre. Mais en , une censure politique concernant la diffusion de "La Bataille d'Alger" le fait démissionner. Amicalement rappelé par Claude Perdriel, il revient au "Nouvel Observateur" avec le titre de rédacteur en chef-adjoint et la direction de la rubrique « Société ». En dépit des réticences que Jean Daniel exprime à l’égard de sa promotion, il prend, sans difficulté, le relais de Pierre Bénichou à la tête du service « Notre époque ». Si les premières semaines sont quelque peu conflictuelles avec Jean Daniel, il trouve assez rapidement ses marques et s’assure complètement du droit de choisir les articles de sa rubrique. Il introduit aussi l’idée de pré-sommaire dans tous les services afin d’éviter les et les . Avec comme adjoint François Paul-Boncour puis Christiane Duparc, il s’efforce de gérer les fortes têtes de son équipe (Katia D. Kaupp, Mariella Righini, Yvon Le Vaillant) et des grands reporters qui, tels Jean-Francis Held, Guy Sitbon ou Josette Alia, y collaborent plus ou moins régulièrement. Ces efforts pour relancer la rubrique portent vite leurs fruits. C'est ainsi sous sa direction que le journal publie son numéro sur l’avortement (334, ). Mais il réussit aussi à faire la Une avec d’autres dossiers au contenu libertaire et sulfureux tels que "La sexualité des enfants" (325, ), "La sexualité des Français" (415, ), "Le pays où tout est permis" (347, ). Il n’en donne pas moins d’écho à des dossiers plus politiques tels que "Justice à la française" (421, ), "Les banlieues de la peur" (449, ) ou "Les trente dernières années de la terre" (361, ). Toutefois, lassé de son travail de "rewriter", il laisse les rênes du service à Christiane Duparc pour se consacrer à l’écriture et aux reportages. Il publie ainsi "L’Année du Crabe" (R. Lafont, 1972), récit dans lequel il narre ses retrouvailles avec son père. Suivi du conflit vietnamien. Il continue aussi à couvrir la guerre du Viêt Nam avec un militantisme pro-Việt Cộng non dissimulé. Il en vient même à essayer de publier des entretiens de prisonniers américains maudissant leur gouvernement et louant leurs geôliers mais Jean Daniel l’en empêche. En , une visite en zone tenue par le GRP lui fait prendre conscience à quel point ce dernier est . Il en tire un article dans lequel, sans cacher ses craintes envers les projets de et de de ce mouvement, il évoque sur les populations civiles. Or, alors qu’il avait demandé à Serge Lafaurie de , le rédacteur en chef fait l’inverse, soutenu en cela par Jean Daniel au nom du principe que "il-est-trop-tôt-pour-le dire". Choqué d’un tel procédé, il choisit d’en exprimer le contenu politique dans un entretien à "Réalités". Tout en y estimant que l’, il s’en prend à cet ensemble qui n’a jamais été mis . À "L’Obs", ses propos suscitent un tollé. Si Pierre Bénichou lui reconnaît le droit de s’exprimer, De Galard et Lafaurie se réfugient dans un silence réprobateur, Michel Bosquet réclame sa rétrogradation et Jacques-Laurent Bost demande son licenciement. Quant à Jean Daniel, il lui propose, d’abord de se rétracter dans "Réalités", ensuite de s’expliquer devant l'aréopage dans le journal. Refusant, il se voit retirer la couverture de la guerre du Vietnam au profit de Jean Lacouture. Deux ans plus tard, il exprimera ses considérations sur le conflit sous la forme d’une fiction intitulée "Les Canards de Ca Mao" (Robert Laffont, 1975). Cet acte de censure marque le début d’une lente prise de distance tant avec l’activité éditoriale qu’avec la ligne politique du journal. À partir de 1973, il commence ainsi à collaborer à "Newsweek International" tout en se limitant, à "L’Obs", à quelques entretiens et reportages dans les pays anglo-saxons. Il tire aussi de cette expérience vietnamienne des conséquences, quant au communisme, qui se ressentent dans son rapport critique à l’Union de la Gauche. Amorçant un recentrage politique qui se traduit par l’affirmation plus nette de son tempérament , il ne cache pas son intérêt pour le côté du troisième président de la République. Il en vient même, en , à publier une biographie de Valéry Giscard d'Estaing ("La Marelle de Giscard", Robert Laffont) qui joue un « rôle capital dans les débats d’idées et les grands chocs politiques » du moment. Période "L'Express". C'est juste après que "Le Nouvel Observateur" en eut assuré la promotion qu’il se décide à rejoindre Jean-François Revel à "L'Express", en . Expliquant son geste à la fois par un , il se considère alors comme un social-démocrate dont l’estime peut aller à mais pas au PCF. Entré comme éditorialiste avec la liberté d’appeler à voter à gauche aux prochaines élections législatives, il entre au comité éditorial en avant d’être nommé, deux mois plus tard, rédacteur en chef, chargé des projets à long terme. En , il devient rédacteur en chef, adjoint au nouveau directeur, son ami Jean-François Revel. À ce poste, il n’hésite pas à débaucher Jean-Francis Held en 1979 et à essayer de faire de même avec Franz-Olivier Giesbert, Claire Bretécher et François Caviglioli. Soutenant Jean-François Revel dans sa recherche de grandes signatures dans le domaine intellectuel, ils suivent globalement la ligne de ce dernier jusqu'à ce que, en , entre les deux tours de l'élection présidentielle, la couverture de l'hebdomadaire (elle présentait les visages de François Mitterrand et celui de Valery Giscard d'Estaing côte à côte) soit jugée trop favorable à la gauche aux yeux du propriétaire du journal James Goldsmith. Celui-ci licenciera Olivier Todd. En signe de solidarité, Jean-François Revel démissionnera. Après avoir publié chez Grasset des romans comme "La Négociation" (1989) et "La Sanglière" (1992), il s’en détache à la fin des années 1990 comme le montre son roman "Corrigez-moi si je me trompe" publié chez Nil Éditions en 1998. Il se recentre alors sur la biographie en publiant, dans la prestigieuse collection “NRF Biographies” de Gallimard, celles d’Albert Camus (1996) et d’André Malraux (2001). Olivier Todd est le biographe attitré de Camus et aujourd'hui l'un des plus critiques sur la manière dont est préservée sa mémoire.
Kya Kehna Kya Kehna est un film indien réalisé par Kundan Shah et sorti en 2000. Le titre peut se traduire par "Que dire". Synopsis. Priya (Preity Zinta) quitte le collège et s’apprête à entrer au lycée. Ètant l’unique fille de la famille, elle est très aimée de ses parents et de ses frères. C’est alors que Priya rencontre Rahul (Saif Ali Khan) et tombe amoureuse de lui malgré les mises en garde de son frère Vicky. N’écoutant que son cœur, Priya continue de fréquenter Rahul et finit par tomber enceinte. Devant le refus de Rahul de se marier avec elle afin de préserver son honneur, Priya décide malgré tout de garder l’enfant et de l'élever seule contre l’avis général de sa famille, notamment son père, et de la société qui la persécute sous l'influence de la mère de Rahul. Mais à force de détermination, de courage et d'amour, Priya finira par gagner le respect de tous. Chansons du film. La musique est de Rajesh Roshan et les paroles de Majrooh Sultanpuri:
Norfolk (comté) Le Norfolk () est un comté situé en Angleterre, constituant la partie septentrionale de la région d'Est-Anglie. Sa ville principale et son centre administratif est Norwich. Il compte également plusieurs bourgs comme King's Lynn, Thetford, Wymondham, Dereham ou encore Fakenham. Historiquement, ce comté était le plus peuplé d'Angleterre. Géographie. Géologie. Le Norfolk peut être divisé en trois régions géologiques : à l'est du comté, les roches du Pliocène ont formé une terre basse et plate facilement érodée par la mer ; à l'ouest est située une bande de craie ; à l'extrême ouest du comté, on retrouve à nouveau une terre plate et basse. La transition entre ces différentes régions se voit clairement à Weybourne, où la côte change d'apparence. Le point le plus haut du comté, Beacon Hill, culmine à . Portraits par Thomas Gainsborough. Le docteur William Walcot (1719-1806) gentilhomme agriculteur du Northamptonshire, dont les terres se situaient autour de Oundle, Ashton, Polebrook et Walsoken dans le Norfolk a été peint par Thomas Gainsborough en 1767. Son portrait est aujourd'hui dans une collection privée. Gainsborough représenta également deux autres personnalités du comté, probablement à l'occasion de leur mariage. George Scott Chad reçut le titre de baronnet de Thursford en 1791. Subdivisions. Le Norfolk est divisé en sept districts : Économie. En 1998 le comté représentait 1,5 % de l'économie de l'Angleterre, et 1,25 % de l'économie du Royaume-Uni. En 2000 le taux de chômage est de 5,6 %, il est légèrement plus faible que celui de l'Angleterre (5,8 %) et du Royaume-Uni (6 %). Les terres plates et fertiles du Norfolk sont utilisées pour l'agriculture, secteur qui représente, avec l'industrie alimentaire, 20 % des emplois du comté. Autrefois divisé en de nombreuses fermes familiales, le comté compte maintenant de larges exploitations intensives efficaces, mais critiquées au niveau de la réduction de la biodiversité et des emplois. Politique. Le Conseil du Comté est contrôlé par le Parti conservateur, qui dispose de 60 sièges, le Parti travailliste avec 3 conseillers, les Démocrates libéraux avec 13 conseillers, 7 conseillers verts et un conseiller du parti pour l'indépendance du Royaume-Uni (élections du ). Le Norfolk comprend neuf circonscriptions électorales : Culture. En Angleterre, le Norfolk, comté majoritairement rural et peu densément peuplé, est considéré comme une région rétrograde, donnant lieu à des expressions comme (« normal pour le Norfolk »), utilisées pour décrire des personnes au comportement bizarre ou souffrant de déficiences mentales. Le personnage d'Alan Partridge, incarné par Steve Coogan, symbolise ce stéréotype.
Ballymena United Football Club Ballymena United Football Club est un club de football nord-irlandais participant au championnat d'Irlande du Nord de football en "Premiership", la première division nationale. Le club est basé à Ballymena dans le Comté d'Antrim et joue ses matchs à domicile aux Ballymena Showgrounds. Le club arbore le bleu et le blanc comme couleurs officielles. Il a été fondé le sous le nom de "Ballymena Football Club". Après un scandale éclaboussant le club à la fin de la saison 1933-1934, le club se dissout pour être immédiatement refondé sous le nom de "Ballymena United Football Club" au début de la saison suivante. Le principal rival de Ballymena est Coleraine FC. Cette rivalité, essentiellement due à la proximité géographique des deux villes, s'exprime chaque année lors du derby local qui est programmé chaque Boxing Day. Ballymena United n’a jamais remporté le championnat d'Irlande du Nord de football. Son meilleur résultat dans cette compétition est une deuxième place atteinte deux fois. Par contre, le club compte six victoires en Coupe d'Irlande du Nord de football, la plus récente date de 1989. Ballymena United est généralement considéré comme un des clubs nord-irlandais ayant le meilleur soutien de la part de ses supporters. Sa principale organisation de supporters est le "Sky Blue Crew" qui accompagne systématiquement le club tant pour les matchs à domicile que pour ceux joués à l’extérieur. Histoire. Les premières années (1928-1934). Le Ballymena Football Club a été fondé le par quatre hommes d’affaires locaux qui pensaient que la ville de Ballymena méritait d’être représentée par une équipe senior dans le championnat d'Irlande du Nord de football. Le club nouvellement créé prend dès la saison 1928-1929 la place du Barn United FC dans le championnat nord-irlandais. Le premier match officiel de l’équipe a lieu le , sur le terrain des Ballymena Showgrounds, contre les champions d’Irlande du Nord en titre, le Belfast Celtic. L’équipe formée de joueurs locaux et de quelques recrues perd logiquement 3 buts à 0. Cinq jours plus tard, Ballymena gagne son premier point en championnat en faisant match nul 2-2 sur le terrain de Larne FC. Jimmy McCambridge marque pendant le match le tout premier but de l’histoire du club. La première victoire arrive début septembre sur le terrain de Ards FC. C’est le début d’une remarquable série de douze matchs sans défaite jusqu’en décembre. La première saison se déroule sans encombre et se solde par une belle au classement général. Mais les débuts de Ballymena FC sont encore plus spectaculaires en Coupe d'Irlande du Nord de football : Ballymena se qualifie pour la finale en battant successivement Glentoran FC, Braodway United et Coleraine FC. En finale, au Stade de Solitude, United affronte le champion Belfast Celtic et contre toute attente le bat 2 buts à 1. Les buteurs sont Jamie Shiels et Jimmy McCambridge. Ballymena remporte donc son premier trophée dès sa première saison. En récompense pour cette belle première saison, Ballymena reçoit pour un match de gala le vainqueur de la Coupe d'Écosse de football Kilmarnock FC. Le club écossais l’emporte difficilement 1-0. Ce match de gala voit la naissance du tout premier programme édité par le club. Quelques jours plus tard, Ballymena part à Dublin jouer ce qui était perçu alors comme une finale officieuse d’une Coupe de toute l’Irlande (All-Ireland Cup) contre les Shamrock Rovers. Le club du Nord l’emporte 2 buts à un contre le club du Sud. L’année suivante, les Braidmen déjouent tous les pronostics en se qualifiant pour la deuxième année consécutive pour la finale de la Coupe d’Irlande du Nord après avoir éliminé Derry City FC, Belfast Celtic et Newry Town. Cette fois ils perdent la finale 4 buts à 3 contre Linfield FC qui vient d’être couronné champion d’Irlande du Nord. Leur deuxième championnat est encore meilleur que le premier avec une belle cinquième place en fin de saison. La même année Jimmy McCambridge devient le premier joueur du club à être sélectionné en équipe nationale (une victoire 7 à 0 contre l’le Pays de Galles). Pendant l’intersaison suivant McCambridge est transféré dans le club anglais d’Everton FC. La campagne 1930-1931 se déroule un peu de la même façon que la précédente avec encore une cinquième place au classement général et une troisième finale de Coupe d’Irlande du Nord perdue cette fois encore contre Linfield. Le club est maintenant classé parmi les spécialistes des Coupes. Ils ne font pas mentir leur réputation en parvenant en finale de la Gold Cup 1932. Mais les résultats en championnats restent stables avec une sixième place en 1931-1932. Jock McNinch devient même le deuxième international du club en . Avec au total trois sélections en équipe nationale, il est toujours aujourd’hui le joueur de Ballymena le plus capé. La saison 1932-1933 est moins satisfaisante pour le club. Battu de façon précoce dans les différentes coupes, le club ne peut que terminer le championnat qu’à la huitième place. Le club enchaîne les mauvais résultats et l’atmosphère à la direction du club se détériore rapidement. Ballymena United (1934-1946). En 1934, le directeur de club Albert McClelland déclare que quelque chose devait être fait pour réduire les paiements versés aux joueurs amateurs. Cette déclaration arrive rapidement aux oreilles de la fédération nord irlandaise qui suspend le club et diligente une enquête sur les comptes du club. Le comité directeur de Ballymena FC refuse catégoriquement en arguant du fait que Ballymena ne devait pas être le bouc émissaire d’une pratique répandue dans la totalité des clubs nord-irlandais. Le non-respect du délai pour la présentation des comptes prévus par la Ligue conduit à l’exclusion de Ballymena du championnat. Immédiatement des tentatives sont faites pour faire réintégrer le club dans la Ligue qui gère le championnat mais elles sont rejetées. Une solution acceptable par la Ligue a toutefois été trouvée avant le commencement de la saison 1934-1935 : Le club est renommé Ballymena United Football Club et fusionne avec un club de jeunes de la ville le Ballymena Crusaders. S’étant ainsi redonné une virginité aux yeux des décideurs du monde sportif amateur, les structures du club sont pourtant toujours les mêmes, avec la même direction et les mêmes joueurs. Ballymena United prend la place du Ballymena FC en championnat. Le club change toutefois son organisation sportive : pour la première fois un manager est engagé. Auparavant l’équipe était formée par un comité de sélection. Joe Millar prend en charge l’ensemble du secteur sportif. Il use de son influence et des nombreux contacts en Écosse pour faire venir des joueurs. En dépit de ces nouveaux joueurs et d’une nouvelle demi-finale en Coupe d’Irlande du Nord, le club termine à une qui ne satisfait personne car c’est le plus mauvais résultat en championnat depuis la création du club en 1928. Après une saison 1935-36 de piètre facture, et le départ d’un des joueurs historiques du club Jock McNinch, 315 matchs sous les couleurs du club, aux Sligo Rovers, la saison 1936-1937 est désastreuse. Avec en tout et pour tout 4 victoires en championnat Ballymena United termine dernier du championnat. Une demi-finale contre Belfast Celtic en Coupe d’Irlande du Nord est le seul résultat positif de l’année. La saison suivante commente tout aussi mal avec 7 défaites consécutives dont la plus grande défaite jamais subie par le club, une raclée 9 buts à 1 contre Derry City FC. Joe Millar est obligé de démissionner. Il est remplacé par Steve Mitchell qui devient entraineur-joueur. Il rétablit immédiatement les choses en emmène Ballymena dans une série positive de 14 victoires en 17 matchs. Il fait passer l’équipe de la dernière place du championnat à la cinquième en fin de saison. La même année, Ballymena fait sa première apparition en finale de l’Antrim Shield. Cette tendance positive marque la saison suivante. En 1937-1938 Ballymena est à deux doigts de réaliser le doublé coupe – championnat. Il termine à la deuxième place du championnat à cinq points de Belfast Celtic et est battu en finale de la Coupe d’Irlande du Nord par Linfield 2 buts à 0. Juste avant l’interruption du football pour cause de Seconde Guerre mondiale, Ballymena gagne en 1940 la coupe d’Irlande du Nord en battant Glenavon FC 2-0 en finale. L’après guerre (1946-1957). Le football ne reprend qu’en 1946 et le championnat qu’en 1947. Avec une troisième place dans le premier championnat d’après guerre, tout le monde pense que Ballymena repart sur la même dynamique qu’avant guerre, c'est-à-dire comme la meilleure équipe provinciale du pays. Mais il n’en est rien. Jusqu’en 1951, les saisons moyennes s’enchaînent. Même en ayant récupéré un grand nombre de joueurs, dont l’entraineur joueur Billy McMillan, le club n’arrive pas à tirer profit de l’exclusion du Belfast Celtic multi vainqueur du championnat. McMillan n’arrive pas à transcrire son expérience du Celtic à Ballymena et est remplacé par l’expérimenté Walter Rickett après seulement deux saisons. En 1951, Ballymena atteint toutefois la finale de la Coupe d’Irlande du Nord, seulement battu par Glentoran FC3-1 à Windsor Park. Après une victoire en Britain Cup en 1952, le club connait au milieu des années 1950 une nouvelle période creuse en terminant deux fois à la dernière place du championnat. En 1955 la direction du club est même obligée de lancer une souscription pour réduire les dettes du club. L’appel est largement entendu par la population de la ville et suffisamment d’argent est collecter pour effacer toutes les dettes et remplir un peu les coffres du club. Un nouveau début (1957-1969). En 1957, l’écossais Alex McCrae devient l’entraineur-joueur de Ballymena United. Grâce à sa grande expérience amassée comme joueur de Charlton Athletic et Middlesbrough FC, il apporte une nouvelle dynamique au club en remportant dès la première saison la Coupe d'Irlande du Nord et en hissant United à la troisième place du championnat. L’équipe victorieuse de cette Coupe reste dans les mémoires comme une des meilleures de l’histoire du club. L’année suivante, Ballymena joue sa huitième finale de Coupe d’Irlande du Nord. Les Sky Blues sont favoris face à Glenavon FC. Mais United fait match nul 1-1 lors de la finale et perd le match d’appui 2-0. L’ancien joueur de Liverpool FC, Geoff Twentyman devient en 1959 le nouveau manager. Il propulse le club vers la victoire en Ulster Cup en 1960 avec une victoire 3-1 contre Glenavon. Les saisons 1960-1961 et 1961-1962 se soldent par une deuxième puis une troisième place. Seul le titre de champion d’Irlande du Nord échappe encore à Ballymena United. Les années 1980. Les années 1970 voient Ballymena terminer continuellement en milieu de tableau, incapable de se hisser dans la lutte pour le titre mais suffisamment confortablement pour ne pas être en fin de classement à l’exception de la saison 1977-1978 où le club termine à une triste dernière place. Ballymena se rattrape deux ans plus tard en se hissant à la deuxième place du championnat 1979-80. Ballymena se qualifie ainsi pour la coupe UEFA. Les années 1980 voient Ballymena United se repositionner en tant que spécialiste des Coupes. Trois nouvelles Coupes d’Irlande du Nord tombent dans son escarcelle en 1981, 1984 et 1989. L'attente se poursuit. Le passage dans le est accompagné par un changement d'entraineur. Nigel Best, ancien entraineur de Glenavon et de Bangor FC est nommé en . Pour lutter contre le vieillissement de l'équipe, il entreprend de la reconstruire. Malheureusement il ne dispose que de très peu d’argent pour faire des remplacements de qualité. Ce n'est donc pas une surprise de vois United se battre en bas de classement lors de la saison. United n'évite la relégation que lors du dernier match de la saison grâce à une victoire sur Portadown FC à Shamrock Park. La régénération de l'équipe continue à l'intersaison et malgré un départ encourageant la saison 2000-2001 s'avère encore plus difficile. Nigel Best est viré après une succession de mauvais résultats dont le point culminant est une défaite 5 buts à 2 à Newry City. En désespoir de cause le club nomme à sa place un entraineur totalement inexpérimenté George Magill en attendant de trouver celui qui saura relancer l'équipe. En , c'est Kenny Shiels, l'ancien manager de Coleraine FC qui se voit confier les rênes avec comme seul objectif de maintenir l'équipe en première division. Malgré un léger sursaut lors des derniers matchs, le club ne peut éviter la relégation en deuxième division (First Division). Ballymena United ne revient en première division que pour la saison 2003-2004. Le club profite alors de l'agrandissement de l'élite nord-irlandaise, le championnat passant alors de 12 à 16 équipes. Néanmoins la première saison confirme qu'United y avait toute sa place. L'équipe composée de jeunes joueurs qui se sont fait les dents en deuxième division se hisse à une belle sixième place. Cette place permet de renouer avec les compétitions européennes car elle offre une place en Coupe Intertoto. Ballymena passe le premier tour en battant les danois d'Odense BK avant de se faire éliminer par le grand club espagnol de Villarreal. En championnat, United s'installe en milieu de classement, en 2004-2005, en 2005-2006, en 2006-2007. Bilan sportif. Bilan européen. "Note : dans les résultats ci-dessous, le score du club est toujours donné en premier." Les équipes. L’équipe réserve. L’équipe réserve de Ballymena United participe au championnat d’Irlande du Nord des équipes réserve. Elle est dirigée par Colin Sewell et David Woods. Les équipes de jeunes. Le club possède de nombreuses équipes de jeunes. Elles sont le vivier des équipes réserve et potentiellement de l’équipe première.
Nom à suffixe patronymique Un nom à suffixe patronymique est un nom que les gens, dans certains pays, portent en plus de leur prénom et de leur nom de famille, et qui est issu du prénom du père de celui qui le porte. Typiquement, un nom à suffixe patronymique s'exprime comme suit : « Xn "fils de Yn" Zn » où Xn désigne le prénom de la personne, Yn, le prénom de son père et Zn le nom de famille commun aux deux. Parfois, ce nom à suffixe patronymique "est" le nom de famille (« Xn "fils de Yn" »). Le nom à suffixe patronymique peut parfois être remplacé par un nom à suffixe matronymique, c'est-à-dire issu du prénom de la mère. Toutefois, dans les usages des langues d'Europe, cette situation ne s'observe en principe que si le nom du père est inconnu. La tendance moderne et le féminisme permettent plus facilement aujourd'hui l'emploi d'un nom matronymique au lieu du nom patronymique. La marque de filiation peut aussi figurer en préfixe, comme dans les langues celtiques (O'Kelly, Mac Arthur, Abgrall) ou dans les langues sémitiques (ben Laden, ibn Seoud). On parle dans ce cas de nom à préfixe patronymique. Un nom à suffixe patronymique peut également être un nom de famille portant en suffixe une marque de filiation ancienne. Usages dans le monde. Le nom à suffixe patronymique est d'usage en russe et a été imposé dans tous les pays de l'ancienne Union soviétique. Il est cependant beaucoup plus vivace en russe, biélorusse et ukrainien que dans les autres langues de l'ex-Union soviétique, où, bien souvent, il n'apparaît que sur les documents d’état civil et n'a aucun emploi d'usage. On retrouve ces noms également dans l'état civil grec et dans les langues des Slaves du sud : serbe, croate, bulgare, etc. Dans les pays scandinaves, les noms étaient jusqu'au début du souvent constitués d'un prénom et d'un nom patronymique. Lorsqu'on a réformé l'état civil, de nombreux noms patronymiques sont devenus des noms de familles. Seul dans toute l'Europe, l'islandais conserve un strict système sans noms de famille mais avec juste un ou deux prénoms suivis d'un nom patronymique. De façon générale, des noms à suffixe patronymique sont devenus des noms de famille stabilisés dans de nombreuses langues. C'est presque toujours la forme masculine qui est devenue nom de famille. Cela est vrai même dans les langues où l'on pratique la féminisation des noms de famille. Les noms à suffixe patronymique russes masculins en -ович "(-ovitch)" ont pour équivalent féminin la terminaison -овна "(-ovna)". Pourtant, devenus noms de famille, ils restent toujours sous la forme -ович. En bulgare, les noms à suffixe patronymique ont une forme adjectivale et s'accordent en genre avec le nom. Les noms de famille, qui sont pour la plupart d'anciens noms patronymiques, en font autant, car ils ont eux aussi, de fait, une forme adjectivale, et les noms de famille de cette forme s'accordent en genre et en nombre dans cette langue. Langues utilisant un nom à suffixe patronymique en plus du nom de famille. Russe. En russe, le patronyme (отчество, prononcé "otchestvo" mot dérivé de отец, "otets" qui signifie « père ») figure obligatoirement, en plus du prénom et du nom de famille, sur les actes de naissance et les pièces d'identité. Il est placé entre le prénom et le nom de famille (cf. aussi nom intermédiaire). Les mots « Monsieur » et « Madame » étant pratiquement inusités en russe, il est d'usage, pour exprimer le respect, de s'adresser à son interlocuteur en employant son prénom et son patronyme (mais pas son nom de famille). Ainsi, pour s'adresser à Vladimir Poutine, on ne dira pas : « Monsieur Poutine » mais « Vladimir Vladimirovitch » ("Vladimirovitch" étant le patronyme de Vladimir Poutine). Pour les hommes, le patronyme se forme à partir du prénom du père auquel est ajouté le suffixe "ovitch" (ович), ou "iévitch" (евич) quand le prénom du père se termine par les lettres russes "й" ou "ь". Pour certains prénoms, par exemple ("Ilia") le suffixe est simplement "itch" (ич) Pour les femmes, le patronyme est formé du prénom du père auquel est ajouté le suffixe "ovna" (овна), ou "evna" (евна) si le prénom du père se termine par "й" ou "ь"; ou "itchna" (ична) après les prénoms qui prennent "itch" pour un homme. Un certain nombre de noms russes tels qu"'Ivanov" ou "Petrov" ont une origine patronymique mais ne sont pas des patronymes ; il s'agit de noms de famille qui, comme dans les langues scandinaves, se sont formés à partir de patronymes. Il est ainsi théoriquement possible pour un Russe de s'appeler "Ivan Ivanovitch Ivanov", "Ivan" étant le prénom, "Ivanovitch" le patronyme (fils d'Ivan) et "Ivanov" le nom de famille (formé dans le passé d'après un patronyme). Ukrainien. En ukrainien, l'utilisation du patronyme en plus du nom de famille est semblable à celle du russe. Sa formation en est également très proche. Pour les hommes, on forme le patronyme en ajoutant au prénom du père les suffixes "evytch" (євич) ou "ovytch" (ович). Pour les femmes, on ajoute le suffixe "ivna" (iвна) au prénom du père. Langues utilisant un nom à suffixe patronymique comme nom de famille. Islandais. L'Islande, faiblement peuplée et disposant d'une grande quantité de prénoms, a conservé un système de nom sans nom de famille. Les personnes sont identifiées à 90 % par leur prénom, suivi de leur nom patronymique, c’est-à-dire de la mention du prénom de leur père (ou, parfois, de leur mère). Ainsi, "Gunnar Snorri Helgason" et "Anna Björg Helgadóttir" signifient respectivement "Gunnar Snorri fils ("son") de Helgi" et "Anna Björg fille ("dóttir") de Helgi". Supposons que Bjarni et Björk ont une fille qu'ils prénomment "Sigríður". Puisque le génitif de "Bjarni" est "Bjarna" et celui de "Björk" est "Bjarkar", elle pourra donc s'appeler « Sigríður Bjarnadóttir » ou « Sigríður Bjarkardóttir » selon le choix de Bjarni et Björk (et en fait, plus tard selon son propre choix). Ensuite, le fils de Sigríður pourra par exemple s'appeler « Magnús Sigríðarson » et ainsi de suite. Exemples : Les 10 % restants ont un nom de famille transmis de génération en génération (mais tout Islandais peut choisir de se faire appeler par un patronyme ou un matronyme, même s'il peut prétendre au nom de famille de son père ou de sa mère). Exemple : Ces particularités font qu'en Islande : Le patronyme islandais ne se transmet donc pas de génération en génération. Dans la conversation, les patronymes (ou plus rarement le matronyme) ne sont pas utilisés, l'usage du prénom étant de rigueur. Autres langues scandinaves. Le choix d'un patronyme ou d'un matronyme, à la place du nom de famille ou à côté de celui-ci, est aussi autorisé en Norvège, aux Îles Féroé et - depuis peu - au Danemark. Langues sémitiques. En arabe, le nom traditionnel est composé de plusieurs éléments dont le "nasab" (نسب), patronyme composé du mot "ibn" ( اِبن ) signifiant « fils de », qui devient "ben" ( بن ) en milieu de phrase ou en arabe dialectal, suivi du prénom du père, parfois celui du grand-père et ainsi de suite. Par exemple, "Soleïman ben Moese ben Youssouf". En Mauritanie, "ibn" est remplacé par "ould". Chez les populations berbères, le pronom “Aït” ou “Ait” est utilisé, notamment chez certaines populations berbères au Maroc et en Algérie; c’est une marque de descendance ou de filiation, que ce soit par le père ou par un ancêtre ou bien une appartenance, par exemple "Aït Mohand", descendant ou affilié à Mohand, et "Aït Méziane," descendant ou affilié à Méziane; plus rarement on retrouve la variante “N’aït”. On retrouve aussi cette forme dans certaines localités au Maroc et en Algérie. On peut retrouver la variante "Ath" dans le nom de certaines localités des deux pays. Le format originel serait “Ayt” ou “At” mais aurait été francisé avec la colonisation française du Maghreb. On retrouve aussi la forme “Ou” qui est aussi une marque de descendance et d’appartenance, par exemple "Ouyahia", descendant ou affilié à Yahia, et "Ouslimane", descendant ou affilié à Slimane. Chez les populations touaregs, la variante “Ag” est utilisée. En hébreu, on ajoute "ben" ou "bat", ce qui donne "Salomon ben Moïshe ben Yossef". Dans des pays sous influence culturelle arabe comme la Somalie et les Comores, le nom complet d'un individu est composé de son prénom, du prénom de son père et du prénom de son grand-père paternel. Ainsi, le fils de Abdullahi Yusuf Ahmed, s'il se prénomme Mohammad, aura pour nom complet Mohammad Abdullahi Yusuf. Seule sa position dans le nom complet indique qu'il s'agit du prénom du père ou du grand-père. Langues où de nombreux noms de famille ont une origine patronymique. Dans de nombreuses langues européennes, l'usage du patronyme a été utilisé puis abandonné, remplacé par un nom de famille. Beaucoup de noms de famille sont à l'origine des patronymes qui n'ont plus changé d'une génération à l'autre et se sont transmis jusqu'à nos jours. Langues scandinaves. Les vingt-deux noms de familles danois les plus répandus (Jensen, Nielsen, Hansen, Pedersen, Andersen, etc.) sont composés d'un prénom auquel s'ajoute la terminaison "sen" (« fils de ») et ont donc une origine patronymique. On remarque que les noms se terminant en "dottir" (« fille de ») sont beaucoup plus rares. Le même phénomène s'observe en norvégien, celle-ci étant grammaticalement et phonétiquement très proche du danois. On obtient ainsi des noms de famille identiques à ceux cités plus haut, à l'exception éventuelle de "Nielsen" qui, avec une écriture alternative, est noté "Nilsen". Certains noms de famille suédois peuvent se construire selon le même modèle. La terminaison sera dans ce cas "son", ou encore plus courant "sson". Les noms s'écrivent donc ', "Jansson", "Hansson", ', "Pederson", etc. Langues ibériques. De nombreux noms espagnols sont dotés de la terminaison "-ez" qui est l'ancien suffixe patronymique ajouté à un prénom : , , , , , , , , etc., signifiaient à l'origine « fils de Blazco, , Gutierre, , , Martín, , etc. », l'accent tonique étant marqué sur l'avant-dernière syllabe. Quelques rares noms espagnols possèdent les suffixes "-iz" et "-oz" de même valeur patronymique que -ez, comme , ou . Le même phénomène qu'en espagnol s'observe en portugais, avec la terminaison "-es" : , , , , etc., qui signifiait à l'origine « fils de Fernando, Guterre, Pedro, Sancho, etc. ». Autres langues européennes. Français. Les noms de famille français d'origine patronymique ont souvent une forme identique aux prénoms dont ils proviennent : Martin, Bernard, Thomas, Richard, Michel, etc. Il y a aussi des formes d'origine patronymique ou matronymique commençant par le préfixe A, Au ou Ala : Aladenise, Alamartine, Alamichel, , Aucharles, Audenis, Aupierre, Augabriel ou Agabriel, Aujean, Aulouis, etc. Anglais. Les noms de famille anglais d'origine patronymique ajoutent au prénom dont ils proviennent : Néerlandais. Comme en anglais, les noms de famille néerlandais d'origine patronymique ajoutent au prénom dont ils proviennent : Serbo-croate. Comme les autres langues slaves, le suffixe patronymique "ović" (овић), "ević" (евић) ou "ić" (ић) est aussi utilisé en Bosnie-Herzegovine, Croatie et Serbie. La majorité des noms de famille dans ces pays sont formés dans cette mode : , , , , etc. Contrairement au russe et à l'ukrainien, les noms d'origine patronymique en serbo-croate sont transmis d'une génération à l'autre et ne possèdent plus leur rôle originel. Grec. Le suffixe patronymique grec est "poulos" (fils de), comme dans Rastapopoulos. Le génitif (souvent en -ou) est aussi utilisé, comme dans , , etc.: (fils ou descendant) du pope André, du pope Nicolas, etc. Roumain. Un des suffixes patronymiques roumains est "escu" (fils de), comme dans Ionescu, fils de Ion (fils de Jean), ou Antonescu, fils d'Anton, ou Lăzărescu, fils de Lazăr. Il existe aussi le suffixe "vici", dérivé des suffixes slaves "vitch" et "wicz", « fils de », comme Abramovici, fils d’Abraham. Lituanien. En Lituanie, il existe le suffixe "vicius", dérivé des suffixes slaves "vitch" et "wicz", « fils de », comme Abramovicius, « fils d’Abraham ». Arménien. La terminaison par le suffixe "ian" (, Chahoumian...) signifie "fils de". Langues asiatiques. Géorgien. La marque de la filiation en géorgien est le suffixe "chvili" (Iossif Djougachvili) ou "dzé" (Edouard Chevardnadze). Turc. La filiation se marque en turc par le suffixe "-oğlu" (parfois orthographié "-oglu" dans les pays dont l’alphabet ne possède pas le g accentué) qui signifie « fils de », comme dans le patronyme Yunusoğlu, « fils de Yunus ». Le suffixe "-oğlu" est également très présent dans les toponymes turcs, avec le même sens. Ce suffixe est également présent dans certains noms de famille grecs d'origine anatolienne sous l'influence turque, sous la forme "-oglou", comme par exemple dans le patronyme Pamboutzoglou.
Channeling Channeling (parfois "channelling", littéralement "canalisation") est un terme américain de la littérature New Age qui désigne un procédé de communication entre un être humain et une entité appartenant à une autre dimension (un esprit maléfique ou démon, un ange, un « maître ascensionné », une entité du plan astral, une divinité, un extraterrestre etc.). Par extension, le terme peut désigner l’ensemble des croyances et des pratiques qui se sont formées, à partir des années 1980 aux États-Unis, autour de ce procédé pour constituer un courant particulier, interne au mouvement New Age. Le point de vue des sceptiques attribue ce genre de manifestation à l'inconscient, voire à du charlatanisme. Définition. Le channeling se rapproche des concepts de révélation et d'. Selon Van Baaren, l'inspiration étant « "une communication verbale ou écrite d'une divinité en direction du monde, par laquelle elle utilise un être humain comme médium" ». Certains auteurs, tel que Klimo, au lieu de catégoriser le channeling comme une forme contemporaine de révélation, a attribué le nom de « channeling » à toutes les révélations du passé. Un point de vue partagé par certains universitaires, dont Wouter Hanegraaff qui considère que « "l'hypothèse que le channeling et d'autres révélations reposent sur le même mythe étiologique, est valide et très intéressante" ». Le channeling marque une certaine rupture avec le spiritisme, en tant que forme de médiumnité tournée davantage vers des questions spirituelles et métaphysiques. Contrairement aux spirites qui privilégiaient les messages d'esprits humains désincarnés, généralement membres de la famille ou proches, les messages des "channels" proviendraient d'êtres de lumière, d'entités angéliques, de « maîtres ascensionnés » voire d'extraterrestres (comme le cas du révérend Short et l'alien "Kolton"). Dans les deux cas, l'origine des messages obtenus est attribuée à des êtres non-incarnés, lesquels solliciteraient l'aide d'un tiers habilité à recevoir et à transmettre leur parole dans notre monde. Il existe cependant des cas, comme celui de Neville Rowe qui fait parler un banc de dauphins, où le channeling s'éloigne des messages classiques d'entités surnaturelles. Selon l'étude de Dureen Hughes, à la différence des expériences de possession, le channeling serait perçu par les médiums comme une "fusion" avec une autre conscience, plutôt que le fait d'être « habité » par une entité surnaturelle maléfique. En français, "channeling" est parfois traduit par canalisation, transmission, transmission médiumnique, communication spirituelle quand le terme américain n'est pas utilisé. On peut lire parfois aussi que le "channel" est dit "servir de canal" ou qu'il "sert de voie de transmission" à l'entité concernée. Dans le New Age. Dans le New Age, la personne qui reçoit et transmet une information d'une entité invisible est appelée un « channel » (un « canal »). La méthode contemporaine du channeling trouverait sa première formulation dans la « télépathie éthérique », concept élaboré en 1950 par la théosophe Alice Bailey et popularisé dans son ouvrage "Télépathie et corps éthérique". Elle consiste pour le channel à se plonger dans un état méditatif, de conscience altérée ou une forme de transe avec modifications du timbre de la voix et à « s'ouvrir » à l'entité. Mais tous les channelings ne sont pas nécessairement associés à des états altérés, et certains auteurs donnent leur message sans aucune altération de leur comportement ou de leur voix. Le point commun entre toutes ces manifestations reste le fait de recevoir un message d'une entité extérieure à sa propre conscience. Une caractéristique du New Age est d'inciter tout un chacun à pratiquer le channeling comme une option accessible à tous, un don qui ne serait pas réservé à quelques élus mais qui pourrait être cultivé par n'importe qui. Les channelings peuvent être de deux types : Certains channelings sont publiés et vendus en librairies, surtout sur le continent américain, foyer du phénomène et où ce dernier connaît une certaine popularité. Channels populaires. Parmi les channels, on peut citer (canal de Bashar), Jane Roberts (auteur des "Livres de Seth", et « channel » de l'entité appelée Seth depuis 1963. Roberts est considérée comme un des plus anciens et des plus influents auteurs de la culture New Age. , « channel » de l'entité appelée Abraham et auteur avec son mari Jerry Hicks de "La Loi d'Attraction". John Edward ("Crossing Over with John Edward"), Eva Pierrakos (canal du « Guide »), David Spangler (canal de « Limitless Love and Truth » et de « John »), Judy Zebra Knight (canal de Ramtha), l'américain Lee Caroll (canal de l'entité Kryeon), Barbara Marciniak (canal des « Pléiadiens »), Laura Knight-Jadczyk (canal des « Cassiopéens »), (canal de différents « esprits » sous la garde des entités Dr.Fischer et Jim Cole), Sanaya Roman (canal d'« Orin » et de « Thaddeus »). Critique du channeling. Christianisme. La critique chrétienne du channeling repose moins sur le postulat que ce procédé pourrait être une imposture ou du charlatanisme que sur la possibilité que les entités en question ne soient pas ce qu'elles disent être, qu'il s'agisse en fait d'esprits malfaisants qui se font passer pour des êtres de lumière. Pour la plupart des chrétiens, le parallèle entre le channeling et les possessions démoniaques évoquées dans la Bible leur apporte l'explication à la nature du phénomène. Pour les chrétiens , le channeling est de la même nature que le spiritisme , les chrétiens interdisant le spiritisme (tables tournantes , Oui/Ja...) ils interdisent de même les contacts par le support du "channeling". Emanuel Swedenborg est souvent utilisé en référence à la mise en garde chrétienne contre les pratiques du New Age et en particulier la relation avec les "esprits". « Quand les esprits parlent à l'homme, ce dernier doit se garder de croire ce qu'ils lui diront, parce qu'ils disent n'importe quoi. Ils mentent d'une façon si solennelle que l'homme en est impressionné. Si l'homme continue d'écouter, ils vont insister, continuer à tromper et à séduire ». Médecine. Carl Gustav Jung a été parmi les premiers à étudier le channeling dans une perspective psychiatrique. À l'école de médecine de Zürich, il rédigea sa thèse sur les transes de channeling de sa cousine Helene Preiswerk. Bien qu'il ait d'abord affirmé en conclusion que ce que les "channels" « canalisaient » étaient principalement des déséquilibres psychiques réprimés, il exprima plus tard l'hypothèse que certains phénomènes psychiques, tel que la télépathie, étaient authentiques. Rayna Rodgers, dans son étude du channeling, fait un parallèle avec le trouble de la personnalité multiple tout en notant que le contrôle (le channeling est une action volontaire qui n'interrompt pas le sens des responsabilités sociales) des personnes sujettes ou pratiquantes du channeling est plus important que chez les patients victimes d'un trouble dissociatif de l'identité.
Northamptonshire Le Northamptonshire , abrégé en « "Northants" », est un comté cérémonial de la région des Midlands de l'Est en Angleterre. Sa population est de d'après le . Il a des frontières avec huit autres comtés cérémoniaux : la Warwickshire à l'ouest, le Leicestershire et Rutland au nord, le Cambridgeshire à l'est, le Bedfordshire au sud-est, le Buckinghamshire au sud, l'Oxfordshire au sud-ouest et le Lincolnshire au nord-est. Le siège du comté est Northampton. Les autres principales agglomérations sont Kettering, Corby, Wellingborough, Rushden et Daventry. Subdivisions. Depuis 2021. Depuis le et l'abolition du conseil de comté du Northamptonshire, la zone correspondant au comté cérémoniel du Northamptonshire est divisée en deux autorités unitaires. 1974-2021. De 1974 à 2021, le Northamptonshire était un comté non métropolitain, avec un élu qui siégeait à Northampton. Le comté était alors divisé en sept districts, chacun ayant un conseil de district. Politique. Le Northamptonshire comprend sept circonscriptions électorales :
Cliftonville Football Club Le Cliftonville Football Club est un club nord-irlandais de football basé à Belfast. Fondé en 1879, il est le plus ancien club de football de toute l'île d'Irlande. Depuis 1890, ses matchs à domicile se disputent sur le terrain de Solitude. Cliftonville a remporté à cinq reprises le championnat national et neuf fois la coupe. Ses proches adversaires sont le Crusaders Football Club avec lequel ils disputent le derby du Nord-Est de Belfast. Le club entretient une rivalité toute particulière avec les clubs de Linfield et Glentoran. Ses couleurs sont le rouge et le vert. Histoire. Les débuts. L'histoire du club débute avec John McCredy McAlery, un jeune entrepreneur originaire du Comté de Down, qui est venu s’installer à Belfast où il se spécialise dans le commerce de textile. Passionné de sport, il participe à la création du "Cliftonville Cricket Club" en 1870 et occupe le poste de trésorier au sein du club. En 1878, lors de son voyage de noce en Écosse, il assiste à un match de football. De retour en Irlande, il invite Queen's Park et Caledonians à venir disputer un match amical à Belfast, remporté 3 à 2 par Queen's Park. Le 20 septembre 1879, McAlery publie une annonce dans la "News Letter" et le "Northern Whig" invitant de se rendre à un entraînement le jour même. C’est ainsi que le "Cliftonville Association Football Club" est créé, pour jouer sous . L'année suivante, c'est encore McAlery qui est l'élément moteur de la Association irlandaise de football (IFA). Il lance une invitation à une réunion dans le but de mettre en place une organisation commune à l'échelle de la ville et le district de Belfast. Cette rencontre se déroule le au Queen's Hotel. L'assitance y crée la nouvelle fédération et la place sous la Présidence du Major Chichester, McAlery devanant le secrétaire honoraire. Lors de cette réunion sont lancées les bases de la Coupe d'Irlande. Les premières années. La première Coupe d'Irlande de football est organisée en 1881. Après deux tours, la première finale se déroule le et elle oppose Cliftonville au Moyola Park Football Club une équipe connue pour avoir « un jeu dur et brutal ». Moyola Park s'impose 1-0. L'année suivante Ciftonville est de nouveau en finale, cette fois-ci contre Queen's Island. Le club perd de nouveau la finale. En 1883 Cliftonville remporte le tout premier trophée de son histoire en écrasant 5-0 l'Ulster Football Club en finale de la Coupe. Au cours des années 1880, Cliftonville s'engage aussi dans la FA Cup disputant les éditions 1886-1887 et 1887-1888. La première année, le club de Belfast se hisse au troisième tour avant de se faire éliminer 0-11 par les Écossais du Partick Thistle Football Club. La saison suivante ils sont éliminés au deuxième tour par leurs voisins de Linfield à l'occasion d'une rencontre disputé le jour de noël. L'étape suivante est la création d'un championnat annuel. La première réunion d'une association de clubs volontaires pour y participer a lieu le . La Ligue irlandaise de football est créée. Son premier président est M. McNeice, représentant de Cliftonville. Huit clubs se sont portés candidats : Clarence, Cliftonville, Distillery, Glentoran, Linfield, Milford, Oldpark, Ulster. Il faudra attendre la saison 1905-1906 pour que Cliftonville remporte son premier championnat. En 1891, Cliftonville devient le premier club irlandais à utiliser un éclairage dans son stade pour permettre de jouer en soirée.Le Belfast NewsLetter relate cet évènement comme cela : . En 1897, Ciftonville remporte une nouvelle Coupe d'Irlande après une victoire 3-1 sur l'équipe du régiment britannique des Sherwood Foresters. Lors de l'édition de 1900, le club lance une protestation pour le moins inhabituelle après avoir été battu par le Belfast Celtic. Cliftonville se plaint en fait que les poteaux des buts auraient été trop courts. Après vérification de la fédération irlandaise, il s'avère que c'est bien le cas. Le résultat de la rencontre est donc annulé et le match donné à rejouer. Lors de cette nouvelle confrontation, Cliftonville renverse le score et s'impose. Ils remporteront ensuite la compétition en battant en fibale les dublinois du Bohemian Football Club sur le score de 2 à 1. Un club amateur. Les dirigeants ayant pris la décision de rester quoi qu'il arrive amateur, ils ont toujours refusé de devenir professionnel. Jusqu'en 1972 Cliftonville joue donc un rôle mineur dans le football nord-irlandais, multipliant les dernières places dans un championnat qui n'organise pas de relégation vers des divisions inférieures. Le premier match officiellement comme club professionnel a lieu le . Il faut attendre 1976, sous l'influence de son manager Jackie Hutton et de son assistant Jackie Patterson, pour que Cliftonville connaisse une révolution vers le monde professionnel qui culmine le par l'accession à la finale de la Coupe d'Irlande du Nord à Windsor Park. C'est la première finale du club depuis celle de 1908. Devant une assistance de spectateur, ce qui est très important pour l'époque à Belfast, Cliftonville bat Portadown sur le score de 3 buts à 2. Les buts sont marqués par John Platt, Mike Adair et pour conclure par Tony Bell. Cette victoire permet au club d'accéder pour la première fois de son histoire à une Coupe d'Europe. A l'automne 1979, le club de Belfast participe à la Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe. Il est opposé aux français du FC Nantes. Cliftonville s'incline à domicile 0-1 et perdent largement à Nantes 7-0. Le professionnalisme. A partir de la fin des années 1990 Cliftonville est de plus en plus présent en tête des classements en Irlande du Nord. Sous le management de Marty Quinn, un des joueurs vainqueur de la Coupe de 1979, le club remporte enfin le championnat nord-irlandais. C'est la première victoire dans la compétition en 88 ans. Le 21e siècle. Au tournant du l'ancien joueur et ancien capitaine du club Marty Tabb est nommé manager de Cliftonville. Il réorganise la structure professionnelle. L'équipe se sauve de justesse en battant Ards lors du match de barrage lors de deux saisons consécutivement (1999 et 2000). En 2003 les Reds causent une surprise en gagnant la Coupe de la Ligue. Les résultats continuent de progresser. Lors de la saison 2006-2007, Cliftonville se hisse à la troisième place du championnat et se qualifie ainsi pour la Coupe Intertoto La saison 2012-2013 est l'année la plus glorieuse pour le Cliftonville Football Club. En janvier 2013, les Reds remportent la Coupe de la Ligue en battant en finale les voisins du Crusaders Football Club. Au mois d'avril suivant le club scelle la victoire en championnat en battant Linfield. Cliftonville échoue de peu à la réalisation du triplé car il est battu en finale de la Coupe d'Irlande du Nord. Le , la finale de la coupe les opposent à Glentoran. La défaite se dessine lors des prolongations lorsque Callacher puis Waterworth permettent à Glentoran de remporter la victoire. La saison suivante commence par une confrontation avec le Celtic Glasgow lors du deuxième tour des qualifications à la ligue des champions Les Écossais s'avèrent bien trop forts et se qualifient facilement en gagnant 0-3 à Solitude puis 2-0 à Glasgow. En janvier 2014, Ciftonville conserve la Coupe de la Ligue en battant de nouveau en finale les Crusaders. la victoire est cette fois un peu plus longue à venir puisqu'apère les prolongations les deux équipes n'ont pas réussit à se départager (0-0). Cliftonville s'impose 3-2 aux tirs au but. En fin de saison le club réussit aussi à conserver son titre de champion en devançant Linfield de six points. Joe Gormley est le meilleur buteur du championnat avec 27 réalisations en 38 journées. Lors des deux saisons suivantes, Cliftonville remporte à nouveau la Coupe de la Ligue, établissant ainsi un record de quatre victoires consécutives. Bilan sportif. Bilan européen. "Note : dans les résultats ci-dessous, le score du club est toujours donné en premier" Entraîneurs du club. Liste des entraîneurs de Cliftonville
Nottinghamshire Le Nottinghamshire (quelquefois abrégé Notts en anglais) est un comté d'Angleterre situé dans les Midlands de l'est. Il est bordé au nord-ouest par le Yorkshire du Sud, à l'est par le Lincolnshire, au sud par le Leicestershire et à l'ouest par le Derbyshire. Son chef-lieu traditionnel est Nottingham, bien que le siège du comté ("county council") soit situé à West Bridgford dans le district ("borough") de Rushcliffe, près de Nottingham, de l'autre côté de la Trent. Géographie. Relief. Le Nottinghamshire, tout comme le Derbyshire et le Sud du Yorkshire, s'étend en partie sur un bassin houiller, avec des veines d'une épaisseur atteignant , localisées principalement dans le nord du comté. Il y a un champ pétrolifère près d’Eakring. Ces gisements sont enfouis sous des horizons de grès et de craie à l'ouest, d’argile à l’est. Le nord du comté se rattache au lit majeur de l’horizon de Humber. Le centre et le sud-ouest du comté, autour de la Forêt de Sherwood, dessine un paysage vallonné couvert de chênaies anciennes. Les principales vallées sont celles de la Trent, de l’Idle, de l’Erewash et du Soar. La Trent, alimentée par la Soar, l’Erewash et l’Idle, exutoire des multiples ruisseaux de la Forêt de Sherwood, s'écoule à travers une vallée étale, avec une confluence à Misterton. Le point culminant du comté () se trouve juste au nord de "Newtonwood Lane", aux confins du Derbyshire tandis que le terril de Silverhill, promontoire artificiel souvent cité comme le point culminant, ne dépasse pas . Climat. Le Nottinghamshire est couvert à l'ouest par la chaîne des Pennines, ce qui limite son volume de précipitation annuel à . La température moyenne du comté est de 8,8 à . Le comté bénéficie de à d'ensoleillement par an. Districts. Le comté est divisé en plusieurs districts :
Lelów Lelów est un village et une commune ("gmina") de Pologne. Situation géographique. Lelów fait partie du district ("powiat") "częstochowski" qui est localisé dans la voïvodie de Silésie. Le village est peuplé d’environ 2 000 habitants. Il est situé sur la rivière Białka, 35 km à l’est de Częstochowa. Il est traversé par la route nationale 46 (Kielce–Częstochowa), par la route 794 (Koniecpol–Cracovie) et par la route 789 (Lelów-Żarki). Histoire. La localité est mentionnée pour la première fois en 1193, dans un document du pape Célestin III. En 1246, Conrad I de Mazovie fait construire un fort sur la Białka. De 1325 à 1334, Lelów est le siège d’un Décanat. En 1341, la localité reçoit les privilèges urbains. Elle se développe rapidement grâce à sa situation sur les routes commerciales reliant Cracovie à Sieradz, à Wieluń et à Kalisz. Du XIV jusqu’au , la ville est le siège d’un district de la voïvodie de Cracovie. Le commerce et le textile prennent de l’extension. À partir du , une importante communauté juive se développe à Lelów, qui devient un des centres les plus importants de l’Hassidisme à partir du . Au , les incendies et les guerres provoquent un déclin important. En 1793, la ville devient prussienne. En 1807, elle rejoint le Duché de Varsovie et, en 1815, le Royaume du Congrès. En 1825, le monastère des Franciscains est détruit. En 1869, Lelów perd son statut de ville. À la veille de la Seconde Guerre mondiale, les Juifs sont au nombre de 700 et représentent environ la moitié de la population. Le , les Allemands s’emparent du village et incendient l’église paroissiale. Les Juifs sont déportés vers le camp d'extermination de Treblinka. En 2020, la synagogue est à nouveau active.
Hermès (timbre grec) Le dieu grec du commerce et des voyages, Hermès, message des dieux dans la mythologie grecque, est l'effigie choisie, en 1860, par le royaume de Grèce pour illustrer les premiers types de ses timbres-poste. Le premier type, la « grosse tête d'Hermès », émis en octobre 1861, reste en circulation jusqu'en 1886 où il est alors remplacé par le second type, la « petite tête d'Hermès ». Des timbres à la « grosse tête d'Hermès » sont remis en circulation, surchargés, en 1900 & 1901 pour pallier le retard de la livraison des timbres du troisième type, l'« Hermès ailé », par l'imprimeur anglais J. P. Segg & C°. En 1902, un quatrième type utilisant l'effigie d'Hermès est émis pour l'affranchissement en « valeur métallique ». Enfin, en 1912, une cinquième série représentant diverses effigies d'Hermès est émise et reste en circulation, en plusieurs réimpressions, jusqu'en 1926. À partir du début des années 1920, les sujets des timbres de Grèce se diversifient et abandonnent l'effigie d'Hermès. « Grosse tête d'Hermès » (1860-1901). Les timbres au type de la « grosse tête Hermès » sont émis en application de la loi de 1853 sur l'affranchissement du courrier par l'expéditeur et de celle du sur les tarifs postaux. Un décret du suivant annonce le choix d'Hermès, messager des dieux dans la mythologie grecque comme effigie des timbres. Les neuf valeurs des timbres à la « grosse tête Hermès » sont imprimées pendant plus de vingt ans (de 1861 à 1882) à partir des mêmes neuf planches typographiques et restent en circulation pendant vingt-cinq ans (de 1861 à 1886) avant d'être à nouveau utilisées, surchargées, en 1900/1901. Les timbres à la « grosse tête Hermès » sont non-dentelés, à l'exception de deux séries surchargées en 1900/1901 La maquette, les poinçons, les épreuves et les essais (1860 & 1861). Le dessin de la maquette, la gravure des poinçons, ainsi que la fabrication des planches typographiques de sept premières valeurs sont réalisés, entre et , par le graveur général de La Monnaie de Paris : Désiré-Albert Barre<ref name="Fanchini-07/0811">Louis Fanchini, "The dies and proofs of large Hermes head", Philotelia de juillet/août 2011, pages 218-240 (Voir : http://www.pv-griekenland.nl/bladzijden/LHH_Dies_Proofs.pdf - En Anglais).</ref>. Pour la création du premier timbre grec, Désiré-Albert Barre s'est inspiré des deux premiers types de timbres de France conçus, à partir de 1848, par son père, Jacques-Jean Barre : les types « République » et « Présidence » ou « Cérès » et « Napoléon III ». Désiré-Albert Barre commença par graver les poinçons nécessaires à la réalisation des planches typographiques. Pour valider son travail de graveur, il réalisa quatre types d'épreuves, deux types d'épreuves d'état et deux types d'épreuves terminales Ensuite, il fabriqua également les sept planches typographiques des sept premières valeurs de la « grosse tête Hermès » en utilisant la méthode développée en 1858/1859, la « frappe directe au balancier monétaire ». Pour définir les choix des encres et des papiers ainsi que pour calibrer la presse d'impression, Désiré-Albert Barre réalisa, avec l'imprimeur Ernest Meyer, environ une centaine de types d'essais et d'imprimatur différents pour toutes les valeurs. Les tirages de Paris (octobre 1861). Le premier type de timbres de Grèce portant le profil d'Hermès tourné vers la droite est émis le , selon le calendrier julien, toujours en vigueur en Grèce à cette époque, ou le , selon le calendrier grégorien adopté par une majeure partie des pays européens en 1582, à l'exception des pays orthodoxes. La Grèce adopte finalement le calendrier grégorien en 1923. Le premier type de timbres de Grèce est dénommé « grosse tête d'Hermès » pour le différencier du type suivant, émis en 1886 et dit de la « petite tête d'Hermès ». Les sept timbres émis le sont issus de tirages effectués à Paris par l'imprimerie d'Ernest Meyer sur des feuilles de 150 timbres (10 X 15). Ces sept valeurs sont les 1 lepton, 2, 5, 10, 20, 40 & 80 lepta. Les timbres des tirages de Paris sont aisément reconnaissables par l’extrême finesse de leur impression, sur des papiers satinés, légèrement teintés, de très bonne qualité. Les lignes d’ombres de la joue et de la nuque de la tête d’Hermès sont fines et discontinues. En particulier, les lignes ondulées et les points dans les écoinçons sont parfaitement visibles et d’une extrême finesse. De plus, seul le 10 lepta porte des « chiffres de contrôle » « 10 » au verso. Ces chiffres sont d’une hauteur de , alors que tous les chiffres des émissions suivantes d’Athènes ont une hauteur de . Les tirages d'Athènes (novembre 1861 à 1882). Ensuite, et dès le mois de , les tirages sont réalisés à Athènes à partir des sept mêmes planches typographiques livrées à l'administration postale grecque durant l'été 1861. Au fur et à mesure des impressions, l'évolution de la maîtrise des imprimeurs locaux mais aussi l'encrassement des plaques d'impression sont visibles dans la qualité d'impression des timbres. L'impression des valeurs faciales au dos des timbres est généralisée sauf sur les deux plus petites valeurs du 1 lepton, brun et du 2 lepta, bistre. Les tirages étant faits « à la demande », les nuances de couleurs évoluent dans un spectre très large. De plus, différentes qualités de papier sont utilisées tout au long des tirages de 1861 à 1882. Ainsi il existe une très grande diversité de tirages des timbres à la « grosse tête d'Hermès ». Les études les plus avancées sur le sujet : Pemberton, Groom, Dorning Beckton, Brunel, Nicolaïdès, de Smeth, Kohl Handbuck, Constantinidès, Bellas, Coundouros, Basel…, les décrivent en détail. Le classement d'Yvert et Tellier du début du , repris et complété par Orestes Vlastos dans les catalogues Vlastos et par Michael Tseriotis dans les catalogues Hellas de Karamitsos, permet de parcourir les principales émissions : Les premiers tirages d'Athènes (novembre 1861 à avril 1862). Les stocks de timbres reçus de Paris s’épuisèrent très vite, en particulier dans les bureaux les plus importants (Athènes, Le Pirée, Syros ou encore Patras…), si bien que dès le mois de , l’administration grecque dut commencer à utiliser les planches typographiques, reçues de Paris, pour imprimer elle-même ses propres timbres. Les ouvriers grecs étaient loin d’avoir l’expérience et la dextérité des ouvriers français, lesquels étaient rompus aux techniques d’impression depuis des générations… Le résultat fut donc décevant, le fond du médaillon n’est plus uniforme, la tête d’Hermès est très souvent entourée d’un halo blanchâtre, et les quatre écoinçons sont également souvent « brouillés ». Les lignes d’ombres de la joue et de la nuque de la tête d’Hermès sont continues et plus épaisses que sur le tirage de Paris… Néanmoins, ces timbres, imprimés avec différentes méthodes (à sec, au blanchet ou encore avec des techniques mixtes...) sont, pour ceux imprimés à sec, sans aucun foulage et ont du caractère, lié à la densité des encres utilisées et à leur contraste. Ils sont tout aussi recherchés que ceux du tirage de Paris. Certains d’entre eux ont été beaucoup mieux réussis, et les catalogues les classent en deux catégories : les tirages soignés et les tirages grossiers. Comme pour tous les tirages d’Athènes, l’identification des différentes émissions n’est possible de manière certaine que grâce aux « chiffres de contrôle » au verso qui sont déterminants pour la classification. Pour les premiers tirages d’Athènes, les « chiffres de contrôle » sont utilisés pour la première fois, ils sont donc très nets et bien imprimés, avec les pleins foncés et les déliés très fins. Par ailleurs, le « chiffre de contrôle » « 5 » du 5 Lepta est différent de celui qui sera utilisé pour tous les tirages d’Athènes suivants. Les fameux 20 lepta sans « chiffres de contrôle », avec fond du médaillon « quadrillé » ou « uni » (Yvert/Vlastos & Karamitsos ) font partie de cette émission. On appelle souvent cette émission : Tirages Provisoires d’Athènes. On peut, en effet, penser que ces timbres, par leur qualité médiocre d’impression, pour les tirages grossiers, étaient des essais issus des premières impressions, « initiatiques » pour les ouvriers grecs… Mais la demande était telle que les autorités postales grecques décidèrent de les mettre, malgré tout, en circulation… L’impression des premiers tirages d’Athènes se termine en . Les tirages réguliers d'Athènes (mai 1862 à 1867). À partir de , les ouvriers grecs abandonnèrent le tirage à sec et utilisèrent une autre méthode, beaucoup plus simple de mise en œuvre, pour accentuer l’impression des parties sombres : l’insertion d’une étoffe, placée sous la feuille à imprimer, appelée « blanchet ». Cette méthode permit d’obtenir de meilleurs résultats d’ensemble sans toutefois égaler la qualité d’impression ni des premiers tirages fins d’Athènes, ni bien sûr, celle du tirage de Paris… Cette méthode donne du foulage au timbre, en particulier au niveau des lignes d’ombre du cou avec, souvent, un relief visible au verso. Les lignes d’ombre de la joue sont continues et régulières au début (1862/1863) avant de s’empâter ensuite… Les « chiffres de contrôle » sont fins, mais moins accentués et plus pâles que sur les premiers tirages d’Athènes. Les tirages dits des « planches nettoyées » (1868 à 1869). En 1868, les tirages deviennent bien plus pâles, ternes, sans contraste, mais l’impression est fine. On a longtemps cru que cette terne pâleur était due au nettoyage des planches typographiques, d’où le nom de ce tirage. En fait, il n’en est rien, les planches n’ont été nettoyées qu'en 1870. Cet aspect blanchâtre provient de l’utilisation d’un nouveau « blanchet » beaucoup plus épais, comme l’a démontré Louis Basel. Les « chiffres de contrôle » commencent à s’empâter et sont moins fins que sur les tirages précédents… Les erreurs de chiffres sont beaucoup plus nombreuses en particulier, le « 1 » renversé pour le 10 lepta et le « 2 » renversé pour le 20 lepta, ainsi que le « 0 » renversé pour ces deux valeurs. Les tirages de la « nouvelle mise en train » (1870). En 1870, les postes grecques reçurent d’Allemagne une nouvelle presse. Les ouvriers allemands qui vinrent installer cette machine refirent une « nouvelle mise en train » et imprimèrent, à sec, des feuilles des deux valeurs les plus utilisées : le 1 lepton pour les journaux et le 20 lepta pour le tarif territorial d’une lettre jusqu’à . Le résultat fut là encore décevant : bien que l’impression soit fine, les lignes d’ombre de la joue sont très courtes, en particulier pour le 1 lepton, que l’on appelle « le rasé ». Pour le 20 lepta, les écoinçons sont blanchis et la tête est souvent entourée d’un halo blanchâtre. Les « chiffres de contrôle » au verso du 20 Lepta sont bleu-laiteux ou bleu-foncé, et bien que nets commencent à s’alourdir de plus en plus. Les tirages sur papiers dits de « qualités inférieures » (1871 & 1872). Dans le début des années 1870, l’approvisionnement des papiers venus de France fut interrompu par la guerre franco-prussienne. On utilisa des papiers de provenance inconnue, de bonne qualité mais présentant des « nuages » semi-transparents et irréguliers, visibles par transparence à la lumière. L’impression au « blanchet » se substitua à l’impression à sec du tirage précédent et sera utilisée pour toutes les émissions suivantes. Les lignes d’ombres de la joue et de la nuque de la tête d’Hermès sont longues et uniformes mais de plus en plus épaisses, souvent empâtées sous la joue. Les « chiffres de contrôle » de cette émission sont nets, bien marqués et beaucoup plus foncés que ceux des deux émissions antérieures, mais ils sont aussi plus lourds du fait de leur usage continu depuis 10 ans. Le timbre le plus célèbre de la collection de la « grosse tête d’Hermès » est une variété de cette émission. C’est un 40 lepta de la même couleur que les « chiffres de contrôle » du timbre type de cette même valeur. Une feuille unique a été imprimée et seuls 13 exemplaires ont été retrouvés à ce jour (Yvert ). On l’appelle le « Solférino » en référence à la bataille sanglante de 1859, éponyme, entre les troupes franco-sardes et l’armée autrichienne. Les tirages sur papiers grenés (1871 à 1876). À partir de la fin 1871, les papiers utilisés sont de bien moins bonne qualité. Ils sont minces et transparents, comme « cassants » (le dessin du timbre apparait par transparence au verso). À la lumière, ils montrent leur aspect grené (comme une trame de trous réguliers), d’où leur nom. Les « chiffres de contrôle » continuent à s’empâter… Là encore, on trouve des erreurs de chiffres. Comme ces papiers absorbaient davantage l’encre que ceux utilisés jusque-là, il existe des variations de couleurs tout à fait étonnantes et encore plus nombreuses que dans les tirages précédents. Les tirages de nouvelles valeurs : 30 & 60 lepta (1876 & 1877). En 1875, à la suite de l'adhésion de la Grèce à l'Union générale des postes (U.G.P.), ancêtre le l'Union postale universelle (U.P.U.), l'administration postale grecque a besoin de deux nouvelles valeurs. À partir du même poinçon qui servit en 1861, à fabriquer les planches typographiques des sept premières valeurs, Désiré-Albert Barre reprit son travail de gravure pour la création du poinçon pour les timbres de 30 lepta (marron) et de 60 lepta (vert) nécessaires à l'affranchissement du courrier vers l'étranger. Contrairement aux sept premières planches, réalisées en 1861 avec la méthode de la « frappe directe au balancier », ces deux nouvelles planches furent réalisées, sous la supervision de Désiré-Albert Barre, avec la méthode de la « Galvanoplastie-Type » par la maison Charles-Dierrey, 6 & 12, rue Notre-Dame-des-Champs à Paris. Les timbres furent imprimées par la maison J. Claye & Cie, 7, rue Saint Benoît, à Paris, en feuilles de 300 (2 X 150). On retrouve avec ce tirage la finesse et les mêmes caractéristiques que le tirage de Paris de 1861. Ces deux nouvelles valeurs n’ont pas de « chiffre de contrôle » au verso. Comme en 1861, un premier tirage est effectué à Paris en 1876, tous les tirages suivants sont réalisés à Athènes, à partir des mêmes planches typographiques expédiées depuis Paris. Les tirages sur papiers crèmes avec « chiffres de contrôle » (1875 à 1880). Les derniers tirages des années 1875 à 1882 se distinguent par leur papier de couleur crème, facilement reconnaissables en retournant le timbre. Les planches typographiques n'ayant pas été nettoyées depuis de nombreuses années, l'impression est de plus en plus lourde. Après une quinzaine d’années d’utilisation, les « chiffres de contrôle » sont devenus très empâtés et on ne distingue presque plus les pleins des déliés. Il existe dans cette émission un très grand nombre d’erreurs de « chiffres de contrôle ». Les « chiffres de contrôle » disparaissent en 1880 lors des deux derniers tirages. Du fait de l’encrassement des planches typographiques, on trouve des timbres de ce tirage, imprimés vers la fin 1879/début 1880, remarquablement grossiers… Comparaison de deux 1 lepton imprimés à partir de la même planche typographique : La différence d'impression montre l'encrassement de la planche… Les tirages sur papiers crèmes sans « chiffre de contrôle » (1880 à 1882). Vers la fin des années 1870 ou au début des années 1880, les planches sont (enfin) à nouveau nettoyées et permettent des tirages d'un rendu d'une remarquable finesse. Les papiers sont identiques à la précédente émission, mais il n’y a plus de « chiffre de contrôle » au verso. Les tirages après changement de couleurs (1882). En 1882, le changement de couleurs des timbres courants pour les tarifs territorial (20 lepta) et international (30 lepta) devint nécessaire pour se conformer aux règles de l’U.P.U. (Union Postale Universelle). Le 20 lepta existe en rose (aniline) et en rouge (carmin), le 30 lepta est bleu. Ces timbres n’ont pas de « chiffre de contrôle » au verso. Les neuf valeurs de la « grosse tête d'Hermès » ont été imprimées à partir des mêmes neuf planches typographiques (une par valeur), pendant plus de vingt ans (de 1861 à 1882). Si la dernière impression date de 1882, les timbres à la « grosse tête d'Hermès » restèrent en circulation jusqu'en 1886 et furent alors remplacés par les timbres à la « petite tête d'Hermès ». Les timbres à la « grosse tête d'Hermès » surchargés (1900 à 1901). En , du fait du retard de livraison de la nouvelle série des « Hermès ailés » par l’imprimeur anglais J.P. Segg & C°, l’administration grecque décida de ressortir les stocks restant des émissions antérieures dont ceux de la « grosse tête d’Hermès », pour les surcharger (ces surcharges existent aussi sur la série « Olympique 1896 » et sur la série de la « petite tête d’Hermès »). Ils sont surchargés « AM », en noir, pour « » (« Valeur Métallique ») et avec des valeurs en drachmes. Ces timbres étaient réservés aux colis postaux et aux mandats et se monnayaient en « Valeur Or ». Ils sont rarissimes sur documents non « philatéliques ». Au mois d’, une autre série surchargée fut émise, mais cette fois pour l’usage courant, les valeurs sont en lepta et en drachmes. Il existe un très grand nombre de variétés de surcharges, telles que celles des « 0 étroit », « 0 large », « petit espace », « grand espace »… Ces séries de timbres surchargés furent retirées de la vente le lorsque la série des « Hermès ailés » fut finalement livrée depuis Londres. Les « chiffres de contrôle » au verso des timbres de la « grosse tête d'hermès ». La majorité des timbres à la « grosse tête d'Hermès » ont la particularité d'avoir la valeur faciale imprimée au verso : Aucun document officiel n'a été trouvé à ce jour, permettant de comprendre leur utilité exacte. Plusieurs hypothèses sont possibles : limitation de la falsification des timbres ou bien encore meilleur contrôle de la production des timbres… Cette deuxième hypothèse est considérée par les spécialistes de ce timbre comme étant la plus probable. C'est pourquoi on appelle ces chiffres au verso, les « chiffres de contrôle ». Le seul et unique écrit les mentionnant retrouvé à ce jour, dans la correspondance entre l'administration grecque et la Monnaie de Paris, est une lettre de Désiré-Albert Barre accompagnant la deuxième livraison des timbres et planches typographiques pour Athènes, le . Dans le post-scriptum de cette lettre, le Graveur Général écrit : . Les erreurs de « chiffres de contrôle » de la « grosse tête d'hermès ». Un très grand nombre d'erreurs de « chiffres de contrôle » ont été répertoriées. Le nombre de types d'erreurs, sans compter leurs combinaisons, est très important et il en existe pour tous les tirages. De nouvelles erreurs de « chiffres de contrôle » sont encore trouvées régulièrement par les philatélistes.<br> Il peut aisément et à lui seul justifier une collection particulière. Les erreurs de « chiffres de contrôle » du 10 lepta du tirage de Paris. Voici toutes les erreurs répertoriées pour le 10 lepta du tirage de Paris, ainsi que la position qu'elles occupent sur la feuille de 150 timbres : Les erreurs de « chiffres de contrôle » des tirages d'Athènes. Voici un échantillon d'erreurs de « chiffres de contrôle » que l'on peut trouver sur les tirages d'Athènes : Les variétés de case de la « grosse tête d'hermès ». Dès le tirage de Paris, en 1861, on trouve des variétés de case provenant de petites imperfections sur certaines cases des planches typographiques.<br>Certaines de ces variétés de case sont natives et proviennent d'imperfections de la planche générées lors de sa fabrication (les trois premières illustrations ci-dessous), d'autres sont le fait d'incidents de manipulation, ou encore de l'encrassement des planches (taches d'encre séchée), et apparaissent, puis peuvent disparaitre, pendant la vie des planches (les deux illustrations du 1 lepton ci-dessous). Voici un échantillon de variétés de case que l'on peut trouver sur les timbres de la « grosse tête d'Hermès » : Les variétés de case existent pour toutes les valeurs de tous les tirages et leur nombre est très important. Là encore, une collection particulière peut se justifier aisément. Les falsifications des timbres à la « grosse tête d'Hermès ». Comme tous les timbres classiques, les timbres à la « grosse tête d’Hermès » ont été contrefaits, et ce dès le milieu des années 1860. Il existe un grand nombre de faux réalisés au et dans la première partie du . Voici un échantillon de faux de la « grosse tête d'Hermès » : Tous les tirages des essais et des timbres de la « grosse tête d’Hermès » ont la première ligne ondulée de l’écoinçon Nord-Ouest brisée à sa base. C’est aussi vrai pour la dixième ligne ondulée du même écoinçon (voir illustration ci-dessous). Ces « cassures » proviennent d’un incident survenu à l’un des contre-poinçons soit : En effet, elles n’apparaissent, ni sur les épreuves d’état, ni sur les épreuves terminales (à l'exception de l'unique épreuve terminale chiffrée connue). Il existe le même type de « petit problème » sur certains timbres de France qui ont été fabriqués, au milieu du , dans les mêmes ateliers de la Monnaie de Paris sous la responsabilité des Graveurs Généraux des Monnaies : Jacques-Jean Barre, puis de son fils, Désiré-Albert Barre, lequel a également réalisé les poinçons et les planches typographiques de la « grosse tête d’Hermès » de Grèce. La présence, ou l'absence, de ces « cassures » permettent de s’assurer, quasiment sans coup férir, de l’authenticité d’une « grosse tête d’Hermès » de Grèce. Seuls les faux de Jean de Sperati, qui ont été réalisés en photo-lithographie, et qui sont donc la photographie d'un original, présentent ces mêmes cassures aux mêmes endroits… Les entiers postaux ou cartes-correspondance (1876-1900). Le tirage de Paris (avril 1876). En 1875, en même temps que la commande des timbres de 30 & 60 lepta, le gouvernement grec demanda à Désiré-Albert Barre de réaliser le matériel nécessaire à l'impression des premiers entiers postaux (cartes-correspondance) du Royaume. Pour la réalisation du poinçon de l'effigie du timbre de l'entier postal, le Graveur Général reprit le même médaillon que celui utilisé pour les timbres à la grosse tête d'Hermès de 1861 et créa un nouveau cadre (voir les illustrations de l'avant-projet et de la maquette, plus bas). Comme pour les timbres de 30 & 60 lepta, le Graveur Général supervisa la fabrication de la planche typographique de l'entier postal, composée de 24 clichés en cuivre pur, par la maison Charles-Dierrey, 6 & 12, rue Notre-Dame-des-Champs à Paris, avec une méthode galvanique. Et comme pour les timbres de 30 & 60 lepta, les feuilles furent imprimées, en typographie sur papier Bristol, par la maison J. Claye & Cie, 7, rue Saint Benoît, à Paris, les 13 & . Il fut imprimé , ou , feuilles de 24 cartes-correspondance de la valeur 15 lepta et de couleur bleue. Les documents échangés entre Désiré-Albert Barre et le gouvernement grec sont en effet contradictoires quant à la quantité exacte commandée : ou feuilles (?)... Il existe deux types de l'entier postal du tirage de Paris de 1876 : Le premier tirage d'Athènes (1878). Après l'épuisement du stock des cartes-correspondance du tirage de Paris, une deuxième émission, à la valeur faciale de 15 lepta et de couleur bleue, fut imprimée à Athènes en 1878.<br>Comme pour les timbres en 1861 et en 1876, l'impression est plus grossière que celle des tirages de Paris.<br>Là encore, il existe les deux types avec les mêmes caractéristiques que celles du tirage de Paris. Le tirage de Belgique ( juillet 1883). En même temps que le tirage des valeurs de 25, lepta, 50 lepta et de 1 drachme de la petite tête d'Hermès (voir plus bas), l'administration postale grecque confia à l'imprimerie du timbre à Malines en Belgique l'impression des entiers postaux aux valeurs faciales de 5 & 10 lepta de couleurs bleue, rouge et gris-vert. Compte tenu de la grande consommation de la valeur faciale de 10 lepta, des cartes doubles de cette valeur furent également imprimées. Les seconds tirages d'Athènes (1890-1900). À partir de 1890, l'administration postale grecque imprima à Athènes les entiers postaux aux valeurs faciales de 5 & 10 lepta et de couleurs bleue, noire et rouge.<br>Les mêmes planches que lors de l'impression d'Athènes de 1878 furent utilisées. L'impression est encore plus grossière que celle du premier tirage d'Athènes de 1878. « Petite tête d'Hermès » (1886 à 1899). Le second type des timbres-poste grecs est également à l'effigie du Dieu Hermès. Il est dit de la « petite tête d'Hermès » et est émis de 1886 à 1899. La maquette a été dessinée par A. Doms, et le poinçon gravé par H. Hendrickx. Les planches typographiques comptaient 300 timbres, subdivisées en six panneaux de 50 timbres (5 X 10) montés en deux colonnes de trois rangées. Les timbres à la « petite tête d'Hermès » sont non dentelés et dentelés, avec différentes dentelures (13 & ½, 11 & ½ et 13 & ¼). Il existe également des timbres dentelés 15, non officiels, probablement perforés, à la machine à coudre, à la banque nationale de Grèce d'Amfissa, d'où leur nom : dentelés d'Amfissa. Comme les timbres à la « grosse tête d'Hermès », les émissions de la « petite tête d'Hermès » ont également été surchargées en 1900 lors de l'émission des deux séries, avec valeurs métalliques et à usage courant. Impression de Belgique (1886 à 1888). La première impression faite à l'atelier du timbre de Malines, en Belgique. Les impressions d'Athènes (1889 à 1899). Les tirages consécutifs sont imprimés à Athènes et se subdivisent en deux périodes principales : Après 1899. Première série des Jeux Olympiques (1896). En 1896, la Grèce émet ses premiers timbres commémoratifs pour les premiers Jeux olympiques de l'ère moderne. Les timbres de cette série ont été conçus et imprimés à Paris. Le graveur français Louis-Eugène Mouchon réalisa les poinçons. Cette série compte douze valeurs représentant des allégories des Jeux olympiques de l'antiquité. L'une des douze valeurs de la série, le deux drachmes en grand format, représente une statue d'Hermès d'après Praxitèle. « Hermès ailé » (1901). En 1901, une quatrième représentation d'Hermès apparait sur les timbres-poste du Royaume de Grèce. La figure utilisée est cette fois-ci, une statue du sculpteur du , Jean Boulogne, ou Giovanni da Bologna ou encore, Giambologna : l'Hermès « ailé ». Cette série de quatorze timbres, dentelés, en trois types différents (a, b et c) a été réalisée par l'imprimeur anglais J. P. Segg & C° à Londres. Hermès avec valeurs métalliques (1902). En 1902, l'administration postale grecque émet une série de cinq timbres, dentelés 13 & ½, identiques pour le paiement en or à l'international, avec la mention AM pour « » pour « Valeur Métallique ». Ils ont été imprimés en Angleterre par la maison Perkins Bacon & C°. Les cinq valeurs sont : Le 50 lepta, rouge est un non-émis. Cette série d'abord destinée aux envois vers l'étranger, en particulier pour les colis postaux et les mandats, sera ensuite utilisée pour affranchir les lettres courantes. La feuille complète de chaque valeur comptait cent timbres. Série courante avec diverses effigies d'Hermès (1911 à 1926). En 1911, une nouvelle série avec diverses représentations du Dieu Hermès est émise. Les timbres sont dentelés en zigzag (13 X 13 & ¼). Cette série est d'abord imprimée en taille douce en 1911, puis réimprimée, toujours en taille douce en 1919 et en lithographie en 1919/1923 et en 1926 (émission de Vienne). Ces séries ont été très souvent utilisées surchargées à plusieurs reprises jusqu'en 1920 : Liens externes (Grosses têtes d'Hermès). Philatélie générale : Philatélie générale - Littérature : Grosse tête d'Hermès - Philatélie traditionnelle : Grosse tête d'Hermès - Histoire Postale :
Lelow
Shropshire Shropshire (aussi appelé Salop ou dans sa forme abrégée Shrops) est un comté anglais des West Midlands, région d’Angleterre. Il portait le nom anglo-normand de comté de Salopesberie d'où l’abréviation de Salop. Le chef-lieu est Shrewsbury, bien que la ville nouvelle de Telford soit la ville la plus peuplée. Le comté recense plusieurs sites industriels historiques importants dont la région de l'Ironbridge Gorge (littéralement « gorge du pont en fer »), connue comme le lieu de naissance de la révolution industrielle. Les gorges de l'Ironbridge sont listées au patrimoine mondial de l’Unesco, incluant Ironbridge, Coalbrookdale et une partie de Madeley. Avec une population de , le Shropshire est l'un des comtés les plus ruraux d'Angleterre. En 2009, ses subdivisions ont été supprimées et il est désormais administré par une autorité unitaire, le "Shropshire Council". Les collines du Shropshire, classées Area of Outstanding Natural Beauty (Zone de remarquable beauté naturelle), couvrent un quart du comté, principalement au sud. La colline du Wrekin est un des plus fameux repères visuels naturels du comté, bien que les plus hautes soient les Clee Hills, Stiperstones et Long Mynd. Wenlock Edge est un autre fameux lieu géographique et géologique. La rivière Severn, la plus longue de Grande-Bretagne, parcourt le comté. "Shropshire" est également le nom d'un fromage et d'une race de moutons. Divisions et environs. Jusqu'en 2009, le Shropshire était administré par le conseil de comté ("County Council") et divisé en 5 districts non-métropolitains : North Shropshire, Oswestry, Shrewsbury et Atcham, South Shropshire et Bridgnorth. En 2009, le comté est réformé et devient administré par le "Shropshire Council", une autorité unitaire. Telford et Wrekin conserve son statut d'entité à organe politique unique qui fait partie du comté pour plusieurs fonctions telles que Lord Lieutenant mais ne dépend pas de l'autorité du "Shropshire Council". Oswestry, Shrewsbury et Atcham et Telford et Wrekin ont le statut de boroughs. Le comté cérémonial, incluant Telford et Wrekin, borde Cheshire, Staffordshire, Worcestershire, Herefordshire et les comtés préservés gallois de Powys et de Clwyd. La frontière avec le pays de Galles a été définie au . Réforme locale du gouvernement. En 2006, un livre blanc du gouvernement local a soutenu des propositions pour la mise en place de nouvelles autorités unitaires dans certaines régions d'Angleterre. Les comtés non-métropolitains ayant une faible population, comme Cornouailles, Northumberland et Shropshire, sont favorisés par le gouvernement pour être couverts par les autorités unitaires d'une manière ou d'une autre (le comté peut soit devenir une seule autorité unitaire, soit être partagé en plusieurs autorités unitaires). Il est prévu que les régions d'autorité unitaire à l'intérieur des frontières de ces comtés cérémoniaux (comme Telford et Wrekin dans le Shropshire) ne soient pas affectées et qu'il n'y ait pas de changement de frontières. Le Conseil de Comté du Shropshire, soutenu par le Conseil de District du Shropshire Sud et le Conseil de la Commune d'Oswestry, suggèrent alors que le Comté non-métropolitain du Shropshire devienne une seule autorité unitaire – c'est-à-dire que les Conseils de district et de communes soient abolis – ce qui permettrait selon eux d'économiser des fonds et de gagner plus de prééminence au niveau national . Le processus serait semblable à celui de l'île de Wight au début des années 1990, quand ses districts furent abolis, laissant une autorité unitaire de Comté. Le comté cérémonial du Shropshire consisterait alors en deux autorités unitaires : Telford et Wrekin et Shropshire. Malgré l'opposition des districts de Shewsbury et Atcham, du Shropshire Nord et de Bridgnorth, qui critiquent la perte d'un pouvoir local, le nouveau statut est adopté en 2009. Histoire. La région maintenant appelée Shropshire a été rattachée à la Mercie au par le roi Offa, qui ordonna la construction de deux importants murs de terre pour protéger son territoire des Gallois, ou du moins le démarquer. Dans les siècles qui suivirent, la région subit des invasions danoises répétées et des forteresses ont été construites à Bridgnorth et Chirbury. Après la conquête normande en 1066 de nombreuses propriétés ont été données à des Normands, dont Roger II de Montgommery qui a ordonné la construction d'importants édifices, spécialement à Shrewsbury, la ville dont il était le comte. De nombreux châteaux à but défensif, dont ceux de Ludlow et Shrewsbury, ont été construits à cette époque pour se défendre des Gallois et permettre un contrôle effectif de la région. Durant cette période ont aussi été formée de nombreuses infrastructures religieuses, le comté étant majoritairement dans le diocèse de Hereford ainsi que ceux de Coventry et de Lichfield. Quelques parties du comté seront plus tard dans le diocèse de St Asaph avant qu'il cesse d'exister en 1920. Le comté était au centre des Welsh Marches à l'époque médiévale et était souvent entrainé dans des luttes de pouvoir entre les seigneurs des Marches ("Marcher Lords"), les comtes de March et les souverains successifs. Le comté contient aussi un grand nombre de villes importantes telles que Shrewsbury, Ludlow et Oswestry. De plus la zone autour de Coalbrookdale dans le comté est considérée comme importante de par le fait qu'elle est considérée comme le lieu de naissance de la révolution industrielle. Le village d'Edgmond est le lieu où la plus basse température a été jamais enregistrée en Angleterre et au pays de Galles. Les frontières actuelles du comté sont les mêmes que les frontières historiques à part certaines enclaves et d'autres altérations mineures le long des frontières avec l'Herefordshire et le Worcestershire. La plus grande partie de territoire perdue était Halesowen qui devint part du Worcestershire en 1844, et la plus grande partie rattachée était Farlow, du Herefordshire, dans le sud du Shropshire, transférée au Shropshire en 1844 aussi. Géographie. Le Shropshire peut être divisé en deux parties distinctes, le nord et le sud. Le comté a une géologie très variée. Shropshire du Nord. Le Shropshire du nord est composé des districts d'Oswestry, North Shropshire, Shrewsbury & Atcham borough et le borough de Telford & Wrekin. La plaine du North Shropshire est une extension de la plane et fertile plaine de Cheshire. C'est ici que la plupart des grandes villes du comté, ainsi que la majorité de la population, se trouvent. Shrewsbury au centre, Oswestry au nord-est, Whitchurch au nord, Market Drayton au nord-est et Newport ainsi que la conurbation de Telford (Telford, Wellington, Oakengates, Donnington et Shifnal) à l'est. Le terrain est fertile et l'agriculture reste déterminante pour le paysage et l'économie. La rivière Severn court à travers la moitié basse de cette région (venant du Pays de Galles, à l'ouest, courant vers l'est), traverse Shrewsbury puis les gorges d'Ironbridge avant d'aller vers le sud à Bridgnorth. Le territoire autour d'Oswetry est plus accidenté, la moitié ouest est au-dessus d'une prolongation du bassin houiller de Wrexham, il y a aussi des dépôts de cuivre à la frontière du Pays de Galles. L'exploitation de granulats de pierre et de sable est encore en activité dans le North Shropshire, notamment dans la colline Haugmond, près de la colline Bayston et autour du village de Condover. Le plomb était aussi exploité à Snailbeach et les Stiperstones, mais l'activité a cessé. D'autres activités primaires, telles que la foresterie et la pêche, sont aussi pratiquées. La route principale A5 et l'autoroute M54 vont de Wolverhampton (à l'Est du comté), passe à Telford, puis près de Shrewsbury parallèlement à la ligne Watling Street, une ancienne route économique. L’A5 tourne vers le nord-ouest pour aller sur Owestry, avant d'aller au nord dans le Pays de Galles dans la région de Wrexham. C'est une importante artère et le corridor est l'emplacement où l'on trouve la plupart des industries et activités commerciales du Shropshire. Il y a aussi quelques lignes de train traversant le comté se rassemblant à Shrewsbury. Au sud-ouest de Telford, près de la gorge de l'Ironbridge se trouve la centrale électrique d'Ironbridge. La ville nouvelle de Telford est construite en partie sur une ancienne zone industrielle centrée sur le bassin houiller de l'est du Shropshire ainsi que sur d'anciennes terres agricoles. On peut encore trouver des vieilles exploitations de charbon ainsi que des puits de mines. L'héritage industriel est une importante attraction touristique, comme on peut le voir par l'augmentation du nombre de musées autour d'Ironbridge, Coalbrookdale et Jackfield. Le musée de Blists Hill ainsi que des villages datant de l'ère victorienne sont des attractions majeures tout comme l'Ironbridge lui-même. De plus le train à vapeur de Telford roule depuis Horsehay. Shropshire du Sud. Le Shropshire du Sud est couvert de collines, les Shropshire Hills. Elles culminent à Brown Clee Hill, à d'altitude. Villes et villages. Le Shropshire a 22 villes moyennes dont 2 peuvent être considérées importantes bien qu'aucune ville ne soit de grande taille. Telford est la plus grande ville du comté avec , alors que le chef-lieu, Shrewsbury, a une plus petite population avec . Parmi les autres villes de population notable on peut citer Oswestry, Bridgnorth et Ludlow. La plupart des communautés peuvent être classées dans la catégorie village. Villes et villages se concentrent principalement le long d'une ligne centrale qui suit approximativement la route A5 /M54, les autres se concentrent autour des voies fluviales, comme Ironbridge sur la Severn, car ces voies étaient historiquement vitales pour le commerce. Économie. L'économie du Shropshire était traditionnellement dominée par l'agriculture, toutefois l'économie s'est récemment orientée vers les services. Le chef-lieu Shrewsbury, la ville historique de Ludlow dominée par son château et le lieu de naissance de la révolution industrielle Ironbridge Gorge sont les plus importantes places touristiques du Shropshire, avec le réseau de canaux qui permet des croisières en péniche le long du Shropshire Union Canal et du réseau de canaux dans la région, bien que la beauté naturelle du comté amène des visiteurs dans tout le comté. Les industries se concentrent à Telford, Oswestry, Whitchurch, Market Drayton et Shrewsbury; bien que d'autres complexes industriels puissent être trouvés dans des zones plus rurales telles que Church Stretton et Newport. Shrewsbury est en train de devenir un centre de distribution et d'entreposage, étant situé au centre du réseau routier régional. Dans Telford un nouveau complexe de fret ferroviaire est en train d'être construit à Donnington. Telford et Shrewsbury sont les deux principaux centre commerciaux, avec des styles bien différents: Shrewsbury et son centre-ville historique contre Telford et ses galeries marchandes modernes. La situation de Shrewsbury, étant la seule ville d'importance pour ceux vivant dans la région de Powys (mid-Wales) aide à attirer un nombre considérable de chalands, notablement le samedi. Parmi les grandes compagnies du Shropshire on trouve Müller Dairy (UK) Ltd) Market Drayton. La RAF a deux bases à Cosford et Shawbury. La PDSA (association caritative de protection des animaux) a son siège social à Priorslee à Telford. Statistiques. Ci-dessous se trouve la table de la valeur ajoutée brute pour la partie non métropolitaine du comté (sans Telford & Wrekin) publié (pp.240–253) par l'Office for National Statistics en million de livres sterling. Avec les statistiques du borough de Telford & Wrekin ajoutées, le total pour le comté non-métropolitain devient : Politique. Le Shropshire contient 5 circonscriptions, 4 qui revinrent aux conservateurs durant les élections générales de 2005 et une, Telford, qui redevint travailliste. Ceci est un grand changement comparé aux élections 2001 où le comté vota pour seulement un député conservateur, 3 travaillistes et un libéral démocrate à la chambre des communes (cf cartes sur la droite). Les députés du Shropshire sont : En 2005 il y a eu aussi une élection du chef de comté dans laquelle les conservateurs ont pris le pouvoir. L'autorité unitaire de Telford & Wrekin reste dans les mains des travaillistes. Étant un comté rural il y a un certain nombre d'élus indépendants dans les diverses assemblés du comté. Les conservateurs ont gagné le contrôle complet du conseil de ville de Shrewsbury & Atcham durant les élections locales de . Le mouton Shropshire. Cette race ovine du même nom provient de cette région. : Shropshire (race ovine)
Leonor de Borbón y Ortiz Leonor de Borbón y Ortiz, princesse des Asturies, née le à Madrid, est un membre de la famille royale espagnole. Fille aînée de Felipe VI, roi d'Espagne, et de son épouse la reine Letizia, ainsi que petite-fille du roi Juan Carlos  et de la reine Sophie, elle est l'héritière du trône d'Espagne depuis le . Biographie. Naissance. L'infante Leonor naît le à , à Madrid, en Espagne. Elle pèse et mesure . La famille royale annonce la naissance de Leonor à la presse par SMS. Pour fêter cette naissance, les compagnies d'aviation Air Berlin et Niki offrent un voyage gratuit à toutes les Espagnoles se prénommant Leonor. Le numéro de document national d'identité de la princesse est le 16. Choix du prénom. La princesse porte le prénom Leonor, forme espagnole d'Aliénor (ou d'Éléonore), traditionnel à l'époque des royaumes de Castille et d'Aragon. Ce prénom est entré dans la famille royale de Castille avec Aliénor d'Angleterre (1161-1214), fille d'Aliénor d'Aquitaine et de Henri II Plantagenêt (comte d'Anjou et roi d'Angleterre), reine de Castille par son mariage avec Alphonse VIII. Cinq reines d'Aragon ont porté le nom d'Aliénor, ainsi que trois reines de Castille, deux reines de Navarre et quatre reines de Portugal, tout comme Éléonore de Habsbourg, sœur de l'empereur et roi Charles Quint qui épousa en secondes noces le roi François de France. Dans le cadre de la discussion sur les règles de succession au trône, l'infante a donc été dotée d'un prénom traditionnel dans la lignée royale ; il s'agit cependant d'un prénom moins chargé symboliquement que celui d'Isabelle (en référence à Isabelle la Catholique ainsi qu'à Isabelle II, seules femmes — avec Jeanne la Folle — à avoir jusqu'ici hérité du trône d'Espagne). Baptême. Le , Leonor est baptisée au palais de la Zarzuela, lors d'une cérémonie publique à laquelle assistent de nombreux officiels espagnols. L'office religieux est dirigé par l'archevêque de Madrid, monseigneur Antonio Rouco Varela, et la princesse est aspergée avec de l'eau du Jourdain, puisée par les frères franciscains de Jérusalem. Ses parrain et marraine sont ses grands-parents paternels, le roi Juan Carlos et la reine Sophie d'Espagne. Question dynastique. La princesse Leonor vient à la première place dans l'ordre de succession au trône d'Espagne, avant sa sœur cadette, l'infante Sofía, et sa tante, l'infante Elena, duchesse de Lugo, qui occupe maintenant la troisième place. Sa naissance pose la question d'une éventuelle modification des règles de succession au trône à laquelle sept pays d'Europe (Suède, Norvège, Danemark, Pays-Bas, Belgique, Luxembourg et Royaume-Uni), ainsi que les quinze monarchies dont la reine Élisabeth II était également la souveraine, ont déjà répondu en privilégiant l'enfant premier né, quel que soit son sexe. Toutefois, une telle modification nécessite, selon l'article 168, l'accord des deux tiers du Congrès des députés puis du Sénat, après quoi les deux chambres doivent être dissoutes, de nouvelles élections convoquées et un nouveau vote organisé sur le même projet qui doit être adopté par les nouvelles assemblées également à la majorité des deux tiers. Seul le roi pouvant dissoudre le Parlement, sur la demande du président du gouvernement, celui-ci prendrait alors le risque de perdre sa majorité au Congrès. Enfin, cette proposition doit obligatoirement être soumise à un référendum. Selon l'actuelle Constitution espagnole, la princesse Leonor ne pourra régner que si elle n'a pas de frère vivant au décès de son père. Cependant, la naissance d'un hériter mâle est peu probable, le couple royal ayant atteint la cinquantaine. Éducation. Elle poursuit sa scolarité au collège Santa María de los Rosales, à Madrid. En , elle intègre l'Atlantic College, au pays de Galles, où elle a réussi les examens de présélection et sélection des élèves étrangers. Après l'obtention de son baccalauréat international, la princesse suivra, à partir de 2023, une formation dans les trois académies militaires espagnoles : l'Académie générale militaire, l'École navale militaire et l'. Outre l'espagnol, la princesse Leonor parle anglais et arabe ; elle reçoit une formation dans les trois langues régionales co-officielles (le basque, le catalan et le galicien). Durant sa scolarité, elle apprend également le français, l'allemand et le chinois. Activités officielles. La princesse Leonor accompagne régulièrement ses parents lors de leurs visites royales. Elle effectue sa première intervention publique le , le jour de son treizième anniversaire, pour célébrer les de la Constitution espagnole. À cette occasion, elle en lit l'article 1 au côté de son père. Elle prononce son premier discours le , au théâtre Campoamor d'Oviedo, dans le cadre de la remise du prix Princesse des Asturies. En 2020, durant le confinement mis en place en Espagne dans le cadre de la pandémie de Covid-19, elle adresse avec sa sœur un message vidéo aux jeunes du pays, dans lequel elle rend également hommage à l'action du personnel soignant. À l'âge de , la princesse Leonor assume son premier engagement en solitaire pour le de l'Institut Cervantes. Titres et armoiries. Titulature. En Espagne. En tant qu'enfant de l'héritier de la Couronne d'Espagne, Leonor reçoit à sa naissance la dignité d'infante d'Espagne avec prédicat d'altesse royale, conformément à l'article 3 du décret royal du . Au moment de l'accession au trône de son père le , Leonor, alors âgée de , devient la plus jeune princesse héritière d'Europe, jusqu'à la naissance du prince Jacques de Monaco, le . Elle prend alors automatiquement les titres traditionnels de l'héritier de la couronne d'Espagne : Pour les légitimistes français. en tant qu'arrière-petite-fille de Juan de Borbón, comte de Barcelone, fils cadet d'Alphonse XIII (ou « Alphonse  » pour les légitimistes) et frère de Jacques-Henri de Bourbon (prétendant au trône de France sous le nom de « Henri VI »). Armoiries. Le décret royal 979/2015 du définit les armoiries de la princesse des Asturies : Décorations et distinctions. Distinctions. Depuis le , la princesse Leonor est présidente d'honneur de la Fondation Princesse des Asturies et de la . En tant que telle, elle est représentée par le roi et la reine jusqu'à ce qu'elle soit en âge d'assumer ces fonctions et d'assister aux événements liés aux fondations. Hommages. Le , jour du deuxième anniversaire de l'infante, le quotidien "El País" annonce la mise en vente d'une poupée de collection « Leonor » par une usine d'Alicante. Le , la présidente de la communauté de Madrid, Esperanza Aguirre, annonce que les noms des filles du prince des Asturies, Leonor et Sofía, seront donnés à deux nouveaux hôpitaux publics de la capitale. L'hôpital "Infanta Sofía", situé à San Sebastián de los Reyes, commune proche de Madrid, ouvre ses portes le et l'hôpital "Infanta Leonor", situé dans le quartier de Vallecas, en banlieue madrilène, est inauguré le 29 du même mois.
Glentoran Football Club Le Glentoran Football Club est un club de football nord-irlandais basé à Belfast. Ses couleurs sont le vert, le rouge et le noir. Le club joue ses matchs à domicile à the Oval situé dans l’est de Belfast. Le club, créé en 1882 joue la première division du championnat d'Irlande du Nord de football (IFA Premiership). Le Glentoran est le meilleur ennemi de l'autre grand club de Belfast, Linfield Football Club. Les deux clubs sont surnommés les « Belfast's "Big two" » et ont dominé le football nord-irlandais tout au long de son histoire : ils détiennent à eux deux 71 des 107 titres de champion. La seule équipe ayant pu rivaliser avec ces deux clubs est le Belfast Celtic. Un match opposant les deux clubs est systématiquement programmé le jour du « Boxing day ». C’est le match de football qui accueille traditionnellement le plus de spectateurs en Irlande du Nord. De nombreux footballeurs de Glentoran ont fait partie de l’équipe nationale nord-Irlandaise ou écossaise : Danny Blanchflower, Peter Doherty, Bertie Peacock, Billy Bingham, Jimmy McIlroy, Terry Conroy, Tommy Jackson et Tommy Cassidy. Histoire. En 1914, Glentoran remporte la Vienna Cup, compétition qui s’est déroulée à Vienne, devenant ainsi la première équipe irlandaise à gagner un trophée européen. George Best était supporter de l’équipe quand il était jeune. Mais il a été rejeté lors qu’une séance de détection au motif qu’il était « trop petit et fluet ». Best ne fera qu’une seule apparition sous les couleurs de Glentoran lors d’un match amical disputé pour le centenaire du club contre Manchester United. En 1964-1965, Glentoran rencontre le Panathinaikos en Coupe d'Europe des clubs champions. Après un match nul à la maison, les nord-irlandais perdent le match retour en Grèce sur le score de 3 buts à 2 et sont éliminés. La saison suivante, en Coupe des villes de foire, Glentoran est opposé au Royal Antwerp FC. Après une défaite 1 but à 0 à l’extérieur, le club ne peut faire mieux que match nul 3 à 3 lors du match retour à domicile et se fait donc sortir de la compétition. Bilan sportif. Bilan européen. Résultats. "Note : dans les résultats ci-dessous, le score du club est toujours donné en premier" Personnalités du club. Entraîneurs. Le tableau suivant présente la liste des entraîneurs du club depuis les années 1930. Cette liste est lacunaire.
Suffolk Le Suffolk ( ) est un comté de l'Angleterre de l'Est, constituant la partie méridionale de la région d'Est-Anglie. En 2018, la population comptait pour une superficie de . Géographie. Le Suffolk a des frontières au nord avec le Norfolk, à l'ouest avec le Cambridgeshire et au sud avec l'Essex. Il est bordé à l'est par la mer du Nord. La capitale du comté est Ipswich et les autres villes importantes sont Lowestoft et Bury St Edmunds. La ville de Felixstowe est, quant à elle, l'un des plus grands ports de conteneurs d'Europe. Le comté se trouve pour l'essentiel à basse altitude avec quelques collines. Ses terres sont largement constituées de zones humides et de terres arables. Le parc national The Broads se trouve dans le nord du comté. La côte du Suffolk est classée par le gouvernement britannique parmi les zones ayant une beauté naturelle extraordinaire ("Area of Outstanding Natural Beauty"). Histoire de l'art. Le célèbre peintre Thomas Gainsborough est né en 1727 à Sudbury, dans le Suffolk, cinquième fils d'un instituteur en relation avec le commerce de la laine. À 13 ans, il impressionne si bien son père par ses talents de dessinateur, qu’il peut partir à Londres pour étudier l'art en 1740. Il revient en 1748-1749, et concentre alors son activité sur les portraits. Les Hervey de Ickworth sont issus du Suffolk et l'un d'eux Augustus Hervey est membre du Parlement britannique pour Bury St Edmunds. De 1763 à 1768, il est membre du Parlement britannique pour Saltash. En 1766 et 1767, il siège au cabinet du roi George III du fait de ses fonctions au Conseil privé d'Irlande. Il fait carrière dans la Navy, et de 1771 à 1775, il succède à Lord Peircy Brett comme Lord de l'Amirauté. Il est nommé Commandant en chef de la Mediterranean Fleet et vice amiral de l'escadre bleue en . De 1775 à sa mort, il est Pair de Grande-Bretagne et reprend de son père le titre de Comte de Bristol. Thomas Gainsborough fera sont portrait en 1767-1768. Il est conservé à Ickworth par le National Trust. Benjamin Britten. Edward Benjamin Britten, né le à Lowestoft dans le Suffolk, et mort à 63 ans le 4 décembre 1976 à Aldeburgh, est un compositeur, chef d'orchestre, altiste et pianiste britannique. Mis à part un bref séjour aux États-Unis et ses différents voyages, il habitera toujours cette région anglaise qui inspirera nombre de ses œuvres. Politique. Conseil du comté. Les habitants du Suffolk élisent un conseil de comté ("Suffolk County Council"), avec son siège à Ipswich, tous les quatre ans au système majoritaire. Les 75 sièges du conseil, jusqu'au , sont répartis de la manière suivante : 38 conservateurs, 15 travaillistes, 9 membres du UKIP, 7 libéraux-démocrates, 2 membres du parti écologiste et 4 indépendants. Districts. De 1974 à 2019, le Suffolk est subdivisé en sept districts. Le , ce nombre est réduit à cinq avec la fusion de St Edmundsbury et Forest Heath pour créer West Suffolk, et la fusion de Waveney et Suffolk Coastal pour créer East Suffolk. Circonscriptions. Le Suffolk comprend sept circonscriptions électorales : Divers. Il existe une race de chevaux de trait endémique de cette région, le "Suffolk punch". De même, une race de brebis noires à laine blanche, la "Suffolk", trouve son origine en ces terres. Plusieurs navires de la Royal Navy ont porté le nom de  d'après le nom de ce comté. L'auteure de journal intime Elizabeth Bury ( siècle) est originaire du Suffolk. Le film "The Bookshop" de la réalisatrice espagnole Isabel Coixet se déroule dans le Suffolk des années 1950.
Warwickshire Le Warwickshire est un comté britannique situé au centre de l'Angleterre. Il est abrégé "Warks". Géographie. Le Warwickshire est limité au nord-ouest par le comté des Midlands de l'Ouest et le Staffordshire, au nord-est par le Leicestershire, à l'est par le Northamptonshire, au sud par l'Oxfordshire, au sud-ouest par le Gloucestershire et à l'ouest par le Worcestershire. La majorité de la population du Warwickshire vit au nord et au centre du comté. Les villes de marché du nord et de l'est du Warwickshire (Atherstone, Bedworth, Nuneaton et Rugby) ont été industrialisées au . Parmi les industries importantes on comptait l'extraction du charbon, le textile, l'ingénierie et la production de ciment, mais l'industrie lourde est en déclin, remplacée par des centres de distribution, les petites et moyennes industries et les services. Des villes du nord et de l'est, seule Rugby (lieu de naissance du jeu de rugby) est connue à l'extérieur du Warwickshire. Parmi les villes prospères du Warwickshire du centre et de l'ouest on trouve Kenilworth, Leamington Spa, Stratford-upon-Avon (lieu de naissance de William Shakespeare) et Warwick, avec les petites et moyennes industries, les services et le tourisme comme fournisseurs d'emplois les plus importants. Le sud du comté est surtout rural et faiblement peuplé ; il comprend une petite région du Cotswolds. La seule ville au sud du Warwickshire est Shipston-sur-Stour. Le point le plus élevé du comté, à 261 m, est la colline d'Ebrington sur la frontière avec le Gloucestershire. Les plus grandes villes dans le Warwickshire (chiffres de 2004) sont : Nuneaton (77 500), Rugby (62 700), Leamington Spa (45 300) et Bedworth (32 500). Histoire. Historiquement, une grande partie du Warwickshire occidental, y compris la région faisant maintenant partie de Birmingham et des West Midlands, était couverte par la vieille forêt d'Arden (bien qu'elle ait en grande partie disparu pour fournir du combustible à l'industrialisation du ). Pour cette raison, certains noms de lieux situés dans cette partie nord-ouest du Warwickshire se terminent par « -in-Arden ». Henry Christopher Wise, fut haut-shérif du comté. L'emblême de la famille Wise comprend des serpents et de l'hermine. On retrouve ces éléments dans la robe que porte son épouse dans le portrait de Thomas Gainsborough réalisé vers 1776 à l'occasion de leur mariage. Le paysagiste anglais John Constable réalisa à deux reprises des tableaux dans le comté, représentant Malvern Hall. Ils sont conservés à la Tate Britain et au Mans. Subdivisions. Le Warwickshire est divisé en cinq districts : Politique. Le Warwickshire comprend six circonscriptions électorales :
Worcestershire Le Worcestershire , abrégé en Worcs, est un comté non métropolitain situé dans l'Ouest de l'Angleterre. Il est bordé au nord-ouest par le Shropshire, à l'ouest par le Herefordshire, au sud par le Gloucestershire, à l'est par le Warwickshire, au nord-est par les Midlands de l'Ouest et au nord par le Staffordshire. Son chef-lieu est la ville de Worcester. Les autres grandes villes sont Redditch, Bromsgrove, Stourport-on-Severn, Droitwich, Evesham, Kidderminster et Malvern. La grande conurbation des Midlands de l'Ouest s'étend sur le nord-est du comté. L'ouest du comté est dominé par le massif des Malvern Hills, autour de la ville thermale de Malvern, tandis que les Cotswolds dominent au sud. Les principaux cours d'eau sont la Severn et l'Avon. Histoire. L'existence du Worcestershire comme subdivision administrative du royaume d'Angleterre est antérieure à la conquête normande. Le Worcestershire fusionne avec le Herefordshire en 1974 pour former le comté de Hereford and Worcester. Les deux comtés sont de nouveau séparés en 1998, la ligne de crête des Malvern Hills constituant leur frontière commune. Subdivisions. Le Worcestershire est subdivisé en six districts : Politique. Le Worcestershire comprend six circonscriptions électorales : Emblèmes. Le , le Worcestershire a adopté officiellement un drapeau conçu par Elaine Truby, une habitante du comté. Le drapeau est vert, avec deux bandes ondulées horizontales de bleu, accompagné par un écu d'argent chargé avec trois poires noires. Le vert représente la terre du comté ; le bleu, les rivières ; les poires noires sont un emblème associé au comté, où elles sont supposées avoir été introduites par les Romains.
Palais de Tôkyô
Linfield Football Club Le Linfield Football Club, communément appelé Linfield et surnommé , est un club de football nord-irlandais fondé en 1886 dans les quartiers sud de Belfast. Club historique du football irlandais, Linfield évolue depuis 1890 dans la plus haute du division du championnat d'Irlande du Nord sans n'avoir jamais connu la relégation. Le principal rival de Linfield est Glentoran, club de l'est de Belfast, avec qui il dispute le "Belfast's Big Two", dont l'un des affrontements a traditionnellement lieu lors du Boxing day. Linfield est le club le plus titré du football nord-irlandais. Il est le tout premier lauréat du championnat irlandais en 1890-1891 et il détient à ce jour le record de 56 titres de champions, ce qui en fait le club au monde le plus titré dans son championnat national, avec les Écossais des Rangers FC. Linfield joue ses matchs à domicile à Windsor Park depuis 1905, stade qui est aussi celui de l'équipe nationale d'Irlande du Nord. Histoire. Formation et premières années (1886–1918). Linfield est fondé en mars 1886 à , un quartier ouvrier du sud de Belfast, par des employés de l'. À l'origine, le club se dénomme et joue sur un terrain situé à l'arrière de l'usine et connu sous le nom de . Le succès sportif de l'équipe pousse le club à chercher un terrain aménageable plus grand pour y construire un stade plus important. Il déménage ainsi vers en 1889. Le club y joue pendant cinq années avant qu'une opération immobilière l'oblige une nouvelle fois à déménager. Entre 1884 et 1897, Linfield joue tous ses matchs sur les terrains de leurs adversaires jusqu'à ce que le président du club, Robert Gibson, et d'autres membres du club louent un terrain à Myrtlefield dans le quartier de Balmoral. Une fois encore cet établissement est temporaire puisque Linfield n'y réside que jusqu'en 1905. C'est en 1905 que le club déménage à Windsor Park, où a été construit un stade à la suite de l'achat d'un terrain le long de la Windsor Avenue en 1904. Le club y joue son premier match le face à Glentoran. Ces premières années sont signe de succès pour Linfield qui engrange 12 titres de champions entre la saison inaugurale du championnat d'Irlande et le commencement de la Première Guerre mondiale, qui entraîne l'interruption du championnat. Un championnat local, la "Belfast & District League", que Linfield remporte en 1916 et en 1918, est organisé en attendant la fin de la guerre. Linfield remporte également deux coupes d'Irlande lors de cette période de guerre, aux dépens du Belfast Celtic en 1915, et de Glentoran en 1916. Bilan sportif. Palmarès. Linfield a remporté 56 fois le Championnat d'Irlande du Nord de football et 44 fois la Coupe d'Irlande du Nord de football. Lors de la saison 2005-2006 et pour la troisième fois dans son histoire, il a gagné tous les trophées nationaux mis en jeu au niveau national. Seuls deux clubs ont tenté de rivaliser avec Linfield : Glentoran FC et le disparu Belfast Celtic. Linfield a remporté 23 fois un doublé Coupe d'Irlande du Nord – Championnat d'Irlande du Nord. Le club a même réalisé trois fois consécutivement ce doublé entre 2006 et 2008. En 2005, Linfield a remporté la première Setanta Sports Cup, une compétition transnationale rassemblant les meilleurs clubs irlandais et nord-irlandais, en battant Shelbourne FC par 2 buts à 0 à Dublin. Bilan européen. Dominant régulièrement le football nord-irlandais, Linfield est le club national qui a le plus participé aux Coupes d’Europe. Leur meilleur résultat est un quart de finale lors de la Coupe des clubs champions au cours de l'édition 1966-1967. Après avoir facilement battu les Luxembourgeois de l’Aris Bonnevoie au premier tour, puis les Norvégiens de Vålerenga Fotball au deuxième, Linfield a rencontré les Bulgares du CSKA Sofia en quart de finale. Lors du match aller à Windsor Park, les deux équipes ne peuvent se départager et font match nul 2-2. Au match retour, Sofia l’emporte sur son terrain 1 but à 0, signifiant l'élimination de Linfield. Lors de la Coupe des clubs champions 1984-1985, Linfield se qualifie pour le deuxième tour en battant, grâce à la règle des buts marqués à l’extérieur, le club de la République d'Irlande, les Shamrock Rovers. Au deuxième tour, l'équipe perd contre le futur demi-finaliste, le Panathinaïkos. Résultats. "Note : dans les résultats ci-dessous, le score du club est toujours donné en premier" Joueurs et personnalités du club. Entraîneurs du club. Le tableau suivant présente la liste des entraîneurs du club depuis 1886. Effectif actuel. !colspan=8 style="background: #0040B0" align=center| !colspan=8 style="background: #0040B0" align=center| !colspan=8 style="background: #0040B0" align=center| Supporters, rivalités et identité. Linfield est le club nord-irlandais qui attire le plus grand nombre de supporters de son championnat. Fondé dans un quartier de Belfast essentiellement protestant et loyaliste, où son stade de Windsor Park est toujours situé, Linfield est généralement perçu comme un « club protestant » de par son histoire liée à la communauté protestante d'Irlande du Nord, d’où provient l’essentiel de ses supporters. Cet ancrage sociologique ainsi que la supposée politique de recrutement qui empêchait à des catholiques de rejoindre le club et le comportement de ses supporters, donne au club d'être souvent perçu comme sectaire, à l’instar des Rangers. Bien que l’équipe soit composée depuis les années 2000 de joueurs provenant aussi bien des communautés catholiques que protestantes, les supporters se sont souvent fait remarquer par des chants anti-catholiques ainsi que par des actes de violence lors des rencontres les opposant aux clubs proches de la communauté catholique d’Irlande. Si l'équipe est depuis les années 2000 composée de joueurs issus des deux communautés et identités religieuses de la ville, Linfield alignait très peu de joueurs catholiques lors des Troubles. Cet état de fait a fait supposer l'existence d'une politique de recrutement discriminatoire envers les joueurs catholiques, bien que l'existence officielle de celle-ci soit remise en cause par certains. Cette situation serait alors plutôt attribuée à un contexte sociologique propre à l'Irlande du Nord, des entreprises comme Harland and Wolff, par exemple, ne recrutaient également pas de catholiques. Rivalités. Les tensions autour du conflit identitaire et religieux irlandais ont fréquemment été la cause de débordements des supporters lors des matchs de Linfield au cours du . L'un des principaux rivaux de Linfield au début du est le Belfast Celtic, club de la communauté catholique et républicaine de Belfast. Les deux clubs étant alors les plus performants, la rivalité est autant sportive que nourrie par les antagonisme culturels et politiques locaux. En 1948 lors d'un match entre les deux équipes à Windsor Park, le match est interrompu après que des supporters aient procédé à l'envahissement de celui-ci, y chassant les joueurs du Celtic. L'un d'eux, l'attaquant protestant du Celtic Jimmy Jones, voit sa jambe être cassée par des supporters de Linfield. C'est à l'issue de cet événement que le Belfast Celtic décide de quitter définitivement le championnat et de cesser d'exister. À la suite de ce départ du football du Celtic, le principal rival de Linfield devient Glentoran, un club de l'est de la ville et d'un quartier essentiellement protestant. Les rencontres entre les deux équipes sont appelées le "Big Two", un terme qui était utilisé précédemment pour désigner les matchs opposant Linfield au Celtic. Structures et équipements. Avant de s'installer à Windsor Park, le club joue à différents endroits dans le sud de Belfast. Windsor Park. Le club évolue à Windsor Park depuis 1905. Le stade, localisé dans le sud de Belfast, a été construit à l'initiative du club qui acquiert en 1904 des terrains, appelés "Bog meadows", le long de la Windsor Avenue. L'enceinte a pu contenir jusqu'à spectateurs, avant que sa capacité soit réduite pour des raisons de sécurité. En 1930, l'ancienne "South Stand" est construite par Archibald Leitch, un célèbre architecte britannique spécialisé dans la construction de stades. Cette tribune est inaugurée au cours d'un match les opposant aux Rangers. L'éclairage électrique est installé dans les années 1950. Le club est propriétaire et le loue à l’IFA qui l'utilise habituellement pour les matchs à domicile de l'équipe d'Irlande du Nord. Cette location a permis pendant plusieurs années à Linfield de recevoir 15 % des recettes de billetterie, des droits télévisuels et commerciaux engendrés par ces matchs internationaux. Depuis 2012, l'IFA loue le stade à Linfield contre par an pour une durée de 51 ans.
Angelo Hesnard Angelo Louis Marie Hesnard (ou Ange Louis Marie Hesnard), né le à Pontivy et mort à Rochefort le , est un psychiatre et psychanalyste français. Il a fait partie du premier groupe de psychanalystes qui fondèrent en 1926 la Société psychanalytique de Paris. Il est une importante figure de la sexologie française à partir des années 1930. Biographie. De 1905 à 1943 il est médecin de la Marine. En 1905 Angelo Hesnard entre à l'École du service de santé des armées de Bordeaux alors dirigée par un neurologue ancien élève de Jean-Martin Charcot, Albert Pitres. Emmanuel Régis créateur de la neuropsychiatrie militaire de la Marine dans les années 1910 exerce une grande influence sur Hesnard, qui lui dédie, en 1909, sa thèse intitulée "Les Troubles de la personnalité dans les états d’asthénie psychique". Après sa formation à Bordeaux, Hesnard poursuit son cursus à l’école d'application à Toulon. Il revient à Bordeaux en 1912 où il est assistant d'Emmanuel Régis en clinique psychiatrique à l'université de Bordeaux. Il exerce des responsabilités sur les croiseurs cuirassés Amiral Charner et Jules Michelet, puis à la première Escadre. Pendant la guerre de 1914-1918, il exerce sur de nombreux navires hôpitaux, crée le service de neuropsychiatrie de Rochefort et est affecté à Bizerte, où il est confronté aux blessés du front de Salonique. Il dirige ensuite à Toulon le centre d'étude psychotechnique. Sa dernière affectation est en Algérie en tant qu'inspecteur général du service de santé de la marine en Afrique.Il donne des cours à l'École de santé navale. Pendant la seconde guerre mondiale, Hesnard est affecté au camp retranché de Bizerte puis il retourne à Toulon où il pratique la psychanalyse en libéral. En il est cité comme témoin à la défense lors du procès de l'amiral Edmond Derrien. Psychanalyse. Hesnard découvre les travaux de Sigmund Freud grâce aux traductions de son frère Oswald, attaché militaire à Berlin. Le Régis lui demande d'étudier les théories freudiennes. En 1912, Hesnard écrit à Freud pour s'excuser du mépris dans lequel la France tient ses théories. Il s'engage à écrire un article dans "L'Encéphale" la revue psychiatrique de l'époque. L'article cosigné par Régis et intitulé "La doctrine de Freud et de son école" est publié en trois livraisons, les , et , accompagné d'un index bibliographique des articles écrits en allemand et en français par Freud. En 1914 Hesnard publie, toujours avec Régis, "La Psychanalyse des Névroses et des Psychoses", l'un des premiers manuels français de psychanalyse. L'ouvrage qui montre l'incompréhension des théories freudienne par les deux auteurs fut accueilli plutôt fraîchement par Freud et critiqué de façon très sévère dans un article de Sándor Ferenczi : "La psychoanalyse vue par l'école psychiatrique de Bordeaux". Otto Rank avait été en contact avec Hesnard et Régis lors de la rédaction de cet ouvrage. Il tient ensuite deux conférences ( et à l'hôpital Saint-André, qui pubiées ultérieurement sous le titre « La Théorie sexuelle des psycho-névroses, psycho-analyse de Freud », dans lesquelles il définit la théorie freudienne comme un « psycho-dynamisme ». En 1923, il participe à des débats sur la psychanalyse avec Eugène Minkowski au sein de la Société de psychiatrie de Paris. En 1925 il est codirecteur, avec René Laforgue, de L’Évolution psychiatrique. Il est très probablement l'auteur de l'article anonyme paru dans le premier numéro : "Aperçu historique du mouvement psychanalytique en France". Le , il est cofondateur de la Société psychanalytique de Paris. En 1950, il préside la section psychanalyse psychothérapie, et médecine psychosomatique du congrès mondial de psychiatrie à Paris. Il est président de la Société française de psychanalyse de 1959 à 1960. Itinéraire intellectuel. Daniel Lagache a dit de lui qu'il « était un grand nom : un psychanalyste et un penseur, l'auteur d'une œuvre exceptionnelle par son abondance et sa qualité personnelle »
Billings (Montana) La ville de Billings est le siège du comté de Yellowstone, dans l’État du Montana, aux États-Unis. Sa population était de en 2010, estimée à en 2018. C'est la ville la plus peuplée de l’État. Billings est surnommée « la ville magique » en raison de sa rapide croissance depuis sa fondation comme une ville de chemin de fer en 1882. Il se disait alors que Billings « évoluait comme par magie », d’où son surnom. Son nom, quant à lui, est un hommage à Frederick H. Billings, qui fut président de la "Northern Pacific Railway". Plus grande ville de la région de l’est du Montana et du nord du Wyoming, elle sert de centre commercial et hôtelier pour les résidents et les voyageurs. Ceux-ci sont attirés (surtout en été) par le Parc national de Yellowstone, situé à proximité. Histoire. Le site occupé par Billings a d'abord été occupé par des Amérindiens Crows à partir du . En 1806, William Clark a voyagé dans la région au sein de l'expédition Lewis et Clark et a inscrit son nom sur le Pompeys Pillar National Monument, une formation rocheuse située à au nord de Billings, le . Cette marque constitue la seule preuve physique de l'expédition que l'on peut retrouver sur son trajet. Billings a été fondée en 1877 près de la ville déjà existante de . Celle-ci était située sur la rivière Yellowstone, sur un emplacement idéal pour le transport fluvial. Lors de la construction du chemin de fer dans la région, Coulson fut totalement ignorée au profit de Billings. La ville connut alors une rapide croissance démographique au début du . La ville continua de grandir après la Seconde Guerre mondiale et finit par dépasser Great Falls pour devenir la plus grande cité du Montana. Géographie. Billings est entourée par six chaînes de montagnes : les monts Beartooth à l'ouest, les Pryor Mountains et monts Big Horn au sud, les Crazy Mountains au nord-est, les Big Snowy Mountains au nord et les Wolf Mountains au sud-est. La rivière Yellowstone traverse la ville. Transport. L'Interstate 90 traverse la ville de l'est vers l'ouest. L'Interstate 94 commence à quelques kilomètres à l'est de la municipalité. L'agence "Billings METropolitan Transit" ou "MET" gère le réseau de transport en commun. Greyhound Lines et Rimrock Trailways proposent des services de cars régionaux et nationaux. L’aéroport international de Billings Logan, situé au nord-ouest du centre-ville, propose des liaisons quotidiennes avec les autres villes du Montana et de l’ouest des États-Unis. Le code AITA de l’aéroport est BIL. Démographie. Selon l’"" pour la période 2011-2015, 95,95 % de la population âgée de plus de déclare parler l'anglais à la maison, 1,68 % déclare parler l'espagnol, 0,78 % une langue amérindienne (principalement cri) et 1,59 % une autre langue. Climat. Le climat de Billings est de type continental et semi-aride, avec des étés chauds et des hivers froids. Les précipitations de neige sont assez abondantes, avec une hauteur annuelle de mais, grâce au chinook qui souffle de décembre à mars, la neige ne s'accumule pas.
Grand Manchester Le Grand Manchester () est un comté métropolitain situé en Angleterre du Nord-Ouest qui comporte une population totale de 2,8 millions d'habitants. Il comprend une des plus importantes aires urbaines du Royaume-Uni. Il s'étend sur autour de Manchester et comprend les districts de Bolton, Bury, Oldham, Rochdale, Stockport, Tameside, Trafford, Wigan, ainsi que la ville de Salford. Depuis 2011, il est administré par l'autorité combinée du Grand Manchester. Géographie. Il est constitué d'un mélange de zones urbaines à forte densité de population, de banlieues, de zones semi-rurales et rurales, même si la très grande majorité des espaces qui le composent sont urbanisées. Un quartier d'affaires situé dans le centre de Manchester et dans les quartiers environnants de Salford et Trafford constitue le cœur de l'agglomération ; le Grand Manchester reste cependant un comté multipolaire puisqu'il comprend dix districts métropolitains, dont chacun est composé d'au moins une ville principale, elle-même entourée de ses propres banlieues. La zone urbaine du Grand Manchester, qui recouvre la majorité du territoire du comté, est la troisième agglomération du Royaume-Uni par le nombre d'habitants. Climat. Tout comme la plupart du territoire des îles Britanniques, le Grand Manchester connaît un climat océanique tempéré comportant des étés relativement frais et des hivers doux. Les précipitations annuelles moyennes du comté se situent aux environs de alors que la moyenne au Royaume-Uni est de , le nombre moyen de jours de pluie par an est de 140,4 alors que la moyenne nationale se situe à 154,4. La température moyenne est légèrement supérieure à la moyenne du Royaume-Uni. Le Grand Manchester connaît également un taux d'humidité relativement élevé, ce qui a facilité l'implantation des industries textiles dans le comté. L'effet de réchauffement des zones urbaines rend la neige peu courante hors des zones rurales. Cependant, les Pennines et les collines de la forêt de Rossendale qui bordent les extrémités orientale et septentrionale du comté reçoivent davantage de neige et les routes d'accès au comté peuvent être coupées par l'importance de ces chutes. Cela concerne principalement la route A62 via Standedge, la route A57 (au point de Snake Pass) en direction de Sheffield et la M62 jusqu'à Saddleworth Moor. Au point le plus au sud du Grand Manchester, la station du Met Office de Woodford a enregistré le une température de , l'hiver 2009-2010 ayant été particulièrement rigoureux au Royaume-Uni. Transports. L'aéroport de Manchester (MAN) est l'aéroport principal de la région et dessert de nombreuses villes européennes ainsi que certaines villes américaines. L'aéroport possède une gare avec une liaison pour le centre-ville. Manchester comporte trois gares: Oxford Road, Piccadilly (la principale) et Victoria. Wigan compte elle deux gares: North Western et Wallgate Le métro léger de Manchester dessert principalement le centre-ville ainsi que Bury, Rochdale et Trafford. Histoire. Origines. Avant la création du comté métropolitain, la région est désignée par l'acronyme "SELNEC", signifiant "South East Lancashire North East Cheshire". Le Grand Manchester est formé par la réunion de 70 anciennes autorités locales des comtés du Lancastre, Cheshire et du Yorkshire et de huit "county boroughs" indépendants. Le Grand Manchester est créé le en vertu du « Local Government Act de 1972 ». Pendant les douze ans suivant sa création en 1974, le comté connait une organisation territoriale à double niveau ; les conseils de district partagent le pouvoir avec le Conseil du comté. En 1986, le Conseil du comté est dissous, les districts métropolitains devenant autant d'autorités unitaires. Le comté métropolitain continue cependant d'exister en droit ainsi qu'en tant que système de référence géographique, et plusieurs services sont coordonnés par l'association des autorités du Grand Manchester qui permet la coopération des différents districts. Le Grand Manchester coïncide avec la région de la Ville de Manchester, une subdivision pilote de l'Angleterre qui est administrée depuis le par l'autorité combinée du Grand Manchester. Politique et administration. En tant que comté cérémoniel, le Grand Manchester comprend un Lord Lieutenant et un Haut Sheriff.
Coleraine Football Club Le Coleraine Football Club est un club nord-irlandais de football basé à Coleraine, au Royaume-Uni. Bilan sportif. Bilan européen. "Note : dans les résultats ci-dessous, le score du club est toujours donné en premier"
Merseyside Le Merseyside est un comté métropolitain d'Angleterre créé en 1974. Il correspond à la région densément peuplée autour de l'estuaire de la Mersey. Celle-ci relevait auparavant des comtés de Cheshire et de Lancashire. La principale ville du comté est Liverpool. Le conseil de comté ayant été aboli en 1986, ses fonctions administratives sont maintenant assumées par les cinq districts qui composent le comté. Divisions administratives. Il est divisé en 5 districts métropolitains qui sont :
ESC Brest
ESC Amiens
Missoula Missoula (en anglais ) est une ville des États-Unis, siège du comté de Missoula, dans l'État du Montana. Elle comptait en 2019 et la population de son agglomération est estimée à , ce qui en fait la seconde ville de l'État. Géographie. Située dans l’ouest de l’État, dans la vallée de la rivière Bitterroot, Missoula se trouve à d’altitude et est entourée de montagnes dont certaines atteignent presque d’altitude (). Transports. Missoula possède un aéroport international ("Missoula International Airport", code AITA : MSO). C'est aussi une étape le long de l'I‑90 reliant Boston à Seattle. Démographie. Selon l""' pour la période 2010-2014, 94,87 % de la population âgée de plus de 5 ans déclare parler l'anglais à la maison, 1,99 % déclare parler l'espagnol, 0,52 % l'allemand et 2,58 % une autre langue. Médias. La ville est le siège du quotidien "" et du journal gratuit hebdomadaire "Missoula Independent". Personnalités liées à la ville. De nombreux écrivains du inspirés par le Montana ont résidé et écrit à Missoula. On parle parfois des « écrivains du Montana » ; voir une liste de ces écrivains dans l'article correspondant.
Yorkshire du Sud Le Yorkshire du Sud ("" ) est un comté métropolitain d'Angleterre. Divisions administratives. Il est divisé en 4 districts métropolitains qui sont :
ESC Rouen
Institute Football Club Institute Football Club, fréquemment surnommé Stute, est un club nord-irlandais de football basé à Drumahoe dans la banlieue de Londonderry. Le club, fondé en 1905, joue au Brandywell et utilise des tenues blues ciel. Histoire. Genèse. Le club tire son origine du , une organisation religieuse presbytérienne fondée le par des notables de Londonderry ayant pour but . L'organisation nouvellement créée, bien que disposant de peu de moyens, achète pour des locaux au Diamond en centre-ville de Derry, au sein duquel le PWMI emménage en . En 1893, à l’initiative de membres du PWMI, un club de football est créé au nord des murs de Londonderry, aux alentours de Pennyburn. Ce club est baptisé "North-End Football Club". L’équipe fanion joue une dizaine d’années dans les compétitions locales de football senior. L’équipe jouant dans les compétitions junior porte quant à elle le nom de "North End Olympic". Cette équipe collectionne plusieurs succès, dont trois North West Junior Challenge Cup, remportées en 1896, 1899 et 1900. Premières années. Lorsque "North End Olympic" cesse ses activités, d'anciens joueurs et supporters du club défunt décident, en octobre 1905, de concert avec le PWMI et sous son patronage, de fonder un nouveau club sous le nom d’"Institute Football Club". La réunion fondatrice se tient dans un des salons de l’Hôtel Diamond sous la direction de William Buchanan. Le club est alors affilié à la en tant que club "junior". Lors de sa première saison, 1905-1906, le club ne joue que des matchs amicaux et le premier de ceux-ci a lieu face à l'équipe de St Columb’s Court aux Magee College Grounds. Institute FC remporte son premier trophée, la Charity Cup de Derry, le jour de Noël . Lors de ce match l'équipe défait les Derry Celtic Wanderers, composés essentiellement de joueurs "seniors", par 4 buts à 1 au Celtic Park. Bien que ne disputant pas cette finale car considéré trop jeune, c'est au cours de ces premières années d'existence du club que Billy Gillespie commence sa carrière de footballeur. Progressivement Institute devient une des forces du football local. L'un des principaux rivaux d'alors est Guilds, contre qui Institute dispute à nouveau la finale de la Charity Cup en 1912. Ce match est interrompu six minutes avant son terme en raison d'une bagarre entre joueurs qui dégénère avec l'intrusion de supporters sur la pelouse. Des incidents qui ont lieu sous fond de tensions entre catholiques et protestants, notamment au sujet du Home Rule. En 1914, Institute atteint la finale de la coupe d'Irlande junior, mais l'équipe perd 2 buts à 1 la finale face à Brantwood au Grosvenor Park de Belfast. Au moment de l'entrée en guerre du Royaume-Uni lors de la Première Guerre mondiale en août 1914, huit joueurs s'engagent au sein du 10 bataillon des Royal Inniskilling Fusiliers, trois de ces volontaires perdent la vie lors du conflit. Le club continue ses activités lors de l'Entre-deux-guerres, remportant notamment la North West Junior League en 1934, mais cesse ses activités à l'issue de la Seconde Guerre mondiale. Nouveau départ. À la fin des années 1950, l'équipe de football du "Londonderry Boys Club", un club pour la jeunesse, remporte le championnat jeune d'Irlande du Nord. Les jeunes atteignant leurs 18 ans étant dans l'obligation de quitter le club, les joueurs composant l'équipe championne se retrouvent sans club pour continuer à jouer au football. Certains joueurs étant également membre du PWMI, il est décidé avec les membres de ce dernier de reconstituer une équipe en intégrant l'intégralité des seize joueurs ne pouvant plus jouer pour le Boys Club au sein d'Institute. Le club reprend ainsi ses activités en 1961. Le club enchaîne les bonnes performances au cours des années 1960 grâce à cette base de nouveaux joueurs renforcée par quelques nouvelles recrues, remportant notamment la Coupe d'Irlande junior 8 buts à 2 face à Queens Park Swifts à Coleraine en 1969. En 1972 lors des Troubles, les locaux du PWMI sont endommagés par deux bombes, tout comme ceux de la YMCA. Les deux associations décident de fusionner en 1978 et choisissent de conserver le nom d'Institute FC pour le club de football. Les locaux en centre-ville de Londonderry sont ensuite vendus en octobre 1979. L'association ainsi que le club déménagent en banlieue à Drumahoe où les nouveaux locaux et le nouveau stade sont bâtis. Les travaux prennent fin en 1985. Progression dans le football nord-irlandais. Les bons résultats continuent dans les années 1970 et après avoir remporté un triplé dans les compétitions juniors du North West, le club demande à rejoindre la catégorie supérieur en 1981. À partir de cette année-là, le club évolue au sein de l’"Intermediate League". La première saison dans le football intermédiaire est l'une des meilleures pour Institute qui commence sa saison par une victoire 8 à 1 face à Roe Valley FC et finissant à la deuxième place derrière Ballymoney United. Dans la coupe Intermediate, l'équipe atteint la finale après avoir battu Ballymoney United en quart de finale et RUC en demi-finale, avant de perdre 2 à 1 face à Chimney Corner aux Showgrounds de Coleraine. Dans les années 1990, le club entame auprès de l'IFA les démarches pour rejoindre les divisions seniors du football nord-irlandais. Après un investissement pour réaménager le stade à Drumahoe, le club est autorisé à prendre la place de l'équipe de la Queen's University de Belfast au sein de la division B pour le début de la saison 1996-1997. Le club évolue en troisième division trois saisons avant d'acquérir en sa promotion en deuxième division nord-irlandaise, par décision de l'IFA, qui autorise Stute et Armagh City FC à intégrer la First Division pour le début de la saison 1999-2000. C'est à cette occasion que le club rejoint officiellement le football senior. Football senior. Sous Paul Kee, qui entraîne l'équipe première à partir de 1999, le club continue sa progression et est promu de la First Division à l'issue de la saison 2001-2002. Passant la deuxième moitié du championnat en tête, Institute est promu pour la première fois en Irish Premier League en mars 2002, mais perd le titre au profit de Distillery. Paul Kee étant sacré meilleur entraîneur du championnat à cette occasion. Le club joue pour la première fois en Irish Premier League lors de la saison 2002-2003, finissant cette saison à la 6 place. Institute y vainc trois fois Linfield, dont une fois à Windsor Park. Le club est relégué quatre saisons plus tard, à l'issue de l'exercice 2005-2006, mais regagne sa place dans l'élite la saison suivante après avoir été champion de First Division. Institute est à nouveau relégué en deuxième division lorsque l'équipe finit la saison 2009-2010 à la dernière place. Paul Kee revient alors au club et permet d'acquérir une nouvelle place en Premiership pour la saison 2014-2015 en remportant la Championship. Néanmoins ce retour en première division est bref et l'équipe de Kee finit dernière, signifiant une nouvelle relégation. C'est lorsque Paddy McLaughlin, ancien capitaine d'Institute, prend les rênes de l'équipe pour la saison 2017-2018 que le club remporte la NIFL Championship et signe son retour en première division pour la saison 2018-2019. Au cours de cette dernière, Institute joue un football attrayant qui lui vaut pour un temps d'être comparé au FC Barcelone par les médias locaux, la BBC employant même le surnom de "Stute-lona". Palmarès. Institute est un club ayant régulièrement du succès dans les compétitions régionales du North West, y remportant plusieurs trophées en tant que club junior, à aujourd'hui en tant que club senior. Identité. Institute est un club historiquement lié à la communauté protestante et loyaliste de Londonderry. Le logo utilisé par le club représente un buisson ardent dans le même style que celui utilisé par l'Église presbytérienne en Irlande. Les premières tenues du club sont bleues ciel assorties d'un short blanc et de chaussettes rouges. La tenue reste inchangée jusque dans les années 1990 où le club abandonne les chaussettes rouges. Dès lors différentes combinaisons de couleurs se succèdent pour le short et les chaussettes : le blanc, le marine et le bordeaux sont utilisés. Stade et installations. Institute dispute ses tout premiers matchs au Brandywell et aux Magee College Grounds sur Duncreggan Road. Après la reformation de la section football dans les années 1960, les équipes du club évoluent à Wilton Park dans le Waterside. À la suite de l'attaque de ses locaux en 1972, le club déménage à Drumahoe, où le PWMI et la YMCA acquièrent conjointement en juillet 1980 un terrain de 8 ha. Institute y évolue depuis 1980 bien que l'inauguration officielle a lieu le . Le complexe de Drumahoe est à l'origine désigné en tant que "YMCA Grounds", mais le stade en lui-même est appelé Riverside Stadium. Consistant jusqu'au début des années 1990 en un simple terrain entouré d'une barrière, le stade est construit par étapes. Les premiers travaux pour installer les vestiaires près du terrain commencent en 1995. Une première tribune est bâtie en 1998 puis une autre le long de la ligne de touche opposée peu de temps après. Des tribunes derrière chacun des buts sont construites en 2008 et en 2011. Le stade est fortement endommagé par une inondation en 2017 et par un incendie en 2018. Ne pouvant plus utiliser son stade après l'inondation, Institute joue une saison à Limavady, puis au Brandywell, stade de Derry City FC, à partir de la saison 2018-2019. Le club projette alors, en 2019, de construire un nouveau stade à Clooney Park West, près du terrain historique de Wilton Park, pour retourner définitivement dans le Waterside. Annexe. Notes et références. Notes Références bibliographiques Références
Tyne and Wear Le Tyne and Wear () est un comté métropolitain du nord-est de l'Angleterre. Créé en 1974, à la suite du "Local Government Act" de 1972, il recouvre un important bassin industriel du (usines Armstrong Whitworth et Vickers notamment) toujours densément peuplé, enserré par deux fleuves côtiers, la Tyne et la Wear. Le comté bordé à l'est par la mer du Nord, au nord par le Northumberland et au sud par le comté de Durham. Fonctionnement. Comme dans les autres comtés métropolitains, le conseil de comté ("County Council") a été aboli en 1986. Le comté garde une existence juridique et sert de structure géographique de référence, mais ses attributions politiques ou administratives ont été transférées aux cinq districts métropolitains qui le composent. Divisions administratives. Tyne and Wear est constitué de cinq districts métropolitains :
Puffin de Scopoli Le puffin de Scopoli (Calonectris diomedea) est une espèce d’oiseaux de mer grégaires du bassin méditerranéen, d'assez grande taille, de la famille des Procellariidae. Ces oiseaux, qui hivernent au large, viennent chaque année nicher sur les îles et côtes rocheuses européennes. Cette espèce a été séparée de l'espèce "Calonectris borealis" par le Congrès ornithologique international en 2013. "C. borealis" vit sur les îles de l'Atlantique, telles les Açores, Madère etc. Certains ont vu en ce puffin l'alcyon, un oiseau qui quitte rarement les flots, et touche rarement les rivages, et la terre. Description. Mensurations. Ce puffin est relativement grand. En effet, il a une longueur de 45 à . Son envergure va de 1,00 à 1,25 m. Son poids varie de 700 à . Aspect général. L'aspect des juvéniles est très similaire à celui des adultes. Il n'y a pas de dimorphisme sexuel chez cette espèce, mais la femelle est plus légère et possède un bec plus fin. Ce puffin a le dessus du corps, la tête et la gorge sombres, gris-brun. L’extrémité des ailes et la queue sont plus sombres, presque noirs. La nuque peut avoir une teinte plus grise que brune. Le ventre et le dessous des ailes sont blancs, même si le dessous des ailes présente une fine bordure gris très sombre, presque noire. La limite entre le gris-brun de la tête et le blanc du dessous de l'animal est indéfinie (passage progressif), contrairement au Puffin majeur. Le bec est jaune pâle, mais son extrémité peut être marquée de gris ou de noir. L’œil est noir, parfois cerclé de blanc. Les pattes, rosées, sont palmées. Comportement. Comportement social. Cet oiseau grégaire vit généralement en bandes pendant la saison d'hivernation, en pleine mer. Lors de la saison de nidification, il constitue des colonies comprenant de nombreux individus, plusieurs centaines en général. Vol. Cet oiseau alterne vol battu et vol plané. Le vol est généralement nonchalant, assez lourd et près des vagues. Mais par grand vent, ce puffin démontre sa maîtrise aérienne en réalisant des remontées spectaculaires suivies de descentes à pic. Il tient ses ailes légèrement en cloche et vers l'arrière, contrairement au Puffin majeur, qui les tient raides et droites. Migration. Cette espèce hiverne dans l'hémisphère sud et revient à la fin du mois de février en Méditerranée, retournant chaque année sur la même île pour se reproduire. Pour sa migration et ses voyages alimentaires, il privilégie l'orientation olfactive à l'orientation magnétique. Alimentation. Son régime est essentiellement constitué de poissons, de céphalopodes, de crustacés (crevettes), de méduses et autres animaux marins. Il profite parfois des déchets de poissons rejetés par les bateaux de pêche, mais moins couramment que les autres Procellaridae. Il se nourrit le plus souvent de nuit. Il suit souvent les bancs de gros poissons qui rabattent le menu fretin vers la surface, où il n'a plus qu'à se servir. Il préfère prélever la nourriture en surface, plongeant juste le bec dans l'eau en vol pour capturer ses proies, mais il peut occasionnellement s'immerger complètement au cours de plongée pouvant atteindre de 4 à 5 m de profondeur. Reproduction. Cette espèce niche en colonies. Les adultes arrivent sur les sites de nidification vers le mois de mars. La nidification débute en mai/juin. Elle a lieu sur des îlots ou des côtes rocheuses, au niveau de falaises côtières ou d'éboulis, dans une crevasse du roc, un trou ou un terrier au flanc de pentes abruptes. Le nid est constitué de fragments de végétaux marins ou terrestres. La ponte ne comprend qu'un seul œuf, blanc terne. Les deux parents assurent l'incubation, qui dure en moyenne 54 jours. Après l'éclosion, Le nid n'est visité que de nuit. Au bout de 14 semaines, les petits prennent leur envol. Les puffins de cette espèce commencent à quitter leur aire de nidification en septembre, mais les jeunes partent généralement plus tard, vers le mois d'octobre. Les juvéniles seront adultes et aptes à se reproduire à 3 ans. Le record actuel de longévité en Europe, déterminé par baguage, est de 24 ans et 10 mois sur un oiseau trouvé mort. Vocalisations. D'habitude silencieux en mer, cet oiseau devient bruyant lorsqu'il est en colonie. Il pousse des cris plaintifs rauques et sonores ressemblant à des pleurs de bébé ou des lamentations. Répartition et habitat. C'est un oiseau marin qui vit une grande partie de l'année au large. Il niche dans les zones tempérées, sur les îles ou les côtes rocheuses de la Méditerranée. Il est particulièrement fréquent en Méditerranée et au large de l'Afrique du nord-ouest. Entre septembre et mars, ils quittent leurs aires de nidification. Les populations quittent la Méditerranée et rejoignent l'Atlantique. Population. La population européenne est estimée à entre 30 500 à 48 100 couples, pour une population globale de 285 000 à 446 000 individus par BirdLife International. Statut et préservation. Cet oiseau est chassé (surtout les oisillons) pour sa chair ou sa graisse, mais ses œufs peuvent aussi être consommés. La pression humaine se fait aussi sentir au niveau des dérangements des adultes nicheurs, du tourisme côtier, de la destruction des aires de nidification, et de l'introduction d'espèces prédatrices (chats, chiens, rats…). Sa population a enregistré un fort déclin entre les années 1970 et 1990. Même si le déclin a été moins important entre les années 1990 et 2000, il persiste en Italie et en Espagne. De ce fait, BirdLife International considère cette espèce comme « vulnérable », de même que l'Agence européenne pour l'environnement (AEE). Elle est protégée par la directive oiseaux en annexe I depuis 1979 et par la Convention de Berne (protection de la vie sauvage) en annexe II (espèce animale strictement protégée). L'UICN considère que ce déclin est insuffisant pour être alarmant et a classé cette espèce dans la catégorie LC (préoccupation mineure). Systématique. Le taxon original « historique » était constitué de trois sous-espèces ("diomedea", "borealis" et "edwarsii") et connu sous le nom normalisé CINFO de Puffin cendré. Dans un premier temps cette espèce a été scindée en deux, la sous-espèce "edwardsii" devenant l'espèce Puffin du Cap-Vert ("Calonectris edwardsii"). Puis, dans un second temps, à la suite des travaux phylogéniques de Gómez-Díaz (2006, 2009) et des recommandations de Sangster (2012), les deux sous-espèces restantes de l'espèce "Calonectris diomedea" sont aussi séparées par le Congrès ornithologique international (COI) (version 3.2, 2013), et donne donc les espèces "Calonectris diomedea" et "Calonectris borealis". "Calonectris diomedea" reçoit le nom normalisé de Puffin de Scopoli tandis que "Calonectris borealis" reçoit le nom « historique » Puffin cendré. Certaines autorités taxinomiques considèrent toujours "C. borealis" comme une sous-espèce de "C. diomedea" (Howard & Moore, 2008). Handbook of the Birds of the World, dans la mise à jour de sa taxinomie (2014) rejoint la position du COI en 2014 en reconnaissant trois espèces distinctes. Étymologie. "Calonectris" vient du grec "kalos", beau et "niktôr", plongeur. Le terme "diomedea" fait référence à la légende de Diomède, qui aurait été tué par le roi Daunos et dont les compagnons auraient été transformés en oiseaux. De plus, les îles Tremiti, en Italie, qui les accueillent, étaient autrefois appelées « îles Diomedes ». "Puffin" viendrait de l'anglais "to puff", souffler, et ferait référence à la capacité qu'ont ces oiseaux à projeter par le bec une substance huileuse et nauséabonde. Philatélie. Plusieurs états ont émis des timbres à l'effigie de cet oiseau (voir quelques exemples sur cette page) : Madère en 1986 et 2007, les îles Maldives en 1986, Malte en 1987, l'île Maurice en 1985 et la France en 1997.
Great Falls La ville de Great Falls est le siège du comté de Cascade, dans l’État du Montana, aux États-Unis. Sa population s’élevait à lors du recensement, estimée à . La ville est célèbre pour avoir la seconde plus courte rivière du monde, la Roe River (le sujet est controversé car la Roe River prit le titre de rivière la plus courte du monde au fleuve D en 1989, le fleuve D reprit sa première place après une nouvelle étude) . Histoire. Fondée sous le nom de Johnstown en 1883 par l'entrepreneur Josef Hanson et le magnat des chemins de fer James J. Hill, Great Falls fut dès le départ une ville planifiée, construite à un emplacement qui permet d'utiliser le potentiel hydroélectrique des chutes d'eau du Missouri. La ville fut renommée Great Falls en 1884, la même année où elle fut reconnue par le United States Postal Service. Elle devint rapidement un centre industriel et, dans les années 1900, était bien partie pour devenir la communauté du Montana la plus rapide à se développer. Elle prospéra en effet avec l'ouverture d'une base militaire à proximité, mais le déclin du chemin de fer fit diminuer sa population plus tard au . L’affaire de l’OVNI. En août 1950, Nicolas Mariana, un manager de baseball, filma deux OVNI volant au-dessus de la ville avec sa caméra . La scène, prise depuis le Legion Ball Park, fut immédiatement envoyée au journal "Great Falls Tribune" puis montrée aux amis et à la famille. Un ami suggéra à Mariana d'envoyer la prise à l'Air Force, ce qu'il fit, et le film fut officiellement examiné par le Projet Blue Book à la base militaire de Malmstrom, située près de Great Falls. Lorsqu'elle lui fut retournée, M. Mariana affirma que les militaires avaient supprimé une partie de la vidéo. Celle-ci demeure néanmoins l'une des plus fortes preuves appuyant l'existence des OVNI jamais filmée. Depuis cet événement, plus de 100 autres OVNI auraient été repérés dans la ville, ce qui en fait l'un des lieux les plus actifs de l'Amérique du Nord dans ce domaine. Presse. Le journal local est le "Great Falls Tribune".
ESC Le Havre
Dungannon Swifts Football Club Le Dungannon Swifts Football Club est un club nord-irlandais de football basé à Dungannon. Bilan sportif. Bilan européen. "Note : dans les résultats ci-dessous, le score du club est toujours donné en premier." Entraîneurs du club. Le , Dixie Robinson est nommé entraîneur de l'équipe après avoir été désigné comme intérimaire deux mois plus tôt. Mais les mauvais résultats du club le contraignent à démissionner deux ans plus tard et c'est Rodney McAree, avec qui il avait été intérimaire deux ans plus tôt, qui est nommé nouvel entraîneur du club. Il est démis de ses fonctions fin .
Psychologie de l'enfant La psychologie de l'enfant est une discipline de la psychologie qui a pour objet d'étude les processus de pensée et des comportements de l'enfant, son développement psychologique et ses problèmes éventuels. Elle prend en compte son environnement. L'enfance est une période d'intenses changements. Ces changements affectent le développement physique (et les habiletés motrices), le cerveau, la cognition (mémoire, raisonnement, compréhension du monde...), le langage et la capacité à communiquer, les apprentissages (lecture, mathématiques), les émotions et leur gestion, les relations sociales, la santé en général. Plusieurs facteurs de risque sur la santé physique et mentale sont répertoriés. L'environnement de l'enfant, sa famille, ses pairs, son environnement préscolaire et scolaire, et son environnement général influencent grandement son développement. Ces facteurs aident l'enfant à développer ses compétences (exemple : bilinguisme, résilience) mais peuvent aussi nuire à son développement normal et à son bien-être (exemples : manque de confiance en soi, retard intellectuel, anxiété...). La psychologie de l'enfant (ou de l'enfance) est voisine de la psychologie du développement qui s'attache à comprendre le pourquoi et le comment du développement humain (de sa conception à sa mort) et construit des modèles théoriques qui permettent de comprendre et de prédire les changements et les périodes de stabilité au cours de la vie humaine. Les deux disciplines ont les mêmes racines historiques et les mêmes fondements théoriques. La psychologie de l'enfant est une discipline voisine de disciplines médicales et de sciences humaines centrées sur l'enfance : l'histoire de l'enfance, les neurosciences cognitives du développement, la pédagogie, la psychologie clinique de l'enfant, la psychopathologie de l'enfant, la pédiatrie, la pédopsychiatrie. La discipline emprunte et partage ses méthodes et concepts avec les autres branches de la psychologie, comme la psychologie cognitive, la psychométrie, la psychologie sociale, la psychologie interculturelle et la psychanalyse. Les psychologues spécialistes de l'enfance utilisent des techniques spécifiques (entretiens cliniques, tests projectifs, jeux, dessins en interaction, tests standardisés, etc.) et proposent des prises en charge spécialisées (psychothérapie de l'enfant, ou psychanalyse de l'enfant). Cet article n'inclut pas la période de l'enfance postérieure à la puberté (voir psychologie de l'adolescent). Périodes de l'enfance (définitions et catégories). Les âges des acquisitions ou compétences psychomotrices ou psychologiques varient d'un enfant à l'autre. Cependant, pour des raisons pratiques et théoriques, les psychologues praticiens et chercheurs distinguent différentes phases de l'enfance. Les limites d'âge correspondantes sont données à titre indicatif. Le développement du cerveau ne se termine pas à l'âge de l'adolescence. Il se termine par la myélinisation des lobes frontaux (fonctions exécutives) qui a été observée vers l'âge de 20 ans voire 25 ans (voir ci-dessous, développement du cerveau). Les psychologues et chercheurs parlent alors de jeune adulte. La psychologie du développement considère que le développement ne s'achève pas à la fin de l'enfance ou de l'adolescence, mais est un processus qui ne s'achève qu'à la mort. Développement physique de l'enfant. Croissance et transformations physiques. Le développement physique de l'enfant avant la naissance est décrit par une succession de phases : la phase de conception (fécondation), la période germinale (de la fécondation à deux semaines), période embryonnaire (jusqu'à la huitième semaine) et la période fœtale (de huit semaines à la naissance). On parle de développement prénatal. La grossesse de la mère est suivie par une sage-femme et un(e) gynécologue-obstétricien(ne). La spécialité consistant à suivre les grossesses est appelée l'obstétrique. Le développement prénatal est influencé principalement par des facteurs génétiques. Cependant les influences de l'environnement sont possibles. Par exemple, des facteurs environnementaux toxiques (tabagisme, alcoolisme, etc.) peuvent perturber le développement de l'embryon et du fœtus. Sur le plan psychologique, les parents commencent à développer des attentes, croyances, ou représentations, qui influenceront leurs comportements et sentiments à l'égard de l'enfant après sa naissance. À la naissance, le score d'Apgar est une mesure qui évalue la vitalité du nouveau-né et permet une première évaluation rapide des risques qui engagent le pronostic vital. Un score faible indique que l'enfant a besoin de soins spécifiques, comme une aide pour déclencher la respiration ou des soins intensifs. Un bébé est prématuré lorsque sa naissance a lieu avant la trente-septième semaine de gestation. En médecine, le suivi de nouveau-nés relève de la néonatalogie. La spécialisation médicale pour le suivi des nourrissons et des enfants est la pédiatrie. Durant l'enfance et jusqu'à l'âge adulte, le changement physique le plus frappant, outre la croissance staturo-pondérale, est la différence de proportions entre la tête et le reste du corps. La tête représente un quart de la hauteur du nouveau-né, et passe à 1/ à l'âge de 2 ans ; 1/ à 6 ans ; 1/ à 12 ans, pour atteindre 1/8 de la taille totale à 25 ans. Des normes de croissances sont régulièrement mises à jour et publiées par l'Organisation Mondiale de la Santé. La puberté est une période de changements physiques remarquables. Elle est déclenchée par le système endocrinien en deux étapes : l'adrénarche (maturation des glandes surrénales) puis la gonadarche (maturation des glandes sexuelles). La puberté est le processus qui permet à l'individu d'arriver à maturité sexuellement. La taille et le poids croissent rapidement. La poussée de croissance pubertaire est plus précoce chez les filles qui atteignent leur taille adulte vers 15 ans. Les garçons l'atteignent vers 17 ans. Des changements d'humeur et une émotivité accrue pendant cette période peuvent être attribués (du moins en partie) à ces changements physiques d'ordre hormonal. Ainsi les symptômes dépressifs chez les filles augmentent au fur et à mesure que la puberté progresse, mais de nombreux autres troubles psychiatriques émergent à l'adolescence, ce qui reste mal expliqué. Développement du cerveau et du système nerveux. Le développement du cerveau, ou neurodéveloppement, est étudié par les neurosciences et plus spécifiquement, la neurobiologie développementale (source : "Society for Neurosciences" aux États-Unis). Avant la naissance. Durant l'embryogenèse humaine et avant la naissance prend place l'essentiel du développement des cellules du cerveau. Les premiers neurones sont développés par induction et prolifération : c'est la neurogenèse. Ces neurones développent leurs synapses et leur axone autour duquel s'enroulera une gaine de myéline (provenant d'une autre cellule, une cellule gliale). Les cellules gliales sont de plusieurs types et sont 10 fois plus nombreuses que les neurones. Les neurones se mettent en place suivant un processus décrit comme la migration. Les neurones suivent ensuite un processus d'intégration (coordination entre neurones qui régissent les fonctions de différents muscles) et un processus de différenciation (chaque neurone développe des fonctions spécifiques). La multiplication des dendrites et des synapses (qui assurent les communications entre neurones) se poursuit et sera plus tard influencée par l'environnement. La myélinisation (gaine de myéline s'enroulant autour des axones et permettant de multiplier par 100 la vitesse de transmission de l'information) se poursuit pendant plusieurs années, jusqu'à l'âge adulte. Le développement du cerveau humain commence durant la vie embryonnaire par le tronc cérébral déjà observé 2 semaines après la fécondation. À quatre semaines, les principales régions du cerveau sont présentes dans leur forme primitive. En référence à la phylogenèse (étude de l'évolution des espèces), cette partie du cerveau humain qui se forme en premier a été nommée le cerveau reptilien, partie fondamentale à la survie d'un individu car elle régule les fonctions vitales comme la respiration ou la circulation sanguine. Les parties plus extérieures, le cerveau limbique puis le cortex cérébral se développent ensuite à mesure que le cerveau croît. Les parties frontales se développent en dernier. À la naissance. À la naissance, le cerveau humain possède 25 % de sa masse adulte pour atteindre 90 % vers la fin de la troisième année, une croissance qui s'explique surtout par la croissance des neurones, cellules rudimentaires qui se mettent à développer des dendrites et des axones, des connexions (synapses). Chez le jeune enfant. Dans le cortex cérébral, les parties sensorielles et motrices se développent en premier : leur maturation est achevée vers l'âge de six mois. La densité des synapses dans le cortex frontal atteint son apogée vers l'âge de 4 ans. Le corps calleux, réseau de fibres reliant les hémisphères droit et gauche, est myélinisé progressivement ce qui permet une transmission de plus en plus rapide des informations et une meilleure intégration des informations, un processus qui se poursuit jusqu'à l'âge de 15 ans. De trois à six ans, la croissance la plus rapide du cerveau se produit dans les régions frontales responsables de l'organisation et planification. À 6 ans, le cerveau possède 95 % de son volume maximal. De 6 ans à l'âge adulte. La densité de la substance grise dans le cortex atteint son maximum pendant l'enfance puis diminue, en raison de l'élagage des dendrites non utilisées par les neurones. Les pertes en densité de la matière grises ne sont pas uniformes mais affectent des régions du cortex à différents âges. Ainsi la densité de matière grise dans les lobes frontaux, siège des fonctions exécutives, est maximale chez les filles vers onze ans et chez les garçons vers douze ans. Dans les lobes temporaux, cette densité maximale est atteinte à seize ans (chez les garçons et les filles). Les chercheurs tentent de comprendre les relations entre ces changement et les habiletés cognitives des sujets ; les relations avec les changements des comportements sociaux de l'enfance et de l'adolescence sont moins souvent étudiées. Tandis que la matière grise augmente puis réduit en densité, la matière blanche ou substance blanche augmente de manière constante. La matière blanche correspond aux axones et permet la transmission de l'information entre neurones. Elle augmente en volume sous l'effet de la myélinisation (voir schéma). Une étude d'imagerie cérébrale suivant des individus tous les deux ans indiquait en 1993 que le corps calleux grossit jusqu'à l'âge de 25 ans environ. En 2001, une revue d'études d'imagerie par résonance magnétique (IRM) a suggéré que la myélinisation se poursuit durant l'adolescence. Dans une étude longitudinale publiée en 1999, les données de l'imagerie par résonance magnétique (IRM) sur des enfants suivis sur plusieurs années suggèrent que la myélinisation continue jusqu'à au moins 20 ans. Capacités sensorielles. Le nouveau-né naît avec un ensemble de réflexes, dits réflexes archaïques. Les réflexes sont des comportements innés et automatiques en réponse à des stimulations spécifiques, qui disparaissent au bout de plusieurs mois : le réflexe de succion ; le réflexe des points cardinaux ; le réflexe d'agrippement ; le réflexe tonique du cou ; le réflexe de Moro ; le réflexe de Babinsky ; le réflexe de marche ; le réflexe de nage. Gabbard (1996) estime qu'il existe 27 principaux réflexes, dont beaucoup sont observables chez les nouveau-nés. Ces réflexes jouent un rôle important dans le développement du système nerveux central et de la motricité dans les premiers mois de la vie. Ils disparaissent pour laisser place aux mouvements volontaires lorsque le système nerveux est suffisamment mature, quelques mois après la naissance. Tous ses sens fonctionnent, même s'ils sont encore immatures. Ces capacités sensorielles se développent très rapidement, plus rapidement que les habiletés motrices. Ainsi, la peau du nourrisson est sensible aux stimulations (sens tactile) : la sensation d'humidité dans sa couche ; la caresse d'un proche. Le nouveau-né est sensible à la douleur, c'est pourquoi les organisations nationales de pédiatrie au Canada et aux États-Unis recommandent (depuis 2000) de soulager la douleur prolongée des nouveau-nés pour éviter des effets néfastes à long terme. Le goût et l'odorat semblent fonctionner avant la naissance. À la naissance, des bébés ont des préférences pour les goûts sucrés et ont tendance à rejeter les goûts amer. L'ouïe ou l'audition sont fonctionnelles également avant la naissance. Des expériences ont montré que les nouveau-nés peuvent différentier des sons assez proches (paradigmes d'habituation sur des enfants de trois jours qui montrent des réactions différentes en présence de sons nouveaux). Cette capacité leur permettrait de différentier la voix maternelle. La capacité à distinguer des phonèmes nouveaux ou une prosodie nouvelle est observée très tôt chez le nourrisson dans des expériences sur l'acquisition du langage : les réactions physiologiques de l'enfant indiquent qu'il détecte la différence entre certaines langues par des méthodes relevant de la psychologie expérimentale. La vue ou vision est le sens le moins développé à la naissance. Cependant, un nouveau-né peut voir, même si sa vision est encore immature. Il peut ainsi suivre des yeux un objet qui se déplace. Sa vision est la meilleure à environ 20 ou de ses yeux. À cette distance, il peut voir le visage de la mère qui l'allaite ce qui pourrait avoir une valeur adaptative. Vers 4 ou 5 mois, la convergence des yeux est établie et lui permet de voir la profondeur. Vers le huitième mois, l'acuité visuelle du nourrisson est bonne. Perception. La sensation et la perception sont deux phénomènes neurologiquement et psychologiquement différents. La perception implique une relation entre le cortex et les appareils sensoriels : la sensation est comprise, ou interprétée par le cerveau. La psychologue américaine Eleanor Gibson a été une pionnière dans l'étude de la perception des bébés. Vers 1960, Gibson et Richard D. Walk ont mis au point un dispositif expérimental donnant l'illusion d'un vide (une « »). Les nourrissons sont posés sur une table en plexiglas dont une moitié est pleine, et dont l'autre moitié reste transparente. La mère du nourrisson appelle l'enfant de telle sorte que pour rejoindre sa mère, l'enfant devra traverser la partie qui semble vide (sur le plexiglas transparent). Gibson et Walk ont précisément observé les comportements de nourrissons et jeunes enfants face à cette illusion et en ont tiré de nombreuses observations et plusieurs conclusions théoriques. Placés dans cette situation, en effet, bon nombre de nourrissons refusent d'avancer dans ce qui leur apparaît comme un vide (une falaise visuelle). Gibson et Walk en ont conclu que la perception de la profondeur n'était pas innée mais acquise selon un procédé d'apprentissage en interaction avec l'environnement. La perception se développe graduellement, au fil des mois et des années. Capacités motrices et développement psychomoteur. Chez les nourrissons et jeunes enfants (jusqu'à l'âge d'environ deux ans), le psychologue observe le développement psychomoteur (on ne parle pas encore de développement intellectuel proprement dit). Des psychomotriciens sont des professionnels du secteur paramédical spécialisés dans la rééducation des troubles de la psychomotricité. Le pionnier de la psychologie du développement Jean Piaget a beaucoup observé les comportements moteurs du nourrisson, dont il pensait qu'ils étaient à l'origine du développement de l'intelligence (stade sensori-moteur de sa théorie des Paliers d'acquisition). Le développement psychomoteur suit certains principes généraux. Ce développement suit une progression céphalo-caudale (de la tête vers les pieds) : un nourrisson peut tourner la tête avant de pouvoir tourner son torse, par exemple. Le développement suit une progression proximo-distale (du centre vers les extrémités) : le nourrisson est capable de prendre des objets d'abord avec la main entière avant de pouvoir pincer entre le pouce et l'index pour attraper un objet, par exemple. L'âge auquel les enfants peuvent effectuer certains mouvements (s'asseoir sans soutien, se tenir debout avec appui, marche debout, manger avec une cuiller...) varie beaucoup d'un enfant à un autre. Cette variabilité s'explique par le fait que le développement moteur (par exemple la marche, étudiée par la psychologue Esther Thelen) repose non seulement sur la maturation (réflexes présents à la naissance, croissance du cerveau, génétique) mais aussi en interaction avec l'environnement qui influence la motivation de l'enfant et favorise (ou non) les actions de l'enfant en créant des conditions physiques favorables (une aide pour marcher ou au contraire une absence d'aide). En raison des grandes différences individuelles, les psychologues décrivent les acquisitions motrice et psychomotrices sous forme de moyenne et de statistiques. La psychologie du développement est l'étude systématique de ces jalons ou paliers de développement qu'elle cherche à mesurer et à comprendre. En psychologie de l'enfant, on cherche à décrire ces acquisitions précisément en utilisant des statistiques faites sur de larges échantillons ou cohortes. Ainsi on sait qu'en moyenne, un nourrisson (fille ou garçon) peut s'asseoir sans soutien à 5,9 mois dans 50 % des cas et à 6,8 mois pour 90 % de la population. Un enfant marche bien dans 50 % des cas à 12,3 mois, dans 90 % des cas à 14,9 mois. C'est le principe qui permet la mise au point d'échelles de développement (voir test de psychologie) dont la construction et la validation sont du domaine de la psychométrie. Sommeil et troubles du sommeil. Rythmes de sommeil. Le cycle du sommeil et d'éveil est en majeure partie réglé par une horloge biologique ou rythme biologique qui régule le sommeil, la faim, l'élimination. Les rythmes circadiens (rythmes biologiques sur 24 h) de l'enfant sont bien différents de ceux de l'adulte. Ainsi, dès la naissance, le nouveau-né passe la plus grande partie de son temps (environ 18h par jour) à dormir. Vers trois mois, le bébé se réveille toutes les deux ou trois heures (jour et nuit) pour être nourri. Vers environ six mois, un nourrisson est capable de passer plusieurs heures par nuit (cinq ou six) sans se réveiller : on dit qu'il fait ses nuits. Ce sommeil du bébé est composé de périodes de sommeil calme et de périodes de sommeil actif (environ 50 %). Le sommeil actif est comparé au sommeil paradoxal chez l'adulte. Ce type de sommeil décroît tout au long de la vie pour atteindre environ 20 % du temps de sommeil total. Le comportement de sommeil d'un nourrisson provoque des effets chez les parents ou les autres personnes qui s'occupent de lui. Un nourrisson qui dort bien et se montre calme, donne aux parents un sentiment de compétence. Au contraire, un enfant qui dort peu et qui est agité (qui pleure) provoque l'irritabilité, voire l'exaspération, dans son entourage. Certains parents (par manque d'éducation, sous l'effet de stress, ou parce qu'ils ont des attentes irréalistes à l'égard du bébé) peuvent aller jusqu'à secouer leur enfant pour tenter de le faire taire. Ce comportement peut provoquer de graves lésions irréversibles au cerveau, voire le décès du bébé (syndrome du bébé secoué). Vers deux ans, un enfant dort en moyenne 13 heures par jour (principalement la nuit et un peu en journée sous forme de sieste). Cette moyenne varie d'un pays à l'autre en fonction de facteurs culturels qui influencent les éthno-théories parentales (théories implicites des parents) et des pratiques parentales qui leur sont associées. À mesure que l'enfant grandit, il passe moins de temps à dormir. Les enfants de cinq ans en moyenne dorment 12 heures durant la nuit et ne font plus la sieste. Les enfants de six ans ont, en moyenne, un besoin de sommeil de 11 heures ; ceux de douze ans, un besoin de sommeil d'environ 9 heures. Rituels du coucher de l'enfant. L'heure du coucher peut provoquer des angoisses de séparation chez l'enfant qui peut parfois vouloir y résister. Les parents peuvent aider l'enfant en établissant une routine ou rituel de coucher permettant de rendre le moment agréable et moins anxiogène. Il est recommandé que la routine soit simple et stable, ce qui « comprend une heure fixe pour le coucher et des rituels de mise au lit qui s'effectuent dans le calme et ne s'éternisent pas ». Les routines peuvent inclure de la lecture à voix haute de livres pour enfants, les comptines. La présence d'un tissu doux ou d'un jouet de texture douce aide l'enfant à se sentir plus apaisé. Ainsi le pédiatre et psychanalyste Donald Winnicott décrivait des objets d'attachement comme des objets transitionnels, aidant l'enfant à mieux vivre les séparations (un doudou, une peluche). Troubles du sommeil de l'enfant. Les enfants peuvent souffrir de troubles du sommeil. Les cauchemars sont courants. Ils surviennent surtout à la fin de la nuit et l'enfant en garde le souvenir. Ils sont plus fréquents chez les filles que chez les garçons. Des cauchemars fréquents qui rendent l'enfant anxieux pendant les périodes d'éveil signalent un stress excessif. Les terreurs nocturnes sont différentes du cauchemar. L'enfant semble se réveiller soudain d'un sommeil profond dans un état de panique (il peut crier ou regarder fixement devant lui) mais n'a pas souvenir d'un rêve. Il se rendort puis se réveille sans souvenir de l'épisode. Les terreurs nocturnes surviennent plus souvent chez les garçons et sont observées plus fréquemment entre 3 et 13 ans. Le somnambulisme (le fait de marcher en dormant) et la somniloquie (le fait de parler en dormant) sont également fréquents chez l'enfant. Hoban (2004) recommande de ne pas réveiller un enfant somnambule ou un enfant qui a fait une terreur nocturne pour ne pas l'effrayer. Ces troubles du sommeil disparaissent généralement avec le temps. L'énurésie nocturne (uriner pendant le sommeil) est un problème également fréquent chez les enfants. L'énurésie touche environ 10 à 15 % des enfants de 5 ans puis diminue avec l'âge. Perception de la mort et deuil. La perception de la mort par l'enfant, ainsi que ses réactions émotionnelles face au deuil ou à la maladie incurable, varient énormément en fonction de son âge et de sa maturité cognitive et émotionnelle. Sa compréhension de la mort évolue à mesure que se développe sa pensée logique, sa compréhension de la disparition et sa compréhension du temps. Sur le plan émotionnel, ses peurs et son deuil sont différents de ceux d'un adulte. Lorsqu'un enfant souffre d'une maladie incurable, comme le cancer, sa compréhension et sa perception de sa propre mort est différente de celle de l'adulte et son besoin de comprendre la mort est important, urgent et concret. L'enfant souffrant de maladie incurable et ses proches (parents ; frères et sœurs) peuvent être accompagnés par une équipe médicale et un(e) psychologue clinicien(ne) spécialisés en soins palliatifs. Développement cognitif et intellectuel chez l'enfant de 0 à 12 ans. Cognition et apprentissage. Le nouveau-né est équipé de sens fonctionnels et de réflexes archaïques qui lui permettent de percevoir et d'agir sur son milieu. Ainsi un nouveau-né peut téter ou crier. Ces comportements sont involontaires mais provoquent des réactions dans l'environnement que le nouveau-né perçoit et qu'il commence à mémoriser (ce que Piaget décrit comme des réactions circulaires qui vont se complexifier). C'est cette interaction entre des facteurs génétiques (innés) et l'apprentissage qui va permettre le développement psychologique de l'enfant puis de l'adolescent et de l'adulte qu'il deviendra. L'apprentissage est (l'apprentissage, en psychologie, n'engage pas forcément la pensée consciente). Les apprentissages, leurs causes, leur impact sur la pensée de l'enfant, ont fait l'objet de beaucoup de recherches dans les diverses branches de la psychologie. Les théories du béhaviorisme et le constructivisme de Jean Piaget ont d'ailleurs pour principal sujet d'étude les apprentissages bien que leurs approches théoriques et expérimentales soient fort différentes.Les cognitivistes (psychologie cognitive) ont beaucoup étudié les processus d'apprentissage, chez l'adulte d'abord, puis chez les enfants. Leurs méthodes expérimentales sont couramment utilisées pour mener des recherches sur les apprentissages et la mémorisation chez les enfants. Les recherches en psychologie cognitive sur l'enfant portent souvent sur des processus très spécifiques pour comprendre les mécanismes à l’œuvre dans les apprentissages, acquisitions, compétences et performances cognitives (détails ci-dessous). Les neurosciences cognitives du développement utilisent des techniques d'imagerie cérébrale et les méthodes de la psychologie expérimentale pour comprendre les mécanismes biologiques impliqués dans les processus cognitifs de l'enfant. Mémoire. Mémoire implicite et apprentissage implicite. La mémoire implicite se met en œuvre sans effort conscient. La mémoire implicite est le résultat de processus d'apprentissages nombreux et complexes, décrit par plusieurs théories. Du fait de sa complexité, il n'y a pas de théorie unique qui en rende compte de manière exhaustive dans tous ses aspects et qui ferait l'unanimité dans le milieu scientifique. Les scientifiques étudient avec des paradigmes différents, différents types de mémoire implicite, engageant la perception, comme la reconnaissance de certains sons du langage, ou la motricité ou encore les relations avec l'environnement. La mémoire implicite est à l’œuvre, par exemple, lorsque des comportements sont renforcés (théories béhavioristes, dites aussi comportementalistes). Par exemple, le bébé pleure, sa mère arrive pour le prendre dans ses bras. À une autre occasion, le bébé pleure à nouveau, sa mère le prend à nouveau. Le bébé apprend ainsi (mais de manière implicite) que son action provoque un comportement extérieur, comportement qu'il trouve agréable. Il va le répéter plus souvent, c'est le principe du conditionnement opérant. Dans une approche purement béhavioriste, le scientifique étudie les lois mathématiques qui régissent ces relations stimuli - réponses sans élaborer de théories ou de modèles sur les mécanismes qui sous-tendent ces apprentissages implicites. Cette position est désormais très minoritaire en psychologie: la plupart des experts cherchent à comprendre et modéliser les processus sous-jacents, processus cognitifs (approche de la psychologie du développement) et biologiques (approche des neurosciences cognitives du développement). La mémoire implicite sous-tend tous les apprentissages moteurs, comme attraper un jouet, monter des escaliers, nouer ses lacets ou jouer du piano. Ce type de mémoire a été modélisé par Esther Thelen, dans ses recherches sur l'acquisition de la marche chez le jeune enfant, et Paul van Geert, dans ses recherches sur l'acquisition du langage. Leurs approches forment la proposées dans les années 1990. La mémoire implicite explique aussi le phénomène de l'habituation, phénomène très précoce observé chez les nouveau-nés. L'habituation est une forme d'apprentissage implicite, élémentaire, révélée par le fait que le bébé montre de moins en moins d'intérêt à un stimulus qui se répète. L'habituation est très fréquente et facile à utiliser dans la recherche sur les bébés. Les paradigmes d'habituation permettent d'observer les réactions des bébés aux stimuli nouveaux et permet de faire des hypothèses sur leurs habiletés perceptives et leurs premiers apprentissages. Les paradigmes d'habituation ont des applications intéressantes: ils permettent de détecter précocement des troubles psychomoteurs, sensoriels, ou des troubles du développement. La mémoire implicite se développe en effet dès les premiers mois de la vie (et certainement avant les autres types de mémoire et d'apprentissage). Jean Colombo, dans un ouvrage consacré à la cognition infantile, défend l'idée que des troubles précoces dans la mémoire implicite (durant la période néonatale) peuvent être des précurseurs ou indicateurs de difficultés d'apprentissage ultérieures (1993). L'habituation est défectueuse chez les nourrissons ayant un faible score d'Apgar et chez des enfants présentant des lésions neurologiques ou certains troubles de développement comme le syndrome de Trisomie 21 (cf. numéro spécial sur le sujet par le journal "Neurobiology of Learning and Memory" en 2009 regroupant les experts de l'habituation chez les humains et les animaux). Mémoire de travail. La mémoire de travail est une forme de mémoire à court-terme. C'est la mémoire qui permet à un enfant (ou un adulte) de penser : les informations sensorielles ou les souvenirs sont traités par la mémoire de travail à court-terme pour que l'enfant « travaille » activement sur ces informations mentalement. La mémoire de travail chez l'enfant semble apparaître vers le milieu de la première année de la vie avec le développement du cortex préfrontal, région du cerveau très impliqué dans la mémoire de travail et les fonctions exécutives. Il est possible que l'apparition de la permanence de l'objet vers cet âge soit liée à l'apparition de la mémoire de travail vers le même âge (Nelson, 1995, cité par). La croissance de la mémoire de travail chez l'enfant permet le développement de ses fonctions exécutives : planification d'une action orientée vers un but, attention dirigée vers un stimulus, inhibition de certains comportements. Selon le modèle théorique de Alan Baddeley, les informations en mémoire de travail sont contrôlées par un système exécutif central et renvoyées en mémoire à long terme, une mémoire qui permet la rétention des informations pour de très longues périodes de temps (heures puis années) et permet aussi leur récupération, ou rappel. Mémoire à long terme et mémoire déclarative (formation et rappel des souvenirs d'enfance). Vers l'âge de trois ans et demi, les enfants commencent à former des souvenirs dont ils se souviennent plusieurs mois après, voire plusieurs années après. C'est le début de la formation de la mémoire à long terme. Sur le plan cérébral, l'hippocampe est une structure jouant un rôle clef dans la formation de ce type de mémoire. La mémoire épisodique est une forme de mémoire à long terme. La mémoire épisodique correspond à la mémoire des événements qui se sont produits dans un lieu particulier et à un moment particulier. Par exemple, un enfant de trois ans peut se souvenir pendant plusieurs semaines d'un tour de manège qu'il a fait lors d'une sortie. On la distingue de la mémoire générique, qui est la mémoire des événements journaliers (comme la sortie de l'école et le chemin de retour de l'école à l'appartement familial, événements journaliers dont l'adulte peut se souvenir sans qu'ils soient associés à aucun épisode particulier dans le temps). La mémoire épisodique est limitée chez les jeunes enfants : ces premiers souvenirs s'estompent et disparaissent. La mémoire autobiographique est une forme de mémoire épisodique qui réfère aux souvenirs qui forment l'histoire d'une personne. Elle apparaît vers l'âge de trois ou quatre ans. La mémoire à long terme de l'enfant est un sujet très discuté et très étudié en psychologie de l'enfant en raison de ses implications importantes dans les témoignages d'enfants et en particulier pour les enfants victimes d'abus sexuels. Elizabeth Loftus est une spécialiste mondiale du sujet. Elle a consacré de nombreuses études à étudier les biais dans la mémoire et les témoignages des adultes et des enfants, la fabrication et le fonctionnement des faux souvenirs, y compris des d'abus sexuel durant l'enfance. La mémoire d'un enfant est plus fragile que celle d'un adulte (il encode moins et oublie plus) ; l'enfant est également beaucoup plus influençable aux attentes des adultes (ou aux menaces) ; enfin, l'enfant a moins de maîtrise du langage pour comprendre certaines questions qui lui sont posées ou pour y répondre de manière spécifique. C'est pourquoi ses témoignages sont plus difficiles à interpréter. Elizabeth Loftus a mis au point des techniques de recherche permettant de découvrir et étudier les souvenirs reconstruits. Beaucoup de chercheurs utilisent les méthodes de la psychologie expérimentale pour approfondir les recherches dans ce domaine important. Ils tentent de mettre au point des entrevues types qui éviteraient au maximum les biais dans les témoignages d'enfants et permettent de recueillir les témoignages des enfants de manière fiable pour permettre aux enfants de pouvoir dénoncer leurs agresseurs tout en évitant les accusations infondées d'abus sexuel. Intelligence et mesures standardisées de l'intelligence. La création et la standardisation de tests d'intelligence relève de la psychométrie. Le premier test dit d'intelligence, a été créé en France par Alfred Binet et Théodore Simon en 1908 (le test Binet-Simon), non pas pour mesurer l'intelligence mais pour prédire quels individus allaient avoir des difficultés à suivre une scolarisation normale. Aux États-Unis, David Wechsler s'est inspiré de cette approche pour créer une nouvelle génération de tests de performance intellectuelle. Les tests de Wechsler sont les plus utilisés dans le monde entier. Ils sont révisés et actualisés tous les dix ans environ pour compenser l'effet Flynn. Les tests de Wechsler pour les enfants sont : Les tests d'intelligence sont d'excellents indicateurs de la réussite scolaire de l'enfant. Ils sont également fréquemment utilisés en psychologie expérimentale pour permettre de composer des groupes dont les habiletés cognitives générales (évaluées par le QI général) sont comparables. De nombreuses études en psychologie du développement cherchent à approfondir les liens entre les habiletés cognitives précoces, telles qu'observées chez le nourrisson (en particulier la vitesse d'apprentissage dans un test d'habituation) et les performances aux tests d'intelligence quelques années plus tard: cette question est importante pour comprendre les facteurs qui influencent le développement cognitif et intellectuel de l'enfant le plus précocement possible, y compris les facteurs de risque. Si le chercheur ou le psychologue scolaire ne s'intéresse qu'à certaines habiletés spécifiques, il est possible d'administrer seulement certains des tests de la batterie ; ainsi, un psychologue peut utiliser un test comme le WISC-4 (le numéro final indique la version) pour ne mesurer que l'intelligence non-verbale (par exemple, quand l'enfant a des troubles du langage). D'autres tests d'intelligence ont été développés. L'échelle dite du « K-ABC » (Kaufman Assessment Battery for Children) a été développée pour tenter de répondre à une demande de tests moins dépendants des différences culturelles et des habiletés verbales des enfants. Les tests de Wechsler et la K-ABC sont utilisés comme des outils d'information mais non comme des outils de diagnostic ; ils doivent être utilisés et interprétés par des psychologues homologués, dans le cadre de bilans ou examens psychologiques de l'enfant. Définir et mesurer l'intelligence est un sujet très débattu dans le domaine de la psychologie de l'enfant et de la psychologie générale et a fait l'objet d'études extrêmement nombreuses. John B. Carroll a réanalysé toutes les données publiées avant lui sur les mesures de quotient intellectuel : sa méta-analyse publiée en 1993 se base sur plus de études et a donné naissance à un modèle en trois strates (voir image ci-contre). Controverses sur l'utilisation des tests de QI ou d'intelligence pour enfants. Les controverses sur l'intelligence de l'enfant et sur les tests qui sont supposés la mesurer sont nombreuses, sur le plan théorique mais surtout sur les applications pratiques de ces tests. Sur le plan théorique, les débats portent sur l'existence d'une intelligence générale (facteur "g") et sa signification et sa composition. Wechsler proposait de distinguer l'intelligence verbale et non-verbale. Les modèles de Raymond Cattell, John L. Horn et John Carroll (ou modèle CHC) ont permis de mettre en évidence plusieurs types d'habiletés cognitives relativement indépendantes (cf. intelligence fluide et cristallisée) qui prédisent le facteur "g". La nature de l'intelligence et son origine (la part de l'inné et la part de l'acquis) ont fait l'objet de débats parfois passionnés car certaines conclusions ont eu des portées politiques et ont alimenté certaines thèses racistes (Cf. Race et intelligence). Les tests dits d'intelligence sont dépendants des connaissances transmises et apprises à l'école. Les résultats aux tests d'intelligence sont fortement influencés par le milieu culturel dans lequel l'enfant évolue. Un groupe de spécialistes dirigé par Ulric Neisser a travaillé sur une revue de question complète sur l'intelligence et ses mesures, en 1996 pour l'APA ("American Psychological Association") et a conclu que les différences entre groupes ethniques (observations faites aux États-Unis) ne sont pas d'origine innée, mais sont attribuables a des facteurs culturels et environnementaux. L'utilisation de tests d'intelligence dans le milieu éducatif est parfois controversée. Les détracteurs de ces tests mettent en avant plusieurs arguments contre l'utilisation de ces tests, ou mettent en garde contre le fait qu'une importance trop grande leur est donnée parfois dans le milieu éducatif et pour l'orientation scolaire de l'enfant. Ces tests privilégient en effet les enfants ayant de bonne habiletés verbales et une plus grande vitesse d'exécution. Ces tests ne mesurent ni l'intelligence sociale, ni l'intelligence émotionnelle ou d'autres compétences très importantes pour la réussite professionnelle et personnelle. Howard Gardner, en 1983, a fortement critiqué l'utilisation de tests d'intelligence dans les milieux éducatifs (aux États-Unis) et a défendu une théorie des intelligences multiples qui a eu beaucoup d'influence dans les milieux éducatifs. Robert Sternberg a également critiqué ces tests et tenté de modéliser une théorie de l'intelligence (la théorie triarchique de l'intelligence) prenant en compte les aspects non académiques de l'intelligence. Développement de la communication et acquisition du langage. Le développement du langage chez le nourrisson et chez l'enfant est un domaine d'étude qui ne relève pas proprement dit du domaine de la psychologie de l'enfant mais relève plutôt du domaine de la psycholinguistique. La psycholinguistique est une approche multidisciplinaire qui engage la psychologie cognitive (chez l'enfant, la psychologie du développement ou psychologie cognitive du développement), la linguistique (science du langage qui en analyse les propriétés), les neurosciences du langage, la psychopathologie et psychopathologie cognitive (sciences des troubles du langage et troubles de la communication), l'orthophonie (appelée aussi logopédie en Belgique et en Suisse). Une grande majorité d'études suggèrent que le développement du langage commence avant la naissance: le fœtus peut entendre la voix de sa mère et réagir à certaines rimes et comptines que sa mère a lues à voix haute régulièrement à la fin de sa grossesse. À la naissance, un bébé montre une préférence pour la voix humaine comparé à d'autres sons, et à 4 semaines, il montre une préférence pour la voix de sa mère. Plusieurs études dans plusieurs langues suggèrent que le nourrisson de plusieurs jours ou plusieurs semaines pourrait distinguer la langue familière qui l'entoure d'une langue étrangère (qui n'a jamais été présente dans son environnement). Ce type d'habileté témoigne d'une compétence phonologique : les informations non pertinentes de la langue sont filtrées au niveau cérébral grâce à un apprentissage des régularités de la langue environnante (allophones). La latéralisation cérébrale de la perception du langage a été observée chez des nouveau-nés de 4 jours. Ces observations précoces suggèrent que l'acquisition du langage humain n'est pas seulement le fruit d'un apprentissage mais qu'il repose également sur plusieurs habiletés innées dont le bébé est équipé des sa naissance. Plusieurs études initiées dans les années 1970 ont montré que les nouveau-nés peuvent discriminer tous les sons (ou phonèmes) de toutes les langues. Cette habileté est perdue entre six mois et environ neuf mois : les enfants d'un an peuvent discriminer les phonèmes de la langue parlée autour d'eux, mais pas ceux des langues étrangères (qui n'ont pas été parlées autour d'eux). Le nourrisson est sensible aux intonations, au débit, intensité et mélodie de la parole et utilise ces indices pour ressentir les intentions de l'adulte, s'il est enclin à jouer ou est fâché. D. Kimbrough Oller a décrit cinq étapes du langage prélinguistique reprises par Shirley Vinter pour décrire les premières étapes du développement du langage enfantin. Les premiers sons produits par l'enfant sont les vocalisations (pleurs, sons végétatifs). Entre sont produits les syllabes archaïques. Un babillage rudimentaire apparaît entre lorsque le nourrisson produit des sons plus graves et plus aigus et commence à combiner consonnes et voyelles. Le stade du babillage canonique () commence avec des syllabes bien formées qui se répètent ("mamamama...") et se diversifient ("badata..."). Vers , c'est le stade de l'allongement final lorsque, progressivement, les syllabes finales des mots s'allongent et donnent un rythme à la parole. Entre les enfants commencent à produire des mots à l'intérieur du babillage, c'est le babillage mixte. Alors qu'ils babillent encore, les nourrissons sont capables de reconnaître et comprendre un nombre de mots de plus en plus important : ils développent leur vocabulaire (ou lexique mental), ainsi que des habiletés sémantiques et capacités pragmatiques. Les premiers mots semblent être compris vers sept ou huit mois (les noms des membres de la famille, l'animal domestique, et les objets très familiers : le doudou, le pain, le lait par exemple). Les enfants développent spontanément des gestes expressifs qui précèdent puis accompagnent le développement de son vocabulaire : la richesse de la gamme de gestes expressifs est corrélée positivement à la diversité du vocabulaire chez les jeunes enfants. Le nombre de mots produits augmente très rapidement après la première année et particulièrement de deux ans à trois ans, ce que les spécialistes décrivent comme une « explosion de vocabulaire ». L'enfant commence à produire des phrases en combinant des mots en « langage télégraphique ». L'âge d'apparition de ces premières « phrases » varie beaucoup (entre 18 mois et 24 mois). Des enfants qui commencent à parler relativement tard rattrapent souvent leur retard apparent. Les phrases se complexifient avec le temps : une syntaxe rudimentaires apparaît entre 20 et 30 mois. Vers trois ans, un jeune enfant arrive à bien se faire comprendre. Son vocabulaire et la complexité de ses phrases continuent de s'accroître (le vocabulaire peut continuer de s'accroître pendant toute la vie). Le fait que l'enfant prenne conscience de la façon dont il manipule la langue correspond au développement de ses capacités métalinguistiques et dépend des différentes composantes du système langagier (phonétique, sémantique, morphosyntaxique, pragmatique). L'acquisition du langage est un apprentissage social, bien que des composants génétiques préparent les enfants à développer cette habileté cognitive. Les parents et autres personnes qui s'occupent de l'enfant ont un grand impact sur les moments d'apparition des grandes étapes du langage, sur la richesse du vocabulaire de l'enfant. C'est surtout la sensibilité des parents et leurs réactions appropriées (leur attention conjointe)ainsi que leurs interactions (jeux, langage bébé) qui permet un bon apprentissage du langage, bien plus que l'exposition à un grand nombre de mots. Les nourrissons sont sensibles aux expressions d'émotions perçues sur les visages (expressions faciales) ainsi que dans les intonations du langage (recherches menées par Mechthild Papoušek et collaborateurs). Les enfants qui sont exposés et interagissent en plusieurs langues dans leur environnement deviennent bilingues ou plurilingues (ou multilingues). Les enfants bilingues diffèrent des enfants monolingues non seulement sur un plan linguistique, mais également sur un plan neuropsychologique ; ils évoluent souvent dans un contexte social et cultural différent de leurs paires monolingues ce qui influence leurs apprentissages. Les enfants dont un parent est Sourd peut devenir bilingue en Langue des signes et langue orale environnante. De nombreuses études menées depuis la fin des années 1970 indiquent que l'acquisition d'une Langue des signes suit un processus parallèle à celui de l'acquisition des langues parlées. Compréhension du monde et des intentions d'autrui. La compréhension du monde par l'enfant est étudiée par la qui s'attache à comprendre les théories intuitives, ou implicites, que les enfants forment sur le monde qui les entoure. La compréhension des intentions des autres est fondamentale à la socialisation et au développement affectif du jeune humain. Cette capacité est très étudiée par la psychologie du développement et par les neurosciences cognitives du développement. L'étude de la compréhension des intentions des autres (les pensées des autres) a été décrite par la théorie de l'esprit.Piaget a été le premier chercheur à étudier chez les jeunes enfants leur prise de conscience de leurs propres processus mentaux et ceux des autres en leur posant des questions : « D'où viennent les rêves ? », « que penses-tu? ». Des recherches ultérieures ont mis en place des paradigmes expérimentaux adaptés aux jeunes enfants qui ont démontré que c'est surtout entre deux et cinq ans que la prise de conscience des processus mentaux et ceux des autres se développe. Vers l'âge de 3 ans, un enfant peut faire la distinction entre événements réels et imaginaires. À cet âge, l'enfant peut commencer à jouer à faire semblant et comprend la différence entre faire une chose et faire semblant de la faire. Un enfant de 3 ans n'a pas encore la notion des fausses croyances, c'est-à-dire la compréhension que la représentation de la réalité peut parfois être erronée. La cognition sociale, la capacité de reconnaître et anticiper l'état émotionnel des autres, se met en place vers trois ans. Ainsi, si l'enfant se crée un ami imaginaire, il peut jouer et parler avec lui, mais est conscient que l'ami est le fruit de son imagination. Les liens entre habiletés à comprendre les intentions d'autrui (théorie de l'esprit) et la socialisation sont complexes. Dans une étude de psychologie expérimentale menée en Angleterre sur une centaine d'enfants, des enfants de 4 ans qui ont de bonnes compétences en théorie de l'esprit montrent également plus de jeux de « faire-semblant » et d'interactions avec leurs pairs, que ceux dont les mesures aux scores en théorie de l'esprit sont plus faibles. Dans une autre étude, des enfants de 4 ans, qualifiés de « difficiles à gérer » par leurs parents, ont des performances en compréhension des intentions d'autrui plus faibles que des enfants d'un échantillon apparié. On pourrait en conclure que de bonnes compétences en cognition sociale sont la base de relations sociales de meilleure qualité, mais ce n'est pas forcément le cas. Une autre étude menée par une autre équipe, portant sur 193 enfants, montre que chez des enfants de 7 à 10 ans, des comportements de harcèlement sont observés chez les enfants très compétents en cognition sociale (« manipulateurs experts » selon les auteurs). Les harceleurs, dans l'étude, étaient plus compétents dans les tâches de cognition sociale que leurs victimes et que les enfants qui suivaient le harceleur. Aspect cognitif du jeu. Les jeux contribuent au développement cognitif et social de l'enfant. (1963) a identifié des catégories de jeux dont la complexité cognitive va en augmentant, et a défendu l'idée que ces jeux contribuent au développement cognitif de l'enfant. Elle a distingué de jeux dont la complexité cognitive augmente. Les jeux contribuent tous au développement cognitif de l'enfant : ils mettent en jeu des compétences motrices ou langagières, sociales, ainsi que des compétences en résolution de problèmes (cf. ci-dessous pour l'aspect social et affectif du jeu). Toutefois, si les jeux aident à l'épanouissement de l'enfant, la lecture est également un acteur fondamental dans le processus de son développement. Comme le souligne Véronique Maréchal “Jouer, c'est se développer, utiliser son intelligence, ses potentialités, sa créativité, son langage, sa sociabilité. Le jeu est source d'apprentissages. Le livre, comme le jouet, est l'outil de la lecture et du jeu avec l'autre. ” Développement affectif et social. Le développement affectif et social de l'enfant dépend de beaucoup de facteurs, de l'enfant tout d'abord, qui est unique, de son environnement (familial mais aussi culturel, historique même) et de leurs interactions qui dépendent à la fois de l'enfant et de l'environnement. Le développement affectif et social de l'enfant et son impact sur la vie adulte fait l'objet de différentes approches théoriques et est étudié par des méthodes très diverses allant des méthodes cliniques d'observations aux méthodes expérimentales, de l'observation des bébés à celles des adultes, de l'observation des animaux à celle des humains ou encore de l'observation des comportements à celle des neurones in vitro (pour plus d'information sur les méthodes et théories, voir Psychologie du développement). Le développement psychosexuel de l'enfant a été reconnu et décrit en premier lieu par Sigmund Freud puis par les écoles psychanalytiques, dont celle de Melanie Klein qui fut parmi les premières psychanalystes à pratiquer la psychanalyse de l'enfant. Erik Erickson a observé le développement psychosocial de l'enfant et l'a décrite dans sa théorie du développement psychosocial. Les théories de l'attachement décrivent comment l'enfant établit un lien d'affection stable, durable et réciproque, avec les personnes qui s'en occupent. Ce lien est très important pour le développement ultérieur harmonieux de l'enfant. Or l'attachement a été décrit par les théories de l'apprentissage (par conditionnement), par l'éthologie (Konrad Lorenz et la théorie de l'empreinte observée chez les animaux), par la théorie psychanalytique (Donald Winnicott) et l'approche éthologico-psychanalytique (John Bowlby). La psychologie expérimentale s'est intéressée plus tardivement au développement émotionnel et social de l'enfant (historiquement, c'est d'abord l'étude de la cognition qui a retenu l'attention des chercheurs en sciences expérimentales au ). Les neurosciences s'intéressent également au sujet (neurosciences affectives et neurosciences sociales). Développement affectif et social précoce (0 à 2 ans). Les premiers signes du développement social s'observent dès la naissance. De la naissance à 3 mois, les nourrissons commencent à interagir avec ce qui les entoure, manifestent de la curiosité et sourient vers l'âge de 6 semaines. Les premiers échanges entre le nourrisson et la personne qui s'occupe de lui se produisent de 3 mois à 6 mois (« première période sociale ») : le nourrisson rit souvent, gazouille, mais se montre également méfiant ou fâché. Vers 9 mois, le nourrisson peut devenir craintif envers une nouvelle personne (phénomène de peur de l'étranger) et peut montrer des signes de détresse lorsque la personne qui s'occupait de lui disparaît temporairement (phénomène d'anxiété de séparation). En grandissant, les jeunes enfants apprennent petit à petit à mieux communiquer leurs émotions, à exprimer toute une gamme d'émotions d'intensité variée, ainsi qu'à gérer leurs émotions. Soutenus par leur environnement, ils vont développer plusieurs habiletés affectives et cognitives, comme la conscience de soi, l'estime de soi, la confiance en soi ainsi que leur identité (détails ci-dessous). Leurs relations sociales, sous-tendues par l'attachement, se diversifient et se complexifient ; leurs comportements pro-sociaux et anti-sociaux se développent, apparaissent, se modifient et évoluent avec l'âge (détails ci-dessous). Conscience de soi. Le bébé ne semble pas être conscient de sa propre existence. La conscience de soi s'acquiert et se développe (cf. revues de question par Susan Harter, 1998, 2003). Henri Wallon est le premier psychologue à avoir suggéré, dans un article de 1931, que le fait que le jeune enfant se reconnaisse dans un miroir est un indice d'une reconnaissance de soi qui a un lien étroit avec l'apparition de la conscience de soi. Or le bébé ne se reconnaît pas dans un miroir. L'âge auquel il peut le faire ainsi que l'interprétation de ce phénomène a été longuement discuté dans les divers champs de recherche en psychologie. Le psychologue français René Zazzo, spécialiste de l'enfance, a beaucoup discuté ce phénomène. En psychanalyse, Jacques Lacan a développé le concept du stade du miroir. En psychologie expérimentale, la tâche du test du miroir a été créée par un éthologue, Gordon G. Gallup, vers 1970, pour explorer la conscience de leur propre corps chez les animaux. Le test du miroir est également utilisé par les psychologues du développement pour tester la reconnaissance de soi ou de son image physique chez le jeune enfant sur un plan expérimental. Le principe en est le suivant : une tache rouge (ou un papier auto-collant de couleur) est mise sur le nez ou le front de l'enfant à son insu (la tâche est parfois appelée « "" » en anglais). Les réactions de l'enfant devant le miroir sont enregistrées. Si l'enfant passe la main sur son visage pour toucher la tache rouge, c'est qu'il a conscience que le reflet dans le miroir est le sien. Vers , certains jeunes enfants remarquent la marque colorée ajoutée et touchent leur visage ; et vers tous les enfants réussissent la tâche. La reconnaissance de soi est aussi testée avec des photographies et vidéos, et les résultats suggèrent également que le jeune enfant semble reconnaître sa propre image entre 1 an et demie et 2 ans. Lorsque l'enfant commence à parler, l'utilisation du pronom personnel « je » ou « moi » est une manifestation de la conscience de soi. L'utilisation des pronoms personnels « je » et « moi »apparaît entre . Sourire et reconnaissance sociale. Le sourire, tout comme l'expression d'autres émotions, est un moyen de communication typique de l'espèce humaine que le nourrisson emploie spontanément. Les premiers sourires générés par un stimulus (caresse, voix familière) apparaissent vers l'âge de deux semaines. Le sourire social, qui se produit lors d'une interaction survient vers l'âge de trois semaines. C'est vers deux mois que le sourire social apparaît à la vue d'un visage familier. Les premiers éclats de rire apparaissent vers 4 mois (chatouilles) puis vers 6 mois le bébé réagit aux jeux vocaux ou jeux visuels que ses parents initient (sons bizarres, cache-cache derrière une serviette). Sur un plan cognitif, ces émotions indiquent que l'enfant mémorise (les voix, les visages familiers) et qu'il commence à acquérir la permanence de l'objet ;et sur un plan social, le sourire fait partie d'une gamme d'émotions qui se complexifie lorsque la conscience de soi et la reconnaissance des personnes apparaît. Pour développer ses interactions sociales, l'enfant s'appuie sur ses capacités de reconnaissance des visages et sa reconnaissance des émotions. Par exemple, il reconnait la peur avant le sourire, comme le montre Laurie Bayet et ses collaborateurs. Différences garçon-fille. Les différences psychologiques observées entre garçons et filles peuvent être dues à leurs différences physiques et biologiques (par exemple, les bébés garçons sont généralement plus lourds et plus forts, les jeunes garçons courent plus vite que les filles du même âge). Cependant beaucoup de différences entre fille et garçon, sur le plan psychologique, sont d'origine sociales. Les spécialistes distinguent le sexe et le genre. Les psychologues préfèrent parler de différences entre les genres plutôt qu'entre les sexes en raison de l'importance de l'environnement sur ces différences. Ces différences sont le principal objet d'étude des études de genre ("psychology of gender", en anglais). Le développement psychologique des garçons et des filles diffère sur certains plans et ces différences sont plus ou moins importantes selon les compétences étudiées. Cependant, dans une large mesure, le développement des garçons et des filles est plus semblable qu'il n'est différent. Les tailles des effets (des différences entre filles et garçons) observés dans le domaine cognitif sont généralement minimes et ne portent que sur quelques habiletés cognitives bien spécifiques, mais pas sur le niveau intellectuel général. Les différences garçon-fille dans le domaine émotionnel, social et en psychopathologie, sont plus nettes et apparaissent vers l'âge de . Cependant, elles ne sont observées que sur de larges groupes et n'ont pas de valeur prédictive pour un individu en raison d'une forte variance ou variabilité statistique et d'un (cf. schéma ci-contre) généralement minime ou faible (sous une valeur de ce qui est considéré comme un différence faible). Dans ce domaine, les différences les plus grandes sont observées sur les comportements agressifs (plus souvent observés chez les garçons que chez les filles à partir de l'âge préscolaire), l'empathie et l'obéissance aux règles (scores plus élevés chez les fillettes à partir de l'âge préscolaire, voir détails ci-dessous), et les préférences pour certains jouets. Identité de genre. L'identité de genre d'un enfant réfère à ce que l'enfant perçoit de lui-même, de sa propre identité sexuelle. Elle commence autour de deux ans et est pleinement développée vers 5 ou 6 ans. Freud fut le premier à en chercher les causes, qu'il a développées dans sa théorie psychanalytique du complexe d’Œdipe. Le complexe d'Électre est un terme utilisé par Carl Gustav Jung par rapport au complexe d'Œdipe du garçon chez Freud. Lawrence Kohlberg, dans les années 1960, a proposé un modèle développemental cognitif expliquant et décrivant le développement de l'identité de genre. Dans son modèle, l'enfant acquiert des données (cognition) sur son sexe et agit en fonction de ces données (comportemental). Ce développement commence entre 2 ans et 3 ans 1/2, stade de l'identité de genre de base ("basic gender identity"), pendant lequel l'enfant devient conscient qu'il appartient à un genre particulier, garçon ou fille, et que ce label s'applique à d'autres personnes. Au stade de la stabilité du genre (3 ans 1/2 à 4 ans 1/2), l'enfant comprend que le sexe est permanent, mais il pense que le sexe est lié aux apparences. Enfin vers 4 ans 1/2 et 7 ans, au stade de consistance du genre ("gender consistency") l'enfant réalise que le sexe ne change jamais, quelle que soit la situation. La théorie de l'apprentissage social (ou théorie sociale cognitive) de Bandura rend compte de certains des aspects de l'identité de genre. Cette théorie directement inspirée du béhaviorisme met l'accent sur le rôle de l'imitation de modèles de comportements. Bandura défendait l'idée que les enfants imitaient plus fréquemment les modèles de leur sexe. Enfin la théorie du schème du genre de Sandra Bem postule que l'enfant crée des représentations mentales des genres sur la base des normes culturelles environnantes. Il intégrerait ensuite ces comportements dans le schème du genre et adapterait son comportement. Ces théories ont toutes leurs limites. Aucune ne fournit une explication exhaustive de tous les processus psychologiques et biologiques impliqués. Il arrive qu'un enfant se sente d'un sexe différent de celui de son acte de naissance (sexe apparent à la naissance) ; parfois l'enfant l'exprime très tôt, vers deux ou trois ans. Il est possible, dans un tel cas, que l'enfant soit transgenre. Attachement. L'attachement est une notion qui a été développée et étudiée cliniquement et expérimentalement par John Bowlby (à partir de 1969), influencé par les théories psychanalytiques de Donald Winnicott et les découvertes de l'éthologie sur l'empreinte (cf. Konrad Lorenz). Chez le nourrisson humain, les signes de l'attachement apparaissent au quotidien vers 8 mois lorsque l'enfant montre des indices d'une peur de l'étranger lorsqu'une nouvelle personne (inconnue de lui) est en présence de sa mère (ou autre personne qui remplit ce rôle) puis en l'absence de sa mère. Durant la même période, le nourrisson montre également une certaine méfiance des objets nouveaux. Au fil des mois, puis au fil des années, l'enfant développe de nouvelles relations sociales plus complexes avec de nouvelles personnes. La théorie de l'attachement prédit que la sécurité de ces nouveaux attachements (dont il fera l'expérience tout au long de sa vie), dépend en grande partie de la qualité de sa relation d'attachement primaire avec sa mère (mot pris dans son sens large, "caregiver", c'est-à-dire toute autre personne qui s'est occupée régulièrement du nourrisson). Mary Ainsworth a développé une situation expérimentale lui permettant de classer les nourrisson en fonction du type d'attachement montré dans le . De nombreuses études expérimentales et observations ont été menées à partir de cette situation expérimentale pour mieux comprendre les liens entre les formes d'attachement précoce et le développement émotionnel et social ultérieur. L'attachement a une grande importance sur les compétences émotionnelles, cognitives et sociales des individus : plus l'enfant s'est attaché de façon sécurisante à l'adulte qui s'est occupé de lui (on parle d'attachement sécure ou sécurisant), plus il lui sera facile de s'en détacher et de développer de bonnes relations avec d'autres personnes ; il sera plus souvent mieux adapté socialement, aura plus d'amis, se montrera plus curieux, plus empathique, plus confiant en lui-même, présentera moins de problèmes de comportement à l'âge scolaire et à l'adolescence. Des études montrent des liens de cause à effet entre les situations de séparation précoce prolongée et des troubles ultérieurs, troubles psychopathologiques et troubles de personnalité (cf. hospitalisme). Les études de psychologie interculturelle du développement montrent que l'attachement dépend non seulement du style parental mais aussi du contexte socioculturel. Dans leur revue de question, Inge Bretherton et Everett Waters indiquent, par exemple, que les mères allemandes encouragent l'indépendance du bébé et le laissent plus facilement aux soins de personnes tierces, tandis que les mères Japonaises tendent à ne pas laisser leurs bébés aux soins d'autres personnes, ce qui se traduit par des réactions différentes des nourrissons lors des mesures d'attachement. Cognition sociale et compréhension des émotions des autres. Dans les livres de référence en psychologie de 1930 à 1980, les compétences cognitives et sociales des enfants ou des adultes ont été présentées et étudiées séparément, malgré l'importance qu'attribuait Piaget à la motivation et aux affects. Avant 1980, l'étude du développement social de l'enfant étaient centrées sur la théorie de l'attachement et sur des mesures sociométriques de popularité de l'enfant dans son groupe de pairs. Le champ d'étude de la cognition sociale s'est développé à partir des années 1980 pour intégrer les deux approches. Ce champ de recherche s'intéresse aux relations interpersonnelles des enfants en lien avec leur perception et compréhension des autres : leur reconnaissance des émotions, leur compréhension des émotions, leur compréhension des intentions d'autrui (théorie de l'esprit). Un des aspects importants des interactions avec d'autres est la réponse aux émotions des autres. Elle est observée précocement dans les conduites dites de référence sociale ("social referencing)": quand les bébés sont dans une situation nouvelle, ils regardent leur mère (ou adulte familier) pour observer leurs réactions, continuer leur action s'ils perçoivent de l'approbation, ou s'arrêter s'ils perçoivent de la tristesse ou de la peur. Ce phénomène a été étudié dans l'expérience de la par exemple. La référence sociale s'avère très utile pour le nourrisson qui ne peut pas encore comprendre la complexité des situations et utilise donc les émotions des autres pour guider ses comportements : continuer ou arrêter. Plus l'enfant grandit, plus il comprend les sentiments plus complexes, comme la culpabilité ou la honte par exemple. Susan Harter (en 1996) a proposé plusieurs niveaux de compréhension des émotions contradictoires (certains auteurs parlent alors de sentiments plutôt que d'émotions) en fonction de l'âge des enfants. L'habileté de l'enfant à verbaliser une émotion contradictoire se met également en place au fil des années. Régulation des émotions. L'autorégulation des émotions ou régulation émotionnelle est capacité de contrôler ses émotions, son attention et son comportement. Cette capacité de contrôle dépend de la maturation neurologique de l'enfant (cf. fonctions exécutives, cortex préfrontal et neurosciences affectives), de son tempérament, et de facteurs environnementaux . La compréhension et la régulation des émotions est l'une des acquisitions majeures de la petite enfance. Comportement prosocial. Le comportement prosocial est un comportement volontaire visant à aider une autre personne. C'est un comportement altruiste : l'enfant aide l'autre, par exemple en partageant ou donnant son jouet, sans attendre une récompense en retour. Les enfants commencent à montrer des comportements indiquant une empathie dès l'âge de deux ans. Ceux qui ont développé un attachement sécure (ou sécurisant) durant leur première année de vie ont plus de chance de développer de bonnes relations sociales ultérieurement. Certaines recherches suggèrent que le comportement prosocial des jeunes enfants d'âge préscolaire est corrélé avec certains traits prosociaux trouvés chez les parents (Cf. l'ensemble des recherches de Nancy Eisenberg sur le thème du développement des conduites prosociales chez les enfants et adolescents). Ce type de recherche est difficile à mener, c'est pourquoi certains résultats restent controversés. De plus, les expériences en laboratoire portant sur les traits ou comportements prosociaux souffrent de leur faible car il est difficile de générer et observer des traits véritablement prosociaux dans des situations artificielles. Les expériences portant sur les comportements prosociaux des enfants entre eux sont plus faciles à mener. Les enfants les plus âgés d'une fratrie ont plus d'opportunités de développer des comportements prosociaux car ils sont incités à prendre soin et protéger leur jeune frère ou sœur. L'effet de position dans la fratrie a été démontré dès l'âge de un an et deux ans. Plusieurs études ont montré que les sœurs plus âgées montrent plus souvent des conduites prosociales que les enfants cadets (revue par Eisenberg et Fabes). Les comportements pro-sociaux augmentent avec l'âge de l'enfant ; ils sont plus souvent observés chez les filles, cependant les différences observées entre filles et garçons sont minimes (Eisenberg et Fabes). Amitié. Lorsque le jeune enfant joue en dehors de la famille et avec d'autres enfants, à la crèche puis à la maternelle par exemple, il commence à tisser des liens d'amitié avec d'autres enfants. Les liens d'amitié se font souvent avec des enfants du même sexe et du même âge, car il s'agit d'enfants qui aiment partager les mêmes types d'activités. Les liens d'amitié changent au fil des années. Pour l'enfant d'âge préscolaire, l'ami est lié à la situation : c'est l'enfant qu'il retrouve souvent dans une situation donnée et à un moment donné. Brian Bigelow et John La Gaipa ont exploré systématiquement les attentes des enfants, âgés de 6 à 14 ans sur un large échantillon (observations menées aux États-Unis dans les années 1970). Jusqu'à sept ou huit ans, les enfants auxquels les expérimentateurs demandaient d'expliquer leur amitié avaient des réponses que les auteurs ont qualifiées de « pragmatiques » : l'ami est celui auprès de qui l'enfant aime rester car il le gratifie ; l'ami est l'enfant disponible pour jouer, qui a des jouets intéressants, ou qui aime jouer aux mêmes jeux . Ces attentes se modifient. Vers 10 ou 11 ans, les enfants attendent de leurs amis qu'ils partagent les mêmes valeurs et règles, et qui leur montre leur loyauté en public. Vers 11 et 13 ans, les enfants attendent de leurs amis non seulement des intérêts communs, mais également de la compréhension. Les confidences intimes ("self-disclosure") jouent un rôle de plus en plus important dans l'amitié qui continue à l'adolescence. Tout comme chez les adultes, l'amitié chez l'enfant est une source de bien-être et augmente l'estime de soi à condition que le soutien soit réciproque et intime ; ou elle peut être source de problèmes lorsque l'ami est peu social, antisocial, ou que la relation amicale est instable et fragmentée. Comportement antisocial et agressivité. L'agressivité est un comportement externalisé très fréquent pendant la petite enfance. Chez le jeune enfant, l'agressivité instrumentale est un comportement dirigé vers un but : jusqu'à environ 5 ans, les enfants l'utilisent pour obtenir ce qu'ils désirent, un jouet par exemple. À mesure que leur contrôle de soi augmente, ainsi que leurs compétences langagières, les enfants utilisent de moins en moins les comportements agressifs (les remplaçant par des mots éventuellement). Dans une expérience devenue classique, en 1961, l'expérience de la poupée Bobo, Bandura démontra que l'enfant développe des conduites calmes ou agressives en fonction du modèle reçu (théorie de l'apprentissage social) Richard E. Tremblay, chercheur spécialiste de la socialisation des enfants et de la prévention de la violence a contredit le modèle de Bandura : il a observé en effet que les comportements agressifs de l'enfant augmentaient dans la petite enfance mais qu'ils diminuaient en fréquence à partir d'environ 3 ans et demie, au lieu de continuer à augmenter (ce que la théorie de Bandura suggérerait). Il a soutenu que la question la plus intéressante n'était pas de comprendre comment les enfants apprenaient et imitaient les comportements agressifs, mais à l'inverse, comment ils apprenaient à ne plus agresser. Il a proposé des interventions précoces dans les milieux éducatifs et mis en place des études longitudinales de très large ampleur pour étudier ce phénomène . Plusieurs facteurs sont suspectés être à l'origine des comportements agressifs de l'enfant et ces facteurs peuvent se combiner : le genre (les garçons sont trois fois plus à risque de développer des comportements agressifs que les filles) ; le tempérament de l'enfant (enfants « difficiles », ayant peu de contrôle de soi et une émotivité intense) ; le comportement parental (les parents en situation de pauvreté et détresse sociale, et disposant de peu de soutien social de la part de leur entourage ou des services sociaux) ; une discipline trop sévère (voir style parental) ; un manque de comportement chaleureux de la part des parents (qui peut être dû au stress et à une dépression maternelle) résultant en un attachement insécurisant ; l'exposition à la violence adulte dans l'entourage. Malgré des conditions de vie défavorables, et à situation comparable, beaucoup d'enfants font preuve de résilience et ne développent pas de troubles de comportement particuliers. Des comportements agressifs à l'âge scolaire associés à l'échec scolaire sont corrélés à la délinquance, c'est pourquoi les comportements antisociaux et agressifs font l'objet de beaucoup d'études en psychologie, sociologie, criminologie, pour en comprendre les origines (dans un but préventif) et leurs remédiations. L'enfant dans son milieu familial. La famille offre au nouveau-né le premier contexte du développement affectif et social. Le type de famille et les processus familiaux dans lesquels l'enfant grandit influencent tout son développement psychologique. La famille est elle-même influencée par la culture environnante et par l'époque. La vie d'un humain commence parfois avec le désir d'enfants des parents (il peut aussi être absent dans le cas de grossesse indésirée). Ses origines en sont complexes. Le besoin d'enfant correspond à un désir d'ordre biologique (Freud parlait d'un instinct chez la femme). Il est la conséquence du sentiment d'amour dans le couple, l'envie de prolonger (soi même ou son partenaire ou sa famille) à travers un autre être vivant. Il peut aussi résulter du désir de plaire au partenaire (par exemple un homme veut faire plaisir à sa femme qui a très envie d'un enfant). L'enfant commence à exister dans l'imaginaire des parents. Les représentations et attentes maternelles durant la grossesse ont un impact sur le développement de certains traits de personnalité, par exemple l'attachement. Au sein de la famille, plusieurs processus ont été décrits pour rendre compte des interactions entre l'enfant et ses parents (on parle aussi de "" pour distinguer le parent qui s'occupe de l'enfant de ses parents au sens biologique). La régulation mutuelle (ou synchronie) est la capacité d'un parent de bien percevoir les signaux émis par l'enfant et d'y répondre de manière adaptée (cf. paradigme du visage inexpressif mis au point par Edward Tronick, psychologue du développement et psychanalyste, en 1978). L'autorégulation est le processus par lequel le jeune enfant contrôle ses comportements en fonction des attentes sociales : par exemple, un enfant ne va pas mettre sa main sur la porte du four car son père lui a dit auparavant de ne pas le faire. L'autorégulation fait appel aux compétences cognitives et au contrôle émotionnel. La régulation mutuelle aide les enfants à développer leur autorégulation, de même qu'un attachement sécurisant et le fait que les parents permettent l'autonomie de l'enfant pendant certaines périodes (contrôle chaleureux). La référence sociale, dont il a été question ci-dessus, réfère au fait que, lorsqu'une situation est ambiguë pour le jeune enfant, l'enfant regarde les expressions du parent pour orienter son comportement. Enfin, la socialisation est l'apprentissage des comportements considérés comme appropriés dans la société dans laquelle l'enfant grandit. La socialisation repose sur l'intériorisation des règles, les premières règles étant apprises au sein de la famille. Style parental. Le style parental, en psychologie de l'enfant, réfère à certaines théories qui mettent en relation certains patterns d'approches parentales et leurs conséquences sur le développement et les performances de l'enfant soit pendant son enfance, soit plus tard durant l'adolescence et l'âge adulte. Les études de Diana Baumrind (débutées dans les années 1960) qui utilisaient des entretiens, tests et observations des comportements dans la famille, ont mis en évidence trois styles parentaux statistiquement liés à certaines tendances dans les comportements ou compétences de l'enfant. Baumrind a décrit trois types de styles parentaux : les parents autoritaires (sévères, arbitraires, peu chaleureux qui atteignent la dignité personnelle par l’ordre, de la menace et de l’autoritarisme) , les parents permissifs (chaleureux mais non exigeants), et les parents démocratiques (ou directifs) à la fois chaleureux et valorisant l'individualité de l'enfant mais également fermes dans le maintien des normes de comportement. Le style démocratique serait celui qui présente les avantages les plus nombreux sur les compétences socio-émotionnelles des enfants. Plusieurs critiques ont été faites à ces études. Ces études ne tenaient pas suffisamment compte des différences innées (en particulier le tempérament de l'enfant). Les études ne prenaient pas en compte les différences culturelles (minorités asiatiques aux États-Unis vs majorité caucasienne) et les différences de milieux social (milieux pauvres avec délinquance élevée vs quartiers et milieux sociaux classe moyenne ou privilégiée). Les recherches ultérieures ont corroboré et approfondi la compréhension des liens entre styles parentaux et comportements des enfants. Dans les années 1980, Eleanor Maccoby et John Martin ont mis en évidence un quatrième style parental, les parents négligents (non exigeants et non chaleureux). Ces quatre types de styles parentaux sont retrouvés dans des études expérimentales ultérieures (aux États-Unis). D'autres styles parentaux ont été décrits. Des psychanalystes ont observé et décrit des parents narcissiques. En début de , on voit apparaître le terme de parents hélicoptères (surprotecteurs). Les pratiques éducatives parentales référent à . Violence familiale, maltraitance et abus sexuels. On qualifie de violences familiales des violences exercées au sein de la famille, au sens large. L'expression regroupe aussi bien les faits de violence conjugale, de violences faites aux enfants, aux ascendants, ou à tout membre de la famille élargie, dès lors qu'elles partagent le même toit, voire, selon les cultures une communauté proche. La maltraitance sur mineur (ou maltraitance à enfant) désigne de mauvais traitements envers toute personne de moins de 18 ans « entraînant un préjudice réel ou potentiel pour la santé de l’enfant, sa survie, son développement ou sa dignité ». L'Organisation mondiale de la santé (OMS) inclut dans ces mauvais traitements toute violence ou négligence, physique ou affective, notamment les sévices sexuels et l'exploitation commerciale. « Environ 20 % des femmes et 5 à 10 % des hommes disent avoir subi des violences sexuelles dans leur enfance, et 23 % des personnes déclarent avoir été physiquement maltraitées dans leur enfance ». Les victimes sont souvent dépendantes et sans défense. La maltraitance a souvent des conséquences durables sur la santé physiologique et psychique. De plus, elle a fréquemment des conséquences majeures sur le développement, ce qui se traduit dans le bonheur ou les souffrances, voire dans la maltraitance des adultes qu'ils deviendront. Facteurs de risque et facteurs de résilience. De nombreux facteurs influencent les parents et leurs comportements envers leurs enfants. Les croyances (non pas au sens religieux, mais au sens de théories implicites) des parents influencent beaucoup de leurs comportements. Par exemple, des parents peuvent être persuadés que leur garçon hyperactif est normal parce que tous les garçons sont comme hyperactifs ; par conséquent, ils ne vont pas prendre des mesures pour mettre des limites à ses comportements excessifs. L'approche sociologique et épidémiologique montre que certaines conditions de vie et certains facteurs relatifs aux parents et au couple influencent positivement ou négativement le bien-être des enfants (âge des parents, dépression parentale, qualité de l'emploi parental, harmonie conjugale, etc.). L'histoire des parents, la manière dont ils ont été élevés et traités eux-mêmes en tant qu'enfants, leurs événements de vie (y compris certains traumas) et leurs expériences antérieures jouent un grand rôle dans les comportements parentaux. Le présent dans le réseau social (grands-parents, communauté religieuse, amis, voisins, structures du quartier où loge la famille, etc.) a un rôle positif en soutenant les parents sur plusieurs plans, matériellement, émotionnellement (distractions, écoute et soutien psychologique), cognitivement (partage d'informations). La pauvreté a une influence négative sur le bien-être de l'enfant pour des raisons multiples : niveau de stress élevé, conflits conjugaux plus fréquents, environnement malsain, et attitude parentale plus punitive de manière générale . L'enfant dans le milieu scolaire. La psychologie scolaire est appliquée aux enfants et à leurs familles (section 16 de l'APA). L'approche est individuelle et utilise les méthodes de la psychologie clinique. La psychologie de l'éducation est une discipline qui s'attache à comprendre le développement de l'enfant dans les milieux scolaires et dans les autres situations d'apprentissage, en relation avec les méthodes d'enseignement, les programmes, et toutes les applications issues des théories de l'apprentissage et de l'enseignement. Éducation préscolaire. L'école maternelle est une école qui accueille de très jeunes enfants pour les préparer aux apprentissages fondamentaux de la lecture, de l'écriture et du calcul. C'est une période préparatoire à l'enseignement élémentaire : les objectifs essentiels sont la socialisation, la mise en place du langage, du nombre et du geste graphique. Ces établissements sont désignés suivant les pays sous le nom d'école maternelle (France, Canada), école enfantine (Suisse) ou encore école gardienne (anciennement en Belgique). L'école maternelle assure une prise en charge des enfants afin de leur permettre de se socialiser et de s'initier progressivement à la scolarité. Pour cela, elle utilise notamment le jeu, la chanson enfantine, le dessin, la danse et toutes sortes de pratiques éducatives comme les marionnettes, les comptines, les visites de fermes pédagogiques, etc. Réussite scolaire, échec scolaire. L’échec scolaire peut désigner un retard dans la scolarité, sous toutes ses formes. L'échec scolaire peut également être défini comme l'échec du système scolaire à fournir des services menant à la réussite de l'apprentissage des élèves. L'échec scolaire est l'un des motifs de consultation les plus fréquents en pédopsychiatrie : en effet, l'échec scolaire peut être en relation avec des troubles tels que la dyslexie, l'hyperactivité ou la précocité intellectuelle lorsqu'elle n'est pas correctement prise en charge. Le dépistage précoce de ces troubles est essentiel pour lutter contre l'échec scolaire. Les premiers signes peuvent apparaître dès les premières années de scolarité de l'enfant. Apprentissage de la lecture et écriture. L'apprentissage de la lecture s'appuie sur des habiletés linguistiques qui se développent durant la période préscolaire. La conscience phonologique est l'une des compétences qui prédit l'acquisition du décodage, mise en place des correspondances grapho-phonologiques ou correspondances graphème-phonème, essentielle à l'acquisition d'un bon niveau de compétences en lecture. La conscience phonologique est une habileté métalinguistique que possède l'enfant quand il est conscient qu'un mot est composé d'unité linguistiques plus petites. Elle se développe progressivement, lorsque l'enfant commence à prendre conscience des syllabes, des rimes, puis de certains phonèmes ou groupes de phonèmes dans le mot (par exemple, l'enfant saisit que des mots commencent par le même son, ou phonème). Cette conscience phonologique est précédée de la sensibilité phonologique. Jean Emile Gombert, chercheur spécialiste de l'apprentissage de la lecture, a décrit cette habilité comme épilinguistique, pour la différentier du terme métalinguistique qui suppose une manipulation consciente et réfléchie du langage. L'enfant est capable de décoder une syllabe ou un mot écrit lorsqu'il comprend que l'association d'un phonème consonantique (exemple /p/) avec un phonème vocalique (/a/) résulte en une syllabe, un mot ou partie de mot (/pa/). Cette habileté est essentielle à l'apprentissage de la lecture dans les langues alphabétiques (c'est-à-dire qui utilisent un alphabet où les phonèmes sont représentés). Elle est progressivement automatisée, ce que les psychologues cognitivistes appellent la « lecture experte » (le moment où la reconnaissance du mot écrit familier s'est automatisée et se fait sans décodage). Le passage du décodage de mot à sa lecture experte et les processus qui sous-tendent ce processus d'apprentissage est l'objet de nombreuses études en psychologie du développement et en psycholinguistique. La pédagogie étudie et évalue les méthodes d'apprentissage de la lecture (du point de vue de l'enseignant), tandis que les chercheurs en sciences cognitives s'intéressent aux processus d'apprentissage (du point de vue de l'apprenant). Les troubles de la lecture peuvent avoir plusieurs origines. Un simple retard d'acquisition de la lecture peut être observé. Des troubles plus durables et plus graves peuvent être secondaires à des affections générales, état de santé physique et mentale de l'enfant : déficience intellectuelle et troubles envahissants du développement. Un retard de lecture peut accompagner un retard scolaire et peut être le résultat d'un manque de stimulation de l'environnement (illettrisme parental). Des difficultés d'apprentissage de la lecture apparaissent aussi quand l'enfant maîtrise peu la langue orale correspondante, c'est le cas en particulier des enfants sourds. La dyslexie est un trouble spécifique et durable de la lecture, observé alors que le développement de l'enfant reste normal par ailleurs (l'intelligence et le développement cognitifs sont normaux ; l'enfant ne souffre pas de troubles psychiatriques, émotionnels ou sensoriels qui seraient la cause de cette difficulté). Ses origines et sa rééducation font l'objet de nombreuses recherches car leur origine semblerait être due à plusieurs facteurs. Il n'existe pas de moyens de remédier à ce trouble, mais une prise en charge par un orthophoniste permet au dyslexique d'apprendre à compenser cette difficulté. Ce trouble affecterait environ 5 à 6 % des enfants, soit environ un enfant par classe, selon une information distribuée par le ministère de la Santé en France. Troubles spécifiques de l'apprentissage et troubles en dys-. Les troubles spécifiques et durables de l'apprentissage, appelés aussi troubles en dys-, peuvent toucher le langage oral (dysphasie), la lecture (dyslexie), le graphisme (dysgraphie), l'orthographe (dysorthographie), le calcul mental (dyscalculie), les habiletés motrices (dyspraxie). Il est assez courant que plusieurs de ces troubles soient présents chez la même personne (40 % des cas). Ces troubles sont dits spécifiques car il n'affectent qu'une partie du développement cognitif, mais pas l'intelligence en général. Leur diagnostic s'appuie en grande partie sur un diagnostic différentiel qui invalide les autres possibilités. Ainsi les troubles en dys- ne sont pas d'origine uniquement sensorielle, ou uniquement psychiatrique ou psychologique (affective), ni d'origine sociale (comportement parental). Ces troubles sont difficiles à comprendre car leurs origines semblent multiples, en partie génétique, ce qui rend leur description, diagnostic, et leur rééducation très complexes (cf. information en ligne sur les troubles en « dys » par l'INSERM). Enfant surdoué (à haut quotient intellectuel). Un surdoué est un enfant — aussi dit « enfant intellectuellement précoce » ou « à haut potentiel » — dont les capacités intellectuelles dépassent la norme. Le terme « surdoué» est un néologisme employé pour la première fois en 1946 à Genève par le docteur Julian de Ajuriaguerra pour désigner un enfant . Importance des pairs et de la popularité à l'école. La scolarisation permet à l'enfant de rencontrer des pairs (enfants du même âge) avec lesquels il va se lier. Le groupe de pairs permet à l'enfant de se socialiser en dehors de sa famille. Selon Bandura, le groupe de pairs permet à l'enfant d'acquérir une perception plus claire de ses propres capacité car il peut se comparer à un groupe d'enfants du même âge. Le groupe de pairs renforce l'apprentissage des comportements liés à leur genre et à intégrer les rôles sexuels à leur concept de soi. Le groupe de pairs peut renforcer les préjugés et augmenter les attitudes négatives à l'égard des enfants ou adultes qui ne font pas partie du groupe. Or les enfants discriminés ont des risques accrus de développer des symptômes dépressifs ou des troubles du comportement (Brody et al 2006). Parmi les autres conséquences négatives des groupes de pairs, la conformité (qui, en soi, n'est pas malsaine et indique une bonne adaptation) peut parfois mener les préadolescents à adopter des comportements qui vont à l'encontre de leur propre jugement et à être entraînés à participer à des comportements dangereux pour leur santé (fumer, boire, plonger ou sauter à des endroits dangereux, etc.) ou antisociaux. Devenir et rester populaire parmi ses pairs est important pour l'enfant (cf. : les enfants qui ne sont pas acceptés par leurs pairs, ou ceux qui se montrent trop agressifs, sont davantage à risque de développement des problèmes psychologiques, d'être en échec scolaire, ou d'entrer dans la délinquance. Bien que les enfants agressifs soient souvent rejetés par leurs pairs durant les années scolaires, ils deviennent de mieux en mieux acceptés à mesure qu'ils grandissent et peuvent devenir populaires malgré ou en raison de leurs conduites déviantes (observations de Xie et collaborateurs chez des enfants Afro-américain aux États-Unis, 2006). Cette popularité se mesure de deux façons : la popularité sociométrique (demander aux enfants d'un groupe qui ils aiment le plus et qui ils aiment le moins) et la popularité perçue (demander à un enfant qui sont les enfants qui sont les plus appréciés par leurs pairs). L'amitié est différente de la popularité car elle implique seulement deux personnes ainsi qu'une réciprocité (voir section « Amitié » ci-dessus). Ainsi des enfants impopulaires ont également des amis, mais ceux-ci sont plus fréquemment des amis en dehors de leur classe ou en dehors de leur école. Agressions et harcèlement à l'école. Le concept du harcèlement scolaire a été forgé au début des années 1970 par le psychologue Dan Olweus à l'occasion d'études réalisées dans des établissements scolaires scandinaves, à l'issue desquelles il a établi trois caractères permettant de définir le harcèlement : Le dernier point exclut donc les conflits (bagarres et disputes) entre élèves : pour qu'il y ait harcèlement, il faut que la victime ne soit pas, ou ne se considère pas comme étant en situation de se défendre. La pratique du harcèlement scolaire est inséparable de la mise en place d'une situation de domination. Si la violence physique constitue bien l'une des formes prises par le harcèlement scolaire, celui-ci ne saurait se restreindre à ce type de passage à l'acte. Dans la définition qu'il en donne, Dan Olweus indique que doivent être considérées comme des formes de harcèlement scolaire, au même titre que les menaces physiques : les moqueries, l'ostracisation, ou encore la propagation de fausses rumeurs à l'encontre de la victime, si tant est que celles-ci visent à la faire rejeter par les autres. Les formes traditionnelles de harcèlement comme les insultes, le racket, les jeux dangereux (le jeu du taureau, la gard'av, le jeu de la couleur, le jeu du foulard) tendent à céder la place à des pratiques comme le "happy slapping" ou le cyberharcèlement. La liste des effets possibles du harcèlement sur la victime est longue : Outre les effets à court terme, le harcèlement scolaire peut avoir des conséquences importantes sur le développement psychologique et social de l'enfant et de l'adolescent : sentiment de honte, perte d'estime de soi, difficulté à aller vers les autres avec le développement de conduites d'évitement. Ces conséquences peuvent parfois se faire ressentir durant toute la vie des personnes autrefois victimes de harcèlement. Technologies de communication. Le contrôle parental permet aux parents de restreindre automatiquement l’accès de leurs enfants à un média (internet, télévision, console de jeu), afin de les protéger, en particulier contre les risques de pédophilie et les contenus considérés comme choquants pour leur âge (pornographie, violence). Par ailleurs, selon la journaliste Anne Prigent, l'Association française de pédiatrie (Afpa) recommande : Médias. À cette question qui leur a été posée : , les enfants du millénaire ont fait la réponse suivante : . Réseaux sociaux en ligne (internet, téléphonie mobile). Les réseaux sociaux se sont popularisés dans les années 2000. De plus en plus, ils furent utilisés de différentes manières dans le domaine des technologies de l’information. Plusieurs journaux ou chaînes d’antennes utilisent les réseaux sociaux dans le but de diffuser de l’information rapidement et efficacement. Plusieurs autres organisations utilisent les réseaux sociaux dans le but de transmettre de l’information. Dans le domaine scolaire, les réseaux sociaux sont de plus en plus utilisés puisqu’ils sont intéressants pour la jeunesse d’aujourd’hui qui appartient à cette génération d’information directe. Les principaux réseaux sociaux existants et les plus connus de la population sont Facebook et Twitter. Jeux vidéo et jeux interactifs. Dans les années 1990, plusieurs systèmes de classifications ont été mis en place à travers le monde afin de protéger les mineurs et d'informer les parents en attribuant à chaque jeu un âge limite en dessous duquel le jeu est formellement déconseillé. De plus, ces organismes peuvent interdire la vente de jeux qu'ils jugent immoraux en refusant de les classifier. Principaux courants théoriques. Les courants théoriques qui sous-tendent la psychologie de l'enfant suivent les courants généraux observé dans l'histoire de la psychologie en général. La psychologie du développement étudie la psychologie de l'enfant dans le long terme en s'attachant à comprendre le rapport entre certaines habiletés ou processus psychologiques à un certain âge et leurs changements (ou leur stabilité), c'est pourquoi les deux disciplines ont les mêmes sources historiques et leurs modèles théoriques sont communs aux deux disciplines. La psychologie de l'enfant est également influencée par les courants de pensée et les recherches en psychiatrie, en neurosciences, et toutes les disciplines des sciences humaines et sociales dans la mesure où elles sont en rapport avec la psychologie. Théorie psychanalytique. La psychanalyse s'intéresse moins à la dimension actuelle de l'enfant qu'à la dimension inconsciente de la sexualité infantile qui se trouve refoulée chez l'adulte ou déjà chez le jeune enfant. Chez Freud, à partir des "Trois essais sur la théorie sexuelle" (1905), le terme d' « étayage » désigne une relation primitive selon laquelle . Et cette relation est de ce fait . En 1909, Sándor Ferenczi écrit "Transfert et Introjection", il y établit que la construction du psychisme de l'enfant résulte de l'interaction entre introjections et projections. N'ayant pas de contrôle sur les objets, la relation objectale est source d'angoisse de la dispersion ou de l'intrusion voire de persécution (vers 1 an), puis d'angoisse de séparation (vers 2-3 ans), puis d'angoisse du manque et enfin d'angoisse morale. Méthodes de recherche spécifiques à la psychologie de l'enfant. Éthique. La recherche impliquant les enfants (et les mineurs en général) doit adhérer aux règles générales d'éthique de la recherche, d'éthique de l'expérimentation sur sujets humains, et l'éthique de la psychologie. Les organisations de psychologues professionnels telles que l'Association américaine de psychologie (APA), la British Psychological Society (BPS) publient des guides auxquels les psychologues professionnels doivent adhérer. En France, les psychologues doivent adhérer au Code de déontologie des psychologues. Les chercheurs menant des recherches sur les humains doivent adhérer aux déclarations internationales telles que la Déclaration de Genève et la déclaration d'Helsinki (définissant des règles éthiques internationales pour toute recherche impliquant un humain). La "Society for Research in Child Development" a développé un document particulièrement complet sur le traitement éthique des enfants lors des investigations en psychologie. En particulier, deux problèmes majeurs sont couverts dans le document : les types de procédures qui peuvent être utilisées avec des enfants et le consentement éclairé ("informed consent", en anglais) qui doit être recueilli avant tout début d'étude. De manière générale, lorsque la recherche porte sur des enfants, les critères éthiques sont plus stricts que lorsque la recherche porte sur des adultes, puisque les enfants et mineurs sont des personnes vulnérables aux yeux de la loi et des comités éthiques. Les règles éthiques du consentement libre et éclairé, le respect de l'estime de soi, le droit à la confidentialité et à la vie privée, entre autres, doivent être respectées. Méthodes expérimentales. Le développement d'un enfant prend place dans un environnement et est influencé par un grand nombre de facteurs (contexte historique et social, changements biologiques dus à la croissance, parents, famille, fratrie, école...). Il est impossible d'étudier tous ces facteurs à la fois, c'est pourquoi l'approche scientifique tente de maîtriser les sources de variabilité et d'erreur de mesure en posant des questions les plus spécifiques possible. À l'inverse, le psychologue clinicien (par exemple un psychologue scolaire, un psychothérapeute) tente de comprendre un individu en prenant en compte les aspects individuels, l'environnement et l'histoire particulière de cet individu. Les deux approches, scientifique vs clinique, n'empruntent donc pas les mêmes méthodes et n'ont pas les mêmes objectifs. L'étude scientifique de la psychologie de l'enfant par l'approche expérimentale s'intéresse : Par exemple, dans un échantillon d'enfants observés à 6 mois, aucun ne peut marcher. Le même échantillon observé à 18 mois montre que tous les enfants peuvent marcher à cet âge. Il s'agit d'une différence développementale. Ce changement est observé sur des études longitudinales, lorsque des individus sont observés à plusieurs reprises à des moments différents dans leur développement. Mais si on observe un échantillon d'enfants de 12 mois, certains peuvent marcher sur deux pieds sans support, certains ne le peuvent pas encore : il s'agit de variabilité dans l'échantillon, autrement dit de différences individuelles observées à un moment donné. Ce type de donnée est recueilli dans des études transversales. C'est le cas quand, par exemple, l'enfant de 12 mois est comparé à une population de référence (test standardisé) ou bien à d'autres enfants placés dans les mêmes conditions expérimentales. Ces deux approches, approche longitudinale et approche transversale, posent des questions différentes. Si un enfant a du retard dans l'apprentissage de la lecture, il est important non seulement de comprendre comment l'enfant acquiert la lecture (longitudinalement) mais aussi pourquoi à un moment donné, certains enfants sont beaucoup moins performants que d'autres (approche transversale). Certaines approches ont tenté de combiner les deux. Le biologiste Conrad Hal Waddington proposa une approche dans ce sens avec la notion de « paysage épigénétique ». Les modélisations du psychologue du développement américain Robert Siegler visent à prendre en compte les deux phénomènes de changements développementaux et différences individuelles simultanément (étude du raisonnement chez l'enfant). Méthodes expérimentales d'observation du nourrisson. L'une des particularités de l'étude psychologique de l'enfant est qu'il n'est pas toujours possible de lui donner des consignes verbales ou de lui demander de rapporter verbalement ses expériences, en particulier dans le cas où l'enfant est trop jeune pour maîtriser le langage. La psychologie de l'enfant utilise beaucoup l'observation du comportement et des changements physiologiques. Le bébé ne pouvant ni parler ni coordonner ses mouvements de façon suffisamment précise, des techniques particulières ont été mises en place. Le terme de « bébéologie » est apparu. Les méthodes pour étudier le bébé sont celles de l’observation et de l’expérimentation. Les expérimentalistes font souvent appel à la méthode d’habituation. Dans un paradigme d'habituation, le chercheur présente plusieurs fois de suite un stimulus (auditif, visuel, olfactif, tactile) auquel le bébé réagit de moins en moins car ce stimulus devient familier. On dit que le bébé « s’habitue ». L’interprétation cognitive de la diminution des réactions du bébé est qu'il se produit une reconnaissance du stimulus (nécessitant une mémorisation). Lorsque des stimuli différents sont introduits, les réactions du bébé sont observées (par exemple ses regards en direction du stimuli sont plus longs. Les théories explicatives de ce phénomène sont diverses (cognitives ou neuropsychologiques). La vitesse d’habituation traduit la vitesse de traitement des informations. Plusieurs mesures sont possibles dans les paradigmes d'habituation. Des mesures physiologiques du rythme cardiaque ou du rythme respiratoire. Les mesures du temps d'exploration tactile peuvent être prises pour les nourrissons les plus âgés, qui peuvent manipuler. Pour les nourrissons plus jeunes et les nouveau-nés, il est possible de mesurer l'activité oculaire temps de fixation du regard et l'orientation du regard) par le reflet cornéen. De nombreuses expériences utilisent le temps de fixation du regard pour explorer les préférences visuelles du bébé : le chercheur met de chaque côté de l’axe visuel du bébé deux images différentes et il mesure la préférence visuelle (définie comme un temps de fixation supérieur à 50 % du temps de fixation total). Les chercheurs ont pu ainsi démontrer que le bébé fixe des zones contrastées (e. g, blanc/noir), déplace son œil le long des contours, préfère regarder un visage humain qu’une forme géométrique ( un damier). La succion est un réflexe en place dès la vie fœtale et il est possible de mesurer le taux de succion non nutritive du nourrisson pendant des tâches d'habituation. Deux styles de succion non nutritive ont été observés : le bébé suce sa tétine ou sa langue de façon soit aléatoire, soit régulière. Le schème de succion est utilisé comme indice de l’activité cognitive de l’enfant, car la première forme apparaît lorsque l’attention du bébé est relâchée, et la seconde lors d’activités cognitives de l’enfant. Dans ce second cas, les variables utilisées sont le nombre de bouffées, la durée de pauses entre les bouffées, l’amplitude de succion. La découverte de la succion non nutritive date des années 1970. Tests psychologiques pour enfants. Quel que soit l'âge de l'enfant, plusieurs batteries de tests sont à la disposition du psychologue pour mesurer certains aspects de son développement. Les tests d’efficience (ou de performance) évaluent une aptitude en permettant de comparer les sujets : soit entre eux (tests expérimentaux non standardisés), soit à une population de référence (test standardisé). Si l'enfant est évalué avec un test standardisé, l'enfant reçoit un score donné par l'échelle standardisée et qui reflète sa position par rapport à la population nationale d'enfant du même genre et du même âge (par exemple l'intelligence et certaines habiletés cognitives sont mesurées par les échelles de Wechsler, Kaufman). Les tests de personnalité considèrent un aspect conatif du développement et classent les sujets par typologie (exemple : extraverti ou introverti). Tests neuropsychologiques pour enfants. Les tests neuropsychologiques sont le premier outil des neuropsychologues, qu'ils soient cliniciens ou chercheurs. Il s'agit de mesurer, à l'aide de tests standardisés et normalisés, les capacités mnésiques, langagières, praxiques, gnosiques... d'un patient et de le comparer, éventuellement, à celles d'un sujet sain (ou d'un groupe de sujets sains). Dans un service de pédiatrie ou de neuropédiatrie, la population vue par le neuropsychologue sera composée d'enfants épileptiques, dyslexiques, dysphasiques Le discours des proches, de la famille notamment, permet de dater plus précisément l'apparition des troubles et de juger de manière plus objective de l'impact de ceux-ci dans la vie quotidienne de l'enfant. Méthodes cliniques et non expérimentales. Les méthodes de recherche non expérimentales sont très utilisées dans l'étude de la psychologie de l'enfant. Ces méthodes sont très diverses. Elles comprennent les études de cas, observations sur le terrain, observations en laboratoire, entretiens et études de corrélation. La méthode dite « clinique » consiste à étudier chaque sujet en situation et en évolution. La méthode clinique est une observation prolongée et approfondie d'individus particuliers (pathologiques ou normaux). Elle repose sur l’observation et l’entretien. L'analyse permet de mettre à jour les comportements observés en étudiant l'individu pris dans sa globalité, son ensemble. C’est une perspective synthétique. Étude de cas. L'étude de cas permet l'étude approfondie d'un individu. Elle a l'avantage d'offrir le portrait détaillé du comportement d'une personne. Ses inconvénients sont qu'il est impossible de généraliser les observations faites à un ensemble de personnes ; le biais de l'observateur n'est pas contrôlé. Étude de cas basée sur la méthode clinique d'inspiration psychanalytique. Cette perspective clinique est liée à la conviction profonde de l'irréductibilité à un modèle commun : tout individu est unique et il n'y a pas lieu d'établir de comparaisons. Le clinicien n'utilise que les situations concrètes ou naturelles par opposition aux situations standardisées des tests ou de l'expérimentation. L'intuition est le fil directeur de sa démarche. L'objet d'étude n’est ni l'enfant, ni le psychologue mais la rencontre entre les deux. Le champ d'action est l'intersubjectivité. Trois postulats fondamentaux structurent cette rencontre : l'histoire personnelle du sujet, la personnalité du sujet, l'aspect « psychodynamique » du comportement compris sous l'influence des conflits inconscients qu'il s'agit de dépasser (Moi, Ça, Surmoi) . Des méthodes particulières sont mises en place pour les enfants dont le langage n’est pas suffisamment explicite et maîtrisé : dessins, jeux de rôle, marionnettes, etc. Méthode clinique de Jean Piaget. Piaget utilisa l'observation directe des enfants pour explorer leur fonctionnement cognitif et intellectuel, dans sa démarche d'épistémologie génétique. L'enfant y est observé dans une situation particulière de résolution de problème où le chercheur accède à la compréhension de sa pensée en lui demandant d'expliquer le cheminement de sa pensée, de commenter ses échecs ou ses réussites et de lui proposer des contre-arguments, des contre-expériences afin de le pousser dans ses retranchements déductifs. Il n'y a pas de questions préétablies, elles dépendent de la nature des réponses de l'enfant, des circonstances. Bien qu’il s’agisse d’une conversation entre l’enfant et l’expérimentateur, les situations d’observation ont la rigueur d'une expérience ou d'une observation scientifique. Méthodes d'observation sur le terrain. Dans les méthodes d'observation sur le terrain, le chercheur choisit d'observer des enfants dans leur contexte familier sans intervention destinées à influencer leurs comportements. Cette méthode a plusieurs avantages : elle permet une bonne description du comportement spontané. Elle est une bonne source d'hypothèses de recherche en raison de la richesse et diversité des observations', comparées à la situation contrôlées en laboratoire. L'école est un terrain privilégié d'observation et d'expérimentation car, en allant à l’école plutôt que dans les familles, le chercheur touche un grand nombre d'enfants, ce qui lui est moins coûteux ; travaille sur des enfants groupés par âge, par niveaux de développement cognitif proches, ayant des activités identiques ; intervient dans une micro société, c’est-à-dire dans un terrain fermé sur lui-même, isolé des autres terrains (réduction de facteurs parasites ou « bruit » dans les données statistiques). Mais, l'école présente un certain nombre d'inconvénients. Le chercheur doit minimiser sa présence pour ne pas interrompre le déroulement des cours. S'il veut observer les comportements de l'enfant, la généralisation de ses résultats peut être mise en cause puisque le comportement de l'enfant diffère souvent d'un lieu à un autre, en fonction du groupe et des professeurs. Les savoirs valorisés au domicile familial peuvent différer de ceux valorisés à l'école (sport, musique...). Entrevue ou entretien. L'entrevue peut concerner l'enfant ou ses parents (dans le cas des nourrissons et jeunes enfants). L'entretien peut être très structuré, souple, ou semi-structuré. Les avantages de l'entretien sont qu'il permet de recueillir des informations précises sur la vie du sujet, ses attitudes et opinions, ses habitudes, son passé et autres informations impossibles à obtenir à partir d'une observation du comportement ou à partir d'un questionnaire. Les inconvénients de l'entretien dans le contexte de la recherche scientifique sont nombreux. Le sujet peut donner des réponses inexactes, incomplètes pour de nombreuses raisons : l'expérimentateur influence le sujet par sa personne ou ses comportements ; le sujet tend à donner des réponses biaisées pour des raisons cognitives (biais cognitifs) et de désirabilité sociale. L'expérimentateur a également ses propres biais cognitifs (biais de confirmation par exemple). Examen psychologique de l’enfant. La psychologie clinique est utilisée en psychopathologie de l'enfant pour comprendre les conduites inadaptées, lors de consultations d'hygiène mentale, dans les services psychopédagogiques, dans les hôpitaux psychiatriques, etc. Elle s'applique aussi aux conduites adaptées (psychologie de l’enfant) et comme méthode de recherche. Lors d’un examen psychologique, l'enfant est observé dans les situations les plus diverses : à l'école, en classe, en situation de tests, lors d'entretiens, en activité (dessin, motricité, etc.). Dans cette démarche, les comportements ou conduites observées ne sont pas uniquement celles relevées par les tests. L’attitude des sujets face aux tests, lors des entretiens (rougissement, bégaiements, agressivité, refus) sont autant d’informations importantes. Il s’agit avant tout, lors de cet examen, de faire un bilan à un moment donné du développement de l’enfant. Contrairement à la méthode expérimentale, les hypothèses émises pour élaborer ce bilan sont formulées au fur et à mesure que l'observation de l'enfant s'effectue. De nouvelles observations sont mises en place pour confirmer ou infirmer les hypothèses. Cette démarche est dite construction progressive du diagnostic ou encore diagnostic progressif prôné par le psychologue français René Zazzo. Les hypothèses émises sont dépendantes de la demande qui émane généralement des parents, des éducateurs, du médecin, de l’enseignant mais rarement, sinon jamais, de l’enfant lui-même. Troubles du développement et psychopathologie de l'enfant. Classifications. Les psychopathologies de l'enfant désignent un large ensemble de troubles des comportements et pathologies mentales directement observables dès l'enfance. Ces troubles sont répertoriés par plusieurs classifications (regroupant troubles adultes, enfants et adolescents), dont les classifications internationales du DSM, le manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (publié aux États-Unis et utilisée sur le plan international) et la classification internationale des maladies (CIM) publiée par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS). En France, une classification a été dirigée et publiée par Roger Misès dès 1983 : la classification française des troubles mentaux de l'enfant et de l'adolescent, dont la révision de 2012 montre un alignement avec les classifications de l'OMS. La CIM-10 () répertorie en , l'ensemble troubles mentaux et comportementaux. Dans ce chapitre V, la section F70-F79 répertorie les retards mentaux. La section F80-F89 répertorie les troubles du développement. On y trouve les troubles spécifique du développement de la parole et du langage, les troubles spécifiques des acquisitions scolaires, les troubles spécifiques du développement moteur, les troubles spécifiques mixtes, et les troubles envahissants du développement (dont l'autisme infantile, ou encore le syndrome d'Asperger). La section F90-F98 du chapitre V du CIM-10 répertorie les troubles du comportement et troubles émotionnels apparaissant habituellement durant l'enfance et l'adolescence. On y trouve les troubles hyperkinétiques, troubles des conduites, troubles mixtes des conduites et des émotions (par exemple associé à la dépression), troubles émotionnels (par exemple plusieurs formes d'anxiété), troubles du fonctionnement social, tics, autres (énurésie, encoprésie, bégaiement, troubles alimentaires). Certaines pathologies mentales adultes prennent racine dans l'enfance. L'étude de l'évolution de ces pathologies de l'enfance à l'âge adulte est une discipline dite de psychopathologie développementale. On distingue les troubles mentaux des troubles neurologiques, qui regroupent des maladies du système nerveux central ou périphérique, et dont l'origine est uniquement médicale et biologique. Les troubles neurologiques sont très variés. Certains sont relativement communs et d'autres extrêmement rares. Dans leur manuel de neurologie, Cambier, Masson, Dehen et leurs collaborateurs (1989) ont présenté l'ensemble des pathologies neurologiques connues, parmi lesquelles : les pathologies du sommeil et les comas, les pathologies liées au développement cognitif (neuropsychologie, comme les agnosies et aphasies), les épilepsies, les névralgies, les pathologies des nerfs périphériques, les myélopathies vasculaires, les syringomyélies, les maladies héréditaires et dégénératives, les malformations du système nerveux et encéphalopathies infantiles, les traumatisme crâniens, les tumeurs cérébrales, les pathologies vasculaires cérébrales, les pathologies d'origine infectieuse (bactériales, virales comme la méningite et l'infection VIH) et les pathologies d'origine parasitaire, les problèmes métaboliques et certaines carences alimentaires, les pathologies du muscle et de la jonction neuromusculaire ou encore les troubles neurologiques résultant d'autres maladies générales. Troubles du développement. Les troubles de développement prennent leur origine dans la période prénatale, périnatale, ou le début de l’enfance et sont généralement l’expression d’un dysfonctionnement cérébral. Les troubles du développement renvoient à un groupe de troubles hétérogènes et chroniques qui ont pour caractéristique de présenter des perturbations dans l’acquisition ou l’expression d'habiletés développementales. Ces habiletés développementales comprennent : la motricité fine et globale, le langage, les habiletés personnelles et sociales, la cognition et les activités de la vie quotidienne. Ces domaines ne sont pas complètement distincts ni mutuellement exclusifs. Généralement les pathologies les plus sévères sont identifiées plus tôt que les formes mineures et modérées, qui sont d'ailleurs plus fréquentes. Les troubles de développement incluent la paralysie cérébrale, le retard de développement, le handicap mental, le trouble primaire du langage ou dysphasie, le trouble du spectre de l’autisme (TSA), le trouble du déficit de l'attention avec/sans et hyperactivité (TDA/H), les troubles d’apprentissage, le trouble d’acquisition de la coordination (TAC) ainsi que les anormalités génétiques et chromosomiques. Puisque les troubles de développement résultent d’une dysfonction cérébrale, ils sont irréversibles et chroniques. Ils sont cependant non progressifs, ce qui implique que la cause sous-jacente n’est pas évolutive et que ces troubles ne mènent pas à la mort. Toutefois, l’aspect évolutif du développement fait en sorte que les manifestations des troubles ainsi que le portrait clinique de l’enfant changent à travers le temps. Facteurs de risque. Durant la période prénatale. L'environnement peut avoir des conséquences tératogènes, c'est-à-dire nocives pour le développement du fœtus. Les facteurs de risque sont l'âge de la mère (qui augmente les risques de prématurité), l'incompatibilité des groupes sanguins (le facteur Rhésus), l'alimentation de la mère (mères souffrant de carences alimentaires), l’absorption de médicaments (révélée dans les années 1960 par de graves malformations résultant de l’absorption de thalidomine), de drogues (la nicotine due tabagisme pendant la grossesse), la consommation d'alcool (qui peut entraîner le syndrome d'alcoolisation fœtale ou SAF). La santé de la mère peut affecter le développement neurologique de l'enfant. Le virus d'immunodéficience humaine (VIH) qui peut être transmis à l'enfant à travers le placenta, lors de l'accouchement ou lors de l'allaitement. La rubéole contractée avant la onzième semaine provoque surdité et anomalies cardiaques chez le bébé. La toxoplasmose peut entraîner des lésions cérébrales et affecter la vue et l'audition, ou provoquer l'avortement et la mort du fœtus. Le diabète de la mère peut affecter le développement neurologique et cognitif de l'enfant qu'elle porte. Plusieurs maladies tropicales (infection à virus Zika en Amérique du Sud) compromettent le développement normal de l'embryon et du fœtus. Certaines études suggèrent que le stress maternel pendant la grossesse peut provoquer des troubles d'anxiété et d'hyperactivité et des troubles cognitifs quelques années plus tard, chez les jeunes enfants.
Nucléosynthèse dans les supernovæ
Larne Football Club Le Larne Football Club est un club nord-irlandais de football basé à Larne. Bilan sportif. Bilan européen. "Note : dans les résultats ci-dessous, le score du club est toujours donné en premier."
Midlands de l'Ouest (comté) Le comté des Midlands de l'Ouest est un comté métropolitain d'Angleterre. Il correspond approximativement à l'agglomération de Birmingham et s'étend sur 902 kilomètres carrés. En 2018, la population s'élève à , ce qui en fait le deuxième comté le plus peuplé d'Angleterre après le Grand Londres. Histoire. Le comté des Midlands de l'Ouest est créé en 1974, en application du Local Government Act 1972. Il est formé à partir de morceaux du Staffordshire, du Worcestershire et du Warwickshire. Depuis 1986, en application du Local Government Act 1985, le comté ne possède plus de conseil général : chacun de ses districts gère ses propres affaires comme une autorité unitaire, bien que certaines compétences (transports publics, police, pompiers) restent gérés en commun. Une autorité combinée reprenant en partie ces compétences communes est apparue en 2016. Elle est dirigée depuis 2017 par un maire élu au suffrage universel direct. Subdivisions. Les Midlands de l'Ouest sont subdivisés en sept districts.
Pacman (Arch Linux) Pacman (contraction de "package-manager") est le gestionnaire de paquets officiel de la distribution Linux Arch Linux. Pacman utilise des archives .tar.gz, .bz2 ou .xz pour ses paquets. Chacun de ces paquets contient un binaire compilé pour l'architecture i686 ou x86 64. Pacman est également capable de résoudre les dépendances et de télécharger puis installer automatiquement les paquets nécessaires. Pacman est un gestionnaire de paquets fiable et est facile à utiliser. Il respecte la philosophie d'Arch Linux qui est d'avoir le maximum de contrôle et d'être le plus configurable possible tout en restant simple. La simplicité de pacman permet notamment d'empaqueter (réaliser le paquet) une application donnée plus facilement qu'avec les systèmes deb ou rpm. Depuis la version 3, pacman se présente sous forme d'une bibliothèque "libalpm" (Arch Linux Package Management) à laquelle est associée une interface utilisateur (en ligne de commande par défaut). Outre une refonte partielle du code apportant un gain de vitesse, cette évolution a pour but de simplifier les développements ultérieurs de pacman ainsi que des éventuelles interfaces alternatives. Maintien de la stabilité du système. Le système Arch Linux et ses dérivés utilisent l'approche "rolling release", ce qui garantit des paquets récents et un système qui évolue constamment. Pour maintenir une certaine stabilité, il est préconisé de ne pas mettre à jour trop souvent, pour contribuer à maintenir la fiabilité du système.
Yorkshire de l'Ouest Le Yorkshire de l'Ouest ( ; prononcé : ) est un comté métropolitain et comté cérémonial d'Angleterre. Correspondant en partie à l'ancien , il est bordé par le Yorkshire du Sud au sud-est, le Derbyshire au sud, le Grand Manchester au sud-ouest, le Lancashire au nord-ouest et le Yorkshire du Nord au nord et à l'est. Géographie. L'ouest du comté est montagneux. Il culmine à ( « colline noire »), à d'altitude. Histoire. Le comté du Yorkshire de l'Ouest est créé en 1974, en vertu du . Son conseil de comté (') est dissous en 1986 et ses prérogatives reviennent aux cinq districts du comté, mais certains services continuent à être traités au niveau du comté par les '. Depuis 2014, les conseils qui gouvernent ces cinq districts collaborent au sein d'une "" dans certains domaines, principalement l'économie et les transports. Subdivisions. Le Yorkshire de l'Ouest est divisé en cinq districts métropolitains : Politique. Le Yorkshire de l'Ouest comprend vingt-deux circonscriptions électorales :
Gregory Macalister Mathews Gregory Macalister Mathews ( - ) est un ornithologue australien. Biographie. Il fait fortune en investissant dans les mines, avant d'émigrer en Angleterre aux environs de 1900. Il écrit « "The Birds of Australia" » en douze volumes de 1910 à 1927, en collaboration avec Tom Iredale (1880–1972). Il fait don de ses ouvrages ornithologiques à la bibliothèque d'Australie en 1940.
ArtoisComm
Simin Palay Jean-Maximin dit Simin Palay est un poète et philologue de langue gasconne et de nationalité française. Félibre béarnais né à Casteide-Doat, aux confins du Béarn et de la Bigorre en 1874 et mort à Gelos en 1965. Biographie sommaire. Simin Palay fut l'un des principaux poètes en béarnais du début du . Il est l'auteur de poésies, de pièces de théâtre et d'œuvres diverses en prose. Il a été ouvrier tailleur dans sa jeunesse. Autodidacte, il a passé sa vie entière à la défense et à l'illustration du béarnais et du gascon. Polygraphe, il a touché à tous les genres littéraires et ce, chaque fois avec talent : il a été dramaturge, romancier, lexicographe, poète lyrique, etc. Il est le créateur avec Michel Camelat de l"'Escole Gastoû Febus (devenue Escòla Gaston Fèbus)" et de la revue "Reclams de Biarn e Gascougne". Collaborateur de Michel Camelat dans "La Bouts de la Terre" et chroniqueur du journal de Pau, "Le Patriote". Ses travaux de linguistique gasconne (lexicologie notamment) sont couronnés par la publication de son "Dictionnaire du Béarnais et du Gascon moderne", en graphie moderne. Majoral du Félibrige, il a également été fait chevalier de la Légion d'honneur. Un collège porte son nom à Lescar, ainsi que dans la ville de Gelos. Son buste se dresse au parc Beaumont, à Pau. Postérité. Plusieurs rues portent son nom, à Pau, Bordes, Gelos, Nay, Casteide-Doat, Oloron-Sainte-Marie, Vic-en-Bigorre et Tarbes, tout comme un collège à Lescar.
Sussex de l'Ouest Le Sussex de l'Ouest ( "" ) est un comté anglais situé sur la côte sud de la Grande-Bretagne. Comme son nom l'indique, il correspond à la moitié occidentale () du comté traditionnel de Sussex. D'ouest en est, il est entouré par les comtés du Hampshire, du Surrey, du Kent et du Sussex de l'Est. Sa capitale est Chichester. La géographie physique du comté est dominée par la chaîne de collines de craie des South Downs et l'étendue du Weald, au nord des Downs. Histoire. Avant la conquête romaine, le territoire de l'actuel Sussex de l'Ouest est occupé par le peuple celte des Regnenses, avec pour capitale Noviomagus Reginorum, l'actuelle Chichester. Au Haut Moyen Âge, le royaume de Sussex est l'un des royaumes fondés par les Anglo-Saxons. Il est intégré au Wessex au début du et constitue dès lors le comté de Sussex, subdivisé en quatre, puis cinq et enfin six rapes : Chichester, Arundel, Bramber, Lewes, Pevensey et Hastings. Le Sussex est divisé en deux comtés administratifs (Ouest et Est) par le Local Government Act 1888. Le Sussex de l'Ouest correspond approximativement aux trois rapes les plus occidentaux, ceux de Chichester, Arundel et Bramber. La frontière entre les deux comtés est déplacée en 1974 en faveur du Sussex de l'Ouest, qui récupère le Mid Sussex avec East Grinstead, Haywards Heath, Burgess Hill et Hassocks. L'aéroport de Londres-Gatwick, situé jusqu'alors dans le Surrey, passe également dans le Sussex de l'Ouest à l'occasion de cette réforme. Subdivisions. Le Sussex de l'Ouest est subdivisé en sept districts. Économie. Le constructeur automobile Rolls-Royce a son usine principale dans le Sussex de l'Ouest, près de Goodwood. Politique. Le Sussex de l'Ouest comprend huit circonscriptions électorales :
Court-Pendu Court-Pendu est le nom de différents cultivars de pommiers domestiques. Synonyme. Court-Queue Court-pendu Plat ou Court-pendu gris. Synonymes. De Capendu, De Carpendu, De Romeau, De Quapendu, Camalania, Calamila, De courpendu Calamine, Gros Courpendu, Petit courtpendu, De Cas-Pendu, Reinette courtpendu, Capendu reinette, Court-pendu doré. Origine et étymologie. Elle devrait aussi son nom de "Court-pendu" à son court pétiole. Cependant, cette étymologie est considérée comme erronée. En effet, le nom de cette pomme est mentionné pour la première fois sous la forme "Capendu" en 1423, il est donc probable que la forme "Court-pendu" qui apparaît plus tardivement soit une altération de "Capendu" par étymologie populaire. Les plus anciennes mentions de cette variété de pomme sont normandes : en 1423 aux Andelys, à Anneville-sur-Seine et à Rouen, puis en 1428 à l'abbaye de Montivilliers, où l'abbesse en achète deux corbeilles pour 7 sous 6 deniers. Rouen apparaît du reste comme le grand entrepôt du "Capendu". Charles de Robillard de Beaurepaire note : « Au XIV siècle, en 1300, le Capendu n'était pas connu aux environs de Rouen ; ou, s'il l'était, il n'y jouissait que d'une faible considération. Nous n'en avons pas, en effet, trouvé une seule mention dans les textes de cette époque. Au siècle suivant, au contraire, il est non seulement connu, mais renommé. On en expédie chaque année, de Rouen à Paris, des provisions considérables. ». L'hypothèse selon laquelle l'étymologie serait peut-être à rapprocher du nom de lieu Capendu dans l'Aude n'est pas pertinente pour la raison invoquée ci-dessus et par le fait que le village de Capendu soit mentionné sous la forme "Campendud" en 1071 et s'écrive "Campenddut" en occitan, conformément à sa prononciation en cette langue, il a étymologiquement le sens de « champ pentu ». En revanche, on peut rapprocher "Capendu" du nom d'un hameau de Blainville-Crevon dans la région de Rouen, Capendu, mentionné dès 1050 - 1066 sous la forme "Catpendud", c'est-à-dire « chat pendu ». Description. La pomme de gros calibre au goût acidulé et sucré a une peau jaune roussâtre à gris et était considérée au comme la meilleure des pommes car, en plus de son bon goût, on lui accordait des vertus médicinales. L'arbre est très vigoureux et auto-fertile mais de fait peu fertile en raison de sa date de floraison très tardive rendant difficile la fécondation de ses fleurs. La variété "Api rose" est toutefois un pollinisateur possible. Cette variété a le gros avantage d'être très résistante à la tavelure du pommier. Les pommes sont matures en décembre. La variété "Court Pendu Gris" présente un véritable intérêt par son standard de taille encore recherché par le consommateur, mais avec une connotation rustique. Court-Pendu Rouge. La Court-Pendu Rouge (Court Pendu Rosat et nombreux synonymes) est une excellente pomme de table, d'origine incertaine très ancienne. Fruit moyen, reinettiforme, aplati aux deux pôles, elle est aussi appelée "Reinette des Belges". Épiderme sec, mi-rugueux, fond jaune verdâtre, coloré de rouge côté soleil. Chair blanc crémeux ferme, de texture fine, croquante et moyennement juteuse, très sucrée, agréable, goût aigrelet avec un arrière goût anisé musqué délicieux. Se cueille avant les gelées et se conserve jusqu'en avril.
Culture dans la Vendée
Sortir du nucléaire Sortir du nucléaire est :
Yorkshire de l'Est Le Yorkshire de l'Est (en anglais : ' ou ' ; ) est une autorité unitaire et un comté cérémoniel situé dans le nord-est de l'Angleterre, anciennement avec le statut de riding. Son chef-lieu est Beverley et sa plus grande ville Kingston-upon-Hull, elle-même une autorité unitaire indépendante. Lors du recensement de 2011, le Yorkshire de l'Est compte 590 800 habitants. Géographie. Villes et villages. Le Yorkshire de l'Est comprend les villes et villages suivants : Anlaby, Beverley, Bishop Burton, Brandesburton, Breighton, Bridlington, Brough Broomfleet, Burnby, Burton Agnes, Cottingham, Driffield, Easington, Eastrington, Elloughton-cum-Brough, Everingham, Flamborough, Fridaythorpe, Gilberdyke, Goole, Grimston, Hedon, Hessle, High Catton, High Hunsley, Highfield, Holme-on-Spalding-Moor, Hollym, Hornsea, Howden, Hutton, Kingston-upon-Hull, Kirk Ella, Langtoft, Laxton, Long Riston, Market Weighton, Mappleton, Marton, Molescroft, Nafferton, North Cave, North End, North Ferriby, North Howden, Ottringham, Patrington, Pocklington, Preston, Roos, Sewerby, Skidby, Skipsea, Snaith, South Cave, Stamford Bridge, Swanland, Thixendale, Thorngumbald, West Ella, Willerby, Withernsea, Wold Newton et Woodmansey. Lieux d'intérêt. Les lieux d'intérêt du comté incluent le "Beverley Minster", Spurn et les falaises de Bempton.
Faux appareil Le faux appareil est une décoration sous la forme d'une peinture qui imite les lignes horizontales et verticales d'un appareil de maçonnerie entre des pierres de taille. Ce motif décoratif est très courant dans les églises pendant tout le Moyen Âge. Le faux appareil ou faux joint est aussi une ligne creuse tracée dans un enduit de mur ou de cloison pour imiter un appareil de pierres. On trouve également la dénomination faux appareillage.
Yorkshire du Nord Le Yorkshire du Nord ("" ) est un comté du nord de l'Angleterre. Créé en 1974, il couvre une superficie de , ce qui en fait le plus grand comté d'Angleterre. Comme son nom l'indique, il correspond à la partie nord du comté traditionnel de Yorkshire. Il est bordé à l'est par la mer du Nord. Du nord au sud, il est entouré par le Durham, la Cumbria, le Lancashire, le Yorkshire de l'Ouest, le Yorkshire du Sud et le Yorkshire de l'Est. Histoire. Le comté non métropolitain du Yorkshire du Nord est créé le avec l'application du Local Government Act 1972. Il correspond à l'ancien North Riding, mais inclut également les parties les plus septentrionales du West Riding et de l'East Riding. La ville d'York en est détachée le pour former une autorité unitaire. Géographie. Le parc national des North York Moors et une grande partie de celui des Yorkshire Dales sont situés dans le Yorkshire du Nord. Le point culminant du comté est Whernside (), sur la frontière avec le comté de Cumbria. Subdivisions. Le Yorkshire du Nord est divisé en sept districts et quatre autorités unitaires : L'autorité unitaire de Stockton-on-Tees est partagée entre les comtés cérémoniaux du Yorkshire du Nord et de Durham, la frontière suivant le cours de la Tees. C'est un cas unique en Angleterre. Politique. Le Yorkshire du Nord comprend huit circonscriptions électorales :
Jardinage en carrés Le jardinage en carrés ou potager en carrés ("Square Foot Gardening", en anglais) est une méthode contemporaine de jardinage des légumes de jardin potager, des plantes aromatiques ou des fleurs sur une subdivision optimisée de petites surfaces de formes carrées, elles-mêmes réparties sur un plus grand carré faisant office de réceptacle. Étymologie. « Le jardinage en carrés » ou « le potager en carrés » s’orthographient avec un « s » puisqu’il s’agit bien de plusieurs carrés mis côte-à-côte. On comprend ainsi que le « potager en carré » écrit sans « s » et le « potager au carré » sont des orthographes ou des expressions erronées bien qu'utilisées. On trouve aussi d'autres termes, tels que « carré potager ». Histoire. Cette invention contemporaine rappelle et est inspirée des formes anciennes de jardinage en carré plus importantes et étendues des jardin de curé, jardin médiéval et jardin médicinal du Moyen Âge. Elle est mise au point et diffusée avec succès dans les années 1980, par l’Américain Mel Bartholomew, sous le nom de "Square Foot Gardening" (« jardinage sur un pied carré » traduit en français par « jardinage en carrés »). Elle préconise, à l'origine, une subdivision 16 carrés de 30 cm par 30 cm (soit un carré total de 1,20 m de côté). Les carrés sont regroupés pour former une « planche de cultures » traditionnellement façonnée sur cette trame de de côté ; sa forme peut néanmoins aussi être rectangulaire ; l’avantage de son caractère modulable permet en outre de l’adapter aux dimensions de petits jardins ou de terrasses. Il existe également une version compensatoire, surélevée, plus spécifiquement accessible aux personnes handicapées, avec une mobilité réduite. Cette technique a inspiré plusieurs variantes, dont le « potager en carrés à la française » qui préconise une répartition avec des carrés de de côté, regroupés par 9 dans une planche de cultures ; des schémas de semis et plantations y sont définis pour les légumes et herbes aromatiques dont la culture est adaptée à chacun d'entre eux. Principes de base. Mise en place. La mise en place est relativement simple. Un bac nommé « planche de cultures » est créé en assemblant des bordures généralement en bois, ou autres matériaux équivalents. La hauteur de la planche de cultures est libre, de quelques centimètres à 30 cm. Ainsi, des potagers en carrés surélevés (60 cm) peuvent être créés de telle façon à en accroître l’ergonomie et en faciliter l’entretien, les rendant ainsi plus aisément accessibles aux personnes en situation de mobilité réduite ou de handicap. Cette planche de cultures est remplie de terre ou de terreau et divisée "en carrés". Par exemple, pour une planche de cultures de par : on aura 16 carrés de par ou 9 carrés de par . Il ne s'agit pas d'une règle fixe : le nombre de carrés et de planches de cultures est adaptable en fonction des besoins et de la surface disponible. Ces carrés peuvent être matérialisés par de la cordelette, des bambous, etc, ou dématérialisées. Méthode culturale. Un potager en carrés permet de cultiver, sur de petites surface, une très grande variété de légumes en quantités. Il ne s’agit pas d’un potager miniaturisé, mais d’une vraie méthode culturale ; son application préconise des quantités, des schémas de semis et plantations qui garantissent le bon épanouissement et la santé des cultures et, par extension : leur productivité. La planification est une étape importante : elle vise à disposer correctement les cultures entre elles, pour que chacune dispose des conditions les plus propices et puisse ainsi cohabiter au mieux avec les carrés voisins (principe de culture associée). Le travail des racines des différentes plantes, associé à celui de la faune souterraine, permet de se passer de labours. Dès qu’un carré est libéré, une nouvelle culture est semée ou plantée, en respectant le principe des rotations et des associations. Le jardinage en carrés requiert des attentions particulières quant à l’entretien des cultures et du sol : l’utilisation du compost est privilégiée ; s’y ajoutent des préparations naturelles telles que l’extrait fermenté d’orties) ou de fertilisants naturels, la préservation de la biodiversité du milieu naturel étant favorisée par la présence d’insectes auxiliaires. Qualités et limites. Le jardin en carrés est particulièrement bien adapté aux petites surfaces et permet une disposition esthétique des différents légumes et des fleurs. Il s’avère pratique pour cultiver plusieurs variétés de légumes en petites quantités à titre de loisir. Cependant, certaines plantes sont trop encombrantes (artichaut, pomme de terre...), trop envahissantes (menthe...) ou trop lente dans leur croissance (choux de Bruxelles...) pour être adaptées à la culture en carrés. Une alternance des cultures sur chaque carré est à prévoir dans l'année. De par sa structure, le potager en carrés n'est pas adapté à la mécanisation, ni à la production en grande quantité. Il ne nécessite que peu de temps d’entretien : le désherbage peux être rapide au prorata de la surface et densification des cultures. Il est écologique : les besoins en fertilisants sont réduits ; la biodiversité régule le milieu pour éviter l’emploi d’insecticides ; l’apport d’eau est limité au strict nécessaire grâce à la délimitation des carrés. Mais il faut cependant veiller soigneusement à l'arrosage, car la terre retient moins bien l'eau. Le potager en carrés permet de cultiver plus de 50 légumes et herbes aromatiques. Bien que sa mise en pratique simplifie beaucoup les tâches d’entretien, elle implique quand même l’application de quelques notions et attentions particulières dont certaines relèvent tantôt de gestes spécifiques à cette méthode, tantôt de techniques issues du jardinage conventionnel. Par sa surélévation de quelques centimètres à plusieurs dizaines de centimètres, il nécessite moins d’efforts physiques pour l’entretenir. Par sa taille réduite et sa variété, il est tout à fait approprié à la pratique des amateurs débutants et des loisirs.
Araméens (peuple)
Luc Morjaeu Luc Morjaeu est un auteur de bande dessinée flamand, né le à Niel (province d'Anvers), initialement connu pour ses séries de bande dessinée ' et '. Depuis février 2005, il travaille pour le studio Vandersteen, où il dirige l'équipe de dessinateurs de "Bob et Bobette". Biographie. Luc Morjaeu naît le à Niel (province d'Anvers) dans une famille néerlandophone. Luc Morjaeu suit des cours d'arts graphiques à l'Académie royale des beaux-arts d'Anvers et à l’École nationale supérieure des arts d’Anvers. Avec Dirk Michiels, il fonde le studio de bande dessinée Mormic dans les années 1980 et participe à la série "Jacobus et Corneel", ensuite il réalise une version humoristique d"Erik ou Le petit livre des insectes" de Godfried Bomans. Avec Mormic, il produit des dessins de commande pour le merchandising de "Samson en Gert", "Pingu" et plusieurs personnages de Disney. Entre-temps, il collabore avec Marc Legendre sur "Biebel et Kas". Pour la maison d’édition De Zuidnederlandse Uitgeverij, il illustre des couvertures, des livres de jeux ainsi que des puzzles ; tandis que pour Hallmark, il dessine des cartes de vœux. En 1997, le studio Mormic cesse ses activités et Luc Morjaeu se concentre alors sur ses personnages favoris : les sorcières "Biep et Zwiep". Cinq albums sont édités. Luc Morjaeu dessine une série d'albums centrés sur les "M-Kids", un groupe pop de jeunes enfants. Avec Luk Wyns, il dessine l’adaptation en bande dessinée de l'émission de télévision "De familie Backeljau". À partir de 2000, Luc Morjaeu devient un des collaborateurs de Jef Nys sur la série "Gil et Jo". Par la suite, Hans Bourlon, du Studio 100, lui demande d'œuvrer au développement du studio. Chaque jour paraît, dans le quotidien flamand "Het Laatste Nieuws", "5-Minuutjes Plopsa-Tijd", un mélange de bandes dessinées, de jeux et d'informations générales. En outre, pour le magazine "Dag Allemaal", le studio produit un supplément hebdomadaire pour la jeunesse : "Dag kids". Par ailleurs, Charel Cambré et Luc Morjaeu collaborent à "Spring". Morjaeu publie, en auto-édition, en collaboration avec Pug, "Rafke de Raaf". Morjaeu passe ensuite au Studio Vandersteen, où il dirige l'équipe de dessinateurs de "Bob et Bobette". Là encore, il collabore avec Peter Van Gucht, responsable quant à lui de l'équipe de scénaristes, ainsi qu'avec Erik Meynen et Bruno De Roover. En 2010, il reçoit le Prix Crayon d'Or avec Peter Van Gucht au Festival BD de Middelkerke pour "Bob et Bobette". Par ailleurs, Luc Morjaeu est également actif comme illustrateur, il participe notamment à l'illustration du recueil de poèmes "Kerkhofwachters". Bibliographie. Vous trouverez ci-dessous une liste des bandes dessinées sur lesquelles Morjaeu a travaillé en Néerlandais : "Jacobus en Corneel", "Erik ou Le petit livre des insectes", "Biebel" (avec Marc Legendre), "Kas" (avec Marc Legendre), "Biep et Zwiep", "M-Kids", "Famille Backeljau" (avec Luk Wyns), "Gil et Jo" (2000-2005; pour Jef Nys), "Spring" (avec Charel Cambré), "Rafke de Raaf" (avec Peter Van Gucht), "Bob et Bobette" (2005-présent; Studio Vandersteen).
Jardin en carré
Culte (homonymie) Le mot culte renvoie à la pratique religieuse du culte. Il peut aussi désigner :
Culte (mode) La notion de culte est une expression issu du domaine religieux, appliquée aux phénomènes de mode et à la culture populaires, du fait de la similitude des comportements associés avec les rituels religieux : dimension de dévotion, répétition de phrases à la façon de mantras, etc. Dans le langage commun, culte désigne quelque chose d'intéressant, d'exotique, d'avant-gardiste (en anglais « "hip" » ou « "hype" »). Des stratégies publicitaires s'en servent afin de bénéficier du caractère de reconnaissance immédiate et massive de tels motifs, favorisant la diffusion du message ou l'implantation d'une marque. Souvent les objets, phrases, gestes ou concepts culte (le mot s'emploie dans cette acception sous la forme d'un adjectif invariable) sont liés à un effet de mode ou à l'appartenance à une communauté. Un phénomène culte peut d'abord faire l'objet d'une reconnaissance entre seuls initiés, puis devenir un élément emblématique dans la culture populaire. Cette dénomination est initialement employée dans le milieu cinéphile : film culte, réplique culte. Puis on l'a employée dans d'autres domaines : musique, danse, littérature... Exemples. Répliques culte au cinéma. Pour plus d'exemples voir l'article « Réplique culte ». Gestes culte. Certains gestes de personnes célèbres sont devenus emblématiques, au point de suffire à les évoquer auprès d'un public initié sans que leur nom soit prononcé : Ces gestes, étant fortement liés à un contexte culturel, peuvent de ce fait n'être pas compris ou être mal interprétés par un public n'ayant pas connaissance de ce contexte. Langage courant. Une « réplique culte », ou « phrase culte », est une phrase très célèbre et populaire provenant d'une œuvre de fiction, ou plus rarement des propos d'une personnalité publique (par exemple « Je vous demande de vous arrêter ! », propos spontané d'Édouard Balladur), ou encore une création d'amateurs inspirée de personnalités (exemple des "Chuck Norris Facts"), et qui est souvent citée dans un contexte humoristique. Elle peut être une « phrase fétiche » si elle est employée de façon récurrente dans sa source (par exemple pour Hannibal Smith dans "L'agence tous risques" : « J'adore quand un plan se déroule sans accroc », en V.O. « "I love it when a plan comes together" »). Ces expressions, sont parfois reprises par les humoristes ou les publicitaires ; à l'inverse, certaines répliques d'humoristes ou slogans publicitaires peuvent devenir « culte » (exemple issu la publicité : « Et la marmotte, elle met le chocolat dans le papier alu... » ; exemple issu d'un humoriste : « Au-dessus c'est le Soleil ! »). Ensuite elles passent dans le langage courant pour un temps variable, allant de quelques jours à plusieurs années, certaines s'implantent même durablement au point qu'on en oublie l'origine (par exemple beaucoup de français disent désormais « à l'insu de mon plein gré », sans se rendre compte ou se souvenir qu'il s'agit d'un barbarisme associé à la marionnette de Richard Virenque dans "Les Guignols de l'Info", créé par les auteurs en mélangeant les expressions correctes « à mon insu » et « de mon plein gré »). Fonction de signe de ralliement. Une « phrase culte » ou un « geste culte » peuvent servir de signe de ralliement entre des personnes revendiquant leur appartenance à un même groupe social, ou simplement s'identifiant passagèrement à un phénomène de mode. Par exemple, des personnes ayant vu et particulièrement apprécié un film De la même manière, des personnes ayant assisté à un même spectacle comique auront tendance à se remémorer leurs moments préférés en citant des phrases particulièrement savoureuses prononcées par l'artiste. Cela a pour effet de rapprocher les individus entre eux, en leur donnant l'impression d'une cohésion de groupe. Un nouveau langage fait de références est inventé, ce langage ne fonctionnant qu'entre personnes de ce groupe. Ce phénomène s'est renforcé avec l'avènement d'Internet, des sites ou vidéos étant consacrés à répertorier de telles répliques.
Anarawd ap Rhodri Anarawd ap Rhodri, (né peut-être en 855 et mort en 916), fut un roi de Gwynedd pendant 38 ans de 878 à 916 Origine. Anarawd était le fils de Rhodri le Grand, qui s'était rendu maître de presque tout le Pays de Galles. À la mort de ce dernier en 878, son royaume fut partagé entre ses fils et Anarawd qui était l'aîné des fils survivants hérita du trône de Gwynedd. Règne. Selon les chroniques, Anarawd et ses frères, Cadell et Merfyn auraient étroitement collaboré contre les dirigeants des autres royaumes du Pays de Galles. Le seigneur mercien Æthelred tenta d'envahir le Gwynedd en 881, mais Anarawd put le maîtriser, tout en écrasant une bonne partie de ses troupes à l'embouchure de la rivière Conwy. Cette victoire fut célébrée par les "Annales Cambriae" comme « la vengeance divine pour Rhodri » en référence à la mort de Rhodri le Grand, tué par les Merciens. Anarawd s'allia avec le roi danois de York afin de se protéger d'éventuelles nouvelles attaques de la part des Merciens. Lorsque cette alliance s'avéra peu satisfaisante, il alla à la cour d'Alfred le Grand de Wessex pour parvenir avec lui à un accord. En échange de la protection de ce dernier, Anarawd reconnaissait sa suprématie. Ce fut la première fois qu'un roi de Gwynedd reconnaissait la suprématie d'un roi d'Angleterre En 894, Anarawd parvint à repousser une incursion danoise sur le nord du pays de Galles, puis attaqua Ceredigion et Ystrad Tywi au sud. Les annales laissent entendre que ses troupes comportaient des effectifs anglais. En 902, il repoussa une attaque des Danois de Dublin sur l'Anglesey, commandée par Ingimund. Anarawd mourut en 916. Marié à une épouse inconnue, il laissa deux fils, Idwal le Chauve, qui lui succéda et Elisedd (mort en 942), dont la fille Prawst est réputée être la mère de Llywelyn ap Seisyll.
Squarepusher Squarepusher, de son vrai nom Thomas Jenkinson, né en 1975 à Chelmsford (Angleterre), est un bassiste, batteur, claviériste électronique et compositeur de drum and bass, jungle, electronica, intelligent dance music (IDM) ou "braindance", drill and bass aux influences jazz, jazz fusion et free jazz. Il est le frère de Ceephax Acid Crew, de son vrai nom Andy Jenkinson. Carrière. Très jeune, il se fascine pour tout ce qui est électronique et pour la radio. Son école est affiliée avec la Cathédrale de Chelmsford ce qui lui fait découvrir la musique d'orgue, qui aura une grande influence sur son travail d'artiste. Jenkinson grandit dans un environnement mélomane, bien que ses parents ne soient pas musiciens. Il raconte que son père avait une collection de juke-box à leur domicile, et un intérêt pour les machines produisant de la musique. Il prend des cours de guitare, puis arrête lorsque sa professeure lui reproche de réinterpréter les tablatures. Il poursuit son apprentissage en autodidacte. Adolescent, il est bassiste dans plusieurs groupes locaux. Il découvre par la suite la musique électronique par des artistes tels que LFO et Carl Craig. Au cours de sa carrière, il compose une musique rapide et chaotique qu'il décrit comme Il participe à la reconnaissance du label Warp Records, dont il est une des figures principales. Ses créations. Signant chez Warp Records en 1995, il sort plusieurs maxis dont "Port Rhombus EP" avant de sortir l'album "Hard Normal Daddy", mais entre-temps, il a d'abord enregistré son premier album "Feed Me Weird Things" en 1996 chez Rephlex Records, le label fondé par Richard D. James (alias Aphex Twin) et Grant Wilson-Claridge. Et un an plus tard, sort "Hard Normal Daddy", opus expérimental piochant dans le lounge, la techno, la drum'n'bass et le hardcore, puis "Big Loada" un autre EP avec ses morceaux de drum'n'bass et jungle expérimental. 1998 marque un changement dans le style de Jenkinson, avec "Music Is Rotted One Note". Refusant d'être catalogué comme un artiste , , Jenkinson sort un album qui reflète son intérêt pour le jazz et rendant hommage à Miles Davis, au côté de petits interludes ambiants. Suivent un mini-album et un maxi "Budakhan Mindphone" et "Maximum Priest EP" (toujours dans une fibre free-jazz) puis l'album "Selection Sixteen" en 1999, compilation de travaux acid techno et jazzy. En 2001 il sort avec "Go Plastic" et son maxi "My Red Hot Car", qui marquent un retour hardcore, moins "jazzy", oscillant entre breakbeat, hip-hop expérimental et même leftfield.Squarepusher confirme cette tendance dès 2002 avec la sortie de "Do You Know Squarepusher", encore plus abstrait et IDM, notamment accompagné d'un concert live ayant eu lieu eu Japon. En paraît "Ultravisitor", un album de drum and bass dans la lignée de ce que Squarepusher produit depuis 1996 avec des morceaux . C'est un travail très consensuel, représentant les différents aspects stylistiques de l'artiste, un mélange d'IDM violente, d'ambiant, de balades jazzy calmes. En , avec "Hello Everything", Jenkinson propose Le , dans le cadre du festival Jazz à la Villette, il donne un concert solo de basse électrique de trente sept minutes environ. . L'enregistrement est publié en 2009 sous la forme d'un album intitulé "Solo Electric Bass 1". En 2008, Jenkinson sort "Just A Souvenir", dont la production est basée sur un étrange rêve lucide dans lequel un groupe de rock futuriste et déjanté manipule les éléments. C'est un album résolument marqué par un usage massif de la basse et des percussions, sur une optique punk, jazz fusion. La critique est surprise et mitigée, cette expérimentation délaissant la fibre IDM pour un travail bien plus organique qu'à l'accoutumée. En 2010, Squarepusher sort "", un album supposément composé avec d'autres musiciens réunis pour former un groupe. Le style en rupture avec les précédents enregistrements de l'Anglais divise la critique. On peut y entendre la voix de Jenkinson filtrée au vocoder dans une identité sonore et visuelle rappelant fortement Daft Punk. En 2012, ayant développé depuis de nombreuses années son propre logiciel de programmation musicale dans le but d'échapper au consumérisme des nombreux softwares sur le marché, il sort "Ufabulum." Marqué par un style très cyberpunk, il mêle drill'n'bass colorée, métallique, sombre, délaissant pour la première fois depuis "Go Plastic" la basse massivement employée. En 2015, dans la même veine mais avec des rythmes plus EDM, "Damogen Furies" sort chez Warp Records. En 2013 il est contacté par un roboticien japonais, Kenjiro Matsuo, pour qui il compose de la musique jouée ensuite par des robots. En 2020, Jenkinson sort d'une longue pause de 5 ans avec la sortie de l'album "Be Up A Hello", toujours par le label Warp Records. Après les expérimentations d'Ufabulum (2012) et de Damogen Furies (2015), il réutilise, à l'inverse de son propre logiciel maison, les synthés et autres machines utilisées dans les années 90, un moyen pour lui de mettre en perspective sa carrière, de jouer l'introspection vintage, sur une fibre résolument acid techno, drill'n'bass. L'emblématique basse est mise de côté. L'album est globalement très bien accueilli par la critique. Personnalité et opinions. Squarepusher est un musicien qui se dit peu influencé par les modes et les tendances, et également peu concerné par les critiques de ses albums. Il conçoit sa musique comme une forme de protestation. Dénonçant le et le qui émergent au sein de la musique électronique, il se dit opposé à la fabrication par l'industrie de la musique de cultes de la personnalité autour des artistes : . Dans une interview accordée à Trax en 2015, il déclare : . Amateur des ouvrages de Slavoj Žižek, Jenkinson est également soucieux de la question écologique, et il essaie notamment d'utiliser des emballages CD respectueux de l'environnement : . En 2016, à la suite du référendum sur l'appartenance du Royaume-Uni à l'Union européenne, Squarepusher met en téléchargement libre un morceau intitulé "MIDI sans Frontières" qu'il décrit comme une , et encourage, en fournissant la partition, les personnes à remixer et à réinterpréter le morceau : . Les contributions sont ensuite partagées sur le site officiel de l'artiste. Discographie. Tom Jenkinson a sorti des albums, des singles, des EP et des remixes sur plusieurs labels différents et sous plusieurs pseudonymes (Tom Jenkinson, Duke of Harringay, Chaos A.D. et Squarepusher). Il a sorti la totalité de ses albums sous son pseudonyme principal de Squarepusher :
Kutir-Nahhunte
Indio (Californie) Indio est une municipalité de Californie (comté de Riverside) située dans la vallée de Coachella dans la zone désertique de la Californie du sud. La ville avait une population totale de en 2010. Culture. Le festival de musique Coachella se déroule tous les ans depuis 1999 sur le territoire de la commune.
Robin des Bois (film, 1973) Robin des Bois est le long-métrage d'animation et le « Classique d'animation » des studios. Sorti en 1973, il s'inspire à la fois de la légende de Robin des Bois et du "Roman de Renart", un recueil de récits médiévaux français des . Le studio Disney envisage d’adapter le "Roman de Renart" dès les années 1930. De nombreuses idées remontant à ce projet sont reprises pour adapter la légende du voleur justicier anglais, notamment l'utilisation d'animaux anthropomorphes comme personnages. Le projet porté par Ken Anderson est validé par Walt Disney peu avant sa mort en 1966, ce qui lance la production de "Robin des Bois". La réalisation de "Robin des Bois" est marquée par la réutilisation d'éléments d'animation des précédentes productions Disney, tandis que des acteurs reproduisent peu ou prou des prestations antérieures : ainsi Phil Harris, qui interprétait l'ours Baloo dans "Le Livre de la jungle" (1967), joue à nouveau un ours, Petit Jean. Du côté du scénario, offrir le rôle de héros à un voleur entre en conflit avec la morale établie et diffusée par le studio. Le scénario du film et les personnalités des personnages sont vivement critiqués, et malgré un succès relatif en salle, le film ne se hisse pas à la hauteur des précédentes productions du studio. De nombreux critiques attribuent les problèmes du film à l'atmosphère qui règne à l'époque au sein des studios , toujours affectés par la mort de leur créateur. Synopsis. Un coq ménestrel, qui se présente comme Adam de la Halle, narre l'histoire du renard Robin des Bois et de l'ours Petit Jean qui vivent dans la forêt de Sherwood, près de la ville de Nottingham. L'histoire se situe dans l'Angleterre médiévale du Royaume des Animaux. Le roi Richard Cœur de Lion est parti aux Croisades et son frère, le prince Jean, a usurpé la couronne avec l'aide de son conseiller le serpent Triste Sire. Alors que le prince cherche à s'emparer de toutes les richesses du royaume, Robin vole, de son côté, les riches pour donner leurs biens aux pauvres. Le shérif de Nottingham, un loup bedonnant, et ses soldats essayent souvent d'attraper Robin des Bois et Petit Jean, mais sans succès. Un jour, le prince Jean et Triste Sire se rendent à Nottingham et on apprend que le serpent a hypnotisé Richard Cœur de Lion pour le convaincre de partir en croisade et laisser ainsi le trône à son frère. Sur le chemin, Robin et Petit Jean déguisés en diseuses de bonne fortune interpellent le prince Jean et profitent de la situation pour lui dérober ses biens. Le prince lance alors une prime sur la tête de Robin et fait du shérif son percepteur d'impôts personnel. Le shérif se lance dans ses nouvelles fonctions et demande de payer les taxes à une famille de lapins et au frère Tuck. Robin parvient à récupérer l'argent et le rend aux lapins, offrant en plus son chapeau et son arc à Bobby, le fils de la famille, pour son anniversaire. Alors qu'il joue avec ses amis du village et son attirail d'archer, Bobby envoie une flèche dans le château de la Belle Marianne. Les enfants entrent dans le château et y rencontrent la renarde Marianne et sa compagne, la poule dame Gertrude. Ils découvrent alors que la princesse est une amie d'enfance de Robin des Bois, mais que ceux-ci ne se sont pas vus depuis plusieurs années. Frère Tuck rend visite à Robin et Petit Jean dans la forêt de Sherwood pour les informer que le prince Jean a organisé un tournoi de tir à l'arc et que le vainqueur doit recevoir un baiser de la Belle Marianne. Robin accepte de participer au tournoi déguisé en cigogne tandis que Petit Jean doit jouer le duc de Chutney et approcher le prince. Durant la compétition, Triste Sire découvre l'identité de la cigogne, Robin des Bois, mais frère Tuck et Adam de la Halle l'enferment dans un tonneau de bière. Robin des Bois remporte la finale. Le prince Jean révèle l'identité de Robin, le fait arrêter pour l’exécuter malgré la demande de Marianne de le libérer. Petit Jean menace le prince Jean, ce qui provoque une bataille entre les soldats du prince, Robin et ses compagnons ainsi que Belle Marianne et dame Gertrude. Ces derniers parviennent à s'échapper dans la forêt. Pendant que les pauvres font la fête, dansent et s'amusent à singer le faux roi d'Angleterre, de leur côté, Robin et Marianne retombent amoureux. Outré par l'insulte que lui a fait le peuple durant la fête dans la forêt de Sherwood, le prince Jean triple les taxes et emprisonne les gens incapables de le payer. Le shérif se rend dans l'église du frère Tuck et vole l'argent du tronc, ce qui provoque l'ire de l'ecclésiastique, qui se retrouve bientôt derrière les barreaux. Le prince Jean annonce la pendaison de frère Tuck dans l'espoir de faire venir Robin et de l'attraper. Apprenant cela, Robin et Petit Jean planifient une contre-attaque la nuit précédant la pendaison. Petit Jean libère alors les pauvres prisonniers tandis que Robin vole le trésor du prince. Cependant, Triste Sire se réveille et surprend Robin dans la chambre du Prince. Dans le château, c'est le chaos avec d'un côté les soldats et de l'autre, Robin et ses amis cherchant à fuir et regagner la forêt de Sherwood. Robin est obligé de venir à la rescousse d'un fuyard retardataire, ce qui offre l'occasion au shérif de le coincer. Le shérif provoque un incendie et Robin doit sauter depuis une tour dans les douves. Le lapereau Bobby et Petit Jean voient la douve pleine de flèches et Robin qui ne réapparaît pas après plusieurs secondes. Heureusement, le renard s'en sort indemne, utilisant un roseau pour respirer. Le prince Jean désespère puis enrage quand il découvre, après une remarque de Triste Sire, que le château de sa mère est en feu. Peu de temps après le roi Richard est de retour des croisades, son frère, Triste Sire, le shérif et leurs acolytes sont arrêtés et condamnés à casser des cailloux au bord des routes. De leur côté Robin et Marianne se marient. Sorties cinéma. Sauf mention contraire, les informations suivantes sont issues de l'Internet Movie Database. Origine et production. Le studio Disney a déjà réalisé une adaptation des légendes de Robin des Bois en prise de vue réelle sous le titre "Robin des Bois et ses joyeux compagnons", sortie en 1952. Selon Leonard Maltin, le film avec acteurs est bien meilleur que la version animée, car il repose moins sur la comédie. Pourtant, le dessin animé éclipse aujourd'hui le film de 1952 en termes de notoriété. Au milieu des années 1960, alors que Walt Disney valide la production du film "Les Aristochats" (1970), Ken Anderson propose de prendre un sujet classique, la légende de Robin des Bois, et de le traiter d'une nouvelle manière. Les prémices de la production de "Robin des Bois" remontent donc à l'automne 1966 : en décembre, peu de temps avant son décès, Disney étudie les storyboards dessinés par Ken Anderson pour "Les Aristochats" et autorise la production de "Robin des Bois". Anderson poursuit alors le développement des personnages et de l'histoire. Don Griffith réalise quant à lui des dessins d'ensemble pour l'organisation des scènes, comme le château du prince Jean. Afin de renforcer le cachet médiéval, le compositeur George Bruns utilise pour certaines séquences de vrais instruments anciens, tels que des cors et un clavecin, bien que l'existence de ce dernier ne soit pas attestée avant le . Genèse. John Grant et David Koenig écrivent que la conception de ce film avec des animaux pour personnages peut remonter aux années 1930. À l'époque de "Blanche-Neige et les Sept Nains" (1937), Walt Disney souhaite adapter en long métrage d'animation une légende du , le "Roman de Renart", dans lequel tous les personnages sont des animaux. Mais, du point de vue de Disney, cette histoire pose plusieurs problèmes, notamment parce que son héros, Renart, est un escroc, si bien que le projet stagne en phase de conception. Pour Disney, Renart n'est pas un héros acceptable. Un élément du projet est repris et développé indépendamment et, en mai 1941, Disney paye pour produire "Chantecler", un film basé sur le personnage éponyme du "Roman de Renart". Mais le projet initial n'est pas mort et, lors de la production de "L'Île au trésor" (1950), Disney envisage de produire trois séquences d'animation à partir d'histoires tirées du "Roman de Renart" et de les faire raconter par Long John Silver, à la manière de "Mélodie du Sud" (1946), en mêlant prise de vue réelle et animation. Par la suite, Walt Disney change d'avis et "L'Île au trésor" devient le premier long métrage de Disney sans animation. Ken Anderson continue pourtant à travailler sur le projet d'adaptation du "Roman de Renart", avec par exemple des storyboards datés de 1956 ou un scénario de 1960 mettant le personnage de Renart non pas dans le rôle du héros, mais dans celui du méchant. Malgré l'abandon de ces projets, de nombreux éléments en sont repris lors de la conception de "Robin des Bois". Pour Mark Arnold, le projet de "Chantecler" aurait pu être intéressant mais le groupe des Neuf Sages a préféré prendre peu de risque en reprenant l'histoire de "Robin des Bois" déjà adaptée en prise de vue réelle en 1952. À la fin des années 1960, le projet de "Robin des Bois" est lancé. D'après Vance Gerry, ce sont les esquisses des personnages réalisées par Anderson qui ont séduit la direction malgré l'absence d'histoire ; Grant note que les premiers adversaires du renard héros sont un lion roi, ou futur roi, et un loup stupide en la personne du shérif de Nottingham. Pour Charles Salomon, la princesse renarde, le lion couronné et les gardes rhinocéros, tous inspirés du "Roman de Renart" et esquissés pour "Chantecler" dans les années 1940, ont fourni plus tard un tremplin pour la production de "Robin des Bois". Renforçant le parallèle, Grant constate que Renart dans les premiers scénarios et Robin sont des experts en déguisements, Renart devant se transformer en vieille dame et en mendiant aveugle, deux idées reprises pour Robin. Renart devait aussi profiter d'embrasser la main du futur roi pour lui voler une bague, ce que fait Robin. Une de premier idée pour le projet de film est de le concevoir comme une comédie musicale joyeuse avec trois méchants miteux et un héros invincible. Conception des personnages. Le directeur artistique Ken Anderson, scénariste et responsable des personnages sur "Robin des Bois", a expliqué dans le numéro de l' de la revue ' que le film ne comporte que des animaux sur un conseil de Walt Disney, qui est de . Pour Kevin Harty, ce choix permet surtout de résoudre un problème moral vis-à-vis des enfants, car avoir comme héros un voleur n'est pas acceptable et l'anthropomorphisme met une distance avec la réalité. Ollie Johnston et Frank Thomas expliquent que, graphiquement, l'utilisation d'animaux anthropomorphes dans "Mélodie du Sud" (1941) ou "Robin des Bois" n'impose pas de les animer de façon réaliste et il est possible de leur donner des mains, des doigts, un bassin ou des pieds avec des chaussures. Ken Anderson développe par la suite le choix des espèces pour quelques personnages : Les trois méchants de la comédie musicale prévue dans les années 1960 sont assez similaires, ce qui donne des difficultés à l'équipe de scénaristes, principalement pour trouver des éléments de divertissement dans les scènes. Les acteurs vocaux Peter Ustinov, Terry-Thomas et Pat Buttram sont sollicités pour mieux différencier ces trois personnages. Terry-Thomas propose un serpent moins formidable et susceptible d'éveiller la compassion, car il n'est respecté par personne, pas même par le prince Jean. Pat Buttram conserve la rudesse et le caractère soupçonneux du shérif de Nottingham, mais réduit son intelligence. Il n'est qu'un agent arrogant profitant de sa position pour intimider la populace. Peter Ustinov travaille quant à lui sur le prince Jean pour le rendre encore plus névrosé et dangereux : il est le représentant du pouvoir, mais n'a pas les capacités pour l'exercer et est facile à duper. Ken Anderson avait de grands projets pour la bande des Joyeux Compagnons, mais Wolfgang Reitherman souhaitait un film avec plus de camaraderie, et le nombre de personnages fut donc réduit. Le studio choisit notamment de se passer des Joyeux Compagnons à la suite de la décision d'accorder plus d'importance à Robin et Petit Jean. Selon Steve Hulett, Reitherman envisageait en effet de présenter Robin des Bois et Petit Jean comme un duo à l'image de Butch Cassidy et le Kid, ce qui aurait été impossible à concilier avec la présence d'autres compagnons. Ce choix éloigne le film des légendes classiques de Robin des Bois. Le premier animateur à travailler sur le film est Ollie Johnston qui, tandis que le reste du studio travaille sur d'autres projets, entame l'animation du prince Jean à partir du travail vocal de Peter Ustinov et des esquisses de Ken Anderson. Cependant, le personnage n'est finalement pas l'œuvre de Johnston seul, mais d'une douzaine d'animateurs. Respectant un schéma courant chez les méchants de Disney, les mouvements du visage du prince Jean sont lents mais précis — et donc détaillés —, afin d'appréhender l'évolution des idées qui germent dans son esprit. Cette technique avait déjà été utilisée pour la belle-mère dans "Cendrillon" et le capitaine Crochet dans "Peter Pan". Des idées novatrices sont aussi utilisées, comme l'explosion qui débute la scène des enfants lapins et de Toby criant et courant afin d'accroître l'impression de tumulte et de bruit. Autre exemple, pour donner du relief aux yeux de Marianne lors du plan rapproché avant qu'elle n'embrasse Robin, les animateurs ont utilisé un effet d'ombre afin que la pupille semble passer sous la paupière. Économie d'animation. L'animation du film a nécessité , dont plus de peints et . Selon Ollie Johnston et Frank Thomas, les animateurs ont apprécié l'utilisation du dernier procédé de xérographie, mais ils ont perdu la délicatesse que les lignes colorées pouvaient offrir. Toutefois, la production du film est marquée par la réutilisation de nombreux éléments des précédentes œuvres Disney depuis "Blanche-Neige" (1937) jusqu'aux "Aristochats" (1970). L'animation a été réalisée entre et . Suivant la tradition Disney, le film débute par les pages d'un livre de contes qui s'ouvre pour présenter l'histoire. Cet élément était également présent dans le film avec acteurs de 1952. Mais un coq conteur, nommé Adam de La Halle ('), prend ensuite la parole pour annoncer une autre version de l'histoire, la « véritable histoire. » Mark Pinsky note que c'est la première preuve d'économie car il n'y a pas de musique d'ouverture, à part un fond sonore à l'opposé des thèmes des productions précédentes. De plus, le narrateur lit le texte écrit sur le livre, peut-être selon Pinsky pour ceux ne sachant pas encore lire. Dans ce contexte de reprise d'éléments existants, John Grant considère que les graphiques des personnages du roi Léonidas et de l'ours pêcheur dans "L'Apprentie sorcière" (1971) sont des avant-goûts respectivement du prince Jean et de Petit Jean dans "Robin des Bois" ; le second rappelle aussi l'ours Baloo. Le prince Jean porte par exemple le même manteau que le roi Léonidas. Les reprises sont notamment tangibles sur la scène de la fête dans la forêt de Sherwood, que David Koenig perçoit comme une compilation musicale déguisée des meilleurs films de Disney, les animateurs ayant repris les dessins d'autres films en les modifiant pour les adapter aux nouveaux personnages. Koenig précise que les musiciens de la forêt sont très proches des personnages copiés des autres films pour faciliter le travail d'adaptation. Pour Charles Salomon, ce point démontre que l'équipe Disney, sans la présence du créateur des studios, réutilise les formules qui ont déjà fonctionné. De plus, certains personnages reprennent des « chorégraphies » imaginées pour d'autres films de Disney : Une conséquence de cette réutilisation est que Marianne change de taille, devenant un instant aussi grande que Blanche-Neige puis reprenant sa taille originale. Une explication envisageable de cette réutilisation est le manque d'animateurs expérimentés lors de la production de "Robin des Bois" qui se confirme avec le projet du "California Institute of the Arts" ("CalArts"), une école d'art financée par Disney au travers de laquelle le studio entame un projet de formation de nouveaux artistes dans les domaines du cinéma en 1971, puis une classe dédiée à l'animation en 1972. Ce projet est lancé par Ron Miller, gendre de Walt et vice-président de la division cinématographique. Personnages. Robin et ses compagnons. Le personnage de Robin des Bois est un renard, maître du déguisement qui porte normalement une tenue verte avec un chapeau surmonté d'une plume rouge. Toutefois, son attitude est plus proche du personnage de Renart que du Robin des Bois des contes ou de celui interprété par Richard Todd dans "Robin des Bois et ses joyeux compagnons" (1952). Maltin écrit que Robin est le personnage le plus ennuyeux du film. Grant partage cet avis, analysant cela comme une conséquence de la personnalité irresponsable du personnage, liée à son métier de délinquant sans foi ni loi. Ainsi, Robin ne réagit ou ne s'adapte pas réellement aux événements du film et, même si ce type de personne existe dans la réalité, le public a du mal à s'identifier à lui. Pour Grant, il en résulte que Robin ne peut transmettre des émotions trop profondes comme l'angoisse, la fureur ou l'amour. Il ajoute que les déclarations de Robin à Marianne sont faites sans conviction. Les acteurs Tommy Steele et Terry Jones des Monty Python ont été envisagés pour la voix de Robin. La Belle Marianne, renarde et nièce du roi Richard, joue un rôle assez faible dans le film, d'abord comme compagne de jeu dans l'enfance de Robin puis comme motif pour participer au tournoi d'archers, principale séquence du film. Grant s'étonne que les animateurs aient réussi à évoquer à travers la renarde une femme attirante. Il explique cela par la voix de Monica Evans, mais aussi par les compétences des animateurs. Sa servante, dame Gertrude, est une poule plantureuse d'un âge que Grant préfère décrire comme indéterminé, habillée d'un vêtement sans forme bleu et avec de larges bajoues rouges, des caroncules. Dans la version originale, elle est caractérisée par son rôle comique, son humour acerbe, ses facultés d'imitation et sa voix à l'accent écossais prêtée par Carole Shelley. Sa carrure lui permet de jouer au football américain avec les gardes du prince. Le personnage de Petit Jean est un ours pataud basé sur la personnalité et la voix de Phil Harris, acteur pilier du studio depuis qu'il a prêté sa voix à Baloo dans "Le Livre de la jungle" (1967). John Grant précise que le personnage est entièrement modelé sur la voix de Phil Harris (qui n'est ni corpulent, ni pataud) et ne représente pas une création nouvelle pour le studio. Toutefois, le personnage est une source de comique et de performance musicale. Petit Jean permet, par son calme occasionnel, de compenser l'irresponsabilité de Robin, comme dans la scène où le chapeau de Robin est transpercé par une flèche au début du film. Petit Jean surpasse aussi Robin dans l'art du déguisement. Ainsi, lors du tournoi, Robin choisit un costume de cigogne assez ostentatoire tandis que Petit Jean choisit un rôle d'aristocrate qu'il joue avec moins d'artifice. Le déguisement de l'ours est basé sur l'attitude et le comportement, non pas sur des vêtements et autres accessoires. Grant remarque que Petit Jean n'a pas d'accent anglais mais américain et considère que cela permet au personnage d'être moins guindé, donc plus drôle et plus convaincant. Le second membre des Joyeux Compagnons clairement présent dans le film est le blaireau frère Tuck. D'abord conçu comme un porc, il a été redessiné en blaireau pour ne pas froisser les sensibilités religieuses. L'homme de foi joue un rôle mineur dans le film et n’apparaît que dans trois scènes : La première pour rendre l'argent aux pauvres, à savoir le chien forgeron Otto, la seconde devant l'église pour nourrir les souris, et à la fin pour marier Robin et Marianne. La libération du frère Tuck emprisonné pour avoir nourri les souris reste toutefois la scène la plus intense et vibrante du film. Le troisième compagnon est le barde Adam de la Halle mais, selon Grant, il est en dehors de l'action. Roger Miller donne sa voix au personnage d'Adam de la Halle et a aussi composé trois des cinq chansons du film. Le coq Adam est un personnage à part dans l'histoire du studio car c'est un narrateur visible. Il intervient brièvement dans plusieurs scènes du film, comme celle du tournoi en se servant de sa mandoline comme arc. Il est aussi l'un des prisonniers libérés avec frère Tuck par Robin et Petit Jean. Grant indique que c'est surtout la voix du personnage qui le rend intéressant. Il parvient à rendre la courte chanson "Pas à Nottingham" l'une des plus mélodiques des productions Disney. Prince Jean et ses comparses. L'équipe de production ne souhaite pas créer une aventure crédible, dramatique et intense, mais plutôt avoir des méchants désagréables et formidables pour défier les talents de Robin des Bois. Le prince Jean, dont la voix originale est celle de Peter Ustinov, reprend les caractéristiques du personnage de contes, peureux et cupide, contrastant avec le valeureux Richard Cœur de lion. Il est décrit comme une personne absurdement pathétique, vaniteuse et puérile, la moindre déconvenue le mettant dans une transe où il pleure sa maman. Il est aussi décrit comme névrosé, imprévisible et obsédé par Robin des Bois. À titre de référence historique, la « maman » que le prince Jean du film de Disney réclame en pleurnichant et en suçant son pouce n'est autre qu'Aliénor d'Aquitaine. Le prince Jean a été conçu comme ayant la cruauté et le sang-froid d'un enfant (dont le souffre-douleur serait Triste Sire) plus que la méchanceté d'un adulte. Graphiquement, le personnage est beaucoup plus traditionnel que d'autres méchants de Disney. Ainsi, ses traits et sa personnalité sont flexibles, ce qui n'est pas le cas chez Maléfique de "La Belle au bois dormant" (1959), pour laquelle le style traditionnel aurait réduit l'impact dramatique, ses expressions étant plus figées. Peter Ustinov, qui incarne aussi la voix du prince Jean dans la version allemande du film, rapporte avoir parodié son rôle de l'empereur Néron dans le film "Quo Vadis" (1951). À l'instar de Petit Jean et au contraire de son maître le prince Jean, le serpent Triste Sire est quant à lui conçu autour de la voix et de la personnalité de Terry-Thomas. Le serpent reprend de nombreux traits de Kaa dans "Le Livre de la jungle" (1967), jusqu'au gag avec le nœud issu du court-métrage ' (1933) des ', de même que l'hypnose. Autres traits inspirés de l'acteur anglais, John Grant note aussi les expressions faciales et les dents du bonheur auxquels Johnston et Thomas ajoutent le plaisir de s'écouter parler. Ce serviteur est caractérisé par une grande loyauté envers son suzerain malgré les mauvais traitements que celui-ci lui inflige. À cela s'ajoute son amour du monologue et de la flatterie envers son maître. Il est courant que Triste Sire s'endorme dans des cachettes, ce qui lui permet une fois réveillé d'épier les conversations. C'est un élément important du comique du film ; par exemple, lors du tournoi, il est frappé par frère Tuck puis Adam de la Halle avant de finir ivre dans un fût de bière. Triste Sire comme le Prince Jean, animés en partie par Ollie Johnston, ont peur que l'Histoire ne les retienne pas, qu'ils ne puissent pas marquer les esprits ou être reconnus. Thomas et Johnston développent longuement le personnage de Triste Sire car il offre aux animateurs de nombreuses possibilités et plus de libertés que Kaa, avec lequel ils avaient été confrontés à plusieurs problèmes. Triste Sire peut, par exemple, avoir des épaules soulignées par sa cape, avoir une garde-robe importante marquant sa richesse, ou prendre la forme d'un objet comme un bâton ou une corde lorsque le prince le maltraite. Le corps enroulé du serpent ressemble même à deux bras appuyés sur le bord d'un panier, tandis que les scénaristes Vance Gerry et Eric Cleworth ont donné à l'extrémité caudale du serpent une fonction préhensile pour écrire, compter ou souligner des expressions comme la réflexion ou la lassitude, tenir une feuille, un parapluie ou des lunettes. Le shérif de Nottingham devait initialement être un bouc stupide et autoritaire, puis il a été transformé en loup bedonnant pour en faire un méchant plus imposant. Le bouc avait, selon les esquisses de Ken Anderson, l'aspect d'un vieil officier de police de la route, alors que le loup est physiquement fort, suspicieux et attentif. Pour Mark Pinsky, le personnage du shérif est un ours. Le loup bedonnant est un stéréotype du méchant dans l'animation qui a été repris dans "Robin des Bois" à la demande du réalisateur Wolfgang Reitherman. Alors que Triste Sire est un sinistre méchant et le prince Jean un pathétique vilain, le shérif semble être agréable, un Petit Jean placé du mauvais côté de la barrière. Sa stupidité et son indolence provoquent sa chute lorsqu'il s'endort alors qu'il devait garder les prisonniers. Il a été animé par Milt Kahl et sa voix est celle de Pat Buttram qui avait joué Napoléon dans "Les Aristochats". La scène où le shérif joue avec une pièce de monnaie a été conçue pour à la fois attirer l'œil sur la pièce et enrichir sa personnalité en le faisant secouer sa bourse, un geste par lequel il vérifie la thésaurisation effectuée, un signe de cupidité. Les deux vautours Pendard (en anglais ', « gâchette ») et Niquedouille (', « cinglé ») sont les gardes personnels du shérif. Selon John Grant, ils sont aussi fiables et sûrs que des cocktails Molotov. Le reste des soldats du prince Jean sont aussi des loups. Niquedouille n'a qu'un rôle de figurant caractérisé par une forte stupidité, alors que Pendard est un peu plus développé. Il a une propension à utiliser son arbalète contre tout le monde, du simple fait qu'un soldat est autorisé à porter cette arme. Pendard a surnommé son arbalète, « vieille Betsy », comme Davy Crockett l'avait fait avec son arme. Le trappeur avait baptisé son fusil du nom de sa sœur. Or, l'histoire de Davy Crockett a été adaptée pour la télévision par le studio Disney en 1954, sous le nom "Davy Crockett". Personnages mineurs. Le roi Richard ne fait qu'une brève apparition à la fin du film, ce qui correspond à la réalité pour John Grant. En effet, ce roi était rarement présent en Angleterre, du fait des nombreuses croisades qu'il mena. En dehors du roi, le film comporte beaucoup d'autres personnages mineurs. La famille de lapins est composée de quatre membres, la maman Veuve Lapin, Sis la grande sœur, Tagalong la petite sœur et Bobby le jeune lapereau. La Veuve Lapin est pauvre mais généreuse malgré la perte de son mari peu de temps avant l'histoire, si l'on en juge par l'âge de Tagalong, la petite dernière. Elle porte des lunettes et un foulard rouge. Dans la version originale, elle possède un accent du Vieux Sud étrange pour une Britannique. Pour Grant, ses deux filles ne servent qu'à agrandir le groupe des enfants du film. Le petit Bobby a un rôle plus développé avec un caractère et une apparence qui s'inspirent de Panpan, dans "Bambi" (1942). Il représente un enfant de sept ou huit ans fasciné par Robin, son héros et qu'il essaie de copier en tout. Toby la jeune tortue est graphiquement proche de Toby Tortoise, mais avec un rôle comique plus proche de la tortue de "Blanche-Neige et les Sept Nains" (1937). C'est un ami de Bobby qui est timide, assez peu courageux malgré ses dires et qui porte des lunettes. Son père apparaît comme l'un des compétiteurs du tournoi de tir à l'arc. Le film présente aussi deux souris, une maman souris qui donne une pièce pour le tronc de l'église et une souris d'église ou une souris sacristain qui joue de l'orgue. Les deux souris deviennent belliqueuses lorsque le shérif de Nottingham survient pour les taxes. Le dernier personnage un peu développé est Corniaud, le chien de Saint-Hubert (comme Pluto), forgeron de son état, qui s'est cassé une jambe et vend aussi des ballons lors du tournoi. Le shérif le soupçonne de cacher de l'argent dans son plâtre. John Grant liste d'autres personnages mineurs comme le crocodile qui annonce le tournoi, le bobtail participant au tournoi, le grand-père et la grand-mère hiboux prisonniers du prince, les soldats rhinocéros et les éléphants trompettes. Parmi les personnages mineurs, David Koenig note la présence, en phase de conception, d'un messager pigeon voyageur qui devait être abattu par une flèche durant le tournoi mais qui fut supprimé. Frank Thomas et Ollie Johnston évoquent aussi le bourreau qui est menaçant, professionnel et sans émotion mais qui est beaucoup moins développé que le chasseur dans "Blanche-Neige". Certains sifflements et bourdonnements du film ont été réalisés par Peter Renaday, notamment connu pour prêter sa voix à Mickey Mouse, dans les années 1960 et 1970. Sortie et accueil. Le film "Robin des Bois" sort pour la période de Noël 1973, accompagné de nombreux produits dérivés comme des disques musicaux. Le studio Disney espère obtenir un succès équivalent au "Livre de la jungle" sorti en 1967, mais ni le film ni les disques n'ont le même impact. Le film a coûté 15 millions d'USD mais récolte 32 millions d'USD. Plusieurs adaptations (cf. la section « Adaptations et produits dérivés ») ont pour but de promouvoir ou capitaliser sur le film. La première, entamée le , est une bande dessinée hebdomadaire adaptée par Frank Reilly avec des dessins de Mike Arens et publiée jusqu'au . En 1973 également, quatre livres de et deux histoires chacun sont publiés. La première du film a lieu le jeudi au Radio City Music Hall à New York. Lors de la sortie du film, les critiques soulignent le problème des séquences reprises de films antérieurs, les défauts du scénario et, comme l'écrit John Grant, « de nombreux autres points », mais cela n'affecte pas son succès. Le film est d'ailleurs le plus important succès du studio des années 1970 et ne sera dépassé que par les productions des années 1990 et suivantes. Parmi les critiques de 1973, Judith Crist du ' écrit que la distribution du film correspond à la personnalité des personnages et sert avec justesse les dialogues vifs et brillants. Elle écrit aussi que le film, dans un style animalier, est ironique sans être insultant pour l'intelligence des adultes ou des enfants. Ruth Gilberth, dans l'édition du Nouvel An du ', ajoute que "Robin des Bois" est qui est . Vincent Canby écrit que et il considère le style visuel comme . William B. Collins dans le "Philadelphia Inquirer" trouve que le film est le et dont . Collins poursuit : . Collins incrimine le réalisateur et producteur Wolfgang Reitherman qui doit comprendre les attentes du public des septentenaires en matière de cinéma et de gags, lui-même approchant cet âge. Dans la "Gazette de Montréal", Dave Billington écrit que . Alex Thien, dans ', écrit que le film est une pour les enfants et pointe la prestation d'Ustinov en prince Jean comme jubilatoire, volant pratiquement la vedette au film. Le ', considère par contre que "Robin des Bois" ne tient pas la comparaison face aux meilleurs dessins animés de Disney (comme "Fantasia", "Pinocchio" ou "Cendrillon") ; il est dans la moyenne des productions de l'époque comme "Le Livre de la jungle" (1967). Bernard Drew du ' de Yonkers évoque les précédentes productions dont le "Robin des Bois et ses joyeux compagnons" de 1952 et considère le film comme charmant avec une qualité technique de haut niveau. Les blagues conçues pour les moins de 10 ans ne toucherons pas les plus de 40 ans et le film semble manquer d'un zest de terreur ou de surprise tandis que la musique est plus proche de la routine. Pour le ', le prince Jean et Triste Sire sont ; . Une seconde avant-première est organisée sur la Côte ouest des États-Unis le aux studios Disney précédé par un diner et un spectacle au restaurant ' dont les bénéfices sont reversés au de Glendale. "Robin des Bois" a été diffusé dans "The Disney Sunday Movie" sur ABC en 1986. La sortie en DVD en 2009 a permis de découvrir une fin alternative, esquissée sur storyboard mais jamais animée. La sortie en Blu-ray en 2013 présente une nouvelle intrigue nommée scène '. Analyse. La place du film parmi les productions Disney. Janet Wasko écrit que la plupart des productions des années 1970, après la mort de Roy Oliver Disney et l'arrivée de Donn Tatum à la direction de Disney, ne sont que des « navets », si bien que même les plus gros succès comme "Robin des Bois", "Les Aventures de Bernard et Bianca" (1977) ou "Le Trou noir" (1979) n'égalent pas les succès des décennies précédentes. Pour John Grant, l'élément le plus frappant de ce "Robin des Bois" en animation reste que tous les personnages sont des animaux. Côté animation, le film est inégal avec des scènes reprises trait pour trait de précédentes productions. Pour Bob Thomas, le film n'a rien d'innovant, à l'opposé de la précédente production "Les Aristochats" (1970) ou de la suivante "Aventures de Bernard et Bianca" (1977). Bob Thomas positionne toutefois ce film d'animation entre le "Robin de Bois" avec Errol Flynn et celui avec Kevin Costner, respectivement "Les Aventures de Robin des Bois" (1938) et "Robin des Bois, prince des voleurs" (1991). Selon Robin Allan, Ken Anderson aurait pleuré en voyant comment ses concepts de personnages avaient été stéréotypés dans "Robin des Bois". Pour Allan, "Les Aristochats" comme "Robin des bois" sont le reflet de la turpitude qui gagne les studios Disney après la mort de leur fondateur. Janet Wasko analyse ces mauvais résultats par une volonté de reproduire les succès passés. Allan ajoute que, pour ces deux films, les meilleurs animateurs encore présents chez Disney n'ont pas réussi à faire preuve de créativité, réutilisant plutôt des ressources précédemment produites. Les animateurs préfèrent se souvenir de ce que Walt Disney appréciait au lieu de prendre leurs propres décisions artistiques. J. P. Telotte écrit quant à lui que "Les Aristochats" et "Robin des Bois" font partie des projets réalisés durant les quinze ans qui suivent la mort de Walt Disney, où le peu d'efforts fournis par les animateurs se ressent. Mark Arnold explique que "Robin des Bois" est le premier long métrage d'animation fait sans aucune participation de Walt Disney mais que, malgré quelques fans, le film fait pâle figure face aux productions passées surtout que des éléments d'animation de "Blanche-Neige et les Sept Nains" ont été réutilisés. C'est le premier film achevé par les Neuf Sages de Disney, un groupe d'animateurs considérés comme les meilleurs du studio. Arnold évoque les nombreuses critiques à cause des réutilisations d'animation et de concept même s'il amende le studio pour les productions récentes. Durant la décennie 1970 plusieurs projets d'attractions liés à des films sont envisagés mais les mauvais résultats des films en question mettent un terme à ces projets. David Koenig évoque "Robin des Bois" (1973), "L'Île sur le toit du monde" (1974), "Le Trou noir" (1979) mais aussi "Tron" (1982). Plusieurs auteurs, qui se concentrent sur la biographie de Walt Disney, n'évoquent pas le film d'animation "Robin des Bois" mais seulement le film en prise de vue réelle des années 1950, "Robin des Bois et ses joyeux compagnons" (1952) : c'est le cas d'Eric Smoodin, Richard Schickel ou Douglas Brode. Jeff Kurtti, qui liste la majorité des personnages principaux des productions jusque dans les années 2000, ne mentionne aucun personnage de "Robin des Bois". Un scénario inabouti. Grant indique que "Robin des Bois" n'aurait pas dû démériter autant, mais n'a pas su tirer profit de sa longue période de maturation, qui remonte au projet d'adaptation du "Roman de Renart" dans les années 1930. Pour lui, le scénario se contente d'être une collection de séquences dont certaines sont superbes, mais rapiécées sans discernement. Leonard Maltin écrit que l'anthropomorphisme des personnages, . Il ajoute que le principal problème du film réside dans son scénario, ou plutôt son absence de scénario. Thomas et Johnston écrivent qu'il n'y a aucun suspense à voir le prince Jean échouer dans ses tentatives d'attraper Robin des Bois, l'histoire devient secondaire face aux personnages. Kevin Harty écrit que les méchants sont des bouffons avec un comportement de clown. Koenig, toujours à la recherche d'incohérence dans le scénario, écrit que . Grant ajoute que le film donne l'impression d'être le fruit d'un projet plus ambitieux mais que, pour des raisons budgétaires, sa réalisation a été stoppée et les éléments déjà produits ont été assemblés. Il note toutefois que c'est une impression car le film possède une cohérence. Pour Mark Pinsky, le concept même du film, la légende de Robin des Bois en dessin animé avec des animaux pour personnages, est insipide, digne des productions du studio des années 1960. Plusieurs incohérences émaillent le film. Koenig note que, quand Robin retire la flèche enfichée dans son chapeau pour tirer sur les hommes du shérif et dit à Petit Jean que c'est son seul couvre-chef, aucune trace de trou n'est présente : l'effet comique est donc réduit, au point que Koenig se permet de dire que Robin n'a rien à craindre avec un chapeau dont les accrocs disparaissent. Koenig relève aussi plusieurs changements de couleur dans le film, comme les rideaux du carrosse du prince qui passent du violet au blanc, le chapeau offert par Robin à Bobby qui passe du jaune au brun ou la cape qui vire au vert. Bobby est à nouveau l'objet d'une incohérence lors de l'attaque du château, car il part armé d'un arc et de flèches qui disparaissent avant que le jeune lapin dégaine une épée. De la même façon, la besace et la ceinture du shérif changent de forme et de disposition et se remettent à leur place toutes seules. On peut aussi citer que les ratons-laveurs sont au nombre de quatre dans le donjon mais sont cinq à s'échapper dans la cour. Lors de son mariage, Belle Marianne est entièrement vêtue de blanc alors que la robe de mariée blanche n'est pas utilisée au Moyen Âge. La robe et la couleur n'étaient pas spécifiques, même si la couleur rouge était majoritaire jusqu'au à cause de la garance, une teinture très résistante à l'eau, à l'air et à la lumière. Les lunettes à branches de la veuve Lapin sont quant à elles une innovation du milieu du . Pour Maltin, l’histoire de Robin des Bois a été trop souvent adaptée au cinéma, même par Disney. En outre, le personnage bon vivant interprété par Phil Harris ou le serpent Triste Sire sont trop familiers. Grant rappelle aussi que l'histoire racontée par le studio Disney, bien que présentée par le narrateur comme la « véritable histoire », n'est pas plus exacte ou inexacte historiquement parlant que les autres adaptations. Richard Cœur de Lion est vu dans le folklore comme un bon monarque, mais Grant rappelle qu'il négligeait son peuple, qu'il a vécu en Angleterre moins d'une seule année tout au long de son règne, qu'il ne parlait pas anglais et qu'il taxait durement son peuple pour financer ses croisades. Grant dédouane ainsi les revendications du prince Jean au trône. Le prince Jean historique n'était pas un personnage grotesque comme celui du film de Disney. Quand le roi Richard est rentré de croisade, Jean a finalement été désigné comme son héritier légitime et a régné pendant dix-sept ans. Il est connu pour avoir signé — certes contre son gré et après un lourd revers militaire — la "Magna Carta", premier jalon vers la monarchie constitutionnelle et l'État de droit en Angleterre. On peut aussi noter que l'idylle entre Robin et Marianne est développée par le véritable trouvère Adam de la Halle (~1240, ~1287) dans la pièce "Le Jeu de Robin et Marion" (1282-1284). La personnalité des personnages encore critiquée. Grant considère qu'aucun des personnages n'est intéressant à part Petit Jean, mais avoue que le prince Jean et Triste Sire sont très amusants. Pour lui, Robin et Marianne n'ont presque pas de personnalité, à la différence de Petit Jean. Mais, à cause de Phil Harris, cette personnalité est identique à celle de Baloo dans "Le Livre de la jungle" (1967). Le fait d'avoir engagé Phil Harris pour les personnages de Baloo, Thomas O'Malley dans "Les Aristochats" et enfin Petit Jean dans "Robin des Bois" a mis en évidence ce problème de lien entre acteur et personnalité du personnage d'animation. Le personnage de dame Gertrude est pour Grant le pendant féminin de Petit Jean, mais il est difficile de l'apprécier. Grant et Koenig se demandent avec humour comment une volaille a pu rester vivante aussi longtemps auprès d'une renarde. Pour Frank Thomas et Ollie Johnston, le problème du film réside dans le fait que Robin des Bois est intrinsèquement invincible : rien ni personne ne peut l'atteindre et il garde toujours le contrôle de la situation. À l'opposé, le prince Jean est incompétent et dangereux, cherchant à vivre la vie de roi, celle de son frère. Finalement, les méchants sont les victimes d'un héros classique et, si les rôles avaient été inversés, les méchants auraient été drôles et Robin des Bois un protagoniste calculateur et capable pour chacune de ses actions de faire réagir ses opposants. Le film présente donc un héros jamais en danger opposé à des méchants ridicules. Mark Arnold évoque les quelques fans du film qui s'accordent sur le fait que Robin des Bois est ennuyeux dans son propre film. Grant rejoint ainsi les nombreuses critiques faites après la sortie du "Livre de la jungle" ou des "Aristochats" (1970) au sujet des caractères des personnages trop proches des acteurs vocaux, caractéristiques selon eux d'un manque de créativité au sein du studio. Le prince Jean, dont la voix est celle de Peter Ustinov, n'a toutefois pas exactement la personnalité de l'acteur, ce dernier ayant d'abord construit une voix pour le personnage dont les animateurs se sont inspirés, au contraire de Petit Jean avec Phil Harris. Pour renforcer ces critiques, de nombreux auteurs ont ajouté à la ressemblance de Baloo avec Petit Jean celle de Kaa avec Triste Sire. Pour Grant, cette similarité n'est pas très forte et seulement marquée par l'espèce ophidienne et les capacités hypnotiques, pouvoirs visibles chez Kaa et seulement mentionnés chez Triste Sire, qui a poussé le roi Richard à partir en croisade. L'adaptation en français du film a aussi subi cette réutilisation d'acteurs. C'est Claude Bertrand, Baloo dans "Le Livre de la jungle", qui prête sa voix à Petit Jean, Roger Carel, Kaa dans le Livre de la jungle également, qui double Père Siffleur, et Michèle André, Duchesse dans "Les Aristochats", qui incarne Marianne. Philippe Dumat, qui donne sa voix au Prince Jean, prête par la suite sa voix à Snoops dans "Aventures de Bernard et Bianca" (1977), et au docteur Dawson dans "Basil, détective privé" (1986). L’"" Tony Baxter a tenté sans succès de concevoir un parcours scénique basé sur "Robin des Bois". Il explique que le film comprend de nombreux lieux caractéristiques comme l'extérieur et l'intérieur du château en pierres ou les forêts, mais aucun lieu exotique. Il en déduit que pour adapter un film en attraction, l'important ne réside pas dans sa qualité mais ses atmosphères, or, "Robin des Bois" ne propose aucun lieu exotique pouvant faire l'objet d'une attraction, uniquement une galerie de personnages. Charles Salomon évoque une production de la fin des années 1970, intitulée "Scruffy", dont le scénario, considéré comme trop proche de précédentes productions comme "Les Aristochats" et "Robin des Bois", avait conduit à l'annulation de ce projet dirigé pendant deux ans par Ken Anderson. Le film, dont l'histoire se déroulait à Gibraltar durant la Seconde Guerre mondiale, mettait en scène le chef d'une bande de macaques chantant, dont le caractère parfait pour Phil Harris était similaire à Baloo dans "Le Livre de la jungle" et à Petit Jean dans "Robin des Bois". On y trouvait aussi une femelle macaque apprivoisée et choyée par ses maîtres, prénommée Amélia, qui se joignait à la bande de Scruffy et menaçait de dissoudre le groupe, ressort de scénario déjà présent dans "La Belle et le Clochard" (1955) et "Les Aristochats". Le couple formé par Scruffy et Amélia devait, après maintes péripéties avec un espion allemand et un général et son chien, devenir les parents adoptifs de jumeaux, ressort émotionnel présent dans "Les 101 Dalmatiens" (1961). Bien que Salomon ne le précise pas, on constate qu'en interne le studio a pris conscience que la répétition dans le cinéma est une erreur. Une morale Disney éloignée de la tradition. Le film prend de nombreuses libertés avec la tradition des légendes consacrées à Robin des Bois, comme la morale ou plus factuellement l'absence du combat entre Robin et Petit Jean lors de leur première rencontre. Mark Pinsky analyse en profondeur la morale et les concepts religieux dans les films de Disney et il débute ses propos par un rappel : pour les moralistes du cinéma pour la jeunesse, l'histoire de Robin des Bois est un défi. Le nœud du scénario, la révolte contre l'injuste prince Jean, justifie selon lui l’insurrection violente des Zélotes contre l'oppression romaine, en opposition aux enseignements de Jésus. Pour Pinsky, le film fait plutôt un portrait explicite, frappant, des opinions des radicaux et du discours religieux de l'Évangile social (mouvement protestant américain), de la vénalité des riches et de la noblesse des pauvres. Ces éléments sont probablement dus à l'absence de Walt Disney. La scène d'ouverture avec Adam de la Halle prophétisant que Robin des Bois est le seul espoir de la population face au tyran relève également de l'« Évangile social », ce qui est renforcé par la présence d'un ecclésiastique jouant un rôle notable. Parmi les autres points, Pinsky note que les pauvres éprouvent de la compassion envers ceux qui ont moins de chance qu'eux, comme les aveugles mendiants. Même si le mendiant du film s'avère être Robin des Bois déguisé, le geste de charité est présent. Autre point, alors que tout semble perdu après le tournoi de tir à l'arc, il reste les retrouvailles des êtres chers ou l'amour entre Robin et Marianne, lors de la fête dans la forêt. La scène durant laquelle frère Tuck reprend foi, quand une souris offre le peu de pièces qu'elle possède à l'église, est mise en parallèle par Pinsky avec la "Bible" (), lorsqu'une une veuve place deux piécettes dans le tronc et Jésus annonce qu'elle donna plus que tout autre. Mais pour Pinksy, l'élan de foi du frère Tuck est loin de rivaliser avec ceux de Thomas Becket ou Thomas More. Pour Kevin Harty au contraire, le film propose une morale orthodoxe et non sectaire, mais pas clairement chrétienne ; le plus important pour les scénaristes reste de justifier les actions du héros auprès des enfants. Ainsi, pour éviter l'écueil théologique et conserver une morale claire pour le jeune public, le studio Disney a fait le choix de transformer ses personnages en animaux, tout en leur donnant un accent anglais pour les méchants et du vieux sud des États-Unis pour les gentils, plus rustique. Pour Kevin J. Harty, le film propose un message de responsabilité sociale, même si le héros est un voleur et que le studio a minimisé ce point en utilisant des personnages anthropomorphes. Le fait que la légende veuille que Robin vole est un problème, même si c'est pour donner aux pauvres. Ce point est traité dans le film. Petit Jean, après avoir dévalisé des riches, demande si le fait de redonner l'argent aux pauvres fait d'eux des gentils ou des méchants. Robin explique que, pour lui, il ne « dérobe » pas les riches mais « emprunte » leur argent pour en faire profiter les plus nécessiteux. Plus tard, le duo compare leurs actes répréhensibles de rapines à une quête et demande la charité à leurs victimes. Le rôle des femmes est aussi plus important chez Disney que dans la légende, à la fois dans la version de 1952 et dans le dessin animé. La conception du film à la fin des années 1960 serait la raison de ce message social. Pour Pinsky, Cela rejoint une ébauche d'article écrite en 1962 par Walt Disney pour un magazine religieux dans lequel on peut lire : Adaptations et produits dérivés. Les personnages de "Robin des Bois" apparaissent régulièrement dans la série télévisée "Disney's Tous en boîte". Parc d'attractions. L’"" Tony Baxter indique que c'est durant la tentative de création d'un basé sur "Robin des Bois" qu'il comprit les bases nécessaires à un film pour être adapté en attraction. Un film doit posséder une atmosphère, comme celle que l'on ressent en allant dans une mine de pierres précieuses ou en volant au-dessus de Londres et c'est elle qui est retranscrite en attraction. Le film "Robin des Bois", qui fait apparaître beaucoup de personnages, ne lui a pas permis d'aboutir à une attraction. Finalement, il n'y a pas d'attraction consacrée à "Robin des Bois" dans les parcs Disney, mais des personnages costumés tirés du film sont parfois présents. Le blog officiel des parcs Disney s'en fait par exemple l'écho avec l'apparition de Robin des Bois, frère Tuck, le shérif de Nottingham et du prince Jean en au Walt Disney World Resort. Livres. En plus de l'adaptation de l'histoire du film qui existe sous forme de "comics strips" et dans le premier tome d'une série de quatre, de nombreuses histoires dérivées ont été créées par les studios de bande dessinée Disney ou ceux sous contrat. La série de quatre tomes intitulée "" comprend : Parmi les histoires publiées dans les années 1970, on peut citer : Œuvres musicales. Le film "Robin des Bois" a fait l'objet de plusieurs compilations musicales dont la bande originale et un album écrit pour Louis Prima à sa demande. David Koenig raconte à propos du disque de Prima : Conséquence de ce mécontentement, Louis Prima a demandé au compositeur Floyd Huddleston de lui écrire plusieurs chansons à ses frais, qu'il enregistra et envoya à Disney. Les huit chansons ont été compilées dans un album intitulé "" édité par "Disneyland Records". Le film possède aussi une version dans la collection "", éditée plusieurs semaines avant la sortie du film, et l'un des acteurs du film, Roger Miller, en assure même la narration. Mais le film ne possède pas le fond sonore et les effets musicaux du "Livre de la Jungle" et le studio ne parvient pas à reproduire le succès de 1967.
Piñas (cantón)
Antoine Destutt de Tracy Antoine Destutt de Tracy, né le à Paris, où il est mort le , est un militaire, politologue et philosophe français, fondateur de la Société des idéologues. Biographie. Issu de la famille noble originaire d'Écosse, de Stutt, établie en France au début du , il est le fils de Claude-Louis-Charles Destutt, marquis de Tracy, militaire de carrière mort, en 1766, des suites de blessures reçues à la bataille de Minden. Éduqué, dès lors, par sa mère, celle-ci s’est installée à Paris afin de lui procurer un gouverneur avec qui il a fait des études classiques soignées. Il a ensuite intégré l’école d’artillerie de l’université de Strasbourg, où il s’est perfectionné en équitation, escrime, natation, tir. Il a même inventé une contredanse qui porte son nom, « la Tracy ». Après avoir achevé son éducation, il est entré chez les mousquetaires de la maison du roi, et a été pourvu d’une compagnie dans le régiment Dauphin-cavalerie. Il est devenu colonel en second du régiment royal-cavalerie, en 1776, à l’âge de vingt-deux ans, la même année il est initié en franc-maçonnerie, dans la loge La Candeur, du Grand Orient de France. Passionné par les idées nouvelles, il est allé rendre visite, à Ferney, à Voltaire, qui lui a fait bon accueil. Devenu en 1776, à la mort de son grand-père, comte de Tracy en Nivernais, seigneur de Paray-le-Frésil en Bourbonnais, et possesseur d’une fortune considérable, il s’est marié, peu de temps après, avec Émilie-Louise de Durfort-Civrac, proche parente du duc de Penthièvre, qui lui a donné le commandement du régiment de son nom, au sein duquel il créa la loge maçonnique , dont il fut le vénérable maître. Député à la Constituante. Âgé de trente-cinq ans à l’avènement de la Révolution, il a pris une part active aux opérations des états particuliers du Bourbonnais, en . Nommé, le , par la noblesse de cette province réunie à Moulins, l’un de ses trois députés aux États généraux, il a été l’un des premiers de son ordre à se rallier, le , au Tiers état, après le serment du Jeu de paume, et à aller siéger à la Constituante, aux côtés du duc de La Rochefoucauld et de Lafayette, son ami pendant cinquante ans. Dans la nuit du 4 août, il a été parmi les premiers à se démettre volontairement de ses privilèges et de ses titres. Le remplacement de l’Assemblée constituante par la Législative en , l’ayant rendu à la vie privée, il aurait voulu combattre à la tête du régiment de Penthièvre, dont il était colonel en 1789, mais le ministre de la Guerre Narbonne, son condisciple à l’université de Strasbourg, l’a nommé, malgré lui, maréchal-de-camp, le , et mis à ses ordres toute la cavalerie de l’Armée du nord, que commandait le général Lafayette. Après la journée du 10 août 1792, qui consacre la chute de la monarchie constitutionnelle, il refuse de suivre en exil Lafayette, qui lui accorde un congé illimité à la faveur duquel il regagne Paris. Sa mère, sa femme, ses trois enfants ayant rejoint Auteuil, il est allé s’y installer avec eux, dans cette retraite, y retrouvant Condorcet, et d’autres amis chers. Il se lie avec Cabanis qui habite chez Catherine Helvétius. Revenu à la vie civile, il s’est consacré à l’étude, étudiant d’abord Buffon, qui ne le convainc pas, et passe de l’histoire naturelle à la chimie avec Lavoisier et Fourcroy, qui convenaient mieux à son esprit rigoureux, et chez lesquels il a puisé sa méthode d’analyse. Il est ensuite passé à l’étude de Locke et de Condillac, qui ont été ses inspirateurs directs de l’« idéologie », nom qu’il devait donner à la philosophie réduite à l’étude des idées de l’esprit humain, refusant le terme de « psychologie », renvoyant trop explicitement à la notion d'âme. Ce système philosophique vise avant tout à bâtir des connaissances, à fonder la formation sur le rationnel. Incarcération à l’Abbaye et aux Carmes. Pendant la Terreur, le , au matin, après une visite domiciliaire d’un détachement de l’armée révolutionnaire commandé par le général Ronsin, qui ne découvre que des notes de philosophie et de science, il est arrêté comme suspect et conduit à Paris et enfermé pendant six semaines au réfectoire de l’Abbaye, avec trois cents prisonniers. Il y a fait, néanmoins, la connaissance du haut-fonctionnaire Jean-Baptiste Jollivet, futur fondateur du système hypothécaire, alors calculé sur le cadastre de la France. Transféré à la prison des Carmes, enfermé dans la même cellule que Jollivet, le travail les a aidés à supporter la captivité : après avoir lu tout Condillac, qui l’a mené à Locke, il est parti de la philosophie sensualiste pour conclure que tout s’accomplit à la suite des impressions produites sur les sens. La sensation est, dès lors, la source unique de toutes les fonctions de l’entendement, le principe de toutes les facultés, qui ne sont que des sensations transformées. Tracy a pris conscience dans toute sa cohérence de la théorie qui devait servir de base à tous ses futurs écrits, le 5 thermidor, soit six jours avant le 11 thermidor, fixé pour son procès. À la chute de Robespierre, le 9 Thermidor, il a pu recouvrer la liberté et retourner à Auteuil, en , après onze mois d’incarcération, et y achever le système qu’il avait ébauché dans sa cellule des Carmes. La sensation y constitue l’élément unique de l’intelligence, la perception, la mémoire, le jugement, la volonté, n’étant autre chose que sentir des objets, sentir des souvenirs, sentir des rapports, sentir des désirs. Sa morale, quant à elle, dérive de la volonté, la liberté n’étant que le pouvoir de réaliser ses désirs, la vertu que la sagesse de les mesurer à ses moyens, le bonheur résulterait de l’usage de la liberté réglé par les discernements de la vertu. L’idéologue. Ayant exposé sa doctrine à Cabanis, celui-ci l’a fait entrer, comme membre libre, à la section de l’analyse des idées, dans la classe des sciences morales et politiques de l’Institut national fondé en 1795 par la Convention. C’est au cours de la lecture de sept mémoires sur l’analyse de l’entendement humain, qu’il y a donnés, que le terme d’« idéologie », a été prononcé, pour la première fois. L’un d’entre eux, les "Mémoires sur la faculté de penser", lu le , définit rigoureusement le mot « idéologie », signifiant « science des idées ». Il a répondu à la question « Quels sont les moyens de fonder la morale chez un peuple ? » mise au concours par la classe des sciences morales et politiques de l'Institut, en l'an V, avec "Quels sont les moyens de fonder la morale chez un peuple", qui a fait l'objet de trois livraisons dans le "Mercure de France" en date des 10, 20 et . Ces mémoires, imprimés dans le recueil de l’Académie, ont eu un très grand retentissement. C’est la seconde forme que Tracy a donnée à ses pensées, écrites d’abord dans des lettres confidentielles restées entre les mains de sa famille, et qui devaient recevoir un peu plus tard, dans des traités spéciaux, le caractère définitif de la théorie. Au début de 1798, le général Caffarelli du Falga lui a proposé, au nom de Napoléon, de faire partie, avec son grade de maréchal-de-camp, de l’expédition d’Égypte. Après deux jours de réflexion, il a refusé de reprendre la carrière des armes. Élu membre et secrétaire du comité de l’instruction publique, il a participé à la réorganisation de l’enseignement national en France et publié, à cette occasion, des "Observations sur le système actuel d'instruction publique", en 1800. Après le coup d'État du 18 Brumaire, auquel ses amis de la Société d'Auteuil, dont l’abbé Sieyès était alors l’animateur, avaient considérablement contribué, il a été nommé l’un des trente premiers sénateurs. Chef des « idéologues » méprisés par Napoléon, qui en a tout de même fait un comte d'Empire, le , il a soutenu avec fermeté ses opinions au sein du Sénat conservateur. En 1801, il a publié, son célèbre traité d’Idéologie qui contenait sa doctrine sur les caractères, le nombre, les opérations des facultés de l’entendement, la nature des idées, la puissance des habitudes, la valeur et l’action des signes. Un an après, le , sa fille Émilie a épousé le fils du général Lafayette. Toujours établi à Auteuil, c’était l’un des membres les plus assidus et les plus remarqués de la société d’Auteuil, qui s’est illustrée par son opposition philosophique au pouvoir de Napoléon. Courroucé par l’indépendance intellectuelle de cette petite association, ce dernier, après avoir dédaigneusement traité ses derniers opposants d’« idéologues », a supprimé, en 1803, la classe des sciences morales et politiques dont presque tous faisaient partie, sans pour autant empêcher la société d’Auteuil de subsister et de continuer à penser librement. Rayé de l’Institut, mais membre inamovible du Sénat, Tracy a poursuivi le cours de ses travaux tout en continuant de voter selon ses idées. En 1803, l’application de sa doctrine à l’expression des idées et à leur déduction, a donné lieu à une "Grammaire générale" et sa "Logique" (1805), dans lesquels il a montré la théorie philosophique du langage et développé les règles du raisonnement. Dans son "Traité de la volonté", qui est en même temps un traité d’économie politique, il apprécie la valeur du travail, la théorie des monnaies, la nature et l’influence de l’impôt, et il expose rigoureusement toutes les vérités fondamentales de la science de la richesse. Ces livres, publiés coup sur coup, ont augmenté la réputation déjà avancée de leur auteur. Opposition à l'esclavage. Il s'engage contre le rétablissement de l'esclavage par Napoléon après son coup d'Etat de 1799, quand la du nouveau régime , à une opinion publique souvent hostile, selon les rapports de police, via de nombreux articles de presse, brochures et gros ouvrages souhaitant rejeter l'apport des Lumières, les « races » humaines, des « êtres supérieurs » à « civiliser » les autres hommes, selon les analyses détaillées des publications de l'époque réunies par l'historien Yves Benot dans un livre de 1992. Au même moment se manifeste la persistance de « pôles de résistance » à la censure, émanant d'anti-esclavagistes, pas seulement les plus connus comme l'abbé Henri Grégoire mais aussi d'autres libéraux plus modérés incluant aussi Amaury Duval, Pierre-Louis Ginguené, Jean-Baptiste Say, Joseph-Marie de Gérando et Dominique Dufour de Pradt. Le "Commentaire sur l'Esprit des lois de Montesquieu". En 1806, il a composé un dernier ouvrage, intitulé "Commentaire sur l’Esprit des Lois de Montesquieu", qui contenait sa Politique, mais dont la publication ne pouvait avoir lieu, en raison du régime politique alors en place en France, car son objet réel était de défendre les thèses républicaines et démocratiques. S’appuyant sur la raison pure plus que sur l’expérience pratique, il relève les erreurs "De l'esprit des lois" de Montesquieu, attaquant notamment sa thèse selon laquelle la démocratie ne peut prospérer que dans de petits États, avant d’exposer son propre système fondé sur deux seuls ordres de gouvernement : les gouvernements généraux et les gouvernements spéciaux, les premiers ayant pour origine la volonté et, pour objet, l’intérêt de tous, tandis que les seconds se fondent sur des intérêts particuliers. Le gouvernement parfait est celui de la représentation pure sous un ou plusieurs chefs, né de la volonté générale et fondé sur elle, ayant pour principe la raison, pour moyen la liberté, pour effet le bonheur. Les dirigeants de l’État sont les serviteurs des lois, ces dernières sont les conséquences des besoins naturels, et les peines, de simples empêchements du mal à venir. Dans cette théorie, les divers pouvoirs sont séparés, les fonctionnaires sont élus. Le pouvoir législatif appartient à un nombreux groupe de représentants divisés en sections, et renouvelés par parties. Le pouvoir exécutif est détenu par quelques hommes d’État qui ne l’exercent que temporairement. Placée au-dessus de ces deux corps, une troisième autorité, composée de personnes muries par l’âge et par l’expérience, est chargée de les contrôler. Tracy l'ayant envoyé, au cours de l’été 1809, à Thomas Jefferson, qui venait de quitter la présidence des États-Unis, celui-ci l’a lui-même traduit en anglais, et publié à Philadelphie, en 1811 avec une préface, et fait enseigner au collège de William et Mary, où il avait fait ses études de 1760 à 1762. En 1815, lors de son retour aux États-Unis, pendant les Cent-Jours, Dupont de Nemours, qui était secrétaire du gouvernement provisoire de 1814, a découvert la version anglaise du "Commentaire" et l’a rapportée en France. Convaincu que l’ouvrage sortait de la plume de Jefferson, il est allé montrer sa découverte à Tracy et lui en recommander la lecture. Sur la réponse de Tracy que l’affaiblissement de sa vue ne le lui permettait pas, Dupont de Nemours ne s’était pas découragé, et en avait commencé la traduction en français. À cette annonce, Tracy n’a pas cru devoir garder plus longtemps son secret. Il s’est levé, a ouvert un tiroir pour y prendre le manuscrit du "Commentaire", qu’il a présenté à Dupont de Nemours qui, d’abord un peu surpris, a ensuite beaucoup ri de sa méprise. Décidé, par cet incident, à publier cet ouvrage, qui était son dernier en date mais, après la Grammaire, la Logique, l’Économie politique et la Législation, il avait le dessein de l’étendre aux sentiments par un traité de morale, aux propriétés des corps ou à la physique, à celles de l’étendue ou à la géométrie, à celles de la quantité ou au calcul mais, en 1808, appelé, après la mort de son ami Cabanis, à le remplacer au fauteuil 40 de l’Académie française, il s’est borné, à partir de cette époque jusqu’à sa mort, au strict accomplissement de ses devoirs. Pair de France. En 1814, la chute de Napoléon a été, pour lui, comme le signal du retour à la liberté et, en votant sa déchéance, il s’est cru revenu aux idées de l’ancienne Constituante jusqu’à ce qu’une ordonnance de Louis XVIII lui rende le titre de comte, auquel il avait renoncé, et qu’il soit nommé membre de la Chambre des pairs, où il s’est élevé contre les débordements de la réaction de 1815. Il a refusé de prendre part aux procès politiques, et repoussé toutes les lois contraires à l’esprit et aux acquis de la révolution. Il a suivi le progrès des sciences naturelles avec plus d’intérêt que le mouvement de la philosophie, alors engagé dans d’autres voies que les siennes. Kant, dont il avait entrepris la réfutation, avec sa théorie de la connaissance, et le sens commun de Thomas Reid avaient mis sa philosophie à mal, tandis que triomphait la morale spiritualiste qui devait donner naissance à l’éclectisme de Victor Cousin. Rendu, en 1832, à l’Académie des sciences morales et politiques, qu’il avait autrefois illustrée, il n’est venu qu’à une seule de ses séances. Sa fermeté intellectuelle l’a fait appeler « Têtu de Tracy », ce dont il disait que c’était un excellent nom. Sa seule distraction, dans ses dernières années, était de se faire lire et relire Voltaire qu’il appelait « le héros de la raison humaine », car il était devenu presque aveugle. Atteint de la cataracte, il est allé, après un an de complète cécité, se faire opérer par l’oculiste Michel Jean Baptiste Bon de Wenzel. Cette opération ne lui avait pas entièrement rendu la vue, mais on a pu le voir, vêtu de noir, en bas de soie, le visage surmonté d’un vaste abat-jour vert, une longue canne à la main, s’engager, à l’âge de soixante-seize ans, au milieu des barricades de 1830. À sa mort, il a été inhumé au cimetière du Père-Lachaise. Ayant reçu la Légion d'honneur, le , il avait été élevé au grade de commandeur, le . Son fils Victor Destutt de Tracy a été parlementaire sous la monarchie de Juillet et ministre de la Marine. Héritage intellectuel. Idéologue moderne voulant révolutionner les sciences sociales en fournissant les "Éléments d'idéologie" comme livre de base aux nouveaux établissements scolaires, il a été très célèbre en son temps. Héritier et continuateur des Lumières, en politique et en philosophie, l’arrivée en politique de Napoléon a détruit tous les projets idéologues en supprimant le comité d’instruction publique et les écoles centrales, bastion de la pédagogie idéologiste, tandis que des ouvrages aussi étrangers aux Lumières que le "Génie du christianisme" ouvrent la voie à la litanie de ceux qui voudront accuser les Lumières des causes et des excès de la Révolution. Dans le sillage d’Adam Smith, il a durement critiqué l’exaltation de l’agriculture défendue par les physiocrates et entrevu les possibles écueils de la concurrence et du libre-échange. Sa pensée atteste également de l’existence d’une pensée malthusienne optimiste en France au début du . Son œuvre a eu une influence réelle sur les philosophes et économistes du , notamment le philosophe écossais Thomas Brown, Thomas Jefferson, John Stuart Mill, Herbert Spencer, Taine et Théodule Ribot, mais aussi sur Stendhal, l’historien Augustin Thierry, les économistes Charles Comte et Charles Dunoyer, et jusqu’à Karl Marx qui a repris à son compte le terme d’« idéologie ». Philosophe presque oublié pendant près de deux siècles, on recommence à lire et apprécier les théories de ce penseur qui a joué un rôle considérable dans la formation d’une ou deux générations, voire à envisager de replacer ses idées dans les études modernes. Ses idées économiques ont été fort négligées alors que son "Traité d’économie politique" a été publié aux États-Unis, en Italie et en Espagne et a influencé les Carbonari et les Décembristes.
Huntingdonshire Le Huntingdonshire ( or ), abrégé en Hunts, est un comté traditionnel d'Angleterre. Il doit son nom à son chef-lieu, la ville de Huntingdon. Depuis 1974, il constitue un district non métropolitain du Cambridgeshire. Les principales villes du Huntingdonshire sont Huntingdon, Ramsey, St Ives et St Neots. Histoire. La zone correspondant au Huntingdonshire moderne a été délimitée pour la première fois à l'époque anglo-saxonne. Ses limites sont restées en grande partie inchangées depuis le , bien qu'il ait perdu son statut historique de comté en 1974. Lors de son accession au trône, en 1154, Henri II déclara tout le Huntingdonshire une "forest""." Le titre de comte de Huntingdon est créé en 1065. Il est fréquemment détenu par des princes écossais jusqu'au début du . Jusqu'au , le comté est divisé en quatre hundreds : Norman Cross au nord, Leightonstone à l'ouest, Hurstingstone à l'est et Toseland au sud. Il devient un comté administratif en 1889, en vertu du . Il est fusionné au sein du Cambridgeshire en 1974, en vertu du Local Government Act 1972, et devient un simple district non métropolitain. L'idée d'en faire une autorité unitaire, sur le modèle du Rutland ou du Herefordshire, est envisagée dans les années 1990, mais elle n'aboutit pas.
Westmorland Le Westmorland (historiquement aussi écrit "Westmoreland") est un comté traditionnel d'Angleterre. En 1974, il fusionna avec le Cumberland et des parties du Lancashire et du Yorkshire pour créer la Cumbria. Sa capitale était Appleby, qui, en 1974, a décidé de prendre le nom de Appleby-in-Westmorland pour préserver le mémoire du comté.
Ajax (Sophocle) Ajax (en grec ancien ) est une tragédie grecque de Sophocle dont la date de création n'est pas connue. Par déductions, la plupart des spécialistes s'accordent pour en faire une des œuvres initiales de son auteur, jouée pour la première fois entre et et plus probablement au printemps . Dans cette pièce, Sophocle raconte les circonstances qui ont conduit à la mort d'Ajax, chef des Salaminiens. L'action se passe devant les remparts de la cité de Troie assiégée par les Grecs. Genèse et histoire. À la création de la pièce, Athènes est en guerre contre Sparte. Sophocle crée la pièce en s'inspirant du passé pour fonder ou du moins à une trêve. L'histoire de l’"Iliade" repose sur la colère d'Achille, une colère qui d'humaine devient divine. Elle est révolte et s'attaque au passé, elle veut tout balayer des anciens souvenirs, des anciennes civilisations et va chercher à éradiquer même dans le présent tout ce qui pourrait représenter son avenir. Mais Achille après avoir tué Hector, fils de Priam, se laisse faiblir par Priam et les dieux. Le corps d'Hector ne se décompose pas et il faut qu'Achille accepte sa faiblesse et rende le corps à Priam pour que la vie revienne à son cours. En acceptant de rendre le corps, il accepte de mourir, ce qui advient. Sophocle extrait de ce contexte les différentes colères des Achéens pour s'intéresser à celle d'Ajax. Résumé. Argument. Le héros Achille est mort. Les deux Atrides, Agamemnon et Ménélas, chefs des armées grecques, remettent les armes du défunt Achille à Ulysse. Ajax convoitait les armes qui devaient lui revenir en tant qu'ami d'Achille. La pièce s'ouvre sur la colère d'Ajax. Aveuglé par Athéna, il massacre les bêtes (bœufs, moutons…) des armées grecques les prenant pour les compagnons d'Ulysse et les deux Atrides. Ajax, revenu à la raison, ne peut accepter le déshonneur de son crime. Ajax, honteux de son acte qui rejaillit sur la réputation de sa famille, décide de se racheter par son suicide. Sa compagne, Tecmesse, tente de le dissuader. Ajax semble y consentir et se retire sur une île. Teucros, frère d'Ajax, débarque alors dans la maison du chef des Salaminiens : il recherche Ajax. Il a appris par un oracle que s'il restait cloîtré chez lui, les dieux ne seraient plus en colère et son crime pardonné. Cependant Ajax isolé se donne la mort avec l'épée arrachée au Troyen Hector. La pièce s'achève par la découverte d'Ajax mort et la dispute entre Teucros et Agamemnon. Le roi Atride refuse qu'on donne une sépulture au chef des Salaminiens ; Teucros, au contraire, veut honorer son frère. Ulysse intervient alors : malgré les disputes qu'il avait eues avec Ajax, il conseille à Agamemnon de laisser Teucros rendre les derniers hommages au défunt.
Magneton
Les Misérables (film, 1933)
Tecmesse
Alakazam
Canarticho et Palarticho et son évolution, , sont deux espèces de Pokémon de première et huitième génération. Issu de la célèbre franchise de médias créée par Satoshi Tajiri, Canarticho apparaît dans une collection de jeux vidéo et de cartes, dans une série d'animation, plusieurs films, et d'autres produits dérivés. Il est imaginé par l'équipe de Game Freak et dessiné par Ken Sugimori. Sa première apparition a lieu au Japon en 1996, dans les jeux vidéo "Pokémon Vert et Pokémon Rouge". Le Pokémon est du double type normal et vol et occupe le du Pokédex, l'encyclopédie fictive recensant les différentes espèces de Pokémon. Dans la huitième génération, il possède une forme de Galar, de type combat. Seule cette forme évolue en Palarticho, Pokémon également de type combat qui occupe le du Pokédex. Création. Propriété de Nintendo, la franchise "Pokémon" est apparue au Japon en 1996 avec les jeux vidéo "Pocket Monsters Vert" et "Pocket Monsters Rouge". Son concept de base est la capture et l'entraînement de créatures appelées Pokémon, afin de leur faire affronter ceux d'autres dresseurs de Pokémon. Chaque Pokémon possède un ou deux types – tels que l'eau, le feu ou la plante – qui déterminent ses faiblesses et ses résistances au combat. En s'entraînant, ils apprennent de nouvelles attaques et peuvent évoluer en un autre Pokémon. Canarticho, qui se présente comme un canard tenant un brin de ciboule, fait référence à une expression idiomatique japonaise : , littéralement « un canard qui arrive en portant de la ciboule », c'est-à-dire l'ingrédient pour le cuisiner ; cette expression est traduisible en français par « se jeter dans la gueule du loup ». Il est initialement nommé en japonais, mot-valise composé des mots et , qui se prononce comme la forme raccourcie de cette expression . Son nom est ensuite adapté dans quatre langues lors de la parution mondiale des jeux : anglais, français, allemand et coréen ; le nom anglais est utilisé dans les autres traductions du jeu. Son nom français est composé des mots « canard » et « artichaut », adaptation du nom original japonais. Description. Canarticho. Canarticho est un canard de couleur marron avec de grands sourcils froncés, qui tient dans ses ailes ou dans son bec un oignon japonais. Il occupe la quatre-vingt-troisième place du Pokédex, l'encyclopédie fictive des Pokémon. Il ne possède pas de sous-évolution et seule sa forme de Galar, apparue lors de la huitième génération, possède une évolution, nommée Palarticho. D'après le Pokédex, qui le définit comme un « canard fou », il ne peut vivre sans son légume, qu'il protège au péril de sa vie : il l'utilise comme arme ou comme un outil pour construire son nid ; en dernier recours, il peut la manger et en cherchera alors immédiatement une autre. Ils sont capables de se battre pour une de ces tiges. Ce Pokémon est menacé d'extinction, c'est pourquoi de nombreux dresseurs de Pokémon l'élèvent, pour préserver l'espèce. Apparitions. Jeux vidéo. Canarticho apparaît dans la série de jeux vidéo "Pokémon". D'abord en japonais, puis traduits en plusieurs autres langues, ces jeux avaient été vendus à plus de 215 millions d'exemplaires à travers le monde en 2010. Il fait sa première apparition en 1996 dans les jeux japonais et , sortis en Occident sous le titre de "Pokémon Rouge" et "Bleu". Depuis la première édition de ces jeux, Canarticho est réapparu dans les versions "Jaune", "Or", "Argent", "Cristal", "Vert Feuille", "Rouge Feu", "Diamant", "Perle" et "Platine". Série télévisée et films. La série télévisée "Pokémon" et les films qui en sont issus narrent les aventures d'un jeune dresseur de Pokémon du nom de Sacha, qui voyage à travers le monde pour affronter d'autres dresseurs ; l'intrigue est souvent distincte de celle des jeux vidéo. Canarticho n'a qu'un rôle mineur dans la série télévisée "Pokémon". Il apparaît surtout dans l'épisode 49 de la saison 1 : "Recette aux poireaux". Un Canarticho appartenant à un petit garçon vole des Poké Balls. Il est cependant gentil au fond de lui donc les enfants l'adorent. Réception. Canarticho est le Pokémon évolué le plus faible de la première génération en termes de statistiques (hors le cas particulier de Métamorph). Malgré – ou à cause – de cette faiblesse, Canarticho jouit d'une certaine popularité auprès des fans.
Legion of Super Heroes
Gwynedd Le Gwynedd est une région du pays de Galles, dont le nom est tiré d'un ancien royaume médiéval ; le royaume de Gwynedd. Elle fut créée en 1974 et fit partie de l'une des huit régions administratives du pays de Galles. Bien qu'elle figure parmi les plus grandes quant à la superficie, elle est pourtant l'une des moins peuplées. Comme une bonne partie de la population y parle gallois (76 %), elle est devenue le centre d'un mouvement nationaliste, le Plaid Cymru. Le , ses frontières géographiques furent remodelées. Il perdit l'île de Môn (Anglesey), qui devint une région à part entière, ainsi qu'Aberconwy qui s'intégra au comté nouvellement formé de Conwy. Comme le Gwynedd couvrait la plupart des régions qui correspondaient au Caernarfonshire traditionnel, elle fut rebaptisée en "Caernarfonshire et Merionethshire". L'une des toutes premières actions du conseil, le (le lendemain de sa création) fut de lui rendre son ancien nom de Gwynedd. Communautés. Le Gwynedd comprend les communautés suivantes :
Piñas (Équateur) Piñas est la paroisse principale "()" du canton de Piñas, qui se situe à une altitude de mètres. Subdivision. L'Équateur est divisé en 24 provinces "()", elles-mêmes subdivisées en cantons "()" et paroisses "()". Histoire. La ville de Piñas a été fondée par Juan de Loayza en 1815 : Il l'appela Piñas d'après le nom de son village de naissance, en Espagne. Piñas est aussi surnommée « l'orchidée des Andes » en raison de la grande variété des orchidées sauvages trouvées dans cette région de l'Équateur méridional.
Piñas
Limavady United Football Club Le Limavady United Football Club est un club nord-irlandais de football basé à Limavady.