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Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band (album) <dfn>""</dfn> est le huitième album studio des , publié le au Royaume-Uni et en France et le jour suivant aux États-Unis et au Canada. Enregistré sur une période de , il est considéré par les critiques comme leur plus grande œuvre et l'un des albums les plus influents de l'histoire de la musique populaire, figurant entre autres à la première place dans la liste des « 500 plus grands albums de tous les temps » du magazine "Rolling Stone". Par son retentissement, par la façon dont il a révolutionné l'industrie du disque, par sa durée de vie dans les hit-parades et par la force avec laquelle il a capté l'air de son temps, " reste encore à ce jour une pierre angulaire de l'histoire de la musique et de la culture populaire de la seconde moitié du . Avec de copies écoulées, il est un des albums les plus vendus au monde, ainsi que le plus vendu du groupe et de la . Genèse et enregistrement. " est enregistré alors que les s'extraient de la pression liée à la . Le , les quatre musiciens donnent leur dernier concert au Candlestick Park de San Francisco. Après cette ultime tournée aux États-Unis, où le décalage ne cesse de se creuser entre ce qu'ils veulent proposer à leur public et ce que celui-ci parvient à entendre au milieu des hurlements et dans des conditions de sonorisation encore balbutiantes, entre ce qu'ils produisent désormais en studio et ce qu'ils arrivent à délivrer sur scène, les quatre , même qui est alors celui qui tient le plus à continuer les tournées, décident que c'en est assez. Le groupe profite d'un long congé pour se ressourcer. Harrison se rend en Inde pour des cours de sitar avec Ravi Shankar et s'initie à la culture du pays. joue dans le film ' réalisé par Richard Lester, tourné à Celle près de Hanovre en Allemagne et à Almería en Espagne. Starr, outre une escapade pour rendre visite à en Espagne, reste à Londres et passe le plus clair de son temps avec sa femme et son fils. Quant à , il travaille sur la bande son du film ', voyage incognito en France puis part en safari au Kenya avec sa fiancée Jane Asher et son ami Mal Evans. Dans l'avion du retour, Evans demande à de lui passer le sel et le poivre () et ce dernier entend . Ce malentendu les fait rire et sème l'idée du nouveau projet des Beatles. Il est amusant également de noter l'existence d'un album du groupe sorti en 1964. Ce groupe ouvrait chaque face par une reprise des suivie par leurs compositions très inspirées par les Fab Four. Un détail très curieux est la similarité du visage du Sergent Pepper dans l'insert de l'album des et l'un des visages des musiciens de Billy Pepper. Il est difficile de croire qu'aucune des personnes de l'entourage des (voire les eux-mêmes) n'aient eu la connaissance de cet album. À la fin de l', ils reviennent en studio à ; déterminés, les s'expliquent avec le producteur en des termes résolus : , dit au producteur. , ajoute Paul . conclut-il. poursuit , . C'est ainsi qu'ils ouvrent une nouvelle période dans leur carrière — qui sera connue plus tard sous le nom de "" () — en commençant par le plus ambitieux des projets. Le nom de l'album est lié à la tendance américaine de donner des noms « à rallonge » aux groupes, comme ou . Sur une idée de , les décident de former un groupe fictif qui lui aussi aurait un nom très long et partirait en tournée à leur place. Lors du séjour des à Toronto, le , le policier responsable de leur sécurité était le sergent Randall . Bien que ceci n'ait jamais été officialisé, il est probable que le lien d'amitié entre le sergent et le groupe ait pu influencer la genèse du titre de leur prochain album. Pour la première fois dans leur carrière, les disposent de tout le temps nécessaire pour préparer leur album. En tant que groupe vedette et plus grand succès de la maison de disques EMI, ils ont un accès presque illimité à la technologie des studios , où ils enregistrent tous leurs albums depuis le début de leur carrière. Les quatre membres du groupe ont une préférence pour les longues sessions de nuit, et toute l'équipe d'ingénieurs du son dirigée par le producteur se tient à leur disposition, prête à soutenir toutes leurs expérimentations. En tout, (de à ) seront nécessaires pour enregistrer les treize chansons de l'album ainsi que ' et ', sorties séparément en single en . Selon les sources, l'enregistrement de l'album a duré entre 300 et , un total sans précédent à l'époque. Depuis les enregistrements des deux albums précédents, ' (1965) et ' (1966), les goûts des ont évolué. Au , à la pop et au rock 'n' roll de leurs débuts s'est ajoutée une variété de nouvelles influences qui va de la musique indienne — sous l'impulsion du guitariste George Harrison — à la musique classique et même baroque, dont est un expert. Les musiciens sont par ailleurs devenus familiers d'un grand nombre d'instruments comme l'orgue Hammond et le piano électrique, sans oublier les instruments indiens comme le sitar, la tampura et diverses percussions. L'ajout de ces nouvelles sonorités dans la « musique occidentale » marque les balbutiements du phénomène musiques du monde dans la pop. Leur palette instrumentale couvre maintenant les cuivres, les bois, les instruments à cordes, les percussions et tout ce qui peut leur apporter la sonorité recherchée. L'ensemble de ces évolutions, qui concerne aussi l'écriture des paroles, est arrivé à maturation au moment des sessions de "". La période ' coïncide aussi avec l'introduction de quelques innovations musicales importantes. Le travail d'autres musiciens tels que , Phil Spector et redéfinit radicalement ce qu'il était possible de faire pour les musiciens pop en termes d'écriture et d'enregistrement. Les technologies de studio ont atteint un haut degré de développement et de grandes innovations sont encore à venir. Les vieilles règles de l'écriture sont abandonnées et des thèmes lyriques complexes sont explorés pour la première fois dans la musique populaire. Les chansons deviennent plus longues, le point culminant étant atteint dans les avec, par exemple, les groupes de rock progressif tels que et ses titres s'étalant sur une face entière de , comme le morceau '. Ces derniers enregistraient au même moment à Abbey Road leur premier album, "" dans la pièce d'à côté, album qui deviendra à sa sortie un classique du rock psychédélique. Durant la pause qui a suivi la parution de l'album "Revolver", un nouveau groupe de jeunes musiciens a été créé de toutes pièces ; , issu d'une émission de télévision qui rappelait les frasques aperçues dans les films des . Les et albums qui ont été aussi publiés sous leur nom ont atteint les premières places du palmarès. Ce vide comblé par ces nouveaux « "Mop Tops" » a inquiété qui a insisté pour la publication du ' - '. Quant à , qui s'était déjà lassé de l'image que son groupe projetait, il voit en ces « "" » une façon de se défaire de la contrainte de plaire aux plus jeunes, ce qui leur permettrait de faire évoluer leur musique. Caractéristiques artistiques. Conceptualité. Dans cet album, la accueille le public à son concert, et tout, jusqu'à sa pochette innovante et débordante de couleurs, fait de ce disque un pionnier de l'album-concept, ne serait-ce que par son retentissement. Mais il faut attendre 1968 pour pouvoir écouter un vrai concept-album racontant une histoire de la première à la dernière chanson: S.F. Sorrow du groupe . Le biographe Steve Turner écrit : . Pourtant, au-delà du personnage de Billy (interprété par Ringo Starr), qui fait le lien entre la chanson-titre et ', les chansons n'ont pour la plupart aucun rapport entre elles, a d'ailleurs confirmé cela par des propos similaires dans une interview. Afin d'assurer la cohérence du projet, le groupe, sur une idée de son assistant Neil Aspinall, décide de reprendre la chanson-titre en avant-dernier morceau (), plus vite, plus rock et dans une autre tonalité. Hasard ou non, le cri du coq que l'on entend à la fin de ' est dans la même tonalité que le premier accord de la reprise de ' et permet donc, sur la version stéréo, de lancer celle-ci. Le se termine avec ', tel un rappel. À la suite d'une montée orchestrale, l'album est clos par le long decrescendo d'un accord de mi majeur , un sifflement à , inaudible par l'homme mais destiné à faire aboyer les chiens, et un sans fin sur le sillon intérieur. Par ailleurs si l'on observe la courbe de ce titre sur un logiciel de montage audio, on voit bien ce passage inaudible à l'oreille humaine apparaître sous la forme d'un long « pavé ». George Martin note que le disque . minimisait l'approche conceptuelle, expliquant que les chansons avaient été juxtaposées fortuitement. Écriture des chansons. La réussite de ' est encore largement le fruit de la collaboration entre et Paul dans l'écriture de la plupart des chansons. Il y a celles entièrement coécrites, comme ' en partant d'une simple idée de départ de Paul : la phrase . Toute la chanson est développée dans l'idée de la confier à Starr et d'en faire un dialogue entre le personnage de Billy et un chœur qui lui pose une série de questions. Il y a celles composées par Paul avec un ajout décisif de John. Sur "", c'est ce dernier qui contrebalance l'optimisme de son partenaire, en ajoutant () derrière les paroles de Paul , et qui écrit le pont de la chanson dans lequel il décrit comment il était . Jimmie Nicol, batteur des en , avait coutume de répéter cette phrase pendant les répétitions à l'apprentissage des parties de batterie de Ringo Starr ; Paul aura retenu cette phrase pour l'écriture de cette chanson. Lorsque Paul part d'un fait divers pour composer "", John ajoute le chœur grec en réponse des parents, incapables de comprendre la fugue de leur fille. Il y a celles écrites par John avec le concours de Paul. Lorsque démarre avec un dessin de son fils pour ', McCartney trouve des paroles, comme . L'apport peut aussi être instrumental, comme les fameuses notes de mellotron composées par Paul pour l'introduction de '. Le résultat le plus remarquable, et inédit, est constitué par '. Dans ce cas très particulier, il y a une chanson de John () et une autre de Paul (). Les deux compères les assemblent, s'amusent à écrire la phrase de liaison très connotée , et les transitions entre les deux parties. Ce sera une des rares fois, avec plus tard deux titres du medley d' et ' sur ', que deux chansons distinctes des auteurs-compositeurs sont assemblées et enregistrées ensemble d'une seule traite. est une phrase que l'on retrouvera à la fin de la chanson "Young Americans" de David Bowie en 1975, en clin d’œil à John Lennon. L'inspiration prend des formes multiples : la lecture des journaux pour ' ou ', la reproduction du texte d'une affiche de cirque du pour ', le souvenir du batteur temporaire des en , Jimmy Nicol, pour ', la sonorité du mot pour ', les travaux de restauration d'une vieille ferme écossaise pour ', un hommage musical de Paul à son père Jim pour ' ébauché en 1958, le dessin de Julian Lennon et les œuvres de Lewis Carroll pour ', une publicité télévisuelle vantant une marque de céréales pour ', la musique de son ami Ravi Shankar pour dans ', ou encore la nostalgie de l'enfance à , pour Paul dans ', et John dans '. Chansons non incluses. Alors que les poursuivent la conception et la réalisation de "", trois chansons enregistrées en vue de leur inclusion dans l'album sont éliminées. Les deux premières, ' et ', sortent en double face A le . À la demande de , afin qu'un nouveau soit disponible dans les bacs durant l'hiver, Martin doit en effet livrer, à contrecœur, ces deux chansons puisqu'elles sont à ce moment les plus abouties. Compte tenu du principe adopté depuis leur troisième , qui veut que ce qui sort en single ne fasse pas ensuite partie des albums, les deux chansons de et , évoquant la nostalgie de leur enfance à , connaissent ce destin. Si l'on tient compte du fait que ces deux chansons sorties en single abordaient leurs jeunes années à Liverpool, les tenaient là un concept majeur sur le thème de la nostalgie qui avait déjà été abordé dans ' et qui aurait pu sous-tendre tout l'album. Martin qualifiera plus tard cette décision d'. Il a aussi été envisagé utiliser la chanson ', elle aussi déjà mise en boîte, comme face B à l'une ou l'autre de celles-ci. La troisième chanson, intitulée ' et écrite par Harrison, est enregistrée durant les séances pour l'album. Rapidement on se rend compte qu'elle ne colle pas avec l'ambiance que l'on veut donner à l'album et elle est remplacée par ', une autre de ses compositions que le groupe juge meilleure. ' apparaît finalement dans la bande originale du film ' en 1969. Un dernier morceau, ', est enregistré par les le , menés par McCartney. Il s'agit d'une improvisation avant-gardiste d'une durée de quatorze minutes créée pour un spectacle son et lumière, ', ayant lieu à la "Roundhouse" de Londres les et et jamais réentendue en public depuis. Bien qu'effectué lors des séances de la chanson ', il n'a jamais été question d’intégrer cet enregistrement dans l'album ; il ne sera même pas inclus dans la collection d'enregistrements qui a été publiée pour célébrer le cinquantième anniversaire de la sortie de l'album, à l'instar de ' d'ailleurs. L'enregistrement de ", le disque de Noël annuel offert au fan club, se fait aussi au début de ces séances. Innovations techniques. Les innovations en termes d'enregistrement sont nombreuses pour " et marqueront durablement l'industrie du disque et la façon de considérer le travail en studio. Par exemple, les ingénieurs des studios Abbey inventent pour les le ', un nouveau bouton sur le magnétophone qui permet de faire varier la vitesse de défilement de la bande. On enregistre ainsi la voix en faisant tourner le magnétophone plus lentement puis on le remet à vitesse normale. Ce procédé est notamment utilisé pour modifier le timbre de la voix de Lennon sur '. On peut aussi s'en servir pour relier deux prises enregistrées à un tempo différent, comme sur "". et son équipe technique inventent également la « synchronisation » de deux magnétophones 4-pistes, à travers une fréquence émise d'une machine vers l'autre, utilisée pour enregistrer l'orchestre symphonique exécutant la « montée » dans ', tandis que tourne la bande où jouent les . Ils utilisent abondamment le ' (également appelé ""), qui permet de transférer les quatre pistes enregistrées sur un magnétophone pour n'en faire plus qu'une seule sur un autre, libérant ainsi trois nouvelles pistes. On peut multiplier le procédé, mais avec une certaine limite : quatre fois (soit un virtuel) constitue le maximum permis pour ne pas avoir trop de dégradation du son. "A Day in the Life" fait les frais de ce procédé : sur le pressage audio original mono et stéréo on entend un souffle sur toute la chanson, corrigé sur les pressages ultérieurs. Les utilisent des pédales wah-wah et un fuzzbox, qu'ils transforment avec leurs propres idées expérimentales, comme faire passer des voix et des instruments à travers une cabine Leslie. Une autre innovation sonore importante est la découverte de la technique de la boîte de direct par , dans laquelle on peut enregistrer la guitare basse en la branchant directement dans un circuit d'amplification de la console d'enregistrement. Paul enregistre désormais toutes ses parties de basse à part, et souvent à la fin. Instrumentation. Les chansons de "" comportent des arrangements musicaux très élaborés et des utilisations très importantes d'effets audio comme l'écho, la réverbération et les bandes passées à l'envers. Beaucoup de ces effets ont été créés par et son équipe d'ingénieurs des studios Abbey . L'un des quelques moments de discorde survient pendant l'enregistrement de '. est indisponible à ce moment et , impatient, engage le compositeur pour écrire les arrangements de la section des cordes. La situation se répète lors de la composition de la musique du film ', également avec . Un autre exemple de la production de l'album est la chanson de Lennon ', qui clôture la première face du original. Les paroles ont été adaptées presque mot pour mot d'une vieille affiche de cirque du que Lennon a achetée à un magasin d'antiquités dans le Kent le jour où les y ont filmé le clip promotionnel de '. Le collage sonore qui donne à la chanson son caractère distinctif est créé par et Geoff Emerick, qui amassent divers enregistrements d'archives de calliope, ensuite coupés en différentes longueurs, jetés en l'air, collectés dans une boîte et mixés ensemble dans un ordre aléatoire, réalisant ainsi une longue bande qui sera mixée avec la chanson lors de la production finale. La chanson qui ouvre la deuxième face, ', est inhabituellement longue pour une chanson pop à cette époque, et ne comprend que George au chant, au sitar et à la guitare acoustique, tous les autres instruments étant joués par un groupe londonien de musiciens indiens et un orchestre classique. Le travail de sur ce titre est remarquable par ses qualités de producteur et d'arrangeur, mariant avec génie la musique orientale et occidentale, sans trop prendre la chose au sérieux à en juger par les rires (sous influence de substances stupéfiantes ?) à la fin de la chanson. Ces déviations du rock 'n' roll traditionnel ont été facilitées par la décision des de ne plus faire de concerts, par leur habileté à engager de bons musiciens et par l'intérêt grandissant de pour la musique indienne et l'hindouisme, qui a conduit celui-ci à prendre des leçons de sitar avec le musicien indien Ravi Shankar. Sa fascination pour la musique et les instruments indiens est mise en évidence sur plusieurs chansons, comme ' et "", où il joue de la tambura. Cet album utilise aussi beaucoup d’instruments à claviers. Un piano à queue est employé pour plusieurs chansons, comme ' et ', et un orgue Hammond est utilisé dans plusieurs autres. Un clavecin peut être entendu sur ' et un harmonium est joué par sur '. Le piano électrique, le glockenspiel et le mellotron sont aussi utilisés sur l'album. Le dans le studio d'Abbey , l'orchestre classique de , formé de membres de la New Philharmonia, enregistre la montée aléatoire pour "". exécute les instructions de : la première et la dernière note sont dans la tonalité du mi majeur et chaque musicien doit partir de la note la plus basse de son instrument, puis monter à la plus haute sur et à la vitesse qui sera choisie par chacun sans se soucier de ce que jouera son voisin. , initialement, n'était pas très favorable à cette expérimentation, mais le résultat est là. Versions mono et stéréo. Les étaient présents pendant le mixage de l'album en mono et le disque vinyle est originellement sorti dans cette version accompagnée d'un mixage stéréo préparé par une équipe d'ingénieurs du son des studios Abbey dirigée par . Ces deux versions sont fondamentalement différentes : la bande est quelquefois lue à une autre vitesse. Par exemple, la chanson ' a été mixée en mono à une plus grande vitesse que sur l'enregistrement original et joue donc sur un tempo plus rapide. Inversement, la version mono de ' est considérablement plus lente que sur la version stéréo et comporte plus d'effets sonores. Des variations apparaissent aussi sur la version en CD de l'album. Les cris de à la fin de la reprise de ' peuvent être très bien entendus dans la version mono, mais sont presque inaudibles dans la version stéréo. Certains croient entendre puis une partie inintelligible et la phrase en lecture accélérée. La version mono de la chanson comporte une batterie qui ouvre la chanson avec plus de présence et de force. Le fameux segue à la fin de ' où le cri du coq, qui devient un son de guitare sur la version stéréo, est placé à un temps différent sur la version mono et cet effet disparaît. D'autres variations entre les deux mixages incluent un rire plus fort à la fin de la version mono de ' et une fin froide et sans écho sur la version mono de '. Sur les premiers pressages mono de l'album, juste après ', le dernier morceau, un sillon sans fin, c'est-à-dire revenant sur lui-même, pouvait être entendu sur les platines manuelles. Il l'est à nouveau depuis la réédition de l'album en disque compact où on l'entend se répéter une dizaine de fois avant de fondre en fermeture. Une fausse légende affirme que les disent (). Le groupe prononce deux ou trois phrases. Une première phrase en premier plan pouvant être entendue aussi bien à l'endroit qu'à l'envers, disant quelque chose comme ou encore dans un sens, et dans l'autre . La deuxième phrase, en arrière-plan, est enregistrée à l'envers et seule sa deuxième partie est compréhensible : . Quelqu'un a suggéré à Paul que l'on entendait , ce qui l'a fait beaucoup rire. Ce sillon a alimenté de nombreuses spéculations participant à la légende des . C'est leur premier album publié à l'identique en Amérique du Nord par mais le montage sonore du sillon final n'est pas inclus. La bande maîtresse monophonique est envoyée aux États-Unis le pour commencer la production des disques, le jour même où le montage sonore est enregistré. Le lendemain, la bande stéréo est à son tour livrée mais le montage final n'est pas encore prêt. Il sera inclus sur la compilation américaine ' publiée en 1980. Pochette. La pochette de l'album est sans doute l'une des plus célèbres de l'histoire de la musique ; le montage élaboré de la photo de couverture, la photographie des « » s'étalant sur les deux à-plats intérieurs, le visuel du verso de la couverture avec les paroles des chansons et enfin la planche à découper uniface qui y est insérée. De plus, dans les premières éditions britanniques, on fabrique une pochette de protection du disque vinyle format possédant un design inédit. Le visuel de couverture. La couverture de l'album a été réalisée par les artistes anglais et . Il ne s'agit pas ici d'un photomontage, mais bien d'une photo du groupe au milieu d'une installation composée de personnages imprimés grandeur nature sur du carton taillé, de statues et d'objets, devant un fond bleu ciel. Ce diorama se décompose en trois plans : le premier est constitué principalement d'un massif de fleurs dans lequel est inséré un assemblage d'objets (plantes vertes, instruments de musique, figurines, etc.) ; le deuxième plan montre les quatre accompagnés de six mannequins en cire, deux « sculptures molles » et quatre figures cartonnées découpées en taille réelle ; le dernier assemble sur plusieurs rangées de découpes grandeur nature une cinquantaine de portraits de personnages plus ou moins célèbres, trois têtes de cire, ainsi qu'un palmier artificiel. La réalisation de la pochette nécessite un travail de composition important, dû à , l'un des pères du pop art, et à , alors son épouse (et fille de , important directeur artistique de studios cinématographiques qui l'a initiée aux techniques des décors de cinéma). La production est initiée par le collectionneur d'art , proche ami du groupe, et le photographe est choisi pour prendre les photos de l'installation, assisté de et . La direction artistique est effectuée par le photographe américain Al Vandenberg. Neil Aspinall et Mal Evans sont chargés d'aller dans diverses librairies et bibliothèques chercher l'image des différents personnages. La préparation du décor nécessite deux semaines de travail. Le graphiste britannique , qui dessinera quelques mois plus tard le logo d', procède au montage des agrandissements photo que et coloriseront avec des teintures. La session de photos elle-même dure plusieurs heures, le au studio du à Londres. Le coût final de cette pochette s'élève à , soit environ cent fois le coût habituel à l'époque. À l'instar de celle de leur précédent album, "" en 1966, la pochette reçoit le prix Grammy dans la catégorie arts graphiques. et ne reçoivent qu'un forfait de sans droits d'auteur prévus (en dépit de leur signature sur la planche à découper), fait qui contrarie toujours ce dernier : . Au centre de ce visuel se trouvent les , chacun vêtu d'un uniforme de parade d'une couleur différente, se tenant debout, réunis derrière une grosse caisse de fanfare militaire. Sur la peau de celle-ci figure le titre de l'album, prenant la forme d'un logo conçu par l'artiste Joe Ephgrave. Cet artiste de fêtes foraines, un ami de Jann Haworth et de son père, a conçu deux modèles disposés sur chacune des membranes de la caisse. Sur le premier cliché pris lors de cette journée, celle-ci est inversée pour montrer le design alternatif. C'est la seule fois que l'on peut voir cette face lors de cette séance photo . À leurs pieds, au milieu du massif paysagé, des jacinthes rouges forment le mot « Beatles » en lettres capitales. Cette pochette présente une vraie rupture avec les précédents albums car ici, chaque a sa propre coiffure, son propre costume, sa propre identité mais tous portent la moustache. Le contraste est accentué par la présence, à leurs côtés, de statues de cire en habits sombres à l'effigie des « anciens Beatles » en pleine beatlemania, empruntées au musée Madame Tussauds à Londres. C'est aussi la première fois que l'on voit, sur une pochette d'album officiel des , porter des lunettes. Myope depuis au moins l'âge de sept ans, il trouvait que les lunettes ne lui allaient pas. Il doit cependant porter des lunettes rondes de type pour son rôle du soldat Gripweed dans le film "" tourné à la fin de l'année 1966 ; il en fait dès lors sa « marque de fabrique ». Le très fort décalage entre l'image classique des « » et de leurs alter ego, les concepteurs de cet album, est vu par certains fans comme l'annonce d'une rupture proche, qui n'interviendra cependant que trois ans plus tard. Célébrités présentes sur le visuel de couverture. Une particularité remarquable de ce visuel réside dans la quantité et la diversité des personnages que l'on peut voir aux côtés des et derrière eux ; en effet, la pochette se présente comme un « portrait de famille », sur lequel apparaissent les personnages à qui ils veulent rendre hommage . Ainsi, on peut y retrouver tout en haut le portrait d' — à qui il sera plus tard fait référence dans les paroles de "I Am the Walrus" —, ou encore , et enfin . Pourtant, et ne soumettent en tout qu'une vingtaine de personnages, , six gourous dont quatre sont retenus, tandis que ne fait aucune proposition. Le reste des personnages est choisi par et . Curieusement, Elvis Presley (présence trop importante d'après ), , et , quatre influences majeures du groupe, n'y figurent pas. La mise en scène rappelle une photographie de l'orchestre de , le père de Paul, qui pose autour d'une grosse caisse. De plus, la pochette d'un E.P. suédois produit en 1964 par Mercblecket, un orchestre d'étudiants, reprenant quatre tubes des , a comme pochette la photo des membres du groupe portant des uniformes et posant autour d'une grosse caisse. À l'arrivée des à l'aéroport de Stockholm en juillet, l'orchestre est présent et offre à Paul le disque en question. Voici la liste des célébrités qui apparaissent sur le diorama de la pochette de l'album, rang par rang, de haut en bas, en partant de la gauche. Au rang supérieur, on voit le gourou Sri Yukteswar Giri, (occultiste), (actrice), (humoriste), (compositeur), (comédien), (psychologue), (écrivain), Fred Astaire (acteur et danseur), (artiste), une ' (dessin de Vargas), (acteur), Simon Rodia (concepteur des ) et (auteur-compositeur-interprète). Au second rang, on trouve (illustrateur et dandy du ), (Premier ministre britannique du ), (écrivain), (poète gallois), (écrivain américain), (chanteur américain), (acteur), (artiste plasticien américain), Tommy Handley (humoriste), (actrice), William S. Burroughs (écrivain), le « gourou immortel » Sri Mahavatar Babaji, (acteur), (artiste de New-York), (acteur), Karl Marx (philosophe politique), (écrivain), le gourou Sri Paramahansa Yogananda, (romancier et poète), pratiquement caché à côté d'une tête de mannequin anonyme portant un chapeau rayé. Au troisième rang, on aperçoit Stuart Sutcliffe (ex-Beatle), un autre mannequin non identifié portant un chapeau vert, Max Miller (comédien), une "" au chapeau mauve (par l'artiste George Petty), Marlon Brando (acteur), Tom Mix (acteur de Western), (écrivain), (acteur), Larry Bell (artiste peintre), (explorateur), Johnny Weissmuller (nageur et acteur), (écrivain américain) presque caché derrière la main levée d'Issy Bonn (comédien), (écrivain), H. C. Westermann (sculpteur) derrière la plume du chapeau d', (footballeur de Liverpool), le gourou Sri Lahiri Mahasaya, (écrivain) et la tête en cire de Lawrence d'Arabie (officier et écrivain). Au-devant, se trouvent : une statue de cire du boxeur américain , une autre découpe de ' cette fois au chapeau bleu, les statues de cire des quatre habillés de noir avec, à peine visible derrière , le visage de ; les en chair et en os posant avec leurs costumes de parade colorés ( et tenant respectivement un cor d'harmonie, une trompette, un cor anglais et un piccolo), puis les figures découpées de l'acteur et chanteur d'origine canadienne , de l'actrice allemande Marlene Dietrich habillée en jaune, et, en plus petit, de nouveau devant la découpe d'un soldat anonyme du Royal Antediluvian Order of Buffaloes et à côté de la statue de cire de l'actrice . À l’extrême droite on voit la poupée en chiffon d'une fillette, encore une fois sous les traits de Shirley Temple, portant le pull rayé d'Adam Cooper, le fils du photographe, où est inscrit sur le devant « ' » et sur les manches « ' » (« "Bienvenue les Rolling Stones - Bons gars" »). Celle-ci est assise sur les genoux d'une autre « sculpture molle » représentant une vieille dame (', 1965). Ces deux poupées ont été conçues par . Célébrités non incluses ou cachées. Pour diverses raisons, d'autres célébrités initialement prévues sur la pochette en sont absentes. C'est notamment le cas de trois personnages que avait souhaité faire apparaître : Jésus-Christ (exclu après la célèbre phrase controversée prononcée à son sujet par le ), Gandhi (présent dans la photo originale mais effacé parce que la maison de disques EMI pensait que sa présence choquerait la communauté indienne) et Adolf Hitler (son effigie a été produite mais rapidement retirée après discussion entre les personnes présentes lors de la séance photo). L'image de l'acteur Leo Gorcey, dans son rôle de Slip Mahoney des "Bowery Boys", a elle aussi été effacée en postproduction lorsqu'il a demandé d'être rémunéré. Présents dans le montage, les acteurs Timothy Carey et Bette Davis, cette dernière dans son rôle d'Élisabeth du film "", sont cachés par tandis que le physicien Albert Einstein, duquel on ne voit que les cheveux, est derrière l'épaule droite de . Ces trois personnalités et les deux autres, qui ont été effacées en post-production, reprennent leur place sur les pochettes des disques deux, trois et quatre de la réédition du anniversaire. Mais une photo des acteurs Sophia Loren et Marcello Mastroianni tirée d'une scène du film "Mariage à l'italienne" reste cachée derrière les statues de cire des . Les costumes. Sur cette pochette, chacun des est vêtu d'un uniforme de parade d'inspiration militaire, période edwardienne en satin, d'une couleur extrêmement vive et personnalisée à la teinture fluorescente. porte un costume vert et jaune, Paul est vêtu de bleu, George de rouge et Starr de rose. Ces uniformes, fabriqués par la firme ', mais conçus par le couturier d'origine mexicaine Manuel Cuevas connu pour avoir dessiné des costumes de scène pour de nombreux chanteurs tels Elvis et Johnny Cash, comportent aussi des insignes particuliers à chaque membre : arbore les armes royales du Royaume-Uni sur sa manche droite et les médailles militaires du grand-père de , empruntées à sa mère Mona, au-devant, à gauche, à peine visibles. et portent leurs médailles de l'Ordre de l'Empire britannique, qui leur ont été données par la reine Élisabeth en 1965. Un écusson de la police provinciale de l'Ontario portant les initiales « O.P.P. » (pour '), est apposé sur la manche gauche de . En 1969, lors de la propagation d'une rumeur supposant que ce dernier était mort, on a prétendu que c'était « O.P.D. » qui était inscrit sur cet écusson, soit (). Les costumes de scène gris que portent les statues de cire du groupe sont inspirés d'un design de Pierre Cardin et fabriqués par de l'entreprise de tailleurs "" de Londres. Les autres visuels. Aux pieds des , on voit sur la pochette du disque un certain nombre d'objets parmi les fleurs et les plantes en pots. De gauche à droite, on distingue : un boa violet, un nain de jardin (devant un massif de jacinthes bleues), un narguilé, un "fukusuke" (souvenir de Lennon de la tournée au Japon), une figurine de Blanche Neige, un euphonium, un trophée, un buste (qui vient des jardins du domaine de Lennon), un petit poste de télévision Sony (acheté par au Japon), une figurine féminine, la céramique mexicaine dite de l'Arbre de vie, une petite statue de pierre (sous le pied gauche de la poupée en chiffon) et, enfin, au premier plan, la statuette d'une divinité indienne, Lakshmi entourée de fleurs rouges et blanches. Des jacinthes rouges sont disposées de façon à écrire le mot « ' », des jaunes placées en forme de guitare et finalement un autre petit massif de fleurs blanches, bleues, rouges et jaunes en forme d'étoile. La grosse caisse, sur laquelle est peint le titre du disque, est celle du Régiment Essex Yeomanry, un régiment de cavalerie, débarqué au Havre en , et qui aura tout de suite été plongé dans l’horreur de la Première Guerre mondiale avec ses chevaux. Membre de cette unité, Henry , le grand-père de George, avait succombé au premier jour de la bataille de Loos-en-Gohelle, le . Le nom de cette bataille figure en toutes lettres sur le fût avec d'autres batailles de la Somme. En 1964, portait cette grosse caisse pendant que le reste du groupe posait avec des cornemuses lors d'une séance photo dans les jardins de l' à Londres. Une de ces photos a été utilisée pour deux albums compilations d'Allemagne de l'Est publiés par le label Amiga, le premier en 1965 et l'autre en 1983. Pour la seconde fois, après ', la pochette du est double et peut s'ouvrir comme un livre, faisant apparaître plein cadre sur fond jaune uni une photo plus resserrée du groupe toujours en uniforme et assis par terre, qui permet l'insertion d'un supplément. À l'origine, le groupe avait pour projet d'y inclure plus d'images, des crayons de couleurs ou des pin's. Cependant, face au coût potentiel d'une telle opération, la production se résigna à n'inclure qu'une simple planche uniface d'accessoires à découper, signé par et , et numérotés en un encadré descriptif intitulé '. Parmi ces cinq accessoires, on trouve dans l'ordre : une moustache postiche, une carte postale figurant un militaire et légendée ', une paire de chevrons qui marquent le grade de sergent à appliquer sur ses manches, deux badges (le logo de l'album et le portrait du sergent), et enfin un portrait « présentoir » des . Sous cette photo du groupe, on voit un arc de cercle (rattaché à la partie à plier) sur lequel est écrit « ' » (encore sans l'apostrophe du cas possessif) avec des lettres décorées d'anciennes photos de visages de femmes. Bien que la légende, présente sur les rééditions du disque, indique que le portrait de la carte postale est inspiré du buste placé aux pieds de sur la couverture du disque, ce personnage est en fait un dessin du major général James Melvin Babington, du "16th The Queen's Lancers" de la première cavalerie postée en Afrique du Sud lors de la seconde guerre des Boers, tel qu'il figure sur son portrait officiel. Le verso de la pochette comporte une autre innovation : aucun album n'avait auparavant inclus les paroles des chansons. Sur cette face de la pochette, on retrouve une autre photographie des portant leurs costumes de parade militaire, où est vu de dos, ce qui alimentera la rumeur de sa mort. Enfin, pour les premières éditions, le disque vinyle lui-même était proposé dans une pochette de protection imprimée d'un motif dégradé de rouge dessinée par le collectif néerlandais "The Fool". Ce design fut intégré au livret de la réédition du anniversaire et on le retrouve aujourd'hui sur les pages collées à l'intérieur de la couverture rigide du livre accompagnant la réédition anniversaire. Ce duo d'artistes, Marijke Koger et Simon Posthuma, avait aussi créé un dessin pour l'intérieur de la pochette mais celui-ci a finalement a été abandonné. créera plus tard l'illustration psychédélique qui couvrira, pour quelques mois seulement, les trois étages de l'édifice abritant la boutique Apple sur Baker Street à Londres. Réception. À sa sortie, ' reçoit un accueil très favorable des critiques et du public. Les analyses de l'album paraissant dans les journaux et magazines musicaux en , immédiatement après son lancement, sont généralement positives. Le critique du "Times" Kenneth Tynan décrit ' comme . Parmi les critiques défavorables, Richard Goldstein, du "New York Times", écrit : , ajoutant que . Cette critique valut à Goldstein de recevoir plusieurs lettres furieuses. D'un autre côté, Goldstein a décrit la chanson "" comme , qu'elle . Le musicien Frank Zappa a accusé les d'avoir utilisé l'esthétisme du à des fins mercantiles, déclarant dans le magazine "Rolling Stone" qu'ils . Cette sentence est plus tard devenue le titre de l'album de son groupe The Mothers of Invention, ', dont la pochette parodie celle de '. Ironiquement, lorsque l'enregistrement de "" a été terminé, a dit : , en référence au premier album de Zappa (1966), considéré par beaucoup de personnes comme un des premiers albums-concept. La durée de présence de l'album dans les charts britanniques et américains est phénoménale. En Grande-Bretagne, il entre à la position avant même sa sortie et atteint la première place la semaine suivante où il reste pendant consécutives. Il est ensuite détrôné par la bande sonore du film "La Mélodie du bonheur". Aux États-Unis, l'album reste . Lors de la réédition en CD de l'album en 1987, il atteint la troisième place. En , le CD est réédité pour le de l'album, et atteint la sixième position. En 2007, à l'occasion des de sa parution, "" entre à nouveau dans les charts à la . Il atteint les première et troisième positions en Grande-Bretagne et aux États-Unis à la suite de son remixage pour le cinquantième anniversaire de sa sortie en 2017. En tout, à ce jour, l'album a passé dans les charts britanniques. En 1968, ' est le premier album rock à gagner le Grammy Award de l'album de l'année. Les ventes aux États-Unis totalisent d'albums vendus. Il se vend à d'exemplaires à travers le monde. L'album figure sur bon nombre de listes des meilleurs albums rock : le magazine ' l'a placé en tête de sa liste des albums de tous les temps, "VH1" en dixième position, tandis que Bill Shapiro le compte parmi les cent plus grands albums (liste non numérotée). En 1997, ' est nommé plus grand album de tous les temps dans la liste '. En 1998, le magazine "Q" le place en septième position. Selon le site Acclaimedmusic.net, l'album est cinquième sur la liste des albums les plus acclamés de tous les temps par la critique. ' est sélectionné en 2004 pour figurer au Registre national des enregistrements (') de la Bibliothèque du Congrès américain. Pour un grand nombre de spécialistes en , "" reste le chef-d’œuvre des chefs-d’œuvre. L'été de l'amour ("Summer of Love"). Les et leur évolution sur le plan personnel et artistique ont également joué un rôle dans la portée qu'a eu le '. L'album ' sort le en Europe et le lendemain aux États-Unis. Par ses influences psychédéliques, ses instruments indiens, sa pochette aux couleurs vives, l'album synthétise l'essence même du ', même si seules quatre chansons : ', ', ' et "". Une copie du disque, achetée en Europe et importée par une hôtesse de l'air le , est présentée en boucle de à du matin, au Pavillon de la jeunesse lors de l'Expo 67 à Montréal. Des centaines de personnes peuvent l'écouter avant sa sortie officielle en Amérique du Nord. À cette époque, les ont dépassé leur image de « bons garçons », et le , à , la première émission en mondovision, leur chanson ' (qui ne figure pas sur '), écoutée dans le monde entier, insiste sur les idéaux d'amour, de paix et d'unité véhiculés par la contre-culture. Allusions à la drogue. Parallèlement au caractère excentrique des images de la pochette (costumes militaires extravagants entre autres) et au foisonnement exubérant des arrangements psychédéliques, l'allusion à la drogue qui apparaît évidente pour la plupart des observateurs de l'époque est le texte surréaliste et surtout les initiales (LSD) de la chanson "". Mais son auteur, , explique qu'en fait il est parti d'un dessin que son fils Julian, alors âgé de quatre ans, a rapporté de sa classe de maternelle en lui expliquant qu'il avait dessiné sa copine Lucy O'Donnell . Le compositeur, qui cite aussi Lewis Carroll et son œuvre "Alice au pays des merveilles" comme source d'inspiration, se dit le premier étonné de l'interprétation qui est faite de son titre. et écrivent ensemble la dernière phrase avant la montée orchestrale dans "", (qui se traduit soit par « J'aimerais te brancher », ou « J'aimerais t'allumer »), qui fait scandale pour sa connotation et provoque son interdiction sur la radio britannique. L'héroïne joue également un rôle dans l'interdiction de deux autres chansons de l'album à l'antenne : ' et ' à cause du personnage , puisque « » signifie héroïne en argot anglais. Ce sont pourtant des interprétations totalement erronées de la part des « autorités compétentes ». Pour les marchés de l'Asie du Sud Est, de la Malaisie et de Hong Kong, EMI est contraint de publier une version modifiée de l'album. Les chansons ', ' et ', supposées faire allusion à la drogue, sont remplacées par ', ' et ' ("sic") tirées du double EP '. En 1977, la Corée supprimera ' et " pour la même raison, cette fois sans les remplacer. Rééditions. Édition anniversaire. Ce disque a été réédité en CD la première fois simultanément à son anniversaire, le . Lors de cette réédition de tous les disques du groupe en ce format durant l'année, l'album est le seul qui possède des suppléments. Une jaquette de carton tient le boîtier « jewel » et un livret accompagnateur. Celui-ci comprend une citation de , un texte et des notes sur l'enregistrement de toutes les chansons par (non crédité à l'époque ; seul son , d'où le texte est tiré, l'est), un texte de l'artiste , une légende pour identifier les personnages, plusieurs nouvelles photos, les paroles des chansons et finalement, les dessins de la planche à découper placés sur quatre pages repliées de la couverture. Inséré dans la partie avant du boîtier sur une feuille recto-verso, on revoit la photo de la pochette et à l'endos, une reproduction de celle-ci mais n'affichant que le contour des personnages numérotés pour accompagner la légende. Sur l'endos du boîtier et de la jaquette, on voit la photo du groupe, où est de dos, sous la liste des chansons et à gauche des détails techniques de la publication. De l'encre rouge est utilisée pour l'identification sur le disque lui-même. Le documentaire " qui étudie le et la place du disque à cette époque sort simultanément à cette réédition. Édition de 2009. Comme tous les autres disques cette fois, la remastérisation du élimine les boîtiers en plastique pour des pochettes cartonnées qui s'ouvrent en trois parties : à droite se trouve une pochette pour y insérer le disque et à gauche un repli pour le livret. Toutes les photos de la version originale s'y trouvent en plus de plusieurs autres. est l'auteur d'un texte d'introduction et les autres de l'édition précédente y sont inclus (cette fois est crédité). On y retrouve encore la légende pour la photo de couverture, les paroles et la planche à découper, cette fois reproduite à l'identique de l'originale. Comme sur tous les autres titres de la réédition, deux nouveaux textes sont inclus, un sur l'historique du disque (par et ) et l'autre sur l'enregistrement de l'album (par et ) et l'étiquette du label original, celle-ci « Parlophone », est imprimée sur le disque. anniversaire. Le , des éditions du anniversaire sont publiées ; une version "Super Deluxe" avec six disques (comprenant un DVD et un Bluray) et un livre à couverture rigide de , une version "Deluxe" comprenant deux disques et finalement l'album seul remixé par et Sam Okell. Ce disque a retrouvé la première position des palmarès britannique pour la semaine du 2 au et la troisième place du aux États-Unis. Album original remixé. L'album original est remixé par le producteur (le fils du producteur des) et l'ingénieur de son Sam Okell aux studios , les mêmes qui ont remastérisé et modernisé le son de la compilation "" en 2015. Cette nouvelle version stéréo est calquée en grande partie sur la version originale mono qui a été effectuée par George Martin en 1967 en présence du groupe. On utilise cette fois les bandes maîtresses quatre pistes originales, qui avaient dû être recopiées à l'époque sur une ou deux pistes d'un autre magnétophone pour permettre des enregistrements supplémentaires, selon la technique dite du « bouncing down ». Cela permettait de rajouter d'autres voix ou instruments mais avait comme résultat de dégrader la qualité du son. La nouvelle version de cet album est mise sur le marché en CD ou en téléchargement. Deux versions en vinyle noir, ou en picture-disc, seront aussi disponibles le . Version "Deluxe". Cet album double inclut l'album original remixé en plus d'un second disque avec des versions primitives de ces séances d'enregistrement présentées dans le même ordre que les chansons sur l'album y compris un montage inédit de ' qui inclut des voix fredonnant à l’unisson la note "mi" en finale. De plus, les chansons ' et ', enregistrées à la même époque mais sorties en , ont été rajoutées. La première avec le mixage qui accompagnait la réédition du film promotionnel sur le disque ', publiée en 2015, et l'autre avec un tout nouveau mixage sur lequel les quatre partitions de piano ont été séparées. On y retrouve aussi les deux versions originales de ' et l'enregistrement des quatre partitions de piano de '. Cette collection est disponible en CD, en vinyle ou en téléchargement. Version "Super Deluxe". Cette version en six disques comprend encore l'album original remixé avec, cette fois, les versions inachevées sur deux disques. Tous les enregistrements du disque inédit précédent s'y retrouvent mais de nombreux autres ont été rajoutés. Cette fois, ces chansons sont présentées en ordre chronologique des enregistrements en studio. Le dernier CD renferme une remastérisation des mixages mono originaux avec des suppléments. Finalement, le disque Blu-ray possède des mixages audio son « DTS HD Master », « » et « LPCM Stéréo » et une version (96KHz/24bits). Le DVD possède un mixage « », « » et « LPCM Stéréo ». Tous deux incluent un documentaire sur l'enregistrement du disque et trois vidéoclips. Une version en téléchargement est disponible le . Les quatre CD possèdent des pochettes différentes ; le premier avec les photos recto-verso originales et les trois autres avec des clichés alternatifs. Les deux pochettes des DVD arborent chacune un des deux designs effectués par l'artiste sur la peau de la grosse caisse. Les six disques, insérés dans une pochette dans le style du 33-tours original, un livre de , la reproduction du poster promotionnel de l'époque, un fac-similé de l'affiche qui inspira la chanson ' et les illustrations à découper du disque original sont placés dans un boîtier simulant la boîte de rangement de la bobine de la bande maîtresse de l'album. Sur l'édition canadienne du moins, des notes manuscrites à l'encre rouge y sont écrites en français. La boîte est recouverte d'une jaquette cartonnée avec la photo de la pochette présentée en trois dimensions par imagerie lenticulaire. Le boîtier de la version japonaise inclut un diorama en carton à monter et un poster supplémentaire. Le montage sonore ', enregistré lors des séances de ', et la chanson ', enregistrée après ' et qui n'a été publiée qu'en 1969 sur la bande son ", n'ont pas été inclus. Documentaire. Apple Corps a produit le documentaire " écrit et présenté par le compositeur et animateur de télévision . Celui-ci est aussi l’auteur du chapitre du même nom du livre accompagnateur de la réédition Deluxe. L'émission télé d'une heure, réalisée par Francis Hanly, a été présentée sur la "BBC" au Royaume-Uni, sur la chaîne franco-allemande "Arte" en Europe continentale et sur "PBS" en Amérique du Nord mais n'a pas été incluse avec les rééditions. Parodies, pastiches, reprises et hommages. Trois jours seulement après la sortie de l'album, Jimi Hendrix débute son concert londonien par une reprise de la chanson titre "", en présence des venus assister au concert. Dans sa chanson ' (', 1971), dans laquelle s'en prend à son ex-partenaire, un pastiche de l'orchestre en préparation est entendu en ouverture et le premier vers est « "" » (« Alors "Sgt. Pepper" t'a pris par surprise »). En 1978, un film titré du même nom que l'album sort en salle. Réalisé par Michael Schultz, il s'agit d'une comédie musicale, emmenée par et les qui reprend un univers psychédélique inspiré de la pochette, les chansons de ' (ainsi que d'autres albums des ) sont reprises, surtout de façon disco, en vogue à cette époque. Aucun des n'est lié au projet mais a un rôle de conseiller musical et reprend '. Le film est un fiasco. Cet album a souvent été imité, voire repris dans sa totalité. Dès 1967, l'album est entièrement adapté par l'arrangeur et compositeur anglais de musiques de films , pour être joué par son orchestre, ', en conservant exactement le même titre. Auparavant, il avait sorti un simple avec la chanson '. En 1988, le journal "New Musical Express" édite un album intitulé ', où les chansons sont interprétées par différents artistes tels ou Wet Wet Wet. En 1992, c'est le groupe américain Big Daddy, spécialisé dans la parodie, qui reprend le disque dans son intégralité, sous le titre abrégé de ', sur le label Rhino Records. En 2009, les reprennent la totalité du contenu de ', en reggae, sous le titre '. À noter également, la chanson "La Génération du sergent Poivre" de Michel Berger, sortie en 1976 sur son album "Mon piano danse". Dans la version enregistrée en 1980 en public ("Michel Berger au Théâtre des Champs-Élysées"), l'introduction et le final de la chanson reprennent brièvement (instrumentalement) des chansons des (' et '). Il est également fait référence à cet album lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques d'été de 2012 mise en scène par Danny Boyle. En 2017, le duo Palette-Swap Ninja (Dan Amrich et Jude Kelley) enregistre une version combinant les mélodies du disque avec le scénario du film . L'album est intégralement joué note pour note, selon les arrangements originaux et sur des instruments d'époque, par le tribute band néerlandais pendant sa tournée de 2017, avec un concert au Ziggo Dome d’Amsterdam d’une capacité de le , jour du de la sortie de l'album. À l'occasion de la Fête de la musique 2017 et du de la sortie de l'album, la radio FIP invite, lors d'un concert en direct, le groupe-tribute , accompagné d'un orchestre classique, afin de rendre un hommage à ce disque, ainsi qu'à "" sorti six mois plus tard pour les fêtes de fin d'. Du au , pour les de la sortie de l'album mythique des , Radio France présente une "exposition-expérience" à la Maison de la Radio à Paris. Le dimanche , l'album est joué en concert à la philharmonie de Paris par entre autres Ed Harcourt, Carl Barât & Pete Doherty (The Libertines), Danny Goffey & (Supergrass), et Barrie Cadogan (). À Brest en France, un carrefour giratoire situé sur le port face à la salle de concert La Carène porte le nom de « Rond-point "Sgt Pepper - Album des " ». Pochette. En 1968, Frank Zappa parodie la pochette de ' avec son album ' (), créé avec son groupe les . Les Bidochons pastichent aussi la pochette pour leur album "4 Beadochons dans le vent", composé de parodies de chansons des Beatles issues de différents albums. Elle est également moquée pour l'album '. Le dessinateur Pierre Ouin en fait un pastiche dans le du journal Les Allumés du Jazz, avec Carla Bruni, Nicolas Sarkozy et leurs amis autour de la grosse caisse. Bien que le titre de l'album musical des Simpsons soit un calque de l'album blanc, la pochette du disque ' est un pastiche de '. Autre pastiche avec la première compilation ' qui contient des tubes interprétés (souvent de façon involontairement hilarante) par des acteurs (Mae West, Leonard Nimoy ou son compère William Shatner, qui chante justement '). Toutefois, ce n'est pas cette pochette qui sera la plus pastichée, mais celle d' (1969).
Karim Aga Khan
Cass Gilbert Cass Gilbert ( - ) est un architecte américain. Il fréquenta le MIT et travailla pour l'agence McKim, Mead and White. Ses œuvres publiques reflètent le style Beaux-Arts. Gilbert est considéré comme un pionnier du gratte-ciel, mais l'habillage de ses bâtiments se tournait vers le Néoclassicisme au lieu d'épouser la modernité. Pendant la période du Modernisme sa réputation baissa parmi les professionnels, mais les personnes non averties ont toujours été rassurées par le sens de la continuité de ses œuvres, au style riche et sobre mais légèrement doucereux. Parmi ses œuvres :
Cherbourg-Éclair Cherbourg-Éclair est un ancien quotidien normand implanté dans le département de la Manche, dont le siège se trouvait à Cherbourg. Il est fondé en 1905 par Jean-Baptiste Biard (1865-1938), à la suite du "Réveil cherbourgeois", créé le 5 novembre 1889. Le quotidien choisit de continuer à paraître pendant l'occupation allemande, jusqu'au , ce qui lui vaut d'être interdit de parution à la libération pour collaboration. C'est avec une nouvelle direction, confiée à Daniel Yon, et un nouveau titre "La Presse cherbourgeoise" qu'il réapparaît le 3 juillet 1944. Il changera à nouveau de titre le pour devenir "La Presse de la Manche".
E2PROM
Peter Barr Peter Barr, né le à Lanarkshire à Londres, est un horticulteur britannique. Biographie. Il fonde en 1861 un commerce de graines et de bulbes à Covent Garden du nom de "Barr and Sudgens", celui-ci est plus tard rebaptisé sous le nom de "Barr and Sons" et subsiste jusque dans les années 1950, à cette date l'entreprise fusionne avec son concurrent "R. Wallace and Co" de Colchester sous le nom de "Wallace and Barr". Il consacre sa vie à la culture et à l’amélioration des narcisses, il travaille également sur d’autres plantes comme les pivoines. Il possède des serres à Covent Garden. Les archives de Barr sont détruites dans un incendie, aussi on ignore comment il a obtenu nombre d’hybrides qu’il commercialisait. Barr est notamment l’auteur de "Ye Narcissus or daffodyl flowre, and hys roots, with hys histoire and culture... : embellished with manie woodcuts" (1884) et de "Readings on the Lilies of the World" (1901).
Académie suédoise L'Académie suédoise ("Svenska Akademien") est une des académies royales de Suède. Fondée en 1786 par le roi Gustave III afin de promouvoir la grandeur culturelle du royaume suédois, elle décerne notamment les prix Nobel de littérature. Historique. L'Académie suédoise s'inspire de l'Académie française. Elle compte 18 membres issus du milieu des lettres et des langues (écrivains, intellectuels, historiens, linguistes, philologues...). Tous sont élus à vie par cooptation. La devise de l'Académie est « Talent et Goût » ("Snille och Smak" en suédois). Son objectif principal est de servir "la pureté, la vigueur et la majesté" de la langue suédoise. Elle publie dans cette optique deux dictionnaires : Depuis 1791, elle est responsable de la rédaction du journal officiel suédois, le "Post- och Inrikes Tidningar". Depuis 1901, l'Académie Suédoise désigne tous les ans le récipiendaire du prix Nobel de littérature. Tous les 3 ans, 5 personnalités parmi les académiciens sont chargées de constituer le Comité Nobel qui vérifie la pertinence et le critère d'éligibilité des écrivains secrètement nommés pour le prix. Le comité ne doit garder qu'une quinzaine de noms, communiqués après coup à l'ensemble de l'Académie. Avant l'été, les membres du Comité constituent une liste finale de 5 candidats, postérieurement avalisée par tous les académiciens. Ces derniers procèdent début octobre à l'élection du lauréat. Les membres de l'Académie Suédoise se réunissent sous l'égide d'un secrétaire perpétuel, élu parmi eux. C'est lui qui a autorité sur les débats, gère les diverses activités de l'académie et la représente auprès de la presse. En 2015, la secrétaire perpétuelle devient l'historienne de la littérature et professeur d'université en littérature comparée Sara Danius. Elle est la première femme à exercer cette fonction. L'Académie se réunit dans le bâtiment de Börshuset qu'elle possède dans la vieille ville de Stockholm. C'est ici qu'est annoncé tous les ans le nom du nouveau lauréat du prix Nobel par le secrétaire perpétuel. En , l'Académie intègre à son dictionnaire le pronom personnel neutre « hen ». Le règlement intérieur de l'Académie lui permet d'exclure exceptionnellement un de ses membres. Par contre, il était impossible à un(e) académicien(ne) de démissionner : élu(e) à vie, l'académicien(ne) pouvait seulement décider d'interrompre ses activités d'académicien(ne). Le , le roi Carl XVI Gustaf, protecteur de l’académie, fait modifier le règlement, permettant aux membres de l'académie de quitter leur fauteuil. Membres en 2022. Membres permanents de l'Académie suédoise en 2022 : Polémiques. Fatwa visant Salman Rushdie. En 1989, trois académiciens renoncent à siéger, alors que l'Académie suédoise refuse de soutenir l'écrivain Salman Rushdie, victime d'une fatwa pour son livre "Les Versets sataniques". Vingt-sept ans plus tard, elle revient finalement sur sa position. Crise de 2017-2018. La crise qui éclate en fait suite à une enquête du journal "Dagens Nyheter" ("DN"). La journaliste Matilda Gustavsson y publie 18 témoignages de femmes accusant le Français Jean-Claude Arnault d'agressions sexuelles, de tentatives de viols et même d'un viol, sur une période courant de 1996 à 2017. Par ailleurs, sont également pointés les liens entre l'Académie suédoise et le Français. Époux de la poétesse et académicienne Katarina Frostenson, Jean-Claude Arnault est à la tête d'une structure culturelle où se presse le tout-Stockholm, lieu en partie subventionné par l'Académie suédoise. Il se targue d'être le de l'Académie et de pouvoir influencer les choix des lauréats, allant même jusqu'à dévoiler avant l'heure leur nom. Le , le vote pour le retrait de Katarina Frostenson échoue ce qui fait dire à l'académicien Kjell Espmark : « Dès lors que des membres éminents de l'académie placent l'amitié avant la responsabilité et l'intégrité, je ne peux plus participer à ses travaux ». En signe de protestation, il se met en retrait de l'Académie le de même que Klas Östergren (académicien depuis 2014) et Peter Englund (secrétaire perpétuel de 2002 à 2014). Deux membres, Kerstin Ekman et Lotta Lotass, étaient déjà en retrait de l'Académie depuis plusieurs années, Kerstin Ekman ayant même comparé l'académie à une « secte » lors de la campagne #MeToo de .. Une semaine plus tard, la secrétaire perpétuelle, Sara Danius, qui avait diligenté une enquête interne, est poussée à quitter ses fonctions par l'Académie. Elle annonce en même temps se retirer de son fauteuil. Katarina Frostenson se met en retrait d'elle-même le même jour. À la suite du changement de règlement d', quatre académiciens (Lotta Lotass, Klas Östergren et Sara Stridsberg, Kerstin Ekman) déposent une demande officielle de démission qui est acceptée immédiatement . L'Académie se trouve dans l'incapacité d'élire de nouveaux membres : selon ses propres règles, douze académiciens au moins doivent être présents lors de l'élection d'un nouveau membre. Le , l'Académie annonce que l'attribution du prix Nobel de littérature 2018 sera reportée d'un an et divulguée en même temps que le prix 2019.
DIMM
Huaylas Le huaylas ou Huaylarsh est un genre de musique et une danse rurale. Cette danse péruvienne est originaire de la vallée de Mantaro, où se pratique ce style de huayno et particulièrement de Huancayo, ville située au Pérou, dans le centre des montagnes andines coté amazonien, à la hauteur de Lima distant d'une centaine de kilomètres. Elle est dérivée du huayno. Le nom provient selon les sources de l'Aymara ou du Quechua. C'est aussi le nom d'une ethnie préinca, les . Cette danse peut être appréciée au mois de février (le mois du carnaval) comme culte de la nature, et surtout, de la fertilité de la terre, ainsi que de l'arrivée des pluies. La tradition nous dit qu'à l'origine, elle était dansée à la fin de certaines phases de la culture de la pomme de terre, répétant les mouvements du travail des champs, comme les semailles ou la récolte. À l'heure actuelle, le huaylas est une danse festive qui est présente dans les villes et est dansée par des jeunes célibataires qui utilisent la danse pour montrer leur force et leur vigueur. On en trouve deux types : "huaylas de amor" et "huaylas de San Mateo". Les chanteurs les plus populaires de huaylas sont Victor Alberto Gil Mallma (El Picaflor des Andes), Zenobio Dagha, Reynaldo Unsihuay et Eusebio «Chato». Lien externe. Historique
Aga Khan III Aga Khan III, né Sultan Mohammed Chah (, Karachi – , Versoix), était le des ismaéliens nizârites. Il succéda à son père Aga Khan II en 1885, alors qu'il n'avait que huit ans. Il est président de l'Assemblée générale de la Société des Nations en 1937 et 1938. Biographie. Jeunesse. Mohammed Chah naît le à Karachi, dans ce qui est alors la province britannique du Sind, dans l'actuel Pakistan. Il est le fils d'Aga Khan II et de Nawab A'lia Shamsul-Muluk, petite-fille de Fath Ali Shah Qajar. Après le décès de son père alors qu'il est âgé de huit ans, il reçoit non seulement une instruction religieuse et orientale, mais également une formation occidentale, fréquentant le collège d'Eton et l'université de Cambridge. Carrière. En 1885, à l'âge de huit ans, Mohammed Chah succède à son père en tant qu'imam des ismaéliens, devenant ainsi Aga Khan III. Il voyage dans différentes parties du monde pour recevoir les hommages de ses fidèles. En 1898, il dîne avec la reine Victoria. En 1906, il participe à la fondation et devient le premier président de la Ligue musulmane, un parti politique qui lutte pour un État musulman indépendant dans le nord-ouest de l'Empire britannique des Indes, ce qui conduira à la création du Pakistan en 1947. Dans les années 1920, il quitte l'Inde pour l'Europe, poussé par sa passion pour les chevaux de course. Il s'installe à Genève et voyage souvent en France et au Royaume-Uni, étant également habitué des cours princières. Pendant les trois Round Table Conferences qui se déroulent à Londres entre 1930 et 1932, il joue un rôle important pour faire avancer les réformes constitutionnelles en Inde. En 1932, il représente l'Inde à la Conférence sur le désarmement à Genève. En 1934, il est nommé membre du Conseil privé est également délégué à la Société des Nations de 1934 à 1937. Il préside son Assemblée générale en 1937-1938. Imam des Ismaéliens. Sous la direction d'Aga Khan III, la première moitié du est une période de développement importante pour la communauté ismaélienne. De nombreuses institutions visant au développement économique et social sont établies dans le sous-continent indien et en Afrique de l'Est. Trois jubilés sont célébrés par la communauté ismaélienne pendant le règne d'Aga Khan III : un jubilé d'or en 1937, un jubilé de diamant en 1946 et un jubilé de platine en 1954. Les bénéfices de ces jubilés sont utilisés pour développement des institutions sociales et économiques en Asie et en Afrique. Des réformes institutionnelles ont également été introduites pendant le règne d'Aga Khan III, aidant les communautés ismaéliennes, notamment en Afrique de l'Est, à gérer leurs propres affaires. La fin du règne d'Aga Khan III est marquée par des chamboulements politiques importants dans de nombreuses régions accueillant des communautés ismaéliennes importantes. L'Inde et le Pakistan deviennent indépendants en 1947 et d'immense mouvements de population résultent de la création de ces deux États. À partir des années 1950, ce sont les États d'Afrique de l'Est qui accèdent progressivement à l'indépendance. Mariages et succession. Il contracta quatre mariages : Il est le grand-père de Karim Aga Khan IV, qu'il nomme comme successeur peu de temps avant sa mort en 1957. Lorsqu'il meurt, sa femme, la Bégum, respecte sa volonté en élevant à sa mémoire un mausolée à Assouan. Courses hippiques. Passionné de courses hippiques, il est propriétaire d'une prestigieuse écurie de course dont son petit-fils, Karim Aga Khan IV, a assuré la pérennité. De son vivant, Aga Khan III remporte les plus belles épreuves du calendrier européen, dont deux Prix de l'Arc de Triomphe en 1948 (Migoli) et 1952 (Nuccio) ou encore la Triple couronne britannique en 1935 avec Bahram. Il est aussi l'éleveur de Nasrullah, l'un des plus influents étalons du siècle. Distinctions. En 1897, il reçoit la distinction de chevalier commandeur de l'Ordre de l'Empire des Indes de la part de la reine Victoria. Il est hissé au rang de chevalier grand commandeur en 1902 par Édouard VII. En 1912, il est nommé chevalier grand commandeur de l'Ordre de l'Étoile d'Inde, puis chevalier grand-croix de l'Ordre de Saint-Michel et Saint-Georges en 1923. Il reçoit également des décorations des mains du Kaiser, du sultan ottoman et du Chah d'Iran.
Meg White Megan Martha « Meg » White, née le à Grosse Pointe Farms (Michigan), est une musicienne américaine, connue pour avoir été la batteuse et chanteuse du groupe The White Stripes, dans lequel elle jouait avec Jack White. Ils ont été mariés en 1996 et ont divorcé en 2000. Biographie. Sur certaines chansons, comme "In The Cold, Cold Night" de l'album "Elephant" ou "Passive Manipulation" sur "Get Behind Me Satan", ainsi que dans "St. Andrew" ("The Battle Is in The Air") sur "Icky Thump", Meg occupe le rôle de chanteuse. Meg White est apparue avec Jack dans le film "Coffee and Cigarettes" (2003) de Jim Jarmusch. Discographie. "The White Stripes" :
N'Heures Souris Rames N'Heures Souris Rames est le titre d'un livre publié en 1980 par l'écrivain américain Ormonde de Kay (1923-1998). Le livre se présente sous la forme d'un recueil de poèmes écrits dans un genre de français volontairement asyntaxique et dénué de sens, accompagnés de notes savantes qui tentent d'en décrypter le sens. "N'Heures Souris Rames". Lus à haute voix, ces poèmes obscurs se révèlent être des comptines dont les paroles sont bien connues de toute personne de culture anglo-saxonne. Le titre du recueil est lui-même une traduction par homophonie du mot anglais "nursery rhyme" ou comptine. Ce procédé de traduction s'apparente aux expérimentations de l'Oulipo et aboutit à un genre littéraire qui relève à la fois du pastiche et de la tradition britannique de l'humour absurde ou "nonsense". "N'Heures Souris Rames" contient une quarantaine de comptines, entre autres "Coucou doux de Ledoux (Cock-A-Doodle-Doo)", "Signe, garçon. Neuf Sikhs se pansent (Sing a Song of Sixpence)" et "Hâte, carrosse bonzes (Hot Cross Buns)". Voici "Georgie Porgie" en version originale et en traduction : Le livre d'Ormonde de Kay avait été précédé par un autre recueil, "Mots D'Heures: Gousses, Rames", calqué sur "Mother Goose Rhymes" ou "Rimes de la mère l'Oye" et publié en 1967 par le journaliste américain Luis d'Antin van Rooten. Voici sa version de "Humpty Dumpty" :
Acide glucuronique L'acide glucuronique est un acide uronique formé à partir du glucose oxydé sur son carbone numéro 6. Il entre dans la composition de glycosaminoglycanes tels l'héparine, l'acide hyaluronique... L'acide glucuronique est présent dans l'acide glycyrrhizique sous forme de dimère attaché à un terpène. L'acide gluconique sert également à la conjugaison de la bilirubine dans les hépatocytes, ce qui la rend hydrosoluble et permet son élimination dans la bile.
Valicha Valicha est le titre d'une chanson péruvienne de genre huayno dont l'abréviation quechua vient du nom espagnol Valeriana. Son rythme, sa danse et ses costumes identifient le Pérou à l'échelle nationale et internationale. C'est le plus traditionnel et populaire des Huaynos, considéré par les habitants de Cusco comme le second hymne de la ville. La composition de ce thème fut créé en l'honneur d'une femme très populaire de Cusco. Sa musique est festive et les paroles parlent de cette femme, plus belle d'année en année et qui était élue pour être la Ñusta, la princesse de la fête du Soleil ou Inti Raymi. Cette chanson est écrite en 1945 par le professeur, journaliste et musicien péruvien Miguel Ángel Hurtado Delgado. Plus tard, son frère Evencio Hurtado adaptera les paroles au quechua, qui est ainsi devenu connu, en particulier à partir du concours folklorique régional de 1945, où Evencio a participé et a remporté le premier prix. Miguel Ángel Hurtado est décédé en 1953, à l'âge de 31 ans, immortalisant son œuvre musicale, qui fait la fierté des habitants de Cusco. Ce huayno est rapidement devenu l'un des plus populaires et devient un standard de la musique péruvienne et continue à être interprété par divers artistes nationaux et internationaux.
Veer-Zaara Veer-Zaara (वीर-ज़ारा) est un film dramatique indien, produit et réalisé par Yash Chopra, sorti en 2004. Le film aborde le conflit entre l'Inde et le Pakistan, qui suit l'amour impossible entre un officier de l'Indian Air Force, Veer Pratap Singh, et une jeune pakistanaise, Zaara Hayaat Khan, qui ont été séparés pendant 22 ans. Elle débute avec l'arrivée de Saamiya Siddiqui, une avocate pakistanaise, qui trouve Veer en prison et écoute patiemment son histoire. La musique, basée sur les vieilles compositions du Madan Mohan et composée par Yash Chopra, avec des paroles écrites par Javed Akhtar, est aussi ce qui a rendu le film unique. "Veer-Zaara" a été un succès commercial, rapportant un budget de 750 millions de roupies. Il obtint de nombreuses récompenses, dont notamment quatre Filmfare Awards en 2004, dont celui du meilleur film. Synopsis. "Veer-Zaara" raconte l’histoire de Veer Pratap Singh (Shahrukh Khan), un Indien emprisonné au Pakistan. Une jeune avocate, Saamiya Siddiqui (Rani Mukherjee), fille d'un militant des droits de l'homme, prend son cas en main et cherche à comprendre ce qu'il s'est passé. D'abord réticent, Veer se livre peu à peu et raconte son histoire et sa rencontre avec Zaara Hayat Khan (Preity Zinta), une Pakistanaise qu'il secourt lors d'un grave accident. Séduit par son charme et touché par sa détresse, Veer aide Zaara venue en Inde pour accomplir les dernières volontés de sa nourrice, disperser ses cendres sur sa terre natale. Après l'avoir présentée à sa famille, alors qu'il la reconduit au train et s'apprête à lui avouer ses sentiments, Veer apprend l'existence et fait la connaissance de Raza Sharazi, le fiancé de Zaara. De retour dans sa famille pour célébrer son mariage, Zaara prend conscience de son amour pour Veer dont l'image la poursuit, et sombre dans le désespoir. Veer accourt pour la chercher, mais les deux jeunes gens, conscients des ravages que provoquent leur amour, décident d'y renoncer. Cependant, Raza Sharazi, humilié par l'exposition à la vue de tous de l'amour de sa fiancée pour un autre homme, use secrètement de son influence pour accuser Veer d'espionnage et le faire emprisonner. C'est dans cette triste situation que Saamiya Siddiqui le trouve 22 ans plus tard et qu'elle entreprend de faire éclater la vérité malgré la réticence du gouvernement pakistanais, l'opposition d'un procureur particulièrement retors et le silence de Veer, soucieux de protéger la réputation de la femme qu'il n'a jamais cessé d'aimer. Autour du film. Critiques. En regard du box-office, "Veer-Zaara" a reçu des critiques plutôt positives. Il obtient le record de 100 % sur "Rotten Tomatoes", regroupant 9 critiques collectées. Sur "Metacritic", il obtient une note favorable de 67/100, sur la base de 5 critiques collectées, ce qui lui permet d'obtenir le label « Avis généralement favorables » et est évalué à 3,7/5 pour 17 critiques de presse sur "Allociné". Bande originale. La bande originale du film a été composée par Yash Chopra qui a fait revivre la musique d'un grand compositeur de l'âge d'or de Bollywood, Madan Mohan, dont le fils Sanjeev Kohli a retrouvé et retravaillé des bandes jusque-là inédites. Elle contient 11 chansons, dont les paroles furent écrites par Javed Akhtar. La plupart de ces chansons furent chantées par la célèbre chanteuse Lata Mangeshkar. Elle chanta régulièrement en duo avec Madan Mohan, qui était particulièrement ému face à ses contributions. Ils sont accompagnés par d'autres interprètes dont Udit Narayan et Sonu Nigam, qui apparaissent également dans la bande originale. La bande originale a été publiée sur CD et spécialement sur les DVD audio. Yash Raj Music a également publié en complet la musique de fond du film, ce qui est rarissime. Le CD du film a été intitulé "The Love Legend Themes - Instrumental". Dans les années 2000, la bande originale a été classée par "Planet Bollywood" dans sa liste des 100 meilleurs bandes originales de Bollywood.
Campus du Moufia
Académie royale des sciences de Suède LAcadémie royale des sciences de Suède est une des académies royales de Suède. Histoire. Sous les auspices du roi Frédéric de Suède, elle est fondée le par : Cette institution, structure indépendante, vise à promouvoir les sciences, et plus particulièrement les sciences naturelles et les mathématiques. Les buts de l’institution sont mercantilistes, plaçant l'économie suédoise au centre des objectifs de recherche. Depuis la création des prix Nobel en 1901, elle sert également de comité de sélection pour les prix de physique et chimie. Mais elle participe également à la désignation des lauréats des prix Crafoords en mathématiques, géoscience, biologie (écologie et évolution en particulier) puis en astronomie ainsi que ceux du prix Gregori Aminoff en cristallographie ou encore du prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d'Alfred Nobel. Liste des secrétaires permanents. Les personnes suivantes ont été secrétaires permanents de l'Académie : Publications. Depuis sa création en 1739, l'académie publie des , littéralement les documents de l'Académie suédoise des sciences. Ces publications continuent pendant plus de deux siècles, jusqu'en 1974. À côté de cette publication principale, l'académie a également publié : Au l’académie commence également à publier des rapports annuels dans différentes disciplines. En physique et en chimie à partir de 1826, en technologie à partir de 1927, en botanique à partir de 1931 et en zoologie à partir de 1932. Au fil du temps ces publications sont tantôt regroupées tantôt éditées séparément, jusqu'en 1903 où ils sont regroupés au sein d'une nouvelle revue : Arkiv för Matematik, Astronomi och Fysik. Celle ci-perdure sous cette forme jusqu'en 1949 avant d'être de nouveau décomposée en entités spécifiques : qui traite des mathématiques, qui traite de physique, qui traite d'astronomie et qui traite de géophysique.
802.16
Dostoievski
Kullawa La kullawada, kullahuada, cullaguada ou kullawa est une danse Aymara, un peuple indigène qui depuis l'époque précolombienne et même aujourd'hui habite les hauts plateaux péruvo-boliviens, sur les rives du lac Titicaca. Le nom de la danse dérive du mot kullawa («sœur» en francais), en référence à ses danseurs. Il est représenté à la fois en Bolivie, dans la Fiesta del Gran Poder; comme au Pérou, au Festival de la Chandeleur. Origine. Il y a des divergences sur le lieu d'origine de la danse: Bolivie. Le nom Kullawada selon la version bolivienne, dérive de la communauté de San Vicente de Collagua (kullawa en Aymara) de la municipalité de Viacha de la province d'Ingavi du département de La Paz. L'origine de cette danse est liée aux obrajes qui existaient dans les environs de la ville de La Paz où les produits textiles étaient fabriqués et les mitayos indigènes, pour la plupart Aymara, étaient utilisés comme travail forcé, contraints de rester dans les maisons des obrajes et les interdictions de porter des vêtements autochtones ont aggravé leur situation. Pérou. Selon la version péruvienne, la danse des "Kullawas", également connue sous le nom de "Kullawada", remonte avant la formation des pays actuels à l'époque inca et est liée à l'activité des anciens fileurs et tisserands. Certains historiens soutiennent que cette danse appartenait à la noblesse inca, dansée par les ñustas et les autorités de l'empire. D'autres chercheurs soutiennent que plusieurs couples Aymara amenés dans la capitale de l'empire ont dansé cérémonieusement pour le plus grand plaisir des Incas et des orejones (nobles cusqueños) menés par un guide, portant un grand rouet avec des touffes de laine, pour représenter leur ethnie, leur le commerce et son importance pour l'économie, la culture et la communication Aymara. Ces peuples étaient installés sur les rives du lac Titicaca. Ces peuples étaient installés sur les rives du lac Titicaca. Il est documenté que ces fileurs et brodeurs avaient une présence à Puno, et qu'une partie de cette communauté a migré vers Lima: «... le chapeau caractéristique de cette époque avait une forme rectangulaire, il y avait le Kullawa Achachi, plus tard ces brodeurs sont allés à Lima et non je sais plus sur eux». Au départ, les costumes étaient simples, avec des touches de broderie argentée qui les rendaient très élégants. À l'époque coloniale, les Occidentaux ont persécuté la culture andine dans une guerre contre les idolâtres. Plus tard, sous le républicain, les kullawas renaissent à nouveau sous forme de danse de fileuses et deviennent une danse rituelle. Des siècles plus tard, il est devenu une danse d'ostentation et de puissance économique, rendant le costume encore plus pompeux, y compris les perles, la feuille d'or, l'argent et les fils d'or.
Chondrocyte Les chondrocytes (du grec ancien / , et / , d'où ) sont les cellules composant le cartilage. Description. Ce sont des cellules arrondies et volumineuses (d'un diamètre de 10 à ) présentes dans le cartilage. Elles possèdent un noyau volumineux et arrondi, situé dans la région centrale. Elles sont issues des chondroblastes, eux-mêmes issus de cellules souches mésenchymateuses. Elles sont sensibles à divers facteurs (vieillesse, inflammation consécutive à un excès d'acidité dans les tissus, désordres hormonaux, chocs qui provoquent une libération d'enzymes protéolytiques qui dégradent les protéines du tissu cartilagineux, protéoglycanes et collagènes). Ces facteurs induisent une prolifération des chondrocytes (divisions mitotiques des chondrocytes qui forment des colonnes séparées les unes des autres par la matrice extracellulaire du cartilage, hormones sexuelles mâles et femelles lors de la puberté, tentative de réparation lors de lésions, prolifération transitoire lors des stades précoces de l'arthrose…), limitation du nombre de divisions mitotiques puis arrêt complet et définitif des mitoses en fonction de l'âge et de la sénescence des articulations. Fonctions. Elles synthétisent les composants de la matrice extracellulaire du cartilage (collagène de type II, IX et XI, glycosaminoglycannes..) Par certains aspects, elles ont des fonctions proches de celles des fibroblastes (cellules du périchondre), cellules principales du tissu conjonctif. Les chondrocytes participent à la synthèse et au maintien du tissu cartilagineux. Satsuki & al.(2007) ont expérimentalement démontré (chez le rat de laboratoire) que les chondrocytes articulaires expriment des gènes d'enzymes liées à la synthèse d'hormones stéroïdiennes, qu'ils peuvent synthétiser localement (dans le cartilage, dans l'articulation) à partir de la DHEA (déhydroépiandrostérone, précurseur d'hormones stéroïdiennes sexuelles). Et il semble que ces hormones puissent avoir un effet protecteur sur le cartilage (on savait déjà que ces hormones étaient aussi produites dans le muscle squelettique). Lors du processus interstitiel de la croissance du cartilage, les chondrocytes se divisent exceptionnellement par mitose. Chondroplastes. Les chondroplastes sont de petites logettes dans la matrice extracellulaire, situées à la base de la masse cartilagineuse dure, près de la tête de l'os. Les chondroplastes contiennent les chondrocytes qui précédemment étaient des chondroblastes, qui expriment notamment de nombreux récepteurs à la vitamine A et vitamine D, à l'hormone parathyroïdienne (ou PTH), aux œstrogènes, aux glucocorticoïdes.
Günther von Mannagetta und Lërchenau Beck Günther von Mannagetta und Lërchenau Beck est un botaniste autrichien, né le à Presbourg et mort le à Prague. Biographie. Il est directeur du département de botanique du muséum d’histoire naturelle de Vienne et professeur à l’université de Vienne et à l'université Charles de Prague de 1899 à 1921. Beck dirige la publication de "Wiener Illustrierten Gartenzeitung" et est l’auteur de : Il contribue également à "Die natürlichen Pflanzenfamilien: Orobanchaceae" (1895) édité par Heinrich Gustav Adolf Engler et par Karl Anton Eugen Prantl. Hommages. Le genre "Mannagettaea" Harry Sm. porte le nom de Gunther Beck. (1933) de la famille de l'Orobanche ("Orobanchaceae"), ainsi que les espèces suivantes :
Armand Le Véel Armand Jules Le Véel, né le à Bricquebec et mort le à Cherbourg, est un sculpteur français. Biographie. Fils de commerçants, Armand Le Véel est l'aîné d'une famille modeste de . Au collège de Valognes à partir 1830 pour faire ses humanités, puis à celui de Cherbourg, il révèle un intérêt pour le dessin. En 1837, ses parents l'envoient comme commis épicier et comptable à Rouen, où il passe trois ans, sans y trouver le goût du commerce. Le , il arrive à Paris pour exercer son art, sans ressource. Il vit d'emplois divers, et fabrique pour la Maison Susse des produits pour la confection de statuettes de plâtre en vogue à l'époque. Il rencontre le sculpteur Auguste Poitevin, élève de François Rude, qui le fait entrer en 1845 dans l'atelier du maître, dont il gardera une inspiration romantique tardive. Il y côtoie Emmanuel Frémiet et Jean-Baptiste Carpeaux. Il réalise ses premières œuvres, une série de six statuettes de personnages en plâtre inspirés à l'histoire de France, dont un "Ligueur", un "Huguenot" et un "Représentant du peuple aux Armées", dit "Vox populi". Enrôlé le durant la Révolution sur la barricade de la rue de Rivoli à Paris, il est proclamé commandant, recevant avant de le congédier Odilon Barrot, puis pénètre parmi les premiers dans le palais des Tuileries. Il reprend ses créations en 1850, soutenu par une subvention annuelle de versée pendant trois ans par le conseil général de la Manche et doublée par le conseiller général de Canisy, Alexis Félix Sanson-Lavalesquerie. Au terme de cette pension, l'assemblée départementale lui commande un buste en marbre de l'amiral de Tourville. En 1852, le conseil municipal de Cherbourg décide d'édifier un "Monument à Napoléon" sous forme de statue équestre. Le Véel fait une proposition début 1853, qui aboutit le . Entre-temps, dans un atelier sur l'île des Cygnes offert par la Direction des Beaux-Arts, il s'exerce à la statuaire équestre avec deux "Charlemagne" et un "Bonaparte en Italie". Ami de Jules Barbey d'Aurevilly, il se marie en 1855 à Eugénie Feuchère, fille du sculpteur Jean-Jacques Feuchère. Le , le "Monument à Napoléon" arrive par le train à l'occasion de la visite de Napoléon III et de l'impératrice Eugénie, que Le Véel avait rencontrée en 1852 quand elle n'était que de Montijo, et qu'il devait faire son buste. Le couple impérial est venu pour l'inauguration de la ligne Mantes-la-Jolie - Cherbourg, le lancement du "Ville de Nantes" et l'immersion d'un nouveau bassin du port militaire. Mais l'inauguration de la statue n'est pas un souhait de Napoléon III, qui engage un rapprochement diplomatique avec le Royaume-Uni. Elle est donc reléguée au dernier jour du séjour impérial, une fois que l'invitée de marque, la reine Victoria, fût repartie. Ce qui devait être le sacre de Le Véel est donc rapidement expédié, et le statuaire n'est pas décoré de la Légion d'honneur, contrairement à ses espoirs et à ceux du maire Joseph Ludé. Le Véel met cette absence de distinction sur le compte de son passé de révolutionnaire en 1848. Il est cependant décoré en 1863. Il est plus probable que son caractère peu négociant avec les pouvoirs, s'absentant par exemple quand l'empereur visite son atelier, où refusant de faire évoluer ses projets en fonction des remarques des commanditaires, n'ait pas favorisé son appartenance aux milieux officiels et les commandes publiques. Il reçoit toutefois plusieurs commandes de plâtres, bronzes, et statues de pierre, notamment dans son département. Il réalise, entre autres, un "Tancrède de Hauteville" en pierre pour la cathédrale de Coutances, et des bronzes de "Jeanne d'Arc", notamment le "Monument à Jeanne d'Arc" à l'ancien évêché d'Orléans. Cette statue est envoyée à la fonte en 1941 sous le régime de Vichy ; seuls subsistent l'arrière du cheval et le torse de Jeanne d'Arc, conservés à l'hôtel de ville d'Orléans. En 1870, il est l'un des onze membres de la commission chargée sous la présidence de Gustave Courbet de sauver les œuvres d'art d'un Paris près d'être assiégé par les Prussiens, et refuse que l'on démolisse la colonne Vendôme. Il se retire en septembre 1882 à Cherbourg, et cesse de créer. Après avoir offert plusieurs œuvres à la ville, qui se charge d'en prendre la fonte, il est nommé conservateur du musée Thomas-Henry et milite pour que les collections trouvent abri dans un nouveau bâtiment dédié. Le , il assiste à Orléans à l'inauguration du "Monument à Jeanne d'Arc" qu'il a offert à l'évêché. Retiré rue du Maupas à Cherbourg, il meurt le et lègue sa collection d'œuvres d’art et d’antiquités (tapisseries, armes, mobilier…) à la Ville de Cherbourg. Elle est exposée pendant un demi-siècle dans le pavillon ouest du théâtre, avant d'être regroupée avec ses œuvres, au sein du musée Thomas-Henry. Plusieurs de ses œuvres sont également conservées au musée des beaux-arts de Bordeaux. Il est inhumé au cimetière des Aiguillons à Cherbourg.
Dipole
Acide iduronique L'acide iduronique () est un acide uronique formé à partir de l'idose oxydé sur son carbone numéro 6. Il entre dans la composition de glycosaminoglycanes tels le dermatane sulfate, l'héparine... dans lesquels il sera cyclisé.
Urville-Nacqueville Urville-Nacqueville est une ancienne commune française, située dans le département de la Manche en région Normandie, peuplée de habitants. Elle est issue de la fusion d'Urville-Hague et de Nacqueville, le . Depuis le , elle fait partie de la nouvelle commune de La Hague et a le statut de commune déléguée. Géographie. Localisation. La commune est située dans la Hague, au nord-ouest de la presqu'île du Cotentin. Toponymie. Le nom de la localité est attesté sous les formes "Nakevilla" et "Nachevilla" vers 1140. Le toponyme est composé de deux noms en "-ville" au sens ancien de « domaine rural » ("villa"), précédé du nom du propriétaire comme c'est le cas le plus fréquent. Le gentilé est "Urvillo-Nacquevillais". Histoire. Protohistoire. Durant la Protohistoire, Urville-Nacqueville abritait un port en relation avec le sud de l'Angleterre. Des découvertes et des fouilles archéologiques ont permis de mettre au jour de nombreux éléments témoignant de ces premières relations transmanches et notamment, sous le sable de la plage, une trentaine de sépultures de La Tène, datées des années . Moyen Âge et époque moderne. Les , il se tenait à Nacqueville une foire annuelle, dite foire de la Saint-Clair. Urville fut une station balnéaire très prisée au début du . De cette époque date le « Village normand », conçu en 1911 par René Levavasseur, architecte de la gare maritime de Cherbourg. Il a été détruit par les bombardements de juin 1944, comme de nombreuses villas construites sur la côte au hameau de Landemer. Une de ces villas, dans la vallée du Hubiland, accueillit dans les années 1920, la famille du jeune Boris Vian, qui écrira plus tard « "Landemer, ça s'appelait. Dix-sept habitants. On avait des petites baraques là-bas. [...] Un chouette merveilleux pays." » En 1963, Urville-Hague ( en 1962) fusionne avec Nacqueville (), au sud-est de son territoire. Politique et administration. Liste des maires. Le conseil municipal était composé de dix-neuf membres dont le maire et cinq adjoints. Population et société. Sports. Le Stade d'Urville-Nacqueville fait évoluer deux équipes de football en divisions de district. Culture locale et patrimoine. L'église d'Urville-Nacqueville. La construction de l'église d'Urville-Nacqueville commence en 1958, après la pose de la première pierre le , en remplacement des deux églises détruites à l'occasion des opérations militaires de la Libération. En 1944, chacune des deux communes possédait son église. Celle de Nacqueville, en haut de la colline, fut dynamitée par les Allemands dans les premiers jours du mois de , en représailles après de sévères bombardements anglais visant à détruire les installations de radars situées à deux pas de l'édifice. Très repérable, avec son clocher élancé, cette église de style néogothique avait été construite en 1904 par le châtelain de l'époque, Hildevert Hersent, qui en fit don à la commune. La nef et le chœur de celle d'Urville-Hague, déjà très ébranlés par les bombardements, s'écroulèrent au passage des chars américains. Il n'en reste que le clocher en bordure du , direction Landermer. Si les deux communes comportent de nombreux villages excentrés, Urville-Hague et Nacqueville forment en pied de coteau une agglomération mitoyenne. Dès que la région fut libérée, un accord entre la préfecture et l'évêché décide de fusionner les deux paroisses et de ne reconstruire qu'une seule église pour les deux communes. Quelques années plus tard, ces deux collectivités fusionneront elles aussi. L'édifice actuel est l'œuvre de François Champart (Romilly-sur-Seine, 1912 - Paris 6e, 1997). L'architecte a voulu reprendre avec les possibilités des techniques contemporaines, les formes trapues des vieilles églises de la Hague. Les matériaux, pierres apparentes, couvertures en schiste, concourent à rappeler les édifices traditionnels de la région. Sur le parvis, on remarque le baptistère en forme de pigeonnier, abritant les fonts baptismaux de l'ancienne église d'Urville (), placé comme un exonarthex avec un cheminement (la couverture en a été enlevée) prévu pour accueillir le nouveau baptisé directement dans la chapelle de la Vierge. Ce vaste parvis introduit le visiteur sous un porche généreux qui mène dans une nef ample, elle-même emportant le regard vers les piliers du clocher encadrant l'autel principal. Au-dessus du porche, on peut lire "Ut omnes ununt sint, sicut tu Pater in me et ego in te" : « Que tous soient uns, comme toi, Père tu es en moi et moi en toi » (Évangile de Jean 17, 21). Allusion à la devise de Guyot, évêque de Coutances à l'époque : "Ut sint unum" : « qu'ils soient un ». La première eucharistie y fut célébrée le . La consécration de l'autel et la bénédiction de l'église eurent lieu le . Elle est aujourd'hui rattachée à la nouvelle paroisse Saint-Clair du doyenné de Cherbourg-Hague. Les vitraux. Posés en 1960, les vitraux sont l'œuvre d'Henri Martin-Granel, maître verrier, ami de l'architecte François Champart. Une réalisation selon la technique de la dalle de verre alors très en vogue au milieu du . L'architecte et le maître verrier ont cherché à donner de l'importance au chœur de l'église, par rapport à la nef, ce qui explique les coloris beaucoup plus chauds des verrières du chœur où dominent surtout le rouge et l'or. Les vitraux de la nef, plus pâles pour laisser passer la lumière, ce qui ne les empêche pas cependant d'avoir l'élan de ceux du chœur. Leurs couleurs alternent : fonds jaunes et fonds verts. En plus de la signification expliquée plus loin, l'artiste a voulu figurer les pommiers de Normandie dans la succession des saisons. Signification. La verrière au-dessus du portail, les claustras, donnent tout son éclat au soleil couchant. Les trois vitraux du sanctuaire, derrière le maître autel, représentent les saints patrons de la paroisse : la Vierge Marie, assise sur son trône de gloire, présente son fils Jésus, représenté en noir, allusion possible aux liens qu'entretint le maître verrier avec l'Afrique. Mais aussi, pour signifier que le Christ est le sauveur de toute l'humanité. Notre-Dame est en effet la patronne principale de la nouvelle paroisse d'Urville-Nacqueville. Côté évangile, saint Laurent, patron de l'ancienne paroisse de Nacqueville, attaché à son gril. Sa tête exprime la douleur, tandis que ses mains en prière traduisent la confiance. Côté épître, saint Martin, patron de l'ancienne paroisse d'Urville-Hague, coupe avec son épée un pan de son manteau dont il couvrira le pauvre. Dans la chapelle de la Vierge, à droite en entrant, on admire l'éclat, surtout au soleil du matin, du vitrail de la Sainte Vierge. Il représente Jessé couché, en songe, et la Vierge Marie issue de la descendance de David. C'est l'Arbre de Jessé dont parle Isaïe (11,1), thème souvent traité dans l'iconographie religieuse. Une illustration de la généalogie du Christ descendant par la Vierge de la royauté de David et donc de l'Ancien Testament. Comme dans les représentations du Moyen Âge, l'artiste a figuré l'arbre et les rameaux qui continuent dans les vitraux des redans de la nef et conduisent à la Vierge et à son Fils représentés là-haut dans le vitrail du sanctuaire. Enfin un dernier petit vitrail, près de l'escalier de la tribune, représente un poisson au milieu des vagues. Allusion au mot grec « "icthus" » qui signifie « poisson ». Les lettres de ce mot sont les initiales en grec de « Jésus-Christ, Fils de Dieu, Sauveur ». Les premiers chrétiens se servaient de ce signe pour se reconnaître. Deux vitraux, côté épître, sont au sud dans le sanctuaire. L'un, à gauche, représente les armoiries du pape de l'époque, . L'autre à droite, celles de , évêque du diocèse jusqu'en 1966. C'était une façon de situer dans le temps la construction de l'église pour les générations à venir. Les visiteurs de l'église notent souvent l'intérêt des vitraux qui réchauffent et tempèrent la sévérité des matériaux de l'ensemble de l'édifice. Ils participent, un peu à la manière des vitraux des grandes cathédrales du Moyen Âge, à la formation du visiteur. Également notables :
August Gustav Heinrich von Bongard August Gustav Heinrich von Bongard (russifié en "Gustav Petrovitch von Bongard"), né le à Bonn et mort le 25 août (6 septembre) 1839 à Saint-Pétersbourg, est un botaniste allemand qui a principalement travaillé à Saint-Pétersbourg en Russie. Membre de l'Académie des sciences de Saint-Pétersbourg. Biographie. Il étudie à l'académie médico-chirurgicale Joséphine de Vienne dont il sort avec le titre de docteur en chirurgie en 1810. Il s'installe en Russie en 1819 pour y exercer la médecine. En 1824, il devient professeur de botanique à l'université de Saint-Pétersbourg, tout en étant médecin de l'asile de pauvres de la Société philanthropique impériale ("Императорское Человеколюбивое общество") de 1823 à 1833 et de 1825 à 1831 médecin de l'orphelinat des enfants pauvres de Saint-Pétersbourg. Il est membre effectif de la Société des naturalistes de Moscou à partir de 1820, ainsi que l'année suivante de la Société physico-médicale de l'université de Moscou. C'est l'un des premiers botanistes à travailler sur la description des plantes rapportées d'Alaska, à l'époque possession russe, par l'expédition du "Seniavine", commandée par le capitaine von Lütke qui fit le tour du monde. Il en décrit des espèces comme l'Épicéa de Sitka ("Picea sitchensis") ou l’Aulne rouge ("Alnus rubra"). La plupart des spécimens décrits ont été récoltés par Karl Heinrich Mertens (1796–1830) à Sitka (Alaska). Il fait aussi la description d'autres espèces rapportées d'autres régions du monde par les naturalistes de l'expédition, Karl Heinrich Mertens et Alexandre Postels, notamment du Brésil. Ses travaux sont publiés dans les "Mémoires" et le "Bulletin de l'Académie impériale des sciences de Saint-Pétersbourg", pendant les années 1830. Il reçoit l'ordre de Saint-Vladimir de en 1826. Bien que catholique, il est enterré au cimetière luthérien de Saint-Pétersbourg. Publications. Il est notamment l’auteur de :
Acide uronique Les acides uroniques sont des composés chimiques obtenus par oxydation du dernier carbone des oses simples (ose acide). Ils entrent dans la composition des glycosaminoglycanes, constituants essentiels des matrices extracellulaires. Par exemple : Les acides uroniques peuvent se complexer avec des molécules toxiques pour l'organisme et permettre leur élimination ; cette association forme des "urono-conjugués". Cette réaction se déroule notamment dans le foie et s'appelle la glucuronoconjugaison.
Rivarol (hebdomadaire) Rivarol est un hebdomadaire français d'extrême droite, antisémite, négationniste et raciste se réclamant ouvertement de l', fondé en 1951 par René Malliavin. Nom. Le nom du journal fait référence au pamphlétaire contre-révolutionnaire français Antoine de Rivarol, émigré en . Le journal porte en exergue une citation de Rivarol : . Historique. Débuts et développement. René Malliavin, plus connu sous le pseudonyme de Michel Dacier, avait déjà fondé en le mensuel "Questions actuelles" qui devint dès "Écrits de Paris", conçu comme un organe de résistance au alors triomphant. Il milita pour l'amnistie des personnes visées par l'Épuration, dont il dénonça les . "Rivarol" est l'héritier direct de "La Fronde", brûlot d'extrême droite de Maurice Gaït, Julien Guernec, Antoine Blondin et Ben, à l'audience ultra-confidentielle et financé par l'industriel Philippe Wolf. Organe se présentant comme « antisystème » dès sa fondation, "Rivarol" a combattu la République après la chute de la . L'antisémitisme y est présent dès l'origine. "Rivarol" soutient par ailleurs le des partisans du négationnisme, dont il se fait le relais régulier. Il lui arrive selon l'association belge RésistanceS de faire l'apologie d'anciens nazis. L'une des originalités du titre au sein de la presse de droite radicale a longtemps été l'engagement européen de "Rivarol" dont les options de politique étrangère étaient proches de celles du Mouvement républicain populaire (MRP). "Rivarol" a notamment fait campagne pour la Communauté européenne de défense (CED), s'opposant ainsi à Jeune Nation. Son sous-titre initial, , est devenu ensuite afin d'insister sur la dimension européenne du journal. Le vif intérêt que ce journal témoigne pour les mouvements nationalistes européens est un héritage de cette orientation pro-européenne. "Rivarol" est par ailleurs propriétaire du mensuel "Écrits de Paris", également fondé par René Malliavin, et qui fait figure de revue théorique. Ordre nouveau soutient un temps "Rivarol" en le vendant à la criée. François Duprat, stratège d'Ordre nouveau et l’une des principales plumes de "Rivarol", propose qu’Ordre nouveau rachète le journal à un montant de cent mille francs, mais l’affaire ne se fait pas. Selon Nicolas Lebourg, . L'hebdomadaire, qui paraît le jeudi après-midi à Paris et le vendredi matin dans le reste de la France (la parution est avancée d'un jour, à partir de ), a emprunté de manière mesurée le virage vers l'économie numérique, en proposant un abonnement électronique, par réception le mercredi après-midi (le mardi après-midi, à partir de ) d'une version de l'hebdomadaire au format PDF, à un tarif moindre de celui de l'abonnement au journal imprimé. Devenu en 2010 directeur de publication de "Rivarol", Jérôme Bourbon radicalise encore la ligne politique de l'hebdomadaire. Ses choix éditoriaux et ses méthodes de gestion entraînent le départ de plusieurs collaborateurs, notamment celui de la précédente directrice Camille Galic. Ayant racheté la totalité des parts de "Rivarol", comme d'ailleurs d"'Écrits de Paris", Jérôme Bourbon installe les rédactions des deux journaux dans son appartement parisien. Du fait des départs ou des décès de divers collaborateurs historiques, il devient le principal rédacteur de "Rivarol", dont il écrit environ un tiers des articles. Dans les années 2010, le tirage est de . Conflit avec le FN. À partir de 2005, les relations entre "Rivarol" et le Front national se dégradent quand Jérôme Bourbon publie le texte d'une conversation à bâtons rompus avec Jean-Marie Le Pen relative à la Seconde Guerre mondiale, qu'il présente comme un entretien et qui, selon le président du FN, n'aurait pas dû être publié comme tel. Jusqu'en 2010, "Rivarol" apporte un soutien quasiment constant mais non sans critiques ponctuelles au Front national, sans que les collaborateurs du journal soient pour autant membres de ce parti. En 2010, lorsque Jérôme Bourbon devient directeur de publication du journal, ce soutien critique se transforme en conflit violent, notamment à compter de la campagne pour l'élection du président du Front national, pendant laquelle le journal se montre particulièrement hostile à Marine Le Pen. Jérôme Bourbon déclare ainsi en 2010 : « Pour moi, Marine Le Pen est un démon, c’est l’ennemie absolue à tout point de vue, sur le plan moral, sur le plan politique, sur le plan intellectuel. C’est une catastrophe absolue, je n’ai aucune confiance en elle. C’est une révulsion totale, qui est réciproque d’ailleurs. » Pour lui, les proches de celle qui est alors vice-présidente du FN, sont « une bande de dégénérés ». Marine Le Pen déclare en sur le plateau de Serge Moati : « Je suis opposée à voir revenir dans le FN des groupuscules radicaux, caricaturaux, anachroniques. Entre les catholiques intégristes, les pétainistes et les obsédés de la Shoah, ça ne me paraît pas cohérent. Le FN ne servira pas de caisse de résonance à leurs obsessions. » Ce à quoi Jérôme Bourbon répondra par une série d'articles virulents, accusant la nouvelle présidente du Front national de se rapprocher du « Système », et donc de trahir la cause du combat nationaliste dont "Rivarol" entend être un des héritiers les plus intransigeants. Jean-Marie Le Pen, quant à lui, qualifie Jérôme Bourbon de « taliban hystérique » ; ce dernier intitule son éditorial du « Le Pen veut tuer "Rivarol" ». En , un entretien accordé à "Rivarol" par Jean-Marie Le Pen entraîne la mise à l'écart du FN de ce dernier. Pour marquer le soixante-cinquième anniversaire de l'hebdomadaire, Jérôme Bourbon organise, le , un banquet auquel participent six cents personnes. Le journaliste Robin D'Angelo y note la présence de Alain Escada, Alexandre Gabriac, Henry de Lesquen, Hervé Ryssen et Pierre Sidos. Jean-Marie Le Pen y évoque ; est également invité Robert Faurisson, acclamé dans la salle aux cris de , après un exposé de ses théories négationnistes. Perte des aides à la presse. En mai 2022, Rivarol perd ses aides à la presse octroyées par la Commission paritaire des publications et agences de presse et qui comprennent des tarifs postaux à la baisse ainsi que des avantages fiscaux. Cette décision fait suite à la condamnation pour provocation à la haine, contestation de crime contre l'humanité et injure raciste de Jérôme Bourbon, son directeur de publication fin 2021. Dans la foulée de ce camouflet, le Groupe Carrefour annonce en août 2022 cesser la vente du magazine Rivarol en raison de la perte de son agrément. Direction. Les directeurs successifs du journal sont : Poursuites et condamnations. Plusieurs collaborateurs du journal ont été poursuivis et condamnés par la justice française, notamment pour .
Féminisation des noms de famille La féminisation des noms de famille obéit à des règles et des principes spécifiques différents d'une langue à l'autre. Elle n'est pas simplement liée à l'existence de genres grammaticaux dans les langues. La plupart des langues d'Europe, bien que marquant la différence entre le genre masculin et le genre féminin, ne font aucune difficulté pour considérer les noms de famille comme neutres : il n'y a aucune incongruité en français à s'appeler "Madame Chevalier" ou "Monsieur Lamaison". À l'inverse, on trouve parfois des phénomènes d'adaptation de certains noms dans des langues qui ne marquent pas le genre (langues turques, hongrois), mais ces phénomènes sont marginaux et à la limite de ce qu'on entend ici par féminisation des noms de famille ; nous y reviendrons à la fin de l'article. Un nom de famille est souvent caractéristique de la langue ou du peuple d'origine de la famille de celui qui le porte. Plus que la signification du nom, c'est souvent sa consonance, son orthographe ou sa terminaison qui nous renseignent sur son origine. Dans certains pays d'Europe, il existe des terminaisons différentes pour les noms de famille portés par les hommes et ceux portés par les femmes. La reine de France Marie Leszczyńska était la fille du roi de Pologne Stanislas Leszczynski, la sœur du joueur de tennis Marat Safin s'appelle Dinara Safina ; sa collègue Martina Navrátilová était la fille adoptive de Miroslav Navrátil, quant à María Kalogheropoúlou, plus connue comme la Callas, elle était issue de la famille Kalogherópoulos. Féminisation grammaticale. Il y a deux types de causes qui entraînent la nécessité de féminiser les noms de famille dans certaines langues. L'une est d'ordre grammatical, l'autre est due à des considérations de sens. La seconde sera abordée plus loin. Les causes grammaticales sont elles-mêmes de trois sortes. Soit, si le nom de famille est un adjectif, il doit s'accorder en nombre, en cas et en genre avec le prénom (ce cas se produit par exemple en russe) ; soit, si c'est un substantif, il doit s'adapter pour que sa classe de déclinaison soit en accord avec le genre exigé par le sexe de la personne qui le porte (ce cas se produit aussi en russe) ; soit, dans certaines langues, la grammaire exige que le nom se mette au génitif, par exemple en grec. Parfois, ces trois causes se retrouvent en même temps dans une seule langue. Noms adjectivaux. La différence la plus évidente entre un nom (substantif) et un adjectif est que ce dernier n'a pas de genre à part entière : il prend le genre du nom auquel il se rapporte en s'accordant avec lui. De nombreux noms de famille sont étymologiquement des adjectifs. Même si cela n'a aucune incidence dans la plupart des langues, ces noms de famille peuvent garder intégralement leur comportement d'adjectif dans d'autres langues, c'est le cas de la plupart des langues slaves. Dans ces langues, "Monsieur Petit" est le mari de "Madame Petite". Ce phénomène est commun à presque toutes les langues slaves, à l'exception notable du Slovène et de ce qu'on appelait naguère le Serbo-croate (Serbe, Croate, Bosniaque, Monténégrin, toutes ces langues qui n'en sont qu'une seule). Genres et classes de déclinaison. Si le nom de famille est un substantif, il s'agit d'accorder le nom suivant la grammaire locale, pour permettre au nom de se décliner. En effet, il existe dans les langues indo-européennes différentes classes de déclinaison, c'est-à-dire que les différents noms (communs ou propres) se répartissent dans différents ensembles, qu'on appelle des classes, et, en principe, chaque nom de telle ou telle classe se décline de la même façon que les autres noms de la même classe, mais différemment des noms des autres classes. Il est difficile de montrer un exemple en français, parce que la déclinaison du nom y est réduite à la seule opposition singulier/pluriel, mais on peut dire qu'il existe en français une classe de noms qui ont la particularité d'avoir la terminaison "-al" au singulier et "-aux" au pluriel (appelons-la la « classe 1 ») et une autre dont les noms n'ont pas de terminaison particulière au singulier et ont la terminaison "-s" au pluriel (appelons-la la « classe 2 », on pourrait trouver d'autres classes, mais cela suffira pour cet exemple). Or, les classes de déclinaison des langues indo-européennes ont un rapport étroit avec les genres grammaticaux, sans qu'il y ait une correspondance parfaite entre les deux. Dans notre exemple, tous les noms français de la « classe 1 », "cheval", "canal", "cardinal"... sont masculins. Les féminins sont dans la « classe 2 », mais un très grand nombre de masculins également. La « classe 1 » est donc une classe « masculine » et la « classe 2 » une classe « mixte » (il n'existe pas de classe de déclinaison « féminine » en français). Il en va ainsi dans les langues indo-européennes où la déclinaison est encore bien développée. Les différentes classes de déclinaison peuvent être très liées à un genre précis. On observe même un phénomène assez curieux : dans les langues slaves et les langues baltes, les classes de déclinaison « masculines » ne peuvent effectivement contenir que des noms masculins, à l'exclusion de tout autre. Les classes « féminines », au contraire, peuvent admettre des noms masculins, à condition que leur genre soit nettement indiqué par le sens, c'est-à-dire que ces noms désignent des êtres animés de sexe masculin. Un homme peut donc parfaitement porter un nom ou un prénom avec une terminaison en "-a", alors qu'un tel nom serait forcément féminin s'il désignait un objet inanimé. À l'inverse, une femme ne peut jamais porter en lituanien un nom avec une terminaison masculine en "-as" ou en "-us". La féminisation des noms de famille peut donc avoir pour but de faire passer le nom d'une classe de déclinaison à l'autre pour que sa classe soit en accord avec le genre et le sexe de la personne. Toutes les langues où de telles classes de déclinaison liées à un genre existent n'adaptent pas forcément les noms de famille des femmes pour cette raison. Lorsqu'elles ne le font pas, la classe du nom de famille se trouve en contradiction avec le sexe de la personne et ce nom devient indéclinable s'il est porté par une femme, alors que le même nom porté par un homme se déclinerait normalement. Le nom indéclinable garde la même forme sans désinence à tous les cas de la déclinaison comme s'il était étranger à la grammaire qui l'entoure. La déclinaison ayant un rôle important dans ces langues, la compréhension de la fonction d'un tel nom dans une phrase est rendu plus difficile et doit s'appuyer sur la déclinaison de mots associés (prénom, « Madame », "etc.") ou sur la place du mot dans la phrase. Des exemples seront donnés plus bas en russe. Noms au génitif bloqué. En grec en particulier, il est d'usage de mettre le nom de famille des femmes au génitif, quel que soit le cas du prénom qui précède. Le nom obtenu devient donc indéclinable puisqu'il est déjà décliné, c'est ce qu'on appelle une déclinaison bloquée. Le génitif est un cas qui indique normalement la possession. Il faut cependant observer que de nombreux noms de famille grecs ont une déclinaison bloquée au génitif même quand ils sont portés par des hommes, en particulier tous les noms en -ου "(-ou)", sans que cela dénote chez les hommes qui les portent, une quelconque impression de soumission. En fait, cette variation n'est qu'une solution différente trouvée à la résolution du problème évoqué au paragraphe précédent : comment utiliser pour une personne de sexe féminin un nom de famille dont la classe de déclinaison est forcément masculine ? En déclinant le nom au génitif, on fait une sorte de périphrase. "Sophie Papadopoulos" se dit Σοφία Παπαδοπούλου, prononcé "Sofía Papadopoúlou", c'est-à-dire "Sophie de Papadopoulos", sous entendu "de la famille Papadopoulos". Le nom de famille, dont la classe exigeait qu'il soit masculin, ne s'applique plus directement à Sophie, mais à sa famille. Noms en forme d'adjectifs d'appartenance. Il ne s'agit pas d'une quatrième catégorie de cause grammaticale de féminisation des noms de famille distincte des trois précédentes, mais d'un mélange des trois. Pour résoudre le problème du genre lié à la classe de déclinaison, certaines langues, en particulier le tchèque et le slovaque ont recours à un procédé complexe dans sa signification et très simple dans sa réalisation concrète : le nom est dérivé pour en faire un adjectif d'appartenance, c'est-à-dire un adjectif signifiant « qui appartient à … », et cet adjectif est accordé au féminin. Concrètement, on ajoute "-ová" à la fin du nom masculin. L'adjectif d'appartenance se crée par dérivation en ajoutant le suffixe "-ov", et le "-á" est la désinence de l'adjectif au féminin singulier du nominatif en tchèque et en slovaque. Féminisation des noms de filiation. L'autre raison qui nécessite des noms différents au masculin et au féminin est la signification même du nom. Il existe différentes sortes de signification des noms de famille. Sans rentrer dans les détails, on peut citer les noms de métier "(Cordonnier)", les surnoms physiques "(Leboîteux)", les noms de lieu d'origine "(Montherlant)", les noms d'objets "(Charrette)" ou d'animaux "(Cheval)", les anciens prénoms "(Robert)", "etc." Tous ces noms, même s'ils peuvent contenir une indication de genre, ne subissent jamais d'altération en raison de leur sens. Dans aucune langue on ne verra la femme de "Monsieur Cheval" s'appeler "Madame Jument" ! Ils peuvent cependant varier pour des raisons grammaticales, comme on l'a vu plus haut, raisons pour lesquelles il sera possible de trouver dans une langue une forme féminine qui paraîtrait en français comme "Madame Chevalle". En revanche, dans certaines langues, les noms « de filiation », c'est-à-dire ceux comprenant des mots tels que « fils de... » ou « petit-fils de... » s'adaptent en fonction du sexe de la personne et deviennent « fille de... » et « petite-fille de... ». De tels noms sont d'anciens noms patronymiques devenus des noms de famille. Or, si la variation en fonction du genre pour les noms patronymiques est la règle générale dans les langues qui les utilisent, elle est tout à fait exceptionnelle pour les noms de famille qui en sont issus. La féminisation des noms, langue par langue. Russe. En russe, seuls les noms de famille adjectivaux s'adaptent en fonction du sexe de la personne qui les porte. Ces noms adjectivaux gardent dans toute leur déclinaison des désinences d'adjectif, qui sont assez différentes de celles des noms substantifs. Les noms de famille s'accordent en nombre et en cas. Les formes données dans les exemples ci-dessous ne concernent que le nominatif singulier. Les noms de famille adjectivaux russes peuvent être des adjectifs d'appartenance ou des adjectifs quelconques. Les adjectifs d'appartenance ont les formes suivantes : Les noms de famille ayant la forme d'adjectifs quelconques ont les formes suivantes : Français (ancien). Le phénomène n'est pas systématique, mais de nombreux généalogistes constatent, lors de recherches dans des registres du , que les noms de famille des filles ou des femmes sont féminisés, dans certains pays de langue d'oïl comme de langue d'oc. Certains curés emploient cette pratique de façon presque constante, d'autres n'y ont pas recours. Il n'y a pas de « règle » grammaticale pour cette féminisation. Exemples (issus de la commune de Nailloux, Haute-Garonne) : Monfraix - Monfraisse ; Amiel - Amiele ; Poux - Pouze ; Thomas - Thomasse ; Roudié - Roudière ; Mirabail - Mirabelle. Cette pratique se retrouve dans le roman "Germinal" d'Émile Zola, où l'épouse du mineur Maheu est appelée de façon informelle la « Maheude ». La pratique persiste encore parfois dans le langage populaire et la création des surnoms. Allemand (ancien). Dans les zones alémaniques, jusqu'au début du , la féminisation du nom se faisait par adjonction de "-in", ou de "-n" lorsque le nom se termine déjà par "i" exemple : Latin. En latin, il n'y avait pas un équivalent du nom de famille moderne. Chaque Romain avait trois noms: le "praenomen", le "nomen" et le "cognomen". Chacun de ces trois parties devait être décliné au genre du porteur, donc on avait "Livia Drusilla" (Livie, femme d'Auguste), dont le père était "Marcus Livius Drusus Claudianus". "Livius" et "Livia" étaient le "nomen", qui désignait la gens d'appartenance; "Drusus" et "Drusa" ("Drusilla" étant une forme hypochoristique) étaient le "cognomen", qui désignait la "branche" de la gens. Les femmes Romaines ne portaient pas de "praenomen". Vue l'origine des "nomen"s et des "cognomen"s comme adjectifs, c'est facile de trouver des règles grammaticales pour féminiser les noms de familles latinisés après la chute du système des trois noms: le médecin Jacques Dubois (médecin), latinisé en "Jacobus Sylvius", aurait eu par femme une Madame "Sylvia". Dans la communauté des étudiants du latin vivant aujourd'hui, les noms de familles sont rarement latinisé et souvent ils sont écrits comme dans la langue d'origine et pas déclinés. Pourtant, c'est impossible de créer des formes féminines de ces noms pas latinisés. Par exemple, le président français Charles de Gaulle, écrits en latin "Carolus de Gaulle", a éte marié avec "Ivona de Gaulle" (Yvonne); le président ukrainien Volodymyr Zelensky, en latin "Vladimirus" (ou "Bladimirus") "Zelens'kyj", est marié avec "Helena Zelens'kyj" (Olena); etc. Sources. Sur les noms en forme d'adjectifs d'appartenance :
Danza de las tijeras La Danza de las tijeras (en français : "Danse des ciseaux") est une danse rituelle originaire de Huancavelica, d'Apurimac et d'Ayacucho, au Pérou. Satire envers les vassaux du roi, mais surtout acte de fidélité envers les dieux andins, elle est une résistance culturelle. Actuellement, elle est une fusion des deux cultures : hispanique et andine. La danse des ciseaux a été inscrite en 2010 sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l'UNESCO. Statut du danseur. Il existe des festivals de "danse des ciseaux" qui durent une semaine complète, les danseurs se reposant trois ou quatre heures par jour. Chaque danse est un combat entre village ou communauté, représenté par le danseur. C'est pour cela que celui-ci est reçu en héros s'il revient vainqueur. Les danseurs sont choisis de génération en génération, héritant de la vigueur du sang de leurs ancêtres. Ils sont entraînés dès l'âge de cinq ans. La tradition dit que leurs pouvoirs augmentent et qu'ils possèdent la faculté de guérir et de voir l'avenir. Les danseurs de tijeras font aussi souvent un « pacte » avec les diables pour obtenir de la force et des habiletés. En réalité, ces « diables » sont plutôt des dieux andins comme les Apus (esprits de montagnes) que les Religieux en mission ont identifié au diable car hérétiques. Quand un danseur meurt, il est enterré la bouche dirigée vers le bas, afin de l'aider à retourner à la terre-mère, ou Pachamama. La dualité du monde andin se reflète dans les ciseaux puisque la partie inférieure se nomme femelle et la partie supérieure mâle. L'affrontement. L'affrontement se fait généralement sous la forme d'un défi de danse entre deux danseurs ou plus. Généralement, chaque camp de danseurs a ses propres musiciens (généralement un joueur de harpe andine et un joueur de violon). Chaque danseur passe chacun son tour pour montrer ses habiletés dans la danse, qui inclut généralement des mouvements plus ou moins acrobatiques, mais aussi parfois des animaux dressés. Ces mouvements sont exécutés pendant que le danseur tient ses ciseaux dans une de ses mains en les agitant en rythme.
Maison de la Bière Dodo
Idose L'idose () est un ose possédant une fonction aldéhyde sur son carbone 1, et composé de 6 atomes de carbone. C'est donc un aldohexose. Chimie. L'oxydation du carbone 6 (CH2-OH → COOH) produit l'acide iduronique. Dans l'eau à , la forme tautomère prédominante de l'idose est la forme β-D-Idopyranose (37 %).
Pétrusse La Pétrusse est un ruisseau du Luxembourg et un affluent de l'Alzette, donc un sous-affluent du Rhin, par la Sûre et la Moselle. Géographie. La Pétrusse prend naissance à la confluence de plusieurs ruissellements de sources situées dans le "Dippecherbösch", en aval d'une crête boisée entre Dippach et Mamer, à une altitude moyenne de non loin de la ferme Beauforterhof. Cette crête fait partie de la ligne de partage des eaux entre son propre bassin versant et celui de la Mamer. Après environ , elle traverse la localité de Bertrange pour se diriger vers Helfent, où elle reçoit ses deux premiers affluents. Après sa traversée de Merl, en amont de Hollerich, son troisième et dernier affluent la rejoint. Puis elle s'engouffre dans la vallée qui porte son nom. Cette vallée, d'une profondeur d'environ 50 mètres, faisait jadis partie des défenses naturelles de la ville de Luxembourg et ses roches en grès de Luxembourg furent creusées et minées par les différentes puissances militaires occupantes, notamment les Français avec Vauban, afin d'augmenter ses possibilités de défense par l'intérieur et le sous-sol. Les casemates, dont certaines parties sont ouvertes aux visiteurs (~23 km au total!), en sont un témoignage spectaculaire. Dans le cadre des travaux de fortification, on construsit également une écluse permettant la mise sous eau de la vallée afin d'empêcher toute invasion depuis ce côté de la ville. La Pétrusse a donc, sur les hauteurs à sa gauche, la Ville-Haute ou vieille ville, et, à sa droite, le plateau Bourbon et les nouveaux quartiers dits "de la Gare", nouveaux par rapport à l'an 1880, date à laquelle débuta l'urbanisation du plateau Bourbon le long de l'axe formé par l'actuelle avenue de la Liberté et jusqu'aux confins de Bonnevoie, ancienne localité devenue elle aussi un quartier de l'agglomération de Luxembourg-Ville. C'est dans le quartier du Grund ("Gronn", en luxembourgeois, c'est-à-dire "fond" de la ville), que la Pétrusse se jette dans l'Alzette. Jusqu'en 1933, la Pétrusse n'était qu'un ruisseau sauvage mal entretenu, dont le lit fut ensuite partiellement bétonné, mesure hydraulique sans effet positif sur la qualité du cours d'eau. Entre-temps, elle a fait l'objet de plusieurs interventions de renaturisation, et sa vallée a été transformée en un vaste espace vert très prisé du public. La longueur totale de la Pétrusse est de , et son dénivelé est de . Affluents. Ses affluents sont (d'amont en aval) :
Aldohexose Un aldohexose est un ose composé de six atomes de carbone (hexose) et dont le premier atome possède une fonction aldéhyde (R−C(=O)H). On distingue huit aldohexoses : Chacun de ces composés possède une conformation D et une conformation L. Ce sont des isomères qui partagent tous une même formule brute : . Les cétohexoses ont également la même formule. Déoxy-aldohexoses. Les aldohexoses peuvent avoir un ou plusieurs groupes hydroxyles remplacés par un hydrogène pour former les déoxy-aldohexoses. Voici les plus connues :
Codex sinaiticus
Heptose Un heptose est un ose possédant sept atomes de carbone. On rencontre la forme D de ces composés dans les lipopolysaccharides des parois bactériennes. Ils ont tous la même formule brute et possèdent tous un groupe carbonyle : Aldose. Ces heptoses possèdent cinq atomes de carbone asymétriques, il existe seize paires d'énantiomères, diastéréoisomères entre elles. Parmi celles-ci, on peut citer : CH=O CH=O HC-OH HO-CH HO-CH HC-OH HO-CH HC-OH HC-OH HO-CH HC-OH HO-CH CH2OH CH2OH -mannoheptose -mannoheptose CH=O CH=O HO-CH HC-OH HO-CH HC-OH HC-OH HO-CH HO-CH HC-OH HO-CH HC-OH CH2OH CH2OH -glucoheptose -glucoheptose Cétose. Les cétoheptoses possèdent quatre atomes de carbone asymétriques, soit huit paires d'énantiomères, diastéréoisomères entre elles. Les cétoheptones avec le groupe cétone en sont : CH2OH CH2OH CH2OH CH2OH C=O C=O C=O C=O HO-CH HO-CH HC-OH HO-CH HC-OH HO-CH HC-OH HO-CH HC-OH HC-OH HC-OH HO-CH HC-OH HC-OH HC-OH HC-OH CH2OH CH2OH CH2OH CH2OH -altroheptulose -mannoheptulose -alloheptulose -taloheptulose
Octose Un octose est un ose possédant huit atomes de carbone. À cette famille d'ose appartiennent : Des deux dernières molécules dérivent également des monosaccharides. Pour l'aldooctose par exemple, la molécule parente α-D-Ko est présente parfois dans les lipopolysaccharides constituant la paroi des bactéries Gram négatives - par combinaison avec sa dérivée 3-deoxy (α-D-Kdo).
Louis Bernard Guyton-Morveau
Joseph Uriot Joseph Uriot, né à Nancy le et mort à Stuttgart est un professeur, homme de théâtre et franc-maçon français, plus connu en Europe pour ses "Lettres d'un franc-maçon" en 1742. Biographie. À l'âge de 15 ans, il joue dans "Thémistocle", tragédie de Pierre du Ryer adaptée pour le collège des Jésuites de Nancy. En 1742, il fait paraître à Francfort les "Lettres d'un franc-maçon à Mr. de Vaux", première tentative pour exposer sereinement au public allemand le projet maçonnique et le convaincre de son innocence. Sa présence à Francfort, véritable plaque tournante des échanges culturels et maçonniques franco-allemands, est étroitement liée à l’activité théâtrale, maçonnique et diplomatique : Uriot inaugure le nouveau théâtre de Francfort le , lors de festivités qui marquent l’événement sur le plan international. Quittant Francfort en , Uriot arrive à Bruxelles quelque temps après et, le , il ouvre la saison du Théâtre de la Monnaie pour deux mois seulement. Il a cependant le temps de prendre part à la loge , comme il le signale dans "Le Secret des francs-maçons mis en évidence", paru l'année suivante à Francfort et La Haye. Il poursuit sa carrière de comédien à Bayreuth où, de 1745 à 1759, il joue dans la troupe de la cour du margrave Frédéric. Il y épouse, en 1750, Jeanne-Claude La Plante, comédienne dans la même troupe. Le , il débute sans succès à la Comédie-Française, dans le rôle de Lusignan du "Zaïre" de Voltaire, puis retourne à Bayreuth. Appelé à la cour de Stuttgart en 1760, il est engagé comme comédien et comme bibliothécaire particulier du duc Charles II de Wurtemberg. Il y côtoie d'autres artistes français comme Noverre ou les Dugazon et continue à publier des ouvrages sur la franc-maçonnerie, ainsi que des descriptions de fêtes qu'il organise à l'occasion d'événements princiers. Vers la fin de sa vie, il participe à la rédaction d'un "Nouveau dictionnaire de la langue allemande et française" qui paraît à Mannheim en 1782. Il avait également enseigné l'histoire à la célèbre Académie caroline, ou , où Cuvier et Schiller purent l’apprécier.
Robert de Saint-Loup Robert, marquis de Saint-Loup-en-Bray, dit Robert de Saint-Loup, est un personnage de l’œuvre de Marcel Proust "À la recherche du temps perdu". Généalogie. Robert de Saint-Loup est le fils du comte et de la comtesse Marie-Aymard de Marsantes. Il est le neveu par sa mère du baron de Charlus et du duc et de la duchesse de Guermantes. Apparitions dans la "Recherche". Ami du narrateur, celui-ci fait sa connaissance à Balbec lors de son premier séjour (-2, 29). Il prépare à cette époque l’École de cavalerie de Saumur et est un grand lecteur de Nietzsche et de Proudhon. La grand-mère du narrateur lui donne des lettres manuscrites de ce dernier lors de son départ, ce qui le remplit de joie (-2, 151). Il se montre toujours très attentif à la santé du narrateur qu’il considère comme un intellectuel. Sous l’influence de Rachel, qui est alors sa maîtresse, il est dreyfusard (, 97). Le narrateur lui rend visite à Doncières, la ville où est cantonné son régiment : Robert y révèle sa passion pour la stratégie militaire lorsqu’elle est élevée au rang d’esthétique (, 98-105). Une fois qu’il a rompu avec Rachel, il abandonne le parti dreyfusard. Dans "Albertine disparue", il part pour la Touraine tenter de faire rentrer Albertine à Paris mais échoue (-1, 59) car Albertine le rencontre. Marié à Gilberte Swann, il la trompe et lui ment constamment (-1, 10) quoiqu’il l’aime. « Inverti », il a une liaison avec Morel qu’il entretient. Le narrateur le croise dans "le Temps Retrouvé" (-1, 79) : il expose des théories en matière de stratégie dont la validité sera vérifiée lors des combats. Au front, il écrit de longues lettres au narrateur dans lesquelles se révèlent toute sa sensibilité littéraire et son mépris de la germanophobie provoquée par le conflit. Il meurt héroïquement au combat (-1, 208) et sera sincèrement regretté par sa femme et par sa tante, la duchesse de Guermantes. Robert de Saint-Loup est l’ami du narrateur : persuadé que celui-ci est du parti de sa famille qui s’oppose à sa liaison avec Rachel, il lui écrit une lettre où il lui reproche de l’avoir trahi. Il fait partie, comme Charlus, de ces (-1, 93). Esprit brillant et cultivé, il n’a aucun préjugé de classe et n’accorde d’importance qu’à la noblesse du cœur et à celle de l’intelligence. Modèle du personnage. Le roman de Proust n'est pas un « roman à clefs » : ses personnages empruntent toujours leurs traits et caractéristiques à plusieurs personnes (voire, parfois, à des personnages de fiction). On mentionne le plus souvent comme modèles de Saint-Loup deux amis de Proust : le marquis Louis Suchet d'Albufera (amant de Louisa de Mornand, qui dut rompre et se marier dans son milieu sous la pression de sa famille – comme c'est le cas de Saint-Loup et Rachel), le prince Antoine Bibesco et Bertrand de Fénelon (qui s'engagea et mourut dès les premiers mois de la guerre de 1914-1918 tout en continuant d'admirer la culture allemande et Wagner – comme Saint-Loup dans le "Temps retrouvé"). Fénelon est particulièrement reconnaissable dans l'évocation d'une belle scène d'élan affectueux : un soir de 1902, au restaurant Larue, Marcel Proust se plaignit des courants d’air froids. Immédiatement, Bertrand de Fénelon exécuta un ballet acrobatique entre les tables des habitués pour apporter au plus vite un manteau à l'écrivain qui frissonnait sur sa banquette. Scène vécue qui sera plus tard transposée dans Le Côté de Guermantes : Toutefois, le vicomte puis comte Clément de Maugny (Saint-Pétersbourg 1873- Draillant 1944) est probablement le premier inspirateur du personnage de Robert de Saint-Loup, et le moins connu. Sa mère, Honorine de Komar était la nièce de la comtesse Potocka, protectrice et amie de Frédéric Chopin, et de la non moins célèbre princesse Charles de Beauvau (1820-1880). Elle était également la cousine germaine de la comtesse de Briey, de la comtesse de Ludres et de la comtesse de Choiseul-Praslin. Proust la rencontra dans l’hôtel familial de la rue Kléber et il est fort possible qu’elle ait servi de modèle à la "Madame de Marsantes" de la Recherche. Clément était le fils unique de son second mariage, très beau, grand, brun aux yeux verts, à la fois séducteur et attentionné, passionné par la géopolitique. Dans ses lettres, et surtout dans ses dédicaces à Clément de Maugny, Marcel Proust parle à plusieurs reprises de la « tendresse » particulière qu’il a éprouvée sa vie durant pour celui qu’il compta, jusqu’à la fin de sa vie, pour l’un de ses meilleurs amis. Allusif comme à son habitude, il ne peut dissimuler la force des souvenirs – ou du souvenir – qui les rattache l’un à l’autre et qui doit dater de leur rencontre à Paris au début des années 1890 chez son cousin Ferri de Ludres. Le comte Charles-Albert de Maugny, père du jeune vicomte, était alors, sous le nom de plume de "Zed", un mondain en vue dans les cercles fermés du faubourg Saint-Germain, dans les milieux diplomatiques et dans le monde de l’édition et de la presse. C’est à ce dernier que Marcel Proust fera appel pour tenter de placer un de ses premiers articles au "Gaulois". De très nombreux éléments biographiques, des petits et des grands événements, des lieux bien précis, des relations intimes comme la duchesse de Vendôme, Léon Delafosse, Jeanne Bartholoni, le comte de Chevilly, concernant très directement Clément de Maugny, trouvent un écho dans Jean Santeuil et dans la Recherche. Bien entendu, on ne peut pas ne pas penser à Robert Proust, le propre frère de l'écrivain. Plus troublant, le nom Robert de Saint-Loup est presque une anagramme d'Albertine+Proust, mélange homme-femme, confusion de la réalité et de la fiction et synthèse du principal couple du livre. Henri de Réveillon, personnage de Jean Santeuil, apparaît comme étant le prototype du personnage de Robert de Saint-Loup en Braye. Proust remplace Maugny par Bertrand de Fénelon au cours de l'été 1902. Il s'inspire de sa mort au champ de bataille pour celle de Saint-Loup. D'autres traits sont inspirés par le jeune prince Léon Radziwill, par Gaston Arman de Caillavet et surtout par Armand de Gramont, duc de Guiche, grand ami de Proust depuis 1902 et gendre de la comtesse Greffulhe, modèle d'Oriane, duchesse de Guermantes et de sa cousine la princesse de Guermantes. « Tout cela peut très bien s’appliquer à G. que j’ai pris, depuis le commencement, pour le modèle de Saint-Loup, et qui me va très bien », écrivait à l'auteur Robert de Montesquiou en 1921.
Les Travailleurs de la mer Les Travailleurs de la mer est un roman de Victor Hugo écrit à Hauteville House durant l'exil du poète dans l'île anglo-normande de Guernesey et publié en 1866. Dans l'édition de 1883, Victor Hugo adjoint une présentation de 80 pages à son roman, une « ode à la mer » intitulée « L'Archipel de la Manche ». Dédicace. Le roman est dédié à l'île de Guernesey et à ses habitants : Troisième anankè : l'élément. Victor Hugo, dès son introduction, indique un troisième obstacle auquel l'homme est confronté : Résumé. Mess Lethierry est propriétaire de "La Durande", un vapeur échoué sur un écueil par la machination criminelle de son capitaine, le sieur Clubin. Fou de rage à l'idée que le moteur révolutionnaire de son steamer soit définitivement perdu, Lethierry promet de donner la main de sa nièce Déruchette à celui qui récupérera la machine de l'épave coincée entre les deux rochers de l'écueil Douvres au large de Guernesey. Gilliatt, pêcheur aussi robuste que rêveur, mais surtout épris de Déruchette, accepte le défi. Après maintes péripéties, notamment sa lutte contre les éléments et la pieuvre, Gilliatt réussit sa mission, mais s'aperçoit à son retour que Déruchette s'est éprise en son absence du jeune pasteur Ebenezer, et que celui-ci l'aime en retour. Gilliatt se sacrifie et s'efface pour le bonheur de Déruchette. Après avoir aidé les jeunes gens à se marier en cachette et à embarquer à bord du sloop "Cashmere", et alors que commence le flot de la marée montante, Gilliatt va s’asseoir dans un siège naturel creusé dans le roc du rivage, la « Chaise Gild-Holm-'Ur », où il se laisse submerger par la mer tout en regardant s'éloigner le navire qui emporte les nouveaux mariés. Premières éditions courantes et illustrées. Avec sa préface datée de mars 1866, le roman a été publié simultanément en feuilleton, dans l'hebdomadaire français "Le Soleil" à partir du et à la Librairie internationale chez Lacroix & Verboeckhoven en 3 volumes (Paris, Bruxelles). Signalons toutefois la une du "Journal illustré" du annonçant le roman d'Hugo à paraître, et figurant une illustration d'Henri de Montaut qui représente le combat entre Gilliatt et la pieuvre. Dès mai 1866, sur l'insistance d'un imprimeur anglais, Hugo travaille à une édition illustrée à partir de ses propres lavis et qu'il souhaite voir « traduit en gravure » ; l'affaire traîne du côté français, d'autant que le poète hésite, et que le nom de l'illustrateur Gustave Brion est évoqué. En 1867, une première traduction en anglais paraît sous le titre "The Toilers of the Sea", publiée à New York chez Harper & Brothers : elle est illustrée par deux gravures de Gustave Doré. En 1869, Hetzel, associé à Lacroix, propose une édition illustrée à partir de 70 dessins de François Chifflart ; puis en 1876, sort l'édition de la Librairie illustrée dirigée par François Polo et Georges Decaux, comportant cette fois 62 reproductions de dessins de Daniel Vierge ; enfin, en 1882, l'éditeur Hugues fait paraître le roman avec un mélange d'illustrations signées Chifflart, Vigne, et Victor Hugo, ce dernier ayant fini par faire graver sur bois ses encres par Fortuné Méaulle la même année : ces gravures furent préalablement publiées en album ; on y trouve en revanche 62 planches, soit 9 de plus que pour l'édition Hugues. Thèmes et contexte. Au-delà de l'histoire de machination crapuleuse et d'amour, des drames personnels des personnages campés avec une modernité surprenante, il s'agit d'un roman terraqué, emmêlant eau et terre, en quête d'un regard sur les océans, comme d'une ode à la mer. S'il n'est nullement précurseur de l'intérêt scientifique contemporain du géographe Élisée Reclus sur les courants marins ou de l'historien Jules Michelet sur le désenclavement maritime, l'œuvre ouvre vers l'horizon des écrivains voyageurs du siècle suivant, à commencer par leurs précurseurs souvent immobiles que sont Jules Verne, Pierre Loti, Henry de Monfreid et Roger Vercel ou plus tard, Joseph Conrad et son "Typhon" avec la tempête fusionnant l'air du ciel et l'eau de la mer. Adaptations. Cinéma. 1918 : "Les Travailleurs de la mer", film muet d'André Antoine et Léonard Antoine. Télévision. 1986 : "Les Travailleurs de la mer", téléfilm réalisé par Edmond Séchan et adapté par Jean-Claude Carrière, avec Aurélien Recoing (Gilliatt). Expositions. Juin-septembre 2013 : "Victor Hugo et la mer", Musée des manuscrits du Mont Saint-Michel, Scriptorial et musée d'art et d'histoire d'Avranches.
Marie de Clèves Marie de Clèves peut désigner :
Les travailleurs de la mer
HYT (entreprise) HYT est un fabricant de montres fondé par Lucien Vouillamoz. Historique. L'idée de Lucien Vouillamoz à l'origine de HYT est de créer des montres mécaniques de précision avec la particularité de présenter l'heure avec des fluides au lieu d'aiguilles. La marque s’est déclarée en faillite mardi 2 mars 2020 à la suite d'une nouvelle levée de fonds infructueuse et au contexte du covid. Modèles. Plusieurs modèles sont proposés. La H1 est le premier modèle produit dès 2012, c'est la première montre-bracelet hybride mécanique-fluidique. Puis vient la H2 et la Skull. La H3 est présentée pour le salon Baselworld en , c'est un modèle rectangulaire de 62 par , en titane, affichant l'heure avec un segment rotatif transversal à quatre faces indiquant des plages de six heures consécutives. La H3 dispose d’une réserve de marche de . C'est une édition limitée à 25 pièces avec un prix de vente élitiste de , soit près de .
Polaroid (feuille polarisante) Un polarisant ou filtre polarisant, communément appelé « Polaroid », est une feuille de matière synthétique employée pour polariser la lumière. « Polaroid » est une marque déposée de la firme américaine Polaroid Corporation. Il existe cependant d'autres fabricants de feuilles polarisantes dans d'autres pays. Histoire. Le matériau d'origine, breveté en 1929 et amélioré en 1932 par Edwin H. Land, se compose de nombreux cristaux microscopiques de sulfate d'iodoquinine (herapathite) incorporés dans un film transparent de polymère de nitrocellulose. Les cristaux aciculaires (c'est-à-dire en forme d'aiguilles) sont alignés pendant la fabrication du film par étirage ou en appliquant des champs électrique ou magnétique. Les cristaux étant alignés, la feuille est dichroïque : elle tend à absorber la lumière qui est polarisée parallèlement à la direction de l'alignement des cristaux, mais transmet la lumière qui est polarisée perpendiculairement à elle. Ceci permet à cette matière d'être employée comme polariseur de lumière. Ce matériau, connu sous le nom de "feuille J", a été remplacé par la "feuille H", amélioration inventée par Land en 1938. La feuille H est un polymère de l'alcool polyvinylique (PVA) imbibée d'iode. Pendant la fabrication, les chaînes de polymère de PVA sont étirées de telle sorte qu'elles forment une rangée de molécules alignées et linéaires dans le matériau. L'iode dopante s'attache aux molécules de PVA et les rend conductrices sur la longueur des chaînes. La lumière polarisée parallèlement aux chaînes est absorbée tandis que la lumière polarisée perpendiculairement est transmise. Les feuilles Polaroid sont utilisées dans des écrans à cristaux liquides, des microscopes optiques, des lunettes stéréoscopiques, et même, avec une orientation différente des filtres, des lunettes de soleil qui ont la propriété de barrer la lumière venant du haut, tout comme les reflets venant du bas, par exemple de routes goudronnées ou de plans d'eau. La marque Polaroid est aussi utilisée comme appellation commerciale pour une variété de produits vendus par Polaroid Corporation, dont des lunettes de soleil basées sur les polariseurs Polaroid, mais surtout des films et appareils photographiques à développement instantané.
Marie-France Dubreuil Marie-France Dubreuil, née le à Montréal, est une patineuse artistique québécoise. Elle et son partenaire Patrice Lauzon sont les champions canadiens en danse sur glace en 2000 et de 2004 à 2007. Ils sont également double médaillés d'argent aux championnats du monde. Ils patinent ensemble depuis 1995. Le couple de danse est réputé pour la grande difficulté technique de son programme, surtout de ses portés. Après leur carrière sportive, Marie-France Dubreuil et Patrice Lauzon deviennent entraîneurs. Aujourd'hui, ils comptent dans leur groupe d'athlètes les deux couples qui ont remporté les trois derniers titres aux championnats du monde : Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron (2015 et 2016), ainsi que Tessa Virtue et Scott Moir (2017). Biographie. Carrière sportive. À leurs premiers Jeux olympiques à Salt Lake City en 2002, ils patinent sur la musique de "Madame Butterfly" pour leur danse libre. Au commencement de leur programme, un problème au niveau du costume fait en sorte que les patineurs doivent reprendre leur routine. Ils terminent au combiné. À leur seconde participation aux Jeux olympiques d'hiver de 2006 à Turin, le couple figure sur la liste des favoris pour remporter une médaille, espoir qui disparaît lors de la danse originale, car les deux patineurs chutent sur le dernier porté, provoquant une contusion majeure à la hanche droite de Marie-France, qui l'empêche de patiner. Ils déclarent forfait avant l'épreuve de la danse libre. Néanmoins, le couple a marqué l'histoire du patinage artistique canadien et mondial. On a parfois comparé leur style à celui du couple de danseurs Duchesnay. Reconversion. Le , Marie-France et Patrice annoncent leur retraite de la compétition après avoir passé une saison en sabbatique. Le couple a l'intention de se marier en août et de faire des tournées de spectacles. Palmarès. Avec trois partenaires :
Patrice Lauzon Patrice Lauzon, né le à Montréal, est un patineur artistique québécois. Lui et sa partenaire Marie-France Dubreuil sont les champions canadiens de danse sur glace de 2000 et de 2004 à 2007. Ils sont également double médaillés d'argent aux championnats du monde. Ils patinent ensemble depuis 1995. La partenaire précédente de Patrice était Chantal Lefebvre. Biographie. Carrière sportive. Depuis plusieurs années, les deux s'illustrent sur la scène internationale. Leur participation aux Jeux olympiques d'hiver 2006 s'est terminé brusquement, le couple chutant sur la dernière levée du programme court et infligeant une sérieuse blessure à la hanche de Dubreuil. Le couple déclarait forfait tout juste avant l'épreuve de la danse libre. Le , Patrice et Marie-France ont annoncé leur retraite de la compétition après avoir passé une saison en sabbatique. Le couple a l'intention de se marier en août et de faire des tournées de spectacles Palmarès. Avec trois partenaires :
Sulfolobus Sulfolobus est un genre d'archées de la famille des "Sulfolobaceae". Ce sont des cellules coccoïdes, irrégulières et flagellées. Ces microorganismes sont à la fois hyperthermophiles (avec un optimum de croissance de ) et acidophiles (pH optimal de croissance proche de 2 ou 3) ; c'est par exemple le cas de "Sulfolobus acidocaldarius", isolé de sources chaudes acides. Ils sont hétérotrophes ou autotrophes, leur énergie provenant de l’oxydation du soufre et/ou par respiration utilisant le soufre comme accepteur final d’électrons. "Sulfolobus tokodaii" oxyde le sulfure d'hydrogène en sulfate . Espèces. Les espèces du genre "Sulfolobus" sont souvent nommées d'après le lieu de leur première localisation, par exemple "Sulfolobus solfataricus" dans des solfatares. D'autres espèces sont isolées le plus souvent dans des régions volcaniques (États-Unis, Italie, Nouvelle-Zélande, Islande, Japon). Les génomes des espèces "Sulfolobus solfataricus", "Sulfolobus tokodaii", "Sulfolobus acidocaldarius" et plus récemment "Sulfolobus islandicus" sont entièrement séquencés. "Sulfolobus" présente un intérêt en raison de la thermostabilité de ces protéines et des applications biotechnologiques potentielles qui peuvent en découler. "Sulfolobus" est également un modèle d'étude du mécanisme moléculaire de la réplication de l'ADN.
Buffalo Springfield Buffalo Springfield est un groupe américain de rock, originaire de Los Angeles, en Californie. Il est formé en 1966 et composé initialement de Neil Young, Stephen Stills, Richie Furay, Dewey Martin et Bruce Palmer. Historique. Stephen Stills est à l’origine de la formation du groupe et en est le leader. Vivant alors à Los Angeles, il demande en 1966 à Richie Furay de le rejoindre, puis à Neil Young qui fait une carrière de chanteur folk au Canada. La légende veut que Stills et Furay aient été bloqués dans un embouteillage à Los Angeles lorsqu’ils aperçoivent un corbillard immatriculé en Ontario : Neil Young s’en était servi pour passer la frontière en fraude. Young amène avec lui le bassiste Bruce Palmer, puis le batteur Dewey Martin vient compléter le groupe. Leur premier disque sort en 1966. Toutes les compositions sont de Stills et Young. Une chanson de Stills, "For What It's Worth", connaît un grand succès (classée ) et permet de lancer le groupe. Les chœurs dans cette chanson ont été arrangés par David Crosby, alors en partance des Byrds et avec lequel Stills projetait de monter un groupe. Son message pacifique a été utilisé dans de nombreux films et séries dont l'action se passe dans les années 1960 ou s'y réfère. Bruce Palmer, renvoyé au Canada, est brièvement remplacé par Jim Fielder (ex-The Mothers of Invention, qui rejoint ensuite Blood, Sweat and Tears) et après leur deuxième disque, le bassiste Jim Messina rejoint le groupe, il formera plus tard le groupe Loggins & Messina avec Kenny Loggins. Richie Furay compose alors quelques titres. Entre plusieurs arrestations pour possession de marijuana, ils réussissent à réaliser un troisième album, "Last Time Around". Le groupe se sépare en 1968 à la suite de désaccords entre Stills et Young, chacun voulant diriger le groupe. Stephen forme alors le trio Crosby, Stills & Nash avec David Crosby des Byrds et Graham Nash des Hollies en 1968, alors que Neil poursuit sa carrière solo, il se joindra au groupe en 1969 après s'être réconcilié avec Stills. De leur côté, Furay et Messina fondent le groupe Poco. Le groupe se reforme en 2011 pour une tournée sur la côte Ouest des États-Unis. Neil Young, Stephen Stills et Richie Furay forment l'ossature du groupe, ils sont accompagnés par à la batterie et Rick Rosas à la basse.
William Alexander Ayton William Alexander Ayton ( – ) est un pasteur anglican britannique ayant un intérêt pour l'alchimie et un occultiste anglais. Biographie. William Alexander Ayton est vicaire de Chacombe (Northamptonshire) de 1873 à 1894. En 1894, il se retire dans une petite pension et meurt à Saffron Walden (dans le Hertfordshire) en 1909. Il a traduit du latin la vie de John Dee rédigée par Thomas Smith. Il est généralement considéré comme ayant été un membre de l'obscure "Society of Eight" fondée en 1883. Membre de la Hermetic Brotherhood of Luxor de 1884 à 1888, il en sera le représentant en Angleterre avant de la trahir. Il deviendra alors avec H. P. Blavatsky, la comtesse Wachtmeister et J. D. Buck l'un des quatre responsables de la disparition de la section anglaise de cet ordre en avril 1888 lors de l'ultime épisode de la guerre qui l'opposa à la Société théosophique. À la suite de cet épisode Ayton se tournera vers l'Hermetic Order of the Golden Dawn in the Outer fondé cette même année par William Wynn Westcott puis sa successeur l'Holy Order of the Golden Dawn. Ces sociétés, en menant des opérations solennelles de magies cérémonielles avec des temples, des cercueils, des épées, des costumes et autres décors empruntés à la Franc-maçonnerie possédaient un charme qui manquait entièrement à leur rivales et elles attireront dans le sillage d'Ayton un grand nombre d'anciens membres de la défunte section anglaise de la H. B. of L. En tant que membre de l’"Ordre hermétique de l'Aube dorée", il fut favorable à la réforme doctrinale (certains le considèrent même comme en étant l'instigateur) du Grand Maître Arthur E. Waite, réforme qui scinda l'Ordre en deux : l’"Holy Order of the Golden Dawn" et la "Stella Matutina".
Anne Dambricourt
Shinzō Abe , né le à Shinjuku (préfecture de Tokyo) et mort le à Kashihara (préfecture de Nara), est un homme d'État japonais. Il est Premier ministre du Japon du au et du au . Issu de l'une des plus influentes familles politiques du pays, il est cadre d'entreprise et conseiller politique de profession. Il succède à Jun'ichirō Koizumi, dont il est proche, comme Premier ministre en 2006 après avoir été élu à la présidence du Parti libéral-démocrate (PLD). Il est alors le plus jeune chef du gouvernement japonais depuis Fumimaro Konoe, en 1937. À la suite de la défaite de son parti aux élections sénatoriales de 2007 et en raison de problèmes de santé, il doit céder la tête du gouvernement à Yasuo Fukuda. En 2012, après cinq ans de retrait de la vie politique, il retrouve la présidence du PLD. Devenu chef de l'opposition parlementaire, il obtient du Premier ministre Yoshihiko Noda la convocation d'élections législatives en. À l'issue du scrutin, son parti l'emporte largement, ce qui lui permet de retrouver la fonction de Premier ministre. Fort d'une réelle popularité et profitant d'une opposition disparate et affaiblie, il provoque en 2014 des élections législatives à l'issue desquelles il conserve, avec son allié Kōmeitō, la majorité des deux tiers à la chambre basse de la Diète du Japon. Son parti obtient à nouveau la majorité des deux tiers après les élections législatives anticipées de 2017. À la fin de l’année 2019, Shinzō Abe devient le Premier ministre à la longévité la plus importante de l'histoire du Japon. L'année suivante, alors que son autorité est relativement affaiblie par sa gestion de la pandémie de Covid-19 et par des affaires de corruption touchant son entourage, il annonce se retirer du pouvoir à cause d'un retour de sa maladie. Un de ses proches, Yoshihide Suga, lui succède le . Le , Shinzō Abe est assassiné par balles dans la ville de Nara, alors qu'il donnait un discours dans le cadre des élections à la Chambre des conseillers du Japon de 2022 (sénatoriales). Situation personnelle. Famille et origines. Les origines de Shinzō Abe remontent à trois importantes familles, influentes dans la préfecture de Yamaguchi depuis le : les Abe, les Satō et les Kishi. Les Abe étaient une riche famille de brasseurs de saké et de soja. Les Satō et les Kishi, pour leur part, étaient deux importantes familles de l'ancien domaine de Chōshū, liées par des alliances matrimoniales et des adoptions réciproques : ainsi, Shusuke Kishi, arrière-grand-père maternel de Shinzō Abe, a épousé une fille de la famille Satō et a adopté leur nom. En échange, son fils aîné, grand-père de Shinzō Abe, né Nobusuke Satō, a à son tour été adopté par la famille Kishi qui n'avait plus d'héritier mâle. L'un de ses arrière-grands-pères est le général Ōshima Yoshimasa. Le grand-père maternel d’Abe est donc Nobusuke Kishi, Premier ministre du Japon de 1957 à 1960, qui fut par ailleurs emprisonné comme suspect de crime de guerre de classe A de 1945 à 1948, en tant qu'ancien haut fonctionnaire du Mandchoukouo, puis du ministère du Commerce et de l'Industrie dans le cabinet de guerre du général Hideki Tōjō. Emprisonné durant trois ans par les Américains, il fut finalement libéré sans assignation devant le Tribunal de Tokyo. Anticommuniste et pro-américain, il mène une politique visant à réinsérer son pays dans le concert des Nations et est l'artisan de la signature en 1960 du controversé traité de coopération mutuelle et de sécurité entre les États-Unis et le Japon, renégociation plus équilibrée entre les deux parties d'un précédent traité mutuel de sécurité passé en même temps que le traité de San Francisco en qui mettait fin à l'occupation du Japon. Shinzō Abe présente son grand-père comme son modèle en politique, y voyant notamment la référence d'un de ses principaux objectifs : tourner la page de ce qu'il appelle la « société d'après-guerre » et redonner une fierté nationale au peuple japonais. Dans son livre intitulé , Abe a écrit : . Shinzō Abe est le petit-neveu d'un autre Premier ministre, Eisaku Satō, frère de Nobusuke Kishi. Son grand-père paternel, Kan Abe, a également été un homme politique, député indépendant à la Chambre des représentants de 1937 à 1946. Le père d’Abe est Shintarō Abe, gendre et héritier politique de Nobusuke Kishi devenu une figure politique importante et influente dans les années 1980, ancien ministre des Affaires étrangères et secrétaire général du Parti libéral-démocrate, le parti conservateur libéral au pouvoir sans discontinuer de sa création en 1955 jusqu'à 1993 et de 1994 à 2009. Le frère cadet de Shinzō Abe, Nobuo Kishi (né Abe mais adopté par son oncle maternel), est lui aussi un homme politique du PLD, élu à la Chambre des conseillers pour la préfecture de Yamaguchi depuis 2004. Dans son arbre généalogique se trouve également Yōsuke Matsuoka, ancien ministre des Affaires étrangères du Japon impérial (1940 – 1941) et qui fut à l'origine du Pacte tripartite signé le . Éducation d'un héritier politique. Shinzō Abe est né dans la préfecture de Tokyo mais l'adresse de domiciliation de sa famille est dans le (actuelle ville de Nagato dans la préfecture de Yamaguchi). Sa famille s'est installée à Tokyo à partir de 1957 à la suite du lancement de la carrière politique de son père. Il est scolarisé dans le privé, au sein des établissements de la compagnie scolaire Seikei à Musashino. Il sort en 1977 diplômé en sciences politiques de la faculté de droit de l’université de Seikei d'un rang assez médiocre. Il part ensuite à Los Angeles, en , poursuivre ses études en science politique à l’université de Californie du Sud. De retour au Japon en , Shinzō Abe travaille pour l'entreprise de construction métallique "Kōbe Steel Ltd.", qui ne peut « rien refuser à son père », et ce jusqu’en 1982. Il entre ensuite au service de son père en tant qu'assistant, d'abord au ministère des Affaires étrangères de 1982 à 1986, puis à la présidence du Conseil général du PLD de 1986 à 1987 et enfin au secrétariat général du PLD de 1987 à 1989. Parcours politique. Débuts. Après la mort de son père en 1991, Shinzō Abe se présente à sa place dans l'ancien premier district de la préfecture de Yamaguchi en 1993 et, obtenant le plus de voix au vote unique non transférable avec une large avance ( et 24,2 % des suffrages exprimés, il totalise votes et près de 8 points de plus que le candidat élu en seconde place, le sortant et ancien ministre Yoshirō Hayashi, lui aussi un libéral-démocrate), il est alors élu pour la première fois à la Chambre des représentants. Au sein du PLD, il adhère à la faction qui était dirigée par son père et avant lui par Takeo Fukuda, désormais menée par Hiroshi Mitsuzuka, le ou , connu pour sa volonté de réformer le fonctionnement interne du parti pour le rendre plus démocratique et moins dépendant des luttes d'influence entre chefs de faction, pour sa recherche d'une déréglementation administrative et économique et pour son attachement à l'alliance nippo-américaine. Aux élections législatives du , les premières à se dérouler selon le système mixte mis en place par la réforme électorale de 1994, il est réélu au scrutin uninominal majoritaire à un tour dans le nouveau de la préfecture de Yamaguchi (à savoir les villes de Shimonoseki et Nagato à l'ouest), avec votes et 54,3 % des suffrages face aux 34,7 % de Takaaki Koga du "Shinshintō" (principale force d'opposition de l'époque) et 11 % au candidat du PCJ. Il est par la suite plébiscité dans cette circonscription à chaque scrutin, avec 71,7 % des voix () en 2000, 79,7 % () en 2003, 73,6 % () en 2005 et 64,3 % () en 2009. La première décennie de sa carrière politique est discrète, tout en commençant à apparaître progressivement comme un des représentants de la jeune garde du PLD et du camp réformateur, il devient dès cette époque un soutien de Jun'ichirō Koizumi auquel il apporte l'assistance d'une grande dynastie conservatrice. Il est l'un des piliers de la première campagne de ce dernier à la présidence du PLD du , avec deux députés trentenaires eux aussi élus depuis peu : Hiroyuki Arai (37 ans, élu en 1993) et Nobuteru Ishihara (38 ans, élu en 1990). Koizumi est alors largement défait par Ryūtarō Hashimoto, en n'obtenant que 87 voix contre 304 à ce dernier. Plus tard, Shinzō Abe est directeur du bureau de la jeunesse du parti de 1997 à 1999. Il fait partie du , à la fois groupe de réflexion et alliance politique formé par quatre jeunes parlementaires quadragénaires et réformateurs, sur le modèle du « trio YKK » créé en 1994 par Taku Yamasaki, Jun'ichirō Koizumi et Kōichi Katō. Comme pour ce dernier, le nom du « quatuor » reprend les initiales en "rōmaji" des noms de ses membres : Takumi Nemoto, Shinzō Abe, Nobuteru Ishihara et Yasuhisa Shiozaki. D'autre part, Shinzō Abe semble dans un premier temps, à travers ses premiers travaux parlementaires ou ses positions au sein du parti, être un membre secondaire de la . Ainsi, en 1999, il devient directeur de la division des Affaires sociales du PLD, ainsi que directeur (soit l'équivalent d'une fonction de vice-président) de la commission de la Santé et du Bien-être de la Chambre des représentants. Du au , il est secrétaire général adjoint des Cabinets de Yoshirō Mori et Jun'ichirō Koizumi avant d’être nommé secrétaire général, et donc numéro deux du PLD par Koizumi le . Ce poste va le faire passer alors de l'intérêt discret pour les affaires sociales et sanitaires à la place d'un spécialiste des questions de sécurité et de politique étrangère au sein de la majorité. Négociateur avec la Corée du Nord. En 2002, il sert de négociateur en chef au gouvernement japonais pour discuter avec la Corée du Nord du sort de cinq Japonais survivants enlevés sur les plages nippones sur ordre de Kim Il-sung. Il se forge alors une réputation de fermeté et est crédité des avancées importantes que connaît ce dossier à cette époque, ce qui le fait connaître du grand public et lui confère même une importante popularité. Ainsi, il prépare la visite à Pyongyang de Jun'ichirō Koizumi, la première d'un chef de gouvernement japonais en Corée du Nord, le . À cette occasion, en échange de l'expression par le Premier ministre de « profonds regrets » pour l’attitude du Japon pendant l’occupation japonaise de la Corée, Kim Jong-il reconnaît officiellement, et s'excuse pour cela, l'enlèvement par la Corée du Nord de 13 citoyens japonais entre 1977 et 1983. Quelques mois plus tard, il obtient du régime nord-coréen le retour au Japon des cinq dernières victimes de ces enlèvements encore en vie selon Pyongyang, à condition qu'elles reviennent ensuite en Corée du Nord, le suivant, puis s'attire le soutien de l'opinion publique japonaise, avec Koizumi, en refusant cette dernière revendication de la Corée du Nord et en demandant désormais que ces rapatriés soient rejoints par leurs enfants nés après leurs enlèvements et restés en Corée du Nord. Abe dirigea également le Comité des parlementaires PLD contre l'éducation sexuelle « excessive ». Successeur de Koizumi. Secrétaire général du PLD. Fraîchement réélu pour un mandat de trois ans à la tête du PLD le , Jun'ichirō Koizumi nomme Shinzō Abe (qui était son directeur de campagne lors de cette élection à la présidence du parti) au poste de secrétaire général, soit la deuxième position dans la hiérarchie du parti. C'est alors une surprise, étant donné la faible expérience politique d'Abe et sa jeunesse (seulement deux personnes avant lui furent nommées à cette fonction avant d'avoir atteint l'âge de 50 ans, Kakuei Tanaka en 1968 et Ichirō Ozawa en 1989, tous deux à 47 ans), mais cette décision est plutôt accueillie positivement par les observateurs politiques et les médias. En effet, Koizumi souhaite rajeunir la majorité en vue des élections législatives anticipées fixées au , et Abe est alors considéré comme le maître de la stratégie électorale. Il permet également de jouer pleinement sur l'une des actions les plus populaires du gouvernement, celle sur les enlèvements en Corée du Nord (d'autant qu'une cellule spéciale sur la question des enlèvements est créée et présidée au sein du PLD par Abe le ). Le "Nihon Keizai Shinbun" qualifie d'ailleurs ce choix d'. Après ces élections législatives, qui marquent une victoire de la coalition au pouvoir avec 275 sièges sur 480 (soit 4 de plus qu'en 2000, mais toutefois 12 de moins que dans la chambre sortante), dont 237 pour le PLD, il préside à l'absorption le par ce dernier du Nouveau Parti conservateur. Ce dernier, partisan d'une « révolution conservatrice » sur le modèle de l'action de Margaret Thatcher, de Ronald Reagan voire de George W. Bush, allié depuis sa création en 2002 avec les libéraux-démocrates, apporte ainsi ses 4 députés au parti, lui permettant de regagner à lui seul la majorité absolue. En tant que secrétaire général du PLD, il est surtout chargé d'opérer la réforme interne voulue par Koizumi, à la fois de l'organisation, afin de la rendre moins dépendante du jeu des factions, plus propice au renouvellement générationnel et plus transparente, et de la ligne politique. Ainsi, avant même les élections législatives de 2003, une règle interdisant de présenter à la proportionnelle des candidats âgés de plus de 73 ans est adoptée par les instances du mouvement. Plus tard, un comité de réforme, présidé par Abe, est mis en place et présente en un plan qui prévoit la sélection de candidats au sein de la société civile pour les futures élections sur la base de primaires, de commissions d'investitures ou de sondages d'opinion qui pourraient être demandés par tout candidat potentiel dans une circonscription donnée. Ce plan envisage également de rendre transparent, via Internet, l'usage par les membres du parti des indemnités et subventions publiques, par le biais de cartes à puce distribuées à tous les militants. Si ce projet ne va pas donner de suite officielle, il va servir de base à la stratégie des , de jeunes personnalités, dont de nombreuses femmes, issues de la société civile et plus attachées à Koizumi et à ses réformes qu'à l'appareil partisan, qui va faire le succès de la majorité aux élections législatives de 2005. Il s'attache également à faire réviser la plateforme fondamentale du parti, inchangée depuis 1995, en la confiant à un panel consultatif directement placé sous son autorité et confié au député Kaoru Yosano. Le résultat de cette réflexion est présenté en , et comprend plusieurs projets de réforme particulièrement chers à Shinzō Abe : il prévoit ainsi d'ajouter parmi les priorités du parti la recherche d'« un consensus national pour l'établissement d'une nouvelle constitution » (sans pour autant se prononcer sur ce que celle-ci devrait contenir), l'appel à une réforme de la loi fondamentale de l'éducation et l'expression de sa résolution à lutter contre le terrorisme et le crime. Le parti met ensuite en place en un comité chargé de rédiger un projet de Constitution, présidé par l'ancien Premier ministre, Yoshirō Mori, dirigeant, à l'époque, de la faction du "Seiwakai". Cette nouvelle plateforme, ainsi que le projet constitutionnel, sont officiellement adoptés à l'occasion du de la formation le . Mais il doit surtout gérer la fronde de l'opposition à la Diète concernant la réforme des retraites préparée par le gouvernement, ainsi que le scandale touchant justement au même moment les retraites de plusieurs personnalités politiques de la majorité. Ceci, couplé à l'impopulaire participation du Japon à des missions de reconstruction dans la coalition militaire en Irak, rend pour la première fois depuis l'arrivée de Jun'ichirō Koizumi en 2001 le PLD impopulaire, et lui fait essuyer une assez importante défaite lors du renouvellement de la moitié de la Chambre des conseillers du (si le parti conserve la majorité au sein de la chambre haute grâce à ses alliés du "Kōmeitō" et à la bonne performance réalisée lors du précédent scrutin en 2001, il est alors devancé en voix et en siège par le Parti démocrate du Japon, principale force d'opposition). S'étant personnellement investi dans la campagne, en se fixant pour objectif de gagner 51 sièges pour finalement devoir ne se contenter que de 49, Shinzō Abe décide d'assumer la responsabilité de cet échec et annonce sa volonté de démissionner de son poste de secrétaire général du PLD. Jun'ichirō Koizumi la refuse pendant un temps, avant de finalement l'accepter le . Il est remplacé par l'ancien ministre de l'Agriculture du premier gouvernement de Koizumi, Tsukomu Takebe, mais reste néanmoins au sein de la direction en tant que secrétaire général adjoint et président de l'Unité de promotion de la réforme. Secrétaire général du Cabinet. La , lors de la constitution du troisième et dernier gouvernement de Jun'ichirō Koizumi, Shinzō Abe est nommé Secrétaire général du Cabinet, prenant la succession à ce poste de Hiroyuki Hosoda. Par ses fonctions, il est l'un des porte-paroles du gouvernement et doit gérer la coordination des différents services gouvernementaux. Après sa nomination perçue comme la promotion d'un fidèle, Abe devient l'un des favoris pour la succession de Koizumi au "Kantei" pour laquelle il déclare officiellement sa candidature le . Le , il est, sans surprise, largement élu président du Parti libéral-démocrate en recueillant 464 voix sur 703, soit 267 parlementaires et 187 délégués, loin devant les deux autres candidats, Tarō Asō (136 voix) et Sadakazu Tanigaki (102 voix). Le soutien des deux puissantes factions que sont le "Seiwakai", proche de l'ancien Premier ministre Yoshirō Mori et à laquelle appartient Shinzō Abe, et du" Heiseikai", faction de l'ancien Premier ministre Ryūtarō Hashimoto a été déterminant dans le choix des grands électeurs du PLD, tout comme ses convictions nationalistes proches des « faucons » en matière de politique étrangère ont pu favoriser sa désignation à la tête du parti au pouvoir. Six jours plus tard, Shinzō Abe est logiquement élu Premier ministre du Japon par 339 voix sur 475 à la Chambre des représentants ; il est en revanche élu à la Chambre des conseillers par une majorité bien plus rétrécie. Âgé de 52 ans, il devient le cinquante-septième chef du gouvernement nippon depuis 1885. Premier ministre du Japon. Premier mandat. Considéré comme le grand favori face à Sadakazu Tanigaki et Tarō Asō, il est élu le à la tête du PLD avec 464 voix sur 703. En conséquence, il succéde le à Jun'ichirō Koizumi au "Kantei". Il devient le deuxième Premier ministre le plus jeune de l'histoire du pays après Fumimaro Konoe ainsi que l'un des plus nationalistes, bénéficiant d'une opinion publique très positive. Mais, moins d'un an plus tard, cette popularité s'est effondrée (moins de 30 % de la population japonaise soutient ses actions) et Abe annonce son intention de démissionner du poste de Premier ministre le . Parmi les raisons de cette impopularité, Abe s'est entouré principalement de ministres issus de sa « coterie personnelle », cinq d'entre eux ont dû démissionner pour malversations et l'un s'est suicidé. Il a délaissé la question du dysfonctionnement du système des retraites qui menace des millions de Japonais pour privilégier d'autres points de son programme et est confronté à l'échec du PLD lors du renouvellement de la moitié de la Chambre des conseillers de juillet et à l'impossibilité de prolonger une loi antiterroriste qui autorisait la force navale japonaise à ravitailler les navires militaires des États-Unis opérant en Afghanistan. Abe quitte la présidence du Parti libéral-démocrate. Le lendemain de son annonce, Abe est admis dans un hôpital de Tokyo. Il démissionne le . De la traversée du désert au retour politique. Après sa démission, ses principales préoccupations étaient sa santé et de rester vivant politiquement. Pour retrouver toute sa force, Abe tente des compléments alimentaires et même des randonnées. Abe recouvre la santé juste à temps pour se battre pour sa carrière politique. Il décide alors de se représenter dans le district qu'il représentait depuis 1993 à Yamaguchi ; il est également déterminé à quitter la vie politique si jamais il échoue à se faire réélire dans son district. Abe avait déclaré dans un entretien pour Suenobu diffusé par BS Asahi qu'à l'époque, les gens considéraient sa carrière politique comme presque terminée. Pour Abe, il s'agit de repartir à zéro. Afin de s'assurer une large victoire à Yamaguchi en vue des élections à la chambre basse en 2009, il s'y rend pratiquement tous les weekends, passe ses matinées avec les personnes âgées, parle à des classes de l'école primaire ; il se rend également aux cérémonies d'inauguration et aux tournois de karaté. Tsuyoshi Hatamura, un conseiller de Abe, a expliqué que ce dernier voulait rencontrer les habitants du district et leur parler, et ce bien qu'il eût dans ce district une quasi-certitude d'être réélu du fait du prestige de sa famille. Finalement, il est réélu en 2009 avec des suffrages. Nobuo Kishi, son frère cadet, a expliqué que grâce à cette victoire écrasante, Abe a pu retrouver une forte volonté. Abe est animé du sentiment qu'il faut rapidement agir pour redresser le pays après la crise financière mondiale de 2007-2008 et ce d'autant plus que la Chine, puissance émergente, semble pouvoir constituer une sérieuse menace pour le Japon. Il décide de prendre plusieurs mesures pour retrouver son influence au sein du PLD : ainsi, il préside un groupe de conservateurs qui discutent des priorités que doit avoir le PLD avec notamment une nécessaire réforme de l'éducation, une diplomatie plus forte et une suppression des restrictions pacifistes pesant sur l'armée. Au sein de ce groupe nommé « Créer le Japon », Abe est considéré comme l'un de ceux qui sont réellement animés, au plus profond d'eux-mêmes, par une idéologie héritée de son grand-père Nobusuke Kishi. Ces réunions aident Abe à retrouver de son influence au sein du parti. En 2011 et en 2012, Shinzō Abe consulte des experts en politique économique comme Yōichi Takahashi, ancien fonctionnaire du ministère des Finances, ou encore Koichi Hamada, un professeur émérite d'économie à l'université Yale. Tous les deux sont persuadés que la Banque du Japon a trop longtemps été timide quant à l'utilisation des instruments de la politique monétaire afin de sortir le pays de la déflation. Abe devient un des principaux critiques de la politique de la banque nationale. Abe décide en 2012 de se représenter pour la présidence du PLD, ce qui implique que si le parti retrouve la majorité, il pourrait redevenir Premier ministre. Selon Eitarō Ogawa, qui a écrit "Le Sort de la nation", un livre sur Shinzō Abe paru en , plusieurs des proches de Abe étaient opposés au fait qu'il se présente pour la présidence du parti. Sa mère Yōko, notamment, s'y est opposée. Mais son épouse, Akie Abe, l'a soutenu et s'est fortement impliquée dans la campagne. Shinzō Abe déclare : . Retour sur le devant de la scène politique. Il est réélu président du PLD le , prenant ainsi la tête du Shadow Cabinet du parti, alors que des élections législatives anticipées sont attendues d'ici à la fin de l'année. Comme l'avait fait Sadakazu Tanigaki, il fait voter son parti en faveur de certains textes de loi présentés par le PDJ le (dont une autorisant l'émission d'obligations nécessaire pour financer le budget 2012), obtenant en échange du Premier ministre la dissolution le jour même de la Chambre des représentants et la tenue d'élections anticipées le suivant. Favori des législatives de 2012. Il fait figure de favori dans les sondages, étant lui-même préféré régulièrement à Yoshihiko Noda mais aussi aux autres figures montantes de la campagne, telles l'ancien gouverneur de Tokyo Shintarō Ishihara, pour devenir le prochain Premier ministre, tandis que son parti reste en tête dans les enquêtes d'opinions. Néanmoins, son avance est loin, à chaque fois, d'être importante. Ainsi sa cote de soutien personnelle oscille entre 29% dans un sondage du "Yomiuri Shimbun" mené du au à 37% dans une précédente enquête menée par le même quotidien les et , tandis que Yoshihiko Noda se situe dans ces deux sondages respectivement à 19% et 31% et que Ishihara arrive second avec 22% pour l'enquête des et . D'autres sondages, menés aux mêmes périodes par d'autres grands titres de la presse nationale, montrent des écarts encore plus serrés entre le Premier ministre en exercice et le chef de l'opposition qui a toutefois toujours l'avantage (33 contre 31% pour l"Asahi Shimbun" les et , 33,9 contre 30% pour l'agence "Kyodo News" les et ). Pour ce qui est des intentions de vote par parti, le PLD attire entre 18.7% des personnes interrogés par "Kyodo News" les et (contre à l'Association pour la restauration du Japon de Shintarō Ishihara et 8.4% seulement au PDJ) et 25% pour le "Yomiuri shinbun|Yomiuri Shimbun" du au (contre 14% à l'ARJ et 10% au PDJ, d'autres enquêtes montrent en revanche le parti majoritaire sortant en deuxième position). Programme politique. Il prend pour slogan , et mène campagne essentiellement sur les questions de sécurité et de politique étrangère, qui restent ses principaux chevaux de bataille et le font une nouvelle fois présenter dans les médias nationaux ou internationaux comme un « faucon » : il place la relation nippo-américaine au centre de son projet de politique étrangère (promettant de réserver son premier déplacement officiel à l'étranger, si son parti obtenait la majorité, aux États-Unis), relance son objectif ancien de révision de la Constitution du Japon afin de reconnaître le statut d'« armée conventionnelle » aux Forces japonaises d'autodéfense, envisage d'augmenter le budget de la défense et prône une attitude ferme dans les conflits territoriaux opposant le Japon à ses voisins, surtout avec la république populaire de Chine sur les îles Senkaku. Après avoir inclus dans son programme, présenté au public le , d'installer une présence permanente d'officiels gouvernementaux dans l'archipel, il propose ensuite, lors d'un discours à Tokyo le , d'utiliser d'anciens navires de la Force maritime d'autodéfense pour aider les garde-côtes japonais à « défendre » les îlots et empêcher toute venue de navires chinois dans leurs eaux territoriales. Sur le plan économique, il place sa priorité dans la lutte contre la déflation (se réservant même la possibilité de revenir sur la hausse de la taxe sur la consommation, pourtant votée en 2012 avec l'aval du PLD, si la tendance n'est pas rapidement inversée en la matière). Son plan, présenté le , repose essentiellement sur des mesures de politique monétaire et adopte à ce sujet un discours ferme à l'égard de la Banque du Japon, qu'il veut pousser à adopter un objectif chiffré d'inflation à 2 ou 3 %, à mener un assouplissement quantitatif illimité, à fixer des taux d'intérêt à court terme négatifs et à acheter directement au gouvernement central des obligations pour financer les travaux publics (le programme du PLD prévoyant également de dépenser 200 billions de yens dans des grands travaux en dix ans dans le but de rendre le pays mieux équipé face aux catastrophes naturelles). Si les marchés ont réagi favorablement immédiatement après ces annonces (les cours à la bourse de Tokyo ont augmenté et le yen a perdu de la valeur face au dollar américain), le "Japan Times" estime ces mesures « irréalistes » (pour l'objectif de 2 à 3 % d'inflation, ce terme est repris par le gouverneur de la Banque du Japon, Masaaki Shirakawa, ferme défenseur de l'indépendance de son institution et hostile à tout retour à une politique chiffrée) ou « dangereuses […] pour la discipline budgétaire » (pour le projet d'obliger la Banque du Japon à acheter des bons de construction au gouvernement), et qu'elles . L'économiste Izuru Kato, de l'institut "Totan Research", déclare pour sa part, concernant des taux d'intérêt à court terme négatifs : . Sur les autres thèmes principaux de la campagne, il se déclare favorable à une adhésion du Japon au processus de négociation de l'Accord de partenariat transpacifique (ou TPP pour "Trans-Pacific Strategic Economic Partnership"), un des chevaux de bataille de Yoshihiko Noda et du PDJ, mais en y incluant une discussion au cas par cas afin de maintenir des « sanctuaires » et donc des tarifs de protection pour certaines gammes de produits jugés sensibles (notamment agricoles). Sur le plan de l'énergie nucléaire et de son éventuelle sortie (demandée, d'après de nombreux sondages, par une majorité de Japonais marqués par la catastrophe de Fukushima), Shinzō Abe juge le but fixé par Yoshihiko Noda de « zéro nucléaire » d'ici aux années 2030 d'« extrêmement irresponsable » et affirme que le PLD, en cas de retour au pouvoir, De par l'histoire de sa famille, Abe est profondément lié au développement de l'énergie nucléaire au Japon, à son ancrage local et aux dépendances économiques qu'elle entraîne pour les communautés qui hébergent des centrales nucléaires. Abe prévoit toutefois de réduire progressivement la dépendance énergétique du Japon à l'égard du nucléaire sur le long terme au profit d'un investissement dans les énergies renouvelables. Obtention d'une large majorité. Le jour du scrutin, le , le PDJ, devenu très impopulaire, subit une défaite sévère, retombant à seulement 57 sièges. Cela se traduit en contrepartie par une importante victoire en nombre de sièges du PLD, qui obtient à lui seul la majorité absolue pour atteindre les 294 élus. Le vote majoritaire explique tout particulièrement cette victoire, avec 237 des 300 circonscriptions gagnées. Par contre, à la proportionnelle, le parti n'obtient que deux sièges de plus qu'en 2009, soit 57 sur les 180 à pourvoir. Les 31 élus du Nouveau "Kōmeitō" (retrouvant 9 circonscriptions au vote majoritaire alors qu'il les avait toutes perdues en 2009, il n'obtient qu'un député de plus à la proportionnelle) permettent à la coalition de centre-droit, avec 325 représentants, de dépasser le seuil des 2/3 des membres de la chambre basse (soit 320 membres sur 480) nécessaires pour faire passer des textes même en cas d'avis contraire de la Chambre des conseillers, où il n'y a toujours pas de majorité. La forte abstention (avec 40,68 % d'électeurs ne s'étant pas déplacés pour voter, il s'agit du record depuis 1945), de dix points supérieure à celle de 2009, est analysée par les médias et analystes politiques comme le signe d'un vote sanction du PDJ sans espoir réel suscité néanmoins par les libéraux-démocrates. Takeshi Sasaki, professeur de sciences politiques à l'université Gakushūin, déclare, par exemple : . Il ajoute que la victoire du PLD . Les cadres de la nouvelle majorité, y compris Shinzō Abe, reconnaissent eux-mêmes cet état de fait au cours de la soirée électorale. Lors d'une apparition à la télévision, ce dernier a ainsi admis que les Japonais ne lui avait pas donné une approbation à « 100 % », mais qu'ils voulaient plutôt . Il dit de plus que : . Second mandat. Retour à la stabilité politique. Le , Shinzō Abe, chef de la nouvelle majorité parlementaire, est élu Premier ministre par la Chambre des représentants, avec 328 voix sur 478 votants, contre 57 voix au nouveau président du PDJ, l'ancien ministre de l'Industrie, Banri Kaieda, et 54 voix à l'ancien gouverneur de Tokyo, Shintarō Ishihara. Il l'est également à la Chambre des conseillers, sans atteindre la majorité absolue, lors du second tour, avec 107 votes sur 238 contre 96 à Kaieda. De ce fait, Shinzō Abe est le second chef du gouvernement ayant retrouvé le titre de Premier ministre, après Shigeru Yoshida, durant l'après-guerre. Le jour même de son investiture par la Diète, Abe présente son nouveau gouvernement. Il accorde le poste de ministre des Finances à l'ancien Premier ministre Tarō Asō, en fonction de 2008 à 2009, qui avait tout comme les autres dirigeants de la planète à l'époque répondu à la crise des subprimes par un vaste plan de relance. Dans le but de mettre en œuvre des réformes et de prendre des mesures efficaces en vue d'enrayer la déflation chronique touchant l'économie japonaise, Asō, 72 ans, qui était Premier ministre lorsque le PLD a perdu les élections en 2009 face au PDJ, occupe les postes de vice-Premier ministre, de ministre des Finances et ministre des Services financiers. Plusieurs postes sont également accordés à d'anciens ministres du PLD. Ainsi, Akira Amari, 63 ans, ancien ministre de l'Économie, du Commerce et de l'Industrie (METI), se voit attribuer le nouveau poste de ministre de la Revitalisation économique. Toshimitsu Motegi, 57 ans, ancien ministre des Services financiers, est nommé à la tête du METI. Yoshihide Suga, 64 ans, l'un des plus proches alliés de Abe et considéré comme un réformiste, obtient le poste de Secrétaire général du Cabinet et de porte-parole du gouvernement. Ce poste est important puisqu'il coordonne les politiques des différents ministères. Il fait aussi entrer au gouvernement ses adversaires lors des élections pour la présidence du parti, espérant ainsi s'assurer l'obéissance du PLD. Sadakazu Tanigaki est ainsi nommé ministre de la Justice. Nobuteru Ishihara est nommé ministre de l'Environnement et de la Gestion des crises nucléaires. Seules deux femmes font leur entrée au gouvernement : Masako Mori est nommée ministre d’État pour l'Autonomisation des femmes et l'Éducation des enfants, ministre d'État chargé de la lutte contre le Déclin démographique et ministre d’État chargé de l'Égalité des sexes et Tomomi Inada, ultraconservatrice proche d'Abe, est chargée de la Réforme administrative et de la stratégie du Cool Japan. Très rapidement, Abe encadre ses ministres ; il n'est pas question que ces derniers expriment une opinion différente de celle du Cabinet. Ils sont également dépêchés sur le terrain. Parallèlement, Abe soigne son image pour s'assurer du soutien de la population. Contrairement à ses prédécesseurs, il n'hésite pas à utiliser ce que les nouvelles technologies peuvent apporter à la communication gouvernementale. Le , ses services ont mis en ligne une application pour smartphone, téléchargeable depuis le site du "Kantei" (la résidence des Premiers ministres). Elle offre un accès à la page Facebook du bureau du Premier ministre, des informations sur la politique mise en œuvre par ce dernier ainsi que ses activités. Abe utilise aussi son propre compte Facebook pour préciser ses choix, mettre en ligne des photos prises pendant ses déplacements ou adresser des messages directs. Il a également fait voter au Parlement une réforme autorisant l'usage des réseaux sociaux dès la campagne des élections sénatoriales de , et a mis fin aux briefings quotidiens en vigueur lors de son premier passage à la tête du gouvernement. Ces briefings avaient été mis en place par Jun'ichirō Koizumi, son charismatique prédécesseur, et n'avaient jamais été supprimés depuis. Désormais, Abe se réserve les annonces importantes et n'hésite pas à bousculer les habitudes. En janvier, il s'est ainsi invité au milieu d'une émission de débats diffusée dans le Kansai et il choisit ses passages à la télévision sans se soucier de respecter l'équilibre entre les grandes chaînes nationales. Il a aussi ouvert, et c'est une première dans l'histoire du pays, aux enfants les portes de la résidence du Premier ministre dans le quartier de Nagata à Tokyo. Faisant de l'économie sa priorité, Abe est à l'origine de ce que les économistes et investisseurs appellent les Abenomics. Il théorise un redressement du Japon au moyen de ce qu'il appelle les trois flèches : une dévaluation massive du yen pour obtenir un avantage compétitif vis-à-vis de ses voisins, une relance budgétaire et une stratégie de croissance à long terme. Fort du succès de cette politique auprès des entreprises, des investisseurs et de la population japonaise en globalité, Shinzō Abe atteint des taux de popularité entre 63 % et 72 % tout au long de sa première année au pouvoir. Parallèlement, le PLD aussi accroît sa popularité. Cette forte popularité d'Abe permet d'assurer la fidélité des membres de son parti qui ne se sont pas déchirés dans des guerres de factions. Cette unité affichée derrière le Premier ministre conduit à une large victoire du PLD lors des élections à la chambre des conseillers du Japon de 2013. À la suite d'une campagne animée par les débats autour de la réforme de la Constitution japonaise, le PLD et son allié le Nouveau Kōmeitō remportent une majorité absolue de 135 sièges. Parallèlement, le PDJ enregistre ses pires résultats et tombe à 59 sièges. Shinzō Abe profite donc d'un retour à la stabilité politique au cours de cette première année à la tête du pays, une situation inédite depuis Jun'ichirō Koizumi, ce qui pousse les médias japonais à pronostiquer qu'Abe devrait rester au pouvoir au moins jusqu'en 2016, date des prochaines élections à la Chambre des représentants et à la Chambre des conseillers. Par ailleurs, Shinzō Abe a, dès l'ouverture de la session extraordinaire de la Diète le tenté de mener des réformes afin de renforcer l'autorité du Premier ministre et de son gouvernement. En effet, le , son gouvernement a validé une réforme de l'administration publique visant à créer une nouvelle entité afin de gérer les nominations des hauts fonctionnaires. Cette entité sera directement sous l'autorité du bureau du Premier ministre. Le gouvernement souhaitait que la Diète adopte cette réforme avant la fin de la session extraordinaire afin de mettre en place la nouvelle entité dès le printemps 2014. Le gouvernement a également présenté au parlement un projet de loi, soumis à débat, qui vise à permettre aux membres du gouvernement et au Premier ministre d'assister moins de jours aux sessions de la Diète. En effet, le Japon est l'un des pays ou les membres du gouvernement doivent le plus se présenter au parlement. Par exemple, le Premier ministre a obligation d'assister aux sessions de la Diète pendant au minimum 120 jours par an contre une trentaine de jours au Royaume-Uni et 11 jours en Allemagne. Ce système est critiqué car il empêcherait les membres du gouvernement de se consacrer pleinement à leur travail puisqu'ils doivent assister aux débats parlementaires. Abe entend aussi profiter de cette réforme afin de se rendre plus souvent à l'étranger. Le , le Parlement a approuvé la nomination des 29 candidats choisis par le gouvernement à des postes de responsabilité au sein de 12 organismes publics, incluant la NHK. En effet, le parlement a approuvé la nomination au sein du comité de direction de la NHK (constitué de 12 sièges) de cinq personnes. L'écrivain Naoki Hyakuta (auteur notamment de "Zero pour l'éternité", un manga sur les recherches d'un homme sur son grand-père kamikaze), Michiko Hasegawa, professeur à l'Université de Saitama, Katsuhiko Honda, conseiller pour Japan Tobacco, Naomasa Nakajima, directeur du lycée de Kayō sont des nouveaux nominés, tous proches de Shinzō Abe. Susumu Ishihara sera, lui, reconduit à son poste au sein du comité de direction. Les partis d'opposition ont accusé Abe de vouloir influencer l'élection du prochain président de la NHK. En effet, le président de la NHK est élu par les 12 membres du comité de direction. Finalement, le , le comité de direction de la NHK a désigné Katsuto Momii président de la NHK. Celui-ci, ancien président de Nihon Unisys, est proche de chefs d'entreprises qui ont des liens étroits avec Shinzō Abe. De plus, Katsuto Momii a déclaré soutenir une réforme de la Constitution japonaise ainsi que la loi sur le secret d'État, portée par le gouvernement Abe. Premières batailles politiques. Shinzō Abe s'était engagé dans son programme électoral à mettre en place l'équivalent du Conseil de sécurité nationale (États-Unis) afin de renforcer notamment le rôle du Premier ministre et de son gouvernement dans la politique étrangère et militaire. Ce Conseil est aussi une réponse à la montée des tensions avec la Chine. En décembre, le parlement a voté en faveur de la création de ce Conseil. Mais en parallèle, Shinzō Abe, dans l'optique de lutter contre les fuites d'informations secrètes qui ont déjà eu lieu par le passé mais aussi pour lutter contre l'espionnage et afin de rassurer ses alliés quant à la sécurité des informations secrètes qui lui sont communiquées, a décidé de faire adopter une . Cette loi sur les secrets spéciaux consiste en fait à la mise en place de sanctions d'une sévérité exceptionnelle pour la divulgation de « secrets spéciaux », dont la définition est laissée à la discrétion des ministères. Toute personne divulguant des secrets spéciaux risquera 10 ans de prison. Mais la législation ne définit pas clairement le champ des données à classifier. Les hauts fonctionnaires pourront le faire avec celles qu'ils jugent comme relevant de la défense, des affaires étrangères, de la lutte contre le terrorisme ou du renseignement intérieur. Par rapport à cette loi, il y a eu vingt-deux heures de débats à la chambre basse et dix-sept heures à la chambre haute. Le , la session parlementaire était tellement agitée, notamment en raison de la ferme opposition de l'opposition, qu'elle a dû être reportée. Dans le même temps, des centaines de manifestants protestaient autour de la Diète contre un projet de loi qu'ils accusaient d'être liberticide et ressemblant à la loi de préservation de l'ordre public de 1925, législation ayant ouvert la voie à la répression des opposants à la montée du militarisme d'avant-guerre. D'après les sondages, 82% des japonais seraient opposés à cette loi. Les médias et plusieurs célébrités japonaises se sont également mobilisées contre le projet de loi. D'ailleurs, Shigeru Ishiba, le secrétaire général du PLD, a fait scandale auprès de la population japonaise en accusant les opposants à cette réforme de commettre des « actes terroristes » en manifestant. Il s'est par la suite rétracté. Shinzō Abe a cherché à faire quelques concessions, notamment pour obtenir le soutien de certains partis de l'opposition comme l'Association pour la restauration du Japon. Le gouvernement a ainsi sous la pression de l'opposition concédé la création d'un organisme qui devra surveiller le processus de désignation, et qui serait selon Yoshihide Suga, porte-parole du gouvernement, complètement indépendant. Un autre organisme sera également créé afin de développer des normes pour désigner et déclassifier des secrets spéciaux. Il sera constitué d'experts. Un troisième organisme sera lui constitué de vice-ministres et veillera à ce que les entités gouvernementales désignent les informations secrètes de façon appropriée. Cependant, malgré l'opposition de la population, le gouvernement a passé en force cette loi le , refusant les demandes de l'opposition de poursuivre les discussions en 2014. La cote de popularité du Premier ministre a pour la première fois baissé de 10% à 50% d'opinions favorables. Mais Shinzō Abe, libéré de toutes élections avant 2016, ne craindrait pas selon un de ses conseillers d'aller à 0% d'opinions favorables. Le , date marquant la fin de sa première année au pouvoir, Shinzō Abe s'est rendu au sanctuaire Yasukuni à titre « privé ». Il s'agissait de la première visite d'un Premier ministre au Yasukuni depuis celle de Jun'ichirō Koizumi en 2006. Les sondages ont montré que 69% des Japonais pensent qu'Abe aurait dû tenir compte des conséquences diplomatiques de sa visite au Yasukuni. En janvier, le taux de popularité de Shinzō Abe a cependant de nouveau augmenté, atteignant plus de , alors même que 45% des Japonais soutiendraient la visite de Abe au Yasukuni et 47% y seraient opposés. Parallèlement, Shinzō Abe a commencé l'année 2014 en annonçant dans ses vœux du Nouvel An sa volonté d'accélérer la révision de la Constitution japonaise. Le , néanmoins, Shinzō Abe s'est concentré dans son discours d'ouverture sur les questions économiques. Les relations entre le PLD et le Nouveau Kōmeitō se sont dégradées depuis la visite de Shinzō Abe au Yasukuni. Et ce d'autant plus que le Kōmeitō soutient dans ses principes la Constitution pacifiste du Japon et a exprimé ses réticences quant aux réformes de la Constitution que souhaite mettre en place Shinzō Abe. Même concernant le droit d'autodéfense collective que Shinzō Abe souhaite accorder au Japon afin de permettre aux Forces japonaises d'autodéfense de venir en aide à un allié, le Kōmeitō reste plutôt réticent. Cette dissension croissante au sein de la coalition s'est retrouvée lors des élections municipales de Nago à Okinawa. En effet, le , Shinzō Abe et le gouverneur de la préfecture d'Okinawa, Hirokazu Nakaima, se sont mis secrètement d'accord pour que le gouvernement central augmente son aide à la préfecture en échange de quoi, la base militaire américaine de Futenma située à Ginowan sera déplacée à Nago, une autre ville à l'intérieur de la préfecture. Cet accord met ainsi fin à un bras de fer ayant duré près de ving ans en raison de la volonté des habitants d'Okinawa de voir la présence militaire américaine fortement réduite au sein de la préfecture. Ce dossier empoisonnait les relations entre les États-Unis et le Japon depuis des années. Cependant, les sondages ont révélé que des habitants d'Okinawa étaient opposés à la décision de Hirokazu Nakaima. Le , les habitants de Nago ont réélu le maire sortant Susumu Inamine qui s'est engagé à empêcher ce plan qui a satisfait Washington. Le PLD a reproché au Kōmeitō d'avoir refusé d'appeler ses électeurs à voter en faveur du candidat soutenu par le gouvernement. En conséquence, depuis le début de l'année 2014, Shinzō Abe a approché les dirigeants du parti de l'Association pour la restauration du Japon en rencontrant Shintarō Ishihara et Tōru Hashimoto. Il a également approché le dirigeant de Votre Parti (Japon), Yoshimi Watanabe. Bien qu'il puisse se passer de toute alliance avec des partis en raison de la majorité absolue obtenue par le PLD, Shinzō Abe préfère éviter d'être accusé de faire du forcing. Il a ainsi appelé ces deux partis à être des « partis d'opposition responsables » acceptant d'avoir de sérieuses discussions avec le parti de la majorité afin de mettre en place des réformes. Les deux partis y ont répondu favorablement. Ainsi, Yoshimi Watanabe a déclaré que . Yorihisa Natsuno, secrétaire général de l'Association pour la restauration du Japon a déclaré . Le Parti démocrate du Japon (PDJ) a cependant rejeté toute coopération avec un gouvernement aux idéaux complètement différents de ceux promus par le parti. C'est ce qu'a expliqué le président du PDJ, Banri Kaieda, qui a conduit son parti plus à gauche que ce qu'il n'était. Parallèlement, le populaire Goshi Hosono, ancien secrétaire général du PDJ mais devenu très influent au sein du parti, tente de refonder l'opposition en cherchant à nouer des alliances, notamment avec un nouveau parti, le Yui no to, fondé par l'ancien secrétaire général de Votre parti, Kenji Eda, et composé notamment d'anciens membres de Votre parti. Depuis la visite de Shinzō Abe au sanctuaire Yasukuni le , plusieurs de ses proches ont commencé à faire des déclarations mettant le gouvernement dans une position délicate tant au niveau national qu'international. Le , le nouveau président de la NHK, Katsuto Momii, proche de Shinzō Abe, a fait scandale en minimisant le sujet des femmes de réconfort. Il a ainsi déclaré que , ce qui a provoqué notamment la colère de la Corée du Sud et de la Chine. Quelques jours plus tard, un membre du conseil d'administration de la NHK, Naoki Hyakuta, lui aussi proche de Shinzō Abe, tenait lors d'un meeting électoral des propos négationnistes à propos du massacre de Nankin. Il a ainsi expliqué qu'. Shinzō Abe a refusé de commenter ces déclarations et selon un proche collaborateur, elles ont rendu Abe furieux car elles auraient contribué à éclipser son agenda économique. Début février, Seiichi Eto, un conseiller spécial de Shinzō Abe, a posté une vidéo sur YouTube dans laquelle il critique les États-Unis pour avoir exprimé leur « déception » face à la visite du Premier ministre au Yasukuni. La vidéo a été rapidement supprimée de Youtube. Le , le Wall Street Journal a cité Etsuro Honda, un conseiller spécial du gouvernement pour l'économie. Il aurait déclaré que le Premier ministre devait se rendre au Yasukuni parce que la paix et la prospérité dont a profité le Japon après la Seconde Guerre mondiale sont dues aux sacrifices des kamikaze. Honda a porté plainte le lendemain contre le Wall Street Journal, l'accusant d'avoir déformé ses déclarations. Sentant que ces déclarations menaçaient l'avenir du gouvernement, et ce d'autant plus qu'Abe avait déjà perdu le pouvoir par le passé en raison des déclarations de ses proches, Yoshihide Suga est passé en mode "gestion de crise" en déclarant durant une réunion du gouvernement le : . Suga a ainsi sermonné les conseillers de Abe ayant fait des déclarations problématiques dans la presse. Le , le ministre des Affaires étrangères Fumio Kishida a déclaré que les déclarations de l'extrême droite concernant la Seconde Guerre mondiale ne correspondent pas au point de vue du gouvernement. C'est aussi sur un autre front qu'Abe doit se battre. Le gouverneur de Tokyo, Naoki Inose, a annoncé le sa démission sur fond d'un scandale financier à propos d'un prêt douteux datant de sa campagne électorale de 2012. Il est alors annoncé que les élections auront lieu le . En , la campagne électorale commence. Shinzō Abe et le PLD ont décidé de soutenir le populaire Yōichi Masuzoe qui s'est déclaré en faveur d'une sortie progressive du nucléaire. Mais l'ancien Premier ministre Jun'ichirō Koizumi, qui milite contre le nucléaire, a convaincu l'ancien Premier ministre Morihiro Hosokawa, favorable à une sortie immédiate du nucléaire, de se présenter. Le candidat soutenu par Shinzō Abe, Yoichi Masuzoe, est malgré tout élu gouverneur de Tokyo à une écrasante majorité. En effet, 42.86% des électeurs tokyoïtes ont voté pour Yoichi Masuzoe. Morihiro Hosokawa est même arrivé en troisième position avec 19.39% des votes, derrière Kenji Utsunomiya qui a obtenu 19.93% des votes. En , après la hausse de 3 points de la TVA la faisant passer de 5% à 8%, Shinzō Abe s'est lancé dans la bataille de l'élection partielle dans la deuxième circonscription de Kagoshima. Le PLD a décidé de soutenir Masuo Kaneko, ancien président de l'assemblée préfectorale de Kagoshima. Les partis de l'opposition ont décidé de s'unir pour soutenir le candidat Akashi Uchikoshi. Cette élection était considérée comme un test pour l'administration Abe, étant la première élection à se dérouler après la hausse de la TVA. Mais le , Masuo Kaneko a été élu à une écrasante majorité pour représenter la circonscription à la chambre basse de la Diète. Cette victoire a contribué à affaiblir encore plus l'opposition et à renforcer l'influence de Shinzō Abe au sein de sa propre majorité mais aussi au Parlement, afin de faire passer les réformes souhaitées. En effet, le Nouveau Kōmeitō, partenaire du PLD dans la majorité est opposé à la volonté de Shinzō Abe de réformer l'interprétation officielle de l'article 9 de la constitution japonaise afin de permettre au Japon d'exercer un droit d'autodéfense collective, c'est-à-dire de pouvoir venir militairement en aide à un allié du Japon à l'étranger. Les Forces japonaises d'autodéfense auraient ainsi le droit d'intervenir à travers le monde tout en pouvant utiliser des armes à l'étranger. Le droit d'autodéfense collective divise aussi le PLD. Pour unir le PLD autour du principe d'autodéfense collective, Abe a décidé que ce droit s'exercerait uniquement dans la région Asie-Pacifique. Après les élections de Kagoshima, le PLD et le Nouveau Kōmeitō ont entamé des négociations pour maintenir l'unité de la majorité, bien que Shinzō Abe n'en ait pas réellement besoin en raison de la majorité absolue de son parti. Dans le même temps, le , le gouvernement de Shinzō Abe est devenu le gouvernement à avoir duré le plus longtemps depuis 1945 sans le moindre remaniement. Shinzō Abe et son gouvernement ont conservé un fort taux de popularité. Shinzō Abe, dont le mandat n'a été éclaboussé par aucun scandale, a annoncé un remaniement de son gouvernement après la session ordinaire de la Diète, vers la fin du mois de . En , il fait reculer l'âge maximal de la retraite des fonctionnaires de 70 à 80 ans pour les seuls travailleurs volontaires. Il invoque le problème de financement des retraites, notamment dû à l'importante espérance de vie des Japonais (87 ans pour les femmes et 81 ans pour les hommes) et à un faible taux de natalité. Cette mesure intervient alors que 19 % des personnes âgées vivent sous le seuil de pauvreté – un record pour un pays industrialisé –, ce qui en contraint un certain nombre à travailler alors qu'ils sont à la retraite. Controverses. Un scandale sur une demande de complaisance envers la radiotélévision, les positions révisionnistes très controversées ainsi qu'une affaire de copinage pour des constructions, qui sont contraires à l'appel d'offre, sont des controverses qui affectent Abe. L'opposition à l'échelle nationale est faible mais triomphe aux élections locales telles que l'Assemblée métropolitaine de Tokyo. Le Premier ministre a néanmoins prévu de rester au pouvoir jusqu'en 2021, pour réformer en profondeur la constitution de 1947 et pour assister aux Jeux olympiques tokyoïtes dont il est l'un des pourvoyeurs. Politique intérieure. Obtention des Jeux olympiques d'été de 2020. Shinzō Abe s'est distingué par son rôle actif pour l'obtention par Tokyo des Jeux olympiques d'été de 2020 et ce d'autant plus que son grand-père, Nobusuke Kishi, avait lui-même œuvré pour l'attribution des Jeux olympiques d'été de 1964 à Tokyo lorsqu'il était Premier ministre. Shinzō Abe a ainsi quitté le sommet du G20 le pour arriver à Buenos Aires, afin de soutenir la candidature de Tokyo devant les membres du CIO. Il a alors assuré, pour balayer toutes possibilités de rejeter la candidature de Tokyo en raison des problèmes de fuite d'eau contaminée à Fukushima, que ; . Il a précisé que ; ; . Shinzō Abe avait même annoncé le des mesures pour régler les problèmes de fuite d'eau à Fukushima. Une enveloppe de 360 millions d’euros a été prévue. Les deux tiers de l’argent public nouvellement investi devraient servir à créer un « mur de glace » en sous-sol afin d’isoler les eaux contaminées sous la centrale des nappes souterraines. La réalisation de cette muraille prendra néanmoins deux ans. Le reste sera alloué à la mise en place de moyens supplémentaires de décontamination de l’eau stockée dans des réservoirs dont la fiabilité est douteuse. Finalement, Tokyo a été élue ville hôte des Jeux olympiques d'été de 2020 par les membres du Comité international olympique (CIO) au détriment d'Istanbul et Madrid le . Elle a devancé Istanbul au deuxième tour avec 60 voix contre 36. À la suite de la victoire de Tokyo, la popularité de Shinzō Abe a de nouveau augmenté. Réformes sociales. "My Number". Le Parlement a adopté le une réforme permettant l'instauration du système "My Number". Tous les citoyens japonais recevront un numéro d'identification de 12 chiffres à partir de . Ces numéros d'identification seront attribués à vie dès la naissance. Cette réforme est conçue pour simplifier l'impôt et les procédures de remboursement de la sécurité sociale. Les numéros d'identification permettront de suivre les revenus, la sécurité sociale, les prélèvements obligatoires, les aides sociales et les prestations, les retraites et certaines informations en cas de catastrophes. Le système en ligne "My Portal" permettra à chaque citoyen d'accéder à ses informations et de savoir quels sont ses droits. Il permettra aussi aux citoyens de savoir qui a utilisé ses informations personnelles et dans quel but. Parallèlement, le gouvernement a mis en place une nouvelle autorité indépendante pour assurer la protection des données : la Commission pour la protection des informations personnelles. Cette commission sera composée d'un président et de six membres. Les membres de la commission ainsi que le président seront nommés par le Premier ministre et confirmés par le Parlement. Loi anti-harcèlement. Au cours de la campagne électorale pour les élections législatives japonaises de 2012, Shinzō Abe s'est engagé, à la suite de plusieurs affaires de harcèlement à l'école qui ont ému le pays, à lutter contre ce phénomène. Dès janvier, le gouvernement a entamé les discussions quant à la mise en place d'une réforme anti-harcèlement. Finalement, le , le parlement a adopté la loi anti-harcèlement. Celle-ci a adopté une définition élargie de ce qui est considéré comme du harcèlement permettant notamment d'inclure les harcèlements de la part des enseignants, les harcèlements sur Internet, les harcèlements d'autres élèves, coups de pied ou des élèves en frappant un autre, mettre des matières fécales dans la bouche d'une personne et la menacer d'un préjudice si elle venait à les cracher, démolition intentionnelle d'un ou plusieurs biens d'une personne… Tous les cas listés par le ministère de l'Éducation et remis à tous les établissements du pays devront être soumis à la police si avérés. Cette loi répond ainsi directement au suicide d'un lycéen harcelé à Ōtsu dans la préfecture de Shiga fin 2012. L'école et le conseil d'administration ont été accusés de mauvaise gestion et de ne pas avoir soutenu la victime. La loi impose la création de comités au sein des différents établissements. Les membres de ces comités seront notamment des conseillers et des membres du personnel qui seront expressément chargés de prévenir tout acte de harcèlement et de conseiller les étudiants. Si des cas de harcèlement assez graves pour risquer d'entraîner la mort d'un ou plusieurs partis sont avérés, la loi impose aux membres du comité d'ouvrir une enquête. Les résultats de ces enquêtes devront être remis aux parents d'élèves et aux victimes. La loi anti-harcèlement permet également aux collectivités locales de faire appel à des organismes tiers dans le but d'enquêter sur des cas graves dans le cas où le comité interne à l'établissement échoue à enquêter suffisamment. Nouvelle loi sur l'étiquetage des produits alimentaires. Le , le Parlement japonais a adopté une loi visant à unifier les réglementations sur la sécurité et la qualité des produits alimentaires, et rendre l'étiquetage des aliments plus facile à comprendre. La loi prévoit des sanctions plus fortes en cas de non-respect. Les nouvelles règles d'étiquetage sont entrées en application en 2015. En effet jusque-là, les exigences pour les étiquetages des aliments étaient définies par trois lois différentes, ce qui a provoqué beaucoup de confusion pour les consommateurs. Réforme de l'héritage. Le , le Parlement a adopté une réforme pour supprimer un article du Code civil discriminatoire à l'égard des droits de succession des enfants nés hors mariage. Avec cette réforme, les enfants nés hors mariage auront les mêmes droits que les autres. Reprise de la peine de mort. Au cours de l'année 2013, il y a eu 8 condamnés à mort. Ainsi, il restait fin 2013 130 détenus en attente dans le couloir de la mort. Le ministre de la Justice Sadakazu Tanigaki est, tout comme l'écrasante majorité de la population japonaise (85,2 %), favorable à la peine de mort en cas de crimes les plus odieux. Durcissement des peines pour les jeunes délinquants. Le , le Parlement a adopté la loi durcissant les peines imposées aux mineurs. Jusque-là, les mineurs commettant un crime qui leur aurait valu une peine à perpétuité s'ils avaient été adultes, ne pouvaient être condamnés qu'à 15 ans de prison maximum. Les infractions moins graves étaient plafonnées à 10 ans. La nouvelle loi étend ces deux limites à 20 ans et 15 ans respectivement. Les procureurs et les avocats affectés par l'État pourront de plus participer à un nombre plus important de procès de mineurs. La "Shōnen Hanzai Higai Tojisha no Kai", une association de parents qui ont perdu leurs enfants à cause de jeunes criminels, avait vigoureusement milité pour une loi imposant des sanctions plus draconiennes. Réforme contre la pornographie infantile. En matière de lutte contre la pornographie infantile, le Japon était l'un des pays les plus laxistes au monde. Mais le gouvernement a présenté une réforme au Parlement punissant les détenteurs d'objets à caractère pédopornographique d'une peine de prison allant jusqu'à un an et d'une amende d'un million de yens au maximum (). La réforme ne s'applique pas à l'industrie du manga. La chambre basse a approuvé la réforme le . Atteintes aux libertés de la presse. Entre 2010 et 2016, le Japon chute de la à la dans les classements annuels établis par Reporters sans frontières en matière de libertés accordées à la presse. Cette situation s'expliquerait notamment par un autoritarisme accru des autorités depuis le retour au pouvoir de Shinzō Abe : selon le "", plusieurs journalistes auraient perdu leur emploi pour avoir critiqué la politique du gouvernement ; de nombreux manuels scolaires auraient également été censurés s'ils ne correspondaient pas à la vision de l'histoire promue par les autorités. Le vice-Premier ministre, Tarō Asō, avait par ailleurs estimé nécessaire de s'inspirer des nationaux-socialistes dans la façon de modifier la Constitution jusqu'à la rendre fidèle aux valeurs soutenues par le régime. Politique énergétique. Dès son arrivée au pouvoir, Shinzō Abe a annoncé qu'il envisageait la construction de nouveaux réacteurs, malgré l'opposition d'une grande partie de la population à l'énergie nucléaire depuis l'accident de Fukushima. Il a expliqué que « les nouveaux réacteurs seront différents de ceux construits il y a quarante ans, de ceux de Fukushima qui ont entraîné la crise. Nous les construirons en expliquant au public à quel point ils sont différents, de façon à gagner sa compréhension ». Le gouvernement a de plus annoncé qu'il soutiendrait le redémarrage des réacteurs jugés sûrs par la nouvelle autorité nucléaire, la . Cette dernière a mis en application le de nouvelles normes de sécurité nucléaire qui prévoient la construction de digues géantes antitsunami près de toutes les centrales exposées ainsi que le doublement de la connexion électrique avec le réseau pour éviter des pannes de courant. Les opérateurs devront aussi construire plus de réservoirs d'eau douce sur leurs sites et aménager, d'ici à cinq ans, un centre de contrôle d'urgence permettant de gérer une crise en cas de destruction des bâtiments habituels. Des recombineurs auto-catalytiques passifs qui empêchent l'accumulation d'hydrogène dans l'enceinte du réacteur — c'est ce phénomène qui avait entraîné l'explosion de trois des quatre réacteurs à Fukushima — vont aussi être installés. Le redémarrage des centrales nucléaires du pays est conditionné au respect de ces nouvelles normes. Sur les 50 réacteurs du pays, seuls deux avaient été autorisés à reprendre leurs fonctions par l’ancienne agence de sûreté après la catastrophe de Fukushima. Ces règles considérées comme les plus exigeantes au monde, ont été vivement critiquées par la filière nucléaire. Plusieurs analystes ont expliqué le respect des normes pourrait retarder de plusieurs semestres la relance des centrales et même entraîner la fermeture définitive de certaines d’entre elles. La volonté du gouvernement de relancer la filière du nucléaire est mise en cause par une série d'incidents à Fukushima. Shinzō Abe a en parallèle, en juin 2013, défini l'exportation de la technologie nucléaire comme un axe de sa stratégie de croissance à long terme. L'idée du gouvernement est de promouvoir des « packs » comprenant à la fois la construction, la gestion et la maintenance des équipements. Ces packs pourront être complétés par d’autres prestations comme la construction d’infrastructures d’électricité ou de transports. Le METI a estimé qu'une centaine de réacteurs nucléaires seront implantés en Asie au cours des vingt prochaines années. Shinzō Abe a obtenu des contrats début mai pour la construction de centrales nucléaires aux Émirats arabes unis, en Arabie saoudite et en Turquie puis au Viêt Nam, qui prévoit de se doter de 14 réacteurs d’ici 2030. Dans le même temps, le Japon et l'Inde ont préparé la signature d'un pacte de coopération nucléaire qui permettra au Japon d’exporter, en Inde, des technologies ainsi que des équipements afin de répondre à une demande intérieure de plus en plus importante. Les 6, 7 et 8 juin 2013, le président français François Hollande s'est rendu au Japon. Au cours de ce sommet, Shinzō Abe et François Hollande sont convenus de coopérer davantage pour promouvoir leurs technologies nucléaires. Dans le même temps, le groupe français Areva a conclu des accords avec plusieurs firmes japonaises pour œuvrer conjointement à diverses étapes du cycle nucléaire. En juillet 2013, Shinzō Abe s'est rendu à Varsovie pour rencontrer ses homologues du groupe de Visegrád (Pologne, République tchèque, Slovaquie et Hongrie). Ils ont décidé de renforcer leur coopération dans le nucléaire civil. La Pologne pourrait se doter de sa première centrale nucléaire d'ici à 2024 et la République tchèque compte sur le Japon pour développer les capacités de sa centrale de Temelín. Cependant, le , la femme de Shinzō Abe, Akie Abe, a déclaré lors d'une conférence de presse : « Je suis antinucléaire ». Elle a déclaré qu'elle n'aimait pas l'idée que son mari tente de vendre des technologies de centrales nucléaires. Selon elle, il ferait mieux de proposer de l'énergie propre. Le , le populaire ancien Premier ministre Jun'ichirō Koizumi a appelé lors d'une conférence à Nagoya le PLD à changer de théorie et à prôner l'abandon de l'énergie nucléaire. Selon lui, « Les gens du milieu économique disent que l'option zéro nucléaire serait irresponsable, mais ce qu'il l'est bien plus c'est de continuer sur la voie de l'énergie atomique alors même qu'il n'existe aucun lieu de traitement des déchets ». Il a ajouté : « Est-ce qu'il ne serait pas plus constructif d'employer pour les énergies renouvelables l'argent qui est dépensé pour construire des centrales, au prétexte que cela est nécessaire pour la croissance économique ? ». Il a expliqué être devenu depuis la catastrophe de Fukushima un farouche opposant à l'énergie nucléaire. Le , Shinjirō Koizumi, son fils très populaire et considéré comme un potentiel futur Premier ministre à l'âge de 32 ans, a expliqué qu'il est temps de sérieusement repenser la stratégie énergétique du pays. Début novembre, Jun'ichirō Koizumi a demandé à Shinzō Abe de décider l'abandon de l'énergie nucléaire. Pour Koizumi, il suffirait que Shinzō Abe exprime l'intention d'abandonner le nucléaire et tout le monde suivrait, d'autant que le Premier ministre, au pouvoir depuis fin 2012, jouit d'une forte popularité. « Si M. Abe décide maintenant, il y aura peu de parlementaires pour s'opposer à un tel plan, tandis que la population coopérera et que les intellectuels fourmilleront d'idées » pour atteindre l'objectif de s'affranchir de l'énergie nucléaire, a-t-il déclaré lors d'une conférence à laquelle ont participé 350 journalistes. Il a ajouté qu'il sait qu'au sein même du PLD existent des positions antinucléaires et juge qu'elles doivent pousser les orientations du Premier ministre, tandis que les partis de coalition et d'opposition devraient faire de même, chacun à leur façon. Le , le gouvernement Abe a publié un nouveau plan énergétique remettant en cause l'orientation prise par le précédent gouvernement du PDJ, c'est-à-dire le "zéro nucléaire". Le document affirme que « l'énergie nucléaire est une importante énergie de base ». Il n'est plus fait mention d'un pourcentage d'énergie nucléaire dans la production totale d'électricité à un horizon donné, mais l'option "zéro" est clairement abandonnée. Par ailleurs, alors que figurait clairement dans la version antérieure qu'aucun nouveau réacteur ne serait construit, cette affirmation a été supprimée dans le nouveau document, laissant sous-entendre que des réacteurs supplémentaires pourraient être construits. Le document plaide aussi pour une intensification de l'usage des énergies renouvelables, afin de lutter contre le réchauffement climatique. Il souligne cependant que se pose un problème de mise à jour des réseaux électriques pour gérer de façon rationnelle la diversité des modes de production dont certains (éolien, solaire) sont instables. En effet, depuis la catastrophe de Fukushima en 2011, le nombre de producteurs d'électricité indépendants exploitant des énergies renouvelables a triplé. En incluant l'énergie hydroélectrique, les énergies renouvelables représentent 10 % du mix énergétique. Le document explique aussi que tout redémarrage de centrales sera conditionné au respect des nouvelles normes de sécurité nucléaire plus sévères entrées en vigueur en . Convention de la Haye. Le , le Parlement japonais a approuvé l'adhésion du Japon à la Convention de La Haye sur les enlèvements d'enfants, après des décennies de pressions des États-Unis et d'autres pays occidentaux, dont le Canada et la France. Le Japon était, avant cette signature, le seul pays du G8 à ne pas avoir signé ce traité international créé en 1980 et visant à faire face aux enlèvements d'enfants en cas de séparation d'un couple bi-national, qui oblige à renvoyer un enfant enlevé dans son pays de résidence habituel. Le , le gouvernement a décidé officiellement de signer, accepter et promulguer la convention sur les aspects civils des enlèvements internationaux d'enfants. Le gouvernement a également décidé la mise en place d'un organisme au sein du ministère des Affaires étrangères qui a pour tâche de localiser des enfants enlevés à l'un des parents et aussi d'encourager les parents séparés à régler à l'amiable leur différend. En cas de non-conciliation, les litiges seront tranchés par un tribunal, à Tokyo ou à Osaka. Le texte est entré en vigueur le . Politique environnementale. Depuis le et l'arrêt des centrales nucléaires du pays, le Japon a connu une forte hausse de ses émissions de CO2. Le Japon s'était engagé, sous le gouvernement démocrate de Yukio Hatoyama, à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 25 % entre 1990 et 2020. Mais le gouvernement Abe a estimé que cet engagement était irréaliste du fait de l'arrêt des réacteurs nucléaires depuis l'accident nucléaire de Fukushima. Le gouvernement a ainsi choisi d'abandonner cet engagement et de viser une réduction de 3,8 % entre 2005 et 2020, ce qui reviendrait à une augmentation de 3 % par rapport au niveau de 1990. Le , 139 pays ont adopté au Japon une convention sur l'usage et les émissions de mercure, baptisée Convention Minamata en référence à la ville de Minamata où des milliers de personnes ont été empoisonnées par des rejets de mercure. Un accord juridique contraignant a été signé dans la ville de Kumamoto sous l'égide de l'ONU. En adoptant la Convention de Minamata, les gouvernements se sont accordés sur un certain nombre de produits, dont la fabrication, l'importation et l'exportation seront interdites d'ici 2020. Ces produits peuvent être remplacés par d'autres, qui seront introduits à mesure que ceux qui contiennent du mercure seront éliminés. Les gouvernements devront également élaborer des stratégies pour réduire la quantité de mercure utilisée dans les mines à petite échelle et devront établir un plan d'action national dans les trois ans suivant l'entrée en vigueur du traité, de manière à réduire et, si possible, éliminer le mercure. La Convention réglemente aussi les émissions et les rejets de mercure provenant des grandes installations industrielles telles que les centrales au charbon, les chauffe-eaux industriels, les incinérateurs de déchets et les cimenterie. Shinzō Abe a promis une aide de 2 milliards de dollars pour aider les pays en voie de développement à combattre la pollution durant la période 2014-2016. Il a ainsi déclaré : "C'est précisément parce que le Japon a souffert du mercure et qu'il a surmonté cette épreuve, qu'il a aujourd'hui le devoir d'être à la tête des efforts internationaux pour éliminer cette menace". Sécurité nationale et « pacifisme actif ». Dès l'arrivée au pouvoir de Shinzō Abe, le gouvernement a décidé, dans le cadre d'une rallonge budgétaire pour l'année fiscale 2012-2013, en raison des tensions croissantes avec la Chine, d'accorder 180,5 milliards de yens (1,6 milliard d'euros) supplémentaires au ministère de la Défense pour moderniser quatre avions-chasseurs F15, acheter de nouveaux systèmes antimissiles PAC-3 et des hélicoptères. Plus précisément, il s'agit d'assurer le paiement des coûts du carburant et de maintenance pour les avions d'alerte précoce et de contrôle aérien ; permettre la recherche sur la technologie radar capable de détecter des petits avions à longue distance, et permettre les préparatifs pour l'introduction au Japon de l'avion de transport MV-22 Osprey de l'armée américaine. Cet avion à décollage vertical peut voler plus loin et plus vite que les hélicoptères détenus alors par le Japon, permettant à ses troupes d'atteindre plus facilement les îles japonaises lointaines. À cette rallonge se sont ajoutés une trentaine de milliards de yens (25 millions d'euros) supplémentaires pour l'année fiscale 2012-2013, mais non inclus dans le train de mesures économiques spéciales. Avec cette rallonge budgétaire, le budget de la défense s'est établi à 41 milliards d'euros. Le gouvernement a de plus, dans le budget de l'année fiscale 2014-2015 commençant en avril 2014, augmenté le budget de la défense de à 51,7 milliards de dollars. Le budget des garde-côtes, qui constituent une force paramilitaire puissante et très bien équipée comptant notamment de nombreux patrouilleurs hauturiers (de haute mer) modernes pouvant atteindre les et des avisos porte-hélicoptères, a augmenté de , ce qui constitue sa première hausse en six ans. Shinzō Abe a ainsi annoncé la mise en place d’une force navale spéciale de douze navires et 700 hommes pour surveiller la région maritime des îles Senkaku. Le , le ministère de la Défense, sous l'égide de Itsunori Onodera (le ministre de la Défense) fait paraître le livre blanc de la défense, indiquant que le manque de transparence de la Chine concernant ses affaires militaires et de sécurité constituait une « préoccupation » pour la région et la communauté internationale. Le ministère de la Défense juge dans ce livre blanc important d’augmenter la capacité des Forces japonaises d'autodéfense à dépêcher des troupes dans des régions reculées et de mener des manœuvres militaires conjointes avec les États-Unis pour que les Forces d'autodéfense se préparent à reconquérir toute île reculée qui serait perdue. En vertu de ce livre blanc, le ministre de la Défense Itsunori Onodera a demandé une nouvelle hausse de de son budget pour l'année fiscale commençant en . Cette hausse relativement importante (la plus importante depuis 1992) doit permettre de financer la mise sur pied d'une unité amphibie, à l’image du corps des Marines américain. Il s’agit ainsi pour les Forces d’autodéfense de se donner les moyens de protéger, voire de reconquérir par la force si nécessaire les îles Senkaku. Le ministère de la Défense prévoit notamment d’acheter deux véhicules blindés lourds amphibies de type AAV7 pour l’exercice 2014, en plus de quatre autres AAV7 achetés au cours de l'exercice 2013. Le ministère de la Défense entend aussi acquérir des V-22 Osprey, un appareil de transport hybride alliant les capacités d’un hélicoptère et d’un avion grâce à ses rotors basculants, et installer en permanence une batterie antimissile PAC-3 (Patriot) à proximité de son siège, à Tokyo. Il s'agit aussi de créer une nouvelle unité de détection avancée avec des avions de type AWACS et de l’affecter dans le sud du pays. Le gouvernement a d'ailleurs acheté 42 F-35 Lightning II du constructeur américain Lockheed Martin. Le ministère de la Défense entend aussi financer des recherches concernant la détection des chasseurs furtifs en réponse notamment à la mise au point par la Chine des J-20 et J-31. De plus, le ministère souhaite assurer le financement de trois nouveaux navires pour la marine japonaise dont un destroyer, un sous-marin à propulsion classique et un bâtiment de sauvetage pour les submersibles. La cyberdéfense verra son budget porté à 184 millions d’euros. Les garde-côtes japonais verront leur budget augmenté de afin de renforcer leur capacité à contrer les navires du gouvernement chinois dans les eaux autour des îles Senkaku. Le ministère a également demandé 200 millions de yens pour faciliter l’introduction prévue de drones de surveillance américains Global Hawk au cours de l’année 2015. Le déploiement de drones est principalement destiné à la surveillance des activités nucléaires et balistiques de la Corée du Nord. Mais ils pourront aussi être utilisés pour la surveillance des activités maritimes chinoises, en raison notamment de leur rayon d’action et de leur grande autonomie. Il a aussi l’intention d’étoffer la surveillance autour de l'archipel Nansei, qui se trouve entre le sud de l’île principale de Kyūshū et de Taïwan, en formant une unité aérienne avec des avions d’alerte avancée E-2C basés à Naha sur Okinawa. Ces mesures seront avalisées par Shinzō Abe qui va même le donner son feu vert à une hausse de des dépenses militaires dans les cinq ans à venir. Ces dépenses de (175 milliards d’euros) entre 2014 et 2019 comprennent l’achat de drones, d’avions à décollage vertical, de véhicules amphibies et de sous-marins. Shinzō Abe, dans l'optique de lutter contre les fuites d'informations secrètes qui ont déjà eu lieu par le passé mais aussi pour lutter contre l'espionnage et afin de rassurer ses alliés quant à la sécurité des informations secrètes qui lui sont communiquées, a décidé de faire adopter une . Cette loi sur les secrets spéciaux consiste en fait à la mise en place de sanctions d'une sévérité exceptionnelle pour la divulgation de « secrets spéciaux », dont la définition est laissée à la discrétion des ministères. Toute personne divulguant des secrets spéciaux risquera 10 ans de prison. Mais la législation ne définit pas clairement le champ des données à classifier. Les hauts fonctionnaires pourront le faire avec celles qu'ils jugent comme relevant de la défense, des affaires étrangères, de la lutte contre le terrorisme ou du renseignement intérieur. Sous la pression des partis de l'opposition, le gouvernement a concédé la création d'un organisme qui devra surveiller le processus de désignation qui serait selon Yoshihide Suga, porte-parole du gouvernement, complètement indépendant. Un autre organisme sera également créé afin de développer des normes pour désigner et déclassifier des secrets spéciaux ; il sera constitué d'experts. Un troisième organisme sera lui constitué de vice-ministres et veillera à ce que les entités gouvernementales désignent les informations secrètes de façon appropriée. La réforme a été adoptée par le Parlement le . Cette réforme s'est accompagnée de l'institution de l'équivalent du Conseil de sécurité nationale américain, afin de renforcer notamment le rôle du Premier ministre et de son gouvernement dans la politique étrangère et militaire. Ce Conseil est aussi une réponse à la montée des tensions avec la Chine. Le Parlement a voté fin en faveur de la création de ce Conseil. Shinzō Abe a choisi Shōtarō Yachi, un de ses plus proches conseillers et hommes de confiance, pour diriger ce Conseil de sécurité nationale. Il réunira deux fois par mois le Premier ministre, le Secrétaire général du Cabinet ainsi que les ministres des Affaires étrangères et de la Défense pour discuter des questions de sécurité. Le bureau administratif du Conseil a été inauguré le . Ce bureau compte 67 employés répartis en six groupes chargés de différentes problématiques. Shinzō Abe a déclaré au cours de la cérémonie qu'il souhaitait que ce bureau joue un rôle central pour la protection des Japonais et des biens matériels du pays. Le Conseil a de plus dès sa création institué des permanences téléphoniques avec ses équivalents américain et britannique. Il a par la suite fait de même avec la France, l'Allemagne et la Russie. Shōtarō Yachi s'est dès son entrée en fonction, rendu aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Allemagne, en Belgique, en France et en Inde. Le Conseil de sécurité nationale s'est réuni pour la première fois le pour discuter des tensions avec la Chine, notamment concernant la création unilatérale par la Chine d'une zone d'exclusion aérienne en mer de Chine. Le , le gouvernement a adopté une Stratégie de Sécurité Nationale, une première depuis 1945. Cette stratégie a pour principe un pacifisme proactif basé sur la coopération internationale. Cette doctrine s'inscrit dans la lignée de l'approfondissement du Traité de coopération mutuelle et de sécurité entre les États-Unis et le Japon et des relations du Japon avec l'Australie, l'Inde, la France ou encore le Royaume-Uni sur le plan militaire. Politique étrangère. États-Unis et « pivot » vers l'Asie-Pacifique. Dès le 22 février 2013, Shinzō Abe rencontre le président américain Barack Obama qui venait d'être réélu à la Maison-Blanche. Ce sommet fut l'occasion pour Abe de renforcer les relations entre Tokyo et Washington qui auraient été mises à mal selon lui par ses prédécesseurs du PDJ. Avant son arrivée à Washington, Abe avait multiplié les initiatives dans le but de prendre un bon départ avec les États-Unis : le Japon signera bien le traité de la Haye, la réglementation concernant l'importation de bœuf américain a été réduite, le Japon se réarmera aux côtés de Washington. À propos du sujet sensible qu'est le déménagement de la base militaire américaine de Futenma, Obama et Abe sont convenus qu'il fallait aller de l'avant en appliquant le plan déjà existant et qui consiste à déplacer la base militaire du centre de Ginowan à une zone rurale peu peuplée dans le nord d'Okinawa. Abe et Obama ont confirmé l'importance de la coopération entre les deux pays en vue de mettre en œuvre des sanctions plus sévères et efficaces à l'encontre de la Corée du Nord. Obama a quant à lui salué les efforts fournis par Abe en vue de régler le problème des Japonais enlevés par la Corée du Nord à la fin des années 1970. Il a également présenté ses condoléances pour les 10 Japonais tués lors de la prise d'otages d'In Amenas en Algérie par des terroristes islamistes, et s'est engagé à renforcer la coopération bilatérale dans la lutte contre le terrorisme. En ce qui concerne la participation du Japon au traité de la Haye, réclamée par les États-Unis depuis des années, Abe a expliqué que les lois relatives au traité seront adoptées en . Face à la Corée du Nord qui a réussi son troisième essai nucléaire le , Abe et Obama se sont mis d'accord sur leur « détermination à mettre en œuvre des mesures énergiques en réponse aux provocations nord-coréennes ». Par rapport au TPP, dans un communiqué publié après une réunion entre Obama et Abe, les deux pays ont réaffirmé que « tous les biens seraient sujets à négociations si le Japon rejoint les discussions avec les États-Unis et dix autres pays ». Le communiqué envisage la possibilité pour les États-Unis de maintenir leurs droits de douane sur les automobiles japonaises et pour le Japon de continuer à protéger le secteur du riz. Ce communiqué, bien que de moindre portée lors des négociations autour du TPP, a permis à Shinzō Abe d'accélérer le processus en vue de faire entrer le Japon dans les négociations, en créant un certain consensus au sein de sa coalition. Un enjeu d'autant plus important que les États-Unis étaient en train d'opérer la stratégie de « pivot » vers l'Asie orientale. Mais Washington avait besoin que ses alliés en Asie soient assez puissants. C'est d'ailleurs notamment pour pouvoir venir en aide à un de ses alliés (comme les États-Unis) qu'Abe a soutenu l'idée de l'autodéfense collective. Dans le cadre d'un changement de l'interprétation officielle de l'article 9 de la Constitution japonaise, le Japon pourrait agir pour défendre un de ses alliés. À cette fin, Abe a mis en place un comité consultatif du gouvernement afin d'étudier des situations spécifiques dans lesquelles le Japon pourrait agir pour défendre un de ses alliés. Shinzō Abe s'est également rendu le au New York Stock Exchange à Wall Street pour promouvoir ses Abenomics auprès des investisseurs américains. Abe a alors comparé le Japon à Gordon Gekko, le requin de la finance interprété, en 1987, par Michael Douglas dans le film "Wall Street" : « Je suis venu vous dire que le Japon va redevenir un pays où on peut faire de l'argent. À l'instar du retour de Gordon Gekko dans le monde de la finance 23 ans après, nous pouvons proclamer que le Japon est de retour ». De son côté, Barack Obama, afin d'approfondir plus encore les relations entre le Japon et les États-Unis, a nommé Caroline Kennedy ambassadrice au Japon le . Cette proche du président américain est aussi la fille de John Fitzgerald Kennedy, qui avait impulsé une amélioration des relations avec le Japon dans les années 1960. Le , le département de l'Énergie des États-Unis a pour la première fois autorisé les exportations de gaz de schiste vers le Japon. Shinzō Abe avait déjà demandé à Barack Obama s'il était possible que le Japon importe le gaz de schiste américain au cours du sommet du . Le , John Kerry et Chuck Hagel, les responsables américains de la diplomatie et de la défense, ont rencontré leurs homologues japonais Fumio Kishida et Itsunori Onodera pour une réunion « 2 + 2 », la première se déroulant au Japon. John Kerry et Fumio Kishida ont rappelé que le document régissant la coopération militaire bilatérale n'avait pas été révisé depuis 1997 alors que la situation géopolitique mondiale avait beaucoup évolué depuis. Il était donc nécessaire de revoir l'alliance nippo-américaine et de l'approfondir dans plusieurs domaines, notamment l'espace, le cyberespace, l'accroissement de défense avec des missiles balistiques ou encore les menaces représentées par la Corée du Nord et la Chine. Les deux pays ont décidé d'installer au centre du Japon un second radar de défense contre les missiles balistiques. Ils se sont également mis d'accord sur le départ d'environ américains stationnés sur l'île d'Okinawa après 2020. Ce redéploiement sera financièrement pris en charge par le Japon à hauteur de 3,1 milliards de dollars, sur les plus de 8 milliards qu’il devrait coûter. A aussi été décidé le déploiement, pour la première fois au Japon, de deux à trois drones d'observation Global Hawk. Washington va également déployer au Japon des avions d'observation maritime P-8 Poseidon dès (une première hors des États-Unis) et des chasseurs F-35 à partir de 2017. Il a aussi été convenu de remplacer, à Okinawa, les hélicoptères CH-46 par des MV-22 Osprey. Washington a également soutenu le Japon face à la Chine concernant les îles Senkaku, en rappelant que ces îles entraient dans le cadre de l'alliance nippo-américaine. Cependant, début juin, un scandale d'ampleur historique touche les États-Unis : celui causé par les révélations d'Edward Snowden sur la National Security Agency (NSA). Le , The Guardian révèle que 38 pays sont des cibles à espionner en priorité, parmi lesquels le Japon, la Corée du Sud, l'Inde, la Turquie, la France, l'Allemagne ou encore l'Italie. Ainsi, les ambassades et missions diplomatiques japonaises seraient espionnées par la NSA. Selon Yoshihide Suga, le Japon a émis une protestation officielle par voie diplomatique pour demander des explications sur le fait que le Japon soit considéré comme "cible" prioritaire par la NSA. Le , Edward Snowden révèle l'existence du programme "Five Eyes", ou Cinq yeux, incluant le Royaume-Uni, l'Australie, le Canada, la Nouvelle-Zélande et les États-Unis. Cette alliance secrète formée après la Seconde Guerre mondiale est basée sur le partage de renseignements et la décision commune de ne pas s'espionner mutuellement. Ainsi, le Japon, pays allié des États-Unis, a été sujet à des programmes de surveillance américains. Le novembre, un officiel américain a expliqué à la NHK que des stations de collecte de renseignements sont situées dans les bases militaires américaines au Japon. Fin octobre, les médias japonais ont également révélé qu'en 2011, la NSA a demandé au Japon de l'aider à surveiller des câbles à fibres optiques transportant des données personnelles à travers la région Asie-Pacifique. Il se serait agi d'une tentative d'espionner la Chine. Mais le gouvernement japonais a refusé la demande. Pourtant, le gouvernement Abe, souhaitant renforcer l'alliance avec les États-Unis, n'a pas vraiment critiqué les révélations concernant la NSA. De plus, un comité gouvernemental, présidé par Shinzō Abe, a même proposé la mise en place de l'équivalent de la NSA au Japon. Mais le , le "Corriere della Sera" a révélé que les États-Unis ont espionné des appels téléphoniques à travers le monde, y compris au Japon. Yoshihide Suga a déclaré que le gouvernement a toujours pris des mesures contre les écoutes téléphoniques et qu'il continuera d'en prendre. Le 27 décembre 2013, Shinzō Abe et le gouverneur de la préfecture d'Okinawa, Hirokazu Nakaima, se sont mis d'accord pour que le gouvernement central augmente son aide à la préfecture en échange de quoi, la base militaire américaine de Futenma située à Ginowan sera déplacée à Nago, une autre ville à l'intérieur de la préfecture. Cet accord met ainsi fin à un bras de fer ayant duré près de 20 ans en raison de la volonté des habitants d'Okinawa de voir la présence militaire américaine fortement réduite au sein de la préfecture. Ce dossier empoisonnait les relations entre les États-Unis et le Japon depuis des années. Cependant, les sondages ont révélé que 63 % des habitants d'Okinawa étaient opposés à la décision de Hirokazu Nakaima. Le 19 janvier 2014, les habitants de Nago ont réélu le maire sortant Susumu Inamine qui s'est engagé à empêcher ce plan qui a satisfait Washington. De plus, à partir de la fin de l'année 2013, les relations avec les États-Unis semblent s'être légèrement dégradées. Le , après la visite de Shinzō Abe au sanctuaire Yasukuni, les États-Unis ont exprimé, par le biais de l'ambassadrice Caroline Kennedy, leur déception face à une visite dégradant plus encore les relations du Japon avec ses voisins chinois et sud-coréen. En janvier 2014, l'ambassadrice des États-Unis a publiquement dénoncé « l'inhumanité » de la chasse aux dauphins de Taiji. Une attitude vivement critiquée car plutôt que d'améliorer les relations avec le Japon, Caroline Kennedy émet publiquement ses critiques sur Twitter. Les États-Unis, qui ont salué la réforme d'Abe sur les secrets spéciaux qui permet ainsi de garantir la sécurité des informations secrètes partagées entre les deux pays, ont signé le 7 février 2014 par le biais du secrétaire d'État des États-Unis John Kerry et du ministre japonais des Affaires étrangères Fumio Kishida, l'accord sur le renforcement de la coopération dans la prévention et la lutte contre les formes graves de criminalité (Agreement on Enhancing Cooperation in Preventing and Combating Serious Crime, ou PCSC accord). Cet accord permet aux deux pays de partager les données des empreintes digitales de criminels présumés afin de prévenir et résoudre des crimes graves. Ce partage permettra de constituer une base de données en ligne qui permettra des vérifications automatiques en temps réel. La National Police Agency japonaise et le FBI utiliseront mutuellement les bases de données. La NPA partagera notamment 10.4 millions d'empreintes digitales tandis que le FBI en partagera 70 millions. L'accord permettra aussi au Japon de maintenir l'exemption de visa pour les quelque 3,5 millions de Japonais visitant les États-Unis chaque année. Alors que les négociations concernant le TPP semblaient patauger depuis plusieurs mois, en raison d'oppositions entre plusieurs pays membres et les États-Unis concernant notamment les normes environnementales, les médicaments génériques et le rôle des entreprises d'État, Barack Obama a annoncé dans son discours sur l'état de l'Union son intention de demander une procédure de "fast track" permettant aux traités commerciaux de bénéficier d'une procédure accélérée au Congrès. Ce à quoi son propre parti, le Parti démocrate, s'est opposé avec notamment Harry Reid, le leader du Parti démocrate au Sénat, qui a annoncé qu'il bloquerait toute tentative de "fast track" au Congrès, considérant que le TPP ainsi que le projet de Zone de libre-échange transatlantique pourraient constituer une menace pour les États-Unis. Cet affaiblissement de Barack Obama tant à l'échelle nationale qu'internationale a entraîné des méfiances de plus en plus grandes à son égard parmi la classe dirigeante japonaise. En effet, la question est posée de savoir si Barack Obama a réellement la capacité d'aider le Japon face à une menace étrangère. Début février, Seiichi Eto, un conseiller spécial de Shinzō Abe, a posté une vidéo sur YouTube dans laquelle il critique les États-Unis pour avoir exprimé leur déception face à la visite du Premier ministre au sanctuaire Yasukuni. La vidéo a été rapidement supprimée de YouTube. Face aux critiques de la part de Caroline Kennedy concernant la visite de Abe au Yasukuni, Yoshihide Suga, le porte-parole du gouvernement, a expliqué que . Un autre allié de Shinzō Abe, Koichi Hagiuda, a expliqué en février à des collègues parlementaires du PLD que . Les Japonais ont aussi reproché au président Barack Obama d'avoir finalement décidé de raccourcir sa visite au Japon (2 jours au lieu de 3) afin de satisfaire les demandes des Sud-Coréens qui souhaitaient qu'Obama effectue un arrêt dans leur pays pendant sa tournée asiatique d'. Le président Obama a aussi été accusé de ne pas avoir été assez ferme face à la Chine qui a même été jusqu'à mettre en place une zone d'exclusion aérienne élargie en mer de Chine orientale, bien que cette zone n'ait été respectée ni par le Japon, ni par les États-Unis, ni par la Corée du Sud. Kuni Miyake, ancien diplomate devenu enseignant à l'Université de Ritsumeikan, explique que les frustrations des Japonais se retrouvent aussi chez les autres alliés traditionnels des États-Unis comme Israël ou encore les pays européens. En effet, l'administration Obama se désengage des affaires internationales, affaiblissant le prestige des États-Unis à travers le monde. Le New York Times a soutenu cette idée en expliquant dans un article que durant les réunions concernant les affaires internationales, Obama donnait rarement son opinion personnelle et lisait souvent ses messages sur son BlackBerry. Au cours du sommet sur la sécurité nucléaire à La Haye se tenant les 24 et , Shinzō Abe et Barack Obama ont annoncé la signature d'un accord engageant le Japon à renvoyer aux États-Unis des centaines de kilos d'uranium et de plutonium, nécessaires à la fabrication d'une bombe atomique, qui lui avaient été fournis pendant la Guerre froide par les États-Unis et le Royaume-Uni à des fins expérimentales. Cette annonce constitue ainsi une victoire pour Obama qui avait fait de la sécurité nucléaire une de ses priorités depuis son arrivée au pouvoir. En effet, le Japon détenait des stocks de plutonium et d'uranium stockés dans des bâtiments à au nord-est de Tokyo, une cible facile pour des terroristes. Ces centaines de kilogrammes de matériel pouvant être utilisé militairement vont être transporté aux États-Unis pour être transformés dans des formes qui résistent à la prolifération. Le lendemain, Barack Obama a organisé un sommet trilatéral en présence de Shinzō Abe et de la présidente sud-coréenne Park Geun-hye à l'ambassade des États-Unis. Il s'agit du premier sommet trilatéral en 6 ans et aussi de la première rencontre officielle entre Shinzō Abe et Park Geun-hye, plus d'un an après leurs arrivées au pouvoir. L'objectif d'Obama était d'améliorer les relations entre les deux alliés asiatiques des États-Unis qui se sont dégradées depuis 2012. Les trois pays ont discuté de sujets tels que la Corée du Nord. Du 5 au , le secrétaire de la Défense des États-Unis Chuck Hagel s'est rendu au Japon pour rencontrer le ministre de la Défense Itsunori Onodera. Tout en rappelant que les îles Senkaku sont couvertes par l'alliance nippo-américaine, il a annoncé que les États-Unis allaient envoyer au Japon deux nouveaux destroyers équipés de systèmes de défense antimissiles en réponse "aux provocations et aux actes déstabilisants de Pyongyang". Il a profité de son voyage au Japon pour mettre en garde la Chine, en rappelant que les États-Unis n'hésiteraient pas à intervenir. Il a ajouté que ce qui s’est passé avec la Crimée est impossible en Asie. Les États-Unis défendront le Japon et resteront le gendarme de la région Asie-Pacifique. Il a également soutenu l'initiative de Shinzō Abe concernant la révision de l'interprétation de l'article 9 de la Constitution japonaise afin d'y inscrire le droit à l'autodéfense collective pour aider militairement ses alliés ; c'est la première fois que le gouvernement américain appuie ce projet de Abe. Chuck Hagel s'est ensuite rendu en Chine, un voyage au cours duquel il y eut des échanges tendus entre les responsables américains et chinois. De plus, la Chine n'a pas invité le Japon à la revue navale du Western Pacific Naval Symposium réunissant depuis 1987 toutes les marines de la région Asie-Pacifique. Cette année, c'était pour la première fois au tour de la Chine d'organiser cet évènement, le . En réponse les États-Unis ont annoncé qu'ils ne participeraient pas à la revue navale. Plusieurs autres pays dont l'Inde ont également protesté. La Chine a néanmoins nié le fait que le Japon n'ait été invité qu'à la conférence régulière. Parallèlement, le représentant américain au commerce Michael Froman et le ministre de la Revitalisation économique, Akira Amari, ont poursuivi depuis le début de l'année 2014 d'intenses négociations pour finaliser l'Accord de partenariat transpacifique. L'objectif était d'avancer dans les négociations avant l'arrivée à Tokyo pour une visite d'État de Barack Obama à partir du . Shinzō Abe a rencontré l'ambassadrice américaine Caroline Kennedy le , et l'a invitée à faire un voyage en train magnétique à très grande vitesse, le Maglev, que le Japon espère vendre aux Américains. Il a déclaré . Le gouvernement Obama a décidé d'investir des milliards de dollars pour se doter de lignes de train à grande vitesse et les Japonais espèrent que les Américains choisiront le Maglev qui atteint un record de vitesse mondial de plus de . Caroline Kennedy a estimé que la technologie Maglev apportera « beaucoup au Japon et, espérons-le, aux États-Unis ». Le , en soirée, Barack Obama est arrivé au Japon pour entamer la première visite d'État d'un président américain depuis celle de Bill Clinton dans les années 1990. De plus, c'est alors la troisième fois depuis son arrivée au pouvoir qu'Obama se rend au Japon. Obama a été accueilli par Shinzō Abe dans le restaurant Sukiyabashi Jiro, un petit bar à sushi situé dans une station de métro de Ginza, gratifié de trois étoiles par le Guide Michelin. Obama était accompagné par la conseillère à la sécurité nationale Susan Rice ainsi que par l'ambassadrice Caroline Kennedy. L'objectif était de créer une relation informelle entre Abe et Obama. Le lendemain, Barack Obama a rencontré l'empereur Akihito et son épouse l'impératrice Michiko. Les deux chefs d'État ont eu une discussion détendue au cours de laquelle Obama a parlé de son expérience depuis son arrivée au pouvoir en 2009. Il s'est ensuite rendu au palais d'Akasaka pour une réunion de plusieurs heures avec Shinzō Abe. Puis les deux dirigeants ont fait une conférence de presse commune au cours de laquelle Obama a déclaré que l'alliance nippo-américaine était le fondement de la sécurité en Asie-Pacifique et de la stratégie de pivot des États-Unis vers l'Asie. Il a également rassuré les Japonais en déclarant : . C'était la première fois que le président américain s'est clairement prononcé sur les îles Senkaku. Obama a ajouté que les forces américaines présentes au Japon incluaient . Le président américain a aussi soutenu l'initiative de Shinzō Abe concernant la réinterprétation de l'article 9 de la Constitution afin d'accorder au Japon le droit d'autodéfense collective pour aider militairement ses alliés. Concernant les enlèvements de citoyens japonais par la Corée du Nord, Obama a rencontré des familles des victimes, dont les parents de Megumi Yokota, et a qualifié la Corée du Nord de ; il a également appelé la Chine à coopérer dans la question nord-coréenne. Cependant, concernant les négociations sur le TPP, Abe et Obama se sont contentés d'expliquer que les négociations ont avancé et qu'ils ont demandé aux négociateurs de les accélérer. Les deux dirigeants ne sont ainsi pas parvenus à débloquer les négociations. Obama a souligné l'importance d'une ouverture commerciale du Japon ; Abe a répondu en expliquant que les deux pays se devaient de faire des concessions. Shinzō Abe a conclu la conférence de presse en expliquant qu'il s'était rendu au sanctuaire Yasukuni pour honorer ceux qui ont sacrifié leurs vies pour le pays mais aussi pour tous ceux qui ont perdu la vie à cause la guerre. Il a expliqué qu'il militait pour qu'il n'y ait plus jamais de guerre. Peu après, Barack Obama s'est rendu au Meiji-jingū et au musée national des sciences émergentes et de l’innovation ("Miraikan") ou il a rencontré le robot ASIMO et fait une conférence de presse. Le soir, il a été invité au dîner d'État offert par l'empereur. Le lendemain matin, il s'est rendu en Corée du Sud. Dans le même temps, un communiqué commun a été publié expliquant que au matin, les négociateurs japonais et américains pour le TPP sont parvenus à un accord basique permettant d'avancer dans les négociations. Le communiqué n'a cependant pas mentionné les points sur lesquels les deux pays se sont mis d'accord. Semblant de guerre froide avec la Chine. Le jour même de la victoire du PLD aux élections législatives le , Shinzō Abe a déclaré : . Il a toutefois déclaré : . Le , Shinzō Abe envoie en Chine le président du Nouveau Kōmeitō, Natsuo Yamaguchi, remettre une lettre du Premier ministre au futur président chinois, Xi Jinping, afin d'apaiser les relations entre les deux pays. Mais le , Shinzō Abe a annoncé la mise en place d’une force navale spéciale de douze navires et 600 hommes pour surveiller la région maritime des îles Senkaku. Le même jour, Shinzō Abe a annoncé une hausse du budget de la défense de . Ce budget n'avait pas connu de hausse depuis 2002. La hausse est certes modeste, notamment par rapport à celle que connaît le budget de la défense chinois, habitué aux taux de croissance à deux chiffres. Néanmoins, elle marque un tournant dans la politique de défense japonaise. Le , Shinzō Abe, dans son premier discours de politique générale devant la Diète, a promis de protéger l'intégrité territoriale du Japon, tout en renforçant ses liens avec les États-Unis. Il a refusé d’admettre l’existence d’un contentieux territorial avec la Chine. En février, il n'a pas hésité à faire référence à Margaret Thatcher qui s'est montrée ferme dans la guerre des Malouines. Parallèlement, les incursions de bateaux chinois dans les eaux territoriales japonaises se poursuivent. Le , quatre navires de surveillance maritime chinois sont entrés dans les eaux territoriales japonaises. Les et , de nouvelles incursions de navires chinois dans les eaux territoriales de l'archipel sont repérées. On apprend quelques jours plus tard que le , l'un des navires chinois a pointé un radar généralement utilisé pour aider au guidage de missiles en direction d'un bâtiment de la marine japonaise. "Kyodo News" révèle le que des responsables militaires chinois auraient reconnu qu'une frégate chinoise avait verrouillé son radar de tir sur un destroyer japonais. Le avril, trois navires chinois entrent de nouveau dans les eaux territoriales disputées. Le , Xi Jinping est désigné président par l'Assemblée nationale populaire chinoise. Le , il nomme son gouvernement. Wang Yi, ancien ambassadeur au Japon de 2004 à 2007, en charge depuis 2008 des relations avec Taïwan, est nommé ministre des Affaires étrangères en remplacement de Yang Jiechi, lui-même promu au Conseil des affaires d'Etat. Cependant, Xi Jinping est un président chinois compte personnaliser la direction du pays : il est le premier dirigeant chinois depuis Deng Xiaoping à avoir autant de pouvoir en Chine. Xi Jinping a aussi promu l'idée d'un rêve chinois visant à restaurer la puissance de l'Empire du Milieu. Le , le Japon a fait part de sa préoccupation à la France après la vente à la marine chinoise de matériel militaire français. En effet, la Chine va utiliser des systèmes d’appontage français d’hélicoptères sans assistance, sur ses navires de surveillance. Le , ce sont huit navires de surveillance maritime chinois qui pénètrent la zone de 12 milles entourant les îles Senkaku, un nombre record depuis leur rachat. Au même moment, 168 parlementaires — un record depuis les années 1980 — se sont rendus les 22 et au sanctuaire Yasukuni, qui honore les morts japonais au combat, mais également des dirigeants nippons reconnus coupables de crimes de guerre. Shinzō Abe ne s'y est pas rendu mais il a fait une offrande au sanctuaire. Le même jour, Shinzō Abe, évoquant la déclaration Murayama, a affirmé au Parlement que « la définition de ce qui constitue une invasion doit encore être établie par le monde universitaire ou la communauté internationale » ; « Les événements survenus entre les nations diffèrent selon le côté que vous choisissez pour les observer », avait-il ajouté. Ces propos aux accents négationnistes ont vivement fait réagir la Chine et la Corée du Sud. Le , pour la première fois de l'histoire du Japon, a été célébrée la fin de l'occupation américaine du pays. Shinzō Abe a pour l'occasion déclaré : « Nous avons la responsabilité de faire du Japon une nation forte et déterminée, à laquelle les autres pays du monde peuvent se fier ». "Le Quotidien du Peuple" a dénoncé une « résurgence du militarisme japonais ». De plus, la Chine a indiqué qu'elle ne participerait pas au sommet tripartite Chine-Corée-Japon prévu en mai, qui sera annulé. Shinzō Abe a promis devant la Diète qu'il prendrait une « action décisive » en cas de débarquement de Chinois sur les îles Senkaku. Le , "Le Quotidien du Peuple", organe du Parti communiste chinois, soutient que Pékin pourrait être fondé à faire valoir des droits sur l'archipel des Ryūkyū, dont Okinawa constitue l'île principale. Cet article a été vivement critiqué par les autorités japonaises, le gouverneur de la préfecture d'Okinawa Hirokazu Nakaima, ainsi que les habitants d'Okinawa. Le , le ministère japonais de la Défense a annoncé avoir repéré un bâtiment de type sous-marin à proximité des eaux territoriales de l'une des îles d'Okinawa. Le gouvernement n'a toutefois pas voulu confirmer les informations des médias selon lesquelles il s'agirait d'un sous-marin chinois. Shinzō Abe a alors déclaré qu'une intervention militaire pourrait être déclenchée si des sous-marins étrangers pénétraient dans les eaux territoriales de l'archipel. Le , au cours d'une visite à Londres après le sommet du G8, Shinzō Abe s'est déclaré prêt, devant la presse internationale, à négocier avec la Chine pour apaiser les tensions. Le , la Chine a critiqué le nouveau livre blanc de la défense japonais. Le livre blanc indique que le manque de transparence de la Chine concernant ses affaires militaires et de sécurité constituait une « préoccupation » pour la région et la communauté internationale. Le ministère de la Défense juge dans ce livre blanc important d’augmenter la capacité des Forces japonaises d'autodéfense à dépêcher des troupes dans des régions reculées et de mener des manœuvres militaires conjointes avec les États-Unis pour que les Forces japonaises d'autodéfense se préparent à reconquérir toute île reculée qui serait perdue. La Chine a répondu qu'elle suit « une voie de développement pacifique et poursuit une politique de défense nationale de nature défensive ». Le juillet, quatre bateaux chinois pénètrent vers dans la zone de douze milles marins entourant les îles, et la quittent à , alors qu'un navire de recherche marine, Discoverer2, enregistré aux Bahamas, pénètre pour la troisième fois de l'année dans la zone économique exclusive de marins. Le , quatre navires des garde-côtes chinois ont patrouillé autour des Senkaku. C'est la première fois que la Chine dépêche des bâtiments appartenant à cette unité. Ils quitteront la zone au bout de trois heures. Le ministère de la Défense a parallèlement estimé, le même jour, que le Japon devait se doter de drones de surveillance maritime et d'unités amphibies pour protéger ses îles lointaines. Le , Shinzō Abe a dépêché à Pékin le vice-ministre japonais des Affaires étrangères, Akitaka Saiki, afin de tenter de désamorcer les tensions entre les deux pays. Il a rencontré Wang Yi et Liu Zhemin, respectivement ministre et vice-ministre chinois des Affaires étrangères. Cependant, la Chine conditionne l'organisation d'un sommet entre Shinzō Abe et Xi Jinping à des « gestes concrets », à savoir le reconnaissance par le Japon d'un conflit territorial autour des îles Senkaku. Le a eu lieu l'inauguration du premier porte-hélicoptères japonais. L'Izumo est le plus gros navire construit par le Japon depuis la Seconde Guerre mondiale. Il porte en outre le nom d'un croiseur ayant participé à la guerre contre la Chine dans les années 1930. Avec son pont d'envol de et ses aménagements, il pourrait accueillir des avions à décollage vertical comme le chasseur F-35 ou encore l'appareil de transport à rotor pivotant V-22 Osprey. En réponse, la Chine a envoyé le quatre navires des garde-côtes chinois qui ont pénétré dans les eaux territoriales japonaises. Le , la présence prolongée de navires gouvernementaux chinois dans les eaux territoriales de l'archipel des Senkaku provoque de nouvelles tensions avec une protestation officielle du Japon envers la Chine. Les quatre navires quittent les eaux territoriales vers midi après une présence de 27 heures, ce qui constitue la plus longue période de rotation de la flotte chinoise dans la zone. Dans le même temps, cette escalade des tensions entre la Chine et le Japon a influencé la perception des Japonais et des Chinois : 92,8 % des Japonais ont une impression mauvaise, ou relativement mauvaise de la Chine, et 90,1 % des Chinois se prononcent de la même manière vis-à-vis des Japonais, selon le sondage annuel réalisé par le quotidien chinois anglophone "China Daily" et l'institut japonais Genron NPO. Il s'agit des pires résultats depuis la création de ce sondage. Le , Shinzō Abe a créé une première en n'évoquant pas les souffrances infligées par le Japon pendant la Seconde Guerre mondiale. Il n'a mentionné, dans son discours à l'occasion du de la capitulation japonaise, aucun regret vis-à-vis des actes commis par le Japon dans les années 1930 et 1940. Il a revanche rendu hommage hommage aux victimes du conflit et a appelé à la paix : « Je n'oublierai jamais le fait que la paix et la prospérité dont nous jouissons actuellement découlent du sacrifice de vos vies », a-t-il déclaré à l'adresse des Japonais disparus pendant la guerre du Pacifique. De plus, pour l'occasion, en plus de deux membres du gouvernement, 90 parlementaires japonais se sont rendus au sanctuaire Yasukuni. Le gouvernement chinois a aussitôt convoqué l'ambassadeur du Japon pour lui faire part de la protestation officielle de la Chine. Le lendemain, une nouvelle incursion de quatre navires de garde-côtes chinois a lieu. Le , une nouvelle incursion se produit, au lendemain d'un discours de mise en garde du Japon envers la Chine. Début septembre, le ministère de la Défense (par le biais de Itsunori Onodera) a demandé une hausse du budget militaire japonais de 3%. Cette hausse doit permettre de financer, à hauteur de près d’un milliard d’euros, la mise sur pied une unité amphibie, à l’image du Corps des Marines des États-Unis. Cette hausse vise aussi à permettre l'achat de V-22 Ospreys ainsi qu'à installer en permanence une batterie antimissile PAC-3 Patriot à Tokyo. La hausse a aussi pour objet la création d'une nouvelle unité de détection avancée avec des avions de type AWACS. Cette nouvelle unité sera affectée au sud de l'archipel. Le ministère de la Défense prévoit aussi de financer des recherches, à hauteur de 30 millions d’euros, concernant la détection des chasseurs furtifs comme les J-20 et J-31 chinois. La marine japonaise devrait aussi commander 3 nouveaux navires, dont un destroyer, un sous-marin à propulsion classique et un bâtiment de sauvetage pour les submersibles. De plus, le budget de la cyberdéfense devrait être porté à 184 millions d’euros. Parallèlement, les autorités japonaises ont proposé à la Chine la mise en place d'une ligne directe de militaire à militaire afin d'éviter tout incident. Il s'agit d'une sorte de "téléphone rouge" comme celui qui avait été installé entre les États-Unis et l'URSS durant la Guerre froide. Le , en marge du sommet du G20 à Saint-Pétersbourg, Shinzō Abe et Xi Jinping ont pu pour la première fois se rencontrer en tête-à-tête. Selon Yoshihide Suga, porte-parole du gouvernement, Shinzō Abe a expliqué à Xi Jinping qu'il faudrait développer les relations nippo-chinoises en revenant aux relations stratégiques mutuellement bénéfiques d'avant la montée des tensions territoriales en mer de Chine orientale. Après la victoire de Tokyo qui a obtenu l'organisation des Jeux olympiques de 2020, la Chine s'est abstenue de féliciter le Japon. Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Hong Lei, a simplement déclaré le : « Nous avons noté la décision du Comité international olympique ». Le lendemain, le , un groupe de bateaux gouvernementaux chinois est entré dans les eaux territoriales des îles Senkaku. Les garde-côtes japonais ont expliqué que sept navires de leurs homologues chinois étaient entrés vers 10h30 dans la limite de 12 milles nautiques () entourant cet archipel. Un huitième navire chinois les a rejoints quelques heures plus tard, puis quatre d'entre eux ont quitté les eaux territoriales vers 16h00 tout en restant à proximité, laissant les quatre autres dans les eaux territoriales. Selon Xinhua, cette flottille représentait la « patrouille » de navires chinois dans cette zone depuis le . L'ambassadeur de Chine au Japon a été convoqué au ministère japonais des Affaires étrangères. Yoshihide Suga a alors déclaré « Nous protégerons nos terres, notre espace aérien et nos mers à tout prix ». De plus, il a expliqué que l'installation de fonctionnaires sur les îles Senkaku était une option envisagée par le gouvernement. Le , avant le sommet de l'APEC, le ministre des Affaires étrangères Fumio Kishida ainsi que John Kerry et Julie Bishop, la ministre australienne des Affaires étrangères, ont publié un communiqué commun critiquant les tentatives chinoises, prises unilatéralement, afin de rompre le "statu quo" par la force en mer de Chine. La Chine a vivement critiqué ce communiqué. Au cours du sommet de l'APEC de 2013 qui s'est tenu du 7 au à Bali, Shinzō Abe et Xi Jinping se sont rencontrés une deuxième fois. Ils auraient échangé une poignée de main sans parler du conflit territorial. Le , à l'occasion du Festival d'Automne, Shinzō Abe a fait don d'un objet rituel au sanctuaire Yasukuni. Cependant, le ministre des Affaires intérieures Yoshitaka Shindō, tout comme 160 parlementaires, s'est rendu au sanctuaire. Immédiatement, l'ambassadeur du Japon à Pékin a été convoqué par les autorités chinoises. Shindō a déclaré : « J'effectue ce pèlerinage à titre privé. Je pleure les personnes qui ont perdu la vie dans la guerre et prie pour la paix ». Le , un deuxième ministre se rend au Yasukuni. Il s'agit de Keiji Furuya, ministre chargé de la question des Japonais enlevés par la Corée du Nord. Il a alors déclaré : « C'est un devoir pour les parlementaires (…) d'exprimer leurs condoléances à ceux qui ont sacrifié leur vie pour leur pays » avant d'ajouter « qu'il n'avait aucune intention d'irriter les pays voisins ». Le , Shinzō Abe, dans un entretien au Wall Street Journal, s'est dit prêt à durcir sa position face à la Chine, au cas où elle menacerait d'user de la force pour atteindre ses objectifs diplomatiques dans la région. Il a déclaré qu'il s'était rendu compte, au cours de ses dernières rencontres avec des dirigeants de la région, qu'ils comptaient sur le Japon pour mener une offensive diplomatique contre une stratégie chinoise jugée de plus en plus brutale : « Certains craignent que la Chine tente de changer le statu quo par la force, sans respecter la primauté du droit. Mais si la Chine choisit cette voie, alors elle ne pourra pas s'en sortir de façon pacifique ». Le ministère de la Défense chinois a en réponse conseillé à Tokyo de « ne pas sous-estimer la résolution de l'armée chinoise et sa détermination à protéger la souveraineté territoriale de la Chine ». Les 25 et , le Japon a déployé des avions de combat pendant 48 heures en réponse aux vols de quatre appareils militaires chinois au-dessus des eaux internationales autour de l'archipel d'Okinawa, proche des îles Senkaku. Les appareils chinois ont volé de la mer de Chine orientale jusqu'à l'océan Pacifique, aller et retour, mais ils ne sont pas entrés dans l'espace territorial japonais. Le lendemain, le , au cours du traditionnel passage en revue des troupes à Asaka, Shinzō Abe a évoqué une révision de la stratégie de défense du Japon alors que, selon lui, l’environnement géopolitique du Japon est de plus en plus difficile : « Les membres des Forces d’autodéfense doivent abandonner l’idée selon laquelle les exercices quotidiens les protégeraient de toute menace, et que la simple existence des Forces d’autodéfense serait dissuasive ». Le ministre chinois de la Défense a en réponse déclaré : « Si le Japon fait ce qu’il dit et renforce ses mesures de défense en autorisant des tirs sur des avions, c’est une provocation sérieuse, c’est un acte de guerre ». Le , quatre bateaux chinois ont pénétré dans les eaux qui entourent les Senkaku. Selon les garde-côtes japonais, les quatre navires des garde-côtes chinois sont entrés vers 10h00 du matin. Ils en sont repartis un peu moins de deux heures plus tard. Le lendemain, le , le ministre de la Défense Itsunori Onodera a déclaré que les incursions de navires chinois autour des Senkaku menaçaient la paix : « Je pense que les intrusions de la Chine dans les eaux territoriales, autour des îles Senkaku constituent une zone grise » entre « temps de paix et situation d'urgence ». Ces provocations ont lieu alors même qu'à partir du novembre et ce jusqu'au , le Japon organise d'importantes manœuvres aéro-navales. , des destroyers et des avions de chasse participent à ces manœuvres, qui comprennent également des exercices de débarquement sur Okidaitō-jima, à au sud-est de la principale île méridionale d’Okinawa. Le , quatre bateaux de garde-côtes chinois ont pénétré dans eaux entourant les îles Senkaku. Le lendemain, la Chine a annoncé l'établissement d'une « zone d'identification de la défense aérienne » en mer de Chine orientale, dont le tracé inclut les îles Senkaku. Tous les avions qui la traversent devront se soumettre aux règles imposées par la Chine sous peine d'intervention des forces armées. Les avions devront notamment fournir leur plan de vol précis, afficher clairement leur nationalité, et maintenir des communications radio. Le Japon a vivement réagi à l'annonce de Pékin en mettant en garde contre « une escalade » des tensions bilatérales autour de l'archipel, ce qui serait « très dangereux », selon un communiqué du gouvernement japonais. Les États-Unis se sont eux déclarés « profondément inquiets ». La Corée du Sud a également exprimé ses « regrets », car la nouvelle zone inclut un rocher immergé appelé Ieodo, revendiqué par la Chine qui l'appelle Suyan. L'Australie a convoqué l'ambassadeur de Chine à Canberra pour protester. Le , le Japon a convoqué l'ambassadeur de Chine pour protester contre la zone aérienne d'identification chinoise. Shinzō Abe a qualifié cette initiative chinoise de « dangereuse » : « Je suis très inquiet car c'est une chose très dangereuse qui peut conduire à un incident imprévisible ». La Chine a à son tour convoqué l'ambassadeur du Japon à Pékin pour exprimer le « fort mécontentement de la Chine et sa protestation solennelle face aux exagérations irrationnelles » de Tokyo dans cette affaire. Le , deux bombardiers américains B-52 ont pénétré dans la zone sans respecter les règles imposées par la Chine. Dans le même temps, les États-Unis, le Japon, la Corée du Sud, Taïwan et l'Australie ont fait savoir qu'ils ne reconnaissaient pas cette zone aérienne d'identification. Le , le Japon et la Corée du Sud ont commencé à faire des incursions aériennes dans la zone aérienne. Ce à quoi la Chine a commencé à répondre à partir du en envoyant des chasseurs. Le , le croiseur lance-missiles américain a été forcé de manœuvrer pour éviter d'entrer en collision avec un bâtiment de la marine chinoise qui lui avait coupé la route avant de s'arrêter. Le navire chinois amphibie s'est approché à moins de du bateau américain. D'ailleurs, l'USS "Cowpens" se trouvait « dans les environs » du nouveau porte-avions chinois Liaoning, quand l'incident s'est produit. Le , Shinzō Abe s'est rendu au sanctuaire Yasukuni, une première depuis 2006, ce qui a provoqué un tollé en Chine. Cette visite a immédiatement conduit à la convocation par Pékin de l'ambassadeur Japonais en Chine. Le quotidien à gros tirage "Huanqiu Shibao" a émis la proposition de dresser une liste noire des politiciens japonais s'étant rendus au Yasukuni et de ne pas les accueillir en Chine pendant cinq ans. Le , les autorités chinoises ont annoncé ne plus vouloir recevoir le Premier ministre japonais. « M. Abe a fermé lui-même la grande porte du dialogue avec les dirigeants chinois, le peuple chinois ne l'accueillera pas. Ce que doit faire M. Abe maintenant est de reconnaître ses erreurs devant le gouvernement et le peuple chinois et de prendre une nouvelle voie ». En bilan, l'année 2013 a été désastreuse pour les relations sino-japonaises. Au cours de l'année 2013, la Chine a en moyenne conduit plus de quatre patrouilles dans les eaux territoriales des îles Senkaku. De plus, un nombre record d'avions japonais ont dû décoller au cours de l'année. Le , Shinzō Abe a appelé la Chine et la Corée du Sud à un sommet pour avoir des discussions « franches » et résoudre les tensions nées de disputes territoriales ou liées à l'histoire. Le , Tokyo a protesté contre l'édification à Harbin, en Chine, d'un monument à la mémoire d'un Coréen ayant assassiné de plusieurs balles, en 1909, le résident-général de Corée Itō Hirobumi. En effet, le mémorial rend hommage à An Jung-geun, jeune nationaliste meurtrier de l'ex-Premier ministre japonais. Le jeune homme est mort pendu par les Japonais en 1910, année où l'archipel a annexé la Corée. Yoshihide Suga, Secrétaire général du Cabinet et porte parole du gouvernement, a déclaré que « Cette initiative coordonnée de la Chine et de la Corée du Sud fondée sur une vision orientée [de l'histoire] ne contribue pas à la paix et à la stabilité » en Asie. An Jung-geun a été qualifié de "terroriste". Au contraire, le ministère sud-coréen des Affaires étrangères a fait l'éloge d'« un personnage respecté à la fois en Corée du Sud et en Chine » pour avoir accompli un « acte courageux ». Le , alors qu'il était chargé d'ouvrir Forum économique mondial de Davos, Shinzō Abe a été questionné sur les relations entre le Japon et la Chine. Il a expliqué que « Malheureusement, nous n'avons aucune feuille de route explicite avec la Chine. Un conflit ou une dispute peut très bien se produire tout d'un coup, par hasard. Il nous faudrait un canal de communication militaire. » De plus, Shinzō Abe a jugé que son pays et la Chine étaient dans une situation comparable à celle de l'Allemagne et de la Grande-Bretagne d'avant 1914. Ces deux pays étaient alors étroitement liés économiquement ; mais l'étroitesse de ces liens n'a pas empêché, notamment en raison d'une forte rivalité, le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Cette situation rappelle celle de la Chine et du Japon, étroitement liés économiquement mais rivaux politiquement. Une information plus inquiétante encore a été la déclaration d'un haut responsable chinois qui aurait suggéré en privé à Davos la possibilité que la Chine se lance dans une petite opération « chirurgicale » consistant à envahir les îles Senkaku. Le ministère de l'Éducation, de la Culture, des Sports, des Sciences et de la Technologie du Japon a décidé le d'établir, dans les manuels scolaires japonais, la souveraineté japonaise sur les îles Senkaku. Parallèlement, la Chine a poursuivi une campagne de propagande à l'encontre du Japon à l'échelle mondiale avec plusieurs ambassadeurs chinois critiquant ouvertement le Japon. En mars 2014, au cours de sa tournée en Europe, Xi Jinping a souhaité s'exprimer au Mémorial de l'Holocauste à Berlin, accompagné d'Angela Merkel, ou, à défaut, à la Neue Wache, un monument de l'avenue Unter den Linden commémorant les victimes de la guerre et de la tyrannie. Il souhaitait profiter de ce discours pour louer la repentance allemande et critiquer ouvertement le Japon, mais Angela Merkel a refusé ces deux options, afin que l'Allemagne ne soit pas instrumentalisée dans une dispute entre la Chine et le Japon. Le , en marge du sommet sur la sûreté nucléaire à La Haye, Xi Jinping a rencontré Park Geun-hye. Il a alors expliqué qu'il a personnellement appuyé la construction d'un mémorial rendant hommage à An Jung-geun qui avait assassiné Itō Hirobumi. Pour Tokyo, ce mémorial rend hommage à un « terroriste ». Le , un pro-japonais proche de Xi Jinping, Hu Deping, s'est rendu au Japon pour rencontrer le Secrétaire général du Cabinet, Yoshihide Suga, et le ministre des Affaires étrangères Fumio Kishida. De plus, la Chine n'a pas invité le Japon à la revue navale du Western Pacific Naval Symposium réunissant depuis 1987 toutes les marines de la région Asie-Pacifique. Cette année, c'était pour la première fois au tour de la Chine d'organiser cet évènement le . En réponse, les États-Unis ont annoncé qu'ils ne participeraient pas à la revue navale. Plusieurs autres pays dont l'Inde ont également protesté. La Chine a néanmoins nié le fait que le Japon n'ait été invité qu'à la conférence régulière. Au cours de la conférence régulière du Western Pacific Naval Symposium, les pays participants dont le Japon, la Chine et les États-Unis ont signé un accord sur un code de conduite que les navires de guerre doivent adopter s'ils venaient à se rencontrer inopinément dans les eaux maritimes entourant la Chine, le Japon et l'Asie du Sud-Est. De plus, les dirigeants des marines japonaises et chinoises se sont rencontrés en marge du sommet. Les deux dirigeants se sont mis d'accord sur l'importance du code de conduite. Mais le , le tribunal maritime de Shanghai a fait saisir le "Baosteel Emotion" de la société japonaise de transport maritime Mitsui OSK Lines, à la suite d'un différend datant de 1936. À l'époque, le prédécesseur de Mitsui OSK, Daido Shipping, avait loué des bateaux de la société chinoise Zhongwei Shipping réquisitionnés par la marine japonaise. Face à cette saisie sans précédent dans l'histoire entre les deux pays, le gouvernement japonais a expliqué que cette affaire pourrait menacer les fondements de sa relation « normalisée » avec la Chine depuis 1972. Cela pourrait notamment « dissuader des entreprises japonaises de travailler en Chine », ce au moment où les investissements japonais en Chine chutent à cause d'un rapport de voisinage délétère au profit des pays de l'ASEAN et du Japon lui-même (plusieurs entreprises annonçant un rapatriement de leurs productions au Japon). Mitsui OSK Lines a été contraint de payer 2,9 milliards de yens (21 millions d'euros) de dommages et intérêts pour récupérer son navire. Le , près de 150 parlementaires japonais ainsi que le ministre des Affaires intérieures Yoshitaka Shindō se sont rendus au sanctuaire Yasukuni. Shinzō Abe ne s'y est pas rendu mais a offert un arbre sacré au Yasukuni. Le , alors qu'il était au Japon pour une visite d’État, Barack Obama a déclaré que traité de défense nippo-américain couvrait aussi les îles Senkaku. Il a également expliqué que les États-Unis s'opposaient à toute tentative de porter atteinte au contrôle par le Japon des îles Senkaku. La Chine a vivement critiqué ces propos du président américain. Cependant, la fréquence des incursions de bateaux chinois dans les eaux territoriales entourant les îles Senkaku a baissé. Le , le vice-Premier ministre Wang Yang a reçu une délégation de politiciens japonais menée par Yōhei Kōno. Il leur avait alors expliqué que la Chine était sérieuse dans sa volonté d'améliorer les relations avec le Japon. De plus, le , le gouverneur de Tokyo Yōichi Masuzoe a été chaleureusement reçu, avec le soutien d'Abe, par le maire de Pékin, Wang Anshun, qui l'avait invité. Au cours de la visite, l'ancien conseiller d’État Tang Jiaxuan, qui a rencontré Yōichi Masuzoe, a appelé la Chine et le Japon à améliorer leurs relations. Plusieurs experts ont considéré que ces visites étaient les signes d'un possible dégel dans les relations entre la Chine et le Japon, surtout après la visite de Hu Deping, proche de Xi Jinping, au Japon. Approfondissement des relations avec l'Inde. Shinzō Abe, qui au cours de son premier mandat en tant que Premier ministre avait œuvré à la consolidation de l'alliance avec l'Inde sur le plan économique, militaire et politique, a reçu le Premier ministre indien Manmohan Singh à Tokyo du 27 au . Dès son arrivée au Japon, Manmohan Singh a déclaré aux médias que Il a ajouté : Concernant la dégradation des relations avec la Chine, il a déclaré que . Au cours du sommet, Singh et Abe ont approfondi la coopération entre les deux pays sur le plan énergétique. En effet, les deux pays ont avancé vers la signature d'un pacte de coopération nucléaire qui permettrait aux entreprises japonaises d'exporter leurs technologies nucléaires en Inde, qui a du mal à faire face à une demande croissante en consommation énergétique de la part de sa population. Un tel accord avait du mal à être signé en raison des réticences japonaises à exporter la technologie nucléaire vers un pays n'ayant pas signé le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires. L'Inde s'est cependant engagée à une stricte utilisation des technologies nucléaires japonaises mettant de côté toute tentative de les utiliser à des fins militaires. Les deux dirigeants se sont également mis d'accord pour mener des exercices maritimes conjoints entre la marine indienne et la Force maritime d'autodéfense japonaise plus régulièrement. Le Japon s'est aussi engagé à continuer de fournir une aide publique au développement d'un montant important pour la construction d'infrastructures sociales. Aussi, les deux pays ont réitéré leur coopération pour une refonte du Conseil de sécurité des Nations unies afin que le Japon, l'Inde, le Brésil et l'Allemagne obtiennent un siège permanent. Le , l'empereur du Japon Akihito et l'impératrice Michiko Shōda se sont rendus en Inde pour une visite d'une semaine afin de renforcer les relations entre les deux pays. C'est la première fois depuis 1960 qu'Akihito, qui était alors prince héritier, se rend en Inde. Il s'agissait de fêter les 60 ans de l'établissement des relations diplomatiques entre les deux pays. Ils y ont notamment rencontré le président indien Pranab Mukherjee et le Premier ministre Manmohan Singh. Le , Shinzō Abe s'est rendu en Inde afin de renforcer la coopération nippo-indienne. Les deux pays ont affirmé qu'ils avaient l'intention de renforcer leurs relations dans un contexte d'affirmation de la puissance chinoise ; ils ont également avancé dans leurs négociations concernant le partenariat dans le domaine du nucléaire. De plus, l'Inde a exprimé son intérêt dans l'achat d'un avion amphibie produit au Japon. Shinzō Abe et Manmohan Singh ont signé un accord énergétique ainsi qu'un accord dans le domaine des télécommunications. De plus, ils ont signé un accord pour augmenter le nombre de manœuvres navales conjointes. Abe a annoncé un prêt de 2 milliards de dollars à l'Inde afin d'étendre le réseau ferroviaire de la capitale indienne. Shinzō Abe a également été invité à participer le lendemain au défilé militaire de la Fête de la République aux côtés du président indien Pranab Mukherjee et du Premier ministre Manmohan Singh. New Delhi n'invite à ce défilé que les dirigeants des pays qu'elle juge les plus importants. Ce sommet de 3 jours a vivement inquiété la Chine qui a tenté par la suite de le rabaisser dans la presse nationale. Rapprochement avec la Russie. Peu après son retour au pouvoir en mars 2012, Vladimir Poutine a déclaré qu'il était possible de « restituer au Japonais deux des quatre îles Kouriles revendiquées ». Du 28 au 30 avril 2013 a eu lieu la première visite officielle en dix ans d'un chef du gouvernement japonais en Russie : Shinzō Abe a été reçu par Vladimir Poutine à Moscou. Juste avant le sommet, Abe a déclaré qu'il avait l'intention de relancer les négociations interrompues sur le problème territorial des îles Kouriles. Au cours du sommet, Abe a de plus été accompagné par une centaine de leaders du monde des affaires japonais. Il s'agissait de la délégation la plus importante de toute l'histoire des visites à Moscou. Shinzō Abe a déclaré qu'il était anormal qu'il n'y ait toujours pas de traité de paix entre le Japon et la Russie. Au cours de la rencontre entre Poutine et Abe, les deux pays ont annoncé leur volonté de conclure un accord de paix. Ils ont dans ce but décidé de reprendre les négociations autour des îles Kouriles afin de trouver une solution mutuellement acceptable. Les deux dirigeants ont également critiqué le comportement de la Corée du Nord et ont appelé à la poursuite des efforts pour reprendre les pourparlers à six. Les deux pays ont dans le même temps signé un accord de coopération et d’échange d’informations entre les services de renseignement financier chargés des problèmes de blanchiment d'argent et de financement du terrorisme. Au cours du sommet, le Japon et la Russie ont signé un accord de coopération économique, notamment dans l’Extrême-Orient russe et la Sibérie orientale. Il a également été question d'échanges sur le développement des infrastructures, de l’agriculture, de l’industrie médicale et des technologies environnementales. La Russie a promis d'attirer les investisseurs japonais sur son territoire en leur proposant des conditions des plus confortables. Poutine a également annoncé que Gazprom était prêt à aider le Japon dans toutes nouvelles constructions destinées à ses importations gazières, enjeu extrêmement important alors que le Japon est le premier importateur mondial de gaz naturel liquéfié (GNL) et qu'il cherche depuis l'accident nucléaire de Fukushima à diversifier ses importations d'hydrocarbures et à réduire leur coût. Shinzō Abe et Vladimir Poutine ont signé une déclaration commune, comprenant 53 points ainsi que nombre d’accords intergouvernementaux et de contrats importants. Shinzō Abe et Vladimir Poutine se sont rencontrés une deuxième fois, en marge du sommet du G8 le . Ils se sont entendus pour que les gouvernements des deux pays tiennent des négociations au niveau vice-ministériel sur le différend territorial. Ils se sont également mis d'accord pour que le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov se rende au Japon à l'automne 2013 afin d'avancer les négociations. Au cours du sommet du G20 à Saint-Pétersbourg, le , Shinzō Abe et Vladimir Poutine se sont une troisième fois rencontrés pour évoquer les relations économiques bilatérales et la conclusion d'un traité de paix entre les deux pays. Ils se sont entendus sur la tenue de consultations réunissant les ministres des Affaires étrangères et de la Défense des deux pays, c'est-à-dire sur l'organisation du premier sommet "2+2" entre les deux pays. Les deux dirigeants se sont également mis d'accord sur une participation élargie des entreprises japonaises à la mise en place d'usines de liquéfaction de gaz naturel, à la construction de raffineries de pétrole et à la modernisation de gazoducs en Russie. Les deux dirigeants se sont de plus mis d'accord sur le respect du principe en vigueur au judo du "hikiwake", c'est-à-dire pas de gagnant, pas de perdant, afin de résoudre le contentieux territorial des îles Kouriles. Le , Shinzō Abe s'est prononcé en faveur de la proposition russe de placer sous contrôle international les armes chimiques de Syrie. Le , Shinzō Abe et Vladimir Poutine se sont rencontrés pour la quatrième fois de l'année en marge du sommet de l'APEC à Bali. Vladimir Poutine a rappelé que la « formule japonaise "pas de vainqueur, pas de vaincu" » serait la meilleure base philosophique pour régler le problème des îles Kouriles. Poutine s'est même montré optimiste et a déclaré que la Russie pourrait signer un traité de paix avec le Japon. Le , au cours de l'historique sommet « 2+2 », les ministres de la Défense et des Affaires étrangères du Japon et de la Russie sont convenus de renforcer leur coopération bilatérale dans le domaine de la sécurité, et notamment d'organiser des manœuvres militaires communes pour lutter contre le terrorisme et la piraterie maritime. Fumio Kishida, ministre des Affaires étrangères, et Itsunori Onodera, ministre de la Défense, ont rencontré leurs homologues russes Sergueï Lavrov et Sergueï Shoigu à Tokyo. Ils se sont mis d'accord pour mener des exercices conjoints entre les Forces japonaises d'autodéfense et la marine russe pour l'entraînement à la lutte contre les terroristes et les pirates. Ils ont également convenu de tenir des discussions de travail pour répondre aux cyberattaques tout en accélérant les autres discussions sur la sécurité et la défense, y compris avec des rencontres de niveau ministériel. Les deux pays ont également convenu de tenir des consultations supplémentaires sur la défense antimissile américaine au Japon. Ils ont également entamé des discussions pour mettre en place un régime sans visas pour les voyages de court séjour. Les deux pays ont de plus annoncé l'organisation au début de l'année 2014 (fin janvier, début février) d'une rencontre au niveau des vice-ministres des Affaires étrangères dans l'espoir de faire des progrès sur la question de souveraineté des îles Kouriles. Il a été prévu que Fumio Kishida se rende en Russie au printemps 2014. Le , Shinzō Abe a annoncé qu'il sera présent à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques d'hiver de 2014 à Sotchi le alors même que plusieurs voix se sont élevées en Occident pour appeler au boycott des Jeux de Sotchi en raison de la loi russe limitant les droits des homosexuels. La plupart des dirigeants occidentaux ont ainsi annoncé qu'ils n'y participeraient pas. Shinzō Abe s'est effectivement rendu à la cérémonie d'ouverture et a le lendemain eu un sommet avec Vladimir Poutine. Ce dernier avait d'ailleurs pour l'occasion amené avec lui l'un de ses trois chiens, Yume, un Akita qui lui a été offert en 2012 par le gouverneur de la préfecture d'Akita en remerciement du soutien de la Russie face à la catastrophe du 11 mars 2011 ; Yume signifiant "Rêve" en japonais. Abe a tenu à remercier Poutine pour la somptueuse cérémonie d'ouverture qui a permis de mettre en avant les plus grandes réussites artistiques et technologiques de la Russie. Il s'est également dit honoré par le fait que cette cérémonie ait utilisé quelque d'équipement produites au Japon. Poutine a répondu en déclarant que la Russie était prête à partager son expérience pour l'organisation des Jeux olympiques de Tokyo en 2020. Au cours de cette cinquième rencontre entre Abe et Poutine, les deux dirigeants ont poursuivi leurs négociations secrètes afin de régler le conflit territorial des îles Kouriles et signer un traité de paix entre les deux pays. Abe a d'ailleurs déclaré que les négociations avancent très rapidement et que Tokyo fera tout pour conserver cette allure. Mais après le mouvement contestataire de 2013-2014 en Ukraine qui a entraîné la crise de Crimée, les États-Unis ont menacé la Russie de la mise en place de sanctions économiques à son encontre. Le Japon a tout comme les autres pays du G7 signé un communiqué annonçant la suspension des réunions préparatoires au G8 prévu en à Sotchi. Mais le gouvernement Abe, qui n'avait pas adopté de position claire face à la crise en raison du rapprochement qu'il tentait d'opérer avec la Russie en vue de la signature d'un traité de paix, a montré ses réticences face à la mise en place de sanctions économiques. Sur le sujet, Barack Obama et Shinzō Abe ont eu un entretien téléphonique de plus de quarante minutes le . Obama a en effet eu la volonté de créer une coalition pour se montrer ferme face à la Russie. Le ministre japonais des Finances Tarō Asō et le secrétaire du Trésor des États-Unis, Jacob Lew, se sont mis d'accord pour accorder autant d'aides financières que nécessaire par le biais du FMI à l'Ukraine. Le , dans la foulée de l'Occident, le Japon décide finalement de sanctionner la Russie. Le Japon a ainsi refusé de reconnaître le référendum sur le rattachement de la Crimée à la Russie et a suspendu les négociations sur l’assouplissement des mesures d’octroi de visas. Le Japon ne débutera pas non plus les négociations qui étaient prévues avec la Russie sur un accord spatial. Ces sanctions adoptées par le Japon sont néanmoins largement moins poussées que celles adoptées par les pays occidentaux. Au cours du sommet du G7 en marge du sommet sur la sécurité nucléaire à La Haye se tenant les 24 et , Shinzō Abe a annoncé une aide à l'Ukraine de 1,5 milliard de dollars (une aide dont le montant est supérieur à toutes les autres). Il a également profité du sommet pour expliquer aux dirigeants occidentaux que la Chine était en train d'essayer de faire la même chose que la Russie en Asie, c'est-à-dire changer la "statu quo" par la force en Asie du Sud-Est mais aussi à propos des îles Senkaku. Cette déclaration d'Abe a provoqué la colère de la Chine. En , sous la pression des États-Unis, les autorités japonaises ont décidé d'annuler une visite officielle en Russie du ministre japonais des Affaires étrangères Fumio Kishida. Le , à la suite des pays occidentaux, le Japon a annoncé de nouvelles sanctions envers la Russie consistant en l'interdiction d'entrer sur le territoire japonais de 23 fonctionnaires du gouvernement russe « impliqués dans la violation de la souveraineté de l’Ukraine ». La Russie a exprimé sa déception face à de telles sanctions adoptées par le Japon. Du au , Shinzō Abe a effectué une tournée en Europe, se rendant successivement en Allemagne, en Angleterre, au Portugal, en Espagne, en France et en Belgique. Au cours de cette tournée visant à approfondir les relations économiques et militaires entre le Japon et l'Union européenne, Abe a affirmé que l'annexion unilatérale par la Russie de la péninsule de Crimée violait les lois internationales. Ce faisant, il a obtenu des dirigeants européens qu'ils affirment, en référence à la Chine, que les différends « doivent être résolus de manière pacifique et selon la loi internationale, et non par la force ou la coercition ». Ils ont appelé à assurer la liberté de navigation dans et au-dessus des mers. Mais en , sans que les États-Unis soient prévenus, Shinzō Abe a envoyé le Secrétaire général du Secrétariat de la sécurité nationale, Shōtarō Yachi, en Russie pour s'entretenir avec l'entourage de Vladimir Poutine. Le , Vladimir Poutine a expliqué qu'il a été surpris par les sanctions du Japon. Il a cependant ajouté que pour lui l'amélioration des relations avec le Japon était une priorité, et qu'il souhaitait régler le contentieux relatif aux îles Kouriles de sorte que les deux pays soient satisfaits et qu'ainsi un traité de paix soit enfin signé. Le , Poutine a déclaré qu'il se rendrait au sommet prévu de longue date entre lui et Abe au Japon à l'automne 2014. Le , le Japon a reçu le président de la Douma russe et proche de Vladimir Poutine, Sergey Narychkine, pour promouvoir les relations entre le Japon et la Russie. Or, ce dernier est ciblé par les sanctions des États-Unis. Au cours de cette visite, Sergey Narychkine a rencontré plusieurs hauts responsables japonais. Les États-Unis étaient irrités par cette décision du Japon et le fait que celui-ci se soit montré peu enclin à sanctionner sérieusement la Russie. Par ailleurs, à la fin de , un groupe de parlementaires japonais a proposé de construire un gazoduc reliant l'île russe de Sakhaline au Japon pour 6 milliards de dollars. Le groupe d'initiative Pour la construction d'un gazoduc entre le Japon et la Russie a soumis le projet à Shinzō Abe en vue de proposer sa réalisation au président russe Vladimir Poutine pendant sa visite au Japon à l'automne 2014. Ce gazoduc long de pourrait acheminer environ 20 milliards de m³ de gaz naturel par an au Japon, ce qui correspond à de gaz liquéfié et représente 20 % des besoins annuels du Japon. Ce groupe a estimé que grâce à ce gazoduc, dont la construction prendra 5 ans, le prix du gaz naturel sera deux fois moins cher que le prix du gaz liquéfié. Cette idée fait suite à un accord similaire signé entre la Russie et la Chine en . Accord historique avec la république de Chine (Taïwan). Le , 81 chalutiers taïwanais accompagnés d'une dizaine de patrouilleurs des garde-côtes taïwanais se sont rendus au large des îles Senkaku (en chinois Diaoyu), dans le but affirmé de défendre, face au Japon, la souveraineté de la république de Chine (Taïwan) sur ces îles ainsi que les droits de pêche de Taïwan dans la zone. S'en est ensuivit un accrochage avec les garde-côtes japonais, qui ont fait usage de canons à eau. Le président taïwanais Ma Ying-jeou a apporté un soutien sans réserve à cette action, comme l'ont indiqué ses services dans un communiqué. Le Japon a déposé officiellement une protestation auprès de Taïwan. Cependant, le Japon et Taïwan sont parvenus le à conclure un accord historique sur les droits de pêche dont il était question depuis de longues années. Officiellement, l'accord a été signé par l’Association japonaise pour les échanges ("Kōryū kyōkai") et l’Association taïwanaise pour les relations en Asie de l’Est. Shinzō Abe avait alors souhaité empêcher la Chine et Taïwan de s’unir contre le Japon sur la question des Senkaku. L'accord signé entre les deux pays définit les droits respectifs du Japon et de Taïwan en matière de pêche dans une zone de située au sud du nord, autour des Senkaku, à l’exclusion toutefois des eaux territoriales entourant les dites îles dans un rayon de 12 milles marins. Plus précisément, il définit les zones où les Japonais et les Taïwanais sont autorisés à pêcher en toute liberté et met en place une zone spéciale où les bateaux taïwanais conformes aux règles stipulées par l’accord ne seront plus contrôlés par les autorités japonaises. Cette zone spéciale est bien plus large que celle définie provisoirement par Taïwan en 2003. L'accord crée également la Commission commune des pêches du Japon et de Taïwan par laquelle toutes les négociations futures se feront. Cependant, cet accord ne résout pas les questions de souveraineté territoriale. Pragmatisme vis-à-vis de la Corée du Nord. À la surprise de la Corée du Sud, des États-Unis et de la Chine, Shinzō Abe a envoyé, de manière unilatérale, son conseiller Isao Ijima à Pyongyang le . Isao Ijima avait déjà organisé les deux sommets de Jun'ichirō Koizumi avec Kim Jong-il en Corée du Nord en 2002 et en 2004. Isao Ijima est resté toute la semaine à Pyongyang. Le lendemain, Shinzō Abe s'est dit favorable à un sommet sous condition avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un. Shinzō Abe a ainsi expliqué devant la chambre haute : . D'après Toshio Miyatsuka, de l'Université de Yamanashi, la visite d'Isao Iijima . Cette décision unilatérale a été vivement critiquée par la Corée du Sud qui a qualifié cette mesure d' et de menace pour le front uni qu'il serait nécessaire d'afficher face à Pyongyang. En réponse, Akira Amari a déclaré que en faisant référence aux Japonais enlevés dans les années 1970 par la Corée du Nord. Cependant, malgré cette ouverture, face aux provocations de la Corée du Nord, Shinzō Abe s'est montré très ferme. Après le troisième essai nucléaire de la Corée du Nord le 12 février, Shinzō Abe et Barack Obama se sont mis d'accord le à Washington pour mener contre la Corée du Nord. , a affirmé Shinzō Abe. Le , le Conseil de sécurité des Nations unies a voté la résolution proposée par Washington et Tokyo : les sanctions contre la Corée du Nord sont alors étendues. Ces sanctions visent à tarir les sources de financement utilisées par la Corée du Nord pour nourrir ses ambitions militaires et balistiques. De plus, la résolution met sous surveillance les diplomates nord-coréens et élargit une liste noire de particuliers et d'entreprises soumis à des gels d'avoirs ou à des interdictions de voyager. Elle définit aussi plus précisément une série de produits de luxe que les dignitaires du régime communiste ne seront pas autorisés à se procurer, et rend obligatoires des inspections de cargaisons suspectes en provenance ou à destination de la Corée du Nord. Ces sanctions ainsi que le déploiement par le Japon de son bouclier antimissile en prévision d'en éventuel tir nord-coréen, avec notamment l'installation missiles Patriot au centre et autour de Tokyo ainsi que le déploiement en mer du Japon des destroyers équipés du système radar Aegis et de moyens d'interception, ont conduit la Corée du Nord à menacer de plonger le Japon , le . Enjeu stratégique de l'ASEAN. Shinzō Abe a effectué son premier voyage à l'étranger du 16 au au Viêt Nam, en Thaïlande et en Indonésie. Au Viêt Nam, Shinzō Abe et Nguyễn Tấn Dũng se sont mis d'accord sur un accord de développement de la coopération dans le domaine des infrastructures, tels les projets de constructions nucléaires et d’autoroutes, et celui des investissements commerciaux, par exemple pour l’exploitation des terres rares. Face à la Chine, le Japon et le Viêt nam ont affirmé que « tous les conflits et différends territoriaux doivent être résolus par des négociations pacifiques sur la base du droit international » et donc qu'ils sont opposés « à toute modification de la situation actuelle par la force ». En Thaïlande, le , Shinzō Abe a rencontré la Première ministre thaïlandaise Yingluck Shinawatra. Les deux dirigeants se sont mis d'accord sur la participation des entreprises japonaises aux projets d’infrastructures comme ceux de traitement des eaux en Thaïlande, du train à grande vitesse, ainsi que le projet de développement de la zone économique spéciale de Dawei en Birmanie. Le , Shinzō Abe a rencontré le président indonésien Susilo Bambang Yudhoyono. Les deux pays se sont mis d'accord sur l'approfondissement des relations sur le plan économique, politique et militaire. Shinzō Abe a également obtenu plusieurs contrats sur le plan des projets d'infrastructures. Au cours de ces trois voyages, Shinzō Abe s'est déplacé avec une centaine de chefs d'entreprises. Mais avant ce voyage de Shinzō Abe, le , le vice-Premier Ministre Tarō Asō s’était rendu en Birmanie. Il y avait rencontré le président Thein Sein à qui il a réitéré l’intention du Japon d’abandonner une partie de la dette de 500 milliards de yens que la Birmanie a envers le Japon, et à qui il a confirmé la volonté du Japon d’aider au développement de la Zone économique spéciale de Thilawa. De plus, entre le 9 et le , le ministre des Affaires Étrangères Fumio Kishida avait effectué une visite aux Philippines, à Singapour et en Australie. Il s'est également rendu au Brunei. "Le Quotidien du Peuple" en Chine et le "Dong-a Ilbo" en Corée du Sud ont qualifié ces sommets de « tentative d’encerclement de la Chine ». Du 24 au , Shinzō Abe s'est rendu en Birmanie pour une visite historique dans ce pays en train de se dégager de décennies de dictature militaire et tentant de s'écarter de l'influence chinoise dans laquelle il était tombé en raison des sanctions des pays développés. Shinzō Abe a rencontré le président birman, Thein Sein, ainsi que Aung San Suu Kyi, figure de proue de l'opposition. Shinzō Abe a confirmé confirmé l'annulation de la dette birmane (2,9 milliards de dollars, soit 2,24 milliards d'euros) et s'est engagé à financer pour un demi-milliard de dollars des projets en infrastructures dont la création de la zone industrielle et portuaire de Thilawa, à au sud de Rangoun. Le projet, auquel le Japon doit en outre fournir une assistance de 2 milliards de dollars pour l'approvisionnement en eau, devrait être opérationnel dès 2015. Depuis la levée des sanctions pesant sur la Birmanie, les investisseurs se ruent vers ce pays et les investisseurs japonais sont en meilleure position. Encouragées par les initiatives de Abe et l'émergence de la classe moyenne dans les pays de l'ASEAN, les entreprises japonaises ont dépensé entre janvier et juillet 2013 plus de 8,2 milliards de dollars dans la région pour des fusions et acquisitions, un nouveau record pour une année. Parmi ces opérations, Mitsubishi UFJ a annoncé l'acquisition de 75 % de son homologue thaïlandaise Bank of Ayudhya pour 5,6 milliards de dollars, tandis que Sumitomo Mitsui Banking dévoilait son intention d'acheter 40 % de l'indonésienne PT Bank Tabungan Pensiunan Nasional pour 1,5 milliard de dollars. Les entreprises japonaises ont parallèlement réalisé des investissements productifs dans la région. Toyota a ainsi dépensé 230 millions de dollars pour bâtir une deuxième usine de moteurs en Indonésie. En , Toyota avait déjà inauguré une deuxième usine d'assemblage de voitures en Indonésie. Le , Shinzō Abe s'est rendu en Malaisie ou il a rencontré le Premier ministre Najib Razak afin de s'entretenir sur des questions de sécurité en Mer de Chine ainsi que sur la question du TPP. À Singapour, le , Shinzō Abe a rencontré le Premier ministre Lee Hsien Loong ainsi que le président Tony Tan Keng Yam. Les deux pays ont entamé des négociations pour renforcer l'accord sur les services aériens. Le Japon participera également avec Singapour à la création d'une zone industrielle à Chennai. Aux Philippines, le , Shinzō Abe a rencontré le président Benigno Aquino III. Il a transféré dix patrouilleurs maritimes des garde-côtes à la marine des Philippines au titre de la lutte anti-piraterie, grâce à l'assouplissement des trois principes qui encadrent strictement les exportations d'armes au Japon. Le octobre, un groupe d'experts conseillant Shinzō Abe a proposé de soutenir l'apprentissage de la langue japonaise dans les pays de l'ASEAN en augmentant le nombre d'enseignants de japonais à un moment ou de plus en plus d'étudiants décident d'apprendre le japonais dans la région. Le groupe d'experts a également proposé de coopérer avec les entreprises locales afin de créer des opportunités sur le marché du travail pour ceux qui ont étudié le japonais. Dans le même temps, le gouvernement doit soutenir la diffusion de la culture japonaise dans la région, notamment au moyen de l'exportation de dramas, de J-pop, d'émissions télévisées, de films, d'anime, de mangas et de mode japonaise. Après le passage du typhon Haiyan aux Philippines, le Japon a envoyé d'importants moyens militaires et civils. Une équipe de personnel médical japonais de 25 membres, appuyés par 50 soldats japonais, est arrivée sur l'île de Leyte le . Les Forces japonaises d'autodéfense ont envoyé le destroyer porte-hélicoptères Ise, un des deux plus grands navires de guerre japonais ( de long et 11 hélicoptères), le navire de transport Ōsumi et le navire de ravitaillement Towada, dix avions (sept appareils de transport C-130H, deux avions ravitailleurs KC-767 et un avion de soutien polyvalent U-4) et six hélicoptères de transport. L'ensemble de l'opération a conduit à la mobilisation de 1180 hommes. Cette opération est la plus importante mission militaire japonaise à l'étranger depuis la Seconde Guerre mondiale. De plus, hormis l'aide logistique et militaire, le Japon a prévu 52 millions de dollars d'aide contre 20 millions pour les États-Unis et 1,2 million pour la Chine. Cette opération viserait à permettre de renforcer la coopération militaire avec les pays d'Asie, notamment face à la Chine. Les 16 et , Shinzō Abe s'est rendu au Cambodge et au Laos, les deux derniers pays de l'ASEAN qu'il restait à visiter. Au cours de ces visites, il a principalement insisté sur la sécurité en Asie orientale. Shinzō Abe a obtenu le soutien du Laos concernant sa politique pour promouvoir la paix et la sécurité dans la région. Au Cambodge, il a rencontré Hun Sen qui a souligné l’importance de régler par des moyens pacifiques les disputes territoriales en Asie-Pacifique en mettant en place des lois, et en renforçant la sécurité maritime. Les 13, 14 et , tous les dirigeants des pays de l'ASEAN, à l'exception de Yingluck Shinawatra faisant face à des problèmes intérieurs en Thaïlande, se sont rendus au Japon pour un sommet ASEAN-Japon. Au cours du sommet, les dirigeants de l'ASEAN et le Japon ont appelé à la liberté de circulation dans l'espace aérien après la création par la Chine d'une zone d'identification aérienne. En s'appuyant sur les pays connaissant aussi des problèmes avec la Chine (Brunei, Viêt Nam, Malaisie, Philippines) ainsi qu'en négociant avec le Cambodge et le Laos, réputés plus proches de la Chine, le Japon obtenu le soutien des dix pays de l’ASEAN contre la stratégie chinoise. Les pays de l'ASEAN ont aussi appelé à une amélioration des relations entre la Chine et le Japon, jugées essentielles pour la stabilité de la région. Le Japon a signé un accord avec le Viêt Nam pour renforcer la coopération entre les garde-côtes des deux pays. La croissance économique, vigoureuse dans cette région et dont le Japon voudrait profiter, a occupé une place importante dans les discussions. Le Japon a promis de fournir 14 milliards d'euros de dons et prêts, étalés sur cinq ans, au moment où les entreprises japonaises cherchent à se placer, particulièrement dans le domaine des infrastructures que l'Asie du Sud-Est veut moderniser. Le Japon a également signé des accords avec l'Indonésie, les Philippines et Singapour pour étendre les accords swap de devises : de 12 milliards de dollars à 23 milliards de dollars avec l'Indonésie, à 12 milliards de dollars avec les Philippines et à 3 milliards de dollars avec Singapour. Avec la Birmanie, le Japon a signé un accord pour garantir des conditions préférentielles aux entreprises japonaises voulant investir dans ce pays en pleine phase d'ouverture. La Chine a rapidement exprimé son irritation. Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Hong Lei, a déclaré : « Nous exprimons notre vif mécontentement à l'égard du leader japonais qui profite d'une réunion internationale pour faire des remarques diffamatoires sur la Chine ». Cette « tentative de promouvoir un double standard et duper l'opinion publique internationale est vouée à l'échec », a-t-il ajouté, soulignant que c'est le Japon et non la Chine qui a « modifié unilatéralement le statu quo sur les îles Diaoyu ». Tournant des relations nippo-africaines. Le , la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l'Afrique (TICAD V) s'est ouverte à Yokohama où Shinzō Abe a accueilli 40 dirigeants africains. Le sommet s'est terminé le avec la déclaration de Yokohama 2013. Selon Pascal Canfin, le ministre chargé du développement, ce sommet a été l'occasion pour le Japon de montrer qu'il avait les moyens de rivaliser sur le continent africain « aujourd'hui mondialisé » face à la Chine ou encore l'Inde et la Corée du Sud. Pour la première fois depuis sa création, la TICAD a été coorganisé avec la Commission de l'Union africaine, signe que le forum n'est plus unilatéral. Le Japon a pris plusieurs engagements, essentiellement sur les investissements des entreprises, très demandés par les pays africains représentés. Le Japon a annoncé le doublement, à 10, du nombre de bureaux africains de l'Organisation japonaise du commerce extérieur (JETRO), 20 milliards de dollars pour garantir les opérations engagées par les entreprises japonaises, et la multiplication des partenariats public-privé. Ces dernières annonces complètent celles dévoilées à l'ouverture de la TICAD. Shinzō Abe avait souligné « l'importance de l'autosuffisance et de l'indépendance d'une part, de la croissance d'autre part » et promis 32 milliards de dollars d'aide pour les cinq prochaines années, dont 14 milliards de dollars d'aide publique au développement. En plus de ce montant, le Japon investira 6,5 milliards de dollars dans les projets d'infrastructure dont le manque coûte, selon le président djiboutien Ismaïl Omar Guelleh, « deux points de croissance par an au continent africain ». Le Japon financera des formations de techniciens locaux, qui devraient être recrutés par des entreprises japonaises implantées en Afrique. Ces entreprises emploient déjà et il est prévu que ce chiffre double en cinq ans. Le Japon s'est par ailleurs engagé à soutenir le secteur agricole pour qu'il atteigne 6 % de croissance et que la production de riz soit doublée d'ici à 2018. Le Japon a également soutenu qu'il allait octroyer 100 milliards de yens (765 millions d'euros) pour la stabilisation du Sahel. Cette somme ira à l'éducation, à la santé, à l'aide alimentaire et à la formation de Africains dans le domaine de la sécurité et de la lutte contre le terrorisme. Cette décision n'est pas sans rapport avec la prise d'otages d'In Amenas au cours de laquelle 10 Japonais ont perdu la vie, ce qui a choqué l'opinion publique japonaise. Selon le professeur Sadaharu Kataoka, de l'Université Waseda, ce sommet « est un tournant des relations nippo-africaines. Le message axé sur une relation gagnant-gagnant est clairement mis en avant. Il est beaucoup plus fort qu'à la TICAD IV de 2008 ». Abe a effectué du 9 au une tournée africaine, accompagné d'une importante délégation de chefs d'entreprises, qui l’a amené en Côte d'Ivoire, au Mozambique et en Éthiopie. Il s’agissait de la première tournée africaine d’un chef de gouvernement japonais depuis huit ans. En Côte d'Ivoire, Shinzō Abe a salué le redressement de l’économie ivoirienne sous la présidence d’Alassane Ouattara et a promis 90 millions de dollars au pays. Shinzō Abe y a aussi rencontré dix chefs d'État de la Cédéao pour une intensification des relations avec cet espace de 320 millions d’habitants. Il a aussi signé une série d’accords énergétiques au Mozambique en raison de la découverte d’un des plus grands gisements de gaz au monde. Les réserves de gaz estimées seraient de 100 milliards de pieds-cubes, ce qui représenterait plus de 20 ans de consommation annuelle de gaz au Japon. La société commerciale Mitsui a obtenu une participation de 20 % dans la société américaine Anadarko Petroleum. Les plans prévoient la production annuelle de 10 millions de tonnes de gaz naturel liquéfié en 2018. Shinzō Abe a conclu sa tournée africaine le en Éthiopie. Il s'y est exprimé devant l’Union africaine dont le siège se trouve à Addis-Abeba, et a déclaré : « L’Afrique présente actuellement un développement très dynamique. Un continent qui rayonne n’est ainsi plus seulement la cible de l’aide internationale. Nos objectifs : le développement des ressources humaines et des infrastructures ; l’essor des échanges avec le Japon, et pas seulement avec une approche de haute technologie (high tech) ; encourager aussi les jeunes et les femmes ; augmenter les revenus des paysans et créer de nouvelles industries. Il y a beaucoup d’avantages pour l’Afrique à s’inspirer de l’expérience et de la sagesse du Japon ». Shinzō Abe a également insisté sur le fait que l’Afrique était un partenaire majeur de l’Abenomics. Il a également annoncé que son pays allait investir en Éthiopie dans l’agriculture, la géothermie ainsi que la sécurité. Deuxième mandat. Mi-, il annonce son intention de convoquer des élections législatives anticipées, deux ans avant la date prévue, notamment en raison d'une nouvelle baisse de la croissance au Japon. Quatrième mandat. Son quatrième gouvernement, constitué en , comprend plusieurs personnalités issues de l’organisation nationaliste Nippon Kaigi, , selon "L'Humanité", et . Parmi eux, Koichi Hagiuda, connu pour ses positions révisionnistes, est nommé à l’Éducation. Shinzō Abe propose de réviser la Constitution pacifiste de 1947, qui indique que le pays . En 2015, des manifestations avaient secoué le pays lors de l'adoption de lois sécuritaires permettant au Japon de déployer des forces armées sur des théâtres d'opération extérieurs. Le Premier ministre japonais semble compter sur l'aval du président américain Donald Trump, qui a déclaré souhaiter voir « la nation guerrière japonaise » consacrer plus de moyens à l'armée. Il doit faire face aux scandale "Moritomo Gakuen" : ce groupe, engagé dans la promotion d’un enseignement , a bénéficié en 2017, grâce à l'intervention de hauts fonctionnaires agissant peut-être sur ordre de Shinzō Abe, d’un rabais de 85 % pour l’acquisition d’un terrain public afin d’y construire une nouvelle école. Les dirigeants de Moritomo sont proches d’Akie Abe, l’épouse du Premier ministre, qui avait été nommée proviseure honoraire du futur établissement. Le , Shinzō Abe bat le record de longévité de Katsura Tarō pour un Premier ministre japonais en exercice avec au pouvoir. Démission. Shinzō Abe annonce le sa démission prochaine pour raisons de santé : le Premier ministre souffre alors d'une aggravation de la colite ulcéreuse dont il est atteint depuis l'adolescence. Sa démission devient effective après la nomination de son successeur au sein du Parti libéral-démocrate qui intervient le , en la personne de son ancien porte-parole Yoshihide Suga ; ce dernier prend ses fonctions de Premier ministre deux jours plus tard. Shinzō Abe demeure membre de la Chambre des représentants. Assassinat et funérailles. Le , demeuré influent au sein de son parti et alors qu’il donne un discours lors de la campagne des sénatoriales du dans la ville de Nara, Shinzō Abe est grièvement blessé par , un homme âgé de 41 ans et ancien membre de la Force maritime d'autodéfense japonaise, qui lui tire deux fois dans le dos avec un fusil de fabrication artisanale. L’ancien Premier ministre s’effondre et, selon plusieurs témoins, se met à saigner abondamment au niveau du cou. Les secours sur place lui pratiquent immédiatement un massage cardiaque. Abe est transporté à l’hôpital en urgence par hélicoptère quelques instants plus tard, dans un état critique, en arrêt cardiorespiratoire. Le tireur est immédiatement arrêté. Il aurait déclaré être et avoir eu . Shinzō Abe meurt de ses blessures à 17h03 à l’hôpital de l'université de médecine de Nara à Kashihara, à l’âge de 67 ans. Le Premier ministre britannique Boris Johnson, le président français Emmanuel Macron, le secrétaire d'État des États-Unis Antony Blinken, le Président russe Vladimir Poutine, le Premier ministre d'Israël Yaïr Lapid, le chancelier allemand Olaf Scholz et d'autres chefs d’État et de gouvernements du monde entier expriment leur tristesse, leur choc et leurs condoléances peu après la mort de l’ancien Premier ministre japonais. Un hommage lui est rendu le 12 juillet lors de ses funérailles à Tokyo, auxquelles assistent plusieurs milliers de personnes. Shinzō Abe est ensuite inhumé aux côtés de ses proches. Ce meurtre entraîne une émotion internationale mais aussi, au Japon, un débat intense sur les liens entre la classe politique et la secte Moon, l'assassin revendiquant s'être attaqué à Abe en raison de ses rapports avec celle-ci. Des funérailles nationales (国葬 ou こくそう (kokusō)) se sont tenues le 27 septembre 2022. Plusieurs groupes de citoyens avaient entamé des procédures judiciaires pour empêcher qu'elles ne se tiennent. Lors d'un sondage d'opinion les 20 et 21 août 2022, 53 % des répondants était opposés aux funérailles nationales, 21 % les approuvaient. Le 5 septembre 2022, une pétition demandant l'annulation des funérailles et signée par 404.258 personnes fut remise au gouvernement. Les funérailles nationales se tiennent au Nippon Budōkan, haut lieu de compétitions d'arts martiaux, de concerts et de cérémonies officielles, comme celles organisées chaque 15 août pour commémorer la reddition du Japon en 1945 et ses morts durant la Seconde Guerre mondiale. Le Nippon Budōkan avait aussi accueilli les dernières funérailles nationales organisées en 1967 pour un ancien premier ministre japonais, Shigeru Yoshida, artisan de la renaissance du Japon de l'après-guerre. Le 6 septembre 2022, le porte-parole du gouvernement, Hirokazu Matsuno, annonce que le coût des funérailles est estimé à 1,66 milliard de yens. Idéologie. Bien que Shinzō Abe ait, jusqu'à son élection à la tête du PLD en 2006, joué l'ambiguïté politique sur ses intentions réelles, il vise dans ses projets à mettre en avant le concept d'« "intérêt national" », à amarrer solidement la défense du Japon à l'appareil militaire américain en développant une armée offensive et à réécrire la Constitution pacifique de 1947, en la dénonçant comme et estimant que ce texte fondamental doit . Il se dit partisan . Le , Shinzō Abe a déclaré lors d'une session de la Commission du Budget de la Chambre des représentants que . Les positions de Shinzō Abe sont souvent critiquées par certains observateurs de la vie politique japonaise comme étant contradictoires : alors qu'il souhaite un rapprochement politique et militaire avec les États-Unis, il ne cesse de critiquer les changements politiques et sociaux que la défaite de 1945, le régime d'après-guerre et l'alliance avec les États-Unis ont apportés. Un critique conservateur, Susumu Nishibe, lui reproche ainsi de . Shinzō Abe est un membre actif de l', dite , le bras politique de la "Jinja Honchō", l'Association des sanctuaires shinto, qui voudrait voir reconnus à nouveau le caractère national et civique de la religion shintoïste ainsi que le caractère sacré de l'empereur, abolis lors de l'occupation américaine de 1945. C'est dans cet esprit que son premier gouvernement a fait voter en 2006 des modifications importantes à la Loi fondamentale pour l'éducation afin de pouvoir introduire l'enseignement du patriotisme, le salut au drapeau ("hinomaru") et le chant de l'hymne national ("kimi ga yo") dans les écoles. Abe considère qu'il est normal que le Premier ministre du Japon aille rendre hommage aux morts honorés au sanctuaire Yasukuni, même s'il s'en est abstenu lorsqu'il était pour la première fois à la tête du gouvernement. Le , à l'occasion du premier anniversaire de son second gouvernement, Abe s'est rendu au sanctuaire Yasukuni et au sanctuaire Chinreisha, en déclarant ne pas vouloir changer la politique pacifiste du Japon et ne pas vouloir blesser les sentiments des peuples chinois et coréen. Les gouvernements chinois et coréen ont vivement critiqué cette visite, tandis que les États-Unis et l'Union européenne la déploraient. Shinzō Abe est affilié au mouvement ouvertement révisionniste Nippon Kaigi. En , Abe est critiqué par des représentants des groupes de défense des victimes de la Seconde Guerre mondiale pour ses déclarations révisionnistes controversées sur l'implication de l'Armée impériale japonaise dans le dossier des femmes de réconfort. Le révisionnisme d'Abe a rendu la question des femmes de réconfort plus connue internationalement qu'elle ne l'était auparavant, quand elle était cantonnée à des débats entre le Japon et les pays voisins. Ainsi, par exemple, les parlements européen, néerlandais et canadien ont émis des déclarations encourageant le Japon à faire face à son passé.
Claude de France Claude de France peut désigner :
Donald Westlake
Radziejów Radziejów (en allemand "Rädichau") est une ville de Pologne, chef-lieu de district ("powiat") de la voïvodie de Couïavie-Poméranie. Situation géographique. Radziejów s’est développé sur des dépôts morainiques. La ville est située à 45 km à l’ouest de Włocławek et à 76 km au sud-est de Bydgoszcz. La ville est un important nœud de transport. Elle se trouve au carrefour des routes Poznań-Włocławek et Toruń-Kutno-Koło. Histoire. La première mention historique de Radziejów date de 1142 sous le nom de "Radeow". À l’époque, la localité est offerte au monastère de Mogilno par Salomé von Berg, l’épouse de Boleslas III le Bouche-Torse. En 1232, Radziejów ("Redeiew") devient une propriété du Chapitre de Płock. Radziejów obtient les privilèges urbains en 1252, des mains du duc Casimir de Cujavie. En 1298, Ladislas le Bref élargit les privilèges et lui accorde le droit de Magdebourg. La ville est notamment autorisée à faire du commerce. En 1330, la ville est incendiée par les Teutoniques. En 1343, la ville de Radziejów rejoint le royaume de Pologne. Elle devient un lieu où se réunit la diète régionale. Elle devient le principal centre d’artisanat et de commerce du sud de la Cujavie. Un château royal est érigé. Au , les incendies, la guerre avec la Suède et les épidémies provoquent le déclin de la ville. Le château est détruit par les Suédois en 1702. En 1720, les Piaristes créent un collège. Après avoir été dévasté à deux reprises par le feu, il est transféré à Włocławek en 1819. En 1793, après le Second partage de la Pologne, Radziejów est annexé par la Prusse. De 1807 à 1815, Radziejów fait partie du Duché de Varsovie. En 1815, la ville rejoint le Royaume du Congrès contrôlé par la Russie. Le déclin continuel de la ville aboutit à la perte de son statut en 1867 (elle le retrouve en 1919). Pendant l’Entre-deux-guerres, la ville, qui a été reliée au réseau ferroviaire en 1908, retrouve un second souffle grâce au commerce et au développement de l’agriculture dans la région. Les Allemands s’emparent de la ville le et la rebaptise "Rädichau". La ville est libérée par l’Armée rouge le . Économie. La ville est un petit centre commercial et de services au centre d’une région agricole.
Anne Dambricourt Malasse
Clairemarie Osta Clairemarie Osta, née le à Nice, est une danseuse française, étoile du Ballet de l'Opéra de Paris. Biographie. À l'âge de 5 ans, Clairemarie Osta commence la danse classique à Nice. Puis, à l'âge de 15 ans, elle intègre le Conservatoire supérieur de musique et de danse de Paris sur concours. À la suite d'une fracture du pied ses parents lui conseillent de pratiquer les claquettes où elle démontre un talent certain, et, par un concours de circonstances, se voit participer au Championnat de France de claquette qu'elle remporte. Ayant remporté le Premier Prix du CNSMDP dans la classe de Christiane Vaussard en 1987, elle rejoint le corps de ballet de l'Opéra de Paris l'année suivante, après avoir suivi un an d'études à l'École de danse de l'institution. Clairemarie Osta apparaît dans le documentaire "Les Enfants de la danse" de Dirk Sanders, qui est sorti en 1989. Dans ce film, on la voit notamment aux côtés d'Aurélie Dupont, qui est promue étoile en 1998. Rapidement remarquée, elle passe coryphée en 1989 (en présentant des variations de "La Belle au bois dormant" et de "Suite en Blanc"), puis sujet en 1990. En 1994, elle s'est distinguée au Concours international de ballet de Varna, en remportant la médaille de bronze. En 1997, elle se voit remettre le Prix du public de l'AROP. Elle est promue première danseuse en 1999, grâce à des extraits du "Lac des cygnes" et du "Grand pas classique". Clairemarie Osta est nommée étoile le , à l'issue d'une représentation de "Paquita" (Pierre Lacotte, d'après Marius Petipa). Le , elle fait ses adieux sous des applaudissements soutenus et une pluie de confettis d'or et d'argent lors de la dernière représentation de "L'Histoire de Manon" de la saison 2011-2012 à l'Opéra Garnier. Un documentaire de 50 minutes, intitulé "Les Adieux, "a été réalisé à cette occasion. Clairemarie Osta est devenue en directrice des études chorégraphiques au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris mais quitte ses fonctions un an plus tard à la suite d'un désaccord avec la direction générale. En , Clairemarie Osta interprète "Mr et Mme Rêve", chorégraphié par Marie-Claude Pietragalla, sur la scène du Grand Rex au côté de Julien Derouault. Elle est mariée au danseur étoile de l'Opéra de Paris Nicolas Le Riche. Ils ont deux filles ensemble.
Radziejow
Rädichau
Holocron
Conseil départemental de La Réunion Le conseil départemental de La Réunion est l'assemblée délibérante du département français d'outre-mer de La Réunion. Il est composé de 50 conseillers. Renouvelé intégralement les 22 et 29 mars 2015, le conseil départemental est présidé depuis le par Cyrille Melchior. Le conseil départemental siège à l'Hôtel du département, surnommé le palais de la Source à Saint-Denis. Présidents. L'actuel président du conseil départemental de La Réunion est Cyrille Melchior, qui succède en à Nassimah Dindar (UDI, élue en 2004 et réélue en 2008, 2011 et 2015), après son élection au Sénat. Il succède à ce poste aux anciens présidents suivants : Composition. Le conseil départemental de La Réunion compte 50 membres.
L'Énigme sacrée L'Énigme sacrée ("", « La Sainte Lignée et le Saint Graal ») est un essai controversé réalisé en 1982 par trois journalistes britanniques : Henry Lincoln, Michael Baigent et Richard Leigh. La thèse de cet ouvrage a été reprise de manière romancée dans le jeu vidéo "Les Chevaliers de Baphomet, " puis dans le best seller "Da Vinci Code". Contenu de l'ouvrage. En tentant d'éclaircir l'énigme de Rennes-le-Château et de l'abbé Saunière (années 1885–1917), les trois auteurs se lancent dans une véritable enquête et relient entre eux le Prieuré de Sion et l'histoire des Templiers, des Cathares, de la dynastie des Mérovingiens, du Saint-Graal et les origines du christianisme. "L’Énigme sacrée" véhicule notamment la théorie selon laquelle Jésus aurait eu un enfant avec Marie-Madeleine, et fait de cette dernière un avatar de la Grande Déesse ou Féminin sacré. Il s’agit donc de l'ouvrage qui se trouve à la base des théories sur l'union Jésus/Marie-Madeleine, sur la signification « marie-madeleinistique » du Graal et sur tout ce qui s'ensuit – toutes théories qui s'avèrent donc récentes, contrairement à l'opinion de nombreux lecteurs du "Da Vinci Code", best-seller de 2004 dont l'intrigue est inspirée de ces allégations. Reprise du thème. L'auteur John Daniel reprend également le thème du livre dans son ouvrage "Scarlet and the Beast - A History of the War between English and French Freemasonry" ("L'écarlate et la bête - Une histoire de la guerre entre la franc-maçonnerie anglaise et française"). Controverses. Bien que leur travail s'appuie sur de nombreuses références citées en notes en fin d'ouvrage, l'essai de Henry Lincoln, Michael Baigent et Richard Leigh demeure très controversé : tout d'abord parce que les auteurs entretiennent une mystification dont les premières pierres ont été posées par le faussaire et mythomane Pierre Plantard dans les années 1940, sur le Prieuré de Sion, mais aussi parce que certains voient dans "L’Énigme sacrée" l’instrument d’une propagande néopaïenne et d’une « falsification » de certains éléments de la foi chrétienne. L'enquête faite par Marie-France Etchegoin et Frédéric Lenoir, dans "Code Da Vinci : l'enquête" a montré le peu de sérieux des thèses développées dans "L'Énigme sacrée". La controverse sur le Prieuré de Sion. "L'Énigme sacrée" a tout d'abord été critiqué du fait que toutes les théories que le livre fournit sur le Prieuré de Sion reposent d'une part sur des entretiens des auteurs avec Pierre Plantard, soi-disant grand maître du Prieuré qui reconnut en 1992 avoir fabulé, d'autre part sur les "Dossiers secrets d'Henri Lobineau", qui s'avèrent être des faux ayant été créés par ce même mystificateur en 1967. Les accusations de propagande néo-païenne. Beaucoup ont dénoncé des intentions anti-chrétiennes et de propagande néopaïenne qui, à leurs yeux, se trouvaient à la source de l'ouvrage. Certains lecteurs jugent toutefois ce scénario comme étant conspirationniste.
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Cimetière de Powazki
L'Enigme sacrée
Opsonisation L'opsonisation est un processus biochimique par lequel une molécule (alors qualifiée d'opsonine) recouvre la membrane d'une cellule cible (une bactérie ou une cellule du corps infectée par un agent pathogène) pour favoriser sa phagocytose par une cellule dotée de récepteurs pour les opsonines. On distingue deux types d'opsonines qui agissent de façon synergique : Ce processus fait partie de l'immunité innée et est réalisé principalement par les cellules présentatrices d'antigènes (cellule dendritique, macrophage et lymphocyte B).
Finn Harps Football Club Finn Harps Football Club () est un club de football irlandais participant au championnat d'Irlande de football en Premier Division, la première division nationale. Le club est basé à Ballybofey, une petite ville du Comté de Donegal et joue ses matchs à domicile à Finn Park. Finn Harps a été fondé en 1954 et a intégré le championnat d’Irlande en 1969. Ses couleurs sont le bleu et le blanc. Le principal succès du club est une victoire en Coupe d'Irlande de football en 1973-1974 et le titre de champion de First Division en 2004. À cause de fréquents aller-retour entre la première et la deuxième division, le club a hérité du surnom péjoratif de "club yo-yo". Finn Harps a comme meilleur ennemi dans le football irlandais le club de Derry City FC qu’il rencontre deux fois par an lors du derby du nord-ouest. Histoire. Les premières années. Finn Harps a été fondé en 1954 comme club de jeunes dévoué à la formation, sans équipe sénior. Le nom du club provient de la rivière Finn qui traverse la ville de Ballybofey et du symbole traditionnel irlandais, la harpe celtique. La première victoire notable du club date de 1968 quand Finn Harps a remporté la Coupe d’Irlande Junior. Ce succès a été complété l’année suivante par une victoire en Coupe d’Irlande intermédiaire, une coupe réservée aux clubs senior non professionnels. Ces deux victoires décident les directeurs du club Fran Fields et Patsy McGowan à demander à participer au championnat d'Irlande de football. Le club est admis en mai 1969 et joue son tout premier match en senior contre le géant irlandais Shamrock Rovers le . Finn Harps perd la rencontre sur le score sans appel de 10 buts à 2. Après ces débuts très difficiles, et après avoir dû faire face aux critiques faites à la Ligue pour les avoir accepté dans le championnat, Finn Harps devient une place forte du football irlandais dès les années 1970. Les années 70, une décennie faste. Finn Harps remporte son premier trophée senior, la Dublin City Cup, en 1971-1972 en battant les Cork Hibernians en finale à Dalymount Park. Deux années après, le même stade est le théâtre de la plus grande victoire du club, la Coupe d'Irlande de football. Deux buts de Brendan Bradley et un de Charlie Ferry permettent au club de battre St. Patrick's Athletic FC. Finn Harps se qualifie ainsi pour sa première Coupe d'Europe. L’année suivante, en Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe, le club du Donegal perd au premier tour contre les turcs de Bursaspor. Finn Harps participera au cours des années 1970 à trois autres coupes d’Europe, en Coupe UEFA. Ses adversaires ont été Aberdeen FC, Derby County and Everton FC. Jamais Finn Harps n’a réussi à battre un de ses adversaires. Le club de Ballybofey se hisse une nouvelle fois en finale d’une Coupe, cette fois la Coupe de la Ligue d'Irlande de football en 1974 et 1975. Il perd malheureusement les deux matchs respectivement contre Waterford United et Bohemian FC. Au cours des années 1970, le club a toujours terminé le championnat dans la première moitié. Il était réputé pour son style offensif et son jeu attractif. Un lent déclin. Les années 1980 ont vu le déclin progressif du club en matière sportive, les Finn Harps n’arrivant plus à rivaliser avec les meilleurs clubs du pays. Une demi-finale de la Coupe d’Irlande en 1981 et une finale du Shield sont les deux points d’orgue de la décennie. À partir de 1985, Finn Harps évolue en deuxième division, la nouvellement formée First Division. La direction du club effectue alors une série de changements de managers dans le but de reconstruire une équipe et de retrouver la première division. Mais ce n’est pas avant les années 1990 que vont arriver les premières satisfactions. Patsy McGowan deviant le manager du club pour la troisième fois a commencement de la saison 1992-1993. Vont se succeder trois saisons au terme desquelles Finn Harp termine deux fois à une des trois premières places de la First Division ce qui lui permet de se qualifier pour les matchs de barrage d’accession à la Premier Division. Finn Harp échouera à chaque fois contre Cobh Ramblers FC puis Athlone Town. McGowan est remplacé sans que Finn Harp n’accède à l’élite du football irlandais. Il faut attendre la saison 1995-1996 pour que la délivrance arrive enfin, après onze années successives en deuxième division. Pendant l’été 1996, un consortium d’hommes d’affaire fait une proposition pour prendre le contrôle le club. Cette offre est rejetée par l’équipe dirigeante. Mais la crise est profonde. Certains membres du comité directeur démissionnent. Charlie McGeever est nommé manager. Il arrive à construire autour de lui une équipe pour l’ouverture de la saison. Il réussit à maintenir le club dans l’élite. Le club, lui, se restructure. Il s’organise sous la forme d’une coopérative, vendant des parts aux supporters, afin de s’assurer que le club sera bien dirigé par des gens qui veulent vraiment en prendre soin. Un plan sur le long terme est adopté. Il prévoit la création d’une école de football pour les jeunes du Comté de Donegal. Il met aussi en place un plan de rénovation de Finn Park. En 1998-1999 Finn Harps termine à une belle quatrième place en Premier Division et manque pour seulement un point d’accéder à la troisième place tenue par Shelbourne FC et ainsi de gagner sa place en Coupe d’Europe. Le club se hisse aussi en finale de la Coupe d’Irlande. Il est battu très difficilement par les Bray Wanderers. C’est néanmoins une des plus belles saisons du club en championnat d’Irlande. La saison 1999-2000 commence très mal. Sur les sept premiers matchs, Finn Harps ne récolte qu’un seul tout petit point sur les 21 possibles. Charlie McGeever démissionne. Il est remplacé par Gavin Dykes pour tenter de sauver le club de la relégation. Il réussit à maintenir le club. Celui-ci entre alors dans une période de turbulences. Les comptes affichent un déficit de £280,000. Finn Harps est oblige d’abandonner son statut de coopérative pour se sauver de la faillite. La saison suivante après avoir accumulé les échecs Dykes démissionne. Il est remplacé par Jonathan Speak, le candidat favori des fans du club au poste d’entraineur. De nouvelles structures financières sont mises en place. Après avoir lutté toute la saison et avoir réussi une période de 14 matchs sans défaite, Finn Harps ne peut éviter la relégation. Ainsi prend fin cinq années successives en première division. En 2015, le club remonte en première division après avoir battu Limerick. Bilan sportif. Bilan européen. "Note : dans les résultats ci-dessous, le score du club est toujours donné en premier." Couleurs et symboles. Les couleurs traditionnelles de Finn Harps sont le bleu et le blanc. Le club a joué avec un maillot blanc et un short bleu avant d’intégrer le championnat d’Irlande. La tenue pour les matchs à l’extérieur était alors toute verte. Depuis 1969, Finn Harps a joué soit en maillot blanc soit en maillot bleu comme tenue principale et en vert ou jaune pour la tenue secondaire. Pendant les saisons 1975-1976 et 1976-1977 puis plus tard pendant les saisons 1983-194 et 1984-1985, le club a arboré une tenue à rayures verticales bleues et blanches. La tenue actuelle est toute bleue. Finn Harps a eu plusieurs blasons pour le représenter. Tous, le plus souvent circulaires, présentent en leur centre une harpe. La harpe est traditionnellement le symbole de l’Irlande. Le blason moderne contient le nom du club écrit avec un style gaélique. Pour célébrer son cinquantième anniversaire en 2004, Finn Harps a édité un blason doré qui est à l’exception des couleurs, très similaire à ceux utilisés auparavant. Le stade. Finn Harps joue ses matchs dans le stade de Finn Park à Ballybofey. L’enceinte est essentiellement formée de terrasses à ciel ouvert. En 2005 les terrasses ont été rénovées pour des raisons de sécurité. Au total le stade peut accueillir approximativement 7 500 personnes. Il existe une seule tribune couverte qui peut accueillir 500 personnes. Situé sur les bords de la rivière Banks, le stade est souvent inondé en cas de fortes précipitations. Le club est en train de faire construire un nouveau stade, le New Finn Harps Stadium. À terme ce sera un stade de 6 600 places assises et couvertes. La construction est en cours sur un terrain situé à Stranorlar. Le complexe sportif accueillera aussi un centre de formation régional placé sous l’autorité de la fédération d'Irlande de football. Le stade devrait être prêt pour l’ouverture de la saison 2017.
Claude de France (1547-1575) Claude de France (Fontainebleau, 1547 - Nancy, 1575) est une princesse de la maison royale de France ; elle est la deuxième fille d'Henri II, roi de France, et de Catherine de Médicis. Elle est duchesse de Lorraine et de Bar par son mariage avec le duc Charles III, duc de Lorraine et de Bar (État indépendant du royaume de France), qu'elle épousa à l'âge de onze ans et dont elle a neuf enfants. Elle meurt à l'âge de vingt-sept ans. Biographie. Claude est la deuxième fille du roi de France Henri II et de son épouse d'origine franco-italienne Catherine de Médicis. Elle est née au château de Fontainebleau le 12 novembre 1547 et est baptisée dans la religion catholique. Elle reçoit pour parrains, l'ensemble des députés suisses et pour marraines, Antoinette de Bourbon, duchesse de Guise et sa grand-tante Marguerite d'Angoulême, reine de Navarre et sœur de son grand-père François. Elle porte le prénom de sa grand-mère paternelle, la reine Claude. Elle est élevée aux côtés de sa sœur aînée Élisabeth de France, future reine d'Espagne, et de Marie Stuart, reine d'Écosse, qui épouse plus tard son frère François. Elle épouse en 1559 (peu avant la mort tragique de son père lors d'un tournoi) Charles III, duc de Lorraine et de Bar, fils du duc François et de Christine de Danemark, elle-même nièce de Charles Quint. Cette princesse fort discrète quittait souvent Nancy, la capitale de Lorraine pour vivre avec son époux au côté de sa mère qui l'appréciait beaucoup. Elle est présente à la cour de France durant les événements de la conjuration d'Amboise (1560) et du massacre de la Saint-Barthélemy (1572). De son côté, Catherine de Médicis s'est déplacée en Lorraine à plusieurs reprises. En 1563, elle assiste au baptême de Henri, son premier petit-fils. Claude meurt à Nancy le 21 février 1575. Elle fut très regrettée par sa mère qui prit en charge l'éducation de sa fille Christine. Descendance. Claude épousa Charles III de Lorraine à onze ans et est morte en couches à vingt-sept ans. Elle mit au monde neuf enfants, dont sept survécurent à l'âge adulte. Dans la culture. Dans le roman "La Princesse de Clèves" de Mme de La Fayette, c'est lors des fiançailles de Mlle Claude de France, seconde fille du roi, et du duc de Lorraine, que Mme de Clèves rencontre pour la première fois M. de Nemours. Mme de La Fayette décrit ainsi la première rencontre des deux protagonistes : "Quand ils commencèrent à danser, il s'éleva dans la salle un murmure de louange. Le roi et les reines se souvinrent qu'ils ne s'étaient jamais vus, et trouvèrent quelque chose de les voir danser ensemble sans se connaître." Claude apparaît dans la série Reign. Elle est jouée par Rose Williams. Liens externes.
Yavin 4 est un satellite naturel de l’univers de fiction ". Située dans la Bordure extérieure, cette lune orbite autour de la géante gazeuse Yavin. Elle apparaît principalement dans les films ' et ', pour lesquels les scènes extérieures sont surtout tournées sur le site guatémaltèque de Tikal. De plus, est visible dans la série télévisée ", dans des jeux vidéo et bandes dessinées. Elle est par ailleurs citée dans les mises en roman des films dans lesquels elle apparaît, et d'autres romans. Contexte. L'univers de "" a pour cadre une galaxie qui est le théâtre d'affrontements entre les Chevaliers Jedi et les Seigneurs noirs des Sith, personnages sensibles à la Force, un champ énergétique mystérieux leur procurant des pouvoirs psychiques. Les Jedi maîtrisent le Côté lumineux de la Force, pouvoir bénéfique et défensif, pour maintenir la paix dans la galaxie. Les Sith utilisent le Côté obscur, pouvoir nuisible et destructeur, pour leur usage personnel et pour dominer la galaxie. Géographie. Situation spatiale. Le système Yavin se situe dans le secteur de l'Étendue gordienne, dans la Bordure extérieure. L'étoile de ce système s'appelle aussi Yavin, tout comme la troisième et dernière planète en partant du centre. Cette planète, une géante gazeuse, possède naturels. Le quatrième est . Topographie. Les terres émergées de Yavin 4 sont recouvertes par la forêt, des marais et la jungle. Des temples pyramidaux construits par les massassis se dressent à l'intérieur de cet environnement. Le plus grand d'entre eux, le Grand temple, devient la principale base de l'Alliance rebelle. Ce satellite naturel est couvert d'océans sur un tiers de sa surface. Les deux tiers restants sont partagés entre quatre continents. Sur Yavin 4, il n'y a pas de dérive des continents. Les plaques tectoniques ne bougent pas les unes par rapport aux autres. Aucun océan n'est isolé des autres. Il y a sur cette lune des chaînes de montagnes et des volcans. Ces derniers sont à l'origine d'une dynamiqe qui permet la création de cours d'eau à très fort débit. Formes de vie. La planète présente une importante bio-diversité. Les arbres massassis, avec leur écorce mauve, entourés de fougères grimpantes, de champignons grenades et d'orchidées bio-luminescentes, occupent une place importante dans la flore locale.. Parmi les animaux arboricoles, les plus notables sont les woolamandres, des frugivores, et les rongeurs stindarils, des carnassiers qui se nourrissent notamment d'oiseaux-murmures dorés. Sur la terre ferme se trouvent les runyips, des herbivores, et les essaims de scarabées piranhas. Les marais de ce satellite abritent des crabes-lézards poursuivis par des anguilles caparaçonnées. Dans les eaux se rencontrent aussi des gundarks aquatiques, des salamandres muqueuses, des serpents cristallins et des thyrsls. Enfin, les vers léviathans, souterrains, se nourrissent des racines d'arbres massassis. Univers officiel. Avant la bataille de Yavin. Durant la guerre civile galactique, le dirigeant militaire Jan Dodonna fonde une cellule rebelle sur Yavin 4. Il l'appelle Groupe Massassi, en référence à l'espèce intelligente qui peuple la planète. Ce groupe de rebelles devient l'un des plus importants de la Galaxie, participant notamment aux batailles et de Yavin. Ainsi, est la principale base de l'Alliance rebelle. La fille de Galen Erso, Jyn, y est amenée par les rebelles. La dirigeante de l'Alliance, Mon Mothma, lui explique alors que son père a élaboré la station de combat spatiale Étoile de la mort et qu'elle est la mieux placée pour retrouver son père, Galen, et les plans de cette arme impériale que les rebelles veulent détruire . A Cassian Andor, qui accompagne Jyn Erso, on a confié une mission secrète : tuer Galen. Lorsque les rebelles doivent récupérer les plans de l'Étoile de la mort sur Scarif, plusieurs dirigeants rebelles, dont le général Syndulla, sont appelés à quitter . Le "Tantive ", avec la princesse Leia Organa à son bord notamment, part de pour assister à cette bataille. Capturée par l'Empire, Leia Organa refuse de divulguer l'emplacement de la base rebelle. Elle donne alors, pour gagner du temps, celui d'un site abandonné sur la planète Dantooine. Elle parvient ensuite à s'enfuir à bord du "Faucon Millenium" avec le contrebandier Han Solo. L'Étoile de la mort poursuit le vaisseau jusque dans le système de Yavin. Pendant que les vaisseaux impériaux sont en chemin, le général Dodonna prépare la défense de l'Alliance rebelle. Bataille de Yavin. Les rebelles font décoller plusieurs escadrons de chasseurs dans l'espoir de profiter d'une faiblesse dans la conception de l'Étoile de la mort pour la détruire. La torpille envoyée par une nouvelle recrue de l'escadron « rouge », Luke Skywalker, anéantit la station spatiale, donnant à l'Alliance une victoire majeure contre l'Empire. Les rebelles, peu après avoir fêté cette victoire par une cérémonie, abandonnent , craignant une contre-attaque. Après la bataille de Yavin. Une fois l'Étoile de la mort détruite, deux rebelles en particulier sont récompensés pour leur participation conséquente à cette bataille. Il s'agit de Luke Skywalker, ayant tiré sur la faille qui a permis l'explosion de la station spatiale, et de Han Solo, l'ayant sauvé de l'impérial Dark Vador durant la bataille. Leia Organa leur remet une médaille à , au cours d'une cérémonie pour fêter cette victoire militaire. Après avoir pris leur retraite, la pilote Shara Bey et le sergent Kes Dameron, deux anciens rebelles, s'installent sur pour y vivre. Ils y plantent un fragment d'arbre sensible à la Force offerte par Luke Skywalker. Univers Légendes. À la suite du rachat de la société par , tous les éléments racontés dans les produits dérivés datant d'avant le ont été déclarés comme étant en dehors du canon et ont alors été regroupés sous l’appellation « Légendes" ». Guerres Sith. Vers , l'espèce des massassis vit sur lorsque le seigneur Sith Naga Sadow fuit Korriban en perdant la . Naga Sadow marque de ses temples. En effet, le Grand temple notamment est construit en hommage à Naga Sadow par les massassis malgré les persécutions subies. Face à sa défaite devant les Jedi, Naga Sadow résiste partiellement à la mort en se plongeant dans un sommeil centenaire à . Finalement, un certain Freedon Nadd vient en , trouve le temple et devient l'apprenti de Naga Sadow. Exar Kun arrive plus tard à . Il y tue définitevement Naga Sadow puis asservit les massassis, leur faisant construire d'énormes temples, des points de convergence de très grand pouvoir. Il se renforce progressivement en absorbant l'énergie d'enfants massassi notamment. Dans le même temps, il effectue des expérimentations génétiques afin de créer des animaux de combat. Ne pouvant repousser la victoire des Jedi contre lui, il trouve moyen de survivre plusieurs millénaires en transférant son esprit dans un temple du satellite naturel. Chute et renaissance de la République. Bien plus tard, pendant la guerre des clones, le Jedi Anakin Skywalker se confronte à la séparatiste Asajj Ventress. Leur duel a lieu dans le Grand temple massassi. Durant le combat, Anakin semble se rapprocher particulièrement du Côté obscur, en prémices de son basculement total aux derniers instants de la guerre des clones. Après la montée de la Nouvelle République face à l'Empire galactique, Luke Skywalker choisit la lune comme lieu pour fonder le nouvel ordre Jedi, et y entraîne notamment Mara Jade. La planète est ravagée par les yuuzhan vong lors de l'invasion vong que subit alors la Galaxie. L'ordre Jedi déménage alors sur Ossus. Concept et création. Les scènes d’"" se déroulant sur ont été tournées près des ruines de l'ancienne cité maya de Tikal, au Guatemala. Deux ans après le tournage, le site est inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco. L'idée d'utiliser ces ruines comme lieu de tournage vient à George Lucas lorsque, en Angleterre, il remarque le site précolombien sur l'affiche d'une agence de voyage. et ls base rebelle apparaissent à nouveau dans ', premier film de la série dérivée '. Jyn Erso y est capturée par l'Alliance rebelle. L'apparition de fait partie des éléments qui permettent de rattacher cet épisode au premier "Star Wars". Dans ce film, la scène d'introduction est similaire à celle de première scène de Yavin 4, dans "Un nouvel espoir". En effet, un soldat rebelle, posté en sentinelle, y observe un chasseur dans le ciel. Des scènes de "" se déroulant sur ont été tournées sur un plateau d'environ de long sur environ de large, et non en milieu réel. D'autres, combinent peinture sur cache et prise de vues réelles. Elles ont été réalisées dans une base de la , dans le Bedfordshire, en Angleterre. L'acteur Oscar Isaac, qui joue Poe Dameron dans la troisième trilogie, est né au Guatemala, lieu de tournage de . Il a demandé à ce que le personnage qu'il interprète soit originaire de Yavin 4 afin de se sentir plus proche de lui. Le satellite a donc été choisi comme lieu de naissance de Poe Dameron, dans l'univers de Star Wars. Cette information a été révélée avant même la sortie du film "Le Réveil de la Force" où Poe apparaît pour la première fois. Adaptations. Jeux vidéo. apparaît dans ", sorti en 2011. La planète y abrite notamment des esprits sith comme celui de Naga Sadow. En 2017, ' compte de jeu différents, dont . C'est le seul à apparaître dans ' et le seul, avec Mos Eisley, à provenir d’". figure aussi dans le jeu de 2020 ". Il s'agit de l'un des lieux dans lesquels le joueur peut participer à une bataille à bord d'un chasseur. Figurines. Lego produit en 2012 des figurines sphériques de quelques planètes ", séparables en deux hémisphères. Quoique ne soit pas une planète mais un satellite, elle fait aussi partie de la collection sous le numéro 9677 . Elle est vendue avec un X-Wing et son pilote. En outre, des figurines de personnages sous leur apparence dans des scènes à Yavin sont mises en vente. Ainsi, Funko commercialise dès le la figurine Pop sous le numéro 459 . Elle représente Leia Organa avec entre les mains une médaille, que dans le film elle remet à Luke Skywalker ou à Han Solo. Quelques mois plus tard, au printemps 2022, Hasbro commercialise dans sa série de figurines pour les de Lucasfilm une figurine du même type sous le nom . Il s'agit en effet de Leia en tenue de cérémonie avec la médaille du film. Accueil. apparaît régulièrement dans les classements sur les astres de la saga "". Le site Internet lui attribue la dixième place. Il explique alors notamment que ce satellite naturel possède deux principales qualités : son histoire liée aux Sith et son apparence due aux temples utilisés comme hangars à vaisseaux par les rebelles. Le site Internet place quant à lui au quatrième rang, derrière Naboo, Bespin et la lune forestière d'Endor. Il souligne sa topographie parfaite tout en signalant qu'elle manque de ressources naturelles minérales. Dans son classement des meilleurs lieux visibles dans "", le site Internet place au dixième rang, devancée par cinq lieux de Tatooine, deux de l'Étoile de la mort et deux vaisseaux. Parmi les qualités du satellite naturel, le site mentionne principalement la salle de remise des médailles et l'apparence extérieure de la base rebelle. Toutefois, il souligne que le film ne s'attarde pas beaucoup sur ce lieu pourtant important. Le duel entre Asajj Ventress et Anakin Skywalker sur notamment fait partie des moments les plus populaires de la série d'animation , principalement pour l'effet visuel. Analyse. Analyse littéraire. Le choix de , monde de jungle, comme base des rebelles, héros d’", peut s'expliquer par le fait que les mondes de la saga qui abritent les personnages du camp du bien sont sauvages, naturels et verdoyants, comme notamment l'autre satellite notable de la saga, la lune forestière d'Endor, et les planètes Naboo et Kashyyyk. Les personnages du camp du mal vivent quant à eux dans une base artificielle, l'Étoile de la mort, en opposition à la verdoyante . Ainsi, la jungle luxuriante de cette planète contraste avec l'habitat du mal, artificiel et noir ou blanc. Analyse scientifique. Comme plusieurs autres astres de ", a été étudiée avec une approche scientifique afin de déterminer si le concept semble assez réaliste. Ainsi, il faudrait d'abord que la géante gazeuse du satellite naturel en question soit bien placée dans son système, dans la zone d'habitabilité du système. La diversité des écosystèmes de paraît aussi plus probable qu'un satellite naturel intégralement couvert d'une forêt comme la lune forestière d'Endor, ne serait-ce parce que les régions polaires sont plus froides que les régions tropicales. Postérité. La planète D'Qar dans la troisième trilogie de la saga est parfois perçue comme une reprise de Yavin 4 : ces planètes sont couvertes par la jungle et inhabitées du fait de leur isolement par rapport aux routes hyperspatiales. Par ailleurs, la Résistance, héritière de l'Alliance rebelle, y établit sa base de commandement. Une scène se déroulant à en particulier continue de marquer les fans de la saga et la presse spécialisée plusieurs décennies après sa présence dans "" : la dernière, avec la cérémonie de remise des médailles. En effet, sur les trois héros de la bataille alors présents, seuls deux obtiennent une médaille, Han Solo et Luke Skywalker. Plusieurs explications sont recherchées par les fans pour comprendre pourquoi Chewbacca n'obtient pas de récompense. Dans un premier temps, des fans considèrent que cela signifie que l'Alliance rebelle considère les humains, dont Han et Luke font partie, supérieurs aux autres espèces. Certains fans émettent une hypothèse selon laquelle Chewbacca travaillant secrètement pour les rebelles depuis , il n'est pas nécessaire de lui donner une médaille. D'autres, se plaçant d'un point de vue extérieur à l'univers de la saga, pensent que l'équipe de tournage a tout simplement oublié. Toutefois, George Lucas affirme que, pour les wookiees, l'espèce de Chewbacca, une médaille ne revêt pas une importance symbolique et que Chewbacca a déjà été honoré par une cérémonie wookiee, après la bataille de Yavin. Peter Mayhew, l'acteur de Chewbacca, propose une explication plus pragmatique. Selon lui, la production d’"Un nouvel espoir" manque d'argent pour la réalisation de ce premier film et doit alors faire des économies sur certains éléments. Ainsi, acheter une troisième médaille pour ce tournage aurait coûté trop cher. Finalement, Chewbacca reçoit une médaille, dans l'épisode ', des mains de Maz Kanata. Cette scène semble fournir une conclusion à la scène de la cérémonie de Yavin 4. La symbolique de la scène s'explique aussi par le fait que, dans "L'Ascension de Skywalker", après la mort de Han Solo, Luke Skywalker et Leia Organa, Chewbacca est le seul survivant parmi les héros de la bataille de Yavin dUn nouvel espoir". Il peut aussi s'agir d'un moyen pour J. J. Abrams de satisfaire les fans qui se plaignent de ce manque de reconnaissance depuis alors plus de .
National Mall Le National Mall (en ) est un parc ouvert au public du centre-ville de Washington, D.C., capitale des États-Unis. Il est bordé par de nombreux musées, monuments et mémoriaux. Il s'étend du Washington Monument jusqu'au Capitole des États-Unis, marquant la limite entre deux des quatre quadrants partageant la ville : Northwest (NW) et Southwest (SW). On y inclut communément les zones qui font officiellement partie du West Potomac Park et les Constitution Gardens à l'ouest. Son plan est originellement dessiné par Pierre Charles L'Enfant mais ce fut le National Park Service qui l'adopta. Le Mall est l'un des lieux touristiques les plus connus de la ville et est souvent utilisé pour les manifestations en raison de sa signification civique et historique. Le National Mall comprend les musées et monuments suivants : Il est commun d'inclure aussi dans les monuments liés au National Mall les monuments commémoratifs situés à l'ouest du Washington Monument : le Lincoln Memorial et sa Reflecting Pool, le National World War II Memorial, Korean War Veterans Memorial, et le Vietnam Veterans Memorial. Le Martin Luther King, Jr. National Memorial a été inauguré le par le président des États-Unis, Barack Obama, près du Tidal Basin en vue des Jefferson et Lincoln Memorials.
Style Beaux-Arts Le style Beaux-Arts, conception due aux historiographes de l'architecture américaine (sous le nom de "Beaux-Arts style" ou encore "Modern French"), est une forme tardive d'éclectisme. Il obtient un grand retentissement aux États-Unis à partir des années 1860 et jusqu'au milieu du . En Angleterre, on parle d’architecture victorienne, le règne de la reine Victoria couvrant les périodes françaises du style Napoléon III et du style Beaux-Arts. Pour les mêmes raisons, on parle pour l'Allemagne de style wilhelmien et pour l'Italie d'architecture humbertienne. En France, il est issu en droite ligne du style Napoléon III, mais caractérise avant tout les réalisations architecturales du début de la Troisième République. Il doit son nom à l’École des beaux-arts et à l’Académie des beaux-arts qui sont les institutions-clefs de l’enseignement et de la reconnaissance artistiques à Paris. Ce style a prédominé des années 1860 jusque vers la Première Guerre mondiale. Cette architecture se diffusa largement à travers le monde ; en effet les anciens élèves dispensèrent leur cours dans de nombreux pays étrangers, et l'école accueillait des étudiants provenant de toute l'Europe et également d'Amérique. Ainsi, 102 étudiants américains furent diplômés de l'école des Beaux-Arts entre 1895 et 1914, malgré un numérus clausus instauré en 1900 qui n'autorisait la présence que de 30 étudiants étrangers pour 90 étudiants français par promotion. Le concours du grand prix de Rome d'architecture, durant la même période, entérine les codes de cette esthétique, bien que les étudiants ne soient pas contraints à adopter un style particulier. Caractéristiques. Principes architecturaux de l'école. Dans son ouvrage paru en quatre volumes, "Éléments et théorie de l'architecture" (1901-1904), Julien Guadet expose les règles principales enseignées à l'école des Beaux-Arts : Les productions architecturales de style Beaux-Arts se caractérisent par une apparente homogénéité, cependant les directeurs d'atelier maîtrisaient un style personnel qui influait grandement leurs élèves. Ces derniers devaient par ailleurs interpréter un projet de façon originale, tout en se servant de façon pertinente (et non pas arbitraire) des références historiques inculquées durant leur apprentissage. La fonctionnalité des édifices se subordonnait à toute préoccupation esthétique, bien que la symétrie des plans était privilégiée. Composition et conception architecturales. Ce qui caractérise le style Beaux-Arts est la référence plus ou moins explicite à un ensemble de styles passés reconnus comme compatibles, que ce soit le néo-classique, le néo-renaissance, le néo-baroque, voire le néo-roman et le néo-byzantin, avec une tendance constante à rechercher un équilibre des volumes inspiré de l'architecture classique française. Les architectes Beaux-Arts ont puisé à volonté dans les solutions constructives et les formes ornementales héritées directement ou non de l'Antiquité, mais sans se soucier de respecter la codification des ordres gréco-romains et autres règles de composition trop rigoureuses et ne laissant pas suffisamment de place à la créativité (c'est précisément ce qui fait la différence avec le néo-classicisme). Dans ses formes les plus poussées et les plus libres, ce libre mélange des époques a donné naissance à l'architecture éclectique. La profusion des détails architectoniques est typique : balustrades, statues, colonnes, guirlandes, pilastres entre portes et fenêtres, grands escaliers ou emmarchements, larges arches. La polychromie est souvent présente dans le décor des façades. Elle est ainsi plébiscitée par Charles Garnier (celui-ci fait alors référence aux villes italiennes très colorées). Le style Beaux-Arts se caractérise aussi par la conception monumentale et grandiose réservée aux grands bâtiments publics ou privés. La symétrie est habituellement de mise dans la majorité des édifices conçus dans le style Beaux-Arts. Les canons de l'esthétique Beaux-Arts ont été fixés dès le règne de Napoléon III lors des extensions apportées au palais du Louvre par Visconti et Hector-Martin Lefuel, tous deux formés à l'École des beaux-arts de Paris et lauréats du prix de Rome. Le fait de devoir prolonger sans solution de continuité flagrante des bâtiments édifiés au fil des trois siècles précédents a donné l'impulsion à un éclectisme de bon ton, lequel a été vulgarisé à travers le style haussmannien et ses évolutions ultérieures, ainsi que dans les transcriptions vernaculaires qu'en a donné l'habitat bourgeois de la fin du . Éclipse et second souffle. Alors que la concurrence du style Art nouveau a été très marginale autour de 1900, l'architecture Beaux-arts a évolué sous l'effet de l'introduction de nouvelles techniques. À Paris, les grandes réalisations de Victor Baltard (comme les pavillons des Halles ou l'église Saint-Augustin) portaient déjà témoignage des possibilités ouvertes par les structures métalliques sans pour autant rompre avec le vocabulaire ornemental Beaux-arts. L'architecture ferroviaire de la fin du poursuit cette évolution, qui conduira à des réalisations toujours plus audacieuses, comme le Grand Palais ou le pont Alexandre-III de Paris, emblématiques de l'éclectisme fin de siècle. Mais bientôt, plus particulièrement après 1918, les innovations techniques vont retentir sur l'aspect même des bâtiments. Arrivent alors l'Art déco et ses suites (style international et style paquebot notamment). La nouvelle génération des Auguste Perret, Robert Mallet-Stevens ou Le Corbusier, concurremment avec l'influence du Bauhaus, s'inscrivent explicitement en rupture avec l'esthétique Beaux-arts, considérée comme insupportablement démodée et n'ayant pas l'excuse de la fonctionnalité. Toutefois, grâce à l'influence de l'Académie et au prestige de l'École, le style Beaux-Arts trouve un second souffle à l'occasion de la Reconstruction, notamment en raison de la nécessité de reconstituer les bâtiments endommagés ou de compléter le tissu urbain sans jurer avec le bâti existant (on parle alors d'« architecture d'accompagnement »). C'est encore une époque où tout futur architecte doit passer obligatoirement par le filtre d'un enseignement qui n'a que peu évolué depuis le . On continue à étudier les antiques du palais des Études ou du musée du Louvre, à pratiquer les « analos » (analyses consistant à reproduire des modèles de l'architecture grecque ou romaine), à mettre en exergue les seuls bienfaits de la « composition architecturale » et de l'étude du « poché », à concourir dans l'espoir de partir pendant quatre ou cinq années à l'Académie de France à Rome (villa Médicis) pour y réaliser les traditionnels « envois de Rome ». À partir des années 1980 s'est manifestée dans le monde entier une certaine lassitude devant la rigidité répétitive de la construction industrielle rationalisée, ce qui a donné lieu à l'émergence progressive de l'architecture postmoderne. Ses promoteurs, en multipliant les citations néo-classiques (comme Ricardo Bofill) et en recyclant les éléments formels des siècles passés, ont contribué à une certaine réhabilitation de l'esprit Beaux-Arts.
Bray Wanderers Association Football Club Bray Wanderers Association Football Club () est un club de football irlandais. Le club est basé à Bray dans le Comté de Wicklow. Il a été fondé en 1942 et a fait sa première apparition en championnat d'Irlande de football en 1985. Le club arbore le vert et le blanc comme couleurs officielles et joue ses matchs à domicile au Carlisle Grounds, petit stade de 3000 places, situé en centre-ville à proximité immédiate de la gare de la ville. Histoire. En 1922, quelques membres du club de football gaélique de St Kevin's à Bray quittent le club après une dispute interne et créent un club de football appelé Bray Wanderers (les vagabonds de Bray). Très rapidement le club obtient des résultats importants en gagnant dès la saison 1927-1928la Miller Cup qui était alors la plus prestigieuse coupe de la catégorie junior dans le pays. Pendant les années 1930 et 1940, le club doit faire face à la concurrence dans la ville de Bray du club de Bray Unknowns qui joue en première division nationale entre 1924 et le milieu des années 1940. Les années 1930 sont marquées par le déclin des Wanderers qui ne retrouvent un second souffle qu’à partir de 1942-1943. Le club s’inscrit en 1943 à l’Athletic Union League (AUL) Division 3, une fédération mineure en Irlande. En 1948-49, le club se qualifie pour la première division de l’AUL. Dans le même temps les Wanderers se qualifient pour la finale du Leinster Football Association Shield mais il est disqualifié pour avoir fait jouer un joueur non administrativement enregistré en demi-finale. En 1950-1951, le club remporte la FAI Junior Cup, la coupe d’Irlande réservée à la catégorie junior, en battant en finale Drogheda United par 2 buts à 1. La même, saison, Bray se qualifie pour la finale de la Coupe du Leinster, battu par Rathfarnham. Les Wanderers remportent une nouvelle fois la Junior Cup en 1953-1954. La sison suivante, le club quitte l’Athletic Union League pour rejoindre la Leinster Senior League, compétition régionale sous l’égide de la fédération irlandaise de football. En 1955-1956 puis en 1957-1958, les Wanderers remportent l’Intermediate Cup, compétition nationale réservées aux clubs formateurs et aux réserves des clubs professionnels. En 1958-1959, le club remporte le championnat du Leinster devenant le club ayant marqué les plus de buts en une saison dans l’histoire de la compétition. C’est le premier de trois titres consécutifs. En 1960-1961, les Wanderers quittent la Leinster Senior League pour réintégrer l’Athletic Union League mais n’obtient plus de résultats probants. À partir de 1963 s’ouvre une nouvelle période de déclin. En 1973, le club de Bray Unknows joue en championnat du Leinster. Ses dirigeants décident de changer de nom et de le transformer en Bray Wanderers dans le but de fusionner à terme les deux clubs de la ville. Un 1975-1976, le nouveau club remporte la Coupe de Dublin pour la première fois depuis 1924. En 1985-1986, alors que la fédération irlandaise crée une deuxième division dans le Championnat d'Irlande de football, Bray Wanderers est choisi pour rejoindre le championnat national en deuxième division. Dès la première saison, le club gagne la deuxième division et monte directement en première division. Leur présence dans l’élite ne dure que deux saisons : en 1987-1988, Bray termine à la et avant-dernière place et est relégué en deuxième division. Les Wanderers ne remonteront plus dans l’élite avant la saison 1991-1992. Mais c’est pendant leur passage en deuxième division que le club réussit un de ses plus grand exploit : en 1990, les Wanderers remportent la Coupe d'Irlande de football battant St. Francis FC 3 buts à 0 dans la première finale de football disputée à Lansdowne Road. Ils deviennent ainsi la première équipe de deuxième division à remporter la Coupe d'Irlande. Grâce à ce succès, Bray dispute la saison suivante, pour la toute première fois de son histoire, une coupe d’Europe de football, la Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe de football. Ils jouent et perdent au tour préliminaire contre l’équipe turque de Trabzonspor. Le les clubs de Bray Wanderers et Cabinteely Football Club annoncent leur fusion en vue de la saison 2022. L'équipe première est appelée à jouer aux Carlisle Grounds à Bray. Bilan sportif. Bilan européen. Les Bray Wanderers ne se sont qualifiés que deux fois en Coupe d’Europe. Jamais ils n’ont franchi le premier tour, ni même gagné un match. Leurs deux adversaires européens ont été les turcs de Trabzonspor et les suisses du Grasshopper-Club Zürich "Note : dans les résultats ci-dessous, le score du club est toujours donné en premier." Supporters. Les Wanderers ne peuvent compter que sur un tout petit nombre de supporters. L’assistance lors de matchs à domicile est régulièrement supérieure à un millier de personnes. Les différents clubs de supporters organisent les déplacements pour les matchs joués à l’extérieur, mais leur présence hors de leur base de "Carlisle Grounds" reste anecdotique avec entre 20 et 60 personnes. En , le club s’est vu affilié un groupe d'Ultras, le "Na Fánaithe". Celui-ci, comparé aux autres groupes d'Ultras de l'agglomération dublinoise comme les "Briogáid Dhearg", "SRFC Ultras", "Shed End Invinsibles" et les "Notorious Boo Boys" n’est qu’un tout petit groupuscule.
Manuel Legris Manuel Legris, né le dans le de Paris, est un danseur et directeur de ballet français. Il est étoile du ballet de l'Opéra de Paris. Son mentor est Rudolf Noureev, ses compagnes de danse sont Élisabeth Maurin, Monique Loudières, Élisabeth Platel et notamment Aurélie Dupont. Manuel Legris est réputé pour être le partenaire idéal pour l'adage, généralement interprété par deux danseurs. Le , Manuel Legris prend ses fonctions en tant que directeur du ballet de l'Opéra de Vienne. Puis, le , il est nommé directeur du ballet de La Scala de Milan. Les débuts. Manuel Legris grandit dans la banlieue de Paris, à Chevilly-Larue près d'Orly, avec deux frères et une sœur. Bien que sa famille n'ait aucun rapport avec la danse, il commence la danse très tôt, à l'âge de quatre ans et demi, lorsque ses parents l'inscrivent à un cours municipal. Ses parents sont très enthousiastes. Quand son premier professeur partit en 1976, le nouveau professeur de Manuel Legris lui dit que pour faire une carrière de danseur, il est absolument indispensable d'intégrer l'École de Danse. École de danse. Ainsi, Manuel Legris entre à l'École de danse de l'Opéra national de Paris à onze ans. La sélection est très sensible. Manuel Legris est choisi comme l'un de 30 à 40 élèves parmi 400 filles et 150 garçons. Claude Bessy, la directrice de l'école de danse, le trouve normal, c'est-à-dire pas trop rond, ainsi admissible selon les critères du premier examen d'entrée de la physionomie des candidats. Dans l'école de danse, on est jugé en permanence. Manuel Legris passe les concours annuels de chaque division qui se déroulent à la fin de l'année scolaire en mai. Un professeur de l'École de danse, Lucien Duthoit, se risque à prédire que ce jeune élève deviendra un jour danseur étoile. Ballet de l'Opéra de Paris. Manuel Legris intègre le corps de ballet de l'Opéra de Paris en 1980. En 1981, il devient coryphée et sujet en 1982. À l'âge de dix-sept ans, Manuel Legris rencontre Rudolf Noureev, directeur du ballet de l'Opéra de Paris à partir de 1983, qu'il trouve très généreux, avec une aura incroyable. Il y a une relation très forte entre les deux. Danseur étoile. En , à l'occasion de la création mondiale d"'Arepo" (anagramme d'Opéra), son chorégraphe Maurice Béjart le nomme étoile en même temps qu'Eric Vu An, mais Noureev refuse cette double nomination et les deux danseurs restent sujets. Manuel Legris sera nommé étoile par Rudolf Noureev le , à l'issue d'une représentation de "Raymonda" de Rudolf Noureev sur la scène du Metropolitan Opera, dans le rôle de Jean de Brienne. Cette nomination a lieu à New York, au contraire de l'habitude qui veut que les étoiles soient célébrées sur les scènes de Paris. Fait exceptionnel dans le milieu de la danse de l'Opéra de Paris aussi, Manuel Legris est nommé danseur étoile sans passer par le stade de premier danseur. C'est le deuxième danseur étoile que Noureev nomme ainsi après Laurent Hilaire. Rudolf Noureev avait également nommé Sylvie Guillem sans qu'elle ne passe réellement première danseuse, même si elle avait été promue au concours interne, Style. Dès lors, les prises de rôles se succèdent, permettant à la nouvelle étoile de prendre possession du « grand répertoire », dévoilant ainsi ses multiples facettes et l'étendue de ses dons. C'est ainsi que de William Forsythe à John Neumeier, de Jiří Kylián à Jerome Robbins, les chorégraphes les plus renommés ne cessent de le solliciter. Manuel Legris participe à la plupart des entrées au répertoire ou des créations de l'Opéra de Paris. Outre ses qualités intrinsèques, technique sans faille, richesse expressive, Manuel Legris s'impose comme un partenaire d'exception, un danseur complet passant avec facilité du répertoire classique au contemporain. Il est notamment renommé pour l'adage, qui est généralement interprété par deux danseurs, ce qui permet l'introduction de portés ; il doit réaliser une combinaison harmonieuse entre les deux partenaires. Manuel Legris est le partenaire préféré d'Aurélie Dupont. Dans le documentaire "Aurélie Dupont, l'espace d'un instant" de Cédric Klapisch, Aurélie Dupont décrit Manuel Legris comme son « compagnon de route. » Elle exprime ses regrets et que, de la sorte, les adieux de Manuel Legris le soient également les adieux d'elle-même. Sur scène. Dans le même temps, la réputation du danseur étoile franchit les frontières. Manuel Legris est invité par les plus prestigieuses compagnies, telles que le London Royal Ballet, le New York City Ballet, le Ballet nacional de Cuba, le Tokyo Ballet, les ballets de Monte-Carlo, de Stuttgart et de Hambourg, où John Neumeier crée spécialement pour lui Spring and Fall et A Cinderella Story. Manuel Legris apparaît sur toutes les grandes scènes du monde, de La Scala de Milan au Metropolitan Opera de New York, de l’Opéra d'État de Vienne au Théâtre Bolchoï de Moscou où, plus récemment, il se produit à plusieurs reprises au théâtre Mariinsky de Saint-Pétersbourg. Manuel s’impose comme un partenaire recherché et, outre les étoiles de l’Opéra de Paris, il se produit avec les plus grandes danseuses du monde, parmi lesquelles Evelyn Hart, Dominique Khalfouni, Alessandra Ferri, Lorna Feijoo et Diana Vichneva. En , lors d’une tournée à Tokyo, Kishin Shinoyama publie « Manuel Legris à l’Opéra de Paris », un ouvrage qui lui est entièrement consacré. Manuel Legris ajoute en 2003 deux créations majeures à son répertoire : "Variations sur Carmen" de Roland Petit et "Phrases de Quatuor" de Maurice Béjart. Cette même année, Maurice Béjart remonte "Le Chant du compagnon errant" pour lui et Laurent Hilaire et leur en donne l’exclusivité de représentation. Jiří Kylián crée à l’Opéra de Paris en le duo « Il faut qu’une porte... », que Manuel Legris danse avec Aurélie Dupont. Pendant l’été, il fait une tournée triomphale au Japon avec son groupe, auquel il adjoint Monique Loudières et Laurent Hilaire. Enfin, en , Manuel Legris participe à la création de Trisha Brown « O złożony / O composite », aux côtés d’Aurélie Dupont et Nicolas Le Riche. Le Ballet de Stuttgart lui offre en le rôle-titre dans "Oneguin.., qu’il danse avec Maria Eichwald et la compagnie lors d’une tournée au Japon et, en , à Stuttgart. Le , il a été le partenaire de Dorothée Gilbert, sa « petite fille » de l'École de danse, lors de la représentation sans costumes ni décors (pour cause de grèves du personnel) de "Casse-Noisette" à l'Opéra de Paris, représentation à l'issue de laquelle cette dernière a été nommée étoile. Manuel Legris et ses étoiles au Japon. Par ailleurs, Manuel Legris parcourt le monde avec sa compagnie : « Manuel Legris et ses Étoiles ». La troupe de danseurs est invitée à faire chaque année une tournée au Japon. Ce concept est né en 1996 de la volonté commune de Manuel Legris et Monique Loudières, qui ont souhaité permettre à de jeunes danseurs d'aborder les rôles de solistes encore inaccessibles pour eux à l’Opéra, leur permettre de travailler avec les plus grands chorégraphes ou de se confronter à la jeune création. Les danseurs Eleonora Abbagnato, Stéphane Bullion, Mathilde Froustey, Mathieu Ganio, Dorothée Gilbert, Mathias Heymann, Hervé Moreau font partie de ce groupe. C'est ainsi que Manuel Legris propulse l'ascension rapide des futurs étoiles Mathias Heymann et Mathieu Ganio. Mathias Heymann considère Manuel Legris comme son mentor. De même, les autres membres du groupe sont nommés étoiles quelque temps après s'être joint au groupe. Ses adieux sur scène. Manuel Legris fait ses adieux le . À cette occasion, il interprète sur la scène de l'Opéra Garnier le rôle principal d'Onegin. Il fait ses adieux aux côtés de Clairemarie Osta, avec qui il a très peu dansé tout au long de sa carrière, le casting est complété par Mathias Heymann qui vient d'être nommé étoile quelques jours plus tôt et Myriam Ould-Braham. L'applaudissent depuis la salle de nombreuses étoiles de la maison, d'anciens pédagogues comme Claude Bessy ou Pierre Lacotte, ainsi que la ministre Christine Albanel. Cette soirée commence par un grand défilé du Corps de ballet, exceptionnel à ce stade de la saison, et qui a la double actualité d’être le premier des deux dernières étoiles nommées, Isabelle Ciaravola et Mathias Heymann. Manuel Legris continue de danser pendant quelques mois, notamment à l'étranger. Directeur du ballet de l'Opéra d'État de Vienne. En automne 2009, on lui fait l'offre de devenir le nouveau directeur du ballet de l'Opéra d'État de Vienne. Cette proposition résulte de la relation particulière de Manuel Legris avec Renato Zanella, directeur du ballet de l'Opéra d'État de Vienne entre 1995 et 2005, y chorégraphe et danseur. Les deux entrent en liaison, quand Manuel Legris, encore danseur étoile, est invité pour des représentations à Vienne, en 2003 dans Casse-Noisette lors d'un gala pour Rudolf Noureev et en 2008 au Burgtheater dans Le Parc d'Angelin Preljocaj. En outre, Renato Zanella a créé pour Manuel Legris «Kobold», une chorégraphie qui est présenté lors du Concert du nouvel an à Vienne 2001, et pour la compagnie «Manuel Legris et ses étoiles» les chorégraphies « Alles Walzer » et « Angel ». Manuel Legris a également des bons rapports avec Dominique Meyer, le directeur français de l'Opéra de Vienne. Le Manuel Legris prend le poste du directeur du Ballet de l'Opéra de Vienne. Pour commencer, Manuel Legris engage douze nouveaux danseurs pour le corps de ballet, ce qui est important pour une troupe de 79 danseurs. Il est intéressant de constater que 30 danseurs viennent de Russie dont Olga Esina. En outre, Manuel Legris crée pour ce ballet le nouveau grade «Étoile», en allemand Erster Solotänzer. Son étoile la plus renommée devient Olga Esina qui va interpréter par la suite Odette et Odile lors de l'Hommage à Manuel Legris les et à Paris comme «Cygne idéal». À l’Opéra de Vienne, Manuel Legris incarne parfaitement la descendance de Nouréev. Au sein du ballet de l'Opéra d'État de Vienne, il y a une relation étroite entre les danseurs et Manuel Legris de la même manière démontrée par le poster immense de ses adieux à l'Opéra de Paris dans "Onéguine" : « Tu es le soleil qui nous manquera », « Amour et admiration », répètent en substance les dédicaces écrites en noir et or d'une centaine de danseurs du ballet de l'Opéra de Paris. Manuel Legris fait entrer au répertoire de la compagnie nombre de ballets, notamment - pour la saison 2010/2011 - le "Don Quichotte" de Rudolf Noureev, "Onéguine" puis un « triple-bill » consacré à Jerome Robbins et dont l'ancien danseur étoile était un des interprètes privilégiés (il fait remonter notamment Four Sesaons), Pour la saison 2011-2012, il programme "La Sylphide" de Filippo Taglioni remonté par Pierre Lacotte, ou encore - pour la saison 2012-2013 - le "Casse-noisette" de Rudolf Noureev. Ces deux ballets sont régulièrement repris à l'Opéra de Paris. Ces performances s'avèrent être de grandes réussites, et grâce à Manuel Legris, le ballet de Vienne est devenu aujourd'hui l'un des cinq ou six meilleurs au monde et a fait l'objet de nombreuses tournées, notamment 21 représentations à Paris à l'occasion des Étés de la danse 2013 au théâtre du Châtelet. En plus, il demande de nouvelles pièces créées par de jeunes chorégraphes : Alexander Ekman, Paul Lightfoot et Sol Leon, ce qui indique qu'il veut prendre certain risques. "Le Lac des cygnes" de Rudolf Noureev est donné lors des saisons 2013-2014 et 2014-2015 avec succès. Dans le premier rôle d'Odette et Odile sont distribuées Olga Esina et Svetlana Zakharova. Directeur du ballet de La Scala de Milan. Le , Manuel Legris est nommé directeur du ballet de La Scala de Milan. Filmographie. Ballets
Archidiocèse de Vienne (Autriche) L'archidiocèse métropolitain de Vienne ("Archidioecesis Viennensis o Vindobonensis"), en Autriche, fondé en 1722, a son siège à la Cathédrale Saint-Étienne de Vienne. Son archevêque actuel est Christoph Schönborn, dont la juridiction s'étend sur la ville et ses faubourgs. Histoire. Le diocèse de Vienne est créé le à partir d'un portion du diocèse de Passau (Actuellement en Allemagne). Il devient archidiocèse le .
Yavin IV
Radar primaire Un radar primaire ou radar de veille ("Primary Surveillance Radar" en anglais) est un capteur radar classique qui illumine une large portion d’espace avec une onde électromagnétique et qui reçoit en retour les ondes réfléchies par les cibles se trouvant dans cet espace. Le terme désigne donc un système radar utilisé pour détecter et localiser des cibles potentiellement non-coopératives. Il est spécifique au domaine du contrôle aérien où on l'oppose au radar secondaire qui reçoit des informations supplémentaires du transpondeur de la cible. Ce type de radar utilise une antenne à faible résolution verticale mais à bonne résolution horizontale. Il balaye rapidement sur 360 degrés autour du site sur un seul angle d'élévation. Il peut donc donner la distance et la vitesse radiale de la cible avec une bonne précision mais nécessite un ou des radars supplémentaires pour obtenir la position verticale et la vitesse réelle. Les avantages du radar primaire sont donc qu'aucun équipement embarqué dans l'avion n'est nécessaire pour la détection de la cible et il peut être utilisé pour la surveillance des mouvements des véhicules au sol. Ses inconvénients sont que les cibles et leur altitude ne peuvent pas être identifiées directement. En plus, il nécessite des émissions puissantes ce qui limite sa portée. Principe. Son fonctionnement est fondé sur le principe de l’écholocation. Les impulsions électromagnétiques de forte puissance émises par l’antenne radar sont converties en un front d’onde étroit qui se propage à la vitesse de la lumière (300 000 km/s). Celui-ci est réfléchi par les avions puis capté à nouveau par l’antenne en rotation sur son propre axe. Un radar primaire détecte tous les avions sans sélection, indépendamment du fait qu’ils possèdent ou non un transpondeur. L'opérateur écoute les éventuels échos issus de la réflexion. Donc on effectue des émissions / écoute en continu, ce qui permet de couvrir l’espace sur 360°. Les fonctions du radar primaire se traduisent donc par des détections et mesures à l’aide de moyens radioélectriques, la détection étant la décision de présence d’une cible par la reconnaissance du signal utile. On mesure avec un radar primaire : Un tel radar situe un objet volant sur un quart de cercle dans le plan vertical, mais peut ne pas connaître exactement l'altitude d'un avion s'il utilise seulement un faisceau plat, très mince latéralement très large verticalement. Ces informations sont alors obtenues par triangulation de plusieurs radars. Énergie retournée. Établir l'équation du radar consiste à faire le bilan de puissance sur le trajet aller/retour du signal émis. La réponse d'une cible est liée à sa surface équivalente (formula_1) définie dans cette équation et elle est une composition de surfaces élémentaires. La cible étant en mouvement, cette surface équivalente évolue à chaque instant et donne un retour qui varie. Une surface élémentaire formula_2 produit un signal élémentaire formula_3 reçu au niveau du radar formula_4 Le signal total sera de la forme: formula_5 Alors que les différents formula_6 ne sont pas nuls, la somme des formula_7 peut être nulle à cause des différences de phases formula_8 de chaque terme. Le seul paramètre accessible au niveau de la station radar est la fréquence. Afin donc d'améliorer la détection, on utilise un radar avec deux émetteurs calés sur des fréquences différentes. Mesure de distance. La manière de mesurer la distance à un objet est d'émettre une courte impulsion de signal radio, et de mesurer le temps que prend l'onde pour revenir après avoir été réfléchie. La distance (R) est la moitié du temps de retour de l'onde (car le signal doit aller à la cible puis revenir) multipliée par la vitesse du signal (qui est proche de la vitesse de la lumière dans le vide si le milieu traversé est l'atmosphère). Pour formula_10 = 1 microsecondes, on obtient R = 150 mètres Pour R = 1 mille nautique, on obtient formula_10 = 12,35 micro secondes L'antenne étant à la fois émettrice et réceptrice, elle ne peut pas détecter l'onde réfléchie pendant que le signal est émis - on ne peut pas savoir si le signal mesuré est l'original ou le retour. Cela implique qu'un radar a une portée minimale, qui est la moitié de la durée de l'impulsion (formula_13) multipliée par la vitesse de la lumière. Pour détecter des cibles plus proches, il faut utiliser une durée d'impulsion plus courte. Un effet similaire impose une portée maximale. Si le retour arrive quand l'impulsion suivante est émise, une fois encore le récepteur ne peut pas faire la différence. La portée maximale est donc calculée par: Mesure de l'altitude. Un radar primaire utilisant un faisceau plat a besoin pour déterminer l'altitude d'une deuxième antenne d'émission qui va balayer dans le plan vertical afin d'obtenir une information de site (d'où son appellation de "radar de site"). De cette manière, l'opérateur peut déterminer une altitude et donc des positions précises. Cependant, il existe des radars de surveillance qui produisent un faisceau en forme de cosécante carrée en utilisant plusieurs émetteurs et qui permettent de trouver la position verticale directement. De même une antenne utilisant un faisceau-crayon et faisant un balayage sur plusieurs angles obtiendra aussi l'altitude des cibles. Mesure d'azimut. L'angle entre la direction du nord et celle de la cible (azimut) est déterminé grâce à la directivité de l'antenne. La directivité est la capacité de l'antenne à concentrer l'énergie rayonnée dans une direction particulière. En mesurant la direction dans laquelle est pointée l'antenne à l'instant où elle reçoit un écho. La précision de la mesure de ces angles dépend de la directivité de l'antenne. Pour une fréquence émise donnée (ou une longueur d'onde définie), la directivité d'une l'antenne est fonction de ses dimensions propres. Elle est proportionnelle à cette longueur d'onde mais inversement proportionnelle au diamètre de l'antenne. Mesure de vitesse. On peut noter la variation de fréquence de l'onde émise par rapport à celle reçue lorsqu'on émet continuellement à une fréquence fixe. Il s'agit là de l'utilisation de l'Effet Doppler-Fizeau. Comme on ne fait pas varier la fréquence émise, on ne peut cependant pas définir la position de la cible de cette manière. En plus, on n'a que la composante radiale au radar de la vitesse. Par exemple, une cible se déplaçant perpendiculaire au faisceau radar ne causera pas de changement de fréquence alors que la même cible se déplaçant vers le radar à la même vitesse provoquera un changement maximal. On peut également utiliser une variante de l'effet Doppler avec un radar à impulsions. Dans ce cas, on note la différence de phase entre les impulsions successives revenant de la cible. Cette méthode permet de déterminer la vitesse radiale ET la position de la cible. Résolution. La résolution d'un radar est sa capacité à distinguer deux cibles très proches l'une de l'autre, en azimut ou en distance. Les radars de contrôle d'armes, qui demandent une grande précision, doivent être capables de distinguer des cibles espacées de quelques mètres. Les radars de veille, généralement moins précis, ne peuvent faire de distinction qu'entre des cibles espacées de quelques centaines, voire milliers, de mètres. La résolution en distance est la capacité d'un système radar à distinguer deux ou plusieurs cibles situées dans la même direction mais à des distances différentes. La qualité de la résolution dépend de la largeur de l'impulsion émise, du type et de la taille des cibles, et de l'efficacité du récepteur et de l'afficheur. En général, la résolution en distance sera égale à une demi largeur d'impulsion. En effet, c'est la distance que parcourt le front de l'impulsion vers le radar après avoir frappé une cible avant de rejoindre l'arrière de l'impulsion. Si à ce moment l'arrière de l'onde frappe une autre cible, il est impossible de distinguer les deux retours au site radar. La résolution angulaire est l'écart angulaire minimum qui permet au radar de distinguer deux cibles identiques se présentant à la même distance. La résolution angulaire d'un radar est déterminée par la largeur de son lobe principal qui est l'angle de chaque côté de son centre où l'intensité du faisceau tombe de -3 dB (mi-puissance). Deux cibles identiques, à la même distance ne peuvent être distinguées que si elles sont séparées de plus que cet angle. Réduction des interférences. Le traitement du signal est nécessaire pour éliminer les interférences (dues à des sources radio autres que celle du radar) ainsi que les échos parasites. On utilise les techniques suivantes :
Windir Windir est un groupe de black metal norvégien, originaire de Sogndal. Formé en 1994, le groupe cesse toute activité en 2004 après la mort de son chanteur et fondateur, Terje Bakken. D'abord composé de son fondateur seulement, le groupe s'élargit et donne des concerts entre 2001 et 2004. Utilisant des instruments peu communs dans le metal (comme l'accordéon) et un ancien dialecte norvégien, Windir est défini par son meneur comme du « sogna-metal », en référence au village natal de ce dernier. Biographie. Le groupe est formé à Sogndal en 1994 par Terje « Valfar » Bakken ; le nom "Windir" signifie « guerrier » en une ancienne langue nordique. Pendant six ans, Valfar reste, par choix, le seul membre du groupe. Il enregistre deux démos en 1995 et 1996, ainsi qu'un premier album, "", qui est produit en 1997 chez le label norvégien Head Not Found/Voices of Wonder ; pour l'enregistrement de ce disque, il est accompagné de Steingrim à la batterie. Le second album du groupe, "", est produit par le même label en 1998 et publié en 1999. En plus du batteur Steingrim, Valfar fait cette fois appel à Steinarson pour le chant clair alors que lui-même enregistre le chant éraillé, la guitare, la guitare basse, le synthétiseur et l'accordéon. Le troisième album du groupe, publié en 2001, s'intitule "1184". Les titres de cet album sont composés à la fois par Valfar et par Hvàll, du groupe Ulcus. Ce dernier groupe est, comme Windir, né à Sogndal. De nouveaux musiciens s'ajoutent à la formation, permettant au groupe de se produire en concert pour la première fois le à Sogndal. Le , alors que Valfar est porté disparu depuis trois jours, son corps est retrouvé dans la vallée de Sogndal. La médecine légale révèle qu'il est mort d'hypothermie. Le , Valfar aurait fêté son vingt-sixième anniversaire : les membres du groupe, encouragés par la famille du défunt, décident de donner à cette occasion un dernier concert et de publier un dernier album ce même jour. Le concert se déroule à Oslo ; le chant est assuré par le guitariste du groupe (Sture), par le frère de Valfar, Vegard et par Cosmocrater du groupe Mindgrinder. Les groupes Enslaved, Finntroll et Mindgrinder rejoignent Windir lors de ce concert. Ce concert est disponible sur le DVD '. Le double album ' est publié le par le label Tabu Recordings. Les revenus liés à la vente de cet album sont reversés à la famille du défunt. La même année, le groupe Vreid est formé des cendres de Windir à l'initiative de Hváll. Style musical. Pour Valfar, Windir n'était ni du black metal ni du viking metal ; il aurait plutôt défini son groupe comme un groupe de « "black/viking metal" épique » mais préférait son terme propre : « sogna-metal ». À propos de l'album "1184", il dit qu'il n'y a pas de description exacte du style de l'album mais que s'il y était obligé, il le décrirait néanmoins comme du black metal atmosphérique. Les paroles sont écrites et chantées en saognamaol, un ancien dialecte de la région de Sogndal ; l'album "1184" est toutefois une exception : les paroles sont parfois en anglais. Cette influence et recette se retrouve en héritage dans une kyrielle de jeunes formations locales, à commencer par les deux principaux groupes issus de la séparation de Windir après le décès de Terje Bakken : Cor Scorpii et Vreid. Les autres groupes, tous de la région de l'Inner Sogn, sont Sigtyr, Feigd, et Mistur.
Cork City Football Club Cork City F.C. () est un club de football irlandais participant au Championnat d'Irlande de football en "Premier Division", la première division nationale. Le club est basé dans la ville de Cork et joue ses matchs à domicile dans le stade de Turners Cross. Fondé en 1984 et directement admis en championnat professionnel, le club est la dernière émanation d’une longue tradition de football dans la ville de Cork. Ses couleurs traditionnelles sont le vert et le blanc. Cork City est le premier club de Cork à aligner une équipe composée exclusivement de footballeurs professionnels. Rapidement, le club s’est hissé parmi les clubs les plus importantes et les plus influents du football professionnel irlandais. Ces dernières années, Cork City a connu de forts problèmes financiers et a même été placé quelque temps sous tutelle. Cork City FORAS Co-op est formé en , à la suite de la dissolution du club professionnel Cork City Football Club et de la société qui le contrôlait, la Cork City Investments FC Ltd. Il en a repris toutes les structures sportives. Le club est dirigé par le FORAS, une organisation de supporters, et est managé par John Caulfield. Cork City a remporté trois fois le championnat (1992/93, 2005 et 2017) et a gagné la Coupe deux fois, en 1998 et en 2007. Histoire. Avant les années 1980. Le club de Cork City n’est pas le premier club à utiliser ce nom. Pendant les années 1920, en même temps que les Fordsons FC, Cork Bohemians FC, Cobh Ramblers FC et Cork Celtic FC, un Cork City jouait dans les championnats junior et senior du Munster. Un autre Cork City a joué le championnat d'Irlande juste une saison en Championnat d'Irlande de football 1938-1939. Avec une équipe composée entre autres de Tom Davis, Owen Madden et Jackie O'Driscoll, ils avaient aussi remporté cette année-là la "Munster Senior Cup". Ce club était le descendant direct des clubs de Cork Fordsons et Cork FC et jouait ses matchs au stade du Mardyke. Au début de la saison 1939-1940 Cork City changea son nom en Cork United FC avant de disparaitre complètement en 1958. Leur place en championnat fut alors prise par les Cork Hibernians. Les années 1980. En 1984, le football professionnel renait sur les bords de la Lee quand un nouveau Cork City Football Club est créé par d’anciens membres des différents clubs de football de la ville de Cork. Le nouveau club est immédiatement admis dans le championnat irlandais. Un ancien joueur de Cork Celtic et de Chelsea FC, Bobby Tambling est nommé manager du club, mais il est remplacé par Tony Allen après seulement 13 matchs. Dans ses deux premières saisons, le jeune club peine à éviter la relégation vers la toute nouvelle First Division. Le club n’arrive pas à gagner le moindre match sur son terrain de Flower Lodge. Il reste en Premier Division grâce à la différence de but. La Coupe d’Irlande lui offre un petit répit : Cork se hisse en demi-finale battu seulement par les Shamrock Rovers lors du dernier match joué au Lodge. En 1986, le club déménage vers leur nouveau siège et stade Turners Cross où Noel O’Mahony, le nouvel entraineur, parvient à hisser le club vers le milieu du tableau. L’année suivante, la direction s’efforce de professionnaliser un peu plus le club et recrute un ancien international irlandais, Eamon O'Keefe, comme entraineur. Cork remporte la Coupe du Munster et surtout la Coupe de la Ligue d'Irlande de football. C’est le premier trophée national du club. L’année suivante, une petite forme sportive jette un doute sur le travail d’O’Keefe et le club se sépare de son entraineur en fin de saison. Avec le retour de Noel O’Mahony, l’équipe termine à la huitième place du championnat 1989. Mais une défaite en finale de la Coupe d'Irlande de football contre le champion Derry City FC lui offre une première participation en coupe d'Europe de football. Cette première expérience en Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe se termine par une déroute 6 à 0 (5-0 puis 1-0) contre l'équipe russe du Torpedo Moscou. En championnat l’équipe se hisse à une belle cinquième place. Les années 1990. Les premières années de la décennie 1990 forment une période très positive pour le club avec de longues périodes d’invincibilité en championnat consolidant une place parmi les meilleurs clubs d’Irlande, la conquête de 4 coupes du Munster consécutives et de bonnes performances en coupes d’Europe. Le plus bel exploit en Europe est une belle performance en Coupe UEFA contre le Bayern Munich : Cork réussit l’exploit de tenir en échec le géant allemand 1 à 1 à Musgrave Park avant de perdre le match retour en Bavière par 2 buts à 0. 1993 voit Cork City remporter le titre de champion d’Irlande pour la première fois de son histoire après 3 matchs d’appui. Pour la première fois dans l’histoire du championnat, trois équipes arrivent ex-aequo en tête. Cork, Bohemian FC et Shelbourne FC jouent un play-off pour se départager. Chacune des trois équipes joue un match à domicile, un match à l’extérieur et un match sur terrain neutre. Cork sort vainqueur de cet affrontement décisif. À la fin de la saison O'Mahoney démissionne et le club déménage vers un nouveau stade à Bishopstown. Damien Richardson prend en charge l’équipe à partir de la saison 1993-1994. L’année commence avec la Ligue des champions. Au premier tour Cork bat le club gallois de Cwmbran Town FC. Au deuxième tour il rencontre le club turc de Galatasaray et perd 3 buts à 1 au total des deux matchs. En championnat Cork ne peut reproduire l’exploit de la saison précédente mais termine néanmoins à une très belle deuxième place. La saison 1994-1995 est très tumultueuse pour Cork City. Après un début de saison brillant, Cork, soumis à de fortes pressions financière est obligé de se séparer de Richardson. De plus le stade de Bishopstown n’ayant pu être agrandi, le club se trouve forcé de jouer ses matchs à domicile à Cobh, Turners Cross et même Tolka Park à Dublin. O'Mahony retrouve sa place de manager mais n’arrive pas reconduire le club vers le titre. Ses succès en Coupe du Munster et en Coupe de la Ligue ne suffisent pas à satisfaire le club. Au commencement de la saison 1995-1996, Rob Hindmarch prend en main le club. Mais celui-ci est en difficultés. Le stade n’est toujours pas utilisable et Cork se retrouve sans-abri. Afin de sauver la situation, un nouveau bureau directeur est choisi et l’équipe réintègre son ancien stade de Turners Cross. Sans argent, l’équipe d’Hindmarch vit dans la peur de la relégation. Il ne survit pas à l’élimination en Coupe d’Irlande et est remplacé par Dave Barry. L’équipe termine le championnat à la neuvième place et pour la première fois en cinq ans échoue en Coupe du Munster en perdant en finale contre l’équipe junior de Waterford Glass. Cork City se rattrape un peu en 199-1997 en terminant à la cinquième place. Le club est éliminé de la Coupe de la Ligue en perdant contre Galway United une équipe de deuxième division. Le club perd continuellement des spectateurs malgré une nouvelle victoire en Coupe du Munster. La saison suivante Cork City réussit un beau parcours en Coupe Intertoto avec trois matchs nuls et une défaite en quatre matchs et se hisse en même temps à la troisième place du championnat. C’est la meilleure année sous la direction de Barry. Cork remporte la Coupe d’Irlande en battant en finale Shelbourne FC 1 but à 0. La saison suivante commence par huit victoires consécutives mais se termine à la deuxième place à cause des trois défaites concédées au champion St. Patrick's Athletic FC. Après avoir terminé pour la deuxième année consécutive à la deuxième place du championnat, Barry est remercié et remplacé par Colin Murphy. Les années 2000. Le passage de Colin Murphy au club est très bref : après seulement un match de Coupe d’Irlande et juste avant de disputer la Coupe UEFA, Murphy quitte son poste pour signer dans le club anglais de Leicester City. Son remplaçant Derek Mountfield reste en place moins qu’une saison avant d’être remplacé par un ancien joueur Liam Murphy. Sous sa direction le club réussit une suite de 13 matchs sans défaite pour se qualifier en Coupe Intertoto et remporter une dixième Coupe du Munster. En 2001, un accord de coopération controversé est proposé entre Cork City et le club anglais de Leicester City. Les supporters protestent et cet accord passé ne sera jamais mis en œuvre. La même année le bureau directeur du club démissionne. L'homme d'affaires Brian Lennox prend le contrôle du club et le fait entrer dans une nouvelle ère de professionnalisme. 2002 est surtout une année de transition. De nombreux joueurs qui s’étaient affirmés dans les années 1990 quittent le club ou rejoignent l’encadrement sportif. Ils sont remplacés par des jeunes soit issus de la formation faite dans le club soit recrutés ailleurs comme George O'Callaghan, John O'Flynn et Dan Murray. En février 2003, l’ancien manager de St. Patrick's Athletic FC, Pat Dolan est nommé nouveau manager du club. Dès sa première saison, City termine le championnat à la troisième place. La deuxième saison est encore meilleure : en Coupe Intertoto Cork passe deux tours en battant Malmö FF et NEC Nimègue et termine à la deuxième place du championnat. Dolan est toutefois exclu du club lors de la pré-saison 2005 et est remplacé par un ancien manager du club, Damien Richardson. Celui-ci emmène le club vers leur deuxième titre de champion d’Irlande lors de la saison 2005. La même année Cork City perd la Coupe d’Irlande en finale et échoue ainsi de très peu dans la réalisation du doublé coupe/championnat. En 2006, les choses sérieuses commencent à Turners Cross pour Cork City. Cork passe un tour en Ligue des Champions en battant Apollon Limassol (2-1) puis se fait éliminer au deuxième tour préliminaire par une Étoile rouge de Belgrade très nettement supérieure (5-0). Le club perd ensuite contre Drogheda United en finale de la Setanta Sports Cup 2006 et termine quatrième en championnat. Cork City FORAS Co-op. Le Cork City FORAS Co-op est fondé immédiatement après la dissolution du Cork City Football Club en . Le FORAS, qui avait auparavant demandé une licence à la fédération irlandaise pour participer au championnat d’Irlande en First Division reprend les actifs sportifs de l’ancien club, équipes, terrains, bâtiments. Le FORAS nomme immédiatement Tommy Dunne, ancien entraineur adjoint du Cork City, manager du club. Le tout premier match de l’histoire du club a lieu le contre le club amateur de Crosshaven AFC et se solde par une victoire sur le score fleuve de 7 buts à 0. Le premier but est marqué par Willie Heffernan. Le , le défenseur Stephen Mulcahy devient la première recrue du club. Le premier match officiel du nouveau club a lieu pour l’ouverture du championnat d’Irlande de deuxième division, contre Derry City FC. L’ironie du sort veut que son adversaire du jour soit un autre club relégué, lui pour des raisons disciplinaires. Le match a lieu à Cork le et se termine par un score nul 1-1. A partir de 2022. Vainqueur de la lors de la saison 2022, Cork assure son retour en première division irlandaise deux saisons après sa relégation. Le , l'homme d'affaire irlandais Dermot Usher reprend en main le club. Lors d'une assemblée extraordinaire le FORAS, un groupe de supporters qui dirigeaient le club depuis douze ans, décide de céder ses part à Usher. 86% des votes exprimés valident cette cession. Les parts du club sont transférés à une société nouvellement créée, la . Couleurs et symboles. Les couleurs traditionnelles de Cork City reprennent les couleurs traditionnelles du football dans le Cork, le vert et le blanc. Depuis la création du club en 1984, La tenue a aussi comporté du rouge de par l’influence des couleurs traditionnelles du Comté de Cork en sport gaélique portées habituellement par le club de Cork GAA. Au cours des années, ces couleurs de base ont été portées avec toute sorte de combinaisons : originellement en rayures horizontales vertes sur fond blanc en 1984, elles ont ensuite évolué en passant à des rayures verticales vertes et rouges en 1989. En 1997, le club rompt avec la tradition en utilisant une tenue rouge et blanche, une réminiscence directe des couleurs du Cork GAA. Par la suite, le club retourne vers le blanc et le vert en 2002, initialement avec des bandes blanches sur fond vert puis des rayures verticales blanches vertes et rouges. Depuis 1984, le club n’a porté qu’une seule fois un maillot uni blanc, et ce n’a pas été par choix. En 2004, alors que Cork reçoit à domicile le club hollandais de NEC Nimègue en Coupe Intertoto, l’arbitre demande que Cork change de maillot pour éviter toute confusion avec celui du club visiteur. Dans l’urgence, Cork doit donc trouver un autre maillot, il sera uni blanc. Cork City, lors de ses matchs à l’extérieur, porte une tenue noire avec des bandes latérales jaunes. C’est un souvenir des anciens clubs de Cork. Supporters. La Rebel Army se targue d’avoir les supporters les plus nombreux du championnat. Les matchs joués à Cork, rassemblent régulièrement entre 4 000 et 5000 spectateurs. C’est le double de la moyenne nationale. Palmarès et résultats. Bilan européen. Résultats. "Note : dans les résultats ci-dessous, le score du club est toujours donné en premier" Joueurs et personnalités du club. Entraîneurs. Le tableau suivant présente la liste des entraîneurs du club depuis 1984.
Crenarchaeota Les Crenarchaeota, ou crénarchées, sont un embranchement ("phylum") d'archées. Elles avaient d'abord été considérées comme des microorganismes extrêmophiles, toutes les cellules cultivées jusqu'à récemment étant thermophiles, voire hyperthermophiles, "Pyrolobus fumarii" étant capable de se développer dans une eau à <ref name="10.1007/s007920050010"> </ref>, mais elles pourraient en fait constituer le phylum d'archées le plus abondant en milieu marin. Elles ont été distinguées des autres archées sur la base de leur séquence d'ARN ribosomique, mais d'autres caractéristiques biochimiques ont appuyé cette distinction, notamment l'absence d'histones dans leur matériel génétique, bien que certaines d'entre elles se sont révélées posséder malgré tout des histones<ref name="10.1128/JB.187.15.5482-5485.2005"> </ref>. Les "Crenarchaeota" cultivées comptent de nombreuses espèces anaérobies obligatoires qui exigent du soufre pour leur développement, comme le genre "Sulfolobus", ainsi que des espèces thermophiles telles que les genres "Sulfolobus", "Pyrodictium", "Thermoproteus" ou encore "Pyrolobus". On les trouve dans les sources chaudes soufrées telles que celles du parc national de Yellowstone. Liste des classes et non-classés. Selon : Selon : Selon :
Samuel A. Alito, Jr.
Liste des évêques et archevêques de Vienne (Autriche) Le diocèse de Vienne est créé en 1469. L'archidiocèse de Vienne est fondé en 1722.
Desteapta-te, romane!
Drogheda United Football Club Drogheda United Football Club () est un club de football irlandais participant au Championnat d'Irlande de football en First Division (la deuxième division nationale, la Premier Division étant la D1 irlandaise). Le club est basé dans la ville de Drogheda, dans le Comté de Louth et depuis 1979 joue ses matchs à domicile à United park. Le club actuel résulte de l'association de deux anciens clubs de Drogheda, Drogheda United, fondé en 1919 et Drogheda FC fondé en 1962. Les deux clubs ont fusionné en 1975. La plus grande victoire du club est un titre de champion d'Irlande gagné en 2007. Le titre est venu clore deux années fructueuses après la double victoire de 2005 en Setanta Sports Cup puis en Coupe d'Irlande de football. Histoire. Fondé en 1919, le premier club dénommé "Drogheda United" n’a pas été pendant ses premières années affilié à la fédération irlandaise de football qui organise le championnat d’Irlande. Mais en 1963 un autre club, dénommé celui-là "Drogheda FC", a été choisi pour participer au championnat. Ce choix a eu lieu alors que le championnat passait de 10 à 12 clubs. Lors de leur première saison, Drogheda FC termine à la dixième place. Il termine ensuite les trois championnats suivant à une des trois dernières places. En 1967-1968, Drogheda se hisse à une respectable sixième place. Avec le passage du championnat de 12 à 14 équipes, les choses se compliquent pour Drogheda. Le club est abonné aux fins de classement et ne décolle pas des cinq dernières places. Il subit à cette époque sa plus large défaite : 8-1 contre les Cork Hibernians au cours de la saison 1970-1971. Cette année-là le club parvient néanmoins à se qualifier pour la finale de la Coupe d’Irlande, seulement battu par Limerick FC. En 1975, "Drogheda Football Club" fusionne avec l’autre club de la ville le "Drogheda United" et forme le Drogheda United Football Club. En termes sportifs les effets se font immédiatement sentir : la nouvelle entité termine le championnat à la sixième place et se qualifie pour la finale de la Coupe d’Irlande pour la deuxième fois. Cette fois-ci il perd 1-0 contre Bohemian FC. Au terme des trois saisons suivantes, et à l’opposé de ce qu’il arrivait auparavant, c’est à la troisième place que le club s’abonne. C’est au cours de cette période que le club remporte sa plus large victoire, 7-1 contre les Finn Harps et que le record de buts marqués pour le club en une saison est établi par Cathal Muckian avec 21 buts. Vient ensuite une nouvelle période difficile avec plusieurs saisons terminées parmi les cinq derniers du championnat. La saison 1982-1983 marque un retour sur le devant de la scène. Drogheda United réalise son meilleur championnat et parvient à la deuxième place, seize points derrière le champion, Athlone Town. Ce résultat permet à Drogheda de jouer pour la première fois de son histoire en Coupe d’Europe. En Coupe UEFA 1983-1984 le club rencontre au premier tour le club anglais de Tottenham Hotspur. Le résultat est très lourd pour Drogheda : une défaite par 14 à 0 sur l’ensemble des deux matchs. Le club gagne le tout premier trophée de son histoire avec la Coupe de la Ligue d'Irlande de football en 1983-1984. En 1985-1986, le championnat d'Irlande s’agrandit avec la création de la deuxième division, dénommée First Division. Drogheda ayant fini à la du championnat précédent, fait partie des 4 anciens clubs de l’élite à commencer la saison en deuxième division. Le club reste en First Division jusqu’en 1988-1989 date à laquelle il remporte le titre de champion de deuxième division. Le succès est de courte durée car Drogheda n’arrive pas à se maintenir. Il redescend pour remonter immédiatement après grâce à un deuxième titre en D2. Le club traverse alors une période troublée. Promotions et relégations vont se succéder jusqu’en 2002-2003. En accédant à l’élite au terme de la saison 2001-2002, Drogheda United adopte le statut professionnel. Ce changement dans la vie et l’organisation du club apporte tout de suite des résultats. Le club remporte sa première Coupe d'Irlande en 2005 puis deux Setanta Sports Cup successives en 2006 et 2007.Drogheda se qualifie aussi pour la Coupe UEFA grâce à sa victoire en Coupe. Le résultat, même s’il est meilleur que leur premier contact avec l’Europe, est toutefois une défaite, cette fois 4 à 2 contre les finlandais de HJK Helsinki. Bilan sportif. Bilan européen. "Note : dans les résultats ci-dessous, le score du club est toujours donné en premier." Blason. Le blason reprend des éléments des armoiries de la ville de Drogheda, l'étoile et le croissant de lune, éléments que l'on trouve également dans le logo de Portsmouth FC, dont les armoiries de la ville ont été données par le roi Richard Ier d'Angleterre. L'Hypothèse que ces éléments font référence à l'Empire Ottoman qui en 1847 envoya des vivres en Irlande lors de la grande famine est fausse car le blason de la ville de Drogheda a été décrit en 1844, et d'après les historiens on trouve déjà des traces de ces emblèmes en 1210. Le blason du club reprend l'étoile et le croissant des armoiries de la ville de Drogheda, qui sont le sceau royal du roi Jean sans Terre, lequel a donné à la ville sa charte. Le blason est semblable à celui de Portsmouth en Angleterre, donnée par le roi Richard Ier d'Angleterre.
Abbaye territoriale de Wettingen-Mehrerau L'abbaye territoriale de Wettingen-Mehrerau ("Territorialis Abbatia Maris Stellae") se trouve sur les rives du lac de Constance à l'ouest de Bregenz en Autriche. Historique. C'est le comte de Bregenz Ulrich X qui a fondé l'abbaye de Mehrerau. À l'origine, un petit monastère avait été ouvert à Andelsbuch, dans le Bregenzerwald à la place de l'ermitage de Dietrich -ou Diedo. En 1083, des moines bénédictins venus de Petershausen, près de Constance, s'y établirent; mais à cause de sa situation inhospitalière, le site fut abandonné dès 1092, et le monastère fut transféré à Mehrerau, sur les bords du lac de Constance et institué dans le cadre de la réforme grégorienne. Le , la première pierre de la nouvelle église des Saints-Pierre-et-Paul fut posée en présence de l'évêque de Constance, Gebhard III. Le comte Ulrich X mourut cette même année et fut inhumé dans son abbaye. L'abbaye de Wettingen a été érigée en . L'abbaye prit sa propre dénomination de Wettingen-Mehrerau le 12 août 1854.
Korarchaeota Les Korarchaeota, ou Xenarcheota, sont un embranchement ("phylum") d'archées thermophiles mis en évidence par l'analyse de séquences d'ARNr 16S à partir d'échantillons environnementaux provenant de sources chaudes du parc national de Yellowstone. Ces organismes se seraient différentiés assez tôt des "Crenarchaeota" et des "Euryarchaeota", comme le suggèrent des études génétiques<ref name="10.1073/pnas.93.17.9188"> </ref><ref name="10.1073/pnas.0801980105"> </ref>. Leur diversité phylogénétique semble avoir été sous-tendue par la dispersion géographique et les différences de températures et de salinité des milieux colonisés<ref name="10.1007/s00792-010-0340-5"> </ref>. Ils ne sont jamais présents en abondance dans les milieux étudiés jusqu'à présent<ref name="10.1038/ismej.2009.126"> </ref>. Une seule espèce a été proposée dans cet embranchement : "Candidatus Korarchaeum cryptofilum" par Elkins , 2008.
Aquitaine seconde L'Aquitaine seconde ou "Aquitania secunda" a été constituée au sous la Tétrarchie, quand la réforme de Dioclétien a décomposé la grande Gaule aquitaine en trois parties : toutes rattachées à la préfecture du prétoire des Gaules. Description. L'Aquitaine seconde correspond au territoire des : Sa capitale était Burdigala (Bordeaux). À l'effondrement de l'Empire romain d'Occident, l’Aquitaine seconde est occupée par les Wisigoths à partir de 412, et leur est officiellement concédée par le fœdus de 418.
Dietrich Becker Dietrich Becker, né à Hambourg en 1623 et mort dans la même ville le est un compositeur et violoniste hambourgeois. Biographie. Il reçoit sa formation musicale à Hambourg avant d'être nommé organiste à Ahrensburg (Schleswig-Holstein). Dans son deuxième poste au service de la Chapelle Ducale du duc Christian-Ludwig à Celle (1658-1662), il se consacra de manière prépondérante au violon. En 1662, il s'installa à Hambourg, comme violoniste au service du Conseil de la Ville et en 1667 il en fut nommé maître de chapelle. En remerciement de quoi il dédia l'année suivante ses "Musikalischen Frühlingsfrüchte" (ou "Fruits musicaux printaniers") au bourgmestre et aux membres du Conseil. Ce recueil consiste en sonates de chambre et en suites pour 3 à 5 voix avec basse continue. En 1674, furent publiées les "Zweystimmigen Sonaten und Suiten" (ou "sonates et suites à deux voix"). La musique de chambre de Becker compte parmi les plus significatives compositions instrumentales de son époque dans les pays germaniques.
Cap de Gascogne
Bohemian Football Club Le Bohemian Football Club (), plus communément appelé les Bohemians est un club professionnel de football irlandais basé à Dublin. Il est un des clubs irlandais les plus titrés d'Irlande avec onze titres de champions d'Irlande et sept coupes d'Irlande à son palmarès. L'année 2008 a d'ailleurs été glorieuse avec un doublé Coupe d'Irlande et championnat d'Irlande. Le club a été fondé le . Il fait partie des membres fondateurs de la fédération irlandaise de football. Les Bohemians sont aussi un des rares clubs à avoir joué à la fois le championnat d’Irlande de football et le championnat d'Irlande du nord de football : avant 1921 ce dernier était le championnat national sur l’île d'Irlande. Le Bohemian FC joue des matchs à domicile dans le stade de Dalymount Park situé dans le quartier de Phibsborough à Dublin. Ses couleurs sont le rouge et le noir. Histoire. Le Bohemian Football Club a été fondé à Dublin le . Il a participé au championnat d'Irlande organisé par l'Association irlandaise de football (IFA) basée à Belfast de 1902 à 1911 puis de 1912 à 1920. Pendant cette période, le plus grand succès du club est une victoire en Coupe d'Irlande en 1908. Le Bohemian FC est un des clubs fondateurs de la fédération irlandaise de football (FAI) en 1921 et participe donc au premier championnat de l'Irlande indépendante en 1921-1922. Il est un des deux seuls clubs (avec Shelbourne FC) toujours en activité dans le championnat professionnel et le seul club à n’avoir jamais quitté la première division. Lors de la première année du championnat les Bohemians terminent deuxième à deux points derrière le Saint James's Gate Football Club. Le club remporte son premier titre national en 1923-1924. L'année 1928 est particulièrement fastueuse : outre le deuxième titre, Bohemian FC gagne la coupe d'Irlande et réalise ainsi son premier doublé coupe-championnat. Le club est un des clubs majeurs des premières années du championnat remportant trois nouveaux titres lors des huit saisons suivantes. Après ces premiers succès, le club commence à peiner, terminant régulièrement aux dernières places du championnat et se glissant que très rarement dans les luttes pour le titre. Ceci s’explique par leur incapacité à attirer ou à garder les meilleurs joueurs essentiellement à cause de la volonté du club à être strictement amateur. Le club passe alors 34 années sans gagner le moindre titre. En 1969, le club décide d’abandonner définitivement son statut amateur et le tout premier joueur professionnel à être recruté est Tony O'Connell qui signe son contrat le . Les Bohemians rejoignent très vite les équipes de tête du championnat. Ils gagnent dans les années 1970 plus de titres qu’aucun autre club irlandais : deux championnats, deux coupes d’Irlande et deux Coupes de la Ligue. En 1970 le club participe à sa première compétition européenne. Entre 1979 et 1992, le club connait une autre période sans trophées. En 1992, les Bohemians remportent leur cinquième Coupe d’Irlande. Les années 2000 sont plus riches en victoires : en 2001 le club dublinois remporte le championnat puis la Coupe d'Irlande, réalisant ainsi leur deuxième doublé. En 2003 il gagne un nouveau titre de champion et en 2008 leur troisième doublé Coupe / championnat. C’est leur dixième victoire en championnat ce qui fait du club le troisième club de football irlandais le plus titré après les Shamrock Rovers, 15 titres, et Shelbourne FC, 13 titres. Stades. Le premier terrain permanent du Bohemian Football Club est le "Polo Ground" dans Phoenix Park. Les buts et autres équipements pour le terrain ont été prélevés de "Gate Lodge" à Phibsborough. Le club reste sur ce terrain jusqu’en 1893-1894, date à laquelle il obtient un terrain privé sur Jones Road, connu maintenant comme Croke Park, le quartier général et le stade de l'Association athlétique gaélique. Cet espace, maintenant occupé par le club de rugby à XV d'Old Belvedere RFC, est important dans l’histoire du club. Pour la première fois celui-ci peut gagner de l’argent pour se développer car il lui est possible de faire payer les places aux spectateurs pour les matchs à domicile. Les Bohemians déménagent ensuite à Glasnevin pour le stade de "Whitehall Farm". Mais comme le stade n’est pas accessible par les transports publics dublinois, les dirigeants du club continuent à chercher un nouveau terrain. Leur choix s’arrête sur Dalymount Park dans le quartier d'origine du club. Le stade est officiellement ouvert le . En 2006, les membres du club décident de vendre Dalymount Park à un investisseur immobilier Liam Carroll pour la somme de ce qui met instantanément le club dans une position financière qu'aucun club irlandais n'avait jamais connu. Le contrat de vente inclut le développement d’un stade de places assises associé à la création d’un restaurant, de pubs et d’une salle de sport à Harristown à proximité de l’aéroport international de Dublin. Le , les Bohemians perdent un procès contre la société Albion Ltd, ce qui a pour effet immédiat de reporter le déménagement. Le club fait appel de la décision auprès de la Cour Suprême irlandaise Bilan sportif. Bilan européen. Même s’il a dû attendre 1970 pour jouer son premier match de football au niveau européen, le Bohemian Football Club est le club irlandais qui a joué et gagné le plus de matchs en Coupes d'Europe de football. Comme tous les autres clubs irlandais, les matchs européens des Bohemians se sont généralement passé dans la douleur, mais on peut aussi y trouver de beaux exploits. Le plus grand exploit européen du club a eu lieu en 2000 quand il a éliminé le club écossais et ancien vainqueur de la Coupe d'Europe des vainqueurs de Coupes, Aberdeen Football Club lors de la Coupe UEFA 2000-2001. Cette victoire s’est joué lors d’une victoire 2 buts à 1 à l’extérieur. C’était la toute première fois qu’un club irlandais gagnait contre une équipe britannique en Coupe d’Europe. Il y a d’autres résultats positifs parmi lesquels des victoires contre les Glasgow Rangers ou les Allemands de Kaiserslautern, des matchs nuls contre les Rangers, les Anglais de Newcastle United, les Portugais du Sporting CP et les Écossais de Dundee United ou Aberdeen FC. Il faut noter que ces victoires sur un match n’ont jamais scellé la qualification pour le tour suivant. La plus grande victoire (en termes de score) s’est déroulée contre le club gallois de Rhyl Football Club, avec un score de 5 buts à 1 lors de la Coupe Intertoto 2008 avec cette fois une qualification acquise pour le tour suivant. Résultats. "Note : dans les résultats ci-dessous, le score du club est toujours donné en premier" Supporteurs. Les supporteurs des Bohemians viennent essentiellement des quartiers nord de Dublin. Néanmoins, le club attire la sympathie de nombreux fans de tous les quartiers de l’agglomération et de toutes les villes d’Irlande. Le club bénéficie ainsi d’une présence régulière de ses supporters ce qui lui permet d’avoir une affluence moyenne entre et aux matches jouée à domicile. La moyenne se situe dans la partie haute de la fourchette pour les derbys de la capitale. Pendant l’année 2007, les supporteurs se sont rassemblés pour créer plus d’atmosphère et colorer les tribunes. Dénommés les Notorious Boo-Boys (ou NBB), le groupe a apporté de nouveaux drapeaux et organisé des tifo dans les tribunes de Dalymount Park. Équipes. L'équipe première des Bohemians participe au championnat d'Irlande en "Premier Division". Équipe réserve. La deuxième équipe du club, dénommée Bohemians A-team, qui sert de réserve et d’équipe de développement participe au A-Championship. Cette compétition est le troisième et dernier niveau national. Elle regroupe les équipes réserves et certaines équipes qui aspirent à participer au championnat professionnel. L’équipe réserve peut être utilisée pour faire jouer des joueurs professionnels en convalescence après une blessure ou hors de forme. En cas de victoire en A-Championship, l’équipe ne peut être promue en First Division. En 2008, les Bohemians A se sont hissés en Grande Finale de la compétition, elle était alors entrainée par un ancien joueur du club, Tony O'Connor. Cette équipe disparait avec l'arrêt de la compétition au terme de la saison 2011. Équipes de jeunes. La section jeunes des Bohemians fait jouer environ 250 jeunes âgés de 8 à 17 ans. Le club possède 15 équipes qui participent aux différentes compétitions du championnat du Comté de Dublin.
Confédération des petites et moyennes entreprises La Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME), anciennement Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME), est une organisation patronale française représentant les petites et moyennes entreprises. Historique. Avant la Seconde Guerre mondiale, la représentation syndicale des petites et moyennes entreprises est assurée par la Confédération générale de la production française, puis, à partir de 1936 et jusqu'en 1940, de la Confédération générale du patronat français. Ces deux organisations ambitionnent de défendre les intérêts de l'ensemble des entreprises françaises, sans distinction de taille. En 1936, les accords de Matignon qui font suite à l'arrivée au pouvoir du Front populaire suscitent des dissensions parmi les adhérents de la Confédération générale de la production française. Certains chefs de petites et moyennes entreprises, à l'instar de l'industriel Léon Gingembre, critiquent une mainmise des patrons de grandes entreprises sur l'organisation patronale. Après guerre, le souvenir des accords de Matignon reste vif au sein du patronat français. Le refus du gouvernement provisoire de la République française de rétablir la Confédération générale du patronat française, dissoute par décret par le régime de Vichy, lui donne l'occasion d'autonomiser la représentation syndicale des PME français. Léon Gingembre crée la Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME) en octobre 1944. Elle est aujourd'hui présente dans tous les départements de France, et parfois comme structure régionale. Elle exerce de nombreux mandats patronaux auprès des CCI, des commissions départementales des impôts (CDI), de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées, du FONGECIF, de Pôle emploi, de la CPAM, de la CAF, de l’URSSAF, des juges consulaires ou des mandats emploi et formation notamment à l’Agefos-PME. Ses adhérents sont des dirigeants d'entreprise qui ont investi leur propre patrimoine dans leur société. L’actuel président de la CPME est François Asselin. Il est le successeur de Jean-François Roubaud qui avait été élu par 72 % des votants le ; son mandat a été renouvelé en janvier 2010. Depuis 2003, la CPME réunit chaque année au Palais des congrès de Paris plus de chefs d'entreprise lors de Planète PME, la journée nationale CPME, où se déplacent souvent plusieurs ministres. En juillet 2016, la CGPME annonce qu'elle va être rebaptisée et s'appellera la CPME (Confédération des petites et moyennes entreprises) dès l'année suivante, et rafraîchira également son identité visuelle. Ce changement de nom devient effectif au . Représentation. La CPME représente environ PME par le biais des branches professionnelles d'une part et par les adhésions individuelles d'autre part. Elle réunit près de 250 fédérations professionnelles. En 2011, la CPME revendique indirects pour un budget de 9 millions d’euros. Elle a reçu millions d'euros de subventions publiques au titre de sa contribution aux organismes paritaires, soit 75 % de ses recettes. Activité de lobbying. Auprès des institutions de l'Union européenne. La CPME est inscrite depuis 2011 au registre de transparence des représentants d'intérêts auprès de la Commission européenne, et déclare en 2017 pour cette activité des dépenses annuelles d'un montant compris entre . En France. Pour l'année 2017, la CPME déclare à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique exercer des activités de représentation d'intérêts en France pour un montant qui n'excède pas .
Hoàng Hoa Thám Hoàng Hoa Thám, de son vrai nom "Giai Thiêm", né en 1858 et mort en 1913, plus connu sous le surnom du Đề Thám (traduisible par "le Maréchal Thám"), également surnommé , est un nationaliste vietnamien qui fut l'un des chefs de l'insurrection contre la colonisation française, dans les premières années de l'Indochine française. Biographie. Né dans une famille de paysans pauvres, originaire du Yên Thế, au nord-est de Hanoï, dans la Province de Bắc Giang, le jeune Giai Thiêm acquiert, à partir de 1884, une certaine renommée en tant qu’exécutant d’opérations ponctuelles, ordonnées par des chefs de bande locaux, contre les Français après la mise sous protectorat de l'Annam et du Tonkin. En raison de ses aptitudes au combat, il devient le lieutenant de divers chefs puis, en 1886, sous le nom de Hoàng Hoa Thám, le fils adoptif du plus célèbre d’entre eux, Caï Kinh. Son action se situe dans le cadre d’une rébellion spontanée, d’ampleur limitée, et purement paysanne, qui se heurte à la répression et à la terreur des autorités d’occupation. À la suite de la prise du Palais impérial de Huê par les troupes françaises et la fuite de l'empereur Hàm Nghi, un édit ordonnant d'« Aider le Roi » – le Thiêu Cân Vuóng – est lancé le , marquant le début d'un mouvement d'insurrection nationale, animé par la classe des Lettrés de l'Annam et coordonné par Nguyên Thiên Thuât et Nguyên Quang Bích. C'est désormais dans ce mouvement national du Cân Vuóng que va s'inscrire l'action du Dê Thám. Hoàng Hoa Thám s'impose comme un des chefs de la guérilla. Son combat vise uniquement à chasser les occupants français de l'Empire d'Annam et à restaurer la souveraineté de celui-ci, sans rien changer ni à la nature du régime politique, ni aux structures sociales, ni aux valeurs traditionnelles. Il recrute ses hommes parmi les paysans dépossédés de leurs rizières par les colons, et les propriétaires fonciers vietnamiens. Hoàng Hoa Thám mène la résistance au Nord, dans le protectorat du Tonkin, tandis que l'insurrection au Centre, dans le protectorat d'Annam, est conduite par le lettré Phan Đình Phùng. Sous les coups de boutoir des troupes du Protectorat, le Cân Vuóng s'affaiblit progressivement à partir de 1887. Malgré la nouvelle impulsion que son chef lui imprime en 1890, l'insurrection est défaite en Annam en 1895 en raison de la politique menée par le nouveau gouverneur général d'Indochine, Jean-Louis de Lanessan, « porteur d'un projet d'apaisement et de mise en valeur du Protectorat ». Après la mort de Phan Đình Phùng en 1895, le Đề Thám devient le chef incontesté du mouvement de résistance national vietnamien, qui continue au Nord. Par deux fois, il contraint les militaires français, dont les futurs maréchaux Lyautey et Galliéni, à traiter avec lui. Les Français acceptent finalement en 1897 de créer, dans le haut Yên Thé, région à la végétation inextricable et au relief tourmenté située à une cinquantaine de kilomètres au nord de Hanoï, une zone autonome de six cantons pouvant être occupés par Hoàng Hoa Thám et ses hommes, en échange du désarmement de ces derniers. Cependant, le Đề Thám ne désarme pas ses troupes et demeure, sur son territoire, à la tête d'environ 500 hommes prêts au combat. En 1905, après avoir été en contact avec d'autres nationalistes comme Phan Bội Châu, Hoàng Hoa Thám reprend le combat. En 1908, après la déposition de l'empereur Thành Thái par les Français, il participe à la révolte de la garde indochinoise. Dans les années qui suivent, l'encerclement minutieux de la zone montagneuse permet progressivement à l'armée française de venir à bout des troupes du Đề Thám et d'obtenir leur reddition. Le Đề Thám finalement est assassiné en 1913 dans son sommeil par l'un de ses hommes, qui l'avait trahi en passant au service des Français. Sa mort met fin à la résistance armée contre la colonisation française au Tonkin. Paysan illettré, le Đề Thám se révéla dans l'action un stratège et tacticien de génie, qui sut mettre au point des techniques de combat et de camouflage qu'employèrent, quelques décennies plus tard, les combattants du Viêt Minh. Présenté de son vivant comme un pirate par les autorités coloniales françaises, Hoàng Hoa Thám est aujourd'hui considéré comme un héros national au Viêt Nam. Une pagode lui est dédiée dans la capitale, où une avenue porte également son nom. À Cho Go, au cœur du haut Yên Thê, sur l'emplacement de son dernier fortin, est érigée une statue monumentale du personnage, et un temple ("dên") lui est consacré. Vie privée et familiale. Hoàng Hoa Thám a été marié trois fois, au moins un fils (Hoang Van Vi) et une fille (Hoang Thi The) lui ont survécut. Sa fille, Hoang Thi The, a rejoint la France où elle vécut une cinquantaine d'années, avant de terminer sa vie au Vietnam. Dans les années 1930 elle fut notamment actrice dans trois films européens.
Liste des abbés de Wettingen-Mehrerau Les abbés de l'abbaye de Wettingen-Mehrerau, en Autriche. Ils ont le titre d'abbé de Wettingen et de prieur de Mehrerau.
CGPME
Endoparasite Un endoparasite ou endoparasitoïde (quand il s'agit par exemple d'un insecte endoparasite qui parasite un autre insecte) est un parasite habitant l’intérieur de son hôte, se nourrissant de son fluide intérieur et finissant parfois par le tuer : les larves d’ichneumon sont endoparasites. Les strepsiptères sont tous endoparasites. Le rétrovirus du VIH est aussi un endoparasite des lymphocytes T. On dit aussi « entoparasites ». Par opposition, un ectoparasite habite à l'extérieur de son hôte. Il est fréquent qu'un endoparasite dispose de moyen d'inhiber l'immunité de son hôte. L'hôte et le parasite coévoluent, parfois dans des processus dits d'interactions durables. Il existe deux types d'endoparasites :
Senat
Belgische Unie - Union belge Le Belgische Unie - Union belge ou B.U.B. est un parti de centre droit unitariste en Belgique. Programme politique. Sur le plan institutionnel, le B.U.B. souhaite d'abord la refédéralisation de plusieurs compétences régionalisées et communautarisées et ensuite la suppression des Régions, qu'il juge inutiles. Il préconise aussi une décentralisation sur base des neuf anciennes provinces (ce qui implique la réunification des deux Brabants et de Bruxelles-Capitale). Les provinces auraient moins de pouvoir que les actuelles Régions. Le parti centriste veut un seul gouvernement et parlement nationaux dans lesquels les communautés, compétentes pour la culture, l'enseignement et les médias, seront dissoutes. Sur le plan économique, le B.U.B. veut garder une sécurité sociale forte et nationale. Il veut aussi une baisse sensible des charges qui pèsent sur le travail pour relancer l'économie ainsi qu'une égalité de traitement entre ouvriers, employés et fonctionnaires. Le B.U.B. veut instaurer un enseignement bilingue obligatoire à partir de l'école maternelle. L'enseignement principal se ferait dans la langue maternelle de l'enfant, un enseignant de l'autre langue nationale principale serait chargé de l'initier à sa langue par des activités éducatives et pédagogiques où l'accent serait mis sur les aspects ludiques. Historique. Le parti existe depuis le et a déjà participé aux élections fédérales de 2003 et 2007 et aux élections régionales de 2004. Il obtenait lors des dernières élections. Le parti s'étend sur tout le territoire belge et est mené par un président national, actuellement Hans Van de Cauter, et un conseil d'administration qui est structuré par province belge. Comme le parti n'est pas représenté aux parlements, il ne reçoit pas de subsides et son accès aux médias est très limité. C'est la raison pour laquelle le parti a intenté une action en justice contre les chaînes publiques (la VRT et la RTBF) en . Le B.U.B. estime avoir droit à un temps d'antenne minimal vu qu'il a déjà participé aux élections. Le jugement n'est pas attendu avant le printemps 2006. Aux élections fédérales de 2007, le parti a légèrement progressé dans les circonscriptions flamandes où il se présentait (Flandre occidentale, Brabant flamand, Limbourg) mais a perdu des voix dans les provinces wallonnes (il passe de 0,59 à 0,34 % en Brabant wallon et de 0,31 à 0,30 % en province de Namur). En , le fondateur Hans Van de Cauter quitte la présidence du B.U.B. au profit de François Wolters, qui était le trésorier du parti. Depuis le cependant, Hans Van de Cauter a repris la présidence après le départ de François Wolters en . Aux élections du , le B.U.B. s'est présenté en cartel avec le CDF, sous la dénomination belg.unie, souhaitant réaffirmer son point de vue unitariste en cette période de crise politique belge. Le , le cartel BELG-UNIE a été élargi avec le BAB. Le B.U.B. participera donc de nouveau aux élections sous la dénomination BELG-UNIE. Il participe aux élections provinciales le avec le cartel BELG.UNIE. Le cartel obtient plus de en étant présent sur un plus petit territoire que lors des derniers législatives. Après cette élection le cartel BELG-UNIE finit par éclater. Pour les élections fédérales de 2014, le B.U.B. prévoit de présenter des candidats sur l'ensemble du territoire. Il obtient 0,18 % à l'échelle nationale. C'est une défaite pour le parti. Il fait moins que les résultats du cartel Belg.unie en 2010 et a peine mieux qu'en 2012. Ce constat d’échec se renforce par le fait qu'il couvrait plus de circonscription que Belg.unie pour les deux dernières élections. Il avait en outre participé à un accord technique de groupement de liste à la région bruxelloise avec diverses autres listes. Ce groupement a permis au Parti du travail de Belgique d'obtenir quatre élus au parlement bruxellois. Hans van de Cauter est pourtant réélu pour un mandat comme président du parti. Lors des élections communales et provinciales, le B.U.B. présente plusieurs listes autonomes à Bruxelles et en Flandre. Il soutient en Wallonie la coalition INDÉPENDANT. Il a aussi deux candidats sur une liste citoyenne à Uccle dont son président, Hans van de Cauter qui est élu conseiller communal. Pour les élections fédérales et régionales de 2019, le B.U.B. fait liste commune à Bruxelles et en Wallonie avec les listes Destexhe. Il présentera des listes autonomes dans plusieurs circonscriptions néerlandophones. Sur le plan international, le B.U.B. est membre de la Conférence monarchiste internationale (CMI).
Tristan de Montepeloso Tristan de Montepeloso est un baron « normand » d'Apulie du . Biographie. D'origine bretonne (de l'actuelle Bretagne), Tristan fait partie de ces quelques aventuriers bretons qui ont suivi les Normands du Cotentin comme les frères Hauteville en Italie dès la première moitié du pour servir d'abord de mercenaires aux côtés de ces Normands puis combattant pour le compte de ces derniers. Né avant 1015/1020, il arrive en Italie méridionale dans les années 1030 au plus tard, participant à la vaine tentative de reconquête byzantine de la Sicile musulmane (1038-1040). En 1042, au partage de l'Apulie byzantine entre 12 chefs normands et après l'élection de Guillaume de Hauteville dit « Bras-de-Fer », comme chef des Normands d'Apulie, il reçoit en fief la cité de Montepeloso (région de Potenza) et en devient le "comes" sous la domination normande. Il épouse une sœur de Guillaume Bras-de-Fer, devenant ainsi son beau-frère. Sous le règne du frère et successeur de Guillaume, Drogon (1046-1051), il est mentionné en latin vers 1052 comme étant "Tristainus, cognatus de Drogo", souscrivant deux diplômes de Drogon ("signum Tristainus cognatus comitis"). Il est probablement le Normand du nom de Tristan à l'origine de la forteresse de Deliceto (région de Foggia), construite vers 1073, dont il reste des ruines. Il est peut-être le Normand du nom de Tristan cité par Aimé de Mont-Cassin qui servit l'abbaye du Mont-Cassin avec une troupe de 24 guerriers.
Ordinariat oriental d'Autriche L'ordinariat d'Autriche de rite oriental ("Austriae"), a été érigé le . Son évêque actuel est Christoph Schönborn. Voici la liste des ordinaires d'Autriche de rite oriental, qui ont le titre d'évêque :