text stringlengths 1 572k |
|---|
Indonesie |
Svcd |
Rize (film) Rize est un film documentaire américain réalisé par David LaChapelle et sorti en 2005. Synopsis. Ce documentaire est consacré au clowning, au stripper dancing et au krump, danses nées dans les bas quartiers de Los Angeles au cours des années 1990. |
Georges-Henri Lévesque Georges-Henri Lévesque (né le à Roberval, mort le à Québec) est un prêtre dominicain et un sociologue québécois. Il a fondé en 1938 l'École des sciences sociales de l'Université Laval. Il a été le recteur de l'université nationale du Rwanda, de 1963 à 1971. Biographie. Né Albert Lévesque à Roberval, fils de Georges Lévesque et de Laura Richard, dans une famille de quinze enfants, il étudie au Séminaire de Chicoutimi. En 1923, à l'âge de vingt ans, il entre chez les frères prêcheurs (dominicains) à Saint-Hyacinthe. Il a choisi cet ordre parce que celui-ci agissait beaucoup sur le plan social, et lui-même se disait intéressé par la société et la sociologie. Il poursuit ses études au Collège des dominicains à Ottawa de 1924 à 1930 en théologie et à l'Université catholique de Lille de 1930-1933 et obtient son diplôme d'études supérieures en sciences sociales en 1933, l'équivalent d'un doctorat. Il est ordonné prêtre en 1928. Il enseigne la philosophie sociale au Collège des dominicains de 1933 à 1938 et aux universités de Montréal (1935-1938) et Laval (1936-1962). Il fonde en 1938 l'École des sciences sociales, politiques et économiques de l'Université Laval, devenue la Faculté des sciences sociales en 1943, dont il est le premier doyen et qu'il dirige jusqu'en 1955. Cette faculté se spécialise dans la sociologie, l'économique, les relations industrielles et le service social. Il travaille aux côtés de Everett-C. Hughes, devenu le président de l'Association sociologique américaine. La crise économique et financière des années trente amenuisa la confiance que les gens avaient dans le système économique de l’époque. Le modèle coopératif représentait une alternative séduisante, bien présente au Québec par le mouvement Desjardins et celui des coopératives de travailleurs, sauf que ces différentes institutions entretenaient peu de liens entre elles. L’unification des organismes coopératifs du Québec est une idée que G-H Lévesque a mis en pratique en s’inspirant de l’économiste Charles Gide qui était influent en France au début du XXe siècle.. C’est ainsi que le 2 avril 1939, le père Lévesque réunissait les principaux dirigeants des mouvements coopératifs du Québec dans un colloque qui eut lieu à l’Université Laval. Au terme de cette rencontre naissait le Conseil Supérieur de la coopération qui deviendra le Conseil de la coopération du Québec en 1951 pour devenir en 2006 le Conseil québécois de la coopération et de la mutualité. G.H. Lévesque devint son premier président un poste qu’il occupera jusqu’en 1944. De ce colloque, est né au mois de janvier 1940, la revue "Ensemble! Revue de la coopération" qui devint l’organe officiel du Conseil de la coopération. G-H Lévesque en assumera la direction en plus d’être sa principale source d’inspiration entre 1940 à 1945. G.H. Lévesque sentit le besoin de préciser et d’unifier les doctrines coopératives. Il donna plusieurs conférences publiques et dispensera aux étudiants des sciences sociales un cours portant sur la coopération jusqu’à la fin des années quarante. En 1943, il fonda la Société pour l'éducation des adultes pour diffuser la doctrine de la coopération hors des murs de l’université avec des cours par correspondance sur l’organisation administrative financière des caisses populaires, des coopératives de consommation et des coopératives agricoles. Il participe aussi à la Commission d'enquête sur la jeunesse (1943-1946), créée par le gouvernement canadien de Mackenzie King. Il voulait utiliser son poste de doyen pour promouvoir la démocratie. Louis St-Laurent le nomme à la Commission royale d'enquête sur l'avancement des arts, des lettres et des sciences au Canada, sur le mécénat, présidée par Vincent Massey, où il siège de 1949 à 1951. En 1955, il fonde la Maison Montmorency. Il est vice-président de la Société royale du Canada en 1962 et en 1963. De 1963 à 1971, il a été recteur-fondateur de l'Université nationale du Rwanda (Butare). Il appela cette période sa « deuxième carrière ». En Espagne, il a aidé à la création de la Faculté des sciences sociales de l'Université de Salamanque. Il est décédé le à l'âge de 96 ans et onze mois. Ses funérailles ont été tenues à l'église Saint-Dominique de Québec. Le fonds d’archives Georges-Henri-Lévesque est conservé au centre d’archives de Montréal de la Bibliothèque et Archives nationales du Québec. Engagement social. Georges-Henri Lévesque, qu'on appelait dans certains milieux « le moine laïcisant », a contribué à la décléricalisation du Québec de façon précoce, dès la fondation de l'École des sciences sociales (1938). Dans les années 1940, l'École devenue Faculté accentue son modèle moderne et scientifique au sein d'une Université Laval qui se donne encore pourtant un mandat apostolique dans le giron de l'Église catholique. Le père Lévesque croyait profondément à l'importance de la morale chrétienne dans un enseignement voué à l'amélioration de la société, mais il croyait aussi résolument à la nécessité d'un apport objectif, purement scientifique, à la compréhension des faits de société. « Le jugement selon lequel un Georges-Henri Lévesque artificieux aurait élevé pour sa faculté une façade d'orthodoxie catholique pendant que, derrière les portes closes des salles de classe, des professeurs laïques préparaient la Révolution tranquille à grand renfort de positivisme scientifique nous apparaît, comme à Jean-Philippe Warren, “peu convaincant”. » Une des grandes controverses ayant marqué sa carrière est née lorsqu'il s'est mis à préconiser la non-confessionnalité des coopératives, alors que l'Église tenait à ce que les coopératives, comme les syndicats et tant d'autres institutions sociales québécoises, soient catholiques. Plus proche des syndicats et des agriculteurs catholiques, le père Lévesque fut critique du gouvernement unioniste de Maurice Duplessis dès 1949, lorsque la grève d'Asbestos fut réprimée par la police provinciale. Il s'attira la foudre de la droite politique, et de fait Duplessis refusa d'engager les diplômés de sa faculté parce qu'il n'aimait pas beaucoup les intellectuels. En 1959, pour lancer un message au gouvernement Duplessis et montrer son appui au sociologue, l'Acfas lui remet le Prix Urgel-Archambault pour ses travaux. Les choses changent avec l'élection des gouvernements libéraux de Jean Lesage (1960) et de Lester B. Pearson (1963), qui s'approvisionnent directement à sa faculté pour enrichir leur haute fonction publique. Le rôle accru de l'État qui en découle et la grande influence qu'aura eue Lévesque sur ses étudiants feront de lui un des pères de la Révolution tranquille. Dans ses écrits, il souhaitait une école populaire laïcisée, ce qui fut peu après réalisé par Paul Gérin-Lajoie. La prise en main de l'économie par les Canadiens français (« Maîtres chez nous ») dans les années 1960 est largement réalisée par des économistes et administrateurs issus de son école, dont Jacques Parizeau, Michel Bélanger, Albert Faucher et Claude Morin, tous keynésiens. Il refusa d'entrer en politique, ce qui aurait été pour lui incompatible avec son sacerdoce. Georges-Henri Lévesque a en outre inspiré les travaux des historiens de l'École de Laval, qui ont considérablement modifié le point de vue dominant dans l'historiographie québécoise et qui ont donné aux Canadiens français une nouvelle vision d'eux-mêmes. Il a publié plus de cinquante ouvrages scientifiques. Ses mémoires, intitulés "Souvenances", paraissent en 1983. En 1994, il a publié des carnets d'histoires du Québec avec le médiéviste et critique littéraire Benoît Lacroix, également dominicain. Appartenances politiques. Au nationalisme clérical de protection et de survivance prôné par Lionel Groulx (qui, de 25 ans son aîné, appartient à la génération précédente), Georges-Henri Lévesque oppose une ouverture au Canada anglais qui l'amènera à se rapprocher de plus en plus, à partir de 1950, des cercles politiques fédéraux, notamment par sa participation à la Commission royale d'enquête sur l'avancement des arts, des lettres et des sciences au Canada (« Commission Massey », 1949-1951), participation qui lui a valu d'âpres critiques du milieu nationaliste québécois, notamment parce qu'il préconisait la participation du gouvernement fédéral au financement des universités, alors que l'éducation relève des provinces selon la constitution canadienne. Ce rapprochement sera encouragé par les attaques incessantes dont il fait l'objet de la part de l'épiscopat québécois et du gouvernement unioniste de Maurice Duplessis : « Rejeté du champ universitaire dans sa province, suspect aux yeux des autorités épiscopales et honni par le gouvernement unioniste, le dominicain a donc trouvé hors du Québec et auprès du Parti libéral du Canada une terre d'accueil pour ses idées et un débouché pour sa carrière intellectuelle ». Ainsi, sous la menace d'une destitution comme doyen de la Faculté des sciences sociales en 1950, il envisage la fondation d'une nouvelle faculté à Ottawa (projet qui ne se concrétisera pas). Le père Lévesque était également proche des libéraux québécois, qui ont mené la Révolution tranquille à partir de 1960. Il rencontrait régulièrement les « trois colombes » de "Cité Libre" (Trudeau, Marchand, Pelletier). Cela dit, selon l'historien Jules Racine St-Jacques, l'animosité de Duplessis à l'égard de Lévesque se fondait sur des bases plus politiques qu'idéologiques, attendu que les relations entre le père Lévesque et l'Union nationale ont été au beau fixe depuis l'arrivée au pouvoir de celle-ci (1944) jusqu'à la nomination de Lévesque à la Commission (1949), qui a convaincu Duplessis que Lévesque avait basculé dans le camp fédéraliste. Citations. De lui-même À son sujet |
Fremantle Fremantle ( habitants) est une ville d’Australie-Occidentale, située sur la côte ouest, à l’embouchure de la Swan. Elle fait partie de l’agglomération de Perth. Elle est située à 19 kilomètres au sud-ouest du centre-ville ("city of Perth") de celle-ci. Elle est fondée en 1829 par les colons britanniques conduits par le capitaine James Stirling. Histoire et culture. Fremantle est considérée comme un des centres culturels de Perth, avec ses bâtiments « convict-built » (terme désignant les édifices construits par les bagnards envoyés dans les colonies britanniques, plus particulièrement en Australie, pour purger leur peine de prison) de l’ère coloniale, sa jetée, son port, son musée maritime et beaucoup d’autres bâtiments d’un grand intérêt historique. Parmi eux, la Maison ronde ("Round House"), construite en 1830-1831, est le plus vieux bâtiment d’Australie-Occidentale encore debout. Elle servait à l'origine de prison et comportait huit cellules ainsi que le logement des geôliers, donnant sur une cour intérieure. Un tunnel fut creusé sous la Maison ronde pour fournir aux baleiniers un accès entre la jetée sur la Bathers Beach et la ville. En 1850, la population de la colonie allant décroissant, 75 bagnards furent envoyés de Grande-Bretagne pour la repeupler. La Round House était bien sûr trop petite pour accueillir tous les prisonniers, ceux-ci construisirent alors une nouvelle prison, baptisée Prison de Fremantle, qui resta en service jusqu’en 1991. La prison de Fremantle fut en son temps une des prisons les plus célèbres de l’Empire britannique. Elle abrita des bagnards, des prisonniers locaux, des prisonniers militaires, des civils ennemis et des prisonniers de guerre. Elle est à présent un haut lieu du patrimoine culturel de l’État d’Australie-Occidentale. La Round House est située dans l’actuel quartier de West End : une succession de rues et de bâtiments de style colonial à la pointe sud du port. Au début des années 1990, l’embourgeoisement du quartier de West End fut accéléré par l’établissement de l’Université Notre Dame, qui s’étend sur plusieurs bâtiments du quartier. Le Musée d’histoire de Fremantle, édifié dans les années 1860 par des bagnards avec une pierre calcaire locale, est un ancien asile sur Ord Street et un des grands monuments de la ville. Il servit de base à l’US Navy durant la Seconde Guerre mondiale. Il abrite aussi le Musée de l’Immigration, destiné à la commémoration de l’histoire de tous les immigrants qui se sont installés en Australie occidentale. En 1891, C. Y. O'Connor, un ingénieur d’origine irlandaise, fit approfondir le port, et retirer la barre de calcaire et les bancs de sable à l’embouchure du fleuve. Fremantle devint ainsi utilisable pour le commerce maritime et reste aujourd’hui un des principaux ports d’Australie-Occidentale. Pendant la Seconde Guerre mondiale, la ville était l’une des plus importantes bases de sous-marins alliés opérant dans le Pacifique. Elle abritait 167 sous-marins, dont 125 de l’US Navy, 31 de la Royal Navy britannique et 11 néerlandais libres Le marché de Fremantle est une attraction touristique notable, située dans le centre de Fremantle sur le Cappuccino Strip (littéralement "bande cappuccino", ainsi nommée à cause du grand nombre de restaurants et de cafés). Le Premier ministre, Sir John Forrest, posa la première pierre de l’édifice le samedi . Pas moins de 150 étals occupent ce bâtiment de l’ère victorienne. Il appartient à la liste des monuments du National Trust and Heritage Council depuis 1980. Divers. En 1987, Fremantle accueillit la régate de la Coupe de l'America. La course se déroula sur le chenal marin de Gage Roads, au-delà de Fremantle. À Fremantle vivent d’importantes communautés italienne, portugaise et grecque. La ville joue aussi un rôle dans la mythologie du peuple aborigène Noongar. Entre Perth et Fremantle, une rivalité, dans le domaine sportif, est entretenue par la concurrence de leurs équipes de football respectives : le Fremantle Football Club (surnommé The Dockers) et l’équipe de Perth, les West Coast Eagles. Le surnom de Fremantle, donné par les habitants de la ville et de l’état, est « "Freo" ». La brise fraîche qui souffle sur Perth et Fremantle pendant l’été est appelée le « "Fremantle Doctor" ». C'est aussi dans cette ville que se situe la tombe de Bon Scott, ancien chanteur de AC/DC, décédé en 1980, où on trouve aussi une statue le représentant. Prelude FLNG, première unité de liquéfaction de gaz flottante, et plus gros objet flottant fabriqué par l'homme, est immatriculé à Fremantle. Ce n'est qu'en 1960 que fut identifié le véritable lieu du naufrage dans le "Groupe des Wallabi". L'archipel était alors exploité depuis le début du pour le ramassage du guano. Les restes de l'épave du célèbre "Batavia" (essentiellement le château arrière et une partie de la cargaison) retrouvés en 1960 par sept mètres de fond sur "Beacon Island" dans l'archipel Houtman Abrolhos sont exposés aujourd’hui au musée maritime d'Australie-Occidentale à Fremantle. Jumelages et coopérations. La ville de Fremantle est jumelée avec : Fremantle entretient aussi des pactes d'amitié avec : |
Steve Lukather Steven Lee Lukather dit Steve Lukather, né le à Los Angeles, est un guitariste et chanteur américain. Son jeu mêle des influences de blues, de rock et de jazz fusion. Il est le guitariste principal du groupe de rock Toto depuis le début du groupe en 1977. Parallèlement, il entame en 1989 une carrière solo, en formant notamment un deuxième groupe, Los Lobotomys. Influencé par Jimi Hendrix, Jimmy Page, Jeff Beck et David Gilmour, Lukather est considéré comme l'un des plus grands guitaristes contemporains, de par son jeu et sa technique ainsi que sa musicalité. Biographie. Guitariste de studio. Steve Lukather naît le à Los Angeles. Au milieu des années 1970, Steve Lukather est élève de la Grant High School à Van Nuys dans la « Valley » de Los Angeles. Il y fait la connaissance des frères Porcaro, dont Jeff, qui est déjà une vedette à l'âge de 17 ans pour avoir enregistré un grand nombre de disques. Jeff Porcaro recommande le jeune Lukather dans les studios de Los Angeles. Steve est aussi parrainé par un autre guitariste de studio de renom : Jay Graydon. En quelques années, il devient le premier choix des artistes et producteurs de Los Angeles qui recherchent son style. Entre 1978 et 1990, Steve Lukather est le plus demandé des guitaristes de studios de Los Angeles. Il forme, avec Jeff Porcaro et bien souvent d'autres membres de Toto, un groupe de musiciens de studio jouant sur les albums de nombreux artistes de renom des années 1980 : Paul McCartney, Michael Jackson, Joe Cocker, Lionel Richie, Cher, Boz Scaggs, Elton John, Eric Clapton, Earth, Wind and Fire, Joni Mitchell, Olivia Newton-John, George Benson (ou encore Michel Berger)… Il a participé à plus de , voire albums au total. La Gibson Guitar Corporation le classe en 2009 parmi les 10 plus grands guitaristes de session de tous les temps. Pour le guitariste et journaliste Jude Gold, . Carrière avec Toto. En 1978, il rejoint le groupe Toto, dont le premier single "Hold the Line" rencontre un franc succès. Le second album du groupe, Hydra (1979) est également une réussite commerciale pour le groupe. Le troisième, Turn Back, est jugé défavorablement par la critique, mais le quatrième album, Toto IV (1982), devient l'opus le plus populaire du groupe. Steve Lukather y interprète des titres comme "Africa", "Rosanna" et "I Won't Hold You Back", au chant et à la guitare. La popularité du groupe Toto permet à Steve Lukather de se faire embaucher par de nombreux artistes renommés, et d'apporter son style hard rock dans des sessions studio de morceaux pop. Il est notamment l'interprète de la majorité des guitares de l'album Thriller de Michael Jackson (mais pas du célèbre solo de Beat It, interprété par Eddie Van Halen, avec qui il partage une longue amitié). Elton John et Miles Davis lui proposent de jouer pour eux, mais il préfère se consacrer à son groupe, Toto. Au début des années 1990, il devient très sélectif sur ses choix et arrête quasiment de faire des sessions de studio, sauf pour ses amis. En 2021, Steve Lukather a enregistré quinze albums avec Toto, et reste l'unique guitariste du groupe. Carrière solo. En 1989, Steve Lukather commence parallèlement une carrière en solo. Il enregistre son premier album qu'il intitule "". Cet album se caractérise par un style différent de celui de Toto à cette époque, avec des influences de Led Zeppelin, Cream, Jimi Hendrix ou encore Pink Floyd. Après son premier album solo en 1989, il gagne encore de l'importance au sein de Toto et contribue beaucoup au tournant artistique que représente l'album Kingdom of Desire, au son beaucoup plus électrique et dans lequel il devient le chanteur principal. Il a remporté plusieurs Grammy Awards avec Toto (catégorie pop-rock), avec George Benson (catégorie R'n'B), et Larry Carlton (catégorie Jazz). Alors que Toto est mis en sommeil en 2008, Steve Lukather se concentre sur sa carrière solo. Au total, il a enregistré neuf albums en solo de 1989 à 2021. Style de jeu. Le jeu de Steve Lukather se caractérise par un son saturé proche du heavy metal incorporant de nombreux riffs, tout en étant influencé par le phrasé jazz, ainsi qu'un grand sens mélodique. Dans les années 1980, il utilise des amplis Soldano et des systèmes en rack construits par Bob Bradshaw, avec des contrôleurs permettant d'incorporer des effets activables au pied au sein de présets programmables. Dans les années 2010 et 2020, il utilise une configuration plus petite, avec des amplis Bogner et des pédales d'effet. Steve Lukather joue sur des guitares signature Music Man. Vie privée. Il a été marié deux fois, à Marie Currie avec laquelle il a deux enfants, Cristina et Trevor (guitariste et chanteur lui aussi, sous le nom de Trev), et à Shawn Batten. De ce second mariage sont nés deux autres enfants, Lily Rose et Bodhi William. |
David Paich David Frank Paich, né le à Los Angeles (Californie, États-Unis), est un claviériste, auteur, compositeur, producteur et interprète américain, connu pour jouer dans le groupe Toto. Biographie. Il est le fils du célèbre compositeur, claviériste, chef d'orchestre Marty Paich, grâce à qui il va commencer à apprendre le piano à cinq ans. Il passe sa jeunesse à LA et se lie d'amitié avec Jeff Porcaro au lycée où ils étudient dans les mêmes classes. Il sera le cofondateur du groupe Toto avec Jeff et le principal superviseur du groupe pendant vingt cinq ans. Au sein de Toto, David Paich joue des claviers (synthétiseurs, piano) ; il chante également, notamment sur le tube phare du groupe : "Africa". Il a participé à l'écriture des principaux tubes du groupe et s'est occupé des arrangements musicaux. Il a contribué à 17 albums du groupe, pour des ventes estimées à plus de d'albums. Paich est resté avec Toto du début du groupe en 1977 jusqu'en 2004, puis n'a joué que sur quelques concerts jusqu'à leur dissolution en 2008. Le claviériste de studio Greg Phillinganes a rejoint Toto en 2003 en tant que claviériste supplémentaire pour des projets de studio et des dates de tournée. Pendant les années d'activité de Greg Phillinganes au sein de Toto, Paich est en semi-retrait par rapport au groupe, expliquant en partie la dissolution du groupe de à . En 2010, Paich a repris la scène avec Toto, et jusqu'à la mi-2018, il a été l'un des claviéristes du groupe, aux côtés de Steve Porcaro, membre fondateur du groupe. Au cours de la tournée 2018 "40 Trips Around the Sun" ( anniversaire), le groupe a annoncé via son site officiel le que Paich "ne participera pas à la tournée nord-américaine prévue du groupe [qui durera du au 17 novembre]. Les récentes apparitions européennes [du au 8 avril] ont eu un impact sur son bien-être personnel... Il a l'intention de se concentrer sur sa santé et a hâte de reprendre la route quand il sera prêt à le faire." Le guitariste Steve Lukather a déclaré plus tard que l'absence de Paich découlait en partie d'une attaque qu'il avait apparemment subie lors de la tournée européenne du groupe début 2018. Paich est retourné sur scène avec Toto pour les concerts d'ouverture et de clôture de leur tournée américaine de 2019, leur dernière, le à Los Angeles et le à Philadelphie. Dans les deux cas, Paich a rejoint le groupe à la fin du spectacle pour jouer des claviers et chanter sur "Africa" et "Home of the Brave". En dehors de Toto, il a participé à plusieurs projets avec les autres membres du groupe. Par exemple, il est l'un des claviéristes de l'album "Thriller" de Michael Jackson avec Steve Porcaro et Greg Phillinganes. David Paich a joué sur les morceaux "Baby Be Mine", "The Girl Is Mine", "Human Nature" et "The Lady In My Life". Il a écrit les arrangements de synthétiseurs de "The Girl Is Mine" et de "Human Nature" avec Steve Porcaro. Il a composé le plus gros tube de Boz Scaggs, "Lowdown" en 1976, écrit des titres pour le chanteur du groupe Yes, Jon Anderson, mais aussi pour Jefferson Airplane, The Jacksons, Leon Ware, George Benson ("Lady Love Me (One More Time)" en 1983), ou encore Cheryl Lynn avec le tube "Got To Be Real". En outre, David Paich a supervisé le projet de la bande son du film "Dune" de David Lynch. Discographie. Toto. Albums studio |
Bobby Kimball Robert Troy Kimball, dit Bobby Kimball est un chanteur américain (né le entre Orange, au Texas et Vinton en Louisiane). Il est membre du groupe Toto de 1977 à 1984 et de 1998 à 2008. Biographie. Bobby Kimball débute tôt la musique en chantant dès l'âge de 8 ans. Il joue d'abord avec un groupe nommé "SS Fools" puis rencontre David Paich, David Hungate et Jeff Porcaro, auxquels il se joint en 1978 pour devenir le chanteur principal du groupe qu'ils vont créer,Toto. Âgé d'une dizaine d'années de plus que les autres membres, il est le doyen de la formation. En 1983, il quitte le groupe qu'il réintégrera 16 ans plus tard pour l'album des vingt ans, "Mindfields", sorti en 1999. Il quitte à nouveau le groupe en 2008 à la suite de la tournée Falling in Between. Cette fois, son départ coïncide avec la dissolution du groupe qui se reformera deux ans plus tard sans lui. Bobby forme ensuite Yoso avec Billy Sherwood et Tony Kaye, de Yes : un unique album homonyme est produit en 2009, "Elements". Au cours de la tournée qui suit, Yoso, en plus de jouer ses propres compositions, reprend des titres de Toto et de Yes, époques Kaye. Occupé par sa carrière solo et ses concerts avec de nouveaux musiciens, il n'est pas rappelé par Toto pour la reformation en 2010. Le groupe lui préfère Joseph Williams, qui avait déjà été le chanteur principal du groupe de 1985 à 1989. En 2011, il enregistre un album avec Jimi Jamison. |
Jeff Porcaro Jeffrey Thomas Porcaro, dit « Jeff », né le à Hartford, dans le Connecticut, et mort le au Humana Hospital de West Hills à Los Angeles, en Californie, est un batteur américain. Il est l'un des musiciens de studio les plus prisés de la scène musicale pop/rock des années 1970 jusqu'à sa mort. Il travaille ainsi avec une multitude d'artistes dont Michael Jackson, Paul McCartney, Elton John, George Benson, Lionel Richie, les Bee Gees, Diana Ross, Céline Dion, Claude Nougaro, etc. En 1976, il est le cofondateur du groupe de rock Toto qui rencontre un important succès au début des années 1980. AllMusic a écrit qu'il était « sans doute le batteur de studio le plus réputé du rock du milieu des années 70 au début des années 90 », et dit qu'« il n'est pas exagéré de dire que le son de batterie de la pop/rock dominante des années 1980 était, dans une large mesure, le son de Jeff Porcaro. » Il a été intronisé à titre posthume au Modern Drummer Hall of Fame en 1993. Biographie. Considéré comme l'un des meilleurs batteurs au monde, il est le fils du célèbre percussionniste Joe Porcaro et de Eileen. Frère du bassiste Mike Porcaro et du claviériste Steve Porcaro, il a également une sœur, Joleen. Il fonde en 1976 le groupe Toto avec son frère Steve, le claviériste David Paich, le guitariste Steve Lukather, le bassiste David Hungate et le chanteur Bobby Kimball. Il est élève de la Grant High School de Van Nuys dans la "Valley" de Los Angeles où il se fait remarquer par le célèbre cuivre/arrangeur/producteur Don Menza pendant les récréations, où les jeunes musiciens de l'école se produisent. Menza lui propose de participer au groupe de jeunes talents que Jack Daugherty (producteur des Carpenters) fait répéter régulièrement dans son studio de Glendale. Il y rencontre son mentor, Jim Keltner, devant qui il exécute des breaks de batterie incroyables, que Keltner lui-même ne sait pas reproduire. Keltner est convaincu que le jeune Porcaro est un génie et commence à le recommander dans les studios de Los Angeles. Durant ses jeunes années il rencontre David Hungate (futur bassiste de Toto) qui le recommande auprès de Sonny and Cher. Sur les recommandations de Hungate, il quitte alors l'école pour suivre le groupe en tournée. Lors d'une prestation dans un célèbre club de Los Angeles, il se fait remarquer par Donald Fagen et Walter Backer de Steely Dan qui lui proposent de rejoindre le groupe. Il enregistre avec eux "Pretzel Logic", "Katy Lied", et apparait dans les disques suivants ("FM", "Aja", "Gaucho", "Nightfly"). Sa carrière est lancée. Il continue avec Boz Scaggs avec qui il participe à l'album "Silk Degrees" (1976), où toutes les chansons sont cosignées avec le futur leader de Toto : David Paich. Grâce au succès de "Silk degrees", Porcaro et Paich deviennent les vedettes des studios américains et sont appelés par tous les producteurs qui recherchent leur groove moderne, leur créativité et efficacité. Comme le dit Vinnie Colaiuta : « Jeff Porcaro a défini ce qu'est la batterie de studio ». Sa discographie est impressionnante : elle compte plusieurs centaines de disques. Il a commencé à enregistrer alors qu'il n'avait que 17 ans. Parmi tous les artistes à travers le monde avec lesquels il a travaillé, on peut citer : Michael Jackson, Paul McCartney, Elton John, Diana Ross, Bruce Springsteen, Dire Straits, Pink Floyd, Lionel Richie, George Benson, Al Jarreau, Paul Anka, Michel Berger, Claude Nougaro, Alain Chamfort, Christopher Cross, Boz Scaggs, Olivia Newton-John, Emile Wandelmer, Eric Carmen, James Ingram, Eric Clapton, Joe Cocker, Paul Young, Bill LaBounty, Steely Dan, David Gilmour, Crosby, Stills & Nash, Bobby Caldwell, David Pack, Michael McDonald, Manhattan Transfer, Don Henley, Love and Money, Char, ANRI, Luis Miguel ou encore Sergio Mendes. Son style très reconnaissable, faisant la part belle aux rythmes shuffle, a illustré la bande son du début des années 1980. Parmi les chansons les plus représentatives de ce style, on peut citer "The Girl Is Mine" (album "Thriller", 1982, de Michael Jackson), dont la ressemblance rythmique avec "Mornin" (album "Jarreau", 1983, de Al Jarreau) est saisissante, ou encore "Rosanna" (album "Toto IV"), qui est un des meilleurs exemples de la technique des « "ghost notes". » À la suite de "Rosanna", le terme de « shuffle Porcaro » est né mais Jeff Porcaro n'aimait pas ce terme. Il est aussi le créateur d'un accessoire de batterie, le « rack » : une armature tubulaire permet de soutenir les divers éléments de la batterie lorsque celle-ci est abondamment chargée. Le batteur Simon Phillips, qui remplacera Jeff dans le groupe Toto après sa mort en 1992, utilise un rack, peut-être en hommage à son prédécesseur. Mort. Le , quelques jours avant la sortie de l'album "Kingdom of desire" de Toto, Jeff fait une crise cardiaque, alors qu'il est en train de pulvériser un insecticide dans le jardin de sa maison de Hidden Hills, près de Los Angeles. Les secours sont alertés mais ne pourront rien faire. Jeff meurt ainsi peu de temps après à l'âge de 38 ans. Il est inhumé le au Forest Lawn Memorial Park de Hollywood Hills. Plus de mille personnes lui rendent hommage. En tête de cortège, ses amis Mike Baird, Jim Keltner, John Jr Robinson, Harvey Mason et Lenny Castro, tambours en bandoulières, l'accompagnent dans sa dernière demeure. Après examen, le médecin légiste attribua la cause de la mort à une coronaropathie occlusive causée par de l'athérosclérose résultant de sa consommation de cocaïne. Son fils Miles, décédé à 31 ans le 2 octobre 2017, repose à ses côtés. |
Simon Phillips Simon Phillips, né le à Londres, est un batteur britannique, qui a été notamment le batteur du groupe Toto. Il est également compositeur, ingénieur du son et producteur. Biographie. Né le à Londres, Simon Phillips commence très jeune sa carrière de batteur. Il désire jouer de la batterie dès l'âge de trois ans, mais ne commence à pratiquer que deux ans plus tard, sur une petite Pearl bleue. À douze ans, il est sponsorisé par la marque Tama. Il participe aux enregistrements studios du groupe de son père, The Dixieland band. Il perd son père à l'âge de seize ans et dissout The Dixieland band afin de se lancer dans une carrière de studio. Après de nombreux enregistrements avec des artistes aux styles très différents, dont Michel Berger et Roger Glover, il est demandé par des groupes très en vogue comme Judas Priest ou The Who. Il joue ensuite avec de nombreux groupes et artistes, notamment Ph.D.., Asia, Madness, Jeff Beck, Pete Townshend, Phil Manzanera, Mike Oldfield, Camel, Al Di Meola, Stanley Clarke, Joe Satriani, Gary Moore, Steve Lukather, Mike Rutherford, Andy Timmons, Derek Sherinian, Mick Jagger, Hiromi, Big Country, Bernie Marsden ou encore Peter Gabriel et Ben Harper. En 1992, à la suite de la mort du batteur Jeff Porcaro, il rejoint le groupe Toto. Il est également pendant un temps le producteur de Mike Oldfield. Plus récemment, il a enregistré un nouvel album studio et un live à Tokyo avec le MSG de Michael Schenker. Sa particularité est qu'il est ambidextre : il ne croise que rarement les bras, son kit est conçu pour un gaucher autant que pour un droitier. On peut noter dans ses influences John Bonham pour sa puissance et Billy Cobham pour son ambidextrie et ses impressionnantes descentes de toms, mais aussi Vinnie Colaiuta pour sa technique. Il participe aussi à l’enregistrement de plusieurs albums français, notamment avec Michel Berger et France Gall Simon Phillips est toujours sous contrat avec les batteries Tama et représente également les marques Zildjian, Promark, Shure et Remo. En , il annonce officiellement qu'il quitte le groupe Toto après 21 ans pour se consacrer à ses projets personnels, dont son groupe, Protocol. Il est inscrit au hall of fame du magazine "Modern drummer" en 2003. Matériel. Batterie. "Tama “Monarch” Signature Starclassic series" Cymbales. Cymbales Zildjian. De gauche à droite : |
Alain Lambert (homme politique) Alain Lambert, né le à Alençon (Orne), est un homme politique français, actuel président du Conseil national d'évaluation des normes. Il est considéré comme l'un des pères de la Loi organique relative aux lois de finances avec Didier Migaud. Biographie. Notaire de profession, il s'engage en politique en 1983, et devient conseiller municipal d'opposition d'Alençon, en 1983, puis conseiller général de l'Orne en 1985, puis Vice-Président du conseil régional de Basse-Normandie en 1986, puis Maire d’Alençon en 1989, puis Sénateur de l’Orne en 1992, et Ministre délégué au Budget en 2002. Maire UDF d'Alençon de 1989 à 2002, il démissionne de ses fonctions pour devenir ministre délégué au Budget en 2002, ne restant que président de la communauté urbaine d'Alençon. Sénateur de l'Orne (1992-2002, membre de la Commission des finances et de l'Union centriste), il fut d'abord rapporteur du budget de la justice, puis rapporteur général du budget en 1995, et enfin président de la Commission des finances en octobre 1998. Avec Didier Migaud, il est l'un des pères de la LOLF, nouveau dispositif budgétaire qui a pour but de fixer des objectifs à l'action de l'État. Durant son passage au gouvernement, il annonce que la réduction du déficit budgétaire est son unique priorité. Il retrouve son poste de sénateur en 2004. Il est élu président du Conseil général de l'Orne le , à la suite de la démission de Gérard Burel. Prenant à plusieurs reprises des libertés vis-à-vis de la majorité présidentielle, sur la réforme des institutions et le financement du RSA notamment, il se déclare candidat à la présidence du Sénat en , puis se rallie à Gérard Larcher. En , alors qu'il est conseiller général d'Alençon-3 et président du conseil général, il surprend en se présentant dans le canton de Putanges en remplacement d'Amaury de Saint-Quentin, pour repousser l'échéance de son renouvellement à la tête du département à 2014 plutôt que 2011. Élu au second tour le avec 55,12 %, il abandonne son siège d'Alençon-3. Il siège depuis 2008 à la commission de surveillance de la Caisse des dépôts et consignations, et préside l'UMP de l'Orne. Il est membre du club Le Siècle. Désigné chef de file de l'UMP aux régionales 2010 en Basse Normandie par les militants de cette région le par 1385 voix (54,49 %) contre 1152 (45,41 %) à Nicole Ameline, il renonce à mener la droite bas-normande six mois plus tard, invoquant l'absence de consensus autour de sa candidature. Le , Alain Lambert est nommé conseiller-maître à la Cour des Comptes par le Conseil des ministres. Il abandonne alors son siège de sénateur le , sa nouvelle fonction de magistrat étant incompatible avec un mandat parlementaire. Il soutient la candidature de François Bayrou à la présidentielle de 2012. En , il est chargé, avec Jean-Claude Boulard, d'une mission auprès du comité interministériel pour la modernisation de l'action publique pour établir une liste de normes à abroger pour les collectivités territoriales. Il est nommé au poste de médiateur des normes applicables aux collectivités territoriales le . Il enseigne à la Prépa ISP les finances publiques. Ancien membre de la Jeune Chambre Economique Française et bien qu'il le réfute, franc-maçon. Vie privée et familiale. Il se marie le 20 juillet 1971 à la mairie de Madré (Mayenne), son village d’origine, avec Catherine Noal, née à Flers de l’Orne le 10 mai 1946, fille de Pierre Noal, résistant puis député de l’Orne de 1973 à 1978. De leur union naîtront quatre enfants. |
Forge World |
Petra Kronberger Petra Kronberger, née le à Sankt Johann im Pongau, est une skieuse alpine autrichienne qui a mis un terme à sa carrière sportive à l'âge de 23 ans après avoir tout gagné dans son sport : deux médailles d'or olympiques, un titre mondial et trois victoires consécutives au classement général de la Coupe du monde, étant par ailleurs la première femme à avoir réussi à s'imposer dans les cinq disciplines de son sport au cours d'une même saison. Biographie. À l'âge de 23 ans, Petra Kronberger a déjà tout gagné : double championne olympique, championne du monde et trois gros globes de cristal remportés consécutivement (exploit que seule Annemarie Moser-Pröll a réussi avant elle). Elle est la première skieuse à s'imposer dans les les cinq disciplines lors de la même saison (en 1990-1991. Elle figure parmi les six skieuses, avec Pernilla Wiberg, Janica Kostelić, Anja Pärson, Lindsey Vonn, Tina Maze et Mikaela Shiffrin à avoir au moins une victoire dans les cinq disciplines. Petra Kronberger annonce sa fin de carrière en : elle n'a en effet plus rien à prouver et elle décide donc d'arrêter sa carrière pour retrouver l'anonymat et une vie normale loin du « cirque blanc. » |
Bakersfield (Californie) Bakersfield est une ville du sud de l'État de Californie, aux États-Unis. C'est le siège du comté de Kern. Sa population était de en 2010 selon le recensement. C'est une des grandes villes les plus dynamiques des États-Unis en termes d'évolution de la population ainsi que l'une des plus polluées. Histoire. Les Amérindiens furent les premiers occupants de la Vallée de San Joaquin, il y a quelque . En 1776, le missionnaire espagnol Père Francisco Garcés fut le premier Européen à atteindre cette région. En 1851, de l'or fut découvert dans la Kern River, et en 1865 la première découverte du pétrole fut faite dans la vallée. Les colonies s'agrandirent et la zone fut bientôt connue sous le nom de "Colonel Baker's field", d'après le nom d'un des colons locaux. Lorsque celui-ci se vit confier la tâche de constituer un village, le nom officiel de celui-ci fut "Bakersfield". Le hameau continua à prospérer et atteignit la population d'à peu près en 1869, de 800 en 1871. Les inondations de 1867 et 1893 et les incendies de 1889 et 1919 ne renversèrent pas cette tendance. Le la ligne de chemin de fer de la San Joaquin Valley arriva à Bakersfield, ce qui donna une grande impulsion à la population de la ville. Puis, dans les années 1930, le Dust Bowl apporta des flux de travailleurs depuis les Grandes Plaines, l'Arkansas et l'Oklahoma. Ceux-ci contribuèrent au développement de l'agriculture et de l'industrie du pétrole. Les années suivantes, le travail agricole fut majoritairement assuré par des immigrants mexicains. Dans les années 1960, César Chávez mena une lutte dans le but d'améliorer leurs conditions de travail. Le grand tremblement de terre du changea l'apparence de la ville, qui se couvrit d'immeubles. En 1965, un campus du système de l'université d'État de Californie ouvrit à Bakersfield. le fréquentent actuellement, surtout dans les domaines des affaires et de l'administration. Géographie. Bakersfield est située à approximativement au nord de Los Angeles et au sud-est de Sacramento, la capitale de l'État. Elle se trouve au sud de la vallée de San Joaquin et au nord des monts Tehachapi. Démographie. Selon l"'American Community Survey", pour la période 2011-2015, 60,53 % de la population âgée de plus de déclare parler l'anglais à la maison, 32,40 % déclare parler l'espagnol, 1,31 % le tagalog, 0,56 % l'arabe, 0,51 % une langue chinoise et 4,70 % une autre langue. Économie. L'économie de Bakersfield est dominée par l'agriculture, le pétrole et le raffinage. Bakersfield possède un aéroport ("Meadows Field", code AITA : BFL). |
Chrysomelinae Les Chrysomelinae constituent une sous-famille d'insectes coléoptères de la famille des Chrysomelidae qui comprend des espèces bien connues des genres "Chrysomela", "Chrysolina", "Leptinotarsa" et "Oreina". Biologie. Les membres de ce groupe sont caractérisés par un très haut niveau de spécialisation alimentaire et sont protégés chimiquement de la prédation : chaque étape du cycle de vie est protégée chimiquement contre les prédateurs. Liste des tribus. Selon et , cette sous-famille de coléoptères est répartie en deux tribus : |
Simon Ier de Montfort , mort en 1087, fut le troisième seigneur de Montfort l'Amaury. Il était fils d', seigneur de Montfort, et de Bertrade de . Il continue les travaux commencés par son père et son grand-père et fait édifier dans le village l'église Saint-Pierre et la chapelle Saint-Laurent. Il épouse en premières noces Isabelle, dame de Nogent, fille d'de Broyes dit "Bardoul", seigneur de Broyes, Nogent et Pithiviers, qui met au monde : Veuf, il demanda à Richard d'Évreux, comte d'Évreux, la main de sa fille Agnès, mais ce dernier l'éconduit. C'est alors que le demi-frère d'Agnès, Raoul de Tosny, enleva nuitamment sa sœur et l'emmena à Montfort. Simon et Agnès purent alors convoler en justes noces et Raoul reçut en remerciement la main d'Isabelle, fille du premier mariage de Simon. Agnès d'Évreux donna naissance à quatre enfants : |
Amaury II de Montfort , mort en 1089, fut le quatrième seigneur de Montfort l'Amaury. Il était fils de , seigneur de Montfort, et d'Isabelle de Broyes. Il succédà à son père, et mourut peu après. |
Vanessa Demouy Vanessa Demouy, née le à Montreuil, est une actrice, mannequin et chanteuse française. Biographie. Famille, formation et débuts. Née le à Montreuil en Seine-Saint-Denis fille de Christian Demouy (1949-2022) et de Catherine Rochette. Sa mère a été mannequin, avant de devenir directrice de l'agence de mannequins « Beauties ». Vanessa Demouy passe une partie de son enfance dans la région de Moulins (Allier) où sa famille a des attaches. Elle pratique la danse classique jusqu'à ses 14 ans, avant de devenir mannequin professionnel. Vers 15 ans, elle est choisie pour poser dans des publicités, et participe notamment à la campagne publicitaire de la marque de lingerie Aubade (en tant que « mannequin détails », sans que l'on voie son visage) intitulée les « Leçons de séduction », posant sur des images en noir et blanc qui mettent en valeur ses formes, tout en respectant son anonymat que, depuis les années 2010, elle refuse désormais d'évoquer, étant donné qu'elle n'a pas profité de cette médiatisation. À 17 ans, elle commence aussi à tourner dans quelques courts métrages et publicités. Notoriété. Vanessa Demouy se fait connaître du grand public au début des années 1990 pour ses rôles dans des séries télévisées pour adolescents de la chaîne M6 : "Classe mannequin" (1993-1994) et ses suites, "Cœurs Caraïbes" (1995) et "Aventures Caraïbes" (1996). Sa morphologie voluptueuse lui vaut une large médiatisation. Ainsi, en 1997, elle prête ses traits à Lara Croft, l'héroïne du jeu vidéo "Tomb Raider" pour une séance photo du magazine "VSD", ainsi que dans le magazine "Entrevue" en 1999. L'année suivante, elle fait la couverture du magazine "Newlook". Chanson. Vanessa Demouy tente aussi une carrière dans la chanson (elle interprète d'ailleurs le générique de la série "Classe mannequin"). En 1995, elle sort ainsi un album intitulé "Rêve de fille", puis un second en 2003, qui passe inaperçu. Cinéma et télévision. En tant qu'actrice, Vanessa Demouy tente de se tourner vers un registre différent de celui de ses séries sur M6. Après des apparitions dans les séries policières "Malone" et "Navarro", elle décroche ainsi en 2004 un rôle régulier, celui d'une gardienne de la paix dans la série "Central Nuit", à partir de la saison 3. Elle joue ce rôle dans 27 épisodes, jusqu'en 2009. En 2011, elle revient pour un rôle sulfureux dans la série "Xanadu" sur Arte. En 2012, elle joue dans la comédie dramatique "Nos plus belles vacances", réalisé par Philippe Lellouche et, en 2014 dans "Le Jeu de la vérité", adapté de sa pièce du même nom. En 2018, elle interprète le rôle de Rose Latour, une femme bipolaire et la meilleure amie de Chloé Delcourt (Ingrid Chauvin) dans la série télévisée "Demain nous appartient" sur TF1. Depuis le , elle reprend son rôle de Rose Latour dans la série dérivée de "Demain nous appartient", "Ici tout commence". Théâtre. C'est au théâtre que Vanessa Demouy renoue avec un succès populaire. Après des débuts sur les planches en 2002 dans "Les Monologues du vagin", elle tourne exclusivement sous la direction du comédien et scénariste Philippe Lellouche : "Le Jeu de la vérité" en 2005 et 2006, "Le Jeu de la vérité 2" en 2007 et 2008, "Boire, fumer et conduire vite" en 2009 et 2010, et "L'Appel de Londres" de 2014 à 2016. Engagements. Fin 2010, Vanessa Demouy s'engage avec la Ligue contre le cancer dans une campagne contre le cancer du sein. Elle pose seins nus avec cinq autres célébrités, Anne Brochet, Chloé Lambert, Gwendoline Hamon, Julie Fournier et . Vie personnelle. À partir de l'été 2001, Vanessa Demouy vit en couple avec le comédien et scénariste Philippe Lellouche, avec qui elle a eu un fils, Solal, né le . Le , ils se marient dans le parc du château de la Garenne de Launay, à Douchy (Loiret). Le , elle met au monde son deuxième enfant, une petite fille, Sharlie. Le lendemain de l'accouchement de sa fille coïncidait avec la visite présidentielle de la maternité. Le président de la République Nicolas Sarkozy s'est alors rendu dans la chambre de Vanessa Demouy pour la féliciter. Son époux, Philippe Lellouche, a confié à la presse que Nicolas Sarkozy était le premier visiteur de sa fille. En 2016, le magazine "Voici" annonce leur séparation, ce que Vanessa Demouy dément dans la foulée. En , pourtant, elle officialise sa rupture. |
Voss Voss herad est une municipalité et un district dans le comté de Vestland en Norvège. <br>Son centre administratif Vossevangen est aussi une station de ski. Il se situe au bord du lac Vangsvatnet, à 100km au nord-est de Bergen. Histoire. La commune de Voss a été créée en à partir du district traditionnel de "Vossaveldet". La "kommune" de Voss a fusionné la municipalité rurale ("herad") de Granvin pour former Voss "herad" le . Transports. La ligne de Bergen entre Bergen et Oslo traverse Voss. Les trains circulant entre les deux villes s'arrêtent à la gare de Voss. <br>Il existe également des services régionaux entre Bergen, Voss et Myrdal. Ils desservent les haltes ferroviaires suivantes dans la commune de Voss : "Direction Oslo" "Direction Bergen" Attractions. Église de pierre "Vangkyrkja" du . L'hôtel Fleisher est un bel exemple d'architecture en bois de "style suisse". Un festival international de jazz se déroule depuis plus de 30 ans au mois de mars. Spécialités de charcuterie. Voss est renommé pour le "smalahove", tête de mouton brûlée puis bouillie et servie avec des pommes de terre. Ce plat remontant à l'époque des Vikings est célébré chaque automne par le festival Smalahovesleppet à Voss. La tête de mouton ("svið") est encore un plat populaire en Islande et fait partie du Þorramatur. |
Route nationale 117 La route nationale 117, ou RN 117, est une ancienne route nationale française reliant Toulouse à Bayonne. Avant la réforme de 1972, la RN 117 allait de Perpignan à Bayonne. La section Perpignan - Saint-Martory a été déclassée en RD 117 ; seule la section Saint-Martory - Bayonne étant restée nationale. Le nouveau tracé de la RN 117 appartenait autrefois à la RN 125 pour la section Toulouse - Saint-Martory. Le décret du prévoit le transfert de l'actuelle RN 117 aux départements. Elle a été renumérotée RD 817. Tracé de Toulouse à Bayonne. De Toulouse à Martres-Tolosane. La route est confondue avec l'A64, hormis le tronçon entre Portet-sur-Garonne et Muret. La section entre Toulouse et Portet-sur-Garonne était en tronc commun avec la N 20. Ces sections sont vouées au déclassement. Les communes traversées sont : La section de Martres-Tolosane à Portet-sur-Garonne fut aménagée en 2×2 voies dans les années 1970-1980, avec contournement de Muret et de Noé. Entre Portet-sur-Garonne et Toulouse, une nouvelle voie rapide fut créée. Lors de la transformation de la 2×2 voies en autoroute dans les années 1990, la section de Muret à Portet-sur-Garonne (soit ) ne fut pas transformée mais doublée par la nouvelle section autoroutière (à péage). De Martres-Tolosane à Tarbes. Les communes traversées sont : Dans les années 1970, le tronçon de Martres-Tolosane à Lestelle fut doublé par une route à 3 voies qui évitait la traversée de plusieurs agglomérations et le passage le long d'une falaise dangereuse à l'entrée ouest de Saint-Martory. Cette route fut numérotée RN 127, elle est aujourd'hui incorporée à l'A 64. En 1982 fut ouvert une autre section à 2×2 voies entre Lanespède et Capvern, destinée à être incluse dans la future A 64. Elle permettait de doubler la difficile rampe de Capvern, source fréquente de bouchons en raison des nombreux poids-lourds qui peinaient à la gravir. De plus, la présence d'un pont ferroviaire bas près de Capvern empêchait les gros convois d'emprunter cet itinéraire. L'ouverture de cette déviation permit de contourner ces obstacles et de faciliter la circulation des véhicules. Cette voie express est de nos jours absorbée par l'A 64. De Tarbes à Orthez. Les communes traversées sont : D'Orthez à Bayonne. Les communes traversées sont : |
Julio César Romero Julio Cesar Romero, surnommé Romerito, était un footballeur paraguayen né le à Luque au Paraguay. Biographie. Il est élu footballeur de l'année en Amérique du Sud en 1985. Il fait partie du FIFA 100, classement créé par Pelé pour les footballeurs ayant marqué leur génération. Carrière de joueur. En équipe nationale. Il compte 32 sélections avec l'équipe du Paraguay, acquises entre 1979 et 1990, et a marqué 13 buts. Romerito a participé à la Coupe du monde de 1986 durant laquelle il marque deux buts. |
Route nationale 118 La route nationale 118, ou RN 118, est une route nationale française reliant Sèvres à partir du pont de Sèvres aux Ulis, en Île-de-France. Donnant dans le sens sud-nord accès à l'ouest parisien via Boulogne-Billancourt et la porte de Saint-Cloud, à l'autoroute A86 dans les deux sens au niveau de Vélizy-Villacoublay, ainsi qu'au pôle scientifique et technologique Paris-Saclay, il s'agit d'une voie rapide à quatre ou six voies (quand elle traverse Vélizy) qui se termine au sud à un échangeur de l'autoroute A10. Son utilisation intensive est la source d'encombrements quotidiens, et son parcours vallonné au niveau de la cuvette de Bièvres puis de la vallée de Chevreuse provoque, en cas de chutes de neige massives, le blocage sur place de nombreux automobilistes, les « naufragés de la N118 », comme cela a notamment été le cas en 1999, 2010 et 2018. Ces incidents arrivent à plus petite échelle lors de chaque chute de neige. Il existait, avant les déclassements de 1972, une RN 118 reliant Albi à Mont-Louis. Elle a été déclassée en RD 118, sauf entre Albi et Castres où elle est reprise par la RN 112. Actuelle RN 118. La RN 118 est gérée par la DRIEA-Direction des routes d'Île-de-France (DiRIF). Historique. Généralités. La RN 118 actuelle a été mise en service en 1972. Elle a porté le nom jusqu'en 1978. Elle utilise entre Saclay et Bièvres l'ancien tracé de la RN 306/RD 906, laquelle s'interrompt actuellement entre ces deux villes. De même, elle emprunte entre Orsay (carrefour du Petit Saclay sur le plateau de Moulon) et Saclay l'ancien tracé de la RN 446. Ces deux routes avaient été classées dans les années 1930. Le tronçon entre Sèvres et Meudon la Forêt était quant à lui un doublement de la RN 187. La RN 446 passait en plein cœur d'Orsay. En 1964-1965 fut créée une déviation de la RN 446 en deux fois deux voies (intégrée depuis à la RN 118). Cette déviation passe sous les quais de la gare du Guichet sur la ligne de Sceaux (intégrée depuis au RER B). Il fut créé pour cette nouvelle route un pont rail de . Il s'agit de l'un des tout premiers ouvrages sous rail réalisés en béton précontraint en France. Naufragés de la N118. Le , la région Île-de-France est paralysée vers par de très fortes chutes de neige survenant à l'heure de sortie des bureaux, bloquant les engins de salage dans les embouteillages. Des centaines de personnes passent la nuit dans leurs voitures. Un journal titre . Dans l'après-midi et la soirée du , d'abondantes chutes de neige tombent sur la région parisienne. Des milliers d'automobilistes sont bloqués sur la N118, dont les accès sont tardivement fermés. La route reste bloquée toute la nuit et 7 à doivent être hébergées à Vélizy. Dans la nuit du 6 au , de la route passent la nuit à l'arrêt, prisonniers de la neige dans les habitacles de leurs véhicules sur la N118. De nombreux journalistes sont sur place pour commenter l'événement. Le à midi, plus de sont encore bloqués. La N118 n'est rouverte à la circulation que dans l'après-midi du à la faveur d'un dégel de la couche de glace et de neige qui persistait sur le sol. Par mesure de précaution, en prévision de chutes de neige, la N118 est fermée à la circulation à plusieurs reprises en . Un épisode neigeux survenu le y occasionne encore une fois une circulation très difficile. Parcours. La RN 118 actuelle relie la RD 910 (ex-RN 10) (au niveau de Sèvres) à l'A10 (au niveau des Ulis et en raccordement de Marcoussis). Elle coupe en deux la forêt de Meudon ainsi que la commune d'Orsay. Desserte. La RN 118 permet la desserte de la zone commerciale et industrielle de Vélizy-Villacoublay, ainsi que du parc d'activités de Courtabœuf (communes des Ulis, de Villebon-sur-Yvette et de Villejust). Communes traversées. La route nationale traverse les communes de Sèvres, Meudon, Vélizy-Villacoublay (intersection avec l'A86), Bièvres, Saclay, Orsay et Les Ulis. Sorties. "Sorties de la voie rapide N 118 :" Ancienne RN 118. La RN 118 historique, reliant Albi à Mont-Louis, a été créée en 1824, succédant à la route impériale "d'Albi en Espagne par Carcassonne et Mont-Louis", créée en 1811. À la suite de la réforme de 1972, elle a été reprise par la RN 112 entre Albi et Castres (déclassée en RD 612 en 2006) et déclassée en RD 118 entre Castres et Mont-Louis. Elle traverse les communes suivantes : Albi D 612, Réalmont, Vénès et Castres, puis, en tronc commun avec la RN 112 (aujourd'hui RD 612), Mazamet D 118, Villegailhenc, Villemoustaussou, Carcassonne, Cépie, Limoux, Couiza et Quillan, enfin, en tronc commun avec la RN 117 (aujourd'hui RD 117) entre Quillan et le pont d'Aliès (Saint-Martin-Lys), Axat, les gorges de Saint-Georges, Puyvalador, Formiguères et Mont-Louis. |
Mort (tarot) |
Dikès Dikès, de son nom complet Yahia Dikès, né à Khemis Miliana en 1968, est un chanteur, auteur, compositeur franco-algérien d'origine kabyle. Biographie. Bercé par la musique traditionnelle touareg algérienne, il étudie à la Médersa, erre dans divers pays d'Europe avant d'arriver en France, à Paris dans les années 1990 où il apprend le français et où il se forme au Théâtre du Fil à Savigny-sur-Orge (91). Son premier album "A vif" est co-produit par France Culture. Stéphane Cadé et Florent Vintrigner (membre de la Rue Ketanou également passé par le Théâtre du Fil) signent une partie des textes. L'album se conclut par une reprise de Jacques Brel, que Dikès cite comme modèle. Il collabore par la suite avec le multi-instrumentiste Mathias Duplessy qui arrange ses deux albums suivants. Jusqu'en 2010, il a fait partie du collectif Mon côté punk avec des membres de La Rue Kétanou et d'autres musiciens et auteurs dont Loïc Lantoine et Thézame Barrême. |
Francis Ricard Francis Ricard est auteur toulousain, poète, professeur de lettres, aficionado, photographe. Né en 1947 à Castres, il vit sa retraite à Toulouse. Il a publié chez l'Harmattan," La boîte noire" (2001) et " L'heure juste " (2002), "Eclipse(s") (2002) aux éditions de l'Epure," La corrida des ombres," textes et photographies (2003) chez Atlantica, " En un seul souffle "(2007) chez Cheyne Editeur, collection Grands Fonds," Il suffirait "recueil accompagné de gravures de Pierre Jourde (2014) Cahier des Passerelles n°8," Jaurès le Bal Républicain", un livre CD avec le groupe les Grandes Bouches, pour les paroles, (2014) , "Dehors le silence "(2015) aux Cahiers de l'Atelier, en collaboration avec le peintre Patrick Meunier enfin, "Arthur Rimbaud poste restante Marseille", aux Editions Hors Limite (2016), préface de Serge Pey. Ces dernières années les textes de l'auteur ont été dits en public par Bernard-Pierre Donnadieu, Denis Lavant, Syvie Maury, Anne Rebeschini, Anne Lefèvre, Philippe Dutheil et par d'autres acteurs ou compagnies. C'est dire si les textes de Francis Ricard sont de plus en plus lus, appréciés et partagés par un public de plus en plus large et au courant. L'auteur, par ailleurs, dit régulièrement ses propres textes ou des textes d'autres auteurs en public, notamment lors d'événements comme Le Printemps des Poètes. Il a également participé à plusieurs ouvrages collectifs dont, en particulier, "Pour Zarma changer à Babylone "(2008) aux Editions Filigranes. Bibliographie. LIVRES 2016 "Arthur Rimbaud Poste restante Marseille", éditions Hors limite 2015 "Dehors le silence" Cahiers de l'Atelier Peintures de Patrick Meunier 2014 "Il suffirait" Cahiers des Passerelles N°8 Linogravures de Pierre Jourde 2007 "En un seul souffle" Cheyne Editeur, Collection Grands Fonds. Quatrième de couverture de Jean-Pierre Siméon. Réédition 2008 2003 "La corrida des ombres", Atlantica Séguier. Textes et photos de l’auteur 2002 "Eclipse(s)" Editions de l’Epure, 200 exemplaires numérotés 2002 "L’heure" juste Editions L’Harmattan 2001 "La boîte noire" Editions L’Harmattan LIVRE-CD 2014 "Jaurès, le bal Républicain" par Les Grandes Bouches (deux poèmes et cinq chansons) |
Villambistia Villambistia est une commune située dans le Nord de l’Espagne, dans la comarque de Montes de Oca ("mancomunidad" de Oca-Tirón) dans la Communauté autonome de Castille-et-León, province de Burgos. Sa population était de 56 habitants en 2007. Les habitants s’appellent "Villambistianos". Le Camino francés du Pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle passe par cette localité. Géographie. Villambistia est située à l’est de Burgos, dans la Sierra de la Demanda. Histoire. La commune appartenait à la juridiction de l’"Hôpital de Villafranca Montes de Oca. Elle est nommée dans un document de 1515. Culture et patrimoine. Pèlerinage de Compostelle. Par le Camino francés du Pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, le chemin vient de Tosantos. La prochaine halte est Espinosa del Camino. Il y avait deux hôpitaux (auberges publiques) pour l’accueil des jacquets. Patrimoine religieux. Au centre de "Villambistia", la chapelle désaffectée était dédiée à saint Roch, vénéré des pèlerins et représenté ici avec son chien. L’église "San Estebàn" domine le village sur son replat. Elle conserve l'ancien retable du couvent de "San Francisco de Belorado". Elle est constituée d’une seule nef à trois travées, construite en 1712. |
Route nationale 132 La route nationale 132, ou RN 132, était une route nationale française qui, dans son dernier tracé, reliait le centre de Cherbourg-Octeville à son port en contournant Tourlaville, communes depuis intégrées en 2016 au sein de Cherbourg-en-Cotentin. Cette route a été séparée en deux tronçons, l'un supprimé en 2006 et l'autre intégré à la RN 13 en 2009. À sa création en 1824 et jusqu'en 1949, la RN 132 allait de Bordeaux à Bayonne, puis en 1832 jusqu'à Saint-Jean-Pied-de-Port. La section Bordeaux - Saint-Geours-de-Maremne est aujourd'hui reprise par l'autoroute A63 (ex-RN 10). Historique. À sa création en 1824, elle est décrite comme étant la "Route de Bordeaux à Bayonne par les grandes Landes". Elle rencontre, à Saint-Vincent-de-Tyrosse, la route , de Paris à Bayonne. Elle succède alors à la Route impériale 152. Cet itinéraire est le plus direct entre Bordeaux et Bayonne mais il traverse alors un terrain sablonneux et peu propice au transport. La route est ouverte sous la forme d'un modeste chemin, poussivement mis aux normes entre 1838 et 1870. En 1847, l'extrémité est reportée à Saint-Geours-de-Maremne au lieu de Saint-Vincent-de-Tyrosse. Au début des années 1870, la traversée des Landes s'effectue sur une chaussée neuve mais très étroite par suite des économies faites lors de la construction. Des travaux d'élargissement sont réalisés dans les années 1880 pour porter la route à une largeur digne de son rang. Il est à noter que la partie basque de l'itinéraire a plusieurs fois changé lors du . Lors de sa création du tracé au sud de Bayonne, le , l'itinéraire emprunté par la RN 132 passait par Saint-Pierre-d'Irube, la route impériale des Cimes, Hasparren et Jaxu. Elle s'arrête à Saint-Jean-Pied-de-Port sur la RN 133, de conception plus ancienne, et prend le nom de "Route de Bordeaux à Saint-Jean-Pied-de-Port par les grandes Landes et Bayonne". Le , le tracé entre Saint-Pierre-d'Irube et Hasparren fut dévié par Briscous pour éviter les dénivelés du premier tracé. Ce second tracé entre Saint-Pierre-d'Irube et Briscous sera plus tard attribué à la RN 636, en effet depuis le , la RN 132 ne passait plus par Hasparren mais remontait la vallée de la Nive par Cambo-les-Bains. En 1949, la et la RN 10 intervertirent leurs itinéraires. La devint donc la route de Langon à Tartas et de Bayonne à Cambo-les-Bains, la section basque de l'itinéraire n'ayant pas changé. Dans le même temps, la section terminale de l'ancienne RN 132 de Cambo-les-Bains à Saint-Jean-Pied-de-Port fut attribué à la RN 618. L'intégralité de l'itinéraire fut déclassé en 1973 et en 1978 pour le tronçon reliant Tartas à Mont-de-Marsan alors cédé à la nouvelle RN 124. Concernant la RN 132 à Cherbourg, en Normandie, elle reliait jusqu'en 2006 le centre de la ville à son port, en contournant l'ancienne commune de Tourlaville par l'est sur . La première partie du tracé est déclassée en 2006 laissant place à la départementale 901 (elle même issue de la RN 801), la deuxième faisant partie de la rocade de Cherbourg jusqu'en 2009 où elle est déclassée et définitivement supprimée pour laisser place au nouvel itinéraire de la RN 13. Numérotation actuelle. Actuellement, après les déclassements de 1972 et 2006, la création de la liaison vers Blagnac pour l'Airbus A380 en 2004 et la suppression de la route nationale en 2009, cet itinéraire est numéroté : Anciens tracés. Ancien tracé de Langon à Tartas. Les principales communes desservies étaient : Ancien tracé de Bayonne à Saint-Jean-Pied-de-Port. Les principales communes desservies étaient : Ancien et dernier tracé dans Cherbourg-en-Cotentin. Les principaux points du tracé de 9,5 km au sein la ville Cherbourg étaient : Début de la Entrée sur la rocade de Cherbourg Fin de la et de la rocade de Cherbourg Le tronçon entre l'avenue Jean-François Millet au Boulevard de l'Est (partie hors rocade) est désormais occupé par la route départementale 901. Le tronçon faisant office de rocade est occupé par le RN 13. |
Festival international de musique universitaire Le Festival international de musique universitaire (FIMU) est un festival gratuit se déroulant chaque année à Belfort durant le mois de mai ou juin, pendant les du week-end de la Pentecôte, plus le vendredi après-midi. Il accueille chaque année environ , avec quelque en 2018 ce qui constitue un record. Historique. Le FIMU est né en 1986 sur l'idée d'un enseignant de l'UTBM, qui voulait créer un évènement autour de la musique estudiantine. En 2015, pour la édition du FIMU, plus de , soit étudiants et amateurs en provenance de , ont participé à gratuits dans la ville de Belfort. C'est un festival généraliste, tous les genres de musique y sont joués. Il permet à un public très large de découvrir des musiques auxquelles il n'est pas habitué, la totale gratuité et la concentration des lieux de concerts dans la vieille ville permettant de passer facilement d'un genre à un autre. Organisation. L'organisation et le financement sont assurés par la ville de Belfort avec le soutien des associations étudiantes de l'Aire urbaine. Le bénévolat y est très développé puisqu'en 2015 plus de étaient présents. Le Comité de pilotage. En plus des bénévoles présents lors de l'événement, il existe des référents bénévoles aux missions spécifiques : Le FIMU des enfants. Les festivaliers de ont eux aussi leurs animations dédiées. Ils peuvent s'adonner à la pratique d'instruments étonnants et à des jeux d'expressions corporelles amusants lors d'ateliers ludiques et pédagogiques encadrés par des professionnels. Afin que toute la famille puisse profiter pleinement du FIMU plusieurs installations sont mises en place : Accès handicapé. Des services adaptés au public en situation de handicap visuel, auditif, mental, cognitif, psychique et moteur sont mis en place. Ainsi d'informations sont distribuées auprès des associations et structures spécialisées et aux bénéficiaires de la Mission autonomie. Des services sur mesure sont proposés par la ville de Belfort et l'Association des Paralysés de France : Sécurité. Afin d'assurer la sécurité des festivaliers et de réduire les déchets, le verre est interdit sur le festival ; les gobelets en plastique de sont consignés, et deviennent souvent des objets "collector", puisqu'ils sont personnalisés avec l'instrument de l'année. Des stands sont présents pour s'informer et sensibiliser le public aux conduites à risques. Deux bars à eau gratuits permettent également d'assurer l'hydratation des festivaliers. |
Stockton & Darlington Railway |
Auguste Zurfluh |
FIMU |
Façon |
Pinnacle Le mot anglais pinnacle ( en français) désigne un sommet, on le retrouve donc souvent comme toponyme ou comme synonyme d'excellence. Pinnacle peut désigner : Pinnacle ou The Pinnacle aussi désigne plusieurs gratte-ciel à travers le monde : Pinnacles peut désigner : |
Classe mannequin Classe mannequin est une série télévisée française en 120 épisodes de 26 minutes, créée par Brigitte Sabban réalisée par Dominique Masson, Philippe Roussel, Emmanuel Fonlladosa, Christophe Coutens et diffusée entre le et 1994 sur M6. Histoire. "Classe mannequin" est la conséquence du Décret Tasca, imposant des quotas de production et de diffusion d'œuvre d'expression originale française, aux heures de grande écoute, entrée en vigueur dès le . En France, cette obligation s'est traduite par la diffusion entre 17h et 20h, de séries destinées aux adolescents, comme "Hélène et les Garçons", "Seconde B" et autres, plus ou moins inspirées par les productions nord-américaines comme "Beverly Hills", "Les Années collège", "Sois prof et tais-toi!" etc... Synopsis. Cette série décrit la vie de garçons et filles apprentis mannequins. Générique. La chanson du générique de la série s'intitule "Essaye d'imaginer" et est interprétée par Vanessa Demouy, Christine Lemler et Anne-Charlotte Pontabry. DVD. L'éditeur LCJ Editions a sorti cinq coffrets avec les épisodes 1 à 52, Malheureusement l'éditeur n'a jamais sortie le reste de la série Commentaires. C'est dans cette sitcom que se sont fait connaître Vanessa Demouy, Anne-Charlotte Pontabry (alias Cachou), et Laurent Lafitte. Il s'agissait alors pour M6, qui co-produisait cette série, de proposer une sitcom rivalisant avec les productions AB et qui connaissaient alors un grand succès sur TF1 (en particulier, "Hélène et les Garçons"). Parmi les nombreux auteurs des scénarios, on trouve Isabelle Mergault, comédienne, devenue depuis cinéaste à succès, Christine Reverho, quatre fois nommée aux Molières 2007 pour sa pièce "Chocolat piment", ou encore Éric Cazalot, qui, après de nombreux ouvrages, sortira en 2007 "Sylvie Vartan dans la lumière", en collaboration avec la chanteuse. À ses débuts, la série fut tournée aux Studios des Buttes-Chaumont, puis aux Studios de Bry-sur-Marne, avec les Moyens Techniques de la Société Française de Production. La sitcom connaîtra un prolongement en 1995 avec "Cœurs Caraïbes" (4 épisodes), puis en 1996 avec "Aventures Caraïbes". M6 lance par la suite une autre sitcom intitulée "Studio Sud" avec Séverine Ferrer, Tomer Sisley, Avy Marciano et Diane Robert. |
Route nationale 134 La route nationale 134, ou RN 134, est une route nationale française reliant Saugnac-et-Muret (Landes, près de la limite girondine) au Tunnel du Somport (Pyrénées-Atlantiques, frontière avec l'Espagne). Avant 1972, elle reliait Roquefort au col du Somport : la section de Roquefort à la RN 124, via Villeneuve-de-Marsan, a été déclassée en RD 934. La section de Saugnacq-et-Muret à Sabres était la route départementale 20 et celle de Perrègue à Mont-de-Marsan appartenait à la RN 649 ; celle de Sabres à Perrègue appartenait à la RN 626. Une Nationale 134BIS existait dans les Pyrénées-Atlantiques. Elle reliait Gan au col du Pourtalet. Cette route a été déclassée en départementale à la fin des années 1970. Depuis 2008, seule la section au sud de Pau est restée route nationale. Le tronçon septentrional a en effet été transféré aux départements des Landes, du Gers et des Pyrénées-Atlantiques. Rôle stratégique. Cette route est une voie de communication importante entre l'Espagne et la France et plus particulièrement entre la région d'Aragon et la vallée d'Aspe. Dans les années 1990, l'aménagement de la nationale 134 et le percement du tunnel du Somport ont fait l'objet d'une longue lutte entre les pouvoirs publics, les acteurs de l'économie locale et les écologistes, qui estimaient que l'afflux des camions dans cette région de montagne causerait des dommages à l'environnement. Futur. Un projet d'autoroute A 650 devait relier Pau à Oloron-Sainte-Marie, mais il a été abandonné en 2008. Voir aussi. Liens externes. Voir le tracé de la RN 134 sur Google Maps |
Mortaise La mortaise (origine probable du latin populaire "moritare", de "morari", « retenir » ; une autre origine est donnée par "Le Robert" : le mot serait dérivé de l'arabe مرتز, "murtazza", « fixé ») peut désigner : En anatomie. La mortaise tibio-fibulaire est constituée par l'extrémité inférieure du tibia et de la fibula, réunis par l'articulation tibio-fibulaire distale. L'ensemble forme une surface articulaire constituée en haut et médialement par le tibia et la malléole interne respectivement, et latéralement par la malléole externe. C'est cet ensemble qui est assimilée à une mortaise qui répond à la trochlée du talus, qui est assimilé au tenon. |
Maricopa (Californie) Maricopa est une municipalité rurale du comté de Kern en Californie du sud, située au sud-ouest de la Vallée de San Joaquin. Sa population était de 1 111 habitants en 2000. La ville contient une station d'essence, une auberge et une petite école. Sa superficie est de 3,9 km². La ville est situé à l'ouest du champ pétrolifère de Midway-Sunset. |
Route nationale 135 La route nationale 135, ou RN 135, est une route nationale française reliant Bar-le-Duc à Ligny-en-Barrois, dans le Nord-Est de la France. Ce tronçon appartenait auparavant à la RN 66. Elle fait aujourd'hui l'objet d'un doublement (au moins) partiel. Avant la réforme de 1972, une autre route nationale - également appelée RN 135 - reliait Barcelonne-du-Gers à Sainte-Marie de Campan, dans le Sud-Ouest de la France. Elle a été déclassée en RD 935 sur la totalité de son tracé. Entre Nouilhan et Bazet, un nouveau tracé évitant les traversées d'agglomérations a été ouvert. L'ancien tracé est devenu la RD 835. Le décret du ne prévoit pas le déclassement de la RN 135 actuelle. Tracé actuel de Bar-le-Duc à Ligny-en-Barrois. Les principales communes traversées sont : Ancienne route nationale 135. Ancien tracé de Barcelonne-du-Gers à Tarbes (D 935). Les principales communes traversées sont : Ancien tracé de Tarbes à Sainte-Marie-de-Campan (D 935). Les principales communes traversées sont : |
Pascal Lefèvre Pascal Lefèvre (né le à Saint-Quentin) est un athlète français, spécialiste du lancer du javelot. Il détient le record de France de la discipline avec , établi le à Duisbourg. Biographie. Licencié à l'ASPTT Grenoble, Pascal Lefèvre remporte neuf fois consécutivement le titre de champion de France du lancer du javelot, de 1987 à 1995. Il améliore à quatre reprises le record de France du lancer du javelot en établissant les marques de et en 1988, puis et en 1989. Dixième des Championnats du monde de 1987, à Rome, avec la marque de , il participe aux Jeux olympiques de 1988, à Séoul, mais ne franchit pas le cap des qualifications. Le , lors des Universiades d'été de Duisbourg, il fixe le record de France à , se classant deuxième du concours derrière le Britannique Steve Backley. Toujours en 1989, il remporte la médaille d'argent des Jeux de la Francophonie En 1990, il se classe septième des championnats d'Europe de Split, avec un lancer à . Il est éliminé dès les qualifications des championnats du monde 1991 et 1993. |
Sepak takraw Le sepak takraw (du malais-indonésien "sepak", qui signifie « donner un coup de pied », et du thaï "takraw", « balle ») est un sport d'équipe, proche du volley-ball, qui se pratique essentiellement dans les pays d'Asie du Sud-Est où il est très populaire, notamment en Indonésie, en Malaisie, au Cambodge, au Laos et en Thaïlande. Dans ce dernier pays, il est considéré comme "sport national" à l'égal de la boxe muay-thaï. Il est souvent désigné par le seul terme takraw lorsqu'il s'agit plutôt d'un divertissement. Au Laos, il est plus connu sous le nom de "kataw". Au Cambodge, il est appelé "sey dâk" () ou "sey melong" (). En Europe, il est parfois appelé "kick volley-ball". Description. Ce sport se pratique avec une balle traditionnellement en rotin tressé (maintenant souvent en plastique) faisant environ de diamètre et pesant , sur un terrain de sur , séparé en deux camps par un filet disposé à de hauteur. Par contre, aujourd'hui, plusieurs ligues ont été formées et des balles de différentes couleurs, grosseurs et poids existent. Trois joueurs par équipe parcourent l'étendue de leur camp ou même évoluent à l'extérieur des limites pour rattraper une balle venant de leur équipe. Ils peuvent se faire trois passes entre eux ou à eux-mêmes, avant de renvoyer la balle dans le camp adverse par-dessus le filet. Pour cela, ils doivent utiliser principalement leurs pieds, mais aussi les genoux, les épaules ou la tête. Les mains et les bras ne peuvent par contre pas être utilisés pour renvoyer la balle. L'équipe marque un point quand la balle touche le sol dans le camp adverse ou si les joueurs adverses envoient la balle hors du terrain. Règlement. Conditions de victoire Un match, qui n'est pas limité dans le temps, se joue en deux manches, une manche étant remportée par une équipe lorsqu'elle atteint . En cas d'égalité, une troisième manche dénommée "Tie-Break" est disputée et remportée par l'équipe qui atteint les . Équipe Une équipe (appelée "regu" en malais) comporte trois joueurs : deux joueurs "de champ" appelés "apit kiri" ("pince gauche") et "apit kanan" ("pince droite"), et un joueur de centre faisant aussi office de serveur dénommé "tekong". En cours de partie un seul remplacement de joueur est autorisé. Fautes Dans la culture populaire. Dans les tomes 5 et 6 de la série Captain Tsubasa - World Youth (réalisée par le mangaka Yōichi Takahashi), le sepak takraw est expliqué : lors du premier tour des éliminatoires de la Coupe du monde de football des moins de 20 ans, la Thaïlande est l'adversaire le plus important du Japon, avec dans ses rangs les frères Konsawat (Chana, Sakun, Faran). Ils utilisent des techniques de sepak takraw (le sport national de la Thaïlande) comme le "sepak takraw shoot", le "rolling spike aérien", le "scissors spike" ou le "taping spike" pour réaliser un football offensif et font une promesse à leur père, un grand champion de sepak takraw ("ils arrêtent le football s'ils perdent pour revenir au sepak takraw."). De plus, le défenseur thaï Bunnaku les surnomme les "frères sepak takraw". Dans la série d'animation et le manga "Nichijō", il est fait mention du sepak takraw par la mère de Mio (une des trois personnages principales) via une note laissée à son attention à son réveil. |
Eau de rose L'eau de rose ou hydrolat de rose est un sous-produit (phase aqueuse) de la distillation de pétales de roses pour la fabrication d'huile essentielle de rose (ou essence de rose), possédant une saveur très parfumée et un parfum de rose concentré. L'eau de rose est aussi utilisée dans l'industrie cosmétique comme fragrance. Assaisonnement très populaire au Moyen-Orient ou au Maghreb, elle aromatise entre autres crèmes, pâtes et crèmes glacées et certains plats de volaille. L'expression « à l'eau de rose » désigne de façon péjorative un roman, une histoire un peu mièvre, sentimentale, c'est-à-dire gentillette, insipide, qui manque d'action. |
Thomas Nkono Thomas Nkono, né le à Dizangué, est un footballeur international camerounais évoluant au poste de gardien de but durant sa carrière. Il a été désigné deux fois joueur africain de l'année, en 1979 et 1982. Biographie. Débuts au Cameroun. À 19 ans, en 1974, Thomas Nkono trône déjà dans les buts du Canon Yaoundé, tout récent champion d'Afrique 1971. Il enlève son premier titre national un an plus tard. Vladimir Beara arrive bientôt au pays. L'ancien gardien de but yougoslave et nouvel entraîneur des Lions est ce qui peut arriver de mieux au jeune Thomas. Il sera son premier professeur. Le seul qui, en janvier 1976, le met en réserve afin qu'il ait le temps de "simplifier et de mûrir son jeu". La concurrence avec Joseph-Antoine Bell, le gardien de l'Union de Douala, est déjà à l'ordre du jour. En 1975, prêté au Tonnerre Yaoundé, Nkono remporte la première Coupe des coupes d'Afrique. Le Stella Club d'Adjamé défait, crie au scandale. Le prêt de joueurs est illégal en Afrique à cette époque. Qu'importe, le à Conakry, Nkono est le héros d'une finale en Coupe des clubs champions africains 1978. Grâce à lui, le Hafia FC ne reviendra pas dans ce match retour (0-0), après avoir perdu à Yaoundé. L'envoyé spécial du mensuel français "Mondial" dit de Nkono . Au plan national, le Canon de Nkono, Théophile Abega, Manga, Arantes Mbida… domine le championnat et aligne les titres. En 1979 et 1980, les verts et rouges enlèvent deux autres trophées africains. Leur gardien de but est seul à ce poste à être désigné meilleur joueur du continent. Normal donc que le ne soit une révélation qu'en dehors du continent. Les médias internationaux couvrent alors assez peu l'Afrique. Espanyol de Barcelone. Il gardera les buts de l'Espanyol de Barcelone pendant près d'une décennie, sans jamais être remplaçant. En 1988, contre toute attente, l'Espanyol manque un coup. Après avoir éliminé les Allemands de Borussia Mönchengladbach (1-0 ; 4-1), les Tchécoslovaques de FC Vítkovice (2-0 ; 0-0), enfin les Belges de FC Bruges (0-2 ; 3-0), l'Espanyol manque sa finale face au Bayer Leverkusen. Le 18 mai, Nkono encaisse trois buts et malgré un arrêt lors du premier tir au but allemand, l'Espanyol s'incline, ne parvenant pas à conserver l'avantage de la victoire nette de l'aller (0-3). Pour Nkono, les rêves d'une Coupe européenne s'envolent. Bolivar La Paz. À sa suite, Joseph-Antoine Bell, Jacques Songo'o et Alioum Boukar sont entrés dans des championnats européens. Lui choisit une dernière expérience en Amérique du Sud. La Bolivie l'accueille. Décembre 1997, fin de parcours. Le footballeur devient manager. « J'aide les jeunes à monnayer leur talent » explique-t-il. L'équipe nationale lui ouvre encore ses portes. Il entraîne les gardiens de but, est membre du staff des lions indomptables du Cameroun, et signale la présence en Espagne d’un bon joueur, qui deviendra l’un des piliers de l’équipe : Lauren Étamé Mayer, l’ancien joueur de Portsmouth. Carrière en équipe nationale. Coupe du monde 1982. Juin 1982, la Coupe du monde de football se joue en Espagne. Le Cameroun y participe et termine la compétition sans concéder la moindre défaite. Au bout de trois matches d'un premier tour au cours duquel seul Graziani, l'Italien, réussit à battre Nkono. Ce 23 juin là, le gardien camerounais qui est aussi le capitaine de son équipe, s'incline de justesse et à la suite d'une glissade. Il est déjà considéré comme l’un des meilleurs gardiens du tournoi, et si le Cameroun termine invaincu, c’est en grande partie à son gardien qu’il le doit. Ses réflexes étonnent, son sang-froid surprend, sa décontraction agace. Le 15 juin, contre le Pérou, au Stade du Riazor de La Corogne, « Tommie » démontre l’étendue de sa classe. Il arrête un tir de l’attaquant péruvien Gerónimo Barbadillo avec une main, se passe le ballon dans le dos et le reprend avec l’autre main. La légende est en marche. Nkono reçoit le titre de meilleur joueur africain de l’année 1982. Deux mois plus tard, le 8 août, au Giants Stadium de New York, le Brésilien Tele Santana, entraîneur de la mythique équipe de Zico et autres Sócrates aligne le Camerounais dans les buts de la sélection mondiale qui affronte l'Europe, dans un match organisé par la FIFA, au profit de l'UNICEF. Suprême récompense et totale reconnaissance pour un footballeur dont le parcours était déjà impressionnant en Afrique, mais presque totalement inconnu en dehors, malgré un premier titre de meilleur joueur africain de l’année en 1979. Coupe d'Afrique des Nations. Les espoirs d'une victoire en Coupe d'Afrique des nations sont déçus par trois fois (1982, 1986 et 1990). Il peut tout juste se consoler d'avoir joué les deux premiers matches du triomphe camerounais en 1984. Coupe du monde 1990. Il joue la Coupe du monde 1990 en Italie ; le Cameroun atteint les quarts de finale face à l'Angleterre. Le à Naples, Gary Lineker bénéficie de deux pénaltys pour battre Nkono et des Camerounais euphoriques (2-3). Les lauriers sont pour Roger Milla. À 35 ans, Nkono a presque tout gagné. Même s'il figure encore sur la liste des 22 au mondial américain en 1994. Carrière d'entraîneur. Il met fin à sa carrière en , et décide de s'orienter vers une activité d'agent de joueurs. En , il célèbre son jubilé, avant d'intégrer le staff technique de la sélection et s'occupe des jeunes gardiens. En , il assiste Pierre Lechantre à la CAN 2000 remportée par le Cameroun. À l'été 2000, aux Jeux olympiques de Sydney, il devient champion olympique. Lors de la demi-finale de la CAN 2002 contre le Mali, il va tester le gazon et fait quelques pas sur la pelouse. Une escouade de policiers armés et casqués lui sautent dessus, le plaquent avec violence sur l'herbe, le maîtrisent, le dépouillent de ses vêtements. Il se retrouve menotté et brandit à la foule ses poignets attachés. Les Camerounais menacent de ne pas jouer à la suite de cet incident. Il se sent humilié et après le match, le président malien, Alpha Oumar Konaré, se rend dans le vestiaire des Lions et présente des excuses. En 2003, Tommie rentre à Barcelone et reprend du service comme entraîneur des gardiens. Ce poste lui est proposé par Luis Fernandez qui était l'entraîneur de l'époque. Depuis 2004, Thomas Nkono est investi dans la lutte contre la pauvreté en devenant Ambassadeur du PNUD (Programme des Nations unies pour le développement), il défendra cette cause aux côtés des Ivoiriens Cyril Domoraud et Didier Drogba. En , il a obtenu la nationalité espagnole. Il est aussi redevenu entraîneur adjoint des "Lions Indomptables". Et de à , il officie en tant que sélectionneur par intérim des "Lions Indomptables", après le départ de son prédécesseur Otto Pfister. Il est remplacé à ce poste par le français Paul Le Guen. Influence. Gianluigi Buffon, le gardien de but international italien, avouera plus tard : . Buffon donne à son fils le prénom du gardien de but camerounais. Il déclare ceci pour justifier ce geste unique en son genre : . Décorations. Chevalier de l'Ordre de la Valeur |
Thomas Johansson Thomas Johansson, né le à Linköping, est un joueur de tennis suédois, professionnel de 1994 à 2009. Il gagne son premier tournoi en 1997 à Copenhague. En 1999, il remporte son premier Masters Series à Montréal et devient mondial. En 2002, il remporte l’Open d'Australie, son seul titre du Grand Chelem, en battant le favori Marat Safin en finale, sans affronter le moindre avant la finale et le moindre du tournoi. Il obtient son meilleur classement en : . Classé , il joue un match lors du Masters de 2002 en remplaçant Andre Agassi, forfait après deux matchs. Il a remporté au total 10 tournois (dont 9 en simple). Ce spécialiste des surfaces rapides voit sa fin de carrière perturbée par un déficit visuel. Biographie. Carrière de joueur. 2002 : succès à l'Open d'Australie. Thomas Johansson commence sa saison à l'Open de Chennai où il bat Ivo Heuberger (6-4, 6-4) puis Olivier Rochus (4-6, 6-3, 6-4) avant de s'incliner contre Paradorn Srichaphan (6-4, 3-6, 2-6). Il dispute ensuite l'Open d'Australie, avec le dossard au classement mondial, il y bat Jacobo Díaz mondial (6-1, 3-6, 7-6, 6-4), Markus Hipfl (6-4, 6-1, 6-4), Younès El Aynaoui (5-7, 6-2, 6-2, 6-4), Adrian Voinea (6-7, 6-2, 6-0, 6-4), Jonas Björkman (6-0, 2-6, 6-3, 6-4) et Jiří Novák (7-6, 0-6, 4-6, 6-3, 6-4) puis s'impose en finale contre le favori Marat Safin (3-6, 6-4, 6-4, 7-6) en n'ayant affronté aucun membre du top 20 avant la finale et de remporter le tournoi sans battre de top 10. Il entame le mois de février par l'Open 13, où il s'incline d'entrée contre Greg Rusedski (6-4, 3-6, 6-3). Il participe ensuite au Tournoi de Rotterdam dont il a disputé la finale en 1998. Il bat Hicham Arazi (6-4, 6-4) avant de s'incliner contre Arnaud Clément (6-2, 6-3). À l'Open de Dubaï, il bat Albert Costa puis Alex Calatrava (6-2, 2-1, ab.) et Tim Henman (6-4, 6-3) avant de s'incliner en demi-finale contre Younès El Aynaoui (7-6, 4-6, 6-3). Lors de la tournée américaine, il perd d'entrée à Indian Wells contre Thomas Enqvist (7-6, 2-6, 6-4) et en huitièmes de finale à Miami contre Andre Agassi (7-5, 6-2) après avoir battu Olivier Rochus (6-2, 7-5), Arnaud Clément (6-3, 6-4) et Guillermo Coria (6-1, 6-4). Il entame la saison sur terre battue au Masters de Monte-Carlo où il bat Magnus Norman (6-2, 6-7, 6-1), Stefan Koubek (6-1, 6-4) et Andrei Pavel (1-6, 6-4, 7-5) pour s'incliner contre Tim Henman (2-6, 6-4, 7-6). Il est éliminé d'entrée à l'Open de Munich par Rainer Schüttler (7-5, 6-3). Il s'incline également d'entrée au Masters de Rome contre Arnaud Clément (6-4, 6-4). Au Masters de Hambourg, il bat Jonas Björkman (6-7, 6-3, 6-3) pour s'incliner contre Mariano Zabaleta, passé par les qualifications (6-4, 6-2). Il finit l'année à la mondiale avec à la clé un titre à l'Open d'Australie et une participation au Masters à la suite du forfait d'Andre Agassi. 2003 : blessures. Thomas Johansson manque la totalité de la saison en raison d'une blessure au genou contractée en 2002 qui s'est réveillée. 2005 : Retour à Wimbledon. Il parvient en demi-finale de Wimbledon, ne s'inclinant qu'en 4 sets très serrés contre Andy Roddick (6-7, 6-2, 7-6, 7-6). Il finit l'année à la mondiale. 2009 : Fin de carrière et retraite sportive. En , Thomas Johansson annonce mettre fin à sa carrière à 34 ans. Actuellement, il est encore le dernier Suédois à avoir remporté un tournoi du Grand Chelem. Carrière d'entraîneur. Il devient l'entraîneur du Belge David Goffin le . Il avait rejoint son équipe une première fois en tant que "conseiller", de février à . Il a également coaché la Danoise Caroline Wozniacki entre septembre et , ainsi que le Croate Borna Ćorić en 2015. Parcours dans les Masters 1000. ! width="50"|Année ! width="125"|Indian Wells ! width="125"|Miami ! width="125"|Monte-Carlo ! width="125"|Rome ! width="125"|Hambourg ! width="125"|Canada ! width="125"|Cincinnati ! width="125"|Stuttgart puis Madrid ! width="125"|Paris |
Une Femme survint |
Flesh (film, 1968) est un film américain réalisé par Paul Morrissey, appartenant à la trilogie "Flesh" - "Trash" - "Heat", sorti en 1968. Synopsis. Joe, un jeune new-yorkais, se prostitue afin de subvenir aux besoins de son enfant et de Géraldine, sa femme, qui l'encourage à travailler car elle a besoin d'argent pour aider une amie à avorter ; sa femme a aussi une relation avec une autre femme. |
Ventura (Californie) Ventura (officiellement Ville de San Buenaventura) est une ville de Californie, située dans le comté éponyme dont elle est le siège. Lors du recensement de 2020, sa population s’élevait à habitants. Démographie. Géographie. Selon le Bureau du recensement des États-Unis, Ventura a une superficie totale de , dont de terre et d'eau. Économie. Le siège de Cold Steel, un fabricant de couteaux, se trouve à Ventura. |
Alexandra Meissnitzer Alexandra Meissnitzer, née le à Abtenau dans le Land de Salzbourg, est une skieuse alpine autrichienne. À 32 ans, elle devient la skieuse la plus âgée à remporter une épreuve de Coupe du monde. Accident. Lors de la descente d'Aspen le , comptant pour la Coupe du monde de ski alpin, Alexandra Meissnitzer, triple médaillée olympique et double championne du monde, a été victime d'une spectaculaire chute, entrainant des ecchymoses au plateau tibial gauche et une légère commotion cérébrale. |
Simon II de Montfort , mort en 1101, fut le sixième seigneur de Montfort l'Amaury de 1089 à 1101. Il était fils de , seigneur de Montfort, et d'Agnès d'Évreux. Il succéda à son frère Richard. En 1098, il eut à subir un siège mené par , roi d'Angleterre et gardien de la Normandie en l'absence de Robert Courteheuse parti en Croisade, et le repoussa victorieusement. Il mourut sans avoir contracté d'alliance et laissa Montfort à son frère. |
Répertoire du cor Le répertoire du cor, souvent très méconnu du public, est très riche et varié. Le cor a fasciné de nombreux compositeurs de la musique baroque à la musique contemporaine. Citons Brahms et Charles Koechlin (qui en jouaient), Schumann, Wagner, Richard Strauss (fils de corniste). Concernant l'emploi du cor dans la musique, voici les formations habituelles : Voici une liste d'œuvres écrites pour le cor ou comprenant une partie importante de cor, classée par genre, par période musicale et par compositeur. Œuvres concertantes. Compositions pour cor accompagné par un piano ou un orchestre. Œuvres orchestrales. Musique symphonique comprenant une partie de cor importante, comme un solo. |
Le Club des cinq (série télévisée, 1978) Le Club des cinq ("") est une série télévisée britannique en 26 épisodes de 25 minutes. Elle est une adaptation des œuvres d'Enid Blyton, et elle est diffusée entre le et le sur le réseau ITV. En France, la série a été diffusée à partir du dans l’émission "Les Visiteurs de Noël" sur TF1.<br>Elle est ensuite rediffusée dans l’émission "Croque Vacances" sur TF1 et dans l’émission "Éric et Compagnie" en 1989 sur Antenne 2. Enfin, elle est programmée dans l’émission "Éric et Toi et Moi" de juillet à aout 1990 sur Antenne 2. Synopsis. Claudine Dorsel, qui préfère être appelée Claude, a onze ans et est un vrai garçon manqué au tempérament assez difficile et rebelle. Elle vit avec son père, un savant de grande renommée avec qui elle se dispute souvent, sa mère Cécile et leur chien, Dagobert. Un beau jour ses trois cousins Gauthier, qu'elle n'avait jamais rencontrés jusqu'à présent, arrivent à la maison pour les vacances : François (douze ans), Michel (ou Mick - onze ans) et Annie (dix ans). Les quatre enfants vont rapidement former un quatuor de détectives en herbe, aidés par Dagobert, le chien de Claude. Ce « Club des cinq » va vivre de nombreuses aventures durant leurs vacances communes : démasquer des bandits ou espions, retrouver des trésors et élucider des mystères. Production. Développement. "Le Club des cinq" est une série de vingt et un livres écrits entre 1942 et 1963 par la romancière anglaise Enid Blyton (à qui l'on doit également "Oui-Oui" et "Le Clan des Sept"). Les livres ont paru en France aux éditions Hachette dans la collection la Bibliothèque rose. Des vingt et un livres, seuls deux titres n'ont pas été adaptés pour cette série télévisée de 1978 : "Le Club des cinq et le trésor de l'île (Five on a Treasure Island)" et "Le Club des cinq et le secret du vieux puits (Five Have a Mystery to Solve)." Musique. La chanson du générique est chantée par les enfants de la chorale de la Corona Stage School et est composée par Rob Andrews sur des paroles de Les Spurr. Il existe deux génériques en anglais : Les musiques intérieures ne sont, contrairement à ce que l'on pourrait croire, pas de Rob Andrews. En effet, si le générique de fin stipule "Music by Rob Andrews", ce n'est absolument pas vrai. Les musiques instrumentales intérieures qui illustrent les scènes sont issues de deux catalogue d'illustrations musicales britanniques, Notamment KPM Music mais surtout Bruton Music. Ainsi on peut entendre de nombreux thèmes (près de 120) composés par Brian Bennett, Steve Gray, Keith Mansfield, John Cameron, John Scott, Alan Hawkshaw, Duncan Lamont, Andrew Jackman, Les Hurdle, Frank Ricotti, Richard Hill, Paul Martin, Francis Monkman. La plupart des morceaux entendus dans la série sont issus de l'album "Drama Montage" (BRJ2) et "Drama Montage vol 2" (BRJ8) de Brian Bennett. Produits dérivés. Livres. "Le Club des cinq" a paru aux éditions Hachette dans la collection « Bibliothèque rose » à partir des années 1960. |
Route nationale 136 La route nationale 136, ou RN 136, est le nom porté par deux routes nationales françaises : Tracé actuel autour de Rennes. La route nationale 136, ou RN 136, est une route nationale française servant de rocade à l'agglomération rennaise (voir l'article Rocade de Rennes) et permettant le contournement de la ville. La rocade mesure et depuis , la vitesse est limitée à . Elle est un nœud stratégique entre l'axe nord-sud Caen-Nantes et l'axe est-ouest Paris-Brest. Elle comporte aussi d'autres portes à destination de Saint-Malo, Angers, Saint-Nazaire ou Lorient. Le décret du ne prévoit pas son transfert au département. Ancien tracé de Bordeaux à Bergerac (D 936). Avant la réforme de 1972, la RN 136 reliait Bordeaux à Bergerac. Aujourd'hui, sur tout son parcours, la RN 136 est devenue la route départementale 936 (RD 936). |
Le Symboliste Le Symboliste est un hebdomadaire français lancé le par Jean Moréas, Gustave Kahn et Paul Adam. Sa création suit de près la publication dans le supplément littéraire du "Figaro" du « "Manifeste littéraire" » de Jean Moréas revendiquant l'épithète « symboliste » et rejetant celle de « décadent ». "Le Symboliste" s'inscrit, y compris par son titre, dans une perspective polémique vis-à-vis de la revue "Le Décadent" d'Anatole Baju. Il n'eut toutefois que quatre numéros. |
Gros Boulé |
Comté de Klamath Le comté de Klamath est un comté situé dans l'État de l'Oregon, aux États-Unis. Son siège est Klamath Falls. Sa population était de au recensement de 2010. Il tient son nom de la tribu amérindienne des Klamaths qui y vivait lors de l'arrivée des premiers européens. Géographie. Selon le Bureau du recensement des États-Unis le comté a une superficie totale de , dont d'eau, soit 3,12 % du total. Démographie. Au recensement de 2000, la population était de don ménages et résidentes. La densité de population était de . La répartition ethnique était de 87.33 % d'Euro-Américains, 4.19 % d'amérindiens et 3.45 % d'autres races. Le revenu moyen par habitant était de avec 16.8 % de la population vivant sous le seuil de pauvreté. Histoire. La tribu indienne qui a donné son nom au comté est constituée des descendants des peuples autochtones qui vivent là depuis près de . Quand les Euro-Américains ont commencé à sillonner la région grâce à l'Applegate Trail, ils ont rivalisé avec eux pour l'exploitation des ressources naturelles. Ces conflits ont été exacerbés par les colons qui défrichaient les terres ou se les appropriaient pour la chasse. Ils ont obtenu la création de réserves indiennes pour les cantonner dans des territoires délimités. Le peuple Modoc, qui avait été déplacé en Oregon pour partager une réserve avec les Klamaths, qui sont pourtant des rivaux traditionnels, a voulu une nouvelle réserve sur la Lost River, près de la ville actuelle de Merrill. Devant l'opposition de l'armée américaine et de ses citoyens, le conflit a dégénéré pour devenir la Guerre des Modocs. Un traité est signé avec les Klamaths le . Il institue la confédération des . Au cours des qui suivirent, quelques Modocs se sont installés à l'intérieur de la réserve. Du fait de l'exploitation forestière extensive, les amérindiens ont été déconsidérés jusque 1934 et la proclamation de l'Indian Reorganization Act. Une grande partie de l’argent reçu à cette occasion a été perdue en raison de la dilapidation, du vol ou d'une utilisation criminelle, aboutissant à la pauvreté accrue et la perte d'identité tribale. Quelques Klamaths ont refusé d'accepter l'argent de ce rachat, le plus célèbre est Edison Chiloquin (1924-2003). Au lieu de l'argent, il a insisté pour recevoir les titres de propriété de la terre héréditaire le long de la où il a vécu. Le , le Chiloquin Act a été signé, donnant ainsi le titre des propriétés qu'il a voulues. Économie. Historiquement, l'économie du Comté a été basée sur le bois de construction et l'agriculture et bien que ces ressources naturelles ne contribuent maintenant plus qu'à une petite fraction de l'activité économique actuelle, elles transmettent un certain héritage dans la politique locale, l'identité communautaire et le paysage. L'implantation d'euro-américains dans la région a été stimulée au début du avec l'arrivée du chemin de fer. De plus, le , un projet d'irrigation fédéral, a drainé quelques et de marécages sont devenus des terres agricoles, mises en valeur par l'irrigation. Aujourd'hui, le Sky Lakes Medical Center est le plus grand employeur de la région suivi par la et , une usine de fenêtres et de portes. De nombreuses nouvelles zones pavillonnaires se construisent, notamment avec l'apport de nouveaux retraités venus des grandes villes de la région. Les activités de plein air comme la randonnée, la chasse, la pêche à la truite contribuent à l'économie localede la région. On y trouve la plus grande population saisonnière de gibier d'eau d'Amérique du Nord qui est, de ce fait, un paradis pour les amateurs d'observation des oiseaux. L'énergie géothermique apporte de l'énergie pour le chauffage de nombreuses maisons ainsi que pour le campus de l'. Le potentiel énergétique de la géothermie continue d'être étudié. |
Lexique du jeu de rôle Ce lexique du jeu de rôle recense les termes, notions, objets ou situations qui sont propres aux jeux de rôle sur table. D. Pour décrire les lancers de dés, on utilise généralement la notation "n"dƒ + "m" où "n" est le nombre de dés à lancer, « d » l'abréviation du mot « dés », « ƒ » le type de dé (nombre de faces), et "m" un éventuel modificateur. Par exemple, 3d6 + 1 signifie qu'il faut lancer 3 dés à 6 faces, additionner les résultats, et ajouter 1.La notation est aussi utilisée pour des dés qui « n'existent pas », mais dont le comportement est « simulé » par d'autres dés donnant une probabilité équivalente. L'exemple le plus courant est le « d100 » (parfois appelé « dé de pourcentage », « d% ») : l'utilisation de deux dés à 10 faces de couleur différente, l'un pour les dizaines, l'autre pour les unités, permet de faire un résultat allant de 1 à 100 (00 par convention), chacune des cent valeurs étant équiprobable ; il existe des dés ayant réellement 100 faces, mais l'angle entre les faces est faible et ils ont tendance à rouler sans s'arrêter. Certains jeux utilisent la notation « d3 » : on jette 1d6 et on divise par 2 (1 ou 2 ⇒ 1, 3 ou 4 ⇒ 2, 5 ou 6 ⇒ 3), la notation « d2 » (on jette 1d6 et on divise par 3 : 1, 2, ou 3 ⇒ 1 ; 4, 5, ou 6 ⇒ 2; ou encore impair = 1 et pair = 2; ou bien on utilise une pièce de monnaie, pile = 1 et face = 2), voire la notation « d7 » (dans "Rêve de dragon" : on jette 1d8, et si l'on obtient 8, on relance le dé). L'utilisation d'un ordinateur ou d'une calculatrice programmable permet d'obtenir des résultats sans cette « gymnastique ». |
Le Décadent Le Décadent est une publication française fondée par Anatole Baju en 1886. Elle paraît jusqu'en décembre 1887 sous le titre "Le Décadent littéraire et artistique" avant de devenir simplement "Le Décadent" jusqu'en 1889. Le programme du "Décadent" tel que défini par Baju dans le premier numéro était essentiellement anti-bourgeois. La revue ambitionnait de fédérer la bohème parisienne, opposée souvent bruyamment à l'art et à la littérature consacrés et, plus généralement, au mode de vie bourgeois. "Le Décadent" demande « "que les futurités littéraires se mettent à l'œuvre. Un art nouveau, quintessencié, plus impalpable encore sortira de ce gâchis chaotique" » (Anatole Baju, "Le Décadent", ). Il exige « "une poésie vibrante et sonore où l'on sent passer comme des frissons de vie" » et veut « "noter l'idée dans la complexité de ses nuances les plus fugaces" ». La revue a eu pour contributeurs Paul Verlaine, Laurent Tailhade, Pierre-Barthélemy Gheusi, Édouard Dubus, Louis-Pilate de Brinn’Gaubast, Jules Barbey d'Aurevilly… et publia, entre 1886 et 1888, plusieurs faux poèmes d'Arthur Rimbaud jusqu'à ce que Verlaine mit fin à cette mascarade organisée par Laurent Tailhade, ainsi que de faux poèmes du général Boulanger. 32 numéros du "Décadent" sont disponibles sur Gallica. Références. |
Petit boulé |
Gros boulé |
Route nationale 137 La route nationale 137, ou RN 137, est une route nationale française reliant Saint-Malo à Bordeaux. Le décret du ne prévoit le maintien de cet itinéraire dans la domanialité nationale que pour la section Nantes-Rennes et la desserte de La Rochelle et d'Aytré. Voie rapide issue du plan routier breton, la RN 137 est également E3 entre l’échangeur de l’autoroute A83 et la RN 11 et E602 entre La Rochelle et l'A837. Parcours. De Saint-Malo à Nantes. La route est en 2×2 voies. La portion entre Rennes et Nantes fait partie de l'Autoroute des Estuaires, elle devrait être mis au statut autoroutier pour le prolongement de l'A84. Le déclassement entre Rennes et Saint-Malo en route départementale (RD 137) a été réalisé fin 2006. Les communes traversées sont : Dans Nantes. La route traverse Nantes du Nord au Sud et porte les noms suivants : De Nantes à La Rochelle. La route est dédoublée par l'autoroute A83 entre Nantes et Sainte-Hermine. Cette section est désormais transférée aux départements. Les communes traversées sont : En 2021, la section de départementale située entre Sainte-Soulle à Marans, voit sa vitesse passer à au lieu de . De La Rochelle à Bordeaux. La route est à 2x2 voies entre La Rochelle et Rochefort. Elle est dédoublée par l'A 837 entre Rochefort et Saintes, puis par l'A 10 entre Saintes et Bordeaux. Cette portion est également transférée aux départements depuis 2007. En 2021, la section de départementale située entre Mirambeau à Tonnay-Charente voit sa vitesse passer à au lieu de par le département de la Charente-Maritime . Les communes traversées sont : La RN 137 passait par Blaye avant les déclassements de 1972 ; l'ancien tracé a été déclassé en RD 937. Voies express. Section La Rochelle - Saintes : voie rapide des Oiseaux. "Route Départementale depuis 2013 d'Aytré jusqu'à Rochefort:" |
Petit Boulé |
Personnalité (homonymie) |
Papier sulfurisé Le papier sulfurisé est un papier traité de manière à être imperméable et à résister aux hautes températures. Il est parfois aussi appelé "papier tartines". En Amérique du Nord, on l'appelle généralement papier parchemin. Le terme papier de cuisson est plus large et concerne un ensemble de papiers ayant des propriétés similaires, dont fait partie le papier sulfurisé. Certains papiers de cuisson peuvent être des papiers recouverts d'une substance imperméable et résistant à la chaleur. Les types de cuisson supportés par le papier sulfurisé sont beaucoup plus larges que ceux du papier ciré. Propriétés. Le papier sulfurisé est un papier d'une grande dureté de surface, à l'aspect parcheminé, translucide et à très faible niveau de porosité, utilisé en emballage, pour le conditionnement de corps gras, et en pâtisserie car il supporte certaines cuissons au four traditionnel et évite le graissage des plats ce qui facilite le nettoyage. Il peut se vendre en rouleau pour usage domestique, et c'est aussi un accessoire pour l'emballage, notamment de pâtes à tarte prêtes à l'emploi dont il facilite le déroulage, la cuisson et le démoulage. Fabrication. Ce type de papier est obtenu par trempage dans l'acide sulfurique (). L'action de l'acide est immédiate et provoque la rupture des fibres longues de cellulose. Les fibres cellulosiques courtes qui en résultent sont partiellement solubilisées et forment un gel de cellulose, qui reste alors plaqué sur le papier et bouche les pores, assurant ainsi son imperméabilité<ref name="http://www.societechimiquedefrance.fr/extras/Donnees/mine/acsu/texacsu.htm">La fabrication du papier sulfurisé par trempage de papier buvard dans de l'acide concentré. Les fibres sont partiellement solubilisées en formant un gel de cellulose qui précipite en bouchant les pores (http://www.societechimiquedefrance.fr/extras/Donnees/mine/acsu/texacsu.htm).</ref>. Le papier est ensuite immédiatement rincé à l'eau, puis séché. Le papier sulfurisé est souvent recouvert de silicone anti-adhésif. Il résiste bien à des chaleurs de à . Il est aussi utilisé pour la conservation d'aliments à congeler, pour séparer des portions de viande, de poissons, etc. afin d'éviter qu'ils ne collent. D'usage unique, le papier sulfurisé fait aujourd'hui l'objet d'une recherche de substitution par des produits recyclables comme les tapis de pâtisserie (toiles en silicone ou en fibres de verre lavables) ou l'usage de techniques traditionnelles comme le graissage suivi d'un farinage. |
Baby Snakes Baby Snakes est un album de Frank Zappa sorti en 1983. Il s'agit de la Bande originale (B.O.) du film éponyme. |
Thomas N'Kono |
ACQ |
Zappanales Les Zappanales est un festival en hommage à Frank Zappa. Il se déroule au mois d'août à Bad Doberan (Nord-Est de l'Allemagne, à quelques kilomètres de Rostock). C'est le plus grand festival consacré à Frank Zappa. Chaque année, divers groupes se livrent à l'art délicat de la reprise, avec la participation d'anciens musiciens et amis de Frank Zappa (Ike Willis, par exemple, et Adrian Belew, en 2006). |
London Symphony Orchestra, Vol. 1 London Symphony Orchestra, Vol. 1 est un album de musique expérimentale de Frank Zappa sorti en 1983. |
Théorème d'Euclide sur les nombres premiers En arithmétique, le théorème d'Euclide sur les nombres premiers affirme qu'il existe une infinité de nombres premiers. Ce résultat est énoncé et démontré dans les "Éléments" d'Euclide, c'est la proposition 20 du livre IX. Il y prend cependant une forme différente : « les nombres premiers sont plus nombreux que n'importe quelle multitude de nombres premiers proposée », plus compatible avec la conception de l'infini de l'auteur. D'autres preuves ont ensuite été proposées, notamment par Euler. Des résultats plus fins ont aussi été démontrés comme le théorème des nombres premiers sur la distribution asymptotique des nombres premiers. Démonstration d'Euclide. Dans ses "Éléments", Euclide démontre que de trois nombres premiers distincts peut se déduire un quatrième. La démonstration se généralise immédiatement à toute énumération finie de nombres premiers. Il déduit que les nombres premiers sont en nombre plus important que toute quantité finie. L'infini mis en évidence par cette preuve est donc un « infini potentiel », compatible avec la doctrine aristotélicienne. Actualisée, sa démonstration se présente comme suit : soit formula_1 une liste finie de nombres premiers distincts. Si "N" désigne leur produit, les nombres premiers déjà énumérés ne peuvent pas diviser "S = N" + 1 ; or un tel nombre entier "S" > 1 possède un diviseur premier, qui ne fait donc pas partie de la suite donnée. Euclide énonce à la proposition 31 du livre VII des Éléments que tout nombre entier "S" > 1 possède un diviseur premier et le démontre par descente infinie. On peut aussi le démontrer ainsi : "q" le plus petit diviseur strictement supérieur à 1 de l'entier "S" est nécessairement premier, car tout diviseur de "q" est un diviseur de "S", donc est égal à 1 ou "q". L'argumentation utilisée par Euclide permet de construire par récurrence une suite injective formula_2 de nombres premiers : formula_3 est défini comme le plus petit facteur premier de formula_4. Cette démonstration directe n'est donc pas une démonstration par l'absurde, contrairement à ce qui a été souvent affirmé. De fait, comme le remarque Gérald Tenenbaum, la preuve d'Euclide : la construction permet de montrer que le "n"-ième nombre premier formula_5 est inférieur ou égal à formula_6. Mullin s'est demandé si la suite formula_2 ainsi obtenue parcourait tous les nombres premiers. En 2017, on ignore la réponse à cette question. En revanche, si l'on prend pour formula_3 le plus grand facteur premier de formula_4, alors on sait qu'une infinité de nombres premiers ne font pas partie de la suite formula_2. Une variante de cette démonstration a été donnée par le mathématicien allemand Ernst Kummer en retranchant 1 au produit au lieu d'ajouter 1. Démonstration d'Euler. Une autre preuve fut proposée par le mathématicien suisse Leonhard Euler. Si "P" désigne l'ensemble des nombres premiers, Euler écrit : formula_11. Ces trois expressions représentent donc le même élément de . La première égalité est donnée par la somme d'une série géométrique. Pour montrer la seconde égalité, il faut distribuer le produit par rapport à la somme. Dans le résultat obtenu, tous les produits (finis) possibles de nombres premiers apparaissent une fois ; d'après le théorème fondamental de l'arithmétique, ces produits sont tous les entiers supérieurs ou égaux à : formula_12. La divergence de la série harmonique montre alors que la somme (à droite) est égale à , donc le produit (à gauche) ne peut être fini. Il y a donc une infinité de nombres premiers. Théorème de la progression arithmétique de Dirichlet. Le théorème de Dirichlet généralise le résultat d'Euclide : il affirme qu'il y a une infinité de nombres premiers de la forme formula_13, où formula_14 et formula_15 sont des entiers fixés, premiers entre eux. Autrement dit, il existe une infinité de nombres premiers dans toute progression arithmétique de cette forme. Le théorème d'Euclide correspond au cas où formula_16. Il existe des preuves élémentaires pour certains cas particuliers du théorème de Dirichlet, mais la démonstration complète, qui s'inspire de celle d'Euler pour le théorème d'Euclide, repose sur des arguments avancés d'analyse. Théorème des nombres premiers. Ce théorème, conjecturé au début du et prouvé en 1896, simultanément et indépendamment par Jacques Hadamard et Charles-Jean de La Vallée Poussin, précise la répartition des nombres premiers. Le théorème d'Euclide dit que la suite strictement croissante formula_17 des nombres premiers est infinie. Le théorème des nombres premiers précise que formula_5 est équivalent à formula_19. La démonstration originelle fait appel à des notions délicates d'analyse complexe, en particulier sur la fonction zêta de Riemann. Il existe aussi maintenant des démonstrations plus élémentaires. Des variantes, précisant en particulier le théorème de la progression arithmétique, sont aussi connues. Dans d'autres anneaux. Tout nombre premier est un élément irréductible de l'anneau ℤ des entiers relatifs, c'est-à-dire qu'il n'est ni inversible (les seuls entiers inversibles sont 1 et –1), ni produit de deux entiers non inversibles. Les opposés des nombres premiers sont également irréductibles mais du point de vue de la divisibilité, on ne se préoccupe des nombres qu'à association près, c'est-à-dire à produit près par un inversible. La démonstration d'Euclide repose essentiellement sur deux propriétés très simples de ℤ : Elle utilise aussi l'existence d'un entier "N" non nul et non inversible, c'est-à-dire le fait que l'anneau ℤ n'est pas un corps. Le même raisonnement permet de démontrer que Ce théorème s'applique par exemple à l'anneau ℝ["X"] des polynômes à coefficients réels ou à l'anneau ℤ[] des entiers de Gauss, mais aussi à certains anneaux non euclidiens comme ℤ[], voire non principaux comme ℤ["X"] ou ou même non factoriels comme l'anneau ℝ[] des polynômes trigonométriques ou l'anneau ℂ["T", "T"] des fonctions régulières sur la cubique cuspidale d'équation "y" = "x" (il n'est même pas intégralement clos ni semi-factoriel). Dans cette démonstration d'Euclide, les trois hypothèses sont utiles : Cependant, une autre méthode permet de démontrer qu'un anneau qui n'a qu'un nombre fini d'irréductibles (à association près) est principal dès qu'il est factoriel donc par contraposition, Ce théorème s'applique par exemple aux anneaux ℤ["X"] et ℝ["X", "Y"] déjà cités mais aussi à des anneaux factoriels (donc atomiques) non semi-primitifs, comme l'anneau ℚ["X", "Y"] des fractions rationnelles en "X", "Y" à coefficients rationnels dont le dénominateur est un polynôme à terme constant non nul. |
Classement britannique Le classement britannique est utilisé principalement dans les championnats de rugby. Il est à somme nulle : au cours d'un championnat, le total des points de tous les participants reste égal à zéro. Le barème des points est le suivant : "Partie ajoutée le mardi 09 mars 2021." Avec le nouveau barème d'attribution des points le tableau devient celui-ci: Points auxquels devront être ajouté les éventuels bonus offensifs et/ou défensifs. Du fait de l'ajout des points bonus à la fin du championnat la somme des points attribués à tous les participants n'est plus forcément nulle mais le classement britannique est le même que le classement par point (hors ajout ou retrait d'éventuels points administratifs), "Fin de la partie ajoutée le mardi 09 mars 2021." Le classement britannique ne semble utilisé nulle part officiellement : c'est un indicateur utile en complément du classement officiel. En cours de championnat, il permet de relativiser les performances entre des d'équipes qui n'ont pas joué le même nombre de rencontres à domicile et/ou le même nombre de rencontres à l'extérieur. Une équipe mieux classée au classement britannique qu'au classement officiel doit avoir en principe des chances de progression pour la suite du championnat (matchs en retard à jouer, davantage de rencontres à domicile qu'à l'extérieur), dans le cas contraire, elle risque une régression. Ce classement n'a plus guère d'intérêt lorsque toutes les équipes ont disputé le même nombre de matchs tant à domicile qu'à l'extérieur (ce qui est très rare en cours de championnat). Les équipes sont alors classées dans le même ordre que dans le classement officiel si celui-ci n'accorde pas de bonus. Certains classements britanniques comptabilisent la victoire à 3 points (+3 pour une victoire à l'extérieur et -3 pour une défaite à domicile), ce qui revient à un bonus à la victoire puisque le nul reste à un point. Ce barème est critiquable parce qu'il s'ensuit une incohérence : Dans le cas simple et équilibré où deux équipes ont joué le même nombre de rencontres à domicile et le même nombre à l'extérieur : — si elles comptent le même nombre de victoires sans aucun nul, ces deux équipes auront le même nombre de points (équipes A et B du tableau ci-dessous), le classement ne tient pas compte de la répartition des victoires à l'extérieur ou à domicile, ce qui n'est d'ailleurs pas son but — en revanche, l'équipe qui gagne à domicile et fait nul à l'extérieur marquera moins de points que l'équipe qui fait l'inverse (équipes C et D), le cas se produit également avec une défaite et un nul (équipes E et F). Avec la victoire à 3 points, le classement britannique reste neutre vis-à-vis du terrain en l'absence de résultats nuls mais ne l'est plus sinon. Avec des résultats nuls, le point de bonus accordé à la victoire favorise l'équipe qui gagne à l'extérieur et réciproquement pénalise l'équipe qui perd à domicile. Avec la victoire à 2 points, le système reste cohérent : dans tous les cas, le nombre de points obtenu reste le même. V2 : points obtenus au classement britannique avec la victoire à 2 points, V3 avec la victoire à 3 points. |
Acq (Pas-de-Calais) Acq est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France. Les habitants de la commune sont appelés les "Acquois". La commune fait partie de la communauté urbaine d'Arras qui regroupe communes et compte en . Géographie. Localisation. Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de six communes : Hydrographie. La commune est traversée par la rivière "Scarpe", cours d'eau naturel non navigable de qui prend sa source dans la commune de Tincques et se jette dans la Scarpe canalisée au niveau de la commune de Saint-Nicolas. Climat. Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique dégradé de type 3 », selon la typologie des climats en France qui compte alors huit grands types de climats en métropole. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après. Milieux naturels et biodiversité. Zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique. L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Le territoire communal comprend deux ZNIEFF de : Urbanisme. Typologie. Acq est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Arras, dont elle est une commune de la couronne. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de . Occupation des sols. L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (88,6 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (90,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (74,3 %), prairies (14,3 %), zones urbanisées (9,2 %), forêts (2,2 %). L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui). Toponymie. Le nom de la localité est attesté sous les formes "Asc" en 1104, "Aesc" en 1154 dans le cartulaire du chapitre d'Arras, "Aesch" entre 1154 et 1159 dans le même cartulaire, "Asch" 1220, "Ack" au , "Aasc" en 1258, "Aasch" en 1261, "Asck" en 1305, "Asq" en 1430, "Asques" en 1570. Du germanique "ask" (frêne). "As" en flamand. Histoire. Acq est cité une première fois en 862, au sujet d'un combat entre Bauduin de Fer, forestier de Flandre et les troupes du roi de France Charles le Chauve (Juxta Ascum). Bauduin avait enlevé Judith, la fille de Charles le Chauve, son suzerain. Vaincu par son vassal, certaines personnes avaient regardé les deux grandes pierres, plus connues sous le nom de Pierres Jumelles comme un trophée en souvenir de la victoire de Bauduin. Acq est cité, une seconde fois, en 1269, pour une exécution judiciaire qui démontre les rivalités entre les différents pouvoirs sur une même commune. Les gens du comte de Saint-Pol avaient brûlé la maison d'un criminel et le lendemain, ce fut au tour des gens du comte d'Artois de brûler deux autres maisons afin de ne pas laisser empiéter ses droits. Acq a toujours été la propriété des seigneurs d'Ecoivres : les d'Oisy (jusqu'au début du ), les Longueval, les Soissons-Moreuil. Puis en 1670, la seigneurie d'Acq ainsi que celle d'Ecoivres furent vendues à Antoine-Guillaume Mathon, écuyer, receveur des États d'Artois. En 1743, le dernier Mathon mourut en laissant trois filles. L'une d'elles, Jeanne Mathon, épousa Alexandre François Ignace de Brandt de Galametz dont le fils était seigneur d'Ecoivres à la Révolution. Lors de la bataille de l'Artois (mai-juin 1915), un des affrontements de la Première Guerre mondiale, Acq, située à l'arrière du front, accueille des soldats relevés du front, par exemple en juin 1915. Pendant cette période de cantonnement,les troupes restent en cantonnement d'alerte, récupèrent, se livrent à des opérations de nettoyage de leurs équipements et suivent des périodes d'instruction, d'entrainement à la marche. On retrouve également des soldats qui bivouaquent à Wanquetin, Frévin-Capelle. Des troupes séjournent dans les mêmes lieux au début septembre 1915, peu de temps avant la bataille de l'Artois. Politique et administration. Découpage territorial. La commune se trouve dans l'arrondissement d'Arras du département du Pas-de-Calais. Commune et intercommunalités. La commune est membre de la communauté urbaine d'Arras. Circonscriptions administratives. La commune est rattachée au canton d'Arras-1. Circonscriptions électorales. Pour l'élection des députés, la commune fait partie de la deuxième circonscription du Pas-de-Calais. Équipements et services publics. Justice, sécurité, secours et défense. La commune dépend du tribunal judiciaire d'Arras, du conseil de prud'hommes d'Arras, de la cour d'appel de Douai, du tribunal de commerce d'Arras, du tribunal administratif de Lille, de la cour administrative d'appel de Douai et du tribunal pour enfants d'Arras. Population et société. Les habitants de la commune sont appelés les "Acquois". Démographie. Pyramide des âges. La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à s'élève à 37,7 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (36,7 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à est de 18,3 % la même année, alors qu'il est de 24,9 % au niveau départemental. En 2018, la commune comptait pour , soit un taux de 50,89 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (51,5 %). Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit. Économie. Revenus de la population et fiscalité. En 2019, dans la commune, il y a fiscaux qui comprennent pour un revenu médian disponible par unité de consommation de , soit supérieur au revenu de la France métropolitaine qui est de . Culture locale et patrimoine. Patrimoine culturel. Les "Pourcheaux" d'Acq (les pourceaux d'Acq) était un sobriquet attribué autrefois aux villages d'Acq. En patois artésien, un "pourcheau" désigne un porc, jeune ou adulte. Pendant la période révolutionnaire les Maire devaient assister à des réunions se tenant au chef-lieu du canton. Un jour le Maire d'Acq donna pouvoir à son collègue de Villers-au-bois pour le remplacer et voter à sa place. Ce jour il y eut de nombreux votes et chaque fois que le Maire de Villers-au-Bois votait pour son collègue d'Acq, il déclarait à haute voix, en patois: "Pour chaux d'Acq", ce qui veut dire: " Pour ceux d'Acq". L'expression eut un succès inespéré, l'auditoire faisant semblant d'entendre: "Pourcheaux d'Acq". Un pourcheaux d'Acq étant donc un habitant d'Acq. Une autre explication du sobriquet est que les habitants d’Acq qui fréquentaient les cafés buvaient trop de bière et d’alcool, et devaient sortir souvent pour vomir leur trop plein. |
Alphone Sagebien |
Rémy de Gourmont |
Amaury III de Montfort , mort en 1137, est le seigneur de Montfort l'Amaury de 1101 à 1137 et comte d'Évreux de 1118 à 1137. Il est fils de , seigneur de Montfort, et d'Agnès d'Évreux. Il est resté célèbre dans la Haute Vallée de Chevreuse (anciennement et officiellement appelée Pays d'Yveline) pour avoir lutté pour l'indépendance de la région vis-à-vis du Royaume de France entre 1104 et 1112, à la suite de la rébellion de ses vassaux principaux, Gui le Rouge (seigneur de Rochefort-en-Yvelines, Saint-Martin-de-Bréthencourt et Châteaufort) et Milon de Chevreuse, qui avaient soulevé à leurs côtés de nombreux petits seigneurs de la vallée contre la couronne après une cabale fomentée par la famille de Garlande, proche du Roi, contre Gui le Rouge. Grand chef militaire de l'époque, il a notamment réussi les exploits de vaincre le dauphin de France, futur , de maintenir l'indépendance de la Vallée de Chevreuse pendant vingt ans et d'envahir une grande partie de la Normandie (entre Deauville, L'Aigle, Pacy-sur-Eure et Fécamp, moins Le Havre), le tout avec une poignée d'hommes et à la tête d'un petit territoire pauvre et forestier. La multiplication de ses victoires et le caractère indépendantiste de son affrontement avec la couronne de France ont contribué à lui donner une dimension quasi-mythique de son vivant, parvenant à réconcilier sa maison avec celle de Chevreuse. Sa soumission à pour obtenir son aide, à la suite de sa défaite finale face à en 1124, a néanmoins provoqué une ultime et éphémère rébellion de Milon de Chevreuse, ce dernier se réclamant partisan de la poursuite de la lutte contre la couronne de France. Il a été considéré par les chroniqueurs de son siècle comme l'irréductible ennemi d' Beauclerc. Biographie. Il succéda à son frère . Il était également frère de Bertrade de Montfort, mariée successivement à , comte d’Anjou et à , roi de France. C’est un vassal direct du roi de France, qui tient des forteresses situées à la frontière du domaine royal, mais en 1098, lors d’une campagne de Guillaume le Roux, roi d'Angleterre et gardien de la Normandie, dans le Vexin contre le roi de France, il n’hésite pas à ouvrir les portes du château de Houdan. En 1108, à la mort du roi , il soutient les fils de sa sœur, la reine Bertrade, contre le nouveau roi , leur demi-frère. Mais il se réconcilie avec le roi et réussit en 1112 à convaincre le comte d’Anjou à s’allier avec le roi de France contre Henri Beauclerc, roi d’Angleterre. Depuis la mort de Roger de Tosny en 1095, son frère était devenu l’héritier du comté d'Évreux. Amaury hérita également de ces droits du comté et le revendiqua en 1118, à la mort de Guillaume d'Évreux. Mais Henri Beauclerc, roi d’Angleterre et duc de Normandie, refusa de lui remettre le comté d'Évreux et le rattacha au duché. Amaury forma alors une coalition avec le roi de France, le comte d’Anjou et plusieurs barons normands pour obtenir son héritage par les armes. Amaury prit Évreux en . En 1119, Henri prit la ville et l’incendia, mais ne put se rendre maître de la citadelle, tenue par les partisans d’Amaury. En , le concile de Reims leur permit de conclure un accord : Amaury rendait le donjon à Henri qui lui donnait le comté. Mais les relations entre le comte d'Évreux et le roi d’Angleterre ne restèrent pas longtemps cordiales. Les agents royaux levant trop de taxes sur les terres du comté et contraires à la coutume, Amaury persuada son neveu Foulque le jeune, comte d’Anjou, à marier sa fille avec Guillaume Cliton, fils de Robert Courteheuse et prétendant au duché de Normandie. Il s’allia également à plusieurs seigneurs normands mécontents de leur suzerains. La révolte éclata en 1123. Le , Guillaume de Grandcourt, l'un des fils cadets du comte Henri d'Eu, le capture lors de l'embuscade de Bourgtheroulde. Finalement, ce chevalier choisit de déserter avec lui plutôt que de le remettre à . Beaucoup de conjurés sont capturés ce jour-là, dont comte . Amaury se réfugia en France. Il fit peu après sa soumission et put reprendre possession de son comté d'Évreux. Il conspira encore en 1126, en soutenant le roi qui cherchait à aider Guillaume Cliton, mais se brouilla ensuite avec le roi. Il meurt le 18 ou le et est inhumé dans la salle capitulaire du prieuré fontevriste de Hautes-Bruyères. Mariage et enfants. Il épousa en premières noces vers 1115 Richilde de Hainaut, fille de , comte de Hainaut et d'Ide de Louvain, mais les époux durent se séparer en 1118 pour cause de consanguinité. Il se remaria en 1118 avec Agnès de Garlande, fille d'Anseau de Garlande, seigneur de Rochefort-en-Yvelines, et de Béatrice de Montlhéry, et eut : |
Amaury IV de Montfort , mort en 1140, fut comte d'Évreux de 1137 à 1140. Il était fils d', seigneur de Montfort l'Amaury et comte d'Évreux, et d'Agnès de Garlande. Il succéda à son père, mais ne lui survécut que trois ans et, sans alliance ni descendance, Montfort revint à son frère. |
Pietro Belluschi Pietro Belluschi (né le à Ancône – mort le à Portland) est un architecte américain et l'un des chefs de file du mouvement moderne. Il a conçu plus de . Il est lauréat en 1954 du prix de Rome américain ("Rome Prize") en architecture. |
Véloroute des Bleuets La Véloroute des Bleuets est un circuit cyclable de de long, permettant d'effectuer à vélo (ou à pied) le tour du Lac Saint-Jean au Québec (Canada). Certaines sections du circuit sont aussi accessibles aux patins à roues alignées. Ce circuit doit son nom aux bleuets, dont la culture est très importante dans la région du Lac Saint-Jean. |
Batista (football) João Batista da Silva, surnommé Batista, était un footballeur brésilien né le à Porto Alegre (Brésil). Il occupait le poste de milieu défensif au Sport Club Internacional et en équipe du Brésil. Biographie. En club. Batista commence sa carrière en faveur du Sport Club Internacional. Avec cette équipe, il remporte trois titres de Champion du Brésil. Il atteint également la finale de la prestigieuse Copa Libertadores en 1980 (défaite face au Nacional de Montevideo). Batista joue ensuite au Grêmio Porto Alegre et à Palmeiras. Il est sacré « ballon d'argent brésilien » en 1980 et 1982, trophée récompensant le meilleur joueur du championnat brésilien à son poste. En 1983, Batista s'expatrie en Europe en rejoignant le club italien de la Lazio Rome. Il reste deux saisons à la Lazio avant de filer à Avellino. Au total, il dispute 57 matchs en "Serie A", marquant trois buts. En 1985, il quitte l'Italie et rejoint le club portugais du CF Belenenses. Il ne joue que huit matchs avec cette équipe. Il rentre alors dans pays natal et termine sa carrière à Avaí, club de deuxième division. En équipe nationale. Batista compte 36 sélections "officielles" en équipe du Brésil. Il n’inscrit pas de but en équipe nationale. Il joue son premier match en "Seleção" le 5 avril 1978, lors d'une rencontre amicale face à l'Allemagne. Il reçoit sa dernière sélection le 22 juin 1983 face à la Suède, une nouvelle fois en amical. Avec l'équipe du Brésil, Batista participe aux Jeux olympiques de 1976 qui se déroulent au Canada et à deux Coupes du monde, en 1978 et 1982. Il prend également part à la Copa América 1979 et au "Mundialito" de janvier 1981 organisé à Montevideo. Lors des Jeux olympiques, Batista dispute cinq matchs. Le Brésil se classe quatrième du tournoi, perdant la meilleure de bronze au profit de l'URSS. Lors du mondial 78 en Argentine, il est titulaire, et prend part à sept matchs. Le Brésil termine troisième de la compétition, gagnant la petite finale face à l'Italie. Lors du mondial 82 en Espagne, Batista a perdu sa place de titulaire, et il ne dispute qu'un seul match. Le Brésil est éliminé au second tour de la compétition. Lors du Mundialito de janvier 1981, Batista dispute trois matchs. Le Brésil atteint la finale de cette compétition amicale en étant battu par l'Uruguay. Enfin lors de la Copa América 1979, Batista participe à 4 matchs. Le Brésil atteint les demi-finales de la compétition en se faisant éliminer par le Paraguay, futur vainqueur de l'épreuve. |
La Condition humaine (homonymie) ""'La Condition humaine" est le titre de plusieurs œuvres : Voir aussi. Condition humaine Humanité, pour la condition de l'homme |
Mashup (web application hybrid) |
Simon III de Montfort , dit "le Chauve", né en 1117 et mort en 1181, fut comte d'Évreux de 1140 à 1181 et seigneur de Montfort l'Amaury de 1137 à 1181. Il était fils d', seigneur de Montfort et comte d'Évreux, et d'Agnès de Garlande. Biographie. Vassaux du roi de France pour Montfort, et du roi d'Angleterre pour Évreux, les Monfort étaient l'enjeu des rivalités entre les deux rois. avait tenté de résoudre le problème en léguant Évreux à son fils aîné et Montfort à son fils cadet , mais la mort d'Amaury au bout de trois ans réunit les deux domaines. choisit le roi anglais et lui livre les places fortes de Montfort, Rochefort et Épernon. De ce fait, , roi de France, « "ne put aller et venir librement de Paris à Orléans ou Étampes en raison des Normands établis par le roi Henri dans les châteaux du comte d'Évreux" ». Par la suite, se réconciliera avec qui lui donnera la garde du château de Saint-Léger-en-Yvelines. Mariage et enfants. Il épouse Amicie de Beaumont le Roger de Leicester, dont il eut : |
Le Monde (Paris, 1860) Le Monde est un quotidien français fondé en et disparu en . Créé à Paris par le propriétaire de "L'Univers", qui avait été supprimé par décret le . Celui-ci racheta "La Voix de la vérité" pour en faire "Le Monde" dont le premier numéro fut publié le . Du au , le titre fut édité à Versailles. À partir de , "L'Univers" fut autorisé à reparaître et absorba "Le Monde" en . Le quotidien disparut le . Le titre a été repris en par le quotidien "Le Monde", pour remplacer "le Temps". |
Guy Husson Guy Husson (né le à Vitry-sur-Seine) est un athlète français, spécialiste du lancer du marteau, de pour . Biographie. Il participa aux Jeux olympiques de 1956, 1960 et 1964. Il fut licencié au Energie Troyes de 1950 à 1964, à l'Athlétique Sport Aixois de 1965 à 1983, et à l'EA Chambéry de 1998 à 2005 à l'âge de 74 ans. Avec Pierre Alard (disque), Michel Macquet (javelot) et Pierre Colnard (poids), Guy Husson forma le "Quatuor des mousquetaires du lancer" français dans les années 1960. |
Pierre Alard Pierre Alard, né le à Bordeaux et mort le à Luçon, est un athlète français, spécialiste du lancer du disque, vainqueur de 11 titres de champion de France, et ancien détenteur du record de France. Biographie. Il remporte 11 titres de champion de France du lancer du disque entre 1956 et 1969, et établit 8 records de France de la discipline de 1959 à 1962. Avec Pierre Colnard (poids), Michel Macquet (javelot) et Guy Husson (marteau), il forme le « Quatuor des mousquetaires du lancer français » dans les années 1960. Il meurt le à Luçon. |
Patrick El Mabrouk Patrick El Mabrouk est un athlète français, né le à Tagla (Algérie), mort le , de 1,78 m pour 65 kg et spécialiste de demi-fond dans les années 1950. Il a été licencié à l'ASPTT d'Alger jusqu'en 1948, puis au Stade français de 1949 à 1954, et enfin à l'UA Tarbes après 1955. |
Application composite Une application composite (ou mashup ou encore mash-up) est une application qui combine du contenu ou du service provenant de plusieurs applications plus ou moins hétérogènes. On parle de "mashup" dans le cadre d'une superposition de deux images provenant de sources différentes, superposition de données visuelles et sonores différentes par exemple dans le but de créer une expérience nouvelle. Dans le cas de site web, le principe d'un "mashup" est donc d'agréger du contenu provenant d'autres sites, afin de créer un site nouveau. Pour ce faire, on utilise le plus souvent l'objet XMLHttpRequest, RSS, AJAX du côté client, et les API (ou les Services Web) des sites dont on mixe le contenu. De plus en plus d'éditeurs de contenu proposent gratuitement des API, afin d'encourager la communauté des développeurs à créer des mashup utilisant leur contenu. Les applications composites se basent sur la programmation évènementielle. C'est le cas de Google, de Yahoo!, de Amazon, de eBay, ou de FedEx (qui permet à un commerçant de présenter sur son propre site web l’état d’avancement d’une livraison qu’il a sous-traitée au logisticien), leur intérêt étant d'inciter les développeurs à répandre et à diffuser leur contenu. Les mashups sauvages ne sont pas toujours les bienvenus et leur situation commerciale est fragile puisqu’ils exploitent des données qui ne leur appartiennent pas. Par contre, le mashup en entreprise est une technologie en plein boom, car elle s'appuie sur des produits qui prennent en compte la gouvernance et la sécurité. Le but est d'assembler de manière concertée des applications métiers internes ou externes pour créer de la valeur. Types d’applications composites. Actuellement, les applications composites apparaissent sous quatre formes générales qui concernent la présentation, les données, le grand public et enfin l'entreprise. Les applications composites de présentation constituent le type le plus connu, dont le meilleur exemple est donné par les nombreuses applications Google Maps. Elles combinent des éléments provenant de sources multiples en masquant ce fait derrière une interface graphique unifiée simple. Le deuxième type courant concerne les données. Une application relative aux données mélange des données provenant de différentes sources, par exemple en combinant plusieurs flux RSS ou Services Web pour créer un résultat final présenté ou non sous forme graphique. Dans le cas où il n'y a pas d'interface graphique le résultat peut être par exemple réinjecté dans un système tiers toujours via Services Web. Le déclenchement du Mashup de données peut se faire par un appel d'un service Web exposé par l'Application composite elle-même. Concernant le commerce et le grand public, une application hybride combine ce qui précède (données et présentation), en se concentrant à la fois sur la fusion et sur la présentation des données, adaptant ainsi le résultat final à une application commerciale ou grand public. Enfin une application hybride d’entreprise mashup (ou Business Mashup) combine également ce qui précède (données et présentation) en ajoutant une couche collaborative (Workflow). Les sources peuvent être internes et/ou externes. Le Workflow permet de valider les données par différents acteurs. L'objectif d'un mashup d'entreprise est de produire des applications répondant à des problématique métiers. Par exemple, on peut créer un Workflow permettant de valider une remise accordée sur la vente d'une maison. Dans la fiche de validation on retrouvera une Google Maps situant la maison mais on visualisera et tracera également la validation de la remise de ce bien. Enfin on pourra créer un rapport sur les parts de marché en combinant une liste externe de toutes les maisons vendues la semaine dernière avec des données internes sur les maisons vendues par une agence particulière. Applications dans le domaine des télécommunications. L'utilisation de "mashup" est également envisagée par les opérateurs de télécommunications traditionnels (BT, Verizon Communications, ...) et par de nouveaux venus (type Yahoo, Google, ...) afin de pouvoir créer et offrir plus rapidement des services de communications innovants. De même ce type de technologie est envisagé dans les réseaux de télécommunications privés afin de pouvoir combiner plus rapidement les applications et les process de l'entreprise (ex relation client) avec des micro-applications (« briques ») communicantes telles que « click-to-connect », présence, localisation, voix sur IP etc. Le principe est de réduire le niveau d'expertise nécessaire et la complexité de développement en mettant une couche « d'abstraction » entre les briques de communications et l'infrastructure télécom existante, ce qui permet de les rendre accessibles à une communauté de développeurs élargie via le nouvel environnement web: Avantages et inconvénients du Mashup. Les mashups présentent un potentiel d'innovation important grâce à la fusion de multiples services Internet. Ils offrent en outre la possibilité de livrer des applications Web rapidement, à un faible coût et avec des composants réutilisables. Les avantages sont assez clairs en ce qui concerne les fournisseurs d’API : Bref plus de clients en dépensant le minimum d’argent. En effet ils offrent la possibilité de livrer des applications Web rapidement, à un faible coût et avec des composants réutilisables. Toutefois malgré tous ces points positifs pour le web en général on parle de plus en plus de problèmes de sécurité en ce qui concerne cette technologie. Ainsi la sécurité des développements réalisés est très faible du fait de la facilité avec laquelle les briques fournies (API, bibliothèques, applications Open source...) sont rendues manipulables. Les développeurs débutants peuvent créer des Mashup sans même comprendre le code utilisé ce qui peut tout de même poser problème. |
Jean-François Leleu Jean-François Leleu, né en et mort le à Paris, est un ébéniste français. Biographie. Formé dans l’atelier de Jean-François Oeben, il fut reçu maître en . Jean-François Leleu est l’un des meilleurs représentants du style Louis XVI et le principal rival de Jean-Henri Riesener, qui lui ravit la succession du maître après sa mort en 1763. Ses marqueteries sont à losange, rosace ou bouquets de fleurs. Leleu a également employé des plaques de porcelaine de Sèvres et des panneaux de laque. Il créa des meubles de grande qualité, élégants et sobres, surtout des commodes, des secrétaires, des bureaux plats et des buffets. Leleu fut employé par une riche clientèle dont le prince de Condé et la comtesse du Barry. |
Régiment Para-Commando (Belgique) Le régiment Para-Commando est l'unité d'élite de l'armée belge qui a été constituée dès 1952 à partir des unités parachutiste et commando créées, dix ans auparavant, en Grande-Bretagne, durant la Seconde Guerre mondiale. En 1989, le démantèlement du rideau de fer entraîne la restructuration complète des armées occidentales et la disparition du service militaire. En 1991, la professionnalisation est en route et le régiment, complètement transformé, est reconverti en brigade. Aujourd'hui, il est devenu le Special Operations Regiment. Instruction de base et brevets. La formation para-commando a, d'une manière générale, toujours compris une instruction de base d'une durée de suivie du camp commando et du stage parachutiste. L'instruction de base comprend une formation de fusilier accompagnée d'une formation physique (marche rapide de avec arme et équipement de base en moins de , pistes d'obstacles et de corde chronométrées...). Auparavant, le béret rouge ou vert était remis à l'issue de tests en fin de cette période. Par la suite, il a été décidé de le remettre après le camp commando en même temps que le brevet du même nom. Le camp commando comprend les activités suivantes : rocher, techniques amphibies, close combat, techniques commando... La durée est de un mois. Le camp se termine par un raid d'une semaine (le plus connu étant le raid de Corse partant de la base de Solenzara en direction de l'Incudine et des aiguilles de Bavella). Les candidats ayant réussi les épreuves obtiennent le brevet A Commando dont l'insigne est un triangle noir, pointe en bas, avec un poignard blanc porté sur la manche droite à hauteur de l'épaule. Le stage parachutiste d'une durée d'un mois forme le candidat au saut à ouverture automatique de jour comme de nuit et avec l'équipement opérationnel (arme, sac, gaine). On y apprend également la constitution de colis parachutables (mitrailleuse, mortier, radio...) et certaines activités tactiques à l'atterrissage. À l'issue du stage qui comprend 8 sauts, est remis le brevet A Para dont l'insigne, appelé "wings" consiste en deux ailes bleues encadrant un parachute blanc. L'insigne se porte sur la poitrine au-dessus de la poche droite. Le personnel. Les para-commandos ont toujours été recrutés sur base volontaire y compris les miliciens (VCCT / volontaires de carrière à court terme) qui devaient y effectuer un service militaire plus long () mais plus exaltant. Pour pallier le manque de personnel d'active, des volontaires féminins sont incorporés en 1975 (total de 10 en 1977-78). Comme le but est de leur assigner des fonctions non combattantes (employées, plieuses et réparatrices de parachutes …), les critères physiques pour l'obtention du béret et du brevet commando sont adaptés. On constata que dans ce type d'unité, l'expérience n'était guère concluante et en 1988, il ne restait plus que féminins au régiment. En 1988, le régiment comprenait , et et soldats ; le nombre de miliciens avait drastiquement chuté à 300 à la suite des impératifs de « professionnalisation » imposés par les « hautes autorités ». Historique. Création du Régiment (1952). Le Lieutenant-Colonel Georges Danloy est désigné le 3 novembre 1951 pour commander le nouveau régiment. Le premier contingent de miliciens est incorporé le 30 janvier 1952. Le régiment comprend alors l'Etat-Major Régiment (Namur), le 1 Bataillon Para (Bourg-Léopold), le 2 Bataillon Commando (Seilles), les deux centres d'entraînement (Schaffen et Marche-les-Dames) et le Centre d'Instruction Para-Cdo (Namur). A Namur, les miliciens suivent pendant quatre mois une formation de base. Ensuite, ils sont divisés en deux groupes : les uns reçoivent une formation commando; les autres une formation parachutiste. L'Afrique (1953 – 1962). La base de Kamina. En 1947, la Belgique décide d'installer une base métropolitaine au Congo belge. Le lieu choisi est Kamina et les travaux débutent en 1950. La base (qui sera appelée Baka) est immense et comprend l'infrastructure d'une école de pilotage (piste, hangars), des installations de logements et de loisirs, un hôpital, une centrale électrique autonome et même un raccordement au réseau de chemins de fer. Pour y transporter des troupes, la Belgique vient de renflouer un navire qui est tout naturellement appelé T.N.A. KAMINA (Transport Naval Auxiliaire). Dès 1950, il sert d'abord à amener les volontaires de guerre en Corée. En mai 1953, après 16 jours de voyage, ce navire dépose un détachement de reconnaissance fort de 44 paras et commandos à Banane, le port du Congo belge. Ces hommes sont ensuite transférés à Baka pour préparer l'arrivée des gros détachements. Leurs mises en place se feront aussi par le T.N.A. KAMINA et par avion de Kitona à Kamina ou même en chemin de fer à partir de l'Angola, alors colonie portugaise. Les bataillons et les détachements. En 1953, le 1 Bataillon Para s'installe à la citadelle de Diest. Le 2 Bataillon Commando, toujours à Seilles, prendra ses quartiers à Namur en 1956. L'instruction des détachements se fait en Belgique avant leur départ pour Kamina. Les premiers détachements sont constitués d'une compagnie Para et d'une compagnie Commando coiffées par un petit commandement. Au Congo, réside un cadre permanent. L'immensité du territoire impose pour tous les membres du nouveau régiment la formation au saut en parachute. En 1954, pour des raisons d'homogénéité, il est décidé que dorénavant tout le monde recevra les deux formations : para et commando. Elle ne sera complète qu'en 1958. En 1955, par rationalisation, un bataillon est créé à Kamina; il est appelé 3 Bataillon Para-Commando et absorbera les détachements qui suivront. Au même moment un Centre de parachutage est installé sur place. Les détachements suivants seront fournis alternativement par le 1 Para et le 2 Commando et intègreront le 3 Bataillon Para-Commando. À la suite des émeutes du 4 janvier 1959, sera créé le 4 Bataillon Commando à Kitona et le 3 Bataillon sera renommé 3 Bataillon Para. La situation de 1960 amènera les autorités à créer un 5e et un 6e bataillon. Entraînement au Congo. Le séjour en Afrique dure 6 mois. Le premier mois est une période d'adaptation avec des exercices et des bivouacs dans la région de Kamina. Il y a ensuite la conversion sur Dakota. En Belgique, les Para-commandos avaient été brevetés sur C-119 mais au Congo, on utilisait toujours le DC-3 "Dakota". Il fallait donc apprendre un autre drill. La météo du Congo était bien sûr plus propice aux sauts en parachute. Les trois derniers mois étaient réservés aux grands exercices et en particulier : "Sweep and kill" se déroulait pendant plusieurs jours dans la vallée au relief très accidenté de la Lujima (au nord de Kamina). Après le parachutage du bataillon avec tout son matériel et armement, il y avait des regroupements de compagnie suivis de longues marches tactiques et de deux attaques. Le premier objectif était tenu par des "miliciens coloniaux" et les tirs étaient, bien entendu, à blanc. Pour la seconde attaque, des cibles avaient été disposées sur le terrain et les tirs se faisaient à balles réelles. Celles-ci, avec des vivres, étaient livrées, après la première attaque, par un ravitaillement par air sur une zone choisie et balisée par les troupes au sol. "Tungulu" (exercice survie) fut créé par le capitaine Militis. Après un parachutage, les hommes, par équipes de 10, doivent parcourir 120 Km en dix jours à travers la savane et les galeries forestières. Ils disposent du minimum mais ni eau ni vivres. Ils doivent se débrouiller avec les fruits et plantes qu'ils trouvent ou, pour de rares chanceux, de produits de la chasse ou de la pêche. Pour les conseiller, ils sont accompagnés d'un instructeur et d'un guide indigène. La période de troubles. À la suite des émeutes de janvier 1959 à Léopoldville, le 3e Bataillon Para-Commando participe au rétablissement de l'ordre. Il est renforcé par le 2e Bataillon Commando envoyé de Belgique ainsi que par un détachement qui était de retour au pays et fit demi-tour. Après réorganisation et changement d'appellation, le 4e Commando s'installe à Kitona et un éphémère 5e Para-Commando à Kamina. En novembre 1959, le 3e Bataillon Para (nouvelle appellation) est envoyé au Rwanda. A la veille du 30 juin 1960, deux bataillons sont au Congo (le 1 et le 6) , un au Rwanda (le 4) et un en Urundi (le 3). En septembre 1960, les para-commandos ont évacué le Congo et à la mi-1962, le Rwanda et l'Urundi. Le régiment en Belgique (1962 - 1991). Retour au pays. Le commandement se rétablit entièrement à la citadelle de Namur. Le 1er Bataillon Para regagne son quartier de Diest en août 1962, le 2 Bataillon Commando celui de Flawinne où il s'était installé en 1961. Le 3 Bataillon Para s'installe à Lombardsijde et y incorpore ses nouvelles recrues le 1 juillet 1962. Le 4 Bataillon Commando est dissous le 1 octobre 1962 et passe à la réserve. Les Centres d'entraînement continuent leurs activités. Dans les années 60 et 70, le Régiment compte 2.500 hommes dont 1.500 miliciens. Ces derniers prestent une période de 15 mois dont les 3 derniers (ou 5 selon la durée du service militaire) comme volontaires de carrière court terme. Comme il y a trois bataillons, afin d'assurer une certaine continuité, tous les 5 mois, un bataillon incorpore environ 500 miliciens. La langue ne pose aucun problème. Les bataillons ont deux compagnies de combat d'un même régime linguistique et une de l'autre; l'état-major et la compagnie état-major sont bilingues. L'instruction n'a pas changé : 4 mois pour gagner le béret suivis des brevets para et commando. Chaque centre d'entraînement a la capacité d'accueillir un demi-bataillon. L'entraînement. Le retour de toutes les unités permet au Régiment d'organiser de grandes manœuvres en Belgique. Ceci ne l'empêche toutefois pas de chercher des possibilités hors frontières. Un premier accord avec la France aboutit à la possibilité d'exécuter des raids en Corse et, en hiver, des sauts dans la région de Pau où la météo est beaucoup plus favorable. L'entraînement aux opérations héliportées peut s'effectuer grâce à l'appui des Américains et des Allemands. Aux Pays-Bas, les "mariniers" accueillent les para-commandos pour des exercices amphibies. Une véritable formation au combat ne peut toutefois s'acquérir que par des exercices d'unité à feux réels. Le Régiment obtient l'autorisation du Royaume-Uni d'accéder régulièrement au camp militaire d'Otterburn situé aux portes de l’Écosse. Le camp est immense et le relief des monts Cheviot permet d'exécuter, entre autres, des attaques à feux réels aux niveaux peloton et compagnie. Les exercices sont très réalistes grâce à un ingénieux système de cibles cachées commandées par câbles souterrains. À partir de 1963, toutes les recrues para-commando iront donc s'aguerrir à Otterburn. La composante terrestre de la Force Mobile de l'OTAN est créée en 1960. Elle doit pouvoir intervenir rapidement en cas de menace sur les flancs du Commandement allié en Europe. C'est une brigade multinationale avec un état-major permanent basé à Seckenheim en Allemagne. Divers pays y participent : l'Allemagne, le Canada, les Etats-Unis, l'Italie, le Luxembourg, le Royaume-Uni et la Belgique qui y affecte le bataillon para-commando dont les miliciens sont les plus anciens. Des exercices ont lieu en Norvège, au Danemark en Grèce et en Turquie. L'évolution et la professionnalisation. En 1963, est créée à Flawinne une compagnie antichar équipée de missiles ENTAC montés sur jeeps. Cette compagnie s'articule en trois pelotons de deux sections. Chacune est équipée de deux postes de tir. La même année, est discrètement constitué à Lombardsijde un peloton frogmen (nageurs de combat). Ce petit détachement se compose uniquement de professionnels qui se spécialisent dans l'infiltration en kayak et sous l'eau avec des appareils respiratoires à oxygène ne laissant rien paraître en surface. La mer et les multiples canaux de la région de Nieuport sont propices à l'entraînement de cet embryon de force spéciale. En 1974, une batterie d'artillerie légère (obusiers de 105 mm tractés) est formée à Brasschaat. Elle est affectée à la Force mobile de l'OTAN dont les unités d'artillerie sont entraînées à opérer de manière intégrée. Des périodes de tir appelées "Ardent Ground" sont organisées régulièrement. En 1975, un Escadron de reconnaissance est constitué à Stockem. Il est équipé de blindés légers de type CVRT. La formation de ces deux unités se fera au détriment des bataillons qui perdront leurs unités Recce et mortiers 81 mm. En 1977, le 3 Bataillon Para aura complètement quitté Lombardsijde et sera regroupé à Tielen près de Turnhout. Le Régiment est, bien entendu, amené à suivre l'évolution de l"'armée belge vers la professionnalisation. L'incorporation directe des miliciens devenus moins nombreux dans les bataillons n'est plus possible. L'instruction de base est désormais donnée dans une compagnie instruction créée au Centre d'Entraînement Commando." En 1991, le Régiment devient Brigade. Les engagements. |
Requiem (Mozart) La messe de Requiem en ré mineur (KV 626), de Wolfgang Amadeus Mozart, composée en 1791, est une œuvre de la dernière année de la vie de Mozart, mais pas exactement la dernière œuvre du compositeur. Elle n'est de la main de Mozart que pour les deux tiers environ, la mort en ayant interrompu la composition. Elle reste néanmoins une de ses œuvres majeures et emblématiques. Sa veuve, Constance, demanda tour à tour à Franz Jakob Freystädtler (1761-1841), à Joseph Eybler et à Franz Xaver Süßmayr de terminer la partition pour honorer la commande, percevant ainsi la rémunération promise sans rembourser l'avance octroyée, et aussi pour réhabiliter la mémoire de son mari en vue d'obtenir une pension impériale. Le "Requiem" a suscité de nombreuses légendes, tant du fait des circonstances insolites de sa commande que de la difficulté de distinguer exactement ce qui était ou non de la main de Mozart. Composition. Dans les années précédant sa mort, Mozart revint vers la musique sacrée largement délaissée après sa séparation d'avec le Prince-archevêque Colloredo. On dénombre ainsi toute une suite de fragments de "Kyrie" datés de 1787 à 1791. Afin de consolider son expérience dans ce domaine, il se présenta avec succès au poste d'adjoint de Leopold Hofmann, le "Kapellmeister" de la cathédrale Saint-Étienne de Vienne. Le poste d'adjoint n'était certes pas rémunéré, mais Mozart pouvait espérer ainsi obtenir la place du Kapellmeister, qui rapportait , un statut très lucratif. En Mozart termina son (célèbre) motet pour la Fête-Dieu, "Ave verum corpus". La commande d'une œuvre de musique sacrée plus importante pouvait donc lui parvenir. Commande. Au cours du mois de juillet 1791, Mozart reçut la commande d'un "Requiem" de la part de plusieurs intermédiaires anonymes, agissant pour l'excentrique comte Franz de Walsegg. La moitié de la récompense était jointe à la commande. Mozart se conforma à la forme traditionnelle du texte du "Requiem", et renonça simplement à mettre en musique le "Graduale", le "Tractus" (le Graduel et le Trait) et le "Libera me", ce qui se fait en général . Sources d'inspiration. Un des modèles aurait été le "Requiem" en "do" mineur de Michael Haydn, notamment le mouvement. Lors de la première de cette œuvre en 1771, Wolfgang Amadeus Mozart, alors âgé de , avait joué dans l'orchestre. "Le Messie" de Haendel fut aussi une source d'inspiration (le Kyrie de Mozart ressemble étrangement au mouvement n°4 de la partie II du Messie "And with His stripes we are healed") surtout que Mozart deux ans auparavant avait réorchestré le morceau à la demande du baron van Swieten. Une autre source d'inspiration pourrait être la "Messe des Morts" de Gossec dont Mozart (qui avait rencontré Gossec à Paris) a pu consulter la partition chez le baron van Swieten. Le musicologue Carl de Nys a mis en évidence les relations entre les deux œuvres. Composition de Mozart. Au fur et à mesure que la composition avançait, la santé de Mozart se dégrada. Et à sa mort, le , il avait uniquement écrit l'intégral de l'Introït (') pour tous les instruments et le chœur. Pour la pièce suivante, le "Kyrie", ainsi que la majeure partie des vingt strophes de la séquence "Dies iræ" (de la première, "Dies Iræ", à la seizième strophe, "Confutatis") , seules les voix du chœur et la basse continue étaient terminées. Au-delà, seuls quelques passages importants de l'orchestre étaient esquissés (par exemple le solo de trombone du "Tuba Mirum" ou le plus souvent la partie des premiers violons). Le "Lacrimosa", dix-huitième strophe (mais ici sixième épisode de la séquence), se terminait à la huitième mesure, il resta inachevé. Dans les années 1960, on découvrit une ébauche de fugue sur l'Amen, qui devait visiblement conclure ce "Dies Iræ". Les « numéros » suivants, ' et "Hostias", ne comprenaient que le chœur et une partie de la basse continue. Il manquait l'intégralité du "Sanctus", du "Benedictus", de l’"Agnus Dei", et de la "Communion" (Korten 1999, ). Achèvement. La veuve de Mozart, Constance Mozart, tenait beaucoup à ce que l'œuvre fût achevée, une des raisons étant de ne pas devoir rembourser l'avance et d'obtenir la seconde moitié du paiement. Elle confia donc la tâche de terminer le Requiem à d'autres compositeurs, principalement des élèves de Mozart. S'étant fâchée dans un premier temps avec Franz Xaver Süßmayr, Constance Mozart s'adressa à Joseph Eybler, très estimé de Mozart, qui travailla à l'orchestration des strophes du "Dies Iræ", de la première strophe jusqu'au "Lacrimosa", mais abandonna ensuite la tâche pour des raisons inconnues. Il rajouta ses compositions directement sur la partition autographe de Mozart. Un autre jeune compositeur et élève de Mozart reçut alors la demande : Franz Xaver Süßmayr, qui put s'appuyer sur le travail d'Eybler pour l'orchestration. "Süssmayr" écrivit les parties de trompettes et de timbales dans le "Kyrie" (ainsi qu'une partie des indications manquantes de la basse continue) et compléta l'orchestration de la "Séquence" ainsi que l'Offertoire. Il termina le "Lacrimosa" et composa d'autres parties de la messe : le Sanctus, le Benedictus et l'Agnus Dei. Il compléta ensuite la Communion ("Lux Æterna"), dans lequel il répéta les deux mesures d'ouverture, que Mozart avait lui-même composées, et leur donna les paroles du "Lux Æterna". Alors que les rajouts au "Kyrie" et l'orchestration d'Eybler étaient directement inscrits sur la partition de Mozart, "Süssmayr" recopia la partition originale et les rajouts (parfois en les modifiant selon ses idées). Il y eut alors deux partitions manuscrites : Au cours des décennies suivantes, il fut très difficile de distinguer l'écriture de Mozart de celle de Süssmayr qui avait pour mission de contrefaire l'écriture de Mozart pour tromper le commanditaire du Requiem. En effet Constanze rendit au Comte Walsegg le requiem comme étant intégralement achevé par son mari. Heureusement la qualité musicale permit, à défaut de l'écriture, de différencier les deux compositeurs. Il est même heureux que Süssmayr fût un si piètre compositeur, car si Eybler ou Freistädtler avaient continué à travailler sur le manuscrit, nous aurions eu du mal encore aujourd'hui à savoir ce qui venait de la main de Mozart. L'Agnus Dei écrit de la main de Süßmayr en est l'exemple : il est quasi impossible qu'il en soit l'auteur, car cette partie est infiniment supérieure à tout ce que Süssmayr a composé dans le Requiem et dans toute sa vie. Les motifs musicaux des éléments dus à "Süssmayr" se rapportent visiblement aux notes laissées par Mozart. En plus de cela, des références à d'autres œuvres de Mozart ont été découvertes. C'est pourquoi on admet souvent que "Süssmayr" et d'autres participants à l'élaboration de l'ouvrage, surtout Eybler, mais aussi Freistädtler ont dû recourir à des indications écrites ou orales de Mozart lui-même (la veuve de Mozart a mentionné des « petits débris » — "" — ou plutôt des « bouts de papier »). Les manuscrits capitaux, en particulier la « partition à livrer » et la « partition de travail », prirent entre 1830 et 1840 peu à peu le chemin de la "Hofbibliothek" de Vienne (aujourd'hui "Österreichische Nationalbibliothek", ÖNB). Un fac-similé des deux manuscrits, accompagné d'une introduction détaillée, est maintenant disponible (cf. la comparaison ci-dessous sur la droite des deux "Dies Irae" issus des deux manuscrits). En plus d'Eybler, d'autres compositeurs ont apporté leur contribution à l'achèvement de l'œuvre, et "Süssmayr" aura profité de ces contributions. Ainsi Maximilian Stadler aurait manifestement réalisé au moins des ébauches de l'orchestration du "Domine Jesu Christe". L'accompagnement du "Kyrie", identique aux voix du chœur ("colla parte" : « avec la partie [vocale] »), est également d'une autre main. Leopold Nowak, éditeur du Requiem dans la Neue Mozart-Ausgabe, a envisagé Franz Jakob Freystädtler comme auteur possible, ce qui peut être vérifié de manière évidente à l'aide de l'analyse des écritures (cf paragraphe et illustration sur le Kyrie). Constance Mozart dans une lettre du raconte sa , elle affirme que jamais Mozart n'aurait eu l'idée de composer une messe des morts si on ne la lui avait pas commandée à cette époque. Et qu'il était ravi puisque la musique d'église était . . Il faut dire que Mozart n'aimait pas beaucoup Süssmayr, il le trouvait bête et musicalement le pire de ses trois élèves de l'époque, dans une lettre à sa femme du Mozart écrit : . Süssmayr avait déjà aidé Mozart à écrire les récitatifs de La Clémence de Titus sous la dictée de Mozart, notamment lors du voyage à Prague d', il était donc une aide précieuse pour Mozart, mais ce dernier le considérait plus comme un secrétaire plutôt que comme un vrai compositeur. Tout le contraire avec Eybler que Mozart appréciait énormément. Constanze dans cette même lettre : . Constanze confia donc le requiem le à Eybler en échange d'un reçu écrit de la main de Sophie Haibel la sœur cadette de Constanze. Ce reçu est conservé dans les archives de la Wiener Neustadt est ainsi formulé : . Par la suite, courant 1792, la partition de Mozart avec le travail excellent de Eybler retourna entre les mains de Süssmayr qui recopia complètement certains passages. Analyse. L’œuvre est écrite pour quatre solistes (soprano, alto, ténor et basse), un chœur à quatre voix et un orchestre symphonique réduit, composé de deux cors de basset (clarinettes ténor), deux bassons, deux trompettes, trois trombones, des timbales, un ensemble à cordes et une basse continue (orgue). L'absence des bois aigus (flûtes, hautbois) et du cor d'harmonie ne passe pas inaperçue. Ainsi la sonorité de l'orchestre doit beaucoup aux timbres souples et graves des cors de basset et des cordes. L'orchestration, sobre, renforce la gravité et la transparence de l'œuvre, et crée une atmosphère sombre et austère. On ne trouve pas d'effets tels que des trémolos, des trilles, ou la division de l'orchestre en éléments répartis dans l'espace, que l'on peut entendre dans la Messe des Morts de Gossec composée plus tôt, que connaissait probablement Mozart, avec laquelle le "Requiem" présente certaines similitudes dans les motifs mélodiques. Dans le "Requiem" de Mozart (comme il est d'usage, sinon de règle, dans une très grande partie de la musique religieuse), le chœur (ici à quatre voix) occupe tout du long le devant de la scène, il n'y a que de courts passages purement instrumentaux. À quelques exceptions près, l'orchestre ne fait que servir le chœur. C'est aussi le cas des chanteurs solistes, ils apparaissent comme étant moins importants que le chœur, et sont essentiellement employés dans des ensembles vocaux (excepté dans le ""). Aria(s) et autres formes comparables de virtuosité soliste sont totalement absentes, à l'opposé d'autres œuvres de musique sacrée et, "a fortiori", des opéras, tant de Mozart que de ses contemporains. Le chœur a, quant à lui, une liberté considérable, ne serait-ce que dans le "Kyrie", qui lui permet de déployer sa magnificence. La tonalité principale du "Requiem" est ré mineur, une tonalité souvent associée à des atmosphères graves ou bien se rapportant à l'au-delà — comme lors des scènes du Commandeur de "Don Giovanni" ou dans le quatuor à cordes "La Jeune Fille et la Mort" de Franz Schubert. Si l'on fait abstraction du "Sanctus" en "ré" majeur (non écrit par Mozart), les tonalités qui se succèdent — soit ré mineur, soit des tonalités voisines de cette dernière — ont pour point commun le "si bémol" constitutif : "fa" majeur, "sol" mineur et "si bémol" majeur (à l'exception, cependant, du ton de "la" mineur). Les liens entre les différentes sections tonales passent souvent par la médiante — par exemple, la tonique, ré, devient la médiante du ton de si bémol lorsqu'on passe de ce ton de ré mineur au ton de si bémol majeur (qui est simplement la sous-dominante du ton relatif, donc, un ton étroitement lié au premier). La durée d'une représentation est d'environ une heure (suivant le degré d'achèvement de la version et le tempo choisis par le chef d'orchestre). Mozart s'est beaucoup inspiré du Requiem de Michael Haydn (un grand ami de la famille Mozart tout comme son frère Joseph Haydn) composé en 1771 et aussi de sa propre réorchestration du Messie de Haendel de : en effet sa version réorchestrée du ("And with this Stripes we are healed") inspirera presque entièrement Mozart pour écrire la fugue du Kyrie du Requiem (cf.fichiers audio ci-contre). Déroulement dans le manuscrit de 1792. Il s'agit là du manuscrit de 1792 récupéré par Süssmayr et recopié par celui-ci. Il l’a probablement complété à partir d’indications orales ou écrites de Mozart et des travaux préliminaires de Josef Eybler et Franz Josef Freystädtler. Il s’est chargé de l’orchestration , partiellement ou en totalité , des parties III, IV et a composé les parties V, VI, VII (le détail de son apport est précisé dans la suite de l’article, section «Ajouts de Süßmayr»). C’est la «"partition à livrer"» qui a été mentionnée précédemment. Elle est composée de huit parties: I. Introitus (Introït) : "Requiem æternam", "Adagio", en "ré" mineur, à , 48 mesures, (Chœur, soprano solo) II. Kyrie, "Allegro"➜ "Adagio" (mesure 49), en "ré" mineur, à , 52 mesures, (double fugue) (Chœur) III. Sequentia (Séquence) IV. Offertorium (Offertoire) V. Sanctus, "Adagio", en ré majeur et fugue "Osanna" (Chœur), composé par Süssmayr. VI. Benedictus, "Andante", en "si" majeur (quatuor solo) et fugue "Osanna" (Chœur), composé par Süssmayr. VII. Agnus Dei, en "ré" mineur (Chœur), composé par Süssmayr. VIII. Communio (Communion) : "Lux æterna", "Adagio", en "ré" mineur, (soprano solo, chœur) et "Allegro", en "ré" mineur, (double fugue, chœur) (= "Introït" et "Kyrie" de Mozart). "Introït" et "Kyrie". Le Requiem débute par une introduction instrumentale de sept mesures, dans laquelle les bois (d'abord les bassons, puis les cors de basset) présentent le thème principal de l'œuvre dans un enchaînement contrapuntique en imitation. Le modèle en est l'hymne composée par Georg Friedrich Haendel (chœur "The ways of Zion do mourn" extrait de l'hymne funèbre pour la Reine Caroline, HWV 264), facile à retenir, essentiellement parce qu'il s'agit d'une succession de noires en mouvement conjoint. Dans plusieurs parties de l'œuvre, on trouve des références à ce passage, notamment dans les coloratures de la fugue du "Kyrie" et la conclusion du "Lacrimosa". Tout ce réseau de références est d'une grande importance dans l'œuvre. Les trombones annoncent alors l'entrée du chœur, qui entonne le thème, les basses seules tout d'abord pendant une mesure, imitées ensuite par les autres pupitres. Les cordes jouent des figures d'accompagnement, syncopées et décalées d'une double-croche, soulignant ainsi le caractère solennel et régulier de la musique. Un solo de soprano est chanté sur le texte du "Te decet hymnus" (dans le «ton pérégrin», appelé aussi le grégorien). Le chœur enchaîne ensuite sur les mêmes motifs. Puis le thème principal est traité par le chœur et l'orchestre en enchaînements de doubles-croches glissant vers le bas. Les cours des mélodies, « maintenus » vers le haut ou glissant vers le bas, changent et s'entrelacent, de plus passages en contrepoint et passages déclamés en accord ("Et lux perpetua") alternent ; tout ceci fait le charme de cette strophe, qui s'achève par une demi-cadence sur la dominante (la majeur). Sans pause (attaca) s'ensuit la fugue entraînante du "Kyrie", qui reprend elle aussi un thème de Haendel. Mozart connaissait bien ce thème, après son arrangement du "Messie" de Haendel (cf. la strophe du chœur ' issue du Messie) ainsi que le chœur final de lHymne de Dettingen" de Haendel, HWV 265, qui contient en même temps le contre-sujet du thème de la fugue. Les motifs contrapuntiques du thème de cette fugue reprennent les deux thèmes de l'Introït et en font des variations. D'abord diatoniques, les suites de doubles-croches montantes sont relayées par des enchaînements chromatiques, ce qui a pour effet d'augmenter l'intensité. Ce passage se révèle quelque peu exigeant dans les hauteurs, en particulier pour les voix de sopranos (qui montent jusqu'au si au-dessus de la portée). Une formule finale dans un tempo ralenti (Adagio) se termine sur une quinte « vide » (un accord sans tierce), qui dans l'ère classique sonne archaïque, comme un retour voulu à un passé ancien. Séquence ("Dies iræ"). Dies iræ. Le "Dies iræ" commence sans introduction et avec puissance, l'orchestre et le chœur étant au complet. Les terribles appels du chœur sont renforcés par un trémolo de l'orchestre et des syncopes introduites dans les pauses chorales. Tout de suite après, les premiers violons jouent plusieurs enchaînements chromatiques de doubles-croches jusqu'à la reprise des strophes du chœur. Un passage qui fait de l'effet, répété trois fois : l'alternance « tremblante » du sol dièse et du la en croches, interprétée par la basse continue, les violons dans le registre grave et la basse à l'unisson, sur le texte "" (, en référence au "Dies iræ", le jour du Jugement Dernier) - Mozart s'inspire ici clairement du texte. Tuba mirum. C'est le cas aussi de la strophe suivante ', introduite par un accord de trois notes en arpège, joué en "si-bémol" majeur (ton voisin de ré mineur) par un trombone ténor soliste, non-accompagné — selon la traduction habituelle en allemand de "tuba" par "Posaune" (trombone). Deux mesures plus tard, la basse soliste commence une imitation de ce thème. À la mesure 7, arrive un point d'orgue, le seul moment de toute l'œuvre, où l'on pourrait envisager une cadence solo. Les dernières noires de la basse soliste voient l'arrivée du ténor soliste, suivi de façon similaire par l'alto soliste et la soprano soliste, sur un ton assez dramatique. Sur le texte ' (« Quand le juste est à peine certain »), le morceau passe à une strophe homophone chantée par les quatre voix solistes, qui articulent sans accompagnement le ' et le ' sur les temps « forts » de la mesure ( et ), alors que sur les temps « faibles » ( et ), les violons et le continuo répondent ; cette « interruption » (que l'on pourrait interpréter comme l'interruption précédant le Jugement Dernier) est entendue une première fois étouffée ("sotto voce"), puis "forte" et immédiatement après "piano", pour conduire enfin dans un crescendo à une cadence parfaite. Rex tremendae. Une mélodie descendante faite de notes prolongées et jouée par l'orchestre annonce le « Roi d'une majesté redoutable » (""), lequel est appelé par trois puissants accords du chœur sur la syllabe "Rex" pendant les pauses de l'orchestre. Effet surprenant, les "Rex" du chœur tombent sur les deuxièmes temps des mesures, temps faible s'il en est. Le chœur reprend alors le rythme pointé de l'orchestre, surpointé dans la plupart des grandes interprétations, ce qui, si l'on reprend le vocable d'origine grecque utilisé par Wolff, est connu, dans la musique baroque, comme « topos de l'hommage au souverain » (Wolff). En français, on dirait, plus simplement, qu'il s'agit d'une formule descriptive caractéristique de l'hommage à rendre à la personne royale. La séquence n'a que 22 mesures, mais est dans cette courte période riche en variations : écriture homophonique et passages choraux en contrepoint alternent plusieurs fois et débouchent en fin sur une cadence du chœur quasi non-accompagnée, qui pour sa part finit sur un accord sans tierce en ré mineur (comme déjà dans le "Kyrie"). Recordare. On poursuit avec les 130 mesures de la plus longue séquence de l'œuvre (et la première en mesures impaires, en fait la mesure à 3/4), le "", dans lequel pas moins de six strophes du "Dies iræ" sont traitées. La construction de cette pièce s'apparente un peu à la forme sonate avec une exposition autour de deux thèmes (mesures 1 à 37), un développement des deux thèmes (mesures 38 à 92) et une réexposition (mesures 93 à 98). Dans une introduction de 13 mesures, les cors de basset sont les premiers à présenter le premier thème enrichi d'un magnifique contrepoint aux violoncelles en gammes descendantes qui va resservir largement dans tout le mouvement. Ce contrepoint du premier thème prolonge l'introduction orchestrale avec les cordes. Cette introduction rappelle le début de l'œuvre, par ses décalages rythmiques et mélodiques (le premier cor de basset débute une mesure après le second cor de basset, mais un ton plus haut ; les premiers violons sont en relation avec les seconds violons, mais décalés d'une noire, etc.). S'ensuivent les voix solistes avec ce premier thème chanté d'abord à l'alto et à la basse (mesure 14), puis au soprano et au ténor (mesure 20). À chaque fois, le thème se conclut par une hémiole (mesures 18 et 19 puis mesures 24 et 25). Arrive le second thème sur le texte "Ne me perdas" en regard duquel l'accompagnement contraste avec celui du premier thème. Au lieu de gammes descendantes, l'accompagnement est limité à des notes répétées aux cordes. Cette exposition se conclut par quatre mesures d'orchestre basées sur le contre-chant du premier thème mesures 34 à 37. Le développement de ces deux thèmes commence mesure 38 sur le texte ' ; le deuxième thème n'est reconnaissable que par la structure de son accompagnement. À la mesure 46, c'est le premier thème qui est développé à partir du texte "Tantus labor" et qui se conclut par deux mesures d'hémiole mesures 50 et 51. Après deux mesures d'orchestre (52 et 53), le premier thème est à nouveau entendu sur le texte ' et il se termine par une hémiole (mesures 66 et 67). Puis c'est au tour du second thème d'être réutilisé sur le texte "ante diem rationis". Après quatre mesure d'orchestre (68 - 71), le premier thème est lui seul développé. C'est un éblouissement de combinaisons sans cesse renouvelées, et tout particulièrement par le retour des motifs mélodiques, constamment variés, d'abord sur ' puis avec '. La réexposition intervient mesure 93. La structure initiale se reproduit avec le premier thème sur le texte "Preces me" puis mesure 99 sur le texte '. Le second thème réapparaît une dernière fois mesure 106 avec le texte ' et se conclut par trois hémioles. Les dernières mesure du mouvement sont confiées à l'orchestre qui fait entendre une dernière fois le contrepoint en gammes descendantes. Confutatis. Le ' qui suit éblouit par une rythmique, une dynamique et un contraste forts, et par de surprenantes tournures harmoniques. Accompagnant une figure de basse « roulante », la partie masculine du chœur entonne la vision infernale "forte" sur un rythme pointé « tranchant » (' = « Après avoir réprouvé les maudits et leur avoir assigné le feu cruel »). L'accompagnement de basse continue s'arrête, et les voix féminines du chœur chantent doucement et "sotto voce" la prière des élus ("voca me cum benedictis" : ). Enfin, dans la strophe suivante – celle du ("Oro supplex et acclinis" : ) - on peut entendre une modulation enharmonique de la mineur vers un accord de septième mineure et quinte diminuée vers mi et finalement la bémol mineur ; ce spectaculaire abaissement du ton de départ ("la" mineur) est répété avec un effet puissant, jusqu'à ce que le ton de fa soit atteint, maintenant en majeur. Un accord de septième sur la nous amène jusqu'à la dernière partie du "Dies iræ" (à partir du ""), qui s'enchaîne sans pause. Lacrimosa. Les cordes débutent "piano" sur un rythme de bercement en , entrecoupé de soupirs, lesquels seront repris par le chœur après deux mesures ("" = « Celui-là [sera] un jour de larmes »). Donc, après deux mesures les sopranos du chœur commencent à progresser, tout d'abord de manière diatonique, en croches décousues (sur le texte "resurget" = « verra renaître »), puis "legato" et chromatique en un puissant crescendo. On arrive déjà au "forte" à la mesure 8 - et Mozart interrompt là le manuscrit. Süßmayr poursuit l'homophonie du chœur, qui aboutit à une citation du début du Requiem (aux sopranos) et termine sur une cadence « Amen » en deux accords. Quelques mesures de cette pièce sont citées dans le "Requiem" de Franz von Suppé qui était un grand admirateur du Requiem de Mozart. Le manuscrit de Mozart s'arrête au bout de 8 mesures, Mozart n'ayant écrit de sa main que les parties vocales et la basse continue. Toute l'orchestration et tout ce qui suit la n'est donc pas de Mozart. Süssmayr mais surtout Eybler (pour les plus belles parties complétées de tout le Requiem) ont donc aidé à terminer l'œuvre. Les derniers mots de Mozart sur cette page « "homo reus" » ne sont pas, comme l'on croyait auparavant, les derniers mots écrits du vivant de Mozart : d'après le Mozarteum de Salzbourg, la dernière chose écrite sur ce manuscrit par Mozart lui-même fut l'indication "Quam olim da Capo′′ à la fin du Hostias.. Offertoire. Le premier mouvement de l'offertoire, le "Domine Jesu", débute sur un thème chanté "piano" consistant (aux sopranos du chœur) en une progression ascendante sur un accord de trois sons en "sol" mineur. Ce thème variera plus tard sur différents degrés harmoniques : dans les tons de "la-bémol" majeur, "si-bémol" mineur, puis à la tierce majeure de "si-bémol", "ré". Les voix soli le traitent ensuite en canon décroissant, à la quinte, où la tierce varie constamment entre le mode mineur (en montée) et le mode majeur (en descente). Entre ces passages thématiques se situent des phrases chantées, articulées "forte", souvent à l'unisson, et en rythme pointé (au moment du "Rex gloriæ" = « Roi de gloire » ou également sur "de ore leonis" = « [délivrez-les] de la gueule du lion »). Cet enlacement diversifié sera varié de nouveau à travers un fugato du chœur avec de très grands intervalles (sur le texte ' = « afin que le gouffre horrible ne les engloutisse pas et qu'elles ne tombent pas dans le lieu des ténèbres »). Le mouvement s'achève avec le ' (« Qu'autrefois d'Abraham »), qui tout d'abord a le style d'une fugue, et puis se transforme en un vif mouvement homophone qui prend fin en sol majeur. Le ton de "mi-bémol" majeur amène à l’"Hostias", sur un rythme à . Le mouvement vocal fluide se transforme après vingt mesures en exclamations isolées du chœur, alternant entre "forte" et "piano". S'adjoint à cela une activité harmonique accrue : une marche harmonique allant, tout d'abord de "si-bémol" majeur vers "si-bémol" mineur, puis vers "fa" majeur, "ré-bémol" majeur, "la-bémol" majeur, "fa" mineur, "do" mineur, et aboutit de nouveau à "mi-bémol" majeur. Une surprenante mélodie chromatique, sur le texte ' (« Seigneur, faites-les passer de la mort à la vie »), amène finalement au "ré" majeur, que vient fermer de nouveau la fugue '. La consigne de répéter cette partie () est probablement la dernière chose que Mozart ait écrite sur le "Requiem". Cette note manuscrite a vraisemblablement été perdue lors de l'exposition universelle de 1958, à Bruxelles, où la partition était présentée : le coin inférieur droit de la dernière page, où elle était écrite, a apparemment été déchiré et volé par une personne dont l'identité est restée inconnue. La note se retrouve toutefois sur les fac-similés. Ajouts de Süßmayr. Sanctus. Le "Sanctus" est le premier mouvement écrit entièrement par Franz Xaver Süßmayr, et le seul de tout le "Requiem" à installer une tonalité avec une armature en dièses (à savoir "ré" majeur, tonalité solennelle, utilisée généralement lors de l'entrée des trompettes à l'époque baroque). Après une glorification du Seigneur très succincte suit un mouvement fugué de mesure 3/4, sur le texte "" (« Gloire [à Dieu] au plus haut des cieux »), remarquable par son rythme syncopé. Benedictus. Le "Benedictus" met en jeu le quatuor de solistes. Il adopte le ton de la sus-dominante, "si-bémol" majeur (qui peut être aussi considéré comme le relatif de la sous-dominante du ton de ré - mineur cette fois). Le "Sanctus" s'était terminé sur une cadence en ré majeur et l'entrée dans le ton fort éloignée de "si-bémol" majeur se fait habilement par un "fa" (non harmonisé) qui n'affirme la tonalité qu'au troisième temps de la mesure avec l'enchaînement dominante-tonique du ton de "si-bémol" majeur. Ce mouvement est construit à partir de trois types de phrases, le thème (A), présenté par l'orchestre, et repris mesure 4 par l'alto et mesure 6 par la soprano. Le mot "benedictus" est posé une note longue ce qui l'oppose au deuxième type de phrase (B), entendue pour la première fois mesure 10, où ce même mot est prononcé sur un rythme rapide. Cette phrase se développe et rebondit mesure 15 avec une cadence rompue. Le troisième type de phrase (C) est une sonnerie solennelle où les vents répondent aux cordes sur une harmonie décalée par rapport aux mesures ; cette phrase s'achève avec beaucoup de douceur sur une cadence morzartienne (mesures 21 et 22) où le contrepoint des cors de basset se mêle délicatement à la ligne du violoncelle. La suite du mouvement reprend ce schéma en variant l'écriture. Mesure 23, le thème de la phrase (A) est repris sur une pédale de fa et introduit une réexposition de la phrase (A) pratiquement identique à l'originale, à la basse mesure 28 et au ténor mesure 30. La phrase (B) est reprise mesure 33, mais sans la cadence rompue, puis répétée mesure 38 avec la cadence rompue. Elle conduit à une nouvelle cadence mozartienne mesures 47 à 49 et aboutit à la phrase (C) qui appelle le fugatto du "Osanna". L’"" réapparaît, gardant la tonalité de si bémol majeur et présentant des variations vocales. Le retour attendu à la tonalité du premier "Osanna", "ré" majeur, n'a pas lieu, conservant de ce fait une unité tonale à ce "Benedictus". Agnus Dei. L'homophonie domine l’'. Le texte ' est repris trois fois, toujours avec des mélodies chromatiques et des revirements harmoniques, allant de ré mineur à mi majeur (et puis revenant à "si-bémol" majeur). Les basses entonnent ici le thème du premier mouvement ('). Ce mouvement enchaîne directement sur le "Lux Æterna", avec la mention "Attacca" (« attaquer en suivant, sans interruption »), lequel reprend la musique du premier mouvement de Mozart (à partir du '), puis celle du "Kyrie" presque note pour note, quoique sur un texte différent. Les dernières études, notamment de HC Robbin Landon, montrent que l'Agnus Dei a été entièrement composé par l'élève de Mozart Joseph Eybler et non pas par Süssmayr. C'est la partie la plus belle des ajouts des élèves sur le Requiem, et les musicologues se sont toujours demandés comment Süssmayr avait bien pu composer un tel morceau (infiniment supérieur à tout ce qu'il a écrit dans sa vie), certains avaient même supposé que Mozart lui avait quasi intégralement soufflé oralement le morceau. La qualité et l'intelligence musicale de Eybler étant bien supérieure à Süssmayr, la comparaison des œuvres de ce dernier ainsi que l’étude de l'écriture sur la partition semblent redonner la paternité de l'écriture de l’"Agnus Dei" à Joseph Eybler, avec des indications musicales dites oralement ou par écrits (perdus) de Mozart. Renaissance de l'œuvre : première, partitions, manuscrits. Premières. Il y a certaines indications faisant référence à une première exécution (partielle) du "Requiem", bien avant que l'œuvre n'ait été terminée, à savoir le (quatre jours après les obsèques de Mozart en la chapelle du Crucifix, située sur le côté nord, à l'extérieur de la cathédrale Saint-Étienne), lors de la messe de "Requiem" qu'Emanuel Schikaneder et Joseph von Bauernfeld organisèrent à l'église Saint-Michel de Vienne, où l'on peut trouver aujourd'hui une plaque commémorative relatant ce fait. Cependant, seuls les deux premiers mouvements, l"'Introït" et le "Kyrie", furent interprétés, les autres n'étant pas encore complétés. On ne sait pas quels instruments furent utilisés à cette occasion. La première de l'œuvre complète eut lieu le dans la salle de restauration Jahn, où Mozart avait donné, en 1791, sa dernière prestation en tant que pianiste. Elle fut organisée par Gottfried van Swieten dans le cadre d'un concert-bénéfice pour Constance Mozart et ses enfants. Le concert semble avoir été donné avec des copies que Constance Mozart et Süßmayr ont fait faire avant la livraison de la partition. Ceci a probablement été effectué à l'insu du comte de Walsegg, lequel, ayant commandé l'œuvre, en possédait donc les droits. C'est seulement le (à l'abbaye cistercienne de Neukloster à Wiener Neustadt) qu'a eu lieu la première exécution satisfaisant aux critères de la commande et respectant l'intention originale, à savoir célébrer l'obit de la défunte comtesse de Walsegg. Selon le récit d'un des musiciens présents, le comte de Walsegg a lui-même dirigé l'œuvre, se servant d'une copie de la partition sur laquelle il s'était fait inscrire en tant qu'auteur — méthode qu'il employait apparemment fréquemment (ce qui expliquerait aussi la commande anonyme). Une autre exécution a eu lieu le , lors du troisième anniversaire de la mort de la comtesse de Walsegg, à l'église de , au pied du col du Semmering (commune de Schottwien, en Basse-Autriche). La réputation de l'œuvre se répandit au-delà de Vienne et de Wiener Neustadt grâce à un concert donné au Gewandhaus de Leipzig, le , sous la direction de Johann Gottfried Schicht, futur cantor de l'église Saint-Thomas. L'annonce du concert a pu être conservée, de sorte que certains détails en sont connus. À la suite du "Requiem", d'une durée d'environ une heure, étaient prévues d'autres œuvres de Mozart avec deux interprètes : Constance Mozart (chant) et August Eberhard Müller (orgue). Müller devint plus tard le rédacteur de l'impression originale de la partition. Manuscrits. On trouve déjà une mention détaillée du "Requiem" dans la première biographie de Mozart, écrite par et publiée en 1798. Le caractère fragmentaire de l'œuvre de même que la commande anonyme y sont abordés. La maison d'édition Breitkopf & Härtel s'adressa à Constance Mozart au cours de l'année 1799 à propos de l'obtention du patrimoine de Mozart ainsi que de la possibilité d'éditer la partition du "Requiem". Tandis que les négociations sur l'obtention du patrimoine échouèrent, celles sur l'édition de la partition eurent plus de succès — entre autres, grâce au fait que Constance Mozart ne disposait pas des droits sur l'œuvre. La maison d'édition, possédant déjà une copie de la partition, tenta d'obtenir des informations plus détaillées quant aux droits d'auteur, à l'auteur même de l'œuvre, ainsi qu'à l'existence de partitions exactes. Constance Mozart envoya à Breitkopf & Härtel sa copie de la partition afin qu'ils puissent ajuster la leur et leur conseilla de s'adresser à Süßmayr à propos des détails concernant l'achèvement de l'œuvre. Effectivement, Süßmayr explique, dans une lettre adressée à la maison d'édition datant de , pour l'essentiel de manière juste, son apport au "Requiem". Il semble qu'il n'ait pas exigé que son nom soit mentionné, car peu après Breitkopf & Härtel faisaient imprimer la première édition de la partition, ne mentionnant que Mozart comme auteur et ne laissant aucunement apparaître le caractère fragmentaire de l'œuvre. L'annonce publicitaire que la maison d'édition fit à propos de l'œuvre attira l'attention du comte Walsegg, qui sortit de son anonymat et imposa ses exigences à Constance Mozart, exigences qui, apparemment purent être réglées par compromis. À la suite de ses pressions, mais peut-être aussi dans l'intérêt de Constance Mozart — qui avait volontiers fourni et vendu la partition originale à l'éditeur Johann Anton André, acquéreur de la succession de Mozart — eut lieu à l'automne 1800 une rencontre mémorable au cabinet de notaire du Johann Nepomuk Sortschan, qui agissait au nom de Walsegg. Tous les manuscrits importants y étaient présents : la partition livrée au comte ; la partition de travail, qui autrefois était entre les mains de Constance Mozart ; puis un exemplaire de l'impression originale de Breitkopf & Härtel. Maximilian Stadler et Georg Nikolaus von Nissen (le second mari de Constance Mozart) représentaient la famille Mozart. Stadler avait organisé la succession de Mozart, il connaissait donc bien l'écriture de Mozart. Il est aussi probable qu'il ait participé à l'instrumentation de l'« offertoire » ; ce par quoi il lui échut de séparer les portions de Mozart de celles de Süßmayr. Ceci fut fait, entre autres, par l'exclusion des passages de la partition de travail n'étant pas de la plume de Mozart. Le notaire consigna le résultat de cette collation et la confidentialité fut convenue. Puis l'original retourna à son propriétaire. On peut dire que c'est à partir de ce moment que le « Requiem de Mozart » put être considéré en tant qu'œuvre uniforme : l'aspect légal était clarifié, une édition de la partition était disponible sur le marché — bientôt suivie d'une réduction pour piano (éditée par Johann Anton André en 1801) et de partitions vocales (1812 à Vienne) (Mozart étant toujours nommé comme unique auteur) —, les représentations, les études de la partition et les critiques étaient maintenant possibles. D'un autre côté, l'apport de Süßmayr fut aussi connu du public, à la suite de la publication de sa lettre à Breitkopf & Härtel, mentionnée ci-dessus, dans l'Allgemeine musikalische Zeitung. Jusqu'en 1825, l'œuvre n'est pratiquement pas mentionnée publiquement. La querelle du "Requiem". En 1825, , éditeur de "", publia un article intitulé « Sur l'authenticité du "Requiem" de Mozart », qui provoqua une controverse considérable. Non seulement rappelait-il le fait que Mozart n'était pas le seul auteur du "Requiem" et que jusque-là le public ne disposait d'aucun document prouvant la paternité de l'œuvre, mais il mettait aussi en doute l'idée que la partition publiée fût de Mozart, et soupçonnait que Süßmayr eût échafaudé le tout à partir d'ébauches. Il s'attira toutefois de grands ennuis en liant la question de l'authenticité à une évaluation esthétique. Ainsi décrivait-il les coloratures chromatiques du "Kyrie" comme un « gargouillis sauvage » et se prononçait-il très irrespectueusement à propos, entre autres, des abrupts contrastes du "Confutatis" — qu'il ne voulait pas attribuer sans preuve à Mozart. L'attaque de Weber atteignit un auditoire étendu et déclencha de vives réactions. Ludwig van Beethoven nota les commentaires suivants, en marge de l'article, sur son exemplaire de "Cäcilia" : « Ô toi archi-bourrique » et « Ô toi double bourrique », de même, Carl Friedrich Zelter donna une opinion défavorable de Weber dans une lettre adressée à Goethe. Cependant Weber n'était pas le seul critique. Hans Georg Nägeli rejeta ainsi l'arrangement harmonique peu conventionnel du "Kyrie" : « Par une telle violation de l'affinité des tonalités... la fugue se transforme en cohue tonale barbare. ». Cela aboutit à un intense débat sur la question de l'authenticité et de l'évaluation esthétique de l'œuvre, qui se manifesta dans diverses revues (entre autres "Cäcilia", l’"Allgemeine Musikalische Zeitung" et le "Berliner Allgemeine Musikalische Zeitung"). Sur la question de l'authenticité, c'est surtout la réponse de Maximilian Stadler qui fut significative. Il se référa à la rencontre de l'automne 1800 mentionnée ci-dessus, rendue ainsi publique pour la première fois, et fit référence au manuscrit de Mozart : . De plus il soutint tout d'abord que Mozart , et fit remarquer que l’"Anthem for the Funeral of Queen Caroline" (« Motet pour les funérailles de la reine Caroline ») avait pu servir de modèle pour le premier texte chanté dans le "Requiem". Ceci ne fit qu'apporter de l'eau au moulin de Weber, lequel par sa réponse publiée dans "Cäcilia" soutint que le "Requiem" et le "Kyrie" ne devaient être considérés que comme des esquisses de Mozart d'après Haendel, puisqu'il refusait d'attribuer un plagiat à Mozart. Il est probable que Weber voulut substituer à l'utilisation libre de modèles que faisait Mozart une notion de conception originale qui ne correspondait pas à la réalité. Tout de même, l'attaque de Weber fit en sorte que, dans les années qui suivirent, les manuscrits de Mozart furent mis en lumière. Tout d'abord, Johann Anton André put effectuer en 1827, une première "Édition autorisée du Requiem d'après les manuscrits de Mozart et Süßmayr", puis deux années plus tard, une édition spéciale de la "Séquence Dies irae" et de l"'Offertoire" contenant la partition de Mozart. En 1829, Stadler vendit le manuscrit de la "Séquence" qu'il possédait à la "Hofbibliothek" de Vienne (aujourd'hui Bibliothèque nationale autrichienne), puis en 1833 cette même bibliothèque recevait d'Eybler les manuscrits des fragments du "Lacrimosa" et de l’"Offertoire". Finalement, la bibliothèque acquit en 1838 la partition livrée au comte Walsegg, en sorte que — hormis l'ébauche de la fugue sur l’"Amen" mentionnée ci-dessus — tous les documents originaux étaient accessibles au public. Ils sous-tendent jusqu'à aujourd'hui la controverse persistante de la « vraie » forme du "Requiem". Réception de l'œuvre. Malgré l'histoire complexe entourant son origine et sa publication, le "Requiem" est la première grande œuvre de musique sacrée de Mozart à être imprimée. Elle jouit d'une popularité constante à peine affectée par la conjoncture de sa réception. Les causes n'en sont pas purement musicales : les mythes et mystères autour de la mort de Mozart ont joué un bien grand rôle. Apport des mythes. Dès le départ, la réception du "Requiem" de Mozart a été entourée des légendes entourant sa création et le décès de Mozart. Un des premiers exemples est un article de Johann Friedrich Rochlitz paru dans l’"Allgemeine musikalische Zeitung" de 1798, donc avant la première impression de la partition. Rochlitz y dépeint un « messager gris » comme venant de l'au-delà. Mozart en aurait été tout à fait convaincu : . Il aurait alors travaillé sur l'œuvre jour et nuit, jusqu'à épuisement, puisqu'il croyait . Le récit n'est basé que sur le peu d'informations fiables transmises par Constance Mozart et ne coïncide nullement avec le constat fait sur les documents autographes, qui, eux, ne laissent transparaître aucun signe de hâte. Ce récit augmenta toutefois la curiosité que s'attira la dernière œuvre de Mozart et sera plus tard repris - davantage coloré, entre autres, par des rumeurs selon lesquelles Mozart aurait été victime d’un empoisonnement, possiblement commis par son concurrent Antonio Salieri (cf. Wolff 2001, ). Cette légende joua un rôle central dans la réception de l'œuvre, depuis le début du jusqu'à aujourd'hui, depuis le drame "Mozart et Salieri" d'Alexandre Pouchkine (que Nikolaï Rimski-Korsakov utilise comme modèle pour son opéra du même nom) jusqu'à "Amadeus" de Miloš Forman. C'est aussi Rochlitz qui, dans un essai intitulé « Mozart et Raphaël » publié dans l’"Allgemeine musikalische Zeitung", établit les bases d'un parallèle entre Mozart et le peintre italien de la Renaissance, Raphaël. Il devint courant, dans le courant du , de qualifier Mozart de « Raphaël de la musique », de le dépeindre comme un compositeur serein, favori des dieux, qui ennoblissait tout ce qu'il touchait. C'est dans le fil de cette tradition que le "Requiem" prend l'allure d'une sorte de "Passion" de Mozart, rappelant celle du Christ – autre conséquence d'un amalgame fait entre l'œuvre et une biographie chargée de fabuleux. Vers une « composition d'État ». L'œuvre devint précocement l'exemple type du « sublime » dans la musique. Du concert donné le (mentionné plus haut), on peut retenir que le directeur de l'orchestre de la "Musikübenden Gesellschaft", au Gewandhaus de Leipzig, Johann Adam Hiller, également maître de chapelle () de l'église Saint-Thomas, portait l'œuvre dans une très haute estime — selon Gruber, parce qu'. J. Adam Hiller avait noté les mots : () sur sa copie de la partition. Surtout il donna une version allemande du texte et remplit ainsi une condition importante permettant de faire passer l'œuvre du monde religieux (sinon liturgique), vers le monde profane, c'est-à-dire de l'église vers la salle de concert. Lorsqu'il donnait le Messie de Haendel, J. Adam Hiller menait vers l'emphase les grands chœurs rencontrés dans la partition, en augmentant leurs effectifs d'origine. Cela l'aidait à produire ensuite une impression de monumental. Il en fit autant dans son interprétation du "Requiem" de Mozart. Dès le début du , le "Requiem" devint aussi, dans les régions germanophones, et bientôt au-delà, une sorte de « composition d'État ». Il fut chanté à Berlin en 1800 par l'académie de chant pour les funérailles de son fondateur, Carl Friedrich Christian Fasch. L'écrivain allemand Jean Paul, présent ce-jour-là, décrivit la cérémonie et ce qu'il avait entendu, dans une lettre à Johann Gottfried von Herder : il y exalta la différence entre l'« orage mozartien » et le « chant du rossignol ». Le "Requiem" retentit en 1803 lors des funérailles solennelles de Friedrich Gottlieb Klopstock ; en 1808-1810 lors des fêtes annuelles au château de Ludwigslust, célébrées à la mémoire de la duchesse défunte Louise-Charlotte de Mecklembourg-Schwerin ; en 1812 à Vienne pour le dévoilement d'un monument à Heinrich Joseph von Collin et à Berlin lors des funérailles de la veuve du roi de Prusse ; en France et à Naples lors des funérailles d'un général français ; plus tard lors des funérailles officielles de Ludwig van Beethoven, Frédéric Chopin et de bien d'autres musiciens. Critique romantique : article innovateur d'E.T.A. Hoffmann. Les premiers romantiques, pour une grande part, appréciaient beaucoup la musique profane de Mozart et la plaçaient au rang d'une « religion de l'art ». Il n'en était cependant pas de même de sa musique sacrée, qui était critiquée au même titre que les messes de Joseph Haydn, à une époque où l'on admirait le style musical polyphonique et contrapuntique de Palestrina, maître de la Chapelle Sixtine qui avait su, comme d'autres dans le troisième tiers du , tenir compte des recommandations du Concile de Trente. La musique sacrée de la période classique avait la réputation d'être trop profane, écrite dans un style d'opéra et virtuose, occultant ainsi le message religieux. Ludwig Tieck soutient, à travers un des personnages de son "Phantasus", que la musique serait « le plus religieux » des arts et ne pourrait « être pathétique et faire prévaloir sa force et sa vertu, ou vouloir s'épanouir dans le désespoir ». La suite fait directement référence à Mozart et au "Requiem" : Les critiques de ce type jouèrent un grand rôle pendant l'époque romantique et plus tard, vers la fin du siècle, lors de la création du mouvement cécilien ; en effet, le "Requiem" est exempté de cette critique dans la plus importante discussion « romantique », à savoir dans l'article d'Ernst Theodor Amadeus Hoffmann paru dans l’"Allgemeine musikalische Zeitung" de 1814, intitulé « Ancienne et nouvelle musique sacrée ». Hoffmann y critique impitoyablement de la nouvelle musique sacrée et n'exempte pas les messes de Joseph Haydn et de Mozart, lesquelles ont de toutes manières été faites sur commande. Mozart aurait « toutefois ouvert son for intérieur dans une unique œuvre sacrée : et qui ne sera ému de la plus ardente prière, de la plus sainte extase, qui en émane ? Son "Requiem" est bien ce que les nouveaux temps de l'office religieux chrétien ont amené de plus grand. » La justification musicale est digne d'attention : Mozart s'abstenait d'utiliser les « figures colorées, parfois échevelées » et exubérantes, qui servent ailleurs si souvent d'agréments, et qui pourraient apparaître comme « du clinquant étincelant » dans une œuvre religieuse. Il concentrait aussi les nouvelles possibilités instrumentales du classicisme viennois vers la glorification du « pur sentiment religieux ». D'une manière révélatrice, Hoffmann ne critique que le "Tuba mirum", le seul endroit qui permette, voire exige, un « éclat » de soliste, selon lui trop . Il y ajoute une remarque critiquant la pratique de représentations profanes et à caractère monumental : . L'article d'Hoffmann a eu un énorme impact sur la réception de l'œuvre et sera sans cesse cité, directement ou indirectement. On retrouve même chez Alfred Einstein une remarque selon laquelle le trombone solo du "Tuba mirum" donne l'impression de vouloir se produire, au lieu d'annoncer la fin des temps et de répandre la crainte du Jugement dernier – cela serait le moment le plus problématique dans les parties du "Requiem" dues à Mozart. De nos jours, Nikolaus Harnoncourt juge le "Requiem" de Mozart comme étant . Entre musique commémorative et inspiration céleste. Il n'en reste pas moins que le "Requiem" continua d'être joué fréquemment lors de deuils ou de commémorations en tant que pièce représentative de la musique funèbre : il en a été ainsi, pour les funérailles de Napoléon Bonaparte à l'occasion de la « panthéonisation » de son corps transféré à l'hôtel des Invalides, puis au de la mort de Mozart, à la cathédrale Saint-Rupert de Salzbourg en 1891. Et même plus tard, dans une Union soviétique récemment fondée : son "Requiem" fut joué le pour les « Martyrs de la Révolution » au palais d'Hiver de Saint-Pétersbourg, puis peu après pour le de Karl Marx et pour le de la Révolution d'Octobre. Fait notable, en 1834, à la représentation parisienne de l'opéra "Don Giovanni" ("Don Juan"), de Mozart, le sextuor final (chanté après la descente aux enfers du principal protagoniste) qui était considéré comme trop profane et donc souvent omis, fut remplacé par des passages du "Requiem". Tandis que les opéras de Mozart se raréfiaient dans les salles européennes (à partir de 1870, environ), le "Requiem", lui, continuait à être joué – lors d'« occasions appropriées ». Cependant ce rituel n'échappait pas à la critique : George Bernard Shaw, un grand admirateur de Mozart, raillait l'« esprit de mélancolie dévote » qui s'incarnait dans le choix des œuvres lors de telles cérémonies. Et en 1915, Karl Kraus écrivit son poème "À la vue d'une étrange affiche". Celle-ci, en effet, annonçait une représentation du "Requiem" à des fins de bienfaisance, alors que l'idée directrice qui s'y exprimait (partie prenante de l'élan patriotique) ne voyait que des mortiers, jusque dans le dessin d'une fenêtre d'église sur l'affiche. Kraus opposait la « musique céleste » de Mozart à la propagande qui l'accompagnait. Il faisait contraster le "Requiem" de Mozart avec le « Requiem » européen : la Première Guerre mondiale. L'enregistrement sur disque du "Requiem", à l'époque hitlérienne — 1941 — (par Bruno Kittel dirigeant l'Orchestre philharmonique de Berlin), pour le de la mort de Mozart, est un exemple extrême de l'accaparement étatique de l'œuvre, tel que l'avait critiqué Kraus. Ici, tous les éléments révélant trop clairement les origines juives de la chrétienté ont été retirés du texte, par le régime nazi. On trouve donc au lieu de (c'est-à-dire « Dieu dans les cieux » au lieu de « Dieu de Sion ») et (« ici sur terre ») au lieu de (« à Jérusalem ») ; (« Que tu as promise jadis à Abraham ») devient (« Que tu as promise jadis à l'homme »). Après la Deuxième Guerre mondiale, des théologiens allemands de confessions luthérienne et catholique, tels que Karl Barth et Hans Küng, s'attachèrent à développer l'idée qu'il était possible de détecter, dans l'œuvre de Mozart, de même qu'. Ils apportaient ainsi une vision qui n'était en rien soumise aux différents pouvoirs terrestres. Impacts. La commande de l’œuvre. Quelques légendes planent sur cette œuvre. Les études récentes ont montré que le Requiem a été composé à la demande du comte Franz de Walsegg, pour le premier anniversaire de la mort de sa femme décédée à l'âge de 21 ans le (ce personnage avait l'habitude de commander des œuvres à d'autres compositeurs afin de les faire passer pour siennes). Voulant garder cette commande discrète, il a dépêché un intermédiaire pour traiter avec Mozart. Plongé dans l'écriture de "La Flûte enchantée" ainsi que de "La Clémence de Titus" entre autres, Mozart commence le "Requiem". Le compositeur crée la majeure partie de ce Requiem alité, car alors très diminué physiquement. Le , il profite d'une amélioration passagère de son état afin d'interpréter avec ses amis les parties déjà composées du "Requiem". Son état s'aggrave brutalement dans la soirée du 4, malgré la présence de deux des meilleurs médecins de Vienne. Il meurt le 5 décembre vers une heure du matin. Constance, la femme de Mozart, demande à Joseph Eybler (compositeur et élève apprécié de Mozart) de terminer l'œuvre, ceci afin de toucher la somme promise pour la fin du travail, par le comte Franz de Walsegg et, d’autre part, pour honorer les derniers souhaits de son défunt mari. Courant 1792 Constance demande le même travail d'achèvement à d'autres élèves, principalement à Franz Josef Freystädtler et Franz Xaver Süßmayr. C'est ce dernier qui achèvera le premier travail de Joseph Eybler et recopiera la majeure partie du Requiem. Requiem de Rio. Le , le musicien viennois Sigismond von Neukomm en mission diplomatique (entre 1816 et 1821) à Rio de Janeiro fit donner le "Requiem" de Mozart pour un concert de la fête de sainte Cécile. Il s'agissait des commémorations annuelles en mémoire des musiciens décédés dans l'année. Mais l'œuvre n'avait pas de "Libera me" et ne pouvait convenir pour une cérémonie religieuse. Il écrivit donc en 1821 un "Libera me" pour compléter l'œuvre. écrit le compositeur au secrétaire perpétuel de l'Académie royale de musique de Stockholm, M. Pehr Frigel, le . Neukomm composa donc un "Libera me" pour chœur et orchestre (sans solistes). La version intégrale de « Neukomm » n'a été donnée qu'une seule fois à Rio de Janeiro puis oubliée. L'instrumentation s'inspire de celle de Mozart et cite les versets "Dies illa" et "Requiem". La partition porte des indications métronomiques, détail intéressant, puisque le métronome fut inventé en 1812, quelque vingt ans après la mort de Mozart. Ce dernier n'a donc pu fournir d'information de cette nature sur sa partition. Cependant, Neukomm avait entendu une des premières interprétations du "Requiem" à Vienne par des musiciens qui avaient connu Mozart. Une telle interprétation a pu être donnée au tempo souhaité par Mozart lui-même et ainsi transmise à Neukomm. Les indications métronomiques portées sur la partition du "Libera me" pourraient donc spécifier les tempos désirés à l'exécution des diverses séquences du "Requiem". En première mondiale depuis cette époque, deux exécutions du "Requiem", conclues par le "Libera me" de Neukomm, ont eu lieu en (le 19 pour la première) à Sarrebourg, en Moselle. Sous la direction de Jean-Claude Malgoire, dirigeant l'orchestre "La Grande Écurie et la Chambre du Roy" et l'ensemble vocal dénommé la "Kantorei Saarlouis" (de Sarrelouis, Allemagne), un enregistrement du second concert a servi de support à la création du premier CD du "Requiem" prétendument « intégral ». L'œuvre a encore été donnée le à Liévin, lors de la commémoration de la catastrophe de Courrières, et en à Lyon par le Chœur de l'école normale supérieure de Lyon. Enfin, l'oeuvre complète a été exécutée une dernière fois à La Chapelle Royale de Versailles en Juin 2018, interprétée par les Petits Chanteurs de Sainte-Croix de Neuilly et La Grande Écurie et la Chambre du Roy, dirigée par François Polgar en l'honneur de Jean-Claude Malgoire qui avait redécouvert l'oeuvre, qui devait la diriger mais décédé deux mois plus tôt. La partition du "Libera me" a été éditée par l'éditeur lyonnais "Symétrie", à partir de la copie autographe conservée à Stockholm dans le fonds Neukomm de la Bibliothèque nationale de France. Une copie d'origine est conservée à Paris et deux autres au Brésil. L'une de la main d'un copiste de Rio de Janeiro ; l'autre est plus tardive (1871). Il semble que Neukomm ait rapporté en Europe la quasi-totalité des partitions qu'il composa à Rio de Janeiro. La partition est constituée de six sections : Versions complétées. Par version complétée on entend les ajouts instrumentaux et vocaux des parties manquantes du "Requiem" de la main propre de Mozart. "Franz Xaver Süßmayr (1792)" : première version complétée. Probablement basée sur les indications orales et/ou écrites du compositeur, ainsi que sur les tentatives de reconstruire l'œuvre de Josef Eybler et Franz Josef Freystädtler. La version contient des erreurs de langage musical. "Marius Flothuis (1941)" : version initialement élaborée par l'assistant du directeur artistique du Concertgebouw Marius Flothuis pour le chef Eduard van Beinum. La version se réfère principalement à la version de Süßmayr, mais contient des modifications des parties des trombones et corrige les fautes rencontrées dans le langage musical. "Franz Beyer (1971)" : corrige les fautes de la version initiale (instrumentation) et fait une légère extension de l’"Hosanna". "Richard Maunder (1986)" : la version de R. Maunder essaye d'effacer toute trace de Süßmayr (omission donc du "Sanctus" et du "Benedictus") en restaurant l’"Amen" fugué voulu par Mozart, dont l'esquisse est retrouvée en 1963 à la Bibliothèque d'État de Berlin ("Staatsbibliothek zu Berlin") par le musicologue et spécialiste de Mozart, Wolfgang Plath. Elle est enregistrée par Christopher Hogwood. "H. C. Robbins Landon (1993)" publié chez Breitkopf & Härtel. Elle intègre la partition de la main de Mozart et les ajouts de Eybler, Freystädtler et Süßmayr, avec quelques ajouts mineurs de l'éditeur dans la "Sequence". Elle a été enregistrée par Bruno Weil pour Sony, en 1999. "Robert D. Levin (1995)" : la version présente une autre restauration de l’"Amen", des corrections dans les parties de trombones et dans le langage musical, ainsi qu'une extension de l’"Hosanna". En plus d'être prolongée, la transition du "Benedictus" vers la fugue "Hosanna" est réécrite afin de garder la cohérence de tonalité. Le "Lacrimosa" est réécrit dans ses dernières mesures afin d'annoncer l’"Amen". L’"Agnus Dei" comporte des modifications de mélodie et de tonalité à certains endroits. |
Ophiolites |
Reinhard Keiser Reinhard Keiser — baptisé le à Teuchern en Saxe-Anhalt ; mort le à Hambourg — est un compositeur allemand de musique baroque. Biographie. Fils de l'organiste et instituteur Gottfried Keiser (né vers 1650) de Teuchern, Reinhard passe son enfance dans sa ville natale et reçoit l'instruction de divers organistes de Teuchern. À l'âge de onze ans, il quitte sa famille pour entrer à la Thomasschule zu Leipzig, où il a comme maîtres Johann Schelle et Johann Kuhnau, prédécesseur direct de Johann Sebastian Bach. En 1694, Keiser devient compositeur de chambre à la cour du duc de Brunswick-Wolfenbüttel, mais il était probablement déjà sur les lieux dès 1692 pour étudier l'opéra. Depuis 1691, la ville de Brunswick possédait une salle d'opéra de places, dans laquelle on avait interprété son opéra "Procris und Cephalus" ; par ailleurs, la même année, son opéra "Basilius" avait été donné à Hambourg — de cette représentation, le musicologue Johann Mattheson notait : « "Basilus" fut reçu avec grand succès et applaudissement. » En 1697 Keiser s'installe définitivement à Hambourg, pour devenir maître de chapelle à l'opéra "am Gänsemarkt". Débute alors une période fructueuse où il compose de nombreuses œuvres pour les besoins de la ville. À côté des opéras, d'autres œuvres voient le jour : des arias, des duos, des cantates, des sérénades, de la musique d'église et de grands oratorios, de la musique de chambre et des suites pour orchestre. De 1703 à 1709, Keiser assure la direction de la "Oper am Gänsemarkt", institution publique à but commercial, contrairement aux opéras de cour dont les spectateurs sont invités privilégiés. Deux à trois représentations y sont données chaque semaine. L'un de ses plus prestigieux successeurs sera Georg Philipp Telemann, entre 1722 et 1738. Les thèmes des opéras de Keiser sont généralement tirés de la mythologie gréco-romaine, conformément à l'usage qui prévaut encore— plus de 20 librettistes travaillent successivement pour lui. Parmi plus de 70 opéras qu'il a composés, huit ont été intégralement conservés. Parmi les personnalités attachées à la "Gänsemarkt Oper", on compte cinq musiciens de grand renom. Il convient de citer également les oratorios de Keiser, dont seulement trois nous sont restés : la "Brockes-Passion", "Der zum Tode verurteilte und gekreuzigte Jesus" et la "passion selon Saint Marc". Cette dernière fut copiée par Johann Sebastian Bach en 1713 à Weimar et interprétée à Leipzig en 1726. C'est pour cette raison que la recherche musicale a longtemps attribué cette œuvre au "Thomaskantor". En 1718, à cause de l'état désolé de la "Gänsemarkt-Oper", Keiser quitte Hambourg pour chercher un autre emploi. Pour cela, il se rend en Thuringe, mais peu après, on le trouve à la cour de Stuttgart. De cette période existent trois manuscrits de sonates en trio pour flûte, violon et basse continue. Pendant l'été 1721, Keiser est de retour à Hambourg, mais à peine quelques semaines plus tard, il se rend à Copenhague avec une troupe d'opéra hambourgeoise. Cet exil si rapide de Hambourg s'explique probablement par l'influence grandissante de Georg Philipp Telemann, engagé pendant l'absence de Keiser par le magistrat de la cité hanséatique. Entre 1721 et 1727, Keiser voyage régulièrement entre Hambourg et Copenhague, et reçoit le titre de "Maître de la Chapelle royale danoise". Après la dissolution de la troupe d'opéra, Keiser s'installe de nouveau à Hambourg, mais, à cause des changements de mode, il éprouve des difficultés à reproduire les succès du passé. Trois opéras de la période entre 1722 et 1734 nous sont parvenus. Les relations personnelles avec Telemann sont assez bonnes, Telemann programmant plusieurs représentations des opéras de Keiser. Au moment où Mattheson est atteint de surdité, Keiser lui succède au poste de cantor de la cathédrale "(Domkantor)". Ici, son travail compositionnel est surtout centré sur les besoins de l'église. Teuchern. Vers la fin du , la petite ville de Teuchern joue un rôle surprenant dans la vie musicale. À côté de Reinhard Keiser, deux autres musiciens célèbres y sont nés : l'organiste Johann Christian Schieferdecker, qui prend le poste de Dietrich Buxtehude à Lübeck, et Johann David Heinichen, maître de chapelle du roi de Saxe à Dresde. En son souvenir, la maison natale de Keiser abrite un musée. |
Fonds commun de placement dans l'innovation Un fonds commun de placement dans l’innovation (abrégé en FCPI) est un organisme de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM) de droit français agréé par l’Autorité des marchés financiers (AMF) permettant à des particuliers d'investir dans le capital-investissement : 70 % de l'actif collecté (minimum réglementaire) doit être investi dans des petites et moyennes entreprises (PME) à caractère innovant et non cotées. Les PME cotées sur Alternext ou au Marché libre sont assimilées à du non coté dans la gestion des FCPI. Le pourcentage investi dans des PME cotées en bourse (hors Alternext et Marché libre) est limité à 20 % de l'actif du fonds. Les 30 % restant de l'actif collecté sont confiés à une société délégataire qui les place en société d'investissement à capital variable (SICAV) sécurisées. C'est le rendement régulier de ce type de placement qui assure l'essentiel de la performance de la formule. Le caractère innovant est déterminé par Oséo, ou automatique pour des PME consacrant une proportion significative de leurs ressources à des dépenses de recherche et développement. Les critères d'éligibilité prennent en compte la dépendance de l'actionnariat. L'intérêt du label attribué est double, il a valeur d'expertise pour l'extension d'une couverture. La garantie couvre jusqu'à 70 % des sommes investies qu'elles proviennent de véhicules d'investissement (FCPI) ou de business angels. Les souscripteurs appartenant à la tranche soumise à l'ISF ou non sont bénéficiaires de la garantie, elle assure la bonne fin d’un placement dans les PME innovantes. Ces fonds sont risqués par nature (investissement au capital d'entreprises), mais peuvent permettre d'obtenir des rendements très intéressants à long terme. À noter les premiers millésimes (1997-1999) sont pour la plupart très en deçà du capital investi, notamment en raison de l'éclatement de la bulle Internet, et ses effets sur des jeunes pousses ("startups") où beaucoup de ces fonds étaient investis. L'expérience tirée de cette période a bénéficié aux organismes de placement. Le cycle de financement étant plus court (trois ans) que celui du développement commercial du support (5 à 7 ans), la valorisation intrinsèque prime dans un but de revente rapide. Il faut cependant ne pas retenir que les performances avant liquidation du fonds (généralement cinq à dix ans après sa création), mais également celle de la société de gestion (FCPI) et celle du délégataire chargé des placements sécurisés qui sont en général loin d’être négligeables (25 à 45 % de résultats nets après abattement). On enregistre aujourd'hui une baisse des volumes investis des particuliers dans ce type de fonds. Il semble bien que la perte de confiance soit due notamment au bilan de ces dix dernières années. Il démontre que ce mode de financement du secteur de l'innovation n'a pas permis de créer plus de richesse et d'emploi que lors des décennies précédentes. Il a tout au plus freiné la disparition des sociétés bénéficiaires. En effet ces jeunes pousses ("start-ups") ont un modèle d'entreprise à risque basé sur une croissance ultrarapide. L'AFIC et Oséo publient chaque année une étude sur les FCPI. Selon l'étude publiée en mars 2009, 4,4 milliards d'euros ont été collectés, entre 1997 et 2007, par 35 sociétés de gestion via 216 FCPI. 2,2 milliards d'euro ont d'ores et déjà été investis dans 800 entreprises innovantes. Fiscalité. En France, le particulier investissant dans ce type de fonds s'ouvre le droit de réduire 25 % du montant de son investissement du montant de son impôt sur le revenu à payer. Cette réduction d'impôt est plafonnée à pour un célibataire, pour un couple (c'est-à-dire que le montant de l'investissement peut aller jusqu'à pour un célibataire, et pour un couple afin de maximiser sa réduction d'impôt). Le souscripteur bénéficie aussi d'une exonération des plus-values à la sortie (hors CSG, CRDS et prélèvements sociaux 17.2 %). L'économie d'impôt est soumise à deux conditions : Les institutions financières qui gèrent ces titres demandent souvent également une détention plus longue (sept à dix ans) qui correspond plus à la maturité des investissements faits dans les sociétés innovantes. Depuis le , la loi TEPA a prévu un avantage fiscal supplémentaire applicable aux FCPI pour les contribuables assujettis à l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF). Lors de sa demande d'agrément auprès de l'AMF, le FCPI peut s'engager à respecter un ratio minimum d'entreprises éligibles au dispositif de la loi TEPA (par exemple 70 % ou 80 % de son actif) dont 40 % au moins de sociétés de moins de cinq ans. Le souscripteur de ce type de FCPI peut bénéficier d'une réduction d'ISF pouvant aller jusqu'à par an et par foyer fiscal en fonction de la nature de l'entreprise, correspondant à 50 % de la partie de l'actif du FCPI éligible à la loi TEPA (en contrepartie d'un engagement de conservation des parts jusqu'au 31 décembre de la cinquième année suivant celle de sa souscription). La quote-part du FCPI non éligible ou non utilisée pour la réduction d'ISF ouvre droit à la réduction d'impôt sur le revenu de 18 %. Législation. Les FCPI sont régis principalement par les articles suivants : Conditions d'investissement en FCPI. Pour investir dans FCPI, il faut que l'actif de celui-ci soit constitué au moins pour 70 % de sociétés non cotées issues de l’Union européenne disposant d'un caractère innovant. Le caractère novateur de l'activité peut concerner des entreprises de toutes tailles et de tout secteur d'activité. On trouve donc des entreprises issues des secteurs technologiques, mais aussi de secteurs plus traditionnels comme l'environnement, l’industrie agroalimentaire, les métiers de la distribution, etc. Comment souscrire ? Les FCPI peuvent être souscrits auprès des réseaux bancaires, des conseils en gestion de patrimoine indépendants (CGPI), et de sites web spécialisés dans la distribution de produits financiers. La commercialisation de FCPI par l'intermédiaire des CGPI peut s'inscrire dans des cadres réglementaires différents : Dans tous les cas, le CGPI doit recueillir des informations préalables sur son client pour vérifier que ce type d'investissement est en adéquation avec sa situation patrimoniale et son profil d'investisseur. Évolution. En 2011, les contribuables ont investi 15 % de moins de leur épargne dans les fonds communs de placement pour l'innovation (FCPI) ou les fonds d'investissement de proximité (FIP) : 736 millions d'euros, contre 835 millions en 2010 et surtout 1,12 milliard en 2008. les contribuables ne sont plus que à souscrire à un fonds, contre en 2010 et en 2008. La baisse concerne surtout les Français qui cherchent à diminuer leur impôt sur le revenu, pour lesquels le montant placé chute de 25 %. La poursuite de la baisse en 2012 (18 %) devrait encore amplifier le phénomène. A contrario, la collecte pour alléger l'ISF a augmenté de 17 % alors même que le nombre de contribuables ayant utilisé cet outil de défiscalisation a chuté de 17 % en raison de la suppression de la première tranche d'imposition. Ils ne sont plus que en 2011, contre en 2010, pour un montant moyen de , contre . |
Championnat de France de football 1964-1965 Le championnat de France de football 1964-1965 est la vingt-septième édition du championnat de football professionnel français de première division. Il a été remporté par le FC Nantes pour la première fois de son histoire. Classement final. En cas d'égalité entre deux clubs, le premier critère de départage est la différence de buts. Barrage de relégation. Les clubs de classés et rencontrent les clubs de classés et à l'issue du championnat. Chaque équipe rencontre, en matchs aller-retour, les deux équipes de l'autre division. À l'issue de ces huit matchs, un classement est établi et les deux premiers accèdent à la (ou y restent) tandis que les deux derniers descendent en (ou y restent). Le FC Rouen et le Nîmes Olympique conservent donc leur place en Division 1, tandis que l'US Boulogne et le Limoges FC restent en Division 2. |
Championnat de France de football 1965-1966 Le championnat de France de football 1965-1966 est la vingt-huitième édition du championnat de football professionnel de plus haut niveau en France. Il se conclut par la victoire du FC Nantes, qui empoche un second titre consécutif en devançant le FC Girondins de Bordeaux et l'US Valenciennes-Anzin, soit exactement le même podium que lors de la précédente édition. Classement final. En cas d'égalité entre deux clubs, le premier critère de départage est la différence de buts. Barrage de relégation. Les clubs de classés et rencontrent les clubs de classés et à l'issue du championnat. Chaque équipe rencontre, en matchs aller-retour, les deux équipes de l'autre division. À l'issue de ces huit matchs, un classement est établi et les deux premiers accèdent à la (ou y restent) tandis que les deux derniers descendent en (ou y restent). Le Lille OSC et le Nîmes Olympique conservent donc leur place en Division 1, tandis que le SEC Bastia et le Limoges FC restent en Division 2. |
Université de Cincinnati L'université de Cincinnati (en anglais, "University of Cincinnati") est une université d'État située à Cincinnati, dans l'Ohio. Histoire. C'est en 1819, que le collège de Cincinnati et l'école de médecine de l'Ohio furent fondés par Daniel Drake (1785–1852) et des dons de la famille Lytle (pour le terrain). Neil Armstrong rejoint l'université de Cincinnati de 1971 à 1979, comme professeur en génie aéronautique. Albert Sabin était un autre professeur célèbre. Sports. Dans le domaine sportif, les Bearcats de Cincinnati défendent les couleurs de l'université de Cincinnati. |
OPML |
Pichade La pichade est une spécialité mentonnaise. Composition. C'est un genre de pizza : un coulis de tomates, fait avec des oignons cuits et des herbes aromatiques, posé sur une pâte à pain sur laquelle on a étalé au préalable du maqué (écrasé d'anchois au sel, de persil et d'ail). Elle est agrémentée de gousses d'ail en chemise, d'olives noires du pays et de filets d'anchois. Variante. La pichade au maqué est également une spécialité mentonnaise. La base est la même que pour la pichade à la tomate. Les tomates et les oignons cuits sont remplacés par des tranches de tomate fraîche, l'ensemble (pâte et tranches de tomate) badigeonné de maqué. Accord mets / vin. Traditionnellement, il est conseillé d'accompagner cette entrée d'un vin blanc sec, tel que le coteaux-des-baux-de-provence (AOC), le côtes-de-provence (AOC) ou le coteaux-d'aix-en-provence (AOC). |
Championnat de France de football 1963-1964 Le championnat de France de football 1963-1964 a vu la victoire de l'AS Saint-Étienne, tout juste promu de D2 et champion de D2 la saison précédente. Il s'agit du deuxième titre en vingt-six éditions pour les Verts, après celui de 1957. Autre surprise, en bas de classement, la relégation du Stade de Reims, vice-champion de France en titre. Classement final. En cas d'égalité entre deux clubs, le premier critère de départage est la différence de buts. Barrage de relégation. Les clubs de classés et rencontrent les clubs de classés et à l'issue du championnat. Chaque équipe rencontre, en matchs aller-retour, les deux équipes de l'autre division. À l'issue de ces huit matchs, un classement est établi et les deux premiers accèdent à la (ou y restent) tandis que les deux derniers descendent en (ou y restent). Le Stade français FC conserve donc sa place en Division 1, mais le RC Paris est relégué en Division 2, remplacé en Division 1 par le SC Toulon. Le FC Metz reste en Division 2. |
Amaury VI de Montfort-Évreux de Montfort (mort vers 1213), fut comte d'Évreux de 1182 à 1195, et comte de Gloucester à partir de 1200. Biographie. Il est le fils d', seigneur de Montfort et comte d'Évreux, et de Mabel de Gloucester, fille de Guillaume, de Gloucester. Partisan des rois d'Angleterre, il se voit confisquer son comté par , en 1195. Il y renonce définitivement en mai 1200, par le traité du Goulet. En compensation, Jean sans Terre lui donne le titre de comte de Gloucester et une petite portion des domaines de l'honneur de Gloucester. À sa mort sans descendance vers 1213, sa tante Isabelle de Gloucester est de nouveau héritière du titre, mais placée sous tutelle. Famille et descendance. Il épouse avant 1198 en premières noces Agnès d'Amboise, fille d', seigneur de Co(u)lombier en Touraine (fils d'), et de Mathilde de Vendôme (? ou plutôt Lisoye/Lisoise, fille de Geoffroy le Roux sire de Colombiers et Cravant-les-Coteaux). Il se remarie vers 1202 avec Mélisende de Gournay. Il n'a pas de descendance légitime. |
Berger picard Le berger picard est un chien de berger français originaire de la Picardie. Histoire. La première mention du berger picard remonte à 1899, date à laquelle il fut présenté à un concours. La race étant alors inconnue, il ne put participer au concours. Il est très probable que la race existait antérieurement mais aucune mention n'en a été faite avant la fin du . Les standards de la race ont été établis et le premier club le concernant fut créé dans les . Malgré sa faible notoriété, le berger picard n'est pas une race en danger car plusieurs éleveurs se consacrent à sa perpétuation. Aussi appelé berger Pikhaar, c’est à l’origine un chien de petite ferme ou d’ouvrier dont on attend qu’il garde les maigres biens de la famille (basse-cour, ovins, caprins, éventuellement bovins). Il participe activement à l’amélioration des revenus par son rôle de chien de contrebande entre la France et la Belgique (tabac, allumettes, petite mercerie). Ce chien aux oreilles droites peut supporter, grâce à sa carrure, des charges de quelques kilos sur d’assez longues distances. Par sa méfiance naturelle envers les étrangers, il échappe à la capture par les douaniers qui, eux aussi, utilisaient l’ancêtre du Picard pour déjouer les contrebandiers. Selon sa destination, on le choisit sombre (bringé sombre) ou clair (fauve à sable). Polyvalent par excellence, à l’opposé des chiens de berger anglais ou allemands qui sont déjà spécialisés, c’est avant tout le chien du « petit peuple ». Une première reconnaissance de la race, dans les années 1920, est mise en échec par la Seconde Guerre mondiale. En 1947-1949, des amateurs réunissent leurs efforts pour reconstituer la race à partir de quelques sujets encore présents dans les fermes. Le choix de l’oreille droite est dicté par la mode du berger allemand. La race est définie par un standard agréé. Un club de race est chargé d’assurer sa pérennité en 1955. Bien que sa morphologie ait beaucoup évolué en , le berger Picard est membre de fait des races bergères et bouvières d’une vaste zone s’étendant entre la France et le Benelux (bouvier des Flandres et des Ardennes, laekenois, berger Hollandais à poil dur etc.). Leurs caractéristiques communes sont la rusticité, la polyvalence au travail, le grand attachement au maître, l’aptitude à la protection et la garde de la famille et des biens. Description. De taille moyenne, d'aspect rustique, mais élégant dans ses formes, il est vigoureux, bien musclé et charpenté, physionomie intelligente, vif, éveillé, caractérisé par son aspect griffonné. C'est le seul berger de races françaises à porter les oreilles droites naturellement. Ses cousins les bergers de Beauce, de Brie et des Pyrénées portent les oreilles tombantes ou repliées devant ou sur le côté depuis l'interdiction de leur taille, le . Caractère/Comportement. C'est avant tout un chien de berger qui peut se passer du troupeau, mais pas du berger. Il est actif et a besoin d'être cadré avec calme et fermeté. Il excelle sur les terrains d'agility, en pistage, et dans toutes les disciplines sportives, avec ou sans mordant. Il provoque souvent les éclats de rire du public par ses facéties. Mais c'est en famille que le Berger Picard est le plus apprécié. Excellent gardien, il protège les biens de ses maîtres. Il est très heureux dehors, avec un abri pour le mauvais temps ou le froid, bien qu'il supporte sans problème les intempéries. Il aime qu'on s'occupe de lui de temps en temps, car il s'intéresse à tout et apprécie la compagnie. Ce chien infatigable est heureux de courir aux côtés des joggeurs, cavaliers, cyclistes. Son entretien est facile. Il vit de 11 à en moyenne. Voir aussi. Des bergers picards au cinéma : |
Nemo (groupe) Nemo est un groupe de rock progressif français, originaire de Haute-Loire. Parallèlement à son groupe, Jean-Pierre Louveton édite des albums solo sous le nom de JPL. Biographie. Le groupe est formé en 2000 en Haute-Loire, et est initialement composé de Pascal Bertrand (batterie et percussions), Jean-Pierre Louveton (guitare et chants), Guillaume Fontaine (claviers) et Hervé Esquis (basse). Hervé Esquis n'ayant pas assez de temps pour se consacrer au groupe, Nemo se voit obligé de changer de bassiste et grâce à une petite annonce engage Benoît Gaignon, en 2001. En 2002, parallèlement aux premiers concerts qui sont donnés dans la salle de Chadrac, à Saint-André-de-Chalencon, ou encore au Puy-en-Velay, le premier album est enregistré puis mixé en février. "Les Nouveaux Mondes" sort le suivant, et deux mois plus tard Pascal Bertrand quitte le groupe pour laisser la place au batteur Jean-Baptiste Itier. Comme son prédécesseur, le deuxième album, "Présages", enregistré en mars et avril 2003, est très bien accueilli par la presse spécialisée, mais d'autres facteurs vont aider à faire décoller les ventes : plusieurs diffusions radios en Espagne, Argentine, Québec, et Floride, participation aux festivals Crescendo (avec des groupes très réputés comme Änglagård et The Pineapple Thief) et Prog'Sud. Le troisième album, "Prélude à la ruine", sorti à la fin de 2004, est le premier à être accompagné d'un single de promotion "Ève et le Génie du mal" qui comprend entre autres une reprise de "Strawberry Fields Forever" des Beatles, et un morceau de "Présages" chanté en anglais : "The Cyclop's Eye" ("l'Œil du cyclope", en version originale) a pour but de faire connaitre Nemo hors des frontières françaises. Après la sortie d'un album live "Immersion publique" en 2005, l'année 2006 débute avec un projet d'album-concept étendu sur deux disques. "SI partie I" sort en mars 2006. Cependant, malgré "Prélude à la ruine", Nemo passe encore un cap musicalement et que la voix de JPL devient un élément identitaire indéniable. Il suivra une date au festival de Montreux 2006. Au début de 2007, précédé par le maxi "Les Enfants rois", l'album "SI Partie II : l’Homme idéal" est annoncé par le groupe comme leur meilleur album à ce jour - promesses tenues - comme ses prédécesseurs, et est bien accueilli par la critique. Au fur et à mesure que les albums s'ensuivent, les espérances du groupe se concrétisent puisque les précommandes et les ventes sont meilleures à chaque sortie (même s'ils doivent toujours s'auto-produire), mais surtout, le groupe commence à être découvert hors de la France et à être invité à des festivals à l'étranger. Nemo joue le en première partie des Flower Kings à Rüsselsheim (Allemagne). Le sixième album sort en décembre 2008. Il porte le titre de "Barbares". En 2013, ils sortent l'album "Le Ver dans le fruit". Afin de mieux se faire connaître et aussi dans le but de faire connaître d'autres groupes, J.-P. Louveton crée en 2015 le premier festival de rock progressif français, Quadrifonic. Un dernier album intitulé, "Coma", est aussi publié en 2015, et est annoncé comme le dernier album officiel du groupe selon leur site web. |
Subsets and Splits
No community queries yet
The top public SQL queries from the community will appear here once available.