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Torsten Frings Torsten Frings, né le à Würselen en Allemagne, est un footballeur international allemand, qui évolue au poste de milieu de terrain. Ce milieu de terrain fut de 2001 à 2008, l'un des cadres majeurs de l'équipe d'Allemagne de football. Sous le maillot national, il a été finaliste de la Coupe du monde 2002 et de l'Euro 2008. Considéré comme l'un des meilleurs joueurs allemands à son poste, il a évolué dans les plus grands clubs de Bundesliga Il porte une cicatrice sur la joue gauche depuis l'âge de cinq ans où il fut happé par une voiture à la suite d'une chute de vélo. Style de jeu. Torsten Frings est un joueur particulièrement polyvalent. Lors de ses premières années au Werder Brême, il jouait au poste d'attaquant. Il a été également amené à jouer défenseur latéral droit et aux différents postes du milieu de terrain. Néanmoins, Frings est le plus souvent positionné en équipe nationale comme en club, comme milieu défensif axial, respectivement derrière Michael Ballack et Diego Ribas da Cunha. Joueur très physique et aimant particulièrement l'engagement dans les duels, Frings peut aussi se muer en meneur de jeu ou en attaquant en fonction des moments du match. Il est le type même du milieu que les Anglais nomment "box to box", c'est-à-dire capable de jouer aussi bien dans sa surface de réparation que dans celle de l'adversaire. Frings est aussi réputé pour ses grosses frappes de balle. Carrière. En club. Torsten Frings a commencé sa carrière sportive dès l'âge de six ans au sein du club de "Rot-Weiß Alsdorf" qu'il quitte en 1988 pour le "Rhenania Alsdorf". De 1990 à , Frings joue sous les couleurs d'Aix-la-Chapelle. Il est transféré en au Werder Brême, où il fera ses débuts en Bundesliga. Il évolue alors comme attaquant (avant d'être repositionné milieu de terrain en 2001) et s'impose rapidement comme un cadre de l'équipe. Il jouera quatre saisons sous les couleurs du club du Weser, disputant 99 matchs pour 8 buts et remportant la Coupe d'Allemagne en 1999 avant de rejoindre le Borussia Dortmund pour 8,5 M€, l'un des grands clubs du championnat en 2002. De 2002 à 2004, Torsten Frings est sous contrat avec un Borussia Dortmund entraîné par Matthias Sammer où l'on retrouve de prestigieux joueurs comme Christian Wörns, Tomáš Rosický ou Ewerthon. Néanmoins, le club n'arrivera pas à enrayer la suprématie du Bayern Munich en championnat. Le club bavarois n'est cependant pas indifférent au talent de Frings qu'il finit par enrôler durant la saison 2004/2005 pour 9,25 M€. Si sa saison sous les couleurs du Bayern se révèle lucrative en termes de salaire et de trophées (il remporte le doublé coupe-championnat), il n'arrive pas vraiment à s'adapter à la mentalité du club et à son mode de fonctionnement. Même s'il dispute une saison pleine et riche (il dispute 29 matchs et inscrit 3 buts), il quitte le club en 2005, et rejoint pour la seconde fois Brême pour 5 M€. À Brême, il retrouve sa place de meneur et supplée Frank Baumann dans le rôle du capitanat. Le Werder est à l'époque l'un des grosses cylindrées du championnat avec des joueurs talentueux tels que Tim Borowski, Diego, Miroslav Klose ou Per Mertesacker grâce auxquels il retrouve de bonnes conditions de jeu. Le club finira à deux reprises second du championnat en 2006 et 2008. À la suite de ses bonnes saisons, de nombreux clubs comme la Juventus ou le FC Barcelone aimeraient le compter dans leurs rangs, ce que refuse Thomas Schaaf qui serait sur le point de faire prolonger son contrat. Chose faite puisque le milieu brêmois a prolongé son contrat jusqu'en 2011 ; puis a ajouté : "«J'avais une offre très intéressante de la Juventus mais j'ai compris que le Werder est le club cher à mon cœur»." Lors de la saison 2007-2008, il se blesse à deux reprises et ne dispute que 11 matchs. La saison suivante, revenu sur pied, il retrouve sa place au sein du milieu de terrain du Werder Brême. Il remporte une troisième Coupe d'Allemagne en 2009, en battant en finale le Bayer Leverkusen (0-1 score final). L'année suivante, les deux clubs se retrouvent une nouvelle fois en finale. Frings est expulsé pour un vilain tacle à l'encontre de Bastian Schweinsteiger. Le Werder Brême, alors tenant du titre, finira la rencontre sur une lourde défaite (0-4). Le , Torsten Frings rejoint le Toronto FC, franchise de Major League Soccer. En sélection. Torsten Frings honore sa première sélection avec l'équipe nationale d'Allemagne le face à la France à Paris. Il entre en jeu à la place de Marko Rehmer lors de cette rencontre perdue par les Allemands (0-1). Frings participe à la Coupe du monde 2002, où il est considéré comme l'un des meilleurs joueurs de son équipe finaliste contre le Brésil (0-2), avec Oliver Kahn, Bernd Schneider et Michael Ballack. C'est à partir de cette date qu'il forme avec Michael Ballack la charnière centrale du milieu de terrain allemand. Cette charnière est systématiquement reconduite de 2002 à 2008 lorsque les deux joueurs sont aptes. En , une blessure aux ligaments croisés l'écarte des terrains durant 6 mois et le prive des éliminatoires de l'Euro 2004, mais il se rétablit pour disputer le tournoi et marque un but face aux Pays-Bas (1-1) en trois matches au Portugal. Il marque également un superbe but lors de la victoire (4-2) de l'Allemagne face au Costa Rica à l'occasion du match d'ouverture de la Coupe du monde de 2006. Durant cette Coupe du monde, sa suspension pour la demi-finale contre l'Italie à la suite d'une bagarre survenue après le quart de finale contre l'Argentine a été l'objet d'une vive polémique. Après visionnage des images, le comité disciplinaire de la FIFA a déterminé que Frings avait frappé Julio Cruz alors que Cruz lui-même a nié avoir été agressé par le joueur allemand. L'annonce de la suspension est de plus intervenue la veille de la demi-finale. La controverse est due au fait que les médias italiens ont largement accentué le rôle de Frings dans la bagarre après que la FIFA eut annoncé enquêter sur des joueurs allemands. Frings répondit aux accusations . Privée de Frings, l'Allemagne s'incline en demi-finale contre l'Italie (0-2). Elle remporte toutefois le match pour la troisième place contre le Portugal, (3-1). Les saisons qui suivent sont plus délicates pour Frings en sélection nationale. Souvent blessé, il ne participe que sporadiquement aux qualifications pour l'Euro 2008. Revenu en forme, il participe au tournoi sans toutefois se révéler décisif. L'Allemagne s'incline en finale contre l'Espagne (0-1). À l'issue de l'Euro 2008, la carrière internationale de Frings est remise en question par le sélectionneur Joachim Löw. En effet, ce dernier ne le sélectionne qu'à deux reprises et Frings ne participe qu'à un seul match de la qualification de l'Allemagne pour la Coupe du monde 2010. En , Joachim Löw annonce qu'il ne retient pas Frings pour la Coupe du monde 2010. Malgré une cascade de forfaits au sein de la "Mannschaft" (Michael Ballack, Simon Rolfes, Christian Träsch et Heiko Westermann), le joueur du Werder n'est pas rappelé par le sélectionneur allemand, ce qui laisse augurer qu'il n'est plus essentiel à la sélection et que sa carrière internationale est terminée. Il compte 79 matches avec l'équipe nationale, et a inscrit 10 buts. |
Holger Hieronymus Holger Hieronymus est un footballeur allemand né le . Il évoluait au poste de défenseur. Biographie. Il possède 3 sélections en équipe d'Allemagne et participe à la Coupe du monde 1982 avec la Mannschaft. Il remporte la Coupe des clubs Champions en 1983 avec Hambourg. Il arrête sa carrière de joueur à seulement 25 ans, à la suite d'une grosse blessure. |
Lewis Foreman Day Lewis Foreman Day (1845-1910) est un artiste et écrivain britannique. Biographie. Il a notamment conçu des papiers-peints et fait de la calligraphie dans le cadre du mouvement Arts & Crafts. En 1880, il menait un groupe d'écrivains, concepteurs et théoriciens connus comme les Fifteen, qui a fusionné, en 1884, avec Art Workers' Guild, qui comprenait Walter Crane et dont il est devenu Maître en 1897. En 1888, la guilde crée l'Arts and Crafts Exhibition Society, avec Philip Webb, William Arthur Smith Benson, William Lethaby, William de Morgan et lui-même. Ses dessins d'horloges, fabriquées par Howell et James, sont reconnues comme typiques de son style car ils contiennent tous les éléments miniatures de mobilier pour une maison. Lewis F Day a produit nombre de céramiques pour différents fabricants de 1875 à 1910. Ses premières réalisations furent utilisées par Josiah Wedgwood. |
Principe de relativité Le principe de relativité affirme que les lois physiques s'expriment de manière identique dans tous les référentiels inertiels : les lois sont « invariantes par changement de référentiel inertiel ». Une généralisation à la base de la relativité générale, et appelée principe de covariance ou principe de relativité générale, affirme que les lois physiques s'expriment de manière identique dans tous les référentiels (inertiels ou non). On dit alors que les lois sont « covariantes ». D'une théorie à l'autre (physique classique, relativité restreinte ou générale), la formulation du principe a évolué et s'accompagne d'autres hypothèses sur l'espace et le temps, sur les vitesses, etc. Certaines de ces hypothèses étaient implicites ou « évidentes » en physique classique, car conformes à toutes les expériences, et elles sont devenues explicites et plus discutées à partir du moment où la relativité restreinte a été formulée. Exemples en physique classique. Supposons que dans un train roulant à vitesse constante (sans les accélérations, petites ou grandes, perceptibles dans le cas d'un train réel), un voyageur se tient debout, immobile par rapport à ce train, et tient un objet dans la main. S’il lâche l’objet, celui-ci tombe à la verticale de la main qui le tenait (vitesse initiale par rapport au train nulle) et selon une certaine loi en fonction du temps. Le principe de relativité ne dit pas que le mouvement de cet objet sera le même si, après l’avoir rapporté à un référentiel lié au train on le rapporte à un référentiel lié au sol : l’expérience montre que ce serait erroné puisque, vu du train l’objet décrit une droite verticale, tandis que, vu du sol il décrit une parabole. Vues depuis l'un ou l'autre de ces référentiels les conditions initiales de l'expérience ne sont pas les mêmes : l'attraction gravitationnelle est identique dans les deux, mais par rapport au référentiel lié au train la vitesse initiale de l’objet lâché est nulle, tandis que par rapport au référentiel lié au sol, elle ne l’est pas. Toutefois, une même loi mathématique pour chacun des deux référentiels permet de décrire cette expérience, cette loi tient compte de la vitesse initiale par rapport au référentiel. En revanche, si quelqu’un lâche un objet qu’il tient dans la main, les conditions générales ainsi que les conditions initiales sont identiques pour l'expérience faite au sol et celle faite dans le train. Selon le principe de relativité, l’objet doit tomber de manière identique que ce soit dans le cas où il est lâché dans le train (et l'observation faite depuis le train aussi) ou au sol (et l'observation faite depuis le sol aussi) : c’est bien ce que l’expérience confirme. Dans les deux cas exposés, le principe de relativité s'applique différemment : pour l'expérience vue depuis deux référentiels différents, les observations sont différentes mais une même loi mathématique les décrit toutes les deux (où il est tenu compte de la vitesse initiale, nulle ou non) ; pour les deux expériences faites dans deux référentiels distincts, où les conditions de l'expérience sont identiques, les observations sont rigoureusement identiques (aux imprécisions de mesures près). Formulations. En mécanique classique. Définition : Un référentiel galiléen (ou "inertiel") est un référentiel dans lequel tout corps libre (non influencé par l'extérieur) qui est au repos y reste indéfiniment, et tout corps libre en mouvement reste à vecteur vitesse constant (et donc aussi à moment angulaire constant). Principe de relativité de Galilée : toutes les lois de la mécanique sont identiques dans tous les référentiels galiléens. Hypothèses sur l'espace physique : l'espace physique, supposé homogène et isotrope, est identifié à un espace affine de dimension 3, on utilise alors l'espace vectoriel associé, le temps (supposé indépendant du référentiel de l'observateur, de manière évidente) paramétrant les trajectoires et les états du système étudié. Propriété : soit (formula_1) un référentiel galiléen, si (formula_2) est un référentiel se déplaçant par translation à vitesse constante V par rapport à (formula_1), alors (formula_2) est lui aussi galiléen. Remarque : on prendra garde au fait que la réciproque de la "propriété" n'est pas vraie, contrairement à ce qui a semblé évident à tous jusqu'à ce qu'Albert Einstein élabore le principe d'équivalence. Commentaire : le principe a deux significations (comme expliqué au paragraphe précédent) : - Une même expérience, vue depuis deux référentiels galiléens différents (formula_1) et (formula_2), suit une loi qui s'exprime de la même manière quand elle est formulée dans les coordonnées de l'un ou de l'autre des référentiels. - Une expérience faite à l'identique dans deux référentiels galiléens quelconques suit, dans chacun, la même loi et donne exactement les mêmes observations. Hypothèse pour les changements de référentiel : les transformations de Galilée. Si formula_7 est le vecteur coordonnées d'un point dans (formula_1) et formula_9 est le vecteur coordonnées du même point dans (formula_2), alors on a : Le principe de relativité de Galilée s'exprime aussi bien comme la nécessité de l'invariance des équations du mouvement par rapport aux transformations de Galilée. En relativité restreinte. La définition d'un référentiel galiléen est la même qu'en mécanique classique. Le principe de relativité voit son domaine d'application s'élargir : Principe de relativité : toutes les lois de la physique, hormis la gravitation, sont identiques dans tous les référentiels galiléens. On y joint un postulat conforme à l'électromagnétisme de Maxwell : « la vitesse de la lumière dans le vide ne dépend pas de la vitesse de sa source », que l'on peut aussi exprimer « la valeur de la vitesse de la lumière dans le vide est la même dans tous les référentiels galiléens ». Hypothèses sur l'espace physique : l'espace physique est supposé homogène et isotrope et est identifié, pour chaque référentiel galiléen, à un espace affine (avec l'espace vectoriel associé) de dimension 3, et un temps paramétrant les trajectoires et les états du système étudié : la mesure du temps est propre à chaque référentiel et les changements de référentiels indiquent aussi le changement de cette mesure. L'hypothèse sur la vitesse de la lumière impliquant que chaque référentiel galiléen a son propre temps, l'espace physique peut aussi être identifié à un espace-temps de quatre dimensions (trois d'espace et une de temps) : l'espace-temps de Minkowski. La "propriété" est toujours vraie : Propriété : soit (formula_1) un référentiel galiléen, on a : si (formula_2) est un référentiel se déplaçant par translation à vitesse constante V par rapport à (formula_1), alors (formula_2) est lui aussi galiléen. Commentaire : pour le principe de relativité, idem au commentaire fait dans le paragraphe ci-dessus de la mécanique classique. Pour le second principe : on peut en comprendre la nécessité si on considère que la vitesse de la lumière est une mesure de deux expériences identiques (émission de lumière) faites dans deux référentiels galiléens différents : sa mesure doit être la même dans les deux (mais pour admettre cela il faut s'être convaincu que l'éther n'a pas sa place en physique). Conséquences : la vitesse de la lumière dans le vide est une vitesse indépassable dans tout référentiel; deux évènements simultanés dans le référentiel (formula_1) peuvent ne pas l'être dans (formula_2); les mesures des intervalles de temps, des longueurs, des vitesses et des accélérations changent d'un référentiel à l'autre; etc. Transformations de Lorentz : ces transformations, déductibles des hypothèses, expriment les changements des mesures des intervalles de temps, des longueurs et des vitesses d'un référentiel inertiel à l'autre; le principe de relativité, en relativité restreinte, s'exprime aussi comme la nécessité de l'invariance des équations de la physique par ces transformations. Le diagramme de Minkowski permet de visualiser les différents effets de la relativité en évitant de manipuler trop de formules mathématiques. }</math> , les transformations de Lorentz sont : En cinématique relativiste la loi de composition des vitesses est : }} > t'</math>. Cette expérience d'écoulement du temps sur une horloge donne des mesures différentes dans le référentiel propre de l'horloge et dans un autre référentiel inertiel. De manière similaire, la mesure d'une longueur parallèle au mouvement relatif de deux référentiels inertiels donne des résultats différents suivant que la mesure est faite dans l'un ou l'autre des référentiels. À titre d'exemple expérimental, on peut citer des particules élémentaires (tels les muons) ayant une durée de vie très courte quand elles sont immobiles (après 10-6 seconde environ, elles se désintègrent en d'autres particules moins détectables), mais ayant une durée de vie 10 fois plus longue quand elles sont observées à des vitesses proches de celle de la lumière. En relativité générale. Vérifier le principe de covariance générale et bien modéliser la gravitation sont les principales raisons d'être de cette théorie. Principe de relativité ou de covariance générale : les lois de la physique sont identiques dans tous les référentiels, inertiels ou non. Définition : Un référentiel inertiel est un référentiel dans lequel tout corps libre (non influencé par l'extérieur) qui est au repos y reste indéfiniment, et tout corps libre en mouvement reste à vitesse constante (et donc aussi à moment angulaire constant). Du fait des autres contraintes indiquées ci-dessous, un tel référentiel ne peut être défini que localement et temporairement. Commentaire : Principe d'équivalence : la gravitation est localement équivalente à une accélération du référentiel, tout référentiel en chute libre dans un champ de gravitation est un référentiel inertiel où les lois physiques sont celles de la relativité restreinte. Remarque : partant de l'hypothèse qu'il doit y avoir continuité des propriétés avec la relativité restreinte, une expérience par la pensée faite par Einstein lui fit comprendre que dans un référentiel accéléré les mesures des longueurs ne sont pas compatibles avec une géométrie euclidienne, c'est-à-dire avec un espace plat. Structure mathématique utilisée : variété riemannienne de dimension 4 (une « surface de dimension 4 » déformée, avec une métrique localement définie), les lois étant écrites avec des égalités tensorielles pour assurer leur validité en tout point de la variété et pour tout référentiel. Propriété : Conséquences : la gravitation est la manifestation de la déformation de l'espace-temps, déformation réelle si elle est due à l'énergie d'un corps, apparente si elle est due au choix d'un référentiel accéléré, sans qu'un observateur ne puisse distinguer ces deux cas par des données locales; les trajectoires suivies par les particules dans le champ de gravitation sont des géodésiques; les lois de la relativité restreinte, toujours vraies dans les référentiels inertiels, peuvent être généralisées à tous les référentiels en étant exprimées avec des égalités tensorielles et en utilisant le principe de correspondance adéquat. En physique quantique. Le principe de relativité n'est pas un principe explicite de la physique quantique, mais toute la construction de cette théorie l'utilise, plus ou moins implicitement. Ainsi, l'équation de Schrödinger est construite à partir de l'équivalence des principes de moindre action et de Fermat (pour la physique non relativiste), donc elle respecte le principe de relativité dans le cadre non relativiste. Les équations de Klein-Gordon et de Dirac ont été construites à partir d'équations de la relativité restreinte, et respectent donc le principe de relativité dans le cadre relativiste (voir Mécanique quantique relativiste). En physique quantique les symétries et invariances des équations étant écrites à l'aide des notions de groupe de Lie et d'algèbre de Lie, le principe de relativité (invariance par rapport à certaines transformations de l'espace-temps) s'y exprime par l'invariance des équations par le groupe de Poincaré qui est un groupe de Lie. Historique. Plusieurs étapes importantes jalonnent l'histoire de ce principe : Sa découverte par Galilée. En 1543 est publié l'ouvrage de Nicolas Copernic, De revolutionibus orbium coelestium, qui fonde l'héliocentrisme. Son influence est dans un premier temps assez limitée. En effet, la préface, rédigée par Andreas Osiander, présente le point de vue de Copernic comme un artifice mathématique visant à améliorer les méthodes de calcul des tables astronomiques. Les choses évoluent rapidement au début du , avec Kepler qui, en 1609, énonce ses premières lois sur le mouvement des planètes, et avec Galilée, convaincu à partir de 1610 du mouvement de la Terre autour du Soleil. Les conceptions de ce dernier s'opposent à la fois aux dogmes religieux et philosophiques, qui font de la Terre le centre fixe du monde, lieu privilégié de la révélation divine. Se basant sur des observations, Galilée s'oppose aux partisans d'Aristote, pour lesquels tout mouvement de la Terre est impossible. En effet, selon la physique d'Aristote, si la Terre bougeait, un objet lancé verticalement en l'air ne retomberait pas au lieu d'où il a été lancé, les oiseaux seraient entraînés vers l'ouest, etc. Galilée développe alors un discours visant à réfuter les arguments des aristotéliciens. Il énonce les principes qui fonderont la relativité galiléenne. Plusieurs passages de son ouvrage "Dialogue sur deux grands systèmes du monde", publié en 1632, sont consacrés à cette réfutation. Ainsi, selon Galilée, le mouvement n'existe que par rapport à des objets comme immobiles, que de manière comparative : . De plus, les résultats d'une expérience ne changent pas, qu'elle se passe sur la terre ferme ou dans la cabine d'un bateau naviguant sans heurt ni ballotage. En langage moderne, le mouvement uniforme (inertiel) du bloc expérience+observateur n'a aucun effet sur l'expérience observée. Ainsi, même si la Terre se déplace, la pierre jetée verticalement retombe aux pieds du lanceur, et les oiseaux volent normalement dans toutes les directions. Ce point de vue constitue une révolution dans les conceptions mécaniques de l'époque. Selon la physique d'Aristote alors communément enseignée, le mouvement et le repos sont deux états différents, et le mouvement nécessite un moteur. Selon Galilée, mouvement et repos sont un même état, différent l'un de l'autre par simple changement de référentiel. Cette conception est à la base du principe d'inertie. Galilée note ainsi que « les corps graves sont indifférents au mouvement horizontal, pour lequel ils n'ont ni inclination (car il n'est pas dirigé vers le centre de la Terre), ni répugnance (car il ne s'éloigne pas du même centre) : en raison de quoi, et une fois écartés tous les obstacles extérieurs, un grave placé sur une surface sphérique et concentrique à la Terre sera indifférent au repos comme au mouvement dans quelque direction que ce soit, et il demeurera dans l'état où il aura été placé ». Signalons également que Galilée, ayant réfuté les arguments aristotéliciens contre le mouvement de la Terre, cherchera quel phénomène observable peut rendre compte de ce mouvement. Il pensera le trouver, de façon erronée, dans une explication des marées. Il faudra plus de deux siècles pour que soient imaginées des expériences mécaniques montrant le mouvement de la Terre par rapport à un référentiel galiléen. À la suite de Galilée, une des premières utilisations d'un référentiel fictif (non représenté dans l'expérience par un corps quelconque) peut être attribuée à Christiaan Huygens, dans son ouvrage "de Motu corporum ex percussione". Ayant pris conscience en 1652 des erreurs de Descartes sur les lois des chocs, il conçoit un repère mobile par rapport auquel on fait une expérience. Cherchant quelles sont les vitesses de deux corps identiques après un choc, alors qu'initialement le premier corps se déplace à la vitesse V et le second à la vitesse V' par rapport au sol, il imagine un observateur se déplaçant à la vitesse (V+V')/2. Cet observateur voit les deux corps se rapprocher à la vitesse (V-V')/2, se heurter, et, étant de même masse, s'éloigner avec la même vitesse. Revenant au référentiel terrestre, Huygens en conclut qu'après le choc, les deux corps ont échangé leur vitesse. Il est à remarquer que l'additivité des vitesses, utilisée par Huygens et tous ses successeurs lors d'un changement de référentiel, ne découle pas du principe de relativité de Galilée. Cette règle d'additivité sera remise en cause par Einstein, lors de l'invention de la relativité restreinte. L’absolu et le relatif aux. Isaac Newton, lecteur assidu de Descartes et de Galilée, en prolonge les observations quantitatives et amplifie la mathématisation de la physique, et place la loi d'inertie comme sa première loi de la physique, en y définissant au passage la notion de force. Cette loi de l'inertie (en l'absence de force appliquée au corps, son accélération est nulle) n'est valable que dans certains repères (appelés aujourd'hui repères "galiléens"), et Newton en introduisant les termes « absolu » et « relatif » pour qualifier les mouvements (qui pour lui prennent le sens de « vrai » et « apparent »), privilégie un repère galiléen particulier, « l'espace absolu », qui est le "bon" repère où on détermine le « mouvement absolu » des corps (et où il n'y a pas de force centrifuge ou autre force imputable au choix du référentiel). Les autres repères galiléens étant considérés comme des espaces relatifs privilégiés par rapport à ceux qui ne sont pas galiléens. Pour justifier en même temps la pesanteur et la propagation de la lumière Huygens était opposé à l'idée de l'existence d'un espace absolu, et Leibniz aussi pour des raisons philosophiques. Dans une lettre à Samuel Clarke, adjoint de Newton, Leibniz tente de démontrer que la notion d'espace absolu est incompatible avec son principe de la raison suffisante. Ces considérations resteront admises jusqu'à Einstein, l'observateur pouvant toujours (semblait-il) détecter s'il est ou non dans un repère galiléen (en expérimentant la loi de l'inertie) et effectuer mathématiquement le changement de repère nécessaire, même si « l'espace absolu » restera toujours difficile à déterminer comme le regrettait déjà Newton. L'influence majeure de Newton et la notion d'espace absolu firent que, pendant le , le développement de la mécanique porta davantage sur les conséquences mathématiques de l'analyse dynamique du mouvement, plutôt que sur l'étude des repères en mouvement ou des changements de référentiels. Clairaut aborda certes cette dernière question en 1742, avec l'introduction de forces d'inertie d'entraînement, mais de manière imparfaite. La solution complète à la question du changement de référentiels fut apportée par Coriolis à partir de 1832. En 1833, Ferdinand Reich mit en évidence la déviation vers l'est d'un corps en chute libre, résultant du fait qu'un référentiel lié à la Terre n'est pas inertiel. Les forces d'inertie d'entraînement et de Coriolis permirent également d'expliquer l'expérience du pendule de Foucault, réalisée en 1851. Son utilisation comme principe par Einstein dans la relativité restreinte. Il revient à Poincaré d'avoir désacralisé le choix de Newton dans son livre "La Science et l'Hypothèse" (1902) : il rejette « l'espace absolu » de Newton en montrant qu'il n'est nullement nécessaire à la physique, et constate même que la notion de référentiel galiléen et de mouvement rectiligne uniforme se définissent l'un par rapport à l'autre, et que la notion de ligne droite n'est pas une réalité mais une interprétation toute mathématique des expériences. Ainsi, il énonce la relativité de Galilée comme un "principe" issu de l'expérience mais l'interprétant. Einstein, lecteur de Poincaré, cherche à concilier le principe de relativité de Galilée (formulé : "les lois sont les mêmes dans tous les référentiels galiléens") et le fait que la vitesse de la lumière est la même dans tous les référentiels galiléens (c'est un résultat de la théorie de l'électromagnétisme de Maxwell, interprété bien différemment jusque-là avec « l'espace absolu » de Newton et l"'éther"). Sa conclusion est la relativité restreinte, publiée en 1905. L'ancien professeur de mathématiques d'Einstein, Hermann Minkowski, réinterprétera cette théorie dans le cadre d'un espace plat de dimension 4 ayant une mesure des distances particulière et où le principe de relativité de Galilée s'applique : l'espace-temps de Minkowski. Sa généralisation par Einstein pour la relativité générale. Soucieux de cohérence intellectuelle, Einstein ne conçoit pas que la science privilégie des référentiels par rapport à d'autres : les lois de la physique changeraient-elles pour une même expérience suivant qu'elle est observée depuis un référentiel galiléen ou d'un référentiel non galiléen ? Il cherche donc une théorie généralisant le principe de Galilée à tous les référentiels, et aussi une loi de la gravitation compatible, autre objectif d'envergure. Par sa découverte du principe d'équivalence, la gravitation devient (localement) un effet équivalent au choix d'un référentiel accéléré : la généralisation du principe de relativité, sous forme d'équations différentielles, suffira donc. Imaginant un disque en rotation autour de son centre, il comprend que, d'après la relativité restreinte, une personne placée sur le disque et tournant avec verrait le rayon du disque formula_1 inchangé mais mesurerait un périmètre supérieur à formula_34 : cela ne correspond pas à la géométrie euclidienne. La solution de son problème devait donc passer par la géométrie différentielle (qui englobe les géométries euclidiennes et non euclidiennes) et le calcul tensoriel qui va avec, et que, par bonheur, son ami Marcel Grossmann avait étudié dans le cadre de son doctorat. Le calcul tensoriel est l'outil permettant d'établir des égalités vraies quel que soit le référentiel utilisé. Le principe de relativité ainsi généralisé porte aussi le nom de « principe de covariance générale ». Après tâtonnements et hésitations face à cet outillage mathématique assez lourd, Einstein finit sa théorie de la relativité générale en 1915. |
Lapilli Les lapilli, pluriel du latin "" qui signifie en français « petite pierre » et de l'italien "lapillo", sont un type d'éjectas, des fragments de lave éjectés par les volcans. La taille des lapilli est comprise entre 2 et 30 millimètres ou entre 2 et 64 millimètres selon les classifications. L'empilement de lapilli forme des couches meubles elles aussi appelées lapilli mais également pouzzolane. La roche formée par compaction des lapilli se nomme tuf. |
Günter Hermann Günter Hermann est un footballeur allemand né le . Il évoluait au poste de milieu de terrain. |
Matthias Herget Matthias Herget est un footballeur allemand né le à Annaberg-Bucholz. Il jouait au poste de défenseur. Biographie. Matthias Herget commence le football en 1955 au "RWW Bismarck" un club de la ville de Gelsenkirchen, en 1973 il rejoint le "SC Gelsenkirchen 07", puis en 1976 le VfL Bochum. De 1976 à 1989, il jouera 237 fois en Bundesliga, avec Bochum et Bayer Uerdingen. Il jouera 196 matchs en deuxième division avec Rot-Weiss Essen, Bayer Uerdingen et Schalke 04. Son plus grand succès est d'avoir soulevé la Coupe d'Allemagne en 1985, comme capitaine du Bayer Uerdingen en ayant vaincu le Bayern Munich 2 à 1 à Berlin. Il participe également au match nommé "le miracle de Grotenburg" () où en 1986 lors des quarts de finale de la Coupe des vainqueurs de coupe, Uerdingen perd le match aller 0-2 contre le Dynamo Dresde et à domicile au stade de Grotenburg est mené 1-3 après 30 minutes de jeu, finalement le Bayer Uerdingen l'emportera 7 à 3 et se qualifie pour la demi-finale. Le 13 septembre 1980, avec le Rot-Weiss Essen il inscrit trois buts, les trois sur pénalty. Un coup du chapeau encore inégalé en Allemagne. En tant que libero, trois de ses buts sont désignés but du mois en Allemagne (2 en Bundesliga et un but avec l'équipe nationale). Matthias Herget sera sélectionné 39 fois en équipe d'Allemagne, il participe à la Coupe du monde 1986 et au Championnat d'Europe 1988. Lors de cette dernière compétition il est titulaire à tous les matchs, il ne sera remplacé qu'après la mi-temps de la demi-finale, match que les Allemands perdront ensuite contre les Pays-Bas. Après sa carrière de joueur, Matthias Herget sera entraineur au niveau amateur. |
Ferrimagnétisme Le ferrimagnétisme est une propriété magnétique de certains corps solides. Dans un matériau ferrimagnétique, les moments magnétiques sont anti-parallèles mais d'amplitude différente. Il en résulte une aimantation spontanée du matériau. Il se distingue donc à la fois de l'antiferromagnétisme, pour lequel le moment magnétique résultant est nul, et du ferromagnétisme, pour lequel l'aimantation spontanée résulte au niveau microscopique d'un arrangement parallèle des moments magnétiques. Certains matériaux ferrimagnétiques sont appelés ferrites mais il est important de noter que le mot dans ce contexte s’emploie au masculin. Il ne faut donc pas le confondre avec la ferrite qui est un terme de métallurgie désignant la phase α du fer. Influence de la température. Principe. Dans un matériau ferrimagnétique, on peut diviser la structure cristalline en plusieurs sous-réseaux de moments magnétiques différents, mais dont la somme vectorielle de ces moments est non nulle. Dans le cas simple d'un ferrimagnétique divisible en deux sous-réseaux A et B, les moments MA et MB associés respectivement aux sous-réseaux A et B cités précédemment sont opposés en direction mais de valeurs différentes. La dépendance en température des matériaux ferrimagnétiques est similaire à celle des matériaux ferromagnétiques. En effet, la polarisation spontanée d’un matériau ferrimagnétique varie avec la température. Lorsque la température augmente, l’agitation thermique a tendance à désorienter progressivement les moments magnétiques MA et MB. L’aimantation spontanée du matériau se trouve donc diminuée avec l’augmentation de la température. La température pour laquelle l’aimantation du matériau est nulle est appelée température de Curie. Les moments magnétiques des deux sous-réseaux sont alors orientés de façon aléatoire et le moment magnétique total est nul. Au-delà de cette température, le matériau ferrimagnétique adopte un comportement paramagnétique. Les variations thermiques peuvent cependant affecter les deux sous-réseaux de façon plus complexe et il peut exister une température inférieure à la température de Curie "T" pour laquelle l’aimantation spontanée du matériau est nulle. Cette température est appelée température de compensation "T" et l’aimantation nulle résulte d’une compensation exacte de l'aimantation des deux sous-réseaux. La figure suivante présente plusieurs cas possibles (M,L,N,Q,P) de variations de l’aimantation en fonction de la température. Le cas N pour lequel une température de compensation existe est détaillé, les aimantations des deux sous-réseaux sont représentées, elles s’annulent pour . Étude de la dépendance en température. Il est possible d’étudier la dépendance en température des matériaux ferromagnétiques en suivant la théorie phénoménologique élaborée par Louis Néel. En se plaçant dans le modèle de champ moléculaire, deux sous-réseaux d’aimantations différentes formula_1 et formula_2 sont considérés. Soient formula_3, formula_4, formula_5 et formula_6 les différents coefficients du champ moléculaire dû aux interactions entre les deux réseaux et aux interactions présentes au sein d’un même réseau. Le champ total agissant sur chacun des deux sous-réseaux est : Dans le domaine paramagnétique, formula_13 Avec "C"i la constante de Curie de chaque sous-réseau telle que formula_14 L’expression de l’aimantation totale est : La susceptibilité est telle que : L’inverse de la susceptibilité suit donc une loi hyperbolique. De la même façon que pour les matériaux antiferromagnétiques, la température asymptotique de la courbe 1/"X" est négative. À très haute température, l’inverse de la susceptibilité varie de façon linéaire avec la température, et elle s’écarte de ce comportement lorsque l’on se rapproche de la température de Curie "T". Cette température est définie par l’annulation de 1/"X", la susceptibilité devient infinie et nous sommes en présence d’une asymptote verticale. Influence du champ magnétique. En l'absence de champ magnétique. Comme pour l'antiferromagnétisme, les moments magnétiques des ions du cristal s'alignent antiparallèlement à l'intérieur d'un petit domaine, le domaine de Weiss. Cependant les moments magnétiques opposés sont inégaux et ne se compensent pas totalement. On trouve alors un moment magnétique dans chaque domaine. À l'échelle du cristal, on n'observe aucun moment magnétique résultant, étant donné que les domaines de Weiss sont dirigés dans toutes les directions. En présence de champ magnétique. En présence d'un champ magnétique extérieur, les moments magnétiques ont tendance à s'aligner dans la direction du champ magnétique. La courbe de la valeur de l'aimantation M en fonction du champ magnétique H adopte des allures différentes selon la température du matériau. Matériaux. Le ferrimagnétisme est seulement observable dans des composés qui ont des structures cristallines complexes. Il existe de nombreux ferrimagnétiques ayant une structure spinelle, c’est-à-dire de la forme AB2O4 où A est un cation en site tétraédrique et B, deux cations en sites octaédriques. On peut citer comme exemples le NiFe2O4, CoFe2O4 ou encore CuFe2O4. Il existe plusieurs familles de composés ferrimagnétiques ne possédant pas une structure spinelle. La liaison de super échange est toujours à la base du mécanisme de polarisation, mais les structures cristallines sont plus complexes, de même que les formules chimiques. Il existe parfois trois sous-réseaux formés de sites magnétiques particuliers, comme dans les ferrites à structure de grenat répondant à la formule 3M2O32Fe2O33Fe2O3. M est un métal choisi dans la série des terres rares ou l'yttrium. Dans ce cas, le ferrite est connu sous le nom de YIG (Yttrium Iron Garnet). Parmi les ferrimagnétiques à structure hexagonale, seules les ferrites de baryum et de strontium correspondant à la formule BaFe12O19, et SrFe12O19 présentent un intérêt technique. Leur forme est très allongée, ce qui explique la forte anisotropie magnétique de ce type de ferrites. On les utilise principalement pour la fabrication d'aimant permanent. Applications. L’un des premiers matériaux ferrimagnétiques utilisés fut la pierre à aimant des anciens qui était un matériau ferrimagnétique naturel, mais il a fallu attendre les travaux de Snoek en 1945 pour obtenir de tels matériaux à une échelle industrielle et pouvoir les utiliser dans des application plus modernes. Aujourd’hui, ils ont une grande importance dans les applications technologiques car ils possèdent des moments magnétiques spontanés. On les retrouve notamment : |
Steffen Freund Steffen Freund, né le à Brandebourg-sur-la-Havel, est un footballeur international allemand. Il jouait au poste de milieu de terrain défensif. Avec le Borussia Dortmund il gagne deux championnats, une Ligue des Champions et la Coupe intercontinentale. Avec l'équipe d'Allemagne il remporte l'Euro 1996. En , il est nommé sélectionneur de l'équipe d'Allemagne des moins de . Biographie. En club. Steffen Freund commence le football à six ans dans le club de sa ville natale, le BSG Motor Süd Brandenburg, en RDA. À quatorze ans il rejoint un autre club de la ville, le BSV Stahl Brandenburg avec qui il jouera en junior jusqu'en équipe première qui évolue en première division de RDA. Après la réunification allemande il rejoint le FC Schalke 04 où il joue au milieu du terrain. Le club connaît en 1993 une crise financière, et doit revendre le joueur à son rival le Borussia Dortmund. Avec le Borussia il jouera jusqu'en 1999, 177 matchs, il sera deux fois champion d'Allemagne, en 1995 et en 1996. En 1997, le Borussia gagne la Ligue des champions, mais Freund ne jouera pas la finale, il sera en défense centrale lors de la finale de la Coupe intercontinentale 1997 gagnée contre les Brésiliens de Cruzeiro. En janvier 1999, il est transféré en Premier League au Tottenham Hotspur. Dès sa première saison en Angleterre il gagne la Coupe de la Ligue. En janvier 2002, il subit une rupture de ligament croisé, il aura ensuite du mal à gagner une place de titulaire dans l'équipe de Tottenham. Il revient en Allemagne en 2003 et joue quelques matchs avec le FC Kaiserslautern, puis sera prêté à Leicester City en Premier League où il termine sa carrière de joueur. En équipe nationale. En 1982, Steffen Freund fait partie de l'équipe de RDA junior qui termine à la troisième place du championnat d'Europe junior. En 1989, il fait partie de l'équipe de football olympique de la RDA, il disputera deux matchs de préparation pour les éliminatoires des Jeux olympique de 1992, mais à la suite de la réunification allemande l'équipe est retirée de la compétition. Il jouera pour l'équipe d'Allemagne entre 1995 et 1998 et totalisera 21 sélections, il remporte le Championnat d'Europe de football 1996 en Angleterre où il participe à quatre matchs, deux matchs de poule, le quart de finale et la demi-finale. Steffen Freund fait partie de l'effectif de l'équipe d'Allemagne pour la Coupe du monde de football 1998 en France, mais ne rentrera pas en jeu. Carrière d'entraineur. Le septembre 2007, Steffen Freund devient entraineur assistant pour l'équipe d'Allemagne des moins de 20 ans. Pendant la Coupe d'Afrique des nations 2008 il assiste Berti Vogts, l'entraineur du Nigeria. En mai 2009, il obtient son diplôme d'entraineur et prend le poste d'entraineur de l'équipe d'Allemagne des moins de 16 ans. Il prend en main, l'année suivante, les moins de 17 ans allemands et sera vice-champion d'Europe puis troisième lors de la Coupe du monde de football des moins de 17 ans 2011. Le 11 juillet 2012, il retourne à Tottenham pour assister André Villas-Boas, de 2014 à 2015 il est coordinateur technique chez les Spurs. Autres activités. Jusqu'en 2004, il est vice-président du syndicat des joueurs en Allemagne. Depuis 2011, il intervient à la télévision pour diverse chaînes comme expert technique. Le 29 novembre 2020, il est dans la critique en parlant des joueurs d'origine maghrébine, Amine Harit et Nabil Bentaleb, les deux joueurs ayant été bannis de l'équipe de Schalke 04, il reproche aux joueurs qu'en raison de leurs racines ils ne se battent pas à fond pour le club (qui est proche de la relégation), ce qui sera interprêté comme propos racistes. |
Marco Bode Marco Bode est un footballeur allemand né le 23 juillet 1969 à Osterode am Harz. Il évoluait principalement au poste de milieu offensif gauche, mais pouvait aussi jouer au poste d'attaquant, de défenseur gauche ou de libéro (1,89 m - 85 kg) Ce joueur polyvalent fut l'un des joueurs les plus marquants de l'histoire du Werder Brême, club au sein duquel il a passé l'intégralité de sa carrière professionnelle, et pour lequel il a joué 379 matchs de championnat et inscrit 101 buts, total qui a longtemps été le record du nombre de buts inscrit pour ce club en championnat (dépassé par Claudio Pizarro, 102 buts en 183 matchs de championnat au ). Avec l'équipe d'Allemagne, il a remporté le Championnat d'Europe de football 1996 et fut finaliste de la Coupe du monde 2002. Biographie. En club. Formé au VfR Osterode 08, Marco Bode rejoint en 1988, l'équipe réserve du Werder Brême. Découvert par Otto Rehhagel, il est promu dans l'équipe première et fait ses débuts professionnels en Bundesliga à 20 ans au début de la saison 1989/1990. Il passera le reste de sa carrière sous les couleurs du Werder Brême, disputant 379 matchs et inscrivant 101 buts. Avec le club hanséatique, il remporte la Bundesliga en 1993 et 3 Coupes d'Allemagne en 1991, 1994 et 1999. Il se distingue au sein de son club par sa polyvalence puisqu'il est capable de jouer à de nombreux postes: attaquant, milieu offensif gauche, arrière latéral gauche, défenseur central et libéro. Bode fut très apprécié par les supporters du Werder Brême en raison de sa fidélité au club et de son fair-play sur le terrain: il ne reçut que 10 cartons jaunes pendant toute sa carrière et ne fut jamais expulsé. Il prendra sa retraite professionnelle à l'issue de la saison 2001/2002 après avoir disputé la Coupe du monde 2002. Marco Bode, est aussi un excellent joueur d'échecs. Grand passionné de ce jeu, il passait beaucoup de temps avant les matches à jouer des parties contre l'ordinateur. En 2003, il arrache même une partie nulle à la Maître internationale Allemande, Elisabeth Paethz (2477 Elo) En sélection. Marco Bode connaît sa première sélection lors d'un match amical contre l'Afrique du Sud le . Il sera retenu dans les sélections allemandes appelées à disputer l'Euro 1996, l'Euro 2000 et la Coupe du monde 2002. Néanmoins, s'il compte 40 sélections avec la Mannschaft, il ne compte que peu de titularisations et a rarement disputé l'intégralité d'un match. Il a tout de même remporté l'Euro 1996 en disputant notamment la finale et fini second de la Coupe du monde 2002 en disputant aussi la finale. Il terminera sa carrière à l'issue de la compétition. |
Bodo Illgner Bodo Illgner né le à Coblence, est un footballeur allemand. Il évoluait au poste de gardien de but. Il est célèbre pour avoir été le portier de l'équipe de RFA vainqueur de la Coupe du monde en 1990, en Italie. Il y devient le premier gardien de but à préserver son invincibilité pendant une finale de Coupe du monde et à 23 ans, le plus jeune gardien à remporter le tournoi. En club il porte les maillots du FC Cologne puis du Real Madrid, avec lequel il remporta la Ligue des champions en 1998. Après sa retraite sportive, il se reconvertit comme consultant à la télévision. Carrière. Joueur. Né à Coblence, Bodo Illgner grandit à Westerburg puis à Bonn. Il découvre le football au 1. FC Hardtberg, où il est repéré par le 1.FC Cologne en 1983, alors qu'il a 16 ans. En 1984, il remporte avec la sélection allemande le championnat d'Europe des moins de 16 ans et signe en 1985 son premier contrat professionnel. Illgner est alors le remplaçant d'Harald Schumacher, le gardien de but de la sélection allemande. Il fait sa première apparition le après l'expulsion de Schumacher face au Bayern Munich. Il assiste à la finale de la Coupe UEFA 1986, perdue face au Real Madrid. Au cours de la saison 1986-1987, Illgner n'a pas vingt ans lorsqu'il est appelé à remplacer Schumacher, limogé par le club à la suite de la publication d'une biographie révélant la pratique du dopage dans le milieu du football. C'est alors un grand défi de succéder à un joueur considéré comme le meilleur gardien allemand depuis Sepp Maier. Le joueur s'acquitte pourtant de la tâche avec suffisamment de talent pour être appelé à sept reprises en sélection allemande des moins de 21 ans, puis pour que Franz Beckenbauer, sélectionneur de l'équipe de RFA, lui offre une première sélection le face au Danemark. Retenu en sélection pour disputer l'Euro 1988, Bodo Illgner est la doublure d'Eike Immel lors du tournoi. L'élimination de la "Nationalmannschaft" en demi-finale de la compétition sonne la fin de la carrière d'Immel en sélection. Illgner est intronisé titulaire pour les tours préliminaires à la Coupe du monde 1990. Deux ans plus tard, le portier de Cologne est, à 23 ans, le plus jeune gardien de but titulaire lors de la Coupe du monde. Bien aidé par une défense intraitable composée de joueurs comme Jürgen Kohler, Klaus Augenthaler ou Guido Buchwald, il est l'un des grands artisans de la victoire finale des Allemands. Le penalty qu'il sauve en demi-finale contre l'Angleterre propulse l'Allemagne en finale. L'Argentine, battue 1-0 en finale, n'arrive pas à inscrire de but lors de la finale, laissant la cage d'Illgner inviolée, une première dans l'histoire de la compétition. Le portier allemand déclare que l'action la plus dangereuse du match pour lui fut une tête en retrait d'Andreas Brehme. Toujours régulier, Bodo Illgner est reconduit en sélection pour l'Euro 1992, où l'Allemagne est battue en finale, puis la Coupe du monde 1994. Celle-ci se termine mal pour la sélection allemande qui est éliminée dès les quarts de finale par la Bulgarie. Illgner, en froid avec le sélectionneur Berti Vogts, annonce sa retraite internationale à 27 ans, un âge relativement jeune pour un gardien de but international. Illgner ne jouera plus en équipe nationale. La carrière professionnelle de Bodo Illgner n'est cependant pas finie. Resté fidèle au 1.FC Cologne depuis ses débuts, il n'y a remporté aucun trophée malgré deux places de vice-champion d'Allemagne en 1989 et 1990, puis une finale de Coupe d'Allemagne perdue en 1991 aux tirs au but. Les résultats du club déclinent : en 1995-1996, il doit lutter pour son maintien, auquel Illgner contribue largement en commandant la défense la plus hermétique du championnat (avec 35 buts concédés). Alors que la saison 1996-1997 a débuté, il est transféré dans le prestigieux club espagnol du Real Madrid contre une indemnité de 4 millions de DM environ. Il y remporte le championnat d'Espagne en 1997, puis la Ligue des champions en 1998 et enfin la Coupe intercontinentale 1998, malgré la concurrence de Santiago Cañizares qui lui est un temps préféré. En 1999, Illgner connaît une sérieuse blessure à l'épaule et se trouve remplacé par un jeune gardien de dix-huit ans, Iker Casillas. Ce dernier s'installe comme titulaire et Illgner devient sa doublure. Il assiste notamment du banc à la nouvelle victoire du Real Madrid en Ligue des champions en 2000, puis à la quête du championnat en 2001. Son manque de temps de jeu lui fait prendre sa retraite en 2001, à 34 ans, un an avant la fin de son contrat à Madrid. Style de jeu. Illgner était un stoppeur de tir hors pair. En coupe du monde, il se distingua par sa capacité à diriger sa défense de manière autoritaire et efficace. Il avait par ailleurs la réputation d'être intraitable en un contre un. Reconversion. Ce joueur discret, qui s'est souvent tenu à l'écart des médias et s'est installé en Espagne après sa retraite sportive, publie en 2005 une biographie intitulée . En , il est nommé par le journal Marca parmi le « meilleur onze étranger de l'histoire du Real Madrid ». |
Eike Immel Eike Immel, né le à Stadtallendorf (Allemagne), est un footballeur allemand, qui évoluait au poste de gardien de but au Borussia Dortmund, au VfB Stuttgart et à Manchester City ainsi qu'en équipe d'Allemagne. Immel ne marque aucun but lors de ses dix neuf sélections avec l'équipe d'Allemagne entre 1980 et 1988. Il participe à la coupe du monde en 1982 et 1986 et au Championnat d'Europe en 1980 et 1988 avec l'équipe d'Allemagne. |
Manfred Kaltz Manfred Kaltz (né le à Ludwigshafen en Rhénanie-Palatinat) est un footballeur allemand, qui évoluait au poste de défenseur. Biographie. Carrière en club. S'il a joué en continu de 1971 à 1989 pour le Hambourg SV, Manfred Kaltz est en particulier célèbre pour avoir formé, de 1978 à 1983, un duo exceptionnel avec l'attaquant Horst Hrubesch : à d'innombrables reprises, la même action s'est reproduite, à savoir un « centre banane » de Kaltz repris victorieusement de la tête par Hrubesch. Pendant ces 5 saisons, le Hambourg SV remporté 3 fois le championnat d'Allemagne et atteint deux fois la finale de la Coupe d'Europe des Clubs Champions (ancêtre de la Ligue des Champions) dont une a été gagnée en 1983. Il est, avec 581 matchs disputés, le deuxième joueur à avoir disputé le plus de rencontres en Bundesliga (derrière Karl-Heinz Körbel). Il est également le joueur le plus capé du Hambourg SV. Lors de sa carrière en Bundesliga, Manfred Kaltz a inscrit six buts contre son camp, un record en championnat allemand qu'il partage avec Nikolče Noveski. Carrière en sélection. En 69 sélections pour l'équipe d'Allemagne entre 1975 et 1983, il inscrit 9 buts. Manfred Kaltz remporte l'Euro 1980 avec l'équipe d'Allemagne et la Ligue des champions en 1983 avec le club de Hambourg. |
Route nationale 138 La route nationale 138, ou RN 138, était une route nationale française reliant Rouen à Tours (elle est désormais transférée aux départements à l'exception d'une courte section à Rouen). Elle est dédoublée par l'A 28. Avant le déclassement de 1972, la RN 138 relie Rouen à Saintes via Saumur. Cette dernière portion a été en partie déclassée entre La Flèche et Niort en RD 938 puis renumérotée RN 147 entre Longué-Jumelles et Montreuil-Bellay et RN 150 entre Niort et Saintes. La section du Mans à Tours appartenait à la RN 158. Tracé avant 2006 : de Rouen au Mans (D 6138, D 438 & D 338). Les communes traversées sont : Tracé de 1972 à 2006 : du Mans à Tours (D 338 & D 938). Elle emprunte pendant quelques kilomètres le circuit des 24 heures depuis "Le Tertre Rouge" jusqu'à "Mulsanne", formant alors la célèbre ligne droite des Hunaudières. Les communes traversées sont : Tracé avant 1972 : de La Flèche à Saintes. La RN 138 faisait tronc commun avec la RN 23 du Mans à La Flèche. |
Peso chilien Le peso chilien (code ISO 4217 : CLP) est l'unité monétaire et la devise officielle actuelle du Chili depuis 1975. Son émission est contrôlée par la Banque Centrale du Chili. Il est divisé en 100 centavos. Histoire. Escudo de oro. La "Casa de Moneda" de Santiago du Chili a été fondée par Philippe V d'Espagne, en 1743. Celui-ci accorda à Don Francisco García Huidobro, le privilège perpétuel de frapper des monnaies. García Huidobro, riche voisin de Santiago, finança son installation sans coût pour le royaume. Philippe V, mourut en 1746, avant que la Casa de Moneda ait entamé ses tâches. La première monnaie de circulation frappée au Chili fut le 4 escudos de oro, mieux connue comme la "media onza", celle-ci portait effigie de Ferdinand VI et a été frappée en 1749. Mais cette même année on avait déjà effectué préalablement des premiers essais. Il s'agissait de six pièces d'or : 3 onzas et 3 medias onzas, lesquelles avaient le buste Philippe V et comme date de monnayage l'année 1744. Le degré de finesse, le poids et la conception, ont été définis en accord avec "la orden real" du qui réglementait toutes les Casas de Monedas existantes en Amérique et en Espagne. Il convient de mentionner qu'en Amérique latine fonctionnaient déjà les "Casas de Monedas" de Mexico, Potosí, Lima, Guatemala et de Santa Fe de Bogota. Premier peso de l'indépendance. Bien que le Chili ait été définitivement libéré de l'Espagne en 1818 après la bataille de Maipú, la première monnaie du Chili indépendant fut le "peso d'argent" frappé en 1817, équivalant à 8 réaux espagnols. Cependant, le Chili a frappé des pièces de 16 réaux en or d'une valeur de 2 escudos jusqu'en 1851. Le système décimal a été établi en 1851, date à partir de laquelle furent frappées les premières monnaies de cuivre. Les monnaies de cuivre de 1/2 et 1 centavo de 1835 qui ont circulé, n'ont pas été frappées au Chili mais en Angleterre. À cette époque, 1 peso pèse 25 g d'argent à 900 millièmes soit l'équivalent au change à 5 francs français, le pays s'alignant unilatéralement sur l'Union latine. Deuxième peso. Le peso d'argent est remplacé par l'escudo en 1960. Après une série de dévaluation, l'escudo est remplacé par un nouveau peso en 1975. Émissions monétaires actuelles. Pièces de monnaie. Les pièces de monnaie sont respectivement de 10, 50 (type Bernardo O'Higgins), 100 (type Mapuche) et 500 (type Raúl Silva Henríquez) pesos. Billets de banque. Les billets sont de (à l'effigie d'Ignacio Carrera Pinto et aux héros chiliens), (Manuel Rodríguez), (Gabriela Mistral), (Arturo Prat) et pesos (Andrés Bello) Le billet de pesos est plastifié, il peut résister à un passage en machine, et est plus difficile à déchirer qu'un billet normal. Usage courant. En langage familier, les Chiliens appellent pesos : "una luca". Ainsi, par exemple, pesos se diront : "doce lucas". Les sommes de 1 et 5 pesos ne s'utilisent pas après le 1 novembre 2017, parce que l'on fait l'arrondi au niveau de l'appoint. |
Stefan Kuntz Stefan Kuntz, né le à Neunkirchen, est un ancien international allemand qui évoluait au poste d'attaquant. Devenu entraîneur il est actuellement sélectionneur de la Turquie. Élu footballeur allemand de l'année en 1991, il remporte avec l'Allemagne le Championnat d'Europe en 1996. En 2008, plusieurs années après sa retraite sportive, il devient le président du FC Kaiserslautern, club avec lequel il a joué de 1989 à 1995. Biographie. Carrière de joueur. La carrière de footballeur professionnel de Stefan Kuntz s'étend de 1983 à 1999, pendant laquelle il dispute notamment et marque 179 buts en "Bundesliga", la première division du championnat allemand. Il porte successivement les maillots du VfL Bochum, du Bayer 05 Uerdingen, du 1. FC Kaiserslautern et d'Arminia Bielefeld en Allemagne. En 1986 et 1994 il termine meilleur buteur du championnat allemand, avec respectivement 22 et 18 réalisations. Avec Kaiserslautern il remporte la Coupe d'Allemagne en 1990 et le Championnat en 1991 ; il est élu footballeur allemand de l'année en 1991, après avoir particulièrement brillé par sa polyvalence à cause des nombreux blessés. En 1995-1996 il joue une saison au Beşiktaş JK, en Turquie. Kuntz est sélectionné en équipe nationale de 1993 à 1997, alors qu'il a passé la trentaine. Il est appelé pour la Coupe du monde de 1994, dont il dispute le huitième de finale face à la Belgique. Il est également de la sélection pour le Championnat d'Europe de 1996. D'abord remplaçant, il devient titulaire pendant le tournoi. Il réalise une performance mémorable en demi-finale face à l'Angleterre, pays organisateur, où il égalise. Lors de la finale remportée sur la République tchèque, il est titulaire en attaque aux côtés de Jürgen Klinsmann. Il honore en sa et dernière sélection, sur un total de six buts. Il n'a jamais été battu avec la sélection (vingt victoires et cinq matchs nuls). Carrière de dirigeant. Après sa retraite sportive, il se reconvertit dans l'encadrement. Entre 2001 et 2004 il est successivement l'entraîneur du Borussia Neunkirchen, du Karlsruher SC, du SV Waldhof Mannheim et du LR Ahlen, en deuxième division allemande. De 2006 à 2008, il est directeur sportif du VfL Bochum, son premier club. À la fin 2007, alors que le FC Kaiserslautern est proche de descendre en "Regionalliga"" "(le club ne sauvera sa place que lors du dernier match), il reprend le club et en devient le président. La situation du club se rétablit assez vite et remporte le championnat de en 2010 avec une équipe jeune et des finances assainies. Kaiserslautern retrouve ainsi l'élite, quittée en 2006, mais se trouve de nouveau relégué en 2012. Palmarès. Allemagne FC Kaiserslautern |
Christoph Metzelder Christoph Metzelder est un footballeur international allemand né le à Haltern. Il évoluait au poste de défenseur central. Avec l'équipe d'Allemagne, il a été finaliste de la Coupe du monde 2002 et de l'Euro 2008. Biographie. Carrière de joueur. Christoph Metzelder fait ses premiers pas de footballeur au "TuS Haltern" avant de rejoindre en 1995 le centre de formation du Schalke 04. Il y reste un an et rejoint les rangs du SC Preussen Münster. En 2000, il signe au Borussia Dortmund et, en raison des blessures de joueurs comme Christian Wörns et Stefan Reuter, est souvent titularisé en équipe première au poste de défenseur central. À peine un an après ses débuts en Bundesliga, il est sélectionné pour la première fois en équipe d'Allemagne, le 15 août 2001. Il s'impose définitivement comme titulaire la saison suivante au sein de la défense des "Schwarzgelben," mais aussi en équipe nationale lors de la Coupe du monde 2002, notamment en raison des blessures de Jens Nowotny et de Christian Wörns. Malgré son jeune âge (), il se révèle comme l'un des meilleurs défenseurs du tournoi. La Mannschaft échoue néanmoins en finale contre le Brésil 2-0. Annoncé comme l'un des plus grands espoirs allemands, il tarde cependant à confirmer son talent en raison d'une blessure très grave au tendon d'Achille en octobre 2002. Il fait même une saison blanche en 2003/2004 et on le considère presque perdu pour le football. Il réussit cependant à revenir en 2005 et à s'imposer de nouveau comme défenseur central en sélection nationale pour la Coupe du monde 2006. Il s'y illustre aux côtés de Per Mertesacker en obtenant la troisième place du tournoi, contre le Portugal. En fin de contrat avec le Borussia, il signe en mai 2007 pour l'un des plus grands clubs du monde : le Real Madrid. Il signe un contrat de pour d'euros. Il est officiellement présenté dans son nouveau club le 11 juillet 2007. Pas toujours titulaire, il se blesse à nouveau. En février 2008, il se fait opérer du pied gauche pour un problème à la voûte plantaire et est indisponible jusqu'à la fin de la saison. Néanmoins, il se rétablit assez rapidement pour participer à l'Euro 2008 où, une nouvelle fois, il forme avec Per Mertesacker la charnière centrale de la défense de l'équipe d'Allemagne. Son association avec Mertesacker est très critiquée lors du tournoi, en raison de leur lenteur et de leur positionnement approximatif. L'équipe d'Allemagne perd en finale contre l'Espagne le 29 juin 2008, 1-0. Peu utilisé par le Real Madrid au début de la saison 2008-2009, il perd son statut de titulaire en sélection au début des qualifications pour la Coupe du monde 2010. Ses trois saisons sous les couleurs du Real Madrid sont un échec. Lorsqu'il n'est pas blessé, Metzelder se retrouve barré par Ezequiel Garay, Raul Albiol, Pepe ou Fabio Cannavaro. Proche d'un accord avec Wolfsburg, il rejoint finalement Schalke à la fin de la saison 2009-2010, au grand désarroi des supporteurs du BVB, les clubs étant de grands rivaux. Sa première saison avec les "Königsblauen" est quelque peu contrastée : si le club de Gelsenkirchen évolue en bas du classement et doit même se battre contre la relégation en Bundesliga, il est beaucoup plus fringant en Ligue des champions, atteignant les demi-finales de la compétition (notamment après avoir sorti le tenant du titre en quart de finale, l'Inter Milan). Lors de la saison suivante, en 2010-2011, son temps de jeu se réduit et il passe au second plan derrière des joueurs plus jeunes comme Benedikt Höwedes ou Kyriakos Papadopoulos. Peu utilisé lors des saisons suivantes, il annonce la fin de sa carrière professionnelle à la fin de la saison 2012-2013. Soupçons de pédopornographie. En septembre 2019, la police criminelle allemande perquisitionne le domicile du joueur à Düsseldorf et réquisitionne à cette occasion un ordinateur et un téléphone portable. La police avait été alertée par une ancienne relation du joueur au sujet de possibles images pédopornographiques en sa possession. Metzelder n'est pas arrêté. Le lundi 22 février 2021, le tribunal de Düsseldorf annonce que le joueur sera jugé à partir du 29 avril pour "diffusion et détention" d'images pédopornographiques. Christoph Metzelder nie les faits depuis la perquisition de 2019, mais avoue finalement sa culpabilité lors du premier jour de son procès. Le tribunal l'a condamné à Düsseldorf à dix mois de prison avec sursis pour la diffusion d'images pédopornographiques. Palmarès. En club. Borussia Dortmund : Real Madrid : FC Schalke 04 : |
Bernd Schneider (football) Bernd Schneider est un footballeur allemand né le 17 novembre 1973 à Iéna. C'était un joueur polyvalent qui pouvait jouer aussi bien milieu droit, arrière droit ou milieu offensif. Biographie. Ce joueur emblématique du Bayer Leverkusen fut au début des années 2000, l'un des joueurs cadres de l'équipe nationale d'Allemagne. Révélé lors de la Ligue des Champions et la Coupe du monde en 2002, Bernd Schneider fut cette année-là l'un des rares joueurs de champ avec Michael Ballack à se distinguer lors de ces compétitions. Surnommé le "Brésilien blanc" en raison de ses qualités techniques et de la précision de ses passes, il se distinguait aussi par ses frappes de balle et ses coups francs. Joueur à vocation offensive, il a été utilisé à de divers postes durant sa carrière, notamment à celui d'arrière latéral. Compensant l'altération de ses capacités physiques par son expérience, il était régulièrement sélectionné en équipe nationale même à un âge avancé pour un footballeur. En 2006, à presque , il était titulaire sur le flanc droit de la sélection allemande lors de la Coupe du monde. En 2008, toujours sélectionné malgré ses , il n'est pas retenu pour l'Euro 2008 en raison d'une hernie discale (qui l'obligera plus tard à arrêter sa carrière). Bien qu'il eût annoncé dans un premier temps qu'il ne prendrait pas sa retraite internationale et qu'il comptait disputer la Coupe du monde 2010, il décide le d'arrêter sa carrière, n'arrivant pas à se remettre de son hernie discale . Étonnamment, Bernd Schneider n'aura gagné aucun titre dans sa carrière professionnelle. Citation. Tranquillo Barnetta (coéquipier au Bayer Leverkusen et international suisse) : , à propos de sa saison 2006-2007. |
Secrétaire d'État (Ancien Régime) Secrétaire d'État était la désignation officielle sous l'Ancien Régime d'officiers de la Couronne au rôle équivalent à celui des directeurs d'administration centrale ou des directeurs de cabinet des ministres actuels. Chaque secrétaire d'État était responsable initialement d’un département géographique, c’est-à-dire un ensemble de provinces et des pays étrangers dans le prolongement desdites provinces (le secrétaire d'État qui avait dans son département la Guyenne était par exemple responsable des expéditions avec l'Espagne). Les compétences furent ensuite réparties par département spécialisé, c'est-à-dire par champ de compétence fonctionnel (Maison du roi, Affaires étrangères, Guerre, Marine, etc.). La première spécialisation monothématique date de 1588 avec l'arrivée de Louis Revol au poste de secrétaire d'État des Affaires étrangères, en remplacement de Nicolas de Neufville, seigneur de Villeroy. Dans leurs différents départements, les secrétaires d’État conseillaient le souverain, contresignaient et expédiaient les décisions royales (déclarations et édits). Genèse : organisation par quartiers. Du règne d'Henri (1031) à celui de Louis VIII (1226), les chartes et les lettres du roi, actes de gouvernement royal décidés après délibération en Conseil du roi de France, étaient souscrites par les grands officiers de la couronne de France : le chancelier (administrateur de la justice et garde des grands et petits sceaux), le connétable (administrateur et chef des armées), le grand maître (chef et surintendant général de la Maison du roi), le chambrier ou grand chambellan (garde du sceau secret), et le grand bouteiller (gestionnaire des approvisionnements de la cour). À partir de 1320, les chanceliers cessèrent de signer les lettres mais continuaient à y apposer le sceau. Philippe le Bel avait institué, en 1309, des "clercs du secret", chargés de tenir la plume aux délibérations du grand conseil et d'en rédiger les actes. Jusqu'au règne de Louis XII, il est à peine question de ces fonctionnaires. Florimond Robertet fut le premier qui releva cette dignité ; il était secrétaire d'État sous Louis XII et François Ier. Lorsque le Chancelier de France, devenu chef de la justice, prit une part réelle au gouvernement du royaume, il dut abandonner les détails du secrétariat aux clercs-notaires placés sous ses ordres. La fonction de secrétaire d'État est créée par lettres patentes par Henri II. Le règlement du « portant département des provinces du Royaume et des pays étrangers » entre quatre "secrétaires des commandements et des finances" qui assistent au Conseil. Au début, ils reçoivent chacun la charge d'un quartier du royaume avec les États étrangers adjacents. La charge de secrétaire d'État est non vénale. Les quatre premiers secrétaires d'État nommés ont été Guillaume Bochetel, Cosme Clausse, Jean du Thier et Claude de l'Aubespine. Ils sont appelés "secrétaires d'État" en 1558, désignation confirmée par le règlement du . À partir de 1578 au plus tard (règlement du ), le service du Conseil, désormais nommé "Conseil d'État", est organisé comme il suit : le "résultat" est rédigé par le secrétaire des finances en "quartier", apporté, dès le lendemain de la séance, au secrétaire d'État "en mois" et par lui lu au roi ; celui-ci le signe, le secrétaire d'État le contresigne, après quoi seulement il est loisible d'en délivrer des expéditions ; ce soin appartient aux secrétaires des finances, pour toute matière de finances, aux secrétaires d'État, pour les réponses aux cahiers des provinces, pour les commissions en matière d'impôt et, d'une manière générale, pour tout ce qui concerne le gouvernement de l'État. La fonction a réellement pris de l'importance à partir de 1588. Dès le milieu du , les quatre secrétaires d'état devinrent des personnages importants, qui contresignaient les ordonnances des rois. Ses titulaires ont alors été assimilés aux grands officiers de la Couronne. Organisation par département fonctionnel. Au , on substitua à la division géographique initiale des départements ministériels une répartition méthodique des affaires. Les quatre secrétaires d'État furent chargés des relations extérieures, de la guerre, de la marine et de la maison du roi. Les finances et la justice étaient dirigées par le surintendant ou contrôleur général des finances et par le chancelier; quelquefois même, lorsque le chancelier ne convenait pas à la cour, on le remplaçait par un garde des sceaux qui pouvait être révoqué. Lors de leur apparition sous Henri II, les secrétaires d'État étaient au nombre de 4 et ils furent presque toujours ce nombre. Sous Louis XV, ce nombre fut porté à 5 à deux reprises : de septembre 1718 jusqu'à la mort du cardinal Dubois puis à partir de la fin de 1763 jusqu'en 1780 lorsqu'un cinquième département fut créé pour Bertin, essentiellement à partir d'affaires traitées auparavant par les finances. Les secrétaires d'État étaient membres de droit du Conseil privé mais ils s'y rendaient rarement. Ceux de la Marine et des Affaires étrangères assistaient au Conseil royal de Commerce. Tous étaient membres du Conseil des Dépêches. Le secrétaire d'État aux Affaires étrangères était traditionnellement nommé ministre d'État dès son entrée en charge. Les autres finissaient le plus souvent par se voir accorder ce titre. Les secrétaires d'État étaient nommés par le Roi et révocables. Néanmoins, leur office était objet de finance – entre et – et faisait généralement l'objet d'un brevet de retenue permettant au titulaire d'en être remboursé par son successeur en cas de renvoi. La fonction de secrétaire d'État fut supprimée sous la Régence, pendant le système de la polysynodie (1715-1718). Ils furent remplacés par des conseils particuliers, au nombre de sept : le Conseil de conscience (affaires morales et religieuses), le Conseil des affaires étrangères, le Conseil de la guerre, le Conseil de finances, le Conseil des affaires du dedans du Royaume, le Conseil de marine, le Conseil de commerce (décembre 1715). En 1718, le Régent rétablit la fonction de secrétaire d'État. Attributions. Les secrétaires d'État sont généralement quatre : et plus rarement cinq avec un secrétaire d'État à la Religion prétendue réformée. Au cours de leur existence, le « secrétaire d'État aux Affaires étrangères » et le « secrétaire d'État à la Guerre » ont toujours gardé la même appellation. Ce ne fut pas le cas pour les deux ou trois autres secrétaires d'État qui ont eu des appellations variables, car devant se partager cinq départements : Marine, Paris, Clergé, Maison du roi, RPR (« religion prétendue réformée »). Il n'y avait pas de ministère de l'Intérieur car les secrétaires d'État se répartissaient traditionnellement l'administration des provinces : Il n'y avait pas de ministre de la Justice, cette fonction étant remplie par le chancelier de France, ni de ministre des Finances, car il y avait un surintendant des finances ou un contrôleur général des finances. |
SASEA La SASEA, anciennement « Société anonyme suisse d'exploitations agricoles », est une holding suisse. Histoire. Vendue par le Vatican à Florio Fiorini dans les années 1980, la société est mise en faillite au début des années 1990 et provoque la plus importante faillite de Suisse. Le principal débiteur du groupe était alors le Crédit Lyonnais Bank Nederland (CLBN), filiale néerlandaise du Crédit lyonnais. Cette faillite se déroule dans le cadre de l’affaire du Crédit lyonnais. L'affaire tourne autour d’une « escroquerie au marché » : un emprunt obligataire lancé le était basé sur des faux. Le juge Jean-Louis Crochet a instruit cette affaire qui concerne un passif d’environ de francs, y consacrant plus de mille heures d’audience et . |
Stefan Reuter Stefan Reuter est un footballeur allemand né le 16 octobre 1966 à Dinkelsbühl. Il évoluait au poste de défenseur et de milieu latéral droit. Ce joueur puissant et rapide, très régulier dans ses performances, a fait partie avec des joueurs comme Andreas Möller, Jürgen Klinsmann ou Thomas Hässler, de la génération de footballeurs allemands qui ont remporté la Coupe du monde 1990 et l'Euro 1996. Carrière. Ce milieu et défenseur commence sa carrière avec le TSV 1860 Dinkelsbühl en 1982 puis il signe au FC Nuremberg en 1985 dans le championnat d'Allemagne. Il joue 100 matchs sous les couleurs du club bavarois et inscrit 10 buts. En 1988, il est transféré au Bayern Munich pour lequel il jouera 95 matchs et inscrira 4 buts. En 1989 et 1990 il remporte le championnat d'Allemagne avec le Bayern Munich. En 1991, il va jouer une saison en Série A italienne sous les couleurs de la Juventus Turin. Il y dispute 28 matchs et finit deuxième du championnat. À la fin de la saison, il retourne en Allemagne et signe au Borussia Dortmund. Il restera fidèle à ce club jusqu'à la fin de sa carrière. Il y jouera 307 matchs et inscrira 11 buts en Bundesliga. Avec d'autres compatriotes, transfuges de la Juventus comme lui et coéquipiers en sélection nationale (Andreas Möller, Jürgen Kohler), il remporte 2 championnats d'Allemagne en 1995 et 1996. Le Borussia Dortmund qui est à l'époque, le meilleur club allemand, remporte même la Ligue des champions en 1997 (face à la Juventus Turin) et la Coupe intercontinentale. Le club comptait en son sein de nombreux internationaux allemands déjà vainqueurs l'année précédentes de l'Euro 1996. Sélectionné depuis 1987 en équipe d'Allemagne, Reuter va disputer de nombreuses compétitions internationales. Il remportera la Coupe du monde 1990 et l'Euro 1996. Il disputera sa dernière compétition internationale avec la "" lors de la Coupe du monde 1998. En 11 ans de carrière internationale, il compte 69 sélections et 2 buts. En 2002, Reuter gagne son troisième titre de champion d'Allemagne avec le Borussia Dortmund (le cinquième de sa carrière). En fin de carrière, à plus de 35 ans, il est toujours un titulaire indiscutable dans son équipe. Il arrête définitivement sa carrière à la fin de la saison 2003 - 2004, à 37 ans. D'une régularité exemplaire dans ses performances, il avait lors de cette dernière saison, disputé 31 matchs de Bundesliga. Reuter était connu pour sa vitesse sur le terrain (il courait le 100 m en moins de 11 secondes). Cette qualité donna naissance à son surnom : "Turbo". Après sa carrière de joueur il reste fidèle au Borussia Dortmund où il s'occupe du sponsoring. En il est manager général du TSV Munich 1860. En , avec l'arrivée de Miroslav Stević comme directeur sportif, il refuse de se voir retirer des compétences et sera licencié avant la fin de son contrat qui devait se terminer en juin 2009. Le 27 décembre 2012, il devient manager au FC Augsbourg, pendant sa période d'activité le club participe la première fois à la qualification de la Ligue Europa. Son contrat au FC Augsbourg se termine en juin 2023. Liens externes. |
The Sting |
Endospore L’endospore ou spore est une structure qui se forme au sein du cytoplasme de certaines espèces de bactéries lorsque les conditions environnementales sont défavorables (stress nutritif, dessiccation, chaleur…). L’endospore permet à la bactérie de survivre à ces conditions défavorables dans un état de vie ralentie (état de dormance). L’endospore représente donc une forme de résistance mais aussi une forme de dissémination. Les bactéries des genres "Clostridium", "Bacillus", "Sporosarcina" sont des exemples de bactéries pouvant sporuler. Dans certaines classifications taxonomiques les bactéries pouvant sporuler sont regroupées dans un seul sous-embranchement : les endobactéries (ou Endobacteria). Les endospores sont très résistantes : elles résistent à la dessiccation, à la chaleur (thermorésistance), aux radiations, aux antibiotiques, aux antiseptiques… De plus leur longévité peut être importante (elles pourraient atteindre plusieurs milliers d’années pour certaines espèces de "Bacillus"). Structure de la spore. La spore contient notamment des acides nucléiques (ADN et ARN) et des protéines. Le cytoplasme est déshydraté. La spore est entourée d’une paroi sporale, d’un cortex (composé d’un peptidoglycane spécifique et de dipicolinate de calcium), d’une double tunique constituée de protéines fibreuses. La couche la plus externe est l’exosporium. La sporulation est le phénomène de formation de la spore. La germination est le phénomène inverse de retour à la cellule active, lorsque les conditions redeviennent favorables. Propriétés de la spore. Les endospores constituent des formes de vie très résistantes. Elles peuvent résister à des températures très élevées, à la pression, aux rayons UV ou X, aux désinfectants, aux antiseptiques et aux antibiotiques. La thermorésistance des spores varie d’une espèce à l’autre. Elles survivent après chauffage à 70- mais sont en général toutes détruites à l’autoclave à pendant 20 minutes, ce qui fait éclater leurs enveloppes de protection. La longévité des spores peut être très importante, peut-être jusqu’à plusieurs dizaines ou centaines de milliers d’années. La germination et la croissance de spores retrouvées dans des momies égyptiennes embaumées depuis plusieurs millénaires ont été observées. Plusieurs facteurs peuvent avoir un rôle dans la résistance des spores : l’état déshydraté des constituants cytoplasmiques ; la présence du complexe acide dipicolinique-calcium qui stabiliserait les acides nucléiques de la spore. Les tuniques (interne et externe) rendent la spore imperméable et sont responsables de la résistance aux agents chimiques. Des spores de bactéries ont été transportées sur Mars lors des différentes missions d’exploration de la planète. Cependant, ces spores sont à l’état de dormance et ne pourront vraisemblablement pas germer car non adaptées à l’environnement martien. Les techniques de stérilisation des sondes et satellites devront toutefois être améliorées pour ne pas interférer avec les recherches de vie sur d’autres planètes. Les étapes de la sporogenèse. La sporogenèse (formation de l’endospore) débute par une division cellulaire asymétrique. Après la duplication du chromosome, la membrane plasmique s’invagine et forme un septum transversal qui divise la cellule en deux parties inégales. La plus petite correspond à la préspore. Ensuite la préspore s’enkyste, il y a formation du cortex et de la tunique sporale (phase de maturation). La partie la plus grande de la cellule (sporange) est lysée ce qui permet la libération de la spore. La germination. La germination ne peut se produire qu’en milieu hydraté. Bien souvent, une activation par la chaleur est nécessaire ainsi que la présence de certains nutriments (sucres, acides aminés). La spore se réhydrate, les enveloppes se rompent, l’activité métabolique augmente ; la germination aboutit à la naissance d’une cellule végétative qui subira plusieurs mitoses pour former une bactérie dans le cas d'une endospore. Mise en évidence des spores ou du pouvoir sporogène. Cette mise en évidence peut se faire de deux manières : Implication en santé. L’existence de bactéries sporulées a des conséquences en santé publique. Les endospores résistant aux antiseptiques, la stérilisation du matériel médical doit être rigoureuse. Certaines bactéries sporulées sont pathogènes : "Bacillus cereus" et "Clostridium botulinum" peuvent provoquer des toxi-infections alimentaires. D’autres espèces peuvent entraîner une altération des denrées alimentaires ("Bacillus stearothermophilus", etc.) Quand la stérilisation en autoclave n’est pas possible, une autre façon de les tuer est de les exposer pendant une courte durée aux rayonnements ionisants à haute énergie (gamma ou préférablement bêta) qui déstructurent le génome interne des spores (voir Irradiation des aliments). Cette technique est couramment utilisée dans l’industrie agro-alimentaire (par exposition au rayonnement émis par des capsules de cobalt radioactif de synthèse Co émetteur de particules β, des électrons à haute vitesse) pour la stérilisation des fruits et légumes frais contre nombre de bactéries pathogènes ubiquitaires, qu’elles soient à l’état vivant, végétatif ou sporulé. Les rayonnements utilisés ne sont toutefois pas assez énergiques pour casser les noyaux atomiques et ne produit pas de nouveaux noyaux radioactifs. Cette méthode de stérilisation comporte toutefois des risques de manipulation car elle peut aussi bien détruire un génome animal, elle est donc totalement automatisée et pratiquée uniquement en environnement industriel ou sévèrement contrôlé. |
Sebastian Kehl Sebastian Kehl est un footballeur international allemand né le à Fulda en Allemagne. Il évoluait au poste de milieu défensif ou de défenseur central ( - ). Il travaille en tant que responsable des joueurs sous contrat du Borussia Dortmund. Il fut l'un des joueurs emblématiques du Borussia Dortmund, club pour lequel il joua entre 2002 et 2015 et dont il a été le capitaine de 2008 à 2014. Il a remporté 3 titres de Champion d'Allemagne et 1 Coupe d'Allemagne et a été finaliste de la Ligue des champions en 2013 et de la Coupe UEFA en 2002. International allemand depuis 2001, il a été aussi finaliste de la Coupe du monde de football 2002. Il est gaucher. Biographie. Débuts à Hanovre. Né à Fulda dans la Hesse, Sebastian Kehl fait ses débuts dans le club de "Lahrbach SV" qu'entraîne son père, Dieter . Il quitte ensuite "Lahrbach SV" pour le "Borussia Fulda"<ref name="site perso officiel / infos">http://www.sebastian-kehl.de/infos.htm</ref>. En 1997, il rejoint le club de Hanovre 96 relégué en 3. Liga. Le club est promu en fin de saison en 2. Liga et en , il signe son premier contrat professionnel avec le club. Après deux saisons à Hanovre 96, il rejoint le Freiburg SC qui évolue en première division allemande en 2000. Sa carrière à Dortmund. En , Sebastian Kehl quitte en milieu de saison un Fribourg qui se bat pour la relégation et rejoint le Borussia Dortmund. Ce changement de club est payant: puisque Borussia Dortmund remporte le championnat d'Allemagne à la fin de la saison et se retrouve en finale de la Coupe UEFA contre le Feyenoord Rotterdam. Une Coupe UEFA que Kehl ne peut disputer sous les couleurs de Dortmund puisqu'il y a participé sous les couleurs de Freiburg SC En 2003, le club termine à la troisième place du championnat mais la saison suivante va se révéler catastrophique. En 2003-2004, le Borussia Dortmund connaît une faillite financière: les investissements ne sont pas remboursés et la non-qualification pour la Ligue des champions provoque la perte d'un bénéfice de 15 millions d'euros. Dans le même temps, de nombreux joueurs-clés se blessent: Márcio Amoroso, Christoph Metzelder, Torsten Frings et notamment Sebastian Kehl qui réussit à disputer 23 matchs malgré deux blessures. Lors de la saison, Kehl est aussi suspendu six semaines après avoir bousculé un arbitre lors d'un match de championnat . Les saisons suivantes voient le club s'enfoncer dans la crise. Certains joueurs comme Jan Koller, Tomáš Rosický ou Evanílson quittent le club. Ceux comme Kehl, qui restent acceptent de réduire leur salaire de 20%. Les résultats du club chutent et le club stagne entre la cinquième et la septième place du championnat de 2004 à 2010. Sur le plan personnel, depuis 2006 et une blessure contractée au genou gauche lors de la première journée de championnat, Sebastian Kehl connaît de multiples blessures qui l'obligent à rester de long mois sans jouer. Entre 2006 et 2009, il manque près de 45 matchs de championnat sur blessure. En 2008, il est nommé capitaine de l'équipe par le nouvel entraîneur Jürgen Klopp remplaçant Christian Wörns. L'arrivée de Jürgen Klopp va permettre au Borussia Dortmund de retourner au premier plan. En 2011, le club remporte le Championnat d'Allemagne de football. Avec Dedê et Florian Kringe, Sebastian Kehl est le seul joueur à avoir fait partie de l'équipe qui a remporté le précédent titre, neuf ans plus tôt. En 2012, le club fait un doublé en remportant à la fois le Championnat et la Coupe. La saison suivante, le club réussit à atteindre la finale de la Ligue des champions qu'elle perd face au Bayern Munich, 2 à 1. Sebastian Kehl, blessé ne dispute cependant pas la finale. Au début de la saison 2014-2015, Sebastian Kehl renonce à être capitaine du club et annonce son intention de prendre sa retraite de footballeur professionnel à l'issue de la saison. Le brassard de capitaine est confié au défenseur Mats Hummels Carrière Internationale. Sebastian Kehl a fait partie des sélections de jeunes de l'Allemagne. En 1998, aux côtés de futurs internationaux comme Sebastian Deisler, Fabian Ernst ou Timo Hildebrand, il échoue en finale du Championnat d'Europe des moins de 18 ans contre Irlande. Il connaît sa première cape internationale avec l'équipe d'Allemagne lors d'un match amical contre la Slovaquie le . Il marque son premier but international lors de son second match contre la Hongrie. Retenu pour la Coupe du monde 2002, il ne dispute que 2 matchs lors du tournoi qui voit l'Allemagne échouer en finale contre le Brésil, 2 à 0. Retenu pour le Championnat d'Europe de football 2004, il ne dispute aucune minute du tournoi. Après l'Euro 2004, il n'entre pas dans les plans du nouveau sélectionneur Jürgen Klinsmann et n'est pas sélectionné pendant près de deux ans. Il est néanmoins retenu dans le squad appelé à disputer la Coupe du monde 2006. À la suite de la suspension de Torsten Frings, il est titularisé lors de la demi-finale perdue 2-0 contre l'Italie puis lors du match pour la troisième place remporté contre le Portugal 3 à 1. Ce sera sa dernière sélection avec la "Mannschaft". Souvent blessé et n'entrant pas dans les plans du nouveau sélectionneur Joachim Löw, il n'est plus rappelé. Palmarès. En club En équipe nationale |
Rainer Schüttler Rainer Schüttler, né le à Korbach, en Allemagne, est un joueur de tennis allemand. Il a été actif sur le Circuit ATP de 1995 à 2012. C'est un joueur à l'aise sur toutes les surfaces, comme en témoigne son parcours au Masters de Monte-Carlo 2004. Sa meilleure performance en simple est une finale à l'Open d'Australie lors de l'édition 2003. Il est l'un des quatre joueurs allemands depuis l'ère Open ayant disputé une finale en tournoi du Grand chelem avec Boris Becker, Michael Stich et Alexander Zverev et l'un des quatre ayant disputé une finale en Masters 1000 sur terre battue avec Boris Becker, Tommy Haas et Alexander Zverev. Il fait ses débuts au tennis à 10 ans, devient professionnel en 1995 et remporte son premier tournoi en 1999, à Doha. Biographie. Carrière de joueur. Il remporte également le tournoi de Shanghai en 2001, mais c'est en 2003 qu'il se fait connaître du grand public en atteignant la finale de l'Open d'Australie. Il remporte également cette année-là les tournois de Tokyo et Lyon, avant d'enchaîner sur une demi-finale aux Masters à Houston. Il atteint ainsi son meilleur classement : mondial. En 2004, il atteint la finale au tournoi de Monte-Carlo en battant Gustavo Kuerten, Lleyton Hewitt, Tim Henman et Carlos Moyà, avant de s'incliner face à Guillermo Coria. La même année, il sauve 10 balles de match pour battre Andreas Seppi au second tour du tournoi de Kitzbühel (3-6, 7-6, 6-0) : à quatre occasions dans le second set (à 4-5 (15-40) puis 5-6 (15-40)) puis au tie-break (6-7, 8-9, 9-10*, 10-11, 11-12*, 12-13 ; *retour de service).Quelques semaines plus tard, il remporte avec Nicolas Kiefer la médaille d'argent du double messieurs aux Jeux olympiques d'Athènes. En 2008, il est également demi-finaliste à Wimbledon, écartant sur son passage James Blake, Janko Tipsarević, tombeur d'Andy Roddick et Arnaud Clément en quart en sauvant une balle de match. Rainer Schüttler qui vit actuellement en Suisse et avait pour entraîneur Dirk Hordorf annonce en qu'il met un terme à sa carrière. 2003. Rainer Schüttler atteint la finale de l'Open d'Australie contre Andre Agassi après avoir écarté Andy Roddick en demi-finale. Il devient le deuxième joueur allemand à atteindre la finale du tournoi, après Boris Becker. Il participe au Masters en fin d'année. Il atteint les huitièmes de finale dans les autres tournois du Grand Chelem. 2004. Ses seuls résultats notables sont une médaille d'argent aux Jeux d'Athènes avec Nicolas Kiefer (ils sont la deuxième paire allemande à aller en finale du tournoi olympique après Boris Becker et Michael Stich en 1992 à Barcelone), ainsi qu'une finale au Masters de Monte-Carlo contre le finaliste de Roland-Garros, Guillermo Coria. 2008. Quatre ans après sa dernière performance notable à Monte-Carlo, il atteint les demi-finales du tournoi de Wimbledon en éliminant notamment Janko Tipsarević et Arnaud Clément en sauvant une balle de match lors d'une partie étalée sur trois jours. N'ayant pas eu de jour de repos, il s'incline néanmoins avec les honneurs face à Rafael Nadal. Carrière d'entraîneur. Le , Rainer Schüttler devient entraîneur de l'Allemande Angelique Kerber en remplacement de Wim Fissette, dont Kerber s'était séparée en . L'Allemande annonce cependant la fin de leur collaboration dès le , deux semaines après son élimination surprise au deuxième tour de Wimbledon. Parcours dans les Masters 1000. ! width="50"|Année ! width="125"|Indian Wells ! width="125"|Miami ! width="125"|Monte-Carlo ! width="125"|Rome ! width="125"|Hambourg puis Madrid ! width="125"|Canada ! width="125"|Cincinnati ! width="125"|Stuttgart puis Madrid puis Shanghai ! width="125"|Paris |
Ulf Kirsten Ulf Kirsten est un footballeur allemand né le à Riesa. Il évoluait au poste d'attaquant. Cet attaquant prolifique (182 buts en 350 matchs de Bundesliga) possède la particularité d'avoir disputé 100 matchs internationaux avec deux sélections nationales. D'origine est-allemande, il compte 49 sélections avec l'équipe de RDA et 51 avec l'équipe d'Allemagne. Biographie. Kirsten n'a évolué que pour deux clubs durant sa longue carrière de footballeur : le Dynamo Dresde et le Bayer Leverkusen. Entre 1983 et 1990, il est l'un des meilleurs footballeurs du championnat de RDA, inscrivant 57 buts en 154 matchs sous les couleurs du Dynamo. Lorsque le Mur de Berlin tombe et que l'Allemagne est unifiée en 1990, il est l'un des premiers "Ossie" (surnom donné aux Allemands de l'Est) à rejoindre la Bundesliga. Sous les couleurs de son nouveau club le Bayer Leverkusen, il se révélera aussi prolifique qu'à Dresde: puisqu'il inscrira 182 buts en 350 matchs de championnat, faisant de lui le sixième meilleur buteur allemand de la compétition. Joueur petit, au centre de gravité bas à l'image d'un Gerd Müller, il fut sélectionné à la fois en équipe de RDA et en équipe d'Allemagne et a participé aux coupes du monde 1994 et 1998 et à l'Euro 2000. Il a pris sa retraite de joueur à l'issue de la saison 2002-2003, à 37 ans. Si l'on additionne ses matchs disputés dans le championnat est-allemand et ceux disputés dans le championnat de l'Allemagne unifiée, il a marqué 239 buts en 504 matchs, des statistiques supérieures à celles de Jupp Heynckes, (220 buts en 369 matchs) et troisième meilleur buteur du championnat. Son fils Benjamin est joueur professionnel de football. Il est surnommé "der Schwatte" ("le Noir"), en raison de ses cheveux noirs et de son teint mat. |
The Hustler |
Noel |
Pierre de Bourbon-La Marche Pierre de Bourbon, né en 1342, mort peu après le , fut comte de La Marche durant quelques jours en . Il est le fils de Jacques, comte de La Marche, et de Jeanne de Châtillon-Saint-Pol. Il combattait aux côtés de son père des compagnies de routiers, ces soldats de la Guerre de Cent Ans qui, sans engagements, ravageaient les campagnes. Il y eut une bataille en 1362 à Brignais, près de Lyon, où le père et le fils furent mortellement blessés. Pierre ne survécut que quelques jours à son père. |
Jacques Ier de Bourbon-La Marche de Bourbon, né en 1321, mort à Lyon le , est comte de la Marche de 1342 à 1361, comte de Ponthieu de 1351 à 1360 et connétable de France de 1354 à 1356. Il est un arrière-petit-fils du roi de France et l'ancêtre à la en lignée masculine du roi . Biographie. Fils de , duc de Bourbon et comte de la Marche, et de Marie d'Avesnes, il est l'ancêtre du roi . Il combat en 1341 et 1342 pour le compte de Charles de Blois contre Jean de Montfort qui luttent pour la succession de Bretagne. En 1351, le roi lui donne le Ponthieu. Il est ensuite présent à la bataille de Crécy (1346), où il est blessé.À Poitiers en 1356, il est également blessé et fait prisonnier. La paix de Brétigny signée en 1360, il perd le Ponthieu, rendu aux Anglais, et combat pour débarrasser le royaume des Grandes compagnies, ces mercenaires démobilisés qui se mettent à piller les campagnes. Une bataille a lieu à Brignais, près de Lyon, contre les Tard-Venus, où le comte de la Marche et son fils aîné sont mortellement blessés. Ramenés à Lyon ils succombent de leurs blessures. Descendance. Il avait épousé en Jeanne de Châtillon-Saint-Pol, dame de Condé, Leuze et Carency (vers 1323 † ; fille d'Hugues de Leuze et Condé, petite-fille de Jacques de Leuze et de Catherine de Condé et Carency, arrière-petite-fille de comte de Saint-Pol), et avait eu : |
Richard Sennett Richard Sennett, né le à Chicago, est un sociologue et historien américain qui enseigne à la London School of Economics et à l'université de New York, également romancier et musicien. Poussé vers la sociologie par Hannah Arendt, il reconnaît l'influence fondamentale de Michel Foucault sur son travail. Il est fondateur du New York Institute for the Humanities. Sennett a reçu entre autres le Hegel-Preis à Stuttgart en 2006, le prix Gerda Henkel à Dusseldorf, le Prix Spinoza en 2010, le Prix Hemingway à Lignano Sabbiadoro en 2015, et le Prix européen de l'essai Charles Veillon à Lausanne en 2016. Il a pour épouse la sociologue néerlandaise Saskia Sassen. Œuvre. Il s'intéresse dans un premier temps à la vie ouvrière en milieu urbain. Il aborde en sociologue les questions d'architecture et d'urbanisme, puis élargit son champ à l'étude de la corrosion du caractère induite par l'instabilité des parcours professionnels dans le système capitaliste flexible. Il se fonde sur les récits de vie, notamment de travailleurs condamnés à la mobilité, privés de liens durables. Il s'est intéressé à la figure de l'exilé, dont les autres ne peuvent comprendre l'origine qu'à travers des clichés. Dans "Ce que sait la main. La culture de l'artisanat" ("The Craftsman", 2008), Sennett élargit la notion d'artisanat à tout travail qualifié impliquant la main, et visant l'excellence. Il dénonce une interprétation restrictive de l’artisanat comme travail manuel, interprétation qui remonterait à Aristote, mais qui serait plus profondément liée à l’ambivalence de la technique dans la civilisation occidentale. Notre civilisation est confrontée aux problèmes engendrés par la séparation de la tête et de la main, des tâches de conception et des travaux d’exécution. « La tête et la main sont séparées intellectuellement, mais aussi socialement ». Il critique la vision du travail développée par Hannah Arendt, qu’il eut comme professeur à New York. L’homme n’accède pas à l’esprit une fois le travail fini, en discutant sur l'agora. C’est dans le jeu, tout d’abord, puis dans le travail, que l’homme se réalise lui-même. Richard Sennett se rattache lui-même au courant du pragmatisme américain (William James, John Dewey, Charles Sanders Peirce, etc.), qui se confronte au monde matériel et aux problèmes concrets. Il en souligne la dimension politique, contre Hannah Arendt : « On pourrait dire que le pragmatisme moderne prend pour argent comptant la conviction de Thomas Jefferson : le fondement de la citoyenneté est d’apprendre à bien travailler ». L'auteur reconnaît aussi pour inspirateurs John Ruskin, William Morris, John Dewey, Max Weber, Henri Bergson, Johan Huizinga, André Leroi-Gourhan, Erik Erikson, Clifford Geertz, William Edwards Deming, Albert O. Hirschman, Karl et Michael Polanyi. Matérialiste, il pense « peu probable que le refuge dans les valeurs spirituelles nous aide beaucoup ». La satisfaction et la réassurance de la matière, l'apprentissage à partir de l'expérience et la sanction du réel, caractéristiques de l’artisanat traditionnel, peuvent nous protéger des idées fausses, du totalitarisme technologique, de l'isolement social, de l'anomie et de l'indifférence à l'environnement. Richard Sennett a été l'un des défenseurs de l'instauration d'un revenu minimum garanti par l'État aux Etats-Unis et associé à un partage du travail. |
Franc-maçonnerie en Belgique La franc-maçonnerie s'implante sur le territoire de l'actuelle Belgique peut-être dès 1721. Son évolution suit celle de ce pays. Tout de suite, elle a montré une grande diversité par ses racines multiples, mais elle a également subi des reflux importants, en 1786, en 1814, en 1854, en 1940-1944. Elle a toujours été traversée de multiples courants, entre les et les , entre tradition et modernisme, entre militantisme et retenue, entre spiritualisme, croyance religieuse ou simplement déisme, agnosticisme, athéisme, ésotérisme, pragmatisme, matérialisme. Aujourd'hui, l'ensemble de ces courants s'exprime à travers la diversité des obédiences et des loges présentes en Belgique. Histoire. Au , le territoire de la Belgique actuelle est constituée de quatre États : les Pays-Bas autrichiens, la principauté épiscopale de Liège, la principauté de Stavelot-Malmedy et le duché de Bouillon, ces trois derniers faisant partie du Saint-Empire et ayant comme souverain l'empereur des Romains. Les Pays-Bas autrichiens. La franc-maçonnerie dans les Pays-Bas autrichiens est très diversifiée dans ses origines et dans ses expressions. Cette fragmentation trouve notamment sa source dans la complexité de ses institutions, des influences des puissances qui l'entourent ou qui la gouvernent, de ses particularismes locaux très enracinés. D'autre part, les tensions maçonniques en Grande-Bretagne entre et qui deviennent aiguës dès la moitié des années 1760 avec des refus de visites entre loges de bords différents, ainsi que les tensions entre la franc-maçonnerie française et la franc-maçonnerie anglo-saxonne, représentant à cette époque les deux sources principales de la franc-maçonnerie continentale, malgré un accord entre ces deux pôles en 1765 (faisant suite à la Guerre de Sept Ans, 1756-1763) peu respectés et rapidement dénoncés, vont expliquer également le comportement des loges des Pays-Bas autrichiens et de la Principauté de Liège (en sens inverse) durant la du . La première loge belge aurait été fondée en 1721, à Mons, sous le nom de . Elle a depuis changé plusieurs fois de nom et d'obédience, mais elle existe toujours aujourd'hui avec le matricule au Grand Orient de Belgique. D'autres loges, éphémères, semblent avoir été créées à Gand et à Tournai en 1730. Les premières preuves historiques d'une activité maçonnique dans les terres qui correspondent à l'actuelle Belgique, reconnue un siècle plus tard, datent de 1743 à Bruxelles. La première loge à recevoir une lettre de constitution officielle, que l'on peut retrouver dans -procès-verbaux des tenues- de secrétariats de , est, semble-t-il, la loge militaire à Gand, le 10 août 1763, par la Grande Loge des Provinces-Unies. Par la suite, elle ne sera cependant pas reconnue par la Grande loge provinciale des Pays-Bas autrichiens. C'est d'Alost, (Patente anglaise reçue en juin 1765), qui a le matricule un au tableau de l'ordre de la Grande loge provinciale des Pays-Bas autrichiens, la mère-loge de Londres la reconnaissant, à plusieurs reprises, comme la plus ancienne. Elle disparaît avec la Grande Loge provinciale des Pays-Bas autrichiens. À la faveur de la guerre de Succession d'Autriche, à partir de 1746, de nombreuses loges se forment sous l'influence des armées françaises qui occupent le pays, c'est-à-dire celle de la Grande loge de France, dont un prince de sang, Louis de Bourbon Condé, Comte de Clermont (1709-1771) en est le grand maître. Certaines loges reçoivent des patentes de la Grande Loge de France, de la Grande Loge de Londres, de la Grande Loge de Hollande ou de la Grande Loge d'Écosse (Par exemple la loge « La Parfaite Union » de Namur, une loge des ou plus exactement des (patente écossaise reçue en février 1770), qui devient en 1777, la de Namur). En effet, c'est probablement le traité de la Barrière de 1715, lorsque des troupes bataves, dans lesquels se mêlent d'autres nationalités (anglaises, écossaises), qui occupe durant une longue période différentes places fortes dans les Pays-Bas autrichiens (notamment Namur, Tournai, Furnes, Ypres, Warneton), qui permettent la création et/ou la confirmation de loges d'une manière plus pérenne. Un autre événement, maçonnique cette fois, va accélérer les demandes de patentes à des puissances maçonniques non françaises. Les disputes internes au sein de la Grande Loge de France vont conduire à la suspension de ses travaux en 1767, conséquence de l'irruption lors du convent de cette Grande Loge à Paris, des exclus des années précédentes. Le Grand Orient de France ne prendra la relève qu'en 1773. Dès lors des loges des Pays-Bas autrichiens vont se sentir isolées. C'est certainement le cas pour la « Vraie et Parfaite Harmonie » de Mons, qui avait déjà reçu une patente de « Grande Loge provinciale » de la « Grande Loge de France », au nom du marquis de Gages, en 1765. Elle fut d'ailleurs fort active dans la création de loges en France, mais apparemment très peu dans les Pays-Bas autrichiens ( « La Parfaite Égalité » de Bruges en 1766 et « Les Frères réunis » de Tournai en 1769). En effet, l'absence grandissante de pouvoir régulateur central font que de nouvelles loges françaises de province cherchent leur patente de régularité au niveau de grandes loges provinciales créées par la Grande Loge de France. C'est ainsi que la Grande Loge provinciale de Mons délivra des patentes de constitution à Dôle, Poligny, Luneville et Auxonne. Cela montre un état de confusion extrême. C'est pourquoi, le marquis de Gages, probablement homme d'ordre et de régularité, demandera et recevra une patente anglaise (Londres) de « grand maître provincial de la Grande Loge provinciale des Pays-Bas autrichiens » (titre personnel), reçue en janvier 1770, sa loge perdant son qualificatif de grande loge. En 1770, se constitue donc la Grande Loge provinciale des Pays-Bas autrichiens, qui comptera jusqu'à 26 loges. Le grand maître de cette grande loge provinciale, dépendante de la Grande loge de Londres ("les Modernes"), est donc le marquis de Gages, et sa loge "La Vraie et Parfaite Harmonie" à Mons, la plus brillante du aux Pays-Bas autrichiens, en sera le centre. Petit à petit, les loges s'affilieront à cette dernière. C'est par exemple le cas pour la "Discrète Impériale" d'Alost, les "Amis réunis" de Tournai, la "Constante Fidélité" de Malines, l'"Heureuse Rencontre" de Bruxelles, la "Concorde universelle" d'Anvers, la "Bienfaisante" de Gand, la "Parfaite Union" de Mons, la "Parfaite Union / Bonne Amitié" de Namur, les "Vrais Amis de l'union" de Bruxelles. En , un édit impérial de Joseph II réduit à trois le nombre des loges à Bruxelles et les interdit dans les autres villes des Pays-Bas autrichiens. Joseph II n'est pas hostile à la franc-maçonnerie, mais il veut une franc-maçonnerie structurée et contrôlable, directement rattachée à l'État austro-hongrois, et non plus "dépendante" d'une puissance étrangère. C'est à sa volonté que s'était créé en 1784 la "Grande Loge d'Autriche et de ses dépendances" comportant sept grandes loges provinciales dont celles des Pays-Bas. Le mouvement était lancé. Le marquis de Gages essaie de temporiser. Cependant le 26 juin de la même année, le mal est fait et le marquis de Gages donne sa démission. Des trois loges bruxelloises officielles, une seule continue réellement à vivre : "les Vrais Amis de l'union". Au , la majorité des loges appartenaient à une personne qui en était le président. En général, ces loges disparaissaient le plus souvent avec la disparition de leur propriétaire. C'était par exemple le cas de la "Parfaite Union" (Famille Fonson), de la "Vraie et Parfaite Harmonie" (marquis de Gage), de l'"Union des cœurs" (le chevalier de Sicard, voir plus loin), etc. D'autres ne présentaient pas cet aspect, comme la "Parfaite Union / Bonne Amitié" de Namur dont les présidents se succédaient assez régulièrement. C'est pourquoi l'édit de Joseph II a condamné encore plus sûrement la majorité des loges de cette époque à la mise en sommeil. Cependant, un certain nombre de loges continuent leurs travaux dans la clandestinité. Elles ont été aidées en cela par la Révolution brabançonne dont on perçoit les prémices dès 1787 et qui éclate réellement en 1789 à la suite de la Révolution française. De façon assez certaine, il s'agit d'une loge à Bruxelles, d'une à Tournai, de deux loges à Mons, d'une loge à Namur, d'une loge à Anvers et d'une loge à Luxembourg. Les loges de la principauté de Liège, non soumises à l'édit impérial, continuent un parcours plus classique. La principauté de Liège. Dans la principauté de Liège, la première loge semble avoir été de Chaudfontaine en 1749. En 1760, le prince-évêque interdit la franc-maçonnerie. Par contre son successeur François-Charles de Velbrück (1772-1784) appartient à l'ordre, et le protège. Il est membre de la loge . Il était le candidat de la France. Rapidement, contrairement à ce qui se passe dans les Pays-Bas autrichiens, l'ensemble des loges (sauf une) se retrouvent sous le giron du Grand Orient de France. Pendant le , de nombreux prêtres catholiques auront appartenu à la franc-maçonnerie. En 1774 serait créée à Liège la loge fondés par le chevalier Pierre de Sicard, qui avait déjà fondé quelques loges ailleurs dont il tirait profit (selon U. Capitaine). Dans le règlement de la loge, le coût pour un maillet, pour un tablier, pour un tapis de loge, etc. était précisément stipulé. L'existence de la loge prendra rapidement fin. Ulysse Capitaine rapporte un transfert massif de « frères » se fera vers la loge , patente reçue en 1775 du Grand Orient de France. Rapidement une scission aura lieu dans cette loge, avec la création de "La Parfaite Égalité". Celle-ci sera également reconnue par le Grand Orient de France en 1776. Une autre loge, , à Spa sera créée par la Grande Loge de Hollande en 1778, elle rejoindra en 1787 le Grand Orient de France (d'après Ulysse Capitaine). Le Grand Orient de Bouillon. Le duché de Bouillon, arraché par les troupes françaises de Louis XIV à la principauté de Liège, est un duché souverain érigé en faveur du duc de Bouillon. Ce sont les ducs Charles-Godefroy, puis Godefroy-Charles de La Tour d'Auvergne, vicomte de Turenne qui en sont les souverains durant le . La famille de La Tour d'Auvergne de cette époque est fortement liée à la famille Stuart, dépossédée du trône d'Angleterre, le Duc étant le beau-frère du roi Jacques III Stuart. Ils étaient francs-maçons, dévoués à la cause. Ce grand orient représente donc la tendance "jacobite" de la franc-maçonnerie de cette époque (du nom du roi Jacques II d'Angleterre), maçonnerie traditionnelle trouvant ses racines en Écosse, catholique, à l'origine et/ou à l'essor des hauts grades. Ce grand orient est représentée par une loge, la "Saint-Charles de la Parfaite Harmonie", située à Bouillon. Sa présence est historiquement confirmée dès 1763. On possède peu de documents sur cette loge pratiquant les hauts grades. Elle sera à l'origine d'autres loges, comme "Amitié et Fraternité" en 1786 à Dunkerque. Son influence est probablement plus importante que ce que les documents actuels, insuffisants, le laissent présager. La période révolutionnaire. Révolution française de 1789. L'annexion française suivra quelques années plus tard, en 1794. Dès 1798, grâce aux loges militaires françaises, la création de la loge bruxelloise "Les Amis philanthropes" va donner un second souffle à la franc-maçonnerie "belge". Elle sera à la base des "œuvres maçonniques" les plus importantes du en Belgique. La Révolution française va, en effet, décimer la maçonnerie française : d'environ 700 loges et maçons, au sortir du royal, il ne restait plus qu'une bonne trentaine de loges et quelques petits milliers de maçons épars. La réduction drastique de la maçonnerie était déjà réalisée dans les Pays-Bas autrichiens. La situation était critique. En 1795, au temps de l'annexion française, "La Parfaite Union" et "La Vraie et Parfaite Harmonie", de Mons, étaient parmi les quelques ateliers qui avaient survécu aux Pays-Bas autrichiens et à la principauté de Liège, sous le nouveau nom de "La Concorde" (un membre de la famille Fonson était toujours présent). La réunion à la France (1795-1814) et la présence des loges militaires françaises ont causé une nouvelle expansion des loges dans les neuf "départements réunis" (voir liste ci-dessous). La période française. La période française, surtout impériale, se caractérise par une expansion importante de la maçonnerie dans ce qui deviendra la Belgique. Ces loges étaient peut-être révolutionnaires, anticléricales et francophiles. Elles étaient surtout, du moins extérieurement, fort soumises au pouvoir impérial français. L'empereur, parce qu'il la contrôlait, a favorisé la franc-maçonnerie. Elle était à ce moment largement déiste, sinon catholique, même si l'anti-cléricalisme n'en était pas absent. C'est une période ne montrant que peu de tension avec l'Église. Le prince Charles-Alexandre de Gavre, dont le rôle sera important à l'époque du Royaume uni des Pays-Bas ou Royaume des Belgiques sera le seul représentant de nos régions au sein des "grands dignitaires" du Grand Orient de France, comme "grand expert du Grand Chapitre" (l'administration centrale du Grand Orient de France de cette époque comprend 7 grands premiers dignitaires et 63 grands dignitaires d'honneur, ainsi que 99 officiers ordinaires). Cette période prend fin avec la bataille de Waterloo, le 18 juin 1815. Le Royaume uni des Pays-Bas. Après les guerres qui suivent la Révolution française et l'Empire napoléonien, le traité de Paris et le Congrès de Vienne réunissent les territoires des anciens Pays-Bas belgiques et de l'ex-principauté de Liège à ceux de l'ancienne république des Provinces-Unies pour former le Royaume uni des Pays-Bas. Il y a 27 loges en 1815, neuf auront disparu avec la fin de l'époque française, certaines seront relevées plus tard. Le 15 mars 1817, 14 loges vont installer un "Grand Orient des provinces méridionales des Pays-Bas" indépendant. Rapidement, celle-ci va rejoindre la Grande Loge des Pays-Bas. L'initiation du prince héritier, Guillaume d'Orange-Nassau, à la loge bruxelloise "L"Espérance", le 14 mars 1817, n'est pas étrangère à ce rapprochement voulu par le roi Guillaume. C'est ainsi que se constitue une nouvelle Grand Loge des Pays-Bas, avec 2 grandes loges d'administration, l'une pour le Nord (Hollande : la "septentrionale"), l'autre pour le Sud (Belgique : la "méridionale"); ce sera la loge la "Bonne Amitié" de Namur qui aura le matricule 1 au tableau de l'administration méridionale de la Grande Loge du Royaume uni des Pays-Bas. Le prince Frédéric d'Orange-Nassau en devient sérénissime grand maître, il aura comme représentant officiel pour la partie méridionale, le prince Charles-Alexandre de Gavre, membre depuis le milieu des années 1770 de la loge "La Bonne Amitié" de Namur. C'est le 11 avril 1818 que la Grande Loge d'administration des provinces méridionales est installée officiellement, elle comporte déjà à ce moment 28 loges. Cependant, il n'y aura pour ainsi dire pas de relations entre les deux grandes loges d'administration. Un épisode va crisper les relations entre le sérénissime grand maître et des loges, surtout méridionales, lorsque ce dernier voulut supprimer en 1821 les hauts grades pour les remplacer par un système de deux grades complémentaires aux trois premiers (grade des "Élu" et "Maître Élu"). En effet, le Rite écossais ancien et accepté avait été formalisé en 33 grades en 1801 à Charlestown, pour revenir en France en 1804. Le succès sera foudroyant, tant en Europe qu'aux Amériques. C'est en 1817 qu'un suprême conseil de ce rite sera créé dans nos contrées, à l'initiative notamment de la loge « Les Amis philanthropes ». L'année suivante, en 1818, un autre rite sera officiellement présenté par circulaires, ce sera le Rite Écossais Primitif, dit de Namur, qui ne concernera finalement que quatre loges en Belgique. C'est le prince de Gavre qui en est le grand maître. On en trouve les premières traces dès les années 1780. La dernière tenue à ce rite aura lieu en 1866. Ce ne sont pas les seuls "hauts grades" pratiqués à cette époque : des loges ont pratiqué le rite écossais philosophique, d'autres, le rite rectifié, le rite de Misraïm, le système d'Hérédom de Kilwinning, ou même le système à deux hauts grades mis en place par le prince Frédéric d'Orange-Nassau, entre autres la loge « Le Septentrion » de Gand. La diversité des pratiques du se retrouve en partie dans cette première moitié du . La période du Royaume uni des Pays-Bas prend fin avec la révolution belge de 1830 et la sécession des provinces méridionales qui formeront le Royaume de Belgique. Le Grand Orient de Belgique. Les débuts. Avec la naissance du Royaume de Belgique se constitue en 1833 le Grand Orient de Belgique, soutenu par le roi Léopold, qui aurait été initié lui-même à la loge "L'Espérance" de Berne en 1813. On lui propose d'en devenir sérénissime grand maître mais il décline l'offre et y place un de ses proches collaborateurs, le baron Goswin de Stassart, initié à Paris vers 1803, affilié à la loge "La Bonne Amitié" de Namur le mai 1820, puis à la loge "Les Amis philanthropes" le 24 juin 1835. Stassart prendra comme représentant particulier Théodore Verhaegen. "La Bonne Amitié" prendra le matricule 1 au tableau du Grand Orient de Belgique jusqu'à la fin du , où elle cèdera son numéro à "La Parfaite Union" de Mons (1898). Les débuts furent difficiles. Sur 27 loges que comptait la Grande Loge d'administration méridionale à ce moment, seules 10 rejoindront le Grand Orient de Belgique, 10 se mettront en sommeil, 5 resteront fidèles aux Pays-Bas et 2 créeront une autre obédience. En effet, des loges, comme "Le Septentrion" à Gand, resteront fidèles au Grand-Orient des Pays-Bas, cette dernière jusqu'en 1883 et ne rejoindront dès lors que très tardivement le Grand Orient de Belgique. Les loges de Liège et de Verviers, rejointes ensuite par celle de Huy, créèrent la "Fédération maçonnique belge" avant de rejoindre le Grand Orient de Belgique en 1854. En effet, à la création du Grand Orient de Belgique s'est posé très rapidement le problème de l'article 135 des statuts qui interdisait les discussions politiques et religieuses en loges. Ces loges voulaient déjà sa suppression, et ne l'ayant pas obtenue, firent « bande à part » jusqu'à l'abrogation de cet article en 1854. Entre-temps, les relations étaient parfois difficiles entre les deux obédiences. À preuve, cet appel à une réforme de la maçonnerie belge lancée par « La Parfaite Union » de Mons le 18 novembre 1838 et portant principalement sur l'enseignement. Le Grand Orient de Belgique accueillera cette proposition avec prudence et la "Fédération maçonnique belge", en décembre 1839, la rejettera vigoureusement, surtout parce qu'elle estimait que cette proposition mettait en danger la survie de l'Université d'État de Liège. Les loges, à cette époque, sont envahies par les militaires, à tel point que F. Clément écrira « "… on se demande s'il était encore dans l'armée des officiers n'ayant pas encore reçu l'initiation…" ». À cause de la lettre épiscopale du cardinal Englebert Sterckx et de l'épiscopat en 1837, qui interdisait l'appartenance à la franc-maçonnerie aux catholiques, à la suite de l'encyclique Mirari Vos de 1832, la franc-maçonnerie belge change alors, devient moins catholique, quoique toujours déiste. En effet, dans un premier temps, l'épiscopat belge estimait, semble-t-il, que la lutte contre l'"orangisme" (c'est-à-dire le protestantisme) était prioritaire et donc une franc-maçonnerie détachée de celui-ci était favorable à sa propre cause, d'où une certaine neutralité, favorisée par l'élection de Stassart à la grande maîtrise. La lutte entre les mouvements cléricaux et anticléricaux va alors crescendo. Elle portera notamment sur l'instruction publique au point que la loge "Les Amis philanthropes" fonde en 1834 l'université libre et laïque de Bruxelles, à l'initiative de Théodore Verhaegen, lors de son discours du 24 juin 1834 à la loge des "Amis philanthropes". Suivra une mise en œuvre gigantesque du projet. Nombreux sont les francs-maçons catholiques qui choisissent la franc-maçonnerie au lieu de l'église catholique. Petit à petit la maçonnerie va recruter ses membres dans les milieux anticléricaux, mais le coup a été rude, d'autant que cela s'est fait dans la foulée de changement de grande loge. Par exemple, la vieille loge, "La Bonne Amitié" à Namur devra être soutenue à bout de bras par ses anciens, membres du Rite Écossais Primitif, pour qu'elle ne disparaisse pas, tant les désaffiliations et les dissensions créées par l'encyclique étaient importantes. D'autres loges du pays n'ont pas eu cette chance. Le baron de Stassart donnera sa démission de la grande maîtrise du Grand Orient (qui était à l'époque une charge à vie), le 16 juin 1841, à la suite de différents incidents, d'une part sa destitution de son gouvernorat de la province du Brabant, pour ne pas avoir favorisé l'élection du « grand maréchal du palais » de l'époque (il s'agit d'une décision de type clérical du gouvernement « Unioniste »), mais aussi d'autre part, face à la montée en puissance des mouvements socio-politiques en loge. se réunirent au parc de Bruxelles pour lui témoigner leur sympathie, chiffre considérable pour l'époque. La phase politique. Eugène Defacqz de la loge "Amis du progrès" va lui succéder. Il va temporiser et essayer de ramener de la sérénité dans les travaux des loges. Il voulait également que la grande maîtrise soit une fonction éligible tous les trois ans. Cela ne se fera que beaucoup plus tard. En 1850, Théodore Verhaegen dépose sur la table du Grand Orient une proposition d'abrogation de l'article 135 des statuts du Grand Orient, qui interdisait les discussions de religion et de politique lors des réunions. La proposition de Verhaegen est mise à l'étude. En novembre 1852, Defacqz donne sa démission de la grande maîtrise. Il ne reviendra pas en arrière, mais le Grand Orient la refuse. Théodore Verhaegen fera office de grand maître jusqu'en 1862, date de sa mort. En 1854, il obtiendra l'abrogation de l'article 135. Cette abrogation va provoquer un état d'anarchie important dans la maçonnerie belge, de nombreux maçons la quitteront, des loges se mettront en sommeil, d'autres se mettront sous l'autorité exclusive du Suprême Conseil de Belgique qui rompt ses relations avec le Grand Orient. C'est le cas pour les deux loges bruxelloises, "Les Vrais Amis de l'Union" et "Les Amis du Progrès", qui vont fusionner à cette occasion, formant ainsi la loge la plus nombreuse de Belgique. La phase politique du Grand Orient débute. Elle portera surtout sur les problèmes de l'enseignement. La politisation de certaines loges devenait tellement importante que Verhaegen et le Grand Orient vont devoir faire partiellement marche arrière. La loge de Verviers, "Les Philadelphes", semble-t-il, très politisée, se verra d'ailleurs signifier sa dissolution (1858). Cet épisode renvoie aux mouvements et clubs politiques de l'époque, dont le carbonarisme est l'élément de référence. Ce dernier est une association politique libertaire, secrète, dont la structure fait penser à la franc-maçonnerie, à la source du Risorgimento italien avec Garibaldi. Si ce mouvement d'essence politique fut également très actif en France, il l'était aussi chez nous. La maçonnerie était pour ses membres une couverture, ce qui explique leur commune proximité. Il explique peut-être en partie la création de la "Fédération maçonnique belge", dont il a été question plus haut. Le nom de la loge, « Les Philadelphes », renvoie d'ailleurs aux réseaux carbonari, créés durant la période napoléonienne, qui eux-mêmes renvoient aux Illuminés de Bavière du . Le personnage le plus connu des carbonari belges est sans conteste le spadois Felix Delhasse. Les mouvements libertaires et/ou anarchistes ont toujours été très présents dans la maçonnerie belge du . À la fin de ce siècle, à la suite de controverses au sein de l'université libre de Bruxelles, une dissidence de cette Université, l'« Université nouvelle », verra le jour, avec Elisée Reclus comme symbole, mais comprenant également des personnalités fortes comme le prix Nobel de la paix, Henri La Fontaine, voir plus loin. Cette université retournera à ses origines à la suite de la Première Guerre mondiale. Il faudra attendre 1880, pour que le calme revienne, que le Suprême Conseil se rapproche et réalise une nouvelle convention avec le Grand Orient de Belgique (pour le cinquantenaire de la Belgique), consacrant une stricte séparation des rôles : les loges symboliques (3 premiers grades) au Grand Orient, les grades de perfection (du au ) au Suprême Conseil. Cette situation prévaut toujours actuellement pour le Grand Orient. Le rapprochement de la loge "Le Septentrion" de Gand avec le Grand Orient, qui s'était opéré durant les années « politiques », se matérialisera par son affiliation en 1883. Il ne subsistait à ce moment en Belgique plus que 16 loges occupées par environ 2800 maçons. Les résolutions se succèdent, comme celle concernant l'enseignement primaire obligatoire et gratuit adopté à l'unanimité au convent du Grand Orient le 7 mai 1876 (et qui ne deviendra effectif en Belgique qu'en 1914). En 1891, la phase politique du Grand Orient se terminait par un dernier acte politique, la demande officielle du suffrage universel pur et simple : « "L'assemblée est d'avis que le droit de suffrage doit être reconnu à tous les citoyens sans autre condition que celle de l'âge (majorité civile) et de domicile et sauf indignité (privation de droits civils et politiques par suite de condamnation" » (convent du 30 mars 1891). Finalement le Parlement belge, après d'âpres discussions et compromis, vota le système du vote plural, le 18 avril 1893. Joseph Van Schoor, sénateur et administrateur de la jeune université libre de Bruxelles, membre des "Vrais Amis de l'union" puis des « Amis philanthropes » va succéder à Théodore Verhaegen. Il y mettra des conditions et notamment l'interdiction aux loges, s'il y avait discussion, de voter sur la chose politique ou religieuse. Ce point sera, plus tard, clairement re-précisé par Charles Magnette. D'autre part, avec l'accord d'Eugène Defacqz, il deviendra officiellement son successeur. Enfin, il ouvrira le chantier de la révision des statuts du Grand Orient de Belgique. Il évitera ainsi la scission définitive du Grand Orient de Belgique avec le Suprême Conseil de Belgique. Notons que le Grand Orient de France avait connu une évolution similaire, la scission avec le Suprême Conseil de France, ira, au contraire, en s'approfondissant, avec finalement la création de la Grande Loge de France en 1894. Van Schoor mettra une dernière condition à sa grande maîtrise, c'est d'avoir à ses côtés Pierre Van Humbeek alors président de la loge "des Vrais Amis de l'union et du progrès réunis", qui sera le premier ministre de l'instruction publique en Belgique, en 1874, et qui, d'ailleurs, lui succédera. Cela se fera de bien curieuse façon et montre l'état de désordre de la maçonnerie belge à cette époque. Comme cette loge ne faisait plus partie du Grand Orient de Belgique, il fallut trouver une solution. Van Humbeek s'affiliera à la loge namuroise, "La Bonne Amitié", laquelle le désignera comme député auprès du Grand Orient, ce qui permit à Van Humbeek d'entrer dans la Grande Commission de celui-ci. Les négociations pouvaient commencer et l'ensemble des loges existantes à ce moment vont finalement renouer avec l'obédience.Notons que si la suppression dans ses statuts de l'"obligation de la croyance en Dieu et en l'immortalité de l'âme" par le Grand Orient de France en 1877 a eu des conséquences schismatiques internes importantes (voir Querelle du Grand Architecte de l'Univers) et dans les relations internationales de la franc-maçonnerie française, une mesure similaire (suppression de l'obligation de l'invocation dans le Grand Architecte de l'Univers) prise quelques années plus tôt (1872) par le Grand Orient de Belgique n'a occasionné pour la franc-maçonnerie belge quasiment aucun remous interne ou externe. L'apaisement. En 1883 débute la grand maîtrise du comte Eugène Goblet d'Alviella, homme politique et ancien président de la loge « Les Amis philanthropes » qui marque une nouvelle expansion de la franc-maçonnerie belge, son repositionnement large dans la franc-maçonnerie internationale (il renouera avec les obédiences notamment allemandes qui avaient rompu à la suite de l'abrogation de l'article 135). Notons que les obédiences de Grande-Bretagne de cette époque n'ont jamais rompu avec l'obédience belge, les relations avec la Grande Loge unie d'Angleterre devenant même officielle en 1875. Grâce aux mouvements féministes, les femmes vont petit à petit revendiquer une place égale à celle des hommes en franc-maçonnerie. Le chemin sera cependant long. Les loges d'adoption étaient bien connues au . Il y eut par ailleurs des femmes invitées aux réunions maçonniques de cette époque. C'est en 1882 que Maria Deraismes fut initiée dans la loge française "Les Libres Penseurs" de Pecq de la "Grande Loge symbolique écossaise" (scission du Suprême Conseil de France). Elle créera, avec Georges Martin, dès l'année suivante, une nouvelle obédience maçonnique, pour la première fois mixte, le Droit Humain. En Belgique, la franc-maçonnerie, quoique non unanime, il s'en faut de beaucoup, a néanmoins, dans son ensemble accompagné cette émancipation au cours du . Le premier collège d'enseignement pour jeunes filles fut créé à l'initiative des "Vrais Amis de l'union et du progrès réunis", et des "Amis philanthropes" à Bruxelles en 1864, l'institut qui s'appelle aujourd'hui Gatti de Gamond. À Anvers, la loge "Les Amis du commerce et la persévérance réunis" va également se pencher sur l'amélioration de l'éducation des femmes. Présidé par le prix Nobel de la paix, Henri Lafontaine, membre de la loge "Les Amis philanthropes" et professeur à l'université libre de Bruxelles (l'Université nouvelle), la Ligue belge des droits des femmes invite Maria Deraismes à Bruxelles. Le mouvement est lancé et, malgré les obstacles, la première loge de la Fédération belge du Droit humain sera créée en 1912. Le mouvement flamand et la franc-maçonnerie belge. On ne peut pas dire qu'à l'époque du Royaume uni des Pays-Bas, la franc-maçonnerie (1814-1830) verra une "néerlandisation" des loges situées en Flandre. La Grande Loge d'administration méridionale était restée très francophone et calquée sur ce qui existait au temps de l'Empire français. Il y avait cependant quelques travaux en néerlandais. La loge "Le Septentrion" de Gand, même si le néerlandais n'en était certainement pas exclus "", n'a pas joué, apparemment, un rôle majeur dans les mouvements flamands laïcs. En effet, ceux-ci vont réellement émerger lors de la phase politique du Grand Orient de Belgique. Il s'agissait de répondre à l'emprise de l'Église en Flandre sur les masses populaires. Cependant dans la partie flamande du pays, les francs-maçons se concentraient surtout dans les métropoles, Gand et Anvers, et la francisation progressive de la bourgeoise flamande était un fait réel au cours du , surtout à Bruxelles. Cette double caractéristique va structurer le mouvement laïc dans le nord du pays : il sera flamand et progressiste. Dès les années 1865, c'est à Anvers que le mouvement se structurera le plus autour du Willemsfonds et de la loge "Les Amis du commerce et la persévérance réunis". En 1876, la loge "Les Élèves de Thémis" à Anvers fut la première à travailler en flamand. En 1890, une scission de cette loge verra la création de la première loge entièrement flamande : "Marnix van Sint-Aldegonde". Leurs actions, et on le comprend aisément, se concentraient principalement sur l'enseignement. Ils portèrent la "question flamande" sur la table du Grand Orient en 1874. Le Grand Orient adopta officiellement leur position politique en 1875, à savoir la néérlandisation de l'enseignement de base en Flandre. Et en 1883, la nouvelle loi sur l'enseignement, voté par le parti libéral encore au pouvoir pour un an et très proche à cette époque de la franc-maçonnerie, intégrera partiellement leur revendication. Ce qui, indubitablement, va caractériser le en franc-maçonnerie, c'est l'arrivée des femmes en grand nombre dans celle-ci, soit dans des obédiences mixtes, soit essentiellement féminines. D'autre part, la deuxième moitié du sera également caractérisée par la structuration de la franc-maçonnerie internationale en deux blocs, encore que cette manière de présenter les choses est réellement très réductrice. Avant-guerre et Première Guerre mondiale. En 1900, Goblet d'Alviella deviendra le président du Suprême Conseil (hauts grades du Rite écossais ancien et accepté), après avoir été celui du Grand Orient de Belgique. Son action internationale sera importante. En 1907, sera organisé à Bruxelles la conférence internationale des "suprêmes conseils" : 21 sur 25 y seront représentés, à l'exception notable des trois "suprêmes conseils" de Grande-Bretagne, mais avec la présence de ceux des États-Unis, dont celui du Sud dit "Suprême Conseil mère du monde". Ces conférences se répéteront à Washington en 1912 et à Lausanne en 1922. En 1913, le Suprême Conseil de Belgique délivre les patentes de constitutions du Suprême Conseil des Pays-Bas. On pouvait penser à ce moment que l'Unité internationale de la franc-maçonnerie était à portée de main. L'image que la franc-maçonnerie belge de ce début de siècle, sans rien renier de son passé, apparaît celle de pratiques plus classiques, dans un esprit apaisé. En tout cas, si on la compare avec sa situation 100 ans plus tôt, son visage est bien différent : une obédience pour les grades symboliques (les trois premiers grades), une obédience pour les hauts grades, l'une et l'autre successivement dirigées par le même homme, une maçonnerie en expansion. Pourtant la franc-maçonnerie belge va petit à petit se diversifier à partir de cette base commune. Une très grande partie de ce qui existe aujourd'hui en franc-maçonnerie belge vient de ce tronc commun Grand Orient - Suprême Conseil, de ce début de . Le combat flamand laïc, émanant essentiellement des loges d'Anvers et de Gand, va se concentrer dès ce moment sur la flamandisation de l'université de Gand. Mais surtout, ce début de siècle sera celui de la naissance de la maçonnerie mixte en Belgique, c'est-à-dire essentiellement le droit des femmes d'être maçon à part égal de l'homme. La première femme belge à devenir franc-maçon est Isabelle Gatti de Gamond qui sera initiée à la loge "Diderot" de la Grande Loge symbolique écossaise française, vers 1903. Ensuite elle sera invitée à une réunion maçonnique à la loge des « Amis philanthropes ». La réunion n'aura pas lieu, car Isabelle Gatti de Gamond, malade, décède en 1905. En 1905 est créée la première loge du Droit humain au nord de la France, à Amsterdam, la loge « Cazotte » 13, inaugurée par Georges Martin : une délégation des « Amis du commerce et la persévérance réunis », ainsi que des « Amis philanthropes » s'y rendront ; des membres de cette dernière décidèrent de s'y affilier, l'idée étant de créer une loge de cette obédience en Belgique. Le Grand Orient de Belgique se prononce, concernant la présence des femmes en loge, pour la recréation de loges d'adoption à l'image du . Contrairement à l'évolution française, ceci n'aura pas de suite. Ces loges d'adoption seront à la base de la création de la Grande Loge féminine de France après la deuxième guerre. Le , la loge « les Amis philanthropes », sous la présidence d'Henri Lafontaine, reçoit pour une conférence le fondateur du Droit humain avec Maria Deraismes, Georges Martin, accompagné de femmes et d'hommes francs-maçons. Le Grand Orient condamnera mollement, la loge éclatera et un troisième essaimage se réalisera. Cette action d'éclat va permettre d'accélérer la formation de la première loge du Droit humain en Belgique, au départ de francs-maçons surtout issus des "Amis philanthropes". Ce sera la loge 45 "Égalité", qui sera officiellement inaugurée en 1912. Le décès d'Isabelle Gatti de Gamond n'ayant pas permis un recrutement féminin, cette première loge sera composée au départ surtout d'hommes. Ce n'est que dans l'entre-deux guerres, que les femmes prirent des responsabilités dirigeantes dans la partie belge de cette obédience, qui deviendra une fédération autonome en 1928 à partir de six loges et d'un chapitre de hauts grades. Pendant la Première Guerre mondiale, la Belgique est presque entièrement occupée et les loges suspendent leurs travaux. Elle sera marquée par l'"Appel aux grandes loges d'Allemagne" réalisé par Charles Magnette, grand maître du Grand Orient de Belgique, le 27 septembre 1914, afin de faire examiner par une commission indépendante les exactions subies par les habitants de la Belgique occupée. Il recevra deux réponses polies sur les sept obédiences approchées. Il récidivera le afin d'arrêter la déportation massive d'ouvriers belges vers l'Allemagne et sera arrêté par les autorités occupantes pour subversion en période de guerre. Il sera alors incarcéré. Période contemporaine. La paix retrouvée, les loges reprennent force, mais se font de nouveaux ennemis : les dictatures de droite les trouvent dangereuses à cause de leur amour pour la liberté de pensée, les dictatures de gauche les reprochent leur « collaboration de classe ». En 1921 est créée l'Association maçonnique internationale (AMI) à l'initiative notamment de la Grande Loge suisse Alpina. Charles Magnette participe activement à cette nouvelle construction de la maçonnerie internationale. Le Grand Orient de Belgique adhère à cette association comme la grande majorité de la maçonnerie internationale, à l'exception notable de la Grande Loge unie d'Angleterre. Rapidement la Grande Loge de New-York et le Grand Orient des Pays-Bas quittent l'organisation. Le 4 septembre 1929, la Grande Loge unie d'Angleterre émet des principes de base (la règle en huit points) pour être reconnue par elle, définissant ainsi ce qui pour elle est "régulier". En 1928 est fondée la Fédération belge du Droit humain, faisant partie de l'Ordre maçonnique mixte international « Le Droit humain » ; elle connaît une expansion continue. À l'inverse, le Grand Orient de Belgique vit sur son acquis ; durant l'entre-deux guerres, il n'augmente ni ne diminue ses effectifs. Durant ces années, les relations d'abord difficiles se stabilisent ensuite. Ce n'est qu'après la Deuxième Guerre mondiale que leurs relations deviennent plus cordiales. Le , la Belgique est envahie par l'Allemagne hitlérienne, la franc-maçonnerie est interdite, de nombreux frères sont arrêtés, déportés, assassinés, tels Georges Pètre, président du Suprême Conseil en 1942 ou Jules Hiernaux, grand maître du Grand Orient de Belgique de 1937 à 1939. Les occupants sont aidés par une liste de francs-maçons publiée le par La Libre Belgique, journal conservateur et catholique. Pourtant une vie maçonnique belge continue en exil à Londres et à New York, et même de manière clandestine et avec les risques qu'on imagine, dans le camp de concentration d'Esterwegen (la loge Liberté chérie) et dans le camp de prisonniers de guerre de Prenslau (la loge L'Obstinée). À la Libération, la vie maçonnique reprend son cours. Les effectifs ont alors diminué d'un bon quart. En 1952 la Grande Loge féminine de France est créée en France. Elle est réservée uniquement aux femmes. Cette obédience crée des loges dans différents pays et notamment en Belgique dont la première en 1974. La Grande Loge féminine de Belgique voit le jour en 1981. Cependant en 1950, à la suite de pressions de la Grande Loge unie d'Angleterre, l'« Association maçonnique internationale » est dissoute par la volonté de la Grande Loge suisse Alpina qui l'avait suscitée. Le 15 mai 1954 la Convention de Luxembourg est signée, réunissant les Grandes Loges unies d'Allemagne, le Grand Orient des Pays-Bas, la Grande Loge suisse Alpina, etc. Cette convention énumère les six points de régularité auxquels les obédiences devaient absolument souscrire pour être reconnues mutuellement, se basant notamment sur les principes émis par la Grande Loge unie d'Angleterre en 1929. La Grande Loge unie d'Angleterre se joint à ce mouvement et devient ainsi le régulateur de la « régularité » maçonnique. La scission entre la maçonnerie dite « régulière » et la maçonnerie dite « libérale » est à ce moment consommée, même si en 1958, notamment le Grand Orient des Pays-Bas essaie de ramener les grands orients de France et de Belgique vers le nouveau mouvement international en train de se créer. La suite n'en sera qu'une résultante. En 1959, 5 loges aspirant à plus de « régularité » forment la « Grande Loge de Belgique », emmenant dans leur sillage le Suprême Conseil de Belgique qui rompt ses relations avec le Grand Orient de Belgique en 1960. Elle est reconnue par la Grande Loge unie d'Angleterre en 1965. Le 22 janvier 1961, en réaction, est créé le CLIPSAS qui réunit des obédiences dites « libérales », telles que le Grand Orient de Belgique, celui de France ou le Droit humain, pour les obédiences les plus importantes. La Grande Loge AFAM d'Allemagne est parmi les signataires de l'appel de Strasbourg, acte fondateur du CLIPSAS, mais elle s'en retire finalement en 1967. Ce groupement connaît des difficultés en 1995, qui conduisent à la création de l'"AMIL" (voir : Régularité maçonnique). En 1979 un schisme se produit au niveau de la Grande Loge de Belgique, avec la création de la Grande Loge régulière de Belgique, entraînant avec elle un "Grand et Suprême Conseil de Belgique" issu par scission du Suprême Conseil de Belgique. Cette dernière Grande Loge est finalement la seule reconnue par la Grande Loge unie d'Angleterre. Ceci conduit vers un rapprochement de la Grande Loge de Belgique avec le Grand Orient de Belgique où des accords de reconnaissance mutuelle et de coopération sont pris (officialisés en 1989). Se créent également trois nouvelles obédiences de hauts grades pour remplacer le "Suprême Conseil "de" Belgique" au niveau des obédiences qu'elle a successivement quittée, à savoir le "Souverain Collège du rite écossais pour la Belgique" (recrutant à l'origine au seul GOB) et deux "Suprêmes Conseils "pour" la Belgique" (recrutant dès leur naissance tant au GOB qu'à la GLB), qui entretiennent aujourd'hui des relations de coopération. De même le Droit humain et la Grande Loge féminine ont leurs propres systèmes de hauts grades. D'autres obédiences et rites sont également présents en Belgique, mais de façon assez confidentielle. Parmi ceux-ci, le rite le plus important est celui de Memphis-Misraïm. Il est implanté depuis longtemps en Belgique (le rite de Misraïm a été implanté en Belgique pour la première fois par Michel Bédarride en 1817) et son obédience principale en Belgique a des accords de coopération avec la plupart des associations maçonniques "libérales" du pays. À la fin de ce , la franc-maçonnerie belge présente donc un visage très diversifié, mais très riche dans ses pratiques, avec un nombre de francs-maçons, femmes et hommes, qu'elle n'avait jamais atteint depuis l'époque de ses origines. Ces dernières années, d'autres "grandes loges" se sont créées, soit pour dépasser la problématique du genre : la Confédération de loges "Lithos", née en 2006, soit pour poser de façon plus rigoureuse l'équilibre entre femmes et hommes : le projet de la Grande Loge mixte de Belgique, né en 2009, elle se veut mixte paritaire ; il s'est heurté à la structure maçonnique belge et aux accords entre les autres obédience de sorte que le projet est en sommeil, d'autant plus que le GOB et la GLB s'ouvrent de plus en plus aux visites des sœurs, mais ne les initient pas. Le projet de GLMB se veut répondre à la demande de mixité vécue autrement qu'au DH, composé de 74,36 % de sœurs et fonctionnant de manière administrative autonome (Constitution Internationale art. 24a) le DH belge est une Fédération de l'Ordre maçonnique mixte international « Le Droit humain », c'est la plus grosse fédération après celle de France. La situation de la franc-maçonnerie en Belgique n'est pas différente de celle rencontrée dans de plus en plus de pays dans le monde. En Belgique, la majorité des francs-maçons (hommes et femmes) sont membres de l'une des « obédiences » suivantes : Ces obédiences appartiennent à la franc-maçonnerie dite « libérale ». Elles se qualifient d'adogmatiques, humanistes, progressistes et laïques. Compléments. Musée belge de la Franc-maçonnerie. Le Musée belge de la Franc-maçonnerie, sis au 73-75, rue de Laeken à Bruxelles, est la continuité de l'ancien "Musée du Grand Orient de Belgique" fondé en mars 1985. Cette nouvelle institution est née de l'association de la fédération belge du Droit humain, de la Grande Loge de Belgique, de la Grande Loge féminine de Belgique et du Grand Orient de Belgique. Franc-maçonnerie dans la province de Namur. L'histoire de la franc-maçonnerie dans la province de Namur débute en 1770 et pendant près de deux siècles, il n’y eut qu’une seule loge maçonnique active dans la province. Depuis 1966, se sont créées une vingtaine de loges appartenant à une dizaine d'obédiences. Pendant près de deux siècles, il n’y eut qu’une seule loge maçonnique active dans les limites de l’actuelle province de Namur sauf à prendre en considération l’existence éphémère des trois ateliers suivants : Créée sous le titre distinctif "La Parfaite Union" et doté d’une patente régulièrement délivrée par la Grande Loge d’Écosse le 5 février 1770, cet atelier reçut en 1777 un nouveau nom – "La Bonne Amitié" – auquel ses membres décidèrent en 1945 de joindre celui de "François Bovesse", gouverneur civil de la province assassiné par des miliciens rexistes. |
Olivier Mathieu Olivier Mathieu, né le à Boulogne-Billancourt, est un écrivain, journaliste et poète français. Il est principalement connu pour avoir, le , nié l'existence des chambres à gaz dans les camps allemands lors de la Seconde Guerre mondiale en direct à la télévision française. Auteur de nombreux articles et ouvrages sous son nom et sous pseudonyme, il est candidat à l'Académie française à diverses reprises ; il recueille une voix en 2003. Biographie. Olivier Mathieu est le petit-fils de la femme de lettres belge Marie Joséphine Jacquart, dite Marie de Vivier, qui entame en 1930 une liaison avec l'écrivain belge André Baillon (qu'il présente donc comme son probable grand-père). Fils naturel de René Louis (1906-1991), il vit une enfance pauvre, notamment à Sceaux, Trouville, Nanterre (à l'époque de Mai 68), Marly-le-Roi. Il n'est pas scolarisé jusqu'à son baccalauréat, qu'il passe en candidat libre en 1978, sa mère Marguerite Mathieu s'occupant de son instruction. Il se produit en 1972 à la salle Pleyel au sein de l'orchestre de jeunes de son professeur de violon, Alfred Loewenguth. En 1974, il est naturalisé français. Sa jeunesse est marquée par la fréquentation de l'entourage de sa mère et de sa grand-mère ; on y voit Giuliano Bonfante, Hergé, Robert Poulet, Ferdinand Teulé, etc. En 1982, il se fait réformer de l'armée ; la même année, il remporte un concours de nouvelles organisé par la Mutuelle nationale des étudiants de France (MNEF), avec un texte intitulé "Cousine". Il étudie les lettres classiques. Les années 1980 sont pour lui une période de voyages dans toute l'Europe, mais aussi aux États-Unis, au Mexique et en Afrique du Sud (1991). Il publie des textes poétiques et en prose dès son adolescence ("Gazette des grandes terres" de Marly-le-Roi, en 1977, ou la revue belge "Quetzalcoatl"). Durant les années 1980, il est brièvement journaliste dans des publications d'extrême droite — "Rivarol" (articles sur Abel Bonnard), "Présent", "Minute" —, et collabore à de nombreuses revues et magazines ("Le Spectacle du Monde", "Nouvelle revue de Paris", "Aspects de la France", "Matulu", "National-Hebdo", "Écrits de Paris", "Itinéraires", "Éléments", "Panorama des idées actuelles", "J'ai tout compris"). Il fréquente en outre le Groupement de recherche et d'études pour la civilisation européenne (GRECE). Ses publications sont éditées, entre autres, aux éditions Ouvertures de Jean Claude Bologne. De 1986 à 1990, il est conseiller littéraire aux éditions Ogmios, où, , il . Enfin, jusqu'en 1988, il prépare une thèse de doctorat intitulée "Abel Bonnard ou la fin de l'homme blanc" à l'université de Port Elizabeth, qui est finalement abandonnée. En 1989, il publie une biographie d'Abel Bonnard, dans laquelle il exprime ses convictions pro-nazies, qualifiant notamment le Troisième Reich de . En 1993, trois de ses nouvelles sont publiées dans "La Rue", journal des sans domicile fixe (SDF). La même année, il signe "Le Dernier carré". En 1994, il adopte le chien Però, personnage-clef de ses romans. En 1998, il subit un infarctus. En 2006, la revue "Lectures françaises" et "Rivarol" annoncent la mort de l'auteur à l'âge de 45 ans. Il dément cette nouvelle dès le mois de décembre suivant, dans "Un peu d’encre, de larmes, de poudre et puis de sang". Il a été marié deux fois : de 1993 à 2004, et de 2004 à 2014 à une universitaire lyonnaise. Du point de vue religieux, il se réclame du paganisme ; baptisé catholique en 1961, il obtient le reniement de son baptême en . Militant politique (1985-1993). Actif en France et en Belgique, il multiplie les polémiques, particulièrement au sujet de la Shoah, et se fait remarquer pour son militantisme. Ses relations avec l'extrême droite sont néanmoins tumultueuses, et ses engagements dans plusieurs journaux lui valent de solides inimitiés : il quitte le quotidien "Présent", avec lequel il considère n'avoir rien de commun, et est licencié du journal "Minute". Le président du Front national (FN) belge, Daniel Féret, le menacera publiquement, en 1990, de représailles dans le principal quotidien francophone, "Le Soir". En 1988, il apparaît dans le documentaire "Auschwitz ou l'introuvable sens" d'André Dartevelle et Micheline Leblud. Il est aussi arrêté, en , lors de la foire du livre de Bruxelles, dédiée cette année-là à la liberté d'expression et où il tient un stand en compagnie des militants du FN belge Patrick Cocriamont et Patrick Sessler et de l'éditeur d'ultra-gauche Pierre Guillaume. La même année, il participe au congrès d'histoire révisionniste de Los Angeles, et se déclare dans le second numéro de la feuille mensuelle d'Alain Guionnet. Toujours en 1989, il expose ce concept lors d'une conférence au château du Corvier dans le Loir-et-Cher. Olivier Mathieu habite ensuite en Belgique, où il est proche du Parti des forces nouvelles (PFN) belge. Il est par ailleurs l'un des auteurs de la thèse affirmant que Tintin a été inspiré par le chef rexiste belge Léon Degrelle, ami de Hergé. Le , à Bruxelles, il prononce une conférence intitulée à l'occasion de la première manifestation du cercle des étudiants révisionnistes. La même année, la fondation Hergé lui interdit, par voie d'huissier, de révéler le contenu de sa correspondance avec Hergé (lequel avait rencontré Olivier Mathieu dès 1969, à Bruxelles, puis à Marly-le-Roi) ; celle-ci le fait condamner, pour ce motif, à une amende. Enfin, il joue un rôle dans l'édition posthume de l'ouvrage de Degrelle, "Tintin mon copain". Dans une émission diffusée en sur RTL-TVI, "Enquête", il se dit . En , défendu par Xavier Hiernaux et Didier de Quévy, il est condamné, en vertu de la loi Moureaux, à une peine de dix-huit mois de prison ferme et francs d'amende par le tribunal correctionnel de Bruxelles pour envers le journaliste Maurice Sarfati dit Serge Dumont et pour . Ne s'étant pas présenté à son procès, et ayant vu sa condamnation confirmée en appel, il gagne la France, l'Italie puis l'Espagne. Olivier Mathieu affirme, dans une déclaration à "L'Événement du jeudi" ainsi que dans d'autres périodiques, qu'il n'est pas néonazi, en réponse à certaines accusations en ce sens. En 2003, dans "Éléments", à Michel Marmin qui lui demande s'il n'est plus d'extrême droite, il répond : Il ajoute : . Tenant des positions pro-palestiniennes, il a par ailleurs manifesté contre la première Guerre du Golfe ou contre l'exécution de Saddam Hussein. Incident lors d'un débat télévisé (1990). Invité à un débat sur l'extrême droite dans l'émission "Ciel, mon mardi !" de Christophe Dechavanne le , il a marqué l'histoire de la télévision française en étant à l'origine d'une double bagarre générale en direct à la télévision française. Tout d'abord, il dit se définir comme . Il précise même que et que, selon lui, il ne faut pas l'utiliser. Après sept minutes d'émission, il déclare : Il s'écrie ensuite . Cela donne lieu à une première bagarre générale impliquant à la fois les invités et le public. Christophe Dechavanne arrive à rétablir le calme après quelques minutes. Après quinze minutes d'émission, Christophe Dechavanne redonne la parole à Olivier Mathieu. Ce dernier demande à l'une des personnes présentes sur le plateau, Jean-Pierre Pierre-Bloch, à l'époque président de la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (il fait allusion au déplacement de populations civiles allemandes d'Europe de l'Est et de la Prusse orientale, après la défaite allemande, selon de la déclaration de Potsdam). Un militant du groupe extrémiste juif Betar-Tagar, présent dans le public de l'émission, manifestement offusqué par les propos provocateurs d'Olivier Mathieu, se précipite sur le plateau et frappe Olivier Mathieu au visage. L'agression est officiellement revendiquée dans "Tribune juive" du 16 février. Débute alors immédiatement une deuxième bagarre générale, plus importante que la première, impliquant à la fois les invités et le public. Christophe Dechavanne ramène le calme avec difficulté, en annonçant au public qu'Olivier Mathieu et l'agresseur du Betar-Tagar ont tous deux quitté la salle. Candidat à l'Académie française (depuis 1990). Olivier Mathieu présente à plusieurs reprises sa candidature à l'Académie française sous son propre nom ou sous le pseudonyme de Robert Pioche. En 1990, il n'obtient aucune voix face à Hélène Carrère d'Encausse. Sa candidature du , sous le nom de Robert Pioche, lui vaut une voix contre Valéry Giscard d'Estaing, à la succession de Léopold Sédar Senghor. Il fait de nouveau acte de candidature à l'Académie française, sous son vrai nom, le , mais sa candidature à la succession de Jean-François Revel en n'est pas officialisée. En 2008, sa candidature au fauteuil précédemment occupé par Pierre Messmer est officialisée. Il n'obtient aucune voix au scrutin, qui voit l'élection de Simone Veil, et réitère sa candidature à la succession d'Alain Robbe-Grillet, en vue de l'élection du . En 2011, il est de nouveau candidat, cette fois au fauteuil laissé vacant par le décès de Maurice Druon. Lors de cette élection, il publie sur Internet un "Éloge poétique de Maurice Druon" en deux cents alexandrins en vers réguliers. Celui-ci est mentionné dans "Le Figaro" du 8 avril 2011, en marge de l'élection académique de la veille. Olivier Mathieu fait de nouveau acte de candidature le au fauteuil 7 de l'Académie française, précédemment occupé par Jacqueline de Romilly sans obtenir de voix au scrutin du qui a vu l'élection de Jules Hoffmann par 17 voix sur 23 votants. Il se représente encore le cette fois au fauteuil 40 en remplacement de l'académicien Pierre-Jean Remy, mais est rejeté le 26 avril 2012. Il se présente à nouveau au printemps 2014, sous le nom d'emprunt de Robert Spitzhacke. Cela fait de lui la seule personne à avoir déposé sa candidature à l'Académie française sous trois identités distinctes. En , il réitère au fauteuil laissé vacant par Assia Djebar puis, en , au siège de René Girard. |
Richard Senett |
Nephila Nephila est un genre d'araignées aranéomorphes de la famille des Araneidae. Ces araignées sont appelées Néphiles. Distribution. Les espèces de ce genre se rencontrent en Asie, en Océanie, en Afrique et en Amérique. Les Néphiles de la faune française se rencontrent dans des départements d'Outre-Mer : "Nephila inaurata" (Walckenaer, 1842) de La Réunion, "Nephila comorana" Strand,1916, de Mayotte endémique des Comores et "Nephila" ("Trichonephila") "clavipes" (Linnaeus,1767) de Guyane. Description. Ces araignées tissent des toiles de plus d'un mètre de diamètre avec un fil de soie aux nuances dorées. Ces toiles sont les plus grandes du monde. Elles présentent habituellement un très fort dimorphisme sexuel, le mâle est plusieurs fois plus petit que la femelle. Les toiles de toutes ces espèces hébergent régulièrement de petites Araignées cleptoparasites du genre "Argyrodes" (Theridiidae) Liste des espèces. Selon : Selon World Spider Catalog (version 20.5, 2020) : Systématique et taxinomie. Entre 2006 et 2017, ce genre a été placé dans les Nephilidae. Le sous-genre "Trichonephila" a été élevé au rang de genre par Kuntner en 2019. "Nephila nigra" est synonyme de "Nephila inaurata" et "Nephila maculata" est synonyme de "Nephila pilipes". Les néphiles et l'homme. Il y a eu des tentatives pour créer des soieries à Madagascar. |
Radek Štěpánek Radek Štěpánek ("prononciation :" [ˈradɛk ˈʃcɛpaːnɛk]), né le à Karviná, est un joueur de tennis tchèque, professionnel de 1996 à 2017. Carrière. Il devient joueur professionnel en 1996. En 2004, il atteint la finale du Masters de Paris-Bercy. En Grand Chelem, il a atteint les quarts de finale à Wimbledon en 2006. Il a atteint la mondiale en 2006. Le , il remporte le premier titre ATP de sa carrière en battant le Belge Christophe Rochus en finale du Tournoi de Rotterdam. En , il bat l'Américain James Blake en finale du tournoi de Los Angeles, remportant ainsi son second titre en simple. En , classé seulement mondial, il est convié aux Masters de Shanghai en remplacement d'Andy Roddick, forfait après son premier match, les autres joueurs mieux classés et non qualifiés s'étant désistés. Il est battu (7-6, 6-4) pour son premier match par le tenant du titre, Roger Federer. En 2012, il remporte en double avec l'Indien Leander Paes son premier titre du Grand Chelem à l'Open d'Australie, en battant en finale les frères Bob et Mike Bryan (7-6, 6-2). En 2013, il remporte son second titre en Grand Chelem en double à l'US Open, à nouveau avec Leander Paes. Il remporte la Coupe Davis en 2012 avec la République tchèque en apportant le cinquième point décisif en finale face à l'Espagne, en battant Nicolás Almagro 6-4, 7-6, 3-6, 6-3. Il devient ainsi le premier joueur de plus de 30 ans à apporter le point du sacre depuis le Britannique James Cecil Parke qui l'avait réalisé le , soit 100 ans auparavant. L'année suivante, il récidive en conservant le titre. En effet, lors de la finale opposant la République tchèque à la Serbie, c'est une nouvelle fois lui qui apporte le point décisif à son équipe, en battant le jeune Dušan Lajović (6-3, 6-1, 6-1). Il bat ainsi son propre record. En , il devient entraîneur de Novak Djokovic, aux côtés notamment d'Andre Agassi, mais met fin à cette collaboration en . Vie privée. Il a été de à le fiancé de la Suissesse Martina Hingis. Le , après avoir perdu en demi-finale du tournoi ATP de Montréal face à Roger Federer, Radek Štěpánek a demandé au responsable de la communication de l'ATP d'annoncer que sa . Il épouse la joueuse de tennis et compatriote Nicole Vaidišová, avec laquelle il est en couple depuis 2007, le . Le couple annonce leur divorce en . Le couple se remarie en 2018. Il a également fréquenté sa compatriote Petra Kvitová, double vainqueur de Wimbledon, jusqu'en . Style de jeu. Radek Štěpánek est l'un des derniers joueurs du circuit professionnel à pratiquer le service-volée. Il est considéré comme un joueur naturellement doué, possédant un très bon toucher de balle et un style très épuré. Il peut également se montrer performant dans les échanges de fond de court en prenant la balle tôt et très à plat. Štěpánek possède surtout un bon service, arme idoine sur les surfaces rapides. Au vu de son jeu de serveur-volleyeur, lorsqu'il suit son service au filet, il n'a aucun mal à conclure, notamment parfois sur de magnifiques volées. Il a néanmoins une grande faiblesse en fond de court, il a d'ailleurs confié vouloir s'améliorer dans ce secteur lors d'une interview à Roland-Garros 2009. Cependant, sa fébrilité peut lui coûter cher face à certains joueurs, notamment David Ferrer, contre qui il a perdu deux matchs alors qu'il menait deux sets à zéro, ou encore Lleyton Hewitt à Wimbledon 2009 (4-6, 2-6, 6-1, 6-2, 6-2) et Andy Murray a Roland Garros 2016 (3-6, 3-6, 6-0, 6-3, 7-5). Parcours dans les Masters 1000. En simple. ! width="50"|Année ! width="125"|Indian Wells ! width="125"|Miami ! width="125"|Monte-Carlo ! width="125"|Rome ! width="125"|Hambourg puis Madrid ! width="125"|Canada ! width="125"|Cincinnati ! width="125"|Madrid puis Shanghai ! width="125"|Paris En double. En double ! width="50"|Année ! width="80" colspan=2|Indian Wells ! width="80" colspan=2|Miami ! width="80" colspan=2|Monte-Carlo ! width="80" colspan=2|Rome ! width="80" colspan=2|Hambourg puis Madrid ! width="80" colspan=2|Canada ! width="80" colspan=2|Cincinnati ! width="80" colspan=2|Madrid puis Shanghai ! width="80" colspan=2|Paris |
Route nationale 141 (France) La route nationale 141, ou RN 141, est une route nationale française reliant Saintes à Limoges, mais qui initialement continuait jusqu'à Clermont-Ferrand, constituant l'une des principales liaisons routières transversales entre le Massif central et la côte atlantique. Maillon occidental de la Route Centre-Europe Atlantique, la est de ce fait très fréquentée par les convois de poids-lourds qui effectuent la traversée transversale de la France, et certaines de ses portions sont considérées comme particulièrement accidentogènes, notamment dans le département de la Charente, où plusieurs localités demeurent encore à dévier en 2023. Histoire. À sa création en 1824, la route royale 141 était définie . Elle succède à la route impériale 161, créée par un décret du . Longue de , elle traversait cinq départements : Dans la Creuse, la section appartient à la route d'Uzerche à Montargis. La section à l'entrée d'Angoulême appartient à la route de Paris à Bayonne et celle à la sortie de cette même ville à la route de Périgueux à La Rochelle. À Saintes, elle rencontre la route de Bordeaux à Rouen. À l'origine, cette route transversale reliait d'ouest en est d'abord Saintes à Orcines (La Baraque), où la route nationale 89 continuait jusqu'à Clermont-Ferrand en tronc commun (le tracé de cette dernière route est rectifié en 1842). Elle traversait donc aussi l'est de la Haute-Vienne puis les départements de la Creuse et du Puy-de-Dôme. Cette section a été déclassée dans ces trois départements : Dans ces deux départements, l'État a repris le tronçon situé entre Limoges et le Puy-de-Dôme exclu. Cette section a été finalement été définitivement rétrocédée aux départements en 2006. À l'ouest de Limoges, la plupart des traversées d'agglomération évitées par une déviation, ainsi que les anciens tracés, ont été renumérotés , ou . Cependant, à l'est, l'entrée est d'Aubusson a été renumérotée RD 941A et la traversée de Pontgibaud est devenue la puis la RD 943. La mise en 2×2 voies de la est entamée au début des années 1990 à partir de Limoges et Angoulême. Depuis 2013, la voie express relie à l'est Limoges à Exideuil-sur-Vienne et à l'ouest Angoulême à Chasseneuil-sur-Bonnieure, ne laissant qu'une vingtaine de kilomètres non aménagés. À noter que le nouveau CPER (Contrat de Plan État-région) 2015-2020 a retenu le principe d'un doublement de la portion entre Exideuil-sur-Vienne et Roumazières-Loubert. Parcours détaillé. De Saintes à Angoulême (). La section de la route nationale 141 située entre Saintes et Cognac est fréquemment surnommée « route haute de Cognac » ou « route haute ». Elle s'oppose ainsi à la route départementale 24, dite « route basse », qui relie Saintes à Cognac en longeant le fleuve Charente. Ancien tracé de Pontgibaud à Clermont-Ferrand (). Ce tronçon appartient à la RD 943. Le tracé de la RD 941 a été modifié en 2006 et la nouvelle RD 941 reprend le tracé "via" le col des Goules, qui appartenait alors à la RN 141B, elle-même déclassée en RD 941B, puis à la RN 141A, elle-même déclassée en RD 941A après La Baraque : Antennes. La route nationale 141 possédait plusieurs antennes : Aménagements et travaux. Mise à 2×2 voies de la RN 141 entre Saintes et Limoges. La mise en 2×2 voies de la RN 141 a été entamée au début des années 1990. En 1991, c'est la portion de la sortie occidentale de Limoges qui la première est doublée. En 2000 est prononcée la déclaration d'utilité publique pour le doublement de la route entre Chasseneuil-sur-Bonnieure et Limoges (renouvelée en 2009). Tronçons en construction ou en projet : Échangeurs. La finalisation de la liaison Limoges - Saint-Junien a permis la numérotation de certains échangeurs, dans le prolongement de la numérotation de la Route Centre-Europe Atlantique. Travaux menés sur l'ancienne RN 141. Dans la Haute-Vienne, le pont de Noblat, sur la commune de Saint-Léonard-de-Noblat, a été réparé en 2009. Dans la Creuse, le département a mené divers travaux de modernisation de l'axe, notamment en aménageant des créneaux de dépassement. Dans le Puy-de-Dôme, sur le nouveau tracé de la (ancienne ), un carrefour giratoire a été construit avec la à Saint-Ours en 2007. |
Beiteddine Beiteddine (en arabe : بيت الدين = la maison de la religion) est une ville du Liban située dans la région du Chouf et Chef-lieu du Caza du Chouf. Beiteddine est une ville habitée en majorité par des maronites. Ancienne capitale de l'Émirat du Mont-Liban sous le règne de Bachir Chehab II, elle doit surtout sa réputation au fameux palais construit par ce dernier, une des principales attractions touristiques du Liban. Ce palais héberge aujourd'hui un grand festival culturel annuel, le festival de Beiteddine. Situation. Beiteddine est située sur le mont Liban à 850 m d'altitude à 26 km du littoral méditerranéen. Elle se situe non loin des deux plus grandes villes du Chouf : Baakline, fief de la famille Hamadé ainsi que les cheikhs Akl Druzes, et Deir el Qamar, ancienne capitale de l'émirat. Palais de Bachir II Chehab. Le Palais de Beiteddine a été construit au début du par l'émir Bachir Chehab II, grand émir ou prince du Liban. Sa tombe se trouve dans un jardin près du palais. Depuis 1943 il est la résidence d'été des présidents de la République libanaise. Il se divise en trois grandes parties. La première est constituée d'une vaste cour, bordée d'une aile destinée à l'origine aux hôtes du palais. La partie centrale, merveilleusement décorée de sculptures, de boiseries et de mosaïques polychromes, était réservée aux réceptions officielles et à l'administration. La troisième partie, ou Dar el-Harîm, comprenait les appartements privés de l'émir, les cuisines et le hammam, l'un des plus beaux spécimens du genre. Le palais est situé au milieu de jardins et de vergers. Il abrite plusieurs musées, dont celui des mosaïques byzantines. À Beiteddine, il existe trois autres palais construits pour les fils de l'émir Bachir II. Ils sont toujours visibles aujourd'hui, mais pas ouverts au public. Le festival de Beiteddine est un festival important au Liban. Il a lieu chaque année en juillet et août, et accueille des représentations d'opéra et de jazz. |
KGet Kget est un gestionnaire de téléchargement intégré à l'environnement de bureau KDE, en particulier à Konqueror, qui permet de télécharger des fichiers depuis un site Web, site ftp ou lien metalink, de manière souvent plus efficace et pratique qu'avec un navigateur web. Fonctionnalités de base. Intégration à Konqueror. Kget propose dès son premier lancement de s'intégrer à Konqueror, de manière qu'il prenne en charge tous les téléchargements effectués depuis Internet par ce dernier. Support du glisser-déposer. Tout fichier téléchargé ou glissé-déposé (le fameux "drag and drop") depuis un navigateur web dans la fenêtre ou sur l'icône de Kget, voire ajouté manuellement depuis l'interface de Kget, vient s'ajouter à la liste des téléchargements, où il est possible de voir l'état et la progression de chaque téléchargement. Gestion de la liste de téléchargement. La liste de téléchargement permet de gérer chaque téléchargement individuellement, que ce soit en attribuant des priorités, en mettant en pause, en supprimant ou en reprenant un téléchargement, voire la totalité de la liste. Fonctionnalités avancées. Téléchargement automatique. Il est possible de configurer Kget pour qu'il télécharge automatiquement toute chose (image, lien, vidéo, musique, etc.) copiée depuis le menu contextuel de la souris. Ainsi, le simple fait d'effectuer un clic-droit avec la souris sur une image et de sélectionner « copier » va automatiquement ajouter l'adresse de l'image à la liste de téléchargement de Kget, de manière qu'elle soit effectivement récupérée. Gestion de la bande passante. Kget permet de définir des limitations de bande passante afin que les téléchargements en cours ne la consomme pas entièrement et qu'il soit possible de continuer à avoir une autre activité sur Internet sans que celle-ci soit notablement ralentie. Classement automatique des fichiers téléchargés. Kget permet également, dans ses options, d'enregistrer automatiquement les fichiers téléchargés dans des répertoires différents en fonction de leur extension. Les images au format png dans un dossier, les musiques au format ogg dans un autre, par exemple. |
Particule virtuelle En physique, une particule virtuelle est une fluctuation quantique transitoire, dont les caractéristiques sont proches de celles d'une particule ordinaire, mais qui existe pendant un temps limité du fait du principe d'incertitude. Le concept de particule virtuelle vient de la théorie des perturbations de la théorie quantique des champs dans laquelle les interactions entre particules ordinaires sont décrites en termes d'échanges de particules virtuelles. Description. Selon l'équation d'équivalence masse-énergie d'Einstein dans sa version relativiste, l'énergie d'une particule formula_1 est reliée à sa quantité de mouvement formula_2 par : formula_3. Dans l'exemple ci-contre, deux particules de même masse en échangent une troisième qui viole la relation d'Einstein. En effet, selon les lois de conservation dans le référentiel du centre de masse, on a formula_4 et formula_5 ce qui entraîne formula_6. La relation d'équivalence entraîne formula_7 et formula_8 : cette particule d'échange ne pourrait se déplacer et viole donc la conservation de l'énergie. Elle est dans un état dit virtuel. Cela reste possible tant que la relation d'incertitude de Heisenberg est respectée pendant le temps formula_9 de l'interaction : Lorsque les scientifiques ont tenté de trouver une formulation relativiste de l'équation de Schrödinger, des difficultés sont rapidement apparues. Ainsi l'équation de Dirac autorise pour les électrons autour d'un atome, aussi bien des états d'énergie négative que positive. Cela est une conséquence du fait que l'équation de Dirac respecte la relation relativiste formula_11 où le signe de l'énergie n'est pas défini. L'énergie négative pourrait sembler un artefact théorique. En relativité classique, ces états sont découplés des états d'énergie positive et sont ignorés. Ici, les états d'énergie positive et négative sont couplés. Pour un atome avec un électron ayant une énergie positive, le calcul montre qu'au cours du temps, il existe des états d'énergie négative. Comme il est possible d'extraire une quantité arbitraire d'énergie d'un électron, les atomes ne sont plus stables. L'électron peut descendre sur des niveaux d'énergie de plus en plus négative (après avoir passé ce seuil égal à formula_12 où formula_13 est la masse de l'électron) en émettant indéfiniment des photons. Ce qui ne correspond pas à l'observation. La solution de Dirac fut d'imaginer que tous les états d'énergie négative étaient occupés et d'invoquer le principe d'exclusion de Pauli pour expliquer que les électrons « observables » ne tombent pas dans des états d'énergie négative. De plus, si on excite un électron de la mer de Dirac, cela laisse un trou qui se comporte comme un électron de charge positive, un positron. Ce fut la première prédiction de l'existence de l'antimatière. Toutefois cette théorie ne fonctionne que pour les fermions. Une autre approche consiste à rechercher une formulation de la théorie autorisant un nombre variable de particules (ce qui est d'ailleurs naturel dans un contexte relativiste) et à réinterpréter les états d'énergie négative comme des états d'énergie positive de particules d'antimatière (voir Théorie quantique des champs). Cette approche conduit à décrire l'interaction des particules comme résultant de l'échange de particules virtuelles sous forme d'un diagramme de Feynman. Un processus d'interaction donné s'obtenant par la « somme » de tous les diagrammes autorisés par les lois de conservation. Particules virtuelles et fluctuations du vide. On pourrait définir une particule virtuelle comme une particule ayant une très courte durée d'existence à l'échelle macroscopique. Dans la pratique, une telle particule apparaît, existe un certain temps sans être observée (sans interaction), puis disparaît (voir Vide quantique). La création ou la destruction de particules est observée dans les accélérateurs de particules. Par exemple, la collision de deux électrons peut donner lieu à l'émission de gerbes de nombreuses particules, certaines beaucoup plus massives que les électrons initiaux. Ce phénomène est prédit par les théories qui empruntent à la fois à la théorie de la relativité et à la mécanique quantique. La relativité affirme que la masse est une forme d'énergie via la relation formula_14. Par ailleurs, une partie de la masse d'un noyau peut se convertir en énergie via les phénomènes de fission ou de fusion nucléaires. D'un autre côté, le principe d'incertitude, en mécanique quantique, avance que certaines variables ne peuvent être connues avec une précision arbitraire. Plus exactement, certaines paires de variables dites conjuguées ne peuvent être connues simultanément avec une précision arbitraire. Il en est ainsi de la position et de l'impulsion qui obéissent à la relation : où formula_16 est la position de la particule selon un axe donné, formula_17 son impulsion le long de cet axe et formula_18 et formula_19 traduisent l'incertitude dans la mesure de la position et de l'impulsion respectivement. L'étude de la mécanique quantique et de certains de ses paradoxes (voir Paradoxe EPR et Inégalités de Bell) montrent que cette incertitude est une propriété intrinsèque de la particule. On utilise d'ailleurs parfois l'expression de « principe d'indétermination » au lieu de « principe d'incertitude ». Une telle relation existe aussi pour d'autres paires de variables comme la mesure du spin selon deux axes perpendiculaires ou pour l'énergie et le temps. Cette relation traduit la relation entre l'énergie d'un processus physique donné et sa durée. Un exemple bien précis est donné par les raies d'émission des atomes lorsque les électrons changent de niveau d'énergie. Lorsqu'il est excité, il se retrouve sur une orbitale d'énergie plus élevée, puis, après un certain temps, il retombe spontanément dans un état d'énergie plus faible en émettant un photon d'énergie égale à la différence d'énergie de ces deux niveaux. Si l'électron reste longtemps sur le niveau excité (état métastable), alors la précision sur l'énergie sera grande et la fréquence du photon précise. Par contre, si le niveau excité est fortement instable, l'électron retombe très vite, la précision sur la durée est grande (formula_21 est au pire de l'ordre de la durée du processus) et l'incertitude sur l'énergie est grande. Cela se traduit par un élargissement des raies spectroscopiques. Considérons maintenant le vide et un intervalle de temps formula_9 extrêmement court. Dans ce cas, l'incertitude sur l'énergie sera : formula_23 Si cette incertitude est suffisante, l'énergie peut être suffisante pour correspondre à une particule selon la relation formula_14. Il est donc possible que pendant un instant très bref une particule existe. Elle semble provenir du vide, existe un bref instant, et disparaît presque aussitôt. Ce sont des fluctuations du vide. Le vide serait rempli de particules virtuelles apparaissant et disparaissant en permanence. Elles seraient d'autant plus nombreuses que leur existence est courte. En plus de l'énergie et de l'impulsion, d'autres propriétés doivent respecter des lois de conservation, telle la charge électrique. Ainsi, pour les électrons, on ne peut avoir que l'apparition spontanée de paires « "électron — positron" ». Une autre différence importante entre électrons et photons est leur masse propre. Les électrons ont une masse propre non nulle auquel correspond une énergie, selon formula_14. Ce n'est que pour des durées extrêmement courtes que de telles paires « "électron — positron" » peuvent exister, de l'ordre de formula_26. Par contre, des photons virtuels peuvent avoir une durée de vie relativement grande pourvu que leur énergie soit très faible. Ces fluctuations du vide ne peuvent être observées, mais leurs effets sont mesurables. C'est le cas de l'effet Casimir. Les calculs montrent que l'énergie du vide, résultant de ces fluctuations, est "a priori" infinie. Cependant, sous certaines conditions, elle est finie, peut être calculée et conforme aux observations. Particules virtuelles et particules réelles. Les particules virtuelles possèdent des propriétés qui diffèrent des particules réelles. Dans le processus d'interaction décrit par le diagramme de Feynman ci-dessus, considérons seulement la partie inférieure du diagramme. Ce diagramme traduit l'interaction entre un photon réel et un électron réel. En fait, la particule est considérée comme virtuelle seulement si elle apparaît et disparaît au cours du processus. Tandis que si ce qui advient de la particule après le processus est ignoré, on considère la particule comme réelle. En réalité, si l'on observe la particule avec un appareil de mesure, la particule réelle est également incluse entre deux interactions : une émission ou une interaction et une détection. Par exemple, le photon réel émis par le processus ci-dessus sera observé et donc absorbé par une molécule de nitrate d'argent d'une plaque photographique ou par interaction avec un électron comme dans le premier diagramme, à l'aide d'un détecteur photoélectrique. Cette distinction virtuel - réel basée sur le fait que la particule n'existe que le temps du processus considéré est donc conventionnelle et dépend du point de vue. De plus, la conservation parfaite de l'énergie dans le cas d'une particule réelle est une conséquence de sa durée d'existence, qui est théoriquement très longue. Les particules finissent par disparaître après un temps très long, mais il est plus facile dans les calculs des diagrammes de Feynman de considérer que les particules entrant et sortant du diagramme sont réelles, de durée de vie infinie et d'énergie précise. Il est plus facile de calculer les sections efficaces pour des énergies, des directions et des polarisations précises puis d'utiliser des distributions probabilistes pour les utiliser dans des situations plus réalistes. Les fluctuations du vide sont par définition toujours des particules virtuelles. Mais ces fluctuations n'interagissent quasiment jamais avec des particules réelles (même via l'interaction avec d'autres particules virtuelles), ce que l'on constate d'ailleurs dans les calculs de la théorie des champs car les « contributions du vide » s'annulent identiquement et ne contribuent pas aux processus. Néanmoins, il faut noter que ce sont ces particules initialement virtuelles issues du vide qui sont en jeu dans le rayonnement de Hawking qui serait responsable de l'évaporation des trous noirs. Particules virtuelles et forces à distance. Une application intuitive, simple et intéressante des particules virtuelles est leur utilisation dans les forces à distance. L'interaction de deux particules (comme dans le premier diagramme ci-dessus) est modélisée par l'échange de particules virtuelles. Nous pouvons donc considérer que l'interaction de deux particules distantes (interaction électrostatique, interaction nucléaire) se fait par l'échange d'une particule virtuelle, « médiatrice » de cette interaction. Ces particules sont aussi appelées bosons de jauge car elles sont une conséquence de la description des interactions dans le formalisme des théories des champs de jauge. Les médiateurs des interactions sont les suivants : Imaginons par exemple deux électrons situés à une certaine distance formula_27 l'un de l'autre. Ces deux électrons vont échanger des photons virtuels. Cet échange va provoquer une variation de l'énergie globale du couple d'électrons et se traduire par une force d'interaction électrostatique. Le calcul qui suit, intuitif, ne sert qu'à illustrer l'idée. Un calcul plus précis doit faire appel à l'arsenal de la théorie quantique des champs. On peut concevoir que si les électrons échangent un photon d'énergie formula_1, alors l'énergie globale du couple d'électrons va être modifiée d'une quantité environ proportionnelle à formula_1. La constante formula_30 de proportionnalité dépendant du couplage entre électrons et photons. Mais les photons virtuels doivent parcourir la distance formula_27 et ils ne peuvent le faire qu'à la vitesse de la lumière. C’est-à-dire en un temps égal à formula_32. Le principe d'incertitude affirme que l'énergie des photons virtuels sera de l'ordre de formula_33. L'énergie d'interaction sera donc approximativement : formula_34 Et donc, pour avoir la force d'interaction, il faut dériver cette expression par la distance : formula_35 La force d'interaction électrostatique diminue donc comme le carré de la distance. On peut comparer ce résultat à la force de Coulomb entre deux charges élémentaires : formula_36 Dans ce cas, on trouve comme ordre de grandeur pour la constante de proportionnalité sans dimension : formula_37. Ce résultat ne dépend pas du nombre de dimensions spatiales. Alors, qu'en électromagnétisme classique, l'intensité de la force électrostatique diminue comme le carré de la distance car l'espace est à trois dimensions (l'intensité d'une onde électromagnétique sphérique diminue comme l'inverse de la surface de la sphère donc comme le carré de son rayon). Dans le cas d'une interaction nucléaire, la particule est massive. Le méson pi est nettement plus lourd que l'électron, par exemple. La distance que peut parcourir la particule n'est plus quelconque. En effet, son énergie ne peut pas être inférieure à formula_38 où formula_13 est la masse de la particule. Par conséquent, son temps d'existence est au mieux de l'ordre de formula_40. Et comme la particule ne peut pas aller plus vite que la lumière, elle ne pourra parcourir qu'une courte distance. On peut donc prédire que pour un vecteur d'interaction massif, la force va rapidement décroître pour devenir quasiment inexistante au-delà d'une distance de l'ordre de : formula_41 Par exemple, le boson Z a une masse d'environ (les bosons W sont plus légers mais ils sont chargés et leurs échanges ne peuvent que se faire par paires ou par changement de charge des particules en interaction). Cela donne une distance de l'ordre de formula_42. |
Nombres 700 à 799 Cet article recense les nombres entiers de 700 (sept cents) à 799 (sept cent quatre-vingt-dix-neuf) en mentionnant certaines propriétés dont, pour ceux qui ne sont pas premiers, leur décomposition en facteurs premiers. |
Éléonore de Bourbon Éléonore de Bourbon, née à Burlada le 7 septembre 1407, morte après 1463, est comtesse de la Marche, de Castres et duchesse de Nemours, dont elle devient l'unique héritière en 1438. Biographie. Elle est fille de Jacques II de Bourbon, roi consort de Naples, comte de la Marche et de Castres, et de Béatrice de Navarre, fille du roi Charles III de Navarre. Elle passe son enfance à la cour de son grand-père le roi Charles III. Entre 1413 et 1421 elle est seconde dans l'ordre de succession du royaume de Navarre. Elle épouse par contrat passé à Castres le , célébré en 1429, Bernard VIII d'Armagnac (1400-1456), comte de Pardiac, avec qui elle eut : Elle aime les romans de chevalerie comme en témoignent ses armes (Bourbon-La Marche écartelé d'Armagnac) qui se trouvent sur un grand nombre des vignettes qui ornent une édition manuscrite grand in-folio avec 151 miniatures du "Roman de Tristan" qu'elle a fait réaliser pour son fils Jacques, par Michel Croson, prêtre de Crosans, qui l'a achevé le , et qui se trouve dans le fonds ancien de la Bibliothèque du roi, ainsi que la mention: « Jacques duc de Nemours, comte de La Marche, de Pardiac, de Castres et de Beaufort, vicomte de Carlat, de Murat et de Saint-Florentin, seigneur de Leuse, de Condé, de Montagu et per de France. » |
Variable Mira |
Abbaye de Beauport Labbaye de Beauport est une ancienne abbaye de chanoines prémontrés, fondée au début du , qui se dresse sur le territoire de la commune française de Paimpol, dans le département des Côtes-d'Armor, en région Bretagne. Ses fonctions pastorales, de justice et économiques s'étendent de l'île-de-Bréhat à Saint-Brieuc et sur une quinzaine de paroisses. C'est aussi une seigneurie maritime avec des droits sur la mer de l'île Saint-Riom à la pointe de Guilben. Elle renoue avec les installations côtières et insulaires du début du monachisme celtique. Cette situation assure sa prospérité dans un environnement complexe et diversifié. Du , elle se développe rapidement, ses chanoines dépendant directement du pape possèdent la haute et basse justices sur leurs vassaux. Cette importante seigneurie marque son empreinte sur le paysage avec la construction de digues et talus, des aménagements hydrauliques et l'exploitation du sel. Elle participe au développement économique en accordant des prêts et est présente dès le début de la grande pêche lointaine vers Terre-Neuve et l'Islande. Au , la mise en commende de l'abbaye avec des abbés nommés par le roi dégrade sa situation et au début du , l'abbé de La Lucerne est chargé de réformer Beauport. Des prieurs énergiques restaurent la règle et les bâtiments. En 1698, l'enseignement de la philosophie et de la théologie lui donnent un rayonnement spirituel et intellectuel ; mais à partir de 1763, le bâti se délabre, les conflits et les procès se multiplient et les vocations s'effondrent, de sorte que la situation de l'abbaye est mauvaise quand arrive la Révolution. En 1790, l'abbaye est vendue et demeure en mains privées jusqu'à son rachat en 1995 par le Conservatoire du littoral qui met en œuvre des mesures de protection. Le monastère est construit sur un site de descendant vers la mer avec une jetée formant havre et une double ceinture de murailles. Témoin de la spécificité des établissements monastiques en milieu littoral, elle doit sa réputation au caractère grandiose de ses ruines, son polylithisme coloré et son unité de style. Filiale d'une abbaye normande, c'est un monument d'architecture gothique normande importée en Bretagne. En 1836, Prosper Mérimée dans ses "Notes de voyage dans l'ouest de la France" montre le plus haut intérêt pour le premier style gothique du réfectoire et de la salle capitulaire, dont il propose la sauvegarde. Depuis 1869, elle occupe une place reconnue dans l'histoire de l'architecture grâce à Arcisse de Caumont qui, dans son "Abécédaire, ou rudiments d'archéologie", la présente comme offrant le prototype de l'abbaye médiévale des avec un plan homogène et régulièrement ordonné. Aujourd'hui, bien que partiellement en ruines, elle demeure l'un des sites monastiques les plus complets de Bretagne. Elle est classée au titre des monuments historiques depuis 1862, et le site protégé par le Conservatoire du littoral depuis 1995. Localisation. L'abbaye est situé dans la partie du village de Kérity, sur la commune de Paimpol, dans le département français des Côtes-d'Armor. Histoire. Fondation. En face de Ploubazlanec, sur l'île Saint-Riom dans une enclave de l'évêché de Dol s'élève à la fin du un monastère confié aux Augustins de Saint-Victor de Paris, installés entre 1184 et 1189 par d’Avaugour, comte de Penthièvre, de Goëllo et de Tréguier, qui lui transfère en 1202 les biens de l'abbaye de Saint-Riom. La fondation avait reçu une confirmation officielle de ses possessions par le , mais elle périclite rapidement, peut-être en raison de la localisation insulaire de Saint-Riom, qui s’inscrit dans la tradition du monachisme insulaire breton, mais qui s'avère impropre au développement d'une communauté de l'ordre de Saint-Victor, ouvert sur le monde. Le comte de Trégor transfère par une charte du l'ensemble des biens de l'abbaye de Saint-Riom, qui avait été établie à la fin du renouveau monastique des vers 1170-1180 par le comte Henri de Trégor, un parent du duc de Bretagne, et qui ne compte plus à cette époque qu'un abbé et trois chanoines, à l'abbaye de Beauport, située désormais sur le territoire du diocèse de Saint-Brieuc. Il donne à sa fondation le nom de "", « beau port ». Ce nom permet de rattacher l'abbaye à la légende de saint Budoc qui aurait fondé vers le l'abbaye de en Irlande. Ce seigneur se considère comme le descendant de l'ancien roi du Goëlo, père de saint Budoc, et sa campagne de légitimation de cette fondation repose sur cette figure sainte. L'abbaye est fondée comme un établissement de l'ordre des prémontrés, de la circarie de Normandie dont le chef-lieu est l'abbaye de Mondaye près de Bayeux. Le comte Alain de Goëllo demande à l'abbé de l'abbaye de la Lucerne d'Outremer au diocèse d'Avranches d'envoyer à Beauport vingt-cinq religieux. L'abbé de la Lucerne les installe lui-même et met à leur tête Raoul de l'abbaye d'Ardenne près de Caen. L'abbaye bretonne devient la fille de l'abbaye normande. Le comte du Goëlo donne en 1202 aux Prémontrés un terrain sur un socle rocheux entre l'embouchure du ruisseau de Correc venant de Kerfot et une zone marécageuse, baptisée « Le Pré aux oies », ainsi que les biens de l'abbaye de Saint-Riom abandonnés par l'évêque de Dol : les églises de Bréhat et de Saint-Rion, les paroisses de Kérity, de Lannevez et les reliques de Saint Maudez. Il y ajoute ses églises de Pordic, Étables, Plouvara, Plélo, Plouha et Yvias, Plouagat et ses dépendances, 9 églises dans le diocèse de Lincoln en Angleterre et l'île de Saint-Riom qui devient un refuge. Il établit au profit de cette abbaye la foire annuelle de Paimpol dite « Foire aux Moines ». Ses frères, Conan et Geslin de Coëtmen font des donations dont le bois pour la construction du monastère. D'autres seigneurs apportent l'église de Plouézec, la moitié de celle de Goudelin et la foire de Paimpol. Le développement. Ces dons sont confirmés par le pape avec d'autres privilèges en 1202. En 1239, la haute justice de Beauport fonctionne et dès le , l'abbaye est aussi un établissement de crédit : elle prête, hypothèque, achète des biens parfois déguisés en donations, gère son patrimoine, défend ses droits par de nombreux procès. Les chanoines règnent sur les âmes par leur fonction pastorale et fluidifient l'économie par leurs interventions. L'abbaye de Beauport imprime une marque forte sur son territoire, en modelant notamment le littoral par un système de digues, de pêcheries et de havres. En 1254, accord avec Eudes Dollou, chevalier, relatif à la terre du Rossaire en Plérin en présence de l'évêque de Saint-Brieuc et Henri d'Avaujour, comte de Goëllo. En effet, au , un litige immobilier opposait les religieux et le chevalier Eudes Dollou (écrit aussi Dohollou ou Dolou, famille des premiers vicomtes de Plaintel et seigneurs de Dolo, notamment). En 2004 (à l'occasion des de Plérin) le dossier est détaillé dans une publication municipale, et le journal Le Télégramme relate également cette très ancienne affaire. Entre 1276 et 1284, l'abbé Michel Gautier installe des boiseries et des stalles dans le chœur de l'église et son successeur accorde aux religieux une ration de vin les jours de fêtes et d'obits. L'abbé Guillaume de Pommerie construit la maison abbatiale et, au début de la guerre de Cent Ans, en 1352, signe la commission des envoyés traitant de la délivrance de Charles de Blois, prisonnier des Anglais. Son successeur obtient des lettres de sauvegarde du Roi d'Angleterre sur les propriétés anglaises du monastère. Jean Boschier, élu en 1397, abbé pendant est inhumé dans la salle capitulaire comme exemple pour ses successeurs. Pendant la guerre de succession de Bretagne qui oppose les Montfort-L'Amaury et les Blois-Penthièvre dont l'héritière, Jeanne de Penthièvre épouse de Charles de Blois est une descendante d'Alain de Goëlo, fondateur de l'abbaye, les prémontrés de Beauport sont rebelles à la prise de pouvoir de de la lignée des Montfort. Charles de Blois leur fait quelques semaines avant sa mort une importante donation. La richesse des abbayes attire la convoitise des grands personnages ecclésiastiques et laïcs. Les prémontrés luttent contre le système des commendes qui impose un abbé nommé par le roi . Le déclin et la fin. En 1532, l'abbaye est mise en commende. À partir de ce moment, l'abbaye connaît une période de déclin, aggravée par les guerres de Religions. Les désastres de la mise en commende impose une réforme que tente d'établir l'abbé de la Lucerne dans toutes les maisons de sa filiation, mais Beauport résiste jusqu'en 1630, date de l'entrée des réformés puis appartient à la Communauté de l'Antique Rigueur de l'Ordre des Prémontrés et est le siège d'un noviciat commun pour les abbayes prémontrées de la même obédience. En 1651, l'état du monastère ne s'est pas amélioré, l'eau pénètre dans le dortoir et le réfectoire, il n'y a ni chauffage, ni infirmerie, l'enceinte conventuelle n'est pas close et les paroissiens envahissent le chœurs de l'église. En 1654, l'abbé commendataire venant très rarement à l'abbaye, son logis et ses dépendances sont séparés de l'espace monastique. Entre 1654 et 1763, des prieurs énergiques restaurent la règle et les bâtiments, mettent l'église au goût du jour, construisent un clocher, un jardin d'apparat entre l'abbaye et la mer, des logements pour les hôtes, une bibliothèque, une infirmerie, reboisent les bois, assèchent l'étang salé. En 1663, le monastère se dote d'un tiers ordre : "Le Scapulaire blanc" et en 1698, des cours de philosophie et de théologie y sont donnés. Ruines et sauvegarde. À la Révolution, il reste dix-neuf religieux dans le monastère dont neuf dans les paroisses et neuf domestiques. Les décrets de 1790 suppriment les maisons religieuses, Beauport est fermée. Le , l'architecte Mathurin Chancerel évalue l'abbaye à et les terres à . Des projets industriels n'ont pas de suite. En 1797, l'enclos est estimé à , une partie est vendue à Louis Morand, l'instigateur de la pêche en Islande à Paimpol et dans l'aile Est, la commune de Kérity installe sa mairie et des écoles. Vers 1821, les dépendances de la maison abbatiale, le bâtiment des dames, les toitures, le clocher et les voûtes de l'église s'écroulent. En 1836, Prosper Mérimée fait un rapport au préfet des Côtes-du-Nord où il constate qu'il est trop onéreux de réhabiliter l'ensemble du site mais conseille au préfet de conserver le réfectoire et la belle salle gothique voisine du transept nord qui, comme monuments du premier style gothique, méritent un haut intérêt. Beauport occupe en effet une place reconnue dans l'histoire de l'architecture depuis qu'Arcisse de Caumont l'a présentée comme offrant le plan type de l'abbaye médiévale des . En 1845, la partie adjugée à Louis Morand est achetée par le comte Poninski qui avec ses héritiers préservent l'abbaye. En 1859, le préfet s'oppose à la démolition du transept de l'église par la commune de Kérity et demande le classement des ruines de Beauport au nombre des Monuments historiques. À la suite des démarches de Prosper Mérimée, et de la volonté du comte Poninski, l'abbaye fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par liste de 1862. En 1891, les héritiers de la famille Poninski possèdent la totalité de l'abbaye. En 1992, le site est devenu la propriété du Conservatoire du littoral. D'importantes restaurations ont été réalisées en collaboration avec le Conseil général des Côtes-d'Armor et des artisans d'art : David Puech, tailleur de pierres, Julie Malegol, fabrique des enduits de terre, et son père Gilles Malegol, tailleur de pierres, ainsi que l'artiste peintre, polychromiste et restaurateur d'art, Alain Plesse, qui a réalisé une étude de six mois polychromie et fresques (étude scientifique sanitaire et de conservation) et le ferronnier d'art Jean-Claude Motte. L'abbaye de Beauport est devenue, en quelques années, un des lieux touristiques majeurs en Bretagne. Bibliothèque. En 1790, les chanoines ont dans leur bibliothèque dont de peu de valeur. Ce sont pour la plupart des livres de droit et de théologie. On y trouve les trente-six volumes de l"Histoire ecclésiastiques" de l'abbé Claude Fleury, un atlas en sept volumes, Virgile, Salluste, Pline, Horace, Aristote, Plutarque, Tacite, l"Homme" par René Descartes, ses lettres et les œuvres de Bertrand d'Argentré. Temporel. La fondation tardive de l'abbaye et la concurrence des autres établissements existants n'a pas permis à Beauport d'avoir des biens importants et les prémontrés ont cherché à développer leur temporel qui permet la subsistance et l'exercice de la mission de charité par une habile politique foncière et la recherche d'aumônes auprès de bienfaiteurs dans un rayon d'une cinquantaine de kilomètres autour du monastère. On y trouve la maison comtale, les grands officiers du comte, les lignages châtelains en particulier pour les églises associées à leurs familles, les élites paroissiales, les cadets exclus des successions, des cultivateurs aisés, de petits chevaliers, des bourgeois, des cultivateurs enrichis, des prêtres, souvent pour de petits dons et une forte densité de redevances en froment. Au milieu du , ils se lancent dans une grande politique d'échange et d'acquisitions fondée sur des prêts d'argent pour constituer un domaine compact autour de l'abbaye où ils possèdent terres, droits seigneuriaux, coutumes, églises et délèguent parfois à des clercs séculiers des biens plus éloignés. Ils mènent une lutte acharnée pour récupérer les dîmes tombées aux mains des laïcs. Leur prospérité repose alors sur la construction et l'exploitation des moulins avec chalandises qui permettent aussi de contrôler la production, des salines, des pêcheries en mer et sur des rivières en particulier sur le Leff propre à la capture de saumons, sur le commerce et les échanges par voies terrestres et maritimes grâce aux cités de Paimpol et Guingamp qui les intègrent aux flux commerciaux de Bretagne. Ils sont au cœur de l'action économique du Goëlo. Les prémontrés sont des pasteurs qui délivrent la Parole de Dieu et ont un devoir de charité. Ils construisent un hôpital pour soigner les malades et des léproseries, distribuent des aumônes. Plus qualifiés que le clergé traditionnel, ils ont plus d'influence sur les fidèles et les familles d'aristocrates dont ils obtiennent plus facilement des dons contre des prières et des places d'inhumation dans les lieux sacrés. Pour compenser le faible rayonnement de Saint Maudez et surtout de Saint Rion dont ils ont reçu les reliques, ils développent le culte de Saint Josse, patron des pèlerins ayant vécu en Bretagne et du bienheureux Charles de Blois lié à l'abbaye par sa femme, la duchesse Jeanne descendante du fondateur Alain de Goëlo. Par leurs actions spirituelles et sociales, le développement des lettres, ils obtiennent la reconnaissance des villageois et participent à l'encadrement politique de la société. La zone d'influence. Un état des biens de l'abbaye en 1680 permet de connaître les moyens et l'espace où elle exerce ses fonctions pastorales, de justice car elle possède la haute justice depuis le , sociales, elle distribue en 1680 trente tonneaux de blé aux pauvres et économiques avec son rôle de banquier. Dans le domaine, avec le petit et le grand enclos sur la paroisse de Plouézec, on trouve l'église, le cloître, les dortoirs et autres lieux réguliers, la maison abbatiale, des jardins et vergers, deux colombiers et une fuie, des étangs, des prairies, un moulin à blé et des bois pour une surface de , auquel il faut ajouter de terre dans les autres paroisses. Des presbytères confortables avec jardins dans les paroisses de Plouézec, Plouha, Étables, Pordic, Plouvara, Yvias, Plélo, Plouagat, Goudelin, Boqueho, Bréhat, Perros-Hamon, Lannevez, Lanvignec et Kérity. Des moulins à vent, eau et à marée dans les paroisses de Plouézec, Yvias, Plouha, Perros-Hamon, Cohiniac. Le manoir de la Grange du Bois avec ses jardins, chapelle, étangs et colombier à Plouézec, le lieu et manoir noble des Fontaines avec chapelle, moulin et colombier à Plouvara et Plélo. Des dîmes dans les paroisses de Plouézec, Kérity, Perros, Ploubazlanec, Lannevez, Lanvignec, Plounez, Plourivo, Yvias, Plouha, Tréveneuc, Étables, Pordic, Plélo, Plouvara, Boqueho, Plouagat, Cohiniac, Goudelin et les îles Bréhat et Biniguet. Des rentes, droits et redevances diverses dans toutes les paroisses ci-dessus et dans celles de Plourhan, Lantic, Pludual, Plérin, Saint-Brieuc, Tressignaux, Lanvollon, Trémeven, Quintin. La seigneurie maritime. Comme toute seigneurie côtière, l'abbaye de Beauport s'étend sur la mer qui la borde. Elle a le droit d'exploiter les terres qui découvrent à marée basse autour de l'île Saint-Riom et de la pointe de Guilben, le talus de l'abbaye avec sa vaste étendue de vase propice à la pêche et la capture des mammifères se laissant surprendre par la marée. Elle a deux sites de pêche en mer dans la baie de Paimpol composés de filets sur des pieux et des murs de pierre dont un à environ un kilomètre devant l'abbaye, les revenus affermés des salines et sécheries de Plouzénec et Kérity, des taxes sur la vente et la capture du poisson en Goëlo aux foires de Paimpol et des droits sur la pêche à Bréhat. En 1421, l'abbaye obtient en compensation des dégâts faits par la famille des Blois-Penthièvre, du duc , le droit de construire un moulin à marée sur le site de Poulafret. Le marnage de près de douze mètres et la lagune permettent après des travaux d'assainissement, de protection des berges, la construction d'une digue et l'aménagement de tout le terrain environnant ce moulin. En 1514, les habitants de Bréhat paient une redevance sur le poisson qu'ils prennent "tant a la coste de Bretaigne, la Terre-Neuffve, Islandre qu'ailleurs". À partir de 1750, une vaste zone de marais au Nord-Est de l'abbaye est transformée en prairie par la construction d'une digue. Les biens en Angleterre. Dans les premières chartes, on trouve les donations de dix églises dans le diocèse de Lincoln en Angleterre à l'abbaye de Saint-Riom qui passent dans celle de Beauport. La perte des possessions britanniques dans le seconde moitié du à la suite d'une réforme du roi annonce le déclin de l'abbaye. L'alimentation des chanoines au. À la fin du , une dizaine de chanoines et treize journaliers et domestiques dont un boulanger, un cuisinier et un marmiton sont présents en permanence dans l'abbaye. Les chanoines par leur fonction sont ouverts sur le monde et certains par leur extraction peuvent avoir les habitudes d'une classe sociale déjà aisée et pratiquent une hospitalité poussée presque jusqu'à l'abus. Ils bénéficient d'une alimentation qui leur est exclusivement réservée même si leurs employés reçoivent une nourriture carnées supérieure aux usages pour de simples travailleurs. Le jardin de l'abbaye fournit des fruits et des légumes locaux et exotiques, deux vergers sont plantés d'arbres dont des châtaigniers et des pommiers. Une basse-cour, une dizaine de vaches et génisses, deux taureaux et une trentaine de moutons ayant accès au pré salé fournissent viande, œufs, lait et laine. Les revenus en nature et les rentes apportent des poules, poulets et chapons, d'autres des pois, fèves, froment, seigle et avoine, les pêcheries le poisson. Malgré l'importance de ses terres et de ses revenus en nature, l'abbaye ne peut pas vivre en autarcie et doit s'approvisionner auprès des épiciers, droguistes et producteurs de vins. Elle achète viande, suif, mouton et porc chez le boucher, vinaigre, moutarde, châtaignes, morue, sel servant probablement à saler la viande de porc, sel blanc, poivre, de grandes quantités de sucre blanc et brun pour la pâtisserie, café, huile d'olive, fromage, riz, raisin, amandes, figues et fruits confits chez l'épicier. L'abbaye produit du cidre et achète de la bière mais la qualité de ses approvisionnements en vin, vin d'Espagne, vins vieux blancs et rouges de Libourne dont des Saint-Émilion et des eaux-de-vie montre la qualité de sa table, le goût de la gastronomie, des friandises et des bonnes bouteilles dans le partage avec de nombreux invités. Héraldique et sigillographie. Les armoiries de l'abbaye : De gueules à la nef d'or, montée et gréée de même, chargée en poupe d'un archevêque, chapé et mitré de sinople, orfrayé d'azur, à la croix d'argent, affronté d'un abbé, frocqué de sable, mitré et crossé d'or. Sceau ancien tiré d'une matrice en cire d'une gravure du mais d'un type plus ancien : "SIGILLVM•COMMVNE•COVENTUS•BELLIPORTUS", navire voguant sur les ondes avec un évêque chapé et mitré tenant une croix et un religieux tenant une crosse. La forme du navire, celle de la mitre et de la crosse sont empruntées à l'ancien sceau de l'abbaye. Le sceau représente Saint Mandez et Saint Rion. Petit sceau du couvent de Beauport, "S•DU COUVENT DE BEAUPORT" par François Martin, prieur de Beauport, vicaire général de l'abbé des prémontrés en visite à l'abbaye de Blanchelande pour y déposer l'abbé en 1656. Sceau rond, milieu du , "SIGILLVM•BELLIPORTUS", l'abbé est mitré et crossé. Sceau Frédéric Jérôme de Roye de La Rochefoucault, Abbé commendataire de Beauport, 1728, sceau ovale: Écu à la bande, écartelé d'un burelé à trois chevrons brochant, à l'écusson, un lion sur le tout, couronné, timbré d'une mitre et d'une crosse, support: deux lions. Architecture. Le site. Le domaine d'environ donné par Alain d’Avaugour occupe la croupe d'une colline limitée par deux vallées parallèles descendant vers la mer avec une orientation nord / nord-est protégée des vents du nord-est par une anse naturelle. Il est desservi par le chemin de Paimpol à Saint-Brieuc. Les ruisseaux en fond de vallées apportent l'eau douce et l'énergie hydraulique. Pour se protéger des grandes marées et des tempêtes avec un marnage de près de douze mètres, les religieux construisent au cours du une digue appelée le "Grand talus" avec une chaussée permettant d'y marcher de de longueur entre l'îlot de Cruckin et la grève de Kérarzic avec un havre utile pour les transports. Ils ont reçu l'estran de l'île de Saint-Rion à Beauport et gagnent des terres sur la mer. À la fin du , ils créent un jardin d'apparat clos de murs, ordonné en quatre parterres autour de deux allées formant une croix, ouvert sur une nouvelle digue élevée entre l'îlot de Cruckin et le portail monumental construit à son extrémité. Mais, chaque année, grandes marées et tempêtes ouvrent de nouvelles brèches sur la digue et l'abbaye se ruine pour que la mer ne revienne pas tout inonder. L'ensemble du monastère est protégée par des murailles qui délimitent les petit et grand enclos. La principale contrainte du site est sa pente. Les concepteurs ont choisi d'accrocher le chemin d'accès de l'abbaye sur le chemin de Paimpol à Saint-Brieuc à l'ouest du domaine à une altitude de et de trouver l'emplacement de l'église, du cloître et des bâtiments qu'ils organisent à une altitude de . On note une dénivellation de entre le parvis de l'église et le terrain naturel de l'angle est de la salle au Duc. Les bâtiments sont édifiés sur deux terrasses construites du sud vers le nord. Le chantier a commencé par l'église au sud, le cloître au centre et les bâtiments conventuels à l'est et à l'ouest, l'aile du réfectoire et des celliers au nord puis, hors clôture, la salle au Duc. Le bâti. Organisation. On a deux approches, celle d'un historien qui se base sur la Règle des prémontrés et celle d'un architecte sur la logique de construction. La première des contraintes de conception est le respect de la Règle des Prémontrés qui impose la clôture monastique autour d'un cloître desservant le chœur eucharistique de l'église avec un accès facile aux dortoirs pour les offices de nuit, une vision directe depuis le cloître de la salle capitulaire pour que personne n'ignore une assemblée de la communauté, les lieux de vie: le réfectoire et le chauffoir. L'église est en communication directe avec la sacristie et ses objets précieux. La pièce des livres rares est souvent proche. La zone ouverte sur l'extérieur comprend les fonctions d'accueil et de gestion de l'abbaye. On retrouve à Beauport les principes de fonctionnement de l'abbaye de La Lucerne mais son plan est en miroir à cause de la position du cloître. L'église est naturellement sur le point le plus élevé de l'emprise des constructions et impose un cloître au nord de environ. Sur le transept nord est accrochée la sacristie, la pièce des livres, la salle capitulaire qui est parallèle à l'église, terminée en abside et au-dessous du niveau du cloître, le chauffoir, et sur la face nord, parallèle à l'église, le réfectoire () qui est au-dessus du niveau du cloître, les bâtisseurs ayant utilisé la dénivellation du terrain pour créer un niveau rez-de-jardin avec des celliers. Les dortoirs des chanoines et l'infirmerie occupent l'étage de l'aile est de ces bâtiments réguliers. Les visiteurs et les convers ont accès à la partie ouest de la nef de l'église et sont logés dans l'hôtellerie. Le temporel est géré dans la dépense .La fonction de la salle au Duc du avec son canal n'est pas bien définie, des fouilles ont montré une activité métallurgique. Une étude récente d'Yves Gallet basée sur la lecture des pierres comme marqueurs chronologiques ou hiérarchiques avec des traces de constructions successives en plan et en élévation et une attention particulière des concepteurs sur la liaison visuelle entre l'accès maritime et l'angle Nord de l'abbaye fait croire que le monastère est fréquemment abordé par la mer avec un flux de visiteurs de la salle au Duc vers l'église par le cloître.. L'espace clos et indépendant réservé aux abbés commendataires comprend le logis, la grange, l'écurie avec à l'étage le logement des domestiques, la cour et le jardin. L'abbaye est protégée par des murs de de hauteur qui forment une double protection. La porterie contrôle l'accès des voitures et des piétons, une ferme et un moulin complètent les annexes de fonctionnement. Les matériaux de construction. La côte du Goélo est une région d'une grande diversité géologique et les constructeurs de Beauport du ont largement utilisé la pierre locale et des environs, sans s'interdire l'importation de calcaire et de lumachelle pour des emplois bien précis. Les spilites de Paimpol d'une couleur vert violacé à gris sombre sont des matériaux de construction assez médiocre utilisés en moellons associées à d'autres roches. Les schistes bleutés à bleu noir de Cruckin à quelques kilomètres de l'abbaye sont utilisés en blocs grossièrement débités. Le grès rose de Plourivo fourni des blocs de grande dureté et on le retrouve sur la façade de l'église et le vaisseau central de la nef. Du granit venu peut-être de l'archipel de Bréhat fourni une pierre de bonne qualité réservé aux portes, baies, cheminées, colonnes et chapiteaux. La pierre verte de Beauport, tendre à l'extraction et durcissant à l'air est un matériau de premier choix utilisé en pierre de parement, clés et claveaux d'arcs, chapiteaux, culots, colonnettes. Produit d'importation, peut-être de Caen, le calcaire blanc-jaune est réservé à des usages précis et autorise, associé à la pierre verte des jeux de polychromie.. La lumachelle ou marbre de Purbeck provient du Dorset sur la côte sud de l'Angleterre. Elle se polit et prend l'aspect du marbre. On la trouve à Beauport dans deux colonnettes, chapiteaux et bases des deux arcades trilobées de l'escalier au nord-ouest du cloître. Elle est en place, en réemploi ou à l'état de fragments dans la sacristie, le parloir et le dépôt lapidaire sous la forme de deux bases de colonnettes. Elle est également utilisée en Normandie. Le dépôt lapidaire. Avec plus de mille pièces, le dépôt lapidaire de Beauport traverse les siècles depuis 1202 et éclaire chaque période d'intense activité et de prospérité de l'abbaye. À travers les vestiges de gisants inconnus surgit l'importante nécropole médiévale. De nombreuses sculptures baroques évoquent les grands travaux des . Chronologie de la construction. Les textes ne sont pas très détaillés sur la construction de l'abbaye. Quelques années avant la fondation de 1202, des religieux sont installés dans une habitation existant sur le domaine qui sera donné par le comte de Goëllo. Cette pratique est courante avant d'installer une communauté de chanoines. À partir de 1202, ils construisent : la sacristie, la salle capitulaire, le chauffoir et le dortoir le rez-de-jardin, les celliers et cuisine sous le réfectoire, le cloître est fermé vers le nord en 1250 les trois premières arcades de l'église les plus rapprochées du chœur et le quatrième pilier jusqu'au chapiteau la façade ouest. L'église reçoit ses boiseries et ses stalles en 1280. Cet ensemble terminé avant 1280 constitue l'abbaye du . En 1420, le portail d'entrée est construit, au , un colombier et, avec l'arrivée des abbés commendataires qui ne logent pas avec les chanoines, le logis abbatial et ses dépendances en 1530. En 1651, le procès-verbal de la visite d'Augustin Le Cellier, abbé général des Prémontrés porte sur l'état général de l'abbaye et des bâtiments. En 1657, on éclaire les greniers avec des lucarnes dans le style Louis XIV, entre 1660-1690, l'église est restaurée et embellie. À la même époque, avec un changement de la règle des prémontrés autorisant l'accueil des femmes, on bâtit la salle des Dames. L'abbaye du. Après des études anciennes d'un historien du qui se base sur la Règle des prémontrés et celle d'un architecte sur la logique de construction vers 1920, Yves Gallet apporte une nouvelle lecture en 2015. Par sa filiation avec l'abbaye de la Lucerne, les prémontrés de Normandie ont construit l'abbaye de Beauport dans le style gothique normand avec des apports anglais. écrit ainsi Florence Surel. L'église. L'église de est à chevet plat avec une nef voutée d'ogives, des bas-côtés voutés d'arêtes et des transepts. Sa longueur est supérieure aux autres abbatiales construites en Bretagne par les ordres austères comme les cisterciens proches des prémontrés. Les formes traduisent une volonté de prestige. Si le chevet court et quadrangulaire de l'abbatiale comme celui de l'abbaye de La Lucerne reste dans l'esprit des cisterciens du , l'ambition à Beauport s'accompagne d'une grande qualité d'exécution. La taille des pierres de parement dégage des arêtes vives, les moulures des bases et des tailloirs sont nettes, le décor végétal des chapiteaux et des clés de voûtes est parfois fouillé. Les formes sont toutes empruntées au style gothique normand qui se développe à la même époque, la fin du . Une flèche en charpente de de hauteur est située à la croisée des transepts. Celui du sud porte le nom de Chapelle des vicomtes et on peut y voir les pierres tombales d'un chevalier et d'une dame. On communique avec le cloître par une porte en plein cintre. Le portail principal composé d'archivoltes ogivales à sur la gauche un portail plus petit en plein cintre. Une fenêtre à ogive très étroite éclaire chaque travée de la grande nef, les baies correspondantes des collatéraux sont en plein cintre. Les voûtes reposent sur des piliers quadrilatéraux flanqués de chaque côté de la nef de colonnes engagées. Sur la face principale, une colonnette va toucher aux nervures de la voûte. Seule la façade ouest de l'église semble faire exception à la remarquable homogénéité de style de l'ensemble de l'abbaye. La baie au-dessus du portail comporte un réseau de style rayonnant qui, pour certains date cette façade de la fin du . En 1790, au départ des religieux, l'église dédiée à la Vierge Marie est intacte. Les visiteurs entrent dans le sanctuaire en passant sous le buffet de l'orgue. Dans la lumière filtrée des vitraux, les quatre premières travées au pavage de briques émaillées du leur sont réservées. Le prédicateur prend place dans une chaire soutenue par des colonnes et ornée de cariatides. Le chœur des chanoines est surélevé de deux marches et meublé de stalles hautes et basses où sont accrochés des tableaux de saint Jean, Moïse, la Vierge, saint Augustin et saint Norbert fondateur de l'ordre des prémontrés. La table du maître-autel est supporté par des colonnes de marbre avec un retable orné de six colonnes et d'un tableau. Quatre autels secondaires dans des chapelles sont réservés entre autres à saint Riom et saint Maudez dont les reliques ont été transférées à l'abbaye en 1202. Pour le culte, les religieux disposent de cinq calices dont un en vermeil, une lampe, une grande et une petite croix, deux encensoirs, un soleil, un ciboire, des burettes, le tout en argent complété par un ornement de drap d'or complet et un autre avec des franges de fils d'or. S'il ne reste dans l'église que les sépultures du seigneur de Kergosou, de sa femme et la pierre tombale d'un chevalier représenté par une grande épée, le fondateur de l'abbaye, le comte Alain et sa femme reposaient dans le chœur sous un tombeau aux armes d'Avaujour et dans la chapelle du vicomte, Prigent de Coëtmen et Alain de Laval. Dans l'église sont aussi inhumés Mahau de Plouha en 1245 et au Pierre Poulard et sa femme Constance de Kerroual. La sacristie. La sacristie est une salle à peu près carrée d'une surface de implantée à l'extrémité du croisillon nord du transept de l'église. Sur un pilier central et un chapiteau décoré de crochets repose quatre croisée de voûtes sans nervure reposant sur les murs par des consoles. Elle est éclairée par des fenêtres arrondies et une niche dans la paroi nord semble appartenir à une armoire. Le pilier central est en lumachelle ou marbre de Purbeck originaire du Dorset en Angleterre. On la trouve dans de nombreuses cathédrales anglaises et en Normandie ce qui confirme les influences stylistiques et économiques entre Beauport et l'Angleterre où elle avait quelques biens. La salle capitulaire. La salle capitulaire, lieu de réunion et de prise de décisions de la communauté des chanoines, est une belle salle rectangulaire terminée à l'est par une sorte d'abside à trois pans, construite avec plus de recherche que le reste du rez-de-chaussée. Ses colonnes médianes, au nombre de trois sont d'une exécution soignée, et les chapiteaux décorés d'élégantes palmettes de feuilles aigus. Les corbelets des murs sont également garnis de feuilles, les voûtes ont des nervures avec boudin et gorge, et chacune des sept fenêtres cintrées de cette salle est ornée à l'intérieur d'un chambranle mouluré reposant sur deux colonnettes à chapiteaux allongés et sculptés. On y voit les pierres tombales de deux abbés dont l'abbé Huet, le premier à porter la mitre et la crosse. Le cloître. Le cloître a disparu et on peut voir les corbeaux de pierre sur les murs de sa périphérie mais il reste des détails de la fin dans l'angle nord-ouest. Dans le mur du réfectoire s'ouvre une élégante porte en plein-cintre, son archivolte ornée de moulures toriques retombe sur des colonnettes dont les chapiteaux sont formés de feuilles larges et enroulées aux angles supérieurs de la corbeille. L'escalier est éclairé par deux arcades trilobées séparées et soutenues par deux petites colonnettes en lumachelle ou marbre de Purbeck. Non loin de cette porte, le lavabo des chanoines a trois arcades est pris dans l'épaisseur des murs. Le tympan de ces arcades est rempli par des ornements taillés sur plein, tels que de petites arcatures à ogive aigu, des trèfles, des quatre-feuilles et une rose. Le réfectoire. Pour Arcisse de Caumont qui prend Beauport comme exemple d'abbaye dans son "Abécédaire d'archéologie" le réfectoire est une belle pièce de de longueur et de largeur où l'on jouit d'une vue magnifique avec huit arcades en plein-cintre larges de à l'ébrasement donnant sur le jardin et au loin sur la mer. S'ouvrant du côté nord, leur archivolte est ornée de moulures qui retombent dans l'intervalle qui les séparent sur une élégante colonne au chapiteau orné de branches de chêne et de feuillages les plus délicats, tous caractéristiques du . Sur la façade sud, douze baies dont trois manquantes sont situées en partie haute du mur. Elles sont couvertes par une voussure en ogive, leur archivolte est ornée de moulures qui viennent mourir sur les pieds-droits en granit. Sous chaque fenêtres sont percées des niches utiles au rangement des ustensiles de cuisine. Dans l'angle sud-est, un escalier en pierre conduisait à une espèce de tribune où se plaçait durant le repas le chanoine chargé de faire la lecture. Dans le pignon ouest s'ouvre une grande fenêtre dont l'arc en plein cintre retombe sur deux colonnettes et qui est intérieurement subdivisé par deux meneaux en trois ogives aigüe. De la construction du construite par l'abbé Hervé en 1249, il reste les fenêtres sud et au sont ouvertes les grandes baies du réfectoire. La cuisine. Au nord du réfectoire et au-dessus du petit cellier, les murs partiellement conservés de la cuisine du monastère forme une pièce de de longueur et de largeur. Des vestiges d'un four que l'on connait mieux par un dessin du début du , une cheminée avec son manteau et l'ouverture d'un four en ogive sont encore visibles. Les celliers. Au-dessous du réfectoire, le grand cellier de de longueur et de largeur est divisé à l'est par un mur de moellons pour former une remise. Les murs d'une épaisseur d' sont en schiste pour la partie basse et en grès pour la partie haute. Contrebutés au nord par six contreforts, ils sont percés par six fenêtres dont cinq au nord, sept portes et un escalier desservant les bâtiments est et ouest, le cloître et le passage vers l'extérieur du monastère. Les neuf travées régulières de de largeur sont couvertes de voûtes d'arêtes en ogive, divisées par un rang de huit colonnes cylindriques courtes et grosses à bases orthogonales qui reçoivent en partie les retombées de la voûte tandis que du côté des murs elles sont portées par des espèces de chapiteaux sans colonnes, ou plutôt des consoles ornées de larges feuilles enroulées sous les angles de l'abaque. Le grand cellier peut être daté du . Au nord du grand cellier et en retour d'équerre, le petit cellier de de longueur et de largeur est formé de trois travées régulières de de largeur, perpendiculaires à celles du grand cellier. Les murs de schiste et de grès sont contrebutés au nord par deux contreforts. La couverture en voûtes d'arêtes repose sur deux colonnes cylindriques à bases orthogonales et sur les murs par des culots de deux styles, en forme et cône ou décorés de volutes. La Salle-au-Duc. Pour Arcisse de Caumont, la Salle-au-Duc, au nord du réfectoire, dans une direction parallèle mais à un niveau inférieur est comme certaines pièces dans d'autres abbayes qui ne font pas partie de l'entourage immédiat du cloître, quoiqu'elles se distinguent par leur magnificence une vaste salle dont la voûte en ogive appuie ses arcs doubleaux sur des consoles placées le long des murs avec deux grandes cheminées. C'est avec le réfectoire et la salle capitulaire l'édifice le plus important de Beauport. Un bâtiment artisanal puis résidentiel. Cette salle trapézoïdale de de longueur et de largeur intérieure, divisée en six travées est postérieure à l'aile nord du monastère et attribuée à la fin du . Elle est éclairée au sud par des baies jumelées en lancettes et au nord par de hautes et étroites baies en plein cintre. Un canal est intégré au bâtiment et longe la façade nord. À l'ouest une galerie ruinée peut être datée du . La découverte de quatre fours de bronziers et d'une forge indiquent une utilisation artisanale jusqu'au . Dans la seconde partie du , on construit dans la galerie ouest des accès aux étages et des latrines. La partie haute de la salle au Duc percée de fenêtres rectangulaires et de lucarnes décorées est du . Une petite salle voutée de de longueur et de largeur se trouve à au-dessous du niveau du sol de la pièce. Dans l'angle nord-est de la salle, sur et devant la cheminée, des empreintes en négatif de carrelage laisse penser que la pièce a été carrelée au . Des motifs de fleurs, feuillages, poissons et géométriques sont proches de ceux employés dans les abbayes normandes comme celle de La Lucerne. Ces carreaux assemblés par quatre, huit ou seize forment de grands décors circulaires multipliés à l'infini. La construction de cette salle au Duc sur et autour d'un canal monumental montre qu'elle est conçu en fonction d'un besoin en eau et rend difficile d'imaginer à l'origine une fonction d'accueil. Mais l'ajout de trois niveaux aux , , de lucarnes décorées, de peintures murales, d'une galerie d'escaliers et de latrines montre l'abandon de l'activité artisanale pour un usage résidentiel qui peut correspondre à la mise en commende de l'abbaye. La volonté de prestige des nouveaux abbés commendataires ayant pu entraîner des travaux d'embellissement et d'agrandissement du monastère. Site protégé. Le Conservatoire du littoral protège du site de Beauport Kerarzic par achat depuis 1995. Il offre un magnifique ensemble abbatial et naturaliste, avec des écosystèmes, un marais et un estran de tout premier intérêt. Cette zone alluviale ceinte de falaises boisées entre la baie de Saint-Brieuc et le Sillon de Talbert a été constamment remaniée sous l'action conjuguée de l'eau et des chanoines depuis huit siècles. Ils ont créé une mosaïque de milieux et de paysages originaux. Dans cet amphithéâtre marin, la baie découvre sur deux kilomètres aux plus bases marées. Selon l'heure, la mer dessine une côte complexe, une étendue sablo-vaseuse, bordées de cordons de galets, de rochers et de prés-salés. Sur les galets des grèves et les murs de l'abbaye, on trouve du grès rose, de la spilite, des schistes gris et des granites rosés. Ces roches induisent un polylithisme coloré dans l'abbaye de Beauport. La diversité géologique de la côte du Goëlo a en effet été mise à profit par les constructeurs de Beauport qui ont utilisé cinq roches issues de gisements locaux ou de proximité (spilites de Paimpol, schistes briovériens de l'îlot de Cruckin, grès roses de Plourivo, granit du batholite du Trégor et « tuffeau vert », en fait une hornblendite). Les deux autres (lumachelle provenant probablement d'Angleterre et calcaire de Caen) sont des matériaux importés. Entre jardins et plages, roselières et lagunes, le site héberge des plantes rupestres, messicoles, fructifères, halophile (aimant le sel), aquatiques. Le cordon littoral offre la flore la plus originale. Le verger est dédié à 70 variétés de pommes anciennes et locales dont certaines propres à l'abbaye. Les niches, fissures et trous dans les murs accueillent des cavernicoles, les jardins, des fauvettes et des petits granivores, dans la roselière niche le râle d'eau, la roussette effarvote, la bouscarle, les passereaux, sur le littoral, les limicoles, sur la plage et sur l'estran, en hiver, les bernuches. L'anse de Beauport est le principal site d'hivernage en Bretagne de la mouette mélanocéphale (tête noire). Archives. Les archives départementales des Côtes-d'Armor possèdent un fonds d'archives sur l'abbaye de Beauport dans la série H, clergé régulier de H 36 à H 87. Les cotes H 36 et 37 sont deux livres de grand format appelés "Livre-Déal" rédigés en 1746 et justifiant par les titres les ressources de l'abbaye tant de ces fiefs nobles et autres fiefs que les dîmes, redevances et rentes de toutes les paroisses. H 38: Abbaye de Saint-Rion • H 39: Déclarations de revenus de l'abbaye • Aveux de l'abbaye au roi, réfection des édifices • H 43: pêcheries, droits de pêche et chasse • H 44: pêcherie de Beauport avec plan • H 45: Réparation des édifices • H 48: Plouézec • H 49: Plouézec, moulins • H 60: Kérity • H 67: Yvias • H 68: Yvias, moulin Froter (1263-1737) • H 69: Bréhat • H 72: Plélo • H 77: Chatelaudrun • H 78: Plouagat • H 81 • Cohiniac • H 82: Réparations de 1607 à 1709 • H 87: Biens et revenus de l'abbaye en 1722. Dans la série Q : Domaines, 1Q 155: liquidation de l'abbaye (François Attal, "Beauport; Une abbaye de prémontrés en Goëlo", pages: 79, 179-182). Visite. L'abbaye de Beauport et l'ensemble du site reçoivent plus de par an pour des visites individuelles, en groupes ou scolaires. Des animations, des ateliers et des visites thématiques, pédagogiques, nocturnes sont organisées autour de l'histoire de l'abbaye et de la nature qui l'environne. Association. L'Association des amis de Beauport éditent un périodique : les "Cahiers de Beauport et des ouvrages sur l'abbaye". |
Mark Philippoussis Mark Philippoussis, né le à Melbourne, est un joueur de tennis australien, professionnel entre 1994 et 2006. Biographie. Né d'un père grec et d'une mère italienne, il gagne son premier tournoi à Toulouse, en 1996 à l'âge de 19 ans. En 1997 il remporte trois autres titres (Scottsdale, Munich et le Queen's) sur trois surfaces différentes. En 1998, il atteint la finale de l'US Open où il échoue face à son compatriote Patrick Rafter. Il rentre pour la première fois dans le top 10 mondial en mars 1999 après avoir gagné son premier Masters Series à Indian Wells. Il atteindra peu après le meilleur classement de sa carrière (huitième). En décembre de la même année, il remporte la Coupe Davis avec l'Australie face à la France, à Nice. À cette occasion, il offre le point décisif en battant Cédric Pioline en 4 sets. Les années qui suivent seront beaucoup plus décevantes notamment en raison d'une blessure à un genou qui le contraindra à se faire opérer et l'éloignera à plusieurs reprises du circuit. Réputé pour un service surpuissant, Philippoussis fait un retour remarqué en 2003 lorsqu'il atteint la finale de Wimbledon. Il perd contre celui qui allait devenir le maître des lieux, le Suisse Roger Federer. Il remporte aussi cette année-là la seconde Coupe Davis de sa carrière contre l'Espagne en finale à Melbourne (il domine à cette occasion Juan Carlos Ferrero en 5 sets). Mais ce retour sera sans lendemain, Philippoussis va connaître deux nouvelles années sans résultat probant. Il tombe alors dans les profondeurs du classement mondial. Néanmoins, en , il profite d'une wild-card (invitation) pour remporter le de sa carrière en simple à Newport sur gazon. Le , il apparaît à la mondiale. Le , Mark Philippoussis, alors âgé de 38 ans, reçoit une invitation pour participer aux qualifications du Tournoi de tennis de Newport, sept ans après avoir mis un terme à sa carrière. Style de jeu. Mark Philippoussis fut considéré comme un des plus grands espoirs du tennis australien et un des joueurs les plus talentueux de sa génération. Doté d'un formidable gabarit, il était considéré comme le joueur le plus puissant du circuit tout en conservant une certaine finesse dans son jeu d'attaque avec un revers précis et de remarquables aptitudes à la volée. Son arme favorite était le service, un des plus redoutés du circuit puisqu'il effectua le service le plus rapide de l'époque dès sa première semaine de carrière professionnelle avec une mise en jeu à 229km/h. Sa formidable puissance de frappe s'exprimait également pleinement en coup droit, avec des attaques foudroyantes lui permettant de dicter le jeu en fond de court. Malgré sa haute taille, l'australien faisait preuve d'une certaine mobilité sur le court et possédait un joli toucher de balle et une gestuelle élégante. Cependant, son hygiène de vie, sa gestion des moments clés et de nombreuses blessures ont considérablement freiné sa carrière. Il est ainsi considéré comme un des plus grands gâchis de son temps. Téléréalité. En , Mark Philippoussis, a participé à une émission de Téléréalité américaine, sur NBC, intitulé "L'âge de l'amour" dans laquelle il devait trouver une fiancée parmi deux groupes de femmes, six femmes dans la vingtaine et sept femmes dans la quarantaine. Le but de cette émission dont l'origine se réfère au Bachelor était de prouver que l'âge n'est pas pris en compte dans le choix d'un partenaire. En l'occurrence, Mark Philippoussis a finalement donné tort à cette hypothèse, ayant choisi Amanda, âgée de 25 ans, parce que "ça ne pouvait pas fonctionner" avec Jen, l'autre finaliste, âgée de 48 ans. Parcours dans les Masters 1000. ! width="50"|Année ! width="125"|Indian Wells ! width="125"|Miami ! width="125"|Monte-Carlo ! width="125"|Rome ! width="125"|Hambourg ! width="125"|Canada ! width="125"|Cincinnati ! width="125"|Essen puis Stuttgart puis Madrid ! width="125"|Paris |
Comte de Savoie |
Peso argentin Le nouveau peso argentin, dont le code ISO est ARS, est la monnaie officielle de l'Argentine. Un peso argentin se subdivise en 100 centavos. Les billets en circulation ont une valeur de 10, 20, 50, 100, 200, 500 et . Quant aux pièces, elles ont une valeur de 5, 10, 25, 50 centavos, 1, 2, 5 et 10 pesos. Au , le peso s'établissait à 3,12 ARS pour , et 4,22 ARS pour . Au , un euro s'échangeait contre 5,47 pesos tandis que le billet vert valait 3,79 pesos argentins et le , un euro valait 16,87 pesos et un dollar 15,90 pesos. Le peso subit une dépréciation de 35 % en 2018. En , un euro représente environ . En , le taux de change du peso argentin (ARS) avec l'euro (EUR) était d'environ 1,055. Avec la crise économique argentine au début des années 2000, la monnaie a été fortement dépréciée au point d'atteindre un taux de change avec l'euro d'environ 0,0087 en , soit une diminution d'un facteur de plus de 121. Durant cette période, le peso a perdu 99,18 % de sa valeur face à l'euro. Histoire. Après la déclaration d'indépendance du , Buenos Aires et les autres provinces du Río de la Plata entamèrent une guerre d'indépendance, en envoyant des expéditions au Haut Pérou (Alto Perú), foyer de résistance royaliste. Les Argentins prirent la ville impériale de Potosí avec sa "Casa de la Moneda" en 1810, 1813 et 1815 : les deux dernières occupations furent importantes du point de vue monétaire, parce qu'on changea les monnaies qui était émises jusqu'alors - avec le buste royal et les emblèmes espagnols, par de nouvelles monnaies qui montraient les symboles et la devise du pays "En Unión y Libertad". En 1813, à la suite de la prise de la ville de Potosí par l'armée commandée par Manuel Belgrano (créateur du drapeau de l'Argentine), et à l'arrivée de cette nouvelle à Buenos Aires, le député Pedro José Agrelo proposa à l'Assemblée générale constitutive un projet de Loi de Monnaie, qui fut approuvé le et communiqué immédiatement à la "CECA altoperuana" (Potosí), qui commença ensuite à frapper la première monnaie de l'Argentine indépendante. Celles-ci, premières monnaies de l'Argentine naissante, étaient en or dans les valeurs de 8, 4, 2 et de 1 escudos, et en argent en 8, 4, 2, 1, ½ réaux. Elles montrent sur l'avers un soleil rayonnant, avec des yeux, un nez, une bouche et trente-deux rayons droits et flamboyants alternés. La légende circulaire commence avec "PROVINCIAS DEL RIO DE LA PLATA" et continue de l'autre côté avec "EN UNIÓN Y LIBERTAD". Au revers apparaissent les armoiries nationales - alors sceau de l'Assemblée -, sans le soleil et simples dans les monnaies d'argent ; avec des trophées formés par deux canons croisés, deux drapeaux latéraux et un tambour au pied sur celles d'or. Elles portent aussi en monogramme "PTS" qui identifie la CECA de Potosí. L'initiale J correspond à l"'Ensayador" José Antonio de Sierra. |
Eléonore de Bourbon |
État post-moderne Cet article discute de l'État post-moderne en termes de droit international. En ce début de , l'État est indissociable de la nation dans les 193 pays reconnus par l'ONU ; ainsi on parle souvent d'État-nation. L'État prend son origine en Europe dès 1750 avec l'aboutissement de la philosophie des Lumières et il est encore présent sous cette forme 250 ans plus tard. Certains suggèrent de repenser ce qu'ils appellent l'État post-moderne dans un contexte d'actualité. La proposition la plus en vogue en ce sens est la suppression de la base nationale comme fondement de l'État. Le processus d'établissement. Cette proposition est encore peu suivie par les peuples et les gouvernements, et n'est principalement défendue que par une poignée d'avant-gardistes. Pourtant, des processus de formation de ce qui pourrait devenir dans quelques années ou dizaines d'années des États supranationaux sont en cours; le plus avancé est bien sur celui de l'Union européenne (UE) qui malgré les dysfonctionnements et le manque de légitimité démocratique suit tranquillement son cours, mais il existe aussi des programmes d'intégration internationaux avancés sur les autres continents et notamment la très prometteuse Union africaine (UA) qui s'est déjà dotée d'un droit d'ingérence interne (une première dans l'histoire du droit international et de la construction d'entités supranationales) et le MERCOSUR et la Communauté andine des nations en Amérique latine. Il semble à l'heure actuelle que l'évolution générale des États prenne le chemin de processus d'intégration régionale comme ceux de l'UE et de l'UA plus que celui d'une intégration globale mondiale à partir d'organismes universalistes comme l'Organisation des Nations unies. Cette évolution est logique car il est plus facile et moins risqué pour les États-nations d'abandonner une part de leur souveraineté au profit d'organisations restreintes regroupant des nations qui partagent de nombreux intérêts et des traits culturels communs (ce qui est déjà un processus long et laborieux) que de former des institutions globalisantes universelles dans une société internationale qui peine encore à se trouver des valeurs et des règles communes. Caractéristiques pratiques. Du point de vue pratique l'État postmoderne semble être un État fédéral dissocié de tous fondements nationalistes et chauvins. Il est vu aussi comme un État sans nation. De ce fait plus rien n'opposant les pays au niveau institutionnel, on serait en droit de supprimer les Nations et de créer un État régulateur et universel pour toute la Terre. Cela exige que soient respectés les particularismes et différences et qu'il fonctionne dans le cadre d'institutions démocratiques. On retrouve de ce fait l'hypothèse fédéraliste. Reste toutefois le problème de l'orientation de l'État, la suppression de la nation ne supprimant pas le conflit entre libéraux et étatistes, bien qu'elle clarifie fortement le débat. |
Archibald Knox Archibald Knox ( - ) est un peintre et un designer mannois, né de parents écossais au village de Cronkbourne (Tromode, île de Man). Biographie. Il étudie à la Douglas School of Art puis travaille avec Baillie Scott avant d'aller à Londres en 1897, comme créateur pour le Silver Studio. Il est surtout connu pour sa collaboration avec Christopher Dresser et pour son travail d'inspiration celte pour la firme Liberty and Co, avec laquelle il collabora de 1899 à 1917. Pendant cette période, il réalisa pour Liberty and Co des bijoux et des objets divers en argent ou en étain, comme des vases, des miroirs ou des coffrets, mais également des ornements de jardin en terre cuite, des tapis, des motifs de papiers peints et de tissus, et même quelques meubles, maîtrisant parfaitement chaque discipline. Très inspiré par les préceptes du mouvement Arts & Crafts, il est considéré comme l'un des artistes les plus importants de l'Art Nouveau au sein du Royaume-Uni, au même titre que l'écossais Charles Rennie Mackintosh. Au niveau pictural, son style est influencé par les paysages de son île natale. Matthew Richardson, conservateur du département d'histoire sociale au Manx National Heritage, dit de lui : « Knox passait ses journées à arpenter la campagne mannoise. L'héritage de l'île de Man le captivait réellement. L'imagerie et la mythologie de l'île ont eu un énorme impact sur son œuvre, en particulier les anciennes croix gravées celtiques et vikings que l'on trouve ici. » Il est notamment l'illustrateur d'une édition de "Manx Fairy Tales" de Sophia Morrison (1859-1917). Archibald Knox fut également professeur et illustrateur. En 1933, il meurt d'insuffisance cardiaque. Marché de l'art. Le 25 mai 2011, Sotheby's a vendu à Paris un miroir "Cymric" en argent, émail et acajou, réalisé en 1901 par l'artiste et édité par la maison Liberty & co, pour 115 000 €, le record mondial pour une œuvre de l'artiste aux enchères. |
Festival des Artefacts Le Festival des Artefacts est un festival de musique créé en 1996 qui se déroule au Zénith Europe et à La Laiterie à Strasbourg. Il a lieu au mois d'avril pendant 8 jours. L'idée maîtresse est d'offrir un événement grand format au public qui tout au long de l’année fréquente La Laiterie, faisant son succès et surtout celui des artistes qui sont proposés sur ses scènes. Histoire. En 1998, le festival ajoute de la musique électronique en plus de sa programmation rock, notamment avec Aphex Twin. Programmation. Édition 2014. La a eu lieu du 2 au 8 avril 2014 à La Laiterie et du 12 au 13 avril 2014 au Zénith de Strasbourg. Laiterie Zénith de Strasbourg Édition 2013. Du 10 au 28 avril, la du Festival des Artefacts proposera plus de 40 concerts sur 8 jours. Zénith de Strasbourg Laiterie Salle des fêtes de Schiltigheim Édition 2012. La a eu lieu du 11 au 28 avril 2012 à la Laiterie et au Zénith de Strasbourg. Laiterie Zénith de Strasbourg Laiterie : Scènes d'ici Édition 2011. La a eu lieu durant trois jours au Zénith du 15 au 17 avril 2011. Le week-end Zenith a été précédé de deux jours de concerts à la Laiterie les 8 et 9 avril ainsi que plusieurs concerts délocalisés de Strasbourg à Schiltigheim et Illkirch-Graffenstaden. Laiterie Salle des fêtes de Schiltigheim L'Illiade à Illkirch-Graffenstaden Zénith de Strasbourg Édition 2010. Cette a eu lieu les 16 et 17 avril 2010 au Zénith et à partir du 21 avril 2010 à la Laiterie. Au Zénith de Strasbourg - vendredi 16 et samedi 17 avril 2010 À la laiterie - Strasbourg - du 21 au 24 avril 2010 Édition 2009. La a eu lieu du 14 au 18 avril 2009 à La Laiterie, puis du 24 au 26 avril 2009 au Zénith Europe de Strasbourg, avec : À La Laiterie : Au Zénith : Édition 2008. qui a eu lieu les 18, 19 et 20 avril 2008 au nouveau Zénith Europe de Strasbourg, avec : Le groupe Babyshambles était initialement programmé le vendredi 18 avril mais la décision de justice concernant le chanteur Pete Doherty a entraîné l'annulation de son concert. Le festival s'est prolongé plusieurs soirées à La Laiterie à Strasbourg à partir du 23 avril avec : Édition 2007. Elle a eu lieu les 27, 28 et 29 avril 2007 avec : Édition 2006. Elle a eu lieu les 28, 29 et 30 avril 2006, avec : Édition 2005. Elle a eu lieu les 22, 23 et 24 avril 2005, avec : Édition 2004. Elle a eu lieu les 23, 24 et 25 avril 2004, avec : Édition 2003. Elle a eu lieu les 25, 26 et 27 avril 2003, avec : Édition 2000. Elle a eu lieu au Parc du Rhin le 02 juin 2000 avec Iron Maiden, Stratovarius, Samaël, Mayhem, Edguy, Entombed, Spiritual Beggars, Nightmare. À la suite de cette édition, une rupture décisive est apparue dans l'orientation prise par le style du festival. |
Machito Francisco Raúl Gutiérrez Grillo alias Machito, né le à La Havane, est un compositeur de musique latine et afro-cubaine, percussionniste qui jouait notamment des maracas, chanteur et chef d'orchestre américain. Machito meurt d'une crise cardiaque à University College Hospital après un concert au Ronnie Scott's à Londres le . Biographie. Il est né à Marianao, La Havane, Cuba, le 3 décembre 1909. Il passe son enfance à Cuba où il apprend le chant et à jouer des maracas. Entre 1928 et 1937 il se produit avec plusieurs des orchestres de danse les plus populaires de Cuba. Devenu professionnel, il ne quittera La Havane qu'en 1937 pour former son propre orchestre, "fusion" de jazz et de musique afro-cubaine, les "Afro-Cubans", avec son beau-frère Mario Bauza, après avoir été, à New York, percussionniste et chanteur dans les formations « typiques » de Xavier Cugat et Noro Morales vouées à la danse. Il a joué avec de nombreux musiciens de jazz : "Flying Home" (avec le saxophoniste Flip Phillips, 1948), "Mango Mangué" (avec Charlie Parker, 1948) ou "Mirra" (avec Dizzy Gillespie, 1975). Style de composition, d'arrangement et de jeux musical. Jazz, salsa, Latin, Latin jazz, mambo, cha-cha-cha, rumba. Succès et récompenses professionnelles. Il a reçu en 1983 un Grammy Award : Best Latin Album pour son album "Machito and his Salsa Big Band" paru chez Timeless Records. Avec l'album dirigé et arrangé par Chico O'Farrill, "Dizzy Gillespie & Machito - "Afro-Cuban Jazz Moods"" paru chez Pablo Records, il fut aussi nommé dans la catégorie "Grammy Award : Best Performance by a Jazz Big Band". The Machito Orchestra fut aussi nommé dans la catégorie "Grammy Award : Best Latin Album" pour son album "Fireworks" paru chez Coco Records. Reconnaissance posthume. Il restera cependant un vrai héros du Latin jazz, étant le premier à réaliser cette fusion, appelée plus tard Latin jazz. Il sera cependant à la tête d’un des plus grands groupes de ce genre, permettant à des musiciens tels que Chano Pozzo et Dizzy Gillespie de s’exprimer pleinement. Machito and his Afro-Cubans (avec notamment Mario Bauzá, René Hernández, et Chico O'Farrill), et avec Dizzy Gillespie, joua un rôle central et charnière dans l'acceptation des rythmes Latin par les jazzmans américains. Leur façon de concevoir les arrangements fut essentielle au développement et à l'essor de ce courant musical. Arrangeurs hors pair, ils sont devenus leaders de groupe et d'orchestre pour rivaliser entre eux d'innovation en matière de Latin jazz. Forts de leurs cultures musicales d'origine, ils ont insufflé leur marque de fabrique au jazz. Indiscrétions. Machito est le beau-frère de Mario Bauzá. Discographie. Singles 45 tours (7"). Machito And His Orchestra Machito And His Afro-Cubans Machito/O'Farrill 7" & EPs |
Olivier Lecoq Olivier Lecoq, né le à Paris (France), est un comédien. Il a participé depuis 1978 à plus de 80 créations théâtrales. De la scène à la rue, en passant par le chapiteau ou l'appartement. Seul en scène ou au milieu de 80 autres artistes. Rompu aux techniques du jeu dramatique, de la "commedia dell'arte", de l'improvisation, du chant, de la cascade, des combats, de la pyrotechnie, des échasses, du masque balinais ou de l'opéra chinois. Il a joué Shakespeare, Molière, Goldoni, Beaumarchais, Labiche, Stevenson, Verne, Twain, Wilde, Courteline, O'Neill, Brecht, Aymé, Orwell, Baum, Borchert, Mrozek, Mayor, Tristan, Arrabal, Cooney, Demouzon, Livchine, De Lafond, Fournel, Thyrion, Michelet, Galliot, Thomas, Laurent, Blind et Delgado. Il a interprété notamment Arlequin, Lancelot Gobbo, Beckman, Prométhée, Scapin, Long John Silver, Arkadi Tscheidsé, Souen Wou Kong, L'Epouvantail du "Magicien d'Oz", La Flèche, maître Jacques, Gnafron, Polichinelle, le rôle du mort de "Panique au Plazza", Passepartout, Argante, Auguste Lumière mais aussi l'arbitre au sein de la Ligue d'improvisation. Il a travaillé principalement avec la Compagnie de la Reine, Vol de Nuit, la Comédie de Tours, La Trace, le Théâtre des 7 Lieues, la Compagnie Yvan Garouel, Clin d'Œil Compagnie, Universcène, la Compagnie internationale Alligator, l'Unité et Cie, Nuits Blanches Événements, Éphémère, les Plasticiens Volants, le Théâtre à Louer, Science 89 et la Ligue d'improvisation française. Il a travaillé sous la direction, entre autres, de Gil Galliot, Jacques Livchine, Michel Valmer, Yvan Garrouel, Jacques Fabbri, Sylvain Man, Gérard Audax, Magali Morel, Jean-Daniel Laval ou Pierre Mondy. |
Frank Raul Grillo |
Frank Grillo |
Route nationale 143 (France) La route nationale 143, ou RN 143, est une ancienne route nationale française reliant d'abord Chambray-lès-Tours à Riom, puis à Châteauroux. Le décret du a entraîné son transfert intégral aux départements. Histoire. Avant la réforme de 1972, la route nationale 143 continuait jusqu'à Riom. Le tronçon de Châteauroux à Montluçon a été déclassé en route départementale (RD) 943, alors que celui de Montluçon à Riom avait été renommé . Cette route est déclassée depuis 2006. |
Konin Konin (prononciation : , ) est une ville de la voïvodie de Grande-Pologne, dans le centre-ouest de la Pologne. Elle est le chef-lieu du powiat de Konin, même si elle ne fait pas partie de son territoire (la ville constitue un "powiat" à elle seule). Avec une population en 2016, Konin est la troisième ville la plus peuplée de la voïvodie. Elle est située sur l'axe Berlin - Poznań - Varsovie - Moscou et est également proche de l'Allemagne. Son développement est principalement dû à l'activité minière, très intense depuis 1950, mais l'abandon progressif des exploitations voit un recul de la démographie. Situation géographique. La ville de Konin est située sur la Warta, dans la partie orientale de la Grande-Pologne. Elle se trouve à au sud-est de Poznań et à au nord de Kalisz. Elle s'est développée sur des terrains marécageux. Konin est un nœud important sur le réseau routier, au carrefour de l’autoroute A2 (Berlin-Moscou) et de la route nationale 25 (Bydgoszcz-Kalisz). Konin est traversé par la voie ferrée Berlin-Poznań-Kutno-Varsovie-Moscou. La Warta constitue une voie fluviale de première importance. Konin est également relié à la mer Baltique via des lacs et des canaux. Histoire. Le site primitif de Konin est un îlot, à l’endroit où la route Kalisz-Kruszwica traversait la Warta. Konin s’impose rapidement comme un lieu de passage essentiel des routes commerciales reliant le nord au sud, l’est à l’ouest. Konin reçoit les droits de Magdebourg vers 1293. Le destin de la ville est étroitement lié à celui de la Pologne. En 1331, Konin est détruit par les chevaliers teutoniques. Casimir III le Grand reconstruit la ville et l’entoure de remparts. Un staroste s’installe dans le château (aujourd'hui disparu) et la ville devient le chef-lieu d’un arrondissement judiciaire. La ville se développe rapidement grâce à l’arrivée de nombreux artisans. Elle devient un important centre culturel et accueille les nouveaux courants religieux. Vers 1600, ce sont deux médecins exerçant à Konin qui fondent à l’Université jagellonne de Cracovie la plus vieille chaire d’anatomie de Pologne. Au , épidémies, incendies et guerre avec la Suède provoquent le déclin de la ville. En 1815, avec la disparition du Duché de Varsovie, Konin se retrouve dans le Royaume du Congrès contrôlé par la Russie. En 1863, la ville participe à l’Insurrection de Janvier. La répression des autorités tsariste est sévère et la ville perd pour longtemps son statut de centre régional. La situation économique ne s’améliore pas à la suite de l'indépendance de la Pologne en 1918. Les conditions de vie des habitants sont misérables. Il n’y a pas de réseau de distribution d’eau, pas d’égouts. La ville n’a pas bénéficié de la révolution industrielle. La crise économique de l’Entre-deux-guerres est durement ressentie. La situation ne commence à s’améliorer qu’avec le désenclavement de la ville, grâce à l’ouverture de la voie ferrée Poznań-Varsovie et à la construction du canal reliant la Warta au lac de Gopło. Pendant la Seconde Guerre mondiale, Konin fait partie des terres annexées par l’Allemagne (Reichsgau Wartheland). Dans les forêts entourant la ville, les Nazis procèdent à des exécutions de masse de Polonais, principalement de confession juive. Les Juifs représentaient 30 % de la population avant la guerre. Après la guerre, la ville connaît un nouvel essor économique, grâce à la découverte de gisements de charbon, ce qui provoque une explosion démographique. La ville compte en 1950, en 1970, en 2000, en 2010. De 1975 à 1998, la ville était la capitale de la voïvodie de Konin. Économie. L’exploitation de charbon a fixé l’industrie lourde : L’agro-alimentaire et la construction sont également présents. Sport. La ville possède deux clubs de football : Transports. La ville est desservie par l'autoroute polonaise A2 (qui passe au sud de la ville), via les sorties et . Les routes nationales polonaises numéro 25 (reliant Bobolice à Oleśnica), 72 (reliant Konin à Rawa Mazowiecka) et 92 (reliant Rzepin à Łowicz) passent également par la ville, tout comme les routes voïvodales 264 (reliant Konin à Kleczew) et 266 (reliant Konin à Ciechocinek). La ligne ferroviaire numéro 3 (Berlin - Varsovie) passe et s'arrête à la gare de Konin, et des trajets sont également assurés jusqu'au quartier de Pątnów, via la ligne numéro 388. L'aérodrome de Konin-Kazimierz Biskupi (code OACI : EPKB) dessert la ville et abrite un aéroclub. |
Route nationale 144 La route nationale 144, ou RN 144, est une ancienne route nationale française reliant d'abord Salbris à Montluçon puis Bourges à Riom. Histoire. À l'origine, la route nationale 144 reliait Salbris à Montluçon "via" Neuvy-sur-Barangeon et Bourges. Elle avait donc le tronçon de Levet à Montluçon en commun avec l'actuelle . La réforme de 1972 entraîne le déclassement de la entre Salbris et Saint-Doulchard en , le tronc commun avec la (de Saint-Doulchard à Bourges) était resté à la alors que le tronc commun avec la (de Bourges à Levet) a été attribué à la nouvelle . La nouvelle reprend des tronçons des anciennes (de Bourges à Levet), et (de Montluçon à Riom). Le décret du a entraîné son transfert aux départements : elle devient RD 2144. Entre Bruère-Allichamps et Saint-Amand-Montrond, la fait partie de la route Jacques-Cœur. |
Mahavishnu Orchestra Mahavishnu Orchestra est un groupe américain fondé par le guitariste John McLaughlin au début des années 1970. Le groupe est l'un des précurseurs de la fusion du jazz et du rock progressif . Biographie. John McLaughlin produit tout d’abord son propre album, "My Goal's Beyond", avec Billy Cobham, Charlie Haden, Airto Moreira, Dave Liebman, Badal Roy, Jerry Goodman et Mahalakshmi. ' est le album solo (après ') de John McLaughlin. Publié à l'origine en 1971 par Douglas Records aux Etats-Unis. Pour le premier disque du Mahavishnu Orchestra, ", publié en 1971, John McLaughlin s’entoure de Rick Laird (basse), Billy Cobham (batterie), Jerry Goodman (violon) et Jan Hammer (claviers). Ce disque réalise une parfaite fusion des claviers Moog, guitares et violon, le tout soutenu par un jeu de batterie étonnant de Billy Cobham. John McLaughlin est inspiré dans sa vie et sa musique par son guide spirituel Sri Chinmoy. L'ensemble réalise, en 1973, l’album suivant, '. La même année, sort ', un album " enregistré au Central Park de New York. En 1974, le Mahavishnu Orchestra change de composition pour signer "Apocalypse" avec le London Symphony Orchestra dirigé par Michael Tilson Thomas. John McLaughlin est entouré notamment de Jean-Luc Ponty (violon), Narada Michael Walden (batterie) et Ralphe Armstrong (basse). En 1975, le Mahavishnu Orchestra réalise un autre album majeur, ", avec la même formation de base accompagnée de Gayle Moran aux claviers et chant. Les prestations du groupe sont encore plus remarquables sur scène. Ses concerts au Festival de jazz de Montreux resteront dans les annales. En 1976 sort l'album ". Gayle Moran est remplacé par Stu Goldberg aux claviers. L'album est inégal et manque cruellement d'homogénéité. Cet opus marquera la fin du Mahavishnu Orchestra. John McLaughlin a ensuite poursuivi sa carrière musicale avec le groupe Shakti, puis le aux côtés de L. Shankar, après quoi il rejoint Christian Escoudé en duo de guitares. En 1980 et 1981, il enregistre deux albums avec le supergroupe , composé par Stanley Clarke, Eric Gale, Lenny White, Tom Browne, Stanley Turrentine, Wynton Marsalis et George Benson. Par la suite, il joue avec les (1981–1982), cette fois composé des français Jean-Paul Céléa, François Couturier ainsi que de Katia Labèque et de Tommy Campbell, batteur ayant beaucoup joué avec Sonny Rollins. En 1984 il reforme le Mahavishnu Orchestra, quatrième mouture, qu'il nomme plus simplement Mahavishnu. Le groupe sera dissous en 1986. |
Route nationale 145 La route nationale 145, ou RN 145, est une route nationale française reliant Bellac, dans le département de la Haute-Vienne, à Saint-Victor, près de Montluçon, dans le département de l'Allier. Le tronçon entre les autoroutes A20 (La Croisière) et A714 (au nord de Montluçon) fait partie de la RCEA. Elle est aménagée en de Saint-Maurice-la-Souterraine (au niveau de raccordement à l'A20) au nord de Montluçon ; l'aménagement de la route à l'est en direction de Montluçon étant assuré par l'autoroute A714, ouverte depuis et l'achèvement du contournement de Montluçon à . Sa continuité est assurée de part et d'autre vers Angoulême à l'ouest (A20 et ) et vers Mâcon par la à l'est. Histoire. Des tracés variés. À l'origine, la route nationale 145 reliait Guéret à Moulins, "via" Montluçon. Celle-ci n'est pas immédiatement déclassée à la suite de la réforme de 1972. Lors de la mise en service de la voie rapide à l'est du Montet, jusqu'à Toulon-sur-Allier (au sud de Moulins), celle-ci porta le numéro 145 et la section du Montet à Moulins est déclassée . Après la réforme de 1972, certaines sections sont récupérées par la nouvelle : le tronçon de Bellac au Maubert issu de la et celui de Maubert à Guéret issu de la . Du Montet à Moulins, le tracé d'origine par Souvigny fut remplacé par la voie express établie dans les années 1980 de Montmarault à Toulon-sur-Allier (puis jusqu'à Dompierre-sur-Besbre), "via" Le Montet, Cressanges, Chemilly, Toulon-sur-Allier, puis en Montbeugny et Thiel-sur-Acolin avant de rejoindre la à Dompierre-sur-Besbre. Pour des raisons de cohérence dans la numérotation des itinéraires, il fut décidé à la fin des années 1990 que la section de la RCEA à l'est de Montmarault soit reversée à la , la nationale 145 rejoignant désormais l'A71 au nord-est de Montluçon "via" la rocade nord de cette ville établie à cette époque, d'abord jusqu'à l'échangeur de Bizeneuille, puis au droit de l'échangeur avec la après la mise en service de l'autoroute A714. Ne subsiste alors, conformément au décret du , que la section située entre l'antenne autoroutière de Montluçon et la RN 147 à Bellac, au titre de la liaison entre l'autoroute A71 et Royan. Reclassements et déclassements. Au fur et à mesure de la mise en service de déviations ou de voies rapides, certaines sections ont changé de numéro : Aménagement à entre l'A20 et l'A71. Dans le département de la Creuse, la mise à deux fois deux voies de la route nationale 145 a commencé en 1982 pour s'achever en 2011. Les travaux de mise à 2×2 voies de la RN 145 en Creuse ont coûté . Tracés. Tracé actuel de Bellac à Saint-Victor. Section non aménagée (Bellac - La Croisière). Les communes traversées (en Haute-Vienne) et les échangeurs (dans la Creuse et l'Allier) sont : Ancien tracé de Guéret à Moulins. Les communes traversées étaient : Projet. À La Croisière, l'échangeur entre la RN 145 et l'autoroute A20 devrait être revu. |
Gigaspermataceae Les Gigaspermataceae forment une petite famille de champignons de l'ordre des "Agaricales", qui contient le genre "Gigasperma". |
Charles Rohlfs Charles Rohlfs (* 1853 Brooklyn, † 1936 Buffalo, New York), concepteur de meubles, est à Boston depuis 1868. En 1884, il se marie avec l'auteur Anna Katharine Green. Avant de permettre le mariage, son futur beau-père, un avocat, demande à Rohlfs d'abandonner les représentations. Rohlfs commence alors la conception de meubles et obtient une reconnaissance internationale. Après l'exposition de Turin, en 1902, Rohlfs est nommé membre de la Royal Society of Arts à Londres et est commandité pour produire l'ameublement de palais de Buckingham. Rohlfs est un des représentants du mouvement Arts & Crafts. |
Jean-Claude Moineau Jean-Claude Moineau est un théoricien de l'art. Il a enseigné la théorie de l'art à l'Université de Paris VIII et a été également conseiller auprès de la Biennale de Paris. Il écrit sur l'art et la musique actuelle. Biographie. Après des études de mathématiques et de musique, J.-C. Moineau développe, dans les années 1960, de nombreuses activités artistiques tournées notamment vers l’art conceptuel, la poésie visuelle, l’"event", la performance, le mail art. Il est l’auteur de livres d’artiste et de productions sonores. Il réalise de nombreuses expositions, tant individuelles que collectives, et performances à Paris, en province et à l’étranger, et collabore à différentes revues françaises et internationales. Cofondateur de différents groupes et revues, il est également l'organisateur à Orléans du premier Festival Permanent. Puis, comme tant d’autres dans le contexte des années post-soixante-huit, J.-C. Moineau interrompt toute activité artistique. Mais, contrairement à beaucoup d’autres qui n’ont pas tardé à reprendre le chemin d’activités artistiques, J.-C. Moineau s’est toujours depuis refusé à reprendre, comme si de rien n’était, son activité antérieure. Ce qui ne l’a cependant pas empêché de continuer à avoir un regard à la fois prospectif et critique sur l’art en train de se faire et sur les apories dans lesquelles celui-ci se débattait. Activité volontairement en retrait tout en n'en relevant pas moins à sa façon d'une sorte d'« observation participante », en quoi la démarche de J.-C. Moineau est restée malgré tout « méta-artistique » au sens de ce qui traite (de façon critique) de l’art. De 1969 à 2008, J.-C Moineau a enseigné, par delà tous les découpages en disciplines, l'art et la théorie de l’art à l’Université de Paris 8. Il a été membre de différents comités scientifiques, a participé à de nombreux colloques, tables rondes et émissions de radio (notamment avec Jean-Louis Costes), a assuré le commissariat de différentes expositions tout en cherchant à introduire la critique au sein même de différentes expositions, et a été conseiller de la XV Biennale de Paris (2006-2008). |
Route nationale 142 La route nationale 142, ou RN 142, est une route nationale française contournant Bourges entre les deux sorties de la RN 151. Le décret du prévoit son maintien dans le réseau national, au titre de la liaison de Châteauroux à Auxerre et Troyes, mais plus probablement sous le nom de RN 151. Jusqu'en 2006, une autre route portant le numéro de RN 142 reliait Boulogne-sur-Mer à Outreau, elle a été déclassée en 2006 sous le numéro de RD 901E3. Avant les déclassements de 1972, la RN 142 reliait Aubusson à Bel-Air (hameau de Bussière-Poitevine) au niveau de la RN 147. Elle a été déclassée en RD 942 sauf le tronçon entre Guéret et Le Maubert qui fait partie de la RCEA et a été renuméroté RN 145. Description. Entre Guéret et La Croisière, la RCEA est une voie rapide et ne traverse plus aucune agglomération. Du fait de la réalisation de la déviation d'Aubusson, l'ancien tracé se dirigeant vers le centre-ville d'Aubusson a été renuméroté RD 942A alors que la RD 942 se dirige maintenant vers Saint-Maixant pour y retrouver l'ex-RN 690. Ancien tracé d'Aubusson à Bel Air. D'Aubusson à Guéret. Repris par les RD 942A et RD 942. De Guéret au Maubert. Entre Guéret et Le Maubert, la RN 145 fait partie de la RCEA, elle est aussi E 62. |
Lulu (opéra) Lulu (prononciation : "Loulou") est un opéra dodécaphonique d'Alban Berg, sur un livret du compositeur inspiré de "Die Büchse der Pandora" ("La Boîte de Pandore", 1902) et "Erdgeist" ("L'Esprit de la terre", 1895) de Frank Wedekind, composé entre 1929 et la mort de Berg en 1935. Il est resté très partiellement inachevé et fut créé sous cette forme en 1937 à l'opéra de Zurich. Il a été achevé en 1979 par Friedrich Cerha pour la version donnée cette année-là à Paris sous la direction de Pierre Boulez, dans une mise en scène de Patrice Chéreau. Argument. Pour créer l'histoire, Berg a combiné deux pièces de Frank Wedekind qui avaient été interdites en Allemagne : "La Boîte de Pandore" ("Die Büchse der Pandora") et "L'Esprit de la terre" ("Erdgeist"). "Lulu" décrit l'ascension sociale d'une femme jusqu'au meurtre de celui qu'elle dit avoir le plus aimé, puis sa chute pour devenir finalement prostituée et mourir. Les personnages sont symétriques, et la forme musicale est en arche, basée sur des séries dodécaphoniques. Le centre de l'arche est constitué par la musique de film qui suit la mort de Schön. L'opéra commence par la présentation de la ménagerie par le dompteur. Chaque animal de la ménagerie est représenté par une série dérivée de la série originelle, qui reviendra comme un leitmotiv wagnérien de l'œuvre, et symbolise un de ses amants. À ses trois premiers amants : le Médecin, le Peintre, le Docteur Schön, correspondent ses trois derniers clients : le Professeur (même motif que pour le Médecin), le Nègre, et Jack l'Éventreur (joués par les mêmes chanteurs). Lulu représente la femme fatale, poussée par les hommes à se comporter en meurtrière. Autour d'elle gravitent, puis meurent des hommes, et même une lesbienne, la comtesse von Geschwitz, qui tombera sous son charme jusqu'à attraper le choléra pour la sauver et souhaitera la lutte pour les droits des femmes avant sa mort. Genèse et composition. Berg a assisté à une représentation de "La Boîte de Pandore" en 1905 dans une production de Karl Kraus mais n'a commencé son opéra qu'en 1929 après avoir terminé son autre opéra, "Wozzeck". Son long travail est interrompu par la mort de Manon Gropius, la fille d'Alma Mahler et de Walter Gropius, pour la mémoire de laquelle il compose le "Concerto à la mémoire d'un ange" pour violon. Le temps passé à la composition du concerto l'empêche donc de terminer "Lulu" avant sa mort en 1935. L'œuvre est achevée entièrement jusqu'à la mesure 238 de la scène 1 de l'acte III, la fin est restée avec des indications de l'instrumentation. L'opéra est créé le à l'opéra de Zurich dans sa forme inachevée. L'acte III est créé pour la première fois le lors de la représentation à l'Opéra Garnier, sous la direction de Pierre Boulez, avec Jeffrey Tate comme assistant, et dans une mise en scène de Patrice Chéreau, de la version achevée par Friedrich Cerha. Suite. Berg a composé en 1934 une "Lulu Suite" pour orchestre et soprano dans le but de faciliter la diffusion de son opéra. Analyse. Structure de l'œuvre. La structure de Lulu est en miroir : l'ascension sociale de Lulu dans la première moitié se réfléchit dans sa déchéance finale. La clé de voûte est la musique de film centrale qui est un palindrome, avec en son centre les arpèges au piano, ascendants puis descendants : Dans Lulu, Berg utilise la technique des séries d'Arnold Schoenberg. L'opéra contient plusieurs séries qui sont attachées à des personnages, d'une manière similaire aux leitmotivs de Richard Wagner. La série originelle, qui est celle de Lulu, est la suivante : La série d'Alwa s'en déduit en écrivant les notes sur une horloge, puis en faisant le tour de l'horloge en sautant sept notes jusqu'à l'obtention d'une série de douze notes : ou en transposant : La série de Schön s'obtient par un procédé plus compliqué : toujours en tournant autour de l'horloge, on fait des sauts d'amplitude 1, 2, 3, 3, 2, 1 et on recommence de même : |
Route nationale 147 La route nationale 147, ou RN 147, est une route nationale française reliant Limoges à Poitiers. Entre Bellac et Poitiers, cette route est également la route européenne 62, portion de la RCEA. La quasi-totalité de son parcours consiste en une route à deux voies de type « toboggan ». Cette route, particulièrement accidentogène, connaît un important trafic de poids-lourds ; sa mise à 2×2 voies entre Poitiers et Limoges est en projet. Pour l'instant, seules les sections à 2×2 voies autour de Poitiers, de Fleuré et quelques créneaux de dépassement autour de Bellac existent. Les travaux ont déjà commencé pour les rallonger, mais les désaccords entre financeurs compliquent le lancement des chantiers, déjà ajourné le temps des études sur le projet de LGV Poitiers-Limoges. Histoire. Avant la réforme de 1972, la RN 147 reliait Limoges à Saumur. Elle passait par un tronçon déclassé en RD 147 dans la Vienne et RD 947 en Maine-et-Loire, reliant Loudun à Saumur, "via" Fontevraud-l'Abbaye et Montsoreau. Des tronçons actuels de la RN 147, seul celui de Limoges à Loudun est d'origine ; le tronçon de Loudun à Montreuil-Bellay appartenait à la RN 761, le tronçon de Montreuil-Bellay à Longué-Jumelles appartenait à la RN 138, et celui de Longué-Jumelles à Angers est issu d'anciennes routes départementales. Le décret du conserve la section Limoges-Poitiers. Le tronçon entre Poitiers et Angers "via" Loudun et Saumur est déclassé et reversé aux conseils généraux des départements traversés et devient la RD 347. La section entre Couzeix et Limoges est déclassée en RD 947. Tracés. De Limoges à Poitiers (N 147). Le tronçon entre Bellac et Poitiers est également numéroté E62. Les communes traversées sont : Lieux sensibles. Passages à niveaux. La ligne Poitiers - Limoges-Bénédictins coupe la RN 147 en trois passages à niveau jugés sensibles : |
Philip Webb Philip Speakman Webb ( – ) est un architecte anglais, quelquefois appelé le père de l'architecture Arts & Crafts. Biographie. Né à Oxford, Webb a étudié à Aynho dans le Northamptonshire. Il est ensuite devenu assistant de George Edmund Street à Londres. C'est alors qu'il a rencontré William Morris en 1856 et développé son propre style à partir de 1858. Il est particulièrement connu comme le concepteur de la Red House de Bexleyheath, en 1859, et de la maison Standen (à proximité de East Grinstead dans le Sussex de l'Ouest), avec William Morris. William Morris, Edward Burne-Jones et Dante Gabriel Rossetti étaient trois de ses partenaires favoris pour la décoration intérieure et l'ameublement avec Morris, Marshall, Faulkner & Co.. En 1870, il conçoit la demeure londonienne de George Howard, au 1 Palace Green. Howard, Webb et Morris ont formé une part importante du mouvement Arts & Crafts et ont fondé la Society for the Protection of Ancient Buildings en 1877. |
Route nationale 148 La route nationale 148, ou RN 148, est une ancienne route nationale française reliant jusqu'en 2006 Sainte-Hermine à Niort. Avant les déclassements de 1972, son parcours était plus long puisqu'elle allait de Noirmoutier à Étagnac. Les sections de Noirmoutier à Sainte-Hermine et de Niort à Étagnac ont été déclassées en RD 948, sauf dans la Vienne où la RN 148 est devenue RD 148. Le décret du a entraîné le déclassement du tronçon restant de la RN 148 : la nouvelle numérotation est RD 148 dans la Vendée et RD 648 dans les Deux-Sèvres. La RN 148 a une antenne, la RN 248, axe appartenant à la route européenne E601, reliant la RN 11 à l’échangeur A10 ("Niort Sud"). Jusqu'au début des années 2000, il existe un projet de doublement autoroutier de la liaison Niort-Limoges, aujourd'hui abandonné. Ancien tracé de Noirmoutier à Limoges. De Sainte-Hermine à Niort. "Dernier tronçon subsistant de la RN" |
Polygame |
Tokio Tokio est un groupe de rock japonais composé de cinq membres dans le cadre de la Johnny & Associates, formé en 1990, ayant commencé leur carrière professionnelle en 1994. Biographie. Taichi Kokubun,a commencé sa carrière, tout comme ses collègues "SMAP", en tant que simples danseur à l'arrière plan. Une fois que le public fut familiarisé avec ses nombreuses apparitions télévisées, le label décida de lui faire commencer des carrières en tant qu'artistes à part entière. Alors que "SMAP" faisait déjà ses débuts en 1991, il s'écoula un certain temps avant que le groupe "Tokio", tel que nous le connaissons aujourd'hui ne prenne forme. Tout d'abord, deux d'entre eux, Joushima Shigeru et Yamaguchi Tatsuya formèrent le groupe "Joushima Band", et ce n'est qu'en 1990 que Johnny Kitagawa (le directeur de la firme Johnny's Entertainment) décida de les réunir tous les cinq, sous le nom de "Tokio". Quelques années plus tard, en 1994, leur premier single "Love You Only", fut disponible à la vente. Juste après, Kojima Hiromu, quitta le groupe et fut remplacé par Nagase Tomoya. En 2001, ils changèrent de Label, passant de Sony Music Entertainment à Universal Music. Masahiro Matsuoka a dirigé les vidéos de promotion de la musique de Tokio depuis leur Single "Ding-Dong" de . Le Groupe a à son actif 14 Albums et 37 Singles, Comprenant Les titres incontournables tels que "Ambitious Japan", (Chanson thème pour le Train JR Nozomi en 2003), "Transistor G Girl" (Thème musical pour la Pub du JR NOZOMI Shinkansen en 2004), "Mr. Traveling Man" (Générique du Drama de la Chaîne TBS "Yaoh" en ) et "Get Your Dream !" (Thème du Japon pour la Coupe du Monde de 2006 en Allemagne). Quant à leur dernier single "Sorafune" (Ending du Drama "My Boss, My Hero"), il a fait des ventes très impressionnantes. Il s'est vendu à plus de 400 000 copies et s'est classé dans le Top 50 durant les mois qui ont suivi sa sortie. Comparés à d'autres groupes du Johnny's, les membres de Tokio savent toujours assurer. En effet, on dit que Tokio est au Japon un des seuls groupe qui peut à la fois : chanter, composer leur propre musique et jouer de différents instruments. De plus, ils semblent accorder plus d'importance à la diversité musicale que les groupes tels que "KinKi Kids" ou "SMAP". En effet, le groupe Tokio propose une musique variée, de la pop en passant par le rock avec parfois quelques morceaux de Guitare Sonnant metal (comme "Daybreak"), quelques ballades ou encore des chansons a cappella dans le style de "Lion Heart". Le groupe possède également leurs propres émissions télévisées, "Gachinko" et "Za! Testuwan! Dash !!" En plus de cela les cinq membres du groupe ont joué dans plusieurs drama et trois d'entre eux ont même joué dans des films. Le , Tomoya Nagase annonce son départ du groupe, deux ans après celui de Tatsuya Yamaguchi. Les trois membres du groupe restent mais ont décidé de changer leurs activités. Ils ne vont plus se consacrer à la musique, mais créent leur propre boite de production. Cette boite de production reste une succursale du groupe de la Johnny's Entertainment et a pour but d'ouvrir de nouvelles possibilités aux futurs idoles de l'entreprise. |
Route nationale 149 (France) La route nationale 149, ou RN 149, est une route nationale française reliant Nantes à Poitiers, ancienne "route nationale 148bis". Dédoublement par la RN 249. Elle est doublée par la RN 249 entre Nantes, Cholet et Bressuire, ce qui a eu pour effet de réduire la circulation sur le tronçon Nantes - Mortagne-sur-Sèvre. Ensuite, elle devient un itinéraire très fréquenté par de nombreux véhicules et poids lourds (jusqu'à par jour), au cœur de l'axe Nantes-Poitiers-Limoges. Difficilement adaptée à un tel trafic, et notamment parce qu'elle traverse de nombreuses agglomérations, la route a nécessité plusieurs aménagements de sécurité dont le plus visible est la déviation de Bressuire aménagée en 2×2 voies depuis 1997. À terme, tout l'axe Nantes-Poitiers devrait être aménagé en 2×2 voies, nommé RN 249. Pour l'instant, la RN 149 ne compte que deux 2×2 voies significatives : Déclassements. À la suite de la création de la RN249, elle a été déclassée en RD 949 dans sa traversée de Maine-et-Loire entre Torfou et la Vendée. Seule la section de Nantes à Poitiers reste dans le réseau routier national. Depuis 2006, elle a été déclassée en RD 149 dans la Loire-Atlantique et dans la Vendée jusqu'à Mortagne-sur-Sèvre. Puis en 2014, elle fut déclassée entre Cholet et Bressuire à la suite de l'ouverture de la voie rapide. À noter qu'elle forme en partie la route touristique du vignoble nantais. Avant la réforme de 1972, la RN 149 reliait Les Sables-d'Olonne à Fontenay-le-Comte : elle a été déclassée en RD 949. Tracé actuel : de Nantes à Poitiers. Les communes traversées sont : Ancien tracé : des Sables-d'Olonne à Fontenay-le-Comte (D 949). Les communes traversées sont : |
Champignon hallucinogène Les champignons hallucinogènes, champis, champignons magiques, ou encore magic mushrooms, sont des champignons possédant des propriétés hallucinogènes et enthéogènes dues à diverses molécules en fonction de leur espèce. Leur mode d'administration majoritaire est la voie orale (ingestion), une petite minorité se fumant. Plus de fongiques sont répertoriées comme hallucinogènes, dont les plus importantes sont des Psilocybes, l'Amanite tue-mouche et le "Claviceps purpurea". Consommés depuis des millénaires, notamment en lien avec des pratiques chamaniques et religieuses, leur popularité s'est accrue dans les années 1960, conduisant un nombre croissant d'États à réguler leur production et leur consommation. Récemment, des études menées par l'université Johns-Hopkins ont montré que certains alcaloïdes issus des champignons hallucinogènes permettaient de réduire durablement l'anxiété et la dépression induites par des maladies graves telles que les cancers. D'autre part, des entreprises sont actuellement en train de développer des produits pharmaceutiques innovants basés sur la psilocybine afin de traiter certains problèmes mentaux. Une typologie équivoque. En plus des difficultés d'identification communes à tous les champignons, le recensement des espèces hallucinogènes comprend des obstacles spécifiques. Leur liste est susceptible d'être plus ou moins fournie selon les syndromes pris en compte, comme les polypores contenant de l'hordénine, de la N-méthyltyramine ou de la tyramine, qui provoquent des effets neurotropes légers. En outre, l'âge et l'environnement d'un même sporophore modifie la composition chimique et les capacités synthétiques d'un même champignon. La variation chimique sur lesquelles reposent les propriétés psychoactives continue après leur dessication, ce qui complique encore l'inventaire. G. Guzman, J. Allen et J. Gartz répertorient 216 champignons hallucinogènes, qu'ils classent en quatre groupes : l'ergot du seigle qui secrète notamment de l'acide lysergique, les espèces à psilocybine et autres dérivés indoliques, celles qui renferment de l'acide iboténique comme l'Amanite panthère et enfin des champignons utilisés dans des rites sacrés mais pour lesquels aucune étude chimique sérieuse n'a été produite. Sans compter l'ergot de seigle, Roger Heim regroupe les champignons hallucinogènes en trois groupes selon leur action psychotrope : les "psychotoniques", dont les effets aphrodisiaques ou excitants s'accompagnent parfois d'hallucinations; les "psychodysleptiques", suscitant des souvenirs et parfois des actes de violences; les "psycholeptiques", autrement dit « oniriques ». Cette dernière catégorie, dans laquelle R. Heim inclut deux genres de "Lycoperdon" à titre d'hypothèse, est cependant invalidée, les expériences menées par Gastón Guzmán assurant leur caractère comestible et non narcotique. Chimie moléculaire et biosynthèse. Les principes actifs les plus courants des champignons hallucinogènes sont deux dérivés indoliques, la psilocybine et la psilocyine. Ils sont présents dans les espèces de trois genres, les psilocybes, les strophaires et les panéoles. En 1958, Albert Hofmann et son équipe ont isolé ces deux alcaloïdes et ont établi leur structure moléculaire. D'après J. Gartz, la psilocybine provient de la phosphorylation de la baeocystine, elle-même issue de la tryptamine, tandis que la psilocine naît de la déphosphorylation de la psilocybine. Les teneurs en psilocine / psilocybine dans "Psilocybe cubensis" étaient de l'ordre de 0,14 à 0,42% / 0,37 à 1,30% dans le champignon entier (0,17 à 0,78% / 0,44 à 1,35% dans la tige), respectivement. Le muscimole et l'acide iboténique sont les substances actives et toxiques des champignons dits "psychotoniques" ou "délirogènes", comme l'Amanite tue-mouches ("Amanita muscaria"). Symptômes. Les conséquences somatiques, sensorielles, psychiques et émotionnelles. Les effets des champignons hallucinogènes dépendent de leur composition moléculaire et des substances psychoactives qu'ils engendrent. Les effets cliniques de la psilocybine se manifestent environ trente minutes après l'ingestion, durent généralement moins de quatre heures et disparaissent dans la journée. Les effets somatiques de la psilocybine se traduisent par une accélération de la fréquence cardiaque, une augmentation de la pression artérielle et la dilatation de la pupille. Parfois, des nausées peuvent également être ressenties; elles cèdent généralement une heure après l'ingestion. Les troubles sensoriels principaux sont la perturbation des réflexes, de la coordination et de l'équilibre, ainsi qu'une sensibilité hypersthésique. Des phases d'euphorie peuvent alterner avec des moments de dysphorie, d'anxiété ou de tristesse en fonction de l'état psychique du consommateur ainsi que de la quantité ingérée. Les syndromes consécutifs à la consommation de l'Amanite panthère et de l'Amanite tue-mouche, ainsi que d'espèce proches contenant également de l'acide iboténique et de la muscimole, sont similaires : délire atropinique, troubles de la conscience et de l'humeur, problèmes digestifs et, rarement, accès de salivation et de sueurs importantes L'acide iboténique agit comme l'acide glutamique, neurotransmetteur responsable de l'excitation du système nerveux central. La structure du muscimole, semblable à un neurotransmetteur inhibiteur, endort et entraîne parfois le coma. L'ergot de seigle entraîne des maux gastriques, des convulsions, une modification de la tension artérielle, une lésion des membres et des brûlures internes. Les propriétés hallucinogènes. Les propriétés hallucinogènes que partagent ces champignons se ressemblent dans leur manifestation mais varient dans leur intensité et dans leur durée. Les Psilocybes provoquent des hallucinations visuelles souvent très précises ainsi que des hallucinations auditives, tactiles et somesthésique à des doses plus fortes. L'ergot de seigle contient de l'acide lysergique, dont l'un des dérivés est le LSD. L'isomère dextrogyre du LSD est l'un des hallucinogènes les plus puissants connus à l'heure actuelle, aux répercussions souvent imprévisibles. Le "trip", d'une durée de huit à douze heures, s'accompagne de visions kaléidoscopiques, d'une confusion des sens, d'une perception altérée du temps et de l'espace ou encore d'une émotivité exacerbée. Toxicologie. D'un point de vue strictement médical, l'ingestion de champignons dits hallucinogènes dans un but récréatif est considérée comme une intoxication volontaire. En effet, pour certains champignons, la dose hallucinogène peut s'avérer toxique. La consommation de champignons hallucinogènes n'entraîne pas de dépendance physique ou de phénomène d'addiction. En revanche, une tolérance aux effets psychédéliques de la psilocybine se développe rapidement, pour disparaître tout aussi rapidement et ne s'accompagne pas de symptômes de sevrage et rarement de dépendance psychologique. Il faut compter environ deux semaines avant que cette tolérance retombe complètement; des calculatrices en ligne permettent d'adapter le dosage en fonction du nombre de jours après la dernière expérience hallucinogène. Champignons à psilocybine. Du fait de leur puissant caractère hallucinogène, les champignons à psilocybine peuvent très rarement causer des accidents psychiatriques graves et durables, parfois dès la première prise. On parle alors de syndrome post-hallucinatoire persistant, à savoir angoisses, phobies, état confusionnel, dépression, voire bouffées délirantes aiguës. Les effets cardiovasculaires étant nuls et ceux du surdosage uniquement des effets psychiques passagers, les interventions médicales invasives telles les lavages d'estomac sont superflues, sauf si l'on soupçonne l'ingestion concomitante de champignons vraiment toxiques. De même, il peut exister un « retour d'acide » (aussi appelé "flash back" ou "remontée") qui peut replacer quelques minutes l'usager dans l'état engendré par la consommation de champignons hallucinogènes sans en consommer, et ce, plusieurs mois après la dernière prise. Un effet psychotrope apparaît dès de psilocybine même si les doses courantes varient de à . L'étude de 2006 en Angleterre par R. R. Griffiths, W. A. Richards, U. McCann et R. Jesse a quant à elle utilisé / pour occasionner un profond voyage, qualifié d'expérience mystique. Les Psilocybe cubensis séchés contiennent environ entre 0,20, et 0,25% de psilocybine. On estime que les effets peuvent être ressentis à partir d'environ un gramme de Psilocybe cubensis séchés, entre deux et trois grammes par personne. Amanites. Les accidents mortels enregistrés à la suite de la consommation d'Amanite phalloïde (également connue sous le nom d'oronge verte), ne se retrouvent pas avec l'Amanite tue-mouches hallucinogène. Le principe actif de ce champignon n'est pas la psilocybine mais le mucimole. Mais il existe d'autres risques dus aux effets psychiques induits par la substance (risque de crise d'angoisse) et surtout aux comportements parfois déraisonnables des usagers. Historique. De la préhistoire à l'époque moderne. L'utilisation de champignons hallucinogènes est très ancienne. L'ethnomycologue la fait remonter au Néolithique. Il interprète plusieurs idéogrammes et figures dansantes des peintures rupestres découvertes sur le site de Tassili n'Ajjer au Sahara et datant de 7 à 9000 comme des représentations de champignons hallucinogènes. L'usage des champignons hallucinogènes est attesté dans plusieurs civilisations méso-américaines, notamment par des vestiges comme des bols à images votives et des fresques.Certaines représentations mayas datent de 500 , notamment les vestiges archéologiques des sites des hauts plateaux guatémaltèques et dans le sud-est du Mexique représentant des effigies dont la tige est ornée d'une tête humaine ou animale surmontée d'une couronne en forme d'ombrelle. Plusieurs dieux peuvent leur être assimilés, le dieu "Piltzintecuhtli" qui est un dieu mexicain des plantes hallucinogènes dont les champignons divins, le dieu aztèque "Xochipilli" qui est le dieu du . On sait que des champignons hallucinogènes furent distribués aux fêtes du couronnement de Moctezuma II en 1502. Après la victoire d'Hernán Cortés sur les Aztèques en 1521, les Européens commencent à essayer d'interdire l'usage d'intoxiquants non alcoolisés, dont les champignons sacrés, et ainsi l'usage de teonanácatl (« chair des dieux ») est devenu clandestin. L'un des premiers textes européens à y faire référence et à en décrire l'usage rituel est le "Codex de Florence" ("Historia general de las cosas de la Nueva España"), écrit par le clerc espagnol Bernardino de Sahagún entre 1547 et 1569. Il mentionne l'usage des teonanácatl dans les cérémonies religieuses des Aztèques. Redécouverte contemporaine. En 1938, Richard Evans Schultes et Reko ramènent plusieurs spécimens au musée de Harvard.En 1953, Robert Gordon Wasson entreprend sa première expédition dans la région mazatèque au Mexique et en 1955 il découvre le premier les effets psychoactifs du "Psilocybe mexicana". En compagnie du photographe Allan Richardson, il assiste à une cérémonie chamanique menée par Maria Sabina. Le récit de cette expérience dans un article intitulé "Seeking the Magic Mushroom" contribue à populariser cet hallucinogène dans le monde occidental et en particulier dans le futur milieu hippie. En 1958, à la suite de cette découverte, la psilocybine est isolée par Albert Hofmann. En 2006, l'OEDT publie une étude indiquant que, durant les années 1990 et au début des années 2000, la consommation de champignons hallucinogènes a subi une importante augmentation sensible au sein de la jeunesse européenne. Cette hausse est imputée aux pays autorisant la vente des champignons hallucinogènes, à la tendance visant à consommer des produits biologiques et à l'essor de l'internet où un nombre significatif de sites web permet l'achat de ces produits en ligne avec livraison à domicile. Cette étude s'inquiète aussi du fait que, s'adaptant aux nouvelles législations pénalisant les champignons contenant de la psilocybine ou de la psilocine, les vendeurs proposent des produits plus dangereux comme des champignons de la famille des agarics et des espèces d'amanites. Législation. En raison du caractère religieux des champignons hallucinogènes et parce qu'ils n'induisent pas de dépendance physique, les législations ne sont pas uniformes à leur propos. Recherches et usages thérapeutiques. Les recherches actuelles en neuropsychiatrie se penchent sur l'activité sérotoninergique de la psilocybine qu'on trouve dans certaines espèces de champignons hallucinogènes. Compte tenu de la forte variation du taux des molécules actives dans les champignons à psilocybine, les utilisations thérapeutiques, en Occident, se sont généralement faites avec la molécule de psilocybine isolée contrairement aux utilisations traditionnelles qui emploient le champignon en entier. Ceci permet d'avoir un dosage plus précis et de ne pas être soumis aux aléas de la nature. Les études concernant le potentiel thérapeutique de la psilocybine entrent en jeu dans les traitements suivants : Ethnologie et sociologie de la consommation. Chamanisme et néochamanisme. Les enquêtes ethnomycologiques trouvent des traces très anciennes de l'usage de ces champignons dans diverses cultures. Ils font encore l'objet d'une utilisation chamanique en Amérique latine notamment. Ils sont alors qualifiés de « champignons sacrés » ou « chair des dieux » ("teonanácatl") et on leur prête des vertus enthéogènes. Usages récréatifs. Les usagers d'hallucinogène recherchent des sensations de l'ordre du développement personnel comme une meilleure compréhension d'eux-mêmes, un aiguisement des sens, une sensation de liberté et d'harmonie voire des révélations mystiques. Plus rarement, ils recherchent une désinhibition ou une euphorie. Une étude a révélé que les expériences de type mystique induites par la psilocybine entraînaient des changements positifs plus durables, notamment l'altruisme, la gratitude, le pardon et le sentiment d'être proche des autres, lorsqu'ils étaient associés à une pratique régulière de méditation. Modes d'ingestion. Ils sont consommés par voie orale, soit mâchés et avalés frais ou sec, soit comme ingrédients d'une préparation culinaire (omelette, pizza, etc.), soit en infusion (tisane, thé), soit après macération dans de l'alcool. Leur goût amer est souvent compensé par du chocolat. Ils sont anecdotiquement séchés puis fumés sous forme de joints. La psilocybine et la psilocyne étant détruites par la chaleur, les effets sont minimes, voire négligeables, c'est pourquoi ce mode de consommation est très rare. Par ailleurs, les sous-produits engendrés par la combustion pourraient s'avérer très nocifs au regard du faible résultat. Statistiques. En France, en 2010, parmi les personnes âgées de 15 à 64 ans, 3,1 % déclarent avoir déjà consommé des champignons hallucinogènes au cours de leur vie, mais seulement 0,1 % l’a fait au cours de l’année (usage actuel). Comme pour la plupart des autres drogues illicites, les hommes sont plus nombreux à avoir expérimenté les champignons hallucinogènes (5 % contre 1,5 % des femmes). Selon les termes du cinquième rapport national du dispositif TREND, en France, . Production et trafic. D'après, l'OICS dans son rapport du , le trafic des champignons hallucinogènes reste marginal et local. Des kits de culture ("growkits") ou truffes prêtes à consommer peuvent facilement être achetés sur Internet tandis que les champignons séchés sont disponibles auprès de vendeurs sur le dark web. Avec l'avènement des réseaux sociaux ainsi que le développement de nouvelles techniques de culture telles que la "PF Tek", la culture des champignons hallucinogènes chez soi est en plein essor et échappe à toute comptabilité dans les bilans officiels. Influence artistique et culturelle. Un motif de la culture psychédélique et alternative. Des artistes font régulièrement allusion aux psilos dans leurs créations, comme la chanson du groupe Billy ze kick, "Mangez-moi ! Mangez-moi !", ou le nom du groupe Miss Hélium (jeu de mots sur Mycélium). Pendant les années 1960, de nombreux groupes de rock psychédélique ou hippie y font référence dans leurs chansons, la plus célèbre étant "White Rabbit" des Jefferson Airplane, et sa célèbre comparaison avec le roman "Alice au pays des merveilles". Représentation cinématographique et littéraire. Cinéma : |
Route nationale 150 (France) La route nationale 150, ou RN 150, est une route nationale française reliant Saintes à Royan. Avant 1972, la RN 150 allait de Lusignan à Royan. À la suite de la réforme de 1972, le tronçon de Lusignan à Saint-Jean-d'Angély a été déclassé en RD 150 dans la Vienne et en RD 950 dans les Deux-Sèvres et la Charente-Maritime. Un nouveau tracé fut ensuite défini de Niort à Royan, ce tracé reprend un ancien tronçon de la RN 138 de Niort à Saintes. En 2006, le tronçon de Niort à Saintes a été déclassé en RD 650 dans les Deux-Sèvres et en RD 150 dans la Charente-Maritime. Depuis 2006, seule la section de Saintes à Royan est maintenue dans le domaine routier national. Un nouvel aménagement à 2×2 voies a été réalisé entre Saintes et Saujon, et doit être prolongé jusqu'à Royan ultérieurement. Tracé avant 1972 : de Lusignan à Saint-Jean-d'Angély (D 150 & D 950). La RN 150 faisait tronc commun avec la RN 138 jusqu'à Saintes. Tracé de 1972 à 2006 : de Niort à Saintes (D 650 & D 150), puis Royan (N 150). La route est doublée par l'A10. |
Coupe du monde d'improvisation La coupe du monde d'improvisation est une épreuve francophone internationale d'improvisation théâtrale dans laquelle chaque pays est représenté par une équipe de cinq personnes (un "coach", deux joueuses, deux joueurs). Les équipes doivent improviser de à selon des thèmes et conditions tirés au sort par un arbitre selon le concept du match d'improvisation déposé par Robert Gravel et Yvon Leduc. Le public vote ensuite pour la prestation qu'il a préférée. L'organisation et le choix des équipes est variable car aucune fédération ne peut prétendre rassembler toutes les équipes de son pays. La première coupe du monde d’improvisation se déroule en 1985 à Montréal et à Québec, et réunit dans un tournoi la Belgique, la France, le Québec et la Suisse. Palmarès. Le palmarès de la Coupe du monde "originelle" (c'est-à-dire à laquelle participe le LNI) est le suivant : D'autres coupes du monde ont depuis vu le jour: La notion de coupe du monde est toute relative, tout comme celle d'équipe nationale ou de championnat national d'improvisation, car aucune ligue ne regroupe l'ensemble des joueurs d'un pays. Il s'agit le plus souvent d'une association plus dynamique que les autres qui s'intitule équipe de France, Québec, Belgique, Suisse, etc. le temps d'un tournoi. De même, il existe des tournois amateurs et d'autres professionnels et certains encore qui mélangent des joueurs et joueuses amateurs et professionnels. Cependant, il existe des équipes qui sont des sélections des meilleurs joueurs et joueuses d'une organisation large. Par exemple l'équipe nationale belge amateure est composée d'une sélection de membres de diverses équipes appartenant toutes à la Fédération belge d'improvisation amateur (FBIA). L'équipe québécoise de la LNI est une sélection de joueurs et joueuses issus des rangs de la LNI, qui elle même est une sélection des meilleurs joueurs du pays. L'équipe de France professionnelle regroupe des joueurs issus des différentes ligues de France, et qui ont été sélectionnés. De 1998 à 2010 (dates à vérifier) le festival Juste pour rire a organisé un mini-mondial à Montréal (Québec) et en 2006 à Nantes (France). Ce tournoi est composé des équipes du Québec, de Belgique, de France, de Suisse et à quelques reprises de l'Italie. Les équipes sont constituées de quatre joueurs et un entraineur sur un format adapté du match d'improvisation, pour la télévision. |
Celesta |
Acéphale (mythologie) En mythologie, l'acéphale (en grec ἀκέφαλος, "akephalos") est un être sans tête : espèce imaginaire animale ou humaine, démon ou revenant... Animaux. L'une des premières représentations d'acéphales (trois chevaux sans tête) se trouve dans la grotte ornée dite grotte de Fronsac à Vieux-Mareuil (Dordogne) datée du magdalénien récent. Le cheval maléfique sans tête est présent dans le folklore celtique et français. Dans les campagnes françaises, il invite le piéton voyageur isolé à monter sur son dos, pour le noyer dans un étang. En Bretagne, il tire le char de la Mort, et en Irlande, le conducteur du char est lui-même sans tête. Le cheval « sans queue, ni tête » est présent dans plusieurs rites religieux ou fêtes médiévales comme le rite des Douze jours (entre le et le ), et la Fête des Fous où l'ordre naturel et social est bouleversé, au plus profond de la nuit hivernale. Humains. Dans l'Antiquité, Pline l'Ancien dans son "Histoire Naturelle" (V, 46 et VII, 21) signale l'existence de deux peuples sans tête. En Éthiopie, les Blemmyes ont les yeux et la bouche sur la poitrine, alors qu'en Inde occidentale, il existe un peuple sans cou, avec les yeux sur les épaules. Au Moyen-Âge, ils sont appelés acéphales. Dans son Florilège ("Liber floridus"), Lambert de Saint Omer appelle "Lemnnates" les Blemmyes. Il existe d'autres appellations médiévales : ceux qui portent les yeux sur les épaules sont des "omophtalmes", et ceux dont les yeux et la bouche sont sur la poitrine sont des "sternophtalmes". Dans des récits médiévaux, comme la "Chanson de Roland", le "Roman d'Alexandre"... Les acéphales sont belliqueux, ils peuvent former un corps de bataille ennemi, représentant l'alliance des démons ou créatures sataniques avec l'armée adverse ou païenne. Au , l'acéphale semble perdre de sa combativité. Dans le "livre des Merveilles du Monde," de Jean de Mandeville, un acéphale est représenté avec une fleur de lys à la main. À la Renaissance, Ambroise Paré dans son "Des monstres et prodiges" (chapitre VIII), en représente un, de sexe femelle avec des oreilles sur les épaules, des yeux sur les omoplates, une trompe en guise de nez au milieu du dos. Le voyageur anglais sir Walter Raleigh (1552-1618) déclare avoir rencontré des acéphales lors de son exploration des Guyanes en 1595. Au , Fortunio Liceti, dans son "De monstrorum causis..."(1616) reprend l'acéphale de Paré pour en faire un être plein de vie, lui attribuer aussi une fleur de lys, tout en le dotant d'une grande agilité pour manier la lance à cheval. Au , les acéphales sont généralement classés comme fabuleux. Cependant le missionnaire jésuite Joseph François Lafitau, dans son ouvrage sur les "Mœurs des sauvages amériquains comparées aux mœurs des premiers temps" (1724) signale la présence au Canada d'un « acéphale » tué par un Iroquois. Pour Lafitau, la présence d'acéphale aux Amériques témoigne d'une voie de migration de l'Ancien Monde au Nouveau, ce qui conforte la thèse du monogénisme (l'origine unique de l'humanité à partir d'un premier couple). L'acéphale n'est plus un être sans tête, mais un homme ayant une tête très enfoncée entre les épaules, donc qui peut être baptisé. Cette conformation peut résulter d'une contrainte mécanique exercée sur la tête des petits enfants, ou de l'imagination des femmes enceintes. Le souhait d'une future mère, qui trouve belle cette conformation, s'imprime sur le corps de son fœtus. Avec Lafitau, l'acéphale perd de son caractère monstrueux. Il devient un homme comme les autres, intégré dans une question scientifique de l'époque, à savoir l'éventuel passage entre l'Asie et l'Amérique. Dieux, démons et revenants. Un dieu acéphale ou "akephalos", dont l'origine est mystérieuse selon Delatte, est présent en Égypte hellénistique. Il est tantôt un Dieu solaire, créateur, maître du tonnerre ou des morts, assimilé à diverses divinités d'Égypte ancienne, tantôt réduit à un démon que les magiciens cherchent à maitriser ou à torturer. Dans le folklore français, les revenants acéphales sont innombrables, représentant le plus souvent des personnes assassinées. Ce serait à rapprocher de la coutume des anciens Celtes de trancher la tête de leurs ennemis, les revenants de guerriers vaincus étant forcément sans tête. Surréalisme. Le peintre surréaliste André Masson dessine pour la revue "Acéphale", de Georges Bataille, une créature humaine acéphale, « à la fois aérienne et chtonienne, morte et vivante, simple et labyrinthique, humaine et cosmique ». Selon Bataille : . Le monstre acéphale n'est plus interprété comme une marge, ou une infraction à la norme, mais comme le dépassement des contradictions entre l'humain et le non-humain, comme un cœur révélateur de la société. |
William Frend De Morgan William Frend De Morgan, né le à Londres où il meurt le , est un artiste britannique, créateur de verreries et de céramiques, connu pour ses créations d'inspiration orientale et ses émaux à lustre métallique. Biographie. William Frend De Morgan est le fils du mathématicien Augustus De Morgan et de Sophia Elizabeth De Morgan, spiritualiste, abolitionniste et qui participe à la fondation du Bedford College, université pour les femmes à Londres. Il se consacre à la céramique à partir de 1863, en collaboration avec William Morris, Simeon Solomon et Albert Moore, qu'il a connu à la Royal Academy of Arts. Il lança sa production en 1873 à Cheyne Row, Chelsea, puis se déplaça avec Morris en 1882 à Merton Abbey. Il travailla à la poterie Sands End de Fulham de 1888 à 1898 en partenariat avec l'architecte Halsey Ricardo. Il poursuivit jusqu'en 1907 pour ensuite se consacrer à l'écriture de livres. Ses partenaires Charles Passenger, Fred Passenger et Frank Iles maintinrent la production jusqu'en 1911. Il épouse en 1887 Evelyn De Morgan, peintre préraphaélite renommée. |
Deir-el-Qamar Deir El-Qamar (, de "Deir" « couvent » et "Qamar" « Lune ») est un village du gouvernorat du Mont-Liban au Chouf au Liban, situé à du littoral méditerranéen et à de la capitale Beyrouth, à d'altitude moyenne. En arabe, , le nom signifie « Le couvent de la Lune », car s'y trouvait un temple romain consacré à la Lune, à l'emplacement des actuels couvent et église Saidet El Talle. Il est situé dans le district du Chouf à côté de la ville de Beiteddine. Aujourd'hui c'est un village majoritairement habité par des chrétiens, un des rares villages chrétiens du Chouf demeurés intacts à la fin de la guerre du Liban. Il est aussi connu pour le blocus organisé par les miliciens du Parti socialiste progressiste de Walid Joumblatt, lors de la guerre de la montagne. Histoire et culture. Les plus vieux documents écrits qui mentionnent Deir el-Qamar, en français médiéval et , ainsi que tous les noms des villages du Chouf (écrit , et ), dont certains n'existent plus aujourd'hui, remontent à 1257 et 1261 dans plusieurs actes de vente entre Julien Grenier, seigneur de Saete (Saïda) et Beaufort, et Iohanne de Schouf, seigneur du Schuf, et Gezin, et le Maître de l'Ordre des Teutoniques (). Ces actes de vente sont reportés textuellement en latin et en français médiéval dans le livre "Tabulae Ordinis Theutonici" dont une copie se trouve à la bibliothèque publique de New York. Ce même Julien Grenier s'était allié en 1260 aux Mamelouks contre les envahisseurs Mongols qui avaient déjà occupé presque tout le Proche-Orient. De son château de Beaufort qui domine le Sud de la vallée de la Béqaa, ses soldats localisèrent une patrouille de chevaliers mongols. Il envoya ses chevaliers massacrer cette patrouille dont le chef s'est révélé être le nœuveu du général des armées mongoles Kitbuqa (voir sur Wikipedia fr Julien Grenier Seigneur de Saete). Ce dernier organisa une expédition punitive et détruisa complètement Saida, la Saete, le siège de Julien Grenier. Les Mamelouks sont alors rentrés à Saida complètement détruite pour ne plus en ressortir. On sait aussi que Deir el-Qamar fut complètement détruite vers la même période. Mais est-ce qu'elle l'a été par les Mongols sur leur route de la Béqaa vers Saida ou par les Mamelouks poursuivant les Mongols après leur défaite à Ain Jalout, où Kitbuqa fut tué, se débarassant en même temps des chevaliers Teutoniques qui venaient d'aquerrir tout le fief du Chouf il y avait dix ans à peine ? Les Mamelouks confirmèrent le fief du Chouf aux émirs Druzes Maan en récompense, dans leur conquête sur ce qui restait du Royaume Croisé de Jérusalem. Deux cent cinquante ans plus tard, en 1516, les émirs Maan, s'allièrent contre les Mamelouks avec les Ottomans victorieux, qui les ont confirmés dans leurs posséssions. L'émir Fakhr ed-Din I Maan permit alors à ses ressortissants chrétiens de rebâtir Deir el-Qmar complètement détruite deux cent cinquante plus tôt, sachant bien qu'il y avait des vestiges d'églises chrétiennes. Deir-el-Qamar fut la capitale de l'émirat du Mont-Liban au début du sous le règne de l'émir druze , jusqu'à sa mort en 1635. Elle en resta la capitale jusqu'à la construction du palais de Beiteddine par Bachir Chehab II sur un promontoire en face de Deir el-Qamar, vers 1818. Le village se distingue également par sa mosquée Fakhreddine du XVe siècle, son palais Fakhreddine II et le palais de l'émir , qui abrite aujourd'hui le conseil municipal. La Synagogue de Deir el Qamar datant du XVIIe siècle, se trouve également dans le village, bien que fermée au public. À son apogée, la ville était un des foyers majeurs de la tradition littéraire libanaise. Deir el-Qamar fut encore complètement détruite à la suite des massacres de 1860 par les Druzes. Florimond de Basterot raconte dans son "Journal d'un voyage en Orient et en Italie" que « Deir-el-Qamar était une ville entièrement chrétienne au milieu d’un district druze. Elle était riche, prospère, et on la jalousait. Elle avait un gouverneur turc. Il désarma les habitants et leur promit de les défendre jusqu'à son dernier homme, puis il ouvrit les portes aux égorgeurs druzes, et il leur livra même les femmes et les enfants réfugiés auprès de lui dans sa résidence. Le massacre fut général. En 1861, Deir-el-Qamar était en ruines, on y voyait encore des traces horribles des massacres, du sang, des lambeaux de chair desséchés, des cheveux de femmes collés aux murailles parmi les décombres. ». Elle fut rebâtie par un contingent français envoyé par revendiquant un ancien traité établi en 1523 entre le Royaume de France et l'Empire ottoman, faisant de la France la protectrice des minorités chrétiennes de l'Empire. En 1864, les habitants de Deir el-Qamar élurent la première municipalité des provinces arabes de l'Empire ottoman après Constantinople. Ce village conserve un aspect pittoresque remarquable, avec des maisons typiques en pierre. C'est un lieu touristique, et il fait bon se promener dans ses rues. Il a été classé en 1945 comme monument historique. Pendant la guerre du Liban, la ville est, comme en 1860, le lieu de massacres perpétrés par les Druzes contre les chrétiens dans le cadre du . C'est une des rares communes du Liban à avoir un plan concret d'urbanisme et à s'y tenir. Elle a souffert en d'incendies de forêt de très grande ampleur qui, sans atteindre le centre historique, ont dévasté les environs boisés et en particulier les terrasses séculaires séparant la cité du palais de Beiteddine ainsi que la colline de la Croix. Camille Chamoun, ancien président du Liban, est né dans ce village. Son fils Dory, leader du Parti national-libéral (PNL), après avoir été président de la municipalité, est aujourd'hui député du Chouf. Elle gagne une charte d'amitié avec la ville française de: Musée de cire « Marie Baz ». Le musée de cire « Marie Baz » a été fondé par M. Samir Émile Baz dans le palais familial. Ce musée raconte l'histoire du Liban du à nos jours avec ces principaux personnages. Universités et établissements scolaires. 2 grandes universités et 7 établissements scolaires et techniques font de Deir-el-Qamar un centre d'éducation important dans la région du Chouf, auxquels s'ajoute le Centre culturel français du Chouf, centre régional du mont Liban sud (Chouf, Aley, Baabda), inauguré en 1993 par la ministre française de la culture, Catherine Tasca, et créé à la demande conjointe du président de la municipalité, Georges Dib Nehmé, et du député Walid Joumblatt, au lendemain de la guerre, en symbole d'une volonté de réconciliation. Translittération. Plusieurs manières pour écrire le nom et toutes sont valables: L'usage du "q", héritée de l'anglais, permet de traduire la lettre qaf, muette en dialecte libanais, à la différence du kaf. |
Micro-intervalle Un micro-intervalle est un intervalle musical plus petit qu'un demi-ton. Il s'agit donc (au sens le plus large) d'une note qui ne figure pas sur le clavier d'un piano classique dont l'accord est dit de tempérament égal. À noter cependant qu'on ne parle pas forcément de micro-intervalles lorsque l'accord d'un instrument est autre que le tempérament égal : on parle surtout de micro-intervalles lorsqu'on accorde un instrument avec beaucoup de petits intervalles, et/ou d'intervalles très ésotériques. Histoire. Les micro-intervalles utilisés dans certaines musiques d'Europe orientale ou extra-européennes et peut-être dans l'Antiquité sont absents de la musique classique jusqu'à la fin du . Certains compositeurs du les redécouvrent, lorsque la musique commença à atteindre un état de saturation chromatique pour retrouver un tempérament perdu de la Grèce antique ou empruntent aux musiques extra-européennes. D'autres cherchent une symbiose parfaite avec la résonance naturelle… En 1895, le Mexicain Julián Carrillo (1875-1965), écrivit un quatuor à cordes utilisant des quarts de tons. Entre 1903 et 1914, Charles Ives écrivit un choral en quarts de tons pour cordes. En 1907, Ferruccio Busoni envisagea l'usage du tiers de ton. Ives utilisa le quart de ton dans au moins deux autres œuvres : "Pièces en quarts de tons pour deux pianos" et sa quatrième symphonie. Des expérimentations similaires furent menées dans la première moitié du par Hans Bach ("Concerto pour piano à quarts de tons et cordes", 1930), Ivan Wyschnegradsky (1893-1979) ("Dithyrambe", 1926; "Prélude et Fugue", 1929) et Aloïs Hába (1893-1973), dont le vaste catalogue inclut des œuvres en quarts et en sixièmes de tons. Maurice Ohana (1914-1992) mena également des recherches sur les quarts de tons et les tiers de tons ("Tombeau de Debussy", 1962). L'essentiel de l'œuvre du compositeur américain Harry Partch est basée sur des micro-intervalles, notamment sur une échelle divisant l'octave en quarante-trois degrés inégaux. Comme lui, plusieurs compositeurs hollandais (Henk Badings, Hans Kox, Peter Schat, etc.) estimant que la subdivision ultérieure de l'échelle des également tempérées s'accommodait tout bonnement de ses erreurs harmoniques inhérentes, ont écrit des pièces utilisant l'échelle de proposée par Christiaan Huygens (voir tempérament de Huyghens) à la fin du , et au par le physicien hollandais Adriaan Fokker. Ensuite, les outils électroniques et numériques (synthétiseurs, ordinateurs) ont donné un nouveau souffle à l'utilisation des micro-intervalles : Dean Drummond ("Colombus", 1980, pour trois zoomoozophones), Warren Burt ("Études", 1993, pour synthétiseur), Pascale Criton ("La Ritournelle et le galop", 1993, pour guitare en , Laurent Martin ("Tranquillo barbaro", 1993, pour ), Alain Bancquart ("Habiter l'ambre", 2001, pour piano en et bande). L'accès à ces œuvres reste difficile tant pour les instrumentistes que pour les auditeurs. Des compositeurs écrivent cependant des pièces pour l'initiation aux micro-intervalles : Max Méreaux ("Trois chants magiques", 1989, pour 1, 2 et à bec sopranos ; "Trois danses sacrées", 1992, pour 1, 2 et à bec altos ; "Atouts", 1996, pour 1, 2, 3 et à bec sopranos et altos ; "Élégie", 2004, pour flûte à bec alto ; "Oracles", 2005, pour flûte à bec soprano ; "Isthme", 2006, pour flûte à bec ténor et guitare ; "Trois prières à la lune", 2007, pour flûte à bec alto ; "Pantomime", 2011, pour flûte à bec soprano ; "Cantua", 2015, pour violoncelle seul). Les micro-intervalles peuvent être produits sur les instruments à cordes frottées sans frettes (violon, alto, violoncelle, contrebasse) ou à cordes pincées comme l'oud. À noter que la guitare peut en produire en utilisant la technique du bend, de même le sitar, bien qu'ayant des frettes, peut en produire également en tirant sur les cordes. Quelques notes en micro-intervalles peuvent être produites sur certains instruments à vent en bouchant une partie de trou ou par le mouvement des lèvres. Cette possibilité, cependant limitée, est utilisée dans quelques compositions contemporaines. Des instruments spécifiques ont été construits pour une utilisation plus systématique des quarts de ton : flûte traversière, trompette, clarinette. Des pianos en quarts de tons ont également été construits. Ces instruments produits en très petites séries sont rares et onéreux. Certains compositeurs renoncent à des lutheries traditionnelles ou renouvelées et se tournent vers l'ordinateur. C'est le cas du compositeur américain Carter Scholz qui a construit une pièce sur les harmoniques, chaque son étant accéléré ou ralenti selon une courbe prédéfinie. |
Téléprocédure Une téléprocédure est une procédure administrative effectuée à distance. Elle permet un gain de temps, un gain de déplacement, un gain de productivité, et fonctionne dans un environnement sécurisé. Exemples de téléprocédures. Pour le grand public : Pour les entreprises : Le portail national https://www.service-public.fr/formulaires permet un accès unique à toutes les téléprocédures et formulaires interactifs. |
Noix de macadamia La noix de macadamia, ou noix du Queensland est le fruit du noyer du Queensland, un arbre tropical de l’État du Queensland (au Nord-Est de l’Australie) du genre "Macadamia". Historique. La noix de macadamia est consommée depuis au moins par certains peuples Aborigènes. Elle a ensuite été décrite en 1858 par deux botanistes anglais venus faire des recherches au Nord-Est de l’Australie. Son nom lui a été donné en hommage au scientifique australien d'origine écossaise John Macadam (1827-1865) par Ferdinand von Mueller (1825-1896). Désormais cultivée, il s'agit de l'une des très rares plantes endémiques de l'Australie à avoir été domestiquées par l'Homme. Culture. La culture de ces noix demande un sol acide (avec un pH entre 5 et 6,5) et des hivers doux (gel bref jusqu’à , pas de vents froids) soit la zone de l’avocat. Les variétés à grosses amandes sont recherchées. Deux espèces fruitières sont cultivées : "Macadamia tetraphylla" et "Macadamia integrifolia". La seconde est préférée pour la qualité des noix. La noix de macadamia est cultivée en Australie, en Nouvelle-Zélande, en Thaïlande, en Afrique du Sud, au Costa Rica, au Brésil et à San Francisco (en Californie, États-Unis). Elle est cultivée et commercialisée à Hawaï qui a importé les arbres d’Australie en 1887. Il existe une production marginale en Espagne et en Afrique du Nord, les pépiniéristes de Vélez-Málaga, par exemple, en proposent. Les francs de semis produisent tardivement (après ) des fruits de qualité aléatoire. Les variétés fruitières sélectionnées sont nombreuses (une cinquantaine de cultivars en Nouvelle-Zélande), les usuelles sont Beaumont et Cate. On les greffe sur franc, la germination est facile, pas besoin de scarifier. L’arbre, persistant aux feuilles piquantes, a une croissance lente. Il atteint de grandes dimensions en zone tropicale (), une douzaine de mètres en climat de transition. En verger de production, la distance de plantation est de . En climat méditerranéen chaud, un arrosage régulier durant l’été est nécessaire à la qualité des noix. La noix de macadamia est une drupe formée d’une amande enfermée dans une coque ronde brunâtre, lisse et extrêmement dure protégée par une mince enveloppe charnue, le brou. Elles se présentent en grappes. À maturité, le brou se fend, la noix est mûre quand elle tombe. Les macadamias fraîches, aux amandes douces d’une saveur fine proche de celle de la noix de coco, sont spécialement difficiles à ouvrir, on utilise un casse-noix en forme d’étau. La noix sèche en trois mois, elle éclate alors sous une pression légèrement moindre, sa saveur est plus prononcée et sa texture est devenue grasse. Elle est consommée nature, cuite, salée, sucrée, grillée à l'apéritif ou caramélisée dans les glaces. Valeur nutritive. Macronutriments. Selon la table Ciqual de l’Anses, la noix de macadamia est le fruit à coque le plus riche en lipides () avec la noix de pécan, ce qui en fait un fruit très énergétique apportant . Le contenu en lipides se situe entre suivant les variétés et les hybrides et les espèces (noix de "Macadamia integrifolia" ou de "Macadamia tetraphylla"). Ils sont formés essentiellement d’acides gras mono-insaturés () et d’acides gras saturés : Les acides gras saturés sont principalement l’acide palmitique C16:0 () et l’acide stéarique C18:0 (). Avec une teneur de d’acides gras mono-insaturés, la noix de macadamia est la plus riche de tous les fruits à coque (de la base Ciqual) en mono-insaturés. Ces acides gras mono-insaturés sont principalement des acides en C16:1 indifférenciés (dont l'acide palmitoléique et l'acide sapiénique) et C18:1 indifférenciés (dont l'acide oléique cis-Δ9, et trans-Δ9, trans-Δ11) avec des teneurs respectives de et . Avec une teneur de d’acides gras poly-insaturés, la noix de macadamia est la plus pauvre de tous les fruits à coque en poly-insaturés. Les poly-insaturés sont principalement des C18:2 indifférenciés (dont l’acide linoléique) et C18:3 indifférenciés (dont l’acide α-linolénique) avec les teneurs respectives de et de . Une étude comparative de de noix de macadamia de "Macadamia integrifolia" et "M. tetraphylla" et des hybrides interspécifiques, a établi que les acides gras les plus importants étaient l’acide oléique C18:1 ( des lipides), l’acide palmitoléique C16:1 24 à 36%) et l’acide palmitique C16:0 8,4 à 13,1%). La variété ‘Huatusco’ est la plus riche en lipides () et possède le plus grand ratio d’acide mono-insatutés/saturés, ce qui suggère son application possible dans l’alimentation. La variété 'Cate' avec son taux mono-insaturés/saturés le plus faible est préférable pour les cosmétiques. La teneur en protéines de est la plus faible de tous les fruits à coque. Avec une teneur de pour en glucides, la noix de macadamia est un fruit à coque à teneur moyenne en glucides, certes supérieure à la noix du Brésil ou la noisette mais très inférieure à la noix de cajou (). Ainsi sur la dizaine de fruits à coque communs, la noix de macadamia bat plusieurs records : c'est la plus riche en lipides et en acides gras mono-insaturés et la plus pauvre acides gras poly-insaturés et en protéines. Micronutriments. Les noix de macadamia sont une excellente source de thiamine (vitamine B1), vitamine B6, manganèse, fer, magnésium et phosphore. Composés phytochimiques. Le contenu total en composés phénoliquess est de , selon Phenol-Explorer. Dans le cadre d’une étude comparative du contenu phénolique de dix fruits à coque du commerce, l'équipe de Yang et al. a procédé à une extraction par solvant des composés phytochimiques libres et liés. Elle a établi par la méthode colorimétrique de Folin-Ciocalteu que la noix de macadamia possédait un contenu phénolique de , en tenant compte des formes libres et liées. La noix commune (avec ) et la noix de pécan () ont eux, un contenu d’environ 3 fois supérieur. Puis viennent la cacahouète, la pistache (), la noix de cajou (), la noisette () et l’amande () Une méthode colorimétrique a déterminé le contenu flavonoïde total : La capacité anti-oxydante a été mesurée par la capacité de piégeage oxyradicalaire (TOSC). Elle est assez faible, juste au-dessus des noisettes. Les phytostérols sont déterminés par RP-HPLC (chromatographie en phase liquide à haute performance en phase inverse). Dans la noix de macadamia, les phytostérols sont composés de β-sitostérol () et de campestérol () soit au total , une valeur du même ordre de grandeur que pour le pignon de pin et la pacane mais beaucoup moins que pour la pistache () et l’amande. Cosmétique. L'huile de macadamia est utilisée en cosmétique comme base de massage. Il s'agit d'une huile sèche, elle ne laisse pas la peau grasse. En raison de son excellent pouvoir de pénétration elle prévient efficacement le dessèchement de la peau. C'est une excellente huile de massage. |
Kelpie Le kelpie est une créature métamorphe mentionnée dans plusieurs mythes et légendes issus du folklore écossais et irlandais, souvent vu comme fée ("fairy" en anglais). Il possède des caractéristiques chevalines, aquatiques et humanoïdes à la fois, et vit généralement dans les eaux courantes, comme les rivières, et plus rarement dans les lochs. Il a souvent été décrit comme apparaissant sous forme de cheval, mais serait en mesure d'adopter n'importe quelle forme humaine. Ce gardien des lacs capable de changer de forme dans de noirs desseins rappelle énormément les Limnades dont sa légende est probablement dérivée. Les histoires au sujet des kelpies rapportent que certains d'entre eux sont réputés très dangereux par leur habitude de séduire les humains pour les pousser à les chevaucher et ensuite les noyer, voire les dévorer, mais aussi qu'il est possible de les capturer en leur passant une bride et en les éloignant durablement de l'eau. Le kelpie est le plus connu parmi un vaste légendarium de chevaux d'eau, mais aussi l'un des esprits écossais des eaux les plus fréquemment mentionnés. Son nom est parfois donné à tous les chevaux aquatiques de légende. Étymologie et terminologie. Le nom de "kelpie" semble issu de "kelp", signifiant « varech ». Il porte aussi le nom de "Tangi", "Tang" ou "Nuggle" dans les Orcades, tandis qu'il est nommé "Shoopiltee" ou "Njogel", dans les îles Shetland. Dans "Popular Tales of the West Highlands" (1860), John Francis Campbell utilisait le mot "kelpie" pour traduire le gaélique "fuath", une sorte d'esprit malveillant aquatique des Highlands montagnes malveillantes, habitant la mer, les rivières, l'eau douce ou les lacs de la mer. Toutefois, en gaélique le each uisge existe aussi et il est souvent traduit par le mot "kelpie" en anglais, comme dans le cas de l'histoire de Sìleas dans le film "Seachd". Mentions. Un numéro de la "Revue des deux Mondes" en 1838 rapporte l'histoire d'un homme qui visite l'Écosse en compagnie des gens du pays, et s'endort après être parti de port-Sonachan. Il est réveillé par un poney qui arrache la poche de son manteau en tentant de manger les galettes d'avoine qui s'y trouvent, au moment où il s'apprête à jeter une pierre à l'animal, l'un des rameurs qui l'accompagne l'en empêche, disant qu'il s'agit peut-être d'un kelpie, , et que cela est bon signe. L'homme lui raconte ensuite deux légendes sur le kelpie : Dans les contes populaires de la Grande-Bretagne. Un recueil de contes rédigé par Loys Brueyre et daté de 1875 raconte l'histoire d'un kelpie , qui s'attaquait à toutes les personnes qui tombaient à sa merci au fond d'un lac. Un Highlander nommé MacGregor résolut de le soumettre, et y parvint près de Loch Slochd, en s'appropriant sa bride. Il força alors le kelpie à le suivre, malgré les protestations, les suppliques et les menaces de ce dernier. Depuis, le clan MacGregor est en possession de la bride de Kelpie, transmise de génération en génération. Le kelpie et Tír na nÓg. Un roi écossais daté de la fin de la période mystique raconte comment un kelpie ne parvint pas à rejoindre Tír na nÓg avec ses semblables. Il cherchait son chemin quand, dressé au-dessus de l'eau, il vit une superbe jeune femme et en tomba éperdument amoureux. Il lui fit la cour sous sa forme humaine mais la jeune femme était intelligente et consulta les devins au sujet de cet étrange courtisan. Le kelpie fut alors capturé et forcé à travailler dans le but d'apprendre la compassion. Sa leçon apprise, on lui offrit le choix, soit de repartir vers Tír na nÓg, soit de boire une potion magique qui ferait de lui un homme véritable pour toujours. Le kelpie, toujours amoureux de la jeune femme, décida de boire la potion qui effaça instantanément les souvenirs de sa vie de kelpie et lui donna la chance de vivre avec la femme qu'il avait choisie. Le kelpie du Loch Garve. Une autre légende écossaise raconte l'histoire du kelpie du Loch Garve qui vivait au plus profond de l'eau avec son épouse. Il aimait retrouver son élément et son antre humide et froid caché au regard des mortels après ses voyages sur terre. Cependant, sa femme n'était pas heureuse de sentir ce froid terrible en permanence au fond du loch, et elle tremblait sans fin dans ce repaire misérable et sombre. Au début, le kelpie ne s'en préoccupa guère, mais en voyant sa femme de plus en plus malheureuse et craignant qu'elle puisse le quitter, il réfléchit longuement et se rendit à terre le lendemain avant de se transformer en superbe étalon noir, comme savent le faire la plupart des kelpies. Il se rendit au cottage d'un célèbre bâtisseur humain et vagabonda jusqu'à ce que l'homme en sorte. En voyant ce bel étalon noir debout devant lui, l'homme ignora tous les avertissements à propos des chevaux de l'eau et monta sur son dos. Aussitôt, il fut bloqué et incapable d'en descendre, le kelpie galopa à toute vitesse vers le loch avec l'homme terrifié. Il plongea dans les eaux noires et glacées, sa queue battant la surface avec un son de tonnerre. La bâtisseur prononça une prière en voyant s'approcher le fond noir du loch, mais pour une raison étrange, il ne se noya pas. Arrivés au fond, le kelpie laissa son cavalier descendre pour lui expliquer la situation, et il promit de ne pas faire de mal au bâtisseur ni à sa famille en échange de ses services, il lui fournirait même autant de poisson qu'ils en auraient besoin jusqu'à leur mort. Le bâtisseur accepta l'accord avec le kelpie, il construisit une grande et magnifique cheminée, plus belle qu'aucun mortel ne le verra jamais de ses yeux. La grande cheminée passait à travers les eaux sombres jusqu'à la surface, loin de la tanière des kelpies. Son ouvrage terminé, il y alluma un feu qui réchauffa doucement la maison immergée. Lorsque le kelpie vit le visage de sa femme rayonner de bonheur, il sut que l'humain s'était acquitté de sa part du travail, et de bien plus encore. Il le prit sur son dos pour le chemin du retour à travers l'obscurité et les eaux glacées, et le ramena à sa maison comme s'il ne s'était rien passé de la nuit. En effet, le temps passe différemment dans le monde des hommes et celui des fées. Fidèle à sa parole, le kelpie n'oublia jamais le travail de l'artisan car sa famille et lui eurent toujours du poisson sur leur table et vécurent comme des rois. Quant au kelpie et à son épouse, même lorsque le loch gèle en plein hiver, il y a encore à ce jour un petit coin d'eau qui ne gèle jamais, grâce au feu qui brûle toujours joyeusement dans l'antre du kelpie et de sa femme. Caractéristiques. Ce cheval fantastique des lacs d'Écosse est aussi mentionné dans certains cantons allemands et en Islande. Le kelpie vit en troupeaux près des étendues d'eau, en particulier en Écosse et en Irlande. Comme tous les chevaux aquatiques, il possède une grande affinité avec l'élément liquide et une irrésistible beauté. Le kelpie hante les ruisseaux et les rivières d'Écosse, c'est aussi l'un des esprits aquatiques les plus connus dans ce pays. Selon certaines versions, les lochs sont le domaine d'un autre cheval très proche du kelpie nommé l'Each Uisge, mais kelpie et Each Uisge se confondent assez souvent. Ces créatures sont métamorphes et ont un appétit insatiable pour l'être humain, bien que les kelpies semblent plus sympathiques que d'autres esprits des eaux similaires. Leur forme la plus commune est celle d'un très beau cheval noir, blanc ou gris pommelé qui semble perdu et se tient debout au bord de l'eau où il broute tranquillement. Il représente alors une tentation pour un homme fatigué par son travail ou un long trajet. Toute personne assez stupide pour monter ce cheval, par exemple un étranger qui ne serait pas au courant des traditions locales, le fait à ses risques et périls car cette monture l'emporte alors au plus profond de l'eau. L'immersion d'un kelpie produit un bruit de tonnerre et on dit qu'il avertit de l'imminence d'une tempête. Cette association entre le son de tonnerre produit par la queue de l'animal lorsqu'elle est submergée et les tempêtes semble être lié à l'ancien culte de la rivière et des divinités régissant le temps par les anciens celtes, bien que ce soit difficile à justifier. Les kelpies peuvent aussi avoir l'apparence d'humanoïdes velus qui bondissent hors de la végétation au bord des rivières en attaquant des voyageurs. Leur emprise est vicieuse et ils écrasent n'importe qui ayant le malheur de croiser leur chemin. Ils sont censées habiter le long de cours d'eau en Écosse et seraient bannis de la rivière Ness qui fut plus tard associée au monstre du Loch Ness par Saint Columba. La rivière Conon (Conan), dans le Perthshire, traitresse par ses inondations et ses eaux dangereuses, abrite des kelpies et d'autres esprits aquatiques. Les kelpies seraient communément appelés esprits des morts en Écosse et ne sont pas considérés comme des créatures bienfaisantes. Dans la "Revue des deux Mondes", le kelpie était décrit comme un être extrêmement respectable. Description physique. Il existe différentes descriptions du kelpie, qui ont toutes en commun des parties humaines, équines et aquatiques. Il apparaîtrait généralement comme un très beau cheval ou poney, généralement blanc et plus rarement noir. Rien ne le distingue d'un cheval ordinaire, hormis peut-être sa crinière qui goutte constamment. Il peut aussi lui manquer une petite partie de son anatomie, comme une oreille ou une lèvre. La peau des kelpies est totalement lisse et sans aucune aspérité, comme celle d'un phoque, aussi froide que celle d'un mort au contact. Ce cheval apparaît aux hommes comme perdu, il semble très fort, très puissant et d'une beauté à couper le souffle. D'autres descriptions sont celles d'un humain bipède de la taille d'un étalon possédant la tête, la crinière et les membres inférieurs d'un cheval, ou juste des sabots de cheval. Cependant, le kelpie peut aussi avoir une apparence complètement humaine ou complètement chevaline, parfois avec une queue de poisson et des nageoires. Dans la culture moderne, l'apparence du kelpie change : son caractère est néanmoins plus mauvais, son apparence parait beaucoup plus effrayante et son pelage est plutôt foncé ou vif (noir, bleu, vert, entre autres) et rarement blanc. Mode de vie. Les kelpies fabriqueraient les coquillages que l'on retrouve sur le sable des plages, puisqu'ils sont très doués en tant que forgerons. Ils se déplacent en petits groupes de dix à vingt individus et vont d'un océan à l'autre. Arrivés dans un lieu propice pour pondre des œufs (par exemple, un lac peu fréquenté), ils y restent afin que le premier bambin naisse et qu'ils lui apprennent à se nourrir d'une grande variété d'algues marines. Quand ils le lui ont appris, les parents partent afin de trouver un autre lac (ou une baie) et continuent ainsi. Une discussion "kelpienne" ressemble davantage à une danse tribale qu'à une conversation orale, l'animal communique en effet avec des mouvements de tout son corps. Selon d'autres légendes, ces chevaux se transformeraient parfois en belles jeunes femmes dans le but d'attirer les hommes dans leurs pièges. Ils attirent aisément les promeneurs imprudents au fond de l'eau et ne s'éloignent jamais du point d'eau auquel ils sont liés par magie. La narine du cheval créerait l'illusion de grandeur et le kelpie pourrait également se tenir caché en ne gardant que ses yeux au-dessus de la surface de l'eau pour scruter les alentours, comme s'il était un poisson. Il est sage de s'en tenir à distance car si un homme monte sur le dos d'un kelpie, il risque d'être noyé. Capture. Les kelpies peuvent être vaincus et domptés par les hommes car leur pouvoir de métamorphose réside dans leur bride et toute personne qui en revendique la possession puis la remplace par une autre devient capable de soumettre le cheval à sa volonté et de lui faire exécuter n'importe quel travail. Les kelpies charmés sont très prisées car ils ont la force d'au moins 10 chevaux, mais comme toute créature féerique captive, ils sont dangereux et très malins. Si leur bride venait à être enlevée, ils s'enfuiraient dans l'eau en prononçant une malédiction qui se réalisera à coup sûr. L'homme peut capturer cette créature, généralement séduit par sa rareté et sa force. Le kelpie se laisse faire le plus souvent. Pour qu'il se laisse durablement apprivoiser, le seul moyen est de lui passer un licol en écorce de bouleau et lui retirer seulement lorsqu'il ne peut plus voir une étendue d'eau. Il peut ensuite être mis au travail dans les champs mais n'aime pas être réduit à l'esclavage et tentera fréquemment de s'échapper par toutes les ruses possibles et imaginables. Il ne faut pas qu'il soit en contact avec de l'eau et son maître doit absolument éviter de lui donner à boire. Séparé de son élément originel, le cheval perd tout son pouvoir maléfique mais aussi son charme, car il redevient alors un cheval ordinaire. Si un kelpie laboure un champ pour son maître, le travail accompli s'autodétruira dès que le cheval retrouvera sa liberté. Il peut aussi servir son maître de nombreuses années avant de lui consommer la jambe gauche et l'auriculaire de la main droite. Origine et symbolique. Tous les chevaux d'eau semblent liés à l'ancien culte de l'eau transmis dans les contes et légendes populaires, comme le sont tous les esprits de l'eau de manière générale. La large diffusion de ces contes et les similitudes entre les différents esprits des eaux accrédite cette thèse. L'eau est par nature dualiste et nos ancêtres savaient qu'elle pouvait donner la vie comme la mort, cette double nature transparait dans tous les contes et légendes mettant en scène des esprits des eaux. Une autre origine possible serait de véritables rencontres avec des créatures aquatiques dans des logements isolés proches dans les grands lacs durant la nuit, qui auraient donné lieu à des interprétations magiques. Le kelpie écossais est, de plus, fréquemment associé aux moulins, un peu comme les brownie le sont avec les écuries. Culture populaire. Littérature. Le kelpie est un sujet populaire des romans fantastiques anglophones, William Mayne a ainsi écrit le roman "Kelpie" en 1987, et vingt ans plus tard, Frances Mary Hendry a écrit un livre pour enfants nommé "Quest for a Kelpie". J.K. Rowling, l'auteur de Harry Potter, mentionne également le kelpie dans le livre "Les Animaux fantastiques". La préface mentionne aussi que le monstre du Loch Ness est un kelpie qui a pris goût à la célébrité. De plus, le roman "Sous le signe du Scorpion" de Maggie Stiefvater aborde aussi les kelpies appelés « Capaill uisce » dans son œuvre. Dans la Saga du Sorceleur, Ciri nomme sa jument noire Kelpie. Les romans d'Amélie Divil Le gardien des lochs et Né dans un Loch abordent la légende des Kelpies et des Each Uisge sous forme d'histoire contemporaine. Le Cheval venu de la mer. Le film "Le Cheval venu de la mer" met en scène un kelpie. Il raconte l'histoire d'Ossie et Tito, deux jeunes frères. Un kelpie vient à eux afin d'unir leur famille déchirée depuis la mort de leur mère. Ossie le baptise Tír na nÓg et s'imagine que le kelpie représente l'âme de sa mère. Il s'agit d'un cheval ou d'une jument blanche capable de courir extrêmement vite et de sauter des longueurs et des hauteurs formidables. Fidèle à sa nature du kelpie, elle attire Ossie jusqu'à l'océan. Toutefois, Ossie est sauvé de la noyade par le fantôme de sa mère ainsi que l'amour de son frère et de son père. |
Éleonore de Bourbon |
Mocona Moconá, Saltos del Moconá ou Salto Yucumã, est une chute d'eau située sur le fleuve Uruguay, à la frontière entre le Brésil et l'Argentine. Il s'agit de la chute d'eau la plus large au monde : mètres. Elle est située aux limites entre la province de Misiones en Argentine, dans la Réserve de biosphère Yabotí, et l'État du Rio Grande do Sul au Brésil, avec la zone protégée du parc d'État du Turvo. Cette chute d'eau a la particularité de ne pas être transversale au cours de l'eau, comme pour la plupart des cascades, mais de lui être parallèle. Cette particularité est due à une faille géologique formée au cours de la période glaciaire en contrebas du lit du fleuve, dont la profondeur atteint 170 mètres à certains endroits. De ce fait, la hauteur et la largeur des Saltos del Mocona sont variables en fonction du niveau de l'eau : quand le niveau du fleuve est haut, leur longueur se réduit à mètres ; leur hauteur va de 5 à 7 mètres jusqu'à 15 mètres lorsque le fleuve est bas. |
Liste de villes du Pérou Cet article donne la liste des villes du Pérou de plus de . Liste des villes par population décroissante. Les statistiques de recensement des populations des villes sont celles des personnes vivant strictement dans les limites de la zone de chaque ville. Pour la population des régions métropolitaines, voir la liste des régions métropolitaines les plus peuplées du Pérou. |
Championnat de France de football 1961-1962 Le championnat de France de football 1961-1962 a vu la victoire du Stade de Reims pour la sixième fois de son histoire en vingt-quatre éditions. Fait exceptionnel, le titre de champion de France se joue à très peu : le Stade de Reims et le RC Paris finissent avec le même nombre de points et doivent être départagés par leur moyenne de buts. Le titre va alors aux Rémois, qui devancent les Parisiens pour 18 millièmes sur ce critère. À la suite de ce cas de figure, il sera décidé de ne plus départager les équipes sur la base de la moyenne de buts, mais sur leur différence de buts : en effet, à différence de buts égale, Reims est devant Paris grâce à une meilleure défense. À partir de la saison suivante, les équipes à égalité seront départagées par leur différence de buts, puis en cas de nouvelle égalité, avantage à la meilleure attaque (critères qui auraient couronné le RC Paris). Classement final. En cas d'égalité entre deux clubs, le premier critère de départage est la moyenne de buts. Buteurs. |
Championnat de France de football 1960-1961 Le championnat de France de football 1960-1961 a vu la victoire de l'AS Monaco FC pour ce qui était la vingt-troisième édition du championnat de football professionnel français de plus haut niveau. Classement final. En cas d'égalité entre deux clubs, le premier critère de départage est la moyenne de buts. |
Zig-zag (jeu) Le Zig-zag ou Slalom est une variante du jass des plus intéressantes car assez complexe et moins soumise aux aléas de la chance. À tour de rôle, chaque équipe a le choix entre sept options : |
Palais des sports de Pau Le Palais des sports de Pau est une salle multisports située à Pau dans les Pyrénées-Atlantiques. Bien qu’étant multisports, il est essentiellement consacré au basket-ball. C’est l’antre de l’Élan béarnais Pau-Lacq-Orthez. D'après le journal sportif L'Équipe, le Palais des sports est un des . Histoire. Le Palais des sports de Pau est né de la rencontre de la cité paloise et de l'Élan béarnais (basé jusqu'alors à Orthez). Afin de s'adapter aux contraintes du professionnalisme, l'union avec le grand voisin palois était devenue une nécessité économique pour Orthez (10 000 habitants). En 1989, l’Élan devient l'Élan béarnais Pau-Orthez. Les considérations économiques ne furent pas les seules à motiver ce rapprochement. La mythique salle de la Moutète d'Orthez était devenue au fil des ans inadaptée pour un club qui se voulait leader du basket français. Un Palais des sports, assez gigantesque pour l'époque, est alors construit à Pau afin d'accueillir ce « nouveau » club. Sa construction se termine au début de l'année 1991, date à laquelle l’Élan béarnais Pau-Orthez quitte la salle de la Moutète à Orthez pour s'établir à Pau. Il est inauguré en 1991 en présence de Laurent Fabius, président de l’Assemblée Nationale, du maire André Labarrère, du président de l'élan Pierre Seillant et de nombreux autres invités. Le Palais est inauguré lors d'une victoire de l'Elan sur le CSP Limoges sur le score de 109–97. Il est le fruit du travail de deux architectes : Jean-Michel Lamaison et Michel Camborde et fut baptisée « la salle idéale » par le magazine Maxi-Basket. En 2020, à l'occasion des trente ans du Palais des Sports, Vincent Collet estime que "Le Palais des sports de Pau est la cathédrale de notre sport" Ainsi, le parquet du Palais des sports de Pau porte désormais le nom du président historique de l'Elan Pierre Seillant depuis le et un Classique emporté face à l'éternel rival du CSP Limoges. Caractéristiques architecturales. Architecture et caractéristiques. La charpente est supportée par quatre tours carrées qui marquent aussi les entrées. Les tours sont reliées par quatre poutres en treillis métallique supportant une voûte centrale en prise directe avec la lumière naturelle. L’éclairage de la voûte est assuré par 4 lentilles de 50 mètres de long et 7,20 mètres de hauteur. La toiture du Palais domine à 25 mètres de hauteur. Les façades transparentes, en verre clair, donnent une grande légèreté au bâtiment tout en assurant la lisibilité fonctionnelle. Environnement. Situé au nord de Pau, juste au-dessus de l’hippodrome du Pont-Long, à la sortie de l’autoroute Bayonne-Toulouse, à 5 minutes de l’aéroport international Pau-Pyrénées, le Palais de Sports, inauguré en 1991, bénéficie d’un emplacement idéal. Moyens d'accès. Le Palais des sports est situé au nord de Pau, à côté du Zénith, du complexe de pelote (Jai alai) et de l’hippodrome du Pont-Long. Il est accessible depuis Bordeaux par l’autoroute A 65, puis l’A 64 par l’échangeur de Lescar. Depuis Toulouse par l’A 64, sortie N°10, Pau-centre. Un parking de 1 687 places est situé à proximité du palais des sports. Transports en commun. Le Palais des sports est desservi par les transports en commun de Pau, par le réseau de bus Idelis : Fébus, le bus à haut niveau de service de Pau à hydrogène s'arrête toutefois au Sud, au Centre Hospitalier de Pau. Routier. Le Palais des sports est situé à proximité immédiate de la rocade de Pau. Le Palais est également facilement accessible depuis l'A64 sortie Pau-Centre, via la rocade de Pau. Évènements. S'y sont déroulés : mais aussi Il accueille aussi depuis 2005 le derby de basket féminin Mourenx-Tarbes ( spectateurs en 2006). Il a été choisi pour accueillir une partie des matchs du Championnat du monde de handball féminin en et la finale de la Coupe de la ligue de handball, pour sa dixième édition, en . Le palais accueille régulièrement l'Équipe de France de basket-ball pour ses préparations. Il a d'ailleurs été depuis 2009, le lieu constant de préparation des bleus. À partir de 2019, il accueille le Tournoi de tennis de Pau. |
Chronique japonaise Chronique japonaise est un livre de Nicolas Bouvier, mêlant récits de ses trois séjours au Japon (en 1955-1956, 1964-1966 et 1970) et épisodes de l'histoire de l'archipel. Une première version de ce texte a été publiée en 1967 sous le titre "Japon". La première édition sous le titre "Chronique japonaise", publiée en 1975, modifie quelque peu le texte de "Japon" et ajoute à celui-ci des épisodes du séjour de 1964-1965, et une troisième version, définitive, publiée en 1989, reprend des textes écrits au cours du séjour de 1970. Voir aussi. Bibliographie. Olivier Salazar-Ferrer et Saeko Yazaki, Chronique japonaise de Nicolas Bouvier, ACEL – Infolio éd., coll. Le cippe, 2018, 128 p. |
Omnimover L'Omnimover est un système de transport utilisé dans certaines attractions de type parcours scéniques (ou "dark ride" en anglais) des parcs à thèmes de Disney qui s'est généralisé dans d'autres parcs d'attractions. Le terme a été inventé par l"'Imagineer" Bob Gurr à partir de "OmniRange" et "PeopleMover". La technologie. Le système a été créé par Roger E. Broggie et Bert Brundage pour fournir un système de déplacement dans les attractions capable de donner aux passagers une expérience de type cinématographique et forcer le point de vue des visiteurs selon le désir des concepteurs de l'attraction. Les attractions Omnimover possèdent de nombreux véhicules en perpétuel mouvement. Le système consiste en une chaîne de véhicules longeant un rail souvent caché sous le sol. Chaque véhicule est un fauteuil deux places en matériaux composites. Il peut tourner sur lui-même et donner aux visiteurs une vue centrée sur une scène en particulier sans avoir à tourner la tête. Un tapis roulant permet d'embarquer à bord à la "gare" ou de débarquer du véhicule. L'une des particularités de ce système est sa faculté à tourner dans une orientation prédéterminée. Deux rails de contrôle longent les véhicules, l'un permet de donner les informations pour la rotation tandis que l'autre donne l'inclinaison. Le système permet aussi de disposer des éléments d'infrastructure de l'attraction tels que les éclairages derrière les véhicules sans que les passagers ne les voient trop. Une autre utilisation. Walt Disney a aussi imaginé ce système comme un vrai système de transport et non comme un remplacement des trains dans les attractions des parcs. Certains reconnaitront dans le concept, les véhicules de certains dessins animés futuristes dont les fameux Jetson d'Hanna-Barbera. Disney voulait résoudre les problèmes de société dont les encombrements perpétuels des autoroutes. Il avait conçu ce système pour les dessertes locales au niveau d'un quartier, comme le "PeopleMover", le monorail étant prévu pour une échelle plus grande. Notes et références. Notes. |
Maxell Maxell (contraction de « maximum capacity dry cell ») est une multinationale, créée en 1960, spécialisée dans les supports de stockage. C’est une filiale du groupe Hitachi. On y retrouve : |
Honoré Fragonard Honoré Fragonard, né à Grasse le , mort à Charenton le , est un anatomiste français célèbre pour ses "Écorchés", qui sont conservés dans le musée Fragonard (École nationale vétérinaire d'Alfort). C'est un cousin germain de Jean-Honoré Fragonard. Biographie. Honoré Fragonard naît le 13 juin 1732 à Grasse. Il est le fils de l'homonyme Honoré Fragonard, marchand gantier et parfumeur, et de Marie Honorade Isnard, fille d'un maître apothicaire. Après des études de chirurgie, Honoré Fragonard obtient son brevet en 1759 puis est recruté en 1762 par Claude Bourgelat, écuyer de Louis et fondateur à Lyon de la première école vétérinaire du monde. Fragonard y exerce comme professeur d’anatomie (1765-1771) et directeur de l’école (1763-1771) et commence à réaliser ses premières pièces anatomiques. En 1764, Bourgelat, nommé « inspecteur général de l'école vétérinaire de Lyon et de toutes les écoles vétérinaires à établir dans le royaume », a la charge de diffuser ce type d'établissement dans le pays. Louis , à la demande de Bourgelat et de Henri Léonard Jean Baptiste Bertin, décide d'ouvrir une école vétérinaire à Paris. L'école est d'abord implantée rue Sainte-Apolline avant d'être déménagée au château d'Alfort (Maisons-Alfort) en 1766. Fragonard y occupe les mêmes postes qu'à Lyon et, durant 6 ans, y prépare des milliers de pièces, dont une bonne cinquantaine d'écorchés et commence à fournir les cabinets de curiosités de toute l'aristocratie. Son enseignement d'anatomie comprend l’étude du cheval, du bœuf et de la brebis, mais aussi celle du corps humain, alors le modèle de référence. Il est renvoyé de l'École vétérinaire d'Alfort en 1771 à cause de conflits incessants avec Claude Bourgelat. Il continue alors à disséquer chez lui, et s'assure de larges revenus en vendant ses œuvres à l'aristocratie. En effet, Fragonard, en plus de disséquer minutieusement ses sujets, maîtrise une technique de conservation qui reste encore en partie un mystère de nos jours et a permis à ses pièces de parvenir jusqu'à nous en résistant aux dommages du temps et du dermeste du lard. De plus, il donne des poses artistiques, voire théâtrales, à certaines de ses pièces, qui relèvent alors plutôt d'une recherche d'effets dramatiques que de la simple recherche scientifique ; en témoignent notamment des réalisations comme le "Cavalier" ou "L'Homme à la Mandibule". En 1793, aux côtés de son cousin et du peintre David, il devient membre du Jury national des arts, puis est nommé membre de la Commission Temporaire des Arts l'année suivante. À ce poste, il inventorie notamment son ancienne collection à l'École d'Alfort. Il ambitionne de rassembler ses pièces au sein d'un grand Cabinet National d’Anatomie, mais celles-ci attirent les convoitises et son inventaire servira finalement à disperser les pièces entre divers musées. Très affecté par cette dispersion, il devient directeur des recherches anatomiques de l’École de Santé de Paris nouvellement créée, avant de s'éteindre à Charenton le . Technique de préparations des pièces. Ce qui a fait la célébrité de Fragonard est sa technique de conservation de ses écorchés, dont on a découvert les principales particularités à la suite de l'épisode de canicule de 2003 qui a entraîné des fontes des injections vasculaires des écorchés. Selon Christophe Degueurce, professeur d'anatomie à l'École nationale vétérinaire d'Alfort et conservateur du musée, la technique utilisée était très proche de celle de Jean-Joseph Sue. Les principales particularités tenaient à la nature de l'injection vasculaire : Fragonard ne recourait pas à la cire pour son mélange mais utilisait du suif de mouton. Cette graisse fondait à une température au-dessus de , ce qui permettait de faire des injections dans les vaisseaux sans que le corps fût chauffé trop longtemps, voire sur des cadavres froids. Par ailleurs, Fragonard vernissait sa préparation avec de la résine de mélèze, la térébenthine de Venise, probablement à l'origine de l'absence d'attaque par les insectes destructeurs des pièces anatomiques sèches (notamment le dermeste du lard). Collection de préparations anatomiques. Sa collection était l'une des plus riches de France, sinon du monde, jusqu'à ce qu'elle soit dispersée sous la Révolution. Seuls 21 écorchés restés sur place à Alfort sont parvenus jusqu'à nous, la plupart sont conservés au Musée Fragonard de l'École vétérinaire d'Alfort. Le musée Orfila de la faculté de médecine de Paris recèle encore un écorché de singe préparé par Fragonard, de même que le musée Atger de l'université Montpellier 1. Le Muséum national d'histoire naturelle en possédait également, mais ils ont été jetés au début du . |
Louis-Philippe d'Orléans |
La Vérité sur Bébé Donge (film) La Vérité sur Bébé Donge est un film français d'Henri Decoin avec Jean Gabin et Danielle Darrieux sorti en 1952, tiré du roman homonyme de Georges Simenon paru en 1942. Synopsis. Élisabeth d'Onneville, dite « Bébé », a empoisonné son époux François Donge, un riche industriel provincial. Sur son lit de clinique, François revit ses années passées. Coureur de femmes, il a épousé Élisabeth dix ans plus tôt par convenance et curiosité pour cette étrange jeune fille bien plus que par amour. Passionnée, Bébé envisageait quant à elle le mariage comme l'accomplissement d'un idéal de partage amoureux. Elle s'est rapidement sentie déçue par l'incompréhension et même le cynisme de son mari, qui a continué d'avoir des maîtresses, en n'y attachant pas d'importance. François se meurt d'une néphrite suraiguë. Avant qu'on lui administre une injection létale, il avoue son amour à Bébé. Comme absente, cette dernière lui répond qu'elle ne l'aime plus. Désormais insensible à tout, elle suit docilement le juge d'instruction venu l'arrêter. Sortie et accueil. Sorti en , "La Vérité sur Bébé Donge" ne rencontre pas un très grand succès populaire, se contentant de totaliser 1,2 million d'entrées durant son exploitation, dont un peu plus de sur Paris. Malgré le peu de succès initial en salles, le long-métrage est depuis considéré par les générations suivantes comme l'un des films marquants de cette époque. |
Mouqata'a La Mouqata'a désigne, depuis les Accords d'Oslo de 1993, les bureaux gouvernementaux de l'Autorité palestinienne et le quartier général de l'administration locale palestinienne. Le terme vient de l'arabe et est plus généralement utilisé pour désigner un quartier général gouvernemental. Principalement deux « Mouqata'as » ont été utilisées par le pouvoir palestinien, à Ramallah en Cisjordanie et dans la ville de Gaza. Ces bâtiments furent construits à l'époque du mandat britannique sur la Palestine et étaient utilisés par le pouvoir colonial. À partir de janvier 1996, Yasser Arafat, nouvellement élu Président de l'Autorité palestinienne, occupa un bureau à la Mouqata'a. Durant l'« Opération Rempart » en avril 2002, Tsahal détruisit la plupart des Mouqata'a de Cisjordanie, notamment celle de Hébron. La Mouqata'a de Ramallah ne fut que partiellement détruite, au bulldozer, avant d'établir un siège du quartier général occupé par Arafat. Le gouvernement israélien accusait Arafat d'être impliqué dans les actions terroristes de la Seconde Intifada et dans un trafic d'armes illégales. Il fut assiégé et maintenu à la Mouqata'a de Ramallah pendant deux ans avant son départ vers un hôpital de la région parisienne en octobre 2004. Mémorial de Yasser Arafat. À la mort de l'ancien président palestinien en France le , le lieu de son enterrement est discuté. Le gouvernement israélien d'Ariel Sharon refuse que cela se fasse à Jérusalem où le leader palestinien revendique être né et où il souhaitait être enterré. Les dirigeants palestiniens font donc le choix de l'inhumer temporairement à la Mouqata'a de Ramallah, en attendant l'établissement d'un État palestinien. Le mausolée d'Arafat, conçu par l'architecte palestinien Jaafar Touqan dans la cour de la Mouqata'a, est composé de verre et de pierres de taille de Jérusalem. Il est construit de 2006 à 2007 sous la supervision de la Fondation Arafat présidée par Nasser Al-Qidwa. Il fait partie du « mémorial de Yasser Arafat », complexe abritant également un musée et une mosquée avec son minaret adjacent équipé d'un laser qui pointe chaque nuit la mosquée d’Al-Aqsa à Jérusalem. Selon l'architecte, la conception de ce complexe est censée symboliser le mode de vie spartiate d'Arafat et son sacrifice personnel pour la cause palestinienne. Le budget global, assuré par des dons et l’argent de l’Autorité, est évalué à 1,75 million de dollars. Sur l'esplanade pavée, le mausolée, entouré d’un bassin sur trois côtés, est un cube dont la forme rappelle symboliquement la Kaaba et dont le sommet est parcouru de versets coraniques. Ses dimensions, par , évoquent la date de la mort d'Arafat, le . Au milieu se trouve la pierre tombale sur laquelle est inscrite en arabe « Notre leader Yasser Arafat est enterré ici ». Il est inauguré le , à l'occasion du troisième anniversaire de la mort du leader palestinien. |
Liste des ducs de Nemours Préalablement comté français à la suite de l'acquisition de Philippe "le Hardi" en 1274, Nemours fut érigé en duché-pairie en 1404 par le roi Charles VI et donné à Charles III "le Noble", roi de Navarre, en échange de la ville de Cherbourg qu'il avait rachetée en 1399 à Richard II d'Angleterre. Seigneurs de Nemours. La seigneurie de Nemours est vendue par la famille de Nemours-Villlebéon (Philippe III notamment) au roi Philippe III "le Hardi" en 1274 et 1276. Elle passe donc à la Couronne, et à partir du , le roi, l'ayant érigée en duché en 1404, en apanage de puissants personnages. Ducs de Nemours (Ancien Régime). Maison d'Évreux-Navarre. En 1425, à la mort de Charles le Noble, le duché est saisi par Henri VI, roi de France et d'Angleterre, puis rendu à sa fille Blanche, après hommage le . En 1442, peu après la mort de Blanche , le roi de France Charles VII, vainqueur des Anglais, réunit Nemours au domaine royal. Maison de Bourbon. Créanciers des souverains navarrais, ils entament un procès relatif aux revenus de Nemours. Maison d'Armagnac. En 1477, Jacques d'Armagnac est jugé pour trahison et exécuté sous Louis XI. Ses biens sont confisqués, mais le roi Charles VIII rend Nemours à son fils, Jean d'Armagnac, en 1483. À sa mort, Nemours revient à la Couronne. Maison de Foix. En 1507, le roi Louis XII le donne à son neveu Gaston de Foix : À sa mort, Nemours revient à la Couronne. Maison de Médicis. En 1515, le roi François le donne à Julien de Médicis : À sa mort, Nemours revient à la Couronne. Maison de Savoie. En 1528, le roi François le donne à Philippe de Savoie : À sa mort, Nemours revient à la Couronne (1657-1689 Louis XIV). Maison d'Orléans. Le roi Louis XIV le donne ensuite en 1672 à son frère Philippe de France (1640-1701), duc d'Orléans. Il se transmet ensuite à ses descendants jusqu'à l'abolition des titres de noblesse en 1790 (ils seront rétablis en 1814) : |
Musée Fragonard de l'École vétérinaire de Maisons-Alfort Le musée Fragonard rassemble les collections de l’École nationale vétérinaire d'Alfort située à Maisons-Alfort. Il est dédié à l'anatomiste Honoré Fragonard et a pris le nom de musée Fragonard de l’École vétérinaire de Maisons-Alfort à l’occasion de sa réouverture le . Cette école prestigieuse s’est installée en 1766 au château d’Alfort. Elle détient le titre de la deuxième école vétérinaire au monde après celle de Lyon, fondée à peine quatre ans auparavant par Claude Bourgelat, écuyer du roi Louis XV. Les trois musées d’Alfort. Le "Cabinet du Roy", qui deviendra plus tard le musée de l’École, fut créé l’année même de l’ouverture de l’École vétérinaire d’Alfort, en 1766. Dès sa création, le cabinet d’Alfort poursuit une double vocation : rassembler des préparations à visée éducative pour les étudiants de l’École et recueillir les pièces extraordinaires destinées à impressionner le public, suivant en cela la mode des cabinets de curiosités du . Composé alors essentiellement de pièces et cadavres d'animaux, il avait quelques cadavres humains, parfois issus d'un trafic particulier. Cette collection faisait l'objet de débats entre les savants partisans de l'anatomie naturelle (préservation du corps disséqué et desséché) et de l'anatomie superficielle (cires anatomiques, corps moulés en plâtre, écorchés). Ce cabinet, célèbre dans l’Europe tout entière, offrait donc une collection ouverte au public et aux « étrangers » qui pouvaient y être amenés en visite par les « Suisses » chargés de sa surveillance. Il constitue même un des plus anciens musées de France : plus ancien que le musée du Louvre ou que le Muséum national d'histoire naturelle, qui datent de la Révolution. Déplacé une première fois en 1828, le musée originel prit le nom de « cabinet des collections » (1828 - 1902). Les enseignants venaient y prélever des pièces qu’ils utilisaient pour illustrer leurs cours. L’accumulation des spécimens transforma progressivement cette collection en un capharnaüm peu propice à l’étude. Aussi fut-il décidé en 1882 de créer un troisième musée, structuré par et pour l’enseignement. Les bâtiments qui accueillent le musée actuel ont été achevés en 1901. Il ouvre en 1902 en prenant le nom de « musée » et les pièces anatomiques y ont pris place en 1903, dans un cadre muséologique typique de la fin du . La nouvelle organisation des collections recherchait une visée pédagogique. Jusqu’au milieu du , les étudiants venaient y apprendre leurs leçons, découvrir l’anatomie et les lésions provoquées par les grandes maladies animales mais dès les années 1920, les étudiants se firent de plus en plus rares et son ouverture fut réservée aux visiteurs de marque. Cet aspect unique a été volontairement conservé, comme le témoignage unique de temps révolus. On représente un peu ici un musée de musée. Les quatre salles du musée. La première est consacrée à l’anatomie comparée. L’ordonnancement des vitrines, typique de la fin du XIXe siècle, suit un plan thématique. Chaque vitrine présente un organe ou un appareil anatomique décliné chez les principales espèces domestiques. L’objectif était d’utiliser le jeu de l’anatomie comparée pour faciliter la mémorisation des très nombreuses variations observables d’une espèce à l’autre. Le vétérinaire est souvent confronté, dans son exercice professionnel, à plusieurs espèces et cela lui impose de mémoriser les différences en matière d’anatomie, de physiologie et de pathologie lui permettant de fonder sa pratique. Dans la première salle se trouve également une importante collection de monstres animaux, non que l’on ait voulu créer une galerie des horreurs, mais simplement parce que le vétérinaire doit être capable de reconnaître et de s’adapter aux difficultés en matière d’obstétrique. La seconde salle recèle une importante collection de squelettes, un magnifique buste de pur-sang datant de 1828 et dû à Jacques-Nicolas Brunot et une collection de modèles anatomiques de Louis Auzoux. Les hautes vitrines disposées contre les murs de cette salle sont remplies de mâchoires servant à apprendre à identifier l’âge des animaux par l’usure dentaire, et une vitrine consacrée aux lésions dentaires. La troisième salle est consacrée à la pathologie… mais une pathologie ancienne, typique du . On y trouve d’impressionnantes lésions osseuses qui témoignent des tourments des chevaux et bovins, alors bêtes de somme de grande valeur et devant œuvrer jusqu’à ce qu’ils succombent à la maladie. Une vitrine présente plusieurs centaines de calculs issus essentiellement des segments digestifs de grandes espèces. Des moulages en cire nous rappellent que les maladies animales sont souvent transmissibles à l’homme. Parmi elles, la tuberculose tient une large part ; cette maladie toujours invaincue fut probablement la plus meurtrière, aussi bien chez les animaux que chez l’homme. La dernière salle est le cabinet de curiosités, tout droit issu du siècle des Lumières et contient notamment les Écorchés d’Honoré Fragonard, datés de 1766 à 1771. Ses pièces les plus célèbres sont « L'Homme à la mandibule », le « Groupe de fœtus humains dansant la gigue » et surtout « Le cavalier de l'Apocalypse » qui tenait autrefois dans sa main gauche des rênes de velours bleu qui passaient entre les mâchoires du cheval, et un fouet dans sa main droite. Une légende colportée par le naturaliste suédois Karl Asmund Rudolphi veut que ce cavalier soit en fait une cavalière, la « fiancée de Fragonard », légende reprise dans la littérature. Honoré Fragonard a probablement modelé ce cavalier, qui est un adolescent d’une douzaine d’années, d'après une gravure d'Albrecht Dürer, "Les Quatre Cavaliers de l'Apocalypse". <br> Les corps de ces écorchés sont momifiés, les artères et les veines sont injectées au suif de mouton teinté (artère teintée de rouge vermillon, à base d'un sel de mercure alors que le contenu des veines est marron, non pigmenté) puis peintes, les yeux sont conservés et gonflés ou sont artificiels en porcelaine. À l'époque de Fragonard, les corps étaient également vernis avec de la résine de mélèze, pour être protégés des attaques de larves de dermeste. Ce même vernis était sans doute également utilisé par Jean-Honoré Fragonard pour enduire ses tableaux. Le musée aujourd’hui. Ouvert au public depuis 1991, le musée Fragonard rassemble plus de pièces présentées dans un cadre muséographique restauré. Cette restauration a eu lieu en 2007 et 2008 et visait à redonner au musée son lustre d’antan. Toutes les fenêtres ont été changées, les murs ont été repeints avec les chaudes couleurs qui les couvraient en 1902 et qui avaient été dissimulées au cours du sous une épaisse couche de peinture blanche. Les décors qui ornaient les plafonds ont été remis en place. L’ensemble constitue un formidable témoignage de ce qu’était le musée d’un établissement prestigieux au début du . Le musée a obtenu en 2006 l’appellation "Musée de France". Il est la seule collection universitaire à avoir intégré, seule, sans collectivité territoriale associée, la famille des "Musées de France". C’est également le seul musée national sous tutelle du Ministère de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche. Visiter le musée. Le musée est ouvert au public les mercredi, jeudi, samedi et dimanche de 14h à 18h. |
Blackburn with Darwen Blackburn avec Darwen ("Blackburn with Darwen" en anglais) est une autorité unitaire en dans le comté de Lancashire en Angleterre (Royaume-Uni) couvrant l'agglomération de Blackburn, la ville voisine de Darwen et la campagne alentour. Ce borough fut fondé en 1974 tandis que le statut d'autorité unitaire fut accordé en 1998. |
Coupe du monde Une coupe du monde (CDM) est une compétition sportive organisée à l'échelle mondiale. Pour certaines disciplines sportives, elle consiste en un événement sportif isolé permettant de désigner un champion ou une championne du monde. Pour d'autres, la coupe du monde consiste en une série d'événements compétitifs répartis le long du calendrier de la saison sportive, chacun de ces événements se déroulant dans différents pays. Dans ce second format, un classement général des participants est constitué en cumulant les points marqués lors de chaque étape de la série. En plus de la coupe du monde, certaines fédérations internationales organisent aussi un "championnat" du monde. De fait, l'utilisation du terme « coupe » ou « championnat » relève bien souvent du simple choix lexical, qui varie selon le sport concerné, ou parfois même, selon la langue. Par exemple, en allemand, la coupe du monde de football est un « championnat du monde » : "". |
Subsets and Splits
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