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Haemophilus ducreyi Haemophilus ducreyi, ou bacille de Ducrey, est une bactérie en forme de bâtonnet, immobile, à Gram négatif, qui se transmet par contact sexuel. Elle a été mise en évidence pour la première fois par l’Italien Augusto Ducrey en 1889. Elle est extrêmement contagieuse et ne procure pas d'immunité (on peut contracter la maladie, c'est-à-dire le chancre mou, une maladie vénérienne, à nouveau après avoir guéri, à l'occasion d'un nouveau contact contaminant).
Bacille de Ducrey
Plateau continental (homonymie) L'appellation plateau continental se réfère :
Technologique
Chronographe Le chronographe est un instrument de mesure du temps entre deux événements. Dans l’acception moderne du terme, un chronographe est une montre équipée d’au moins une aiguille indépendante que l’on peut démarrer, stopper et remettre à zéro, en vue de mesurer un intervalle de temps. Dans le langage commun, on utilise souvent et abusivement le terme chronomètre pour désigner un chronographe. Le chronomètre est un label de qualité, basé sur la norme ISO 3159, obtenu par un instrument horaire auprès d'un organe certifié, par exemple le COSC. Une montre chronographe peut également obtenir le label de chronomètre, dans ce cas on peut parler d'un chronomètre-chronographe. Le nom chronographe est dérivé du grec ancien , "khrónos" « temps » et "gráphō" « écrire ». Lorsque l’heure est absente, on parle de « compteur ». Le plus souvent, le chronographe est actionné par des poussoirs permettant d'enclencher le comptage (départ ou "Start"), de l'arrêter (arrêt ou "Stop") et de réinitialiser (remise à zéro ou "Reset"). Dans la terminologie horlogère, c’est une complication, c'est-à-dire une fonction additionnelle ajoutée à une montre, au même titre que la date, les phases de la lune ou la sonnerie. Historique. Les premières montres capables d'indiquer la durée d'une observation furent les montres à secondes indépendantes ou à secondes mortes. On attribue leur invention à l'horloger genevois Jean Moïse Pouzait en 1776. Sur ces montres qui « battent la seconde » on peut arrêter et faire repartir l'aiguille des secondes, mais il n'y a pas de remise à zéro. En 1788, l’horloger belge Hubert Sarton (1748-1828) a présenté à la société d’émulation de Liège une « montre chronométrographique » qui pourrait être précurseur du chronographe moderne. John Arnold père (1736-1799) et Louis Moinet (1768-1853), ont fabriqué des compteurs capables d'indiquer le 1/60 de seconde. Louis Moinet a appelé son compteur, fabriqué vers 1816, « compteur de tierces ». C'est un instrument remarquable puisque l'aiguille centrale, qui fait un tour en une seconde, peut être démarrée, arrêtée et remise à zéro. Le mot « chronographe » a été utilisé plus tard pour la première fois en horlogerie par Nicolas-Mathieu Rieussec (1781-1866), horloger installé à Paris, qui a créé, et fait breveter en 1821, un système de mesure des temps courts, à l’aide d’un cadran tournant surmonté d’une aiguille fixe munie d'un petit réservoir d'encre. La trace de l’encre laissée sur le cadran permettait de déterminer le laps de temps que l’on souhaitait mesurer. Louis-Frédéric Perrelet (1781-1854), conçut en 1827 une montre avec deux aiguilles des secondes : l’une des aiguilles pouvait être arrêtée à volonté, et par un deuxième appui sur le poussoir elle reprenait la place qu’elle aurait eue si elle ne s’était pas arrêtée. C'est l'ancêtre des systèmes à rattrapante modernes. Vers 1836, Joseph Thaddeus Winnerl (1799-1886) a inventé le cœur de chronographe, une came en forme de cœur permettant facilement la remise à zéro de l'aiguille des secondes. Enfin en 1861 Henri-Ferréol Piguet, qui travaillait pour la maison Nicole & Capt à Londres, a réalisé le premier chronographe moderne, montre dotée d'une aiguille supplémentaire commandée par un poussoir unique permettant le départ, l'arrêt et la remise à zéro. Le mécanisme de chronographe est ajouté à un mouvement de montre. Il peut alors être sous le cadran, donc invisible lorsque l'on regarde le mouvement, ou ajouté sur les ponts, on dit alors « en vue ». Développement du chronographe à la fin du. À partir des années 1860, la fabrication du chronographe va s'étendre rapidement, principalement en Suisse. C'est d'abord dans la Vallée de Joux et à Genève que sont produits des pièces de grande qualité, souvent en or. Le plus souvent les mouvements sont produits dans la Vallée de Joux par des ateliers spécialisés comme ceux de Louis-Elisée Piguet au Brassus, Meylan-Truan & Fils au Sentier, ou la société LeCoultre & qui, entre 1870 et 1900 a créé pas moins de 128 calibres chronographe. Les montres complètes sont commercialisées par les grandes maisons de Genève comme Golay Fils & Stahl, Benjamin Haas Jeune & , etc. Certaines de ces maisons sont toujours actives de nos jours, comme Audemars, Piguet &, Patek Philippe & ou Vacheron & Constantin. Très vite la fabrication de chronographes va gagner les régions de Neuchâtel et de Berne. C'est là que va débuter l'industrialisation du chronographe à partir des années 1880. La fabrication en série permettant une forte réduction des coûts, le chronographe va devenir un instrument courant pour ses applications industrielles et sportives. Les entreprises pionnières sont Longines à St-Imier (création en 1862), Guinand Frères aux Brenets (création en 1865), Henchoz Frères au Locle, Stauffer/Nicolet à La Chaux-de-Fonds (création en 1830), Breitling à La Chaux-de-Fonds (création en 1884), Jules-Frédéric Jeanneret et sa descendance à St-imier (création en 1866) ou encore Édouard Heuer à Bienne (création en 1860). La fabrication de chronographes est attestée également en Grande-Bretagne et en Allemagne, mais c'est surtout aux États-Unis que cette production atteindra des proportions non négligeables. L'American Waltham Watch Co. en a produit dès 1874, sur la base des brevets du Suisse Henri-Alfred Lugrin, de même que la Trenton Watch Co. vers 1891. La fabrication de chronographes de poche bon marché, à 1 ou 7 rubis, se poursuivra au chez la New England Watch Co, la New York Standard Watch Co., la Sterling Watch Co., et la New York Chronograph Watch Co. Enfin, Hamilton produira de remarquables chronographes de poche pendant la Seconde Guerre mondiale. Chronométrage aux épreuves olympiques. Lors des Jeux olympiques d'été de 1932, à Los Angeles, Omega devient le premier chronométreur officiel de l'évènement en fournissant 30 chronographes issus des ateliers Lemania. Ils permettent de mesurer les résultats aux dixièmes de seconde près. Aux Jeux de 1948, à Londres, est introduite la caméra "photo finish" ; la machine commence donc à avoir une précision supérieure à l'œil humain. Aux Jeux de 1952, à Helsinki, on utilise le quartz et l'électronique, alors que les résultats sont enregistrés au centième de seconde. Lors des Jeux de 1960, à Rome, c'est la dernière fois qu'un résultat final est jugé par un œil humain. Aux Jeux de 1964, à Tokyo, les résultats sont affichés sur un panneau en temps réel, à destination du public. Aux Jeux de 1968, à Mexico, le chronométrage est stoppé par la main du nageur sur un panneau de contact ; les juges sur le bord du bassin disparaissent. Le chronographe dans la montre mécanique. Dans la gamme des chronographes mécaniques simples, on distingue les chronographes à un poussoir des chronographes à deux poussoirs. Le poussoir du chronographe à un poussoir permet de démarrer ("start"), puis d'arrêter ("stop") et enfin de remettre à zéro ("reset") les aiguilles du chronographe. Le premier poussoir du chronographe à deux poussoirs sert à démarrer ("start") et arrêter ("stop") le comptage, alors que le deuxième poussoir permet d'effectuer la remise à zéro ("reset") des aiguilles. Il est ainsi possible, à l'aide du premier poussoir, de redémarrer le chronométrage sans avoir fait au préalable une remise à zéro. L'affichage. Le chronographe comporte une aiguille mise en mouvement par un poussoir situé sur la montre. En général, cette aiguille est au centre et fait un tour par minute. Elle est appelée trotteuse. Cette trotteuse ne tourne que lorsque le chronographe est enclenché. L'affichage de la seconde du mouvement de base, qui elle tourne tout le temps, se fait en général sur un petit cadran, en bas (à 6 h) ou à gauche (à 9 h). On l'appelle la petite seconde. Le chronographe peut également être doté d'autres compteurs pour afficher, par exemple, des fractions de seconde, les minutes ou les heures chronométrées. Sur le chronographe Omega Speedmaster ci-contre, les aiguilles sont placées de la manière suivante: La trotteuse peut être utilisée comme tachymètre : en mesurant le temps nécessaire pour faire , l'aiguille indique, sur la lunette, la vitesse moyenne durant ce kilomètre. Si le temps mesuré est de , l'aiguille indiquera formula_1. D'autres échelles peuvent également être présentes comme l'échelle télémétrique, qui permet de mesurer la distance qui nous sépare d'un événement visible et audible, typiquement un éclair. Le décalage temporel entre image et son fournit la distance sur la base de la vitesse du son. Les chronographes pulsométriques fournissent la fréquence cardiaque: le nombre de battements que l'utilisateur doit compter avant d'arrêter le chronographe est généralement indiqué sur le cadran de la montre. La durée, par exemple de 15 battements, permet de déterminer la fréquence en battements par minute. La maison Zenith propose, en 1969 déjà, un chronographe équipé d'un oscillateur 5 Hz. Cette fréquence, plus élevée que celle des autres montres-chronographe (généralement 4 Hz), permet d'afficher le 1/10 de seconde lors du chronométrage. D'autres types de chronographes s'utilisent comme compte à rebours. Les participants à des régates, par exemple, utilisent les intervalles de temps entre quatre signaux pour passer la ligne de départ au plus tôt. Les signaux de références sont les pavillons montés ou descendus, ils sont accompagnés de signaux sonores (coups de canon, klaxon, corne de brume). Les règles de course évoluent à chaque signal : les bateaux ont, par exemple, le droit de franchir à l'envers la ligne de départ pendant le premier intervalle de temps, mais sont pénalisés voire disqualifiés s'ils le font par la suite. Les règles sont variables selon les courses : par exemple, quatre signaux sont émis : , , avant le départ, puis au départ à proprement parler et à partir duquel les bateaux peuvent franchir la ligne de départ. La montre Rolex Yacht Master II possède un compte à rebours réglable. Suivant la course, le temps entre premier et dernier signaux peut être, par exemple, de à la place de . L'aiguille affichant les minutes avant le départ peut être ajustée. Lorsque l'utilisateur presse sur le premier poussoir (à 2 h), la trotteuse commence à bouger, le compteur de minutes commence à décompter. À chaque signal sonore, une pression du deuxième poussoir permet de resynchroniser le compte à rebours à la minute la plus proche. En cas de report, l'utilisateur peut arrêter ou recommencer le compte à rebours. Fonctionnement. Les phases et actions du chronographe à deux poussoirs. Le chronographe a en principe trois phases de fonctionnement qui sont : Ces trois phases sont déclenchées par trois actions : Les actions "start" et "stop" sont déclenchées par le premier poussoir. Ces actions peuvent être répétées alternativement ("restart" et "restop") toujours avec le premier poussoir. Les temps chronométrés sont additionnés. L'action "reset" est déclenchée par le deuxième poussoir. Son déclenchement est bloqué durant la phase de chronométrage et ne peut donc être effectué que pendant la phase d'affichage. Les phases et actions du chronographe à un poussoir. Le chronographe a un poussoir ressemble beaucoup au chronographe à deux poussoirs. Cependant, le poussoir unique effectue de façon séquentielle les trois actions "start", "stop" et "reset". Il n'est donc pas possible d'effectuer un "restart" comme avec le chronographe à deux poussoirs. Fonctionnement côté mouvement. Le fonctionnement d'un chronographe nécessite des actions simultanées ou quasi-simultanées sur plusieurs mobiles. Le sélecteur. Suivant le type de chronographe le sélecteur diffère de forme : La roue à colonne tourne toujours dans le même sens sous l'action d'un cliquet, alors que la navette, aussi appelée "came", tourne alternativement à gauche et à droite. Le sélecteur actionne le levier d'embrayage, le frein et les marteaux. Dans le cas du chronographe à deux poussoirs, les marteaux sont actionnés directement par le deuxième poussoir. Variantes de chronographes. La rattrapante. Le chronographe à rattrapante comporte également les phases position de départ, chronométrage et affichage du chronographe simple, mais il possède une aiguille trotteuse supplémentaire et un poussoir additionnel. Lors du départ, les deux trotteuses sont superposées et tournent ensemble. La deuxième trotteuse, appelée rattrapante, peut être stoppée à tout moment par le poussoir additionnel, alors que la première trotteuse continue sa course. On peut alors lire un temps intermédiaire sur la rattrapante. Une nouvelle pression sur le poussoir additionnel ramène la rattrapante sur la trotteuse et les deux aiguilles continuent de tourner ensemble. Le chronographe à rattrapante possède en général deux roues à colonnes, la première ayant la même fonction que pour le chronographe simple, alors que la deuxième manipule la pince (frein) de rattrapante. Le flyback (retour-en-vol). En général, le chronographe flyback possède également deux poussoirs. Le chronographe flyback est utilisé principalement par les pilotes en navigation aérienne. Il leur permet de relancer une nouvelle mesure tout en limitant les actions (une pression unique). Les chronographes à haute fréquence. Il existe des chronographes, souvent appelés compteurs de sport, comportant un résonateur à haute fréquence, typiquement à 50 Hz, permettant d'améliorer la résolution temporelle, typiquement au 1/100 de seconde. Ces compteurs étaient largement utilisés dans le chronométrage sportif. La précision d'un chronographe est à mettre en relation avec le temps de réaction humain et surtout avec sa répétabilité. Bien que le temps moyen de réaction à un stimulus optique est d’environ , si le temps de réaction est exactement le même lors du "start" et du "stop", le chronométrage a la précision temporelle du chronographe. Louis Moinet, inventeur du chronographe, est également le père de Haute Fréquence. En 1816, son Compteur de Tierces battait à 216'000 vibrations par heure, soit 30 Hz. Il fallut attendre exactement un siècle (1916) pour qu'une telle fréquence fut dépassée, avant que la fréquence standard d'un chronomètre ne revienne aux valeurs actuelles, pour la plupart 4 Hz ou 5 Hz. Le Compteur de Tierces est toujours conservé aux Ateliers Louis Moinet, parfaitement fonctionnel. La manufacture Tag Heuer propose également des concepts de chronographes (pas disponibles sur le marché ou en version très limitées) équipés d'un résonateur très haute fréquence (500 et 1'000 Hz) permettant une résolution au 1/1000, respectivement 1/2000 de seconde. Le chronographe dans la montre électronique. Les montres électroniques, qu'elles soient à affichage analogique (aiguilles) ou numérique (LCD), peuvent proposer les fonctions de chronographes, de manière très similaire aux montres mécaniques. La partie chronographe peut être réalisée sous plusieurs formes : On observe également des affichages hybrides, comme la Citizen ci-contre où l'heure du moment est affichée analogiquement alors que les temps chronométrés sont affichés numériquement. On rencontre aussi des temps chronométrés qui sont affichés en partie analogiquement (par exemple, la seconde) et en partie numériquement (par exemple, les 1/100 de seconde). Les chronographes électroniques offrent parfois des fonctions supplémentaires, comme les fonctions "split" et "lap". Split. Une montre avec la fonction split possède un premier poussoir qui déclenche les phases chronométrage et affichage comme dans la montre mécanique. Le deuxième poussoir permet d'afficher un temps intermédiaire, sans arrêter le chronométrage. Une nouvelle pression sur le deuxième poussoir ré-affiche le temps qui s'écoule depuis le début du chronométrage. Si le chronométrage est arrêté, le deuxième poussoir déclenche l'action "reset", comme dans la montre mécanique. Le fonctionnement ressemble à celui du chronographe mécanique à rattrapante, mais sans aiguille de seconde supplémentaire. Le moteur fait de nombreux pas rapidement pour rattraper le temps. Lap. La fonction lap est utilisée pour les sports impliquant plusieurs passages au même endroit (plusieurs tours). Un poussoir permet, avec une seule pression, d'afficher le temps du tour tout en relançant simultanément le chronométrage du tour suivant. Une nouvelle pression sur le poussoir ré-affiche le temps de chronométrage qui s'écoule pour le tour suivant. Il est généralement possible de connaître le temps total (addition des différents tours) à la fin de la course. Quelques montres chronographe mythiques. La conquête spatiale. De nombreux chronographes mythiques sont liés à la conquête spatiale. La plupart des montres qui sont allées dans l'espace sont en fait des chronographes. Bien que Youri Gagarine, le premier homme dans l'espace, portait au poignet une montre simple de la marque Poljot, les astronautes suivants avaient, pour la plupart, un chronographe. John Glenn était équipé d'un compteur Heuer, Scott Carpenter d'une Breitling Navitimer. Alexeï Leonov portait un chronographe Strela lors de la première sortie extra-véhiculaire en 1965. Tous les astronautes ayant participé à la conquête de la lune étaient équipés du chronographe Omega Speedmaster Professional. La première montre automatique dans l’espace est aussi un chronographe de Seiko, porté par William Pogue en 1973. Avec l'apparition des montres à quartz, les chronographes officiellement utilisés par les astronautes sont à affichage hybride (analogique et numérique), comme l'Omega Speedmaster Skywalker X-33, qualifiée par la NASA et l'ESA. Depuis 1994, les cosmonautes russes emportent des chronographes Fortis. Le sport et l'aviation. D'autres chronographes mythiques sont liés aux sports automobiles et à l'aviation. Tag Heuer produit des chronographes destinés aux pilotes automobiles, comme la célèbre "Monaco", ainsi qu'aux pilotes d'avion, comme la "Carrera" avec sa fonction flyback. Rolex avec ses modèles Daytona s'adresse aux courses de voitures. Citons encore le premier chronographe automatique (1969), "El Primero" de Zenith. Son histoire est particulière, puisqu'il a fait la gloire de maison Zenith, mais qu'il aurait pu disparaître lors de la crise horlogère des années 75-85, si Charles Vermot n'avait pas caché les plans et les moyens de production (étampes) dans les greniers de l'entreprise. Du côté montre électronique, on notera en 1988 la sortie de la famille 251 des mouvements quartz chronographe de la maison ETA. Cette famille de mouvements associe à chaque aiguille compteuse, son propre moteur électronique. Les calibres ETA 251.272 (4 moteurs) et 251.262 (5 moteurs) ont marqué l'histoire de la maison ETA. Aujourd'hui, la famille de calibre 251 existe toujours dans des versions plus modernes.
Elisabeth de Riquet de Caraman
Comtesse Greffulhe
Elisabeth de Caraman-Chimay
Feijoa sellowiana Le Feijoa (Feijoa sellowiana, synonymes : "Acca sellowiana", "Orthostemon obovatus", "Orthostemon sellowianus"), aussi appelé Goyavier du Brésil, Goyavier de Montevideo, Goyave-ananas, est un arbuste fruitier de la famille des "Myrtacées", originaire d'Amérique du Sud (Colombie, Uruguay, Brésil, Argentine, et Paraguay). Fruitier, mais gardant son feuillage en hiver et produisant de belles fleurs, il est aussi décoratif et utilisable en haie. L'espèce "Feijoa sellowiana" a été décrite par le botaniste allemand Otto Karl Berg en 1859. Il l'a dédiée au naturaliste brésilien João Da Silva Feijó. Bien qu'appartenant à la famille des "Myrtacées" comme le Goyavier "(Psidium guajava)", il en est très différent. Le feijoa a été récemment évalué pour la Liste rouge de l'UICN des espèces menacées. "Feijoa sellowiana" est classée dans la catégorie préoccupation mineure . Description. C'est un arbuste allogame qui se ramifie à la base et à port buissonnant. Sa croissance est lente les premières années et il peut atteindre 4 à 6 m de hauteur. Son tronc, de couleur rougeâtre, est couvert de plaques d'écorce grises ou verdâtres fissurées ou écailleuses. Le feuillage est coriace, persistant, opposé, simple, à revers blanc gris. Toutes les jeunes pousses sont recouvertes d'une sorte de duvet blanchâtre. La floraison a lieu en juin et juillet. Les fleurs hermaphrodites solitaires ou en grappes sont pourprées, blanches, rouges et munies de nombreuses grandes étamines à filets rouges. Dans la nature le feijoa est principalement pollinisé par les oiseaux (ornithophilie) qui en consomment les pétales. Les fruits, appelés feijoas, goyaves ananas, goyaves du Brésil ou goyaves de Montevideo, sont des baies dans lesquelles 4-5 loges contiennent 20-30 petites graines. Ils ont la forme d’un kiwi vert et sans poils, avec une peau rugueuse verte qui devient plus lisse à maturité. La pulpe est blanche, granuleuse avec un goût légèrement acidulé et un arôme rappelant l'ananas, la goyave et la fraise. La chair est riche en vitamine B et en vitamine C. Variété. Plus de 90 variétés ont été dénombrées provenant de 11 pays différents, principalement la Nouvelle-Zélande, les États-Unis, l'ex URSS, le Brésil, l'Italie. Peu de variétés sont disponibles en France. Le feijoa n'est pas vraiment autostérile ou autofertile. Les variétés dites autostériles ne sont que partiellement auto-incompatible et peuvent en fait fructifier mais dans une mesure beaucoup moindre que les autres. Les variétés autofertiles quant à elles fructifient correctement en autofécondation mais ont souvent une meilleure production en pollinisation croisée. Le principal critère de choix des variétés est la précocité, surtout dans les zones septentrionales. Et c'est en associant plusieurs variétés compatibles que l'on obtient les meilleures fructifications. Les variétés issues de semis fournissent généralement des fruits de petite taille mais sont intéressantes pour la pollinisation et comme arbustes ornementaux. La sous-espèce 'Variegata' produit un feuillage marginé blanc crème. Culture. Le feijoa a besoin de chaleur, de lumière et d'eau à l'automne pour fructifier. Dans les régions froides, il est possible de le cultiver dans un grand pot en l'hivernant à la manière des agrumes. La floraison est tardive et résiste au gel. Mais les fruits mûrissent tardivement (fin octobre début novembre dans l'hémisphère nord) et craignent le gel. L’arbre lui-même étant relativement rustique, même jusqu'à une température inférieure à , si l'arbre peut pousser, il ne fructifie pas en climat trop froid, voire ne fera même pas de fleurs. Il peut très bien geler jusqu'au ras du sol et repartir de la souche au printemps. Le port naturel du feijoa est buissonnant. Si on le taille en demi-tige, la récolte sera moins abondante. Le feijoa fructifie sur les rameaux de l'année qui poussent au printemps. La maturité du fruit n'est pas visible en se fiant à la couleur extérieure du fruit bien que certains puissent devenir légèrement jaunâtre par endroit. À la pleine maturité la peau du fruit est plus lisse et légèrement molle au toucher. Normalement, les feijoas ne sont pas cueillis, ce sont les fruits tombés au sol qui sont ramassés. À l'ouverture du fruit, il est bon à consommer si la zone centrale remplie de graines est gélatineuse et translucide. Avant maturité cette zone est opaque, après elle brunit. Les fruits ont une durée de conservation assez faible, ce qui explique peut-être leur faible succès commercial hors des zones de production. C'est un arbuste robuste dont la durée de vie peut dépasser . Multiplication. Le feijoa à visée non fructifère est généralement multiplié par semis. Les graines n'étant viables qu'un an, l'idéal est de semer en place dès après la récolte pour une levée au printemps suivant. Les semis peuvent commencer à fructifier après trois à cinq ans. Pour multiplier un cultivar, la meilleure solution est le marcottage car la greffe ne réalise qu'un faible pourcentage de réussite. Le bouturage est également difficile, les meilleurs résultats se produisant avec auxine en bouturant « à l'étouffée » à la fin du printemps ou avec talon à la fin de l'été. Utilisation. Valeur nutritionnelle. Le feijoa est riche en vitamine C et en matières minérales. Il est peu calorique.
Chronolecte Un chronolecte est une variante de langage liée à des conditions temporelles ou générationnelles. Ainsi, une langue pourra être qualifiée d'actuelle ou d'archaïque ; telle façon de parler propre aux adolescents, telle autre aux personnes âgées.
Silent Weapons for Quiet Wars , surtitré ", TM-SW7905.1" (en français : « "Armes silencieuses pour guerres sans bruits" ; "Un manuel introductif sur la programmation, Recherches pour les Opérations, Manuel Technique, TM-SW7905.1" ») est le titre d'un document dactylographié en anglais se présentant comme un inquiétant protocole de manipulation des masses (« programmation sociale ») au moyen de techniques baptisées métaphoriquement « armes silencieuses », protocole émanant d'une organisation inconnue. Malgré la croyance populaire attribuant l'origine à William Milton Cooper, l'auteur réel de ce document est Lyle Hartford Van Dyke, Jr. , emprisonné en 2011 au Waseca Federal Correctional Institute, dans le Minnesota, une prison de faible sécurité plus connue sur Internet comme "Waseca Federal Prison". Présentation. Le programme "Silent weapons for quiet wars" fit sa première apparition publique en 1986 dans la "America's Promise Newsletter". Il aurait été découvert, d'après l'article précité, par un employé de Boeing le aux États-Unis, dans une photocopieuse achetée à l'occasion d'une vente de surplus de matériel militaire de la base aérienne de McChord. Selon Van Dyke, la copie y a été intentionnellement laissée ou oubliée par un militaire à qui il avait donné une copie du programme en main propre en 1980. Le programme a été repris et publié en 1991 par l'écrivain William Milton Cooper en annexe de son livre "Behold a pale horse". Il circule, du reste, énormément sur Internet (voir dans les liens externes). Contenu. Le texte "Silent weapons for quiet wars" prétend faire le point sur ce qui y est appelé la « Troisième Guerre mondiale » – guerre de l'élite contre les peuples, par laquelle la première cherche à prendre le contrôle des seconds – pour les vingt-cinq ans de cette dernière. Une entrée en matière comporte une mise en garde sur la démarche d' « automatisation de la société » au moyen d' « armes silencieuses » et sur le caractère "sine qua non" du non-respect de la vie humaine impliqué par une telle démarche ; le texte engage ensuite le lecteur au silence (« un tel écrit doit être tenu à l'abri du regard du public ») et à la négation de toute morale (« La solution aux problèmes de notre temps requiert une approche impitoyablement cynique, sans s'embarrasser d'une quelconque valeur »), avant de dresser le contexte historique à l'origine des « armes silencieuses », puis d'entrer réellement dans le protocole, lequel mêle des concepts de physique, de cybernétique et d'économie, en comparant les composantes de la société humaine à des structures informatiques, « programmables » en vue d'une fin. Origine du document. L'auteur de ce document serait Lyle Hartford Van Dyke, Jr. Le document aurait été publié pour la première fois en 1979 et distribué à différentes personnes, organisations et amis proches de l'auteur. L'auteur ignorerait ce qui est advenu de ces copies et un exemplaire aurait été acheté à une vente aux enchères de la base aérienne McChord (McChord Air Force Base). Le document lui-même serait, selon les propres mots de l'auteur, un "collage", c'est-à-dire un assemblage de plusieurs documents préexistants. En 1999, l'auteur aurait été sous le coup d'une ordonnance de cessation et d'abstention pour une affaire de fraude et en 2001-2002, il aurait rédigé un document intitulé "How to Create Currencies for Local Communities". Présentement, il n'existe aucune version française de la version originale anglaise de "Silent Weapons for Quiet Wars", aucune version complète incluant les diagrammes. Les versions disponibles sur Internet sont traduites de la version publiée en annexe de "Behold a pale horse", à laquelle manquent plusieurs parties du texte original et les diagrammes. La version originale anglaise de Hartford Van Dyke peut être trouvée ici. Voir aussi. Killarmy : "Silent Weapons for Quiet Wars" Liens externes. Quelques sites Web parmi tant d’autres qui présentent le texte de "Silent weapons for quiet wars" :
Maladie des hamburgers
Gestion intégrée des zones côtières La gestion intégrée des zones côtières (GIZC) est une démarche et un outil de gouvernance des territoires littoraux visant un développement durable. Elle promeut une gestion intégrée de l’espace et des ressources prenant simultanément en compte les enjeux terrestres et marins, naturels économiques et sociaux d'une zone littorale définie comme territoire cohérent de réflexion et d'action. Elle est née des suites du sommet de Rio (1992) et de l'approche Agenda 21. La Communauté européenne l'a recommandée par une série de communications, démonstrations et recommandations (2002-413-CE). Elle est notamment recommandée en 1971 par la convention de Ramsar et par le sommet de la terre de Johannesburg qui a fait de la gestion de l'eau une priorité mondiale pour le développement durable. En France, la Commission environnement littoral (2002) a défini la GIZC comme «" Processus dynamique, continu et itératif destiné à promouvoir le développement durable des zones côtières"». Origine. La GIZC est un des moyens de répondre à différents problèmes induits par l'intensification et la densification croissante des activités humaines ; problèmes qui se posent de manière souvent exacerbée sur les littoraux. Ce sont par exemple et en particulier ; l'urbanisation et de la périurbanisation ; les activités portuaires ; le tourisme ; la surpêche et la surexploitation de nombreuses ressources naturelles, la fragmentation écologique et la dégradation des milieux naturels littoraux, alors même que la menace d'une montée de la mer se fait jour, et que le littoral est plus que les autres régions touchées par la pression d'aménagements, touristiques et routiers notamment. C'est un concept initialement développé par le monde scientifique, sur la base du constat que seule une approche systémique permettrait de prendre en compte la complexité du littoral, tant sur le plan physique (interface terre-mer) que sur le plan de la gestion et de la gouvernance (cf. multitude des fonctions, des secteurs d’activité concernés et de décideurs agissant le plus souvent sans concertation, alors que les effets de leurs décisions se superposent et interagissent). Ce concept a acquis une reconnaissance institutionnelle au sommet de la Terre de Rio de Janeiro en 1992 avec l’"Agenda 21" qui dans son "Action 17" appelle à généraliser la gestion intégrée des zones côtières. Cette notion s'inscrit donc dans le champ du développement durable. Principes. Une démarche de GIZC vise à permettre une approche globale d’un territoire littoral (terre et mer) en prenant en compte : L’"intégration" ici recherchée concerne notamment les dimensions sectorielles (interactions entre acteurs), environnementales (approche écosystémique), géographiques et biogéographiques, ainsi que l’intégration de la gouvernance (participation de tous les acteurs concernés à la décision) qui en est une dimension essentielle. Une "GIZC" concerne des échelles différentes et imbriquées. Elle se fonde donc sur la réalisation préalable d’un diagnostic intégré et partagé, identifiant - via des indicateurs - forces et faiblesses, problèmes et opportunités du territoire, au regard des enjeux cités ci-dessus. <br>Aux échelles locales, une fois les enjeux et acteurs identifiés, un périmètre de projet est défini, et une structure de gouvernance est mise en place : « "comité de pilotage" » ou équivalent, auquel sont associés tous les acteurs intéressés : administrations (État, collectivités territoriales), acteurs socioprofessionnels, citoyens, experts. Cette structure pilote une réflexion prospective et la définition d’un projet à long terme, ainsi que les indicateurs destinés à permettre le suivi des actions et l’évaluation. <br>Enfin, un "« plan d’action »" établit et prévoit d'évaluer des actions publiques, sectorielles cohérentes, confiées aux différents acteurs). <br>Un observatoire permet à tous les acteurs concernés de suivre l’avancement des actions décidées collectivement, ainsi que l’état de la zone concernée (sur le plan environnemental, économique et social) ; il produit les indicateurs nécessaires au suivi du projet, qui est périodiquement évalué par le comité de pilotage. L’objectif final d'une GIZC est de construire des structures et des instruments de régulation permettant de garantir ou restaurer les équilibres entre activités humaines et ressources humaines et naturelles, afin notamment de ne pas surexploiter les ressources pas, peu, difficilement, lentement ou coûteusement renouvelables, halieutiques et touristiques en particulier, dans un but général de soutenabilité du développement. Mise en œuvre dans le monde. Ce concept n'apparait qu'au début des années 1980, mais a suscité dans le monde . Il est rapidement devenu une . Mise en œuvre en Europe. L’Union européenne a publié en 1999 un programme de démonstration pour l'aménagement intégré des zones côtières (AIZC) incluant des principes généraux de bonne gestion des zones côtières en Europe, une méthodologie, des options politiques en matière de stratégie européenne d’AIZC. <br>L'UE a réalisé de 1996 à 1999 une évaluation de ses GIZC, à travers l’étude de divers programmes et projets dans l'UE, aboutissant à une Recommandation du Parlement européen et du Conseil du , qui incite les États membres à développer des stratégies pour mettre en œuvre cette approche sur leur littoral ; recommandation dont la mise en œuvre est suivie par la DG Environnement. <br>Le livre vert (2006) pour une politique maritime européenne a confirmé la volonté de l’UE de généraliser cette approche, qui devrait trouver à être confortée par la Directive cadre Stratégie pour le milieu marin du (2008/56/CE) Mise en œuvre en France. Elle date en France de 2004 (décision du Comité interministériel pour l'aménagement et le développement du territoire du suivie d'un appel a projet de la DATAR (devenue DIACT puis redevenue DATAR en 2010]) et du Secrétariat général de la Mer le ). Parmi les 49 candidatures (de collectivités, divers acteurs économiques, du Conservatoire du littoral et des rivages lacustres et d'Instituts de recherche), 25 projets ont été retenus et soutenus pour mise en œuvre d'une GIZC, sous le pilotage des collectivités territoriales. La région Bretagne a cadré son approche par une "« Charte des espaces côtiers breton »" (initiative volontaire construite dans un esprit de concertation, adoptée en , portée par la vice-présidente de Région Janick Moriceau) pour notamment lutter contre l'inflation et la spéculation immobilière et les pressions foncières qui rendent le littoral de moins en moins accessible, financièrement, pour les jeunes voulant travailler ou habiter sur le littoral. Formations : Un master professionnel « Gestion intégrée des écosystèmes marins et côtiers » a été créé par l'Université du littoral (ULCO) et l'USTL (Lille), et un Master 2 professionnel « Développement durable, conflits d'usage et GIZC » enseigné à l'IGARUN (Nantes, faculté de géographie). Un master recherche a quant à lui été mis en place à l'université de Corse en appui sur l'UMR 6134 "Écosystèmes littoraux" du CNRS. Perspectives d'évolution ; Une des propositions du Grenelle de la mer datée de est "« Passons de la gestion intégrée de la zone côtière, GIZC, à la "« gestion intégrée de la mer et du littoral »" ("GIML"). Les démarches de GIZC conduites depuis plusieurs années ont permis indéniablement aux acteurs de réaliser l’intérêt d’une gestion intégrée des usages sur la bande côtière. Cette notion liée à la bande côtière appelle désormais à s’élargir à une échelle allant du haut du bassin versant, jusqu’au large en mer. Veillons à l’articulation de la gestion intégrée de la mer et du littoral avec les différentes démarches : les contrats de baie, l’axe 4 du fonds européen pour la pêche (FEP) et la GIZC »". Le Grenelle de la mer a aussi proposé d'évaluation les démarches GIZC entamées au moyen des indicateurs de GIZC du programme européens DEDUCE, de nouveaux indicateurs "« permettant de préparer les acteurs à la gestion intégrée de la mer et du littoral »", ou d'indicateurs tels que bilan carbone, empreinte écologique à adapter au contexte littoral et marin. <br>À la suite notamment du Grenelle de la mer, un "guide de la gestion du trait de côte" a été rédigé par le ministère chargé de l'écologie et publié en 2010 pour faciliter l'aide et la décision, via une méthodologie de choix et mise en œuvre d'options de gestion du trait de côte, et une description des techniques de défense contre la mer (et de leurs limites). Il s'inscrit dans un projet de "stratégie nationale de gestion du trait de côte", intégrant un recul stratégique et une défense contre la mer prenant en compte le changement climatique. GIZC et traités internationaux. Depuis 1992, le concept de GIZC est peu à peu repris par les grandes instances internationales, dont le sommet de la terre de Johannesburg. La convention de Ramsar a produit un guide déclinant les « "principes et lignes directrices pour inscrire les questions relatives aux zones humides dans la gestion intégrée des zones côtières (GIZC)" », visant à « "aider les Parties à faire en sorte que le rôle, les valeurs et les fonctions des zones humides côtières soient bien pris en compte par tous ceux qui sont responsables de l’élaboration et de la mise en œuvre de la gestion intégrée des zones côtières dans leur pays" ». La convention de Barcelone sur la protection de l'environnement marin de la Méditerranée a adopté en 2008 un protocole spécifique de GIZC qui a vocation à s'appliquer à l'ensemble des pays riverains de la Méditerranée. Il est entré en vigueur en 2011, à l'issue de sa ratification par six parties à la convention. La prochaine étape est l'adoption d'une feuille de route pour la mise en œuvre du protocole, qui sera discutée lors de la prochaine conférence des Parties à la convention de Barcelone (Paris, 8-).
Incident de Mantell L’incident de Mantell concerne la mort, en , du capitaine Thomas F. Mantell à la suite de la collision de son avion avec un ballon-sonde dans le ciel du Kentucky. L'enquête conclut que le pilote avait perdu conscience à l'altitude de en raison de l'indisponibilité de sa réserve d'oxygène et du manque d'oxygène à cette altitude ; que les pilotes de l'escadrille ainsi que les nombreux témoins avaient confondu la planète Vénus (effectivement visible en plein jour à cette période) avec un ovni ; que le capitaine avait percuté un ballon Skyhook de la Marine lâché à Clinton dans l'Ohio et que l'appareil était ensuite tombé en piqué jusqu'à son point d'impact. Chronologie des événements. Le , vers 13 h 00, plusieurs dizaines de témoins signalent aux autorités locales la présence d'un objet rond, lumineux et de grande taille à la verticale de Madisonville (Kentucky) et se dirigeant lentement vers le sud. À 13 h 45, le même objet survole la base aérienne de Godman ( de chasse de la Garde nationale aérienne du Kentucky), sa couleur passant régulièrement du rouge au blanc. Certains témoins comparent sa forme à un cône de crème glacée. Aussitôt, le commandant Guy F. Hix, responsable de la base, donne l'ordre à une escadrille de chasseurs North American P-51 Mustang, déjà sortie pour un exercice, d'aller au contact de l'objet. Deux avions de l'escadrille, emmenés par l'avion du capitaine Thomas Mantell, un ancien combattant de la Seconde Guerre mondiale, prennent l'objet en chasse, grimpant jusqu'à . À 14 h 45, le contact visuel est établi. Les pilotes continuent à suivre l'objet pendant une demi-heure, grimpant toujours sans toutefois parvenir à l’atteindre. (altitude très proche du plafond opérationnel du Mustang F-51D et où l'oxygène se raréfie). Les Mustangs, qui au départ étaient en train d'effectuer un exercice de navigation à basse altitude, ont de ce fait leur réservoir d'oxygène vide. Les deux ailiers, le lieutenant Clements et le lieutenant Hammond, obtiennent la permission de Mantell de retourner à leur base faire le plein d'essence et d'oxygène. L’objet semble alors prendre de la vitesse, se déplaçant à une allure que Mantell estime à peu près équivalente à la sienne, de l’ordre de 650 km/h. À 15 h 15, la tour de contrôle de Godman reçoit quelques messages inaudibles puis perd le contact radio. À 15 h 40, n'ayant toujours pas de nouvelles, le commandant Hix fait décoller deux appareils à sa recherche. Entre 16 h 00 et 16 h 30, le même objet lumineux sera observé par de nombreux témoins au-dessus de Madisonville, d'Elizabethtown et de Lexington, dans le Kentucky. À 17 h 00, on retrouve, à côté d'une ferme près de Franklin, à plus de de la base de Godman, les restes de l'appareil du capitaine Mantell éparpillés sur plusieurs kilomètres carrés. C'est la fermière qui a prévenu les secours après avoir assisté à sa chute. Le corps de Mantell est retrouvé sanglé dans son cockpit, sa montre arrêtée sur 15 h 18. D'après les instruments de bord, l'avion était monté jusqu'à une altitude de . Contestations de l'explication officielle. Le capitaine Duesler (l'un des trois enquêteurs de l'US Air force ayant analysé le site où l'avion s'est écrasé) a affirmé, en 1997, que l'état de l'appareil était incompatible avec un crash dû à un vol en piqué : le site et l’épave étaient intacts, comme si l’avion était tombé tout droit et s’était écrasé à plat, sur le ventre, sans abîmer la végétation ni labourer le sol. Pour Éric Deguillaume, le seul inconvénient de ces révélations tardives, c'est qu'elles ont été faites près d’un demi-siècle après les faits.
Bruno Labbadia Bruno Labbadia est un footballeur international allemand, aujourd'hui entraîneur, né le à Darmstadt. Il évoluait au poste d'attaquant. Biographie. Entraîneur. Le , il est nommé entraîneur du Hertha BSC, 13 de Bundesliga et à six points de la zone de relégation avant l'arrêt du championnat dû à la pandémie de coronavirus, où il remplace l’intérimaire Alexander Nouri, qui avait été nommé à la suite du départ surprise de Jürgen Klinsmann.
Philippe Lelièvre Philippe Lelièvre est un comédien français né le à . Il est marié et père de trois enfants. Biographie. À 21 ans, il se forme à l'art dramatique dans la classe libre du cours Florent dirigée par Francis Huster, Raymond Acquaviva et François Florent. Sa première apparition à la télévision date du lors de la centième émission de "Ciel, mon mardi !", émission animée par Christophe Dechavanne sur TF1. L'émission, entièrement sous contrôle, était spécialement composée d'acteurs de la ligue d'improvisation et le thème était l'adultère. Il y incarne un témoin nommé Jean-Pierre Vallon. Entre 1999 et 2001, il fait partie de "La Grosse Émission" sur la chaîne Comédie ! dans laquelle il réalisait notamment des improvisations avec Benjamin Rataud. Il a obtenu du succès grâce à son one-man-show "Givré !". Philippe Lelièvre a été professeur d'improvisation théâtrale à "Star Academy" lors des saisons 5, 6 et 8 sur TF1. Il a aussi animé la matinale de la radio NRJ : "Le 6/9" entre 2001 et 2003 aux côtés de Bruno Guillon, Arnaud Lemort, Jonathan Lambert, Manu Payet et Henri Delorme. En 2007, il présente une suite à son one-man show intitulé "Toujours givré", à l'affiche du théâtre des Béliers. En décembre 2010, il représente ce spectacle à La Cigale à Paris. On a aussi aperçu Philippe Lelièvre pendant quelques années à la télévision dans les publicités télévisées de la marque de céréales "Special K", où il incarnait un mari jaloux terminant le spot avec sa phrase : . En mai 2008, il fait partie des participants du "World Uno Tour" présenté par Arnaud Gidoin et Sören Prévost sur la chaine Comédie!, une parodie de poker où des comédiens comme Thierry Frémont, Arthur Jugnot, Vincent Desagnat, Pascal Légitimus, Sophia Aram s'affrontent dans un tournoi d'Uno. En 2011, il coécrit, avec Marjorie Ascione, les dialogues de la comédie musicale "Dracula, l'amour plus fort que la mort" de Kamel Ouali. Comédie Musicale dans laquelle il est chargé de la direction d'acteurs. En 2011, avec Sören Prévost, il écrit, réalise et interprète "Dr CAC" un programme de vulgarisation économique sur le ton de l'humour, diffusé sur France 5.
Bilderberger
Oliver Neuville Oliver Patric Neuville est un footballeur allemand né le 1973 à Locarno (Suisse). Il a été international allemand à 69 reprises et jouait au poste d'attaquant (1,71 m - 66 kg). Biographie. Fils d'un Allemand et d'une Italienne, Oliver hérite du nom francophone de son grand-père d'origine belge. Il est l'un des joueurs les plus régulièrement utilisés en équipe nationale d'Allemagne entre 1998 et 2008. Ce joueur rapide et précis dans ses passes est un attaquant plus passeur que buteur, n'hésitant pas à s'excentrer, notamment sur le côté gauche. Surtout remarqué lorsqu'il évolue au Bayer Leverkusen de 1999 à 2004, il possède la particularité de ne jamais remporter de trophée majeurs, et ceci malgré sa renommée. Il partage cette particularité avec la plupart de ses coéquipiers à Leverkusen : Carsten Ramelow, Jens Nowotny et Bernd Schneider, tous internationaux, et qui possèdent un palmarès vierge. Seul Michael Ballack, déjà titré avec le 1. FC Kaiserslautern, le sera à nouveau par la suite avec le Bayern Munich. L'année 2002 est l'apogée de cette génération de joueurs. En effet, ils réussissent l'exploit de terminer deuxième lors de chaque compétition : en championnat, en Coupe d'Allemagne, en Ligue des Champions et même en Coupe du monde ! Lors de la Coupe du monde 2002, Oliver Neuville est souvent préposé aux conférences de presse, parce qu'il peut s'exprimer en allemand, en français et en italien. En 2006, il dispute sa deuxième Coupe du monde. L'Allemagne termine troisième du tournoi. Malgré ses 35 ans, Oliver Neuville est retenu dans la liste des 23 joueurs sélectionnés pour disputer l'Euro 2008. En 2010, après six saisons passées au Borussia Mönchengladbach, il décide de rejoindre l'Arminia Bielefeld. Le , il résilie son contrat avec l'Arminia et décide de mettre un terme à sa carrière.
Cryptolecte Un cryptolecte est une langue parlée et comprise par uniquement certains membres d'une population dans le but de communiquer entre eux en restant inintelligible pour l'extérieur du groupe. Des exemples :
Bilderbergers
Rachacha Le ou la , "rach", "arrache" ou encore "opium bas de gamme", est un opiacé. Souvent confondu avec ou présenté comme de l'opium (produit artisanalement fabriqué avec le suc des têtes de pavots incisées), le rachacha est un concentré de décoction de têtes ou de racines de pavot macérées trente à quarante heures, ce qui en fait un produit saisonnier (surtout présent en été). Historique. Les décoctions, infusions ou confitures de pavot existent depuis l'Antiquité. Les Romains l'appelaient "". Ces remèdes furent largement utilisés, au cours des siècles, pour leurs effets calmants. Au , en Perse, existaient des lieux (« kokhnar ») où se consommaient des décoctions de têtes de pavot dans le cadre d'un rituel social qui aidait à réguler les tensions et les conflits. Pharmacologie. Les principes actifs du rachacha sont les alcaloïdes de l'opium dont le principal est la morphine (en quantités moindres que dans l'opium). Usage détourné et récréatif. Il se présente sous la forme d'une pâte plus ou moins fluide ou collante de couleur rouge-brunâtre plus ou moins foncée. Son mode d'usage le plus fréquent est la consommation orale sous forme de petites boulettes. Celles-ci sont parfois dissoutes dans une boisson comme le thé. Certains fument le rachacha en joint. L'injection est rare car très dangereuse. L'usager est souvent motivé soit par les effets calmants et hypnotiques propres aux opiacés, soit pour « "amortir la descente" » (la fin des effets) d'une consommation de stimulants. Effets et conséquences. Outre les effets sédatifs, les effets à court terme comprennent des nausées, vomissements et une baisse de l'amplitude respiratoire. L'usage sur le moyen terme peut entraîner : L'usage régulier et répété de rachacha peut entraîner une accoutumance et installer une dépendance physique comme pour tout opiacé. Législation. Ce produit contenant des opiacés est interdit par les conventions internationales. En France, il est classé comme stupéfiant.
Eaux territoriales Les eaux territoriales ou mer territoriale sont la partie de mer côtière sur laquelle s'étend la souveraineté d'un État côtier. Sa largeur maximale est fixée à (soit ) par la Convention des Nations unies sur le droit de la mer, ou résulte d'un partage médian du littoral pour les États voisins dont les côtes sont distantes de moins de . La largeur de la mer territoriale est comptée à partir de la ligne de base, ou à partir de la ligne de base archipélagique pour les États archipels. Droits et devoirs des États. Concernant la territorialité, les usages, puis le droit de la mer se sont peu à peu structuré autour de deux thèmes parfois difficiles à concilier (en période de guerre par exemple, et/ou dans le cas de navires, éventuellement anciens ou en mauvais état, transportant des chargements polluants et/ou hautement dangereux (explosifs, toxiques, biologiquement dangereux ou radioactifs). Ces deux thèmes sont : Contestations. Pendant et depuis la négociation de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer (1982), divers États côtiers ont revendiqué et/ou revendiquent encore des aménagements à ce droit, réclamant : En 1982, les grandes puissances ont préféré faire en sorte que leurs propres forces aéronavales puissent librement circuler dans le monde en cas de guerre ; d'autres demandes sont : Exceptions liées à La Défense nationale. À titre d'exemple, en France, le décret de 1985 sera la base juridique de textes particuliers, dont : Gestion des risques de pollution marine. Dans les années 1970 les conséquences de pollutions majeures et répétées, dont la marée noire de l'Amoco Cadiz, ont conduit à adapter le « Droit de passage inoffensif », avec par exemple en France un décret du 24 mars 1978 obligeant le capitaine de tout navire transportant des hydrocarbures d'adresser aux autorités maritimes, dès son entrée dans les eaux territoriales françaises, un message indiquant la date et l'heure d'entrée dans la mer territoriale, la position, la route et la vitesse du navire, ainsi que la nature de son chargement.
The Mask of Zorro
Ittoqqortoormiit ou Illoqqortoormiut (« grande maison » en groenlandais), anciennement en danois, est une localité groenlandaise située dans la municipalité de Sermersooq au bord du Scoresby Sund ("" en groenlandais), un immense fjord de la côte est du Groenland. Il est l'un des lieux habités les plus isolés de ce territoire : on le joint généralement par hélicoptère, car il n'est accessible par bateau que quelques jours par an. La population est composée de (2019). Ittoqqortoormiit se trouve à quelques centaines de kilomètres au sud-est du parc national du Nord-Est du Groenland, qui est surveillé par des gardes-chasse se déplaçant en traineaux à chiens et qui se nomment la patrouille Sirius. Le lieu est connu pour sa flore et sa faune, qui comprend des ours polaires, des bœufs musqués, et des lions de mer. Histoire. Ittoqqortoormiit est situé à l'embouchure nord du fjord Scoresby Sund, le plus grand du monde. En 1822, l'explorateur et baleinier arctique William Scoresby fut le premier à cartographier la zone et donna son nom au fjord. Ittoqqortoormiit a été fondé en 1925 par Ejnar Mikkelsen et inuits (venus de l'ouest et de territoires plus au sud à l'est, sur l'île d'Ammassalik) débarqués du bateau "". La création du village par le Danemark répond aux prétentions norvégiennes sur ce territoire, riche en zones de chasse et de pêche. Au début des années 1990, Ittoqqortoormiit compte 550 habitants et 1200 chiens de traîneau (indispensables pour la chasse), contre 360 personnes et 200 chiens en 2021. Malgré ce déclin démographique, l'activité touristique s'est développée, via l'entreprise Nanu Travel et le taux de motorisation des habitants a augmenté, de même que l'usage d'Internet ; un groupe Facebook rassemble ainsi la quasi-totalité des habitants. Le gouvernement du Groenland paie les billets d'avion de ceux qui souhaitent se rendre sur la côte ouest de l'île. Jusqu'au , le village fut le centre administratif de la municipalité d'Ittoqqortoormiit, qui fait à présent partie de la municipalité de Sermersooq. Le village dispose d'un seul magasin, ravitaillé par voie maritime l'été et par voie aérienne l'hiver. Il dispose aussi d'une école ; afin de poursuivre leurs études secondaires et universitaires, les jeunes doivent déménager dans les villes de la côte ouest du Groenland. À 40 km se trouve l'aéroport de Nerlerit Inaat.
Figoun Le terme de langue ligure figoun désigne les personnes et parlers originaires de l'extrême ouest de la Ligurie (l'actuelle province d'Imperia) venus en Provence aux et siècles pour repeupler des villages victimes de la peste ou de la guerre civile : Biot et Vallauris (aux environs d'Antibes), ainsi que Mons et Escragnolles (à l'ouest de Grasse). Selon Frédéric Mistral, le nom proviendrait du hameau de Figounia, dans l'actuelle province d'Imperia. Ce sont essentiellement des bergers des Alpes-Maritimes qui transhumaient sur la côte qui ont ainsi nommé les Ligures « maritimes » et ceux qui parlent les dialectes ligures de la côte ou de la montagne. L'origine du mot "figoun" remonte probablement au Moyen Âge et se référerait aux vendeurs itinérants de figues sèches, fruit qui abonde dans la région et remplaçait, chez les pauvres, le sucre et le miel. Comme tous les itinérants, les vendeurs itinérants de figues sèches étaient peu appréciés ; le terme "figoun" est de ce fait plutôt péjoratif. Les Figouns. Les "Figouns" de Mons furent accueillis (contre franchises à payer en retour) en deux périodes : 1260 et 1468. Ils provenaient principalement de la région de Vintimille (Vallée de la Nervia, de Pigna). En bons maçons, ils participèrent largement à l'édification de la ville et de ses remparts. C'est à leur époque que l'olivier fut introduit dans la région. Ils sont souvent liés à la culture, au commerce et à la préparation des figues (frigoule ou frigoure), d'où leur appellation. Le "figoun" est un mélange non structuré de ligure et de provençal, comme on en retrouve à Escragnolles ou Biot. Les patronymes Bosio, Brosco, Bruzon, Canille, Chappory, Chiappe, Chichon, Durante, Galliano, Machiavello, Massa, Monteverde, Olivero, Parody, Passano, Pisarello, Poggio, Porro, Restano, Risso, Sanguinetti, Traverso, y sont très répandus. Certains Monsois se servent encore du figoun quand ils ne veulent pas être compris par les « estrangers » ! L'abbé Jean-Pierre Papon (1780) rapporte un des premiers témoignages de ce dialecte : « On croit que c'est l’idiome des Sarrasins : on se trompe, c'est l'ancien oasis de Gênes ». Il fut utilisé jusqu'à la fin du et a laissé très peu de traces écrites.
Espinosa del Camino Espinosa del Camino est une commune située dans le Nord de l’Espagne, dans la comarque de Montes de Oca, dans la Communauté autonome de Castille-et-León, province de Burgos. Sa population était de 36 habitants en 2010. Le Camino francés du Pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle passe par cette localité. Géographie. "Espinosa del Camino" se situe à de Burgos. Culture et patrimoine. Le Pèlerinage de Compostelle. Par le Camino francés du Pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, le chemin vient de Villambistia. La prochaine halte est Villafranca Montes de Oca, avec les ruines de l'ancien monastère "San Felices de Oca", l’hospice saint Antoine et l’ermitage de Notre Dame de Oca. Patrimoine religieux. Dans l’église de l’Assomption se trouve une statue romane et polychrome de "San Indalecio", évangélisateur présumé de la contrée. Patrimoine civil. Comme la plupart des ormes européens, ceux de l'allée, que signalait, au , "Eusebio Goicoechea" dans son manuel du pèlerin, ont disparu.
Charlie's Angels
Hématologue Un hématologue, ou hématologiste, est un médecin spécialiste de l'hématologie, c'est-à-dire de la prise en charge, de la prévention, du diagnostic et du traitement des maladies du sang. Il existe aussi certains biologistes médicaux issus des études de pharmacie et de médecine spécialisés en hématologie, soit en hémostase soit en hématologie cellulaire.
Electronic Entertainment Expo 2002 L’Electronic Entertainment Expo 2002, communément appelé E3 2002, est la de ce salon exclusivement consacré aux jeux vidéo. Il s'est tenu du 21 au au "Los Angeles Convention Center (LACC)" à Los Angeles. Voici la liste des nommés : "Note : MP signifie Multi Plates-formes et indique que le jeu sort sur plusieurs supports parmi : PC, PlayStation 2 (PS2), GameCube (NGC), Xbox ou autres."
Syracuse III Syracuse III (acronyme de "Système de radiocommunication utilisant un satellite") est une constellation de satellites de télécommunications militaires protégés et sécurisés français. C'est la troisième génération du programme Syracuse, débuté en 1980 et mené par la Direction Générale de l'Armement. Le coût total (satellites et stations au sol) du programme se situe entre 2 et 3 milliards d'euros. Particularités. Syracuse III est le premier réseau de télécommunications militaires satellitaires français véritablement sécurisé. Auparavant, les télécommunications militaires sont assurées par quatre satellites Telecom 2, du programme Syracuse 2, mais ce programme est géré par des organismes civil (France Télécom) et militaire (état-major des armées), contrairement à qui est exclusivement militaire. La confidentialité des données et la disponibilité des éléments du système sont donc assurées de manière plus complète. Selon le type d'opération, les capacités de communications avec doivent être de trois à dix fois plus importantes. NATO Satcom V ou NATO Satcom Post 2000. En , l'offre conjointe des ministères de la Défense de la France, de l'Italie et du Royaume-Uni est retenue dans le cadre du programme « NATO Satcom V » encore appelée « NATO Satcom Post 2000 », pour assurer la retransmission des communications supra-haute fréquence (SHF) et ultra haute fréquence (UHF) de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (OTAN) en remplacement des satellites OTAN déployés entre 1970 et 2010. La solution trilatérale s'appuie sur les satellites militaires nationaux Skynet, Sicral et Syracuse 3. Les capacités SHF fournies à l'OTAN sont réparties dans les proportions suivantes : La capacité UHF est assurée totalement par l'Italie sur les satellites Sicral, avec la possibilité d'utiliser Skynet en cas de problème avec Sicral. Les satellites. Les satellites sont une partie d'un ensemble comprenant le programme , qui englobe les satellites proprement dits, ainsi que l'infrastructure au sol et les réseaux nécessaires au déploiement des stations satellitaires du ministère de la Défense. Syracuse 3A. La maîtrise d'œuvre est assurée par Thales Alenia Space France (pour le segment spatial) et Thales ainsi que Thales Alenia Space France (pour le segment au sol). Sa mise à poste (autrement dit son arrivée à son altitude de travail) est assurée par Thales Alenia Space France). La Direction générale de l'Armement et l'état major des armées sont les clients de ce système stratégique. Réalisé dans l'établissement de Cannes, le lancement est effectué le à 22 h 32 TU, par un lanceur GS (vol 168), depuis le Centre spatial guyanais. Il est placé en orbite de transfert, pour ensuite gagner une orbite géostationnaire à 47° de longitude Est. D'une masse au lancement de , se présente sous la forme d'un bloc de dimensions 2,3 × 1,8 × . Son envergure est de lorsque ses deux panneaux solaires sont déployés, lui fournissant en fin de vie. La plate-forme de télécommunication utilisée est une Spacebus 4000B3, durcie de manière à résister à un flash nucléaire conformément aux spécifications de l'OTAN. Syracuse 3A assure une mission de télécommunications en bande SHF (comme Syracuse 1 et 2), mais également en bande extrêmement haute fréquence (EHF). Il doit remplacer les satellites de la famille Telecom 2, ainsi que le réseau Syracuse 2. Les couvertures en SHF sont de trois types : Et en EHF : Le nombre de canaux est de neuf à pour la SHF et de six, toujours à , pour l'EHF. Syracuse 3A inclut comme principale innovation l'utilisation d'une antenne active en réception qui permet d'apporter de nouvelles capacités de protection contre les brouillages. Selon divers rapports techniques de l'Agence nationale des fréquences (ANFR) et d'organismes liés aux transmissions militaires, le réseau utilise les bandes de fréquences suivantes : Le matériel est durci contre les flashs d'impulsions électromagnétiques nucléaires et met en œuvre des protections contre les brouillages. Les forces armées utilisent également le procédé d'évasion de fréquences pour empêcher toute interception des transmissions via le modem protégé SHF MDR-P produit par Thales. La fréquence des canaux change très rapidement (saut de fréquences, un peu comme pour le GSM) selon un rythme et une logique protégée par des algorithmes de chiffrement tenus secrets. Sa durée de vie minimale opérationnelle est de 15 ans. Son contrôle et son maintien à poste sont réalisés par Thales Alenia Space France dans les locaux du ministère de la Défense en région parisienne. La charge utile est contrôlée par la DIRISI en ce qui concerne les missions télécommunication et sécurité. La planification, la configuration ainsi que la surveillance du réseau sont réalisées par la DIRISI en région parisienne au sein du "Centre de mise en œuvre" (CMO) Syracuse aussi connu sous le nom de CNMO-TS ("Centre Nationale de Mise en Œuvre des Télécommunications Satellitaires"). L'ensemble des télécommandes envoyées au satellite et des télémesures qu'il reçoit sont chiffrées et protégées contre l'intrusion et le brouillage (protections et ). Cette fonctionnalité est réalisée à partir d'équipements développés spécifiquement par Thales Alenia Space France pour la partie à bord et Thales pour la partie sol. Les "Stations Sol Utilisateur" (SSU) - fournies par Thales (Thales communications et Thales Alenia Space France) vont de la station portable à dos d'homme pour les opérations spéciales aux stations déployables à très haut débit de grand diamètre qui permettent de réaliser des « "hubs" » de théâtre destinées à recevoir l'ensemble des troupes déployées sur le terrain pour les agglomérer et les retransmettre à la métropole vers les réseaux d'infrastructure et enfin les états majors. Syracuse 3B. Syracuse 3B, clone de Syracuse 3A, est lancé le par le vol V172, commercial du lanceur , depuis le Centre spatial guyanais, pour être mis sur orbite à 22 h 48 TU. Il est livré aux armées le , soit un an jour pour jour après son aîné. Avec celui-ci, il couvre une zone allant de l'est des États-Unis à l'est de la Chine. Syracuse 3C. Le troisième satellite, développé entre 2009 et 2014, est réalisé avec l'Italie et se dénomme . Il est mis en orbite par un lanceur , le .
Délimitation maritime Une délimitation maritime a pour objet d'établir les frontières entre les zones maritimes sous la juridiction de deux ou plusieurs États côtiers. C'est aussi le résultat de cette opération ("frontière maritime"). Les délimitations maritimes sont normalement issues de négociations entre les États intéressés, en suivant les prescriptions du droit international de la mer (fondé essentiellement sur le droit coutumier et la Convention des Nations unies sur le droit de la mer signée à Montego Bay en 1982). En cas de différend persistant, la délimitation peut être confiée à un tribunal : Les délimitations maritimes peuvent notamment concerner la mer territoriale, le plateau continental ou la zone économique exclusive. Elles sont nécessaires chaque fois que les espaces auxquels deux États peuvent prétendre se chevauchent (par exemple dans le cas d'États côtiers partageant la même frontière terrestre, ou d'États dont les côtes se font face). Il existe des méthodes théoriques pour tracer les délimitations maritimes (comme la méthode de l'équidistance) ; mais le résultat obtenu par ces méthodes est rarement adopté tel quel, et sert généralement de base aux négociations bilatérales ou multilatérales. France. En France, le SHOM est l'organisme de référence pour la diffusion des délimitation maritimes. La France n'a négocié qu'une partie seulement des délimitations concernant ses espaces maritimes notamment en Polynésie, au sud de la Nouvelle Calédonie, dans les Caraïbes, à Cliperton, en Mer du Nord, Manche, dans le sud du golfe de Gascogne et au droit de Monaco. Ainsi, il n'existe pas encore d'accord pour une délimitation de la zone économique exclusive française en Méditerranée (alors qu'il existe dans ces zones des délimitations, au moins partielles, du plateau continental), dans le canal du Mozambique, ou au Nord de la nouvelle Calédonie. Les délimitations (négociées, ou restant à négocier) concernant la France intéressent trente pays :
Peau d'Âne Peau d’Âne est un conte populaire. La version la plus célèbre est celle de Charles Perrault, parue en 1694, puis rattachée aux "Contes de ma mère l'Oye" à partir de l'édition de 1781, « première édition complète ». Selon la nouvelle classification des contes de Ruth B. Bottigheimer, il s'agirait du premier conte de fées français écrit. Louis XIV enfant se plaignait à sept ans de ne plus pouvoir s'endormir en écoutant sa nourrice lui raconter "Peau d'Âne", et dans "Le Malade imaginaire" de Molière (édition originale de 1682), la petite Louison en parle. De même La Fontaine en 1678 dans le "Pouvoir des fables". Histoire. Mourante, une reine se fait promettre par le roi de ne prendre pour nouvelle épouse qu'une femme plus belle et mieux faite qu'elle. Après la mort de celle-ci, le roi accablé de tristesse dit à sa fille qu'il ne veut plus jamais la revoir. Le temps passe et le roi se voit dans l'obligation de se remarier pour faire un héritier. Ne manquant pas à sa promesse, il se met à chercher sa future reine, seulement aucune des femmes du royaume n'est assez belle pour qu'il puisse l'épouser. La seule personne capable de rivaliser avec la beauté de sa défunte femme n'est autre que sa propre fille, et le roi la demande en mariage. Pour échapper à cette union incestueuse et sur les conseils de sa marraine, la princesse demande à son père par trois fois, pour sa dot, des robes irréalisables : elle demande d'abord une robe couleur de temps, puis une robe couleur de lune et enfin une robe couleur de soleil. Mais contre toute attente, il parvient toujours à les lui offrir. Elle lui demande alors de sacrifier son âne qui produit des écus d'or en guise de crottin, son plus précieux trésor, et le roi s'exécute. La princesse s'enfuit alors du château, revêtue de la peau de l'âne. Elle emporte avec elle sa toilette et ses plus belles robes. Peau d'âne s'installe dans un petit village d'un royaume voisin et travaille comme souillon, vivant dans une simple cabane. Le prince d’un autre royaume, vient en visite au village, en se promenant arrive à sa maison et la voit, parée de sa robe couleur soleil. Ébloui par sa beauté, il en tombe amoureux et rentrant au palais se meurt d'amour. Il demande alors que Peau d'âne lui fasse un gâteau. En faisant la pâte du gâteau, elle laisse échapper sa bague dedans sans s'en rendre compte. Le prince, manquant de s'étouffer avec celle-ci, demande immédiatement que toutes les femmes et demoiselles du pays, de la plus noble à la plus humble, viennent essayer la bague au château. Aucune ne peut passer cette dernière. On fait alors venir Peau d'âne au château. Son doigt entre dans la bague, sa peau d'âne tombe et laisse apparaître sa plus belle robe. Le prince peut alors l'épouser, les fêtes pour leurs noces durent trois mois et laissent tous les plus grands princes du monde entier défiler. Son père invité également, se rend compte de son erreur et demande pardon à sa fille, lui donnant sa bénédiction pour son mariage et sa nouvelle vie de reine. Une interprétation fait dériver le conte de Peau d'âne d'un mythe préhistorique semblable à celui de la femme-cygne, où l'animal central serait un mammifère quadrupède et que l'on pourrait mettre en rapport de transformation structural avec le motif mythique de la ménagère mystérieuse. Autres versions. L'existence du conte est attestée pour la première fois, au , dans "les Propos rustiques" () de Noël du Fail (-). L'existence d'un conte oral est attestée au par "le Page disgracié" (1643) de Tristan L'Hermite, plus tard par les "Mémoires" (-) de Pierre de La Porte (-), premier valet de chambre (-) de enfant (le mémorialiste s'y souvient, à plusieurs décennies de distance, du goût du petit prince pour ""les" contes de Peau d'Âne" en 1645), par "le Virgile travesti" () et "le Roman comique" () de Paul Scarron (-), les "Mémoires" () du cardinal de Retz (-), "l'Ovide Bouffon" () de Louis Richer, la "Dissertation sur Joconde" () de Nicolas Boileau (-), "le Malade imaginaire" () de Molière (-) et "le Pouvoir des fables" () de Jean de La Fontaine (-). Un certain nombre de textes du Moyen Âge présentent des éléments caractéristiques du conte. Les frères Grimm ont publié une version de ce conte en allemand sous le titre "Allerleirauh", traduit parfois en "Peau de mille-bêtes" ou "Toutes-Fourrures" (1812). Dans cette version, le personnage de la marraine est absent et l'héroïne porte un manteau de mille fourrures. Il existe également plusieurs versions africaines.
Zero Woman Zero Woman (en japonais 消せない記憶 (マクザム) est une série de films japonais. L'héroïne, Rei, travaille pour l'agence Zero Division de la police de Tokyo.
Syracuse 3A
Syracuse 3B
Dieter Eilts Dieter Eilts, né le à Upgant-Schott, en Basse-Saxe, est un footballeur international allemand. Il jouait au poste de milieu défensif. En 1966, il est champion d'Europe avec l'équipe d'Allemagne. Découvert par Otto Rehhagel, Dieter Eilts passera l'intégralité de sa carrière au Werder Brême. Il y gagnera la réputation d'un milieu accrocheur et besogneux, très efficace et ayant une attitude irréprochable hors et sur le terrain. Biographie. En club. Dieter Eilts a commencé sa carrière de footballeur au SV Hage en Frise orientale. De 1985 à 2002, il a disputé un total de 390 matchs de Bundesliga pour le Werder Brême, au cours desquels il a marqué sept buts. Après avoir fait partie de l'équipe professionnelle pour la saison 1985-1986, Eilts doit encore attendre la saison suivante pour obtenir sa première apparition professionnelle sous le maillot du Werder. Lors de la journée, le 5 décembre 1986, l'entraîneur Otto Rehhagel le fait entrer en jeu à la minute à la place de Rudi Völler. Son premier match a été perdu 3-0 contre le 1. FC Cologne. Ce sera sa seule apparition lors de cette saison. En 1986-1987, le jeune joueur a été éclipsé par des routiniers tels que Günter Hermann, Norbert Meier, Mirko Votava et Thomas Wolter. Lors de la deuxième moitié de la saison 1988-1989, Eilts gagne de plus en plus de temps de jeu pour Brême. Dès la journée, il était dans la formation de départ sans interruption et n'a raté aucun match jusqu'à la fin de la saison. Il a également disputé la finale de la Coupe d'Allemagne contre le Borussia Dortmund, que le Werder a perdu 4 à 1. L'année précédente, il avait déjà fêté la victoire en championnat d'Allemagne avec l'équipe de Brême, mais à cette époque, il n'avait disputé que deux matchs de championnat durant la saison. Du début de la saison 1989-1990 à 2000-2001, soit pendant dix ans, Eilts a fait partie intégrante du milieu de terrain de Brême. À part une saison, il a toujours joué plus de 25 matchs de Bundesliga par an pour les Allemands du Nord. En 1990, l'équipe atteint à nouveau la finale de la Coupe contre le 1. FC Kaiserslautern. Brême, où Eilts a joué les quatre-vingt-dix minutes comme l'année précédente, a perdu 3 à 2. En championnat, Eilts a marqué son premier des sept buts en Bundesliga le 31 mars 1990, un but important car dans le derby du Nord contre Hambourg SV (2-1). Lors de la saison 1989-1990 de la Coupe UEFA, le Werder Brême n'a perdu qu'en demi-finale avec un nul 1-1 à domicile et un nul 0-0 à l'extérieur contre l'ACF Fiorentina. Lors de la victoire 5-1 en huitièmes de finale contre le SSC Naples de Diego Maradona, Eilts était titulaire et a marqué le dernier but du match. En 1991, Brême était en finale de la Coupe d'Allemagne pour la troisième fois consécutive. Après qu'Eilts eut porté le score à 1 à 0, le FC Cologne égalise. Le Werder s'impose finalement aux tirs au but et Eilts a remporté la Coupe d'Allemagne pour la première fois après trois tentatives. Le club se qualifie ainsi pour la Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe de football 1991-1992. Le Werder s'est qualifié pour la finale contre l' AS Monaco. Après avoir raté la demi-finale contre Bruges en raison d'un carton rouge, Eilts était titulaire face aux Monégasques. Brême remporte le match 2 à 0, le premier titre international en club pour Eilts. En 1994 et 1999, les triomphes de la Coupe d'Allemagne ont été répétés. Il a joué à temps plein dans les deux matchs. En 1993, le titre de champion d'Allemagne a été remporté une deuxième fois. Lors de la saison 2001-2002, Eilts était toujours dans l'équipe de Brême, mais n'a pas disputé les quatre premiers matchs de la saison. Le défenseur a disputé son dernier match de Bundesliga le 18 août 2001 contre le TSV 1860 Munich. Équipe nationale. Berti Vogts a aligné le milieu de terrain pour la première fois le 18 décembre 1993 lors d'un match amical contre les États-Unis. Il a fait sa percée dans l'équipe allemande dans la saison 1995/1996. Lors du Championnat d'Europe de football 1996 en Angleterre, à 31 ans il était un pilier de l'équipe allemande, qui a remporté le Championnat d'Europe pour la troisième fois et a été élu dans l'équipe UEFA du tournoi. Pour avoir remporté le championnat d'Europe de football en 1996, il a reçu, avec l'équipe, la "Silbernes Lohrbeerblatt", la plus haute distinction sportive en Allemagne. Au total, Eilts a disputé 31 matches internationaux jusqu'en 1997. Son dernier était un match de qualification pour la Coupe du Monde 1998 le 7 juin 1997 contre l'Ukraine. Carrière d'entraineur. Retraité à l'issue de la saison 2002, il entraine d'abord les équipes jeunes du Werder Brême puis il est de 2004 à 2008, l'entraîneur de la sélection des joueurs allemands de moins de 21 ans. Il qualifie l'équipe pour les Championnat d'Europe de football espoirs 2009 mais quittera son poste avant la phase finale à la suite de désaccords internes. Dès la fin de son contrat à la fédération allemande de football, il prend les rênes du FC Hansa Rostock qui venait d'être relégué en deuxième division et n'occupait que le milieu du tableau. Sa mission de remontée du club échouera après une seule victoire en onze matchs. Il sera renvoyé le 14 mars 2009. En 2011, il rejoint le VfL Oldenburg pour s'occuper des équipes jeunes, en parallèle il revient au Werder Brême pour diriger l'école de football des 6-13 ans. En 2018, il arrête son activité au Werder Brême. Style de jeu. Eilts était connu pour son style de jeu rustique, son engagement physique et sa force dans les duels. Il était considéré comme un nettoyeur devant sa propre défense, qui gardait toujours un œil sur le meneur de jeu adverse, pour finalement laisser derrière lui des adversaires énervés avec ses tacles glissants. Il était surnommé "der Ostfriesen Alemão" (le « Alemão » de Frise orientale) après qu'Otto Rehhagel avait déclaré après la victoire contre Naples :. Il était également surnommé EisenDieter (Dieter de fer) ou Staubsauger (aspirateur ou nettoyeur).
Electronic Entertainment Expo 2003 L’Electronic Entertainment Expo 2003, communément appelé E3 2003, est la d'un salon exclusivement consacré aux jeux vidéo. Il s'est tenu du 13 au au Los Angeles Convention Center (LACC) à Los Angeles. Note : « MP » signifie « Multi Plates-formes » et indique que le jeu est sorti sur plusieurs supports, exemple : PC, PlayStation 2 (PS2), GameCube (NGC), Xbox.
Maurizio Gaudino Maurizio Gaudino est un footballeur allemand né le à Brühl. Il évolue au poste de milieu de terrain. International allemand (5 sélections), il a participé à la Coupe du monde 1994 avec l'Allemagne.
Objets de Thorne-Zytkow
Bernard Dietz Bernard Dietz surnommé Enatz est un footballeur et un entraîneur allemand né le à Bockum-Hövel. Bernard Dietz est une figure du MSV Duisbourg dont il fut joueur et longtemps le capitaine, puis entraineur et fonctionnaire, son surnom est également le nom de la mascotte du club. Il est également le capitaine de l'équipe d'Allemagne qui remporte le Championnat d'Europe 1980. Biographie. L'enfance. Bernard Dietz est né à Bockum-Hövel, il était le neuvième enfant d'une famille modeste, son père travaillait dans les mines. Bernard joue au football dans la rue, avant dix ans il ne pouvait intégrer un club. C'est aussi dans la rue que lui viendra le surnom de "Enatz", prononciation de son prénom par une petite fille, qui le suivra toute sa vie (en 2005 le MSV Duisbourg nomme sa mascotte "Ennatz" avec deux n). Après son dixième anniversaire, son oncle qui jouait au SV Bockum-Hövel, l'emmène au club, il y jouera toute sa jeunesse. À treize ans, il est apprenti dans la mécanique, il termine son apprentissage à 17 ans en même temps il joue pour la première équipe de sa ville natale au poste d'attaquant. Les débuts amateurs. Comme il travaille en équipe, il a du temps libre pour le football. Malgré un accident de travail où il perd deux doigts il continue le football. Lors de la saison 1969-1970, il commence à se faire remarquer lorsqu'il marque 19 buts dans les dix premières journées. Il est convoqué pour la sélection de la Westphalie et participera même à une tournée africaine avec cette sélection régionale. Il est également appelé en équipe nationale amateure, mais restera sur le banc. Deux clubs montrent leur intérêt pour la jeune joueur, le FC Cologne et le MSV Duisbourg, où il fera des séances d'essai. MSV Duisbourg. Le FC Cologne propose un contrat, mais voulait d'abord le prêter au Lüner SV un club de troisième division. Le MSV Duisbourg lui propose une place dans son équipe qui évolue en Bundesliga. Il commence donc la saison 1970-1971 à Duisbourg à l'aile gauche. Il rentre lors de la journée contre le Werder Brême et marque son premier but. Il gagnera ensuite une place de titulaire. L'équipe qui luttait encore la saison passée contre la relégation, devenait imbattable à domicile. Même le Bayern Munich est battu en fin de saison 2 à 0, une défaite qui lui coûtera le titre au profit du Borussia Mönchengladbach. Avec Bernard Dietz, le MSV Duisbourg deviendra la bête noire des Bavarois, il dira plus tard : . En 1972, lors de la préparation estivale en Angleterre, l'entraîneur repositionne Bernard Dietz en défense où il s'adapte facilement, participant également au travail offensif sur son couloir gauche. Lors de la saison 1973-1974, le MSV Duisbourg occupe la dernière place à la fin des matchs aller, le nouvel entraîneur Willibert Kremer confie à Dietz le brassard de capitaine, l'équipe arrivera à se sauver en fin de saison. Lors de la saison 1974-1975, le MSV Duisbourg élimine le Bayern Munich en Coupe d'Allemagne, puis lors de la demi-finale contre le Borussia Dortmund, Dietz marque le but de la victoire en prolongation. Le 21 juin 1975, en finale, Duisbourg rencontre l'Eintracht Francfort et sera battu 1 à 0, mais se qualifie tout de même pour la Coupe de l'UEFA. Lors de la Coupe UEFA 1975-1976, Duisbourg est éliminé par le Levski Sofia en huitièmes de finale, sur un penalty après une faute de main involontaire de Bernard Dietz. En 1977, après un match remarquable à domicile contre le Bayern Munich, Bernard Dietz marquera quatre buts lors de la victoire 6 à 3. C'est le seul défenseur à réussir cet exploit en Bundesliga. Le magazine Kicker titrera ensuite "MSV Dietzbourg contre Bayern Munich 6 à 3". L'expression MSV Dietzbourg sera plus tard souvent reprise dans la presse. Si à la fin des années 1970, en championnat le MSV Duisbourg se trouve souvent en fin de tableau, il réalisera en 1978 sa meilleure campagne européenne en atteignant la demi finale de la Coupe UEFA 1978-1979, éliminé par le futur vainqueur, le Borussia Mönchengladbach. Malgré une offre du Cosmos New-York, Bernard Dietz restera fidèle à son club qui commence à connaître des temps difficiles. En 1982, il ne pourra empêcher la descente en deuxième division il quittera ensuite le club, pour l'aider financièrement. Schalke 04. À 34 ans il rejoint le voisin de Schalke 04 qui vient de remonter en Bundesliga, mais ne pourra pas non plus empêcher la relégation après les barrages contre Bayer Uerdingen. Après treize années en Bundesliga, il joue la première fois en deuxième division à 35 ans. Lors de son retour à Duisbourg, viennent le voir jouer sous les couleurs de Schalke (score final 1 à 1). En 1984, il revient en Bundesliga avec Schalke 04, mais à partir de cette époque il aura des problèmes de blessures et commencera à entraîner les équipes jeunes en parallèle. En 495 matchs de Bundesliga, Bernard Dietz n'aura jamais vu de carton rouge, c'est également le joueur ayant subi le plus de défaites, 221 au total mais avec 77 buts marqués il est le défenseur ayant marqué le plus de buts en championnat. Bernard Dietz fera ses adieux à 40 ans à Duisbourg devant contre l'équipe nationale. Franz Beckenbauer dira . Équipe nationale. Bernard Dietz fait ses débuts en équipe nationale d'Allemagne de l'Ouest le à l'occasion d'un match qualificatif à l' Euro 1976. L'Allemagne de l'Ouest affronte l'équipe de Malte. Dietz, qui joue alors à Duisbourg est titulaire en défense centrale aux côtés de Franz Beckenbauer. L'Allemagne remporte le match 1 à 0. Dietz participe à trois phases finales de compétitions internationales ; celles du Championnat d'Europe de football 1976 et 1980 en Yougoslavie et en Italie et celle de la Coupe du monde de football 1978 en Argentine. Pour l'Euro 1976, il est titulaire lors de la finale à Belgrade contre la Tchécoslovaquie. En 1978, il joue cinq matchs. L'Allemagne échoue à se qualifier pour les demi-finales. Lors du Championnat d'Europe des nations 1980 il hérite du brassard de capitaine, et soulèvera le trophée le 22 juin 1980 à Rome après la victoire 2 à 1 contre la Belgique. Après sa cinquantième sélection il voulut mettre un terme à sa carrière internationale, mais l'entraineur Jupp Derwall s'y opposa, mais ses mauvaises relations avec le joueur du Bayern Munich, Paul Breitner précipitent la fin de carrière. Il dispute sa et dernière sélection le 19 mai 1981 dans un match amical contre le Brésil. Carrière d'entraîneur. Vers la fin de sa carrière de joueur alors qu'il était encore actif à Schalke 04, il entraîne les équipes jeunes. Après son arrêt de carrière et son départ de Schalke, il entraîne l'ASC Schöppingen en troisième division. En 1992, il rejoint le SC Verl qu'il aidera à qualifier pour la nouvelle troisième division, il quittera cependant le club avant la fin de la saison et travaillera comme recruteur au Borussia Dortmund. Il rejoint le VfL Bochum et s'occupe des équipes jeunes puis de l'équipe réserve. Il entraîne l'équipe première comme intérimaire mais refusera un poste fixe préférant s'occuper de la deuxième équipe. Lorsque Bochum remonte en Bundesliga, il revient un temps comme entraîneur et malgré de bons résultats quitte le club à la surprise générale. Il indiquera des désaccords avec sa direction. Bernard Dietz revient au MSV Duisbourg en 2002, et comme à Bochum s'occupe d'abord des équipes jeunes avant de reprendre le poste d'intérimaire dans l'équipe qui joue en deuxième division. En 2006, il entraîne le Rot-Weiss Ahlen qui venait de descendre en troisième division, mais dès le mois d'octobre il quitte ses fonctions voulant mettre un terme à sa carrière d'entraineur. Il fera un retour en 2012 en tant qu'entraineur adjoint au MSV Duisbourg. Carrière de fonctionnaire. En 2010, Bernard Dietz fait son retour dans le club de ses débuts, d'abord en tant que conseiller, en 2011 il rentre dans le conseil d'administration. En mai 2013, lorsque le club se voit refuser une licence professionnelle, Bernard Dietz monte au créneau multipliant les actions pour sauver son club. Finalement le club obtiendra une licence pour évoluer en troisième division. Le 21 juin 2019, Bernard Dietz démissionne du conseil d'administration, officiellement pour raisons de santé.
Haemophilus "Haemophilus" est un petit genre de bactéries, à gram négatif, de la famille des Pasteurellaceae. Les 16 espèces de ce genre sont des bacilles immobiles, qui agissent en tant que parasites des muqueuses des humains et des animaux et peuvent provoquer des maladies. Le nom du groupe vient de son affinité particulière pour les milieux au sang ou à l'hémoglobine.
HEG-VD
Mon curé est une expression désignant un personnage de fiction dans les titres des romans et des films qui le mettent en scène. Ce curé est à l'origine un personnage littéraire, créé par Clément Vautel dans le roman "Mon curé chez les riches", paru en 1923. Ce personnage a été repris par l'auteur dans deux autres romans. Il est devenu dès 1925 un personnage de théâtre puis un personnage de cinéma, avec des films adaptés ou librement inspirés de l'œuvre de Vautel. Ce titre ne définit pas toujours dans chaque œuvre le même individu, dont le nom varie selon les œuvres où il apparaît : l'abbé Pellegrin dans les romans et la majorité des adaptations, puis l'abbé Sourire et le curé Daniel dans les films les plus tardifs. On ignore par ailleurs à qui se rapporte le déterminant possessif « mon », mais il peut s'agir originellement des soldats de la Première Guerre mondiale dont il est l'aumônier. Les films sont d'abord des adaptations des romans initiaux puis, avec de plus en plus de liberté de ton avec le propos d'origine, ils s'orientent vers la comédie souvent fondée sur le choc culturel et considérée comme franchouillarde pour certains.
Harald Konopka Harald Konopka, né le à Echtz un quartier de Düren en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, est un footballeur international allemand. Il jouait au poste de défenseur. Biographie. Harald Konopka commence le football dans le club de son quartier, le Teutonia Echtz, puis dans le plus grand club de sa ville natale le SG Düren 99. En 1971, lorsqu'il joue dans les équipes jeunes du 1. FC Cologne, il fait partie de l'équipe nationale junior, et remporte le championnat allemand des juniors en fin de saison 1970-1971. En club. Pour la saison suivante 1971-1972, il obtient un contrat professionnel et commence de suite dans l'équipe première du FC Cologne, il fait ses débuts en Bundesliga le 14 août 1971, lors d'un match nul 0 à 0 contre Werder Brême et enchaîne en septembre en Coupe de l'UEFA lors du match nul 1 à 1 chez l'AS Saint-Étienne. Dès le mois de novembre suivant il est convoqué dans l'équipe d'Allemagne des moins de 23 ans. Lors de sa première saison professionnelle Harald Konopka que ses partenaires appellent "Harry" jouera 33 matchs, et son club termine à la place du championnat. La saison suivante Cologne termine vice-champion d'Allemagne, Konopka disputera 28 rencontres, il rentrera à la minute de la célèbre finale de la Coupe d'Allemagne 1973 perdue contre Borussia Mönchengladbach. Avec le retour de Hennes Weisweiler au poste d'entraineur, le jeune défenseur connu pour sa rudesse apprit à relancer et centrer. Les longues passes et centres de Konopka devenaient des passes décisives pour l'attaquant Dieter Müller (qui marquera 34 buts lors de la saison 1976-1977). En fin de saison, Cologne remporte la Coupe d'Allemagne 1977, puis défendra son trophée la saison suivante pour remporter le doublé coupe-championnat. Lors de la saison du doublé, Konopka joue 31 matchs et marque trois buts. À la suite de ces performances, il fera partie de l'équipe d'Allemagne de l'Ouest à la Coupe du monde 1978 en Argentine, il entrera en jeu uniquement dans le match contre l'Italie. Lors de la saison 1981-1982 Cologne sera de nouveau vice-champion, La saison suivante Konopka ne jouera que 15 matchs, mais remportera la quatrième Coupe d'Allemagne du club, sa troisième. Konopka ne jouera que lors de la première journée de la saison 1983-1984, puis acceptera une offre du Borussia Dortmund lors de la trêve hivernale. En fin de saison 1983-1984, Konopka arrête sa carrière de joueur, il aura disputé 352 matchs de championnat et marqué 21 buts, au total pour le FC Cologne il aura joué 450 matchs, dont 59 matchs européens. Après sa carrière de footballeur, il entraîne le club de sa ville, le SSG 09 Bergisch Gladbach qu'il amènera des ligues inférieures jusqu'en quatrième division. En novembre 2021 à 68 ans il fait son retour au FC Cologne en étant élu au conseil d'administration. Une fois par mois il propose des visites commentés du stade du FC Cologne, le RheinEnergieStadion. En équipe nationale. Harald Konopka arrive tardivement dans les sélections nationales allemandes. Il est pour la première fois convoqué avec les moins de 23 ans le . Il reste avec les moins de 23 ans jusqu'en 1973. Il joue ensuite régulièrement avec l'équipe B. En avril 1978, il joue un match à Norrköping. Le lendemain, Berti Vogts, latéral droit titulaire de l'équipe nationale et un des leaders de l'équipe, se blesse. C'est Konopka qui est appelé pour couvrir le poste en cas de nouvelle blessure. Il se retrouve ainsi sélectionné pour participer à la Coupe du monde de football 1978 en Argentine. Lors de la coupe du monde Konopka foule une seule fois le terrain : il entre en jeu le lors du match du deuxième tour contre l'Italie. Il remplace à la minute Herbert Zimmermann. C'est sa toute première sélection en équipe nationale. Sa deuxième sélection a lieu un an plus tard, le à l'occasion d'un match amical contre l'Islande. Cette fois-ci Konopka est titulaire dans une équipe très jeune, avec à peine 13 sélections de moyenne par joueur, mais une nouvelle génération conquérante comprenant Bernd Forster, Bernd Schuster, Dieter Hoeneß ou Toni Schumacher pour qui c'est la première sélection. L'Allemagne s'impose 1-3 à Reykjavík. Konopka n'aura disputé que deux matchs avec équipe d'Allemagne de l'Ouest, la position d'arrière droit étant occupée par Berti Vogts puis plus tard par Manfred Kaltz, la concurrence est alors si forte qu'il est difficile de les détrôner. Style de jeu. Harald Konopka était connu pour être un défenseur rude, après l'arrivée de Hennes Weisweiler au poste d'entraineur, il devait améliorer sa technique de centres, à force d'entrainements il devint un des meilleurs centreurs allemands. Citation :
La Conquête de l'Ouest (série télévisée) La Conquête de l'Ouest ("") est un feuilleton télévisé américain créé par Jim Byrnes. Il est composé d'un téléfilm de 120 minutes, "The Macahans", diffusé le , d'une mini-série de trois épisodes de 90 minutes diffusée en et d'une série en 22 épisodes de 90 minutes diffusé entre le et le sur le réseau ABC. En France, le feuilleton a été diffusé à partir du sur TF1. Synopsis. Ce feuilleton met en scène la saga des Macahan, une famille de fermiers qui a quitté la Virginie pour le Dakota du Nord à la fin du .
Théorie de la catastrophe de Toba L'éruption explosive du supervolcan Toba, survenue il y a sur le site actuel du lac Toba dans l'île de Sumatra (Indonésie), est la dernière et la plus importante des quatre éruptions qu'a connues ce volcan au cours du Quaternaire. Son indice d'explosivité est estimé à 8 sur l'échelle VEI, la plus haute valeur possible. La théorie de la catastrophe de Toba soutient que cet événement, d'une durée de deux semaines, causa un hiver volcanique qui dura de 6 à 10 ans suivi d'un refroidissement global s'étendant sur environ un millénaire. En 1993, la journaliste scientifique américaine Ann Gibbons suggéra une corrélation entre l'éruption et le goulet d'étranglement de population de l'évolution humaine. Michael R. Rampino de l'université de New York et Stephen Self de l'université d'Hawaï à Mānoa apportèrent leur soutien à cette idée. En 1998, la théorie d'un goulet d'étranglement génétique causé par la super-éruption du Toba fut développée par Stanley H. Ambrose de l'Université de l'Illinois à Urbana-Champaign. Histoire. Les connaissances sur l'histoire humaine préhistorique, quoique largement théoriques, sont basées sur des données archéologiques et sur certaines réalités génétiques. Au cours des trois derniers millions d'années, après que la branche humaine et la branche des grands singes eurent divergé d'un même ancêtre commun, la lignée humaine a produit une variété d'espèces. Selon la théorie de la catastrophe de Toba, une gigantesque éruption volcanique a modifié le cours de l'évolution humaine par la disparition des différentes espèces d'hominidés qui existaient alors, ne laissant subsister qu'une population résiduelle de quelques milliers d'individus en Afrique orientale. Il y a environ , le volcan où se trouve actuellement la caldeira du lac Toba dans l'île de Sumatra, entra en éruption avec une force trois mille fois supérieure à celle de l'éruption du mont Saint Helens aux États-Unis en 1980. Selon le professeur Ambrose, cela entraîna une chute de la moyenne des températures d'environ 3 à sur plusieurs années. Une chute globale de 3 à peut conduire à une baisse de plus de dans les régions tempérées. Ce changement brutal de l'environnement serait à l'origine de ce qui a été appelé un « goulet d'étranglement » "(bottleneck)" de population chez les hominidés. Des preuves géologiques constituées par la structure unique des cendres volcaniques datées d'il y a , les preuves glaciologiques (forte concentration de sulfures dans les glaces également datées à ) et les preuves issues de l'analyse des dépôts d'animaux marins datant de la même période, ainsi que des modélisations, accréditent la plausibilité de la théorie de la catastrophe de Toba. Des éléments génétiques comme l'étude des mitochondries suggèrent que tous les humains vivant aujourd'hui, en dépit de leur apparente variété, descendent d'un petit groupe de quelques milliers d'individus vivant en Afrique orientale. En utilisant les taux moyens de mutation génétique, certains généticiens ont estimé que ce petit groupe vivait à une période contemporaine de la catastrophe de Toba. Selon cette théorie, les humains, après Toba, auraient à nouveau rayonné lorsque le climat et d'autres facteurs redevinrent favorables. Partant de l'Afrique, ils migrèrent vers l'Indochine et l'Australie et, plus tard, vers le Croissant fertile et le Moyen-Orient. Les routes migratoires créèrent des foyers de peuplement de l'homme moderne en Ouzbékistan, Afghanistan et Inde. Les divergences de couleur de peau apparurent, dues à des niveaux variés de mélanine adaptés aux variations locales de l'intensité des rayons UV. L'Europe s'est ensuite peuplée par des flux migratoires venus d'Asie centrale à la fin du dernier âge glaciaire au fur et à mesure que les conditions climatiques devenaient plus clémentes. À l'appui de la théorie d'une « génération de Toba » et d'une origine commune relativement récente, Merritt Ruhlen postule l'unité culturelle humaine que l'on observe au travers de l'analyse des langues, des cosmogonies humaines et de ses mythes fondateurs. Toutes les langues auraient une origine commune, ce que tend à confirmer l'étude des mythes humains, où l'on retrouve des thèmes analogues, des archétypes fondant les structures morales des cultures. À l'encontre de cette théorie, de récentes découvertes archéologiques dans le sud de l'Inde à Jwalapuram semblent montrer que l'activité humaine n'a pas été si perturbée pendant cette période. Cinq cents outils de pierre y ont été découverts, qui montrent une continuité des techniques traditionnelles avant et après la catastrophe. Les récentes analyses paléoclimatiques menées dans les sédiments du lac Malawi infirment aussi l'idée d'une catastrophe climatique durable affectant l'Afrique orientale. Cependant la discussion est très loin d'être tranchée, notamment à cause de difficultés à dater précisément la catastrophe et les restes fossiles ou d'outils découverts, même si l'étude des pollens montre bien un changement de la flore, synonyme de changement climatique et/ou d'occupation humaine.
Jengland-Beslé
Slab Un slab ou plaque plongeante, en tectonique des plaques, est la partie d'une plaque lithosphérique engagée dans une subduction. Description. Un slab est défini et reconnu par : La caractérisation des modes de subduction (régime tectonique du slab, plissements, épaisseur du prisme d'accrétionf/profondeur de la fosse) est effectuée par rapport à la géométrie de la plaque plongeante en profondeur (conditionnées par le pendage qui est fonction de son âge, la largeur du slab et la longueur du segment qui plonge…) ainsi que par le déplacement de la fosse océanique (avancée ou retrait du slab) que la subduction génère. Les slabs étroits (600 km) ont des vitesses de retrait rapides, sont courbes et concaves, et sont préférentiellement associés à des extensions arrière-arc et à de forts pendages du slab (ex : Nouvelle Bretagne, Nouvelles Hébrides, Sandwich). Les slabs de largeur intermédiaire sont plutôt stationnaires , rectilignes et à faible pendage. Les slabs les plus larges (milliers de km) montrent un mode de déformation mixte lié au contraste entre les courbures de leurs bordures (retrait rapide et concaves) et leurs parties centrales (stationnaires et rectilignes), généralement associés aux compressions arrière-arc (ex : Pérou-Chili, Japon). Les effets les plus importants de la subduction d'un slab sur son environnement sont les suivants : À la profondeur de 650 km environ, le slab pénètre dans le manteau inférieur. Au cours de cette descente, le gabbro se transforme en des roches plus denses (métagabbro) : grenatites (wadsleyite, ringwoodite, majorite) à partir de 400 km; pérovskite et magnésiowürstite à 650 km, qui permettra l'hydratation du péridotite.
Pernilla Wiberg Pernilla Wiberg, née le à Norrköping, est une skieuse alpine suédoise, spécialiste des épreuves techniques. Elle a remporté entre 1991 et 1999 deux titres de championne olympique, un classement général de Coupe du monde et quatre titres de championne du monde, soit l'un des plus beaux palmarès du ski alpin féminin. Biographie. Pernilla Wiberg est l'une des rares skieuses à s'être imposée dans les cinq disciplines du ski alpin. Pernilla Wiberg a été membre du Comité international olympique entre 2002 et 2010. Du au , elle occupe avec Jean-Pierre Vidal le poste de vice-présidente du GIP Annecy 2018, présidé par Charles Beigbeder, qui soutient la candidature de la préfecture haut-savoyarde pour les Jeux olympiques d'hiver de 2018. Elle est membre du club des Champions de la Paix, un collectif de 85 athlètes de haut niveau créé par Peace and Sport, organisation internationale basée à Monaco et œuvrant pour la construction d'une paix durable grâce au sport. Palmarès. Championnats du monde. Elle ne peut prendre part à l'édition 1993 en raison d'une blessure au ligament du genou.
Bubka
Théorie de la catastrophe du Toba
Bio-design Si dans les années 1960 le terme de bio-design est porté par Luigi Colani pour qualifier un courant conceptuel du design industriel qui s'inspire des solutions techniques qu'offre la nature pour répondre à des problèmes de conception d'objets industriels, le biodesign s'entend aujourd'hui comme un champ de création et de recherche hybridant méthodes de design et principes biologiques. Le terme n'est pas stabilisé, recoupant des définitions plus ou moins larges pouvant intégrer des approches aussi variées que le biomimétisme, la biofabrication, la bioingénièrie ou biologie de synthèse. Le terme est notamment mis en avant pour souligner l'émergence d'une appropriation spécifique des biotechnologies par les designers, artistes et architectes. Natsai Audrey Chieza, spécialisée dans la recherche concernant la biotechnologie et les textiles est considérée comme une pionnière dans le bio-design. Différence entre le bio-design et le design privilégiant les courbes. Ce mouvement ayant inspiré le style "Sony", ou la forme des appareils photo actuels, il ne faut toutefois pas le confondre avec un style courbe voire « curviligniste » sans rapport avec une optimisation technique d'une fonction ou d'une interface. Le bio-design associe harmonie des formes avec efficacité des objets et intégration dans leur environnement.
Electronic Entertainment Expo 2004 L'Electronic Entertainment Expo 2004, communément appelé E3 2004, est la de ce salon exclusivement consacré aux jeux vidéo. Il s'est tenu du 15 au au "Los Angeles Convention Center (LACC)" à Los Angeles. Voici la liste des nommés : "Note : MP signifie Multi Plates-formes et indique que le jeu sort sur plusieurs supports parmi : PC, PlayStation 2 (PS2), GameCube (NGC), Xbox ou autres."
David Terrier David Terrier, né le à Verdun dans le département de la Meuse, est un footballeur français, mesurant pour . Il a marqué 1 buts dans sa carrière Biographie. Joueur dans sa jeunesse à Thierville sur Meuse avec Patrice Minmesteir, il part à Verdun, avant de rejoindre le centre de formation du FC Metz. Il est ensuite transféré à West Ham, puis Newcastle, où une blessure l'empêche de reprendre la compétition en Angleterre. Puis, il revient en France, à Nice, et à Ajaccio, avant de terminer sa carrière à Créteil. Il est vice-président de l'UNFP, le Syndicat des Joueurs Professionnels. Il représente la France au sein du comité directeur de la FIFPRO (syndicat mondial des joueurs de foot). Il est le parrain de l’association, "Foot de bonheur", située à Belleville-sur-Meuse, qui permet à des jeunes en difficultés de pratiquer le football.
Les Soirées de Médan Les Soirées de Médan est un recueil de nouvelles publié le chez Georges Charpentier éditeur à Paris. Il réunit six nouvelles respectivement signées par Émile Zola, Guy de Maupassant, J.-K. Huysmans, Henry Céard, Léon Hennique et Paul Alexis, représentatives du courant naturaliste et qui évoquent la guerre franco-allemande de 1870. Genèse du recueil. La « petite bande ». En 1878, Émile Zola, chef de file des naturalistes, achète une maison à Médan et y réunit régulièrement quelques auteurs qui composent déjà son entourage : Paul Alexis, Marius Roux, Léon Hennique, Henri Céard, Huysmans et Maupassant ; le groupe est bientôt surnommé le « groupe de Médan ». Ils finiront donc par établir une collaboration entre eux six au sein de ce recueil. Le contexte. La guerre franco-allemande de 1870 est encore dans les esprits de toute une génération, marquée par la défaite, les souffrances, voire un certain esprit de revanche. Au cours de la décennie qui suit, elle est le cadre d'une abondante littérature de témoignage et de fictions. L'intention littéraire. Trois documents de première main présentent la genèse du recueil, son cadre et ses intentions. Au-delà de ces écrits, parfois de circonstances, la correspondance et les recueils de souvenirs des six contributeurs constituent un complément utile. À Médan, on discute art et littérature et apparaît très vite l’idée de produire des récits que l’on soumettra au jugement de l'assemblée. En 1908, Céard affirme que l'initiative du recueil commun émanerait en réalité de Hennique, qui aurait proposé de placer cette publication « sous le patronage » de Zola, en raison de sa plus grande notoriété. En 1930 Hennique précise que l'idée et le titre du recueil auraient germé au cours d'un repas hivernal à l'appartement parisien de Zola, entouré ce jour-là de Hennique, Maupassant, Huysmans, Céard et Alexis. Après l'évocation de divers souvenirs relatifs à la guerre de 1870, Zola aurait émis l'idée d'écrire un volume de nouvelles, tandis que Céard lançait immédiatement la proposition du titre, sans doute en souvenir des bons moments passés à Médan à la belle saison. Composition du recueil. Le recueil est composé des nouvelles suivantes. La préface. La brève préface, datée du , non signée, est attribuée à Émile Zola. Son contenu déterminera les premières réactions des critiques littéraires qu'elle attaque frontalement. Par ailleurs, le préfacier affirme que les nouvelles réunies ont déjà été publiées, en France ou à l'étranger, ce qui n'est exact que pour les textes de Zola, Huysmans et Céard ; les autres, en particulier "Boule de suif", sont encore inédits. "L'Attaque du Moulin" d'Émile Zola. Zola donne ici une version avec quelques variante de la nouvelle déjà publiée en russe dans "Le Messager de l'Europe" en , sous le titre "Un épisode de l'invasion de 1870", puis dans la presse française. "Sac au dos" de J.-K. Huysmans. Huysmans présente une version remaniée de la nouvelle publiée en 1877 dans la revue "L'Artiste" à Bruxelles. "La Saignée" d'Henry Céard. Cette nouvelle avait déjà été publiée sous le titre "L'Armistice" dans la revue "Le Slovo" à Saint-Pétersbourg en . Éditions. Édition originale. L'ouvrage est édité par Georges Charpentier et publié à Paris le . Charpentier était proche des représentants du naturalisme, dont il a édité de nombreux textes. L'impression est confiée à l'imprimeur parisien Émile Martinet. L'ouvrage compte 295 pages au format 12 x 19 cm, et inclut des illustrations (aquarelles). Le tirage de tête, sur grands papiers, se compose de dix exemplaires numérotés sur chine, vendus 12 francs, et de cinquante exemplaires numérotés sur hollande, vendus 7 francs. Gallica propose deux exemplaires à la consultation, dont celui de Théodore de Banville, rehaussé des signatures des six auteurs. Certains volumes, datés de 1880, portent un rang d'édition, de "Deuxième édition" à "Huitième édition", par exemple ; l'indication est fictive - selon l'usage fréquent à l'époque - il s'agit éventuellement des tirages successifs de l'édition originale. Réception. L'ouvrage paraît dans le cadre de l'opposition du naturalisme - représenté par Zola - et du romantisme - porté par Victor Hugo. La critique. La publication du recueil en librairie suscita, dès le de vives attaques d'une partie de la critique littéraire parisienne, que la préface du volume ne ménageait pas - voir ci-dessus. Les milieux littéraires furent, quant à eux, plus bienveillants. Gustave Flaubert, par exemple, dans une lettre à Maupassant trouve le titre du recueil « stupide », mais ne tarit pas d'éloges à l'égard de "Boule de suif" et de son auteur, traitant le « petit conte » (selon ses termes) de « chef-d'œuvre » qui « écrase le volume », et son auteur de « maître ». Dans sa réponse, Maupassant laissait entrevoir qu'il considérait lui aussi que sa contribution à l'ensemble surpassait largement celles des autres, ce qui sera l'opinion courante dès les années suivantes et dans les décennies qui suivront. Un manifeste naturaliste ? L'intention des auteurs était d’aborder, avec un réalisme très éloigné des discours policés et de l’esthétique patriotique de l’époque, le thème de la guerre de 1870, mais le recueil ne se présente pas comme un manifeste. C'est le succès de "Boule de suif" et la notoriété de Maupassant en particulier qui lui accorderont cette place.
Philippe Gouinguenet Philippe Gouinguenet est un comédien, auteur et metteur en scène français. Il excelle dans les personnages mystérieux, comme Arnolphe ("L'École des femmes"). Il a joué des pièces classiques dans la Compagnie Colette Roumanoff : "L'Avare", "Peau d'Âne", "Le Bourgeois gentilhomme", "L'École des femmes", "Dom Juan", "Le Mariage de Figaro".
Gombo (soupe) Le gombo, aussi appelé gumbo (anglicisme), est un ragoût originaire de la Louisiane française au cours du . Il se compose principalement d'un bouillon fortement aromatisé, de viandes ou de crustacés, d'un épaississant et de légumes (céleri, poivrons et oignons, un trio connu dans la cuisine cadienne comme la « sainte Trinité »). Plusieurs types d'épaississants sont utilisés : gombo en Afrique, épices filé chez les Choctaws ou roux, préparation inspirée de la cuisine française à base de farine et de matières grasses. Le plat combine des ingrédients des pratiques culinaires de plusieurs cultures, dont la France, l'Espagne, l'Allemagne, l'Afrique de l'Ouest et les Choctaws. Le gombo trouve également ses racines dans la cuisine traditionnelle ouest-africaine .Il existe plusieurs variétés de gombo. La recette sommaire est la suivante : la base est préparée, les légumes cuits, puis on ajoute la viande. Le plat doit mijoter pendant au moins trois heures, puis des coquillages et quelques épices sont ajoutés vers la fin. Le plat est ensuite retiré du feu. Le gombo est traditionnellement servi avec du riz. Un troisième gombo, moins connu, est le gombo végétarien aux herbes. Il s'agit d'un gombo ayant suivi une cuisson lente parfois épaissie avec le roux, servi avec du riz. Plusieurs variantes du plat. Gombos créole versus cadien. Le gombo se divise généralement en deux variétés. Les combinaisons traditionnellement courantes à la Nouvelle-Orléans et dans le sud-est de la Louisiane sont dites "créoles", du nom des Créoles de Louisiane, descendants des immigrants français, espagnols et africains de la région. Les fruits de mer sont de plus en plus populaires à mesure que les populations vivent proches des côtes, tandis que les régions du sud-ouest de la Louisiane utilisent souvent de la volaille, comme du poulet ou du canard, et des saucisses. Le gombo créole se compose le plus souvent de fruits de mer, de tomates et d'un épaississant. Avant la seconde moitié du XXe siècle, le céleri était rarement utilisé dans le gombo créole.Les créoles de Louisiane, vivant près de la rivière aux Cannes ("Cane River"), dans la région de Natchitoches, font un gombo au goût bien plus fumé. Des saucisses ou du jambon y sont souvent ajoutés. Les combinaisons cadiennes appelées "cajun" étaient courantes dans le sud-ouest de la Louisiane, qui était peuplé principalement d'acadiens, descendants des colons francophones expulsés d'Acadie au milieu du 18e siècle (région située dans les provinces canadiennes actuelles du Québec, de la Nouvelle-Écosse, du Nouveau-Brunswick et de l'Île-du-Prince-Édouard). La version "cajun" est généralement identifié par son roux, cuit jusqu'à ce qu'il soit d'une couleur "à quelques nuances de brûlé" . Le roux est utilisé avec du gombo (légume) ou de la poudre de filé.Le gombo "cajun" est généralement garni de persil et d'oignons verts. La volaille n'est généralement pas désossée et les oignons, le céleri et le poivron ne sont pas éliminés du plat. Épaississants. Le bouillon ou la sauce du gombo provient de trois épaississants principaux : le légume gombo, la poudre de filé et le roux. Traditionnellement, le gombo et la poudre de filé ne sont pas utilisés dans le même plat, bien que cette règle soit parfois transgressée. Le roux peut être utilisé seul ou en conjonction avec l'un des autres épaississants. Le gombo (légume) est plus souvent utilisé comme épaississant dans les gombos aux fruits de mer que dans ceux à la viande. Ce légume mucilagineux est généralement cuit en premier, et d'autres ingrédients sont ajoutés une fois que la consistance désirée est atteinte. Selon "The Oxford Companion to Food", les plats à base du légume sont de moins en moins populaires, car sa texture serait devenue moins agréable aux goûts. La feuille de sassafras moulue, appelée filé, est généralement seulement ajoutée après dans la sauce avant que les légumes et les viandes ou les fruits de mer aient fini de cuire et aient été retirés de la source de chaleur. S'il est ajouté pendant le processus d'ébullition, le filé rend le plat trop filamenteuse; s'il est ajouté à la fin, le ragoût acquiert une texture légèrement filamenteuse. Le roux est devenu de nos jours l'épaississant le plus populaire, fabriqué en faisant cuire ensemble une proportion à peu près égale de farine et de graisse (traditionnellement du saindoux de porc, bien que de plus en plus fabriqué avec du beurre depuis le milieu du 20e siècle). La durée de la cuisson détermine la saveur et la texture finales, car plus le roux est cuit longtemps avant d'être ajouté au ragoût, plus il devient foncé et moins il conserve son pouvoir épaississant. Un roux très foncé donne une sauce beaucoup plus fine et à la saveur plus intense qu'un roux clair. Histoire. Historique. Le gombo est souvent utilisé comme une métaphore du mélange de cultures qui existe dans le sud de la Louisiane.Aux 18e et 19e siècles, les personnes issues de ces cultures vivaient dans un espace assez restreint avec une mobilité minimale. Dans cet environnement, les cultures pouvaient s'influencer mutuellement et fusionner pour créer de nouvelles traditions et une nouvelle cuisine. L'établissement de Mobile en 1702 marque le début de la colonie française de Louisiane. Les colons français s'allient avec diverses tribus indigènes, notamment les Choctaw, les Alabama et les Cherokee dont ils apprennent de nouvelles méthodes de cuisine et d'identification des plantes indigènes comestibles. Les navires ont commencé à arriver en Louisiane en 1719. Les premiers navires transportaient du riz et des hommes expérimentés dans sa culture. La céréale s'est bien adaptée à son nouvel environnement et, en quelques années, la culture du riz était courante le long du fleuve Mississippi. En 1721, 125 Allemands s'installent à 40 miles (64 km) de la Nouvelle-Orléans et introduisent la technique de fabrication de saucisses. En 1746, la population blanche de la Louisiane est estimée à 3 200 personnes et celle des Noirs à 4 730. Les Africains réduits en esclavage sont plus nombreux que les Blancs dans la plupart des régions de Louisiane pendant au moins les 40 années suivantes. La colonie passe du contrôle français au contrôle espagnol en 1762. Le gouvernement espagnol recrute activement des colons pour la Louisiane espagnole. Environ 2 000 personnes originaires des îles Canaries s'installent dans la région située au sud de la Nouvelle-Orléans. Ces colons sont principalement des pêcheurs qui commencent bientôt à fournir de grandes quantités de crevettes, de crabes et d'huîtres aux marchés alimentaires de la Nouvelle-Orléans. Les Canariens ont également apporté "l'amour de la nourriture bien assaisonnée", notamment l'utilisation du poivre de Cayenne moulu, un piment rouge épicé. Les autorités espagnoles ont également autorisé de nombreux exilés acadiens francophones à s'installer en Louisiane depuis le nord-est de l'Amérique du Nord. De 1755 à 1795, près de 3 000 de ces colons, bientôt appelés Cajuns, se sont installés dans les régions situées au sud et à l'ouest de la Nouvelle-Orléans. La Louisiane a été secrètement rendue à la France en 1800, puis achetée par les États-Unis en 1803. La partie la plus au sud de la Louisiane territoriale, y compris la Nouvelle-Orléans, est devenue l'État de Louisiane en 1812. En 1800, la traite des esclaves avait introduit de nouveaux aliments en Louisiane, notamment le légume gombo venant d'Afrique et des plants de piments forts qui venaient probablement d'Haïti. Les oignons et les poivrons faisaient depuis longtemps partie de la cuisine dans les traditions espagnoles et africaines. Les tomates ont été introduites dans la région peu de temps après. Popularité du plat. Les premières références écrites au gombo remontent au début du 19e siècle. En 1802, John Sibley a décrit "le plat qu'ils appellent gumbo, qui est principalement fait de gombo [légume] dans une sorte d'épaisse soop ["sic"] et se mange avec du riz, c'est la nourriture de tout le monde pour le dîner et le souper". L'année suivante, le gouverneur français Pierre Clément de Laussat a organisé une soirée dans laquelle 24 plats gombos différents ont été préparés. Selon l'auteur Cynthia Lejeune Nobles, ces deux événements "donnent des indices sur la popularité du gombo à l'époque coloniale espagnole et illustrent le fait que ce plat pouvait être à la fois humble et raffiné". Un livre de cuisine de 1824, "The Virginia House-Wife" de Mary Randolph, a été le premier à inclure une recette de gombo. Intitulée "Gumbo - A West India Dish", cette recette simple décrivait comment faire bouillir du gombo mais ne ressemblait guère au ragoût communément appelé gumbo. Le même livre contenait une recette de "soupe à l'ocre" composée de gombo, d'oignons, de volaille, de bacon, de tomates et de haricots de Lima épaissis avec de la farine. Bien que cette recette ait des similitudes avec le gombo, elle ressemble davantage au plat des Caraïbes, le calalou. Une version plus familière du plat a été décrite dans un livre de cuisine de Marion Cabell Tyree en 1879. Son "Housekeeping in Old Virginia" décrivait "Gumbo Filit A La Creole", un gumbo à base de filé avec du poulet et des huîtres et assaisoné avec du piment de la Jamaïque, des clous de girofle, du poivre rouge et noir, du persil et du thym. Le livre de cuisine de 1881, "What Mrs. Fisher Knows About Old Southern Cooking", dicté par Abby Fisher, contenait trois recettes de gombo. La "Soupe d'huîtres gumbo" utilisait une base de poudre de filé, tandis que "Ochra Gumbo" et "Chicken Gumbo" utilisaient le légume gombo comme base. Quatre ans plus tard, le livre de cuisine "La Cuisine Créole" documentait huit variantes de la recette du gpmbo. Aucune n'utilisait de saucisse, mais presque toutes contenaient du jambon. Jusque dans les années 1970, le gombo était principalement populaire sur la côte du Golfe des États-Unis. Le plat a acquis une plus grande notoriété au-delà de la région après la mort du sénateur américain Allen Ellender. Originaire de Terrebonne Parish, en Louisiane, Ellender avait souvent cuisiné du gombo pour ses collègues, dont cinq présidents américains. Après la mort d'Ellender en 1972, le Sénat a demandé à sa cafétéria d'ajouter dans son menu le gombo créole de Louisiane, à base de fruits de mer, en l'honneur du sénateur. La popularité du chef Paul Prudhomme, dans les années 1980, a relancé l'intérêt du public pour le gombo ainsi que cuisine créole et cajun. Préparation et service. Le plat est cuit pendant un minimum de trois heures, et mijote souvent toute la journée. La viande (uniquement) est souvent brunie au préalable et retirée du feu. Le légume gombo et le roux sont cuits avant les autres légumes et les fruits de mer. Le légume est retiré du feu lorsqu'il atteint la consistance désirée, tandis que le roux reste dans la marmite. Les légumes d'assaisonnement sont ensuite ajoutés à la sauce. Lorsque ceux-ci se sont transformés en bouillie (plus communément appelés cuits), la viande et le gombo (légume) sont ajoutés à la marmite avec de l'eau ou du bouillon, puis bouillis à découvert jusqu'à ce que la viande atteigne la tendreté désirée. Les assaisonnements, notamment le poivre rouge, noir et blanc, les feuilles de laurier, le thym, la sauce piquante et le sel, sont ajoutés selon les goûts de chacun. Selon Nobles, "l'assaisonnement correct du gombo est essentiel, et en Louisiane, ajouter juste le bon zeste est considéré comme un art"Comme les fruits de mer cuisent assez rapidement, ils ne sont pas ajoutés à la marmite avant la fin du processus. Lorsque le ragôut finit de cuire, on le saupoudre parfois d'oignons verts et de persil. Lorsque cela est souhaité, la poudre de filé est ajoutée en dernier. Aspects sociaux. Dans "Cajun Foodways", C. Paige Gutierrez décrit le gombo comme " un plat économique " idéal pour " nourrir un grand nombre de personnes avec une petite quantité de viande ou de fruits de mer ". Nobles est d'accord pour dire que " l'une des caractéristiques du gombo est qu'avec une casserole suffisamment grande, il peut facilement être doublé ou triplé et constitue toujours un bon choix pour nourrir une communauté ". Avec ce plat, les cuisiniers peuvent utiliser de petites portions de divers ingrédients qui n'étaient pas suffisants pour un repas individuel. Ce plat est un moyen efficace d'utiliser les restes de viandes et de fruits de mer dans les deux heures. De plus, le gombo préparé sans poudre de filé se conserve mieux car il ne devient pas fibreux. Depuis le 19e siècle, le gombo est souvent servi lors de rassemblements sociaux ou d'autres occasions spéciales en Louisiane.Les Fais do-do (fêtes dansantes) locales proposent généralement du gombo à partir de minuit. De nombreuses familles "font un gombo", ou organisent une réunion sociale décontractée où les amis et la famille discutent et dégustent des boissons alcoolisées et du gombo. Le gombo est préparé et apprécié par les Louisianais de toutes les ethnies, les influences multiculturelles du plat l'ont fait évoluer au fil des ans. Le gumbo est une caractéristique des zones urbaines et rurales de la Louisiane. Dans les régions rurales de l'Acadiane, dans le sud de la Louisiane, le gombo est un élément central des célébrations de Mardi Gras. Le jour de Mardi Gras, des hommes vont de maison en maison et mendient les ingrédients du gombo lors d'un événement connu sous le nom de Courir de Mardi Gras. Les membres de la communauté locale se rassemblent ensuite dans un endroit central pendant que les hommes cuisent le gombo. Lorsqu'il est prêt, le groupe mange et danse jusqu'à minuit, heure à laquelle commence le carême. Le gombo est la cuisine officielle de l'État de Louisiane. De nombreux concours de cuisine du sud de la Louisiane sont centrés sur le gombo et c'est un élément central de nombreux festivals locaux.La ville de Bridge City, en Louisiane, qui se décrit elle-même comme la "capitale mondiale du gombo", organise chaque année un festival du gombo. Le festival présente un gombo cuit dans une marmite en fonte de 0,9 m de profondeur et de 1,5 m de diamètre. Plus souvent, les marmites à gombo des festivals mesurent 0,6 m de profondeur et de diamètre.
Administration territoriale de la Chine L'administration territoriale de la Chine correspond aux divisions politiques de la république populaire de Chine. L'administration territoriale de la Chine peut également renvoyer à :
Gaston II de Foix-Béarn de Foix-Béarn (1308 † 1343), est comte de Foix, vicomte de Béarn (sous le nom de ), de Marsan, de Lautrec, et coprince et viguier d'Andorre de 1315 à 1343. Il est fils de , comte de Foix, vicomte de Béarn, de Marsan et de Castelbon, coprince et viguier d'Andorre, et de Jeanne d'Artois. Biographie. Il succède à son père à l’âge de sept ans sous la tutelle de sa mère Jeanne d'Artois, mais celle-ci mécontente la noblesse locale qui obtient en 1317 du parlement de Paris que Jeanne soit dessaisie de ses charges. Elle sera d’ailleurs emprisonnée sur l’ordre de son fils à partir de 1329. Une fois majeur, vers 1325, il reprend la guerre contre les comtes d’Armagnac qui lui contestent le Béarn. En 1329, , roi de Navarre et le pape interviennent pour mettre fin aux combats. Vassal de la France pour le comté de Foix et de l’Angleterre pour le Béarn et le pays de Marsan, il se range dans le camp français pendant la guerre de Cent Ans et combat les seigneurs gascons partisans du roi . Gaston opère également en Espagne, au côté du roi contre le roi . Il participe également au siège d’Algésiras par les troupes chrétiennes d’Espagne, mais y trouve la mort le . Mariage et enfants. Il épouse en 1324 Aliénor de Comminges, fille de , comte de Comminges et de Laure de Montfort. De ce mariage naît : Il laisse également plusieurs enfants illégitimes :
Electronic Entertainment Expo 2005 L’Electronic Entertainment Expo 2005, communément appelé E3 2005, est la de l'Electronic Entertainment Expo, un salon exclusivement consacré aux jeux vidéo. Il s'est tenu du 18 au au Los Angeles Convention Center (LACC) à Los Angeles. Voici la liste des nommés : "Note : MP signifie Multi Plates-formes et indique que le jeu sort sur plusieurs supports parmi : PC, PlayStation 2 (PS2), GameCube (NGC), Xbox ou autres." Meilleur jeu du salon. : la PlayStation 3 et la Wii n'étaient pas éligibles étant donné que les membres du jury n'avaient pas eu l'occasion d'essayer les consoles à la différence de la Xbox 360, jouable sur plusieurs stands.
L'Exécution L'Exécution est un livre de Robert Badinter paru en 1973 et relatant le procès de Claude Buffet et Roger Bontems, qui les mena tous les deux à la guillotine alors que Bontems n'avait jamais tué. Ce récit est autant le manifeste de Robert Badinter sur son combat contre la peine de mort, que ses réflexions sur le métier et le rôle d'avocat. Récit. Robert Badinter, avocat de Roger Bontems, disposait d'une preuve matérielle disculpant Bontems du meurtre : le couteau de ce dernier, un Opinel, qui ne correspondait pas aux marques laissées sur le cou des victimes. Mais le rapport d'expert attestant ce fait était frappé de nullité par faute d'un vice de forme, de sorte que Robert Badinter ne pouvait en faire état lors du procès sans encourir une sanction disciplinaire. Il le fit néanmoins. Le jury reconnut finalement que c'était bien Buffet qui avait tué les deux otages, mais n'accorda de circonstances atténuantes à aucun des deux accusés, ce qui signifiait la mort. Le pourvoi en cassation fut rejeté, et la grâce présidentielle refusée. L'assassin et le complice furent donc exécutés le . Cette injustice – – le révolta et le poussa à combattre la peine de mort, combat relaté dans son livre "L'Abolition". Commentaires. C'est un livre personnel dans lequel Robert Badinter réfléchit sur le métier d'avocat, sur la défense, faisant de nombreux retours sur sa jeunesse et sur ses liens avec son maître Henry Torrès à qui il rend hommage. Des ajouts sont effectués lors d'une réédition de l'ouvrage, en 1998. Avec "L'Abolition", un téléfilm est tiré du livre où le rôle Robert Badinter est interprété par Charles Berling et celui d'Henry Torrès par Gérard Depardieu.
Agenais (homonymie) Agenais peut faire référence à :
Carsten Jancker Carsten Jancker est un footballeur allemand né le à Grevesmühlen, dans le land de Mecklembourg-Poméranie-Occidentale. Il évoluait au poste d'attaquant. Il mesure 1,93 m et pèse 93 kg. Ce joueur impressionnant physiquement (notamment à cause de son gabarit imposant et de son crâne rasé) a remporté à la fin des années 1990 et au début des années 2000, quelques-uns des titres les plus prestigieux du football. Biographie. Carsten Jancker se fait surtout remarquer lors de la Coupe des Coupes 1996 au sein du club autrichien du Rapid Vienne. Son physique imposant, rare pour un attaquant à l'époque, donne du fil à retordre à ses adversaires et permet à son club de se hisser en finale du tournoi contre le Paris Saint-Germain. Cette performance lui vaut d'être transféré au Bayern Munich alors qu'il n'était qu'un joueur méconnu dans son pays. C'est au sein du prestigieux club bavarois qu'il va connaître les plus grands moments de sa carrière. Il remporte 4 titres de champion d'Allemagne et 2 Coupes d'Allemagne (DFB Pokal) entre 1996 et 2002. Il dispute surtout deux finales de Ligue des champions en 1999 et 2001. Il gagne celle de 2001 contre le FC Valence. Il est sélectionné pour la première fois en équipe d'Allemagne le 14 octobre 1998 contre la Moldavie. Il participe à la Coupe du monde 2002 (un but contre l'Arabie saoudite), compétition dans laquelle l'Allemagne finit deuxième. À partir de 2002, la carrière de Jancker connaît un certain déclin. Il quitte le Bayern et joue deux ans dans le Calcio avec l'Udinese. Il retourne en Allemagne au sein du FC Kaiserslautern en 2004. Il termine sa carrière en Bundesliga autrichienne dans le club du SV Mattersburg. En février 2010, il annonce sa retraite à la fin de la saison. Profil du joueur. En raison de son physique, Jancker jouait le rôle de pivot devant le but, distribuant de la tête, des ballons à ses coéquipiers. Il était particulièrement réputé pour sa capacité à jouer dos au but, faisant preuve d'une capacité de contrôle de balle surprenante pour un joueur de ce gabarit.
Crawfish
Château Le Fy Le château Le Fy est situé à Esneux près de Liège en Belgique. Histoire. Le Château Le Fy a été construit à Esneux en 1904-1905 par Paul Saintenoy, architecte de renommée internationale, pour Jean-Édouard-Jules Van Parys, gendre d’Ernest Solvay. , le château, placé sur une hauteur, comme c'est d'ailleurs le cas pour la plupart des châteaux, surplomberait , selon le folklore local, l'église du village. Occupé par l’armée allemande à la mort de son propriétaire (1915), puis devenu en 1923 propriété de François Paul Lefévre, ingénieur en Chine, il est à nouveau réquisitionné durant la Seconde Guerre mondiale. Il est classé comme monument depuis le 1986. En 1964, à la suite du départ des enfants de François Paul Lefévre, le château n'est plus habité. La famille déménage dans une maison annexe. Le château est alors loué à l'association du père Pire (prix Nobel de la paix 1958) pour loger les réfugiés venant des pays de l'Est (association au nom de : Aide aux Personnes Déplacées). À la suite du décès des propriétaires dans les années 1970, il devient la propriété de la commune d’Esneux en 1982. Ce monument en péril est inscrit sur la liste de l’Institut du Patrimoine wallon en 1999 afin de lui trouver une affectation. Acheté par un richissime homme d'affaires hollandais, Arthur Paes, le château rénové est désormais la demeure privée du nouveau propriétaire qui a reçu un subside de 1.321.915 euros de la Région wallonne sur l'avis de l'Institut du Patrimoine wallon pour la restauration de l'extérieur du bâtiment. Les travaux ont mis un terme à une mobilisation sans précédent dans la commune, mouvement orchestré par le conseil d'administration de l'Asbl château Le Fy (650 membres) qui a travaillé depuis 1994 afin de trouver une solution réaliste à cette problématique. Le 23 mai 2006, l'Asbl, qui n'avait plus d'objet, a été officiellement dissoute. L'actif net fut cédé au propriétaire pour l'affecter aux travaux de rénovation du château. Selon le folklore local, la tour du château aurait inspiré Walt Disney pour l'architecture du château de La Belle au bois dormant à Disneyland. Il aurait en effet remarqué son élégant clocher sur une photo prise par un soldat américain en 1944. Le château de Neuschwanstein construit par Louis II de Bavière est une option plus probable.
Jack PC Le Jack PC est un PC intégré dans une prise ethernet murale. Son alimentation est fourni par ethernet Power over Ethernet (IEEE 802.3af) (voir aussi IEEE 802.3) Ses connectiques :
Mariner Le nom Mariner peut désigner :
Tetsuo Hamuro Tetsuo Hamuro (), né le et décédé le , était un nageur japonais. Biographie. Tetsuo Hamuiro apparaît dans les palmarès lors d'une compétition nationale universitaire japonaise en 1935. Il remporta la médaille d'or en natation sur 200 mètres brasse lors des Jeux olympiques d'été de 1936 à Berlin. Il fut également le tenant du record du monde sur 100 mètres et 200 mètres brasse, mais le 100 mètres brasse ne figurait pas au programme olympique à Berlin. Entre 1935 et 1940, il ne fut jamais battu sur une course nagée en brasse et enleva 10 dix titres nationaux. Il se retira invaincu pour rejoindre l'armée.
Grand projet de renouvellement urbain Le grand projet de renouvellement urbain ou GPRU est une opération de renouvellement urbain (ORU) menée à Paris. Cette opération a été lancée par le comité interministériel des villes (CIV) du . Le GPRU relève de la politique de la ville. Il vise à requalifier et à mieux intégrer dans la ville des quartiers périphériques, caractérisés par un taux de chômage plus élevé et des revenus plus faibles que le reste de la ville. Il agit dans plusieurs domaines : Secteurs concernés. Le GPRU s'applique à 13 sites :
Direct3D Direct3D est une bibliothèque logicielle de la série Microsoft DirectX. Direct3D est utilisé uniquement dans les multiples systèmes d'exploitation Windows de Microsoft (Windows 95 et au-delà), ainsi que dans la Xbox. Direct3D sert à créer des graphismes en trois dimensions pour les applications où la performance est importante, comme les jeux vidéo. Direct3D permet également à des applications de fonctionner en plein écran, plutôt qu'intégrées dans une fenêtre, bien qu'elles puissent toujours tourner dans une fenêtre si elles sont programmées pour cette utilisation. Direct3D utilise l'accélération matérielle si elle est disponible à travers une carte graphique. Direct3D est une API 3D. C'est-à-dire qu'elle contient un grand nombre d'instructions pour l'affichage 3D, et très peu pour l'affichage 2D. Microsoft effectue des mises à jour continuelles de Direct3D pour permettre l'exploitation des dernières technologies disponibles sur les cartes graphiques 3D. Direct3D fournit une émulation logicielle complète pour les calculs concernant les sommets ("vertex" en anglais), mais aucune émulation logicielle pour les calculs concernant les pixels pour les fonctionnalités non disponibles au niveau matériel. Par exemple, si un logiciel programmé avec Direct3D nécessite des pixel shaders et que la carte graphique de l'ordinateur de l'utilisateur ne fournit pas cette fonctionnalité, Direct3D ne l'émulera pas. En conséquence, le programme s'arrêtera probablement avec un message d'erreur. Les concurrents de Direct3D sont les bibliothèques respectant le standard OpenGL. Il y a de nombreuses fonctionnalités et problèmes sur lesquels les partisans de l'une ou l'autre API sont en désaccord. Historique des versions. Direct3D a été introduit avec la version 3.0 de DirectX. À l'origine il s'agissait principalement d'un moteur de rendu du type "scene graph" plutôt haut niveau avec une accélération logicielle performante, accompagnée d'une base très bas niveau basée sur les "execute buffers". Aucune des deux n'a vraiment trouvé son public auprès des développeurs qui soit préféraient écrire leur propre gestion de scène adaptée à leur jeu ou héritée de leur moteur logiciel de 3D, soit trouvaient les "execute buffers" plutôt abscons. La version 4.0 de DirectX n'a pas été publiée, laissant place directement à la version 5. Direct3D 5.0 a apporté un "maquillage" des "execute buffers" qui a été très décrié, sous forme de commandes de tracé de primitives ("drawprimitive") qui semblaient plus rationnelles pour le programmeur lambda. Direct3D 6.0 était une amélioration de Direct3D 5 avec des nouveaux concepts comme le "multitexturing" (qui avait d'abord fait son apparition dans OpenGL et utilisé par des jeux comme "Quake II") ou encore l'environnement "bumpmapping". Les formats de texture compressés inventés par S3 () ont été intégrés dans Direct3D et adoptés par tous les fondeurs de CPU 3D. Dans la version 7.0 de Direct3D, un format de texture spécifique (DirectDraw Surface) a été introduit. La version est également la première version de Direct3D à supporter les fonctions matérielles de "transformed and lighting" des nouvelles cartes graphiques GeForce 256. (La notion de "accelerated transform and lighting" existait depuis longtemps dans les stations de travail graphique qui utilise par exemple la version professionnelle de OpenGL). D'autres notions ont fait leur apparition comme le "cubemapping" (permettant de simuler les réflexions d'élément sphériques). Si Direct3D a longtemps été considéré comme difficile à utiliser, la version 8.0 de DirectX a résolu beaucoup de problèmes d'utilisation que redoutaient les programmeurs et elle est rapidement devenue une API de choix pour le développement de jeux sous Windows (OpenGL conservant son monopole sur les autres plateformes). Direct3D 8 contenait beaucoup de fonctionnalités très puissantes pour l'affichage 3D, comme les "vertex shaders", les "pixel shaders". Cette version a également inclus dans la bibliothèque de programmation de base pour la console Xbox, qui incluait la Geforce 3, la première puce graphique à implémenter matériellement les "pixels" et "vertex shaders". À la sortie de la version 9.0 de DirectX, Direct3D a été intégré dans un composant logiciel appelé Direct Graphics. Direct Graphics était supposé être une combinaison de DirectDraw et Direct3D, mais n'était en réalité que Direct3D avec quelques fonctionnalités de DirectDraw en plus. La plupart des utilisateurs se réfèrent toujours à Direct Graphics en l'appelant Direct3D. Ce nom a été abandonné quelque temps après son introduction par Microsoft. La version 9.0 de Direct3D a ajouté une nouvelle version du "High Level Shader Language", avec le soutien du "High dynamic range lighting" grâce à une précision des "shaders" accrue et des formats de texture à virgule flottante. Il a introduit également la possibilité d'utiliser plusieurs surfaces de rendu simultanées (MRT), et l'indexation des sommets ("index buffers"). La version 10 représente une importante fracture avec les anciens modèles, en abandonnant la compatibilité avec les anciennes versions, reposant principalement sur la simplicité de programmation et apportant un lot important de nouvelles fonctionnalités comme les "geometry shaders" et un meilleur "instancing". Cette version de Direct3D n'est disponible et compatible qu'avec Windows Vista. Une version 11 a été annoncée pour 2009. La Release Candidate de Windows 7 intègre un soutien D3D11. D3D11 apporte un soutien de la tesselation, du rendu par processus léger, et des "" concurrençant le CUDA de Nvidia, l'ATI Stream et l'OpenCL. Outils en relation. DirectX est fourni avec D3DX, une bibliothèque d'outils conçue pour effectuer les calculs mathématiques courants et plusieurs tâches plus compliquées, telles que la compilation ou l'assemblage de texturage utilisés pour la programmation 3D graphique. Il inclut également plusieurs classes qui simplifient l'utilisation de modèles 3D et, par exemple, les systèmes de particules. D3DX est fourni comme une bibliothèque de lien dynamique (DLL) ou comme une bibliothèque statique (c'est-à-dire incluse dans l'exécutable). DXUT (également appelé en anglais "sample framework") est une couche établie par-dessus l'API Direct3D. Cette couche est conçue pour aider le programmeur à passer moins de temps avec des tâches répétitives, telles que créer une fenêtre, créer un device, traiter les messages de Windows et manipuler les événements du device.
Olympiades (quartier parisien) Les Olympiades (1969-1977) sont l'opération immobilière la plus emblématique des théories urbanistiques appliquées à la rénovation urbaine du secteur Italie 13 à Paris. Conçu par l'architecte en chef Michel Holley assisté par André Martinat, cette "ville dans la ville" comprend six tours de logement privé (Sapporo, Mexico, Athènes, Helsinki, Cortina et Tokyo), deux tours de logement ILN (Londres et Anvers), trois immeubles HLM en forme de barres (Rome, Grenoble et Squaw Valley), ainsi que des commerces (galerie Mercure et centre commercial Oslo) et des bureaux (Olympie, Oslo). S'y trouvent également des équipements publics, à savoir le Stadium, l'école maternelle Les Olympiades et la crèche collective municipale du Javelot. L'îlot est bordé par les rues Baudricourt et de Tolbiac au nord, la rue Nationale à l'est, la rue Regnault au sud et l'avenue d'Ivry à l'ouest. La dalle des Olympiades, construction autonome sur plusieurs niveaux dans laquelle on trouve des réseaux ainsi que des parcs de stationnement, est accessible aux piétons par plusieurs accès: l'un au nord-ouest à l'angle des rues Baudricourt et de Tolbiac, l'un au nord sur la rue de Tolbiac juste en face de l'Université du même nom, un autre sur la rue Nationale, un accès depuis la rue Regnault et enfin un dernier depuis l'avenue d'Ivry. L'accès des véhicules se fait par deux rues souterraines, la rue du Disque et la rue du Javelot. Une station de la ligne 14 du métro, Olympiades, l'arrêt Porte d'Ivry du tramway francilien ainsi qu'un ensemble de lignes de bus lient le quartier au réseau de transports communs régional. Naissance et évolution. Dans les années 1950 l'architecte Raymond Lopez réalise une enquête sur îlots susceptibles d'être rénovés dans la capitale. Ce travail s'inscrit dans un travail collectif qui donne lieu à un ensemble de décrets le visant à organiser la rénovation urbaine du pays. Il participe également à la promulgation du Plan d'urbanisme directeur de Paris en 1967 en sachant que le plan était en réalité effectif depuis 1961. Michel Holley, collaborateur de longue date de Raymond Lopez, avec qui il travaille sur le quartier du Front de Seine dans le , constitue l'atelier de rénovation urbaine de la Soteru dont il est architecte en chef aux côtés d'Albert Ascher urbaniste en chef. Il travaille alors avec la SNCF, propriétaire des terrains de la gare de marchandises des Gobelins (1903), raccordée à la petite ceinture ferroviaire de Paris. En échange de la livraison d'une nouvelle gare enterrée sur deux niveaux, la SNCF a cédé les droits à construire en sursol et en périphérie à l'Office public HLM de Paris et à la Société de Nationale de Construction (SNC). Rachetée par la banque Rothschild, cette entreprise de gros œuvre a ensuite revendu l'ensemble des droits à construire correspondant au volet privé de l'opération à la SAGO (Société d'aménagement de l'îlot Gobelins Nord), entité juridique dédiée à l'opération et contrôlée par la banque Rothschild. Seul le niveau supérieur de la nouvelle gare était desservi par le rail, celui inférieur faisant office d'entrepôt. Le permis de construire des Olympiades (îlot Gobelins Nord) est déposé en , définitivement approuvé en , donnant lieu à la délivrance du permis de construire de cet îlot ainsi que celui d'Italie-Vandrezanne (Galaxie). Les premiers terrassements commencent en 1970 et la livraison des trois premières tours (Sapporo, Mexico, Athènes) a lieu en 1972. Les tours Helsinki, Cortina et Tokyo seront livrées en 1976. En , à la suite de la mort de Georges Pompidou et l'arrivée au pouvoir de Valéry Giscard d'Estaing, le plan d'urbanisme du secteur Italie est remis en cause et occasionne l'annulation du permis de construire de la tour Apogée. En réalité Olivier Guichard, ministre de l'Equipement et du Logement avait rédigé une circulaire le qui allait sonner la fin de la réalisation de grands ensembles en France et les formes urbaines qui y sont généralement associées. Dans ce contexte qui donnera lieu à la loi Barre de 1977 qui va marquer un désengagement de l'État de la construction de logement social avec le passage de l'aide à la pierre à l'aide à la personne, l'urbanisme de dalle des Olympiades n'est plus d'actualité. Cédée par la SNCF à RFF en 2005, la gare, dont l'activité ferroviaire a cessé en 1992, a été reconvertie en plateforme logistique du commerce asiatique. Aux deux niveaux de sous-sol de la gare, se superpose un niveau de voirie souterraine (rues du Disque et du Javelot) livrant accès aux différents immeubles et aux parkings. La métaphore Olympique. Tous les immeubles portent le nom d'anciennes villes hôtes des Jeux olympiques d'hiver ou d'été, idée de la société de promotion SGII, qui profita de l'organisation la même année des Jeux olympiques d'hiver par la ville de Grenoble. Dans le même esprit, les rues souterraines portent les noms de disciplines athlétiques, comme la rue du Disque et la rue du Javelot. Le stadium, un complexe omnisports devant permettre la pratique d'une vingtaine de disciplines, a en effet tenu lieu d'argument marketing choc lors de la vente des appartements des tours de logement privé, comme en témoignent les plaquettes publicitaires. Mais le complexe, composé d'une piscine et patinoire fut rapidement fermé et resta longuement abandonné en tout ou partie, au grand dam des habitants. Cette zone du « Stadium » fut ensuite occupée par différents équipements : un bowling, une salle de squash, une synagogue et une salle de sport privée. Restructurée et réhabilitée, cette zone accueille de nos jours un gymnase municipal polyvalent. Immeubles non construits. Le plan originel comprenait deux tours de copropriété qui n'ont jamais vu le jour, à savoir Melbourne (trame 4x4) et Los Angeles (trame 4x8), et qui devaient prendre place le long de la rue Nationale. Architecture. L'ensemble immobilier est issu des nombreuses recherches de Michel Holley avec Raymond Lopez visant à réaliser des rénovations urbaines de grande ampleur, en s'appuyant sur la théorie de l'urbanigramme qui met en relation les volumes, les hauteurs et les surfaces et développe un gabarit. « L'urbanigramme est un système, un outil théorique, une image caractéristique. Il permet l'analyse d'un choix et de ses conséquences ». Architecture modulaire. En réalité toutes les tours sont issues d'un module unique de dimensions 600 x qui assemblés 4 par 4 donnent les tours Athènes et Cortina, 4 par 6 les tours Mexico et Sapporo et 4 par 8 les tours Helsinki et Tokyo. Ce module unique se retrouve en façade par la mise en œuvre de panneaux préfabriqués de béton armé sablé à la modénature particulière issue de la figure géométrique du paraboloïde hyperbolique, dont la composition comprend du silex, du granit ou du basalte. Les bâtiments dédiés au logement social, même si leur modénature diffère de celle des copropriétés, ont été conçus avec la même rigueur géométrique que l'on retrouve dans la répétitivité des façades et se distinguent par une trame davantage verticale. Le centre commercial Mercure et ses « pagodes ». La forme des toitures des commerces qui est souvent associée à la population asiatique de l'arrondissement a en réalité une tout autre origine : Mixité sociale. L'originalité des Olympiades réside également dans une mixité sociale exemplaire, inhérente au montage financier de l'opération. Appartements en accession libre ou aidée, appartements en location privée, logements sociaux de type HLM ou ILN, ateliers d'artistes en duplex... La diversité de l'offre résidentielle a engendré cette mixité, rare dans des ensembles de taille comparable. Contrairement aux idées reçues, le poids démographique de la population d'origine asiatique est bien moindre que celui économique. Les logements sociaux sont tous gérés par le bailleur social parisien Paris Habitat. Répartition des logements. Les tours et barres des Olympiades sont constituées d'environ 3400 logements à la fois privés et sociaux avec la répartition suivante: Avenir de la dalle. L'excellente desserte de la dalle des Olympiades par les transports en commun (ligne 14 du métro au nord et tramway des Maréchaux au sud) dope son attractivité résidentielle. La dalle tire désormais parti de liens resserrés avec le nouveau quartier latin de Paris Rive Gauche. Quarante ans après sa mise en service, son vieillissement nécessitera cependant, comme au Front de Seine, d'importants travaux de réfection. Bien que très fréquentée et assumant de fait une fonction d'espace public, la dalle des Olympiades demeure un espace de droit privé, contrairement aux dalles publiques du Front de Seine et de la Défense. Son statut de "voie privée ouverte à la circulation publique" ouvre néanmoins droit à Paris au versement annuel d'une subvention municipale, diminuant d'autant les coûts d'entretien. L'avenir de ce quartier, , se joue à l'échelle du Grand Paris, étant donné sa valeur de centralité et son fort potentiel d'attractivité. Mais il dépend en partie de l'évolution du statut juridique de la dalle. La Gare des Gobelins fait l'objet de l'attention de la ville de Paris qui en a fait l'un des sites de Réinventer Paris II. L'Association syndicale libre des Olympiades a fait réaliser en 2017 une étude urbaine et programmatique et accompagne les évolutions futures du quartier. Dans la culture. La fortune cinématographique des Olympiades doit beaucoup à l'originalité de l'architecture et à l'insertion de ce grand ensemble dans le quartier chinois du triangle de Choisy. Elles sont par ailleurs l'un des décors du roman de Michel Houellebecq "La Carte et le Territoire":
Steamboat Round the Bend est un film américain en noir et blanc réalisé par John Ford, sorti en 1935. Synopsis. Un jeune homme a tué un homme en légitime défense pour sauver la femme qu'il aime. Il avoue son crime à la justice et se retrouve condamné à mort. Comment le sauver ?
GPRU
Commission nationale consultative des droits de l'homme Fondée en 1947 à l'initiative de René Cassin, la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) est l’institution nationale française de protection et de promotion des droits de l’homme, accréditée de statut A auprès des Nations unies. En droit français, elle est assimilée à une autorité administrative indépendante, dotée d’une mission de conseil auprès des décideurs publics en matière de droits de l’homme et de droit international humanitaire, et d’une mission de contrôle des engagements internationaux de la France en ces matières. La CNCDH a quatre mandats de Rapporteur national indépendant. Elle évalue : La CNCDH est également la Commission de mise en œuvre du droit international humanitaire au sens du CICR. Caractéristiques. Indépendance. Conformément aux principes définis par la résolution /134 de l’Assemblée générale des Nations unies du 20 décembre 1993, dits « Principes de Paris », et tel que réaffirmé dans la loi du 5 mars 2007, la CNCDH agit en toute indépendance. Elle ne peut recevoir aucune instruction de la part des pouvoirs publics constitutionnels. Pluralisme. Sa composition pluraliste, qui associe personnalités qualifiées et représentants de la société civile, permet de refléter la diversité des opinions sur les questions liées aux droits de l’homme. Tous les droits de l'homme. Les droits de l'homme sont universels, indissociables et interdépendants. La CNCDH s'occupe de tous les droits de l'homme sans distinction. Composition. Les membres de la CNCDH sont nommés par décret du Premier ministre, après l’avis d’un Comité composé du Vice-président du Conseil d’État, du Premier président de la Cour de cassation et du Premier président de la Cour des comptes, qui est rendu public. La CNCDH est composée de : La CNCDH était présidée, jusqu'au 23 novembre 2018, par Christine Lazerges, puis par Jean-Marie Delarue entre le 11 avril 2019 et le 31 octobre 2019, date à laquelle il démissionne. Jean-Marie Burguburu est nommé président par arrêté du . La CNCDH est dotée d’un Secrétariat général, dirigé par Magali Lafourcade, magistrate nommée par le Premier ministre (2016-). Le Secrétariat était précédemment dirigé par Michel Forst (2005-2016). Modes d'action sur la scène nationale. La CNCDH rend des avis soit sur saisine du Premier ministre ou de tout autre membre du Gouvernement, soit par auto-saisine.  Elle agit en force de proposition, pour apporter sa contribution à l'élaboration de projets de lois, propositions de loi ou projets de règlement, et en réaction à des actions initiées par le Gouvernement ou des lois votées par le parlement. Les avis sont débattus, amendés et adoptés en assemblée plénière puis publiés au Journal officiel de la République française et largement diffusés. Elle s'exprime également par des déclarations soumises en assemblée plénière. Les travaux parlementaires font régulièrement référence aux travaux de la CNCDH. En tant que Rapporteur national indépendant sur la lutte contre le racisme sous toutes ses formes, sur la lutte contre la traite et l’exploitation des êtres humains, sur la mise en oeuvre des Principes directeurs des Nations unies relatifs aux entreprises et aux droits de l'Homme et sur la lutte contre haine et les discriminations anti-LGBT, la CNCDH produit des rapports périodiques et mène des événements de sensibilisation à ces thématiques. La CNCDH est aussi Commission de mise en œuvre du droit international humanitaire. Depuis 2014, elle est également membre de la Plateforme nationale d’actions globales pour la Responsabilité sociétale des entreprises (Plateforme RSE), et depuis 2016 du UN Global Compact France. Depuis 1988, elle remet chaque année le Prix des droits de l'homme de la République française à cinq associations. Prises de position. Jean-Marie Delarue, président de la Commission nationale consultative des droits de l'homme, estime en avril 2019 que les libertés fondamentales sont en très mauvais état en France. Il met en garde contre l'inflation de lois nouvelles, depuis la Loi Peyrefitte de 1981, qui vise à restreindre les libertés au prétexte de la sécurité. Il estime ainsi qu'avec l'état d'urgence permanent, et la « loi anticasseurs », . Il constate que la garde à vue de Gaspard Glanz s'inscrit dans un contexte plus général de restriction des libertés fondamentales en France. La CNCDH indique en juillet 2019 souscrire à l'objectif de la proposition de loi contre les contenus haineux sur Internet, mais juge cependant la proposition de loi et appelle à la revoir intégralement. Modes d’action sur la scène internationale. Nations unies. En sa qualité d’Institution nationale des droits de l’homme, accréditée par les Nations unies, la CNCDH interagit avec l’ensemble des organes des traités des Nations unies, concourant ainsi au contrôle des engagements internationaux de la France en matière de droits de l’homme. Elle agit par le biais de contributions écrites, d’auditions et de rencontres avec les experts des organes des traités. Concernant la Convention internationale sur les droits des personnes handicapées, la CNCDH est l’un des acteurs du mécanisme français de monitoring, fondé sur l’article 33 de la Convention des Nations unies. Elle participe également à l’Examen périodique universel. Conseil de l'Europe. Elle interagit également avec les organes du Conseil de l'Europe. Elle formule des tierces interventions sur des cas d’espèces emblématiques devant la Cour européenne des droits de l’homme et suit l’exécution des arrêts par la France, en formulant au besoin des communications adressés au Comité des ministres. Réseaux. Réseau international. La CNCDH est membre de l'Alliance mondiale des Institutions nationales des droits de l'homme "GANHRI" (Global Alliance of National Human Rights Institutions). Jusqu’en 2016, elle était membre du bureau de GANHRI. La CNCDH, par le biais de la Secrétaire générale, Magali Lafourcade, est l’un des quatre membres régionaux du Sous-comité des Nations unies d’accréditation des Institutions nationales de promotion et de protection des droits de l’homme. Réseau francophone. La CNCDH assure le secrétariat de l’Association francophone des Commissions nationales des droits (AFCNDH). Historique. Un arrêté du ministre des Affaires étrangères du donnait naissance à la Commission consultative pour la codification du droit international et la définition des droits et devoirs des États et des droits de l’homme, placée sous la présidence de René Cassin, juriste du général de Gaulle à Londres, Compagnon de la Libération. Très vite appelée Commission consultative de droit international, puis Commission consultative des droits de l’homme, elle est composée de dix membres (diplomates, magistrats, avocats, universitaires). Dès le 16 juin 1947, René Cassin met à l'étude un projet en 45 articles d'une Déclaration universelle des droits de l’homme, dont la version finale sera adoptée le 10 décembre 1948 par l'Assemblée générale des Nations unies réunie au Palais de Chaillot, à Paris et dont le cinquantième anniversaire a été célébré en 1998. Sa deuxième tâche sera de participer à la création de la Commission des droits de l’homme des Nations unies, dont la Commission consultative française deviendra l'un des premiers relais nationaux. La Commission consultative ouverte à d'autres experts et aux représentants de six ministères préparera les positions françaises concernant toutes les questions relevant des droits de l’homme dans les instances internationales particulièrement lors de l'élaboration des Pactes et Conventions. Elle émettra des vœux ou recommandations sur des sujets d'intérêt national et fonctionnera avec quatre groupes de travail à partir de 1952. Elle élargira son champ de compétence jusqu'à la disparition, le 20 février 1976, de son président, René Cassin, Prix Nobel de la Paix, enterré au Panthéon. Le 30 janvier 1984, la Commission consultative des droits de l’homme est réactivée sous la présidence de Nicole Questiaux, ancienne ministre, conseillère d’État. Elle assiste de ses avis le ministre des Relations extérieures quant à l'action de la France en faveur des droits de l’homme dans le monde et particulièrement au sein des organisations internationales. Le 21 novembre 1986, sa compétence portant sur les questions internationales relatives aux droits de l’Homme est étendue au plan national. La Commission est rattachée au secrétariat d’État chargé des droits de l’homme auprès du Premier ministre. Nommée pour deux ans, elle est composée de quarante membres. Elle est présidée par Jean Pierre-Bloch, ancien ministre. Le 31 janvier 1989, la Commission nationale consultative des droits de l’Homme est directement rattachée au Premier ministre. Elle se voit attribuer la faculté d’auto saisine pour toutes les questions de sa compétence. Elle réunit 70 membres et sa présidence est assurée en avril 1989 par Paul Bouchet, ancien bâtonnier du barreau de Lyon, conseiller d’État. Le 13 juillet 1990, la Commission reçoit sa consécration législative à l’occasion du vote de la loi tendant à réprimer tout acte raciste, antisémite ou xénophobe qui lui confie la tâche de présenter un rapport annuel. Le 9 février 1993, le statut de la Commission, expressément reconnue comme « indépendante », est mis en conformité avec les principes directeurs concernant le statut et le rôle des Institutions nationales de protection et de promotion des droits de l’homme adoptés par les Nations unies. Le 18 mars 1996, Jean Kahn est nommé président de la Commission qui intègre de nouveaux membres. Le 11 septembre 1996, la mission de la Commission est élargie aux situations humanitaires d’urgence, aux dispositifs permettant de faire face à ces situations et à l’application du droit international humanitaire. Le 10 mai 1999, Pierre Truche, premier président honoraire de la Cour de cassation, est nommé président de la Commission, qui s’enrichit de nouveaux membres et le 22 octobre 1999, une circulaire du Premier ministre est publiée au Journal officiel dans laquelle Lionel Jospin indique : . Le 15 décembre 2000, Alain Bacquet, président de section honoraire au conseil d’État est nommé président de la Commission après la démission de Pierre Truche, appelé à d’autres fonctions. Le 27 septembre 2002, Joël Thoraval, préfet honoraire et président du Secours catholique, est nommé président de la CNCDH. Joël Thoraval est renouvelé en 2005 dans ses fonctions de président de la CNCDH. Le Président de la République promulgue la loi du 5 mars 2007 adoptée à l’unanimité par le Parlement et qui dispose : Le bâtonnier Yves Repiquet est nommé président de la CNCDH en 2009. Christine Lazerges lui succède en 2012, jusqu'au 23 novembre 2018. Le 11 janvier 2018, son siège déménage du 35, rue Saint-Dominique au 20, avenue de Ségur, Paris 7e. Le 11 avril 2019, Jean-Marie Delarue est nommé président de la Commission par arrêté du Premier ministre. Il démissionne le 31 octobre 2019, soit un peu plus de 6 mois après sa nomination. Le conseiller d'Etat avait proposé un projet de réforme des méthodes de travail qui avait été rejeté. Par arrêté du Premier ministre en date du 31 janvier 2020, Jean-Marie Burguburu, ancien président du Conseil National des Barreaux, est nommé président de la Commission. Publications. Comme vu à l'historique depuis la loi du 13 juillet 1990, la CNCDH remet chaque année au Gouvernement un rapport qui dresse un état des lieux du racisme, de l’antisémitisme et de la xénophobie en France. Le rapport fait également état des moyens mis en œuvre et émet des recommandations.
Georges Trillat Georges Trillat est un comédien français né le à Paris.
George Swindin George Swindin (né le 4 décembre 1914 - mort le 27 octobre 2005) était un footballeur anglais devenu entraîneur. George Swindin fut gardien de but lors de sa carrière de joueur. Il devient professionnel en 1934 et défendit les couleurs de Bradford City AFC avant de rejoindre Arsenal FC en 1936. Il gagne le titre de champion avec les Gunners en 1938. La Seconde Guerre mondiale met sa carrière sportive entre parenthèses, mais est à nouveau présent dans les buts d'Arsenal pour le titre de 1948. Il quitte les Gunners en 1953 après avoir disputé 297 matches pour Arsenal. Il rejoint alors Peterborough United FC avec un statut d'entraîneur-joueur. Swindin retrouve ses Gunners en 1958 en devenant l'entraîneur du club. Il reste en poste quatre saisons puis démissionne. Il rejoint alors Norwich City FC pendant cinq mois puis Cardiff City FC de 1962 à 1964.
Jean-Pierre Durand (acteur) Jean-Pierre Durand est un acteur français, né en 1954. Biographie. Jean-Pierre Durand débute à Mantes-la-Jolie sur les planches du Théâtre du Mantois, dirigé par Jean-Charles Lenoir, dans "Un otage" de Brendan Behan. La compagnie devient professionnelle et il y débute dans une création : "Tu claques la langue, ça fait des bulles". Filmographie. Cinéma. Il a travaillé avec des réalisateurs tels que Gérard Oury, Dominique Cabrera ou François Velle. Télévision. On a pu le voir dans des réalisations de Daniel Losset, Laurence Carcélès, Olivier Langlois, Jean Baronnet, Josée Dayan, Pierre Tchernia...
Match Point est un film américano-britannique dramatique réalisé par Woody Allen et sorti en 2005. Les acteurs principaux sont Jonathan Rhys Meyers, Scarlett Johansson, Emily Mortimer, Matthew Goode, Brian Cox et Penelope Wilton. Le personnage central, interprété par Rhys Meyers, se marie avec une femme riche, issue d'une famille noble. Cependant, son nouveau statut est mis à mal par la liaison qu'il entretient avec l'ex-petite amie de son beau-frère, jouée par Scarlett Johansson. Le film traite de la morale, de la cupidité, du désir, de l'argent et, surtout, de la chance. Ces thèmes rapprochent, selon les critiques, "Match Point" de "Crimes et Délits", du même réalisateur et sorti en 1989. Le film a été réalisé et filmé à Londres car l'équipe d'Allen n'arrivait pas à trouver les financements nécessaires pour effectuer le tournage à New York. Le contrat l’obligea également à composer un essentiellement britannique. Woody Allen fut alors contraint de réécrire une partie du scénario originel. Les critiques aux États-Unis se réjouirent du fait que le film soit tourné au Royaume-Uni, et considérèrent ce long-métrage comme un retour en forme pour Allen. Les critiques britanniques furent moins enthousiastes. Cela n'empêcha pas le film d'être sélectionné pour l'Oscar du meilleur scénario original, ce qui constitue la de Woody Allen dans cette catégorie. Synopsis. Jeune professeur de tennis issu d'un milieu modeste, Chris Wilton (Jonathan Rhys-Meyers) se fait embaucher dans un club huppé des beaux quartiers de Londres. Il ne tarde pas à sympathiser avec Tom Hewett (Matthew Goode), un jeune homme de la haute société avec qui il partage sa passion pour l'opéra. Très vite, Chris fréquente régulièrement les Hewett et séduit Chloé (Emily Mortimer), la sœur de Tom. Il fait aussi la connaissance de la ravissante fiancée de Tom, Nola Rice (Scarlett Johansson), une jeune Américaine venue tenter sa chance comme comédienne en Angleterre. Très attiré par elle, Chris cherche aussitôt à la séduire. Dans un moment de faiblesse, Nola lui cède une fois. Elle décide ensuite de repousser ses avances pour préserver sa relation avec Tom qu'elle souhaite épouser. De son côté, Chris continue de fréquenter Chloé et voit sa situation professionnelle et sociale se métamorphoser grâce au père fortuné de celle-ci. Il l'épouse au bout de quelques mois. Parallèlement, Tom quitte Nola, car il veut se marier avec une femme du même milieu social que lui. Nola décide alors de repartir pour l'Amérique afin de mettre ses idées en ordre vu son échec anglais, aussi bien personnel que professionnel. Mais un jour, lors d'une exposition, Chris Wilton retombe sur Nola, revenue en Angleterre. Ils reprennent leur aventure. Chris ment de plus en plus souvent à Chloé, et Nola finit par tomber enceinte. Chris est tiraillé entre un amour pour Chloé dont il n'est pas très sûr et une grande passion charnelle pour Nola. Il confie à un ami ne pas aimer Chloé, mais avoir pris gôut à sa nouvelle vie avec elle. Il promet à Nola qu'il quittera Chloé mais n'en a manifestement pas le courage, ni même l'intention. Nola, finalement enceinte et ne voulant pas avorter (alors que Chris n'arrive pas à avoir d'enfant avec Chloé) menace de tout dévoiler à sa femme s'il ne lui dit pas la vérité lui-même. Chris repousse sans arrêt l'échéance, mais se rend compte qu'il s'est lui-même piégé. Il décide alors de se débarrasser de Nola en échafaudant un plan : après avoir donné rendez-vous à Nola chez elle, Chris entre chez sa vieille voisine de palier (la seule à connaître leur relation, car elle les avait vus ensemble auparavant) et l'abat d'un coup de fusil, dérobé dans sa belle-famille. Il met ensuite l'appartement à sac et s'empare de bijoux et de médicaments de la vieille voisine pour faire croire à un cambriolage lié à la drogue. Alors que Nola vient d'arriver sur le palier, Chris sort et l'abat elle aussi. Peu après, il se rend sur les bords de la Tamise et y jette les bijoux, mais parmi les bagues, l'alliance dérobée à la voisine de Nola, gravée à son nom et à sa date de mariage, rebondit sur le haut du grillage de protection (comme sur le haut d'un filet de tennis) et ne tombe pas dans la Tamise mais sur le sol. On se souvient alors de la voix off introduisant le film : « "Il arrive parfois que la balle frappe le dessus du filet et reste quelques instants en équilibre ; avec un peu de chance elle passe, parfois elle ne passe pas et on perd" ». <br> De retour dans la maison familiale, Chris remet le fusil en place, manquant plusieurs fois d'être découvert par Chloé. Pendant ce temps, la police mène son enquête et en vient à interroger Chris. Celui-ci nie avoir revu Nola depuis son départ d'Angleterre, mais celle-ci tenait secrètement un journal intime, retrouvé par la police, où le jeune homme est souvent mentionné. Désemparé (du moins en apparence), Chris avoue aux deux inspecteurs qu'il avait bien une liaison avec elle, mais nie être impliqué dans le meurtre et les prie de ne pas en parler à sa femme. Les policiers semblent convaincus et touchés par sa sincérité ; cependant, une nuit, l'inspecteur chargé du dossier a une révélation : il comprend que Chris est l'assassin et voit comment il s'y est pris. Mais le lendemain, l'alliance gravée de la vieille voisine restée sur le bord de la Tamise est retrouvée dans la poche du cadavre d'un drogué tué dans la nuit par une fusillade, près de chez Nola. Les policiers pensent y voir une preuve de l'innocence de Chris. L'inspecteur doit se rendre à la raison : il ne réussira pas à convaincre ses collègues policiers de la culpabilité de Chris et renonce à poursuivre ses investigations. Chris, quant à lui, savoure sa victoire et sa chance : débarrassé du danger que représentait Nola, il semble promis au plus bel avenir, tandis que lui et Chloé ont leur premier enfant. Il devra cependant vivre avec sa culpabilité. Production. Développement du projet. Le scénario original se situait à la base dans les Hamptons, une région huppée du nord-est de Long Island dans l'État de New York. Mais lorsque Woody Allen a réussi à trouver le financement nécessaire pour le film, l'action se transféra vers Londres. Le film a été en partie financé par BBC Films qui exigea que le film, tourné au Royaume-Uni, réunisse un et une équipe de tournage essentiellement britanniques. Allen accorda retrouver la même créativité à Londres qu'aux États-Unis. Il se plaint du fait que les studios américains ne veulent pas tourner des longs-métrages à petits budgets : « Ils veulent seulement faire des avec un budget de 100 millions de dollars et qui en rapportent 500 millions ». Des modifications ont dû être effectuées à la suite du désistement de dernière minute de Kate Winslet, qui était prévue pour jouer le rôle de Nola Rice. Elle se retira en effet une semaine avant le début du tournage. Scarlett Johansson fut alors contactée pour jouer ce rôle. Elle accepta mais son rôle dut être réécrit pour que Nola Rice prenne les traits d'une Américaine. Selon Woody Allen, « ce ne fut pas un problème, il m'a fallu environ une heure pour modifier le scénario ». Le tournage de "" a eu lieu à Londres à l'été 2004 et a duré sept semaines. De célèbres monuments comme le , le « Cornichon » de Norman Foster, officiellement le , le de Richard Rogers, le , le Palais de Westminster, le ou le servent de toile de fond à l'intrigue. Les scènes sur les courts de tennis ont lieu au Queen's Club où se tient chaque année le tournoi de tennis du Queen's. Un des amphithéâtres du campus de l'université de Westminster a également été utilisé. Bande-son. La bande-son du film est principalement composée d'enregistrements d'opéras sur des disques 78 tours datant d'avant la Première Guerre mondiale. Il s'agit d'arias chantées par le ténor italien Enrico Caruso. C'est la première fois, malgré ses goûts musicaux variés, que Woody Allen utilise de l'opéra pour mettre en musique l'un de ses films. Il utilisait avant seulement l'opéra comme marqueur de la classe sociale de ses personnages, comme dans "Maris et Femmes" en 1992, tandis que dans , toute la musique est basée sur l'opéra. Dans ce long-métrage, la musique commente avec ironie les actions des personnages. En outre, étant donné le statut de Wilton, introverti et amateur d'opéra, cela montre qu'il se dégage de son crime. La scène de l'assassinat, d'une durée de dix minutes et qui constitue le moment phare du film, est mise en musique par un extrait de l'acte II de l'opéra "Otello" de Giuseppe Verdi. Il s'agit d'un dialogue entre Otello et Iago. Cette utilisation est atypique car il s'agit d'un dialogue dramatique dans lequel les mots sont aussi importants que la musique et non une aria comme il est fréquent de trouver au cinéma. Les spectateurs plus spécialistes d'opéra noteront que Woody Allen ne respecte pas l'histoire contée dans l'opéra. Ainsi le dialogue dramatique de Verdi laisse place à une autre scène dramatique mais qui n'a pas la même intrigue. Les arias et les différents extraits d'opéra sont principalement des œuvres de Verdi (comme "Macbeth", "La traviata", "Il trovatore" et "Rigoletto"), de Gaetano Donizetti ("L'elisir d'amore"), de Georges Bizet ("Les Pêcheurs de perles"), d'Antônio Carlos Gomes ("Salvatora Rosa"), de Gioachino Rossini ("Guillaume Tell") et d'Andrew Lloyd Webber ("The Woman in White") ; la romance "Una furtiva lagrima" issue de "L'elisir d'amore" de Gaetano Donizetti se répète pendant une grande partie du film et accompagne notamment le générique d'ouverture ; les chansons de Caruso sont agrémentées de réels extraits en son diégétique ; les scènes à l'opéra royal sont interprétées par des chanteurs comme Janis Kelly ou Alan Oke : Accueil. Sortie du film et box-office. ' sort en France le et aux États-Unis le . Lors de sa première semaine d'exploitation en France, le long-métrage cumule entrées. Distribué sur 297 copies, il se classe troisième du classement hebdomadaire derrière "La Légende de Zorro" et '. La semaine suivante, environ spectateurs supplémentaires viennent assister à une diffusion du film. Finalement, après onze semaines d'exploitation, le film compte en France et spectateurs uniquement à Paris et dans sa périphérie. Aux États-Unis, après 10 jours d'exploitation, cumule des recettes supérieures à 3,6 millions de dollars. Par la suite, le film se maintient bien et a, finalement, généré plus de 21 millions de dollars après 9 semaines dans les salles. Dans le reste du monde, les bénéfices sont dénombrés à plus de 63 millions de dollars pour un total de dollars américains d'argent généré. "" est donc considéré comme un succès commercial car les recettes sont 5,68 fois supérieures au budget de 15 millions de dollars. Accueil critique. Le film "Match Point" a reçu, généralement, de très bonnes critiques de la part des médias spécialisés. Woody Allen considère d'ailleurs que ce film est un de ses rares longs-métrages à pouvoir être classé "A-" et ajoute que « c'est sans doute l'un des meilleurs films [qu'il] ait réalisé ». Il ajoute : « Vous savez, c'est en quelque sorte un succès accidentel. Vous savez, j'essaie de rendre tous mes films bons, mais certains sortent du lot. Tout cela, c'est grâce aux acteurs et à la photographie, qui se sont bien pris au jeu ». Les critiques ont été très positives pour le film, notamment aux États-Unis. Au mois de , ', site compilant des critiques provenant de médias américains, a donné une moyenne de 77 % de critiques positives. La société "Metacritic" recense quant à elle une note moyenne de 72 sur 100 en se basant sur 40 notes. "Match Point" a également été l'objet d'études dans le cadre académique. Joseph Henry Vogel indique d'ailleurs que « le film est un modèle du genre dans la remise en cause du modèle économique et social britannique ». Le journaliste Roger Ebert du "Chicago Sun-Times" a attribué au long-métrage la note maximale de 4 étoiles sur 4. Il affirme que « c'est l'un des meilleurs films de Woody Allen depuis 1989 », et ajoute que pour lui, c'est son meilleur long-métrage. Il indique que le film nous maintient dans une « terrible fascination » durant toute sa durée. Le magazine "Empire" a donné la note de 4 étoiles sur 5 possibles jugeant le film comme étant l'un des meilleurs travaux récents du réalisateur new-yorkais et le recommande à tout le monde, même ceux qui ne sont pas fans de Woody Allen. Les critiques au Royaume-Uni furent généralement moins favorables. Le journaliste Philip French du journal "The Observer" a critiqué les dialogues et notamment l'utilisation d'un vocabulaire qui n'est pas propre aux hautes familles londoniennes ainsi que le manque d'humour présent dans le film. Il ajoute que certains acteurs comiques britanniques ont été relégués à des rôles mineurs et qu'ainsi, ils ne pouvaient pas apporter leur humour au long-métrage. Tim Robey, pour , désapprouve le fait que certains considèrent "Match Point" comme un retour en forme de Woody Allen. Il ajoute que le film est basé sur une bonne idée, mais que celui-ci est un peu gâché par le choix de Londres pour le tournage du film. Il indique qu'il « attend toujours le grand retour d'Allen ». Il a de plus critiqué le personnage interprété par Johansson mais ajoute néanmoins que les quelques allusions au tennis ainsi que la scène finale sont bien écrites. Le journaliste Andy Jacobs de la BBC a quant à lui réalisé une critique plus positive. Il donne au film la note de 4 étoiles sur 5 et affirme que c'est le meilleur film de Woody Allen depuis "Harry dans tous ses états" en 1997. Il dit aussi ne pas comprendre les médias britanniques, très virulents envers le choix des lieux de tournage et la manière dont la haute société londonienne est dépeinte. Jacobs loue aussi les performances de Jonathan Rhys Meyers et de Scarlett Johansson. Comme beaucoup de films signés Woody Allen, "Match Point" a été très populaire en France. Allociné, site internet compilant les notes des médias français, fait une moyenne de 4,4 sur 5. Le magazine "Les Inrockuptibles" et son journaliste Jean-Baptiste Morain, ont donné une critique élogieuse du film : « C'est un des films de Woody Allen les plus aboutis ». Morain apprécie également l'idée d'Allen d'aller tourner en Angleterre même s'il trouve que celle-ci est parfois un peu caricaturée. Il souligne lui aussi les performances « impeccables » de Rhys Meyers et Johansson. Ressemblance avec "Une place au soleil". De nombreux spécialistes du monde du cinéma ont comparé le long-métrage au film "Une place au soleil" de George Stevens (d'après le roman "Une tragédie américaine", de Theodore Dreiser, lui même inspiré d'un fait divers réel, le meurtre de Grace Brown.). Sorti en 1951, "Une place au soleil" décrit l'ascension sociale d'un jeune homme ambitieux, pris en étau entre deux femmes, celle qui peut lui permettre d'acquérir la position sociale à laquelle il aspire, et celle, enceinte de lui, qui peut compromettre son avenir. Selon les spécialistes, des éléments du scénario sont semblables et l'intrigue est la même, avec certains rôles qui sont inversés. La scène de la rencontre autour de la table de ping-pong dans "Match point" rappelle celle autour de la table de billard, dans "Une place au soleil". Distinctions. En 2006, est sélectionné sept fois dans diverses catégories mais ne remporte qu'une seule récompense lors de la cérémonie des Goyas espagnols. Le film a également été présenté au Festival de Cannes 2005, mais hors-compétition.
L'Assemblée législative et la chute de la monarchie (1791 - 1792)
Stade Prater
Alberto Ormaetxea Alberto Ormaetxea, né le à Eibar et décédé le à Saint-Sébastien, était un footballeur espagnol devenu entraîneur. Biographie. Il effectue toute sa carrière professionnelle à la Real Sociedad de 1962 à 1972. Il est entraîneur de la Real Sociedad de 1978 à 1985 et remporte deux titres de champion d'Espagne en 1981 et 1982 après avoir été vice-champion en 1980.
Florence Pelly Florence Pelly est une actrice française. Biographie. Au théâtre, elle travaille avec Jean-Louis Martin-Barbaz, Alain Marcel, Bernard Murat, Jérôme Savary… Elle fait également partie de la Ligue d’improvisation française de 1986 à 1993. Au cinéma et à la télévision , elle tourne avec Philippe de Broca, Denis Amar, Jean Chapot, Serge Moati… C’est en 1991 qu’elle s’essaye plus particulièrement à la chanson, en créant le groupe Les Bouchons. Elle explore alors le répertoire de Mireille à Jean Nohain au théâtre de la Potinière et au Théâtre national de Chaillot ainsi qu'en tournée pendant deux ans. Elle joue et chante par la suite dans "Souingue !", "Et Vian ! en avant la zique !" et "C’est pas la vie ?", trois spectacles mis en scène par son frère, Laurent Pelly. En , elle crée son spectacle seule en scène intitulé "J’en ai marre de l'amour !" En 2005, elle joue dans "Secret Défense" de Christian Giudicelli et Jean-Paul Farré, mise en scène de Jean-Marie Lecoq et Anne-Marie Gros. En 2006, elle est dans "Signé Vénus" de Kurt Weill, mise en scène de Jean Lacornerie. L'année suivante, elle retrouve la troupe de "Souingue !" pour une nouvelle création : "Souingue-souingue !". Puis elle retrouve Jean Lacornerie pour "Lady in the Dark" de Kurt Weill. Suit un nouveau cabaret au Théâtre national de Toulouse en 2008, "Menteuse !", et une comédie musicale "Non, je ne danse pas !", mise en scène par Jean-Luc Revol à La Pépinière-Théâtre en 2010. En 2013, elle fait partie de la troupe d"'Anna", spectacle musical d'Emmanuel Daumas d'après le téléfilm de Pierre Koralnik et les musiques de Serge Gainsbourg, aux côtés de Cécile de France.
Soirées de medan
Patrick Lambert (acteur) Patrick Lambert est un acteur français né le à Versailles (France).
Le Mouchard Le Mouchard ("") est un film américain réalisé par John Ford, d'après un roman de l'écrivain républicain irlandais Liam O'Flaherty sorti le . En 1929, Arthur Robison avait déjà réalisé une précédente adaptation du roman : "The Informer" dans une production de la British International Pictures. Jules Dassin tournera un remake, "Point noir (Up Tight)" en 1968. Synopsis. L'Irlande des années 1920... Gypo Nolan est pauvre. Bon bougre, ivrogne et catholique, il est amoureux de Katie, une femme qui se prostitue pour survivre. Se lamentant sur leur sort, Katie remarque une publicité dans une vitrine qui promet l'Amérique pour , selon elle le monde leur appartiendrait s'ils avaient cet argent. Mais Gypo, abattu, reprend sa promenade nocturne et solitaire. Après avoir arraché une affiche offrant de récompense à qui dénoncera Frankie McPhillip, son meilleur ami, militant de l'IRA pourchassé par la police, il finit par céder à l'appât du gain et informe la police du retour de Frankie auprès des siens. Celui-ci est abattu lors de la tentative d'arrestation. Gypo, qui attendait le résultat de l'opération au commissariat, empoche l'argent sous les regards méprisants de la police. Pour se couvrir il se rend, après s'être arrêté dans un bar, au domicile de l'ami abattu, où déjà des membres de la famille et de l'IRA veillent le corps. Son arrivée est peu discrète, et en cherchant à se disculper de ce que personne ne l'accuse, il finit par éveiller les soupçons. Pour s'en sortir, il accuse le tailleur d'être le délateur. Les membres de l'IRA le laissent partir et le filent discrètement. Gypo, commence à faire la tournée des bars pour dissiper son remords dans l'alcool et dilapide son argent en tournées générales… Commentaires. En exergue du film, un carton cite un extrait de l'Évangile selon Matthieu : Il s'agit en fait d'une reprise de Matthieu, 27 3 : La grande brute au grand cœur Gypo est présentée comme un personnage rustre et malheureux du fait de sa pauvreté. La dénonciation dont il se rend coupable n'était qu'un moyen rapide de parvenir à ses fins, les de récompense équivalant précisément à la somme demandée pour un aller simple vers l'Amérique pour son amoureuse et lui. Perclus de remords, il vide cette somme dans la boisson, d'abord pour son propre usage puis pour les autres. Un compagnon d'ivresse le surnomme Crésus et Gypo parle souvent de lui à la troisième personne. Mais ce n'est qu'à la dernière minute du film qu'il trouve la rédemption lorsque la propre mère de la victime pardonne au simplet : "« You didn't know what you were doing »", répète-t-elle. Le tout dernier plan montre le Christ en amorce, la mère assise au premier rang de l'église et Gypo levant les bras au ciel en criant "« Frankie, your mother forgives me! »" avant de s'écrouler au sol.
Championnat de France de football 1959-1960 Le championnat de France de football 1959-1960 a vu la victoire du Stade de Reims. C'est le cinquième titre rémois en vingt-deux éditions de ce championnat. Classement final. En cas d'égalité entre deux clubs, le premier critère de départage est la moyenne de buts.
Championnat de France de football 1958-1959 Le championnat de France de football 1958-1959 a vu la victoire de l'OGC Nice à l'occasion de la vingt-et-unième édition de la compétition. Classement final. En cas d'égalité entre deux clubs, le premier critère de départage est la moyenne de buts.
Al Lopez Alfonso Ramon Lopez (né le à Tampa, Floride, États-Unis et décédé le à Tampa, Floride) est un joueur puis gérant dans les Ligues majeures. Admis au Temple de la renommée du baseball en 1977, il a joué au poste de receveur de 1928 à 1947 avant de diriger les destinées de deux clubs de la MLB de 1951 à 1969. Al Lopez, deux fois sélectionné au sein d'une équipe d'étoiles, a longtemps détenu le record du baseball majeur pour le plus grand nombre de parties disputées à la position de receveur. Carrière de joueur. Al Lopez débute en Ligue majeure chez les Dodgers de Brooklyn le . Jouant dans les ligues mineures en 1929, il obtient un poste chez les Dodgers l'année suivante. À sa première saison complète en 1930, Lopez dispute 128 parties, frappe un sommet personnel de 130 coups sûrs en une saison et maintient une moyenne au bâton de,309. Son total de points produits (57) cette année-là est aussi son plus élevé en carrière. Il élève également sa moyenne au-dessus de,300 en 1933 et reçoit quelques votes au scrutin tenu après la saison pour élire le joueur par excellence de la ligue. Même s'il n'a jamais dépassé le à ce scrutin, Lopez a tout de même reçu les faveurs de quelques membres votants au cours de six saisons différentes. En 1934, il représente les Dodgers de Brooklyn au match des étoiles de la Ligue majeure de baseball. Échangé aux Braves de Boston après la saison 1935, Lopez s'aligne avec cette nouvelle équipe de 1936 à 1940, année où il est transféré chez les Pirates de Pittsburgh en cours de saison. Chez les Pirates en 1941, Lopez est sélectionné une nouvelle fois pour le match des étoiles. Il bat durant l'année 1945 le record de Gabby Hartnett pour le plus grand nombre de parties jouées au poste de receveur dans les Ligues majeures. De nouveau échangé après la saison 1946, Lopez dispute une dernière saison en 1947 dans l'uniforme des Indians de Cleveland. Il complète sa carrière avec un record des majeures de 1918 parties jouées comme receveur. Ce record ne sera battu qu'en 1987, par Bob Boone. Apparu dans 1930 parties au total dans le baseball majeur, Al Lopez a maintenu une moyenne au bâton de,261 avec 1547 coups sûrs, dont 206 doubles et 51 coups de circuit. Il totalise 652 points produits et 613 points marqués. Carrière de manager. Lopez est gérant des Indians de Cleveland de 1951 à 1956, et des White Sox de Chicago de 1957 à 1965, puis brièvement en 1968 et 1969 pour les White Sox. En 15 saisons complètes comme manager, jamais son équipe ne connut une saison perdante. Avec un pourcentage de victoires de,584 en carrière, il se classe (après la saison 2010 de la MLB) au quatrième rang des managers du baseball majeur ayant au moins dirigé une équipe pendant 2000 matchs, derrière Joe McCarthy (pourcentage de victoires de,615), Frank Selee (,598) et John McGraw (,586). Il a mené les Indians à la conquête du titre de la Ligue américaine en 1954, alors que Cleveland remporte 111 victoires en saison régulière, contre seulement 43 défaites, pour un impressionnant pourcentage de victoires de,721. Ces 111 victoires furent le record du baseball majeur et de la Ligue américaine jusqu'en 1998. Il s'agit toujours du record de franchise pour les Indians. Cependant, en Série mondiale 1954, Cleveland est ridiculisé en quatre matchs consécutifs par les représentants de la Ligue nationale, les Giants de New York, qui avaient pourtant gagné 14 parties de moins en saison régulière. Une équipe dirigée par Lopez retourne en Série mondiale en 1959, alors que les White Sox de Chicago sont opposés en finale aux Dodgers de Los Angeles. Ces derniers remportent la finale quatre parties à deux. Lopez a dirigé Cleveland pour 930 parties en six saisons. Sa fiche victoires-défaites est de 570-354, pour un pourcentage de victoires de,617. Il a savouré 840 victoires comme manager des White Sox pendant 11 saisons, contre 650 défaites. Son pourcentage de victoires est de,564 en 1495 parties. Gérant du club de 1957 à 1965, il revient brièvement dans l'abri à deux reprises. D'abord en 1968, en remplacement de Les Moss pendant 47 matchs, puis en 1969 pour les 17 premières rencontres de la saison, après quoi il cède la place à Don Gutteridge. En 2425 matchs comme gérant dans les majeures, les équipes menées par Lopez ont remporté 1410 victoires, contre 1004 revers. Honneurs. Lopez est élu au Temple de la renommée du baseball ("Baseball Hall of Fame") en 1977 pour sa carrière de manager. Lorsqu'il s'éteint dans sa ville natale de Tampa, en Floride, le , Lopez est âgé de 97 ans et était le plus âgé des membres du Temple de la renommée. En 1954, un stade de baseball de Tampa est nommé Al Lopez Field, en l'honneur de celui qui est alors gérant des Indians de Cleveland. Le terrain est utilisé par les White Sox de Chicago comme site d'entraînement de printemps. Lors d'un match pré-saison durant les années où Lopez dirige les Sox, le manager est expulsé par l'arbitre après un argument sur le terrain. Lopez, outré, déclare alors « Il m'a jeté dehors de mon propre stade ! » Le Al Lopez Field fut plus tard un site d'entraînement printanier des Reds de Cincinnati de la Ligue majeure, en plus d'accueillir les Tampa Tarpons, un club mineur de "Florida State League" jusqu'à sa fermeture en 1988. Le stade est démoli en 1989. Un parc situé à proximité du site où se trouvait le terrain est renommé "Al Lopez Park" en 1992, et une statue de Lopez y est érigée.
Marcel Trudel Marcel Trudel (né le à Saint-Narcisse et mort le à Longueuil) est un historien canadien, professeur chercheur sur la Nouvelle-France et sur l'esclavage au Canada, auteur d'environ cinquante livres, la plupart étant des ouvrages de référence. Il est une figure importante de l’École de Laval. Biographie. Marcel Trudel est né à Saint-Narcisse-de-Champlain, au nord-est de Trois-Rivières, neuvième des onze enfants d'Hermyle Trudel (menuisier) et d'Antoinette Cossette, et il est adopté par Théodore Baril et Mary Trépanier lorsqu'il devient orphelin, à l'âge de 5 ans. (Il créera, en 1999, une bourse d'études à leur nom : la , dite , pour aider chaque année un jeune originaire de son village natal à poursuivre des études supérieures.) Ses parents adoptifs voudraient le voir prêtre, mais après cinq mois passés au Grand séminaire de Trois-Rivières, il ne peut se résigner à cette idée. Il aimerait faire carrière dans l'enseignement des langues ou en littérature. En 1941, il obtient une "licence ès lettres" de l'Université Laval. L'année suivante, il épouse Anne Chrétien, dont il aura trois enfants. De 1941 à 1945, il enseigne le français, le latin et le grec ancien au Collège Bourget à Rigaud. Il y retrouve un ami d'enfance, du même âge (né exactement 2 jours avant lui à Saint-Narcisse), Léonce Jacob, musicien qui s'est fait prêtre et membre de la communauté dirigeant ce collège (des ). : il publie "Vézine : roman", en 1946, qui tout de suite reçoit le prestigieux , alors que son doctorat ès lettres, obtenu en 1945, intitulé "L'influence de Voltaire au Canada" et aussitôt publié, fait l'objet de controverses durant plus de 60 ans. Il va consacrer sa vie entière à « réécrire » l'histoire de la Nouvelle-France : il veut expurger les livres et manuels d'histoire, de vision empirique, patriotique et pieuse. Professeur à Québec. Sa méthode de recherche est influencée par le père Georges-Henri Lévesque (1903-2000), doyen de la Faculté, à l'Université Laval, qui y fonde en 1938 l'École des sciences sociales. Chez les historiens québécois, Trudel est à la tête de l'École de Laval, qui attribue le retard des Canadiens français au nationalisme et au cléricalisme, au lieu de mettre l'accent, comme le fait l'École historique de Montréal, sur la domination britannique à la suite de la conquête du territoire canadien. De 1945 à 1947, Marcel Trudel fait un stage postdoctoral d'étude et de recherche à l'Université Harvard, et il revient à l'Université Laval comme professeur d'histoire au nouvel Institut d'histoire et de géographie, qui vient d'y être fondé et qu'il est chargé d'organiser. Il en est secrétaire jusqu'en 1954, puis directeur jusqu'en 1964. Il assume aussi, de 1952 à 1958, la charge de secrétaire de la Faculté des lettres. Ses recherches sur l'esclavage en Nouvelle-France font de lui une figure de pionnier en la matière. Ses positions laïques lui attirent les foudres des autorités religieuses, ce qui l'amène à quitter l'Université Laval. Un incendie survient le 8 septembre 1965 durant son déménagement vers la capitale fédérale a détruit une bonne partie de sa bibliothèque, ses archives personnelles, de la documentation, des cartes anciennes et des documents historiques. depuis vingt-cinq ans. Professeur à Ottawa. En 1965, il enseigne à l'Université Carleton, où il réorganise « l'Institute of Canadian Studies ». Dès 1966, il est professeur et jusqu'en 1968 directeur du département d'histoire à l'Université d'Ottawa. Il y contribue, sans entrave, à faire de l'histoire une véritable science et toute une génération d'historiens lui doivent à la fois leur vocation et leur formation. D'Ottawa, il continue à participer activement à diverses entreprises de publication : il est directeur-fondateur de la revue « Histoire sociale », directeur des collections « Fleur-de-Lys » et « Histoire de la Nouvelle France » aux Éditions Fides, de la collection « Documents d'histoire » aux Éditions Hurtubise, et il met sur pied la section française du « Dictionnaire biographique du Canada », comme directeur général adjoint du premier volume, qui paraît en 1966. Il est, également, président de la "Société d'histoire du Canada", 1963-1964 et du "Mouvement laïc de langue française à Québec", 1962-65 (quand il vivait à Québec); membre de la "Commission des lieux et monuments historiques du Canada", 1963-1969; président du "Conseil des arts du Québec" à partir de 1965; président de l"'Institut d'histoire de l'Amérique française", 1972-1973. Puis, il est nommé de l'Université d'Ottawa à sa retraite en 1982. Professeur émérite, retraité. Marcel Trudel occupe sa retraite en écrivant et publiant plusieurs autres ouvrages, dont (en 1999) le dixième et ultime tome de son "Histoire de la Nouvelle-France" (commencée en 1955), "Le régime militaire et la disparition de la Nouvelle-France, 1759-1764", et sa série de 5 tomes (2001-2010) de "Mythes et réalités dans l'histoire du Québec", et en présentant des conférences à l'Université des aînés, à partir de 1993. Marcel Trudel, devenu , meurt le à l'âge de 93 ans, à Longueuil, d'un cancer généralisé.
Palazzo Pubblico (Sienne) Le Palazzo Pubblico, édifice emblématique de la ville de Sienne, est un monument civil dont la construction fut entamée à la fin du et achevée vers le milieu du . On y retrouve les éléments architecturaux qui caractérisent le gothique siennois. Il se situe dans le bas de la Piazza del Campo, la place centrale de Sienne qui accueille 2 fois par an le Palio. On y entre par la cour : le "Cortile del Podestà". À l'une des extrémités du palais se trouve l'impressionnante Torre del Mangia (du surnom de son premier sonneur, Giovanni di Duccio, dit le "Mange gains"), dont la hauteur atteint 102 m et dont la construction dura 10 ans. Une chapelle en forme de loggia, la Cappella di Piazza, fut érigée au pied de la tour entre 1352 et 1376. Le rez-de-chaussée. Il est réservé aux bureaux de l'administration municipale dans un cadre agrémenté des peintures de Simone Martini, Sano di Pietro, Le Sodoma. Le "Cortile del Podestà" donne accès à la "Torre del Mangia" et au "Teatro Comunale dei Rinnovati", restauré au par Carlo Galli da Bibiena. Le premier étage. Il comprend les œuvres majeures du Museo Civico de Sienne. Les fresques du Palazzo Pubblico y sont présentées. Le second étage. Avec ses deux ailes, ajouté en 1680. Extérieur. Une chapelle est accolée au palais à l'aplomb de la "Torre del Mangia", édifiée en remerciement à la Vierge après la peste qui a frappé la cité au .
Microsoft Works Microsoft Works est un intégré bureautique édité par Microsoft sous licence propriétaire payante. Commercialisé entre 1988 et 2007, il était souvent fourni lors de l'achat d'un ordinateur, destiné à une utilisation non professionnelle. Il contenait comme modules principaux : Les fonctionnalités de Works sont limitées par rapport à celles des suites bureautiques professionnelles comme Microsoft Office : le tableur ne crée pas de classeurs, pas d'édition de pages web, de création de diapositives, base de données non relationnelle, pas de possibilité de macro commandes, etc., mais elles sont adaptées au grand public par leur ergonomie visant à faciliter les tâches. Works Suite. En 1997, Microsoft lance la suite bureautique Microsoft Home Essentials, contenant plusieurs de ses logiciels tels que Works 4.0, le traitement de texte Word 97, l’encyclopédie Encarta 97 ou Microsoft Arcade. La troisième édition, sortie en 1999, abandonne le nom de Home Essentials pour celui de Works Suite. Cette même année sort également une version allégée nommée Works Deluxe, qui ne sera pas reconduite par la suite. Works Suite est édité jusqu'en 2006. Sa dernière édition contient Works 8.0, Word 2002, le logiciel de retouche d’images Photo, Encarta Standard 2006, le gestionnaire de finances Money 2006 et le logiciel d’itinéraires AutoRoute 2006. Works Plus voit le jour en 2008 comme étant composé de Word 2003 et de Works 9.0 uniquement. Disponible uniquement sur des ordinateurs OEM, la suite ne fut pas reconduite pour une seconde édition.
Saint-Narcisse-de-Champlain
Doud Patrick Le Luherne, alias Doud ou Doud Le Luherne, est un acteur français. Biographie. ' Patrick Le Luherne s'est fait connaître sur scène aux côtés de Patrick Timsit. Il collabore à tous ses spectacles et tourne dans ses trois films comme acteur. Il fait partie de la Ligue d'improvisation depuis 1986. . Il participe plusieurs fois au Festival "Juste pour rire" au Québec dans le cadre des relations inter-rencontres internationales d'improvisation.
Juridiction administrative
Microsoft Publisher est un logiciel de publication assistée par ordinateur (PAO) édité par Microsoft. Il permet de réaliser des documents de communication de qualité semi-professionnelle. Il offre de multiples fonctions : Interopérabilité. Les concurrents directs de Publisher, à l'exception d'Adobe PageMaker, n'ont pas de filtre d'importation au format Publisher (extension .pub). Ceci signifie que les utilisateurs de Publisher doivent enregistrer leurs fichiers au format EMF ou PDF pour travailler en collaboration avec d'autres logiciels. LibreOffice, depuis sa version 4.0 (), permet d'ouvrir nativement les fichiers Publisher dans LibreOffice Draw. Depuis la version 1.5 de Scribus, sortie en fin , il est maintenant possible d'ouvrir des fichiers Publisher. L'extension "PubOOo" pour importation sous Apache OpenOffice et OpenOffice.org, permet d'importer les fichiers Publisher vers Impress (logiciel de présentation). Elle ne peut pas fonctionner sans une installation de Publisher sur le poste.
Françoise Vatel Françoise Vatel, née le à Clichy (Seine) et morte le à , est une actrice française. Biographie. Née Françoise Watel le à Clichy, elle commence sa carrière au cinéma à l'âge de 16 ans dans le film signé Jean Gourguet : "Les Premiers Outrages". Elle tourne à nouveau avec Jean Gourguet dans "La P… Sentimentale", "Les Promesses dangereuses" puis "Les Frangines", avant de passer au théâtre, jouant notamment pendant plusieurs années la pièce "Oscar". Au cinéma, elle a participé à des films de la Nouvelle Vague avec Jean-Luc Godard, Claude Chabrol et Luc Moullet. Elle a travaillé ensuite pour la télévision. Elle meurt le dans le , à l'âge de 67 ans. Ses obsèques se tiennent en l'église Saint-Roch dans la matinée du , avant son incinération.
Bien public En économie, un bien public est un bien non rival ou non excluable. La consommation de ce bien par un agent n'affecte donc pas la quantité disponible pour les autres agents (non-rivalité). Il est impossible d'exclure un agent de l'utilisation de ce bien, même s'il n'a pas participé à son financement. Un bien public pur est un bien non rival et non excluable, il est impossible de faire payer l'accès à ce bien (non-excluabilité). Par exemple, une émission de radio est un bien public. C'est un bien non rival au sens où lorsqu'un agent écoute une émission de radio, il n'empêche aucun autre agent de l'écouter. C'est un bien non excluable au sens où les technologies des ondes radio ne permettent pas de restreindre l'accès à ce bien à ceux qui le financeraient. La notion de bien public mondial (ou bien public global) désigne des biens publics très étendus comme la qualité de l'air, la biodiversité ou la situation climatique mondiale. Définition. Un bien public pur est un bien qui a la double caractéristique d'être non rival et non excluable. Cette définition repose sur la classification des biens en deux dimensions proposée par : L'excluabilité dépend des possibilités techniques, juridiques et politiques permettant (ou non) l'instauration d'un contrôle d'accès. Lorsque l'on peut instaurer un contrôle d'accès, on parle alors de bien à péage ou encore de bien de club. La télévision cryptée en est l'exemple type. Mais même lorsque l'exclusion est techniquement possible, on peut faire le choix de ne pas l'appliquer ou l'interdire par une intervention juridique, tandis qu'inversement on peut développer des techniques ou un cadre juridique pour rendre exclusif un bien qui ne l'était pas, par exemple en protégeant la propriété intellectuelle par un système de droits d'auteurs ou de brevets. Certains biens faiblement rivaux deviennent rivaux à partir d'un certain niveau de consommation. C'est le phénomène de congestion. Par exemple, une route est faiblement rivale tant que la circulation reste faible mais devient rivale lorsqu'elle devient trop fréquentée. Exemples : Demande d'un bien public. Alors que pour un bien privé, la demande est révélée par le nombre de consommateurs prêts à acheter le bien pour un prix donné, la révélation de la demande pour un bien public est plus complexe. Fourniture d'un bien public. Un bien public peut être financé soit par l'État, soit par des contributions volontaires (exemple d'organisations caritatives, etc.), soit par des organismes privés lorsque le bien public peut être associé à d'autres produits qui permettent son financement. Par exemple, la télévision peut être délivrée par l'État (exemple de la télévision publique) ou par des entreprises privées qui financent la production de ce bien public par la diffusion de publicités. Valeur, prix et tarification du bien public. Dans le cas contraire, le bien n'a pas de demande identifiée, ce qui est économiquement équivalent à un prix nul. Cela ne pose pas de problème tant qu'il s'agit d'un bien naturel (et qu'il n'est pas encore épuisé...), en revanche, pour un bien qui résulte d'un travail de production, cela signifie qu'il faut trouver une autre source de financement : Ces différentes sources ne sont évidemment pas exclusives (exemple : la télévision, qui peut bénéficier à la fois d'une redevance, de ressources publicitaires, et d'une subvention financée par l'impôt).
Fernando Quejas Fernando Quejas, né le et décédé le était un chanteur cap-verdien. Fernando Quejas fut l'un des pionniers du morna, style musical typique des îles du Cap-Vert. Il fut également à l'origine de la première station de radio (Radio Praia) implantée dans l'île (1945). Il s'installa ensuite au Portugal (1947) et enregistra 22 albums pour le label portugais Alvorada entre 1953 et 1960. Il poursuivit ses tournées à travers le monde jusque dans les années 1970. Il retourna chanter sur son île natale en 1990 à l'invitation du parlement.
Ballottement Le ballottement ou ballotement désigne les petits mouvements d'un liquide contenu dans un réservoir soumis à un mouvement accéléré et présentant une surface libre. Lorsque le réservoir est soumis à des vibrations extérieures, celles-ci donnent naissance à des vagues se propageant à la surface du liquide. Hors cas particuliers (parois spécialement construites pour absorber les ondes), les vagues se réfléchissent sur les parois et forment des ondes stationnaires, ce qui distingue le ballottement du mouvement général des vagues en milieu ouvert. Lorsqu'on considère les mouvements du réservoir dans son ensemble (sa structure et le liquide qu'il contient), le ballottement du liquide conduit donc à l'apparition de résonances, appelées modes de ballottement. Ces modes de déformation de la surface libre doivent être distingués des modes de cavité acoustique du liquide dans le réservoir en ce qu'il s'agit de modes à beaucoup plus basse fréquence que les modes acoustiques proprement dits. L'étude des modes de ballottement est d'importance dans le domaine aérospatial : le ballottement des ergols liquides dans les réservoirs peut affecter la stabilité des lanceurs ainsi que l'alimentation en ergol des moteurs. Une expérience de coin de table. Il est très facile de mettre en évidence le premier mode de ballottement d'un liquide dans un réservoir élancé, en couchant horizontalement une bouteille d'eau à moitié pleine, et en faisant osciller celle-ci autour d'un axe horizontal perpendiculaire à son axe principal de symétrie. À amplitudes d'oscillation fixes, la force nécessaire à l'entretien de ces oscillations est minimale pour une période d'environ 1 seconde, correspondant au temps de propagation aller-retour des vagues à la surface du liquide. Cette fréquence d'environ 1 Hz correspond à la fréquence du premier mode de ballottement longitudinal du liquide dans la bouteille. Un modèle simplifié de ballottement. La fréquence du premier mode de ballottement mis en évidence dans l'expérience ci-dessus peut être expliquée par un modèle unidimensionnel simple, sous les hypothèses suivantes : En introduisant les variables suivantes : la conservation des masses s'écrit : formula_1 et la conservation de la quantité de mouvement : formula_2 Ces deux équations peuvent être obtenues par linéarisation des équations de Navier-Stokes sous les hypothèses énoncées ci-dessus. En combinant ces deux équations, on aboutit à l'équation d'onde sur la vitesse "v(x,t)" et la hauteur "h(x,t)", la célérité de l'onde étant donnée par : formula_3 Les conditions aux limites de réflexion s'écrivant formula_4 la fréquence des modes longitudinaux de ballottement est donnée par la relation formula_5 L étant la longueur du réservoir, et n ≥ 1 le numéro du mode considéré. Ainsi, pour une bouteille d'environ 30 cm de longueur et 8 cm de diamètre, la première fréquence propre est f1 = 1 Hz. Satellite. Un satellite néerlandais, , fut lancé de Kourou, le par une fusée Ariane V pour étudier cette dynamique en état d'impesanteur. Il se trouve sur une orbite de transfert géostationnaire et est équipé d'un réservoir, bardé de capteurs, de 87 litres contenant d'eau déminéralisée.
Ergotisme L’ergotisme est une maladie affectant l'homme ou les animaux herbivores qui résulte d'une intoxication par ingestion d’alcaloïdes produits par l'ergot du seigle ("Claviceps purpurea") ou d'autres espèces du genre "Claviceps". Ces champignons parasitent notamment le seigle, mais aussi d’autres céréales, ainsi que des graminées fourragères. L'ergotisme peut aussi être provoqué par un mauvais usage de certains médicaments (surdosage) dérivés de l’ergoline. Au Moyen Âge, l'ergotisme est connu sous les noms de « feu de Saint Antoine », « feu de saint Martial », « mal des ardents », « peste de feu », « feu sacré » ou encore « feu d'enfer », le malade ayant l'impression d'être dévoré de l'intérieur par d'intenses sensations de brûlures. Un tel malade, que la gangrène des extrémités tuait ou transformait en démembré, était appelé égrotant et spécialement pris en charge par l'ordre des Antonins. L’intoxication par l’ergot est l'une des explications médicales de certains cas de sorcellerie ou de possession démoniaque. De nos jours, l'ergotisme humain a disparu grâce aux techniques modernes de nettoyage des grains, mais reste une maladie dévastatrice dans le domaine vétérinaire. Causes. Alimentaires. Traditionnellement, l’absorption alimentaire de produits céréaliers contaminés par le champignon "Claviceps purpurea", ou ergot du seigle, pouvait provoquer l’ergotisme. Lorsqu’il est écrasé par les meules, l'ergot, pourtant bien visible sur la plante en herbe, se transforme en poudre rouge, qui passe facilement inaperçue dans la farine de seigle de teinte foncée. Dans les pays peu développés, l’ergotisme survient encore ; une épidémie a été rapportée en Éthiopie en 2001 à la suite de l'ingestion d’orge contaminée. Chaque fois qu'on trouve la combinaison d’un temps humide, de températures fraîches, d’un retard dans les moissons des cultures de plaine et une consommation de seigle, la survenue d'un foyer est possible. Durant le , la Russie a été particulièrement touchée en 1926 et 1944. L'ergotisme alimentaire par céréale contaminée est devenu très rare dans les pays développés, où l'on trouve plus communément un ergotisme médicamenteux. Médicamenteuses. Des alcaloïdes de l'ergot du seigle sont utilisés en thérapeutique (vasoconstricteurs), par exemple contre la migraine ou les hémorragies de la délivrance. Ces produits sont ou étaient la méthylergométrine, l’ergotamine ou, auparavant, l’ergoline. Les alcaloïdes peuvent aussi passer de la mère à l'enfant par la lactation et provoquer l’ergotisme chez les nourrissons. Les effets indésirables se produisent soit à haute dose, soit à dose moyenne avec une potentialisation par d’autres produits comme l’azithromycine. À l'inverse, les effets de l'ergotisme, notamment dans sa forme convulsive, peuvent être inhibés par la vitamine A. Domaine vétérinaire. L'ergotisme affecte principalement les bovins (vaches, taureaux), les ovins (moutons), les porcins (porcs) et les poulets, qui peuvent absorber des alcaloïdes toxiques soit en broutant des épis infectés au pâturage, soit en consommant des rations concentrées incluant des grains infectés. Les signes cliniques de l'ergotisme chez les animaux sont notamment la gangrène des extrémités, l'avortement, les convulsions, l'agalactie et l'ataxie. Domaine médical. L'ergotisme peut se présenter sous deux formes : une forme aigüe et convulsive, impliquant le système nerveux central, correspondant à une intoxication forte, et une forme plus lente évoluant vers la gangrène, touchant les tissus cutanés, correspondant à une intoxication plus faible mais prolongée. Forme convulsive. Les symptômes convulsifs comprennent des crises de convulsions et des spasmes douloureux, des diarrhées, des maux de tête, des nausées et des vomissements. Habituellement, les effets gastro-intestinaux précèdent les effets nerveux. Les symptômes convulsifs sont causés par des alcaloïdes comme l’ergoline. En plus des convulsions, il peut exister des hallucinations ressemblant à celles déclenchées par le LSD (diéthylamide de l'acide lysergique, dont l’ergotamine, l’alcaloïde de l'ergot, est un précurseur immédiat avec lequel il partage certaines similitudes structurelles), et des troubles psychiatriques comme la manie ou la psychose. Cette forme convulsive était la plus fréquente en Europe et en Amérique du Nord, de la fin du au . Forme gangréneuse. Cette forme débute par des démangeaisons et des fourmillements (paresthésies) au niveau des pieds, puis des sensations de chaleur brûlante alternant avec des sensations de froid intense. Puis surviennent une perte de sensibilité, un affaiblissement des pouls périphériques, une desquamation. D'énormes vésicules remplies de sérosité se forment sous la peau, pour se rompre et former des ulcères. Les membres très douloureux se nécrosent avec gangrène sèche, le plus souvent, aboutissant à des mutilations. Cette gangrène sèche est le résultat d'une vasoconstriction induite par des alcaloïdes comme l’ergotamine et l’ergocristine du champignon. Elle affecte les structures distales les plus mal vascularisées, telles que les doigts et les orteils. Elle entraîne un noircissement qui a fait supposer, dans le haut Moyen Âge, qu'un feu mystérieux carbonisait les membres de l'intérieur, d'où le nom de feu sacré. Cette forme gangréneuse était la plus fréquente en Europe occidentale et centrale, du au . Règlementations. Dans l'Union européenne, il existe une seule réglementation limitant à 1000 mg par kg (1 ‰ en masse) la présence de sclérotes de l'ergot du seigle dans les aliments pour animaux contenant des céréales non moulues (Directive 2002/32/CE du Parlement européen et du Conseil sur les substances indésirables dans les aliments pour animaux - annexe I). En alimentation humaine, le règlement européen 824/2000 du 19 avril 2000, fixant les procédures de prise en charge des céréales par les organismes d'intervention, limite à 500 mg par kg (0,05 %) la teneur de sclérotes dans le blé tendre et le blé dur, uniquement pour les lots destinés à l’exportation. Histoire. Le seigle, principal vecteur de l’ergotisme, ne s’est pas beaucoup diffusé autour de la Méditerranée. Il s'agit d'une plante de climat continental, de type sec et froid, poussant en hiver et au printemps. Elle reste très secondaire dans l'Antiquité. Sa culture prend de l'importance vers le Haut Moyen Âge, avec de nouvelles techniques de récolte et l'extension des terres cultivées vers les zones montagneuses. Le seigle est plus facile à stocker que le blé, et plus simple à préparer que l'épeautre. Origines. Des recherches archéologiques ont permis de retrouver une tablette assyrienne d'environ 600 faisant allusion à « une pustule nuisible dans des épis de céréales ». Il existerait des preuves selon lesquelles l’intoxication par l'ergot a eu une utilisation rituelle au cours de sacrifices humains pratiqués sur certains hommes des tourbières. L’homme de Grauballe et l’homme de Tollund (les deux datés de l'époque romaine), retrouvés dans des marais de tourbe, ont été si bien préservés que de grandes quantités de céréales et herbes putréfiées ont été extraites de leur estomac, indiquant clairement une ingestion forcée utilisée pour une forme primitive de sédation. D'autres auteurs sont plus prudents, et se limitent à conclure que, sacrifié ou exécuté, l'homme a peu mâché au cours de son dernier repas, et qu'il a ingéré un bouillon de céréales et de plantes diverses (type gruau ou porridge), où l'on trouve en petite quantité de l'amidonnier sauvage ("Triticum dicoccum"), proche du seigle sauvage, sans en déduire un ergotisme ou une sédation. Période médiévale. Les premières manifestations d'ergotisme sont signalées dans les textes à partir du et , avec l'extension de la culture du seigle en Europe centrale et du nord. Durant la période médiévale, on voit la « persécution ignée » ("ignis sacer, ignis gehennae") réapparaître à chaque période de famine. Il s'agit d'ergotisme gangréneux, qui fera le maximum de ravages au et , pour reculer ensuite. Par exemple : en Champagne, en 1039, dans le Limousin, en 1070, en Lorraine, en 1089, dans la région de Cambrai en 1129 où personnes moururent. En France, la maladie sévit particulièrement dans le nord, laissant derrière elle, outre les morts, des dizaines de milliers d'estropiés. L'Espagne, l'Allemagne, l'Angleterre sont aussi touchées. Si l'ergotisme gangréneux décline à partir du , des épidémies notables sont signalées au au Danemark, et au en Saxe et au Portugal. Il perdure, à très petite échelle, dans plusieurs régions jusqu'au , comme dans le Bourbonnais. Chroniqueurs. Des chroniqueurs médiévaux enregistrent les retours épidémiques successifs. Les plus notables sont Flodoard de Reims, Adémar de Chabannes, Geoffroy du Breuil de Vigeois, Sigebert de Gembloux, Raoul Glaber. Toutes les descriptions concordent sur le feu interne douloureux qui consume le corps et en détache les parties gangrénées. Par exemple, Flodoard pour l'année 945, décrit dans ses "Annales" la « peste de feu » ("ignis plaga") qui sévit à Paris : les malheureux avaient l'impression que leurs membres brûlaient, leurs chairs tombaient en lambeaux et leurs os cassaient ; Raoul Glaber, pour l'année 993 dans le Limousin : « C'était une sorte de feu caché ("ignis occultus") qui attaquait les membres et les détachait du tronc après les avoir consumés » ; et Sigebert, dans sa "Chronique universelle", pour la Basse-Lorraine en 1089 :« Les membres, noirs comme du charbon, se détachaient du corps, les sujets mouraient misérablement, ou ils traînaient une vie plus malheureuse encore, privés de pieds et de mains. Beaucoup étaient tourmentés de contractions et de distorsions des nerfs ».Selon le chroniqueur islandais Snorri Sturluson, dans son "Heimskringla", le roi Magnus, fils du roi Harald Sigurtharson, qui était le demi-frère du saint roi Olaf II de Norvège, est décédé des suites de l’ergotisme peu après la bataille d'Hastings. Premiers historiens. François Eudes de Mézeray, dans son "Histoire de France", parue en 1685, décrit la grande épidémie de « feu ardent » de 1090. Michel Félibien, dans son "Histoire de la ville de Paris" (1725, publiée après sa mort), décrit celle de 1029. En 1834, l'historien Fuchs différencie les références à l’ergotisme de celles concernant l’érysipèle et d'autres affections, en retrouvant la toute première mention d'ergotisme dans les "Annales Xantenses" de l'année 857 : « une grande peste de pustules œdèmatiées a consumé la population atteinte d’une pourriture répugnante, de sorte que leurs membres ont été gangrénés et sont tombés avant qu’ils meurent ». Dans les années 1880, le médecin-historien August Hirsch (1817-1894) recense 132 épidémies d'ergotisme en Europe de 591 à 1789, dans son "Handbook of Geographical and Historical Pathology" (1883-1886). Saints intercesseurs. Les foules de miséreux se précipitent vers les tombeaux des saints, notamment à Limoges, vers le tombeau de saint Martial. Pour avoir sauvé la ville de cette maladie, le saint fait, aujourd'hui encore, l'objet d'ostensions qui ont lieu tous les sept ans. Quand le mal revient en Limousin, la foule va à Arnac-Pompadour et transfère les reliques de saint Pardoux à Limoges. Le mal réapparaît en Limousin en 1092-1094, le clergé décide alors de faire des processions dans les villages avec les reliques de saint Pardoux. La maladie s'arrête. Des villages se placent alors sous la protection du saint. De même, selon les lieux, on invoque sainte Geneviève, saint Benoit, saint Martin, etc. À Arras, sur le site de l'ancienne cathédrale Notre-Dame-en-Cité, la maladie aurait été vaincue en 1105 grâce à un mélange d'eau et de gouttes de cire d'un cierge offert par la Vierge Marie. Une église Notre-Dame-des-Ardents est érigée dans la ville en 1876 pour abriter le Saint Cierge, vénéré auparavant dans plusieurs chapelles successives. À Paris, en 1131, alors que des habitants souffraient du « mal des Ardents », le procession de la châsse de sainte Geneviève aurait mis fin à l'épidémie, conduisant ensuite de nombreux pèlerins se faire soigner à l'ouest de la ville, dans les eaux de source du mont Valérien (Nanterre et Suresnes) que la sainte aurait sanctifié des siècles plus tôt. Enfin, une église Sainte-Geneviève-des-Ardents existait jusqu'au milieu du XVIII siècle sur l'actuel parvis de la cathédrale Notre-Dame de Paris. De nos jours, dans la ville de Renaix, en Flandre belge, le "Grand Tour de Saint Hermès", nommé aussi la "procession du Fiertel", doit ses origines aux grandes épidémies d'ergotisme du . L'œuvre des Antonins. L'action la plus importante se fait sous l'égide de saint Antoine. En 1070, les reliques de saint Antoine, amenées de Constantinople, sont déposées dans une chapelle à La Motte-aux-Bois, près de Vienne, qui prend le nom de Saint-Antoine-l'Abbaye. En 1089, un jeune noble, Guérin de Valloire, atteint par le "feu sacré", fait vœu, en cas de guérison, de se consacrer aux malades. Il est sauvé et avec son père Gaston, ils fondent une communauté, qui va se faire connaître sous le nom de "compagnie charitable des frères de l'aumône". Regroupée dans un hôpital dédié à saint Antoine, la communauté recueille et soigne les malades atteints du mal des ardents. L'ordre hospitalier de Saint-Antoine est ainsi fondé localement en 1095. Le « feu sacré » ("ignis sacer") ou « mal des ardents » est bientôt nommé « feu de saint Antoine », car nombre des victimes s'améliorent en se rendant en pèlerinage auprès des reliques de saint Antoine. La guérison est en effet favorisée par l'alimentation apportée par les hospitaliers aux malades : en particulier, le bon pain de froment (qui exclut l'ergot de seigle) et le cochon de saint Antoine (attribut du saint) pour sa viande et ses abats (apport de vitamine A), cochon dont la graisse sert d'excipient pour préparer le « baume de saint Antoine ». Pour lutter contre le « feu de glace » (correspondant à la perte de sensibilité), les Antonins utilisaient des herbes dites chaudes (ortie, moutarde) en frictions pour provoquer une vasodilatation. Contre le « feu ardent », ils utilisaient des herbes dites froides (rose, violette...). Ces plantes étaient utilisées en onguent, ou "per os" sous la forme d'un breuvage : le « saint vinage » fait d'un mélange de vin local, de décoctions de quatorze plantes et prétendant posséder de la poudre issue de reliques de saint Antoine. Ce remède administré aux malades le jour suivant leur entrée à l'hôpital avait une relative efficacité s'expliquant par cette macération de plantes aux effets anesthésiants et vasodilatateurs. Les Antonins disposaient aussi de la thériaque, dont l'un des composants majeurs, l'opium, avait une vertu antalgique. Les Antonins ouvrent ainsi un hôpital dans chaque endroit où le fléau est signalé, ou sur les chemins de pèlerinage. Les statuts des hôpitaux antonins ont été conservés : ils étaient exclusivement réservés au mal des ardents et à ses séquelles, les malades sont dits égrotants, et l'obligation était faite de démasquer toute supercherie. La maladie recule vers la fin du , malgré une remontée importante en Espagne au début du . Le recul de la maladie peut aussi s'expliquer en partie par l'habitude de ne plus semer du seigle seul, mais mélangé à du blé, et peut-être par des modifications climatiques moins favorables à l'ergot de seigle. D'autres évoquent aussi un meilleur drainage des sols. Ce recul n'empêche pas les Antonins de pratiquer la chirurgie (amputation des membres secs) à partir du : avec une habileté développée par l'habitude, il tranchent les membres malades et les conservent exposés sur les murs de l'hospice auquel ils font ainsi une réclame d'un genre un peu particulier. Lorsque l'amputé meurt, les membres sont glissés dans son cercueil afin qu'il accède entier au paradis. Significations de l"'ignis sacer". Dans les textes médiévaux, l'"ignis sacer," feu sacré ou feu de Saint Antoine, peut avoir plusieurs significations autres que l'ergotisme. L'expression "ignis sacer" apparait chez des auteurs latins de l'Antiquité (Lucrèce, Virgile, Celse...) pour désigner des maladies cutanées de gravité variable, avec douleurs à type de brûlures. Dans l'antiquité tardive, l"'ignis sacer" est rapproché du terme grec érysipèle. À partir du haut Moyen Âge, l'"ignis sacer", maladie ardente conduisant à une perte de chair noircie, est interprétée comme un avant-goût des peines de l'enfer, c'est un acte de punition divine, mais qui permet aussi l'expiation des péchés, donc le pardon et l'amour de Dieu. Les épidémies d"'ignis sacer" entrainent la création ou le développement de cultes de plusieurs saints en de nombreux sanctuaires. À partir du , après la découverte de l'ergotisme, les médecins et les historiens ont effectué un diagnostic rétrospectif d'ergotisme en l'assimilant à l"'ignis sacer", ce qui est plausible mais pas exclusif. Les sources médiévales médicales montrent en effet que l'expression "ignis sacer" est aussi utilisée en dehors de tout contexte épidémique pour désigner tout état gangréneux d'un membre. Ce qui devrait conduire à une révision de l'histoire de l'ordre antonin, consacré aux amputés par gangrène en général, et pas seulement à l'ergotisme dont la nature distincte n'était pas reconnue. Période classique. Vers la fin du , des épidémies d'ergotisme convulsif surviennent en Espagne et en Allemagne. Des foyers d'ergotisme gangréneux perdurent encore en France (en Sologne, Artois, Limousin...). En Amérique du nord, l'épisode des sorcières de Salem, en 1692, est attribué par certains historiens à la consommation de farines contaminées par l'ergot. Durant la guerre d'Indépendance, l'ergotisme touche la région de New-York. Une première mention de l'ergot a été faite par un médecin allemand, en 1582, Adam Lonitzer comme remède utilisé par les sages-femmes pour les accouchements. À partir du , on comprend que le pain provoquant l'ergotisme contient de l'ergot. La vigilance augmente et les intoxications diminuent dans les pays développés en raison de la surveillance attentive dont le seigle a fait l’objet. On va cribler le seigle pour vérifier les récoltes. L’ergot, nommé d’après l'éperon qu’il forme sur la plante, a été identifié et désigné ainsi par Denis Dodart, qui a signalé le rapport entre l’ergot de seigle et l'empoisonnement du pain dans une lettre adressée à l’Académie royale des sciences en 1676. John Ray a mentionné l’ergot pour la première fois en anglais l'année suivante. François Quesnay, le médecin de madame de Pompadour, s'est intéressé à la « gangrène des Solognots » et a découvert que la maladie était due à la consommation d'un seigle avarié. Dans les périodes de famine, les paysans consommaient « des grains corrompus et réduits en forme d'ergot de chapon » pour composer leur pain ou leurs bouillies. En 1777, l'abbé Teissier, médecin et agronome de Fécamp, reproduit la maladie en nourrissant porcs et canards avec de la poudre d'ergot. En 1782, le médecin allemand Johann Daniel Taube publie un essai épidémiologique sur l'ergotisme, appelé acrodynie, qui sévit en Allemagne en 1770 et 1772 : (Göttingen 1782). Période moderne. Les plus grandes épidémies d'ergotisme sont survenues durant la période médiévale, mais des épidémies notables ont pu survenir durant le (comme dans une prison de New-York en 1825), voire au (en Europe centrale et Russie en 1926). L'ergot est encore signalé en 1808 par un médecin américain, Stearns, comme agent ocytocique dans "Account of the Pulvis Parturiens". En 1824, Hosack a montré le danger de l'usage de l'ergot pour accélérer les accouchements. L'ergot est alors réservé au contrôle des hémorragies post-partum. Le cycle du champignon n'a été décrit qu'en 1853 par les frères Tulasne. En 1875, Charles Tanret, à Paris, isole le premier alcaloïde cristallisé, nommé « ergotinine "»", mais il se montra inactif dans les essais pharmacologiques. Dès 1918, Arthur Stoll du laboratoire Sandoz, a commencé à identifier « l'ergotamine », le premier des douze alcaloïdes toxiques contenus dans le champignon, "Claviceps purpurea", responsable de l'altération et qui se montra actif dans les essais pharmacologiques. Des chimistes américains, Dudley et Moir, vont, en 1935, découvrir la structure de l'ergot de seigle : l'acide lysergique. D'autres recherches sont faites à la même période sur la chimie des alcaloïdes (Jacobs, Craig, Smith, Timmis...) avec des essais cliniques de Rothlin et Cerletti en Suisse. Ces recherches sont poursuivies par Albert Hofmann, chez Sandoz, qui synthétise en 1938, des dérivés de cet acide pour élaborer des médicaments régulant la pression sanguine. Cette recherche l'amène à découvrir accidentellement, en 1943, les propriétés hallucinogènes d'une de ces molécules, le LSD avec le professeur Ernst Rothlin. Durant l'été 1951, une série d'intoxications alimentaires (« l'affaire du pain maudit »), frappe la France, dont la plus sérieuse à partir du 17 août à Pont-Saint-Esprit, où elle fait sept morts, 50 internés dans des hôpitaux psychiatriques et 250 personnes affligées de symptômes plus ou moins graves ou durables. Le corps médical pense alors que le « pain maudit » aurait pu contenir de l'ergot du seigle, mais sans en avoir la preuve. Représentations dans l'art. De Jérôme Bosch : De Mathias Grunewald : De Hans Hag (vers 1508) : Œuvres anonymes :