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John A. Macdonald Sir John Alexander Macdonald ( – ) est un avocat, juriste et homme d'État canadien-anglais. Il est le premier ministre du Canada, de 1867 à 1873, puis de 1878 à 1891. Considéré comme l'un des principaux pères de la Confédération et figure dominante de la politique canadienne, sa carrière s'étend sur près d'un demi-siècle. Il occupe le poste de premier ministre pendant 19 ans, une durée dépassée seulement par William Lyon Mackenzie King. Macdonald est né en Écosse au Royaume-Uni, puis émigre avec sa famille à l'âge de cinq ans, à Kingston, dans la province du Haut-Canada (actuel est de l'Ontario), en Amérique du Nord britannique. Il se forme au métier d'avocat avec un juriste local et se met à son compte, et ce, avant même de devenir membre du Barreau. Il participe à de nombreuses affaires judiciaires et devient rapidement un personnage influent de Kingston, ce qui lui permet d'obtenir un siège au parlement en 1844. Il sert dans la législature du Canada-Uni et, en 1857, il devient premier ministre dans le système politique instable de la colonie. En 1864, devant l'instabilité gouvernementale, il propose, avec son rival politique George Brown, un accord afin d'unir les partis dans une « Grande coalition ». Elle a pour objectif de réformer le système politique et de créer une fédération permettant l'unification de l'Amérique du Nord britannique. Macdonald est l'un des principaux chefs des débats et des conférences de Charlottetown, Québec et Londres. Elles aboutissent à l'Acte de l'Amérique du Nord britannique, qui donne naissance au Dominion du Canada, le . Macdonald est désigné pour devenir le premier ministre du Dominion. Il reste à ce poste jusqu'en 1873, lorsqu'il démissionne à la suite du scandale du Pacifique. Il revient au pouvoir après sa victoire à l'élection fédérale de 1878, aide au développement du chemin de fer vers la côte Pacifique qui s'achève en 1885 et qu'il considère comme un moyen de transport permettant d'unifier le pays. Macdonald est reconnu pour avoir réussi le projet de la Confédération canadienne malgré de nombreux obstacles, entre autres à travers le principe de la Politique nationale protectionniste, ainsi que pour avoir étendu le Dominion à près de la moitié de l'Amérique septentrionale. À sa mort en 1891, le Dominion a fixé la majeure partie du territoire qu'il occupe aujourd'hui. Les classements historiques placent Macdonald parmi les plus grands premiers ministres du Canada et il est considéré comme l'une des plus grandes personnalités canadiennes. Jeunesse, 1815-1830. John Alexander Macdonald est né à Glasgow en Écosse le . Son père était Hugh Macdonald, un commerçant malheureux qui avait épousé Helen Shaw le . John Alexander Macdonald était le troisième de cinq enfants. Les dettes accumulées par Hugh Macdonald poussèrent la famille à émigrer à Kingston dans le Haut-Canada (actuel est de l'Ontario) en 1820 où se trouvaient déjà plusieurs membres de la famille Macdonald. Les Macdonald habitèrent initialement avec une autre famille mais déménagèrent ensuite au-dessus d'un magasin géré par Hugh Macdonald. Peu après leur arrivée, le jeune frère de John, James, mourut d'un choc à la tête alors qu'une nourrice s'occupait de lui. Après la faillite du magasin de Hugh, la famille déménagea à Hay Bay, à l'ouest de Kingston, où un nouveau magasin n'eut pas plus de succès. Son père fut nommé en 1829 au poste de juge du district de Midland. La mère de John Macdonald eut une forte influence sur son fils, l'aidant lors de son difficile premier mariage et le conseillant jusqu'à sa mort en 1862. John étudia dans des écoles locales. À l'âge de 10 ans, sa famille rassembla suffisamment d'argent pour l'envoyer au collège du district de Midland à Kingston. L'éducation de Macdonald se termina à l'âge de 15 ans, un âge courant à l'époque car seules les familles les plus aisées pouvaient financer des études à l'université. Néanmoins, Macdonald regretta plus tard d'avoir quitté l'école si tôt, et fit remarquer à son secrétaire Joseph Pope que s'il était allé à l'université, il serait peut-être devenu écrivain. Carrière de juriste, 1830-1843. Apprentissage, 1830-1837. Les parents de Macdonald décidèrent qu'il devrait devenir avocat après avoir quitté l'école. Comme Donald Creighton (qui rédigea une biographie en deux volumes de Macdonald dans les années 1950) écrivit : . Il s'agissait également du . De plus, Macdonald avait besoin de gagner de l'argent rapidement pour soutenir sa famille car les affaires de son père étaient encore une fois mauvaises. Il regretta plus tard, . Macdonald se rendit en bateau à vapeur à Toronto (qui s'appelait York jusqu'en 1834), où il passa un concours organisé par le Barreau du Haut-Canada qui incluait des épreuves en mathématiques, latin et histoire. L'Amérique du Nord britannique n'avait pas d'école de droit dans les années 1830; les étudiants étaient évalués au début et à la fin de leur apprentissage. Macdonald commença son apprentissage avec George Mackenzie, un jeune et influent juriste qui était un membre éminent de la communauté écossaise en pleine croissance de Kingston. Mackenzie pratiquait le droit des sociétés, une spécialité lucrative que Macdonald choisira également. Macdonald était un étudiant prometteur et à l'été 1833, il géra le cabinet de Mackenzie lorsque ce dernier se rendit pour affaires à Montréal et à Québec dans le Bas-Canada (partie sud de l'actuel Québec). Plus tard dans l'année, Macdonald reçut la responsabilité intérimaire du cabinet d'un cousin de Mackenzie tombé malade. En , George Mackenzie mourut du choléra. Avec la mort de son tuteur d'apprentissage, Macdonald resta dans le cabinet de son cousin à Hallowell (actuel Picton dans le comté du Prince-Édouard). En 1835, Macdonald rentra à Kingston et commença à travailler en tant que juriste même s'il n'avait ni l'âge ni les qualifications pour cela. Les proches de Macdonald retournèrent également à Kingston, lorsque Hugh Macdonald devint employé de banque. Peu après que Macdonald fut admis au barreau en , il engagea deux étudiants qui devinrent, comme Macdonald, des pères de la Confédération. Oliver Mowat devint premier ministre de l'Ontario et Alexander Campbell, ministre du cabinet fédéral et lieutenant-gouverneur de l'Ontario. L'un de ses premiers clients fut Eliza Grimason, une immigrée Irlandaise de 16 ans qui cherchait des conseils pour le magasin qu'elle et son époux voulaient acheter. Grimason devint l'un des partisans les plus riches et les plus loyaux de Macdonald et aurait même été son amante. Macdonald rejoignit de nombreuses associations locales pour se faire connaître dans la ville. Il chercha également des affaires bien en vue et il défendit le pédophile William Brass. Brass fut pendu pour son crime mais la défense de Macdonald fut saluée par la presse. Selon son biographe, Richard Gwyn: Juriste influent, 1837-1843. Tous les Hauts-Canadiens âgés de 18 à 60 ans faisaient partie de la Milice Sédentaire, qui participa aux Rébellions de 1837. Macdonald était un simple soldat dans la milice et il patrouillait autour de Kingston mais la ville ne fut pas attaquée et Macdonald n'affronta pas le feu ennemi. Bien que la plus grande partie des procès de la Rébellion du Haut-Canada eurent lieu à Toronto, Macdonald représenta la défense dans l'un des procès qui se déroula à Kingston. Tous les accusés furent acquittés et un journal local décrivit Macdonald comme l'. À la fin de l'année 1838, Macdonald accepta de conseiller un groupe d'Américains qui avaient franchi la frontière pour libérer le Canada du joug britannique. Les envahisseurs furent capturés après la bataille du Moulin-à-Vent (près de Prescott, Ontario) dans laquelle 16 Canadiens avaient été tués et 60 autres blessés. L'opinion publique était très hostile aux prisonniers car ils étaient accusés d'avoir mutilé le corps d'un lieutenant Canadien. Le biographe Donald Creighton écrivit que Kingston était « pleine de rage et d'horreur » face aux accusations. Macdonald ne pouvait pas représenter les prisonniers car ils étaient jugés par une cour martiale. À la demande des proches de Daniel George, le trésorier de l'invasion, qui habitaient Kingston, Macdonald accepta de conseiller George qui devait assurer sa propre défense. George fut condamné et pendu. Selon son biographe Donald Swainson, . Du fait du soulèvement, le Parlement du Royaume-Uni décida de rassembler le Haut et le Bas-Canada au sein de la Province du Canada à partir de 1841. Le Haut-Canada devint le Canada-Ouest et le Bas-Canada le Canada-Est, alors que Kingston devint la première capitale de cette nouvelle province. Macdonald continua son travail de juriste tout en étant nommé directeur de plusieurs sociétés, principalement à Kingston. Macdonald devint à la fois le directeur et l'avocat de la nouvelle Commercial Bank du district de Midland. Au cours des années 1840, Macdonald investit lourdement dans le foncier et racheta des commerces à Toronto. À la même époque, il tomba malade et, en 1841, son père mourut. Malade et en deuil, il décida de prendre des vacances prolongées au Royaume-Uni en début de l'année 1842. Il partit avec une grosse somme d'argent ramassée notamment en jouant aux cartes durant les trois jours précédant son départ. Il rencontra sa cousine germaine, Isabella Clark en Angleterre. Comme Macdonald n'en parle pas dans ses lettres, les circonstances de leur rencontre sont inconnues. À la fin de l'année 1842, Isabella se rendit à Kingston avec sa sœur. La visite se prolongea sur un an avant que John et Isabella ne se marient le . Ascension politique, 1843-1864. Parlementaire, 1843-1857. En , Macdonald annonça sa candidature au poste de conseiller municipal de Kingston. Le , Macdonald célébra sa première victoire électorale avec 156 voix contre 43 pour son opposant. Il connut également ce qu'il appela sa première chute lorsque ses partisans le firent accidentellement tomber dans une flaque de neige fondue. En , plusieurs hommes d'affaires lui demandèrent d'être le candidat conservateur de Kingston pour la prochaine élection législative. Macdonald suivit la coutume contemporaine de fournir de larges quantités d'alcool aux électeurs. Le vote à bulletin secret n'était pas encore en place et Macdonald battit son opposant, Anthony Manahan, par 275 « cris » contre 42 lorsque les deux jours d'élection se terminèrent le . Macdonald n'était pas un grand orateur et il n'appréciait pas les discours pompeux de l'époque. En revanche, il devint un expert des procédures parlementaires et des lois électorales. En 1844, Isabella tomba malade. Elle récupéra mais la maladie revint l'année suivante et elle devint invalide. John Macdonald emmena sa femme à Savannah en Géorgie en 1845 en espérant que l'air marin et chaud pourrait soigner sa maladie. Macdonald revint au Canada au bout de six mois mais Isabella resta aux États-Unis durant trois ans. Il la revit à nouveau à New York à la fin de l'année 1846 et y retourna plusieurs mois après lorsqu'elle lui apprit qu'elle était enceinte. En août 1847, leur fils John Alexander Macdonald Jr. naquit mais Isabella restait malade et ce sont ses proches qui s'occupèrent du nouveau-né. La maladie d'Isabella coûte cher à Macdonald. Il devait payer les factures des médecins, les voyages à New York et à Savannah ainsi que les longs séjours dans des chambres louées à New York. Bien qu'il ait souvent été absent du fait de la maladie de sa femme, Macdonald fut capable d'obtenir des avancements politiques et professionnels. En 1846, il entra au Conseil de la Reine. La même année, le poste de solliciteur général lui fut offert mais il déclina l'offre. En 1847, le premier ministre William Henry Draper nomma Macdonald Receveur général. En acceptant ce poste gouvernemental, Macdonald abandonna ses revenus issus de son travail de juriste et il passa la plus grande partie de son temps à Montréal, loin d'Isabella. Lors des élections de et de , Macdonald fut facilement réélu pour Kingston mais les conservateurs perdirent la majorité lors de la réouverture de la session parlementaire en . Macdonald retournait à Kingston lorsque la législature ne siégeait pas et Isabella le rejoignit en juin. En août, John Jr. mourut soudainement. En , Isabella Macdonald donna naissance à un autre fils Hugh John Macdonald et son père écrivit, Macdonald commença à avoir des soucis avec l'alcool et il buvait beaucoup à la fois en privé et en public ; sa biographe, Patricia Phenix attribue cela à ses problèmes familiaux. Les libéraux ou Grits conservèrent le pouvoir lors de l'élection de 1851 mais ils furent rapidement divisés par un scandale parlementaire. En septembre, le gouvernement démissionna et une coalition rassemblant des partis des deux côtés de la chambre et menée par Allan MacNab arriva au pouvoir. Macdonald joua un grand rôle dans la formation du gouvernement et il fut nommé ministre de la Justice. En 1855, George-Étienne Cartier, du Canada-Est rejoignit le gouvernement. Jusqu'à sa mort en 1873, il sera l'allié politique de Macdonald. En 1856, MacNab fut évincé du poste de premier ministre par Macdonald qui devint ensuite le leader des conservateurs du Canada-Ouest. Bien qu'il soit l'homme le plus puissant du gouvernement, il resta ministre de la Justice et Étienne-Paschal Taché devint premier ministre. Chef colonial, 1857-1864. En , Macdonald se rendit au Royaume-Uni pour promouvoir les projets du gouvernement canadien. À son retour au Canada, il fut nommé premier ministre à la place de Taché, juste à temps pour mener les conservateurs lors de l'élection générale. Macdonald fut élu à Kingston par contre 9 pour son opposant, John Shaw. Cependant les résultats furent décevants pour les conservateurs dans le Canada-Ouest et seul le soutien des Canadiens français permit à Macdonald de rester en fonction. Isabella Macdonald mourut le . John devient donc veuf avec un garçon de sept ans. Hugh Macdonald sera principalement élevé par sa tante paternelle et son mari. En 1856, l'Assemblée vota pour déplacer le siège du gouvernement à la ville de Québec. Macdonald s'opposa à cela et il utilisa son pouvoir pour forcer l'assemblée à revenir sur sa décision en 1857. Il proposa que ce soit la reine Victoria qui décide quelle ville serait la capitale du Canada. Les opposants, principalement dans le Canada-Est, avancèrent que la reine ne prendrait pas cette décision de manière isolée et qu'elle devrait suivre les conseils des ministres Canadiens. Néanmoins, le plan de Macdonald fut adopté avec le soutien du Canada-Est car Québec allait rester la capitale durant trois ans jusqu'à ce que l'assemblée se déplace dans la nouvelle capitale permanente. Macdonald demanda secrètement au Bureau Colonial de faire en sorte que la reine ne réponde pas avant au moins dix mois ou après une élection générale. En , la reine annonça le choix de la ville isolée d'Ottawa, ce qui en déçut plusieurs. Le , un membre de l'opposition du Canada-Est proposa une déclaration destinée à la reine indiquant qu'Ottawa n'était pas un lieu convenable pour une capitale. Les membres du Canada-Ouest appartenant au parti de Macdonald firent défection et votèrent en faveur de la déclaration ; cela entraina la chute du gouvernement. Macdonald démissionna et le gouverneur-général Edmund Walker Head, invita le leader de l'opposition George Brown à former un gouvernement. Selon la loi de l'époque, Brown et ses ministres perdirent leurs sièges à l'assemblée en acceptant d'entrer dans le gouvernement et une élection partielle fut organisée. Cela donna une majorité à Macdonald en attendant les élections et il fit tomber le gouvernement. Head refusa la demande de Brown de dissoudre l'assemblée et Brown et ses ministres démissionnèrent. Head demanda alors à Macdonald de former un gouvernement. La loi autorisait toute personne ayant occupé un poste ministériel au cours des trente derniers jours d'entrer dans le gouvernement sans devoir affronter une élection partielle ; Macdonald et ses ministres retournèrent à leurs anciennes fonctions. Dans un effort d'équité, Head insista pour que Cartier soit le premier ministre et Macdonald son adjoint. À la fin des années 1850 et au début des années 1860, le Canada connaissait une période de prospérité. Le chemin de fer et le télégraphe améliorèrent les communications. Selon le biographe de Macdonald Richard Gwyn, . Au même moment, le gouvernement provincial commença à devenir de plus en plus difficile à gérer. Une loi affectant le Canada-Ouest et le Canada-Est nécessitait une « double majorité », une majorité dans chacune des deux chambres de la province. Cela entrainait un blocage régulier de l'Assemblée. Les deux chambres élisaient chacune 65 députés bien que le Canada-Ouest ait une population plus importante. L'une des principales demandes de Brown était une représentation proportionnelle à la population, une proposition rejetée par le Canada-Est. La Guerre civile américaine inquiéta le Royaume-Uni qui considérait qu'à la fin de leur guerre, les Américains envahiraient à nouveau le Canada. Le Royaume-Uni demanda aux Canadiens de payer une partie des dépenses militaires et une loi sur la Milice fut présentée devant l'Assemblée en 1862. L'opposition rejeta cette demande et les représentants du Canada-Est craignaient que les Canadiens français participent à une guerre déclenchée par les Britanniques. À ce moment, Macdonald buvait beaucoup et il ne fournit pas un soutien important à la loi. Le gouvernement tomba du fait de la loi et les grits reprirent le pouvoir avec John Sandfield Macdonald (sans parenté avec John A. Macdonald) à leur tête. John A. Macdonald ne resta pas longtemps à l'écart du pouvoir ; les deux partis étaient de force égale et une poignée d'indépendants avaient la capacité de faire tomber n'importe quel gouvernement. Le nouveau gouvernement tomba en mai 1863 mais Head autorisa une nouvelle élection qui ne changea cependant pas le rapport de force. En , le député du Canada-Ouest Albert Norton Richards accepta le poste de Solliciteur général et dut affronter une élection partielle. John A. Macdonald fit personnellement campagne contre Richards et ce dernier fut battu par un conservateur. Les Grits perdirent leur majorité et ils démissionnèrent en mars. John A. Macdonald reprit le pouvoir avec Taché en tant que premier ministre. Le gouvernement Taché-Macdonald tomba en juin. La situation politique était tellement bloquée que selon Swainson, . Confédération du Canada, 1864-1867. Avec la chute de son gouvernement, Macdonald approcha le nouveau gouverneur-général Lord Monck et obtint la dissolution du Parlement. Il fut approché par Brown, le leader des Grits, qui considérait que la crise pourrait offrir aux deux partis une occasion de réforme constitutionnelle. Brown et Macdonald s'accordèrent sur un nouveau gouvernement qui soutiendrait le « principe de fédération », une phrase suffisamment vague pour être acceptée. Les discussions n'étaient pas dévoilées au public et Macdonald surprit l'Assemblée en annonçant que la dissolution était retardée du fait des négociations avec Brown ; les deux hommes étaient non seulement rivaux mais ils avaient la réputation de se détester. Les partis mirent de côté leurs différences et formèrent la Grande coalition ; seul le Parti rouge du Canada-Est mené par Jean-Baptiste-Éric Dorion n'y participa pas. Une conférence, demandée par le Bureau colonial, fut prévue pour le à Charlottetown, sur l'Île-du-Prince-Édouard car les provinces maritimes envisageaient une union au sein d'une même province. Les Canadiens obtinrent l'autorisation d'envoyer une délégation à cette conférence de Charlottetown. Macdonald, Cartier et Brown furent les représentants Canadiens à Charlottetown. À la fin de la conférence, les délégations des colonies maritimes exprimèrent leur souhait de rejoindre une confédération dès que les détails seraient connus. En , les délégués se rencontrèrent à la Conférence de Québec et les 72 résolutions qui en découlèrent définissaient les bases de la future constitution du Canada. La Grande coalition fut menacée par la mort de Taché en 1865 ; Lord Monck demanda à Macdonald de devenir premier ministre mais Brown considérait qu'il avait autant le droit d'accéder au poste. La dispute fut résolue par la nomination d'un premier ministre de compromis, Narcisse-Fortunat Belleau. En 1865, après des débats prolongés, l'Assemblée législative du Canada-Uni approuva la création d'une Confédération par 91 voix contre 33. Cependant, aucune colonie maritime n'approuva le plan. En 1866, Macdonald et ses collègues financèrent les candidats pro-Confédération lors de l'élection au Nouveau-Brunswick ; l'assemblée qui en résultait était favorable à la Confédération. Peu après l'élection, le premier ministre de Nouvelle-Écosse, Charles Tupper, présenta une proposition pro-Confédération à la législature. Une dernière conférence, organisée à Londres, était nécessaire avant que le parlement britannique ne confirme l'union. Les délégués des provinces maritimes se rendirent à Londres en juillet 1866 mais Macdonald, qui buvait à nouveau beaucoup, ne s'y rendit pas avant novembre, ce qui ulcéra les délégués. En , Macdonald mena la Conférence de Londres, où il fut félicité pour sa conduite des débats et fit la cour à celle qui devint sa seconde épouse, Agnes Bernard. Agnes Bernard était la sœur d'Hewitt Bernard, le secrétaire privé de Macdonald ; le couple s'était rencontré pour la première fois à Québec en 1860 mais Macdonald l'admirait au moins depuis 1856. En , alors qu'il se trouvait toujours à Londres, il fut sérieusement brûlé dans sa chambre d'hôtel lorsqu'une bougie mit le feu à la chaise sur laquelle il était assis ; il refusa néanmoins de manquer les réunions de la conférence. En février, il épousa Agnes à l'église de St George's Hanover Square. Le , l'Acte de l'Amérique du Nord britannique, qui sert de base à la Constitution canadienne, fut adopté par la Chambre des communes après avoir été validé par la Chambre des lords. La reine Victoria approuva la loi par une sanction royale le . Macdonald souhaitait que l'union soit formellement créée le car il craignait que les préparatifs ne soient pas achevés avant. Les Britanniques privilégiaient une date antérieure et le , ils annoncèrent que le Dominion serait créé le juillet. Lord Monck nomma Macdonald au poste de premier ministre du pays unifié. Avec la naissance du Dominion, le Canada-Est et le Canada-Ouest devinrent des provinces séparées appelées respectivement le Québec et l'Ontario. Macdonald fut anobli le jour de la célébration de ce qui deviendra la Fête du Dominion ("Dominion Day", littéralement le « Jour du Dominion ») le . Premier ministre du Canada. Premier mandat, 1867-1871. Macdonald et son gouvernement durent affronter les problèmes immédiats de la formation d'une nouvelle fédération. Il fallait en particulier créer un gouvernement fédéral. La Nouvelle-Écosse menaçait déjà de se retirer de la Confédération ; le chemin de fer Intercolonial reliant les provinces maritimes au reste du Canada n'était en effet pas encore construit. Les relations anglo-américaines étaient tendues et la politique étrangère du Canada était gérée depuis Londres. Le retrait américain du traité de réciprocité en 1866 avait accru les prix des produits canadiens sur les marchés des États-Unis. La plus grande partie du Canada actuel restait en dehors de la Confédération; en plus des colonies séparées de l'Île-du-Prince-Édouard, de Terre-Neuve et de Colombie-Britannique qui restaient sous la souveraineté britannique, de vastes étendues du nord et de l'ouest étaient sous le contrôle de la Compagnie de la Baie d'Hudson. Plusieurs observateurs américains et britanniques considéraient que l'expérience de la Confédération allait rapidement échouer et que le Dominion naissant serait absorbé par les États-Unis. En , la première élection fédérale de la nouvelle Confédération vit la victoire facile du parti de Macdonald qui obtint un large soutien en Ontario et au Québec ainsi qu'une majorité au Nouveau-Brunswick. Le Parlement se rassembla en novembre, sans Brown qui avait été battu à la surprise générale en Ontario et ne fut jamais membre de la Chambre des communes du Canada. En 1869, la Nouvelle-Écosse accepta de rester au sein du Canada après la promesse d'un meilleur soutien financier. Les pressions de Londres et d'Ottawa ne permirent pas d'obtenir l'entrée de Terre-Neuve car ses électeurs avaient rejeté un programme favorable à la Confédération. Terre-Neuve ne devint pas une province canadienne avant 1949. En 1869, John et Agnes Macdonald eurent une fille, Mary. Il devint rapidement clair qu'elle était gravement handicapée à la fois mentalement et physiquement. Hewitt Bernard, le ministre de la Justice et ancien secrétaire de Macdonald, vivait dans la maison de Macdonald à Ottawa avec sa mère veuve. John Macdonald tomba malade en 1870 car un calcul biliaire mit deux mois à disparaitre. Il récupéra sur l'île du Prince-Édouard où il mena probablement des discussions concernant l'entrée de l'île dans la Confédération à un moment où certains suggéraient une adhésion aux États-Unis. L'île rejoignit le Canada en 1873. Macdonald avait été assez tiède sur la question de l'expansion vers l'ouest des provinces canadiennes ; en tant que premier ministre, il devint un fort partisan d'un Canada s'étendant d'un océan à l'autre. Après la création de la Confédération, il envoya des représentants à Londres pour négocier le transfert de la Terre de Rupert et du Territoire du Nord-Ouest au Canada. La Compagnie de la Baie d'Hudson reçut et conserva quelques postes commerciaux et un-vingtième des meilleures terres agricoles. Avant la date de transfert effectif, le gouvernement canadien dut faire face à un soulèvement dans la Colonie de la rivière Rouge (actuel sud-est du Manitoba centré sur Winnipeg). Les locaux, dont des Métis, s'inquiétaient d'un pouvoir qui ne prendrait pas en compte leurs intérêts et organisèrent la Rébellion de la rivière Capilano menée par Louis Riel. Peu disposé à payer pour un territoire en insurrection, Macdonald envoya l'armée pour écraser la rébellion avant la date de transfert officielle du ; finalement, la Colonie de la Rivière Rouge rejoignit la Confédération en tant que Manitoba tandis que le reste des terres achetées devint les Territoires du Nord-Ouest. Macdonald souhaitait également sécuriser la possession de la colonie de Colombie-Britannique. Les États-Unis semblaient intéressés par l'annexion de la colonie mais Macdonald souhaitait assurer à sa nation un débouché sur le Pacifique. La colonie avait une très importante dette qui devrait être payée si elle entrait dans la Confédération. Les négociations furent menées en 1870, principalement durant la convalescence de Macdonald, avec Cartier menant la délégation canadienne. Cartier offrit à la Colombie-Britannique la construction d'un chemin de fer la reliant aux provinces orientales au cours des dix années suivantes. La Colombie-Britannique accepta rapidement et elle rejoignit la Confédération en 1871. Le Parlement canadien ratifia l'accord après un très vif débat qu'Alexander Morris, ministre du revenus de l'administration Macdonald, décrit comme le combat le plus dur depuis la création du Dominion. Il existait des querelles continuelles entre les Américains et les Canadiens sur les droits de pêche en haute-mer et au début de l'année 1871, une commission anglo-américaine fut créée pour régler la question. Le Canada espérait obtenir des compensations pour les dégâts causés par les Féniens qui attaquaient le Canada depuis des bases aux États-Unis. Macdonald fut nommé commissaire Britannique, un poste pour lequel il était peu enthousiaste car il réalisa que les intérêts canadiens pourraient être sacrifiés au profit du Royaume-Uni. Cela fut le cas ; le Canada ne fut pas dédommagé pour les raids des Féniens et l'accord ne lui était pas favorable car il devait ouvrir ses eaux aux pécheurs américains. Macdonald retourna au Canada pour défendre le Traité de Washington face à une forte opposition. Deuxième mandat et scandale du Pacifique, 1872-1873. À la veille de l'élection de 1872, Macdonald n'avait pas encore défini sa politique ferroviaire, ni mis en place les fonds nécessaires à sa construction. Durant l'année précédente, Macdonald évoqua ces problèmes avec des financiers possibles comme Hugh Allan et il y eut d'intenses discussions. Néanmoins, le principal sujet politique de Macdonald était le traité de Washington qui n'avait pas encore été présenté devant le parlement. Au début de l'année 1872, Macdonald présenta le traité pour ratification et il fut voté à la Chambre des Communes avec une majorité de 66 voix. Les élections générales furent organisées à la fin août et au début septembre (les futures élections canadiennes se dérouleront généralement sur une journée). La redistribution des voix donnait un poids électoral plus important à l'Ontario et Macdonald passa une grande partie de sa campagne dans cette province, essentiellement en dehors de Kingston. Une importante corruption des électeurs eut lieu dans tout le Canada, une pratique très efficace à une époque où le vote à bulletin secret n'était pas en place. Macdonald et les conservateurs virent leur majorité réduite de 35 à 8 voix. Les libéraux (le nouveau nom des Grits) firent mieux que les conservateurs en Ontario ce qui força le gouvernement à compter sur les votes des députés des provinces maritimes qui ne soutenaient pas entièrement le parti. Macdonald avait espéré recevoir les fonds pour le chemin de fer au début de l'année 1872, mais les négociations durèrent plus longtemps que prévu entre le gouvernement et les magnats du chemin de fer. Le groupe Allan ne délivra les fonds qu'à la fin 1872. En 1873, à la reprise de la session parlementaire, le député libéral Lucius Seth Huntington accusa les membres du gouvernement d'avoir reçu d'importantes contributions politiques pour accorder le contrat d'exploitation. De nombreux documents accréditèrent la thèse de la corruption et l'affaire qui en découla fut appelée le scandale du Pacifique. Les financiers menés par Allan, qui étaient secrètement soutenus par la Northern Pacific Railway américaine, avaient donné aux conservateurs et avaient reçu le contrat. Les journaux de l'opposition commencèrent à publier des télégrammes signés par des ministres dans lesquels ils demandaient d'importantes sommes d'argent aux financiers à un moment où l'attribution du contrat était encore en discussion. Macdonald avait reçu en contributions de la part des compagnies ferroviaires. Cartier reçut également beaucoup d'argent alors qu'il menait une campagne coûteuse pour conserver son siège de Montréal-Est; il fut battu mais obtint le siège de Provencher au Manitoba. Durant la campagne, Cartier fut diagnostiqué de la maladie de Bright, une maladie rénale aujourd'hui appelée néphrite. Il mourut en à Londres alors qu'il cherchait un traitement. Même avant la mort de Cartier, Macdonald tenta de jouer la montre pour calmer le scandale. Cependant l'opposition publia des documents compromettants. Le , trois journaux publièrent un télégramme daté d'août 1872 dans lequel Macdonald demandait . En août, Macdonald réussit à obtenir une prorogation du parlement en appelant une commission royale sur le scandale, mais lorsque la Chambre des communes se rassembla à nouveau à la fin du mois d'octobre, les libéraux, sentant qu'ils pouvaient faire tomber Macdonald avec cette affaire, mirent une intense pression sur les députés hésitants. Le , Macdonald se présenta devant la Chambre des communes pour défendre le gouvernement et, selon son biographe P.B. Waite, donna le . Il commença son discours à en paraissant malade et fragile mais son apparence changea rapidement. Alors qu'il discourait il avalait des verres d'eau et de gin les uns après les autres, il nia la corruption et avança que de telles contributions étaient communes dans tous les partis. Après cinq heures, Macdonald conclut, Le discours de Macdonald fut vu comme un triomphe personnel mais il ne permit pas de sauver le gouvernement. En perte de vitesse au parlement et auprès du public, Macdonald alla remettre sa démission au gouverneur général Lord Dufferin le ; le libéral Alexander Mackenzie prit sa place. À la suite de sa démission, Macdonald rentra chez lui et n'évoqua plus jamais le scandale du Pacifique. Le , Macdonald présenta sa démission à la direction du parti conservateur mais celle-ci fut refusée. Mackenzie demanda une élection pour janvier 1874. Les conservateurs ne conservèrent que 70 des 206 sièges de la Chambre des Communes, offrant une large majorité à Mackenzie. Les conservateurs ne battirent les libéraux qu'en Colombie-Britannique. Macdonald rentra à Kingston mais perdit son siège après que la corruption eut été prouvée; il remporta néanmoins l'élection partielle qui suivit. Selon Swainson, la plupart des observateurs considéraient Macdonald comme un . Opposition, 1873-1878. Macdonald menait les conservateurs de manière plus apaisée dans l'opposition et il attendait les erreurs des libéraux. Il prit de longues vacances et reprit son activité de juriste; il déménagea avec sa famille à Toronto où il était partenaire avec son fils Hugh John. Macdonald considérait que l'accord de libre-échange que les libéraux avaient signé avec Washington en 1874 était une erreur, car il croyait que l'industrie canadienne avait besoin de protectionnisme pour se développer. La crise bancaire de mai 1873 avait entraîné un marasme économique mondial ; les libéraux considéraient qu'il était difficile de financer la construction du chemin de fer transcontinental dans ces conditions et étaient généralement opposés à ce dernier. Le faible rythme de construction mena la Colombie-Britannique à déclarer que l'accord selon lequel elle était entrée dans la Confédération risquait d'être annulé. En 1876, Macdonald et les conservateurs avaient adopté le protectionnisme dans le cadre de leur politique appelée Politique nationale qui fut promue principalement en Ontario durant l'été 1876. Les propositions de Macdonald étaient très populaires et les conservateurs commencèrent à remporter de nombreuses élections partielles. À la fin de l'année 1876, les conservateurs avaient repris 14 sièges, réduisant la majorité de Mackenzie de 70 à 42 sièges. Malgré ces succès, Macdonald envisagea de prendre sa retraite et il considéra Charles Tupper comme un héritier possible. Lorsque le parlement se réunit à nouveau en 1877, les conservateurs étaient confiants alors que les libéraux étaient sur la défensive. Les conservateurs continuèrent de présenter leur politique en Ontario et Macdonald fit campagne au Québec, ce qu'il avait rarement fait jusque-là car il laissait la parole à Cartier. Les réunions continuèrent jusqu'en 1878 pour présenter la Politique nationale : droits de douane élevés, construction rapide du chemin de fer transcontinental (le Canadien Pacifique), développement de l'agriculture dans l'Ouest avec l'aide du chemin de fer et mise en place de politiques pour attirer les immigrants blancs Européens au Canada. Ces réunions permirent à Macdonald de montrer ses talents de candidat et étaient généralement joyeuses; lors de l'une de celles-ci, le chef des conservateurs imputa les dégâts causés par les insectes parasites aux libéraux et promit que les insectes disparaitraient si les conservateurs étaient élus. Les derniers jours de la du Canada furent marqués par un vif débat : Macdonald et Tupper accusèrent le député et magnat du chemin de fer Donald Alexander Smith d'avoir reçu le droit de construire la branche du Canadien Pacifique jusqu'à Pembina dans le Dakota du Nord en récompense de la trahison des conservateurs lors du scandale du Pacifique. L'altercation continua même après que la Chambre eut publié sa dissolution à la veille de l'élection; les derniers mots de la 3ème législature furent : L'élection eut lieu le 17 septembre 1878. Craignant la défaite de Macdonald à Kingston, ses partisans tentèrent de le présenter dans la circonscription jugée plus facile de Cardwel. Néanmoins, après avoir représenté sa ville durant 35 ans, Macdonald choisit de participer à l'élection à Kingston. Il fut battu par Alexander Gunn mais les conservateurs remportèrent une victoire écrasante au niveau national. Macdonald resta à la Chambre des Communes après avoir sécurisé son élection à Marquette au Manitoba; les élections dans cette province étaient organisées après celles de l'Ontario. Son accession au poste de premier ministre laissait son siège de parlementaire vacant et Macdonald décida de se présenter pour le siège de Victoria en Colombie-Britannique le . Il y fut facilement élu, même s'il n'avait jamais visité Marquette ou Victoria. Troisième et quatrième mandats, 1878-1887. La Politique nationale fut mise en place dans le budget présenté en . Le Canada devenait une nation protectionniste comme les États-Unis et l'Allemagne. Les droits de douane étaient destinés à protéger et à développer l'industrie canadienne, les produits textiles étaient taxés à hauteur de 34 % mais l'équipement pour les fabriquer n'était pas taxé. Macdonald continua de défendre des droits de douane élevés jusqu'à sa mort. Avec la hausse des recettes, Macdonald s'intéressa à la question des chemins de fer et la situation était étonnamment bonne. Même si les dépenses dans le domaine avaient été faibles sous Mackenzie, plusieurs centaines de kilomètres avaient été construits et la quasi-totalité du parcours avait été cartographiée. En 1880, Macdonald fonda un consortium mené par George Stephen pour poursuivre la construction du transcontinental. Donald Smith était un partenaire important du consortium mais comme ses relations avec les conservateurs étaient tendues, sa participation ne fut pas révélée au public même si elle était bien connue de Macdonald. En 1880, le Dominion récupéra les derniers territoires britanniques de l'Arctique et s'étendait sur tout le Canada actuel à l'exception de Terre-Neuve qui ne rejoignit la Confédération qu'en 1949. En 1880, le Canada envoya son premier délégué diplomatique, Alexander Tilloch Galt en tant que haut-commissaire Canadien au Royaume-Uni. L'économie se portant bien, Macdonald et les conservateurs conservèrent une confortable majorité, malgré une légère baisse lors de l'élection de 1882. Macdonald fut élu dans la circonscription de Carleton. Le projet de chemin de fer transcontinental était largement financé par le gouvernement. de terres le long du parcours et de fonds fédéraux lui furent accordés. De plus, le gouvernement s'était engagé à financer pour de chemins de fer en soutien du transcontinental. Le projet complet était extrêmement coûteux, en particulier pour une nation de seulement 4,1 millions d'habitants en 1881. En 1880 et 1885, le projet du transcontinental passa à plusieurs reprises au bord de la faillite. Non seulement le terrain des montagnes Rocheuses était difficile mais la route au nord du lac Supérieur se révéla traître car les rails et les engins sombraient dans les fondrières de mousse. Lorsque les garanties canadiennes des bons du transcontinental ne suffirent pas à les vendre dans l'économie déclinante, Macdonald obtint un prêt du Trésor; la loi l'autorisant fut votée par le Sénat du Canada juste avant que la société ne fasse faillite. Alors que le chemin de fer transcontinental approchait de son achèvement, le Nord-Ouest connut un nouveau soulèvement. De nombreux métis du Manitoba avaient émigré dans les Territoires du Nord-Ouest et ces derniers se sentaient menacés par l'arrivée de colons de l'Ontario. Les négociations entre les métis et le gouvernement sur les questions foncières furent difficiles. Riel vivait en exil aux États-Unis depuis 1870 et il se proposa pour négocier avec Macdonald. Sans réponse de ce dernier, les Métis menés par Riel se soulevèrent lors de la Rébellion du Nord-Ouest. Macdonald envoya l'armée par train et celle-ci écrasa rapidement la révolte. Riel fut capturé, jugé pour trahison et condamné à la pendaison. Macdonald refusa la grâce à Riel qui souffrait de troubles mentaux. La pendaison de Riel se révéla impopulaire et controversée et aliéna le soutien des Québécois (catholiques et linguistiquement francophones comme Riel) au Parti conservateur; ces derniers se rapprochèrent des libéraux au début du . Le transport des soldats aida la transcontinentale à lever de l'argent. Le chemin de fer fut achevé le ; Macdonald fut informé par le président du Canadien Pacifique, William Cornelius Van Horne par télégraphe depuis Craigellachie en Colombie-Britannique, que le dernier crampon avait été posé. À l'été 1886, Macdonald se rendit pour la première et unique fois dans l'Ouest du Canada ; il fit de nombreux arrêts sur le chemin pour donner des discours jusqu'à Vancouver. Le 13 août 1886, Macdonald utilisa un marteau en argent pour planter un crampon en or dans la dernière section de l'Esquimalt and Nanaimo Railway près de Vancouver. En 1886, une autre querelle éclata avec les États-Unis sur la question des droits de pêche. Profitant des clauses du traité leur permettant d'accoster au Canada pour se ravitailler en eau et en bois, les navires américains se livraient à la pêche clandestine le long du rivage. Plusieurs navires furent arraisonnés et retenus dans les ports canadiens, suscitant la colère des Américains qui demandaient leur retour. Macdonald chercha à faire passer une loi pour annuler certaines clauses du traité, à la consternation des Britanniques qui étaient responsables de la politique étrangère du Canada. Le gouvernement britannique ordonna au gouverneur général Lord Lansdowne de réserver la sanction royale pour la loi, ce qui suspendait son application sans l'annuler. Après de nombreuses discussions, le gouvernement britannique autorisa la sanction royale à la fin de l'année 1886 et indiqua qu'il enverrait un navire de guerre pour protéger les pêcheries si aucun accord n'était trouvé avec les Américains. Cinquième et sixième mandats, 1887-1891. Craignant de perdre sa force politique du fait du marasme économique, Macdonald envisagea d'organiser une élection à la fin de l'année 1886 mais il n'avait pas encore pris sa décision lorsqu'une élection en Ontario fut demandée par son ancien élève, le premier ministre libéral de l'Ontario, Oliver Mowat. L'élection provinciale fut considérée comme un test avant l'élection fédérale. Malgré une intense campagne menée par le premier ministre, les libéraux de Mowat furent reconduits en Ontario avec une majorité accrue. Macdonald dissolut finalement le parlement le en prévision de l'élection du . Durant la campagne, les libéraux du Québec parvinrent à former un gouvernement quatre mois après l'élection québécoise d'octobre 1886 et les conservateurs perdirent le pouvoir au Québec. Néanmoins, Macdonald et son cabinet firent une intense campagne durant l'hiver et Tupper (le nouveau haut-commissaire à Londres) repoussa son départ pour renforcer les conservateurs de Nouvelle-Écosse. Le leader des libéraux, Edward Blake, mena une campagne sans enthousiasme et les conservateurs remportèrent facilement les élections en Ontario, en Nouvelle-Écosse et au Manitoba avec une majorité nationale de 35 sièges. Les conservateurs obtinrent même une courte majorité au Québec malgré le ressentiment lié à la pendaison de Riel. Macdonald devint une nouvelle fois député de Kingston. Même les plus jeunes ministres, comme le futur premier ministre John Thompson, qui était parfois en désaccord avec la politique de Macdonald, admirent que Macdonald était un atout essentiel pour les conservateurs. Blake, que Gwyn décrivit comme , démissionna après la défaite et fut remplacé par Wilfrid Laurier. Sous la direction de Laurier, les libéraux, qui avaient accepté l'essentiel de la Politique nationale sous Blake, argumentèrent que le commerce Nord-Sud était plus utile que le commerce à travers des vastes plaines vides avec le transcontinental dont les tarifs élevés commençaient à provoquer du ressentiment. Macdonald souhaitait une certaine réciprocité avec les États-Unis mais était réticent à abaisser les droits de douane. Les partisans américains de ce qui fut surnommé l'« union commerciale » la considéraient comme un préalable à une union politique et n'avaient aucun scrupule à le déclarer, ce qui causa une controverse au Canada. Macdonald demanda une élection pour le 5 mars 1891. Les libéraux étaient largement financés par les intérêts américains tandis que les conservateurs furent principalement financés par le Canadien Pacifique. Le premier ministre, alors âgé de 76 ans, s'épuisa lors de la campagne et il mena les activités politiques depuis la maison de son beau-frère à Kingston. Les conservateurs remportèrent les élections mais leur majorité fut réduite à 27 sièges. Les deux partis arrivèrent à égalité dans les provinces centrales du Canada mais les conservateurs dominèrent dans les provinces maritimes et en Colombie-Britannique, ce qui poussa le libéral Richard John Cartwright à déclarer que la majorité de Macdonald reposait sur les . Après l'élection, Laurier et les libéraux acceptèrent à contrecœur la Politique nationale et lorsque Laurier devint plus tard premier ministre, il l'adopta sans grands changements. Plusieurs semaines de repos après l'élection semblèrent restaurer la santé de Macdonald. Cependant, à la fin du mois de mai, il fut victime d'une crise cardiaque qui le laissa partiellement paralysé. Le "Old Chieftain" (« Vieux Chef ») restait mentalement alerte mais il mourut le soir du samedi . Des milliers de personnes défilèrent devant son cercueil ouvert dans la chambre du Sénat; sa dépouille fut ensuite transportée par train jusqu'à Kingston et des foules le saluèrent à chaque arrêt. Il fut enterré au cimetière de Cataraqui à Kingston aux côtés de sa première épouse, Isabella. Wilfrid Laurier rendit hommage à Macdonald à la Chambre des Communes : Postérité, héritages et hommages et critiques. Hommages. Macdonald resta premier ministre presque 19 ans, une durée dépassée uniquement par William Lyon Mackenzie King. À la différence de son homologue Américain, George Washington, aucun monument important, ville ou subdivision politique ne fut nommé en l'honneur de Macdonald (à l'exception d'une municipalité rurale du Manitoba). Un sommet des Rocheuses, le Mont Macdonald à proximité du Col Rogers, porte son nom. En 2001, le parlement déclara le Sir John A. Macdonald Day mais la journée n'est pas fériée et elle passe généralement inaperçue. Macdonald apparaît sur l'actuel billet canadien de. Il a également donné son nom à l'aéroport international Macdonald-Cartier d'Ottawa et à l'autoroute 401 (Ontario) (la Macdonald-Cartier Freeway) bien que ces noms soient rarement utilisés. Plusieurs sites associés à Macdonald sont préservés. Sa tombe est désignée lieu historique national du Canada en 1938. La Villa Bellevue à Kingston, où la famille de Macdonald vivait dans les années 1840, est également un lieu historique national administré par Parcs Canada et a été restauré pour lui redonner son aspect d'époque. Sa résidence d'Ottawa, , existe toujours et est actuellement la résidence officielle du haut-commissaire du Royaume-Uni au Canada. Des statues de Macdonald ont été érigées dans tout le Canada ; l'une d'entre elles, sculptée par Louis-Philippe Hébert, se trouve sur la Colline du Parlement à Ottawa. Une autre statue se trouve au sommet d'un socle en granit initialement destiné à accueillir une statue de la reine Victoria au à Toronto. Une statue de Macdonald se trouve également dans le City Park de Kingston et la société historique de la ville organise une messe commémorative annuelle en son honneur. Le sénateur conservateur Hugh Segal considère que le véritable monument de Macdonald est le Canada lui-même : Les biographes de Macdonald notent sa contribution à l'établissement du Canada comme une nation. Swainson suggère que le désir de Macdonald pour un Canada libre et tolérant devint partie intégrante de son fonctionnement : Gwyn déclara de Macdonald : . Critiques. Cependant, et notamment à partir de 2013 avec la publication du livre de l'historien James Daschuk, "La Destruction des Indiens des plaines. Maladies, famines organisées, disparition du mode de vie autochtone", la place et le prestige de John A. Macdonald dans l'histoire du Canada sont remis en cause. Il a en effet organisé une politique qualifiée d'« ethnocide » envers les Amérindiens des plaines du centre du pays afin de s'approprier leurs terres, provoquant des famines, des exécutions arbitraires et l'assimilation forcée des enfants dans des pensionnats spécialement construits à cet effet. En , le conseil municipal de Victoria a ainsi décidé de retirer la statue de John A. Macdonald installée devant l'hôtel de ville, justifiant cette décision par un souci de « réconciliation », alors que Macdonald est connu pour son « mépris » pour les premiers habitants canadiens et l'établissement d'un système scolaire qui favorisait une assimilation forcée. Le monument lui rendant hommage à la Place du Canada (Montréal) est déboulonné le dans la foulée des événements lors d'une manifestation demandant le définancement des corps policiers. Cependant, d'autres arguments envisagent la possibilité de juger des figures historiques et leurs abus avec un point de vue actuel. James Daschuk pour sa part considère qu'il est important de transmettre le message que mais qu’il est . Les Canadiens francophones ont pour leur part une image de John A. Macdonald plus critique. Ainsi selon le professeur de droit public Guillaume Rousseau, le politicien canadien du serait également notable pour son « racisme anti-francophone ». En 1895, le jour de l’inauguration du monument de Macdonald, l’enthousiasme clamé par des orateurs de circonstance est modulé par des chahuteurs grimpés dans les arbres avoisinants. Des soldats de sa Majesté sont envoyés pour les faire taire. Ce monument a souvent été la cible de vandalisme par des souverainistes, qui sont même allé jusqu'à la décapiter en 1992 pour l'anniversaire de la mort de Louis Riel. Enfin, l'Écosse, terre natale de Macdonald, a également modifié sa façon de présenter l'action du père fondateur du Canada, notamment sur son site officiel, en mentionnant, dans sa biographie en ligne, son action en faveur des « écoles résidentielles », dans le souci de .
Lancashire (homonymie)
Say Hello to Black Jack est un seinen manga de Shūhō Satō. Son titre est inspiré du manga médical "Blackjack" d'Osamu Tezuka. Il a été prépublié dans le magazine "Morning" entre 2002 et 2006 et a été compilé en un total de treize tomes. La version française a été éditée par Glénat. Le manga original est en libre service depuis à la suite de l'annulation du contrat avec Kōdansha. Le manga décrit le parcours initiatique de son personnage principal, Eijiro Saitô, dans les différents services de l'hôpital auxquels il se voit affecté tour à tour pendant la formation suivant l'obtention de son diplôme. Une adaptation en drama de onze épisodes a été diffusée entre avril et sur la chaine TBS. Un épisode spécial a ensuite été diffusé le . Une suite nommée a été prépubliée dans le magazine "Big Comic Spirits" de l'éditeur Shōgakukan entre et , et a été compilé en un total de neuf tomes. Synopsis. Saitô sort de Eiroku, la plus grande université de médecine du Japon, à Tokyo. Les apprentis médecins y ont appris la théorie et sont considérés comme "« le pilier de la médecine japonaise »". Néanmoins ils sont désormais confrontés à la réalité du terrain et aux chocs que cela entraîne. Entre difficultés financières et dilemmes moraux et éthiques à la découverte des dérives du système médical japonais, Saitô va devoir composer avec ses convictions, les codes établis dans les différents services et réfléchir sur les devoirs du médecin envers ses patients, pour tenter de répondre à la question récurrente de la série : "« Être médecin, qu'est-ce que c'est ? »" Les tomes 1 et 2 suivent Saitô de la sortie de sa formation universitaire à sa mise en pratique dans un stage en service de chirurgie. Les tomes 3 et 4 décrivent le passage de Saitô en service de réanimation prénatale, où l'on s'occupe de maintenir en vie les nouveau-nés prématurés. Les tomes 5 à 8 traitent du service de cancérologie. Les tomes 9 à 13 suivent Saitô dans son immersion au sein des services psychiatriques. Analyse. "Say Hello to Black Jack", à travers un récit fictionnel, dresse un constat des dysfonctionnements de la médecine au Japon, en s'appuyant sur des témoignages de praticiens du milieu hospitalier. La parution de la série a fortement marqué l'opinion publique et a mené l'état japonais à mettre en place une série de réformes pour modifier les lois sur la santé. Distinctions. En 2004, le manga reçoit le Grand Prix de l'Association des auteurs de bande dessinée japonais.
Rüdiger Abramczik Rüdiger "Abbi" Abramczik est un footballeur allemand né le à Gelsenkirchen-Erle. Il a été formé initialement au SV Erle 08 et son poste de prédilection était celui d'ailier droit. Biographie. Rüdiger Abramczik évolue lors de sa jeunesse au "SV Erle 08" un club de Gelsenkirchen, à 10 ans il intègre l'autre club de la ville, le FC Schalke 04. Le il débute en Bundesliga et sera pendant trois années le plus jeune joueur de la première division allemande. Abramczik était connu pour ses centres et forme avec le buteur Klaus Fischer un duo offensif efficace, il marque son premier but en Bundesliga quelques jours avant son anniversaire. Il débute en équipe nationale en 1977, avec une victoire 5-0 contre l'Irlande du Nord. Il joue 19 fois pour la "Mannschaft" jusqu'en 1979. Il participe également à la Coupe du monde de football de 1978 en Argentine et marquera 1 but contre les Pays Bas. Sa courte carrière en équipe nationale s'explique par un conflit avec le président de la fédération allemande, Hermann Neuberger. À la suite des difficultés financières du FC Schalke 04 en 1980, il est vendu au club rival, le Borussia Dortmund, où il formera un nouveau duo de choc avec Manfred Burgsmüller. Après des passages dans divers clubs, 1. FC Nuremberg, Galatasaray (vainqueur de la Coupe de Turquie en 1985), Rot-Weiss Oberhausen, il revient à Schalke en 1987 comme défenseur central. En 316 matchs de Bundesliga il aura marqué 77 fois. Il termine sa carrière de joueur dans les divisions inférieures, au Wormatia Worms puis au FC Gütersloh. Même si sa carrière de footballeur lui assure une rente confortable, il est propriétaire à Gelsenkirchen de nombreux biens immobiliers, de magasins, d'une agence de voyages il ne lâche pas le football et entame une carrière d'entraineur qui le conduit dans de nombreux clubs en Allemagne et à l'étranger. Ses plus grands succès sont un titre de champion de Bulgarie avec le Levski Sofia et en Lettonie avec le FK Liepājas Metalurgs.
Erich Beer Erich Beer est un footballeur allemand né le à Neustadt bei Coburg. Il jouait en milieu de terrain. Il fut de la sélection allemande lors de la Coupe du monde 1978 en Argentine.
Cold wave La cold wave (prononcé , littéralement « vague de froid », ou vague froide) est un genre musical apparu à la fin des années 1970 en Angleterre, essentiellement popularisé dans la première partie des années 1980. Il peut être considéré comme un sous-genre des courants new wave et post-punk, dont il radicalise le minimalisme et la froideur. L'expression a été utilisée pour la première fois en 1977 pour décrire la musique de Siouxsie and the Banshees. L'appellation « cold wave » est surtout utilisée en France, en Belgique et Suisse francophones. Au Royaume-Uni, il s'agit plus volontiers et de façon plus générique de « post-punk ». Il ne faut pas confondre ce courant avec la cold wave américaine, qui est un genre de rock industriel apparu vers la fin des années 1980. Histoire. Origines et formations. Parmi les précurseurs de ce style, on retrouve David Bowie avec ses albums "Low" et "Heroes" composés avec le claviériste Brian Eno, mais aussi les expérimentations électroniques et froides de certains groupes allemands (tels que Kraftwerk, Can, Neu!), ainsi que le rock électronique et minimaliste de Suicide. Les débuts de la musique industrielle et le groupe Throbbing Gristle ont eux aussi contribué à l'émergence de ce mouvement musical. Fin 1977, dans les numéros du 26 novembre 1977 et du 3 décembre, l'hebdomadaire britannique "Sounds" consacre deux unes à une scène émergente qu'il nomme "New Musick - The Cold Wave" et désigne la chanteuse Siouxsie comme . Celle-ci décrit sa musique comme . Lors d'une session pour John Peel enregistrée pour la BBC, la première version de sa chanson "" est présentée avec une batterie pleine d'écho et de delay, ce qui crée beaucoup d'espace. Pour la journaliste Vivien Goldman, cette musique annonçant : c'est Siouxsie répond à cette observation en disant, Un an après en novembre 1978, son groupe Siouxsie and the Banshees dessine les premiers contours de la cold wave sur disque avec l'instrumental "Pure" qui ouvre leur premier album "". Ce titre, enregistré avec une pléiade d'effets, chorus, flanger, delay et une réverbération sur la batterie comme sur les autres instruments, est alors atypique dans leur répertoire. En décrivant ce morceau, Nick Kent précise dans le "NME" : Le groupe explora davantage cette veine sur leur deuxième album "Join Hands" sorti l'année suivante, où tous les titres de la face-A baignent dans une ambiance crépusculaire. Martin Hannett, le producteur de Joy Division, déclarera plus tard au journaliste Jon Savage avoir été intéressé par le travail de Siouxsie. Les musiciens de Joy Division, ont par la suite nommé Siouxsie and the Banshees . À la même époque, le groupe Wire est la première formation post-punk à utiliser des synthétiseurs dans le seul but d'ajouter une atmosphère glaciale à leurs morceaux. Leur deuxième album "Chairs Missing", publié en 1978 se démarque en cela nettement de leurs réalisations antérieures. Wire façonnera encore plus cette esthétique sur leur troisième disque "154" sorti en 1979. Un des autres groupes emblématiques du cold est Joy Division et ceci grâce l'apport de leur producteur Martin Hannett rencontré à l'automne 1978. L'année suivante, Hannett change la coloration musicale du groupe en y ajoutant des claviers et plusieurs effets sur la batterie. Dans une de ses chansons, ', le chanteur de Joy Division, Ian Curtis évoque l'époque glaciale dans laquelle il vit, avec les paroles : . Après avoir enregistré deux albums studio ' et "", Ian Curtis met fin à ses jours en mai 1980, laissant une empreinte durable sur ses contemporains. Le minimalisme, les rythmes martiaux et le son glacial du groupe de Manchester, ainsi que la voix sépulcrale de Curtis, seront énormément imités dans les décennies suivantes. Public Image Limited, le deuxième groupe fondé par John Lydon, marque aussi les esprits avec leur album ', incluant une longue plage d'ouverture expérimentale intitulée '. The Cure effectue en 1980 une incursion dans ce style dès leur deuxième album, l'introspectif et atmosphérique '. Le groupe de Robert Smith avec sa trilogie ', ' et ', a directement influencé des générations de groupes cold wave, ' étant d'ailleurs le titre d'une chanson de l'album '. Ces groupes britanniques post-punk sont nés dans le sillage du mouvement punk qui incarnait deux phénomènes essentiels : l'accessibilité pour tous à la musique et la révolte des jeunes face à l'establishment dans une société en plein désarroi. La cold wave est un terme attribué à un certain nombre de groupes à partir de 1977 sans qu'il y ait pour autant une réelle unité de genre. La cohérence du style tient d'un certain statisme rythmique, l'utilisation de sonorités froides, l'usage lugubre de la voix avec des paroles tournées vers l'angoisse et un certain mal-être. À l'opposé de la plupart des courants rocks de l'époque, le style se caractérise par la prédominance de la section rythmique, généralement lente et pesante, l'usage fréquent de synthétiseurs, des guitares en surimpression parfois volontairement dissonantes. C'est une tendance où les artistes peuvent exprimer leur difficulté d'exister dans une société en plein bouleversement. On peut y voir un certain mal-être existentiel, parfois empreint de poésie au-delà du rejet instinctif et énergique du punk. Chaque groupe exprime une tendance, une esthétique, une créativité, une personnalité propre. Dans les groupes « classés » cold wave on peut aussi citer : Bauhaus, Section 25, Cabaret Voltaire, The Opposition, The Sound, A Certain Ratio, Japan, And Also the Trees ou encore Tuxedomoon. Des groupes moins underground comme Depeche Mode ont aussi fait une incursion dans ce style avec leur album "Black Celebration" publié en 1986. Leur travail reposait exclusivement sur un travail mélodique au synthétiseur. En France, une scène émerge dès le début des années 1980. Certaines formations hexagonales et belges chantant en anglais telles que KaS Product, Clair Obscur, Little Nemo, Marquis de Sade, Jad Wio, Dominic Sonic ou Trisomie 21 sortent des albums. Évolution de la scène. Nombreux sont les groupes classés cold wave qui ont disparu dès le milieu des années 1980. D'autres ont fait évoluer leur musique vers la pop (The Cure), les musiques électroniques (New Order anciennement Joy Division) ou la musique mystico-orientale (Dead Can Dance). Depuis le début des années 2000, on peut observer une résurgence de ce style chez des groupes plus récents comme Interpol, Editors, She Wants Revenge et White Lies. On note également un regain d'intérêt pour ces groupes des années 1980, notamment ceux de l'underground français comme Kas Product, qui font l'objet de rééditions pour les amateurs. Le succès du projet Nouvelle Vague, de Marc Collin et Olivier Libaux, qui reprend de nombreux titres de cold wave en version bossa nova, démontre que ce style trouve encore un certain écho dans les années 2010 avec notamment John & Jehn (avec la chanteuse Jehnny Beth avant que celle-ci ne fonde Savages) puis Lescop.
Haemophilus influenzae , autrefois appelé bacille de Pfeiffer, est une bactérie strictement humaine de la famille des "Pasteurellacae" et de la classe des "Gammaproteobacteria". Les cellules sont des coccobacilles ou de petits bâtonnets immobiles à Gram négatif. (1858-1945) a été le premier à les décrire en 1892 lors de la pandémie de grippe ("influenza") de 1889-1892. On a longtemps cru qu'il s'agissait de l'agent infectieux responsable de la grippe, jusqu'à ce que Richard Shope mette en évidence en 1931 l'étiologie virale de cette maladie, en isolant un virus à partir de filtrats de broyats de poumons de porcs à l'occasion d'une grippe porcine proche de la grippe humaine. Son génome est le premier à être entièrement séquencé, en 1995 ( et ). Pouvoir pathogène. C'est une bactérie isolée à partir du microbiote des voies respiratoires supérieures humaines. En dehors du tractus respiratoire, "H. " peut se voir dans certaines ostéites et arthrites et infections génitales comme des vaginites. Autres espèces au pouvoir pathogène voisin : Caractères bactériologiques. Petit bacille à Gram négatif, les souches virulentes de sérotype b sont fréquemment encapsulées mais la capsule est difficilement visible en dehors des prélèvements pathologiques purulents. "" exige deux facteurs de croissance : les facteurs (hémine ou hématine) et (NAD+). Sur un milieu ordinaire où l'on dépose un disque contenant ces facteurs +, les colonies ne poussent qu'autour du disque. Le facteur peut être apporté par un milieu enrichi en hémoglobine (gélose au sang cuit ou chocolat). Le facteur peut être apporté par l'ajout d'extrait de levure, un supplément polyvitaminé ou par coculture avec des colonies de "Staphylococcus aureus". Le chauffage du sang à lors de la préparation de la gélose au sang cuit libère le facteur et inactive les inhibiteurs de ce dernier pouvant-être présent dans certains sang animaux comme celui du mouton. Le camp-test consiste à ensemencer une suspension d" sur un milieu gélosé au sang frais (facteur ) et puis à ajouter une strie de "S. aureus" (facteur ). Ceci induit un satellitisme typique, ' poussant autour de la strie de staphylocoques. Traitement. "" est sensible à l'amoxicilline dans 80 % des cas, cependant elle peut présenter une résistance aux "β"-lactamines en sécrétant une "β"-lactamase pouvant être traitée par de l'amoxicilline associée à un inhibiteur des pénicillinases tel que l'acide clavulanique. Il est également sensible aux céphalosporines de génération et aux fluoroquinolones. Prévention. Des vaccins contre " b sont disponibles depuis le début des années 1990. La couverture vaccinale des pays développés est de 92 %, alors qu'elle n'est que de 42 % dans les pays en voie de développement et 8 % dans les pays les plus pauvres. Les vaccins protégeant d’" sont les suivants : Le tableau vaccinal pour "" est le suivant : Trois injections sont recommandées en France. Aux États-Unis, depuis la vaccination les progrès ont été spectaculaires pour les enfants et les adultes, mais chez les adultes âgés le nombre de cas parait en augmentation (comme dans l'Ohio par exemple) en étant lié à l'émergence d'autres souches de "Haemophilus influenza" (autres que b)"." Utilisation en recherche. Les recherches sur "" ont permis d'isoler une série d'enzymes de restriction nommées Hind, dont la troisième découverte, Hind, est l'une des enzymes de restriction les plus utilisées en biologie moléculaire. Son site de restriction à bouts cohésifs est palindromique : 5'---A AGCTT---3' 3'---TTCGA A---5'
Dietmar Beiersdorfer Dietmar Beiersdorfer est un footballeur allemand né le à Fürth.
Stokkem Stokkem est une section de la ville belge de Dilsen-Stokkem située en Région flamande dans la province de Limbourg. Stokkem se situe à la rive gauche de la Meuse et les comtes de Looz y bâtirent une forteresse pour se défendre contre leurs voisins de Juliers et de Gueldre. Ce château est fortifié par le prince-évêque Érard de La Marck au début du . Stokkem, anciennes graphies « Stockheim » ou « Stockem », reconnue comme ville en 1244 par Arnoul IV de Looz, se dote d'un mur d'enceinte et devient une des 23 "Bonnes Villes" de la principauté de Liège. Le l'église et 350 des 420 maisons sont détruites par un incendie. En 1687, l'empereur romain germanique donne à François-Guillaume de Maigret, général qui s'était particulièrement illustré en Hongrie contre les Turcs, confirmation de son titre de comte de Maigret, le fait comte du Saint-Empire, comte de Néau (Eupen) et baron de Stockem (ou Stokkem), ainsi que maréchal héréditaire de la province de Limbourg. En 1702 le château est démoli par les troupes des Provinces-Unies ; la fortification n'était plus utile au contrôle de Maastricht, ville qui, depuis la guerre de Quatre-Vingts Ans était codirigée par le prince-évêque de Liège et les États généraux des Provinces-Unies. En 1839 120 maisons sont de nouveau détruites par le feu.
Jörg Böhme Jörg Böhme est un footballeur allemand né le à Hohenmölsen.
SC Leipzig Le Sportclub Leipzig était un club omnisports allemand, situé à Leipzig. Il était notamment réputé pour ses sections masculine et féminine de handball. Historique. Le Sportclub Leipzig naît en de la fusion du SC Rotation Leipzig-Mitte et du SC Lokomotive Leipzig. Il forme dans diverses disciplines de nombreux sportifs qui ramèneront plusieurs médailles olympiques en athlétisme, handball ou gymnastique. Le club se dissout en 1993 après la réunification des deux Allemagnes. Les athlètes se répartissent alors dans les clubs préexistants ou dans de nouvelles entités. Football. L’équipe ne joue que pendant trois saisons, le temps que soit fondé le 1. FC Lokomotive Leipzig. Handball. La section descend directement de celle du SV Lokomotive Leipzig créé en , (à ne pas confondre avec le club de football du 1.FC Lokomotive Leipzig fondé en 1966), dont l’équipe féminine remporte le titre de champion de RDA en 1957. Les équipes masculine et féminine se révèlent performantes dès la fondation du club. Les hommes sont sacrés champions en plein air dès 1965 et gagnent trois titres en salle dans les années 1970. En 1975, le SC Leipzig récupère les meilleurs éléments de l’autre club de la ville, le SC DHfK Leipzig, les autorités ayant décidé qu’une ville ne pouvait aligner plus d’une équipe en championnat. Les féminines sont l’équipe la plus titrée de l’histoire du handball est-allemand avec 11 titres de champion et quatre coupes d’Europe, dont deux Coupes des clubs champions. Après la réunification allemande, les deux équipes sont intégrées aux nouveaux championnats, avant la dissolution du club en 1993. Ironie de l’histoire, nombre de joueurs, signent pour le SC DHfK Leipzig. La plupart des femmes rejoignent le VfB Leipzig qui crée une section féminine de handball pour l’occasion, mais celle-ci est mise en liquidation en 1999. C’est le Handball-Club Leipzig qui prend la relève et qui assume le glorieux passé du handball à Leipzig. Lien externe. Site du HC Leipzig féminin
Table Claudienne La table Claudienne est une plaque de bronze portant l'inscription d'un discours prononcé par l'empereur Claude, en 48, devant le Sénat romain. De cette table, on conserve aujourd'hui deux fragments importants, correspondant à la partie inférieure, retrouvés à Lyon, dans le quartier de la Croix-Rousse, en 1528. L'utilisation du pluriel - les tables Claudiennes - est courante, mais fausse, car il n'existe qu'une seule table Claudienne, composée de deux fragments d'une seule et même table : en témoigne la traduction publiée par Philippe Fabia en 1929 sous le titre "La table Claudienne de Lyon". Dans son discours, Claude se prononçait pour l'entrée au Sénat romain des notables romanisés de la Gaule chevelue, laquelle se heurtait ou bien à des réticences d'ordre culturel et politique, ou bien à un obstacle juridique si la citoyenneté qu'ils avaient acquise était bien incomplète, dépourvue du "ius honorum", comme on le croit souvent. Des chercheurs comme Ronald Syme doutent néanmoins de l'existence même du "ius honorum" : pour eux, l'éviction des Gaulois n'était pas de droit, mais simplement de fait. Claude répondait à une requête du Conseil des Trois Gaules, lui demandant d'ouvrir les magistratures et le Sénat romains aux notables de la Gaule chevelue. Les Gaulois obtinrent satisfaction : les Éduens d'abord, puis tous les peuples de la Gaule chevelue. Gravée à Lugdunum et exposée dans le Sanctuaire fédéral des Trois Gaules, la table Claudienne rappelait la générosité de Claude et témoignait de la reconnaissance des notables de la Gaule chevelue. Ses deux fragments sont aujourd'hui conservés au Musée gallo-romain de Lyon. Histoire. Le sanctuaire est abandonné après la chute de l'Empire romain. Ce n'est qu'au que la frénésie immobilière pousse les habitants à s'approvisionner en pierres de taille, briques, bronzes et marbres (utilisés pour la fabrication de la chaux) sur ce qui s'appelle alors la « coste-Saint-Sébastien » (actuels coteaux de la Croix-Rousse). L'archéologue lyonnais Amable Audin explique que la plaque aurait pu alors être fendue en deux dans la moitié supérieure pour être emmenée à la fonte. À ce jour, la densité du bâti à l'emplacement où la plaque a été découverte empêche toute fouille. C'est à cette période que l'emplacement est désigné par le toponyme Périer. En 1524, Roland Gribaud, marchand drapier et hôtelier, fait construire une maison sur un terrain de La Croix-Rousse. Sa propriété comprend un carré de vigne nommé "la Vinagère", situé au nord de l'actuelle rue Burdeau entre l'axe de l'église Saint-Polycarpe et la montée Saint-Sébastien, qu'il fait arracher en novembre 1528 : les deux fragments de bronze sont alors découverts. Claude de Bellièvre, amateur d'art antique et collectionneur, est informé de cette découverte et la fait acquérir par la ville, en mars 1529, pour cinquante-huit écus soleil (ou écus d'or) soit presque le double du prix du métal. Il fait également promettre à Gribaud de l'informer s'il découvrait d'autres fragments et il s'engage à les réserver à la ville. Placée dans l'hôtel de ville alors situé rue de la Fromagerie (jouxtant l'église Saint-Nizier), la table est déplacée entre 1605 et 1657 à l'Hôtel de la Couronne, rue de la Poulaillerie (aujourd'hui Musée de l'imprimerie). Entre 1657 et 1804, elle est affichée dans le nouvel hôtel de ville situé place des Terreaux. Pour le bimillénaire de la fondation de la cité, célébré en 1958, la table est présentée au Musée des beaux-arts où elle avait été installée depuis le Premier Empire, avant de rejoindre le dépôt provisoire qui précède la construction du Musée gallo-romain de Fourvière en 1974 où elle est désormais exposée. Il est également possible d'en voir une copie moulée dans la cour d'honneur du Musée de l'Imprimerie (Lyon). Le texte figure au "Corpus Inscriptionum Latinarum". Un monument épigraphique. Appelé aussi « Table de Lyon », ce document épigraphique est référencé dans le "Corpus Inscriptionum Latinarum" sous la cote : C.I.L 13, 1668. Poids et dimensions. La table est une plaque de bronze pesant , coulée à plat, de de large, de de haut pour ce qui subsiste, épaisse de . Le texte est gravé en deux colonnes, une sur chaque fragment, d’une quarantaine de lignes (39 lignes à gauche, 40 à droite, la première étant très mutilée). Il manque les premières lignes du titre et du début du texte, et le haut de la seconde colonne. Les bords latéraux portent des échancrures, où se plaçaient des griffes de scellement. La plaque mesurait à son origine environ de hauteur et devait comporter soixante-dix lignes environ. On estime son poids total d’origine à , et la notice du musée suppose que cette plaque se serait brisée sous son propre poids lors de sa fixation initiale. La découpe horizontale forme une ligne continue en feston au sommet des deux fragments placés côte à côte, elle pourrait donc être intervenue avant la découpe verticale, qui est irrégulière et qui mord sur les caractères de la colonne gauche. Écriture. Les lettres mesurent de hauteur à l’exception de certains " I" , dont la barre de sommet dépasse de quelques millimètres, dans des mots brefs comme "QVIS, FINES, VOBIS." Cette graphie dite "lettres montantes "n'est pas exceptionnelle, elle commence à se diffuser pour les inscriptions latines à partir du , et devient de plus en plus courante au fil des siècles. Les lettres ont été inscrites avec régularité grâce à la technique de la fonte à la cire perdue, retouchée ensuite par gravure, la marge gauche de chaque colonne s’aligne à la verticale, avec un léger retrait à gauche pour marquer les débuts de paragraphe, tandis que la marge droite est moins régulière, malgré des coupures de mots avec report à la ligne suivante. Selon un usage fréquent dans les inscriptions latines, le texte est rédigé en capitales, sans espaces entre les mots, séparés par un point marqué au poinçon triangulaire, à mi-hauteur de la ligne, après la dernière lettre du mot, sauf s’il s’agit d’une lettre arrondie comme "O, C, D", qui entourent le point. Étude sur le processus de fabrication. En 2008, la Table claudienne a fait l'objet d'examens techniques, menés en collaboration avec le laboratoire de tribologie de l’École centrale de Lyon, l’École des arts et métiers, et du maître artisan François Allier Fondeur d’art. Un documentaire présentant leurs résultats a été présenté au Musée gallo-romain de Fourvière lors de la Semaine de la science en octobre 2010. Des moulages en silicone sont réalisés pour repérer d'infimes défauts de l'ordre du micron pour déceler d'éventuelles traces d'outil. Un échantillon prélevé sur une partie non visible de la table a été analysé. Sa composition est de 86 % de cuivre, 8 % d'étain, 4 % de plomb. L'alliage obtenu est un bronze jaune et brillant, la table présentait donc un aspect doré et éclatant qu'on ne perçoit plus avec la patine actuelle. Cet alliage est très dur et donc particulièrement difficile à graver directement. L'absence de la moindre bavure et la grande régularité des lettres amènent les chercheurs à exclure une gravure directe, et à proposer comme méthode de fabrication la technique dite de la cire perdue. Le texte aurait été gravé dans une grande plaque de cire, matériau tendre et permettant les reprises en cas de défaut local. Du plâtre coulé par-dessus aurait formé un moule avec les lettres en relief, utilisé après élimination de la cire pour la coulée du bronze. La production d’une plaquette portant une inscription de quelques mots en caractères latins a permis de produire un résultat similaire à la table Claudienne, et a validé la proposition d’une fabrication à la cire perdue. La comparaison du profil des sillons des lettres montre une forme en "V" nette pour les tracés de la table et de petites irrégularités dans le creux des lettres de la plaquette d'essai. Le moulage à la cire perdue aurait donc été suivi d'une étape de finition, avec une retouche des tracés au burin. Historiographie. Contexte historique. Claude mène durant son règne une politique d’ouverture aux provinciaux, en continuité avec l’attitude de ses prédécesseurs. Leur entrée au Sénat vaudrait à Claude de nouveaux appuis dans une assemblée qui ne lui a pas toujours été acquise. Des provinciaux ont déjà été admis au sénat romain et aux plus hautes magistratures, mais il s’agissait de cas individuels et ponctuels. Cette fois, de nombreux notables gaulois postulent pour cette promotion, mais ce ne sont plus des descendants de colons romains installés en territoire conquis, mais des Gallo-romains issus de tribus gauloises, dont la famille a obtenu la citoyenneté romaine parfois depuis plusieurs générations et dont la richesse remplit largement les critères de cens définis par Auguste. La censure qu’exerce Claude en 47-48 lui permet de renouveler les effectifs du Sénat, néanmoins les sénateurs en place sont hostiles à cette arrivée massive de Gaulois qui risquent d’accaparer les magistratures, comme en témoignent les critiques ultérieures de Sénèque contre la politique de Claude : . Claude cherche à maintenir des relations apaisées avec le Sénat, il prononce donc un discours devant l’assemblée des sénateurs pour les convaincre d’admettre en leur sein ces nouveaux venus. Tacite ne fournit que l'année de ce discours, 48 ap. J.-C. Les historiens ont cherché à préciser cette datation. Selon l'historien Jérôme Carcopino, ce Conseil des Gaulois se serait réuni le août 48 à Lugdunum, jour d'ouverture des cérémonies au Sanctuaire fédéral des Trois Gaules, puis aurait envoyé une délégation à Rome présenter sa requête qui aurait été examinée au sénat le 15 août. Un autre historien, Philippe Fabia, réfute ce scénario qui nécessite trop d'hypothèses chacune discutable pour tenir dans un délai aussi serré et retient comme possible l'élaboration fin 47 de la requête par quelques notables, et non le Conseil des Gaules, pour un examen au Sénat au début de l'année 48. Le discours de Claude. Le texte de Claude accumule des arguments avec des transitions un peu maladroites. Son début réfute selon toute vraisemblance un argument qualifiant la proposition de dangereuse innovation ; il développe la nécessité de l’innovation politique et rappelle l’histoire des premiers rois de Rome. Il donne des précisions sur Servius Tullius, dont son nom étrusque Mastrana, inconnu des autres sources littéraires. Il résume ensuite l’évolution des magistratures républicaines, et amorce une transition qui lui permet d’évoquer sa conquête de la Bretagne : Après une lacune correspondant au début de la seconde colonne, Claude cite le cas de Vienne qui a fourni des sénateurs, puis désigne parmi l’assemblée des sénateurs originaires de Lyon. Claude ne peut néanmoins éviter de faire allusion au sénateur viennois Valerius Asiaticus récemment disgracié, qu'il ne nomme pas, mais qu'il brocarde en le qualifiant de « brigand » ("latro") et de « prodige de palestre ». Enfin Claude rappelle la fidélité de cent ans des Gaulois, même pendant les guerres de Germanie ou les opérations de recensement, difficiles à mener car . Cette dernière réflexion est précieuse car elle précise la date du discours, sous la censure de Claude dans les années 47-48. Elle constitue aussi la conclusion du discours, abrupte au point qu’on a avancé l’hypothèse qu’une autre table portant le décret du Sénat accompagnait le discours de Claude. La table Claudienne nous confirme aussi certains des traits de la personnalité de Claude rapportés par Suétone, comme une tendance à s’exprimer avec confusion et une expérience des études historiques : le discours de Claude montre une culture étendue et des connaissances historiques pointues sur les Étrusques, tandis que le fil du discours témoigne d’une suite de ses idées pas toujours évidente. On retrouve également le penchant déclaré de Claude pour la rhétorique de Cicéron, avec son goût des longues digressions et sa solide culture. Le discours a des réminiscences du "Pro Balbo" de Cicéron, par lequel il défendait l’espagnol Lucius Cornelius Balbus dont la qualité de citoyen romain était contestée, et aussi des échos sur l’histoire des rois de Rome tirés du discours que Tite-Live met dans la bouche de Caius Canuleius en faveur du mariage entre patriciens et plébéiens. Traduction de la table. « Certes, je prévois l’objection qui, se présentant à la pensée de tous, me sera la première opposée... Mais ne vous révoltez pas contre la proposition que je fais, et ne la considérez point comme une nouveauté dangereuse. Voyez plutôt combien de changements ont eu lieu dans cette cité, et combien, dès l’origine, les formes de notre République ont varié. » « Dans le principe, des rois gouvernent cette ville, il ne leur est point arrivé cependant de transmettre le pouvoir à des successeurs de leur famille ; d’autres sont venus de dehors, quelques-uns furent étrangers. C’est ainsi qu’à Romulus succéda Numa venant du pays des Sabins, notre voisin sans doute, mais alors un étranger pour nous. De même à Ancus Marcius succéda Tarquin l'Ancien qui, à cause de la souillure de son sang (il avait pour père Démarate de Corinthe, et pour mère une Tarquinienne de race noble il est vrai, mais que sa pauvreté avait obligée à subir un tel époux), se voyait repoussé dans sa patrie de la carrière des honneurs ; après avoir émigré à Rome, il en devint roi. Fils de l’esclave Ocrésia, si nous en croyons nos historiens, Servius Tullius prit place sur le trône entre ce prince et son fils ou son petit-fils, car les auteurs varient sur ce point. Si nous suivons les Toscans, il fut le compagnon de Cælius Vibenna, dont il partagea toujours le sort. Chassé par les vicissitudes de la fortune avec les restes de l’armée de Cælius, Servius sortit de l’Étrurie et vint occuper le mont Cælius, auquel il donna ce nom en souvenir de son ancien chef ; lui-même changea son nom, car en étrusque, il s’appelait Mastarna et prit le nom que j’ai déjà prononcé, de Servius Tullius, et il obtint la royauté pour le plus grand bien de la République. Ensuite, les mœurs de Tarquin et de ses fils les ayant rendus odieux à tous, le gouvernement monarchique lassa les esprits, et l’administration de la République passa à des consuls, magistrats annuels. » « Rappellerai-je maintenant la dictature, supérieure en pouvoir à la dignité consulaire, et à laquelle nos ancêtres avaient recours dans les circonstances difficiles qu’amenaient nos troubles civils ou des guerres dangereuses, ou les tribuns plébéiens, institués pour détendre les intérêts du peuple ? Passé des consuls aux décemvirs, le pouvoir, lorsqu’il fut ôté au décemvirat, ne revint-il pas aux consuls ? La puissance consulaire ne fut-elle pas ensuite transmise tantôt a six, tantôt à huit tribuns militaires ? Dirai-je les honneurs, non seulement du commandement, mais encore du sacerdoce, communiqués plus tard au peuple ? Si je racontais les guerres entreprises par nos ancêtres et qui nous ont fait ce que nous sommes, je craindrais de paraître trop orgueilleux et de tirer vanité de la gloire de notre empire, étendu jusqu’au-delà de l’océan ; mais je reviendrai de préférence à cette ville... » « Sans doute, par un nouvel usage, le divin Auguste mon grand-oncle et Tibère César, mon oncle, ont voulu que toute la fleur des colonies et des municipes, c’est-à-dire que les hommes les meilleurs et les plus riches fussent admis dans cette assemblée. Mais quoi donc ? Est-ce qu’un sénateur italien n’est pas préférable à un sénateur provincial ? Ce que je pense sur ce point, je le montrerai, si cette partie de ma proposition comme censeur est approuvée ; mais je ne pense pas qu’on doit exclure du Sénat les habitants des provinces, s’ils peuvent lui faire honneur. » « Voici cette très illustre et puissante colonie des Viennois, qui depuis déjà longtemps envoie des sénateurs à cette assemblée. N’est-ce pas de cette colonie qu’est venu, parmi plusieurs, Lucius Vestinus, rare ornement de l’ordre équestre, pour qui j’ai une affection toute particulière et qu’en ce moment je retiens près de moi pour mes propres affaires ? Je vous en prie, honorez ses fils des premières fonctions du sacerdoce, pour qu’ils puissent, avec les années, avancer dans les dignités. Qu’il me soit permis de taire comme infâme le nom de ce voleur que je déteste, de ce prodige en palestrique, qui fit entrer le consulat dans sa maison avant même que sa colonie eut obtenu le droit entier de cité romaine. Je puis en dire autant de son frère, digne de pitié peut-être, mais devenu indigne par ce malheur de pouvoir être un sénateur en état de vous seconder. » « Mais il est temps, Tibère César Germanicus, de découvrir aux Pères Conscrits à quoi tend ton discours, car déjà tu es parvenu aux extrêmes limites de la Gaule narbonnaise. » « Tous ces jeunes hommes distingués sur qui je promène mes regards, vous ne regrettez pas davantage de les voir au nombre des sénateurs, que Persicus, homme de race noble et mon ami, ne regrette de lire sur les portraits de ses ancêtres le nom d’Allobrogique ! Si donc vous reconnaissez avec moi qu’il en est ainsi, que vous reste-t-il à désirer encore, si ce n’est que je vous fasse toucher du doigt que le sol lui-même, au-delà des limites de la province Narbonnaise, vous envoie des sénateurs, alors que nous n’avons pas à nous repentir de compter des Lyonnais parmi les membres de notre ordre ? C’est avec hésitation, il est vrai, Pères Conscrits, que je suis sorti des limites provinciales qui vous sont connues et familières ; mais il est temps de plaider ouvertement la cause de la Gaule chevelue. Si l’on m’objecte cette guerre qu’elle a soutenue pendant dix ans contre le divin Jules, j’opposerai cent années d’une fidélité inviolable et de dévouement dans un grand nombre de circonstances critiques où nous nous sommes trouvés. Lorsque Drusus, mon père, soumit la Germanie, ils assurèrent sa sécurité en maintenant le pays derrière lui dans une paix profonde, et cependant, lorsqu’il fut appelé à cette guerre, il était occupé à faire le cens en Gaule, opération nouvelle et hors des habitudes des Gaulois. Nous ne savons que trop combien cette opération est encore difficile pour nous, bien qu’il ne s’agisse de rien autre que d’établir publiquement l’état de nos ressources !... ». La version de Tacite. Tacite, dans ses "Annales", a condensé ce discours un peu embrouillé et l’a recomposé dans un style plus rhétorique, selon l’habitude littéraire des auteurs anciens. Il explique que les Éduens obtinrent les premiers le droit de siéger au sénat de Rome, cette faveur étant accordée à l'ancienneté de leur alliance et au fait que, seuls parmi les Gaulois, ils portaient le titre de frères du peuple romain. L'interprétation du discours. À la suite de Philippe Fabia et Jérôme Carcopino, André Chastagnol pensait que le ' avait été introduit par Auguste. Sans sa possession la citoyenneté romaine aurait été incomplète, un citoyen romain ne le possédant pas ne pouvant pas remplir les charges sénatoriales et postuler aux magistratures. Selon cette conception c’est en 18 av. J.-C. que le ' aurait été introduit, restreignant le droit d’occuper des charges sénatoriales aux fils de sénateurs, aux chevaliers romains, aux Italiens, aux citoyens des colonies romaines ou aux descendants d’Italiens installés dans les provinces. Une modification serait intervenue en 14 de notre ère étendant le ' aux communautés latines de Narbonnaise. Ronald Syme s’opposa à cette conception. Pour Syme, l'interprétation des textes proposée en faveur de l'existence du ' n'est pas convaincante, et ce qui faisait barrage aux sénateurs gaulois ne résidait pas dans le droit romain mais dans les faits, dans ce qu’ils étaient eux-mêmes des dynastes à la tête de tribus plutôt que des ' issus d’une civilisation municipale. L’opinion de Syme a été suivie notamment par A. Sherwin White qui voit aussi dans la notion de ' une mauvaise interprétation du texte de Tacite. Pour lui il n’y avait pas d’obstacle formel à l’admission de certains provinciaux, mais ils n’étaient tout simplement pas acceptés par les magistrats lors des élections. Si, à la suite de Syme et Sherwin White, la notion de "" a été abandonnée par l'historiographie anglo-saxonne, elle continue à être très largement utilisée par l'historiographie francophone. Postérité. La table a été prêtée comme témoin des relations entre Rome et les autres peuples pour l'exposition « Rome et les Barbares » tenue en 2008 au palais Grassi à Venise. La découverte de la table au est commémorée en 2015 par sa présentation au musée des beaux-arts de Lyon lors de l'exposition « Lyon Renaissance. Arts et humanisme ».
Jürgen Grabowski Jürgen Grabowski, né le à Wiesbaden et mort dans la même ville le , est un footballeur allemand, qui évoluait au poste de milieu offensif. Grabowski a fait ses débuts dans des clubs de sa ville natale entre 1952 et 1965. Il fait sa première apparition avec l'équipe d'Allemagne amateur, en 1965, ce qui lui vaut d'attirer les dirigeants de l'Eintracht Francfort, qui le recrutent la même année. Il y fera toute sa carrière professionnelle (quinze saisons de 1965 à 1980), et y jouera 526 matchs pour 137 buts, devenant ainsi un joueur emblématique du club de Francfort-sur-le-Main. Il y aura décroché trois trophées : deux Coupes d'Allemagne (1974 et 1975) et une Ligue Europa (1980). Il aura également entraîné l' en 1977 et en 1983, par intérim. Recruté en 1965 par l'Eintracht Francfort pour son match avec l'équipe d'Allemagne amateur, Grabowski a joué quatre matchs avec l'équipe A en 1966 et termine finaliste de la Coupe du monde, battu par l'Angleterre. De 1967 à 1969, Grabowski n'est pas sélectionné en équipe première, mais en 1967, l'équipe espoirs le fait jouer un match. Il fait son retour dans l'équipe A en février 1970 et participe à sa deuxième Coupe du monde, où il finit troisième. Il remporte son premier titre international en 1972 quand l'Allemagne de l'Ouest gagne l'Euro 1972. Sur sa lancée, Grabowski remporte la Coupe du monde de 1974 en battant les Pays-Bas en finale. C'est cette année-là qu'il met un terme à sa carrière internationale, avec un bilan de 44 matchs pour 5 buts, un Championnat d'Europe et une Coupe du monde. Biographie. Grabowski découvre le football au SV Biebrich 1919 puis au , deux clubs de Wiesbaden. En 1965, alors qu'il fait ses débuts en équipe d'Allemagne amateur, il est recruté par le grand club local, l'Eintracht Francfort où ses débuts sont remarquables. D'abord attaquant, il s'y reconvertit progressivement comme ailier ou comme milieu de terrain offensif, faisant parler sa polyvalence. En il fait ses débuts en équipe nationale d'Allemagne de l'Ouest et se trouve appelé pour la Coupe du monde quelques semaines plus tard, où il assiste (sans jouer du tournoi) à la finale perdue par ses compatriotes. Grabowski réalise toute sa carrière professionnelle au sein de l'Eintracht, dont il est un élément essentiel. Alors qu'il n'a pas connu de nouvelle sélection depuis , Grabowski y fait son retour en et participe dans la foulée à sa Coupe du monde, organisée au Mexique. Il y joue cette fois cinq rencontres, dont la célèbre demi-finale perdue face à l'Italie (4-3 ). Il remporte finalement la Coupe du monde en 1974. Comme Franz Beckenbauer et Wolfgang Overath, il participe alors à sa troisième coupe du monde. Outre la Coupe du monde 1974, il remporte le Championnat d'Europe des nations en 1972. Comme Overath et Gerd Müller, il prend sa retraite internationale après la finale de Coupe du monde contre les Pays-Bas. Il a été sélectionné à 44 reprises et a marqué cinq buts. Avec son club, il remporte finalement ses premiers titres, avec la Coupe d'Allemagne en 1974 et 1975, et surtout la Coupe UEFA 1979-1980. Il arrête sa carrière de footballeur professionnel en 1980, après avoir été blessé par Lothar Matthäus. Il réalise deux intérims comme entraîneur à la tête de l'Eintracht Francfort, en 1977 et 1983.
Bernd Hölzenbein Bernd Hölzenbein est un footballeur allemand né le à Dehrn dans l'agglomération de Runkel en Hesse. Il jouait au poste d'ailier. Biographie. En club. Bernd Hölzenbein commence le football dans sa ville natale au TuS Dehrn. Il s'engage le juillet 1966 avec l'Eintracht Francfort, il fait ses débuts professionnels le 4 novembre 1967 lors de la journée de la saison 1967-1968 de Bundesliga en rentrant à la minute contre le Hambourg SV (1-1). De 1967 à 1981, Hölzenbein surnommé Holz jouera 420 matchs avec l'Eintracht Francfort, remportera trois Coupes d'Allemagne et en 1980 la Coupe UEFA. Avec 160 buts marqués il détient le record du club. Après avoir gagné la Coupe d'Allemagne en 1981 il part aux États-Unis comme d'autres de ses compatriotes avant lui (Gerd Müller et Franz Beckenbauer) pour rejoindre les Fort Lauderdale Strikers pour une saison puis aux Memphis Americans à partir de 1983 et aux Baltimore Blast en 1985. En 1986 il revient en Allemagne et continue de jouer de janvier à juin au FSV Salmrohr avec qui il fêtera la montée en fin de saison en deuxième Bundesliga, avant de prendre définitivement sa retraite. En équipe nationale. Hölzenbein dispute deux rencontres avec les moins de 23 ans en 1969, puis une rencontre avec l'équipe d'Allemagne B en 1972 avant de rejoindre l'équipe d'Allemagne en 1973. Avec la Mannschaft, il disputera 40 matchs et marquera 5 buts jusqu'en 1978. Lors de la Coupe du monde 1974 il jouera toutes les rencontres excepté le match de poule contre la RDA. En finale contre les Pays-Bas c'est lui qui provoque la faute à l'origine de l'égalisation sur pénalty de son équipe. La RFA battra finalement les Pays-Bas 2 à 1 et s'adjugera la Coupe du monde. En 1976, il marquera lors de la finale de l'Euro, mais ne pourra pas empêcher la Tchécoslovaquie de remporter le tournoi aux tirs au but. Reconversion. Après sa carrière de footballeur, Hölzenbein sera entraineur assistant au SV Viktoria Aschaffenbourg puis de novembre 1988 à novembre 1994 il sera vice-président de l'Eintracht Francfort, il enchaîne avec la fonction de directeur sportif jusqu'en 1996 toujours dans son club de cœur. Hölzenbein qui est également propriétaire d'un club de tennis assumera également les fonctions de recruteur sportif pour l'Eintracht. Lors de la Coupe du monde de football 2006 en Allemagne il sera nommé ambassadeur par Franz Beckenbauer. Controverse. Lors de la finale de la Coupe du monde 1974 à Munich, les Pays-Bas mènent sur pénalty dès le début du match. L'Allemagne doit rattraper son retard et, à la , elle se voit attribuer un penalty, après une chute de Bernd Hölzenbein dans la surface hollandaise. Paul Breitner égalise pour les Allemands. Gerd Müller donnera ensuite l'avantage à l'Allemagne. Ce pénalty accordé par l'arbitre anglais aux Allemands est très controversé et sujet à de nombreuses discussions bien après la compétition, Hölzenbein s'engageant dans une série de dribble rentre dans la surface de réparation, le défenseur néerlandais Wim Jansen tacle sans toucher le ballon et Hölzenbein tombe avec les bras en l'air. Certains qualifieront l'action de plongeon, certains médias surnommeront Hölzenbein "Schwalbekönig" (le roi du plongeon). La polémique est relancée 23 années plus tard quand Berti Vogts défenseur allemand dans cette finale déclare "Il n'y avait pas pénalty". Ce que Hölzenbein dément, il déclarera en 2006 : "la chute n'était pas calculée, mais instinctive...j'étais extrêmement rapide balle au pied, voulant éviter la jambe de Jansen j'ai sauté et perdu mon équilibre, comme un boxeur qui esquive un coup, c'est un réflexe pour se protéger, je ne suis pas un tricheur". A la minute de la finale, Hölzenbein est de nouveau taclé dans la surface de réparation, la faute est indiscutable, mais l'arbitre ne siffle pas.
Norbert Nigbur Norbert Nigbur est un footballeur allemand né le à Gelsenkirchen. Il évoluait au poste de gardien de but. Biographie. Bien qu'il n'ait joué aucune minute lors de ce tournoi, Nigbur a remporté la Coupe du monde 1974 avec l'équipe de RFA dans laquelle il était remplaçant. Il a porté les couleurs de Schalke 04 et du Hertha Berlin pendant une carrière qui s'est étalé de 1966 à 1983. Carrière. En club. 456 matchs de Bundesliga En sélection. 6 sélections de 1974 à 1980.
Afrikakorps
Liste des seigneurs de Preuilly Voici la liste des seigneurs, puis barons de Preuilly en Touraine, aujourd'hui dénommé Preuilly-sur-Claise (Indre-et-Loire), dans la région Centre, en France (de père en fils sauf mention contraire).
Wolfgang Kleff Wolfgang Kleff est un footballeur allemand né le à Schwerte (Rhénanie-du-Nord-Westphalie). Il évoluait au poste de gardien de but. Biographie. Vainqueur de la Coupe du monde 1974 avec l'équipe de RFA, Kleff n'a joué aucun match lors de ce tournoi barré par l'inamovible Sepp Maier. Pendant sa carrière longue de presque vingt ans, il a surtout porté les couleurs du Borussia Mönchengladbach, club avec lequel il a remporté ses plus grands trophées de 1968 à 1979.
Tempo latino L’association Tempo latino est créé en à Vic-Fezensac (département français du Gers, dans le Sud-Ouest) dans le but de réaliser un festival mettant en scène la musique afro-cubaine et la musique latine . Présentation. C'est, avec le festival Latino Americando à Milan, le plus grand festival européen de musique latine avec en 2006. Les dernières éditions comptaient plus de 600 bénévoles pour l'organisation. Le festival demande un an de préparation. Le festival Tempo Latino fait la part belle à la salsa ainsi qu'à la musique cubaine, avec le son cubain, la rumba, le guaguanco, le boléro, le mambo et le cha-cha-cha, la plena et la bomba de Porto Rico et de New York, mais aussi la cumbia colombienne, le merengue dominicain, le Latin jazz… Son logo est un petit escarpin rouge. L'idée de la création de ce festival provient de Eric Duffau, alors DJ occasionnel dans une bodega ouverte pendant la feria de la Pentecôte Pentecôtavic. . Il a contacté l'animateur Julien Delli Fiori de France Inter qui l'a encouragé : Tempo Latino, festival de la culture latine et afro-cubaine a ainsi vu le jour en . L'association est composée du président Eric Duffau, du secrétaire Jean Barthe et du trésorier Patrick Brazzalotto (tous trois membres fondateurs de l'association). Un bureau composé de 9 membres assure la gestion de l’association au quotidien. Au programme : Les stades de football (et de rugby si le premier est complet) sont aménagés en terrain de camping. Des festivaliers pratiquent le camping sauvage (Berges de l'Osse, parc de La Pachère) malgré les risques d'inondation en cas d'orage. Programmations des différentes éditions. 2021. Annulé à cause du covid, la programmation prévue était la suivante : 2020. Annulé à cause du Covid-19. 2013. Le documentariste Yves Billon retracera l’histoire de la musique afro-cubaine. 2004. Source
Lars Ricken Lars Ricken est un footballeur international allemand né le 10 juillet 1976 à Dortmund. Il marque le but décisif de la victoire du Borussia Dortmund en finale de la Ligue des Champions face à la Juventus en 1997. Biographie. Ricken joue depuis le 1990 sous les couleurs du Borussia Dortmund, après avoir été transféré de l'Eintracht Dortmund. Il a été le plus jeune buteur de l'histoire de la Bundesliga, à l'âge de 17 ans, 8 mois et 1 jour, avant que ce record ne soit battu par son coéquipier Nuri Şahin lors de la saison 2005-2006. Des blessures fréquentes et de mauvais placements sur le terrain l’ont handicapé dans sa progression. Il ne participe ni à la Coupe du monde de 1998 en France, ni à l’Euro 2000. En 2002, il est sélectionné par l'entraîneur de l'équipe nationale Rudi Völler pour la Coupe du monde de 2002, mais ne rentre pas sur le terrain. En 2004, le nouvel entraîneur, Bert van Marwijk donne sa chance aux jeunes de l’équipe, au détriment de Lars Ricken. En , il se blesse aux ligaments et sa saison est dès lors terminée. Il est le buteur le plus rapide (par rapport à son entrée sur le terrain) d’une finale de Ligue des Champions. Entré en jeu à la de la finale de 1997 contre la Juventus, Ricken marque le de son équipe après seulement 16 secondes de présence sur le terrain et sur son premier ballon. Le , lors d'un match, il se blesse à l'épaule, ce qui l'éloigne des terrains pour une durée d'environ 3 mois. En , il annonce sa retraite professionnelle et joue depuis janvier 2008 dans une équipe de division régionale du Borussia Dortmund. Il suit en parallèle un programme de formation pour travailler dans l'encadrement du club. Le lundi , il annonce sa retraite sportive, pour occuper un poste de dirigeant au sein de son équipe de toujours. Il s'occupe désormais des équipes de jeunes. Au terme de sa carrière, il a disputé 301 matchs de Bundesliga et marqué 49 buts.
Michael Zorc Michael Zorc est un footballeur allemand né le à Dortmund (Allemagne de l'Ouest) qui évoluait au poste de milieu de terrain. Durant 24 ans, il a été directeur sportif du Borussia Dortmund, de 1998 à 2022. Biographie. Il est le joueur qui compte le plus d'apparitions sous le maillot du Borussia Dortmund.
Eulophia borbonica Eulophia borbonica est une espèce de plante de la famille des "Orchidaceae" endémique de l'île de La Réunion, dans l'océan Indien. Herbe terrestre à pseudobulbes bifoliés, elle n'a été découverte que récemment dans le cirque de Mafate, seule station connue à ce jour. "Eulophia borbonica" pousse entre 600 et 1 600 mètres d'altitude. Elle fleurit de février à mai. Blanches, ses fleurs mesurent une douzaine de millimètres.
Fritz (programme d'échecs) Fritz est un programme d'échecs commercial développé par Frans Morsch et édité par la société allemande ChessBase. La dernière version est Deep Fritz 14, pour la version des « "deep" » (multiprocesseurs) et Fritz 16 pour la version classique. Fritz 13 était livré avec une interface graphique, une bibliothèque d'ouvertures et une base de données de de parties d’échecs (datant de 1625 à 2009). Fritz est considéré en 2018 comme l'un des meilleurs programmes en finales. Historique. Frans Morsch et son ami développent leur premier programme d'échecs dans les années 1980. En 1989 Frans Morsch développe les ordinateurs dédiés "CXG Sphinx Dominator" et "CXG Sphinx Galaxy" d'une force de . Au début des années 1990, la société ChessBase demande à Morsch de développer le programme d'échecs Fritz, qui portera le nom de « Knightstalker » aux États-Unis. En 1995 à Hong Kong, Fritz 3 crée la surprise en battant une version prototype de Deep Blue et remporte le Championnat du monde d'échecs des ordinateurs. En 2002, Deep Fritz fait match nul face au champion du monde de parties « classiques » en titre, Vladimir Kramnik, par le score de 4–4 (le programme calculait 3 millions de coups par seconde, et fonctionnait sur un système à huit processeurs cadencés à , épaulés par de mémoire). En novembre 2003, , une version de Deep Fritz avec une interface 3D, fait match nul en quatre parties contre Garry Kasparov (Fritz tourne sur 4 processeurs Intel Pentium 4 Xeon cadencés à ). Le , dans les studios d'ABC Times Square, la barre d'outils de recherche "Accoona" contrôlée par un prototype de Fritz 9, fait match nul contre le champion du monde FIDE, Rustam Qosimjonov. Le , Fritz 9.0 est classé du classement de la SSDF avec 2811 points Elo, six points derrière Shredder 9.0 et 113 points derrière Rybka 1.2, classé premier. Du 25 novembre au à Bonn, Deep Fritz (fonctionnant sur un ordinateur doté de 4 processeurs Xeon DC 5160 cadencés à , avec un FSB de et une mémoire cache L2 de 4 MB, calculant environ entre 8 et 10 millions de coups par seconde) joue un match en six parties contre Vladimir Kramnik (alors champion du monde réunifié). Fritz gagne sur le score de 4–2, dont un point gagné sur une gaffe impensable de la part de Kramnik qui se fait dans la deuxième partie ; Kramnik ne vit pas la menace, bien qu'il indiqua ensuite : . Dans les années 2010, le programme Fritz lui-même est dépassé en qualité de jeu par ses « successeurs » (Komodo, Stockfish, Rybka, etc.), mais c'est l'interface graphique de Fritz qui est surtout utilisée car elle permet de jouer avec tous les programmes d'échecs compatibles avec le protocole , en particulier les meilleurs programmes actuels (2018) que sont Stockfish ou Komodo. Cette interface permet également d'accéder à travers le cloud de Fritz à toutes les analyses effectuées par différents modules sur une position donnée, ce qui en fait un outil pratique pour l'analyse de parties. Style de jeu. Le style de jeu de Fritz est positionnel ; il reste l'un des plus forts programmes en finale, en particulier les finales de tours et en finale de Fous.
John Alexander Macdonald
Forêt d'Othe La forêt d'Othe est une vaste forêt française située entre la Champagne au nord, et la Bourgogne au sud, limitée respectivement par les vallées de la Seine et de l'Yonne. Description générale. La forêt d'Othe, vallonnée et verdoyante, est constituée essentiellement de feuillus durs, à une altitude moyenne de 236 m. Elle couvre environ la moitié de la surface du Pays d'Othe, le reste étant constitué de cultures, de vergers, de sources, de ruisseaux et parsemé d'une vingtaine de petites communes. Une activité de tourisme s'est centrée progressivement sur les randonnées pédestres, équestres et VTT. Vers Maraye-en-Othe, le circuit des voirloups offre à travers champs et forêts de magnifiques randonnées. Toponymie. L'élément "ot / ut" d'origine sans doute préceltique se retrouve dans l'ancienne paroisse d'O (Orne, "Oth" 1100) et dans le nom du pays d'Ouche, Jadis "Utica", mot issu de "ot / ut" dérivé avec le suffixe celtique (gaulois) "-*ika"et qui était couvert de forêts dans l'Antiquité, ainsi que dans la commune d'Othe (Meurthe-et-Moselle, "Othe" 1277, "Otha" XV siècle) qui, elle, tirerait son nom de la rivière l'Othain ("Otha" 1183). Certaines sources antérieures au milieu du XX siècle, attribuent une origine Ligure, à l'élément toponymique "ot-". Cette théorie est reprise par des publications qui ne sont pas spécialisées en toponymie et sur les Ligures, alors qu'en fait : « Les progrès effectués récemment par la linguistique ont également permis de réétudier tout un pan des recherches sur les Ligures. On ignore encore presque tout d'une langue qui aurait été « ligure » et à laquelle on attribue tous les noms que l'on ne peut rattacher aux langues mieux connues. Cette attitude n'est pas récente mais le corpus qui en résulte s'est considérablement réduit du fait des progrès de la linguistique gauloise et aujourd'hui, de nombreux noms que l'on croyait « ligures » sont traduits grâce à nos connaissances sur le gaulois. Prenons l'exemple des ethnonymes : on pourrait penser qu'une tribu dite « ligure » dans les textes antiques possèderait forcément un nom ligure, cependant, la plupart de ceux que les auteurs antiques qualifiaient de « Ligures » portaient en fait des noms celtiques. De plus, actuellement, plus aucune inscription n'est attribuée dans son intégralité à une hypothétique langue ligure (il paraît de plus en plus certain que les régions soi-disant ligures de Gaule du Sud et d'Italie du Nord possédaient en fait une population celtophone depuis le VII siècle av. J.-C.). En conclusion, presque tous les noms propres que l'on a voulu à un moment ou à un autre relier à un peuple ligure sont aujourd'hui traduits par les spécialistes de la langue gauloise. Il existe bien sûr un substrat linguistique antérieur à l'occupation celte et perceptible dans certains textes antiques mais les restes de ce substrat ne constituent pas le corpus de noms considérés comme ligures par les auteurs antiques. Il s'agit là d'un substrat que l'on appellera donc simplement préceltique et qui subsiste principalement dans les noms de rivières ou de montagnes (sachant que ces types de noms sont les plus durables à l'image des référents qu'ils désignent). Tout comme nous avons été incapables de délimiter une identité géographique et matérielle propre à l'entité que les Anciens nommaient « Ligures », nous nous voyons dans l'impossibilité de lui forger une identité linguistique qui ne serait pas celtique. Ainsi, certains chercheurs ont été amenés à penser que les Ligures ont eux-mêmes été des Celtes qui auraient évolué de manière différente de leurs voisins à cause de leur situation géographique spécifique et des contacts engendrés par celle-ci. On en vient donc à penser que ce terme de « Ligures » ne reflèterait pas l'existence réelle d'un peuple bien distinct des Celtes. Si C. Jullian affirmait que les Celtes étaient à l'origine une tribu ligure, on pourrait aujourd'hui plutôt voir les Ligures comme une tribu celtique du Sud . Notre perception du phénomène ligure s'est donc totalement inversée depuis le début des recherches sur ce thème et ce essentiellement grâce à la prise en considération du regard antique sur l'Autre. ». Histoire. Pendant l'Antiquité romaine, le travail du fer est largement pratiqué. La faune. Amphibiens. On retrouve les amphibiens dans les parties les plus humides de la forêt d'Othe. Ils sont représentés par la salamandre tachetée, le triton alpestre (inscrit dans le livre rouge de la faune menacée en France), le triton helvétique, ainsi que par les crapauds, la grenouille agile, la grenouille verte et la grenouille rousse. Reptiles. On trouve le lézard des souches, le lézard vert et la coronelle lisse (coronella austriaca) sur les coteaux bien exposés. Avifaune. La diversité d'espèces d'oiseaux est importante. Dans la partie de la forêt d'Othe située dans le département de l'Aube par exemple, 88 espèces différentes ont été observées. Onze d'entre elles font partie de la liste rouge des oiseaux nicheurs menacés de Champagne-Ardenne : le pouillot de Bonelli, l'alouette lulu, le bruant zizi et l'engoulevent d'Europe se retrouvent dans les lieux secs et ensoleillés, le pigeon colombin, le faucon hobereau et le pic mar dans les boisements. La pie-grièche écorcheur, la pie-grièche grise, la huppe fasciée et le tarier d'Europe se rencontrent plutôt dans les milieux ouverts et bocagers de bordure. D'autres espèces plus communes, non menacées, fréquentent également la zone de la forêt d'Othe : dans les milieux ouverts et broussailleux de bordure de la forêt, on peut voir la linotte mélodieuse, le bouvreuil, l'alouette des champs, le bruant proyer, le bruant jaune, le pipit des arbres. Dans les bois on rencontre de nombreux pics (pic vert, pic noir, pic épeiche, pic épeichette), des mésanges (charbonnière, nonnette, bleue, noire, boréale, huppée), des fauvettes (fauvette des jardins, fauvette à tête noire et fauvette grisette). On trouve aussi des pouillots (pouillot fitis dans les milieux semi-ouverts, pouillot véloce et pouillot siffleur), ainsi que la bécasse des bois, la sittelle torchepot, le troglodyte mignon, le grimpereau des jardins, l'accenteur mouchet, le grosbec casse-noyaux, etc. De nombreux rapaces survolent la forêt à la recherche de proies pour se nourrir et de lieu de nidification, comme la bondrée apivore, le milan royal, l'autour des palombes, l'épervier d'Europe, le faucon crécerelle et la buse variable. Mammifères. Dans la ZNIEFF champenoise appelée Forêt d'Othe et ses abords, on trouve deux endroits d'hibernation de chauves-souris, le premier au niveau de la source dite Fontaine du Crot du Doux sur la commune de Bouilly, et le second dans les anciennes carrières de silex des Sonneries à Javernant. Ces deux sites accueillent cinq espèces de chauves-souris : le petit rhinolophe, le grand rhinolophe, le vespertilion de Bechstein, le vespertilion à moustaches et l'oreillard commun. Ces espèces sont en forte régression tant en France qu'en Europe, et sont protégées en France depuis 1981. Elles sont inscrites à l'annexe II de la convention de Berne. Les trois premières espèces citées figurent également aux annexes II et IV de la directive Habitats et dans le livre rouge de la faune menacée en France. Ces deux sites constituent un des sites d'hibernation les plus importants pour le vespertilion de Bechstein dans tout le nord-est de la France. Les anciennes carrières de silex représentent le seul site connu dans le pays d'Othe pour l'hibernation, le passage et la reproduction des deux espèces de rhinolophes. Parmi les autres mammifères présents dans la forêt d'Othe, il faut citer le chevreuil, le cerf et le sanglier, ainsi que certains carnivores tels le renard, le chat sauvage, la belette, la martre, l'hermine, et le putois. Retour du loup. En décembre 2022 une « zone de présence permanente du loup » dans le Chaourçois est annoncée par la sous-préfète d'Avallon (Yonne) Depuis un arrêté préfectoral est pris pour l'Aube classant 100 communes en zone 1 (« où des actions de prévention sont nécessaires du fait de la survenue possible de la prédation par le loup pendant l'année en cours ») et 2 communes en zone 2 (« les zones où au moins un acte de prédation sur le cheptel domestique a été constaté au cours de chacune des deux dernières années ») . Légendes. La forêt d'Othe autour de Maraye-en-Othe est réputée pour ses légendes sur les voirloups. Bibliographie.
Bossa Nova
Hans-Georg Schwarzenbeck Hans-Georg Schwarzenbeck, surnommé « "Katsche »", né le à Munich, est un footballeur allemand. Au poste de défenseur central, Schwarzenbeck connaît un grand succès. Avec le Bayern Munich il remporte notamment la Coupe d'Europe des clubs champions à trois reprises, tandis qu'avec l'équipe nationale d'Allemagne il gagne le Championnat d'Europe de 1972 puis la Coupe du monde de 1974. Carrière. Ce défenseur puissant ( pour ) est dans les années 1970 l'un des meilleurs joueurs allemands à son poste. Avec Franz Beckenbauer, Gerd Müller, Sepp Maier et Paul Breitner, Schwarzenbeck est un joueur emblématique des succès du Bayern Munich et de la Mannschaft dans les années 1970. Avec le Bayern Munich, club dans lequel il arrive en 1961 et où il a fait l'intégralité de sa carrière professionnelle. Il joue son premier match le et remporte pour sa première saison la Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe (en 1967), bien qu'il ne rentre pas en jeu en finale. Devenu titulaire à part entière dès l'année suivante, il remporte son premier titre de champion d'Allemagne en 1969, prélude à trois victoires, en Coupe d'Europe des clubs champions en 1974, 1975 et 1976, ainsi qu'en Coupe intercontinentale en 1976 contre les Brésiliens de Cruzeiro. En 1974, Schwarzenbeck inscrit le but égalisateur lors de la première manche de la finale européenne contre l'Atlético Madrid, en toute fin de prolongation (1-1 ), d'une frappe lointaine inattendue. Il fait sa dernière apparition sous le maillot du Bayern le . Une rupture du tendon d'Achille provoque la fin de sa carrière, bien qu'il reste sous contrat avec le Bayern jusqu'à la fin de la saison 1980-1981. Sélectionné de 1971 à 1978 au sein de l'équipe nationale d'Allemagne, il participe à quatre tournois internationaux. Titulaire au poste d'arrière latéral, il remporte le Championnat d'Europe de 1972 puis la Coupe du monde de 1974, à domicile, et atteint la finale du Championnat d'Europe de 1976, perdue aux tirs au but face à la Tchécoslovaquie. Devenu remplaçant à partir de la fin 1976, il est appelé pour la Coupe du monde de 1978, dont les Allemands sont éliminés au tour par l'Autriche, mais n'y joue pas. Statistiques. Schwarzenbeck compte 44 sélections (0 but) avec l'équipe nationale d'Allemagne de 1971 à 1978. Avec le Bayern Munich, Schwarzenbeck dispute entre 1966 et 1981 416 matchs de championnat (21 buts), ainsi que 74 matchs en compétitions européennes (2 buts).
Roland Wohlfarth Roland Wohlfarth est un footballeur allemand né le à Bocholt. Biographie. Meilleur buteur de la Bundesliga avec le Bayern de Munich, il fit pendant une saison et demi les beaux jours de l'AS Saint-Étienne pour qui il marqua 21 buts et notamment un certain but digne d'une Madjer (contre Montpellier lors de la saison 1993-94): alors qu'un centre venant de la droite, il se jette pour faire une tête plongeante, mais la balle passant derrière sa tête, il tape du talon le ballon qui finit au fond des filets. Son style de jeu était dans la plus pure tradition des n°9 allemands : tel un U-Boat, il rôdait dans la surface, ne revenait jamais en défense, mais chipait le premier ballon qui traînait dans les 18 mètres adverses pour le mettre au fond. Il compte deux sélections en équipe d'Allemagne. Le , il est convaincu de dopage aux amphétamines lors d'un tournoi en salle à Leipzig alors qu'il évolue au VFL Bochum et écope d'une suspension de deux mois de la part de la fédération allemande. Il est maintenant entraîneur des jeunes de l'équipe de Bocholt où évolue son fils Robin (également avant-centre). Palmarès. En club. Bayern Munich : VFL Bochum :
Supervolcano
Dieter Hoeness Dieter Hoeneß est un footballeur allemand né le à Ulm. Il évoluait au poste d'attaquant. Il est le frère cadet d'Uli Hoeneß, lui aussi joueur puis président du Bayern Munich, et le père de Sebastian Hoeneß. Biographie. En club. Dieter Hoeneß joue dans son enfance dans le club co-fondé par son père dans sa ville natale, le VfB Schwarz-Rot Ulm. Lors de la saison 1960-1961, avec son frère Uli, ils remportent le championnat régional des moins de 13 ans, Dieter joue alors au poste de gardien de but. De 1967 à 1973, Dieter joue pour le TSG Ulm 1846, le plus grand club de la ville. A 20 ans, Dieter Hoeneß rejoint le VfR Aalen, qui évolue à cette époque au troisième niveau du football allemand. Lors de sa première saison, il remporte le championnat terminant deuxième meilleur buteur du club avec 23 réalisations. A cause de la réforme du football allemand avec la création d'une deuxième division à deux poules, le VfR Aalen ne sera pas promu et restera en troisième division. La saison suivante, le club gagne de nouveau le championnat, mais échoue lors des barrages de montée. Cependant, Dieter Hoeneß en rejoignant le VfB Stuttgart en 1975, jouera en deuxième division. Il fait ses débuts avec Stuttgart, lors de la journée, le 13 septembre 1975 lors d'une défaite à domicile (0-2) contre Mayence. Dieter marque son premier but en deuxième division lors de la journée contre Röchling Völklingen. Après deux saisons, le VfB Stuttgart monte en Bundesliga. Dieter Hoeneß, dispute son premier match de Bundesliga, le 6 août 1977, lors de la première journée contre le Bayern Munich (3-3). Il inscrit son premier but le 31 août lors de la défaite à domicile contre Hambourg SV (1-2). En 1979, il rejoint le Bayern Munich, jusqu'en 1987 il marquera en championnat 102 buts en 224 matchs pour les bavarois. En coupes d'Europe, il marquera 26 buts en 52 matchs. Lors de la Coupe UEFA 1979-1980, il atteindra la demi finale et terminera meilleur buteur de la compétition, avec 7 réalisations. En 1982, il perd la finale de la Coupe des clubs champions européens contre Aston Villa, mais sera de nouveau meilleur buteur de la compétition avec 7 buts. Avec ses 1,88m, Dieter Hoeness est un des meilleurs joueurs de tête dans les années 80. Il est l'homme du match de la finale de coupe d'Allemagne 1982. En effet, bien que blessé à la tête en première mi-temps, il reste sur le terrain avec un bandage. Mené 2-0 à la mi-temps par le FC Nuremberg, le Bayern Munich remporte le match 4-2. Dieter Hoeness est un grand artisan de cette victoire avec une passe décisive de la tête et un but de la tête également. Depuis il sera surnommé "Turban". Le 25 février 1984, lors de la victoire du Bayern Munich 6 à 1 contre Eintracht Brunswick, Dieter Hoeneß marque cinq buts d'affilée en 21 minutes. Dieter Hoeneß termine sa carrière de joueur en 1987 au Bayern Munich en ayant remporté cinq championnats et trois Coupe d'Allemagne. En équipe nationale. Il honore sa première sélection nationale le 28 mars 1979 avec l'équipe d'Allemagne B contre l'équipe A de Norvège, victoire 3 à 0. Le 22 mai 1979, il joue pour la première fois avec l'équipe d'Allemagne lors de la victoire 3 à 1 contre l'Irlande, où il inscrit également son premier but international. Une semaine plus tard, en Islande, il marque deux buts lors de la victoire 3 à 1 pour l'Allemagne. Il ne sera plus sélectionné pendant sept années, c'est Franz Beckenbauer qui le rappellera le 9 avril 1986 pour jouer contre la Suisse où il inscrit l'unique but de la rencontre. Lors de la Coupe du monde 1986 il joue en quart de finale et rentre en jeu lors de la finale perdue par l'Allemagne face à l'Argentine de Diego Maradona, sur le score de 3 buts à 2. Comme son frère, Uli Hoeneß qui a disputé la finale de 1974, Dieter Hoeness a participé à une finale de Coupe du monde. Carrière de manager. Après sa carrière de footballeur, Dieter Hoeneß travaille pour la société Commodore, à cette époque sponsor du Bayern Munich, en 1990 il rejoint son ancien club, le VfB Stuttgart comme directeur marketing. En 1997 il devient le manager du Hertha Berlin, en 2009 après des problèmes internes il démissionne un an avant la fin de son contrat et rejoint Wolfsburg, en 2011 il sera remplacé par Felix Magath, également entraineur du club. Après sa carrière, Dieter Hoeneß s'installe à Munich, avec son frère Uli ils pratiquent régulièrement le golf.
Helicobacter Helicobacter est un genre de bacilles Gram négatif, spiralés, mobiles par ciliature polaire appartenant à la famille des Helicobacteraceae et à la classe des Epsilonproteobacteria. Le métabolisme est aérobie et le type respiratoire micro-aérophile. Ce sont des bactéries chimio-organotrophes, oxydase et catalase positive. Ces bactéries ont en commun une spécificité étroite d’espèces et de tissus (estomac).
Légitimation La légitimation, en sociologie, est le fait d'accorder de la légitimité à un acte, un processus fonction d'un protocole, une discipline ou une idéologie, ce qui le rend acceptable dans le débat public plus large. Le pouvoir est habituellement légitimé à travers l'autorité. Ainsi, un monarque absolu trouvait sa légitimité à travers le droit divin des rois. En droit, la légitimation d'une personne est la reconnaissance officielle de son statut particulier. En Suisse, par exemple, la reconnaissance officielle du statut des membres des missions permanentes et des fonctionnaires internationaux est appelée légitimation ; une carte de légitimation leur est alors fournie. En droit civil, pour l’état civil et en démographie, la légitimation est la reconnaissance d’un enfant non reconnu par son père biologique à sa naissance. Différentes formes de légitimation. L’ethnologie et la sociologie quand elles étudient les processus d’obéissance et/ou d'imposition, de domination ou de pouvoir (ou de servitude volontaire), distinguent souvent différents types de légitimation, selon qu’elles se basent sur des arguments présentés comme relevant de la : En France. Jusqu'à la Révolution française les enfants naturels pouvaient être légitimés par lettres de légitimation du roi sur demande de leur père ou à la suite du mariage subséquent de leurs parents. L’ordonnance du , entrée en vigueur le , a aboli la distinction entre enfants légitimes et enfants naturels. Avant cela, tous les enfants nés hors mariage « fussent-ils décédés » étaient soit légitimés de « plein droit » par le mariage subséquent de leurs père et mère, soit, si leur filiation n'était pas déjà établie, par voie de reconnaissance du père ou de la mère au moment de la célébration du mariage. En ce cas, l'officier de l'état civil qui procède à la célébration du mariage constate la reconnaissance et la légitimation dans un acte séparé (ancien article 331 du Code civil). Il résultait ainsi du Code civil une distinction entre la légitimation d'un enfant par mariage et la légitimation d'un enfant par autorité de justice. En cas d'adultère, la loi du et la loi du , confirmée par la loi du , permettent à la mère, en cas de remariage, d’annuler le lien entre l’enfant et son premier mari au profit de son nouveau mari (ancien article 331 du Code civil). Légitimation d'un enfant par mariage. Tous les enfants naturels (ancien article 333 du Code civil ; le terme désignait la filiation hors mariage) pouvaient être légitimés à la condition que le lien de filiation naturelle soit établi à l’égard de leur père et mère et que ces derniers décident de se marier ensemble. Dans ce cas, deux situations se présentent. Légitimation d'un enfant par décision de justice. Si la légitimation par mariage n’était pas possible, l’enfant naturel pouvait néanmoins être légitimé par une décision du juge : c'est la légitimation par « autorité de justice ». En effet, il existait des cas dans lesquels le mariage est impossible pour des obstacles légaux (ainsi, notamment lorsque les deux parents encore dans les liens de deux mariages distincts). Dans ce cas la requête en légitimation devant le tribunal de grande instance peut être présentée par le père ou la mère mais la loi exigeait toujours que l’enfant bénéficie de la possession d’état d’enfant naturel à l’égard de celui qui introduit la demande. Le lien de filiation naturelle doit donc être établi à l’égard du ou des requérants qui présentent la demande au juge. Il convient de souligner que lorsque l’un des parents de l’enfant se trouvait, au moment de la conception, déjà engagé dans les liens du mariage avec une autre personne (et que ce mariage n’est toujours pas dissout) la requête en légitimation qu'il présente ne pouvait être examinée que si son conjoint y consentait. Effets. La légitimation établissait un mode de filiation par l'effet de la loi, distinct de la filiation résultant de l'adoption. Lorsqu'elle intervenait à l'égard d'un enfant majeur, elle n'entraînait un changement de nom qu’avec le consentement de ce dernier.
Wolfgang Overath Wolfgang Overath ( , ) est un footballeur allemand né le à Siegburg. Il évoluait au poste de milieu de terrain (1,76 m - 71 kg). Vainqueur de la Coupe du monde en 1974, après avoir été second en 1966 et troisième en 1970, Overath est l'un des meilleurs milieux de terrain allemands de tous les temps et l'une des figures principales du football allemand de la fin des années 1960 et du début des années 1970. Biographie. Wolfgang Overath commence le football au SSV Siegburg et dès l'âge de 14 ans est repéré par les sélectionneurs des équipes de jeunes de l'Allemagne. Il joue dès lors dans les sélections de jeunes et à 18 ans, fait l'objet de convoitises des plus grands clubs allemands dont le Borussia Dortmund et le Bayer Leverkusen. Il choisira finalement le FC Cologne, l'un des meilleurs clubs du moment, et qui a pour entraîneur un certain Zlatko Cajkovski, réputé pour laisser leur chance aux jeunes. Wolfgang Overath restera toute sa carrière fidèle au FC Cologne qu'il rejoindra à 20 ans. Entre 1963 et 1977, il disputera 409 matches de Bundesliga et inscrira 84 buts, remportant un titre de champion en 1964 et deux coupes d'Allemagne en 1968 et 1977. Dès ses débuts, Overath se distingue par son talent et est rapidement appelé en sélection nationale en 1963. Il en deviendra une pièce maîtresse lors de la saison 1964-1965. Avec Franz Beckenbauer, il est l'un des plus jeunes Allemands à participer à la Coupe du monde 1966, puisqu'il n'a que 22 ans. Comme le jeune Bavarois, il s'y illustre particulièrement dans l'entrejeu allemand. Beckenbauer joue au centre, Helmut Haller à droite et Overath à gauche. Avec l'équipe de RFA, il atteint la finale et s'incline en prolongations contre l'équipe d'Angleterre, 4 - 2. En 1970, c'est face à l'Italie qu'il s'incline cette fois lors d'une demi-finale considérée comme l'un des plus beaux matchs de la compétition. Overath sera nommé meilleur milieu de terrain du tournoi, et marquera le seul et l'unique but contre l'Uruguay (1-0) , lors du match pour la troisième place. Les années qui suivent sont plus difficiles pour Overath en sélection nationale. Meneur de jeu attitré de la Mannschaft, il est tout d'abord associé (de manière non convaincante) puis mis en concurrence avec le meneur de Mönchengladbach, Günter Netzer. Blessé, en baisse de forme, il ne participe pas à l'éclatante victoire de la RFA lors de la Coupe d'Europe des Nations de 1972, où Netzer s'illustre particulièrement. Lorsque ce dernier se blesse en 1973, Overath revient en sélection mais n'arrive pas à convaincre. Néanmoins, c'est Overath, soutenu par le sélectionneur Helmut Schön et le capitaine Franz Beckenbauer, qui sera préféré à Netzer lors de la Coupe du monde de 1974. Sa capacité à se sublimer lors des matchs importants et son expérience vont s'avérer essentielles à une équipe d'Allemagne qui a mal entamé le tournoi. Netzer, écarté des matchs, dira qu'"Overath est né pour la sélection nationale" en hommage à ce compétiteur surtout redoutable avec la "Mannschaft". Ce gaucher technique très fort dans les duels, les passes longues et les frappes de balle, jouera son dernier match en sélection contre les Pays-Bas de Johan Cruijff en finale de la Coupe du monde 1974 (victoire 2 - 1). Il continuera encore jusqu'en 1977 avec Cologne avant de raccrocher les crampons. Comme Franz Beckenbauer, il a participé à trois coupes du monde avec l'équipe nationale allemande en 1966, 1970 et 1974 soit 19 matches et 3 buts. Finaliste en 1966, demi-finaliste en 1970, il a remporté l'édition de 1974 organisée en RFA. Après sa carrière de joueur, il a notamment été président du FC Cologne, de 2004 à 2011. Statistiques. Ce tableau présente les statistiques en carrière de Wolfgang Overath.
Michael Schulz Michael Schulz est un footballeur allemand né le à Hitzacker.
Koło Koło est une ville de habitants (2007) localisée au centre de la Pologne. Elle fait partie du district ("powiat") kolski situé dans la voïvodie de Grande-Pologne. Situation géographique. La ville de Koło est située sur la Warta, dans la partie orientale de la Grande-Pologne, à l’est de Poznań, à l’ouest de Varsovie et au nord-ouest de Łódź. Elle est traversée par la voie ferrée Poznań-Varsovie. Elle se trouve au carrefour de la route nationale Włocławek-Kalisz et de la route internationale E-30 Moscou-Berlin. L’autoroute A2 reliant Varsovie à Poznań passe à de la ville. Histoire. Koło, à l’époque appelée "Colo", a reçu les privilèges urbains en 1362 des mains du roi . La localité s’est développée sur un îlot situé sur la Warta, à un endroit où l’on traversait le cours d’eau. C’était un site de défense à proximité du château royal. Entourée d’eau, la ville n’avait pas de remparts. En 1410, c’est ici que se sont rassemblés les chevaliers de Grande Pologne qui allaient combattre les Teutoniques. En 1452, c’est au château royal de Koło que rencontre les représentants de la Ligue prussienne. Du début du jusqu’en 1716, c’est à Koło que se réunit la diète régionale de Grande Pologne. La ville devient un centre régional de commerce et d’artisanat. Au , la ville est dévastée deux fois : par les forces d’Aleksander Józef Lisowski en 1622, puis par les Suédois en 1655 ; elle connaît alors un déclin important. En 1793, la ville est annexée par la Prusse. En 1807, elle rejoint la duché de Varsovie avant d’intégrer le royaume du Congrès en 1815. Au début du , la ville connaît un essor économique considérable : industrie textile, construction et commerce du blé. En 1842, une fabrique de faïences est créée dans la ville. En 1921, après l’indépendance de la Pologne, la ville est reliée à Poznań et à Varsovie par une ligne ferroviaire, ce qui contribue à attirer des entreprises. Pendant la Seconde Guerre mondiale, Koło fait partie des terres annexées par l’Allemagne ; la ville est alors incorporée au Reichsgau Wartheland. En 1939, sur les de la ville, membres de la communauté juive. En , sont assassinés lors d'une exécution groupée perpétrée par des soldats allemands et des gendarmes. Environ sont enfermés dans un ghetto à compter de 1940. Les Polonais sont expulsés, en vue d’un peuplement par des "Volksdeutsche". En et , les Juifs sont progressivement évacués du ghetto et transportés par camion à dix kilomètres au sud-est de la ville, dans le petit village de Chełmno où le premier centre d'extermination nazi vient tout juste « d’ouvrir ses portes ». À leur descente des camions, ils pénètrent dans le château en ruines de Chełmno où on leur demande de se déshabiller, en vue de prétendues désinfections ; puis on les amène dans un sous-sol du château pour se doucher et, au bout d’un couloir où se trouve un escalier, on les contraint par groupe de trente à quarante à monter nus à l'intérieur de la caisse d’un « camion à gaz » dans lequel, après verrouillage des portes arrière, on les asphyxie au moyen de gaz d’échappement détournés vers la caisse. Les corps inanimés laissés dans les camions sont ensuite transportés en forêt, à environ quatre kilomètres en direction de Koło. Ils y sont mis dans des fosses communes : les fosses sont vidées à partir de pour incinérer les cadavres quelques centaines de mètres plus à l'intérieur de la forêt. En plus des Juifs de Koło, environ du Reichsgau Wartheland ont été exterminés à Chełmno, principalement au cours de , suivant le même processus qui se rôdait au fur et à mesure : notamment, la synagogue de Koło a un temps servi de « zone de stockage » pour les Juifs amenés par train du ghetto de Łódź (situé au sud-est), avant qu'ils soient transportés par camion vers le lieu de leur exécution au château de Chełmno. La ville est libérée par l’Armée rouge le .
Traite négrière
Toni Turek Anton Turek, surnommé Toni Turek, né le à Duisbourg et mort le à Neuss, est un footballeur allemand. Titulaire en équipe nationale au poste de gardien de but, il tient un rôle décisif lors de la première Coupe du monde remportée par son pays en 1954. Biographie. Né à Duisbourg, Anton Turek découvre le football au Duisburg SV 1900. Il y est repéré par le TuS Duisburg 48/99, un club important dans l'Allemagne d'alors, qui le fait venir en 1936, à 17 ans. Le club évolue en "Gauliga Niederrhein", le championnat du Bas-Rhin. Il y reste jusqu'en 1946, à l'exception des saisons 1941-1942 et 1942-1943 où il porte les couleurs du TSG Ulm 1846, en "Gauliga Württemberg". En 1946-1947 il évolue une saison à l'Eintracht Francfort (où il termine de l'Oberliga Sud, une de ses meilleures performances en club), puis retourne au TSG Ulm. En 1950 il signe au Fortuna Düsseldorf, où il va rester cinq saisons, et fait en novembre de la même année ses débuts en sélection, à 31 ans, huit ans après le dernier match disputé par une équipe nationale allemande. Un temps mis en concurrence avec , il reste finalement titulaire et attaque la Coupe du monde de football de 1954 comme , alors qu'il est le joueur le plus âgé du tournoi. Il participe aux deux victoires contre la Turquie au premier tour mais n'est pas de la cinglante défaite face au fameux « Onze d'or hongrois » (3-8). Il tient bien sa place face à la Yougoslavie et l'Autriche, en quart et demi-finale, et se trouve logiquement titulaire lors de la finale où les Allemands retrouvent la Hongrie, invaincue depuis quatre ans. Auteur de plusieurs arrêts de classe, notamment face à Nándor Hidegkuti, Turek est encensé par le commentateur radio allemand Herbert Zimmermann qui s'exclame . L'Allemagne l'emporte trois buts à deux, à la grande surprise des observateurs. Cet épisode est remémoré comme « Le Miracle de Berne ». Turek devient une véritable légende du football allemand, après son titre de champion du monde il défile devant plus de à Düsseldorf. Il honore sa et dernière sélection en équipe nationale en face à la France. En 1955-1956, il réalise une dernière saison au Borussia Mönchengladbach avant de prendre sa retraite sportive. Il quitte alors le monde du football et travaille pour la à Düsseldorf. En 1973, il est victime d'un sévère problème de santé, qui le laisse paralysé des jambes. Il meurt en 1984, à 65 ans. En 2004, une place de Düsseldorf est nommée en son honneur. En 2014, une statue de lui est dévoilée à proximité du nouveau stade de Düsseldorf, l'Esprit arena. Il a reçu de nombreuses autres distinctions à ce jour.
Herbert Zimmermann Herbert Zimmermann est un footballeur allemand né le 1954 à Engers en Allemagne.
Banque de france
Gerd Zewe Gerd Zewe né le à Stennweiler, en Sarre, est un footballeur allemand. Carrière. Gerd Zewe évolue comme défenseur. Il joue successivement dans les équipes suivantes : VfB Borussia Neunkirchen, Fortuna Düsseldorf, de 1972 à 1987, et FC Würzburger Kickers. Au cours de sa carrière il est appelé en équipe d'Allemagne espoirs, en sélection "B"et en équipe d'Allemagne. Il participe comme remplaçant à la Coupe du monde de 1978.
Ottmar Walter Ottmar Walter, né le et mort le , est un footballeur allemand. Il est le frère de Fritz Walter avec lequel il a joué pour le FC Kaiserslautern et l'équipe d'Allemagne. Biographie. Il inscrit 4 buts lors du mondial 1954.
Kolo Kolo peut désigner :
Herbert Wimmer Herbert Wimmer est un footballeur allemand né le à Eupen en Belgique. Il jouait au poste de milieu droit. Biographie. En club. Herbert Wimmer commence le football dans les équipes jeunes du Borussia Brand un club d'Aix-la-Chapelle. En 1965, quand son club est promu dans une division supérieure le joueur est repéré par Hennes Weisweiler, l'entraineur du Borussia Mönchengladbach. Après un essai au Borussia, il signe un contrat avant la saison 1966-1967. Wimmer est de suite intégré en équipe première, il dispute son premier match de Bundesliga lors de la première journée de la saison 1966-1967, et fait bonne impression sur l'aile droite lors du match nul 0 à 0 contre Schalke 04. En fin de saison le Borussia Mönchengladbach termine à la place, Wimmer participe aux 34 rencontres de la saison et marque quatre buts. Herbert Wimmer gagnera lors de cette saison le prénom de "Hacki" de la part des supporters (le mot provient du nom allemand Hacken, crochet en français, qui est un geste de footballeur très bien maîtrisé par Wimmer). Dans la même saison il est aussi repéré par Helmut Schön, l'entraineur de l'équipe d'Allemagne. Les deux saisons suivantes le Borussia termine deux fois à la place, Wimmer qui débuta sur l'aile droite est devenu un excellent milieu de terrain défensif, son coéquipier Günter Netzer la "star" de Mönchengladbach à l'époque, rechigna à revenir en arrière, c'est Wimmer qui compensa dans la tâche défensive. Hennes Weisweiler disait de lui : "il n'a pas le génie de Günter Netzer, mais Hacki peut également diriger le jeu". En 1969-1970 il remporte son premier championnat d'Allemagne, en trente matchs il marque 6 buts. En compagnie de Netzer il remporte également le championnat en 1971, puis après le départ de Netzer au Real Madrid, Wimmer gagnera encore trois championnats, celui qui était considéré comme le porteur d'eau de Netzer, savait très bien s'affirmer au milieu du terrain du Borussia, il permettra à son club de se poser comme le rival principal du Bayern Munich dans les années 70. Pendant toute sa carrière professionnelle au Borussia Mönchengladbach, il remporte cinq titres de champion d'Allemagne et une Coupe UEFA. A la fin de la saison 1977-1978, le Borussia est à égalité de points avec le FC Cologne, mais compte dix buts de retard avant la dernière journée, Wimmer et son équipe réussiront à marquer 12 buts contre le Borussia Dortmund, mais de son côté Cologne en marquera cinq contre FC St. Pauli, Wimmer sera vice-champion à égalité de points avec Cologne, il termine sa carrière de joueur professionnel après ce match de folie et déclarera «" heureux que notre club n’ait pas été sacré cette saison. Parce qu’il y aurait eu des soupçons innombrables de match arrangé" », il aura été fidèle toute sa carrière à son club avec 366 matchs de Bundesliga et 51 buts marqués. Herbert Wimmer, joue encore quelques années en amateur dans le club de ses débuts, le Borussia Brand, puis arrêta définitivement après des problèmes à la hanche. En équipe nationale. Dès sa première saison professionnelle, Herbert Wimmer est repéré par l'entraineur national Helmut Schön, il débute en novembre 1966 chez les moins de 23 ans. Le 23 novembre 1968 il honore sa première sélection avec l'équipe d'Allemagne à Nicosie contre Chypre pour un match de qualification à la Coupe du monde. Au mois de décembre il fait partie de la tournée en Amérique et jouera dans toutes les rencontres contre le Brésil, le Chili et le Mexique. Il fait partie de la première liste pour la Coupe du monde de football 1970, mais ne sera pas retenu pour partir au Mexique. Après que Mönchengladbach remporte son deuxième titre d'affilée en 1971, les projecteurs se tournent de nouveau vers l'infatigable Wimmer, il rejoint son coéquipier Günter Netzer et dès lors ils formeront le milieu du terrain de la Mannschaft qui remportera le Championnat d'Europe 1972 et la Coupe du monde 1974. Il a disputé 36 matches sous le maillot de la "Mannschaft" et marqué 4 buts.
Ronald Worm Ronald Worm est un footballeur allemand né le à Duisbourg.
Famille Guarneri Guarneri (ou en latin Guarnerius) est le nom d'une famille et dynastie de luthiers à Crémone (dont Guarnerius del Gesù qui a fabriqué les violons les plus remarqués) :
Rene Schneider
Karl-Heinz Riedle Karl-Heinz Riedle, né le à Weiler im Allgäu en Bavière, est un footballeur international allemand. Il jouait au poste d'attaquant. Biographie. Karl-Heinz Riedle commence sa carrière professionnelle sous le maillot du FC Augsburg puis au SV Blau-Weiß Berlin. Ses bonnes performances lui permettent d'être recruté à 21 ans par le Werder Brême de Otto Rehhagel en 1987. Dès sa première saison dans le nord de l'Allemagne il remporte la Bundesliga. Il fait également très rapidement ses débuts en équipe nationale. Il enchaine les bonnes performances à Brême et est retenu par le sélectionneur Franz Beckenbauer pour la coupe du monde 1990 en Italie. Il n'est certes pas titulaire puisque le duo Rudi Völler - Jürgen Klinsmann est incontournable mais il participe à quatre matchs sur sept et est champion du monde. Dans la foulée de cette épopée victorieuse, il rejoint le calcio et la Lazio Rome. Pendant trois ans il joue en attaque avec l'Uruguayen Rubén Sosa puis l'Italien Giuseppe Signori. Ces bonnes performances à Rome et la retraite internationale provisoire de Rudi Völler lui permettent d'être titulaire lors de l'Euro 1992 en Suède aux côtés de Jürgen Klinsmann. L'Allemagne est battue en finale par le surprenant Danemark mais avec trois réalisations il est co-meilleur buteur de la compétition. En 1993 il rejoint l'ambitieux Borussia Dortmund entrainé par Ottmar Hitzfeld. Aux cours de quatre saisons il côtoie en attaque des joueurs de la trempe de Stéphane Chapuisat, Flemming Povlsen ou encore Heiko Herrlich. Sur le plan collectif les succès sont nombreux avec deux titres de champion d'Allemagne en 1995 et 1996 mais surtout une victoire en Ligue des champions en 1997. Au cours de cette finale le Borussia s'impose 3-1 en finale face à la Juventus et Riedle inscrit les deux premiers buts de cette rencontre. Il tente une nouvelle aventure à l'étranger après cette importante réussite individuelle et collective à Liverpool. Pendant deux ans il ne parvient pas à s'imposer de manière régulière dans le onze de départ aux côtés de Robbie Fowler à la suite de l'explosion du jeune Michael Owen. Il part alors finir sa carrière au Fulham FC en 1999. Le club évolue en championship mais monte en Premier League à l'issue de l'ultime saison de Riedle en 2001. Au cours de ces deux ans à Londres, il assure même un court intérim sur le banc de touche en fin de saison 1999-2000 à la suite du licenciement de Paul Bracewell. Revenus. En 1994, selon l'hebdomadaire Sport-Bild, il est le troisième footballeur le mieux payé d'Allemagne.
Seconde guerre italo-éthiopienne La seconde guerre italo-éthiopienne ou campagne d'Abyssinie est un conflit opposant l'Italie fasciste de Benito Mussolini à l'Empire d'Éthiopie de Haïlé Sélassié du au . Elle constitue la seconde tentative de l'Italie de s'emparer du pays après la victoire éthiopienne d'Adoua de 1896 lors de la première tentative italienne, victoire non seulement militaire mais aussi politique et diplomatique puisqu'elle avait garanti à cet État africain son indépendance et sa reconnaissance internationale. L'Éthiopie et l'Italie appartiennent à la Société des Nations, qui selon sa charte a pour mission d'assurer la prévention des guerres au travers du principe de "sécurité collective". Le déclenchement de cette guerre entraîne ainsi le retrait de l'Italie de la Société des Nations et son rapprochement avec l'Allemagne nazie. Parallèlement l'incapacité de la Société des Nations à empêcher l'invasion la discrédite sur le plan international, à la veille de la Seconde Guerre mondiale. Malgré la supériorité technologique et logistique des Italiens, et l'emploi massif d'armes chimiques, une résistance armée à l'occupation italienne, jamais totalement annihilée, persiste jusqu'au , date de la libération d'Addis-Abeba à l'issue de la campagne d'Afrique de l'Est, menée depuis le nord du pays par les forces britanniques et la française libre ainsi que par les forces belges au sud du pays. Origines, contexte et déclenchement de la crise. Contextes nationaux. Au cours des premières décennies du , l'Éthiopie et l'Italie connaissent d'importants bouleversements politiques et économiques, créant les conditions d'une montée des tensions entre les deux États, voisins depuis les conquêtes italiennes en Afrique de l'Est. Depuis le milieu du , l'Éthiopie est entrée dans une période de centralisation et de modernisation, accélérée à partir de la fin du règne de Menelik II (r. 1889-1913). Le décès de ce dernier est suivi par une crise politique et l'arrivée au pouvoir de son petit-fils, Ledj Iyasu, dans une atmosphère tendue. Conditions de succession critiquées, politique religieuse remise en cause et antagonisme envers les puissances coloniales voisines (Italie, France et Royaume-Uni) marquent ce court règne de trois années. Il s'achève à la suite d'un coup d'État soutenu par l'Église orthodoxe éthiopienne et une partie de la noblesse, le et qui porte Zewditou I à la tête de l'Empire. La souveraine doit néanmoins composer avec Teferi Mekonnen, futur Haïlé Sélassié . La cour éthiopienne des années 1920 devient alors le théâtre d'oppositions entre le parti dit conservateur, représenté par Zewditou, et celui des progressistes, mené par Teferi. Les deux personnalités parviennent malgré tout à cohabiter et diverses réformes, soutenues par les progressistes, sont adoptées : abolition de l'esclavage, modernisations socio-économiques et ouverture au monde extérieur symbolisée par l'adhésion du pays à la Société des Nations en 1923. Ce processus se poursuit après le , date de l'arrivée au pouvoir de Haïlé Sélassié . Ces efforts de centralisation vont toutefois se heurter à la politique plus offensive des Italiens et notamment dans la région de l'Ogaden, province dans laquelle l'incident de Welwel a lieu en 1934. En Italie, l'arrivée au pouvoir des fascistes en 1922 a relancé idéologiquement les aspirations coloniales de Rome. L'idée de la restauration de la gloire de l'Empire romain constitue une menace évidente pour l'Éthiopie, « symbole permanent et insultant de la frustration coloniale italienne ». Divers arguments sont avancés pour justifier les nécessités de coloniser une nouvelle terre, une opinion qui apparaît dès la fin du . La rhétorique de Benito Mussolini s'articule autour du thème d'une « Italie prolétaire », « pauvre de capitaux » face aux « nations capitalistes ». L'Éthiopie offre aussi bien de vastes terres agricoles adaptées au « paysan italien » que des richesses naturelles, nécessaires à la politique d'industrialisation voulue par Mussolini. Un autre argument est celui des injustices que subirait l'Italie. Ainsi, lorsque les Alliés discutent au cours de la Première Guerre mondiale de la redistribution des colonies ennemies après le conflit, le gouvernement de Rome a voulu en profiter pour rappeler ses aspirations dans la corne de l'Afrique. Toutefois, ses demandes ne peuvent être satisfaites. L'Italie demande la cession en sa faveur de la Côte française des Somalis et du Somaliland britannique, une perte bien trop lourde pour les deux États européens. Enfin, les difficultés politiques des fascistes sur la scène italienne auraient poussé, d'après Bahru Zewde, le "Duce" sur le terrain international, une sorte de « tactique de diversion ». Il explique que « la guerre devient impérative non seulement pour la relance de l'économie mais également comme un moyen de psychothérapie collective ». Un conflit est par conséquent l'occasion de « renforcer la fierté italienne » et démontrer que le fascisme peut permettre au pays de jouer un rôle dans le monde. Face à une Éthiopie à peine relevée d'une phase de vive agitation politique et en pleine réforme centralisatrice, l'Italie prépare méthodiquement l'invasion d'un pays affaibli et mal équipé pour résister à une armée moderne. Les tumultueuses relations italo-éthiopiennes. Adoua, origine première de la guerre. Les contacts poussés entre l'Italie et l'Éthiopie s'établissent au cours des deux dernières décennies du . L'Italie s'installe à Metsewa en 1885, d'où elle lance son projet d'expansion coloniale dans la corne de l'Afrique. Plusieurs affrontements vont s'ensuivre au cours de la première guerre italo-éthiopienne qui s'achève par la victoire de l'Empire éthiopien lors de la bataille d'Adoua le . Malgré leur défaite, les Italiens ont malgré tout maintenu leur colonie d'Érythrée qu'ils ont établie en 1890. L'origine la plus ancienne de la guerre semble bien être la bataille d'Adoua. C'est du moins le point de départ choisi par la littérature politique. Adoua est amplement « exploitée » par le pouvoir politique italien comme le lieu d'humiliation appelant à une « revanche » de la « civilisation » sur la « barbarie ». Cette remarque de Berhanou Abebe est appuyée par l'avis de Paul Henze qui estime que de nombreux Italiens « brûlaient de venger la défaite d'Adoua de 1896 ». Un élément parfaitement saisi par Mussolini et dont il se sert pour soulever la population italienne en faveur d'une conquête de l'Éthiopie. Adoua n'a toutefois pas mis un terme aux contacts entre les deux États puisqu'une année après la bataille, les rapports diplomatiques sont rétablis. Rome ne pouvant ignorer ce voisin, elle va d'abord coordonner sa politique vis-à-vis de l'empire africain avec la France et le Royaume-Uni. Ce rapprochement est marqué par l'accord tripartite de 1906, signé par les trois puissances européennes. Le texte leur reconnaît des intérêts spécifiques en Éthiopie. Seulement, les Italiens, à la différence des Britanniques et des Français, évitent de décrire avec précision les zones d'influences qu'ils revendiquent. L'Italie précise, vaguement, qu'elle désire sous son hégémonie, l'hinterland érythréen et somalien, soit le nord et le sud-est de l'Éthiopie. Une politique italienne plus offensive à l'égard de l'Éthiopie. Les ambitions impérialistes italiennes ne sont pas ouvertement dévoilées ; au contraire, il semble y avoir dans les années 1920 un rapprochement entre les deux pays. Ainsi, en 1924, Teferi Mekonnen est accueilli en Italie par une foule enthousiaste clamant « Vive l'Éthiopie ! Vive Teferi ! ». Par ailleurs, les Italiens proposent la cession du port d'Asseb en échange de concessions économiques, un arrangement refusé par l'Éthiopie. Le , les deux pays signent le Traité de Paix et d'amitié censé durer vingt ans. L'annexe, prévoyant la construction d'une route Asseb - Dessé, constitue l'un des principaux objets du traité. Cet accord se révèle plutôt symbolique, aucun des deux pays n'ayant véritablement assuré la mise en œuvre des travaux. Le texte ne parvient pas à cacher la politique plus offensive menée par Rome. Elle se fonde sur deux axes : la politique de subversion, appelée « politique tigréenne » et la politique de persuasion, ou « politique Choane ». La première consiste à monter les populations du Tigré, du Godjam, du Bégemeder et du Wello contre le pouvoir central Choa. Elle est menée par Corrado Zoli, gouverneur d'Érythrée de 1928 à 1930. En même temps, à Addis-Abeba, la légation italienne dirigée par Giuliano Cora mène la politique de persuasion. Plusieurs consulats sont ouverts au début du , à Adoua, Gonder, Debre Marqos et Dessé. Les agents y travaillant récoltent de nombreuses informations politiques et militaires. Bahru Zewde compare cette période des années 1920 à celle pré-Adoua, d'autant plus que les Britanniques, tout comme dans les années 1890, approuvent implicitement. En 1925, un accord est signé entre ces deux puissances européennes dans lequel ils définissent leurs priorités économiques en Éthiopie. Bahru Zewde remarque l' « ironie » d'un accord conclu concernant un pays ayant rejoint la Société des Nations, il y a à peine deux ans, se « moquant » ainsi du statut d'égalité supposé. Il souligne également qu'il y a là « un avant-goût de ce qui allait advenir : l'impuissance de la Société des Nations (SDN) à arrêter l'invasion italienne ». Celle-ci est d'ailleurs le lieu où l'Italie s'oppose le plus ouvertement à l'Éthiopie. Elle y dénonce l'aspect « primitif » d'un pays où l'esclavage n'est toujours pas éradiqué. Il s'agit de présenter cet État comme un membre illégitime. La chanson de propagande "Faccetta nera" illustre la mentalité de l'époque. Tensions dans l'Ogaden. À partir de 1924, les Italiens prennent possession de nombreuses localités stratégiques de l'Ogaden en raison des puits s'y trouvant. Parmi celles-ci : Geregube, Welwel, Werder et Geladi. À la fin du mois d', l'Éthiopie, ayant constaté de nombreuses patrouilles italiennes dans la province, décide de réagir. En , une expédition est envoyée dans la région mais elle prend rapidement fin en raison des discussions autour du traité de 1928. Durant ces débats, Mussolini va d'ailleurs refuser d'ajouter au traité une quelconque référence aux frontières et à leur délimitation et ce afin d'entretenir la confusion et y maintenir la présence italienne. La pénétration italienne se poursuit et les soldats parviennent à effectuer la construction d'une route de Damot à Geladi, une zone en territoire éthiopien. Au cours des années 1931 - 1932, l'Italie planifie clairement une invasion et crée, d'après Harold Marcus : un « environnement dans lequel ils [les Italiens] seraient capables de détruire l'indépendance de l'Éthiopie ». 1932 semble être l'année clé puisqu'elle marque le début de l'accumulation du matériel de guerre italien en Érythrée ainsi qu'à l'envoi de forces gouvernementales éthiopiennes dans la région de l'Ogaden afin de prévenir une intrusion. Cette date est également considérée par Bahru Zewde comme le début de la préparation de l'offensive italienne. En fait, il y voit le rôle du contexte européen et note que la décision de Mussolini semble « irréversible » après l'échec de ses ambitions irrédentistes en Autriche, à la suite de la confrontation avec Hitler dans le col du Brenner. John Spencer est plus précis et évoque le mois de , comme point de départ développement du plan d'invasion des Italiens qui prévoient d'utiliser aussi bien l'Érythrée que la Somalie comme base d'opérations. La pénétration italienne se fait en pleine phase de centralisation et consolidation de l'autorité gouvernementale éthiopienne. Haïlé Sélassié souhaite ouvrir des bureaux administratifs et des marchés près des points d'eau et des puits. Dans ces conditions, l'inévitable incident a lieu à Welwel en 1934. Il va constituer pour Mussolini le « "casus belli" » justifiant l'invasion. L'incident de Welwel. Au cours des années 1930, le gouvernement éthiopien renforce sa présence militaire dans l'Ogaden où les troupes impériales se font harceler par les Italiens. Au début 1934, les Éthiopiens s'approchent des avant-postes italiens. Rome proteste, arguant que son territoire a été violé, mais refuse de clairement définir les limites de ses possessions. Haïlé Sélassié décide d'envoyer une commission anglo-éthiopienne chargée de démarquer, elle arrive le 22- à Welwel. Après presque deux semaines de tensions, des combats éclatent le et après deux jours, les Éthiopiens, ayant perdu hommes, se retirent face à l'aviation et aux blindés des Italiens, qui ont subi des pertes moins importantes : morts et blessés. Pour Harold Marcus, il n'y a pas de doute sur le fait que les troupes italiennes aient « manifestement » agi « d'après des ordres ». Du côté italien, on rejette la responsabilité sur l'Éthiopie et on refuse tout d'abord de soumettre le différend à un arbitrage. En effet, le gouvernement de Rome considère qu'en acceptant cette procédure « il se trouverait sur un pied d'égalité avec l'Éthiopie », ce qu'il juge « inconcevable et impensable ». Par ailleurs, il serait en tort du point de vue légal puisque Welwel se situe en territoire éthiopien en vertu du traité de délimitation signé en 1928 par les deux pays. Or cet argument n'est pas valable selon Rome qui considère que l'agression est éthiopienne. En plus du refus de l'arbitrage, l'Italie exige des excuses de la part du gouvernement éthiopien. Cette nouvelle attitude, plus offensive, de la part de Rome est évoquée par Paul Henze qui déclare qu'après Welwel : « l'Italie fut saisie d'un délire nationaliste qui étouffa la voix de la prudence et les craintes d'un échec ». Quant à Haïlé Sélassié , il décide de saisir la Société des Nations (SDN) le . Les deux communiqués de l'Éthiopie restent sans réponse et dès cette époque, Fitawrari Takele Hawariat, représentant du pays à la SDN, demande au Negusse Negest l'autorisation de préparer la résistance, plusieurs mois avant le conflit. En 1935, l'Éthiopie fait à nouveau appel à la SDN lançant ainsi une phase « vaines délibérations », largement influencée par le contexte européen de l'époque qui voit la montée en puissance des revendications allemandes. La « crise abyssinienne », vers le déclenchement de la guerre. Les discussions post-Welwel de l'époque ont placé la « crise abyssinienne » au centre des débats diplomatiques de l'époque. Toutefois, divers facteurs politiques ont fortement influencé le cours des évènements. Le poids de la question allemande. L'observation du contexte politique de l'époque permet de comprendre le cadre ayant orienté les discussions, aussi bien au sein qu'en-dehors de la Société des Nations (SDN). À cette époque, deux grandes puissances dominent le globe : la France et le Royaume-Uni. Toutes deux font face à la montée des ambitions allemandes en Europe et la priorité de l'époque est de ne pas s'aliéner l'Italie afin d'éviter la création d'une coalition Rome-Berlin. La question allemande a donc été capitale lors des discussions visant à régler la crise. Les relations italo-allemandes sont à l'époque plutôt tendues notamment après l'assassinat du chancelier Engelbert Dollfuss en Autriche. L'objectif est donc de ne pas « pousser Mussolini dans les bras de Hitler » en risquant une alliance avec Haïlé Sélassié . Afin d'y parvenir, le Royaume-Uni et la France sont prêts à « sacrifier » l'Éthiopie. La nécessité de ne pas contrarier Mussolini est mentionnée par Berhanou Abebe, celui-ci cite l'historien Max Gallo qui évoque le « problème crucial de l'époque » : est-il possible de refuser au "Duce", la « liberté d'action en Éthiopie ? ». La tendance est confirmée par la conférence de Stresa, le , lors de laquelle, « à la grande surprise de Mussolini », la crise éthiopienne n'a aucune importance dans les discussions. Cette rencontre va sceller le destin de l'Éthiopie qui ne peut attendre beaucoup des deux grandes puissances. Les prises de position des deux puissances majeures. Dans la corne de l'Afrique, le Royaume-Uni a été l'allié de l'Italie durant les cinquante dernières années, depuis la cession de Metsewa. Aussi bien Ramsay MacDonald, alors Premier ministre du Royaume-Uni, que "Sir" Austen Chamberlain sont des admirateurs de Benito Mussolini ; de nombreux officiels anglais ont affiché un certain engouement pour le fascisme. Pour Londres, l'absence d'intérêts en Éthiopie ne justifie aucune intervention. Néanmoins, une autre partie des politiques craint un possible expansionnisme italo-allemand. De plus, la conquête de l'Éthiopie pourrait éventuellement menacer l'empire britannique en Afrique orientale. Ceux en faveur d'une intervention militaire sont rattrapés par la question du coût d'une telle opération. L'Italie, certaine d'avoir neutralisé le Royaume-Uni, veut faire de même avec la France, traditionnellement alliée à l'Éthiopie. Or dans les années 1930, le gouvernement d'Addis-Abeba accélère le basculement d'alliance déjà annoncé par la question allemande et auquel de nombreux Français sont favorables. L'Éthiopie a brusquement augmenté les taxes sur les produits de luxe, venant majoritairement de France. Le , un pacte est conclu entre le Premier Ministre français Pierre Laval et Benito Mussolini. Les Italiens remportent ainsi une victoire diplomatique puisqu'ils obtiennent la non-intervention de Paris lors de l'invasion planifiée en échange d'une coopération contre Adolf Hitler. Cet accord a convaincu Haïlé Sélassié qu'il lui est désormais impossible de compter sur un soutien de la France. Celle-ci va confirmer l'avis du Negusse Negest puisqu'en , en violation de tous les traités en vigueur, elle bloque le trafic de matériel militaire à Djibouti. Le rôle des autres États. Une communauté internationale impuissante. Pour de nombreux gouvernements, la guerre est déjà remportée par l'Italie. Aucun État ou même aucune coalition de pays ne semble pouvoir arrêter Benito Mussolini. En fait, la majorité des observateurs pensent même que l'Éthiopie préférerait accepter des concessions plutôt que d'affronter une nation européenne. Haïlé Sélassié ne peut pas compter sur les États-Unis qui ne sont pas membres de la Société des Nations (SDN) et qui sont sur le point de voter une loi isolationniste. En fait, il n'y a pas de véritable raison d'intervention ; le commerce entre l'Éthiopie et les États-Unis s'élève chaque année à moins d'un demi million de dollars. Le rôle des États-Unis reste limité face aux puissances que représentent le Royaume-Uni et la France ; un manque d'influence partagée au sein de la SDN par l'URSS, à peine sortie d'une révolution. En réalité, deux pays gardent de bonnes relations avec l'Éthiopie : le Japon et l'Allemagne. Les deux nations ont des ambitions territoriales et la cause éthiopienne constitue une occasion de distraire la Société des Nations et ses membres. Malgré la détérioration de la situation, le Japon continue à investir en Éthiopie et au printemps 1936, il ouvre une légation. Les contacts entre l'Éthiopie et l'Allemagne. L'Allemagne se montre enthousiaste à l'idée d'une possible défaite de l'Italie, pays opposé à ses ambitions en Autriche. Le scénario de la victoire éthiopienne n'est en effet pas entièrement écarté ; d'après Berhanou Abebe, beaucoup d'experts, de soldats et de voyageurs affirment que le climat rude et le relief difficile peuvent conduire à une défaite italienne ou tout au moins à une guerre longue. Les Allemands veulent neutraliser la Société des Nations et John Spencer note que les décisions importantes d'Adolf Hitler se font à des moments importants de la crise et du conflit. Le service militaire obligatoire est annoncé en mars 1935 alors même que les discussions liées à la crise éthiopienne sont particulièrement intenses à la SDN. Plus tard, la remilitarisation de la Rhénanie se fait à un moment clé du conflit, en . La possibilité d'un rapprochement avec l'Allemagne n'échappe pas à Haïlé Sélassié. Il envoie en , David Hall, un Allemand, à Berlin afin de négocier un soutien militaire. Hitler se saisit de l'occasion et permet à l'envoyé de recevoir, sur un fonds spécial du ministère des Affaires étrangères d'Allemagne, une somme afin d'acquérir : fusils Mausers, millions de cartouches, des mitrailleuses et mitraillettes, grenades et médicaments. S'ajoutent canons Oerlikon achetés en Suisse et canons antichars de ainsi que des munitions. L'échange est tenu secret tout comme le parachutage du matériel durant le conflit qui sera révélé par Haïlé Sélassié lui-même vingt ans plus tard. Les débats et négociations. Un cadre inapproprié au bon déroulement du processus. Les débats ayant suivi l'incident de Welwel sont influencés par plusieurs éléments. Tout d'abord le manque de collaboration du gouvernement italien qui ralentit et retarde le processus. Publiquement, Rome entretient la confusion entre des annonces de volonté de paix et les préparatifs militaires dans le but d'envahir l'Éthiopie. Haïlé Sélassié espère toujours que les grandes puissances, le Royaume-Uni et la France, « reprennent leurs esprits et interviennent, réalisant que la destruction de l'Éthiopie anéantirait la Société des Nations (SDN) ». C'est d'ailleurs le poids de ces deux États qui conduit la SDN à apporter des solutions tendant à favoriser l'Italie. Les États soutenant l'Éthiopie sont principalement ceux qui tiennent à la survie de la Société. Il s'agit par exemple des « petites nations » telles que les Pays-Bas ou les pays scandinaves. Premières procédures. Le , Haïlé Sélassié envoie à la Société des Nations (SDN) une requête afin de permettre l'analyse de la situation. Le , la SDN annonce que les deux gouvernements doivent résoudre le différend par un arbitrage. En parallèle à ses débats, le gouvernement de Rome prépare l'invasion, une attitude dénoncée le , par l'Éthiopie. Le lendemain, Haïlé Sélassié décide d'initier une procédure, basée sur les articles 10 et 15 du Pacte. La date « ne pouvait être plus malencontreuse » puisque le , Adolf Hitler annonce la remilitarisation. La crainte de Haïlé Sélassié d'une imminente invasion paraît fondée puisque le , Benito Mussolini se dit prêt à « renverser tous les obstacles ». En , la SDN se saisit de l'affaire alors qu'entre-temps, les incidents frontaliers se sont multipliés. L'attitude de Mussolini est résumée par une de ses déclarations : « même si l'Éthiopie m'était apportée sur un plat d'argent, je la veux avec une guerre ». Toujours en mai, les grandes puissances interdisent les ventes d'armes aux deux belligérants, mais la mesure n'a touché que l'Éthiopie. L'Italie disposant d'un accès à la mer, les livraisons peuvent se faire, bien que secrètement. L'Éthiopie est quant à elle entourée par les colonies italiennes, françaises et britanniques, bloquant ainsi la voie maritime. L'échec des discussions. Le , la Société des Nations (SDN) qui renvoie les parties « dos à dos » en se déclarant incompétente sur le traitement de la question de la souveraineté et de la localisation de Welwel. Lors de ce mois, les discussions sont tendues. Pompeo Aloisi, délégué italien décide, en pleine séance, de quitter la salle après quoi il annonce son refus de siéger tant que l'Éthiopie est membre de la SDN. Le , Pierre Laval obtient la mise en place du comité des Cinq qui rédige un plan prévoyant une assistance à l'Éthiopie mais également une participation poussée d'une commission de la SDN dans le gouvernement d'Addis-Abeba dans divers domaines : la police, les finances, la justice et l'éducation. Par ailleurs, il reconnaît un intérêt à l'Italie dans le développement économique du pays. Haïlé Sélassié hésite car il peut difficilement refuser les propositions de l'institution sur laquelle il fonde beaucoup d'espoirs mais le , l'Italie rejette la proposition. Benito Mussolini tient à soulever les forces militaires en insistant sur la conquête militaire de l'Empire éthiopien. Face à l'échec du Comité des Cinq, le Conseil de la SDN confie, le , la préparation d'un rapport en vue de l'application de l'article 15 à un Comité des Treize qui poursuit son travail pendant la guerre qui, en cette fin de mois, semble inévitable. Haïlé Sélassié a tenté d'utiliser tous les moyens juridiques. La lenteur de la procédure de la SDN et les réticences des États à freiner l'Italie, ont permis à Mussolini et ses troupes de se préparer et d'être en position pour la fin de la saison des pluies. Pour Samuel Hoare, les discussions ont échoué justement en raison de cette attitude belliqueuse italienne qu'il évoque dans un discours, le , en la qualifiant de « nouvelle éthique de la guerre pour la guerre ». Forces en présence. Les préparatifs. Si le projet d'invasion naît clairement en 1931-1932, les Italiens vont principalement se préparer au conflit durant les années 1934-1935. Le , après un accrochage à Afdoub, en Éthiopie, le gouvernement italien décrète la mobilisation le 5 et le , de deux divisions "Peloritana" et la "Gavinana", respectivement de Palerme et de Florence. La mobilisation a lieu en Érythrée et non en Somalie. Des soldats et du matériel militaire sont envoyés massivement en Afrique de l'Est à tel point qu'en , en quatre mois, le nombre d'Italiens à Asmera a quadruplé. En , on compte soldats italiens dans la corne de l'Afrique et nouveaux hommes s'embarquent pour la région. On compte également avions. En outre, un voyage en Érythrée est organisé pour le général Richelli, directeur du service des armes chimiques. Le gouvernement italien prend également diverses mesures fiscales et financières visant à transformer l'économie nationale afin de la préparer au conflit. Le , le monopole de certaines matières premières dont le charbon, le cuivre, l'étain, le nickel est confié au commissariat à l'Armement. La convertibilité de la lire est suspendue. Les réformes visent à créer de nouvelles richesses et baisser la consommation. Les armées et le matériel. Une armée éthiopienne. L'évaluation des forces et du matériel éthiopiens est difficile. Le nombre de soldats éthiopiens est estimé entre et hommes. Seule la Garde Impériale, composée de à soldats, a reçu une formation moderne assurée depuis par des officiers suédois ayant fondé une académie militaire. L'armement et le matériel à disposition des Éthiopiens est peu important et ancien. L'importation d'armes modernes a été limitée par l'embargo en vigueur depuis . Haïlé Sélassié est conscient du manque de moyens, d'argent, d'hommes et de soldats correctement formés nécessaires pour vaincre une armée moderne. Quant au matériel promis par les Allemands, seule une partie a pu arriver en raison de la difficulté du parachutage clandestin. À cela s'ajoute le problème de l'acheminement jusqu'au front. En effet, le système de communication est rudimentaire et on note une absence totale de logistique. Ainsi, les manques de vivres vont provoquer des désertions en masse. 90 % des troupes éthiopiennes ont des fusils anciens, vieux de plus de quarante ans. Bahru Zewde estime le nombre de fusils modernes entre et dont des Mauser-CZ. Les forces éthiopiennes n'ont à leur disposition que mitrailleuses, les pièces d'artillerie sont quasiment inexistantes. La communication est également victime de ce manque de moyens : les ras Desta Damtew au sud et Kassa Haile Darge au nord possèdent chacun un appareil de radio. Le commandement suprême revient à Haïlé Sélassié . Celui-ci désigne, pour le front nord : les ras Seyoum Mengesha, Kassa Haile Darge, Moulougéta Yeggazou et Emrou Haïlé Sélassié ; pour le front sud, les ras Desta Damtew et Nessibou Zeamanouél. Des forces italiennes prêtes au combat moderne. Face à cette armée dont l'organisation est jugée par Pietro Badoglio, et à juste titre selon Gontran de Juniac, « embryonnaire », les Italiens disposent de bien meilleures troupes. L'armée de Benito Mussolini compte dont les troupes régulières, des ouvriers, et du personnel assurant divers services (médecine, communication, etc.). Les cinq corps d'armées disposent des équipements les plus modernes, près de pièces d'artillerie, à plus de avions, les « meilleurs du moment », pilotés par un personnel qui lui assure une « maîtrise de l'air absolue ». Concernant les munitions, les Italiens utilisent en une bataille la moitié de ce que les Éthiopiens utilisent pendant la totalité du conflit. La différence se traduit par des avantages concrets pour les Italiens, dotés d'un matériel moderne. Ils peuvent par exemple décoder les messages des militaires éthiopiens. L'excellente logistique des forces de Mussolini tranche avec celle de Haïlé Sélassié . Le niveau de préparation des Italiens est clairement supérieur, ceux-ci ayant longuement étudié les cartes géographiques. Dans l'arsenal à disposition des Italiens, il y a aussi des armes chimiques interdites par la convention de Genève : grenades à l'arsine pour l'artillerie, tonnes de bombes à ypérite pour l'aéronautique et de produits chimiques agressifs pour l'emploi tactique. Cette avance militaire et technologique des troupes italiennes est souvent présentée comme la première cause de la victoire de Mussolini. Les forces italiennes sont dirigées nominalement par le président du Conseil, Benito Mussolini. Les combats du front nord sont initialement confiés à Emilio De Bono, rapidement remplacé par Badoglio ; au sud, Rodolfo Graziani est chargé de mener l'offensive. Le déroulement de la guerre. L'appel aux armes et le déclenchement du conflit. Le , Haïlé Sélassié annonce que ses troupes doivent rester à des frontières afin d'éviter tout nouvel incident. Cependant, il a également signé un décret de mobilisation qu'il garde secret, espérant toujours une résolution diplomatique. Le , une grande mobilisation prend place à Rome et Benito Mussolini annonce au monde : « Nous avons été patients avec l'Éthiopie pendant quarante ans ; à présent notre patience est épuisée. ». Le même jour, le gouvernement éthiopien annonce que des soldats italiens ont violé la frontière de la région au sud du mont Moussa Ali, près de la colonie française de Djibouti. Haïlé Sélassié proclame officiellement la mobilisation et appelle ses citoyens aux armes le jour suivant, le à . Dans toute l'Éthiopie, la mobilisation se fait au son des "negarits" et Haïlé Sélassié ne peut cacher « une certaine désespérance ». Celle-ci est exprimée le , lors de son départ vers le nord afin de rejoindre l'armée de Moulougéta Yeggazou. Il proclame à l'occasion : « Préférons une mort glorieuse à la mort que nous subirons immanquablement du fait d'une quelconque maladie. Les Italiens se vantent de leurs armes, nous nous vantons de notre confiance en Dieu ». Le , en traversant la frontière entre la "Colonia Eritrea" et l'Empire éthiopien, les troupes de Mussolini déclenchent « la dernière guerre coloniale en Afrique ». En Italie, le Parti communiste (clandestin) mène une campagne contre l'invasion de l’Éthiopie. Les combats se déroulent essentiellement sur le front nord, dans la région du Tigray bien que divers affrontements ont également lieu sur le front sud, dans l'Ogaden. Les affrontements du front nord. L'offensive de De Bono et la nomination de Badoglio. Le , à 5 h, soldats menés par Emilio De Bono traversent le Mareb, frontière entre l'Empire éthiopien et la colonie italienne d'Érythrée. La colonne est divisée en trois formations, disposées sur un front de . Les premières cibles sont Adoua, Enticho et Adigrat. Du côté éthiopien, les opérations sont également menées sur trois fronts : l'axe Mekele-Dessie-Addis-Abeba est couvert par le ras Moulougéta Yeggazou, ministre de la Guerre, et ses hommes ; à sa gauche, on trouve les soldats des ras Kassa Haile Darge et Seyoum Mengesha. Enfin, plus à l'ouest, le Bégemeder et le Godjam sont protégés par les hommes du ras Emrou Haïlé Sélassié. Le jour même du déclenchement du conflit, le ras Seyoum annonce à Addis-Abeba, par télégramme, le bombardement d'Adigrat et Adoua par l'aviation italienne. La première ville tombe le , et le lendemain, la deuxième est occupée, après deux jours d'intenses et « vengeurs » bombardements qui forcent le ras Seyoum à la retraite. Le , Dejazmatch Haïlé Sélassié Gougsa, gouverneur du Tigré oriental, fait défection du côté ennemi avec hommes. La colère des Éthiopiens est d'autant plus importante que le peuple et les dignitaires impériaux apprennent l'attribution du titre de ras à Haïlé Sélassié Gougsa, six jours plus tard par les Italiens. Un poème rappelant la trahison a alors été publié dans un journal éthiopien à l'époque, il débute par les deux vers suivants : Le , Aksoum tombe et les Italiens commencent à progresser vers le fleuve Tekezé. Le , après un conflit « assez sanglant », ils s'emparent de la ville stratégique de Mekele. Ils sont alors freinés par l'artillerie éthiopienne. Il a donc fallu un mois aux forces de De Bono pour s'avancer d'environ . Plusieurs éléments peuvent expliquer la facilité ainsi que la lenteur de la progression italienne. Pour Bahru Zewde, l'Éthiopie laisse progresser son ennemi pour des raisons tactiques et diplomatiques : elle souhaite étirer la ligne d'approvisionnement italienne tout en exposant au monde l'invasion dont elle se considère victime. En effet, Harold G. Marcus note que les commandants éthiopiens ont reçu l'ordre d'attendre des renforts. En parallèle, De Bono se montre très prudent ; il ne veut pas engager ses troupes sans bonne préparation, afin de ne pas commettre à nouveau les erreurs de la bataille d'Adoua qu'il a vécue durant sa jeunesse. Cette prudence va néanmoins lui coûter son poste. Le , Benito Mussolini ordonne à De Bono de marcher sur Amba Alagi mais ce dernier refuse en insistant sur les risques stratégiques d'une prise purement symbolique. Le "Duce", impatient, décide de remplacer De Bono par Pietro Badoglio, « moins scrupuleux », et dont « le nom est associé à la phase la plus impitoyable de la guerre » qui va alors rapidement dégénérer « en une affaire sanglante de destruction gratuite et brutale ». En effet, le nouveau commandant va faire usage du gaz moutarde prohibé par la Convention de Genève du Comité international de la Croix-Rouge de 1925. L'offensive de De Bono n'a constitué qu'une avancée limitée et une série de faits militaires sans grande importance. En fait, la guerre se joue plutôt, pendant un certain temps, au niveau diplomatique. Toutefois, à la fin du mois de , le 28, Haïlé Sélassié quitte Addis-Abeba pour Dessé où il établit son quartier général avec ses hommes d'élite. Il quitte souvent son abri pour son arme antiaérienne et passe beaucoup de temps à réfléchir à un éventuel plan. Pendant ce temps, les Italiens bombardent les lignes d'approvisionnement tandis que la population locale se révolte en raison des réquisitions de nourriture et animaux par les militaires. Ce n'est que deux semaines plus tard que les véritables affrontements vont débuter. La contre-attaque et la défaite éthiopiennes. La première bataille du Tembén. Le mois de décembre marque le début de la campagne « active ». Haïlé Sélassié, souhaitant mettre à l'épreuve le nouveau commandant, Pietro Badoglio, demande aux ras Kassa Haile Darge et Seyoum Mengesha de charger les Italiens occupant le Tigré pendant que le ras Moulougéta Yeggazou déborderait l'ennemi à Mekele afin de couper les lignes d'approvisionnement. Cet affrontement va se dérouler du 20 au . L'offensive ne réussit que partiellement et donne, un instant, l'impression qu'une victoire éthiopienne est possible. Initialement, les troupes éthiopiennes remportent de tels succès, dans la lancée de leur poussée initiale, que l'état-major italien étudie une possible évacuation de Meqelé. Cependant, Badoglio parvient à résister mais ne peut lancer immédiatement la contre-offensive prévue. La supériorité de son armement ne suffit pas à faire la différence. En fait, les mitrailleuses des tanks italiens disposent d'un angle de tir limité, permettant aux Éthiopiens de s'en approcher en rampant pour ensuite s'en emparer. À ce moment, Kassa Haile Darge pourrait sembler proche du succès mais ses troupes sont éprouvées et mal équipées. Il n'y aucun véritable vainqueur à l'issue de cette première bataille du Tembén. Si les Éthiopiens parviennent à s'installer solidement dans la région, la sécurité des arrières de l'armée italienne n'est pas perturbée. L'offensive du ras Emrou en décembre 1935. Au début du mois de , des opérations sont également menées par le ras Emrou Haïlé Sélassié qui réussit à conduire une attaque sur Adi Quala, centre de ravitaillement des Italiens, basés à Adoua. En réponse, Badoglio ordonne à l'aviation italienne de « défendre Adi Quala à tout prix », autorisant par conséquent l'utilisation de l'ypérite. Cette première violation des engagements internationaux par l'Italie, suivie d'autres, est signalée par le Negusse Negest, le . Le , au cours de l'« une des attaques les plus audacieuses de la guerre », le ras Emrou parvient à mettre en déroute un détachement askari mené par major Luigi Criniti dans le col stratégique de Dambagwina. Sa victoire fait de lui l'« abomination du fascisme italien ». Cependant, ces attaques sont arrêtées les 21 et , avec l'utilisation du gaz, lors des bombardements qui font reculer Emrou vers la zone entre Aksoum et le Tekezé. Les victoires italiennes de février 1936. À partir du , les Italiens intensifient les bombardements et continuent à utiliser le gaz et vont remporter plusieurs batailles. Ils décident d'attaquer le quartier général du ras Moulougéta Yeggazou, située sur la forteresse naturelle de l'Amba Aradom. Le , après neuf jours de combat, les hommes de Badoglio remportent la bataille au cours de laquelle des Éthiopiens périssent. L'armée de Moulougéta s'effondre et celui-ci va même périr durant la difficile retraite. Arrivée après ce désastre, la colonne Kassa - Seyoum n'a pu venir en aide. Elle se retrouve rapidement confrontée à une nouvelle offensive italienne : la deuxième bataille du Tembén qui se déroule du 27 au . Les Italiens disposent d'une claire supériorité technique mais sont également plus nombreux en hommes. Cette différence s'explique par la volonté de Benito Mussolini ne souhaitant pas répéter l'erreur d'Adoua. Il déclare : « Je suis prêt à commettre un péché d'excès mais jamais un d'insuffisance ». La bataille conduit à la destruction de cette colonne centrale et à une nouvelle retraite éthiopienne. Les deux commandants, les ras Kassa et Seyoum parviennent à rejoindre Haïlé Sélassié à Korem avec des effectifs bien réduits. Enfin, dans la région de Shiré, le ras Emrou Haïlé Sélassié progresse vers la frontière érythréenne et compte recapturer Adoua et Aksoum. Il est arrêté par les bombardements et l'artillerie de Pietro Badoglio, subissant ainsi un revers lors de cette bataille qui dure du au . La défaite d'Emrou n'est pas aussi « catastrophique » que celles des colonnes Kassa-Seyoum et Moulougéta. De plus, la retraite s'effectue de manière ordonnée et les soldats traversent le Tekezé. Ce bon commandement d'Emrou contribue, d'après Bahru Zewde, à la poursuite des combats par ce commandant même après la prise d'Addis-Abeba. En quatre semaines, les troupes de Badoglio ont remporté les batailles du front nord. Les Italiens ont su profiter de la grande faiblesse des Éthiopiens : l'absence de coordination entre les trois colonnes. Ainsi, à l'ouest, le ras Emrou a pratiquement mené sa propre guerre. Cette progression éclair surprend le Negusse Negest qui décide d'aller affronter directement les Italiens à Maychew, dans le sud du Tigray. Les combats du front sud. Bien que les batailles décisives aient lieu sur le front nord, la guerre se déroule également dans le sud-est de l'Empire éthiopien. Les deux commandants de Haïlé Sélassié dans cette zone sont le ras Desta Damtew, gouverneur du Sidamo et Nessibou Zeamanouél, gouverneur du Hararghe. Ils ont disposé leurs troupes dans l'Ogaden et le Balé ; celles-ci sont dotées d'un équipement plus moderne que celles du nord et font preuve d'une meilleure organisation. Les Italiens sont menés par Rodolfo Graziani, l'« homme qui symbolisera la face la plus sombre » de l'occupation. Son impatience l'amène à mener rapidement l'offensive malgré l'ordre de rester en position défensive. Contrairement aux montagnes du nord, les vastes plaines de l'Ogaden sont particulièrement idéales pour les tanks italiens absents de l'armée éthiopienne. Pendant un temps les Éthiopiens parviennent à s'opposer avant que l'utilisation du gaz ne mette fin aux résistances. Parmi les forces italiennes, on compte une importante armées d'indigènes, composée de soldats. Les combats débutent autour de Qorahe. Les Éthiopiens réussissent à infliger quelques pertes aux Italiens mais les premiers apprennent le , la mort de leur meneur, Grazmatch Afewerq. La perte de moral favorise les forces de Graziani qui parviennent au cours du mois à capturer Qorahe. Après ce succès, les Italiens s'arrêtent afin de penser une stratégie contre les hommes de Dejazmatch Nessibou situés dans le triangle Harar – Djidjiga - Degehabur. À la mi-décembre, l'offensive est lancée par Graziani : les avant-postes éthiopiens ainsi que les villes de Harer et Djidjiga sont bombardés, l'emploi du gaz causant d'« immenses pertes et des destructions massives ». La colonne italienne avance vers Gerlogubi, puis Sassebaneh et enfin à Degehabur. Là, ils font face à une offensive des soldats de Dejazmatch Nessibou Zeamanouél, épaulé par son commandant turc, Vehib Pacha. Se trouvant dans une impasse, Graziani porte attention vers l'ouest, en direction des troupes du ras Desta Damtew. Pendant les combats de Qorahe, ce dernier en a profité pour mener l'« une des campagnes les plus audacieuses de toute la guerre » en conduisant ses troupes jusqu'à Dolo sur la frontière avec la Somalie italienne. Cette longue et difficile marche coûte la vie à de nombreux Éthiopiens. Graziani, au courant de cette opération, va rattraper les troupes épuisées de Desta Damtew. Le , ce dernier informe le commandement impérial éthiopien de l'inéluctabilité du désastre qui attend ses forces, enracinées sur les deux rives du Jubba à nord de Dolo. En effet, Graziani va leur infliger une lourde défaite lors de la bataille de Genalé Dorya qui se déroule du 12 au . Des milliers d'Éthiopiens sont tués tandis que les survivants fuient la colonne italienne qui les pousse sur jusqu'à Negele, bloquant ainsi la route menant vers le Kenya. Graziani, prudent, cesse quelque temps la progression afin de consolider l'autorité, les Italiens restent basés dans la région jusqu'à la fin de la guerre. Dès cette période, Desta Damtew met en place les opérations de résistance dans la région méridionale. Quant au deuxième commandant, Nessibou, il va se retirer de la région de Sassebaneh, capturée par les Italiens, après l'exil de Haïlé Sélassié, en . Malgré ces victoires italiennes, les Italiens sont confrontés à la désertion des askaris érythréens qui choisissent de se battre aux côtés des Éthiopiens. Ainsi à Genalé Dorya, askaris rejoignent l'armée de Desta Damtew, une arrivée qui gonfle le moral de son armée et explique en partie, la poursuite de sa lutte au cours de la Résistance. Ces Érythréens se battent, d'après Bahru Zewde, avec « grande résolution ». Outre ces désertions, Graziani déplore des pertes bien plus importantes que celles de Badoglio au nord. La lente progression du premier l'amène à vivre une « expérience frustrante » lorsque le second, son concurrent, arrive avant lui à Addis-Abeba. Débats et discussions diplomatiques durant le conflit. Condamnation de l'invasion par la SDN. Le , ayant appris le bombardement d'Adigrat et Adoua, Haïlé Sélassié saisit promptement le Conseil de la Société des Nations et souligne la « violation de la frontière de l'Empire et la rupture du Pacte par l'agression italienne ». Le même jour, l'Italie envoie une réponse au Conseil et argue que la guerre lui a été « imposée » par « l'esprit belliqueux et agressif développé en Éthiopie ». L'Italie se place en victime et prétend avoir été « contrainte » d'autoriser l'état-major en Érythrée à « prendre des mesures nécessaires de défense ». Le , le Conseil de la SDN, après un vote à l'unanimité, annonce que « le gouvernement italien a recouru à la guerre contrairement aux engagements pris à l'article 12 du Pacte ». Le responsable de l'agression a clairement été désigné, une première pour une organisation à vocation mondiale. Le , les mêmes conclusions sont adoptées par l'Assemblée à cinquante voix contre une contre, celle de l'Italie, et deux abstentions, celles de l'Autriche et de la Hongrie. L'élaboration de sanctions. Un comité de coordination, appelé Comité des 18, est chargé de l'application des sanctions prévues par la Société des Nations. Si Haïlé Sélassié voit en ces actes une victoire, l'application dans les faits va rapidement le décevoir. En premier lieu, les sanctions militaires sont écartées. Par la suite, les décisions prises par le Comité sont qualifiées par Gontran de Juniac « d'une efficacité douteuse et d'une timidité incontestable ». De plus, la France bloque quasi-systématiquement les mesures. Berhanou Abebe juge les sanctions « superflues » et même « contre-productives » puisque le gouvernement italien en profite pour rallumer le nationalisme. Les sanctions interviennent après l'invasion et celles économiques ne sont pas assorties d'un moyen exécutoire. « Ainsi », écrit Berhanou, la « SDN comptait administrer la justice sans la force ». Le , le Conseil exige que les gouvernements appliquant un embargo sur l'Éthiopie rapportent cette mesure. En revanche, l'exportation, la réexportation et le transit de matériel militaire destiné à l'Italie est prohibé. Seulement, dans les faits, l'équilibre que paraît apporter ces sanctions ne se fait pas ressentir. Seuls les pays membres de la SDN sont concernés par ces mesures. Par ailleurs, les limites d'importation d'armes vers l'Éthiopie sont évidemment maintenues par l'Italie mais également par la France. Seule le Royaume-Uni laisse transiter quelques livraisons. Le 14 et le , le Comité des 18 annonce des sanctions financières et économiques « relativement bénignes » : l'importation de marchandises italiennes est interdite, tout crédit à Rome doit être coupé, la vente à l'Italie de moyens de transport, de caoutchouc et de plusieurs minéraux utilisés durant une guerre est interdite. Le , le Comité de coordination fixe l'entrée en vigueur des sanctions économiques au 18 du même mois. Le , le Comité propose d'élargir l'embargo au pétrole, au fer, à l'acier et coke ; il précise que cette mesure doit être appliquée dès qu'elle « s'avère nécessaire ». La France a critiqué les possibles sanctions sur le pétrole jugeant qu'elles sont de nature militaires et non économiques. Elle est parvenue, avec l'implication de la Grande-Bretagne, à continuellement repousser les mesures sur le pétrole, l'idée étant de ne pas gêner les discussions se déroulant, dont celles aboutissant à un plan proposé à la fin de l'année 1935. Le plan Laval-Hoare. Au cours du mois d', Pierre Laval et "Sir" Samuel Hoare, secrétaire d'État aux Affaires étrangères au Royaume-Uni élaborent un plan censé satisfaire l'expansionnisme de Benito Mussolini tout en assurant à Haïlé Sélassié qu'il n'y perdrait ni son honneur, ni son territoire. Le , le plan est officiellement annoncé. Il propose certaines concessions territoriales et politiques ainsi que la détermination de zones d'influence économique. Ainsi, l'Éthiopie perdrait des portions septentrionales et méridionales de son territoire, elle verrait en outre, une vaste partie du sud passer sous domination économique italienne. De fait, il limiterait le contrôle de Haïlé Sélassié sur le Choa. En échange, les Italiens accorderaient aux Éthiopiens l'accès au port d'Asseb. Le plan propose également la participation de conseillers français, britanniques et italiens au sein du gouvernement d'Addis-Abeba. Le , le plan est communiqué aux deux parties et est transmis, deux jours plus tard, au comité de la Société des Nations. Celui-ci annonce, le , la suspension des nouvelles procédures d'embargo afin de ne pas troubler « la marche des négociations ». Mussolini, peu enclin aux négociations, rejette le plan Laval-Hoare, prouvant d'après John Spencer, une volonté du "Duce" de conquérir uniquement par la force militaire. Du côté éthiopien, le , un communiqué à la presse annonce également un refus : « Le fait d'accepter, même en principe, les propositions franco-britanniques serait une lâcheté et une trahison envers notre peuple, envers la SDN et envers tous les États qui ont confiance dans le système de la sécurité collective. ». Lorsque le plan est dévoilé au niveau international, il est mondialement rejeté et la polémique éclate, forçant Laval et Hoare à démissionner. Les concessions exigées par les auteurs du projet conduisent Harold Marcus à évoquer « le mépris cynique du plan Laval-Hoare envers le destin de l'Éthiopie ».Ainsi prend fin cette première période de conciliation. La SDN admet son échec. En , le comité des Treize adresse un « appel urgent » pour la réouverture des négociations ; les deux belligérants acceptent et une réunion à la Société des Nations est prévue pour le . Seulement, le , l'Allemagne annonce la remilitarisation de la Rhénanie et dénonce le traité de Locarno. Les débats sur la guerre italo-éthiopienne sont reportés au . Néanmoins, les Italiens, qui viennent de remporter en février d'importantes victoires, retardent le processus. Le , le Conseil de la SDN admet l'échec de son effort de conciliation. Cette annonce n'est que purement formelle puisqu'elle est faite bien après l'ultime affrontement de ce conflit : la bataille de Mai Ceu. La bataille de Maychew et la retraite éthiopienne. L'affrontement. En , Haïlé Sélassié, dont le campement est soumis aux bombardements italiens, décide de quitter Dessé pour se rendre à Korem où il apprend les défaites de ses commandants dans le nord. Le , il part s'installer vers Maychew, avec les hommes d'élite de la Garde Impériale. Pendant quelques jours, le Negusse Negest discute avec ses chefs de la tactique à adopter. Bahru Zewde considère que la « procrastination » du commandement a enlevé aux Éthiopiens leur unique avantage : l'élément de surprise. Le combat est perdu d'avance mais il se comprend du point de vue symbolique. En effet, la tradition militaire éthiopienne veut que le Negusse Negest mène en personne une grande bataille victorieuse. La situation semble plus que favorable à une victoire italienne et Haïlé Sélassié, qui prend part directement à la bataille, sait que les Éthiopiens n'ont aucun espoir. Les Italiens, solidement installés dans leurs fortifications ne peuvent perdre une guerre qu'ils ont entièrement dominée. Face à eux, les Éthiopiens sont largement affaiblis par les défaites de février. Les soldats du ras Emrou Haïlé Sélassié ne participent pas à la bataille, seuls les quelques soldats démoralisés des ras Kassa Haile Darge et Seyoum Mengesha prennent part. Quant aux troupes de Moulougéta Yeggazou, elles ont été annihilées à Amba Aradom. En fait, cette bataille constitue un test principalement pour la Garde Impériale, seul corps composé d'hommes nouveaux formés pour la guerre moderne. Toutefois, ils ne représentent que des à Éthiopiens qui affrontent les Italiens. Vers la fin du mois de mars, la décision d'attaquer est prise par Haïlé Sélassié. Le 28 et le 29, il communique deux télégrammes à son épouse Menen dans lesquels il révèle les cibles qu'il choisit. Or ces derniers sont interceptés par les Italiens qui prennent ainsi connaissance du plan de leurs ennemis. Le , vers 4 h, la première offensive éthiopienne lancée est un « désastre ». Les diverses vagues sont repoussées par les Italiens qui, progressivement, parviennent à avancer. De temps à autre, Haïlé Sélassié se rend sur le champ de bataille et tire à la mitraillette. Sous les bombardements aériens, les Éthiopiens sont obligés de fuir, laissant morts sur le champ et permettant à leurs adversaires de remporter la victoire vers 19 h. La retraite de l'armée menée par le souverain éthiopien marque une étape importante de ce conflit. Maychew est généralement considérée comme l'ultime affrontement de la guerre. Paul Henze parle d'une bataille « décisive et finale » tandis que Bahru Zewde rappelle que Maychew, l'« épilogue », est parfois le nom donné à l'ensemble de la guerre. Maychew a été sans conteste une défaite pour l'armée éthiopienne ; aux yeux de Haïlé Sélassié, l'unique solution est le départ vers Addis-Abeba. Haïlé Sélassié se rend à Addis-Abeba. Durant la fuite, les Éthiopiens perdent plus d'hommes qu'à la bataille. La retraite a été un « cauchemar ». Elle s'est faite sous les bombardements au gaz moutarde des Italiens et dans un territoire où vivent les Rayas et les Azebos, des populations qui ont souffert d'une campagne punitive ordonnée par Haïlé Sélassié dans les années 1920. Ces rébellions le forcent à changer de chemin pour retourner à Addis-Abeba et il décide de passer par Lalibela où il arrive le . Il entre dans l'église Medhane Alem et y passe trois jours entiers sans manger ni boire. Le , il continue sa retraite vers Addis-Abeba et arrive à Fitche, dans le Choa, le . La route vers la capitale est difficile, les régions traversées sont livrées à l'anarchie et la vue des troupes impériales déclenche des coups de feu et de brèves escarmouches. Pendant ce temps, les Italiens ont occupé Dessie, où Pietro Badoglio établit son quartier général afin de préparer la marche sur Addis-Abeba. La capitale commence d'ailleurs à connaître d'importants troubles et les étrangers sont particulièrement inquiets. À la fin du mois d'avril, on compte Arméniens réfugiés dans les bâtiments de la légation française. Les Britanniques font ériger une enceinte de barbelés tout autour de la leur. Conscient de la chute inévitable d'Addis-Abeba, Haïlé Sélassié fait déplacer la capitale vers Goré, dans l'ouest du pays, une zone loin des fronts de guerre et relativement proche du Soudan anglo-égyptien. Le , le Negusse Negest arrive à Addis-Abeba où des coups de feu ont déjà éclaté. Il va passer deux jours « dans de cruelles hésitations », partagé entre ceux qui lui demandent de quitter le pays et ceux gardant espoir en une victoire. Parmi ceux-ci, Blatta Tekle Welde Hawariat, maire d'Addis-Abeba, fondateur de l'association des Patriotes qui a commencé la formation de plusieurs jeunes aux méthodes de la guérilla. Les divers partisans d'une résistance estiment qu'avec la saison des pluies qui approche, l'avancée italienne serait ralentie, permettant la constitution de mouvements ravitaillés depuis le Kenya et le Soudan. Haïlé Sélassié a d'ailleurs, un moment, envisagé de rejoindre le ras Emrou Haïlé Sélassié dans le Godjam pour poursuivre la résistance. Le , le Conseil de la Couronne vote, à vingt-et-une voix pour et trois contre, en faveur du départ du Negusse Negest pour Djibouti. Il devra poursuivre une action diplomatique en Europe et à la Société des Nations. Le soir, la décision de ne pas défendre la capitale est prise ; les membres du Conseil ont estimé qu'une telle action aurait été vaine : la voie est libre pour les Italiens, situés à . Conséquences, bilan et réactions après la guerre. Une victoire incomplète. La prise d'Addis-Abeba et la constitution de l'AOI. Au matin du , John Spencer raconte qu'en sortant de son domicile à Addis-Abeba, une vaste couche blanche lui donne l'impression qu'il a neigé : la ville a été pillée. Pendant trois jours, Addis-Abeba est livrée au chaos : on déplore de nombreux morts, en grande majorité des Éthiopiens, le palais impérial est saccagé et des violences de masse touchent la capitale. Dans ce contexte, les troupes de Benito Mussolini peuvent apparaître comme restaurateurs de l'ordre. D'après John Spencer, Pietro Badoglio a payé des Éthiopiens afin de les encourager à participer aux pillages. À ce sujet, Bahru Zewde note que « certains ont même interprété le ralentissement italien avant d'entrer dans la capitale comme le dessein cynique cherchant à donner à leur arrivée l'image d'un acte de délivrance ». Le , vers 15 h 45, les premières troupes italiennes s'approchent de la capitale dans des camions arborant des drapeaux nationaux et des fanions des Chemises noires. Ainsi, Badoglio remporte la course vers Addis-Abeba contre son rival Rodolfo Graziani. Les étrangers sont les premiers soulagés, les Français se montrant plus chaleureux que les Britanniques, selon Spencer. Après une heure, près de camions sont déjà entrés et ce long défilé se poursuit plus tard dans la nuit. Le lendemain, le , la ville retrouve le calme. Le , depuis son balcon de la "Piazza Venezia" à Rome, devant une « foule en délire », Benito Mussolini prononce un célèbre discours qu'il achève en clamant : « L'Éthiopie est italienne ! », des mots « incarnant le rêve de générations d'Italiens mais dont la vacuité allait bientôt devenir apparente ». La victoire italienne satisfait en apparence le rêve fasciste d'un Empire africain qui est nommé l"'Africa Orientale Italiana" (AOI). Le territoire éthiopien permet la connexion entre l'Érythrée et la Somalie italiennes. Cet ensemble est divisé en six régions : l'Érythrée (qui comprend le Tigré éthiopien) ; l'Amhara (Bégemeder, Wello, Godjam et nord du Choa) ; Galla et Sidamo (sud-ouest et sud), Addis-Abeba (plus tard renommé Shewa) ; Harar et enfin la Somalie (à laquelle est intégrée l'Ogaden). Le pouvoir suprême de cette entité appartient au vice-roi, poste d'abord occupé par Badoglio jusqu'à la fin . L'Italie refuse désormais de reconnaître la présence du représentant éthiopien à Genève et le , la délégation italienne se retire de la Société des Nations. Néanmoins, au moment de la constitution de l'AOI, de nombreuses provinces demeurent toujours sous contrôle éthiopien. La carte de cet empire africain est donc « trompeuse » puisque l'Italie n'occupe et n'occupera jamais l'ensemble de l'Éthiopie. La suite a été un échec pour Mussolini qui n'a rien prévu de concret pour achever la conquête du pays. Sa politique coloniale est décrite par Alberto Sbacchi comme incohérente. Son échec s'explique notamment par la persistance des mouvements de résistance même après la prise d'Addis-Abeba et l'exil du souverain éthiopien. La mise en place de la résistance. Le ne marque pas véritablement la fin de la guerre, Harold Marcus parlant par exemple de victoire « incomplète ». Certains estiment même que le conflit ne prend pas fin en 1936 mais en 1941, intégrant les cinq années de résistance. Parmi ceux-ci, Denise Eeckaute-Bardery écrit : La résistance se met en place aussi bien de manière organisée que spontanée, dans l'ensemble du pays afin de mener une lutte dans laquelle les femmes ont apporté un « rôle stratégique important ». Avant son départ, Haïlé Sélassié a nommé le ras Emrou Haïlé Sélassié régent et a établi un gouvernement provisoire dans l'ouest du Wellega, à Goré. S'il craint initialement ne pas être soutenu, il devient néanmoins un point de ralliement de la résistance. À sa disposition, il a notamment les forces du ras Desta Damtew, rescapé de la bataille de Genalé Dorya. Cette résistance ne constitue pas une coupure mais une poursuite de la guerre. Tout au long de la saison des pluies, de juin à août, les Italiens essaient de contrôler le nord et le centre du pays. Le ras Emrou tente alors une marche difficile sur Addis-Abeba mais, mis en échec, il est forcé d'abdiquer dans le Keffa. En , près des deux tiers du territoire éthiopien restent administrés par des officiels de Haïlé Sélassié. En novembre, les Italiens progressent vers Jimma et Goré ; le mois suivant, Emrou est capturé et emmené en Italie tandis que les trois fils du ras Kassa Haile Darge sont pendus en public. Par la suite, on assiste au développement de mouvements adoptant la tactique du « "hit-and-run" » (ou « attaque-éclair »). L'écroulement des grandes unités, transforme la guerre conventionnelle en une guérilla qui dure jusqu'en 1941 ; du côté italien, on ne considère plus ces hommes comme des combattants ou des soldats mais des brigands. En , le ras Desta est battu à Goggeti en pays Gouragué ; capturé, il est exécuté sommairement. Ainsi, tout au long de l'Occupation, la Résistance se poursuit et son importance est telle qu'elle limite grandement la victoire italienne en restreignant le contrôle des soldats de Mussolini aux grandes villes. Le rôle de Haïlé Sélassié. L'exil. Lors de son retour à Addis-Abeba à la fin du mois d', Haïlé Sélassié a hésité un temps avant de s'exiler jusqu'à ce que le Conseil de la Couronne se soit prononcé en faveur du départ. Cette décision et la nouvelle de l'exil a suscité une vive émotion. Pour la première fois dans l'histoire éthiopienne, le Negusse Negest quitte le pays face à une invasion étrangère. Une partie des Éthiopiens a critiqué le choix de l'exil, accusant le souverain d'avoir abandonné le pays. Toutefois, les historiens semblent comprendre cette décision. Ainsi Harold Marcus rappelle que Haïlé Sélassié, en restant en Éthiopie, aurait couru le risque d'une capture ou, pire, d'une soumission. Un point de vue partagé par Berhanou Abebe qui précise que le décès ou l'emprisonnement auraient eu de graves conséquences pour un pays occupé et non colonisé car malgré la défaite, l'Éthiopie a gardé « sa souveraineté en la personne » du Negusse Negest qui a refusé tout armistice. Pour ces raisons, l'exil a pu « symboliser le refus de l'Éthiopie d'accepter une défaite ». Concernant les critiques reprochant l'abandon du pays, Paul Henze explique que « si cette accusation se comprend d'un point de vue émotionnel, elle révèle un manque de compréhension pour la politique et pour l'histoire. ». Haïlé Sélassié sait qu'il ne peut rien attendre des puissances étrangères. En revanche, l'exil lui offre la possibilité de mener un combat diplomatique. Par ailleurs, il ne peut mener une guérilla, ceci étant contraire aux traditions éthiopiennes. En effet, les Éthiopiens considèrent que le devoir du Negusse Negest est de rester dans le pays et combattre à la tête de l'armée. Cet argument s'appuie sur l'histoire des souverains éthiopiens qui constituent une des dynasties avec le plus grand nombre de souverains morts au combat contre un ennemi. C'est finalement le réalisme politique qui l'emporte sur l'idéal et les traditions : le , à 4 h, Haïlé Sélassié prend un train à Addis-Abeba pour se rendre à Djibouti. Le , à 16 h, il s'embarque dans un bateau britannique en direction de Jérusalem. Avant son départ, il a confié l'administration du pays au ras Emrou, avisé par téléphone, qui gouverne depuis Goré, nouveau siège du gouvernement éthiopien. Lorsqu'il arrive à la gare de Jérusalem, il est accueilli sous les acclamations d'une foule d'environ personnes. Après un séjour de deux semaines, il part vers Londres, où il arrive le , sous les acclamations de la foule. Plusieurs raisons conduisent le Royaume-Uni à accueillir Haïlé Sélassié sur son territoire. Cela lui permet tout d'abord d'éviter de se protéger des critiques de la Société des Nations. Ensuite, l'opinion publique britannique est majoritairement partisane de la cause éthiopienne. C'est surtout la possibilité pour le Royaume-Uni de garder un homme d'importance politique comme moyen de pression afin de garder Benito Mussolini dans son camp, plus clairement, pour l'écarter d'Adolf Hitler. Pour Haïlé Sélassié, sa venue en Europe est l'occasion de conduire un combat diplomatique dont l'appel à la SDN constitue un symbole. L'appel à la Société des Nations. Depuis Londres, Haïlé Sélassié prépare son départ vers Genève afin de s'exprimer à la tribune de la Société des Nations. Il fait savoir à la Suisse cette intention ; si sa présence pour l'assemblée est acceptée, les autorités helvétiques s'opposent à un séjour trop long dans leur pays. Une fois à Genève, Haïlé Sélassié se prépare pour son discours pendant quatre jours. Le , il arrive à la SDN. Au moment où il doit monter à la tribune, des journalistes fascistes se mettent à crier : « Assassin ! À la guerre ! Va rejoindre ton gouvernement ! Ça suffit négrillon ! ». Au milieu de ce vacarme, Nicolae Titulescu, diplomate roumain qui fut président de l'assemblée, se lève et clame : « À la porte les sauvages ! » demandant ainsi l'expulsion des perturbateurs. L'assemblée éclate en applaudissements et le public des tribunes proteste aussi contre les journalistes qui sont expulsés de la salle. Une brève bagarre s'ensuit avant que l'atmosphère ne soit à nouveau calme. Entre-temps, Haïlé Sélassié est resté impassible. S'il a initialement opté pour le français, alors "lingua franca" de la majorité des membres de la SDN, le souverain éthiopien choisit au dernier moment de prononcer le discours en amharique. La traduction n'arrive qu'une demi-heure après. L'intervention est restée célèbre. Henze met cela sur le compte de l'éloquence de Haïlé Sélassié qui lui « valut les applaudissements de la salle et la sympathie du monde entier ». D'après Gontran De Juniac, « Son discours fit sensation ». Malgré le « retentissement » de cet appel, il ne semble avoir eu aucun effet direct. Plus concrètement, le Negusse Negest évoque divers points importants. Il critique l'absence de soutien financier à l'Éthiopie, évoque le risque que cette crise représente pour la SDN et dénonce les crimes commis par les forces de Mussolini. Il insiste sur la portée plus globale de ce conflit : Haïlé Sélassié s'indigne que l'on ait laissé un « gouvernement fort » détruire un autre peuple et déclare : « Dieu et l'Histoire se souviendront de votre jugement », une formule marquant ses déceptions concernant la sécurité collective. Il insiste sur ce point dans les dernières lignes de son discours et prévoit que d'autres pays pourraient subir le même sort que l'Éthiopie : Bilan du conflit. Les historiens s'accordent à estimer le conflit à morts. Certaines estimations avancent morts (sans le décompte des victimes entre 1939-1941 et 1941-1945). Ces chiffres n'incluent pas les victimes civiles des conséquences de l'occupation Italienne, entre 1935 et 1941. Du gaz de combat non conventionnel fut utilisé. Cependant, certaines provinces n'étaient pas accessibles à la croix rouge, et les observateurs de la SDN avaient accès à certains lieux des affrontements, quand ils n'étaient pas refoulés. La presse internationale autorisée était fortement encadrée, et l'accès du territoire était interdit à un grand nombre de journalistes étrangers. Dès 1936, il y eut des actes de guérillas de la résistance éthiopienne, qui contrôlait une grande partie du territoire. Il ne faut pas aussi négliger le bilan de la Seconde Guerre mondiale, entre 1939 et 1941 en Éthiopie, où résistants ou combattants et civils moururent. Pour les Éthiopiens, le conflit avec l'Italie s'étala entre 1935 et 1947 (année des accords de Paris). Les civils morts entre 1941 et 1945 sont morts principalement des causes de la famine, ou de maladies, et les résistants morts le furent lors de combats contre les Italiens, et aux côtés des forces Britanniques, lors de combats en Érythrée et Somalie Italienne, et même pour déloger les Italiens de la Somalie Britannique occupée par les Italiens, en 1940. Il y eut même des combats dans certaines zones du Soudan, frontalières avec l'Éthiopie. Au , il restait en Italie 33 vétérans de ce conflit âgés de plus de 98 ans, et aucun en Éthiopie, Érythrée et Somalie. Crimes de guerre. Du côté des forces de Haïlé Sélassié, les Éthiopiens ont pour habitude de mutiler, souvent castrer, les askaris érythréens faits prisonniers. À partir de , des Italiens subissent les mêmes traitements. Vers la fin du mois, un pilote italien, Tito Minniti, a les doigts mutilés, puis est castré avant d'être tué. Son corps est découpé en morceaux et sa tête, plantée sur une baïonnette, est envoyée à Degehabur. En , des Éthiopiens attaquent et tuent civils italiens construisant une route dans le nord du pays. En parallèle, les forces de Haïlé Sélassié utilisent les balles dum dum interdites par la convention de la Haye de 1899 (déclaration III). D'après l'historien James Strachey Barnes, les Éthiopiens ayant été les premiers à violer les conventions, les crimes de guerre commis par les Italiens seraient commis « légalement ». Cette hypothèse est remise en question par le fait que dès le début de la guerre, le , Benito Mussolini envoie presque quotidiennement des ordres radiotélégraphiés à ses généraux, relatifs à l'emploi des armes chimiques. Parmi les crimes italiens, l'utilisation du gaz est l'élément le plus marquant de cette guerre. Le premier ordre relatif à son emploi vient directement de Mussolini, répondant à Rodolfo Graziani à la fin du mois d' et l'autorisant à utiliser les armes chimiques. Sur le front nord, l'avancée jugée trop lente d'Emilio De Bono conduit à sa démission et à son remplacement par Pietro Badoglio. Ce dernier reçoit le , autorisation d'« utiliser, même à grande échelle, toutes armes chimiques ou lance-flammes ». L'ordre soumet les civils, le bétail et les récoltes à de lourdes attaques chimiques. Les attaques sont tellement intenses qu'il arrive parfois que de bombes soient lâchées en moins de cinq heures, accompagnées de grandes quantités de gaz moutarde. Le , Mussolini autorise la guerre totale avec ces mots : Les bombardements chimiques d'artillerie et par avions se poursuivent, employant un total de d'armes chimiques. Benito Mussolini va même proposer au début de l'année 1936 l'utilisation d'armes bactériologiques mais il retire sa proposition après un désaccord exprimé par Badoglio. Jusqu'en , à la suite des victoires italiennes, la campagne de bombardement au gaz atteint des « proportions apocalyptiques ». Les champs que les soldats doivent emprunter pieds nus sont empoisonnés ainsi que les fleuves. Les crimes de guerre visent en outre les prisonniers ainsi que les civils ; les exactions se poursuivent au moins jusqu'en 1940. Enfin, les forces italiennes reçoivent l'ordre de ne pas respecter les marquages de la Croix-Rouge ennemie, ce qui conduit à la destruction d'au moins dix-sept hôpitaux et installations médicales éthiopiens. Le personnel de la Croix-Rouge rapporte notamment à cette époque la façon dont il est délibérément visé comme une cible désignée : « De toute la partie du front que j'ai pu reconnaître de mes propres yeux, aucun endroit n'a été bombardé avec la même intensité que le camp de l'ambulance suédoise ». Les Italiens justifient ces attaques en arguant que les ambulances de la Croix-Rouge permettent aux troupes éthiopiennes de se regrouper.La Croix-Rouge est vivement critiquée par John Spencer en raison du refus d'envoyer des masques aux Éthiopiens, à la suite d'une demande de Haïlé Sélassié. La demande du Negusse Negest a été rejetée par le Comité de la Croix-Rouge qui a déclaré se trouver dans l'impossibilité d'envoyer des masques sans savoir à quels buts ils seraient utilisés. Cette réponse conduit John Spencer à écrire : « Le comité a négligé d'indiquer à quelle autre utilisation possible ils pourraient servir ! ». Le , le Comité des Treize de la Société des Nations demande à la Croix-Rouge d'apporter des informations pouvant éclaircir l'enquête sur les accusations d'utilisation de gaz. Elle refuse arguant que sa « neutralité » la conduit à exercer son devoir avec très grande discrétion. Ainsi, d'après John Spencer, la Croix-Rouge et son président, Max Huber, ont tenté « vainement de couvrir un crime international » que l'Italie n'a jamais nié. Les puissances tutélaires sont d'ailleurs au courant de l'emploi du gaz puisqu'une cargaison importante de ces toxiques est passée par le canal de Suez, alors sous contrôle britannique. Les causes de la victoire italienne. Une différence d'armement et de logistique. Le grand facteur de la victoire italienne est la différence d'armement entre les deux camps. Les Italiens disposent d'un matériel moderne, le plus récent et performant. Le blocus sur les armes empêche les forces de Haïlé Sélassié de s'équiper de manière équivalente. Le nombre de fusils modernes du côté éthiopien est estimé entre et . Quatre vingt dix pour cent des soldats sont équipés de fusils anciens, vieux de plus de quarante ans. Quant aux munitions, les Italiens sont en mesure d'utiliser en une bataille l'équivalent de la moitié de ce dont disposent les Éthiopiens pour l'ensemble de la guerre. « La disparité au niveau des mitrailleuses et de l'artillerie n'était pas moins flagrante ». Les Éthiopiens disposent de seulement et les pièces d'artillerie sont presque entièrement absentes. C'est néanmoins l'aviation qui constitue un avantage décisif pour les Italiens. Ils comptent plus de avions sur le front nord et sur le front sud, des appareils parmi les « meilleurs du moment ». L'armée de l'air éthiopienne comprend seulement onze avions, dont huit en service, principalement utilisés pour les transports. L'Italie a pleinement joué de sa supériorité aérienne : bombardements des villes et des troupes en retraite, utilisation du gaz moutarde. Cet avantage italien est rapporté par des distiques éthiopiennes de l'époque : D'après Berhanou Abebe, cette différence d'armement conduit certains à estimer que Haïlé Sélassié aurait dû adopter la tactique de la guérilla, adaptée à la géographie du pays. Le Negusse Negest a un moment pensé à amener les Italiens en profondeur pour ensuite mener des opérations de harcèlement. Toutefois, il est rattrapé par la tradition militaire éthiopienne. En effet, de telles tactiques de guérilla auraient fortement nui au prestige du Negusse Negest. Une remarque du ras Seyoum Mengesha auquel on présente les avantages d'une guerre asymétrique, résume parfaitement cet état d'esprit : « Le descendant du Negus Yohannes fait la guerre, il ne fait pas la guérilla comme un "shefta" »La tradition éthiopienne veut, au contraire, que le Negusse Negest mène ses troupes à la victoire lors d'une bataille décisive. Ainsi, l'idée d'une guerre d'usure ne peut être que limitée. Le manque de préparation des forces de Haïlé Sélassié s'ajoute à cette différence d'armement. Des à soldats éthiopiens seuls les de la Garde Impériale ont reçu une formation à l'européenne, adaptée à la guerre moderne. Le deuxième facteur important est la différence des moyens logistiques, « exceptionnels » chez les Italiens. Le terme daterait d'ailleurs de cette époque. Chez les Éthiopiens, il n'existe presque aucun système d'approvisionnement et le manque de nourriture provoque des désertions en masse. Quant aux blessés, ils sont essentiellement pris en charge par des organisations étrangères. Le système de communication éthiopien reste basique : il permet aux Italiens de décoder les messages et empêche une bonne coordination militaire. Les communications radio sont mauvaises. Les ras Desta Damtew et Kassa Haile Darge disposent chacun d'un appareil de radio ; Harar compte une station fixe et l'Ogaden, deux équipements mobiles. Pietro Badoglio va d'ailleurs juger cette organisation d'« embryonnaire ». Ce dernier reconnaît la bonne préparation de De Bono qui a planifié l'invasion à l'aide de cartes et de plans précis. La connaissance du terrain a, sans aucun doute, facilité les déplacements des troupes italiennes. « La disparité la plus anormale » reste sans doute la supériorité numérique des Italiens notamment dans l'Ogaden où des askaris de Libye, d'Érythrée et de Somalie ont été mobilisés. Une citation d'Angelo Del Boca résume l'ensemble des disparités : « Avant qu'ils [les Éthiopiens] ne rencontrent les Européens, ils vont endurer cinq niveaux d'enfers. Les bombes depuis l'air. Le bombardement des howitzers à longue portée. Le crachotement mortel des mitrailleuses. Les chars. Les askaris. ». Bahru Zewde ajoute à cette « lugubre image » le gaz moutarde. Les faiblesses de la société éthiopienne. L'origine de la défaite éthiopienne peut bien être la société elle-même. Bahru note que l'on a souvent expliqué la victoire italienne en raison du féodalisme éthiopien. Il rappelle qu'en 1896, l'Éthiopie est bien plus féodale qu'en 1936, ce qui n'a pas empêché sa victoire. Ainsi, il explique : « Aussi paradoxal que cela puisse paraître, l'Éthiopie a été vaincue car elle était moins féodale. ». L'armée impériale se trouve en pleine transition entre féodalité et modernité, « un moment dangereux ». Politiquement, Menelik II bénéficie en 1896 d'une « harmonie féodale » alors que Haïlé Sélassié, en phase de construction d'un État centralisé, n'a pas ce bénéfice. En clair, Bahru déclare : « Menelik mena une Éthiopie plus unie que sous Haïlé Sélassié ». Malgré la vague de réformes de 1916 à 1935, un État véritablement centralisé n'est toujours pas établi. En outre, l'intégration de tous les peuples incorporés à l'Empire depuis les campagnes de Menelik II à la fin du n'est pas achevée. Certains voient encore les Amharas comme des « conquérants ». Enfin, le « déclin de l'esprit martial » a également joué. Depuis Adoua (1896), l'Éthiopie n'a connu que deux grandes batailles : Segelé (1916) et Anchem (1930). Si les commandants éthiopiens à Adoua « sont nés dans la guerre, ont grandi dans la guerre et sont morts dans la guerre », ceux menant le combat quarante ans plus tard n'ont pas cette expérience militaire. Les grands personnages de l'Éthiopie de Haïlé Sélassié ne sont plus des guerriers mais des administrateurs ou des hommes d'affaires. Réactions et répercussions. La Société des Nations discréditée. Le rôle joué par la Société des Nations fait l'objet de vives critiques portant notamment sur l'inefficacité des sanctions. L'ensemble du processus diplomatique a fait, selon Paul Henze, « plus de reculs que d'avancées » ; les longues discussions n'ont abouti qu'à des sanctions inoffensives. Pour Berhanou Abebe, elles sont même « contre-productives » puisque le gouvernement italien en profite pour rallumer le flambeau nationaliste. Harold Marcus est également très critique quant au rôle de la SDN et écrit : « Dire que la SDN travaillait contre les intérêts de l'Éthiopie serait généreux ». Les attentes de ce pays et de son souverain ont d'ailleurs été fortement déçues. Le rêve de Haïlé Sélassié d'une sécurité collective « se révéla illusoire ». Il a en effet activement mené campagne pour l'intégration de l'Éthiopie à la SDN et il s'est attendu à ce que la présence de sa nation au sein de l'organisme déclenche la mise en œuvre d'une sécurité collective. Durant les débats, il espère toujours que les grandes puissances « reprennent leurs esprits et interviennent, réalisant que la destruction de l'Éthiopie anéantirait la SDN ». En effet, l'échec de la SDN est lié à l'importance de la géopolitique européenne. La France et le Royaume-Uni ont tout fait pour ménager Benito Mussolini et éviter qu'il ne s'allie avec l'Allemagne nazie. Cependant, d'après Harold Marcus, « ni la France, ni la Grande-Bretagne n'ont compris qu'accommoder Mussolini au-delà d'un certain point détruirait la crédibilité de la SDN, la plausibilité d'une sécurité collective et l'équilibre des pouvoirs en Europe. ». Cette invasion laisse à Mussolini la conviction que la France, le Royaume-Uni et la Société des Nations sont des reliques d'un autre âge et le monde tel que le veut le fascisme doit les effacer. Malgré les efforts des deux puissances, Mussolini va plus tard se tourner vers l'Allemagne. Réactions internationales. Le , Mussolini annonce « au peuple et au monde » la fin de la guerre ; les réactions sont diverses à travers le globe. Le Vatican, réticent à soutenir une opération militaire à l'encontre d'un pays chrétien ne donne pas de position explicite. Lors de la visite d'une exposition consacrée à la conquête, le pape Pie XI salue l'expansion, mais ses propos imprudents sont immédiatement relativisés par son secrétaire d'État, Eugenio Pacelli, le futur Pie XII. Certains prêtres se montrent beaucoup moins équivoques, en soutenant explicitement les armées. Ainsi, le , un prêtre de Crémone bénit les drapeaux en déclarant : « Que la bénédiction du Seigneur soit sur nos soldats, qui, sur le sol africain, conquerront des terres nouvelles et fertiles au nom du génie italien, en leur apportant les cultures romaine et chrétienne. Que l'Italie redevienne ainsi le guide chrétien du monde entier ». Certains Italiens anti-fascistes s'opposent aussi à l'invasion. C'est le cas de Carlo Rosselli, en exil en France, qui lance le journal "Giustizia e Libertà". Il est plus tard assassiné à Paris par la Cagoule, sur ordre de Mussolini. Quelques pays refusent de reconnaître la victoire des troupes italiennes : les États-Unis, l'Union soviétique, le Mexique, la Nouvelle-Zélande et Haïti. En Afrique du Sud, aux États-Unis, au Brésil, en Uruguay, au Danemark et en Espagne, les réactions sont « vives » contre l'Italie et soutiennent la SDN. À Moscou, où pourtant l'on apprécie le facteur de stabilité italien face à Hitler, la popularité de Mussolini chute. On compte de nombreux ralliements à la cause éthiopienne dans l'opinion publique des États démocratiques d'Europe occidentale, continent américain, une partie de l'Asie. Un Anglais dirige un Comité international de Défense du peuple éthiopien auquel se joignent des personnalités de toute l’Europe dont Campolonghi, président de la Ligue italienne des Droits de l'Homme. En France, la volonté expansionniste de l'Italie suscite des réactions dans les opinions publiques, de tous bords. Ainsi, dans le journal "Temps", on peut lire un manifeste en 1935 qui s'indigne du traitement réservé à l'Italie « sous prétexte de protéger en Afrique l'indépendance d'un amalgame de tribus incultes ». La réponse est rapide puisqu'un autre manifeste proteste contre l'inégalité en droit des races humaines. Aux États-Unis, malgré une politique étrangère isolationniste, la société et le monde politique réagissent, notamment en raison de la « brutalité » de l'invasion. Avant la guerre, Mussolini est perçu comme un « dirigeant fort cherchant à mettre de l'ordre » plutôt qu'un dictateur. Après 1935, le "Duce" est devenu le meneur d'une « agression manifeste ». L'attitude de l'administration de Washington commence à changer à l'égard de Rome. En , le Département d'État abroge le traité italo-américain de commerce et de navigation de 1871. En outre, les États-Unis refusent de recevoir le nouvel ambassadeur italien qui présente des lettres de créances au nom du « roi d'Italie et empereur d'Éthiopie ». Lors du déclenchement de l'invasion, des éditoriaux, des comités et des organisations ecclésiastiques et syndicales, des groupements juifs et afro-américains vont tous appeler au soutien à l'Éthiopie. Seuls quelques groupes italo-américains et organisations catholiques ne se joignent pas à ce mouvement. Les deux camps se sentent tellement concernés par la question que des émeutes vont éclater entre Afro-Américains et Italo-Américains. Parmi les premiers, certains sont même prêts à embarquer pour se battre. L'emploi d'armes chimiques était largement connu dans le monde entier à cette époque, exceptée en Italie où une censure sévère était appliquée. Des associations se créent en défense de l'Éthiopie, c'est le cas en Angleterre, aux États-Unis ou aux Pays-Bas entre autres. Deux journaux pro-éthiopiens sont créés : "New Times" et "Ethiopia News", par Sylvia Pankhurst, en Angleterre ; et "the Voice of Ethiopia", par le médecin éthiopien, Melaku Bayen, aux États-Unis. Au Japon, lors de l'invasion italienne, on assiste à la création de comités tels que l"'Association des Problèmes Éthiopiens". C'est notamment dans le monde colonial et dans sa classe intellectuelle que l'on trouve de nombreux appuis : Tunisie, Inde, Maroc. Léopold Sédar Senghor déclare sa solidarité au pays dans un poème à l'Éthiopie. Les protestations se multiplient de la Jamaïque à Haïti. Au Maroc, le Maglizen et les lettrés soutiennent l'Éthiopie ; à Fès, les Bou Atad prient pour le succès des forces de Haïlé Sélassié. En Afrique du Sud, le général Jan Smuts, Premier ministre intérimaire de l'Union, affirme que le conflit peut avoir des conséquences continentales car « chaque sujet africain a, d'ores et déjà, donné sa sympathie à l'Éthiopie ». L'ancien dirigeant ghanéen Kwame Nkrumah, alors étudiant, écrit dans sa biographie qu'il est alors à Londres quand il voit la une de presse « Mussolini envahit l'Abyssinie ». Il fut immédiatement saisi d'une émotion violente : Dans l'ensemble, il s'agit d'agitations véritablement symboliques sans réels effets politiques.
Chacaltaya Le Chacaltaya ou Cerro Chacaltaya (« pont des vents » en mollo, « chemin froid » en aymara) est une montagne culminant à d’altitude, située en Bolivie dans la cordillère des Andes. Son glacier abritait une station de ski possédant la plus haute piste du monde mais son retrait rapide et sa quasi-disparition ont provoqué sa fermeture. Il reste une destination pour les randonneurs et abrite un laboratoire de recherche sur les particules. Géographie. Le Chacaltaya est un sommet situé dans le département de La Paz, en Bolivie, à trente kilomètres au nord de la capitale bolivienne. Il s’élève à d’altitude au sein de la cordillère Royale, dans les Andes. Il se situe entre le Huayna Potosí et le Nevado Illimani. Il fut longtemps le site du vaste glacier de Chacaltaya, vieux de , à d’altitude. Le glacier a entièrement disparu en alors que les scientifiques avaient estimé que cet événement ne se produirait pas avant 2015. Activités. Ski. La plus haute piste de ski alpin au monde se trouvait sur un glacier proche de ce sommet. À cause de l’altitude extrême et des conditions climatiques très rudes, on n’y skiait que durant l'été austral, de décembre à février. Cette piste est fermée depuis la fin du à cause de la disparition du glacier d’année en année. L’antique et rudimentaire téléski à moteur Ford desservant cette unique piste est d’ailleurs démonté. Un documentaire sur le gardien du refuge de celle qui fut la première piste de ski en Amérique du Sud a été réalisé par Pieter Van Ecke. Ascension. Cette montagne ne se trouve qu’à une heure en voiture de La Paz. En quelques dizaines de minutes, on peut alors facilement gravir à pied la dernière arête, et accéder à une vue sur une grande partie de la cordillère Royale, notamment le Nevado Illimani, le Huayna Potosí et le Condoriri. On peut également observer l’Altiplano bolivien et le lac Titicaca. Les jours de bonne visibilité, on peut voir les nuages recouvrant le Yunga (partie amazonienne de la Bolivie), ainsi que, au loin, les volcans Nevado Sajama (point culminant de Bolivie), Parinacota et Pomerape. Le , Jacques Cornet et Henri Lochon ont conduit une Citroën 2 CV au sommet du Chacaltaya. Recherche scientifique. C’est aussi sur cette montagne, à plus de d'altitude, que se trouve le plus haut laboratoire de physique des particules (). L'observatoire de Chacaltaya aurait commencé ses activités en tant que station météorologique en 1942. Depuis 2011, le plus haut observatoire d'aérosols et gaz a commencé ses opérations en mutualisant le bâtiment consacré aux observations cosmiques. La station GAW de Chacaltaya contribue à la recherche mondiale sur le climat en fournissant des données à la communauté scientifique internationale.
Berthe de Courrière Caroline Louise Victoire Courrière, dite Berthe de Courrière, est une demi-mondaine née à Lille le 1er juin 1852 et morte à Paris le . Biographie. Demi-mondaine. Berthe de Courrière quitte Lille à 20 ans pour Paris. Elle devient la maîtresse du général Georges Boulanger et de plusieurs ministres. Le sculpteur Auguste Clésinger, gendre de George Sand, remarque ses formes opulentes — elle était en fait de proportions gigantesques, ce qui lui valut des surnoms comme « la Grande Dame » ou « Berthe aux Grands Pieds » — et en fait son modèle pour le buste de Marianne qui se trouve au Sénat, ainsi que pour la statue colossale de la République de l'Exposition universelle de 1878. À la mort de Clésinger en 1883, Berthe de Courrière, instituée sa légataire universelle, hérite d'une fortune conséquente. En 1886, elle rencontre Remy de Gourmont, qui fait ses débuts en littérature et elle lui commande l’écriture de mémoires sur Clésinger. Ils deviennent amants et Gourmont vient habiter chez elle, d'abord rue de Varenne, puis au rue des Saints-Pères. Ils tiennent un salon littéraire. Elle devient également son agent littéraire. Ils seront ensemble jusqu'à la mort de celui-ci en 1915. Berthe de Courrière meurt l’année suivante. Elle repose dans le caveau de Clésinger avec Remy de Gourmont au cimetière du Père-Lachaise ( division) bien que son nom ne figure pas sur la tombe. Muse des artistes. Les lettres passionnées que Gourmont lui adresse durant l'année 1887 seront réunies en volume sous le titre "Lettres à Sixtine" (1921). Ele sera l'héroïne de "Sixtine, roman de la vie cérébrale" (1890) puis du "Fantôme" (1893). En 1889, Gourmont présente Berthe de Courrière à Joris-Karl Huysmans qui en fera le modèle du personnage de Hyacinthe Chantelouve dans son roman "Là-Bas" (1891). Autrice. Probablement par l’entre-jeu de Gourmont, Berthe de Courrière écrit quelques articles pour le "Mercure de France," en particulier un opuscule violent contre le médecin Charcot, "Néron prince de la science" pour son travail sur l’hystérie et de son experience personnelle d'internement. Occultisme. Berthe de Courrière s'intéresse à l'occultisme et se trouve mêlée à une affaire de messe noire qui faillit mal tourner et lui valut un séjour d'un mois dans un hôpital psychiatrique. Le , la police l'avait retrouvée à Bruges, presque nue, déambulant sur les remparts de la ville, aux alentours de la Porte des Maréchaux. Il apparut qu'elle avait logé dans la maison du prêtre Louis Van Haecke, recteur de la chapelle du Saint-Sang. Début octobre Remy de Gourmont vint à sa rescousse. Elle était en outre en relation avec l'ex-abbé Joseph-Antoine Boullan, interdit comme hérétique. Elle fut internée à la suite de cette affaire puis de nouveau en 1906, cette fois à Bruxelles. La rumeur disait qu'elle s'efforçait de séduire des jeunes prêtres ou de les choquer lors de ses confessions. Rachilde affirme l'avoir vue tirer de son cabas en tapisserie des hosties consacrées pour les jeter à des chiens errants. Son intérieur, d'après Henry de Groux, . Héritage. Pratiquant le culte de Satan, sa sépulture au cimetière du Père-Lachaise attire encore les amateurs de messes noires.
Wolfgang Rolff Wolfgang Rolff est un footballeur international allemand né le à Lamstedt, en Basse-Saxe. Il évoluait au poste de milieu de terrain. Il a été finaliste de la Coupe du monde 1986 avec l'équipe d'Allemagne. Biographie. Wolfgang Rolff joue principalement en faveur du Fortuna Cologne, du Hambourg SV, du Bayer Leverkusen et du Karlsruher SC. Il dispute un total de 356 matchs en "Bundesliga", inscrivant 47 buts dans ce championnat. Il réalise ses meilleures performances lors de la saison 1983-1984, où il inscrit 11 buts en championnat. Wolfgang Rolff remporte deux Coupes d'Europe : la Coupe d'Europe des clubs champions en 1983 avec Hambourg, et la Coupe de l'UEFA en 1988 avec le Bayer Leverkusen. International allemand, il reçoit 37 sélections en équipe nationale entre 1983 et 1989, sans toutefois inscrire de but. Avec l'Allemagne il participe à l'Euro 1984, puis à la Coupe du monde 1986, et enfin à l'Euro 1988. Wolfgang Rolff atteint la finale de la Coupe du monde 1986 avec l'Allemagne. Lors de cette compétition il dispute un match de phase de groupe face au Danemark, et la demi-finale face à la France. Il reste sur le banc des remplaçants lors de la grande finale remportée par l'Argentine. Après sa carrière de joueur, Wolfgang Rolff se reconvertit en entraîneur. Il officie principalement en tant qu'adjoint, dans des clubs allemands : Hambourg, Stuttgart et le Bayer Leverkusen. En 2001 et 2002, il est le sélectionneur adjoint de l'équipe du Koweït. En 2004, il devient l'entraîneur adjoint du Werder Brême.
Warri (Nigeria) Warri est la plus grande ville de l'État du Delta, sur le delta du Niger, au sud du Nigéria. Elle est l'ancienne capitale du Royaume de Warri. Histoire. Le nom wari a d'abord été associé à la capitale ancestrale d'itsekiri, ode itsekiri, que les habitants appellent encore iwerre. À l'arrivée des Européens, ils ont déformé le nom jusqu'à ce que les britanniques l'appelèrent warri. Les britanniques imposèrent le système de fonctionnement pour pouvoir assoir leur projet et activités entre ce peuple et leur pays. Économie. La raffinerie, ainsi que les autres activités liées au pétrole et au gaz naturel forment la base de l'économie de la ville.
Rolf Ruessmann
Pietro Badoglio Pietro Badoglio, né le à Grazzano Monferrato (Piémont) et mort dans la même ville le , est un militaire et homme d'État italien de la Première et de la Seconde Guerre mondiale. Il fait ses débuts militaires lors de la première guerre italo-éthiopienne (1896), et est promu général vingt ans plus tard. Nommé maréchal par Mussolini en 1926, il part entre 1928 et 1938 pour gouverner la Libye puis l’Éthiopie, dont il deviendra vice-roi. En 1939, au seuil de la guerre, il rentre en Italie, mais ses différents avec Mussolini, ainsi que l'échec de la campagne de Grèce, l'amènent à quitter ses fonctions de chef d'état-major dès décembre 1940. Il fait son retour en politique au poste de premier ministre lorsque Mussolini est démis de ses fonctions le . Il signe alors le rapprochement du royaume d'Italie avec les Alliés lors de l'armistice de Cassibile. Après la libération de Rome en 1944, n'étant pas reconduit dans ses fonctions, il se retire dans son village natal entre-temps renommé Grazzano Badoglio en son honneur. Biographie. Jeunesse. Pietro Badoglio est le fils de Mario Badoglio, modeste propriétaire terrien et Antonietta Pittarelli, issue d’une famille bourgeoise. Les débuts militaires. En , Pietro Badoglio est admis à la "Regia Accademia di Savoia" (Académie royale de Savoie), école militaire ayant son siège à Turin. Il entre dans l'artillerie deux ans plus tard, en obtenant le grade de sous-lieutenant le , puis celui de lieutenant le . Il participe en 1896 à la première guerre italo-éthiopienne. Sous les ordres du général Antonio Baldissera, il prend part à l'expédition d'Agridat pour libérer du siège le major Marcello Prestinari. Il reste en garnison sur les hauts plateaux érythréens jusqu'en 1898. De retour en Italie, il est promu capitaine, le , et participe à la guerre de Libye de 1911, au cours de laquelle il est décoré de la médaille de la valeur militaire pour avoir organisé l'opération d'Ain Zara. Il est promu major pour avoir planifié l'occupation de l'oasis de Zanzur. Il prend part à la Première Guerre mondiale et est nommé lieutenant-colonel dès le début du conflit, le . Pietro Badoglio est affecté à l'état major de la et commande la . Il se retrouve stationné vers le fort du " alors aux mains des Autrichiens, fort réputé imprenable. En , Badoglio est promu colonel et devient chef d'état major du d'armée, tout en conservant le commandement de la . Le , il s'illustre par la prise du fort du ", et est promu major général. En novembre, il prend le commandement de la brigade Cuneo avant de prendre le commandement du d'armée juste avant le début de la dixième bataille de l'Isonzo, au cours de laquelle il conquiert des positions extrêmement difficiles, les monts Vodice et Kuk, actuellement en Slovénie. Luigi Capello, commandant de la le propose au grade de lieutenant général et lui obtient, lors de la onzième bataille de l'Isonzo, le commandement du d'armée. Le , il fait partie du commandement de l'armée qui est défaite à la bataille de Caporetto. Malgré cet échec, les négociations de l'armistice de 1918 lui sont confiées. Il devient général et un des proches collaborateurs du généralissime Diaz. Les débuts politiques. Après la guerre, il devient sénateur tout en continuant d'assumer un rôle militaire. Il est ainsi chargé en par le président du Conseil Francesco Nitti de faire le blocus de Fiume occupée par les "arditi" de Gabriele d'Annunzio. Lors de la montée du fascisme, en , il assure le président du Conseil Luigi Facta de la fidélité de l'armée, d'où une certaine disgrâce après la marche sur Rome et la prise de pouvoir par Mussolini. Il se rallie au nouveau régime dès 1924, et est envoyé au Brésil comme ambassadeur. À son retour, il retrouve des fonctions à l'état-major de l'armée dès , puis Mussolini le nomme maréchal le . De 1929 à 1933, il est envoyé en Libye en tant que gouverneur, et met fin à la résistance à l'occupation italienne. Campagne d'Éthiopie (1935-1936). En , il succède à Emilio De Bono en tant que commandant en chef en Éthiopie. À l'opposé de son prédécesseur jugé trop timoré, il prend la direction des opérations (avec, entre autres, des attaques chimiques au gaz moutarde) et lance des offensives contre Addis-Abeba, où il entre le . Deux ans plus tard, en 1938, il est nommé vice-roi d'Éthiopie, ce qui lui confère aussi une autorité sur l'Érythrée et la Somalie italienne, mais il est rapidement remplacé par Rodolfo Graziani. En 1939, il devient chef d'état-major de l'armée. Conscient de l’impréparation militaire et économique de l’Italie au seuil de la guerre, il rédige en un rapport à Mussolini signalant la faiblesse du matériel militaire. Il s'oppose alors à toute intervention dans la guerre qui s'annonce, sans démissionner de son poste. L'année suivante, il représente l'Italie pour la négociation de l'armistice du 24 juin 1940 avec la France. Peu après, en , il s’oppose à nouveau à l’attaque contre la Grèce. Finalement, l'échec de celle-ci l'amène à démissionner le , tandis qu'il rejette la responsabilité de la situation sur Mussolini. Il n'est pas établi si ses différends avec Mussolini sont d'ordre moral ou liés à la stratégie militaire. Chef du gouvernement italien en 1943-1944. À la chute de Mussolini le , Badoglio le remplace au poste de président du Conseil des ministres. Il annonce d'abord, sans parvenir à tromper Hitler, que son gouvernement continue la guerre aux côtés de l'Allemagne. Il négocie en réalité avec les Alliés l'armistice de Cassibile qui débouche sur la proclamation de Badoglio du 8 septembre 1943. Devant l'occupation de l'Italie par les troupes allemandes du maréchal Kesselring, il se réfugie avec le roi et une partie de ses ministres à Pescara et Brindisi, sous la protection des troupes alliées débarquées au sud de Naples le , et y reforme son gouvernement. Le , le royaume d'Italie dirigé par Badoglio déclare la guerre à l'Allemagne. Dans le même temps, Mussolini est libéré et remis en place par les Allemands, et organise dans le nord du pays la République sociale italienne. Au printemps 1944, Palmiro Togliatti, leader du parti communiste italien, rentre d’URSS et se déclare disposé à collaborer avec la monarchie. Le , Badoglio peut constituer un troisième gouvernement, avec l'appui des antifascistes. Mais au lendemain de la libération de Rome, les formations politiques du Comité de libération nationale refusent de reconduire Badoglio au pouvoir et il est remplacé par Ivanoe Bonomi. Retraite et mort. Sa ville natale, Grazzano Monferrato, est renommée Grazzano Badoglio en son honneur en 1939. Il s'y retire lors de sa retraite et il meurt en 1956 après avoir raconté ses souvenirs à Vanna Vailati qui publie un livre, "Badoglio racconta" (« Badoglio raconte »), en 1955. Son épouse Sofia est décédée en 1942. Badoglio et la franc-maçonnerie. Sa carrière fulgurante, le manque absolu de sanction après la défaite de Caporetto et ses longs rapports institutionnels avec Mussolini ont été expliqués par l'appartenance de Badoglio à la franc-maçonnerie, bien qu'aucun document officiel ne la confirme. La revue officielle du Grand Orient d'Italie, "Rivista Massonica", dans un numéro de 1976 à la page 247, confirme l'affiliation de Badoglio à une loge du Grand Orient d'Italie. De l’appartenance de Badoglio à la maçonnerie était convaincu le général Luigi Cadorna (Chef de l’État major de l'armée), . Un personnage politique très controversé. Badoglio fut l'objet de très vives critiques de la part de la propagande de l'Axe, ce qui est somme toute normal, et son nom y était utilisé comme synonyme de « traître » ou de « retourneur de veste ». Ainsi, par exemple, dans la rhétorique des officiers japonais ultra-bellicistes qui tentèrent jusqu'au bout d'empêcher la capitulation du Japon, le Premier ministre Kantarō Suzuki, ancien amiral, qui savait la guerre perdue et avait conseillé à l'empereur Hiro-Hito d'accepter les termes de la capitulation proposés par les Américains, était qualifié de « Suzuki-Badoglio ». En Italie, qui était, au moment de sa prise de pouvoir, en voie de partition (République de Salo au nord et zone d'occupation alliée au sud), Badoglio était aussi très violemment contesté. Dans un pays en proie à une quasi-guerre civile, où existaient de puissants mouvements de maquisards (partigiani) réfugiés dans les Alpes et faisant le coup de feu contre les tenants de Mussolini réfugié à Salo, les deux camps lancés dans une lutte fratricide se rejoignaient dans une commune détestation de Badoglio et du roi Victor Emmanuel III, à qui les fascistes de Salo ne pardonnaient pas d'avoir orchestré en sous-main la destitution de Mussolini (l'ordre du jour Grandi). Une chanson emblématique, reprenant l'air d'un classique du répertoire goliard (chansons d'étudiants italiens) créé par un des chefs de la résistance italienne, Nuto Revelli, prend violemment à partie Badoglio et son « digne compère Vittorio » en des termes énergiques, voire franchement insultants et vigoureusement grossiers. Intitulée "La Badoglieide" (l'épopée de Badoglio, sur le modèle de l"'Énéide" de Virgile) elle est un réquisitoire à la fois précis et impitoyable des actions de Badoglio, de ses ambiguïtés politiques et de sa compromission très ancienne avec Mussolini et son régime. Elle lui reproche, au fil des couplets, sa complicité avec le fascisme, la vaine gloriole de la conquête d'Éthiopie et du duché d'Addis-Abeba (titre honorifique à lui conféré par le roi d'Italie), le coup de poignard dans le dos que fut la (vaine) campagne des Alpes contre la France déjà vaincue, la sanglante intervention en Grèce, sa « retraite tactique », après démission, dans son village de Gazzano où il « jouait aux boules pendant que les Alpini (chasseurs alpins) crevaient sur le front russe », son attentisme politique, guettant la chute de Mussolini, son recours à des miliciens fascistes, anciennement chemises noires, pour le maintien de l'ordre, en particulier à Milan, où, sur ordre de Badoglio, le très contesté général Enrico Adami Rossi recruta des miliciens fascistes (squadristi) pour maintenir l'ordre, faisant tirer sans discernement sur des grévistes et des civils innocents avant de consigner les soldats dans leurs casernes... et de rendre la ville aux troupes allemandes de Kesselring, sa fuite piteuse avec le roi à Bari, dans l'extrême sud de l'Italie, occupée par les Américains, et finalement, l'ineptie de son gouvernement erratique et dépassé par les événements. Caractéristiquement, cette chanson, née de la résistance antifasciste, était aussi chantée par les miliciens « reppublichini », les fascistes républicains de la RSI ou république de Salo, qui s'étaient contentés de modifier quelques vers qui ne leur convenaient pas, comme l'allusion à la bataille des Alpes contre la France, considérée comme une infamie dans le texte original et vue par eux comme une épopée glorieuse. De nos jours, "La Badoglieide" est encore très connue en Italie et a servi de base à des chansons polémiques contre des personnages publics comme Matteo Renzi ("La Renzieide"), ou le pape François ("La Bergogieide")
Max Morlock Maximilian Morlock, surnommé "Maxl" ou "Max", né le à Nuremberg et mort le dans la même ville, est un footballeur allemand. Jouant comme milieu de terrain offensif, il est un grand artisan de la victoire de l'Allemagne de l'Ouest lors de la Coupe du monde 1954. À partir du , le stade de Nuremberg est rebaptisé en son honneur. Biographie. Repéré à l'Eintracht Nuremberg, Max Morlock rejoint en 1940, à , au FC Nuremberg, le principal club de football de la ville. Il y fait ses débuts en , en "Gauliga" du Nord-Bavière. Après la capitulation de 1945, le club est reversé dans le nouveau championnat, l'Oberliga Sud, où Morlock inscrit lors de ses trois premières saisons en . Son club remporte le championnat régional en 1947, 1948 et 1951, ainsi que la première édition du championnat d'Allemagne d'après-guerre, à l'été 1948. Il est meilleur buteur de l'Oberliga Sud en 1951 et 1952. En , alors que l'équipe d'Allemagne est reconstituée après huit ans d'interruption, il est convoqué par le sélectionneur Sepp Herberger. S'il ne marque pas lors de cette première apparition face à la Suisse, il se rattrape lors de la deuxième, un an plus tard contre l'Autriche, et inscrit cinq nouveaux buts lors des quatre sélections suivantes. Convoqué pour la Coupe du monde 1954, il est titulaire en attaque centrale, côté droit, aux côtés des frères Walter. Il s'y montre décisif en inscrivant quatre buts lors des deux matchs face à la Turquie, puis un autre en demi-finale face à l'Autriche, écrasée 6-1 alors qu'elle était considérée comme favorite. Lors de la finale face à la Hongrie, une équipe invaincue depuis quatre ans, il inscrit le premier but de son équipe, qui réduit l'écart à 1-2, et participe ainsi à l'inattendu succès des siens (3-2). Avec six buts il est le deuxième meilleur buteur du tournoi (ex-aequo) derrière le Hongrois Sándor Kocsis. Il est convoqué en équipe d'Allemagne de façon moins régulière les années suivantes, même s'il porte, en l'absence de Fritz Walter, le brassard de capitaine lors d'une défaite en Irlande en . Il honore sa et dernière sélection en décembre 1958, et marque à cette occasion son international. Il reste toute sa carrière fidèle au FC Nuremberg avec lequel il remporte de nouveau l"'Oberliga Sud" en 1957 et en 1961, puis le championnat d'Allemagne cette dernière année. Il est alors élu « Footballeur allemand de l'année » par les journalistes. L'année suivante il remporte avec son club l'Oberliga Sud et la Coupe d'Allemagne (dont il ne joue pas la finale). À , il dispute et marque huit bus lors de la première saison de "Bundesliga" en 1963-1964, à la suite de laquelle il arrête sa carrière de footballeur. En , il compte plus de 900 apparitions en équipe première pour environ , dont et en championnat ("Oberliga", "Meisterschaft" et "Bundesliga" confondues). Max Morlock meurt d'un cancer en 1994, à . L'année suivante, la place faisant face au "Frankenstadion" de Nuremberg est renommée "Max-Morlock-Platz" en son honneur. Palmarès. Allemagne FC Nuremberg Statistiques. Maximilian Morlock a disputé et inscrit avec l'Allemagne. Avec le FC Nuremberg, son bilan est de et en "Oberliga Süd" entre 1945 et 1963, et en "Meisterschaft" (le championnat national opposant les champions d'Oberliga) entre 1943 et 1963, et et pour sa seule saison de "Bundesliga", en 1963-1964.
Prudent Joye Prudent Joye (né le à Roubaix et mort le à Orléans) est un athlète français, spécialiste du 400 mètres haies. Il est champion d'Europe en 1938, multiple champion de France, et ancien détenteur du record de France. Biographie. Il participe aux Jeux olympiques de 1936, à Berlin, où il s'incline dès les séries du 400 m haies et du relais 4 × 400 m. En 1938, il remporte la médaille d'or du 400 m haies lors des championnats d'Europe de Paris, devant le Hongrois József Kovács et le Suédois Kell Areskoug. Il remporte sept titres de champion de France : six sur 400 m haies en 1936, 1937, 1938, 1939, 1941 et 1943, et un sur 400 m en 1941. Il améliore à deux reprises le record de France du 400 m haies, le portant à 53 s 4 en 1936 et 53 s 0 en 1938. il compte 14 sélections nationales A, de 1934 à 1945. De pour , il est licencié au RC Roubaix de 1932 à 1934, au CA Français Paris de 1935 à 1941, puis au FC Sochaux de 1942 à 1943, et de nouveau à Roubaix de 1944 à 1945.
Galeazzo Ciano Gian Galeazzo Ciano , comte de Cortellazzo et de Buccari (né à Livourne le et mort à Vérone le ) est un homme politique italien, gendre de Benito Mussolini et personnalité majeure du régime fasciste. Issu d’une riche famille d’armateurs de Livourne, il adhère très jeune au mouvement fasciste et participe en 1922 à la Marche sur Rome. Ayant de très bonnes relations avec la famille de Savoie (et en particulier l'héritier du trône Umberto, le futur Humbert II d'Italie), il reçoit le Collare della Santissima Annunziata, la plus haute décoration du royaume, qui lui confère la dignité de « cousin du roi » par droit. Ciano, éloigné du radicalisme fasciste, est, à ses débuts dans l'exercice de ses fonctions, un jeune homme cynique dont l'essentiel des occupations consiste à fréquenter les salons de la bonne société romaine. Il commence une carrière fulgurante dans l'élite du régime grâce à la confiance de Mussolini envers son père, l'amiral Costanzo Ciano. Il bénéficie également de son mariage avec la fille aînée de Mussolini, Edda. En juillet 1943, dans un contexte de crise politique en Italie, il vote pour l'Ordre du jour Grandi, demandant que tous les pouvoirs soient remis au roi et à l'armée, ce qui entraîne l'arrestation de Mussolini. Il est condamné à mort au procès de Vérone, et fusillé le 11 janvier 1944. Biographie. Jeunesse. Galeazzo Ciano est le fils de Costanzo Ciano, héros de la Première Guerre mondiale et proche de Mussolini. Galeazzo Ciano partage sa jeunesse entre les plaisirs de la vie mondaine, la littérature et le journalisme puis entre, en 1925, dans la carrière diplomatique à laquelle le destinaient son éducation et ses origines aristocratiques. Jeune diplomate, après une licence en droit il est nommé à Rio de Janeiro, puis au consulat de Pékin, à Shanghai de 1930 à 1935, à Buenos Aires et finalement au Vatican. Il épouse le la fille aînée du Duce, Edda Mussolini, au cours d'une cérémonie religieuse à laquelle sont présents près de quatre mille convives. Son destin est alors plus que jamais lié au régime fasciste, perçu par Joseph Goebbels dans son journal comme la plus grande erreur de Mussolini. Entrée dans la vie politique italienne. Nommé chef du bureau de presse du Duce en 1933, il est élevé au rang de sous-secrétaire (septembre 1934). En 1934, il entre au gouvernement où il occupe le poste de confiance de ministre de la Presse et de la Propagande jusqu'en 1936, le contrôle des esprits et des consciences ayant été considéré par le régime fasciste comme une tâche prioritaire. Cette promotion lui donne le droit de siéger au Grand Conseil fasciste. Dès cette époque, Ciano apparaît pourtant comme le favori incontesté, le « vice-Duce » soucieux avant tout d’assurer la succession en contrôlant les ministres et en plaçant sa clientèle aux postes de commande. Ciano était également aviateur, et lorsque la guerre d’Éthiopie éclata, il quitta son ministère pour s’engager comme pilote de bombardier, commandant, avec son ami Pavolini, une division aérienne surnommée l'Escadron Désespoir (') de quatre bombardiers, ce qui lui valut de retourner en Italie le 9 juin 1936 avec deux décorations militaires, les '. De retour de la campagne d’Éthiopie, il est nommé ministre des Affaires étrangères par Mussolini, en juin 1936, à l'âge de trente-trois ans, poste qu'il occupera jusqu'en 1943. Convaincu de l'irrémédiable déclin des démocraties (remilitarisation de la Rhénanie en mars 1936 sans que les démocraties réagissent autrement que par des déclarations verbales) et soucieux d'assurer son prestige personnel, le gendre du Duce allait fortement pousser au rapprochement avec l'Allemagne. Pendant son passage au ministère des Affaires étrangères. Il tient un journal, "", qui en 1945 fut vendu par sa veuve à une maison d'édition suisse qui le publia en 1946. Sa nomination fut mal accueillie par l’ensemble de la classe politique, tant à l’étranger qu'en Italie où les vieux hiérarques considéraient avec méfiance ce jeune homme intrigant dont le ralliement tardif au fascisme éveillait des soupçons. Ciano est un homme nouveau de la politique italienne par sa jeunesse, il est élevé au rang de numéro deux du régime, mais cela correspondait bien moins au profil du croyant qu'à celui du cynique, qui devait tout à sa condition familiale : fils d'un des hiérarques les plus contestés pour son affairisme, et surtout gendre de Mussolini. Modéré par caractère et par formation, il fut du parti philo-allemand car c'est là l'orientation que Mussolini entendait donner au régime. Son obéissance n'allait pas tant au Duce du fascisme qu'au chef de clan. Au moment où il monte les échelons du pouvoir, il n’est pas choqué par l'hégémonie du parti sur tous les secteurs de la vie nationale. Il place cela en position secondaire, puisqu'on trouve dans son journal : « nous verrons en temps voulu ». En 1942-1943, Ciano se sentait responsable du rapprochement de l'Italie avec l'Allemagne, ce qu'il regrettait amèrement, et il s'opposa à plusieurs reprises à Mussolini. Le 20 juillet 1943, Ciano découvre la motion Grandi, prônant la fin des pouvoirs militaires de Mussolini. Le 22 juillet, au palais de Venise, dix-neuf membres du Grand Conseil du fascisme signent la motion Grandi, y compris Ciano qui n’a pas voulu se dérober à ses responsabilités. La thèse de la conspiration fut publiée par Mussolini après sa libération, le 12 septembre 1943. Elle est lourde de conséquences et fonde la légitimité de l’instruction de Vérone qui aboutira à la culpabilité des 19 signataires de l’ordre du jour Grandi, considérés comme traîtres et conspirateurs, dont Galeazzo Ciano. Acteur du rapprochement italo-allemand. Avant la guerre, lors de l’isolement diplomatique de l'Italie consécutif à la guerre d’Éthiopie et au Front populaire en France (Ciano a financé et apporté des fonds généreux pour le rachat du quotidien "La Liberté" par le Parti populaire français, fin 1935), le gendre du Duce pousse l'Italie à intervenir dans la guerre d'Espagne afin de s'assurer les bases d'une expansion future en Méditerranée. Malgré les réticences de Mussolini, il reçoit les émissaires du général Franco et obtient finalement l’accord du Duce pour l’envoi de quelques avions destinés à protéger le débarquement franquiste en Espagne, cela en dépit du pacte de non-intervention signé par le Duce à la demande de la France et de l’Angleterre. Très vite, cette aide s’accrut en un soutien massif au camp franquiste, créant pour l’Italie un nouveau facteur de convergence avec l’Allemagne dont la participation en Espagne était plus limitée. Ciano travaille également à s'allier avec l'Allemagne pour constituer un axe Rome-Berlin. L’adhésion, le 6 novembre 1936, au « pacte anti-komintern » et le retrait définitif de l'Italie de la SDN furent, parmi d’autres, les premières manifestations du changement d’orientation de la politique italienne. Une solidarité de fait s'établit entre les deux États totalitaires, concrétisée en octobre 1936 par le voyage de Ciano à Berlin. À cette occasion, il signa avec Von Neurath un pacte « d’entente cordiale » qui, tout en jetant les bases de l’axe Rome-Berlin, constatait la concordance des points de vue respectifs des deux pays sur la plupart des problèmes européens. Durant l’année 1937, Ciano partagea et même alimenta la ferveur philo-nazie qui avait déjà touché Mussolini lors de sa visite officielle en Allemagne. Il multiplia les contacts avec les dirigeants allemands et écrivit dans son journal que « devant la débilité franco-britannique, le moment était venu de jouer gros jeu ». La décision d’envahir l’Albanie en avril 1939, en réplique à l’annexion de la Tchécoslovaquie par l’Allemagne, lui fut dictée par le souci de rétablir l’équilibre de l’alliance en faveur de l’Italie. Certains pensent par ailleurs que Ciano a des responsabilités dans l’exécution des Juifs allemands. Dans son journal, il récuse cette idée le 3 décembre 1937 : « Les juifs me couvrent d’injures anonymes, m’accusant d’avoir promis à Hitler leur persécution. Faux. Les Allemands ne nous ont jamais parlé de ce sujet ». Lorsque Hitler décide le 11 mars 1938 d'occuper l'Autriche, on assiste à une levée de boucliers en Italie. Des voix s'élèvent pour protester contre ce coup de force, dont le roi et certains dirigeants fascistes. Mussolini convainc le Conseil de voter un ordre du jour approuvant l'Anschluss, mais en parallèle il le désapprouve en signant avec les Britanniques les « accords de Pâques », se rapprochant ainsi des démocraties. Hitler se rend en Italie pour proposer une alliance militaire en bonne et due forme afin d'éviter un revirement italien. Mais Ciano avait compris que l'amitié encombrante du Führer avait toutes les chances d'entraîner l'Italie dans une guerre à laquelle elle n'était pas prête, ce qui la réduirait à un rôle de satellite vis-à-vis du Reich. Malgré la conférence quadripartite de Munich, fin septembre 1938, Mussolini entend tirer parti de la faiblesse des démocraties. Le 30 novembre, Ciano est accueilli à la Chambre italienne aux cris de « Tunisie, Djibouti, Corse ! », manifestation à laquelle la presse s'associe le lendemain, ajoutant à ces revendications Nice et la Savoie. Le 17 décembre, Ciano déclare que les accords signés en janvier 1935 par son beau-père et Laval sont « historiquement dépassés » . Durcissement de la politique étrangère. Il signe le Pacte d'Acier le 21 mai 1939. Le but supposé des Italiens était de ne pas laisser Hitler déclarer la guerre sans l'accord de son allié italien. Objectif déçu. Dans cette affaire, Ciano, pressé par le Duce, a fait preuve d'une incroyable légèreté en laissant aux Allemands le soin de préparer seuls le traité. Or, ce pacte a un caractère nettement offensif puisque l'article 3 prévoit l'entrée en guerre de l'autre partie si la première se trouve en situation de guerre. Après la signature, Ciano écrivit : « Le pacte d’Acier est fondé sur deux engagements réciproques : consultation et assistance. Dans mon esprit, la consultation, qui doit nécessairement précéder l’assistance, devrait permettre de freiner Hitler sur la route de la guerre. Pour conserver du crédit auprès du Führer, il faut de temps en temps, hurler avec les loups… Mais c’est étrange, j’ai l’impression que les loups vont nous dévorer, ils ne nous consulteront pas et nous entraîneront dans la guerre… Ce pacte d’Acier risque fort de devenir un pacte de sang ». Mussolini savait que l'Italie n'était pas prête à se battre mais croyait avoir du temps, Ribbentrop l'ayant assuré que la guerre n'éclaterait pas avant 1942. Distanciation vis-à-vis du régime fasciste. Ciano voyage en Autriche et en Bavière (rencontre de Salzbourg du 11 au 13 août 1939), ce qui lui ouvre les yeux. « Il a décidé de frapper », dira-t-il à son beau-père, « nos arguments ne pourront absolument pas l'arrêter ». Il explique dans son journal qu'il est rentré à Rome, « dégoûté de l'Allemagne, de ses chefs, de leur façon d'agir ». Néanmoins, le caractère désabusé de ces commentaires doit être relativisé au regard de la politique expansionniste que l'Italie mène en Éthiopie puis en Albanie. Fin août 1939, Ciano ne réussit qu’à faire accepter par l’Allemagne le principe de non-belligérance de l’Italie en cas de conflit germano-polonais. Il fallait convaincre Mussolini de la nécessité au moins de retarder l'entrée en guerre de l'Italie sans pour autant trahir la parole donnée. Avec l'ambassadeur à Berlin, Attolico, Ciano rédige un document montrant que l'Italie ne pourrait s'engager dans le conflit que si le Reich était à même de lui fournir une longue liste de fournitures militaires, du matériel et les matières premières requises, ce dont il était incapable. Hitler ferme les yeux sur le motif de la dérobade et, le septembre, le Conseil des ministres peut approuver le communiqué qui faisait état de la « non-belligérance italienne ». Cette réserve de l’Italie provoqua un immense soulagement dans la mesure où elle préservait la paix et amorçait la rupture de la solidarité avec le nazisme tout en laissant espérer une libéralisation du régime. L’influence de Ciano sur la conduite des affaires du pays culmina avec le remaniement ministériel d’octobre-novembre 1939, qui porta au pouvoir nombre de ses partisans, laissant augurer une orientation plus neutre de la politique étrangère fasciste à l'égard du conflit européen. La position mineure de l'Italie dans l'axe Rome-Berlin représente pour Ciano une humiliation que son journal laisse entrevoir et qui rend difficile à la longue la coopération avec l'Allemagne. C'était sans compter avec la détermination de Mussolini. Contre l’avis de son gendre, qui tentait de mettre en œuvre une politique d’entente avec les Occidentaux, soutenue par le roi et le gouvernement, Mussolini, dans une démarche personnelle, déclara la guerre à la France le 10 juin 1940. En janvier 1941, en pleine guerre, le Duce décida d’appeler sous les drapeaux et d’envoyer au front de nombreux responsables fascistes et plusieurs ministres, parmi lesquels Ciano. L'opposition interne à Mussolini se fait jour. Les jeunes militants reprochent au parti son embourgeoisement, et les hiérarques comme Ciano ou Grandi se sentent désormais solidaires de l'ancienne classe dirigeante et aspirent comme elle à une paix séparée, Ciano représentant d'une « fronde de droite » au moment de l'entrée en guerre. Elle est composée d'industriels qui voient avec inquiétude l'ingérence constante de capitaux allemands, d'officiers préoccupés par l'impréparation militaire et de hauts représentants de la bureaucratie qui craignent que l'entrée en guerre ne compromette l'équilibre social péniblement atteint et n'expose le pays à de dangereux bouleversements. Ciano est leur représentant, même si sa virulence s'est atténuée après l'accord de Munich, et s'il n'a pu différer l'entrée dans la guerre . Éviction du gouvernement. La position de pouvoir où Mussolini avait placé son gendre aurait pu faire de Ciano le dauphin et son successeur potentiel. Néanmoins, le moment venu, les circonstances et les rapports de force au sein du régime comptaient plus que le choix d’un dauphin. Les désaccords entre le Duce et son gendre n'étaient pas connus du public ; selon Maurizio Serra, ce qui retint Ciano de démissionner malgré ses désaccords politiques, c'est l'idée qu'une telle démission n'arrangerait rien et risquerait de compromettre ses chances de succéder à Mussolini avec l'appui du roi et du Vatican. Il n'eut de fait pas assez de temps pour s'imposer comme successeur, le Grand Conseil du fascisme refusa de l'intégrer au triumvirat qui aurait dû assurer la succession du Duce si celui-ci était venu à manquer pendant le confit ; cependant ce triumvirat ne fut jamais constitué officiellement, les autres noms étant ceux de Dino Grandi, Italo Balbo, Giuseppe Bottai (tous trois d'ailleurs également opposés à la guerre aux côtés de l'Allemagne). Partisan d'une paix séparée avec les Alliés après les défaites de 1942, Ciano perd la confiance de Mussolini et, jugé trop mou, est forcé de démissionner en février 1943. Milan, Turin et Gênes ont en effet subi les raids de l'aviation alliée. Quelques jours après, ultime « relève de la garde », Ciano et d'autres hiérarques comme Giuseppe Bottai et Dino Grandi sont écartés du gouvernement et remplacés par des hommes entièrement dévoués au Duce. Le nouveau secrétaire du parti Carlo Scorza passe lui aussi pour un godillot de Mussolini. Le 5 février 1943 Ciano est nommé ambassadeur auprès du Saint-Siège. Ce remaniement ministériel sera plutôt bien vu du gouvernement allemand. Complot politique contre le Duce. Un complot a lieu avec le duc d'Aoste et le maréchal Badoglio qui envisagent d'évincer Mussolini avec le soutien du roi Victor-Emmanuel III. Les hiérarques fascistes obtiennent du Duce la décision de convoquer le Grand Conseil le 24 juillet 1943. À la suite de l’annonce du premier bombardement sur Rome par les Alliés, Mussolini rencontre le Führer à Feltre le 19. Cette rencontre était considérée comme la dernière chance d'annoncer le désengagement de l'Italie dans l'escalade du conflit, mais il reste silencieux, ce qui marque le signal pour les hiérarques de la révolte. Galeazzo Ciano, qui avait tant admiré la majesté dont avait fait preuve le Duce lors de la conférence de Munich, partageait les mêmes réflexions que les autres hiérarques, concernant la solitude de Mussolini, ne voyant plus en lui qu’un « être sans volonté et surtout un capricieux, qui veut être adulé, flatté, et trompé ». Lors du Grand Conseil du fascisme du , Ciano vote pour l'ordre du jour présenté par le comte Dino Grandi demandant que les pouvoirs militaires soient remis au roi. Mussolini sera arrêté le lendemain. Après l'entrée des Allemands en Italie, Ciano est arrêté par les nazis. Arrestation et mort. Mussolini est psychiquement brisé par le coup de force du 25 juillet alors que sa santé s'est détériorée déjà depuis plusieurs mois. Libéré par les Allemands, il leur laisse toute liberté dans le nord de l'Italie et s'en remet aux décisions d'Hitler, qui croit pouvoir redresser la situation de l'Axe. Arrêté par les nazis, Ciano est livré au gouvernement de la République de Salò. Son épouse Edda tente en vain d'obtenir sa libération en échange du journal "". En , Mussolini laisse un tribunal spécial, réuni à Vérone, condamner à mort son propre gendre. Le Duce aurait refusé de signer la demande de grâce ; selon une autre version, celle-ci ne lui aurait été présentée qu'après l'exécution : menacé par Adolf Hitler de représailles contre la population, Benito Mussolini a été obligé d'organiser le procès de ceux qui avaient voté la motion de Dino Grandi, procès qui échappe totalement à son contrôle. En effet, le chef fasciste Pavolini a refusé de transmettre à Mussolini les recours en grâce des condamnés. Edda Ciano envoya une lettre suppliante à son père pour tenter de sauver son mari. Mais le procès est orchestré par les ultras du fascisme, Farinacci et Pavolini, et les nazis. Ciano est fusillé dans le dos avec les anciens dirigeants fascistes De Bono, Gottardi, Pareschi et Marinelli ; il a crié avant de mourir : « Vive l'Italie ! » . Mussolini affirma : La dernière nuit des conjurés fut confortée par la présence de l'aumônier de la prison, Don Giuseppe Chiot, ils lurent des passages des Évangiles et l"'Apologie de Socrate". Il donna sa montre à sa geôlière, qui la porta jusqu'à sa mort en 2010. Le film de l'exécution a été retrouvé dans les années 1990 : Ciano garde les mains dans les poches, conservant jusqu'au bout une attitude insouciante, indiquant la chaise qui lui est désignée. Ligoté, dos au peloton, il s'effondre au sol en renversant sa chaise mais au dernier moment il a essayé de se retourner, geste de défi qui obligea à tirer deux coups de grâce pour l'achever. Edda rompit avec le Duce, l'accabla de reproches et ils ne se revirent plus. La mère de Ciano, Donna Carolina, très croyante, écrivit une lettre de pardon au dictateur. Mussolini passa plusieurs semaines à recueillir les témoignages disponibles sur le procès et la mort de son gendre. Il répétait à son entourage, comme pour se dédouaner, qu'il était fier de la belle mort du comte Ciano. La tradition mémorialiste fasciste a légué à la postérité une galerie de portraits ordonnée pour la distribution des seconds rôles : les bons et les méchants. La fin tragique de Galeazzo Ciano l'a fait compter parmi les « bons ». À cause de ses manières de grand seigneur, de son goût du luxe, d'un certain cynisme, il avait pourtant été, de son vivant, le dirigeant le plus impopulaire du régime fasciste, d'autant qu'il incarnait une politique étrangère d'alliance avec l'Allemagne, alors même qu'il y était devenu très hostile. Mais cela n'était pas connu de l'opinion publique, qui préféra Edda Mussolini, son épouse, à laquelle on reconnaissait un certain courage personnel : elle s'était engagée dans la Croix-Rouge et avait traversé plusieurs fois la Méditerranée alors que patrouillaient des sous-marins et des croiseurs anglais. Elle dut même se sauver à la nage après le naufrage du navire-hôpital sur lequel elle s'était embarquée. Le "Journal politique" (août 1937 – février 1943). Le "Journal politique" de Ciano est selon Maurizio Serra un « texte vif, informé, rédigé d'une plume svelte et efficace, qui n'a vieilli ni sur le fond ni dans la forme. (...) Ciano avait fait ses débuts dans le journalisme et cette excellente école lui donna le sens de la synthèse et une belle facilité d'écriture. » C'est un journal politique qui ne contient rien sur ses conquêtes féminines et pauvre en notation psychologiques et d'atmosphère. Il s'agit d'une chronique politique précise du fascisme et l'histoire de sa dérive due à l'alliance avec Hitler que Ciano favorisa dans un premier temps avant de le regretter amèrement. Ciano note le 8 février 1943 qu'il tient à disposition son journal pour prouver « toutes les trahisons commises par les Allemands » et de fait ces derniers chercheront à en empêcher la publication. Ce journal met en lumière certains points : Postérité. Héritage culturel. Il existe un musée de la famille Ciano près de Livourne. Descendance. Son fils Fabrizio (1931-2008) évoqua le cas de son père dans ses mémoires, "" ("Quand papi a fait fusiller papa") parues en 1991. Sa fille Raimonda dite Dindina (1935-2001) fut pour quelque temps l'épouse du marquis Alessandro Giunta (fils de Francesco Giunta, également ministre de Mussolini, et de Zénaïde del Gallo di Roccagiovine, descendante de Joseph Bonaparte, frère de Napoléon). Son fils Marzio (1937-1974) eut une certaine notoriété dans le milieu mondain de Rome et de Capri. Décorations honorifiques. Décorations italiennes. - Chevalier de l'Ordre suprême de la Très Sainte Annonciade - 1939 - Ordre civil de Savoie - Chevalier de Grand-croix de l'Ordre des Saints-Maurice-et-Lazare - 1939 - Chevalier de Grand-croix de l'Ordre de la Couronne d'Italie - Chevalier de Grand-croix de l'Ordre colonial de l'Étoile d'Italie - Chevalier de Grand-croix de l'Ordre de la Besa (Royaume d'Italie - Albanie) - Chevalier de Grand-croix de l'Ordre de Skanderbeg (Royaume d'Italie - Albanie) - Médaille d'argent de la valeur militaire - Médaille d'argent de la valeur militaire - Médaille d'argent de la valeur militaire - Croix de guerre de la valeur militaire - Médaille commémorative de guerre 1940-1943 - Médaille commémorative de l'expédition d'Albanie - Médaille commémorant les opérations militaires en Afrique de l'Est - Médaille commémorative de la Marche sur Rome Décorations étrangères. - Chevalier de l'Ordre de l'Éperon d'or (Saint-Siège) - 22 décembre 1939 - Chevalier de Grand-croix de l'Ordre de Pie IX (Saint-Siège) - 13 novembre 1937 - Chevalier de Grand-croix de l'Ordre du Lion blanc - 7 juin 1937 - Chevalier de Grand-croix de l'Ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem (Saint-Siège) - Chevalier de Grand-croix de Grâce Magistrale de l'ordre souverain de Malte - Chevalier de Grand-croix de l'Ordre de l'Aigle allemand (Allemagne nazie) - Chevalier de l'Ordre de l'Aigle blanc (Pologne) - 1938 - Collier de l'Ordre d'Isabelle la Catholique (Espagne) - Burgos, 18 juillet 1938 - Collier de l'Ordre impérial du Joug et des Flèches (Espagne) - Burgos, 9 juillet 1939
Studio Comet est un studio d'animation japonaise fondé le . Histoire. À la suite de la faillite en 1986 du studio Tsuchida Production, des employés de ce studio dont Hiromichi Mogaki partent fonder un nouveau studio, le studio Comet. Le studio aurait été nommé ainsi parce que l'année de sa fondation coïncide avec le passage dans le ciel de la comète de Halley. Le premier travail du studio est Kimengumi, une coproduction avec le studio Gallop diffusé en 1986 qui devait initialement être produit par Tsuchida production. D'activité assez faible à ses débuts, le nombre de sorties du studio a augmenté à la fin des années 1990 pour exploser depuis 2004 (9 productions pour 2004-2005); mais le studio ne réalise généralement qu'une partie des séries (par exemple, un seul épisode pour Mai-HiME). Production. "Source".
Jean-Marie Lecoq Jean-Marie Lecoq est un acteur, auteur et metteur en scène français, né à Paris le . Biographie. Il débute en 1974 par le théâtre de rue et la fondation de plusieurs jeunes compagnies. Il est dès 1981 le premier arbitre de la Ligue d'improvisation française. À partir de 1983, il écrit pour tous les arts de la scène (comédie, musique, chant, danse), du cirque et du cabaret (acrobatie, escrime, cascade équestres...) et fut directeur de la Compagnie Fracasse durant dix ans avec le compositeur Louis Dunoyer de Segonzac. Leurs créations de théâtre musical ont visité plus de trente pays. En 1991, ils reçoivent le Molière du Spectacle Musical pour leur œuvre commune: Christophe Colomb. Jean-Marie Lecoq a aussi été formateur en Afrique du Jeune Théâtre Nigérien. À partir de 1995, il poursuit essentiellement une carrière de comédien et se produit dans la plupart des théâtres parisiens. Nommé comme meilleur interprète dans un rôle principal et comme meilleur musical aux Marius 2008 (récompense du théâtre musical) pour Adam, le sans-logis de la logique. Il est aussi de l'aventure de 3 autres spectacles récipiendaires de Molières (Le Passe Muraille en 1997, Les Faux British en 2016 et Le Gros Diamant du Prince Ludwig en 2018). Théâtre. Précédemment:
Guerre italo-éthiopienne Deux conflits armés opposèrent l'Italie et l'Éthiopie :
Philosophes
Marco Reich Marco Reich est un footballeur allemand né le à Meisenheim. Carrière. En sélection. Il compte une sélection avec l'équipe d'Allemagne.
SHV Holdings La SHV Holdings, pour Steenkolen Handels Vereeniging, est un groupe industriel énergétique néerlandais, fondée le 1er avril 1896. Elle est l'une des plus grandes entreprises au monde de distribution de gaz. Activités. Charbon. En 1896, la SHV a été fondée par la fusion de plusieurs grossistes en charbon. En 1907, un certain nombre d'installations de transfert de charbon ont été construites et SHV a joué un rôle important dans le développement du port de Rotterdam. En 1908, le SHV du Nederlandsche Benzol Maatschappij a été fondé. Le benzole était un produit de distillation du goudron de houille. En 1916, la "Nederlandsche Maatschappij tot Ontginning van de Steenkolenvelden" (NEMOS) a été créée, possédant alors des actions de la Mine Sophia-Jacoba de charbon en Allemagne. En 1918, une société d'investissement a été créée, appelée Unitas, qui a joué un rôle dans la création de KLM, Koninklijke Hoogovens et l'Algemene Kunstzijde Unie. Robeco reprends les parts de cette mine de charbon de Sophia-Jacoba en 1973. En 1924, SHV a commencé à exporter du charbon à l'international, en se basant sur les installations créée dès 1907. Pétrole. Au cours des années 1930, le pétrole est devenu de plus en plus important. En 1939, SHV a installé une station de soutage de mazout pour l'expédition. SHV a participé à la compagnie maritime VEM, qui a été le premier gros acheteur du pétrole de SHV. Après 1945, les activités de SHV relatives au transport du charbon sur le Rhin sont transférées à la Nederlandse Rijnvaart Vereeniging (NRV). SHV devient alors propriétaire d'une chaîne de stations-service. En 1964, la filiale Dyas est créé et est détenu à 100% par SHV. Celle-ci investit activement par le biais de coentreprises dans l'exploration, le développement et la production de pétrole et de gaz, sur terre et en mer, presque exclusivement sur le territoire néerlandais ou britannique. En avril 2019, Dyas a fusionné avec Oranje-Nassau Energie (ONE) et continuera sous le nom de ONE-Dyas. A l'issue de la fusion, SHV détiendra une participation de 49% dans ONE-Dyas. ONE-Dyas a une production totale de gaz et de pétrole d'environ 35 000 barils par jour et est principalement active en mer du Nord. Le nom de marque PAM a été introduit pour l'organisation commerciale qui fournissait l'huile et l'huile de graissage. Cette activité a été poursuivie en 1970, avec Chevron, sous le nom de Calpam. Gaz. Le propane était également fourni sous des marques telles que Calpam Gas et Primagaz. SHV a participé à l'exploration des réserves de gaz naturel néerlandais. Aujourd'hui, la division SHV Energy, basée à Hoofddorp, est le plus grand fournisseur de GPL au monde. Le propane est libéré lors de l'extraction du gaz naturel et du raffinage du pétrole. Les livraisons sont effectuées dans 21 pays européens et 6 pays d'Amérique du Sud et d'Asie. Les noms de marque sont : Primagaz, Calor Gas, Liquigas, Super Gas, Ipragaz et Minasgá. Énergie renouvelable. En 2006, SHV a pris une participation dans la société d'Utrecht Econcern, qui se concentre sur les énergies renouvelables. Début 2007, SHV a continué sur ce marché en créant The Clean Energy Company (TCEC). Cette société vise à construire progressivement une position sur le marché mondial dans le domaine des énergies renouvelables. Autres activités. En 1968, SHV lance la formule de vente en gros en libre-service Makro. Van Nievelt, Goudriaan & Co's Stoomvaart Maatschappij (Negoco) a été repris. Il comprenait également l'installateur A. de Hoop (1892). De 1970 à 1983, SHV était entièrement propriétaire de Geveke Electronics. En 1984, Negoco est racheté par Jan Goudriaan. Depuis le 1er janvier 1984, la branche Group Technical Installations (GTI) a continué de manière indépendante sous le nom de nv GTI Holding. A cette époque, les actions étaient encore détenues à 100% par SHV. SHV était active dans le recyclage et le traitement de la ferraille par l'intermédiaire de la société américaine David J. Joseph. Cette activité a été cédée en 2007. Le 1er janvier 1998, les filiales européennes de Makro ont été vendues au groupe allemand METRO Group. Depuis 2000, La société d'investissement NPM Capital est détenue à 100% par SHV. En 2006, SHV s'intéresse à l'entreprise familiale Schiedam Mammoet, spécialisée dans le levage et le transport de charges lourdes. Depuis 2011, SHV est l'unique actionnaire. En 2008, les activités de Makro dans de nombreux pays d'Asie du Sud-Est ont également été cédées. En 2009, SHV a repris la société ERIKS. En 2013, les dernières succursales asiatiques de Makro en Thaïlande ont été vendues au groupe Charoen Pokhand. SHV n'a plus que des succursales en Amérique du Sud, en 2017 il y en avait 165. Une participation a également été acquise dans des chaînes telles que Otto Reichelt, Xenos et Kijkshop. En 2015, SHV a repris Nutreco. En 2021, SHV rachète KIWA. Résultats. En 2008 le résultat net a été affecté par la vente pour 872 millions € de "The David J. Joseph Company"
Tom Felton Thomas Felton, dit Tom Felton, est un acteur et musicien britannique, né le à Epsom dans le Surrey au Royaume-Uni. C'est en jouant le rôle de Drago Malefoy, le rival de Harry Potter, dans la série de films du même nom, que l'acteur acquiert une renommée mondiale, une popularité et un succès critique, lui remportant trois prix pour les deux derniers films de la série. Après avoir tourné tous les opus de "Harry Potter", l'acteur s'attaque à des rôles très différents. En 2011, on le retrouve dans le film de science-fiction : "". Il incarne l'année suivante Camille Raquin, aux côtés de Elizabeth Olsen, dans le film dramatique historique acclamé par la critique "En secret", puis il joue dans "From the Rough." En 2016, il tient le rôle de Lucius dans le péplum "La Résurrection du Christ". Il reprend de la renommée mondiale en interprétant le rôle de Julian Albert dans la série télévisée à succès "The Flash", lors de la troisième saison de celle-ci"." En 2018, il joue Logan Maine, l'un des rôles principaux de la série originale Youtube, "Origin". Biographie. Thomas Andrew Felton naît à dans le Surrey (au sud-est de Londres), le . Il est le fils de Peter Felton, un ancien employé de Cisco Systems et de Sharon Anstey, qui est la propriétaire d'un magasin d'électroménager nommé Dorking Domestic Appliances à Dorking. Ses parents divorcent lorsqu'il est encore adolescent. Il est le plus jeune d'une fratrie de quatre garçons : Jonathan “Johnny” Felton, un chiropraticien, Chris Felton, et Ashley Felton qui travaillent en tant que manager dans le magasin de leur mère. Son frère Chris est son agent durant le tournage de la série de films "Harry Potter". En , lors d'une publication Instagram, Tom Felton explique que son grand-père maternel est Nigel Anstey, un géophysicien ayant eu une grande importance dans la découverte de l'imagerie sismique. Doué en chant, il intègre à l'âge de sept ans la chorale de la cathédrale de Guildford. Puis à huit ans, sur l'avis d'une amie de la famille, il passe une audition, obtient un agent et commence à tourner dans des publicités. Il passe ses années d'école primaire à la Cranmore School situé à West Horsley dans le Surrey puis étudie au collège à Effingham dans le Surrey. En , à l'âge de seize ans, il décide d'arrêter l'école après avoir passé ses GCSE afin de se consacrer à sa carrière d'acteur. Carrière. Avant "Harry Potter". Tom Felton a commencé sa carrière d'acteur dans des publicités telles que ou encore Barclaycard. En 1998, il interprète le personnage de Peagreen Clock dans "Le Petit Monde des Borrowers" de Peter Hewitt, au côté de Hugh Laurie ("Dr House"), John Goodman, ainsi que deux acteurs qu'il retrouvera plus tard dans la série de films "Harry Potter" (cf. ci-dessous). Un an après, il joue dans les deux premiers téléfilms de la tétralogie "Second Sight" et dans le film "Anna et le Roi" de Andy Tennant dans le rôle de Louis Leonowens aux côtés de Jodie Foster qui joue sa mère et de Chow Yun-fat. 2000-2011 : "Harry Potter". Casting pour la première partie de la série de films. En 1999, démarre le casting pour le film "Harry Potter à l'école des sorciers." Tom Felton se présente à l'audition de l'octalogie "Harry Potter", adaptation des romans de J. K. Rowling, en postulant pour le rôle-titre éponyme de Harry Potter mais il obtient finalement celui de Drago Malefoy, le rival du héros, à l'âge de treize ans. Tom étant brun dans la vraie vie, ses cheveux ont été teints en blond pour tous les films de cette série. Il déclare finalement : . Felton est nommé pour son rôle dans la catégorie de « Meilleur second rôle masculin dans un film » au Young Artist Awards. Un an plus tard, Tom Felton joue une nouvelle fois le rôle de Drago dans "Harry Potter et la Chambre des secrets" (2002), le deuxième opus de la série. Les critiques saluent une nouvelle fois les interprétations des acteurs principaux. En 2004, "Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban", le troisième volet de la série Harry Potter sort. Ce film est celui qui rencontre le moins de succès de toute la série Harry Potter. Malgré le succès de la franchise, l'acteur a longuement été réticent à signer un nouveau contrat pour poursuivre son rôle, préférant se consacrer à ses passions : la pêche et la musique. Il signe finalement pour les prochains films jusqu'à la fin. En 2005, "Harry Potter et la Coupe de feu", quatrième volet de la série de films "Harry Potter" bat tous les records précédents de la franchise au box-office. Le cinquième film de la franchise "Harry Potter et l'Ordre du Phénix", sort en 2007. C'est un énorme succès commercial. Le film établit un record avec une somme, au niveau mondial, de de recette pour son week-end d'ouverture. Engagement pour la seconde partie de la série de films. Le sixième film de la série, "Harry Potter et le Prince de sang-mêlé", initialement prévu pour , sort en retard, le . Dans le sixième film, il fait son retour au premier plan puisqu'il est le méchant du film. Lors d'une interview accordée au magazine "Movie Magic", le producteur de la série de films, David Heyman, a déclaré : « je pense que Tom a toujours été formidable, mais il a joué plus intensément dans "Harry Potter et le Prince de sang-mêlé". Il est le méchant, comme il devait l'être selon le livre. Mais dans ce film, c'est un rôle plus complexe - et Tom le réussit parfaitement. Il est l'élu tout comme Harry est l'Élu. Il a été choisi par Voldemort pour tuer Dumbledore tout comme Harry est l'Élu et tuer Voldemort est son destin. Drago Malefoy n'est pas tout à fait à l'aise avec la tâche qu'on lui a confiée. D'un autre côté, il est excité à l'idée de se faire un nom par lui-même et une réputation, mais il lutte avec sa conscience et se demande si c'est quelque chose qu'il "veut" ou "doit" faire. Et ces nuances que Tom y apporte sont énormes. Il incarne un personnage plus profond, plus riche que nous avons été capables de le voir jusqu'à présent. » Le tournage pour la dernière tranche de la série Harry Potter, "Harry Potter et les Reliques de la Mort", va du au . Pour des raisons aussi bien financières que liées au respect de l'œuvre, le livre original a été divisé en deux films, tournés l'un après l'autre. En effet, le réalisateur aurait été contraint de couper de nombreuses scènes pour tenir tout le roman dans un seul film. "Harry Potter et les Reliques de la Mort, partie 1" sort le . Le dernier opus, "Harry Potter et les Reliques de la Mort, partie 2" sort en . C'est le premier et le seul film de la série diffusé en 3D. C'est aussi le seul film de la série « Harry Potter » à passer la barre symbolique du milliard de dollars de recettes dans le monde. Dans ce dernier volet, Tom, alors âgé de vingt-trois ans, incarne pour la dernière fois un Drago Malefoy de dix-sept ans. Après "Harry Potter" : d'autres rôles cinématographiques. Il joue en 2005 dans un épisode de la série télévisée américaine "Home Farm Twins". En 2008, Tom Felton joue dans le film "" de Johnny Kevorkian. En 2010, il joue son propre rôle dans le film "American Trip" de Nicholas Stoller. La même année, il interprète l'un des rôles principaux dans le film d'horreur "Night Wolf." En 2011, il apparaît dans le film de science-fiction "". En 2012, il fait une apparition dans The Apparition. L'année suivante, il joue dans les films dramatiques, "From the Rough" et "Belle." Il interprète, en 2014, le personnage Camille Raquin dans le film "En secret" aux côtés de Elizabeth Olsen et Mackenzie Crook. La même année, il joue dans dix épisodes de la série "First Murder." En 2016, il joue dans le péplum américain "La Résurrection du Christ" puis dans le film biographique franco-britannique réalisé par Amma Asante, "A United Kingdom" et dans le thriller "Message from the King." La même année, Tom Felton intègre la saison 3 de "Flash", où il interprète le personnage de . En 2017, il apparaît dans les films "Stratton" de Simon West et "Megan Leavey" de Gabriela Cowperthwaite. Il interprète aussi le rôle de Matt Grey dans le film dramatique "Feed" au côté de Troian Bellisario. L'année 2018, le voit incarner le rôle de Laërte, le frère d'Ophélie (interprétée par Daisy Ridley) dans le film "Ophelia". Le film est présenté au Sundance. Puis en novembre, il retrouve sa partenaire de "Harry Potter", Natalia Tena dans la série "Origin". Il interprète le rôle de Logan, principal trouble-fête et antagoniste de la série. Il apparaît la même année dans le clip vidéo du chanteur James Arthur, "Empty Space". En 2020, il tient de nouveau le rôle du « grand méchant » dans l'adaptation des romans de , "Petit guide de la chasseuse de monstres" ("A Babysitter's Guide to Monster Hunting)". Le film sort mondialement le sur Netflix. En juin, il est annoncé au casting du triller "Burial", aux côtés de Niamh Algar et Ian Hart. Le film se déroulera durant la fin de la seconde guerre mondiale, et devrait être tourné fin 2020 en Estonie. Début octobre, il est annoncé que l'acteur interprétera le rôle de , l'archéologue et mari de Ann Axtell (interprétée par Abigail Lawrie), la première femme américaine archéologue, dans le film biographique "Canyon Del Muerto". Deux mois après, il rejoint le casting du film "Lead Heads" aux côtés des acteurs britanniques Rupert Everett, Derek Jacobi, Luke Newberry et Mark Williams. Le tournage du film est prévu pour à Londres. Le 22 janvier 2021, il intègre le casting principal du film "Save The Cinema," réalisée par Sara Sugarman, aux côtés notamment de Jonathan Pryce et Samantha Morton. Le film racontera l'histoire vraie de Liz Evans, coiffeuse et dirigeante d'un théâtre pour les jeunes à Carmarthen, au Pays de Galles, qui a lancé une campagne en 1993 afin de sauver son cinéma local. En juillet 2021, il rejoint les acteurs Amanda Crew, Ashley Greene et Rick Fox pour le prochain thriller "Some Other Woman" de Joel David Moore. En 2022, il fait ses premiers pas au théâtre dans la pièce écrite par , "", où il y joue le rôle principal de Sam. Musicien et chanteur. Depuis début 2007, en plus de sa carrière cinématographique, Tom Felton poursuit une carrière musicale autrefois sous le pseudonyme de Feltbeats. Il a à ce jour enregistré cinq EP à son actifs intitulés "Time Well Spent" et "All I Need" en 2008, "In Good Hands" en 2009, "Hawaii" en 2010 et un plus récent en 2021 intitulé "YoOHoO". Il enregistre de nombreux singles également comme "Silhouettes in Sunsets," "Time Isn't Healing," "If You Could Be Anywhere" ou encore "hOLDing On". Apprécié par ses fans (plus de sur Instagram et plus sur TikTok), Tom Felton chante dans des conférences, à son travail et sur les lieux de tournage auxquels il participe ainsi que dans la rue, partageant sa passion avec ses fans. Il joue également de la guitare, du piano et du ukulélé. En mars 2021, Tom Felton annonce une collaboration avec le duo français Trinix. Il est inclus dans le titre "Little Bit" de leur premier album « Altitude » sortie le 16 avril 2021"". Vie privée. Lors du tournage de "Harry Potter et le Prince de sang-mêlé", en 2008, il rencontre Jade Olivia Gordon, une assistante coordinatrice de cascades. Celle-ci apparaît lors de l'épilogue dans "Harry Potter et les Reliques de la Mort, partie 2" en tant que la femme de Drago Malefoy, Astoria Greengrass. Le couple se sépare début 2016 après huit ans de vie commune. Tom Felton a noué un fort lien d'amitié avec les autres acteurs de la série de films "Harry Potter", et en particulier avec James et Oliver Phelps, Emma Watson, Jason Isaacs, Bonnie Wright ou encore Matthew Lewis. Il était également très proche d'Helen McCrory (l’interprète de Narcissa Malefoy), et a été très affecté par son décès le 16 avril 2021. Il lui a rendu hommage et l'a remerciée de l'avoir aidé à grandir en tant qu'acteur, mais aussi en tant que personne. En novembre 2020, il a notamment organisé une réunion du casting pour célébrer le anniversaire du premier film. Voix françaises. En France, Dov Milsztajn est la voix la plus régulière de Tom Felton, notamment dans la série de films "Harry Potter". Néanmoins, depuis la fin de cette dernière et le fait qu'il se consacre à son métier principal d'avocat, d'autres comédiens doublent Felton, dont Alexandre Gillet, qui l'a doublé 3 fois.
Heiko Scholz Heiko Scholz est un footballeur allemand né le à Görlitz reconverti entraineur.
Uwe Reinders Uwe Reinders est un footballeur allemand né le à Essen. Il était attaquant. Biographie. Après avoir joué en Allemagne, principalement au Werder Brême, il évolue en France : à Bordeaux et au Stade rennais. Il participe à la Coupe du monde de football 1982 avec la RFA. Il compte 4 sélections et un but avec l'équipe de RFA.
Dulce et decorum est pro patria mori Dulce et decorum est pro patria mori est une expression latine utilisée parfois en français, tirée d'une strophe du poète Horace, qui signifie « Il est doux et honorable de mourir pour sa patrie ». Utilisation. On la trouve par exemple : Dans le style parodique, la phrase apparaît également : Poème complet. Le titre, et l'exhortation latine des deux lignes finales, sont tirés d'un poème d'Horace, les "Odes", III.2.13. Ce texte est bien connu et souvent cité par les partisans de la Première Guerre mondiale, au moins à ses débuts. Il revêtait donc une signification particulière pour les soldats de l'époque.
Carsten Ramelow Carsten Ramelow est un footballeur allemand, né le à Berlin-Ouest en Allemagne de l'Ouest (aujourd'hui Berlin, Allemagne). Il évoluait au poste de défenseur central ou de milieu de terrain défensif. Avec Michael Ballack et Bernd Schneider, il fut l'une des pièces maîtresses de l'équipe du Bayer Leverkusen qui, en 2002, était en mesure de réaliser un triplé historique en remportant la Bundesliga, la Coupe d'Allemagne et la Ligue des champions. Le Bayer Leverkusen terminera à chaque fois à la deuxième place de ces trophées. La même année, Ramelow finit aussi à la deuxième place de la Coupe du monde (battu 2 - 0 par le Brésil). Biographie. En club. Après une première partie de carrière au sein du Hertha Berlin, Ramelow a rejoint en 1995, le Bayer Leverkusen, club qu'il ne va plus quitter par la suite. Avec des joueurs comme Jens Nowotny, Oliver Neuville, Bernd Schneider, Zé Roberto et Michael Ballack, le Bayer Leverkusen apparaît comme l'une des meilleures formations du championnat allemand au début des années 2000. Cependant, le palmarès du club restera vierge pendant toute cette période. Lors de la saison 2001-2002, Le Bayer Leverkusen, longtemps leader de la Bundesliga, laisse échapper le titre dans les dernières journées. Qualifié en finale de la Coupe d'Allemagne (DFB Pokal), Leverkusen est battu par Schalke 04 4 à 2. Puis c'est le titre en Ligue des Champions que le club laisse échapper lors d'une finale remportée par le Real Madrid. Si après cette année (qui aurait pu être) historique, de nombreux joueurs comme Ballack, Lúcio ou Zé Roberto quittent le club, Ramelow reste et devient petit à petit capitaine de l'équipe. Les saisons qui suivent ne seront pas aussi bonnes que celle de 2001/2002. En mars 2008, après de multiples blessures, Ramelow mettra un terme à sa carrière de joueur. En sélection. La même année, Ramelow est sélectionné pour participer à la Coupe du monde 2002. Habituellement milieu défensif, il est repositionné défenseur central en lieu et place de Jens Nowotny, son coéquipier, forfait pour le tournoi. Malgré des prestations convaincantes à ce poste, il ne peut empêcher la victoire du Brésil en finale. Il a donc disputé et perdu trois finales en 2002. Cette finale sera la dernière apparition de Ramelow dans un tournoi international puisqu'il ne sera pas retenu pour l'Euro 2004 et la Coupe du monde 2006. Carsten Ramelow n'a remporté aucun titre que ce soit en club ou en sélection. Sélection nationale. 46 sélections en équipe d'Allemagne, 3 buts
Marko Rehmer Marko Rehmer est un footballeur allemand né le à Berlin. Il évolue au poste de défenseur central ou de défenseur droit.
Sanctuaire panhellénique Définition. Un sanctuaire panhellénique (du grec ancien pan : tout et hellen : grec) est un sanctuaire de la Grèce antique dont le rayonnement dépasse celui de sa cité. Ils attirent des personnes venant de l'ensemble du monde grec, venant honorer le ou les mêmes dieux. Ces sanctuaires sont considérés comme un des éléments majeurs de l'identité grecque, avec la langue : ils font partie de la vie sociale, politique et économique des communautés grecques qui les fréquentaient, les administraient et les entretenaient. Le rôle de ces sanctuaires se développe particulièrement à partir du , car ils avaient l'avantage de rester hors des conflits d'appropriation liés à l'émergence des États. Ainsi, ces sanctuaires auraient tenu le rôle de centres de rencontres internationales, ouverts à la communauté grecque tout entière. Les sanctuaires panhelléniques les plus somptueux sont ceux de Delphes, d'Olympie, de Corinthe et de Némée. Certaines cités abritant un sanctuaire panhellénique accueillent aussi des compétitions sportives dont le rayonnement concerne toute la Grèce, appelés Jeux panhelléniques. Ceux-ci ont lieu à intervalle régulier (tous les deux à quatre ans), et voient s'affronter les candidats venus de toutes les cités grecques. Ces évènements festifs sont également très importants pour la prise de conscience de l'unité spirituelle des Hellènes, qui viennent vénérer collectivement une même divinité. En devenant les principaux lieux de rencontres de la noblesse grecque et les sites accueillant les plus grandes compétitions sportives, les sanctuaires panhelléniques ont exercé donc une influence unificatrice, sans pour autant affecter le particularisme des différentes cités. Certains sanctuaires sont particulièrement importants en raison de leur oracle (par exemple Delphes). Les différents sanctuaires panhelléniques. À chaque sanctuaire panhellénique est associé un Dieu principal : Delphes. La naissance de l'oracle. La renommée panhellénique du sanctuaire de Delphes est due à la présence, en son sein, de l'oracle le plus célèbre dans l'Antiquité : la Pythie. Selon la mythologie, Apollon trouva son domicile à Delphes, alors appelée Pythô. En arrivant, il terrassa le dragon Python, qui séjournait dans la gorge où jaillissait la source de Castalie, ce qui fit du dieu le maître des lieux. Il commença alors à apporter la réponse divine aux questions que l'on venait lui poser. Cet épisode mythologique correspond à la naissance de l'oracle d'Apollon à Delphes : ceux-ci étaient rendus soit par le tirage au sort, soit par les sentences proférées par sa prêtresse, la Pythie, qui était dans un état quasi-extatique. Des ex-voto et des inscriptions retrouvés dans des fouilles archéologiques attestent de la renommée panhellénique du sanctuaire depuis le . Malgré le danger du voyage et la moindre qualité des sentiers menant au sanctuaire, des pèlerins de toute la Grèce, d'Italie méridionale, de Sicile et même d'Asie mineure venaient interroger l'oracle d'Apollon "Pythien". C'est aux que Delphes connu son plus grand rayonnement. Les différents oracles rendus. Il existait deux types d'oracles : les oracles rendus par tirage au sort et les sentences proférées par la prêtresse. Les oracles étaient très souvent rendus par un tirage au sort réalisé par la Pythie. C'était notamment le cas lorsque le pèlerin demandait quelle option était voulue par les Dieux, parmi plusieurs options. Par exemple, l'oracle était consulté pour savoir quel chef de guerre devait être choisi pour mener une expédition. Le tirage au sort était aussi utilisé par la Pythie pour trancher une question à laquelle il existait deux possibilités. La question prenait souvent une forme stéréotypée comme "Est-il salutaire de faire ceci ou cela ?" Le tirage au sort est la forme d'oracle qui a toujours prévalu numériquement à Delphes. Il existait aussi les oracles rendus par sentences. C'est d'ailleurs cette forme d'oracle qui a valu sa renommée Delphes. Le pèlerin demandant ce type d'oracle à la Pythie devait séjourner un certain temps dans le sanctuaire, faire part de ses intentions aux prêtres avant de pouvoir formuler sa question par écrit. Pour recevoir une réponse, le solliciteur devait réaliser les ablutions rituelles, puis attendre son tour, qui était déterminé là aussi par tirage au sort. Une fois son tour arrivé, le pèlerin rejoignait l'adyton, une pièce spécifique du sanctuaire, séparée en deux par une cloison partielle qui permettait au pèlerin d'entendre la Pythie, sans pour autant la voir. C'est derrière cette cloison que se trouvait "l'omphalos", une pierre vénérée et considérée comme l'ombilic du monde. La Pythie rendait son oracle sous forme de vers, parfois chantés. Un prêtre interprétait ces derniers avant de proclamer la réponse officielle de la Pythie. Les pèlerins recevaient aussi sous forme écrite la réponse rendue par la Pythie à leur question. La multiplication des oracles. À l'origine, les oracles n'étaient prononcés qu'une fois par an : le jour de l'anniversaire d'Apollon, à savoir le neuvième du mois de Bysios. Progressivement, face à la forte demande et à l'affluence des pèlerins, les oracles furent rendus tous les neuvièmes jours du mois. Ce fut ensuite plus fréquemment encore, ce qui explique que le nombre de prêtresses passa de une à trois. Ces éléments montrent véritablement l'importance de ce sanctuaire oraculaire, de portée panhellénique.
Karlheinz Pflipsen Karlheinz Pflipsen est un footballeur allemand né le à Mönchengladbach. Il compte une sélection en équipe nationale d'Allemagne.
Bernd Hobsch Bernd Hobsch est un footballeur international allemand né le à Schenkist. Il évoluait au poste d'attaquant. Il compte une sélection en équipe d'Allemagne, obtenue face à la Tunisie en 1993, alors qu'il jouait pour le Werder Brême.
Chicha (pipe)
Ralph Linton Ralph Linton (Philadelphie, - New Haven ) est un anthropologue américain. Formé par Franz Boas, il enseigne l'anthropologie à l'université Columbia puis à Yale et mène des enquêtes ethnologiques dans les îles Marquises, à Madagascar, chez les Autochtones d'Amérique Comanches (aussi appelés Indiens Comanches ou Amérindiens Comanches) en Oklahoma. Dans son ouvrage "De l'homme" (1936), il présente la culture comme un héritage social transmis à l'enfant et qui a pour fonction d'adapter l'individu à la société et celle-ci à son environnement. Il existe au sein d'une culture tout un répertoire de "rôles" qui définissent comment l'individu doit se comporter en société. C'est dans "Le Fondement culturel de la personnalité" (1945) qu'il définit la notion de personnalité de base ("basic personality"), qu'il nommera plus tard personnalité modale. Ralph Linton fut, avec Abram Kardiner (1891-1981), Ruth Benedict (1887-1948) et Margaret Mead (1901-1978), l'un des représentants du mouvement culturaliste "culture et personnalité".
Indianité
Madame Desbassayns Marie-Anne Thérèse Ombline Desbassayns, née Gonneau-Montbrun, connue sous le nom de Madame Desbassayns (née le à Saint-Paul et morte le à La Réunion) est une grande propriétaire foncière de l'île de La Réunion. Elle est l'un des personnages les plus célèbres de l'histoire de La Réunion, dont elle était l'une des plus grandes fortunes, en particulier après la mort de son mari Henri Paulin Panon Desbassayns. Elle est aussi une figure controversée du folklore réunionnais (sorcière). Biographie. Héritière fortunée, elle épouse en 1770, en l'église de Saint-Paul, Henri Paulin Panon, dit Desbassayns, petit-fils d'Auguste Panon dit l'Europe et de Françoise Chastelain. De vingt-trois ans son aîné, il lui donnera onze enfants dont Philippe, Charles et Joseph Desbassayns. Par le mariage de sa fille Mélanie, elle devient aussi la belle-mère du comte Joseph de Villèle, ministre de Louis XVIII et Charles X qui donnera son nom au domaine de Villèle et au musée de Villèle, qui fut l'une des demeures de Madame Desbassayns. Après la mort de son mari en 1800, elle gère le patrimoine familial avec une remarquable habileté et fermeté et apparaît à cette occasion comme une femme de trempe à la santé de fer, travailleuse et organisée. Son immense propriété, qui s'étend sur plusieurs centaines d'hectares notamment à Saint-Gilles et au Bernica exploitait, en 1845, 406 esclaves d'après son testament (respectivement, 295 et 111). Ils travaillaient essentiellement à la culture du café et de la canne à sucre, la seconde se développant désormais plus vite que la première. Madame Desbassyns acheta une glacière en altitude. Les esclaves cassaient la glace en morceaux, puis les transportaient pour elle jusqu'à Saint-Paul, puis jusqu'à la Rivière des Pluies pour son fils Charles. Avec ses fils, Charles et Joseph, Madame Desbassayns développe l'industrialisation de la culture de la canne. D'une ferveur religieuse intense, elle peut dès lors faire construire, en 1842, une chapelle destinée à sa famille et ses esclaves, non loin de sa maison de Saint-Gilles-les-Hauts, la chapelle Pointue. Elle s'éteint le à l'âge de quatre-vingt-dix ans. La double représentation de Madame Desbassayns. Très controversé, le personnage de Madame Desbassayns est un enjeu de mémoire important sur l'île de la Réunion et fait partie de son paysage littéraire. Pour Jean Barbier, ses représentations « cristallisent le malaise et les peurs de la société post-coloniale ». Décrite comme une personne généreuse et admirable par une partie des colons de son époque, elle est perçue comme un personnage mauvais et cruel avec ses esclaves par la tradition populaire. Ses partisans vantent la chapelle qu'elle avait ouverte pour sa famille et ses esclaves et surtout le seul hôpital des esclaves de l'île construit par ses soins. Dès le , ses invités et ses proches politiques la couvrent d'éloges. Le gouverneur Pierre Milius la surnomme même « la Seconde Providence », une expression que l'on retrouve jusque sur sa tombe. À l'inverse, dans les récits populaires créoles, elle est souvent associée à la sorcière G"ran mèr Kal" ou au Diable et on lui attribue des crimes abominables parce qu'elle symboliserait « l'esclavagisme lui-même, le mauvais maitre par excellence » ou parce que sa place de femme entrepreneur a pu susciter beaucoup de crispations. Des expressions lui sont associées pour décrire un comportement abusif (« Arrête, le temps de Madame Desbassyns est fini ») et des légendes racontent que les éruptions du volcan du Piton de la Fournaise seraient en fait les supplications de Madame Desbassayns expiant ses péchés dans son cratère. L'une des plus célèbres rumeurs sur son compte prend source en 1910, lorsque des ouvriers travaillant près de son ancien domaine découvrent du ciment rougeâtre. On murmure alors que Madame Desbassayns aurait utilisé le sang de ses esclaves pour fabriquer des pierres de mortier. Les légendes entourant son personnage et sa biographie ont inspiré certains auteurs, comme le poète réunionnais Boris Gamaleya avec "Le Volcan à l'envers ou Madame Desbassayns, le Diable et le Bon Dieu" décrivant Madame Desbassayns en confrontation avec le Diable et les esclaves marrons ou encore Jean-François Samlong avec son roman historique éponyme. Plus récemment en 2006, c'est Yves Manglou qui a écrit "Kaloubadia - Madam Desbassayns", un conte entièrement en créole réunionnais. En , le docu-fiction " Desbassayns, Mythe et réalité d'une icône de l'esclavage", réalisé par William Cally, avec l'aide à l'écriture de l'historien Sudel Fuma, et produit par Kapali Studios et France Télévisions a été diffusé sur la chaine Réunion. Des spécialistes, comme la conservatrice du musée de la Compagnie des Indes de Lorient, Marcel Dorigny, maître de conférence à l'université Paris VIII, des écrivains et historiens régionaux ont aussi collaboré au film. Il s'agit du premier projet télévisé à s'intéresser à ce personnage et le réalisateur avait promis d'en considérer l'aspect historique aussi bien qu'imaginaire : « La légende noire fait partie du personnage. On ne peut pas parler de cette femme sans évoquer sa construction dans l'imaginaire créole », a-t-il déclaré.
Marie Anne Thérèse Ombline Gonneau-Montbrun
Laurence Manfredi Laurence Manfredi (née le à Gap) est une athlète française spécialiste du lancer du poids. Carrière. En 2007, elle prend la cinquième place des Championnats d'Europe en salle de Birmingham avec un jet à , puis se classe septième de l'édition 2009 à Turin. Elle participe également aux Championnats du monde en plein air 1997, 1999 avec un record de France en qualifications, 2003 et 2009, ainsi qu'aux Jeux olympiques de 2000 et 2004 demi-finaliste. Elle a le record de participation à la Coupe d'Europe tout pays européen confondu. Elle a participé de 1995 à 2011 à toutes les rencontres internationales majeures en athlétisme. Licenciée au club de Gap Hautes Alpes Athlétisme, son record personnel est de , établi lors des championnats de France en salle a Lievin en 2000. Parallèlement à sa carrière d'athlète, elle pratique le bobsleigh l'hiver en tant que pousseuse d'abord, puis en tant que pilote. Malgré des résultats probants en coupe d'Europe avec 2 podiums comme pilote en 2008 et une au classement général de la coupe d'Europe après une année de pilotage(2008), ce qui sera une première pour un bobsleigh féminin français. La Fédération Française des Sports de Glace arrêtera le programme masculin en coupe du monde, qui redescendra en coupe d'Europe et par la même occasion, arrêtera le programme féminin. Sans soutient, l'équipage féminin renoncera à la préparation et la participation aux jeux de Vancouver et de Sotchi. Elle intègre l'équipe de France de voile en 2009-2010 sur le nouveau support Olympique : Elliot6, bateau supportant un équipage de 3. Ses équipières: Anne Le Helley et Catherine Lepesant (toutes deux aux Jeux olympiques de Pékin). Son poste, régleur de grand voile. En 2011, elle devient championne de France d'haltérophilie par équipe avec le club de Villeneuve-Loubet. En 2012, une lourde blessure met un terme a sa (ses?) carrière sportive. Reconversion. Laurence Manfredi est aujourd'hui Conseiller Technique et Sportif, agent du Ministère de l'éducation nationale, de la jeunesse et des sports, placée auprès de la Fédération Française d'Athlétisme. Elle exerce des missions transversales d'entrainements auprès de fédérations olympiques et paralympiques.
Renault 4 CV
André Langaney André Langaney (né le ) est un généticien et vulgarisateur scientifique français, spécialiste de l'évolution et de la génétique des populations. Biographie. Ancien élève de l'École normale supérieure (1963), agrégé de sciences naturelles et docteur d'État en biologie humaine (1972), André Langaney a été directeur du laboratoire d'Anthropologie biologique du Musée de l'Homme, puis professeur à l'Université de Genève. Œuvre. Une partie du grand public le connaît mieux par ses chroniques de vulgarisation scientifique, parues tout d'abord dans "Charlie Hebdo" (pendant quelques mois), puis dans "Siné Hebdo" (jusqu'à la faillite du journal en ) et sa suite, "Siné Mensuel", auxquels il collabore sous le pseudonyme de "Dédé-la-Science". Il est l'auteur de la phrase : « Qui fait un œuf, fait du neuf ». Il est également chroniqueur au Courrier de Genève et au magazine Psikopat. Il a également tenu une chronique au mensuel suisse "La Cité" aujourd'hui disparu. Notion de races humaines. André Langaney pense que, dans le cas de l'homme, le concept de race est infondé du point de vue génétique, car il suppose une classification arbitraire des êtres humains. Tout au plus peut-on parler de fréquence de certains allèles dans une zone géographique donnée. À ses yeux, l'existence de caractères raciaux génétiquement repérables n'a jamais pu être démontrée scientifiquement. Se fondant sur les travaux des biologistes, il explique qu'« il n'y a pas de marqueur génétique de la race » et que les prétendues « races humaines » ne sont donc qu'un concept culturel. Toutefois, ajoute-t-il, on ne doit pas nier la diversité physique et biologique humaine, dont la science n'a fait que renforcer l’évidence perceptible. Simplement, celle-ci concerne plus les individus que des groupes de personnes, qu'il est impossible de déterminer de manière scientifique. Contre l'avis de ses supérieurs, il a fait retirer en 1974 des galeries publiques du Musée de l'Homme le squelette de Saartjie Baartman, dite « la Vénus hottentote », puis, en 1976, son moulage, ce qui lui valut une grande reconnaissance internationale. Quête hors de la génétique. La génétique s'étant montrée incapable de définir des groupes humains, André Langaney s'est intéressé aux caractéristiques culturelles et à l'anthropologie. Les sociétés humaines sont différentiées par leur adaptation à divers environnements et par leur langage. Le décloisonnement entre les sciences exactes et humaines lui semble profitable pour l'intellect, car il mobilise les conceptions; il est aussi fructueux pour la médecine.
Roi et pion contre roi seul Roi et pion contre roi seul est une des finales élémentaires du jeu d'échecs. Comme le mat est impossible à réaliser avec un seul pion, l'objectif de l'attaquant (respectivement défenseur) est d'assurer (respectivement empêcher) la promotion du pion en pièce capable de mater, c’est-à-dire une dame ou une tour (le mat avec fou ou cavalier seul étant impossible). Les exemples qui suivent font ressortir quelques thèmes classiques de ce type de finale. Ils permettent de savoir si la liquidation des autres pièces peut conduire au gain ou ne pas suffire. En effet, l'éventuel pion de plus peut faire toute la différence. De plus, ces thèmes se retrouvent dans les finales de pions. Le carré du pion. La « règle du carré » permet de déterminer si le pion peut être promu sans l'aide de son roi. On trace un carré virtuel ayant pour côté une ligne dont les extrémités sont la case du pion et la case de promotion (cf. diagramme ci-dessous). Exception : lorsque le pion est encore sur sa case d'origine, le carré doit être tracé à partir de la case située devant le pion. Le pion peut en effet entamer sa marche par un mouvement de deux cases. Dans le diagramme ci-contre., le Roi noir ne peut empêcher la promotion que s'il parvient à pénétrer dans la zone symbolisée par le carré de croix. Le destin de la partie dépend du joueur qui a le trait. Le cas du pion-tour. Les pions des colonnes "a" ou "h" sont ceux qui offrent le moins de possibilités de promotion, car souvent la position conduit à pat, et donc à une partie nulle. Si le roi noir contrôle la case de promotion, le pat ne peut pas être évité. Le roi noir oscille entre a8 et b8, et attend patiemment le pat. Ex : 1.Rb6 Rb8 2.a5 Ra8 3.a6 Rb8 4.a7+ Ra8 5.Ra6 pat L'autre cas de nullité apparaît lorsque le roi blanc est maintenu par le roi noir sur le chemin de son pion. Ici, c'est le roi blanc qui finit pat. Par exemple, avec trait aux noirs : 1... Rc5 2.Ra5 Rc6 3.Ra6 Rc5 4.a5 (si 4.Ra7 ou Rb7, alors Rb4 prend le pion) 4... Rc6 5.Ra7 Rc7 6.a6 Rc8 (et pas 6...Rc6, sinon le roi blanc se sort de la trappe par 7.Rb8, et le pion va à dame) 7.Ra8 (si 7.Rb6, Rb8 contrôle la case a8 et nous sommes ramenés au cas précédent) 7... Rc7 8.a7 Rc8 pat Roi plus pion, hors bande. L'opposition. Dans ce type de finale, le but des blancs est de contrôler avec leur roi la case de promotion du pion, tout en gardant ce dernier à portée de main, pour le défendre. Le but des noirs va bien sûr être de s'opposer à ce dessein, et d'obtenir une position de pat. Les blancs comme les noirs vont manœuvrer selon leurs intérêts, en mettant en œuvre une notion fondamentale dans les finales de pion : l'opposition. Cette notion découle de deux principes des règles du jeu d'échecs : Le fait que chaque joueur doive jouer à son tour donne toute son importance, dans une position donnée, au trait (celui dont c'est le tour de jouer a le trait). Dans l'exemple : Quand un joueur tient l'opposition, il a intérêt à la garder. Le roi blanc est devant son pion, le roi noir contre la bande. Quel que soit le trait, les blancs gagnent. La notion d'opposition ne joue pas : Le roi blanc est devant son pion, mais le roi noir n'est pas coincé contre la bande. Si le roi noir n'est pas acculé à la bande, il existe un cas de nullité : Pour que, trait aux blancs, ces derniers puissent forcer la décision, il suffit que le roi blanc soit au moins une case devant son pion : 1. d3-d4 ! et nous sommes ramenés au cas du trait aux noirs, les blancs vont donc gagner. Le roi blanc est derrière son pion. C'est partie nulle, quel que soit le trait : L'idée est que les blancs sont gênés par leur propre pion pour prendre l'opposition. Ils ne pourront jamais la prendre sur la colonne "d". Les noirs ont donc juste à jouer leur coup d'attente sur cette même colonne, laisser le roi blanc s'avancer sur la colonne "c" ou "e", et prendre l'opposition à ce moment. Quand deux pions vivent seuls. Une variante de finale roi plus un pion contre roi seul : roi plus deux pions contre roi plus un pion. Considérons le diagramme ci-contre, où les blancs ont le trait. Le roi noir n'est pas dans le carré du pion blanc h3, donc celui-ci peut aller à dame sans que le roi noir puisse le rattraper. Mais ils ne vont même pas essayer : leur propre pion part aussi à dame, et arrive juste avant le pion blanc : 1. h3-h4, b5-b4 ; 2. h4-h5, b4-b3 ; 3. h5-h6, b3-b2 ; 4. h6-h7, b2-b1=D+, et les noirs vont gagner. La bonne stratégie pour les blancs est d'empêcher le pion noir d'aller à dame, en allant vers lui. Si de son côté, le roi noir se précipite vers les deux pions blancs, cela n'est pas grave car ils ne peuvent être pris par lui ! Démonstration : 1. Rg1-f1, Rb7-c6 ; 2. Rf1-e2, Rc6-d5 ; 3. Re2-d3, Rd5-e5 ; 4. Rd3-c3 (le roi blanc va faire son affaire au pion noir, ce n'est plus ça le problème. La question, c'est « Est-ce que le roi noir va réussir à faire la même chose aux pions blancs – auquel cas la partie est nulle ? ») La tentative 4. ... Re5-f4 ; 5. h3-h4 ! Les noirs n'ont pas de solution : s'ils prennent le pion f3, le pion h4 part à dame et ne peut être rattrapé. De plus, il leur est impossible d'accéder directement au pion h4, car le couple de pions f3 et h4 contrôle les cases d'accès g4 et g5. Le roi noir ne peut que reculer) 5. ... Rf4-f5 ; 6. Rc3-b4 (et surtout pas f3-f4, car le roi noir serait en mesure de prendre f4 puis de rattraper h4. On ne bouge pas pour l'instant !) 6. ... Rf5-g6 ; 7. f3-f4 ! (là, il faut avancer, sinon le roi noir peut croquer au moins h4 et rendre aléatoire la fin de partie, ex : 7. Rb4xb5, Rg6-h5 ; 8. Rb5-c5, Rh5xh4 ; 9. Rc5-d5, Rh4-g5, etc.) 7. ... Rg6-h5 ; 8. f4-f5 ! et on est ramené à la position d'il y a trois coups. Le roi blanc va paisiblement cueillir le pion b5, puis revenir soutenir ses deux pions "f" et "h" pour en promouvoir un. Si les pions blancs ne peuvent être pris, ils ne peuvent pas non plus avancer seuls. Exemple, à partir du diagramme ci-contre :1. h3-h4, Rf5-f4 ; 2. Rb3-b2, Rf4-f5 ; 3. Rb2-b3, Rf5-f4 ; 4. h4-h5 ? Rf4-g5 ; 5. f3-f4+, Rg5xh5 ; 6. f4-f5, Rh5-g5 ; 7. f5-f6, Rg5xf6, et les noirs vont maintenant gagner. Deux pions liés se défendent l'un l'autre encore plus facilement que quand ils sont séparés par une colonne. Si le roi noir s'avance pour prendre le pion f3, g4 part à dame et n'est plus rattrapé. Deux pions séparés par deux colonnes ne survivent pas. Par exemple, avec trait aux blancs 1. Rb3-b2, Rf5-e4 ; 2. h3-h4 (pour résister un instant, car sinon le roi noir prend tout de suite e3 puis le pion "h" quelques instants plus tard) 2. ... Re4-f5 ! 3. Rb2-b3 (si 3. e3-e4+, Rf5xe4, puis le pion "h" – et si 3. h4-h5, Rf5-g5, puis prise du pion "h", puis ce sera le tour du pion "e", et enfin le roi noir viendra soutenir ses pions "a" et "b" et gagner) 3. ... Rf5-g4 ; 4. e3-e4, Rg4xh4 ; 5. e4-e5, Rh4-g5 ; 6. e5-e6, Rg5-f6 ; 7. e6-e7, Rf6xe7 et gagne
Institut oriental de Chicago L'Institut oriental de Chicago "(Oriental Institute of Chicago)" abrite la plus importante collection d’artefacts du Moyen-Orient antique aux États-Unis. Le musée, qui fait partie d'un institut de recherche de l'université de Chicago, possède plus que objets. L'Institut de recherche. Dès la fondation de l'université de Chicago en 1891, les études sur le Moyen-Orient antique occupent une place importante au sein de la faculté d'archéologie. Le premier président de l'université, William Rainey Harper, était professeur de langues sémitiques ; son frère, Robert Francis Harper, professeur d'assyriologie. C'est en 1919 que l'institut est fondé, avec le soutien de John D. Rockefeller. Son premier président est James Henry Breasted, premier Américain à avoir obtenu un doctorat en égyptologie (de la faculté d'archéologie de Berlin). L'Institut oriental s'est toujours occupé depuis sa fondation de nombreuses excavations, d'où provient la majorité des objets des collections du musée. Les campagnes de fouilles les plus importantes concernent l'Assyrie et la Mésopotamie, notamment à Khorsabad. Le musée. Le musée de l'Institut oriental abrite plus de objets, ce qui constitue un des plus importantes collections d'objets archéologiques du Moyen-Orient antique aux États-Unis. Le musée a été ouvert en 1896, et le bâtiment qui abrite actuellement le musée et l'institut, financé par John D. Rockefeller, a été ouvert en 1931. Le musée a une fréquentation d'environ visiteurs par an. Un projet d'aménagement des galeries s'est achevé en 2006.
Grand-Mère Kalle
Atonalité
Kalle
Basilique d'Avesnières
Suzanne Griesbach Suzanne Griesbach est une athlète française, marcheuse de 1,62 m pour 47 kg, née le , licenciée à l'AS Strasbourg. Elle possède 19 titres de championne de France individuels.
In memoriam Dylan Thomas In Memoriam Dylan Thomas est un chant funèbre pour ténor, quatre trombones et quatuor à cordes composé en 1954 par Igor Stravinsky en mémoire du poète gallois Dylan Thomas. La pièce dure approximativement huit minutes. Sa création eut lieu le aux Monday Evening Concerts, à Los Angeles, sous la direction de Robert Craft et sa création européenne le 17 octobre de la même année, au Festival de Donaueschingen, en Allemagne, également sous la direction de Robert Craft. L'œuvre est composée de trois mouvements : Voir aussi Wikimedia Commons:
Grand contournement de Paris Le grand contournement de Paris est un ensemble d'axes routiers et autoroutiers qui permettent d'éviter Paris à une distance variant entre et . Cet ensemble autoroutier a vocation à être la rocade la plus éloignée de l'agglomération parisienne dans le dispositif de rocades qui comprend aussi le boulevard périphérique, l'A86 et la Francilienne (A104/N104). Le bouclage autoroutier total était prévu en 2006 avec le lancement d'un débat public sur le tronçon Troyes-Auxerre-Bourges. Mais en , le ministre Jean-Louis Borloo décide de différer ce débat à la suite des réflexions du Grenelle de l'environnement. De Rouen à Troyes section Nord. Il existe dans ce cas-là deux solutions : De Troyes à Rouen section Sud. Ici aussi deux solutions sont envisageables :
Chachachá
Max Bill Max Bill, né le à Winterthour (Suisse) et mort le à Berlin, est un architecte, peintre, sculpteur, designer, créateur de caractères, graphiste, éditeur, théoricien de l’art et homme politique suisse, qui peut être considéré comme l'initiateur de l'Art Concret. Biographie. De 1924 à 1927, Max Bill étudie à la Kunstgewerbeschule (école des arts appliqués) de Zurich. Il y entreprend une formation d'orfèvre. Après une conférence donnée par Le Corbusier, il s'inscrit au Bauhaus à Dessau. Il suit les cours de Josef Albers, d'Oskar Schlemmer, des peintres Paul Klee, Vassily Kandinsky, László Moholy-Nagy et de l'architecte Hannes Meyer qui avait succédé à Walter Gropius. Au sein de l'école du Bauhaus, il étudie au sein du constructivisme qu'il décide de se réapproprier en y incluant la géométrie et les principes des mathématiques. C'est à cette période que ces deux disciplines prennent une place importante dans son processus créatif. Il déclarera d'ailleurs : « Je pense qu’il est possible de développer un art en majeure partie basé sur une pensée mathématique ». En 1929, il retourne à Zurich et exerce les professions d'architecte et de designer. Il crée l'affiche "École d'artisanat d'art nègre" qui attire l'attention. En 1932, avec le peintre Jean Arp, il rencontre Piet Mondrian et Georges Vantongerloo dont l’influence l’amène à adhérer au mouvement Abstraction-Création. En 1935, Max Bill réalise "Ruban sans fin", une sculpture inspirée du ruban de Möbius. En 1936, dans le catalogue de l'exposition "Problèmes actuels de la peinture et de la sculpture suisses" du Kunsthaus de Zurich, il formule les principes de l'art concret. Pour Max Bill, En 1937, Max Bill participe aux activités de l'association Allianz fondée à Zurich par le peintre . Le but de cette association est de regrouper tous les artistes suisses modernes et de les faire connaître par l'organisation d'expositions et l'édition de catalogues. Dans le même temps, il collabore à l’édition complète des œuvres de Le Corbusier entreprise par l'éditeur suisse Gisberger. Cette collaboration l'amène à se rendre fréquemment à Paris. Il y édite un album de gravures, "Quinze variations sur un même thème", inspiré du manifeste de l'art concret de Theo van Doesburg publié à Paris en 1930. En 1939, il participe à l'exposition "Konstruktivisten" organisée à la Kunsthalle de Bâle. En 1944, Max Bill organise l'exposition "Konkrete Kunst" à Bâle où il présente une cinquantaine d’artistes rattachés au courant de l'Art concret. La même année, il est engagé comme professeur de l'étude des formes à l'École des arts appliqués de Zurich. En 1947, il réalise sa première grande sculpture "Continuité" et "Bildsäule (Colonne historiée)" qui sera détruite par des vandales l’année suivante. En 1948, à Bâle, il organise une exposition sur le design qu’il intitule "Die gute Form". Elle est présentée dans plusieurs villes européennes. En 1949, il publie "La Pensée mathématique dans l'art de notre temps", ouvrage dans lequel il exprime sa volonté de créer un art rationnel et remplacer l'imagination . Il commence à peindre des tableaux de grand format au couteau et au pochoir pour obtenir des surfaces lisses et homogènes, ainsi qu'une facture impersonnelle. En 1950, le Museo de Arte de São Paulo organise sa première rétrospective. Il participe à la conception architecturale et pédagogique d'une école des beaux-arts destinée à prendre la suite du Bauhaus : Hochschule für Gestaltung (École supérieure de la forme), à Ulm (Allemagne). En 1961, Max Bill fait partie du Conseil communal (législatif communal) de Zurich. En 1964, il est l'architecte en chef de la section Éduquer et créer de l'Exposition nationale de Lausanne et devient membre à titre honorifique de l'American Institut of architects. Durant la même année, il est appelé à Hambourg comme professeur pour l’environnement à la Staatliche Hochschule für Bildende Künste (École nationale des arts plastiques). Il y occupe la première chaire européenne concernant l'aménagement du territoire. De 1967 à 1971, il représente l'Alliance des Indépendants au Conseil national (législatif fédéral). De 1967 à 1974, il est professeur de l'Institut supérieur d'État des beaux-arts de Hambourg. En 1972, il est nommé membre de l'Académie des arts de Berlin. En 1985, il est nommé président de l'Association des archives du Bauhaus de Berlin. Dans les années 1980, il reçoit des commandes de sculpture pour une compagnie d'assurances à Zurich, le siège social d'un fabricant d'automobiles à Stuttgart et celui d'une banque allemande à Francfort-sur-le-Main. Max Bill est l'auteur de la gravure d'une pièce de monnaie commémorative d’une valeur de 5 francs suisses en 1987.
Liste des seigneurs de Deuilly La liste des seigneurs de Deuilly recense les titulaires de la seigneurie de Deuilly, située à Serécourt, dans les Vosges, en Lorraine. Cette seigneurie donna son nom à la famille de Deuilly, branche cadette de la maison de Vaudémont. À l'extinction de la famille de Deuilly vers 1480, la seigneurie passa dans la maison du Châtelet.
Erkrath Erkrath est une ville nouvelle allemande de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, située dans l'arrondissement de Mettmann, à l'est de Düsseldorf. Néandertal (jadis Néanderthal), qui est connu dans le monde entier, se trouve en partie sur le territoire d'Erkrath. C’est là, dans une carrière calcaire, qu’on a retrouvé les restes d’un homme préhistorique appelé pour cette raison Homme de Néandertal. Aujourd'hui, c’est un lieu d'excursion très apprécié, doté d'un musée intéressant. Géographie. Erkrath se situe à l'extrémité ouest de la région, à proximité du Rhin. Histoire. Erkrath est comme sa ville-jumelle Cergy, une ville récente. Elle fut créée en 1966. Pourtant, son nom apparaît pour la première fois en 1148. En 1896, elle s'étend mais, en 1929, elle doit disparaître par décision de l'arrondissement. Composition. Aujourd'hui Erkrath se compose de trois quartiers : Hochdahl, Unterfeldhaus, Alt-Erkrath (Vieil Erkrath). Hochdahl. Ce quartier regroupe sur (=13 km²). personnes environ (données 2002) y habitent. C'est ainsi le plus peuplé quartier d'Erkrath. Unterfeldhaus. C'est le plus petit quartier de la ville. Il est essentiellement industriel. Économie. Transport. En 1838 s'ouvre la première liaison ferroviaire à l'ouest de l'Allemagne entre Düsseldorf et Erkrath. Les trois gares Erkrath, Erkrath-Hochdahl et Erkrath-Millrath sont desservies par les lignes S8 et S68 du S-Bahn qui circule sur la liaison entre Düsseldorf et Wuppertal, la gare Erkrath-Nord est desservie par la ligne S28. Tourisme. La ville possède plusieurs églises évangéliques et catholiques ainsi qu'un musée.
Odile Lesage Odile Lesage (née le à Paris) est une athlète française, spécialiste des épreuves combinées, licenciée au Stade Français. Elle a détenu le record du monde du pentathlon. Elle est mariée avec Stéphane Diagana avec qui elle a eu 3 enfants.
Festival du Printemps de Prague Le festival international de musique classique du Printemps de Prague (Pražské jaro) se tient à Prague tous les ans au printemps, à partir du 12 mai (anniversaire de la mort de Bedřich Smetana). Il réunit des solistes, orchestres symphoniques ou de chambre venus du monde entier pour des concerts au Rudolfinum, à l'opéra d'état ou à la Banque nationale tchèque. Histoire. Le premier festival de musique du Printemps de Prague s'est tenu en 1946 sous l'égide du président Edvard Beneš à l'occasion du cinquantième anniversaire de la fondation de l'Orchestre philharmonique tchèque. Le festival a accueilli, entre autres musiciens, Karel Ančerl, Leonard Bernstein, Hélène Boschi, Sir Adrian Boult, Rudolf Firkušný, Jaroslav Krombholc, Rafael Kubelik, Moura Lympany, Evgeni Mravinski, Charles Münch, Ginette Neveu, Jarmila Novotná, Lev Oborine, David Oïstrakh, Jan Panenka... Depuis 1952, le festival débute par le récital du poème symphonique "Ma patrie" de Bedřich Smetana et se conclut par la neuvième symphonie de Ludwig van Beethoven. En 2007 le festival a accueilli Charles Dutoit et Kun-Woo Paik.
O Quinto Império - Ontem Como Hoje
Anthropologue
Abolitionniste
Chasseurs fantômes Les chasseurs fantômes ("" en anglais) sont des phénomènes aériens (généralement une ou plusieurs boules lumineuses blanches, jaunes ou rouges) signalés à de nombreuses reprises par les équipages des forces armées aériennes alliées ou de l'Axe, lors de la Seconde Guerre mondiale. Les chasseurs fantômes sont considérés comme un élément fondateur pour les personnes s'intéressant aux ovnis. Néanmoins, et même si plusieurs explications coexistent, l'explication la plus simple est qu'il s'agirait d'un phénomène naturel survenant dans certaines conditions. Étymologie. L'origine du terme "foo fighter" est généralement attribuée à la bande dessinée surréaliste "Smokey Stover" de William Holman. Le comics conte les aventures des pompiers "Smokey Stover" et son chef "Cash U. Stover" qui luttent contre les incendies avec un curieux véhicule sphérique et rouge à deux roues évoquant les formes aperçues par les aviateurs. L'une des phrases typiques de Smokey est "" (« Là où il y a du "foo" il y a du feu », ce "foo" pourrait provenir du « feu » français prononcé avec un accent anglo-saxon). Le livre, intitulé "Smokey Stover the Foo Fighter", fut publié en 1938. Description. À partir de 1942, de nombreux membres d'équipage britanniques, américains, dont celui de Leonard H. Stringfield, mais aussi allemands ou japonais rapportèrent avoir été "escortés" par des formations de sphères lumineuses lors de leurs missions de combat, le plus souvent lors de missions nocturnes. Ils eurent l'impression que ces sphères se dirigeaient de manière "intelligente" et affirmèrent que ces phénomènes suivaient les escadrilles de chasseurs ou de bombardiers. Plusieurs pilotes, pris de panique, essayèrent d'abattre ces sphères lumineuses mais sans résultat. Certains enregistrements image par image ont montré que les éclairs étaient constitués non pas d'un seul rayon lumineux, mais d'une multitude de boules lumineuses. Les témoignages de certains équipages de bombardiers engagés au-dessus de l'Allemagne font état de véritables formations. Une commission d'étude créée par la Royal Air Force durant les hostilités a été officiellement close en 1944. Cependant, lors d'interrogatoires des pilotes de la Luftwaffe, les deux parties belligérantes avaient été observatrices de ce phénomène.
Fabio Capello Fabio Capello, né le à San Canzian d'Isonzo, est un joueur de football international italien (milieu de terrain) devenu par la suite entraîneur. Biographie. Joueur. En club. Neveu par sa mère de Mario Tortul (également footballeur), Fabio Capello commence à jouer au football avec l'équipe locale de "Pieris" (quartier de sa ville natale San Canzian d'Isonzo). Il est ensuite repéré par le dirigeant Paolo Mazza qui l'emmène faire des essais dans la ville de Ferrare, où il est ensuite accepté dans le centre de formation du SPAL. Fabio débute donc sa carrière professionnelle au SPAL Ferrara, son club formateur, faisant ses débuts en équipe première lors d'un match de Serie A, perdu à domicile 3-1 contre la Sampdoria le . En 1967, il est ensuite recruté par l'AS Rome de l'entraîneur Helenio Herrera pour la somme de 260 millions de lires. Capello reste trois saisons dans la capitale, avec finalement 11 buts inscrits en 62 matchs. Durant l'été 1970, le club piémontais de la Juventus ayant remarqué les bonnes prestations du jeune prometteur Capello, envisage un accord risqué par la Roma (leur milieu espagnol emblématique espagnol Luis del Sol contre Capello et deux autres joueurs romains, Luciano Spinosi et Fausto Landini). Une fois son transfert pour Turin officialisé, Capello dispute sa première rencontre sous ses nouvelles couleurs "bianconere" en coupe le lors d'un nul 2-2 contre Novare, puis inscrit son premier but quelques semaines plus tard, le 4 novembre lors d'un succès 2-1 sur le "Barça" (en Coupe des villes de foires). C'est à la "Juve" qu'il effectue la majeure partie de sa carrière, remportant trois titres de champion (ceux de 1971-72, 1972-73 et 1974-75) aux côtés de Dino Zoff, Gaetano Scirea ou encore Roberto Bettega entre autres, Capello disputant lui 240 matchs pour 41 buts sous les couleurs de la "Vieille Dame" (dont 165 matchs pour 27 buts rien qu'en Serie A). En 1976, "Don Fabio" quitte Turin pour un autre grand club du nord du pays, le Milan AC (où il fait à nouveau l'objet d'un échange, cette fois ci-contre Romeo Benetti). Il joue sa première confrontation le lors d'un succès en coupe 2-0 sur Catane. Avant de raccrocher les crampons, il remporte son quatrième scudetto à l'âge de 33 ans sous les couleurs "rossonere". En sélection. Il honore sa première sélection avec la "Squadra Azzurra" le lors d'une défaite 2-1 contre la Belgique. Fabio Capello a porté à trente-deux reprises le maillot de l'équipe d'Italie entre 1972 et 1976, il a inscrit huit buts en sélection (dont tous ses buts et vingt-sept matchs rien que pour sa période à la "Juve"), et a participé à la Coupe du monde 1974 (un but contre la Pologne). Il est également l'auteur du but "historique" permettant à l'Italie de l'emporter pour la première fois (1-0) à Wembley contre l'Angleterre (1973). Entraîneur. Il succède à Arrigo Sacchi à la tête du Milan AC en 1991 et décroche en cinq saisons quatre championnats dont trois consécutifs (ceux de 1991-92, 1992-93 et 1993-94), ainsi que la cinquième Ligue des Champions du club "rossonero" (4-0 contre le FC Barcelone en finale en 1993-94), prenant ainsi sa revanche sur la finale perdue l'année précédente contre l'Olympique de Marseille à Munich. Du au , le grand Milan des Franco Baresi Marco van Basten, Paolo Maldini, Ruud Gullit, restera invaincu en championnat pendant 58 matchs. Il remporte ensuite le championnat d'Espagne avec le Real Madrid en 1996-97 avant de revenir au Milan AC lors de la saison 1997-98 (où il prend comme entraîneur-adjoint Italo Galbiati, qui ne le quittera plus), puis à l'AS Rome. Sous sa direction, le club romain remporte son premier championnat depuis dix huit ans (en 2000-01). En 2004, Capello, surnommé "Wayne Szalinski", "Fabio Massimo" ou encore "Geometra", rejoint la Juventus pour remplacer Marcello Lippi devenu sélectionneur national de l"'équipe d'Italie". Dans les relations du tandem Capello-Galbiati avec les joueurs, Italo Galbiati (l'adjoint de Capello) est souvent décrit comme le « "bon flic" » (plus attentif et conciliant) et Fabio Capello comme le « "mauvais flic" » (plus intransigeant, disciplinaire et froid). Il est de nouveau champion en 2004-05, devenant ainsi le premier entraineur italien à être champion avec trois clubs différents (et bat même à la fin de l'année 2005 le record en Serie A du plus grand nombre de points remportés sur une année civile, soit 93 points), mais le titre de 2005-06 lui est retiré à cause de l'affaire des matches truqués du Calcio. Il retourne alors à Madrid, où ses débuts sont plus que mitigés. Au mercato de janvier 2007, il exclut Ronaldo et Beckham, ce qui lui vaut la colère des supporteurs lors d'un match contre Saragosse (victoire 1-0 du Real). Sa gestion des joueurs est jugée mauvaise (il écarte certains cadres du Real et beaucoup d'autres joueurs, et fait jouer le controversé Emerson), sa tactique étant également critiquée comme étant trop défensive. Malgré cela, il mène le Real Madrid au titre de champion d'Espagne aux dépens du FC Barcelone lors de la dernière journée de Liga grâce à un doublé de Reyes et un but de Diarra (victoire 3-1 contre Majorque). Capello effectue donc un retour plus que gagnant en Espagne après son dernier passage en 1996-97. Mais le 28 juin, Capello est officiellement limogé du poste d'entraîneur du Real Madrid. Le , il est recruté par la Fédération anglaise pour 4 années comme sélectionneur de l'équipe nationale d'Angleterre qui a manqué le train de l'Euro 2008. Deux jours plus tard, le 15 décembre, il annonce qu'il s'agirait sans doute du dernier défi de sa carrière (son salaire outre-manche étant de 500 000 $ par mois en tant qu'entraîneur de l'équipe de football d'Angleterre, ce qui fait à l'époque de Capello l'un des entraîneurs les mieux payés au monde). Il prolonge son contrat avec l'Angleterre jusqu'en 2012. Son parcours comme entraîneur de l'équipe d'Angleterre commence bien puisqu'il se qualifie aisément pour la Coupe du monde 2010 (9 victoires, 1 défaite lors de l'avant dernier match). En revanche, lors de ce Mondial en Afrique du Sud, les Anglais sont décevants. Au premier tour, ils ne parviennent pas à battre les États-Unis (1-1) et l'Algérie (0-0) et se qualifient en battant la Slovénie (1-0). Deuxièmes derrière les États-Unis, ils affrontent l'Allemagne en huitièmes de finale. Les Anglais se font descendre 4-1 par les Allemands. Resté après le Mondial, Capello commence bien les éliminatoires pour l'Euro 2012 et son équipe termine le Monténégro et la Suisse. Le , l'Angleterre bat l'Espagne (1-0), ce qui constitue la première victoire depuis 1980 des Anglais contre une équipe championne du monde. Le , il démissionne de son poste de sélectionneur quatre mois avant l'Euro 2012, à cause de l'affaire John Terry ; ce dernier étant accusé d'avoir proféré des propos racistes à l'encontre du joueur Anton Ferdinand. La Fédération anglaise de football (FA) ayant décidé d'enlever le brassard de capitaine à Terry contre l'avis de Capello, qui déclare . Le , il est nommé sélectionneur de l'équipe de Russie. Lors de sa nomination, l'équipe est en crise après son élimination précoce de l'Euro 2012 et Capello veut gagner l'amour des supporters. Il se fixe l'objectif de qualifier l'équipe pour le Mondial 2014. Après un amical décevant contre la Côte d'Ivoire (1-1), il permet à la Sbornaïa d'entamer le meilleur début de parcours de son histoire aux éliminatoires tout en procédant à un renouvellement de génération en convoquant de nouveaux joueurs et en écartant Andreï Archavine et Roman Pavlioutchenko. Il remporte les quatre premières rencontres sans encaisser de buts contre l'Irlande du Nord (2-0), Israël à l'extérieur (4-0), le Portugal (1-0) et l'Azerbaïdjan (1-0). Seuls la Russie et les Pays-Bas ont aussi bien réussi les quatre premières journées et la Russie est la seule équipe qui n'a pas encaissé de but. En novembre, les Russes concèdent un nul contre les États-Unis à la dernière seconde ce qui est jugé décevant (2-2). Néanmoins, la Russie réintègre le top 10 du classement FIFA à la . Le début de l'année 2013 débute idéalement avec un 2-0 contre l'Islande. Le 22 mars, le match de qualification contre l'Irlande du Nord est reporté à cause de neige. En vengeance à cette frustration, Capello est passé tout près de permettre à la Russie de mettre en crise le Brésil qu'elle n'a jamais battu et de réaliser un exploit après avoir concédé le but de l'égalisation à la dernière seconde (1-1). Il connait sa première défaite avec la Russie le 7 juin 2013 contre le Portugal, puis une seconde dans le match recalé en plein été contre l'Irlande du Nord (1-0). Ces deux défaites s'expliquent particulièrement par la seconde étape du processus de renouvellement de génération et de changement d'équipe-type. Heureusement, ces deux défaites ne remettent pas en doute la qualification que la Russie acquiert sans trop de difficulté. Les hommes de Capello concèdent un nul face à la Serbie et battent la Corée du Sud sans aligner l'équipe-type. Grâce au bon parcours de la Russie, Capello suggère le renouvellement du contrat jusqu'au Mondial en Russie, mais décide de d'abord apporter du résultat à l'équipe russe, en manque après l'enchaînement de nombreuses désillusions. Le 6 décembre 2013, le tirage au sort de la Coupe du monde place la Russie dans le groupe H avec la Corée du Sud, la Belgique et l'Algérie. Cependant, Capello dénonce le tirage qu'il considère "« absurde »". Son pays d'origine, l'Italie, qui a manqué de peu le statut de tête de série en concédant quatre nuls consécutifs contre le Danemark, l'Arménie, l'Allemagne et le Nigeria, est reversé dans le pot des équipes africaines lui donnant un groupe relevé ce qui pousse les journaux italiens (La Gazzetta dello Sport et Le Corriere dello Sport) à accuser Michel Platini et Sepp Blatter de tentative de sauvetage d'une France que les observateurs voyaient comme la nation reversée logique de par son classement FIFA plus faible que ceux des autres équipes européennes dont la Russie et l'Italie. Capello est plus mesuré dans ses propos en disant que « l'Italie est largement pénalisée par rapport à d'autres nations ». La Russie est éliminée dès le premier tour en terminant troisième de son groupe. Il est limogé par la Fédération russe le 14 juillet 2015. Le , il s'engage avec le club chinois de Jiangsu Suning. Il démissionne de son poste d'entraîneur le 28 mars 2018.